Blogs: L’information libre serait-elle… de droite?

30 septembre, 2006

Liberteortf_2Gros travail (300 sites classés par audience) de Georges Clavet pour tenter de faire l’état des lieux des sites de droite (mais que je préférerais appeler « non-médiatiquement corrects ») de la blogosphère francophone.

En gros, les sites que l’on pourrait nommer « alternatifs » quand la pensée dominante est devenue pour l’essentiel « de gauche » et « tiers-mondiste ».

Même si je me ferais jamais à l’idée de voir Iran-resist à côté des… Le Pen-Megret-Gollnisch-Lang, qui ont certes, comme le rappelait un certain Fabius, le mérite d’avoir bien avant tout le monde « posé les bonnes questions » mais qui ont, pour ne prendre que l’exemple irakien, toujours figuré parmi les plus zélés des saddamophiles.

Classement par audience de plus de 300 sites francophones de droite
Georges Clavet
septembre 2006

Pourquoi un classement des sites d’information de droite ?

Parce que l’information donnée par les grands médias (télévision, radios, journaux) dans des pays francophones, comme la France, la Belgique, et à un degré moindre le Canada, est très largement dominée par les idéologies de gauche où on trouve toujours les mêmes idées toutes faites, souvent fausses et contraires aux règles élémentaires de la pluralité d’opinion. Aujourd’hui la plupart des journalistes sont issus obligatoirement de quelques écoles de journalisme avec un programme politique « très varié » allant de l’étatisme au socialisme en passant par l’alter mondialisme ou les idées communistes. Tous les sondages révèlent qu’ils se disent de gauche à plus de 80 %. Mais les règles déontologiques de neutralité et de sens critique ont été oubliées. A quelques exceptions près, Il n’y a plus qu’un politiquement correct de bon aloi et qu’un conformisme avec la pensée unique essentiellement socialiste ou tiers-mondiste.

Tout cela ne serait pas insupportable si des pays comme la France ou la région de Wallonie en Belgique, pour ne citer que ces deux exemple, n’étaient pas dirigés, au mépris de la volonté d’une majorité du peuple, par une des classes politiques la plus idéologiquement à gauche d’Europe, avec pour conséquence une grave crise économique et sociale depuis des années, et cela malgré les alternances politiques (ou les fausses alternances).

Heureusement il est possible aujourd’hui d’être informé de manière objective et sans être conditionné par les grands médias ou par la même agence de presse d’état. La chape de plomb imposée par le milieu politique et médiatique recule. Puisque les médias traditionnels ne veulent plus jouer leur rôle traditionnel de contre pouvoir, Internet peut dorénavant les remplacer sans problème et la liberté de la presse reprend une certaine réalité.

Critère de choix d’un site d’information de droite pour le classement

Les sites de droite rejettent les idéologies « socialistes » qui prônent l’égalitarisme étatique qui appauvrit tout le monde, ou une idéologie obligatoire comme le collectivisme ou le multiculturalisme, mais imposées autoritairement par un gouvernement et une technocratie et non par le peuple souverain. A l’opposé des idéologies de gauche, ils ne veulent pas créer un homme nouveau et citoyen du monde, lutter contre toutes les inégalités ou les « discriminations » naturelles ou changer l’ordre naturel ou la culture de la société. Selon ces critères, les sites fidèles aux valeurs chrétiennes sont considérés comme de droite, puisque la philosophie chrétienne est par nature opposée aux socialismes et collectivismes d’état.

Ce classement a été établi sans aucun parti pris pour tel ou tel courant de droite, dont les idées différentes sont largement complémentaires entre elles. TOUS les sites de droite d’information ont été mentionnés, à l’exception des sites qui sont uniquement des forums. Mais plusieurs sites ont pu être oubliés en particulier des sites africains. Parmi les sites trouvés, le seul critère qui a été retenu a été de sélectionner uniquement les sites pour lesquels l’audience était connue et suffisante, ou dans le cas contraire, jugée comme telle d’après la régularité des mises à jour. Les chiffres d’audience sont établis essentiellement sur une moyenne de 3 mois à partir du mois de septembre (via alexa.com), ou à défaut à partir de compteurs ou de consultations de statistiques d’audience. A noter que l’audience peut varier de manière importante d’un mois à l’autre, en fonction de l’activité du site ou de l’intérêt des lecteurs. Ces chiffres ne donnent donc qu’une indication à une date donnée.

Liste sans données d’audience (merci ajm)

http://www.catholique.org/

http://www.guysen.com/

http://www.lalibre.be/

http://www.lorient-lejour.com.lb/

zenit.org (fr, en, esp, de, it…)

http://www.liberte-algerie.com/

http://www.ledevoir.com/

http://www.iranfocus.com/ (en, fr…)

http://www.infolive.tv/ (en, fr, es…)

http://www.cef.fr/

http://www.a7fr.com/

http://www.letemps.ch/

http://www.oecumene.radiovaticana.org/fr1/index.asp (plus. langues)

http://www.cubanet.org/ (en, es, fr)

http://www.matin.qc.ca/

http://www.izf.net/

http://www.france-echos.com/

http://www.topchretien.com/

http://www.proche-orient.info/

http://www.menapress.com/

http://www.peres-fondateurs.com/

a7fr.net

http://www.novopress.info/

http://www.oikoumene.org/ (en,de,fr,esp,…)

lesalonbeige.blogs.com

http://www.ajm.ch/

http://www.bafweb.com/

http://www.tageblatt.lu/

http://www.desinfos.com/

http://www.libertyvox.com/

http://www.liberal.ca/default_f.aspx(fr, en)

http://www.ludovicmonnerat.com/

http://www.spcm.org/

http://www.kabyles.com/

http://www.iran-resist.org/

http://www.precaution.ch/

http://www.quebecoislibre.org/

http://www.laliberte.ch/

bravepatrie.com

http://www.thedissidentfrogman.com/

http://www.pourlafrance.fr/

http://www.upjf.org/

fr.danielpipes.org

http://www.lepatriote.net/

http://www.fides.org/ (fr,en,es,it…)

http://www.croire.com/

http://www.fraternite-info.com/

http://www.fdesouche.com/

http://www.extremecentre.org/

http://www.dici.org/ (fr, en)

http://www.conservative.ca/ (fr, en)

http://www.coranix.com/

http://www.lepotentiel.com/

http://www.altermedia.info/ (partie francophone)

http://www.nouvelliste.ch/

http://www.lactualite.com/

http://www.catho.be/

http://www.hebdo.ch/

http://www.infoguerre.com/

http://www.valeursactuelles.com/

http://www.communautarisme.net/

swissroll.info

http://www.libertepolitique.com/

fare.tunes.org (en , fr)

http://www.liberte-cherie.com/

http://www.in-nocence.org/

http://www.pq.org/

http://www.wluml.org/french/ (en, fr. Ar, rus..)

http://www.bakchich.info/

http://www.primo-europe.org/

destexhe.blogs.com

http://www.occidentalis.com/

http://www.checkpoint-online.ch/

climax.hautetfort.com

http://www.sosfrance.com/

http://www.pelerin.info/

http://www.conscience-politique.org/

bruxelles-ma-ville.skynetblogs.be

http://www.les4verites.com/

http://www.ktotv.com/

http://www.christicity.com/

http://www.libres.org/

radio-courtoisie.over-blog.com

http://www.debriefing.org/

http://www.tamazgha.fr/

voxgalliae.blogspot.com/

http://www.investigateur.info/

jdch.blogspot.com

http://www.iedm.org/

http://www.m-r.fr/

http://www.cameroon-tribune.net/

les-identitaires.com

http://www.islamla.com/

http://www.mr.be/

sisyphosmount.blogspot.com (fr, en, de)

http://www.nation.be/

http://www.alternative-liberale.fr/

chroniquespatagones.blogspirit.com

kuebek.blogspot.com

http://www.mpf-villiers.com/

http://www.surlering.com/

http://www.radionotredame.com/

http://www.ifrap.org/

http://www.contribuables.org/

http://www.resiliencetv.fr/

http://www.rockik.com/

http://www.daneshjoo.org/french_index.shtml (en , fr, ..)

http://www.voxdei.org/

http://www.assoaime.net/

http://www.radiocourtoisie.com/

http://www.coqgaulois.com/

http://www.ladroitelibre.com/

quitter_la_secu.blogspot.com

grouik-grouik.blogspot.com

http://www.occidentalis-leblog.info/

balagan.blog-city.com

http://www.letogolais.com/

chacun-pour-soi.blogspot.com

mnr42.over-blog.com

quitterlequebec.com

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http://www.esisc.org/

http://www.eemnews.umc-europe.org/

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Islam: Le ramadan est-il à l’origine une version militaire du… Yom Kippour? (Is the Ramadan originally a military Yom Kippur?)

29 septembre, 2006
Afghan_warlords_1 Je suis avec vous : affermissez donc les croyants. Je vais jeter l’effroi dans les coeurs des mécréants. Frappez donc au-dessus des cous et frappez-les sur tous les bouts des doigts. Ce, parce qu’ils ont désobéi à Allah et à Son messager. Le Coran (sourate 8: 12-13)
Le nom Ramadan a été le nom du neuvième mois dans le monde arabe bien avant l’arrivée de l’islam ; le mot lui-même est dérivé de la racine rmḍ, comme dans les mots ramiḍa ou ar-ramâḍ, dénotant une chaleur intense, un sol brûlant, le manque de rations. Dans le Coran, Dieu proclame que le jeûne a été prescrit aux musulmans, comme il le fut auparavant aux Juifs, se référant ainsi à la pratique du jeûne durant Yom Kippour. Wikipedia
L’opération Badr (عملية بدر ; Amaliyat Badr), ou le plan Badr (خطة بدر ; Khitat Badr), est une opération militaire lancée par l’Égypte le 6 octobre 1973 avec pour objectif la reconquête d’une partie du désert du Sinaï grâce à une traversée du canal de Suez et la prise des fortifications israéliennes de la ligne Bar-Lev. Elle est lancée en parallèle avec une offensive syrienne sur le plateau du Golan, et marque ainsi le début de la guerre israélo-arabe de 1973. (…) La date coïncide avec le Yom kippour, le jour du Grand Pardon pour les Juifs. C’est un des facteurs importants dans le choix de la date car les Juifs jeûnent durant la journée et s’abstiennent d’utiliser le feu ou l’électricité (ce qui veut dire que les transports sont à l’arrêt). De plus, une grande partie de l’armée israélienne est démobilisée. Octobre coïncide aussi avec le mois du Ramadan dans le calendrier musulman, ce qui signifie que les soldats musulmans engagés dans l’armée israélienne jeûnent aussi — c’est en effet pendant le Ramadan que les musulmans ont gagné leur première victoire à la bataille de Badr en l’an 634. Optant pour quelque chose de plus significatif que le mot « Minarets », les commandants égyptiens choisissent le nom d’« opération Badr » (pleine lune en arabe) pour nommer l’assaut sur le canal de Suez et le Sinaï. Wikipedia
Muhammad révéla à Médine des qualités insoupçonnées de dirigeant politique et de chef militaire. Il devait subvenir aux ressources de la nouvelle communauté (umma) que formaient les émigrés (muhadjirun) mekkois et les « auxiliaires » (ansar) médinois qui se joignaient à eux. Il recourut à la guerre privée, institution courante en Arabie où la notion d’État était inconnue. Muhammad envoya bientôt des petits groupes de ses partisans attaquer les caravanes mekkoises, punissant ainsi ses incrédules compatriotes et du même coup acquérant un riche butin. En mars 624, il remporta devant les puits de Badr une grande victoire sur une colonne mekkoise venue à la rescousse d’une caravane en danger. Cela parut à Muhammad une marque évidente de la faveur d’Allah. Elle l’encouragea sans doute à la rupture avec les juifs, qui se fit peu à peu. Le Prophète avait pensé trouver auprès d’eux un accueil sympathique, car sa doctrine monothéiste lui semblait très proche de la leur. La charte précisant les droits et devoirs de chacun à Médine, conclue au moment de son arrivée, accordait une place aux tribus juives dans la communauté médinoise. Les musulmans jeûnaient le jour de la fête juive de l’Expiation. Mais la plupart des juifs médinois ne se rallièrent pas. Ils critiquèrent au contraire les anachronismes du Coran, la façon dont il déformait les récits bibliques. Aussi Muhammad se détourna-t-il d’eux. Le jeûne fut fixé au mois de ramadan, le mois de la victoire de Badr, et l’on cessa de se tourner vers Jérusalem pour prier. Maxime Rodinson
Mon propos est adossé à des thèses officiellement reconnues. Je cite en particulier Maxime Rodinson et les vérités qu’il a énoncées dans l’Encyclopedia Universalis. Des paroles aussi importantes que taboues en France, mais en aucune manière excessives. Robert Redeker

Petit retour, en ce début de Ramadan qui caractéristiquement fête d’abord une victoire militaire (au puits de Badr, suivie par la « réception » du Coran) et suite à la controverse sur la tribune du Figaro du philosophe Robert Redeker qui lui vaut actuellement de se cacher pour cause de menaces de mort …

Sur l’article de Maxime Rodinson (et Pierre Vayssière) dans l’Encyclopédie Universalis sur lequel Redeker s’est justement appuyé pour sa tribune.

Et sur la transformation qu’il décrit, avec force guerres privées, razzias, assassinats et massacres ainsi que de larges emprunts aux religions juive (prière vers Jérusalem, réorientée plus tard vers La Mecque; jêune de l’Expiation, remplacée plus tard par celui du Ramadan) et chrétienne dont le prestige l’avait inspirée (mais aussi aux religions païennes: notamment le culte de la météorite de La Mecque dite Kabba et aux hérésies chrétiennes: notamment l’idée docétiste de la substitution, sur la croix, d’un fantôme au corps du Christ), du culte d’une des divinités arabes de l’époque (« Allah ») en cette formidable idéologie de conquête que nous connaissons aujourd’hui sous le nom d’Islam.

Les tendances monothéistes, les pratiques et les idées que diffusaient en Arabie juifs, chrétiens et même mazdéens attiraient une large sympathie. Elles étaient auréolées du prestige de la « civilisation » supérieure des grandes puissances voisines où elles étaient en honneur. Mais l’affiliation pure et simple à une des religions en question impliquait une prise de parti politique pour la puissance dont elle était la doctrine officielle ou qui la protégeait, ce qui en écartait certains des sympathisants arabes.

Muhammad s’instruisit de ces doctrines en interrogeant à Mekka les chrétiens qui y étaient en petit nombre, pauvres et de peu d’instruction, les juifs peu nombreux aussi, mais qui disposaient dans la région de centres puissants, riches, organisés, avec des intellectuels savants. Il apprit sur l’histoire biblique bien des choses, non sans déformations, soit par suite de malentendus, soit parce que ses interlocuteurs étaient eux-mêmes peu instruits ou appartenaient à des sectes aberrantes.

Muhammad prit l’habitude de faire des retraites, à l’instar des ascètes chrétiens et de leurs imitateurs arabes, dans une caverne d’une montagne proche. Il y méditait en s’y livrant à des pratiques d’ascétisme. Un jour, vers l’an 610, il eut une vision « comme le surgissement de l’aube », il entendit une voix, il vit, selon la tradition, l’archange Gabriel (Djibril en arabe) qui lui transmettait des paroles de Dieu.


MAHOMET (571?-632)

Mahomet (en arabe Muhammad) est, parmi les fondateurs des grandes religions universalistes, celui que nous connaissons le mieux. Il a fondé l’islam, qui compte aujourd’hui bien plus d’un demi-milliard d’adhérents et dont le rôle historique fut considérable. Sa biographie est loin d’expliquer à elle seule ce succès, mais contribue pour sa part à cette explication. Homme génial, issu d’une société en marge des grandes civilisations de l’époque, il sut forger une synthèse idéologique impressionnante, capable de séduire d’abord son pays natal, puis de s’imposer dans une vaste zone du globe. Il sut aussi employer des dons remarquables de chef politique et militaire à acquérir le contrôle de l’Arabie. Mystique (incomplet), profondément religieux, mais non pas pur homme de sainteté comme le Christ et le Bouddha, les faiblesses humaines de cette impressionnante personnalité ne font que rendre sa biographie plus attachante.

Mahomet

Auteur : Pierre VAYSSIÈRE

1. Les sources

Renan croyait que la vie de Mahomet, par opposition à celle de Jésus, s’était déroulée à la pleine lumière de l’histoire. C’est une illusion née du caractère très détaillé de la biographie traditionnelle. Mais l’étude critique de celle-ci a démontré que beaucoup des détails en question étaient suspects d’avoir été forgés dans des buts tendancieux (avec beaucoup d’art d’ailleurs), un ou deux siècles après l’événement. Il ne faut jamais oublier que les biographies du Prophète les plus anciennes que nous possédions datent du début du IXe siècle, soit deux siècles après les événements. Il est vrai qu’elles ont utilisé des compilations plus anciennes, elles-mêmes fondées sur des listes datées d’événements et de noms qui avaient été conservées par écrit ou de mémoire. Elles citent comme sources des traditions orales transmises depuis les événements par des chaînes (isnad) de garants. Mais nous n’avons aucune garantie de la fidélité de cette transmission ni même de sa réalité. On ne peut écarter entièrement ce que cette tradition écrite ou orale nous apporte, mais on ne peut non plus s’y fier aveuglément pour aucun détail concret, et les critères incontestables manquent pour faire le départ entre l’historique et le suspect.

Une source est sûrement authentique, c’est le Coran, qui est considéré comme le recueil des paroles de Dieu dictées à Mahomet. Mais son texte est en grand désordre. On ne peut y rétablir qu’avec peine et avec bien des incertitudes l’ordre chronologique. Les événements de la biographie du Prophète n’y sont évoqués que de façon allusive. C’est donc une source difficile à utiliser.

Les biographies classiques les plus anciennes sont celles d’Ibn Ishaq († env. 767), que nous ne connaissons que par l’adaptation abrégée d’un de ses élèves indirects, Ibn Hisham († env. 834) ; celle de Waqidi († 823), réduite au récit des campagnes du Prophète ; celle de son secrétaire Ibn Sa‘d († 845) ; enfin celle de l’historien compilateur Tabari († 923), qui utilise uniquement des écrits antérieurs. Occasionnellement, des renseignements de valeur anciens ont pu parvenir par intermédiaire jusqu’à des ouvrages postérieurs.

Une critique soigneuse des sources est nécessaire. Au minimum, les faits sur lesquels s’accordent des sources de tendances divergentes, même quand elles les interprètent différemment, les faits aussi qui contredisent les idées ultérieures doivent être considérés comme assurés. En essayant de comprendre les démarches d’où résultèrent ces événements, en utilisant le texte coranique qui, pour des non-musulmans, ne peut être que l’émanation inconsciente de l’intellect et de la sensibilité du Prophète, en tirant parti prudemment des informations de la tradition que leur accord avec le résultat de ces démarches peut plus ou moins authentifier, on peut aboutir à une représentation vraisemblable de la biographie et même de la psychologie de Mahomet.

2. Avant la Révélation

On sait très peu de choses sûres concernant la vie du Prophète avant la Révélation. C’est là-dessus que la tradition ultérieure a le plus brodé et fabulé. Elle place en général, mais il y a des variantes, sa naissance (à Mekka, que nous appelons La Mecque) en 571 de notre ère, suivant des calculs très douteux. Il est possible que la seule base sûre en soit l’indication qu’il était né du vivant de l’empereur perse Khosrô Ier, soit avant 579. Son nom Muhammad (« le loué ») était assez courant. Il était fils d’un nommé ‘Abd Allah et d’une mère appelée Amina.

‘Abd Allah appartenait à la tribu de Quraysh, spécialisée dans le commerce international, qui habitait la ville de Mekka, située dans une vallée aride impropre à l’agriculture. Cette ville ne subsistait que grâce à ce commerce et aux profits découlant du pèlerinage à son temple local. Des pèlerins nombreux y affluaient et commerçaient par la même occasion. On vénérait, au centre du temple, un bâtiment plus ou moins cubique, la Ka‘ba, où étaient rassemblées de nombreuses idoles et encastrée une pierre noire d’origine météorique, supposée réceptacle du divin comme c’était souvent le cas chez les Sémites.

Muhammad perdit son père et sa mère peu après sa naissance. Il appartenait au clan de Hashim qui aurait eu auparavant la prédominance à Mekka, mais qui l’aurait perdue du temps de sa jeunesse. Orphelin peu fortuné, il fut recueilli par son grand-père, ‘Abd al-Muttalib, puis par un oncle, commerçant aisé, Abu Talib. Celui-ci l’aurait emmené avec lui dans ses voyages d’affaires, notamment en Syrie. Mais ces voyages ont été tellement ornés de légendes par la tradition qu’on ne peut savoir si le fait lui-même est exact.

De toute façon, Muhammad était un orphelin pauvre et devait travailler. Il aurait, tout jeune, gardé les moutons. Il fut, plus tard, embauché par une riche commerçante, une veuve, Khadidja, qui, comme beaucoup de Mekkois, organisait des caravanes. Il aurait accompagné ses caravanes, jusqu’en Syrie peut-être, et aurait été son homme de confiance pour diverses affaires. Devenue amoureuse de lui, elle lui proposa le mariage. Il accepta quoiqu’elle eût, dit-on, quarante ans et lui vingt-cinq. Elle lui donna des filles au nombre de quatre, mais tous les fils qu’il en eut moururent en bas âge. Muhammad devint ainsi un homme aisé et même un notable considéré. Il adopta son cousin ‘Ali, fils de l’oncle Abu Talib et un esclave que lui avait donné Khadidja et qu’il affranchit, Zayd, de la tribu arabe des Kalb, en grande partie chrétienne.

Le non-musulman peut essayer de comprendre, en utilisant les sources selon la démarche indiquée ci-dessus, les conditions psychologiques qui préparèrent la Révélation. Si Muhammad fut un homme intelligent, mesuré, équilibré et très réaliste, il n’en était pas moins doté d’un tempérament nerveux, passionné, fiévreux, plein d’aspirations ardentes.

Ce côté de sa personnalité dut être accentué dans sa jeunesse par des insatisfactions multiples. Il avait été pauvre et rendu sensible par là à la détresse des pauvres ; son mariage exclusif avec une femme âgée devait entraîner des frustrations au milieu d’une société où les notables utilisaient largement la polygamie ; il était déçu de ne pas avoir de descendance mâle, ce qui était une honte pour les Arabes. Enfin les vues amples et profondes qu’il avait sur le monde et les affaires humaines ne rencontraient qu’incompréhension et mépris de la part des hommes installés à la direction de la cité.

Insatisfait de sa situation dans le monde, on s’explique qu’il ait regardé d’un œil critique l’idéologie que lui proposait sa société. L’évolution récente des conditions politiques, économiques et sociales de l’Arabie, surtout sensible dans sa ville natale, provoquait chez bien des esprits une sévère contestation. Cette évolution accentuait le rôle de l’argent et sapait l’équilibre social avec les valeurs tribales et communautaires qui lui étaient liées. On remettait en question la religion polythéiste traditionnelle, peu satisfaisante pour les aspirations nouvelles, ainsi que la conception matérialiste brutale du monde qui dominait chez les marchands mekkois. Les tendances monothéistes, les pratiques et les idées que diffusaient en Arabie juifs, chrétiens et même mazdéens attiraient une large sympathie. Elles étaient auréolées du prestige de la « civilisation » supérieure des grandes puissances voisines où elles étaient en honneur. Mais l’affiliation pure et simple à une des religions en question impliquait une prise de parti politique pour la puissance dont elle était la doctrine officielle ou qui la protégeait, ce qui en écartait certains des sympathisants arabes.

Muhammad s’instruisit de ces doctrines en interrogeant à Mekka les chrétiens qui y étaient en petit nombre, pauvres et de peu d’instruction, les juifs peu nombreux aussi, mais qui disposaient dans la région de centres puissants, riches, organisés, avec des intellectuels savants. Il apprit sur l’histoire biblique bien des choses, non sans déformations, soit par suite de malentendus, soit parce que ses interlocuteurs étaient eux-mêmes peu instruits ou appartenaient à des sectes aberrantes.

3. La secte mekkoise

Muhammad prit l’habitude de faire des retraites, à l’instar des ascètes chrétiens et de leurs imitateurs arabes, dans une caverne d’une montagne proche. Il y méditait en s’y livrant à des pratiques d’ascétisme. Un jour, vers l’an 610, il eut une vision « comme le surgissement de l’aube », il entendit une voix, il vit, selon la tradition, l’archange Gabriel (Djibril en arabe) qui lui transmettait des paroles de Dieu.

D’abord effrayé, suspectant un piège de Satan, il s’habitua peu à peu à recevoir ces paroles, il les répéta à son entourage et, plus tard, les dicta à un secrétaire. C’est leur notation écrite, plus tard mise en ordre, qui devait former le Coran (en arabe qur’an, « récitation »). On a pu reconstituer plus ou moins la chronologie des révélations (sans aucun rapport avec l’ordre canonique du livre tel qu’on l’édita plus tard). Au début, en un langage saccadé, sonore, ardent, la voix d’En-Haut dénonçait surtout les riches et les puissants, les marchands mekkois fiers de leurs fortunes, avides d’en jouir. On les adjure de se soumettre au Créateur unique et tout-puissant, Allah, qui leur demandera des comptes au jour terrible du jugement. Ils devront suivre les conseils du modeste « avertisseur » qu’est Muhammad, se montrer humbles et justes, donner une part de leurs biens aux pauvres et aux orphelins.

L’appel de Muhammad convainquit d’abord sa maisonnée et quelques amis, puis d’autres Mekkois de condition modeste, parmi les frustrés, les humiliés, avec aussi des jeunes animés d’un esprit de révolte contre leur milieu. Autour de lui se forma une petite secte se livrant à des pratiques de piété, suscitant l’ironie, le mépris ou parfois la compassion.

Le passage à l’hostilité déclarée semble avoir suivi une tentative (ou une apparence de tentative) faite par Muhammad, inconsciemment semble-t-il, pour regagner l’estime de ses concitoyens en accordant quelque place à des divinités locales à côté d’Allah (littéralement « la divinité ») que les Arabes reconnaissaient déjà comme un dieu parmi d’autres. Sa rétractation après cette tentative parut une déclaration de guerre aux dieux, au sanctuaire, aux valeurs et aux intérêts de la cité. Il se posait en seul interprète autorisé des volontés divines, prétention dangereuse même sur le plan temporel.

Une persécution suivit qui frappa surtout les faibles de la secte, alors que les membres importants (dont Muhammad lui-même) étaient protégés par leurs clans, même opposés à leurs idées. La pensée du Prophète se développait. Les révélations insistaient maintenant dans un style narratif et plus calme sur les récits bibliques. L’accent était mis sur les prophètes du passé qui avaient été méconnus par les leurs, les gens importants de leur peuple. Le groupe était désigné du nom de musulmans (en arabe muslimun, « ceux qui remettent leur âme à Allah »). Il se distinguait par la pratique de la salat, « prière rituelle », en fait ensemble fixé de prosternations, d’inclinations et d’invocations que le croyant accomplit plusieurs fois par jour en hommage au Créateur en se tournant vers Jérusalem selon la coutume juive et chrétienne.

Certains fidèles émigrèrent en Éthiopie chrétienne où ils furent bien accueillis. On pressentait peut-être une catastrophe cosmique, aube des derniers jours. Les événements mondiaux qui rappelaient des prophéties anciennes impressionnaient les esprits. Les Perses avaient envahi l’Empire romain d’Orient, prenaient la ville sainte de Jérusalem (614) et menaçaient Constantinople.

En 619 moururent coup sur coup deux protecteurs de Muhammad : son oncle Abu Talib et sa femme-mère Khadidja. Abu Talib fut remplacé à la tête du clan de Hashim par un autre oncle, Abu Lahab, très mal disposé pour son neveu.

Muhammad chercha un refuge. Après plusieurs essais sans résultat, il entra en contact avec des habitants de Yathrib, une oasis située à environ 350 kilomètres au nord-ouest de Mekka, qu’on appelait aussi Médine (al-Madina, « la ville »). Deux tribus arabes, les Aws et les Khazradj, s’y combattaient sans arrêt avec l’appoint fluctuant de trois tribus juives qui y avaient établi un centre intellectuel important. Ces luttes continuelles faisaient tort à la culture des palmeraies et des champs dont tous tiraient leur subsistance. Des mandataires des deux tribus arabes conclurent un accord avec Muhammad. On l’accueillerait à Médine et il y rétablirait la paix, jouant un rôle d’arbitre inspiré de Dieu dans les disputes tribales.

Les fidèles mekkois (environ soixante-dix hommes et femmes) partirent pour Médine. Les derniers, Muhammad et son conseiller préféré Abu Bakr, partirent en cachette, arrivant à Médine le 24 septembre 622. C’est l’année de l’hégire (hidjra, « émigration » et non « fuite »).

4. L’État de Médine

Muhammad révéla à Médine des qualités insoupçonnées de dirigeant politique et de chef militaire. Il devait subvenir aux ressources de la nouvelle communauté (umma) que formaient les émigrés (muhadjirun) mekkois et les « auxiliaires » (ansar) médinois qui se joignaient à eux. Il recourut à la guerre privée, institution courante en Arabie où la notion d’État était inconnue. Muhammad envoya bientôt des petits groupes de ses partisans attaquer les caravanes mekkoises, punissant ainsi ses incrédules compatriotes et du même coup acquérant un riche butin. En mars 624, il remporta devant les puits de Badr une grande victoire sur une colonne mekkoise venue à la rescousse d’une caravane en danger. Cela parut à Muhammad une marque évidente de la faveur d’Allah.

Elle l’encouragea sans doute à la rupture avec les juifs, qui se fit peu à peu. Le Prophète avait pensé trouver auprès d’eux un accueil sympathique, car sa doctrine monothéiste lui semblait très proche de la leur. La charte précisant les droits et devoirs de chacun à Médine, conclue au moment de son arrivée, accordait une place aux tribus juives dans la communauté médinoise. Les musulmans jeûnaient le jour de la fête juive de l’Expiation. Mais la plupart des juifs médinois ne se rallièrent pas. Ils critiquèrent au contraire les anachronismes du Coran, la façon dont il déformait les récits bibliques. Aussi Muhammad se détourna-t-il d’eux. Le jeûne fut fixé au mois de ramadan, le mois de la victoire de Badr, et l’on cessa de se tourner vers Jérusalem pour prier.

L’activité de Muhammad suscitait, au fur et à mesure qu’elle s’affirmait plus indépendante, l’opposition non seulement des païens et des juifs, mais aussi celle de Médinois qui avaient accepté la validité de ses révélations. Derrière leur chef de file, Ibn Ubayy, ces gens, qu’il appelait les Douteurs ou les Hypocrites, multipliaient les objections à ses actes, les réticences sur son pouvoir grandissant, critiquaient les émigrés mekkois musulmans. Muhammad supprima peu à peu les appuis de cette opposition.

Peu après Badr, des poètes médinois païens qui avaient injurié le Prophète furent assassinés, et le clan juif de Qaynuqa‘, à la suite d’une querelle engagée sur un motif trivial, fut expulsé de Médine et ses biens confisqués.

En mars 625, devant la colline d’Uhud aux portes de Médine, une armée mekkoise prenait la revanche de Badr. Mais les Mekkois n’exploitèrent pas leur succès. Muhammad expulsa alors encore une tribu juive de Médine, les Nadir, soupçonnés de mauvais desseins. Ils purent emporter beaucoup de leurs biens. Un dernier effort fut tenté par les Mekkois sous le commandement du subtil Abu Sufyan du clan umayyade. Trois armées convergèrent sur Médine. Muhammad recourut à une innovation militaire, inconnue dans cette partie de l’Arabie, le creusement d’un fossé pour arrêter les assaillants. Ceux-ci, mal préparés pour un siège, finirent par partir. Muhammad profita de ce succès pour éliminer de Médine, en la faisant massacrer, la dernière tribu juive qui y restait, les Qurayza, qu’il accusait d’un comportement suspect. Son pouvoir était définitivement consolidé. Il semblait invincible.

Pendant ce temps, ses idées avaient évolué, et la religion qu’il prêchait s’était nettement arabisée. Il se rattache directement à Abraham (Ibrahim), dont il a découvert qu’il était l’ancêtre des Arabes par Ismaël (Isma‘il) aussi bien que des juifs, qu’il n’était ni juif ni chrétien, mais comme lui un monothéiste pur. Il s’agit pour les Arabes de retrouver cette foi, non de s’aligner sur les religions étrangères. À Ismaël et à son père se trouve attribuée la fondation de la Ka‘ba, l’énigmatique maison située au centre du sanctuaire mekkois. Les générations postérieures sont accusées de l’avoir défigurée en y introduisant des idoles. La prière doit s’orienter maintenant vers la Ka‘ba, qu’on espère libérer et épurer. La Révélation prend des positions nettement antijuives, en insistant sur la personne de Jésus, grand prophète né d’une vierge, mais non pas Dieu. Les juifs sont accusés d’avoir calomnié sa mère et voulu le tuer, mais en vain car un fantôme lui fut substitué sur la croix (emprunt à l’hérésie docétiste).

Muhammad est devenu un véritable chef d’État grâce à son prestige religieux et à la force de ses disciples armés. La nouvelle communauté est pourvue par la Révélation de dispositions juridiques, par exemple sur les peines et les successions. La richesse du Prophète s’accroît par des dons et par sa perception du cinquième du butin. Il finit aussi par exiger des tribus vaincues des contributions régulières. Des pactes sont conclus avec de multiples tribus arabes qui, en même temps, font acte d’adhésion, souvent du bout des lèvres, à l’islam. Peu à peu se constitue, plutôt qu’un véritable État, toute une zone d’influence que Muhammad domine par des moyens surtout diplomatiques. Elle embrasse bientôt toute l’Arabie.

Muhammad cherche surtout à attaquer obliquement sa ville natale et à l’isoler. Abu Sufyan et les Mekkois d’esprit politique comprirent bientôt qu’ils avaient intérêt à s’entendre avec lui, maintenant qu’il accordait une grande place à leur sanctuaire. En mars 628, il se présenta devant Mekka avec une troupe non armée pour faire le pèlerinage. Un pacte fut conclu remettant celui-ci à l’année suivante, mais stipulant une trêve de dix ans. En janvier 630 enfin, les armées musulmanes occupaient la ville à peu près sans opposition. Les derniers adversaires se ralliaient, recevant en récompense de grosses parts de butin et de hautes fonctions.

Toute l’Arabie entrait rapidement dans ce quasi-État médinois, le système dirigé par Muhammad qui, imposant la cessation des razzias entre tribus, contraignait à chercher ailleurs de nouvelles ressources. Des expéditions furent lancées sur les marches byzantines de Palestine, sans grand résultat.

Muhammad mourut de façon inattendue, après une courte maladie, le 8 juin 632 à Médine. Ses conseillers surent prendre en main sa communauté et empêcher la désagrégation et l’effondrement qu’on put craindre un moment.

La personnalité et le rôle de Mahomet dans l’islam

Si le développement postérieur de l’islam est dû aux circonstances (pour ceux qui n’y voient pas la main de Dieu), une part importante de son succès vient néanmoins du génie de Muhammad. On peut le créditer d’une grande intelligence, d’une habileté et d’une ténacité remarquables, d’un sens très fin des hommes et des situations. Au début, une flamme ardente l’emporte, l’indignation le brûle et s’exprime en une véhémente poésie. Certes, le succès le gâta quelque peu, il en vint à croire un peu trop facilement à des inspirations qui satisfaisaient ses penchants naturels. Mais il n’y a pas de raison majeure de mettre en doute sa sincérité jusqu’au bout. Il faut tenir compte des mœurs du temps et de son pays pour juger certains de ses actes, atroces ou quelque peu hypocrites (encore qu’ils semblent avoir suscité quelque réprobation à l’époque même). On voit là surtout la dégradation habituelle de la mystique (car ce fut une grande personnalité religieuse) en politique, avec toutes les suggestions pernicieuses de la raison d’État. Il montra, en bien des cas, de la clémence, de la longanimité, de la largeur de vues et fut souvent exigeant envers lui-même. Ses lois furent sages, libérales (notamment vis-à-vis des femmes), progressives par rapport à son milieu.

Sa vie privée influa sur ses déterminations et même sur ses idées. Après la mort de Khadidja, il épousa une veuve, bonne ménagère, Sawda, et aussi la petite ‘A’isha, fille d’Abu Bakr, qui avait à peine une dizaine d’années. Ses penchants érotiques, longtemps contenus, devaient lui faire contracter concurremment une dizaine de mariages. Cela n’alla pas sans jalousies, intrigues et parfois scandales avec d’opportunes interventions d’Allah. Le groupe constitué par sa fille Fatima et ‘Ali, qui épousa celle-ci (ils lui donnèrent deux petits-fils, Hasan et Husayn), était hostile à celui que formaient deux des coépouses du Prophète et leurs pères Abu Bakr et ‘Umar, conseillers de celui-ci. Cette rivalité devait avoir de graves conséquences plus tard.

La glorification de Muhammad devait aller croissant après sa mort. Symbole de l’unité de la nouvelle foi, il se vit attribuer des charismes de plus en plus éminents, en particulier pour le placer au moins à égalité avec les fondateurs des autres religions. Certaines sectes allèrent jusqu’à le déifier. Un véritable culte s’organisa autour de sa personne et ses reliques furent particulièrement vénérées. Encore aujourd’hui, si on n’applique plus comme autrefois la peine de mort à l’encontre de ses insulteurs, il reste impossible de manquer de respect envers sa mémoire (ou de paraître en manquer) dans les pays musulmans.

Auteur : Maxime RODINSON


Il a dit la vérité: il doit être exécuté (Death threats on French philosopher for telling the truth about islam)

28 septembre, 2006

Redeker_3

Il est dans votre intérêt qu’un seul homme meure pour le peuple, et que la nation entière ne périsse pas. Caïphe (Jean 11: 50)
Un jeune homme à cheveux longs grimpait le Golgotha. La foule sans tête était à la fête. Pilate a raison de ne pas tirer dans le tas. C’est plus juste en somme d’abattre un seul homme. Ce jeune homme a dit la vérité. Il doit être exécuté. Guy Béart (auteur franco-libanais de La Vérité, 1968)
C’est bien triste. J’ai exercé un droit constitutionnel, et j’en suis puni, sur le territoire même de la République. Cette affaire est aussi une attaque contre la souveraineté nationale: des lois étrangères, décidées par des fanatiques criminophiles, me punissent d’avoir exercé un droit constitutionnel français, et j’en subis, en France même, grand dommage. Robert Redeker

En ces temps où, avec le silence complaisant sinon complice des masses musulmanes « modérées » en notre propre sein, l’obscurantisme nazislamiste gagne même nos démocraties occidentales, il nous faut manifester tout notre soutien à Robert Redeker qui a courageusement exercé sa liberté de parole (scroll down for English translation) et se voit aujourd’hui obligé de quitter son domicile et de vivre caché pour cause de multiples menaces de mort, dont apparemment… une fatwa du spécialiste maison de Jihad TV elle-même, Qaradawi!

Voir l’éditorial de notre ami LSA Oulahbib ainsi que la pétition à signer:

Appel à pétition : Un professeur menacé après avoir publié une tribune sur l’islam
LSA Oulahbib
Resiliencetv
le 28/09/2006

Que penser de cette information que nous venons de publier en liens d’actualités et qui a été donnée dans cette dépêche AFP reprise par le journal La Croix ? (texte de la pétition à la suite).

Une menace contre un courageux professeur de philosophie, Robert Redeker, tombe un jour après la menace qui a plané sur la mise en scène d’un Opéra de Mozart en Allemagne (montrant les têtes tranchées de tous les porte-parole ou incarnation de Dieu), et, en effet, quelques jours après le propos de Benoît XVI sur l’impossibilité d’un lien rationnel entre Dieu et la violence.

On aimerait qu’immédiatement les principales organisations musulmanes en France et en Allemagne, dans l’Europe entière, prennent position dans un communiqué commun et, tout en marquant éventuellement leur désaccord sur la mise en scène de l’opéra de Mozart et les propos du professeur de philosophie, condamnent fermement ces menaces qui tenteraient à prouver que pour certains musulmans un lien existerait bel et bien dans le texte même du Coran qui permettrait ce genre d’exactions….

On aimerait que les organisations musulmanes qui poursuivent Charlie Hebdo en justice (procès le 7 février 2007 à Paris) pour avoir publié les caricatures danoises sur Mahomet retirent leur plainte et, par contre, portent plainte, contre X, afin de montrer au monde que « l’islam de France » n’est pas le même dont se réclament les groupes djhadistes en Afghanistan, en Algérie, en Egypte, en Indonésie, au Soudan, en Somalie, au Sri Lanka, en Irak…

On aimerait que les 80% de musulmans qui selon un récent sondage du journal La Vie partagent les valeurs laïques en France se fassent entendre en se désolidarisant de telles pratiques qui remettent en cause des siècles de liberté d’expression chèrement gagnées dans cette Europe au sein de laquelle ils préfèrent vivre plutôt que de rester dans leur propre pays vivant pourtant sous la loi musulmane…

Verrons-nous ces souhaits se réaliser ?

Sans attendre, pourquoi ne pas considérer le texte ci-dessus comme une pétition de soutien ? Si vous êtes d’accord avec, vous pouvez nous contacter à l’adresse suivante : resiliencetv@free.fr, nous inscrirons vos noms (et ville) sur le site au fur et à mesure.

Voir aussi le message de Robert Redeker lui-même:

Message de Robert Redeker à André Gluksmann

Publié par Michel Taubmann
Resiliencetv
le 28/9/2006

Cher André, bonjour. Je suis maintenant dans une situation personnelle catastrophique. De nombreuses menaces de mort très précises m’ont été adressées, et j’ai été condamné à mort par des organisations
de la mouvance al-qaïda.

L’UCLAT et la DST s’en occupent, mais…je n’ai plus le droit de loger chez moi (sur les sites me condamnant à mort il y a un plan indiquant comment venir à ma maison pour me tuer, il y a ma photo, celle des lieux où je travaille, des numéros de téléphone, et l’acte de condamnation).

Mais en même temps on ne me fournit pas d’endroit, je suis obligé de quêmander, deux soirs ici, deux soirs là…Je suis sous protection policière permanente. Je dois annuler toutes les conférences prévues. Et les autorités m’obligent à déménager. Je suis un SDF. Il en suit une situation financière démente, tous les frais sont à ma charge, y compris ceux éventuels d’un loyer d’un mois ou deux éloigné d’ici, de deux déménagements, de frais de notaire, etc…

C’est bien triste. J’ai exercé un droit constitutionnel, et j’en suis puni, sur le territoire même de la République. Cette affaire est aussi une attaque contre la souveraineté nationale: des lois étrangères, décidées par des fanatiques criminophiles, me punissent d’avoir exercé un droit constitutionnel français, et j’en subis, en France même, grand dommage.

Amitiés

robert.redeker@gmail.com

Voir enfin l’édito de Prochoix:

Sur Al Jazira, Youssef al-Qaradawi désigne Robert Redeker à la vindicte

Le 20 septembre sur la chaîne al-Jazira, Le cheikh islamiste Youssef al-Qaradawi a profité de son immense audience pour désigner le philosophe Robert Redeker comme l’islamophobe du moment. Ce n’est pas rien lorsqu’on connaît l’influence du cheikh et l’extrême susceptibilité de certains de ses auditeurs. En cause, un article paru dans Le Figaro sous le titre « face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ? ».

L’effet a été immédiat. Cet article avait déjà été censuré en Tunisie, il l’a été aussi en Egypte. Le gouvernement égyptien a en effet interdit à la vente des numéros récents du Figaro, du Frankfurter Allgemeine Zeitung ainsi que The Guardian weekly. Au motif qu’ils contiendraient des articles affirmant que l’islam s’était imposée par la violence, et décrivant son prophète Mahomet comme un polygame et un tueur de juifs.

Une fois de plus, les dictateurs et les fanatiques répondent donc à leurs adversaires par la censure voire la menace. Cette façon de « dialoguer » n’est pas acceptable. C’est pourquoi nous soutenons le droit de Robert Redeker à s’exprimer, sans être censuré ni menacé. Son texte, aucun texte, ne mérite une fatwa mondiale.

Nous avons choisi de le publier pour que chacun puisse donc débattre au lieu de s’entretuer. Et ce même si nous ne partageons pas l’amalgame entre Islam et intégrisme musulman. Nous avons déjà soutenus ceux qui faisaient le procès de l’intégrisme chrétien en allant jusqu’à égratigner le christianisme lui même, pourquoi faire exception dans le cas de l’islam ? Il ne faut pas céder à la lâcheté — fort répandue — consistant à nier le fait que le Coran contient des enseignements et des anecdotes violentes (le texte de Redeker a raison et a le courage de le rappeler). Par contre, nous refusons d’accréditer l’idée selon laquelle le Coran serait le seul texte religieux à contenir des enseignements violents. Il faut relire l’ancien et le nouveau testament… Toutes les religions sont instrumentalisables pour le pire.

Ecrire que seul la figure même de Mahomet incite à la violence doit être permis. Mais elle tend à favoriser une vision essentialiste, toujours propice aux raccourcis racistes. Au risque d’amalgamer les musulmans résistant à l’intégrisme et ceux cédant au fondamentalisme violent. Or ce sont eux que nous devons soutenir. Même si, il faut bien l’avouer, résister à cet amalgame devient chaque jour plus intenable. Comment s’étonner que, même parmi les philosophes les plus éclairés, la confusion grandisse… lorsque la voix des fanatiques se revendiquant de l’Islam se fait aussi assourdissante et menaçante ? Voilà bien leur objectif. A force de répondre à la plume par la flamme, les fanatiques finiront bien par allumer la « guerre des civilisations ». Ce choc que les démocrates de tous bords veulent combattre mais que les extrémistes de tous bords désirent plus fort qu’eux. Au milieu des fous, les démocrates doivent donc s’unir pour défendre non pas l’Islam contre l’Occident mais le droit à l’esprit critique contre le fanatisme. Ce qui passe par soutenir le droit de Robert Redeker à mettre en cause l’Islam et non seulement l’intégrisme. Mais aussi par le fait de ne pas confondre « soutien pour le principe » avec renoncenement à ses nuances ou à son esprit critique.

Caroline Fourest

Voir aussi la veulerie de la direction du Figaro qui, affaires et dhimmitude obligent, s’est empressé de faire disparaitre de son site l’article incriminé et l’ignominie des compagnons de route du Monde diplodocus qui comme à leur habitude (et non contents d’avoir annexé l’orientaliste Maxime Rodinson à leurs néo-stalineries djihadistes en taisant soigneusement les fortes et vraies paroles sur Mahomet que Redeker a eu le malheur de ressortir) se sont hâtés de se joindre à la meute:

Le Figaro s’excuse pour la publication de l’article islamophobe
samedi 23 septembre 2006
(L. P.) Agence PAF

Monsieur Pierre Rousselin, directeur-adjoint de la rédaction du Figaro a exprimé à Al Jazeera, chaîne d’information arabe, ses regrets concernant la publication d’un article islamophobe et haineux signé par Redeker, paru dans le Figaro le 19 septembre 2006.

M. Rousselin a déclaré que la publication d’un tel article est une erreur, il a aussi affirmé que ce texte n’exprime pas l’avis du journal ; il a été publié dans le cadre d’une tribune libre qui n’engage que son auteur.

Il a ajouté que parfois des erreurs se produisent, des textes sont publiés sans vérification préalable.

On rappelle que le Figaro a publié le 19 septembre 2006 un article islamophobe signé Robert Redeker, »philosophe », professeur au lycée Pierre-Paul-Riquet à Saint-Orens de Gammeville.

L’article de Redeker a été publié sur le site du Figaro le jour de son apparition dans le journal puis supprimé du site un jour après.

Source : Al Jazeera

Réponse d’Alain Gresh à l’article de Redeker :

Une insulte à la mémoire de Maxime Rodinson. Dans Le Figaro du 19 septembre, Robert Redeker signe une tribune intitulée, « Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ? ». Ce texte suinte la haine et l’islamophobie, mais ce qui est particulièrement inacceptable c’est la tentative d’enrôler le grand orientaliste français Maxime Rodinson sous sa bannière. Utilisant des bouts de citations tirées de l’article écrit par Rodinson dans l’Encyclopédie Universalis sur Mahomet, Redeker prétend réusmer ainsi la vision développée par Rodinson : « Exaltation de la violence : chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran. » Quiconque connaît un peu l’oeuvre de Rodinson, sait à quel point ce résumé ne reflète absolument pas sa pensée. Rodinson, juif et agnostique, a écrit un livre sur le prophète de l’islam, Mahomet (Points, Le Seuil), dans lequel il tente d’expliquer l’action de Mahomet à travers une grille d’analyse matérialiste. Cet ouvrage, souvent censuré dans le monde musulman, n’en présente pas moins une vision respectueuse de l’homme que fut Mahomet, de son action. Rien à voir avec les raccourcis haineux de Robert Redeker…

blog.mondediplo

Voir aussi l’interviw de Robert redeker dans La Dépêche du Midi:

Article paru le 28/09/2006
FATWA. UN PHILOSOPHE, PROFESSEUR PRÈS DE TOULOUSE, CIBLE D’ISLAMISTES APRÈS LA PUBLICATION DANS LE FIGARO D’UNE TRIBUNE CONTESTÉE SUR «LES VIOLENCES DE L’ISLAM». ROBERT REDEKER, MIS EN LIEU SÛR SOUS HAUTE PROTECTION, S’EXPLIQUE.
Cet homme est en danger

Exprimez-vous… L’islamisme met-il en danger notre liberté d’expression?

Un philosophe, menacé de mort pour ses écrits sur l’islam, se cache sous haute protection policière. Robert Redeker, qui enseigne au lycée Pierre-Paul Riquet de Saint-Orens de Gameville, près de Toulouse craint pour sa vie et l’affaire commence à faire grand bruit dans un climat de tension avivé par les propos récents du pape Benoît XVI.

«Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ? », interrogeait Robert Redeker, le 19 septembre dernier dans une tribune libre publiée dans le Figaro. Le prof de philosophie dissertait, tout en affirmant notamment que « le Coran est un livre d’inouïe violence ». Et que certains rites de l’Islam « inscrivent la violence comme un devoir sacré au cœur du croyant ». Des propos carrément « rejetés » par les milieux de l’Islam modéré. Et diversement appréciés au sein même de la communauté éducative où les prises de position, réputées « combatives » de Robert Redeker ont souvent été discutées.

CLANDESTINITÉ

Mais au-delà d’une simple polémique, c’est une avalanche d’insultes et d’injures qu’a dû affronter le prof de philo. Pire encore, des menaces de mort ont été proférées sur son répondeur et dans son courrier électronique. Si violentes et précises que, dans la foulée de son dépôt de plainte à la gendarmerie, la section antiterroriste du parquet de Paris, dirigée par le juge Bruguière, a pris l’affaire en main. Et immédiatement confié la protection du prof à la DST (Défense et sécurité du territoire). Depuis ce jour, la vie de Robert Redeker a basculé dans une véritable clandestinité forcée : mis en lieu sûr « quelque part en France », tenu au secret avec sa famille, il a dû abandonner son domicile et son enseignement.

À la Poste on trie son courrier et au lycée, où son remplaçant est attendu aujourd’hui, on s’efforce de rappeler « les principes de laïcité et de neutralité de l’établissement », afin de tenir la communauté scolaire (et les élèves en particulier) à l’écart de cette sinistre affaire.

J.-J. R.

« C’est dur de devoir tout à coup me cacher »

De l’endroit où il est tenu au secret, Robert Redeker a accepté de répondre à nos questions.

Comment vivez-vous votre isolement ?

C’est dur de devoir tout à coup me cacher, quitter ma maison, mes amis, mon métier, mes élèves. Mais il me faut tenir.

Que ressentez-vous face à ces graves menaces ?

De l’angoisse dans un premier temps car ces menaces sont précises et visent ma vie. De la tristesse, ensuite, car ce qui m’est fait correspond tout à fait à ce que je dénonce dans mes écrits : l’Occident se retrouve sous surveillance idéologique de l’Islam.

Vous regrettez d’avoir écrit ce texte ?

Pas du tout. J’agis ici strictement dans le cadre de notre légalité républicaine. Je ne fais qu’exercer un droit constitutionnel, celui qui nous garantit la liberté d’expression.

Vos adversaires ne le reconnaissent pas ?

Non seulement ils ne le reconnaissent pas mais les forces obscurantistes auxquelles je suis confronté, veulent le détruire. Et lui substituer la notion inacceptable de délit d’opinion. J’ai l’impression d’être engagé malgré moi dans un combat du XVIIe ou du XVIIIe siècle. Celui qui consistait à s’opposer à l’intolérance religieuse.

Un combat qu’on croyait gagné ? Oui, mais ce qui est plus grave encore, c’est que ces forces qui nous font aujourd’hui du chantage au terrorisme pour que nos traditions de liberté soient abolies, viennent de l’extérieur. De ce point de vue, les menaces qui sont exprimées, constituent une atteinte à notre souveraineté nationale.

Si vous aviez à leur parler, que diriez-vous à ces gens ?

Que la démocratie, issue de notre histoire, est fondamentalement basée sur le débat contradictoire.

Avez-vous le sentiment d’avoir été trop loin dans vos écrits ?

Nullement. Mon propos est adossé à des thèses officiellement reconnues. Je cite en particulier Maxime Rodinson et les vérités qu’il a énoncé dans l’Encyclopedia Universalis. Des paroles aussi importantes que taboues en France, mais en aucune manière excessives. Par ailleurs, je voudrais faire remarquer que pour le christianisme, on est allé beaucoup plus loin. En France notamment, et depuis des décennies. Souvenez-vous des couvertures d’Hara-Kiri sur Dieu ou sur Jésus. Au fond, depuis Voltaire, il n’y a plus de délit d’irrévérence en matière de religion. On ne va pas tout de même abolir tout cela.

Vous avez été contraint de quitter vos élèves. Avez-vous un message à leur délivrer ?

Je voudrais leur demander de bien prendre garde, toujours, à conserver et à défendre leur liberté de penser et de s’exprimer. Il leur faut être vigilants.

Recueilli par Jean-Jacques Rouch
REPORTAGE. HIER, À SAINT-ORENS, AVEC SES ÉLÈVES.
Au lycée, un prof atypique

Nul doute que Pierre Donnadieu, le nouveau proviseur du lycée Pierre-Paul-Riquet de Saint-Orens, aurait préféré une rentrée plus calme. Depuis quelques jours élèves et parents d’élèves ne parlent que de l’« affaire Redeker », et ses proches sont choqués. « Ça nous préoccupe forcément, explique Françoise cette maman qui attend son fils et sa fille sur le parking. On est un peu inquiet. C’est triste d’en arriver là. La France est un pays où on devrait pouvoir s’exprimer librement ; même si là, Robert Redeker a peut-être eu tort d’impliquer le lycée… »

Son point de vue rejoint l’avis général. « C’est un lycée calme habituellement, fait remarquer Mathieu élève de seconde. Mais là, le prof a un peu abusé. Il y a été fort ».

Chez les élèves de Terminale, qui ont en cours Robert Redeker, la force du propos ne surprend pas. « Il est comme ça en cours, raconte Camille, élève de Terminale littéraire. Il aime créer le débat ». « Quitte à être un peu trop violent dans ses propos, rajoute Eugénie, une de ses anciennes élèves. L’an dernier, ça s’était mal passé entre lui et notre classe. Je n’ai jamais connu quelqu’un d’aussi cultivé, mais il était mauvais pédagogue. Il ne se rendait pas compte qu’il s’adressait à des néophytes ; il disait même qu’on ne méritait pas d’assister à ses cours », se souvient la jeune fille aujourd’hui en 1re année de fac. L’affaire choque, donc, mais ne surprend pas, tant le côté polémiste de Robert Redeker était connu.

Sébastien Marcelle
«La plume, pas la menace»

Abdallah Zekri, président de la Fédération régionale sud-ouest de la grande Mosquée de Paris, chargé de mission auprès du président du Conseil français du culte musulman Dalil Boubakeur, réagit à cette polémique et aux menaces dont Robert Redeker est la cible : « Je suis contre toute forme de violence. Je suis pour la liberté d’expression et le respect des religions. Mais il y a des symboles à ne pas toucher. Et je pense que le non-respect est tout aussi condamnable. Ce professeur et ceux qui le menacent enveniment un climat déjà tendu (croix gammées sur des mosquées à Carcassonne et à Quimper). Ce n’est pas le moment d’aggraver ces tensions. Je condamne tout autant les propos de ce monsieur que l’attitude de ceux qui veulent jouer les justiciers. Je ne les considère pas, d’ailleurs, comme des musulmans. Soyons clairs : ce n’est pas l’islam, qui est violent, mais ceux qui au nom de l’islam, pratiquent la violence ».

Et, revenant au contentieux entre le philosophe et les islamistes, Abdallah Zekri ajoute : « Si ce monsieur (Redeker), a envie d’aboyer avec les loups, qu’il aboie ! Mais les menaces de mort contre lui sont inacceptables. C’est uniquement par la plume qu’il faut le combattre ».

P.E.
REPÈRES
Une longue liste de fatwas ou de menaces contre des intellectuels

Assassinats, menaces de morts, enfermements, censures, campagnes d’opinion, la liste des intellectuels et ou artistes soumis à la vindicte des islamistes est longue, y compris récemment.

1989. Le roman de Salman Rushdie,  »Les Versets sataniques », est déclaré blasphématoire par l’ayatollah Khomeyni qui appelle au meurtre de l’auteur ainsi que tous les éditeurs du roman. La vie de l’écrivain indien connaîtra longtemps la traque. Ses traducteurs italien et japonais sont tués.

1993. Un groupe d’islamistes du Bangladesh prononce une fatwa pour blasphème contre Taslima Nasreen qui défend la condition des femmes. Médecin, écrivain, elle continue son combat.

2003. En Iran, la journaliste irano-canadienne Zahra Kazemi emprisonnée est assassinée en raison de ses activités journalistiques.

2004. Le cinéaste néerlandais Theo Van Gogh est assassiné, à Amsterdam, par un islamiste marocain pour avoir réalisé un film dénonçant la soumission des femmes dans l’Islam.

2005. Le 30 septembre 2005, le quotidien conservateur danois  »Jyllands-Posten » publie douze caricatures du Prophète Mohammed. S’ensuivent un peu partout dans le monde des demandes d’excuses, menaces de mort, boycottages, manifestations et des émeutes.

_______________

English translation of Redeker’s controversial comments:

What should the free world do while facing Islamist intimidation?

The reactions caused by Benedict XVI’s analysis of Islam and violence highlight the underhanded maneuver carried out by Islam to stifle what the West values more than anything, and which does not exist in any Moslem country: freedom of thought and expression.

Islam tries to impose its rules on Europe : opening of public swimming pools at certain hours reserved exclusively for women, ban on caricaturing this religion, demands for special diets for Muslim children in school cafeterias, struggle to impose the veil at school, accusations of Islamophobia against free spirits.

How can one explain the ban on the wearing thongs on Paris-Beaches* this summer? The reasoning put forth was bizarre: women wering thongs would risk “disturbing the peace”. Did this mean that bands of frustrated youths would become violent while being offended by displays of beauty? Or were the authorities scared of Islamist demonstrations by virtue squads near Paris-Beaches?

However, the authorization of the veil on the street is more disturbing to public peace than wearing a thong, because it invites complaints against the upholding the oppression of women .This ban represents an Islamization of sensibilities in France, a more or less conscious submission to the diktats of Islam. At the very least it is the result of the insidious Muslim pressure on the minds: even those who protested the introduction of a “Jean Paul II Square” in Paris would not be opposed to the construction of mosques. Islam is trying to force Europe to yield to its vision of humanity.

As in the past with Communism, the West finds itself under ideological watch. Islam presents itself, like defunct Communism, as an alternative to the Western world. In the way of Communism before it, Islam, to conquer spirits, plays on a sensitive string. It prides itself on a legitimacy which troubles Western conscience, which is attentive to others: it claims to be the voice of the oppressed of the planet. Yesterday, the voice of the poor supposedly came from Moscow, today it originates in Mecca! Again, today, western intellectuals incarnate the eye of the Koran, as they have incarnated the eye of Moscow. They now excommunicate people because of Islamophobia, as they did before because of anti-communism.

This opening to others, specific to the West, is a secularization of Christianity that can be summarized thus:the other person must come before myself. The Westerner, heir to Christianity, is the that exposes his soul bare. He runs the risk of being seen as weak. With the same ardor as Communism, Islam treats generosity, broadmindedness, tolerance, gentleness, freedom of women and of manners, democratic values, as marks of decadence. They are weaknesses that it seeks to exploit, by means of useful idiots, self-rigtheous consciences drowning in nice feelings, in order to impose the Koranic order on the Western world itself.

The Koran is a book of unparalleled violence. Maxime Rodinson states, in Encyclopedia Universalis, some truths that in France are as significant as they are taboo. On one hand: “Mohammed revealed in Medina unsuspected qualities as political leader and military chief (…) He resorted to private war, by then a prevalent custom in Arabia (….) Mohammed soon sent small groups of partisans to attack the Meccan caravans, thus punishing his unbelieving compatriots and simultaneously acquiring the booty of a wealthy man.”

There is more: “Mohammed profited from this success by eradicating the Jewish tribe which resided in Medina, the Quarayza, whom he accused of suspect behaviour.” And: “After the death of Khadija, he married a widow, a good housewife, called Sawda, and in addition to the little Aisha, barely ten years old. His erotic predilections, held in check for a long time, led him to ten simultaneous marriages .”

A merciless war chief, plunderer, slaughterer of Jews and a polygamist, such is the man revealed through the Koran.

Of , the Catholic church is not above reproach. Its history is strewn with dark pages, for which it has officially repentaed. The Inquisition, the hounding of witches, the execution of the philosophers Giordano Bruno and Vanini, those wrong-thinking Epicureans, in the 18th century the execution of the knight of La Barre for impiety, do not plead in the church’s favor. But what differentiates Christianity from Islam is obvious: it is always possible to go back to true evangelical values, the peaceful character of Jesus as opposed to the deviations of the Church.

None of the faults of the Church have their roots in the Gospel. Jesus is non-violent. Going back to Jesus is akin to forswear the excesses of the Church. Going back to Mahomet, to the conbtrary, reinforces hate and violence. Jesus is a master of love, Mahomet is a master of hatred.

The stoning of Satan, each year in Mecca, is not only an obsolete superstition. It not only sets the stage for a hysterical crowd flirting with barbarity. Its importis anthropological. Here is a rite, which each Muslim is invited to submit to, that emphasizes violence as a sacred duty in the very heart of the believer.

This stoning, accompanied each year by the acciedental trampling to death of some of the believers, sometimes up to several hundreds, is a rite that feeds archaic violence.

Instead of getting rid of this archaic violence, and thus imitating Judaism and Christianity (Judaism starts when it abandons human sacrifice, and enters civilization; Christianity transforms sacrifice through the Eucharist), Islam builds a nest for this violence, where it will incubate. Whereas Judaism and Christianity are religions whose rites spurn violence, by delegitimizing it, Islam is a religion that exalts violence and hatred in its everyday rites and sacred book.

Hatred and violence dwell in the book with which every Muslim is brought up, the Koran. As in the Cold War, where violence and intimidation were the methods used by an ideology hell bent on hegemony, so today Islam tries to put its leaden mantel all over the world. Benedict XVI’s cruel experience is testimony to this. Nowadays, the West has to be called the “free world” in comparison to the Muslim world; likewise, the enemies of the “free world”, the zealous bureaucrats of the Koran’s vision, swarm in the very center of the Free World.


Moyen-Orient: Après le Rideau de fer religieux,… la purification religieuse! (The Middle East is being purged)

24 septembre, 2006

Massacre_de_chios1822_2A travers la région (à quelques exceptions), des minorités non-islamiques – c’est-à-dire généralement des minorités chrétiennes – sont chassées par l’abus physique, la discrimination légale, le meurtre et la destruction ou la confiscation des maisons, des entreprises et des églises. Appelons ça nettoyage religieux. C’est une stratégie politique susceptible de donner à terme à l’Iran, l’Irak, l’Egypte et les terres saintes de la Palestine une homogénéité culturelle qui n’a jamais existé dans l’histoire humaine, avant ou après le Christ. Il y a des douzaines de groupes chrétiens avec de riches histoires, s’étendant du Syriaque antique et des églises syro-chaldéennes qui parlent toujours la langue (l’araméen) de Jésus Christ aux églises coptes en Egypte qui préservent la langue des pharaons. . . Il y a des fidèles de Jean-Baptiste en Irak et en Iran. Les Zoroastriens de l’Iran remontent peut-être à 3.000 ans. C’était sous leur puissance et influence que le grand roi de Perse, Cyrus, a mis un terme à la captivité babylonienne des enfants d’Israel. » L’Islam fondamentaliste les met tous sous pression. Beaucoup plient bagage tout simplement. L’oppression des chrétiens coptes de l’Egypte, qui constituent 10% de la population, est brutale. Pendant la semaine de Pâques en avril dernier à Alexandrie, des musulmans armés de couteaux ont attaqué des fidèles de plusieurs églises coptes… Comme d’habitude, les fonctionnaires égyptiens locaux empêchent les Coptes de reconstruire leurs églises… En Terre sainte, les populations chrétiennes de Bethlehem, Nazareth et Jérusalem ont émigré sous la coercition après des décennies où le gouvernement palestinien s’est entendu pour extorquer la propriété des propriétaires fonciers chrétiens. L’exode (et la chute des taux de natalité) des chrétiens dans le Moyen-Orient est un phénomène bien documenté et analysé depuis le siècle dernier … Les fondamentalistes islamiques ont accru et étendu leurs agressions anti-minorité – au Soudan, en Somalie, au Nigéria, en Indonésie et au Pakistan (où des membres de la minorité musulmane d’Ahmadi ont été abattus comme apostats). Le Moyen-Orient est purgé d’une diversité historiquement enrichissante dont l’existence à long terme est pratiquement condamnée. Ce qui restera est une menace homogène et auto-proclamée pour le reste du monde… les pathologies et les méthodes dirigées contre des minorités non protégées seront employées ensuite contre d’autres musulmans et gouvernements. Il n’est pas exagéré de suggérer que les violences contre ces chrétiens locaux sont perçues avec raison comme l’avenir de ce qui attend le reste du monde. Daniel Henninger

D’abord, ils sont venus pour les Juifs et maintenant ils viennent pour… les Chrétiens !

Derrière le cinéma des indignations sélectives des Musulmans et de leurs idiots utiles d’Occident suite à l’appel du Pape à un dialogue réel avec l’islam, la dure réalité, comme le rappelle Daniel Henninger du WSJ,… du nettoyage ethnique et religieux.

Car non seulement comme on l’a vu, les populations musulmanes elles-mêmes sont maintenues de force à l’intérieur de l’islam par une sorte de « rideau de fer religieux », mais les Etats islamiques sont à présent peu à peu vidés de leurs minorités religieuses.

D’abord juives (dès la fondation d’Israël avec l’expulsion de centaines de milliers de juifs de tout le Moyen-Orient), puis maintenant chrétiennes en une véritable purification religieuse.

Et qui commence à s’étendre à d’autres continents comme l’Afrique ou l’Asie avant… le reste du monde ?

Hosni Mubarak Should Call Benedict XVI
Daniel Henninger
WSJ
September 22, 2006

Who says the world lacks leaders? After again expressing his « respect » for Islam, Pope Benedict XVI at his weekly Vatican audience two days ago moved one of his knights forward on the global chessboard of Islamic politics.

Amid amped-up security in St. Peter’s Square, the pope said: « I trust that after the initial reaction, my words at the University of Regensburg can constitute an impulse and encouragement toward positive, even self-critical dialogue both among religions and between modern reason and Christian faith. »

Setting aside the impeccable understatement of « the initial reaction » — churches torched world-wide — it is close to thrilling in a world of persistent confusion about the intentions of contemporary Islam to see the pope step forward, not back, and speak without apology on behalf of « modern reason. »

It is being widely said, mainly among his expectable Western critics, that the quotation from Manuel II Paleologus was a « mistake. » Really? I’d say Benedict is right about where he hoped to be after Regensburg: The whole world saying that a serious conversation between the pope and Islam is necessary. My guess is Benedict would clear his calendar if the Muslim Arab leadership said it is ready to talk. And the talk won’t be about who meant what in the 14th century. It will be about the here and now.

The pope has a Muslim problem alright. It is the hammering that Christian communities have been taking for years and are getting now in Islamic countries all over the world, but especially in the Middle East.

Across the region (with some exceptions), non-Islamic minorities — which by and large means Christian minorities — are being driven out through physical abuse, legal discrimination, murder and the destruction or confiscation of homes, businesses and churches. Call it religious cleansing. It is a political strategy that would eventually give Iran, Iraq, Egypt and the Holy Lands of Palestine a cultural homogeneity that has never existed in human history, before or after Christ.

Chairing a congressional hearing on this subject in July, GOP Rep. Chris Smith of New Jersey described the problem in historic terms that are acutely immediate to Benedict XVI: « There are dozens of Christian groups with rich histories, ranging from the ancient Syriac and Syro-Chaldean churches which still speak the (Aramaic) language of Jesus Christ, and Coptic churches in Egypt who preserve the language of the pharaohs. . . . There are followers of John the Baptist in Iraq and Iran. The Zoroastrians of Iran go back perhaps 3,000 years. It was under their power and influence that the great king of Persia, Cyrus, ended the Babylonian captivity of the children of Israel. » Fundamentalist Islam is pressuring all of these. Many simply leave.

Iran’s population has doubled since the revolution of 1979, but its Christian population has fallen to 100,000 from 300,000. The war in Iraq (Mesopotamia was evangelized by St. Thomas) has accelerated the emigration of Chaldo-Assyrian Christians, but non-Muslims were leaving even before the U.S. invasion. In 2000, the U.N. estimated that Iraq was Europe’s second source of refugees, after Yugoslavia.

The oppression of Egypt’s Coptic Christians, who are 10% of the population, is brutal. During Easter Week this April, knife-wielding Muslims in Alexandria attacked worshipers at several Coptic churches. Afterward, Copts shouted: « Hosni Mubarak, where are you? » Good question. Typically, local Egyptian officials prevent the Copts from rebuilding their churches. In August, a Coptic woman named Hala Helmy Botros started a blog to draw attention to such incidents. She was shut down and her father beaten: « This is a present from your daughter. » In the holy land, the Christian populations of Bethlehem, Nazareth and Jerusalem have emigrated under duress in past decades. The U.S. State Department says the Palestinian government has colluded to extort property there from Christian landowners.

The exodus (and falling birth rates) of Christians in the Middle East is a well-documented, much-analyzed phenomenon extending back into the last century. After Vatican II, Pope Paul VI created the Secretariat for the Non-Christian Religions to address these matters. In a dramatic attempt to heighten awareness, Pope John Paul II made a historic pilgrimage to Syria in 2001 and held some 60 meetings with Muslims. Observably little sustainable progress has resulted. If anything, Islamic fundamentalists have ramped up their anti-minority aggression and spread it — to Sudan, Somalia, Nigeria, Indonesia and Pakistan (where members of the Ahmadi Muslim minority have been gunned down as apostates).

And so Pope Benedict has decided it is time to act, no matter that it may hurt the sensibilities of Islamic believers or Western elites ever alert to the delicacies of language. In this Benedict deserves the world’s political support. The Middle East is being purged of a historically enriching diversity that will surely kill its ability to thrive. What will remain is a homogenous, self-proclaimed threat to the rest of the world. As Nina Shea of the Center for Religious Freedom argues, the pathologies and methods directed against unprotected minorities will be used next against other Muslims and governments. It is no exaggeration to suggest that the maltreatment of these local Christians is rightly seen as a proxy for the world.

The world’s standard political institutions have proven unable to address this problem. The U.N. is compromised and hapless. The U.S. is distrusted, Europe is supine, China is cynical. There would be no better venue for seeking a way out than the Vatican.

The Vatican doesn’t want oil. Hegemony is long gone from its vocabulary. The Vatican’s only brief is a modus vivendi, a global reality Islam must eventually acknowledge. The governments of Egypt, Iraq and Saudi Arabia should open the dialogue Benedict XVI is seeking. In March, Egyptian President Hosni Mubarak met with Benedict at the Vatican. He would be the obvious choice to take the lead. More than these Arab governments realize, their future could use the support of the pope’s famous divisions.

– Illustration: Massacre de Chios, Delacroix, 1822

After the beginning of the Greek War of Independence in 1821, Turkish soldiers began the massacre of thousands of Greeks around the Ottoman Empire. In one of the best known events, the Massacre of Chios in 1822, about 42,000 Greek islanders of Chios were hanged, butchered, starved or tortured to death, 50,000 were enslaved and 23,000 were exiled. Less than 2,000 managed to survive on the island. The Greek word katastrofi – also meaning ‘destruction’ and ‘ruin’ – is usually used to describe these events. The island itself was devastated and the few survivors dispersed throughout Europe in what is now known as the Chian Diaspora.

The massacre was well documented and reported and sparked outrage in Europe. French painter Eugène Delacroix painted a masterpiece depicting the horrors that occurred.


Islam: Un nouveau Rideau de fer est descendu sur le monde (A new Iron curtain has descended across the world)

24 septembre, 2006
Iron_curtain_2Le vrai visage de l’islam se dévoile lorsqu’il est appliqué intégralement… or, l’islam ne peut croître que voilé… du moins en terre à conquérir. Elizabeth Richard

Le nouveau Mur de la honte n’est pas là où on croit!

C’est le mérite de ce lumineux article d’Elizabeth Richard sur resiliencetv de révèler à nouveau le formidable mensonge de la non contrainte EN islam (« pas de contraintes », oui, mais … « à partir du moment où vous restez musulman »!) et le « vrai visage de l’islam » (toujours aussi guerrier, avec l’apostasie assimilée très symptomatiquement à… la haute trahison et la désertion!) …

Et par conséquent le véritable Rideau de fer qui est en train de se mettre en place ou plutôt de se renforcer et de s’étendre à l’échelle de pays entiers mais aussi « intérieurement » dans la tête de leurs pratiquants forcés et qui permet au totalitarisme vert de continuer à maintenir en toute impunité des populations entières « derrière les barreaux du risque d’une exécution capitale s’ils revendiquent leur liberté de pensée » …

Que penser d’une religion qui… ne maintient ses ouailles que par la coercition physique ?

Islam :  » il n’y a pas de contraintes en religion »…
Elisabeth Richard
Resiliencetv
le 24/09/2006

Oui… à partir du moment où vous restez musulman…puisque la seule religion possible est censée être celle-ci… La condamnation à mort d’Abdul Rahmane pour apostasie , suivie de sa libération pour motifs psychologiques et de sa demande d’asile acceptée par l’Italie, n’est sans doute que la première étape d’un long processus de réflexion qui touche la cohérence même de l’islam.

Elle tombe d’ailleurs en même temps que la nouvelle Loi Algérienne sur l’interdiction du prosélytisme chrétien, la possession la simple référence , l’édition d’une Bible ou d’un Evangile peut entraîner une condamnation .

On pouvait voir le 28 mars dernier , des manifestants furieux dans les rues de Kaboul, craignant une épidémie de conversions au christianisme , si la conversion devenait un passeport pour la liberté des pays Européens !!!!

Que penser d’une religion qui invoque le spirituel, mais qui ne maintient ses ouailles que par la coercition physique ? Il n’y a rien de moins spirituel que l’interdiction de penser . Certains juristes musulmans justifient cette sanction par la comparaison avec un crime de haute trahison pour désertion dans une armée de métier. Mais ils oublient que l’adhésion à cette armée est libre , ce qui n’est pas le cas pour un membre de la Oumma , puisque tout enfant né de parents musulmans est musulman par définition .

Comment gérer la coexistence pacifique de populations de différentes religions, si certaines d’entre elles sont enfermées derrière les barreaux du risque d’une exécution capitale en revendiquant leur liberté de pensée ? Les populations musulmanes sont-elles condamnées à vivre totalement refermées sur elles-mêmes pour résoudre cette contradiction ?
Comment accepter un voisinage qui vous laisserait marier votre fille au fils du voisin et qui interdirait à votre fils d’épouser leur fille ?
La réciprocité et le respect n’est-elle pas l’une des valeurs premières de l’humanité ? et comment accepter ce voisinage si les lois ne s’appliquent pas équitablement à tous ?

Comment inciter des peuples à réfléchir , à voter, à se responsabiliser et à se prendre à charge, si ils n’ont pas le droit de penser et de remettre en cause le système qui les gère ?
Comment attirer les investisseurs , les cerveaux dont ces pays ont besoin ?

Comment gérer , au sein même de l’ONU des populations qui n’ont pas les mêmes droits sur la première de leur liberté : la liberté de conscience ? Comment exiger un traitement équitable et sur quelles bases établir la notion même d’équité pour ces populations , vivant ensembles et dont certaines seraient libres et d’autres emprisonnées ?

Comment imaginer faire rentrer dans l’Union Européenne un pays comme la Turquie , dans lequel ce problème pourrait se poser à nouveau ?

Les Imams afghans qui ont exigé la peine de mort d’Abdul Rahmane n’avaient certainement pas imaginé toutes les contradictions, toutes les incohérences qui seraient mises en lumière à la suite de leurs imprécations et de leurs exigences… Ils n’avaient sans doute pas imaginé la réaction internationale qui suivrait ce jugement , et toutes les réflexions que ces contradictions ne vont pas manquer de faire surgir , au sein même de l’Islam … car s’ils en avaient seulement imaginé le quart de la moitié du tiers, ils se seraient bien abstenus de condamner cet homme…de peur que le vrai visage de l’islam se dévoile lorsqu’il est appliqué intégralement…or, l’islam ne peut croître que voilé…du moins en terre à conquérir.


La France comme dernier refuge des gredins (The new last refuge of scoundrels)

24 septembre, 2006

Last_refuge_of_scoundrels__1Après Arafat, Saddam, Haniyah et Nasrallah, voilà maintenant le tour du sauvetage… d’Ahmadinejad!

« Le patriotisme », disait Samuel Johnson, « est le refuge des gredins », mais c’est aujourd’hui la France qui semble avoir repris ce rôle, vouée apparemment à jouer à jamais les ultimes voitures-balai de ce que toute la planète peut compter de dictatures ou de mouvements terroristes.

Faut dire que de l’autre côté, comme le rappelle Iran-Resist, les contrats pleuvent: 7 milliards de $ pour Total, 2,5 milliards d’Euros pour la Société Générale. Sans compter, alors que les banques américaines, japonaises ou même suisses commencent à retirer leurs billes, les près de 6 milliards prêtés par BNP-Paribas …

Même si en France même quelques trop rares voix s’élèvent contre ces dérives éhontées de la diplomatie chiraquienne …

Lire le reste de cette entrée »


ONU: Le monde reste silencieux comme il y a 70 ans (Shame on the UN !)

21 septembre, 2006
GoebbelsMessieurs, charbonnier est maître chez soi. Nous sommes un Etat souverain. Tout ce qu’a dit cet individu ne nous regarde pas. Nous faisons ce que nous voulons de nos socialistes, de nos pacifistes et de nos juifs, et nous n’avons à subir de contrôle ni de l’humanité ni de la SDN. Goebbels (Genève, 1933)
Le détournement du Conseil de sécurité en instrument de menace et de coercition constitue une source de grave préoccupation. Mahmoud Ahmadinejad (New York, 2006)

A l’heure où, en totale violation de ses statuts (« tout membre contrevenant aux principes de bases de l’organisation est passible d’exclusion »), « l’organisation qui précisément été créée pour empêcher les génocides dans le monde » (suite à l’extermination des Juifs par les nazis pendant la 2e Guerre mondiale) offre sa tribune à quelqu’un qui a déjà ouvertement et à plusieurs reprises prôné la solution finale pour cette même population …

Comment ne pas repenser à ce discours de Goebbels à la SDN à Genève en 1933, répondant à la plainte d’un juif de Haute Silésie (Bernheim) contre les brutalités, les violences et les crimes des nazis contre ses compatriotes ?

“Nous faisons ce que nous voulons de nos socialistes, de nos pacifistes et de nos juifs, et nous n’avons à subir de contrôle ni de l’humanité ni de la SDN.”

Ahmadinejad : invité indésirable à l’Onu

Tal Bauman

Arouts 7

13 septembre 2006

Alors qu’il doit participer à la prochaine Assemblée générale des Nations unies, le président Mahmoud Ahmadinejad a tout logiquement déposé une demande de visa pour pouvoir entrer aux Etats-Unis. Officiellement, Washington « étudie le dossier ». Le président iranien ne serait pas le premier leader étranger indésirable, voire même hostile, à être autorisé à fouler le sol américain.

Mais Ahmadinejad est véritablement un cas à part. Tout d’abord, il s’affronte au monde occidental dans sa volonté acharnée à se doter du nucléaire. Puis il tient haut et fort des propos négationnistes, par rapport à l’existence de la Shoah. Mais surtout, il n’a pas peur de bafouer la charte des Nations unies, en appelant publiquement à la disparition d’un de ses Etats membres : Israël. Ahmadinejad dispense du génocide en veux-tu, en voilà. Et c’est plus que l’Onu ne devrait supporter.

Car l’organisation a précisément été créée pour empêcher les génocides dans le monde. (Le terme a été adopté après l’extermination des Juifs pendant la Seconde guerre mondiale). Et offrir aujourd’hui une tribune au plus grand promoteur d’Holocauste de tous les temps, pose un problème existentiel à l’Onu. Ahmadinejad pourrait fort bien constituer une véritable menace pour l’unité de l’organisation.

C’est Kofi Annan, qui quelques jours plus tôt, s’est rendu à Téhéran et a convaincu le président iranien de la nécessité d’une rencontre. Mais les Etats-Unis, initiateurs de la lutte du monde libre contre le fanatisme meurtrier du régime d’Ahmadinejad, ont cru bon de devoir intervenir. Car si l’Onu ne parvient pas à signifier au président iranien qu’en tant qu’incitateur à la destruction d’Etats souverains, sa présence est inacceptable, Washington se déclare prêt à le faire à sa place. En lui refusant, par exemple, son visa.

De son côté, Israël pourrait également initier une action en justice. Ou tout du moins, demander aux Nations unies de décliner l’invitation faite à Ahmadinejad et de lui refuser l’accès à l’Assemblée générale de l’Onu.

L’Etat juif pourrait même exiger la suspension de l’Iran du Conseil des Nations unies pour ses velléités génocidaires. La charte de l’Onu est très claire : « tout membre contrevenant aux principes de bases de l’organisation est passible d’exclusion ». Et en appelant à la destruction d’Israël, Ahmadinejad a sans aucun doute, violé les principes fondateurs de l’organisation. A ce titre, il ne devrait pas continuer à être traité comme un membre à part entière.

Israël pourrait également traîner le chef de la République islamique iranienne devant les tribunaux de la Cour internationale de justice de La Haye. D’autres pays, comme le Canada, seraient d’ailleurs en train d’envisager une telle action.

De son côté, le Prix Nobel de la paix, Elie Wiesel a rejoint un mouvement de personnalités et universitaires israéliens, décidé à initier des poursuites judiciaires à l’encontre d’Ahmadinejad. Le mouvement se dit en effet très inquiet devant les menaces régulières proférées par le président iranien envers Israël. « Le monde reste silencieux, comme il l’a été 70 ans plus tôt », se sont exclamés ses membres.

Voir aussi l’écoeurement de Claudia Rosett:

If Ahmadinejad Wants the UN, Let Him Have It

Claudia Rosett

September 20, 2006

If the Thais had to have a coup, they couldn’t have picked a better time for it — upstaging for a moment Tuesday’s all-Ahmadinejad all-the-time media coverage of the UN General Assembly.

But only for a moment. Ahmadinejad came to New York to strut the world stage, and last evening that is exactly what the UN helped him do — despite Iran’s mockery of the Security Council’s August 31 deadline to surrender its nuclear bomb program.

From the United Nations press balcony, with its view across the vast chamber of the General Assembly, there was a particularly good view of Ahmadinejad’s transmogrification during this performance from a scruffy little man in a sports jacket to Big Brother gloating over his nuclear racket. Standing in front of the dais manned by high UN officials, the whole scene set against the stage’s sweeping golden backdrop and UN emblem, he began speaking in a soft voice. He quickly got louder and louder, declaiming, ranting, and finally almost chanting, shaking his finger, slicing his hands through the air, delivering a speech packed with “truth,” “peace” “virtue” “justice” — but inverted, twisted, indifferent to facts and emptied of meaning. He lied his head off about Iran’s nuclear bomb program, he rewrote history in his continuing campaign to erase the state of Israel, he blamed on others the terrorist atrocities underwritten by his own regime. He told us that together we can “pave the road for human perfection,” and that peace and justice — as he imagines it for all of us — will sooner or later prevail, “whether we like it or not.”

All this was, as Hugh Hewitt sums it up, “chilling” — “establishing a precedent for all future rogue regimes.”

And what was the UN response? Not all UN delegations were present, but from the many that were, Ahmadinejad drew applause. In keeping with UN ritual, Deputy-Secretary-General Mark Malloch Brown (Kofi was presumably at dinner) descended the dais to shake his hand.

That, apparently, is what you get at the UN these days if you are a messianic rogue terrorist-sponsoring tyrant making nuclear bombs in defiance of the Security Council. You get a lot of high-level handshakes, many on camera to beam back home to remind your oppressed citizens how powerful you are. Earlier this month, Kofi Annan himself traveled to Tehran to shake Ahmadinejad’s hand. They had the chance to meet again, at last week’s Non-Aligned summit in Cuba, where Annan thanked each and every participant for the many valuable contributions to whatever Annan’s been doing all these years. Annan’s schedule yesterday showed yet another meeting with Ahmadinejad, in New York — a few hours before the Iranian tyrant’s speech.

Whatever UN officials have been saying during all this handshaking, Ahmadinejad instead of closing his bomb factories keeps voicing demands of his own. In his speech, he demanded among other things that the UN Security Council be reconfigured to eliminate the privileged positions of such nations as the U.S. and U.K. (Russia, China and France, the other members of the veto-wielding Permanent Five, don’t seem to bother him as much). And until his full roster of favored candidates can be added, he wants seats for some of his favorite groups, such as the Organization of the Islamic Conference and the Non-Aligned Movement.

What to do about all of this?

The NY Sun has a good idea: Arrest him.

Geneva-based UN Watch says: Expel him.

I’ll add to the list one more suggestion. What makes that UN stage such a prize for the likes of Ahmadinejad is the support — both political and financial — conferred upon it by the democratic nations of the world, especially the United States. If the UN can’t deal with Ahmadinejad, let Ahmadinejad deal with the UN. Get out, and give it to him. Send it to Tehran, lock, stock and reconfigured Security Council. Let him make all the speeches he wants. With that clutter out of the way, and with the $5.3 billion the U.S. would save every year, plus the considerable moral and political capital we have been squandering on the UN, we might just have a shot at creating in its place institutions that work.

Voir également:

Arrest Ahmadinejad

New York Sun Staff Editorial

September 19, 2006

Hardliners in the war on Islamic extremist terrorism have long called for it to be treated as a war rather than a law-enforcement issue. Yet by allowing, in Mahmoud Ahmadinejad, the president of an Axis regime to come to New York and stay on Park Avenue at the Intercontinental Hotel The Barclay, President Bush is signaling that he’s less than serious in his approach to a regime he marked, at the outset of his presidency, as evil. Those who recognize the Iranian threat are left with the law-enforcement option. Police Commissioner Kelly, District Attorney Morgenthau, or any enterprising federal prosecutor or G-Man has a perfect opportunity at hand to seize Mr. Ahmadinejad and to hold him as a material witness or even as a suspect. Years ago the Jewish Forward newspaper made a similar argument in respect of the Hafez al-Assad of Syria. It didn’t happen, of course,and the Syrian occupation of Lebanon grew worse until the murder of  Rafik Harari and the new outbreak of war.

An ample American legal record already holds the Iranian government responsible for terrorist attacks by Iranian-sponsored terrorist groupssuch as Hezbollah, Hamas, and Palestinian Islamic Jihad. As our Josh Gerstein reported on April 3, dozens of rulings, many of them by a federal judge in Washington, Royce Lamberth, have found Iran civilly liable for murders; courts have made verdicts against Iran totaling about $6 billion. A December 2003 fact sheet from the Republican Study Committee in the House of Representatives lists at least 52 Americans murdered by Palestinian Arab terrorists since 1993. Many of the victims are New Yorkers, and Iranian funding and training figured in many of the attacks, according to American and Israeli government and non-government reports on terrorist organizations.

Mr. Bush himself said earlier this month, « The Iranian regime and its terrorist proxies have demonstrated their willingness to kill Americans. » The president said that Hezbollah, which Iran funds with hundreds of millions of dollars a year, is « directly responsible for the murder of hundreds of Americans abroad. It was Hezbollah that was behind the 1983 bombing of the U.S. Marine barracks in Beirut that killed 241 Americans. And Saudi Hezbollah was behind the 1996 bombing

of Khobar Towers in Saudi Arabia that killed 19 Americans, an attack conducted by terrorists who we believe were working with Iranian officials. »

In June of 2001, a federal grand jury in Virginia handed up an indictment for the Khobar Towers bombing that documented how the bombers were trained, directed, financed, and monitored by Iranian government officials. Mr. Bush has been articulating the importance of keeping terrorist leaders detained at Guantanamo so that they are not free to commit more attacks. Mr. Ahmadinejad has been quite clear about what he intends to do if he is allowed to return to Tehran. On August

2, he told the Jews, via the Iranian news channel IRINN translated by the Middle East Media Research Institute, « They should know that they are nearing the last days of their lives. »

The August 31 « deadline » set by America and the United Nations for Iran to address its nuclear violations has come and gone. Mr. Bush’s partisan critics are still making hay from Osama Bin Laden’s escape at Tora Bora. In this instance, the terrorist leader won’t be hidden in the mountains of Afghanistan; he’ll be in open view at the Intercontinental Hotel in Midtown. America can let him escape back to Iran without bringing him to justice and signal to the world that the talk about a war on terrorism and an axis of evil is all mere talk. Or it can seize Mr. Ahmadinejad, find out what he knows about the murders of dozens of Americans, and demonstrate that those who murder Americans will be held accountable.

Voir enfin:

Take Action

Tell the UN: Expel Ahmadinejad’s Iran

UN Watch

Iranian President Mahmoud Ahmadinejad systematically denies one genocide while actively seeking another: repeatedly denying the Holocaust, repeatedly threatening to eliminate Israel, and madly pursuing nuclear weapons. All this stands in contempt of the basic principles of the United Nations and warrants Iran’s expulsion from the world body. Write to the five Permanent Members of the Security Council and the President of the General Assembly urging them to take action against Ahmadinehad’s Iran.

It’s time to tell Iranian President Mahmoud Ahmadinejad that his promotion of hatred and destruction—his repeated denial of the Holocaust, his explicit incitement to eliminate Israel, his mad pursuit of nuclear weapons in defiance of the international community—carries a price.  A government that systematically denies one genocide while actively seeking another stands in contempt of the principles of the United Nations.

The UN was founded on basic rules.  One of them is that a member state that “persistently violates” the principles of the UN Charter can be expelled.  By threatening to destroy a fellow member state, Ahmadinejad’s Iran violates Article 2 of the Charter—and mocks everything the UN claims to stand for.

The Security Council and General Assembly should rescind the membership of Iran.


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