Diplomatie: Vous avez dit pays de merde ? (It’s not shit holes, it’s shit shows, stupid !)

15 janvier, 2018
Lorsqu’un Sanhédrin s’est déclaré unanime pour condamner, l’accusé sera acquitté. Le Talmud
Un jeune homme à cheveux longs grimpait le Golgotha. La foule sans tête  était à la fête  Pilate a raison de ne pas tirer dans le tas  C’est plus juste en somme  d’abattre un seul homme.  Ce jeune homme a dit la vérité  Il doit être exécuté… Guy Béart
Tous les problèmes du monde viennent actuellement de ce petit pays de merde Israël. Pourquoi accepterions-nous une troisième guerre mondiale à cause de ces gens là? Daniel Bernard (ambassadeur de France, Londres, décembre 2001)
Over the past few days, I have been the subject of grave accusations because of a comment I am reported to have made during a conversation with Lord Black. The facts are: while we were discussing the Israeli-Palestinian issue, I pointed out to Lord Black that this tragedy was taking place in a geographically limited area (I even specified that it was the equivalent of three French departments) that for 40 years had been suffering from a conflict whose equitable solution seems more out of reach than ever. Of course, I never meant to insult Israel or any other part of that region. The deliberately biased presentation of this conversation in some circles, accompanied by malicious accusations, is deeply shocking and insulting. Daniel Bernard
In the course of the discussion the ambassador referred to ‘little Israel’ in the sense that it is geographically small, but that nevertheless the scale of the consequences is huge and the repercussions around the world are tremendous. Yves Charpentier (French embassy spokesman)
Bernard assure ne pas s’en souvenir et le Quai d’Orsay a qualifié l’attribution de cette phrase à l’ambassadeur de France d’insinuations malveillantes. Libération
Beaucoup de déçus dans la lutte entre le monde islamique et les infidèles ont essayé de rejeter la responsabilité en annonçant qu’il n’est pas possible d’avoir un monde sans les États-Unis et le sionisme. Mais vous savez que ce sont un but et un slogan réalisables. Pour étayer ses propos, le président se réfère à la chute, dans l’histoire récente, de plusieurs régimes que personne ne voyait sombrer. Lorsque notre cher imam (Khomeiny) a annoncé que le régime (du Shah) devait être supprimé, beaucoup de ceux qui prétendaient être politiquement bien informés ont déclaré que ce n’était pas possible. Qui pouvait penser qu’un jour, nous pourrions être témoins de l’effondrement de l’empire de l’Est (Union soviétique) ? L’Imam a annoncé que Saddam devait s’en aller puis a ajouté qu’il s’affaiblirait plus vite que personne ne l’imagine.  L’Imam (Khomeiny) a annoncé que le régime occupant Jérusalem devait disparaître de la page du temps. Ahmadinejad (Conférence du monde sans sionisme, 25 octobre 2005)
L’Imam disait que ce régime qui occupe Jérusalem doit être rayé de la carte. Ahmadinejad (traduction fautive de l’Islamic Republic New Agency)
Mess is the president’s diplomatic term; privately, he calls Libya a “shit show,” in part because it’s subsequently become an isis haven—one that he has already targeted with air strikes. It became a shit show, Obama believes, for reasons that had less to do with American incompetence than with the passivity of America’s allies and with the obdurate power of tribalism. Jeffrey Goldberg (The Atlantic, April 2016)
You said at the outset that we need to phase this. I think the first phase is what Chuck and Steny and I have mentioned, and others as well: We have a deadline looming and a lot of lives hanging. We can agree on some very fundamental and important things together on border security, on chain, on the future of diversity visas. Comprehensive, though, I worked on it for six months with Michael Bennet, and a number of — Bob Menendez, and Schumer, and McCain, and Jeff Flake — and it took us six months to put it together. We don’t have six months for the DACA bill. Dick Durbin
The people coming across the southern border live in hellholes. They don’t like that. They want to come here. Our problem is we can’t have everybody in the world who lives in a hellhole come to America. There are 11 million people coming through the southern border ‘cause they come from countries where they can’t find work, and life is miserable. So it seems to me that if you can control who gets a job you’ve gone a long way in controlling illegal immigration. Because as long as the jobs are available in America you can’t build a fence high enough to stop people. (…) I wasn’t slandering Mexico, I was just talking about all the places people want to leave, for whatever reason. Lindsay Graham (2013)
President Donald Trump is absolutely right. When you have heads of state who mess with the constitutions to perpetuate their power. When you have rebel factions that kill children, disembowel women as saints, who mutilate innocent civilians. Mamady Traore (sociologist, Guinea)
La gauche angélique et irresponsable fait faussement passer Emmanuel Macron pour un opposant déterminé à l’immigration de peuplement. (…) Cet étalement de bons sentiments en dit long sur l’aveuglement face au raidissement de l’opinion. Partout en Europe, et singulièrement en France, les gens rejettent majoritairement une immigration qui ne s’assimile plus et qui porte en elle un nouvel antisémitisme. Reste que Macron n’est pas l’homme à poigne que croient voir les inconditionnels de l’accueil pour tous. Son soutien à la politique d’Angela Merkel, qui a fait entrer en Allemagne plus d’un million de « migrants » musulmans en 2015, ajouté à son mépris des « populistes » qui réclament le retour aux frontières, ne font pas du président un obstacle sérieux à l’idéologie immigrationniste. Tandis que les pays d’Europe de l’Est, qui ont déjà sauvé l’Europe de l’envahisseur ottoman en 1683, sonnent une nouvelle fois l’alarme sur une histoire qui se répète, Macron joint sa voix à celle de l’Union européenne pour accabler la Pologne ou la Hongrie. Le député Guy Verhofstadt a récemment sermonné ces deux nations : « Il n’y a pas de place pour des pays qui rejettent nos valeurs. Toute référence à l’identité nationale est potentiellement fanatique ». Pour sa part, le commissaire européen aux migrations, Dimitris Avramopoulos, a admis (Le Figaro, vendredi), parlant d’ »impératif moral » mais aussi d’impératif « économique et social » : « Il est temps de regarder en face la vérité. Nous ne pourrons pas arrêter la migration ». Macron l’européen demeure, jusqu’à présent, dans cette logique de l’ouverture et du remplacement. Ivan Rioufol
Autant je n’apprecie pas l’homme mais cette fois-ci,Il a dit tout haut ce que les autres pensent tout bas.cette sortie mediatique doit interpeller nos decideurs africains qui appauvrissent leurs peuples.qui sont obligEs d’immigrer a la recherche d’une vie meilleure et certains au peril de leurs vie. Lûcïus L’inusable Ngoy
Il lui fallait un minimum de diplomatie. Il a parlé tout haut ce que les autres pensent tout bas. C est aux presidents africains de faire respecter leurs gouvernés. Madeleine Ngendakumana
J’espère juste que les dirigeants africains qui se plient devant les USA en tireront des leçons et seront agir dorénavant avec dignité sous la dépendance des grandes nations. André Bernard
Les autres utilisent les paroles diplomatiques pour cajoler les maux,mais Trump n’a pas besoin de ca. Il est direct dans ses propos et les diplomates les traitent d’un malade mental.Non,non,non il dit ce que les autres disent tt bas car depuis que les paroles diplomatiques sont prononces les maux ont atteint un niveau inexprimable. Adjuabe Tanzi
Mr Trump peut être qualifié de tous les maux sauf d’être hypocrite. Il reste cohérent ici et ailleurs lorsqu’il parle du système des nations unies , de l’ otan ou autres G5 SAHEL. Amara Tidiani Kante
N a t il pas raison? Pourtant en se retournant la tete on peut voir des presidents a vie, une pauvrete extreme, des pilleurs de l economie, des manipulations constitutionnelle et beaucoup d autres choses, alors si tu veux etre respecter, respecte toi le premier. Balde Moutarou
Ce président est tres important pour l’afrique! il aide les africains à faire l’introspection! il a dit la verité! mais ces africains qui viennent chez-vous cher puissant président ont peur de l’insécurité créée par des dirigeants africains mediocres et qui veulent s’eterniser au pouvoir! comme tu es puissant, aide les africains à faire partir ces dirigeants mediocres et ils ne viendront plus là chez-toi au paradis! je t’admire puisque tu n’est pas hypocrite, donc diplomate comme les autres le disent! Pascal Murhula
c’est que j’aime chez ce monsieur quoi qu’on dise de lui il ne pas hypocrite, il parle tout haut ce que les autres disent tout bas. il est temps de faire comprendre aux médiocres qu’ils sont mesquins. Ntinti Luzolo Junior (RFI)
Trump Is a Racist. Period. I find nothing more useless than debating the existence of racism, particularly when you are surrounded by evidence of its existence. It feels to me like a way to keep you fighting against the water until you drown. The debates themselves, I believe, render a simple concept impossibly complex, making the very meaning of “racism” frustratingly murky. (…) The history of America is one in which white people used racism and white supremacy to develop a racial caste system that advantaged them and disadvantaged others. (…) Trump is a racist. We can put that baby to bed. Charles M. Blow (NYT)
The recent protests by black players in the National Football League were rather sad for their fruitlessness. They may point to the end of an era for black America, and for the country generally—an era in which protest has been the primary means of black advancement in American life. There was a forced and unconvincing solemnity on the faces of these players as they refused to stand for the national anthem. They seemed more dutiful than passionate, as if they were mimicking the courage of earlier black athletes who had protested: Tommie Smith and John Carlos, fists in the air at the 1968 Olympics; Muhammad Ali, fearlessly raging against the Vietnam War; Jackie Robinson, defiantly running the bases in the face of racist taunts. The NFL protesters seemed to hope for a little ennoblement by association.(…) For the NFL players there was no real sacrifice, no risk and no achievement. Still, in black America there remains a great reverence for protest. Through protest—especially in the 1950s and ’60s—we, as a people, touched greatness. Protest, not immigration, was our way into the American Dream. Freedom in this country had always been relative to race, and it was black protest that made freedom an absolute. It is not surprising, then, that these black football players would don the mantle of protest. The surprise was that it didn’t work. They had misread the historic moment. They were not speaking truth to power. Rather, they were figures of pathos, mindlessly loyal to a black identity that had run its course. What they missed is a simple truth that is both obvious and unutterable: The oppression of black people is over with. This is politically incorrect news, but it is true nonetheless. We blacks are, today, a free people. It is as if freedom sneaked up and caught us by surprise. (…) Freedom came to blacks with an overlay of cruelty because it meant we had to look at ourselves without the excuse of oppression. Four centuries of dehumanization had left us underdeveloped in many ways, and within the world’s most highly developed society. When freedom expanded, we became more accountable for that underdevelopment. So freedom put blacks at risk of being judged inferior, the very libel that had always been used against us. To hear, for example, that more than 4,000 people were shot in Chicago in 2016 embarrasses us because this level of largely black-on-black crime cannot be blamed simply on white racism. (…) That’s why, in the face of freedom’s unsparing judgmentalism, we reflexively claim that freedom is a lie. We conjure elaborate narratives that give white racism new life in the present: “systemic” and “structural” racism, racist “microaggressions,” “white privilege,” and so on. All these narratives insist that blacks are still victims of racism, and that freedom’s accountability is an injustice. We end up giving victimization the charisma of black authenticity. Suffering, poverty and underdevelopment are the things that make you “truly black.” Success and achievement throw your authenticity into question. (…) For any formerly oppressed group, there will be an expectation that the past will somehow be an excuse for difficulties in the present. This is the expectation behind the NFL protests and the many protests of groups like Black Lives Matter. The near-hysteria around the deaths of Trayvon Martin, Michael Brown, Freddie Gray and others is also a hunger for the excuse of racial victimization, a determination to keep it alive. To a degree, black America’s self-esteem is invested in the illusion that we live under a cloud of continuing injustice. (…) Watching the antics of Black Lives Matter is like watching people literally aspiring to black victimization, longing for it as for a consummation. But the NFL protests may be a harbinger of change. They elicited considerable resentment. There have been counterprotests. TV viewership has gone down. Ticket sales have dropped. What is remarkable about this response is that it may foretell a new fearlessness in white America—a new willingness in whites (and blacks outside the victim-focused identity) to say to blacks what they really think and feel, to judge blacks fairly by standards that are universal. We blacks have lived in a bubble since the 1960s because whites have been deferential for fear of being seen as racist. The NFL protests reveal the fundamental obsolescence—for both blacks and whites—of a victim-focused approach to racial inequality. It causes whites to retreat into deference and blacks to become nothing more than victims. It makes engaging as human beings and as citizens impermissible, a betrayal of the sacred group identity. Black victimization is not much with us any more as a reality, but it remains all too powerful as a hegemony. Shelby Steele
I have interviewed six presidents of the United States. I have traveled with them. I have been in their homes. They’ve been in my home on multiple occasions. I have flown on Air Force One with them and commercial jets and private jets and car caravans and Winnebagos. Went to Disney World with one. They all have used the ‘S-word.’ Even that old gentleman, Ronald Reagan, would sometimes occasionally, rarely use the ‘F-word.’ So, the White house is going to endure. Doug Wead
Sometimes choice words were reserved for the political opponents. President Reagan famously referred to enemies a few times as “SOBs.” While former President Obama once called Mitt Romney a « bullshitter » in a “Rolling Stone” interview. One of the more profane presidents in recent history was Richard Nixon. Nixon was caught on White House tapes using numerous vulgarities, including some offensive terms about gay people. Likewise, President Johnson was accused of often using the “N-word” when talking about African-Americans. Some of these remarks were caught on video. In 2000, George W. Bush was caught on a hot mic during a campaign rally calling Adam Clymer, a reporter with The New York Times, a « major league asshole. » In fact, both the younger Bush and his father, former President George H.W. Bush, are quoted in Mark Updegrove’s book, “The Last Republicans,” as dropping the “F-bomb.” George W. Bush even had this to say about two former colleagues. « [Former Vice President Dick Cheney and Defense Secretary Donald Rumsfeld] never made one f—-ing decision. » Even the silver-tongued President Clinton had his moments. In 2008, Clinton forgot to hang up a phone call with reporter Susan Phillips before saying he wouldn’t take any « shit » from Obama, then a candidate. The Hill
« Shithole countries » : l’expression grossière utilisée par Donald Trump suscite un tollé mondial depuis vendredi. Mais comment est elle traduite ? Incontestablement vulgaire, le terme « shithole » a nécessité quelques trésors d’imagination aux médias du monde entier pour exprimer de manière fidèle la réalité de la grossièreté de Trump sans trop choquer le public. Car Shithole se réfère aux latrines extérieures pour désigner un endroit particulièrement repoussant. En français, de nombreux médias, dont l’AFP ou LCI, ont retenu la formule très crue de « pays de merde », proche du sens littéral et conforme au style souvent sans fioritures de Donald Trump. Des dictionnaires bilingues comme le Harrap’s suggèrent toutefois des alternatives moins grossières, comme « porcherie », « taudis » ou « trou paumé ». LCI
Dismissing places where human rights abuses, hunger, and disease are rampant as “shitholes” without offering a viable alternative for running their governments is unproductive. But silencing anyone who dares speak the truth about these places – and what that says about their ruling ideologies – is even worse. Frances Martel

Attention: un pays de merde peut en cacher un autre !

Alors qu’après la reconnaissance de Jérusalem

C’est avec la même belle unanimité …

Que nos belles âmes condamnent à nouveau …

Une expression volée du président Trump lors d’une réunion à huis clos avec des sénateurs américains …

Sur les « pays merdiques » – l’anglais étant plus proche de « pays taudis » ou « trous paumés – dont les ressortissants continuent à se bousculer, on se demande bien pourquoi, pour entrer aux Etats-Unis …

Comment ne pas rappeler …

Sans parler au sein même de l’ONU de certains pays appelant explicitement à l’annihilation d’un de ses membres …

A cette tristement fameuse petite phrase, volée elle aussi il y a 17 ans, d’un ambassadeur de France sur le « petit pays de merde Israël » …

Ou à cette allusion en privée de l’ancien président Obama sur le « show de merde » libyen …

Ou à l’évocation il y a quelques semaines par le même sénateur ayant probablement dénoncé M. Trump …

Des termes mêmes d’immigration « en chaine » qu’il lui reprochait quelques jours plus tard …

Ou la référence il y a à peine cinq ans du sénateur Graham aux « trous d’enfer » mexicains ?

Et comment ne pas  repenser …

Alors que contre les derniers défenseurs de la terre plate, l’essouflement du mouvement des droits civiques afro-américain est de plus en plus patent …

Comme le confirme la réaction – « inattendue » dixit RFI –  de nombre de commentateurs africains

A l’instar des millions de migrants des pays évoqués votant ou s’apprêtant à voter avec leurs pieds …

Tandis qu’au niveau de nos élites et face à l’immigration clandestine, c’est l’aveuglement à tous les étages …

A la fameuse chanson de Guy Béart …

Sur les appels, vieux comme le monde, à l’exécution de celui qui dit  la vérité ?

Martel: The Value of Calling a Shithole a ‘Shithole’

In a news cycle full of poverty, war, political intrigue, and all the usual torment, America’s media have wasted valuable time this week debating the value of President Donald Trump’s use of a bad word.

Leftist journalists, politicians, and celebrities have scuttled out of the woodwork to decry that Trump allegedly branded some unspecified nations “shitholes.” The use of the term, they argue, proves the president is racist – and, as we all learned during the Obama era, all “racist” talk must be silenced.

The circumstances surrounding how we got to this point in the news cycle – where a nation is hanging on to every word of the president’s, and this word happens to be “shithole” – matter little in comparison to what this outbreak of decency among the elite liberal left exposes. It is a fact that those of us with family roots in oppressed nations know all too well: the left divides the world into “paradises” and “shitholes” all the time, depending on how much money there is to be had in duping apolitical Americans into buying their classifications.

It takes barely any time to find a handful of examples of profiteers selling naive thrill seekers the notion that any variety of impoverished, exploited underdeveloped country is a secret oasis full of exotic beauty and free of the “stain” of Western luxury.

“North Korea is probably one of the safest places on Earth to visit provided you follow the laws as provided by our documentation and pre-tour briefings,” Young Pioneer Tours, the company that swindled 22-year-old Otto Warmbier into an excruciating state murder, still boasts on its website today. “North Korean’s [sic] are friendly and accommodating, if you let them into your world and avoid insulting their beliefs or ideology.”

“Deeply embedded in the past, Belarus offers a rare insight into a bygone world,” the British travel website Wanderlust boasts of Europe’s last remaining communist nation, which remains heavily contaminated after Soviet negligence resulted in 2.2 million citizens being bombarded with radioactive waste in the 1986 Chernobyl nuclear disaster. “Located in the heart of Europe, Belarus is a living museum to Soviet Communism.”

“For 2,500 years, this powerful country has entranced, mystified and beguiled the world,” the New York Times boasts of the Islamic Republic of Iran (the Times offers its wealthiest subscribers tours to some of the world’s most repressive destinations through its “journeys” travel program). The tour includes a tour of the “family home of the religious leader who engineered Iran’s transition to an Islamic republic,” presumably former Supreme Leader Ruhollah Khomenei.

“Though Iran often rejects Western ways and is frequently under fire for its positions on human rights, its nuclear program and Israel, its role as a birthplace of civilization cannot be denied,” the Times gushes.

“The Republic of Congo is on the cusp of becoming one of the finest ecotourism destinations in Africa,” the travel guide publisher Lonely Planet‘s website claims, listing “a pleasantly laid-back capital city in Brazzaville, some decent beaches on its Atlantic coastline and the warm and welcoming Congolese culture” as its evidence.

Amnesty International’s page on Congo lists repression of dissidents, lack of press freedom, “harsh and inhumane” prison conditions, and widespread discrimination against the Pigmy ethnic minority as human rights concerns in the country. The World Bank found in its 2017 assessment that two-thirds of students who graduate primary school lack basic literacy and mathematical skills and nearly half the nation’s residents live below the poverty line.

Cuba, a nation drowning in garbage where unarmed mothers are beaten and arrested for going to church, you can find a “sexual Disneyland” where, “thankfully,” the Cuban government turns a blind eye to rampant sex trafficking.

Venezuela, where Marxism has forced people to actually eat the garbage laying around everywhere, was a “paradise for $20” in 2015, according to a Reuters headline quoting tourists at the time. “People should come. It’s so cheap, it’s ridiculous,” one tourist is featured as urging in the piece.

Do not be deceived by the earlier date on that piece – In 2015, Venezuela’s maternity wards were already killing infants with vermin infestations and McDonald’s was charging $133 for an order of fries.

Zimbabwe, a tyranny under leftist nonagenarian Robert Mugabe – and now spring chicken Emmerson Mnangagwa, 75 – for decades, isn’t a tragedy, but a profitable investment opportunity. “For companies willing to take on some risks, now is the time to buy local assets, which, though priced in USD [U.S. dollars], are still fairly cheap because of the associated risk,” the Harvard Business Review suggested last week, despite Mnangagwa exhibiting the same signs of authoritarianism as his predecessor and the nation’s impoverished growing impatient.

Silence is complicit in the propaganda of the oppression of these “shitholes.” Silence is necessary to keep the pockets of everyone from Carnival Cruises to the New York Times to the tourism arms of the regimes that welcome them.

President Trump’s alleged “crudening” of the language to describe these places from which so many flee serves as an opportunity to deny those who profit from masking reality the ability to do so.

President Trump is, of course, not the prime vehicle for the message that truth sets nations free in this particular case. His sons have publicly showcased vacations in Zimbabwe, very likely profiting longtime tyrant Robert Mugabe with their presence. Though, conversely, it is worth noting that Trump himself has, on multiple occasions, written about his refusal to build real estate commodities in Cuba citing human rights concerns. And then there’s the fact that the reporting surrounding Trump’s comments during the meeting in question is so convoluted and weaponized that it is difficult to even understand what argument he was trying to make by using the word.

Dismissing places where human rights abuses, hunger, and disease are rampant as “shitholes” without offering a viable alternative for running their governments is unproductive. But silencing anyone who dares speak the truth about these places – and what that says about their ruling ideologies – is even worse.

Voir aussi:

« Pays de merde » : les mille et une manières de traduire les « Shithole countries » de Trump

LCI
TRADUCTION – L’expression « pays de merde » que Donald Trump aurait prononcée alors qu’il abordait le thème de l’immigration venant de pays d’Afrique, du Salvador ou d’Haïti n’est pas traduite de manière équivalente par nos voisins. Certains sont plus poétiques que d’autres.

« Shithole countries » : l’expression grossière utilisée par Donald Trump  suscite un tollé mondial depuis vendredi. Mais comment est elle traduite ?  Incontestablement vulgaire, le terme « shithole » a nécessité quelques trésors d’imagination aux médias du monde entier pour exprimer de manière fidèle la réalité d e la grossièreté de Trump sans trop choquer le public. Car Shithole se réfère aux  latrines extérieures pour  désigner un endroit particulièrement repoussant.

En français, de nombreux médias, dont l’AFP ou LCI, ont retenu la formule très crue de « pays de merde », proche du sens littéral et conforme au style souvent  sans fioritures de Donald Trump. Des dictionnaires bilingues comme le Harrap’s suggèrent toutefois des  alternatives moins grossières, comme « porcherie », « taudis » ou « trou paumé ».

« Pays de chiottes » pour les Grecs, « endroit où les loups copulent » pour les Serbes

 La presse espagnole est à l’unisson de la française avec « paises de  mierda », des médias grecs introduisant quant à eux une nuance : « pays de  chiottes ».   Aux Pays-Bas, le grand quotidien Volkskrant et une bonne partie de la  presse néerlandophone esquivent la vulgarité en utilisant le terme  « achterlijke », ou « arriéré ». En Russie Ria Novosti parle de « trou sale », mais Troud (journal syndical)  va plus loin avec « trou à merde ». En Italie, le Corriere della Sera avance « merdier » (merdaio), et l’agence  tchèque CTK choisit de son côté de parler de « cul du monde ».

Les médias allemands optent souvent pour l’expression « Dreckslöcher », qui  peut se traduire par « trous à rats ». L’allégorie animalière est aussi de mise  dans la presse serbe, avec l’expression « vukojebina », à savoir « l’endroit où  les loups copulent ».

« Pays où les oiseaux ne pondent pas d’oeufs »

En Asie les médias semblent davantage à la peine pour trouver le mot juste  en langue locale, tout en évitant parfois de choquer.  Au Japon, la chaîne NHK a choisi de parler de « pays crasseux », l’agence  Jiji utilisant un terme familier mais pas forcément injurieux pouvant de  traduire par « pays ressemblant à des toilettes ».

Les médias chinois se contentent en général de parler de « mauvais pays »,  évitant de reproduire l’expression originale dans sa grossièreté. La version la plus allusive et la plus imagée revient sans conteste à  l’agence taïwanaise CNA, qui évoque des « pays où les oiseaux ne pondent pas  d’oeufs ».

Voir encore:

WATCH: A history of presidential potty mouths

« I have interviewed six presidents of the United States. I have traveled with them. I have been in their homes. They’ve been in my home on multiple occasions. I have flown on Air Force One with them and commercial jets and private jets and car caravans and Winnebagos. Went to Disney World with one. They all have used the ‘S-word.’ Even that old gentleman, Ronald Reagan, would sometimes occasionally, rarely use the ‘F-word.’ So, the White house is going to endure, » conservative author Doug Wead said.

Let’s take a look at some presidential profanity throughout history.

Sometimes choice words were reserved for the political opponents. President Reagan famously referred to enemies a few times as “SOBs.” While former President Obama once called Mitt Romney a « bullshitter » in a “Rolling Stone” interview.

One of the more profane presidents in recent history was Richard Nixon. Nixon was caught on White House tapes using numerous vulgarities, including some offensive terms about gay people.

Likewise, President Johnson was accused of often using the “N-word” when talking about African-Americans.

Some of these remarks were caught on video.

In 2000, George W. Bush was caught on a hot mic during a campaign rally calling Adam Clymer, a reporter with The New York Times, a « major league asshole. »

In fact, both the younger Bush and his father, former President George H.W. Bush, are quoted in Mark Updegrove’s book, “The Last Republicans,” as dropping the “F-bomb.”

George W. Bush even had this to say about two former colleagues.

« [Former Vice President Dick Cheney and Defense Secretary Donald Rumsfeld] never made one f—-ing decision. »

Even the silver-tongued President Clinton had his moments. In 2008, Clinton forgot to hang up a phone call with reporter Susan Phillips before saying he wouldn’t take any « shit » from Obama, then a candidate.

Voir par ailleurs:

Immigration : Macron, ce faux dur

La gauche angélique et irresponsable fait faussement passer Emmanuel Macron pour un opposant déterminé à l’immigration de peuplement. Ce lundi, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a de nouveau jugé « scandaleux » le « tri » voulu selon lui par le gouvernement entre les « bons » et les « mauvais » migrants. ‘L’histoire de notre pays et le devoir de notre pays c’est d’accueillir des gens qui sont dans la souffrance, les accueillir tous, tous », a déclaré Martinez sur France Inter. Jeudi, sur RTL, l’ancien candidat à la présidentielle, Benoit Hamon, avait déjà asséné : ‘Le tri des migrants, c’est le tri des pauvres ». Dimanche, sur BFMTV, le socialiste Julien Dray a comparé le recensement des migrants dans les centres d’hébergement d’urgence – opérations diligentées par des fonctionnaires et annoncées 48 h à l’avance – à des « rafles », assimilables à celle du Vel d’Hiv organisée en France occupée (1942) contre les juifs étrangers ou apatrides : une outrance inaugurée par L’Obs qui, sur sa une de jeudi, représente le visage de Macron entouré de barbelés. Déjà en 2015, le prix Nobel de littérature Jean-Marie Le Clézio, un des témoins cités dans le dossier de L’Obs, déclarait à l’hebdomadaire argentin Revista N : « Nous devrions éliminer les frontières pour laisser les gens circuler (…) Les restrictions de l’espace Schengen sont une honte. On ferme l’Europe à l’Afrique, l’Orient, l’Amérique latine, on se referme sur nous ».

Cet étalement de bons sentiments en dit long sur l’aveuglement face au raidissement de l’opinion. Partout en Europe, et singulièrement en France, les gens rejettent majoritairement une immigration qui ne s’assimile plus et qui porte en elle un nouvel antisémitisme. Reste que Macron n’est pas l’homme à poigne que croient voir les inconditionnels de l’accueil pour tous. Son soutien à la politique d’Angela Merkel, qui a fait entrer en Allemagne plus d’un million de « migrants » musulmans en 2015, ajouté à son mépris des « populistes » qui réclament le retour aux frontières, ne font pas du président un obstacle sérieux à l’idéologie immigrationniste. Tandis que les pays d’Europe de l’Est, qui ont déjà sauvé l’Europe de l’envahisseur ottoman en 1683, sonnent une nouvelle fois l’alarme sur une histoire qui se répète, Macron joint sa voix à celle de l’Union européenne pour accabler la Pologne ou la Hongrie. Le député Guy Verhofstadt a récemment sermonné ces deux nations : « Il n’y a pas de place pour des pays qui rejettent nos valeurs. Toute référence à l’identité nationale est potentiellement fanatique ». Pour sa part, le commissaire européen aux migrations, Dimitris Avramopoulos, a admis (Le Figaro, vendredi), parlant d’ »impératif moral » mais aussi d’impératif « économique et social » : « Il est temps de regarder en face la vérité. Nous ne pourrons pas arrêter la migration ». Macron l’européen demeure, jusqu’à présent, dans cette logique de l’ouverture et du remplacement.

Voir encore:

Black Protest Has Lost Its Power
Have whites finally found the courage to judge African-Americans fairly by universal standards?
Shelby Steele
WSJ
Jan. 12, 2018

The recent protests by black players in the National Football League were rather sad for their fruitlessness. They may point to the end of an era for black America, and for the country generally—an era in which protest has been the primary means of black advancement in American life.

There was a forced and unconvincing solemnity on the faces of these players as they refused to stand for the national anthem. They seemed more dutiful than passionate, as if they were mimicking the courage of earlier black athletes who had protested: Tommie Smith and John Carlos, fists in the air at the 1968 Olympics; Muhammad Ali, fearlessly raging against the Vietnam War; Jackie Robinson, defiantly running the bases in the face of racist taunts. The NFL protesters seemed to hope for a little ennoblement by association.

And protest has long been an ennobling tradition in black American life. From the Montgomery bus boycott to the march on Selma, from lunch-counter sit-ins and Freedom Rides to the 1963 March on Washington, only protest could open the way to freedom and the acknowledgment of full humanity. So it was a high calling in black life. It required great sacrifice and entailed great risk. Martin Luther King Jr. , the archetypal black protester, made his sacrifices, ennobled all of America, and was then shot dead.

For the NFL players there was no real sacrifice, no risk and no achievement. Still, in black America there remains a great reverence for protest. Through protest—especially in the 1950s and ’60s—we, as a people, touched greatness. Protest, not immigration, was our way into the American Dream. Freedom in this country had always been relative to race, and it was black protest that made freedom an absolute.

It is not surprising, then, that these black football players would don the mantle of protest. The surprise was that it didn’t work. They had misread the historic moment. They were not speaking truth to power. Rather, they were figures of pathos, mindlessly loyal to a black identity that had run its course.

What they missed is a simple truth that is both obvious and unutterable: The oppression of black people is over with. This is politically incorrect news, but it is true nonetheless. We blacks are, today, a free people. It is as if freedom sneaked up and caught us by surprise.

Of course this does not mean there is no racism left in American life. Racism is endemic to the human condition, just as stupidity is. We will always have to be on guard against it. But now it is recognized as a scourge, as the crowning immorality of our age and our history.

Protest always tries to make a point. But what happens when that point already has been made — when, in this case, racism has become anathema and freedom has expanded?

What happened was that black America was confronted with a new problem: the shock of freedom. This is what replaced racism as our primary difficulty. Blacks had survived every form of human debasement with ingenuity, self-reliance, a deep and ironic humor, a capacity for self-reinvention and a heroic fortitude. But we had no experience of wide-open freedom.

Watch out that you get what you ask for, the saying goes. Freedom came to blacks with an overlay of cruelty because it meant we had to look at ourselves without the excuse of oppression. Four centuries of dehumanization had left us underdeveloped in many ways, and within the world’s most highly developed society. When freedom expanded, we became more accountable for that underdevelopment. So freedom put blacks at risk of being judged inferior, the very libel that had always been used against us.

To hear, for example, that more than 4,000 people were shot in Chicago in 2016 embarrasses us because this level of largely black-on-black crime cannot be blamed simply on white racism.

We can say that past oppression left us unprepared for freedom. This is certainly true. But it is no consolation. Freedom is just freedom. It is a condition, not an agent of change. It does not develop or uplift those who win it. Freedom holds us accountable no matter the disadvantages we inherit from the past. The tragedy in Chicago—rightly or wrongly—reflects on black America.

That’s why, in the face of freedom’s unsparing judgmentalism, we reflexively claim that freedom is a lie. We conjure elaborate narratives that give white racism new life in the present: “systemic” and “structural” racism, racist “microaggressions,” “white privilege,” and so on. All these narratives insist that blacks are still victims of racism, and that freedom’s accountability is an injustice.

We end up giving victimization the charisma of black authenticity. Suffering, poverty and underdevelopment are the things that make you “truly black.” Success and achievement throw your authenticity into question.

The NFL protests were not really about injustice. Instead such protests are usually genuflections to today’s victim-focused black identity. Protest is the action arm of this identity. It is not seeking a new and better world; it merely wants documentation that the old racist world still exists. It wants an excuse.

For any formerly oppressed group, there will be an expectation that the past will somehow be an excuse for difficulties in the present. This is the expectation behind the NFL protests and the many protests of groups like Black Lives Matter. The near-hysteria around the deaths of Trayvon Martin, Michael Brown, Freddie Gray and others is also a hunger for the excuse of racial victimization, a determination to keep it alive. To a degree, black America’s self-esteem is invested in the illusion that we live under a cloud of continuing injustice.

When you don’t know how to go forward, you never just sit there; you go backward into what you know, into what is familiar and comfortable and, most of all, exonerating. You rebuild in your own mind the oppression that is fading from the world. And you feel this abstract, fabricated oppression as if it were your personal truth, the truth around which your character is formed. Watching the antics of Black Lives Matter is like watching people literally aspiring to black victimization, longing for it as for a consummation.

But the NFL protests may be a harbinger of change. They elicited considerable resentment. There have been counterprotests. TV viewership has gone down. Ticket sales have dropped. What is remarkable about this response is that it may foretell a new fearlessness in white America—a new willingness in whites (and blacks outside the victim-focused identity) to say to blacks what they really think and feel, to judge blacks fairly by standards that are universal.

We blacks have lived in a bubble since the 1960s because whites have been deferential for fear of being seen as racist. The NFL protests reveal the fundamental obsolescence—for both blacks and whites—of a victim-focused approach to racial inequality. It causes whites to retreat into deference and blacks to become nothing more than victims. It makes engaging as human beings and as citizens impermissible, a betrayal of the sacred group identity. Black victimization is not much with us any more as a reality, but it remains all too powerful as a hegemony.

Mr. Steele, a senior fellow at Stanford University’s Hoover Institution, is author of “Shame: How America’s Past Sins Have Polarized Our Country” (Basic Books, 2015).

Voir enfin:

Trump Is a Racist. Period.
Charles M. Blow
The NYT
Jan. 14, 2018

I find nothing more useless than debating the existence of racism, particularly when you are surrounded by evidence of its existence. It feels to me like a way to keep you fighting against the water until you drown.

The debates themselves, I believe, render a simple concept impossibly complex, making the very meaning of “racism” frustratingly murky.

So, let’s strip that away here. Let’s be honest and forthright.

Racism is simply the belief that race is an inherent and determining factor in a person’s or a people’s character and capabilities, rendering some inferior and others superior. These beliefs are racial prejudices.

The history of America is one in which white people used racism and white supremacy to develop a racial caste system that advantaged them and disadvantaged others.

Understanding this, it is not a stretch to understand that Donald Trump’s words and deeds over the course of his life have demonstrated a pattern of expressing racial prejudices that demean people who are black and brown and that play to the racial hostilities of other white people.

It is not a stretch to say that Trump is racist. It’s not a stretch to say that he is a white supremacist. It’s not a stretch to say that Trump is a bigot.

Those are just facts, supported by the proof of the words that keep coming directly from him. And, when he is called out for his racism, his response is never to ameliorate his rhetoric, but to double down on it.

I know of no point during his entire life where he has apologized for, repented of, or sought absolution for any of his racist actions or comments.

Instead, he either denies, deflects or amps up the attack.

Trump is a racist. We can put that baby to bed.

“Racism” and “racist” are simply words that have definitions, and Trump comfortably and unambiguously meets those definitions.

We have unfortunately moved away from the simple definition of racism, to the point where the only people to whom the appellation can be safely applied are the vocal, violent racial archetypes.

Racism doesn’t require hatred, constant expression, or even conscious awareness. We want racism to be fringe rather than foundational. But, wishing isn’t an effective method of eradication.

We have to face this thing, stare it down and fight it back.

The simple acknowledgment that Trump is a racist is the easy part. The harder, more substantive part is this: What are we going to do about it?

Every weekday, get thought-provoking commentary from Op-Ed columnists, the Times editorial board and contributing writers from around the world.

First and foremost, although Trump is not the first president to be a racist, we must make him the last. If by some miracle he should serve out his first term, he mustn’t be allowed a second. Voters of good conscience must swarm the polls in 2020.

But before that, those voters must do so later this year, to rid the House and the Senate of as many of Trump’s defenders, apologists and accomplices as possible. Should the time come where impeachment is inevitable, there must be enough votes in the House and Senate to ensure it.

We have to stop thinking that we can somehow separate what racists believe from how they will behave. We must stop believing that any of Trump’s actions are clear of the venom coursing through his convictions. Everything he does is an articulation of who he is and what he believes. Therefore, all policies he supports, positions he takes and appointments he makes are suspect.

And finally, we have to stop giving a pass to the people — whether elected official or average voter — who support and defend his racism. If you defend racism you are part of the racism. It doesn’t matter how much you say that you’re an egalitarian, how much you say that you are race blind, how much you say that you are only interested in people’s policies and not their racist polemics.

As the brilliant James Baldwin once put it: “I can’t believe what you say, because I see what you do.” When I see that in poll after poll a portion of Trump’s base continues to support his behavior, including on race, I can only conclude that there is no real daylight between Trump and his base. They are part of his racism.

When I see the extraordinary hypocrisy of elected officials who either remain silent in the wake of Trump’s continued racist outbursts or who obliquely condemn him, only to in short order return to defending and praising him and supporting his agenda, I see that there is no real daylight between Trump and them either. They too are part of his racism.

When you see it this way, you understand the enormity and the profundity of what we are facing. There were enough Americans who were willing to accept Trump’s racism to elect him. There are enough people in Washington willing to accept Trump’s racism to defend him. Not only is Trump racist, the entire architecture of his support is suffused with that racism. Racism is a fundamental component of the Trump presidency.

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Polémique Carmen: A quand une Passion sans crucifixion ? (What if Jesus does not die this time?)

11 janvier, 2018
Carmen assassinée : un final orthodoxe fidèle au livret de l'époque de Bizet.
Carmen à terre mais pas KO | Knight Foundation via Flickr CC License by
"Carmen" par Olivier Py à l'opéra de Lyon, en 2012.
Fille de Babylone, la dévastée, Heureux qui te rend la pareille, Le mal que tu nous as fait! Heureux qui saisit tes enfants, Et les écrase sur le roc! Psaumes 137
O Dieu, brise-leur les dents dans la bouche! Éternel, arrache les mâchoires des lionceaux Qu’ils se dissipent comme des eaux qui s’écoulent! Qu’ils ne lancent que des traits émoussés! Qu’ils périssent en se fondant, comme un limaçon; Sans voir le soleil, comme l’avorton d’une femme! Avant que vos chaudières sentent l’épine, Verte ou enflammée, le tourbillon l’emportera. Le juste sera dans la joie, à la vue de la vengeance; Il baignera ses pieds dans le sang des méchants. Et les hommes diront: Oui, il est une récompense pour le juste; Oui, il est un Dieu qui juge sur la terre. Psaumes 58: 7-11
Mon Dieu! mon Dieu! pourquoi m’as-tu abandonné, Et t’éloignes-tu sans me secourir, sans écouter mes plaintes? (…) De nombreux taureaux sont autour de moi, Des taureaux de Basan m’environnent. Ils ouvrent contre moi leur gueule, Semblables au lion qui déchire et rugit. Psaumes 22: 2-13
Tu n’as voulu ni sacrifice ni oblation… Donc j’ai dit: Voici, je viens. Psaume 40: 7-8
Ils ne l’ont ni tué ni crucifié (…) ce n’était qu’un faux semblant ! (…) mais Dieu l’a élevé vers Lui. Le Coran (4 : 157-158)
L’amour est enfant de Bohême, Il n’a jamais, jamais connu de loi; Si tu ne m’aimes pas, je t’aime; Si je t’aime, prends garde à toi! (Prends garde à toi!) Si tu ne m’aimes pas, Si tu ne m’aimes pas, je t’aime; (Prends garde à toi!) Mais si je t’aime, si je t’aime; Prends garde à toi! Carmen
« Dionysos contre le « crucifié » : la voici bien l’opposition. Ce n’est pas une différence quant au martyr – mais celui-ci a un sens différent. La vie même, son éternelle fécondité, son éternel retour, détermine le tourment, la destruction, la volonté d’anéantir pour Dionysos. Dans l’autre cas, la souffrance, le « crucifié » en tant qu’il est « innocent », sert d’argument contre cette vie, de formulation de sa condamnation.  (…) L’individu a été si bien pris au sérieux, si bien posé comme un absolu par le christianisme, qu’on ne pouvait plus le sacrifier : mais l’espèce ne survit que grâce aux sacrifices humains… La véritable philanthropie exige le sacrifice pour le bien de l’espèce – elle est dure, elle oblige à se dominer soi-même, parce qu’elle a besoin du sacrifice humain. Et cette pseudo-humanité qui s’institue christianisme, veut précisément imposer que personne ne soit sacrifié. Nietzsche
Depuis que l’ordre religieux est ébranlé – comme le christianisme le fut sous la Réforme – les vices ne sont pas seuls à se trouver libérés. Certes les vices sont libérés et ils errent à l’aventure et ils font des ravages. Mais les vertus aussi sont libérées et elles errent, plus farouches encore, et elles font des ravages plus terribles encore. Le monde moderne est envahi des veilles vertus chrétiennes devenues folles. Les vertus sont devenues folles pour avoir été isolées les unes des autres, contraintes à errer chacune en sa solitude.  G.K. Chesterton
Dans certains des Psaumes l’esprit de haine nous frappe au visage comme la chaleur d’une fournaise. Dans d’autres cas, le même esprit cesse d’être effrayant mais c’est pour devenir (aux yeux de l’homme moderne) presque comique par sa naïveté. (…) Si nous excusons les poètes des Psaumes sous prétexte qu’ils n’étaient pas chrétiens, nous devrions pouvoir montrer que les auteurs païens expriment le même genre de choses et pire encore (….) Je peux trouver en eux de la lascivité, une bonne dose d’insensibilité brutale, une froide cruauté qui va de soi pour eux, mais certainement pas cette fureur ou cette profusion de haine…. La première impression que l’on en retire est que les Juifs étaient bien plus vindicatifs et acerbes que les païens. CS Lewis
Il y a une quantité incroyable de violence dans des pièces telles que Médée ou les Bacchantes, dans la tradition dionysiaque dans son ensemble qui est centrée sur le lynchage. L’Iliade n’est rien d’autre qu’une chaîne d’actes de vengeance ; mais ce que C. S. Lewis et Nietzsche disent sur cette question est sans doute vrai si le problème est défini de la façon qu’ils le définissent il, à savoir en termes non pas de pure quantité de violence exposée mais de l’intensité de la rancoeur ou du ressentiment. (…) Même si les Bacchantes d’Euripide ne sont pas loin de prendre la défense de la victime, en fin de compte elles ne le font pas. Le lynchage du roi Penthée de la propre main de sa mère et de ses sœurs est horrible certes, mais pas mauvais; il est justifié. Le  roi Penthée est coupable de s’immiscer dans les rituels religieux des Bacchantes, coupable de s’opposer au dieu Dionysos lui-même. René Girard
On dit que les Psaumes de la Bible sont violents, mais qui s’exprime dans les psaumes, sinon les victimes des violences des mythes : “Les taureaux de Balaam m’encerclent et vont me lyncher”? Les Psaumes sont comme une fourrure magnifique de l’extérieur, mais qui, une fois retournée, laisse découvrir une peau sanglante. Ils sont typiques de la violence qui pèse sur l’homme et du recours que celui-ci trouve dans son Dieu. René Girard
Mahomet s’est établi en tuant ; Jésus-Christ en faisant tuer les siens. Mahomet en défendant de lire; Jésus-Christ en ordonnant de lire. Enfin cela est si contraire, que si Mahomet a pris la voie de réussir humainement, Jésus-Christ a pris celle de périr humainement. Et au lieu de conclure, que puisque Mahomet a réussi, Jésus-Christ a bien pu réussir ; il faut dire, que puisque Mahomet a réussi, le Christianisme devait périr, s’il n’eût été soutenu par une force toute divine. Pascal
Ceux qui considèrent l’hébraïsme et le christianisme comme des religions du bouc émissaire parce qu’elles le rendent visible font comme s’ils punissaient l’ambassadeur en raison du message qu’il apporte. René Girard
La condition préalable à tout dialogue est que chacun soit honnête avec sa tradition. A l’égard de l’islam, les chrétiens ont battu leur coulpe. Au point d’oublier que le Coran a récupéré et transposé leur patrimoine symbolique. Les figures bibliques majeures (Abraham, Moïse, Jésus) sont en effet totalement transformées, islamisées, dans le but d’accuser les  » juifs » et les  » chrétiens » d’être des falsificateurs de la Révélation, de s’être volontairement détournés de la vérité qu’ils avaient reçue à l’origine. Il y a, dans le Coran, à la fois imitation et rejet du judéo-christianisme. (…) les chrétiens ont repris tel quel le corpus de la Bible hébraïque. Saint Paul parle de  » greffe » du christianisme sur le judaïsme, ce qui est une façon de ne pas nier celui-ci. Et, au XXe siècle, les chrétiens ont eu une lucidité critique à l’égard du judaïsme, en reconnaissant qu’ils avaient pu faire une lecture abusive, antijuive de leurs Ecritures. Dans l’islam, le corpus biblique est, au contraire, totalement remanié pour lui faire dire tout autre chose que son sens initial : certains éléments sont montés en épingle, d’autres sont occultés. La récupération sous forme de torsion ne respecte pas le texte originel sur lequel, malgré tout, le Coran s’appuie. René Girard
Dans la foi musulmane, il y a un aspect simple, brut, pratique qui a facilité sa diffusion et transformé la vie d’un grand nombre de peuples à l’état tribal en les ouvrant au monothéisme juif modifié par le christianisme. Mais il lui manque l’essentiel du christianisme : la croix. Comme le christianisme, l’islam réhabilite la victime innocente, mais il le fait de manière guerrière. La croix, c’est le contraire, c’est la fin des mythes violents et archaïques. René Girard
Pour restituer à la crucifixion sa puissance de scandale, il suffit de la filmer telle quelle, sans rien y ajouter, sans rien en retrancher. Mel Gibson a-t-il réalisé ce programme jusqu’au bout ? Pas complètement sans doute, mais il en a fait suffisamment pour épouvanter tous les conformismes. René Girard
Dans certains des Psaumes l’esprit de haine nous frappe au visage comme la chaleur d’une fournaise. Dans d’autres cas, le même esprit cesse d’être effrayant mais c’est pour devenir (aux yeux de l’homme moderne) presque comique par sa naïveté. (…) Si nous excusons les poètes des Psaumes sous prétexte qu’ils n’étaient pas chrétiens, nous devrions pouvoir montrer que les auteurs païens expriment le même genre de choses et pire encore (….) Je peux trouver en eux de la lascivité, une bonne dose d’insensibilité brutale, une froide cruauté qui va de soi pour eux, mais certainement pas cette fureur ou cette profusion de haine…. La première impression que l’on en retire est que les Juifs étaient bien plus vindicatifs et acerbes que les païens. CS Lewis
Il est utile de dissiper une opinion répandue, si souvent invoquée par les musulmans réformateurs comme par bon nombre d’intellectuels occidentaux : la Bible contiendrait encore plus de violence que le Coran, dans la mesure où elle contiendrait encore plus de passages où Dieu se montre cruel que le Livre saint de l’islam. C’est l’exemple type de l’incompréhension qui règne entre l’Occident et l’Orient, idée fixe que l’on retrouve tant dans le discours interreligieux que dans la doxa nihiliste. (…) la Bible relate l’histoire du peuple hébreu, narration parfois fastidieuse de mille pérégrinations effectuées sous le regard de Dieu. Que le texte comporte des scènes de massacre collectif, des meurtres, des viols, des supplices et des bains de sang est choquant à l’aune de l’universalisme contemporain tout en étant rigoureusement conforme à la tristesse du champ historique concerné. Christian Makarian
Il y a une quantité incroyable de violence dans des pièces telles que Médée ou les Bacchantes, dans la tradition dionysiaque dans son ensemble qui est centrée sur le lynchage. L’Iliade n’est rien d’autre qu’une chaîne d’actes de vengeance ; mais ce que C. S. Lewis et Nietzsche disent sur cette question est sans doute vrai si le problème est défini de la façon qu’ils le définissent il, à savoir en termes non pas de pure quantité de violence exposée mais de l’intensité de la rancoeur ou du ressentiment. (…) Même si les Bacchantes d’Euripide ne sont pas loin de prendre la défense de la victime, en fin de compte elles ne le font pas. Le lynchage du roi Penthée de la propre main de sa mère et de ses sœurs est horrible certes, mais pas mauvais; il est justifié. Le  roi Penthée est coupable de s’immiscer dans les rituels religieux des Bacchantes, coupable de s’opposer au dieu Dionysos lui-même. René Girard
On dit que les Psaumes de la Bible sont violents, mais qui s’exprime dans les psaumes, sinon les victimes des violences des mythes : “Les taureaux de Balaam m’encerclent et vont me lyncher”? Les Psaumes sont comme une fourrure magnifique de l’extérieur, mais qui, une fois retournée, laisse découvrir une peau sanglante. Ils sont typiques de la violence qui pèse sur l’homme et du recours que celui-ci trouve dans son Dieu. René Girard
De nombreux commentateurs veulent aujourd’hui montrer que, loin d’être non violente, la Bible est vraiment pleine de violence. En un sens, ils ont raison. La représentation de la violence dans la Bible est énorme et plus vive, plus évocatrice, que dans la mythologie même grecque. (…) Il est une chose que j’apprécie dans le refus contemporain de cautionner la violence biblique, quelque chose de rafraîchissant et de stimulant, une capacité d’indignation qui, à quelques exceptions près, manque dans la recherche et l’exégèse religieuse classiques. (…) Une fois que nous nous rendons compte que nous avons à faire au même phénomène social dans la Bible que la mythologie, à savoir la foule hystérique qui ne se calmera pas tant qu’elle n’aura pas lynché une victime, nous ne pouvons manquer de prendre conscience du fait de la grande singularité biblique, même de son caractère unique. (…) Dans la mythologie, la violence collective est toujours représentée à partir du point de vue de l’agresseur et donc on n’entend jamais les victimes elles-mêmes. On ne les entend jamais se lamenter sur leur triste sort et maudire leurs persécuteurs comme ils le font dans les Psaumes. Tout est raconté du point de vue des bourreaux. (…) Pas étonnant que les mythes grecs, les épopées grecques et les tragédies grecques sont toutes sereines, harmonieuses et non perturbées. (…) Pour moi, les Psaumes racontent la même histoire de base que les mythes mais retournée, pour ainsi dire. (…) Les Psaumes d’exécration ou de malédiction sont les premiers textes dans l’histoire qui permettent aux victimes, à jamais réduites au silence dans la mythologie, d’avoir une voix qui leur soit propre. (…) Ces victimes ressentent exactement la même chose que Job. Il faut décrire le livre de Job, je crois, comme un psaume considérablement élargi de malédiction. Si Job était un mythe, nous aurions seulement le point de vue des amis. (…) La critique actuelle de la violence dans la Bible ne soupçonne pas que la violence représentée dans la Bible peut être aussi dans les évènements derrière la mythologie, bien qu’invisible parce qu’elle est non représentée. La Bible est le premier texte à représenter la victimisation du point de vue de la victime, et c’est cette représentation qui est responsable, en fin de compte, de notre propre sensibilité supérieure à la violence. Ce n’est pas le fait de notre intelligence supérieure ou de notre sensibilité. Le fait qu’aujourd’hui nous pouvons passer jugement sur ces textes pour leur violence est un mystère. Personne d’autre n’a jamais fait cela dans le passé. C’est pour des raisons bibliques, paradoxalement, que nous critiquons la Bible. (…) Alors que dans le mythe, nous apprenons le lynchage de la bouche des persécuteurs qui soutiennent qu’ils ont bien fait de lyncher leurs victimes, dans la Bible nous entendons la voix des victimes elles-mêmes qui ne voient nullement le lynchage comme une chose agréable et nous disent en des mots extrêmement violents, des mots qui reflètent une réalité violente qui est aussi à l’origine de la mythologie, mais qui restant invisible, déforme notre compréhension générale de la littérature païenne et de la mythologie. René Girard
L’inauguration majestueuse de l’ère « post-chrétienne » est une plaisanterie. Nous sommes dans un ultra-christianisme caricatural qui essaie d’échapper à l’orbite judéo-chrétienne en « radicalisant » le souci des victimes dans un sens antichrétien. (…) Jusqu’au nazisme, le judaïsme était la victime préférentielle de ce système de bouc émissaire. Le christianisme ne venait qu’en second lieu. Depuis l’Holocauste , en revanche, on n’ose plus s’en prendre au judaïsme, et le christianisme est promu au rang de bouc émissaire numéro un. (…) Le mouvement antichrétien le plus puissant est celui qui réassume et « radicalise » le souci des victimes pour le paganiser. (…) Comme les Eglises chrétiennes ont pris conscience tardivement de leurs manquements à la charité, de leur connivence avec l’ordre établi, dans le monde d’hier et d’aujourd’hui, elles sont particulièrement vulnérables au chantage permanent auquel le néopaganisme contemporain les soumet. René Girard
La société du spectacle, [selon] Roger Caillois qui analyse la dimension ludique dans la culture (…), c’est la dimension inoffensive de la cérémonie primitive. Autrement dit lorsqu’on est privé du mythe, les paroles sacrées qui donnent aux œuvres pouvoir sur la réalité, le rite se réduit à un ensemble réglés d’actes désormais inefficaces qui aboutissent finalement à un pur jeu, loedos. Il donne un exemple qui est extraordinaire, il dit qu’au fond les gens qui jouent au football aujourd’hui, qui lancent un ballon en l’air ne font que répéter sur un mode ludique, jocus, ou loedos, société du spectacle, les grands mythes anciens de la naissance du soleil dans les sociétés où le sacré avait encore une valeur. (…) Nous vivons sur l’idée de Malraux – l’art, c’est ce qui reste quand la religion a disparu. Jean Clair
Pour l’islam (…) j’aime bien leur symbole, le croissant de lune, je le trouve beaucoup plus beau que la croix, peut-être parce qu’il n’a pas quelqu’un de cloué dessus. Pat Condell
I do think it’s a cultural catharsis, and it’s a cinematic catharsis. Even — it can even be good for the soul, actually. I mean, not to sound like a brute, but one of the things though that I actually think can be a drag for a whole lot of people about watching a movie about, either dealing with slavery or dealing with the Holocaust, is just, it’s just going to be pain, pain and more pain. And at some point, all those Holocaust TV movies — it’s like, ‘God, I just can’t watch another one of these.’ But to actually take an action story and put it in that kind of backdrop where slavery or the pain of World War II is the backdrop of an exciting adventure story — that can be something else. And then in my adventure story, I can have the people who are historically portrayed as the victims be the victors and the avengers. Tarantino
What happened during slavery times is a thousand times worse than [what] I show. So if I were to show it a thousand times worse, to me, that wouldn’t be exploitative, that would just be how it is. If you can’t take it, you can’t take it. (…) Now, I wasn’t trying to do a Schindler’s List you-are-there-under-the-barbed-wire-of-Auschwitz. I wanted the film to be more entertaining than that. … But there’s two types of violence in this film: There’s the brutal reality that slaves lived under for … 245 years, and then there’s the violence of Django’s retribution. And that’s movie violence, and that’s fun and that’s cool, and that’s really enjoyable and kind of what you’re waiting for. (…) The only thing that I’ve ever watched in a movie that I wished I’d never seen is real-life animal death or real-life insect death in a movie. That’s absolutely, positively where I draw the line. And a lot of European and Asian movies do that, and we even did that in America for a little bit of time. … I don’t like seeing animals murdered on screen. Movies are about make-believe. … I don’t think there’s any place in a movie for real death. (…)There haven’t been that many slave narratives in the last 40 years of cinema, and usually when there are, they’re usually done on television, and for the most part … they’re historical movies, like history with a capital H. Basically, ‘This happened, then this happened, then that happened, then this happened.’ And that can be fine, well enough, but for the most part they keep you at arm’s length dramatically. (…) There haven’t been that many slave narratives in the last 40 years of cinema, and usually when there are, they’re usually done on television, and for the most part … they’re historical movies, like history with a capital H. Basically, ‘This happened, then this happened, then that happened, then this happened.’ And that can be fine, well enough, but for the most part they keep you at arm’s length dramatically. Because also there is this kind of level of good taste that they’re trying to deal with … and frankly oftentimes they just feel like dusty textbooks just barely dramatized. (…) I like the idea of telling these stories and taking stories that oftentimes — if played out in the way that they’re normally played out — just end up becoming soul-deadening, because you’re just watching victimization all the time. And now you get a chance to put a spin on it and actually take a slave character and give him a heroic journey, make him heroic, make him give his payback, and actually show this epic journey and give it the kind of folkloric tale that it deserves — the kind of grand-opera stage it deserves. (…) The Westerns of the ’50s definitely have an Eisenhower, birth of suburbia and plentiful times aspect to them. America started little by little catching up with its racist past by the ’50s, at the very, very beginning of [that decade], and that started being reflected in Westerns. Consequently, the late ’60s have a very Vietnam vibe to the Westerns, leading into the ’70s. And by the mid-’70s, you know, most of the Westerns literally could be called ‘Watergate Westerns,’ because it was about disillusionment and tearing down the myths that we have spent so much time building up. Quentin Tarantino
Les films traitant de l’Holocauste représentent toujours les juifs comme des victimes. Je connais cette histoire. Je veux voir quelque chose de différent. Je veux voir des Allemands qui craignent les juifs. Ne tombons pas dans le misérabilisme et faisons plutôt un film d’action fun. Quentin Tarantino
Pourquoi me condamnerait-on ? Parce que j’étais trop brutal avec les nazis ? Quentin Tarantino
Vous savez, nous autres, en Syrie, éprouvons beaucoup d’admiration pour les Allemands ! Vous avez réussi à vous débarrasser de vos juifs, alors que nous, au Proche-Orient, nous subissons encore l’oppression des sionistes ! Migrants syriens
Soixante-dix ans après la défaite du nazisme, l’Allemagne et la Suède découvrent un nouvel antisémitisme. Agressions physiques, menaces et propos douteux : des migrants syriens biberonnés à la haine des juifs rappellent de mauvais souvenirs aux deux pays les plus hospitaliers du continent. (…) C’est donc avec stupéfaction que le public d’outre-Rhin a découvert, ces dernières semaines, qu’il était à nouveau possible de crier « mort aux juifs ! » dans les rues de Berlin. Ces appels au meurtre n’étaient pas hurlés par quelques dizaines de skinheads nostalgiques de Hitler, mais en arabe par plusieurs centaines de manifestants rassemblés devant l’ambassade des États-Unis pour protester contre la reconnaissance, par Donald Trump, de Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël. Pour la première fois depuis 1947, des drapeaux frappés de l’étoile de David sont incendiés en public dans l’ex-capitale du Reich. (…) En Suède, la situation est encore plus préoccupante. Dans ce pays qui a accueilli plus de réfugiés que l’Allemagne en proportion de sa population lors de la grande vague migratoire de 2015, on ne s’est pas contenté de brailler des slogans antijuifs lors des manifestations contre Trump à Stockholm et à Malmö, mais on est passé à l’acte : le 9 décembre, la synagogue de Göteborg, où se déroulait une fête de Hanoukka pour les jeunes de la communauté juive de la ville, a été attaquée au cocktail Molotov. (…) Ces dernières années, la France est le seul pays occidental où des juifs ont été tués pour ce qu’ils sont, par des gens prétendant mener une guerre sainte au nom de l’islam. En 2000, alors que cette judéophobie agressive s’installait dans les territoires perdus de la République, on aurait aimé que de grands journaux populaires se portent au premier rang de la résistance à cette barbarie. Cela n’a pas été le cas, et la tentation d’une soumission à la suédoise est encore bien présente chez nous. Luc Rosenzweig
J’ai vu avec Bizet [dont Brook donnera Carmen en 1981, NDLR] et c’était passionnant, que Bizet a eu un moment de pif, d’inspiration, quand il a lu cette nouvelle de Mérimée, cette petite histoire extraordinairement forte en quelques pages. Ça a touché quelque chose en Bizet qui a senti, sans pouvoir l’exprimer, que ça pourrait être un opéra. Ensuite, consciemment ou inconsciemment, il a joué le jeu : à l’Opéra-comique, la condition était une partition pour tout l’orchestre ; il y avait un chœur et il fallait le faire travailler ; il y avait aussi un chœur d’enfant… et puis un public, qui venait pour le spectacle alors il fallait des processions. Mais pour moi l’intérêt aujourd’hui est d’écouter d’une oreille aussi attentive et vierge que possible la musique. Faire sortir la pureté, la beauté, et la réalité humaine des rapports dans cette musique qui avaient disparu ensuite. Peter Brook
Le point de départ était que j’étais convaincu exactement comme des années avant, avec « La Tragédie de Carmen » que la tendance de l’opéra est de surajouter couche après couche, de ce qui est devenu figé dans une tradition d’un certain ordre. Avec cette tyrannie de la tradition à l’opéra : le compositeur a donné telle et telle indication, et il faut les suivre. Pour moi, [il s’agissait] de recommencer à zéro. On a fait ça avec « Carmen » [en 1981, aux Bouffes du Nord, NDLR] mais, par respect du travail des autres, on a changé le nom et on a dit “La Tradition de Carmen”. Nous avions fait la même chose avec « Pelléas et Mélisande » et l’avions appelé “Impressions de Pelléas” [en 1992 ndlr] et ici, par respect aux autres, ce n’est pas “LA Flûte” mais “UNE Flûte enchantée”. Peter Brook
 Toute femme est amère comme le fiel, mais elle a deux bonnes heures, une au lit, l’autre à sa mort.  Palladas (épigraphe de la nouvelle de Mérimée)
On ne peut pas applaudir le meurtre d’une femme. L’idée m’a été suggérée par le directeur du théâtre qui voulait que je trouve un moyen pour ne pas faire mourir Carmen. Il estime qu’à notre époque, marquée par le fléau des violences faites aux femmes, il est inconcevable qu’on applaudisse le meurtre de l’une d’elles. Un mois après la proposition du directeur, je suis revenu avec ma solution où Carmen ne meurt pas mais se défend contre son agresseur d’une façon inattendue, comme n’importe qui le ferait à sa place. (…) Don José se rend compte que le fait d’avoir poussé Carmen à un geste aussi extrême revient à l’avoir tuée et ses dernières paroles Vous pouvez m’arrêter. C’est moi qui l’ai tuée prennent alors une dimension symbolique (…) Bizet avait situé Carmen en 1830, soit quarante-cinq ans avant sa première représentation. J’ai donc mis la même distance entre ma version et le moment où elle est jouée, pour que les spectateurs soient placés dans les mêmes conditions temporelles vis-à-vis de l’œuvre. Mais ce n’est pas une violence gratuite, car on pourrait facilement tomber dans une vision manichéenne des choses avec d’un côté les hommes affreux, sales et méchants, et de l’autre les femmes gentilles. Don José est un homme qui combat ses démons intérieurs, il a des moments de douceur et de générosité puis des accès de grande violence comme cela arrive dans les foyers où sévissent les violences conjugales. Leo Muscato
Dans la version que j’ai faite à l’opéra de Lyon, elle ne mourait pas non plus, elle se relevait et elle partait, comme si le geste de Don José n’avait pas été un geste mortel, elle l’abandonnait à son sort. Je pense qu’il y a dans certains opéras du XIXe, une manière de traiter les personnages féminins qui, dans certains cas, n’est plus acceptable aujourd’hui. Je peux donc comprendre que l’on propose une autre fin. Nous allons avoir des difficultés, moi qui ai une Traviata dans les tuyaux, dans la représentation de la femme. Dans ces opéras du XIXe siècle, la femme est très souvent une victime. Pire encore : une victime consentante. C’est très difficile à traiter aujourd’hui. En tout cas, cela nous pose une question. Mais on peut tout faire, il n’y a absolument aucune règle. Evidemment on peut aussi faire quelque chose qui ne plait pas à certains, mais la liberté reste totale pour les artistes heureusement !  Olivier Py
Ce n’est pas la première ni la dernière fois que l’opéra tente de sortir du formol en s’offrant une petite polémique, sur fond de mise en scène peu conventionnelle. Précisons d’abord qu’à l’opéra, tout est convention: le nœud papillon, le duo d’amour, cette idée géniale et impossible que si tout le monde chante ensemble, on s’entend quand même, l’entracte et son champagne obligatoire, jusqu’aux choristes qui annoncent pendant dix minutes qu’ils s’en vont et restent sur place en tapant du pied. Modifiez une de ces conventions et vous trouverez toujours deux ou trois pisse-vinaigre pour crier aussi fort que la Malibran que c’est leurs souvenirs qu’on assassine. À Florence (Teatro del Maggio) donc, où la saison ne brille guère par l’originalité (standards de Bellini, Donizetti, Rossini, Verdi, Puccini et, donc, Carmen), on s’autorise une sortie de route savamment orchestrée. Le metteur en scène Leo Muscato dit avoir réécrit le final «parce qu’on ne peut pas applaudir le meurtre d’une femme». «L’idée m’a été suggérée par le directeur du théâtre qui voulait que je trouve un moyen pour ne pas faire mourir Carmen», a-t-il expliqué, ajoutant que le directeur estimait «qu’à notre époque marquée par le fléau des violences faites aux femmes, il est inconcevable qu’on applaudisse le meurtre de l’une d’elles». Aussitôt, le petit monde de l’opéra, tout comme ceux qui n’y foutent jamais les pieds, s’empare du sujet. Il y a les pour et les contre, c’est aussi simpliste qu’un air de ténor. L’opéra, on l’aime aussi pour ça: en gros, un type change la fin de Carmen et c’est comme s’il avait brûlé la Bibliothèque nationale et infligé à Georges Bizet un deuxième infarctus. Preuve s’il en était besoin que l’opéra est d’abord un musée où le public se précipite pour admirer La Joconde et détourne le regard lorsque Duchamp lui ajoute une moustache. Ce qui explique, à Florence comme ailleurs, que le théâtre lyrique tente souvent de se moderniser contre son public. Celui-ci préfère invariablement Les Noces de Figaro et Carmen à une œuvre de Janáček (hein, quoi?) ou de Berg (qui ça?) et sèche assidûment les créations contemporaines, dont les places sont régulièrement bradées. Raffolant du répertoire, ce public est, par essence, conservateur. Quiconque, dans une carrière de spectateur, a vu dix ou quinze fois Don Giovanni en a une idée assez précise et n’aime pas trop être bousculé dans ses certitudes. (…) Or, dans un monde multiculturel et métissé, cet entre-soi a quelque chose d’anachronique, voire de problématique parce que l’opéra coûte cher et dépend très largement de subventions publiques. Aussi l’institution donne-t-elle des gages. L’opéra est un contributeur net à l’économie locale, assure-t-on. Son public se renouvelle, se rajeunit, il ne serait pas si vieux, et il est vrai qu’on y envoie souvent des hordes de collégiens qui gloussent sous les «chuuuut !» indignés des abonnés. C’est dans ce contexte que s’inscrit un vaste mouvement de «dépoussiérage» des œuvres, sous l’impulsion de metteurs en scène venus du théâtre. Avec, à la clef, de vifs mécontentements. Le scandale le plus connu est celui du Ring de Patrice Chéreau, qui dressa contre le jeune metteur en scène français un public de wagnériens farouchement conservateurs, jusqu’à la xénophobie. Dans les années 1980, Peter Sellars défraya la chronique en transposant Mozart dans le ghetto noir de Harlem: Don Giovanni, noir, mangeant des hamburgers, se shootant à l’héro, vous n’y songez pas! Fort heureusement, c’était à Bobigny. Les théâtres allemands, belges, nééerlandais prirent l’habitude de ce que l’on nomme parfois le RegieTheater (théâtre du metteur en scène). Quelques années plus tard, avec Gérard Mortier, l’Opéra de Paris s’ouvrit à son tour à l’impensable. Et son public adora huer les metteurs en scène, qui y trouvèrent une forme de reconnaissance. Comme le plasticien du début du XXe siècle, le metteur en scène doit être sifflé pour exister. Bref, tout le monde aime le scandale, les dirigeants des théâtres aussi parce que «l’important, c’est qu’on en parle». C’est le minimum syndical que faisait joyeusement observer Lambert Wilson en 2006: «C’est la moindre des choses que des gens soient offusqués!» Le mini scandale florentin est donc bien la moindre des choses que l’opéra doit à son public. Un quart d’heure de gloire lyrique. Exister dans le brouhaha. Ce n’est pas si facile car les mises en scène sulfureuses (…) sont en train de devenir un marronnier de la critique musicale: des nazis comme s’il en pleuvait, des coïts par-ci, un viol par-là et, bien sûr, des figurants à poil. Le talent des metteurs en scène n’est pas en cause. Après tout, trouver des idées neuves lorsqu’une œuvre a été déjà montrée des milliers de fois n’est pas chose aisée. Souvent, le résultat est stimulant. Mais, peu à peu, se glisse insidieusement un déplaisant arrière-goût de marketing dans cette surenchère à la provocation et au détournement. À l’image de l’annonce de l’arrivée de Calixto Bieito à l’Opéra de Paris: «Celui par qui arrive le scandale.» Lisez: celui dont on espère le scandale. À Florence, c’est exactement ce qui est en jeu. Faire oublier qu’on programme une oeuvre archi-connue pour satisfaire son public (conservatisme) et en faire un triple salto de l’innovation bien pensante. Que Carmen refuse de se faire tuer (et c’est souvent dans une pulsion suicidaire) par Don José mais lui résiste et l’abatte, pourquoi pas? (…) De fait, Carmen, qui jouit sans entrave, est une des rares héroïnes d’opéra à refuser la soumission qu’impose l’opéra, cette Défaite des femmes, comme l’expliqua Catherine Clément. (…) Demain, si des metteurs en scène l’imaginent, on pourra aussi applaudir Carmen puritaine, lesbienne, vegan, flic, fabriquant des cigarettes électroniques, couchant avec Prosper Mérimée ou Georges Bizet, ou les deux à la fois, puis les tuant ensuite, déguisée en mante religieuse, présidente des États-Unis ou journaliste à L’Écho des Tziganes. La liberté théâtrale est celle-ci: la vérité d’un instant, la force d’une transposition, le génie d’une situation. Ça peut être sublime –c’est parfois raté– mais ça vit. Il est malheureusement regrettable qu’à Florence, ce geste s’accompagne d’un discours lénifiant et contreproductif. Il ne s’agirait pas d’une audace artistique mais d’une soumission à l’air du temps. On ne pourrait plus applaudir (donc montrer) le meurtre d’une femme aujourd’hui. Cet argument laisse pantois. Qui peut croire qu’en cachant un meurtre, celui-ci n’existe pas? Lorsque la violence faite aux femmes s’impose chaque jour dans le débat public, elle ne devrait plus être visible sur scène? L’opéra cesserait d’être un plateau pour devenir une estrade politique, un école des bonnes moeurs. Ce serait risible s’il n’y avait, hélas, des précédents. En 2006, le Deutsche Oper s’est interdit de montrer une tête de Mahomet, à côté de Bouddha et Jésus. En 2014 et 2015, une mise en scène de Dialogue des Carmélites a été interdite par la justice, jugements heureusement cassés en appel. Réfuter la liberté du metteur en scène de Carmen en la cadenassant dans un discours moral est non seulement absurde mais aussi contreproductif. Dire qu’il est « inconcevable » de montrer quelque chose au théâtre revient à donner raison aux bigots de toutes sortes qui ne rêvent que de censures et d’interdictions. C’est adopter leur langage, faire nôtre leur pauvre argumentation, céder à une peur obscurantiste, s’interdire le libre-arbitre. Jean-Marc Proust
Les transgressions sont souvent sexuelles (mais pas toujours). En 2012, une mise en scène de La Traviata de Verdi faisait polémique à La Monnaie de Bruxelles : la metteure en scène allemande Andrea Breth souhaitait déployer une réflexion sur les classes dirigeantes et l’hypocrisie sociale contemporaine à travers le livret originel, signé Francesco Maria Piave. Le scandale arrive à l’acte III : la présence d’une enfant entre les mains d’un homme bien plus âgé qu’elle, en pleine scène d’orgie, choque. Une polonaise finale dansée par des cow-boys à moitié nus pour l’opéra Eugène Onéguine, de Tchaïkovski ? C’est la variante que tricotera le metteur en scène Krzysztof Warlikowski en 2007 au Bayerische Staatsoper de Munich à partir du livret Eugène Onéguine. Un livret qui nous vient de la main même du compositeur de l’opéra, dont Warlikowski revendiquera de réinterpréter l’oeuvre à l’aune de l’homosexualité du compositeur russe. Le résultat ? Un Eugène Onéguine, dandy de Saint-Pétersbourg, prenant en duel son ami, le jeune poète Lensky… dans un lit. (…) 2015, un scandale secouera le festival d’Aix-en-Provence. Le metteur en scène autrichien, Martin Kusej, imaginera un Enlèvement au Sérail transposé à l’époque du terrorisme de Daech. Le sérail est devenu un camp djihadiste. Sans censurer totalement l’oeuvre, la direction du festival d’art lyrique contraint le metteur en scène à supprimer deux images, celle d’une décapitation, et celle d’un drapeau de Daech. (…) Mozart djihadiste et Wagner… nazi ? C’est une tarte à la crème, que le metteur en scène Bukhard Kosminski a visiblement prise au pied de la lettre en 2013, à l’opéra de Düsseldorf. Le public, bouleversé, découvrira à la première du Tannhäuser de Bukhard Kosminski une mise en scène brutale : l’intrigue est transposée dans les années 1940. Les personnages du livret écrit par Wagner lui-même, deviennent des bourreaux SS, ou leurs victimes. Rien n’est épargné aux spectateurs : des chanteurs asphyxiés d’un gaz blanc, jusqu’aux croix gammées, en passant par l’exécution d’une famille juive. (…) Des colonnes surmontées de phallus géants en guise de décor, et un Hercule viril à poil le temps d’une scène. Cette mise en scène de l’opéra de Vivaldi par John Pascoe, en 2006, a marqué les esprits. (…) Un hardeur qui traverse la scène, entièrement nu, pour évoquer la luxure du Venusberg, cette montagne mythique où Vénus retient captif le chevalier Tannhäuser ? C’était sous la houlette d’Olivier Py, à Genève en 2005. Sept ans plus tard, le metteur en scène sera à nouveau hué au lever de rideau pour la Première de sa Carmen, de Bizet, à Lyon. (…) La Carmen vue par Olivier Py est donc meneuse de revue ultra sexy – en tenue d’Ève ou en culotte soutien-gorge rouge vif la plupart du temps – d’un cabaret miteux situé dans un faubourg dangereux. (…) Peut-on passer à la trappe les passages les plus pénibles ? Il est rarissime que le Ring de Wagner soit donné dans son intégralité. En proposant une saison, un opéra cherche aussi à faire le plein et les représentations à rallonge sont réputées faire fuir le public. Aux Bouffes du Nord, Peter Brook donnera une Flûte enchantée d’1 heure 15… au lieu des 2 h 30, voire 3 heures habituelles. « Une version resserrée », dit-on pudiquement ? Un écrémage pour gagner en efficacité quitte à y perdre l’esprit originel, contestent plutôt certains puristes. (…) En décembre 2017, à l’opéra Bastille, c’est dans l’espace que le metteur en scène Claus Guth a envoyé La Bohème de Puccini, s’attirant les sifflets et les foudres des puristes. Le texte des deux librettistes Giacosa et Illica est respecté, mais alors que l’action se passe normalement dans le Paris des années 1830, tout se déroule à l’intérieur d’une navette spatiale à la dérive, puis sur une surface lunaire métaphorisant la mort. A Londres, en 2015, au prestigieux Royal Opera House, une mise en scène du Guillaume Tell de Rossini faisait scandale. Parce que le metteur en scène, Damiano Michieletto, avait décidé de transposer l’argument d’Etienne de Jouy dans la Bosnie des années 1990. Mais aussi pour son insoutenable scène de viol au troisième acte : une femme est jetée à terre, traînée, déshabillée, et vingt soldats lui passent sur le corps durant cinq longues minutes. Lors de la première représentation, les sifflets des spectateurs contraignent l’orchestre à s’interrompre un moment. Peter Brook (…) fera certes scandale à ses débuts, en adaptant Salomé à Covent Garden en 1949, mais pas pour des digressions à base de viols collectifs ou de partouzes. Brook avait alors la vingtaine, et le jeune metteur en scène défrayera la chronique pour avoir tout simplement préféré des décors construits aux habituelles toiles peintes de fond de scène. Décors qu’il confiera à Salvador Dali. Chloé Leprince et Hélène Combis-Schlumberger
Tout le monde accuse les femmes, et moi je les excuse De changer d’amour mille fois par jour ; Les uns appellent cela un vice, les autres une habitude, Quant à moi je crois que c’est une nécessité du cœur. Il ne faut pas que l’amant abusé Condamne les autres, mais se reproche sa propre erreur ; Qu’elles soient jeunes ou vieilles, belles ou laides, Répétez avec moi : elles font toutes ainsi. Cosi fan tutte
C’est une Carmen absolument enragée. Il faudrait la bâillonner et mettre un terme à ses coups de hanche effrénés en l’enfermant dans une camisole de force après l’avoir rafraîchie d’un pot à eau versé sur la tête. Critique de l’époque
Ce livret [de Cosi fan tutte] est particulier parce que, soit on le prend d’un côté très bouffe, soit on peut en faire un marivaudage assez cruel… et moi, ce qui m’a intéressé dans ce livret, c’est la brutalité. La brutalité du rapport homme femme, une espèce d’asservissement au désir. Christophe Honoré
Femme forte ou victime broyée par son amant jaloux sous vos applaudissements ? C’est la question que nous renvoie Leo Mascato, qui a carrément pris une liberté inouïe avec le livret originel en inversant la dramaturgie. Loin, très loin de la version de Carmen donnée par Kasper Holten à l’été 2017 au Bregenz Festival, en Autriche, où Don José noyait Carmen sous l’eau de la scène. Jérôme Clément
A l’opéra, même les rôles de femmes réputées fortes se révèlent souvent ambivalents, révélant combien l’époque a pu discréditer la liberté de la femme, et plus encore l’égalité entre les sexes. (…) Au cœur de la polémique Carmen recréée par le Teatro del Maggio Musicale de Florence, le contre-pied radical du metteur en scène, Leo Muscato, qui réinvente le final « parce on ne peut pas applaudir le meurtre d’une femme ». Ce n’est pas Carmen qui meurt, assassinée sur scène par son ancien amant, jaloux, mais Don José qui se fait tirer dessus par l’héroïne. Qui en sortirait grandie, assure l’opéra de Florence pour qui on ne peut plus tolérer de faire acclamer sur scène un féminicide à notre époque. Soit près de 150 ans après la création de Carmen par Bizet. Opéra le plus joué au monde, Carmen avait été créé par Georges Bizet en 1875 à Paris, à l’Opéra-Comique. L’intrigue se passe un demi-siècle plus tôt, à Séville, dans le livret d’Henri Meilhac et Ludovic Halévy qui travaillèrent à partir de la nouvelle de Prosper Mérimée. A l’époque, le final avait fait scandale : faire assassiner une femme volage sur scène au nez et à la barbe du public bon teint de l’Opéra-Comique, réputé “familial”, avait fait des remous. Mais quand on regarde de plus près les archives du journal Le Siècle que France Musique a exhumées l’an dernier, on se rend compte que c’est au moins autant pour sa sensualité échevelée que pour le féminicide que l’on s’indigne dans la société parisienne. (…) Plus d’un siècle plus tard, c’est ce féminicide que l’opéra de Florence cherche à nouveau à dénoncer, à rebours de tout le discours habituel qui tend plutôt à faire passer Carmen la Gitane pour une incarnation de la femme forte. Femme forte ou victime broyée par son amant jaloux sous vos applaudissements ? C’est la question que nous renvoie Leo Mascato, qui a carrément pris une liberté inouïe avec le livret originel en inversant la dramaturgie. Loin, très loin de la version de Carmen donnée par Kasper Holten à l’été 2017 au Bregenz Festival, en Autriche, où Don José noyait Carmen sous l’eau de la scène. L’opéra de Luigi Cherubini, Médée, avait été créé à Paris, au théâtre Feydeau, en 1797 (…) s’inspire (…) de Sénèque et Euripide et réinvente la tragédie grecque sans trop s’en éloigner. L’argument explore en effet les fondements d’une tragédie où la figure de la femme est sacrifiée : trompée par Jason, Médée promet de se venger… et y perd à peu près tout. L’opéra de Cherubini et Hoffman en fait une mère vengeresse qui, bafouée, est prise d’une folie sanguinaire. Elle poignarde ses deux enfants et menace Jason, tandis que brûle le temple auquel elle a mis le feu (…) Figure de femme hystérique et meurtrière finalement réduite à une ombre, le personnage de Médée conférera pourtant à l’opéra du même nom un succès immense : l’accueil de l’oeuvre de Cherubini en Europe est excellent. (…) Chez Wolfgang Amadeus  Mozart, la femme n’est pas toujours une figure aussi forte que la Reine de la Nuit (dans La Flûte enchantée). Entre 1786 et 1790, Mozart livre trois opéras, Les Noces de Figaro, Don Giovanni et Cosi fan tutte. Écrits par un même librettiste, Lorenzo Da Ponte, visiblement décidé à brosser une image peu flatteuse de la femme ! Futile, bavarde et surtout infidèle, la femme est une vraie mégère. Dans Cosi fan Tutte, c’est carrément le titre de l’oeuvre qui nous raconte le propos : “Cosi fan tutte” signifie, littéralement “Elle font toutes ainsi”. C’est-à-dire : tromper leur moitié allègrement. L’opéra est créé en 1790 dans la foulée de Don Giovanni que Joseph II avait trouvé à son goût. (…) L’histoire se passe à Naples au XVIIIe siècle, et développe une histoire de trahison de leurs maris respectifs par deux fiancées volages. L’intrigue donne raison à Don Alfonso, personnage cynique qui promettait de démontrer l’infidélité des femmes. (…) Deux-cent-vingt ans plus tard, c’est Christophe Honoré qui se frottera au monument lyrique, en 2016, avec au festival d’Aix-en-Provence un Cosi fan tutte décentré dans la bonne société expatriée blanche d’Abyssinie. Ecoutez-le évoquer sa lecture de l’opéra de Mozart dans “La Grande table”, le 4 juillet 2016. Pour lui, le propos principal de cet opéra n’est pas tant la frivolité ou l’infidélité, qu’il regarde comme une lecture naïve de ce qu’a fait Mozart, mais plutôt la xénophobie et le rejet de l’autre dont il parle comme “une bêtise profonde, beaucoup plus idéologique”. Chloé Leprince
L’ouvrière Fantine, acculée misérablement à la prostitution, plutôt que de mourir de faim pourrait, en un geste de révolte féminin autant que citoyen, étrangler l’homme Javert de ses deux pauvres mains. Dans la liste de Schindler, Spielberg, sévèrement chapitré, ferait pendre à présent les SS d’Hitler par des juifs en colère. Gilles William Goldnadel
Carmen avait fait scandale en 1875. Enfin, vous n’y pensez pas, à l’opéra-Comique, le théâtre des familles, montrer la mort d’une femme ! Les conservateurs poussaient de grands cris effarouchés.Les conservateurs d’aujourd’hui, les champions de la censure tous azimuts, se recrutent dans les rangs des « progressistes ». Enfin, vous n’y pensez pas ! Montrer aujourd’hui la mort d’une femme, victime de la « violence masculine » ! Transformant de façon radicale la nouvelle de Mérimée, Meilhac et Halévy, les anciens complices d’Offenbach, avaient fait du personnage de Carmen une femme libre qui refuse justement d’être le jouet des hommes. Carmen est prête à tout pour conserver sa liberté, prête à mourir. Et elle agit, bien qu’elle sache que le destin l’attend. Sans la fatalité qui pèse sur son parcours, l’itinéraire de Carmen perd toute signification. Refusant toutes les conventions de son temps, Bizet introduisait le drame dès le prélude et construisait toute sa partition pour aboutir au duo final, point d’orgue étincelant et brutal. Musicalement les choses sont claires, Don José est un être faible et jaloux. Carmen un personnage tellement fort qu’elle n’a même pas besoin de ces grands solos usuellement employé sur la scène lyrique. Faire tuer José par Carmen c’est tout simplement n’avoir rien compris à l’œuvre. Elle endosse le rôle de Don José : un pauvre type qui n’a d’autre argument que le coup de couteau. Ne pas faire mourir Carmen c’est aussi aller contre la musique. (…) Tout le monde sait cela (…) sauf les metteurs en scène qui ne comprennent rien à la musique et qui confondent l’opéra et le théâtre. Pour eux, les « textes » ne sont que des « prétextes » à imposer la « bonne parole » au public. (…) Ils ne comprennent même pas que c’est la musique qui vient en premier à l’opéra et qu’on ne peut modifier arbitrairement un texte sans incidence sur la musique construite sur ce texte. Gérard-Michel Thermeau

Tarantinisation ou coranisation ?

En ce monde étrange d’idées chrétiennes devenues folles

Où, politiquement correct oblige, on déboulonne les statues, débaptise les rues ou élimine les croix chrétiennes qui fâchent …

Tout en se refusant à reconnaitre que l’antisémitisme des masses musulmanes qui déferlent actuellement dans nos rues …

Est le même que celui qui, sous prétexte d’occupation, assassine depuis des décennies les citoyens israéliens …

Comment ne pas voir …

La dernière lubie et l’énorme contresens d’un metteur en scène en panne de nouveauté

Qui pour dénoncer, à la Tarantino, la « violence masculine » contre les femmes …

En arrive à rien de moins que de transformer la victime en bourreau …

Abolissant du coup, sans compter le droit moral de l’auteur, 2 000 ans de tradition et d’acquis de la culture occidentale …

Fondés justement sur la révélation de la victimisation d’un parfait innocent …

Qui contrairement à la version coranique faisant de sa mort un faux-semblant …

Assume jusqu’à son ultime prix le choix de la non-violence ?

Carmen censuré à Florence

Aujourd’hui, on réécrit les œuvres du passé, comme Carmen de Bizet, pour satisfaire les fantaisies idéologiques des nouveaux moralistes

Gérard-Michel Thermeau

Contrepoints

10 janvier 2018

Aujourd’hui comme hier, Carmen offusque les bien-pensants.

Carmen avait fait scandale en 1875.

Enfin, vous n’y pensez pas, à l’opéra-Comique, le théâtre des familles, montrer la mort d’une femme ! Les conservateurs poussaient de grands cris effarouchés.

Les conservateurs d’aujourd’hui, les champions de la censure tous azimuts, se recrutent dans les rangs des « progressistes ».

Enfin, vous n’y pensez pas ! Montrer aujourd’hui la mort d’une femme, victime de la « violence masculine » !

Ainsi en ont décidé, de concert, le vertueux directeur et le non moins vertueux metteur en scène, Léo Muscato, au Teatro del Maggio (Florence) applaudis des deux mains par l’encore plus vertueux Olivier Py, qui avait déjà sauvé Carmen d’une mort affreuse, à Lyon, en 2012.

Une remarquable incompréhension

Comment peut-on être tombé aussi bas dans la bêtise crasse et l’incompréhension ?

Transformant de façon radicale la nouvelle de Mérimée, Meilhac et Halévy, les anciens complices d’Offenbach, avaient fait du personnage de Carmen une femme libre qui refuse justement d’être le jouet des hommes.

Carmen est prête à tout pour conserver sa liberté, prête à mourir. Et elle agit, bien qu’elle sache que le destin l’attend. Sans la fatalité qui pèse sur son parcours, l’itinéraire de Carmen perd toute signification.

Refusant toutes les conventions de son temps, Bizet introduisait le drame dès le prélude et construisait toute sa partition pour aboutir au duo final, point d’orgue étincelant et brutal. Musicalement les choses sont claires, Don José est un être faible et jaloux. Carmen un personnage tellement fort qu’elle n’a même pas besoin de ces grands solos usuellement employé sur la scène lyrique.

Faire tuer José par Carmen c’est tout simplement n’avoir rien compris à l’œuvre.

Et Carmen dans tout ça ?

Que devient Carmen ? Elle endosse le rôle de Don José : un pauvre type qui n’a d’autre argument que le coup de couteau.

Pardon, le couteau c’est trop sanguinolent pour notre metteur en scène soucieux d’éviter les éclaboussures.

Ne pas faire mourir Carmen c’est aussi aller contre la musique. C’est diminuer, affadir le personnage de Carmen, tomber dans la banalité.

Tout le monde sait cela.

Tout le monde, bien sûr, sauf les metteurs en scène « conscientisés » qui veulent le bonheur des femmes malgré elles.

Tout le monde, bien sûr, sauf les metteurs en scène qui ne comprennent rien à la musique et qui confondent l’opéra et le théâtre. Pour eux, les « textes » ne sont que des « prétextes » à imposer la « bonne parole » au public.

Des violences conjugales ?

Ils ne comprennent même pas que c’est la musique qui vient en premier à l’opéra et qu’on ne peut modifier arbitrairement un texte sans incidence sur la musique construite sur ce texte.

Pour tout dire, notre bon metteur en scène voit dans la relation entre Carmen et Don José un foyer où « sévissent les violences conjugales ».

Misère et désolation !

À quoi ont donc servi les efforts de Bizet pour transcender une intrigue sordide et donner aux personnages des « habits de lumière » pour reprendre l’heureuse expression de Piotr Kaminski ?1

Mais baste.

La réécriture des chefs-d’œuvre du passé est entamée depuis un certain temps déjà.

Bienvenu dans le « meilleur des mondes » ou 1984. C’est au choix.

Big Mother is watching you.

Voir aussi:

Gilles-William Goldnadel : «Ce n’est pas seulement Bizet qu’on assassin
Gilles William Goldnadel
Le Figaro

08/01/2018

FIGAROVOX/CHRONIQUE – Gilles-William Goldnadel revient cette semaine sur la réécriture de Carmen par Léo Muscato. Il y voit la marque d’un révisionnisme culturel importé tout droit des États-Unis. La culture de progrès s’arroge désormais tous les droits.

Gilles-William Goldnadel est avocat et essayiste. Il est président de l’association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l’actualité pour FigaroVox.

Merveilleuse nouvelle pour les femmes, mais moins bonne pour leurs porcs: Carmen ne meurt plus assassinée, car elle donne la mort au postfranquiste Don José.
Par décret directorial du théâtre de Florence, le metteur en scène Léo Muscato a décidé de modifier la fin tragique de la belle cigarettière gitane.

En effet, selon le directeur directif et de progrès du Teatro del Maggio: «à notre époque, marquée par le fléau des violences faites aux femmes, il est inconcevable qu’on applaudisse le meurtre de l’une d’elles».

La même hystérie vengeresse s’est abattue sur le pays à partir de l’affaire hollywoodienne et ses frasques weinsteiniennes.
Je passe, hebdomadairement, mon temps à écrire assez invariablement dans ces colonnes que l’époque est dangereusement névrotique. Depuis la rentrée de septembre et les hystéries électroniques venues de l’Atlantique, je décris désormais un effet d’emballement.

Les émeutes estivales de Charleville et les destructions de statues de généraux sudistes ont traversé l’océan et fait des émules jusque dans Paris où l’on a exigé la mise à bas des suppôts d’esclavagistes Colbert et Dugommier.

La même hystérie vengeresse s’est abattue sur le pays à partir de l’affaire hollywoodienne et ses frasques weinsteiniennes. Non seulement un porc français est publiquement balancé chaque semaine par-dessus bord, mais plus gravement, le discours public est révisé et sévèrement corrigé.

C’est dans ce cadre rien moins que rationnel que j’ai été conduit à plaindre avant les fêtes le sort réservé à un humoriste du nom de Tex, congédié comme un malpropre – et dans l’indifférence – par le service public audiovisuel pour avoir osé faire de l’humour noir sur une femme imaginaire, l’œil au beurre assorti.

Pour ceux qui viendraient à douter de ce que la tragi-comédie de Carmen se situerait dans ce strict cadre révisionniste, la lecture d’un article sans état d’âme publié ce 5 janvier de l’an nouveau sur le site de France Culture est riche d’enseignements. Notamment, les déclarations approbatrices d’Olivier Py qui, comme chacun sait, siège comme un pape de la culture de progrès en Avignon.

À la question, effectivement assez pertinente, peut-on changer la fin d’un opéra datant du XIXe siècle? l’homme qui se vante d’avoir déjà réglé son compte à Don José dans une adaptation pour l’opéra de Lyon en 2012, répond doctement: «dans la version que j’ai faite à l’opéra de Lyon, Carmen ne mourait pas non plus, elle se relevait et partait, comme si le geste de Don José n’avait pas été un geste mortel, elle l’abandonnait à son sort.»

Puis ce décret moralisant pour l’avenir: «je pense qu’il y a dans certains opéras du XIXe, une manière de traiter les personnages féminins, qui, dans certains cas, n’est plus acceptable aujourd’hui. Je peux donc comprendre que l’on propose une autre fin»

Pour persuader encore le sceptique que l’œuvre de révision féministe radicalement engagée est à relier indissociablement au gauchisme culturel de toujours, celui-ci sera sans doute édifié d’apprendre que Léo Moscato à Florence, tout à son ardent désir modificateur, a également transposé le récit dans un camp de Roms des années 80 occupé illégalement par des forces de l’ordre en tenues antiémeutes: «Carmen, qui travaille dans une manufacture de cigarettes voisine du camp, est soumise aux coups de matraque répétés de Don José, un policier irascible et violent» (le Monde du 5 janvier).

Halte là! On ne passe plus les gitanes à tabac. Seulement les policiers.

À coups répétés de boutoir, la bêtise idéologique hystérique, en majesté médiatique, est en train de rendre fou, à lier, l’univers intellectuel et culturel occidental.
Ainsi, en prononçant la peine de mort contre Don José, l’homme de théâtre de progrès ne supprime pas seulement un mâle espagnol trop dominant, mais aussi un flic fascisant.

En collaborateur zélé des démiurges de progrès qui veulent désormais réviser la culture aujourd’hui inacceptable d’un passé dépassé, je propose avec empressement les modifications suivantes:

L’ouvrière Fantine, acculée misérablement à la prostitution, plutôt que de mourir de faim pourrait, en un geste de révolte féminin autant que citoyen, étrangler l’homme Javert de ses deux pauvres mains.

Dans la liste de Schindler, Spielberg, sévèrement chapitré, ferait pendre à présent les SS d’Hitler par des juifs en colère.

Je propose, encore plus définitivement, qu’à la fin, ce soit le méchant qui meurt. Donc l’homme, le policier, plutôt européen.

De manière plus générale, je suggère que l’on impose moralement pour tous les-crèves-la-faim, une meilleure fin.

Mais, trêve de persiflage. À coups répétés de boutoir, la bêtise idéologique hystérique, en majesté médiatique, est en train de rendre fou, à lier, l’univers intellectuel et culturel occidental.

Ce n’est pas seulement Bizet qu’on assassine, c’est tout simplement la raison.

Voir également:

Laissez Carmen tuer Don José (mais sans nous prendre pour des crétins)

Scandale à l’opéra de Florence: dans la mise en scène de Leo Muscato, Carmen ne succombe pas aux coups de Don José, mais se défend et l’abat. Pourquoi? Parce qu’on ne pourrait plus aujourd’hui applaudir le meurtre d’une femme. L’idée est excellente, sa justification consternante.

Jean-Marc Proust

Ce n’est pas la première ni la dernière fois que l’opéra tente de sortir du formol en s’offrant une petite polémique, sur fond de mise en scène peu conventionnelle. Précisons d’abord qu’à l’opéra, tout est convention: le nœud papillon, le duo d’amour, cette idée géniale et impossible que si tout le monde chante ensemble, on s’entend quand même, l’entracte et son champagne obligatoire, jusqu’aux choristes qui annoncent pendant dix minutes qu’ils s’en vont et restent sur place en tapant du pied. Modifiez une de ces conventions et vous trouverez toujours deux ou trois pisse-vinaigre pour crier aussi fort que la Malibran que c’est leurs souvenirs qu’on assassine.

En 2017, «on ne peut pas applaudir le meurtre d’une femme»

À Florence (Teatro del Maggio) donc, où la saison ne brille guère par l’originalité (standards de Bellini, Donizetti, Rossini, Verdi, Puccini et, donc, Carmen), on s’autorise une sortie de route savamment orchestrée.

Le metteur en scène Leo Muscato dit avoir réécrit le final «parce qu’on ne peut pas applaudir le meurtre d’une femme».

«L’idée m’a été suggérée par le directeur du théâtre qui voulait que je trouve un moyen pour ne pas faire mourir Carmen», a-t-il expliqué, ajoutant que le directeur estimait «qu’à notre époque marquée par le fléau des violences faites aux femmes, il est inconcevable qu’on applaudisse le meurtre de l’une d’elles».

Aussitôt, le petit monde de l’opéra, tout comme ceux qui n’y foutent jamais les pieds, s’empare du sujet. Il y a les pour et les contre, c’est aussi simpliste qu’un air de ténor. L’opéra, on l’aime aussi pour ça: en gros, un type change la fin de Carmen et c’est comme s’il avait brûlé la Bibliothèque nationale et infligé à Georges Bizet un deuxième infarctus. Preuve s’il en était besoin que l’opéra est d’abord un musée où le public se précipite pour admirer La Joconde et détourne le regard lorsque Duchamp lui ajoute une moustache.

Moderniser les oeuvres pour un public épris de tradition

Ce qui explique, à Florence comme ailleurs, que le théâtre lyrique tente souvent de se moderniser contre son public. Celui-ci préfère invariablement Les Noces de Figaro et Carmen à une œuvre de Janáček (hein, quoi?) ou de Berg (qui ça?) et sèche assidûment les créations contemporaines, dont les places sont régulièrement bradées. Raffolant du répertoire, ce public est, par essence, conservateur. Quiconque, dans une carrière de spectateur, a vu dix ou quinze fois Don Giovanni en a une idée assez précise et n’aime pas trop être bousculé dans ses certitudes. C’est humain: on se fiche bien de savoir, quand on est plutôt vieux et friqué, si le public se renouvelle et se diversifie –ce que tentent de faire vaillamment la plupart des théâtres. On veut sa Bohème dans un atelier d’artiste où on se les pèle, point barre.

Or, dans un monde multiculturel et métissé, cet entre-soi a quelque chose d’anachronique, voire de problématique parce que l’opéra coûte cher et dépend très largement de subventions publiques. Aussi l’institution donne-t-elle des gages. L’opéra est un contributeur net à l’économie locale, assure-t-on. Son public se renouvelle, se rajeunit, il ne serait pas si vieux, et il est vrai qu’on y envoie souvent des hordes de collégiens qui gloussent sous les «chuuuut !» indignés des abonnés.

Le metteur en scène doit être sifflé pour exister

C’est dans ce contexte que s’inscrit un vaste mouvement de «dépoussiérage» des œuvres, sous l’impulsion de metteurs en scène venus du théâtre. Avec, à la clef, de vifs mécontentements. Le scandale le plus connu est celui du Ring de Patrice Chéreau, qui dressa contre le jeune metteur en scène français un public de wagnériens farouchement conservateurs, jusqu’à la xénophobie. Dans les années 1980, Peter Sellars défraya la chronique en transposant Mozart dans le ghetto noir de Harlem: Don Giovanni, noir, mangeant des hamburgers, se shootant à l’héro, vous n’y songez pas! Fort heureusement, c’était à Bobigny. Les théâtres allemands, belges, nééerlandais prirent l’habitude de ce que l’on nomme parfois le RegieTheater (théâtre du metteur en scène).

Quelques années plus tard, avec Gérard Mortier, l’Opéra de Paris s’ouvrit à son tour à l’impensable. Et son public adora huer les metteurs en scène, qui y trouvèrent une forme de reconnaissance. Comme le plasticien du début du XXe siècle, le metteur en scène doit être sifflé pour exister. Bref, tout le monde aime le scandale, les dirigeants des théâtres aussi parce que «l’important, c’est qu’on en parle». C’est le minimum syndical que faisait joyeusement observer Lambert Wilson en 2006: «C’est la moindre des choses que des gens soient offusqués!»  

Le scandale devient une norme

Le mini scandale florentin est donc bien la moindre des choses que l’opéra doit à son public. Un quart d’heure de gloire lyrique. Exister dans le brouhaha. Ce n’est pas si facile car les mises en scène sulfureuses, ici recensées par France musique, sont en train de devenir un marronnier de la critique musicale: des nazis comme s’il en pleuvait, des coïts par-ci, un viol par-là et, bien sûr, des figurants à poil.

Le talent des metteurs en scène n’est pas en cause. Après tout, trouver des idées neuves lorsqu’une œuvre a été déjà montrée des milliers de fois n’est pas chose aisée. Souvent, le résultat est stimulant. Mais, peu à peu, se glisse insidieusement un déplaisant arrière-goût de marketing dans cette surenchère à la provocation et au détournement. À l’image de l’annonce de l’arrivée de Calixto Bieito à l’Opéra de Paris: «Celui par qui arrive le scandale Lisez: celui dont on espère le scandale. À Florence, c’est exactement ce qui est en jeu. Faire oublier qu’on programme une oeuvre archi-connue pour satisfaire son public (conservatisme) et en faire un triple salto de l’innovation bien pensante.

Une belle idée théâtrale noyée dans un déluge de bons sentiments

Que Carmen refuse de se faire tuer (et c’est souvent dans une pulsion suicidaire) par Don José mais lui résiste et l’abatte, pourquoi pas? Certes, le livret ne dit pas cela. Mais cette vision s’apparente à un véritable coup de théâtre. On applaudit.

Et ensuite?

Ensuite, on s’en fout. Mais alors complètement. Le metteur en scène a quelques représentations pour se faire applaudir (10% de chances) ou huer (90%). Sa mise en scène fera date (10% de chances) ou sera oubliée (90%). Et s’il pense que Carmen peut tuer Don José, pourquoi pas? De fait, Carmen, qui jouit sans entrave, est une des rares héroïnes d’opéra à refuser la soumission qu’impose l’opéra, cette Défaite des femmes, comme l’expliqua Catherine Clément.

Ainsi, Carmen tuera Don José. Excellente idée, qui nous bouscule en nous faisant découvrir dans l’œuvre des éléments que nous n’avions pas perçus, qui n’y sont peut-être pas mais pourraient y être, en tirant du livret une interprétation nouvelle, en modifiant la psychologie d’un personnage qu’on croyait définitivement acquise. Demain, si des metteurs en scène l’imaginent, on pourra aussi applaudir Carmen puritaine, lesbienne, vegan, flic, fabriquant des cigarettes électroniques, couchant avec Prosper Mérimée ou Georges Bizet, ou les deux à la fois, puis les tuant ensuite, déguisée en mante religieuse, présidente des États-Unis ou journaliste à L’Écho des Tziganes. La liberté théâtrale est celle-ci: la vérité d’un instant, la force d’une transposition, le génie d’une situation. Ça peut être sublime –c’est parfois raté– mais ça vit.

Il est malheureusement regrettable qu’à Florence, ce geste s’accompagne d’un discours lénifiant et contreproductif.

Le politiquement correct, un catéchisme incompatible avec le théâtre

Il ne s’agirait pas d’une audace artistique mais d’une soumission à l’air du temps. On ne pourrait plus applaudir (donc montrer) le meurtre d’une femme aujourd’hui. Cet argument laisse pantois. Qui peut croire qu’en cachant un meurtre, celui-ci n’existe pas? Lorsque la violence faite aux femmes s’impose chaque jour dans le débat public, elle ne devrait plus être visible sur scène? L’opéra cesserait d’être un plateau pour devenir une estrade politique, un école des bonnes moeurs. Ce serait risible s’il n’y avait, hélas, des précédents. En 2006, le Deutsche Oper s’est interdit de montrer une tête de Mahomet, à côté de Bouddha et Jésus. En 2014 et 2015, une mise en scène de Dialogue des Carmélites a été interdite par la justice, jugements heureusement cassés en appel.

Réfuter la liberté du metteur en scène de Carmen en la cadenassant dans un discours moral est non seulement absurde mais aussi contreproductif. Dire qu’il est « inconcevable » de montrer quelque chose au théâtre revient à donner raison aux bigots de toutes sortes qui ne rêvent que de censures et d’interdictions. C’est adopter leur langage, faire nôtre leur pauvre argumentation, céder à une peur obscurantiste, s’interdire le libre-arbitre.

Répétons-le: la liberté du metteur en scène doit être totale. Il peut tout inventer, imaginer, réécrire et tant pis pour les puristes. Mais nuancer, abriter, justifier un détournement parce que c’est politiquement correct, non, mille fois non. Si l’art n’est plus subversif, il ne dit plus rien, il s’engonce dans l’académisme. Il n’est donc pas du tout  inconcevable qu’on applaudisse le «meurtre» d’une femme, de même qu’il parfaitement «concevable» d’applaudir qu’elle se défende et tue son agresseur. On n’applaudit pas un meurtre, mais un spectacle. Et si celui-ci nous fait réfléchir, tant mieux. Mais qu’il nous interdise à l’avance et avec moult précautions, cette réflexion, en nous disant ce qu’il faut penser, et tout le monde aura envie de vomir ce catéchisme de bien-pensance.

Si le théâtre «ne peut pas», il meurt

Est-ce trop demander que de faire confiance au public? Il peut tout entendre, tout voir, tout comprendre: c’est du théâtre. Et Œdipe? On peut réinventer Sophocle, rêver que son anti-héros couche avec papa et tue maman, on peut imaginer Œdipe tombant enceint et Jocaste avortant, et cela dirait bien notre époque, mais on ne peut pas concevoir un programme nous disant: «nous avons renoncé à montrer un inceste parce que vraiment c’est pas bien, l’inceste, vous voyez». Et je veux bien qu’Agamemnon et Clytemnestre règlent leurs différends chez le juge aux affaires familiales tandis qu’Hélène et Ménélas se réconcilient grâce à un sexologue… sauf si un artiste bigot m’explique que le mariage est un lien sacré qu’il faut préserver à tout prix.

Dans ce formol de gentillesse, que deviendraient nos passions, notre petite catharsis?

Dire qu’au théâtre «on ne peut pas» est une impasse. Une mort programmée. Il faut imaginer, pas s’interdire, pas s’autocensurer. Le théâtre n’est pas là pour nous arranger mais pour déranger. Carmen poignardant Don José peut irriter, choquer, séduire, amuser, mais dit quelque chose de l’œuvre dans le monde d’aujourd’hui. C’est une belle et bonne idée de théâtre. Malheureusement gâchée par un discours lénifiant, une explication de texte qui l’aseptise. Avec de tels discours, l’opéra croit sortir du formol, alors qu’il s’y enfonce.

Mais ne soyons pas naïfs. À l’opéra de Florence, on sait tout cela. Faute de faire entendre un opéra rare, il fallait imaginer un plan média pour cette énième production de Carmen. Dépêches AFP, Reuters, grands quotidiens, radios… Las! Nous sommes tous tombés dans le piège d’un bon plan marketing.

 Voir de plus:

Violences faites aux femmes : un opéra florentin réécrit « Carmen »

Dans cette version, « parce qu’on ne peut pas applaudir le meurtre d’une femme », la célèbre héroïne de Bizet n’est pas assassinée par Don José.

Source AFP

Le Point
 

Cette archive avait été diffusée sur France Culture le 15 novembre 2017, dans l’émission “Le Réveil culturel”, alors que le film Médée de Pasolini était réédité chez Carlotta. Ecoutez la philosophe Marie-José Mondzain éclairer la manière dont le cinéaste italien avait recréé à sa manière le mythe de Médée dans “ce film énigmatique et compliqué” pour dénoncer l’écrasement du sous-prolétariat.
Sur le tournage, Maria Callas en avait même perdu sa voix : la Médée que vous entendez n’est pas elle mais sa doublure voix ! En revanche, lorsque vous entendez crier Médée à l’écran, c’est bien elle : la Callas avait tenu à se passer de doublure pour les cris (…)

3. Mozart entre marivaudage sexiste et violence idéologique

Chez Wolfgang Amadeus  Mozart, la femme n’est pas toujours une figure aussi forte que la Reine de la Nuit (dans La Flûte enchantée). Entre 1786 et 1790, Mozart livre trois opéras, Les Noces de Figaro, Don Giovanni et Cosi fan tutte. Écrits par un même librettiste, Lorenzo Da Ponte, visiblement décidé à brosser une image peu flatteuse de la femme ! Futile, bavarde et surtout infidèle, la femme est une vraie mégère. Dans Cosi fan Tutte, c’est carrément le titre de l’oeuvre qui nous raconte le propos : “Cosi fan tutte” signifie, littéralement “Elle font toutes ainsi”. C’est-à-dire : tromper leur moitié allègrement.
L’opéra est créé en 1790 dans la foulée de Don Giovanni que Joseph II avait trouvé à son goût. Le monarque Habsbourg encourage alors Mozart à poursuivre avec cet opéra-bouffe en deux actes. L’affaire ne traîne pas : en un mois, Mozart et Lorenzo Da Ponte créent livret et partition. L’histoire se passe à Naples au XVIIIe siècle, et développe une histoire de trahison de leurs maris respectifs par deux fiancées volages. L’intrigue donne raison à Don Alfonso, personnage cynique qui promettait de démontrer l’infidélité des femmes. Et le même Don Alfonso de conclure, à l’issue du spectacle, sur un air célèbre qui donne son titre à tout l’opéra :

Tout le monde accuse les femmes, et moi je les excuse

De changer d’amour mille fois par jour ;

Les uns appellent cela un vice, les autres une habitude,

Quant à moi je crois que c’est une nécessité du cœur.

Il ne faut pas que l’amant abusé

Condamne les autres, mais se reproche sa propre erreur ;

Qu’elles soient jeunes ou vieilles, belles ou laides,

Répétez avec moi : elles font toutes ainsi (« Cosi fan tutte »)

Deux-cent-vingt ans plus tard, c’est Christophe Honoré qui se frottera au monument lyrique, en 2016, avec au festival d’Aix-en-Provence un Cosi fan tutte décentré dans la bonne société expatriée blanche d’Abyssinie. Ecoutez-le évoquer sa lecture de l’opéra de Mozart dans “La Grande table”, le 4 juillet 2016. Pour lui, le propos principal de cet opéra n’est pas tant la frivolité ou l’infidélité, qu’il regarde comme une lecture naïve de ce qu’a fait Mozart, mais plutôt la xénophobie et le rejet de l’autre dont il parle comme “une bêtise profonde, beaucoup plus idéologique” :

Ce livret est particulier parce que, soit on le prend d’un côté très bouffe, soit on peut en faire un marivaudage assez cruel… et moi, ce qui m’a intéressé dans ce livret, c’est la brutalité. La brutalité du rapport homme femme, une espèce d’asservissement au désir.

 Voir de plus:

Changer la fin « Carmen » de Georges Bizet ? Cette version donnée à l’opéra Florence a fait scandale parce qu’elle entrave le droit moral de l’auteur. Mais encore faut-il réussir à le prouver. Retour sur la liberté qu’on a le droit de prendre vis-à-vis d’une oeuvre lyrique… et ses limites.

En commandant au metteur en scène Leo Muscato une Carmen iconoclaste, le teatro del Maggio Musicale de Florence savait qu’il ferait polémique : le cahier des charges était provocateur puisqu’il s’agissait rien moins qu’inverser la fin de l’intrigue et faire assassiner Don José, l’amant jaloux, à la place de Carmen.

Pour l’opéra toscan, il s’agit de prendre en compte la question de la violence faite aux femmes. Quitte à en passer par cette modification substantielle du répertoire. Car changer la fin de l’histoire revient à bouleverser en profondeur le livret signé Henri Meilhac et Ludovic Halévy, qui livrèrent à Bizet leur adaptation d’une nouvelle de Prosper Mérimée en 1870. Certes, le livret, comme la partition de l’opéra, sont tombés dans le domaine public de longue date : en France, le délai est de 70 ans après la mort de l’auteur (contre 50, par exemple, au Québec). Pourtant, ce n’est pas parce que Georges Bizet est mort en 1875 qu’on peut faire ce qu’on veut de son opéra le plus célèbre (comme des autres, d’ailleurs).

En effet, l’adaptation d’une oeuvre pose moins le problème des droits d’auteur (qui touche les dividendes sur l’exploitation d’une oeuvre) que la question du droit moral : jusqu’où a-t-on le droit d’aller avec l’opéra qu’il nous a légué ? Dans les faits, ce droit moral, qui doit garantir qu’on respecte bien la volonté de l’auteur, entre en conflit avec un autre principe de droit : la liberté de création artistique, corollaire de la liberté d’expression.

C’est la tension entre ces deux pierres angulaires du droit, et la façon dont les tribunaux tranchent le cas échéant, qui explique que certaines adaptations soient interdites… et d’autres, non.

Pour Emmanuel Pierrat, avocat spécialiste de la propriété intellectuelle et des questions artistiques, le droit moral existe dans la quasi totalité des pays du monde, qui ont en fait calqué leur législation sur la tradition juridique française. Seuls les Etats-Unis y dérogent, il n’y a pas de droit moral outre-Atlantique. Cette tradition française est ancienne : c’est un très vieux principe du droit français, puisque le droit moral trouve ses origines au XVIIIe siècle. Mais il dépend de la démonstration que feront devant les tribunaux ceux qui l’invoquent. Explications en quelques cas pratiques.

1 -Peut-on faire faire n’importe quoi aux personnages ?

Les transgressions sont souvent sexuelles (mais pas toujours). En 2012, une mise en scène de La Traviata de Verdi faisait polémique à La Monnaie de Bruxelles : la metteure en scène allemande Andrea Breth souhaitait déployer une réflexion sur les classes dirigeantes et l’hypocrisie sociale contemporaine à travers le livret originel, signé Francesco Maria Piave. Le scandale arrive à l’acte III : la présence d’une enfant entre les mains d’un homme bien plus âgé qu’elle, en pleine scène d’orgie, choque.

Une polonaise finale dansée par des cow-boys à moitié nus pour l’opéra Eugène Onéguine, de Tchaïkovski ? C’est la variante que tricotera le metteur en scène Krzysztof Warlikowski en 2007 au Bayerische Staatsoper de Munich à partir du livret Eugène Onéguine. Un livret qui nous vient de la main même du compositeur de l’opéra, dont Warlikowski revendiquera de réinterpréter l’oeuvre à l’aune de l’homosexualité du compositeur russe. Le résultat ? Un Eugène Onéguine, dandy de Saint-Pétersbourg, prenant en duel son ami, le jeune poète Lensky… dans un lit.

Sacrilège ? Si rien ne permet de prouver que l’auteur a explicitement écrit qu’il était hostile à une adaptation de l’intrigue, le droit moral ne peut pas être invoqué pour interdire une adaptation ultérieure de son oeuvre. Il revient donc à l’avocat des ayants droit de montrer que l’auteur a laissé des traces montrant qu’il était défavorable. En aucun cas, le tribunal pourra arguer uniquement des « bonnes mœurs » et prêter un refus flou à l’auteur pour faire interdire la pièce. Il faut une trace sans ambiguïté, qu’elle soit publique ou pas.

Ce sera le cas, par exemple, de Victor Hugo qui s’était démarqué d’Alexandre Dumas, son contemporain et ami : alors que Dumas multipliait les suites à ses œuvres, Hugo avait clairement signifié qu’il désapprouvait le procédé. Dans la préface à Notre Dame de Paris, Victor Hugo réclame :

Ni greffon ni soudure.

Devant le juge, Emmanuel Pierrat se saisira (avec succès) de cette préface lorsque les héritiers de Victor Hugo le solliciteront pour faire interdire une suite aux Misérables à laquelle travaillait Plon, il y a quelques années. Si Tchaïkovsky était notoirement connu pour son homophobie, ou si Verdi avait laissé des écrits permettant de sécuriser l’interprétation de son oeuvre, un avocat aurait pu demander à faire interdire ces versions données à Münich ou à Bruxelles. En droit, le ministère public pourrait même prendre l’initiative d’une procédure devant les tribunaux. Mais dans les faits, il est plus fréquent que les procureurs s’en dispensent.

En 2015, la cour d’Appel de Paris avait condamné au nom du droit moral la version du Dialogue des Carmélites, de Francis Poulenc, sur un texte de Georges Bernanos, pour avoir modifié substantiellement l’intrigue. Sous l’oeil du metteur en scène Dmitri Tcherniakov, en 2010 à l’opéra de Bavière, Blanche sauvait les carmélites pour ensuite, se suicider. Sans que Bernanos ou Poulenc n’y aient songé. Une « contradiction totale avec l’espérance, composante cardinale du christianisme », ont alors plaidé les ayants droit. Deux ans plus tard, en juin 2017, La Cour de cassation autorisera finalement cette version du Dialogue des carmélites, arguant que la décision de la cour d’appel violait la liberté de création. Une décision complexe, comme le rappelait alors Telerama :

Dans son arrêt du 22 juin, la Cour de cassation considère d’abord qu’en reconnaissant que « la mise en scène litigieuse ne modifiait ni les dialogues, absents dans cette partie des œuvres préexistantes, ni la musique », et en concluant néanmoins que « loin d’être l’expression d’une interprétation des œuvres des auteurs, elle en modifie la signification et en dénature l’esprit », la cour d’appel de Paris « n’a pas tiré les conséquences légales de ses propres constatations et a violé l’article sus-visé [l’article L.113-4 du code de la propriété intellectuelle, NDLR] ».

2 – Peut-on transformer un opéra en une ode hitlérienne ?

2015, un scandale secouera le festival d’Aix-en-Provence. Le metteur en scène autrichien, Martin Kusej, imaginera un Enlèvement au Sérail transposé à l’époque du terrorisme de Daech. Le sérail est devenu un camp djihadiste. Sans censurer totalement l’oeuvre, la direction du festival d’art lyrique contraint le metteur en scène à supprimer deux images, celle d’une décapitation, et celle d’un drapeau de Daech. Et exprime sa désapprobation par la voix de son directeur, Bernard Foccroulle :

Je ne pense pas que l’on puisse aujourd’hui utiliser l’opéra de Mozart pour un message qui est exactement l’inverse de ce que Mozart a voulu dire c’est-à-dire que même dans la civilisation opposée, il y a en fait la même humanité partagée.

Mozart djihadiste et Wagner… nazi ? C’est une tarte à la crème, que le metteur en scène Bukhard Kosminski a visiblement prise au pied de la lettre en 2013, à l’opéra de Düsseldorf. Le public, bouleversé, découvrira à la première du Tannhäuser de Bukhard Kosminski une mise en scène brutale : l’intrigue est transposée dans les années 1940. Les personnages du livret écrit par Wagner lui-même, deviennent des bourreaux SS, ou leurs victimes. Rien n’est épargné aux spectateurs : des chanteurs asphyxiés d’un gaz blanc, jusqu’aux croix gammées, en passant par l’exécution d’une famille juive. La première de cette mise en scène sera aussi la dernière. Le metteur en scène refusant d’amender sa création, l’opéra est transformé de force en version concert, et la mise en scène supprimée, tandis que l’opéra de Düsseldorf tente de se justifier sur son site au lendemain du scandale :

C’est avec la plus grande stupeur que nous constatons que certaines scènes, en particulier les scènes très réalistes d’exécution, ont provoqué chez de nombreux spectateurs une réaction visiblement trop importante sur le plan tant physique que psychique, qui les a conduit à consulter un médecin.

Après cette version SS du Tannhaüser, aucune plainte ne sera déposée en Allemagne et les représentants de la communauté juive, tout en déplorant le « mauvais goût » de Kosminski n’exigeront pas son interdiction. S’ils l’avaient fait, l’avocat de l’opéra de Düsseldorf aurait eu à prouver que, bien que d’un antisémitisme notoire, Richard Wagner n’avait finalement rien à voir avec l’Holocauste. Une ligne de crête qui correspond à ce que Me Pierrat décrit lorsqu’il explique que le tribunal, dans ces affaires de droit moral, doit vraiment faire « de la dentelle« .

Qui n’a dit mot consent, certes, mais tout est souvent question d’interprétation fine en la matière. Le même Hugo, par exemple, n’avait rien dit de l’hypothèse, tout à fait anachronique, de l’adaptation de Notre-Dame de Paris sous forme de dessin animé. Ça donnera Le Bossu de Notre-Dame par Disney, mais Emmanuel Pierrat et Pierre Hugo, l’héritier, obligeront les studios Disney à indiquer dans le générique qu’il s’agit d’une adaptation libre et qu’une oeuvre de Victor Hugo préexistait par ailleurs.

En revanche, les mêmes n’ont pas fait interdire les comédies musicales inspirées de l’oeuvre de Hugo : l’écrivain, dans les traces qu’il a laissées, montre un goût pour l’opéra comique, à son époque. Et Me Pierrat a considéré qu’on pouvait estimer que la comédie musicale était au XXIe siècle ce que l’opéra comique était au XIXe.

3 – Peut-on mettre tout le monde à poil (quand aucune didascalie ne le suggère) ?

Des colonnes surmontées de phallus géants en guise de décor, et un Hercule viril à poil le temps d’une scène. Cette mise en scène de l’opéra de Vivaldi par John Pascoe, en 2006, a marqué les esprits. A la décharge de Pascoe, rappelons que lors de sa création à Rome, cet opéra ne fut joué que par des hommes, et des castrats pour les rôles féminins : la loi pontificale interdisait la présence de femmes sur les planches.

Un hardeur qui traverse la scène, entièrement nu, pour évoquer la luxure du Venusberg, cette montagne mythique où Vénus retient captif le chevalier Tannhäuser ? C’était sous la houlette d’Olivier Py, à Genève en 2005. Sept ans plus tard, le metteur en scène sera à nouveau hué au lever de rideau pour la Première de sa Carmen, de Bizet, à Lyon. La Revue du spectacle titrera : « Les (belles) cuisses de Carmen à l’opéra de Lyon » :

La Carmen vue par Olivier Py est donc meneuse de revue ultra sexy – en tenue d’Ève ou en culotte soutien-gorge rouge vif la plupart du temps – d’un cabaret miteux situé dans un faubourg dangereux.

La question du droit moral ne concerne pas seulement son adaptation plus ou moins fidèle mais aussi sa labellisation ou le contexte dans laquelle une oeuvre est accueillie. Par exemple, un roman gentiment libertin ne peut être republié dans une collection explicitement porno sans risquer de porter atteinte au droit moral de l’auteur. Mais il reviendra alors aux ayants droit, et surtout à leur avocat qui mène alors l’enquête, de prouver qu’il tenait à son label libertin et réprouvait, par exemple, le porno. L’enquête en question peut aller jusqu’à exhumer la correspondance privée de l’artiste, fouiller dans les notes retrouvées au fond d’un tiroir d’une maison familiale.

4. Peut-on passer à la trappe les passages les plus pénibles ?

Il est rarissime que le Ring de Wagner soit donné dans son intégralité. En proposant une saison, un opéra cherche aussi à faire le plein et les représentations à rallonge sont réputées faire fuir le public. Aux Bouffes du Nord, Peter Brook donnera une Flûte enchantée d’1 heure 15… au lieu des 2 h 30, voire 3 heures habituelles. « Une version resserrée« , dit-on pudiquement ? Un écrémage pour gagner en efficacité quitte à y perdre l’esprit originel, contestent plutôt certains puristes.

Dans « Tête à tête », au micro de Frédéric Taddéï, le 16 juin 2013, Peter Brook revenait sur son travail sur Mozart, à l’occasion du retour de « sa » Flûte enchantée aux Bouffes du Nord, à Paris.

Mais cette Flûte enchantée était ce qui était sous-jacent parce que Mozart, comme tous les compositeurs, était prisonnier des conventions de l’époque. C’est exactement comme aujourd’hui : un metteur en scène, à Hollywood, est obligé, avant de commencer, d’accepter toutes les règles du jeu données par le box office, les producteurs etc.

J’ai vu avec Bizet [dont Brook donnera Carmen en 1981, NDLR] et c’était passionnant, que Bizet a eu un moment de pif, d’inspiration, quand il a lu cette nouvelle de Mérimée, cette petite histoire extraordinairement forte en quelques pages. Ça a touché quelque chose en Bizet qui a senti, sans pouvoir l’exprimer, que ça pourrait être un opéra. Ensuite, consciemment ou inconsciemment, il a joué le jeu : à l’Opéra-comique, la condition était une partition pour tout l’orchestre ; il y avait un chœur et il fallait le faire travailler ; il y avait aussi un chœur d’enfant… et puis un public, qui venait pour le spectacle alors il fallait des processions. Mais pour moi l’intérêt aujourd’hui est d’écouter d’une oreille aussi attentive et vierge que possible la musique. Faire sortir la pureté, la beauté, et la réalité humaine des rapports dans cette musique qui avaient disparu ensuite.

5. Peut-on transposer l’intrigue à n’importe quelle époque ?

En décembre 2017, à l’opéra Bastille, c’est dans l’espace que le metteur en scène Claus Guth a envoyé La Bohème de Puccini, s’attirant les sifflets et les foudres des puristes. Le texte des deux librettistes Giacosa et Illica est respecté, mais alors que l’action se passe normalement dans le Paris des années 1830, tout se déroule à l’intérieur d’une navette spatiale à la dérive, puis sur une surface lunaire métaphorisant la mort.

A Londres, en 2015, au prestigieux Royal Opera House, une mise en scène du Guillaume Tell de Rossini faisait scandale. Parce que le metteur en scène, Damiano Michieletto, avait décidé de transposer l’argument d’Etienne de Jouy dans la Bosnie des années 1990. Mais aussi pour son insoutenable scène de viol au troisième acte : une femme est jetée à terre, traînée, déshabillée, et vingt soldats lui passent sur le corps durant cinq longues minutes. Lors de la première représentation, les sifflets des spectateurs contraignent l’orchestre à s’interrompre un moment.

Peter Brook n’aura pas donné dans la version intergalactique lors de son adaptation à l’os de La Flûte enchantée de Mozart, après avoir recréé Carmen (Bizet) et Pelléas et Mélisande (Debussy) aux Bouffes du Nord. Le metteur en scène fera certes scandale à ses débuts, en adaptant Salomé à Covent Garden en 1949, mais pas pour des digressions à base de viols collectifs ou de partouzes. Brook avait alors la vingtaine, et le jeune metteur en scène défrayera la chronique pour avoir tout simplement préféré des décors construits aux habituelles toiles peintes de fond de scène. Décors qu’il confiera à Salvador Dali.

Plus de soixante ans plus tard, tout en revendiquant de s’affranchir du sanctuaire du répertoire, Peter Brook prendra toutefois la précaution d’intituler son adaptation de La Fûte enchantée, de Mozart, Une Flûte enchantée. Il l’expliquait sur France Culture toujours dans « Tête à tête » le 16 juin 2013 :

Le point de départ était que j’étais convaincu exactement comme des années avant, avec « La Tragédie de Carmen » que la tendance de l’opéra est de surajouter couche après couche, de ce qui est devenu figé dans une tradition d’un certain ordre. Avec cette tyrannie de la tradition à l’opéra : le compositeur a donné telle et telle indication, et il faut les suivre. Pour moi, [il s’agissait] de recommencer à zéro. On a fait ça avec « Carmen » [en 1981, aux Bouffes du Nord, NDLR] mais, par respect du travail des autres, on a changé le nom et on a dit “La Tradition de Carmen”.

Nous avions fait la même chose avec « Pelléas et Mélisande » et l’avions appelé “Impressions de Pelléas” [en 1992 ndlr] et ici, par respect aux autres, ce n’est pas “LA Flûte” mais “UNE Flûte enchantée”.

« Respect du travail » de ses pairs, argue Peter Brook ? Pour Me Emmanuel Pierrat, c’est aussi une très bonne approche préventive. L’avocat précise qu’il pourrait d’ailleurs donner cette préconisation juridique… même si elle est « à double détente » :

D’un côté vous montrez que vous êtes conscients d’un problème, et que vous savez que vous portez atteinte à l’oeuvre originelle. De l’autre, vous montrez à des magistrats votre bonne foi en cas de contentieux.

Ce que le juge regardera avant tout, c’est si l’on a bafoué les volontés de l’auteur, mais aussi si l’on a trompé le mélomane qui verrait un opéra modifié. Plus un metteur en scène sera explicite, par exemple dans le titre ou dans l’affiche, en prévenant par exemple le spectateur qu’il ne propose pas une version intégrale de l’oeuvre, et moins il sera attaquable. “Dans les faits en tout cas, car, sur le fond, à chaque fois qu’on modifie ou qu’on tronque, on l’est”, rappelle Me Pierrat. Mais le juge arbitre ensuite pour voir quelle est la mesure de la tromperie.

Dès le XIXe siècle, des auteurs ont attaqué des mises en scène qu’ils estimaient trop commerciales. Et, deux siècles plus tard, les avocats continuent de plaider régulièrement en ce sens, même si les contrats sont aujourd’hui beaucoup plus précis : un metteur en scène de cinéma est prévenu que si son film est diffusé à la télévision, il pourra être interrompu par une coupure pub, de même qu’un opéra stipulera dans le contrat avant de produire un opéra en langue étrangère que le livret est susceptible d’être surtitré sur la scène, même si cela affecte le spectacle.

Voir aussi:

« À Florence, Carmen ne meurt pas » : polémique sur l’adaptation du célèbre opéra
Le metteur en scène Leo Muscatto a réécrit la fin de Carmen pour que le public n’applaudisse pas le meurtre d’une femme. Certains l’accusent de dénaturer l’œuvre de Bizet.

France tv info

09/01/2018

D’un côté, il y a ceux qui crient au sacrilège et, de l’autre, ceux qui saluent la démarche du metteur en scène. L’adaptation de Carmen, le célèbre opéra de Georges Bizet, fait polémique à l’opéra florentin : « À Florence, Carmen ne meurt pas », indique le journaliste italien Gianluca Nicoletti. En effet, au lieu d’être tuée par son ancien amant jaloux Don José comme dans la version originale, Carmen se saisit d’un revolver et lui tire dessus pour se défendre.

« S’il y en a bien un opéra qui est une ode à la femme, à la liberté, c’est Carmen »
Pour le metteur en scène, Leo Muscatto, l’objectif est de sensibiliser sur les les violences faites aux femmes, un thème dans l’ère du temps. À l’origine de cette initiative, le directeur de l’opéra Cristiano Chiarot s’est aussi justifié : « Comment peut-on oser applaudir le meurtre d’une femme ? » Pourtant, c’est davantage la justification de cette réécriture que la fin elle-même qui fait polémique.

La chroniqueuse de France Musique, Aliette de Laleu, regrette leur explication : « S’il y en a bien un opéra qui est une ode à la femme, à la liberté, voire au féminisme, c’est Carmen. Histoire d’une femme libre qui préfère mourir plutôt que de soumettre à un homme. » Cet avis est partagé par Hervé Lacombe, musicologue et spécialiste de l’œuvre : « C’est un opéra qui met en scène une femme libre et qui va contre toutes les formes d’ordres imposés par l’homme ». Dans sa chronique sur Europe 1, la journaliste Nadia Daam estime alors que « quand on va voir Carmen, c’est pas le meurtre qu’on applaudit mais l’oeuvre dans son ensemble ».

Toutefois, Aliette de Laleu relativise et considère que « sur le fond, changer la fin de Carmen n’est ni un crime ni une mauvaise idée. » Certains ont pourtant accusé le metteur en scène de dénaturer cette œuvre vieille de plus de 140 ans avec, parfois, des propos assez violents : « Certains ont dit que je devais pourrir en enfer parce que j’ai osé faire cela. »

En 2012, Carmen se relève après avoir été poignardée
Pourtant, ce n’est pas la première fois que Carmen est adaptée librement. En 2001 Beyonce l’interprétait dans un Hip Hopera. En 2012, dans l’adaptation d’Olivier Py, Carmen se relève après avoir été poignardée. Ou encore dans celle de Dmitri Bertman, dans les années 90, où Carmen est poignardée par la jalouse Micaela.

Voir également:

« Carmengate » : suffit-il que Carmen ne meure pas, pour sauver les femmes ?

France 24

09/01/2018

Pur opportunisme médiatique autour de l’affaire Weinstein ou réel souci éthique ? L’opéra de Florence, en Italie, propose une mise en scène de l’œuvre phare de Bizet où Carmen ne meurt pas sous les coups de Don José, mais se rebiffe.

L’idée est d’abord venue de la direction du Teatro del Maggio, à Florence. Elle suggère au metteur en scène Leo Muscato une mise en scène de ‘Carmen’ qui ne fasse pas l’apologie du féminicide. Que Don José, amoureux d’une Carmen qui elle, est éprise d’un autre, ne lui assène pas des coups de couteau… Sa justification : « À notre époque, marquée par le fléau des violences faites aux femmes, il est inconcevable qu’on applaudisse le meurtre de l’une d’elles ». Changement de paradigme, donc : Carmen échappe à la mort en tuant Don José d’une balle de revolver, en légitime défense. Résultat, les lyricomanes sont en émoi, les journalistes musicaux y vont chacun de leur analyse, le buzz est assuré, et le but largement atteint : le spectacle affiche complet pour ses six représentations.

La volonté politique du théâtre s’est donc imposée à Leo Muscato, réticent au premier abord. Une conférence sur la maltraitance et les abus sexuels a même été organisée le jour de la générale. ForumOpera s’en fait l’écho. À cette occasion, Rosa Maria Di Giorgi, vice-présidente du Sénat, s’est félicitée de voir le théâtre contribuer à « l’éducation au respect mutuel, une vocation qui fait du Maggio Musicale de Florence un patrimoine mondial non seulement artistique, mais aussi pédagogique ». Et la sénatrice italienne de vouloir faire de Carmen « la voix et la force de toutes ces femmes qui réclament le respect de la dignité et de l’inviolabilité de la personne humaine ».

La réalité des violences faites aux femmes est indéniable. Surtout en Italie, où l’on compte 600 meurtres de femmes au cours des quatre dernières années. Dans 88 % des cas, ils ont été perpétrés par leur époux, leur amant ou ex-amant, ou un autre homme de leur proche entourage, rappelle la correspondante de RFI à Rome, Anne Le Nir. Le décrier est donc un acte politique fort et nécessaire, se justifie le théâtre de Florence.

« Sortir du formol »

L’idée est louable, mais elle ne tourne pas rond. Car cette fin remanie l’intrigue jusqu’à l’absurde, font remarquer certains sur Twitter.

Pour d’autres lyricomanes, la dénaturation n’est même pas le problème. Après tout, « ça râlait moins dans les chaumières quand on a modifié la fin du Petit Chaperon Rouge pour rajouter un chasseur », ironise un autre mélomane.

Et puisque toutes les maisons d’opéra cherchent à se renouveler, à coller à l’actualité, à susciter une réflexion politique, cette mise en scène n’est-elle pas de bonne guerre ? « Ce n’est pas la première, ni la dernière fois que l’opéra tente de sortir du formol en s’offrant une petite polémique, sur fond de mise en scène peu conventionnelle », rappelle Jean-Marc Proust dans Slate, se faisant l’avocat du théâtre de Florence, pour mieux le critiquer : « Ainsi, Carmen tuera Don José. Excellente idée, qui nous bouscule en nous faisant découvrir dans l’œuvre des éléments que nous n’avions pas perçus (…) Le théâtre n’est pas là pour nous arranger mais pour déranger. Carmen poignardant Don José peut irriter, choquer, séduire, amuser, mais dit quelque chose de l’œuvre dans le monde d’aujourd’hui. C’est une belle et bonne idée de théâtre. Malheureusement gâchée par un discours lénifiant, une explication de texte qui l’aseptise. Avec de tels discours, l’opéra croit sortir du formol, alors qu’il s’y enfonce. »

Rires dans la salle

© Teatro del Maggio, Florence

C’est au mieux naïf, au pire méprisant de penser qu’il faut prendre le public par la main pour lui dire ce qui est mal ou immoral, s’insurge à son tour Nadia Daam sur Europe 1. Car la justification du théâtre est tellement appuyée qu’elle n’élève pas le débat. Pire, elle nous « prend pour des idiots, elle masque la violence pour dénoncer la violence », estime Aliette de Laleu sur France Musique, qui fait mine de s’interroger : « Je ne sais pas qui, à la fin de ‘Carmen’, applaudit le geste de Don José en hurlant : ‘Mais qu’elle crève, la bohémienne !’ ? En tout cas moi, j’applaudis la bêtise de ce genre d’argument. Oui, à l’opéra, les femmes n’ont pas toujours le beau rôle, elles sont souvent violentées, tuées, violées, mais s’il y en a bien un qui est une ode à la femme, à la liberté, voire au féminisme, c’est ‘Carmen’, l’histoire d’une femme libre qui préfère mourir plutôt que de se soumettre à un homme ».

« Ce n’est évidemment pas la mort de Carmen qu’on applaudit à la fin de l’opéra, mais l’œuvre tout entière », écrit Valérie Lehoux dans Telerama. « Le révisionnisme artistique, qui surfe sur l’actualité post-Weinstein, tourne surtout au gros coup de pub. Sur le dos des femmes. »

Le théâtre de Florence jouerait-il au héraut de l’éthique, alors que le cynisme est aux commandes ? Jean-Marc Proust prend le pari. « Ne soyons pas naïfs. À l’opéra de Florence, on sait tout cela. Faute de faire entendre un opéra rare, il fallait imaginer un plan média pour cette énième production de ‘Carmen’. Dépêches AFP, Reuters, grands quotidiens, radios… Las ! Nous sommes tous tombés dans le piège d’un bon plan marketing. »

Le théâtre s’est non seulement payé un bon coup de pub, mais aussi un grand moment de gêne, à la première représentation, rapporte ForumOpera. « A la première, alors que Carmen brandissait le pistolet en direction de José, celui-ci s’est enrayé et n’a déclenché aucune détonation. Le public attendait certes un dénouement inédit, mais pas celui-là. L’hilarité est allée crescendo quand José a dû faire mine d’être blessé pour s’effondrer. Inutile de dire que la salle n’a pas été tendre avec l’équipe de production au rideau final. »

Au bout du compte, les médias et les réseaux sociaux n’auront jamais autant débattu d’opéra, et rien que pour cela, les mélomanes remercient le théâtre de Florence pour son magnifique coup de communication raté.

Voir encore:

Carmen : si tu me réécris, prends garde à toi…

Lors de la première, « Carmen » revisitée à l’ère « Balance ton porc » n’a décidément pas connu la fin qui était prévue. Un ultime pied de nez de Georges Bizet ?

De notre correspondant à Rome, Dominique Dunglas

Le Point
 09.01.2018

Reconnaissance de Jérusalem: Encore ces juifs ! (Guess who alone with President Trump is supporting the Iranian people against their nearly 40 years of oppression ?)

2 janvier, 2018

L’assemblée générale (…) considère que le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale. Résolution 379 (ONU, le 10 novembre 1975)
L’assemblée générale décide de déclarer nulle la conclusion contenue dans le dispositif de sa résolution 3379 (XXX) du 10 novembre 1975. Résolution 4686 (ONU, le 16 décembre 1991)
Ni Gaza, ni le Liban, je voue ma vie à l’Iran ! Slogan iranien
Pahlavi! Pahlavi!  Slogan iranien
Un peuple qui n’a pas de roi, n’a pas d’organisation! Slogan iranien
Le monde entier comprend que le bon peuple d’Iran veut un changement, et qu’à part le vaste pouvoir militaire des Etats-Unis, le peuple iranien est ce que ses dirigeants craignent le plus. Donald Trump
Les régimes oppresseurs ne peuvent perdurer à jamais, et le jour viendra où le peuple iranien fera face à un choix. Le monde regarde ! Donald Trump
L’Iran échoue à tous les niveaux, malgré le très mauvais accord passé avec le gouvernement Obama. Le grand peuple iranien est réprimé depuis des années. Il a faim de nourriture et de liberté. La richesse de l’Iran est confisquée, comme les droits de l’homme. Il est temps que ça change. Donald Trump
L’Iran est le premier état terroriste de notre époque. Il pend les homosexuels, emprisonne les journalistes, subjugue les femmes, fomente le terrorisme à travers le monde. Avoir un tel régime, dont l’économie est 30 fois plus grande que celle de la Corée du Nord, avoir un régime voyou comme celui-là acquérir un arsenal d’armes nucléaires dans 10 ans, est une terrible folie. Je félicite donc le président d’avoir pris une décision historique et audacieuse pour éviter ce danger à temps. Il aurait pu cacher l’affaire sous le tapis, il aurait pu dire « cela ne se passera pas durant ma présidence, alors je vais laisser tomber. » Mais il ne l’a pas fait, et il fait face à ce danger. Benjamin Netanyahou
Les Iraniens courageux affluent dans les rues en quête de liberté, de justice et de droits fondamentaux qui leur ont été refusés pendant des décennies. Le régime cruel de l’Iran gaspille des dizaines de milliards de dollars pour répandre la haine au lieu de les investir dans la construction d’hôpitaux et d’écoles. Tenant compte de cela, il n’est pas étonnant de voir les mères et les pères descendre dans les rues. Le régime iranien est terrifié de son propre peuple. C’est d’ailleurs pour cela qu’il emprisonne les étudiants et interdit l’accès aux médias sociaux. Cependant, je suis sûr que la peur ne triomphera pas, et cela grâce au peuple iranien qui est intelligent, sophistiqué et fier. Aujourd’hui, le peuple iranien risque tout pour la liberté, mais malheureusement, de nombreux gouvernements européens regardent en silence alors que de jeunes Iraniens héroïques sont battus dans les rues. Ce n’est pas juste. Pour ma part, je ne resterai pas silencieux. Ce régime essaie désespérément de semer la haine entre nous, mais il échouera. Lorsque le régime tombera enfin, les Iraniens et les Israéliens seront à nouveau de grands amis. Je souhaite au peuple iranien du succès dans sa noble quête de liberté. Benjamin Netanyahou
Il faut prendre garde à bien faire la différence entre le régime des mollahs et le gouvernement dirigé par le président Hassan Rohani, plutôt réformateur. L’ironie, c’est que les manifestations ont débuté à Mashhad, fief de Raïssi, opposant conservateur au président. Mais très vite, les slogans «Mort à Rohani» se sont diversifiés, touchant à quelque chose de beaucoup plus fondamental et ont gagné des groupes non politisés. Les manifestations peuvent aussi bien renforcer Rohani, qui rencontrait beaucoup d’oppositions pour réformer le pays. Lui comprend les revendications économiques et les aspirations à plus de liberté et de sécularisme. Il a été élu pour cela. Il a d’ailleurs rappelé le droit des opposants à manifester. Cela pourrait accélérer un certain nombre de réformes. Mais on peut aussi voir basculer la dominance du discours en sens inverse. L’impuissance du gouvernement à relever le pays de la crise économique dans laquelle l’ont plongé les sanctions internationales pourrait alimenter le retour du conservatisme, en tant que discours dominant. La part de la population soutenant l’accord sur le nucléaire est déjà passée de 80 à 60%. Beaucoup de gens sont déçus que l’ouverture n’ait pas eu de conséquences économiques positives. Le renforcement des sanctions par Donald Trump a eu un impact déterminant. (…) La grande différence est d’abord qu’il n’y a pas de leader contrairement au soulèvement postélectoral de 2009 où les opposants se réunissaient derrière la figure de Mir-Hossein Moussavi. C’est pourquoi d’ailleurs il est beaucoup plus difficile de prédire l’issue du mouvement actuel. Il n’y a pas de fondement purement et exclusivement politique contrairement à 2009. Le nerf de la révolte est économique. Les gens sont épuisés d‘être des victimes de la corruption. Certaines personnes ne sont pas payées depuis des mois. Je connais des gens titulaires de doubles doctorats, sans travail, qui vivent avec 200 euros par mois. La différence avec 2009, c’est que tous ceux qui avaient les moyens d’émigrer sont partis. Ceux qui restent et protestent sont ceux qui n’ont pas d’autre choix que de rester au pays. (…) Les Iraniens ont le sentiment que de larges sommes sont «confisquées» au peuple pour être investies ailleurs que dans le pays (construction d’infrastructures dans le sud du Liban, entretien des lieux saints chiites en Irak et en Syrie). Certes la population est rassurée du recul des «takfiri» (c’est ainsi que sont désignés les djihadistes) mais maintenant que la menace s’est éloignée notamment en Syrie, elle ne comprend plus très bien que tant d’argent soit dépensé pour soutenir le Hezbollah. À cet égard, cela peut ressembler au slogan de 2009 «Ni Gaza, ni le Liban, je voue ma vie à l’Iran», demandant à l’État de se concentrer sur les problèmes intérieurs du pays. (…) Cette contestation [antireligieuse] existe depuis la naissance de la république islamique. N’oublions pas que ces manifestations arrivent peu de temps après que le chef de la police de Téhéran a déclaré que les femmes qui portaient mal le voile ne seraient plus sanctionnées, ce qui revenait à normaliser un état de fait. Aujourd’hui les femmes qui accrochent leurs foulards à des bâtons dans les manifestations disent que ce genre de compromis ne leur suffit plus. L’Occident judéo-chrétien a pu se séculariser à partir de ses propres fondements. L’Iran est en train de faire la même chose à partir de ses propres racines culturelles, sans importer un sécularisme à l’occidentale. On reste dans une république islamique mais qui s’ouvre progressivement au pluralisme. (…) Certains manifestants crient en effet «Pahlavi! Pahlavi!» en référence à la dynastie fondée par Reza Khan en 1925, et qui a régné sur le pays jusqu’à l’avènement de la République islamique. Les véritables partisans de l’ancien régime restent marginaux. C’est d’abord une référence faite au «défroqueur de mollahs», Reza Shah ayant interdit le voile, obligé le port de la cravate, importé les standards de l’éducation occidentale. Il y a aussi derrière cette référence à la royauté une aspiration à voir apparaître une figure providentielle qui pourrait prendre la tête d’une révolte pour le moment éclatée. Enfin, un slogan se référant à la monarchie est aussi intéressant en ce qu’il désigne directement le manque d’ordre inhérent à la République islamique «Mellat ke shah nadarad, hesab ketab nadarad!», «Un peuple qui n’a pas de roi, n’a pas d’organisation!». Il s’agit là moins de manifester une aspiration à un retour à la monarchie que d’exprimer un regret d’avoir fait une révolution pour un nouveau régime où régnerait le désordre. Amélie Myriam Chelly
Obama extolled the virtues of American global leadership while abdicating our global responsibilities. Trump has done the opposite. Last week, former Obama national security advisor Susan Rice — she of the infamously shifting Benghazi explanations — published an op-ed in the New York Times dedicated to the proposition that Trump’s “America first” foreign policy has “relinquish[ed] the nation’s moral authority in these difficult times.” According to Rice, Trump has shifted away from seizing “opportunities to expand prosperity, freedom and security” around the globe. Yet when confronted with protests in Iran, it was Trump, not Obama, who took the hard-line approach in support of freedom. (…) Contrast Trump’s behavior with that of the Obama administration, which deliberately ignored anti-regime protests in 2009, choosing instead to cozy favor with the regime and maximize Tehran’s regional power. The administration even went so far as to give Tehran a legal pathway to a nuclear weapon. Obama stated that while he was “troubled” by violence against the protesters, it was “up to Iranians to make decisions about who Iran’s leaders will be,” and he hoped “to avoid the United States being the issue inside of Iran.” The administration would go on to allegedly leak Israeli plans to kill the commander of the Quds Force, Qasem Soleimani, to the Iranians, lie to the American public about contact with the “moderate” Iranian regime regarding a nuclear deal, and then ship pallets of cash to the greatest state sponsor of terror on the planet. So what do members of the Obama administration have to say about the newest Iranian protests? They present a solid combination of willful dissembling and shocking historical revisionism. Ben Rhodes, Obama’s former national-security guru, tweeted: “The Iranian people are rightfully demanding dignity, less corruption, more opportunity, and greater control over their lives. In look at US twitter, it seems lost on too many that this is about what Iranians want for Iran, not about us.” He seems to have missed the part of history where he personally strengthened the regime the Iranian people are protesting. Rice sounded off in the pages of the New York Times once again, this time to tell Trump to “be quiet” — because being quiet last time was so successful that the Iranian regime publicly shot dissenters in the streets with no serious blowback. This, then, is the irony of Trump’s foreign policy in contrast with Obama’s: Obama jabbered endlessly about American leadership while simultaneously “leading from behind.” Trump actually pursues American leadership while simultaneously claiming the isolationist mantle of “America first.”  (…) The Trump administration seems to have come to this correct conclusion from the wrong direction. Trump campaigned along isolationist lines, imitating the worst excesses of the Ron Paul crowd. But because he perceives himself to be a moral actor in the world, his foreign policy has followed the basic belief system Washington laid forth: Make alliances where possible, but pursue America’s interests above all. That’s why Iranian protesters now have an ally rather than an enemy in the White House. And that’s why America’s foreign policy is more moral under Trump than it was under Obama. Ben Shapiro
L’antisémite de droite reproche aux juifs d’avoir fait la révolution bolchévique. C’est vrai. Il y en avait beaucoup en 1917. L’antisémite de gauche reproche aux juifs d’être les propriétaires de Manhattan, les gérants du capitalisme. C’est vrai. Il y a beaucoup de capitalistes juifs. La raison est simple : La culture, la religion, l’idée révolutionnaire, d’un côté, les portefeuilles et les banques, de l’autre, sont les seules valeurs transportables, les seules patries possibles pour ceux qui n’ont pas de patrie. Maintenant qu’il en existe une, l’antisémitisme renaît de ses cendres, pardon, de Nos cendres, et s’appelle anti-sionisme. Il s’appliquait aux individus, Il s’applique à une nation. Israël est un Ghetto, Jérusalem c’est Varsovie. (…) Moi, juif de gauche, je n’en ai rien à faire d’une gauche qui veut libérer tous les hommes au détriment de certains d’entre eux, car je suis précisément de ceux-là. D’accord pour la lutte des classes mais aussi le combat pour le droit à la différence. Si la gauche veut me compter parmi les siens, elle ne peut pas faire l’économie de mon problème. Et mon problème est que depuis les déportations romaines du 1er siècle après Jésus Christ, nous avons été partout honnis, bannis, écrasés, spoliés, chassés, traqués, convertis de force. Pourquoi ? Parce que Notre religion, Notre culture, étaient dangereuses. (…) A force de fuir, de bouger, le Juif est allé partout. On extrapole et voilà : il n’est de nulle part. Nous sommes parmi les peuples comme l’enfant à l’assistance publique. Je ne veux plus être adopté. Je ne veux plus que ma vie dépende de l’humour de mes propriétaires. Je ne veux plus être citoyen-locataire. J’en ai assez de frapper aux portes de l’histoire et d’attendre qu’on me dise  » entrez  » ! Je rentre et je gueule ! Je suis chez moi sur terre, et sur terre j’ai ma terre : Elle m’a été promise, elle sera maintenue. Qu’est ce que le sionisme ? Ça se réduit à une simple phrase :  » L’an prochain à Jérusalem « . (…) Alors, le sionisme, c’est du racisme ? Laissez moi rire : Est-ce que  » Douce France, cher pays de mon enfance « , est un hymne raciste ? Le Sionisme, c’est le nom d’un combat de libération. Dans le monde, chacun a ses juifs. Les Français ont les leurs : ce sont les Bretons, les Occitans, les travailleurs immigrés. Les Italiens ont les Siciliens, les Yankees ont leurs noirs, les Espagnols leurs Basques. Nous, nous sommes les juifs de TOUS. A ceux qui me disent :  » Et les Palestiniens ?  » Je réponds :  » Je suis un Palestinien d’il y a 2 000 ans. Je suis l’opprimé le plus vieux du monde « . Je discuterai avec eux, mais je ne leur cèderai pas ma place. Il y a là bas de la place pour deux peuples et pour deux nations. Les frontières sont à déterminer Ensemble. Mais l’existence d’un pays ne peut en aucun cas exclure l’existence de l’autre. Les options politiques d’un gouvernement n’ont jamais remis en cause l ‘existence d’une nation. Alors pourquoi Israël ? Herbert Pagani

Vous avez dit emmerdeurs ?

Au lendemain de l’étrange unanimité

Qu’avait fait contre elle la reconnaissance, par le président Trump, de la seule capitale du pays que vous savez …

Et à l’heure où – devinez les exceptions ? – dans la même unanimité d’indifférence

Prétendus spécialistes et endormeurs professionnels compris …

Le peuple iranien tente de soulever un joug vieux bientôt de 40 ans …

Comment ne pas repenser (merci Roger) …

A l’émouvant mais oublié plaidoyer …

Qu’avait fait, sur le plateau de l’émission de Jacques Chancel, au lendemain d’une autre unanimité assassine

Celle de la tristement célèbre résolution onusienne dite sionisme = racisme

Par le regretté auteur-compositeur et fils de réfugié juif libyo-italien Herbert Pagani ?

Plaidoyer pour ma terre

Herbert Pagani

11 novembre 1975

Hier, j’étais dans le métro et j’entendais deux dames dire :
 » Encore ces juifs avec leurs histoires à l’ONU. Quels emmerdeurs ! « .

C’est vrai. Nous sommes des emmerdeurs. Ça fait des siècles qu’on emmerde le monde. C’est dans notre nature, que voulez-vous.
Abraham avec son dieu unique, Moïse avec ses tables de la loi, Jésus avec son autre joue toujours prête à la deuxième baffe. Puis Freud, Marx, et Einstein, tous ont été des gêneurs, des révolutionnaires, des ennemis de l’Ordre.
Pourquoi ? Parce que l’ordre, quel que fut le siècle, ne pouvait les satisfaire, puisque c’était un ordre dont ils étaient toujours exclus.
Remettre en question, voir plus loin, changer le monde pour changer le destin, tel fut le destin de mes ancêtres. C’est pourquoi ils sont haïs par tous les défenseurs de l’ordre établi.

L’antisémite de droite reproche aux juifs d’avoir fait la révolution bolchévique. C’est vrai. Il y en avait beaucoup en 1917.
L’antisémite de gauche reproche aux juifs d’être les propriétaires de Manhattan, les gérants du capitalisme. C’est vrai Il y a beaucoup de capitalistes juifs.

La raison est simple : La culture, la religion, l’idée révolutionnaire, d’un côté, les portefeuilles et les banques, de l’autre, sont les seules valeurs transportables, les seules patries possibles pour ceux qui n’ont pas de patrie.
Maintenant qu’il en existe une, l’antisémitisme renaît de ses cendres, pardon, de Nos cendres, et s’appelle anti-sionisme. Il s’appliquait aux individus, Il s’applique à une nation. Israël est un Ghetto, Jérusalem c’est Varsovie.

Les nazis qui nous assiègent mangent du couscous et parlent arabe, et si leur croissant se déguise parfois en faucille, c’est pour mieux piéger les gauches du monde entier. Moi, juif de gauche, je n’en ai rien à faire d’une gauche qui veut libérer tous les hommes au détriment de certains d’entre eux, car je suis précisément de ceux-là. D’accord pour la lutte des classes mais aussi le combat pour le droit à la différence. Si la gauche veut me compter parmi les siens, elle ne peut pas faire l’économie de mon problème.

Et mon problème est que depuis les déportations romaines du 1er siècle après Jésus Christ, nous avons été partout honnis, bannis, écrasés, spoliés, chassés, traqués, convertis de force.
Pourquoi ? Parce que Notre religion, Notre culture, étaient dangereuses.

Eh oui ! Quelques exemples :
Le judaïsme a été le premier à créer le shabbath, c’est à dire le repos hebdomadaire obligatoire. Vous imaginez la joie des pharaons, toujours en retard d’une pyramide !
Le judaïsme interdit l’esclavage. Vous imaginez la sympathie des Romains ! Il est dit dans la Bible : la terre n’appartient pas à l’homme mais à Dieu. De cette phrase découle une loi : celle de la remise en cause de la propriété tous les 49 ans. Vous voyez l’effet d’une loi pareille sur les Papes du moyen âge et les bâtisseurs d’empire de la renaissance ; Il ne fallait pas que les peuples sachent. On commença par interdire la Bible. Puis ce fut la médisance. Des murs de calomnies qui devinrent murs de pierres : Les Ghettos, puis l’index, l’inquisition, les bûchers, et plus tard les étoiles jaunes. Auschwitz n’est qu’un exemple industriel de Génocide, mais il y a eut des génocides artisanaux par milliers. J’en aurais pour trois jours rien qu’a nommer tous les pogromes d’Espagne, de Russie, de Pologne et d’Afrique du Nord !

A force de fuir, de bouger, le Juif est allé partout. On extrapole et voilà : il n’est de nulle part. Nous sommes parmi les peuples comme l’enfant à l’assistance publique. Je ne veux plus être adopté. Je ne veux plus que ma vie dépende de l’humour de mes propriétaires. Je ne veux plus être citoyen-locataire.
J’en ai assez de frapper aux portes de l’histoire et d’attendre qu’on me dise  » entrez  » ! Je rentre et je gueule !
Je suis chez moi sur terre, et sur terre j’ai ma terre : Elle m’a été promise, elle sera maintenue.

Qu’est ce que le sionisme ?
Ça se réduit à une simple phrase :
 » L’an prochain à Jérusalem « .
Non, ce n’est pas un slogan du club Méditerranée.
C’est écrit dans la Bible (le livre le plus vendu et le plus mal lu du monde) et cette prière est devenue un cri, un cri qui a plus de 2 000 ans , et le père de Christophe Colomb, de Kafka, de Proust, de Chagall, de Marx, d’Einstein et même de Kissinger l’ont répétée, cette phrase, au moins une fois par ans, le jour de Pâques.
Alors, le sionisme, c’est du racisme ? Laissez moi rire : Est-ce que  » Douce France, cher pays de mon enfance « , est un hymne raciste ?
Le Sionisme, c’est le nom d’un combat de libération.

Dans le monde, chacun a ses juifs. Les Français ont les leurs : ce sont les Bretons, les Occitans, les travailleurs immigrés. Les Italiens ont les Siciliens, les Yankees ont leurs noirs, les Espagnols leurs Basques.
Nous, nous sommes les juifs de TOUS. A ceux qui me disent :  » Et les Palestiniens ?  » Je réponds :  » Je suis un Palestinien d’il y a 2 000 ans. Je suis l’opprimé le plus vieux du monde « . Je discuterai avec eux, mais je ne leur cèderai pas ma place. Il y a là bas de la place pour deux peuples et pour deux nations. Les frontières sont à déterminer Ensemble. Mais l’existence d’un pays ne peut en aucun cas exclure l’existence de l’autre. Les options politiques d’un gouvernement n’ont jamais remis en cause l ‘existence d’une nation. Alors pourquoi Israël ?
Quand Israël sera Hors de danger, je choisirai parmi les juifs et mes voisins arabes, ceux qui me sont frères par les idées. Aujourd’hui, je me dois d’être solidaire avec tous les miens, même ceux que je déteste, au nom de cet ennemi insurmontable : le racisme.

Descartes avait tort :
Je pense, donc je suis, ça ne veut rien dire.
Nous, ça fait 5 000 ans qu’on pense, et nous n’existons toujours pas.
Je me défends, donc, je suis.

Voir par ailleurs:

Trump Reverses the Obama Doctrine on Iran

The National Review

Ben Shapiro

January 2, 2018

Obama extolled the virtues of American global leadership while abdicating our global responsibilities. Trump has done the opposite. Last week, former Obama national security advisor Susan Rice — she of the infamously shifting Benghazi explanations — published an op-ed in the New York Times dedicated to the proposition that Trump’s “America first” foreign policy has “relinquish[ed] the nation’s moral authority in these difficult times.” According to Rice, Trump has shifted away from seizing “opportunities to expand prosperity, freedom and security” around the globe.

Yet when confronted with protests in Iran, it was Trump, not Obama, who took the hard-line approach in support of freedom.

In the past few days, thousands of Iranians have marched against the terrorist regime in Tehran. As of this writing, twelve of these Iranians have been murdered by the country’s Revolutionary Guard. Trump has tweeted his support for the protesters, spoken out in their favor, and made clear that he’d love to see them topple the regime itself.

Contrast Trump’s behavior with that of the Obama administration, which deliberately ignored anti-regime protests in 2009, choosing instead to cozy favor with the regime and maximize Tehran’s regional power.

The administration even went so far as to give Tehran a legal pathway to a nuclear weapon. Obama stated that while he was “troubled” by violence against the protesters, it was “up to Iranians to make decisions about who Iran’s leaders will be,” and he hoped “to avoid the United States being the issue inside of Iran.” Powered by The administration would go on to allegedly leak Israeli plans to kill the commander of the Quds Force, Qasem Soleimani, to the Iranians, lie to the American public about contact with the “moderate” Iranian regime regarding a nuclear deal, and then ship pallets of cash to the greatest state sponsor of terror on the planet.

So what do members of the Obama administration have to say about the newest Iranian protests? They present a solid combination of willful dissembling and shocking historical revisionism. Ben Rhodes, Obama’s former national-security guru, tweeted: “The Iranian people are rightfully demanding dignity, less corruption, more opportunity, and greater control over their lives. In look at US twitter, it seems lost on too many that this is about what Iranians want for Iran, not about us.” He seems to have missed the part of history where he personally strengthened the regime the Iranian people are protesting. Rice sounded off in the pages of the New York Times once again, this time to tell Trump to “be quiet” — because being quiet last time was so successful that the Iranian regime publicly shot dissenters in the streets with no serious blowback.

This, then, is the irony of Trump’s foreign policy in contrast with Obama’s: Obama jabbered endlessly about American leadership while simultaneously “leading from behind.” Trump actually pursues American leadership while simultaneously claiming the isolationist mantle of “America first.” Obama jabbered endlessly about American leadership while simultaneously ‘leading from behind.’ Trump actually pursues American leadership while simultaneously claiming the isolationist mantle of ‘America first.’

All of which prompts a question: What does it mean to exercise American leadership? Does it mean pursuing coalition-building above all, or does it mean going it alone? Does it mean taking hard-line stances that advance America’s interests or subsuming those interests to the greater global good?

Maybe American leadership doesn’t really exist at all. Is it possible that nations don’t follow America out of allegiance to our priorities, but out of their own political calculations? Is it possible that we’re the biggest dog in the room, and that nations calculate whether or not to follow us at their own peril? Is it possible that one way of controlling America’s foreign policy is redefining “universal principles” like liberty until they are unrecognizable, and then convincing American leaders to accept such perversions as the defining goals of American policy?

That was the seduction to which the Obama administration fell prey. Obama and his acolytes are moral relativists to the core, but they preached moral universalism in foreign policy. How, then, did they define those universals? With reference to the European consensus. We were to be tools of a European-defined morality. To buck that morality would be to buck the new international consensus.

The result was entirely predictable: Corpses piled up on the streets of Tehran, Mosul, Raqqa, Beirut, and Jerusalem, even as the Obama administration preached its own moral excellence.

George Washington warned of just this phenomenon. He predicted a time when America would lead the world in might. The danger, he said, would be getting sucked into the game of “international leadership” and into the notion that European-defined “universal principles” ought to govern our foreign policy rather than our own interests. Our own interests, Washington thought, would often serve those universal principles abroad, but not always. And allowing other nations to redefine liberty itself before making it a central pillar of our foreign policy pillar would be disastrous. That’s why Washington warned in his farewell address that the United States ought not “entangle our peace and prosperity in the toils of European ambition, rivalship, interest, humor or caprice.”

American leadership doesn’t mean alliance-building or going it alone, per se. It means pursuing our own interests, which will be more moral than those of other nations because we are a nation founded on a moral creed.

The Trump administration seems to have come to this correct conclusion from the wrong direction. Trump campaigned along isolationist lines, imitating the worst excesses of the Ron Paul crowd. But because he perceives himself to be a moral actor in the world, his foreign policy has followed the basic belief system Washington laid forth: Make alliances where possible, but pursue America’s interests above all. That’s why Iranian protesters now have an ally rather than an enemy in the White House. And that’s why America’s foreign policy is more moral under Trump than it was under Obama.

— Ben Shapiro is the editor-in-chief of the Daily Wire.

Voir encore:

«L’Iran est en train de se séculariser à partir de ses propres racines culturelles»

Eugénie Bastié

FIGAROVOX/ENTRETIEN -Le soulèvement populaire peut-il faire vaciller le régime des mollahs? La chercheuse spécialiste du chiisme politique Amélie Myriam Chelly décrypte les ressorts d’une révolte.


Amélie Myriam Chelly est docteur en sociologie et membre associée au CADIS (EHESS-CNRS). Elle a publié Iran, autopsie du chiisme politique (éd. du Cerf, 2017).


FIGAROVOX.- 21 personnes ont été tuées depuis le début des manifestations populaires en Iran. Comment jugez-vous la situation? Le régime est-il en danger?

Amélie-Myriam CHELLY. – Il faut prendre garde à bien faire la différence entre le régime des mollahs et le gouvernement dirigé par le président Hassan Rohani, plutôt réformateur. L’ironie, c’est que les manifestations ont débuté à Mashhad, fief de Raïssi, opposant conservateur au président. Mais très vite, les slogans «Mort à Rohani» se sont diversifiés, touchant à quelque chose de beaucoup plus fondamental et ont gagné des groupes non politisés.

Les manifestations peuvent aussi bien renforcer Rohani, qui rencontrait beaucoup d’oppositions pour réformer le pays. Lui comprend les revendications économiques et les aspirations à plus de liberté et de sécularisme. Il a été élu pour cela. Il a d’ailleurs rappelé le droit des opposants à manifester. Cela pourrait accélérer un certain nombre de réformes. Mais on peut aussi voir basculer la dominance du discours en sens inverse. L’impuissance du gouvernement à relever le pays de la crise économique dans laquelle l’ont plongé les sanctions internationales pourrait alimenter le retour du conservatisme, en tant que discours dominant. La part de la population soutenant l’accord sur le nucléaire est déjà passée de 80 à 60%. Beaucoup de gens sont déçus que l’ouverture n’ait pas eu de conséquences économiques positives. Le renforcement des sanctions par Donald Trump a eu un impact déterminant.

En quoi la révolte actuelle diffère-t-elle de celle qui a eu lieu en 2009?

La grande différence est d’abord qu’il n’y a pas de leader contrairement au soulèvement postélectoral de 2009 où les opposants se réunissaient derrière la figure de Mir-Hossein Moussavi. C’est pourquoi d’ailleurs il est beaucoup plus difficile de prédire l’issue du mouvement actuel. Il n’y a pas de fondement purement et exclusivement politique contrairement à 2009. Le nerf de la révolte est économique. Les gens sont épuisés d‘être des victimes de la corruption. Certaines personnes ne sont pas payées depuis des mois. Je connais des gens titulaires de double doctorats, sans travail, qui vivent avec 200 euros par mois. La différence avec 2009, c’est que tous ceux qui avaient les moyens d’émigrer sont partis. Ceux qui restent et protestent sont ceux qui n’ont pas d’autre choix que de rester au pays.

On entend le slogan «Mort au Hezbollah!» . Pourquoi?

Les Iraniens ont le sentiment que de larges sommes sont «confisquées» au peuple pour être investies ailleurs que dans le pays (construction d’infrastructures dans le sud du Liban, entretien des lieux saints chiites en Irak et en Syrie). Certes la population est rassurée du recul des «takfiri» (c’est ainsi que sont désignés les djihadistes) mais maintenant que la menace s’est éloignée notamment en Syrie, elle ne comprend plus très bien que tant d’argent soit dépensé pour soutenir le Hezbollah. À cet égard, cela peut ressembler au slogan de 2009 «Ni Gaza, ni le Liban, je voue ma vie à l’Iran», demandant à l’État de se concentrer sur les problèmes intérieurs du pays.

Certains mettent en avant la dimension antireligieuse des manifestations. Le chiisme politique est-il affaibli? Faut-il s’attendre à une sécularisation du pays?

Cette contestation existe depuis la naissance de la république islamique. N’oublions pas que ces manifestations arrivent peu de temps après que le chef de la police de Téhéran a déclaré que les femmes qui portaient mal le voile ne seraient plus sanctionnées, ce qui revenait à normaliser un état de fait. Aujourd’hui les femmes qui accrochent leurs foulards à des bâtons dans les manifestations disent que ce genre de compromis ne leur suffit plus.

L’Occident judéo-chrétien a pu se séculariser à partir de ses propres fondements. L’Iran est en train de faire la même chose à partir de ses propres racines culturelles, sans importer un sécularisme à l’occidentale. On reste dans une république islamique mais qui s’ouvre progressivement au pluralisme.

On a pu entendre des slogans favorables à la monarchie. Existe-il une nostalgie de l’ancien régime des shahs dans le pays?

Certains manifestants crient en effet «Pahlavi! Pahlavi!» en référence à la dynastie fondée par Reza Khan en 1925, et qui a régné sur le pays jusqu’à l’avènement de la République islamique. Les véritables partisans de l’ancien régime restent marginaux. C’est d’abord une référence faite au «défroqueur de mollahs», Reza Shah ayant interdit le voile, obligé le port de la cravate, importé les standards de l’éducation occidentale. Il y a aussi derrière cette référence à la royauté une aspiration à voir apparaître une figure providentielle qui pourrait prendre la tête d’une révolte pour le moment éclatée. Enfin, un slogan se référant à la monarchie est aussi intéressant en ce qu’il désigne directement le manque d’ordre inhérent à la République islamique «Mellat ke shah nadarad, hesab ketab nadarad!», «Un peuple qui n’a pas de roi, n’a pas d’organisation!». Il s’agit là moins de manifester une aspiration à un retour à la monarchie que d’exprimer un regret d’avoir fait une révolution pour un nouveau régime où régnerait le désordre.


Reconnaissance de Jérusalem/Trump: Quand la condamnation est unanime (From Lincoln to Ike, Reagan or Bush, almost all GOP presidents have been stereotyped as not very bright and guess who got to have the last laugh in the end ?)

29 décembre, 2017
Lorsqu’un Sanhédrin s’est déclaré unanime pour condamner, l’accusé sera acquitté. Le Talmud
George Orwell disait,  je crois dans 1984, que dans les temps de tromperie généralisée, dire la vérité est un acte révolutionnaire. David Hoffmann
Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l’apparence de la solidité à ce qui n’est que vent. George Orwell
Tout racisme est un essentialisme et le racisme de l’intelligence est la forme de sociodicée caractéristique d’une classe dominante dont le pouvoir repose en partie sur la possession de titres qui, comme les titres scolaires, sont censés être des garanties d’intelligence et qui ont pris la place, dans beaucoup de sociétés, et pour l’accès même aux positions de pouvoir économique, des titres anciens comme les titres de propriété et les titres de noblesse. Pierre Bourdieu
Reagan, je l’ai trouvé comme il est : habité de certitudes. Américain typique, il n’est pas très exportable. Mitterrand (sommet d’Ottawa, 1981)
Son étroitesse d’esprit est évidente. Cet homme n’a que quelques disques qui tournent et retournent dans sa tête. Mitterrand (sommet de Williamsburg, 1983)
Il est temps de tuer le président. Monisha Rajesh
Trump c’est le candidat qui redonne aux Américains l’espoir, l’espoir qu’il soit assassiné avant son investiture. Pablo Mira (France Inter)
This is a message to Trump the idiot. You idiot, your promise to Israel will not be successful. You idiot, Jerusalem is the capital of Palestine for all eternity. Idriss
The Palestinians could have issued a low-key response, saying simply that no one, not even Trump, could decide the future of Jerusalem without their agreement. They could have kept their channels to the United States open and waited to see if anything would come of the much-vaunted Trump peace proposal. Instead, they declared “days of rage” that quickly fizzled, and then effectively severed ties with the Americans by announcing they would be boycotting any scheduled meetings with administration officials. This is idle talk based on wishful thinking. No other country has the resources, the skilled and experienced diplomatic corps, the investment in the region and the credibility to become the brokers of the process. The European Union is mired in a near-existential crisis, with Brexit cutting off one of its major members; its unofficial leader, German Chancellor Angela Merkel, is struggling to build a coalition at home; and its unofficial leader-in-waiting, French President Emmanuel Macron, lacks the experience and attention span to devote himself properly. Russia has ulterior motives and does not really wish to help bring peace, just enhance its influence. China, which launched a Mideast conference this past week, is too far away – physically and mentally – to be much more than a bystander. And, most important, Israel can and will veto any other partner besides the Americans. Haaretz
Securing national borders seems pretty orthodox. In an age of anti-Western terrorism, placing temporary holds on would-be immigrants from war-torn zones until they can be vetted is hardly radical. Expecting “sanctuary cities” to follow federal laws rather than embrace the nullification strategies of the secessionist Old Confederacy is a return to the laws of the Constitution. Using the term “radical Islamic terror” in place of “workplace violence” or “man-caused disasters” is sensible, not subversive. Insisting that NATO members meet their long-ignored defense-spending obligations is not provocative but overdue. Assuming that both the European Union and the United Nations are imploding is empirical, not unhinged. Questioning the secret side agreements of the Iran deal or failed Russian reset is facing reality. Making the Environmental Protection Agency follow laws rather than make laws is the way it always was supposed to be. Unapologetically siding with Israel, the only free and democratic country in the Middle East, used to be standard U.S. policy until Obama was elected. (…) Expecting the media to report the news rather than massage it to fit progressive agendas makes sense. In the past, proclaiming Obama a “sort of god” or the smartest man ever to enter the presidency was not normal journalistic practice. (…) Half the country is having a hard time adjusting to Trumpism, confusing Trump’s often unorthodox and grating style with his otherwise practical and mostly centrist agenda. In sum, Trump seems a revolutionary, but that is only because he is loudly undoing a revolution. Victor Davis Hanson
Donald Trump is on course to win re-election in 2020, senior British diplomats believe, as he approaches his first full year in office. They think that despite a string of negative headlines the US president has largely kept his support base onside since entering White House. Possible Democratic contenders are seen as either too old – such as Bernie Sanders and Joe Biden – or lacking in the name recognition needed to defeat Mr Trump. There is also a belief the US president has curbed some of his most radical policy instincts since taking office, such as ignoring Nato or pulling out of Afghanistan. The Telegraph
Nearly a year into his presidency, Mr. Trump remains an erratic, idiosyncratic leader on the global stage, an insurgent who attacks allies the United States has nurtured since World War II and who can seem more at home with America’s adversaries… He has assiduously cultivated President Xi Jinping of China and avoided criticizing President Vladimir V. Putin of Russia — leaders of the two countries that his own national security strategy calls the greatest geopolitical threats to America. NYT
A website archiving all of Donald Trump’s tweets calculated that he “stupid-tweeted” 183 times since Oct. 7, 2011. That’s a whole lot of stupid. It’s over 30 stupids per year for the past 6 years, not to mention his oral stupids. In fact, calling people stupid is probably Donald Trump’s crowning example of staying on message. And I suspect he’ll continue to use this art form for as long as his mouth works and his fingers – or even just his middle ones – can gesticulate. But stupid-speak does not stupid make. In fact, his stupid strategy can be called insightful, crafty, and productive. His bullying paid off. He has earned the title America’s stupid-caller-in-chief. Stupid people can’t do that. But what’s impeccably good for the goose is not necessarily good for those of us who would love a gander at his impeachment. And the principal difference between him calling us stupid and us returning the favor is that he is in power. (…) Speaking from experience, no single political party or their voters has a lock on stupid. (…) While it may be good for a chuckle, calling or even thinking someone else stupid is virtually guaranteed to give them the last laugh. Jason Lorber (Vermont Democrat)
This time one year ago, the assumption dominating political coverage was that the only people more stupid than Donald Trump were the deplorables who elected him. Since then, of course, President-elect Trump has become President Trump. Over his 11 months in office, he has put Neil Gorsuch on the Supreme Court and four times as many judges on the appellate courts as Barack Obama did his first year; recognized Jerusalem as the capital of Israel; withdrawn from the Paris climate accord; adopted a more resolute policy on Afghanistan than the one he’d campaigned on; rolled back the mandate forcing Catholic nuns, among others, to provide employees with contraception and abortifacients; signed legislation to open up drilling for oil in the Arctic National Wildlife Refuge; initiated a bold, deregulatory assault on the administrative state—and topped it all off with the first major overhaul of the tax code in more than 30 years. And yet that Mr. Trump is a very stupid man remains the assumption dominating his press coverage. Add to this the sorry experience America had recently had with men, also outside conventional politics, who ran successfully for governorships: former pro wrestler and Navy SEAL Jesse Ventura in Minnesota and actor Arnold Schwarzenegger in California. Their respective administrations each began with high enthusiasm but ended in defeat and disillusionment. What would make anyone think Mr. Trump would do better? In one sense he is not unique: Almost all GOP presidents are stereotyped as not very bright. Ask Ike, or George W. Bush, or even Lincoln. Nor is it uncommon, in the headiness of a White House, for even the lowliest staffer to come to regard himself as the intellectual superior of the president he works for. In Mr. Trump’s case, critics equate lowbrow tastes (e.g., well-done steaks covered in ketchup) as confirmation of a lack of brainpower. It can make for great sport. But starting out with the assumption that the president you are covering is a boob can prove debilitating to clear judgment. Quick show of hands: How many of those in the press who continue to dismiss Mr. Trump as stupid publicly asserted he could never win the 2016 election—or would never get anyone decent to work for him in the unlikely miracle he did get elected? The WSJ
Jérusalem est, évidemment, et depuis toujours, la capitale d’Israël. Et il y a quelque chose, non seulement d’absurde, mais de choquant dans le tollé planétaire qui a suivi la reconnaissance, par les Etats-Unis, de cette évidence. (…) D’où vient, alors, mon malaise ? (…) Et, deux semaines après cette annonce que j’attendais, moi aussi, depuis des années, pourquoi cette inquiétude qui m’étreint ? (…) D’abord Trump. Je sens trop le côté gros malin, acculé par des défaites diverses et consécutives, qui a trouvé là son coup fumant de fin de première année de mandat. Ami des juifs, dit-il ? Protecteur et saint patron d’Israël ? Pardon, mais je n’y crois guère. Je ne pense absolument pas que Donald Trump soit mû par le sentiment d’une union sacrée de l’Amérique et d’Israël ou, comme on disait déjà du temps des Pères pèlerins des Etats-Unis, de la nouvelle et de l’ancienne Jérusalem. Je n’imagine pas l’âme de Trump disponible, de quelque façon que ce soit, à la reconnaissance de la singularité juive, à la célébration des paradoxes de la pensée talmudique ou au goût de l’aventure qui animait la geste ardente, lyrique et héroïque des pionniers laïques du sionisme. Et je ne pense pas davantage que les fameux néo-évangélistes qui forment, paraît-il, ses bataillons d’électeurs les plus solides aient la moindre idée de ce qu’est, en vérité, cet Etat nommé par des poètes, bâti par des rêveurs et poursuivi jusqu’à aujourd’hui, dans le même souffle ou presque, par un peuple dont le roman national est semé de miracles rationnels, d’espérances sous les étoiles et de ferveurs logiques. Eh bien ? Eh bien l’Histoire nous apprend qu’un geste d’amitié abstrait, insincère, délié de l’Idée et de la Vérité, amputé de cette connaissance et de cet amour profonds qu’on appelle, en hébreu, l’Ahavat Israël, ne vaut, finalement, pas grand-chose – ou, pire, elle nous enseigne comment, en vertu d’une mauvaise chimie des fièvres politiques dont le peuple juif n’a eu que trop souvent à endurer l’épreuve et les foudres, il y a tous les risques que ce geste, un jour, se retourne en son contraire. (…) M. Trump a-t-il pensé à tout cela quand il a mis ses petites mains dans le dossier «Jérusalem» ? Bernard-Henri Lévy
Je partage l’attachement à Israël, de tous les juifs, mais d’un autre côté, la décision de Trump me paraît catastrophique parce qu’elle risque d’embraser la région, parce qu’elle risque d’empêcher la reprise des négociations entre les Palestiens et les Israéliens. Les Américains auraient dû procéder tout autrement. Benyamin Netanyahu ne propose rien aux Palestiniens. Il les pousse au désespoir et à l’extrémisme. Alain Finkielkraut
BHL n’a pas besoin des éditoriaux du Monde, ni même de ceux de Ha’aretz, car il sait déjà. Il sait ce qui est bon pour Israël et ce qui ne l’est pas. Il sait que Jérusalem est la capitale d’Israël, mais il sait aussi que Trump ne peut pas faire quelque chose de bon pour les Juifs. Ainsi BHL peut écrire dans son dernier éditorial que “Jérusalem est, évidemment, et depuis toujours, la capitale d’Israël” et qu’il “y a quelque chose, non seulement d’absurde, mais de choquant dans le tollé planétaire qui a suivi la reconnaissance, par les Etats-Unis, de cette évidence”. Mais dans la même foulée, il va convoquer A. B. Yehoshua, Amos Oz et même le rav Steinman z.l. pour nous expliquer doctement pourquoi la reconnaissance de la capitale d’Israël par les Etats-Unis n’est pas bonne pour les Juifs. (…) Dans son envolée lyrique sur tout ce que “l’âme de Trump” est incapable de saisir des subtilités du judaïsme, BHL commet une double erreur. La première est d’opposer de manière caricaturale la grandeur d’Israël et des Juifs et les basses motivations qu’il attribue (sans aucune preuve) à Donald Trump. En cela, il rejoint les pires adeptes du “Trump bashing”, qu’il prétend ne pas imiter. La seconde, plus grave encore, est de croire qu’en politique – et en politique internationale surtout – les intentions priment sur les actes. Or rien n’est plus faux. Car en réalité, peu nous importe ce que pense Trump, en son for intérieur, des Juifs. Après tout, l’histoire récente est pleine d’exemples de dirigeants politiques qui appréciaient les Juifs et le fameux “génie juif” célébré par BHL, et qui ont été les pires adversaires de l’Etat d’Israël. Ce qui compte ce sont les actes envers Israël, Etat et peuple. A cet égard, la reconnaissance de notre capitale Jérusalem est un acte fort et riche de signification, qui n’engage pas seulement le président Trump et les Etats-Unis, mais le reste du monde, qui s’engagera lui aussi sur cette voie, comme c’est déjà le cas. Cette reconnaissance est une décision politique capitale, qui n’obéit pas à un calcul passager et mesquin, comme le prétend BHL, car elle engage les Etats-Unis de manière ferme, et quasiment irréversible. Peu nous importe, dans ces circonstances, de savoir si Trump apprécie la “pensée talmudique” ou l’esprit juif viennois… L’attitude de BHL et d’autres intellectuels juifs vis-à-vis de Trump (et de Nétanyahou) ressemble à celle des rabbins non sionistes (et des Juifs assimilés) à l’égard de Theodor Herzl, qui n’était pas assez “casher” (ou trop Juif) à leurs yeux. Dans son mépris pour Donald Trump et pour l’Amérique qu’il incarne (ces “fameux néo-évangélistes” dont il parle avec dédain), BHL montre qu’il ne comprend rien à ce pays et à l’identification spirituelle et charnelle des chrétiens américains, sionistes ou évangélistes, au peuple et à la terre d’Israël. En réalité, BHL sait très bien que la reconnaissance de notre capitale par le président Trump est une bonne chose pour Israël. Seulement voilà, il éprouve comme il l’avoue un sentiment de “malaise”. Pour la simple et bonne raison que depuis des mois, depuis l’élection de Trump et même avant, BHL explique à qui veut l’entendre que Trump n’est pas un ami des Juifs. Il l’a dit à maintes reprises, sur CNN où il expliquait en février dernier que “Trump a un problème avec les Juifs” et dans le New York Times où il appelait les Juifs à se méfier du président américain. La seconde erreur de BHL est de croire qu’en politique internationale, les intentions priment sur les actes. “Trump, Dioclétien et le gardien de cochons” : sous ce titre quelque peu mystérieux, BHL s’était livré il y a presqu’un an à une attaque au vitriol contre le nouveau président des Etats-Unis, Donald Trump, accusé par avance de trahison envers Israël et de mépris envers les Juifs. Et pour mieux asséner ses coups, BHL conviait en renfort Freud, le Talmud, Kafka, Rachi et Proust… Après avoir pronostiqué pendant des semaines que Trump allait perdre car “l’Amérique de Tocqueville” n’élirait pas un tel homme, BHL annonçait alors l’inéluctable trahison de Trump envers Israël. C’est pourtant le même BHL qui avait, avec une certaine dose de courage intellectuel, et contrairement à d’autres, reconnu le danger de la politique d’Obama envers Israël à l’occasion du vote de la Résolution 2334 au Conseil de Sécurité. (“Mais voir cette administration qui a tant concédé à l’Iran, tant cédé à la Russie… se rattraper en donnant de la voix, in extremis, contre ce mouton noir planétaire, ce pelé, ce galeux, qu’est le Premier ministre d’Israël, quelle misère !” écrivait-il alors.) Entretemps, Trump a été élu, il est devenu le président américain le plus pro-israélien depuis 1948, comme l’ont prouvé non seulement sa dernière décision sur Jérusalem, mais aussi son attitude à l’ONU et face au président de l’Autorité palestinienne (ce sinistre has-been que même les pays arabes ont fini par lâcher et que seule la France continue de soutenir). Trump est en train de promouvoir une véritable “révolution copernicienne” au Moyen-Orient, pour reprendre l’expression de Michel Gurfinkiel, en reléguant au second plan le conflit israélo-arabe et en abandonnant la politique désastreuse du soutien à “l’Etat palestinien” et aux concessions israéliennes. Mais tout cela est trop simple et limpide pour notre amateur de “paradoxes talmudiques”. Aussi BHL s’évertue à démontrer, faisait feu de tout bois, que cela n’est pas bon pour Israël. Peu importe si les faits lui donnent tort, puisque lui-même est persuadé d’avoir raison. Pierre Lurçat
Toute unanimité est suspecte. Le Talmud stipule que si une condamnation est unanime, le tribunal doit gracier l’accusé. (…) Depuis 70 ans Jérusalem est la capitale en activité d’Israël et les Etats qui ont reconnu Israël ont reconnu cette réalité. N’est-ce pas à la résidence du Président à Jérusalem que leurs Ambassadeurs déposent leurs lettres de créance ? N’est-ce pas dans la Knesset à Jérusalem que Nicolas Sarkozy et François Hollande ont prononcé leurs importants discours ? Jérusalem est pour les diplomates le sein que l’hypocrite Tartuffe ne saurait voir. Déterminer sa capitale est un acte de souveraineté nationale : l’Allemagne réunifiée a choisi Berlin et malgré les souvenirs sinistres, personne n’a protesté. Ne pas admettre Jérusalem capitale d’Israël, c’est sous-entendre que bien que l’Etat d’Israël existe, il n’est pas totalement légitime. C’est ouvrir un boulevard à ceux qui espèrent la destruction du pays. La décision de Trump avait été actée il y a vingt-cinq ans par le Congrès américain et réitérée par l’ensemble des candidats à la Présidence, dont Barack Obama à l’Aipac en juin 2008. Sommes-nous si habitués à ce que les promesses n’engagent que ceux qui y croient, que nous trouvions choquant qu’elles soient respectées ? D’autant que les mots prononcés avec la reconnaissance n’écartent aucune évolution géopolitique ultérieure. Le problème de cette déclaration n’est pas son contenu mais le haro général qu’elle a suscité. Si l’accusé n’a trouvé personne pour le soutenir, disent les commentateurs du traité Sanhedrin, un soupçon pèse sur le travail des juges. Le soupçon est ici celui du panurgisme : montrer qu’on est un partisan de la paix, comme « l’ensemble de la communauté internationale», cette paix que recherchent, c’est un axiome, les dirigeants palestiniens. Ce discours lénifiant a conforté l’ambiguïté et n’a rien apporté à la résolution du conflit. Depuis que l’Unesco a déclaré, dans une résolution qui a bénéficié de beaucoup de lâchetés et de silences, que Jérusalem n’avait historiquement à voir qu’avec l’Islam, les dernières illusions sont tombées sur la validité de ces institutions internationales, perverties par le jeu des majorités automatiques et des pressions qui les accompagnent. Négliger les réalités présentes, discourir sur Jérusalem « capitale de la paix », ce qu’elle n’a malheureusement presque jamais été, voire rêver à un « corpus separatum », probablement défendu par des soldats népalais et bangladais, c’est rêver. La situation aurait été différente si les États arabes n’avaient pas déclenché la guerre en 1947, si les Jordaniens avaient écouté les objurgations israéliennes en juin 1967, et a fortiori si les Israéliens avaient perdu l’un ou l’autre de ces conflits. On ne refait pas le passé. Esquiver la vérité sous prétexte de ne pas heurter les sensibilités des ennemis d’Israël a fait suppurer la plaie qu’est devenu le conflit israélo-palestinien. Craindre de dire la vérité sous prétexte que cela pourrait « entraîner l’enfer sur la terre » (dixit le Hamas), c’est fortifier la menace terroriste. Les marionnettistes qui attisent les braises sont iraniens ou islamistes sunnites et pas américains. Ceux qui l’ignorent regardent le doigt quand le sage désigne la lune. C’est ce que dit non pas la Guemara, mais un proverbe chinois… Richard Prasquier

Rira bien qui rira le dernier !

Insultes, moqueries, appels à l’assassinat, condamnations, imprécations …

A l’heure où se confirme chaque un peu plus…

L’étendue des mensonges  que le précédent leader du Monde libre était prêt à couvrir …

Pour finaliser, avant la déjudaïsation de Jérusalem des derniers jours de son mandat, son tristement fameux accord nucléaire …

Avec, entre trafic de drogue et assassinats politiques, l’Etat terroriste iranien et ses affidés libanais ou argentins …

Et au lendemain d’une reconnaissance de Jérusalem

Qui a fait à nouveau le plein d’unanimité contre le président Trump …

Y compris – ô combien significativement ! – par ceux-là mêmes …

Qui comme notre BHL national ou même, plus étonnament, notre Finkielkraut l’appelaient depuis longtemps de leurs voeux …

Comment ne pas repenser …

Avec l’un de nos rares dirigeants à avoir sauvé l’honneur, le président du CRIF Richard Pasquier …

Et au-delà du racisme de l’intelligence si caractéristique justement de nos intelligentsias …

Au fameux avertissement du Talmud contre les verdicts trop unanimes …

Mais aussi ne pas déjà entrevoir …

Avec les plus lucides de ses critiques …

Comme les conseillers mêmes de la Première ministre britannique …

Que la plaisanterie pourrait bien un jour se retourner contre eux ?

Johnny, Trump et Jérusalem. Que dit la Guemara ?
Richard Prasquier
CRIF
15/12/2017

Cette semaine, l’actualité impose son contenu. Pour Johnny, respect. Il a rendu service en amortissant par l’impact médiatique de son décès le déchaînement de critiques qui a accueilli la déclaration du Président américain sur Jérusalem. Belle conclusion pour cet homme qui fut un authentique ami d’Israël.

L’unanimité des dithyrambes adressés au rocker français, qui n’avait pourtant pas que des admirateurs, fait pendant à l’unanimité des blâmes adressés au président américain. Toute unanimité est suspecte. Le Talmud stipule que si une condamnation est unanime, le tribunal doit gracier l’accusé. Cette décision saugrenue, je la comprends mieux aujourd’hui.

Laissons les arguments juridiques et historiques qui soulignent que l’illégalité de la décision du président américain n’est pas si flagrante que cela. Ils confortent les convaincus, mais glissent malheureusement sur les autres. Les considérations religieuses et mystiques ne sont pas recevables, laïcité oblige.

Limitons-nous aux faits. Depuis 70 ans Jérusalem est la capitale en activité d’Israël et les Etats qui ont reconnu Israël ont reconnu cette réalité. N’est-ce pas à la résidence du Président à Jérusalem que leurs Ambassadeurs déposent leurs lettres de créance ? N’est-ce pas dans la Knesset à Jérusalem que Nicolas Sarkozy et François Hollande ont prononcé leurs importants discours ?

Jérusalem est pour les diplomates le sein que l’hypocrite Tartuffe ne saurait voir. Déterminer sa capitale est un acte de souveraineté nationale : l’Allemagne réunifiée a choisi Berlin et malgré les souvenirs sinistres, personne n’a protesté. Ne pas admettre Jérusalem capitale d’Israël, c’est sous-entendre que bien que l’Etat d’Israël existe, il n’est pas totalement légitime. C’est ouvrir un boulevard à ceux qui espèrent la destruction du pays.

« Ne pas admettre Jérusalem capitale d’Israël, c’est sous-entendre que bien que l’Etat d’Israël existe, il n’est pas totalement légitime.»

La décision de Trump avait été actée il y a vingt-cinq ans par le Congrès américain et réitérée par l’ensemble des candidats à la Présidence, dont Barack Obama à l’Aipac en juin 2008. Sommes-nous si habitués à ce que les promesses n’engagent que ceux qui y croient, que nous trouvions choquant qu’elles soient respectées ? D’autant que les mots prononcés avec la reconnaissance n’écartent aucune évolution géopolitique ultérieure.

Le problème de cette déclaration n’est pas son contenu mais le haro général qu’elle a suscité. Si l’accusé n’a trouvé personne pour le soutenir, disent les commentateurs du traité Sanhedrin, un soupçon pèse sur le travail des juges. Le soupçon est ici celui du panurgisme : montrer qu’on est un partisan de la paix, comme « l’ensemble de la communauté internationale», cette paix que recherchent, c’est un axiome, les dirigeants palestiniens. Ce discours lénifiant a conforté l’ambiguïté et n’a rien apporté à la résolution du conflit.

Depuis que l’Unesco a déclaré, dans une résolution qui a bénéficié de beaucoup de lâchetés et de silences, que Jérusalem n’avait historiquement à voir qu’avec l’Islam, les dernières illusions sont tombées sur la validité de ces institutions internationales, perverties par le jeu des majorités automatiques et des pressions qui les accompagnent.

Négliger les réalités présentes, discourir sur Jérusalem « capitale de la paix », ce qu’elle n’a malheureusement presque jamais été, voire rêver à un « corpus separatum », probablement défendu par des soldats népalais et bangladais, c’est rêver. La situation aurait été différente si les États arabes n’avaient pas déclenché la guerre en 1947, si les Jordaniens avaient écouté les objurgations israéliennes en juin 1967, et a fortiori si les Israéliens avaient perdu l’un ou l’autre de ces conflits. On ne refait pas le passé.

Esquiver la vérité sous prétexte de ne pas heurter les sensibilités des ennemis d’Israël a fait suppurer la plaie qu’est devenu le conflit israélo-palestinien. Craindre de dire la vérité sous prétexte que cela pourrait « entraîner l’enfer sur la terre » (dixit le Hamas), c’est fortifier la menace terroriste. Les marionnettistes qui attisent les braises sont iraniens ou islamistes sunnites et pas américains. Ceux qui l’ignorent regardent le doigt quand le sage désigne la lune. C’est ce que dit non pas la Guemara, mais un proverbe chinois…

Voir aussi:

The ‘Stupidity’ of Donald Trump

He’s had far more success than Arnold Schwarzenegger or Jesse Ventura

This time one year ago, the assumption dominating political coverage was that the only people more stupid than Donald Trump were the deplorables who elected him.

Since then, of course, President-elect Trump has become President Trump. Over his 11 months in office, he has put Neil Gorsuch on the Supreme Court and four times as many judges on the appellate courts as Barack Obama did his first year; recognized Jerusalem as the capital of Israel; withdrawn from the Paris climate accord; adopted a more resolute policy on Afghanistan than the one he’d campaigned on; rolled back the mandate forcing Catholic nuns, among others, to provide employees with contraception and abortifacients; signed legislation to open up drilling for oil in the Arctic National Wildlife Refuge; initiated a bold, deregulatory assault on the administrative state—and topped it all off with the first major overhaul of the tax code in more than 30 years.

And yet that Mr. Trump is a very stupid man remains the assumption dominating his press coverage.

Let this columnist confess: He did not see Mr. Trump’s achievements coming, at least at first. In the worst sense, populism means pandering to public appetites at the expense of sound policy. Too often populists who get themselves elected find either that they cannot implement what they promised, or that when they do, there are disastrous and unexpected consequences.

Add to this the sorry experience America had recently had with men, also outside conventional politics, who ran successfully for governorships: former pro wrestler and Navy SEAL Jesse Ventura in Minnesota and actor Arnold Schwarzenegger in California. Their respective administrations each began with high enthusiasm but ended in defeat and disillusionment. What would make anyone think Mr. Trump would do better?

Start with Mr. Ventura. His populism, like Mr. Trump’s, featured open ridicule of the press. At one point he issued press cards listing them as “official jackals.” Also like Mr. Trump, he was treated as simple-minded because he was not a professional pol. When David Letterman listed his top 10 campaign slogans for Mr. Ventura, No. 1 was “it’s the stupidity, stupid.”

In his first year Mr. Ventura’s approval rating soared to 73%, and while in office he did manage to push through tax rebates and a property-tax reform. By his last year, however, his vetoes were regularly overridden, spending had shot up, and the magic was gone. In the end, he decided against seeking a second term.

Next came Mr. Schwarzenegger, who in 2003 announced his run for governor on “The Tonight Show.” Mr. Schwarzenegger’s pitch was essentially Mr. Trump’s: The state’s politics had been so corrupted by the political class that Californians needed a strongman from the outside to shake it up.

The Governator did succeed in getting himself re-elected three years later, which is more than Mr. Ventura did. In the end, however, he was defeated by those he’d denounced as the “girlie men” of Sacramento, and his package of reforms went nowhere. The man who entered office promising to cut spending and revive the state’s economy ended up signing a huge tax increase, while debt nearly tripled under his watch.

Now we have President Trump. In one sense he is not unique: Almost all GOP presidents are stereotyped as not very bright. Ask Ike, or George W. Bush, or even Lincoln. Nor is it uncommon, in the headiness of a White House, for even the lowliest staffer to come to regard himself as the intellectual superior of the president he works for.

In Mr. Trump’s case, critics equate lowbrow tastes (e.g., well-done steaks covered in ketchup) as confirmation of a lack of brainpower. It can make for great sport. But starting out with the assumption that the president you are covering is a boob can prove debilitating to clear judgment.

Quick show of hands: How many of those in the press who continue to dismiss Mr. Trump as stupid publicly asserted he could never win the 2016 election—or would never get anyone decent to work for him in the unlikely miracle he did get elected?

The Trump presidency may still go poof for any number of reasons—if the promised economic growth doesn’t materialize, if the public concludes that his inability to ignore slights on Twitter is getting the best of his presidency, or if Democrats manage to leverage his low approval ratings and polarizing personality into a recapture of the House and Senate this coming November. And yes, it’s possible to regard Mr. Trump’s presidency as not worth the price.

But stupid? Perhaps the best advice for anti-Trumpers comes from one of their own, a Vermont Democrat named Jason Lorber. Way back in April, in an article for the Burlington Free Press, the retired state politician wrote that “while it may be good for a chuckle, calling or even thinking someone else stupid is virtually guaranteed to give them the last laugh.”

Is that not what Mr. Trump is now enjoying at the close of his first year?

 Voir également:

Trump, the Insurgent, Breaks With 70 Years of American Foreign Policy
President Trump has transformed the world’s view of the United States from an anchor of the international order into something more inward-looking and unpredictable.
Mark Landler
New York Times
Dec. 28, 2017

WASHINGTON — President Trump was already revved up when he emerged from his limousine to visit NATO’s new headquarters in Brussels last May. He had just met France’s recently elected president, Emmanuel Macron, whom he greeted with a white-knuckle handshake and a complaint that Europeans do not pay their fair share of the alliance’s costs.

On the long walk through the NATO building’s cathedral-like atrium, the president’s anger grew. He looked at the polished floors and shimmering glass walls with a property developer’s eye. (“It’s all glass,” he said later. “One bomb could take it out.”) By the time he reached an outdoor plaza where he was to speak to the other NATO leaders, Mr. Trump was fuming, according to two aides who were with him that day.

He was there to dedicate the building, but instead he took a shot at it.

“I never asked once what the new NATO headquarters cost,” Mr. Trump told the leaders, his voice thick with sarcasm. “I refuse to do that. But it is beautiful.” His visceral reaction to the $1.2 billion building, more than anything else, colored his first encounter with the alliance, aides said.

Nearly a year into his presidency, Mr. Trump remains an erratic, idiosyncratic leader on the global stage, an insurgent who attacks allies the United States has nurtured since World War II and who can seem more at home with America’s adversaries. His Twitter posts, delivered without warning or consultation, often make a mockery of his administration’s policies and subvert the messages his emissaries are trying to deliver abroad.

Mr. Trump has pulled out of trade and climate change agreements and denounced the 2015 nuclear deal with Iran. He has broken with decades of American policy in the Middle East by recognizing Jerusalem as the capital of Israel. And he has taunted Kim Jong-un of North Korea as “short and fat,” fanning fears of war on the peninsula.

He has assiduously cultivated President Xi Jinping of China and avoided criticizing President Vladimir V. Putin of Russia — leaders of the two countries that his own national security strategy calls the greatest geopolitical threats to America.

Above all, Mr. Trump has transformed the world’s view of the United States from a reliable anchor of the liberal, rules-based international order into something more inward-looking and unpredictable. That is a seminal change from the role the country has played for 70 years, under presidents from both parties, and it has lasting implications for how other countries chart their futures.

Mr. Trump’s unorthodox approach “has moved a lot of us out of our comfort zone, me included,” the national security adviser, Lt. Gen. H. R. McMaster, said in an interview. A three-star Army general who served in Iraq and Afghanistan and wrote a well-regarded book about the White House’s strategic failure in Vietnam, General McMaster defined Trump foreign policy as “pragmatic realism” rather than isolationism.

“The consensus view has been that engagement overseas is an unmitigated good, regardless of the circumstances,” General McMaster said. “But there are problems that are maybe both intractable and of marginal interest to the American people, that do not justify investments of blood and treasure.”

Mr. Trump’s advisers argue that he has blown the cobwebs off decades of foreign policy doctrine and, as he approaches his first anniversary, that he has learned the realities of the world in which the United States must operate.

They point to gains in the Middle East, where Crown Prince Mohammed bin Salman is transforming Saudi Arabia; in Asia, where China is doing more to pressure a nuclear-armed North Korea; and even in Europe, where Mr. Trump’s criticism has prodded NATO members to ante up more for their defense.

The president takes credit for eradicating the caliphate built by the Islamic State in Syria and Iraq, though he mainly accelerated a battle plan developed by President Barack Obama. His aides say he has reversed Mr. Obama’s passive approach to Iran, in part by disavowing the nuclear deal.

While Mr. Trump has held more than 130 meetings and phone calls with foreign leaders since taking office, he has left the rest of the world still puzzling over how to handle an American president unlike any other. Foreign leaders have tested a variety of techniques to deal with him, from shameless pandering to keeping a studied distance.

“Most foreign leaders are still trying to get a handle on him,” said Richard N. Haass, a top State Department official in the George W. Bush administration who is now the president of the Council on Foreign Relations. “Everywhere I go, I’m still getting asked, ‘Help us understand this president, help us navigate this situation.’

“We’re beginning to see countries take matters into their own hands. They’re hedging against America’s unreliability.”

Few countries have struggled more to adapt to Mr. Trump than Germany, and few leaders seem less personally in sync with him than its leader, Chancellor Angela Merkel, the physicist turned politician. After she won a fourth term, their relationship took on weighty symbolism: the great disrupter versus the last defender of the liberal world order.

In one of their first phone calls, the chancellor explained to the president why Ukraine was a vital part of the trans-Atlantic relationship. Mr. Trump, officials recalled, had little idea of Ukraine’s importance, its history of being bullied by Russia or what the United States and its allies had done to try to push back Mr. Putin.

German officials were alarmed by Mr. Trump’s lack of knowledge, but they got even more rattled when White House aides called to complain afterward that Ms. Merkel had been condescending toward the new president. The Germans were determined not to repeat that diplomatic gaffe when Ms. Merkel met Mr. Trump at the White House in March.
Trump’s Way

At first, things again went badly. Mr. Trump did not shake Ms. Merkel’s hand in the Oval Office, despite the requests of the assembled photographers. (The president said he did not hear them.)

Later, he told Ms. Merkel that he wanted to negotiate a new bilateral trade agreement with Germany. The problem with this idea was that Germany, as a member of the European Union, could not negotiate its own agreement with the United States.

Rather than exposing Mr. Trump’s ignorance, Ms. Merkel said the United States could, of course, negotiate a bilateral agreement, but that it would have to be with Germany and the other 27 members of the union because Brussels conducted such negotiations on behalf of its members.

“So it could be bilateral?” Mr. Trump asked Ms. Merkel, according to several people in the room. The chancellor nodded.

“That’s great,” Mr. Trump replied before turning to his commerce secretary, Wilbur Ross, and telling him, “Wilbur, we’ll negotiate a bilateral trade deal with Europe.”

Afterward, German officials expressed relief among themselves that Ms. Merkel had managed to get through the exchange without embarrassing the president or appearing to lecture him. Some White House officials, however, said they found the episode humiliating.

For Ms. Merkel and many other Germans, something elemental has changed across the Atlantic. “We Europeans must really take our destiny into our own hands,” she said in May. “The times in which we can fully count on others — they are somewhat over.”

Mr. Trump gets along better with Mr. Macron, a 40-year-old former investment banker and fellow political insurgent who ran for the French presidency as the anti-Trump. Despite disagreeing with him on trade, immigration and climate change, Mr. Macron figured out early how to appeal to the president: He invited him to a military parade.

But Mr. Macron has discovered that being buddies with Mr. Trump can also be complicated. During the Bastille Day visit, officials recalled, Mr. Trump told Mr. Macron he was rethinking his decision to pull out of the Paris climate accord.

That prompted French diplomats to make a flurry of excited calls to the White House for clarification the following week, only to find out that American policy had not changed. White House officials say that Mr. Trump was merely reiterating that the United States would be open to rejoining the pact on more advantageous terms.

But the exchange captures Mr. Trump’s lack of nuance or detail, which leaves him open to being misunderstood in complex international talks.

There have been fewer misunderstandings with autocrats. Mr. Xi of China and King Salman of Saudi Arabia both won over Mr. Trump by giving him a lavish welcome when he visited. The Saudi monarch projected his image on the side of a hotel; Mr. Xi reopened a long-dormant theater inside the Forbidden City to present Mr. Trump and his wife, Melania, an evening of Chinese opera.

“Did you see the show?” Mr. Trump asked reporters on Air Force One after he left Beijing in November. “They say in the history of people coming to China, there’s been nothing like that. And I believe it.”

Later, chatting with his aides, Mr. Trump continued to marvel at the respect Mr. Xi had shown him. It was a show of respect for the American people, not just for the president, one adviser replied gently.

Then, of course, there is the strange case of Mr. Putin. The president spoke of his warm telephone calls with the Russian president, even as he introduced a national security strategy that acknowledged Russia’s efforts to weaken democracies by meddling in their elections.

Mr. Trump has had a bumpier time with friends. He told off Prime Minister Theresa May on Twitter, after she objected to his exploitation of anti-Muslim propaganda from a far-right group in Britain.

“Statecraft has been singularly absent from the treatment of some of his allies, particularly the U.K.,” said Peter Westmacott, a former British ambassador to the United States.

Mr. Trump’s feuds with Ms. May and other British officials have left him in a strange position: feted in Beijing and Riyadh but barely welcome in London, which Mr. Trump is expected to visit early next year, despite warnings that he will face angry protesters.

Aides to Mr. Trump argue that his outreach to autocrats has been vindicated. When Crown Prince Mohammed bin Salman visited the White House in March, the president lavished attention on him. Since then, they say, Saudi Arabia has reopened cinemas and allowed women to drive.

But critics say Mr. Trump gives more than he gets. By backing the 32-year-old crown prince so wholeheartedly, the president cemented his status as heir to the House of Saud. The crown prince has since jailed his rivals as Saudi Arabia pursued a deadly intervention in Yemen’s civil war.

Mr. Trump granted an enormous concession to Prime Minister Benjamin Netanyahu when he announced this month that the United States would formally recognize Jerusalem as the capital of Israel. But he did not ask anything of Mr. Netanyahu in return.

That showed another hallmark of Mr. Trump’s foreign policy: how much it is driven by domestic politics. In this case, he was fulfilling a campaign promise to move the American Embassy to Jerusalem from Tel Aviv. While evangelicals and some hard-line, pro-Israel American Jews exulted, the Palestinians seethed — leaving Mr. Trump’s dreams of brokering a peace accord between them and the Israelis in tatters.

With China, Mr. Trump’s cultivation of Mr. Xi probably persuaded him to put more economic pressure on its neighbor North Korea over its provocative behavior. But even the president has acknowledged, as recently as Thursday, that it is not enough. And in return for Mr. Xi’s efforts, Mr. Trump has largely shelved his trade agenda vis-à-vis Beijing.

“It was a big mistake to draw that linkage,” said Robert B. Zoellick, who served as United States trade representative under Mr. Bush. “The Chinese are playing him, and it’s not just the Chinese. The world sees his narcissism and strokes his ego, diverting him from applying disciplined pressure.”

Mr. Trump’s protectionist instincts could prove the most damaging in the long term, Mr. Zoellick said. Trade, unlike security, springs from deeply rooted convictions. Mr. Trump believes that multilateral accords — like the Trans-Pacific Partnership, from which he pulled out in his first week in office — are stacked against America.

“He views trade as zero-sum, win-lose,” Mr. Zoellick said.

For some of Mr. Trump’s advisers, the key to understanding his statecraft is not how he deals with Mr. Xi or Ms. Merkel, but the ideological contest over America’s role that plays out daily between the West Wing and agencies like the State Department and the Pentagon.

“There’s a chasm that can’t be bridged between the globalists and the nationalists,” said Stephen K. Bannon, the president’s former chief strategist and the leader of the nationalist wing, who has kept Mr. Trump’s ear since leaving the White House last summer.

On the globalist side of the debate stand General McMaster; Secretary of Defense Jim Mattis; Secretary of State Rex W. Tillerson; and Mr. Trump’s chief economic adviser, Gary D. Cohn. On the nationalist side, in addition to Mr. Bannon, stand Stephen Miller, the president’s top domestic adviser, and Robert Lighthizer, the chief trade negotiator. On many days, the nationalist group includes the commander in chief himself.

The globalists have curbed some of Mr. Trump’s most radical impulses. He has yet to rip up the Iran nuclear deal, though he has refused to recertify it. He has reaffirmed the United States’ support for NATO, despite his objections about those members he believes are freeloading. And he has ordered thousands of additional American troops into Afghanistan, even after promising during the campaign to stay away from nation-building.

This has prompted a few Europeans to hope that “his bark is worse than his bite,” in the words of Mr. Westmacott.

Mr. Trump acknowledges that being in office has changed him. “My original instinct was to pull out,” he said of Afghanistan, “and, historically, I like following my instincts. But all my life I’ve heard that decisions are much different when you sit behind the desk in the Oval Office.”

Yet some things have not changed. Mr. Trump’s advisers have utterly failed to curb his Twitter posts, for example. Some gamely suggest that they create diplomatic openings. Others say they roll with the punches when he labels Mr. Kim of North Korea “Little Rocket Man.” For Mr. Tillerson, however, the tweets have severely tarnished his credibility in foreign capitals.

“All of them know they still can’t control the thunderbolt from on high,” said John D. Negroponte, who served as the director of national intelligence for Mr. Bush.

The tweets highlight that Mr. Trump still holds a radically different view of the United States’ role in the world than most of his predecessors. His advisers point to a revealing meeting at the Pentagon on July 20, when Mr. Mattis, Mr. Tillerson and Mr. Cohn walked the president through the country’s trade and security obligations around the world.

The group convened in the secure conference room of the Joint Chiefs of Staff, a storied inner sanctum known as the tank. Mr. Mattis led off the session by declaring that “the greatest thing the ‘greatest generation’ left us was the rules-based postwar international order,” according to a person who was in the room.

After listening for about 50 minutes, this person said, Mr. Trump had heard enough. He began peppering Mr. Mattis and Mr. Tillerson with questions about who pays for NATO and the terms of the free trade agreements with South Korea and other countries.

The postwar international order, the president of the United States declared, is “not working at all.”

Voir enfin:

Analysis The Palestinians Just Gave Netanyahu What He Always Wanted for Christmas

If there is one goal the Israeli premier has devoted his entire career to, it is trying to sever ties between the Americans and the Palestinians – and Abbas has handed it to him wrapped with a bow
Anshel Pfeffer

Haaretz

Dec 27, 2017

Ever since President Donald Trump announced the United States’ decision to recognize Jerusalem as Israel’s capital, the focus has been almost entirely on the global chorus of condemnation, the overwhelming votes against Trump’s proclamation in the UN Security Council and General Assembly, and the – so far – tiny handful of countries supporting the move.

But while attention has largely been on these symbolic moves, something that escaped notice is that, in the aftermath of the recognition gesture, Prime Minister Benjamin Netanyahu has accomplished one of his most cherished policy goals: Finally driving a massive wedge between the United States and the Palestinians.

When last Friday Palestinian President Mahmoud Abbas published his Christmas message, announcing that the Palestinians “will not accept the U.S. as the mediator in the peace process, nor are we going to accept any plan from the U.S. side,” he could not have come up with a better Christmas present for Netanyahu.
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If there is one goal Netanyahu has devoted his career to – from the days when he was a Zionist student activist at MIT in the early 1970s – it is trying to sever ties between the Americans and the Palestinians. And Abbas gave it to him, just like that.

The battle against the U.S. administration recognizing the PLO and entering official talks with it dominated Israeli foreign policy throughout the 1980s, when Netanyahu was a diplomat in Washington and at the UN.

Thirty years ago, when leaving the diplomatic service to enter politics full-time with the Likud party, Netanyahu timed his resignation to follow a meeting between then-Secretary of State George P. Shultz and PLO-affiliated Palestinian academics, to portray it as an act of protest against the talks. Between 1988 and 1991, as deputy foreign minister his brief was mainly devoted to appearing in the American media, advocating against U.S.-PLO ties.

As prime minister (initially from 1996-1999 and then from 2009), Netanyahu had to contend with the new realities of the post-Oslo era – and, of course, with the administrations of Bill Clinton and Barack Obama, which openly supported a Palestinian state. But every engagement of his with the Palestinians was slow, grudging and through gritted teeth.

He has never given up on his stated intent to convince the world – and when Netanyahu thinks of the world, it will always be the world as it looks from the Oval Office – that the Palestinian issue is a sideshow and its leadership does not deserve an equal place at the table.
U.S. President Donald Trump and Prime Minister Benjamin Netanyahu in Jerusalem, May 23, 2017.
U.S. President Donald Trump and Prime Minister Benjamin Netanyahu in Jerusalem, May 23, 2017.Stephen Crowley/NYT

Netanyahu has never really cared about Jerusalem, beyond its symbolic significance. His government has not made any real efforts to solve the everyday problems of Israel’s poorest city. And even the much-beloved canard of moving the U.S. Embassy from Tel Aviv to Jerusalem was never that high on his priority list. But the support for recognizing Jerusalem among Trump’s evangelical base, and the fact the U.S. president was willing to go ahead with the recognition as a low-cost (from his perspective) way of signaling he was keeping his election promises and showing how different he was from Obama, was a wonderful opportunity for Netanyahu.

He didn’t expect the world to suddenly fall in line with the U.S. president’s proclamation. Quite the opposite. He saw how much anger and opposition it would provoke, and therefore stoked Trump’s ego with encouragement and praise.

Netanyahu played the cards dealt to him brilliantly. The bigger the hoopla around Trump’s empty gesture, the bigger the insult to the Palestinians – an insult not delivered by Israel, but directly by the White House.

Trump himself made it clear the recognition of Jerusalem was not meant to prejudice the outcome of future negotiations between Israel and the Palestinians. He even emphasized that the United States was not recognizing any specific borders of Israel’s capital. The United States hasn’t even changed its policy on not writing “Israel” in the passports of U.S. citizens born in Jerusalem, much less made any concrete steps for actually moving the embassy. But Netanyahu still declared that Trump’s announcement was an event of great historical importance, on a par with the Balfour Declaration and King Cyrus’ decree to rebuild the Jewish temple in Jerusalem.

The Palestinians could have issued a low-key response, saying simply that no one, not even Trump, could decide the future of Jerusalem without their agreement. They could have kept their channels to the United States open and waited to see if anything would come of the much-vaunted Trump peace proposal.

Instead, they declared “days of rage” that quickly fizzled, and then effectively severed ties with the Americans by announcing they would be boycotting any scheduled meetings with administration officials.

No one has any illusions that this a favorable presidency as far as they are concerned. But, let’s face it, every single U.S. presidency has always been much more pro-Israel than pro-Palestinian. The “honest broker” label has always been a myth. The only reason the United States has been mediating between the two sides for so long is that it’s the world’s sole superpower and has been invested in the region for so many years.

There is always talk of another government stepping in as a potential mediator between Israel and the Palestinians. This is idle talk based on wishful thinking. No other country has the resources, the skilled and experienced diplomatic corps, the investment in the region and the credibility to become the brokers of the process.

The European Union is mired in a near-existential crisis, with Brexit cutting off one of its major members; its unofficial leader, German Chancellor Angela Merkel, is struggling to build a coalition at home; and its unofficial leader-in-waiting, French President Emmanuel Macron, lacks the experience and attention span to devote himself properly. Russia has ulterior motives and does not really wish to help bring peace, just enhance its influence. China, which launched a Mideast conference this past week, is too far away – physically and mentally – to be much more than a bystander. And, most important, Israel can and will veto any other partner besides the Americans.

All of this may change in the future if successive administrations follow Obama and Trump’s example by retreating from America’s traditional role in the region. But it will take decades for a new player to grow into the role of ultimate patron of the diplomatic process. By the time that happens, Abbas and Netanyahu will no longer be on the stage themselves.

It is much more likely that a new U.S. administration will reassert itself within a few years. When that happens, the Palestinians will have to rebuild their relationship with Washington and, depending on the views of that administration, it may be a better one than they had in the past. But for now at least, they have given Netanyahu what he’s always wanted for Christmas.
read more: https://www.haaretz.com/israel-news/1.831169


Noël/2017e: Un film de Noël qui parle de Jésus ? (You know something’s wrong when truth is the new fake news or hate speech)

25 décembre, 2017
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Voici, je ferai de Jérusalem une coupe d’étourdissement pour tous les peuples d’alentour, et aussi pour Juda dans le siège de Jérusalem. En ce jour-là, je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples; tous ceux qui la soulèveront seront meurtris; et toutes les nations de la terre s’assembleront contre elle. Zacharie 12: 2-3
La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l’angle. C’est de l’Éternel que cela est venu: C’est un prodige à nos yeux. Psaume 118: 22-23
N’avez-vous jamais lu dans les Écritures: La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l’angle; c’est du Seigneur que cela est venu, et c’est un prodige à nos yeux? C’est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits. Celui qui tombera sur cette pierre s’y brisera, et celui sur qui elle tombera sera écrasé. Jésus (Matthieu 21: 43-44)
Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre? Jésus (Luc 18: 8)
Les nations (occidentales) voudraient réduire les revendications d’Israël sur la Judée et la Samarie à un problème politique. Mais pour Israël, le problème n’est pas politique, il est essentiellement moral, celui de la reconnaissance de son identité historique et métahistorique. (…) Le combat d’Israël contre la prétention palestinienne est en fait le combat de l’histoire contre l’anti-histoire, de la mémoire contre l’anti-mémoire, de l’homme contre l’illusion et le mensonge politiques. (…) Le temps du Retour est aussi un temps de rupture et de cassure… le monde nouveau du Retour surgit ainsi lentement du sein de la dégradation d’un monde moralement désemparé. (…)  La libération du Retour ne concerne d’ailleurs pas seulement le peuple juif. Au-delà d’Israël, elle concerne l’ensemble des peuples. Car le Retour d’Israël est, en vérité, l’espérance du monde. Avraham Livni
Le monde moderne n’est pas mauvais : à certains égards, il est bien trop bon. Il est rempli de vertus féroces et gâchées. Lorsqu’un dispositif religieux est brisé (comme le fut le christianisme pendant la Réforme), ce ne sont pas seulement les vices qui sont libérés. Les vices sont en effet libérés, et ils errent de par le monde en faisant des ravages ; mais les vertus le sont aussi, et elles errent plus férocement encore en faisant des ravages plus terribles. Le monde moderne est saturé des vieilles vertus chrétiennes virant à la folie.  G.K. Chesterton
L’inauguration majestueuse de l’ère « post-chrétienne » est une plaisanterie. Nous sommes dans un ultra-christianisme caricatural qui essaie d’échapper à l’orbite judéo-chrétienne en « radicalisant » le souci des victimes dans un sens antichrétien. (…) Jusqu’au nazisme, le judaïsme était la victime préférentielle de ce système de bouc émissaire. Le christianisme ne venait qu’en second lieu. Depuis l’Holocauste , en revanche, on n’ose plus s’en prendre au judaïsme, et le christianisme est promu au rang de bouc émissaire numéro un. (…) Le mouvement antichrétien le plus puissant est celui qui réassume et « radicalise » le souci des victimes pour le paganiser. (…) Comme les Eglises chrétiennes ont pris conscience tardivement de leurs manquements à la charité, de leur connivence avec l’ordre établi, dans le monde d’hier et d’aujourd’hui, elles sont particulièrement vulnérables au chantage permanent auquel le néopaganisme contemporain les soumet. René Girard
Ce grand changement de population est particulièrement vrai en ce qui concerne la Seine-Saint-Denis, au nord de la capitale. Un grand nombre de juifs en sont partis en raison de l’insécurité ressentie après de multiples incidents de harcèlement, de pressions ou d’agressions physiques pures et simples. Partout dans la zone, en particulier au cours de la seconde Intifada en Israël [2001-2005], il y a eu des incendies de synagogues, des agressions de rabbins, des voitures béliers qui fonçaient sur les fidèles quittant la synagogue à Kippour, des bus scolaires incendiés. Les incidents continuent et, dans la majorité de ces lieux, le phénomène de l’antisémitisme de banlieue doit beaucoup au fait que les maires de nombre de ces localités étaient des communistes qui poussaient les Arabes à soutenir les Palestiniens. La Seine-Saint-Denis est le premier département musulman de France [environ 40 % sur 1,6 million d’habitants] avec des mosquées qui peuvent accueillir 6 000 à 8 000 fidèles. (…) Conséquence des tensions inévitables dans un tel environnement, les communautés juives de banlieues telles que La Courneuve, Aubervilliers, Stains, Pierrefitte-sur-Seine, Trappes, Aulnay-sous-Bois, Le Blanc-Mesnil et Saint-Denis sont en train de disparaître. En raison de l’insécurité, dans des endroits comme La Courneuve où il y avait 600 à 700 familles juives, il y en a maintenant moins de 100. Et, à Saint-Denis même, là où il y avait 500 familles juives, ils ont de la difficulté à réunir un minyan pour Kippour. Dans quelques années, il n’y aura plus un seul juif dans le département. Sammy Ghozlan (Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme)
Plus de 70 % du demi-million estimé de juifs de France sont des Séfarades, débarqués entre 1956 et 1962, au moment où leurs terres ancestrales d’Algérie, du Maroc et de Tunisie obtiennent leur indépendance. Souvent sans le sou à leur arrivée, beaucoup s’installent dans les banlieues relativement défavorisées du nord et de l’est de Paris, où ils créent d’importantes communautés juives fortes de dizaines de synagogues et de centres communautaires. Mais les Arabes musulmans les rejoignent, fuyant les difficultés économiques de ces mêmes pays qu’ils ont quittés. Rapidement, ils les dépassent en nombre. On estime aujourd’hui à quelque six millions les musulmans de France, soit environ 10 % des 66 millions d’habitants du pays. Si les premiers immigrants arabes, en général, s’engageaient peu en politique et préféraient ne pas s’attirer d’ennuis, beaucoup de leurs enfants n’ont pas eu de tels scrupules : nés sur le sol français, ils bénéficient automatiquement de la nationalité et ne peuvent être expulsés. En désaccord avec la société française dans son ensemble, se sentant victimes de discriminations en tous genres, nombre d’enfants d’immigrants arabes musulmans des deuxième et troisième générations ont eu à cœur de venger la cause palestinienne, lorsque la seconde Intifada a éclaté en Israël et dans les territoires palestiniens en 2000. Ils n’ont depuis cessé de rendre la vie misérable à nombre de juifs vivant autour d’eux. Résultat : beaucoup de juifs français ont fait le choix de venir en Israël. Pour la première fois, en 2014, la France a pris la tête des pays d’origine des nouveaux immigrants, avec près de 7 000 arrivées, soit le double des 3 400 enregistrées en 2013. Entre le 1er janvier 2001 et le 31 décembre 2014, 36 800 juifs français ont fait leur aliya. Et près de 8 000 pour la seule année 2015. Des chiffres qu’il faut toutefois mettre en balance avec les estimations officieuses selon lesquelles ils seraient jusqu’à 30 % à repartir en France dans les cinq ans qui suivent leur arrivée, généralement en raison de difficultés d’intégration. Parallèlement, environ 4 000 juifs français se dirigent chaque année vers d’autres destinations, comme la province canadienne de langue française du Québec. Environ 20 000 des 93 000 juifs de Montréal sont des Séfarades d’Afrique du Nord, immigrés de France. Londres constitue une autre porte de sortie. Ces derniers temps, elle attire des milliers de jeunes juifs hautement qualifiés qui y trouvent des emplois dans le secteur financier. La capitale britannique et son économie dynamique agissent comme un aimant sur les jeunes Français, toutes origines confondues, et compte aujourd’hui entre 300 000 et 400 000 expatriés français. Selon Albert Myara, militant de la communauté juive, sur quelque 350 000 juifs de la région parisienne, environ 60 000 ont déménagé ces dix-quinze dernières années, soit pour quitter leurs voisins arabes, soit tout simplement parce qu’ayant étoffé leurs revenus, ils peuvent désormais se permettre d’habiter des secteurs plus aisés. L’exceptionnel succès économique et professionnel de nombreux juifs séfarades, et leur ascension au sein de la société française ont fait que certains quartiers cossus de Paris accueillent de nouvelles communautés juives sans cesse croissantes. En particulier dans le très chic 17e arrondissement, à proximité de l’avenue des Champs-Elysées et de l’Arc de Triomphe.  (…) Deux récents lauréats français du prix Nobel de physique, Claude Cohen-Tannoudji (1996), né à Alger, et Serge Haroche (2014), né à Casablanca, sont des Séfarades installés en France. L’un des philosophes français vivants les plus connus n’est autre que Bernard-Henri Lévy, né en Algérie. Et les noms juifs séfarades abondent dans l’industrie du film et dans les universités. (…) Si le 17e compte désormais la plus grande concentration de juifs de France, d’autres secteurs ont récemment engrangé d’importantes minorités juives. C’est le cas de l’adjacent 16e arrondissement, avec près de 25 000 juifs, de la banlieue ultra-bourgeoise de Neuilly-sur-Seine, ou encore des localités de Boulogne et Levallois, toutes situées à l’ouest de Paris. Et le caractère juif de la zone devrait encore s’intensifier en 2017 avec l’ouverture du Centre européen du judaïsme, une structure de 10 millions d’euros, qui combinera centre communautaire et synagogue sur une superficie de 5 000 mètres carrés sur l’animée rue de Courcelles, là encore, dans le 17e arrondissement. (…) Une présence juive accrue est également à noter dans les banlieues sud-est que constituent Saint-Mandé, Saint-Maur, Vincennes et Charenton, où des dizaines de milliers de juifs se sont regroupés ces dernières années. Ainsi que dans le 12e arrondissement voisin, proche de la porte de Vincennes où s’est déroulé l’attentat de l’Hypercacher en janvier 2015. A Saint-Mandé, banlieue verdoyante en bordure du bois de Vincennes, les dirigeants communautaires estiment qu’environ 40 % des habitants de la ville sont juifs. Les incidents antisémites ne sont pas les seuls moteurs de ces mouvements géographiques. Dans certains cas, les juifs font le choix de quitter les quartiers où les populations arabes musulmanes et originaires d’Afrique noire ont considérablement augmenté. C’est le cas du Kremlin-Bicêtre, une banlieue vivante du sud de Paris (…)  L’avenue de Fontainebleau, axe principal qui mène à Paris, est maintenant bordé de cafés et restaurants arabes. (…) On estime à 100 000 le nombre de jeunes juifs en âge d’être scolarisés en France. Un tiers fréquente les écoles juives. Mais selon Elbaz, certains parents redoutent désormais d’y scolariser leurs enfants, inquiets de la présence de soldats et de policiers qui accentuent la visibilité de ces établissements. Un second tiers est inscrit dans des établissements publics laïques, généralement dans des zones aisées où ils ne seront pas pris pour cible par des adolescents arabes. Et le reste étudie dans des écoles privées catholiques, souvent dans des endroits sans structures scolaires juives, et où les institutions publiques comptent de nombreux musulmans. Ces établissements catholiques sont également fréquentés par les enfants d’une certaine classe moyenne arabe émergente, qui veut assurer à ses enfants un diplôme et une scolarité sans problème. Car il faut dire que nombre de jeunes musulmans des écoles publiques abandonnent le système scolaire en cours de route, et se retrouvent sans emploi. En outre, selon les statistiques officielles, près des trois quarts des détenus français sont d’origine musulmane. Mais si une grande partie de la communauté juive a prospéré, environ 10 % sont encore trop pauvres pour quitter les zones potentiellement dangereuses où ils résident. La communauté en a toutefois aidé des centaines à déménager vers des quartiers plus sûrs, en coordination avec les services sociaux du gouvernement français. The Jerusalem Post
L’assemblée générale (…) considère que le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale. Résolution 379 (ONU, le 10 novembre 1975)
L’assemblée générale décide de déclarer nulle la conclusion contenue dans le dispositif de sa résolution 3379 (XXX) du 10 novembre 1975. Résolution 4686 (ONU, le 16 décembre 1991)
Les États-Unis ont essuyé jeudi à l’Assemblée générale de l’ONU une large condamnation de leur reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, après avoir multiplié les menaces financières contre les pays opposés à leur position. Sur les 193 pays membres des Nations unies, 128 ont voté en faveur d’une résolution condamnant la décision annoncée le 6 décembre par Donald Trump sur Jérusalem, à rebours de la position américaine traditionnelle et du consensus de la communauté internationale qui n’a jamais reconnu l’annexion de la partie orientale de la ville par l’État hébreu. De nombreux alliés de Washington ont approuvé la résolution, dont la France et le Royaume-Uni. Neuf pays, parmi lesquels les États-Unis et Israël, mais aussi le Guatemala et le Togo, ont voté contre ce texte qui répond à une initiative des Palestiniens. Signe que les menaces et pressions de Washington ont pesé ? Trente-cinq États, dont le Canada, le Mexique, l’Argentine, la Pologne ou la Hongrie, se sont abstenus et 21 n’ont pas pris part au scrutin. Avant le vote, plusieurs ambassadeurs interrogés par l’AFP tablaient pour une adoption plus large, avec un score oscillant entre 165 et 190 votes pour. Le vote n’est pas contraignant et l’administration américaine a fait savoir qu’elle ne changerait pas d’avis. (…) Les États-Unis ne cachent pas leur colère depuis un premier vote, lundi, au niveau du Conseil de sécurité. Ce vote « est une insulte que nous n’oublierons pas », avait lancé, l’œil noir, Nikki Haley à ses 14 partenaires du Conseil, dont ses alliés européens, qui avaient unanimement approuvé la condamnation de la décision américaine. In fine, cette résolution-là n’avait pas été adoptée, les États-Unis ayant utilisé leur veto de membre permanent, mais l’unité des autres membres avait résonné comme un cinglant désaveu pour Washington. À l’Assemblée générale de l’ONU, aucun pays n’a de droit de veto. Le Devoir
Alors que l’administration américaine a décidé de récompenser l’injustice et de menacer ceux qui ne la soutiennent pas, nous continuerons notre chemin vers la liberté et l’indépendance. Nous appelons les chrétiens du monde à écouter les vraies voix des chrétiens autochtones de Terre Sainte. Les mêmes voix qui ont fermement rejeté la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d’Israël à travers leurs chefs d’églises. Ils sont les descendants des premiers disciples de Jésus-Christ et font partie intégrante du peuple palestinien. Nous sommes inspirés par le message de Jésus, qui a refusé l’injustice et répandu une parole d’espoir. Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront comblés. Mahmoud Abbas
Âgée de 17 ans, la jeune activiste palestinienne a comparu aujourd’hui devant un tribunal militaire israélien. Son crime? Avoir bousculé et provoqué des soldats qui patrouillaient dans le village de Nabi Saleh, sous occupation israélienne. L’affront avait été filmé et la vidéo est rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux. Les faits filmés se seraient déroulés devant la maison de la famille Tamimi, en marge d’une manifestation contre la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël, vendredi dernier. Ahed et sa cousine Nour s’approchent de deux soldats israéliens appuyés sur un muret, les bousculent et leur donnent quelques coups pour les faire partir. Les soldats, armés et casqués, restent impassibles aux coups assenées et s’éloignent à reculons. Dans la nuit de lundi à mardi, à 4h du matin, des soldats israéliens entrent dans la maison familiale de la jeune fille pour l’embarquer au poste de garde militaire, près de Ramallah. Ahed Tamimi a comparu ce mercredi 20 décembre devant un tribunal militaire. Sa mère et sa cousine Nour, qui étaient avec elle au moment des faits, auraient également été arrêtées. (…) Derrière l’apparence angélique de Ahed se cache une redoutable activiste qui n’a pas froid aux yeux. Elle se fait connaître, depuis son plus jeune âge, pour ses actes de résistance face à l’occupation israélienne. En 2012, une photo d’elle brandissant son poing sous le nez de soldats israéliens lui ont valu d’être reçue en 2012 par Recep Tayyip Erdogan, alors Premier ministre turc. En 2015, d’autres photos d’elle font le tour du monde et suscitent la curiosité des médias. On y voit l’adolescente et sa mère qui tentent de faire lâcher prise à un soldat plaquant son petit frère contre un rocher. Elle devient alors un symbole de la lutte contre l’occupation israélienne. Aujourd’hui, elle risque sept ans de prison, selon Naftali Bennett, ministre israélien de l’Éducation. De quoi mobiliser la twittosphère où les messages de soutien se multiplient. Huff Post Maroc
#nycattack Expect more Muslims driving into crowds. This is the easiest way for them to kill multitudes. And they will not stop until they kill us all or we surrender. The solution is to declare Islam a terrorist creed and ban its practice. Faithfreedom.org
La journaliste de Canal + : Que pensez-vous de l’islam « modéré »? Moi: L’islam n’est pas arrivé à ce stade et on ne peut pas parler d’islam modéré. Journaliste: Mais j’ai des amis musulmans qui boivent de l’alcool et n’ont pas de problèmes. Comment ne pas les appeler « musulmans modérés »? Moi: Ce sont des musulmans pacifiques à ce stade, ni plus ni moins. Regardez les terroristes qui ont endeuillé Paris il y a deux ans. Vous auriez pu dire qu’ils étaient modérés, car ils fréquentaient les boites de nuits et buvaient de l’alcool jusqu’à quelques semaines avant de basculer et de commettre le massacre. Ils ont basculé dès que l’opportunité leur était offerte car ils ont reçu la violence à travers l’éducation islamique. Le problème c’est que l’islam est violent par définition, il est violent dans ses textes sacrés. Aujourd’hui, cette conversation a été coupée à l’antenne. Censure, crainte ou complaisance? Peu importe, le résultat est le même. On enterre la tête dans le sable pour ne pas voir le problème et continuer à dire qu’il n’existe pas. Al-Husseini Waalid
Le média politique américain Politico a publié lundi une enquête approfondie sur les efforts qui auraient été déployés par l’administration de l’ancien président Barack Obama, pour mettre des bâtons dans les roues d’une opération d’investigation de grande envergure, baptisée Projet Cassandra, ciblant les activités illégales du Hezbollah en matière de trafic de drogues, d’armes et de blanchiment d’argent sur la scène internationale. Selon Politico, la mise en veille du projet Cassandra aurait été décidée par l’Administration Obama pour permettre l’aboutissement des négociations sur le nucléaire iranien, et la conclusion de l’accord de Vienne, le 14 juillet 2015. (…) Selon Politico, des agents issus de 30 agences de sécurité américaines et étrangères ont coopéré dans le cadre de ce projet, menant notamment des opérations d’infiltration et de mises sur écoute. Les agents « ont suivi des cargaisons de cocaïne, certaines allant d’Amérique latine vers l’Afrique de l’ouest ou vers l’Europe et le Moyen-Orient, d’autres partant du Venezuela ou du Mexique, vers les Etats-unis. Ils ont suivi des rivières d’argent sale dont le blanchiment passait par l’achat de véhicules américains d’occasion envoyés en Afrique. Et avec l’aide de témoins clés coopératifs, les agents ont pu mettre en lumière la vaste conspiration remontant, selon eux, au premier cercle des responsables du Hezbollah et à l’Iran », écrit Politico. L’Orient du jour
When Donald Trump made good this month on his campaign promise to recognize Jerusalem as the capital of Israel, it changed almost nothing on the ground: The reality is that Jerusalem has been Israel’s capital for decades. Likewise for the United Nations’ vote Thursday to condemn the U.S. for the move. It changes nothing, because the U.N. doesn’t get to decide which capitals America recognizes and where it puts its embassies. But the resolution is a reminder of how deep anti-American and anti-Israel sentiment runs at Turtle Bay. Only seven countries—Guatemala, Honduras, Togo, Nauru, Palau, Micronesia and the Marshall Islands—were willing to stand with Uncle Sam and Israel and vote against the resolution. Thirty-five nations abstained, including Canada and the Czech Republic, which is at least better than outright condemnation. But 128 countries voted yes, with Britain, France, Japan and Germany joining Iran, Russia, China and North Korea to condemn the U.S. The question is what comes next. Before the measure passed, Nikki Haley, the U.S. Ambassador to the U.N., delivered a speech reminiscent of Daniel Patrick Moynihan’s rebuttal in 1975 when he was the American Ambassador and the U.N. passed a resolution declaring Zionism a form of racism. These are welcome reminders to an assembly that has long been an embarrassment to its founding principles. Ms. Haley was joined in her reaction to this insult by some members of Congress. Sen. Marco Rubio (R., Fla.) also said the U.S. ought to reconsider the money the U.S. pays to keep the U.N. going. The feeling is understandable, and we hope the Trump Administration finds ways to make clear its displeasure to the friends who abandoned the U.S. A complete pullout from the U.N. is unlikely, if only because the U.S. is a member to serve America’s interests, not the U.N.’s. Without the U.S. as a check, the United Nations would allow the Palestinians and others to write their own terms for the Middle East, and denunciations of America would be as common as denunciations of Israel. This is the reason Israel remains in the body, notwithstanding the routine insults from countries with obscene human-rights violations. The best way for America to show the hollowness of this U.N. stunt is by proceeding with its plans to build an Embassy in Jerusalem—and demonstrate to the U.N. that America is one nation that stands by its friends. The WSJ
Trois heures à peine après que le président américain Donald Trump a informé le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas de son intention de transférer l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, un certain nombre de reporters et de photographes palestiniens ont été conviés à Bethléem. Un « événement important » allait s’y produire. A Bethléem, les journalistes ont découvert que « l’événement » en question consistait en une poignée d’« activistes » palestiniens qui réclamaient d’être filmés en train de brûler des affiches de Trump. Les « activistes » ont patiemment attendu que photographes et cameramen installent leur équipement. Ce n’est qu’ensuite que l’ « événement important » a commencé. Aussitôt l’évènement mis en boite, les médias ont été bombardés d’images « de manifestants palestiniens en colère descendus dans les rues pour protester » contre le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem et contre la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël. Cet incident illustre la collusion qui existe de longue date entre les Palestiniens et les médias. Une fois de plus, les journalistes ont été heureux de jouer les porte-voix de la machine de propagande palestinienne, et de répandre aussi haut et fort que possible les menaces des Palestiniens à l’encontre d’Israël et des Etats-Unis. (…) les militants palestiniens (…) savent combien les correspondants locaux et étrangers sont avides de sensationnel – et que rien ne peut mieux les satisfaire que la mise à feu des affiches de Trump sur le lieu de naissance de Jésus, à la veille de Noël quand des milliers de pèlerins chrétiens et de touristes convergent sur la ville. (…) Cette stratégie d’intimidation par médias interposés n’est pas nouvelle. Le scénario dure depuis des décennies ; il repose sur l’adhésion des grands médias occidentaux. (…) Récemment, plus de 300 fidèles musulmans ont été massacrés par des terroristes islamiques alors qu’ils priaient dans une mosquée du Sinaï, en Égypte. Cette tragédie a probablement été couverte par moins de journalistes que l’autodafé de Trump à Bethléem. Le monde arabe et islamique a-t-il réagi ? Ces mêmes Arabes et musulmans qui parlent de « jours de rage » contre Trump ont-ils émis une quelconque protestation ? Où sont les « jours de rage » arabes et islamiques quand plus de 300 fidèles, dont de nombreux enfants, sont assassinés un vendredi de prière ? (…) Des centaines de milliers de musulmans et de chrétiens ont été massacrés depuis le début du « printemps arabe » voilà six ans. Ils ont été tués par des terroristes musulmans et par d’autres Arabes. L’effusion de sang se poursuit à ce jour au Yémen, en Libye, en Syrie, en Irak et en Egypte. Mais que l’on ne s’y trompe pas : les « rivières de sang » que l’on nous promet coulent déjà. Mais c’est le couteau que les Arabes et les musulmans lèvent contre d’autres Arabes et musulmans qui est à l’origine de ce fleuve cramoisi. Et pas la déclaration d’un président américain. Ne serait-il pas temps que les correspondants en poste au Moyen Orient s’intéressent réellement à ce qui se passe dans la région ? Bassam Tawil
Once again, the Palestinians are disappointed with their Arab brothers. A declaration of war on the US, in the Palestinians’ view, would have been the appropriate response to US President Donald Trump’s December 6 announcement recognizing Jerusalem as Israel’s capital. (…) All they have gotten so far from the Arab and Islamic leaders and governments are demonstrations on the streets and statements of condemnations. Moreover, it does not look as if the Palestinians should be expecting more from their Arab and Muslim brothers. (…) Welcome to the Palestinian mindset, where an Arab leader who talks about peace with Israel is a traitor, while an Arab leader who talks about destroying Israel or launching rockets at it, like Saddam Hussein, is a « hero. » (…) The Palestinians have placed themselves on a collision course not only with the US, but also with the Arab world. The question now is: How will the Arab regimes respond to this latest charge of fratricide leveled against them by their Palestinian brothers? Khaled Abu Toameh
Les peuples de toute l’humanité ou presque se liguent pour interdire à Israël, au petit peuple d’Israël (cependant – on le voit- grand, très grand, immense, par son nom) pour lui interdire toute légitimité et toute légalité, tout antécédent et tout futur à Jérusalem: pour lui interdire de resurgir dans l’histoire des hommes sous les traits de l’Israël éternel, d’un peuple de 30 siècles d’histoire, matrice des religions qui ont été adoptées par la majeure partie de l’humanité et qui avait déjà Jérusalem pour capitale au temps où Paris n’était qu’un bourg du bout du monde. Objectivement, sur le plan des rapports de forces, on ne comprend pas que toute la planète ait à se prononcer contre Jérusalem et la décision de Trump. Il n’y a dans cette question aucun enjeu réel si ce n’est la crainte diffuse (notamment dans l’Union Européenne) du djihad, quoique l’Etat du monde musulman ne semble pas la rendre crédible. Et pourtant Israël existait déjà depuis bientôt 70 ans, régissant Jérusalem depuis 51 ans! (…) L’Occident avait fini par accepter l’idée d’une résurgence du peuple d’Israël, certes, mais dans ses habits de deuil, à titre d’Etat-refuge, d’Etat dans les limites d’une cause humanitaire. La décision de Trump l’a fait se lever désormais dans ses habits de lumière. C’était plus que le concert des nations pouvait supporter. Trump a révélé au monde que cet Israël n’était pas le reste misérable d’un Israël pourchassé et coupable, mais le surgeon d’une histoire de 30 siècles. Il y a là des données de grande signification, d’une ampleur spirituelle considérable: comme un air d’”histoire sainte” , qui souligne aussi la dimension profondément religieuse et métaphysique de l’inimitié envers Israël, dans ses déclinaisons différentes dans les mondes chrétien, musulman, voire confucianiste et bouddhiste, déclinaisons clairement lisibles au prisme de la concurrence identitaire et spirituelle de ces univers avec l’Israël éternel. Un oracle du prophète Zacharie (12) revient naturellement à l’esprit: il se fait l’écho de la Divinité “qui déploie les cieux, fonde la terre et crée le souffle de l’Homme en son sein“: “Je ferai de Jérusalem une coupe de poison pour tous les peuples alentour, et aussi pour Juda, il y aura le siège de Jérusalem. En ce jour-là, je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples. Tous ceux qui la soulèveront s’écorcheront. Toutes les nations de la Terre s’assembleront contre elle“. La cause avouée de ce branle-bas de combat mondial est aussi étrange et démesurée. On oppose à la légitimité d’Israël un peuple qui n’existait pas il y a 40 ans, qui n’a jamais constitué une entité dans l’histoire, un peuple qu’il faudrait à tout prix lier à l’existence d’Israël pour que celui ci soit légitime. En fait, il s’agit de marquer à jamais Israël de la petitesse et de la banalité du peuple le plus favorisé par les nations. Shmuel Trigano
Ouf ! On a évité le pire : des enfants auraient pu apprendre l’origine d’une des traditions les plus importantes de notre pays. Heureusement que les enseignants ont réagi à temps… Léo Castellote
Le 13 décembre, un groupe scolaire de 83 écoliers du Langonnais assistait à une projection du film d’animation américain « L’Étoile de Noël » au cinéma Le Rio de Langon quand celle-ci a été interrompue à la demande des enseignantes. Elles se sont en effet aperçues qu’il y avait un problème de thématique et qu’il ne correspondait pas au choix qu’elles avaient fait. Il est vrai que le synopsis de ce film de Timothy Reckart parle avant tout d’une histoire d’animaux : « Un petit âne courageux, Bo, rêve d’une vie meilleure loin du train-train quotidien du moulin du village. Un jour, il trouve le courage de se libérer pour vivre enfin la grande aventure avec une brebis, une colombe, trois chameaux déjantés et des animaux de la ferme, très excentriques… » Mais on se rend compte au fil de l’histoire qu’il ne s’agit pas d’un film sur une légende de Noël mais sur l’histoire de la nativité, de la naissance de Jésus, du périple de Marie et Joseph jusqu’à Bethléem… Le film puise d’ailleurs son contenu dans les Évangiles, ce qui n’est pas laïque… Le Républicain-sud-Gironde

Attention: une énormité peut en cacher une autre !

En cette nouvelle fête de la Nativité

Qui ressemble toujours plus étouffée par sa gangue de guimauve et de papas Noël …

A un enterrement de première classe …

De l’énormité du décalage que 2 000 après l’on peine encore à mesurer …

Entre l’incroyable humilité d’une naissance de « pierre rejetée » et le véritable statut de « pierre angulaire »

Que paradoxalement à travers l’extrême abjection de sa mise à mort celle-ci a fini par acquérir …

Jusque dans ses dérives pour nos sociétés désormais mondialisées …

Tout en se demandant lucidement si à la fin des temps il « trouverait de la foi sur la terre » …

En ce monde étrangement inversé …

Où le président de la première puissance mondiale se voit mis au pilori …

Par la même ONU qui nous avait donné il y a  42 ans (et abrogée 16 ans après) sa tristement fameuse résolution sionisme = racisme

Abandonné par ses soi-disant alliés, Grande-Bretagne, France, Japon et Allemagne, se joignant pour cela à ses pires ennemis, Iran, Chine et Corée du nord …

D’abord pour avoir voulu, contrairement à son prédécesseur, préserver son territoire du terrorisme …

Quand nombre de pays musulmans peuvent interdire tout Israélien de leur sol pour leur simple appartenance nationale …

Puis sur Jérusalem avoir reconnu la simple réalité …

Et pointé les habits neufs du président Abbas …

Où le même empereur nu revendique haut et fort son inspiration de Jésus

Tout en redoublant, avec nos médias en mal d’images fortes, dans son incitation quotidienne à la violence

Pendant qu’entre Syrie, Yémen, Libye, Irak et Egypte et depuis six ans, c’est par centaines de milliers que se comptent les victimes des musulmans entre eux …

Où les seuls pays qui refusent de hurler avec les loups onusiens …

Se  font pour cause de fascisme présumé mettre au ban de l’Europe …

Où se voit traitée en victime une jeune Palestinienne prise en flagrant délit de gifle à un soldat israélien …

Qui lui tend christiquement l’autre joue …

Où pour avoir osé dire à la télévision, à l’instar d’un twitter américain, la vérité violente de l’islam …

Un dissident musulman réfugié au Pays des droits de l’homme voit ses paroles coupées au montage …

Où après avoir nettoyé ethniquement le Moyen-Orient de la quasi-totalité de ses juifs et chrétiens d’origine …

La Religion de paix vide, soutenue par ses idiots utiles, les banlieues françaises de leurs juifs

Pendant que dans un magazine pour les petits l’on apprend que comme la Corée du nord, Israël n’est « pas un vrai pays »

Quel meilleur et plus révélateur conte de Noël …

Que celui de ces écoliers d’une petite ville du sud-ouest de la France …

Qui sans l’incroyable sang froid et présence d’esprit de leurs enseignantes et projectionniste …

Auraient pu découvrir que le film de Noël que celles-ci par mégarde les avaient amenés voir …

Parlait en fait… de la naissance de Jésus ?

Langon : le film « L’Étoile de Noël » arrêté en pleine séance scolaire

Une séance scolaire du film d’animation américain sur la nativité « L’Étoile de Noël » a été stoppée en pleine projection au cinéma Le Rio à Langon.
Le Républicain-sud-Gironde
22 Déc 2017

Le 13 décembre, un groupe scolaire de 83 écoliers du Langonnais assistait à une projection du film d’animation américain « L’Étoile de Noël » au cinéma Le Rio de Langon quand celle-ci a été interrompue à la demande des enseignantes.

Elles se sont en effet aperçues qu’il y avait un problème de thématique et qu’il ne correspondait pas au choix qu’elles avaient fait.

Il est vrai que le synopsis de ce film de Timothy Reckart parle avant tout d’une histoire d’animaux : « Un petit âne courageux, Bo, rêve d’une vie meilleure loin du train-train quotidien du moulin du village. Un jour, il trouve le courage de se libérer pour vivre enfin la grande aventure avec une brebis, une colombe, trois chameaux déjantés et des animaux de la ferme, très excentriques… »

L’histoire de la nativité

Mais on se rend compte au fil de l’histoire qu’il ne s’agit pas d’un film sur une légende de Noël mais sur l’histoire de la nativité, de la naissance de Jésus, du périple de Marie et Joseph jusqu’à Bethléem… Le film puise d’ailleurs son contenu dans les Évangiles, ce qui n’est pas laïque…

« J’avoue que je n’avais pas vu le film avant, il vient d’un grand studio américain », reconnaît le responsable du Rio, Emmanuel Raymond, qui a remboursé la séance.

Les écoliers sont retournés en classe et une autre séance de cinéma aura lieu l’an prochain.

Voir aussi:

Jérusalem: le retour des temps bibliques

Shmuel Trigano

Nous sommes aujourd’hui les témoins et les acteurs d’une histoire vraiment fascinante quand on l’approche à la lumière de l’histoire juive.

Je fais référence, bien sûr, à ce qui se passe sur le plan international, autour de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par le pays le plus puissant du monde, les Etats-Unis.

En soi, cette reconnaissance est déjà un fait majeur, mais ce qui est encore plus impressionnant, c’est l’unité de la planète contre cette décision, comme on a pu la constater au Conseil de sécurité et à l’Assemblée générale de l’ONU.

Réfléchissons à l’énormité de cet événement.
Reformulons-le objectivement: les peuples de toute l’humanité ou presque [1]se liguent pour interdire à Israël, au petit peuple d’Israël (cependant – on le voit- grand, très grand, immense, par son nom) pour lui interdire  toute légitimité et toute légalité, tout antécédent et tout futur à Jérusalem: pour lui interdire de resurgir dans l’histoire des hommes sous les traits de l’Israël éternel, d’un peuple de 30 siècles d’histoire, matrice des religions qui ont été adoptées par la majeure partie de l’humanité et qui avait déjà Jérusalem pour capitale au temps où Paris n’était qu’un bourg du bout du monde.

Objectivement, sur le plan des rapports de forces, on ne comprend pas que toute la planète ait à se prononcer contre Jérusalem et la décision de Trump.

Il n’y a dans cette question aucun enjeu réel si ce n’est la crainte diffuse (notamment dans l’Union Européenne) du djihad, quoique l’Etat du monde musulman ne semble pas la rendre crédible.

Et pourtant Israël existait déjà depuis bientôt 70 ans, régissant Jérusalem depuis 51 ans!  Il y avait sans doute méprise sur son sens.

Et pas seulement auprès des non Juifs  – essentiellement les Occidentaux car le déni islamique est entier sur ce point-là – mais aussi de cette frange du peuple juif qui conçoit I’aventure israélienne comme une rupture avec l’histoire juive et la civilisation judaïque.

L’Occident avait fini par accepter l’idée d’une résurgence du peuple d’Israël, certes, mais dans ses habits de deuil, à titre d’Etat-refuge, d’Etat dans les limites d’une cause humanitaire.

La décision de Trump l’a fait se lever désormais dans ses habits de lumière. C’était plus que le concert des nations pouvait supporter. Trump a révélé au monde que cet Israël n’était pas le reste misérable d’un Israël pourchassé et coupable, mais le surgeon d’une histoire de 30 siècles.

Il y a là des données de grande signification, d’une ampleur spirituelle considérable: comme un air d’”histoire sainte” , qui souligne aussi la dimension profondément religieuse et métaphysique de l’inimitié envers Israël, dans ses déclinaisons différentes dans les mondes chrétien, musulman,  voire confucianiste et bouddhiste, déclinaisons clairement lisibles au prisme de la concurrence identitaire et spirituelle de ces univers avec l’Israël éternel.

Un oracle du prophète Zacharie (12) revient naturellement à l’esprit: il se fait l’écho de la Divinité “qui déploie les cieux, fonde la terre et crée le souffle de l’Homme en son sein“:

Je ferai de Jérusalem une coupe de poison pour tous les peuples alentour, et aussi pour Juda, il y aura le siège de Jérusalem. En ce jour-là, je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples. Tous ceux qui la soulèveront s’écorcheront. Toutes les nations de la Terre s’assembleront contre elle“.

La cause avouée de ce branle-bas de combat mondial est aussi étrange et démesurée. On oppose à la légitimité d’Israël un peuple qui n’existait pas il y a 40 ans, qui n’a jamais constitué une entité dans l’histoire, un peuple qu’il faudrait à tout prix lier à l’existence d’Israël pour que celui ci soit légitime. En fait, il s’agit de marquer à jamais Israël de la petitesse et de la banalité du peuple le plus favorisé par les nations.

Mais c’est ce peuple, l’Etat fantoche de Palestine, qui mobilisent la scène internationale et obtiennent l’assentiment de super-puissances pour faire d’Israël un hors-la-loi universel. Ici, c’est la figure d’Amalek qui resurgit dont le tradition nous dit qu’il avait fédéré toutes les nations de la terre pour détruire Israël au moment même où il se constituait, au sortir de la servitude égyptienne…

Le fait que tant de nations se liguent contre la réapparition d’Israël dans son lieu électif, celui où son existence prend tout son sens historique, a, certes, quelque chose d’accablant et d’inquiétant pour ce qu’il révèle de la haine à l’encontre des Juifs, mais si l’on reste dans l’esprit de cette philosophie de l’histoire, l’oracle biblique nous donne à privilégier une tout autre attitude: il nous enjoint, face à ce défi métaphysique, symbolique autant que politique, à ne pas abandonner nos habits de lumière.

*À partir d’une chronique sur Radio J, le 22 décembre 2017.

[1] 128 nations sur 193 (35 abstentions)

Voir également:

Next Year in Jerusalem
The U.N. reveals the depth of its anti-U.S., anti-Israel politics.
The Wall Street Journal
Dec. 22, 2017

When Donald Trump made good this month on his campaign promise to recognize Jerusalem as the capital of Israel, it changed almost nothing on the ground: The reality is that Jerusalem has been Israel’s capital for decades.
Likewise for the United Nations’ vote Thursday to condemn the U.S. for the move. It changes nothing, because the U.N. doesn’t get to decide which capitals America recognizes and where it puts its embassies. But the resolution is a reminder of how deep anti-American and anti-Israel sentiment runs at Turtle Bay.

Only seven countries—Guatemala, Honduras, Togo, Nauru, Palau, Micronesia and the Marshall Islands—were willing to stand with Uncle Sam and Israel and vote against the resolution. Thirty-five nations abstained, including Canada and the Czech Republic, which is at least better than outright condemnation. But 128 countries voted yes, with Britain, France, Japan and Germany joining Iran, Russia, China and North Korea to condemn the U.S.
The question is what comes next. Before the measure passed, Nikki Haley, the U.S. Ambassador to the U.N., delivered a speech reminiscent of Daniel Patrick Moynihan’s rebuttal in 1975 when he was the American Ambassador and the U.N. passed a resolution declaring Zionism a form of racism.
“We will remember [this vote],” Ms. Haley said, “when we are called upon to once again make the world’s largest contribution to the United Nations. And we will remember it when so many countries come calling on us, as they so often do, to pay even more and to use our influence for their benefit.” President Trump said something similar at his cabinet meeting, that “we’ll save a lot” by cutting aid to countries that went against us.

These are welcome reminders to an assembly that has long been an embarrassment to its founding principles. Ms. Haley was joined in her reaction to this insult by some members of Congress. Sen. Marco Rubio (R., Fla.) also said the U.S. ought to reconsider the money the U.S. pays to keep the U.N. going.
The feeling is understandable, and we hope the Trump Administration finds ways to make clear its displeasure to the friends who abandoned the U.S. A complete pullout from the U.N. is unlikely, if only because the U.S. is a member to serve America’s interests, not the U.N.’s. Without the U.S. as a check, the United Nations would allow the Palestinians and others to write their own terms for the Middle East, and denunciations of America would be as common as denunciations of Israel. This is the reason Israel remains in the body, notwithstanding the routine insults from countries with obscene human-rights violations.

The best way for America to show the hollowness of this U.N. stunt is by proceeding with its plans to build an Embassy in Jerusalem—and demonstrate to the U.N. that America is one nation that stands by its friends.

Voir encore:

Statut de Jérusalem: les États-Unis condamnés à l’ONU malgré les menaces de Trump
Francesco Fontemaggi – Agence France-Presse à Washington
Carole Landry – Agence France-Presse aux Nations unies

Le Devoir
21 décembre 2017

Le vote n’est pas contraignant et l’administration américaine a fait savoir qu’elle ne changerait pas d’avis.

« Les États-Unis se souviendront de cette journée qui les a vus cloués au pilori devant l’Assemblée générale pour le seul fait d’exercer notre droit de pays souverain », a déclaré l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley. « Nous nous en souviendrons quand on nous demandera encore une fois de verser la plus importante contribution » financière à l’ONU, a-t-elle lancé, menaçant à nouveau de « mieux dépenser » l’argent des Américains à l’avenir.

Donald Trump avait pris les devants mercredi. « Ils prennent des centaines de millions de dollars et même des milliards de dollars et, ensuite, ils votent contre nous », avait tempêté le président américain. « Laissez-les voter contre nous, nous économiserons beaucoup, cela nous est égal. »

Un deuxième désaveu en moins d’une semaine

Les États-Unis ne cachent pas leur colère depuis un premier vote, lundi, au niveau du Conseil de sécurité.

Ce vote « est une insulte que nous n’oublierons pas », avait lancé, l’œil noir, Nikki Haley à ses 14 partenaires du Conseil, dont ses alliés européens, qui avaient unanimement approuvé la condamnation de la décision américaine.

In fine, cette résolution-là n’avait pas été adoptée, les États-Unis ayant utilisé leur veto de membre permanent, mais l’unité des autres membres avait résonné comme un cinglant désaveu pour Washington.

À l’Assemblée générale de l’ONU, aucun pays n’a de droit de veto.

Les États-Unis se souviendront de cette journée qui les a vus cloués au pilori devant l’Assemblée générale pour le seul fait d’exercer notre droit de pays souverain.

Les États-Unis ont essuyé jeudi à l’Assemblée générale de l’ONU une large condamnation de leur reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, après avoir multiplié les menaces financières contre les pays opposés à leur position.

Sur les 193 pays membres des Nations unies, 128 ont voté en faveur d’une résolution condamnant la décision annoncée le 6 décembre par Donald Trump sur Jérusalem, à rebours de la position américaine traditionnelle et du consensus de la communauté internationale qui n’a jamais reconnu l’annexion de la partie orientale de la ville par l’État hébreu.

De nombreux alliés de Washington ont approuvé la résolution, dont la France et le Royaume-Uni.

Neuf pays, parmi lesquels les États-Unis et Israël, mais aussi le Guatemala et le Togo, ont voté contre ce texte qui répond à une initiative des Palestiniens.

Signe que les menaces et pressions de Washington ont pesé ? Trente-cinq États, dont le Canada, le Mexique, l’Argentine, la Pologne ou la Hongrie, se sont abstenus et 21 n’ont pas pris part au scrutin. Avant le vote, plusieurs ambassadeurs interrogés par l’AFP tablaient pour une adoption plus large, avec un score oscillant entre 165 et 190 votes pour.

Le texte adopté jeudi affirme que toute décision sur le statut de Jérusalem « n’a pas de force légale, est nulle et non avenue et doit être révoquée ». Il souligne que cet épineux statut doit faire partie d’un accord de paix final entre Israéliens et Palestiniens, ces derniers voulant établir à Jérusalem-Est la capitale de l’État auquel ils aspirent.

Menaces et pressions américaines

À l’approche du scrutin, Washington, qui assure que sa décision ne préjuge pas de l’issue de futures négociations de paix, a multiplié menaces et pressions. Des avertissements qui ont sidéré nombre de diplomates onusiens.

En réponse à la menace de Nikki Haley de « noter les noms » de ceux qui ont voté la résolution, le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad al-Malki, a estimé que « l’Histoire note les noms » de « ceux qui défendent ce qui est juste » et de « ceux qui mentent ».

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, parmi les opposants les plus virulents à la position américaine malgré l’alliance entre Washington et Ankara, avait lui exhorté la communauté internationale à ne pas se « vendre » pour « une poignée de dollars » face aux menaces de Donald Trump de couper des aides financières.

L’impact des pressions américaines était diversement apprécié après le vote.

Les Palestiniens ont salué un « revers cinglant » pour les États-Unis. Cela « réaffirme que la juste cause des Palestiniens bénéficie du soutien du droit international », a réagi le porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas, qui espère ainsi maximiser son poids lors d’une éventuelle reprise du processus de paix.

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, rejetant la décision de l’Assemblée générale de l’ONU, qualifiée de « maison des mensonges », a lui au contraire réagi « avec satisfaction face au nombre important de pays qui n’ont pas voté en faveur » de la résolution.

« Il est clair que de nombreux pays ont donné la priorité à leur relation avec les États-Unis par rapport à une tentative vaine de nous isoler », s’est aussi réjoui un porte-parole de la mission américaine à l’ONU à la lecture des résultats détaillés du vote.

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Abbas: “Nous sommes inspirés par le message de Jésus ..”

Le chef de l’entité terroriste “Autorité palestinienne”, Mahmoud Abbas, a présenté vendredi Jésus comme une source d’inspiration pour les Palestiniens luttant contre la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d’Israël.

“Alors que l’administration américaine a décidé de récompenser l’injustice et de menacer ceux qui ne la soutiennent pas, nous continuerons notre chemin vers la liberté et l’indépendance”, a déclaré le dirigeant palestinien dans ses vœux de Noël adressés aux Chrétiens.

“Nous appelons les chrétiens du monde à écouter les vraies voix des chrétiens autochtones de Terre Sainte. Les mêmes voix qui ont fermement rejeté la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d’Israël à travers leurs chefs d’églises. Ils sont les descendants des premiers disciples de Jésus-Christ et font partie intégrante du peuple palestinien”, a-t-il expliqué

“Nous sommes inspirés par le message de Jésus, qui a refusé l’injustice et répandu une parole d’espoir”, a-t-il poursuivi. “Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront comblés”, a cité le dirigeant palestinien, en référence au Sermon sur la montagne prononcé par Jésus.

En 2015, un prêtre orthodoxe israélien, le Père Gabriel Naddaf, avait fustigé l’instrumentalisation politique de Jésus par les Palestiniens.

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Qui est Ahed Tamimi, l’activiste palestinienne jugée pour avoir giflé des soldats israéliens

PALESTINE – Âgée de 17 ans, la jeune activiste palestinienne a comparu aujourd’hui devant un tribunal militaire israélien. Son crime? Avoir bousculé et provoqué des soldats qui patrouillaient dans le village de Nabi Saleh, sous occupation israélienne. L’affront avait été filmé et la vidéo est rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux.

Les faits filmés se seraient déroulés devant la maison de la famille Tamimi, en marge d’une manifestation contre la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël, vendredi dernier. Ahed et sa cousine Nour s’approchent de deux soldats israéliens appuyés sur un muret, les bousculent et leur donnent quelques coups pour les faire partir. Les soldats, armés et casqués, restent impassibles aux coups assenées et s’éloignent à reculons.

Dans la nuit de lundi à mardi, à 4h du matin, des soldats israéliens entrent dans la maison familiale de la jeune fille pour l’embarquer au poste de garde militaire, près de Ramallah. Ahed Tamimi a comparu ce mercredi 20 décembre devant un tribunal militaire. Sa mère et sa cousine Nour, qui étaient avec elle au moment des faits, auraient également été arrêtées.

Selon l’agence de presse palestinienne Maan, les soldats israéliens ont saisi des téléphones cellulaires, des organisateurs portables et des appareils photos au domicile de la jeune fille. D’après son père, Bassem Tamimi, les militaires auraient fait irruption dans la maison familiale avec « une extrême brutalité », auraient frappé Nariman Tamimi, la mère d’Ahed, ainsi que ses frères et sœurs, avant d’embarquer la jeune fille sans leur préciser où elle serait emmenée.

Le père a ajouté sur Facebook que sa fille était visée depuis qu’elle avait été attaquée par les médias israéliens, pour avoir protesté contre les soldats qui avaient abattu un adolescent de 14 ans d’une balle enrobée de caoutchouc à Nabi Saleh. Elle aurait pris la défense du jeune garçon, Mohammed Tamimi, plongé actuellement dans un coma artificiel.

Derrière l’apparence angélique de Ahed se cache une redoutable activiste qui n’a pas froid aux yeux. Elle se fait connaître, depuis son plus jeune âge, pour ses actes de résistance face à l’occupation israélienne. En 2012, une photo d’elle brandissant son poing sous le nez de soldats israéliens lui ont valu d’être reçue en 2012 par Recep Tayyip Erdogan, alors Premier ministre turc.

En 2015, d’autres photos d’elle font le tour du monde et suscitent la curiosité des médias. On y voit l’adolescente et sa mère qui tentent de faire lâcher prise à un soldat plaquant son petit frère contre un rocher. Elle devient alors un symbole de la lutte contre l’occupation israélienne.

Aujourd’hui, elle risque sept ans de prison, selon Naftali Bennett, ministre israélien de l’Éducation. De quoi mobiliser la twittosphère où les messages de soutien se multiplient.

Voir par ailleurs:

La vraie réponse palestinienne au discours de Jérusalem de Trump
Bassam Tawil
Gatestone institute
21 décembre 2017
Traduction du texte original: The Real Palestinian Response to Trump’s Jerusalem Speech

Trois heures à peine après que le président américain Donald Trump a informé le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas de son intention de transférer l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, un certain nombre de reporters et de photographes palestiniens ont été conviés à Bethléem. Un « événement important » allait s’y produire.

A Bethléem, les journalistes ont découvert que « l’événement » en question consistait en une poignée d’« activistes » palestiniens qui réclamaient d’être filmés en train de brûler des affiches de Trump.

Les « activistes » ont patiemment attendu que photographes et cameramen installent leur équipement. Ce n’est qu’ensuite que l’ « événement important » a commencé. Aussitôt l’évènement mis en boite, les médias ont été bombardés d’images « de manifestants palestiniens en colère descendus dans les rues pour protester » contre le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem et contre la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Cet incident illustre la collusion qui existe de longue date entre les Palestiniens et les médias. Une fois de plus, les journalistes ont été heureux de jouer les porte-voix de la machine de propagande palestinienne, et de répandre aussi haut et fort que possible les menaces des Palestiniens à l’encontre d’Israël et des Etats-Unis.

Si les photographes et les cameramen avaient boycotté l’embrasement « spontané » de la rue palestinienne et la mise à feu de l’effigie de Trump, les activistes palestiniens auraient tranquillement battu en retraite en direction de l’un ou l’autre des excellents cafés de Bethléem.

Mais les militants palestiniens n’avaient aucune inquiétude : ils savent combien les correspondants locaux et étrangers sont avides de sensationnel – et que rien ne peut mieux les satisfaire que la mise à feu des affiches de Trump sur le lieu de naissance de Jésus, à la veille de Noël quand des milliers de pèlerins chrétiens et de touristes convergent sur la ville.

En laissant croire que la « cérémonie » du bucher de Trump était l’expression de la rage palestinienne, les médias internationaux ont à nouveau agi en complices des propagandistes palestiniens. Les dirigeants palestiniens et leurs porte-paroles veulent faire croire que la décision de Trump concernant Jérusalem va enflammer la région. Ils cherchent également à faire croire au peuple américain que la politique de leur président met leur vie de citoyens en danger. Là, encore et toujours, les médias se mettent au service des campagnes d’intimidation palestiniennes. Et l’écho qu’ils ont donné à la farce des affiches de Bethléem n’est que le début.

Maintenant que les Palestiniens ont réussi, avec l’aide des médias, à incruster ces images dans l’esprit de millions d’Américains, ils envisagent des manifestations plus importantes. L’objectif : terrifier le public américain et faire reculer Trump sur le statut de Jérusalem. Cette stratégie d’intimidation par médias interposés n’est pas nouvelle. Le scénario dure depuis des décennies ; il repose sur l’adhésion des grands médias occidentaux.

Aujourd’hui, journalistes palestiniens et occidentaux ont été invités à couvrir une série de manifestations que les Palestiniens ont organisé pour les jours et les semaines à venir. Photographes et reporters de télévision se sont vu remettre la liste et les horaires détaillés des événements prévus en différents endroits de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Les Palestiniens leur ont promis encore plus d’effigies de Trump et de drapeaux américains en flammes. Certains journalistes ont été informés des meilleurs « affrontements » entre émeutiers palestiniens et soldats des Forces de défense israéliennes. En d’autres termes, ils savent exactement ou se rendre pour filmer des Palestiniens en train de lapider les soldats – avec la riposte prévisible de Tsahal.

Le plus drôle est que si, pour une raison ou une autre, les caméras sont absentes, les « activistes » ne se montreront pas non plus. Dans le monde palestinien, il s’agit seulement d’enrôler et de manipuler les médias pour une cause unique : dénigrer Israël – et Trump avec.

Oui, les Palestiniens vont manifester contre Trump. Oui, ils descendront dans les rues et lanceront des pierres sur les soldats de Tsahal. Oui, ils vont brûler des images de Trump et des drapeaux américains. Oui encore, ils tenteront des attaques terroristes contre les Israéliens.,

Mais quand, confortablement installés ans nos salons nous verrons les « informations » en provenance de Cisjordanie et de la bande de Gaza, nous devrons nous poser la question : ces « événements » ne sont-ils pas en réalité des farces médiatiques ? Une question qui entraîne d’autres questions. Pourquoi les journalistes se laissent-ils duper par la machine de propagande palestinienne, qui crache haine et violence du matin au soir ? Et, pourquoi les journalistes amplifient-ils et aggravent-ils les menaces de violence et d’anarchie proférées par les Palestiniens ?

La première réponse à ces questions est que de nombreux journalistes répondent à la demande de leurs lecteurs et rédacteurs en chef en proposant des articles négatifs sur Israël. Certains journalistes sont également convaincus qu’une couverture anti-israélienne représente une voie royale pour obtenir les trophées et récompenses que décernent diverses organisations bien pensantes. Troisièmement, de nombreux journalistes pensent que des articles anti-israéliens leur donne la possiblité de copiner avec la gauche intellectuelle et de fréquenter des coteries soi-disant « éclairées » persuadées d’être dans « le sens de l’histoire ». Ils ne veulent surtout pas voir que, depuis plusieurs décennies, 21 États musulmans tentent de détruire un État juif ; ces plumitifs « de gauche » et à l’ « esprit ouvert » préfèrent se raconter l’histoire qu’il est de leur devoir de soutenir l’« opprimé », qui est selon eux « le Palestinien ». Enfin, la plupart des journalistes réduisent le conflit a une opposition entre les méchants (les Israéliens) et les gentils (les Palestiniens) ; ils croient de leur devoir de se ranger du côté des « gentils », peu importe que ces « gentils » pratiquent la violence et le terrorisme.

Récemment, plus de 300 fidèles musulmans ont été massacrés par des terroristes islamiques alors qu’ils priaient dans une mosquée du Sinaï, en Égypte. Cette tragédie a probablement été couverte par moins de journalistes que l’autodafé de Trump à Bethléem. Le monde arabe et islamique a-t-il réagi ? Ces mêmes Arabes et musulmans qui parlent de « jours de rage » contre Trump ont-ils émis une quelconque protestation ? Où sont les « jours de rage » arabes et islamiques quand plus de 300 fidèles, dont de nombreux enfants, sont assassinés un vendredi de prière ?

Il serait temps que les médias se livrent à un minimum d’introspection : veulent-ils vraiment continuer à « servir la soupe » aux Arabes et aux musulmans qui intimident et terrorisent l’Occident ?

Les journalistes entrent en collusion avec l’Autorité palestinienne et le Hamas pour créer la fausse impression que la troisième guerre mondiale va éclater si l’ambassade américaine est déplacée à Jérusalem. Des centaines de milliers de musulmans et de chrétiens ont été massacrés depuis le début du « printemps arabe » voilà six ans. Ils ont été tués par des terroristes musulmans et par d’autres Arabes. L’effusion de sang se poursuit à ce jour au Yémen, en Libye, en Syrie, en Irak et en Egypte.

Mais que l’on ne s’y trompe pas : les « rivières de sang » que l’on nous promet coulent déjà. Mais c’est le couteau que les Arabes et les musulmans lèvent contre d’autres Arabes et musulmans qui est à l’origine de ce fleuve cramoisi. Et pas la déclaration d’un président américain. Ne serait-il pas temps que les correspondants en poste au Moyen Orient s’intéressent réellement à ce qui se passe dans la région ?

Bassam Tawil est un musulman basé au Moyen-Orient.

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400 attaques contre des Israéliens ont été déjouées en 2017 (Shin Bet)


Police israélienne
Selon la sécurité intérieure, le Hamas tente par tous les moyens de mener des attaques en Cisjordanie

Près de 400 attaques terroristes contre des Israéliens ont été déjoués en 2017, a indiqué dimanche le chef du service de sécurité intérieure (Shin Bet), Nadav Argaman.

« Le Hamas tente par tous les moyens de mener des attaques en Judée et en Samarie (Cisjordanie) et de porter atteinte à la stabilité » dans la région, a affirmé le responsable sécuritaire israélien lors d’une réunion de la commission des Affaires étrangères et de la Sécurité du Parlement.

« Le calme relatif que nous vivons est un calme trompeur. Sous la surface, les choses sont préoccupantes », a souligné Nadav Argaman.

Selon le chef du Shin Bet, 400 attaques terroristes significatives contre des Israéliens ont été déjouées en 2017, dont treize attentats-suicides, huit enlèvements et 94 attentats « sacrifices », qui désignent ceux au terme desquels les terroristes savent que leurs chances d’être encore en vie sont faibles.

Près de 100 terroristes isolés potentiels ont été neutralisés, et seulement 54 sont parvenus à mener une attaque, contre 108 l’année dernière.

« La période à venir va être très difficile », a conclu Argaman. « Il y a des troubles sur le terrain et une incitation à la violence de l’Autorité palestinienne qui fait descendre les Palestiniens dans la rue ».

« Il faut analyser la signification de l’échec du processus de réconciliation », a-t-il affirmé, faisant allusion au difficile rapprochement entre le Hamas et le Fatah, qui laisse présager ‘ »une période instable dans les prochains mois ».

Depuis l’annonce de la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël le 6 décembre dernier, des affrontements quasi-quotidiens entre émeutiers palestiniens et soldats israéliens ont eu lieu en Cisjordanie et à la frontière entre Israël et la bande de Gaza, faisant des centaines de blessés.

Onze Palestiniens ont perdu la vie au cours de ces violences, et des dizaines d’autres ont été arrêtés.

Lors d’une rare apparition télévisée, le chef du Hamas à Gaza, Yahya Sinwar, a exhorté jeudi les Palestiniens à attaquer les soldats israéliens et les civils qui vivent en Cisjordanie.

Cependant, malgré les appels à une troisième intifada des dirigeants du Hamas, les affrontements restent limités et le nombre d’émeutiers ne constituent pas une menace sérieuse pour l’instant, selon l’appareil sécuritaire israélien.

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L’Administration Obama a tenté d’entraver une vaste opération d’investigation visant le Hezbollah, assure Politico

Le magazine américain publie une grande enquête dans laquelle il explique pourquoi l’ancienne administration américaine a mis des bâtons dans les roues d’une vaste investigation visant les « activités criminelles » du Hezbollah à travers le monde.

L’Orient le jour

18/12/2017

Le média politique américain Politico a publié lundi une enquête approfondie sur les efforts qui auraient été déployés par l’administration de l’ancien président Barack Obama, pour mettre des bâtons dans les roues d’une opération d’investigation de grande envergure, baptisée Projet Cassandra, ciblant les activités illégales du Hezbollah en matière de trafic de drogues, d’armes et de blanchiment d’argent sur la scène internationale. Selon Politico, la mise en veille du projet Cassandra aurait été décidée par l’Administration Obama pour permettre l’aboutissement des négociations sur le nucléaire iranien, et la conclusion de l’accord de Vienne, le 14 juillet 2015.

Politico, fondé en 2007, est un grand média américain qui se concentre sur l’actualité de la Maison Blanche, du Congrès américain et de la politique gouvernementale des États-Unis.

Le résultat de cette enquête, menée par Josh Meyer, est un long article divisé en trois parties. Dans la première, intitulée « L’émergence d’une menace mondiale », le journaliste décrit l’évolution du Hezbollah, la présentant comme une milice agissant principalement, dans un premier temps, pour des raisons politiques au Moyen-Orient, avant de se transformer en une plateforme de trafic de drogues et d’armes, finançant son expansion et blanchissant ses rentrées financières via un trafic de voitures en direction de plusieurs pays d’Afrique.

Dans cette première partie, Politico évoque notamment le Projet Cassandra, une campagne lancée en 2008, « après que la Drug Enforcement Administration (DEA) ait rassemblé des preuves que le Hezbollah s’était transformé d’organisation militaire et politique focalisée sur le Moyen-Orient en organisation criminelle internationale dont certains enquêteurs estimaient qu’elle tirait d’opérations de trafic de drogue, d’armes, de blanchiment et d’autres activités criminelles un bénéfice d’un milliard de dollars par an ».

Selon Politico, des agents issus de 30 agences de sécurité américaines et étrangères ont coopéré dans le cadre de ce projet, menant notamment des opérations d’infiltration et de mises sur écoute. Les agents « ont suivi des cargaisons de cocaïne, certaines allant d’Amérique latine vers l’Afrique de l’ouest ou vers l’Europe et le Moyen-Orient, d’autres partant du Venezuela ou du Mexique, vers les Etats-unis. Ils ont suivi des rivières d’argent sale dont le blanchiment passait par l’achat de véhicules américains d’occasion envoyés en Afrique. Et avec l’aide de témoins clés coopératifs, les agents ont pu mettre en lumière la vaste conspiration remontant, selon eux, au premier cercle des responsables du Hezbollah et à l’Iran », écrit Politico.

Des bâtons dans les roues
La seconde partie de l’article, intitulée « Partout et nulle part », revient sur l’expansion des réseaux criminels du Hezbollah en Amérique latine, en Afrique, en Europe et aux Etats-Unis et sur les moyens déployés par le Projet Cassandra pour en découvrir toutes les ramifications.

Dans la troisième et dernière partie de son article, M. Meyer explique en détail les différents moyens mis en œuvre par l’administration Obama pour freiner l’avancée des enquêtes menées dans le cadre du Projet Cassandra, notamment en rejetant les demandes de poursuites criminelles contre des personnalités-clés du parti chiite libanais ou en refusant de mettre en place des stratégies pour les attirer vers des pays où ils auraient pu être arrêtés.

Les réticences de Barack Obama et de son administration étaient surtout liées à leur volonté de ne pas mettre à mal les négociations, alors en cours, avec Téhéran concernant le nucléaire, et qui ont mené, en juillet 2015 à la signature d’un accord entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu (Etats-Unis, Chine, Royaume-Uni, France et Russie), l’Allemagne et l’Iran. Les obstacles placés par l’administration américaine de l’époque visaient également, selon des sources, la plupart anonymes, interrogées par Politico, à faciliter les pourparlers en cours pour la libération d’Américano-iraniens détenus par l’Iran. Politico évoque enfin le fait que l’Administration Obama voulait pouvoir compter sur l’Iran dans la lutte contre le groupe Etat islamique en Syrie et en Irak.

Kerry réfute
L’ancien secrétaire d’Etat, John Kerry, qui a supervisé tout le processus de négociations avec l’Iran, rejette les conclusions de l’enquête. « Les négociations nucléaires se sont faites de façon indépendante, aucune discussion n’a jamais eu lieu sur les liens existant entre ces négociations et d’autres dossiers », affirme-t-il. Mais un ancien officier de la CIA, qui était basé à l’époque au Moyen-Orient, assure à Politico que « très tôt dans les négociations, les Iraniens ont dit +Écoutez, vous devez relâcher la pression sur le Hezbollah+, ce que l’administration Obama a accepté de faire ». « Il s’agissait d’une décision stratégique visant (pour les Américains) à faire preuve de bonne volonté envers les Iraniens dans le cadre de la recherche d’un accord (sur le nucléaire iranien), ajoute-t-il. Et l’équipe d’Obama voulait vraiment, vraiment, vraiment, cet accord ».

Cet article intervient alors que l’Administration de Donald Trump est en passe de renforcer les sanctions contre le Hezbollah, et alors que le président américain dénonce régulièrement l’accord sur le nucléaire iranien, le « pire » conclu par les Etats-unis selon lui. Le 13 octobre dernier, il avait refusé d’endosser son application. S’il avait, à cette occasion, prononcé un discours virulent aux accents de déclaration de guerre contre Téhéran, M. Trump n’était cependant pas allé jusqu’à « déchirer » l’accord, comme il s’y était engagé pendant la campagne.

Lire ici l’intégralité de l’enquête de Politico

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Israël «pas un vrai pays» : le magazine Youpi retiré des ventes

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) s’était ému auprès du groupe Bayard d’une carte du monde ne reconnaissant pas l’État hébreu comme un «vrai pays». L’éditeur a choisi de retirer la publication des kiosques dès mardi.
Le Figaro
25/12/2017

Le numéro de janvier du magazine pour enfants Youpi va être retiré de la vente mardi, après avoir écrit qu’Israël n’était «pas un vrai pays», a annoncé lundi le groupe Bayard, répondant favorablement à la requête du président du Crif, Francis Kalifat. L’édition de janvier du mensuel contient une carte du monde avec la légende suivante: «On appelle ces 197 pays des États, comme la France, l’Allemagne ou l’Algérie. Il en existe quelques-uns de plus, mais tous les autres pays du monde ne sont pas d’accord pour dire que ce sont de vrais pays (par exemple l’État d’Israël ou la Corée du Nord)».

«Une maladresse»

«On reconnaît une erreur, une maladresse, nous ne voulions évidemment en aucun cas contester l’existence de l’État d’Israël», a déclaré Pascal Ruffenach, président du groupe Bayard, qui édite le magazine Youpi. «Nous faisons acte de bonne volonté, c’est important de contribuer à l’esprit de pacification et d’apaisement», a-t-il ajouté. Contacté un peu plus tôt par l’AFP, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Francis Kalifat avait annoncé qu’à sa demande, le groupe Bayard allait retirer le numéro 352 de Youpi de la vente. Francis Kalifat avait été avisé par des lecteurs de cette «contrevérité historique livrée à l’esprit de jeunes enfants entre 5 et 10 ans. Je me suis empressé d’écrire au rédacteur en chef du magazine et au président du groupe Bayard sur cette erreur flagrante qui y figurait et leur demander de rétablir les choses».

Francis Kalifat estime désormais qu’il s’agit d’«un non-évènement», jugeant qu’il n’y avait «plus matière à polémique». Le Crif a en outre demandé la publication dans le prochain numéro d’un «rectificatif ainsi qu’un article expliquant ce qu’est Israël et comment et pourquoi il est né», indique-t-il sur Facebook. Pascal Ruffenach n’a pas dit s’il donnerait suite à cette requête. «On a sorti le numéro de décembre dans lequel on expliquait les religions aux enfants. Nos publications suivent le rythme d’enfants de six ans, on verra comment faire au mieux pour les prochaines fois», a-t-il réagi.

L’État d’Israël a été proclamé en mai 1948 à la suite d’un vote de l’ONU sur le partage de la Palestine. Israël est membre de l’ONU depuis mai 1949.

Voir enfin:

A l’université, attention à « la banalisation de l’antisémitisme »
Dans une tribune au « Monde », un collectif d’intellectuels s’indigne de la multiplication de colloques à visées militantes. Un nouvel antiracisme assimile juifs et oppresseurs et ravive ainsi des clichés antisémites.
Alain Policar (Sociologue) et Emmanuel Debono (Historien)
Le Monde
30.11.2017

« Comment dès lors s’étonner que l’antisémitisme soit relativisé voire invisibilisé, les juifs étant assimilés, dans la pensée indigéniste, à un groupe auxiliaire des « dominants » et à des colonialistes ? » (Université de La Rochelle).

Tribune. Nous souhaitons vivement attirer l’attention sur certains ­processus de banalisation de l’antisémitisme à l’université depuis quelques années. Fin 2012, à l’université de La Rochelle, des étudiants voulant critiquer la marchandisation du monde montaient une pièce de théâtre dans laquelle le prétendu rapport des juifs à l’argent était présenté comme une évidence. Malgré les protestations, l’université était restée impassible.

L’invitation d’Houria Bouteldja à l’université de Limoges, le 24 novembre, obéit à une logique semblable. Pour en défendre l’opportunité, le président de l’université – qui a dû, face aux protestations, se résoudre à annuler l’événement – a argué que « les séminaires de recherche doivent être l’occasion de discuter sans préjugés de l’ensemble des idées aujourd’hui présentes dans notre société et, si elles sont contraires à nos valeurs, c’est aussi l’occasion de les combattre, mieux que par la censure ».

Discuter de tout est une chose. La question est de savoir avec qui et dans quel but. Quand approfondit-on la recherche et la visée de connaissance ? A partir de quand bascule-t-on dans l’idéologie et la propagande ? Peut-on suggérer, pour une prochaine rencontre, un débat entre un représentant du créationnisme et un théoricien de l’évolution ? Ou ­entre un négationniste et un historien de la Shoah ?

Car après avoir officiellement soutenu la « résistance du Hamas », déclaré, en 2012, « Mohamed Merah, c’est moi », après avoir fièrement posé à côté d’un graffiti « Les sionistes au goulag » et ­condamné les mariages mixtes, Houria Bouteldja a pu, dans son dernier livre, Les Blancs, les Juifs et nous (La Fabrique, 2016), renvoyer à longueur de pages les Blancs à leur indépassable « blanchité » et exprimer son obsession des juifs.

Elle se dit capable de reconnaître les juifs « entre mille », par leur « soif de vouloir se fondre dans la blanchité ». L’antisémitisme serait l’apanage des Blancs, l’antisionisme étant au contraire un instrument d’émancipation : « L’antisionisme est notre terre d’asile. Sous son haut patronage, nous résistons à l’intégration par l’antisémitisme tout en poursuivant le combat pour la ­libération des damnés de la terre. » Propos présentant l’intérêt d’être discutés « sans préjugés » ou appels caractérisés au mépris sinon à la haine ?

L’université et certains de ses acteurs ne distinguent plus la recherche scientifique de l’activisme

Certains chercheurs ont répondu à cette question en trouvant quelque vertu à la pensée de la présidente du Parti des indigènes de la République (PIR). Déjà le 19 juin, sur Le Monde.fr, ils furent quelques-uns à lui témoigner leur soutien dans ce qui se voulait une vi­goureuse défense de l’antiracisme politique. La pensée de la militante était alors promue comme le début d’un travail d’émancipation à l’égard des catégories oppressives.

Critiquer cette perspective, c’était se détourner de la lutte en faveur des plus démunis, « prolétaires, paysans, chômeurs, laissés-pour-compte, sacrifiés de l’Europe des marchés et de l’Etat ». Qui trop embrasse… On voit mal pourtant comment concilier la mixophobie revendiquée et la « politique de l’amour ­révolutionnaire » chantée par l’auteure. Aveuglés, nous avions osé penser qu’il s’agissait là d’idées incompatibles !
D’étranges syndicalistes

La banalisation de l’antisémitisme emprunte le chemin d’une confusion des genres, d’un refus de hiérarchiser, lorsque l’université et certains de ses acteurs ne distinguent plus la recherche scientifique de l’activisme. La multi­plication, depuis quelque temps, de ­colloques ou de journées d’études à visées militantes, faisant intervenir des proches du PIR ou des partisans de ses théories, a de quoi inquiéter.

Le phénomène a son pendant dans l’enseignement secondaire, où d’étranges syndicalistes ont tenté d’organiser des ateliers « en non-mixité raciale ». Car ce nouvel « antiracisme » a la particularité de réinvestir la pensée essentialisante et racisante, en circonscrivant la pro­blématique du racisme dans un rapport dominants-dominés que nourriraient l’ethnocentrisme, le capitalisme et les survivances du colonialisme.

Comment dès lors s’étonner que l’antisémitisme soit relativisé voire invisibilisé, les juifs étant assimilés, dans la pensée indigéniste, à un groupe auxiliaire des « dominants » et à des colonialistes ? Force est alors de constater que les antisémites sont légion, mais que l’antisémitisme a disparu.

Lire aussi : En France, l’antisémitisme « du quotidien » s’est ancré et se propage

Il y a des chercheurs pour lesquels l’obsession d’une « question juive », l’idée d’un affrontement émancipateur entre « sionistes » et « indigènes », le recours à la racialisation et à la séparation en fonction des origines constitueraient des bases d’échange acceptables dans l’espace universitaire ou l’institution scolaire. Aussi ne sait-on plus vraiment si les propos antisémites, sexistes, homophobes ou encore xénophobes font partie des « opinions » ouvertes à la discussion ou, à l’opposé, sont condamnables au nom de la loi et des principes de la démocratie.

Le texte publié ce 24 novembre par ­Libération (« Contre le lynchage médiatique et les calomnies visant les anti­racistes ») participe de ce brouillage. Il ne serait pas permis de condamner, comme nous venons de le faire, les vecteurs de l’antisémitisme ordinaire sans être englobés dans la sphère identitaire fondamentalement xénophobe. Nous ne sommes pas de ceux-là : notre combat contre les idéologies d’exclusion profondément antirépublicaines, lesquelles témoignent de l’intolérance à la diversité visible, est sans concession.

Sont également co-signataires de cette tribune : Joëlle Allouche (psychosociologue), Claudine Attias-Donfut (sociologue), Martine Benoit (historienne), Antoine Bevort (sociologue), Claude Cazalé Bérard (italianiste), Vincenzo Cicchelli (sociologue), André Comte-Sponville (philosophe), Claudine Cohen (philosophe et historienne), Patricia Cotti (psychopathologue), Stéphanie Courouble Share (historienne), Laurence Croix (psychologue), Danielle Delmaire (historienne), Gilles Denis (historien et épistémologue), Michel Dreyfus (historien), Alexandre Escudier (historien et politiste), Christian Gilain (mathématicien), Yana Grinshpun (linguiste), Valérie Igounet (historienne), Gunther Jikeli (historien), Yann Jurovics (juriste), Andrée Lerousseau (germaniste), Jean-Claude Lescure (historien), Françoise Longy (philosophe), Marylène Mante Dunat (juriste), Céline Masson (psychopathologue), Isabelle de Mecquenem (philosophe), Sylvie Mesure (sociologue et philosophe), Denis Peschanski (historien), Christine Pietrement (pédiatre), Valéry Rasplus (sociologue), Bernard Reber (philosophe), Myriam Revault d’Allonnes (philosophe), Sophie Richardot (psychosociologue), Maryse Souchard (sciences de la communication), Christophe Tarricone (historien), Francis Wolff (philosophe), et Paul Zawadzki (politiste).


Education: Trop intelligents pour être heureux (Harvard’s new Jews: How Ivy League schools’ fear of over-representation, stereotyping or preferences for athletes, large donors, alumni and under-represented groups sublty discriminate against Asian students)

17 décembre, 2017

The image of Asian-Americans as a homogeneous group of high achievers taking over the campuses of the nation’s most selective colleges came under assault in a report issued Monday.

The report, by New York University, the College Board and a commission of mostly Asian-American educators and community leaders, largely avoids the debates over both affirmative action and the heavy representation of Asian-Americans at the most selective colleges.

But it pokes holes in stereotypes about Asian-Americans and Pacific Islanders, including the perception that they cluster in science, technology, engineering and math. And it points out that the term “Asian-American” is extraordinarily broad, embracing members of many ethnic groups.

“Certainly there’s a lot of Asians doing well, at the top of the curve, and that’s a point of pride, but there are just as many struggling at the bottom of the curve, and we wanted to draw attention to that,” said Robert T. Teranishi, the N.Y.U. education professor who wrote the report, “Facts, Not Fiction: Setting the Record Straight.”

“Our goal,” Professor Teranishi added, “is to have people understand that the population is very diverse.”

The report, based on federal education, immigration and census data, as well as statistics from the College Board, noted that the federally defined categories of Asian-American and Pacific Islander included dozens of groups, each with its own language and culture, as varied as the Hmong, Samoans, Bengalis and Sri Lankans.

Their educational backgrounds, the report said, vary widely: while most of the nation’s Hmong and Cambodian adults have never finished high school, most Pakistanis and Indians have at least a bachelor’s degree.

The SAT scores of Asian-Americans, it said, like those of other Americans, tend to correlate with the income and educational level of their parents.

“The notion of lumping all people into a single category and assuming they have no needs is wrong,” said Alma R. Clayton-Pederson, vice president of the Association of American Colleges and Universities, who was a member of the commission the College Board financed to produce the report.

“Our backgrounds are very different,” added Dr. Clayton-Pederson, who is black, “but it’s almost like the reverse of what happened to African-Americans.”

The report found that contrary to stereotype, most of the bachelor’s degrees that Asian-Americans and Pacific Islanders received in 2003 were in business, management, social sciences or humanities, not in the STEM fields: science, technology, engineering or math. And while Asians earned 32 percent of the nation’s STEM doctorates that year, within that 32 percent more than four of five degree recipients were international students from Asia, not Asian-Americans.

The report also said that more Asian-Americans and Pacific Islanders were enrolled in community colleges than in either public or private four-year colleges. But the idea that Asian-American “model minority” students are edging out all others is so ubiquitous that quips like “U.C.L.A. really stands for United Caucasians Lost Among Asians” or “M.I.T. means Made in Taiwan” have become common, the report said.

Asian-Americans make up about 5 percent of the nation’s population but 10 percent or more — considerably more in California — of the undergraduates at many of the most selective colleges, according to data reported by colleges. But the new report suggested that some such statistics combined campus populations of Asian-Americans with those of international students from Asian countries.

The report quotes the opening to W. E. B. Du Bois’s 1903 classic “The Souls of Black Folk” — “How does it feel to be a problem?” — and says that for Asian-Americans, seen as the “good minority that seeks advancement through quiet diligence in study and work and by not making waves,” the question is, “How does it feel to be a solution?”

That question, too, is problematic, the report said, because it diverts attention from systemic failings of K-to-12 schools, shifting responsibility for educational success to individual students. In addition, it said, lumping together all Asian groups masks the poverty and academic difficulties of some subgroups.

The report said the model-minority perception pitted Asian-Americans against African-Americans. With the drop in black and Latino enrollment at selective public universities that are not allowed to consider race in admissions, Asian-Americans have been turned into buffers, the report said, “middlemen in the cost-benefit analysis of wins and losses.”

Some have suggested that Asian-Americans are held to higher admissions standards at the most selective colleges. In 2006, Jian Li, the New Jersey-born son of Chinese immigrants, filed a complaint with the Office for Civil Rights at the Education Department, saying he had been rejected by Princeton because he is Asian. Princeton’s admission policies are under review, the department says.

The report also notes the underrepresentation of Asian-Americans in administrative jobs at colleges. Only 33 of the nation’s college presidents, fewer than 1 percent, are Asian-Americans or Pacific Islanders.

Voir aussi:

Data check: Why do Chinese and Indian students come to U.S. universities?

Two new reports document the continued growth in the overall number of students coming to the United States from other countries. Those pursuing undergraduate degrees in so-called STEM (science, technology, engineering, and mathematics) fields make up 45% of the undergraduate total, and their share of the graduate pool is even larger. But within that broad picture are some surprising trends involving China and India, the two countries that supply the largest number of students (see graphic, above).

One is that the flow of Chinese students into U.S. graduate programs is plateauing at the same time their pursuit of U.S. undergraduate degrees is soaring. Another is the recent spike in graduate students from India occurring despite a continuing small presence of Indian students at the undergraduate level.

In August, ScienceInsider wrote about a report from the Council of Graduate Schools (CGS) on the most recent acceptance rates for foreign students at U.S. graduate programs. Last week the report was updated to reflect this fall’s actual first-time enrollment figures. And yesterday the Institute of International Education (IIE) issued its annual Open Doors report, which covers both undergraduate and graduate students from elsewhere enrolling in the United States as well as U.S. students studying abroad.

According to IIE, 42% of the 886,000 international students at U.S. universities in 2013 to 2014 hailed from China and India. China makes up nearly three-fourths of that subtotal. In fact, the number of Chinese students equals the total from the next 12 highest ranking countries after India.

This year’s IIE report also includes a look at 15-year trends. For example, foreign students compose only 8.1% of total U.S. enrollment, but their numbers have grown by 72% since 1999, making international students an increasingly important part of U.S. higher education.

Their presence has long been visible within graduate programs in science and engineering fields, of course. But the new Open Doors report documents a surge in undergraduate enrollment from China, to the point where it almost equals the number of graduate students in the country—110,550 versus 115,727. In 2000, the ratio was nearly 1-to-6.

Trying to understand such trends keeps university administrators up at night. And the more they know, the better they can be at anticipating the next trend. That’s why ScienceInsider turned to Peggy Blumenthal. She’s spent 30 years at IIE, most recently as senior counselor to its current president, Allan Goodman, and that longevity has given her a rich perspective on the ebb and flow of international students. Here is her perspective on what’s moving the needle for Chinese and Indian students.

An explosion of Chinese undergraduates

The numbers: Chinese undergraduate enrollment in the United States has grown from 8252 in 2000 to 110,550 last year. Almost all of that growth has occurred since 2007, and there has been a doubling since 2010.

The reasons: A high score on China’s national college entrance examination, called the gaokao, enables a Chinese student to attend a top university and can punch their ticket to a successful career. It requires years of high-stress preparation, however. A growing number of parents choose to remove their children from that pressure cooker, Blumenthal says, and look for alternatives abroad. The chance for a liberal arts education at a U.S. university is an attractive alternative to the rigid undergraduate training offered by most Chinese universities, she adds.

The U.S. system of higher education, Blumenthal says, offers Chinese families “a unique opportunity to shop” based on the price, quality, and reputation of the institution. The cost of out-of-state tuition at a top public U.S. university is a relative bargain for China’s growing middle class, she notes, and community colleges are dirt cheap.

Recent changes in immigration policies have made the United Kingdom and Australia less desirable destinations among English-speaking countries, according to Blumenthal. She also thinks that U.S. colleges have built a sturdy support system based on their decades of experience in hosting foreign students. “In Germany or France you’re pretty much on your own” in choosing classes, completing the work, and earning a degree, she says. “Nobody is there to help if you’re having trouble.”

Flat Chinese graduate enrollment

The numbers: The CGS report says that the number of first-time graduate students this fall from China fell by 1%, the first time in the decade that it has declined. Thanks to that dip, the growth in the overall number of Chinese graduate students on U.S. campuses slowed to just 3% this fall, compared with double-digit increases in recent years. U.S. academic scientists may not be aware of this emerging trend because of the sheer number of Chinese graduate students on U.S. campuses. IIE puts the number last year at 115,727, and the CGS report says they represent one-third of all foreign graduate students.

The reasons: Chinese graduate students have more options at home now. “China has pumped enormous resources into its graduate education capacity” across thousands of universities, Blumenthal says. An increasing proportion of the professors at those universities have been trained in the United States and Europe, she says, and upon their return they have implemented Western research practices. “They are beginning to teach more like we do, publish like we do, and operate their labs like we do.”

At the same time, she says, the added value of a U.S. graduate degree has shrunk in relation to a comparable Chinese degree. “That’s not true for MIT [the Massachusetts Institute of Technology] or [the University of California,] Berkeley, of course—those degrees still carry a premium in the job market,” she says. “But for the vast majority of Chinese students, it’s not clear that an investment in a U.S. degree is worth it, especially when the rapid growth of the Chinese economy has created such a great need for scientific and engineering talent.”

In the United States, a tight job market often translates into more students attending graduate school in the hope that it will give them an edge. But high unemployment rates among college graduates in China haven’t created a potentially larger pool of applicants to U.S. graduate programs, she says, because those students are not competitive with their U.S. peers.

“They are probably not English speakers and would have trouble passing the TOEFL [an assessment of English language skills],” she surmises. “So they might only get into a fourth-rate U.S. graduate program.” In contrast, she says, U.S. graduate programs have historically gotten “the cream of the crop” from China. And if a larger proportion of those students can build a career in China, fewer need apply to U.S. graduate programs.

Few Indian undergraduates

The numbers: India barely registers on a list of originating countries for U.S. undergraduates. Compared with China, home to 30% of all U.S. international undergrads, Indian students compose only 3% of the pool. And the overall total for 2013—12,677—actually reflects a drop of 0.5% from 2012.

The reasons: Top-performing Indian students are well-served at the undergraduate level by the country’s network of elite technology institutes, known as IITs. India has also never had a strong connection to the United States at the undergraduate level, according to Blumenthal. In addition, she says, “many Indian parents are reluctant to send their girls abroad, especially at the undergraduate level.” By contrast, she says, China’s one-child-per-family rule has meant that they have “one shot at success, male or female.”

Soaring graduate enrollment from India

The numbers: The incoming class of Indian students for U.S. graduate programs is 27% larger this year than in 2013, according to CGS’s annual survey. And that increase follows a 40% jump in 2013 over 2012. However, CGS officials note that the Indian numbers have historically been more volatile than those from China; the increases for 2011 and 2012 were 2% and 1%, respectively.

The reasons: U.S. graduate programs have benefited from several recent developments that, together, have opened the floodgates for Indian students. For starters, India’s investment in higher education hasn’t yet had much effect on graduate education, Blumenthal says. Unlike in China, she says, “in India there’s been very little effort to upgrade the quality of the faculty.”

At the same time, it’s becoming harder for graduates of India’s universities to follow the traditional path of doing their further training in Britain or Australia, as many of their professors had done in previous generations. For the United Kingdom, tuition increases, visa restrictions, and a tightening of rules for those seeking work permits after college have all created greater barriers to entry, Blumenthal says. “It sends a message from the U.K. government that [it’s] not really interested in international students,” she says. “They are now regarded as simply another category of immigrants” rather than a valuable future source of intellectual capital.

In Australia, Blumenthal notes, there’s a growing backlash against earlier government attempts to recruit more international students. “People think they let in too many,” she says. “They didn’t fit in, they didn’t speak English, and there was a perception that they were taking away jobs from Australians.”

A recent strengthening of the rupee against the U.S. dollar has made U.S. graduate education more affordable for the middle class, she adds. And sluggish economic growth in India has meant fewer jobs for recent college graduates.

Foreign Student Dependence

New report provides breakdown on international enrollments by discipline and institution, showing that there are graduate STEM programs in which more than 90 percent of students are from outside the U.S.

Elizabeth Redden
July 12, 2013

International students play a critical role in sustaining quality science, technology, engineering and mathematics (STEM) graduate programs at U.S. universities, a new report from the National Foundation for American Policy (NFAP) argues.

It will come as no surprise to observers of graduate education that the report documents the fact that foreign students make up the majority of enrollments in U.S. graduate programs in many STEM fields, accounting for 70.3 percent of all full-time graduate students in electrical engineering, 63.2 percent in computer science, 60.4 percent in industrial engineering, and more than 50 percent in chemical, materials and mechanical engineering, as well as in economics (a non-STEM field). However, the report, which analyzes National Science Foundation enrollment data from 2010 by field and institution, also shows that these striking averages mask even higher proportions at many individual universities. For example, there are 36 graduate programs in electrical engineering where the proportion of international students exceeds 80 percent, including seven where it exceeds 90. (The analysis is limited to those programs with at least 30 full-time students.)

Graduate Electrical Engineering Programs With More Than 90 Percent International Enrollment

University Number of U.S. Citizens or Permanent Residents Enrolled Full-Time Number of International Students Enrolled Full-Time Percent International Enrollment
University of Texas at Arlington 16 229 93.5
Fairleigh Dickinson University 3 42 93.3
Illinois Institute of Technology 31 400 92.8
University of Houston 16 180 91.8
State University of New York at Buffalo 19 189 90.9
New Jersey Institute of Technology 21 201 90.5
Rochester Institute of Technology 11 105 90.5

    National Foundation for American Policy analysis of National Science Foundation data from 2010.

“International students help many universities have enough graduate students to support research programs that help attract top faculty and that also thereby help U.S. students by having a higher-quality program than they otherwise would have,” said Stuart Anderson, NFAP’s executive director and author of the report. Without them, he said, “you’d see a shrinking across the board where you’d have just certain schools that are able to support good programs. That would lead to a shrinking of U.S. leadership in education and technology if you have many fewer programs with high-quality research and top-level professors.”

“To some extent this reflects some of what’s going on in our society within the U.S. in terms of trying to push for more interest in STEM fields,” said Jonathan Bredow, professor and chair of the electrical engineering department at the University of Texas at Arlington, a program with more than 90 percent international enrollment.  “Domestic students tend to be more interested in going out and getting a job right after a bachelor’s degree. Some see a value of getting a master’s degree but in terms of the Ph.D., I think it’s largely seen as unnecessary.”

“There’s a relatively small number of high-quality domestic students who can be accepted into our master’s and Ph.D. programs,” said Leonid Tsybeskov, professor and chair of the electrical and computer engineering department at the New Jersey Institute of Technology. He added that those domestic students who are strong candidates typically apply to higher-ranked programs than NJIT’s.

Indeed, said Anderson, “You talk to the professors, they say, ‘O.K., if we were MIT or Stanford we could get all the top U.S. students,’ but by definition there are only a few of those schools. Obviously everyone can’t be MIT or Stanford. » At the Massachusetts Institute of Technology, the proportion of international students in graduate electrical engineering programs is 52.5 percent and, in computer science, 35.3 percent. At Stanford, 56 percent of graduate electrical engineering students and 43.7 percent of graduate computer science students are international.

The report also emphasizes the value that international students can bring to the U.S. economy after graduation as researchers and entrepreneurs. Measures that would make it easier for STEM graduate students to obtain visas to work in the U.S. after graduation – measures that many in higher education see as crucial to the U.S. maintaining its edge in attracting international graduate students — are pending in Congress (and are included in the comprehensive immigration bill recently passed by the Senate).

« This report is very well-timed,” said Julia Kent, director of communications and advancement for the Council of Graduate Schools. “Obviously, for the policy reasons — the pending legislation about STEM visas — and second because there is data out there right now which suggests that we have some cause for concern in this country about the flow of international graduate students to the United States which we have always counted on. There is now more competition for international graduate students. Other countries are developing policies to promote the influx of foreign students to their shores, and there are also ways in which the current economy in the United States has reduced funding support for graduate students, which makes it more difficult to attract students to U.S. programs with attractive funding packages.”

CGS data on applications to U.S. graduate schools released in April show that total international applications grew by a meager 1 percent this year and that there were actually drops in applications from certain key sending countries, including China (-5 percent), South Korea (-13 percent) and Taiwan (-13 percent). On the plus side, applications from India increased 20 percent.

« It’s too soon to know how this data will actually affect enrollments, but the preliminary data show that there is some cause for concern,” Kent said.

Graduate Computer Science Programs With More than 90 Percent International Enrollment

University Number of U.S. Citizens or Permanent Residents Enrolled Full-Time Number of International Students Enrolled Full-Time Percent International Enrollment
San Diego State University 13 160 92.5
Texas A&M University-Corpus Christi 6 70 92.1
Illinois Institute of Technology 35 392 91.8
University of Missouri at Kansas City 8 81 91
University of New Haven 5 49 90.7
San Jose State University 35 323 90.2
Fairleigh Dickinson University 6 55 90.2

     National Foundation for American Policy analysis of National Science Foundation data from 2010.

Voir par ailleurs:

The Chosen The Hidden History of Admission and Exclusion at Harvard, Yale and Princeton By Jerome Karabel Illustrated. 711 pages. Houghton Mifflin. $28.

Nick Carraway and Sherman McCoy went to Yale. Amory Blaine and Doogie Howser went to Princeton. Oliver Barrett IV and Thurston Howell III went to Harvard. Charles Foster Kane was thrown out of all three. What these fictional characters all have in common, of course, is that they are all white, privileged males — completely representative figures, until the late 1960’s and early 70’s, of the student population at those three Ivy League schools.

In his informative but often vexing new book, Jerome Karabel, a professor of sociology at the University of California, Berkeley, looks at the admissions process at the so-called Big Three and how the criteria governing that process have changed over the last century in response to changes in society at large. His book covers much of the same ground that Nicholas Lemann covered — a lot more incisively — in his 1999 book « The Big Test: The Secret History of the American Meritocracy, » and it also raises some of the same questions that Jacques Steinberg, a reporter for The New York Times, did in his 2002 book, « The Gatekeepers: Inside the Admissions Process of a Premier College. »

Mr. Karabel writes that until the 1920’s, Harvard, Yale and Princeton, « like the most prestigious universities of other nations, » admitted students « almost entirely on the basis of academic criteria. » Applicants « were required to take an examination, and those who passed were admitted. » Though the exams exhibited a distinct class bias (Latin and Greek, after all, were not taught at most public schools), he says that « the system was meritocratic in an elemental way: if you met the academic requirements, you were admitted, regardless of social background. »

This all changed after World War I, he argues, as it became « clear that a system of selection focused solely on scholastic performance would lead to the admission of increasing numbers of Jewish students, most of them of eastern European background. » This development, he notes, occurred « in the midst of one of the most reactionary moments in American history, » when « the nationwide movement to restrict immigration was gaining momentum » and anti-Semitism was on the rise, and the Big Three administrators began to worry that « the presence of ‘too many’ Jews would in fact lead to the departure of Gentiles. » Their conclusion, in Mr. Karabel’s words: « given the dependence of the Big Three on the Protestant upper class for both material resources and social prestige, the ‘Jewish problem’ was genuine, and the defense of institutional interests required a solution that would prevent ‘WASP flight.’ « 

The solution they devised was an admissions system that allowed the schools, as Mr. Karabel puts it, « to accept — and to reject — whomever they desired. » Instead of objective academic criteria, there would be a new emphasis on the intangibles of « character » — on qualities like « manliness, » « personality » and « leadership. » Many features of college admissions that students know today — including the widespread use of interviews and photos; the reliance on personal letters of recommendation; and the emphasis on extracurricular activities — have roots, Mr. Karabel says, in this period.

Despite the reformist talk of figures like the Harvard president James Bryant Conant, Mr. Karabel contends, the admissions policy of the Big Three remained beholden to « the wealthy and the powerful. » And despite changes wrought by the G.I. Bill and the growing influence of faculty members, the Big Three still looked in 1960 much as they had before World War II: « overwhelmingly white, exclusively male and largely Protestant. »

Mr. Karabel reports that on the eve of President John F. Kennedy’s election, the three schools were « still de facto segregated institutions — less than 1 percent black and, in the case of Princeton, enrolling just 1 African-American freshman in a class of 826. » And while anti-Semitism was officially taboo, he notes, « Harvard rejected three-quarters of the applicants from the Bronx High School of Science and Stuyvesant that year (compared to just 31 percent from Exeter and Andover) while Yale limited the Jewish presence in the freshman class to one student in eight. »

All that changed in the 1960’s and 70’s, with new admissions policies pioneered by reformers like the Yale president Kingman Brewster and his dean of admissions, R. Inslee Clark Jr., known as Inky. With federal research money and foundation grants pouring into the Big Three, the schools became less dependent on the largess of their alumni, and a radically altered social environment — galvanized by the civil rights and student protest movements — spurred the impetus for change.

« By the mid-1970’s, » Mr. Karabel writes, « the formula — that is, the new admissions criteria and practices — used by the Big Three had been fully institutionalized: need-blind admissions, no discrimination against women or Jews, and special consideration for historically underrepresented minorities as well as athletes and legacies. »

It is Mr. Karabel’s thesis that these sorts of changes were adopted by the Big Three out of a desire « to preserve and, when possible, to enhance their position in a highly stratified system of higher education. » The institutions were « often deeply conservative » and « intensely preoccupied with maintaining their close ties to the privileged, » he writes, arguing that when change did come it almost always derived from one of two sources: because « the continuation of existing policies was believed to pose a threat either to vital institutional interests » (i.e., Yale and Princeton decided to admit women when they realized that their all-male character was hobbling them in their efforts to compete with Harvard for the very best students) or « to the preservation of the larger social order of which they were an integral — and privileged — part » (i.e., the Big Three’s adoption of vigorous race-based affirmative action after the race riots of 1965-68).

Although Mr. Karabel’s narrative becomes mired, in its later pages, in a Marxist-flavored philosophical questioning of the very idea of meritocracy, his account of changing admissions policies at Yale, Harvard and Princeton serves a useful purpose. It puts each school’s actions in context with the others’ and situates those developments within a broader political and social context. While at the same time it shows, in minute detail, how the likes of Nick Carraway, Oliver Barrett IV and Amory Blaine went from being typical students at the Big Three to being members of just one segment of coed, multicultural and increasingly diverse student bodies — if, that is, they could even manage to be admitted today.

 Voir aussi:

Why the SAT Isn’t a ‘Student Affluence Test’
A lot of the apparent income effect on standardized tests is owed to parental IQ—a fact that needs addressing.
Charles Murray
WSJ
March 24, 2015
… The results are always the same: The richer the parents, the higher the children’s SAT scores. This has led some to view the SAT as merely another weapon in the inequality wars, and to suggest that SAT should actually stand for “Student Affluence Test.”

It’s a bum rap. All high-quality academic tests look as if they’re affluence tests. It’s inevitable. Parental IQ is correlated with children’s IQ everywhere. In all advanced societies, income is correlated with IQ. Scores on academic achievement tests are always correlated with the test-takers’ IQ. Those three correlations guarantee that every standardized academic-achievement test shows higher average test scores as parental income increases.

But those correlations also mean that a lot of the apparent income effect is actually owed to parental IQ. The SAT doesn’t have IQ information on the parents. But the widely used National Longitudinal Survey of Youth contains thousands of cases with data on family income, the mother’s IQ, and her children’s performance on the math and reading tests of the Peabody Individual Achievement Test battery, which test the same skills as the math and reading tests of the SAT.

For the SAT, shifting to more than $200,000 of family income from less than $20,000 moved the average score on the combined math and reading tests to the 74th percentile from the 31st—a jump of 43 percentiles. The same income shift moved the average PIAT score to the 82nd percentile from the 30th—a jump of 52 percentiles.

Now let’s look at the income effect in the PIAT when the mother’s IQ is statistically held constant at the national average of 100. Going to a $200,000 family income from a $1,000 family income raises the score only to the 76th percentile from the 50th—an increase of 26 percentiles. More important, almost all of the effect occurs for people making less than $125,000. Going to $200,000 from $125,000 moves the PIAT score only to the 76th percentile from the 73rd—a trivial change. Beyond $200,000, PIAT scores go down as income increases.

In assessing the meaning of this, it is important to be realistic about the financial position of families making $125,000 who are also raising children. They were in the top quartile of income distribution in 2013, but they probably live in an unremarkable home in a middle-class neighborhood and send their children to public schools. And yet, given mothers with equal IQs, the child whose parents make $125,000 has only a trivial disadvantage, if any, when competing with children from families who are far more wealthy.

Why should almost all of the income effect be concentrated in the first hundred thousand dollars or so? The money itself may help, but another plausible explanation is that the parents making, say, $60,000 are likely to be regularly employed, with all the things that regular employment says about a family. The parents are likely to be conveying advantages other than IQ such as self-discipline, determination and resilience—“grit,” as this cluster of hard-to-measure qualities is starting to be called in the technical literature.

Families with an income of, say, $15,000 are much more likely to be irregularly employed or subsisting on welfare, with negative implications for that same bundle of attributes. Somewhere near $100,000 the marginal increments in grit associated with greater income taper off, and further increases in income make little difference.

Let’s throw parental education into the analysis so that we can examine the classic indictment of the SAT: the advantage a child of a well-educated and wealthy family (Sebastian, I will call him) has over the child of a modestly educated working-class family (Jane). Sebastian’s parents are part of the fabled 1%, with $400,000 in income, and his mother has a college degree. But her IQ is only average. Jane’s family has an income of just $40,000 and mom has only a high-school diploma. But mom’s IQ is 135, putting her in the top 1% of the IQ distribution.

Which child is likely to test higher? Sebastian is predicted to be at the 68th percentile on the PIAT. Jane is predicted to be at the 78th percentile. If you want high test scores, “choose” a smart but poor mother over a rich but dumb one—or over a rich and merely ungifted one.

One way of analyzing the effect of “privilege” — wealth and parental investment — on test scores and outcomes as adults would be to check how much an only child is advantaged relative to a child in a larger family.

For example, consider my wife v. myself. Harvard social scientist Robert D. Putnam’s new book Our Kids uses a super-simplified definition of class based solely on parents’ educational levels. By Putnam’s standards, my wife, whose mother and father both had masters degrees, would have grown up upper middle class. In contrast, my father had a junior college 2-year diploma and my mother had only a high school diploma, so I’d be lower middle class, I guess.

On the other hand, I was an only child, while my wife has three siblings. So, growing up, I never felt terribly strapped for money nor, especially, for parental time and energy, while my wife’s upbringing was more exigent.

Although you don’t hear about it much now that small families are the norm, back in my Baby Boom childhood, the privileged nature of being an only child — only children were widely said to be spoiled — was a frequent subject of conversation. This was especially true since I went to Catholic schools for 12 years, where very large families were common. For example, one friend, the class clown and best singer (his rendition of “MacNamara’s Band” in 4th grade remains a vivid memory), had eight siblings in his Irish family.

How privileged was I by being one of a family of three rather than one of a family of eleven?

My friend from the huge family has had a long, successful career as a TV sportscaster, along with some TV and movie credits as a comic actor. If you live in L.A., you’ve seen him on TV dozens of times over the last 30 years. So, growing up in a huge family didn’t ruin his life.On the other hand, if he’d been an only child with a real stage mother for a mom, I could imagine somebody with that much presence (his affect is reminiscent of that of the late Philip Seymour Hoffman or of a straight Nathan Lane) becoming a semi-famous character actor with maybe one or two Best Supporting Actor nominations.

Back during my more egalitarian childhood, people didn’t think that much about tutoring and Tiger Mothering, but, to some extent it works.

For example, I have had a pleasant life, but looking back I can see wasted opportunities. After my freshman year at Rice I came home and got a summer job at Burger King. After my sophomore year, I repaired dental equipment. Finally, after my junior year I worked as the assistant to the Chief Financial Officer of a big weedwacker manufacturing company. But what did the Burger King and repair jobs do for me other than teach me not to be a fry cook or repairman? These days I would have plotted to get internships in Silicon Valley or D.C. or Wall Street and had my parents pay my rent.

So, yes, I do think I was privileged to have the extra resources I was afforded by being an only child, even if I didn’t exploit my privileges as cunningly as I could have.

Quantifying how big a privilege that was seems challenging but doable. In fact, I’m sure somebody has done it already, and I invite commenters to link to studies.

It seems to me that measuring the effects of being an only child ought to be the first thing we do when we decide to theorize about Privilege.

By the way, however, there are other factors that may matter more in determining how Privileged you are. For example, my parents happened to turn out to be winners in the Great American Random Lottery of choosing a neighborhood to buy a home in during the 1950s — the demographics of their neighborhood have barely changed since the 1950s.

In contrast, my in-laws had the bad luck to draw what nightmarishly turned out to be one of the shortest straws in America: the Austin neighborhood on the West Side of Chicago. It was almost all white until Martin Luther King came to Chicago in 1966 to demand integration. Being good liberals, my in-laws joined a pro-integration group of neighbors who all swore to not engage in white flight. But after three years and three felonies against their small children, my in-laws were pretty much financially wiped out by trying to make integration work in Austin. And thus after they finally sold out at a massive loss, they wound up living in a farmhouse without running water for the next two years.

Bizarrely, while the once-pleasant street where my wife grew up in Austin looks nowadays like a post-apocalyptic wasteland, a couple of miles to the west is Superior Street in Oak Park, IL where my father grew up in the 1920s. It looks like an outdoor Frank Lloyd Wright museum today. The Wright district was saved by Oak Park’s secret, illegal, and quite effective “black-a-block” racial quota system imposed on realtors to keep Oak Park mostly white (and, these days, heavily gay).

So a not insignificant fraction of White Privilege in 2015 actually consists of whether or not the Eye of Sauron turned upon your parents’ neighborhood or not.

Voir également:

Les raisons du succès scolaire des jeunes d’origine asiatique

Lucile Quillet

Le Figaro étudiant

13/06/2013

La spectaculaire réussite des enfants d’immigrés asiatiques se confirme au bac. Et pourtant, leurs parents s’impliquent peu dans leurs devoirs, mais ils veillent à leurs horaires, les placent souvent dans le privé et jouent à fond la carte du bilinguisme.

À force d’entendre «si j’avais eu ta chance…», ils sont d’autant plus motivés. Leurs parents sont venus de loin et ont choisi la France pour offrir à leur progéniture un meilleur avenir.

Les jeunes Asiatiques ont particulièrement bien compris la leçon et fusent comme des comètes au-dessus du lot. Lycée, bac, études supérieures, ils se montrent performants à chaque étape. «Petits déjà, ils redoublent peu à l’école», assure Yaël Brinbaum, co-auteure de l’étude Trajectoires et Origines conduite par l’Insee et l’Ined. Plus de 60% d’entre eux seront orientés dans des filières généralistes. Plus que la moyenne nationale (50%).

Parmi les enfants de non bacheliers, les jeunes d’origine asiatiques se distinguent tout particulièrement. Ils seront encore 60% à décrocher le bac ,contre 50% pour les autres. Un quart iront jusqu’à bac+3 voire plus lorsque seulement 16,5% des descendants d’immigrés y accèdent.

Moins de télé, plus de bibliothèques

Paradoxalement, les familles d’origine asiatique sont celles qui s’impliquent le moins dans les devoirs, réunions de parents d’élèves et rencontres avec les professeurs. «Les mères ne parlent pas très bien français, les pères ont des métiers très prenants. Par contre, ces familles croient fortement à l’école et investissent énormément sur la scolarité de leur enfant. Ils sont très exigeants», explique Jean-Paul Caille, ingénieur de recherche au ministère de l’Enseignement supérieur.

Les parents ne se mettent pas au bureau de leur enfant, mais s’assurent qu’il est sérieux dans son travail. «Ils contrôlent plus le temps devant la télévision, les horaires du coucher. Il faut aussi que les loisirs soient compatibles avec l’école, comme des cours d’apprentissage de leur langue maternelle». Ce bilinguisme est un trésor qu’ils soignent. Les mères d’Asie du Sud-Est sont celles qui parlent le plus leur langue maternelle à la maison (57%). D’après Jean-Paul Caille, les jeunes d’origine asiatique fréquentent plus que les autres les bibliothèques et sont deux fois plus que la normale à prendre des cours particuliers à l’entrée en sixième.

Travail rigoureux et autorité parentale stricte et aussi une meilleure naissance. Les parents d’origine asiatique investissent plus sur la scolarité car ils en ont les moyens. Là où environ 75% des jeunes d’origine turque ou portugaise ont des parents ouvriers, employés de service ou inactifs, ceux d’origine asiatique ne sont que 58% à exercer dans ces fonctions. «Souvent, leurs parents sont artisans, commerçants, tiennent des bars tabac et gagnent bien leur vie. Ils sont les enfants d’immigrés qui bénéficient des conditions socio-économique et origines sociales les plus favorables». Ce portefeuille plus fourni leur permet d’être 15% à fréquenter un collège privé, soit deux fois plus que les enfants d’origine marocaine ou turque.

Pourtant moins d’un tiers des jeunes d’origine turque a le bac

Les autres enfants d’immigrés tentent aussi de se distinguer. À classe sociale équivalente, ils feront mieux que le reste des Français. Mais les parcours sont inégaux selon le pays d’origine des parents, tout comme le traitement des élèves à l’école. 14% des enfants d’immigrés -trois fois plus que la moyenne- déclarent «avoir été moins bien traités» lors des décisions d’orientation. Une discrimination dont ne semblent pas souffrir les jeunes originaires d’Asie du Sud-Est, qui s’en déclarent à peine plus victimes que la moyenne.

Les 10 raisons du succès des Chinois en France

Dans cet article je vais expliquer les principales raisons qui font que la communauté chinoise en France réussit mieux que les autres communautés immigrées d’une manière générale.

Le constat

Selon la seule étude disponible sur le sujet, publiée par l’Insee et l’Ined,

  • 27% des descendants de parents asiatiques occupent aujourd’hui un poste de cadre,
  • contre 14% en moyenne pour les Français toutes origines confondues,
  • 9% pour les fils de Maghrébins
  • 5% pour ceux d’Afrique subsaharienne.

48% des Français d’origine asiatique décrochent un diplôme du supérieur, contre 33% en moyenne en France. Enfin une autre statistique remarquable de l’étude : 27% des enfants d’immigrés chinois sont cadres, contre 14% en moyenne pour les Français

Cette réussite des asiatiques en France est particulièrement frappante pour la deuxième génération des 50 000 Indochinois arrivés dans les années 1950, au moment de l’indépendance, et des 250 000 « boat people » vietnamiens qui ont fui leurs pays dans les années 1970 et dont la majorité était en fait d’origine chinoise. Mais les fils de migrants venus de Chine populaire à partir des années 1980 s’en sortent plutôt bien aussi.

Comment expliquer une telle percée, alors que tant d’autres immigrés – et de Français de souche – peinent à gravir l’échelle sociale  ?

Les 10 facteurs clés de succès de la communauté chinoise en France :

  1. Le travail
  2. Une communauté soudée
  3. Un système de financement efficace
  4. Une hyperfocalisation sur la réussite scolaire des enfants
  5. L’enrichissement de la Chine
  6. La méconnaissance de la culture chinoise
  7. Une communauté peu politisée
  8. L’accent mis sur le pragmatisme dans la culture chinoise
  9. Une volonté de réussir (La « Face »)
  10. Le sens des affaires chinois

Le travail

C’est un peu le grand cliché : le chinois est bosseur. Un cliché qui comme tous devrait être sérieusement relativisé notamment par des français qui aiment à s’adonner à une forme d’auto critique. Mais comme tout cliché il y a peut être une part de vérité.

Aujourd’hui on compte 600 000 Français d’origine chinoise. Certes plusieurs dizaines de milliers d’entre eux travaillent encore sans papiers comme petites mains dans la confection, la maroquinerie ou le bâtiment, pour des salaires de misère. On a tous en tête le passage de la vérité si je mens dans la fabrique chinoise clandestine.

Mais, après des années de labeur, beaucoup ont fini par s’en sortir en reprenant un commerce – restaurants, épiceries, fleuristes ou bars-tabacs. Ils en détiendraient désormais près de 35 000 ! Certains commencent même à créer des chaînes de magasins (la plus connue d’entre elles, l’enseigne Miss Coquine, compte près de 80 boutiques en France), ou encore à lancer leurs propres marques (Miss Lucy, par exemple).

Une communauté soudée

Contrairement à la majorité des étrangers présents en France – et en particulier aux Maghrébins, dont les différentes nationalités et ethnies ne s’apprécient guère – la plupart des chinois peuvent compter sur le soutien de leurs compatriotes.

Un système de financement très efficace

Les Chinois pratiquent un système de prêts proche de la « tontine » Africaine  : les membres de la famille et les proches mettent une partie de leurs économies dans un pot commun, dans lequel les membres de la diaspora puisent pour monter leur affaire. Il n’y a pas d’intérêt ni même durée de remboursement fixe. La tontine repose sur la confiance, confortée par la réciprocité des dons  : ceux qui reçoivent doivent eux-mêmes offrir de l’argent aux autres, notamment à l’occasion de leur mariage. Ces prêts informels, qui peuvent facilement atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros, sont une clé essentielle dans la réussite de la diaspora chinoise.

Après avoir économisé en moyenne 160 000 euros pendant une dizaine d’années, de nombreuses familles chinoises peuvent s’acheter un commerce sans passer par la case prêt bancaire ce qui ne manque pas d’alimenter le débat sur l’origine des fonds.

Une hyperfocalisation sur la réussite scolaire des enfants

Depuis plus de mille ans, les élites de Chine sont recrutées par un système d’examen national accessible à tous, qui permet aux plus pauvres de se hisser tout en haut de la pyramide. Résultat  : même lorsqu’ils quittent leur patrie, les adultes s’échinent au turbin et ils poussent leur progéniture à en faire autant à l’école. La focalisation sur la réussite scolaire fait partie des valeurs familiales chinoises. Ceci est vrai pour l’ensemble des asiatiques en France :

L’enrichissement de la Chine

Si la Chine n’avait pas connu un boom économique depuis la fin des années 70, les migrants ne s’en sortiraient pas de façon aussi spectaculaire. La montée en puissance de l’empire du Milieu leur a en effet ouvert des opportunités immenses notamment dans l’import-export. En fait, les Chinois de France ont procédé exactement comme des multi­nationales  : ils ont créé des comptoirs commerciaux pour vendre les produits fabriqués en Chine.

La méconnaissance de la culture chinoise

Pour beaucoup de français la culture chinoise reste un mystère. L’ignorance est souvent totale vis-à-vis d’un peuple qui suscite autant d’intérêt que de craintes. Et cette ignorance est un atout sur lequel les chinois peuvent jouer. Il connaissent les codes des chinois avec qui ils négocient. Certains réseaux commerciaux à la limite de la mafia profitent de cette opacité de la communauté chinoise.

Une communauté peu politisée

Il y a une communauté assez puissante de français d’origine chinoise en France mais qui est très discrète et qui réussit. Le communautarisme chinois a longtemps été un communautarisme de séparation. Les chinois pour parler de façon brutale n’ont jamais emmerdé les français, jamais fait dans le communautarisme victimaire. Ils ne reprochent pas la colonisation à la France, ils réussissent économiquement ce qui fait qu’il y a très peu de racisme anti chinois.

En fait souvent les chinois en France ne prétendent pas vraiment être assimilés mais ne posant pas de problèmes finalement on ne leur demande que l’intégration. C’est le contraire du communautarisme victimaire des autres minorités avec des institutions politiques telles que le CRAN (Conseil Représentatif des Association Noires) ou encore le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France).

Néanmoins aujourd’hui avec la création du CRAF (Conseil Représentatif des Associations Asiatiques de France) ont peut s’interroger pour savoir si une forme de communautarisme victimaire asiatique ne va pas être mis en place.

Certains estiment à tort selon moi que le succès économique des chinois en France tire profit de leur retard dans leur reconnaissance politique. Ce serait un succès en trompe l’œil. Voici un exemple de revendications antiracistes qu’on peut entendre ces temps-ci provenant de représentant souvent auto-proclamé de la communauté asiatique :

L’accent mis sur le pragmatisme dans la culture chinoise

Les chinois contrairement à l’image de sagesse teinté d’exotisme de beaucoup de français sont sans doute le peuple le plus pragmatique du monde. L’accent est toujours mis sur le consensus et l’efficacité (le maximum d’effets pour un minimum de coût) ce qui facilite leur intégration. Ce pragmatisme chinois est selon moi tout entier contenu dans la phrase célèbre de Deng Xiaoping au moment du virage réformiste des années 80 : « peu importe que le chat soit gris ou noir pourvu qu’il attrape les souris ».

Une volonté de réussir (La « Face »)

Les chinois ont une volonté de réussir qui est d’abord assez matérialiste. Réussir c’est d’abord devenir riche. Mais cela renvoie aussi à la notion de « face  » en Asie. On peut le traduire par l’honneur, la volonté de ne pas déchoir. C’est particulièrement vrai pour les membres de la diaspora dont on attend qu’ils ramène le plus de devises étrangère possible. C’est l’oncle d’Amérique sauce chinoise…

Le sens des affaires chinois

Les chinois sont avant tout un peuple de commerçants. Leurs réseaux sont issus de la diaspora, forme de solidarité au fond assez proche de ce qu’a pu être la communauté juive dans la France d’avant guerre. Souvent les membres de la diaspora qui ont le mieux réussi sont approchées par de riches Chinois, désireux d’investir en France, notamment dans l’immobilier.

Alors les chinois : enfants modèles de l’intégration Républicaine à la française ? Le débat est ouvert


Reconnaissance de Jérusalem: Le NYT veut-il la paix au Moyen-Orient ? (Its track record so far gives little evidence that it has the temperament or skill to navigate such a nuanced position)

8 décembre, 2017

The Old City of Jerusalem. The United States, like the rest of the world, hasn’t recognized the city as Israeli territory (NYT)

Jews leaving a section of Jerusalem’s Old City in 1948 (NYT)

al Aqsa

Spot the error: Praying with their behinds towards their holy Muslim site?

Si je t’oublie, Jérusalem, Que ma droite m’oublie! Que ma langue s’attache à mon palais, Si je ne me souviens de toi, Si je ne fais de Jérusalem Le principal sujet de ma joie! Psaume 137: 5-6
Voici, je ferai de Jérusalem une coupe d’étourdissement pour tous les peuples d’alentour, et aussi pour Juda dans le siège de Jérusalem. En ce jour-là, je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples; tous ceux qui la soulèveront seront meurtris; et toutes les nations de la terre s’assembleront contre elle. Zacharie 12: 2-3
When the Muslims in Jerusalem pray in their mosques, even in the « Al Aktza » mosque built on the edge of Temple Mount, they actually stand with their back turned to Temple Mount. And, when they bow down in their prayers they show their behind to the site of the Holy Temple. How consistent is that with considering it a Muslim holy site? Holyland
Je partage l’attachement à Israël, de tous les juifs, mais d’un autre côté, la décision de Trump me paraît catastrophique parce qu’elle risque d’embraser la région, parce qu’elle risque d’empêcher la reprise des négociations entre les Palestiens et les Israéliens. Les Américains auraient dû procéder tout autrement. Benyamin Netanyahu ne propose rien aux Palestiniens. Il les pousse au désespoir et à l’extrémisme. Alain Finkielkraut
If nothing else, Donald Trump’s decision on Wednesday to recognize Jerusalem as Israel’s capital shows how disenthralled his administration is with traditional pieties about the Middle East. It’s about time. (…) What Jerusalem is is the capital of Israel, both as the ancestral Jewish homeland and the modern nation-state. When Richard Nixon became the first American president to visit the country in 1974, he attended his state dinner in Jerusalem. It’s where President Anwar Sadat of Egypt spoke when he decided to make peace in 1977. It’s what Congress decided as a matter of law in 1995. When Barack Obama paid his own presidential visit to Israel in 2013, he too spent most of his time in Jerusalem. So why maintain the fiction that Jerusalem isn’t the capital? The original argument, from 1947, was that Jerusalem ought to be under international jurisdiction, in recognition of its religious importance. But Jews were not allowed to visit the Western Wall during the 19 years when East Jerusalem was under Jordanian occupation. Yasir Arafat denied that Solomon’s Temple was even in Jerusalem, reflecting an increasingly common Palestinian denial of history. Would Jews be allowed to visit Jewish sites, and would those sites be respected, if the city were redivided? Doubtful, considering Palestinian attacks on such sites, which is one of the reasons why it shouldn’t be. The next argument is that any effort by Washington to recognize Jerusalem as Israel’s capital would set the proverbial Arab street on fire and perhaps lead to another intifada. But this misapprehends the nature of the street, which has typically been a propaganda tool of Arab leaders to channel domestic discontent and manipulate foreign opinion. And it also misrepresents the nature of the last intifada, which was a meticulously preplanned event waiting for a convenient pretext (Ariel Sharon’s September 2000 walk on the Temple Mount) to look like a spontaneous one. (…) Then again, recognition does several genuinely useful things. It belatedly aligns American words with deeds. It aligns word as well as deed with reality. And it aligns the United States with the country toward which we are constantly professing friendship even as we have spent seven decades stinting it of the most basic form of recognition. Recognition also tells the Palestinians that they can no longer hold other parties hostage to their demands. East Jerusalem could have been the capital of a sovereign Palestinian state 17 years ago, if Arafat had simply accepted the terms at Camp David. He didn’t because he thought he could dictate terms to stronger powers. Nations pay a price for the foolhardiness of their leaders, as the Kurds recently found out. (…) For the international community, that means helping Palestinians take steps to dismantle their current klepto-theocracy, rather than fueling a culture of perpetual grievance against Israel. Mahmoud Abbas is now approaching the 13th anniversary of his elected four-year term. Someone should point this out. Hamas has run Gaza for a decade, during which it has spent more time building rockets and terror tunnels than hotels or hospitals. Someone should point this out, too. It is indicative of the disastrous political choices that help explain 70 years of Palestinian failure. Meantime, Jerusalem is the capital of Israel. For those who have lived in denial, it must be some sort of shock. Bret Stephens
Although Israel’s government has been located in Jerusalem since its founding in 1948, the United States, like the rest of the world, hasn’t recognized the city as Israeli territory, even after the Arab-Israeli War in 1967, when Israel drove back Jordan from East Jerusalem and occupied it. Under the Oslo Accords, Israel promised to negotiate Jerusalem’s future as part of a peace agreement. It has been assumed that under any deal, the city would remain its capital. Palestinians anticipated being able to locate their capital in East Jerusalem and to have access to Muslim holy sites there. East Jerusalem was exclusively Arab in 1967, but Israel has steadily built settlements there, placing some 200,000 of its citizens among the Arab population and complicating any possible peace agreement. Mr. Trump boasts of being a consummate dealmaker, but dealmakers don’t usually make concessions before negotiations begin, as the president has here. The big winner is Prime Minister Benjamin Netanyahu of Israel, whose hard-line government has shown no serious interest in peace, at least not a two-state solution that could win Palestinian support. The blowback was swift. The Palestinian president, Mahmoud Abbas, warned of “dangerous consequences” to the peace process, while Jordan’s King Abdullah II, the royal palace said, cautioned against the move, “stressing that Jerusalem is the key to achieving peace and stability in the region and the world.” Turkey threatened to cut diplomatic ties with Israel; other criticism came from Egypt, the Arab League and France. King Salman of Saudi Arabia told Mr. Trump a decision on Jerusalem before a final peace deal would hurt talks and increase regional tensions. (…) But some analysts doubt Mr. Trump really wants a peace agreement and say any possible proposal may be intended as political cover so Israel and the Sunni Arabs, once enemies, can intensify their incipient collaboration against Iran. The constituency Mr. Trump is most clearly courting is his own political base of evangelicals and other pro-Israel hard-liners. His predecessors had also made pandering campaign promises in support of moving the American Embassy to Jerusalem. But once in office they chose not to prioritize their domestic politics over delicate peace diplomacy, and they put that promise on hold. Some optimists think that Mr. Trump could lessen the harm of a decision on Jerusalem by making clear he will not prejudge the future of East Jerusalem or other core questions like the borders of a Palestinian state. His track record so far gives little evidence that he has the temperament or skill to navigate such a nuanced position. The NYT
Seul contre tous. Donald Trump a ignoré tous les avertissements, polis ou pressants selon les dirigeants, toutes les suppliques, jusqu’à celle du pape François, avant d’annoncer, mercredi 6 décembre, sa décision de reconnaître officiellement Jérusalem comme capitale d’Israël. Les réactions d’alarme et d’indignation qui ont accueilli cette décision au sein de la communauté internationale – à l’exception du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui a applaudi des deux mains – confirment, pour ceux qui en doutaient encore, que le président américain n’hésite à transgresser aucun tabou. Il est clair à présent que les Etats-Unis de Donald Trump ne se contentent pas de décider de façon unilatérale, en faisant fi de l’avis de leurs partenaires les plus proches. Ils ont entrepris le démantèlement d’un système de relations internationales qu’ils ont eux-mêmes édifié après la deuxième guerre mondiale. L’annonce de M. Trump sur Jérusalem est, tout simplement, un viol de la diplomatie comme mode de règlement des conflits. En vertu des accords d’Oslo, signés sous les auspices des Etats-Unis en 1993, Israël s’était engagé à négocier le statut futur de Jérusalem dans le cadre d’accords de paix. Le roi de Jordanie, l’un des dirigeants les plus modérés du Moyen-Orient, a souligné que la question de Jérusalem « est cruciale pour parvenir à la paix et la stabilité dans la région et dans le monde ». Le processus de paix lancé à Oslo est malheureusement aujourd’hui au point mort : il n’y a pas, à l’heure actuelle, de négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens. Mais en rallumant l’étincelle de Jérusalem, le président américain prend ouvertement le risque d’accroître les tensions et de provoquer de nouvelles violences dans une région toujours au bord de l’explosion, sans pour autant préciser ses projets sur une relance d’un processus de paix. L’envoi du vice-président Michael Pence au Proche-Orient ne fait guère illusion à cet égard. Pis, par sa décision, M. Trump consacre la politique du fait accompli de M. Nétanyahou. Si le gouvernement israélien a été installé à Jérusalem dès 1948, Jérusalem-Est était entièrement arabe jusqu’à 1967. [sic] Depuis, à la faveur de colonies de peuplement construites par Israël, quelque 200 000 Israéliens se sont installés parmi les Palestiniens, rendant la question du statut de la ville encore plus complexe. Jérusalem capitale de l’Etat d’Israël est « une réalité », clame Donald Trump, évitant soigneusement de mentionner Jérusalem-Est comme possible capitale d’un Etat palestinien. Logiquement, ce raisonnement entérine aussi les colonies de peuplement dans les territoires occupés comme « une réalité », au mépris du droit international. Mais, pas plus que l’art de la diplomatie, le droit international n’entre visiblement pas dans les paramètres de la politique étrangère trumpienne, tout entière guidée par son obsession de rompre avec ses prédécesseurs et ses impératifs de politique intérieure – en l’occurrence le souci de satisfaire les chrétiens évangéliques et les lobbys pro-israéliens. La liste des engagements internationaux auxquels M. Trump a tourné le dos depuis son entrée en fonctions, en janvier, s’allonge (…) Le moment est venu de prendre acte de cette réalité. Comme cela se fait déjà pour l’accord sur le climat, il faut apprendre à contourner une administration fédérale américaine engagée dans une dangereuse déstabilisation de la communauté internationale. Le Monde
Amidst some questionable journalism about the American move to acknowledge the location of Israel’s capital, a passage in yesterday’s New York Times editorial stands out as particularly stunning and perverse. The editorial, titled « Does Trump Want Peace in the Middle East, » effectively ratifies the cleansing of Jews from Jerusalem’s Old City and other formerly Jewish areas of Jerusalem during the 1948 Independence War. In a paragraph criticizing the return of Jews to what the newspaper describes as « settlements » in those parts of Jerusalem, the editorial bases its disapproval on the fact that « East Jerusalem was exclusively Arab in 1967. » It is true that this section of Jerusalem was exclusively Arab in 1967. This is because Jews, long a majority and plurality in these parts of the city, were forced out in 1948, when the area was seized by Jordanian troops. Jerusalem neighborhoods like the Jewish Quarter, Shimon Hatzadik, and Silan indeed became Jew-free, their synagogues razed and their cemeteries desecrated. To consider the 19-year period during which Jews were exiled from the Old City and surrounding areas as the starting point of history, and to use it as a bludgeon to attack Israel and delegitimize the presence of Jews in eastern Jerusalem, effectively communicates the newspaper’s acceptance of the expulsion of the Jews and seeming endorsement of an ethically cleansed eastern Jerusalem. In 1948, the New York Times published the following account of Jews pouring out from the Old City walls: Thus the Jews have been eliminated from the City of David for the first time since the sixteenth century. Except for sixty years in the sixteenth century they are believed to have been there continuously since the return from the Babylonian captivity. New Jerusalem was largely created in the last seventy years. All last night and early today the noncombatants were trekking out through the Zion Gate over Mount Zion and through the Valley of Hinnon to the Yemin Moshe quarter from where they were driven to billets in the Katamon quarter. They are mostly orthodox and poor. This is why « east Jerusalem was exclusively Arab in 1967, » as today’s editorial writers who represent the voice of The New York Times know. To omit the purge of Jews from their neighborhoods and holy places while approvingly citing the ethnically « exclusive » nature of eastern Jerusalem amounts to the promotion of a revisionist history by The Times. Camera

Attention: un nettoyage ethnique peut en cacher un autre !

 Au lendemain de la décision historique du Président Trump …
De reconnaitre enfin en Jérusalem une réalité juive plus que multi-millénaire …
Quelle meilleure illustration comme le montre bien la réponse du site de réinformation Camera
De la mauvaise foi d’une communauté occidentale largement hostile à toute réelle avancée de situation dans la région …
Que cet ultime éditorial du quotidien de référence américain …
Suivi le lendemain de son homologue parisien
Mettant en cause la veille même de ladite annonce la volonté et la compétence de leur président sur la question …
Et lui attribuant de sombres projets d’expulsion de la présence arabe de la Ville sainte …
A l’instar de la photo illustrant l’article …
En contredisant d’ailleurs une autre d’un article précédent lui aussi hautement révisionniste
Sur la base justement d’une présentation tronquée et trompeuse de ladite réalité sur le terrain …
 Omettant notamment de préciser que la réalité « exclusivement arabe » de la ville en 1967  (Vieille ville et Quartier juif compris) …
Sans compter la prière face à la Mecque et donc fesses à Al Aqsa
N’a non seulement duré que 19 ans …
Mais résultait d’une éviction forcée de sa population juive par l’Armée jordanienne ?
Does President Trump Want Peace in the Middle East?
The editorial board
NYT
Dec. 5, 2017
In the debate over a potential Israeli-Palestinian peace agreement, no issue is more charged with emotion than the future of Jerusalem. Should the holy city be the capital of the Israelis alone or shared with the Palestinians?
Yet now, with no serious peace talks underway, President Trump is reportedly planning to grant the Israelis’ wish and confound the Palestinians by recognizing Jerusalem as Israel’s capital and moving the American Embassy there from Tel Aviv, thereby tossing aside decades of American diplomacy. Why?
Mr. Trump insists he is committed to achieving the “ultimate” Middle East peace agreement that eluded his predecessors. But his decision to tip the scales toward Israel on this critical matter, communicated to Arab and Israeli leaders on Tuesday, almost certainly will make an agreement harder to reach by inflaming doubts about America’s honesty and fairness as a broker in negotiations, raising new tension in the region and perhaps inciting violence.
Although Israel’s government has been located in Jerusalem since its founding in 1948, the United States, like the rest of the world, hasn’t recognized the city as Israeli territory, even after the Arab-Israeli War in 1967, when Israel drove back Jordan from East Jerusalem and occupied it. Under the Oslo Accords, Israel promised to negotiate Jerusalem’s future as part of a peace agreement. It has been assumed that under any deal, the city would remain its capital.
Palestinians anticipated being able to locate their capital in East Jerusalem and to have access to Muslim holy sites there. East Jerusalem was exclusively Arab in 1967, but Israel has steadily built settlements there, placing some 200,000 of its citizens among the Arab population and complicating any possible peace agreement.
Mr. Trump boasts of being a consummate dealmaker, but dealmakers don’t usually make concessions before negotiations begin, as the president has here. The big winner is Prime Minister Benjamin Netanyahu of Israel, whose hard-line government has shown no serious interest in peace, at least not a two-state solution that could win Palestinian support. The blowback was swift. The Palestinian president, Mahmoud Abbas, warned of “dangerous consequences” to the peace process, while Jordan’s King Abdullah II, the royal palace said, cautioned against the move, “stressing that Jerusalem is the key to achieving peace and stability in the region and the world.” Turkey threatened to cut diplomatic ties with Israel; other criticism came from Egypt, the Arab League and France. King Salman of Saudi Arabia told Mr. Trump a decision on Jerusalem before a final peace deal would hurt talks and increase regional tensions.
That Saudi warning might be expected, given that Jerusalem is home to the Aqsa Mosque and that the Saudi king holds the title of custodian of Islam’s two other holiest mosques, in Mecca and Medina. A Saudi-sponsored Arab peace initiative still on the table calls for a full Israeli withdrawal from East Jerusalem as part of a far-reaching deal. Yet the Saudis may well be edging away from that position. Mohammed bin Salman, the crown prince, has close ties to Jared Kushner, Mr. Trump’s son-in-law and Middle East adviser, who is drafting a comprehensive peace plan.
While that plan is not yet public, Crown Prince Mohammed is said to have outlined a proposal to Mr. Abbas last month that favored the Israelis more than any proposal previously embraced by the American government. Palestinians would get limited sovereignty over a state that covers only noncontiguous parts of the West Bank. Most Israeli settlements in the West Bank, which most of the world considers illegal, would remain. The Palestinians would not get East Jerusalem as their capital, and there would be no right of return for Palestinian refugees and their descendants.
No Palestinian leader could accept such a plan and retain popular support, and the White House and Saudis denied they are working on such ideas. But some analysts doubt Mr. Trump really wants a peace agreement and say any possible proposal may be intended as political cover so Israel and the Sunni Arabs, once enemies, can intensify their incipient collaboration against Iran.
The constituency Mr. Trump is most clearly courting is his own political base of evangelicals and other pro-Israel hard-liners. His predecessors had also made pandering campaign promises in support of moving the American Embassy to Jerusalem. But once in office they chose not to prioritize their domestic politics over delicate peace diplomacy, and they put that promise on hold.
Some optimists think that Mr. Trump could lessen the harm of a decision on Jerusalem by making clear he will not prejudge the future of East Jerusalem or other core questions like the borders of a Palestinian state. His track record so far gives little evidence that he has the temperament or skill to navigate such a nuanced position.

Voir aussi:

Ignoring Exile of Jews, NY Times Approvingly Notes East Jerusalem « Was Exclusively Arab in 1967 »
Gilead Ini
Camera
December 7, 2017

Amidst some questionable journalism about the American move to acknowledge the location of Israel’s capital, a passage in yesterday’s New York Times editorial stands out as particularly stunning and perverse.

The editorial, titled « Does Trump Want Peace in the Middle East, » effectively ratifies the cleansing of Jews from Jerusalem’s Old City and other formerly Jewish areas of Jerusalem during the 1948 Independence War.

In a paragraph criticizing the return of Jews to what the newspaper describes as « settlements » in those parts of Jerusalem, the editorial bases its disapproval on the fact that « East Jerusalem was exclusively Arab in 1967. »

new york times exclusively arab editorial

It is true that this section of Jerusalem was exclusively Arab in 1967. This is because Jews, long a majority and plurality in these parts of the city, were forced out in 1948, when the area was seized by Jordanian troops. Jerusalem neighborhoods like the Jewish Quarter, Shimon Hatzadik, and Silan indeed became Jew-free, their synagogues razed and their cemeteries desecrated.

To consider the 19-year period during which Jews were exiled from the Old City and surrounding areas as the starting point of history, and to use it as a bludgeon to attack Israel and delegitimize the presence of Jews in eastern Jerusalem, effectively communicates the newspaper’s acceptance of the expulsion of the Jews and seeming endorsement of an ethically cleansed eastern Jerusalem.

In 1948, the New York Times published the following account of Jews pouring out from the Old City walls:

Thus the Jews have been eliminated from the City of David for the first time since the sixteenth century. Except for sixty years in the sixteenth century they are believed to have been there continuously since the return from the Babylonian captivity. New Jerusalem was largely created in the last seventy years.

All last night and early today the noncombatants were trekking out through the Zion Gate over Mount Zion and through the Valley of Hinnon to the Yemin Moshe quarter from where they were driven to billets in the Katamon quarter. They are mostly orthodox and poor.

This is why « east Jerusalem was exclusively Arab in 1967, » as today’s editorial writers who represent the voice of The New York Times know. To omit the purge of Jews from their neighborhoods and holy places while approvingly citing the ethnically « exclusive » nature of eastern Jerusalem amounts to the promotion of a revisionist history by The Times.
Voir également:

New York Times Downplays Judaism’s Ties to Jerusalem
Ricki Hollander, Tamar Sternthal
Camera
December 7, 2017

In advance of President Trump’s official recognition of Jerusalem as Israel’s capital, The New York Times engaged in historical revisionism about Jerusalem with the publication of a lengthy background essay that minimizes historic Jewish ties to the city (« The Conflict in Jerusalem Is Dinstinctly Modern: Here’s the History« ). The article was filled with erroneous assertions, misleading quotes and belittling aspersions about Jewish belief.

The article’s historical departure point is « 1917-48: British Mandate, » and it begins with a quote, devoid of context, to imply that Jerusalem was relatively unimportant to Jews both before and during that time:

« It was for the British that Jerusalem was so important – they are the ones who established Jerusalem as a capital, » said Prof. Yeshoshua Ben-Arieh, a historical geographer at Hebrew University. « Before, it was not anyone’s capital since the times of the First and Second Temples. »

Not mentioned in the article is that the same professor noted in his book, Jerusalem in the Nineteenth Century, that under the Ottoman empire, in the 19th century, « Jerusalem became the principal town of Eretz Israel (or Palestine, as it was then known). » He wrote that the Jewish population comprised a majority in Jerusalem’s Old City, which prompted construction of new Jewish neighborhoods outside the walls of the Old City to accommodate the population growth. « By the start of the First World War, » Ben-Arieh wrote, « the Jewish community in Jerusalem numbered about 45,000, out of a population of 70,000 (with 12,000 Muslims and 13,000 Christians). »

Why would so many Jews want to live in Jerusalem, if it was unimportant to them? As the author explained in his book:

The basis for the great increase in the Jewish population of Jerusalem was the intense yearning for the eternal city and the flow of immigrants into it, which began, for religious motives, in the 1840’s. Jews continued to come to Jerusalem in the periods of the First and Second Aliyah as well.

During the period of early Zionism, Ben-Arieh acknowledged, Jews flocked more to Jerusalem than to the agricultural settlements outside the city because « many Jews preferred to come and settle in Jerusalem. »

Contrary to the article’s implication, Jerusalem remained the central focus of tradition, prayer, and yearning for the nearly two millenia after the destruction of the second Jewish Temple in 70 CE. Daily prayers (said while facing Jerusalem and the Temple Mount, Judaism’s holiest site) and grace after meals include multiple supplications for the restoration of Jerusalem and the temple. Jews observe the ninth day of the Hebrew month of Av, the date on which both the First and Second Temples were destroyed, as a day of mourning. The Jewish wedding ceremony concludes with the chanting of the biblical phrase, « If I forget thee, O Jerusalem, let my right hand forget its cunning, » and the breaking of a glass by the groom to commemorate the destruction of the Temples. And Yom Kippur services and the Passover Seder conclude each year with the phrase « Next Year in Jerusalem. »

While ignoring the inconvenient facts mentioned in Ben Arieh’s book, the article continues to offer quotes from those identified as experts to suggest that early Zionists did not care for Jerusalem.

« Zionism recoiled from Jerusalem, particularly the Old City…Jerusalem was regarded as a symbol of the diaspora… »

« Jerusalem was something of a backwater, a regression to a conservative culture that they were trying to move away from… »

And later:

The early Israeli state was hesitant to focus too much on Jerusalem, given pressure from the United Nations and from the European powers, according to Issam Nassar, a historian at Illinois State University.

Having accepted the idea of international control of Jerusalem, the early Israeli leadership sought alternatives for a capital, perhaps Herzliya or somewhere in the south. They also realized that not having control of Jerusalem’s holy sites might have some advantages, according to Dr. Ramon.

These quotes and paraphrases, however, are completely belied by the direct statements of Israel’s early leaders. Although they accepted the temporary exclusion of Jerusalem as part of the partition proposal, they did so very reluctantly, with the hope and belief that the status of the city would change in the intended referendum following the planned 10-year-period of internationalization. Below are excerpts from their statements, ignored by the article, which eloquently articulate Jerusalem’s place in pre- and early-state Zionist thinking:

Chaim Weizmann (Statement to Jerusalem’s Advisory Council, December 1, 1948):

Jerusalem holds a unique place in the heart of every Jew. Jerusalem is to us the quintessence of the Palestine idea. Its restoration symbolizes the redemption of Israel. Rome was to the Italians the emblem of their military conquests and political organization. Athens embodies for the Greeks the noblest their genius had wrought in art and thought. To us, Jerusalem has both a spiritual and a temporal significance. It is the City of God, the seat of our ancient sanctuary. But it is also the capital of David and Solomon, the City of the Great King, the metropolis of our ancient commonwealth.

To the followers of the two other great monotheistic religions, Jerusalem is a site of sacred associations and holy memories. To us it is that and more than that. It is the centre of our ancient national glory. It was our lodestar in all our wanderings. It embodies all that is noblest in our hopes for the future. Jerusalem is the eternal mother of the Jewish people, precious and beloved even its desolation. When David made Jerusalem the capital of Judea, on that day there began the Jewish Commonwealth. When Titus destroyed it on the 9th of Av, on that day, there ended the Jewish Commonwealth. But even though our Commonwealth was destroyed, we never gave up Jerusalem….

…An almost unbroken chain of Jewish settlement connects the Jerusalem of our day with the Holy City of antiquity. To countless generations of Jews in every land of their dispersion the ascent to Jerusalem was the highest that life could offer. In every generation, new groups of Jews from one part or another of our far-flung Diaspora came to settle here. For over a hundred years, we have formed the majority of its population. And now that, by the will of God, a Jewish Commonwealth has been re-established, is it to be conceived that Jerusalem – Jerusalem of all places – should be out of it?

David Ben Gurion (Statement to Knesset, December 5, 1949):

…Jewish Jerusalem is an organic and inseparable part of the state of Israel, as it is an inseparable part of the history and religion of Israel and of the soul of our people. Jerusalem is the very heart of the State of Israel. We feel pride in that Jerusalem is sanctified – also in the eyes of adherents of other faiths, and we freely and willingly are ready to make all the necessary arrangements to enable the adherents of the other faiths to enjoy their religious needs in Jerusalem. Moreover, we will give to the United Nations all our assistance to assure this. But we cannot conceive that the United Nations will try to tear Jerusalem form Israel or to impair the sovereignty of Israel in its eternal capital.

David Ben Gurion (Statement to Knesset, December 13, 1949):

From the establishment of the Provisional Government we made the peace, the security and the economic consolidation of Jerusalem our principal care. In the stress of war, when Jerusalem was under siege, we were compelled to establish the seat of Government in Ha’Kirya at Tel Aviv. But for the State of Israel there has always been and always will be one capital only – Jerusalem the Eternal. Thus it was 3,000 years ago – and thus it will be, we believe, until the end of time.

The article further deceives by suggesting that Jewish attachment to the city is an invention of recent decades, following Israel’s victory in the Six-Day-War. The article deceptively talks of a « new emphasis on Jerusalem as integral to Israel’s identity. »

This is obviously false. The newspaper’s current journalists authors and editors would be well-served by acquainting themselves with the history they purport to write about, perhaps even by reading archived editions of their own newspaper. Nearly seventy years ago, the New York Times, reporting on the expulsion of Jews from eastern Jerusalem, wrote:

Because it was important to religious Jews and also to many non-religious Zionists that Jews should live in the « City of David » at the spiritual center of Zion beside the Wailing [Western] Wall, which they consider to be part of the western wall of King Solomon’s Temple, the army of Israel was willing to pay a high price to defend this quarter. (May 30, 1948)

But apparently, the current crop of journalists at the New York Times prefer to rely on Rashid Khalidi, a Palestinian-American propagandist  and PLO associate under Yasir Arafat  who is quoted in support of their false assertion:

« [After 1967] Jerusalem became the center of a cult-like devotion that had not really existed previously, » said Rashid Khalidi, a professor of modern Arab studies at Columbia University. « This has now been fetishized to an extraordinary degree as hard-line religious nationalism has come to predominate in Israeli politics, with the Western Wall as its focus. »

« Cult-like? » « Fetishized? » « Not existed previously? » Not only is this quote outrageously dishonest, it diminishes and deprecates the reverence for Judaism’s holiest sites. It is hard to imagine the Times relying on similar slurs about Muslim devotion to Mecca, Medina or even the Al Aqsa Mosque.

But double standards and dishonesty apparently rule the day, even in a news article purporting to provide historical background of current events. It is all part of the revisionist history offered by the increasingly agenda-driven New York Times
Voir également:

Jerusalem Denial Complex

If nothing else, Donald Trump’s decision on Wednesday to recognize Jerusalem as Israel’s capital shows how disenthralled his administration is with traditional pieties about the Middle East. It’s about time.
One piety is that “Mideast peace” is all but synonymous with Arab-Israeli peace. Seven years of upheaval, repression, terrorism, refugee crises and mass murder in Libya, Egypt, Yemen, Iraq and Syria have put paid to that notion.
Another piety is that only an Israeli-Palestinian peace deal could reconcile the wider Arab world to the Jewish state. Yet relations between Jerusalem and Riyadh, Cairo, Abu Dhabi and Manama are flourishing as never before, even as the prospect of a Palestinian state is as remote as ever.
A third is that intensive mediation by the United States is essential to progress on the ground. Yet recent American involvement — whether at the Camp David summit in 2000 or John Kerry’s efforts in 2013 — has had mostly the opposite effect: diplomatic failure, followed by war.
Which brings us to Jerusalem, and the piety that pretending it isn’t what it is can be a formula for anything except continued self-delusion.
What Jerusalem is is the capital of Israel, both as the ancestral Jewish homeland and the modern nation-state. When Richard Nixon became the first American president to visit the country in 1974, he attended his state dinner in Jerusalem. It’s where President Anwar Sadat of Egypt spoke when he decided to make peace in 1977. It’s what Congress decided as a matter of law in 1995. When Barack Obama paid his own presidential visit to Israel in 2013, he too spent most of his time in Jerusalem.
So why maintain the fiction that Jerusalem isn’t the capital?
The original argument, from 1947, was that Jerusalem ought to be under international jurisdiction, in recognition of its religious importance. But Jews were not allowed to visit the Western Wall during the 19 years when East Jerusalem was under Jordanian occupation. Yasir Arafat denied that Solomon’s Temple was even in Jerusalem, reflecting an increasingly common Palestinian denial of history.
Would Jews be allowed to visit Jewish sites, and would those sites be respected, if the city were redivided? Doubtful, considering Palestinian attacks on such sites, which is one of the reasons why it shouldn’t be.
The next argument is that any effort by Washington to recognize Jerusalem as Israel’s capital would set the proverbial Arab street on fire and perhaps lead to another intifada.
But this misapprehends the nature of the street, which has typically been a propaganda tool of Arab leaders to channel domestic discontent and manipulate foreign opinion. And it also misrepresents the nature of the last intifada, which was a meticulously preplanned event waiting for a convenient pretext (Ariel Sharon’s September 2000 walk on the Temple Mount) to look like a spontaneous one.
Finally there’s the view that recognition is like giving your college freshman a graduation gift: a premature reward for an Israeli government that hasn’t yet done what’s needed to make a Palestinian state possible.
But this also gets a few things wrong. It will have no effect on whether or how a Palestinian state comes into being, whatever the current histrionics in Ramallah. And it’s not much of a bargaining chip, since most Israelis couldn’t care less where the embassy is ultimately located.
Then again, recognition does several genuinely useful things.
It belatedly aligns American words with deeds. It aligns word as well as deed with reality. And it aligns the United States with the country toward which we are constantly professing friendship even as we have spent seven decades stinting it of the most basic form of recognition.
Recognition also tells the Palestinians that they can no longer hold other parties hostage to their demands. East Jerusalem could have been the capital of a sovereign Palestinian state 17 years ago, if Arafat had simply accepted the terms at Camp David. He didn’t because he thought he could dictate terms to stronger powers. Nations pay a price for the foolhardiness of their leaders, as the Kurds recently found out.
Peace and a Palestinian state will come when Palestinians aspire to create a Middle Eastern Costa Rica — pacifist, progressive, neighborly and democratic — rather than another Yemen: by turns autocratic, anarchic, fanatical and tragic.
For the international community, that means helping Palestinians take steps to dismantle their current klepto-theocracy, rather than fueling a culture of perpetual grievance against Israel. Mahmoud Abbas is now approaching the 13th anniversary of his elected four-year term. Someone should point this out.
Hamas has run Gaza for a decade, during which it has spent more time building rockets and terror tunnels than hotels or hospitals. Someone should point this out, too. It is indicative of the disastrous political choices that help explain 70 years of Palestinian failure.
Meantime, Jerusalem is the capital of Israel. For those who have lived in denial, it must be some sort of shock.
Voir par ailleurs:
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An aerial view of Jerusalem’s Old City. Credit Ariel Schalit/Associated Press

In December 1917 — 100 years ago this month — the British general Edmund Allenby seized control of Jerusalem from its Ottoman Turkish defenders. Dismounting his horse, he entered the Old City on foot, through Jaffa Gate, out of respect for its holy status.

In the century since, Jerusalem has been fought over in varying ways, not only by Jews, Christians and Muslims but also by external powers and, of course, modern-day Israelis and Palestinians.

It is perhaps fitting that President Trump appears to have chosen this week to announce that the United States will recognize Jerusalem as Israel’s capital, despite concerns from leaders of Arab countries, Turkey and even close allies like France.

Conflicts over Jerusalem go back thousands of years — including biblical times, the Roman Empire and the Crusades — but the current one is a distinctly 20th-century story, with roots in colonialism, nationalism and anti-Semitism. The New York Times asked several experts to walk readers through pivotal moments of the past century.

1917-48: British Mandate

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British soldiers awaiting the arrival of Gen. Edmund Allenby at
Jaffa Gate in 1917. Credit Culture Club/Getty Images
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Palestinian prisoners in the Old City of Jerusalem during the British Mandate.
Credit Fox Photos, via Getty Images
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The British authorities deported Jewish immigrants from Haifa
in 1947. Credit Pinn Hans/Agence France-Press – Getty Images
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Haganah fighters in Jerusalem in April 1948.
Credit Israeli Government Press Office, via Getty Images

“It was for the British that Jerusalem was so important — they are the ones who established Jerusalem as a capital,” said Prof. Yehoshua Ben-Arieh, a historical geographer at Hebrew University. “Before, it was not anyone’s capital since the times of the First and Second Temples.”

The three decades of British rule that followed Allenby’s march on Jerusalem saw an influx of Jewish settlers drawn by the Zionist vision of a Jewish homeland, while the local Arab population adjusted to the reality of the collapse of the Ottoman Empire, which had ruled the city since 1517.

“Paradoxically, Zionism recoiled from Jerusalem, particularly the Old City,” said Amnon Ramon, senior researcher at the Jerusalem Institute for Policy Research. “First because Jerusalem was regarded as a symbol of the diaspora, and second because the holy sites to Christianity and Islam were seen as complications that would not enable the creation of a Jewish state with Jerusalem as its capital.”

Many early Zionists were secular European socialists, motivated more by concerns about nationalism, self-determination and escape from persecution than by religious visions.

“Jerusalem was something of a backwater, a regression to a conservative culture that they were trying to move away from,” according to Michael Dumper, professor in Middle East politics at the University of Exeter in England. “Tel Aviv was the bright new city on a hill, the encapsulation of modernity.”

For Arabs, he said: “There was still something of the shock at not being in the Ottoman Empire. There was a reordering of their society. The local Palestinian aristocracy, the big families of Jerusalem, emerged as leaders of the Palestinian national movement, which was suddenly being confronted by Jewish migration.”

Opposition to that migration fueled several deadly riots by Palestinians, while Jews chafed at British rule and at immigration restrictions imposed in 1939 — restrictions that blocked many Jews fleeing the Holocaust from entering. After the war, in 1947, the United Nations approved a partition plan that provided for two states — one Jewish, one Arab — with Jerusalem governed by a “special international regime” owing to its unique status.

1948-67: A Divided City

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David Ben-Gurion reading Israel’s Declaration of Independence
on May 14, 1948, in Tel Aviv.
Credit Zoltan Kluger/Israeli Government Press Office, via Getty Images
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Damaged buildings in Ben Yehuda Street in central Jerusalem
after car bombs in February 1948.
Credit Hugo H. Mendelsohn/Agence France-Presse — Getty Images
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Palestinians in Jerusalem leaving the Jewish sector to go to Arab
territory around 1948. Credit Three Lions/Getty Images
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Jews leaving a section of Jerusalem’s Old City in 1948. Credit John Phillips/The LIFE Picture Collection, via Getty Images

The Arabs rejected the partition plan, and a day after Israel proclaimed its independence in 1948, the Arab countries attacked the new state. They were defeated. Amid violence by militias and mobs on both sides, huge numbers of Jews and Arabs were displaced.

Jerusalem was divided: The western half became part of the new state of Israel (and its capital, under an Israeli law passed in 1950), while the eastern half, including the Old City, was occupied by Jordan. “For the Palestinians, it was seen as a rallying point,” Professor Dumper said.

Israel and Jordan, he said, were largely focused elsewhere. Israel built up its prosperous coastal areas — including Haifa, Tel Aviv and Ashkelon — into a thriving commercial zone, while the Jordanian king, Abdullah I, focused on the development of Amman, Jordan’s capital.

The early Israeli state was hesitant to focus too much on Jerusalem, given pressure from the United Nations and from the European powers, according to Issam Nassar, a historian at Illinois State University.

Having accepted the idea of international control of Jerusalem, the early Israeli leadership sought alternatives for a capital, perhaps Herzliya or somewhere in the south. They also realized that not having control of Jerusalem’s holy sites might have some advantages, according to Dr. Ramon.

While Israel moved many government functions to Jerusalem during the country’s first two decades, foreign governments largely avoided Jerusalem and opened embassies in Tel Aviv, in recognition of the United Nations resolution.

1967-93: Two Wars and an Intifada

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Israeli soldiers at the Aqsa Mosque during the Arab-Israeli War of 1967.
Credit Gilles Caron/Gamma-Rapho, via Getty Images
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After Israel seized East Jerusalem in 1967, its soldiers carried a
confiscated portrait of King Hussein of Jordan.
Credit Leonard Freed/Magnum Photos
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A wall dividing East and West Jerusalem, near the Damascus Gate,
in 1967. Credit Micha Bar-Am/Magnum Photos
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Palestinians and Israelis clashing in Jerusalem in 1993.
Credit Menahem Kahana/Agence France-Presse — Getty Images

No event has shaped the modern contest over Jerusalem as much as the Arab-Israeli War of 1967, in which Israel not only defeated invading Arab armies but also seized control of the Gaza Strip and the Sinai Peninsula from Egypt; the West Bank and East Jerusalem from Jordan; and the Golan Heights from Syria.

“The turning points in 1967 were two: the great victory, including the fast shift from fears of defeat before the war to euphoria and the feeling that everything was possible, and the emotional impact of occupying the Old City,” said Menachem Klein, a political scientist at Bar-Ilan University in Israel.

Images of Israeli soldiers praying at the Western Wall, to which they had been denied access during Jordanian rule, became seared into Israel’s national consciousness.

“Jerusalem became the center of a cultlike devotion that had not really existed previously,” said Rashid Khalidi, a professor of modern Arab studies at Columbia University. “This has now been fetishized to an extraordinary degree as hard-line religious nationalism has come to predominate in Israeli politics, with the Western Wall as its focus.”

The victory of the right-leaning party Likud in 1977, under the leadership of Menachem Begin, helped solidify this new emphasis on Jerusalem as integral to Israel’s identity. Religious settlers became more prominent in political life in Israel, beginning a long ascendance that has never really halted. Old-line socialists with roots in Russia and Eastern Europe gave way to a more diverse — and also more religious — population of Israelis with origins in the Middle East, North Africa and other regions.

As part of this shift, Jerusalem’s symbolic importance intensified. Its role in Jewish history was emphasized in military parades and curriculums, and students from across Israel were taken there on school visits. This process culminated in 1980, when lawmakers passed a bill declaring that “Jerusalem, complete and united, is the capital of Israel” — although Israel stopped short of annexing East Jerusalem, a move that would most likely have drawn international outrage.

1993-present: Oslo and Beyond

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Israeli soldiers refusing Palestinians entry into Jerusalem from
the West Bank in 2016. Credit Daniel Berehulak for The New York Times
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Palestinians hurling shoes at the Israeli police at the Aqsa Mosque
in 2001, during the second intifada. Credit Getty Images
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The scene after a Palestinian suicide bomber blew himself up in
West Jerusalem in 2001. Credit Getty Images
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Construction work in a Jewish settlement in the mainly Palestinian
eastern sector of Jerusalem in November.
Credit Ahmad Gharabli/Agence France-Presse — Getty Images

The 1993 Oslo accords provided for the creation of a Palestinian Authority to govern the West Bank and the Gaza Strip, while deferring a resolution on core issues: borders, refugees and Jerusalem’s status. In the nearly quarter-century since, the prospects for a lasting peace deal have seemed ever more elusive.

A visit by the right-wing politician Ariel Sharon in 2000 to the sacred complex known to Jews as the Temple Mount and to Muslims as the Noble Sanctuary — which contains Al Aqsa Mosque and the Dome of the Rock — set off violent clashes and led to a second Palestinian uprising that claimed the lives of about 3,000 Palestinians and 1,000 Israelis over five years.

Palestinians say that Jewish settlers have encroached on East Jerusalem, and that Israel has compounded the problem by revoking residency permits. Even so, the ethnic composition of Jerusalem’s population has remained about 30 percent to 40 percent Arab.

“The entire international community has been in accord that Israeli annexation and settlement of East Jerusalem since 1967 is illegal, and refuses to recognize Jerusalem as Israel’s capital,” Professor Khalidi said. “If Trump changes this position, given the importance of Jerusalem to Arabs and Muslims, it is hard to see how a sustainable Palestinian-Israeli agreement or lasting Arab-Israeli normalization is possible.”

Professor Ben-Arieh says the conflict over the city is likely to endure. “The Arab-Jewish conflict escalated into a nationalistic conflict, with Jerusalem at its center,” he said. “Jerusalem was a city holy to three religions, but the moment that, in the land of Israel, two nations grew — the Jewish people and the local Arab people — both embraced Jerusalem. More than Jerusalem needed them, they needed Jerusalem. »

 Voir enfin:

Donald Trump, seul contre tous

Editorial. En décidant de reconnaître officiellement Jérusalem comme capitale d’Israël, le président américain transgresse les règles de la diplomatie, piétine les accords passés et s’isole un peu plus.

Le Monde

Editorial du « Monde ». Seul contre tous. Donald Trump a ignoré tous les avertissements, polis ou pressants selon les dirigeants, toutes les suppliques, jusqu’à celle du pape François, avant d’annoncer, mercredi 6 décembre, sa décision de reconnaître officiellement Jérusalem comme capitale d’Israël. Les réactions d’alarme et d’indignation qui ont accueilli cette décision au sein de la communauté internationale – à l’exception du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui a applaudi des deux mains – confirment, pour ceux qui en doutaient encore, que le président américain n’hésite à transgresser aucun tabou.

Il est clair à présent que les Etats-Unis de Donald Trump ne se contentent pas de décider de façon unilatérale, en faisant fi de l’avis de leurs partenaires les plus proches. Ils ont entrepris le démantèlement d’un système de relations internationales qu’ils ont eux-mêmes édifié après la deuxième guerre mondiale. L’annonce de M. Trump sur Jérusalem est, tout simplement, un viol de la diplomatie comme mode de règlement des conflits.

En vertu des accords d’Oslo, signés sous les auspices des Etats-Unis en 1993, Israël s’était engagé à négocier le statut futur de Jérusalem dans le cadre d’accords de paix. Le roi de Jordanie, l’un des dirigeants les plus modérés du Moyen-Orient, a souligné que la question de Jérusalem « est cruciale pour parvenir à la paix et la stabilité dans la région et dans le monde ». Le processus de paix lancé à Oslo est malheureusement aujourd’hui au point mort : il n’y a pas, à l’heure actuelle, de négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens.

Mépris du droit international

Mais en rallumant l’étincelle de Jérusalem, le président américain prend ouvertement le risque d’accroître les tensions et de provoquer de nouvelles violences dans une région toujours au bord de l’explosion, sans pour autant préciser ses projets sur une relance d’un processus de paix. L’envoi du vice-président Michael Pence au Proche-Orient ne fait guère illusion à cet égard.

Pis, par sa décision, M. Trump consacre la politique du fait accompli de M. Nétanyahou. Si le gouvernement israélien a été installé à Jérusalem dès 1948, Jérusalem-Est était entièrement arabe jusqu’à 1967. Depuis, à la faveur de colonies de peuplement construites par Israël, quelque 200 000 Israéliens se sont installés parmi les Palestiniens, rendant la question du statut de la ville encore plus complexe. Jérusalem capitale de l’Etat d’Israël est « une réalité », clame Donald Trump, évitant soigneusement de mentionner Jérusalem-Est comme possible capitale d’un Etat palestinien. Logiquement, ce raisonnement entérine aussi les colonies de peuplement dans les territoires occupés comme « une réalité », au mépris du droit international.

Mais, pas plus que l’art de la diplomatie, le droit international n’entre visiblement pas dans les paramètres de la politique étrangère trumpienne, tout entière guidée par son obsession de rompre avec ses prédécesseurs et ses impératifs de politique intérieure – en l’occurrence le souci de satisfaire les chrétiens évangéliques et les lobbys pro-israéliens.

Contourner les Etats-Unis

La liste des engagements internationaux auxquels M. Trump a tourné le dos depuis son entrée en fonctions, en janvier, s’allonge : l’accord de libre-échange transpacifique ; l’accord de Paris sur le climat ; l’accord sur le nucléaire iranien ; l’Unesco, dont Washington et Israël ont annoncé leur retrait ; l’Organisation mondiale du commerce (OMC), où les délégués américains sont de plus en plus réfractaires, et, tout récemment, le pacte mondial sur la gestion des migrants et des réfugiés adopté à l’ONU. Sans parler du discours très offensif à l’égard du système multilatéral prononcé par M. Trump en septembre devant l’Assemblée générale des Nations unies et de la destruction de l’appareil diplomatique américain. Cette liste est suffisamment longue pour faire prendre conscience aux alliés des Etats-Unis que le monde est entré dans une nouvelle ère.

Le moment est venu de prendre acte de cette réalité. Comme cela se fait déjà pour l’accord sur le climat, il faut apprendre à contourner une administration fédérale américaine engagée dans une dangereuse déstabilisation de la communauté internationale.

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VIDÉO – Jérusalem, capitale d’Israël ? Pour Alain Finkielkraut, « la décision de Trump risque d’embraser la région »

PARTI PRIS – Invité de « L’Entretien d’Audrey » sur LCI ce dimanche, le philosophe Alain Finkielkraut a dénoncé la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël. Il a aussi jugé que le Crif avait outrepassé ses prérogatives en demandant à Emmanuel Macron de suivre la voie de son homologue américain.

« Catastrophique ». C’est l’adjectif employé par Alain Finkielkraut pour dénoncer la décision historique de Donald Trump de reconnaîre Jérusalem comme la capitale d’Israël. Invité ce dimanche de « L’Entretien d’Audrey » sur LCI, le philosophe et écrivain s’est prononcé contre le choix du président des États-Unis, qui a d’ailleurs ravivé les tensions autour de la bande de Gaza.

« Je partage l’attachement à Israël, de tous les juifs, mais d’un autre côté, la décision de Trump me paraît catastrophique parce qu’elle risque d’embraser la région, parce qu’elle risque d’empêcher la reprise des négociations entre les Palestiens et les Israéliens. Les Américains auraient dû procéder tout autrement », a-t-il regretté, fustigeant également la position du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu : « Il ne propose rien aux Palestiniens. Il les pousse au désespoir et à l’extrémisme. »

Dans la foulée de cette prise de position par Trump, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) et le Consistoire ont appelé dès jeudi le président français Emmanuel Macron à faire de même. Une déclaration qui ne fait pas l’unanimité au sein de la communauté juive, allant même jusqu’à la crisper, a estimé Finkielkraut. « Le Crif me semble sortir de ses prérogatives et je ne suis pas sûr qu’il soit répresentatif dans le monde juif. La plupart des juifs, pas tous, sont attachés à Israël, soucieux d’Israël et sont conscients de la vulnérabilité d’Israël (…). Il n’en reste pas moins que tous les juifs ne sont pas d’accord avec la politique de Netanyahu. Le Crif, au lieu de demander à Macron de s’aligner sur Trump, devrait lui ne pas s’aligner sur Netanyahu et le gouvernement d’Israël parce que ces décisions peuvent être et doivent être discutées.

Interrogé sur une (possible) montée de l’antisémitisme en France suite à ces deux décisions communes qu’il « dénonce », Alain Finkielkraut a estimé qu’il « était possible qu’elles alimentent cette haine ». « Aujourd’hui, il y a en effet un nouveau antisémiste qui prend prétexte de la situation faite aux Palestiniens pour attaquer, voire molester, des juifs comme on l’a vu tout récemment à Livry-Gargan (en Seine-Saint-Denis, ndlr). Ce prétexte palestinien ne doit pas être accepté. »


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