Immigration: Attention, une vérité qui dérange peut en cacher une autre ! (Better green than dead: What other unconvenient truth ?)

10 août, 2018

 
feuxQuand les mille ans seront accomplis, Satan (…) sortira pour séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, afin de les rassembler pour la guerre; leur nombre est comme le sable de la mer. Et ils montèrent sur la surface de la terre, et ils investirent le camp des saints et la ville bien-aimée. Jean (Apocalypse 20: 7-9)
Le titre m’est venu de la lecture de l’Apocalypse, du chapitre 20, qui annonce qu’au terme de mille ans, des nations innombrables venues des quatre coins de la Terre envahiront « le camp des saints et la Ville bien-aimée ». Jean Raspail
Le 17 février 2001, un cargo vétuste s’échouait volontairement sur les rochers côtiers, non loin de Saint-Raphaël. À son bord, un millier d’immigrants kurdes, dont près de la moitié étaient des enfants. Cette pointe rocheuse faisait partie de mon paysage. Certes, ils n’étaient pas un million, ainsi que je les avais imaginés, à bord d’une armada hors d’âge, mais ils n’en avaient pas moins débarqué chez moi, en plein décor du Camp des saints, pour y jouer l’acte I. Le rapport radio de l’hélicoptère de la gendarmerie diffusé par l’AFP semble extrait, mot pour mot, des trois premiers paragraphes du livre. La presse souligna la coïncidence, laquelle apparut, à certains, et à moi, comme ne relevant pas du seul hasard. Jean Raspail
Qu’est-ce que Big Other ? C’est le produit de la mauvaise conscience occidentale soigneusement entretenue, avec piqûres de rappel à la repentance pour nos fautes et nos crimes supposés –  et de l’humanisme de l’altérité, cette sacralisation de l’Autre, particulièrement quand il s’oppose à notre culture et à nos traditions. Perversion de la charité chrétienne, Big Other a le monopole du Vrai et du Bien et ne tolère pas de voix discordante. Jean Raspail
Ce qui m’a frappé, c’est le contraste entre les opinions exprimées à titre privé et celles tenues publiquement. Double langage et double conscience… À mes yeux, il n’y a pire lâcheté que celle devant la faiblesse, que la peur d’opposer la légitimité de la force à l’illégitimité de la violence. Jean Raspail
Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz de marée constitué par les millions d’êtres humains qui partiront un jour de la partie méridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hémisphère septentrional, en quête de survie. Boumediene (mars 1974)
Un jour, des millions d’hommes quitteront le sud pour aller dans le nord. Et ils n’iront pas là-bas en tant qu’amis. Parce qu’ils iront là-bas pour le conquérir. Et ils le conquerront avec leurs fils. Le ventre de nos femmes nous donnera la victoire. Houari Boumediene (ONU, 10.04.74)
Nous avons 50 millions de musulmans en Europe. Il y a des signes qui attestent qu’Allah nous accordera une grande victoire en Europe, sans épée, sans conquête. Les 50 millions de musulmans d’Europe feront de cette dernière un continent musulman. Allah mobilise la Turquie, nation musulmane, et va permettre son entrée dans l’Union Européenne. Il y aura alors 100 millions de musulmans en Europe. L’Albanie est dans l’Union européenne, c’est un pays musulman. La Bosnie est dans l’Union européenne, c’est un pays musulman. 50% de ses citoyens sont musulmans. L’Europe est dans une fâcheuse posture. Et il en est de même de l’Amérique. Elles [les nations occidentales] devraient accepter de devenir musulmanes avec le temps ou bien de déclarer la guerre aux musulmans. Kadhafi (10.04.06) 
Comme jadis avec le communisme, l’Occident se retrouve sous surveillance idéologique. L’islam se présente, à l’image du défunt communisme, comme une alternative au monde occidental. À l’instar du communisme d’autrefois, l’islam, pour conquérir les esprits, joue sur une corde sensible. Il se targue d’une légitimité qui trouble la conscience occidentale, attentive à autrui : être la voix des pauvres de la planète. Hier, la voix des pauvres prétendait venir de Moscou, aujourd’hui elle viendrait de La Mecque ! Aujourd’hui à nouveau, des intellectuels incarnent cet oeil du Coran, comme ils incarnaient l’oeil de Moscou hier. Ils excommunient pour islamophobie, comme hier pour anticommunisme. (…) Comme aux temps de la guerre froide, violence et intimidation sont les voies utilisées par une idéologie à vocation hégémonique, l’islam, pour poser sa chape de plomb sur le monde. Benoît XVI en souffre la cruelle expérience. Comme en ces temps-là, il faut appeler l’Occident « le monde libre » par rapport au monde musulman, et comme en ces temps-là les adversaires de ce « monde libre », fonctionnaires zélés de l’oeil du Coran, pullulent en son sein. Robert Redeker
Si je regarde vers l’avenir, je suis empli de sombres présages ; tel le poète romain, il me semble voir le Tibre écumer d’un sang abondant. Enoch Powell (20 avril 1968)
La fonction suprême de l’homme d’Etat est de protéger la société de malheurs prévisibles. Il rencontre dans cette tâche des obstacles profondément ancrés dans la nature humaine. L’un d’entre eux est qu’il est d’évidence impossible de démontrer la réalité d’un péril avant qu’il ne survienne : à chaque étape de la progression d’un danger supposé, le doute et le débat sont possibles sur son caractère réel ou imaginaire. Ces dangers sont en outre l’objet de bien peu d’attention en comparaison des problèmes quotidiens, qui sont eux incontestables et pressants : d’où l’irrésistible tentation pour toute politique de se préoccuper du présent immédiat au détriment de l’avenir. Par-dessus tout, nous avons également tendance à confondre la prédiction d’un problème avec son origine, ou même avec le fauteur de trouble. Nous aimons à penser : « Si seulement personne n’en parlait, sans doute rien de tout cela n’arriverait…» Cette habitude remonte peut-être à la croyance primitive que le mot et la chose, le nom et l’objet, sont identiques. Dans tous les cas, l’évocation des périls à venir, graves mais évitables (si l’on s’attache à les résoudre), est la tâche la plus impopulaire de l’homme politique. La plus nécessaire aussi. (…) Sur la lancée actuelle, dans 15 ou 20 ans, il y aura en Grande-Bretagne, en comptant les descendants, 3,5 millions d’immigrés du Commonwealth. Ce chiffre n’est pas de moi : c’est l’évaluation officielle donnée au Parlement par les bureaux de l’état-civil. Il n’y a pas de prévision officielle semblable pour l’an 2000, mais le chiffre avoisinera les 5 à 7 millions, soit environ un dixième de la population, quasiment l’équivalent de l’agglomération londonienne. Cette population ne sera bien sûr pas uniformément répartie du nord au sud et d’est en ouest. Dans toute l’Angleterre, des régions entières, des villes, des quartiers, seront entièrement peuplés par des populations immigrées ou d’origine immigrée. Avec le temps, la proportion des descendants d’immigrés nés en Angleterre, et donc arrivés ici comme nous, augmentera rapidement. Dès 1985, ceux nés en Angleterre [par rapport à ceux nés à l’étranger] seront majoritaires. C’est cette situation qui demande d’agir avec la plus extrême urgence, et de prendre des mesures qui, pour un homme politique, sont parmi les plus difficiles à prendre, car ces décisions délicates sont à considérer dans le présent, alors que les dangers à écarter, ou à minimiser, ne se présenteront qu’aux élus des générations futures. Lorsqu’un pays est confronté à un tel danger, la première question qui se pose est celle-ci : « Comment réduire l’ampleur du phénomène ? » Puisqu’on ne peut entièrement l’éviter, peut-on le limiter, sachant qu’il s’agit essentiellement d’un problème numérique ? Car en effet, l’arrivée d’éléments étrangers dans un pays, ou au sein d’une population, a des conséquences radicalement différentes selon que la proportion est de 1% ou 10%. La réponse à cette simple question est d’une égale simplicité : il faut stopper, totalement ou presque, les flux d’immigration entrants et encourager au maximum les flux sortants. Ces deux propositions font partie de la plate-forme officielle du Parti Conservateur. Il est à peine concevable qu’en ce moment même, rien qu’à Wolverhampton, entre 20 et 30 enfants immigrés supplémentaires arrivent chaque semaine de l’étranger, soit 15 à 20 familles supplémentaires dans 10 ou 20 ans. « Quand les Dieux veulent détruire un peuple, ils commencent par le rendre fou » dit le dicton, et assurément nous devons être fous, littéralement fous à lier, en tant que nation, pour permettre chaque année l’arrivée d’environ 50 000 personnes à charge et qui plus tard accroîtront la population d’origine immigrée. J’ai l’impression de regarder ce pays élever frénétiquement son propre bûcher funéraire. (…) Le troisième volet de la politique du Parti Conservateur est l’égalité de tous devant la loi : l’autorité publique ne pratique aucune discrimination et ne fait aucune différence entre les citoyens. Ainsi que M. Heath [leader du parti conservateur] l’a souligné, nous ne voulons pas de citoyens de première ou de seconde «classe». Mais cela ne doit pas signifier pour autant qu’un immigré ou ses descendants doivent disposer d’un statut privilégié ou spécifique, ou qu’un citoyen ne soit pas en droit de discriminer qui bon lui semble dans ses affaires privées, ou qu’on lui dicte par la loi ses choix ou son comportement. Il n’y a pas plus fausse appréciation de la réalité que celle entretenue par les bruyants défenseurs des lois dites « contre les discriminations ». Que ce soit nos grandes plumes, toutes issues du même moule, parfois des mêmes journaux qui, jour après jour dans les années 30, ont tenté d’aveugler le pays face au péril croissant qu’il nous a fallu affronter par la suite. Ou que ce soit nos évêques calfeutrés dans leurs palais à savourer des mets délicats, la tête dissimulée sous les draps. Ces gens-là sont dans l’erreur, dans l’erreur la plus absolue, la plus complète. Le sentiment de discrimination, de dépossession, de haine et d’inquiétude, ce ne sont pas les immigrés qui le ressentent, mais bien ceux qui les accueillent et doivent continuer à le faire. C’est pourquoi voter une telle loi au Parlement, c’est risquer de mettre le feu aux poudres. Le mieux que l’on puisse dire aux tenants et aux défenseurs de cette loi, c’est qu’ils ne savent pas ce qu’ils font. (…) alors qu’arriver en Grande-Bretagne signifie pour le migrant accéder à des privilèges et à des équipements ardemment recherchés, l’impact sur la population autochtone du pays est bien différent. Pour des raisons qu’ils ne comprennent pas, en application de décisions prises à leur insu, pour lesquelles ils ne furent jamais consultés, les habitants de Grande-Bretagne se retrouvent étrangers dans leur propre pays. Leurs femmes ne trouvent pas de lits d’hôpital pour accoucher, leurs enfants n’obtiennent pas de places à l’école, leurs foyers, leurs voisins, sont devenus méconnaissables, leurs projets et perspectives d’avenir sont défaits. Sur leurs lieux de travail, les employeurs hésitent à appliquer au travailleur immigré les mêmes critères de discipline et de compétence qu’au Britannique de souche. Ils commençent à entendre, au fil du temps, des voix chaque jour plus nombreuses qui leur disent qu’ils sont désormais indésirables. Et ils apprennent aujourd’hui qu’un privilège à sens unique va être voté au Parlement. Qu’une loi qui ne peut, ni n’est destinée à les protéger ni à répondre à leurs doléances, va être promulguée. Une loi qui donnera à l’étranger, au mécontent, à l’agent provocateur, le pouvoir de les clouer au pilori pour des choix d’ordre privé. Parmi les centaines de lettres que j’ai reçues après m’être exprimé sur ce sujet il y a 2 ou 3 mois, j’ai remarqué une nouveauté frappante, et je la trouve de très mauvaise augure. Les députés ont l’habitude de recevoir des lettres anonymes, mais ce qui me surprend et m’inquiète, c’est la forte proportion de gens ordinaires, honnêtes, avisés, qui m’écrivent une lettre souvent sensée, bien écrite, mais qui préfèrent taire leur adresse. Car ils craignent de se compromettre ou d’approuver par écrit les opinions que j’ai exprimées. Ils craignent des poursuites ou des représailles si cela se savait. Ce sentiment d’être une minorité persécutée, sentiment qui progresse parmi la population anglaise dans les régions touchées du pays, est quelque chose d’à peine imaginable pour ceux qui n’en ont pas fait directement l’expérience. (…) L’autre dangereuse chimère de ceux qui sont aveugles aux réalités peut se résumer au mot « intégration ». Être intégré, c’est ne pas se distinguer, à tous points de vue, des autres membres d’une population. Et de tout temps, des différences physiques évidentes, particulièrement la couleur de peau, ont rendu l’intégration difficile, bien que possible avec le temps. Parmi les immigrés du Commonwealth venus s’installer ici depuis 15 ans, il existe des dizaines de milliers de personnes qui souhaitent s’intégrer, et tous leurs efforts tendent vers cet objectif. Mais penser qu’un tel désir est présent chez une vaste majorité d’immigrés ou chez leurs descendants est une idée extravagante, et dangereuse de surcroît. Nous sommes arrivés à un tournant. Jusqu’à présent, la situation et les différences sociales ont rendu l’idée même d’intégration inaccessible : cette intégration, la plupart des immigrés ne l’ont jamais ni conçue ni souhaitée. Leur nombre et leur concentration ont fait que la pression vers l’intégration qui s’applique d’habitude aux petites minorités, n’a pas fonctionné. Nous assistons aujourd’hui au développement de forces qui s’opposent directement à l’intégration, à l’apparition de droits acquis qui maintiennent et accentuent les différences raciales et religieuses, dans le but d’exercer une domination, d’abord sur les autres migrants et ensuite sur le reste de la population. Cette ombre, au départ à peine visible, obscurcit le ciel rapidement. Et on la perçoit désormais à Wolverhampton. Elle donne des signes d’expansion rapide. (…) Le projet de Loi sur les Relations Raciales constitue le terreau idéal pour que ces dangereux éléments de discorde prospèrent. Car voilà bien le moyen de montrer aux communautés d’immigrants comment s’organiser et soutenir leurs membres, comment faire campagne contre leurs concitoyens, comment intimider et dominer les autres grâce aux moyens juridiques que les ignorants et les mal-informés leur ont fournis. Je contemple l’avenir et je suis rempli d’effroi. Comme les Romains, je vois confusément « le Tibre écumant de sang ». Ce phénomène tragique et insoluble, nous l’observons déjà avec horreur outre-Atlantique, mais alors que là-bas il est intimement lié à l’histoire de l’Amérique, il s’installe chez nous par notre propre volonté, par notre négligence. Il est déjà là. Numériquement parlant, il aura atteint les proportions américaines bien avant la fin du siècle. Seule une action résolue et immédiate peut encore l’empêcher. Je ne sais si la volonté populaire exigera ou obtiendra de telles mesures. Mais ce que je sais, c’est que se taire devant cette situation serait une trahison majeure. Enoch Powell (1968)
On peut parler aujourd’hui d’invasion arabe. C’est un fait social. Combien d’invasions l’Europe a connu tout au long de son histoire ! Elle a toujours su se surmonter elle-même, aller de l’avant pour se trouver ensuite comme agrandie par l’échange entre les cultures. Pape François
According to the agreement, Kuwait will get 900 million litres of water daily, Shaikh Ahmad said, without providing the financial details of the agreement. Earlier reports have said the project foresees building a pipeline to channel water from the Karun and Karkheh rivers in southwestern Iran to Kuwait at a cost of $2 billion. The Kuwaiti minister said the project is « vital » for Kuwait and is classified as « one of the highly important strategic projects ». Al Jazeera (2003)
Farmers accuse local politicians of allowing water to be diverted from their areas in return for bribes. While the nationwide protests in December and January stemmed from anger over high prices and alleged corruption, in rural areas, lack of access to water was also a major cause, analysts say. In Syria, drought was one of the causes of anti-government protests which broke out in 2011 and led to civil war, making the Iranian drought particularly sensitive. Approximately 97 percent of the country is experiencing drought to some degree, according to the Islamic Republic of Iran Meteorological Organization. Rights groups say it has driven many people from their homes. A United Nations report last year noted, “Water shortages are acute; agricultural livelihoods no longer sufficient. With few other options, many people have left, choosing uncertain futures as migrants in search of work.” In early January, protests in the town of Qahderijan, some 10 km (6 miles) west of Isfahan, quickly turned violent as security forces opened fire on crowds, killing at least five people, according to activists. One of the dead was a farmer, CHRI said, and locals said water rights were the main grievance. Hassan Kamran, a parliamentarian from Isfahan, publicly criticised energy minister Reza Ardakanian this month, accusing him of not properly implementing a water distribution law. “The security and intelligence forces shouldn’t investigate our farmers. The water rights are theirs,” he told a parliamentary session. In early March, Ardakanian set up a working group comprising four ministers and two presidential deputies to deal with the crisis. Since the January protests, Rouhani has repeatedly said the government will do what it can to address grievances. But there is no quick fix for deeply rooted environmental issues like drought, observers say. Reuters
Les médias sont rares à s’intéresser à la question, mais l’Iran fait face à une grande catastrophe, sauf si des mesures techniques sont immédiatement prises: la pénurie d’eau devient dramatique. L’Occident se polarise sur le programme nucléaire ou sur le maintien des sanctions économiques contre l’Iran mais élude le problème de l’eau, qui risque d’entraîner une agitation sociale en Iran avec pour conséquence une migration des populations. Pour camoufler la véritable rupture avec le gouvernement, les contestations sont pour l’instant étouffées dans les grandes villes. (…) Le problème ne date pas d’aujourd’hui puisque des mises en garde ont été publiées dès 2014. (…) En cause: l’absence d’investissements depuis plusieurs années dans les infrastructures des réseaux de distribution d’eau potable alors que la sécheresse sévit dans le pays et que plusieurs rivières iraniennes se sont asséchées. La seule mesure prise par les autorités consiste à rationner l’eau dans la capitale de huit millions d’habitants, avec pour conséquence les nombreuses protestations qui se sont élevées contre les coupures d’eau. (…) Il y a bien sûr des raisons climatiques qui expliquent cette pénurie mais les négligences du pouvoir sont immenses. Par manque d’eau, seules 12% des terres (19 millions d’hectares) sont exploitées pour l’agriculture alors que l’ensemble des terres arables est évalué à 162 millions d’hectares. Or, si des solutions techniques évoluées ne sont pas mises en place, la quantité d’eau n’augmentera pas dans les années à venir alors que le pays connaît une croissance démographique et une urbanisation accélérée. Par ailleurs, l’Iran n’a pas été économe de son eau. À force de pompages désordonnés, son sous-sol s’est vidé et la pluie n’est pas suffisamment abondante pour remplir les nappes souterraines. De nombreux puits ont été creusés illégalement par les Iraniens malgré une eau puisée polluée. L’agriculture iranienne n’est plus suffisante pour permettre une indépendance alimentaire vis-à-vis de l’étranger. À peine 40% des eaux usées sont traitées tandis que le reste est déversé dans les lacs et les rivières, aggravant la pollution. Par ailleurs, les sanctions ont aggravé la disponibilité de produits chimiques pour les installations d’eau. (…) Mais au lieu de prendre des mesures structurelles, le gouvernement a usé de l’arme du rationnement. Eshagh Jahanguiri, le premier vice-président, a prévenu: «Il y aura d’abord des coupures d’eau et, ensuite, des amendes pour les gros consommateurs.» C’est la meilleure manière de se mettre à dos la population qui menace le régime. Jacques Benillouche
Depuis le lancement de la « marche du retour » (tentative d’invasion) par les Palestiniens et les 2 mois d’émeutes et de tentatives d’infiltration terroristes à la frontière de Gaza qui s’en sont suivis, l’attention médiatique a été à juste titre portée sur le bilan humain suite à l’agression du Hamas. Dès le début des violences palestiniennes, Israël est universellement condamné pour le nombre de victimes, la grande majorité des personnes tuées étant pourtant des membres du Hamas. Néanmoins, un autre aspect de l’histoire, qui a été rapporté mais dans une bien moindre mesure, est le phénomène des cerfs-volants incendiaires utilisés par le Hamas et ses membres. Le Hamas a adopté la politique de la terre brûlée, une tactique consistant à pratiquer les destructions les plus importantes possibles, détruire ou à endommager gravement ressources, moyens de production, infrastructures, bâtiments ou nature environnante, de manière à les rendre inutilisables. À maintes et maintes reprises, les terroristes ont attaché des engins incendiaires à des cerfs-volants qui sont normalement des jouets pour enfants. En raison des vents soufflant habituellement d’ouest en est, beaucoup de ces engins ont en fait atterri dans les champs et les forêts israéliennes, les conditions météorologiques extrêmement chaudes et sèches favorisant le départ d’incendies massifs. Les rapports indiquent que des milliers de dounams [1/10e d’hectare] de cultures et de plantes ont été détruits à cause de cette forme de terrorisme – le terrorisme agricole. Bien que le terrorisme agricole ne soit pas une nouvelle tactique, il a pris de l’ampleur, tant dans le sud à la frontière avec Gaza qu’au cours des dernières semaines dans toute la Judée et la Samarie. Le Djihad des forêts : les Arabes palestiniens lancent des incendies de terreur depuis les années 1920. Il n’y a rien de nouveau dans l’utilisation des feux pour la terreur. À la fin des années 1980 et au début des années 1990, les incendies criminels palestiniens représentaient environ le tiers de tous les incendies de forêt en Israël. En 2016, de nombreux incendies se sont déclarés dans le nord d’Israël. Les Arabes célèbrent ces incendies sur les réseaux sociaux. La plupart des incendies criminels à la fin des années 1980 étaient directement liés au soulèvement palestinien (la première Intifada). Dans les années 1920, 1930 et 1940, les Palestiniens ont brûlé des centaines d’hectares (Emek en 1936), des maisons et des juifs. En 1929, sous l’impulsion du Mufti pro nazi Al Husseini de nombreux pogroms anti Juifs eurent lieu et la forêt Balfurya dans le nord fut incendiée. Le New York times rapportait en octobre 1938 que plusieurs Juifs avaient été poignardés puis brûlés par un groupe terroriste arabe à Tibériade – Les victimes du massacre : Jacob Zaltz,  M. Kabin et sa soeur, Joshua Ben Arieh sa femme et son fils, les trois enfants de Shlomo Leimer, âgés de 8, 10 et 12 ans, Shimon Mizrahi, sa femme et ses cinq enfants, âgés de 1 à 12 ans. Lors du massacre d’Hébron de 1929, des Arabes tuèrent environ 67 Juifs, en blessèrent 53 et pillèrent des maisons et des synagogues. Après avoir brûlé des centaines de pneus près de la clôture et tenté de pénétrer les kibboutz avoisinants dans l’unique but de massacrer des civils Israéliens, les terroristes de Gaza ont trouvé une nouvelle arme contre Israël : les cerfs-volants incendiaires et les ballons à l’hélium. Israël Hayom a cité la semaine dernière des personnes impliquées dans le domaine qui ont spéculé que, puisqu’il n’y a pas beaucoup de magasins de jouets à Gaza, la seule source logique pour cette quantité d’hélium seraient les hôpitaux de Gaza qui utilisent normalement l’hélium à des fins médicales. Utiliser les hôpitaux pour promouvoir le terrorisme n’est pas nouveau à Gaza. Durant l’Opération Bordure protectrice de 2014, l’hôpital Al-Shifa dans le quartier de North Rimal à Gaza a été décrit par le Washington Post comme un « quartier général de facto pour les dirigeants du Hamas ». Depuis le début des manifestations dites pacifiques par les médias, Les dégâts causés à la flore, aux cultures et à la faune sont considérables, certaines estimations indiquant que les pertes se chiffrent à plusieurs millions de dollars. Selon un rapport du JNS, « les responsables de l’Autorité israélienne pour la nature et les parcs ont estimé qu’au moins un tiers de la réserve naturelle de Carmia a été détruite, avec des dommages significatifs pour les plantes et la faune locales ». Le passage de Kerem Shalom a même été incendié à trois reprises. Ce passage voit quotidiennement passer plus de 6000 tonnes de marchandises et près de 190 camions chaque jour. Selon un haut responsable local de la sécurité, éteindre les pneus en feu n’est pas si simple car ils sont souvent remplis d’explosifs, dans l’espoir de blesser ou de tuer des pompiers. En conséquence, l’armée doit intervenir pour aider les pompiers, ce qui retarde  les efforts de lutte contre l’incendie. Une autre forme de terrorisme agricole est le vol. Deux semaines à peine avant l’incendie des vergers de cerisiers de Kfar Etzion, les Arabes des villages voisins, au milieu de la nuit, avaient pillé les récoltes près du même endroit, volant des tonnes de fruits. Les estimations indiquent qu’environ 50,000 € de cerises ont été volés. Ces criminels ont envoyé un message clair, ils ont peint une croix gammée nazie sur un rocher dans le verger. Ceci est encore une autre similitude avec les cerfs-volants dans le sud, souvent décorés avec des croix gammées. Aussi horrible que soit le terrorisme agricole, les responsables de la sécurité sont conscients que ce type de terrorisme n’est pas une fin en soi, mais seulement un moyen plus sinistre et abjecte. La crainte est qu’une prochaine fois, l’un de ces incendies puisse se propager dans les communautés elles-mêmes, mettant des maisons et des vies en danger. (…) La nouvelle terreur de Gaza  est le cerf-volant. Les Gazaouis attachent des chiffons enflammés ou une sorte de bombe incendiaire à un cerf-volant ou à un ballon à l’hélium pour les laisser tomber en territoire israélien et brûler les cultures et habitations. On n’est pas dans dans la recherche scientifique ou médicale mais dans la recherche de la terreur. Cela a été extrêmement efficace pour frapper les champs Israéliens dans le Néguev, devenant une arme terroriste dévastatrice. Ce phénomène de terrorisme agricole découle des violences qui ont eu lieu à la frontière de Gaza depuis le début des manifestations du mois de mars. Depuis plusieurs semaines, les Gazaouis lancent régulièrement des cerfs-volants équipés d’objets incendiaires, comprenant souvent du charbon de bois et des sacs de sucre pour assurer une longue et lente brûlure. Plus de 700 cerfs-volants et ballons ont été lancés à partir de Gaza, déclenchant plus de 400 incendies. Les dommages causés par ces incendies à l’agriculture israélienne près de la frontière de Gaza est estimée à 3 millions de dollars. Netanyahu a demandé l’avancement d’un plan pour utiliser les fonds de l’Autorité palestinienne pour payer les dommages causés. L’objectif du Hamas est de détruire complètement Israël, et paralyser l’économie Israélienne en brûlant ses récoltes. (…) Le terrorisme aux cerfs-volants n’est qu’une autre tentative des Palestiniens de détruire Israël avec une arme de choix différente. Les Palestiniens ont utilisé les bombes, les détournements d’avions, les roquettes, les mortiers, les bombes humaines, les armes automatiques, les couteaux, les bulldozers, les voitures béliers, les cocktails molotov, les pierres, les tunnels terroristes, les haches, maintenant ce sont des cerfs-volants et des ballons incendiaires. Les provocations récentes du Hamas où des milliers de Gazaouis tentèrent de démolir la barrière frontalière et d’entrer en Israël avec des cocktails Molotov et d’autres armes improvisées font partie d’une tactique macabre du Hamas appelée « l’enfant mort » pour qu’Israël tue autant de Gazaouis que possible afin que les titres commencent toujours, et souvent se terminent, avec le nombre de Palestiniens tués. Le Hamas envoie délibérément des femmes et des enfants sur la ligne de front comme ce fut le cas avec l’infirmière Razzan Al Najjar (qui dans une vidéo reconnaissait être venu tenir un rôle de bouclier humain), tandis que leurs propres et vaillant combattants se planquent dans leurs bunkers ou derrière ces boucliers humains. Jean Vercors (Dreuz)
More ink equals more blood,  newspaper coverage of terrorist incidents leads directly to more attacks. It’s a macabre example of win-win in what economists call a « common-interest game. Both the media and terrorists benefit from terrorist incidents, » their study contends. Terrorists get free publicity for themselves and their cause. The media, meanwhile, make money « as reports of terror attacks increase newspaper sales and the number of television viewers ». Bruno S. Frey (University of Zurich) et Dominic Rohner (Cambridge)
Comme au bon vieux temps de la Terreur, quand les gens venaient assister aux exécutions à la guillotine sur la place publique. Maintenant, c’est par médias interposés que la mort fait vibrer les émotions (…) Les médias filment la mort comme les réalisateurs de X filment les ébats sexuels. Bernard Dugué
Many observers have expressed concern for the excessive attention given to mass shooters of today and the deadliest of yesteryear. CNN’s Anderson Cooper has campaigned against naming names of mass shooters, and 147 criminologists, sociologists, psychologists and other human-behavior experts recently signed on to an open letter urging the media not to identify mass shooters or display their photos. While I appreciate the concern for name and visual identification of mass shooters for fear of inspiring copycats as well as to avoid insult to the memory of those they slaughtered, names and faces are not the problem. It is the excessive detail — too much information — about the killers, their writings, and their backgrounds that unnecessarily humanizes them. We come to know more about them — their interests and their disappointments — than we do about our next door neighbors. Too often the line is crossed between news reporting and celebrity watch. At the same time, we focus far too much on records. We constantly are reminded that some shooting is the largest in a particular state over a given number of years, as if that really matters. Would the massacre be any less tragic if it didn’t exceed the death toll of some prior incident? Moreover, we are treated to published lists of the largest mass shootings in modern US history. For whatever purpose we maintain records, they are there to be broken and can challenge a bitter and suicidal assailant to outgun his violent role models. Although the spirited advocacy of students around the country regarding gun control is to be applauded, we need to keep some perspective about the risk. Slogans like, “I want to go to my graduation, not to my grave,” are powerful, yet hyperbolic. James Alan Fox (Northeastern University)
Voyez comme c’est devenu énorme, en seulement quelques jours… Voyez à quelle vitesse cet incendie du ‘Mendocino Complex’ est monté dans le classement des sinistres. Scott Mclean (Département des forêts et de la protection contre les incendies de Californie)
Holy Fire 2018: Man arrested on suspicion of arson as ‘DOOMSDAY’ fire spreads. California authorities have charged a 51-year-old man with felony arson for allegedly starting the Holy Fire that has been ripping through the Orange and Riverside counties in Southern California as locals describe « doomsday » scenario. » The Express
Deux foyers qui ravagent le nord de la Californie ont formé ensemble, lundi 6 août, le plus grand incendie de l’histoire de cet État de l’ouest des États-Unis, annoncent les autorités. Appelés « incendie du Mendocino Complex », les deux brasiers ont réduit en cendres plus de 114 850 hectares – une superficie proche de la taille de l’immense ville de Los Angeles – et ne sont maîtrisés qu’à 30% environ, a annoncé Calfire, le service californien de lutte contre les incendies. (…) Le « Mendocino Complex » a surpassé en superficie détruite l’incendie Thomas, qui avait détruit 114 078 hectares en décembre 2017. L’incendie Carr, qui sévit également dans le nord de la Californie, a tué sept personnes et détruit plus de 1 600 bâtiments, dont un millier de logements. (…) L’autre grand incendie de la région, surnommé « Ferguson », qui a provoqué la fermeture partielle du parc national de Yosemite, en pleine saison touristique, était contenu à 38%. Plus de 14 000 pompiers combattent les divers incendies en cours dans l’État de Californie. Plusieurs milliers de personnes ont été évacuées depuis le début de cette série de sinistres. Francetv info
A wildland fire is devouring thousands of acres of grass and brush and some rustic cabins as well in Orange and Riverside counties. It’s dubbed the Holy fire, because it started in the Holy Jim Canyon area, near a road with that name. The Orange county register
Unlike hurricanes, wildfires are not named from a predetermined list. They are named by officials, who choose names based on “a geographical location, local landmark, street, lake, mountain, peak, etc.,” the California Department of Forestry and Fire Protection said. Officials said that quickly coming up with a label provides firefighters another way to locate the blaze and allows officials to track and prioritize incidents by name. A Twitter hashtag that identified the devastating fires in San Diego in 2007 — #sandiegofire — proved useful as people used it to organize information about road closures and evacuations, officials said. (…) Even names that would seem to have little to do with geography often tie back to location somehow. The 2007 Witch Fire, which destroyed about 1,650 structures, had nothing to do with sorcery, but it did originate in an area of San Diego County known as Witch Creek. (…) during the summer of 2015, there were so many fires, officials named one in southeast Idaho “Not Creative,” according to reports. A spokeswoman for the Idaho Department of Lands rationalized the choice to NPR, saying the name was selected after a long day of firefighting and after officials realized there were no significant landmarks nearby. Then there is the 416 Fire. The blaze, which has blackened more than 50,000 acres in Colorado since June, was named by the Durango Interagency Dispatch Center after its “system-generated number,” officials explained. The conflagration was the 416th “incident” in the San Juan National Forest — where the dispatch center is — this year, officials said. (…) The process of naming hurricanes is much more complicated. An international panel of meteorologists actually names the storms years in advance. Meteorologists use six lists of alphabetically arranged female and male names, which are used in rotation. (The 2018 list will be used again in 2024.) But if a storm is so destructive that using its name again would seem insensitive, a committee can remove the name from the list and select a replacement. For instance, Katrina will not be used again. The World Meteorological Organization said the names are never in reference to a particular person. Instead, the group said, the names are meant to be “familiar to the people in each region” because, just as with fires, the point is for the public to be able to remember them. NYT
Selon l’Office for national Statistics, l’usage criminel d’arme blanche, ayant ou non provoqué la mort, est à + 22% de septembre 2016 à sept. 2017 ; usage d’arme à feu, + 11%. La criminalité en général, + 14% (au plus haut depuis 15 ans). Pourquoi cette explosion criminelle dans un pays naguère paisible ?  Cause profonde, l’abolition des gouvernements vraiment « libéraux » ou « conservateurs » en Europe, remplacés par de factices-unanimes petits soldats de la mondialisation heureuse façon DGSI (Davos-Goldman-Sachs-Idéologie). Ainsi Theresa May ou François Hollande, David Gauke ministre conservateur de la Justice à Londres aujourd’hui, ou la libertaire Mme Taubira à Paris naguère, mêmes politiques laxistes et effets pervers. Car c’est la conservatrice Mme May qui, ministre de l’Intérieur, massacre dès 2010 la police britannique, amputant d’un coup son budget de – 18%. En 2015, Mme May dédaigne les alertes des syndicats et cadres de la police, les accusant avec mépris de « crier au loup ». Il y avait en 2010 144 353 policiers dans les rues (Angleterre + Galles) ; en 2015, il en restait 122 859,  – 21 494. Or sur 5 ans, cette décimation fait 4,5 millions de jours d’enquête en moins – à l’immense joie de bandits ainsi laissés la bride sur le cou. Résultat, l’effondrement des taux d’élucidation des polices britanniques. En 2015 encore, Scotland Yard faisait inculper 26% des assaillants au poignard, 11% en 2018. Robberies (braquages, agressions) : 6% d’élucidation en 2017, 94% de crimes impunis. A l’origine de l’explosion criminelle, des gangs toujours plus audacieux et structurés. Or paralysée par le « politiquement correct », Mme May interdit pour l’essentiel aux policiers de fouiller ces jeunes gangsters souvent issus de l’immigration africaine ou ouest-asiatique – comme la majorité des victimes d’homicides et 70 à 80% des gangsters en cause. Les bandits ne s’en cachent d’ailleurs pas, le principal gang juvénile de Londres s’étant lui même baptisé Mali Boys. Face à ce réel criminel, Mme May a empilé formalités absurdes et interdits bienséants – conférant aux gangsters une quasi-impunité. Qui dit explosion dit explosif : c’est l’énorme retour de la cocaïne sur la scène branchée britannique, dans une jeunesse dorée post-crise certes vegan, bobo et fan de café équitable – mais carburant à la coke,  d’où, de mortelles guerres de territoires entre gangs. Ultime cause de l’explosion criminelle : une justice laxiste. L’Angleterre ne poursuit désormais plus les vols en boutiques de moins de 250 euros ; déficit pour le commerce, 7 milliards d’euros – bien sûr répercutés sur les prix. Cette hugolienne mesure coûte à chaque ménage 300 euros par an – déjà l’insécurité dans leur cité, là encore, les pauvres trinquent. (…) Ultime folie: à des policiers abasourdis, le (conservateur) secrétaire d’Etat britannique aux prisons annonce une forte diminution des incarcérations de moins d’un an. Or on l’a vu, la peine réelle pour possession/usage d’une arme blanche est de sept mois et demi de prison ferme ; ce pour moins de 50% des condamnés adultes, et moins de 15% des mineurs – les autres échappant déjà à toute incarcération. Cherchez l’erreur… Xavier Raufer
Dans le cadre d’une enquête pour retrouver un père suspecté d’avoir enlevé son enfant, la police du Nouveau-Mexique, aux États-Unis, a (…) découvert un campement dans lequel onze enfants étaient retenus dans de terribles conditions. Au moins l’un d’entre eux y a été entraîné à l’usage des armes à feu dans le but de le préparer à des tueries de masse, bien que l’objectif précis de cette préparation reste à établir. La dépouille d’un enfant de 4 ans a été retrouvée sur place. L’enquête débute en décembre 2017, dans le comté de Jonesboro, en Géorgie, sur la côte est des États-Unis. Siraj Wahhaj, père de 39 ans, est recherché après la disparition de son fils. La mère affirme à la police que l’enfant, âgé de 3 ans, est allé au parc avec lui et n’en est jamais revenu. Le garçon souffre d’épilepsie, ainsi que de problèmes cognitifs et de développement, explique-t-elle. D’après le Telegraph, elle aurait également évoqué ses craintes d’un «exorcisme» que le père voudrait pratiquer sur son fils, avant de finalement revenir sur ces propos en évoquant une mauvaise traduction du terme. Plusieurs proches du garçonnet, dont son grand-père, imam d’une mosquée de Brooklyn, à New York, lancent une campagne via les réseaux sociaux pour le retrouver, raconte le National Post. (…) Jeudi, de nouvelles informations sont venues ajouter au sordide de l’affaire: au moins un des onze enfants retrouvés a été entraîné à l’usage des armes à feu. «Un tuteur temporaire de l’un des enfants a déclaré que l’accusé avait entraîné l’enfant à tirer avec un fusil d’assaut pour se préparer à de futures fusillades en milieu scolaire», précise le bureau du procureur. Selon CNN, ce dernier mentionne par ailleurs, dans les motivations pour le maintien en prison de Siraj Wahhaj, sa «planification et sa préparation de futures tueries dans des écoles».  (…) Mardi, le shérif du comté de Taos a indiqué que le groupe était «considéré comme extrémiste de la foi musulmane», sans toutefois revenir plus en détails sur ce point. L’homme arrêté avec Siraj Wahhaj, identifié comme Lucas Morten et âgé de 40 ans, a d’abord été inculpé pour hébergement de fugitif, avant que des charges liées à la maltraitance des enfants ne soient ajoutées. Les trois femmes ont été libérées en attendant la suite de l’enquête. Leurs liens avec les protagonistes restent imprécis: selon les sources, elles sont présentées comme étant des mères de certains enfants, ou des sœurs de l’un des deux hommes, ou encore une épouse de l’un d’eux. Le Figaro
Illegal and illiberal immigration exists and will continue to expand because too many special interests are invested in it. It is one of those rare anomalies — the farm bill is another — that crosses political party lines and instead unites disparate elites through their diverse but shared self-interests: live-and-let-live profits for some and raw political power for others. For corporate employers, millions of poor foreign nationals ensure cheap labor, with the state picking up the eventual social costs. For Democratic politicos, illegal immigration translates into continued expansion of favorable political demography in the American Southwest. For ethnic activists, huge annual influxes of unassimilated minorities subvert the odious melting pot and mean continuance of their own self-appointed guardianship of salad-bowl multiculturalism. Meanwhile, the upper middle classes in coastal cocoons enjoy the aristocratic privileges of having plenty of cheap household help, while having enough wealth not to worry about the social costs of illegal immigration in terms of higher taxes or the problems in public education, law enforcement, and entitlements. No wonder our elites wink and nod at the supposed realities in the current immigration bill, while selling fantasies to the majority of skeptical Americans. Victor Davis Hanson
Who are the bigots — the rude and unruly protestors who scream and swarm drop-off points and angrily block immigration authority buses to prevent the release of children into their communities, or the shrill counter-protestors who chant back “Viva La Raza” (“Long Live the Race”)? For that matter, how does the racialist term “La Raza” survive as an acceptable title of a national lobby group in this politically correct age of anger at the Washington Redskins football brand? How can American immigration authorities simply send immigrant kids all over the United States and drop them into communities without firm guarantees of waiting sponsors or family? If private charities did that, would the operators be jailed? Would American parents be arrested for putting their unescorted kids on buses headed out of state? Liberal elites talk down to the cash-strapped middle class about their illiberal anger over the current immigration crisis. But most sermonizers are hypocritical. Take Nancy Pelosi, former speaker of the House. She lectures about the need for near-instant amnesty for thousands streaming across the border. But Pelosi is a multimillionaire, and thus rich enough not to worry about the increased costs and higher taxes needed to offer instant social services to the new arrivals. Progressives and ethnic activists see in open borders extralegal ways to gain future constituents dependent on an ever-growing government, with instilled grudges against any who might not welcome their flouting of U.S. laws. How moral is that? Likewise, the CEOs of Silicon Valley and Wall Street who want cheap labor from south of the border assume that their own offspring’s private academies will not be affected by thousands of undocumented immigrants, that their own neighborhoods will remain non-integrated, and that their own medical services and specialists’ waiting rooms will not be made available to the poor arrivals. … What a strange, selfish, and callous alliance of rich corporate grandees, cynical left-wing politicians, and ethnic chauvinists who have conspired to erode U.S. law for their own narrow interests, all the while smearing those who object as xenophobes, racists, and nativists. Victor Davis Hanson
There is a small minority of Pakistani men who believe that white girls are fair game. And we have to be prepared to say that. You can only start solving a problem if you acknowledge it first. This small minority who see women as second class citizens, and white women probably as third class citizens, are to be spoken out against. (…) These were grown men, some of them religious teachers or running businesses, with young families of their own. Whether or not these girls were easy prey, they knew it was wrong. (…) In mosque after mosque, this should be raised as an issue so that anybody remotely involved should start to feel that the community is turning on them. Communities have a responsibility to stand up and say, ‘This is wrong, this will not be tolerated’. (…) Cultural sensitivity should never be a bar to applying the law. (…) Failure to be “open and front-footed” would “create a gap for extremists to fill, a gap where hate can be peddled.  (…) Leadership is about moving people with you, not just pissing them off. Baroness Warsi
The terrible story of the Oxford child sex ring has brought shame not only on the city of dreaming spires, but also on the local Muslim community. It is a sense of repulsion and outrage that I feel particularly strongly, working as a Muslim leader and Imam in this neighbourhood and trying  to promote genuine  cultural integration. (…) But apart from its sheer depravity, what also depresses me about this case is the widespread refusal to face up to its hard realities. The fact is that the vicious activities of the Oxford ring are bound up with religion and race: religion, because all the perpetrators, though they had different nationalities, were Muslim; and race, because they deliberately targeted vulnerable white girls, whom they appeared to regard as ‘easy meat’, to use one of their revealing, racist phrases. Indeed, one of the victims who bravely gave evidence in court told a newspaper afterwards that ‘the men exclusively wanted white girls to abuse’. But as so often in fearful, politically correct modern Britain, there is a craven unwillingness to face up to this reality. Commentators and politicians tip-toe around it, hiding behind weasel words. We are told that child sex abuse happens ‘in all communities’, that white men are really far more likely to be abusers, as has been shown by the fall-out from the Jimmy Savile case. One particularly misguided commentary argued that the predators’ religion was an irrelevance, for what really mattered was that most of them worked in the night-time economy as taxi drivers, just as in the Rochdale child sex scandal many of the abusers worked in kebab houses, so they had far more opportunities to target vulnerable girls. But all this is deluded nonsense. While it is, of course, true that abuse happens in all communities, no amount of obfuscation can hide the pattern that has been exposed in a series of recent chilling scandals, from Rochdale to Oxford, and Telford to Derby. In all these incidents, the abusers were Muslim men, and their targets were under-age white girls. Moreover, reputable studies show that around 26 per cent of those involved in grooming and exploitation rings are Muslims, which is around five times higher than the proportion of Muslims in the adult male population. To pretend that this is not an issue for the Islamic community is to fall into a state of ideological denial. But then part of the reason this scandal happened at all is precisely because of such politically correct thinking. All the agencies of the state, including the police, the social services and the care system, seemed eager to ignore the sickening exploitation that was happening before their eyes. Terrified of accusations of racism, desperate not to undermine the official creed of cultural diversity, they took no action against obvious abuse. (…) Amazingly, the predators seem to have been allowed by local authority managers to come and go from care homes, picking their targets to ply them with drink and drugs before abusing them. You can be sure that if the situation had been reversed, with gangs of tough, young white men preying on vulnerable Muslim girls, the state’s agencies would have acted with greater alacrity. Another sign of the cowardly approach to these horrors is the constant reference to the criminals as ‘Asians’ rather than as ‘Muslims’. In this context, Asian is a completely meaningless term.  The men were not from China, or India or Sri Lanka or even Bangladesh. They were all from either Pakistan or Eritrea, which is, in fact, in East Africa rather than Asia. What united them in their outlook was their twisted, corrupt mindset, which bred their misogyny and racism. (…) In the misguided orthodoxy that now prevails in many mosques, including several of those in Oxford, men are unfortunately taught that women are second-class citizens, little more than chattels or possessions over whom they have absolute authority. That is why we see this growing, reprehensible fashion for segregation at Islamic events on university campuses, with female Muslim students pushed to the back of lecture halls. There was a telling incident in the trial when it was revealed that one of the thugs heated up some metal to brand a girl, as if she were a cow. ‘Now, if you have sex with someone else, he’ll know that you belong to me,’ said this criminal, highlighting an attitude where women are seen as nothing more than personal property. The view of some Islamic preachers towards white women can be appalling. They encourage their followers to believe that these women are habitually promiscuous, decadent and sleazy — sins which are made all the worse by the fact that they are kaffurs or non-believers. Their dress code, from mini-skirts to sleeveless tops, is deemed to reflect their impure and immoral outlook. According to this mentality, these white women deserve to be punished for their behaviour by being exploited and degraded. On one level, most imams in the UK are simply using their puritanical sermons to promote the wearing of the hijab and even the burka among their female adherents. But the dire result can be the brutish misogyny we see in the Oxford sex ring. (…) It is telling, though, that they never dared to target Muslim girls from the Oxford area. They knew that they would be sought out by the girls’ families and ostracised by their community. But preying on vulnerable white girls had no such consequences — once again revealing how intimately race and religion are bound up with this case. (…) Horror over this latest scandal should serve as a catalyst for a new approach, but change can take place only if we abandon the dangerous blinkers of political correctness and antiquated multiculturalism. Dr. Taj Hargey (Imam of the Oxford Islamic Congregation)
Les immigrés sont une excellente affaire pour l’Etat français: ils rapportent une grosse douzaine de milliards d’euros par an et paient nos retraites. Juan Pedro Quiñonero (ABC)
L’entrée de 50 000 nouveaux immigrés par an permettrait de réduire de 0,5 point de PIB le déficit des retraites. Comité d’orientation des retraites
Il s’agit d’un processus historique lié à la structure de la population immigrée, majoritairement jeune. Comme ils sont peu qualifiés, les immigrés sont très souvent au chômage. Mais ils dépensent aussi beaucoup et sont très entreprenants. Les pensions que nous versons aux retraités sont plus que compensées par la consommation et les cotisations sociales que paient les plus jeunes, parmi lesquels on trouve des gens très dynamiques. Xavier Chojnicki
Maintenant, je me sens carrément isolée, je suis une toute petite minorité. C’est difficile de devenir une minorité chez soi, vous savez (…). Ce qui est nouveau, c’est que les Français d’origine étrangère se replient sur leur origine, ne se sentent plus français. Et moi, Française, je me sens mal (…) Même mes fils sont d’une autre culture que moi. Pour eux, être français, ça ne veut rien dire. Ils n’ont plus de nationalité, ils s’identifient de manière vague à une religion, celle qui est majoritaire. Ils observent les gestes de l’islam, une façon musulmane d’être et de parler, ils sont fiers d’appartenir à la majorité. Ils ne veulent pas être français, ils ne veulent pas s’intégrer dans la société, ils voudraient être blacks et beurs comme tout le monde, mais ils ne se comportent pas comme des musulmans. Tant de choses incohérentes. Christine C. (47 ans, cinq enfants, 28 ans de Courneuve, Le Monde, 12.11. 05)
L’explosion de l’immigration extra-européenne est venue paradoxalement des restrictions à l’entrée légale de travailleurs dans les années 1970. (…) à la fin des «Trente Glorieuses» (1944-1974), les gouvernements de droite comme de gauche, saisis de peur par la montée du chômage, ont multiplié les obstacles à l’entrée de nouveaux travailleurs au nom d’une certaine forme de «préférence nationale».(…) Depuis cette époque, les lois européennes organisent la prise en charge des étrangers qui se présentent au titre du regroupement familial ou de l’asile politique. Mais elles rejettent ceux qui prétendent travailler, créer des richesses et ne pas rester à la charge du pays d’accueil !… On convient d’appeler «clandestin» (ou plus pudiquement «sans-papier») un jeune Africain qui traverse au péril de sa vie le détroit de Gibraltar pour s’embaucher dans une exploitation agricole ou une entreprise de construction… Mais on considère comme immigrante régulière l’adolescente turque, nord-africaine ou noire qui est vendue par son père à un sien cousin déjà installé en Europe et présentée par ce dernier au consulat de son pays d’adoption comme son «épouse» légitime…(…)De la sorte, le mariage et le «regroupement familial» sont devenus le prétexte à une immigration clandestine déguisée. Cette immigration est de loin la plus importante et la plus pernicieuse car les femmes concernées et leurs enfants sont voués à la relégation dans des logements sociaux avec peu d’espoir d’assimiler un jour les valeurs et le mode de vie du pays d’accueil. L’assimilation est d’autant plus utopique que la majorité des enfants d’immigrants reviennent dans le pays d’origine de leurs parents pour y prendre un conjoint (98% des jeunes Turcs de France seraient dans ce cas). Chaque nouvelle génération effectue ainsi un retour à la case départ, vidant de son sens le concept de «deuxième ou troisième génération». Avec pour conséquence l’émergence de sociétés séparées et d’une ségrégation de fait. (…) La riche culture que les Français ont reçue en héritage est confrontée au développement d’une contre-culture archaïque (rejet de l’école, vocabulaire primaire, violence gratuite). Les chansons des rappeurs de banlieue expriment sans équivoque la montée de la haine. Ces paroles d’un racisme outrancier valent à leurs auteurs la compréhension énamourée de la bourgeoisie, comme si le mal-vivre excusait toutes les violences, y compris l’apologie du racisme et du meurtre ! (…) Ces violences sont attisées par l’attitude de la classe dominante, blanche, bourgeoise et bien-pensante. Celle-ci dénigre sa propre Histoire et jette Napoléon, Corneille et La Fontaine dans les poubelles de l’Histoire. Elle prive les nouveaux-venus d’un modèle dont ils pourraient tirer fierté. Elle «victimise» d’autre part les pauvres diables en peine de s’insérer dans le pays où ils ont cherché refuge. (…) La fracture nationale fait au moins l’affaire des classes supérieures qui tirent parti de leurs atouts (éducation, héritage) pour renforcer leur position sociale comme le démontre le chercheur Éric Maurin. Dans les «ghettos blancs» du VIIe arrondissement, de Neuilly, de Saint-Germain-en-Laye ou Chevreuse… les privilégiés considèrent avec détachement les troubles qui agitent le reste du pays. Qu’ont-ils à craindre ?… De l’École Alsacienne au lycée Henri IV, leurs enfants bénéficient d’un parcours fléché qui leur garantit de conserver leur statut social et les préserve de tout mélange. Les revenus de ces classes supérieures progressent à qui mieux mieux tandis que les classes moyennes voient les leurs stagner ou régresser sous le fardeau d’un État boulimique et impotent. À l’autre extrémité de l’échelle sociale, les enfants des classes populaires et immigrées n’ont plus guère l’espoir d’accéder un jour aux premières places de la fonction publique et des grandes entreprises. Depuis un quart de siècle, l’ascenseur social est en panne et les clivages culturels, religieux et linguistiques qui se mettent en place rendent plus minces encore leurs chances de promotion. (…) La très grande majorité des immigrants qui affluent en Europe par-dessus la Méditerranée ou le Bosphore n’ont pas de qualification professionnelle. Ils sont exclus des emplois légaux et grossissent l’économie souterraine (travail au noir, réseaux esclavagistes…), à moins qu’ils ne se cantonnent dans des emplois précaires (vigiles, nurses, aides-ménagères…). Quant aux diplômés du tiers monde qui quittent leur pays, ils choisissent unanimement les États-Unis et le Canada, assurés de pouvoir y travailler et développer leurs talents dans d’excellentes conditions et sans restrictions administratives (la moitié des 180.000 immigrants qu’a reçus le Canada en 2005 avaient un niveau d’études supérieures. Sans commentaire !). (…) Des démographes mandatés par l’ONU ont publié en 2000 un rapport mi-sérieux, mi-ironique où ils faisaient valoir que la France aurait besoin de 25 millions d’immigrants d’ici 2025 pour combler les postes vacants dans les entreprises… en l’absence de toute réforme d’envergure et à supposer que l’on trouve dans le tiers monde les compétences indispensables aux besoins d’une économie moderne. Il va de soi que l’entrée d’un aussi grand nombre d’immigrants ruinerait les fondations sociales, historiques et culturelles de la France et de l’Europe, et l’on comprend le désarroi des citoyens auxquels leurs leaders présentent cette éventualité comme une chance à saisir ! (…) Il est antinomique de faire venir de l’étranger des laveurs de carreaux, des infirmières ou des bûcherons et de prétendre résorber le chômage massif chez les jeunes Français issus des précédentes vagues de travailleurs immigrés. Les petits (et grands) patrons de la restauration jurent leurs grands dieux qu’ils ne trouvent personne à qui confier leur plonge ou même leur cuisine en-dehors d’Africains de la brousse n’ayant jamais touché la queue d’une poêle. Comment est-il possible dans ces conditions que McDonald’s arrive à recruter des jeunes dans les banlieues ou les milieux estudiantins pour des travaux similaires ? Les petits (et grands) patrons du bâtiment expliquent de la même façon qu’ils ne trouvent personne pour les emplois de manœuvres ou même de maçons et doivent recourir à des travailleurs africains. Mais comment se peut-il que les centres de tri d’ordures ménagères arrivent à recruter du personnel dans les milieux populaires pour des travaux autrement plus pénibles ? (…) Les sociétés de gardiennage recourent désormais de façon presque systématique à des immigrés africains… mais les entreprises de logistique trouvent bien à employer des jeunes Français dans des tâches autrement plus éprouvantes. Et que dire des musées ? La plupart, y compris les plus prestigieux, confient désormais la garde de leurs salles à des personnes étrangères qui souvent maîtrisent à peine la langue française. (…) La France n’échappera sans doute pas au retour des internats surveillés ni à l’apprentissage dès 14 ans (au lieu de 16) pour lutter contre la déscolarisation (pourquoi pas aussi des études surveillées dans les écoles jusqu’en fin de soirée pour dissuader les enfants de traîner dans les rues, selon une suggestion de feu Françoise Dolto ?). Un service civique obligatoire et universel devrait compenser la suppression hâtive du service militaire, qui était le seul lieu où les jeunes déclassés pouvaient rencontrer des Français d’autres milieux que le leur. Ce service civique devrait privilégier les échanges entre jeunes Français(es) de milieux différents, les plus favorisé(e)s instruisant les autres (alphabétisation, instruction civique, tenue d’un ménage, apprentissage de la conduite automobile, formation professionnelle…). André Larané
La version originale de cet article a donné une représentation inexacte de ce qui est arrivé à la petite fille après la photo. Elle n’a pas été emmenée en larmes par les patrouilles frontalières ; sa mère l’a récupérée et les deux ont été interpellées ensemble. Time
Sur le plateau de la NBCNews, l’ancien président du Comité national du parti Républicain, Michael Steele, vient de comparer les centres dans lesquels sont accueillis les enfants de clandestins aux Etats-Unis à des camps de concentration. Il s’adresse alors aux Américains : « Demain, ce pourrait être vos enfants ». La scène résume à elle seule la folie qui s’est emparée de la sphère politico-médiatique après que Donald Trump a ordonné aux autorités gardant la frontière mexicaine d’appliquer la loi et de séparer les parents de leurs enfants entrés illégalement aux Etats-Unis. Passons sur la comparaison. Aussi indécente que manipulatrice : ces enfants ne sont pas enfermés en attendant la mort. Quant à la mise en garde, elle est grotesque. Aucun Américain ne se verra subitement séparé de ses enfants. A moins d’avoir commis un crime ou un délit puni de prison. Quand un citoyen lambda est condamné à une peine de prison, personne ne s’offusque jamais de cette séparation … Jusqu’à ce que cela touche des clandestins. Leur particularité étant de n’avoir aucun logement dans le pays dont ils viennent de violer la frontière, leurs enfants sont donc pris en charge dans des camps, en attendant que la situation des adultes soit examinée. Aux frais des Américains. (…) Reste que les parents, prévenus de la loi que nul n’est censé ignorer, sont les premiers responsables du sort qui menace leurs enfants, en choisissant de la violer. Ce sont eux qui font payer leur délit à leur propre progéniture. Les clandestins sont des adultes tout aussi responsables que n’importe quel autre adulte : leur retirer leur capacité de décision, leur liberté et donc leur responsabilité n’est pas exactement les respecter. Mais (…) remontons à 2014, époque bénie du président Barack Obama. Cette année-là, 47.017 mineurs sont appréhendés, alors qu’ils traversent la frontière… seuls. Des enfants, envoyés par leurs parents qui n’ont apparemment pas eu peur de s’en séparer pour leur faire prendre des risques inconsidérés. Comment est-ce possible ? L’administration américaine d’alors avait affirmé que les étrangers envoyaient leurs enfants seuls, persuadés qu’ils seraient ainsi mieux traités que des adultes. Le New York Times avait donné raison à l’administration : « alors que l’administration Obama a évolué vers une attitude plus agressive d’expulsion des adultes, elle a, dans les faits, expulsé beaucoup moins d’enfants que par le passé. » Les clandestins le savent, tout comme ils connaissent aujourd’hui les risques qui pèsent sur leurs propres enfants. On apprend également qu’à l’époque, les enfants mexicains sont directement reconduits de l’autre côté de la frontière et que les autres sont « pris en charge par le département de la Santé et des Services humanitaires qui les place dans des centres temporaires en attendant que leur processus d’expulsion soit lancé. » En 2013, 80 centres accueillaient 25 000 enfants non accompagnés. Et ce, dans les mêmes conditions aujourd’hui dénoncées. Si similaires d’ailleurs que certains ont voulu critiquer la politique migratoire de Donald Trump en usant de photos datant de… 2014 ! Rien n’a changé. A un détail près. Les enfants dont on parle en ce mois de juin 2018 sont parfois accompagnés d’adultes. Comme sous l’administration Obama, les enfants sont séparés de ces adultes lorsqu’il y a un doute sur le lien réel de parenté, en cas de suspicion de trafic de mineurs ou par manque de place dans les centres de rétention pour les familles. Restent les enfants effectivement accompagnés de leurs parents et malgré tout séparés de ces derniers qui partent en prison. Chaque mois, 50.000 clandestins entrent aux Etats-Unis, parmi lesquels 15% de familles. Une fois arrêtés, les clandestins sont pénalement poursuivis avant toute demande d’asile. (…) Mais il a suffi de quelques images, publiées en même temps que la sortie du très attendu rapport sur la possible partialité du FBI lors des dernières élections présidentielles américaines, pour que l’opinion politico-médiatique hurle au scandale. Jusqu’à la première dame du pays, Mélania Trump, qui a confié « détester » voir les clandestins séparés de leurs enfants. Le Président lui-même a fini par douter publiquement : «Le dilemme est si vous êtes mou, ce que certaines personnes aimeraient que vous soyez, si vous êtes vraiment mou, pathétiquement mou… le pays va être envahi par des millions de gens. Et si vous êtes ferme, vous n’avez pas de coeur. C’est un dilemme difficile. Peut-être que je préfère être ferme, mais c’est un dilemme difficile.» Donald Trump a subi l’indignation générale (à moins d’en profiter), au point de montrer au monde que même lui avait du cœur en annonçant la signature d’un décret mettant fin à cette séparation forcée. Tout le monde s’est félicité du résultat de la mobilisation : enfin, les enfants vont pouvoir rejoindre leurs parents en prison ! Quelle victoire… Charlotte d’Ornellas
L’humoriste Yassine Belattar (…) est venu à Nantes, pour rencontrer les proches d’Aboubakar Fofana, tué le 3 juillet par un tir policier, parler aux animateurs du quartier du Breil où a eu lieu le drame, aux avocats de la famille… Sans mettre en avant sa nouvelle casquette de membre du Conseil présidentiel des villes. L’humoriste issu des banlieues franciliennes a une voix qui porte, quitte à faire grincer des dents, et il n’est pas du genre à la fermer quand un sujet lui tient à cœur. « Ça sert à quoi, sinon, d’être artiste ? » Jordan, 24 ans, habitant du Breil et  «meilleur ami» d’Aboubakar se tient à ses côtés. Ils partagent la même indignation.  « Pendant 48 heures, notre ami s’est fait traiter de voyou. Il a été insulté sur les réseaux sociaux. Des commentaires racistes se sont réjouis de sa mort ! Une double peine pour sa famille,  se désole le jeune Nantais.  « Tout ça parce que la police – via les médias- a laissé croire qu’il avait été tué dans un acte de légitime défense »,  renchérit Yassine. Ils racontent : «  Ce garçon de 22 ans vivait à Nantes depuis un an et neuf mois. Ok, il avait fait des conneries à Garges-lès-Gonesses, difficile d’y échapper quand on grandit dans l’une des banlieues les plus mal famées de France. Mais, fort d’une famille très unie, aimante, il était parti à Nantes pour se reconstruire, trouver du travail. Et il est victime d’un fait divers affreux. »  Yassine Belattar ajoute : « Je suis tombé de ma chaise quand je me suis rendu compte que le policier avait menti ! » Le drame a provoqué cinq nuits d’émeutes à Nantes : 175 voitures brûlées, une trentaine de bâtiments public et commerces dégradés ou ravagés par des incendies… Un choc pour la ville.  « En banlieue parisienne, ça aurait été bien pire, affirme Belattar.  Ici, les habitants espèrent encore dans la justice, les associations sont présentes dans des quartiers qui ne sont pas éloignés du centre-ville. Mais la violence n’est pas une solution. Ce n’est pas en brûlant une bibliothèque qu’on va faire revivre Aboubakar. Le problème des émeutes, c’est qu’au bout d’un moment, ça devient comme une espèce de jeu pour des très jeunes gens. Et dans cinq ans, à cause de ça, le gamin qui aura marqué Breil sur son CV ne va pas forcément se faire rappeler ». Ils ne veulent pas évoquer les suites judiciaires de cette affaire, pour laisser le champ aux avocats de la famille. Mais l’humoriste, confirmant que le CRS auteur du tir est d’origine maghrébine, balaie l’hypothèse d’un homicide raciste :  « Pour nous, ce n’est pas un Rebeu qui a tué un Noir. C’est un policier qui a tué un jeune. Voilà le problème. »  Jordan et lui espèrent que le « mensonge » initial du policier, provoquera un déclic,  « un renouveau »,  dans les relations devenues détestables entre les forces de l’ordre et les jeunes.  « C’est peut-être l’occasion d’ouvrir une nouvelle page. Il faut qu’ils se parlent. Qu’ils crèvent l’abcès pour de vrai. Oui, des policiers n’en peuvent plus de se faire insulter. Oui, certains peuvent friser le  burn-out . Oui, les gens des quartiers se font maltraiter, insultés eux aussi et ont peur de la police, contrairement aux gens des centres-villes, martèle l’humoriste. Ouest France
Les médias convenus n’aiment guère qu’on les critique : pour un peu, on en deviendrait complotiste. Mais sans voir aucunement de complot, on est bien obligé de trouver la trace de l’idéologie sommaire que l’on ne reconnaît que trop dans l’unanimisme de leurs mensonges et de leurs silences. La première semaine d’août nous en apporte les preuves les plus caricaturales. C’est ainsi que l’ensemble de la presse française aura rapporté uniment qu’une jeune athlète noire nommée Daisy Osakue, née à Turin de parents nigérians et qui avait reçu un jet d’œuf sur la cornée avait été victime « d’un attentat raciste ». La palme académique revenant au journal Le Monde qui, se saisissant de l’événement, y voyait dans un éditorial le signe définitif « d’une inquiétante montée du racisme en Italie » en imputant la responsabilité principale au vice-président du Conseil et ministre de l’Intérieur, le détesté par lui, Matteo Salvini. De là à penser, idéologiquement et politiquement, que l’occasion était trop belle pour la presse convenable de régler son compte au détestable, il n’y a qu’un pas qu’il est difficile de ne pas vouloir franchir. Rien n’explique sinon pourquoi la presse se serait saisie avec un si vorace appétit d’une affaire aussi modeste dans laquelle le procureur de Turin, dès le début avait fait montre d’une bien plus grande prudence en faisant observer que d’autres victimes blanches avaient fait l’objet du même type d’agression dans les mêmes moments. Mais on ne fait pas d’omelettes idéologiques sans casser quelques œufs sur la tête du public. C’est dans ces tristes conditions que le 3 août, les Décodeurs du Monde reconnaissaient que l’hypothèse raciste avait perdu grandement de sa consistance. Simple question, en passant, n’appelle-t-on pas cela un fake, un peu infect ? et celui-ci, une fois encore, n’émane pas d’une télévision russe ou de la fâcheuse sphère, mais de la presse sévère. Après le mensonger tumulte, la discrétion complice : le samedi soir 28 juillet, un jeune homme, Adrien Perez, fêtait son anniversaire dans une discothèque de Meylan près de Grenoble. À la sortie de l’établissement au petit matin celui-ci prêtait secours à un ami agressé par trois voyous dont deux frères, Younes et Yanis El Habib, et mourait sous leurs couteaux. La presse convenue a fait profil bien plus bas que pour un lancer d’œuf à l’étranger, mais le père d’Adrien n’a pu se retenir : « En tuant notre fils, ils ont détruit notre vie, je ne pardonnerai jamais. » Lorsque j’écris que la presse a fait profil bas, je suis trop bon : l’audiovisuel de service public s’est montré comme toujours très idéologique. C’est ainsi que France 3 Rhône-Alpes a voulu retenir que ce père ne voulait pas être catalogué comme « raciste » et ne désirait pas « que les politiques récupèrent cette affaire ». Raciste ? Tiens ! C’est vrai, pourquoi non ? Si on doit questionner continûment la présence du racisme. Mais aucun danger : on aura fait un tintamarre pour rien à Turin, mais la question sera interdite d’être posée dans l’Isère. Quant à la « récupération politique », que France 3 se rassure, aucun danger d’émeute, quand bien même le Juge de la Liberté a refusé de suivre les réquisitions du parquet et a laissé libre le troisième suspect, le peuple restera calme. Il ne bouge pas le peuple. Il regarde la télévision, le peuple. Il n’y a que lorsque ce sont les délinquants qui sont victimes d’accidents du travail, que l’on brûle les édifices, que l’on blesse la police, et que l’on hurle au racisme. Tout de même, entre les marches blanches avec bougies victimaires et les saccages, il devrait désormais exister un juste milieu pour la juste colère. Les marches dignes ne seraient plus forcément silencieuses. Gilles-William Goldnadel
Mais le peuple, c’est pas le peuple qui  gouverne, c’est pas le peuple qui décide de quelle loi on doit faire à un instant T. Si on écoutait le peuple on aurait encore la peine de mort, nous aurions l’alcool au volant et peut-être d’autres excèsC’est pas au peuple de décider si on doit recevoir ou pas ces migrants, c’est au gouvernement pour qui le peuple a voté. (…) Même s’il y a des manifestations contre les migrants, ça ne change rien au fait qu’on doit au moins les accueillir … Jimmy Mohamed (médecin urgentiste, RMC, 14.08.2018)
Les pays du Nord subventionnent les pays du Sud, moyennant l’aide au développement, afin que les démunis puissent mieux vivre et – ce n’est pas toujours dit aussi franchement – rester chez eux. Or, ce faisant, les pays riches se tirent une balle dans le pied. En effet, du moins dans un premier temps, ils versent une prime à la migration en aidant des pays pauvres à atteindre le seuil de prospérité à partir duquel leurs habitants disposent des moyens pour partir et s’installer ailleurs. C’est l’aporie du « codéveloppement », qui vise à retenir les pauvres chez eux alors qu’il finance leur déracinement. Il n’y a pas de solution. Car il faut bien aider les plus pauvres, ceux qui en ont le plus besoin ; le codéveloppement avec la prospère île Maurice, sans grand risque d’inciter au départ, est moins urgent… Les cyniques se consoleront à l’idée que l’aide a rarement fait advenir le développement mais, plus souvent, servi de « rente géopolitique » à des alliés dans l’arrière-cour mondiale. Dans un reportage au long cours titré The Uninvited, « les hôtes indésirables », Jeremy Harding, l’un des rédacteurs en chef de la London Review of Books, a pointé avec ironie le dilemme du codéveloppement : « des pays nantis – par exemple, les pays membres de l’UE – qui espèrent décourager la migration depuis des régions très pauvres du monde par un transfert prudent de ressources (grâce à des accords bilatéraux, des annulations de dettes et ainsi de suite) ne devraient pas être trop déçus en découvrant au bout d’un certain temps que leurs initiatives ont échoué à améliorer les conditions de vie dans les pays ciblés. Car un pays qui réussirait effectivement à augmenter son PIB, le taux d’alphabétisation de ses adultes et l’espérance de vie – soit un mieux à tout point de vue – produirait encore plus de candidats au départ qu’un pays qui se contente de son enterrement en bas du tableau de l’économie mondiale. » Les premiers rayons de prospérité pourraient bien motiver un plus grand nombre d’Africains à venir en Europe. Pourquoi ? Les plus pauvres parmi les pauvres n’ont pas les moyens d’émigrer. Ils n’y pensent même pas. Ils sont occupés à joindre les deux bouts, ce qui ne leur laisse guère le loisir de se familiariser avec la marche du monde et, encore moins, d’y participer. À l’autre extrême, qui coïncide souvent avec l’autre bout du monde, les plus aisés voyagent beaucoup, au point de croire que l’espace ne compte plus et que les frontières auraient tendance à disparaître ; leur liberté de circuler – un privilège – émousse leur désir de s’établir ailleurs. Ce n’est pas le cas des « rescapés de la subsistance », qui peuvent et veulent s’installer sur une terre d’opportunités. L’Afrique émergente est sur le point de subir cet effet d’échelle : hier dépourvues des moyens pour émigrer, ses masses sur le seuil de la prospérité se mettent aujourd’hui en route vers le « paradis » européen. Stephen Smith
Douglas Murray, qui vient de publier un livre remarquable appelé The Strange Death of Europe* (La mort étrange de l’Europe) (…) y décrit le suicide de son propre pays, et écrit que les choses a ses yeux sont devenues irréversibles. Il attribue cela à deux causes: l’acceptation d’une immigration de masse musulmane, et l’acceptation d’une immigration de masse musulmane, et l’imposition des idées politiquement correctes qui a créé une multitude de bombes à retardement en train d’exploser.Il serait très tard pour qu’un gouvernement britannique agisse : il faudrait au minimum enfermer en prison tous les gens qui sont sur les listes de suspects, expulser ceux qui ne sont pas de nationalité britannique, interdire le retour sur le territoire des Musulmans partis se former au djihad à l’étranger, fermer toutes les écoles musulmanes et la plupart des mosquées, armer la police, et ce ne serait qu’un début. Le gouvernement britannique n’agira pas. La situation est à peine meilleure en France (où il faudrait appliquer des mesures identiques), ce qui ne veut pas dire qu’elle n’est pas désespérée, et Douglas Murray parle aussi de la France où existent près de six cent zones de non droit et plus de deux mille mosquées où on évoque positivement le djihad. Elle compte une proportion inquiétante de Musulmans antisémites et de Musulmans approuvant les actions de l’Etat Islamique. La situation est pire en Belgique qu’au Royaume Uni, et la situation s’aggrave en Scandinavie.  L’Europe est en guerre parce que l’islam radical lui a déclaré la guerre, et elle opte pour l’aveuglement volontaire, l’apaisement et la défaite préventive.  Dans les journaux de tous les pays d’Europe, on évoque en ce moment le ramadan, et on vante les charmes de celui-ci. Le ramadan est une phase de djihad exacerbé, et on le constatera cette année encore, mais il ne faut pas le dire, bien sûr. Ce qui s’est passé à Londres était une nuit de ramadan. Tuer des infidèles pour plaire à Allah et finir en shahid pour rejoindre le paradis d’Allah peut faire partie des joies du ramadan pour un Musulman. Il existe des Musulmans occidentalisés qui s’éloignent du Coran et qui vivent leur vie paisiblement, mais les Musulmans qui respectent pleinement le Coran peuvent légitimement tuer des infidèles. L’assimilation des Musulmans au monde occidental serait une vaste tâche, presque impossible à accomplir. Pour l’heure, en Europe, c’est l’Occident qui se fait avaler par l’islam. Parmi les aspects les plus abjects des pseudo-debats de ces derniers jours sur le climat, il y avait le fait qu’on mène ces débats comme si une semaine plus tôt des enfants n’avaient pas été assassinés à Manchester. Les gens rassemblés pour une minute de silence à Manchester avaient chanté une chanson appelée Don’t look back in anger (ne regarde pas en arrière avec colère). Ils n’étaient pas en colère et, avec leurs bougies, leurs fleurs et leurs petits cœurs en papier rose, ils faisaient acte de soumission. Ils ne regardaient pas en arrière vers les victimes. Les dirigeants européens réservaient, eux, leur colère à Donald Trump et ne regardaient pas en arrière eux non plus.  Parmi les aspects les plus grotesques des pseudo-débats de ces derniers jours sur le climat, il y avait cette prétention cuistre et arrogante des dirigeants européens de sauver la terre alors qu’ils sont totalement incapables de sauver leur propre civilisation et sont en train de la détruire. La terre, dont ils prétendent se préoccuper n’est pas en danger. La civilisation européenne, elle, est bien davantage qu’en danger : elle est quasiment morte, et les dirigeants européens d’aujourd’hui sont ses fossoyeurs. Guy Millière
Les Européens se complaisent dans la détestation de soi, de leur civilisation, de leurs traditions et de leur Histoire. Celle-ci ne leur inspire que remords et aspiration à la repentance. Ils y trouvent élévation, exaltation et, au bout du compte, jouissance dans l’autoflagellation. C’est particulièrement vrai pour ce qui est de leur passé colonial pourtant glorieux. Ce masochisme se retrouve chez ce politicien norvégien qui, violé chez lui par un Somalien, exprima sa culpabilité d’avoir privé ce malheureux, en le dénonçant, de sa vie en Norvège. Il n’est certainement pas étranger à Angela Merkel qui a vu dans la crise migratoire de 2015 une occasion de laver le passé de l’Allemagne. Il y a cependant un point sur lequel nous souhaitons émettre une réserve. D. Murray parle des Européens. En fait pas tous, seulement certains. Une grande partie de nos populations ne partage pas ces sentiments. Ce sont les « élites », ou plutôt la caste dirigeante, qui frappent nos poitrines comme les deux présidents de la République française qui sont allés s’avilir outre-Méditerranée en dénonçant la colonisation française comme un crime contre l’humanité. L’objectif est l’inclusion forcée de cultures qui ne sont pas celles de l’Europe, l’acceptation imposée de religions et de coutumes qui ne sont pas les nôtres, la soumission empressée à des règles juridiques et sociales qui nous sont étrangères, voire qui nous répugnent. C’est le refus de l’assimilation et une politique d’implantation sur notre territoire de communautés souvent hostiles qui mènera à des partitions. En un mot c’est le multiculturalisme. Pour qu’il aboutisse il est indispensable d’exalter l’autre. C’est particulièrement vrai avec l’islam. Plus la réalité fait douter de la « religion de paix et de tolérance », plus on vante les mérites passés des civilisations islamiques. Comme l’a déclaré l’érudit Chirac à Philippe de Villiers stupéfait : l’Europe doit autant à l’islam qu’au christianisme. La conséquence évidente et tragique est que l’Europe ne peut plus rien opposer à l’immigration massive. En particulier D. Murray se demande combien de temps une société fondée sur la tradition chrétienne peut survivre sans se référer à celle-ci. Or pour les Eglises d’Europe devenues des ONG compassionnelles, le message de religion est celui d’une forme de politique de gauche et d’action en faveur de la diversité et du bien-être social. Murray cite à juste titre des noms de dissidents qui, ayant engagé leur propre vie, peuvent être qualifiés de résistants. C’est le cas de Salman Rushdie, victime d’une fatwa de mort, de Pim Fortuyn, assassiné par un défenseur de la cause animale (sic) et de Ayaan Hirsi Ali, Somalienne réfugiée aux Pays-Bas qui abandonna la religion islamique. Menacée, elle a bénéficié d’une protection policière. Murray aurait également pu citer le cas de Robert Redeker menacé de mort à la suite de l’une de ses tribunes consacrée à l’islam et à la liberté d’expression parue dans Le Figaro en 2006. Il est un peu étonnant que D. Murray n’ait pas cité Enoch Powell, homme politique et écrivain britannique dont le célèbre discours du 20 avril 1958 marqua la fin de sa carrière politique, ainsi que Christopher Caldwell, journaliste américain, auteur de Une révolution sous nos yeux / Comment l’islam va transformer la France et l’Europe. Mais surtout le contenu de l’ouvrage de D. Murray se retrouve depuis plusieurs années dans les nombreuses publications parues en France sur l’invasion migratoire. A tout seigneur tout honneur, Jean Raspail fut et demeure un visionnaire stupéfiant de ce qui arrive à l’Europe, avec son Camp des saints. Renaud Camus, créateur du concept du Grand Remplacement, impose son talent littéraire et son intransigeance. Eric Zemmour ne fut pas pendu mais tout de même condamné pour avoir dit la vérité. J.Y. Le Gallou, auteur de Immigration : la catastrophe. Que faire ?, Gérard Pince dans Le Choc des ethnies, Guillaume Faye dans Comprendre l’islam et Malika Sorel Sutter, auteur de Décomposition française peuvent être considérés comme les dissidents les plus marquants. Mais il existe beaucoup d’autres auteurs qui, en France, ont élevé ou élèvent leur voix sur le thème de l’invasion migratoire et de l’islam, à commencer par Michèle Tribalat elle-même, ce qui, semble-t-il, ne lui vaut pas que des éloges à l’INED. Quant à l’évaluation du coût financier de l’immigration, sans citer Polémia, il faut évoquer les travaux de Pierre Milloz, qui fut un pionnier dans les années 1990, et l’excellent et dense petit ouvrage de G. Pince : Les Français ruinés par l’immigration. Tous ces dissidents se heurtent aux obstacles et aux contraintes qu’élèvent les immigrationnistes et le politiquement correct. (…) L’arrivée de migrants est inévitable, nous ne pouvons rien y faire, il faut se résigner car de toute façon la responsabilité nous incombe. C’est la version migratoire du sens de l’histoire. (…) Sans crier gare et sans consulter les populations des natifs au carré les dirigeants européens les mettent devant le fait accompli. D. Murray cite Tony Blair mais c’est la crise migratoire de 2015 qui vit Merkel appeler sans concertation à l’accueil d’un million de migrants en Europe. On appelle réfugiés syriens des migrants économiques érythréens. Les chiffres de l’immigration illégale sont ignorés. Il est affirmé que la France n’est plus une terre de forte immigration. On prétend, comme Lamassoure le fit dans le Figaro, que les terroristes, citoyens français de papier, sont au fond nos propres enfants. Pratique courante, les informations dérangeantes, même monstrueuses, sont occultées. L’affaire Sarah Halimi, les viols de la Saint-Sylvestre en Allemagne ont été cachés et ne sont apparus au grand jour que grâce à la réinfosphère. L’un des cas les plus graves fut celui de viols collectifs de nombreuses jeunes filles en Angleterre qui furent tus par les autorités britanniques pendant des années. Si des faits graves se produisent, on enflamme les débats sur des sujets secondaires. Après la tuerie de Nice ce fut l’affaire du burkini. Comme après Charlie-Hebdo et le Bataclan, on manipule l’opinion et on dérive les sentiments des parents et des témoins vers les marches blanches, les bougies, les pleurnicheries afin d’éviter le ressentiment et les appels à la résistance et au châtiment. La diversité est représentée comme un bien et indispensable pour combler le déficit démographique européen et permettre le paiement des retraites. Le racisme, quand ce n’est pas le nazisme, est soulevé face à la moindre objection. Et pourtant, comme l’a dit Harouel « Plutôt fasciste que mort ». Douglas Murray s’inquiète du pouvoir pris par les associations antiracistes qui luttent contre les discriminations. Elles ont cherché à prendre de plus en plus d’influence et à gagner des sources de financement. Murray cite le cas du journaliste suédois licencié pour avoir évoqué dans un article un sondage largement hostile à l’immigration. En France, sur le fondement des lois mémorielles liberticides, les condamnations pénales pleuvent en contradiction avec la liberté d’expression. (…) D. Murray évoque « l’étrange mort de l’Europe» Non. Si l’Europe et sa civilisation inégalée sont en grand danger elles ne sont pas encore mortes. L’émergence du populisme, l’élection de D. Trump, le Brexit, la détermination de la Russie à défendre des valeurs traditionnelles et la résistance des pays de Visegrad laissent apparaître un réel espoir. Mais le temps presse et la course contre la montre peut être perdue. Polemia
Douglas Murray, qui est journaliste, s’interroge sur les raisons du « suicide » de l’Europe, qui est le seul continent à avoir ouvert ses portes à des populations nouvelles qui n’ont pas été assimilées et qui sont en passe de bouleverser totalement sa vieille « civilisation », plus que la Seconde Guerre mondiale l’a fait. L’auteur explique que, jusqu’en 1945, les migrations étaient soit faibles (comme en Italie), soit facilement absorbées (comme les Irlandais en Angleterre). Mais, ensuite, elles sont devenues massives et ont changé de nature. La Grande-Bretagne, notamment, a vu s’installer chez elle nombre de personnes originaires des Caraïbes et du Pakistan, au point que les « Anglais de souche » sont devenus minoritaires en 2015 à Londres (leur « ethnie « ne représente plus que 44 % des habitants de la capitale). Selon Murray, en Europe occidentale, deux phénomènes se conjuguent. Les « Blancs » ne font plus d’enfants (en moyenne 1,38 par femme alors qu’il en faudrait 2,1 pour que la population « caucasienne » ne diminue pas ), alors que l’immigration s’est accentuée ces dernières années. Il y a, chaque année en Grande-Bretagne, 770.000 naissances par an et 300.000 nouveaux migrants. Un démographe de l’université d’Oxford, cité dans le livre, avance même que si rien ne change, en 2060, les « Blancs » constitueront moins de 50 % de la population britannique. L’auteur rappelle qu’en 1968, le député conservateur Enoch Powell avait prononcé un discours prémonitoire, dans lequel il prévoyait un avenir sombre à son pays si on n’arrêtait pas l’immigration. Mais alors qu’il était soutenu par 75 % des Britanniques, il avait été marginalisé et réduit au silence. Douglas Murray insiste sur ce paradoxe : en Europe occidentale, la majorité des citoyens ne supportent plus les problèmes liés aux migrants (dont les attentats), mais les gouvernements (même de droite !) n’agissent pas, car ceux qui s’opposent à l’immigration sont taxés de racistes et de fascistes et aucun gouvernement de l’Europe occidentale n’ose rejeter ce jugement moral. Douglas Murray démonte les arguments des partisans de l’immigration : elle serait nécessaire, vu le manque d’enfants chez les « Blancs », et elle serait bénéfique sur le plan économique, car les nouveaux venus créeraient de la richesse. Mais M. Murray souligne que, selon les sondages, les « Blancs » feraient sans problème deux ou trois bébés s’ils étaient aidés financièrement. Par ailleurs, en Grande-Bretagne, de 1995 à 2001, lorsqu’on fait les comptes, les immigrants auraient, au final, coûté de 125 à 170 milliards d’euros (pour les soins, la scolarisation des enfants et les aides sociales). Autre argument faux selon l’auteur : il serait impossible d’arrêter l’immigration. La preuve du contraire est donnée par le Japon et les pays de l’Europe de l’Est, qui n’accueillent que très peu de réfugiés et contrôlent leurs frontières. (…) Mais il fustige les pays du Golfe si riches qui n’accueillent aucun réfugié. Pour Douglas Murray, il semble y avoir une prise de conscience des gouvernants et certains faits sont, désormais, mis en avant, alors qu’ils étaient systématiquement étouffés autrefois. Les viols de milliers d’adolescentes non musulmanes par des gangs de Pakistanais sont enfin réprimés et on reconnaît publiquement que 95 % des agressions sexuelles en Suède, en Allemagne ou en Autriche sont commis par des réfugiés. La parole est plus libre et ceux qui rejettent l’immigration ont maintenant le droit de s’exprimer. Mais n’est-il pas déjà trop tard ? Boulevard Voltaire
Somme magistrale (numéro 1 des ventes en Angleterre), ce livre documenté, rigoureux, fait le point sur la descente aux enfers d’une Union européenne qui aspire à faire de son espace civilisationnel, par l’immigration de masse, le bien du monde, la propriété de toutes les ethnies. A lire impérativement pour tous ceux qui veulent comprendre quelque chose à cette mécanique de l’auto-extinction d’une brillante civilisation. Pourquoi les dirigeants, les élites européennes aspirent-elles à dissoudre leur peuple dans le grand brassage des peuples du monde ? Près de 6 millions de juifs ont été méthodiquement exécutés avec la complicité active ou passive de la quasi-totalité des gouvernements européens. Lorsque les horreurs de la Shoah ont été connues de tous, un intense sentiment de culpabilité s’est emparé des élites dirigeantes européennes. Celles-ci ont répandu l’idée que les Etats-nation étaient responsables de ce drame (pas les nazis !) puis que les Européens étaient coupables de tous les malheurs de la planète (l’esclavage, le colonialisme, l’impérialisme…), enfin que l’homme blanc en général était l’ennemi de la nature dont la folie met en péril son existence même. Se concevant comme des êtres foncièrement mauvais, porteurs d’une sorte de péché originel, les dirigeants européens ont mis en place des politiques fondées sur l’obsession de l’auto-flagellation. Tous répètent en boucle : nous sommes coupables et nous devons payer pour tous les crimes commis. Portons sur nos épaules toute la misère du monde. Accueillons tous les migrants victimes, pour l’essentiel, du fanatisme musulman, de la corruption de leurs élites. Par un mécanisme bien connu en psychiatrie, il s’est produit un déplacement dans la représentation collective du vécu des événements passés et présents : à l’analyse, aux explications lucides et rationnelles des événements et des crimes réellement commis (le massacre organisé des populations juives ; les crimes commis ici ou là..), on a substitué une causalité diabolique par laquelle le coupable auto-proclamé est toujours l’Européen et uniquement lui, devenu ainsi l’incarnation universelle du mal. Dans ce scénario délirant, les autres peuples sont par définition et a priori innocents. L’esclavage est attribué aux seuls occidentaux. Oubliés les Africains qui y ont participé activement ; ignorés les Arabes qui ont été de grands esclavagistes… idem pour le colonialisme dépeint uniquement comme un tissu de crimes commis contre les peuples par les seuls européens. Oublié que tous les peuples dominants ont colonisé d’autres peuples ; oublié que les musulmans ont colonisé, envahi, converti par le glaive de très nombreux pays et qu’ils continuent à le faire ; oubliés les innombrables crimes perpétrés au nom de l’Islam et de son prophète. La projection de ce scénario sur la scène mondiale a conduit à désigner les Américains comme coupables a priori (origine colonisation européenne) tout comme Israël dès lors qu’une partie de sa population est d’origine européenne. Europe-Etats-Unis-Israel-Australie-Canada… devaient se prosterner, se mettre à genoux devant tous les autres peuples et demander pardon. Dans ce délire pathologique, on va jusqu’à inculquer l’idée que nous sommes responsables y compris lorsque nous sommes victimes : responsables des crimes terroristes islamiques ; responsables des viols commis par des « migrants »… Ceux, rares, très rares, qui osent mettre en cause ce masochisme politique, sont exclus, marginalisés, traînés devant les tribunaux, persécutés, contraints à se cacher voire sont assassinés. Pour les élites européennes, il n’existe qu’un seul remède, qu’une seule solution pour absoudre ses fautes : la mort, la disparition méthodique des peuples européens, la destruction totale de la civilisation occidentale. Et puis, la chape de plomb du sentiment de culpabilité qui pèse sur la conscience européenne a commencé à se fissurer. En dépit d’une censure étouffante, d’une propagande digne des pays totalitaires, des voix de plus en plus nombreuses s’expriment. Des États refusent le suicide de masse que l’Union européenne a inscrit dans son programme. En Hollande, en Hongrie, en Pologne, en Italie… on refuse d’absorber la pilule de cyanure que représente l’immigration de masse. Aux États-Unis, ex bastion de la culture de la faute ayant atteint son point culminant sous Obama, le Président Trump opère une véritable révolution, libérant la politique du carcan de la culpabilité. En Israël, le gouvernement Netanayou ose l’impensable aux yeux des masochistes professionnels de la faute : il fait inscrire dans le marbre de la loi, le caractère juif de l’Etat d’Israël, mettant fin ainsi à deux mille ans de honte de soi. Pour les spécialistes de la repentance, le scandale est extrême ! Quoi ? Serait-ce possible ? Les Américains n’ont plus honte d’être américains ? Quoi! Les Juifs ne se cachent plus ! Ils n’ont plus honte d’exister ? Ils ont même un État dont ils sont fiers ? Sydney Touati
Si on peut se poser une question ici, ce n’est pas de savoir pourquoi il a fallu plus de vingt-quatre heures au Royaume-Uni pour trouver des lumières aux couleurs de la Belgique mais pourquoi, après soixante-sept années de terrorisme, le Royaume-Uni n’a toujours pas trouvé les simples lumières bleues et blanches qu’il faudrait pour projeter le drapeau d’Israël sur un espace public. Ce n’est pas comme s’il n’y avait pas eu des tas d’occasions. Les ennemis d’Israël nous ont donné bien plus d’occasions pour des affichages lumineux que ce qui a été offert à ceux qui se sont entichés de lumières par les disciples de l’État Islamique. (…) Quand Israël est attaqué les marches qui mènent aux ambassades d’Israël à Londres ou dans d’autres capitales européennes ne sont pas couvertes de fleurs, d’ours en peluche ou de bougies, ni de messages de condoléances griffonnés. En fait, chaque fois que des Israéliens sont attaqués et assassinés il y a bien des réponses devant les ambassades d’Israël. Elles ont tendance à être moins obsédées par les ours en peluche, elles consistent en foules vociférant leur rage contre Israël et devant être retenues par la police locale pour ne pas faire preuve de plus d’antagonisme encore. Il est possible que certains pensent qu’Israël n’est tout simplement pas sur le même continent que l’Europe et que, bien qu’elle est essentiellement une société occidentale, nous ne nous en sentons pas suffisamment proches. Chaque fois qu’une atrocité terroriste est commise en Europe, il y en a toujours qui demandent pourquoi le deuil, disons pour Paris ou Bruxelles, est plus marqué que pour Ankara ou Beyrouth. Mais la question Paris/Bruxelles est rarement posée, voire jamais, à propos de Jérusalem. On pourrait laisser de côté les grandes considérations et dire que c’est parce qu’en Israël les victimes sont juives. Mais il y a aussi une explication qui est toute aussi exacte. C’est qu’Israël est considéré comme différent parce que lorsqu’Israël est attaqué par des terroristes, pour un grand nombre en Occident, Israël n’est pas considéré comme étant une victime innocente. On le considère comme un pays qui, d’une certaine manière, a pu attirer cette violence sur lui. (…) Eh bien, quel choc devra subir le reste du monde un jour. Parce que si on autorise qu’une « excuse » soit donnée pour une représentation faussée d’extrémistes islamistes, il faudra alors en autoriser pour les autres. On devra, par exemple, accepter la parole de l’État Islamique, pour qui la Belgique est une nation de « croisés », qui mérite d’être attaquée car elle est impliquée dans une « croisade » contre l’État Islamique en Irak et en Syrie (ISIS). On devra accepter que pour avoir résisté aux extrémistes islamiques au Mali et en Syrie, ces extrémistes islamiques ont le droit d’attaquer les gens en Belgique, en France, au Sierra Leone, au Canada, aux États-Unis et en Australie. On devra accepter que des Européens puissent être tués pour avoir publié une caricature, simplement parce que un groupe terroriste étranger le dit et puis accepter que les caricaturistes l’ont bien cherché. (…) Cela peut prendre un certain temps avant que nous en prenions conscience, mais nous sommes tous dans le même bateau. Cela peut prendre aussi un certain temps avant que les villes européennes aillent prendre ces ampoules bleues et blanches, mais si nous commençons à demander où sont passés ces ampoules, nous pourrions non seulement comprendre dans quelle situation difficile se trouve Israël, mais aussi comprendre quelle est la nôtre aujourd’hui. Douglas Murray
We’re used to the idea of slow, incremental cultural and societal change. I use the famous example of the ship of Theseus. As bits fall off, you put bits on, but it remains recognizably the ship of Theseus. That isn’t the case when you have migration at the levels at which Europe has had it in recent decades, particularly not at the level of 2015, when Germany added an extra 2 percent of – to its population in a single year alone. And it’s also very unlikely, it seems to me, that people who come with very different attitudes are not going to change the continent significantly. (…)Take an example like – let’s say 2015 across the continent of Europe. The numbers that came that year from across sub-Saharan Africa, North Africa, the Middle East and the Far East were far in excess of any of the migration that was seen during the Jewish migrations into Europe. And secondly, that the claims that were made about Jews were erroneous claims, whereas the people who did warn that some – obviously not all, but some – of the Muslim immigrants will bring serious security challenges with them has been demonstrated time and again by events. So, you know, you can hear ugly echoes whilst also being able to differentiate the difference between facts and lies. (…) And the people arriving are bringing a very literal faith with them. (…) Let me give you one very quick example. In Britain, we, some decades ago, came to a fairly straightforward accommodation and belief towards tolerance towards people who were of sexual minorities. If you – if you look now at all opinion surveys of the people who’ve come in most recently, they have very, very different views. A poll carried out a couple of years ago found that among U.K. Muslims there was zero – zero – belief that homosexuality was a permissible lifestyle choice. And a poll taken just last year in Britain found that 52 percent of British Muslims wanted being gay in the U.K. to be made illegal now. Now, there are people who won’t bake your wedding cake if you’re gay. There are some ultra-Protestants who won’t marry you in their churches. But these are people who actually want to make it a crime punishable in law in the 21st century in Britain. So I’m afraid that everyone has to concede – liberal or conservative or whatever – that some of the people who the liberals and their attitude towards immigration have brought here have more illiberal attitudes than anyone else in the country. And this is a big problem. (…) I am intolerant – I have to say, I am intolerant of people who want to put me, as a gay man, in prison. Yeah. Yeah, I’m intolerant of that. (…) everyone agrees that the colonial era was wrong. I’m not an apologist for empire. But in that case, how long does the reverse colonialism happen for? And if you see it as some kind of blowback for colonialism, then what is the end point of this anti-colonialism? (…) The problem is that this isn’t borne out by the facts across Europe. For instance, I mean, where was the Swedish empire across Africa or in the Middle East? Where was it? (…) And so why did Sweden take in 2 percent of its population in addition in one year alone, 2015? It makes no sense. We can all find excuses and reasons for why this is happening. I think it’s much better to look at it in the round and see the very complex picture this actually presents and the very complex future it’s setting up for us. (…) The first solution is very straightforward. It is that you slow down the flow. I don’t say no migrants into Europe. I don’t say that at all. But you’ve got to massively slow down the flow because a society doesn’t have a hope of remaining cohesive when you have migration at these levels. The second thing is you work on the people who are already here more. The third thing is that you make it clear that as well as speaking the language of inclusion in our politics, we have to speak the language of exclusion – what it is that we won’t tolerate as well as what it is that we do and what it is we will be tolerant of. There’s a whole set of other things. One of them is a very basic one, which is to try to shrug off what I diagnose as, among other things, the guilt-ridden complex that Europe has. I’m not advocating that we become sort of, you know, patriotic nationalists. You’ve got to find a balance here. And one of the balances has to be arrived at by recognizing a very simple fact, which is that Europe cannot be the home for everybody in the world who wants to move in and call it home. Douglas Murray
Murray begins with some sweeping stuff about European neighbourhoods becoming indistinguishable from their inhabitants’ native Pakistan, before narrowing things down to the fact that London is no longer a majority white British city. Before long, inevitably, we are reminded of the “prophetic foreboding” of Enoch Powell’s “rivers of blood” speech. Murray never quite spells out why it matters so terribly that people should come here from abroad – what is supposedly so awful about black and brown Londoners, including second or third generation immigrants, or indeed white people born overseas. There are token mentions ogayf pressure on public services, and a grand assertion that the evidence suggesting immigration has economic benefits is all either wrong or fiddled by New Labour. (Anyone familiar with recent Labour history will find mildly surreal Murray’s account of how he imagines the party, and the immigration minister Barbara Roche in particular, tackled immigration.) But this fearless scourge of political correctness seems oddly reluctant to pinpoint precisely why people coming from India, the Caribbean or eastern Europe was such a ghastly prospect. He has rather fewer inhibitions, however, regarding more recent immigrants from predominantly Muslim Middle Eastern countries. Chapter after chapter circles around the same repetitive themes: migrants raping and murdering and terrorising; paeans to Christianity; long polemics about how Europe is too “exhausted by history” and colonial guilt to face another battle, and is thus letting itself be rolled over by invaders fiercely confident in their own beliefs. (…) The book regurgitates the same misleading myths as Nigel Farage about immigration turning Sweden into the rape capital of Europe. (The unexciting truth is that Swedish rape laws are among the strictest in the world, and that the numbers soared when these laws were tightened to change the way incidents were counted; the high number of rape allegations is best seen not as proof of Sweden being dragged into the gutter but of its radically feminist approach to prosecuting.) He triumphantly dismisses any polling suggesting immigrants actually want to integrate by suggesting that pubs “very often close” when Muslim migrants move in – presumably in a different way than pubs all over Britain are closing, crippled by everything from cheap supermarket booze and stagnating wages to the smoking ban – and that if they really wanted to be British they would go out and “drink lukewarm beer like everybody else”. Be more Nigel Farage, or else. (…) Yet (…) For a book that argues that Europe is in mortal danger, there are surprisingly few concrete suggestions for averting it. Murray proposes tougher curbs on immigration, suggests refugees should be given only temporary refuge and be sent home when it’s safe (a direction in which the Home Office is already moving) and bangs the drum for stronger Christian faith. But if he really does think Muslims are as inherently dangerous as his book suggests, why not a Trump-style ban? Why not refuse to take refugees at all, or do so only following an intensive programme of cultural re-education along his approved lines? More surprising, however, is the author’s inability to define the culture supposedly in jeopardy. If Europe should more aggressively defend its unique identity, the least one might expect is a clear definition of this precious thing it’s supposed to be defending: the values, experiences and ideas in danger of being lost. But apart from beer and churchgoing, padded out with scorn for anyone trying to distinguish between Islam or Muslims in general and Islamist terrorists in particular, there’s little here to cling to. At one point the author is reduced to suggesting that he thinks the future Europe will stand or fall on its “attitude to church buildings”. The frustrating thing is that Europe isn’t perfect. It has struggled to cope with unprecedented flows of migrants in recent years, and to integrate those already here. It is confused in some ways about what it stands for. It is politically fractured, most recently by Brexit – which this book doesn’t really cover – but before that by the euro crisis, its treatment of Greece and the alienation of many of its citizens from creaking, remote political EU institutions that do not seem up to the huge economic challenges ahead. Europe isn’t dying, but it isn’t ageing well, and all that is ripe for critical analysis. The Guardian
The author does hit on some unfortunate truths. The migrant crisis of 2015 was unexpected, but also badly managed by the European Union. Laws to combat anti-Islamic hate speech tend to clamp down on free expression, and worsen the tensions. The policy of isolating anti-migrant parties tended to make them even more popular: when the Sweden Democrats were first elected into parliament with 5% of the vote in 2010, other politicians “treated the new MPs as pariahs”. The party is now one of the most popular in Sweden, scoring 24% in recent opinion polls. In some places the police or social services have indeed failed to act against pathologies in Muslim communities, fearful of being tarred with racism. (…) But (…) he cites polls showing that voters worry about the number of immigrants, but not those showing that people vastly overestimate those numbers. He is prone to exaggeration: housing shortages in Sweden are “largely caused by immigration”, rather than decades of under-construction; NGO boats rescuing migrants in the Mediterranean do so “minutes” after they leave the north African shore (in reality, it takes hours or even a day for refugee boats to be found, which is why around 5,000 died or went missing on that crossing last year). He puts nearly all of the blame for the migration crisis on the shoulders of Angela Merkel, the German chancellor, who in 2015 “opened a door that was already ajar”. (…) Mrs Merkel was indeed temporarily damaged by the migration crisis, with her poll ratings falling. But her party still looks set to win the elections this autumn, and allies have won local elections, while support for a far-right party has fallen. Mr Murray argues that Marine Le Pen’s National Front, one of a handful of “thoughtful and clearly non-fascist parties” often described as on the “far right”, should be accepted into the mainstream. Yet Ms Le Pen’s bleak vision did not convince France’s voters to make her president, while her party now looks much diminished. Mr Murray is right to point out that many European politicians have not yet come to grips with how to manage migration in the coming decades. But Europe is a long way off from its last gasp. The Economist

Cachez cette invasion que je ne saurai voir  !

A l’heure où de la Californie à Grèce et de la Suède au Portugal …

Oubliant commodément, entre cycles climatiques, sururbanisation et bétonisation, une myriade d’autres facteurs possibles …

Et sans compter, comme en Israël depuis des mois et dans la plus grande indifférence, les pyromanes

Ou en Iran nos amis les mollahs détourneurs et voleurs d’eau

On nous bassine ou nous anathémise avec un changement climatique encore largement hypothétique …

Entre deux égorgements (pardon: agressions au couteau), émeutes ou marches silencieuses

Sans parler, entre deux « fake news » (pardon: « erreurs de formulation »), de l’effet contaminateur et incitatif comme pour les fusillades de lycées de nos apprentis-sorciers de médias, leurs interviews des suspects et leurs fascinantes listes de records (jusqu’à littéralement jouer avec le feu entre scénarios du jugement dernier et des noms d’incendies comme Holy fire !) …

Pendant qu’aux Etats-Unis, on découvre par hasard un camp d’entrainement d’enfants, fusils d’assaut et champ de tir compris, pour futures fusillades scolaires créé par le fils d’un ancien membre de la Nation of islam de Farrakhan et  imam d’une mosquée de Brooklyn impliqué dans le premier attentat du World Trade Center

Retour avec la récente traduction française du bestseller de l’an dernier du journaliste britannique Douglas Murray …

Qui montre exemple après exemple et après les prophéties de Powell ou de Raspail

Comment à coups de prétendue inéluctabilité, politique du fait accompli, déni, complicité, camouflage des informations dérangeantes, diversion, chantage au racisme, propagande, intimidation ou répression

Et sans compter, derrière les intérêts bien compris de quelques uns, l’effet paradoxal de l’aide

L’Europe contribue à sa propre disparition …

Sidney Touati
Dreuz
4 août 2018
« Là où un musulman a prié, la terre appartient à l’islam »

Cet article est librement inspiré d’un ouvrage dont je recommande la lecture. Il s’agit du livre de Douglas Murray : L’étrange suicide de l’Europe*.

Somme magistrale (numéro 1 des ventes en Angleterre), ce livre documenté, rigoureux, fait le point sur la descente aux enfers d’une Union européenne qui aspire à faire de son espace civilisationnel, par l’immigration de masse, le bien du monde, la propriété de toutes les ethnies.

A lire impérativement pour tous ceux qui veulent comprendre quelque chose à cette mécanique de l’auto-extinction d’une brillante civilisation.

Pourquoi les dirigeants, les élites européennes aspirent-elles à dissoudre leur peuple dans le grand brassage des peuples du monde ?

Près de 6 millions de juifs ont été méthodiquement exécutés avec la complicité active ou passive de la quasi-totalité des gouvernements européens.

Lorsque les horreurs de la Shoah ont été connues de tous, un intense sentiment de culpabilité s’est emparé des élites dirigeantes européennes.

Celles-ci ont répandu l’idée que les Etats-nation étaient responsables de ce drame (pas les nazis !) puis que les Européens étaient coupables de tous les malheurs de la planète (l’esclavage, le colonialisme, l’impérialisme…), enfin que l’homme blanc en général était l’ennemi de la nature dont la folie met en péril son existence même.

Se concevant comme des êtres foncièrement mauvais, porteurs d’une sorte de péché originel, les dirigeants européens ont mis en place des politiques fondées sur l’obsession de l’auto-flagellation.

Tous répètent en boucle : nous sommes coupables et nous devons payer pour tous les crimes commis.

Portons sur nos épaules toute la misère du monde. Accueillons tous les migrants victimes, pour l’essentiel, du fanatisme musulman, de la corruption de leurs élites.

Psychiatrisation de la politique de l’Union européenne.

Par un mécanisme bien connu en psychiatrie, il s’est produit un déplacement dans la représentation collective du vécu des événements passés et présents : à l’analyse, aux explications lucides et rationnelles des événements et des crimes réellement commis (le massacre organisé des populations juives ; les crimes commis ici ou là..), on a substitué une causalité diabolique par laquelle le coupable auto-proclamé est toujours l’Européen et uniquement lui, devenu ainsi l’incarnation universelle du mal.

Dans ce scénario délirant, les autres peuples sont par définition et a priori innocents.

L’esclavage est attribué aux seuls occidentaux. Oubliés les Africains qui y ont participé activement ; ignorés les Arabes qui ont été de grands esclavagistes… idem pour le colonialisme dépeint uniquement comme un tissu de crimes commis contre les peuples par les seuls européens. Oublié que tous les peuples dominants ont colonisé d’autres peuples ; oublié que les musulmans ont colonisé, envahi, converti par le glaive de très nombreux pays et qu’ils continuent à le faire ; oubliés les innombrables crimes perpétrés au nom de l’Islam et de son prophète.

La projection de ce scénario sur la scène mondiale a conduit à désigner les Américains comme coupables a priori (origine colonisation européenne) tout comme Israël dès lors qu’une partie de sa population est d’origine européenne.

Europe-Etats-Unis-Israel-Austalie-Canada… devaient se prosterner, se mettre à genoux devant tous les autres peuples et demander pardon.

Dans ce délire pathologique, on va jusqu’à inculquer l’idée que nous sommes responsables y compris lorsque nous sommes victimes : responsables des crimes terroristes islamiques ; responsables des viols commis par des « migrants »…

Ceux, rares, très rares, qui osent mettre en cause ce masochisme politique, sont exclus, marginalisés, traînés devant les tribunaux, persécutés, contraints à se cacher voire sont assassinés.

Pour les élites européennes, il n’existe qu’un seul remède, qu’une seule solution pour absoudre ses fautes : la mort, la disparition méthodique des peuples européens, la destruction totale de la civilisation occidentale.

La Renaissance

Et puis, la chape de plomb du sentiment de culpabilité qui pèse sur la conscience européenne a commencé à se fissurer.

En dépit d’une censure étouffante, d’une propagande digne des pays totalitaires, des voix de plus en plus nombreuses s’expriment. Des États refusent le suicide de masse que l’Union européenne a inscrit dans son programme.

En Hollande, en Hongrie, en Pologne, en Italie… on refuse d’absorber la pilule de cyanure que représente l’immigration de masse.

Aux États-Unis, ex bastion de la culture de la faute ayant atteint son point culminant sous Obama, le Président Trump opère une véritable révolution, libérant la politique du carcan de la culpabilité.

En Israël, le gouvernement Netanayou ose l’impensable aux yeux des masochistes professionnels de la faute : il fait inscrire dans le marbre de la loi, le caractère juif de l’Etat d’Israël, mettant fin ainsi à deux mille ans de honte de soi.

Pour les spécialistes de la repentance, le scandale est extrême !

Quoi ? Serait-ce possible ?

Les Américains n’ont plus honte d’être américains ?

Quoi! Les Juifs ne se cachent plus !

Ils n’ont plus honte d’exister ? Ils ont même un État dont ils sont fiers ?

Les dirigeants masochistes de France, d’Allemagne, d’Angleterre, de Suède et d’ailleurs continuent à courber l’échine et à demander que leur peuple respectif soit martyrisé jusqu’à ce que mort s’ensuive.

Puisque les dirigeants de l’Union européenne aspirent à mourir, alors qu’ils appliquent à eux-mêmes la thérapie qu’ils imposent par la contrainte aux autres. Qu’ils laissent enfin la place à ceux qui aiment sans complexe la vieille, la riche, la belle civilisation européenne, c’est-à-dire la grande majorité des citoyens.

Envoyons des fouets à Macron, à Merkel et autres masochistes.

Qu’ils se punissent puisque tel est le fondement de leur politique.

Qu’ils nous laissent vivre dans le cadre de notre culture européenne qui repose sur Jérusalem-Athènes-Rome.

Voir aussi:

« L’Etrange Mort de l’Europe : immigration, identité et islam » de Douglas Murray présenté par Michèle Tribalat (*)

Polemia

11 septembre 2017

♦ Douglas Murray est un écrivain, journaliste et commentateur politique britannique. Il exprime régulièrement à la télévision, à la radio et dans de nombreux périodiques un point de vue critique envers l’islam.

En 2017, son livre The Strange Death of Europe: immigration, identity and islam, est un grand succès de librairie en Grande-Bretagne.


  • Culpabilisme et exaltation des autres : l’Europe a perdu de vue ce qu’elle était

Culpabilisme et détestation de soi

Les Européens se complaisent dans la détestation de soi, de leur civilisation, de leurs traditions et de leur Histoire. Celle-ci ne leur inspire que remords et aspiration à la repentance. Ils y trouvent élévation, exaltation et, au bout du compte, jouissance dans l’autoflagellation. C’est particulièrement vrai pour ce qui est de leur passé colonial pourtant glorieux.

Ce masochisme se retrouve chez ce politicien norvégien qui, violé chez lui par un Somalien, exprima sa culpabilité d’avoir privé ce malheureux, en le dénonçant, de sa vie en Norvège. Il n’est certainement pas étranger à Angela Merkel qui a vu dans la crise migratoire de 2015 une occasion de laver le passé de l’Allemagne.

Il y a cependant un point sur lequel nous souhaitons émettre une réserve. D. Murray parle des Européens. En fait pas tous, seulement certains. Une grande partie de nos populations ne partage pas ces sentiments. Ce sont les « élites », ou plutôt la caste dirigeante, qui frappent nos poitrines comme les deux présidents de la République française qui sont allés s’avilir outre-Méditerranée en dénonçant la colonisation française comme un crime contre l’humanité.

L’exaltation des autres

L’objectif est l’inclusion forcée de cultures qui ne sont pas celles de l’Europe, l’acceptation imposée de religions et de coutumes qui ne sont pas les nôtres, la soumission empressée à des règles juridiques et sociales qui nous sont étrangères, voire qui nous répugnent. C’est le refus de l’assimilation et une politique d’implantation sur notre territoire de communautés souvent hostiles qui mènera à des partitions. En un mot c’est le multiculturalisme.

Pour qu’il aboutisse il est indispensable d’exalter l’autre. C’est particulièrement vrai avec l’islam. Plus la réalité fait douter de la « religion de paix et de tolérance », plus on vante les mérites passés des civilisations islamiques. Comme l’a déclaré l’érudit Chirac à Philippe de Villiers stupéfait : l’Europe doit autant à l’islam qu’au christianisme.

La conséquence évidente et tragique est que l’Europe ne peut plus rien opposer à l’immigration massive. En particulier D. Murray se demande combien de temps une société fondée sur la tradition chrétienne peut survivre sans se référer à celle-ci. Or pour les Eglises d’Europe devenues des ONG compassionnelles, le message de religion est celui d’une forme de politique de gauche et d’action en faveur de la diversité et du bien-être social.

  • Les nouveaux dissidents

Les dissidents de D. Murray

  1. Murray cite à juste titre des noms de dissidents qui, ayant engagé leur propre vie, peuvent être qualifiés de résistants. C’est le cas de Salman Rushdie, victime d’une fatwa de mort, de Pim Fortuyn, assassiné par un défenseur de la cause animale (sic) et de Ayaan Hirsi Ali, Somalienne réfugiée aux Pays-Bas qui abandonna la religion islamique. Menacée, elle a bénéficié d’une protection policière.
  2. Murray aurait également pu citer le cas de Robert Redeker menacé de mort à la suite de l’une de ses tribunes consacrée à l’islam et à la liberté d’expression parue dans Le Figaro en 2006.

Les dissidents que D. Murray aurait pu citer

Il est un peu étonnant que D. Murray n’ait pas cité Enoch Powell, homme politique et écrivain britannique dont le célèbre discours du 20 avril 1958 marqua la fin de sa carrière politique, ainsi que Christopher Caldwell, journaliste américain, auteur de Une révolution sous nos yeux / Comment l’islam va transformer la France et l’Europe.

Mais surtout le contenu de l’ouvrage de D. Murray se retrouve depuis plusieurs années dans les nombreuses publications parues en France sur l’invasion migratoire.

A tout seigneur tout honneur, Jean Raspail fut et demeure un visionnaire stupéfiant de ce qui arrive à l’Europe, avec son Camp des saints. Renaud Camus, créateur du concept du Grand Remplacement, impose son talent littéraire et son intransigeance. Eric Zemmour ne fut pas pendu mais tout de même condamné pour avoir dit la vérité.

J.Y. Le Gallou, auteur de Immigration : la catastrophe. Que faire ?, Gérard Pince dans Le Choc des ethnies, Guillaume Faye dans Comprendre l’islam et Malika Sorel Sutter, auteur de Décomposition française peuvent être considérés comme les dissidents les plus marquants. Mais il existe beaucoup d’autres auteurs qui, en France, ont élevé ou élèvent leur voix sur le thème de l’invasion migratoire et de l’islam, à commencer par Michèle Tribalat elle-même, ce qui, semble-t-il, ne lui vaut pas que des éloges à l’INED.

Quant à l’évaluation du coût financier de l’immigration, sans citer Polémia, il faut évoquer les travaux de Pierre Milloz, qui fut un pionnier dans les années 1990, et l’excellent et dense petit ouvrage de G. Pince : Les Français ruinés par l’immigration.

Tous ces dissidents se heurtent aux obstacles et aux contraintes qu’élèvent les immigrationnistes et le politiquement correct.

  • La dissidence face aux obstacles et aux contraintes selon D. Murray

L’inéluctabilité

L’arrivée de migrants est inévitable, nous ne pouvons rien y faire, il faut se résigner car de toute façon la responsabilité nous incombe. C’est la version migratoire du sens de l’histoire.

La politique du fait accompli

Sans crier gare et sans consulter les populations des natifs au carré les dirigeants européens les mettent devant le fait accompli. D. Murray cite Tony Blair mais c’est la crise migratoire de 2015 qui vit Merkel appeler sans concertation à l’accueil d’un million de migrants en Europe.

Le déni

On appelle réfugiés syriens des migrants économiques érythréens. Les chiffres de l’immigration illégale sont ignorés. Il est affirmé que la France n’est plus une terre de forte immigration. On prétend, comme Lamassoure le fit dans le Figaro, que les terroristes, citoyens français de papier, sont au fond nos propres enfants.

  • Complicité et camouflage des informations dérangeantes

Pratique courante, les informations dérangeantes, même monstrueuses, sont occultées. L’affaire Sarah Halimi, les viols de la Saint-Sylvestre en Allemagne ont été cachés et ne sont apparus au grand jour que grâce à la réinfosphère. L’un des cas les plus graves fut celui de viols collectifs de nombreuses jeunes filles en Angleterre qui furent tus par les autorités britanniques pendant des années.

La diversion

Si des faits graves se produisent, on enflamme les débats sur des sujets secondaires. Après la tuerie de Nice ce fut l’affaire du burkini.

Vous n’aurez pas ma haine

Comme après Charlie-Hebdo et le Bataclan, on manipule l’opinion et on dérive les sentiments des parents et des témoins vers les marches blanches, les bougies, les pleurnicheries afin d’éviter le ressentiment et les appels à la résistance et au châtiment.

La propagande

La diversité est représentée comme un bien et indispensable pour combler le déficit démographique européen et permettre le paiement des retraites.

L’intimidation

Le racisme, quand ce n’est pas le nazisme, est soulevé face à la moindre objection. Et pourtant, comme l’a dit Harouel « Plutôt fasciste que mort ».

Douglas Murray s’inquiète du pouvoir pris par les associations antiracistes qui luttent contre les discriminations. Elles ont cherché à prendre de plus en plus d’influence et à gagner des sources de financement.

La répression

Murray cite le cas du journaliste suédois licencié pour avoir évoqué dans un article un sondage largement hostile à l’immigration.

En France, sur le fondement des lois mémorielles liberticides, les condamnations pénales pleuvent en contradiction avec la liberté d’expression.

Le déni, le mensonge venant d’en haut encouragent la radicalisation des envahisseurs.

  • Le « Que faire ?» de D. Murray

L’auteur ne semble guère proposer de solutions. Tout au plus il ne fait qu’inviter les politiciens à reconnaître le bien-fondé de certains griefs. C’est timide. Qu’il lise les propositions de R. Camus et des Identitaires. En fait il ne va pas au bout de ses constats.

Ces politiciens, en réalité, n’y peuvent pas grand-chose. Soit ils subissent, soit ils exécutent consciemment une politique venue d’ailleurs. Celle-ci, inspirée par l’oligarchie mondialiste, théorisée par l’ONU et toutes les organisations internationales périphériques, relayée par l’Europe de Bruxelles, appliquée délibérément et obstinément par les gouvernements français depuis 40 ans, est déterminée à faire disparaître les verrous des Etats nations et à établir au sein de l’Europe un magma humain de consommateurs sans frontières subventionnés par les autochtones pour le plus grand profit de cette oligarchie.

  • Conclusion.

D. Murray évoque « l’étrange mort de l’Europe»

Non. Si l’Europe et sa civilisation inégalée sont en grand danger elles ne sont pas encore mortes.

L’émergence du populisme, l’élection de D. Trump, le Brexit, la détermination de la Russie à défendre des valeurs traditionnelles et la résistance des pays de Visegrad laissent apparaître un réel espoir.

Mais le temps presse et la course contre la montre peut être perdue.

Douglas Murray, The Strange Death of Europe : Immigration, Identity, Islam, (Anglais)), éditions Bloomsbury Continuum, 4 mai 2017, 352 pages.

(*) Note : Voir le site de Michèle Tribalat : http://www.micheletribalat.fr/435549315

Voir également:

Livre/ L’Étrange Suicide de l’Europe, de Douglas Murray

Ce livre fondamental, passionnant, très bien écrit, qui est (à juste titre !) numéro 1 des ventes en Grande-Bretagne, vient d’être traduit en français. Douglas Murray, qui est journaliste, s’interroge sur les raisons du « suicide » de l’Europe, qui est le seul continent à avoir ouvert ses portes à des populations nouvelles qui n’ont pas été assimilées et qui sont en passe de bouleverser totalement sa vieille « civilisation », plus que la Seconde Guerre mondiale l’a fait.

L’auteur explique que, jusqu’en 1945, les migrations étaient soit faibles (comme en Italie), soit facilement absorbées (comme les Irlandais en Angleterre). Mais, ensuite, elles sont devenues massives et ont changé de nature. La Grande-Bretagne, notamment, a vu s’installer chez elle nombre de personnes originaires des Caraïbes et du Pakistan, au point que les « Anglais de souche » sont devenus minoritaires en 2015 à Londres (leur « ethnie « ne représente plus que 44 % des habitants de la capitale). Selon Murray, en Europe occidentale, deux phénomènes se conjuguent. Les « Blancs » ne font plus d’enfants (en moyenne 1,38 par femme alors qu’il en faudrait 2,1 pour que la population « caucasienne » ne diminue pas ), alors que l’immigration s’est accentuée ces dernières années. Il y a, chaque année en Grande-Bretagne, 770.000 naissances par an et 300.000 nouveaux migrants. Un démographe de l’université d’Oxford, cité dans le livre, avance même que si rien ne change, en 2060, les « Blancs » constitueront moins de 50 % de la population britannique.

L’auteur rappelle qu’en 1968, le député conservateur Enoch Powell avait prononcé un discours prémonitoire, dans lequel il prévoyait un avenir sombre à son pays si on n’arrêtait pas l’immigration. Mais alors qu’il était soutenu par 75 % des Britanniques, il avait été marginalisé et réduit au silence. Douglas Murray insiste sur ce paradoxe : en Europe occidentale, la majorité des citoyens ne supportent plus les problèmes liés aux migrants (dont les attentats), mais les gouvernements (même de droite !) n’agissent pas, car ceux qui s’opposent à l’immigration sont taxés de racistes et de fascistes et aucun gouvernement de l’Europe occidentale n’ose rejeter ce jugement moral.

Douglas Murray démonte les arguments des partisans de l’immigration : elle serait nécessaire, vu le manque d’enfants chez les « Blancs », et elle serait bénéfique sur le plan économique, car les nouveaux venus créeraient de la richesse. Mais M. Murray souligne que, selon les sondages, les « Blancs » feraient sans problème deux ou trois bébés s’ils étaient aidés financièrement. Par ailleurs, en Grande-Bretagne, de 1995 à 2001, lorsqu’on fait les comptes, les immigrants auraient, au final, coûté de 125 à 170 milliards d’euros (pour les soins, la scolarisation des enfants et les aides sociales).

Autre argument faux selon l’auteur : il serait impossible d’arrêter l’immigration. La preuve du contraire est donnée par le Japon et les pays de l’Europe de l’Est, qui n’accueillent que très peu de réfugiés et contrôlent leurs frontières. Néanmoins, l’auteur est allé à la rencontre de migrants et, pour lui, certains d’entre eux ont des raisons valables de venir chez nous. Il comprend la réaction de Mme Merkel qui, en 2015, a fait preuve de générosité en ouvrant toutes grandes les frontières de l’Allemagne. Mais il fustige les pays du Golfe si riches qui n’accueillent aucun réfugié.

Pour Douglas Murray, il semble y avoir une prise de conscience des gouvernants et certains faits sont, désormais, mis en avant, alors qu’ils étaient systématiquement étouffés autrefois. Les viols de milliers d’adolescentes non musulmanes par des gangs de Pakistanais sont enfin réprimés et on reconnaît publiquement que 95 % des agressions sexuelles en Suède, en Allemagne ou en Autriche sont commis par des réfugiés. La parole est plus libre et ceux qui rejettent l’immigration ont maintenant le droit de s’exprimer. Mais n’est-il pas déjà trop tard ?

Voir de même:

NPR

NPR’s Robert Siegel talks to Douglas Murray about his new book, The Strange Death of Europe: Immigration, Identity, Islam. He argues that European civilization is dying as a result of immigration.

ROBERT SIEGEL, HOST:

The way the British writer Douglas Murray sees it, European civilization is in the process of suicide by immigration. Western Europe in particular, after encouraging immigration to fill low-wage jobs, now finds itself defending traditional values against those of largely Muslim immigrants and their descendants. Mr. Murray’s new book is called « The Strange Death Of Europe, » and he joins us from London. Welcome to the program.

DOUGLAS MURRAY: Very good to be with you.

SIEGEL: First, what does it mean in your view for Europe to die as opposed to change with changing populations?

MURRAY: We’re used to the idea of slow, incremental cultural and societal change. I use the famous example of the ship of Theseus. As bits fall off, you put bits on, but it remains recognizably the ship of Theseus. That isn’t the case when you have migration at the levels at which Europe has had it in recent decades, particularly not at the level of 2015, when Germany added an extra 2 percent of – to its population in a single year alone. And it’s also very unlikely, it seems to me, that people who come with very different attitudes are not going to change the continent significantly.

SIEGEL: Very different attitudes, you believe, being essentially Muslim attitudes, is what you’re – what you’re writing about here?

MURRAY: That is obviously the one that is – that Europe is finding it hardest to digest, yes.

SIEGEL: Let me cut to what, for me, is the chase here. As a Jew, I mean, I have to ask you – what is so different about contemporary opposition to Muslim immigrants from 19th and 20th century European anti-Semitism? Things were said about the Jews – that they wouldn’t fit in or would bring radical ideas from Eastern Europe with them into the West.

MURRAY: Well, the difference is the facts, isn’t it? That’s the first thing – and secondly, of course, the numbers. Take an example like – let’s say 2015 across the continent of Europe. The numbers that came that year from across sub-Saharan Africa, North Africa, the Middle East and the Far East were far in excess of any of the migration that was seen during the Jewish migrations into Europe.

And secondly, that the claims that were made about Jews were erroneous claims, whereas the people who did warn that some – obviously not all, but some – of the Muslim immigrants will bring serious security challenges with them has been demonstrated time and again by events. So, you know, you can hear ugly echoes whilst also being able to differentiate the difference between facts and lies.

SIEGEL: One fundamental difference that you write about is – you write that for, well, going on two centuries, in Britain and other parts of Europe, religious faith has been moving from the literal to the metaphorical.

MURRAY: Yes.

SIEGEL: And the people arriving are bringing a very literal faith with them.

MURRAY: Yes.

SIEGEL: And that seems to be one of the basic dissonances that you’re writing about.

MURRAY: Yes.

SIEGEL: Do you feel that’s what makes you and the people you grew up with fundamentally different from many of the people arriving now?

MURRAY: Let me give you one very quick example. In Britain, we, some decades ago, came to a fairly straightforward accommodation and belief towards tolerance towards people who were of sexual minorities. If you – if you look now at all opinion surveys of the people who’ve come in most recently, they have very, very different views. A poll carried out a couple of years ago found that among U.K. Muslims there was zero – zero – belief that homosexuality was a permissible lifestyle choice. And a poll taken just last year in Britain found that 52 percent of British Muslims wanted being gay in the U.K. to be made illegal now.

Now, there are people who won’t bake your wedding cake if you’re gay. There are some ultra-Protestants who won’t marry you in their churches. But these are people who actually want to make it a crime punishable in law in the 21st century in Britain. So I’m afraid that everyone has to concede – liberal or conservative or whatever – that some of the people who the liberals and their attitude towards immigration have brought here have more illiberal attitudes than anyone else in the country. And this is a big problem.

SIEGEL: Yeah. And you represent the other side of that coin, which is someone taking what would be described as a very – your critics would say a very intolerant attitude of immigrants. But you’re openly gay and…

MURRAY: Well, I am intolerant – I have to say, I am intolerant of people who want to put me, as a gay man, in prison. Yeah. Yeah, I’m intolerant of that.

SIEGEL: Yeah, there’s no – fair enough. But as a gay man, one of the – one of the traditional values that you’re saying is under assault is a degree of tolerance that’s developed in Britain and other European societies.

MURRAY: Of course. We all – we all know – it’s a grade-school question of the level at which you can decide to be tolerant of an intolerant belief.

SIEGEL: Do you accept, though, that there’s something odd and almost comical about a Brit saying, we never asked for Pakistanis to come to our country en masse when, in fact, no one on the Indian subcontinent, to my knowledge, ever asked Britain to come and set up an empire there and decide that it was fit to rule over hundreds of millions of people in that part of the world?

MURRAY: It’s one interpretation and usage of the word comic. Ironic, perhaps, you’d say. But no, if that is the comparison you’d like to make, then I would throw a question back to you.

SIEGEL: Yeah.

MURRAY: Which is everyone agrees that the colonial era was wrong. I’m not an apologist for empire. But in that case, how long does the reverse colonialism happen for? And if you see it as some kind of blowback for colonialism, then what is the end point of this anti-colonialism?

SIEGEL: Well, you’re using the construct of punishment. I was saying it’s a fairly natural consequence, just as the French have a very large population that are – originates in North Africa, where they had decided for some time they should rule.

MURRAY: Yeah, but this doesn’t – this doesn’t work…

SIEGEL: It’s human nature to do that.

MURRAY: The problem is that this isn’t borne out by the facts across Europe. For instance, I mean, where was the Swedish empire across Africa or in the Middle East? Where was it?

SIEGEL: Fair enough. That’s not the same.

MURRAY: And so why did Sweden take in 2 percent of its population in addition in one year alone, 2015? It makes no sense. We can all find excuses and reasons for why this is happening. I think it’s much better to look at it in the round and see the very complex picture this actually presents and the very complex future it’s setting up for us.

SIEGEL: If what you call the strange death of Europe is – if it remains a process rather than a condition, what would be your solution to reverse the process?

MURRAY: The first solution is very straightforward. It is that you slow down the flow. I don’t say no migrants into Europe. I don’t say that at all. But you’ve got to massively slow down the flow because a society doesn’t have a hope of remaining cohesive when you have migration at these levels. The second thing is you work on the people who are already here more. The third thing is that you make it clear that as well as speaking the language of inclusion in our politics, we have to speak the language of exclusion – what it is that we won’t tolerate as well as what it is that we do and what it is we will be tolerant of.

There’s a whole set of other things. One of them is a very basic one, which is to try to shrug off what I diagnose as, among other things, the guilt-ridden complex that Europe has. I’m not advocating that we become sort of, you know, patriotic nationalists. You’ve got to find a balance here. And one of the balances has to be arrived at by recognizing a very simple fact, which is that Europe cannot be the home for everybody in the world who wants to move in and call it home.

SIEGEL: Douglas Murray, author of « The Strange Death Of Europe: Immigration, Identity, Islam. » Thanks for talking with us today.

MURRAY: Great pleasure.

Voir de plus:

Drawbridge up
Fearing the “suicide” of Europe
A polemic on Islam and migration hits on unhappy truths, but paints only a partial picture
The Economist
Jun 17th 2017

The Strange Death of Europe: Immigration, Identity, Islam. By Douglas Murray. Bloomsbury; 343 pages; $26.00 and £18.99.

“EUROPE is committing suicide,” says Douglas Murray in the opening words of his book. The British journalist thinks cities such as London or Malmo in Sweden have been irrevocably changed by migration. European culture has been diminished by a mixture of self-abnegation and political correctness, while declining Christian values have left most western European countries unmoored. Strands of Islam, he feels, are bringing with them the kinds of prejudices any liberal society should abhor. Terrorism, sexual assault and female genital mutilation are, in his telling, all on the rise.

Mr Murray backs up this bleak vision with reporting from squalid refugee camps in Greece; from asylum shelters in Germany; and from a conference held by the Sweden Democrats, a right-wing political party. The central event in the book is the migration crisis of 2015, in which over 1m asylum-seekers from Syria, Afghanistan, Iraq and elsewhere came to Europe (most to Germany and Sweden). But Mr Murray’s views have also been formed by four decades in Britain. The Muslim population of England and Wales increased from 1.5m in 2001 to 2.7m in 2011.

The author does hit on some unfortunate truths. The migrant crisis of 2015 was unexpected, but also badly managed by the European Union. Laws to combat anti-Islamic hate speech tend to clamp down on free expression, and worsen the tensions. The policy of isolating anti-migrant parties tended to make them even more popular: when the Sweden Democrats were first elected into parliament with 5% of the vote in 2010, other politicians “treated the new MPs as pariahs”. The party is now one of the most popular in Sweden, scoring 24% in recent opinion polls. In some places the police or social services have indeed failed to act against pathologies in Muslim communities, fearful of being tarred with racism.

The book would benefit, however, from far more reporting. Meeting an Afghan asylum-seeker who had been tortured and raped by the Taliban, Mr Murray momentarily seems to understand the “generous instinct” that led European politicians to welcome refugees two years ago. But in support of his idea that Islam has no place in Europe, he lets fear trump analysis. He cites polls showing that voters worry about the number of immigrants, but not those showing that people vastly overestimate those numbers. He is prone to exaggeration: housing shortages in Sweden are “largely caused by immigration”, rather than decades of under-construction; NGO boats rescuing migrants in the Mediterranean do so “minutes” after they leave the north African shore (in reality, it takes hours or even a day for refugee boats to be found, which is why around 5,000 died or went missing on that crossing last year). He puts nearly all of the blame for the migration crisis on the shoulders of Angela Merkel, the German chancellor, who in 2015 “opened a door that was already ajar”.

As a result, he shows an incomplete picture of Europe today. Mrs Merkel was indeed temporarily damaged by the migration crisis, with her poll ratings falling. But her party still looks set to win the elections this autumn, and allies have won local elections, while support for a far-right party has fallen. Mr Murray argues that Marine Le Pen’s National Front, one of a handful of “thoughtful and clearly non-fascist parties” often described as on the “far right”, should be accepted into the mainstream. Yet Ms Le Pen’s bleak vision did not convince France’s voters to make her president, while her party now looks much diminished. Mr Murray is right to point out that many European politicians have not yet come to grips with how to manage migration in the coming decades. But Europe is a long way off from its last gasp.

Voir encore:

The Manchester Attack and the Death of Europe

 

A new book by Douglas Murray sheds light on the passivity and exhaustion that characterized the recent terror attack in the U.K.The terror attack in Manchester had any number of new disturbing elements. The choice of target, a concert full of young girls and their parents was especially heinous. There was the sophistication of the bomb and the subsequent investigation, which suggest an active terror network that may strike again. But what’s most troubling is that the public reaction to the attack was one of such passivity, and resignation. It expressed itself in the thousands of faux-serious commentators who counseled people that there was nothing that could be done to stop soft-target terror attacks. It expressed itself in the way that people reached for dumb clichés about responding with “hope, not hate.” Or in the way the British chattering class redirected their anger at right-wing provocateurs such as Katie Hopkins, who gamely played the role of opportunistic demagogue when her countrymen needed someone safe to hate.

This frighteningly passive, and frightfully boring, set of responses contrasts with the presence of Douglas Murray’s lively new book, The Strange Death of Europe, on the bestseller charts in the U.K. At first blush it looks like the latest in a long series of books with “Islam and immigration” figuring in the subtitle. But Murray’s book is informed by actual reporting across the Continent, and a quality of writing that manages to be spritely and elegiac at the same time. Murray’s is also a truly liberal intellect, in that he is free from the power that taboo exerts over the European problem, but he doesn’t betray the slightest hint of atavism or meanspiritedness.

Yes, Murray is quite good at piling up the numbers that outline the collapse of European populations and the explosion of migration in the past decades and especially over the past two years. He’s also quite good at batting down the facile arguments for allowing migration on this scale. Why must Germany turn to Eritrea for a work force when youth unemployment around the European Mediterranean is between 25 and 30 percent? But he distinguishes his book from others on precisely the deformed spirit and mind of Europe.

In a chapter on “Tiredness,” Murray jumps from different attempts to diagnose European exhaustion. It is partly found in the frenzy of activity urged on us by modern capitalism. “If the burden of working for little reward in an isolating society stripped of any overriding purpose can be recognised to have an effect on individuals, how could it not also be said to have an effect on society as a whole?” Murray asks, “Or to put it the other way around, if enough people in a society are suffering from a form of exhaustion, might it not be that the society they are living in has become exhausted?”

But it is also found in the loss of faith in the Christian religion and the decomposition of all national myths before revisionist scholarship. Europe suffers from “an exhaustion caused by a loss of meaning, an awareness that the civilisation was ‘no longer accumulating’ but living off a dwindling cultural capital.” Substitute faiths, whether in the high cultural visions of Wagner or the political theories of Marx, have also failed and been discarded.

Murray is especially pungent when he looks at the doubt-plagued, death-haunted, and deconstructed edifice of contemporary European philosophy. He recalls a conference in which the “full catastrophe of German thought” dawned on him:

A group of academics and others had gathered to discuss the history of Europe’s relations with the Middle East and North Africa. It soon became clear that nothing would be learned because nothing could be said. A succession of philosophers and historians spent their time studiously attempting to say nothing as successfully as possible. The less that was successfully said, the greater the relief and acclaim. No attempt to address any idea, history or fact was able to pass without first being put through the pit-stop of the modern academy. No generality could be attempted and no specific could be uttered. It was not only history and politics that were under suspicion. Philosophy, ideas and language itself had been cordoned off as though around the scene of a crime.

It may seem like a long way from a conference of German academicians to the morning chat shows on the BBC, but the sentimentality and emptiness of the bubbly TV anchor after the Manchester bombing are directly related to the pseudo-sophisticated nullity of the former. Nothing of substance can be said, because nothing should be known, because to know anything is to become dangerous to oneself and the world. And thus Europe’s story is to enthrone all of its opposite values, where there was national self-assertion, now there is national abasement. Where there were dons who guarded the West’s knowledge, now there are professors who guard against the possibility of knowing anything, where religiosity meant the reign of peace and looking forward to the life to come, now it means a reign of terror and the death of civilization itself. Europe is in a bad way, and I fear that if terror cannot wake it from sleep, neither will elegant books.

Voir aussi:

Yanis Varoufakis and Douglas Murray: why Europe is weary
Juliet Samuel
The Telegraph
6 May 2017

Juliet Samuel reviews The Strange Death of Europe by Douglas Murray (Bloomsbury) and Adults in the Room by Yanis Varoufakis (Bodley Head)

Europe is tired. It’s tired of crisis, tired of sameness and tired of change, tired of its elites and tired of its voters. Even the revolutionaries in the May Day parade last week in London seemed tired, their cheerful banners of Stalin and bobbing rows of hammers and sickles held by grey-bearded men in macs.

It might seem odd for Europe’s exhaustion to be the central argument in a polemic about immigration. But it was when I reached the chapter titled simply “Tiredness” in Douglas Murray’s book, The Strange Death of Europe, that I understood the nature of the “strange death” he describes. European civilisation, Murray argues, has left behind the rock-solid moral certainties of empire, passed through the disillusionment brought by two world wars and totalitarianism, and emerged sad and unsure.

What’s left is just a vague belief in human rights and democracy for all – but since Europe now views its own history as a source of guilt, it has no sense of how it arrived at these praiseworthy values. This, in turn, has led the Continent’s ruling elite into the fatal mistake of believing their values can only be truly enacted by inviting “the world” to participate in them: not abroad in imperial ventures, as before in earlier centuries, but in the form of mass migration into Europe.

The problem, Murray points out, is that much of “the world” neither understands nor particularly wants to embrace these values that Europeans take to be so self-evidently good, and because we are so busy negating and apologising for our history, we have forgotten how to promulgate them. By contrast, he says, the Islamic beliefs that many migrants bring with them are held with conviction and confidence.

The likely outcome, in Murray’s view, is that European civilisation, faced with this influx of energetic religious fervour and startlingly quick demographic change, will keep failing to confront the problems it brings – over women’s rights or anti-Semitism, for example – and will instead accept defeat and wither away. It is a compelling argument and, for any readers inclined to liberal views on immigration, a challenging one.

For those already convinced that Europe is doomed, there is plenty of fodder here; and indeed, the book sometimes strays into alarmism. Murray cites, for example, the astounding rise in the number of rapes in Sweden over the period when its Muslim population increased, from 421 in 1975 to 6,620 in 2014, but he fails to mention that over this period Sweden also enormously broadened its legal definition of rape. The figures do show a steady rise, but perhaps not quite of the magnitude that he suggests.

Despite his critique of European lethargy, Murray himself is not tired. In fact, he’s furious, which seems to be the only available alternative to tiredness. His most blistering rage is reserved for elites in denial. Over decades, he points out, politicians have consistently underestimated the number of immigrants or refugees who will come as a result of their policies; how many will stay; how many of those without a right to stay will actually be deported; and how difficult it will be to integrate those who remain.

Instead, intellectuals and leaders invented the idea of multiculturalism – and clung to it long after it was discredited, shutting down critics with counter-accusations of racism. This way of thinking, in its hideous extreme, contributed to cases such as the Rotherham child abuse ring. Voters witnessing this saga are, Murray suggests, understandably cynical and anxious about the demographic changes taking place around them.

He has a tendency toward fatalism and his argument unfortunately attaches too little importance to the differences between European countries’ experiences and what that might teach us about integration – Britain’s Muslim population, for example, is manifestly more integrated than France’s. But his overall thesis, that a guilt-driven and exhausted Europe is playing fast and loose with its precious modern values by embracing migration on such a scale, is hard to refute.

The sense that a tired Europe has lost its way is also a pervasive theme of Adults in the Room, an account by former Greek finance minister Yanis Varoufakis of his six months in office. Readers might have encountered Varoufakis as the leather-jacket-wearing, motorcycle-riding heart-throb of the Greek Left, who drove Greece to the edge of a tumultuous exit from the euro by trying and failing to stand up to its EU creditors.

Having covered the eurozone crisis as a reporter for some years, I came to the book a sceptic, familiar with Varoufakis’s love of dramatic gestures and ultra-Left-wing economics. Undeniably, Varoufakis has axes to grind, and this book reads at times as though he were imagining himself as a movie hero. Its first 200 pages could be usefully condensed. But at heart, Adults in the Room is a convincing critique of Germany’s brutal ideological domination of Europe through the euro, and its sacrifice of Greece on the altar of “discipline”.

The most jaw-dropping segments are the accounts of phone calls and closed-door meetings – often verbatim, courtesy of his secret recordings – between ministers and technocrats, from IMF chief Christine Lagarde to German finance minister Wolfgang Schäuble. We see duplicity and cynicism ruling supreme, as all of Europe’s power players tiptoe around the iron-fisted Schäuble, feeling forced to defend their own mistakes. Senior figures privately admit to Varoufakis that Greece’s bail-out programme is unrealistic, but they won’t lend their public support to his battle against its creditors.

The institutions governing the EU are portrayed as deformed by the crisis, with those who are formally meant to wield authority, like EU economics commissioner Pierre Moscovici, yielding meekly to German demands.

Whenever Varoufakis tries to present his analysis of Greece’s debt or engage his opponents in substantive argument, he is either sent on bureaucratic wild goose chases or frozen out by blank stares. Simultaneously, a vicious Brussels media campaign paints him as an incompetent narcissist full of half-baked ideas. Our own government, having just received a similar battering, should take note.

Varoufakis is somewhat blind to his own faults, implying incorrectly that Greece, after living well beyond its means for years, could have escaped any austerity if everyone had been clever enough to listen to him. He downplays the way radical Left-wing colleagues’ incompetence undermined any trust Greece’s creditors might have had in him – and he ignores the atmosphere of confusion and panic that informed the choices made by EU leaders early on in the crisis.

By the time he took the reins, however, the bureaucrats and politicians had simply dug in to defend their mistakes. The book’s most revealing moments take place during private exchanges between Varoufakis and Schäuble, or the “big bad Wolf”, as he’s known. Schäuble suggests that Greece take a time out from the euro, only to find himself undermined by his own chancellor, Angela Merkel.

The finance minister, Varoufakis recalls, “looked as if he had had the wind knocked out of him… he has been overcome by a genuine helplessness”.

Exhausted, Schäuble seemed out of ideas, his logic going around in circles. It becomes clear that he, and EU policy, were driven not by a great ideal but by fear, as Schäuble says: “The only way I can hold this thing [the euro] together is by greater discipline.” This German commitment to discipline might have been sorely needed to make the euro work, but it has now taken over totally from the European dream of democracy.

It is no coincidence that both these books, from radically different perspectives, arrive at similar conclusions about Europe’s sickness. The continent is old and out of ideas. Its leaders have conducted huge experiments with their societies – the euro and mass immigration – and are now struggling to deal with the consequences while taking their voters with them. The EU will probably muddle through for now. But “muddling through” is no way to sustain a great civilisation.

Voir également:

The Strange Death of Europe by Douglas Murray review – gentrified xenophobia
The rightwing journalist and commentator cites Enoch Powell and wants to protect white Christian Europe from ‘outsiders’
Gaby Hinsliff
The Guardian
Gaby Hinsliff
6 May 2017

Gentrification comes for everything eventually. Down-at-heel neighbourhoods, peasant cuisines, football: all have been polished up for middle-class consumption. So perhaps it was only a matter of time before someone gave xenophobia the same treatment.

Naked racism may still be unacceptable in polite society. But post-Brexit vote there’s a clear market emerging for a slightly posher, better-read, more respectable way of saying that you’d rather not live next door to Romanians or think Muslims are coming to rape your womenfolk. Think Daily Mail columnist Katie Hopkins, but with longer words, and for people who wouldn’t be seen dead on an English Defence League march – although one of the more ridiculous contentions in this book by the journalist Douglas Murray is that the EDL are actually terribly misunderstood chaps, who have a point, and aren’t really to blame for the way their rallies regularly end in violence.

So here it is; a book for all those who found David Goodhart’s recent arguments about “white self-interest” – or preferring one’s own ethnic grouping, which he says is definitely not the same as racism – just too woolly liberal. A proper book, with footnotes and everything, about how godless Europe is dying in front of our eyes; and all because it’s too knackered and feeble to resist the barbarian hordes, welcomed in by idiots who’d gladly trade a few beheadings for some colourful ethnic restaurants. (I paraphrase, but barely.) And it probably won’t even matter, for true believers, that it is all so badly argued.

Murray begins with some sweeping stuff about European neighbourhoods becoming indistinguishable from their inhabitants’ native Pakistan, before narrowing things down to the fact that London is no longer a majority white British city. Before long, inevitably, we are reminded of the “prophetic foreboding” of Enoch Powell’s “rivers of blood” speech. Murray never quite spells out why it matters so terribly that people should come here from abroad – what is supposedly so awful about black and brown Londoners, including second or third generation immigrants, or indeed white people born overseas. There are token mentions of pressure on public services, and a grand assertion that the evidence suggesting immigration has economic benefits is all either wrong or fiddled by New Labour. (Anyone familiar with recent Labour history will find mildly surreal Murray’s account of how he imagines the party, and the immigration minister Barbara Roche in particular, tackled immigration.)

But this fearless scourge of political correctness seems oddly reluctant to pinpoint precisely why people coming from India, the Caribbean or eastern Europe was such a ghastly prospect. He has rather fewer inhibitions, however, regarding more recent immigrants from predominantly Muslim Middle Eastern countries. Chapter after chapter circles around the same repetitive themes: migrants raping and murdering and terrorising; paeans to Christianity; long polemics about how Europe is too “exhausted by history” and colonial guilt to face another battle, and is thus letting itself be rolled over by invaders fiercely confident in their own beliefs.
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Much of this is familiar Ukip territory, of course. The book regurgitates the same misleading myths as Nigel Farage about immigration turning Sweden into the rape capital of Europe. (The unexciting truth is that Swedish rape laws are among the strictest in the world, and that the numbers soared when these laws were tightened to change the way incidents were counted; the high number of rape allegations is best seen not as proof of Sweden being dragged into the gutter but of its radically feminist approach to prosecuting.)

He triumphantly dismisses any polling suggesting immigrants actually want to integrate by suggesting that pubs “very often close” when Muslim migrants move in – presumably in a different way than pubs all over Britain are closing, crippled by everything from cheap supermarket booze and stagnating wages to the smoking ban – and that if they really wanted to be British they would go out and “drink lukewarm beer like everybody else”. Be more Nigel Farage, or else.

Yet even Murray seems to acknowledge at one point that in recent years Europe has had little choice but to respond to a flow of desperate migrants in its direction. There are two chapters that barely seem to fit with the rest of the book and they are the ones in which he travels to Greece and Sicily to meet the boat people come ashore, interviewing some to hear stories of why they came.

The tone is quiet reportage rather than rage, and all the better for it. At the end, he concedes that German chancellor Angela Merkel did hit on at leastpart of the answer “by recognising that our continent is probably doing the only thing that a civilised people can do in rescuing such people, welcoming them and trying to give them safety”. But before long the book is ripping into Merkel for taking them in. What, exactly, does he want?

For a book that argues that Europe is in mortal danger, there are surprisingly few concrete suggestions for averting it. Murray proposes tougher curbs on immigration, suggests refugees should be given only temporary refuge and be sent home when it’s safe (a direction in which the Home Office is already moving) and bangs the drum for stronger Christian faith. But if he really does think Muslims are as inherently dangerous as his book suggests, why not a Trump-style ban? Why not refuse to take refugees at all, or do so only following an intensive programme of cultural re-education along his approved lines?

More surprising, however, is the author’s inability to define the culture supposedly in jeopardy. If Europe should more aggressively defend its unique identity, the least one might expect is a clear definition of this precious thing it’s supposed to be defending: the values, experiences and ideas in danger of being lost. But apart from beer and churchgoing, padded out with scorn for anyone trying to distinguish between Islam or Muslims in general and Islamist terrorists in particular, there’s little here to cling to. At one point the author is reduced to suggesting that he thinks the future Europe will stand or fall on its “attitude to church buildings”.

The frustrating thing is that Europe isn’t perfect. It has struggled to cope with unprecedented flows of migrants in recent years, and to integrate those already here. It is confused in some ways about what it stands for. It is politically fractured, most recently by Brexit – which this book doesn’t really cover – but before that by the euro crisis, its treatment of Greece and the alienation of many of its citizens from creaking, remote political EU institutions that do not seem up to the huge economic challenges ahead. Europe isn’t dying, but it isn’t ageing well, and all that is ripe for critical analysis. Sooner or later, someone will write a terrific book about that. This isn’t it.

• The Strange Death of Europe is published by Bloomsbury. To order a copy for £14.24 (RRP £18.99) go to bookshop.theguardian.com or call 0330 333 6846. Free UK p&p over £10, online orders only. Phone orders min p&p of £1.99.

Voir par ailleurs:

Explosion des attaques au couteau et de la criminalité au Royaume-Uni : comme un air de déjà vu de ce coté ci de La Manche
La Grande-Bretagne subit une explosion criminelle.
Mêmes causes (taubiresques), mêmes effets
Atlantico
18 Juin 2018

La Grande-Bretagne subit une explosion criminelle. Etablissons-le *:

– du 1e janvier 2018 à fin mai, la métropole de Londres, fief de Scotland Yard (Metropolitan Police) recense 69 homicides, dont 43 à l’arme blanche. + 21 % sur les mêmes mois de 2017. Au même moment, New York enregistre  50 homicides.

– Londres encore : mai 2017 à mai 2018, 22 025 vols violents commis en scooter (moped crimes), 60 par jour, + 50% sur l’année d’avant. Le Far West disent les média

– De mai 2017 à mai 2018 (Pour tout le royaume) quelque 50 000 Robberies (vols à main armée plus vols avec violence), + 33% en un an.

– Selon l’Office for national Statistics, l’usage criminel d’arme blanche, ayant ou non provoqué la mort, est à + 22% de septembre 2016 à sept. 2017 ; usage d’arme à feu, + 11%. La criminalité en général, + 14% (au plus haut depuis 15 ans).

Pourquoi cette explosion criminelle dans un pays naguère paisible ?  Cause profonde, l’abolition des gouvernements vraiment « Libéraux » ou « conservateurs » en Europe, remplacés par de factices-unanimes petits soldats de la mondialisation heureuse façon DGSI (Davos-Goldman-Sachs-Idéologie). Ainsi Theresa May ou François Hollande, David Gauke ministre conservateur de la Justice à Londres aujourd’hui, ou la libertaire Mme Taubira à Paris naguère, mêmes politiques laxistes et effets pervers.

Car c’est la conservatrice Mme May qui, ministre de l’Intérieur, massacre dès 2010 la police britannique, amputant d’un coup son budget de – 18%. En 2015, Mme May dédaigne les alertes des syndicats et cadres de la police, les accusant avec mépris de « crier au loup ». Il y avait en 2010 144 353 policiers dans les rues (Angleterre + Galles) ; en 2015, il en restait 122 859,  – 21 494. Or sur 5 ans, cette décimation fait 4,5 millions de jours d’enquête en moins – à l’immense joie de bandits ainsi laissés la bride sur le cou.

Résultat, l’effondrement des taux d’élucidation des polices britanniques. En 2015 encore, Scotland Yard faisait inculper 26% des assaillants au poignard, 11% en 2018. Robberies (braquages, agressions) : 6% d’élucidation en 2017, 94% de crimes impunis.

A l’origine de l’explosion criminelle, des gangs toujours plus audacieux et structurés. Or paralysée par le « politiquement correct », Mme May interdit pour l’essentiel aux policiers de fouiller ces jeunes gangsters souvent issus de l’immigration africaine ou ouest-asiatique – comme la majorité des victimes d’homicides et 70 à 80% des gangsters en cause. Les bandits ne s’en cachent d’ailleurs pas, le principal gang juvénile de Londres s’étant lui même baptisé Mali Boys. Face à ce réel criminel, Mme May a empilé formalités absurdes et interdits bienséants – conférant aux gangsters une quasi-impunité.

Qui dit explosion dit explosif : c’est l’énorme retour de la cocaïne sur la scène branchée britannique, dans une jeunesse dorée post-crise certes vegan, bobo et fan de café équitable – mais carburant à la coke,  d’où, de mortelles guerres de territoires entre gangs.

Ultime cause de l’explosion criminelle : une justice laxiste. L’Angleterre ne poursuit désormais plus les vols en boutiques de moins de 250 euros ; déficit pour le commerce, 7 milliards d’euros – bien sûr répercutés sur les prix. Cette hugolienne mesure coûte à chaque ménage 300 euros par an – déjà l’insécurité dans leur cité, là encore, les pauvres trinquent.

Angleterre + Galles : 527 000 inculpations en 2016-2017, moins 65 000 sur 2015-2016 – alors que sur 2015-2017, les infractions connues y bondissent de + 750 000.

Et les infractions chaque jour plus nombreuses de possession et usage d’une arme

Voici les derniers chiffres (mars 2018) de l’ONS :

En 2017, la justice britannique a rendu 20 982 sentences pour infraction avec arme blanche (sous le niveau de la blessure physique) :

– 4 067 peines avec sursis,

– 7 628 peines de prison ferme (36% du total ; 43% des adultes et 14% des mineurs). Peine moyenne : 7,5 modestes mois en prison,

– 9 287 simples et platoniques « avertissements ».

Ultime folie: à des policiers abasourdis, le (conservateur) secrétaire d’Etat britannique aux prisons annonce une forte diminution des incarcérations de moins d’un an. Or on l’a vu, la peine réelle pour possession/usage d’une arme blanche est de sept mois et demi de prison ferme ; ce pour moins de 50% des condamnés adultes, et moins de 15% des mineurs – les autres échappant déjà à toute incarcération. Cherchez l’erreur…

________________

* D’usage, les statistiques criminelles de Londres concernent l’Angleterre et le Pays de Galles. Ecosse et Irlande du Nord publient leurs propres données qui aujourd’hui confirment les anglaises. Quand ces données concernent tout le royaume, nous précisons « ONS-Office for National Statistics« .

Voir de plus:

Gilles-William Goldnadel

Valeurs actuelles
6 août 2018

 

Edito. Chaque semaine, l’avocat Gilles-William Goldnadel livre aux lecteurs de Valeurs actuelles son regard sur l’actualité.

Les médias convenus n’aiment guère qu’on les critique : pour un peu, on en deviendrait complotiste. Mais sans voir aucunement de complot, on est bien obligé de trouver la trace de l’idéologie sommaire que l’on ne reconnaît que trop dans l’unanimisme de leurs mensonges et de leurs silences.

La première semaine d’août nous en apporte les preuves les plus caricaturales.

C’est ainsi que l’ensemble de la presse française aura rapporté uniment qu’une jeune athlète noire nommée Daisy Osakue, née à Turin de parents nigérians et qui avait reçu un jet d’œuf sur la cornée avait été victime « d’un attentat raciste ». La palme académique revenant au journal Le Monde qui, se saisissant de l’événement, y voyait dans un éditorial le signe définitif « d’une inquiétante montée du racisme en Italie » en imputant la responsabilité principale au vice-président du Conseil et ministre de l’Intérieur, le détesté par lui, Matteo Salvini. De là à penser, idéologiquement et politiquement, que l’occasion était trop belle pour la presse convenable de régler son compte au détestable, il n’y a qu’un pas qu’il est difficile de ne pas vouloir franchir. Rien n’explique sinon pourquoi la presse se serait saisie avec un si vorace appétit d’une affaire aussi modeste dans laquelle le procureur de Turin, dès le début avait fait montre d’une bien plus grande prudence en faisant observer que d’autres victimes blanches avaient fait l’objet du même type d’agression dans les mêmes moments. Mais on ne fait pas d’omelettes idéologiques sans casser quelques œufs sur la tête du public. C’est dans ces tristes conditions que le 3 août, les Décodeurs du Monde reconnaissaient que l’hypothèse raciste avait perdu grandement de sa consistance.

Simple question, en passant, n’appelle-t-on pas cela un fake, un peu infect ? et celui-ci, une fois encore, n’émane pas d’une télévision russe ou de la fâcheuse sphère, mais de la presse sévère.

Après le mensonger tumulte, la discrétion complice : le samedi soir 28 juillet, un jeune homme, Adrien Perez, fêtait son anniversaire dans une discothèque de Meylan près de Grenoble. À la sortie de l’établissement au petit matin celui-ci prêtait secours à un ami agressé par trois voyous dont deux frères, Younes et Yanis El Habib, et mourait sous leurs couteaux. La presse convenue a fait profil bien plus bas que pour un lancer d’œuf à l’étranger, mais le père d’Adrien n’a pu se retenir : « En tuant notre fils, ils ont détruit notre vie, je ne pardonnerai jamais. » Lorsque j’écris que la presse a fait profil bas, je suis trop bon : l’audiovisuel de service public s’est montré comme toujours très idéologique. C’est ainsi que France 3 Rhône-Alpes a voulu retenir que ce père ne voulait pas être catalogué comme « raciste » et ne désirait pas « que les politiques récupèrent cette affaire ».

Raciste ? Tiens ! C’est vrai, pourquoi non ? Si on doit questionner continûment la présence du racisme. Mais aucun danger : on aura fait un tintamarre pour rien à Turin, mais la question sera interdite d’être posée dans l’Isère.

Quant à la « récupération politique », que France 3 se rassure, aucun danger d’émeute, quand bien même le Juge de la Liberté a refusé de suivre les réquisitions du parquet et a laissé libre le troisième suspect, le peuple restera calme. Il ne bouge pas le peuple. Il regarde la télévision, le peuple.

Il n’y a que lorsque ce sont les délinquants qui sont victimes d’accidents du travail, que l’on brûle les édifices, que l’on blesse la police, et que l’on hurle au racisme. Tout de même, entre les marches blanches avec bougies victimaires et les saccages, il devrait désormais exister un juste milieu pour la juste colère. Les marches dignes ne seraient plus forcément silencieuses.

En mémoire d’Adrien.

Voir de même:

Plus de 20 incendies ont éclaté aujourd’hui en Israël, provoqués par des cerfs-volants incendiaires et des ballons à l’hélium envoyés par le Hamas depuis la bande de Gaza.
Jean Vercors
Dreuz
20 juin 2018

Depuis le lancement de la « marche du retour » (tentative d’invasion) par les Palestiniens et les 2 mois d’émeutes et de tentatives d’infiltration terroristes à la frontière de Gaza qui s’en sont suivis, l’attention médiatique a été à juste titre portée sur le bilan humain suite à l’agression du Hamas.

Dès le début des violences palestiniennes, Israël est universellement condamné pour le nombre de victimes, la grande majorité des personnes tuées étant pourtant des membres du Hamas.

Néanmoins, un autre aspect de l’histoire, qui a été rapporté mais dans une bien moindre mesure, est le phénomène des cerfs-volants incendiaires utilisés par le Hamas et ses membres. Le Hamas a adopté la politique de la terre brûlée, une tactique consistant à pratiquer les destructions les plus importantes possibles, détruire ou à endommager gravement ressources, moyens de production, infrastructures, bâtiments ou nature environnante, de manière à les rendre inutilisables.

À maintes et maintes reprises, les terroristes ont attaché des engins incendiaires à des cerfs-volants qui sont normalement des jouets pour enfants. En raison des vents soufflant habituellement d’ouest en est, beaucoup de ces engins ont en fait atterri dans les champs et les forêts israéliennes, les conditions météorologiques extrêmement chaudes et sèches favorisant le départ d’incendies massifs.

Les rapports indiquent que des milliers de dounams de cultures et de plantes ont été détruits à cause de cette forme de terrorisme – le terrorisme agricole.

Bien que le terrorisme agricole ne soit pas une nouvelle tactique, il a pris de l’ampleur, tant dans le sud à la frontière avec Gaza qu’au cours des dernières semaines dans toute la Judée et la Samarie.

Le Djihad des forêts : les Arabes palestiniens lancent des incendies de terreur depuis les années 1920. Il n’y a rien de nouveau dans l’utilisation des feux pour la terreur.

À la fin des années 1980 et au début des années 1990, les incendies criminels palestiniens représentaient environ le tiers de tous les incendies de forêt en Israël. En 2016, de nombreux incendies se sont déclarés dans le nord d’Israël. Les Arabes célèbrent ces incendies sur les réseaux sociaux.

La plupart des incendies criminels à la fin des années 1980 étaient directement liés au soulèvement palestinien (la première Intifada). Dans les années 1920, 1930 et 1940, les Palestiniens ont brûlé des centaines d’hectares (Emek en 1936), des maisons et des juifs. En 1929, sous l’impulsion du Mufti pro nazi Al Husseini de nombreux pogroms anti Juifs eurent lieu et la forêt Balfurya dans le nord fut incendiée. Le New York times rapportait en octobre 1938 que plusieurs Juifs avaient été poignardés puis brûlés par un groupe terroriste arabe à Tibériade – Les victimes du massacre : Jacob Zaltz,  M. Kabin et sa soeur, Joshua Ben Arieh sa femme et son fils, les trois enfants de Shlomo Leimer, âgés de 8, 10 et 12 ans, Shimon Mizrahi, sa femme et ses cinq enfants, âgés de 1 à 12 ans. Lors du massacre d’Hébron de 1929, des Arabes tuèrent environ 67 Juifs, en blessèrent 53 et pillèrent des maisons et des synagogues.

Après avoir brûlé des centaines de pneus près de la clôture et tenté de pénétrer les kibboutz avoisinants dans l’unique but de massacrer des civils Israéliens, les terroristes de Gaza ont trouvé une nouvelle arme contre Israël : les cerfs-volants incendiaires et les ballons à l’hélium.

Les hôpitaux de Gaza fournissent de l’hélium médical pour les ballons de terreur équipés de bombes incendiaires.

Israël Hayom a cité la semaine dernière des personnes impliquées dans le domaine qui ont spéculé que, puisqu’il n’y a pas beaucoup de magasins de jouets à Gaza, la seule source logique pour cette quantité d’hélium seraient les hôpitaux de Gaza qui utilisent normalement l’hélium à des fins médicales. Utiliser les hôpitaux pour promouvoir le terrorisme n’est pas nouveau à Gaza. Durant l’Opération Bordure protectrice de 2014, l’hôpital Al-Shifa dans le quartier de North Rimal à Gaza a été décrit par le Washington Post comme un « quartier général de facto pour les dirigeants du Hamas ».

Depuis le début des manifestations dites pacifiques par les médias, Les dégâts causés à la flore, aux cultures et à la faune sont considérables, certaines estimations indiquant que les pertes se chiffrent à plusieurs millions de dollars. Selon un rapport du JNS, « les responsables de l’Autorité israélienne pour la nature et les parcs ont estimé qu’au moins un tiers de la réserve naturelle de Carmia a été détruite, avec des dommages significatifs pour les plantes et la faune locales ».

Le passage de Kerem Shalom a même été incendié à trois reprises. Ce passage voit quotidiennement passer plus de 6000 tonnes de marchandises et près de 190 camions chaque jour.

Selon un haut responsable local de la sécurité, éteindre les pneus en feu n’est pas si simple car ils sont souvent remplis d’explosifs, dans l’espoir de blesser ou de tuer des pompiers. En conséquence, l’armée doit intervenir pour aider les pompiers, ce qui retarde  les efforts de lutte contre l’incendie.

Une autre forme de terrorisme agricole est le vol. Deux semaines à peine avant l’incendie des vergers de cerisiers de Kfar Etzion, les Arabes des villages voisins, au milieu de la nuit, avaient pillé les récoltes près du même endroit, volant des tonnes de fruits.

Les estimations indiquent qu’environ 50,000 € de cerises ont été volés. Ces criminels ont envoyé un message clair, ils ont peint une croix gammée nazie sur un rocher dans le verger.

Ceci est encore une autre similitude avec les cerfs-volants dans le sud, souvent décorés avec des croix gammées.

Aussi horrible que soit le terrorisme agricole, les responsables de la sécurité sont conscients que ce type de terrorisme n’est pas une fin en soi, mais seulement un moyen plus sinistre et abjecte. La crainte est qu’une prochaine fois, l’un de ces incendies puisse se propager dans les communautés elles-mêmes, mettant des maisons et des vies en danger.

Bien que nous soyons extrêmement reconnaissants pour la protection fournie par les forces de défense d’Israël et les équipes d’intervention rapide dans chaque communauté, nous sommes conscients qu’il est impossible que ces héros soient partout à tout moment, couvrant de vastes territoires.

L’armée en particulier reste occupée à déjouer les attaques quotidiennes de jet de pierres et de bombes incendiaires sur nos routes, ce qui d’ailleurs justifie rarement une couverture quelconque dans les médias traditionnels.

Un habitant d’un kibboutz près de Gaza déclarait « Avec l’approche de l’été et les températures toujours plus élevées, nous espérons que nos ennemis n’utiliseront pas le terrorisme agricole pour perturber nos vies, afin de nous nuire et nous infliger la peur, qui est l’objectif du terrorisme dans toutes ses formes ».

Il y a soixante-dix ans, Kfar Etzion et les communautés environnantes du Gush ont été entièrement brûlées par les colons arabes et à l’époque il n’y avait ni peuple palestinien ni de territoires occupés. Nous n’avons pas l’intention de laisser cela se produire aujourd’hui.

Le terrorisme agricole a aussi atteint les champs du kibboutz Mizra dans la vallée de Jezreel le mois dernier, quand des dizaines de palettes de tuyaux d’irrigation qui devaient être répartis sur 300 dunams de champs de tournesols ont été incendiés.

Au 4 juin, entre 9 000 et 17 500 dounams de terre (900 à 1750 hectares) ont été incendiés par la dernière forme de terrorisme sortant de la bande de Gaza.

La nouvelle terreur de Gaza  est le cerf-volant. Les Gazaouis attachent des chiffons enflammés ou une sorte de bombe incendiaire à un cerf-volant ou à un ballon à l’hélium pour les laisser tomber en territoire israélien et brûler les cultures et habitations. On n’est pas dans dans la recherche scientifique ou médicale mais dans la recherche de la terreur.

Cela a été extrêmement efficace pour frapper les champs Israéliens dans le Néguev, devenant une arme terroriste dévastatrice. Ce phénomène de terrorisme agricole découle des violences qui ont eu lieu à la frontière de Gaza depuis le début des manifestations du mois de mars. Depuis plusieurs semaines, les Gazaouis lancent régulièrement des cerfs-volants équipés d’objets incendiaires, comprenant souvent du charbon de bois et des sacs de sucre pour assurer une longue et lente brûlure. Plus de 700 cerfs-volants et ballons ont été lancés à partir de Gaza, déclenchant plus de 400 incendies.

Les dommages causés par ces incendies à l’agriculture israélienne près de la frontière de Gaza est estimée à 3 millions de dollars. Netanyahu a demandé l’avancement d’un plan pour utiliser les fonds de l’Autorité palestinienne pour payer les dommages causés.

L’objectif du Hamas est de détruire complètement Israël, et paralyser l’économie Israélienne en brûlant ses récoltes.

Le gouvernement israélien doit impérativement former une unité spéciale pour lutter contre le terrorisme agricole, ou du moins que le ministère de l’Agriculture finance des patrouilles de la même manière que les agents de sécurité protègent les bus, les centres commerciaux ou les écoles. Le terrorisme aux cerfs-volants n’est qu’une autre tentative des Palestiniens de détruire Israël avec une arme de choix différente. Les Palestiniens ont utilisé les bombes, les détournements d’avions, les roquettes, les mortiers, les bombes humaines, les armes automatiques, les couteaux, les bulldozers, les voitures béliers, les cocktails molotov, les pierres, les tunnels terroristes, les haches, maintenant ce sont des cerfs-volants et des ballons incendiaires.

Les provocations récentes du Hamas où des milliers de Gazaouis tentèrent de démolir la barrière frontalière et d’entrer en Israël avec des cocktails Molotov et d’autres armes improvisées font partie d’une tactique macabre du Hamas appelée « l’enfant mort » pour qu’Israël tue autant de Gazaouis que possible afin que les titres commencent toujours, et souvent se terminent, avec le nombre de Palestiniens tués. Le Hamas envoie délibérément des femmes et des enfants sur la ligne de front comme ce fut le cas avec l’infirmière Razzan Al Najjar (qui dans une vidéo reconnaissait être venu tenir un rôle de bouclier humain), tandis que leurs propres et vaillant combattants se planquent dans leurs bunkers ou derrière ces boucliers humains.

Là où il y a de la fumée, dit le dicton, il y a du feu. Mais si vous êtes Palestiniens et commettez des incendies de masse contre les Israéliens, il n’y aura pas de couverture médiatique. Aucun journaliste français en poste en Israël n’a rapporté le terrorisme agricole des Palestiniens.

La plupart des médias, malgré les dommages stupéfiants à l’économie et à la propriété d’Israël, ont ignoré ce qui devrait être une news de première page.

Les journalistes trop paresseux et surtout malhonnêtes ignorent les histoires qui illustrent la souffrance israélienne, préférant plutôt des reportages narratifs qui dépeignent les Israéliens comme des agresseurs et les Palestiniens comme des victimes éternelles. En effet, la presse semble souvent incapable d’écrire sur les crimes palestiniens lorsqu’Israël ne peut être blâmé.

Dans la même famille, je peux citer sans hésiter une seconde les hypocrites de l’Union Européenne, les diplomates des Nations Unies qui votent régulièrement des résolutions anti israéliennes mais aussi les écologistes fervents défenseurs des terroristes du Hamas et du mouvement d’inspiration nazie BDS qui n’ont toujours pas condamné cette pratique de la terre brûlée.

Avec les incendies qui font rage dans le sud d’Israël, il est devenu évident que de nombreux médias donnent aux lecteurs un bref reportage trop souvent biaisé sur le conflit israélo-palestinien et dansent autour d’histoires qui ne correspondent pas à leur récit préexistant. Ils soufflent de la fumée et ignorent le terrorisme agricole des Palestiniens envers « leur » prétendue terre qu’ils disent aimer.

Pendant qu’Israël investit pour faire fleurir le désert, le Hamas investit pour brûler la terre. C’est toute la différence !

Sources

Voir encore:

Un corps d’enfant retrouvé dans le campement sordide découvert aux États-Unis
Blandine Le Cain
Le Figaro
09/08/2018

Une perquisition de police pour retrouver un garçon disparu avait permis de découvrir un campement dans lequel onze enfants étaient retenus dans des conditions insalubres. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’un des enfants a expliqué avoir été entraîné au maniement des armes à feu.

L’histoire a débuté avec des soupçons d’enlèvement d’enfant par son père, elle s’est transformée en sordide affaire d’entraînement aux armes d’enfants et adolescents séquestrés. Dans le cadre d’une enquête pour retrouver un père suspecté d’avoir enlevé son enfant, la police du Nouveau-Mexique, aux États-Unis, a en effet découvert un campement dans lequel onze enfants étaient retenus dans de terribles conditions. Au moins l’un d’entre eux y a été entraîné à l’usage des armes à feu dans le but de le préparer à des tueries de masse, bien que l’objectif précis de cette préparation reste à établir. La dépouille d’un enfant de 4 ans a été retrouvée sur place.

L’enquête débute en décembre 2017, dans le comté de Jonesboro, en Géorgie, sur la côte est des États-Unis. Siraj Wahhaj, père de 39 ans, est recherché après la disparition de son fils. La mère affirme à la police que l’enfant, âgé de 3 ans, est allé au parc avec lui et n’en est jamais revenu. Le garçon souffre d’épilepsie, ainsi que de problèmes cognitifs et de développement, explique-t-elle. D’après le Telegraph , elle aurait également évoqué ses craintes d’un «exorcisme» que le père voudrait pratiquer sur son fils, avant de finalement revenir sur ces propos en évoquant une mauvaise traduction du terme. Plusieurs proches du garçonnet, dont son grand-père, imam d’une mosquée de Brooklyn, à New York, lancent une campagne via les réseaux sociaux pour le retrouver, raconte le National Post . En vain.

Au fil des mois, les enquêteurs soupçonnent pourtant la présence du père et de son fils dans une propriété située dans un tout autre lieu, au Nouveau-Mexique, un État situé dans le sud du pays. L’endroit, un «campement de fortune entouré de pneus et d’un chemin de terre», est surveillé après un signalement de voisins, précise NBC, mais la police ne détecte pas la présence du duo et ne dispose pas des éléments suffisants pour obtenir un mandat de perquisition. À ce stade, le FBI, le bureau d’enquête fédéral, est impliqué dans les investigations.

Des occupants lourdement armés

La situation change le 2 août, lorsque les enquêteurs reçoivent, par le biais d’un intermédiaire, un message envoyé depuis l’intérieur de la propriété, dont les auteurs disent être affamés et avoir besoin de nourriture et d’eau. Le shérif de Taos, le comté où se trouve la propriété, planifie alors une intervention sur les lieux, tout en sachant que «les occupants étaient probablement armés et considérés comme extrémistes», selon ses propos rapportés par le National Post.

Lors de l’opération de police, le père du garçonnet et un autre homme sont découverts à proximité du lieu, au milieu des buissons du désert, détaille l’AFP. Ils sont munis d’un fusil semi-automatique, de cinq chargeurs de 30 balles pleins et quatre pistolets chargés. Trois femmes sont également arrêtées. Au total, onze enfants seront retrouvés, âgés de 1 à 15 ans. Ils ont été pris en charge par les autorités.

L’enfant de Siraj Wahhaj, en revanche, n’a pas été retrouvé lors de l’opération. Le père a refusé de donner une quelconque information à son sujet, selon le document du tribunal que le Telegraph a pu consulter. À l’issue de l’interrogatoire des suspects, les policiers sont néanmoins retournés sur les lieux. Ils ont alors retrouvé les restes d’un enfant de 4 ans, le jour du quatrième anniversaire de l’enfant recherché. L’identité n’a pas encore été confirmée, mais les enquêteurs pensent qu’il pourrait s’agir de cet enfant.

Restés sans nourriture depuis plusieurs jours

Le campement était confectionné avec des palettes, des bâches en plastique et d’autres déchets, avec très peu de nourriture et d’eau. Les enfants y étaient vêtus de guenilles. Les enquêteurs y ont découvert une caravane à moitié enterrée et un tunnel d’une trentaine de mètres et d’un peu moins d’un mètre de diamètre. Des couchages avaient été installés dans certaines cavités. «Les conditions de vie, de santé et de bien-être des enfants étaient profondément déplorables», a expliqué le shérif, ajoutant qu’ils n’avaient accès ni à l’eau potable, ni à de la nourriture, ni à l’électricité et qu’ils n’avaient probablement pas été nourris depuis plusieurs jours.

Jeudi, de nouvelles informations sont venues ajouter au sordide de l’affaire: au moins un des onze enfants retrouvés a été entraîné à l’usage des armes à feu. «Un tuteur temporaire de l’un des enfants a déclaré que l’accusé avait entraîné l’enfant à tirer avec un fusil d’assaut pour se préparer à de futures fusillades en milieu scolaire», précise le bureau du procureur. Selon CNN, ce dernier mentionne par ailleurs, dans les motivations pour le maintien en prison de Siraj Wahhaj, sa «planification et sa préparation de futures tueries dans des écoles». Aucun autre détail précis n’a été donné sur ce point.

Cinq arrestations, le rôle de chacun en question

Le père, Siraj Wahhaj, a été immédiatement placé en détention en vertu du mandat d’arrêt émis en Géorgie pour enlèvement d’enfant. Il est «un danger pour la communauté», a par la suite indiqué le bureau du procureur dans un document de justice consulté par l’AFP.

Mardi, le shérif du comté de Taos a indiqué que le groupe était «considéré comme extrémiste de la foi musulmane», sans toutefois revenir plus en détails sur ce point.

L’homme arrêté avec Siraj Wahhaj, identifié comme Lucas Morten et âgé de 40 ans, a d’abord été inculpé pour hébergement de fugitif, avant que des charges liées à la maltraitance des enfants ne soient ajoutées.

Les trois femmes ont été libérées en attendant la suite de l’enquête. Leurs liens avec les protagonistes restent imprécis: selon les sources, elles sont présentées comme étant des mères de certains enfants, ou des sœurs de l’un des deux hommes, ou encore une épouse de l’un d’eux. Elles ont comparu devant le tribunal de Taos, tout comme Siraj Wahhaj, mercredi.

Voir enfin:

Danger in overreacting to Santa Fe school shooting
James Alan Fox
USA Today
May 20, 2018

Today’s ghastly shooting at a high school in Santa Fe, Texas, claiming the lives of at least 10 victims, has many Americans, including President Trump, wondering when and how the carnage will cease. Coming on the heels of two other multiple fatality school massacres earlier this year, it is no wonder that many are seeing this type of random gun violence as the “new normal.”

Amidst the national mourning for the many innocent lives lost in these senseless shooting sprees, it is critical not to overreact and overrespond to the menacing acts of a few. It is, of course, of little comfort to those families and communities impacted in Santa Fe as well as Parkland, Florida, and Benton, Kentucky, but this is not routine. Schools are not under siege. Rather, this more likely reflects a short-term contagion effect in which angry dispirited youngsters are inspired by others whose violent outbursts serve as fodder for national attention. That should subside once we stop obsessing over the risk.

History provides an important lesson about how crime contagions arise and eventually play themselves out. Over the five-year time span from 1997 through 2001, America witnessed seven multiple-fatality school rampages with a combined 32 killed and 85 others injured, more such incidents and casualties than during the past five years.

Following the March 2001 massacre at a high school in Santee, California, the venerable Dan Rather declared school shootings an “epidemic.” Then, after the September 11, 2001 terrorist attack on America, the nation turned its attention to a very different kind of threat, and the school shooting “epidemic” disappeared.

More from USA TODAY opinion: Flashback: Here’s what it was like to watch my friends die in Room 1216

School shootings are not the new normal, despite statistics that stretch the truth

After Parkland shooting, reject ‘nothing can be done,’ look for new solutions: John Walsh

Summertime will soon bring a natural break to the heightened concern over school shootings. Hopefully, come September, we can deal with the underlying issues facing alienated adolescents who seek to follow in the bloody footsteps of their undeserving heroes, without inadvertently fueling the contagion of bloodshed.

Many observers have expressed concern for the excessive attention given to mass shooters of today and the deadliest of yesteryear. CNN’s Anderson Cooper has campaigned against naming names of mass shooters, and 147 criminologists, sociologists, psychologists and other human-behavior experts recently signed on to an open letter urging the media not to identify mass shooters or display their photos.

While I appreciate the concern for name and visual identification of mass shooters for fear of inspiring copycats as well as to avoid insult to the memory of those they slaughtered, names and faces are not the problem. It is the excessive detail — too much information — about the killers, their writings, and their backgrounds that unnecessarily humanizes them. We come to know more about them — their interests and their disappointments — than we do about our next door neighbors. Too often the line is crossed between news reporting and celebrity watch.

At the same time, we focus far too much on records. We constantly are reminded that some shooting is the largest in a particular state over a given number of years, as if that really matters. Would the massacre be any less tragic if it didn’t exceed the death toll of some prior incident? Moreover, we are treated to published lists of the largest mass shootings in modern US history. For whatever purpose we maintain records, they are there to be broken and can challenge a bitter and suicidal assailant to outgun his violent role models.

Although the spirited advocacy of students around the country regarding gun control is to be applauded, we need to keep some perspective about the risk. Slogans like, “I want to go to my graduation, not to my grave,” are powerful, yet hyperbolic.

As often said, even one death is one too many, and we need to take the necessary steps to protect children, including expanded funding for school teachers and school psychologists. Still, despite the occasional tragedy, our schools are safe, safer than they have been for decades.

James Alan Fox is the Lipman Professor of Criminology, Law and Public Policy at Northeastern University, a member of USA TODAY’s Board of Contributors and co-author of Extreme Killing: Understanding Serial and Mass Murder.

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La Rose blanche/75e: Après la tragédie, la farce (75 years after the WWII anti-nazi student group, Hollywood’s joke of an anti-sexual harassment movement picks up the white rose symbol)

26 février, 2018
Hans et Sophie Scholl et leur ami Christoph ProbstHegel fait remarquer quelque part que, dans l’histoire universelle, les grands faits et les grands personnages se produisent, pour ainsi dire, deux fois. Il a oublié d’ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde comme farce. Marx
Depuis que l’ordre religieux est ébranlé – comme le christianisme le fut sous la Réforme – les vices ne sont pas seuls à se trouver libérés. Certes les vices sont libérés et ils errent à l’aventure et ils font des ravages. Mais les vertus aussi sont libérées et elles errent, plus farouches encore, et elles font des ravages plus terribles encore. Le monde moderne est envahi des veilles vertus chrétiennes devenues folles. Les vertus sont devenues folles pour avoir été isolées les unes des autres, contraintes à errer chacune en sa solitude.  G.K. Chesterton
L’inauguration majestueuse de l’ère « post-chrétienne » est une plaisanterie. Nous sommes dans un ultra-christianisme caricatural qui essaie d’échapper à l’orbite judéo-chrétienne en « radicalisant » le souci des victimes dans un sens antichrétien. (…) Jusqu’au nazisme, le judaïsme était la victime préférentielle de ce système de bouc émissaire. Le christianisme ne venait qu’en second lieu. Depuis l’Holocauste, en revanche, on n’ose plus s’en prendre au judaïsme, et le christianisme est promu au rang de bouc émissaire numéro un. René Girard
La Rose blanche (en allemand Die Weiße Rose) est le nom d’un groupe de résistants allemands, fondé en juin 1942, pendant la Seconde Guerre mondiale, et composé de quelques étudiants et de leurs proches. Ce nom aurait été choisi par Hans Scholl en référence à la romance de Clemens Brentano (Les Romances du Rosaire, 1852), ou au roman de B. Traven La Rose blanche (1929). Ce groupe a été arrêté en février 1943 par la Gestapo et ses membres ont été exécutés. Wikipedia
We choose the white rose because historically it stands for hope, peace, sympathy and resistance. Voices in Entertainment
 The colour white, of course, represents peace, but it is also has history in the women’s movement. White was one of the trio of colours adopted by the suffragette movement, along with green and purple; white stood for purity. Hillary Clinton’s white pantsuit, which she wore to accept the nomination as Democratic candidate for the 2016 election, was seen making a feminist statement. The Guardian
When he landed in New Delhi last Saturday, Trudeau was greeted on the tarmac, not by the Prime Minister or Foreign Minister but by the junior minister for agriculture and farmers’ welfare. Other world leaders, including Barack Obama and Benjamin Netanyahu, have been given a personal welcome by Narendra Modi. Prime Minister Modi, a savvy social media user, failed even to note Trudeau’s arrival on Twitter, though on the same day he found time to tweet about plans to unveil a new shipping container terminal. He did not acknowledge Trudeau until five days later and only met him the day before the Canadian PM and his family were to return home. Why were the Indians so frosty in their reception? They suspect Trudeau’s government of private sympathy for the Khalistani separatist movement, which wants to form a breakaway Sikh state in Punjab. Thankfully, Trudeau didn’t do anything to inflame those suspicions. Well, unless you count inviting a notorious Khalistani separatist to a reception. And then to dinner. With the Prime Minister. Not just any separatist, either. Jaspal Atwal is a former member of the International Sikh Youth Federation, proscribed as a terror group in both India and Canada, and was convicted of the attempted assassination of Indian cabinet minister Malkiat Singh Sidhu. Best of all, he even got a photo taken with Trudeau’s wife Sophie. But there were still a few Indians unoffended by the image-obsessed Canadian PM and he quickly remedied that. He turned up for one event in a gaudy golden kurta, churidars and chappals. At another, he broke into the traditional Bhaṅgṛā dance only to stop midway through when no one else joined in. Only after the local press pointed out that this was a little condescending and a lot tacky was Justin-ji finally photographed wearing a suit. It was less like a state visit and more like a weeklong audition for the next Sanjay Leela Bhansali movie. Here was Justin Trudeau, the progressive’s progressive, up to his pagṛi in cultural appropriation. At least he achieved his goal of bringing Indians and Canadians closer together: both have spent the past week cringing at this spectacle of well-meaning minstrelsy. I want to like Justin Trudeau. I really do. He’s a centrist liberal in an age where neither the adjective nor the noun is doing very well. Trump to his south, Brexit and Corbyn across the water, Putin beyond that: Trudeau should be a hero for liberal democrats. Instead, from his Eid Mubarak socks at Toronto Pride to his preference for ‘peoplekind’ over ‘mankind’, Trudeau presents like an alt-right parody of liberalism. He’s gender-neutral pronouns. He’s avocado toast and flaxseed soy smoothies. He’s safe spaces and checked privileges. Trudeau is a cuck. And all that would be fine. In fact, it would be a hoot to have a liberal standard-bearer who could troll the 4chan pale males in their overvaped, undersexed basements. But far from an icon for the middle ground, Trudeau is the sort of right-on relativist who gives liberals a bad name. He has spoken of his ‘admiration’ for China’s dictatorship for ‘allowing them to turn their economy around on a dime’. He called Fidel Castro ‘larger than life’ and ‘a remarkable leader’ who showed ‘tremendous dedication and love for the Cuban people’. Trudeau’s government refused to accept the Islamic State’s ethnic cleansing of the Yazidis was a genocide until the UN formally recognised it as such. In 2016 he issued a statement on Holocaust Remembrance Day that neglected to mention Jewish victims of the Shoah and the following year unveiled a memorial plaque with the same omission. Trudeau’s problem is that he always agrees with the last good intention he encountered. He seems to have picked up his political philosophy from Saturday morning cartoons: by your powers combined, I am Captain Snowflake. There is no spine of policy, no political compass, no vision beyond the next group hug or national apology. The centre ground needs a champion and instead it got an inspirational quote calendar with abs. Trudeau’s not a Grit, he’s pure mush. The Spectator
On y voit comment pousse sous nos yeux, non pas un simple fascisme local, mais un racisme proche du nazisme à ses débuts. Comme toute idéologie, le racisme allemand, lui aussi, avait évolué, et, à l’origine, il ne s’en était pris qu’aux droits de l’homme et du citoyen des juifs. Il est possible que sans la seconde guerre mondiale, le « problème juif » se serait soldé par une émigration « volontaire » des juifs des territoires sous contrôle allemand. Après tout, pratiquement tous les juifs d’Allemagne et d’Autriche ont pu sortir à temps. Il n’est pas exclu que pour certains à droite, le même sort puisse être réservé aux Palestiniens. Il faudrait seulement qu’une occasion se présente, une bonne guerre par exemple, accompagnée d’une révolution en Jordanie, qui permettrait de refouler vers l’Est une majeure partie des habitants de la Cisjordanie occupée. Les Smotrich et les Zohar, disons-le bien, n’entendent pas s’attaquer physiquement aux Palestiniens, à condition, bien entendu, que ces derniers acceptent sans résistance l’hégémonie juive. Ils refusent simplement de reconnaître leurs droits de l’homme, leur droit à la liberté et à l’indépendance. Dans le même ordre d’idées, d’ores et déjà, en cas d’annexion officielle des territoires occupés, eux et leurs partis politiques annoncent sans complexe qu’ils refuseront aux Palestiniens la nationalité israélienne, y compris, évidemment, le droit de vote. En ce qui concerne la majorité au pouvoir, les Palestiniens sont condamnés pour l’éternité au statut de population occupée. La raison en est simple et clairement énoncée : les Arabes ne sont pas juifs, c’est pourquoi ils n’ont pas le droit de prétendre à la propriété d’une partie quelconque de la terre promise au peuple juif. Pour Smotrich, Shaked et Zohar, un juif de Brooklyn, qui n’a peut-être jamais mis les pieds sur cette terre, en est le propriétaire légitime, mais l’Arabe, qui y est né, comme ses ancêtres avant lui, est un étranger dont la présence est acceptée uniquement par la bonne volonté des juifs et leur humanité. Le Palestinien, nous dit Zohar, « n’a pas le droit à l’autodétermination car il n’est pas le propriétaire du sol. Je le veux comme résident et ceci du fait de mon honnêteté, il est né ici, il vit ici, je ne lui dirai pas de s’en aller. Je regrette de le dire mais [les Palestiniens] souffrent d’une lacune majeure : ils ne sont pas nés juifs ». Ce qui signifie que même si les Palestiniens décidaient de se convertir, commençaient à se faire pousser des papillotes et à étudier la Torah et le Talmud, cela ne leur servirait à rien. Pas plus qu’aux Soudanais et Erythréens et leurs enfants, qui sont israéliens à tous égards – langue, culture, socialisation. Il en était de même chez les nazis. Ensuite vient l’apartheid, qui, selon la plupart des « penseurs » de la droite, pourrait, sous certaines conditions, s’appliquer également aux Arabes citoyens israéliens depuis la fondation de l’Etat. Pour notre malheur, beaucoup d’Israéliens, qui ont honte de tant de leurs élus et honnissent leurs idées, pour toutes sortes de raisons, continuent à voter pour la droite. Zeev Sternhell
The central complaint of Netanyahu’s critics is that he has failed to make good on the promise of his 2009 speech at Bar-Ilan University, where he claimed to accept the principle of a Palestinian state. Subsidiary charges include his refusal to halt settlement construction or give former Palestinian Prime Minister Salam Fayyad a sufficient political boost. It should go without saying that a Palestinian state is a terrific idea in principle — assuming, that is, that it resembles the United Arab Emirates. But Israelis have no reason to believe that it will look like anything except the way Gaza does today: militant, despotic, desperate and aggressive. Netanyahu’s foreign critics are demanding that he replicate on a large scale what has failed catastrophically on a smaller scale. It’s an absurd ask. It’s also strange that the same people who insist that Israel help create a Palestinian state in order to remain a democracy seem so indifferent to the views of that democracy. Israel’s political left was not destroyed by Netanyahu. It was obliterated one Palestinian suicide bombing, rocket salvo, tunnel attack and rejected statehood offer at a time. Bibi’s long tenure of office is the consequence, not the cause, of this. Specifically, it is the consequence of Israel’s internalization of the two great lessons of the past 30 years. First, that separation from the Palestinians is essential — in the long term. Second, that peace with the Palestinians is impossible — in the short term. The result is a policy that amounts to a type of indefinite holding pattern, with Israel circling a runway it knows it cannot yet land on even as it fears running out of gas. The risks here are obvious. But it’s hard to imagine any other sort of approach, which is why any successor to Netanyahu will have to pursue essentially identical policies — policies whose chief art will consist in fending off false promises of salvation. There’s a long Jewish history of this. For all of his flaws, few have done it as well as Bibi, which is why he has endured, and will probably continue to do so. Bret Stephens
Un Israélien qui compare Israël au « nazisme des débuts », voilà qui ne peut qu’enchanter, du Monde à France Inter, de Mediapart au Muslim Post. D’autant plus que Zeev Sternhell a l’avantage de conférer une pseudo-scientificité à deux grandes causes, la détestation de la France et la haine d’Israël – quel autre sentiment peut inspirer un pays en voie de nazification ? En effet, avant de devenir le savant utile de l’antisionisme extrême gauchiste européen, Sternhell s’est rendu célèbre avec Ni droite, ni gauche, publié en 1983, une analyse du fascisme français qui est à peu près partout et toujours prête à resurgir, thèse assez proche de celle de L’idéologie française de BHL, paru deux ans plus tôt, et recyclée depuis en mépris du populo et de ses idées nauséabondes. Bref, avec Shlomo Sand, l’historien qui considère que le peuple juif est un mythe, et quelques autres, Sternhell fait partie des Israéliens fréquentables. Et pour les sites islamistes il est le « bon juif » idéal. Ce qui est marrant, c’est que, même concernant le fascisme français, Shlomo Sand lui conteste la qualité d’historien. De fait, outre qu’elle est abjecte, sa comparaison est idiote car elle oublie un léger détail : il n’y avait pas, en 1930, de conflit entre les Juifs et l’Allemagne, ni de Juifs souhaitant bruyamment la disparition de l’Allemagne ou célébrant la mort de petites filles allemandes. Le plus écœurant, c’est la gourmandise avec laquelle notre radio publique s’est jetée sur cette bonne feuille. En dépit d’une actualité chargée, sur France Culture, on lui a accordé l’honneur des titres, honneur inédit pour un texte de cette nature. Emportée par son élan – ou son inconscient-, la journaliste a annoncé : « Un intellectuel israélien compare Israël au nazisme des années 1940. » Sternhell, et c’est déjà dingue, parle du nazisme des débuts. Celui des années 1940, c’est celui de la fin – de l’extermination. Peu importent ces distinctions, nombre de journalistes, imbus de leurs grands sentiments et de leur méconnaissance totale du dossier, étaient trop heureux de trouver, sous une plume israélienne, cette confirmation de tous les poncifs qu’ils ont en tête. (…) Surtout, tout occupé qu’il est à déceler les germes de nazisme chez ses concitoyens, Sternhell oublie de porter son regard un peu plus loin. S’il l’avait fait, il aurait pu entendre et voir des expressions beaucoup plus inquiétantes du nationalisme trempé dans l’antisémitisme le plus crasse, expressions qui vont jusqu’au poignard, à la roquette, sans oublier la volonté de destruction tranquillement assumée dans des mosquées ou des salles de classe. Ajoutons qu’en Israël, Sternhell et les autres ont pignon sur rue et c’est très bien. S’il y a des partisans de la paix avec Israël dans le monde arabe, ils rasent les murs, ou sont menacés de mort. Et dans les pays arabes, il n’y a pas de question juive. S’il avait vu tout cela, Sternhell aurait compris que la volonté de conserver une majorité juive ne révèle nullement une haine raciale. La plupart des Israéliens le savent, sans majorité juive, il n’y a plus d’Etat juif. Fin du sionisme, chapitre clos. C’est d’ailleurs ce souci qui devrait conduire le gouvernement israélien à rechercher une séparation négociée avec les Palestiniens, qu’ils soient ou pas (et ils ne le sont pas) les partenaires idéaux. Oui, l’occupation qui pourrit la vie des Palestiniens opère un travail de sape souterrain dans la société israélienne. Mais le danger, pour Israël, n’est pas de sombrer dans le nazisme. Il est de perdre le sens de la pluralité – et de finir par ressembler à ses voisins. Elisabeth Lévy
 Attention: une rose blanche peut en cacher une autre !

Au lendemain du 75e anniversaire de la décapitation du groupe de résistance d’étudiants antinazis dit de la Rose blanche

Et la reprise du même symbole par Hollywood et le monde de la chanson pour symboliser sa lutte contre le harcèlement sexuel …
Pendant que déguisé en acteur de Bollywood, la véritable caricature de progressisme qui sert actuellement de premier ministre à nos pauvres amis canadiens achevait de ridiculiser son pays sur la scène internationale …
Et qu’oubliant qu’il n’y avait pas dans les années 30 de « Juifs souhaitant bruyamment la disparition de l’Allemagne ou célébrant la mort de petites filles allemandes », un historien israélien qui compare Israël au « nazisme des débuts » se voit gratifié d’une tribune du Monde
Comment ne pas repenser …
Pour qualifier cette étrange époque que nous vivons entre « Génération Flocon de neige » et « idées chrétiennes devenues folles » …
Au fameux mot de Marx sur la répétition tragi-comique, par son premier président et dernier monarque de la nation française de neveu, du coup d’État du 18 brumaire par Napoléon un demi-siècle après ?

Zeev Sternhell, savant utile de l’antisionisme
L’historien israélien a comparé l’Etat hébreu au « nazisme à ses débuts »…
Elisabeth Lévy
Causeur
20 février 2018

Un Israélien qui compare Israël au « nazisme des débuts », voilà qui ne peut qu’enchanter, du Monde à France Inter, de Mediapart au Muslim Post. D’autant plus que Zeev Sternhell a l’avantage de conférer une  pseudo-scientificité à deux grandes causes, la détestation de la France et la haine d’Israël – quel autre sentiment peut inspirer un pays en voie de nazification ? En effet, avant de devenir le savant utile de l’antisionisme extrême gauchiste européen, Sternhell s’est rendu célèbre avec Ni droite, ni gauche, publié en 1983, une analyse du fascisme français qui est à peu près partout et toujours prête à resurgir, thèse assez proche de celle de L’idéologie française de BHL, paru deux ans plus tôt, et recyclée depuis en mépris du populo et de ses idées nauséabondes.

Sternhell, leur « bon juif » idéal

Bref, avec Shlomo Sand, l’historien qui considère que le peuple juif est un mythe, et quelques autres, Sternhell fait partie des Israéliens fréquentables. Et pour les sites islamistes il est le « bon juif » idéal. Ce qui est marrant, c’est que, même concernant le fascisme français, Shlomo Sand lui conteste la qualité d’historien. De fait, outre qu’elle est abjecte, sa comparaison est idiote car elle oublie un léger détail : il n’y avait pas, en 1930, de conflit entre les Juifs et l’Allemagne, ni de Juifs souhaitant bruyamment la disparition de l’Allemagne ou célébrant la mort de petites filles allemandes.

Le plus écœurant, c’est la gourmandise avec laquelle notre radio publique s’est jetée sur cette bonne feuille. En dépit d’une actualité chargée, sur France Culture, on lui a accordé l’honneur des titres, honneur inédit pour un texte de cette nature. Emportée par son élan – ou son inconscient-, la journaliste a annoncé : « Un intellectuel israélien compare Israël au nazisme des années 1940. » Sternhell, et c’est déjà dingue, parle du nazisme des débuts. Celui des années 1940, c’est celui de la fin – de l’extermination. Peu importent ces distinctions, nombre de journalistes, imbus de leurs grands sentiments et de leur méconnaissance totale du dossier, étaient trop heureux de trouver, sous une plume israélienne, cette confirmation de tous les poncifs qu’ils ont en tête. Saluons donc Bernard Guetta qui, ce mardi matin, a remis les pendules à l’heure.

Tout n’est pas faux, bien sûr, dans le libelle publié, lundi 19 février, par Le Monde sous le titre accrocheur : « En Israël pousse un racisme proche du nazisme à ses débuts ». Sternhell s’appuie sur des projets du gouvernement de geler par la loi et pour toujours le statut de Jérusalem, ainsi que sur des signes réels de la montée d’un nationalisme raciste. Mais, faute de regard historique (ou, dit plus simplement, de la prise en compte du contexte), il sort subrepticement de la route de l’argumentation pour dérouler un scénario qui conduit au mieux à l’apartheid et au pire suivez mon regard.

La hallalisation des esprits fait son chemin

Il y a en effet en Israël des rabbins qui ont appelé à l’assassinat d’Yitzhak Rabin, ou des élus qui réclament des salles d’accouchement séparées pour les Arabes et pour les Juives. Le nationalisme extrémiste, volontiers raciste sur les bords, progresse, y compris dans l’armée. En tout cas, la hallalisation des esprits (c’est-à-dire la propension à diviser le monde entre pur et impur) fait son chemin chez pas mal de juifs.

Mais il y a aussi des juifs pour la Palestine, des soldats militant pour la paix, une presse déchaînée, des ONG brailleuses et une intelligentsia raffinée, sans oublier une justice, une police et tout le reste, pour défendre l’Etat de droit s’il est menacé. Bref, toute une cacophonie judéo-israélienne dans laquelle on souhaite bonne chance à un dictateur.

Surtout, tout occupé qu’il est à déceler les germes de nazisme chez ses concitoyens, Sternhell oublie de porter son regard un peu plus loin. S’il l’avait fait, il aurait pu entendre et voir des expressions beaucoup plus inquiétantes du nationalisme trempé dans l’antisémitisme le plus crasse, expressions qui vont jusqu’au poignard, à la roquette, sans oublier la volonté de destruction tranquillement assumée dans des mosquées ou des salles de classe. Ajoutons qu’en Israël, Sternhell et les autres ont pignon sur rue et c’est très bien. S’il y a des partisans de la paix avec Israël dans le monde arabe, ils rasent les murs, ou sont menacés de mort. Et dans les pays arabes, il n’y a pas de question juive.

Sans majorité juive, il n’y a plus d’Etat juif

S’il avait vu tout cela, Sternhell aurait compris que la volonté de conserver une majorité juive ne révèle nullement une haine raciale. La plupart des Israéliens le savent, sans majorité juive, il n’y a plus d’Etat juif. Fin du sionisme, chapitre clos. C’est d’ailleurs ce souci qui devrait conduire le gouvernement israélien à rechercher une séparation négociée avec les Palestiniens, qu’ils soient ou pas (et ils ne le sont pas) les partenaires idéaux.

Oui, l’occupation qui pourrit la vie des Palestiniens opère un travail de sape souterrain  dans la société israélienne. Mais le danger, pour Israël, n’est pas de sombrer dans le nazisme. Il est de perdre le sens de la pluralité – et de finir par ressembler à ses voisins.

Voir aussi:

Zeev Sternhell : « En Israël pousse un racisme proche du nazisme à ses débuts »
Dans une tribune au « Monde », l’historien spécialiste du fascisme, se lance dans une comparaison entre le sort des juifs avant la guerre et celui des Palestiniens aujourd’hui.
Zeev Sternhell (Historien, membre de l’Académie israélienne des sciences et lettres, professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem, spécialiste de l’histoire du fascisme)
Le Monde
18.02.2018

[L’annonce est autant symbolique que contestée à l’international : le 6 décembre 2017, le président américain Donald Trump a décidé de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. L’ambassade américaine, actuellement établie à Tel-Aviv, ouvrira ses portes avant fin 2019. L’initiative a rapidement été saluée par le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou. Depuis, à la Knesset, le Parlement, la droite mène une offensive sur plusieurs fronts. Le 2 janvier, les députés ont voté un amendement à la loi fondamentale, c’est-à-dire constitutionnelle, rendant impossible toute cession d’une partie de Jérusalem sans un vote emporté à la majorité des deux-tiers. Plusieurs députés ont aussi avancé des projets de loi visant à redéfinir le périmètre de la ville, en rejetant des quartiers arabes entiers se trouvant au-delà du mur de séparation, ou bien en intégrant de vastes colonies. Pour l’historien Zeev Sternhell, ces décisions visent à imposer aux Palestiniens d’accepter sans résistance l’hégémonie juive sur le territoire, les condamnant pour l’éternité au statut de population occupée.]

Tribune. Je tente parfois d’imaginer comment essaiera d’expliquer notre époque l’historien qui vivra dans cinquante ou cent ans. A quel moment a-t-on commencé, se demandera-t-il sans doute, à comprendre en Israël que ce pays, devenu Etat constitué lors de la guerre d’indépendance de 1948, fondé sur les ruines du judaïsme européen et au prix du sang de 1 % de sa population, dont des milliers de combattants survivants de la Shoah, était devenu pour les non-juifs, sous sa domination, un monstre ? Quand, exactement, les Israéliens, au moins en partie, ont-ils compris que leur cruauté envers les non-juifs sous leur emprise en territoires occupés, leur détermination à briser les espoirs de liberté et d’indépendance des Palestiniens ou leur refus d’accorder l’asile aux réfugiés africains commençaient à saper la légitimité morale de leur existence nationale ?

La réponse, dira peut-être l’historien, se trouve en microcosme dans les idées et les activités de deux importants députés de la majorité, Miki Zohar (Likoud) et Bezalel Smotrich (Le Foyer juif), fidèles représentants de la politique gouvernementale, récemment propulsés sur le devant de la scène. Mais ce qui est plus important encore, c’est le fait que cette même idéologie se trouve à la base des propositions de loi dites « fondamentales », c’est-à-dire constitutionnelles, que la ministre de la justice, Ayelet Shaked, avec l’assentiment empressé du premier ministre, Benyamin Nétanyahou, se propose de faire adopter rapidement par la Knesset.

Shaked, numéro deux du parti de la droite religieuse nationaliste, en plus de son nationalisme extrême, représente à la perfection une idéologie politique selon laquelle une victoire électorale justifie la mainmise sur tous les organes de l’Etat et de la vie sociale, depuis l’administration jusqu’à la justice, en passant par la culture. Dans l’esprit de cette droite, la démocratie libérale n’est rien qu’un infantilisme. On conçoit facilement la signification d’une telle démarche pour un pays de tradition britannique qui ne possède pas de Constitution écrite, seulement des règles de comportement et une armature législative qu’une majorité simple suffit pour changer.

« Il s’agit d’un acte constitutionnel nationaliste dur, que Mme Le Pen n’oserait pas proposer »

L’élément le plus important de cette nouvelle jurisprudence est une législation dite « loi sur l’Etat-nation » : il s’agit d’un acte constitutionnel nationaliste dur, que le nationalisme intégral maurrassien d’antan n’aurait pas renié, que Mme Le Pen, aujourd’hui, n’oserait pas proposer, et que le nationalisme autoritaire et xénophobe polonais et hongrois accueillera avec satisfaction. Voilà donc les juifs qui oublient que leur sort, depuis la Révolution française, est lié à celui du libéralisme et des droits de l’homme, et qui produisent à leur tour un nationalisme où se reconnaissent facilement les plus durs des chauvinistes en Europe.

L’impuissance de la gauche

En effet, cette loi a pour objectif ouvertement déclaré de soumettre les valeurs universelles des Lumières, du libéralisme et des droits de l’homme aux valeurs particularistes du nationalisme juif. Elle obligera la Cour suprême, dont Shaked, de toute façon, s’emploie à réduire les prérogatives et à casser le caractère libéral traditionnel (en remplaçant autant que possible tous les juges qui partent à la retraite par des juristes proches d’elle), à rendre des verdicts toujours conformes à la lettre et à l’esprit de la nouvelle législation.

Mais la ministre va plus loin encore : elle vient juste de déclarer que les droits de l’homme devront s’incliner devant la nécessité d’assurer une majorité juive. Mais puisque aucun danger ne guette cette majorité en Israël, où 80 % de la population est juive, il s’agit de préparer l’opinion publique à la situation nouvelle, qui se produira en cas de l’annexion des territoires palestiniens occupés souhaitée par le parti de la ministre : la population non-juive restera dépourvue du droit de vote.

Grâce à l’impuissance de la gauche, cette législation servira de premier clou dans le cercueil de l’ancien Israël, celui dont il ne restera que la déclaration d’indépendance, comme une pièce de musée qui rappellera aux générations futures ce que notre pays aurait pu être si notre société ne s’était moralement décomposée en un demi-siècle d’occupation, de colonisation et d’apartheid dans les territoires conquis en 1967, et désormais occupés par quelque 300 000 colons.

Aujourd’hui, la gauche n’est plus capable de faire front face à un nationalisme qui, dans sa version européenne, bien plus extrême que la nôtre, avait presque réussi à anéantir les juifs d’Europe. C’est pourquoi il convient de faire lire partout en Israël et dans le monde juif les deux entretiens faits par Ravit Hecht pour Haaretz (3 décembre 2016 et 28 octobre 2017) avec Smotrich et Zohar. On y voit comment pousse sous nos yeux, non pas un simple fascisme local, mais un racisme proche du nazisme à ses débuts.

Comme toute idéologie, le racisme allemand, lui aussi, avait évolué, et, à l’origine, il ne s’en était pris qu’aux droits de l’homme et du citoyen des juifs. Il est possible que sans la seconde guerre mondiale, le « problème juif » se serait soldé par une émigration « volontaire » des juifs des territoires sous contrôle allemand. Après tout, pratiquement tous les juifs d’Allemagne et d’Autriche ont pu sortir à temps. Il n’est pas exclu que pour certains à droite, le même sort puisse être réservé aux Palestiniens. Il faudrait seulement qu’une occasion se présente, une bonne guerre par exemple, accompagnée d’une révolution en Jordanie, qui permettrait de refouler vers l’Est une majeure partie des habitants de la Cisjordanie occupée.

Le spectre de l’apartheid

Les Smotrich et les Zohar, disons-le bien, n’entendent pas s’attaquer physiquement aux Palestiniens, à condition, bien entendu, que ces derniers acceptent sans résistance l’hégémonie juive. Ils refusent simplement de reconnaître leurs droits de l’homme, leur droit à la liberté et à l’indépendance. Dans le même ordre d’idées, d’ores et déjà, en cas d’annexion officielle des territoires occupés, eux et leurs partis politiques annoncent sans complexe qu’ils refuseront aux Palestiniens la nationalité israélienne, y compris, évidemment, le droit de vote. En ce qui concerne la majorité au pouvoir, les Palestiniens sont condamnés pour l’éternité au statut de population occupée.

Pour Miki Zohar, les Palestiniens “souffrent d’une lacune majeure : ils ne sont pas nés juifs”

La raison en est simple et clairement énoncée : les Arabes ne sont pas juifs, c’est pourquoi ils n’ont pas le droit de prétendre à la propriété d’une partie quelconque de la terre promise au peuple juif. Pour Smotrich, Shaked et Zohar, un juif de Brooklyn, qui n’a peut-être jamais mis les pieds sur cette terre, en est le propriétaire légitime, mais l’Arabe, qui y est né, comme ses ancêtres avant lui, est un étranger dont la présence est acceptée uniquement par la bonne volonté des juifs et leur humanité. Le Palestinien, nous dit Zohar, « n’a pas le droit à l’autodétermination car il n’est pas le propriétaire du sol. Je le veux comme résident et ceci du fait de mon honnêteté, il est né ici, il vit ici, je ne lui dirai pas de s’en aller. Je regrette de le dire mais [les Palestiniens] souffrent d’une lacune majeure : ils ne sont pas nés juifs ».

Ce qui signifie que même si les Palestiniens décidaient de se convertir, commençaient à se faire pousser des papillotes et à étudier la Torah et le Talmud, cela ne leur servirait à rien. Pas plus qu’aux Soudanais et Erythréens et leurs enfants, qui sont israéliens à tous égards – langue, culture, socialisation. Il en était de même chez les nazis. Ensuite vient l’apartheid, qui, selon la plupart des « penseurs » de la droite, pourrait, sous certaines conditions, s’appliquer également aux Arabes citoyens israéliens depuis la fondation de l’Etat. Pour notre malheur, beaucoup d’Israéliens, qui ont honte de tant de leurs élus et honnissent leurs idées, pour toutes sortes de raisons, continuent à voter pour la droite.

Voir de même:
Don’t Count Bibi Out — Yet
Bret Stephens
The NYT
Feb. 23, 2018

If you follow the news from Israel, you might surmise that Benjamin Netanyahu’s days as prime minister are numbered. The police recommend that he be charged on multiple counts of bribery, fraud and breach of trust. Fresh charges may yet be brought in additional investigations. A former top aide to Netanyahu agreed this week to serve as a witness against him. Press reports suggest a man clinging to power.

Don’t be so sure. If an election were held tomorrow, Bibi — as Netanyahu is universally known in Israel — and his Likud party would likely win, according to recent polls. Roughly half of Israelis think the prime minister should quit, but that’s down from 60 percent in December. Netanyahu has no intention of resigning, even if the attorney general chooses to indict him. The Likud rank-and-file remain loyal to their leader. His coalition partners may detest him, but for now they see greater political advantage in a wounded prime minister than in a fresh one.

Besides, Bibi has been, for Israelis, a pretty good prime minister. Some indicators:

Economy: Since Netanyahu returned to power in 2009, the economy has grown by nearly 30 percent in constant dollars — nearly twice the growth rate of Germany or the United States. Some 3.6 million tourists visited Israel in 2017, a record for the Jewish state. On Monday, Israel announced a $15 billion dollar deal to export natural gas to Egypt from its huge offshore fields.

Diplomacy: Netanyahu’s personal ties to Indian Prime Minister Narendra Modi are exceptionally close, as they are with Japan’s Shinzo Abe. Israel’s relations with African countries and the Arab world are the best they’ve been in decades; reaction in Riyadh and Cairo to the Trump administration’s decision to move the U.S. embassy to Jerusalem amounted to a shrug. Netanyahu’s 2015 speech to Congress opposing the Iran deal, billed as an affront to the Obama administration, turned out to be an inspiration for Israel’s neighbors. And Netanyahu’s arguments against the deal now prevail in the current White House.

Security: In 2002, at the height of the second intifada, Israelis suffered more than 400 terrorism fatalities. In 2017 there were fewer than two dozen. Two wars in and around Gaza, both initiated by Hamas, were devastating for Palestinians but resulted in relatively few Israeli casualties. The Israeli Air Force lost an F-16 after coming under heavy Syrian antiaircraft fire, but that seems to have been a fluke. For the most part, Israel has been able to strike Syrian, Iranian and Hezbollah targets at will.

None of this makes much of an impression on non-Israelis. Diaspora Jews were infuriated last year by the government’s backtracking on a plan to let men and women pray together at the Western Wall. Israel’s bad decision to forcibly deport African migrants has stirred additional, and warranted, indignation.

And then there are the Palestinians. The central complaint of Netanyahu’s critics is that he has failed to make good on the promise of his 2009 speech at Bar-Ilan University, where he claimed to accept the principle of a Palestinian state. Subsidiary charges include his refusal to halt settlement construction or give former Palestinian Prime Minister Salam Fayyad a sufficient political boost.

It should go without saying that a Palestinian state is a terrific idea in principle — assuming, that is, that it resembles the United Arab Emirates. But Israelis have no reason to believe that it will look like anything except the way Gaza does today: militant, despotic, desperate and aggressive. Netanyahu’s foreign critics are demanding that he replicate on a large scale what has failed catastrophically on a smaller scale. It’s an absurd ask.

It’s also strange that the same people who insist that Israel help create a Palestinian state in order to remain a democracy seem so indifferent to the views of that democracy. Israel’s political left was not destroyed by Netanyahu. It was obliterated one Palestinian suicide bombing, rocket salvo, tunnel attack and rejected statehood offer at a time. Bibi’s long tenure of office is the consequence, not the cause, of this.

Specifically, it is the consequence of Israel’s internalization of the two great lessons of the past 30 years. First, that separation from the Palestinians is essential — in the long term. Second, that peace with the Palestinians is impossible — in the short term. The result is a policy that amounts to a type of indefinite holding pattern, with Israel circling a runway it knows it cannot yet land on even as it fears running out of gas.

The risks here are obvious. But it’s hard to imagine any other sort of approach, which is why any successor to Netanyahu will have to pursue essentially identical policies — policies whose chief art will consist in fending off false promises of salvation.

There’s a long Jewish history of this. For all of his flaws, few have done it as well as Bibi, which is why he has endured, and will probably continue to do so. ☐

Voir également:

Justin Trudeau takes his Captain Snowflake act to India
Stephen Daisley
The Spectator
24 February 2018

If your week was less than fun, spare a thought for Justin Trudeau. The Canadian Prime Minister’s seven-day visit to India went down like an undercooked biriyani on the subcontinent.

When he landed in New Delhi last Saturday, Trudeau was greeted on the tarmac, not by the Prime Minister or Foreign Minister but by the junior minister for agriculture and farmers’ welfare. Other world leaders, including Barack Obama and Benjamin Netanyahu, have been given a personal welcome by Narendra Modi. Prime Minister Modi, a savvy social media user, failed even to note Trudeau’s arrival on Twitter, though on the same day he found time to tweet about plans to unveil a new shipping container terminal. He did not acknowledge Trudeau until five days later and only met him the day before the Canadian PM and his family were to return home.

Why were the Indians so frosty in their reception? They suspect Trudeau’s government of private sympathy for the Khalistani separatist movement, which wants to form a breakaway Sikh state in Punjab. Thankfully, Trudeau didn’t do anything to inflame those suspicions. Well, unless you count inviting a notorious Khalistani separatist to a reception. And then to dinner. With the Prime Minister. Not just any separatist, either. Jaspal Atwal is a former member of the International Sikh Youth Federation, proscribed as a terror group in both India and Canada, and was convicted of the attempted assassination of Indian cabinet minister Malkiat Singh Sidhu. Best of all, he even got a photo taken with Trudeau’s wife Sophie.

But there were still a few Indians unoffended by the image-obsessed Canadian PM and he quickly remedied that. He turned up for one event in a gaudy golden kurta, churidars and chappals. At another, he broke into the traditional Bhaṅgṛā dance only to stop midway through when no one else joined in. Only after the local press pointed out that this was a little condescending and a lot tacky was Justin-ji finally photographed wearing a suit.

It was less like a state visit and more like a weeklong audition for the next Sanjay Leela Bhansali movie. Here was Justin Trudeau, the progressive’s progressive, up to his pagṛi in cultural appropriation. At least he achieved his goal of bringing Indians and Canadians closer together: both have spent the past week cringing at this spectacle of well-meaning minstrelsy.

I want to like Justin Trudeau. I really do. He’s a centrist liberal in an age where neither the adjective nor the noun is doing very well. Trump to his south, Brexit and Corbyn across the water, Putin beyond that: Trudeau should be a hero for liberal democrats. Instead, from his Eid Mubarak socks at Toronto Pride to his preference for ‘peoplekind’ over ‘mankind’, Trudeau presents like an alt-right parody of liberalism. He’s gender-neutral pronouns. He’s avocado toast and flaxseed soy smoothies. He’s safe spaces and checked privileges. Trudeau is a cuck.

And all that would be fine. In fact, it would be a hoot to have a liberal standard-bearer who could troll the 4chan pale males in their overvaped, undersexed basements. But far from an icon for the middle ground, Trudeau is the sort of right-on relativist who gives liberals a bad name. He has spoken of his ‘admiration’ for China’s dictatorship for ‘allowing them to turn their economy around on a dime’. He called Fidel Castro ‘larger than life’ and ‘a remarkable leader’ who showed ‘tremendous dedication and love for the Cuban people’. Trudeau’s government refused to accept the Islamic State’s ethnic cleansing of the Yazidis was a genocide until the UN formally recognised it as such. In 2016 he issued a statement on Holocaust Remembrance Day that neglected to mention Jewish victims of the Shoah and the following year unveiled a memorial plaque with the same omission.

Trudeau’s problem is that he always agrees with the last good intention he encountered. He seems to have picked up his political philosophy from Saturday morning cartoons: by your powers combined, I am Captain Snowflake. There is no spine of policy, no political compass, no vision beyond the next group hug or national apology. The centre ground needs a champion and instead it got an inspirational quote calendar with abs. Trudeau’s not a Grit, he’s pure mush.

Voir encore:

White roses and black velvet: the Grammys red carpet
Monochrome dominated the award ceremony last night, as politics remained fashionable for celebrities
Lauren Cochrane
The Guardian
29 Jan 2018

On the Grammys red carpet on Sunday, celebrities spelt out messages in black and white. While the Golden Globes earlier this month saw black dominate as a protest in line with the Times Up campaign, music’s biggest award ceremony switched to monochrome as default setting.

Some stuck to the black dress code, such as Miley Cyrus, Beyoncé, Lady Gaga and Sarah Silverman.

Others went for the impact of white. SZA, Cardi B and Childish Gambino were in this camp, while Lana Del Rey took the angelic angle further. She wore a gown embroidered with silver stars, accessorised with a halo.

Some celebrities carried white roses with them, with men including Kendrick Lamar and Trevor Noah pinning them to their lapels, and Cyrus licking hers with that famous tongue.

This was a campaign in support of the Times Up initiative. The rose idea was pushed by Meg Harkins, senior vice president of marketing at Roc Nation, Karen Rait, head of rhythm promotions at Interscope Geffen A&M Records, and other high-profile women in the music industry. “We all agreed it was really necessary,” Harkins said. “We’ve all felt the political and cultural change in the last couple of months.” In an email sent to attendees of the Grammys, the collective explained their choice of the flower. “We choose the white rose because historically it stands for hope, peace, sympathy and resistance,” it read.

The colour white, of course, represents peace, but it is also has history in the women’s movement. White was one of the trio of colours adopted by the suffragette movement, along with green and purple; white stood for purity. Hillary Clinton’s white pantsuit, which she wore to accept the nomination as Democratic candidate for the 2016 election, was seen making a feminist statement.

Beyoncé, never one to miss an opportunity to win at visual statements, skipped the red carpet and the white rose, but her six-year-old daughter, Blue Ivy, was dressed in head-to-toe white. Kesha – an artist who has firsthand experience of sexual misconduct – performed all in white, with a supporting cast including Cyndi Lauper and Camilla Cabelo also in the colour.

Other microtrends were noted too – there was an upswing of trousers for women, with Janelle Monae, Anna Kendrick and Kesha wearing them. This in itself is a protest against the pageant-y end of the red carpet. Burgundy seemed to be a sleeper colour, worn by both multiple winner Bruno Mars and Hillary Clinton during an onscreen cameo. Rihanna saw the opportunity to wear three outfits – a brown PVC wrap dress, pink slipdress and black and gold metallic co-ords.

White roses might be more discreet, and politics might have been less in the foreground for fashion at the Grammys, but the 2018 red carpet remains a place where protest can be signposted. These visual statements arguably stand with the signs on the Women’s March last weekend. As images that will be broadcast around the world, the optics are undeniable. This award season, a political issue remains the best accessory.

Voir enfin:

22 février 1943
Décapitation de la « Rose blanche »

Le 22 février 1943, trois étudiants allemands d’une vingtaine d’années sont guillotinés dans la prison de Stadelheim, près de Munich. Leur crime est d’avoir dénoncé le nazisme dans le cadre d’un mouvement clandestin, « La Rose blanche » (Die Weiße Rose en allemand).

Comment, de juin 1942 à février 1943 une poignée de jeunes étudiants chrétiens ont-ils pu défendre les valeurs démocratiques au prix de leur vie ? Comment ont-ils pu diffuser six tracts incendiaires tout en écrivant le soir des slogans pacifistes et antinazis sur les murs de Munich ?

Pierre Le Blavec de Crac’h
Hérodote
2018-02-18

Les prémices de la résistance

Résidant à Ulm et âgé de 14 ans en 1933, le lycéen Hans Scholl n’est pas au début insensible aux discours de Hitler. Comme tous les jeunes Allemands de son âge, il s’engage avec sa soeur Sophie (12 ans) dans les Jeunesses Hitlériennes mais prend assez vite ses distances.

Aidé par ses parents et encouragé par l’éditeur Carl Muth du mensuel catholique Hochland, il rompt avec le national-socialisme et se consacre à ses études de médecine. Il lit les penseurs chrétiens (Saint Augustin, Pascal) et l’écriture sainte. Mais il est arrêté et emprisonné en 1938 pour sa participation à un groupe de militants catholiques.

Quatre ans plus tard, sa décision est prise. Il décide d’entrer en résistance par l’écrit après avoir lu des sermons de l’évêque de Münster Mgr von Galen dénonçant  la politique du gouvernement à l’égard des handicapés.

Un noyau dur se constitue autour de Hans et Sophie Scholl (protestants) et de trois étudiants en médecine que lie une solide amitié : Alexander Schmorell (25 ans, orthodoxe et fils d’un médecin de Munich) ; Christoph Probst (23 ans marié et père de trois jeunes enfants), et Willi Graf (24 ans, catholique). Il est bientôt rejoint par Traute Lafrenz, une amie de Hans.

En juin 1942, alors que Hitler est au sommet de sa puissance, le petit groupe décide d’appeler les étudiants de Munich à la résistance contre le régime nazi, qualifié de « dictature du mal ». Sophie se garde d’informer de ses actions son fiancé, un soldat engagé sur le front de l’Est.

La rose s’épanouit

En moins de quinze jours, les jeunes gens rédigent et diffusent 4 tracts, signés « La Rose blanche » (Die Weiße Rose). Imprimés dans l’atelier de Munich mis à leur disposition par l’écrivain catholique Théodore Haecker, ils sont diffusés de la main à la main, déposés chez des restaurateurs de la ville ou adressés par la poste à des intellectuels non-engagés, des écrivains, des professeurs d’université, des directeurs d’établissements scolaires, des libraires ou des médecins soigneusement choisis.

Les tracts font référence à d’éminents penseurs (Schiller, Goethe, Novalis, Lao Tseu, Aristote) et citent parfois la Bible. Leurs lecteurs sont invités à participer à une « chaîne de résistance de la pensée » en les reproduisant et en les envoyant à leur tour au plus grand nombre possible de gens.

Willi Graf est enrôlé dans l’armée en juillet 1942 et découvre à cette occasion nombre d’atrocités. Quant à Hans Scholl et Alexander Schmorell, incorporés comme maréchal des logis dans la Wehrmacht en tant qu’étudiants en médecine, ils passent trois mois sur le front russe et constatent avec effroi l’horreur des traitements infligés aux juifs, aux populations locales et aux prisonniers soviétiques.

À partir de novembre 1942, les résistants de La Rose Blanche bénéficient du soutien de leur professeur Kurt Huber (49 ans, catholique convaincu) de l’université de Munich, qui devient leur mentor. Ils impriment et diffusent leurs tracts à des milliers d’exemplaires dans les universités allemandes et autrichiennes d’Augsbourg, Francfort, Graz, Hambourg, Linz, Salzburg, Sarrebruck, Stuttgart, Vienne et même de Berlin !

Le petit groupe collecte en même temps du pain pour les détenus de camps de concentration et s’occupe de leurs familles. Il est toutefois déçu par le peu d’écho de ses initiatives au sein de la population étudiante.

Un cinquième tract intitulé « Tract du mouvement de résistance en Allemagne » est distribué à plusieurs milliers d’exemplaires dans les rues, sur les voitures en stationnement et les bancs de la gare centrale de Munich ! Plus fort encore, en février 1943, Hans Scholl et Alexander Schmorell écrivent la nuit des slogans sur les murs du quartier universitaire : « Liberté ! Hitler massacreur des masses ! A bas Hitler !… »

Imprimé à plus de 2.000 exemplaires, distribué et envoyé par la poste, le sixième et dernier tract commente la défaite de Stalingrad, condamne les méthodes nazies et invite la jeunesse du pays à se mobiliser. Comme quelques centaines de ces tracts n’ont pu être expédiés, Hans Scholl décide de les diffuser dans l’Université de médecine.

Malheureusement, le matin du 18 février 1943, Hans et sa soeur Sophie sont aperçus par le concierge de l’université en train de jeter un dernier paquet de tracts du haut du deuxième étage donnant sur le hall. Ils sont aussitôt arrêtés avec leurs amis, livrés à la Gestapo (la police politique) et emprisonnés à Stadelheim.

Un procès expéditif

Le 22 février 1943, après une rapide instruction, le Tribunal du peuple (Volksgerichtshof) chargé des « crimes politiques » se réunit pour un procès expéditif de trois heures.

Il est présidé par Roland Freisler, venu exprès de Berlin. Cet ancien communiste est l’un des chefs nazis les plus brutaux qui soient. Sophie Scholl, qui a eu une jambe brisée au cours de son « interrogatoire » par la Gestapo et comparaît sur des béquilles, lui fait face avec un courage inébranlable.

Freisler prononce lui-même la condamnation à mort pour trahison de Hans Scholl, de sa soeur et de leur ami Christoph Probst – baptisé quelques heures avant son exécution par un prêtre de la prison.

Sophie et Hans sont exécutés par les fonctionnaires de la prison de Stadelheim après avoir revu une dernière fois leurs parents, Robert et Magdalene Scholl. Hans Scholl s’écrie « Vive la Liberté ! » avant de mourir sur la guillotine (cet instrument a été importé de France en Bavière au XIXe siècle, à la suite des guerres napoléoniennes). Depuis, les trois jeunes martyrs reposent les uns à côté des autres dans le cimetière voisin de la forêt de Perlach.

Quelques mois plus tard, un second procès frappe quatorze accusés pris dans la même vague d’arrestations : le professeur Kurt Huber, Alexander Schmorell et son camarade Willi Graf sont condamnés à mort. À l’automne 1943, le réseau de Hambourg est lui aussi démantelé par la Gestapo.

Dix autres membres de la Rose Blanche – amis des Scholl, jeunes étudiants des universités d’Ulm et de Sarrebruck, ou sympathisants actifs comme Eugen Grimminger qui les avait aidés financièrement – sont envoyés en camp de concentration où ils paieront aussi de leur vie leur participation aux activités du mouvement.

Malgré son caractère confidentiel, la Rose Blanche bénéficie d’une notoriété nationale et même mondiale. Le 27 juin 1943, parlant de « la naissance d’une foi nouvelle, celle de l’honneur et de la liberté », l’écrivain allemand en exil Thomas Mann lui rend hommage sur les ondes de la BBC tandis que durant l’été 1943, l’aviation anglaise jette sur le pays un million d’exemplaires du dernier tract rédigé par le professeur Huber.

L’ami de coeur de Sophie, qui était sur le front de l’Est, obtient une permission sitôt qu’il apprend son arrestation mais il arrive à Munich deux heures après son exécution. Il va entrer dès lors dans la résistance au péril de sa vie…

La Rose Blanche a vécu à peine un an mais la mémoire d’une lutte héroïque – contre la résignation et pour la défense de la liberté d’opinion lorsqu’elle est menacée -, elle, ne s’éteindra jamais.

Un film émouvant et vrai

Sophie Scholl, le dernier jourLe cinéaste allemand Marc Rothemund a réalisé en 2005 un film émouvant et rigoureux, Sophie Scholl, les derniers jours (en allemand Sophie Scholl, die letzten Tage). Il relate l’arrestation du groupe de jeunes gens, l’instruction de leur procès et leur exécution.

Son film suit fidèlement la réalité historique telle que relatée dans le livre de souvenirs publié en 1953 par la soeur de Hans et Sophie Scholl : Die weisse Rose (mal traduit, l’ouvrage a répandu dans le public français quelques erreurs factuelles, notamment en traduisant le mot allemand Fallbeil par hache au lieu de guillotine).


Chine: Quel deux poids deux mesures ? (Spot the error: China’s Tiananmen butchers brazenly blow up Christian churches but imagine the uproar if a Christian country or Israel had dared touch a mosque)

26 janvier, 2018
 A cross that had been torn down by Chinese government workers at a Protestant church in the village of Taitou in Zhejiang Province last year.In 2014, a church blocked a gate to protect its cross.A Sunday service at a state-sanctioned church in Wenzhou in 2014. There are an estimated 60 million Christians in China. In an image from video, a Catholic church’s cross was toppled by a government worker in Zhejiang Province last year. Over the past two years, officials and residents said, the authorities have had crosses from 1,200 to 1,700 churches torn down.
S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront vous aussi. Jésus (Jean 15 :20)
Si Israël est un occupant dans son pays, le christianisme, qui tire sa légitimité de l’histoire d’Israël, l’est aussi comme le serait tout autre État infidèle. Bat Ye’or
Depuis l’Holocauste, (…) on n’ose plus s’en prendre au judaïsme, et le christianisme est promu au rang de bouc émissaire numéro un. (…) Le mouvement antichrétien le plus puissant est celui qui réassume et « radicalise » le souci des victimes pour le paganiser. René Girard
Un gouvernement qui n’est pas responsable face à son propre peuple ne peut être responsable face au reste du monde. (…) Ne pas vouloir offenser la Chine signifie qu’ils ne peuvent pas aider la Chine, ne peuvent pas aider le peuple chinois à jouir de ses droits et ne peuvent pas aider la communauté internationale à intégrer un membre fiable, stable et pacifique. Cela n’est pas une bonne chose. Si le monde est indifférent, il porte une grande part de la responsabilité. Bao Tong (ami personnel de Zhao Ziyang)
Tant que le parti ne reverra pas son jugement sur le 4 juin, et ne reconnaîtra pas que c’était un mouvement patriotique et démocratique, la démocratie ne pourra pas avancer ici. Cela veut dire que tout ce qu’ils nous racontent sur la démocratie en marche et les droits de l’Homme ne sont que mensonges. Qi Zhiyong (ancien étudiant ayant perdu une jambe sous les balles le 4 juin)
Jusqu’à présent la communauté internationale (…) a adopté une politique d’apaisement à l’égard du gouvernement chinois. Ding Zilin (Mère d’une des victimes du 4 juin)
Nous les démocrates chinois, nous sommes comme les Juifs dans l’Allemagne Nazie. Pourquoi les Occidentaux ne viennent pas à notre secours est un grand mystère. Lorsque nous aurons tous été exterminés, vous aurez honte de votre passivité. Vous vous demanderez pourquoi vous ne nous aviez pas vu disparaître? Liu Xia (épouse du dissident emprisonné Liu Xiaobo)
Les évangélistes, c’est aussi des fondamentalistes. Et ils nous emmerdent. Gérard Chaliand
A l’exclusive de l’islam radical répond l’exclusive des évangélistes. Et il faut les voir en Irak (…) comment ils travaillent actuellement, à coups d’arguments sonnants et trébuchants, pour essayer de convertir, en Algérie, en Palestine, au Liban, en Syrie. Antoine Sfeir
Entendre tous les jours que l’Islam est une menace, entendre un jour que 42% des Français le pensent, être amené soi-même à prononcer cette phrase magique, tout cela transforme une subjectivité, engendre des comportements (par exemple des réflexes de méfiance ou de défiance face à toute « manifestation ostensible d’islamité ») et bouleverse donc les interactions futures avec des musulman-e-s de chair et d’os. Pour être plus concret : à force d’entendre, puis de dire soi-même, que l’Islam est une menace, on finit qu’on le veuille ou non, qu’on le sente ou non, par adopter vis-à-vis des musulman-e-s qu’on croise une attitude hostile, distante, craintive ou méprisante, que lesdit-e-s musulman-e-s ne peuvent que ressentir, à laquelle ils ou elles ne peuvent que réagir – et à laquelle ils ne peuvent réagir que d’une manière vive qui sera à son tour décryptée par notre bon français comme la preuve que, décidément, « l’Islam est une menace ». Avec en prime, cette fois-ci, une « expérience » à faire valoir si d’aventure on le sonde sur son rapport personnel avec des musulmans réels. Voilà dans quels cercles vicieux nous ont enfermés plusieurs années de journalisme racoleur et tendancieux (sur « la poussée fondamentaliste », « les filières terroristes » et « les reculs de la laïcité »), d’éditorialisme belliqueux (sur « la défense du modèle républicain »), d’opérations idéologiques (sur « l’identité nationale », « les tournantes » et « les cités du mâle ») et de législations d’exception (sur « le voile » en 2004, sur « la burqa » en 2010). (…c’est tout un système qui porte aujourd’hui l’idée que « l’Islam est une menace ». Un système dont les agents – conscients ou pas – sont des ministres, des partis de droite, des partis de gauche, des patrons de presse, des intellectuels, des journalistes… et des sondeurs. Un système qui a ses petites mains mais aussi ses Grands Commis : Yves Calvi, Christophe Barbier, Éric Zemmour, Élisabeth Lévy, Caroline Fourest, Alain Finkielkraut, Élisabeth Badinter, Fadela Amara, Sihem Habchi, Abdennour Bidar, Abdelwahab Meddeb, Michel Onfray, Philippe Val, Robert Redeker, Claude Lanzmann et Bernard-Henri Lévy… Un système qui constitue, pour le coup, une véritable menace – pour la démocratie, pour la paix civile, mais plus directement, plus immédiatement, plus durement, pour les musulmans. (…) une chose est sûre : la propagande islamophobe bat son plein et porte ses fruits, les injures, violences et discriminations sont quotidiennes, et l’histoire nous a appris que tout cela peut, si on laisse faire, aller encore plus loin. Pierre Tévanian
Reprocher aux musulmans de n’être pas, ou pas assez, intégrés n’a qu’un sens : c’est leur reprocher d’être ce qu’ils sont. Et d’être de trop chez nous. Le rejet des musulmans n’est qu’une variante, la variante actuelle, d’une constante nationale : le rejet de l’étranger, que Montaigne, il y a plus de quatre siècles, dénonçait déjà. Maurice T. Maschino
Dans la représentation d’un corps étranger qui ne serait pas intégrable en France, les Musulmans ont tout simplement remplacé les Juifs. Jean-Marie Le Pen était antisémite, Marine est islamophobe, il n’y a pas rupture mais continuum. On ressort aujourd’hui, sur les Musulmans, le même type d’arguments que l’on réservait aux Juifs dans les années 30. Ils ne sont pas comme nous, ils font peser un danger sur la République. Ils ont un plan secret pour imposer leur loi. Leur religion est incompatible avec notre société. Ils ne seront jamais français et resteront étrangers, et ce, quelle que soit la mention figurant sur leurs passeports. Dans les années 30, même s’il en avait la nationalité, un Juif n’était pas considéré comme tout à fait français. Aujourd’hui, cet argument est servi pour les Musulmans. Pascal Boniface
Il y a un effectivement un risque de radicalisation de groupes qui n’arrivent pas à trouver leur place dans la société, et pour qui les symboles religieux traduisent l’expression d’une identité. Il ne faudrait pas que les différences religieuses deviennent un mode de désignation des différences sociales. A la veille de Noël, nous avons retrouvé sur une église parisienne l’inscription « mort au chrétiens », c’est une première. Cardinal André Vingt-Trois (président de la conférence des évêques de France)
Au VIIe siècle, quand l’islam est arrivé, tout l’espace correspondant à l’Orient arabe, à la Turquie et à la péninsule arabique était habité, à l’exception des communautés juives, par des populations chrétiennes. De nos jours, sur 17 pays et 350 millions d’habitants, les chrétiens sont 14 millions. La Turquie, notamment, comptait 20% de chrétiens vers 1900; ils sont moins de 1% aujourd’hui. (…) Les chrétiens sont porteurs de valeurs universelles, comme la gratuité, le don, l’amour et le pardon. Ils le prouvent par leurs œuvres sociales, écoles ou hôpitaux, qui sont ouvertes à tous, sans distinction de religion. (…) C’est bien d’accueillir les blessés irakiens, mais la compassion n’est pas une politique. Notre crédibilité est en jeu: le monde musulman nous respectera si nous prenons la défense des chrétiens d’Orient, qui sont nos coreligionnaires. Annie Laurent
Plus de 200 millions de chrétiens, partout dans le monde, subissent sous une forme ou une autre la haine, la violence, la menace, la confiscation de leurs biens et d’autres abus, en raison de leur religion, faisant d’eux le groupe religieux le plus discriminé. Mgr Toso (Le Vatican)
De ce tour d’horizon, il ressort que 75 % des cas de persécution religieuse concernent les chrétiens, dont la condition se détériore en de nombreux endroits. En tête de liste, outre le Moyen-Orient, l’AED place la Corée du Nord, la Chine, le Vietnam, l’Inde, le Pakistan, le Soudan et Cuba. Si l’on tente de classer ces phénomènes de christianophobie en fonction de leur origine, il ressort que leur premier vecteur, à l’échelle de la planète, est constitué par l’islam politique ou le fondamentalisme musulman. (…) Même s’il est géographiquement limité, l’hindouisme constitue un deuxième facteur de persécution antichrétienne. Si cette idéologie politico-religieuse est rejetée par le gouvernement central de New Delhi, elle inspire des forces actives dans plusieurs États de la fédération indienne, provoquant des violences qui ont culminé en 2009, mais qui n’ont pas cessé depuis. Troisième vecteur antichrétien: le marxisme. En Corée du Nord, toute activité religieuse est qualifiée de révolte contre les principes socialistes, et des milliers de chrétiens sont emprisonnés. En Chine, le Parti communiste fait paradoxalement bon ménage avec le capitalisme, mais les vieux réflexes sont loin d’avoir disparu: l’État tient à contrôler les religions. (…) Le 10 décembre dernier a été publié, à Vienne, un rapport de l’Observatoire sur l’intolérance et les discriminations contre les chrétiens en Europe, concernant les années 2005-2010. Ce document recense les actes de vandalisme contre les églises et les symboles religieux, les manifestations de haine et les brimades contre les chrétiens observées sur le continent européen au cours des dernières années. La liste est impressionnante, mais les faits incriminés ont suscité une émotion bien discrète ici. Aux facteurs aggravants de la situation des chrétiens dans le monde, peut-être faudrait-il ajouter l’indifférentisme religieux en Occident: si les Européens ne respectent pas le christianisme chez eux, comment aideraient-ils les chrétiens persécutés aux quatre points de l’horizon? Jean Sévillia (Le Figaro)
Un récent rapport de MEMRI, paru début 2017, révélait la diffusion de manuels scolaires de l’Etat islamique sur la plateforme de réseaux sociaux basée en Europe Telegram. Il apparaissait que les manuels scolaires sont, sans surprise, remplis d’images et de textes liés au djihad. Cela n’a rien d’étonnant, de la part de l’organisation terroriste la plus connue du monde. Mais le problème des contenus intolérants, suprématistes et violents des manuels scolaires du monde musulman, d’Afrique du Nord au Pakistan, occupe le débat public depuis déjà plusieurs décennies, depuis avant l’émergence de l’Etat islamique. Les campagnes pour modifier le contenu nuisible des manuels scolaires palestiniens et saoudiens ont suscité de l’intérêt au sein des échelons haut-placés du gouvernement américain. Mais le problème est bien plus étendu et existait bien avant l’avènement des réseaux sociaux, qui ont en grande partie facilité la dernière vague de mobilisation djihadiste. (…) En octobre 2013, MEMRI publiait une étude des manuels scolaires utilisés dans les écoles publiques (et non dans les fameuses madrassas islamistes privées) au Penjab, à Sindh, au Baluchistan et à Khyber Pakhtunkhwa, qui montrait comment de jeunes élèves sont abreuvés de concepts de violence et de martyre et de haine pour les non-musulmans. Trois ans plus tard, l’éditorialiste pakistanais Zubeida Mustafa déplorait la profonde intolérance présente dans ces manuels scolaires, suite à la publication d’un rapport cinglant révélant que « ces manuels glorifient la guerre, singularisent les non musulmans, adoptent une vision unidimensionnelle de la réalité, déforment l’histoire et diffusent des stéréotypes sur les femmes ». MEMRI
Je suis très frappée par les limites de cet enseignement. Je vous le dis très directement. Quand on lit les programmes, c’est un enseignement qui ne respecte pas les règles de l’histoire critique. C’est un enseignement dogmatique. On présente le prophète de l’Islam sans mettre en perspective le contexte socio-culturel. C’est un enseignement qui sacralise. C’est un enseignement qui ne me semble pas servir des faims de connaissances. C’est un enseignement qui vise à flatter, à apaiser, à soutenir des choses qui relèvent du vivre ensemble mais qui n’est pas articulé au souci de vérité. Je vois quelques difficultés. Il faut faire un enseignement qui obéit à toutes les règles de l’histoire critique. Souad Ayada
It is like Taliban/ISIS style of persecution against a peaceful church. It was primarily destroyed because it refused to register. Bob Fu (China Aid)
Ces dernières années, une dizaine d’églises ont été détruites dans le pays, et de nombreuses croix ont été démontées. Dans le Jiangxi, dans le sud du pays, les portraits de Jésus ont même dû être remplacés par ceux du président Xi Jinping. RFI.
Les autorités chinoises ont démoli à l’explosif la monumentale église évangélique Jindengtai, située à Linfen, dans la province du Shanxi, « dans le cadre d’une campagne municipale visant à éliminer les constructions illégales », a précisé un responsable de la ville au journal Global Times, cité par l’AFP. « Un chrétien a donné son terrain agricole à une association chrétienne locale, et ils ont construit secrètement une église, prétextant construire un entrepôt », a indiqué la source municipale, qui a ajouté que les autorités avaient fait stopper la construction du lieu de culte en 2009. À l’époque, des fidèles avaient été arrêtés, des Bibles confisquées et des leaders religieux condamnés à de longues peines de prison. « Une nuée de policiers militaires ont été mobilisés et ont réalisé la démolition grâce à une grande quantité d’explosifs placés sous l’église », s’est insurgé de son côté Bob Fu, président de China Aid, un groupe de défense des droits religieux basé aux États-Unis. « Cette persécution est digne de l’État islamique et des talibans », a-t-il même dénoncé. (…) Le pouvoir communiste de Pékin, qui redoute l’influence des organisations religieuses, les surveille de très près. La Chine, qui compterait 60 millions de chrétiens, fait partie des 50 pays qui les persécutent le plus dans le monde, selon l’index 2018 de l’ONG Portes ouvertes. Valeurs actuelles

Cherchez l’erreur !

A l’heure où de Donald Trump à Emmanuel Macron et gros contrats obligent …

Nos dirigeants déroulent le tapis rouge ou se bousculent chez les bouchers de Tiananmen

Et que pendant que, sur fond de génocide silencieux mondial et d’incitation officielle au meurtre des non-musulmans, les dégradations se multiplient contre nos églises chrétiennes ou nos synagogues …

On en est, paix sociale oblige, à « sacraliser l’islam » dans les manuels de nos enfants …

Devinez qui, après l’Etat islamique et à la talibane, fait tranquillement sauter des églises chrétiennes (merci Roger) …

Et imaginez le tollé si un pays chrétien ou Israël avait osé toucher à une mosquée !

 Chrétiens. “Cette persécution est digne de l’État islamique et des talibans », a déploré le président de China Aid, un groupe de défense des droits religieux basé aux États-Unis.

Valeurs actuelles

15 janvier 2018

Les autorités chinoises ont démoli à l’explosif la monumentale église évangélique Jindengtai, située à Linfen, dans la province du Shanxi, « dans le cadre d’une campagne municipale visant à éliminer les constructions illégales », a précisé un responsable de la ville au journal Global Times, cité par l’AFP.

« Un chrétien a donné son terrain agricole à une association chrétienne locale, et ils ont construit secrètement une église, prétextant construire un entrepôt », a indiqué la source municipale, qui a ajouté que les autorités avaient fait stopper la construction du lieu de culte en 2009. À l’époque, des fidèles avaient été arrêtés, des Bibles confisquées et des leaders religieux condamnés à de longues peines de prison.

« Une nuée de policiers militaires ont été mobilisés et ont réalisé la démolition grâce à une grande quantité d’explosifs placés sous l’église », s’est insurgé de son côté Bob Fu, président de China Aid, un groupe de défense des droits religieux basé aux États-Unis. « Cette persécution est digne de l’État islamique et des talibans », a-t-il même dénoncé.

« Ces dernières années, une dizaine d’églises ont été détruites dans le pays, et de nombreuses croix ont été démontées. Dans le Jiangxi, dans le sud du pays, les portraits de Jésus ont même dû être remplacés par ceux du président Xi Jinping », rappelle aussi RFI.

Le pouvoir communiste de Pékin, qui redoute l’influence des organisations religieuses, les surveille de très près. La Chine, qui compterait 60 millions de chrétiens, fait partie des 50 pays qui les persécutent le plus dans le monde, selon l’index 2018 de l’ONG Portes ouvertes.

Voir aussi:

Chine: les autorités détruisent une monumentale église évangélique

Avec notre correspondante à Shanghai, Angélique Forget

C’était une église monumentale, surmontée de tourelles et d’une grande croix rouge. Il n’en reste aujourd’hui plus qu’un tas de pierre. L’édifice a été complètement détruit à l’explosif. Construite il y a dix ans grâce aux dons de fidèles, cette église revendiquait 50 000 paroissiens.

En 2009, déjà le gouvernement local avait tenté d’empêcher son édification, une centaine de policiers avaient confisqué les Bibles et plusieurs responsables religieux avaient été condamnés à de longues peines de prison.

Jésus remplacé par Xi Jinping

Ces dernières années, une dizaine d’églises ont été détruites dans le pays, et de nombreuses croix ont été démontées. Dans le Jiangxi, dans le sud du pays, les portraits de Jésus ont même dû être remplacés par ceux du président Xi Jinping.

Officiellement, la liberté de religion est garantie en Chine. Mais les groupes religieux doivent faire allégeance à des associations dirigées par le Parti communiste chinois. L’objectif pour le pouvoir est de ne pas perdre son influence, alors que le nombre de chrétiens en Chine ne cesse d’augmenter. ils seraient aujourd’hui environ 60 millions.

Voir également:

China blows up ‘illegal’ mega-church

January 14, 2018

BEIJING: Authorities in northern China have demolished a Christian megachurch in a move denounced by a religious rights group as “Taliban-style persecution”.

China’s officially atheist Communist authorities are wary of any organised movements outside their control, including religious ones.

The huge evangelical Jindengtai (Golden Lampstand) Church, painted grey and surmounted by turrets and a large red cross, was located in Linfen, Shanxi province.

Its demolition began on Tuesday under “a city-wide campaign to remove illegal buildings”, the Global Times newspaper reported, quoting a local government official who wished to remain anonymous.

“A Christian offered his farmland to a local Christian association and they secretly built a church using the cover of building a warehouse,” the official said.

The local housing department had stopped construction of the church in 2009 when it was almost complete, he added. Several members of the Christian group were then jailed, according to the official.

A “multitude of military police were mobilised and engaged (in) the destruction by burying a large amount of explosives under the church,” Bob Fu, president of the US-based religious rights group ChinaAid Association, said on Saturday.

“It is like Taliban/ISIS style of persecution against a peaceful church,” he said, adding that it had around 50,000 members.

The house of worship was “primarily destroyed because it refused to register” with the Communist authorities, Fu said.

Linfen police and city officials did not answer telephone calls.

Demolition of the church comes as authorities prepare to implement new, stricter regulations on religion which come into force on February 1 as part of a broader effort to put religious practice under the direct supervision of the state.

Beijing has stepped up its crackdown on civil society since President Xi Jinping took power in 2012, tightening restrictions on freedom of speech and jailing hundreds of activists and lawyers.

Chinese citizens officially have freedom of belief under the constitution but the authorities tightly control religious groups and churches, which have to swear allegiance to state-controlled “patriotic” associations to avoid any foreign influence through religion.

In an annual report last year, the US State Department said that in 2016, China “physically abused, detained, arrested, tortured, sentenced to prison, or harassed adherents of both registered and unregistered religious groups”.

Voir de même:

Chinese Police Dynamite Christian Megachurch
Russell Goldman
The New York Times
Jan. 12, 2018

HONG KONG — Chinese police officers demolished one of the country’s largest evangelical churches this week, using heavy machinery and dynamite to raze the building where more than 50,000 Christians worshiped.

The Golden Lampstand Church in Shanxi Province was one of at least two Christian churches demolished by the authorities in recent weeks, part of what critics describe as a national effort to regulate spiritual life in China.

Under President Xi Jinping, the government has destroyed churches or removed their steeples and crosses as part of a campaign that reflects the Communist Party’s longstanding fear that Christianity, viewed as a Western philosophy, is a threat to the party’s authority.

Global Times, a state newspaper, described the building’s destruction as part of a “citywide campaign to remove illegal buildings,” and quoted an unidentified official as saying that the church had been “secretly” constructed without proper permits and was initially disguised as a warehouse.

Members of the megachurch, however, have previously clashed with the authorities, including in 2009 when the police confiscated Bibles and imprisoned several of the congregation’s leaders.

On Tuesday, officers of the People’s Armed Police, a state paramilitary organization, detonated explosives in the church’s underground sanctuary and destroyed the rest of the building, according to ChinaAid, an American watchdog group that monitors religious freedom in China.

“The repeated persecution of Golden Lampstand Church demonstrates that the Chinese government has no respect for religious freedom or human rights,” said Bob Fu, the group’s founder.

Chinese police officers demolished one of the country’s largest evangelical churches this week, using heavy machinery and dynamite to raze the building where more than 50,000 Christians worshiped. The Golden Lampstand Church in Shanxi Province was one of at least two Christian churches demolished by the authorities in recent weeks, part of what critics describe as a national effort to regulate spiritual life in China.

Under President Xi Jinping, the government has destroyed churches or removed their steeples and crosses as part of a campaign that reflects the Communist Party’s longstanding fear that Christianity, viewed as a Western philosophy, is a threat to the party’s authority.
Global Times, a state newspaper, described the building’s destruction as part of a “citywide campaign to remove illegal buildings,” and quoted an unidentified official as saying that the church had been “secretly” constructed without proper permits and was initially disguised as a warehouse.
Members of the megachurch, however, have previously clashed with the authorities, including in 2009 when the police confiscated Bibles and imprisoned several of the congregation’s leaders.
On Tuesday, officers of the People’s Armed Police, a state paramilitary organization, detonated explosives in the church’s underground sanctuary and destroyed the rest of the building, according to ChinaAid, an American watchdog group that monitors religious freedom in China.
“The repeated persecution of Golden Lampstand Church demonstrates that the Chinese government has no respect for religious freedom or human rights,” said Bob Fu, the group’s founder.
ChinaAid said that the building was built by the married evangelists Wang Xiaoguang and Yang Rongli with nearly $3 million in contributions from local Christians, but that it had never been registered with the authorities, a legal requirement.
Officially, Chinese citizens are free to practice the religion of their choice, but the government tightly controls spiritual life, and in some cases bans certain groups, like Falun Gong.
On Dec. 27, the authorities also demolished a Catholic church in Shaanxi Province, southwest of Shanxi Province, destroying an altar and confiscating vestments, according to ChinaAid.
More than 60 million Christians live in China, at least half of whom worship in unregistered churches.
Voir encore:

SHUITOU, China — Along the valleys and mountains hugging the East China Sea, a Chinese government campaign to remove crosses from church spires has left the countryside looking as if a typhoon had raged down the coast, decapitating buildings at random.

In the town of Shuitou, workers used blowtorches to cut a 10-foot-high cross off the 120-foot steeple of the Salvation Church. It now lies in the churchyard, wrapped in a red shroud.

About 10 miles to the east, in Mabu township, riot police officers blocked parishioners from entering the grounds of the Dachang Church while workers erected scaffolding and sawed off the cross. In the nearby villages of Ximei, Aojiang, Shanmen and Tengqiao, crosses now lie toppled on rooftops or in yards, or buried like corpses.

On a four-day journey through this lush swath of China’s Zhejiang Province, I spoke with residents who described in new detail the breathtaking scale of an effort to remove Christianity’s most potent symbol from public view. Over the past two years, officials and residents said, the authorities have torn down crosses from 1,200 to 1,700 churches, sometimes after violent clashes with worshipers trying to stop them.

“It’s been very difficult to deal with,” said one church elder in Shuitou, who like others asked for anonymity in fear of retaliation by the authorities. “We can only get on our knees and pray.”

The campaign has been limited to Zhejiang Province, home to one of China’s largest and most vibrant Christian populations. But people familiar with the government’s deliberations say the removal of crosses here has set the stage for a new, nationwide effort to more strictly regulate spiritual life in China, reflecting the tighter control of society favored by President Xi Jinping.

In a major speech on religious policy last month, Mr. Xi urged the ruling Communist Party to “resolutely guard against overseas infiltrations via religious means,” and he warned that religions in China must “Sinicize,” or become Chinese. The instructions reflect the government’s longstanding fear that Christianity could undermine the party’s authority. Many human rights lawyers in China are Christians, and many dissidents have said they are influenced by the idea that rights are God-given.

In recent decades, the party had tolerated a religious renaissance in China, allowing most Chinese to worship as they chose and even encouraging the construction of churches, mosques and temples, despite regular crackdowns on unregistered congregations and banned spiritual groups such as Falun Gong.

Hundreds of millions of people have embraced the nation’s major faiths: Buddhism, Taoism, Islam and Christianity. There are now about 60 million Christians in China. Many attend churches registered with the government, but at least half worship in unregistered churches, often with local authorities looking the other way.

But Mr. Xi’s decision to convene a “religious affairs work conference” last month — the first such leadership meeting in 15 years — suggested that he was unhappy with some of these policies. People familiar with the party’s discussions say it intends to apply some lessons from the campaign in Zhejiang to rein in religious groups across the country.

While the government is unlikely to begin tearing down crosses across China, the sources say, local authorities are expected to begin scrutinizing the finances and foreign ties of churches and other spiritual institutions as part of an effort to limit the influence of religions the party considers a threat, especially Christianity.

“What has been happening in Zhejiang is a test,” said Fan Yafeng, an independent legal scholar in Beijing. “If the government views it as a success, it will be expanded.”

Broadening the campaign to regulate religion could backfire on Mr. Xi, with worshipers abandoning government-run churches in favor of underground congregations, which typically meet unobtrusively in office buildings or homes. It could also antagonize many of the urban, white-collar professionals who have embraced Christianity.

“Treating it as a foreign religion could alienate these people,” said Fredrik Fallman, a scholar who studies Chinese Christianity at the University of Goteborg in Sweden. “But this might also be the purpose — to be a warning.”

Set in a valley 10 miles from the coast, Shuitou is a small market town of streaked-concrete housing blocks and pell-mell streets. Most of its traditional places of worship — Buddhist, Taoist and ancestral shrines for deceased relatives — are small structures, sometimes built on the side of a mountain and usually hidden from view.

But since the 1980s, 14 churches in Shuitou have been financed with donations from local entrepreneurs eager to show off their newfound prosperity and hard-won faith. The naves are several stories tall, and the spires rise more than 100 feet.

Until recently, most were topped with bright red crosses. But crosses have been removed from half the churches in Shuitou, with orders coming every month for more to come down. Many worshipers interviewed said they feared an era was coming to end.

“For years, we had no problems with the authorities,” a local worshiper said. “Our churches were welcomed by the government.”

The campaign began in 2014, when the government abruptly announced plans to demolish a church in the neighboring city of Wenzhou, saying it had not received the proper building permits. Then the government began issuing orders for churches across the province to remove their crosses.

The Salvation Church, a complex with three spires atop a three-story congregation hall, offices and a parking lot, quickly became a center of resistance. Hundreds of parishioners encircled the church to protect the cross, facing off against hundreds of riot police officers.

In one confrontation, about 50 church members were injured. Pictures of bruised and beaten Christians flooded social media and the websites of overseas Christian advocacy groups.

According to parishioners, the government put pressure on the most active members of the congregation. Some businessmen say their partners were pressured into canceling contracts with them. Others were told by their employers that they would lose their jobs if they continued to participate in protests.

After the church in Wenzhou was demolished, the Salvation Church gave in and agreed to take down its cross.

The government said that it was enforcing building codes and that all structures had been affected, not just churches. But documents reviewed by The New York Times show that provincial officials were worried that churches had begun to dominate the region’s skyline.

The crosses have come down in waves, with at least 1,200 removed as of last summer, according to people working for government-run churches. Many local residents estimate the figure is now close to 1,700.

“It was quiet late last year,” one local Christian said, “but the government is now making it clear that all of the crosses will go.”

As the authorities pressed the campaign, prominent Protestant and Catholic leaders across China, including senior figures in the government’s religious affairs bureaucracy, spoke out against it in sermons and on social media.

One of them was Gu Yuese, the pastor of one of the biggest churches in the Chinese-speaking world, the Chongyi Church in the provincial capital of Hangzhou. As one of the best-known Protestant leaders in China, Mr. Gu was influential, and his criticism resonated beyond the region.

“These actions are a flagrant violation of the policy of religious freedom that the party and the government have been implementing and continuously perfecting for more than 60 years,” he wrote in a statement released on official government letterhead.

Then he was silenced. In January, the police detained Mr. Gu and charged him with misusing church funds. A few days later, another pastor in Zhejiang who had also spoken out was detained on similar charges.

“It’s a method to make us pay attention,” said the pastor of a government-run church in Wenzhou. “None of us have financial training, so if you send in an accountant, they will probably find something wrong.”

Several clergy members in the region said they were under pressure to demonstrate their loyalty to the Communist Party. Some churches, for example, have begun extolling Mr. Xi’s campaign to promote “core socialist values” — a slogan meant to offer a secular belief system that bolsters the party’s legitimacy.

Other churches have begun displaying their building permits, implicitly endorsing the government’s authority to approve or reject church construction, including crosses.

“We have to show that we are loyal Christians,” said an employee of the historic Chengxi Church in Wenzhou, “or else we could face trouble.”

In February, a prominent lawyer was shown on state television confessing to having colluded with foreign forces, especially American organizations, to stir up local Christians. The lawyer, Zhang Kai, had been in Zhejiang providing legal advice to churches that opposed the removal of their crosses.

Unregistered churches appear vulnerable, too. In December, the police detained several members of the unregistered Living Stone church in southern China’s Guizhou Province after they refused to join a government-run Protestant church. The pastor was later arrested on charges of “divulging state secrets.”

“It’s easy for them to fabricate a crime and accuse you,” said the pastor of a large unregistered church in Wenzhou. “We have to be very careful.”

Many worshipers in Shuitou are eager to keep their heads low, in hopes that the storm will blow over.

One Sunday last month, about 300 people attended services at the Salvation Church, women sitting on the left side and men on the right — a reflection of traditional views toward worship. In the front of the church, above a big red cross, were six big characters that read: “Holiness to the Lord.”

Most of the people there were in their 50s or 60s, in part because many of the younger worshipers were boycotting Sunday services to protest the church’s decision to comply with the government’s order to remove the cross.

They have begun attending services on Thursdays instead, to mark the day of the week the cross came down. They used to participate in the church’s Bible study groups, but now study independently. Some wonder if they and others may stop worshiping in registered churches entirely and go underground.

A senior church leader, who spoke on the condition of anonymity, said he and others had agreed to take down the cross because they feared the church would be demolished if they did not. People were on the verge of losing their jobs, he added, and church elders felt they had no choice but to call on parishioners to give in.

“More than three decades ago, we didn’t even have a church,” he said. “Persecution in church history has never stopped. All we can do is pray.”

Enseignement. La nouvelle présidente du conseil supérieur des programmes Souad Ayada a dénoncé un enseignement qui sacralise l’Islam au mépris de l’objectivité historique.

Valeurs actuelles

24 janvier 2018 

Peu connue des syndicats enseignants, Saoud Ayada fait déjà parler d’elle. Nommée le 23 novembre dernier à la tête du conseil supérieur des programmes, cette philosophe spécialiste de spiritualité islamique a vivement critiqué les manuels scolaires. “Je suis très frappée par les limites de cet enseignement, a-t-elle lancé devant la commission des affaires culturelles de l’Assemblée Nationale. Je vous le dis très directement. Quand on lit les programmes, c’est un enseignement qui ne respecte pas les règles de l’histoire critique. »

“C’est un enseignement qui vise à flatter, à apaiser”

Un regard sans concession qui va même beaucoup plus loin. “C’est un enseignement dogmatique. On présente le prophète de l’Islam sans mettre en perspective le contexte socio-culturel, regrette-t-elle. C’est un enseignement qui sacralise. C’est un enseignement qui ne me semble pas servir des faims de connaissances. C’est un enseignement qui vise à flatter, à apaiser, à soutenir des choses qui relèvent du vivre ensemble mais qui n’est pas articulé au souci de vérité. Je vois quelques difficultés. Il faut faire un enseignement qui obéit à toutes les règles de l’histoire critique.

Après la réforme, sous le précédent quinquennat, des programmes de la maternelle au collège, le CSP se penche désormais sur les contenus enseignés au lycée et évalués lors du baccalauréat. Un chantier sensible.

Voir enfin:

« Vous devez être soigneusement éduqués » : le défi des manuels scolaires islamiques suprématistes

Alberto M. Fernandez *

MEMRI

28 mars 2017

Un récent rapport de MEMRI, paru début 2017, révélait la diffusion de manuels scolaires de l’Etat islamique [EI] sur la plateforme de réseaux sociaux basée en Europe Telegram. [1] Il apparaissait que les manuels scolaires sont, sans surprise, remplis d’images et de textes liés au djihad. Cela n’a rien d’étonnant, de la part de l’organisation terroriste la plus connue du monde.

Mais le problème des contenus intolérants, suprématistes et violents des manuels scolaires du monde musulman, d’Afrique du Nord au Pakistan, occupe le débat public depuis déjà plusieurs décennies, depuis avant l’émergence de l’Etat islamique. Les campagnes pour modifier le contenu nuisible des manuels scolaires palestiniens et saoudiens ont suscité de l’intérêt au sein des échelons haut-placés du gouvernement américain. Mais le problème est bien plus étendu et existait bien avant l’avènement des réseaux sociaux, qui ont en grande partie facilité la dernière vague de mobilisation djihadiste.[2] Il demeure un sujet de préoccupation politique. Une étude non publiée sur les manuels scolaires saoudiens datant de 2013, commandée par le Département d’Etat américain, n’a vu le jour qu’en 2016, grâce à la Loi sur la Liberté de l’Information (Freedom of Information Act).[3]

En octobre 2013, MEMRI publiait une étude des manuels scolaires utilisés dans les écoles publiques (et non dans les fameuses madrassas islamistes privées) au Penjab, à Sindh, au Baluchistan et à Khyber Pakhtunkhwa, qui montrait comment de jeunes élèves sont abreuvés de concepts de violence et de martyre et de haine pour les non-musulmans.[4] Trois ans plus tard, l’éditorialiste pakistanais Zubeida Mustafa déplorait la profonde intolérance présente dans ces manuels scolaires, suite à la publication d’un rapport cinglant révélant que « ces manuels glorifient la guerre, singularisent les non musulmans, adoptent une vision unidimensionnelle de la réalité, déforment l’histoire et diffusent des stéréotypes sur les femmes ».[5]

Des tentatives menées en Jordanie en 2016 en vue de rendre les manuels scolaires moins sectaires et intolérants ont déclenché des autodafés de manuels et des réactions hostiles sur les médias sociaux. [6] Certains contenus figurant dans les nouveaux manuels montraient des images de femmes sans voiles et évoquaient la présence de Jordaniens chrétiens. Parmi ceux qui ont fustigé les nouveaux manuels, plus modérés, on trouve l’Association des enseignants jordaniens, longtemps dominée par les islamistes, ainsi que le Front d’action islamique, parti d’opposition (représentant les Frères musulmans en Jordanie). Un porte-parole de l’association des enseignants a déploré que le nombre de versets du Coran dans les manuels d’arabe du CM2 à la seconde soit tombé de 261 à seulement 44. [7]

L’agitation suscitée en Jordanie illustre un problème fondamental lié à la réforme des manuels scolaires. Il ne s’agit pas d’écoles religieuses, mais d’écoles publiques. Le défi ne concerne pas seulement les manuels scolaires, mais également les enseignants et les instituts de formation, qui ont longtemps représenté un terreau fetile pour les islamistes.

Malgré ces problèmes profondément enracinés, quelques progrès ont été réalisés, du moins sur le papier. Des intellectuels progressistes, comme Mustafa, précédemment évoqué, Abdul Hamid Al-Ansari au Qatar, Ibrahim Al-Buleihi en Arabie saoudite et d’autres encore, ont contesté ce statu quo nocif. [8] Des groupes appartenant aux minorités ethniques et religieuses sont aujourd’hui reconnus et moins diabolisés dans certains endroits. Après [la chute de] Kadhafi, la Libye a reconnu les langues parlées par les minorités non arabes, et offert la possibilité de les étudier dans les écoles.

(…)

Alors que l’Etat islamique fustige, non seulement les autres musulmans mais aussi les autres islamistes, sa lecture de l’histoire islamique, de l’expérience vécue par les musulmans au cours des siècles, demeure – comme celle de plusieurs de ses rivaux – une lecture intellectuellement appauvrie. [9] La grande ironie de la controverse autour des manuels scolaires et du poison que les islamistes et les djihadistes injectent, tient au fait qu’ils présentent une image du Moyen-Orient musulman qui pourrait être contestée par une lecture différente de la même histoire et de la même expérience vécue. (…)​

Lire le rapport dans son intégralité en anglais

*Alberto M. Fernandez est Vice-Président de MEMRI


Diplomatie: Vous avez dit pays de merde ? (It’s not shit holes, it’s shit shows, stupid !)

15 janvier, 2018
Lorsqu’un Sanhédrin s’est déclaré unanime pour condamner, l’accusé sera acquitté. Le Talmud
Un jeune homme à cheveux longs grimpait le Golgotha. La foule sans tête  était à la fête  Pilate a raison de ne pas tirer dans le tas  C’est plus juste en somme  d’abattre un seul homme.  Ce jeune homme a dit la vérité  Il doit être exécuté… Guy Béart
Tous les problèmes du monde viennent actuellement de ce petit pays de merde Israël. Pourquoi accepterions-nous une troisième guerre mondiale à cause de ces gens là? Daniel Bernard (ambassadeur de France, Londres, décembre 2001)
Over the past few days, I have been the subject of grave accusations because of a comment I am reported to have made during a conversation with Lord Black. The facts are: while we were discussing the Israeli-Palestinian issue, I pointed out to Lord Black that this tragedy was taking place in a geographically limited area (I even specified that it was the equivalent of three French departments) that for 40 years had been suffering from a conflict whose equitable solution seems more out of reach than ever. Of course, I never meant to insult Israel or any other part of that region. The deliberately biased presentation of this conversation in some circles, accompanied by malicious accusations, is deeply shocking and insulting. Daniel Bernard
In the course of the discussion the ambassador referred to ‘little Israel’ in the sense that it is geographically small, but that nevertheless the scale of the consequences is huge and the repercussions around the world are tremendous. Yves Charpentier (French embassy spokesman)
Bernard assure ne pas s’en souvenir et le Quai d’Orsay a qualifié l’attribution de cette phrase à l’ambassadeur de France d’insinuations malveillantes. Libération
Beaucoup de déçus dans la lutte entre le monde islamique et les infidèles ont essayé de rejeter la responsabilité en annonçant qu’il n’est pas possible d’avoir un monde sans les États-Unis et le sionisme. Mais vous savez que ce sont un but et un slogan réalisables. Pour étayer ses propos, le président se réfère à la chute, dans l’histoire récente, de plusieurs régimes que personne ne voyait sombrer. Lorsque notre cher imam (Khomeiny) a annoncé que le régime (du Shah) devait être supprimé, beaucoup de ceux qui prétendaient être politiquement bien informés ont déclaré que ce n’était pas possible. Qui pouvait penser qu’un jour, nous pourrions être témoins de l’effondrement de l’empire de l’Est (Union soviétique) ? L’Imam a annoncé que Saddam devait s’en aller puis a ajouté qu’il s’affaiblirait plus vite que personne ne l’imagine.  L’Imam (Khomeiny) a annoncé que le régime occupant Jérusalem devait disparaître de la page du temps. Ahmadinejad (Conférence du monde sans sionisme, 25 octobre 2005)
L’Imam disait que ce régime qui occupe Jérusalem doit être rayé de la carte. Ahmadinejad (traduction fautive de l’Islamic Republic New Agency)
Mess is the president’s diplomatic term; privately, he calls Libya a “shit show,” in part because it’s subsequently become an isis haven—one that he has already targeted with air strikes. It became a shit show, Obama believes, for reasons that had less to do with American incompetence than with the passivity of America’s allies and with the obdurate power of tribalism. Jeffrey Goldberg (The Atlantic, April 2016)
You said at the outset that we need to phase this. I think the first phase is what Chuck and Steny and I have mentioned, and others as well: We have a deadline looming and a lot of lives hanging. We can agree on some very fundamental and important things together on border security, on chain, on the future of diversity visas. Comprehensive, though, I worked on it for six months with Michael Bennet, and a number of — Bob Menendez, and Schumer, and McCain, and Jeff Flake — and it took us six months to put it together. We don’t have six months for the DACA bill. Dick Durbin
The people coming across the southern border live in hellholes. They don’t like that. They want to come here. Our problem is we can’t have everybody in the world who lives in a hellhole come to America. There are 11 million people coming through the southern border ‘cause they come from countries where they can’t find work, and life is miserable. So it seems to me that if you can control who gets a job you’ve gone a long way in controlling illegal immigration. Because as long as the jobs are available in America you can’t build a fence high enough to stop people. (…) I wasn’t slandering Mexico, I was just talking about all the places people want to leave, for whatever reason. Lindsay Graham (2013)
President Donald Trump is absolutely right. When you have heads of state who mess with the constitutions to perpetuate their power. When you have rebel factions that kill children, disembowel women as saints, who mutilate innocent civilians. Mamady Traore (sociologist, Guinea)
La gauche angélique et irresponsable fait faussement passer Emmanuel Macron pour un opposant déterminé à l’immigration de peuplement. (…) Cet étalement de bons sentiments en dit long sur l’aveuglement face au raidissement de l’opinion. Partout en Europe, et singulièrement en France, les gens rejettent majoritairement une immigration qui ne s’assimile plus et qui porte en elle un nouvel antisémitisme. Reste que Macron n’est pas l’homme à poigne que croient voir les inconditionnels de l’accueil pour tous. Son soutien à la politique d’Angela Merkel, qui a fait entrer en Allemagne plus d’un million de « migrants » musulmans en 2015, ajouté à son mépris des « populistes » qui réclament le retour aux frontières, ne font pas du président un obstacle sérieux à l’idéologie immigrationniste. Tandis que les pays d’Europe de l’Est, qui ont déjà sauvé l’Europe de l’envahisseur ottoman en 1683, sonnent une nouvelle fois l’alarme sur une histoire qui se répète, Macron joint sa voix à celle de l’Union européenne pour accabler la Pologne ou la Hongrie. Le député Guy Verhofstadt a récemment sermonné ces deux nations : « Il n’y a pas de place pour des pays qui rejettent nos valeurs. Toute référence à l’identité nationale est potentiellement fanatique ». Pour sa part, le commissaire européen aux migrations, Dimitris Avramopoulos, a admis (Le Figaro, vendredi), parlant d’ »impératif moral » mais aussi d’impératif « économique et social » : « Il est temps de regarder en face la vérité. Nous ne pourrons pas arrêter la migration ». Macron l’européen demeure, jusqu’à présent, dans cette logique de l’ouverture et du remplacement. Ivan Rioufol
Autant je n’apprecie pas l’homme mais cette fois-ci,Il a dit tout haut ce que les autres pensent tout bas.cette sortie mediatique doit interpeller nos decideurs africains qui appauvrissent leurs peuples.qui sont obligEs d’immigrer a la recherche d’une vie meilleure et certains au peril de leurs vie. Lûcïus L’inusable Ngoy
Il lui fallait un minimum de diplomatie. Il a parlé tout haut ce que les autres pensent tout bas. C est aux presidents africains de faire respecter leurs gouvernés. Madeleine Ngendakumana
J’espère juste que les dirigeants africains qui se plient devant les USA en tireront des leçons et seront agir dorénavant avec dignité sous la dépendance des grandes nations. André Bernard
Les autres utilisent les paroles diplomatiques pour cajoler les maux,mais Trump n’a pas besoin de ca. Il est direct dans ses propos et les diplomates les traitent d’un malade mental.Non,non,non il dit ce que les autres disent tt bas car depuis que les paroles diplomatiques sont prononces les maux ont atteint un niveau inexprimable. Adjuabe Tanzi
Mr Trump peut être qualifié de tous les maux sauf d’être hypocrite. Il reste cohérent ici et ailleurs lorsqu’il parle du système des nations unies , de l’ otan ou autres G5 SAHEL. Amara Tidiani Kante
N a t il pas raison? Pourtant en se retournant la tete on peut voir des presidents a vie, une pauvrete extreme, des pilleurs de l economie, des manipulations constitutionnelle et beaucoup d autres choses, alors si tu veux etre respecter, respecte toi le premier. Balde Moutarou
Ce président est tres important pour l’afrique! il aide les africains à faire l’introspection! il a dit la verité! mais ces africains qui viennent chez-vous cher puissant président ont peur de l’insécurité créée par des dirigeants africains mediocres et qui veulent s’eterniser au pouvoir! comme tu es puissant, aide les africains à faire partir ces dirigeants mediocres et ils ne viendront plus là chez-toi au paradis! je t’admire puisque tu n’est pas hypocrite, donc diplomate comme les autres le disent! Pascal Murhula
c’est que j’aime chez ce monsieur quoi qu’on dise de lui il ne pas hypocrite, il parle tout haut ce que les autres disent tout bas. il est temps de faire comprendre aux médiocres qu’ils sont mesquins. Ntinti Luzolo Junior (RFI)
Trump Is a Racist. Period. I find nothing more useless than debating the existence of racism, particularly when you are surrounded by evidence of its existence. It feels to me like a way to keep you fighting against the water until you drown. The debates themselves, I believe, render a simple concept impossibly complex, making the very meaning of “racism” frustratingly murky. (…) The history of America is one in which white people used racism and white supremacy to develop a racial caste system that advantaged them and disadvantaged others. (…) Trump is a racist. We can put that baby to bed. Charles M. Blow (NYT)
The recent protests by black players in the National Football League were rather sad for their fruitlessness. They may point to the end of an era for black America, and for the country generally—an era in which protest has been the primary means of black advancement in American life. There was a forced and unconvincing solemnity on the faces of these players as they refused to stand for the national anthem. They seemed more dutiful than passionate, as if they were mimicking the courage of earlier black athletes who had protested: Tommie Smith and John Carlos, fists in the air at the 1968 Olympics; Muhammad Ali, fearlessly raging against the Vietnam War; Jackie Robinson, defiantly running the bases in the face of racist taunts. The NFL protesters seemed to hope for a little ennoblement by association.(…) For the NFL players there was no real sacrifice, no risk and no achievement. Still, in black America there remains a great reverence for protest. Through protest—especially in the 1950s and ’60s—we, as a people, touched greatness. Protest, not immigration, was our way into the American Dream. Freedom in this country had always been relative to race, and it was black protest that made freedom an absolute. It is not surprising, then, that these black football players would don the mantle of protest. The surprise was that it didn’t work. They had misread the historic moment. They were not speaking truth to power. Rather, they were figures of pathos, mindlessly loyal to a black identity that had run its course. What they missed is a simple truth that is both obvious and unutterable: The oppression of black people is over with. This is politically incorrect news, but it is true nonetheless. We blacks are, today, a free people. It is as if freedom sneaked up and caught us by surprise. (…) Freedom came to blacks with an overlay of cruelty because it meant we had to look at ourselves without the excuse of oppression. Four centuries of dehumanization had left us underdeveloped in many ways, and within the world’s most highly developed society. When freedom expanded, we became more accountable for that underdevelopment. So freedom put blacks at risk of being judged inferior, the very libel that had always been used against us. To hear, for example, that more than 4,000 people were shot in Chicago in 2016 embarrasses us because this level of largely black-on-black crime cannot be blamed simply on white racism. (…) That’s why, in the face of freedom’s unsparing judgmentalism, we reflexively claim that freedom is a lie. We conjure elaborate narratives that give white racism new life in the present: “systemic” and “structural” racism, racist “microaggressions,” “white privilege,” and so on. All these narratives insist that blacks are still victims of racism, and that freedom’s accountability is an injustice. We end up giving victimization the charisma of black authenticity. Suffering, poverty and underdevelopment are the things that make you “truly black.” Success and achievement throw your authenticity into question. (…) For any formerly oppressed group, there will be an expectation that the past will somehow be an excuse for difficulties in the present. This is the expectation behind the NFL protests and the many protests of groups like Black Lives Matter. The near-hysteria around the deaths of Trayvon Martin, Michael Brown, Freddie Gray and others is also a hunger for the excuse of racial victimization, a determination to keep it alive. To a degree, black America’s self-esteem is invested in the illusion that we live under a cloud of continuing injustice. (…) Watching the antics of Black Lives Matter is like watching people literally aspiring to black victimization, longing for it as for a consummation. But the NFL protests may be a harbinger of change. They elicited considerable resentment. There have been counterprotests. TV viewership has gone down. Ticket sales have dropped. What is remarkable about this response is that it may foretell a new fearlessness in white America—a new willingness in whites (and blacks outside the victim-focused identity) to say to blacks what they really think and feel, to judge blacks fairly by standards that are universal. We blacks have lived in a bubble since the 1960s because whites have been deferential for fear of being seen as racist. The NFL protests reveal the fundamental obsolescence—for both blacks and whites—of a victim-focused approach to racial inequality. It causes whites to retreat into deference and blacks to become nothing more than victims. It makes engaging as human beings and as citizens impermissible, a betrayal of the sacred group identity. Black victimization is not much with us any more as a reality, but it remains all too powerful as a hegemony. Shelby Steele
I have interviewed six presidents of the United States. I have traveled with them. I have been in their homes. They’ve been in my home on multiple occasions. I have flown on Air Force One with them and commercial jets and private jets and car caravans and Winnebagos. Went to Disney World with one. They all have used the ‘S-word.’ Even that old gentleman, Ronald Reagan, would sometimes occasionally, rarely use the ‘F-word.’ So, the White house is going to endure. Doug Wead
Sometimes choice words were reserved for the political opponents. President Reagan famously referred to enemies a few times as “SOBs.” While former President Obama once called Mitt Romney a « bullshitter » in a “Rolling Stone” interview. One of the more profane presidents in recent history was Richard Nixon. Nixon was caught on White House tapes using numerous vulgarities, including some offensive terms about gay people. Likewise, President Johnson was accused of often using the “N-word” when talking about African-Americans. Some of these remarks were caught on video. In 2000, George W. Bush was caught on a hot mic during a campaign rally calling Adam Clymer, a reporter with The New York Times, a « major league asshole. » In fact, both the younger Bush and his father, former President George H.W. Bush, are quoted in Mark Updegrove’s book, “The Last Republicans,” as dropping the “F-bomb.” George W. Bush even had this to say about two former colleagues. « [Former Vice President Dick Cheney and Defense Secretary Donald Rumsfeld] never made one f—-ing decision. » Even the silver-tongued President Clinton had his moments. In 2008, Clinton forgot to hang up a phone call with reporter Susan Phillips before saying he wouldn’t take any « shit » from Obama, then a candidate. The Hill
« Shithole countries » : l’expression grossière utilisée par Donald Trump suscite un tollé mondial depuis vendredi. Mais comment est elle traduite ? Incontestablement vulgaire, le terme « shithole » a nécessité quelques trésors d’imagination aux médias du monde entier pour exprimer de manière fidèle la réalité de la grossièreté de Trump sans trop choquer le public. Car Shithole se réfère aux latrines extérieures pour désigner un endroit particulièrement repoussant. En français, de nombreux médias, dont l’AFP ou LCI, ont retenu la formule très crue de « pays de merde », proche du sens littéral et conforme au style souvent sans fioritures de Donald Trump. Des dictionnaires bilingues comme le Harrap’s suggèrent toutefois des alternatives moins grossières, comme « porcherie », « taudis » ou « trou paumé ». LCI
Dismissing places where human rights abuses, hunger, and disease are rampant as “shitholes” without offering a viable alternative for running their governments is unproductive. But silencing anyone who dares speak the truth about these places – and what that says about their ruling ideologies – is even worse. Frances Martel

Attention: un pays de merde peut en cacher un autre !

Alors qu’après la reconnaissance de Jérusalem

C’est avec la même belle unanimité …

Que nos belles âmes condamnent à nouveau …

Une expression volée du président Trump lors d’une réunion à huis clos avec des sénateurs américains …

Sur les « pays merdiques » – l’anglais étant plus proche de « pays taudis » ou « trous paumés – dont les ressortissants continuent à se bousculer, on se demande bien pourquoi, pour entrer aux Etats-Unis …

Comment ne pas rappeler …

Sans parler au sein même de l’ONU de certains pays appelant explicitement à l’annihilation d’un de ses membres …

A cette tristement fameuse petite phrase, volée elle aussi il y a 17 ans, d’un ambassadeur de France sur le « petit pays de merde Israël » …

Ou à cette allusion en privée de l’ancien président Obama sur le « show de merde » libyen …

Ou à l’évocation il y a quelques semaines par le même sénateur ayant probablement dénoncé M. Trump …

Des termes mêmes d’immigration « en chaine » qu’il lui reprochait quelques jours plus tard …

Ou la référence il y a à peine cinq ans du sénateur Graham aux « trous d’enfer » mexicains ?

Et comment ne pas  repenser …

Alors que contre les derniers défenseurs de la terre plate, l’essouflement du mouvement des droits civiques afro-américain est de plus en plus patent …

Comme le confirme la réaction – « inattendue » dixit RFI –  de nombre de commentateurs africains

A l’instar des millions de migrants des pays évoqués votant ou s’apprêtant à voter avec leurs pieds …

Tandis qu’au niveau de nos élites et face à l’immigration clandestine, c’est l’aveuglement à tous les étages …

A la fameuse chanson de Guy Béart …

Sur les appels, vieux comme le monde, à l’exécution de celui qui dit  la vérité ?

Martel: The Value of Calling a Shithole a ‘Shithole’

In a news cycle full of poverty, war, political intrigue, and all the usual torment, America’s media have wasted valuable time this week debating the value of President Donald Trump’s use of a bad word.

Leftist journalists, politicians, and celebrities have scuttled out of the woodwork to decry that Trump allegedly branded some unspecified nations “shitholes.” The use of the term, they argue, proves the president is racist – and, as we all learned during the Obama era, all “racist” talk must be silenced.

The circumstances surrounding how we got to this point in the news cycle – where a nation is hanging on to every word of the president’s, and this word happens to be “shithole” – matter little in comparison to what this outbreak of decency among the elite liberal left exposes. It is a fact that those of us with family roots in oppressed nations know all too well: the left divides the world into “paradises” and “shitholes” all the time, depending on how much money there is to be had in duping apolitical Americans into buying their classifications.

It takes barely any time to find a handful of examples of profiteers selling naive thrill seekers the notion that any variety of impoverished, exploited underdeveloped country is a secret oasis full of exotic beauty and free of the “stain” of Western luxury.

“North Korea is probably one of the safest places on Earth to visit provided you follow the laws as provided by our documentation and pre-tour briefings,” Young Pioneer Tours, the company that swindled 22-year-old Otto Warmbier into an excruciating state murder, still boasts on its website today. “North Korean’s [sic] are friendly and accommodating, if you let them into your world and avoid insulting their beliefs or ideology.”

“Deeply embedded in the past, Belarus offers a rare insight into a bygone world,” the British travel website Wanderlust boasts of Europe’s last remaining communist nation, which remains heavily contaminated after Soviet negligence resulted in 2.2 million citizens being bombarded with radioactive waste in the 1986 Chernobyl nuclear disaster. “Located in the heart of Europe, Belarus is a living museum to Soviet Communism.”

“For 2,500 years, this powerful country has entranced, mystified and beguiled the world,” the New York Times boasts of the Islamic Republic of Iran (the Times offers its wealthiest subscribers tours to some of the world’s most repressive destinations through its “journeys” travel program). The tour includes a tour of the “family home of the religious leader who engineered Iran’s transition to an Islamic republic,” presumably former Supreme Leader Ruhollah Khomenei.

“Though Iran often rejects Western ways and is frequently under fire for its positions on human rights, its nuclear program and Israel, its role as a birthplace of civilization cannot be denied,” the Times gushes.

“The Republic of Congo is on the cusp of becoming one of the finest ecotourism destinations in Africa,” the travel guide publisher Lonely Planet‘s website claims, listing “a pleasantly laid-back capital city in Brazzaville, some decent beaches on its Atlantic coastline and the warm and welcoming Congolese culture” as its evidence.

Amnesty International’s page on Congo lists repression of dissidents, lack of press freedom, “harsh and inhumane” prison conditions, and widespread discrimination against the Pigmy ethnic minority as human rights concerns in the country. The World Bank found in its 2017 assessment that two-thirds of students who graduate primary school lack basic literacy and mathematical skills and nearly half the nation’s residents live below the poverty line.

Cuba, a nation drowning in garbage where unarmed mothers are beaten and arrested for going to church, you can find a “sexual Disneyland” where, “thankfully,” the Cuban government turns a blind eye to rampant sex trafficking.

Venezuela, where Marxism has forced people to actually eat the garbage laying around everywhere, was a “paradise for $20” in 2015, according to a Reuters headline quoting tourists at the time. “People should come. It’s so cheap, it’s ridiculous,” one tourist is featured as urging in the piece.

Do not be deceived by the earlier date on that piece – In 2015, Venezuela’s maternity wards were already killing infants with vermin infestations and McDonald’s was charging $133 for an order of fries.

Zimbabwe, a tyranny under leftist nonagenarian Robert Mugabe – and now spring chicken Emmerson Mnangagwa, 75 – for decades, isn’t a tragedy, but a profitable investment opportunity. “For companies willing to take on some risks, now is the time to buy local assets, which, though priced in USD [U.S. dollars], are still fairly cheap because of the associated risk,” the Harvard Business Review suggested last week, despite Mnangagwa exhibiting the same signs of authoritarianism as his predecessor and the nation’s impoverished growing impatient.

Silence is complicit in the propaganda of the oppression of these “shitholes.” Silence is necessary to keep the pockets of everyone from Carnival Cruises to the New York Times to the tourism arms of the regimes that welcome them.

President Trump’s alleged “crudening” of the language to describe these places from which so many flee serves as an opportunity to deny those who profit from masking reality the ability to do so.

President Trump is, of course, not the prime vehicle for the message that truth sets nations free in this particular case. His sons have publicly showcased vacations in Zimbabwe, very likely profiting longtime tyrant Robert Mugabe with their presence. Though, conversely, it is worth noting that Trump himself has, on multiple occasions, written about his refusal to build real estate commodities in Cuba citing human rights concerns. And then there’s the fact that the reporting surrounding Trump’s comments during the meeting in question is so convoluted and weaponized that it is difficult to even understand what argument he was trying to make by using the word.

Dismissing places where human rights abuses, hunger, and disease are rampant as “shitholes” without offering a viable alternative for running their governments is unproductive. But silencing anyone who dares speak the truth about these places – and what that says about their ruling ideologies – is even worse.

Voir aussi:

« Pays de merde » : les mille et une manières de traduire les « Shithole countries » de Trump

LCI
TRADUCTION – L’expression « pays de merde » que Donald Trump aurait prononcée alors qu’il abordait le thème de l’immigration venant de pays d’Afrique, du Salvador ou d’Haïti n’est pas traduite de manière équivalente par nos voisins. Certains sont plus poétiques que d’autres.

« Shithole countries » : l’expression grossière utilisée par Donald Trump  suscite un tollé mondial depuis vendredi. Mais comment est elle traduite ?  Incontestablement vulgaire, le terme « shithole » a nécessité quelques trésors d’imagination aux médias du monde entier pour exprimer de manière fidèle la réalité d e la grossièreté de Trump sans trop choquer le public. Car Shithole se réfère aux  latrines extérieures pour  désigner un endroit particulièrement repoussant.

En français, de nombreux médias, dont l’AFP ou LCI, ont retenu la formule très crue de « pays de merde », proche du sens littéral et conforme au style souvent  sans fioritures de Donald Trump. Des dictionnaires bilingues comme le Harrap’s suggèrent toutefois des  alternatives moins grossières, comme « porcherie », « taudis » ou « trou paumé ».

« Pays de chiottes » pour les Grecs, « endroit où les loups copulent » pour les Serbes

 La presse espagnole est à l’unisson de la française avec « paises de  mierda », des médias grecs introduisant quant à eux une nuance : « pays de  chiottes ».   Aux Pays-Bas, le grand quotidien Volkskrant et une bonne partie de la  presse néerlandophone esquivent la vulgarité en utilisant le terme  « achterlijke », ou « arriéré ». En Russie Ria Novosti parle de « trou sale », mais Troud (journal syndical)  va plus loin avec « trou à merde ». En Italie, le Corriere della Sera avance « merdier » (merdaio), et l’agence  tchèque CTK choisit de son côté de parler de « cul du monde ».

Les médias allemands optent souvent pour l’expression « Dreckslöcher », qui  peut se traduire par « trous à rats ». L’allégorie animalière est aussi de mise  dans la presse serbe, avec l’expression « vukojebina », à savoir « l’endroit où  les loups copulent ».

« Pays où les oiseaux ne pondent pas d’oeufs »

En Asie les médias semblent davantage à la peine pour trouver le mot juste  en langue locale, tout en évitant parfois de choquer.  Au Japon, la chaîne NHK a choisi de parler de « pays crasseux », l’agence  Jiji utilisant un terme familier mais pas forcément injurieux pouvant de  traduire par « pays ressemblant à des toilettes ».

Les médias chinois se contentent en général de parler de « mauvais pays »,  évitant de reproduire l’expression originale dans sa grossièreté. La version la plus allusive et la plus imagée revient sans conteste à  l’agence taïwanaise CNA, qui évoque des « pays où les oiseaux ne pondent pas  d’oeufs ».

Voir encore:

WATCH: A history of presidential potty mouths

« I have interviewed six presidents of the United States. I have traveled with them. I have been in their homes. They’ve been in my home on multiple occasions. I have flown on Air Force One with them and commercial jets and private jets and car caravans and Winnebagos. Went to Disney World with one. They all have used the ‘S-word.’ Even that old gentleman, Ronald Reagan, would sometimes occasionally, rarely use the ‘F-word.’ So, the White house is going to endure, » conservative author Doug Wead said.

Let’s take a look at some presidential profanity throughout history.

Sometimes choice words were reserved for the political opponents. President Reagan famously referred to enemies a few times as “SOBs.” While former President Obama once called Mitt Romney a « bullshitter » in a “Rolling Stone” interview.

One of the more profane presidents in recent history was Richard Nixon. Nixon was caught on White House tapes using numerous vulgarities, including some offensive terms about gay people.

Likewise, President Johnson was accused of often using the “N-word” when talking about African-Americans.

Some of these remarks were caught on video.

In 2000, George W. Bush was caught on a hot mic during a campaign rally calling Adam Clymer, a reporter with The New York Times, a « major league asshole. »

In fact, both the younger Bush and his father, former President George H.W. Bush, are quoted in Mark Updegrove’s book, “The Last Republicans,” as dropping the “F-bomb.”

George W. Bush even had this to say about two former colleagues.

« [Former Vice President Dick Cheney and Defense Secretary Donald Rumsfeld] never made one f—-ing decision. »

Even the silver-tongued President Clinton had his moments. In 2008, Clinton forgot to hang up a phone call with reporter Susan Phillips before saying he wouldn’t take any « shit » from Obama, then a candidate.

Voir par ailleurs:

Immigration : Macron, ce faux dur

La gauche angélique et irresponsable fait faussement passer Emmanuel Macron pour un opposant déterminé à l’immigration de peuplement. Ce lundi, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a de nouveau jugé « scandaleux » le « tri » voulu selon lui par le gouvernement entre les « bons » et les « mauvais » migrants. ‘L’histoire de notre pays et le devoir de notre pays c’est d’accueillir des gens qui sont dans la souffrance, les accueillir tous, tous », a déclaré Martinez sur France Inter. Jeudi, sur RTL, l’ancien candidat à la présidentielle, Benoit Hamon, avait déjà asséné : ‘Le tri des migrants, c’est le tri des pauvres ». Dimanche, sur BFMTV, le socialiste Julien Dray a comparé le recensement des migrants dans les centres d’hébergement d’urgence – opérations diligentées par des fonctionnaires et annoncées 48 h à l’avance – à des « rafles », assimilables à celle du Vel d’Hiv organisée en France occupée (1942) contre les juifs étrangers ou apatrides : une outrance inaugurée par L’Obs qui, sur sa une de jeudi, représente le visage de Macron entouré de barbelés. Déjà en 2015, le prix Nobel de littérature Jean-Marie Le Clézio, un des témoins cités dans le dossier de L’Obs, déclarait à l’hebdomadaire argentin Revista N : « Nous devrions éliminer les frontières pour laisser les gens circuler (…) Les restrictions de l’espace Schengen sont une honte. On ferme l’Europe à l’Afrique, l’Orient, l’Amérique latine, on se referme sur nous ».

Cet étalement de bons sentiments en dit long sur l’aveuglement face au raidissement de l’opinion. Partout en Europe, et singulièrement en France, les gens rejettent majoritairement une immigration qui ne s’assimile plus et qui porte en elle un nouvel antisémitisme. Reste que Macron n’est pas l’homme à poigne que croient voir les inconditionnels de l’accueil pour tous. Son soutien à la politique d’Angela Merkel, qui a fait entrer en Allemagne plus d’un million de « migrants » musulmans en 2015, ajouté à son mépris des « populistes » qui réclament le retour aux frontières, ne font pas du président un obstacle sérieux à l’idéologie immigrationniste. Tandis que les pays d’Europe de l’Est, qui ont déjà sauvé l’Europe de l’envahisseur ottoman en 1683, sonnent une nouvelle fois l’alarme sur une histoire qui se répète, Macron joint sa voix à celle de l’Union européenne pour accabler la Pologne ou la Hongrie. Le député Guy Verhofstadt a récemment sermonné ces deux nations : « Il n’y a pas de place pour des pays qui rejettent nos valeurs. Toute référence à l’identité nationale est potentiellement fanatique ». Pour sa part, le commissaire européen aux migrations, Dimitris Avramopoulos, a admis (Le Figaro, vendredi), parlant d’ »impératif moral » mais aussi d’impératif « économique et social » : « Il est temps de regarder en face la vérité. Nous ne pourrons pas arrêter la migration ». Macron l’européen demeure, jusqu’à présent, dans cette logique de l’ouverture et du remplacement.

Voir encore:

Black Protest Has Lost Its Power
Have whites finally found the courage to judge African-Americans fairly by universal standards?
Shelby Steele
WSJ
Jan. 12, 2018

The recent protests by black players in the National Football League were rather sad for their fruitlessness. They may point to the end of an era for black America, and for the country generally—an era in which protest has been the primary means of black advancement in American life.

There was a forced and unconvincing solemnity on the faces of these players as they refused to stand for the national anthem. They seemed more dutiful than passionate, as if they were mimicking the courage of earlier black athletes who had protested: Tommie Smith and John Carlos, fists in the air at the 1968 Olympics; Muhammad Ali, fearlessly raging against the Vietnam War; Jackie Robinson, defiantly running the bases in the face of racist taunts. The NFL protesters seemed to hope for a little ennoblement by association.

And protest has long been an ennobling tradition in black American life. From the Montgomery bus boycott to the march on Selma, from lunch-counter sit-ins and Freedom Rides to the 1963 March on Washington, only protest could open the way to freedom and the acknowledgment of full humanity. So it was a high calling in black life. It required great sacrifice and entailed great risk. Martin Luther King Jr. , the archetypal black protester, made his sacrifices, ennobled all of America, and was then shot dead.

For the NFL players there was no real sacrifice, no risk and no achievement. Still, in black America there remains a great reverence for protest. Through protest—especially in the 1950s and ’60s—we, as a people, touched greatness. Protest, not immigration, was our way into the American Dream. Freedom in this country had always been relative to race, and it was black protest that made freedom an absolute.

It is not surprising, then, that these black football players would don the mantle of protest. The surprise was that it didn’t work. They had misread the historic moment. They were not speaking truth to power. Rather, they were figures of pathos, mindlessly loyal to a black identity that had run its course.

What they missed is a simple truth that is both obvious and unutterable: The oppression of black people is over with. This is politically incorrect news, but it is true nonetheless. We blacks are, today, a free people. It is as if freedom sneaked up and caught us by surprise.

Of course this does not mean there is no racism left in American life. Racism is endemic to the human condition, just as stupidity is. We will always have to be on guard against it. But now it is recognized as a scourge, as the crowning immorality of our age and our history.

Protest always tries to make a point. But what happens when that point already has been made — when, in this case, racism has become anathema and freedom has expanded?

What happened was that black America was confronted with a new problem: the shock of freedom. This is what replaced racism as our primary difficulty. Blacks had survived every form of human debasement with ingenuity, self-reliance, a deep and ironic humor, a capacity for self-reinvention and a heroic fortitude. But we had no experience of wide-open freedom.

Watch out that you get what you ask for, the saying goes. Freedom came to blacks with an overlay of cruelty because it meant we had to look at ourselves without the excuse of oppression. Four centuries of dehumanization had left us underdeveloped in many ways, and within the world’s most highly developed society. When freedom expanded, we became more accountable for that underdevelopment. So freedom put blacks at risk of being judged inferior, the very libel that had always been used against us.

To hear, for example, that more than 4,000 people were shot in Chicago in 2016 embarrasses us because this level of largely black-on-black crime cannot be blamed simply on white racism.

We can say that past oppression left us unprepared for freedom. This is certainly true. But it is no consolation. Freedom is just freedom. It is a condition, not an agent of change. It does not develop or uplift those who win it. Freedom holds us accountable no matter the disadvantages we inherit from the past. The tragedy in Chicago—rightly or wrongly—reflects on black America.

That’s why, in the face of freedom’s unsparing judgmentalism, we reflexively claim that freedom is a lie. We conjure elaborate narratives that give white racism new life in the present: “systemic” and “structural” racism, racist “microaggressions,” “white privilege,” and so on. All these narratives insist that blacks are still victims of racism, and that freedom’s accountability is an injustice.

We end up giving victimization the charisma of black authenticity. Suffering, poverty and underdevelopment are the things that make you “truly black.” Success and achievement throw your authenticity into question.

The NFL protests were not really about injustice. Instead such protests are usually genuflections to today’s victim-focused black identity. Protest is the action arm of this identity. It is not seeking a new and better world; it merely wants documentation that the old racist world still exists. It wants an excuse.

For any formerly oppressed group, there will be an expectation that the past will somehow be an excuse for difficulties in the present. This is the expectation behind the NFL protests and the many protests of groups like Black Lives Matter. The near-hysteria around the deaths of Trayvon Martin, Michael Brown, Freddie Gray and others is also a hunger for the excuse of racial victimization, a determination to keep it alive. To a degree, black America’s self-esteem is invested in the illusion that we live under a cloud of continuing injustice.

When you don’t know how to go forward, you never just sit there; you go backward into what you know, into what is familiar and comfortable and, most of all, exonerating. You rebuild in your own mind the oppression that is fading from the world. And you feel this abstract, fabricated oppression as if it were your personal truth, the truth around which your character is formed. Watching the antics of Black Lives Matter is like watching people literally aspiring to black victimization, longing for it as for a consummation.

But the NFL protests may be a harbinger of change. They elicited considerable resentment. There have been counterprotests. TV viewership has gone down. Ticket sales have dropped. What is remarkable about this response is that it may foretell a new fearlessness in white America—a new willingness in whites (and blacks outside the victim-focused identity) to say to blacks what they really think and feel, to judge blacks fairly by standards that are universal.

We blacks have lived in a bubble since the 1960s because whites have been deferential for fear of being seen as racist. The NFL protests reveal the fundamental obsolescence—for both blacks and whites—of a victim-focused approach to racial inequality. It causes whites to retreat into deference and blacks to become nothing more than victims. It makes engaging as human beings and as citizens impermissible, a betrayal of the sacred group identity. Black victimization is not much with us any more as a reality, but it remains all too powerful as a hegemony.

Mr. Steele, a senior fellow at Stanford University’s Hoover Institution, is author of “Shame: How America’s Past Sins Have Polarized Our Country” (Basic Books, 2015).

Voir enfin:

Trump Is a Racist. Period.
Charles M. Blow
The NYT
Jan. 14, 2018

I find nothing more useless than debating the existence of racism, particularly when you are surrounded by evidence of its existence. It feels to me like a way to keep you fighting against the water until you drown.

The debates themselves, I believe, render a simple concept impossibly complex, making the very meaning of “racism” frustratingly murky.

So, let’s strip that away here. Let’s be honest and forthright.

Racism is simply the belief that race is an inherent and determining factor in a person’s or a people’s character and capabilities, rendering some inferior and others superior. These beliefs are racial prejudices.

The history of America is one in which white people used racism and white supremacy to develop a racial caste system that advantaged them and disadvantaged others.

Understanding this, it is not a stretch to understand that Donald Trump’s words and deeds over the course of his life have demonstrated a pattern of expressing racial prejudices that demean people who are black and brown and that play to the racial hostilities of other white people.

It is not a stretch to say that Trump is racist. It’s not a stretch to say that he is a white supremacist. It’s not a stretch to say that Trump is a bigot.

Those are just facts, supported by the proof of the words that keep coming directly from him. And, when he is called out for his racism, his response is never to ameliorate his rhetoric, but to double down on it.

I know of no point during his entire life where he has apologized for, repented of, or sought absolution for any of his racist actions or comments.

Instead, he either denies, deflects or amps up the attack.

Trump is a racist. We can put that baby to bed.

“Racism” and “racist” are simply words that have definitions, and Trump comfortably and unambiguously meets those definitions.

We have unfortunately moved away from the simple definition of racism, to the point where the only people to whom the appellation can be safely applied are the vocal, violent racial archetypes.

Racism doesn’t require hatred, constant expression, or even conscious awareness. We want racism to be fringe rather than foundational. But, wishing isn’t an effective method of eradication.

We have to face this thing, stare it down and fight it back.

The simple acknowledgment that Trump is a racist is the easy part. The harder, more substantive part is this: What are we going to do about it?

Every weekday, get thought-provoking commentary from Op-Ed columnists, the Times editorial board and contributing writers from around the world.

First and foremost, although Trump is not the first president to be a racist, we must make him the last. If by some miracle he should serve out his first term, he mustn’t be allowed a second. Voters of good conscience must swarm the polls in 2020.

But before that, those voters must do so later this year, to rid the House and the Senate of as many of Trump’s defenders, apologists and accomplices as possible. Should the time come where impeachment is inevitable, there must be enough votes in the House and Senate to ensure it.

We have to stop thinking that we can somehow separate what racists believe from how they will behave. We must stop believing that any of Trump’s actions are clear of the venom coursing through his convictions. Everything he does is an articulation of who he is and what he believes. Therefore, all policies he supports, positions he takes and appointments he makes are suspect.

And finally, we have to stop giving a pass to the people — whether elected official or average voter — who support and defend his racism. If you defend racism you are part of the racism. It doesn’t matter how much you say that you’re an egalitarian, how much you say that you are race blind, how much you say that you are only interested in people’s policies and not their racist polemics.

As the brilliant James Baldwin once put it: “I can’t believe what you say, because I see what you do.” When I see that in poll after poll a portion of Trump’s base continues to support his behavior, including on race, I can only conclude that there is no real daylight between Trump and his base. They are part of his racism.

When I see the extraordinary hypocrisy of elected officials who either remain silent in the wake of Trump’s continued racist outbursts or who obliquely condemn him, only to in short order return to defending and praising him and supporting his agenda, I see that there is no real daylight between Trump and them either. They too are part of his racism.

When you see it this way, you understand the enormity and the profundity of what we are facing. There were enough Americans who were willing to accept Trump’s racism to elect him. There are enough people in Washington willing to accept Trump’s racism to defend him. Not only is Trump racist, the entire architecture of his support is suffused with that racism. Racism is a fundamental component of the Trump presidency.


Reconnaissance de Jérusalem/Trump: Quand la condamnation est unanime (From Lincoln to Ike, Reagan or Bush, almost all GOP presidents have been stereotyped as not very bright and guess who got to have the last laugh in the end ?)

29 décembre, 2017
Lorsqu’un Sanhédrin s’est déclaré unanime pour condamner, l’accusé sera acquitté. Le Talmud
George Orwell disait,  je crois dans 1984, que dans les temps de tromperie généralisée, dire la vérité est un acte révolutionnaire. David Hoffmann
Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l’apparence de la solidité à ce qui n’est que vent. George Orwell
Tout racisme est un essentialisme et le racisme de l’intelligence est la forme de sociodicée caractéristique d’une classe dominante dont le pouvoir repose en partie sur la possession de titres qui, comme les titres scolaires, sont censés être des garanties d’intelligence et qui ont pris la place, dans beaucoup de sociétés, et pour l’accès même aux positions de pouvoir économique, des titres anciens comme les titres de propriété et les titres de noblesse. Pierre Bourdieu
Reagan, je l’ai trouvé comme il est : habité de certitudes. Américain typique, il n’est pas très exportable. Mitterrand (sommet d’Ottawa, 1981)
Son étroitesse d’esprit est évidente. Cet homme n’a que quelques disques qui tournent et retournent dans sa tête. Mitterrand (sommet de Williamsburg, 1983)
Il est temps de tuer le président. Monisha Rajesh
Trump c’est le candidat qui redonne aux Américains l’espoir, l’espoir qu’il soit assassiné avant son investiture. Pablo Mira (France Inter)
This is a message to Trump the idiot. You idiot, your promise to Israel will not be successful. You idiot, Jerusalem is the capital of Palestine for all eternity. Idriss
The Palestinians could have issued a low-key response, saying simply that no one, not even Trump, could decide the future of Jerusalem without their agreement. They could have kept their channels to the United States open and waited to see if anything would come of the much-vaunted Trump peace proposal. Instead, they declared “days of rage” that quickly fizzled, and then effectively severed ties with the Americans by announcing they would be boycotting any scheduled meetings with administration officials. This is idle talk based on wishful thinking. No other country has the resources, the skilled and experienced diplomatic corps, the investment in the region and the credibility to become the brokers of the process. The European Union is mired in a near-existential crisis, with Brexit cutting off one of its major members; its unofficial leader, German Chancellor Angela Merkel, is struggling to build a coalition at home; and its unofficial leader-in-waiting, French President Emmanuel Macron, lacks the experience and attention span to devote himself properly. Russia has ulterior motives and does not really wish to help bring peace, just enhance its influence. China, which launched a Mideast conference this past week, is too far away – physically and mentally – to be much more than a bystander. And, most important, Israel can and will veto any other partner besides the Americans. Haaretz
Securing national borders seems pretty orthodox. In an age of anti-Western terrorism, placing temporary holds on would-be immigrants from war-torn zones until they can be vetted is hardly radical. Expecting “sanctuary cities” to follow federal laws rather than embrace the nullification strategies of the secessionist Old Confederacy is a return to the laws of the Constitution. Using the term “radical Islamic terror” in place of “workplace violence” or “man-caused disasters” is sensible, not subversive. Insisting that NATO members meet their long-ignored defense-spending obligations is not provocative but overdue. Assuming that both the European Union and the United Nations are imploding is empirical, not unhinged. Questioning the secret side agreements of the Iran deal or failed Russian reset is facing reality. Making the Environmental Protection Agency follow laws rather than make laws is the way it always was supposed to be. Unapologetically siding with Israel, the only free and democratic country in the Middle East, used to be standard U.S. policy until Obama was elected. (…) Expecting the media to report the news rather than massage it to fit progressive agendas makes sense. In the past, proclaiming Obama a “sort of god” or the smartest man ever to enter the presidency was not normal journalistic practice. (…) Half the country is having a hard time adjusting to Trumpism, confusing Trump’s often unorthodox and grating style with his otherwise practical and mostly centrist agenda. In sum, Trump seems a revolutionary, but that is only because he is loudly undoing a revolution. Victor Davis Hanson
Donald Trump is on course to win re-election in 2020, senior British diplomats believe, as he approaches his first full year in office. They think that despite a string of negative headlines the US president has largely kept his support base onside since entering White House. Possible Democratic contenders are seen as either too old – such as Bernie Sanders and Joe Biden – or lacking in the name recognition needed to defeat Mr Trump. There is also a belief the US president has curbed some of his most radical policy instincts since taking office, such as ignoring Nato or pulling out of Afghanistan. The Telegraph
Nearly a year into his presidency, Mr. Trump remains an erratic, idiosyncratic leader on the global stage, an insurgent who attacks allies the United States has nurtured since World War II and who can seem more at home with America’s adversaries… He has assiduously cultivated President Xi Jinping of China and avoided criticizing President Vladimir V. Putin of Russia — leaders of the two countries that his own national security strategy calls the greatest geopolitical threats to America. NYT
A website archiving all of Donald Trump’s tweets calculated that he “stupid-tweeted” 183 times since Oct. 7, 2011. That’s a whole lot of stupid. It’s over 30 stupids per year for the past 6 years, not to mention his oral stupids. In fact, calling people stupid is probably Donald Trump’s crowning example of staying on message. And I suspect he’ll continue to use this art form for as long as his mouth works and his fingers – or even just his middle ones – can gesticulate. But stupid-speak does not stupid make. In fact, his stupid strategy can be called insightful, crafty, and productive. His bullying paid off. He has earned the title America’s stupid-caller-in-chief. Stupid people can’t do that. But what’s impeccably good for the goose is not necessarily good for those of us who would love a gander at his impeachment. And the principal difference between him calling us stupid and us returning the favor is that he is in power. (…) Speaking from experience, no single political party or their voters has a lock on stupid. (…) While it may be good for a chuckle, calling or even thinking someone else stupid is virtually guaranteed to give them the last laugh. Jason Lorber (Vermont Democrat)
This time one year ago, the assumption dominating political coverage was that the only people more stupid than Donald Trump were the deplorables who elected him. Since then, of course, President-elect Trump has become President Trump. Over his 11 months in office, he has put Neil Gorsuch on the Supreme Court and four times as many judges on the appellate courts as Barack Obama did his first year; recognized Jerusalem as the capital of Israel; withdrawn from the Paris climate accord; adopted a more resolute policy on Afghanistan than the one he’d campaigned on; rolled back the mandate forcing Catholic nuns, among others, to provide employees with contraception and abortifacients; signed legislation to open up drilling for oil in the Arctic National Wildlife Refuge; initiated a bold, deregulatory assault on the administrative state—and topped it all off with the first major overhaul of the tax code in more than 30 years. And yet that Mr. Trump is a very stupid man remains the assumption dominating his press coverage. Add to this the sorry experience America had recently had with men, also outside conventional politics, who ran successfully for governorships: former pro wrestler and Navy SEAL Jesse Ventura in Minnesota and actor Arnold Schwarzenegger in California. Their respective administrations each began with high enthusiasm but ended in defeat and disillusionment. What would make anyone think Mr. Trump would do better? In one sense he is not unique: Almost all GOP presidents are stereotyped as not very bright. Ask Ike, or George W. Bush, or even Lincoln. Nor is it uncommon, in the headiness of a White House, for even the lowliest staffer to come to regard himself as the intellectual superior of the president he works for. In Mr. Trump’s case, critics equate lowbrow tastes (e.g., well-done steaks covered in ketchup) as confirmation of a lack of brainpower. It can make for great sport. But starting out with the assumption that the president you are covering is a boob can prove debilitating to clear judgment. Quick show of hands: How many of those in the press who continue to dismiss Mr. Trump as stupid publicly asserted he could never win the 2016 election—or would never get anyone decent to work for him in the unlikely miracle he did get elected? The WSJ
Jérusalem est, évidemment, et depuis toujours, la capitale d’Israël. Et il y a quelque chose, non seulement d’absurde, mais de choquant dans le tollé planétaire qui a suivi la reconnaissance, par les Etats-Unis, de cette évidence. (…) D’où vient, alors, mon malaise ? (…) Et, deux semaines après cette annonce que j’attendais, moi aussi, depuis des années, pourquoi cette inquiétude qui m’étreint ? (…) D’abord Trump. Je sens trop le côté gros malin, acculé par des défaites diverses et consécutives, qui a trouvé là son coup fumant de fin de première année de mandat. Ami des juifs, dit-il ? Protecteur et saint patron d’Israël ? Pardon, mais je n’y crois guère. Je ne pense absolument pas que Donald Trump soit mû par le sentiment d’une union sacrée de l’Amérique et d’Israël ou, comme on disait déjà du temps des Pères pèlerins des Etats-Unis, de la nouvelle et de l’ancienne Jérusalem. Je n’imagine pas l’âme de Trump disponible, de quelque façon que ce soit, à la reconnaissance de la singularité juive, à la célébration des paradoxes de la pensée talmudique ou au goût de l’aventure qui animait la geste ardente, lyrique et héroïque des pionniers laïques du sionisme. Et je ne pense pas davantage que les fameux néo-évangélistes qui forment, paraît-il, ses bataillons d’électeurs les plus solides aient la moindre idée de ce qu’est, en vérité, cet Etat nommé par des poètes, bâti par des rêveurs et poursuivi jusqu’à aujourd’hui, dans le même souffle ou presque, par un peuple dont le roman national est semé de miracles rationnels, d’espérances sous les étoiles et de ferveurs logiques. Eh bien ? Eh bien l’Histoire nous apprend qu’un geste d’amitié abstrait, insincère, délié de l’Idée et de la Vérité, amputé de cette connaissance et de cet amour profonds qu’on appelle, en hébreu, l’Ahavat Israël, ne vaut, finalement, pas grand-chose – ou, pire, elle nous enseigne comment, en vertu d’une mauvaise chimie des fièvres politiques dont le peuple juif n’a eu que trop souvent à endurer l’épreuve et les foudres, il y a tous les risques que ce geste, un jour, se retourne en son contraire. (…) M. Trump a-t-il pensé à tout cela quand il a mis ses petites mains dans le dossier «Jérusalem» ? Bernard-Henri Lévy
Je partage l’attachement à Israël, de tous les juifs, mais d’un autre côté, la décision de Trump me paraît catastrophique parce qu’elle risque d’embraser la région, parce qu’elle risque d’empêcher la reprise des négociations entre les Palestiens et les Israéliens. Les Américains auraient dû procéder tout autrement. Benyamin Netanyahu ne propose rien aux Palestiniens. Il les pousse au désespoir et à l’extrémisme. Alain Finkielkraut
BHL n’a pas besoin des éditoriaux du Monde, ni même de ceux de Ha’aretz, car il sait déjà. Il sait ce qui est bon pour Israël et ce qui ne l’est pas. Il sait que Jérusalem est la capitale d’Israël, mais il sait aussi que Trump ne peut pas faire quelque chose de bon pour les Juifs. Ainsi BHL peut écrire dans son dernier éditorial que “Jérusalem est, évidemment, et depuis toujours, la capitale d’Israël” et qu’il “y a quelque chose, non seulement d’absurde, mais de choquant dans le tollé planétaire qui a suivi la reconnaissance, par les Etats-Unis, de cette évidence”. Mais dans la même foulée, il va convoquer A. B. Yehoshua, Amos Oz et même le rav Steinman z.l. pour nous expliquer doctement pourquoi la reconnaissance de la capitale d’Israël par les Etats-Unis n’est pas bonne pour les Juifs. (…) Dans son envolée lyrique sur tout ce que “l’âme de Trump” est incapable de saisir des subtilités du judaïsme, BHL commet une double erreur. La première est d’opposer de manière caricaturale la grandeur d’Israël et des Juifs et les basses motivations qu’il attribue (sans aucune preuve) à Donald Trump. En cela, il rejoint les pires adeptes du “Trump bashing”, qu’il prétend ne pas imiter. La seconde, plus grave encore, est de croire qu’en politique – et en politique internationale surtout – les intentions priment sur les actes. Or rien n’est plus faux. Car en réalité, peu nous importe ce que pense Trump, en son for intérieur, des Juifs. Après tout, l’histoire récente est pleine d’exemples de dirigeants politiques qui appréciaient les Juifs et le fameux “génie juif” célébré par BHL, et qui ont été les pires adversaires de l’Etat d’Israël. Ce qui compte ce sont les actes envers Israël, Etat et peuple. A cet égard, la reconnaissance de notre capitale Jérusalem est un acte fort et riche de signification, qui n’engage pas seulement le président Trump et les Etats-Unis, mais le reste du monde, qui s’engagera lui aussi sur cette voie, comme c’est déjà le cas. Cette reconnaissance est une décision politique capitale, qui n’obéit pas à un calcul passager et mesquin, comme le prétend BHL, car elle engage les Etats-Unis de manière ferme, et quasiment irréversible. Peu nous importe, dans ces circonstances, de savoir si Trump apprécie la “pensée talmudique” ou l’esprit juif viennois… L’attitude de BHL et d’autres intellectuels juifs vis-à-vis de Trump (et de Nétanyahou) ressemble à celle des rabbins non sionistes (et des Juifs assimilés) à l’égard de Theodor Herzl, qui n’était pas assez “casher” (ou trop Juif) à leurs yeux. Dans son mépris pour Donald Trump et pour l’Amérique qu’il incarne (ces “fameux néo-évangélistes” dont il parle avec dédain), BHL montre qu’il ne comprend rien à ce pays et à l’identification spirituelle et charnelle des chrétiens américains, sionistes ou évangélistes, au peuple et à la terre d’Israël. En réalité, BHL sait très bien que la reconnaissance de notre capitale par le président Trump est une bonne chose pour Israël. Seulement voilà, il éprouve comme il l’avoue un sentiment de “malaise”. Pour la simple et bonne raison que depuis des mois, depuis l’élection de Trump et même avant, BHL explique à qui veut l’entendre que Trump n’est pas un ami des Juifs. Il l’a dit à maintes reprises, sur CNN où il expliquait en février dernier que “Trump a un problème avec les Juifs” et dans le New York Times où il appelait les Juifs à se méfier du président américain. La seconde erreur de BHL est de croire qu’en politique internationale, les intentions priment sur les actes. “Trump, Dioclétien et le gardien de cochons” : sous ce titre quelque peu mystérieux, BHL s’était livré il y a presqu’un an à une attaque au vitriol contre le nouveau président des Etats-Unis, Donald Trump, accusé par avance de trahison envers Israël et de mépris envers les Juifs. Et pour mieux asséner ses coups, BHL conviait en renfort Freud, le Talmud, Kafka, Rachi et Proust… Après avoir pronostiqué pendant des semaines que Trump allait perdre car “l’Amérique de Tocqueville” n’élirait pas un tel homme, BHL annonçait alors l’inéluctable trahison de Trump envers Israël. C’est pourtant le même BHL qui avait, avec une certaine dose de courage intellectuel, et contrairement à d’autres, reconnu le danger de la politique d’Obama envers Israël à l’occasion du vote de la Résolution 2334 au Conseil de Sécurité. (“Mais voir cette administration qui a tant concédé à l’Iran, tant cédé à la Russie… se rattraper en donnant de la voix, in extremis, contre ce mouton noir planétaire, ce pelé, ce galeux, qu’est le Premier ministre d’Israël, quelle misère !” écrivait-il alors.) Entretemps, Trump a été élu, il est devenu le président américain le plus pro-israélien depuis 1948, comme l’ont prouvé non seulement sa dernière décision sur Jérusalem, mais aussi son attitude à l’ONU et face au président de l’Autorité palestinienne (ce sinistre has-been que même les pays arabes ont fini par lâcher et que seule la France continue de soutenir). Trump est en train de promouvoir une véritable “révolution copernicienne” au Moyen-Orient, pour reprendre l’expression de Michel Gurfinkiel, en reléguant au second plan le conflit israélo-arabe et en abandonnant la politique désastreuse du soutien à “l’Etat palestinien” et aux concessions israéliennes. Mais tout cela est trop simple et limpide pour notre amateur de “paradoxes talmudiques”. Aussi BHL s’évertue à démontrer, faisait feu de tout bois, que cela n’est pas bon pour Israël. Peu importe si les faits lui donnent tort, puisque lui-même est persuadé d’avoir raison. Pierre Lurçat
Toute unanimité est suspecte. Le Talmud stipule que si une condamnation est unanime, le tribunal doit gracier l’accusé. (…) Depuis 70 ans Jérusalem est la capitale en activité d’Israël et les Etats qui ont reconnu Israël ont reconnu cette réalité. N’est-ce pas à la résidence du Président à Jérusalem que leurs Ambassadeurs déposent leurs lettres de créance ? N’est-ce pas dans la Knesset à Jérusalem que Nicolas Sarkozy et François Hollande ont prononcé leurs importants discours ? Jérusalem est pour les diplomates le sein que l’hypocrite Tartuffe ne saurait voir. Déterminer sa capitale est un acte de souveraineté nationale : l’Allemagne réunifiée a choisi Berlin et malgré les souvenirs sinistres, personne n’a protesté. Ne pas admettre Jérusalem capitale d’Israël, c’est sous-entendre que bien que l’Etat d’Israël existe, il n’est pas totalement légitime. C’est ouvrir un boulevard à ceux qui espèrent la destruction du pays. La décision de Trump avait été actée il y a vingt-cinq ans par le Congrès américain et réitérée par l’ensemble des candidats à la Présidence, dont Barack Obama à l’Aipac en juin 2008. Sommes-nous si habitués à ce que les promesses n’engagent que ceux qui y croient, que nous trouvions choquant qu’elles soient respectées ? D’autant que les mots prononcés avec la reconnaissance n’écartent aucune évolution géopolitique ultérieure. Le problème de cette déclaration n’est pas son contenu mais le haro général qu’elle a suscité. Si l’accusé n’a trouvé personne pour le soutenir, disent les commentateurs du traité Sanhedrin, un soupçon pèse sur le travail des juges. Le soupçon est ici celui du panurgisme : montrer qu’on est un partisan de la paix, comme « l’ensemble de la communauté internationale», cette paix que recherchent, c’est un axiome, les dirigeants palestiniens. Ce discours lénifiant a conforté l’ambiguïté et n’a rien apporté à la résolution du conflit. Depuis que l’Unesco a déclaré, dans une résolution qui a bénéficié de beaucoup de lâchetés et de silences, que Jérusalem n’avait historiquement à voir qu’avec l’Islam, les dernières illusions sont tombées sur la validité de ces institutions internationales, perverties par le jeu des majorités automatiques et des pressions qui les accompagnent. Négliger les réalités présentes, discourir sur Jérusalem « capitale de la paix », ce qu’elle n’a malheureusement presque jamais été, voire rêver à un « corpus separatum », probablement défendu par des soldats népalais et bangladais, c’est rêver. La situation aurait été différente si les États arabes n’avaient pas déclenché la guerre en 1947, si les Jordaniens avaient écouté les objurgations israéliennes en juin 1967, et a fortiori si les Israéliens avaient perdu l’un ou l’autre de ces conflits. On ne refait pas le passé. Esquiver la vérité sous prétexte de ne pas heurter les sensibilités des ennemis d’Israël a fait suppurer la plaie qu’est devenu le conflit israélo-palestinien. Craindre de dire la vérité sous prétexte que cela pourrait « entraîner l’enfer sur la terre » (dixit le Hamas), c’est fortifier la menace terroriste. Les marionnettistes qui attisent les braises sont iraniens ou islamistes sunnites et pas américains. Ceux qui l’ignorent regardent le doigt quand le sage désigne la lune. C’est ce que dit non pas la Guemara, mais un proverbe chinois… Richard Prasquier

Rira bien qui rira le dernier !

Insultes, moqueries, appels à l’assassinat, condamnations, imprécations …

A l’heure où se confirme chaque un peu plus…

L’étendue des mensonges  que le précédent leader du Monde libre était prêt à couvrir …

Pour finaliser, avant la déjudaïsation de Jérusalem des derniers jours de son mandat, son tristement fameux accord nucléaire …

Avec, entre trafic de drogue et assassinats politiques, l’Etat terroriste iranien et ses affidés libanais ou argentins …

Et au lendemain d’une reconnaissance de Jérusalem

Qui a fait à nouveau le plein d’unanimité contre le président Trump …

Y compris – ô combien significativement ! – par ceux-là mêmes …

Qui comme notre BHL national ou même, plus étonnament, notre Finkielkraut l’appelaient depuis longtemps de leurs voeux …

Comment ne pas repenser …

Avec l’un de nos rares dirigeants à avoir sauvé l’honneur, le président du CRIF Richard Pasquier …

Et au-delà du racisme de l’intelligence si caractéristique justement de nos intelligentsias …

Au fameux avertissement du Talmud contre les verdicts trop unanimes …

Mais aussi ne pas déjà entrevoir …

Avec les plus lucides de ses critiques …

Comme les conseillers mêmes de la Première ministre britannique …

Que la plaisanterie pourrait bien un jour se retourner contre eux ?

Johnny, Trump et Jérusalem. Que dit la Guemara ?
Richard Prasquier
CRIF
15/12/2017

Cette semaine, l’actualité impose son contenu. Pour Johnny, respect. Il a rendu service en amortissant par l’impact médiatique de son décès le déchaînement de critiques qui a accueilli la déclaration du Président américain sur Jérusalem. Belle conclusion pour cet homme qui fut un authentique ami d’Israël.

L’unanimité des dithyrambes adressés au rocker français, qui n’avait pourtant pas que des admirateurs, fait pendant à l’unanimité des blâmes adressés au président américain. Toute unanimité est suspecte. Le Talmud stipule que si une condamnation est unanime, le tribunal doit gracier l’accusé. Cette décision saugrenue, je la comprends mieux aujourd’hui.

Laissons les arguments juridiques et historiques qui soulignent que l’illégalité de la décision du président américain n’est pas si flagrante que cela. Ils confortent les convaincus, mais glissent malheureusement sur les autres. Les considérations religieuses et mystiques ne sont pas recevables, laïcité oblige.

Limitons-nous aux faits. Depuis 70 ans Jérusalem est la capitale en activité d’Israël et les Etats qui ont reconnu Israël ont reconnu cette réalité. N’est-ce pas à la résidence du Président à Jérusalem que leurs Ambassadeurs déposent leurs lettres de créance ? N’est-ce pas dans la Knesset à Jérusalem que Nicolas Sarkozy et François Hollande ont prononcé leurs importants discours ?

Jérusalem est pour les diplomates le sein que l’hypocrite Tartuffe ne saurait voir. Déterminer sa capitale est un acte de souveraineté nationale : l’Allemagne réunifiée a choisi Berlin et malgré les souvenirs sinistres, personne n’a protesté. Ne pas admettre Jérusalem capitale d’Israël, c’est sous-entendre que bien que l’Etat d’Israël existe, il n’est pas totalement légitime. C’est ouvrir un boulevard à ceux qui espèrent la destruction du pays.

« Ne pas admettre Jérusalem capitale d’Israël, c’est sous-entendre que bien que l’Etat d’Israël existe, il n’est pas totalement légitime.»

La décision de Trump avait été actée il y a vingt-cinq ans par le Congrès américain et réitérée par l’ensemble des candidats à la Présidence, dont Barack Obama à l’Aipac en juin 2008. Sommes-nous si habitués à ce que les promesses n’engagent que ceux qui y croient, que nous trouvions choquant qu’elles soient respectées ? D’autant que les mots prononcés avec la reconnaissance n’écartent aucune évolution géopolitique ultérieure.

Le problème de cette déclaration n’est pas son contenu mais le haro général qu’elle a suscité. Si l’accusé n’a trouvé personne pour le soutenir, disent les commentateurs du traité Sanhedrin, un soupçon pèse sur le travail des juges. Le soupçon est ici celui du panurgisme : montrer qu’on est un partisan de la paix, comme « l’ensemble de la communauté internationale», cette paix que recherchent, c’est un axiome, les dirigeants palestiniens. Ce discours lénifiant a conforté l’ambiguïté et n’a rien apporté à la résolution du conflit.

Depuis que l’Unesco a déclaré, dans une résolution qui a bénéficié de beaucoup de lâchetés et de silences, que Jérusalem n’avait historiquement à voir qu’avec l’Islam, les dernières illusions sont tombées sur la validité de ces institutions internationales, perverties par le jeu des majorités automatiques et des pressions qui les accompagnent.

Négliger les réalités présentes, discourir sur Jérusalem « capitale de la paix », ce qu’elle n’a malheureusement presque jamais été, voire rêver à un « corpus separatum », probablement défendu par des soldats népalais et bangladais, c’est rêver. La situation aurait été différente si les États arabes n’avaient pas déclenché la guerre en 1947, si les Jordaniens avaient écouté les objurgations israéliennes en juin 1967, et a fortiori si les Israéliens avaient perdu l’un ou l’autre de ces conflits. On ne refait pas le passé.

Esquiver la vérité sous prétexte de ne pas heurter les sensibilités des ennemis d’Israël a fait suppurer la plaie qu’est devenu le conflit israélo-palestinien. Craindre de dire la vérité sous prétexte que cela pourrait « entraîner l’enfer sur la terre » (dixit le Hamas), c’est fortifier la menace terroriste. Les marionnettistes qui attisent les braises sont iraniens ou islamistes sunnites et pas américains. Ceux qui l’ignorent regardent le doigt quand le sage désigne la lune. C’est ce que dit non pas la Guemara, mais un proverbe chinois…

Voir aussi:

The ‘Stupidity’ of Donald Trump

He’s had far more success than Arnold Schwarzenegger or Jesse Ventura

This time one year ago, the assumption dominating political coverage was that the only people more stupid than Donald Trump were the deplorables who elected him.

Since then, of course, President-elect Trump has become President Trump. Over his 11 months in office, he has put Neil Gorsuch on the Supreme Court and four times as many judges on the appellate courts as Barack Obama did his first year; recognized Jerusalem as the capital of Israel; withdrawn from the Paris climate accord; adopted a more resolute policy on Afghanistan than the one he’d campaigned on; rolled back the mandate forcing Catholic nuns, among others, to provide employees with contraception and abortifacients; signed legislation to open up drilling for oil in the Arctic National Wildlife Refuge; initiated a bold, deregulatory assault on the administrative state—and topped it all off with the first major overhaul of the tax code in more than 30 years.

And yet that Mr. Trump is a very stupid man remains the assumption dominating his press coverage.

Let this columnist confess: He did not see Mr. Trump’s achievements coming, at least at first. In the worst sense, populism means pandering to public appetites at the expense of sound policy. Too often populists who get themselves elected find either that they cannot implement what they promised, or that when they do, there are disastrous and unexpected consequences.

Add to this the sorry experience America had recently had with men, also outside conventional politics, who ran successfully for governorships: former pro wrestler and Navy SEAL Jesse Ventura in Minnesota and actor Arnold Schwarzenegger in California. Their respective administrations each began with high enthusiasm but ended in defeat and disillusionment. What would make anyone think Mr. Trump would do better?

Start with Mr. Ventura. His populism, like Mr. Trump’s, featured open ridicule of the press. At one point he issued press cards listing them as “official jackals.” Also like Mr. Trump, he was treated as simple-minded because he was not a professional pol. When David Letterman listed his top 10 campaign slogans for Mr. Ventura, No. 1 was “it’s the stupidity, stupid.”

In his first year Mr. Ventura’s approval rating soared to 73%, and while in office he did manage to push through tax rebates and a property-tax reform. By his last year, however, his vetoes were regularly overridden, spending had shot up, and the magic was gone. In the end, he decided against seeking a second term.

Next came Mr. Schwarzenegger, who in 2003 announced his run for governor on “The Tonight Show.” Mr. Schwarzenegger’s pitch was essentially Mr. Trump’s: The state’s politics had been so corrupted by the political class that Californians needed a strongman from the outside to shake it up.

The Governator did succeed in getting himself re-elected three years later, which is more than Mr. Ventura did. In the end, however, he was defeated by those he’d denounced as the “girlie men” of Sacramento, and his package of reforms went nowhere. The man who entered office promising to cut spending and revive the state’s economy ended up signing a huge tax increase, while debt nearly tripled under his watch.

Now we have President Trump. In one sense he is not unique: Almost all GOP presidents are stereotyped as not very bright. Ask Ike, or George W. Bush, or even Lincoln. Nor is it uncommon, in the headiness of a White House, for even the lowliest staffer to come to regard himself as the intellectual superior of the president he works for.

In Mr. Trump’s case, critics equate lowbrow tastes (e.g., well-done steaks covered in ketchup) as confirmation of a lack of brainpower. It can make for great sport. But starting out with the assumption that the president you are covering is a boob can prove debilitating to clear judgment.

Quick show of hands: How many of those in the press who continue to dismiss Mr. Trump as stupid publicly asserted he could never win the 2016 election—or would never get anyone decent to work for him in the unlikely miracle he did get elected?

The Trump presidency may still go poof for any number of reasons—if the promised economic growth doesn’t materialize, if the public concludes that his inability to ignore slights on Twitter is getting the best of his presidency, or if Democrats manage to leverage his low approval ratings and polarizing personality into a recapture of the House and Senate this coming November. And yes, it’s possible to regard Mr. Trump’s presidency as not worth the price.

But stupid? Perhaps the best advice for anti-Trumpers comes from one of their own, a Vermont Democrat named Jason Lorber. Way back in April, in an article for the Burlington Free Press, the retired state politician wrote that “while it may be good for a chuckle, calling or even thinking someone else stupid is virtually guaranteed to give them the last laugh.”

Is that not what Mr. Trump is now enjoying at the close of his first year?

 Voir également:

Trump, the Insurgent, Breaks With 70 Years of American Foreign Policy
President Trump has transformed the world’s view of the United States from an anchor of the international order into something more inward-looking and unpredictable.
Mark Landler
New York Times
Dec. 28, 2017

WASHINGTON — President Trump was already revved up when he emerged from his limousine to visit NATO’s new headquarters in Brussels last May. He had just met France’s recently elected president, Emmanuel Macron, whom he greeted with a white-knuckle handshake and a complaint that Europeans do not pay their fair share of the alliance’s costs.

On the long walk through the NATO building’s cathedral-like atrium, the president’s anger grew. He looked at the polished floors and shimmering glass walls with a property developer’s eye. (“It’s all glass,” he said later. “One bomb could take it out.”) By the time he reached an outdoor plaza where he was to speak to the other NATO leaders, Mr. Trump was fuming, according to two aides who were with him that day.

He was there to dedicate the building, but instead he took a shot at it.

“I never asked once what the new NATO headquarters cost,” Mr. Trump told the leaders, his voice thick with sarcasm. “I refuse to do that. But it is beautiful.” His visceral reaction to the $1.2 billion building, more than anything else, colored his first encounter with the alliance, aides said.

Nearly a year into his presidency, Mr. Trump remains an erratic, idiosyncratic leader on the global stage, an insurgent who attacks allies the United States has nurtured since World War II and who can seem more at home with America’s adversaries. His Twitter posts, delivered without warning or consultation, often make a mockery of his administration’s policies and subvert the messages his emissaries are trying to deliver abroad.

Mr. Trump has pulled out of trade and climate change agreements and denounced the 2015 nuclear deal with Iran. He has broken with decades of American policy in the Middle East by recognizing Jerusalem as the capital of Israel. And he has taunted Kim Jong-un of North Korea as “short and fat,” fanning fears of war on the peninsula.

He has assiduously cultivated President Xi Jinping of China and avoided criticizing President Vladimir V. Putin of Russia — leaders of the two countries that his own national security strategy calls the greatest geopolitical threats to America.

Above all, Mr. Trump has transformed the world’s view of the United States from a reliable anchor of the liberal, rules-based international order into something more inward-looking and unpredictable. That is a seminal change from the role the country has played for 70 years, under presidents from both parties, and it has lasting implications for how other countries chart their futures.

Mr. Trump’s unorthodox approach “has moved a lot of us out of our comfort zone, me included,” the national security adviser, Lt. Gen. H. R. McMaster, said in an interview. A three-star Army general who served in Iraq and Afghanistan and wrote a well-regarded book about the White House’s strategic failure in Vietnam, General McMaster defined Trump foreign policy as “pragmatic realism” rather than isolationism.

“The consensus view has been that engagement overseas is an unmitigated good, regardless of the circumstances,” General McMaster said. “But there are problems that are maybe both intractable and of marginal interest to the American people, that do not justify investments of blood and treasure.”

Mr. Trump’s advisers argue that he has blown the cobwebs off decades of foreign policy doctrine and, as he approaches his first anniversary, that he has learned the realities of the world in which the United States must operate.

They point to gains in the Middle East, where Crown Prince Mohammed bin Salman is transforming Saudi Arabia; in Asia, where China is doing more to pressure a nuclear-armed North Korea; and even in Europe, where Mr. Trump’s criticism has prodded NATO members to ante up more for their defense.

The president takes credit for eradicating the caliphate built by the Islamic State in Syria and Iraq, though he mainly accelerated a battle plan developed by President Barack Obama. His aides say he has reversed Mr. Obama’s passive approach to Iran, in part by disavowing the nuclear deal.

While Mr. Trump has held more than 130 meetings and phone calls with foreign leaders since taking office, he has left the rest of the world still puzzling over how to handle an American president unlike any other. Foreign leaders have tested a variety of techniques to deal with him, from shameless pandering to keeping a studied distance.

“Most foreign leaders are still trying to get a handle on him,” said Richard N. Haass, a top State Department official in the George W. Bush administration who is now the president of the Council on Foreign Relations. “Everywhere I go, I’m still getting asked, ‘Help us understand this president, help us navigate this situation.’

“We’re beginning to see countries take matters into their own hands. They’re hedging against America’s unreliability.”

Few countries have struggled more to adapt to Mr. Trump than Germany, and few leaders seem less personally in sync with him than its leader, Chancellor Angela Merkel, the physicist turned politician. After she won a fourth term, their relationship took on weighty symbolism: the great disrupter versus the last defender of the liberal world order.

In one of their first phone calls, the chancellor explained to the president why Ukraine was a vital part of the trans-Atlantic relationship. Mr. Trump, officials recalled, had little idea of Ukraine’s importance, its history of being bullied by Russia or what the United States and its allies had done to try to push back Mr. Putin.

German officials were alarmed by Mr. Trump’s lack of knowledge, but they got even more rattled when White House aides called to complain afterward that Ms. Merkel had been condescending toward the new president. The Germans were determined not to repeat that diplomatic gaffe when Ms. Merkel met Mr. Trump at the White House in March.
Trump’s Way

At first, things again went badly. Mr. Trump did not shake Ms. Merkel’s hand in the Oval Office, despite the requests of the assembled photographers. (The president said he did not hear them.)

Later, he told Ms. Merkel that he wanted to negotiate a new bilateral trade agreement with Germany. The problem with this idea was that Germany, as a member of the European Union, could not negotiate its own agreement with the United States.

Rather than exposing Mr. Trump’s ignorance, Ms. Merkel said the United States could, of course, negotiate a bilateral agreement, but that it would have to be with Germany and the other 27 members of the union because Brussels conducted such negotiations on behalf of its members.

“So it could be bilateral?” Mr. Trump asked Ms. Merkel, according to several people in the room. The chancellor nodded.

“That’s great,” Mr. Trump replied before turning to his commerce secretary, Wilbur Ross, and telling him, “Wilbur, we’ll negotiate a bilateral trade deal with Europe.”

Afterward, German officials expressed relief among themselves that Ms. Merkel had managed to get through the exchange without embarrassing the president or appearing to lecture him. Some White House officials, however, said they found the episode humiliating.

For Ms. Merkel and many other Germans, something elemental has changed across the Atlantic. “We Europeans must really take our destiny into our own hands,” she said in May. “The times in which we can fully count on others — they are somewhat over.”

Mr. Trump gets along better with Mr. Macron, a 40-year-old former investment banker and fellow political insurgent who ran for the French presidency as the anti-Trump. Despite disagreeing with him on trade, immigration and climate change, Mr. Macron figured out early how to appeal to the president: He invited him to a military parade.

But Mr. Macron has discovered that being buddies with Mr. Trump can also be complicated. During the Bastille Day visit, officials recalled, Mr. Trump told Mr. Macron he was rethinking his decision to pull out of the Paris climate accord.

That prompted French diplomats to make a flurry of excited calls to the White House for clarification the following week, only to find out that American policy had not changed. White House officials say that Mr. Trump was merely reiterating that the United States would be open to rejoining the pact on more advantageous terms.

But the exchange captures Mr. Trump’s lack of nuance or detail, which leaves him open to being misunderstood in complex international talks.

There have been fewer misunderstandings with autocrats. Mr. Xi of China and King Salman of Saudi Arabia both won over Mr. Trump by giving him a lavish welcome when he visited. The Saudi monarch projected his image on the side of a hotel; Mr. Xi reopened a long-dormant theater inside the Forbidden City to present Mr. Trump and his wife, Melania, an evening of Chinese opera.

“Did you see the show?” Mr. Trump asked reporters on Air Force One after he left Beijing in November. “They say in the history of people coming to China, there’s been nothing like that. And I believe it.”

Later, chatting with his aides, Mr. Trump continued to marvel at the respect Mr. Xi had shown him. It was a show of respect for the American people, not just for the president, one adviser replied gently.

Then, of course, there is the strange case of Mr. Putin. The president spoke of his warm telephone calls with the Russian president, even as he introduced a national security strategy that acknowledged Russia’s efforts to weaken democracies by meddling in their elections.

Mr. Trump has had a bumpier time with friends. He told off Prime Minister Theresa May on Twitter, after she objected to his exploitation of anti-Muslim propaganda from a far-right group in Britain.

“Statecraft has been singularly absent from the treatment of some of his allies, particularly the U.K.,” said Peter Westmacott, a former British ambassador to the United States.

Mr. Trump’s feuds with Ms. May and other British officials have left him in a strange position: feted in Beijing and Riyadh but barely welcome in London, which Mr. Trump is expected to visit early next year, despite warnings that he will face angry protesters.

Aides to Mr. Trump argue that his outreach to autocrats has been vindicated. When Crown Prince Mohammed bin Salman visited the White House in March, the president lavished attention on him. Since then, they say, Saudi Arabia has reopened cinemas and allowed women to drive.

But critics say Mr. Trump gives more than he gets. By backing the 32-year-old crown prince so wholeheartedly, the president cemented his status as heir to the House of Saud. The crown prince has since jailed his rivals as Saudi Arabia pursued a deadly intervention in Yemen’s civil war.

Mr. Trump granted an enormous concession to Prime Minister Benjamin Netanyahu when he announced this month that the United States would formally recognize Jerusalem as the capital of Israel. But he did not ask anything of Mr. Netanyahu in return.

That showed another hallmark of Mr. Trump’s foreign policy: how much it is driven by domestic politics. In this case, he was fulfilling a campaign promise to move the American Embassy to Jerusalem from Tel Aviv. While evangelicals and some hard-line, pro-Israel American Jews exulted, the Palestinians seethed — leaving Mr. Trump’s dreams of brokering a peace accord between them and the Israelis in tatters.

With China, Mr. Trump’s cultivation of Mr. Xi probably persuaded him to put more economic pressure on its neighbor North Korea over its provocative behavior. But even the president has acknowledged, as recently as Thursday, that it is not enough. And in return for Mr. Xi’s efforts, Mr. Trump has largely shelved his trade agenda vis-à-vis Beijing.

“It was a big mistake to draw that linkage,” said Robert B. Zoellick, who served as United States trade representative under Mr. Bush. “The Chinese are playing him, and it’s not just the Chinese. The world sees his narcissism and strokes his ego, diverting him from applying disciplined pressure.”

Mr. Trump’s protectionist instincts could prove the most damaging in the long term, Mr. Zoellick said. Trade, unlike security, springs from deeply rooted convictions. Mr. Trump believes that multilateral accords — like the Trans-Pacific Partnership, from which he pulled out in his first week in office — are stacked against America.

“He views trade as zero-sum, win-lose,” Mr. Zoellick said.

For some of Mr. Trump’s advisers, the key to understanding his statecraft is not how he deals with Mr. Xi or Ms. Merkel, but the ideological contest over America’s role that plays out daily between the West Wing and agencies like the State Department and the Pentagon.

“There’s a chasm that can’t be bridged between the globalists and the nationalists,” said Stephen K. Bannon, the president’s former chief strategist and the leader of the nationalist wing, who has kept Mr. Trump’s ear since leaving the White House last summer.

On the globalist side of the debate stand General McMaster; Secretary of Defense Jim Mattis; Secretary of State Rex W. Tillerson; and Mr. Trump’s chief economic adviser, Gary D. Cohn. On the nationalist side, in addition to Mr. Bannon, stand Stephen Miller, the president’s top domestic adviser, and Robert Lighthizer, the chief trade negotiator. On many days, the nationalist group includes the commander in chief himself.

The globalists have curbed some of Mr. Trump’s most radical impulses. He has yet to rip up the Iran nuclear deal, though he has refused to recertify it. He has reaffirmed the United States’ support for NATO, despite his objections about those members he believes are freeloading. And he has ordered thousands of additional American troops into Afghanistan, even after promising during the campaign to stay away from nation-building.

This has prompted a few Europeans to hope that “his bark is worse than his bite,” in the words of Mr. Westmacott.

Mr. Trump acknowledges that being in office has changed him. “My original instinct was to pull out,” he said of Afghanistan, “and, historically, I like following my instincts. But all my life I’ve heard that decisions are much different when you sit behind the desk in the Oval Office.”

Yet some things have not changed. Mr. Trump’s advisers have utterly failed to curb his Twitter posts, for example. Some gamely suggest that they create diplomatic openings. Others say they roll with the punches when he labels Mr. Kim of North Korea “Little Rocket Man.” For Mr. Tillerson, however, the tweets have severely tarnished his credibility in foreign capitals.

“All of them know they still can’t control the thunderbolt from on high,” said John D. Negroponte, who served as the director of national intelligence for Mr. Bush.

The tweets highlight that Mr. Trump still holds a radically different view of the United States’ role in the world than most of his predecessors. His advisers point to a revealing meeting at the Pentagon on July 20, when Mr. Mattis, Mr. Tillerson and Mr. Cohn walked the president through the country’s trade and security obligations around the world.

The group convened in the secure conference room of the Joint Chiefs of Staff, a storied inner sanctum known as the tank. Mr. Mattis led off the session by declaring that “the greatest thing the ‘greatest generation’ left us was the rules-based postwar international order,” according to a person who was in the room.

After listening for about 50 minutes, this person said, Mr. Trump had heard enough. He began peppering Mr. Mattis and Mr. Tillerson with questions about who pays for NATO and the terms of the free trade agreements with South Korea and other countries.

The postwar international order, the president of the United States declared, is “not working at all.”

Voir enfin:

Analysis The Palestinians Just Gave Netanyahu What He Always Wanted for Christmas

If there is one goal the Israeli premier has devoted his entire career to, it is trying to sever ties between the Americans and the Palestinians – and Abbas has handed it to him wrapped with a bow
Anshel Pfeffer

Haaretz

Dec 27, 2017

Ever since President Donald Trump announced the United States’ decision to recognize Jerusalem as Israel’s capital, the focus has been almost entirely on the global chorus of condemnation, the overwhelming votes against Trump’s proclamation in the UN Security Council and General Assembly, and the – so far – tiny handful of countries supporting the move.

But while attention has largely been on these symbolic moves, something that escaped notice is that, in the aftermath of the recognition gesture, Prime Minister Benjamin Netanyahu has accomplished one of his most cherished policy goals: Finally driving a massive wedge between the United States and the Palestinians.

When last Friday Palestinian President Mahmoud Abbas published his Christmas message, announcing that the Palestinians “will not accept the U.S. as the mediator in the peace process, nor are we going to accept any plan from the U.S. side,” he could not have come up with a better Christmas present for Netanyahu.
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If there is one goal Netanyahu has devoted his career to – from the days when he was a Zionist student activist at MIT in the early 1970s – it is trying to sever ties between the Americans and the Palestinians. And Abbas gave it to him, just like that.

The battle against the U.S. administration recognizing the PLO and entering official talks with it dominated Israeli foreign policy throughout the 1980s, when Netanyahu was a diplomat in Washington and at the UN.

Thirty years ago, when leaving the diplomatic service to enter politics full-time with the Likud party, Netanyahu timed his resignation to follow a meeting between then-Secretary of State George P. Shultz and PLO-affiliated Palestinian academics, to portray it as an act of protest against the talks. Between 1988 and 1991, as deputy foreign minister his brief was mainly devoted to appearing in the American media, advocating against U.S.-PLO ties.

As prime minister (initially from 1996-1999 and then from 2009), Netanyahu had to contend with the new realities of the post-Oslo era – and, of course, with the administrations of Bill Clinton and Barack Obama, which openly supported a Palestinian state. But every engagement of his with the Palestinians was slow, grudging and through gritted teeth.

He has never given up on his stated intent to convince the world – and when Netanyahu thinks of the world, it will always be the world as it looks from the Oval Office – that the Palestinian issue is a sideshow and its leadership does not deserve an equal place at the table.
U.S. President Donald Trump and Prime Minister Benjamin Netanyahu in Jerusalem, May 23, 2017.
U.S. President Donald Trump and Prime Minister Benjamin Netanyahu in Jerusalem, May 23, 2017.Stephen Crowley/NYT

Netanyahu has never really cared about Jerusalem, beyond its symbolic significance. His government has not made any real efforts to solve the everyday problems of Israel’s poorest city. And even the much-beloved canard of moving the U.S. Embassy from Tel Aviv to Jerusalem was never that high on his priority list. But the support for recognizing Jerusalem among Trump’s evangelical base, and the fact the U.S. president was willing to go ahead with the recognition as a low-cost (from his perspective) way of signaling he was keeping his election promises and showing how different he was from Obama, was a wonderful opportunity for Netanyahu.

He didn’t expect the world to suddenly fall in line with the U.S. president’s proclamation. Quite the opposite. He saw how much anger and opposition it would provoke, and therefore stoked Trump’s ego with encouragement and praise.

Netanyahu played the cards dealt to him brilliantly. The bigger the hoopla around Trump’s empty gesture, the bigger the insult to the Palestinians – an insult not delivered by Israel, but directly by the White House.

Trump himself made it clear the recognition of Jerusalem was not meant to prejudice the outcome of future negotiations between Israel and the Palestinians. He even emphasized that the United States was not recognizing any specific borders of Israel’s capital. The United States hasn’t even changed its policy on not writing “Israel” in the passports of U.S. citizens born in Jerusalem, much less made any concrete steps for actually moving the embassy. But Netanyahu still declared that Trump’s announcement was an event of great historical importance, on a par with the Balfour Declaration and King Cyrus’ decree to rebuild the Jewish temple in Jerusalem.

The Palestinians could have issued a low-key response, saying simply that no one, not even Trump, could decide the future of Jerusalem without their agreement. They could have kept their channels to the United States open and waited to see if anything would come of the much-vaunted Trump peace proposal.

Instead, they declared “days of rage” that quickly fizzled, and then effectively severed ties with the Americans by announcing they would be boycotting any scheduled meetings with administration officials.

No one has any illusions that this a favorable presidency as far as they are concerned. But, let’s face it, every single U.S. presidency has always been much more pro-Israel than pro-Palestinian. The “honest broker” label has always been a myth. The only reason the United States has been mediating between the two sides for so long is that it’s the world’s sole superpower and has been invested in the region for so many years.

There is always talk of another government stepping in as a potential mediator between Israel and the Palestinians. This is idle talk based on wishful thinking. No other country has the resources, the skilled and experienced diplomatic corps, the investment in the region and the credibility to become the brokers of the process.

The European Union is mired in a near-existential crisis, with Brexit cutting off one of its major members; its unofficial leader, German Chancellor Angela Merkel, is struggling to build a coalition at home; and its unofficial leader-in-waiting, French President Emmanuel Macron, lacks the experience and attention span to devote himself properly. Russia has ulterior motives and does not really wish to help bring peace, just enhance its influence. China, which launched a Mideast conference this past week, is too far away – physically and mentally – to be much more than a bystander. And, most important, Israel can and will veto any other partner besides the Americans.

All of this may change in the future if successive administrations follow Obama and Trump’s example by retreating from America’s traditional role in the region. But it will take decades for a new player to grow into the role of ultimate patron of the diplomatic process. By the time that happens, Abbas and Netanyahu will no longer be on the stage themselves.

It is much more likely that a new U.S. administration will reassert itself within a few years. When that happens, the Palestinians will have to rebuild their relationship with Washington and, depending on the views of that administration, it may be a better one than they had in the past. But for now at least, they have given Netanyahu what he’s always wanted for Christmas.
read more: https://www.haaretz.com/israel-news/1.831169


Noël/2017e: Un film de Noël qui parle de Jésus ? (You know something’s wrong when truth is the new fake news or hate speech)

25 décembre, 2017
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Voici, je ferai de Jérusalem une coupe d’étourdissement pour tous les peuples d’alentour, et aussi pour Juda dans le siège de Jérusalem. En ce jour-là, je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples; tous ceux qui la soulèveront seront meurtris; et toutes les nations de la terre s’assembleront contre elle. Zacharie 12: 2-3
La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l’angle. C’est de l’Éternel que cela est venu: C’est un prodige à nos yeux. Psaume 118: 22-23
N’avez-vous jamais lu dans les Écritures: La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l’angle; c’est du Seigneur que cela est venu, et c’est un prodige à nos yeux? C’est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits. Celui qui tombera sur cette pierre s’y brisera, et celui sur qui elle tombera sera écrasé. Jésus (Matthieu 21: 43-44)
Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre? Jésus (Luc 18: 8)
Les nations (occidentales) voudraient réduire les revendications d’Israël sur la Judée et la Samarie à un problème politique. Mais pour Israël, le problème n’est pas politique, il est essentiellement moral, celui de la reconnaissance de son identité historique et métahistorique. (…) Le combat d’Israël contre la prétention palestinienne est en fait le combat de l’histoire contre l’anti-histoire, de la mémoire contre l’anti-mémoire, de l’homme contre l’illusion et le mensonge politiques. (…) Le temps du Retour est aussi un temps de rupture et de cassure… le monde nouveau du Retour surgit ainsi lentement du sein de la dégradation d’un monde moralement désemparé. (…)  La libération du Retour ne concerne d’ailleurs pas seulement le peuple juif. Au-delà d’Israël, elle concerne l’ensemble des peuples. Car le Retour d’Israël est, en vérité, l’espérance du monde. Avraham Livni
Le monde moderne n’est pas mauvais : à certains égards, il est bien trop bon. Il est rempli de vertus féroces et gâchées. Lorsqu’un dispositif religieux est brisé (comme le fut le christianisme pendant la Réforme), ce ne sont pas seulement les vices qui sont libérés. Les vices sont en effet libérés, et ils errent de par le monde en faisant des ravages ; mais les vertus le sont aussi, et elles errent plus férocement encore en faisant des ravages plus terribles. Le monde moderne est saturé des vieilles vertus chrétiennes virant à la folie.  G.K. Chesterton
L’inauguration majestueuse de l’ère « post-chrétienne » est une plaisanterie. Nous sommes dans un ultra-christianisme caricatural qui essaie d’échapper à l’orbite judéo-chrétienne en « radicalisant » le souci des victimes dans un sens antichrétien. (…) Jusqu’au nazisme, le judaïsme était la victime préférentielle de ce système de bouc émissaire. Le christianisme ne venait qu’en second lieu. Depuis l’Holocauste , en revanche, on n’ose plus s’en prendre au judaïsme, et le christianisme est promu au rang de bouc émissaire numéro un. (…) Le mouvement antichrétien le plus puissant est celui qui réassume et « radicalise » le souci des victimes pour le paganiser. (…) Comme les Eglises chrétiennes ont pris conscience tardivement de leurs manquements à la charité, de leur connivence avec l’ordre établi, dans le monde d’hier et d’aujourd’hui, elles sont particulièrement vulnérables au chantage permanent auquel le néopaganisme contemporain les soumet. René Girard
Ce grand changement de population est particulièrement vrai en ce qui concerne la Seine-Saint-Denis, au nord de la capitale. Un grand nombre de juifs en sont partis en raison de l’insécurité ressentie après de multiples incidents de harcèlement, de pressions ou d’agressions physiques pures et simples. Partout dans la zone, en particulier au cours de la seconde Intifada en Israël [2001-2005], il y a eu des incendies de synagogues, des agressions de rabbins, des voitures béliers qui fonçaient sur les fidèles quittant la synagogue à Kippour, des bus scolaires incendiés. Les incidents continuent et, dans la majorité de ces lieux, le phénomène de l’antisémitisme de banlieue doit beaucoup au fait que les maires de nombre de ces localités étaient des communistes qui poussaient les Arabes à soutenir les Palestiniens. La Seine-Saint-Denis est le premier département musulman de France [environ 40 % sur 1,6 million d’habitants] avec des mosquées qui peuvent accueillir 6 000 à 8 000 fidèles. (…) Conséquence des tensions inévitables dans un tel environnement, les communautés juives de banlieues telles que La Courneuve, Aubervilliers, Stains, Pierrefitte-sur-Seine, Trappes, Aulnay-sous-Bois, Le Blanc-Mesnil et Saint-Denis sont en train de disparaître. En raison de l’insécurité, dans des endroits comme La Courneuve où il y avait 600 à 700 familles juives, il y en a maintenant moins de 100. Et, à Saint-Denis même, là où il y avait 500 familles juives, ils ont de la difficulté à réunir un minyan pour Kippour. Dans quelques années, il n’y aura plus un seul juif dans le département. Sammy Ghozlan (Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme)
Plus de 70 % du demi-million estimé de juifs de France sont des Séfarades, débarqués entre 1956 et 1962, au moment où leurs terres ancestrales d’Algérie, du Maroc et de Tunisie obtiennent leur indépendance. Souvent sans le sou à leur arrivée, beaucoup s’installent dans les banlieues relativement défavorisées du nord et de l’est de Paris, où ils créent d’importantes communautés juives fortes de dizaines de synagogues et de centres communautaires. Mais les Arabes musulmans les rejoignent, fuyant les difficultés économiques de ces mêmes pays qu’ils ont quittés. Rapidement, ils les dépassent en nombre. On estime aujourd’hui à quelque six millions les musulmans de France, soit environ 10 % des 66 millions d’habitants du pays. Si les premiers immigrants arabes, en général, s’engageaient peu en politique et préféraient ne pas s’attirer d’ennuis, beaucoup de leurs enfants n’ont pas eu de tels scrupules : nés sur le sol français, ils bénéficient automatiquement de la nationalité et ne peuvent être expulsés. En désaccord avec la société française dans son ensemble, se sentant victimes de discriminations en tous genres, nombre d’enfants d’immigrants arabes musulmans des deuxième et troisième générations ont eu à cœur de venger la cause palestinienne, lorsque la seconde Intifada a éclaté en Israël et dans les territoires palestiniens en 2000. Ils n’ont depuis cessé de rendre la vie misérable à nombre de juifs vivant autour d’eux. Résultat : beaucoup de juifs français ont fait le choix de venir en Israël. Pour la première fois, en 2014, la France a pris la tête des pays d’origine des nouveaux immigrants, avec près de 7 000 arrivées, soit le double des 3 400 enregistrées en 2013. Entre le 1er janvier 2001 et le 31 décembre 2014, 36 800 juifs français ont fait leur aliya. Et près de 8 000 pour la seule année 2015. Des chiffres qu’il faut toutefois mettre en balance avec les estimations officieuses selon lesquelles ils seraient jusqu’à 30 % à repartir en France dans les cinq ans qui suivent leur arrivée, généralement en raison de difficultés d’intégration. Parallèlement, environ 4 000 juifs français se dirigent chaque année vers d’autres destinations, comme la province canadienne de langue française du Québec. Environ 20 000 des 93 000 juifs de Montréal sont des Séfarades d’Afrique du Nord, immigrés de France. Londres constitue une autre porte de sortie. Ces derniers temps, elle attire des milliers de jeunes juifs hautement qualifiés qui y trouvent des emplois dans le secteur financier. La capitale britannique et son économie dynamique agissent comme un aimant sur les jeunes Français, toutes origines confondues, et compte aujourd’hui entre 300 000 et 400 000 expatriés français. Selon Albert Myara, militant de la communauté juive, sur quelque 350 000 juifs de la région parisienne, environ 60 000 ont déménagé ces dix-quinze dernières années, soit pour quitter leurs voisins arabes, soit tout simplement parce qu’ayant étoffé leurs revenus, ils peuvent désormais se permettre d’habiter des secteurs plus aisés. L’exceptionnel succès économique et professionnel de nombreux juifs séfarades, et leur ascension au sein de la société française ont fait que certains quartiers cossus de Paris accueillent de nouvelles communautés juives sans cesse croissantes. En particulier dans le très chic 17e arrondissement, à proximité de l’avenue des Champs-Elysées et de l’Arc de Triomphe.  (…) Deux récents lauréats français du prix Nobel de physique, Claude Cohen-Tannoudji (1996), né à Alger, et Serge Haroche (2014), né à Casablanca, sont des Séfarades installés en France. L’un des philosophes français vivants les plus connus n’est autre que Bernard-Henri Lévy, né en Algérie. Et les noms juifs séfarades abondent dans l’industrie du film et dans les universités. (…) Si le 17e compte désormais la plus grande concentration de juifs de France, d’autres secteurs ont récemment engrangé d’importantes minorités juives. C’est le cas de l’adjacent 16e arrondissement, avec près de 25 000 juifs, de la banlieue ultra-bourgeoise de Neuilly-sur-Seine, ou encore des localités de Boulogne et Levallois, toutes situées à l’ouest de Paris. Et le caractère juif de la zone devrait encore s’intensifier en 2017 avec l’ouverture du Centre européen du judaïsme, une structure de 10 millions d’euros, qui combinera centre communautaire et synagogue sur une superficie de 5 000 mètres carrés sur l’animée rue de Courcelles, là encore, dans le 17e arrondissement. (…) Une présence juive accrue est également à noter dans les banlieues sud-est que constituent Saint-Mandé, Saint-Maur, Vincennes et Charenton, où des dizaines de milliers de juifs se sont regroupés ces dernières années. Ainsi que dans le 12e arrondissement voisin, proche de la porte de Vincennes où s’est déroulé l’attentat de l’Hypercacher en janvier 2015. A Saint-Mandé, banlieue verdoyante en bordure du bois de Vincennes, les dirigeants communautaires estiment qu’environ 40 % des habitants de la ville sont juifs. Les incidents antisémites ne sont pas les seuls moteurs de ces mouvements géographiques. Dans certains cas, les juifs font le choix de quitter les quartiers où les populations arabes musulmanes et originaires d’Afrique noire ont considérablement augmenté. C’est le cas du Kremlin-Bicêtre, une banlieue vivante du sud de Paris (…)  L’avenue de Fontainebleau, axe principal qui mène à Paris, est maintenant bordé de cafés et restaurants arabes. (…) On estime à 100 000 le nombre de jeunes juifs en âge d’être scolarisés en France. Un tiers fréquente les écoles juives. Mais selon Elbaz, certains parents redoutent désormais d’y scolariser leurs enfants, inquiets de la présence de soldats et de policiers qui accentuent la visibilité de ces établissements. Un second tiers est inscrit dans des établissements publics laïques, généralement dans des zones aisées où ils ne seront pas pris pour cible par des adolescents arabes. Et le reste étudie dans des écoles privées catholiques, souvent dans des endroits sans structures scolaires juives, et où les institutions publiques comptent de nombreux musulmans. Ces établissements catholiques sont également fréquentés par les enfants d’une certaine classe moyenne arabe émergente, qui veut assurer à ses enfants un diplôme et une scolarité sans problème. Car il faut dire que nombre de jeunes musulmans des écoles publiques abandonnent le système scolaire en cours de route, et se retrouvent sans emploi. En outre, selon les statistiques officielles, près des trois quarts des détenus français sont d’origine musulmane. Mais si une grande partie de la communauté juive a prospéré, environ 10 % sont encore trop pauvres pour quitter les zones potentiellement dangereuses où ils résident. La communauté en a toutefois aidé des centaines à déménager vers des quartiers plus sûrs, en coordination avec les services sociaux du gouvernement français. The Jerusalem Post
L’assemblée générale (…) considère que le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale. Résolution 379 (ONU, le 10 novembre 1975)
L’assemblée générale décide de déclarer nulle la conclusion contenue dans le dispositif de sa résolution 3379 (XXX) du 10 novembre 1975. Résolution 4686 (ONU, le 16 décembre 1991)
Les États-Unis ont essuyé jeudi à l’Assemblée générale de l’ONU une large condamnation de leur reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, après avoir multiplié les menaces financières contre les pays opposés à leur position. Sur les 193 pays membres des Nations unies, 128 ont voté en faveur d’une résolution condamnant la décision annoncée le 6 décembre par Donald Trump sur Jérusalem, à rebours de la position américaine traditionnelle et du consensus de la communauté internationale qui n’a jamais reconnu l’annexion de la partie orientale de la ville par l’État hébreu. De nombreux alliés de Washington ont approuvé la résolution, dont la France et le Royaume-Uni. Neuf pays, parmi lesquels les États-Unis et Israël, mais aussi le Guatemala et le Togo, ont voté contre ce texte qui répond à une initiative des Palestiniens. Signe que les menaces et pressions de Washington ont pesé ? Trente-cinq États, dont le Canada, le Mexique, l’Argentine, la Pologne ou la Hongrie, se sont abstenus et 21 n’ont pas pris part au scrutin. Avant le vote, plusieurs ambassadeurs interrogés par l’AFP tablaient pour une adoption plus large, avec un score oscillant entre 165 et 190 votes pour. Le vote n’est pas contraignant et l’administration américaine a fait savoir qu’elle ne changerait pas d’avis. (…) Les États-Unis ne cachent pas leur colère depuis un premier vote, lundi, au niveau du Conseil de sécurité. Ce vote « est une insulte que nous n’oublierons pas », avait lancé, l’œil noir, Nikki Haley à ses 14 partenaires du Conseil, dont ses alliés européens, qui avaient unanimement approuvé la condamnation de la décision américaine. In fine, cette résolution-là n’avait pas été adoptée, les États-Unis ayant utilisé leur veto de membre permanent, mais l’unité des autres membres avait résonné comme un cinglant désaveu pour Washington. À l’Assemblée générale de l’ONU, aucun pays n’a de droit de veto. Le Devoir
Alors que l’administration américaine a décidé de récompenser l’injustice et de menacer ceux qui ne la soutiennent pas, nous continuerons notre chemin vers la liberté et l’indépendance. Nous appelons les chrétiens du monde à écouter les vraies voix des chrétiens autochtones de Terre Sainte. Les mêmes voix qui ont fermement rejeté la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d’Israël à travers leurs chefs d’églises. Ils sont les descendants des premiers disciples de Jésus-Christ et font partie intégrante du peuple palestinien. Nous sommes inspirés par le message de Jésus, qui a refusé l’injustice et répandu une parole d’espoir. Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront comblés. Mahmoud Abbas
Âgée de 17 ans, la jeune activiste palestinienne a comparu aujourd’hui devant un tribunal militaire israélien. Son crime? Avoir bousculé et provoqué des soldats qui patrouillaient dans le village de Nabi Saleh, sous occupation israélienne. L’affront avait été filmé et la vidéo est rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux. Les faits filmés se seraient déroulés devant la maison de la famille Tamimi, en marge d’une manifestation contre la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël, vendredi dernier. Ahed et sa cousine Nour s’approchent de deux soldats israéliens appuyés sur un muret, les bousculent et leur donnent quelques coups pour les faire partir. Les soldats, armés et casqués, restent impassibles aux coups assenées et s’éloignent à reculons. Dans la nuit de lundi à mardi, à 4h du matin, des soldats israéliens entrent dans la maison familiale de la jeune fille pour l’embarquer au poste de garde militaire, près de Ramallah. Ahed Tamimi a comparu ce mercredi 20 décembre devant un tribunal militaire. Sa mère et sa cousine Nour, qui étaient avec elle au moment des faits, auraient également été arrêtées. (…) Derrière l’apparence angélique de Ahed se cache une redoutable activiste qui n’a pas froid aux yeux. Elle se fait connaître, depuis son plus jeune âge, pour ses actes de résistance face à l’occupation israélienne. En 2012, une photo d’elle brandissant son poing sous le nez de soldats israéliens lui ont valu d’être reçue en 2012 par Recep Tayyip Erdogan, alors Premier ministre turc. En 2015, d’autres photos d’elle font le tour du monde et suscitent la curiosité des médias. On y voit l’adolescente et sa mère qui tentent de faire lâcher prise à un soldat plaquant son petit frère contre un rocher. Elle devient alors un symbole de la lutte contre l’occupation israélienne. Aujourd’hui, elle risque sept ans de prison, selon Naftali Bennett, ministre israélien de l’Éducation. De quoi mobiliser la twittosphère où les messages de soutien se multiplient. Huff Post Maroc
#nycattack Expect more Muslims driving into crowds. This is the easiest way for them to kill multitudes. And they will not stop until they kill us all or we surrender. The solution is to declare Islam a terrorist creed and ban its practice. Faithfreedom.org
La journaliste de Canal + : Que pensez-vous de l’islam « modéré »? Moi: L’islam n’est pas arrivé à ce stade et on ne peut pas parler d’islam modéré. Journaliste: Mais j’ai des amis musulmans qui boivent de l’alcool et n’ont pas de problèmes. Comment ne pas les appeler « musulmans modérés »? Moi: Ce sont des musulmans pacifiques à ce stade, ni plus ni moins. Regardez les terroristes qui ont endeuillé Paris il y a deux ans. Vous auriez pu dire qu’ils étaient modérés, car ils fréquentaient les boites de nuits et buvaient de l’alcool jusqu’à quelques semaines avant de basculer et de commettre le massacre. Ils ont basculé dès que l’opportunité leur était offerte car ils ont reçu la violence à travers l’éducation islamique. Le problème c’est que l’islam est violent par définition, il est violent dans ses textes sacrés. Aujourd’hui, cette conversation a été coupée à l’antenne. Censure, crainte ou complaisance? Peu importe, le résultat est le même. On enterre la tête dans le sable pour ne pas voir le problème et continuer à dire qu’il n’existe pas. Al-Husseini Waalid
Le média politique américain Politico a publié lundi une enquête approfondie sur les efforts qui auraient été déployés par l’administration de l’ancien président Barack Obama, pour mettre des bâtons dans les roues d’une opération d’investigation de grande envergure, baptisée Projet Cassandra, ciblant les activités illégales du Hezbollah en matière de trafic de drogues, d’armes et de blanchiment d’argent sur la scène internationale. Selon Politico, la mise en veille du projet Cassandra aurait été décidée par l’Administration Obama pour permettre l’aboutissement des négociations sur le nucléaire iranien, et la conclusion de l’accord de Vienne, le 14 juillet 2015. (…) Selon Politico, des agents issus de 30 agences de sécurité américaines et étrangères ont coopéré dans le cadre de ce projet, menant notamment des opérations d’infiltration et de mises sur écoute. Les agents « ont suivi des cargaisons de cocaïne, certaines allant d’Amérique latine vers l’Afrique de l’ouest ou vers l’Europe et le Moyen-Orient, d’autres partant du Venezuela ou du Mexique, vers les Etats-unis. Ils ont suivi des rivières d’argent sale dont le blanchiment passait par l’achat de véhicules américains d’occasion envoyés en Afrique. Et avec l’aide de témoins clés coopératifs, les agents ont pu mettre en lumière la vaste conspiration remontant, selon eux, au premier cercle des responsables du Hezbollah et à l’Iran », écrit Politico. L’Orient du jour
When Donald Trump made good this month on his campaign promise to recognize Jerusalem as the capital of Israel, it changed almost nothing on the ground: The reality is that Jerusalem has been Israel’s capital for decades. Likewise for the United Nations’ vote Thursday to condemn the U.S. for the move. It changes nothing, because the U.N. doesn’t get to decide which capitals America recognizes and where it puts its embassies. But the resolution is a reminder of how deep anti-American and anti-Israel sentiment runs at Turtle Bay. Only seven countries—Guatemala, Honduras, Togo, Nauru, Palau, Micronesia and the Marshall Islands—were willing to stand with Uncle Sam and Israel and vote against the resolution. Thirty-five nations abstained, including Canada and the Czech Republic, which is at least better than outright condemnation. But 128 countries voted yes, with Britain, France, Japan and Germany joining Iran, Russia, China and North Korea to condemn the U.S. The question is what comes next. Before the measure passed, Nikki Haley, the U.S. Ambassador to the U.N., delivered a speech reminiscent of Daniel Patrick Moynihan’s rebuttal in 1975 when he was the American Ambassador and the U.N. passed a resolution declaring Zionism a form of racism. These are welcome reminders to an assembly that has long been an embarrassment to its founding principles. Ms. Haley was joined in her reaction to this insult by some members of Congress. Sen. Marco Rubio (R., Fla.) also said the U.S. ought to reconsider the money the U.S. pays to keep the U.N. going. The feeling is understandable, and we hope the Trump Administration finds ways to make clear its displeasure to the friends who abandoned the U.S. A complete pullout from the U.N. is unlikely, if only because the U.S. is a member to serve America’s interests, not the U.N.’s. Without the U.S. as a check, the United Nations would allow the Palestinians and others to write their own terms for the Middle East, and denunciations of America would be as common as denunciations of Israel. This is the reason Israel remains in the body, notwithstanding the routine insults from countries with obscene human-rights violations. The best way for America to show the hollowness of this U.N. stunt is by proceeding with its plans to build an Embassy in Jerusalem—and demonstrate to the U.N. that America is one nation that stands by its friends. The WSJ
Trois heures à peine après que le président américain Donald Trump a informé le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas de son intention de transférer l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, un certain nombre de reporters et de photographes palestiniens ont été conviés à Bethléem. Un « événement important » allait s’y produire. A Bethléem, les journalistes ont découvert que « l’événement » en question consistait en une poignée d’« activistes » palestiniens qui réclamaient d’être filmés en train de brûler des affiches de Trump. Les « activistes » ont patiemment attendu que photographes et cameramen installent leur équipement. Ce n’est qu’ensuite que l’ « événement important » a commencé. Aussitôt l’évènement mis en boite, les médias ont été bombardés d’images « de manifestants palestiniens en colère descendus dans les rues pour protester » contre le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem et contre la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël. Cet incident illustre la collusion qui existe de longue date entre les Palestiniens et les médias. Une fois de plus, les journalistes ont été heureux de jouer les porte-voix de la machine de propagande palestinienne, et de répandre aussi haut et fort que possible les menaces des Palestiniens à l’encontre d’Israël et des Etats-Unis. (…) les militants palestiniens (…) savent combien les correspondants locaux et étrangers sont avides de sensationnel – et que rien ne peut mieux les satisfaire que la mise à feu des affiches de Trump sur le lieu de naissance de Jésus, à la veille de Noël quand des milliers de pèlerins chrétiens et de touristes convergent sur la ville. (…) Cette stratégie d’intimidation par médias interposés n’est pas nouvelle. Le scénario dure depuis des décennies ; il repose sur l’adhésion des grands médias occidentaux. (…) Récemment, plus de 300 fidèles musulmans ont été massacrés par des terroristes islamiques alors qu’ils priaient dans une mosquée du Sinaï, en Égypte. Cette tragédie a probablement été couverte par moins de journalistes que l’autodafé de Trump à Bethléem. Le monde arabe et islamique a-t-il réagi ? Ces mêmes Arabes et musulmans qui parlent de « jours de rage » contre Trump ont-ils émis une quelconque protestation ? Où sont les « jours de rage » arabes et islamiques quand plus de 300 fidèles, dont de nombreux enfants, sont assassinés un vendredi de prière ? (…) Des centaines de milliers de musulmans et de chrétiens ont été massacrés depuis le début du « printemps arabe » voilà six ans. Ils ont été tués par des terroristes musulmans et par d’autres Arabes. L’effusion de sang se poursuit à ce jour au Yémen, en Libye, en Syrie, en Irak et en Egypte. Mais que l’on ne s’y trompe pas : les « rivières de sang » que l’on nous promet coulent déjà. Mais c’est le couteau que les Arabes et les musulmans lèvent contre d’autres Arabes et musulmans qui est à l’origine de ce fleuve cramoisi. Et pas la déclaration d’un président américain. Ne serait-il pas temps que les correspondants en poste au Moyen Orient s’intéressent réellement à ce qui se passe dans la région ? Bassam Tawil
Once again, the Palestinians are disappointed with their Arab brothers. A declaration of war on the US, in the Palestinians’ view, would have been the appropriate response to US President Donald Trump’s December 6 announcement recognizing Jerusalem as Israel’s capital. (…) All they have gotten so far from the Arab and Islamic leaders and governments are demonstrations on the streets and statements of condemnations. Moreover, it does not look as if the Palestinians should be expecting more from their Arab and Muslim brothers. (…) Welcome to the Palestinian mindset, where an Arab leader who talks about peace with Israel is a traitor, while an Arab leader who talks about destroying Israel or launching rockets at it, like Saddam Hussein, is a « hero. » (…) The Palestinians have placed themselves on a collision course not only with the US, but also with the Arab world. The question now is: How will the Arab regimes respond to this latest charge of fratricide leveled against them by their Palestinian brothers? Khaled Abu Toameh
Les peuples de toute l’humanité ou presque se liguent pour interdire à Israël, au petit peuple d’Israël (cependant – on le voit- grand, très grand, immense, par son nom) pour lui interdire toute légitimité et toute légalité, tout antécédent et tout futur à Jérusalem: pour lui interdire de resurgir dans l’histoire des hommes sous les traits de l’Israël éternel, d’un peuple de 30 siècles d’histoire, matrice des religions qui ont été adoptées par la majeure partie de l’humanité et qui avait déjà Jérusalem pour capitale au temps où Paris n’était qu’un bourg du bout du monde. Objectivement, sur le plan des rapports de forces, on ne comprend pas que toute la planète ait à se prononcer contre Jérusalem et la décision de Trump. Il n’y a dans cette question aucun enjeu réel si ce n’est la crainte diffuse (notamment dans l’Union Européenne) du djihad, quoique l’Etat du monde musulman ne semble pas la rendre crédible. Et pourtant Israël existait déjà depuis bientôt 70 ans, régissant Jérusalem depuis 51 ans! (…) L’Occident avait fini par accepter l’idée d’une résurgence du peuple d’Israël, certes, mais dans ses habits de deuil, à titre d’Etat-refuge, d’Etat dans les limites d’une cause humanitaire. La décision de Trump l’a fait se lever désormais dans ses habits de lumière. C’était plus que le concert des nations pouvait supporter. Trump a révélé au monde que cet Israël n’était pas le reste misérable d’un Israël pourchassé et coupable, mais le surgeon d’une histoire de 30 siècles. Il y a là des données de grande signification, d’une ampleur spirituelle considérable: comme un air d’”histoire sainte” , qui souligne aussi la dimension profondément religieuse et métaphysique de l’inimitié envers Israël, dans ses déclinaisons différentes dans les mondes chrétien, musulman, voire confucianiste et bouddhiste, déclinaisons clairement lisibles au prisme de la concurrence identitaire et spirituelle de ces univers avec l’Israël éternel. Un oracle du prophète Zacharie (12) revient naturellement à l’esprit: il se fait l’écho de la Divinité “qui déploie les cieux, fonde la terre et crée le souffle de l’Homme en son sein“: “Je ferai de Jérusalem une coupe de poison pour tous les peuples alentour, et aussi pour Juda, il y aura le siège de Jérusalem. En ce jour-là, je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples. Tous ceux qui la soulèveront s’écorcheront. Toutes les nations de la Terre s’assembleront contre elle“. La cause avouée de ce branle-bas de combat mondial est aussi étrange et démesurée. On oppose à la légitimité d’Israël un peuple qui n’existait pas il y a 40 ans, qui n’a jamais constitué une entité dans l’histoire, un peuple qu’il faudrait à tout prix lier à l’existence d’Israël pour que celui ci soit légitime. En fait, il s’agit de marquer à jamais Israël de la petitesse et de la banalité du peuple le plus favorisé par les nations. Shmuel Trigano
Ouf ! On a évité le pire : des enfants auraient pu apprendre l’origine d’une des traditions les plus importantes de notre pays. Heureusement que les enseignants ont réagi à temps… Léo Castellote
Le 13 décembre, un groupe scolaire de 83 écoliers du Langonnais assistait à une projection du film d’animation américain « L’Étoile de Noël » au cinéma Le Rio de Langon quand celle-ci a été interrompue à la demande des enseignantes. Elles se sont en effet aperçues qu’il y avait un problème de thématique et qu’il ne correspondait pas au choix qu’elles avaient fait. Il est vrai que le synopsis de ce film de Timothy Reckart parle avant tout d’une histoire d’animaux : « Un petit âne courageux, Bo, rêve d’une vie meilleure loin du train-train quotidien du moulin du village. Un jour, il trouve le courage de se libérer pour vivre enfin la grande aventure avec une brebis, une colombe, trois chameaux déjantés et des animaux de la ferme, très excentriques… » Mais on se rend compte au fil de l’histoire qu’il ne s’agit pas d’un film sur une légende de Noël mais sur l’histoire de la nativité, de la naissance de Jésus, du périple de Marie et Joseph jusqu’à Bethléem… Le film puise d’ailleurs son contenu dans les Évangiles, ce qui n’est pas laïque… Le Républicain-sud-Gironde

Attention: une énormité peut en cacher une autre !

En cette nouvelle fête de la Nativité

Qui ressemble toujours plus étouffée par sa gangue de guimauve et de papas Noël …

A un enterrement de première classe …

De l’énormité du décalage que 2 000 après l’on peine encore à mesurer …

Entre l’incroyable humilité d’une naissance de « pierre rejetée » et le véritable statut de « pierre angulaire »

Que paradoxalement à travers l’extrême abjection de sa mise à mort celle-ci a fini par acquérir …

Jusque dans ses dérives pour nos sociétés désormais mondialisées …

Tout en se demandant lucidement si à la fin des temps il « trouverait de la foi sur la terre » …

En ce monde étrangement inversé …

Où le président de la première puissance mondiale se voit mis au pilori …

Par la même ONU qui nous avait donné il y a  42 ans (et abrogée 16 ans après) sa tristement fameuse résolution sionisme = racisme

Abandonné par ses soi-disant alliés, Grande-Bretagne, France, Japon et Allemagne, se joignant pour cela à ses pires ennemis, Iran, Chine et Corée du nord …

D’abord pour avoir voulu, contrairement à son prédécesseur, préserver son territoire du terrorisme …

Quand nombre de pays musulmans peuvent interdire tout Israélien de leur sol pour leur simple appartenance nationale …

Puis sur Jérusalem avoir reconnu la simple réalité …

Et pointé les habits neufs du président Abbas …

Où le même empereur nu revendique haut et fort son inspiration de Jésus

Tout en redoublant, avec nos médias en mal d’images fortes, dans son incitation quotidienne à la violence

Pendant qu’entre Syrie, Yémen, Libye, Irak et Egypte et depuis six ans, c’est par centaines de milliers que se comptent les victimes des musulmans entre eux …

Où les seuls pays qui refusent de hurler avec les loups onusiens …

Se  font pour cause de fascisme présumé mettre au ban de l’Europe …

Où se voit traitée en victime une jeune Palestinienne prise en flagrant délit de gifle à un soldat israélien …

Qui lui tend christiquement l’autre joue …

Où pour avoir osé dire à la télévision, à l’instar d’un twitter américain, la vérité violente de l’islam …

Un dissident musulman réfugié au Pays des droits de l’homme voit ses paroles coupées au montage …

Où après avoir nettoyé ethniquement le Moyen-Orient de la quasi-totalité de ses juifs et chrétiens d’origine …

La Religion de paix vide, soutenue par ses idiots utiles, les banlieues françaises de leurs juifs

Pendant que dans un magazine pour les petits l’on apprend que comme la Corée du nord, Israël n’est « pas un vrai pays »

Quel meilleur et plus révélateur conte de Noël …

Que celui de ces écoliers d’une petite ville du sud-ouest de la France …

Qui sans l’incroyable sang froid et présence d’esprit de leurs enseignantes et projectionniste …

Auraient pu découvrir que le film de Noël que celles-ci par mégarde les avaient amenés voir …

Parlait en fait… de la naissance de Jésus ?

Langon : le film « L’Étoile de Noël » arrêté en pleine séance scolaire

Une séance scolaire du film d’animation américain sur la nativité « L’Étoile de Noël » a été stoppée en pleine projection au cinéma Le Rio à Langon.
Le Républicain-sud-Gironde
22 Déc 2017

Le 13 décembre, un groupe scolaire de 83 écoliers du Langonnais assistait à une projection du film d’animation américain « L’Étoile de Noël » au cinéma Le Rio de Langon quand celle-ci a été interrompue à la demande des enseignantes.

Elles se sont en effet aperçues qu’il y avait un problème de thématique et qu’il ne correspondait pas au choix qu’elles avaient fait.

Il est vrai que le synopsis de ce film de Timothy Reckart parle avant tout d’une histoire d’animaux : « Un petit âne courageux, Bo, rêve d’une vie meilleure loin du train-train quotidien du moulin du village. Un jour, il trouve le courage de se libérer pour vivre enfin la grande aventure avec une brebis, une colombe, trois chameaux déjantés et des animaux de la ferme, très excentriques… »

L’histoire de la nativité

Mais on se rend compte au fil de l’histoire qu’il ne s’agit pas d’un film sur une légende de Noël mais sur l’histoire de la nativité, de la naissance de Jésus, du périple de Marie et Joseph jusqu’à Bethléem… Le film puise d’ailleurs son contenu dans les Évangiles, ce qui n’est pas laïque…

« J’avoue que je n’avais pas vu le film avant, il vient d’un grand studio américain », reconnaît le responsable du Rio, Emmanuel Raymond, qui a remboursé la séance.

Les écoliers sont retournés en classe et une autre séance de cinéma aura lieu l’an prochain.

Voir aussi:

Jérusalem: le retour des temps bibliques

Shmuel Trigano

Nous sommes aujourd’hui les témoins et les acteurs d’une histoire vraiment fascinante quand on l’approche à la lumière de l’histoire juive.

Je fais référence, bien sûr, à ce qui se passe sur le plan international, autour de la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par le pays le plus puissant du monde, les Etats-Unis.

En soi, cette reconnaissance est déjà un fait majeur, mais ce qui est encore plus impressionnant, c’est l’unité de la planète contre cette décision, comme on a pu la constater au Conseil de sécurité et à l’Assemblée générale de l’ONU.

Réfléchissons à l’énormité de cet événement.
Reformulons-le objectivement: les peuples de toute l’humanité ou presque [1]se liguent pour interdire à Israël, au petit peuple d’Israël (cependant – on le voit- grand, très grand, immense, par son nom) pour lui interdire  toute légitimité et toute légalité, tout antécédent et tout futur à Jérusalem: pour lui interdire de resurgir dans l’histoire des hommes sous les traits de l’Israël éternel, d’un peuple de 30 siècles d’histoire, matrice des religions qui ont été adoptées par la majeure partie de l’humanité et qui avait déjà Jérusalem pour capitale au temps où Paris n’était qu’un bourg du bout du monde.

Objectivement, sur le plan des rapports de forces, on ne comprend pas que toute la planète ait à se prononcer contre Jérusalem et la décision de Trump.

Il n’y a dans cette question aucun enjeu réel si ce n’est la crainte diffuse (notamment dans l’Union Européenne) du djihad, quoique l’Etat du monde musulman ne semble pas la rendre crédible.

Et pourtant Israël existait déjà depuis bientôt 70 ans, régissant Jérusalem depuis 51 ans!  Il y avait sans doute méprise sur son sens.

Et pas seulement auprès des non Juifs  – essentiellement les Occidentaux car le déni islamique est entier sur ce point-là – mais aussi de cette frange du peuple juif qui conçoit I’aventure israélienne comme une rupture avec l’histoire juive et la civilisation judaïque.

L’Occident avait fini par accepter l’idée d’une résurgence du peuple d’Israël, certes, mais dans ses habits de deuil, à titre d’Etat-refuge, d’Etat dans les limites d’une cause humanitaire.

La décision de Trump l’a fait se lever désormais dans ses habits de lumière. C’était plus que le concert des nations pouvait supporter. Trump a révélé au monde que cet Israël n’était pas le reste misérable d’un Israël pourchassé et coupable, mais le surgeon d’une histoire de 30 siècles.

Il y a là des données de grande signification, d’une ampleur spirituelle considérable: comme un air d’”histoire sainte” , qui souligne aussi la dimension profondément religieuse et métaphysique de l’inimitié envers Israël, dans ses déclinaisons différentes dans les mondes chrétien, musulman,  voire confucianiste et bouddhiste, déclinaisons clairement lisibles au prisme de la concurrence identitaire et spirituelle de ces univers avec l’Israël éternel.

Un oracle du prophète Zacharie (12) revient naturellement à l’esprit: il se fait l’écho de la Divinité “qui déploie les cieux, fonde la terre et crée le souffle de l’Homme en son sein“:

Je ferai de Jérusalem une coupe de poison pour tous les peuples alentour, et aussi pour Juda, il y aura le siège de Jérusalem. En ce jour-là, je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples. Tous ceux qui la soulèveront s’écorcheront. Toutes les nations de la Terre s’assembleront contre elle“.

La cause avouée de ce branle-bas de combat mondial est aussi étrange et démesurée. On oppose à la légitimité d’Israël un peuple qui n’existait pas il y a 40 ans, qui n’a jamais constitué une entité dans l’histoire, un peuple qu’il faudrait à tout prix lier à l’existence d’Israël pour que celui ci soit légitime. En fait, il s’agit de marquer à jamais Israël de la petitesse et de la banalité du peuple le plus favorisé par les nations.

Mais c’est ce peuple, l’Etat fantoche de Palestine, qui mobilisent la scène internationale et obtiennent l’assentiment de super-puissances pour faire d’Israël un hors-la-loi universel. Ici, c’est la figure d’Amalek qui resurgit dont le tradition nous dit qu’il avait fédéré toutes les nations de la terre pour détruire Israël au moment même où il se constituait, au sortir de la servitude égyptienne…

Le fait que tant de nations se liguent contre la réapparition d’Israël dans son lieu électif, celui où son existence prend tout son sens historique, a, certes, quelque chose d’accablant et d’inquiétant pour ce qu’il révèle de la haine à l’encontre des Juifs, mais si l’on reste dans l’esprit de cette philosophie de l’histoire, l’oracle biblique nous donne à privilégier une tout autre attitude: il nous enjoint, face à ce défi métaphysique, symbolique autant que politique, à ne pas abandonner nos habits de lumière.

*À partir d’une chronique sur Radio J, le 22 décembre 2017.

[1] 128 nations sur 193 (35 abstentions)

Voir également:

Next Year in Jerusalem
The U.N. reveals the depth of its anti-U.S., anti-Israel politics.
The Wall Street Journal
Dec. 22, 2017

When Donald Trump made good this month on his campaign promise to recognize Jerusalem as the capital of Israel, it changed almost nothing on the ground: The reality is that Jerusalem has been Israel’s capital for decades.
Likewise for the United Nations’ vote Thursday to condemn the U.S. for the move. It changes nothing, because the U.N. doesn’t get to decide which capitals America recognizes and where it puts its embassies. But the resolution is a reminder of how deep anti-American and anti-Israel sentiment runs at Turtle Bay.

Only seven countries—Guatemala, Honduras, Togo, Nauru, Palau, Micronesia and the Marshall Islands—were willing to stand with Uncle Sam and Israel and vote against the resolution. Thirty-five nations abstained, including Canada and the Czech Republic, which is at least better than outright condemnation. But 128 countries voted yes, with Britain, France, Japan and Germany joining Iran, Russia, China and North Korea to condemn the U.S.
The question is what comes next. Before the measure passed, Nikki Haley, the U.S. Ambassador to the U.N., delivered a speech reminiscent of Daniel Patrick Moynihan’s rebuttal in 1975 when he was the American Ambassador and the U.N. passed a resolution declaring Zionism a form of racism.
“We will remember [this vote],” Ms. Haley said, “when we are called upon to once again make the world’s largest contribution to the United Nations. And we will remember it when so many countries come calling on us, as they so often do, to pay even more and to use our influence for their benefit.” President Trump said something similar at his cabinet meeting, that “we’ll save a lot” by cutting aid to countries that went against us.

These are welcome reminders to an assembly that has long been an embarrassment to its founding principles. Ms. Haley was joined in her reaction to this insult by some members of Congress. Sen. Marco Rubio (R., Fla.) also said the U.S. ought to reconsider the money the U.S. pays to keep the U.N. going.
The feeling is understandable, and we hope the Trump Administration finds ways to make clear its displeasure to the friends who abandoned the U.S. A complete pullout from the U.N. is unlikely, if only because the U.S. is a member to serve America’s interests, not the U.N.’s. Without the U.S. as a check, the United Nations would allow the Palestinians and others to write their own terms for the Middle East, and denunciations of America would be as common as denunciations of Israel. This is the reason Israel remains in the body, notwithstanding the routine insults from countries with obscene human-rights violations.

The best way for America to show the hollowness of this U.N. stunt is by proceeding with its plans to build an Embassy in Jerusalem—and demonstrate to the U.N. that America is one nation that stands by its friends.

Voir encore:

Statut de Jérusalem: les États-Unis condamnés à l’ONU malgré les menaces de Trump
Francesco Fontemaggi – Agence France-Presse à Washington
Carole Landry – Agence France-Presse aux Nations unies

Le Devoir
21 décembre 2017

Le vote n’est pas contraignant et l’administration américaine a fait savoir qu’elle ne changerait pas d’avis.

« Les États-Unis se souviendront de cette journée qui les a vus cloués au pilori devant l’Assemblée générale pour le seul fait d’exercer notre droit de pays souverain », a déclaré l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley. « Nous nous en souviendrons quand on nous demandera encore une fois de verser la plus importante contribution » financière à l’ONU, a-t-elle lancé, menaçant à nouveau de « mieux dépenser » l’argent des Américains à l’avenir.

Donald Trump avait pris les devants mercredi. « Ils prennent des centaines de millions de dollars et même des milliards de dollars et, ensuite, ils votent contre nous », avait tempêté le président américain. « Laissez-les voter contre nous, nous économiserons beaucoup, cela nous est égal. »

Un deuxième désaveu en moins d’une semaine

Les États-Unis ne cachent pas leur colère depuis un premier vote, lundi, au niveau du Conseil de sécurité.

Ce vote « est une insulte que nous n’oublierons pas », avait lancé, l’œil noir, Nikki Haley à ses 14 partenaires du Conseil, dont ses alliés européens, qui avaient unanimement approuvé la condamnation de la décision américaine.

In fine, cette résolution-là n’avait pas été adoptée, les États-Unis ayant utilisé leur veto de membre permanent, mais l’unité des autres membres avait résonné comme un cinglant désaveu pour Washington.

À l’Assemblée générale de l’ONU, aucun pays n’a de droit de veto.

Les États-Unis se souviendront de cette journée qui les a vus cloués au pilori devant l’Assemblée générale pour le seul fait d’exercer notre droit de pays souverain.

Les États-Unis ont essuyé jeudi à l’Assemblée générale de l’ONU une large condamnation de leur reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, après avoir multiplié les menaces financières contre les pays opposés à leur position.

Sur les 193 pays membres des Nations unies, 128 ont voté en faveur d’une résolution condamnant la décision annoncée le 6 décembre par Donald Trump sur Jérusalem, à rebours de la position américaine traditionnelle et du consensus de la communauté internationale qui n’a jamais reconnu l’annexion de la partie orientale de la ville par l’État hébreu.

De nombreux alliés de Washington ont approuvé la résolution, dont la France et le Royaume-Uni.

Neuf pays, parmi lesquels les États-Unis et Israël, mais aussi le Guatemala et le Togo, ont voté contre ce texte qui répond à une initiative des Palestiniens.

Signe que les menaces et pressions de Washington ont pesé ? Trente-cinq États, dont le Canada, le Mexique, l’Argentine, la Pologne ou la Hongrie, se sont abstenus et 21 n’ont pas pris part au scrutin. Avant le vote, plusieurs ambassadeurs interrogés par l’AFP tablaient pour une adoption plus large, avec un score oscillant entre 165 et 190 votes pour.

Le texte adopté jeudi affirme que toute décision sur le statut de Jérusalem « n’a pas de force légale, est nulle et non avenue et doit être révoquée ». Il souligne que cet épineux statut doit faire partie d’un accord de paix final entre Israéliens et Palestiniens, ces derniers voulant établir à Jérusalem-Est la capitale de l’État auquel ils aspirent.

Menaces et pressions américaines

À l’approche du scrutin, Washington, qui assure que sa décision ne préjuge pas de l’issue de futures négociations de paix, a multiplié menaces et pressions. Des avertissements qui ont sidéré nombre de diplomates onusiens.

En réponse à la menace de Nikki Haley de « noter les noms » de ceux qui ont voté la résolution, le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riyad al-Malki, a estimé que « l’Histoire note les noms » de « ceux qui défendent ce qui est juste » et de « ceux qui mentent ».

Le président turc Recep Tayyip Erdogan, parmi les opposants les plus virulents à la position américaine malgré l’alliance entre Washington et Ankara, avait lui exhorté la communauté internationale à ne pas se « vendre » pour « une poignée de dollars » face aux menaces de Donald Trump de couper des aides financières.

L’impact des pressions américaines était diversement apprécié après le vote.

Les Palestiniens ont salué un « revers cinglant » pour les États-Unis. Cela « réaffirme que la juste cause des Palestiniens bénéficie du soutien du droit international », a réagi le porte-parole du président palestinien Mahmoud Abbas, qui espère ainsi maximiser son poids lors d’une éventuelle reprise du processus de paix.

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, rejetant la décision de l’Assemblée générale de l’ONU, qualifiée de « maison des mensonges », a lui au contraire réagi « avec satisfaction face au nombre important de pays qui n’ont pas voté en faveur » de la résolution.

« Il est clair que de nombreux pays ont donné la priorité à leur relation avec les États-Unis par rapport à une tentative vaine de nous isoler », s’est aussi réjoui un porte-parole de la mission américaine à l’ONU à la lecture des résultats détaillés du vote.

 Voir de plus:

Abbas: “Nous sommes inspirés par le message de Jésus ..”

Le chef de l’entité terroriste “Autorité palestinienne”, Mahmoud Abbas, a présenté vendredi Jésus comme une source d’inspiration pour les Palestiniens luttant contre la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d’Israël.

“Alors que l’administration américaine a décidé de récompenser l’injustice et de menacer ceux qui ne la soutiennent pas, nous continuerons notre chemin vers la liberté et l’indépendance”, a déclaré le dirigeant palestinien dans ses vœux de Noël adressés aux Chrétiens.

“Nous appelons les chrétiens du monde à écouter les vraies voix des chrétiens autochtones de Terre Sainte. Les mêmes voix qui ont fermement rejeté la reconnaissance américaine de Jérusalem comme capitale d’Israël à travers leurs chefs d’églises. Ils sont les descendants des premiers disciples de Jésus-Christ et font partie intégrante du peuple palestinien”, a-t-il expliqué

“Nous sommes inspirés par le message de Jésus, qui a refusé l’injustice et répandu une parole d’espoir”, a-t-il poursuivi. “Heureux ceux qui ont faim et soif de justice, car ils seront comblés”, a cité le dirigeant palestinien, en référence au Sermon sur la montagne prononcé par Jésus.

En 2015, un prêtre orthodoxe israélien, le Père Gabriel Naddaf, avait fustigé l’instrumentalisation politique de Jésus par les Palestiniens.

Voir encore:

Qui est Ahed Tamimi, l’activiste palestinienne jugée pour avoir giflé des soldats israéliens

PALESTINE – Âgée de 17 ans, la jeune activiste palestinienne a comparu aujourd’hui devant un tribunal militaire israélien. Son crime? Avoir bousculé et provoqué des soldats qui patrouillaient dans le village de Nabi Saleh, sous occupation israélienne. L’affront avait été filmé et la vidéo est rapidement devenue virale sur les réseaux sociaux.

Les faits filmés se seraient déroulés devant la maison de la famille Tamimi, en marge d’une manifestation contre la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël, vendredi dernier. Ahed et sa cousine Nour s’approchent de deux soldats israéliens appuyés sur un muret, les bousculent et leur donnent quelques coups pour les faire partir. Les soldats, armés et casqués, restent impassibles aux coups assenées et s’éloignent à reculons.

Dans la nuit de lundi à mardi, à 4h du matin, des soldats israéliens entrent dans la maison familiale de la jeune fille pour l’embarquer au poste de garde militaire, près de Ramallah. Ahed Tamimi a comparu ce mercredi 20 décembre devant un tribunal militaire. Sa mère et sa cousine Nour, qui étaient avec elle au moment des faits, auraient également été arrêtées.

Selon l’agence de presse palestinienne Maan, les soldats israéliens ont saisi des téléphones cellulaires, des organisateurs portables et des appareils photos au domicile de la jeune fille. D’après son père, Bassem Tamimi, les militaires auraient fait irruption dans la maison familiale avec « une extrême brutalité », auraient frappé Nariman Tamimi, la mère d’Ahed, ainsi que ses frères et sœurs, avant d’embarquer la jeune fille sans leur préciser où elle serait emmenée.

Le père a ajouté sur Facebook que sa fille était visée depuis qu’elle avait été attaquée par les médias israéliens, pour avoir protesté contre les soldats qui avaient abattu un adolescent de 14 ans d’une balle enrobée de caoutchouc à Nabi Saleh. Elle aurait pris la défense du jeune garçon, Mohammed Tamimi, plongé actuellement dans un coma artificiel.

Derrière l’apparence angélique de Ahed se cache une redoutable activiste qui n’a pas froid aux yeux. Elle se fait connaître, depuis son plus jeune âge, pour ses actes de résistance face à l’occupation israélienne. En 2012, une photo d’elle brandissant son poing sous le nez de soldats israéliens lui ont valu d’être reçue en 2012 par Recep Tayyip Erdogan, alors Premier ministre turc.

En 2015, d’autres photos d’elle font le tour du monde et suscitent la curiosité des médias. On y voit l’adolescente et sa mère qui tentent de faire lâcher prise à un soldat plaquant son petit frère contre un rocher. Elle devient alors un symbole de la lutte contre l’occupation israélienne.

Aujourd’hui, elle risque sept ans de prison, selon Naftali Bennett, ministre israélien de l’Éducation. De quoi mobiliser la twittosphère où les messages de soutien se multiplient.

Voir par ailleurs:

La vraie réponse palestinienne au discours de Jérusalem de Trump
Bassam Tawil
Gatestone institute
21 décembre 2017
Traduction du texte original: The Real Palestinian Response to Trump’s Jerusalem Speech

Trois heures à peine après que le président américain Donald Trump a informé le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas de son intention de transférer l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, un certain nombre de reporters et de photographes palestiniens ont été conviés à Bethléem. Un « événement important » allait s’y produire.

A Bethléem, les journalistes ont découvert que « l’événement » en question consistait en une poignée d’« activistes » palestiniens qui réclamaient d’être filmés en train de brûler des affiches de Trump.

Les « activistes » ont patiemment attendu que photographes et cameramen installent leur équipement. Ce n’est qu’ensuite que l’ « événement important » a commencé. Aussitôt l’évènement mis en boite, les médias ont été bombardés d’images « de manifestants palestiniens en colère descendus dans les rues pour protester » contre le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem et contre la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Cet incident illustre la collusion qui existe de longue date entre les Palestiniens et les médias. Une fois de plus, les journalistes ont été heureux de jouer les porte-voix de la machine de propagande palestinienne, et de répandre aussi haut et fort que possible les menaces des Palestiniens à l’encontre d’Israël et des Etats-Unis.

Si les photographes et les cameramen avaient boycotté l’embrasement « spontané » de la rue palestinienne et la mise à feu de l’effigie de Trump, les activistes palestiniens auraient tranquillement battu en retraite en direction de l’un ou l’autre des excellents cafés de Bethléem.

Mais les militants palestiniens n’avaient aucune inquiétude : ils savent combien les correspondants locaux et étrangers sont avides de sensationnel – et que rien ne peut mieux les satisfaire que la mise à feu des affiches de Trump sur le lieu de naissance de Jésus, à la veille de Noël quand des milliers de pèlerins chrétiens et de touristes convergent sur la ville.

En laissant croire que la « cérémonie » du bucher de Trump était l’expression de la rage palestinienne, les médias internationaux ont à nouveau agi en complices des propagandistes palestiniens. Les dirigeants palestiniens et leurs porte-paroles veulent faire croire que la décision de Trump concernant Jérusalem va enflammer la région. Ils cherchent également à faire croire au peuple américain que la politique de leur président met leur vie de citoyens en danger. Là, encore et toujours, les médias se mettent au service des campagnes d’intimidation palestiniennes. Et l’écho qu’ils ont donné à la farce des affiches de Bethléem n’est que le début.

Maintenant que les Palestiniens ont réussi, avec l’aide des médias, à incruster ces images dans l’esprit de millions d’Américains, ils envisagent des manifestations plus importantes. L’objectif : terrifier le public américain et faire reculer Trump sur le statut de Jérusalem. Cette stratégie d’intimidation par médias interposés n’est pas nouvelle. Le scénario dure depuis des décennies ; il repose sur l’adhésion des grands médias occidentaux.

Aujourd’hui, journalistes palestiniens et occidentaux ont été invités à couvrir une série de manifestations que les Palestiniens ont organisé pour les jours et les semaines à venir. Photographes et reporters de télévision se sont vu remettre la liste et les horaires détaillés des événements prévus en différents endroits de la Cisjordanie et de la bande de Gaza. Les Palestiniens leur ont promis encore plus d’effigies de Trump et de drapeaux américains en flammes. Certains journalistes ont été informés des meilleurs « affrontements » entre émeutiers palestiniens et soldats des Forces de défense israéliennes. En d’autres termes, ils savent exactement ou se rendre pour filmer des Palestiniens en train de lapider les soldats – avec la riposte prévisible de Tsahal.

Le plus drôle est que si, pour une raison ou une autre, les caméras sont absentes, les « activistes » ne se montreront pas non plus. Dans le monde palestinien, il s’agit seulement d’enrôler et de manipuler les médias pour une cause unique : dénigrer Israël – et Trump avec.

Oui, les Palestiniens vont manifester contre Trump. Oui, ils descendront dans les rues et lanceront des pierres sur les soldats de Tsahal. Oui, ils vont brûler des images de Trump et des drapeaux américains. Oui encore, ils tenteront des attaques terroristes contre les Israéliens.,

Mais quand, confortablement installés ans nos salons nous verrons les « informations » en provenance de Cisjordanie et de la bande de Gaza, nous devrons nous poser la question : ces « événements » ne sont-ils pas en réalité des farces médiatiques ? Une question qui entraîne d’autres questions. Pourquoi les journalistes se laissent-ils duper par la machine de propagande palestinienne, qui crache haine et violence du matin au soir ? Et, pourquoi les journalistes amplifient-ils et aggravent-ils les menaces de violence et d’anarchie proférées par les Palestiniens ?

La première réponse à ces questions est que de nombreux journalistes répondent à la demande de leurs lecteurs et rédacteurs en chef en proposant des articles négatifs sur Israël. Certains journalistes sont également convaincus qu’une couverture anti-israélienne représente une voie royale pour obtenir les trophées et récompenses que décernent diverses organisations bien pensantes. Troisièmement, de nombreux journalistes pensent que des articles anti-israéliens leur donne la possiblité de copiner avec la gauche intellectuelle et de fréquenter des coteries soi-disant « éclairées » persuadées d’être dans « le sens de l’histoire ». Ils ne veulent surtout pas voir que, depuis plusieurs décennies, 21 États musulmans tentent de détruire un État juif ; ces plumitifs « de gauche » et à l’ « esprit ouvert » préfèrent se raconter l’histoire qu’il est de leur devoir de soutenir l’« opprimé », qui est selon eux « le Palestinien ». Enfin, la plupart des journalistes réduisent le conflit a une opposition entre les méchants (les Israéliens) et les gentils (les Palestiniens) ; ils croient de leur devoir de se ranger du côté des « gentils », peu importe que ces « gentils » pratiquent la violence et le terrorisme.

Récemment, plus de 300 fidèles musulmans ont été massacrés par des terroristes islamiques alors qu’ils priaient dans une mosquée du Sinaï, en Égypte. Cette tragédie a probablement été couverte par moins de journalistes que l’autodafé de Trump à Bethléem. Le monde arabe et islamique a-t-il réagi ? Ces mêmes Arabes et musulmans qui parlent de « jours de rage » contre Trump ont-ils émis une quelconque protestation ? Où sont les « jours de rage » arabes et islamiques quand plus de 300 fidèles, dont de nombreux enfants, sont assassinés un vendredi de prière ?

Il serait temps que les médias se livrent à un minimum d’introspection : veulent-ils vraiment continuer à « servir la soupe » aux Arabes et aux musulmans qui intimident et terrorisent l’Occident ?

Les journalistes entrent en collusion avec l’Autorité palestinienne et le Hamas pour créer la fausse impression que la troisième guerre mondiale va éclater si l’ambassade américaine est déplacée à Jérusalem. Des centaines de milliers de musulmans et de chrétiens ont été massacrés depuis le début du « printemps arabe » voilà six ans. Ils ont été tués par des terroristes musulmans et par d’autres Arabes. L’effusion de sang se poursuit à ce jour au Yémen, en Libye, en Syrie, en Irak et en Egypte.

Mais que l’on ne s’y trompe pas : les « rivières de sang » que l’on nous promet coulent déjà. Mais c’est le couteau que les Arabes et les musulmans lèvent contre d’autres Arabes et musulmans qui est à l’origine de ce fleuve cramoisi. Et pas la déclaration d’un président américain. Ne serait-il pas temps que les correspondants en poste au Moyen Orient s’intéressent réellement à ce qui se passe dans la région ?

Bassam Tawil est un musulman basé au Moyen-Orient.

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400 attaques contre des Israéliens ont été déjouées en 2017 (Shin Bet)


Police israélienne
Selon la sécurité intérieure, le Hamas tente par tous les moyens de mener des attaques en Cisjordanie

Près de 400 attaques terroristes contre des Israéliens ont été déjoués en 2017, a indiqué dimanche le chef du service de sécurité intérieure (Shin Bet), Nadav Argaman.

« Le Hamas tente par tous les moyens de mener des attaques en Judée et en Samarie (Cisjordanie) et de porter atteinte à la stabilité » dans la région, a affirmé le responsable sécuritaire israélien lors d’une réunion de la commission des Affaires étrangères et de la Sécurité du Parlement.

« Le calme relatif que nous vivons est un calme trompeur. Sous la surface, les choses sont préoccupantes », a souligné Nadav Argaman.

Selon le chef du Shin Bet, 400 attaques terroristes significatives contre des Israéliens ont été déjouées en 2017, dont treize attentats-suicides, huit enlèvements et 94 attentats « sacrifices », qui désignent ceux au terme desquels les terroristes savent que leurs chances d’être encore en vie sont faibles.

Près de 100 terroristes isolés potentiels ont été neutralisés, et seulement 54 sont parvenus à mener une attaque, contre 108 l’année dernière.

« La période à venir va être très difficile », a conclu Argaman. « Il y a des troubles sur le terrain et une incitation à la violence de l’Autorité palestinienne qui fait descendre les Palestiniens dans la rue ».

« Il faut analyser la signification de l’échec du processus de réconciliation », a-t-il affirmé, faisant allusion au difficile rapprochement entre le Hamas et le Fatah, qui laisse présager ‘ »une période instable dans les prochains mois ».

Depuis l’annonce de la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël le 6 décembre dernier, des affrontements quasi-quotidiens entre émeutiers palestiniens et soldats israéliens ont eu lieu en Cisjordanie et à la frontière entre Israël et la bande de Gaza, faisant des centaines de blessés.

Onze Palestiniens ont perdu la vie au cours de ces violences, et des dizaines d’autres ont été arrêtés.

Lors d’une rare apparition télévisée, le chef du Hamas à Gaza, Yahya Sinwar, a exhorté jeudi les Palestiniens à attaquer les soldats israéliens et les civils qui vivent en Cisjordanie.

Cependant, malgré les appels à une troisième intifada des dirigeants du Hamas, les affrontements restent limités et le nombre d’émeutiers ne constituent pas une menace sérieuse pour l’instant, selon l’appareil sécuritaire israélien.

Voir encore:

L’Administration Obama a tenté d’entraver une vaste opération d’investigation visant le Hezbollah, assure Politico

Le magazine américain publie une grande enquête dans laquelle il explique pourquoi l’ancienne administration américaine a mis des bâtons dans les roues d’une vaste investigation visant les « activités criminelles » du Hezbollah à travers le monde.

L’Orient le jour

18/12/2017

Le média politique américain Politico a publié lundi une enquête approfondie sur les efforts qui auraient été déployés par l’administration de l’ancien président Barack Obama, pour mettre des bâtons dans les roues d’une opération d’investigation de grande envergure, baptisée Projet Cassandra, ciblant les activités illégales du Hezbollah en matière de trafic de drogues, d’armes et de blanchiment d’argent sur la scène internationale. Selon Politico, la mise en veille du projet Cassandra aurait été décidée par l’Administration Obama pour permettre l’aboutissement des négociations sur le nucléaire iranien, et la conclusion de l’accord de Vienne, le 14 juillet 2015.

Politico, fondé en 2007, est un grand média américain qui se concentre sur l’actualité de la Maison Blanche, du Congrès américain et de la politique gouvernementale des États-Unis.

Le résultat de cette enquête, menée par Josh Meyer, est un long article divisé en trois parties. Dans la première, intitulée « L’émergence d’une menace mondiale », le journaliste décrit l’évolution du Hezbollah, la présentant comme une milice agissant principalement, dans un premier temps, pour des raisons politiques au Moyen-Orient, avant de se transformer en une plateforme de trafic de drogues et d’armes, finançant son expansion et blanchissant ses rentrées financières via un trafic de voitures en direction de plusieurs pays d’Afrique.

Dans cette première partie, Politico évoque notamment le Projet Cassandra, une campagne lancée en 2008, « après que la Drug Enforcement Administration (DEA) ait rassemblé des preuves que le Hezbollah s’était transformé d’organisation militaire et politique focalisée sur le Moyen-Orient en organisation criminelle internationale dont certains enquêteurs estimaient qu’elle tirait d’opérations de trafic de drogue, d’armes, de blanchiment et d’autres activités criminelles un bénéfice d’un milliard de dollars par an ».

Selon Politico, des agents issus de 30 agences de sécurité américaines et étrangères ont coopéré dans le cadre de ce projet, menant notamment des opérations d’infiltration et de mises sur écoute. Les agents « ont suivi des cargaisons de cocaïne, certaines allant d’Amérique latine vers l’Afrique de l’ouest ou vers l’Europe et le Moyen-Orient, d’autres partant du Venezuela ou du Mexique, vers les Etats-unis. Ils ont suivi des rivières d’argent sale dont le blanchiment passait par l’achat de véhicules américains d’occasion envoyés en Afrique. Et avec l’aide de témoins clés coopératifs, les agents ont pu mettre en lumière la vaste conspiration remontant, selon eux, au premier cercle des responsables du Hezbollah et à l’Iran », écrit Politico.

Des bâtons dans les roues
La seconde partie de l’article, intitulée « Partout et nulle part », revient sur l’expansion des réseaux criminels du Hezbollah en Amérique latine, en Afrique, en Europe et aux Etats-Unis et sur les moyens déployés par le Projet Cassandra pour en découvrir toutes les ramifications.

Dans la troisième et dernière partie de son article, M. Meyer explique en détail les différents moyens mis en œuvre par l’administration Obama pour freiner l’avancée des enquêtes menées dans le cadre du Projet Cassandra, notamment en rejetant les demandes de poursuites criminelles contre des personnalités-clés du parti chiite libanais ou en refusant de mettre en place des stratégies pour les attirer vers des pays où ils auraient pu être arrêtés.

Les réticences de Barack Obama et de son administration étaient surtout liées à leur volonté de ne pas mettre à mal les négociations, alors en cours, avec Téhéran concernant le nucléaire, et qui ont mené, en juillet 2015 à la signature d’un accord entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’Onu (Etats-Unis, Chine, Royaume-Uni, France et Russie), l’Allemagne et l’Iran. Les obstacles placés par l’administration américaine de l’époque visaient également, selon des sources, la plupart anonymes, interrogées par Politico, à faciliter les pourparlers en cours pour la libération d’Américano-iraniens détenus par l’Iran. Politico évoque enfin le fait que l’Administration Obama voulait pouvoir compter sur l’Iran dans la lutte contre le groupe Etat islamique en Syrie et en Irak.

Kerry réfute
L’ancien secrétaire d’Etat, John Kerry, qui a supervisé tout le processus de négociations avec l’Iran, rejette les conclusions de l’enquête. « Les négociations nucléaires se sont faites de façon indépendante, aucune discussion n’a jamais eu lieu sur les liens existant entre ces négociations et d’autres dossiers », affirme-t-il. Mais un ancien officier de la CIA, qui était basé à l’époque au Moyen-Orient, assure à Politico que « très tôt dans les négociations, les Iraniens ont dit +Écoutez, vous devez relâcher la pression sur le Hezbollah+, ce que l’administration Obama a accepté de faire ». « Il s’agissait d’une décision stratégique visant (pour les Américains) à faire preuve de bonne volonté envers les Iraniens dans le cadre de la recherche d’un accord (sur le nucléaire iranien), ajoute-t-il. Et l’équipe d’Obama voulait vraiment, vraiment, vraiment, cet accord ».

Cet article intervient alors que l’Administration de Donald Trump est en passe de renforcer les sanctions contre le Hezbollah, et alors que le président américain dénonce régulièrement l’accord sur le nucléaire iranien, le « pire » conclu par les Etats-unis selon lui. Le 13 octobre dernier, il avait refusé d’endosser son application. S’il avait, à cette occasion, prononcé un discours virulent aux accents de déclaration de guerre contre Téhéran, M. Trump n’était cependant pas allé jusqu’à « déchirer » l’accord, comme il s’y était engagé pendant la campagne.

Lire ici l’intégralité de l’enquête de Politico

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Israël «pas un vrai pays» : le magazine Youpi retiré des ventes

Le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) s’était ému auprès du groupe Bayard d’une carte du monde ne reconnaissant pas l’État hébreu comme un «vrai pays». L’éditeur a choisi de retirer la publication des kiosques dès mardi.
Le Figaro
25/12/2017

Le numéro de janvier du magazine pour enfants Youpi va être retiré de la vente mardi, après avoir écrit qu’Israël n’était «pas un vrai pays», a annoncé lundi le groupe Bayard, répondant favorablement à la requête du président du Crif, Francis Kalifat. L’édition de janvier du mensuel contient une carte du monde avec la légende suivante: «On appelle ces 197 pays des États, comme la France, l’Allemagne ou l’Algérie. Il en existe quelques-uns de plus, mais tous les autres pays du monde ne sont pas d’accord pour dire que ce sont de vrais pays (par exemple l’État d’Israël ou la Corée du Nord)».

«Une maladresse»

«On reconnaît une erreur, une maladresse, nous ne voulions évidemment en aucun cas contester l’existence de l’État d’Israël», a déclaré Pascal Ruffenach, président du groupe Bayard, qui édite le magazine Youpi. «Nous faisons acte de bonne volonté, c’est important de contribuer à l’esprit de pacification et d’apaisement», a-t-il ajouté. Contacté un peu plus tôt par l’AFP, le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) Francis Kalifat avait annoncé qu’à sa demande, le groupe Bayard allait retirer le numéro 352 de Youpi de la vente. Francis Kalifat avait été avisé par des lecteurs de cette «contrevérité historique livrée à l’esprit de jeunes enfants entre 5 et 10 ans. Je me suis empressé d’écrire au rédacteur en chef du magazine et au président du groupe Bayard sur cette erreur flagrante qui y figurait et leur demander de rétablir les choses».

Francis Kalifat estime désormais qu’il s’agit d’«un non-évènement», jugeant qu’il n’y avait «plus matière à polémique». Le Crif a en outre demandé la publication dans le prochain numéro d’un «rectificatif ainsi qu’un article expliquant ce qu’est Israël et comment et pourquoi il est né», indique-t-il sur Facebook. Pascal Ruffenach n’a pas dit s’il donnerait suite à cette requête. «On a sorti le numéro de décembre dans lequel on expliquait les religions aux enfants. Nos publications suivent le rythme d’enfants de six ans, on verra comment faire au mieux pour les prochaines fois», a-t-il réagi.

L’État d’Israël a été proclamé en mai 1948 à la suite d’un vote de l’ONU sur le partage de la Palestine. Israël est membre de l’ONU depuis mai 1949.

Voir enfin:

A l’université, attention à « la banalisation de l’antisémitisme »
Dans une tribune au « Monde », un collectif d’intellectuels s’indigne de la multiplication de colloques à visées militantes. Un nouvel antiracisme assimile juifs et oppresseurs et ravive ainsi des clichés antisémites.
Alain Policar (Sociologue) et Emmanuel Debono (Historien)
Le Monde
30.11.2017

« Comment dès lors s’étonner que l’antisémitisme soit relativisé voire invisibilisé, les juifs étant assimilés, dans la pensée indigéniste, à un groupe auxiliaire des « dominants » et à des colonialistes ? » (Université de La Rochelle).

Tribune. Nous souhaitons vivement attirer l’attention sur certains ­processus de banalisation de l’antisémitisme à l’université depuis quelques années. Fin 2012, à l’université de La Rochelle, des étudiants voulant critiquer la marchandisation du monde montaient une pièce de théâtre dans laquelle le prétendu rapport des juifs à l’argent était présenté comme une évidence. Malgré les protestations, l’université était restée impassible.

L’invitation d’Houria Bouteldja à l’université de Limoges, le 24 novembre, obéit à une logique semblable. Pour en défendre l’opportunité, le président de l’université – qui a dû, face aux protestations, se résoudre à annuler l’événement – a argué que « les séminaires de recherche doivent être l’occasion de discuter sans préjugés de l’ensemble des idées aujourd’hui présentes dans notre société et, si elles sont contraires à nos valeurs, c’est aussi l’occasion de les combattre, mieux que par la censure ».

Discuter de tout est une chose. La question est de savoir avec qui et dans quel but. Quand approfondit-on la recherche et la visée de connaissance ? A partir de quand bascule-t-on dans l’idéologie et la propagande ? Peut-on suggérer, pour une prochaine rencontre, un débat entre un représentant du créationnisme et un théoricien de l’évolution ? Ou ­entre un négationniste et un historien de la Shoah ?

Car après avoir officiellement soutenu la « résistance du Hamas », déclaré, en 2012, « Mohamed Merah, c’est moi », après avoir fièrement posé à côté d’un graffiti « Les sionistes au goulag » et ­condamné les mariages mixtes, Houria Bouteldja a pu, dans son dernier livre, Les Blancs, les Juifs et nous (La Fabrique, 2016), renvoyer à longueur de pages les Blancs à leur indépassable « blanchité » et exprimer son obsession des juifs.

Elle se dit capable de reconnaître les juifs « entre mille », par leur « soif de vouloir se fondre dans la blanchité ». L’antisémitisme serait l’apanage des Blancs, l’antisionisme étant au contraire un instrument d’émancipation : « L’antisionisme est notre terre d’asile. Sous son haut patronage, nous résistons à l’intégration par l’antisémitisme tout en poursuivant le combat pour la ­libération des damnés de la terre. » Propos présentant l’intérêt d’être discutés « sans préjugés » ou appels caractérisés au mépris sinon à la haine ?

L’université et certains de ses acteurs ne distinguent plus la recherche scientifique de l’activisme

Certains chercheurs ont répondu à cette question en trouvant quelque vertu à la pensée de la présidente du Parti des indigènes de la République (PIR). Déjà le 19 juin, sur Le Monde.fr, ils furent quelques-uns à lui témoigner leur soutien dans ce qui se voulait une vi­goureuse défense de l’antiracisme politique. La pensée de la militante était alors promue comme le début d’un travail d’émancipation à l’égard des catégories oppressives.

Critiquer cette perspective, c’était se détourner de la lutte en faveur des plus démunis, « prolétaires, paysans, chômeurs, laissés-pour-compte, sacrifiés de l’Europe des marchés et de l’Etat ». Qui trop embrasse… On voit mal pourtant comment concilier la mixophobie revendiquée et la « politique de l’amour ­révolutionnaire » chantée par l’auteure. Aveuglés, nous avions osé penser qu’il s’agissait là d’idées incompatibles !
D’étranges syndicalistes

La banalisation de l’antisémitisme emprunte le chemin d’une confusion des genres, d’un refus de hiérarchiser, lorsque l’université et certains de ses acteurs ne distinguent plus la recherche scientifique de l’activisme. La multi­plication, depuis quelque temps, de ­colloques ou de journées d’études à visées militantes, faisant intervenir des proches du PIR ou des partisans de ses théories, a de quoi inquiéter.

Le phénomène a son pendant dans l’enseignement secondaire, où d’étranges syndicalistes ont tenté d’organiser des ateliers « en non-mixité raciale ». Car ce nouvel « antiracisme » a la particularité de réinvestir la pensée essentialisante et racisante, en circonscrivant la pro­blématique du racisme dans un rapport dominants-dominés que nourriraient l’ethnocentrisme, le capitalisme et les survivances du colonialisme.

Comment dès lors s’étonner que l’antisémitisme soit relativisé voire invisibilisé, les juifs étant assimilés, dans la pensée indigéniste, à un groupe auxiliaire des « dominants » et à des colonialistes ? Force est alors de constater que les antisémites sont légion, mais que l’antisémitisme a disparu.

Lire aussi : En France, l’antisémitisme « du quotidien » s’est ancré et se propage

Il y a des chercheurs pour lesquels l’obsession d’une « question juive », l’idée d’un affrontement émancipateur entre « sionistes » et « indigènes », le recours à la racialisation et à la séparation en fonction des origines constitueraient des bases d’échange acceptables dans l’espace universitaire ou l’institution scolaire. Aussi ne sait-on plus vraiment si les propos antisémites, sexistes, homophobes ou encore xénophobes font partie des « opinions » ouvertes à la discussion ou, à l’opposé, sont condamnables au nom de la loi et des principes de la démocratie.

Le texte publié ce 24 novembre par ­Libération (« Contre le lynchage médiatique et les calomnies visant les anti­racistes ») participe de ce brouillage. Il ne serait pas permis de condamner, comme nous venons de le faire, les vecteurs de l’antisémitisme ordinaire sans être englobés dans la sphère identitaire fondamentalement xénophobe. Nous ne sommes pas de ceux-là : notre combat contre les idéologies d’exclusion profondément antirépublicaines, lesquelles témoignent de l’intolérance à la diversité visible, est sans concession.

Sont également co-signataires de cette tribune : Joëlle Allouche (psychosociologue), Claudine Attias-Donfut (sociologue), Martine Benoit (historienne), Antoine Bevort (sociologue), Claude Cazalé Bérard (italianiste), Vincenzo Cicchelli (sociologue), André Comte-Sponville (philosophe), Claudine Cohen (philosophe et historienne), Patricia Cotti (psychopathologue), Stéphanie Courouble Share (historienne), Laurence Croix (psychologue), Danielle Delmaire (historienne), Gilles Denis (historien et épistémologue), Michel Dreyfus (historien), Alexandre Escudier (historien et politiste), Christian Gilain (mathématicien), Yana Grinshpun (linguiste), Valérie Igounet (historienne), Gunther Jikeli (historien), Yann Jurovics (juriste), Andrée Lerousseau (germaniste), Jean-Claude Lescure (historien), Françoise Longy (philosophe), Marylène Mante Dunat (juriste), Céline Masson (psychopathologue), Isabelle de Mecquenem (philosophe), Sylvie Mesure (sociologue et philosophe), Denis Peschanski (historien), Christine Pietrement (pédiatre), Valéry Rasplus (sociologue), Bernard Reber (philosophe), Myriam Revault d’Allonnes (philosophe), Sophie Richardot (psychosociologue), Maryse Souchard (sciences de la communication), Christophe Tarricone (historien), Francis Wolff (philosophe), et Paul Zawadzki (politiste).


Reconnaissance de Jérusalem: Le NYT veut-il la paix au Moyen-Orient ? (Its track record so far gives little evidence that it has the temperament or skill to navigate such a nuanced position)

8 décembre, 2017

The Old City of Jerusalem. The United States, like the rest of the world, hasn’t recognized the city as Israeli territory (NYT)

Jews leaving a section of Jerusalem’s Old City in 1948 (NYT)

al Aqsa

Spot the error: Praying with their behinds towards their holy Muslim site?

Si je t’oublie, Jérusalem, Que ma droite m’oublie! Que ma langue s’attache à mon palais, Si je ne me souviens de toi, Si je ne fais de Jérusalem Le principal sujet de ma joie! Psaume 137: 5-6
Voici, je ferai de Jérusalem une coupe d’étourdissement pour tous les peuples d’alentour, et aussi pour Juda dans le siège de Jérusalem. En ce jour-là, je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples; tous ceux qui la soulèveront seront meurtris; et toutes les nations de la terre s’assembleront contre elle. Zacharie 12: 2-3
When the Muslims in Jerusalem pray in their mosques, even in the « Al Aktza » mosque built on the edge of Temple Mount, they actually stand with their back turned to Temple Mount. And, when they bow down in their prayers they show their behind to the site of the Holy Temple. How consistent is that with considering it a Muslim holy site? Holyland
Je partage l’attachement à Israël, de tous les juifs, mais d’un autre côté, la décision de Trump me paraît catastrophique parce qu’elle risque d’embraser la région, parce qu’elle risque d’empêcher la reprise des négociations entre les Palestiens et les Israéliens. Les Américains auraient dû procéder tout autrement. Benyamin Netanyahu ne propose rien aux Palestiniens. Il les pousse au désespoir et à l’extrémisme. Alain Finkielkraut
If nothing else, Donald Trump’s decision on Wednesday to recognize Jerusalem as Israel’s capital shows how disenthralled his administration is with traditional pieties about the Middle East. It’s about time. (…) What Jerusalem is is the capital of Israel, both as the ancestral Jewish homeland and the modern nation-state. When Richard Nixon became the first American president to visit the country in 1974, he attended his state dinner in Jerusalem. It’s where President Anwar Sadat of Egypt spoke when he decided to make peace in 1977. It’s what Congress decided as a matter of law in 1995. When Barack Obama paid his own presidential visit to Israel in 2013, he too spent most of his time in Jerusalem. So why maintain the fiction that Jerusalem isn’t the capital? The original argument, from 1947, was that Jerusalem ought to be under international jurisdiction, in recognition of its religious importance. But Jews were not allowed to visit the Western Wall during the 19 years when East Jerusalem was under Jordanian occupation. Yasir Arafat denied that Solomon’s Temple was even in Jerusalem, reflecting an increasingly common Palestinian denial of history. Would Jews be allowed to visit Jewish sites, and would those sites be respected, if the city were redivided? Doubtful, considering Palestinian attacks on such sites, which is one of the reasons why it shouldn’t be. The next argument is that any effort by Washington to recognize Jerusalem as Israel’s capital would set the proverbial Arab street on fire and perhaps lead to another intifada. But this misapprehends the nature of the street, which has typically been a propaganda tool of Arab leaders to channel domestic discontent and manipulate foreign opinion. And it also misrepresents the nature of the last intifada, which was a meticulously preplanned event waiting for a convenient pretext (Ariel Sharon’s September 2000 walk on the Temple Mount) to look like a spontaneous one. (…) Then again, recognition does several genuinely useful things. It belatedly aligns American words with deeds. It aligns word as well as deed with reality. And it aligns the United States with the country toward which we are constantly professing friendship even as we have spent seven decades stinting it of the most basic form of recognition. Recognition also tells the Palestinians that they can no longer hold other parties hostage to their demands. East Jerusalem could have been the capital of a sovereign Palestinian state 17 years ago, if Arafat had simply accepted the terms at Camp David. He didn’t because he thought he could dictate terms to stronger powers. Nations pay a price for the foolhardiness of their leaders, as the Kurds recently found out. (…) For the international community, that means helping Palestinians take steps to dismantle their current klepto-theocracy, rather than fueling a culture of perpetual grievance against Israel. Mahmoud Abbas is now approaching the 13th anniversary of his elected four-year term. Someone should point this out. Hamas has run Gaza for a decade, during which it has spent more time building rockets and terror tunnels than hotels or hospitals. Someone should point this out, too. It is indicative of the disastrous political choices that help explain 70 years of Palestinian failure. Meantime, Jerusalem is the capital of Israel. For those who have lived in denial, it must be some sort of shock. Bret Stephens
Although Israel’s government has been located in Jerusalem since its founding in 1948, the United States, like the rest of the world, hasn’t recognized the city as Israeli territory, even after the Arab-Israeli War in 1967, when Israel drove back Jordan from East Jerusalem and occupied it. Under the Oslo Accords, Israel promised to negotiate Jerusalem’s future as part of a peace agreement. It has been assumed that under any deal, the city would remain its capital. Palestinians anticipated being able to locate their capital in East Jerusalem and to have access to Muslim holy sites there. East Jerusalem was exclusively Arab in 1967, but Israel has steadily built settlements there, placing some 200,000 of its citizens among the Arab population and complicating any possible peace agreement. Mr. Trump boasts of being a consummate dealmaker, but dealmakers don’t usually make concessions before negotiations begin, as the president has here. The big winner is Prime Minister Benjamin Netanyahu of Israel, whose hard-line government has shown no serious interest in peace, at least not a two-state solution that could win Palestinian support. The blowback was swift. The Palestinian president, Mahmoud Abbas, warned of “dangerous consequences” to the peace process, while Jordan’s King Abdullah II, the royal palace said, cautioned against the move, “stressing that Jerusalem is the key to achieving peace and stability in the region and the world.” Turkey threatened to cut diplomatic ties with Israel; other criticism came from Egypt, the Arab League and France. King Salman of Saudi Arabia told Mr. Trump a decision on Jerusalem before a final peace deal would hurt talks and increase regional tensions. (…) But some analysts doubt Mr. Trump really wants a peace agreement and say any possible proposal may be intended as political cover so Israel and the Sunni Arabs, once enemies, can intensify their incipient collaboration against Iran. The constituency Mr. Trump is most clearly courting is his own political base of evangelicals and other pro-Israel hard-liners. His predecessors had also made pandering campaign promises in support of moving the American Embassy to Jerusalem. But once in office they chose not to prioritize their domestic politics over delicate peace diplomacy, and they put that promise on hold. Some optimists think that Mr. Trump could lessen the harm of a decision on Jerusalem by making clear he will not prejudge the future of East Jerusalem or other core questions like the borders of a Palestinian state. His track record so far gives little evidence that he has the temperament or skill to navigate such a nuanced position. The NYT
Seul contre tous. Donald Trump a ignoré tous les avertissements, polis ou pressants selon les dirigeants, toutes les suppliques, jusqu’à celle du pape François, avant d’annoncer, mercredi 6 décembre, sa décision de reconnaître officiellement Jérusalem comme capitale d’Israël. Les réactions d’alarme et d’indignation qui ont accueilli cette décision au sein de la communauté internationale – à l’exception du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui a applaudi des deux mains – confirment, pour ceux qui en doutaient encore, que le président américain n’hésite à transgresser aucun tabou. Il est clair à présent que les Etats-Unis de Donald Trump ne se contentent pas de décider de façon unilatérale, en faisant fi de l’avis de leurs partenaires les plus proches. Ils ont entrepris le démantèlement d’un système de relations internationales qu’ils ont eux-mêmes édifié après la deuxième guerre mondiale. L’annonce de M. Trump sur Jérusalem est, tout simplement, un viol de la diplomatie comme mode de règlement des conflits. En vertu des accords d’Oslo, signés sous les auspices des Etats-Unis en 1993, Israël s’était engagé à négocier le statut futur de Jérusalem dans le cadre d’accords de paix. Le roi de Jordanie, l’un des dirigeants les plus modérés du Moyen-Orient, a souligné que la question de Jérusalem « est cruciale pour parvenir à la paix et la stabilité dans la région et dans le monde ». Le processus de paix lancé à Oslo est malheureusement aujourd’hui au point mort : il n’y a pas, à l’heure actuelle, de négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens. Mais en rallumant l’étincelle de Jérusalem, le président américain prend ouvertement le risque d’accroître les tensions et de provoquer de nouvelles violences dans une région toujours au bord de l’explosion, sans pour autant préciser ses projets sur une relance d’un processus de paix. L’envoi du vice-président Michael Pence au Proche-Orient ne fait guère illusion à cet égard. Pis, par sa décision, M. Trump consacre la politique du fait accompli de M. Nétanyahou. Si le gouvernement israélien a été installé à Jérusalem dès 1948, Jérusalem-Est était entièrement arabe jusqu’à 1967. [sic] Depuis, à la faveur de colonies de peuplement construites par Israël, quelque 200 000 Israéliens se sont installés parmi les Palestiniens, rendant la question du statut de la ville encore plus complexe. Jérusalem capitale de l’Etat d’Israël est « une réalité », clame Donald Trump, évitant soigneusement de mentionner Jérusalem-Est comme possible capitale d’un Etat palestinien. Logiquement, ce raisonnement entérine aussi les colonies de peuplement dans les territoires occupés comme « une réalité », au mépris du droit international. Mais, pas plus que l’art de la diplomatie, le droit international n’entre visiblement pas dans les paramètres de la politique étrangère trumpienne, tout entière guidée par son obsession de rompre avec ses prédécesseurs et ses impératifs de politique intérieure – en l’occurrence le souci de satisfaire les chrétiens évangéliques et les lobbys pro-israéliens. La liste des engagements internationaux auxquels M. Trump a tourné le dos depuis son entrée en fonctions, en janvier, s’allonge (…) Le moment est venu de prendre acte de cette réalité. Comme cela se fait déjà pour l’accord sur le climat, il faut apprendre à contourner une administration fédérale américaine engagée dans une dangereuse déstabilisation de la communauté internationale. Le Monde
Amidst some questionable journalism about the American move to acknowledge the location of Israel’s capital, a passage in yesterday’s New York Times editorial stands out as particularly stunning and perverse. The editorial, titled « Does Trump Want Peace in the Middle East, » effectively ratifies the cleansing of Jews from Jerusalem’s Old City and other formerly Jewish areas of Jerusalem during the 1948 Independence War. In a paragraph criticizing the return of Jews to what the newspaper describes as « settlements » in those parts of Jerusalem, the editorial bases its disapproval on the fact that « East Jerusalem was exclusively Arab in 1967. » It is true that this section of Jerusalem was exclusively Arab in 1967. This is because Jews, long a majority and plurality in these parts of the city, were forced out in 1948, when the area was seized by Jordanian troops. Jerusalem neighborhoods like the Jewish Quarter, Shimon Hatzadik, and Silan indeed became Jew-free, their synagogues razed and their cemeteries desecrated. To consider the 19-year period during which Jews were exiled from the Old City and surrounding areas as the starting point of history, and to use it as a bludgeon to attack Israel and delegitimize the presence of Jews in eastern Jerusalem, effectively communicates the newspaper’s acceptance of the expulsion of the Jews and seeming endorsement of an ethically cleansed eastern Jerusalem. In 1948, the New York Times published the following account of Jews pouring out from the Old City walls: Thus the Jews have been eliminated from the City of David for the first time since the sixteenth century. Except for sixty years in the sixteenth century they are believed to have been there continuously since the return from the Babylonian captivity. New Jerusalem was largely created in the last seventy years. All last night and early today the noncombatants were trekking out through the Zion Gate over Mount Zion and through the Valley of Hinnon to the Yemin Moshe quarter from where they were driven to billets in the Katamon quarter. They are mostly orthodox and poor. This is why « east Jerusalem was exclusively Arab in 1967, » as today’s editorial writers who represent the voice of The New York Times know. To omit the purge of Jews from their neighborhoods and holy places while approvingly citing the ethnically « exclusive » nature of eastern Jerusalem amounts to the promotion of a revisionist history by The Times. Camera

Attention: un nettoyage ethnique peut en cacher un autre !

 Au lendemain de la décision historique du Président Trump …
De reconnaitre enfin en Jérusalem une réalité juive plus que multi-millénaire …
Quelle meilleure illustration comme le montre bien la réponse du site de réinformation Camera
De la mauvaise foi d’une communauté occidentale largement hostile à toute réelle avancée de situation dans la région …
Que cet ultime éditorial du quotidien de référence américain …
Suivi le lendemain de son homologue parisien
Mettant en cause la veille même de ladite annonce la volonté et la compétence de leur président sur la question …
Et lui attribuant de sombres projets d’expulsion de la présence arabe de la Ville sainte …
A l’instar de la photo illustrant l’article …
En contredisant d’ailleurs une autre d’un article précédent lui aussi hautement révisionniste
Sur la base justement d’une présentation tronquée et trompeuse de ladite réalité sur le terrain …
 Omettant notamment de préciser que la réalité « exclusivement arabe » de la ville en 1967  (Vieille ville et Quartier juif compris) …
Sans compter la prière face à la Mecque et donc fesses à Al Aqsa
N’a non seulement duré que 19 ans …
Mais résultait d’une éviction forcée de sa population juive par l’Armée jordanienne ?
Does President Trump Want Peace in the Middle East?
The editorial board
NYT
Dec. 5, 2017
In the debate over a potential Israeli-Palestinian peace agreement, no issue is more charged with emotion than the future of Jerusalem. Should the holy city be the capital of the Israelis alone or shared with the Palestinians?
Yet now, with no serious peace talks underway, President Trump is reportedly planning to grant the Israelis’ wish and confound the Palestinians by recognizing Jerusalem as Israel’s capital and moving the American Embassy there from Tel Aviv, thereby tossing aside decades of American diplomacy. Why?
Mr. Trump insists he is committed to achieving the “ultimate” Middle East peace agreement that eluded his predecessors. But his decision to tip the scales toward Israel on this critical matter, communicated to Arab and Israeli leaders on Tuesday, almost certainly will make an agreement harder to reach by inflaming doubts about America’s honesty and fairness as a broker in negotiations, raising new tension in the region and perhaps inciting violence.
Although Israel’s government has been located in Jerusalem since its founding in 1948, the United States, like the rest of the world, hasn’t recognized the city as Israeli territory, even after the Arab-Israeli War in 1967, when Israel drove back Jordan from East Jerusalem and occupied it. Under the Oslo Accords, Israel promised to negotiate Jerusalem’s future as part of a peace agreement. It has been assumed that under any deal, the city would remain its capital.
Palestinians anticipated being able to locate their capital in East Jerusalem and to have access to Muslim holy sites there. East Jerusalem was exclusively Arab in 1967, but Israel has steadily built settlements there, placing some 200,000 of its citizens among the Arab population and complicating any possible peace agreement.
Mr. Trump boasts of being a consummate dealmaker, but dealmakers don’t usually make concessions before negotiations begin, as the president has here. The big winner is Prime Minister Benjamin Netanyahu of Israel, whose hard-line government has shown no serious interest in peace, at least not a two-state solution that could win Palestinian support. The blowback was swift. The Palestinian president, Mahmoud Abbas, warned of “dangerous consequences” to the peace process, while Jordan’s King Abdullah II, the royal palace said, cautioned against the move, “stressing that Jerusalem is the key to achieving peace and stability in the region and the world.” Turkey threatened to cut diplomatic ties with Israel; other criticism came from Egypt, the Arab League and France. King Salman of Saudi Arabia told Mr. Trump a decision on Jerusalem before a final peace deal would hurt talks and increase regional tensions.
That Saudi warning might be expected, given that Jerusalem is home to the Aqsa Mosque and that the Saudi king holds the title of custodian of Islam’s two other holiest mosques, in Mecca and Medina. A Saudi-sponsored Arab peace initiative still on the table calls for a full Israeli withdrawal from East Jerusalem as part of a far-reaching deal. Yet the Saudis may well be edging away from that position. Mohammed bin Salman, the crown prince, has close ties to Jared Kushner, Mr. Trump’s son-in-law and Middle East adviser, who is drafting a comprehensive peace plan.
While that plan is not yet public, Crown Prince Mohammed is said to have outlined a proposal to Mr. Abbas last month that favored the Israelis more than any proposal previously embraced by the American government. Palestinians would get limited sovereignty over a state that covers only noncontiguous parts of the West Bank. Most Israeli settlements in the West Bank, which most of the world considers illegal, would remain. The Palestinians would not get East Jerusalem as their capital, and there would be no right of return for Palestinian refugees and their descendants.
No Palestinian leader could accept such a plan and retain popular support, and the White House and Saudis denied they are working on such ideas. But some analysts doubt Mr. Trump really wants a peace agreement and say any possible proposal may be intended as political cover so Israel and the Sunni Arabs, once enemies, can intensify their incipient collaboration against Iran.
The constituency Mr. Trump is most clearly courting is his own political base of evangelicals and other pro-Israel hard-liners. His predecessors had also made pandering campaign promises in support of moving the American Embassy to Jerusalem. But once in office they chose not to prioritize their domestic politics over delicate peace diplomacy, and they put that promise on hold.
Some optimists think that Mr. Trump could lessen the harm of a decision on Jerusalem by making clear he will not prejudge the future of East Jerusalem or other core questions like the borders of a Palestinian state. His track record so far gives little evidence that he has the temperament or skill to navigate such a nuanced position.

Voir aussi:

Ignoring Exile of Jews, NY Times Approvingly Notes East Jerusalem « Was Exclusively Arab in 1967 »
Gilead Ini
Camera
December 7, 2017

Amidst some questionable journalism about the American move to acknowledge the location of Israel’s capital, a passage in yesterday’s New York Times editorial stands out as particularly stunning and perverse.

The editorial, titled « Does Trump Want Peace in the Middle East, » effectively ratifies the cleansing of Jews from Jerusalem’s Old City and other formerly Jewish areas of Jerusalem during the 1948 Independence War.

In a paragraph criticizing the return of Jews to what the newspaper describes as « settlements » in those parts of Jerusalem, the editorial bases its disapproval on the fact that « East Jerusalem was exclusively Arab in 1967. »

new york times exclusively arab editorial

It is true that this section of Jerusalem was exclusively Arab in 1967. This is because Jews, long a majority and plurality in these parts of the city, were forced out in 1948, when the area was seized by Jordanian troops. Jerusalem neighborhoods like the Jewish Quarter, Shimon Hatzadik, and Silan indeed became Jew-free, their synagogues razed and their cemeteries desecrated.

To consider the 19-year period during which Jews were exiled from the Old City and surrounding areas as the starting point of history, and to use it as a bludgeon to attack Israel and delegitimize the presence of Jews in eastern Jerusalem, effectively communicates the newspaper’s acceptance of the expulsion of the Jews and seeming endorsement of an ethically cleansed eastern Jerusalem.

In 1948, the New York Times published the following account of Jews pouring out from the Old City walls:

Thus the Jews have been eliminated from the City of David for the first time since the sixteenth century. Except for sixty years in the sixteenth century they are believed to have been there continuously since the return from the Babylonian captivity. New Jerusalem was largely created in the last seventy years.

All last night and early today the noncombatants were trekking out through the Zion Gate over Mount Zion and through the Valley of Hinnon to the Yemin Moshe quarter from where they were driven to billets in the Katamon quarter. They are mostly orthodox and poor.

This is why « east Jerusalem was exclusively Arab in 1967, » as today’s editorial writers who represent the voice of The New York Times know. To omit the purge of Jews from their neighborhoods and holy places while approvingly citing the ethnically « exclusive » nature of eastern Jerusalem amounts to the promotion of a revisionist history by The Times.
Voir également:

New York Times Downplays Judaism’s Ties to Jerusalem
Ricki Hollander, Tamar Sternthal
Camera
December 7, 2017

In advance of President Trump’s official recognition of Jerusalem as Israel’s capital, The New York Times engaged in historical revisionism about Jerusalem with the publication of a lengthy background essay that minimizes historic Jewish ties to the city (« The Conflict in Jerusalem Is Dinstinctly Modern: Here’s the History« ). The article was filled with erroneous assertions, misleading quotes and belittling aspersions about Jewish belief.

The article’s historical departure point is « 1917-48: British Mandate, » and it begins with a quote, devoid of context, to imply that Jerusalem was relatively unimportant to Jews both before and during that time:

« It was for the British that Jerusalem was so important – they are the ones who established Jerusalem as a capital, » said Prof. Yeshoshua Ben-Arieh, a historical geographer at Hebrew University. « Before, it was not anyone’s capital since the times of the First and Second Temples. »

Not mentioned in the article is that the same professor noted in his book, Jerusalem in the Nineteenth Century, that under the Ottoman empire, in the 19th century, « Jerusalem became the principal town of Eretz Israel (or Palestine, as it was then known). » He wrote that the Jewish population comprised a majority in Jerusalem’s Old City, which prompted construction of new Jewish neighborhoods outside the walls of the Old City to accommodate the population growth. « By the start of the First World War, » Ben-Arieh wrote, « the Jewish community in Jerusalem numbered about 45,000, out of a population of 70,000 (with 12,000 Muslims and 13,000 Christians). »

Why would so many Jews want to live in Jerusalem, if it was unimportant to them? As the author explained in his book:

The basis for the great increase in the Jewish population of Jerusalem was the intense yearning for the eternal city and the flow of immigrants into it, which began, for religious motives, in the 1840’s. Jews continued to come to Jerusalem in the periods of the First and Second Aliyah as well.

During the period of early Zionism, Ben-Arieh acknowledged, Jews flocked more to Jerusalem than to the agricultural settlements outside the city because « many Jews preferred to come and settle in Jerusalem. »

Contrary to the article’s implication, Jerusalem remained the central focus of tradition, prayer, and yearning for the nearly two millenia after the destruction of the second Jewish Temple in 70 CE. Daily prayers (said while facing Jerusalem and the Temple Mount, Judaism’s holiest site) and grace after meals include multiple supplications for the restoration of Jerusalem and the temple. Jews observe the ninth day of the Hebrew month of Av, the date on which both the First and Second Temples were destroyed, as a day of mourning. The Jewish wedding ceremony concludes with the chanting of the biblical phrase, « If I forget thee, O Jerusalem, let my right hand forget its cunning, » and the breaking of a glass by the groom to commemorate the destruction of the Temples. And Yom Kippur services and the Passover Seder conclude each year with the phrase « Next Year in Jerusalem. »

While ignoring the inconvenient facts mentioned in Ben Arieh’s book, the article continues to offer quotes from those identified as experts to suggest that early Zionists did not care for Jerusalem.

« Zionism recoiled from Jerusalem, particularly the Old City…Jerusalem was regarded as a symbol of the diaspora… »

« Jerusalem was something of a backwater, a regression to a conservative culture that they were trying to move away from… »

And later:

The early Israeli state was hesitant to focus too much on Jerusalem, given pressure from the United Nations and from the European powers, according to Issam Nassar, a historian at Illinois State University.

Having accepted the idea of international control of Jerusalem, the early Israeli leadership sought alternatives for a capital, perhaps Herzliya or somewhere in the south. They also realized that not having control of Jerusalem’s holy sites might have some advantages, according to Dr. Ramon.

These quotes and paraphrases, however, are completely belied by the direct statements of Israel’s early leaders. Although they accepted the temporary exclusion of Jerusalem as part of the partition proposal, they did so very reluctantly, with the hope and belief that the status of the city would change in the intended referendum following the planned 10-year-period of internationalization. Below are excerpts from their statements, ignored by the article, which eloquently articulate Jerusalem’s place in pre- and early-state Zionist thinking:

Chaim Weizmann (Statement to Jerusalem’s Advisory Council, December 1, 1948):

Jerusalem holds a unique place in the heart of every Jew. Jerusalem is to us the quintessence of the Palestine idea. Its restoration symbolizes the redemption of Israel. Rome was to the Italians the emblem of their military conquests and political organization. Athens embodies for the Greeks the noblest their genius had wrought in art and thought. To us, Jerusalem has both a spiritual and a temporal significance. It is the City of God, the seat of our ancient sanctuary. But it is also the capital of David and Solomon, the City of the Great King, the metropolis of our ancient commonwealth.

To the followers of the two other great monotheistic religions, Jerusalem is a site of sacred associations and holy memories. To us it is that and more than that. It is the centre of our ancient national glory. It was our lodestar in all our wanderings. It embodies all that is noblest in our hopes for the future. Jerusalem is the eternal mother of the Jewish people, precious and beloved even its desolation. When David made Jerusalem the capital of Judea, on that day there began the Jewish Commonwealth. When Titus destroyed it on the 9th of Av, on that day, there ended the Jewish Commonwealth. But even though our Commonwealth was destroyed, we never gave up Jerusalem….

…An almost unbroken chain of Jewish settlement connects the Jerusalem of our day with the Holy City of antiquity. To countless generations of Jews in every land of their dispersion the ascent to Jerusalem was the highest that life could offer. In every generation, new groups of Jews from one part or another of our far-flung Diaspora came to settle here. For over a hundred years, we have formed the majority of its population. And now that, by the will of God, a Jewish Commonwealth has been re-established, is it to be conceived that Jerusalem – Jerusalem of all places – should be out of it?

David Ben Gurion (Statement to Knesset, December 5, 1949):

…Jewish Jerusalem is an organic and inseparable part of the state of Israel, as it is an inseparable part of the history and religion of Israel and of the soul of our people. Jerusalem is the very heart of the State of Israel. We feel pride in that Jerusalem is sanctified – also in the eyes of adherents of other faiths, and we freely and willingly are ready to make all the necessary arrangements to enable the adherents of the other faiths to enjoy their religious needs in Jerusalem. Moreover, we will give to the United Nations all our assistance to assure this. But we cannot conceive that the United Nations will try to tear Jerusalem form Israel or to impair the sovereignty of Israel in its eternal capital.

David Ben Gurion (Statement to Knesset, December 13, 1949):

From the establishment of the Provisional Government we made the peace, the security and the economic consolidation of Jerusalem our principal care. In the stress of war, when Jerusalem was under siege, we were compelled to establish the seat of Government in Ha’Kirya at Tel Aviv. But for the State of Israel there has always been and always will be one capital only – Jerusalem the Eternal. Thus it was 3,000 years ago – and thus it will be, we believe, until the end of time.

The article further deceives by suggesting that Jewish attachment to the city is an invention of recent decades, following Israel’s victory in the Six-Day-War. The article deceptively talks of a « new emphasis on Jerusalem as integral to Israel’s identity. »

This is obviously false. The newspaper’s current journalists authors and editors would be well-served by acquainting themselves with the history they purport to write about, perhaps even by reading archived editions of their own newspaper. Nearly seventy years ago, the New York Times, reporting on the expulsion of Jews from eastern Jerusalem, wrote:

Because it was important to religious Jews and also to many non-religious Zionists that Jews should live in the « City of David » at the spiritual center of Zion beside the Wailing [Western] Wall, which they consider to be part of the western wall of King Solomon’s Temple, the army of Israel was willing to pay a high price to defend this quarter. (May 30, 1948)

But apparently, the current crop of journalists at the New York Times prefer to rely on Rashid Khalidi, a Palestinian-American propagandist  and PLO associate under Yasir Arafat  who is quoted in support of their false assertion:

« [After 1967] Jerusalem became the center of a cult-like devotion that had not really existed previously, » said Rashid Khalidi, a professor of modern Arab studies at Columbia University. « This has now been fetishized to an extraordinary degree as hard-line religious nationalism has come to predominate in Israeli politics, with the Western Wall as its focus. »

« Cult-like? » « Fetishized? » « Not existed previously? » Not only is this quote outrageously dishonest, it diminishes and deprecates the reverence for Judaism’s holiest sites. It is hard to imagine the Times relying on similar slurs about Muslim devotion to Mecca, Medina or even the Al Aqsa Mosque.

But double standards and dishonesty apparently rule the day, even in a news article purporting to provide historical background of current events. It is all part of the revisionist history offered by the increasingly agenda-driven New York Times
Voir également:

Jerusalem Denial Complex

If nothing else, Donald Trump’s decision on Wednesday to recognize Jerusalem as Israel’s capital shows how disenthralled his administration is with traditional pieties about the Middle East. It’s about time.
One piety is that “Mideast peace” is all but synonymous with Arab-Israeli peace. Seven years of upheaval, repression, terrorism, refugee crises and mass murder in Libya, Egypt, Yemen, Iraq and Syria have put paid to that notion.
Another piety is that only an Israeli-Palestinian peace deal could reconcile the wider Arab world to the Jewish state. Yet relations between Jerusalem and Riyadh, Cairo, Abu Dhabi and Manama are flourishing as never before, even as the prospect of a Palestinian state is as remote as ever.
A third is that intensive mediation by the United States is essential to progress on the ground. Yet recent American involvement — whether at the Camp David summit in 2000 or John Kerry’s efforts in 2013 — has had mostly the opposite effect: diplomatic failure, followed by war.
Which brings us to Jerusalem, and the piety that pretending it isn’t what it is can be a formula for anything except continued self-delusion.
What Jerusalem is is the capital of Israel, both as the ancestral Jewish homeland and the modern nation-state. When Richard Nixon became the first American president to visit the country in 1974, he attended his state dinner in Jerusalem. It’s where President Anwar Sadat of Egypt spoke when he decided to make peace in 1977. It’s what Congress decided as a matter of law in 1995. When Barack Obama paid his own presidential visit to Israel in 2013, he too spent most of his time in Jerusalem.
So why maintain the fiction that Jerusalem isn’t the capital?
The original argument, from 1947, was that Jerusalem ought to be under international jurisdiction, in recognition of its religious importance. But Jews were not allowed to visit the Western Wall during the 19 years when East Jerusalem was under Jordanian occupation. Yasir Arafat denied that Solomon’s Temple was even in Jerusalem, reflecting an increasingly common Palestinian denial of history.
Would Jews be allowed to visit Jewish sites, and would those sites be respected, if the city were redivided? Doubtful, considering Palestinian attacks on such sites, which is one of the reasons why it shouldn’t be.
The next argument is that any effort by Washington to recognize Jerusalem as Israel’s capital would set the proverbial Arab street on fire and perhaps lead to another intifada.
But this misapprehends the nature of the street, which has typically been a propaganda tool of Arab leaders to channel domestic discontent and manipulate foreign opinion. And it also misrepresents the nature of the last intifada, which was a meticulously preplanned event waiting for a convenient pretext (Ariel Sharon’s September 2000 walk on the Temple Mount) to look like a spontaneous one.
Finally there’s the view that recognition is like giving your college freshman a graduation gift: a premature reward for an Israeli government that hasn’t yet done what’s needed to make a Palestinian state possible.
But this also gets a few things wrong. It will have no effect on whether or how a Palestinian state comes into being, whatever the current histrionics in Ramallah. And it’s not much of a bargaining chip, since most Israelis couldn’t care less where the embassy is ultimately located.
Then again, recognition does several genuinely useful things.
It belatedly aligns American words with deeds. It aligns word as well as deed with reality. And it aligns the United States with the country toward which we are constantly professing friendship even as we have spent seven decades stinting it of the most basic form of recognition.
Recognition also tells the Palestinians that they can no longer hold other parties hostage to their demands. East Jerusalem could have been the capital of a sovereign Palestinian state 17 years ago, if Arafat had simply accepted the terms at Camp David. He didn’t because he thought he could dictate terms to stronger powers. Nations pay a price for the foolhardiness of their leaders, as the Kurds recently found out.
Peace and a Palestinian state will come when Palestinians aspire to create a Middle Eastern Costa Rica — pacifist, progressive, neighborly and democratic — rather than another Yemen: by turns autocratic, anarchic, fanatical and tragic.
For the international community, that means helping Palestinians take steps to dismantle their current klepto-theocracy, rather than fueling a culture of perpetual grievance against Israel. Mahmoud Abbas is now approaching the 13th anniversary of his elected four-year term. Someone should point this out.
Hamas has run Gaza for a decade, during which it has spent more time building rockets and terror tunnels than hotels or hospitals. Someone should point this out, too. It is indicative of the disastrous political choices that help explain 70 years of Palestinian failure.
Meantime, Jerusalem is the capital of Israel. For those who have lived in denial, it must be some sort of shock.
Voir par ailleurs:
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An aerial view of Jerusalem’s Old City. Credit Ariel Schalit/Associated Press

In December 1917 — 100 years ago this month — the British general Edmund Allenby seized control of Jerusalem from its Ottoman Turkish defenders. Dismounting his horse, he entered the Old City on foot, through Jaffa Gate, out of respect for its holy status.

In the century since, Jerusalem has been fought over in varying ways, not only by Jews, Christians and Muslims but also by external powers and, of course, modern-day Israelis and Palestinians.

It is perhaps fitting that President Trump appears to have chosen this week to announce that the United States will recognize Jerusalem as Israel’s capital, despite concerns from leaders of Arab countries, Turkey and even close allies like France.

Conflicts over Jerusalem go back thousands of years — including biblical times, the Roman Empire and the Crusades — but the current one is a distinctly 20th-century story, with roots in colonialism, nationalism and anti-Semitism. The New York Times asked several experts to walk readers through pivotal moments of the past century.

1917-48: British Mandate

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British soldiers awaiting the arrival of Gen. Edmund Allenby at
Jaffa Gate in 1917. Credit Culture Club/Getty Images
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Palestinian prisoners in the Old City of Jerusalem during the British Mandate.
Credit Fox Photos, via Getty Images
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The British authorities deported Jewish immigrants from Haifa
in 1947. Credit Pinn Hans/Agence France-Press – Getty Images
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Haganah fighters in Jerusalem in April 1948.
Credit Israeli Government Press Office, via Getty Images

“It was for the British that Jerusalem was so important — they are the ones who established Jerusalem as a capital,” said Prof. Yehoshua Ben-Arieh, a historical geographer at Hebrew University. “Before, it was not anyone’s capital since the times of the First and Second Temples.”

The three decades of British rule that followed Allenby’s march on Jerusalem saw an influx of Jewish settlers drawn by the Zionist vision of a Jewish homeland, while the local Arab population adjusted to the reality of the collapse of the Ottoman Empire, which had ruled the city since 1517.

“Paradoxically, Zionism recoiled from Jerusalem, particularly the Old City,” said Amnon Ramon, senior researcher at the Jerusalem Institute for Policy Research. “First because Jerusalem was regarded as a symbol of the diaspora, and second because the holy sites to Christianity and Islam were seen as complications that would not enable the creation of a Jewish state with Jerusalem as its capital.”

Many early Zionists were secular European socialists, motivated more by concerns about nationalism, self-determination and escape from persecution than by religious visions.

“Jerusalem was something of a backwater, a regression to a conservative culture that they were trying to move away from,” according to Michael Dumper, professor in Middle East politics at the University of Exeter in England. “Tel Aviv was the bright new city on a hill, the encapsulation of modernity.”

For Arabs, he said: “There was still something of the shock at not being in the Ottoman Empire. There was a reordering of their society. The local Palestinian aristocracy, the big families of Jerusalem, emerged as leaders of the Palestinian national movement, which was suddenly being confronted by Jewish migration.”

Opposition to that migration fueled several deadly riots by Palestinians, while Jews chafed at British rule and at immigration restrictions imposed in 1939 — restrictions that blocked many Jews fleeing the Holocaust from entering. After the war, in 1947, the United Nations approved a partition plan that provided for two states — one Jewish, one Arab — with Jerusalem governed by a “special international regime” owing to its unique status.

1948-67: A Divided City

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David Ben-Gurion reading Israel’s Declaration of Independence
on May 14, 1948, in Tel Aviv.
Credit Zoltan Kluger/Israeli Government Press Office, via Getty Images
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Damaged buildings in Ben Yehuda Street in central Jerusalem
after car bombs in February 1948.
Credit Hugo H. Mendelsohn/Agence France-Presse — Getty Images
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Palestinians in Jerusalem leaving the Jewish sector to go to Arab
territory around 1948. Credit Three Lions/Getty Images
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Jews leaving a section of Jerusalem’s Old City in 1948. Credit John Phillips/The LIFE Picture Collection, via Getty Images

The Arabs rejected the partition plan, and a day after Israel proclaimed its independence in 1948, the Arab countries attacked the new state. They were defeated. Amid violence by militias and mobs on both sides, huge numbers of Jews and Arabs were displaced.

Jerusalem was divided: The western half became part of the new state of Israel (and its capital, under an Israeli law passed in 1950), while the eastern half, including the Old City, was occupied by Jordan. “For the Palestinians, it was seen as a rallying point,” Professor Dumper said.

Israel and Jordan, he said, were largely focused elsewhere. Israel built up its prosperous coastal areas — including Haifa, Tel Aviv and Ashkelon — into a thriving commercial zone, while the Jordanian king, Abdullah I, focused on the development of Amman, Jordan’s capital.

The early Israeli state was hesitant to focus too much on Jerusalem, given pressure from the United Nations and from the European powers, according to Issam Nassar, a historian at Illinois State University.

Having accepted the idea of international control of Jerusalem, the early Israeli leadership sought alternatives for a capital, perhaps Herzliya or somewhere in the south. They also realized that not having control of Jerusalem’s holy sites might have some advantages, according to Dr. Ramon.

While Israel moved many government functions to Jerusalem during the country’s first two decades, foreign governments largely avoided Jerusalem and opened embassies in Tel Aviv, in recognition of the United Nations resolution.

1967-93: Two Wars and an Intifada

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Israeli soldiers at the Aqsa Mosque during the Arab-Israeli War of 1967.
Credit Gilles Caron/Gamma-Rapho, via Getty Images
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After Israel seized East Jerusalem in 1967, its soldiers carried a
confiscated portrait of King Hussein of Jordan.
Credit Leonard Freed/Magnum Photos
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A wall dividing East and West Jerusalem, near the Damascus Gate,
in 1967. Credit Micha Bar-Am/Magnum Photos
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Palestinians and Israelis clashing in Jerusalem in 1993.
Credit Menahem Kahana/Agence France-Presse — Getty Images

No event has shaped the modern contest over Jerusalem as much as the Arab-Israeli War of 1967, in which Israel not only defeated invading Arab armies but also seized control of the Gaza Strip and the Sinai Peninsula from Egypt; the West Bank and East Jerusalem from Jordan; and the Golan Heights from Syria.

“The turning points in 1967 were two: the great victory, including the fast shift from fears of defeat before the war to euphoria and the feeling that everything was possible, and the emotional impact of occupying the Old City,” said Menachem Klein, a political scientist at Bar-Ilan University in Israel.

Images of Israeli soldiers praying at the Western Wall, to which they had been denied access during Jordanian rule, became seared into Israel’s national consciousness.

“Jerusalem became the center of a cultlike devotion that had not really existed previously,” said Rashid Khalidi, a professor of modern Arab studies at Columbia University. “This has now been fetishized to an extraordinary degree as hard-line religious nationalism has come to predominate in Israeli politics, with the Western Wall as its focus.”

The victory of the right-leaning party Likud in 1977, under the leadership of Menachem Begin, helped solidify this new emphasis on Jerusalem as integral to Israel’s identity. Religious settlers became more prominent in political life in Israel, beginning a long ascendance that has never really halted. Old-line socialists with roots in Russia and Eastern Europe gave way to a more diverse — and also more religious — population of Israelis with origins in the Middle East, North Africa and other regions.

As part of this shift, Jerusalem’s symbolic importance intensified. Its role in Jewish history was emphasized in military parades and curriculums, and students from across Israel were taken there on school visits. This process culminated in 1980, when lawmakers passed a bill declaring that “Jerusalem, complete and united, is the capital of Israel” — although Israel stopped short of annexing East Jerusalem, a move that would most likely have drawn international outrage.

1993-present: Oslo and Beyond

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Israeli soldiers refusing Palestinians entry into Jerusalem from
the West Bank in 2016. Credit Daniel Berehulak for The New York Times
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Palestinians hurling shoes at the Israeli police at the Aqsa Mosque
in 2001, during the second intifada. Credit Getty Images
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The scene after a Palestinian suicide bomber blew himself up in
West Jerusalem in 2001. Credit Getty Images
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Construction work in a Jewish settlement in the mainly Palestinian
eastern sector of Jerusalem in November.
Credit Ahmad Gharabli/Agence France-Presse — Getty Images

The 1993 Oslo accords provided for the creation of a Palestinian Authority to govern the West Bank and the Gaza Strip, while deferring a resolution on core issues: borders, refugees and Jerusalem’s status. In the nearly quarter-century since, the prospects for a lasting peace deal have seemed ever more elusive.

A visit by the right-wing politician Ariel Sharon in 2000 to the sacred complex known to Jews as the Temple Mount and to Muslims as the Noble Sanctuary — which contains Al Aqsa Mosque and the Dome of the Rock — set off violent clashes and led to a second Palestinian uprising that claimed the lives of about 3,000 Palestinians and 1,000 Israelis over five years.

Palestinians say that Jewish settlers have encroached on East Jerusalem, and that Israel has compounded the problem by revoking residency permits. Even so, the ethnic composition of Jerusalem’s population has remained about 30 percent to 40 percent Arab.

“The entire international community has been in accord that Israeli annexation and settlement of East Jerusalem since 1967 is illegal, and refuses to recognize Jerusalem as Israel’s capital,” Professor Khalidi said. “If Trump changes this position, given the importance of Jerusalem to Arabs and Muslims, it is hard to see how a sustainable Palestinian-Israeli agreement or lasting Arab-Israeli normalization is possible.”

Professor Ben-Arieh says the conflict over the city is likely to endure. “The Arab-Jewish conflict escalated into a nationalistic conflict, with Jerusalem at its center,” he said. “Jerusalem was a city holy to three religions, but the moment that, in the land of Israel, two nations grew — the Jewish people and the local Arab people — both embraced Jerusalem. More than Jerusalem needed them, they needed Jerusalem. »

 Voir enfin:

Donald Trump, seul contre tous

Editorial. En décidant de reconnaître officiellement Jérusalem comme capitale d’Israël, le président américain transgresse les règles de la diplomatie, piétine les accords passés et s’isole un peu plus.

Le Monde

Editorial du « Monde ». Seul contre tous. Donald Trump a ignoré tous les avertissements, polis ou pressants selon les dirigeants, toutes les suppliques, jusqu’à celle du pape François, avant d’annoncer, mercredi 6 décembre, sa décision de reconnaître officiellement Jérusalem comme capitale d’Israël. Les réactions d’alarme et d’indignation qui ont accueilli cette décision au sein de la communauté internationale – à l’exception du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui a applaudi des deux mains – confirment, pour ceux qui en doutaient encore, que le président américain n’hésite à transgresser aucun tabou.

Il est clair à présent que les Etats-Unis de Donald Trump ne se contentent pas de décider de façon unilatérale, en faisant fi de l’avis de leurs partenaires les plus proches. Ils ont entrepris le démantèlement d’un système de relations internationales qu’ils ont eux-mêmes édifié après la deuxième guerre mondiale. L’annonce de M. Trump sur Jérusalem est, tout simplement, un viol de la diplomatie comme mode de règlement des conflits.

En vertu des accords d’Oslo, signés sous les auspices des Etats-Unis en 1993, Israël s’était engagé à négocier le statut futur de Jérusalem dans le cadre d’accords de paix. Le roi de Jordanie, l’un des dirigeants les plus modérés du Moyen-Orient, a souligné que la question de Jérusalem « est cruciale pour parvenir à la paix et la stabilité dans la région et dans le monde ». Le processus de paix lancé à Oslo est malheureusement aujourd’hui au point mort : il n’y a pas, à l’heure actuelle, de négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens.

Mépris du droit international

Mais en rallumant l’étincelle de Jérusalem, le président américain prend ouvertement le risque d’accroître les tensions et de provoquer de nouvelles violences dans une région toujours au bord de l’explosion, sans pour autant préciser ses projets sur une relance d’un processus de paix. L’envoi du vice-président Michael Pence au Proche-Orient ne fait guère illusion à cet égard.

Pis, par sa décision, M. Trump consacre la politique du fait accompli de M. Nétanyahou. Si le gouvernement israélien a été installé à Jérusalem dès 1948, Jérusalem-Est était entièrement arabe jusqu’à 1967. Depuis, à la faveur de colonies de peuplement construites par Israël, quelque 200 000 Israéliens se sont installés parmi les Palestiniens, rendant la question du statut de la ville encore plus complexe. Jérusalem capitale de l’Etat d’Israël est « une réalité », clame Donald Trump, évitant soigneusement de mentionner Jérusalem-Est comme possible capitale d’un Etat palestinien. Logiquement, ce raisonnement entérine aussi les colonies de peuplement dans les territoires occupés comme « une réalité », au mépris du droit international.

Mais, pas plus que l’art de la diplomatie, le droit international n’entre visiblement pas dans les paramètres de la politique étrangère trumpienne, tout entière guidée par son obsession de rompre avec ses prédécesseurs et ses impératifs de politique intérieure – en l’occurrence le souci de satisfaire les chrétiens évangéliques et les lobbys pro-israéliens.

Contourner les Etats-Unis

La liste des engagements internationaux auxquels M. Trump a tourné le dos depuis son entrée en fonctions, en janvier, s’allonge : l’accord de libre-échange transpacifique ; l’accord de Paris sur le climat ; l’accord sur le nucléaire iranien ; l’Unesco, dont Washington et Israël ont annoncé leur retrait ; l’Organisation mondiale du commerce (OMC), où les délégués américains sont de plus en plus réfractaires, et, tout récemment, le pacte mondial sur la gestion des migrants et des réfugiés adopté à l’ONU. Sans parler du discours très offensif à l’égard du système multilatéral prononcé par M. Trump en septembre devant l’Assemblée générale des Nations unies et de la destruction de l’appareil diplomatique américain. Cette liste est suffisamment longue pour faire prendre conscience aux alliés des Etats-Unis que le monde est entré dans une nouvelle ère.

Le moment est venu de prendre acte de cette réalité. Comme cela se fait déjà pour l’accord sur le climat, il faut apprendre à contourner une administration fédérale américaine engagée dans une dangereuse déstabilisation de la communauté internationale.

Voir par ailleurs:

VIDÉO – Jérusalem, capitale d’Israël ? Pour Alain Finkielkraut, « la décision de Trump risque d’embraser la région »

PARTI PRIS – Invité de « L’Entretien d’Audrey » sur LCI ce dimanche, le philosophe Alain Finkielkraut a dénoncé la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël. Il a aussi jugé que le Crif avait outrepassé ses prérogatives en demandant à Emmanuel Macron de suivre la voie de son homologue américain.

« Catastrophique ». C’est l’adjectif employé par Alain Finkielkraut pour dénoncer la décision historique de Donald Trump de reconnaîre Jérusalem comme la capitale d’Israël. Invité ce dimanche de « L’Entretien d’Audrey » sur LCI, le philosophe et écrivain s’est prononcé contre le choix du président des États-Unis, qui a d’ailleurs ravivé les tensions autour de la bande de Gaza.

« Je partage l’attachement à Israël, de tous les juifs, mais d’un autre côté, la décision de Trump me paraît catastrophique parce qu’elle risque d’embraser la région, parce qu’elle risque d’empêcher la reprise des négociations entre les Palestiens et les Israéliens. Les Américains auraient dû procéder tout autrement », a-t-il regretté, fustigeant également la position du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu : « Il ne propose rien aux Palestiniens. Il les pousse au désespoir et à l’extrémisme. »

Dans la foulée de cette prise de position par Trump, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) et le Consistoire ont appelé dès jeudi le président français Emmanuel Macron à faire de même. Une déclaration qui ne fait pas l’unanimité au sein de la communauté juive, allant même jusqu’à la crisper, a estimé Finkielkraut. « Le Crif me semble sortir de ses prérogatives et je ne suis pas sûr qu’il soit répresentatif dans le monde juif. La plupart des juifs, pas tous, sont attachés à Israël, soucieux d’Israël et sont conscients de la vulnérabilité d’Israël (…). Il n’en reste pas moins que tous les juifs ne sont pas d’accord avec la politique de Netanyahu. Le Crif, au lieu de demander à Macron de s’aligner sur Trump, devrait lui ne pas s’aligner sur Netanyahu et le gouvernement d’Israël parce que ces décisions peuvent être et doivent être discutées.

Interrogé sur une (possible) montée de l’antisémitisme en France suite à ces deux décisions communes qu’il « dénonce », Alain Finkielkraut a estimé qu’il « était possible qu’elles alimentent cette haine ». « Aujourd’hui, il y a en effet un nouveau antisémiste qui prend prétexte de la situation faite aux Palestiniens pour attaquer, voire molester, des juifs comme on l’a vu tout récemment à Livry-Gargan (en Seine-Saint-Denis, ndlr). Ce prétexte palestinien ne doit pas être accepté. »


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