Crash de l’A320: Attention, un pilote amok peut en cacher un autre (Warning: an amok runner can hide another)

Amok headhunter

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Speak softly
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Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Jésus (Matthieu 10 : 34-36)
Lorsque l’esprit impur est sorti d’un homme, il va par des lieux arides, cherchant du repos, et il n’en trouve point. Alors il dit: Je retournerai dans ma maison d’où je suis sorti; et, quand il arrive, il la trouve vide, balayée et ornée. Il s’en va, et il prend avec lui sept autres esprits plus méchants que lui; ils entrent dans la maison, s’y établissent, et la dernière condition de cet homme est pire que la première. Il en sera de même pour cette génération méchante. Matthieu 12 : 43-45
Laissez croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson. Jésus (Matthieu 13: 30)
Hegel fait quelque part cette remarque que tous les grands événements et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d’ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce. Karl Marx
L’acte surréaliste le plus simple consiste, revolvers au poing, à descendre dans la rue et à tirer, au hasard, tant qu’on peut dans la foule. André Breton
Il faut avoir le courage de vouloir le mal et pour cela il faut commencer par rompre avec le comportement grossièrement humanitaire qui fait partie de l’héritage chrétien. (..) Nous sommes avec ceux qui tuent. Breton
Le monde moderne n’est pas mauvais : à certains égards, il est bien trop bon. Il est rempli de vertus féroces et gâchées. Lorsqu’un dispositif religieux est brisé (comme le fut le christianisme pendant la Réforme), ce ne sont pas seulement les vices qui sont libérés. Les vices sont en effet libérés, et ils errent de par le monde en faisant des ravages ; mais les vertus le sont aussi, et elles errent plus férocement encore en faisant des ravages plus terribles. Le monde moderne est saturé des vieilles vertus chrétiennes virant à la folie.  G.K. Chesterton
L’erreur est toujours de raisonner dans les catégories de la « différence », alors que la racine de tous les conflits, c’est plutôt la « concurrence », la rivalité mimétique entre des êtres, des pays, des cultures. La concurrence, c’est-à-dire le désir d’imiter l’autre pour obtenir la même chose que lui, au besoin par la violence. Sans doute le terrorisme est-il lié à un monde « différent » du nôtre, mais ce qui suscite le terrorisme n’est pas dans cette « différence » qui l’éloigne le plus de nous et nous le rend inconcevable. Il est au contraire dans un désir exacerbé de convergence et de ressemblance. (…) Ce qui se vit aujourd’hui est une forme de rivalité mimétique à l’échelle planétaire. (…) Ce sentiment n’est pas vrai des masses, mais des dirigeants. Sur le plan de la fortune personnelle, on sait qu’un homme comme Ben Laden n’a rien à envier à personne. Et combien de chefs de parti ou de faction sont dans cette situation intermédiaire, identique à la sienne. Regardez un Mirabeau au début de la Révolution française : il a un pied dans un camp et un pied dans l’autre, et il n’en vit que de manière plus aiguë son ressentiment. Aux Etats-Unis, des immigrés s’intègrent avec facilité, alors que d’autres, même si leur réussite est éclatante, vivent aussi dans un déchirement et un ressentiment permanents. Parce qu’ils sont ramenés à leur enfance, à des frustrations et des humiliations héritées du passé. Cette dimension est essentielle, en particulier chez des musulmans qui ont des traditions de fierté et un style de rapports individuels encore proche de la féodalité. (…) Cette concurrence mimétique, quand elle est malheureuse, ressort toujours, à un moment donné, sous une forme violente. A cet égard, c’est l’islam qui fournit aujourd’hui le ciment qu’on trouvait autrefois dans le marxisme. René Girard
L’inauguration majestueuse de l’ère « post-chrétienne » est une plaisanterie. Nous sommes dans un ultra-christianisme caricatural qui essaie d’échapper à l’orbite judéo-chrétienne en « radicalisant » le souci des victimes dans un sens antichrétien. (…) Jusqu’au nazisme, le judaïsme était la victime préférentielle de ce système de bouc émissaire. Le christianisme ne venait qu’en second lieu. Depuis l’Holocauste , en revanche, on n’ose plus s’en prendre au judaïsme, et le christianisme est promu au rang de bouc émissaire numéro un. (…) Le mouvement antichrétien le plus puissant est celui qui réassume et « radicalise » le souci des victimes pour le paganiser. (…) Comme les Eglises chrétiennes ont pris conscience tardivement de leurs manquements à la charité, de leur connivence avec l’ordre établi, dans le monde d’hier et d’aujourd’hui, elles sont particulièrement vulnérables au chantage permanent auquel le néopaganisme contemporain les soumet. René Girard
Des millions de Faisal Shahzad sont déstabilisés par un monde moderne qu’ils ne peuvent ni maîtriser ni rejeter. (…) Le jeune homme qui avait fait tous ses efforts pour acquérir la meilleure éducation que pouvait lui offrir l’Amérique avant de succomber à l’appel du jihad a fait place au plus atteint des schizophrènes. Les villes surpeuplées de l’Islam – de Karachi et Casablanca au Caire – et ces villes d’Europe et d’Amérique du Nord où la diaspora islamique est maintenant présente en force ont des multitudes incalculables d’hommes comme Faisal Shahzad. C’est une longue guerre crépusculaire, la lutte contre l’Islamisme radical. Nul vœu pieu, nulle stratégie de « gain des coeurs et des esprits », nulle grande campagne d’information n’en viendront facilement à bout. L’Amérique ne peut apaiser cette fureur accumulée. Ces hommes de nulle part – Shahzad Faisal, Malik Nidal Hasan, l’émir renégat né en Amérique Anwar Awlaki qui se terre actuellement au Yémen et ceux qui leur ressemblent – sont une race de combattants particulièrement dangereux dans ce nouveau genre de guerre. La modernité les attire et les ébranle à la fois. L’Amérique est tout en même temps l’objet de leurs rêves et le bouc émissaire sur lequel ils projettent leurs malignités les plus profondes. Fouad Ajami
La même force culturelle et spirituelle qui a joué un rôle si décisif dans la disparition du sacrifice humain est aujourd’hui en train de provoquer la disparition des rituels de sacrifice humain qui l’ont jadis remplacé. Tout cela semble être une bonne nouvelle, mais à condition que ceux qui comptaient sur ces ressources rituelles soient en mesure de les remplacer par des ressources religieuses durables d’un autre genre. Priver une société des ressources sacrificielles rudimentaires dont elle dépend sans lui proposer d’alternatives, c’est la plonger dans une crise qui la conduira presque certainement à la violence. Gil Bailie
Nous avons offert des sacrifices humains à vos dieux du sport et de la télévision et ils ont répondu à nos prières. Terroriste palestinien (Jeux olympiques de Munich, 1972)
Kidnapper des personnages célèbres pour leurs activités artistiques, sportives ou autres et qui n’ont pas exprimé d’opinions politiques peut vraisemblablement constituer une forme de propagande favorable aux révolutionnaires. ( …) Les médias modernes, par le simple fait qu’ils publient ce que font les révolutionnaires, sont d’importants instruments de propagande. La guerre des nerfs, ou guerre psychologique, est une technique de combat reposant sur l’emploi direct ou indirect des médias de masse.( …) Les attaques de banques, les embuscades, les désertions et les détournements d’armes, l’aide à l’évasion de prisonniers, les exécutions, les enlèvements, les sabotages, les actes terroristes et la guerre des nerfs sont des exemples. Les détournements d’avions en vol, les attaques et les prises de navires et de trains par les guérilleros peuvent également ne viser qu’à des effets de propagande. Carlos Marighela (« Minimanuel de guerilla urbaine », 1969)
More ink equals more blood,  newspaper coverage of terrorist incidents leads directly to more attacks. It’s a macabre example of win-win in what economists call a « common-interest game. Both the media and terrorists benefit from terrorist incidents, » their study contends. Terrorists get free publicity for themselves and their cause. The media, meanwhile, make money « as reports of terror attacks increase newspaper sales and the number of television viewers ». Bruno S. Frey (University of Zurich) et Dominic Rohner (Cambridge)
Un des jeunes tueurs de Littleton, Eric Harris, avait passé une centaine d’heures à reprogrammer le jeu vidéo Doom pour que tout corresponde plus ou moins à son école (…) [jusqu’à] « incorporer le plan du rez-de-chaussée du lycée Columbine dans son jeu. En outre, il l’avait reprogrammé pour fonctionner « en mode Dieu », où le joueur est invincible. (…) Le 1er décembre 1997, à Paducah (Kentucky), Michael Carneal, alors âgé de 14 ans et armé de six pistolets, avait attendu la fin de la session quotidienne de prière à l’école pour tuer trois fillettes (…) et d’en blesser cinq autres. Lorsque la police a saisi son ordinateur, on a découvert qu’il en était un usager assidu, recherchant souvent sur Internet les films obscènes et violents. Parmi ses favoris, Basketball Diaries et Tueurs nés, film qui a influencé aussi les tueurs de Littleton. (…) En examinant l’ordinateur de Michael Carneal, la police a également découvert qu’il était un passionné de Doom, le fameux jeu qui consiste pour l’essentiel à passer rapidement d’une cible à l’autre et à tirer sur ses « ennemis » en visant surtout la tête. Le jeune Carneal, qui n’avait jamais utilisé d’arme auparavant, a réussi à toucher huit personnes, cinq à la tête, trois à la poitrine, avec seulement huit balles – un exploit considérable même pour un tireur bien entraîné. (…) Le colonel David Grossman, psychologue militaire, qui donne des cours sur la psychologie du meurtre à des Bérets verts et des agents fédéraux, est un témoin-expert dans ce procès. Il fait remarquer que les jeux vidéos consistant à viser et à tirer ont le même effet que les techniques d’entraînement militaire utilisées pour amener le soldat à surmonter son aversion à tuer. Selon lui, ces jeux sont encore plus efficaces que les exercices d’entraînement militaire, si bien que les Marines se sont procurés une version de « Doom » pour entraîner leurs soldats.  Helga Zepp-LaRouche
La tuerie de la Columbine High School a mis en lumière une double forme de criminalité qui ne retient pas habituellement l’attention du public. Il s’agit pourtant d’un acte sur lequel la police intervient à intervalles réguliers.  Le Violence Policy Center estime que près de 1 500 « meurtres-suicides » (murder suicides) ont lieu chaque année. L’acte en question consiste à tuer un parent, un proche ou un étranger avant de se faire justice. Dans les vingt dernières années, quelques cas ont frappé par leur aspect aussi horrible que gratuit. Ils ont tous été ponctués par le suicide du meurtrier. En 1986, le postier Patrick Sherrill qui est menacé de licenciement abat dans l’Oklahoma 14 collègues et en blesse six autres.  En 1991, George Hennard, un routier texan, lance son camion dans un restaurant. 23 clients sont tués et 20 autres blessés. En 1999, à Atlanta, Géorgie, Mark Barton tue sa femme et ses enfants avec un marteau et se rend ensuite chez un courtier où il abat neuf personnes et en blesse 13 autres. Au Texas en 1999, Larry Ashbrook pénètre dans une église baptiste avant un concert, tue sept spectateurs et lance des explosifs sans faire de victimes. En 2001, un employé de la firme Navistar en Illinois est armé jusqu’aux dents quand il tue quatre collègues et en blesse quatre autres. (…) La majorité des meurtres-suicides révèle que l’acte prétendument vengeur précède immédiatement l’autodestruction. Daniel Royot
Les images violentes accroissent (…) la vulnérabilité des enfants à la violence des groupes (…) rendent la violence ‘ordinaire’ en désensibilisant les spectateurs à ses effets, et elles augmentent la peur d’être soi-même victime de violences, même s’il n’y a pas de risque objectif à cela. Serge Tisseron
L’effet cliquet, ou effet de cliquet, est un phénomène ou procédé énoncé par Thomas M. Brown, qui empêche le retour en arrière d’un processus une fois un certain stade dépassé.Il est parfois lié à un « effet mémoire » : « une consommation atteinte est difficilement réduite du fait des habitudes et des engagements qui ont été pris ». L’« effet cliquet » fait analogiquement et métaphoriquement référence au cliquet d’horlogerie (mécanisme d’échappement à ancre interdisant tout retour en arrière d’une roue dentée). Cette métaphore est utilisée dans de nombreux domaines, de la politique au management et à la théorie de l’évolution. (…) Il est parfois lié à la théorie de l’effet de démonstration ou d’imitation développée par James Stemble Duesenberry en 1949. La consommation peut dépendre de la consommation de la classe sociale ou du groupe social de référence. Selon lui, c’est un effet de « démonstration » : il y a une démonstration des classes aisées sur les classes inférieures qui les imitent. De par ce fait, la classe immédiatement inférieure consomme alors de la même manière. Pour Duesenberry, la consommation, à une période donnée dépend non seulement du revenu de cette période, mais aussi des habitudes de consommation acquises antérieurement. Si la consommation dépend du revenu courant mais aussi de la consommation passée (…) Duesenberry évoque également l’effet d’imitation — « tout citoyen d’une classe sociale donnée tend à acquérir le comportement de la classe immédiatement au-dessus. ». De ce point de vue, le club des « privilégiés » servirait de modèle de référence aux autres catégories sociales qui tentent de suivre ses dépenses lorsque leurs revenus augmentent ou lorsque la production de masse banalise les objets. Pour Duesenberry, il s’agit donc d’une course poursuite au modèle supérieur. (…) L’hypothèse faite par Duesenberry est que la consommation dépend du plus haut niveau de consommation durant la période précédente. (…) Dans ce domaine, ce terme permet de décrire l’incapacité d’un gouvernement à réduire les énormes bureaucraties, une fois que celles-ci ont été mises en place, comme par exemple en temps de guerre pour couvrir l’ensemble des besoins des troupes. On peut retrouver ce phénomène dans la réforme des organisations internationales due aux nombreuses couches de bureaucratie créées précédemment. L’économiste Robert Higgs de l’école autrichienne a lui aussi utilisé le terme pour décrire l’apparente expansion irréversible du gouvernement en temps de crise dans son livre Crise et Leviathan. Le phénomène de cliquet a également été théorisé par Yves-Marie Adeline dans son ouvrage La Droite impossible paru en 2012 (édition modifiée de La Droite piégée datant de 1996) : il y démontre comment, dans un système démocratique dont les fondements sont de gauche, les lois sociétales de la gauche sont irréversibles, car la droite, quand elle revient au pouvoir, ne se sent pas libre de les abroger. Cela ne vaut pas pour l’économie (comme le montre le Thatcherisme qui a pu défaire l’Etat-providence issu de la guerre ), mais cela vaut pour les évolutions sociétales. (…) L’effet cliquet désigne « l’irréversibilité du progrès technique ». Wikipedia
L’offensive de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) dans le nord de l’Irak a été accompagnée d’une campagne de propagande inédite. Destiné à frapper d’effroi ses adversaires autant qu’à recruter des volontaires, ce djihad médiatique a déferlé via Twitter et les réseaux sociaux simultanément à l’avancée des combattants de l’EIIL sur le terrain. Au lieu des rares apparitions d’un Ben Laden, et de ses déclarations sentencieuses et statiques, ses héritiers ont adopté un langage et des codes de communication modernes. Les images et les films diffusés par l’EIIL sont une extraordinaire et terrible plongée dans le cœur de cette nouvelle entité installée aujourd’hui au cœur du Moyen-Orient.Un film en particulier mérite à lui seul un visionnage. Intitulé Le Son des épées , il a été réalisé pendant la prise de Mossoul et de Tikrit. Esthétiquement, l’ensemble évoque un mélange de superproductions hollywoodiennes comme Zero Dark Thirty ou Jason Bourne, de jeux vidéo comme Grand Theft Auto, et de propagande hypnotique à la Leni Riefensthal, la cinéaste du régime nazi. L’horreur n’est jamais loin, filmée comme par un Tarantino islamiste, avec gros plans et ralentis. Comme au cinéma, le film commence par une plongée depuis une carte satellite du Moyen-Orient vers Faloudja, première ville à être tombée entre les mains des combattants de l’EIIL en janvier dernier. Une caméra montée sur un drone filme d’en haut des combattants en armes. Tout bascule vite dans le «snuff movie». Des djihadistes en voiture lancés à toute vitesse massacrent à la mitrailleuse comme des gangsters des automobilistes dont le véhicule va verser sur le bas-côté. La caméra s’attarde avec complaisance sur les corps ensanglantés des passagers. Un survivant qui s’enfuit à pied est poursuivi par les djihadistes qui l’assassinent malgré ses supplications contre une clôture. En surimpression apparaît la carte d’identité du malheureux, membre de la police irakienne recrutée par le régime chiite de Maliki. Les plans de coupe sont sonorisés par le bruit sinistre d’une épée que l’on sort de son fourreau. Les djihadistes filment à travers la lunette d’un tireur d’élite les soldats irakiens qu’ils abattent à distance. Ils déclenchent les explosifs placés sous la route au passage des véhicules blindés irakiens qui sont projetés en l’air. Les scènes sont rejouées au ralenti jusqu’à l’écœurement. (…) Mais le plus frappant est le mimétisme évident des djihadistes inspirés par l’armée américaine. Une armée contre laquelle les insurgés sunnites ont combattu pendant l’occupation de l’Irak. Masqués et équipés comme des forces spéciales américaines, ils montent des barrages routiers volants. Les automobilistes sont sortis des véhicules. Leurs identités sont contrôlées par un djihadiste muni d’un ordinateur portable où sont enregistrées les listes des membres des forces de sécurités irakiennes. Ceux qui sont identifiés sont aussitôt tués d’une balle dans la tête. L’EIIL adopte aussi certaines méthodes de l’ennemi américain à l’instar du Hezbollah libanais, qui avait formé ses combattants au contact de l’armée israélienne pendant l’occupation du Sud-Liban dans les années 1990. Comme la guerre contre la drogue a contribué à la création d’empires mafieux, la guerre contre le terrorisme a créé à son tour un monstre d’une nouvelle dimension. L’idéologie djihadiste d’al-Qaida s’est nourrie en Irak de la vieille rivalité entre chiites et sunnites. L’occupation américaine a servi à recruter les combattants, et à leur donner une école de guérilla ; comme dans un processus darwinien, ceux qui ont survécu sont les plus adaptés. La guerre civile syrienne a fourni une expérience supplémentaire à des milliers de djihadistes. La perte de contrôle de Damas sur l’est de son territoire a enfin fourni au mouvement la base territoriale qui lui a permis de se lancer à l’attaque du nord de l’Irak. Le Figaro
D’après les premiers éléments de l’enquête disponible, Andreas Lubitz, le co-pilote qui a réalisé la catastrophe, a toutes les caractéristiques du profil d’un tueur de masse. Par tueur de masse, faut-il entendre en criminologie tout individu qui tue au moins trois personnes, sans en viser spécifiquement une en particulier, en un même lieu et lors d’un événement unique, comme par exemple les auteurs de la tuerie sur le campus de Columbine Eric Harris et Dylan Klebold en 1999. Dernièrement, un article scientifique est paru dans le Justice Quaterly sur le sujet. L’auteur de l’article, le professeur Adam Lankford, fait une différence claire entre les tueurs de masse qui se donnent la mort au moment de l’acte et ceux qui cherchent à survivre afin de bénéficier « des profits » de leur acte, à savoir notamment bénéficier d’une « reconnaissance » médiatique. Dans la première catégorie, catégorie à laquelle appartient selon nous, Andreas Lubitz, et qui est une catégorie moins importante que la seconde, le criminologue tente de cerner le profil de ces tueurs sur la base d’un échantillon de 88 cas. En moyenne, ils sont relativement jeunes puisqu’ils ont au alentour de 37 ans. Le copilote était un peu plus jeune. Il avait 28 ans. Ce sont dans 96% des cas, des hommes ayant des symptômes de dépression (ce qui semble être le cas de celui-ci) et qui se serait senti victime d’injustice, souvent au travail (à l’heure actuelle nous n’avons aucun élément qui démontrerait que le copilote était en conflit avec des personnes de l’entreprise). Ce phénomène, contrairement à ce que l’on pourrait penser, n’est pas nouveau. Par le passé, plusieurs pilotes se sont écrasés (ou ont tenté de s’écraser) de la sorte. 6 exemples au moins peuvent être recensés depuis 1982 et qui n’ont rien avoir avec des actes terroristes. Ainsi, pouvons nous citer par exemple trois événements marquants. Le premier qui s’est produit en 1994 sur un vol de Royal Air Maroc et qui entraina la mort de 44 personnes à bord. Le pilote aurait agi de manière intentionnelle suite à des problèmes sentimentaux. Le deuxième a eu lieu également en 1994. Un employé de la FedEx, qui allait se faire licencier, avait tenté de détourner un avion cargo de la compagnie pour le faire s’écraser. Il fut maîtrisé à temps par l’équipage. Enfin, le cas peut être le plus marquant fut certainement celui du crash provoqué par le pilote du vol Silk Air 185, le 19 décembre 1997. L’avion s’était écrasé dans une rivière, faisant 104 morts. Le pilote était un ancien aviateur militaire, traumatisé par un accident qui avait tué plusieurs de ses collègues lors d’un entrainement. Il connaissait des soucis financiers. Le crash n’a pas été reconnu comme intentionnel, mais des forts doutes subsistent. Ces actes n’ont donc rien avoir avec des actes terroristes, même si dans certains cas on peut se demander si les terroristes ne s’en inspirent pas (on pense naturellement au 11 septembre 2001). Mais ils se produisent, certes rarement, mais leur probabilité est non nulle. Tout porte à croire que le crash de l’A320 s’inscrive dans cette lignée de tuerie de masse que l’on appelle également « amok ». Olivier Hassid
On peut pas trouver des parades à tout (…) On pourrit la vie des passagers, on pourrit la vie des aviateurs à cause des terroristes, à cause de la folie. Souvenez vous de l’époque où on allait sur les terrasses d’Orly le dimanche matin comme le chantait Gilbert Bécaud. Souvenez vous de l’époque où on voyait les stars arriver, descendre des passerelles des avions. Aujourd’hui, les aéroports sont des bunkers, les avions deviennent des bunkers, les cockpits vont devenir des bunkers. On peut rien y faire. Le monde nous y condamne sans doute  … Michel Bilacco
Le manque de soutien des Américains aux Français est, en vérité, la marque de fabrique de Barack Obama (…) Le Président américain avait trouvé une stratégie d’évitement pour ne pas intervenir, à condition que le gouvernement syrien renonce à son arsenal chimique : toutes les autres formes d’assassinat de masse restaient donc tolérées par le Président américain. Un million de morts et deux millions de réfugiés plus tard n’empêchent apparemment pas Barack Obama de dormir la nuit : il a d’autres priorités, tel lutter contre un hypothétique déréglement du climat ou faire fonctionner une assurance maladie, moralement juste et pratiquement dysfonctionnelle. On connaît les arguments pour ne pas intervenir en Syrie : il serait difficile de distinguer les bons et les mauvais Syriens, les démocrates authentiques et les islamistes cachés. Mais ce n’est pas l’analyse du sénateur John Mc Cain, plus compétent qu’Obama sur le sujet : lui réclame, en vain, que les États-Unis arment décemment les milices qui se battent sur les deux fronts, hostiles au régime de Assad et aux Islamistes soutenus par l’Iran. Par ailleurs, se laver les mains face au massacre des civils, comme les Occidentaux le firent naguère au Rwanda – et longtemps en Bosnie et au Kosovo – n’est jamais défendable. Il est parfaitement possible, aujourd’hui encore en Syrie, d’interdire le ciel aux avions de Assad qui bombardent les civils, de créer des couloirs humanitaires pour évacuer les civils, d’instaurer des zones de sécurité humanitaire. C’est ce que Obama refuse obstinément à Hollande. Comment expliquer cette obstination et cette indifférence d’Obama : ne regarde-t-il pas la télévision ? Il faut en conclure qu’il s’est installé dans un personnage, celui du Président pacifiste, celui qui aura retiré l’armée américaine d’Irak, bientôt d’Afghanistan et ne l’engagera sur aucun autre terrain d’opérations. Obama ignorerait-il qu’il existe des « guerres justes » ? Des guerres que l’on ne choisit pas et qu’il faut tout de même livrer, parce que le pacifisme, passé un certain seuil, devient meurtrier. « À quoi sert-il d’entretenir une si grande armée, si ce n’est pas pour s’en servir ? », avait demandé Madeleine Albright, Secrétaire d’État de Bill Clinton, au Général Colin Powell, un militaire notoirement frileux. Les États-Unis sont le gendarme du monde, la seule puissance qui compte : les armées russes et chinoises, par comparaison, sont des nains. On posera donc à Obama – si on le pouvait – la même question que celle de Madeleine Albright : « À quoi sert l’armée américaine et à quoi sert le Président Obama ? ». Il est tout de même paradoxal que Hollande, un désastre en politique intérieure, pourrait passer dans l’Histoire comme celui qui aura dit Non à la barbarie et Barack Obama, Prix Nobel de la Paix, pour celui qui se sera couché devant les Barbares. Guy Sorman
There are some of them (Javanese) who if they fall ill of any severe illness vow to God that if they remain in health they will of their … and as soon as they get well they take a dagger in their hands, and go out into the streets and kill as many persons as they meet, … These are called amuco.  Duarte Barbosa (1516)
To run amock is to get drunk with opium… to sally forth from the house, kill the person or persons supposed to have injured the Amock, and any other person that attempts to impede his passage. Captain James Cook (1772)
C’est de la folie, une sorte de rage humaine… une crise de monomanie meurtrière et insensée. C’est lié sans doute, d’une certaine façon, au climat, à cette atmosphère dense et étouffante qui oppresse les nerfs comme un orage, jusqu’à ce qu’ils craquent… Un Malais, n’importe quel brave homme plein de douceur, est en train de boire paisiblement son breuvage… il est là, apathiquement assis, indifférent et sans énergie… et soudain il bondit, saisit son poignard et se précipite dans la rue… il court tout droit devant lui, toujours devant lui, sans savoir où… Ce qui passe sur son chemin, homme ou animal, il l’abat avec son kris, et l’odeur du sang le rend encore plus violent… Tandis qu’il court, la bave lui vient aux lèvres, il hurle comme un possédé… mais il court, court, court, ne regarde plus à gauche, ne regarde plus à droite, ne fait plus que courir avec un hurlement strident, en tenant dans cette course épouvantable, droit devant lui, son kris ensanglanté… Les gens des villages savent qu’aucune puissance au monde ne peut arrêter un amok… et quand ils le voient venir, ils vocifèrent, du plus loin qu’ils peuvent, en guise d’avertissement: « Amok! Amok! » et tout s’enfuit… Mais lui, sans entendre, poursuit sa course; il court sans entendre, il court sans voir, il assomme tout ce qu’il rencontre… jusqu’à ce qu’on l’abatte comme un chien enragé ou qu’il s’effondre, anéanti et tout écumant. Stefan Zweig (1922)
Alors que la pression de la communauté internationale se faisait de plus en plus forte en Indonésie afin de mettre fin à la montée des violences au Timor oriental, les analystes demeuraient perplexes face à deux questions fondamentales: qui est en train d’orchestrer ce carnage et pourquoi. Seth Mydals (NYT, le 8 septembre 1999)
Si nous nous sommes penchés par le passé sur les conditions de travail et la sécurité de nos bureaux de poste quand les employés (entre 1986 et 1997) ont craqué sous le prétexte du stress au travail et si nous avons étudié la connexion jeux vidéo, drogues, cultes et aliénation de la contre-culture quand les jeunes de nos banlieues pavillonnaires ont été pris de crises de folie meurtrière, alors il semble légitime de rechercher des correlations quand quelqu’un se qualifie lui-même de musulman plutôt radical et ouvre le feu au cri d’ »Allah Akbar!  » – de la même manière que le conducteur fou de Caroline du Nord ou le tueur de Seattle ou le conducteur meurtrier de San Francisco ont dit après coup qu’ils avaient agi au nom de leur ferveur religieuse islamique contre les juifs ou les occidentaux. Victor Davis Hanson
We’re gonna rock this house until we knock it down So turn the volume loud, cause it’s mayhem ’til the a.m. So crank the bass up like crazy and let yourself go, let yourself go Say fuck it before we kick the bucket Life’s too short to not go for broke So everybody, everybody (go berserk) shake your body … Eminem
Rabiosa, if you don’t get enough of my… Shakira
L’Irak (…) pourrait être l’un des grands succès de cette administration. Joe Biden (10.02.10)
We think a successful, democratic Iraq can be a model for the entire region. Obama
Last month, the US released documentation from 1987 of its assessment of Israel’s nuclear weapons capabilities, required to do so by law after receiving a request filed under the Freedom of Information Act. (…) The document appears to have been categorized as “declassified” upon its submission, suggesting an assessment within the US government that its findings would be low-impact if made public. That, too, must have been the assessment of the Israeli government in 2014, as it had the opportunity to keep the document secret but declined. (…) Israeli officials declined to comment for this report, neither confirming nor denying concerns over the document, the contents of its assessment or the politics surrounding its release. While the Freedom of Information Act request was made years ago, the release of the document was first discussed in recent months – in the shadow of debate over Iran’s nuclear weapons work. Iranian President Hassan Rouhani has called at the United Nations for a nuclear-free zone in the Middle East, suggesting that his country’s nuclear program may be in response to Israel’s own. (…) Privately, those who acknowledge Israel’s nuclear weapons program tout its effect as a deterrent. Israel’s program is understood to have been developed in the late 1960s, after the young country had already been at war with the forces of eight Arab nations. The Israeli government fears that Iran’s program serves a different purpose: Not deterrence, but embodiment of aggressive behavior and the protection of a regime that calls for the destruction of the Jewish state. The Iranian government says its right to develop homegrown nuclear technology – guaranteed by the United Nations – is a point of national pride. Conservative Israeli and American media, including Fox News, the Drudge Report and The Washington Examiner, have suggested that the timing of the document’s release was an intentional move by the Obama administration to undermine Netanyahu. The document was indeed released when Israel’s concerns over an Iran deal were first raised at high pitch. The White House considers Netanyahu’s behavior, including his March 3 speech to a joint meeting of Congress attacking Obama’s Iran policy, as disrespectful of the presidency and a politicization of the US-Israel relationship. US President Barack Obama does not review Freedom of Information Act requests, nor does any president, for unclassified documents. While Israel has not discussed the document or its release, one official did acknowledge that discussion over the matter began in 2014. Jerusalem Post
L’accès de colère de la Maison-Blanche après la réélection de Benyamin Nétanyahou, le 17 mars, s’est manifesté à travers le discours prononcé le 23 par son secrétaire général Denis McDonough, qui a déclaré qu’il fallait “mettre fin à une occupation qui dure depuis près de cinquante ans”.(…)  Le discours était d’autant plus difficile à entendre que M. McDonough tenait sur Israël des propos généralement associés aux groupes terroristes palestiniens. Ces déclarations n’étaient que l’une des manifestations de l’irritation présidentielle ; quelques jours plus tôt, il y avait eu la menace sans précédent de ne plus soutenir Israël aux Nations unies et la révélation dans nos pages [mardi 24 mars] qu’Israël avait espionné les négociations nucléaires des Etats-Unis avec l’Iran. (Israël a démenti cette information, mais, si l’on ne peut excuser de tels actes, il ne faut pas non plus que les Etats-Unis maintiennent leurs alliés et le Congrès dans l’ignorance.) M. Obama comptait sur une défaite de M. Nétanyahou et il a fait tout ce qui était en son pouvoir pour qu’elle se concrétise. Mais cette hostilité déclarée s’est retournée contre lui. Aussi, bien que le Premier ministre israélien ait nuancé sa déclaration sur son opposition à la création d’un Etat palestinien (il se dit favorable à la solution des deux Etats mais pas dans l’immédiat) et qu’il ait présenté ses excuses aux Israéliens arabes pour ses propos sur leur vote quelques heures avant la clôture du scrutin, le président et son équipe sont allés encore plus loin. Mais la crise de colère de la Maison-Blanche contre Israël pourrait aussi signifier autre chose. A savoir que le président Obama pense ce que lui et son équipe disent : que l’occupation israélienne est injuste et que les Israéliens sont un obstacle à la paix régionale et ne méritent plus le soutien total qu’ils ont toujours attendu de l’Oncle Sam. Pourtant (…) comment pourraient-ils ne pas se sentir menacés alors que la guerre civile fait rage en Syrie, que l’Etat islamique et un groupe issu d’Al-Qaida sont tout près du plateau du Golan, que le général iranien Qasem Soleimani est à la tête de milices chiites en Irak et que le gouvernement américain agit comme si l’Iran pouvait être un partenaire plus constructif pour la paix qu’Israël ? The WSJ
L’amok est le fait d’une personne agissant seule. C’est un accès subit de violence meurtrière qui prend fin par la mise à mort de l’individu après que ce dernier a lui-même atteint un nombre plus ou moins considérable de personnes. Cette forme de l’amok observée par des voyageurs et des ethnologues notamment en Malaisie, Inde, Philippines, Polynésie, Terre de feu, Caraïbes, Région arctique ou Sibérie est un comportement exclusivement masculin. Si les causes du déclenchement sont socialement déterminées et de l’ordre des frustrations importantes (humiliations, échecs en public) induisant un désir de vengeance, le mécanisme est celui de la décompensation brutale. Parfois simplement qualifiée de « folie meurtrière », la course d’amok est assimilée à une forme de suicide. Bien qu’elle soit ordinairement perpétrée à l’arme blanche dans les sociétés traditionnelles, on peut en trouver un équivalent dans le monde contemporain avec certaines des tueries massives par arme à feu perpétrées par un individu seul, s’achevant par sa capture ou sa mort concrète parfois même auto-administrée, ou bien par sa mort sociale volontaire quand l’auteur de la tuerie se rend à la justice pour y être condamné ce qui dans certains cas le conduit à l’exécution. Le schéma central est alors similaire : forme de suicide accompagnée d’une libération des pulsions homicides. On trouve également le récit de décompensations correspondant à cette définition, dans des journaux personnels rédigés par des soldats dans les tranchées lors de la Grande Guerre. Dans de telles scènes l’auteur raconte comment un de ses camarades, de façon imprévisible, se dirige seul spontanément jusqu’à la tranchée ennemie dans l’intention d’en finir lui-même tout en supprimant autant d’ennemis qu’il lui sera possible. En correspondance avec la typologie des suicides établie par Durkheim, cette forme de la décompensation sous contrainte d’engagement patriotique est au comportement criminel ce que le suicide altruiste ou fataliste est au suicide égoïste. Andreas Lubitz, le copilote qui semble avoir volontairement crashé l’Airbus A320 du Vol 9525 Germanwings dans les Alpes en mars 2015, a été qualifié de « pilote amok » par la presse allemande. Introduit dans la langue française vers 1830, le terme « amok » provient du mot malais amuk qui signifie « rage incontrôlable » pouvant désigner aussi bien la personne atteinte que l’accès lui-même. Le mot a été utilisé par les Britanniques pour décrire un comportement meurtrier sans discernement. Il a ensuite été utilisé en Inde pendant l’Empire britannique, pour décrire un éléphant devenu incontrôlable et causant des dégâts importants dans sa fureur. Le mot a été rendu populaire par les récits coloniaux de Rudyard Kipling. Mais il est aussi usuellement utilisé en anglais pour désigner les comportements animaux insensés et destructeurs, même ceux des animaux domestiques. Le mot est toujours usité aujourd’hui, dans l’expression « to run amok », décrivant de manière plus large un comportement ou une situation devenant hors de contrôle. Wikipedia
Le berserk (ou berzerk) (en vieux norrois berserkr, pluriel berserkir) désigne, selon Régis Boyer, un guerrier-fauve qui entre dans une fureur sacrée (en vieux norrois berserksgangr, « marche, allure du guerrier-fauve ») le rendant surpuissant (« Et la Terre elle-même ressentit la peur devant sa rage… ») et capable des plus invraisemblables exploits, dignes des dieux. Quoique le personnage apparaisse surtout dans les sagas, et les mythologies nordiques et germaniques (exemples : Arnwulf, Bernhari, Berthramm, Gundhramm, Haimric, Hlodwig, Richari, Theudberga, Warinhari, Wilhem, etc.), il est néanmoins attesté dans des sources plus historiques, comme le Haraldskvæði2 (voir le récit de la bataille du Hafrsfjördr) où les berserkers sont également appelés úlfheðnar4, ou encore l’Histoire de Saint Olaf, dans la Heimskringla.Le terme a été adjectivé en anglais, où « to go berserk » signifie en langage familier « devenir fou furieux », « perdre le contrôle de soi », un peu l’équivalent du québécois « péter sa coche » ou du français « péter les plombs ». Wikipedia
Une forme distincte de trouble dissociatif inexistant dans les cultures occidentales est l’amok […] et la plupart des victimes sont de sexe masculin. Ce trouble a attiré l’attention parce que les personnes se trouvant en état d’amok, qui s’apparente à une transe, sont souvent prises de fureurs durant lesquelles elles agressent brutalement, voire parfois tuent des animaux ou des personnes et ne s’en souviennent généralement pas. Courir en amok n’est qu’un des nombreux syndromes consistant pour un individu à se trouver en état de transe et, soudainement empli d’une mystérieuse énergie, se mettre à courir ou à fuir pendant un long moment. David H. Barlow et V. Mark Durand
Depuis le XIXe siècle, il y a un consensus autour du fait que l’amok est un phénomène lié à la culture et qu’en Asie du Sud-Est, sur la péninsule malaisienne ou à Java, il suit un protocole particulier: de sourdes ruminations, un coup de sang, suivi par les attaques meurtrières, puis un suicide ou une perte de mémoire. Ce que l’on peut observer pour l’heure, en particulier en ce qui concerne les fusillades dans les établissements scolaires, me semble être, dans ce format nouveau et particulier, de la même façon limité à des environnements culturels, à l’Europe centrale et du Nord et à l’Amérique du Nord. Joseph Vogl (philosophe allemand)
Un jour, je vais faire quelque chose qui va changer tout le système, et tout le monde connaîtra mon nom et s’en souviendra. Andreas Lubitz (cité par son ex-petite amie)
Si Andreas Lubitz «a fait ça», «c’est parce qu’il a compris qu’à cause de ses problèmes de santé, son grand rêve d’un emploi à la Lufthansa, comme capitaine et comme pilote de long courrier était pratiquement impossible. Maria (ancienne petite amie d’Andreas Lubitz)
Amok est un mot d’origine malaise pour désigner un «coup de folie meurtrière». La presse allemande l’utilise d’habitude pour qualifier les gens qui commettent des massacres dans les écoles. Ce matin, Bild titre «Der Amok-Pilot». C’est le tabloïd qui révèle les preuves de ce qu’on pressentait, après avoir eu accès à son dossier médical: Andreas Lubitz souffrait de graves troubles psychiatriques. Le Figaro
Bild revient longuement sur la personnalité du jeune homme, décrit comme dépressif, obsédé par les Alpes, et qui pourrait avoir été pris d’amok, cette «rage incontrôlable» qui pousse parfois certains hommes à commettre des tueries. Le mot, qui tire son origine du malais amuk, désigne un état soudain et explosif de folie meurtrière, souvent causé par une forte émotion. Cette transe furieuse, observée pour la première fois par les ethnologues en Indonésie, est toujours individuelle. Elle prend fin généralement par la mise à mort de l’individu. En cela, elle s’assimile à une forme de suicide. Selon la culture indonésienne, l’amok est causé par un esprit maléfique, qui s’empare de l’âme des hommes pour libérer leurs pulsions morbides, alors même qu’ils n’ont jamais montré de signe de colère particulier. Libération
« Andreas Lubitz. LE PILOTE AMOK» Voilà le titre qui s’étale, ce vendredi 27 mars, sur la une du tabloïd allemand Bild, qui publie sur la totalité de la page une photo du copilote de Germanwings fortement soupçonné d’être à l’origine du crash aérien. Un cliché pris en 2013 lors d’un semi-marathon organisé par la Lufthansa à Francfort. En le montrant en train de courir, le journal appuie son propos, le terme d’«amok» étant habituellement utilisé par la presse allemande et anglophone dans l’expression «Amok laufen» ou «to run amok», que l’on pourrait traduire par «courir en amok», en référence à des actes commis par des personnes sous l’emprise d’une folie meurtrière, tels les tueries d’Oslo et de l’île d’Utoeya ou les massacres commis par des adolescents dans les établissements scolaires. En allemand, les auteurs de ces bains de sang sont donc communément désignés sous le terme d’«Amokläufer», qui signifie «coureur d’amok». Ce terme est une retranscription approximative du mot indonésien et malais «amuk», qui désigne selon l’Urban Dictionary «une activité agressive qui tend à tout détruire», mais que l’on pourrait tout aussi bien traduire par les termes plus génériques de «folie furieuse» ou « rage incontrôlée ». Slate

Après la poste, l’école, le bureau, la route, l’air, le vélo, le caddy, l’ordinateur, les anabolisants, les emballages, l’islam

Fureur sacrée, fureur criminelle, frénésie meurtrière, crise de folie meurtrière, rage incontrôlable, accès subit de violence meurtrière, décompensation brutale, pétage de plombs,  fuite en avant, perte de contrôle …

En ces temps étranges …

Où entre les massacres toujours plus réalistes de nos films ou des jeux vidéos de nos enfants et les snuff movies quasi-quotidiens de nos djihadistes

La brutalisation guerrière comme la victimisation la plus échevelée sont désormais à la portée du premier venu …

Et, mimétisme et effet cliquet et naturellement médias aidant et après tant les postiers et écoliers américains que nos djihadistes d’hier comme d’aujourd’hui sans oublier bien sûr nos pirates de l’air-suicide du 11/9, il faut à présent pour réussir son suicide entrainer pas moins de 150 personnes dans sa mort …

Pendant qu’après s’être longtemps demandé à la tête du monde libre s’il y avait un pilote dans l’avion

On découvre armé des meilleures intentions et du plus rapide prix Nobel de la paix de l’histoire …

Un pompier pyromane qui aura éliminé, ni vu ni connu avec ses drones et ses kill lists, plus de terroristes que Guantanamo n’en aura jamais incarcéré …

Et qui, dans son obsession de laisser sa marque dans l’Histoire avec les pourparlers avec l’Iran, est prêt en un coup de colère à sacrifier les intérêts de ses alliés ou au contraire par excès de passivité à mettre la totalité du Moyen-Orient à feu et sang …

Comment ne pas repenser, avec cette espèce de retour du refoulé d’une violence archaïque dans un monde que l’on croyait débarrassé enfin de ses superstitions anciennes, à ce vieux mot malais de amok (ou son cousin nordique de berserk) couramment utilisé en anglais ou en allemand et ressorti avec les tout récents « exploits » du pilote fou de l’Airbus A320 de Germanwings par la presse allemande ?

Mais aussi au fameux ô combien mot prophétique de l’écrivain britannique C.K. Chesterton …

Décrivant dès le début du siècle dernier ce « monde moderne plein d’idées chrétiennes devenues folles » ?

En Allemagne, la presse s’interroge sur Andreas Lubitz, le «pilote amok»
David Philippot
Le Figaro
27/03/2015

Les journaux allemands livrent ce matin de nombreuses informations sur le lourd passé psychiatrique du copilote de Germanwings.

Amok est un mot d’origine malaise pour désigner un «coup de folie meurtrière». La presse allemande l’utilise d’habitude pour qualifier les gens qui commettent des massacres dans les écoles. Ce matin, Bild titre «Der Amok-Pilot». C’est le tabloïd qui révèle les preuves de ce qu’on pressentait, après avoir eu accès à son dossier médical: Andreas Lubitz souffrait de graves troubles psychiatriques.

En 2009, il s’agissait bien «d’ attaques de peur-panique» qui l’avaient poussé à interrompre sa formation de pilote. Le centre aéromédical de la Lufthansa contacté par Bild, confirme cette information et affirme avoir signalé aux autorités fédérales du transport aérien ( Luftfahrt Bundesamt) que l’élève-pilote avait subi un «épisode dépressif profond mais décroissant». Lors du stage de Phoenix (Arizona), passage obligé des futurs pilotes de la Lufthansa, les Américains l’avaient listé dans la catégorie inapte au vol. Dans son dossier figure la mention «SIC», un acronyme signifiant la nécessité d’un «suivi médical régulier spécial».

«Épisode dépressif profond mais décroissant»
Plusieurs journaux reprennent des informations provenant de sources proches de l’enquête selon lesquelles le pilote de la Germanwings traversait en ce moment «une grave crise personnelle liée à la situation du couple» qu’il formait avec sa petite amie. Les journaux allemands font tous leur une sur ce «copilote qui a provoqué la chute de l’avion» (Frankfurter Allgemeine Zeitung), cet «homme à risques» (Tageszeitung). Le Tagesspiegel titre «Enquêteurs, c’était le copilote». Sidérée, la société allemande a du mal à réaliser que ce ce garçon «sain, poli, sympathique, drôle» puisse être l’auteur de ce drame invraisemblable.

Dans la presse allemande, il est également fait écho du talk-show de la première chaine mercredi soir. L’ancien ministre des Transports Peter Ramsauer a remis en cause les révélations de la journée car «l’interprétation d’un procureur peut-être démentie par l’enquête» et un expert en aviation disait que «les enquêteurs avaient déjà accusé des pilotes pour protéger les intérêts d’Airbus». Des propos tenus avant les informations sur le lourd passé psychiatrique d’Andreas Lubitz.

Voir aussi:

Andreas Lubitz, pilote « amok »?
Tristan Berteloot
Libération
27 mars 2015

FOCUS Selon les médias allemands, le copilote de l’A320 de Germanwings pourrait avoir été victime de folie meurtière.

«Andreas Lubitz, Der Amok-Pilot» («le pilote amok»), titre vendredi le quotidien allemand Bild, au sujet du copilote de l’A320 de Germanwings, qui s’est écrasé mardi avec 150 personnes à son bord. Selon l’analyse d’une partie des données d’une des boîtes noires de l’appareil, Andreas Lubitz a volontairement «actionné la descente de l’appareil», alors qu’il était enfermé seul dans le cockpit. Bild revient longuement sur la personnalité du jeune homme, décrit comme dépressif, obsédé par les Alpes, et qui pourrait avoir été pris d’amok, cette «rage incontrôlable» qui pousse parfois certains hommes à commettre des tueries.
Le mot, qui tire son origine du malais amuk, désigne un état soudain et explosif de folie meurtrière, souvent causé par une forte émotion. Cette transe furieuse, observée pour la première fois par les ethnologues en Indonésie, est toujours individuelle. Elle prend fin généralement par la mise à mort de l’individu. En cela, elle s’assimile à une forme de suicide. Selon la culture indonésienne, l’amok est causé par un esprit maléfique, qui s’empare de l’âme des hommes pour libérer leurs pulsions morbides, alors même qu’ils n’ont jamais montré de signe de colère particulier.

«L’Amok court, le regard vide; il ne voit pas où il se précipite», écrit au sujet de ce comportement l’écrivain autrichien Stefan Zweig, dans Der Amokläufer (littéralement «le coureur en amok», mais traduit en France Amok ou le fou de Malaisie). Publiée en 1922, la nouvelle conte la chute délirante d’un médecin allemand en fuite, qui a quitté la Malaisie après un épisode tragique dû à son obsession soudaine et déraisonnée pour une jeune femme l’ayant humilié. Pris d’une démence paranoïaque, obsédé par la frustration d’un rejet, l’homme se laisse peu à peu happer par un espoir fanatique de domination. Dans sa course aliénée pour arracher à la jeune femme empathie et estime, il s’enfonce peu à peu dans une fureur égocentrique qu’il nomme Amok. Cet état psychotique le poussera finalement à se donner la mort. «L’Amok ne se lance pas impunément dans sa course; à la fin, quelqu’un l’abat», fait dire Zweig à son personnage.

Voici comme il définit cet état: «C’est de la folie, une sorte de rage humaine… une crise de monomanie meurtrière et insensée. C’est lié sans doute, d’une certaine façon, au climat, à cette atmosphère dense et étouffante qui oppresse les nerfs comme un orage, jusqu’à ce qu’ils craquent… Un Malais, n’importe quel brave homme plein de douceur, est en train de boire paisiblement son breuvage… il est là, apathiquement assis, indifférent et sans énergie… et soudain il bondit, saisit son poignard et se précipite dans la rue… il court tout droit devant lui, toujours devant lui, sans savoir où… Ce qui passe sur son chemin, homme ou animal, il l’abat avec son kris [poignard malais ndlr], et l’odeur du sang le rend encore plus violent… Tandis qu’il court, la bave lui vient aux lèvres, il hurle comme un possédé… mais il court, court, court, ne regarde plus à gauche, ne regarde plus à droite, ne fait plus que courir avec un hurlement strident, en tenant dans cette course épouvantable, droit devant lui, son kris ensanglanté… Les gens des villages savent qu’aucune puissance au monde ne peut arrêter un amok… et quand ils le voient venir, ils vocifèrent, du plus loin qu’ils peuvent, en guise d’avertissement: « Amok! Amok! » et tout s’enfuit… Mais lui, sans entendre, poursuit sa course; il court sans entendre, il court sans voir, il assomme tout ce qu’il rencontre… jusqu’à ce qu’on l’abatte comme un chien enragé ou qu’il s’effondre, anéanti et tout écumant.»

Voir également:

Crash du vol Germanwings: qu’est-ce qu’un «pilote amok»?
Annabelle Georgen
Slate
27.03.2015

«Andreas Lubitz (27). LE PILOTE AMOK» Voilà le titre qui s’étale, ce vendredi 27 mars, sur la une du tabloïd allemand Bild, qui publie sur la totalité de la page une photo du copilote de Germanwings fortement soupçonné d’être à l’origine du crash aérien. Un cliché pris en 2013 lors d’un semi-marathon organisé par la Lufthansa à Francfort.

En le montrant en train de courir, le journal appuie son propos, le terme d’«amok» étant habituellement utilisé par la presse allemande et anglophone dans l’expression «Amok laufen» ou «to run amok», que l’on pourrait traduire par «courir en amok», en référence à des actes commis par des personnes sous l’emprise d’une folie meurtrière, tels les tueries d’Oslo et de l’île d’Utoeya ou les massacres commis par des adolescents dans les établissements scolaires. En allemand, les auteurs de ces bains de sang sont donc communément désignés sous le terme d’«Amokläufer», qui signifie «coureur d’amok».

Ce terme est une retranscription approximative du mot indonésien et malais «amuk», qui désigne selon l’Urban Dictionary «une activité agressive qui tend à tout détruire», mais que l’on pourrait tout aussi bien traduire par les termes plus génériques de «folie furieuse» ou «rage incontrôlée».

Dans leur ouvrage Psychopathologie. Une perspective multidimensionnelle, les psychologues américains David H. Barlow et V. Mark Durand livrent une description détaillée de l’«amok», qu’ils classent dans la pathologie de la «fugue dissociative», sans pour autant lui reconnaître un caractère universel:

«Une forme distincte de trouble dissociatif inexistant dans les cultures occidentales est l’amok […] et la plupart des victimes sont de sexe masculin. Ce trouble a attiré l’attention parce que les personnes se trouvant en état d’amok, qui s’apparente à une transe, sont souvent prises de fureurs durant lesquelles elles agressent brutalement, voire parfois tuent des animaux ou des personnes et ne s’en souviennent généralement pas. Courir en amok n’est qu’un des nombreux syndromes consistant pour un individu à se trouver en état de transe et, soudainement empli d’une mystérieuse énergie, se mettre à courir ou à fuir pendant un long moment.»
L’écrivain autrichien Stefan Zweig s’est également intéressé à ces accès de folie mystérieux, qu’il rapproche de l’obsession amoureuse, dans sa nouvelle Amok ou le Fou de Malaisie, où il raconte l’histoire d’un médecin allemand en poste en Indonésie pris d’un vif tourment pour une femme qui vient lui demander son aide.

Interviewé en 2009 par l’hebdomadaire Die Zeit au sujet des auteurs de tueries dans des espaces publics tels que les écoles, les universités, les centres commerciaux –auxquels il faut désormais ajouter les transports–, le philosophe allemand Joseph Vogl estimait cependant qu’il faut distinguer ces actes de l’amok:

«Depuis le XIXe siècle, il y a un consensus autour du fait que l’amok est un phénomène lié à la culture et qu’en Asie du Sud-Est, sur la péninsule malaisienne ou à Java, il suit un protocole particulier: de sourdes ruminations, un coup de sang, suivi par les attaques meurtrières, puis un suicide ou une perte de mémoire. Ce que l’on peut observer pour l’heure, en particulier en ce qui concerne les fusillades dans les établissements scolaires, me semble être, dans ce format nouveau et particulier, de la même façon limité à des environnements culturels, à l’Europe centrale et du Nord et à l’Amérique du Nord.»

Voir encore:

Le copilote du Crash Germanwings avait le profil type d’un tueur de masse

Olivier Hassid

Directeur de la revue Sécurité & Stratégie, chargé de cours à l’Université Paris Ouest Nanterre

Huffington Post

27/03/2015

CRASH DE L’A320 – Brice Robin, le procureur de la République de Marseille en charge du dossier du Crash Germanwings, expliquait en conférence de presse le 26 mars que « quand on a la responsabilité de 150 personnes, on n’appelle pas ça un suicide ». On pourrait ajouter que l’on pourrait appeler cela une « tuerie de masse ». En effet, d’après les premiers éléments de l’enquête disponible, Andreas Lubitz, le co-pilote qui a réalisé la catastrophe, a toutes les caractéristiques du profil d’un tueur de masse.

Par tueur de masse, faut-il entendre en criminologie tout individu qui tue au moins trois personnes, sans en viser spécifiquement une en particulier, en un même lieu et lors d’un événement unique, comme par exemple les auteurs de la tuerie sur le campus de Columbine Eric Harris et Dylan Klebold en 1999. Dernièrement, un article scientifique est paru dans le Justice Quaterly sur le sujet. L’auteur de l’article, le professeur Adam Lankford, fait une différence claire entre les tueurs de masse qui se donnent la mort au moment de l’acte et ceux qui cherchent à survivre afin de bénéficier « des profits » de leur acte, à savoir notamment bénéficier d’une « reconnaissance » médiatique. Dans la première catégorie, catégorie à laquelle appartient selon nous, Andreas Lubitz, et qui est une catégorie moins importante que la seconde, le criminologue tente de cerner le profil de ces tueurs sur la base d’un échantillon de 88 cas. En moyenne, ils sont relativement jeunes puisqu’ils ont au alentour de 37 ans. Le copilote était un peu plus jeune. Il avait 28 ans. Ce sont dans 96% des cas, des hommes ayant des symptômes de dépression (ce qui semble être le cas de celui-ci) et qui se serait senti victime d’injustice, souvent au travail (à l’heure actuelle nous n’avons aucun élément qui démontrerait que le copilote était en conflit avec des personnes de l’entreprise).

Ce phénomène, contrairement à ce que l’on pourrait penser, n’est pas nouveau. Par le passé, plusieurs pilotes se sont écrasés (ou ont tenté de s’écraser) de la sorte. 6 exemples au moins peuvent être recensés depuis 1982 et qui n’ont rien avoir avec des actes terroristes. Ainsi, pouvons nous citer par exemple trois événements marquants. Le premier qui s’est produit en 1994 sur un vol de Royal Air Maroc et qui entraina la mort de 44 personnes à bord. Le pilote aurait agi de manière intentionnelle suite à des problèmes sentimentaux. Le deuxième a eu lieu également en 1994. Un employé de la FedEx, qui allait se faire licencier, avait tenté de détourner un avion cargo de la compagnie pour le faire s’écraser. Il fut maîtrisé à temps par l’équipage. Enfin, le cas peut être le plus marquant fut certainement celui du crash provoqué par le pilote du vol Silk Air 185, le 19 décembre 1997. L’avion s’était écrasé dans une rivière, faisant 104 morts. Le pilote était un ancien aviateur militaire, traumatisé par un accident qui avait tué plusieurs de ses collègues lors d’un entrainement. Il connaissait des soucis financiers. Le crash n’a pas été reconnu comme intentionnel, mais des forts doutes subsistent.

Ces actes n’ont donc rien avoir avec des actes terroristes, même si dans certains cas on peut se demander si les terroristes ne s’en inspirent pas (on pense naturellement au 11 septembre 2001). Mais ils se produisent, certes rarement, mais leur probabilité est non nulle. Tout porte à croire que le crash de l’A320 s’inscrive dans cette lignée de tuerie de masse que l’on appelle également « amok ».

Voir de plus:

Crash de l’A320 : les précédents cas de suicides en vol
William Plummer
Le Figaro
26/03/2015

La thèse d’un suicide du copilote semble envisagée par les enquêteurs après le crash mardi d’un Airbus A320 dans les Alpes-de-Haute-Provence. Un acte qui n’est pas inédit dans l’aviation.

La boîte noire de l’Airbus A320 qui s’est crashé mardi dans les Alpes-de-Haute-Provence a parlé. Brice Robin, procureur de la république de Marseille a expliqué, jeudi matin, que le copilote de la compagnie allemande Germanwings, seul aux commandes, avait «volontairement permis la chute de l’avion» et avait vraisemblablement «la volonté de détruire» l’appareil. Le procureur français en charge de l’enquête judiciaire a ainsi confirmé que l’un des deux pilotes de l’Airbus A320 avait quitté le cockpit et n’avait pas pu y retourner. Sans utiliser le terme suicide, Brice Robin a indiqué avoir demandé des renseignements à la justice allemande sur le copilote. Si la thèse du suicide se confirmait, ce ne serait pas la première fois qu’un tel acte serait commis à bord d’un vol commercial.

• Vol 470 LAM Mozambique Airlines

Le 29 novembre 2013, le vol 470 LAM quitte Maputo – la capitale du Mozambique- avec trente-trois personnes à son bord. Après avoir atteint son altitude de croisière, l’appareil perd de l’altitude à une vitesse très élevée puis disparait des écrans radars au-dessus de la Namibie. L’analyse des boîtes noires révèle que le pilote a sciemment effectué une série de manœuvres causant le crash. Le commandant de bord, qui avait à son actif plus de 9000 heures de vol, s’est enfermé seul dans la cabine de pilotage. «On peut entendre des signaux d’alarme de diverses intensités, des coups contre la porte du cockpit, et des demandes pour y entrer», déclare le chef de l’Institut mozambicain de l’aviation civile, Joao Abreu. Des circonstances similaires à celles révélées jeudi matin.

• Vol 990 Egypt Air

Le 31 octobre 1999, le vol 990 d’EgyptAir s’abime au beau milieu de l’océan Atlantique lors d’un vol reliant Los Angeles (Etats-Unis) à l’aéroport du Caire, en Egypte. Quelques minutes après une escale à l’aéroport J-F Kennedy de New York, l’appareil transportant deux cent dix-sept personnes pique du nez subitement. Les enquêteurs chargés de l’affaire révèlent, après analyse des données de vol, que suite à la sortie du cockpit du commandant de bord, le copilote a entamé une plongée abrupte vers l’océan tout en récitant à plusieurs reprises «Je m’en remets à Dieu». Après quelques minutes de chute libre – l’avion perd plus de 10.000 pieds en cinquante seconde -, l’autre pilote revient dans la cabine de commandement et tente ensuite de redresser le Boeing. En vain. A la suite de cet accident, une vive polémique éclate entre les autorités américaines et égyptiennes – ces dernières réfutant l’hypothèse d’un acte suicidaire.

• Vol 630 Royal Air Maroc

Le 21 août 1994, le vol 630 de Royal Air Maroc s’écrase une dizaine de minute après son décollage de l’aéroport d’Agadir, au Maroc, avec à son bord quarante-quatre personnes. L’examen des enregistreurs de vol montre que le pilote a intentionnellement débranché le pilotage automatique et dirigé l’appareil vers le sol. La commission en charge de l’investigation a conclu à un suicide. Une version des faits contestée par un syndicat de vol, qui penche plutôt pour un incident mécanique.

•Vol 185 Silkair

Le 19 décembre 1997, le vol 185 SilkAir reliant Jakarta à Singapour s’écrase dans le sud de l’île de Sumatra, en Indonésie. Les boîtes noires sont rapidement retrouvées mais inutilisables. Celles-ci ont été déconnectées peu avant l’accident qui a causé la mort de cent quatre personnes. Aucun enregistrement de vol n’était donc exploitable. Les enquêteurs privilégient la piste du suicide, sans toutefois la confirmer.

Voir de même:

Crash de l’A320 : le suicide d’un pilote, un cas pas si isolé…
Les Echos

27/03

Depuis 1979, il y a eu une dizaine de crashs aériens causés par le suicide de l’un des pilotes. Revue de détail
Le 24 mars 2015, le vol 4U9525 s’est écrasé dans les Alpes-de-Haute-Provence avec 150 personnes à son bord. Il paraît désormais acquis que le co-pilote, Andreas Lubitz, très perturbé psychologiquement , aurait volontairement actionné la descente de l’avion, alors que le commandant de bord était en dehors du cockpit.

Ce crash n’est malheureusement pas un cas isolé. Aviation Safety Network a recensé une dizaine de drames aériens attribués à une volonté de l’un des pilotes de faire s’écraser l’avion.

26 septembre 1976 : 12 morts
Après avoir divorcé, un pilote russe aux commandes d’un Antonov2 s’est volontairement écrasé sur des immeubles de Novosibirsk où son ex-femme vivait. Le pilote a été tué ainsi que 11 personnes habitant dans ces immeubles. Son ex-femme n’a pas fait partie des victimes.

22 août 1979: 4 morts
Un HS-748 s’écrase le 22 août 1979 dans la banlieue de Bogota peu après le décollage. Le pilote est tué ainsi que trois personnes sur le terrain. L’avion avait été volé par un homme de 23 ans, un ancien mécanicien qui avait travaillé à l’aéroport pendant deux ans et qui avait été congédié.

9 février 1982 : 24 morts
Un pilote d’un DC-8 de la Japan Airlines, transportant 174 personnes, s’écrase peu avant l’atterrissage près de Tokyo. L’accident a fait relativement peu de victimes, tuant 24 personnes, le pilote ayant été arrêté à temps par des membres de l’équipage. Le pilote a survécu. L’enquête a conclu à une crise de folie suicidaire.

7 avril 1994 : pas de victime
Le vol 705 FedEx est un McDonnell Douglas DC-10 cargo qui effectuait la liaison entre Memphis et San José aux États-Unis. Le vol a subi une tentative de détournement pour un attentat-suicide près de Memphis, Tennessee. Auburn Calloway, le pirate de l’air, était un employé de FedEx sur le point d’être licencié qui a pu monter à bord d’un vol régulier avec plusieurs armes dissimulées. Une fois en vol, il essaya de neutraliser les membres de l’équipage pour écraser le DC-10 sur le siège social de FedEx.

Le détournement a échoué, l’équipage de trois personnes réussissant à maîtriser le pirate malgré de graves blessures, et l’avion a pu se poser en sécurité malgré une surcharge en carburant. Auburn Calloway, après avoir subi des soins appropriés, a été condamné à la prison à vie. Il a expliqué avoir voulu se venger de sa compagnie et permettre à son ex-femme et à ses deux enfants de bénéficier de son assurance-vie d’un montant de 2,5 millions de dollars en cas d’accident mortel durant son travail.

13 juillet 1994 : 1 mort
Un ingénieur russe a volé un Antonov 26 de la Russian Air Force à l’aéroport de Kubinka, en Russie, pour se suicider. L’homme a fait plusieurs cercles autour de la ville avant de s’écraser lorsqu’il n’avait plus de fuel.

21 août 1994 : 44 morts
Un ATR-42 de la Royal air Maroc s’est écrasé dans les montagnes de l’Atlas peu après son décollage d’Agadir. D’après l’enquête, l’accident a été causé par le commandant de bord qui aurait débranché le pilotage automatique et laisser filer délibérément l’avion vers le sol. Ces conclusions ont été contestées par l’Union des pilotes marocains selon laquelle le pilote était en pleine possession de ses moyens avant le départ et ne présentait aucun signe de frustration ou de déséquilibre tant au niveau personnel que professionnel.

19 décembre 1997 : 104 morts
Un Boeing 737 de la compagnie Silkair parti de l’aéroport de Jakarta, en Indonésie, pour Singapour s’est écrasé en Indonésie après une descente rapide. Les autorités indonésiennes n’ont pas été capables de déterminer les causes de l’accident. Il a été suggérée, notamment par les Etats-Unis, qui le pilote s’était suicidé en éteignant les deux enregistreurs de vol et en faisant plonger intentionnellement l’avion, peut-être lorsque le copilote était absent du poste de pilotage. Le commandant venait de connaître des difficultés professionnelles. Il semblerait aussi qu’il était confronté à d’importantes difficultés financières, ce qui a été contesté par les enquêteurs indonésiens.

11 octobre 1999: 1 mort
Un commandant d’Air Botswana est monté à bord d’un ATR-42 stationné dans l’aéroport de Gaborone et a décollé. L’homme est entré en contact avec les contrôleurs aériens et déclaré qu’il voulait parler au président de Botswana, au directeur général d’Air Botswana, à la police et à sa petite amie, notamment. Le président étant en voyage, c’est le vice-président qui a été dépêché pour tenter de négocier. Malgré les efforts déployés pour qu’il accepte de se poser, le commandant a finalement choisi de s’écraser, au bout de deux heures de vol, sur deux avions présents sur le tarmac. Peu auparavant, Air Botswana, évoquant des raisons médicales, aurait refusé de réintégrer le pilote jusqu’en février 2000.

31 octobre 1999 : 217 morts
Le vol 990 de la compagnie aérienne égyptienne Egyptair volait de l’aéroport international de Los Angeles vers l’aéroport international du Caire avec une escale prévue à l’aéroport John F. Kennedy, à New York. Sur la deuxième étape de son itinéraire, il s’est écrasé dans l’océan Atlantique au sud de Nantucket. Parmi les 203 passagers figuraient notamment 100 Américains, 89 Egyptiens, et 22 Canadiens. 14 personnes composaient l’équipage. Les enquêteurs américains et égyptiens n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur les causes du crash. Les premiers ont conclu que l’accident avait été sciemment provoqué par le copilote, les deuxièmes que l’avion s’était écrasé suite à une défaillance mécanique.

29 novembre 2013 : 33 morts
Le vol 470 LAM Mozambique Airlines était un vol opéré par un Embraer 190 de la compagnie publique mozambicaine LAM partant de l’aéroport international de Maputo en Mozambique à destination de l’aéroport de Luanda-Quatro de Fevereiro en Angola. Le 29 novembre 2013, l’appareil s’est écrasé dans le nord de la Namibie, coûtant la vie aux 33 personnes à bord. L’enquête a conclu que le commandant de bord avait volontairement crashé l’avion. Selon des rumeurs, le commandant aurait perdu son fils un an avant l’accident.

Voir encore:

Etats-Unis. La rage d’Obama contre Nétanyahou
The Wall Street Journal
traduit par Courrier international

25/03/2015

Il faut pardonner au président Obama. Le leader du monde libre a encore du mal à accepter l’idée que le peuple israélien puisse choisir son propre Premier ministre, sans se préoccuper de ses préférences.

L’accès de colère de la Maison-Blanche après la réélection de Benyamin Nétanyahou, le 17 mars, s’est manifesté à travers le discours prononcé le 23 par son secrétaire général Denis McDonough, qui a déclaré qu’il fallait “mettre fin à une occupation qui dure depuis près de cinquante ans”.

Quand un secrétaire général s’exprime en public, en particulier lors d’un rassemblement programmé à l’avance, il a le blanc-seing du président. En l’espèce, l’auditoire était lui aussi soigneusement choisi : il s’agissait de J Street, un lobby juif de gauche qui a toujours été favorable à toute concession d’Israël [aux Palestiniens]. Le discours était d’autant plus difficile à entendre que M. McDonough tenait sur Israël des propos généralement associés aux groupes terroristes palestiniens.

Espionnage
Ces déclarations n’étaient que l’une des manifestations de l’irritation présidentielle ; quelques jours plus tôt, il y avait eu la menace sans précédent de ne plus soutenir Israël aux Nations unies et la révélation dans nos pages [mardi 24 mars] qu’Israël avait espionné les négociations nucléaires des Etats-Unis avec l’Iran. (Israël a démenti cette information, mais, si l’on ne peut excuser de tels actes, il ne faut pas non plus que les Etats-Unis maintiennent leurs alliés et le Congrès dans l’ignorance.)

M. Obama comptait sur une défaite de M. Nétanyahou et il a fait tout ce qui était en son pouvoir pour qu’elle se concrétise. Mais cette hostilité déclarée s’est retournée contre lui. Aussi, bien que le Premier ministre israélien ait nuancé sa déclaration sur son opposition à la création d’un Etat palestinien (il se dit favorable à la solution des deux Etats mais pas dans l’immédiat) et qu’il ait présenté ses excuses aux Israéliens arabes pour ses propos sur leur vote quelques heures avant la clôture du scrutin, le président et son équipe sont allés encore plus loin.

Peut-être est-ce le signe que les négociations nucléaires n’avancent pas aussi bien que M. Obama l’escomptait, même s’il est prêt à laisser l’Iran conserver une bonne partie de son infrastructure nucléaire. Les Etats-Unis tiennent tellement à conclure un accord avec Téhéran qu’en comparaison la France paraît intransigeante.

Un soutien moins inconditionnel à Israël ?
Mais la crise de colère de la Maison-Blanche contre Israël pourrait aussi signifier autre chose. A savoir que le président Obama pense ce que lui et son équipe disent : que l’occupation israélienne est injuste et que les Israéliens sont un obstacle à la paix régionale et ne méritent plus le soutien total qu’ils ont toujours attendu de l’Oncle Sam.

Pourtant, même si le principal défi dans la région était d’obtenir d’Israël qu’il cède davantage de territoires aux Palestiniens, ce jour n’arrivera pas tant que les Israéliens ne se sentiront pas en sécurité. Et comment pourraient-ils ne pas se sentir menacés alors que la guerre civile fait rage en Syrie, que l’Etat islamique et un groupe issu d’Al-Qaida sont tout près du plateau du Golan, que le général iranien Qasem Soleimani est à la tête de milices chiites en Irak et que le gouvernement américain agit comme si l’Iran pouvait être un partenaire plus constructif pour la paix qu’Israël ?

Voir de plus:

Israel allowed for the release of a document detailing past nuclear weapons work

The Jerusalem Post

28.03.15

Document summarizes in detail Washington’s understanding of the nature and purpose of Israel’s nuclear program as it stood in the 1980s.
israel nuclear

The 1987 Pentagon document, a « Critical Technological Assessment in Israel and NATO Nations, » details several technical components of Israel’s nuclear work. (photo credit:screenshot)

LAUSANNE, Switzerland – Last month, the US released documentation from 1987 of its assessment of Israel’s nuclear weapons capabilities, required to do so by law after receiving a request filed under the Freedom of Information Act.

The document, “Critical Technological Assessment in Israel and NATO Nations,” was written by Leading Technologies Inc. for the Institute for Defense Analyses, and commissioned by the US Department of Defense. Its contents are based on visits by US experts, in coordination with the embassy in Tel Aviv and with the guidance of the Pentagon, to facilities and laboratories across Israel.

While Israel has never publicly acknowledged having nuclear weapons, foreign sources say it does. Israel is not a signatory of the Nuclear Non-Proliferation Treaty.

This document summarizes in detail Washington’s understanding of the nature and purpose of that program as it stood in the 1980s.

Two of Israel’s nuclear facilities at the time, the Soreq Nuclear Research Center near Yavne and the Negev Nuclear Research Center in Dimona, “are the equivalent of our Los Alamos, Lawrence Livermore and Oak Ridge National Laboratories,” the US document reads.

“The Soreq center runs the full nuclear gamut of activities from engineering, administration, and nondestructive testing to electro-optics, pulsed power, process engineering and chemistry and nuclear research and safety,” the paper continues.

“This is the technology base required for nuclear weapons design and fabrication.”

The report goes on to detail Israel’s experimentation with various nuclear fuels, laserbased nuclear weapons detonation devices and the effects of radiation propagation.

While the assessment concluded that, at the time, Israel’s weapons design was “extremely conservative,” it said the Jewish state was experimenting with coding “which will enable them to make hydrogen bombs.”

The document appears to have been categorized as “declassified” upon its submission, suggesting an assessment within the US government that its findings would be low-impact if made public.

That, too, must have been the assessment of the Israeli government in 2014, as it had the opportunity to keep the document secret but declined.

“We did inform the Israeli government of our planned release of the documents and they did not object,” US Army Col. Steven Warren, director of Pentagon press operations, confirmed to The Jerusalem Post.

Upon receiving a Freedom of Information Act request concerning information sensitive to foreign governments, the US informs the relevant partner, giving it the opportunity to formally object.

“The US government was by law required to release the report upon such a FOIA request unless we had a written request from the relevant foreign government – Israel – that the information continue to be withheld,” one senior administration official told the Post on Friday. “Israel did not object to the release of this information.”

Israeli officials declined to comment for this report, neither confirming nor denying concerns over the document, the contents of its assessment or the politics surrounding its release.

While the Freedom of Information Act request was made years ago, the release of the document was first discussed in recent months – in the shadow of debate over Iran’s nuclear weapons work.

Iranian President Hassan Rouhani has called at the United Nations for a nuclear-free zone in the Middle East, suggesting that his country’s nuclear program may be in response to Israel’s own.

Prime Minister Benjamin Netanyahu adamantly opposes a working proposal under discussion here in Switzerland that would aim to cap, restrict, monitor and roll back much of Tehran’s nuclear program for a limited period. The deadline for a framework agreement in those negotiations falls on Tuesday.

Privately, those who acknowledge Israel’s nuclear weapons program tout its effect as a deterrent. Israel’s program is understood to have been developed in the late 1960s, after the young country had already been at war with the forces of eight Arab nations.

The Israeli government fears that Iran’s program serves a different purpose: Not deterrence, but embodiment of aggressive behavior and the protection of a regime that calls for the destruction of the Jewish state.

The Iranian government says its right to develop homegrown nuclear technology – guaranteed by the United Nations – is a point of national pride.

Conservative Israeli and American media, including Fox News, the Drudge Report and The Washington Examiner, have suggested that the timing of the document’s release was an intentional move by the Obama administration to undermine Netanyahu.

The document was indeed released when Israel’s concerns over an Iran deal were first raised at high pitch. The White House considers Netanyahu’s behavior, including his March 3 speech to a joint meeting of Congress attacking Obama’s Iran policy, as disrespectful of the presidency and a politicization of the US-Israel relationship.

US President Barack Obama does not review Freedom of Information Act requests, nor does any president, for unclassified documents.

While Israel has not discussed the document or its release, one official did acknowledge that discussion over the matter began in 2014.

Voir par ailleurs:

Le Son des épées, macabre apologie du djihad en ligne
Adrien Jaulmes
Le Figaro
26/06/2014

L’offensive de l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL) dans le nord de l’Irak a été accompagnée d’une campagne de propagande inédite.

Destiné à frapper d’effroi ses adversaires autant qu’à recruter des volontaires, ce djihad médiatique a déferlé via Twitter et les réseaux sociaux simultanément à l’avancée des combattants de l’EIIL sur le terrain.

Au lieu des rares apparitions d’un Ben Laden, et de ses déclarations sentencieuses et statiques, ses héritiers ont adopté un langage et des codes de communication modernes. Les images et les films diffusés par l’EIIL sont une extraordinaire et terrible plongée dans le cœur de cette nouvelle entité installée aujourd’hui au cœur du Moyen-Orient.Un film en particulier mérite à lui seul un visionnage. Intitulé Le Son des épées , il a été réalisé pendant la prise de Mossoul et de Tikrit.

Esthétiquement, l’ensemble évoque un mélange de superproductions hollywoodiennes comme Zero Dark Thirty ou Jason Bourne, de jeux vidéo comme Grand Theft Auto, et de propagande hypnotique à la Leni Riefensthal, la cinéaste du régime nazi. L’horreur n’est jamais loin, filmée comme par un Tarantino islamiste, avec gros plans et ralentis. Comme au cinéma, le film commence par une plongée depuis une carte satellite du Moyen-Orient vers Faloudja, première ville à être tombée entre les mains des combattants de l’EIIL en janvier dernier. Une caméra montée sur un drone filme d’en haut des combattants en armes.

Des scènes rejouées au ralenti jusqu’à l’écœurement.
Tout bascule vite dans le «snuff movie». Des djihadistes en voiture lancés à toute vitesse massacrent à la mitrailleuse comme des gangsters des automobilistes dont le véhicule va verser sur le bas-côté. La caméra s’attarde avec complaisance sur les corps ensanglantés des passagers. Un survivant qui s’enfuit à pied est poursuivi par les djihadistes qui l’assassinent malgré ses supplications contre une clôture. En surimpression apparaît la carte d’identité du malheureux, membre de la police irakienne recrutée par le régime chiite de Maliki. Les plans de coupe sont sonorisés par le bruit sinistre d’une épée que l’on sort de son fourreau. Les djihadistes filment à travers la lunette d’un tireur d’élite les soldats irakiens qu’ils abattent à distance. Ils déclenchent les explosifs placés sous la route au passage des véhicules blindés irakiens qui sont projetés en l’air. Les scènes sont rejouées au ralenti jusqu’à l’écœurement.

Le film est autant destiné à effrayer ses adversaires qu’à attirer des partisans. Les djihadistes qui attaquent des postes de l’armée irakienne tuent froidement les soldats chiites qui se rendent. Le film les désigne sous l’appellation de «Safavides», du nom de la dynastie perse qui se convertit au chiisme, et est considérée comme l’ennemi héréditaire par les salafistes sunnites. Mais ils se montrent pleins de mansuétude avec ceux qui se rallient à eux. Dans des mosquées, des combattants sunnites du Mouvement du réveil, ces milices tribales retournées par les Américains pour combattre al-Qaida, l’un des rares succès de la contre-guérilla du général Petraeus, rejoignent ainsi ostensiblement les djihadistes en jurant allégeance à l’État islamique.

Des djihadistes inspirés par l’armée américaine
Mais le plus frappant est le mimétisme évident des djihadistes inspirés par l’armée américaine. Une armée contre laquelle les insurgés sunnites ont combattu pendant l’occupation de l’Irak. Masqués et équipés comme des forces spéciales américaines, ils montent des barrages routiers volants. Les automobilistes sont sortis des véhicules. Leurs identités sont contrôlées par un djihadiste muni d’un ordinateur portable où sont enregistrées les listes des membres des forces de sécurités irakiennes. Ceux qui sont identifiés sont aussitôt tués d’une balle dans la tête.

L’EIIL adopte aussi certaines méthodes de l’ennemi américain à l’instar du Hezbollah libanais, qui avait formé ses combattants au contact de l’armée israélienne pendant l’occupation du Sud-Liban dans les années 1990. Comme la guerre contre la drogue a contribué à la création d’empires mafieux, la guerre contre le terrorisme a créé à son tour un monstre d’une nouvelle dimension. L’idéologie djihadiste d’al-Qaida s’est nourrie en Irak de la vieille rivalité entre chiites et sunnites. L’occupation américaine a servi à recruter les combattants, et à leur donner une école de guérilla ; comme dans un processus darwinien, ceux qui ont survécu sont les plus adaptés. La guerre civile syrienne a fourni une expérience supplémentaire à des milliers de djihadistes. La perte de contrôle de Damas sur l’est de son territoire a enfin fourni au mouvement la base territoriale qui lui a permis de se lancer à l’attaque du nord de l’Irak.

Pour contrer l’effet de cette vidéo, le gouvernement irakien a diffusé un clip montrant un djihadiste jouant avec un serpent apprivoisé qui disparaît dans des flammes à l’arrivée d’un soldat irakien.

Voir aussi:

Iran’s Shiite Militias Are Running Amok in Iraq…Obama is still pretending he hasn’t unleashed demons on the country it once could have saved
Curt 1
Mar, 2nd, 2015

Countless memories haunt me after a decade of service in Iraq. Gripping the hands of an assassin-felled member of the provisional government as the life slipped out of her body in 2003; watching al Qaeda’sbeheadings of American hostages in 2004; seeing photos of young Sunni prisoners raped and tortured by Iran-backed Shiite militias serving within the Iraqi police in 2005; and sitting helplessly at the U.S. Embassy in Baghdad as news came in of al Qaeda’s 2006 bombing of al-Askari Mosque, one of the holiest sites for Shiite Islam, ushering in the civil war.

But after countless visits to Arlington National Cemetery and Walter Reed Medical Center, nothing upsets me more than the fact that thousands of American soldiers, diplomats, intelligence officers, and contractors are now enabling and emboldening a government in Baghdad that is simply beyond redemption.

It took the fall of Iraq’s second-largest city, Mosul, for Western elites to finally begin to understand what many of us saw firsthand in the years since 2003:

The Iraqi government is hopelessly sectarian, corrupt, and generally unfit to govern what could be one of the world’s most prosperous nations. Washington’s response to the Islamic State’s (IS) advance, however, has been disgraceful: The United States is now acting as the air force, the armory, and the diplomatic cover for Iraqi militias that are committing some of the worst human rights abuses on the planet. These are “allies” that are actually beholden to our strategic foe, the Islamic Republic of Iran, and which often resort to the same vile tactics as the Islamic State itself.

The dictatorship of Saddam Hussein was branded the “Republic of Fear” due to its wanton disregard for the sanctity of human life. Saddam’s abuses were legendary: The invasion of Iran in 1980, where his forces employed chemical and biological weapons; the genocide of more than 100,000 Kurds during theAnfal campaign; the invasion of Kuwait in 1990; and 1991’s massacre of Shiites in Karbala are only a few examples of his gruesome handiwork.

Post-2003 Iraq was supposed to be different. Throughout the past decade, however, countless NGOs and international news organizations have borne witness to the accelerating pace of abuses. The Republic of Fear is being reborn.

Perhaps the most vivid and disturbing evidence that the Iraqi government simply does not share America’s core values emerged on Feb. 6. In a grainy video posted on YouTube, a three-minute horror show plays out on the front lines somewhere in Iraq. Iraqi military officers and presumably Shiite militiamen — dressed in black, skull-adorned “Sons of Anarchy” shirts — crowd an ambulance emblazoned with the Iraqi state seal. Inside, a blindfolded and hog-tied man in military fatigues pleads for mercy as the Iraqi vigilantes beat him over the head, taunting him with expletives.

“We will f— your sisters,” they shout.

“No, God,” the prisoner weeps.

One of the vigilantes picks up a metal toolbox and slams it down on the crying man, as others enter the ambulance to beat and kick the helpless prisoner. A minute into the video, the man is dragged out of the ambulance and onto the ground, still blindfolded, arms bound behind his back. A dozen fighters surround him and begin kicking him until he lies motionless, blood dripping from his head. With some yelling “enough,” a man in camouflaged trousers walks up to the prisoner and beats him over the head repeatedly with a sandal, a gesture of monumental insult. Another man, also in camouflaged trousers, leaps up twice and lands with his full weight on the detainee’s skull. A third man, in full military uniform, kicks and punches the hemorrhaging man, whose blood spills across the sand below.

In the final horrific minute, the vigilantes carry the man a few feet away and drop him to the ground. Several men armed with U.S.-supplied M4 rifles then empty several magazines — perhaps more than 100 rounds — into the man.

The video concludes with one man chillingly yelling, “Enough! What’s wrong with you?”

Any viewer capable of understanding the dialogue overlaying the savage imagery is left in utter shock. But that emotion should soon be replaced by rage, as the realization sets in that countless American lives, families, and taxpayer dollars were sacrificed — and are being risked today — to facilitate such brazen cruelty.

Twitter is abuzz with speculation about the victim’s identity. A Kurdish Peshmerga fighter? An Islamic State spy? Regardless, one thing is clear: These were 196 vivid seconds of a lynching, a field execution, an Iraqi government and Shiite militia-orchestrated war crime broadcast around the world. And the sad reality is that this killing was facilitated by the White House.

Since assuming office in 2009, President Barack Obama and his national security team have turned a blind eye toward the growing crisis in Iraq. They seem to have simply hoped that Bush’s “dumb war,” as Obama oncedescribed it, would not distract them from a domestic-driven agenda. Even as the cancer at the heart of the Iraqi government metastasized, senior American officials ignored the countless classified and open sources implicating the Iraqi government in theft, torture, rape, and ethnic cleansing — insisting that the country remained on the right track.

In 2010, Vice President Joe Biden confidently insisted that Iraq “is going to be one of the great achievements of this administration,” lauding Iraqis for “us[ing] the political process, rather than guns, to settle their differences.”

 Voir également:

A History of Crashes Caused by Pilots’ Intentional Acts

Shreeya Sinha

The New York Times

March 26, 2015

French officials said Thursday that the co-pilot of Germanwings Flight 9525 deliberately flew the plane into a mountain in the French Alps while the pilot banged on the locked cockpit door and passengers screamed. Crashes caused intentionally by pilots are very rare but not unheard of. Here are some examples:

November 2013
Mozambique Airlines

Herminio dos Santos Fernandes, the pilot of Mozambique Airlines Flight TM470 bound for Luanda, Angola, intentionally crashed the plane in a national park in Namibia on Nov. 29, 2013, according to investigators. All 33 people on board were killed. When the flight’s co-pilot left to use the lavatory, the captain locked him out of the cockpit and manually steered the plane downward. Listening to recovered flight recordings, investigators were able to hear alarms and banging on the cockpit door.

October 1999
EgyptAir

EgyptAir Flight 990 plunged into the Atlantic Ocean off Nantucket, Mass., on Oct. 31, 1999, killing all 217 people on board. Investigators concluded that the most likely explanation was that the co-pilot, Gameel al-Batouti, deliberately brought down the plane, although they sidestepped the question of motive and Egyptian officials have disputed that conclusion.

The flight data recorder showed that he waited for the captain to leave the cockpit and then disengaged the autopilot. As the plane descended, he could be heard saying in Arabic, “I rely on God,” over and over.

December 1997
SilkAir

A Boeing 737 belonging to the Singapore-based airline SilkAir was cruising at 35,000 feet in clear weather when it suddenly dove into a mangrove swamp near Palembang, Indonesia, on Dec. 19, 1997, killing all 104 people on board. Indonesian investigators said, that in the last seconds of the flight, there were indications that the pilot, Tsu Way Ming, “was in the process of, or intending to, leave the cockpit.” He had recently been demoted and disciplined by the airline, and had large gambling debts. The government of Indonesia has yet to officially accept the findings.
August 1994
Air Morocco

Moroccan authorities said that Younes Khayati, 32, the pilot of a Royal Air Maroc ATR-42 aircraft, intentionally disconnected the plane’s automatic navigation systems on Aug. 21, 1994, and crashed the plane into the Atlas Mountains shortly after takeoff, killing all 44 people aboard. He had passed a competency test and medical checkup on July 30.

February 1982
Japan Air Lines

Seiji Katagiri, 35, the pilot of a Japan Air Lines DC-8 sent the plane into Tokyo Bay moments before it was to land on Feb. 9, 1982, killing 24 of the 166 passengers on board. Mr. Katagiri, who survived the crash, was prosecuted, but he was found not guilty by reason of insanity. He had a history of  »psychosomatic disorders » in late 1980, but airline doctors said he was fit for duty.

Voir enfin:

Running Amok: A Modern Perspective on a Culture-Bound Syndrome
Manuel L. Saint Martin, M.D., J.D.
Prim Care Companion J Clin Psychiatry.
999 Jun; 1(3): 66–70.
Abstract
Running amok is considered a rare culture-bound syndrome by current psychiatric classification systems, but there is evidence that it occurs frequently in modern industrialized societies. The historical origins of running amok as a psychiatric condition are reviewed in this article, and its relevance to modern day episodes of violent behavior is discussed. Psychotic illnesses, personality disorders, and mood disorders are all possible causes of amok, and the identification and treatment of patients who are at risk for manifesting violent behavior are discussed.
The general public and the medical profession are familiar with the term running amok, the common usage of which refers to an irrational-acting individual who causes havoc. The term also describes the homicidal and subsequent suicidal behavior of mentally unstable individuals that results in multiple fatalities and injuries to others. Except for psychiatrists, few in the medical community realize that running amok is a bona fide, albeit antiquated, psychiatric condition. Although episodes of multiple homicides and suicide by individuals with presumed or known mental disorders occur with alarming regularity today, there are virtually no recent discussions in the medical literature about the recognition and treatment of these individuals before their suicidal and homicidal behavior occurs.

The psychiatric literature classifies amok as a culture-bound syndrome based on its discovery 2 centuries ago in remote primitive island tribes where culture was considered the predominant factor in its pathogenesis. The primitive groups’ geographic isolation and spiritual beliefs were thought to produce a mental illness not observed elsewhere in the world. DSM-IV,1 which is the current consensus opinion on psychiatric diagnosis, depicts amok as a cultural phenomenon that rarely occurs today. However, characterizing amok as a culture-bound syndrome ignores the fact that similar behavior has been observed in virtually all Western and Eastern cultures, having no geographical isolation. Furthermore, the belief that amok rarely occurs today is contrary to evidence that similar episodes of violent behavior are more common in modern societies than they were in the primitive cultures where amok was first observed.

HISTORICAL BACKGROUND
Amok, or running amok, is derived from the Malay word mengamok, which means to make a furious and desperate charge. Captain Cook is credited with making the first outside observations and recordings of amok in the Malay tribesmen in 1770 during his around-the-world voyage. He described the affected individuals as behaving violently without apparent cause and indiscriminately killing or maiming villagers and animals in a frenzied attack. Amok attacks involved an average of 10 victims and ended when the individual was subdued or “put down” by his fellow tribesmen, and frequently killed in the process. According to Malay mythology, running amok was an involuntary behavior caused by the “hantu belian,” or evil tiger spirit entering a person’s body and compelling him or her to behave violently without conscious awareness. Because of their spiritual beliefs, those in the Malay culture tolerated running amok despite its devastating effects on the tribe.

Shortly after Captain Cook’s report, anthropologic and psychiatric researchers observed amok in primitive tribes located in the Philippines, Laos, Papua New Guinea, and Puerto Rico. These observers reinforced the belief that cultural factors unique to the primitive tribes caused amok, making culture the accepted explanation for its pathogenesis in these geographically isolated and culturally diverse people. Over the next 2 centuries, occurrences of amok and interest in it as a psychiatric condition waned. The decreasing incidence of amok was attributed to Western civilization’s influence on the primitive tribes, thereby eliminating the cultural factors thought to cause the violent behavior. Modern occurrences of amok in the remaining tribes are almost unheard of, and reports in the psychiatric literature ceased around the mid-20th century. Inexplicably, while the frequency of and interest in amok among primitive tribes were decreasing, similar occurrences of violence in industrial societies were increasing. However, since the belief that amok is culturally induced had become deeply entrenched, its connection with modern day episodes of mass violence went unnoticed.

The following case reports illustrate the typical violent behavior reported in amok episodes in Malay tribes:

In 1846, in the province of Penang, Malaysia, a respectable elderly Malay man suddenly shot and killed 3 villagers and wounded 10 others. He was captured and brought to trial where evidence revealed that he had suddenly lost his wife and only child, and after his bereavement, he became mentally disturbed.2

In 1901, in the province of Phang, Malaysia, a 23-year-old Muslim man who was formerly a member of the police force stole a Malay sword and attacked 5 individuals while they were sleeping or smoking opium. He killed 3, almost decapitating 1 victim, and he seriously wounded the others.2
Contemporary descriptions of multiple homicides by individuals are comparable to the case reports of amok. In the majority of contemporary cases, the slayings are sudden and unprovoked and committed by individuals with a history of mental illness. News media, witnesses, and police reports describe the attackers as being odd or angry persons, suggesting personality pathology or a paranoid disorder; or brooding and suffering from an acute loss, indicating a possible depressive disorder. The number of victims in modern episodes is similar to the number in amok despite the fact that handguns and rifles are used in contrast to the Malay swords of 2 centuries ago. The outcome for the attacker is also analogous to amok, being death, suicide, and less commonly, apprehension. The following report demonstrates the resemblance between amok and contemporary violent behavior:

In 1998 in Los Angeles, Ronald Taylor, aged 46, killed 4 of his family members and a friend, and then jumped to his death from a freeway overpass. The police discovered Taylor’s victims when they went to his home to inform them of his death. Court records revealed that Taylor was experiencing financial problems, was filing for bankruptcy, and had debts of more than $64,000, including a $21,302 personal loan from his employer and a $5,547 Sears credit card debt.3
Amok was first classified as a psychiatric condition around 1849 on the basis of anecdotal reports and case studies revealing that most individuals who ran amok were mentally ill. Prior to that time, amok was studied and reported as an anthropological curiosity. Historically, observers described 2 forms of amok, but DSM-IV does not differentiate between them. The more common form, beramok, was associated with a personal loss and preceded by a period of depressed mood and brooding; while the infrequent form, amok, was associated with rage, a perceived insult, or vendetta preceding the attack. Based on these early case reports, beramok is plausibly linked to a depressive or mood disorder, while amok appears to be related to psychosis, personality disorders, or a delusional disorder.

The early case reports suggest that amok in all likelihood is not a psychiatric condition, but simply a description of violent behavior resulting from another mental illness. The multiple homicides and injuries that occur in amok may represent an unusual manifestation of a depressive condition, a psychotic illness, or a severe personality disorder. It is also probable that certain individuals are predisposed to exhibiting extremely violent behavior when they are suffering from mood disorders or personality disorders.

CONTEMPORARY EXPLANATIONS OF AMOK
From a modern perspective, amok should not be considered a culture-bound syndrome, because the only role that culture plays is in how the violent behavior is manifested. An individual’s behavior is influenced by environment and culture even in situations where those actions are the product of a mental illness. Thus, the behavior observed in amok 200 years ago in the primitive tribes will necessarily differ from that seen in contemporary cases of violent behavior. Characterizing the violent behavior in amok as the product of another mental illness dispenses with its culture-bound origins and reconciles it with the violent behavior observed in contemporary cases.

Previous psychiatric investigators also questioned the culture-bound classification of amok, indicating disagreement with the consensus opinion that was developing circa the first edition of the Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM). Pow Meng Yap,4 a psychiatrist for the Hong Kong Government, wrote in 1951 that amok behavior was preceded by a period of brooding, and if the attacker was not killed in the process, it ended when the individual became exhausted and collapsed (and frequently had amnesia for the event). Yap’s description of amok suggests a psychotic type of depressive disorder or a dissociative disorder. By the time of Yap’s comments, violent behavior similar to amok had been observed in most countries. For a condition to truly be culture bound, it could not be found in other distinct cultures, and culture must be indispensable to its pathogenesis. This has never been the case with amok, or for that matter, with most other psychiatric conditions.

Jin-Inn Teoh, a professor of psychiatry at the University of Aberdeen in London, reported in 1972 that amok behavior existed in all countries, differing only in the methods and weapons used in the attacks.5 According to Teoh, culture was a modulating factor that determined how amok was manifested, but not whether or not it occurred. The individual’s culture and the weapons available naturally influenced the method of the attack. Teoh’s report of amok was one of the last in the psychiatric literature. In the subsequent quarter century, the incidence of violent behavior similar to amok has increased dramatically in industrialized countries, surpassing its incidence in primitive cultures. This increase may be the result of better case reporting and heightened public awareness and interest in violence, combined with an increase in the psychopathology responsible for amok. Teoh’s findings and the increase in violent behavior in industrialized societies are further evidence against characterizing amok as a culture-bound syndrome.

Amok was thought to be related to suicide, a violent behavior that has never been considered a culturally bound psychiatric condition. In fact, suicide and suicidal behavior are not considered psychiatric conditions at all under present psychiatric classification systems. Suicide is a self-destructive behavior that can occur in a variety of psychopathologic states such as psychotic depression, personality disorders, and schizophrenia. In 1934, John Cooper, a professor of anthropology at Catholic University in Washington, D.C., analogized amok to suicide in an attempt to disprove its classification as a culture-bound syndrome.6 Cooper stated that neither racial, ethnic, nor environmental factors played a role in the pathogenesis of mental diseases and that amok had the same etiology in primitive and industrialized people. Cooper postulated that running amok in primitive tribes was an indirect means of committing suicide.6 Suicide was a rare occurrence in primitive cultures as opposed to industrialized societies. He thought that the same psychosocial stressors leading an industrialized European to commit suicide caused amok in the Malay tribesman.

However, Cooper’s conceptualization of amok as an expression of suicidal urges does not explain why violent behavior similar to amok is so common in Western cultures like the United States, where societal prohibitions against suicide are not strong. Cooper’s theory also implies that suicide and amok are alternate phenomena where culture determines which behavior the individual will manifest. Thus, Cooper’s characterization of amok makes culture a necessary factor in its pathogenesis, which is the premise he was attempting to disprove. Suicide and amok share common features and risk factors, but they are nevertheless distinct behaviors.

PREVENTING AMOK
Today, amok should be viewed as one possible outcome of an individual’s undiagnosed and/or untreated psychiatric condition with psychosis or severe personality pathology. Considering the large number of individuals who have psychotic psychiatric conditions, mood disorders, and personality disorders, amok is still a statistically uncommon occurrence. Nevertheless, the emotional damage that it causes to the victims, their families, and communities goes beyond its small numbers and has an enduring effect. Since it is virtually impossible to stop an amok attack without risking one’s life or limb, prevention is the only method of avoiding the damage that it causes. Table 1 shows the characteristics found in contemporary individuals who run amok.

Table 1.
Common Characteristics of Individuals Who Run Amok
Viewing amok from this new perspective dispels the commonly held perception that episodes of mass violence are random and unpredictable, and thus not preventable. Characterizing amok as the end result of a psychiatric condition reveals that, like suicidal behavior, there are risk factors that can be used to assess a patient’s potential for amok and for planning treatment.

Identification
Preventing episodes of amok requires early recognition of susceptible individuals and prompt treatment of the underlying psychopathologic condition. Medical intervention is virtually impossible once an individual is running amok, and the outcome of his or her violent behavior is no different today than it was 200 years ago before the advent of modern psychiatric diagnosis and treatment. The first step in intervention is identifying those individuals whose psychiatric conditions or psychosocial stressors predispose them to running amok. Identification entails assessing patients for risk factors that are known to be related to violent behavior.

General and family practitioners are in a unique position as frontline clinicians to identify these patients. Most individuals who manifest violent behavior similar to amok have had recent contact with medical practitioners preceding their homicidal and suicidal behavior.7 Many of these patients preferentially consult general and family practitioners instead of psychiatrists owing to the perceived stigma attached to consulting a psychiatrist, denial of their mental illness, or fear of validating their suspicion that they have a mental disorder.

The limited literature on amok concludes that psychiatric conditions, personality, pathology, and/or recent losses are all important factors in its pathogenesis. However, none of the reports has determined which particular psychiatric conditions or personality disorders are responsible for this susceptibility. Based on the psychiatric literature reports and evidence from contemporary case reports of violent behavior, the factors that should be considered as creating a risk for amok are as follows: a history of a psychotic condition, prior episodes of violent behavior or making violent threats, recent personal losses, violent suicide attempts, and significant personality traits or personality disorders. The more risk factors that a patient has, the greater that patient’s potential for acting violently. These risk factors are presented in more detail in Table 2.

Table 2.
Risk Factors for Running Amok
Each risk factor should be assessed through a history taken from the patient supplemented by information collected from family members or observations from those persons familiar with the patient and his or her situation such as friends, neighbors, coworkers, and employers. Medical records obtained from prior health care providers are also useful for uncovering precursors of amok behavior. Patients with psychotic disorders may not be capable of providing reliable and coherent information, while those with personality disorders may minimize or conceal their violent impulses and past behavior. An ongoing interpersonal conflict, especially occurring in school or at work, should be regarded as a significant warning sign for a potential amok episode. Many of the risks factors for amok are similar to those for suicide, and the 2 behaviors frequently converge when the individual’s intent is to kill himself or herself following a homicidal spree. The most significant risk factors for suicide are presented in Table 3 for comparison.

Table 3.
Risk Factors for Suicide
Treatment of Underlying Conditions
The second step in intervention is treating the patient’s underlying psychiatric condition or personality disorder so that running amok never occurs. A primary care practitioner can initiate medical intervention in patients who are susceptible to running amok, but it should be supplemented with a prompt referral for psychiatric or psychological evaluation and treatment, because these patients pose complicated and challenging clinical management cases. The treatment can also be initiated by a nonmedical source through a referral to an employee assistance program, the patient’s health insurance provider, or a community mental health clinic. Involuntary psychiatric hospitalization is an option for those patients who are imminently suicidal or homicidal as a result of their mental condition, but patients whose risk factors do not include a major mental illnesses may not qualify for involuntary treatment. This is typically the case with patients who have personality disorders.

Proper treatment of the patient at risk for running amok requires that the clinician make an accurate diagnosis that can be used to determine which treatment modalities are best suited for each patient. To date, there is no medication that has been proven to specifically treat violent behavior, and since violence results from multiple factors, it is unlikely that any such medication will be developed in the near future. The mass violence observed in running amok may be caused by a variety of psychiatric conditions, and medical treatment should therefore be aimed at a diagnosable mental disorder or a personality disorder. In general, depressive disorders can be treated with antidepressants and supportive psychotherapy. Antidepressants are effective in alleviating depressive symptoms and depressive disorders in 85% of cases.7 Antidepressants should be started in therapeutic doses, and the patient should be monitored for symptom improvement within 6 to 8 weeks. The selective serotonin reuptake inhibitors should be the first-line treatment choice because of their rapid therapeutic response as compared with tricyclic antidepressants and evidence that serotonin depletion plays a role in suicidal and violent behavior.8 The supportive psychotherapeutic goal is to prevent violent behavior, and the clinician should take an active role in the therapy and enlist the help of the patient’s family and social support network. If the patient has signs of psychosis along with the depressive disorder, then an initial treatment period with antipsychotic medications may be necessary until the antidepressant’s mood-elevating effect is achieved. While most patients can be managed in outpatient settings, those with severe psychotic symptoms or with homicidal or suicidal urges occurring during their depressive illness may require hospitalization.

Patients who have psychotic disorders such as paranoid schizophrenia or delusional disorder should be treated with antipsychotic medications. Antipsychotic agents are effective in reducing the thought disorder, hallucinations, and delusions in schizophrenia, mania, and nonspecific psychotic disorders.9 The antipsychotic agents are only modestly effective in controlling violent behavior resulting from nonpsychotic conditions such as borderline personality and antisocial personality disorders.10 Anticonvulsants have been used and found effective to control violent behavior in limited series of patients.11 However, their use, like that of the other medications discussed for treating violent behavior, is still considered experimental and off-label.12 The only exception to the general statement regarding off-label usage is when anticonvulsants such as valproate or carbamazepine are used to treat violent behavior associated with mania. The antimanic agent lithium is still the first line of treatment for bipolar disorder and mania. Hospitalization may be necessary to prevent these patients from harming themselves or others, and most state laws provide for involuntary commitments. After hospitalization, or if the symptoms do not warrant it, partial hospitalization and day treatment programs are useful as a means of monitoring patients’ behavior and adjusting their medications in response to it.
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SUMMARY
In summary, running amok should no longer be considered an archaic culture-bound syndrome. A more useful and modern approach is that amok represents an extreme form of violent behavior occurring as a result of a mental disorder, personality pathology, and psychosocial stressors. Early recognition of the risk factors for amok and prompt treatment of the underlying psychiatric condition or personality disorder offer the best chance of preventing it. Finally, conceptualizing the mass violence of amok as the manifestation of another mental disorder provides a framework in which future occurrences of mass violence can be analyzed.

Drug names: carbamazepine (Tegretol and others), lithium (Eskalith and others).
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REFERENCES
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COMPLEMENT:

Germanwings : le “suicide selfie”, une création du XXIe siècle

Politiken – Copenhague

31/03/2015

En précipitant son avion contre la montagne, le copilote allemand a peut-être voulu se faire remarquer, tout comme les auteurs d’attentats suicides, écrit un éditorialiste danois.

Tout porte à croire que le crash de l’avion de la compagnie Germanwings sur une montagne le 24 mars est dû au suicide du jeune pilote allemand. C’est également un meurtre collectif, puisque cet homme de 29 ans a entraîné 149 autres personnes dans la mort.

Alors que l’enquête se poursuit (et pourrait aboutir à de nombreuses autres conclusions), on pense à la phrase qui ouvre Le Mythe de Sisyphe, l’essai d’Albert Camus : “Il n’y a qu’un problème philosophique vraiment sérieux : c’est le suicide.”

Sisyphe poussait inlassablement son rocher jusqu’au sommet de la montagne. Et il recommençait encore et encore, comme nous le faisons tous si nous avons le courage et la grandeur de vivre, écrit Albert Camus. Nous assumons l’absurdité de la vie et continuons de pousser. Si nous n’osons pas, si nous n’avons pas la grandeur nécessaire, nous laissons le rocher à sa place.

Mais si nous sommes dans le cockpit d’un avion, nous faisons peut-être tout autre chose que pousser un rocher jusqu’au sommet de la montagne : nous fonçons droit sur la montagne et mourons.

C’est de l’insensé et de l’absurde que naissent les réflexions de Camus sur le suicide :

“Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d’être vécue.”

Il y a quelque chose d’intemporel dans ces pensées et dans le sentiment d’absurdité, comme le décrit Camus : “Tous les hommes sains ayant songé à leur propre suicide, on pourra reconnaître, sans plus d’explications, qu’il y a un lien direct entre ce sentiment et l’aspiration vers le néant.”

Mais lorsqu’un jeune pilote entraîne dans son suicide 149 personnes, il révèle peut-être une singularité de notre époque, qu’il pourrait avoir en commun avec les auteurs d’attentats suicides au Moyen-Orient ou avec les tueurs de Charlie Hebdo [le 7 janvier]. Ou encore, avec le jeune homme qui a commis les deux attentats de Copenhague [le 14 février]. Ces meurtriers ont-ils un point commun ? Faut-il déceler derrière leurs gestes un trait symptomatique de notre époque ?

Narcissisme
Il existe peut-être aujourd’hui un narcissisme particulièrement menaçant : il ne s’agit pas simplement de l’égocentrisme incurable qui pousse le suicidaire à se jeter sous un train sans penser au choc psychologique qu’il fait subir au conducteur du train. Ni de l’infinie détresse qui empêche le suicidaire de penser aux traumatismes infligés à ses proches, qui, eux, continueront de vivre.

Un suicide est toujours un acte de violence. Ici, c’est d’un autre narcissisme qu’il est question. En effet, quand un fanatique désespéré fait détonner sa ceinture d’explosifs sur un marché au Pakistan ou en Irak, emportant avec lui dans la mort des centaines de personnes, ou quand un pilote tout aussi désespéré, gravement dépressif, précipite son avion sur une montagne, quelque chose de spectaculaire et d’exhibitionniste vient s’ajouter au tourment intérieur. Comme s’il voulait, par sa mort, se faire remarquer.

Le suicide selfie serait-il la contribution de ce début du XXIe siècle au mythe de Sisyphe ?

2 commentaires pour Crash de l’A320: Attention, un pilote amok peut en cacher un autre (Warning: an amok runner can hide another)

  1. jcdurbant dit :

    HAVE ISSUES, WILL TRAVEL

    “The purest surrealist act is walking into a crowd with a loaded gun and firing into it randomly. »

    André Breton

    https://jcdurbant.wordpress.com/2010/06/18/expo-crime-et-chatiment-les-paroles-de-haine-des-avant-gardes-ont-prepare-la-mort-des-individus-from-breton-to-ben-laden-an-aesthetic-genealogy-of-terror/

    Ali Sonboly, 18, was « obsessed » with mass shootings and may have planned his attack to coincide with the fifth anniversary of far-right extremist Anders Breivik’s Norway massacre, prosecutors said. He also owned a stash of literature about shooting rampages, including a book entitled « Rampage in Head: Why Students Kill. » According to German newspaper Bild.de, classmates said he had even used an image of Breivik as his profile picture on the social media networK. Initial reports suggest he was bullied at school – video footage taken during the incident appears to show Sonboly saying he was bullied for seven years …

    http://www.telegraph.co.uk/news/2016/07/23/munich-shooting-german-iranian-gunman-targeted-children-outside/

    J'aime

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