Présidentielle 2022: Vous n’avez pas quitté votre pays, mais c’est comme si votre pays vous avait quitté (What anti-Zemmour witch hunt ?)

1 décembre, 2021

Tu ne suivras point la multitude pour faire le mal; et tu ne déposeras point dans un procès en te mettant du côté du grand nombre, pour violer la justice. Exode 23: 2
Lorsqu’un Sanhédrin s’est déclaré unanime pour condamner, l’accusé sera acquitté. Le Talmud
Il est dans votre intérêt qu’un seul homme meure pour le peuple, et que la nation entière ne périsse pas. Caïphe (Jean 11: 50)
Un jeune homme à cheveux longs grimpait le Golgotha. La foule sans tête était à la fête. Pilate a raison de ne pas tirer dans le tas. C’est plus juste en somme d’abattre un seul homme. Ce jeune homme a dit la vérité. Il doit être exécuté. Guy Béart
Dans des temps de tromperie généralisée, le seul fait de dire la vérité est un acte révolutionnaire. Orwell
Il faut constamment se battre pour voir ce qui se trouve au bout de son nez. Orwell
Le plus difficile n’est pas de dire ce que l’on voit mais d’accepter de voir ce que l’on voit. Péguy
Nous sommes entrés dans un mouvement qui est de l’ordre du religieux. Entrés dans la mécanique du sacrilège : la victime, dans nos sociétés, est entourée de l’aura du sacré. Du coup, l’écriture de l’histoire, la recherche universitaire, se retrouvent soumises à l’appréciation du législateur et du juge comme, autrefois, à celle de la Sorbonne ecclésiastique. Françoise Chandernagor
Songeons à la carence de ces avant-gardes qui nous prêchaient l’inexistence du réel ! Il nous faut entrer dans une pensée du temps où la bataille de Poitiers et les Croisades sont beaucoup plus proches de nous que la Révolution française et l’industrialisation du Second Empire. (…) Mais ce à quoi nous assistons avec l’islamisme est néanmoins beaucoup plus qu’un retour de la Conquête, c’est ce qui monte depuis que la révolution monte, après la séquence communiste qui aura fourni un intermédiaire. Le léninisme comportait en effet déjà certains de ces éléments. Mais ce qui lui manquait, c’était le religieux. La montée aux extrêmes est donc capable de se servir de tous les éléments : culture, mode, théorie de l’État, théologie, idéologie, religion. Ce qui mène l’histoire n’est pas ce qui apparaît comme essentiel aux yeux du rationaliste occidental. Dans l’invraisemblable amalgame actuel, je pense que le mimétisme est le vrai fil conducteur. Si l’on avait dit aux gens, dans les années 1980, que l’islam jouerait le rôle qu’il joue aujourd’hui, on serait passé pour dément. Or il y avait déjà dans l’idéologie diffusée par Staline des éléments para-religieux qui annonçaient des contaminations de plus en plus radicales, à mesure que le temps passerait. L’Europe était moins malléable au temps de Napoléon. Elle est redevenue, après le Communisme, cet espace infiniment vulnérable que devait être le village médiéval face aux Vikings.(…) J’ai personnellement l’impression que cette religion a pris appui sur le biblique pour refaire une religion archaïque plus puissante que toutes les autres. Elle menace de devenir un instrument apocalyptique, le nouveau visage de la montée aux extrêmes. Alors qu’il n’y a plus de religion archaïque, tout se passe comme s’il y en avait une autre qui se serait faite sur le dos du biblique, d’un biblique un peu transformé. Elle serait une religion archaïque renforcée par les apports du biblique et du chrétien. Car l’archaïque s’était évanoui devant la révélation judéo-chrétienne. Mais l’islam a résisté, au contraire. Alors que le christianisme, partout où il entre, supprime le sacrifice, l’islam semble à bien des égards se situer avant ce rejet. Certes, il y a du ressentiment dans son attitude à l’égard du judéo-christianisme et de l’Occident. Mais il s’agit aussi d’une religion nouvelle, on ne peut le nier. (…)  la montée aux extrêmes se sert aujourd’hui de l’islamisme comme elle s’est servie hier du napoléonisme ou du pangermanisme. (…) Pourquoi la révélation chrétienne a-t-elle été soumise pendant des siècles à des critiques hostiles, aussi féroces que possible, et jamais l’islam ? Il y a là une démission de la raison. Elle ressemble par certains côtés aux apories du pacifisme, dont nous avons vu à quel point elles pouvaient encourager le bellicisme. (…) Il faut donc réveiller les consciences endormies. Vouloir rassurer, c’est toujours contribuer au pire. René Girard
Depuis toujours, dès que la France est affaiblie, les élites ont tendance à sacrifier la France et le peuple français à leurs idéaux universalistes. C’est très frappant. Vous verrez dans le livre. Je remonte le temps. Je suis remonté à l’évêque Cauchon et Jeanne d’Arc. On voit bien que cela a toujours été une tentation des élites françaises. Pour aller vite, depuis 1940, la France est très affaiblie. Et nous avons des élites qui ont décidé de jeter par-dessus bord la France et le peuple français au nom de l’Europe, des droits de l’homme et de l’universalisme. Macron est vraiment l’incarnation de ces élites-là. Il est passionnant, car c’est une espèce de quintessence chimiquement pure. Quand il dit : « Nous avons fait du mal », c’est déjà le discours de Chirac sur le Vel’ d’Hiv’ ou le discours de Hollande sur le Vel’ d’Hiv’ et en Algérie. Paul Thibaud avait écrit un très bon article qui faisait remarquer que, comme les politiques ne maîtrisaient plus rien, ils ont trouvé une posture qui consiste à dire du mal de nos ancêtres pour exister. (…) C’est la « révolte des élites » de Christopher Lasch à la fin des années 70. Il avait très bien vu cela aux États-Unis. C’est évidemment venu chez nous ensuite. (…) Je voulais montrer aux gens que tout cela était lié à une histoire millénaire et qu’il y avait des petites pierres comme dans Le Petit Poucet qu’on pouvait retrouver à chaque fois. Certaines époques nous ressemblent de plus en plus. Je retrouvais la phrase de René Girard dans son dernier livre qui disait : « Nous devons entrer dans une pensée du temps où Charles Martel et les croisades seront plus proches de nous que la Révolution française et l’industrialisation du Second Empire. » Je trouve cette phrase très frappante. Lorsque je dis cela, on dit que j’ai des obsessions et que je ne pense qu’à l’islam. Pourtant, ces paroles viennent de René Girard. Il a très bien compris que nous étions revenus dans un temps qui est celui des affrontements de civilisations entre chrétienté et islam, des guerres de religion et de la féodalité pré-étatique. (…) Ces pays de l’Est se révoltent, parce que la Hongrie a connu trois siècles d’occupation ottomane. C’est un roi polonais Jean III Sobieski , qui a arrêté les Ottomans à Vienne, en 1683. Il n’y a pas de hasard. Cette Histoire revient à une vitesse folle. Tout se remet en place pour nous rappeler à cette Histoire. (…) il y a effectivement un effet d’accumulation de toutes les crises du passé qui se concentrent aujourd’hui. C’est pour cette raison qu’il y a autant de pessimisme chez moi. L’idée même de roman national est finie. Je n’ai même pas essayé de refaire un roman national. La déconstruction des historiens qui, depuis cinquante ans, nous interdisent de parler de roman national était trop forte. Il n’en reste presque que des ruines. Si j’avais voulu faire un roman national, j’aurais fait une romance nationale. Ce n’est pas ce que j’ai fait. En revanche, j’ai voulu écrire une Histoire de France réaliste, non pas en fonction des idéaux et des populations d’aujourd’hui, mais en fonction de la réalité historique de l’époque. Aujourd’hui, les historiens ont décidé d’inventer une Histoire de France qui correspond à leurs obsessions et à leurs idéologies actuelles. Ils disent que j’ai des obsessions, mais les leurs sont : une histoire féministe, une histoire des minorités africaines et maghrébines, une histoire pacifiste, c’est-à-dire une histoire qui n’a jamais existé. Dans les livres d’histoire d’aujourd’hui, sur la Révolution française, il y a deux pages sur Olympe de Gouges, la grande militante féministe. Quand elle est guillotinée, en 93, par Robespierre, j’ai coutume de dire, pour plaisanter, que Robespierre ne sait même pas qu’il l’a fait guillotiner, tellement elle compte peu. Lors d’une émission sur France 2, mardi dernier, on a vu une grande fresque qui expliquait comment la France a été faite par les immigrés nord-africains et africains avec un grand manitou qui s’appelle de Gaulle. C’est une histoire inventée. (…) Ils sont tellement allés loin dans la diabolisation de Pétain et dans l’invention d’une histoire qui ne correspond plus à la réalité. Lorsqu’on repose le tableau de Pétain, de De Gaulle, de ce qu’était Vichy à l’époque et de ce qu’était 1940, que je dis que tout le monde se moquait, à l’époque, du statut des Juifs d’octobre 40, à Paris, à Vichy ou à Londres, et que les rats qui s’y intéressent disent « il a bien raison », car ils estiment à l’époque que les Juifs ont une responsabilité dans la défaite, j’ai l’impression de blasphémer. C’est tout simplement la réalité historique. On a tellement réinventé une histoire en disant que l’essentiel de la Seconde Guerre mondiale était la question juive qu’on tombe des nues quand je dis qu’à l’époque, personne n’en parlait. À Londres, ceux qui rejoignent le général de Gaulle sont d’accord avec Vichy là-dessus. Aujourd’hui, la réalité paraît blasphématoire. C’est extraordinaire. C’est pour dire la force inouïe de cette déconstruction historique. Pour moi, c’est le grand effacement de l’histoire pour correspondre au Grand Remplacement des populations. Eric Zemmour
Le fait même de poser une question peut inventer un résultat car elle fait appel à l’imaginaire du sondé qui n’y avait pas encore réfléchi. Alain Garrigou
D’après les journaux, les sondages montrent que la plupart des gens croient les journaux qui déclarent que la plupart des gens croient les sondages qui montrent que la plupart des gens ont lu les journaux qui conviennent que les sondages montrent qu’il va gagner. Mark Steyn
Les règlements de YouTube interdisent de manière générale les contenus choquants ou violents. Dans le cas où une vidéo contient un élément qui n’est pas adapté à tous les utilisateurs, nous veillons à appliquer une limite d’âge afin de les protéger. Youtube
J’ai été surpris et choqué de la façon dont l’interview d’Éric Zemmour s’est passée. Annoncer une candidature, c’est un acte solennel. Ce n’est pas une interview banale, on s’attend à ce que soient posées les questions de fond. En réalité, ce n’est pas du tout ce qu’il s’est passée. Alain Duhamel
C’était un peu compliqué d’organiser une manifestation au dernier moment en Seine-Saint-Denis. On risquait de perdre du monde, de ne pas réunir toutes les conditions de sécurité, et puis ça nous obligeait à refaire une communication. Contre un homme qui véhicule la haine et la division, nous espérons une grande manifestation populaire des Franciliens dimanche pour faire taire Zemmour, c’est-à-dire parler plus fort que lui en fait. Nous faisons le pari du nombre. Benoît Martin (CGT)
Nous venons de l’apprendre : le polémiste de CNews condamné dès 2011 – et plusieurs affaires sont en cours de jugement – pour incitation à la haine raciale devrait lancer sa campagne électorale lors d’un meeting au Parc des Expositions de Villepinte, ce dimanche 5 décembre. A Villepinte, en Seine-Saint-Denis, département jeune et multiculturel, où les habitant.e.s et les acteurs locaux, font preuve de créativité et d’engagements face aux difficultés et où 6 personnes sur 10 disent avoir été victimes de discriminations les cinq dernières années, le symbole est révoltant. Il y est accueilli par le groupe Viparis, propriétaire de la Halle des expositions de Villepinte.Ce même groupe ViParis a signé en 2009 une « Charte de la diversité en entreprise », dont il se revendique. Cette charte qui « a pour objet de témoigner de notre engagement, en France, en faveur de la diversité culturelle, éthnique et sociale » au sein de son organisation. Cette charte dans laquelle il s’engage à « promouvoir l’application du principe de non-discrimination, sous toutes ses formes ». Ces engagements sont absolument incompatibles avec l’accueil d’un polémiste qui disait, en 2011, « que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes ». Qui affirmait encore, en 2020 que les mineur.e.s étrangers non accompagné.e.s sont « tous« , « des voleurs, des violeurs, des assassins« . Qui conduit aujourd’hui une campagne dont le seul fondement est le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme, la haine des musulman.e.s. L’argument économique ne peut tout justifier : non, on ne peut pas faire du « business » avec des marchands de haine, lorsqu’on dit défendre les valeurs de la diversité. Ni la Seine-Saint-Denis ni la « diversité » ne peuvent servir de faire-valoir à ceux qui attaquent la République, qui haïssent la France et qui sapent ses principes au quotidien . Signataire de la Charte de la diversité, le groupe Viparis doit s’expliquer : il doit refuser d’accueillir le meeting politique d’un polémiste et candidat à la présidentielle multi-condamné pour provocation publique à la haine raciale, en Seine-Saint-Denis ! Signez la pétition. Stéphane Troussel (Président du Département de la Seine-Saint-Denis)
51% des personnes interrogées jugent toutefois qu’Éric Zemmour veut vraiment changer les choses et 48% l’estiment dynamique, 46% courageux et 39% sincère. 33% jugent qu’il a de bonnes idées pour la France. Seuls 25% le trouvent sympathique et estiment qu’il est capable de rassembler les Français. L’échange de doigt d’honneur avec une passante [à l’élégance toute France insoumise] à Marseille, intervenu samedi après une visite très chahutée dans la deuxième ville de France, a pu nuire à l’image du désormais candidat officiel et à sa présidentialité. Interrogés sur ce point, les répondants au sondage sont partagés, et se déclarent choqués à 52% par le geste, et 47% ne se déclarent pas choqués… BFMTV
Cependant, la pugnacité de l’ancien chroniqueur séduit davantage : près d’un Français sur deux estime qu’il veut vraiment changer les choses (51%,) et 48% le voient comme une personne dynamique… un électeur sur deux pense qu’Eric Zemmour peut se qualifier au second tour. Si les Français sont mitigés par rapport au personnage, ils s’avèrent plus nombreux à s’aligner sur ses déclarations. Lorsque l’essayiste déclare : « Il n’est plus temps de réformer la France, mais de la sauver », 51% sont d’accord. Le sondage confirme la personnalité clivante du candidat sur le volet politique. 79% des électeurs de Marine Le Pen et 56% de François Fillon sont d’accord avec Eric Zemmour sur le fait qu’ils se sentent étrangers dans leur propre pays, contre 19% d’Emmanuel Macron, 19% de Benoît Hamon et 16% de Jean-Luc Mélenchon. La semaine dernière, l’auteur de Le suicide français s’est retrouvé au coeur d’une énième controverse lors de sa visite à Marseille. A la sortie d’un restaurant où le polémiste venait de déjeuner, une passante [encartée France insoumise] lui a fait un [des plus élégants] doigt d’honneur. Le polémiste a répondu par le même geste en affirmant « et bien profond », sous le regard amusé de sa conseillère Sarah Knafo. Sur cette question, les Français sont partagés : 52% [?] estiment qu’ils ne sont pas choqués, contre 47% affirmant l’inverse. De son côté, le candidat d’extrême droite à la présidentielle a reconnu dimanche un geste « fort inélégant ». ll s’agit d’une rare concession du probable candidat depuis le lancement de la pré-campagne à Toulon mi-septembre de l’essayiste. Mais le mal était fait. « Le doigt d’honneur était le dernier geste du polémiste, aujourd’hui, c’est le premier geste du candidat », assurait Benjamin Cauchy, ancien Gilet jaune, à L’Express. Parmi les plus choqués par ce geste : les 65 ans et plus (67%)… L’Express
S’il ne fait pas l’unanimité dans les sondages, nombre de Français partagent son constat sur l’état de la France, selon un sondage publié mercredi 1er décembre par BFMTV. Sur six des principales analyses de l’éditorialiste étudiées, toutes réunissent l’approbation de plus de 40 % des sondés et quatre d’entre elles en rassemblent un sur deux ou plus. L’adhésion est encore plus claire lorsque l’on s’intéresse aux avis des sympathisants de droite. Selon ce sondage Elabe, 51% des Français sont ainsi d’accord lorsqu’Eric Zemmour déclare qu’il « n’est plus temps de réformer la France, mais de la sauver », ou quand il affirme que la droite comme la gauche sont responsables du « déclin » de la France et ont « menti, dissimulé la gravité de notre déclassement [et] caché la réalité de notre remplacement ». Ils sont 50 % à avoir « le sentiment de ne plus être dans le pays que vous connaissiez » et 49 % à juger que l’immigration « aggrave tous » les problèmes de la France. Les déclarations d’Eric Zemmour sur le fait de reprendre le pouvoir « aux minorités » et « aux juges » sont approuvées par 46 % des sondés et 41 % d’entre eux se sentent « étrangers dans leur propre pays ». Lorsque l’on interroge les soutiens de la droite et de l’extrême droite, les scores oscillent entre 56 % et 86 % selon les questions. Valeurs actuelles
Vous n’avez pas déménagé et pourtant vous avez la sensation de ne plus être chez vous. Vous n’avez pas quitté votre pays mais c’est comme si votre pays vous avait quitté. Vous vous sentez étrangers dans votre propre pays. Vous êtes des exilés de l’intérieur. Longtemps vous avez cru être le seul à voir, à entendre, à penser, à craindre. Vous avez eu peur de le dire, vous avez eu honte de vos impressions. Longtemps, vous n’avez pas osé dire ce que vous voyiez, et surtout vous n’avez pas osé voir ce que vous voyiez. Et puis, vous l’avez dit à votre femme, à votre mari, à vos enfants, à votre père, à votre mère,à vos amis, à vos collègues, à vos voisins. Et puis, vous l’avez dit à des inconnus, et vous avez compris que votre sentiment de dépossession était partagé par tous. La France n’était plus la France et tout le monde s’en était aperçu. Bien sûr, on vous a méprisé. Les puissants, les élites, les bien-pensants, les journalistes, les politiciens, les universitaires, les sociologues, les syndicalistes, les autorités religieuses, vous disaient que tout cela était un leurre, que tout cela était faux, que tout cela était mal. Mais vous avez compris avec le temps que c’étaient eux qui étaient un leurre, que c’étaient eux qui avaient tout faux – que c’étaient eux qui vous faisaient du mal. La disparition de notre civilisation n’est pas la seule question qui nous harcèle, même si elle les domine toutes. L’immigration n’est pas cause de tous nos problèmes, même si elle les aggrave tous. La tiers-mondisation de notre pays et de notre peuple l’appauvrit autant qu’elle le disloque, le ruine autant qu’elle le tourmente. C’est pourquoi (….) Nous devons reconquérir notre souveraineté, abandonnée aux technocrates et aux juges européens qui ont dépouillé le peuple français de sa capacité à décider de son sort, au nom des chimères d’une Europe qui ne sera jamais une nation. Oui, nous devons rendre le pouvoir au peuple ! Le reprendre aux minorités qui ne cessent de tyranniser la majorité, et aux juges qui substituent leur férule juridique au gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple. Depuis des décennies, nos gouvernants, de droite comme de gauche, nous ont conduit sur ce chemin funeste du déclin et de la décadence. Droite ou gauche, ils vous ont menti, vous ont dissimulé la gravité de notre déclassement, ils vous ont caché la réalité de notre remplacement. (…) C’est pourquoi j’ai décidé de (…) solliciter vos suffrages pour devenir votre président de la République. (…) Pour que les Français se sentent de nouveau chez eux et pour que les derniers arrivés s’assimilent à leur culture, s’approprient leur Histoire. (…) Le peuple français était intimidé, tétanisé, endoctriné. Culpabilisé. Mais il relève la tête, il fait tomber les masques, il dissipe les miasmes mensongers, il chasse ses mauvais bergers. (…) Nous allons transmettre le flambeau aux prochaines générations. Eric Zemmour
Quelle chasse aux sorcières ?
A l’heure où, classement X de Youtube, sabordage de son premier entretien de candidat déclaré par TF1, sondages ventriloques et appels à le « faire taire » compris,  la meute médiatique et politique se déchaine contre lui …
Qui dira…
Sans compter la zemmourisation de l’ensemble de la campagne
La remarquable attractivité que conserve …
Entre meilleur candidat (à 51%) à faire changer les choses …
Et candidat à qui (à 47%) on pardonne tout …
Le nouveau diable incarné de la politique française ?

ZEMMOUR PRESIDENT ! (Vous n’avez pas quitté votre pays, mais c’est comme si votre pays vous avait quitté)

Mes chers compatriotes,

Depuis des années, un même sentiment vous étreint, vous oppresse, vous hante : un sentiment étrange et pénétrant de dépossession.
Vous marchez dans les rues de vos villes et vous ne les reconnaissez pas.
Vous regardez vos écrans et on vous parle une langue étrange et pour tout dire étrangère.
Vous jetez un œil et une oreille aux affiches publicitaires, aux séries télévisées, aux matchs de football, aux films de cinéma, aux spectacles, aux chansons, et aux livres scolaires de vos enfants ; vous prenez des métros, des trains, vous vous rendez dans des gares, dans des aéroports, vous attendez votre fille ou votre fils à la sortie de l’école, vous accompagnez votre mère aux urgences de l’hôpital, vous faites la queue à la poste ou à l’agence pour l’emploi, vous patientez dans un commissariat ou dans un tribunal, et vous avez l’impression de ne plus être dans le pays que vous connaissez.
Vous vous souvenez du pays que vous avez connu dans votre enfance ; vous vous souvenez du pays que vos parents vous ont décrit ; vous vous souvenez du pays que vous retrouvez dans les films ou dans les livres ; le pays de Jeanne d’Arc et de Louis XIV, le pays de Bonaparte et du général de Gaulle ; le pays des chevaliers et des gentes dames ; le pays de Victor Hugo et de Chateaubriand ; le pays de Pascal et de Descartes ; le pays des fables de la Fontaine, des personnages de Molière et des vers de Racine ; le pays de Notre-Dame de Paris et des clochers dans les villages ; le pays de Gavroche et de Cosette ; le pays des barricades et de Versailles ; le pays de Pasteur et de Lavoisier ; le pays de Voltaire et de Rousseau ; de Clémenceau et des poilus de 14 ; de de Gaulle et de Jean Moulin ; le pays de Gabin et de Delon, de Brigitte Bardot et de Belmondo ; de Johnny et d’Aznavour, de Brassens et de Barbara ; des films de Sautet et de Verneuil ;
Ce pays à la fois léger et brillant, ce pays à la fois littéraire et scientifique, ce pays tellement intelligent et fantasque ; le pays du Concorde et des centrales nucléaires, qui invente le cinéma et l’automobile ; ce pays que vous cherchez partout avec désespoir, dont vos enfants ont la nostalgie sans même l’avoir connu, ce pays que vous chérissez…et qui est en train de disparaître.
Vous n’avez pas déménagé et pourtant vous avez la sensation de ne plus être chez vous.
Vous n’avez pas quitté votre pays mais c’est comme si votre pays vous avait quitté.
Vous vous sentez étrangers dans votre propre pays.
Vous êtes des exilés de l’intérieur.
Longtemps vous avez cru être le seul à voir, à entendre, à penser, à craindre.
Vous avez eu peur de le dire, vous avez eu honte de vos impressions.
Longtemps, vous n’avez pas osé dire ce que vous voyiez, et surtout vous n’avez pas osé voir ce que vous voyiez.
Et puis, vous l’avez dit à votre femme, à votre mari, à vos enfants, à votre père, à votre mère,à vos amis, à vos collègues, à vos voisins.
Et puis, vous l’avez dit à des inconnus,
et vous avez compris que votre sentiment de dépossession était partagé par tous.
La France n’était plus la France et tout le monde s’en était aperçu.
Bien sûr, on vous a méprisé.
Les puissants, les élites, les bien-pensants, les journalistes, les politiciens, les universitaires, les sociologues, les syndicalistes, les autorités religieuses, vous disaient que tout cela était un leurre, que tout cela était faux, que tout cela était mal.
Mais vous avez compris avec le temps que c’étaient eux qui étaient un leurre, que c’étaient eux qui avaient tout faux – que c’étaient eux qui vous faisaient du mal.
La disparition de notre civilisation n’est pas la seule question qui nous harcèle, même si elle les domine toutes.
L’immigration n’est pas cause de tous nos problèmes, même si elle les aggrave tous.
La tiers-mondisation de notre pays et de notre peuple l’appauvrit autant qu’elle le disloque, le ruine autant qu’elle le tourmente.
C’est pourquoi vous avez souvent du mal à finir vos fin de mois.
C’est pourquoi nous devons réindustrialiser la France.
C’est pourquoi nous devons rééquilibrer notre balance commerciale, réduire notre dette qui grossit, ramener en France nos entreprises qui ont déménagé, redonner du travail à nos chômeurs.
C’est pourquoi nous devons protéger nos trésors technologiques et cesser de les brader aux étrangers.
C’est pourquoi nous devons permettre à nos petites entreprises de vivre et de grandir, et d’être transmises de génération en génération.
C’est pourquoi nous devons préserver notre patrimoine architectural, culturel, et naturel.
Nous devons restaurer notre école républicaine, son excellence et son culte du mérite, et cesser de livrer nos enfants aux expériences égalitaristes des pédagogistes, et des Docteur Folamour des théories du genre et de l’islamo-gauchisme.
Nous devons reconquérir notre souveraineté, abandonnée aux technocrates et aux juges européens qui ont dépouillé le peuple français de sa capacité à décider de son sort, au nom des chimères d’une Europe qui ne sera jamais une nation.
Oui, nous devons rendre le pouvoir au peuple !
Le reprendre aux minorités qui ne cessent de tyranniser la majorité, et aux juges qui substituent leur férule juridique au gouvernement du peuple par le peuple pour le peuple.
Depuis des décennies, nos gouvernants, de droite comme de gauche, nous ont conduit sur ce chemin funeste du déclin et de la décadence.
Droite ou gauche, ils vous ont menti, vous ont dissimulé la gravité de notre déclassement,
ils vous ont caché la réalité de notre remplacement.
Vous me connaissez depuis des années.
Vous savez ce que je dis, ce que je diagnostique, ce que j’annonce.
Je me suis longtemps contenté du rôle de journaliste, d’écrivain, de Cassandre, de lanceur d’alerte.
Je croyais alors qu’un politicien allait s’emparer du flambeau que je lui transmettais.
Je me disais à chacun son métier, à chacun son rôle, à chacun son combat.
Je suis revenu de cette illusion.
Comme vous, je n’ai plus confiance. Comme vous, j’ai décidé de prendre notre destin en main.
J’ai compris qu’aucun politicien n’aurait le courage de sauver le pays du destin tragique qui l’attendait.
J’ai compris que tous ces prétendus compétents étaient surtout des impuissants.
Que le Président Macron, qui s’était présenté comme un homme neuf, était en vérité la synthèse de ses deux prédécesseurs, en pire.
Que dans tous les partis, ils se contentaient de réformettes alors que le temps presse.
Il n’est plus temps de réformer la France, mais de la sauver.
C’est pourquoi j’ai décidé de me présenter à l’élection présidentielle.
J’ai donc décidé de solliciter vos suffrages pour devenir votre président de la République.
Pour que nos enfants et nos petits-enfants ne connaissent pas la barbarie.
Pour que nos filles ne soient pas voilées et que nos fils ne soient pas soumis.
Pour que nous puissions leur transmettre la France telle que nous l’avons connue et reçue de nos ancêtres.
Pour que nous puissions encore préserver nos modes de vie, nos traditions, notre langue, nos conversations, nos controverses sur l’Histoire ou la mode, notre goût pour la littérature et la gastronomie.
Pour que les Français restent des Français fiers de leur passé et confiants dans leur avenir.
Pour que les Français se sentent de nouveau chez eux et pour que les derniers arrivés s’assimilent à leur culture, s’approprient leur Histoire.
Pour que nous refassions des Français en France et pas des étrangers sur une terre inconnue.
Nous les Français, nous sommes une grande nation, un grand peuple.
Notre passé glorieux plaide pour notre avenir. Nos soldats ont conquis l’Europe et le monde.
Nos grands écrivains et nos artistes ont suscité l’admiration universelle.
Les découvertes de nos scientifiques et les fabrications de nos industriels ont marqué leur époque.
Le charme de notre art de vivre fait l’envie et le bonheur de tous ceux qui y goûtent.
Nous avons connu d’immenses victoires et nous avons surmonté de cruelles défaites.
Depuis mille ans, nous sommes une des puissances qui ont écrit l’histoire du monde.
Nous serons dignes de nos ancêtres.
Nous ne nous laisserons pas dominer, vassaliser, conquérir, coloniser.
Nous ne nous laisserons pas remplacer.
Face à nous, se dressera un monstre froid et déterminé qui cherchera à nous salir.
Ils vous diront que vous êtes racistes, ils vont diront que vous êtes animés par des passions tristes, alors que c’est la plus belle des passions qui vous anime, la passion de la France ; ils vont diront le pire sur moi. Mais je tiendrai bon. Les quolibets et les crachats ne m’impressionneront pas.
Je ne baisserai jamais la tête, car nous avons une mission à accomplir.
Le peuple français était intimidé, tétanisé, endoctriné. Culpabilisé.
Mais il relève la tête, il fait tomber les masques, il dissipe les miasmes mensongers, il chasse ses mauvais bergers.
Nous allons continuer la France. Nous allons poursuivre la belle et noble aventure française.
Nous allons transmettre le flambeau aux prochaines générations.
Aidez-moi ! Rejoignez-moi ! Dressez-vous !
Nous les Français, nous avons toujours triomphé de tout.
Vive la République et surtout, vive la France !
Eric Zemmour

%d blogueurs aiment cette page :