Immigration: Attention, une xénophobie peut en cacher une autre (It’s not just a Western thing, stupid !)

29 mars, 2017
Police fired tear gas, water cannon and rubber bullets to disperse marches by hundreds of protesters in Tshwane on Friday, after mobs looted stores believed to belong to immigrants. (Reuters)

Un policier disperse une manifestation contre l’immigration clandestine à Pretoria, le 24 février 2017, en Afrique du Sud.

https://jcdurbant.files.wordpress.com/2014/05/image.jpeg?w=1200&h=
Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Jésus (Matthieu 10 : 34-36)
Ce ne sont pas les différences qui provoquent les conflits mais leur effacement. René Girard
En présence de la diversité, nous nous replions sur nous-mêmes. Nous agissons comme des tortues. L’effet de la diversité est pire que ce qui avait été imaginé. Et ce n’est pas seulement que nous ne faisons plus confiance à ceux qui ne sont pas comme nous. Dans les communautés diverses, nous ne faisons plus confiance à ceux qui nous ressemblent. Robert Putnam
Un ancien conseiller d’Hillary Clinton était à Paris la semaine dernière, John Podesta. Il racontait que la plupart, une grande partie, des électeurs américains se sont décidés dans la dernière semaine de campagne. Ce qui peut aussi se produire en France parce que (…) il y a beaucoup de gens qui sont indécis. Et sur la majeure partie de ces gens qui se sont décidés la dernière semaine, une grande partie d’entre eux ont voté pour Donald Trump. Que vont faire aujourd’hui les Français dont on dit aujourd’hui qu’ils vont s’abstenir? L’enquête Ipsos qui avait été publiée dans Le Monde début mars disait qu’il y  avait à peu près (…) 32% d’abstentions. Et sur ces 32%, vous en avez 45% de gens qui s’autopositionnent à droite. C’est énorme ! Si ces gens-là décident, la dernière semaine, après le dernier débat le 20 avril de se dire: ‘Finalement, Fillon, oui, c’est mon candidat.  » Ca change tout. Ca peut faire basculer.  Carl  Meeus (Figaro magazine)
De ce point de vue une récente étude qualitative parue dans le Journal du Dimanche a souligné que pour une majorité de français (52%) Emmanuel Macron ne rassure pas. L’inquiétude qu’il suscite influe fort logiquement sur l’appréhension de son aptitude à habiter la fonction qui ne remporte pas non plus l’adhésion des sondés. Quand bien même le candidat pourrait toujours certes se rassurer en observant que ses concitoyens lui accordent majoritairement une proximité vis-à-vis de leurs préoccupations ainsi qu’une capacité à réformer le pays, sa personnalité interroge. Cette interrogation ouvre aussi une explication à la cristallisation relative, quoiqu’en progrès, des intentions de vote les plus fermes et les plus déterminées en sa faveur. Il existe à vrai dire un mystère Macron, un «je-ne-sais-quoi et presque rien» d’instable, d’inachevé qui entretient comme «l’ombre d’un doute»… Les Français, peuple d’épargnants, peuvent aimer l’aventure mais instruits par leur propre histoire ils la préfèrent très généralement dans la fiction, dans les romans d’Alexandre Dumas ou de Jules Verne , plus rarement quand il s’agit de s’y adonner eux-mêmes. À plusieurs reprises ces derniers jours, le leader d’En Marche! est venu corroborer malgré lui le voile de scepticisme qui enveloppe son comportement, son positionnement et son projet. Alors que des sondages instantanés le consacraient comme le «vainqueur» du premier débat présidentiel , une partie de la presse étrangère estimait que sa prestation l’avait plutôt desservi. Les réseaux, quant à eux, ne manquaient pas de bruisser avec ironie sur ses accords explicites et répétitifs avec François Fillon tout en moquant des agacements trahissant pour nombre de «twittos» une fébrilité et une nervosité peu maîtrisée. Très vite sur le sismographe ultrasensible de la campagne s’évanouissaient les premières appréciations positives postdébats, lesquelles se modéraient au fur et à mesure du retour à la campagne de terrain. Coup sur coup l’échec patent du meeting réunionnais et la gaffe géographique relative à une Guyane soudainement devenue insulaire dans la bouche de l’ancien ministre de François Hollande, alimentaient cette impression de trou d’air que les ralliements de quelques figures socialistes essentiellement, plus rarement à droite (et encore le plus souvent retirées de la politique active pour ces dernières) ne sauraient combler. Par-delà sa personnalité, c’est bien la stratégie de Macron qui interpelle. Trop de com’ finissant par tuer la com’, cette dernière, hypervisible, apparaît crûment pour ce qu’elle est: la seule cohérence d’un homme dont la ligne brisée sur les marches de la droite et de la gauche ne parvient pas à stabiliser un projet, encore moins à offrir un contenu autre que… «communicant». À La Réunion dans une île socialement souffrante, le télé évangélisme souriant et artificiellement participatif a fini par vider les rares travées occupées par un public clairsemé. Images terribles, peu reprises en boucle par les chaînes info mais «viralisées» par les médias sociaux, et qui renvoient implicitement à ce soupçon de vide qui lancinant accompagne la démarche du jeune postulant à l’Elysée. Le lapsus guyanais, quant à lui, au moment où la région s’enflamme relèverait de l’insignifiance s’il ne contribuait à entretenir des réserves sur la dimension «présidentiable» de l’impétrant à l’heure où la digitalisation subvertit toujours plus l’assurance des hommes publics en les exposant en temps réel à leurs contradictions, leurs oublis, leurs imprécisions et parfois leurs lacunes. Au fond ce sont les limites de la com’ qu’éprouve soudainement Emmanuel Macron: confronté à l’extrême visibilité il en subit tous les risques ; s’efforçant de toujours plus contrôler et scénariser ses apparitions, son comportement en est d’autant plus disséqué et scanné, laissant peu de places désormais à l’indulgence et à l’inattention des observateurs ; s’adressant prioritairement aux médias, il en oublie le peuple. À trop vouloir embrasser tous les codes de la com’ du médiatiquement lisse et correct, il en oublie aussi la politique… Ce qu’a contrario le vieil animal des tréteaux électoraux, Jean-Luc Mélenchon réintroduit non sans gourmandise: le peuple et la politique, ces deux grandes figures de la mythologie nationale, égrènent de toute part la narration du héraut de l’insoumission. Les mobilisations physiques réussies de sa manifestation pour une mythique VIe République et son meeting de Rennes viennent aussi rappeler, par contraste avec les démonstrations formatées et un tantinet kitchissimes du jeune favori des sondages et des médias, que la politique se fait aussi avec des gens, des foules, de la sueur et des cris, des colères et des sentiments, tout ce que la com’ aseptisée du jeune Macron tend à tenir à distance, voire à exfiltrer, pour ne pas dire évacuer… Là où le communicant paraît s’essouffler, si ce n’est stagner, le politique regagne du terrain, relance sa campagne, redonne à entendre ce qu’est la rhétorique tribunitienne, incarne une histoire de chair et d’os ; il fait en quelque sorte ce qu’on attend de lui: de la politique! Et tout laisse à penser que cette élection sera politique ou ne sera pas. Arnaud Benedetti
Englué dans des affaires qui le discréditent toujours un peu plus, le candidat de la droite a décidé de se maintenir et à continuer sa campagne. Pour cela, il a choisi une stratégie suicidaire pour son camp politique, celui de la dénonciation d’un complot contre lui. Dès le départ, la droite a cherché à mettre en cause la gauche dans la responsabilité des révélations faites au Canard enchaîné. Une accusation guère crédible, car quand on regarde vers le passé, ce genre de barbouzerie vient toujours du bord de la victime. Les « amis » politiques de la personne atteinte sont à la fois les premiers bénéficiaires de sa chute, mais aussi ceux qui sont les plus à même d’avoir les éléments pour le faire tomber. On regarderait du coté des sarkozystes, on serait sans doute plus proche de la réalité qu’en pointant François Hollande… Autheuil
Il faut dire qu’avec quatre fois plus d’homicides qu’à Marseille et une dégradation des conditions de sécurité, la Guyane se rapproche de ses voisins brésiliens et guyaniens et dépasse le Surinane en termes de taux d’homicides par habitant. Pourtant, ce mouvement, comme celui de 2009, a le mérite de mettre en lumière le profond malaise des sociétés ultramarines lié à l‘échec de 70 années de départementalisation. Le soutien populaire rappelle les différentes révolutions comme celles en Ukraine ou en Géorgie où les peuples réclamaient la considération et une plus grande justice sociale. Et se posent d’abord, le besoin d’un mieux d’Etat dans la question sociale. Les ultramarins ne veulent plus être marginalisés dans la République et ils posent la question de la présence et de l’efficience de l’Etat. Ils revendiquent aussi l’égalité. Les ultramarins se sentent d’abord Français mais la France les considère-t-elle comme des Français faute de véritables plans de rattrapage comme cela a été fait pour la Corse. Sur ce malaise, surfent des groupuscules qui s’interrogent sur l’appartenance à l’ensemble français. «Ne vaudrait-il pas mieux être indépendant? N’irions-nous pas mieux?» C’est une arrière-pensée par laquelle on voudrait montrer la faillite de l’Etat, donc de sa politique d’intégration de la Guyane dans la République. Il est grand temps pour le gouvernement d’assumer ses responsabilités. D’abord à court terme avec des ministres responsables qui répondent à la demande unanime des acteurs guyanais et se rendent sur place pour trouver une sortie honorable avant qu’ils ne soient contraints à le faire avec un prix politique plus lourd en raison d’une situation détériorée par les débordements violents et le risque d’embrasement généralisée en cas de bavures des forces de l’ordre. Il faut ensuite considérer la légitimité des demandes de remise à plat du système car depuis soixante dix ans et la départementalisation, malgré les progrès, on est loin du compte. Les DOM souffrent de chômage, de vie chère et de pauvreté, et d’injustice aussi. La seule comparaison de l’effort total net de la nation pour les outre-mer en 2013, 22,5 Mds d’euros, soit 2,2% des 1000 milliards de dépenses de l’Etat et de la sécurité sociale, pour 4% de la population, démontre le fantasme de l’assistanat. Certains territoires reçoivent d’ailleurs moins de crédits publics que la moyenne nationale par habitant, comme La Réunion qui perçoit 5% de moins et qui a vu ses transferts régresser de 17% en 5 ans. S’agissant des emplois publics, 8,16% de la population, ils sont plus élevés d’un point que la moyenne nationale, mais c’est le cas aussi pour d’autres régions hexagonales comme le Limousin (8,19%). Les outre-mer se situent toujours en queue de peloton des territoires nationaux. La situation économique et sociale demeure précaire: en 2009-2012, le PIB/habitant dans les DOM représentait, en moyenne, 62 % du niveau de l’hexagone, soit 83,2 % de la région métropolitaine la plus pauvre (Picardie) en 2012. Il s’échelonnait dans les quatre DOM «historiques», entre la moitié (Guyane) et les deux tiers (Martinique: 68,5 %) de la moyenne hexagonale et seulement 25,7 % de ce niveau à Mayotte (2011). Le chômage intolérable touche plus d’un actif sur cinq dans chaque département, avec un record à La Réunion (29 %). Les taux de chômage des jeunes (enquête emploi 2013) se situent entre 37,4% à Mayotte, 60,6% à La Réunion et 68,2 % en Martinique, contre 24,6% dans l’hexagone. Les quatre DOM «historiques» concentrent 6,7 % du total des chômeurs inscrits depuis plus d’un an, pour 2,9 % de la population. Le taux de pauvreté est trois et quatre fois plus élevés que dans l’hexagone: il s’établit par exemple à 42 % en 2010 à La Réunion, contre par exemple 24,8 en Seine-Saint-Denis en 2011. Les retards sont considérables en matière de santé (retard de 23 ans à La Réunion en terme de baisse de la mortalité infantile en 2011 ; retard de 27 ans en Martinique ; de 39 ans à Mayotte!). Cette exigence d’égalité réelle, la France la doit à l’Outre-Mer. C’est aussi son intérêt. Il ne saurait y avoir de territoires durablement délaissés. On ne peut plus accepter au XXIème siècle une situation d’inégalité collective qui différencie, discrimine et condamne selon que soit né en outre-mer ou dans l’Hexagone. Patrick Karam
South African musician Steve Hofmeyr has claimed that the number of white South Africans killed by blacks would fill a soccer stadium, that white Afrikaners are being killed “like flies” and that a white farmer is murdered every five days. But the claims are incorrect and grossly exaggerated. In fact, whites are less likely to be murdered than any other race group. (…) A 2004 report published in the SA Crime Quarterly compares homicide rates across all races from 1937 to 2003. Based on this, it is clear that homicide rates for all races increased over this period  (although they fell somewhat from 2003 onward). However, the increase in the white homicide rate began in the late 1970s and has remained markedly less than the increase in murder rates for all other race groups. (…) The “murder gap” between Interpol and SAPS numbers is easier to explain. Altbeker told Africa Check that Interpol combined both murder and attempted murder figures for South Africa, resulting in inflated numbers. This is confirmed by the 1999 Global Report on Crime and Justice published by the United Nations Office for Drug Control and Crime Prevention. Altbeker wrote extensively about the challenges with international crime data collection and comparison in a separate paper. (…) Whites are far less likely to be murdered than their black or coloured counterparts,” Lizette Lancaster, who manages the Institute for Security Studies crime and justice hub, told Africa Check. This is supported by an analysis of a national sample of 1,378 murder dockets conducted by police in 2009.  In 86.9% of the cases, the victims were Africans. Whites accounted for 1.8% of the cases (although whites make up 8.85% of the population). According to Lancaster official police statistics show that between April 1994 and March 2012 a total of 361 015 people were murdered in South Africa. Applying the 1.8% figure, it would mean that roughly 6,498 whites have been murdered since April 1994. Even if there were some variation on the 1.8% figure, the number of white murder victims would still fail to come anywhere close to filling a soccer stadium. The fact is that whites are less likely to be murdered than any other race in South Africa. The current murder rate of white South Africans is also equivalent to, or lower than, murder rates for whites recorded between 1979 and 1991. According to the 2011/12 SAPS annual report, Lancaster said,“only about 16% of murders occurred during the commission of another crime, mainly aggravated robbery. About 65% of murders started off as assaults due to interpersonal arguments and fuelled by alcohol and/or drugs, result[ing] in a murder”. The vast majority of murders are, she said,“social fabric crimes often perpetrated by friends or loved ones”. The 2012 Victims of Crime Survey confirmed this assertion, stating that 16.1% of victims were “murdered by unknown people from outside their residential area” with an additional 10.9% of “murders … committed by known perpetrators outside [the victims’] residential area”, and the balance of homicides committed by community members, spouses and friends or acquaintances. (…) The interpretation of data on “farm attacks” is problematic as it relies on old police data and current, self-reported data collected and submitted by the Transvaal Agricultural Union of South Africa (TAUSA). TAUSA figures for the 22 years between 1990 and 2012 state that 1,544 people were killed in farm attacks, an average of about 70 a year or one every 5.2 days. A report by trade union Solidarity, issued in 2012, found that 88 farmers were murdered in the 2006 to 2007 financial year. (…) According to a 2003 police committee of inquiry into farm attacks, cited by Solidarity, 38.4% of farm attack victims were described as being black, coloured or Asian. TAUSA’s figures suggest that 208 (or 13.5%) of those murdered in farm attacks between 1990 and 2012 were black. Hofmeyr’s statement that a white farmer is murdered every five days is therefore also incorrect. The claim would only be true if he included all farm attack victims of all races. (…) Steve Hofmeyr issued a written response to both this report and an article confirming Africa Check’s findings which was published by the Afrikaans newspaper, Rapport. The numerous claims Hofmeyr made and the “statistics” he presented do not add up. Since it was published, his post has had to be updated several times, removing, among other things, data that he claimed related to South Africa which actually came from another continent (and was also misconstrued). Hofmeyr’s strongest argument boiled down to this: “Far more than facts, it is people’s emotions and experiences that matter … So ‘our people die like flies’ is still applicable, emotionally – and does not need to be supported by facts.” Africa Check understands that perceptions do of course matter. As stated in our report, South Africa has one of the highest crime rates in the world and all murders are to be abhorred. Crime data, like all data everywhere, could and should be improved. This is something Africa Check is campaigning for. However, this is not a reason to dismiss inconvenient facts as Mr Hofmeyr does. Africa check
Je me suis rendu compte qu’il y avait des Camerounais qui ne savaient pas qu’au Cameroun on rapatrie les sans-papiers. Qu’ils sont arrêtés, placés en cellule, frappés quotidiennement, jusqu’à ce qu’ils trouvent un moyen de rentrer chez eux ! Ce fut le cas d’un Béninois qui me racontait son calvaire camerounais. Le visa pour le Ghana est l’un des plus exorbitants en Afrique. En plus, les policiers frappent les sans-papiers avant de les rapatrier. En Côte d’Ivoire, on rapatrie les sans-papiers, c’est un fait ! Le Gabon, l’Angola et la Guinée équatoriale sont les champions d’Afrique centrale en matière de rapatriement ! Très souvent, ils entassent les gens dans des bateaux avant de les renvoyer. Etc. Michel Tagne Foko

Ce n’est pas juste une affaire occidentale, imbécile !

A l’heure où, comme avec Trump aux élections américaines, le nombre incroyable d’indécis aux présidentielles françaises semble augurer un vote massif de dernière minute dans l’isoloir pour l’alternance …

Et où, incapables de voir qu’au-delà du système mis en place pour Sarkozy par le gouvernement Hollande et parfaitement décrit dans le livre de deux journalistes du Canard enchainé et sans exclure bien sûr la part éventuelle de rivaux de Fillon à droite, ce sont les même juges nommés par le même gouvernement Hollande qui depuis deux mois avec leurs relais dans les médias mais aussi probablement Bercy qui s’acharnent contre le seul Fillon et sa famille …

Les rats quittent le navire dans le camp même de la droite …

Pendant que sur fond d’attentats ou de projets d’attentats islamiques quasi-hebdomadaires, nos belles âmes n’ont pas de mots assez durs pour fustiger le seul président Trump de vouloir remettre de l’ordre dans une politique d’immigration devenue folle …

Ou de mots assez doux en France pour un Obama blanc qui ne connait pas de culture française et prend pour une île une Guyane …
Comment ne pas voir …
Derrière la résurgence ces derniers jours en Afrique du sud du plus virulent du racisme intra-africain …
Ou ces murs ou projets de murs, Mexique compris avec le Guatémala, qui s’érigent désormais sur l’ensemble de la planète …
Cette xénophobie dénoncée chez nous à longueur de journée par ceux qui sont les plus protégés des effets de leur politique …
Chez ceux-là même que sans limite aucune nous sommes sommés accueillir ?

Xénophobie en Afrique : « Il faut arrêter de croire que seule l’Europe expulse des gens ! »

L’auteur camerounais Michel Tagne Foko raconte une soirée entre Africains à Bruxelles. Chacun dénonce la situation en Afrique du Sud, oubliant que son propre pays pratique aussi les expulsions.

On m’a dit : « Michel, s’il te plaît, viens prendre un pot avec nous. » Sans hésitation, j’ai rejoint le groupe. C’était à Schaerbeek, à Bruxelles, non loin de la gare du Nord, vers 21 heures, dans un lieu où certains Africains se retrouvent pour refaire le monde autour de quelques bières et des prompts pas de danse. Entre deux bonnes bières belges s’introduit le sujet de l’immigration.

Tout a commencé par ce jeune Equato-Guinéen. Il a dit : « Vous avez vu les attaques contre les étrangers en Afrique du Sud ? C’est inadmissible ! Chez moi, ce n’est pas comme ça ! » Vient ensuite un Gabonais : « C’est horrible, c’est scandaleux ! » Un Centrafricain a enchaîné : « Mandela, il n’est pas gentil. » Tout le monde s’est tourné. On lui a dit : « Il est mort, Mandela. » Il a continué en disant : « Je voulais dire Thabo Mbeki ». Quelqu’un a dit : « C’est qui ça ? » Une autre personne a répondu : « C’est le président de l’Afrique du Sud. » Un Camerounais a dit : « Tu ne comprends pas le nom ? Il y a que ces gens-là pour s’appeler Béquille”. » Un Togolais a dit en riant : « En plus, on s’étonne qu’il rapatrie les gens. » Un autre : « Ce n’est pas Zuma machin là ? »« Zuma quoi ? », reprit un Congolais. « Je dis Zuma quelque chose », continua l’autre. Un Ivoirien dit : « Ah oui, sur Internet, on dit que c’est Jacob Zuma. » Le Centrafricain reprit la parole, il dit : « Il n’est quand même pas gentil »

Ça parlait. Ça riait. Ça discutait. Ça s’insurgeait. Ça buvait aussi. Ça s’abreuvait sans limites. Il y avait des professeurs. Il y avait des étudiants. Des docteurs en je-ne-sais-plus-quoi. Des vrais docteurs aussi. Il y avait un mélange fou. Des diplômés aux non-diplômés. Tout le monde avait la parole. Tout le monde s’insurgeait.

Et là, il y a ce Camerounais qui a dit : « Jacob Zuma est fou. » Quelqu’un a dit : « Tu savais qu’il est polygame, le mec ? » Un autre : « Oui polygame, il n’est africain que quand il veut la femme. Après, il devient européen et rapatrié. » Un Béninois : « Heureusement que [Patrice] Talon est là pour épargner ce genre d’humiliation à d’autres Africains. » Une personne ressemblant à un Burkinabé dit : « Il faut en finir avec cette histoire de visa entre Africains. » Un Camerounais : « Contrairement à certains pays, au Cameroun, tout le monde est le bienvenu. »

Pendant ce temps, assis tranquillement, je buvais mes bières. Eh oui, pour une fois, j’avais décidé de ne pas parler et d’observer les gens. Ça ne servait à rien de militer. Ils étaient tous contents d’être enfin d’accord. Chacun condamnait fermement ces gens d’Afrique du Sud qui chassent les étrangers. Ce qui m’intriguait était de voir comment chacun parlait de son pays comme d’un lieu où ce genre de chose n’existe pas. Chacun évitait de mal parler de son pays d’origine. Ils confondaient l’orgueil et la réalité. Ils étaient tous humanistes et les politiques de leurs pays aussi. Le monde semblait beau chez eux. J’étais estomaqué par cet abrutissement, cette ignorance.

Je m’explique :

— Je me suis rendu compte qu’il y avait des Camerounais qui ne savaient pas qu’au Cameroun on rapatrie les sans-papiers. Qu’ils sont arrêtés, placés en cellule, frappés quotidiennement, jusqu’à ce qu’ils trouvent un moyen de rentrer chez eux ! Ce fut le cas d’un Béninois qui me racontait son calvaire camerounais.

— Le visa pour le Ghana est l’un des plus exorbitants en Afrique. En plus, les policiers frappent les sans-papiers avant de les rapatrier.

— En Côte d’Ivoire, on rapatrie les sans-papiers, c’est un fait !

— Le Gabon, l’Angola et la Guinée équatoriale sont les champions d’Afrique centrale en matière de rapatriement ! Très souvent, ils entassent les gens dans des bateaux avant de les renvoyer.

— Etc.

Alors, que certains arrêtent de croire qu’il n’y a que chez les Européens que l’on rapatrie les gens. Les Africains aussi sont champions en la matière. L’Afrique du Sud n’est pas l’exception. Après avoir dit cela, je précise quand même, bien sûr, que je suis contre les rapatriements.

Michel Tagne Foko est chroniqueur, écrivain, éditeur d’origine camerounaise, membre de la Société des auteurs du Poitou-Charentes. Dernier ouvrage paru : De l’autre côté de l’Atlantique, éditions du Mérite (2015).

Voir aussi:

L’Afrique du Sud malade de la xénophobie

Analyse. Le pays apparaît désormais rongé par un sentiment anti-étranger aveugle qui s’étend maintenant au-delà des quartiers déshérités.

Le sentiment anti-étranger en Afrique du Sud est le signe d’un mal qui devrait épouvanter le pays. Cette maladie insidieuse a déjà pris tous les visages de la haine, à commencer par l’insulte qui fuse (makwerekwere veut dire « sale étranger ») dans la rue, dans les taxis collectifs, où, comme l’explique, atterrée, une dame originaire de la République démocratique du Congo (Congo Kinshasa), « on n’ose plus décrocher quand le portable sonne, de peur que les gens assis à côté entendent une langue étrangère ».

Ce mal, c’est une foule qui s’amasse dans un township, encourage les hommes à forcer le rideau de fer de la boutique voisine, avant de se livrer à une orgie de pillage, tandis qu’on passe à tabac, si on ne le tue pas, le propriétaire, cet étranger, ce makwerekwere. Il n’y aura aucune sanction, ou si peu. Il est interdit de toucher les quartiers riches, les banlieues cossues, les centres commerciaux. Les forces de sécurité y veillent. Le message est d’un cynisme net : défoulez-vous dans vos quartiers, mais pas touche aux îlots de prospérité et à ceux qui les peuplent.

Qui est visé ? Jusqu’à nouvel ordre, les ressortissants de pays d’Afrique ou d’Asie du Sud, qui ont en commun l’envie de vivre et de travailler dans le petit commerce, dans les quartiers les plus modestes. Ils y ont anéanti, il est vrai, la concurrence des échoppes sud-africaines. Or, derrière ces magasins, se dessinent des intérêts locaux, parfois liés à des responsables politiques. Lesquels, à l’occasion, montent les foules contre les étrangers, sûrs de leur impunité.

Un terrain de désespoir fertileAbdourazak Ali Osman, secrétaire général de l’Association des Somaliens d’Afrique du Sud, en sait quelque chose : son propre magasin a été ravagé. Autour de lui, on comptabilise les victimes : soixante-huit Somaliens tués dans le pays en 2016. « Chaque manifestation dans le pays dégénère désormais en pillage et en ­violence contre les étrangers », explique-t-il. A Diepsloot, un grand township près de Johannesburg, les Somaliens s’en vont. En 2015, ils y tenaient encore près de cinq cents commerces. Ailleurs, ils s’arment parfois, tentent de s’organiser en groupes d’autodéfense.

Voir également:

SA faces continent’s wrath as xenophobia rears its head again

Mike Cohen, Andre Janse van Vuuren
Mail & Guardian
28 Feb 2017

A resurgence of anti-immigrant violence has sparked outrage in other African countries and spurred calls for more to be done to stamp out xenophobia.

Residents of Mamelodi and Atteridgeville took to the streets last week to protest against the presence of undocumented Nigerians, Pakistanis and Zimbabweans, who they accuse of perpetuating crime and taking jobs away from locals. Police fired tear gas and rubber bullets to disperse the crowds, who stoned cars and used rocks to block off streets. At least 136 people were arrested.

Protesters in Abuja, Nigeria’s capital, vandalised the offices of South African company MTN in protest over xenophobic attacks. The Nigerian government summoned South Africa’s high commissioner to register its concerns about the threat to its nationals, Agence France-Presse reported, citing junior foreign minister Bukar Ibrahim. On Monday, Ghanaian lawmaker Okudzeto Ablakwa called on the African Union to take action.

“The government has to do more,” Ablakwa, who sits on the foreign affairs committee in Ghana’s parliament, told Accra-based Class FM. “Sometimes you don’t get very clear signals from authorities. Their comments sometimes exacerbate the situation and that really is worrying.”

Burning houses
Herman Mashaba, the major of Johannesburg, has labelled some undocumented migrants criminals. Residents of the city’s southern Rosettenville suburb this month set fire to at least a dozen houses that they said were used as drug dens or brothels and were mostly occupied by foreigners.

Anti-immigrant violence also claimed seven lives in 2015 before the army and police restored calm, and in 2008 about 60 people died and 50 000 were forced to flee their homes. Attacks have mostly taken place in poor townships, where some residents see migrants as competitors for jobs, business opportunities and scarce housing.

President Jacob Zuma has appealed for calm and condemned the violence.

“We are not a xenophobic country,” Zuma said in a February 24 statement. “At the same time, we cannot close our eyes to the concerns of the communities that most of the crimes such as drug dealing, prostitution and human trafficking are allegedly perpetuated by foreign nationals.”

Ablakwa said the South African government’s failure to create sufficient jobs and economic opportunities for its citizens has sparked a backlash against foreigners.

“We saw these xenophobic attacks in 2008, we saw it in 2015 and this latest one, it is becoming one too many,” he said. “If you are not careful, citizens who are in their home countries feel that citizens living elsewhere are not given the needed protection. What that will lead to is reprisal attacks.” – Bloomberg

Voir encore:

We like to tell ourselves we are better. We pride ourselves on being survivors of the fires of history. We are told we live in a country of believers. We have prayers at many occasions of state. But we also tell ourselves we are different, special, « not like other Africans, generally ». Such stories we tell of ourselves, sometimes believing the tales, sometimes telling them compulsively because we have to hide from harsher, less palatable truths about ourselves.

It has been a decade since the ugly, toxic waves of violent attacks across South Africa against people thought to be from elsewhere in Africa: 2008. It has been two years since a spectacular and similarly ugly wave repeated itself: 2015. In-between we marked twenty years of post-apartheid democracy, in the same year that Rwanda marked twenty years since the genocide which ripped its people apart.

It is 2017. We are travelling further in time from those early days of hope, of aspiring to better than we were before. The violence and violations of colonialism and apartheid were seemingly fresher, then. But memory is unreliable. We forget, or misremember, the past, and our own lives in that past. The eternal present, the forgetting of history, has painful consequences.

Given the painful history of division and dehumanisation, we like to think of ourselves, sometimes, some of us, as people attuned to injustice, and programmed to oppose it. But we are also living in one of the most unequal societies in the world. The signs and divisions are no longer as crudely racist. We signal differences by other means, and the markers of class have similar consequences for the full realisation of the humanity of those who benefit from the inequality, as well as those who are oppressed by it. If we would only connect.

South Africa’s fraught relationship with the rest of the continent is not a new phenomenon, or even a unique component of the post-apartheid settlement. The colonial authorities had similar anxieties about the special status of South Africa as a space of separation, different from the rest of the array of colonies.

Their apartheid heirs sharpened the division and thoroughly opposed to the rest of the continent.  Remnants of the latter, a certain de-historicised, if not historically ignorant reading of Africa, is rendered as « Afro-pessimism ». Nothing good has ever happened in Africa. Anything that works in Africa has come from elsewhere. Africa the eternal disaster, without history, without change.

But even apartheid’s gestures of separation were ambivalent. The apartheid white supremacist view of Africa was the obverse of the white nationalist Afrikaner view which posited the Herrenvolk as divine possessors of the land, overlords of those who dwelt in it, but also, myths about an empty landscape into which early pioneers moved, encountering black others migrating either at the same time or later. By such stories dehumanisation was justified, papered over, and learned as truth.

The legacy of ignorance about the rest of the continent which blighted apartheid South Africa lingers on into post-millennial post-apartheid South Africa. At the turn of the millennium, a senior political commentator and academic could confront two of Africa’s leading academics in a public seminar about the history and status of African studies in South Africa with the question: « What do you Africans bring here? » Amina Mama, one of the continent’s major intellectuals responded with an outline of the food, craft, trade, labour, and intellectual endeavour Africans have contributed throughout South Africa’s colonial, apartheid, and post-apartheid incarnations.

In 2008, a public meeting was held at the University of the Witwatersrand, Johannesburg, to respond to the waves of xenophobic attacks targeting people thought to be from elsewhere in Africa. One speaker after another reminded the audience of how the events in South Africa mirrored events elsewhere in Africa, earlier in the second half of the twentieth century. The « Ghana must go » events in Nigeria in the early 1980s.

The ugly underside of nationalism anywhere, of course, is xenophobia. If there are insiders who belong to the nation, that imagined community with a shared history, whether cultural or political, there must be outsiders, who do not share whatever culture or history or politics draws citizens into the circle. It is a small step thence to what Bessie Head outlined in Maru (1971): « They all have their monster. You just have to look different from them … then seemingly anything can be said or done to you as your outer appearance reduces you to the status of a non-human being. »

And of course you don’t hack or stab a human being to death. You do not set a live human being alight.  You don’t chase human beings and the children from their homes. First, you have to dehumanise them.  They have to be rendered as inhabitants of another category, where things resemble the human form, but do not have human status. It is the anti-Samaritan gesture; it distances, in order to destroy. That some of this stems from the dehumanisation of the destroyer does not excuse the destruction.

But there are actors who are less visibly involved. People like us do not invade other people’s homes, to threaten and harass them or to destroy their property. We have less crude ways of distancing ourselves from people we imagine to be foreign. We are too middle class, too formally educated, too smartly dressed to ever do such. We simply use the administrative tools at our behest to effect the same gesture: violence with grace, violation with gentility. We in the middle classes will object to the style of the violence and violation without necessarily see in them the reflection of our own attitudes and conduct.

We certainly do not march against immigrants. And what such a march signifies should strike any thinking observer as a march against modernity itself. To oppose migration is not only to want to undo the long march of history, from the deepest past, through the present, to the remote and precarious future. Opposition to immigration requires erasure of the traces of one’s own biography, one’s own ancestry, one’s own place in the present as a consequence of the past. It is an erasure of oneself, and therefore, an erasure of one’s humanity.

Yet, there is the parable of the Samaritan, that embodiment of the altruistic impulse. There are people like Paul Verryn, and many less well-known other religious people, who embrace, who shelter, who embody the best of their religious beliefs. And then there are those who are tasked with managing our communities, but who look on, perhaps waiting for the right moment to act, so that they may maximise whatever dubious benefits may be had from the tragedy and horror we face.

To conflate criminality and non-citizenship as some politicians have is not just dangerous, it is obscene.  What have our politicians done since the last wave of violence directed at non-South African Africans in 2015? What processes of healing and conciliation have they effected? What have the civil servants paid to manage our communities done to work towards undoing the painful fissures from our last encounter with and enactment of xenophobic violence in South Africa? The word « last » is deceptive, of course, because while these spectacular waves of violence peak in certain moments, the attitudes and violations happen every day,  degrading of the human beings they are directed at, and of the human beings who participate in them.

We like to tell ourselves we are better. We like to tell ourselves and the world we are not xenophobic.  We invent all sorts of reasons to explain away the violence. We blame the drug dealing. We blame the prostitution of « our daughterabrasive ands ». We blame the corruption of the police and their collusion with criminals.  We justify our violence. Or we distance ourselves from other people’s violence. What we do can be justified. We are not those people. Except … people have to flee their homes, live in uncertainty, and if we keep denying what is happening, worse.

What will we tell our children about what we said, what we did, how we acted to stop this, or what we failed to do?

The golden rule: do unto others … We are all in this together. I am an African.

Voir de plus:

Now Mexico wants to build a border wall with Central America to keep out illegal immigrants from El Salvador, Honduras and Guatemala

It seems Mexico agrees with Donald Trump’s plans to build a wall to keep out illegal immigrants – but only on its southern border with Central America.

Mexicans are calling for the border wall to keep out Guatemalans, Salvadorans and Hondurans fleeing violence in their own countries.

They complain ‘hordes’ of immigrants pass through on their way to the United States -who are then simply deported back to Mexico rather than their home countries by the US.

Central American migrants are left stuck in border cities with Mexican officials unable to afford to send them back to their own countries, according to an article by one of the largest newspapers in the border state of Tamaulipas, El Mañana, titled: ‘Yes to the Border Wall … but in Mexico’s South.’

Mexicans are calling for the border wall to keep out Guatemalans, Salvadorans and Hondurans fleeing violence in their own countries (Immigrants from Central America await transport from the U.S. Border Patrol on August 17, 2016 in Roma, Texas)

The real estate mogul sparked international outrage last year when he unveiled his idea for a giant wall on the US border with Mexico – which he claimed Mexico would pay for.

But while Mexican President Enrique Peña Nieto has mocked Trump’s plans, many Mexicans praised the concept of a border wall.

‘Trump’s idea of a border wall is a good one but it should be on the southern border with Central America in order to stop the flow of Central Americans from entering both countries,’ the El Mañana board wrote in July.

The paper also called for proper immigration checkpoints on the southern border.

El Mañana even criticized Hillary Clinton for failing to raise the issue of border security.

The newspaper says that many illegal immigrants turn to crime as shelters can often only provide a few days of food and bedding.

‘Many of these migrants when they are unable to find an honest way of life turn to robberies, kidnappings, extortion, and in the worst cases join the ranks of organized crime,’ El Mañana’s piece claimed.

A Mexican newspaper complains of ‘hordes’ of immigrants passing through on their way to the United States – who are then simply deported back to Mexico rather than their home countries by the US

As many as half are fleeing violence and gangs in their home countries yet most immigrants are eventually deported back home. Mexico deported 175,000 Central Americans last year – a 68 per cent increase from 2014.

That was the same year that the Central American refugee crisis hit headlines when thousands of migrant children arrived without their families at the US border.

The US has sent $75million for equipment and training to Mexico to help with the crackdown on immigrants, according to the Times.

One Honduran migrant, Rosa – whose husband, mother, sister, brother-in-law and two nephews were murdered in her homeland – fled with her two teenage sons earlier this year, Financial Times reports.

‘Mexico has become a wall for migrants,’ said Sister Magdalena Silva, co-ordinator of Cafemin- a privately run shelter for refugees in Mexico City. ‘The current policy is to arrest migrants to stop them from getting to the US border.’

Mexicans agree with Donald Trump’s concept of a border wall to keep out immigrants – but want it in the south of their country

She left Tegucigalpa, the Honduran capital, with her teenage sons in January 2016 after gangs tried to recruit her 14-year-old.

‘We know when a gang targets someone, they don’t leave them alone and they follow through on their threats,’ she said.

Rosa and her sons turned themselves over to authorities when they arrived in Mexico and were channeled into asylum procedures.

The family were shipped to a detention center in Mexico City where they were held in custody, in separate cell blocks for three months, before receiving the devastating news that their application for for asylum had been turned down.

Eventually they were allowed out of the detention center and sent to a refugee center.

But after their application was rejected, and her sons witnessed a woman lying in her own blood just a few blocks from the center, she decided to go north to the US.

The family turned themselves in once again a the US border to ask for asylum and Rosa and the 14-year-old have been released to live with a family in Baltimore to await the decision. Her 19-year-old son is still in detention.

Voir par ailleurs:

La fuite en avant de Fillon

Englué dans des affaires qui le discréditent toujours un peu plus, le candidat de la droite a décidé de se maintenir et à continuer sa campagne. Pour cela, il a choisi une stratégie suicidaire pour son camp politique, celui de la dénonciation d’un complot contre lui. Dès le départ, la droite a cherché à mettre en cause la gauche dans la responsabilité des révélations faites au Canard enchaîné. Une accusation guère crédible, car quand on regarde vers le passé, ce genre de barbouzerie vient toujours du bord de la victime. Les « amis » politiques de la personne atteinte sont à la fois les premiers bénéficiaires de sa chute, mais aussi ceux qui sont les plus à même d’avoir les éléments pour le faire tomber. On regarderait du coté des sarkozystes, on serait sans doute plus proche de la réalité qu’en pointant François Hollande.

Ce choix tactique, celui de l’homme qui se noie, brasse beaucoup d’eau, et s’accroche à la moindre planche, est désastreux pour la droite française.

Jamais, dans son histoire, la droite de gouvernement n’a sorti des arguments et une rhétorique qui s’apparente à celle l’extrême droite. Cela révèle une radicalisation, sur le fond et la forme. Jamais un parti qui se veut respectable ne devrait ainsi s’avancer dans les marécages du complotisme, qui rassemble des faits réels, créé des rapprochements surprenants et sans réels fondements, pour affirmer ensuite « qu’il ne s’agit peut-être pas d’une coïncidence » sans jamais apporter la moindre preuve. La voracité avec laquelle la droite se jette sur un ouvrage de journaliste, fort opportunément paru en période de campagne électorale (ça se vend mieux à ce moment là) « Bienvenue Place Beauvau », cristallise cette orientation. La principale thèse en est l’existence d’un « cabinet noir » du président de la République, qui a tout téléguidé, y compris la chute de proches comme Manuel Valls. Un poncif des mythes politiques et complotistes. Il est surprenant que François Hollande, qui s’est planté dans à peu près toutes ses manœuvres tactiques en cinq ans, au point d’être contraint à se retirer, ait réussi un tel coup. Encore plus étonnant, personne n’en a eu vent, pas même les journalistes qui ont passé un nombre incalculable d’heures à l’Elysée. Tout cela n’est pas sérieux, et François Fillon est même obligé de le reconnaitre, à demi-mot.

Cette campagne, relayée par les soutiens de Fillon, radicalise la base électorale de la droite conservatrice. Des gens que je connais, que sais être intelligents, tombent dans le panneau, et me disent vouloir croire à cette histoire à dormir debout. Ils veulent tellement que leur camp revienne au pouvoir, qu’ils sont prêts à tout pardonner à Fillon, et à soutenir les positions les plus farfelues. Leur angoisse est à la hauteur des espérances qu’ils avaient, il y a encore quelques mois : cette élection était imperdable pour la Droite, Fillon allait l’emporter haut la main. Le 24 avril au matin, lorsqu’ils constateront que leur champion a été éliminé dès le premier tour, ils seront hystériques, et leur colère mettra longtemps à retomber. Leur premier réflexe sera de contester la légitimité des urnes, et de refuser de reconnaitre le vainqueur comme légitime. Les députés et sénateurs LR, contraints par leur base à suivre le mouvement, refuseront toute alliance, même ponctuelle, avec le pouvoir en place. Entre 2012 et 2017, le groupe LR a été dans une position d’opposition frontale au pouvoir socialiste, refusant de lui faire le moindre cadeau, quand bien même certaines réformes auraient pu, sur le fond, emporter leur assentiment, comme par exemple la réforme constitutionnelle du conseil supérieur de la magistrature. Après 2017, cela risque d’être pire encore.

Cette hystérie fait, ou va faire partir les éléments les plus modérés. A l’UDI, il n’y a plus guère que les candidats aux législatives qui restent accrochés à Fillon, pour cause d’investiture. Tous les autres sont déjà chez Macron, où s’apprêtent à y aller. Une scission à droite est possible, avec une reconstitution de l’ancienne UDF, qui entrera dans la coalition gouvernementale de Macron, et un ancien RPR, rassemblant la droite conservatrice. Dans une telle configuration, le risque est grand d’avoir un parti LR qui se lance dans la compétition avec le FN, et vire encore plus dans le populisme et l’opposition frontale. Une pente encore plus accentuée avec cette affaire du « cabinet noir » qui radicalise la base militante et la déporte vers la droite. Si on ajoute à cela, les dégâts que ne manquera pas de causer la guerre de succession qui va s’ouvrir à droite, on se rend compte que la fracture à droite risque de s’accentuer au point de devenir difficile à recoudre. Alors que je pensais, il y a quelques mois, que le PS risquait l’éclatement, en fait, c’est maintenant le cas aussi à droite, ce qui est assez inédit.

Ce désastre de la droite vient avant tout d’une erreur d’analyse, qui s’est traduite par une erreur de casting. La clé de cette élection présidentielle est la volonté profonde de changement de la part des électeurs, avec un rejet très fort de la classe politique. Les français en veulent profondément à leur classe politique pour leurs échecs de fond : les quinquennats Sarkozy et Hollande ont été des échecs, sur le plan économique et social. La colère porte aussi sur la forme, sur l’attitude des élus, complètement coupés de leurs électeurs, au point de répondre « et alors ? » quand on reproche à l’un d’eux de s’être fait offrir des costumes à 6500 euros par un intermédiaire naviguant dans les réseaux de la Françafrique. Je ne suis pas certain que les responsables de la droite aient complètement compris cela. En tout cas, ils ne sont absolument pas en mesure d’y répondre.

Voir enfin:

Emmanuel Macron, le début de la fin ?
Arnaud Benedetti
Le Figaro
28/03/2017
FIGAROVOX/TRIBUNE- Emmanuel Macron a tenu à La Réunion un meeting en demi-teinte, avant de déclarer que la Guyane était une île. Pour Arnaud Benedetti, la stratégie de communication du candidat est en train de se fissurer.

Arnaud Benedetti est professeur associé à l’Université Paris-Sorbonne et coauteur de Communiquer, c’est vivre (entretiens avec Dominique Wolton, éd. Cherche-Midi, 2016), et de La fin de la Com (éditions du Cerf, 2017)

Macron est-il en passe de perdre la main? Nonobstant sondages favorables, commentaires médiatiques flatteurs et ralliements prometteurs, tout se passe comme si la séquence que traversait le jeune inspecteur des finances laissait entrevoir des failles qui révèlent tant les fragilités d’une personnalité que les limites d’une stratégie. La personnalité tout d’abord: celle-ci est la clef de voûte d’une élection qui se joue aussi sur la perception d’une psychologie, le test d’un caractère , la certification de qualités présupposées. Les opinions, ces variantes mesurables et «sociologisées» des peuples, agissent comme autant de tamis qui en viennent à profiler les candidats…

De ce point de vue une récente étude qualitative parue dans le Journal du Dimanche a souligné que pour une majorité de français (52%) Emmanuel Macron ne rassure pas. L’inquiétude qu’il suscite influe fort logiquement sur l’appréhension de son aptitude à habiter la fonction qui ne remporte pas non plus l’adhésion des sondés. Quand bien même le candidat pourrait toujours certes se rassurer en observant que ses concitoyens lui accordent majoritairement une proximité vis-à-vis de leurs préoccupations ainsi qu’une capacité à réformer le pays, sa personnalité interroge. Cette interrogation ouvre aussi une explication à la cristallisation relative, quoiqu’en progrès, des intentions de vote les plus fermes et les plus déterminées en sa faveur. Il existe à vrai dire un mystère Macron, un «je-ne-sais-quoi et presque rien» d’instable, d’inachevé qui entretient comme «l’ombre d’un doute»… Les Français, peuple d’épargnants, peuvent aimer l’aventure mais instruits par leur propre histoire ils la préfèrent très généralement dans la fiction, dans les romans d’Alexandre Dumas ou de Jules Verne , plus rarement quand il s’agit de s’y adonner eux-mêmes.

À plusieurs reprises ces derniers jours, le leader d’En Marche! est venu corroborer malgré lui le voile de scepticisme qui enveloppe son comportement, son positionnement et son projet. Alors que des sondages instantanés le consacraient comme le «vainqueur» du premier débat présidentiel , une partie de la presse étrangère estimait que sa prestation l’avait plutôt desservi. Les réseaux, quant à eux, ne manquaient pas de bruisser avec ironie sur ses accords explicites et répétitifs avec François Fillon tout en moquant des agacements trahissant pour nombre de «twittos» une fébrilité et une nervosité peu maîtrisée. Très vite sur le sismographe ultrasensible de la campagne s’évanouissaient les premières appréciations positives postdébats, lesquelles se modéraient au fur et à mesure du retour à la campagne de terrain.

Coup sur coup l’échec patent du meeting réunionnais et la gaffe géographique relative à une Guyane soudainement devenue insulaire dans la bouche de l’ancien ministre de François Hollande, alimentaient cette impression de trou d’air que les ralliements de quelques figures socialistes essentiellement, plus rarement à droite (et encore le plus souvent retirées de la politique active pour ces dernières) ne sauraient combler. Par-delà sa personnalité, c’est bien la stratégie de Macron qui interpelle. Trop de com’ finissant par tuer la com’, cette dernière, hypervisible, apparaît crûment pour ce qu’elle est: la seule cohérence d’un homme dont la ligne brisée sur les marches de la droite et de la gauche ne parvient pas à stabiliser un projet, encore moins à offrir un contenu autre que… «communicant». À La Réunion dans une île socialement souffrante, le télé évangélisme souriant et artificiellement participatif a fini par vider les rares travées occupées par un public clairsemé. Images terribles, peu reprises en boucle par les chaînes info mais «viralisées» par les médias sociaux, et qui renvoient implicitement à ce soupçon de vide qui lancinant accompagne la démarche du jeune postulant à l’Elysée. Le lapsus guyanais, quant à lui, au moment où la région s’enflamme relèverait de l’insignifiance s’il ne contribuait à entretenir des réserves sur la dimension «présidentiable» de l’impétrant à l’heure où la digitalisation subvertit toujours plus l’assurance des hommes publics en les exposant en temps réel à leurs contradictions, leurs oublis, leurs imprécisions et parfois leurs lacunes.

Au fond ce sont les limites de la com’ qu’éprouve soudainement Emmanuel Macron: confronté à l’extrême visibilité il en subit tous les risques ; s’efforçant de toujours plus contrôler et scénariser ses apparitions, son comportement en est d’autant plus disséqué et scanné, laissant peu de places désormais à l’indulgence et à l’inattention des observateurs ; s’adressant prioritairement aux médias, il en oublie le peuple. À trop vouloir embrasser tous les codes de la com’ du médiatiquement lisse et correct, il en oublie aussi la politique… Ce qu’a contrario le vieil animal des tréteaux électoraux, Jean-Luc Mélenchon réintroduit non sans gourmandise: le peuple et la politique, ces deux grandes figures de la mythologie nationale, égrènent de toute part la narration du héraut de l’insoumission. Les mobilisations physiques réussies de sa manifestation pour une mythique VIe République et son meeting de Rennes viennent aussi rappeler, par contraste avec les démonstrations formatées et un tantinet kitchissimes du jeune favori des sondages et des médias, que la politique se fait aussi avec des gens, des foules, de la sueur et des cris, des colères et des sentiments, tout ce que la com’ aseptisée du jeune Macron tend à tenir à distance, voire à exfiltrer, pour ne pas dire évacuer… Là où le communicant paraît s’essouffler, si ce n’est stagner, le politique regagne du terrain, relance sa campagne, redonne à entendre ce qu’est la rhétorique tribunitienne, incarne une histoire de chair et d’os ; il fait en quelque sorte ce qu’on attend de lui: de la politique! Et tout laisse à penser que cette élection sera politique ou ne sera pas…

Voir par ailleurs:

Are SA whites really being killed ‘like flies’? Why Steve Hofmeyr is wrong

Afrika check

24 June 2013

South African musician Steve Hofmeyr has claimed that the number of white South Africans killed by blacks would fill a soccer stadium, that white Afrikaners are being killed “like flies” and that a white farmer is murdered every five days. But the claims are incorrect and grossly exaggerated. In fact, whites are less likely to be murdered than any other race group.

Researched by Nechama Brodie

Are white Afrikaners really being killed “like flies”? Is a white South African farmer being “slaughtered every five days?” Would the number of whites “killed in SA in black on white violence” fill one of the country’s largest football stadiums?

These are some of the claims made recently by Steve Hofmeyr, one of South Africa’s most popular, and controversial, Afrikaans singers and performers. In a post on his blog and Facebook page titled “My tribe is dying”, Hofmeyr made several sweeping statements about South Africa’s murder rate and the quality of life of white Afrikaans-speaking South Africans.

Within a day of it being posted, Hofmeyr’s blog entry and a pie chart that he used to support some of his claims were “liked” by  more than 2,000 Facebook users. A similar number also shared the post on their Facebook pages.

The Facebook entry was subsequently removed but later reposted without the pie chart. By way of explanation Hofmeyr stated: “The facts are good but they shouldnt  be in a pie-chart. Im removing the pic. It will be replaced with the real PIE.” On his Facebook page Hofmeyr explained the issue with the pie chart was not with the statistics, rather: “It should be separate charts (pre&post Apartheid).”

At the same time, Hofmeyr posted an image of the interior of a “World Cup soccer stadium”  – which appears to be Johannesburg’s Soccer City – together with a statement that the “amount of whites killed in SA in black on white violence” would produce a body count capable of filling the stadium’s seats.

‘A lot of bodies to lose in stats’

Hofmeyr then went on to make the following statements on Twitter:

  • Old SA averaged 7039 murders/year from 1950. New SA averaged 24206 (SAP) or 47882 (Interpol). Sorry Columbia (sic). We still champs.”
  • When SAP claimed 26000 murders in 96, Interpol counted 54000. A lot of bodies to lose in stats.”
  • There is a discrepancy of 10 000 murders per year between government and MRC figures!”

Several readers asked Africa Check to investigate the accuracy of Hofmeyr’s various claims, among them that:

  • Whites are being murdered at a rate faster than any previous period in South Africa’s history.
  • A white farmer is murdered every five days.
  • During apartheid, black-on-black violence was responsible for the majority of black homicides, with only a fractional percentage of black murders due to government forces.
  • “Whites killed by blacks since apartheid 77.3%”.  This is unclear as Hofmeyr has not indicated what factor the percentage is of however Africa Check assumes Hofmeyr is stating 77.3% of all white homicides (since 1994) have been perpetrated by blacks.
  • The number of whites killed by blacks in South Africa is equivalent to, or more than, the number of seats at Soccer City stadium, which has a maximum seating capacity of 94,736.
  • There are significant discrepancies between murders reported by the South African Police Service and other agencies and that these discrepancies have been used to hide or obscure the “truth” about murder in South Africa.

Where does Hofmeyr get his information?

Hofmeyr declined to reveal his sources to Africa Check but later stated on Twitter: “Our unpopular pie-chart is from a book by Vusi Tshabalala and merely highlites the lie of white on black genocide during Apartheid”. Africa Check has not been able to establish whether Vusi Tshabalala really exists or which publication Hofmeyr was referring to.

On various white right-wing sites, reference is made to a “Vusile Tshabalala” who supposedly wrote an article in 2001 about the “killing fields” of post-apartheid South Africa. Invariably the sites describe Tshabalala as a “journalist” and then, for emphasis, as a “black journalist”. No indication is given of where Tshabalala worked, nor does he appear to have written any other articles.

Hofmeyr’s other claims appear to stem from a 2003 paper titled, “Murder in South Africa: a comparison of past and present”. It was written by Rob McCafferty, then a communications director for the conservative Cape Town-based lobby group, United Christian Action.

McCafferty’s paper, published at the peak of crime levels in South Africa, appeared to offer a comprehensive survey of crime literature and subsequent analysis of crime data and trends over a period of more than five decades. There are, however, several significant flaws in the presentation and interpretation of data, some of which McCafferty acknowledged himself.

There are no ‘average’ murders

McCafferty’s paper presented a graph based on figures sourced directly from “annual police reports and CSS: Statistics of Offence annual reports” showing the total number of murders reported to the police between 1950 and 2000.

McCafferty conceded in his paper that “factors such as population growth and differentials in time periods…would make it unfair to compare this data” and pointed out that it was “not logically sound to do such comparisons”.

But McCafferty proceeded to do just that and aggregated 44 years of murder numbers (309,583 recorded murders from 1950 to 1993) to reach an “average” of 7,036 murders a year under apartheid.

He then contrasted that figure with his own aggregation of post-1994 Interpol statistics, from which he determined an annual average of 47,882 murders.

This appears to make a case for a shocking increase in homicides in the post-apartheid era. But, as we explain below, the Interpol murder statistics McCafferty used are widely regarded as inaccurate.  And McCafferty’s “average” murder numbers show a very different picture when plotted against South Africa’s population figures.

Murder and other crime statistics are commonly expressed by statisticians, crime analysts and researchers as a ratio per 100,000 of the population rather than in raw numbers. McCafferty’s failure to have done so indicates exactly why this is preferred practise.

According to McCafferty’s graph, less than 2,500 murders were reported to the police in 1951. The census results of that year indicate that the total population of South Africa at the time was 12,671,452. The “murder ratio” therefore works out at 19.73 murders for every 100,000 people.

By 1970, the total number of reported murders appeared to be approaching 7,000. With a population of  about 21,7-million, this would equate to a murder ratio of 32.12 per 100,000.

McCafferty’s graph showed that the number of homicides increased steadily from 1950. What McCafferty had not taken into account was that South Africa’s population had also steadily increased.

By 1994, SA’s murder numbers, according to McCafferty, had reached 25,000 a year. With a population of just under 40-million, this translated to a murder ratio of a 62.5. South Africa’s murder rate for all races peaked in the period during and following the transition to democracy.

However, in a paper published by the Medical Research Council, crime analyst and author Antony Altbeker found that by 2003/4 the rate had fallen to less than 43 murders per 100,000. The murder rate has continued to decline since then, dropping to 30.9 for 2011/12 according to the South African Police Service Crime Statistics Overview. Significantly, given Hofmeyr’s claims, it is lower than the murder rate documented in 1970 under apartheid.

All the independent security and research experts we consulted for this report agreed that current murder figures provided by the South Africa Police Service (SAPS) should be considered accurate.

The trouble with apartheid-era data

Both Altbeker and Mark Shaw, a senior researcher at the Institute for Security Studies who has worked extensively with apartheid-era crime data, told Africa Check that official police figures during apartheid were not an accurate representation of national homicide rates.

Crime reports from the Bantustans – the nominally independent black “homelands“ established under the auspices of the apartheid state – were not included in South Africa’s national figures. In addition, according to Shaw, “a proportion of homicide cases among Africans were not reported or recorded” owing to the absence or lower levels of policing in the townships and rural areas.

Therefore it is probable that while white homicides during apartheid were accurately documented by the state, the number of black homicides was understated in official reports. For this reason, the “blacks killed” portions of Hofmeyr’s chart must be discounted; the data is simply not reliable enough to make any accurate findings – and the role of apartheid in creating or contributing to violence and murder in black communities is difficult to isolate.

Since 1990, race has not been listed as a category in official death records. This deliberate omission may have been intended to avoid exactly the kind of issue raised by Hofmeyr’s claims; the interpretation of raw data by non-experts to support some form of race-based conspiracy theory. In reality, however, the absence of such information has effectively perpetuated a race-crime mythology in South Africa.

It is, however, possible to gauge trends in white homicide based on older data. A 2004 report published in the SA Crime Quarterly compares homicide rates across all races from 1937 to 2003. Based on this, it is clear that homicide rates for all races increased over this period  (although they fell somewhat from 2003 onward). However, the increase in the white homicide rate began in the late 1970s and has remained markedly less than the increase in murder rates for all other race groups.

Murder by numbers

A central thread of Hofmeyr’s claims relates to apparent discrepancies in South African murder statistics.  Hofmeyr cites figures that appeared in McCafferty’s report which stated that “[w]hile police crime statistics show there were 21,683 murders in 2000, the [Medical Research Council] puts the figure at 32,482″.  McCaffrey also stated that ”while the SAPS claims there were 26,883 murders in 1995/96, Interpol claims there were 54,298”.

In its report at the time, the MRC said it “notes discrepancies in the statistics concerning road traffic accident deaths and homicides which needs further investigation”.  A revision of the 2000 data was published in 2006, in which the total number of deaths was revised downwards, from 550,000 to 520,000, and the “number of injury deaths” [which include homicide and traffic accidents] was “revised down by about 10,000”.

Based on this updated information, it was stated that “[o]f the estimated 59,935 injury deaths in 2000, 46% (27,563) were homicides”.  That still leaves a discrepancy of nearly 6,000 deaths.

Altbeker dealt with this specific issue in great detail in his report on murder and robbery in South Africa, in which he argued that “the MRC’s figures cannot be reliably used to refute the numbers presented by SAPS”. In short, he found that the data used to compile the MRC’s estimates had been incomplete or flawed and had yielded an inaccurate and overstated picture.

The “murder gap” between Interpol and SAPS numbers is easier to explain. Altbeker told Africa Check that Interpol combined both murder and attempted murder figures for South Africa, resulting in inflated numbers. This is confirmed by the 1999 Global Report on Crime and Justice published by the United Nations Office for Drug Control and Crime Prevention. Altbeker wrote extensively about the challenges with international crime data collection and comparison in a separate paper.

Both McCafferty and Hofmeyr’s claims about murder number discrepancies must therefore be dismissed.

White death in a time of democracy

Whites are far less likely to be murdered than their black or coloured counterparts,” Lizette Lancaster, who manages the Institute for Security Studies crime and justice hub, told Africa Check. This is supported by an analysis of a national sample of 1,378 murder dockets conducted by police in 2009.  In 86.9% of the cases, the victims were Africans. Whites accounted for 1.8% of the cases (although whites make up 8.85% of the population).

According to Lancaster official police statistics show that between April 1994 and March 2012 a total of 361 015 people were murdered in South Africa. Applying the 1.8% figure, it would mean that roughly 6,498 whites have been murdered since April 1994.

Even if there were some variation on the 1.8% figure, the number of white murder victims would still fail to come anywhere close to filling a soccer stadium. The fact is that whites are less likely to be murdered than any other race in South Africa. The current murder rate of white South Africans is also equivalent to, or lower than, murder rates for whites recorded between 1979 and 1991.

According to the 2011/12 SAPS annual report, Lancaster said,“only about 16% of murders occurred during the commission of another crime, mainly aggravated robbery. About 65% of murders started off as assaults due to interpersonal arguments and fuelled by alcohol and/or drugs, result[ing] in a murder”. The vast majority of murders are, she said,“social fabric crimes often perpetrated by friends or loved ones”.

The 2012 Victims of Crime Survey confirmed this assertion, stating that 16.1% of victims were “murdered by unknown people from outside their residential area” with an additional 10.9% of “murders … committed by known perpetrators outside [the victims’] residential area”, and the balance of homicides committed by community members, spouses and friends or acquaintances.

Even if the proportion of “outsider” crime was doubled for white homicide victims, this would still fall drastically short of the “77.3%” of white murders that Hofmeyr appears to claim are at the hands of black perpetrators.

Farm attacks

The interpretation of data on “farm attacks” is problematic as it relies on old police data and current, self-reported data collected and submitted by the Transvaal Agricultural Union of South Africa (TAUSA).

TAUSA figures for the 22 years between 1990 and 2012 state that 1,544 people were killed in farm attacks, an average of about 70 a year or one every 5.2 days. A report by trade union Solidarity, issued in 2012, found that 88 farmers were murdered in the 2006 to 2007 financial year.

So was Hofmeyr correct in claiming that “a white farmer is slaughtered every five days”?

According to a 2003 police committee of inquiry into farm attacks, cited by Solidarity, 38.4% of farm attack victims were described as being black, coloured or Asian. TAUSA’s figures suggest that 208 (or 13.5%) of those murdered in farm attacks between 1990 and 2012 were black.

Hofmeyr’s statement that a white farmer is murdered every five days is therefore also incorrect. The claim would only be true if he included all farm attack victims of all races.

Conclusion: Hofmeyr’s claims are grossly incorrect

Hofmeyr’s claims are incorrect and grossly exaggerated the level of killings.

South Africa certainly has one of the highest crime rates in the world and one that is characterised by a particularly high rate of violent crime. This is not an area where degrees of comparison offer any form of comfort. South Africans are affected daily by crime.

South Africa remains gripped by its fear of crime. In the 2012 Victims of Crime Survey, about 35% of households believed that crime had increased since the previous period.

Public figures like Hofmeyr, who disseminate grossly misleading information about crime patterns, only serve to contribute to this underlying fear. In addition, such misinformation creates or entrenches existing racial divisions and perpetuates an unfounded fear and hatred of other races.

Edited by Julian Rademeyer

Additional reading:

Where murder happens in South Africa

Farm murders: A national priority? (PowerPoint)

BLOG: Why it is more dangerous to be a farmer than a policeman in South Africa

FACTSHEET: South Africa’s official crime statistics for 2012/13

FACTSHEET: South Africa’s official crime statistics for 2013/14

A guide to crime statistics in South Africa

The politics of crime statistics

On 1 July Steve Hofmeyr issued a written response to both this report and an article confirming Africa Check’s findings which was published by the Afrikaans newspaper, Rapport.

The numerous claims Hofmeyr made and the “statistics” he presented do not add up. Since it was published, his post has had to be updated several times, removing, among other things, data that he claimed related to South Africa which actually came from another continent (and was also misconstrued).

Hofmeyr’s strongest argument boiled down to this: “Far more than facts, it is people’s emotions and experiences that matter … So ‘our people die like flies’ is still applicable, emotionally – and does not need to be supported by facts.”

Africa Check understands that perceptions do of course matter. As stated in our report, South Africa has one of the highest crime rates in the world and all murders are to be abhorred. Crime data, like all data everywhere, could and should be improved. This is something Africa Check is campaigning for. However, this is not a reason to dismiss inconvenient facts as Mr Hofmeyr does.

The sooner we all understand the reality of crime as it affects all individuals, the better that those living in South Africa will be able to engage with, participate in or lobby for initiatives aimed at addressing the very real problems that do exist, and that affect individuals from every community. Crime touches all of us, irrespective of race.

2 July 2013


FRANCOIS FILLON PRESIDENT ! (Contre le retour de la stasi maintenant, la seule véritable alternance, c’est François Fillon !)

26 mars, 2017
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Il faut dire que la rivale victorieuse de Bartolone a fait de la lutte contre la drogue un de ses thèmes de campagne … Olivia Recasens, Didier Hassoux et Christophe Labbé
«L’émission de France 2, c’est du jamais vu! Du début à la fin, ce sont des interlocuteurs à charge. On a atteint un sommet de la caricature. » «Ça me profite. Ça provoque chez les Français un réflexe démocratique. Plus on m’attaque, plus je suis en forme! Madame Angot m’a fait du bien. Je vais gagner cette élection en partie grâce à vous. Une partie de la presse a décidé d’une scénarisation et ne veut pas en sortir. Mais une grande partie des Français veut l’alternance, qui ne peut pas être Emmanuel Macron. Je ne crois pas un instant à ces sondages. Je ne dis pas qu’ils n’ont pas de sens. Mais la situation politique est tellement instable, la campagne est tellement perturbée que vous ne pouvez pas vous fier à un moment donné. J’ai l’expérience des campagnes. Je sais que quand il y a du monde, je sais quand les gens ne viennent pas. Il n’y a jamais eu autant de monde. Il y avait 4000 personnes (vendredi soir à Biarritz), ce sont des signes qui ne trompent pas.»(…) «Qu’est-ce que vous voulez que je leur dise. Ce sont des militants politiques. Pourquoi j’irai leur parler? Ils viennent pour empêcher ma campagne. Vous croyez vraiment que ce sont des gens sincères? La plupart du temps, ce sont des gens d’extrême gauche. Les gens qui tapent dans des casseroles, ce n’est pas de la démocratie.» (…) «Vous avez un candidat à la présidentielle qui a gagné 3,5 millions et qui a déclaré 350.000 euros de patrimoine. Et ça ne vous pose aucun problème. (…) il y a un mouvement de fond pour Emmanuel Macron comme il y avait un mouvement de fond pour Alain Juppé, parce que c’était rassembleur». «Mais la France ne correspond pas à ça et l’élection sera différente. «Son programme se socialise au fur et à mesure que le temps passe! On aurait pu penser qu’Emmanuel Macron avait une vraie politique à proposer, maintenant c’est fini. Sur tous les sujets c’est une stratégie qui consiste à faire plaisir à tout le monde».(…) «Il y a deux ans, Emmanuel Macron était sur les mêmes positions que moi ». «Il nous est même arrivé d’en parler tous les deux. Et à mesure que la campagne avance, il s’adapte aux discours de gauche. Mais le désir d’alternance (des Français) il va le prendre en pleine face!» (…) «Il va finir par être le candidat des socialistes» (…) ‘il y a un certain opportunisme. Les gens pas sélectionnés pour les législatives veulent tenter leur chance chez Macron» (…) «Dutreil, c’était le meilleur ami de Bourgi. C’est lui qui lui a obtenu la légion d’honneur!» (…) «Personne n’a envie de continuer avec François Hollande et ses amis» (…) «La gauche a fait une erreur magistrale en réclamant mon départ! Demander à trente jours de l’élection présidentielle du seul candidat qui représente la droite, c’est un déni de démocratie incroyable».(…) «le président a une responsabilité considérable». «Sa première responsabilité, c’est de faire en sorte que le débat démocratique se déroule dans des conditions normales». «Deuxième chose, des soupçons de plus en plus lourds pèsent sur le rôle de Français Hollande dans cette affaire»(…) ««Nous en sommes en train d’identifier toutes les infractions mentionnées dans le livre Bienvenue Place Beauvau et dans les jours qui viennent un certain nombre de mes amis rendront publiques ces infractions et demanderont qu’une enquête soit ouverte» (…) «On est dans une situation où il est probable que compte tenu des procédures judiciaires je sois sur écoute quand j’apprends que le Président se fait remonter les résultats des écoutes judiciaires à l’Elysée». «Cela veut dire que le président de la République peut potentiellement écouter un candidat à l’élection présidentielle. Mais attendez, on est dans quelle démocratie là?» (…) «Pour la petite histoire je ne reçois pas de SMS pendant le débat. D’ailleurs, je n’en ai pas besoin. Je regardais l’heure parce qu’il y a des moments où c’était un peu long. Et je regardais un compte WhatsApp». (…) «Je regardais les commentaires des députés sur le débat, ça m’amusait de voir comment ils réagissaient».François Fillon

Contre le retour de la stasi maintenant, la seule véritable alternance, c’est François Fillon !

Les confidences de François Fillon sur la campagne : «Je vais gagner»
Le candidat Les Républicains juge «probable» d’être sur écoute puisque dit-il, «le Président se fait remonter les résultats des écoutes judiciaires à l’Elysée».
Marion Mourgue
Le Figaro
25/03/2017

De notre envoyée spéciale à Biarritz

Alors qu’il finissait un déjeuner avec des agriculteurs et des élus locaux dans une cidrerie près de Biarritz, François Fillon est venu voir la presse un petit moment pour le café. Au milieu des assiettes non desservies, le candidat voit un reporter essayer de faire un peu de ménage. «Ce n’est pas la peine, je suis un homme du peuple», démarre-t-il dès le départ comme une réponse à la question jeudi soir de David Pujadas, «M. Fillon, êtes-vous un homme d’argent?»

De cette soirée, il en a été beaucoup question. Si le candidat à la présidentielle a expliqué qu’elle lui avait «consommé beaucoup d’énergie», il s’est surtout insurgé contre le traitement qu’il avait eu. «L’émission de France 2, c’est du jamais vu! Du début à la fin, ce sont des interlocuteurs à charge. On a atteint un sommet de la caricature», indique-t-il, convaincu qu’in fine ce sera bénéfice pour lui. «Ça me profite. Ça provoque chez les Français un réflexe démocratique. Plus on m’attaque, plus je suis en forme! Madame Angot m’a fait du bien», sourit-il.

Devant les journalistes qui l’entourent, François Fillon se dit convaincu d’être déjà «qualifié» pour le second tour et persuadé de l’emporter. «Je vais gagner cette élection en partie grâce à vous. Une partie de la presse a décidé d’une scénarisation et ne veut pas en sortir. Mais une grande partie des Français veut l’alternance, qui ne peut pas être Emmanuel Macron.»

Comme pendant la primaire, l’ancien premier ministre est persuadé que les enquêtes d’opinion ne veulent rien dire. «Je ne crois pas un instant à ces sondages. Je ne dis pas qu’ils n’ont pas de sens. Mais la situation politique est tellement instable, la campagne est tellement perturbée que vous ne pouvez pas vous fier à un moment donné», déclare-t-il. A ses yeux, le seul vrai indicateur reste le terrain et surtout les réunions publiques qu’il enchaîne désormais à un rythme plus soutenu. «J’ai l’expérience des campagnes. Je sais que quand il y a du monde, je sais quand les gens ne viennent pas. Il n’y a jamais eu autant de monde. Il y avait 4000 personnes (vendredi soir à Biarritz), ce sont des signes qui ne trompent pas.»

Et si désormais à chaque déplacement il est accueilli par un concert de casseroles, voire d’œufs comme samedi matin à Cambon-les-Bains, le candidat LR n’a pas l’intention d’y répondre. «Qu’est-ce que vous voulez que je leur dise, lâche-t-il. Ce sont des militants politiques. Pourquoi j’irai leur parler? Ils viennent pour empêcher ma campagne. Vous croyez vraiment que ce sont des gens sincères? La plupart du temps, ce sont des gens d’extrême gauche», juge-t-il. «Les gens qui tapent dans des casseroles, ce n’est pas de la démocratie.»

En pleine face

Si François Fillon se montre très critique à l’égard de la presse, il l’est encore plus à propos d’Emmanuel Macron dont il estime que les médias sont trop cléments avec lui. «Vous avez un candidat à la présidentielle qui a gagné 3,5 millions et qui a déclaré 350.000 euros de patrimoine. Et ça ne vous pose aucun problème», entame-t-il. Constatant que l’ancien ministre semble bénéficier d’une dynamique, il reconnaît «un mouvement de fond pour Emmanuel Macron comme il y avait un mouvement de fond pour Alain Juppé, parce que c’était rassembleur», expose-t-il sans laisser apparaître une quelconque inquiétude. «Mais la France ne correspond pas à ça et l’élection sera différente.»

A ses yeux, le candidat d’En Marche! se serait même affadi. «Son programme se socialise au fur et à mesure que le temps passe! On aurait pu penser qu’Emmanuel Macron avait une vraie politique à proposer, maintenant c’est fini. Sur tous les sujets c’est une stratégie qui consiste à faire plaisir à tout le monde». De plus en plus sévère à l’égard de l’ancien conseiller de François Hollande, François Fillon poursuit: «Il y a deux ans, Emmanuel Macron était sur les mêmes positions que moi», en détaillant plus particulièrement les 35 heures et l’ISF. «Il nous est même arrivé d’en parler tous les deux. Et à mesure que la campagne avance, il s’adapte aux discours de gauche. Mais le désir d’alternance (des Français) il va le prendre en pleine face!»

François Fillon dit ne pas s’inquiéter des ralliements qui se multiplient en faveur du candidat d’En Marche! «Il va finir par être le candidat des socialistes», s’amuse-t-il en rappelant les ralliements des ex-ministres. Et quand on lui rappelle le soutien d’élus de droite, il explique qu’il«y un certain opportunisme. Les gens pas sélectionnés pour les législatives veulent tenter leur chance chez Macron», souffle-t-il. Fillon s’arrête sur le nom de l’ancien ministre Renaud Duteil, ex-chiraquien rallié à Emmanuel Macron. «Dutreil, c’était le meilleur ami de Bourgi. C’est lui qui lui a obtenu la légion d’honneur!», lance-t-il en renvoyant la balle dans l’autre camp.

Car si François Fillon reconnaît que «l’avalanche de polémiques et d’affaires» le «fragilise» et que le «FN profite de tout ça» – bien qu’il ne voit pas Marine Le Pen «en mesure de gagner l’élection présidentielle» -, il parie sur «le besoin d’alternance dans le pays». «Personne n’a envie de continuer avec François Hollande et ses amis», martèle-t-il.

Justement, François Fillon en vient à parler de «l’acharnement contre» lui «fait pour (l’)éliminer» et du communiqué du PS de mercredi réclamant son retrait de la campagne. «La gauche a fait une erreur magistrale en réclamant mon départ!», s’indigne-t-il. «Demander à trente jours de l’élection présidentielle du seul candidat qui représente la droite, c’est un déni de démocratie incroyable».

Le candidat LR cite nommément François Hollande: «le président a une responsabilité considérable». «Sa première responsabilité, c’est de faire en sorte que le débat démocratique se déroule dans des conditions normales», insiste le candidat. «Deuxième chose, des soupçons de plus en plus lourds pèsent sur le rôle de Français Hollande dans cette affaire», affirme-t-il en reprenant les accusations qu’il avait portées jeudi soir contre le chef de l’Etat et l’existence d’un «cabinet noir» à l’Elysée. ««Nous en sommes en train d’identifier toutes les infractions mentionnées dans le livre Bienvenue Place Beauvau et dans les jours qui viennent un certain nombre de mes amis rendront publiques ces infractions et demanderont qu’une enquête soit ouverte», détaille-t-il.

Mais François Fillon va plus loin. «On est dans une situation où il est probable que compte tenu des procédures judiciaires je sois sur écoute quand j’apprends que le Président se fait remonter les résultats des écoutes judiciaires à l’Elysée», déclare Fillon. «Cela veut dire que le président de la République peut potentiellement écouter un candidat à l’élection présidentielle. Mais attendez, on est dans quelle démocratie là?», s’insurge-t-il.

Et parce qu’il avait son téléphone dans la main, François Fillon en profite pour faire passer un message. «Pour la petite histoire je ne reçois pas de SMS pendant le débat. D’ailleurs, je n’en ai pas besoin. Je regardais l’heure parce qu’il y a des moments où c’était un peu long. Et je regardais un compte WhatsApp», affirme-t-il. Le député LR Lionel Tardy qui l’accompagnait ce matin a créé un groupe de discussion pour les élus qui soutiennent François Fillon. «Je regardais les commentaires des députés sur le débat, ça m’amusait de voir comment ils réagissaient», glisse Fillon.

A trente jours du premier tour, François Fillon se veut plus «en forme» que jamais. «Je ne redoute rien du tout», conclut-il.


Ecoutes de l’Elysée: Hollande m’a mis sur écoute (Fillon, quoting new book, says Hollande had him tapped)

24 mars, 2017
L’Élysée n’écoute rien. Il n’y a pas de système d’écoutes ici (…). Moi, personnellement, je n’en ai jamais lu une seule. François Mitterrand (02.04. 1993)
Il n’y a pas de cabinet noir à l’Elysée. Il y a un cabinet qui travaille mais nous n’avons pas à nous mêler des affaires et ma position a toujours été l’indépendance de la justice, le respect de la présomption d’innocence, et ne jamais interférer. C’est très différent de mes prédécesseurs. François Hollande (24/03/2017)
Le président Obama est tombé bien bas pour mettre mes téléphones sur écoute durant une période d’élections sacrée. C’est Nixon/Watergate. Une personne malfaisante (ou malade)! Donald Trump
N’oubliez pas : quand je dis écoutes téléphoniques, ces mots étaient entre guillemets […] parce que les écoutes téléphoniques, c’est quelque chose de plutôt vieux jeu. Mais cela recouvre vraiment la surveillance et beaucoup d’autres choses. Donald Trump
Vous savez pourquoi ils m’ont invitée ? Parce que, ce que je viens de vous dire, eux [les journalistes] ne peuvent pas le dire. Christine Angot
Je vais mettre en cause le président de la République. Il y a un livre sur le ministère de l’Intérieur et la place Beauvau dont j’ai pu lire les bonnes feuilles et qui explique comment Hollande fait remonter les écoutes judiciaires à son bureau, comment il est au courant des moindres faits et des filatures. On cherchait un cabinet noir, on l’a trouvé. Je demande qu’une enquête soit ouverte sur les allégations qui sont portées dans ce livre, parce que c’est un scandale d’Etat. Si ce qui est écrit dans ce livre est vrai, je pense que dans l’histoire récente de la Ve République, un chef d’Etat n’est jamais allé aussi loin dans l’illégalité, la prise de pouvoir sur des services sur lesquels il ne devrait pas avoir autorité. François Fillon
J’ai simplement dit qu’il y a un livre qui sort, dont j’ai découvert le contenu ces derniers jours. Il décrit un mécanisme incroyable d’intervention du pouvoir dans les affaires judiciaires. J’ai simplement dit que ce livre fait des révélations qui, si elles s’avèrent exactes, sont un scandale d’État. Il dit que les écoutes remontent directement à l’Elysée, que le président de la République a connaissance de toutes les procédures, etc. Je ne sais pas si c’est vrai ! Donc, il doit y avoir une enquête. François Fillon
Le retour aux affaires des chiraquiens nourrit bien évidemment le soupçon d’un cabinet noir.  Il n’est pas possible d’en apporter la preuve formelle. Comme il n’est pas possible de prouver le contraire!  Mais l’addition d’indices troubles et de témoignages étonnants interroge. Plusieurs observateurs bien placés dans l’appareil ploicier nous ont ainsi décrit par le menu l’existence d’une structure clandestine, aux ramifications complexes et dont le rayon d’action ne serait pas cantonné au seul renseignement territorial.  (…) Pour orchestrer les affaires judiciaires il existe une mécanique complexe aussi efficace que redoutable. Hollande a su en tirer profit. D’abord il y a Tracfin, le service de renseignement de Bercy, le ministère piloté durant tout le quinquennat par Michel Sapin, un ami de quarante ans du Président. La plupart des affaires judiciaires qui ont empoisonné Sarko et les siens ont trouvé leurs racines ici, dans cet immeuble ultra-sécurisé du 9e arrondissement de Paris, entièrement classé secret-défense. Là, cent vingt fonctionnaires sont habilités à fourrer leur nez dans les comptes en banque de n’importe qui.  Olivia Recasens, Didier Hassoux et Christophe Labbé
Quelquefois ce n’est pas l’information elle-même qui est révélatrice de l’époque dans laquelle nous vivons, mais plutôt les réactions qu’elle suscite, et la manière dont elle nous est présentée. Ou occultée. (…) Hier, au cours d’une conférence de presse, Devin Nunes, actuel président de la Commission du renseignement de la Chambre des représentants a confirmé que des agences de renseignement américaines avaient collecté des informations concernant des citoyens américains participant au processus de transition de l’administration suite à l’élection de Donald Trump. Il a précisé que ces collectes, très probablement légales, avaient été réalisées entre novembre 2016 et janvier de cette année et ne concernaient en aucune manière la Russie.   Le problème, selon lui, est qu’un certain nombre de ces documents laissaient clairement deviner l’identité réelle des citoyens américains concernés, et que ces documents avaient largement circulé parmi des responsables (autorisés) de l’administration Obama  (…) Il a ajouté que la Commission du renseignement allait procéder à une enquête approfondie concernant ces opérations de surveillance et la dissémination des informations (confidentielles, ndlr) qui en résultèrent. Soulignant que ces écoutes avaient probablement été récoltées de manière fortuite, c’est-à-dire que les personnes concernées n’étaient pas directement visées par la surveillance, Devin Nunes a jugé troublant que leurs identités aient été «dévoilées» et s’est interrogé sur les raisons de ce choix. Mais le fait que l’élu républicain aille directement voir le locataire de la Maison Blanche sans informer au préalable les autres membres de la Commission du renseignement a provoqué le colère des démocrates qui ont dénoncé un coup politique. Lors d’une audition parlementaire lundi, le directeur du FBI avait affirmé ne disposer d’aucune information permettant d’accréditer la thèse d’écoutes de la Trump Tower mise en avant par Donald Trump. (…) C’est étrange, à l’époque où nous vivons, plus connectée que jamais, les nouvelles ont toujours du mal à franchir l’Atlantique, et quand elles le font, quelquefois, le contenu fait penser à ce qui reste d’un message après avoir été transmis par « téléphone arabe ». Alors précisons tout de suite que cette news avait fait l’objet d’une dépêche AFP dont le contenu reste encore accessible aujourd’hui dans le cache de Google.  Bon alors évidemment, c’est l’AFP, c’est l’aspect « téléphone arabe » de la chose.  Soit ils sont sourds, soit ils sont moins-comprenants, soit [mettez ici ce que vous voulez]. Parce qu’en effet le contenu (…) Ne semble pas refléter (c’est un euphémisme) les propos de l’intéressé, dont la vidéo est disponible un peu partout. Et dans la presse française ça devient… Apparemment, quelques idées se seraient encore perdues en cours de route, d’autres auraient été ajoutées, bref, c’est plus de l’intox, ça confine à l’art abstrait (France24) : Le président de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants a affirmé mercredi que des communications de l’équipe Trump, voire de Donald Trump lui-même, avaient été interceptées pendant la période de transition. Donald Trump, dans la tourmente pour avoir accusé sur Twitter, sans éléments de preuve, Barack Obama de l’avoir placé sur écoute, s’est dit, mercredi 22 mars, conforté par les déclarations d’un élu républicain sur de possibles opérations de surveillance qui n’avaient pas été révélées à ce jour. Devin Nunes, président de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, a affirmé, tout en restant avare en détails, que les agences de renseignement américaines avaient intercepté des communications des membres de l’équipe Trump, voire de Donald Trump lui-même, durant la période de transition. «Il y a beaucoup d’informations dans les rapports que j’ai vus qui m’amènent à penser que l’administration précédente et nombre d’agences avaient une très bonne idée de ce que le président élu Trump faisait», a déclaré l’élu républicain, après avoir rencontré le chef de l’État à la Maison Blanche. «J’ai pensé qu’il était important que le président le sache», a-t-il ajouté. Donald Trump, qui s’exprimait au même moment lors d’une table ronde avec des élus afro-américains, a fait part de sa satisfaction. « Êtes-vous conforté par ces déclarations ? », lui a demandé un journaliste.  « Oui, d’une certaine manière. Je suis content qu’ils aient trouvé ce qu’ils ont trouvé », a-t-il répondu, sans autres précisions. Soulignant que ces écoutes avaient probablement été récoltées de manière fortuite, c’est-à-dire que les personnes concernées n’étaient pas directement visées par la surveillance, Devin Nunes a jugé troublant que leurs identités aient été «dévoilées» et s’est interrogé sur les raisons de ce choix. Mais le fait que l’élu républicain aille directement voir le locataire de la Maison Blanche sans informer au préalable les autres membres de la Commission du renseignement a provoqué le colère des démocrates qui ont dénoncé un coup politique. Lors d’une audition parlementaire lundi, le directeur du FBI avait affirmé ne disposer d’aucune information permettant d’accréditer la thèse d’écoutes de la Trump Tower mise en avant par Donald Trump. Source France24 avec AFP (…)  Exit donc le principal sujet de la conférence, à savoir que le nom des personnes sous écoutes étaient facilement reconnaissables (quand ils n’étaient pas en clair), et bonjour un tout nouveau grief, qui ne figure absolument pas dans la déclaration de l’intéressé : « voire de Donald Trump lui-même ».  Or Devin Nunes a déclaré, au contraire, que ces écoutes concernaient des personnes liées à la transition présidentielle, et non le président lui-même ou des membres de l’équipe de campagne (cela se passe après l’élection, ndlr). Une accusation pareille serait gravissime, surtout venant du président de la Commission du Renseignement, et à ce titre, l’invention pure et simple d’un pareil argument devrait valoir au journal qui l’aurait publié un joli macaron DecodexTM rouge, et la qualification de « fake news » sans parler du joli petit article dans Crosscheck qui va bien avec. Le Vilain petit canard
Les écoutes de l’Élysée, c’est l’un des premiers scandales de la présidence Mitterrand. En 1982, le chef de l’État souhaite la création d’une cellule antiterroriste à l’Élysée. Plusieurs gendarmes, dont Christian Prouteau, la composent. Il s’agit alors d’assurer la protection du président, ébranlée après l’attentat de la rue des Rosiers, et pour les gendarmes de dénicher de vraies informations afin de gommer l’affaire des Irlandais de Vincennes. Mais l’objet de la cellule déborde vite de ce cadre, qu’on pourrait qualifier d’intérêt général. Les gendarmes ouvrent de plus en plus grandes leurs oreilles. Les vingt lignes téléphoniques mises à leur disposition tournent à plein régime, hors des circuits officiels, au service quasi personnel de François Mitterrand. Avec des mobiles souvent fallacieux, on épie Jean-Edern Hallier – décidé à révéler l’existence de Mazarine Pingeot -, Carole Bouquet – peut-être parce que son mari d’alors était proche de la présidence algérienne -, Charles Pasqua, l’académicien Michel Droit… Et, dans cette liste assez extravagante, le journaliste du Monde Edwy Plenel, dont la mise sur écoute fut demandée expressément par François Mitterrand. L’affaire est jugée en 2004. Sur le banc des accusés, douze prévenus, douze maillons de la chaîne, du supergendarme Christian Prouteau à l’ancien directeur de cabinet de François Mitterrand, Gilles Ménage, en passant par celui du Premier ministre Laurent Fabius, Louis Schweitzer. François Mitterrand, décédé huit ans plus tôt, n’en est pas moins au coeur des débats. C’est le tribunal qui l’affirme : « Un grand nombre des écoutes reprochées aux différents prévenus ont pour origine une décision ou un choix émis par la plus haute autorité de l’État, à savoir le président de la République. » Sept des onze prévenus, dont Prouteau et Ménage, sont condamnés, ce que confirmera la Cour de cassation. Au tribunal, il manque un prévenu : le capitaine Guézou, le gendarme qui transcrivait les conversations et les apportait à l’Élysée. Le 12 décembre 1994, quelques jours après sa mise en examen, il s’est pendu. Le Point
Très clairement, un système a été mis en place, des hommes de confiance ont été placés à des postes stratégiques de façon à faire remonter les informations utiles. Ce qu’on appelle informations utiles, évidemment à l’Elysée, ce sont les informations qui concernent les affaires judiciaires qui visent Nicolas Sarkozy. (…) C’est simplement une organisation en fait. On appelle ça un cabinet noir mais c’est la mise en place d’une organisation, c’est-à-dire d’un système de relais au Ministère de la Justice, donc au cabinet du ministre, de la ministre à l’époque où on écrivait encore. Et puis aussi au Ministère de l’Intérieur et en tout cas, dans tous les endroits où des informations susceptibles d’être utilisées peuvent remonter. Stéphanie Marteau (20/04/2016)
Pour nous, l’affaire la plus symptomatique, c’est celle des écoutes contre Nicolas Sarkozy dans l’affaire incidente Bettencourt lorsque le parquet national financier lance une enquête sur le financement de la campagne électorale de 2007 de Nicolas Sarkozy. (…) En fait, on choisit en général les gens qui sont amenés à enquêter sur ces affaires. (…) Très concrètement, les policiers sont choisis en fonction de leurs états de service en général proches du pouvoir. Et notamment, l’enquête qui a été menée sur cette affaire par l’Office anticorruption de la Direction centrale de la Police judiciaire était dirigée et l’équipe d’enquête est clairement proche du pouvoir et proche du parti socialiste. (….) On choisit les gens mais ce ne sont pas que des magistrats. (…) Vous avez aussi des magistrats qui résistent. Par exemple, le procureur-général François Faletti (…) qu’on a mis à la retraite d’office, qui est quelqu’un qui a longtemps résisté à cette tendance à divulguer des informations sorties du dossier d’instruction afin qu’elles soient médiatisées et portent préjudice évidemment à Nicolas Sarkozy. Aziz Zemouri  (20/04/2016)
Les auteurs ne valident pas à proprement parler cette thèse du cabinet noir. « Il n’est pas possible d’en apporter la preuve formelle. Comme il n’est pas possible de prouver le contraire! » Mais ils pointent tout de même « l’addition d’indices troubles et de témoignages étonnants. (…) Plusieurs observateurs bien placés dans l’appareil policier nous ont ainsi décrit par le menu l’existence d’une structure clandestine, aux ramifications complexes ». En fait, sans apporter la démonstration d’une orchestration des affaires judiciaires, ils éreintent la thèse selon laquelle l’Elysée aurait découvert la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy dans la presse. Et les auteurs d’affirmer que François Hollande, comme d’autres avant lui, a utilisé les administrations régaliennes pour recueillir des informations sur ses adversaires politiques. « L’impréparation, la méconnaissance de l’appareil policier et judiciaire ainsi que les circonstances ont très vite amené François Hollande à renier ses principes et adopter des méthodes qui n’ont rien à envier à celles de ses prédécesseurs ». Le livre décrit surtout comment l’Elysée a tenté de faire pièce aux réseaux sarkozystes, qui avaient noyauté l’appareil policier et judiciaire depuis une décennie. François Hollande a ainsi placé soit des proches soit des anciens chiraquiens à la plupart des postes clefs: à Tracfin, la cellule de renseignement de Bercy, à la Direction des affaires criminelles et des grâces, place Vendôme, et bien sûr au sein des renseignements et de la police.  Un chapitre est notamment consacré à Bernard Bajolet, patron de la DGSE, le service extérieur. Surnommé « l’autre espion du président », il reste tout de même relativement épargné par les auteurs. « Il est à Hollande ce que Squarcini était à Sarkozy, la faconde en moins, la rigueur et le courage en plus. L’un était flic de renseignement, amateur de coups tordus. L’autre est un diplomate, expert en rapport de force ». Le livre s’attarde aussi longuement sur l’affrontement, plus surprenant, entre François Hollande et Manuel Valls pour le contrôle de l’appareil d’Etat. Car il n’y a pas que les sarkozystes qui accusent l’Elysée d’avoir fomenté des coups bas contre leur champion, les vallsistes aussi. L’enquête sur le financement de l’orchestre de son épouse Anne Gravoin, qui a fuité dans l’Obs, aurait ainsi été conduite par « une société d’intelligence économique proche de l’Élysée, qui travaille en sous-main avec la DGSE… » Ils notent aussi qu’un proche de Hollande, Pierre-René Lemas, à la tête de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), est à l’origine de l’enquête judiciaire sur les contrats noués entre la CDC et le criminologue Alain Bauer, ami intime de Valls. Challenges
«La seule personne qui croit qu’il y a un cabinet noir à l’Élysée, c’est François Fillon », s’aventure même notre volatile, très vite devenu bien tatillon. Comparons. «Derrière ces ennuis à répétition qui ciblent les principaux rivaux du président sortant, difficile de ne pas voir la patte de Hollande», écrit celui qui dénonce (dénonçait ?) dans son livre « les secrets inavouables d’un quinquennat ». On pourrait s’arrêter là. Mais, bon public, continuons. « Pour orchestrer les affaires judiciaires il existe une mécanique complexe aussi efficace que redoutable. Hollande a su en tirer profit. D’abord il y a Tracfin, le service de renseignement de Bercy, le ministère piloté durant tout le quinquennat par Michel Sapin, un ami de quarante ans du Président[sic]. La plupart des affaires judiciaires qui ont empoisonné Sarko et les siens ont trouvé leurs racines ici, dans cet immeuble ultra-sécurisé du 9e arrondissement de Paris, entièrement classé secret-défense. Là, cent vingt fonctionnaires sont habilités à fourrer leur nez dans les comptes en banque de n’importe qui. » Encore ? « Depuis l’arrivée de Hollande au pouvoir, c’est comme si une malédiction judicaire s’était abattue sur son prédécesseur. » Une dernière : un « cabinet noir » ? « Il n’est pas possible d’en apporter la preuve formelle. Comme il n’est pas possible de prouver le contraire ! » Mais il existe une « addition d’indices troubles et de témoignages étonnants » En effet, Didier Hassoux « n’a pas dit ça ».  Mieux, on déduit de la lecture de son enquête que François Hollande serait à l’origine de toutes les affaires qui ont touché le camp adverse pendant son mandat, sauf de celle-là. C’est vrai quoi, François Fillon on n’y touche pas. La preuve, le président l’a (re)dit lui-même ce matin: « il n’y a pas de cabinet noir à l’Elysée » (il n’a pas parlé de Bercy). C’est clair ? « Macron c’est moi » mais François Fillon c’est pas moi ! Si le malheur de l’un fait le bonheur de mon poulain c’est totalement fortuit. « Moi président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant exemplaire. […] Moi président de la République, je ferai fonctionner la justice de manière indépendante. […]Moi président de la République, je ne traiterai pas mon Premier ministre de collaborateur. » J’utiliserai seulement comme tel celui de mon prédécesseur pour mieux faire en sorte de choisir mon successeur. Ah non pardon, ça non plus il ne l’a pas dit… Causeur
Les bonnes feuilles de Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d’un quinquennat, que nous publions, éclaboussent comme jamais auparavant la présidence de François Hollande. L’affaire est grave. Elle met en lumière les dérives de la présidence de la République, qui a cherché à s’informer et à déstabiliser, par (presque) tous les moyens, ses opposants. Trois journalistes d’investigation lèvent ainsi le voile sur la manière dont François Hollande a tenté d’utiliser le ministère de l’Intérieur et ses outils de surveillance et de collecte d’informations pour servir sans succès un intérêt politique : sa réélection. Mais aussi la presse, en n’hésitant pas à faire fuiter opportunément des informations compromettantes sur ses opposants, jusque dans son propre camp, comme ce fut le cas manifestement contre Manuel Valls et son équipe rapprochée — son chef de cabinet sera photographié au téléobjectif. L’espionnage politique au sommet de l’État semble être devenu une manie, tout comme les nominations au sein de l’appareil judiciaire, pour pouvoir “être branché” en permanence avec les affaires politico-financières du moment. À lire les trois auteurs, les écoutes téléphoniques et la diffusion de leurs transcriptions sur des “blancs” se sont presque généralisées. Plus accablant : la production de ces notes blanches sur la vie privée de concurrents et sur les affaires judiciaires touchant à la politique a même explosé depuis 2012. Méthodiquement, chaque adversaire politique fait l’objet d’un traitement individuel avec une utilisation systématique de leviers variés : campagnes de presse, divulgations de procédures judiciaires, révélations et menaces sur la vie privée de candidats potentiels à la présidentielle. Les auteurs du livre ne l’affirment-ils pas ? « Derrière ces ennuis à répétition qui ciblent les principaux rivaux du président sortant, difficile de ne pas voir la patte de Hollande. » Pas vraiment classés à droite, Didier Hassoux, journaliste au Canard enchaîné, Christophe Labbé, qui a rejoint le “palmipède” il y a quelques mois après avoir été au Point pendant de longues années, tout comme Olivia Recasens, qui a quitté l’hebdomadaire il y a quelques semaines, publient cette enquête implacable nourrie aux meilleures sources. S’ils révèlent que le chef de l’État ne s’était pas préparé à prendre en main l’appareil policier, ils racontent comment toutefois il se serait servi d’un cabinet noir pour discréditer ses concurrents à la présidentielle de 2017. Élection à laquelle il s’était préparé à concourir en duel face à Nicolas Sarkozy, avant de se prendre les pieds dans le tapis et de finalement disparaître du jeu. En octobre 2013, lorsque Valeurs actuelles révèle l’existence d’un cabinet noir à l’Élysée, personne n’imagine ce qui va être écrit moins de quatre ans plus tard dans ce livre, qui prouve et même aggrave — si les informations sont confirmées — les charges pesant contre l’Élysée. Une cellule aux ramifications profondes, dans les plus hautes sphères de l’appareil de l’État, a été mise en place par François Hollande. Objectif : empêcher par tous les moyens que Nicolas Sarkozy puisse se présenter à l’élection présidentielle. Écoutes abusives, fuites de dossiers judiciaires (en théorie protégés par le secret de l’instruction), publication des comptes rendus de ses auditions devant les juges et de ses conversations téléphoniques. Les policiers et les magistrats qui nourrissent la presse, en violation de la loi, ne seront jamais inquiétés. Sous la pression, Nicolas Sarkozy sera même obligé d’ouvrir une ligne sous un faux nom — Paul Bismuth — afin d’échanger avec son avocat — un comble ! — pour échapper aux écoutes. Même ce téléphone finira par être identifié par la justice et finalement placé, lui aussi, sur écoute. Le système médiatique, aidé par une partie de l’appareil judiciaire et de certains fonctionnaires de police, participe ainsi au petit jeu de massacre. Alors qu’arrive la fin du quinquennat, les langues se délient. Et les acteurs de la présidence Hollande livrent les secrets les plus inavouables. Déjà, dans l’Élysée off , Stéphanie Marteau et Aziz Zemouri, en 2016, confirmaient : « Oui, il y a bien un cabinet noir à l’Élysée. » Selon eux, les informations collectées transitent par Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général de l’Élysée, qui les « distille ensuite au président de la République ». Sans surprise, François Fillon est depuis le début de sa campagne sous le feu nourri du même système qui ne veut pas de candidat de droite à la présidentielle. Qu’il s’appelle Sarkozy ou Fillon. Le candidat aura mis du temps à établir les liens. Il a affaire aux mêmes juges que Nicolas Sarkozy : Serge Tournaire, Aude Buresi ; au même service d’enquête, l’OCLCIFF ; au même parquet, le PNF ; les journalistes qui bénéficient de la violation du secret de l’instruction pour publier leurs scoops sont aussi précisément les mêmes. La technique des “poupées russes” ou des “filets dérivants” se révèle d’une efficacité redoutable : une affaire permet d’en ouvrir une autre, et ainsi de suite. Diaboliquement efficace pour convaincre l’opinion publique de la culpabilité d’un homme politique. Mais aussi, de moins en moins discrète, c’est l’objet de cette enquête : montrer comment, depuis le sommet de l’État, sont orchestrées les cabales politiques, judiciaires et médiatiques. Valeurs actuelles

Surveillance, écoutes abusives, diffusion de leurs transcriptions sur des “blancs”, collecte d’informations,  fuites opportunes d’informations compromettantes et de dossiers judiciaires (en théorie protégés par le secret de l’instruction), publication dans la presse des comptes rendus des auditions devant les juges et des conversations téléphoniques, nominations au sein de l’appareil judiciaire pour pouvoir “être branché” en permanence avec les affaires politico-financières du moment, campagnes de presse, divulgations de procédures judiciaires, révélations et menaces sur la vie privée de candidats potentiels à la présidentielle, cabinet noir pour discréditer ses concurrents, technique des “poupées russes” ou des “filets dérivants” (une affaire permet d’en ouvrir une autre, et ainsi de suite) …

Nous avions un Obama Big brother à l’Elysée et nous ne le savions pas !

A l’heure où commencent à se confirmer aux Etats-Unis les rumeurs d’écoutes de l’Administration Obama …

Pour tenter d’empêcher l’élection puis de discréditer l’élu du peuple américain …

Au lendemain d’une invitation du candidat de la droite sur la télévision d’Etat …

Qui, commissaire politique déguisée en « invitée surprise » comprise, avait tout d’un traquenard

Devinez qui de ce côté-ci de l’Atlantique …

Et 30 ans après les tristement célèbres écoutes du président Mitterrand

Semble se profiler derrière l’évidente machination

Qui entre campagnes de presse et divulgations de procédures judiciaires …

Et en dépit des étranges dénégations de dernière minute de ceux par qui le scandale est arrivé …

Vise à éliminer le seul candidat crédible de l’alternance ?

Les dossiers noirs de l’Élysée (écoutes, filatures, surveillance…)
Louis de Raguenel
Valeurs actuelles

23 mars 2017

En couverture. Écoutes, filatures, surveillance : un livre révèle les manoeuvres de François Hollande pour combattre ses adversaires politiques. Une enquête accablante qui achève le président sortant.

Les bonnes feuilles de Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d’un quinquennat, que nous publions, éclaboussent comme jamais auparavant la présidence de François Hollande. L’affaire est grave. Elle met en lumière les dérives de la présidence de la République, qui a cherché à s’informer et à déstabiliser, par (presque) tous les moyens, ses opposants. Trois journalistes d’investigation lèvent ainsi le voile sur la manière dont François Hollande a tenté d’utiliser le ministère de l’Intérieur et ses outils de surveillance et de collecte d’informations pour servir sans succès un intérêt politique : sa réélection. Mais aussi la presse, en n’hésitant pas à faire fuiter opportunément des informations compromettantes sur ses opposants, jusque dans son propre camp, comme ce fut le cas manifestement contre Manuel Valls et son équipe rapprochée — son chef de cabinet sera photographié au téléobjectif.

« Difficile de ne pas voir la patte de Hollande »

L’espionnage politique au sommet de l’État semble être devenu une manie, tout comme les nominations au sein de l’appareil judiciaire, pour pouvoir “être branché” en permanence avec les affaires politico-financières du moment. À lire les trois auteurs, les écoutes téléphoniques et la diffusion de leurs transcriptions sur des “blancs” se sont presque généralisées. Plus accablant : la production de ces notes blanches sur la vie privée de concurrents et sur les affaires judiciaires touchant à la politique a même explosé depuis 2012. Méthodiquement, chaque adversaire politique fait l’objet d’un traitement individuel avec une utilisation systématique de leviers variés : campagnes de presse, divulgations de procédures judiciaires, révélations et menaces sur la vie privée de candidats potentiels à la présidentielle. Les auteurs du livre ne l’affirment-ils pas ? « Derrière ces ennuis à répétition qui ciblent les principaux rivaux du président sortant, difficile de ne pas voir la patte de Hollande. »

Pas vraiment classés à droite, Didier Hassoux, journaliste au Canard enchaîné, Christophe Labbé, qui a rejoint le “palmipède” il y a quelques mois après avoir été au Point pendant de longues années, tout comme Olivia Recasens, qui a quitté l’hebdomadaire il y a quelques semaines, publient cette enquête implacable nourrie aux meilleures sources. S’ils révèlent que le chef de l’État ne s’était pas préparé à prendre en main l’appareil policier, ils racontent comment toutefois il se serait servi d’un cabinet noir pour discréditer ses concurrents à la présidentielle de 2017. Élection à laquelle il s’était préparé à concourir en duel face à Nicolas Sarkozy, avant de se prendre les pieds dans le tapis et de finalement disparaître du jeu.

La technique des “poupées russes” ou des “filets dérivants” se révèle d’une efficacité redoutable

En octobre 2013, lorsque Valeurs actuelles révèle l’existence d’un cabinet noir à l’Élysée, personne n’imagine ce qui va être écrit moins de quatre ans plus tard dans ce livre, qui prouve et même aggrave — si les informations sont confirmées — les charges pesant contre l’Élysée. Une cellule aux ramifications profondes, dans les plus hautes sphères de l’appareil de l’État, a été mise en place par François Hollande. Objectif : empêcher par tous les moyens que Nicolas Sarkozy puisse se présenter à l’élection présidentielle. Écoutes abusives, fuites de dossiers judiciaires (en théorie protégés par le secret de l’instruction), publication des comptes rendus de ses auditions devant les juges et de ses conversations téléphoniques. Les policiers et les magistrats qui nourrissent la presse, en violation de la loi, ne seront jamais inquiétés. Sous la pression, Nicolas Sarkozy sera même obligé d’ouvrir une ligne sous un faux nom — Paul Bismuth — afin d’échanger avec son avocat — un comble ! — pour échapper aux écoutes. Même ce téléphone finira par être identifié par la justice et finalement placé, lui aussi, sur écoute. Le système médiatique, aidé par une partie de l’appareil judiciaire et de certains fonctionnaires de police, participe ainsi au petit jeu de massacre.

Alors qu’arrive la fin du quinquennat, les langues se délient. Et les acteurs de la présidence Hollande livrent les secrets les plus inavouables. Déjà, dans l’Élysée off , Stéphanie Marteau et Aziz Zemouri, en 2016, confirmaient : « Oui, il y a bien un cabinet noir à l’Élysée. » Selon eux, les informations collectées transitent par Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire général de l’Élysée, qui les « distille ensuite au président de la République ».

Sans surprise, François Fillon est depuis le début de sa campagne sous le feu nourri du même système qui ne veut pas de candidat de droite à la présidentielle. Qu’il s’appelle Sarkozy ou Fillon. Le candidat aura mis du temps à établir les liens. Il a affaire aux mêmes juges que Nicolas Sarkozy : Serge Tournaire, Aude Buresi ; au même service d’enquête, l’OCLCIFF ; au même parquet, le PNF ; les journalistes qui bénéficient de la violation du secret de l’instruction pour publier leurs scoops sont aussi précisément les mêmes. La technique des “poupées russes” ou des “filets dérivants” se révèle d’une efficacité redoutable : une affaire permet d’en ouvrir une autre, et ainsi de suite. Diaboliquement efficace pour convaincre l’opinion publique de la culpabilité d’un homme politique. Mais aussi, de moins en moins discrète, c’est l’objet de cette enquête : montrer comment, depuis le sommet de l’État, sont orchestrées les cabales politiques, judiciaires et médiatiques. Extraits.

Seize mois après avoir quitté l’Élysée, Nicolas Sarkozy a été placé sur écoute. Pendant près d’un an, la police judiciaire a espionné ses conversations. Une première dans les annales de la Ve République. Depuis l’arrivée de Hollande au pouvoir, c’est comme si une malédiction judiciaire s’était abattue sur son prédécesseur. En 2017, cinq ans après sa défaite électorale, ce sont pas moins de treize affaires judiciaires qui empoisonnent Nicolas Sarkozy ou son entourage. Au point que les sarkozystes, prompts à s’afficher en victimes, y voient la main d’un cabinet noir.

Comment Hollande utilise la chancellerie et Tracfin

Plusieurs observateurs bien placés dans l’appareil policier nous ont ainsi décrit par le menu l’existence d’une structure clandestine, aux ramifications complexes, et dont le rayon d’action ne se serait pas cantonné au seul renseignement territorial. […]

Pour orchestrer les affaires judiciaires il existe une mécanique complexe aussi efficace que redoutable. Hollande a su en tirer profit. D’abord il y a Tracfin, le service de renseignement financier de Bercy, le ministère piloté durant tout le quinquennat par Michel Sapin, un ami de quarante ans du président. La plupart des affaires judiciaires qui ont empoisonné Sarko et les siens ont trouvé leurs racines ici, dans cet immeuble ultra-sécurisé du IXe arrondissement de Paris, entièrement classé secret-défense. Là, cent vingt fonctionnaires sont habilités à fourrer leur nez dans les comptes en banque de n’importe qui. Chaque semaine, le patron de Tracfin prend le chemin de l’Élysée pour assister, avec les directeurs des six autres services secrets, à la réunion organisée par le coordinateur du renseignement. […] Afin d’allumer la mèche d’une affaire politico-financière, il suffit que Tracfin pêche au bon endroit, remonte dans ses filets une infraction et la transmette officiellement à la justice. Ou officieusement à un service enquêteur qui se chargera de mener “une enquête d’initiative” avant qu’un magistrat ne la reprenne à son compte.

Une fois la machine lancée, le dossier emprunte un alambic judiciaire, sous le regard d’un autre ami du président, le directeur des affaires criminelles et des grâces, Robert Gelli, qui a partagé la même chambrée que François Hollande et Michel Sapin lors de leur service militaire. […] Lorsqu’il dirigeait l’association des procureurs, Gelli en avait fait l’arme de guerre des “petits pois” (expression péjorative de Nicolas Sarkozy pour désigner les juges, qui « se ressemblaient tous ») contre Sarkozy, déclenchant même une pétition chez les parquetiers — une jacquerie sans précédent. Il avait à cette époque comme adjoint au sein de l’association Bruno Dalles, l’actuel patron de Tracfin.

Depuis la Direction des affaires criminelles et des grâces (DACG), véritable tour de contrôle de la Place Vendôme, Gelli peut suivre en temps réel l’avancement de tous les dossiers politico-financiers. « La DACG n’est pas seulement l’oeil de la chancellerie, c’est aussi un moyen de piloter discrètement les dossiers politiquement sensibles », allègue un parquetier. Une pratique assumée par la chancellerie. Sur le papier, pourtant, c’en est fini de l’ère Sarkozy : il n’y a plus d’“affaires signalées”, ces dossiers que le pouvoir exécutif surveille de près et sur lesquels il intervient autant que de besoin, par le biais d’“instructions individuelles” adressées aux magistrats. « En fait, les choses se font plus subtilement, par exemple, sur l’opportunité d’ouvrir une information judiciaire, des consignes sont données… mais oralement », nous précise un magistrat. Chaque fois, ce sont les mêmes juges d’instruction qui sont désignés pour les affaires qui intéressent le Château. Ils sont moins de cinq, dont on retrouve le nom dans tous les dossiers qui concernent Sarkozy. Des habitués de la méthode des poupées russes.

Hollande informé par des “blancs” : Sarkozy dans le viseur

Un dérapage verbal incontrôlé : « Sarkozy, je le surveille, je sais tout ce qu’il fait », fanfaronne le président devant dix-neuf députés socialistes qu’il reçoit, le 17 février 2014, à l’Élysée. « Hollande a toujours voulu garder un oeil sur ses ennemis et même sur ses alliés de circonstance qui pourraient devenir ses adversaires », prévient en écho un éléphant socialiste qui a pratiqué à ses dépens l’ancien premier secrétaire du PS. Un “allié de circonstance” comme Alain Juppé, fidèle de Chirac s’il en est ? François Hollande n’a-t-il d’ailleurs pas nommé Augustin de Romanet, un des soldats du maire de Bordeaux, à la tête de l’un des plus gros fromages de la République : Paris Aéroport. Est-ce pour garder un oeil sur lui que Hollande y a également placé l’ex-préfet de Corrèze Alain Zabulon [celui-ci a régulièrement été cité dans les enquêtes de Valeurs actuelles comme une pièce maîtresse du cabinet noir, NDLR], ancien coordinateur national du renseignement ? Un homme en qui le président a toute confiance et qu’il a suggéré à Augustin de Romanet comme directeur de la sûreté.

Les propos imprudents de Hollande sur la surveillance de Sarkozy, Bruno Le Roux, le patron du groupe PS à l’Assemblée nationale, s’est aussitôt empressé de les démentir : « Le président de la République n’écoute ni ne surveille personne ! » Celui qui n’était pas encore ministre de l’Intérieur avait sans doute encore à apprendre, du moins si l’on en croit un vieux routard de la PJ : « Quand on branche une personnalité, on sait que les infos récoltées ne partent pas toujours uniquement au bureau du juge. Elles peuvent aussi nourrir des “blancs”. On sait que notre hiérarchie va faire remonter ces informations en haut lieu. C’est une pratique qui a toujours existé… » Lui comme ses collègues, manifestement rompus à ces méthodes, ne croient pas une seconde au scénario servi par l’Élysée, selon lequel François Hollande aurait découvert la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy en lisant le journal le Monde. Pas plus qu’ils n’imaginent un Manuel Valls laissé dans l’ignorance.

[…] Quant à la Place Beauvau, elle est nécessairement dans la boucle dès le départ, puisque ce sont les fameux policiers de la Division nationale de l’investigation financière et fiscale, devenue l’Office central de lutte contre la corruption, les infractions financières et fiscales, qui ont branché les téléphones de l’ancien président, puis retranscrit ses conversations, tout en le géolocalisant en temps réel.

La police judiciaire de la préfecture de police de Paris pilotée depuis l’Élysée

Le patron de la PJ parisienne [Bernard Petit, NDLR] règne sur deux mille deux cents policiers et voit passer des dossiers politiquement très sensibles. En lien direct avec l’Élysée, véritable contre-pouvoir au ministère de l’Intérieur, la PJPP est aussi un sacré panier de crabes où les carrières se font et se défont, et les rivalités s’exacerbent.

L’étonnante demande de Bernard Petit

À peine arrivé, [le vallsiste Bernard Petit, patron de la PJ parisienne de décembre 2013 à février 2015, au moment des révélations contre Nicolas Sarkozy, NDLR] aurait demandé au chef de la Crim’ s’il avait quelqu’un pour faire des fadettes en toute discrétion. Une demande aussitôt ébruitée.

Une cellule de renseignement occulte d’une dizaine de personnes

Afin de prendre le contrôle de la boutique, Jack Bauer [surnom de Bernard Petit, NDLR] se donne six à huit mois. Et il a un plan. Dupliquer le service de renseignement criminel dont il avait fait une arme de guerre lorsqu’il était à Nanterre. […] Pour monter au 36 cette cellule rens’ d’une dizaine de personnes, Petit recrute même à la DGSE. Avec, en appui opérationnel, des hommes fiables qu’il dissémine dans différents services de la PJ sous la casquette de “documentaliste”.

Des “Imsi-catchers” utilisés contre Nicolas Sarkozy ?

Comment le portable caché de Sarkozy, le “toc”, comme on dit dans un jargon commun aux flics et aux voyous, a-t-il été repéré ? Quand Thierry Herzog achète dans une boutique SFR, à Nice, deux puces téléphoniques prépayées, avec la carte d’identité de l’un de ses anciens copains de lycée, Paul Bismuth, les deux hommes sont persuadés d’avoir parfaitement sécurisé leurs communications secrètes d’autant qu’ils n’utilisent ces lignes que pour échanger entre eux. D’où la sidération de l’avocat, lorsque des policiers se présentent à son domicile à la recherche du toc en question. « Les collègues lui ont ordonné de présenter ses téléphones. Il leur en a donné deux ou trois. Ils ont demandé s’il en avait un autre. Herzog a répondu “non”. Ils ont alors composé le numéro du téléphone de Bismuth, qui s’est mis à sonner dans la poche de son peignoir. L’avocat était livide… », raconte avec gourmandise un officier de la PJ de Nanterre. […]

« Savoir que la personne “branchée” utilise aussi un toc est une chose, identifier le numéro caché en est une autre, ajoute notre OPJ. […] le plus simple est d’utiliser un Imsi-catcher. » Des appareils [utilisés dans les affaires de terrorisme, NDLR] dissimulables dans un sac à dos ou une valise qui, en imitant le fonctionnement d’une antenne relais de téléphonie mobile, avalent à distance les communications de tous les portables qu’ils identifient y compris en mode veille. La plupart des Imsi-catchers sont en dotation à la DGSI et à la DGSE : les espions des deux services secrets en possèdent au moins une douzaine.

Une cellule chargée des surveillances discrètes dans les domaines sensibles

Pour placer des hommes fiables à des postes clefs dans l’appareil sécuritaire, des “flics” chiraquiens sont appelés à la rescousse. Le plus marqué est sans conteste Philippe Klayman. […] [Il] a tout de suite dit “oui” lorsque, quatre mois après l’élection de Hollande, le nouveau pouvoir lui a proposé de devenir patron des CRS. Un poste ultra-sensible parce que le maintien de l’ordre est une matière politiquement explosive, encore plus sous la gauche. Et puis les CRS ont une autre mission, plus confidentielle, celle de protéger en deuxième rideau l’intimité du président et des membres du gouvernement.

C’est cette même proximité avec la Chiraquie qui conduit la gauche à nommer directeur du renseignement territorial Jérôme Léonnet. À cette place stratégique, cet ancien conseiller sécurité de Dominique de Villepin […] a pour mission de redéployer une force susceptible de collecter autant d’infos que les ex-Renseignements généraux. […] Il dote ce nouveau service d’un bras armé, la Division nationale de la recherche et de l’appui (DNRA). Forte d’une soixantaine de personnes, la DNRA, ou “D7” pour les intimes, est officiellement chargée des surveillances discrètes dans les domaines sensibles. […] Léonnet nourrit la curiosité du Château avec des notes “qui n’ont jamais existé” sur des sujets politico-financiers.

Le chef de cabinet de Valls photographié soudainement par la police

À l’époque où François Hollande n’a pas encore renoncé à être candidat à sa propre succession, un autre rival potentiel que Sarkozy est dans son collimateur : Manuel Valls. Le chef de l’État ne va pas se priver de brider les ambitions de son Premier ministre.

Le 5 septembre 2014, Sébastien Gros et Serge Kasparian, attablés au Caméléon, un bistrot chic de la rive gauche parisienne, ne se doutent pas un seul instant qu’ils sont photographiés au téléobjectif. Les policiers des Courses et Jeux qui immortalisent la scène savent que leurs clichés vont faire date. Le chef de cabinet du Premier ministre Manuel Valls est surpris en grande conversation avec le patron de l’un des cercles de jeux parisiens visés par une opération mains propres. Sébastien Gros, trente-cinq ans, est l’homme de confiance de Valls. […] Ce jour-là, il rencontre un drôle de zigoto. Serge Kasparian, la cinquantaine, silhouette massive et visage buriné, dirige le Cercle Cadet, un établissement de jeux du nord parisien où l’argent coule à flots. En toute logique, le parquet de Paris [a ouvert] une enquête préliminaire le 28 décembre 2012 [concernant le Cercle Cadet]. Six mois plus tard, l’embryon de dossier [était] transmis à Serge Tournaire. Ce juge d’instruction est apprécié à l’Élysée pour son opiniâtreté dans les affaires mettant en cause Sarkozy. Star du pôle financier, il est l’un des premiers à découvrir les surprenantes photos de Sébastien Gros mais aussi à entendre ce qui se dit au cours du déjeuner. […] À la Direction des affaires criminelles et des grâces, Robert Gelli, proche de Hollande, suit avec attention le déroulé des événements.

Si la volonté de l’Intérieur est de nettoyer les cercles de jeux, considérés à juste titre comme des lessiveuses à argent sale, l’Élysée y voit sûrement un autre avantage. […] avec cette opération main propres, qui touche un proche conseiller de Manuel Valls, l’Élysée double la mise.

L’entourage de Manuel Valls en est pour sa part totalement persuadé : le Château fomente des coups bas. Comme cette fâcheuse rumeur d’une liaison entre le chef du gouvernement et sa ministre de l’Éducation qui alimente les conversations dans les salles de rédaction. L’ami Stéphane Fouks est illico appelé à la rescousse pour éteindre l’incendie médiatique. Le pape de la communication de crise, patron de Havas Worldwide, ex-Euro RSCG, est un copain de fac du Premier ministre. C’est le même qui joue le pompier volant, lorsque l’épouse de Manuel Valls, Anne Gravoin, est épinglée dans l’Obs. Un article décrit les conditions de financement de l’orchestre de la jeune femme par un curieux attelage : un mystérieux homme d’affaires algérien représentant en France un conglomérat koweitien, un marchand d’armes sud-africain, qui préside le plus grand groupe d’armement du continent, et l’homme de confiance du président congolais Denis Sassou Nguesso, un ancien de la Françafrique décoré en catimini de la Légion d’honneur par Manuel Valls. Dans les couloirs de Matignon, on fait remarquer aux curieux que cette enquête à charge a été conduite par une société d’intelligence économique proche de l’Élysée, qui travaille en sous-main avec la DGSE…

Valls à son tour victime de Hollande ?

En octobre 2016, alors que Manuel Valls caresse l’idée de se présenter à la présidentielle, sort un livre qui déstabilise un de ses amis. Dans Nos très chers émirs, consacré aux liens entre la France et les monarchies du Golfe, le secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen est accusé d’avoir reçu des pots-de-vin de l’ambassade du Qatar. Le jour même de la publication, le chef du gouvernement dénonce sur les ondes de France Inter une « campagne de déstabilisation » à son encontre. Dans sa tête, les munitions contre Le Guen ont été, en partie, fournies par le Château avec l’aide d’un dévoué artificier, Bernard Bajolet, le directeur de la DGSE.

La cible était d’autant plus idéale que Le Guen, censé consacrer tout son temps aux députés et aux sénateurs, accompagne Valls dans nombre de ses déplacements à l’étranger. Avec une prédilection pour les destinations africaines. Parce qu’il se croyait intouchable, le Premier ministre n’a pas vu venir le coup…

“Bienvenue Place Beauvau, Police : les secrets inavouables d’un quinquennat”, d’O. Recasens, D. Hassoux et C. Labbé, Robert Laffont, 264 pages, 19,50 €.

Voir aussi:

Valeurs actuelles

23 mars 2017

Débat. Invité sur le plateau de L’Emission politique sur France 2, François Fillon a dû faire face de nombreuses accusations et a eu même un clash avec l’écrivain Christine Angot. Il a aussi violemment chargé François Hollande et a dénoncé un « scandale d’Etat »…

Invité sur le plateau de L’Emission politique sur France 2, François Fillon a dû faire face de nombreuses accusations portant sur ses problèmes judiciaires et a eu même un clash avec l’écrivain Christine Angot. Il a aussi violemment chargé François Hollande et a dénoncé un “scandale d’Etat”

“Je vais mettre en cause le président de la République”

Au début de l’émission, en faisant un rapprochement avec ses mésaventures judiciaires du moment, François Fillon a frappé fort en évoquant l’existence d’un “cabinet noir” à l’Élysée. Il s’est ensuite attaqué frontalement à François Hollande.

“Je vais mettre en cause le président de la République”, a annoncé François Fillon. “Il y a un livre sur le ministère de l’Intérieur et la place Beauvau dont j’ai pu lire les bonnes feuilles et qui explique comment Hollande fait remonter les écoutes judiciaires à son bureau, comment il est au courant des moindres faits et des filatures. On cherchait un cabinet noir, on l’a trouvé. Je demande qu’une enquête soit ouverte sur les allégations qui sont portées dans ce livre, parce que c’est un scandale d’Etat. Si ce qui est écrit dans ce livre est vrai, je pense que dans l’histoire récente de la Ve République, un chef d’Etat n’est jamais allé aussi loin dans l’illégalité, la prise de pouvoir sur des services sur lesquels il ne devrait pas avoir autorité.”, a-t-il fustigé, en faisant référence à un ouvrage de révélations qui sort ces jours-ci en librairie, intitulé “Bienvenue Place Beauveau, Police : les secrets inavouables d’un quinquennat” (Robert Laffont).

Une déclaration qui a fortement déplu à l’intéressé. En effet, dans un communiqué, François Hollande a condamné “avec la plus grande fermeté les allégations mensongères de François Fillon”. Les propos du candidat des Républicains apportent “un trouble insupportable” à la campagne présidentielle, ajoute le président de la République. “L’exécutif n’est jamais intervenu dans aucune procédure judiciaire”, a ajouté l’Elysée, assurant que “sur les affaires particulièrement graves concernant M. Fillon, (…) le président de la République n’en a été informé que par la presse”.

Le programme économique

Entre les accusations et questions, parfois déplacées, sur l’emploi fictif de sa femme, ses costumes, son rapport à l’argent, François Fillon a tout de même parlé de son programme.

En abordant son programme économique, il a déclaré vouloir “relancer la dynamique de compétitivité”. “Depuis 20 ou 30 ans on a essayé de faire une politique qu’on jugeait la plus juste dans l’immédiat, la plus susceptible de donner des voix. Je veux mettre fin à cette situation qui a conduit à 6 millions de chômeurs et 9 millions de pauvres en relançant la dynamique de compétitivité (…) Chez nos voisins, la fiscalité du capital est à peu près à 30%. Chez nous elle est environ à 60-70%. On doit baisser la fiscalité du capital, et on le fait en baissant la fiscalité sur ceux qui ont du capital”, a-t-il expliqué.

En outre, il a exposé son projet pour les dotations allouées aux collectivités locales. “Je n’ai pas dit qu’on baissera les dotations aux collectivités locales, j’ai juste dit que la sphère des collectivités territoriales devait baisser leurs dépenses de 20 milliards d’euros (…) On s’est accordé sur une baisse d’un milliard et demi d’euros par an de baisse des dotations. Soit 7,5 milliards d’euros sur le quinquennat. On va passer un contrat ensemble. Ils auront une visibilité sur la baisse des dotations pour cinq ans, mais en échange on, va mettre en place des simplifications de normes, on va supprimer la réforme sur les rythmes scolaires”. “Mon programme (…) peut permettre de créer le plus d’emplois dans le pays, plus d’1,5 million”, argue l’ancien Premier ministre, notamment dans les services à la personne. François Fillon souhaite aussi réformer le statut d’auto-entrepreneur.

« Invitée surprise » de l’émission, l’écrivain Christine Angot

Dès son arrivée sur le plateau, Christine Angot a employé un ton particulièrement sec et accusateur face à François Fillon. Elle a affirmé que ce n’était pas un “dialogue” et ne voulait pas réellement écouter le candidat. Ce dernier ne s’est pas laissé marcher dessus. “Si vous êtes élu, on aura un président en qui une large partie population n’aura pas confiance (…) Si vous vous étiez retiré, dans le cas d’un second tour entre Les Républicains et le Front national, on aurait voté Les Républicains. Là Monsieur, le front républicain est mis en danger”, a-t-elle lancé. “Est-ce que vous nous faites un chantage au suicide?”, a poursuivi Christine Angot, évoquant la référence de François Fillon au suicide de Bérégovoy en 1993.

“De quel droit vous me condamnez ? Ce n’est pas parce qu’un journal a décidé de m’accuser que je suis coupable”, a rétorqué le candidat. “Vous savez pourquoi ils m’ont invitée ?”, a lancé l’écrivaine à François Fillon. “Parce que, ce que je viens de vous dire, eux [les journalistes] ne peuvent pas le dire”, a ajouté Christine Angot en quittant le plateau.

Un débat avec trois citoyens invités

François Fillon a d’abord été interrogé par une enseignante au sujet des programmes scolaires, et notamment sur les programmes d’histoire. “Quand on regarde les difficultés qu’on a à créer une cohésion de la nation française, on se dit que l’école a aussi une vocation d’éducation civique. Je demande donc qu’on fasse des corrections des programmes d’Histoire”, a expliqué l’ancien Premier ministre, ajoutant que “ce sont des enseignants qui doivent rédiger les programmes”. “Il ne s’agit pas d’enjoliver l’Histoire, mais de permettre aux enfants de mieux l’appréhender dans son ensemble. Que cela leur permette d’aimer notre pays car, vous le voyez bien, il y a de vraies fractures aujourd’hui”, a-t-il précisé. Puis, c’est Mireille Robin qui a interpellé le candidat de la droite au sujet du chômage. “Mon programme est destiné à donner du travail à tout le monde, car si on n’avait pas aujourd’hui 10 % de chômage, le débat qu’on a là aujourd’hui serait plus facile. Or on a ce chiffre très élevé, ça fait vingt-cinq ans qu’on n’arrive pas à résoudre le chômage, tout a échoué. La première chose que je propose c’est une vraie politique de relance de l’économie”, a déclaré François Fillon.

In fine, Steeve Briois, maire (FN) d’Hénin-Beaumont a débattu avec l’ancien maire de Sarthe  de la question de l’immigration. Un échange tendu, puisque Steeve Briois ne croit pas aux promesses de François Fillon, qui souhaite réduire drastiquement l’immigration légale, et promet de combattre durement l’immigration clandestine. “Tout ça, c’est du blabla”, lance l’élu FN. “Marine Le Pen fait des discours, mais il n’y a pas de mesures”. François Fillon lui répond alors : “Quand je regarde le programme de Mme Le Pen, elle dit ‘je ne veux aucune immigration’, ce qui n’a aucun sens. La France est un pays qui accueille des personnes étrangères. Cette histoire de zéro immigration est absurde.”

Voir également:

Christine Angot face à François Fillon : « Le coup de Bérégovoy, ça ne passe pas »

Pour son Emission politique, France 2 choisit un invité surprise de marque : l’écrivaine Christine Angot. L’échange fut très houleux avec le candidat de la droite décomplexée.

L’Obs
23 mars 2017

C’est un moment de télévision. Où il est en passe de le devenir. Pour son Emission politique, ce jeudi 23 mars, France 2 choisit un invité surprise de marque : l’écrivaine Christine Angot. Elle avait publié dans le « Journal du dimanche » une lettre ouverte, demandant à François Hollande de revenir sur sa décision de ne pas se représenter. L’échange fut très houleux entre l’écrivaine et François Fillon. Jusqu’au malaise, presque.

Christine Angot attaque d’emblée le candidat de la droite décomplexée : « Vous savez que si vous êtes élu, on aura un président en qui une large partie de la population n’aura pas confiance ? ». L’écrivaine raconte une histoire personnelle sur un bracelet qu’une amie lui aurait offert avant que cette dernière lui demande un papier sur son dernier livre. Et d’asséner :

« On ne comprend pas pourquoi vous ne vous êtes pas retiré. »

Le présentateur de l’Emission politique, David Pujudas, tente un moment d’organiser le débat et la discussion. « Non », répond Christine Angot.

« Moi j’ai rendu les costumes »

Réplique de François Fillon : « De quel droit vous me condamnez ? De quel droit vous estimez que l’emploi de mon épouse était illégal ? » Et d’enchaîner :

« On est dans un pays de droit, ce n’est pas parce qu’un journal a décidé de m’accuser que je suis coupable, et je ne le suis pas. Vous parliez de votre bracelet, moi j’ai rendu les costumes. « 

Pendant tout l’échange, les soutiens de François Fillon ont applaudi, puis hué ou même sifflé Christine Angot, qui accuse François Fillon, en faisant « le coup de Bérégovoy », de « faire du chantage au suicide ». « Ça ne passe pas. »

« Le pompon de toute cette histoire, c’est le coup de Bérégovoy. »

L’écrivaine quitte précipitamment le plateau de France 2. Un malaise est perceptible. « Vous savez pourquoi ils m’ont invitée ? », lance l’écrivaine à François Fillon.

« Parce que ce que je viens de vous dire, eux [les journalistes, NDLR] ne peuvent pas le dire ».

Voir encore:

Affaire Fillon: Canard qui s’en dédit…

Quand un journaliste de l’hebdo satirique se dément lui-même

Kevin Erkeletyan
Journaliste

24 mars 2017

Il est des oies dont on bourre le foie et des canards dont on bourre le mou. Mais quelle torture a-t-on bien pu faire subir à Didier Hassoux, le journaliste du Canard enchaîné, pour lui faire ainsi changer de ton ? Gêné aux entournures par « l’instrumentalisation politique » de son bouquin par la cible privilégiée de son employeur, le co-auteur de Bienvenue Place Beauvau n’a pas attendu plus tard qu’hier soir pour en faire l’autodafé. « On n’a pas écrit ça », a éructé le journaliste. Ecrit quoi ? Qu’il existe un « cabinet noir » à la main de François Hollande susceptible d’être à l’origine de l’interminable affaire Fillon. Accusation portée par ce dernier, sur la base de l’enquête du journaliste, sur le plateau de « L’Emission politique » hier soir.

«La seule personne qui croit qu’il y a un cabinet noir à l’Élysée, c’est François Fillon », s’aventure même notre volatile, très vite devenu bien tatillon. Comparons.

«Derrière ces ennuis à répétition qui ciblent les principaux rivaux du président sortant, difficile de ne pas voir la patte de Hollande», écrit celui qui dénonce (dénonçait ?) dans son livre « les secrets inavouables d’un quinquennat ». On pourrait s’arrêter là. Mais, bon public, continuons. « Pour orchestrer les affaires judiciaires il existe une mécanique complexe aussi efficace que redoutable. Hollande a su en tirer profit. D’abord il y a Tracfin, le service de renseignement de Bercy, le ministère piloté durant tout le quinquennat par Michel Sapin, un ami de quarante ans du Président[sic]. La plupart des affaires judiciaires qui ont empoisonné Sarko et les siens ont trouvé leurs racines ici, dans cet immeuble ultra-sécurisé du 9e arrondissement de Paris, entièrement classé secret-défense. Là, cent vingt fonctionnaires sont habilités à fourrer leur nez dans les comptes en banque de n’importe qui. » Encore ? « Depuis l’arrivée de Hollande au pouvoir, c’est comme si une malédiction judicaire s’était abattue sur son prédécesseur. » Une dernière : un « cabinet noir » ? « Il n’est pas possible d’en apporter la preuve formelle. Comme il n’est pas possible de prouver le contraire ! » Mais il existe une « addition d’indices troubles et de témoignages étonnants »

En effet, Didier Hassoux « n’a pas dit ça ».  Mieux, on déduit de la lecture de son enquête que François Hollande serait à l’origine de toutes les affaires qui ont touché le camp adverse pendant son mandat, sauf de celle-là. C’est vrai quoi, François Fillon on n’y touche pas. La preuve, le président l’a (re)dit lui-même ce matin: « il n’y a pas de cabinet noir à l’Elysée » (il n’a pas parlé de Bercy). C’est clair ? « Macron c’est moi » mais François Fillon c’est pas moi ! Si le malheur de l’un fait le bonheur de mon poulain c’est totalement fortuit. « Moi président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit en chaque instant exemplaire. […] Moi président de la République, je ferai fonctionner la justice de manière indépendante. […]Moi président de la République, je ne traiterai pas mon Premier ministre de collaborateur. » J’utiliserai seulement comme tel celui de mon prédécesseur pour mieux faire en sorte de choisir mon successeur. Ah non pardon, ça non plus il ne l’a pas dit…

Voir de plus:

RMC/BMFTV
20/04/2016

« Cabinet noir »: ce qu’il y a vraiment dans le livre brandi par Fillon

Dans le livre « Bienvenue place Beauvau », trois journalistes évoquent une possible instrumentalisation de l’appareil policier et judiciaire par l’Elysée. Mais ils se refusent à voir un « cabinet noir » derrière le Penelopegate.

« On cherchait un cabinet noir, on l’a trouvé le cabinet noir ». Invité sur France 2 hier soir, François Fillon a  de nouveau dénoncé le complot politique qui serait ourdi contre lui à travers le Penelopegate et ses conséquences judiciaires. Pour étayer ses propos, il s’appuie, cette fois assez habilement, sur un nouveau livre: Bienvenue place Beauvau. Police: les secrets inavouables d’un quinquennat (éditions Robert Laffont).

Il est écrit par trois journalistes qu’on ne peut accuser de connivence avec la droite et son candidat. Ils ont réalisé, en 2012, un livre-enquête fouillé et à charge sur l’ex-patron du renseignement intérieur Bernard Squarcini: L’espion du président, au cœur de la police politique de Sarkozy (éditions Robert Laffont). Deux d’entre eux, Christophe Labbé et Didier Hassoux travaillent au Canard Enchaîné, tandis que la troisième,

La thèse d’un cabinet noir anti-Sarkozy

Quid alors de ce fameux cabinet noir? Au risque de décevoir le candidat LR,  le livre précise bien au sujet du Penelopegate: « le supposé cabinet noir de l’Élysée n’y est pour rien. » Ce sont, en fait, des proches de Nicolas Sarkozy qui alimentent la thèse d’une officine anti-Sarkozy au cœur du pouvoir. Ils dénoncent notamment les treize procédures diligentées contre l’ex-président, placé sur écoutes pendant près d’un an par des juges.

Les auteurs ne valident pas à proprement parler cette thèse du cabinet noir. « Il n’est pas possible d’en apporter la preuve formelle. Comme il n’est pas possible de prouver le contraire! » Mais ils pointent tout de même « l’addition d’indices troubles et de témoignages étonnants. (…) Plusieurs observateurs bien placés dans l’appareil policier nous ont ainsi décrit par le menu l’existence d’une structure clandestine, aux ramifications complexes ».

En fait, sans apporter la démonstration d’une orchestration des affaires judiciaires, ils éreintent la thèse selon laquelle l’Elysée aurait découvert la mise sur écoute de Nicolas Sarkozy dans la presse. Et les auteurs d’affirmer que François Hollande, comme d’autres avant lui, a utilisé les administrations régaliennes pour recueillir des informations sur ses adversaires politiques. « L’impréparation, la méconnaissance de l’appareil policier et judiciaire ainsi que les circonstances ont très vite amené François Hollande à renier ses principes et adopter des méthodes qui n’ont rien à envier à celles de ses prédécesseurs ».

Bataille de réseaux au sein de l’appareil policier

Le livre décrit surtout comment l’Elysée a tenté de faire pièce aux réseaux sarkozystes, qui avaient noyauté l’appareil policier et judiciaire depuis une décennie. François Hollande a ainsi placé soit des proches soit des anciens chiraquiens à la plupart des postes clefs: à Tracfin, la cellule de renseignement de Bercy, à la Direction des affaires criminelles et des grâces, place Vendôme, et bien sûr au sein des renseignements et de la police.

Un chapitre est notamment consacré à Bernard Bajolet, patron de la DGSE, le service extérieur. Surnommé « l’autre espion du président », il reste tout de même relativement épargné par les auteurs. « Il est à Hollande ce que Squarcini était à Sarkozy, la faconde en moins, la rigueur et le courage en plus. L’un était flic de renseignement, amateur de coups tordus. L’autre est un diplomate, expert en rapport de force ».

Le livre s’attarde aussi longuement sur l’affrontement, plus surprenant, entre François Hollande et Manuel Valls pour le contrôle de l’appareil d’Etat. Car il n’y a pas que les sarkozystes qui accusent l’Elysée d’avoir fomenté des coups bas contre leur champion, les vallsistes aussi. L’enquête sur le financement de l’orchestre de son épouse Anne Gravoin, qui a fuité dans l’Obs, aurait ainsi été conduite par « une société d’intelligence économique proche de l’Élysée, qui travaille en sous-main avec la DGSE… » Ils notent aussi qu’un proche de Hollande, Pierre-René Lemas, à la tête de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), est à l’origine de l’enquête judiciaire sur les contrats noués entre la CDC et le criminologue Alain Bauer, ami intime de Valls.

Voir par ailleurs:

Potential ‘smoking gun’ showing Obama administration spied on Trump team, source says

Republican congressional investigators expect a potential “smoking gun” establishing that the Obama administration spied on the Trump transition team, and possibly the president-elect himself, will be produced to the House Intelligence Committee this week, a source told Fox News.

Classified intelligence showing incidental collection of Trump team communications, purportedly seen by committee Chairman Devin Nunes, R-Calif., and described by him in vague terms at a bombshell Wednesday afternoon news conference, came from multiple sources, Capitol Hill sources told Fox News. The intelligence corroborated information about surveillance of the Trump team that was known to Nunes, sources said, even before President Trump accused his predecessor of having wiretappedhim in a series of now-infamous tweets posted on March 4.

The intelligence is said to leave no doubt the Obama administration, in its closing days, was using the cover of legitimate surveillance on foreign targets to spy on President-elect Trump, according to sources.

The key to that conclusion is the unmasking of selected U.S. persons whose names appeared in the intelligence, the sources said, adding that the paper trail leaves no other plausible purpose for the unmasking other than to damage the incoming Trump administration.

The FBI hasn’t been responsive to the House Intelligence Committee’s request for documents, but the National Security Agency is expected to produce documents to the committee by Friday. The NSA document production is expected to produce more intelligence than Nunes has so far seen or described – including what one source described as a potential “smoking gun” establishing the spying.

Some time will be needed to properly assess the materials, with the likely result being that congressional investigators and attorneys won’t have a solid handle on the contents of the documents – and their implications – until next week.

Because Nunes’s intelligence came from multiple sources during a span of several weeks, and he has not shared the actual materials with his committee colleagues, he will be the only member of the panel in a position to know whether the NSA has turned over some or all of the intelligence he is citing. However, Fox News was told Intelligence Committee Ranking Member Rep. Adam Schiff, D-Calif., had been briefed on the basic contents of the intelligence described by Nunes.

CIA Director Mike Pompeo is also sympathetic to the effort to determine, with documentary evidence, the extent of any alleged Obama administration spying on the Trump team, sources said.

At a dramatic Wednesday news conference, Nunes claimed to have seen evidence that members of the Trump transition team, possibly including the president-elect, were subjected to “incidental surveillance” collection that Nunes characterized as legal but troubling.

“What I’ve read bothers me,” he told reporters, “and I think it should bother the president himself, and his team because I think some of it seems to be inappropriate.”

Schiff blasted Nunes for not coming first to the Intelligence Committee with the information.

« If accurate, this information should have been shared with members of the committee, but it has not been, » Schiff said in a Wednesday statement.

James Rosen joined Fox News Channel (FNC) in 1999. He currently serves as the chief Washington correspondent and hosts the online show « The Foxhole. » His latest book is « A Torch Kept Lit: Great Lives of the Twentieth Century » (Crown Forum, October 4, 2016).

Voir aussi:

Fake News – Affaire des écoutes de Washington

Ph. Huysmans
Le vilain petit canard
23 March 2017

Quelquefois ce n’est pas l’information elle-même qui est révélatrice de l’époque dans laquelle nous vivons, mais plutôt les réactions qu’elle suscite, et la manière dont elle nous est présentée. Ou occultée.

Vous vous souvenez sans doute du tollé qu’avait provoqué, en pleine campagne présidentielle américaine, la publication de plusieurs dizaines de milliers d’e-mails de John Podesta, l’un des directeurs de campagne de la candidate démocrate, Hillary Clinton.

Cette affaire, révélée par Wikileaks et son dirigeant charismatique, Julian Assange, avait fortement ébranlé le camp démocrate par le caractère compromettant de certaines révélations.  Ainsi nous apprenions par Hillary Clinton elle-même qu’elle était parfaitement au courant du soutien des monarchies du Golfe (Arabie Saoudite, Qatar) à l’État Islamique, en Syrie.

Le camp démocrate avait rapidement réagi en rejetant la responsabilité sur les Russes TM, et en insinuant une possible collusion entre le candidat des républicains, Donald Trump et les services secrets de Vladimir Poutine, le nouvel épouvantail de service.  Vous aurez noté qu’à aucun moment les démocrates n’ont songé à nier les allégations de Wikileaks, ce qui aurait, en tout état de cause amené logiquement à démontrer que ces e-mails étaient authentiques.

Foin de tout cela, l’establishment américain, furieux de la victoire de Donald Trump et de la défaite de sa « pouliche » n’en démord pas : ce sont les Russes TM !  Même si entretemps Wikileaks a révélé un autre scandale plus inquiétant encore : Vault 7.  Il s’agit d’un ensemble de 8.761 documents de la CIA en provenance d’un réseau hautement sécurisé au sein du Centre de Cyber-renseignement à Langley (Virginie).   Ces documents comprennent des informations confidentielles relatives à la plupart des outils faisant partie de l’arsenal électronique de l’agence.  Malwares, virus, chevaux de Troie, exploits de failles dites « zero day », utilitaires de prise de contrôle distant, ainsi que leur documentation.  Cette collection extraordinaire, qui compte plusieurs centaines de millions de lignes de code conférerait à son propriétaire la même capacité de piratage que la CIA elle-même.

Parmi ces outils, certains portent la marque de hackers russes, ce qui rend possible, pour la CIA, de pirater un système tout en laissant des traces (fingerprints) laissant penser que la source du piratage était russe.

Les faits

Hier, au cours d’une conférence de presse, Devin Nunes, actuel président de la Commission du renseignement de la Chambre des représentants a confirmé que des agences de renseignement américaines avaient collecté des informations concernant des citoyens américains participant au processus de transition de l’administration suite à l’élection de Donald Trump.

Il a précisé que ces collectes, très probablement légales, avaient été réalisées entre novembre 2016 et janvier de cette année et ne concernaient en aucune manière la Russie.   Le problème, selon lui, est qu’un certain nombre de ces documents laissaient clairement deviner l’identité réelle des citoyens américains concernés, et que ces documents avaient largement circulé parmi des responsables (autorisés) de l’administration Obama :

« The real issue, Mr. Nunes told reporters, was that he could figure out the identities of Trump associates from reading reports about intercepted communications that were shared among Obama administration officials with top security clearances. He said some Trump associates were also identified by name in the reports. Normally, intelligence agencies mask the identities of American citizens who are incidentally present in intercepted communications. » Source : NYTimes

Il a ajouté que la Commission du renseignement allait procéder à une enquête approfondie concernant ces opérations de surveillance et la dissémination des informations (confidentielles, ndlr) qui en résultèrent.

Il s’est par ailleurs entretenu avec le président Trump pour lui faire part de ces découvertes, jugeant « important » que le président soit informé.  Celui-ci s’est dit satisfait.

Pendant de temps, dans la presse des bisounours

C’est étrange, à l’époque où nous vivons, plus connectée que jamais, les nouvelles ont toujours du mal à franchir l’Atlantique, et quand elles le font, quelquefois, le contenu fait penser à ce qui reste d’un message après avoir été transmis par « téléphone arabe ».

Alors précisons tout de suite que cette news avait fait l’objet d’une dépêche AFP dont le contenu reste encore accessible aujourd’hui dans le cache de Google.  Bon alors évidemment, c’est l’AFP, c’est l’aspect « téléphone arabe » de la chose.  Soit ils sont sourds, soit ils sont moins-comprenants, soit [mettez ici ce que vous voulez].

Parce qu’en effet le contenu :

Donald Trump’s communications may have been swept up in intelligence gathering on suspected foreign agents, according to explosive allegations made by the Republican head of the House intelligence committee.

Devin Nunes — who worked on Trump’s transition team and is now leading an investigation into possible links between that campaign team and Russia — said Trump’s communications may have been intercepted late last year.

Nunes however said there was no evidence that then-president Barack Obama ordered the surveillance — as Trump has claimed — or that the Republican billionaire was the target.

Rather, Nunes suggested, Trump’s communications were picked up during court-approved targeting of suspected foreign intelligence operatives.

The communications were not linked to Russia, he said, adding that they appeared to have «little or no intelligence value.»

«The president himself and others in the Trump transition team were clearly put into intelligence reports,» Nunes told reporters in front of the White House after briefing the president on the situation.

The information collected — spanning the November-January period between Trump’s election victory and his inauguration — was «widely disseminated» in US intelligence circles, he said.

US intelligence community rules dictate that information on Americans picked up incidentally in surveillance must be scrubbed or masked in intelligence reports.

Nunes suggested those involved in the surveillance had violated those rules.

As for Trump, he indicated he felt vindicated by the revelation.

«I somewhat do. I must tell you I somewhat do,» he said during a separate White House meeting. AFP/File / Nicholas Kamm

Ne semble pas refléter (c’est un euphémisme) les propos de l’intéressé, dont la vidéo est disponible un peu partout.

Et dans la presse française ça devient…

Apparemment, quelques idées se seraient encore perdues en cours de route, d’autres auraient été ajoutées, bref, c’est plus de l’intox, ça confine à l’art abstrait (France24) :

Le président de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants a affirmé mercredi que des communications de l’équipe Trump, voire de Donald Trump lui-même, avaient été interceptées pendant la période de transition.

Donald Trump, dans la tourmente pour avoir accusé sur Twitter, sans éléments de preuve, Barack Obama de l’avoir placé sur écoute, s’est dit, mercredi 22 mars, conforté par les déclarations d’un élu républicain sur de possibles opérations de surveillance qui n’avaient pas été révélées à ce jour.

Devin Nunes, président de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, a affirmé, tout en restant avare en détails, que les agences de renseignement américaines avaient intercepté des communications des membres de l’équipe Trump, voire de Donald Trump lui-même, durant la période de transition.

«Il y a beaucoup d’informations dans les rapports que j’ai vus qui m’amènent à penser que l’administration précédente et nombre d’agences avaient une très bonne idée de ce que le président élu Trump faisait», a déclaré l’élu républicain, après avoir rencontré le chef de l’État à la Maison Blanche. «J’ai pensé qu’il était important que le président le sache», a-t-il ajouté.

Des écoutes récoltées de manière fortuite

Donald Trump, qui s’exprimait au même moment lors d’une table ronde avec des élus afro-américains, a fait part de sa satisfaction. « Êtes-vous conforté par ces déclarations ? », lui a demandé un journaliste.  « Oui, d’une certaine manière. Je suis content qu’ils aient trouvé ce qu’ils ont trouvé », a-t-il répondu, sans autres précisions.

Soulignant que ces écoutes avaient probablement été récoltées de manière fortuite, c’est-à-dire que les personnes concernées n’étaient pas directement visées par la surveillance, Devin Nunes a jugé troublant que leurs identités aient été «dévoilées» et s’est interrogé sur les raisons de ce choix.

Mais le fait que l’élu républicain aille directement voir le locataire de la Maison Blanche sans informer au préalable les autres membres de la Commission du renseignement a provoqué le colère des démocrates qui ont dénoncé un coup politique.

Lors d’une audition parlementaire lundi, le directeur du FBI avait affirmé ne disposer d’aucune information permettant d’accréditer la thèse d’écoutes de la Trump Tower mise en avant par Donald Trump. Source France24 avec AFP

Exit donc le principal sujet de la conférence, à savoir que le nom des personnes sous écoutes étaient facilement reconnaissables (quand ils n’étaient pas en clair), et bonjour un tout nouveau grief, qui ne figure absolument pas dans la déclaration de l’intéressé : « voire de Donald Trump lui-même ».  Or Devin Nunes a déclaré, au contraire, que ces écoutes concernaient des personnes liées à la transition présidentielle, et non le président lui-même ou des membres de l’équipe de campagne (cela se passe après l’élection, ndlr)[1].

Une accusation pareille serait gravissime, surtout venant du président de la Commission du Renseignement, et à ce titre, l’invention pure et simple d’un pareil argument devrait valoir au journal qui l’aurait publié un joli macaron DecodexTM rouge, et la qualification de « fake news » sans parler du joli petit article dans Crosscheck qui va bien avec.

Mais vous n’en verrez rien, il n’y aura pas d’erratum, et encore moins de macaron.  Ceci n’est pas une fausse news.  C’est de la réalité augmentée.  D’ailleurs on ne peut pas coller un macaron rouge à un journal mainstream, il n’y a rien pour l’accrocher, du coup, ça ne tient pas.

Note

[1] Representative Devin Nunes of California, the Republican chairman of the House Intelligence Committee, introduced the new claim into the deepening controversy over Russian meddling in the 2016 election. Yet Mr. Nunes also told reporters on Wednesday that he had no evidence to support Mr. Trump’s claim that he was directly or personally wiretapped.  Source : NYTimes

Voir enfin:

Mitterrand, le maître des écoutes

La gauche crie au scandale après les révélations sur Buisson. Aurait-elle oublié l’affaire bien plus grave des écoutes de l’Élysée de 1983 à 1986 ?

Michel Revol

Le Point
12/03/2014

Médias: Attention, une meute peut en cacher une autre (Boys on the bus redux: What elite media bubble ?)

11 mars, 2017

tract-fillon
Pour qu’il y ait cette unanimité dans les deux sens, un mimétisme de foule doit chaque fois jouer. Les membres de la communauté s’influencent réciproquement, ils s’imitent les uns les autres dans l’adulation fanatique puis dans l’hostilité plus fanatique encore. René Girard
L’inauguration majestueuse de l’ère « post-chrétienne » est une plaisanterie. Nous sommes dans un ultra-christianisme caricatural qui essaie d’échapper à l’orbite judéo-chrétienne en « radicalisant » le souci des victimes dans un sens antichrétien. (…) Jusqu’au nazisme, le judaïsme était la victime préférentielle de ce système de bouc émissaire. Le christianisme ne venait qu’en second lieu. Depuis l’Holocauste, en revanche, on n’ose plus s’en prendre au judaïsme, et le christianisme est promu au rang de bouc émissaire numéro un. René Girard
C’est un moment génial de l’histoire de France. Toute la communauté issue de l’immigration adhère complètement à la position de la France. Tout d’un coup, il y a une espèce de ferment. Profitons de cet espace de francitude nouvelle. Jean-Louis Borloo (ministre délégué à la Ville, avril 2003)
Aujourd’hui, ma principale indignation concerne la Palestine, la bande de Gaza, la Cisjordanie. Stéphane Hessel
Nous sommes une société qui, tous les cinquante ans ou presque, est prise d’une sorte de paroxysme de vertu – une orgie d’auto-purification à travers laquelle le mal d’une forme ou d’une autre doit être chassé. De la chasse aux sorcières de Salem aux chasses aux communistes de l’ère McCarthy à la violente fixation actuelle sur la maltraitance des enfants, on retrouve le même fil conducteur d’hystérie morale. Après la période du maccarthisme, les gens demandaient : mais comment cela a-t-il pu arriver ? Comment la présomption d’innocence a-t-elle pu être abandonnée aussi systématiquement ? Comment de grandes et puissantes institutions ont-elles pu accepté que des enquêteurs du Congrès aient fait si peu de cas des libertés civiles – tout cela au nom d’une guerre contre les communistes ? Comment était-il possible de croire que des subversifs se cachaient derrière chaque porte de bibliothèque, dans chaque station de radio, que chaque acteur de troisième zone qui avait appartenu à la mauvaise organisation politique constituait une menace pour la sécurité de la nation ? Dans quelques décennies peut-être les gens ne manqueront pas de se poser les mêmes questions sur notre époque actuelle; une époque où les accusations de sévices les plus improbables trouvent des oreilles bienveillantes; une époque où il suffit d’être accusé par des sources anonymes pour être jeté en pâture à la justice; une époque où la chasse à ceux qui maltraitent les enfants est devenu une pathologie nationale. Dorothy Rabinowitz
Media feeding frenzies have become almost commonplace in recent years, as Gary Hart, Oliver North, Vice President Dan Quayle and Speaker of the House Jim Wright, among many others, could readily attest. But in McMartin, the media seemed especially zealous–in large part because of the monstrous, bizarre and seemingly incredible nature of the original accusations. More than most big stories, McMartin at times exposed basic flaws in the way the contemporary news organizations function. Pack journalism. Laziness. Superficiality. Cozy relationships with prosecutors. A competitive zeal that sends reporters off in a frantic search to be first with the latest shocking allegation, responsible journalism be damned. A tradition that often discourages reporters from raising key questions if they aren’t first brought up by the principals in a story. In the early months of the case in particular, reporters and editors often abandoned two of their most cherished and widely trumpeted traditions–fairness and skepticism. As most reporters now sheepishly admit–and as the record clearly shows–the media frequently plunged into hysteria, sensationalism and what one editor calls « a lynch mob syndrome. » On so volatile an issue in an election year, defense attorneys maintain, that helped make it all but inevitable that the case would be prosecuted on a scale greater than the actual evidence warranted. There were stories about child prostitution and massive child pornography rings, stories about children being exchanged between preschools for sexual purposes, stories about a connection between alleged molestation at McMartin and a murder eight years earlier. None of these charges was ultimately proved, but the media largely acted in a pack, as it so often does on big events, and reporters’ stories, in print and on the air, fed on one another, creating an echo chamber of horrors. The LA Times
Dans les médias de la communication, une chambre d’écho, ou chambre d’écho médiatique est une description métaphorique d’une situation dans laquelle l’information, les idées, ou les croyances sont amplifiées ou renforcées par la communication et la répétition dans un système défini. Il s’agit d’une analogie avec la chambre d’écho acoustique, ou chambre réverbérante, dans laquelle les sons sont réverbérés par les murs. À l’intérieur d’une chambre d’écho médiatique, les sources ne sont généralement pas remises en question et les points de vues opposés sont censurés ou sous-représentés. John Scruggs, lobbyiste chez le cigarettier Philip Morris, décrit en 1998 deux mécanismes de ce qu’il appelle les «chambres d’écho». Le premier consiste en la répétition d’un même message par différentes sources. Le second mécanisme consiste en la diffusion de messages similaires mais complémentaires par une seule source. Scruggs décrit la chambre d’écho comme stratégie pour augmenter la crédibilité de certaines informations au regard d’une audience cible. Avec la démocratisation de l’internet et l’arrivée des médias sociaux, les chambres d’écho se sont multipliées. Les algorithmes des réseaux sociaux agissent comme des filtres et engendrent ce qu’on a nommé des bulles de filtres. L’utilisateur à l’intérieur d’une telle bulle obtient de l’information triée à son insu en fonction de son activité sur un réseau. L’accessibilité accrue aux informations correspondant aux opinions des individus fait que ces derniers sont moins exposés à des opinions différentes des leurs. Dans les chambres d’échos, les opinions opposées à celles de la majorité sont peu diffusées et, lorsqu’elles le sont, sont souvent la cible d’attaques par cette majorité pour les discréditer. Lorsqu’une information est reprise par de nombreux médias, elle peut être déformée, exagérée, jusqu’à être plus ou moins dénaturée. En augmentant l’exposition à une fausse rumeur, sa crédibilité a tendance à augmenter. À l’intérieur d’une chambre d’écho, il peut ainsi arriver qu’une majorité d’individus croient en une version dénaturée d’une information véridique, ou en une information carrément fausse. Wikipédia
Les journalistes moyens à qui nous parlons ont 27 ans et leur seule expérience de journaliste, c’est de suivre les campagnes politiques. C’est un changement radical. Ils ne savent littéralement rien. (…) Nous avons créé une chambre d’écho. Ils disaient des choses qui validaient ce que nous leur avions donné à dire.  Ben Rhodes (conseiller-adjoint à la sécurité extérieure d’Obama)
Je vous l’assure : à l’instant où je l’ai appris, j’ai mis toute mon énergie pour faire en sorte que ce problème soit réglé. (…) Je peux vous affirmer que je n’étais au courant de rien à propos de ce rapport de l’inspection générale des services fiscaux avant qu’il n’y ait des fuites dans la presse. Barack Obama (16 mai 2013)
Une nouvelle couche de scandale est venue s’ajouter lundi aux soucis du président américain, lorsque l’agence de presse Associated Press a annoncé que deux mois de relevés d’appels de certains de ses journalistes avaient été saisis à l’instigation du parquet fédéral. L’agence a dénoncé une « intrusion massive et sans précédent », tandis que le département de la Justice s’est retranché derrière la nécessité de préserver « l’intégrité de l’enquête » dont les motifs restent encore flous. La Maison-Blanche a assuré n’avoir « aucune connaissance » de cette investigation. Toujours est-il que l’administration est « sous le feu » des critiques, constatait mardi le gros titre du journal USA Today. (…) Les services fiscaux américains (IRS) ont affirmé vendredi avoir ciblé environ 75 groupes proches de la mouvance conservatrice et anti-impôts du Tea Party. Lois Lerner, une responsable du fisc américain, a expliqué que des groupes comportant les mots « Tea Party » et « patriote » avaient été sélectionnés par les fonctionnaires d’une cellule centralisatrice à Cincinnati pour un examen approfondi, selon plusieurs médias. Les républicains ont bondi sur l’affaire et parlent déjà de scandale politique. « L’admission par l’administration Obama que le fisc a ciblé des opposants politiques fait écho à certains des abus de pouvoir les plus honteux de l’histoire américaine du 20e siècle », a déclaré John Boehner, président républicain de la Chambre des représentants. Des enquêtes parlementaires vont être lancées au Congrès, y compris au Sénat, contrôlé par les alliés de Barack Obama. Certains conservateurs, élus ou éditorialistes, n’hésitent plus à évoquer ouvertement le fantôme du scandale du « Watergate » qui avait coûté sa présidence à Richard Nixon en 1974. Une enquête a été ouverte pour déterminer si l’administration fiscale américaine avait enfreint la loi, a annoncé mardi le ministre de la Justice, Eric Holder. Europe 1 (15 mai 2013)
The Guardian has learned that the FBI applied for a warrant from the foreign intelligence surveillance (FISA) court over the summer in order to monitor four members of the Trump team suspected of irregular contacts with Russian officials. The FISA court turned down the application asking FBI counter-intelligence investigators to narrow its focus. According to one report, the FBI was finally granted a warrant in October, but that has not been confirmed, and it is not clear whether any warrant led to a full investigation. The Guardian
With only days until Donald Trump takes office, the Obama administration on Thursday announced new rules that will let the NSA share vast amounts of private data gathered without warrant, court orders or congressional authorization with 16 other agencies, including the FBI, the Drug Enforcement Agency, and the Department of Homeland Security. The Intercept
Only days before the inauguration, President Obama also signed an executive order that allows the National Security Agency to share raw intercepts and data with the 16 other agencies in the intelligence community. NSA analysts used to filter out irrelevant information and minimize references to Americans. Now such material is being leaked anonymously. The Wall Street Journal
What you see in these leaks—David Ignatius of The Washington Post and others—are the intelligence agencies being manipulated by the left to destroy the Trump presidency and everybody around him. (…) The people that report on national intelligence at all the networks, including Fox—and I love Fox News—are scared of taking on the intelligence agencies because their sources will be cut off and they won’t have a profession anymore. Larry Klayman (Freedom Watch)
Les experts politiques ne sont pas un groupe très diversifié et ont tendance à accorder beaucoup de confiance aux opinions de leurs confrères et des autres membres de l’establishment politique. Une fois établi, le consensus tend à se renforcer jusqu’à et à moins que ne viennent l’interrompre des preuves absolument irréfutables. Les médias sociaux, Twitter en particulier, ne peuvent qu’aggraver encore le phénomène de pensée de groupe jusqu’à la création d’une véritable chambre d’écho. (…) Depuis au moins l’époque des « Boys on the bus, » le journalisme politique souffre d’une mentalité de meute. Les événements tels que les conventions et les débats rassemblent dans la même salle des milliers de journalistes; il suffit d’assister à l’un de ces événements pour presque littéralement sentir la nouvelle doxa se fabriquer en temps réel.  Nate Silver
Political experts aren’t a very diverse group and tend to place a lot of faith in the opinions of other experts and other members of the political establishment. Once a consensus view is established, it tends to reinforce itself until and unless there’s very compelling evidence for the contrary position. Social media, especially Twitter, can amplify the groupthink further. It can be an echo chamber. James Surowiecki’s book “The Wisdom of Crowds” argues that crowds usually make good predictions when they satisfy these four conditions: Diversity of opinion. “Each person should have private information, even if it’s just an eccentric interpretation of the known facts.” Independence. “People’s opinions are not determined by the opinions of those around them.” Decentralization. “People are able to specialize and draw on local knowledge.” Aggregation. “Some mechanism exists for turning private judgments into a collective decision.” Political journalism scores highly on the fourth condition, aggregation. While Surowiecki usually has something like a financial or betting market in mind when he refers to “aggregation,” the broader idea is that there’s some way for individuals to exchange their opinions instead of keeping them to themselves. And my gosh, do political journalists have a lot of ways to share their opinions with one another, whether through their columns, at major events such as the political conventions or, especially, through Twitter. But those other three conditions? Political journalism fails miserably along those dimensions. Diversity of opinion? For starters, American newsrooms are not very diverse along racial or gender lines, and it’s not clear the situation is improving much. And in a country where educational attainment is an increasingly important predictor of cultural and political behavior, some 92 percent of journalists have college degrees. A degree didn’t used to be a de facto prerequisite for a reporting job; just 70 percent of journalists had college degrees in 1982 and only 58 percent did in 1971. The political diversity of journalists is not very strong, either. As of 2013, only 7 percent of them identified as Republicans (although only 28 percent called themselves Democrats with the majority saying they were independents). And although it’s not a perfect approximation — in most newsrooms, the people who issue endorsements are not the same as the ones who do reporting — there’s reason to think that the industry was particularly out of sync with Trump. Of the major newspapers that endorsed either Clinton or Trump, only 3 percent (2 of 59) endorsed Trump. By comparison, 46 percent of newspapers to endorse either Barack Obama or Mitt Romney endorsed Romney in 2012. Furthermore, as the media has become less representative of right-of-center views — and as conservatives have rebelled against the political establishment — there’s been an increasing and perhaps self-reinforcing cleavage between conservative news and opinion outlets such as Breitbart and the rest of the media. Although it’s harder to measure, I’d also argue that there’s a lack of diversity when it comes to skill sets and methods of thinking in political journalism. Publications such as Buzzfeed or (the now defunct) Gawker.com get a lot of shade from traditional journalists when they do things that challenge conventional journalistic paradigms. But a lot of traditional journalistic practices are done by rote or out of habit, such as routinely granting anonymity to staffers to discuss campaign strategy even when there isn’t much journalistic merit in it. Meanwhile, speaking from personal experience, I’ve found the reception of “data journalists” by traditional journalists to be unfriendly, although there have been exceptions. Independence? This is just as much of a problem. Crowds can be wise when people do a lot of thinking for themselves before coming together to exchange their views. But since at least the days of “The Boys on the Bus,” political journalism has suffered from a pack mentality. Events such as conventions and debates literally gather thousands of journalists together in the same room; attend one of these events, and you can almost smell the conventional wisdom being manufactured in real time. (Consider how a consensus formed that Romney won the first debate in 2012 when it had barely even started, for instance.) Social media — Twitter in particular — can amplify these information cascades, with a single tweet receiving hundreds of thousands of impressions and shaping the way entire issues are framed. As a result, it can be largely arbitrary which storylines gain traction and which ones don’t. What seems like a multiplicity of perspectives might just be one or two, duplicated many times over. Decentralization? Surowiecki writes about the benefit of local knowledge, but the political news industry has become increasingly consolidated in Washington and New York as local newspapers have suffered from a decade-long contraction. That doesn’t necessarily mean local reporters in Wisconsin or Michigan or Ohio should have picked up Trumpian vibrations on the ground in contradiction to the polls. But as we’ve argued, national reporters often flew into these states with pre-baked narratives — for instance, that they were “decreasingly representative of contemporary America” — and fit the facts to suit them, neglecting their importance to the Electoral College. A more geographically decentralized reporting pool might have asked more questions about why Clinton wasn’t campaigning in Wisconsin, for instance, or why it wasn’t more of a problem for her that she was struggling in polls of traditional bellwethers such as Ohio and Iowa. If local newspapers had been healthier economically, they might also have commissioned more high-quality state polls; the lack of good polling was a problem in Michigan and Wisconsin especially. There was once a notion that whatever challenges the internet created for journalism’s business model, it might at least lead readers to a more geographically and philosophically diverse array of perspectives. But it’s not clear that’s happening, either. Instead, based on data from the news aggregation site Memeorandum, the top news sources (such as the Times, The Washington Post and Politico) have earned progressively more influence over the past decade: The share of total exposure for the top five news sources climbed from roughly 25 percent a decade ago to around 35 percent last year, and has spiked to above 40 percent so far in 2017. While not a perfect measure, this is one sign the digital age hasn’t necessarily democratized the news media. Instead, the most notable difference in Memeorandum sources between 2007 and 2017 is the decline of independent blogs; many of the most popular ones from the late ’aughts either folded or (like FiveThirtyEight) were bought by larger news organizations. Thus, blogs and local newspapers — two of the better checks on Northeast Corridor conventional wisdom run amok — have both had less of a say in the conversation. All things considered, then, the conditions of political journalism are poor for crowd wisdom and ripe for groupthink. Likewise, improving diversity is liable to be a challenge, especially because the sort of diversity that Surowiecki is concerned with will require making improvements on multiple fronts (demographic diversity, political diversity, diversity of skill sets). Still, the research Surowiecki cites is emphatic that there are diminishing returns to having too many of the same types of people in small groups or organizations. Teams that consist entirely of high-IQ people may underperform groups that contain a mix of high-IQ and medium-IQ participants, for example, because the high-IQ people are likely to have redundant strengths and similar blind spots. That leaves independence. In some ways the best hope for a short-term fix might come from an attitudinal adjustment: Journalists should recalibrate themselves to be more skeptical of the consensus of their peers. That’s because a position that seems to have deep backing from the evidence may really just be a reflection from the echo chamber. You should be looking toward how much evidence there is for a particular position as opposed to how many people hold that position: Having 20 independent pieces of evidence that mostly point in the same direction might indeed reflect a powerful consensus, while having 20 like-minded people citing the same warmed-over evidence is much less powerful. Obviously this can be taken too far and in most fields, it’s foolish (and annoying) to constantly doubt the market or consensus view. But in a case like politics where the conventional wisdom can congeal so quickly — and yet has so often been wrong — a certain amount of contrarianism can go a long way. Nate Silver
La presse accréditée à la Maison-Blanche est-elle victime du syndrome de Stockholm? Dans un livre devenu un classique du reportage politique américain, The Boys on the Bus, le reporter de Rolling Stone Timothy Crouse comparait en 1973 le convoi de la presse présidentielle sous Nixon à «un affreux petit camp de prisonniers de guerre, le chouchou du commandant, un officier débutant bien dressé et trop zélé, persécutant les prisonniers, étudiant leurs failles, récompensant leurs échecs, les punissant pour leurs succès et les encourageant à se dénoncer mutuellement». Jean-Marie Pottier

Ce dont est victime François Fillon, c’est d’un système qui a été mis en place depuis des années au Parlement et qui consiste à rémunérer ou à accorder des compléments de rémunération aux parlementaires à travers le système des collaborateurs.

Patrick Stefanini (ancien directeur de campagne de Fillon)

Il décrit quelque chose qui est bien ce qu’il a dit, pas spécialement pour Fillon. Mais quand vous avez l’indemnité du parlementaire plus la rémunération du collaborateur qui atterrit dans le même ménage et assez largement sur le même compte en banque…Je vais dire quelque chose qui n’est pas politiquement correct du tout, qui a été abordée maladroitement par Alain Minc ou Henri Guaino: y a-t-il une question sur le niveau de la rémunération des parlementaires en France? La réponse est oui! Je le pense, et je le dis! C’est très difficile à expliquer mais ce salaire, qui est confortable, met les parlementaires français parmi les moins payés en Europe, je le dis.

Hervé Mariton

Quand payera-t-on décemment le métier politique? (…) Non ce n’est pas assez compte tenu des contraintes. Je pense qu’il faudrait indexer la rémunération des parlementaires sur celle des plus hauts fonctionnaires. C’est de l’ordre de 10.000 euros. Je ne vois pas pourquoi quelqu’un qui est là pour faire la loi est moins payé que quelqu’un qui est payé pour appliquer la loi.

Alain Minc

Il a existé un système, ou une absence de contrôles, c’est vrai, jusqu’à il y a quelques années à l’Assemblée nationale, puisque le système de gestion était différent au Sénat, et notamment pour les collaborateurs familiaux.. Il y avait la capacité, jusqu’à une somme dont je n’ai pas le chiffre en mémoire, de récupérer le solde de crédit qui était affecté aux collaborateurs, puisqu’il n’était pas géré, comme au Sénat par une association. Ce système, il y a été mis fin à l’Assemblée nationale. C’est d’ailleurs à la fois Bernard Accoyer et Claude Bartolone qui me l’ont expliqué.

Gérard Larcher

Soyons sérieux, si on veut régler le problème de la corruption, un député a besoin de 9 000 euros net par mois. La première chose à faire, c’est d’interdire aux parlementaires toute autre fonction que la leur. Donc impossible pour un député ou un sénateur d’exercer une profession, de diriger une boîte de conseil, sauf à travailler à titre gratuit. Je pense, par exemple, aux médecins qui pourraient continuer à opérer pour ne pas perdre la main. Mais, dans ce cas, ils ne seraient pas payés. (…) Quand on aura fait ça, alors on pourra proposer d’allouer une rémunération de 9 000 euros net aux parlementaires et une enveloppe de 3 000 euros mensuel de frais divers. C’est le montant que nous avions estimé il y a quelques années quand on s’était penché sur la question.
Julien Dray
Les députés disposent d’une enveloppe mensuelle de 9 561 euros destinée à rémunérer de 1 à 5 assistants. La répartition et l’usage de cette somme sont à discrétion de chaque député. Avant le 1er janvier 2013, comme l’indique le site de l’Assemblée Nationale, les députés pouvaient effectivement conserver les montants non dépensés, dans la limite d’un plafond de 5958 euros par an. Soit moins de 6% de l’enveloppe, relève Le Monde. Reste la question de l’enrichissement personnel par proximité familiale de l’employeur et de son assistant. La pratique existe, bien qu’elle soit contrôlée. Le règlement, mis à jour en 2011, indique que la rémunération d’un emploi familial ne peut pas excéder la moitié de l’enveloppe annuelle du député. La France n’est en effet pas en tête des pays où les parlementaires sont les mieux payés: elle se classe au neuvième rang en Europe, si l’on se reporte au comparatif dressé en décembre 2016 par le site d’information irlandais The Journal. Avec un salaire de base de 85 713 euros bruts par an pour les députés du Palais Bourbon, la France est largement derrière le trio de tête composé par l’Italie (125 220 euros), l’Autriche (121 608 euros) et l’Allemagne (108 984 euros). Tout en bas du classement on retrouve la Roumanie et la Bulgarie, dont les parlementaires gagnent autour de 20 000 euros bruts par an.  Le Figaro  
L’ouvrage-choc de Christian Chesnot et Georges Malbrunot sur les liens ambigus entre certains politiques français et les richissimes monarchies du Golfe persique fait des vagues. Des personnalités ont contacté, en vain, l’ambassade du Qatar à Paris pour que celle-ci démente les accusations contenues dans le livre. Le secrétaire d’Etat Jean-Marie Le Guen et la sénatrice de l’Orne Nathalie Goulet sont les seuls, jusqu’ici, à avoir déposé plainte pour diffamation contre les auteurs du livre « Nos très chers émirs » (ed. Michel Lafon). Ils font partie des personnalités -de droite comme de gauche- épinglées par Christian Chesnot et Georges Malbrunot qui les accusent d’avoir profité des largesses de l’ambassade du Qatar à Paris. Dans leur liste non exhaustive, les deux grand reporters, ex-otages en Irak, désignent aussi Rachida Dati, le député socialiste du Pas-de-Calais Nicolas Bays ou Dominique de Villepin, qui exigeait de voyager en « First ». «De 2007 à 2013, à l’époque de l’ancien ambassadeur Al-Kuwari, la représentation qatarie en France était devenue la boutique du Père Noël », affirment les auteurs. Cette générosité a été bien mal récompensée. Le petit émirat supporte mal le « Qatar bashing », sa mise en cause dans le financement du terrorisme islamiste, y compris par des politiques français. Le filon va se tarir avec l’avènement du jeune émir Tamin qui a ordonné au nouvel ambassadeur Meshal de mettre un terme à cette politique des « petits cadeaux ». Aujourd’hui, le Qatar cherche à redorer son blason et « le distributeur à billets de 500 euros » est fermé. Dès sa publication, l’enquête de Chesnot et Malbrunot a mis en effervescence le petit monde des « amis » français de l’émirat qui pleurent leur mise à l’écart et la diète qui s’en est suivie. Le lendemain de la sortie du livre, le 21 octobre, l’ex-ministre Rachida Dati a envoyé deux émissaires à l’ambassade du Qatar qui ont exigé d’être reçus par l’ambassadeur Meshal. (…) Du côté de Jean-Marie Le Guen, c’est un proche qui a contacté l’ambassade qatarie à Paris avec en substance ce message: « Ce n’est pas bien de balancer auprès de la presse. Après cela, la France va lâcher le Qatar quand il y aura des accusations contre le terrorisme. On ne vous soutiendra plus ». (…) «Entre les partis politiques, c’est l’omerta, confie un parlementaire. Des gens de droite et d’autres de gauche sont mouillés. Il y a un intérêt commun à étouffer l’affaire. » Seul le député non inscrit Nicolas Dupont-Aignan a réclamé la création d’une commission d’enquête à l’Assemblée, tout en reconnaissant qu’il y avait peu de chance qu’elle aboutisse. Le député-maire de Neuilly, Jean-Christophe Fromentin a posé pour sa part une question écrite au Premier ministre Manuel Valls. Depuis sa rupture avec l’UDI, il figure également parmi les indépendants à l’Assemblée. Quant au nouveau Parquet national financier, chargé de lutter contre la fraude et la corruption, il ne s’est encore saisi des graves accusations lancées par les deux journalistes. Paris Match
Venez, on enfonce un violon dans le cul de madame Valls. Medhi Meklat  (octobre 2012, sept mois après les meurtres de Merah)
Venez, on fait un autodafé du Nouvel Obs avec leur dossier “antisémite” de merde. Medhi Meklat (décembre 2002)
Cette génération qui vit sur Internet (…) et s’autorise les pires dérapages idéologiques sous prétexte qu’ils sont libres. Medhi Meklat (Minute)
J’espère qu’on m’accordera le crédit de la fiction,explique-t-il. Ce personnage [de Marcelin Deschamps] n’a pu exister que sur Twitter parce que c’était justement l’endroit de la fiction. (…) C’était un travail littéraire, artistique, on peut parler de travail sur l’horreur, en fait. Mehdi Meklat
Sur France Inter, ils ont longtemps relayé la voix des oubliés des banlieues. Dix ans après les émeutes de Clichy-sous-Bois, les jeunes reporters du Bondy Blog nous bousculent par leur ton libre et combatif. Ils sont les invités de “Télérama” cette semaine. Télérama
Mise à jour : Que savions nous des tweets de Mehdi Meklat lorsque nous l’avons interviewé, avec son compère Badroudine, en octobre 2015 ? En aucun cas, nous n’avions eu connaissance de ses messages antisémites, homophobes et racistes, récemment ressurgis des tréfonds de Twitter. Sinon, nous ne l’aurions pas cautionné. Cela va sans dire. Alors pourquoi le préciser ? Parce qu’au regard de ce qu’on sait aujourd’hui, une remarque, publiée dans cet entretien vieux d’un an et demi, prête malheureusement à confusion : « vous participez au bruit ambiant, disions-nous, en publiant sur Twitter des blagues parfois limites »… Sous le pseudonyme de Marcelin Deschamps, Mehdi Meklat postait en effet des plaisanteries en cascade. Beaucoup étaient très drôles, mais d’autres étaient lestées d’une provocation aux franges de l’agressivité, ou d’une pointe de misogynie potache. C’est à cela que nous faisions allusion en parlant de « blagues limite ». A rien d’autre. Avons-nous à l’époque manqué de prudence ? Nous aurions pu passer des heures, voire des jours, à fouiller parmi ses dizaines de milliers de tweets déjà publiés, afin de vérifier qu’il ne s’y trouvait rien d’inacceptable. Mais pourquoi l’aurions-nous fait ? Tout, alors, dans sa production professionnelle (chroniques radio, documentaire, livre), témoignait au contraire d’un esprit d’ouverture qui nous a touchés. En octobre 2015, à nos yeux, Mehdi Meklat n’était absolument pas suspect d’intolérance. Découvrir aujourd’hui ses tweets haineux fut un choc pour nombre de nos lecteurs. Pour nous aussi. Ils sont aux antipodes des valeurs que Télérama défend numéro après numéro, depuis plus de soixante ans. Télérama
Beaucoup de choses ont déjà été dites sur Mehdi Meklat, écrivain talentueux de 24 ans, « issu des cités », promu et encensé depuis 2012 par la presse culturelle unanime sur son talent littéraire et qui abreuvait Twitter de sentences ultraviolentes à caractère antisémite, homophobe, misogyne. Il appelait également à des agressions physiques contre certaines personnalités et fit l’apologie du génocide nazi et du terrorisme, le tout sous couvert d’un pseudonyme (« Marcelin Deschamps ») connu de tous ceux qui continuaient de le soutenir. Cela dans la période où le pays subissait l’assassinat de militaires et d’enfants juifs, les attentats contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de Vincennes et la Belgique la tuerie du Musée juif de Bruxelles. Citons quelques-uns de ces Tweet pour prendre la mesure de ce que cela signifie. « Venez, on enfonce un violon dans le cul de madame Valls », écrivait-il en octobre 2012 (sept mois après les meurtres de Merah), quand « madame Valls », de confession juive, passait pour« influencer » les positions de son mari sur la laïcité.« Venez, on fait un autodafé du Nouvel Obs avec leur dossier “antisémite” de merde »,trouve-t-on en décembre de la même année. (…) Les réseaux ­sociaux ont fait le relais. En d’autres ­termes, sans ces nouveaux médias, l’omerta serait restée entière. La faillite morale et professionnelle journalistique est totale. La question qui se pose est celle-ci : où, exactement, se trouve le vrai scandale ? Tâchons de raisonner de façon littéraire. Ouvrons Minute. Le livre imagine plusieurs personnages issus de classes sociales diverses dans la minute précédant l’arrivée de Marine Le Pen au pouvoir. Il commence ainsi : « A quoi devaient servir les écrivains ? A apporter du temps et du style. Le temps était effréné, tellement présent dans nos vies ordinaires qu’il en devenait absent, dissous. » Le personnage s’exprimant de cette façon, « l’Ecrivain », n’est pas sans évoquer Renaud Camus (et parfois Houellebecq), dans la mesure où il a été au centre d’un scandale littéraire et est membre du Front national. Plus tard dans le livre, il croise « deux jeunes romanciers », Mehdi Meklat et Badroudine Saïd Abdallah, lesquels le jugent « raciste », tandis que lui ne voit en eux que les représentants « d’une génération qui vit sur Internet et s’autorise les pires dérapages ». Dans la réalité, bien sûr, tous ont raison. Plus troublant encore, c’est par un ­raisonnement fort proche de celui de Renaud Camus autrefois que Meklat a tenté de justifier ses Tweet, notamment dans l’interview donnée au site de Télérama dans les jours suivant le scandale. Marc Weizman
« La tolérance devient un crime lorsqu’elle s’étend au mal », écrit Thomas Mann dans La Montagne magique. Meh­di Meklat n’a pas seulement été toléré, il a été porté au pinacle par les organes du gauchisme culturel. Ceux-ci l’avaient élevé au rang de chantre ­semi-officiel de la «  culture de banlieue  ». Soit, pour eux, un mélange de cynisme roublard et de vulgarité ; la banalisation de l’insulte et de la menace ; le sens du «  respect  » dû au plus fort, au plus menaçant, au plus dangereux ; le mépris des femmes et des faibles, la haine des homosexuels. Bref, le côté «  racaille  » dans lequel ces journalistes à faible niveau culturel imaginent reconnaître les héritiers de la bohème antibourgeoise d’antan. Et qui sait  ? Une nouvelle avant-garde pleine de promesses. Il y avait un créneau. De petits malins dotés d’un fort sens du marketing se sont engouffrés dans la brèche. Ils ont compris qu’il y avait des places à prendre dans les médias pour peu que l’on puisse étaler une origine outre-­méditerranéenne et que l’on se conforme aux stéréotypes construits par le gauchisme culturel : «  racaille  », mais politisé. De la gauche qu’il faut. Pas celle qui a hérité des Lumières le goût de la raison droite et du savoir qui émancipe. Non, la gauche branchouille qui a métamorphosé l’antiracisme en multiculturalisme ; l’indifférence envers les origines et les couleurs de peau en autant d’«  identités  » reposant étrangement sur des détails anatomiques ; l’émancipation envers les origines en assignations identitaires. Une gauche aussi into­lérante et violente que ce «  fascisme  » dont elle ne cesse de poursuivre le fantôme. (…) Depuis longtemps, un certain nombre d’intellectuels, comme Pierre-André Taguieff, Alain Finkielkraut ou Georges Bensoussan, tentent de mettre en garde contre un des aspects les plus exécrables de cette soi-disant «  culture de banlieue  » : le racisme, l’antisémitisme. Mais leurs voix étaient couvertes, leurs propos dénoncés, quand ils n’étaient pas traînés en justice, comme Bensoussan et Pascal Bruckner, pour avoir dit que le roi est nu. (…) Il est entendu que, en Europe, en France, le racisme ne saurait provenir que de la société d’accueil. Du côté de l’immigration, il est convenu qu’on en est indemne et qu’on «  lutte pour ses droits  ». En outre, la théorie de la «  convergence des luttes  » implique que les combats des femmes, des homosexuels et des minorités ethniques se recoupent et se conjuguent, sous la direction éclairée d’une extrême gauche qui a trouvé dans ces «  minorités  » son prolétariat de substitution. (…) Mehdi Meklat avait franchi à une vitesse accélérée tous les échelons de la notoriété médiatique : rond de serviette chez Pascale Clark à France Inter, couverture de Télérama avec son compère Badrou («  les révoltés du Bondy Blog  »), «  textes  » publiés aux éditions du Seuil, adoubement par Christiane Taubira, qui a accepté de poser en couverture des Inrocks avec les deux compères sans se renseigner plus avant sur eux. Cette carrière fulgurante vient de dérailler alors qu’elle semblait toucher au sommet. Invité à La Grande Librairie sur France 5, l’«  enfant prodigue de Bondy  » est démasqué pour ses dizaines de milliers de tweets. Le dessinateur Joann Sfar et la journaliste Eugénie Bastié ont lancé une alerte : le héraut de la culture de banlieue avait tweeté des milliers de messages injurieux, menaçants, antisémites. Sous un pseudonyme – Marcelin Deschamps, que bien des gens connaissaient –, il avait appelé à tuer Charb et la rédaction de Charlie Hebdo, à «  enfoncer un violon dans le cul de madame Valls  », à «  enfoncer des ampoules brûlantes dans le cul de Brigitte Bardot. Jusqu’à ce qu’elle vomisse du sang  ». Il appelait à «  casser les jambes  » d’Alain Finkiel­kraut. Ajoutant : «  J’opte pour l’effet béquille pour Finkielkraut, car ainsi il pourra être immobilisé et souffrir dans l’indifférence générale.  » Il a tweeté : «  Sarkozy = la synagogue = les juifs = shalom = oui, mon fils = l’argent.  » Et «  LES BLANCS VOUS DEVEZ MOURIR ASAP  » (pour as soon as possible – dès que possible). On en est là  ? Oui, on en est là. Lentement mais sûrement, le niveau de tolérance envers les intolérants avait monté. La cote d’alerte était atteinte et nous ne l’avions pas vue. Si l’affaire Meklat pouvait au moins servir d’avertissement… Comme on le sait de triste expérience, le sort réservé aux juifs, dans toutes les sociétés, est comparable à ces canaris que les mineurs emportaient dans les mines de charbon. Le canari succombe par asphyxie avant que les mineurs aient pris conscience de la présence de gaz dans la galerie. Lorsque, dans une société donnée, la vie, pour les juifs, devient difficile ou dangereuse, c’est qu’elle est malade et menacée. C’est pourquoi il faut refuser absolument la banalisation de l’anti­judaïsme. Brice Couturier

Attention: un effet de meute peut en cacher un autre !

A l’heure où derrière les cris d’orfraie qui ont suivi les allégations du président Trump concernant la surveillance de ses communications pendant sa campagne électorale …

De la part d’une administration qui en son temps – qui s’en souvient ? –  n’avait pas hésité à lancer le fisc sur ses ennemis ou faire écouter certains journalistes …

Se confirme, jour après jour et fuite après fuite, la véritable campagne de déstabilisation de la nouvelle administration américaine par la collusion des services secrets et de la presse …

Comment ne pas saluer le courageux mea culpa d’un des analystes électoraux les plus respectés pour le véritable accident industriel qu’a constitué pour la presse américaine aussi bien que pour ses collègues l’élection totalement imprévue de Donald Trump …

Alors que l’on redécouvre 40 ans après sa mise au jour par le fameux livre du journaliste de Rolling Stone Timothy Crouse sur le convoi de la presse présidentielle sous Nixon (The Boys on the Bus, 1974) …

Que la sorte de syndrome de Stockholm qu’avait alors généré, de bus en avions et d’un site de campagne à l’autre, leur cohabitation étroite et forcée a désormais fait place ….

A l’image de la fameuse chambre d’écho dont était si fier le conseiller à la sécurité d’Obama Ben Rhodes pour son tristement fameux accord sur le nucléaire iranien …

A une véritable mentalité de meute, renforcée tant par l’incroyable consanguinité de ses membres (pas plus de 7 % de Républicains déclarés) que par l’effet homogénéisant des médias sociaux et notamment Twitter ?

Mais comment aussi ne pas voir le parallèle de ce côté-ci de l’Atlantique …

Avec les longues semaines de véritable chasse à l’homme médiatico-judiciaire dont vient d’être victime, à quelques mois d’une élection présidentielle où la gauche était logiquement donnée perdante, le seul candidat crédible de la droite ?

Comme avec l’incroyable emballement médiatique dont a si longtemps bénéficié jusqu’à sa découverte par une enseignante anonyme il y a un mois …

Le jeune blogueur aux tweets racistes, antisémites et homophobes Mehdi Meklat ?

Mehdi Meklat, l’enfant gâté du gauchisme culturel

Quels mécanismes peuvent expliquer l’ascension médiatique du jeune blogueur aux tweets racistes, antisémites et homophobes ? Enquête.

Brice Couturier*

03/03/2017
Le Point

Terrorisme: Attention, un aveuglement peut en cacher un autre (Rhetorical tricks aside, the reality is that during Obama’s tenure scores of innocent Americans have been murdered on U.S. soil by jihadists, mostly inspired by or acting under the direction of foreign terror groups)

26 février, 2017
https://pibillwarner.files.wordpress.com/2016/12/26581-terrorthreatsnapshot_sept_website.png?w=450&h=428https://counterjihadnews.files.wordpress.com/2016/02/terrorthreatsnapshot_february_social-media-862x1024.png?w=450&h=535
https://i2.wp.com/inhomelandsecurity.com/wp-content/uploads/2016/12/Terror-threat-snapshot-December.jpghttps://infogram.io/p/dea9a0118ed0319648c2609ed7d0088a.png
https://swedishsurveyor.files.wordpress.com/2014/11/immigrationeurope.jpg?w=451&h=353
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Daech dispose d’équipements militaires nombreux, rustiques mais aussi lourds et sophistiqués. Plus que d’une mouvance terroriste, nous sommes confrontés à une véritable armée encadrée par des militaires professionnels. Quel est le docteur Frankenstein qui a créé ce monstre ? Affirmons-le clairement, parce que cela a des conséquences : ce sont les États-Unis. Par intérêt politique à court terme, d’autres acteurs – dont certains s’affichent en amis de l’Occident – d’autres acteurs donc, par complaisance ou par volonté délibérée, ont contribué à cette construction et à son renforcement. Mais les premiers responsables sont les Etats-Unis. Général Vincent Desportes (17.12.2014)
We should take great pride in the progress that we’ve made over the last eight years. That’s the bottom line. No foreign terrorist organization has successfully planned and executed an attack on our homeland. (…) The most deadly attacks on the homeland over the last eight years have not been carried out by operatives with sophisticated networks or equipment directed from abroad. “They’ve been carried out by home-grown and largely isolated individuals who were radicalized online. Barack Hussein Obama (MacDill Air Force Base, Tampa, Fla., Dec. 6, 2016)
L’Amérique est un endroit meilleur et plus fort qu’il ne l’était quand nous avons commencé. (…) Si je vous avais dit il y a huit ans que l’Amérique renverserait une grande récession, redémarrerait notre industrie automobile et entammerait la plus longue période de création d’emplois de notre histoire … si je vous avais dit que nous ouvririons un nouveau chapitre avec le peuple cubain , que nous fermerions le programme d’armes nucléaires de l’Iran sans tirer un coup de feu, et tuer le cerveau des attentats du 9/11 … si je vous avais dit que nous gagnerions l’égalité au mariage et le droit à l’assurance maladie pour 20 millions de nos concitoyens – Vous auriez pu dire que nos objectifs étaient un peu trop élevés. (…) Les relations raciales sont meilleures qu’avant, croyez-moi, mais nous se sommes pas encore où nous devons être. (…) En raison de l’extraordinaire courage de nos hommes et de nos femmes en uniforme, des officiers du renseignement, des forces de l’ordre et des diplomates qui les soutiennent, aucune organisation terroriste étrangère n’a planifié et exécuté avec succès une attaque dans notre pays ces huit dernières années. Et bien que Boston et Orlando nous rappellent à quel point la radicalisation peut être dangereuse, nos forces de l’ordre sont plus efficaces et plus vigilantes que jamais. Barack Hussein Obama (Chicago, 10.01.2017)
Regardez ce qui se passe en Allemagne, regardez ce qui s’est passé hier soir en Suède. La Suède, qui l’aurait cru ? La Suède. Ils ont accueilli beaucoup de réfugiés, et maintenant ils ont des problèmes comme ils ne l’auraient jamais pensé. Donald Trump
La sécurité nationale commence par la sécurité aux frontières. Les terroristes étrangers ne pourront pas frapper l’Amérique s’ils ne peuvent entrer dans notre pays. Regardez ce qui se passe en Europe! Regardez ce qui passe en Europe! J’adore la Suède mais les gens là-bas comprennent que j’ai raison. J’ai un ami, c’est quelqu’un de très très important. Il adore la Ville lumière. Pendant des années, tous les étés, il allait à Paris, avec sa femme et sa famille. Je ne l’avais pas vu depuis longtemps et j’ai dit “Jim, comment va Paris?”; “Je n’y vais plus. Paris n’est plus Paris. Il n’aurait jamais raté une occasion. Aujourd’hui, il n’envisage même plus d’y aller. Donald Trump
Je ne ferai pas de comparaison, mais ici il n’y a pas de circulation d’armes, il n’y a pas de personnes qui prennent des armes pour tirer dans la foule. François Hollande
Examinant mon passeport, il relève que j’ai bénéficié récemment d’un visa « J1 », accordé notamment aux universitaires. J’ai été, en effet, professeur invité à l’Université Columbia de New York, de septembre 2016 à janvier 2017. Il conclut que je suis donc revenu travailler « illégalement » avec un visa expiré. J’ai beau expliquer que ma situation n’a rien d’anormal, sinon l’université n’aurait pas pu m’inviter, rien n’y fait. N’étant pas en possession d’un document fédéral m’autorisant à travailler aux États-Unis, je suis en infraction. La décision sera confirmée plus tard par son supérieur hiérarchique – que je n’aurai pas la possibilité de rencontrer. (…) Vers 21h, il reste une demi-douzaine de personnes, somnolentes et inquiètes, un Africain ne parlant pas bien l’anglais, les autres sans doute d’origine latino-américaine. Je suis apparemment le seul Européen – le seul « blanc ». Arrivent alors deux officiers de police. Ils se dirigent vers le monsieur assis devant moi, peut-être un Mexicain, bien mis de sa personne. Ils lui montrent un billet d’avion et lui disent qu’ils vont l’emmener. Invité à se lever, il est alors menotté, enchaîné à la taille, et entravé aux chevilles. Je n’en crois pas mes yeux. Des images d’esclaves me traversent l’esprit: la policière qui lui met les fers aux pieds est une Africaine-Américaine, vaguement gênée. J’imagine le temps qu’il va mettre pour rejoindre la porte d’embarquement. Je me demande surtout si c’est le même sort qui nous attend. Je préfère croire que lui a commis un délit sérieux. J’apprendrai par la suite que « c’est la procédure ». Cette façon de faire – proprement indigne – serait exigée par les compagnies aériennes. Je ne suis pas sûr, au demeurant, que les conditions d’expulsion soient plus humaines chez nous.A 1h 30 du matin – cela fait plus de 26 heures que j’ai quitté mon domicile parisien – je vois une certaine agitation. Une policière vient vers moi et me demande quelle est ma destination finale aux États-Unis et si quelqu’un m’attend à l’aéroport. (…) Quelques minutes plus tard, un policier au ton cette fois amical me rend mon téléphone et mon passeport, dûment tamponné, et me déclare autorisé à entrer aux États-Unis. Les restrictions qui m’ont été imposées sont levées, ajoute-t-il, sans que je puisse savoir ce qui va rester dans leurs fichiers. Il m’explique que le fonctionnaire qui a examiné mon dossier était « inexpérimenté » et ne savait pas que certaines activités, dont celles liées à la recherche et à l’enseignement, bénéficiaient d’un régime d’exception et pouvaient parfaitement être menées avec un simple visa touristique. « Il ne savait pas ». Abasourdi, je lui demande, ou plutôt je déclare que c’était donc une erreur. Il ne me répond pas. Il me laisse simplement entendre qu’ayant, lui, une longue expérience, il a vu le problème en prenant son poste en début de nuit. Il aura l’amabilité de me raccompagner à la sortie d’un aéroport totalement désert, m’indiquant l’adresse d’un hôtel dans la zone portuaire. À aucun moment, ni lui, ni ses collègues ne se sont excusés. En réalité, ma libération n’a rien eu de fortuit. Elle est la conséquence de l’intervention de mon collègue auprès du président de l’université Texas A & M, d’une professeure de droit chargée des questions d’immigration, et de plusieurs avocats. Sans eux, j’aurais été conduit menotté, enchaîné, et entravé à l’embarquement pour Paris. Historien de métier, je me méfie des interprétations hâtives. Cet incident a occasionné pour moi un certain inconfort, difficile de le nier. Je ne peux, cependant, m’empêcher de penser à tous ceux qui subissent ces humiliations et cette violence légale sans les protections dont j’ai pu bénéficier. J’y pense d’autant plus que j’ai connu l’expulsion et l’exil dans mon enfance. Pour expliquer ce qui s’est passé, j’en suis rendu aux conjectures. Pourquoi le contrôle aléatoire est-il tombé sur moi? Je ne le sais pas mais ce n’est pas le fruit du hasard. Mon « cas » présentait un problème avant même l’examen approfondi de mon visa. Peut-être est-ce mon lieu de naissance, l’Egypte, peut-être ma qualité d’universitaire, peut-être mon récent visa de travail expiré, pourtant sans objet ici, peut-être aussi ma nationalité française. Peut-être aussi le contexte. Quand bien même aurais-je commis une erreur, ce qui n’est pas le cas, cela méritait-il pareil traitement? Comment expliquer ce zèle, évident, de la part du policier qui m’a examiné et de son supérieur hiérarchique sinon par le souci de faire du chiffre et de justifier, au passage, ces contrôles accrus? J’étais d’autant plus « intéressant » que je ne tombais pas dans la catégorie habituelle des « déportables ». Telle est donc la situation aujourd’hui. Il faut désormais faire face outre-Atlantique à l’arbitraire et à l’incompétence la plus totale. Je ne sais ce qui est le pire. Ce que je sais, aimant ce pays depuis toujours, c’est que les États-Unis ne sont plus tout à fait les États-Unis. Henry Rousso
La chancelière allemande Angela Merkel et les Premiers ministres des 16 Landers allemands ont conclu jeudi un accord visant à faciliter les expulsions de réfugiés dont la demande d’asile a été rejetée. Les expulsions sont normalement du ressort des landers, mais Merkel souhaite coordonner un certain nombre de choses au niveau fédéral pour accélérer les procédures. Le gouvernement fédéral veut s’accaparer plus de pouvoirs pour refuser des permis de séjour et effectuer lui-même les expulsions. L’un des objectifs centraux du plan en 16 points est de construire un centre de rapatriement à Potsdam (Berlin) qui comptera un représentant pour chaque lander. En outre, il prévoit la création de centres d’expulsion à proximité des aéroports pour faciliter les expulsions collectives. Un autre objectif est de faciliter l’expulsion des immigrants qui présentent un danger pour la sécurité du pays et de favoriser les «retours volontaires» d’autres migrants par le biais d’incitations financières s’ils acceptent de quitter le pays avant qu’une décision ait été prise au regard de leur demande d’asile. Une somme de 40 millions d’euros est consacrée à ce projet. Selon le ministère allemand de l’Intérieur, 280.000 migrants ont sollicité l’asile en Allemagne en 2016. C’est trois fois moins que les 890.000 de l’année précédente, au plus fort de la crise des réfugiés en Europe. Près de 430 000 demandes d’asile sont encore en cours d’instruction. L’Express
When President Trump last week raised Sweden’s problematic experience with open door immigration, skeptics were quick to dismiss his claims. Two days later an immigrant suburb of Stockholm was racked by another riot. No one was seriously injured, though the crowd burned cars and hurled stones at police officers. Mr. Trump did not exaggerate Sweden’s current problems. If anything, he understated them. Sweden took in about 275,000 asylum-seekers from 2014-16—more per capita than any other European country. Eighty percent of those who came in 2015 lacked passports and identification, but a majority come from Muslim nations. Islam has become Sweden’s second-largest religion. In Malmö, our third-largest city, Mohamed is the most common name for baby boys. The effects are palpable, starting with national security. An estimated 300 Swedish citizens with immigrant backgrounds have traveled to the Middle East to fight for Islamic State. Many are now returning to Sweden and are being welcomed back with open arms by our socialist government. In December 2010 we had our first suicide attack on Swedish soil, when an Islamic terrorist tried to blow up hundreds of civilians in central Stockholm while they were shopping for Christmas presents. Thankfully the bomber killed only himself. Riots and social unrest have become a part of everyday life. Police officers, firefighters and ambulance personnel are regularly attacked. Serious riots in 2013, involving many suburbs with large immigrant populations, lasted for almost a week. Gang violence is booming. Despite very strict firearm laws, gun violence is five times as common in Sweden, in total, as in the capital cities of our three Nordic neighbors combined. Anti-Semitism has risen. Jews in Malmö are threatened, harassed and assaulted in the streets. Many have left the city, becoming internal refugees in their country of birth. The number of sex crimes nearly doubled from 2014-15, according to surveys by the Swedish government body for crime statistics. One-third of Swedish women report that they no longer feel secure in their own neighborhoods, and 12% say they don’t feel safe going out alone after dark. A 1996 report from the same government body found that immigrant men were far likelier to commit rape than Swedish men.  (…) Our nation’s culture hasn’t been spared either. Artists accused of insulting Islam live under death threats. Dance performances and art exhibitions have been called off for fear of angering Islamists. Schools have prohibited the singing of traditional Christian hymns because they don’t want to “insult” non-Christian immigrants. Yet reports made with hidden cameras by journalists from Swedish public media show mosques teaching fundamentalist interpretations of Islam. Sweden’s government now spends an incredible amount of money caring for newly arrived immigrants each year. The unemployment rate among immigrants is five times as high as that of native Swedes. Among some groups, such as Somalis, in places like Malmö unemployment reaches 80%. Jimmie Åkesson and Mattias Karlsson
Sweden has the highest rape rate in Europe, author Naomi Wolf said on the BBC’s Newsnight programme recently. (…) The Swedish police recorded the highest number of offences – about 63 per 100,000 inhabitants – of any force in Europe, in 2010. The second-highest in the world. This was three times higher than the number of cases in the same year in Sweden’s next-door neighbour, Norway, and twice the rate in the United States and the UK. It was more than 30 times the number in India, which recorded about two offences per 100,000 people. On the face of it, it would seem Sweden is a much more dangerous place than these other countries. But that is a misconception, according to Klara Selin, a sociologist at the National Council for Crime Prevention in Stockholm. She says you cannot compare countries’ records, because police procedures and legal definitions vary widely. « In Sweden there has been this ambition explicitly to record every case of sexual violence separately, to make it visible in the statistics, » she says. « So, for instance, when a woman comes to the police and she says my husband or my fiance raped me almost every day during the last year, the police have to record each of these events, which might be more than 300 events. In many other countries it would just be one record – one victim, one type of crime, one record. » The thing is, the number of reported rapes has been going up in Sweden – it’s almost trebled in just the last seven years. In 2003, about 2,200 offences were reported by the police, compared to nearly 6,000 in 2010. So something’s going on. But Klara Selin says the statistics don’t represent a major crime epidemic, rather a shift in attitudes. The public debate about this sort of crime in Sweden over the past two decades has had the effect of raising awareness, she says, and encouraging women to go to the police if they have been attacked. The police have also made efforts to improve their handling of cases, she suggests, though she doesn’t deny that there has been some real increase in the number of attacks taking place – a concern also outlined in an Amnesty International report in 2010. « There might also be some increase in actual crime because of societal changes. Due to the internet, for example, it’s much easier these days to meet somebody, just the same evening if you want to. Also, alcohol consumption has increased quite a lot during this period. « But the major explanation is partly that people go to the police more often, but also the fact that in 2005 there has been reform in the sex crime legislation, which made the legal definition of rape much wider than before. » The change in law meant that cases where the victim was asleep or intoxicated are now included in the figures. Previously they’d been recorded as another category of crime. BBC
Comment se fait-il, alors, qu’en 2008, le Danemark, voisin de la Suède, avait seulement 7,3 viols pour cent mille habitants par rapport à 53,2 en Suède ? La législation danoise n’est pas très différente de celle de la Suède et il n’y a aucune raison évidente pour laquelle les femmes danoises auraient moins tendance à signaler un viol que les femmes suédoises. En 2011, six mille cinq cent neuf viols ont été signalés à la police suédoise – mais seulement trois cent quatre vingt douze au Danemark. La population du Danemark est d’environ la moitié de celle de Suède et, même ajustée à ces chiffres, la différence est donc significative. En Suède, les autorités font ce qu’elles peuvent pour dissimuler l’origine des violeurs. Au Danemark, l’Office Statistique Officiel de l’État, Statistics Denmark, a révélé qu’en 2010, plus de la moitié des violeurs condamnés étaient issus de l’immigration. Depuis 2000, il n’y a eu qu’un seul rapport de recherche sur la criminalité des immigrants. Cela a été fait en 2006 par Ann-Christine Hjelm de l’Université Karlstads. Il est apparu que, en 2002, 85% des personnes condamnées à au moins deux ans de prison pour viol par Svea hovrätt, une cour d’appel, étaient nées à l’étranger ou étaient des immigrants de deuxième génération. Un rapport de 1996 du Conseil National Suédois pour la Prévention du Crime est arrivé à la conclusion que les immigrants en provenance d’Afrique du Nord (Algérie, Libye, Maroc et Tunisie) étaient vingt-trois fois plus susceptibles de commettre des viols que les Suédois. Les chiffres pour les hommes venus d’Irak, de Bulgarie et de Roumanie étaient, respectivement de vingt, dix-huit et dix-huit. Les hommes venant du reste de l’Afrique étaient seize fois plus susceptibles de commettre un viol ; et les hommes originaires d’Iran, du Pérou, de l’Équateur et de Bolivie, dix fois plus enclins à en commettre que les Suédois. Une nouvelle tendance a frappé la Suède de plein fouet au cours des dernières décennies : le viol collectif – pratiquement inconnu auparavant dans l’histoire criminelle suédoise. Le nombre de viols collectifs a augmenté de façon spectaculaire entre 1995 et 2006. Depuis lors, aucune étude n’a été faite à ce sujet. L’un des pires cas s’est produit en 2012, quand une femme de trente ans a été violée par huit hommes dans une cité pour demandeurs d’asile, dans la petite ville de Mariannelund. Cette femme était une connaissance d’un Afghan qui avait vécu en Suède pendant un certain nombre d’années. Il l’a invitée à sortir avec lui. Elle avait accepté. Cet Afghan l’avait emmenée dans une cité pour réfugiés et l’y avait laissée, sans défense. Pendant la nuit, elle a été violée à plusieurs reprises par des demandeurs d’asile et quand son « ami » est revenu, il l’a violée aussi. Le lendemain matin, elle a réussi à appeler la police. Le Procureur de la Suède a qualifié cet incident de « pire crime de viol de l’histoire criminelle suédoise. » Gatestone institute
Depuis les Attentats du 11 septembre 2001, la France doit faire face, comme d’autres pays, à une menace plus diffuse et qui n’émane plus d’États bien identifiés. Les attentats les plus récents sont généralement revendiqués par l’État islamique. Eric Denécé évalue à 102 morts le nombre de victimes françaises du terrorisme islamiste entre 2001 et le 5 mai 20156. Les tueries de mars 2012 à Toulouse et Montauban font un total de 8 morts dont l’agresseur. Les attentats de janvier 2015 à Paris et dans sa région (au siège de Charlie Hebdo, à Montrouge, à Dammartin-en-Goële et la prise d’otages du magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes) font un total de 20 morts dont les trois terroristes. Le 19 avril 2015 Sid Ahmed Ghlam assassine Aurélie Châtelain à Villejuif et se blesse avant de pouvoir attaquer plusieurs églises. Le 26 juin 2015, attentat de Saint-Quentin-Fallavier: Yassin Salhi décapite son patron et fait deux blessés. Il se suicide en prison 6 mois plus tard. Lors des attentats du 13 novembre 2015 en France, deux kamikazes font détoner leur ceinture d’explosifs au Stade de France, faisant une victime ; en même temps, diverses fusillades à la Kalachnikov visent des restaurants situés dans le 10e et 11e arrondissements de Paris, suivies d’une nouvelle fusillade puis d’une prise d’otages au Bataclan, qui se soldera après assaut des forces de l’ordre par la mort de 89 otages et des trois terroristes impliqués. Au total, le bilan s’élève à 130 morts et 415 blessés7. Les attentats seront revendiqués par l’État islamique8. Tous les terroristes sont abattus par les forces de l’ordre ou meurent dans ce qui sont les premiers attentats suicides en France, sauf Salah Abdeslam qui sera capturé 4 mois plus tard en Belgique Le 13 juin 2016, un terroriste, Larossi Abballa (Français d’origine marocaine), ayant fait allégeance à l’État islamique perpètre un double meurtre sur des fonctionnaires de police, un commandant et sa compagne, agent administratif, par arme blanche, à leur domicile9. Le bilan est de trois morts, dont l’assassin, abattu lors de l’assaut du RAID. Le couple laisse un jeune enfant. Lors de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice, Mohamed Lahouaiej Bouhlel fonce délibérément sur la promenade des Anglais à Nice, au volant d’un poids lourd de 19 tonnes avec lequel il écrase de nombreux passants qui regardaient la fin du feu d’artifice lors de la fête nationale française. L’attentat fait 86 morts et 434 blessés, dont de nombreux enfants. Le terroriste est abattu par la police à bord de son véhicule. Le père Jacques Hamel est égorgé le mardi 26 juillet 2016 lors de l’attentat de l’église de Saint-Étienne-du-Rouvray, ses deux assassins sont abattus par la police alors qu’il sortaient avec des otages. Le 3 février 2017 se déroule une attaque au Musée du Louvre à Paris. Des militaires sont agressés par un homme les attaquant avec deux machettes. L’un d’eux est légèrement blessé et ses camarades neutralisent l’assaillant en ouvrant le feu. Plusieurs projets d’attentats sont déjoués en 2015, notamment contre des églises et des bases militaires10. Le plus spectaculaire est l’attentat du train Thalys le 21 août 2015 où Ayoub El Khazzani est arrêté dans sa tentative par un français et des militaires américains en permission. Une tentative d’attentat de la cathédrale Notre-Dame de Paris par des femmes est déjoué en septembre 2016. En 2016, de nombreux projets sont également déjoués dans le pays11. En France, la région parisienne, la région Rhône-Alpes et l’agglomération Roubaix-Tourcoing sont considérées comme des « viviers du terrorisme islamique » selon Claude Moniquet, codirecteur de l’European strategic Intelligence and Security Center. En France, environ 5000 personnes font l’objet d’une fiche « S » (Sûreté de l’État) et la majorité des terroristes de la seconde vague d’attentats qui ont touché la France étaient fichés « S » eux aussi. Wikipedia
Les déclarations controversées de Donald Trump associant immigration et criminalité en Suède ont involontairement ravivé le débat dans le pays scandinave sur les réussites et les échecs de sa politique d’intégration. Deux jours après les propos du président américain samedi en Floride, des émeutes dans un quartier nord de Stockholm où vit une majorité de personnes issues de l’immigration ont semblé mettre en pièces l’argumentaire déployé pour lui répondre. (…) Lundi soir en effet, plusieurs dizaines de jeunes ont affronté les policiers venus procéder à l’arrestation d’un trafiquant de drogue, incendiant des voitures, pillant des commerces. Les forces de l’ordre ont effectué un tir à balles réelles pour se dégager, a indiqué à l’AFP Lars Byström, porte-parole de la police de la capitale. Les images ont fait le tour du monde, brouillant la réponse des autorités suédoises à Donald Trump et à la chaîne Fox News qui a diffusé un reportage sur l’insécurité en Suède dont le président républicain s’était inspiré. Pour Tove Lifvendahl, éditorialiste du quotidien Svenska Dagbladet, il existe bel et bien « une once de vérité dans ce qu’a dit Trump ». « Que cela nous plaise ou non, c’est l’occasion de se demander si la perception que l’étranger a de nous et la perception que nous avons de nous-mêmes coïncident », écrivait-elle mercredi. Les contradicteurs de M. Trump font valoir que la Suède n’a pas connu d’attentat depuis 2010, qu’elle n’enregistre pas d’inflation criminelle depuis l’accueil de 244.000 migrants en 2014 et 2015 –un record en Europe par habitant –, et qu’elle demeure au total un pays parmi les plus sûrs du monde. Parmi les plus riches aussi. Si la Suède n’est pas épargnée par les difficultés de l’intégration, elle est loin de connaître les tensions entre communautés, les inégalités, la pauvreté et la violence à l’oeuvre aux États-Unis, soulignent-ils. Une autre vision met en avant la surreprésentation des personnes d’origine étrangère dans les statistiques de la délinquance, leur sous-activité professionnelle, les règlements de compte, les quelque 300 jeunes partis faire le jihad en Syrie et en Irak, le repli religieux, l’existence présumée de zones de non-droit… (…) Benjamin Dousa, un élu local conservateur d’origine turque, dénonce lui dans une tribune « une émeute par mois, un incendie de voitures par jour et le plus fort taux d’homicides par balles au niveau national » par habitant. En tout état de cause, le président américain a tort de stigmatiser une population en raison de son origine ethnique ou religieuse, estiment les sociologues Susanne Urban et Oskar Adenfelt. La clé de l’intégration est sociale et passe par « l’accès à l’État-providence, aux services sociaux, à l’emploi, à une école de qualité, à la mixité et au droit de peser sur la vie locale », défendaient-ils mercredi dans le grand quotidien Dagens Nyheter. Le Point/AFP

Attention: un aveuglement peut en cacher un autre !

Alors qu’après ses récentes allusions aux problèmes soulevés par l’immigration et le terrorisme islamiques en Europe nos médias se sont dument gaussés de la prétendue ignorance du président Trump …

Inspiré certes pour la Suède d’un reportage quelque peu sensationaliste sur un pays qui, sans compter un attentat-suicide d’un immigré irakien heureusement sans victimes il y a sept ans, tout en ayant apparemment dramatiquement sa définition du viol se trouve avoir ces dernières années le record du nombre de viols comme de migrants par habitant …

Et que refusant toute « comparaison » après, sans parler il y a deux mois ou encore hier en une Allemagne en pleine révision de sa politique migratoire, la quarantaine d’attentats et projets d’attentats islamistes depuis 2012 pour quelque 240 morts et 800 blessés, un président français nous assure qu’ « ici (…) il n’y a pas de personnes qui prennent des armes pour tirer dans la foule »

Pendant qu’apparemment victime du zèle d’un employé inexpérimenté et d’un contrôle de sécurité prolongé à un aéroport américain un mois à peine après un attentat à l’aéroport de Fort Lauderdale ayant fait cinq morts et six blessés, un universitaire français né en Egypte, porteur d’un ancien visa de travail et en route pour une conférence rémunérée se fend d’une tribune entière déplorant avec force « images d’esclaves » que « les États-Unis ne sont plus tout à fait les États-Unis » …

Comment ne pas repenser à un autre président américain

Qui au terme de deux mandats qui, suite à l’abandon d’un Irak alors sécurisé, ont vu pas moins de 124 attentats ou tentatives d’attentats islamiques

Dont une douzaine, entre Little Rock, Fort Hood, Boston, Moore (Oklahoma), Queens, Brooklyn, Garland, Chattanooga, San Bernardino, Orlando, St. Cloud (Minnesota), New York,  Columbus, d’attaques majeures …

Nous annonçait tranquillement il y a un mois qu’ « aucune organisation terroriste étrangère n’a planifié et exécuté avec succès une attaque dans notre pays ces huit dernières années » ?

A Complete List of Radical Islamic Terror Attacks on U.S. Soil Under Obama

James Barrett

Dailywire
December 7, 2016

In a speech at MacDill Air Force Base in Tampa, Florida on Tuesday, President Obama declared that « [n]o foreign terrorist organization has successfully planned and executed an attack on our homeland. » The claim earned perfunctory applause, but a closer look at the reaction of many of the servicemen and women there made clear what they really thought about the administration’s handling of national security.

The President’s claim — which he has repeated in some form or fashion over the last few years — is an obvious rhetorical attempt to gloss over the reality of the threat of radical Islamic terror on American soil. The attempt to disconnect « lone wolf » terrorists from the terror organizations who often inspire them does nothing to alleviate the pain of those who have suffered at the hands of jihadists and only hurts prevention efforts. Rhetorical tricks aside, the reality is that during Obama’s tenure scores of innocent Americans have been murdered on U.S. soil by jihadists, most of whom were inspired by or acting under the direction of foreign terror groups, particularly the Islamic state.

Below is a list of the major, verifiable radical Islamic terror attacks « successfully planned and executed » on U.S. soil since Obama first took office in 2009 (the first section provided by Daily Wire’s Aaron Bandler):

Little Rock, Arkansas, June 1, 2009. Abdulhakim Mujahid Muhammad shot and murdered one soldier, Army Pvt. William Andrew Long, and injured another, Pvt. Quinton Ezeagwula, at a military recruiting station in Little Rock. Muhammad reportedly converted to Islam in college and was on the FBI’s radar after being arrested in Yemen–a hotbed of radical Islamic terrorism–for using a Somali passport, even though he was a U.S. citizen. In a note to an Arkansas judge, Muhammad claimed to be a member of al-Qaeda in the Arab Peninsula, the terror group’s Yemen chapter.

Fort Hood, Texas, November 5, 2009. Major Nidal Malik Hasan shot up a military base in Fort Hood and murdered 14 people. Hasan was in contact with al-Qaeda terrorist Anwar al-Awlaki prior to the attack and shouted « Allahu Akbar! » as he fired upon the soldiers on the Fort Hood base. After being sentenced to death, Hasan requested to join ISIS while on death row. It took six years for Obama to acknowledge the shooting as a terror attack instead of « workplace violence. »

Boston, Massachusetts, April 15, 2013. Tamerlan and Dhozkar Tsarnaev set off two bombs at the 2013 Boston marathon, killing three and injuring over 260 people. The Tsarnaev brothers later shot and murdered Massachusetts Institute of Technology police officer Sean Collier. The Tsarnaev brothers were self-radicalized through online jihadist propaganda and through a mosque with ties to al-Qaeda.

Moore, Oklahoma, September 24, 2014. Alton Nolen beheaded a woman, Colleen Huff, at a Vaughan Foods plant and stabbed and injured another person. While Nolen’s motives are unclear, he appears to have been another radicalized Muslim who was obsessed with beheadings.

Queens, New York, October 23, 2014. Zale Thompson, another self-radicalized Muslim, injured two police officers with a hatchet before being shot dead by other cops. Thompson reportedly indoctrinated himself with ISIS, al-Qaeda and al-Shabab–a Somali jihadist terror group–websites and was a lone wolf attacker.

Brooklyn, New York, December 20, 2014. Ismaayil Brinsley shot and murdered two police officers execution-style and his Facebook page featured jihadist postings and had ties to a terror-linked mosque.

Garland, Texas, May 3, 2015. Two gunmen shot up the Curtis Culwell Center in Garland, where a Mohammed cartoon contest was taking place, and were killed by a police officer. ISIS claimed responsibility for the attack.

Chattanooga, Tennessee, July 16, 2015. Muhammad Youssef Abdulazeez shot and killed four Marines and a sailor at a military base in Chattanooga and was believed to have been inspired by ISIS.

San Bernardino, California, December 14, 2015. Two radical Islamists, Syed Farook and Tashfeen Malik, shot and murdered 14 people and injured 22 others at an office holiday party.

Orlando, Florida, June 12, 2016. Omar Mateen, 29, opened fire at a gay nightclub, killing 49 and injuring 53. The FBI investigated Mateen twice before his rampage, but did not take any substantive action. Officials believe Mateen was self-radicalized but he pledged fealty to ISIS leader Abu Bakr al-Baghdadi before his death. « The real muslims will never accept the filthy ways of the west, » Mateen posted on his Facebook page after committing his heinous act at Pulse nightclub. « I pledge my alliance to (ISIS leader) abu bakr al Baghdadi..may Allah accept me, » he wrote.

St. Cloud, Minnesota, September 17, 2016. Dahir Ahmed Adan, a 20-year-old Somali refugee, began hacking at people with a steak knife at a Minnesota mall, injuring nine people before he was shot dead by off-duty police officer Jason Falconer. The FBI said numerous witnesses heard Adan yelling « Allahu akbar! » and « Islam! Islam! » during the rampage. He also asked potential victims if they were Muslims before inflicting wounds in their heads, necks, and chests. The FBI believe he had recently become self-radicalized. (As the Daily Wire highlighted, the Minneapolis Star Tribune attempted to blame « anti-Muslim tensions » for his murderous actions.)

New York City/New Jersey, September 17, 2016. Ahmad Khan Rahami, a 28-year-old naturalized citizen from Afghanistan, set off multiple bombs in New York and New Jersey. In Chelsea, his bomb resulted in the injury of over 30 people. Rahami wrote in his journal that he was connected to « terrorist leaders, » and appears to have been heavily influenced by Sheikh Anwar, Anwar al-Awlaki, Nidal Hassan, and Osama bin Laden. « I pray to the beautiful wise ALLAH, [d]o not take JIHAD away from me, » Rahami wrote. « You [USA Government] continue your [unintelligible] slaught[er] » against the holy warriors, « be it Afghanistan, Iraq, Sham [Syria], Palestine … « 

Columbus, Ohio, November 28, 2016. Abdul Razak Ali Artan, an ISIS-inspired 20-year-old Somali refugee who had been granted permanent legal residence in 2014 after living in Pakistan for 7  years, attempted to run over his fellow Ohio State students on campus. After his car was stopped by a barrier, he got out of the vehicle and began hacking at people with a butcher knife before being shot dead by a campus police officer. He injured 11 people, one critically. ISIS took credit for the attack, describing Artan as their « soldier. » Just three minutes before his rampage, Artan posted a warning to America on Facebook that the « lone wolf attacks » will continue until America « give[s] peace to the Muslims. » He also praised deceased al-Qaeda cleric Anwar Al-Awlaki as a « hero. »

Voir aussi:

Les États-Unis sont-ils encore les États-Unis?
Il faut désormais faire face outre-Atlantique à l’arbitraire et à l’incompétence la plus totale.
Henry Rousso
Historien, directeur de recherches au CNRS (Institut d’histoire du temps présent)
Le Hugffington Post

26.02.2017

Le 22 février dernier, j’ai atterri vers 14h30 à l’aéroport de Houston, aux États-Unis, en provenance de Paris. Je devais me rendre à un colloque de la Texas A&M University (College Station), où j’ai été invité à plusieurs reprises ces dernières années. Au guichet de l’immigration, une fonctionnaire me refuse l’entrée et m’emmène dans une salle attenante pour contrôle, sans explications. Une trentaine de personnes y attendent que l’on statue sur leur sort. J’observe machinalement une certaine fréquence dans les entrées et sorties. Au bout de trois quarts d’heure, alors que la plupart de ceux qui attendent repartent sans problèmes, un jeune officier de police me demande de le suivre dans un bureau particulier. Commence alors un interrogatoire informel. Je lui demande ce qui me vaut d’être là. Il me répond : « contrôle aléatoire » (random check). Il me demande ce que je viens faire aux États-Unis. Je lui présente alors la lettre d’invitation de l’université. Cette intervention doit-elle être rémunérée ? Je confirme – c’est la règle dans beaucoup universités Nord-américaines. Il m’objecte alors que je n’ai qu’un visa touristique et non un visa spécifique de travail. Je lui réponds que je n’en ai pas besoin, que l’université s’est occupée comme d’habitude des formalités et, surtout, que je fais cela depuis plus de trente ans sans jamais avoir eu le moindre ennui. Son attitude se fait alors encore plus suspicieuse. Examinant mon passeport, il relève que j’ai bénéficié récemment d’un visa « J1 », accordé notamment aux universitaires. J’ai été, en effet, professeur invité à l’Université Columbia de New York, de septembre 2016 à janvier 2017. Il conclut que je suis donc revenu travailler « illégalement » avec un visa expiré. J’ai beau expliquer que ma situation n’a rien d’anormal, sinon l’université n’aurait pas pu m’inviter, rien n’y fait. N’étant pas en possession d’un document fédéral m’autorisant à travailler aux États-Unis, je suis en infraction. La décision sera confirmée plus tard par son supérieur hiérarchique – que je n’aurai pas la possibilité de rencontrer.

On bascule alors dans une autre dimension. Le policier me fait prêter serment et me soumet à un interrogatoire étendu : questions sur mon père, ma mère, ma situation familiale, me posant près d’une dizaine de fois les mêmes questions: qui m’emploie, où j’habite, etc. J’ai la copie du procès-verbal. Il relève toutes mes empreintes digitales, pourtant déjà enregistrées dans le système comme pour tous les visiteurs. Il opère une fouille au corps en règle, malgré mes protestations. « C’est la procédure », me rétorque-t-il. Il m’informe ensuite que je vais être refoulé (deported) et mis dans le prochain avion en partance pour Paris. Il ajoute que je ne pourrai plus jamais entrer dans le pays sans un visa particulier. Je suis stupéfait mais ne peux rien faire sinon prévenir mon collègue de l’université. Le policier me demande si je veux contacter le Consulat de France à Houston. Je réponds par l’affirmative mais c’est lui qui se charge de composer le numéro, plusieurs heures après, aux alentours de 19h, appelant le standard et non le numéro d’urgence, donc sans résultat. Il m’indique également qu’il n’arrive pas à contacter Air France pour mon billet. Cela fait déjà près de cinq heures que je suis détenu et je comprends alors que rien ne se passera avant le lendemain.

Je m’apprête donc à passer encore entre une dizaine ou une vingtaine d’heures installé sur une chaise, sans téléphone – l’usage en est interdit –, avant de pouvoir occuper un fauteuil un peu plus adapté à la situation de personnes ayant effectué un long voyage. Toutes les heures, un fonctionnaire vient nous proposer à boire ou à manger, et nous fait signer un registre comme quoi nous avons accepté ou refusé. Malgré la tension, j’observe ce qui se passe dans ce lieu insolite, à la fois salle d’attente anodine et zone de rétention. Si la plupart des policiers adoptent un ton réglementaire, non discourtois, quelques-uns ricanent discrètement en observant cette population hétéroclite sous leur contrôle. Une policière engueule une femme dont le garçon de trois ans court dans tous les sens. Un homme se lève pour demander ce qu’il en est de sa situation. Trois policiers lui hurlent de s’asseoir immédiatement.

Vers 21h, il reste une demi-douzaine de personnes, somnolentes et inquiètes, un Africain ne parlant pas bien l’anglais, les autres sans doute d’origine latino-américaine. Je suis apparemment le seul Européen – le seul « blanc ». Arrivent alors deux officiers de police. Ils se dirigent vers le monsieur assis devant moi, peut-être un Mexicain, bien mis de sa personne. Ils lui montrent un billet d’avion et lui disent qu’ils vont l’emmener. Invité à se lever, il est alors menotté, enchaîné à la taille, et entravé aux chevilles. Je n’en crois pas mes yeux. Des images d’esclaves me traversent l’esprit: la policière qui lui met les fers aux pieds est une Africaine-Américaine, vaguement gênée. J’imagine le temps qu’il va mettre pour rejoindre la porte d’embarquement. Je me demande surtout si c’est le même sort qui nous attend. Je préfère croire que lui a commis un délit sérieux. J’apprendrai par la suite que « c’est la procédure ». Cette façon de faire – proprement indigne – serait exigée par les compagnies aériennes. Je ne suis pas sûr, au demeurant, que les conditions d’expulsion soient plus humaines chez nous.

L’attente continue, cette fois avec une réelle angoisse. A 1h 30 du matin – cela fait plus de 26 heures que j’ai quitté mon domicile parisien – je vois une certaine agitation. Une policière vient vers moi et me demande quelle est ma destination finale aux États-Unis et si quelqu’un m’attend à l’aéroport. Je réponds avec un début d’énervement – à éviter absolument dans ce genre de situations – que le chauffeur de l’université, qui se trouve à deux heures de route, est sans doute reparti… Elle me prie alors de ne pas me rendormir car je vais être appelé. Quelques minutes plus tard, un policier au ton cette fois amical me rend mon téléphone et mon passeport, dûment tamponné, et me déclare autorisé à entrer aux États-Unis. Les restrictions qui m’ont été imposées sont levées, ajoute-t-il, sans que je puisse savoir ce qui va rester dans leurs fichiers. Il m’explique que le fonctionnaire qui a examiné mon dossier était « inexpérimenté » et ne savait pas que certaines activités, dont celles liées à la recherche et à l’enseignement, bénéficiaient d’un régime d’exception et pouvaient parfaitement être menées avec un simple visa touristique. « Il ne savait pas ». Abasourdi, je lui demande, ou plutôt je déclare que c’était donc une erreur. Il ne me répond pas. Il me laisse simplement entendre qu’ayant, lui, une longue expérience, il a vu le problème en prenant son poste en début de nuit. Il aura l’amabilité de me raccompagner à la sortie d’un aéroport totalement désert, m’indiquant l’adresse d’un hôtel dans la zone portuaire. À aucun moment, ni lui, ni ses collègues ne se sont excusés.

En réalité, ma libération n’a rien eu de fortuit. Elle est la conséquence de l’intervention de mon collègue auprès du président de l’université Texas A & M, d’une professeure de droit chargée des questions d’immigration, et de plusieurs avocats. Sans eux, j’aurais été conduit menotté, enchaîné, et entravé à l’embarquement pour Paris.

Historien de métier, je me méfie des interprétations hâtives. Cet incident a occasionné pour moi un certain inconfort, difficile de le nier. Je ne peux, cependant, m’empêcher de penser à tous ceux qui subissent ces humiliations et cette violence légale sans les protections dont j’ai pu bénéficier. J’y pense d’autant plus que j’ai connu l’expulsion et l’exil dans mon enfance. Pour expliquer ce qui s’est passé, j’en suis rendu aux conjectures. Pourquoi le contrôle aléatoire est-il tombé sur moi? Je ne le sais pas mais ce n’est pas le fruit du hasard. Mon « cas » présentait un problème avant même l’examen approfondi de mon visa. Peut-être est-ce mon lieu de naissance, l’Egypte, peut-être ma qualité d’universitaire, peut-être mon récent visa de travail expiré, pourtant sans objet ici, peut-être aussi ma nationalité française. Peut-être aussi le contexte. Quand bien même aurais-je commis une erreur, ce qui n’est pas le cas, cela méritait-il pareil traitement? Comment expliquer ce zèle, évident, de la part du policier qui m’a examiné et de son supérieur hiérarchique sinon par le souci de faire du chiffre et de justifier, au passage, ces contrôles accrus? J’étais d’autant plus « intéressant » que je ne tombais pas dans la catégorie habituelle des « déportables ». Telle est donc la situation aujourd’hui. Il faut désormais faire face outre-Atlantique à l’arbitraire et à l’incompétence la plus totale. Je ne sais ce qui est le pire. Ce que je sais, aimant ce pays depuis toujours, c’est que les États-Unis ne sont plus tout à fait les États-Unis.

 Voir aussi:
Valeurs actuelles

25 février 2017 

Irrespect. Suite à une nouvelle critique du président américain sur la situation sécuritaire de la France et de sa capitale, François Hollande a de nouveau dérapé. Une faute que la droite n’a pas manqué de souligner.

François Hollande a sans doute la mémoire courte. Alors que Donald Trump citait vendredi “un ami” effrayé par l’insécurité qui règne à Paris, le chef de l’État a tenté de répliquer, samedi 25 février, affirmant qu’en France il “n’y a pas de circulation d’armes, il n’y a pas de personnes qui prennent des armes pour tirer dans la foule”.

“Comment François Hollande peut-il ainsi effacer les victimes ?”

Passablement remontée contre cette réponse fallacieuse, qui fait fi des dizaines de victimes récentes du terrorisme dans l’Hexagone, la droite a confronté le président socialiste à ses incohérences. François Fillon a par exemple rappelé les drames de “Toulouse, Charlie, Bataclan, Nice” et dénoncé un “effacement” des victimes.

Du côté du Front national, Florian Philippot s’est insurgé contre le “manque de respect pour les familles des victimes des attentats” et l’“indécence” du locataire de l’Élysée, quand Nicolas Bay a fustigé un “oubli [des victimes] du Bataclan et de Charlie Hebdo”.

Voir également:

L’effet Trump? La Suède s’interroge sur sa politique d’intégration

Le Point/ AFP

22/02/2017

Voir de même:

Trump Is Right: Sweden’s Embrace of Refugees Isn’t Working

The country has accepted 275,000 asylum-seekers, many without passports—leading to riots and crime.

Jimmie Åkesson and Mattias Karlsson
The Wall Street Journal
Feb. 22, 2017

When President Trump last week raised Sweden’s problematic experience with open door immigration, skeptics were quick to dismiss his claims. Two days later an immigrant suburb of Stockholm was racked by another riot. No one was seriously injured, though the crowd burned cars and hurled stones at police officers.

Mr. Trump did not exaggerate Sweden’s current problems. If anything, he understated them. Sweden took in about 275,000 asylum-seekers from 2014-16—more per capita than any other European country. Eighty percent of those who came in 2015 lacked passports and identification, but a majority come from Muslim nations. Islam has become Sweden’s second-largest religion. In Malmö, our third-largest city, Mohamed is the most common name for baby boys.

The effects are palpable, starting with national security. An estimated 300 Swedish citizens with immigrant backgrounds have traveled to the Middle East to fight for Islamic State. Many are now returning to Sweden and are being welcomed back with open arms by our socialist government. In December 2010 we had our first suicide attack on Swedish soil, when an Islamic terrorist tried to blow up hundreds of civilians in central Stockholm while they were shopping for Christmas presents. Thankfully the bomber killed only himself.

Riots and social unrest have become a part of everyday life. Police officers, firefighters and ambulance personnel are regularly attacked. Serious riots in 2013, involving many suburbs with large immigrant populations, lasted for almost a week. Gang violence is booming. Despite very strict firearm laws, gun violence is five times as common in Sweden, in total, as in the capital cities of our three Nordic neighbors combined.

Anti-Semitism has risen. Jews in Malmö are threatened, harassed and assaulted in the streets. Many have left the city, becoming internal refugees in their country of birth.

The number of sex crimes nearly doubled from 2014-15, according to surveys by the Swedish government body for crime statistics. One-third of Swedish women report that they no longer feel secure in their own neighborhoods, and 12% say they don’t feel safe going out alone after dark. A 1996 report from the same government body found that immigrant men were far likelier to commit rape than Swedish men. Last year our party asked the minister of justice to conduct a new report on crime and immigration, and he replied: “In light of previous studies, I do not see that a further report on recorded crime and individuals’ origins would add knowledge with the potential to improve the Swedish society.”

Our nation’s culture hasn’t been spared either. Artists accused of insulting Islam live under death threats. Dance performances and art exhibitions have been called off for fear of angering Islamists. Schools have prohibited the singing of traditional Christian hymns because they don’t want to “insult” non-Christian immigrants. Yet reports made with hidden cameras by journalists from Swedish public media show mosques teaching fundamentalist interpretations of Islam.

Sweden’s government now spends an incredible amount of money caring for newly arrived immigrants each year. The unemployment rate among immigrants is five times as high as that of native Swedes. Among some groups, such as Somalis, in places like Malmö unemployment reaches 80%.

Our party, the Sweden Democrats, wants to put the security and welfare of Swedish citizens first. We are surging in the opinion polls and seem to have a good chance of becoming the country’s largest party during the elections next year. We will not rest until we have made Sweden safe again.

For the sake of the American people, with whom we share so many strong historical and cultural ties, we can only hope that the leaders in Washington won’t make the same mistakes that our socialist and liberal politicians did.

Mr. Åkesson is party chairman of the Sweden Democrats. Mr. Karlsson is the party’s group leader in Parliament.

Voir par ailleurs:

Hommage national aux victimes du terrorisme: Trois décennies d’attentats en France

Laure Cometti

20 minutes

L’hommage national aux victimes du terrorisme, qui a lieu chaque année le 19 septembre, depuis 1998, prend ce lundi un écho particulier. Depuis janvier 2015, 236 personnes sont mortes dans des attentats en France, sur un total de 271 en trente ans. 20 Minutes revient sur les attaques terroristes perpétrées dans l’Hexagone au cours des trois dernières décennies.

1986

Cette année est marquée par neuf attaques terroristes, dont six sont meurtrières. Elles s’inscrivent dans une vague d’attentats, de décembre 1985 à septembre 1986, dont certains seront imputés au Hezbollah.

Le mois de septembre est particulièrement meurtrier. Le 8, une explosion fait un mort et dix-huit blessés dans le bureau de poste de l’Hôtel de Ville à Paris. Le 12, plus d’une cinquantaine de personnes sont blessées par une bombe placée dans un magasin Casino à la Défense. Le 14, une nouvelle explosion tue deux personnes dans le pub Renault des Champs-Elysées. Le lendemain, c’est la préfecture de police de Paris qui est visée : une bombe fait un mort et 51 blessés. Le 17, ce mois de septembre meurtrier s’achève par un attentat à la bombe devant le magasin Tati de la rue de Rennes, toujours à Paris. Le bilan est de sept morts et une cinquantaine de blessés.

1995

Entre juillet et novembre, l’Hexagone est le théâtre d’une série d’attaques à la bombe imputées à l’organisation terroriste algérienne du Groupe islamique armé (GIA). La seule attaque meurtrière est celle de la station de RER B Saint-Michel à Paris, le 25 juillet. Le bilan est de huit tués et plus d’une centaine de blessés.

Près de Lyon, une bombe est découverte le 26 août sur une ligne de TGV. Les empreintes digitales de Khaled Kelkal sont retrouvées sur l’engin explosif. Le jeune homme, impliqué dans l’attentat de la station Saint-Michel, est abattu par la police le 29 septembre. Arrêté deux jours auparavant, son complice Karim Koussa a été jugé et condamné à de la prison. Deux autres membres du GIA ont été arrêtés le 1er novembre dans le cadre de l’enquête sur cette vague d’attentats, Boualem Bensaïd et Smaïn Aït Ali Belkacem, tous deux jugés et incarcérés.

Le 3 septembre, une bombe blesse quatre personnes sur un marché du boulevard Richard Lenoir à Paris.

Les transports en commun de la capitale sont ciblés à deux autres reprises, sans faire de morts : le 6 octobre à Maison-Blanche (seize blessés) et le 17 octobre dans une rame du RER C, entre les stations Saint-Michel et Quai d’Orsay (une trentaine de blessés).

1996

Le 3 décembre, une explosion tue quatre personnes et en blesse plus de 90 à la station de RER B de Port-Royal. Les auteurs de l’attaque n’ont pas été identifiés.

2000

Le 19 avril, une bombe explose dans un restaurant de la chaîne McDonald’s à Quévert (ôtes-d’Armor), tuant une employée. L’enquête démontrera plus tard que la bombe devait exploser pendant la nuit. Trois hommes appartenant à la mouvance indépendantiste bretonne seront jugés puis acquittés dans cette affaire qui n’a pas été élucidée à ce jour.

2007

Le 6 décembre, un colis piégé explose dans un cabinet d’avocat au 52, boulevard Malesherbes à Paris. La secrétaire du cabinet est tuée sur le coup. L’affaire n’est pas élucidée à ce jour.

2012

En mars, Mohamed Merah tue sept personnes par balle à Toulouse et Montauban. Il s’agit de trois militaires et de  trois élèves et un professeur d’une école juive. Le terroriste islamiste est abattu le 22 mars après une intervention du Raid dans le quartier de Côte Pavée à Toulouse.

2015

Le début de l’année est marquée par la tuerie au siège de Charlie Hebdo. Les frères Saïd et Chérif Kouachi, qui affirment agir au nom de l’organisation Al-Qaida dans la péninsule arabique (Aqpa), abattent le 7 janvier huit membres de la rédaction de l’hebdomadaire, un dessinateur invité à la conférence du journal, deux policiers et un agent de maintenance de l’entreprise Sodexo. Les terroristes sont tués deux jours plus tard à Dammartin-en-Goële.

Le lendemain, une policière municipale est tuée à Montrouge par Amédy Coulibaly qui mènera la prise d’otages du magasin Hypercacher de la Porte de Vincennes, le 9 janvier. Le terroriste, qui se revendique du groupe Etat islamique (EI) dans une vidéo, est abattu après avoir tué un employé et trois clients de la boutique vendant des produits casher.

Le 26 juin, Yassin Salhi décapite son patron sur le site de l’usine AirProducts. Fiché S pour ses liens avec l’islam radical, le présumé coupable s’est suicidé en prison le 23 décembre de la même année.

Le 13 novembre au soir, des attaques simultanées à Saint-Denis et Paris font 130 morts et plus de 400 blessés. Il s’agit des pires attaques terroristes de l’histoire de la France. Tous les auteurs de ces attentats, revendiqués par Daesh, sont morts en kamikazes. Salah Abdeslam, l’unique membre encore vivant des commandos, a été arrêté en le 18 mars 2016 en Belgique et remis à la France où il a été écroué.

2016

Le 13 juin, un policier de Magnanville et sa compagne employée au commissariat de Mantes-la-Jolie (Yvelines) sont assassinés chez eux par  Larossi Abballa, qui avait revendiqué son action sur Twitter et Facebook au nom de Daesh. Le terroriste est abattu par le Raid.

Le soir de la fête nationale, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, au volant d’un camion, fonce dans la foule quelques instants après le feu d’artifice du 14 juillet sur la Promenade des Anglais à Nice. Le bilan est de 86 morts et plus de 300 blessés. L’attaque est revendiquée par Daesh.

Le 26 juillet, un prêtre est tué lors d’une prise d’otages pendant la messe dans une église catholique à Saint-Etienne-du-Rouvray. Les auteurs, deux djihadistes sont abattus par les forces de l’ordre. Cette attaque est aussi revendiquée par Daesh..

Voir de même:

Nordactu.fr

19/07/2016

Alors que le bilan humain de l’attentat de Nice du 14 juillet n’est pas encore définitif, Nord Actu a dressé la liste chronologique des attentats terroristes islamistes qui ont touché la France depuis début 2012, ainsi que les tentatives déjouées par les services de sécurité dont nous avons eu connaissance. La liste des projets d’attentats est donc non-exhaustive, mais permet de se faire une idée sur la quantité d’actions islamistes entreprises depuis 4 ans en France. Le bilan humain provisoire de cette guerre fait état de 254 morts et 684 blessés.

(NDLR: les attentats ayant « abouti » apparaissent en gras)

Attentats de mars 2012 par Mohammed Merah : 8 morts et 6 blessés.

Attentat du 25 mai 2013, un individu tente d’égorger un militaire à la Défense : 1 blessé.

Attentat déjoué en octobre 2013 : Un homme arrêté à Lille après son retour de Syrie.

Attentat déjoué en février 2014 : Le carnaval de Nice.

Attentat déjoué en juillet 2014 : Des lieux chiites à Créteil.

Attentat déjoué en août 2014 : Des synagogues à Lyon.

Attentat déjoué en septembre 2014 : Une réunion du CRIF à Lyon.

Attentat du 20 décembre 2014 à Joué les Tours, un individu attaque le commissariat à l’arme blanche, il est abattu : 1 mort et 3 blessés.

Attentat du 21 décembre 2014 à Dijon, un individu fonce dans la foule avec son véhicule au cri d’ «Allah Ahkbar» : 13 blessés.

Attentat du 22 décembre 2014 à Nantes, modus operandi similaire à l’attaque de Dijon : 1 mort et 10 blessés.

Attentats de janvier 2015 (Charlie hebdo + Montrouge + Hyper Kasher) : 17 morts et 22 blessés.

Attentat du 3 février 2015 à Nice, Moussa Coulibaly attaque des militaires à l’arme blanche : 3 blessés.

Attentat du 19 avril 2015 : Meurtre d’Aurélie Châtelain à Villejuif par Sid Ahmed Ghlam lors du vol de son véhicule devant servir à des actions contre des églises (voir ci-dessous) : 1 mort.

Attentat déjoué en avril 2015 : Une ou plusieurs églises en région parisienne par Sid Ahmed Ghlam (le suspect avait effectué des repérages autour du Sacré Cœur  de Montmartre et de deux églises de Villejuif).

Attentat de Saint-Quentin-Fallavier 26 juin 2015 : 1 mort et 2 blessés.

Attentat déjoué en juillet 2015 : Une base militaire dans les Pyrénées-Orientales.

Attentat du 21 août 2015 (attaque d’un train Thalys entre Bruxelles et Paris) : 3 blessés.

Attentat déjoué en octobre 2015 : Hakim Marnissi voulait attaquer la base navale de Toulon.

Attentat déjoué en octobre 2015 : Arrestation à Fontenay-sous-Bois, Salim et Ahmed M., deux frères « velléitaires pour le jihad syrien » qui ont planifié de s’en prendre à « des militaires, des policiers et/ou des juifs ».

Attentats du 13 novembre 2015 (Bataclan + terrasses de cafés + Stade de France + St Denis) : 137 morts et 413 blessés.

Attentat déjoué en novembre 2015 : Le quartier de la Défense.

Attentat déjoué en décembre 2015 : « Des représentants de la force publique » dans la région d’Orléans. Les deux suspects voulaient s’en prendre notamment au préfet du Loiret et à une centrale nucléaire.

Attentat déjoué en décembre 2015 : Interpellation d’un couple à Montpellier, la femme aurait dû commettre un attentat suicide à l’aide d’un faux-ventre de femme enceinte rempli d’explosifs.

Attentat du 1er janvier 2016 à Valence : un individu fonce sur des militaires avec son véhicule. Il doit être neutralisé par des tirs, un passant est blessé : 3 blessés au total.

Attentat du 7 janvier 2016 au commissariat de la Goutte d’Or à Paris : 1 mort (l’assaillant).

Attentat du 11 janvier 2016 à Marseille, un kurde de 15 ans attaque un enseignant juif à la machette : 1 blessé. Des policiers étaient également visés.

Attentat déjoué en janvier 2016 : Fort Béar dans les Pyrénées orientales, un gradé devait être kidnappé puis décapité. 3 interpellés.

Attentat déjoué du 2 février 2016 : Arrestation à Lyon de 6 individus qui projetaient d’attaquer des « clubs échangistes en France ».

Attentat déjoué du 9 mars 2016 : Un individu radicalisé d’une trentaine d’années a embarqué à l’aéroport de Nantes en direction de Fès. Il a été arrêté au Maroc par les autorités marocaines. Il était en possession de plusieurs armes blanches et une bonbonne de gaz.

Attentat déjoué du 9 mars  2016 : Un franco-algérien a délibérément lancé sa voiture contre la façade d’un commissariat de police à Firminy. D’après Noëlle Deraime, directrice départementale de la sécurité publique, il ne s’agit pas d’un accident.

Attentat déjoué en mars 2016 : 4 jeunes femmes devaient attaquer une salle de concert, deux cafés et un centre commercial à Paris.

Attentat déjoué en mars 2016: Quatre personnes (3 hommes et 1 femme) ont été interpellées par la DGSI dans le XVIIIe arrondissement de Paris ainsi qu’en Seine-Saint-Denis. Elles sont suspectées de s’être préparées à commettre des attentats dans la capitale.

Attentat déjoué en mars 2016 : Arrestation de Rada Kriket à Boulogne Billancourt, d’Anis B. à Rotterdam et d’Abderahmane Ameuroud  à Bruxelles pour « risque imminent d’action terroriste ».

Attentat déjoué le 8 avril 2016: Arrestation de Mohamed Abrini, recherché depuis les attentats du 13 novembre, à Anderlecht. Il révèle que le commando des attentats du 22 mars 2016 à Bruxelles devait à nouveau frapper la France.

Attentat du 24 avril 2016: Un militaire de l’opération Sentinelle est agressé au cutter par un individu tenant des propos en arabe à Strasbourg. L’agresseur prend la fuite et est interpellé le 4 mai 2016. Bilan : 1 blessé.

Attentat contre un couple de policiers du 13 juin 2016 à Magnanville par Larossi Abballa : 3 morts.

Attentat du 14 juin 2016 à Rennes, une lycéenne âgée de 19 ans est agressée à coups de couteau par un homme de 32 ans connu des services de police qui voulait procéder à un « sacrifice » au cours du ramadan, selon ses propres termes. Bilan : 1 blessé.

Attentat déjoué le 16 juin 2016: Un jeune homme de 22 ans arrêté par la DGSI à la gare de Carcassonne en possession d’un couteau et d’une machette projetant un attentat en s’attaquant à des touristes américains et anglais ainsi qu’aux forces de l’ordres et « mourir en martyr ».

Attentat déjoué le 17 juin 2016: À Béziers, un détenu converti à l’islam et radicalisé voulait commettre un attentat contre un club naturiste au Cap d‘Agde car il n’aimait pas les « culs-nus ». L’individu s’est fait allonger sa peine de 6 mois supplémentaires.

Attentat du 14 juillet 2016 à Nice : 84 morts et 202 blessés

Le détail des attentats déjoués en France depuis un an

INFO LE FIGARO – Des projets d’assassinats et d’attentats, visant notamment un centre commercial, une salle de spectacle ou encore une centrale nucléaire, ont été révélés devant la commission d’enquête parlementaire.

«Nous avons tout eu»: le 18 mai, devant la commission d’enquête, le coordonnateur national du renseignement, Didier Le Bret, résume en une formule les multiples attaques, contrecarrées ou non, qui ont visé le pays. Pour la première fois, le rapport de Sébastien Pietrasanta fournit le détail d’une dizaine d’attentats déjoués en France en un an. Certains, comme celui ciblant la base militaire de Port Vendres où trois djihadistes voulaient filmer la décapitation d’un haut gradé ou celui en octobre contre des militaires de la base de Toulon, sont connus. D’autres sont restés plus confidentiels. Ainsi, le document révèle que, le 16 mars, «quatre jeunes femmes, dont trois mineures (…) ont été interpellées à Roubaix, Lyon et Brie-Comte-Robert» alors qu’«elles avaient formé le projet d’attaquer une salle de concert, deux cafés et un centre commercial à Paris».

Ce coup de filet a lieu huit jours avant que la DGSI interpelle Reda Kriket à Boulogne-Billancourt et découvre à Argenteuil une «cache» remplie d’armes de guerre et d’explosifs susceptible de perpétrer une attaque au nom de Daech. Les 15 et 16 décembre dernier, la DGSI arrêtait Rodrigue D. et Karim K., deux terroristes en puissance qui «projetaient de s’attaquer à des militaires et des policiers orléanais». Le rapport dévoile que «tout en minimisant son implication dans ce projet», Karim K. a «reconnu vouloir assassiner le préfet du Loiret et s’attaquer à une centrale nucléaire». Avant de préciser que «les deux mis en cause ont confirmé le rôle d’Anthony D., djihadiste français de l’EI évoluant en Syrie depuis fin 2014, comme soutien financier».

Communications cryptées

Au même moment, la DGSI, toujours elle, appréhendait, à Tours, Issa Khassiev, un Russe d’origine tchétchène «susceptible d’avoir rejoint la Syrie en 2013» et qui envisageait de «réaliser une action violente en France avant de regagner la zone syro-irakienne pour y mourir en martyr». Lors d’une perquisition, celui qui a prêté «allégeance à l’EI» avait «proféré des menaces à l’encontre des fonctionnaires de police présents». Outre le cas d’un radicalisé en prison projetant d’assassiner une députée parisienne interpellé en octobre «après s’être lui-même dénoncé (…)», le document évoque aussi l’arrestation, à Fontenay-sous-Bois, de Salim et Ahmed M., deux frères «velléitaires pour le djihad syrien» qui voulaient s’en prendre à des «militaires, des policiers et/ou des juifs». Ces réussites policières ne peuvent cependant obérer les échecs des attentats de janvier et de novembre qui enseignent que «les terroristes ne relèvent plus d’aucune logique nationale ni dans leur profil ou leur recrutement, ni dans leur mode opératoire et la conception de leurs attaques».

Rappelant que «les commandos ne se sont effectivement rendus sur le territoire français que la veille des attaques, un délai peut-être trop bref pour être repérés par les seuls services français», Sébastien Pietrasanta considère que «cette tactique a également si bien fonctionné parce que les terroristes ont encore accru leur mobilité par une bien plus grande furtivité que par le passé». Le directeur général de la sécurité extérieure, Bernard Bajolet, l’a concédé devant la commission Fenech: «La difficulté à laquelle nous nous heurtons est que ces terroristes sont rompus à la clandestinité et font une utilisation très prudente, très parcimonieuse, des moyens de communication: les téléphones ne sont utilisés qu’une seule fois, les communications sont cryptées et nous ne pouvons pas toujours les décoder.» «Pour connaître leurs projets, il faut avoir des sources humaines directement en contact avec ces terroristes, décrit le patron de la DGSE. Or ces réseaux sont très cloisonnés, ils peuvent recevoir des instructions de caractère général, mais avoir ensuite une certaine autonomie dans la mise en œuvre de la mission qui leur est confiée.» (…). Et le rapporteur Pietrasanta de conclure: «L’explosion des communications électroniques, le développement du darknet, la mise à portée de tous de moyens de communication bénéficiant de puissants chiffrements – telle que l’application de messagerie Telegram – rendent les terroristes plus furtifs aux yeux des services de renseignements et leur imposent d’opérer des sauts capacitaires réguliers.»

Voir de plus:

Sweden’s rape rate under the spotlight

  • 15 September 2012

The Julian Assange extradition case has put Sweden’s relatively high incidence of rape under the spotlight. But can such statistics be reliably compared from one country to another?

Which two countries are the kidnapping capitals of the world?

Australia and Canada.

Official figures from the United Nations show that there were 17 kidnaps per 100,000 people in Australia in 2010 and 12.7 in Canada.

That compares with only 0.6 in Colombia and 1.1 in Mexico.

So why haven’t we heard any of these horror stories? Are people being grabbed off the street in Sydney and Toronto, while the world turns a blind eye?

No, the high numbers of kidnapping cases in these two countries are explained by the fact that parental disputes over child custody are included in the figures.

If one parent takes a child for the weekend, and the other parent objects and calls the police, the incident will be recorded as a kidnapping, according to Enrico Bisogno, a statistician with the United Nations.

Comparing crime rates across countries is fraught with difficulties – this is well known among criminologists and statisticians, less so among journalists and commentators.

Sweden has the highest rape rate in Europe, author Naomi Wolf said on the BBC’s Newsnight programme recently. She was commenting on the case of Julian Assange, the Wikileaks founder who is fighting extradition from the UK to Sweden over rape and sexual assault allegations that he denies.

Is it true? Yes. The Swedish police recorded the highest number of offences – about 63 per 100,000 inhabitants – of any force in Europe, in 2010. The second-highest in the world.

This was three times higher than the number of cases in the same year in Sweden’s next-door neighbour, Norway, and twice the rate in the United States and the UK. It was more than 30 times the number in India, which recorded about two offences per 100,000 people.

On the face of it, it would seem Sweden is a much more dangerous place than these other countries.

But that is a misconception, according to Klara Selin, a sociologist at the National Council for Crime Prevention in Stockholm. She says you cannot compare countries’ records, because police procedures and legal definitions vary widely.

« In Sweden there has been this ambition explicitly to record every case of sexual violence separately, to make it visible in the statistics, » she says.

« So, for instance, when a woman comes to the police and she says my husband or my fiance raped me almost every day during the last year, the police have to record each of these events, which might be more than 300 events. In many other countries it would just be one record – one victim, one type of crime, one record. »

The thing is, the number of reported rapes has been going up in Sweden – it’s almost trebled in just the last seven years. In 2003, about 2,200 offences were reported by the police, compared to nearly 6,000 in 2010.

So something’s going on.

But Klara Selin says the statistics don’t represent a major crime epidemic, rather a shift in attitudes. The public debate about this sort of crime in Sweden over the past two decades has had the effect of raising awareness, she says, and encouraging women to go to the police if they have been attacked.

The police have also made efforts to improve their handling of cases, she suggests, though she doesn’t deny that there has been some real increase in the number of attacks taking place – a concern also outlined in an Amnesty International report in 2010.

« There might also be some increase in actual crime because of societal changes. Due to the internet, for example, it’s much easier these days to meet somebody, just the same evening if you want to. Also, alcohol consumption has increased quite a lot during this period.

« But the major explanation is partly that people go to the police more often, but also the fact that in 2005 there has been reform in the sex crime legislation, which made the legal definition of rape much wider than before. »

The change in law meant that cases where the victim was asleep or intoxicated are now included in the figures. Previously they’d been recorded as another category of crime.

So an on-the-face-of-it international comparison of rape statistics can be misleading.

Botswana has the highest rate of recorded attacks – 92.9 per 100,000 people – but a total of 63 countries don’t submit any statistics, including South Africa, where a survey three years ago showed that one in four men questioned admitted to rape.

In 2010, an Amnesty International report highlighted that sexual violence happens in every single country, and yet the official figures show that some countries like Hong Kong and Mongolia have zero cases reported.

Evidently, women in some countries are much less likely to report an attack than in others and are much less likely to have their complaint recorded.

UN statistician Enrico Bisogno says surveys suggest that as few as one in 10 cases are ever reported to the police, in many countries.

« We often present the situation as kind of an iceberg where really what we can see is just the tip while the rest is below the sea level. It remains below the radar of the law enforcement agencies, » he says.

Naomi Wolf has also written that Sweden has the lowest conviction rate in Europe.

She was relying on statistics from a nine-year-old report, which calculated percentage conviction rates based on the number of offences recorded by the police and the number of convictions. But this is a problematic way of analysing statistics, as several offences could be committed by one person.

The United Nations holds official statistics on the number of convictions for rape per 100,000 people and actually, by that measure, Sweden has the highest number of convictions per capita in Europe, bar Russia. In 2010, 3.7 convictions were achieved per 100,000 population.

Though it’s still the case, as Wolf pointed out to the BBC, that women in Sweden report a high number of offences – and only a small number of rapists are punished.

So there’s a lot that official statistics don’t tell us. They certainly don’t reveal the real number of rapes that happen in Sweden, or any other country. And they don’t give a clear view of which countries have worse crime rates than others.

Rape is particularly complex, but you’d think it would be straightforward to analyse murder rates across different countries – just count up the dead bodies, and compare and contrast.

If only, says Enrico Bisogno. « For example, if I punch somebody and the person eventually dies, some countries can consider that as an intentional murder, others as a manslaughter. Or in some countries, dowry killings are coded separately because there is separate legislation. »

What’s more, a comparison of murder rates between developed and less developed countries may tell you as much about health as crime levels, according to Professor Chris Lewis, a criminologist from Portsmouth University in the UK.

The statistics are to some unknown degree complicated by the fact that you’re more likely to survive an attack in a town where you’re found quickly and taken to a hospital that’s well-equipped.


Présidence Trump: Vous avez dit surréaliste ? (It’s the unbearable smugness of the press, stupid !)

19 février, 2017
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Montage - Parler comme Macron

Le plus difficile n’est pas de dire ce que l’on voit mais d’accepter de voir ce que l’on voit. Charles Péguy
Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage. LaFontaine
Nous crions d’un bout à l’autre de l’Afrique : Attention, l’Amérique a la rage. Tranchons tous les liens qui nous rattachent à elle, sinons nous serons à notre tour mordus et enragés. Sartre (1953)
Les deux grands partis, c’est l’amicale des boulistes. Mais sans l’amitié et sans les boules… Emmanuel Macron
La politique internationale que je veux conduire pour notre émancipation vraie et donc pour notre sécurité, c’est celle qui respectera l’équilibre, qui préservera l’indépendance française, qui assurera la stabilité des Etats et qui, partout, défendra nos valeurs et nos principes. Emmanuel Macron
Coup sur coup, Emmanuel Macron nous a dit en deux déclarations son rapport à l’Histoire. Affirmant qu’il n’existe pas de culture française, il s’inscrit , digne enfant du «terranovisme», dans cette perspective sans racines que le rapport avorté du conseiller d’Etat Tuot exaltait en 2013 pour mieux reconstruire un passé accueillant aux vents de tous les communautarismes. L’assimilation de la colonisation française en Algérie à un «crime contre l’humanité», outre qu’elle sur-infecte des plaies mémorielles chez nombre de nos compatriotes pieds noirs et harkis, criminalise notre histoire au service d’une repentance dont la visée électorale n’échappe à personne . Cette double prise de position à quinze jours d’intervalles efface les clins d’œil plus anciens à Jeanne d’Arc et au récit national que sa visite ministérielle au Puy-du-fou en terre vendéenne avait esquissé. Accélérant sa campagne, toute de symboles bien plus que d’offre programmatique, Macron déroule le discours dominant, celui de la com’, celui de la sidération par l’activisme communicant et par l’exaltation d’un imaginaire rallié au culte de l’immédiat . Le jeune Macron n’aime pas l’ancien ; il le fait savoir et à son corps défendant il en vient même parfois à l’avouer jusque dans une rhétorique post-oratoire nourrie d’un phrasé saccadé tout droit issu de cette culture «power-point» qu’il parle couramment à l’instar des nouvelles élites sans lettre ni mémoires. Macron s’installe ainsi, jour après jour, comme la plus exacerbée et exacerbante métaphore de la com’. Il en délivre tous les rythmes et tous les codes. Les premiers se manifestent par une hyper-saturation de l’espace médiatique, par un face-à-face permanent et construit avec les médias, par une économie de la com’ qui circule non pas du candidat au peuple mais du produit au people… Le marketing n’est pas tant celui du préau , du marché – lieux de mémoire des vieilles politiques républicaines – que celui des scènes calculées avec ses plans médias, ses salles chauffées par des agitateurs de shows télévisés, ses photos calculées à destination d’une presse magazine friande de poses prétendument spontanées mais millimétriquement sophistiquées. Macron reflète la société médiatique ; il en est tout à la fois le Narcisse et la Léthé, la déesse de l’oubli … Car là où souffle l’esprit de la com’ se déploie aussi le voile de l’amnésie. La com’ agit par magie ; elle vise d’abord à transformer notre rapport au réel, soit en le liquidant par dénégation et en lui substituant un avenir tout d’optimisme et d’harmonie, soit en exorcisant son passé. Macron joue des deux registres: il promet un horizon de bonheur consumériste et liquide les spectres d’une histoire lourde, belliqueuse, conflictuelle, traumatisante… Il est le héraut des générations mainstream pour lesquelles il n’y a pas d’Histoire mais des histoires qui viennent se greffer les unes aux autres, morceaux d’un puzzle très «united color» à la mode Benetton… Macron préfère la publicité au réel, on l’aura compris. Cette vieille culture française, son Histoire, il n’a sans doute pas appris à les aimer… et en ce sens il est le produit d’un temps où les maîtres ont failli à transmettre . Quand il n’y a plus de transmission reste alors la com’… Arnaud Benedetti
C’est une manière de s’exprimer qui rappelle la campagne de Tony Blair, en Grande-Bretagne. On l’appelait aussi le candidat du flou (« Tony Blur »). Enoncer des lieux communs permet à chacun de comprendre ce qu’il a envie de comprendre. Tout cela est très fluide et offre donc peu de prises à ses adversaires, au-delà du ‘ »ah, mais vous n’avez pas de programme !' » (…) Ces dix dernières années, nous avons eu des programmes-catalogues de plus en plus précis jusqu’aux 1.000 pages de Bruno Le Maire. Or, ça ne fonctionne pas car les Français n’y croient plus. La présidentielle se joue surtout autour de la confiance en un homme ou une femme politique. Emmanuel Macron préfère donc créer un imaginaire autour de sa candidature en utilisant des mots apaisants. Le programme de Macron, c’est Macron. Christian Delporte
Chaque réunion publique est guettée par les médias car elle révélera une facette inédite, tenue secrète longtemps et indéfiniment annoncée, du ‘produit’ fini (ici le programme), qui est toujours en projet, fruit d’ajustements en fonction du marché politique et des « feedbacks » de clients/électeurs sur les phases bêta. Cécile Alduy
Ces intellectuels tétanisés par la culpabilité postcoloniale battent la campagne médiatique. Ils font de l’islamophobie le ressort exclusif des grandes manifestations antiterroristes du 11 janvier… Proclamer « Je suis Charlie », c’est pour eux faire acte d’islamophobie ! Cette cécité les conduit à minimiser le péril djihadiste de peur de désespérer Molenbeek comme les compagnons de route du Parti communiste s’interdisaient de dénoncer les exactions du stalinisme de peur de « désespérer Billancourt ». Par-delà l’organisation terroriste Daech, qui a fracturé la cohésion rêvée de la patrie, je crois que deux forces de désintégration sont à l’œuvre dans la société française. D’une part, les mouvements communautaristes, qui font prévaloir l’appartenance religieuse et ses marqueurs dans l’espace public. De l’autre, une conception identitaire et étroite de la France, dont le fond est ethno-racial et xénophobe. Gilles Kepel
Nous pourrons nous souvenir de ce jour et dire à nos enfants (…) qu’alors la montée des océans a commencé à ralentir et la planète à guérir. Barack Hussein Obama (discours de nomination, St Paul, 04.06. 2008)
The average reporter we talk to is 27 years old, and their only reporting experience consists of being around political campaigns. That’s a sea change. They literally know nothing. (…) We created an echo chamber. They were saying things that validated what we had given them to say.  Ben Rhodes (conseiller-adjoint à la sécurité extérieure d’Obama)
Je ne sais pas, on m’a donné cette information. En fait, j’ai vu passer cette information. Mais c’était une victoire très substantielle, vous ne croyez pas ? Donald Trump (18.02.2017)
Je ne considère pas le président-élu comme un président légitime. Je pense que les Russes ont contribué à aider cet homme à être élu. Et ils ont aidé à détruire la candidature d’Hillary Clinton. Ça n’est pas bien, ça n’est pas juste et ça n’est pas le processus démocratique. Je n’irai pas à l’investiture. John Lewis
Look, to be totally honest, if things are so bad as you say with the white, working class, don’t you want to get new Americans in? Bill Kristol
I think she’s the favorite. I have a sense that it would have happened anyway and that, at the end of the day, people were going to come home to who they were. And what’s depressed me, frankly, most about this race is, we went into this country a divided nation, and now the chasms are just solidified, so divided along race, divided along gender, urban/rural, college-educated/non-college-educated. We can go down the list. And, basically, less educated or high school-educated whites are going to Trump. It doesn’t matter what the guy does. And college-educated going to Clinton. Everyone is dividing based on demographic categories. And, sometimes, you get the sense that the campaign barely matters. People are just going with their gene pool and whatever it is. And that is one of the more depressing aspects of this race for me. (…) And, well, it’s a campaign of hate. Obama is a campaign of at least hope. At least his first campaign was. This is just a campaign of hate. And, you know, people who don’t like Trump really don’t like Trump. And I guess I’m among them. And we just saw in our report about the Trump voters in Pennsylvania. Did you see — when they were shouting on the road, did you see anything nice about Trump? No. Send Clinton to jail. (…) So we had a lot of good things over the years that were really good for America. I think globalization has been really good for America. I think the influx of immigrants has been really good for America. Feminism has been really good for America. But there are a lot of people who used to be up in society, because of those three good things, are now down, a lot of high school-educated white guys. And they have been displaced. And shame on us for not paying attention to that and helping them out. And, therefore, as a result, what happened was, they were alienated, they got super cynical, because they really were being shafted. And so they react in an angry way. David Brooks (November 5, 2016)
Theodore White wrote that America is Republican until 5:00 or 6:00 at night. And that’s when working people and their families got off work, had supper, and if America is going to vote — be Democratic, it’s going to happen between 5:30 and 8:00 at night. That has been totally turned on its ear. The working-class, blue-collar, non-college-educated base of the Democratic Party is the base of Donald Trump’s campaign this year. And the Democrats are now an upscale party. Mark Shields
How can we get rid of Trump ?  We’re just a month into the Trump presidency, and already so many are wondering: How can we end it? One poll from Public Policy Polling found that as many Americans — 46 percent — favor impeachment of President Trump as oppose it. Ladbrokes, the betting website, offers even odds that Trump will resign or leave office through impeachment before his term ends. Sky Bet, another site, is taking wagers on whether Trump will be out of office by July. (…) Trump still has significant political support, so the obstacles are gargantuan. But the cleanest and quickest way to remove a president involves Section 4 of the 25th Amendment and has never been attempted. It provides that the cabinet can, by a simple majority vote, strip the president of his powers and immediately hand power to the vice president. The catch is that the ousted president can object, and in that case Congress must approve the ouster by a two-thirds vote in each chamber, or the president regains office. The 25th Amendment route is to be used when a president is “unable” to carry out his duties. I asked Laurence Tribe, the Harvard professor of constitutional law, whether that could mean not just physical incapacity, but also mental instability. Or, say, the taint of having secretly colluded with Russia to steal an election? Tribe said that he believed Section 4 could be used in such a situation. (…) The better known route is impeachment. But for now it’s hard to imagine a majority of the House voting to impeach, and even less conceivable that two-thirds of the Senate would vote to convict so that Trump would be removed. Moreover, impeachment and trial in the Senate would drag on for months, paralyzing America and leaving Trump in office with his finger on the nuclear trigger. My take is that unless things get much worse, removal may be a liberal fantasy. Progressives thought that Trump would never win the nomination or the election. He survived the “Access Hollywood” tape and countless crises that pundits thought would doom him, so it’s not clear why Republicans would desert him now that he’s president. Some people believe that the 2018 midterm elections will be so catastrophic for the G.O.P. that everyone will be ready to get rid of him. I’m skeptical. In the Senate, the map is disastrous for Democrats in 2018: The Republicans will be defending only eight Senate seats, while Democrats will in effect be defending 25. (…) And what does it say about a presidency that, just one month into it, we’re already discussing whether it can be ended early? Nicholas Kristof
We have never taken seriously from the very beginning Russia hacked our election. That was a 9/11 scale event. They attacked the core of our very democracy. That was a Pearl Harbor scale event. Can you imagine if Hillary Clinton were where Trump was, what the right would be doing on this issue? This goes to the very core of our democracy. Thomas Friedman
L’enjeu est trop important pour demeurer silencieux (…) Nous croyons que la grave instabilité émotionnelle révélée par le discours et les actions de M Trump le rend incapable de servir comme président de façon sécuritaire. Lettre ouverte de 35 psychiatres et personnels psychiatriques
Lancer des insultes psychiatriques est une mauvaise façon de répliquer aux attaques de M Trump contre la démocratie. Allen Frances
It was a wild press conference. (…) He spent the first part of his remarks talking about accomplishments that he thought the media, the fake media, whatever he wants to call us, we’re not paying enough attention to. But then, instead of focusing on these accomplishments and offering an optimistic, positive view of what he’s doing for this country, it was an airing of grievances. It was Festivus. It was complaints about the media. At one point, he said the leaks were real, but the news is fake, which doesn’t make any sense whatsoever. He said things that were not true. Peter Alexander from NBC pointed out one of them when (Trump) said he had the biggest electoral victory win since Ronald Reagan. That’s not true. Clinton, Clinton, Obama, Obama, George H. W. Bush, all were bigger. But, moving on. If you are a soldier in harm’s way right now, if you are a hungry child in Appalachia or the inner city, if you are an unemployed worker in a hollow shell of a steel town, that’s not a President that seemed focused on your particular needs and wants. That’s a President focused on his bad press. It was unhinged, it was wild and I can’t believe that there are Republicans on Capitol Hill and in the White House who don’t understand that might play well with the 44% of the population that voted for the President, but a lot of Americans are going to watch that press conference and think ‘That guy isn’t focused on me.’ I don’t know even what he’s focused on. Jack Tapper (CNN)
En août dernier, Donald Trump avait qualifié Barack Obama de «pire président» de l’histoire américaine. Avide consommateur de médias (même s’il les déteste), Donald Trump a sans doute vu passer l’enquête réalisée par la chaîne parlementaire C-SPAN. Et il n’a sans doute pas apprécié les résultats. Selon cette étude, publiée vendredi, les historiens classent Barack Obama au douzième rang des présidents américains, la meilleure performance depuis la neuvième place de Ronald Reagan en 1988. Dans trois catégories, Obama entre dans le top 10 : «quête d’une justice égale pour tous» (3e), «autorité morale» (7e) et «gestion économique» (8e). En revanche, il se classe parmi les derniers (39e sur 44) en matière de relations avec le Congrès et termine à une très moyenne 24e place en relations internationales. A en croire cette étude, les trois meilleurs présidents de l’histoire se nomment Abraham Lincoln, George Washington et Franklin Delano Roosevelt. Libération
Avec son sens du détail et son éloquence habituels, Donald Trump résume ainsi sa position : «Je regarde deux Etats ou un Etat, et j’aime la solution que les deux parties aiment. Les deux me conviennent». En une petite phrase digne d’un élève de CM1, Donald Trump balaie plusieurs décennies de diplomatie américaine. Le négociateur-en-chef est déjà au travail. Libération
I’ve got to say, with all due respect, Mika, you and immediate members of your family didn’t care four years ago or eight years ago when you all were running around screaming hope and change. Hope and change. What does that mean? And Barack Obama, remember? He said when I get elected, people will look back on this as the moment when the oceans began to recede. Joe Scarborough (July 2016)
Have you heard the one about the presidential candidate who was once so popular that comedians were frightened to make jokes about him? (…) Mr Obama has provided rich fodder for comedians looking to prick his pomposity, predicting that people would look back at his nomination as the moment « when the rise of the oceans began to slow ». He also told Congressmen that his campaign was « the moment . . . that the world is waiting for ». The attitude was summed up by Dana Milbank, the Washington Post’s resident political humourist, who declared: « Barack Obama has long been his party’s presumptive nominee. Now he’s becoming its presumptuous nominee. » Mr Letterman listed top ten signs that Barack Obama is overconfident, which included « Offered Bush 20 bucks for the ‘Mission Accomplished’ banner » and « Having head measured for Mount Rushmore. » Mr Obama is also under fire for moving politically towards the centre ground, moderating positions he had once boasted were evidence of his unique appeal. Jay Leno, of the long-running Tonight Show, said: « Barack Obama now says he’s open to offshore oil drilling. So, apparently, when he promised change, he was talking about his mind. » The Telegraph (09 Aug 2008)
Nobody could describe Donald Trump as lacking in self-confidence, but the billionaire egomaniac is emotional jelly compared with King Barack. Even before he won the Nobel peace prize, Obama was telling America that his elevation to the presidency would be remembered as ‘the moment when the rise of the oceans began to slow’. He doesn’t have Mr Trump’s gold-plated helicopter, private jet, penthouse and yacht. But when it comes to self-reverence and sheer hauteur there is no one to beat him. Someone who believes his political personality can reverse global warming will have no doubts about his ability to persuade the British people to stay in the European Union. Just a few of his mellifluous sentences and a flash of those teeth and surely the British people will go weak at the knees! The polls show that Britain is split on the EU, so King Barack will come and help the nation resolve its indecision — to the delight of David Cameron and George Osborne. The timing of his visit, halfway through the EU referendum debate, is no accident. There is a longstanding international understanding that world leaders don’t visit during election campaigns — but such conventions were obviously designed for lesser mortals. Obama has no qualms and the Prime Minister has no shame: he needs every endorsement he can get. The Chancellor is pulling all the strings he can so the likes of the IMF’s Christine Lagarde ask us to stay in. Short of engineering a Second Coming, a visitation from King Barack is to their minds the best plug imaginable. That enthusiasm does not seem to be shared as much by British voters. Polls show that only 4 per cent of us think Mr -Obama’s primary reason for wanting us to stay in the EU is because ‘he cares about Britain’. A majority of us recognise that Mr Obama finds it easier ‘to deal with Europe as one bloc’. It’s not, as some Tory MPs have alleged, that Obama hates Britain. It’s just that he cares less about us — and our neighbours — than any of his recent predecessors. The ‘pivot’ to Asia, turning America’s strategic gaze away from Europe and towards the Pacific, has been his chief international objective. The turmoil in Europe and the Middle East — the Ukraine and Syrian refugee crises which have, at the very least, been encouraged by US withdrawal from the world — were distractions from his focus on China and the rising economies of East Asia. The world has not become a safer place as a result of Obama’s policy of ‘leading from behind’. (…) The arrogance is breathtaking but it is far from the only manifestation of, dare I say it, the madness of King Barack. Mr Obama does not let any adviser, voter or foreign leader get in his way. During his two-term presidency, his Democratic party has lost control of both the House of Representatives and the Senate. But King Barack was unimpressed at the verdicts of the people. By royal decree, or as the White House calls it, executive order, he has attempted to stop illegal immigrants being deported, increase the minimum wage, intensify gun regulation and cut greenhouse gas emissions. All of these policies may be cheered from Europe. But the US constitution is quite clear: it’s the job of the House of Representatives and the Senate to pass laws and it’s the job of the President to either veto or implement them. There is a word for ignoring and overruling the legislative branches of the American government and that word is ‘undemocratic’. It was not supposed to be this way when Mr Obama launched his transformational bid for the presidency. He came to national attention with an uplifting speech to the 2004 Democratic Convention. He told his party about gay Americans living in red-leaning Republican states and how blue-leaning Democratic states worshipped ‘an awesome God’. There weren’t red states or blue states but ‘one America: red, white, and blue’. An America demoralised by the Iraq war, the global recession and bitterness towards the often tongue-tied George W. Bush embraced Obama and his soaring oratory in 2008, in the hope that he would unite an unhappy, fractious nation. It has not come to pass, of course. Whether it’s the Black Lives Matter protests at police violence or the fact that only 1 per cent of Americans think the people who caused the 2008 crash have been brought to justice, the American left is as energised and angry as the right. Today, barely a quarter of Americans think their country is heading in the right direction. They are more pessimistic about their economic prospects than the Brits or Germans. You would, perhaps, expect the American right to be angry, because Mr Obama does little to build ties with them. He didn’t attend the funeral of the conservative Supreme Court justice Antonin Scalia or that of Nancy Reagan — choosing to speak at a music festival instead. But his lack of respect and charity is not confined to Republicans. It recently emerged that Obama declined to invite the Clintons to dinner at the White House because Michelle, the First Lady, has struggled to forgive Bill Clinton for criticising her husband. Jeffrey Goldberg’s extraordinary recent essay in the Atlantic magazine about Obama’s foreign policy gave insight after insight into the President’s arrogance. Angela Merkel is ‘one of the few foreign leaders Obama respects’. When Obama reversed his Syrian policy and decided that President Assad’s crossing of those famous ‘red lines’ would not, after all, be punished, his secretary of state, John Kerry, and defence secretary, Chuck Hagel, found out hours after he’d told his advisers. It’s a common experience for so many of his colleagues. Hillary Clinton was overruled on Syria, generals were overruled on Iraq. Obama blamed David Cameron and Nicolas Sarkozy for the Libyan ‘shit show’. It is never King Barack’s fault. Obama’s election in 2008 inspired the world. But after eight years, it’s hard not to blame his abrasive style of politics for the rise of anti-politicians such as Bernie Sanders and Donald Trump. Americans are rebelling against the emergence of an imperial presidency. As Barack Obama offers his hand to the Queen this week, and lectures the British on their place in the world, voters here might feel somewhat resentful, too. Tim Montgomerie
Tiré à quatre épingles, col blanc éclatant et cravate rouge vif, l’homme grand, noir, élégant, fait son apparition sur scène devant des milliers de drapeaux américains portés par une marée humaine en délire. Des applaudissements se mélangent aux cris hystériques, pleurs et voix hurlant en chœur « Yes we can ». Les larmes coulent sur les joues du révérend Jesse Jackson qui vient d’apprendre que le rêve de Martin Luther King s’est réalisé en ce 4 novembre 2008. Et le monde entier assiste, le souffle coupé, à cette scène inédite de l’histoire. « Hello Chicago », lance le quadragénaire avec un sourire tiré des publicités de dentifrice. « S’il y a encore quelqu’un qui doute que l’Amérique est un endroit où tout est possible, ce soir, vous avez votre réponse. » Et la foule s’enflamme. Ce soir-là, Barack Obama a réussi son pari en devenant le premier président noir des Etats-Unis. Aux yeux de ses électeurs, il n’était pas seulement l’incarnation de l’ » American dream ». Il était aussi celui qui allait tendre l’oreille aux difficultés des minorités, sortir une nation de la pire crise économique depuis la Grande Dépression, ramasser les pots cassés de George W. Bush, soigner les plaies d’un pays hanté par la guerre et l’insécurité, rendre aux familles leurs soldats partis en Irak et en Afghanistan, offrir des soins de santé aux plus démunis… La liste est sans fin. (…) Les attentes étaient particulièrement grandes au sein de la communauté afro-américaine (…) « Tout le monde a cru qu’avec Obama nous allions rentrer dans une ère post-raciale. C’est donc assez ironique que la race soit devenue un problème majeur sous sa présidence », affirme Robert Shapiro, politologue à l’université new-yorkaise de Columbia. (…) Outre quelques discours, le Président se distingue par le peu d’initiatives prises en faveur de sa communauté. Certes, il a nommé un nombre sans précédent de juges noirs. Et, paradoxalement, cette reprise de la lutte pour l’égalité est parfois notée comme une victoire du Président, malgré lui. (…) Dans un premier temps, l’ancien sénateur a aussi suscité la colère des immigrés en situation irrégulière en autorisant un nombre record d’expulsions. Barack Obama finira par faire volte-face et s’engagera dans une lutte féroce pour faire passer au Congrès le « Dream Act », projet de loi légalisant 2 millions de jeunes sans-papiers. En vain. Furieux, le chef d’Etat signera alors un décret permettant à ceux-ci d’obtenir un permis de travail et donc de les protéger. Aussi, peu de présidents américains peuvent se targuer d’avoir fait autant progresser la protection des droits des homosexuels. En mai 2012, « Newsweek » surnommait Barack Obama « the first gay president », pour saluer sa décision de soutenir le mariage homosexuel. Quelques mois plus tard, la loi « Don’t ask, don’t tell », interdisant aux militaires d’afficher leur homosexualité, était abrogée. Et, en 2015, Barack Obama criait « victoire », alors que la Cour suprême venait de légaliser le mariage gay. Reste que le natif de Hawaii n’est pas parvenu à réduire les inégalités sociales et raciales qui sévissent toujours aux Etats-Unis. En 2012, 27,2 % des Afro-Américains et 25,6 % des Latinos vivaient sous le seuil de pauvreté, contre 9,7 % des Blancs. Autre épine dans le pied du Démocrate : la débâcle de la ville de Detroit, majoritairement peuplée par des Noirs et déclarée en banqueroute de 2013 à 2014. (…) Peut-être était-il trop dépensier. Surnommé « Monsieur 20 trillions », Barack Obama est accusé d’avoir doublé la dette publique. (…) L’histoire se souviendra d’Obama comme de celui qui aura doté les Etats-Unis d’un système d’assurance santé universelle. L’ »Affordable Care Act », lancé en 2010 après quinze mois de tractations, est « la » grande victoire du Démocrate. (…) Mais (…) le système montre-t-il ses limites puisque (…) il comprend (…) trop de personnes malades, nécessitant des soins, et pas assez de personnes en bonne santé. Ce problème est devenu récurrent et des compagnies d’assurances quittent le programme », explique Victor Fuchs, spécialiste américain de l’économie de la santé. (…) En 2009, le Président envoie 30 000 hommes supplémentaires en Afghanistan, pour ensuite déclarer la fin des opérations militaires en Irak, avant de bombarder la Libye. (…) Sa crédibilité en prend un coup lorsqu’il refuse de frapper la Syrie, même après que Bachar Al-Assad eut franchi la fameuse ligne rouge, tracée par Obama lui-même, en utilisant des armes chimiques contre les rebelles. En huit ans, le prix Nobel de la paix, arrivé au pouvoir comme un Président antiguerre, aura entériné le recours à la force militaire dans neuf pays (Afghanistan, Irak, Syrie, Pakistan, Libye, Yémen, Somalie, Ouganda et Cameroun). Le « New York Times » indique d’ailleurs que « si les Etats-Unis restent au combat en Afghanistan, Irak et Syrie jusqu’à la fin de son mandat […] il deviendra de façon assez improbable le seul président dans l’histoire du pays à accomplir deux mandats entiers à la tête d’un pays en guerre ». Le Congrès aura été le talon d’Achille de Barack Obama. (…) Résultat : l’adepte du « centrisme » laissera derrière lui un paysage politique plus polarisé que jamais. « Il n’y a pas une Amérique libérale et une Amérique conservatrice, il y a les Etats-Unis d’Amérique. Les érudits aiment à découper notre pays entre Etats rouges et Etats bleus […] mais j’ai une nouvelle pour eux. Nous formons un seul peuple », avait-il pourtant déclaré lors de la Convention démocrate de Boston le 27 juillet 2004. Ce jour-là, une star politique était née. Barack Obama avait tout : la rhétorique enflammée, le charisme hors norme, l’intelligence, le parcours au parfum de rêve américain et la famille idéale. Avec son style châtié, son allure juvénile, sa capacité à susciter l’enthousiasme des jeunes électeurs, il était le candidat parfait du XXIe siècle. Trop parfait, peut être. A tel point qu’il aura suscité plus d’espoirs qu’il ne pouvait en porter. « Il a été meilleur candidat en campagne qu’il n’a été président », regrette M. McKee. La Libre Belgique
My frustration (…) is that for eight years, I wanted the press to press President Obama on things like the jayvees, the red line, leading from behind, Aleppo, and they didn’t. And in the first month, they’re pressing Trump, and they’re upset that he’s not saying (…) things that Manhattan-Beltway media elites want him to say. Instead, he says this. Let me play for you, I think, the key line in the 77 minute press conference yesterday, is this one, cut number four: « Look, I want to see an honest press. When I started off today by saying that it’s so important to the public to get an honest press, the public doesn’t believe you people anymore. » (…) that’s the key. The public doesn’t believe you people anymore. (…) He never corrects anything that he says, and he says lots of wrong things. But that one comment, they don’t trust you anymore, is a summation of where we are in America, because I really do think Manhattan-Beltway elites have lost the country. They’ve lost it. There’s just no confidence in, I’m not going to say us, because I am neither in nor of the Beltway-Manhattan media elite. I live in California still. Hugh Hewitt
It’s not because of anything obviously Donald Trump did. The press did all that good work ruining its reputation on its own, and we can have a long conversation about what created that. Part of it, though, is what you mentioned about the local weather report, which is to say a lot of hysterical coverage about every little last thing that doesn’t warrant it. John Dickerson
If there are winners and losers in America, I know the losers. They lost jobs to China and Vietnam. And they’re dying younger, caught in an endless cycle of jail, drug charges and applying for disability to pay the child support bill. They lost their influence, their dignity and their shot at the American Dream, and now they’re angry. They’re angry at Washington and Wall Street, at big corporations and big government. And they’re voting now for Donald Trump. My Republican friends are for Trump. My state representative is for Trump. People who haven’t voted in years are for Trump. He’ll win the primary here on March 15 and he will carry this county in the general. His supporters realize he’s a joke. They do not care. They know he’s authoritarian, nationalist, almost un-American, and they love him anyway, because he disrupts a broken political process and beats establishment candidates who’ve long ignored their interests. Michael Cooper (writer, attorney, and liberal Democrat who lives in rural North Carolina, March 2016)
The mood in the Washington press corps is bleak, and deservedly so. It shouldn’t come as a surprise to anyone that, with a few exceptions, we were all tacitly or explicitly #WithHer, which has led to a certain anguish in the face of Donald Trump’s victory. More than that and more importantly, we also missed the story, after having spent months mocking the people who had a better sense of what was going on. This is all symptomatic of modern journalism’s great moral and intellectual failing: its unbearable smugness. Had Hillary Clinton won, there’d be a winking “we did it” feeling in the press, a sense that we were brave and called Trump a liar and saved the republic. So much for that. The audience for our glib analysis and contempt for much of the electorate, it turned out, was rather limited. This was particularly true when it came to voters, the ones who turned out by the millions to deliver not only a rebuke to the political system but also the people who cover it. Trump knew what he was doing when he invited his crowds to jeer and hiss the reporters covering him. They hate us, and have for some time. And can you blame them? Journalists love mocking Trump supporters. We insult their appearances. We dismiss them as racists and sexists. We emote on Twitter about how this or that comment or policy makes us feel one way or the other, and yet we reject their feelings as invalid. It’s a profound failure of empathy in the service of endless posturing. There’s been some sympathy from the press, sure: the dispatches from “heroin country” that read like reports from colonial administrators checking in on the natives. But much of that starts from the assumption that Trump voters are backward, and that it’s our duty to catalogue and ultimately reverse that backwardness. What can we do to get these people to stop worshiping their false god and accept our gospel? We diagnose them as racists in the way Dark Age clerics confused medical problems with demonic possession. Journalists, at our worst, see ourselves as a priestly caste. We believe we not only have access to the indisputable facts, but also a greater truth, a system of beliefs divined from an advanced understanding of justice. You’d think that Trump’s victory – the one we all discounted too far in advance – would lead to a certain newfound humility in the political press. But of course that’s not how it works. To us, speaking broadly, our diagnosis was still basically correct. The demons were just stronger than we realized. This is all a “whitelash,” you see. Trump voters are racist and sexist, so there must be more racists and sexists than we realized. Tuesday night’s outcome was not a logic-driven rejection of a deeply flawed candidate named Clinton; no, it was a primal scream against fairness, equality, and progress. Let the new tantrums commence! That’s the fantasy, the idea that if we mock them enough, call them racist enough, they’ll eventually shut up and get in line. It’s similar to how media Twitter works, a system where people who dissent from the proper framing of a story are attacked by mobs of smugly incredulous pundits. Journalists exist primarily in a world where people can get shouted down and disappear, which informs our attitudes toward all disagreement. Journalists increasingly don’t even believe in the possibility of reasoned disagreement, and as such ascribe cynical motives to those who think about things a different way. We see this in the ongoing veneration of “facts,” the ones peddled by explainer websites and data journalists who believe themselves to be curiously post-ideological. That the explainers and data journalists so frequently get things hilariously wrong never invites the soul-searching you’d think it would. Instead, it all just somehow leads us to more smugness, more meanness, more certainty from the reporters and pundits. Faced with defeat, we retreat further into our bubble, assumptions left unchecked. No, it’s the voters who are wrong. As a direct result, we get it wrong with greater frequency. Out on the road, we forget to ask the right questions. We can’t even imagine the right question. We go into assignments too certain that what we find will serve to justify our biases. The public’s estimation of the press declines even further — fewer than one-in-three Americans trust the press, per Gallup — which starts the cycle anew. There’s a place for opinionated journalism; in fact, it’s vital. But our causal, profession-wide smugness and protestations of superiority are making us unable to do it well. Our theme now should be humility. We must become more impartial, not less so. We have to abandon our easy culture of tantrums and recrimination. We have to stop writing these know-it-all, 140-character sermons on social media and admit that, as a class, journalists have a shamefully limited understanding of the country we cover. What’s worse, we don’t make much of an effort to really understand, and with too few exceptions, treat the economic grievances of Middle America like they’re some sort of punchline. Will Rahn (CBS, 10.11.2016)
When he makes claims like this, the press takes him literally, but not seriously; his supporters take him seriously, but not literally. Salena Zito
Les journalistes prennent toujours Trump au pied de la lettre mais sans le prendre au sérieux. Ses électeurs, en revanche, le prennent au sérieux mais ne le prennent pas au pied de la lettre. Par exemple, quand il propose de construire un mur à la frontière mexicaine, les journalistes exigent des détails, veulent savoir comment il va s’y prendre. Ses électeurs comprennent qu’il ne veut pas vraiment édifier un mur. Ils entendent simplement qu’il propose une politique migratoire plus saine et plus intelligente. Peter Thiel
I expected some broken dishes, some firings, some chaos, and some rookie mistakes. We got all of that. But I also expect a systems-thinker to tame the chaos over time as he learns on the job. For example, the leaks will stop as soon as Trump fires the right people. He’ll figure out which meetings he can skip. He’ll know who to trust. He’ll learn where all the buttons and levers are. It’s a process. If you are comparing the incoming Trump administration to the smooth transfer of power that defines our modern history, that’s an irrational comparison. If the country wanted a smooth ride it would have elected Hillary Clinton. Instead, voters opted to “drain the swamp.“ And you can’t drain the swamp without angering the alligators and getting some swamp water on your pants. That’s what we’re watching now. My liberal friends are gleefully scouring the semi-fake news and sending me articles that show Trump is “incompetent.” That’s the new narrative on the left. The Hitler illusion is starting to fade because Trump refuses to build concentration camps as his critics hallucinated he would. And Israel likes Trump, which is making the Hitler illusion harder to maintain. So the critics are evolving their main line of attack from Hitler to “incompetent,” with a dash of “chaos.” You’ll see those two words all over the Opposition Media’s coverage. It isn’t a coincidence. Persuasion-wise, focusing on incompetence and chaos is a strong play by the anti-Trumpers. One would expect the new Trump administration to have lots of growing pains. That means the Opposition Media will have plenty of fodder that they can frame as incompetence and chaos. Confirmation bias will make it all seem to fit the narrative. This is the same persuasion play that Trump used when he assigned to his opponents nicknames such as Lyin’ Ted and Crooked Hillary. He depended on future news cycles to serve up lots of confirmation bias to make his labels more credible over time. Trump’s opposition is running the same persuasion play on him. Now everything he does will be seen through their frame of “incompetence” and “chaos.” Even if it isn’t. That is strong persuasion. If you step out of the Opposition Media’s framing of Trump, another frame that fits the data is that he’s learning on the job, just like he learned every other field that he entered and eventually mastered. I don’t know what you expected when Trump went to Washington, but it isn’t too different from what I imagined. I assumed there would be broken dishes. And I assumed it would take him months to get his systems in place. When I worked in corporate America, I was usually involved in setting goals for the department. When we didn’t meet those goals, I always pointed out that the problem could be on either end. Either the goals were unrealistic or the performance was bad. Both explanations fits the data. Likewise, Trump’s first few weeks do look exactly like “incompetence” and “chaos” if you are primed to see it that way. But they also look like a systems-thinker simultaneously draining the swamp and learning on the job. Scott Adams
We live in our own personal movies. This is a perfect example. Millions of Americans looked at the same press conference and half of us came away thinking we saw an entirely different movie than the other half. Many of us saw Trump talking the way he normally does, and saying the things he normally says. Other people saw a raving lunatic, melting down. Those are not the same movies. So how can we know who is hallucinating in this case? The best way to tell is by looking for the trigger for cognitive dissonance. In this case, the trigger is clear. Trump’s unexpected win forced the Huffington Post to rewrite their mental movies from one in which they were extra-clever writers to one in which they were the dumbest political observers in the entire solar system. You might recall that the Huffington Post made a big deal of refusing to cover Trump on their political pages when he first announced his candidacy. They only carried him on their entertainment pages because they were so smart they knew he could not win. Then he won. When reality violates your ego that rudely, you either have to rewrite the movie in your head to recast yourself as an idiot, or you rewrite the movie to make yourself the hero who could see what others missed. Apparently the Huffington Post chose to rewrite their movie so Trump is a deranged monster, just like they warned us. That’s what they see. This isn’t an example of so-called “fake” news as we generally understand it. This is literally imaginary news. I believe the Huffington Post’s description of the press conference is literally what they saw. If you gave them lie detector tests, they would swear they saw a meltdown, and the lie detector would say they were telling the truth. There are two clues that the Huffington Post is hallucinating and I’m not. The first clue is that they have a trigger and I don’t. Reality violated their egos, whereas I was predicting a Trump win all along. My world has been consistent with my ego. No trigger. All I have is a warm feeling of rightness. The second clue is that the Huffington Post is seeing something that half the country doesn’t see. As a general rule, the person who sees the elephant in the room is the one hallucinating, not the one who can’t see the elephant. The Huffington Post is literally seeing something that is invisible to me and other observers. We see a President Trump talking the way he normally talks. They see a 77-minute meltdown.  Scott Adams
Buried deep beneath the Michael Flynn hysteria this week was Judicial Watch’s release of newly obtained State Department documents related to the Benghazi terrorist attack on September 11, 2012. One email confirms—again—that the Obama administration knew the day after the attack it was not a random act of violence stemming from an anti-Muslim video. That was the excuse shamefully propagated by top Obama administration officials (including the president himself) and swallowed whole by a media establishment desperate to help Obama win re-election six weeks later. According to the summary of a call on September 12, 2012 between State Department Under-Secretary Patrick Kennedy and several congressional staffers, Kennedy was asked if the attack came under cover of protest: “No this was a direct breaching attack,” he answered. Kennedy also denied the attack was coordinated with the protests in Cairo over the video: “Attack in Cairo was a demonstration. There were no weapons shown or used. A few cans of spray paint.”It’s somewhat ironic—galling?—that this email was disclosed the same day the anti-Trump universe was spinning into the stratosphere over Flynn’s resignation as President Trump’s national security advisor. It begs for a little trip down memory lane, to a kinder, gentler time when the media gave a great big pass to another national security advisor in the days after four Americans, including an ambassador, were murdered in Libya by Islamic terrorists under her watch. Fun fact: While Trump press secretary Sean Spicer fielded 55 questions on February 14 related to the Flynn debacle, Obama’s press secretary Jay Carney received only 13 questions from reporters on September 12, 2012, three of which were set-ups to blast Mitt Romney’s criticism of the administration after the attack. 55 to 13. So as we now suffer through yet another patch of media mania, conspiracy theories, and unsubstantiated claims about how Trump hearts Russia, as well as the daily beatings endured by Spicer, let’s reminisce to when the media and Obama’s press flaks spun, deflected—even joked about golf and “Saturday Night Live!”—less than a week after Benghazi. (…) But of course nothing matches the audacity of trope by Obama’s National Security Advisor Susan Rice on September 16, 2012. Rice went on several Sunday shows to peddle a story she knew was completely phony, one that was already quickly unraveling even as most in the media and administration tried to keep it intact. (…) In a press gaggle on Air Force One the next day, guess how many times Deputy Press Secretary Josh Earnest was asked about Rice’s comments? Ten? Five? One? Not once. Let me repeat that. The day after Obama’s national security advisor was on five news programs to blame a terrorist attack on a YouTube video, not one reporter asked the White House about it. I actually had to re-read the transcripts several times, even checking the date over and over, to make sure this was accurate. Her name did not even come up. (…) Sometimes the hypocrisy, double standard, and outright lies by the media under the Trump presidency is funny. Sometimes it is infuriating. But never was the media’s complicit sheep-like coverage more evident than in the days after Benghazi, behavior you can never imagine now. They have yet to admit their mistakes and failures, even as more evidence is revealed. Remember that the next time you want to worry about how Trump is responsible for undermining the media’s integrity and credibility. Julie Kelly
Trump thrives despite, not because of, his crudity, and largely because of anger at Barack Obama’s divisive and polarizing governance and sermonizing — and the Republican party’s habitual consideration of trade issues, debt, immigration, and education largely from the vantage point of either abstraction or privilege. Victor Davis Hanson
Democrats would seed the summer and autumn election battlefields with new and updated models of politically correct IEDs. They used this technique very effectively in 2012 to render a decent Mitt Romney as a tax-cheating, greedy Wall Street vulture, who ignored his regular garbageman, beat up kids in prep school, and strapped his terrified dog to his car top. Four years earlier the Democrats had blown John McCain to smithereens and left him little more than a closet racist and an adulterous and senile coot, who could not remember how many estates he owned nor the shenanigans of his pill-popping spouse. To avoid the rain of shrapnel, Romney had to battle both the moderator and his opponent in a presidential debate while contextualizing his own personal success and fortune. McCain, meanwhile, swore off referring to the racist personal pastor of Barack Obama and to Obama’s own litany of “typical white person” and “get in their face.” We forget that long before the wild man Trump, the most un-Trumpian, sober and judicious McCain and Romney were flattened by bogus charges against their spouses and false claims, respectively, of adultery and tax-cheating — and were completely unable to defend themselves from such smears and slanders. Instead of staying on a winning message and avoiding the subterranean traps, Trump on cue tramped right through this progressive minefield. The explosive result was predictable. He wasted precious hours rudely taking on a Mexican-American judge — who, to be fair, had foolishly joined a “La Raza” lawyers’ organization (imagine a white counterpart as a member of a local legal organization with “The Race” in its name) — or jousting with a Gold Star family, indifferent to the fact that the father was an immigration lawyer who logically would oppose Trump’s immigration moratoria. So when all these mines went off, Trump in theory always had some sort of legitimate counter-argument: Yes, Megyn Kelly was not commensurate in her sexism questions, in that she did not ask Hillary Clinton to account for her own sexist past, whether laughing over aspects of a case involving a rapist client, or demonizing Bill’s victims of coerced sex. And, yes, it was also a fact that bombastically inviting Putin to find Hillary’s missing 30,000 e-mails could not be a breach of security if they were truly about yoga and Chelsea’s wedding. Victor Davis Hanson
Any Republican has a difficult pathway to the presidency. On the electoral map, expanding blue blobs in coastal and big-city America swamp the conservative geographical sea of red. Big-electoral-vote states such as California, Illinois, New York, and New Jersey are utterly lost before the campaign even begins. The media have devolved into a weird Ministry of Truth. News seems defined now as what information is necessary to release to arrive at correct views. In recent elections, centrists, like John McCain and Mitt Romney – once found useful by the media when running against more-conservative Republicans — were reinvented as caricatures of Potterville scoundrels right out of a Frank Capra movie. When the media got through with a good man like McCain, he was left an adulterous, confused septuagenarian, unsure of how many mansions he owned, and a likely closeted bigot. Another gentleman like Romney was reduced to a comic-book Ri¢hie Ri¢h, who owned an elevator, never talked to his garbage man, hazed innocents in prep school, and tortured his dog on the roof of his car. If it were a choice between shouting down debate moderator Candy Crowley and shaming her unprofessionalism, or allowing her to hijack the debate, Romney in Ajaxian style (“nobly live, or nobly die”) chose the decorous path of dignified abdication. In contrast, we were to believe Obama’s adolescent faux Greek columns, hokey “lowering the seas and cooling the planet,” vero possumus seal on his podium as president-elect, and 57 states were Lincolnesque. Why would 2016 not end up again in losing nobly? Would once again campaigning under the Marquess of Queensberry rules win Republicans a Munich reprieve? The Orangeman Cometh In such a hysterical landscape, it was possible that no traditional Republican in 2016 was likely to win, even against a flawed candidate like Hillary Clinton, who emerged wounded from a bruising primary win over aged socialist Bernie Sanders. Then came along the Trump, the seducer of the Right when the Republican establishment was busy early on coronating Jeb Bush. After the cuckolded front-runners imploded, we all assumed that Trump’s successful primary victories — oddly predicated on avoidance of a ground game, internal polling, ad campaigns, sophisticated fundraising, and a sea of consultants and handlers — were hardly applicable to Clinton, Inc. She surely would bury him under a sea of cash, consultants, and sheer manpower. That Trump was an amateur, a cad, his own worst enemy, cynically leveraging a new business or brand, and at any time could say anything was supposedly confirmation of Hillary’s inevitable victory. Her winning paradigm was seen as simply anti-Trump rather than pro-Hillary: light campaigning to conserve her disguised fragile health, while giving full media attention to allow Trump to elucidate his fully obnoxious self. Her campaign was to be a series of self-important selfies, each more flattering to the beholder but otherwise of no interest to her reluctant supporters. For insurance, Clinton would enlist the bipartisan highbrow Washington establishment to close ranks, with their habitual tsk-tsking of Trump in a nuanced historical context — “Hitler,” “Stalin,” “Mussolini,” “brown shirt,” etc. For all Hillary’s hundreds of millions of corporate dollars and legions of Clinton Foundation strategists, she could never quite shake Trump, who at 70 seemed more like a frenzied 55. Hillary would rely on the old Obama team of progressive hit men in the public-employee unions, the news ministries, the pajama-boy bloggers, the race industry, and the open-borders lobbies to brand Trump supporters as racist, sexist, misogynist, Islamophobic, nativist, homophobic. The shades of Obama’s old white reprehensible “Clingers” would spring back to life as “The Deplorables.” Yet for all Hillary’s hundreds of millions of corporate dollars and legions of Clinton Foundation strategists, she could never quite shake Trump, who at 70 seemed more like a frenzied 55. Trump at his worst was never put away by Hillary at her best, and he has stayed within six to eight points for most of his awful August and is now nipping her heels as October nears. Fracking Populist Fury Trump’s hare-and-tortoise strategy, his mishmash politics, reinventions, mastery of free publicity, and El Jefe celebrity had always offered him an outside chance of winning. (…) Trump’s electoral calculus was easy to fathom. He needed to win as many independents as Romney, enthuse some new Reagan Democrats to return to politics, keep steady the Republican establishment, and win at least as much of the Latino and black vote as had the underperforming McCain and Romney — all to win seven or eight swing states. He planned to do that, in addition to not stepping on IEDs, through the simple enough strategy of an outraged outsider not nibbling, but blasting away, at political correctness, reminding audiences that he was not a traditional conservative, but certainly more conservative than Hillary, and a roguish celebrity billionaire with a propensity to talk with, not down to, the lower middle classes. That the establishment was repulsed by his carroty look, his past scheming, his Queens-accented bombast, and his nationalist policies only made him seem more authentic to his supporters, old and possibly new as well. In sum, if Trump’s D-11 bulldozer blade did not exist, it would have to be invented. He is Obama’s nemesis, Hillary’s worst nightmare, and a vampire’s mirror of the Republican establishment. Before November’s election, his next outburst or reinvention will once again sorely embarrass his supporters, but perhaps not to the degree that Clinton’s erudite callousness should repel her own. Victor Davis Hanson
In his energetic harnessing of popular anger, Trump, my own least favorite in the field, was the more effective candidate in gauging the mood of the times. These are all valid rejoinders to those who say that recalcitrant conservatives, independents, and women should not hold their nose and vote for Trump. But they are not the chief considerations in his favor. Something has gone terribly wrong with the Republican party, and it has nothing to do with the flaws of Donald Trump. Something like his tone and message would have to be invented if he did not exist. None of the other 16 primary candidates — the great majority of whom had far greater political expertise, more even temperaments, and more knowledge of issues than did Trump — shared Trump’s sense of outrage — or his ability to convey it — over what was wrong: The lives and concerns of the Republican establishment in the media and government no longer resembled those of half their supporters. The Beltway establishment grew more concerned about their sinecures in government and the media than about showing urgency in stopping Obamaism. When the Voz de Aztlan and the Wall Street Journal often share the same position on illegal immigration, or when Republicans of the Gang of Eight are as likely as their left-wing associates to disparage those who want federal immigration law enforced, the proverbial conservative masses feel they have lost their representation. How, under a supposedly obstructive, conservative-controlled House and Senate, did we reach $20 trillion in debt, institutionalize sanctuary cities, and put ourselves on track to a Navy of World War I size? Compared with all that, “making Mexico pay” for the wall does not seem all that radical. Under a Trump presidency the owner of Univision would not be stealthily writing, as he did to Team Clinton, to press harder for open borders — and thus the continuance of a permanent and profitable viewership of non-English speakers. Trump’s outrageousness was not really new; it was more a 360-degree mirror of an already outrageous politics as usual. One does not need lectures about conservatism from Edmund Burke when, at the neighborhood school, English becomes a second language, or when one is rammed by a hit-and-run driver illegally in the United States who flees the scene of the accident. Do our elites ever enter their offices to find their opinion-journalism jobs outsourced at half the cost to writers in India? Are congressional staffers told to move to Alabama, where it is cheaper to telecommunicate their business? Trump’s outrageousness was not really new; it was more a 360-degree mirror of an already outrageous politics as usual. (…) The problem, however, is that a displaced real person, unemployed and living with his 80-year-old grandmother in a financially underwater and unsellable home, cannot easily move to the North Dakota fracking fields, any more than the destruction of an 80-acre small-farming operation owing to foreign agricultural subsidies is in any way “creative.” What we needed from our conservative elites and moderates was not necessarily less free-market economics, but fair in addition to free trade — and at least some compassion and sensitivity in recognizing that their bromides usually applied to others rather than to themselves and the political class of both parties. When Trump shoots off his blunderbuss, is it always proof of laziness and ignorance, or is it sometimes generally aimed in the right direction to prompt anxiety and eventual necessary reconsideration? Questioning NATO’s pro forma way of doing business led to furor, but also to renewed promises from NATO allies to fight terror, pony up defense funds, and coordinate more effectively. Deploring unfair trade deals suddenly made Hillary Clinton renounce her prior zealous support of the “gold standard” Trans-Pacific Partnership deal.(…) Many of us did not vote in the primaries for Trump, because we did not believe that he was sufficiently conservative or, given his polarizing demeanor, that he could win the presidency even if he were. The irony is now upon us that Trump may have been the most conservative Republican candidate who still could beat Hillary Clinton — and that if he were to win, he might usher in the most conservative Congress, presidency, and Supreme Court in nearly a century. Victor Davis Hanson
The United States (…) is one of the few successful multiracial societies in history. America has survived slavery, civil war, the Japanese-American internment, and Jim Crow—and largely because it has upheld three principles for unifying, rather than dividing, individuals. The first concerns the Declaration of Independence and the American Constitution, which were unique documents for their time and proved transcendent across time and space. Both documents enshrined the ideal that all people were created equal and were human first, with inalienable rights from God that were protected by government. These founding principles would eventually trump innate tribal biases and prejudices to grant all citizens their basic rights. Second, given America’s two-ocean buffer, the United States could control its own demographic destiny. Americans usually supported liberal immigration policies largely because of the country’s ability to monitor the numbers of new arrivals and the melting pot’s ability to assimilate, integrate, and intermarry immigrants, who would soon relegate their racial, religious, and ethnic affinities to secondary importance. Finally, the United States is the most individualistic and capitalistic of the Western democracies. The nation was blessed with robust economic growth, rich natural resources, and plenty of space. It assumed that its limited government and ethos of entrepreneurialism would create enough widespread prosperity and upward mobility that affluence—or at least the shared quest for it—would create a common bond superseding superficial Old World ties based on appearance or creed. In the late 1960s, however, these three principles took a hit. The federal government lost confidence in the notion that civil rights legislation, the melting pot, and a growing economy could unite Americans and move society in the direction of Martin Luther King Jr.’s vision (…) This shift from the ideal of the melting pot to the triumph of salad-bowl separatism occurred, in part, because the Democratic Party found electoral resonance in big government’s generous entitlements and social programs tailored to particular groups. By then, immigration into the United States had radically shifted and become less diverse. Rather than including states in Europe and the former British Commonwealth, most immigrants were poorer and almost exclusively hailed from the nations of Latin America, Asia, and Africa, resulting in poorer immigrants who, upon arrival, needed more government help. Another reason for the shift was the general protest culture of the Vietnam era, which led to radical changes in everything from environmental policy to sexual identity, and thus saw identity politics as another grievance against the status quo. A half-century later, affirmative action and identity politics have created a huge diversity industry, in which millions in government, universities, and the private sector are entrusted with teaching the values of the Other and administering de facto quotas in hiring and admissions. In 2016, Hillary Clinton ran a campaign on identity politics, banking on the notion that she could reassemble various slices of the American electorate, in the fashion that Barack Obama had in 2008 and 2012, to win a majority of voters. She succeeded, as did Obama, in winning the popular vote by appealing directly to the unique identities of gays, Muslims, feminists, blacks, Latinos, and an array of other groups, but misjudged the Electoral College and so learned that a numerical majority of disparate groups does not always translate into winning key swing states. At one point Clinton defined her notion of identity politics by describing Trump’s supporters: “You know, to just be grossly generalistic, you could put half of Trump’s supporters into what I call the basket of deplorables. Right? The racist, sexist, homophobic, xenophobic, Islamaphobic—you name it. And unfortunately there are people like that. And he has lifted them up… Now, some of those folks—they are irredeemable, but thankfully they are not America.” (…) but (…) ethnic solidarity can cut both ways. In the 2016 elections, Trump won an overwhelming and nearly unprecedented number of working class whites in critical swing states. Many either had not voted in prior elections or had voted Democratic. The culture’s obsession with tribalism and special ethnic interests—often couched in terms of opposing “white privilege”—had alienated millions of less well-off white voters. Quietly, many thought that if ethnic activists were right that the white majority was shrinking into irrelevance, and if it was acceptable for everyone to seek solidarity through their tribal affiliations, then poor whites could also rally under the banner of their own identity politics. If such trends were to continue in a nation that is still 70 percent white, it would prove disastrous for the Democratic Party in a way never envisioned during the era of Barack Obama. Hillary Clinton discovered that Obama’s identity politics constituencies were not transferrable to herself in the same exceptional numbers, and the effort to ensure that they were often created new tribal opponents. (…) it is not certain that immigration, both legal and illegal, will continue at its current near record rate, which has resulted in over 40 million immigrants now residing in America—constituting some 13 percent of the present population. Trump is likely not just to curtail illegal immigration, but also to return legal immigration to a more meritocratic, diverse, and individual basis. Were immigration to slow down and become more diverse, the formidable powers of integration and intermarriage would perhaps do to the La Raza community what it once did to the Italian-American minority after the cessation of mass immigration from Italy. There are currently no Italian-American quotas, no Italian university departments, and no predictable voting blocs. (…) class is finally reemerging as a better barometer of privilege than is race—a point that Republican populists are starting to hammer home. The children of Barack Obama, for example, have far more privilege than do the sons of Appalachian coal miners—and many Asian groups already exceed American per capita income averages. When activist Michael Eric Dyson calls for blanket reparations for slavery, his argument does not resonate with an unemployed working-class youth from Kentucky, who was born more than 30 years after the emergence of affirmative action—and enjoys a fraction of Dyson’s own income, net worth, and cultural opportunities. Finally, ideology is eroding the diversity industry. Conservative minorities and women are not considered genuine voices of the Other, given their incorrect politics. For all its emphasis on appearance, diversity is really an intolerant ideological movement that subordinates race and gender to progressive politics. It is not biology that gives authenticity to feminism, but leftwing assertions; African-American conservatives are often derided as inauthentic, not because of purported mixed racial pedigrees, but due to their unorthodox beliefs. The 2016 election marked an earthquake in the diversity industry. It is increasingly difficult to judge who we are merely by our appearances, which means that identity politics may lose its influence. These fissures probably explain some of the ferocity of the protests we’ve seen in recent weeks. A dying lobby is fighting to hold on to its power. Victor Davis Hanson
Struggling rural America proved disenchanted with the country’s trajectory into something like a continental version of Belgium or the Netherlands: borderless, with a global rather than national sense of self; identity politics in lieu of unity and assimilation; a statist and ossified economy with a few winners moralizing to lots of losers—perhaps as a way of alleviating transitory guilt over their own privilege. The full lessons of the 2016 election are still being digested (or indeed amplified), but one constant is emerging that the world outside our bi-coastal dynamic, hip, and affluent culture is not very well understood by those who lead the country. The Left feels that the interior is a veritable cultural wasteland of obesity, Christianists, nihilist self-destructive behavior, and evenings that shut down at dusk in desperate need of federal moral and regulatory oversight. The doctrinaire Right advises the interior losers of globalization to hit the road in search of good jobs and take a hard look in the mirror and cure their self-inflicted pathologies. Such stereotyped pessimism about rural America are no exaggeration. (…) The plight of the contemporary rural America in a word was not due to an epidemic of laziness or of innate genetic ineptness, but more likely the onslaught of globalism, a sort of Tolkien master ring that gave its coastal wearers enormous power to create and manage worldwide wealth, prosperity, and power, but by its very use proved corrupting to those in its midst. (…) But the rural shakedown did not mean that our red-state interior tuned out from politics, big business, universities, government, popular culture and mass entertainment. Far from it; cable TV, the Internet, and smart phones plugged rural America into coastal culture as never before. And what fly over country saw and heard each day, it often did not like. The first disconnect between coastal and interior America was the elevation of race over class—with a twist of scapegoating the losers of globalization as somehow culpable winners because of their supposed “white privilege.” Fairly or not, the lower middle classes heard a nonstop message from mostly affluent white liberals and well-off minority activists, virtue-signaling one another by blaming those far less well off as somehow beyond redemption. So-called middle and rural America—oddly people more likely to put their children in public schools and assimilate and integrate than was the elite—grew accustomed to being insulted by Barack Obama as clingers, or by Hillary Clinton as “irredeemables” and “deplorables,” as popular culture became fixated on privileged whiteness. And that tired message soon became surreal: coastal white people with the money were liberal and accusatory; interior white people without it were conservative and thus culpable. The villains of television and Hollywood, when not corporate conspiracists, Russian oligarchs, or South African residual Nazis, were often redneck Americans with southern drawls. The new minstrel shows were reality television’s ventures into the swamps, the seas, the forests, the Alaskan wilderness, and the empty and endless highways, where each week with condescension we saw smoking, overweight and gap-toothed fishermen, loggers, and truckers do funny and stupid things with boats, saws, and semis. The second unwelcome message was the politicization of almost everything. Beyoncé turned her 2016 Super Bowl show, traditionally non-political entertainment, into a peaen to Black Lives Matter and the old Black Panther party. Multimillionaire Colin Kaepernick deflected attention from his own poor play on the field for the San Francisco 49ers by scapegoating America for its supposed -ologies and –isms—but of course himself did not take the trouble to vote. Hollywood actors, who make more in an hour than most do in a year, periodically finger-pointed at Middle America for its ethical shortcomings. Turn on late night talk shows or early morning chat sessions to receive the monotonous message that entertainment is properly indoctrination. Even charity became progressive politics. The locus classicus of multimillionaire moralizing was the Clinton team: she selling influence at the State Department, he collecting the ensuing checks at the Foundation; both veneering the shake-down with left-wing moralistic preening. (…) Third, the gulf in America between concrete and abstract things widened. Banking, insurance, universities, government, social media, and programing were reflections of the work of the mind and well compensated; fabrication, construction, transportation, drilling, mining, logging and farming were still muscular, essential for the good modern life—and yet deprecated as ossified and passé. The ancient wisdom of the necessary balance between thought and deed, muscle and mind, was forgotten in the popular culture of the coasts. Yet rural America assumed it could still learn how to use iPhones, search the web, and write in Microsoft Word; but coastal America did not know a chainsaw from a snow blower. A tractor or semi might as well have been a spaceship. And those with expansive lawns soon had no idea how to mow them. That divide by 2016 posed a Euripidean question: What is wisdom and who were the real dullards, who were the real smart ones: the supposed idiots with Trump posters on their lawn who swore they were undercounted, or the sophisticated pollsters and pundits who wrote off their confidence as delusional if not pathetic? Finally, speech, dress, and comportment bifurcated in a way not seen since the 19th century. Ashley Judd and Madonna might have thought screaming obscenities, vulgarities, and threats established their progressive fides, but to half the country they only confirmed they were both crude and talentless. What do Ben Rhodes, Pajama Boy, and Lena Dunham have in common? They all appeared to the rest of the country as arrogant, young, hip, and worldly without knowing anything of the world beyond them. Some object that Trumpism is pure nihilism and a vandal act rather than a constructive recalibration. Perhaps. But red-state America shouted back that if those who demanded open borders never themselves lived the consequences of open borders, then there would be no open borders. If those who proposed absolute free transfers of capital and jobs always expected others to lose money and jobs as the cost of the bargain, then there would be no such unlimited free flows. If the media were continually to stereotype and condescend to others, then they themselves would be stereotyped and talked down to. For a brief moment in 2016, rural America shouted that the last shall be first, and first shall be last. Before we write off this retort that led to Trump as a mindless paroxysm, remember that it was not those in Toledo, Billings, Montgomery, or Red Bluff who piled up $20 trillion in collective debt, nearly destroyed the health care system, set the Middle East afire, turned the campus into Animal Farm, or transformed Hollywood into 1984-style widescreen indoctrination. Trump was rural America’s shout back. One way or another, he will be its last. Either Trump will fail to restore prosperity and influence to the hinterland and thus even as president go the way of a flash-in-the-pan, would-be president Ross Perot—or he will succeed and thus make a like-minded successor superfluous.  

Attention: un surréalisme peut en cacher un autre !

Surréaliste, hallucinant, déjanté

Au lendemain d’une première conférence de presse du président Trump …

Pour laquelle nos médias n’avaient à nouveau pas de mots assez durs …

Alors qu’entre vote populaire, piratage russe, taille de la foule ou boycotts de l’investiture, fuites des services secrets, prétendues analyses psychiatriques ou appels explicites à l’assassinat …

Tout est bon, du premier DJ venu aux prétendus historiens, pour remettre en question la légitimité du choix du peuple américain …

Pendant qu’à coups de fuites judiciaires désormais quotidiennes et au profit d’un énième démagogue du déni et du « hope and change »

L‘hallali continue en France contre le seul véritable candidat de l’alternance …

Comment ne pas voir …

Non seulement l’incroyable deux poids deux mesures comparé à l’élection d’un Barack Obama …

Présenté il y a huit ans  comme le nouveau messie …

Mais l’incapacité proprement surréaliste des médias, sauf rares exceptions, à prendre toute la mesure …

Non seulement de la dimension historique d’une victoire (Congrès et postes de gouverneurs compris) que tout le monde annonçait impossible …

Face à la machine infernale qui avait laminé avant lui les trop gentils McCain et Romney …

Mais aussi de la défiance et de la colère de toute une partie de l’électorat américain …

Que les interminables chipotages actuels ne peuvent que renforcer ?

Commentary: The unbearable smugness of the press

Bill Rahn

Nov 10, 2016

The mood in the Washington press corps is bleak, and deservedly so.

It shouldn’t come as a surprise to anyone that, with a few exceptions, we were all tacitly or explicitly #WithHer, which has led to a certain anguish in the face of Donald Trump’s victory. More than that and more importantly, we also missed the story, after having spent months mocking the people who had a better sense of what was going on.

This is all symptomatic of modern journalism’s great moral and intellectual failing: its unbearable smugness. Had Hillary Clinton won, there’d be a winking “we did it” feeling in the press, a sense that we were brave and called Trump a liar and saved the republic.

So much for that. The audience for our glib analysis and contempt for much of the electorate, it turned out, was rather limited. This was particularly true when it came to voters, the ones who turned out by the millions to deliver not only a rebuke to the political system but also the people who cover it. Trump knew what he was doing when he invited his crowds to jeer and hiss the reporters covering him. They hate us, and have for some time.

And can you blame them? Journalists love mocking Trump supporters. We insult their appearances. We dismiss them as racists and sexists. We emote on Twitter about how this or that comment or policy makes us feel one way or the other, and yet we reject their feelings as invalid.

It’s a profound failure of empathy in the service of endless posturing. There’s been some sympathy from the press, sure: the dispatches from “heroin country” that read like reports from colonial administrators checking in on the natives. But much of that starts from the assumption that Trump voters are backward, and that it’s our duty to catalogue and ultimately reverse that backwardness. What can we do to get these people to stop worshiping their false god and accept our gospel?

We diagnose them as racists in the way Dark Age clerics confused medical problems with demonic possession. Journalists, at our worst, see ourselves as a priestly caste. We believe we not only have access to the indisputable facts, but also a greater truth, a system of beliefs divined from an advanced understanding of justice.

You’d think that Trump’s victory – the one we all discounted too far in advance – would lead to a certain newfound humility in the political press. But of course that’s not how it works. To us, speaking broadly, our diagnosis was still basically correct. The demons were just stronger than we realized.

This is all a “whitelash,” you see. Trump voters are racist and sexist, so there must be more racists and sexists than we realized. Tuesday night’s outcome was not a logic-driven rejection of a deeply flawed candidate named Clinton; no, it was a primal scream against fairness, equality, and progress. Let the new tantrums commence!

That’s the fantasy, the idea that if we mock them enough, call them racist enough, they’ll eventually shut up and get in line. It’s similar to how media Twitter works, a system where people who dissent from the proper framing of a story are attacked by mobs of smugly incredulous pundits. Journalists exist primarily in a world where people can get shouted down and disappear, which informs our attitudes toward all disagreement.

Journalists increasingly don’t even believe in the possibility of reasoned disagreement, and as such ascribe cynical motives to those who think about things a different way. We see this in the ongoing veneration of “facts,” the ones peddled by explainer websites and data journalists who believe themselves to be curiously post-ideological.

That the explainers and data journalists so frequently get things hilariously wrong never invites the soul-searching you’d think it would. Instead, it all just somehow leads us to more smugness, more meanness, more certainty from the reporters and pundits. Faced with defeat, we retreat further into our bubble, assumptions left unchecked. No, it’s the voters who are wrong.

As a direct result, we get it wrong with greater frequency. Out on the road, we forget to ask the right questions. We can’t even imagine the right question. We go into assignments too certain that what we find will serve to justify our biases. The public’s estimation of the press declines even further — fewer than one-in-three Americans trust the press, per Gallup — which starts the cycle anew.

There’s a place for opinionated journalism; in fact, it’s vital. But our causal, profession-wide smugness and protestations of superiority are making us unable to do it well.

Our theme now should be humility. We must become more impartial, not less so. We have to abandon our easy culture of tantrums and recrimination. We have to stop writing these know-it-all, 140-character sermons on social media and admit that, as a class, journalists have a shamefully limited understanding of the country we cover.

What’s worse, we don’t make much of an effort to really understand, and with too few exceptions, treat the economic grievances of Middle America like they’re some sort of punchline. Sometimes quite literally so, such as when reporters tweet out a photo of racist-looking Trump supporters and jokingly suggest that they must be upset about free trade or low wages.

We have to fix this, and the broken reasoning behind it. There’s a fleeting fun to gang-ups and groupthink. But it’s not worth what we are losing in the process.

Voir aussi:

Commentary: Hot takes are written by the winners

Bill Rahn

June 29, 2016

Have you heard much recently about the white working class? If not, then you haven’t been paying attention to the pundits, a profession currently obsessed with divining their motives, parsing their logic, and blaming them for the sorry state of politics in the Western world.

And why not? The white working class is responsible for Donald Trump – just look at how he cleaned up in Appalachia during the primaries! They, or at least people like them, gave us Brexit, which caused even American media folk to convulse in despair, partly because this overseas event is somehow an indicator that Trump can win.

We think to ourselves: what will these idiots do next? What do they really want? How much of it is their fault? How much of it is ours?

Is drug addiction to blame? The decline of family and religion? Or what about neoliberalism, the retreat of the welfare state and the return of rapacious capitalism? Maybe they’re just racist. Maybe it’s a mix of all this, a bouillabaisse of grievances both real and imagined that just might spell the end of the global projects so beloved by elites.

Regardless, the white working class has captured the imagination of journalists, who have come to talk about them like colonial administrators would talk about a primitive inland tribe that interferes with the construction of a jungle railway: They must be pacified until history kills them off.

Just about all the mainstream punditry concerning the white working class, from the left and the right, fits this description. The elites (and if you write for a living, you’re a damn elite) all seem to be talking about a people who seem vaguely alien. There’s an anthropological quality to it, like when the New York Times’ David Brooks pledges to leave New York more often, living among the natives in order to better understand their dysfunction.

The reporters and pundits cloistered along the coasts look upon the white working class with a mix of fascination and disdain. The tribe’s beliefs, savage as they are, can be excused somewhat (« you know, free trade sure did kill a lot of their jobs ») or simply mocked (« these jerks don’t realize how good they’ve got it »). In either case, it’s easy to see we are all writing about people we can’t fully empathize with.

That’s the sort of statement that will rub a lot of journalists the wrong way, so let me explain. You don’t have to go far in Washington to hear an impressive, noteworthy person at this or that publication tell you about their hardscrabble upbringing on the mean streets of wherever, and that such meager beginnings don’t justify political radicalism.

Sure, OK. But every time you talk to someone who has a media job in New York or D.C., you’re probably talking about someone who has skills that our economy rewards, regardless of upbringing. They can write or speak or analyze something complex. They have abilities that haven’t yet been outsourced or automated. The people who report and talk about the news, for all their griping about low wages and the decline of print, tend to do quite well in our globalized economy.

The white working class is made up of people without such gifts. And moreover, because no set of policies can prioritize everyone, they were always designed to be the losers of our globalized economy. Their jobs would be taken away in the name of efficiency, with the marginal upside that the goods they purchase would be cheaper because they were now being made for less by people overseas.

So what we’re left with is a bunch of beneficiaries of the current economic order discussing the losers of the current economic order. And this raises the question of whether people who have a lot to gain from the status quo are well equipped to report accurately about how it’s cracked up.

Because that is what we’re seeing, a profound upending of the order of things. And predictably enough, journalists have been among the last people to realize this development, which makes more sense when you consider that the news is reported and analyzed by globalization’s winners, even as the subject increasingly becomes globalization’s losers.

The rise of Trump, a candidate tapping into a deep well of resentment that both conservatives and liberals were unwilling to touch, shouldn’t have come as such a surprise. Same with the Brexit vote — why are we so shocked that a multinational and barely democratic bureaucracy would be so unloved? Again, as reporters scramble to understand what in hell is going on with the world, we’ve seen a consensus develop that Britain surely must have left the EU by accident — a thesis that’s almost wholly dependent on a limited number of anecdotes about regretful voters.

Maybe. Or maybe the European project, like so many cosmopolitan initiatives, has just produced a lot more losers than the elites, including the press, ever accounted for.

Voir également:

A Message From Trump’s America

Working-class whites have been ignored by both parties, and they’re dying from despair.

Michael Cooper Jr. | Contributor

US News

March 9, 2016

Donald Trump received 70 percent of the primary vote in Buchanan County, Virginia, and 60 percent in Martin County, Kentucky. He is strongest in Appalachia because the biggest indicator of support for Trump, according to a survey by the RAND Corporation, is agreeing with the statement, « people like me don’t have any say. »

I live in Trump’s America, where working-class whites are dying from despair. They’re dying from alcoholism, drug addiction and suicide, trying to take away the pain of a half century’s economic and cultural decline. In the foothills of Appalachia, Wilkes County, North Carolina, is second in the nation in income lost this century, where the number of manufacturing jobs decreased from 8,548 in the year 2000 to about 4,000 today, according to Stateline.



On the losing side of automation, globalization and the « rural brain drain » our community was powerless to stop furniture factories from closing down or Wal-Mart from coming in. And after decades of decline folks were too beaten down and disorganized to fight back when pharmaceutical companies flooded the area with OxyContin. As a result, Wilkes had the third highest overdose rate in America in 2007 and busted 50 meth labs in 2013. [Overdose rates dropped 69 percent by 2011 after North Carolina responded to the crisis.]

Now, I walk into the courtroom every week and see the faces of childhood friends in a town where 23 percent of the population lives in poverty and 25 percent never finished high school.

So if there are winners and losers in America, I know the losers. They lost jobs to China and Vietnam. And they’re dying younger, caught in an endless cycle of jail, drug charges and applying for disability to pay the child support bill.

They lost their influence, their dignity and their shot at the American Dream, and now they’re angry. They’re angry at Washington and Wall Street, at big corporations and big government. And they’re voting now for Donald Trump

My Republican friends are for Trump. My state representative is for Trump. People who haven’t voted in years are for Trump. He’ll win the primary here on March 15 and he will carry this county in the general.

His supporters realize he’s a joke. They do not care. They know he’s authoritarian, nationalist, almost un-American, and they love him anyway, because he disrupts a broken political process and beats establishment candidates who’ve long ignored their interests.

When you’re earning $32,000 a year and haven’t had a decent vacation in over a decade, it doesn’t matter who Trump appoints to the U.N., or if he poisons America’s standing in the world, you just want to win again, whoever the victim, whatever the price.

Trump won’t win the presidency, of course. If he’s nominated conservatives will walk out of the Cleveland convention in July and run a third ticket candidate, and there are not enough disaffected white males in Pennsylvania or Ohio to make up for the independent women who would vote for Hillary Clinton in November. But the two parties can no longer afford to ignore Trump’s America.

To win again in the Deep South and Appalachia, the Democratic Party must recall the days of Roosevelt’s New Deal and Kennedy’s New Frontier by putting people to work rebuilding America, and making college free after two years of national service.

Trump’s appeal as a strongman reveals the desire in Middle America for public action. His supporters want healthcare, like Social Security and are frustrated by the gridlock on Capitol Hill, so they must return to the days of Eisenhower, standing for conservative principles but also compromising when possible.

As productivity climbed, working-class Americans wanted their wages to rise also. Instead, Republicans gave them tax cuts for the rich while liberal Democrats called them racists and bigots.

According to the Republican Party, the biggest threat to rural America was Islamic terrorism. According to the Democratic Party it was gun violence. In reality it was prescription drug abuse and neither party noticed until it was too late.

Unlike registered independents who are socially liberal and fiscally conservative, America’s non-voters tended to be poorer, less educated citizens who are fiscally liberal and socially conservative. Neither party listened to them, let alone represented this populist center, until Trump gave them a voice.

America will survive Trump’s campaign, and the temptations of protectionism and xenophobia he offers. But in the aftermath that follows, both political parties must start prioritizing the working-class for a change. And that starts by listening to Trump’s forgotten America.

Voir encore:

The Deplorables Shout Back

Struggling rural America proved disenchanted with the country’s trajectory into something like a continental version of Belgium or the Netherlands: borderless, with a global rather than national sense of self; identity politics in lieu of unity and assimilation; a statist and ossified economy with a few winners moralizing to lots of losers—perhaps as a way of alleviating transitory guilt over their own privilege.

The full lessons of the 2016 election are still being digested (or indeed amplified), but one constant is emerging that the world outside our bi-coastal dynamic, hip, and affluent culture is not very well understood by those who lead the country.

 The Left feels that the interior is a veritable cultural wasteland of obesity, Christianists, nihilist self-destructive behavior, and evenings that shut down at dusk in desperate need of federal moral and regulatory oversight.

The doctrinaire Right advises the interior losers of globalization to hit the road in search of good jobs and take a hard look in the mirror and cure their self-inflicted pathologies. Such stereotyped pessimism about rural America are no exaggeration. Recently Bill Kristol, former editor of the Weekly Standard, seemed to dismiss the white working class as mostly played out—an apparent argument for generous immigration that was critical in replacing it: “Look, to be totally honest, if things are so bad as you say with the white, working class, don’t you want to get new Americans in?” He went onto imply that poor whites were purported lazy and spoiled in comparison to immigrant groups—a fact not born out by comparative rates of reliance on government aid programs. PBS commentator and New York Times columnist David Brooks earlier had suggested the white working classes who were voting for Trump did not exercise independent judgement, but as the less educated were just “going with their gene pool.”

The plight of the contemporary rural America in a word was not due to an epidemic of laziness or of innate genetic ineptness, but more likely the onslaught of globalism, a sort of Tolkien master ring that gave its coastal wearers enormous power to create and manage worldwide wealth, prosperity, and power, but by its very use proved corrupting to those in its midst.

As I look outside the windows of my farmhouse this morning and scan a 360-degree panorama, I can absorb globalization, its success and failures. The countryside is now devoid of farmers who used to anchor small-town life—everything from the school board to the Masonic Lodge—of the San Joaquin Valley of California. In its place is a mosaic of huge vertically-integrated corporate farms that have swallowed up the tesserae of failed small acreages and turned the land into the most productive and profitable food production units in the history of agriculture.

But who am I to look out the window at others, when the story is my own as well? All my siblings went belly up in small farming. I held on to the old homestead and a remnant 40 acres only by renting out to a superb farming corporation while earning my living from the coast. Such a strange Faustian bargain globalization proved to be: unlimited affluence for some without shared prosperity, instant electronic social media and communications without much to communicate, and hip culture without much cultural transcendence. I could assure Bill Kristol that my siblings who could not make a living when peaches went from $9 a lug to $4 and raisins crashed from $1,400 a ton to $450 were not lazy. And I would say to David Brooks that their genetic material did not preclude rational judgment.

America’s rural class was gobbled up in a variety of ways. The consolidation of agriculture, the outsourcing and automation of manufacturing, and franchising of retailing created an underclass dependent on social services and low wages. A smaller and mostly younger group got with the plan, left rural America, fled to the coasts or regional big cities, obtained the proper credentials and became successful. Some in between stayed on and went about their old ways, often confused that the familiar but often empty landscapes and infrastructure might still mean that business could go on as usual.

But the rural shakedown did not mean that our red-state interior tuned out from politics, big business, universities, government, popular culture and mass entertainment. Far from it; cable TV, the Internet, and smart phones plugged rural America into coastal culture as never before. And what fly over country saw and heard each day, it often did not like.

The Great Divides(s)

The first disconnect between coastal and interior America was the elevation of race over class—with a twist of scapegoating the losers of globalization as somehow culpable winners because of their supposed “white privilege.” Fairly or not, the lower middle classes heard a nonstop message from mostly affluent white liberals and well-off minority activists, virtue-signaling one another by blaming those far less well off as somehow beyond redemption.

So-called middle and rural America—oddly people more likely to put their children in public schools and assimilate and integrate than was the elite—grew accustomed to being insulted by Barack Obama as clingers, or by Hillary Clinton as “irredeemables” and “deplorables,” as popular culture became fixated on privileged whiteness. And that tired message soon became surreal: coastal white people with the money were liberal and accusatory; interior white people without it were conservative and thus culpable.

The villains of television and Hollywood, when not corporate conspiracists, Russian oligarchs, or South African residual Nazis, were often redneck Americans with southern drawls. The new minstrel shows were reality television’s ventures into the swamps, the seas, the forests, the Alaskan wilderness, and the empty and endless highways, where each week with condescension we saw smoking, overweight and gap-toothed fishermen, loggers, and truckers do funny and stupid things with boats, saws, and semis.

The second unwelcome message was the politicization of almost everything. Beyoncé turned her 2016 Super Bowl show, traditionally non-political entertainment, into a peaen to Black Lives Matter and the old Black Panther party. Multimillionaire Colin Kaepernick deflected attention from his own poor play on the field for the San Francisco 49ers by scapegoating America for its supposed -ologies and –isms—but of course himself did not take the trouble to vote. Hollywood actors, who make more in an hour than most do in a year, periodically finger-pointed at Middle America for its ethical shortcomings. Turn on late night talk shows or early morning chat sessions to receive the monotonous message that entertainment is properly indoctrination.

Even charity became progressive politics. The locus classicus of multimillionaire moralizing was the Clinton team: she selling influence at the State Department, he collecting the ensuing checks at the Foundation; both veneering the shake-down with left-wing moralistic preening. When Hillary lost her reins of power; Bill had no more influence to sell; the Foundation lost its reason to be, and the entire criminal enterprise was exposed for what it always was: QED.

Third, the gulf in America between concrete and abstract things widened. Banking, insurance, universities, government, social media, and programing were reflections of the work of the mind and well compensated; fabrication, construction, transportation, drilling, mining, logging and farming were still muscular, essential for the good modern life—and yet deprecated as ossified and passé. The ancient wisdom of the necessary balance between thought and deed, muscle and mind, was forgotten in the popular culture of the coasts. Yet rural America assumed it could still learn how to use iPhones, search the web, and write in Microsoft Word; but coastal America did not know a chainsaw from a snow blower. A tractor or semi might as well have been a spaceship. And those with expansive lawns soon had no idea how to mow them. That divide by 2016 posed a Euripidean question: What is wisdom and who were the real dullards, who were the real smart ones: the supposed idiots with Trump posters on their lawn who swore they were undercounted, or the sophisticated pollsters and pundits who wrote off their confidence as delusional if not pathetic?

Finally, speech, dress, and comportment bifurcated in a way not seen since the 19th century. Ashley Judd and Madonna might have thought screaming obscenities, vulgarities, and threats established their progressive fides, but to half the country they only confirmed they were both crude and talentless. What do Ben Rhodes, Pajama Boy, and Lena Dunham have in common? They all appeared to the rest of the country as arrogant, young, hip, and worldly without knowing anything of the world beyond them.

‘The Last Shall be First, and First Shall be Last’

Some object that Trumpism is pure nihilism and a vandal act rather than a constructive recalibration. Perhaps. But red-state America shouted back that if those who demanded open borders never themselves lived the consequences of open borders, then there would be no open borders. If those who proposed absolute free transfers of capital and jobs always expected others to lose money and jobs as the cost of the bargain, then there would be no such unlimited free flows. If the media were continually to stereotype and condescend to others, then they themselves would be stereotyped and talked down to.

For a brief moment in 2016, rural America shouted that the last shall be first, and first shall be last. Before we write off this retort that led to Trump as a mindless paroxysm, remember that it was not those in Toledo, Billings, Montgomery, or Red Bluff who piled up $20 trillion in collective debt, nearly destroyed the health care system, set the Middle East afire, turned the campus into Animal Farm, or transformed Hollywood into 1984-style widescreen indoctrination.

Trump was rural America’s shout back. One way or another, he will be its last. Either Trump will fail to restore prosperity and influence to the hinterland and thus even as president go the way of a flash-in-the-pan, would-be president Ross Perot—or he will succeed and thus make a like-minded successor superfluous.

Voir de plus:

The End Of Identity Politics

Victor Davis Hanson
Defining Ideas (Hoover Institution)
 

Who are we? asked the liberal social scientist Samuel Huntington over a decade ago in a well-reasoned but controversial book. Huntington feared the institutionalization of what Theodore Roosevelt a century earlier had called “hyphenated Americans.” A “hyphenated American,” Roosevelt scoffed, “is not an American at all.” And 30 years ago, another progressive stalwart and American historian Arthur Schlesinger argued in his book The Disuniting of America that identity politics were tearing apart the cohesion of the United States.

What alarmed these liberals was the long and unhappy history of racial, religious, and ethnic chauvinism, and how such tribal ties could prove far stronger than shared class affinities. Most important, they were aware that identity politics had never proved to be a stabilizing influence on any past multiracial society. Indeed, most wars of the 20th century and associated genocides had originated over racial and ethnic triumphalism, often by breakaway movements that asserted tribal separateness. Examples include the Serbian and Slavic nationalist movements in 1914 against Austria-Hungary, Hitler’s rise to power on the promise of German ethno-superiority, the tribal bloodletting in Rwanda, and the Shiite/Sunni/Kurdish conflicts in Iraq.

The United States could have gone the way of these other nations. Yet, it is one of the few successful multiracial societies in history. America has survived slavery, civil war, the Japanese-American internment, and Jim Crow—and largely because it has upheld three principles for unifying, rather than dividing, individuals.

The first concerns the Declaration of Independence and the American Constitution, which were unique documents for their time and proved transcendent across time and space. Both documents enshrined the ideal that all people were created equal and were human first, with inalienable rights from God that were protected by government. These founding principles would eventually trump innate tribal biases and prejudices to grant all citizens their basic rights.

Second, given America’s two-ocean buffer, the United States could control its own demographic destiny. Americans usually supported liberal immigration policies largely because of the country’s ability to monitor the numbers of new arrivals and the melting pot’s ability to assimilate, integrate, and intermarry immigrants, who would soon relegate their racial, religious, and ethnic affinities to secondary importance.

Finally, the United States is the most individualistic and capitalistic of the Western democracies. The nation was blessed with robust economic growth, rich natural resources, and plenty of space. It assumed that its limited government and ethos of entrepreneurialism would create enough widespread prosperity and upward mobility that affluence—or at least the shared quest for it—would create a common bond superseding superficial Old World ties based on appearance or creed.

In the late 1960s, however, these three principles took a hit. The federal government lost confidence in the notion that civil rights legislation, the melting pot, and a growing economy could unite Americans and move society in the direction of Martin Luther King Jr.’s vision—“I have a dream that my four little children will one day live in a nation where they will not be judged by the color of their skin, but by the content of their character.”

This shift from the ideal of the melting pot to the triumph of salad-bowl separatism occurred, in part, because the Democratic Party found electoral resonance in big government’s generous entitlements and social programs tailored to particular groups. By then, immigration into the United States had radically shifted and become less diverse. Rather than including states in Europe and the former British Commonwealth, most immigrants were poorer and almost exclusively hailed from the nations of Latin America, Asia, and Africa, resulting in poorer immigrants who, upon arrival, needed more government help. Another reason for the shift was the general protest culture of the Vietnam era, which led to radical changes in everything from environmental policy to sexual identity, and thus saw identity politics as another grievance against the status quo.

A half-century later, affirmative action and identity politics have created a huge diversity industry, in which millions in government, universities, and the private sector are entrusted with teaching the values of the Other and administering de facto quotas in hiring and admissions. In 2016, Hillary Clinton ran a campaign on identity politics, banking on the notion that she could reassemble various slices of the American electorate, in the fashion that Barack Obama had in 2008 and 2012, to win a majority of voters. She succeeded, as did Obama, in winning the popular vote by appealing directly to the unique identities of gays, Muslims, feminists, blacks, Latinos, and an array of other groups, but misjudged the Electoral College and so learned that a numerical majority of disparate groups does not always translate into winning key swing states.

At one point Clinton defined her notion of identity politics by describing Trump’s supporters: “You know, to just be grossly generalistic, you could put half of Trump’s supporters into what I call the basket of deplorables. Right? The racist, sexist, homophobic, xenophobic, Islamaphobic—you name it. And unfortunately there are people like that. And he has lifted them up… Now, some of those folks—they are irredeemable, but thankfully they are not America.”

***

What is the future of diversity politics after the 2016 election? Uncertain at best—and for a variety of reasons.

One, intermarriage and integration are still common. Overall, about 15 percent of all marriages each year are interracial, and the rates are highest for Asians and Latinos. Forty percent of Asian women marry men of another race—one quarter of African-American males do, as well—and over a quarter of all Latinos marry someone non-Latino.

Identity politics hinges on perceptible racial or ethnic solidarity, but citizens are increasingly a mixture of various races and do not always categorize themselves as “non-white.” Without DNA badges, it will be increasingly problematic to keep racial pedigrees straight. And sometimes the efforts to do so reach the point of caricature and inauthenticity, through exaggerated accent marks, verbal trills, voice modulations, and nomenclature hyphenation. One reason why diversity activists sound shrill is their fear that homogenization is unrelenting.

Second, the notion of even an identifiable and politically monolithic group of non-white minorities is also increasingly suspect. Cubans do not have enough in common with Mexicans to advance a united Latino front. African-Americans are suspicious of open borders that undercut entry-level job wages. Asians resent university quotas that often discount superb grades and test scores to ensure racial diversity. It is not clear that Hmong-Americans have much in common with Japanese-Americans, or that Punjabi immigrants see themselves politically akin to Chinese newcomers as fellow Asians.

Third, ethnic solidarity can cut both ways. In the 2016 elections, Trump won an overwhelming and nearly unprecedented number of working class whites in critical swing states. Many either had not voted in prior elections or had voted Democratic. The culture’s obsession with tribalism and special ethnic interests—often couched in terms of opposing “white privilege”—had alienated millions of less well-off white voters. Quietly, many thought that if ethnic activists were right that the white majority was shrinking into irrelevance, and if it was acceptable for everyone to seek solidarity through their tribal affiliations, then poor whites could also rally under the banner of their own identity politics. If such trends were to continue in a nation that is still 70 percent white, it would prove disastrous for the Democratic Party in a way never envisioned during the era of Barack Obama. Hillary Clinton discovered that Obama’s identity politics constituencies were not transferrable to herself in the same exceptional numbers, and the effort to ensure that they were often created new tribal opponents.

Fourth, it is not certain that immigration, both legal and illegal, will continue at its current near record rate, which has resulted in over 40 million immigrants now residing in America—constituting some 13 percent of the present population. Trump is likely not just to curtail illegal immigration, but also to return legal immigration to a more meritocratic, diverse, and individual basis. Were immigration to slow down and become more diverse, the formidable powers of integration and intermarriage would perhaps do to the La Raza community what it once did to the Italian-American minority after the cessation of mass immigration from Italy. There are currently no Italian-American quotas, no Italian university departments, and no predictable voting blocs.

Fifth, class is finally reemerging as a better barometer of privilege than is race—a point that Republican populists are starting to hammer home. The children of Barack Obama, for example, have far more privilege than do the sons of Appalachian coal miners—and many Asian groups already exceed American per capita income averages. When activist Michael Eric Dyson calls for blanket reparations for slavery, his argument does not resonate with an unemployed working-class youth from Kentucky, who was born more than 30 years after the emergence of affirmative action—and enjoys a fraction of Dyson’s own income, net worth, and cultural opportunities.

Finally, ideology is eroding the diversity industry. Conservative minorities and women are not considered genuine voices of the Other, given their incorrect politics. For all its emphasis on appearance, diversity is really an intolerant ideological movement that subordinates race and gender to progressive politics. It is not biology that gives authenticity to feminism, but leftwing assertions; African-American conservatives are often derided as inauthentic, not because of purported mixed racial pedigrees, but due to their unorthodox beliefs.

The 2016 election marked an earthquake in the diversity industry. It is increasingly difficult to judge who we are merely by our appearances, which means that identity politics may lose its influence. These fissures probably explain some of the ferocity of the protests we’ve seen in recent weeks. A dying lobby is fighting to hold on to its power.

Voir de même:

How Can We Get Rid of Trump?

We’re just a month into the Trump presidency, and already so many are wondering: How can we end it?

One poll from Public Policy Polling found that as many Americans — 46 percent — favor impeachment of President Trump as oppose it. Ladbrokes, the betting website, offers even odds that Trump will resign or leave office through impeachment before his term ends.

Sky Bet, another site, is taking wagers on whether Trump will be out of office by July.

There have been more than 1,000 references to “Watergate” in the news media in the last week, according to the Nexis archival site, with even some conservatives calling for Trump’s resignation or warning that he could be pushed out. Dan Rather, the former CBS News anchor who covered Watergate, says that Trump’s Russia scandal isn’t now at the level of Watergate but could become at least as big.

So let’s investigate: Is there any way out?

Trump still has significant political support, so the obstacles are gargantuan. But the cleanest and quickest way to remove a president involves Section 4 of the 25th Amendment and has never been attempted. It provides that the cabinet can, by a simple majority vote, strip the president of his powers and immediately hand power to the vice president. The catch is that the ousted president can object, and in that case Congress must approve the ouster by a two-thirds vote in each chamber, or the president regains office.

The 25th Amendment route is to be used when a president is “unable” to carry out his duties. I asked Laurence Tribe, the Harvard professor of constitutional law, whether that could mean not just physical incapacity, but also mental instability. Or, say, the taint of having secretly colluded with Russia to steal an election?

Tribe said that he believed Section 4 could be used in such a situation.

“In the unlikely event that Pence and a majority of Trump’s bizarre cabinet were to grow the spine needed to do the right thing with the process set up by that provision, we would surely be in a situation where a very large majority of the public, including a very substantial percentage of Trump’s supporters, would back if not insist upon such a move,” Tribe said. “In that circumstance, I can’t imagine Trump and his lawyers succeeding in getting the federal courts to interfere.”

The better known route is impeachment. But for now it’s hard to imagine a majority of the House voting to impeach, and even less conceivable that two-thirds of the Senate would vote to convict so that Trump would be removed. Moreover, impeachment and trial in the Senate would drag on for months, paralyzing America and leaving Trump in office with his finger on the nuclear trigger.

My take is that unless things get much worse, removal may be a liberal fantasy. Progressives thought that Trump would never win the nomination or the election. He survived the “Access Hollywood” tape and countless crises that pundits thought would doom him, so it’s not clear why Republicans would desert him now that he’s president.

Some people believe that the 2018 midterm elections will be so catastrophic for the G.O.P. that everyone will be ready to get rid of him. I’m skeptical. In the Senate, the map is disastrous for Democrats in 2018: The Republicans will be defending only eight Senate seats, while Democrats will in effect be defending 25.

So while Democrats can gnash their teeth, it’ll be up to Republicans to decide whether to force Trump out. And that won’t happen unless they see him as ruining their party as well as the nation.

“The only incentive for Republicans to act — with or without the cabinet — is the same incentive Republicans had in 1974 to insist on Nixon’s resignation,” Larry Sabato of the University of Virginia told me. “The incentive is survival.”

Trump does have one weakness, and it’s parallel to Nixon’s. Republicans in Congress were willing to oust Nixon partly because they vastly preferred his vice president, Gerald Ford — just as congressional Republicans prefer Mike Pence today.

If I were betting, I’d say we’re stuck with Trump for four years. But as Sabato says: “Lots of things about Donald Trump’s election and early presidency have been shocking. Why should it stop now?”

And what does it say about a presidency that, just one month into it, we’re already discussing whether it can be ended early?

Voir de plus:

When President Obama’s National Security Advisor Lied, The Media Laughed

It’s somewhat ironic that this email was disclosed the same day the anti-Trump universe was spinning into the stratosphere over Michael Flynn’s resignation as President Trump’s national security advisor.

 Julie Kelly

Buried deep beneath the Michael Flynn hysteria this week was Judicial Watch’s release of newly obtained State Department documents related to the Benghazi terrorist attack on September 11, 2012. One email confirms—again—that the Obama administration knew the day after the attack it was not a random act of violence stemming from an anti-Muslim video. That was the excuse shamefully propagated by top Obama administration officials (including the president himself) and swallowed whole by a media establishment desperate to help Obama win re-election six weeks later.

According to the summary of a call on September 12, 2012 between State Department Under-Secretary Patrick Kennedy and several congressional staffers, Kennedy was asked if the attack came under cover of protest: “No this was a direct breaching attack,” he answered. Kennedy also denied the attack was coordinated with the protests in Cairo over the video: “Attack in Cairo was a demonstration. There were no weapons shown or used. A few cans of spray paint.”

It’s somewhat ironic—galling?—that this email was disclosed the same day the anti-Trump universe was spinning into the stratosphere over Flynn’s resignation as President Trump’s national security advisor. It begs for a little trip down memory lane, to a kinder, gentler time when the media gave a great big pass to another national security advisor in the days after four Americans, including an ambassador, were murdered in Libya by Islamic terrorists under her watch.

Lying to Us Only Matters If We Dislike You

Fun fact: While Trump press secretary Sean Spicer fielded 55 questions on February 14 related to the Flynn debacle, Obama’s press secretary Jay Carney received only 13 questions from reporters on September 12, 2012, three of which were set-ups to blast Mitt Romney’s criticism of the administration after the attack. 55 to 13.

So as we now suffer through yet another patch of media mania, conspiracy theories, and unsubstantiated claims about how Trump hearts Russia, as well as the daily beatings endured by Spicer, let’s reminisce to when the media and Obama’s press flaks spun, deflected—even joked about golf and “Saturday Night Live!”—less than a week after Benghazi.

The day after Hillary Clinton’s deputy had that call with key Capitol Hill staffers, including advisors to senators Durbin, Feinstein, and McGaskill, to dispute the notion the attack was about an anti-Muslim video, here’s what Carney said: “I think it’s important to note with regards to that protest that there are protests taking place in different countries across the world that are responding to the movie that has circulated on the Internet. As Secretary Clinton said today, the United States government had nothing to do with this movie. We reject its message and its contents. We find it disgusting and reprehensible.”

On September 14, hours before the remains of the Benghazi victims would arrive at Andrews Air Force Base, Carney was still blaming the video. Just steps from the Oval Office, Carney opened his briefing with this: “First of all, we are obviously closely monitoring developments in the region today. You saw that following the incidents in response to this video, the president directed the administration to take a number of steps to prepare for continued unrest.”

Carney went on to mention the video/film/movie another 30 times during his briefing. He stuck with his story even after some reporters pushed back, citing other sources who said it was indeed a pre-mediated attack. One reporter said several senators admitted the “attack on Benghazi was a terrorist attack organized and carried out by terrorists, that it was premeditated, a calculated act of terror,” and asked Carney, “is there anything more you can — now that the administration is briefing senators on this, is there anything more you can tell us?”

Carney: “Again, it’s actively under investigation, both the Benghazi attack and incidents elsewhere. And my point was that we don’t have and did not have concrete evidence to suggest that this was not in reaction to the film. But we’re obviously investigating the matter…” Who cares, Sean Spicer called Justin Trudeau Joe, OMG!

Susan Rice’s Audacity of Trope

But of course nothing matches the audacity of trope by Obama’s National Security Advisor Susan Rice on September 16, 2012. Rice went on several Sunday shows to peddle a story she knew was completely phony, one that was already quickly unraveling even as most in the media and administration tried to keep it intact.

You can read most of her comments here, but Rice repeats the line that Benghazi attack was not premediated and was connected to the demonstrations in Cairo over the video (a document obtained by Judicial Watch last year shows Hillary Clinton met with Rice a few days before her television appearances). Which presidential administration is fact-challenged, again?

In a press gaggle on Air Force One the next day, guess how many times Deputy Press Secretary Josh Earnest was asked about Rice’s comments? Ten? Five? One? Not once. Let me repeat that. The day after Obama’s national security advisor was on five news programs to blame a terrorist attack on a YouTube video, not one reporter asked the White House about it. I actually had to re-read the transcripts several times, even checking the date over and over, to make sure this was accurate. Her name did not even come up.

No discussion about the investigation. No discussion about emerging evidence from around the world that Benghazi was indeed a terrorist attack. (The only time it was mentioned was when Jen Psaki criticized Mitt Romney’s comments about how the administration handled Benghazi and questioned whether he was ready for “primetime.”)

Here’s what they did discuss: Debate prep, Occupy Wall Street, and the Chicago’s teachers strike. An actual human reporter asked this: “It was a beautiful weekend for golf and he wasn’t out on the course. Is it safe to assume maybe he was doing some preparation at the White House?” WHAT? Then they joked about football and “Saturday Night Live.”

Sometimes the hypocrisy, double standard, and outright lies by the media under the Trump presidency is funny. Sometimes it is infuriating. But never was the media’s complicit sheep-like coverage more evident than it the days after Benghazi, behavior you can never imagine now. They have yet to admit their mistakes and failures, even as more evidence is revealed.

Remember that the next time you want to worry about how Trump is responsible for undermining the media’s integrity and credibility.

Voir par ailleurs:

US Election 2008: The joke is finally on Barack Obama
Have you heard the one about the presidential candidate who was once so popular that comedians were frightened to make jokes about him?

Tim Shipman in Washington
The Telegraph

09 Aug 2008

The punchline is this: the more seriously he took himself, the more Barack Obama has become a laughing matter.

Only a month ago American comedians and satirists were complaining that they found it hard to get people to laugh at the first black presidential nominee. A New Yorker cover cartoon showing him as a Muslim extremist was roundly denounced.

But growing Obama fatigue among voters after his pseudo-presidential visit to Europe and the Middle East has unleashed a wave of satirical fire, mocking Mr Obama for his apparent belief that he has the election in the bag.

Last month Jon Stewart, host of the satirical news programme The Daily Show, had to tell his audience that they were allowed to laugh at Mr Obama after a joke fell flat.

But Mr Stewart made comedic hay during the Illinois Senator’s international trip, mocking his progress through the Holy Land, where he said the candidate stopped « in Bethlehem to see the manger where he was born. »

Late night comic Jimmy Kimmel also cracked a joke at Mr Obama’s expense: « They really love Barack Obama in Germany. He’s like a rock star over there. Impressive until you realise that David Hasselhoff is also like a rock star over there. »

The jokes are important because they increasingly draw on evidence that voters are tiring of Mr Obama’s elevated opinion of himself, the wall to wall coverage of his pronouncements, and the feeling that he should concentrate on voters back home.

A writer with one of the leading comedy shows in the US, who preferred not to be named because of continuing sensitivities about how far comedians should go from some network executives, said: « We had a hard time convincing people that Obama is funny for a long time. Our audiences seemed unsure whether to laugh at him. The first black president is not a gag. But that’s changing because he’s doing more stuff that’s easy to mock and people are more familiar with him. »

Too familiar, some say. A poll last week by Pew research found 48 percent of those questioned said they had been hearing too much about the Democratic presidential candidate recently, nearly double the figure for his Republican rival John McCain.

Mr Obama has provided rich fodder for comedians looking to prick his pomposity, predicting that people would look back at his nomination as the moment « when the rise of the oceans began to slow ».

He also told Congressmen that his campaign was « the moment . . . that the world is waiting for ».

The attitude was summed up by Dana Milbank, the Washington Post’s resident political humourist, who declared: « Barack Obama has long been his party’s presumptive nominee. Now he’s becoming its presumptuous nominee. »

Mr Letterman listed top ten signs that Barack Obama is overconfident, which included « Offered Bush 20 bucks for the ‘Mission Accomplished’ banner » and « Having head measured for Mount Rushmore. »

Mr Obama is also under fire for moving politically towards the centre ground, moderating positions he had once boasted were evidence of his unique appeal.

Jay Leno, of the long-running Tonight Show, said: « Barack Obama now says he’s open to offshore oil drilling. So, apparently, when he promised change, he was talking about his mind. »

BEST OBAMA JOKES

Craig Ferguson: « Barack Obama was in Germany » today, and « he did this speech and 100,000 people showed up. There were so many Germans shouting and screaming that France…surrendered just in case. »

Jimmy Kimmel: « They really love Barack Obama in Germany. He’s like a rock star over there. Impressive until you realize that David Hasselhoff is also like a rock star over there. »

David Letterman: Signs Barack Obama Is Overconfident.

Proposed bill to change Oklahoma to ‘Oklabama.’

Offered Bush 20 bucks for the ‘Mission Accomplished’ banner.

Asked guy at Staples, ‘Which chair will work best in an oval-shaped office?’

Having head measured for Mount Rushmore.

Offered McCain a job in gift shop at Obama Presidential Library.

Jay Leno: « Of course, Obama’s supporters got him his usual birthday gifts of gold, frankincense, and myrrh. »

Jay Leno: « Obama’s people are trying to portray McCain as cranky, and McCain is trying to portray Obama as arrogant, you see. And when Obama was asked what he thought about being called arrogant, well, he said he was ‘above having to answer that question.' »

Jay Leno: « See Barack Obama on the news? He’s becoming a workout fanatic. He’s at the gym, like, twice a day, sometimes three times a day at the gym, yeah, according to his staff. Well, he has to stay in shape to do those flip-flops. »

Jay Leno: « Barack Obama back from his big European tour. Did you see him in Europe? People were cheering him, holding up signs, blowing him kisses. And that was just the American media covering the story. »

Voir par ailleurs:
Une semaine à la Maison Blanche

Première démission, rupture diplomatique, conférence de presse surréaliste : Trump en roue libre

Frédéric Autran, correspondant à New York
Libération
18 février 2017

Le président américain, visiblement éprouvé, a traversé cette semaine la première crise majeure de son mandat. Et elle vient de l’intérieur de son administration.

Samedi 11 février – Secret défense à la bougie

Tout le week-end, Donald Trump recevait le premier ministre japonais Shinzo Abe dans son club privé de Mar-a-Lago, en Floride. Samedi soir, les entrées du dîner, une salade arrosée de sauce au bleu, venaient d’être servies quand le président américain a reçu un appel : la Corée du nord venait de lancer un missile balistique de moyenne portée. La suite est stupéfiante. Plutôt que de se retirer dans une salle sécurisée, Trump et Abe ont évoqué le sujet à leur table, sur la terrasse. Faute d’éclairage suffisant, des conseillers des deux dirigeants ont éclairé des documents avec leur téléphone portable. Le tout à quelques mètres de richissimes membres du club venus, eux aussi, dîner à la bougie. Officiellement, le président américain avait été informé plus tôt, et dans une salle sécurisée, de la provocation de Pyongyang. Et les documents étalés sur la table n’étaient pas confidentiels. Les observateurs ne sont guère convaincus. Et soulignent l’hypocrisie de Donald Trump qui, tout au long de la campagne, n’a eu de cesse d’attaquer Hillary Clinton sur sa gestion chaotique des informations confidentielles.

Dimanche 12 février – «Abus de pouvoir judiciaire»

ABC, CBS, NBC, Fox News : le benjamin des hommes clés du président, Stephen Miller, a fait le tour des émissions politiques dominicales. A 31 ans, le conseiller politique de Donald Trump – dont il est aussi la «plume» – a défendu avec véhémence le décret anti-immigration du président, suspendu par la justice. «Les pouvoirs du président en ce domaine ne peuvent pas être contestés. Ce pays ne vit pas dans un régime de suprématie judiciaire», a-t-il martelé sur Fox News, criant à l’«abus de pouvoir judiciaire». Il faut dire que pour le très droitier Miller, l’échec du décret controversé est personnel. Selon plusieurs sources, il a fait partie du cercle restreint de conseillers chargés de sa rédaction. Après quelques jours de réflexion, la Maison Blanche a finalement décidé de ne pas poursuivre la bataille en justice. Au lieu de ça, un nouveau décret devrait être signé en début de semaine prochaine par Donald Trump. Un texte préparé, cette fois, par des experts et des juristes.

Lundi 13 février – Trump est-il malade ?

Le débat avait déjà fait rage lors de la campagne, poussant l’Association américaine de psychiatrie à rappeler à l’ordre ses membres. Pas question, prévenait-elle dans un communiqué, de se livrer à une quelconque analyse mentale du patient Trump. Les débuts chaotiques du nouveau président ont relancé les discussions. Lundi, une trentaine de professionnels de la santé mentale ont adressé une lettre ouverte au New York Times. «L’enjeu est trop important pour demeurer silencieux», écrivent-t-ils, dénonçant notamment «l’incapacité» du président «à tolérer des opinions différentes des siennes» et «sa profonde incapacité à faire preuve d’empathie». En conclusion, les auteurs de la lettre disent croire que «la grave instabilité émotionnelle indiquée par les discours et les actions de M. Trump le rendent incapable de servir sans risque comme président».

Mardi 14 février – La Maison Blanche en crise

Donald Trump avait sans doute rêvé d’une autre Saint-Valentin. Ce mardi, on est loin de l’ambiance mots d’amour et bouquets de fleur. C’est la crise, la grosse, à la Maison Blanche. La veille au soir, le conseiller à la sécurité nationale, Michael Flynn, a démissionné à la demande de Donald Trump. Une première aussi tôt dans une présidence américaine. Ancien général, Flynn paie officiellement le prix de ses mensonges au vice-président Mike Pence, à qui il aurait assuré n’avoir jamais parlé des sanctions contre la Russie lors de ses conversations téléphoniques avec l’ambassadeur russe à Washington. La presse, alimentées par des fuites massives au sein des services de renseignement, révèle que cela a pourtant été le cas. Au-delà du cas Flynn, l’épineux dossier des relations troubles entre l’équipe Trump et le Kremlin refait surface. Il n’est sans doute pas prêt de disparaître.

Mercredi 15 février – Négociateur en chef

Après Theresa May, Shinzo Abe et Justin Trudeau, Donald Trump reçoit à la Maison Blanche le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu. Dans les heures précédant la rencontre, l’administration américaine fait planer le doute sur l’appui à la «solution à deux Etats» au Proche-Orient. Avec son sens du détail et son éloquence habituels, Donald Trump résume ainsi sa position : «Je regarde deux Etats ou un Etat, et j’aime la solution que les deux parties aiment. Les deux me conviennent». En une petite phrase digne d’un élève de CM1, Donald Trump balaie plusieurs décennies de diplomatie américaine. Le négociateur-en-chef est déjà au travail.

Jeudi 16 février – 77 minutes de folie

Attendue fébrilement chaque samedi soir, l’imitation de Donald Trump par Alec Baldwin au Saturday Night Live vaut son pesant de cacahuètes. Mais l’acteur américain, salué à chacun de ses performances, arrivera-t-il seulement un jour à la hauteur de l’original ? Le Donald n’est jamais aussi bon que lorsqu’il fait le show. Et jeudi après-midi, sous les dorures de la East Room de la Maison Blanche, il avait décidé de descendre dans l’arène pour se payer son ennemi favori : les médias. Pendant les 77 minutes d’une conférence de presse extrêmement tendue, débutée par un long monologue de doléances et d’auto-satisfaction, Donald Trump a rendu coup pour coup. Il a critiqué les médias «très très malhonnêtes», n’hésitant pas à demander à un journaliste de se taire, à un autre de s’asseoir. Il a promis de pourchasser les auteurs des «fuites criminelles» d’informations confidentielles et nié toute collusion avec la Russie. Au jour 28 de sa présidence (sur 1460), Donald Trump a dégoupillé. Le ton de la campagne est de retour : taper fort, mentir souvent, détourner l’attention à tout prix. Décidément, le milliardaire a bien du mal à abandonner le costume de candidat pour endosser celui de président.

A suivre Trump au jour le jour

Vendredi 17 février – Obama dans le haut du panier

En août dernier, Donald Trump avait qualifié Barack Obama de «pire président» de l’histoire américaine. Avide consommateur de médias (même s’il les déteste), Donald Trump a sans doute vu passer l’enquête réalisée par la chaîne parlementaire C-SPAN. Et il n’a sans doute pas apprécié les résultats. Selon cette étude, publiée vendredi, les historiens classent Barack Obama au douzième rang des présidents américains, la meilleure performance depuis la neuvième place de Ronald Reagan en 1988. Dans trois catégories, Obama entre dans le top 10 : «quête d’une justice égale pour tous» (3e), «autorité morale» (7e) et «gestion économique» (8e). En revanche, il se classe parmi les derniers (39e sur 44) en matière de relations avec le Congrès et termine à une très moyenne 24e place en relations internationales. A en croire cette étude, les trois meilleurs présidents de l’histoire se nomment Abraham Lincoln, George Washington et Franklin Delano Roosevelt. Vivement 2020 que Donald Trump fasse son entrée dans le classement.

Voir aussi:

Pour sa première conférence de presse, Trump fait du Trump !

VIDÉO. Le président élu, qui sera investi le 20 janvier, a répondu aux questions des journalistes. Et, comme souvent avec Donald Trump, c’était surréaliste.

Le Point.fr (avec AFP)

 11/01/2017

Présidence Trump: Attention, un fascisme peut en cacher un autre (Behind the Left’s constant crying wolf, Trump’s actions are largely an extension of prior temporary policies and a long-overdue return to sanity)

14 février, 2017
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Les fascistes de demain s’appelleront eux-mêmes antifascistes. Churchill
Normally intercepts of U.S. officials and citizens are some of the most tightly held government secrets. This is for good reason. Selectively disclosing details of private conversations monitored by the FBI or NSA gives the permanent state the power to destroy reputations from the cloak of anonymity. This is what police states do. (…) Flynn was a fat target for the national security state. He has cultivated a reputation as a reformer and a fierce critic of the intelligence community leaders he once served with when he was the director the Defense Intelligence Agency under President Barack Obama. Flynn was working to reform the intelligence-industrial complex, something that threatened the bureaucratic prerogatives of his rivals. He was also a fat target for Democrats. Remember Flynn’s breakout national moment last summer was when he joined the crowd at the Republican National Convention from the dais calling for Hillary Clinton to be jailed. In normal times, the idea that U.S. officials entrusted with our most sensitive secrets would selectively disclose them to undermine the White House would alarm those worried about creeping authoritarianism. Imagine if intercepts of a call between Obama’s incoming national security adviser and Iran’s foreign minister leaked to the press before the nuclear negotiations began? The howls of indignation would be deafening. In the end, it was Trump’s decision to cut Flynn loose. In doing this he caved in to his political and bureaucratic opposition. Nunes told me Monday night that this will not end well. « First it’s Flynn, next it will be Kellyanne Conway, then it will be Steve Bannon, then it will be Reince Priebus, » he said. Put another way, Flynn is only the appetizer. Trump is the entree. Eli Lake
There does appear to be a well orchestrated effort to attack Flynn and others in the administration. From the leaking of phone calls between the president and foreign leaders to what appears to be high-level FISA Court information, to the leaking of American citizens being denied security clearances, it looks like a pattern. Devin Nunes (House Permanent Select Committee on Intelligence)
The United States is much better off without Michael Flynn serving as national security adviser. But no one should be cheering the way he was brought down. The whole episode is evidence of the precipitous and ongoing collapse of America’s democratic institutions — not a sign of their resiliency. Flynn’s ouster was a soft coup (or political assassination) engineered by anonymous intelligence community bureaucrats. The results might be salutary, but this isn’t the way a liberal democracy is supposed to function. Unelected intelligence analysts work for the president, not the other way around. Far too many Trump critics appear not to care that these intelligence agents leaked highly sensitive information to the press — mostly because Trump critics are pleased with the result. « Finally, » they say, « someone took a stand to expose collusion between the Russians and a senior aide to the president! » It is indeed important that someone took such a stand. But it matters greatly who that someone is and how they take their stand. Members of the unelected, unaccountable intelligence community are not the right someone, especially when they target a senior aide to the president by leaking anonymously to newspapers the content of classified phone intercepts, where the unverified, unsubstantiated information can inflict politically fatal damage almost instantaneously. President Trump was roundly mocked among liberals for that tweet. But he is, in many ways, correct. These leaks are an enormous problem. And in a less polarized context, they would be recognized immediately for what they clearly are: an effort to manipulate public opinion for the sake of achieving a desired political outcome. It’s weaponized spin. But no matter what Flynn did, it is simply not the role of the deep state to target a man working in one of the political branches of the government by dishing to reporters about information it has gathered clandestinely. It is the role of elected members of Congress to conduct public investigations of alleged wrongdoing by public officials. In a liberal democracy, how things happen is often as important as what happens. Procedures matter. So do rules and public accountability. The chaotic, dysfunctional Trump White House is placing the entire system under enormous strain. That’s bad. But the answer isn’t to counter it with equally irregular acts of sabotage — or with a disinformation campaign waged by nameless civil servants toiling away in the surveillance state. Those cheering the deep state torpedoing of Flynn are saying, in effect, that a police state is perfectly fine so long as it helps to bring down Trump. It is the role of Congress to investigate the president and those who work for him. If Congress resists doing its duty, out of a mixture of self-interest and cowardice, the American people have no choice but to try and hold the government’s feet to the fire, demanding action with phone calls, protests, and, ultimately, votes. That is a democratic response to the failure of democracy. Sitting back and letting shadowy, unaccountable agents of espionage do the job for us simply isn’t an acceptable alternative. Down that path lies the end of democracy in America. Damon Linker
The model of the imperial Obama presidency is the greater fear. Over the last eight years, Obama has transformed the powers of presidency in a way not seen in decades. Obama, as he promised with his pen and phone, bypassed the House and Senate to virtually open the border with Mexico. He largely ceased deportations of undocumented immigrants. He issued executive-order amnesties. And he allowed entire cities to be exempt from federal immigration law. The press said nothing about this extraordinary overreach of presidential power, mainly because these largely illegal means were used to achieve the progressive ends favored by many journalists. The Senate used to ratify treaties. In the past, a president could not unilaterally approve the Treaty of Versailles, enroll the United States in the League of Nations, fight in Vietnam or Iraq without congressional authorization, change existing laws by non-enforcement, or rewrite bankruptcy laws. Not now. Obama set a precedent that he did not need Senate ratification to make a landmark treaty with Iran on nuclear enrichment. He picked and chose which elements of the Affordable Care Act would be enforced — predicated on his 2012 reelection efforts. Rebuffed by Congress, Obama is now slowly shutting down the Guantanamo Bay detention center by insidiously having inmates sent to other countries (…) One reason Americans are scared about the next president is that they should be. In 2017, a President Trump or a President Clinton will be able to do almost anything he or she wishes without much oversight — thanks to the precedent of Obama’s overreach, abetted by a lapdog press that forgot that the ends never justify the means. Victor Davis Hanson
Key to the strategy of change is to remind citizens that the present action is a corrective of past extremism, a move to the center not to the opposite pole, and must be understood as reluctantly reactive, not gratuitously revolutionary. Such forethought is not a sign of timidity or backtracking, but rather the catalyst necessary to make change even more rapid and effective. Take Trump’s immigration stay. In large part, it was an extension of prior temporary policies enacted by both Presidents Bush and Obama. It was also a proper correction of Trump’s own unwise and ill-fated campaign pledge to temporarily ban Muslims rather than take a pause to vet all immigrants from war-torn nations in the Middle East. Who would oppose such a temporary halt? Obviously Democrats, on the principle that the issue might gain political traction so that they could tar Trump as an uncouth racist and xenophobe, and in general as reckless, incompetent, and confused. Obviously, the Left in general sees almost any restriction on immigration as antithetical to its larger project of a borderless society run by elites such as themselves. Obviously Republican establishmentarians fear any media meme suggesting that they are complicit in an illiberal enterprise. Perhaps the Trump plan was, first, to ensure that radical Islamist terrorists and their sympathizers do not enter the U.S., as they so often enter Europe; second, to send a message to the international community that entry into the country is a privilege not an entitlement; and, third, symbolically to reassert the powers of assimilation, integration, and intermarriage as we slow and refine legal immigration. (The U.S. currently has about 40 million foreign-born residents, or a near record 14 percent of the population; one in four Californians was not born in the United States.) (…) Take the wall with Mexico and the campaign promise to make “Mexico pay.” (…) The aim again is to remind the country that the action is a reaction to past excess and extremism. To take another example, if we are going to get into a minor tiff with Australia over its refugee problem, then it might be wise to explain that Australia’s own refugee policies are among the most restrictive in the world, and that, on principle, the United States cannot involve itself in the internal immigration affairs of other nations and therefore must allow Australia free rein to determine its own immigration future. And we carefully would explain the consequences of that decision of non-interference. In truth, Australia, not Trump, was the more culpable. (Immigrants, many from the Middle East, heading toward Australia will undergo vetting that permits them entry into the U.S. but not into Australia — in a deal that was understandably not much publicized by the lame-duck Obama administration?) In terms of strategy, the Trump people surely grasp the rationale of their opponents: to react hysterically to every presidential act, raising the volume and chaos of dissent to such a level that moderate Republicans go into a fetal position and sigh, “Please just make all this go away” — and thus turn their animus upon their own. Trump may think that the Left’s crying wolf constantly will imperil their authenticity and turn their shrieks into mere background noise Or he may wager that the protesters will raise the temperature so high they themselves will melt down before the administration does. Perhaps. But just as likely, the Left is gambling that each outrage is a small nick to the capillaries of the Trump administration — after a few months the total blood loss will match the fatal damage of an aneurysm. The result will then be such a loss of public credibility that the Trump administration will become paralyzed (think Watergate, Iran-Contra, or the furor over Iraq), or so deterred that it will shift course and fall into line. Trump needs to carefully consider the full effect of executive orders and the certain reactions against them to the second and third degree — not because he should cease issuing them (so far the orders have almost all been inspired), but to ensure that they are effective and understood. In this way, they may win rather than lose public support, especially if the relevant cabinet secretaries are on board and out front with the media. In other words, only by taking actions deliberately and with forethought can he bring about not so much change as a long-overdue return to sanity. Victor Davis Hanson
La chancelière allemande Angela Merkel et les Premiers ministres des 16 Landers allemands ont conclu jeudi un accord visant à faciliter les expulsions de réfugiés dont la demande d’asile a été rejetée. Les expulsions sont normalement du ressort des landers, mais Merkel souhaite coordonner un certain nombre de choses au niveau fédéral pour accélérer les procédures. Le gouvernement fédéral veut s’accaparer plus de pouvoirs pour refuser des permis de séjour et effectuer lui-même les expulsions. L’un des objectifs centraux du plan en 16 points est de construire un centre de rapatriement à Potsdam (Berlin) qui comptera un représentant pour chaque lander. En outre, il prévoit la création de centres d’expulsion à proximité des aéroports pour faciliter les expulsions collectives. Un autre objectif est de faciliter l’expulsion des immigrants qui présentent un danger pour la sécurité du pays et de favoriser les «retours volontaires» d’autres migrants par le biais d’incitations financières s’ils acceptent de quitter le pays avant qu’une décision ait été prise au regard de leur demande d’asile. Une somme de 40 millions d’euros est consacrée à ce projet. Selon le ministère allemand de l’Intérieur, 280.000 migrants ont sollicité l’asile en Allemagne en 2016. C’est trois fois moins que les 890.000 de l’année précédente, au plus fort de la crise des réfugiés en Europe. Près de 430 000 demandes d’asile sont encore en cours d’instruction. L’Express
Jamais les Etats-Unis n’ont expulsé autant d’immigrés clandestins. Au point où « The Economist  » n’hésite pas à qualifier Barack Obama de « deporter-in-chief » (le chef des expulseurs). Depuis son arrivée à la Maison-Blanche, quelque 2 millions de clandestins ont été expulsés, soit à un rythme neuf fois plus élevé qu’il y a vingt ans et un record pour un président américain. Et la « machine infernale à expulser  » coûte cher aux Etats-Unis, plus que tout autre budget fédéral destiné à la lutte contre la criminalité. La conséquence de ces expulsions est lourde. Non seulement elles conduisent à des séparations familiales déchirantes, mais elles appauvrissent l’Amérique, affirme l’hebdomadaire. Le nouveau patron de Microsoft, Satya Nadella, né en Inde, est évidemment l’exemple des bienfaits de l’immigration pour l’économie. La moitié en outre des doctorats universitaires sont obtenus par des immigrés, ainsi que quatre cinquièmes des brevets dans le domaine pharmaceutique. Les refus de plus en plus fréquents d’accorder des permis de séjour à des étudiants réduisent les chances de former de nouveaux Nadella. Sans oublier les clandestins non qualifiés qui acceptent des emplois dont les Américains ne veulent pas… et qui paient leurs impôts. Pour Obama, il s’agit d’un paradoxe qui s’explique peut-être par sa volonté de faire porter le chapeau à son opposition républicaine hostile à son projet de réforme visant à légaliser 12 millions d’immigrés illégaux. Mais le président ne devrait pas utiliser une telle stratégie et plutôt s’employer à enrayer la machine infernale des expulsions. Les Echos (10/02/2014)
Washington s’inquiète de voir la violence liée à la guerre contre les narcotrafiquants empiéter sur les États-Unis (…) La guerre contre le narcotrafic menée par le président Felipe Calderon a provoqué une explosion de violence (plus de 7 200 morts officiellement en 2008). Barack Obama s’est dit mardi «préoccupé par le niveau accru de la violence (…) et son impact sur les communautés vivant de part et d’autre de la frontière.» Dans la foulée, la Maison-Blanche a dévoilé une nouvelle stratégie pour endiguer la montée en puissance des gangs mexicains, qui gagnent des milliards de dollars en exportant la drogue vers les États-Unis, où ils se fournissent en armes et en argent liquide. Washington prévoit d’augmenter les effectifs des agents des ministères de la Justice, du Trésor et de la Sécurité intérieure et ­d’installer de nouveaux outils de surveillance aux postes frontières. L’Administration Obama compte aussi s’appuyer sur les 700 millions de dollars d’aide aux forces de sé­curité mexicaines alloués pour 2008 et 2009. Parallèlement, les États-Unis en­visagent de placer des troupes en état d’alerte, probablement des réservistes de la Garde nationale, qui seraient envoyés à la frontière en cas d’urgence. Ils souhaitent aussi imposer un nouvel accord militaire au Mexique. Le Figaro (25/03/2009)
Newly obtained congressional data shows hundreds of terror plots have been stopped in the U.S. since 9/11 – mostly involving foreign-born suspects, including dozens of refugees. The files (…) give fresh insight into the true scope of the terror threat and cover a wide range of cases, including: A Seattle man plotting to attack a U.S. military facility An Atlantic City man using his “Revolution Muslim” site to encourage confrontations with U.S. Jewish leaders “at their home An Iraq refugee arrested in January, accused of traveling to Syria to “take up arms” with terror groups While the June 12 massacre at an Orlando gay nightclub marked the deadliest terror attack on U.S. soil since 2001, the data shows America has been facing a steady stream of plots. For the period September 2001 through 2014, data shows the U.S. successfully prosecuted 580 individuals for terrorism and terror-related cases. Further, since early 2014, at least 131 individuals were identified as being implicated in terror. Across both those groups, the senators reported that at least 40 people initially admitted to the U.S. as refugees later were convicted or implicated in terror cases. Among the 580 convicted, they said, at least 380 were foreign-born. The top countries of origin were Pakistan, Lebanon and Somalia, as well as the Palestinian territories. (…) Specifically, they show a sharp spike in cases in 2015, largely stemming from the arrest of suspects claiming allegiance to the Islamic State. (…) The allegations detailed in the subcommittee’s research pertain to a range of cases, involving suspects caught traveling or trying to travel overseas to fight, as well as suspects ensnared in controversial sting operations which civil-liberties groups including the ACLU have criticized. In a 2014 report, Human Rights Watch said nearly half of the federal counterterror convictions at the time came from “informant-based cases,” many of them sting operations where the informants played a role in the plot. (…) But even in some of those cases, federal agents got involved after learning of a serious suspected plot. In the case of the Seattle suspect, Abu Khalid Abdul-Latif, authorities said he approached someone in 2011 about attacking a military installation. That citizen alerted law enforcement and worked with them to capture Latif and an accomplice. Fox news (June 2016)
A review of information compiled by a Senate committee in 2016 reveals that 72 individuals from the seven countries covered in President Trump’s vetting executive order have been convicted in terror cases since the 9/11 attacks. These facts stand in stark contrast to the assertions by the Ninth Circuit judges who have blocked the president’s order on the basis that there is no evidence showing a risk to the United States in allowing aliens from these seven terror-associated countries to come in. In June 2016 the Senate Subcommittee on Immigration and the National Interest, then chaired by new Attorney General Jeff Sessions, released a report on individuals convicted in terror cases since 9/11. Using open sources (because the Obama administration refused to provide government records), the report found that 380 out of 580 people convicted in terror cases since 9/11 were foreign-born. (…) The Center has extracted information on 72 individuals named in the Senate report whose country of origin is one of the seven terror-associated countries included in the vetting executive order: Iran, Iraq, Libya, Somalia, Sudan, Syria, and Yemen. (…) According to the report, at least 17 individuals entered as refugees from these terror-prone countries. Three came in on student visas and one arrived on a diplomatic visa. At least 25 of these immigrants eventually became citizens. Ten were lawful permanent residents, and four were illegal aliens. These immigrant terrorists lived in at least 16 different states, with the largest number from the terror-associated countries living in New York (10), Minnesota (8), California (8), and Michigan (6). Ironically, Minnesota was one of the states suing to block Trump’s order to pause entries from the terror-associated countries, claiming it harmed the state. At least two of the terrorists were living in Washington, which joined with Minnesota in the lawsuit to block the order. Thirty-three of the 72 individuals from the seven terror-associated countries were convicted of very serious terror-related crimes, and were sentenced to at least three years imprisonment. The crimes included use of a weapon of mass destruction, conspiracy to commit a terror act, material support of a terrorist or terror group, international money laundering conspiracy, possession of explosives or missiles, and unlawful possession of a machine gun. Some opponents of the travel suspension have tried to claim that the Senate report was flawed because it included individuals who were not necessarily terrorists because they were convicted of crimes such as identity fraud and false statements. About a dozen individuals in the group from the seven terror-associated countries are in this category. Some are individuals who were arrested and convicted in the months following 9/11 for involvement in a fraudulent hazardous materials and commercial driver’s license scheme that was extremely worrisome to law enforcement and counter-terrorism agencies, although a direct link to the 9/11 plot was never claimed. The information in this report was compiled by Senate staff from open sources, and certainly could have been found by the judges if they or their clerks had looked for it. Another example that should have come to mind is that of Abdul Razak Ali Artan, who attacked and wounded 11 people on the campus of Ohio State University in November 2016. Artan was a Somalian who arrived in 2007 as a refugee. Center for immigration studies

Attention: un fascisme peut en cacher un autre !

Gouvernement par décrets, ouverture virtuellement complète des vannes de l’immigration mexicaine, amnisties par fait du prince, villes-refuges quasiment soustraites à la loi fédérale, court-circuitage du Congrès accordant l’accès à l’arme nucléaire à un pays appelant à l’annihilation d’un de ses voisins, explosion complètement inouïe du budget fédéral, loi calamiteuse sur la sécurité sociale, élargissement non maitrisé et caché de terroristes notoires, record largement secret d’exécutions parajudiciaires, dénonciation systématique du prétendu racisme policier privant de fait les plus démunis de leur droit à la sécurité la plus élémentaire  …

A l’heure où, quand ce n’est pas l’ancien président lui-même, nos beaux esprits et nos belles âmes des médias et du monde du spectacle (ou même apparemment de la fonction publique ou des services secrets ?)

Multiplient, entre révélations d’écoutes secrètes ou analyses de poignées de mains, les fuites, obstructions et  dénigrements pour saboter les premières semaines, certes quelque peu cahotiques, de l’Administration Trump …

(Contrairement à ce que nos médias paresseux et partiaux nous rabâchent, ce n’est pas pour « contacts inappropriés » avec l’ambassadeur russe mais pour mensonge à ses chefs – du moins officiellement – que Flynn démissionne et que – vendetta personnelle ? – le FBI n’a pas hésité à confirmer, pour ceux qui ne le savaient pas encore, la mise sur écoute systématique de tous les contacts des citoyens américains avec l’étranger, hauts fonctionnaires et ambassadeurs compris) …

Pendant que se confirme l’origine majoritairement musulmane des auteurs d’attentats sur le sol américain depuis ou avant le 11 septembre …

Et qu’alors que la fameuse générosité européenne semble se heurter elle aussi au dur mur de la réalité de ce côté-ci de l’Atlantique, se poursuit l’hallali contre la seule véritable alternance aux cinq années de gâchis socialiste …

Comment ne pas voir …

En creux pour ceux qui ont encore un peu de mémoire …

Et au-delà de l’évident correctif face à la véritable radicalité d’une administration ayant battu tous les records, si l’on ajoute les « memorandums », de décrets présidentiels …

L’incroyable indulgence complice qui avait suivi l’élection de Barack Obama il y a huit ans …

Mais aussi la non moins incroyable amnésie …

Pour une administration qui non seulement appliqua plusieurs moratoires sur l’immigration de certains pays musulmans  …

Mais poursuivit, au moins jusqu’en 2010 et sur fond d’intensification du trafic de drogue, la construction d’un des pas moins de douze murs que compte la planète

Et, entre deux promesses d’amnistie, battit en son temps le record toutes catégories d’expulsions de clandestins ?

Entre les États-Unis et le Mexique, un mur très politique
Philippe Gélie

Le Figaro

02/10/2006

LES ÉTATS-UNIS vont ériger une barrière de 1 120 kilomètres de long sur leur frontière avec le Mexique. La loi adoptée en ce sens par le Sénat vendredi soir, juste avant la fin de la session parlementaire, ignore la volonté du président d’introduire une réforme globale de l’immigration, dans laquelle le volet répressif aurait été complété par un programme d’accueil des travailleurs étrangers. Mais, à cinq semaines des élections de mi-mandat, George W. Bush a annoncé son intention de ratifier la loi telle qu’elle est, plutôt que d’offrir un spectacle de division dans son propre parti.

Le texte prévoit l’érection d’au moins deux rangées de palissades et de grillages sur un peu plus de la moitié des 3 200 kilomètres de frontière entre les États-Unis et le Mexique, principal point d’entrée des immigrants clandestins. Il donne 18 mois au département de la Sécurité du territoire pour prendre «le contrôle opérationnel» de la frontière, notion définie par l’arrêt de «tous» les passages illégaux. En moyenne, 1,2 million de clandestins sont arrêtés chaque année du côté américain, un chiffre constant depuis dix ans malgré le renforcement incessant des contrôles.

Des obstacles juridiques

Cent vingt kilomètres de palissades existent déjà, le nombre de gardes-frontière a été triplé et 6 000 soldats de la Garde nationale ont été déployés en renfort l’été dernier. Le seul résultat visible jusqu’ici a été de repousser les candidats à l’immigration toujours plus loin dans des zones désertiques, faisant passer le nombre de morts d’une douzaine à 400 par an. Selon les autorités d’Arizona, la fortification de la frontière a donné le jour à une nouvelle criminalité organisée, plus sophistiquée que les passeurs d’autrefois. À raison de 1 600 dollars par immigrant, son chiffre d’affaires atteindrait 2,5 milliards de dollars par an.

La réponse du Congrès a été de budgéter 1,2 milliard de dollars pour lancer un projet qui devrait en coûter au total 7 milliards d’ici à son achèvement fin 2008. Il prévoit la multiplication des drones, des radars, des caméras de surveillance et des plaques sensibles enfouies dans le sol. Les zones concernées par ce «mur» de haute technologie s’étendent sur une partie de la Californie, la quasi-totalité de la frontière sud de l’Arizona et du Nouveau-Mexique, ainsi que deux tronçons le long du Rio Grande au Texas. Le terrain, extrêmement difficile par endroits, jette le doute sur la faisabilité de l’opération : il faudra gravir des sommets escarpés, plonger au fond de canyons ou traverser des rivières rapides.

Des obstacles juridiques sont également prévisibles, la barrière étant censée traverser plusieurs réserves indiennes dont les tribus sont opposées à sa construction. Des associations de protection de la nature prévoient d’introduire des recours en justice au nom du respect de la vie sauvage. Même les ranchers du Texas s’inquiètent de l’impact sur leur main-d’oeuvre de travailleurs frontaliers. «Ce n’est pas réalisable, estime le sénateur de l’Arizona Jim Kolbe, c’est juste une déclaration politique avant les élections.»

Voir aussi:

Barack Obama veut sécuriser la frontière avec le Mexique

Lamia Oualalou, à Rio de Janeiro
Le Figaro

25/03/2009

Washington s’inquiète de voir la violence liée à la guerre contre les narcotrafiquants empiéter sur les États-Unis, alors que Hillary Clinton est attendue mercredi à Mexico.

La secrétaire d’État Hillary Clinton doit s’attendre à un accueil plutôt froid en arrivant au Mexique mercredi. Sa visite, la première d’une série de visites de hauts fonctionnaires avant le voyage du président Barack Obama, prévu à la mi-avril, a pour objectif de panser les plaies alors que les relations entre les deux pays, qui partagent une frontière de 3 000 kilomètres, traversent une phase délicate.

La guerre contre le narcotrafic menée par le président Felipe Calderon a provoqué une explosion de violence (plus de 7 200 morts officiellement en 2008). Barack Obama s’est dit mardi «préoccupé par le niveau accru de la violence (…) et son impact sur les communautés vivant de part et d’autre de la frontière.» Dans la foulée, la Maison-Blanche a dévoilé une nouvelle stratégie pour endiguer la montée en puissance des gangs mexicains, qui gagnent des milliards de dollars en exportant la drogue vers les États-Unis, où ils se fournissent en armes et en argent liquide.

Washington prévoit d’augmenter les effectifs des agents des ministères de la Justice, du Trésor et de la Sécurité intérieure et ­d’installer de nouveaux outils de surveillance aux postes frontières. L’Administration Obama compte aussi s’appuyer sur les 700 millions de dollars d’aide aux forces de sé­curité mexicaines alloués pour 2008 et 2009.

Parallèlement, les États-Unis en­visagent de placer des troupes en état d’alerte, probablement des réservistes de la Garde nationale, qui seraient envoyés à la frontière en cas d’urgence. Ils souhaitent aussi imposer un nouvel accord militaire au Mexique. «La question de la sécurité a pris une place excessive et exclusive, il faut que les États-Unis se recentrent sur la relation commerciale, qui est fondamentale», dit Laura Carlsen, directrice des Amérique au Centre de politique internationale – CIP, basé à Washington.

Représailles commerciales
La semaine dernière, le gouvernement de Felipe Calderon a établi une liste de 90 produits américains qui seront surtaxés à l’entrée du territoire mexicain. Une décision prise en représailles à une mesure du Congrès américain mettant fin à la circulation de camions mexicains au-delà du Rio Grande, comme le prévoyait l’accord de libre-échange nord-américain (Alena), qui unit les États-Unis, le Canada et le Mexique. Le Congrès estime que les véhicules mexicains ne répondent pas aux normes de sécurité américaines. «C’est une mesure protectionniste, dictée par le puissant syndicat de camionneurs Teamsters», tranche Leo Zuckermann, analyste au Cide, un centre d’études politiques et économiques à Mexico.

«En ces moments de crise économique, alors qu’il faut éviter le protectionnisme, les États-Unis envoient un signal négatif au Mexique et au reste du monde», estime le ministre de l’Économie Gerardo Ruiz Mateos. La liste des produits frappés de surtaxe – fruits, légumes, shampoings – exclut les denrées de première nécessité afin de ne pas pénaliser le consommateur. Mexico a également tenu à ce qu’ils proviennent de 40 États américains. «Le but est de montrer à la Maison-Blanche que la relation commerciale pèse dans les deux sens, et qu’elle est fondamentale pour certains États», explique Laura Carlsen.

Pour Barack Obama, la crise avec le Mexique vire au casse-tête. «Il a promis pendant sa campagne de renégocier l’Alena à l’avantage des travailleurs américains, une proposition rejetée par Mexico, rappelle Tomas Ayuso, chercheur au Coha (Conseil sur les affaires hémisphériques) de Washington. Mais il est dangereux de froisser le Mexique, qui est son troisième partenaire commercial.»

Obama semble l’avoir compris. Il a changé de discours, substituant aux critiques des éloges sur «l’ex­tra­ordinaire travail» de Felipe Calderon.

Voir également:

Le mur États-Unis-Mexique en 15 images

Le reportage de Christian Latreille

Radio Canada

7 juin 2016

L’immigration est un sujet controversé de la campagne présidentielle américaine. Le candidat républicain Donald Trump promet notamment de bâtir un mur plus haut et plus long entre les États-Unis et le Mexique. Nous sommes allés voir ce fameux mur.

Le mur entre les deux pays se construit par étapes. Le fondateur de l’association des Anges de la frontière, Enrique Morones, montre deux générations de murs. La première atteint trois mètres et a été fabriquée sous Bill Clinton avec de la tôle recyclée de la guerre du Vietnam. La deuxième, d’environ cinq mètres de hauteur, a été construite sous George W. Bush.

Derrière Enrique Morones, une brèche dans le mur. En fait, le mur n’est pas uniforme et ne s’étend que sur 1120 km des 3200 km de la frontière entre les États-Unis et le Mexique. Plus souvent une montagne, une rivière ou un désert séparent les deux pays.

Après le mur, le désert. Les bénévoles des Anges de la frontière, un groupe né en 1986, déposent des bouteilles d’eau pour aider ceux qui doivent survivre dans le désert aride après avoir franchi le mur.

Les clandestins attachent des morceaux d’étoffe sous leurs souliers pour éviter de laisser des traces de pas facilement détectables par les gardes-frontières.

La zone de San Diego-Tijuana comprend un des systèmes de sécurité les plus sophistiqués le long de la frontière entre les États-Unis et le Mexique.

Mur, clôture, caméras, détecteurs et barbelés. Il y a aussi les patrouilleurs qui surveillent continuellement le mur. Malgré tout cet arsenal, de nombreux immigrants réussissent à passer illégalement chaque semaine.

Les clandestins parviennent à percer le mur avec des scies mécaniques. Selon les gardes-frontières, seulement 30 % des clandestins qui tentent d’entrer illégalement au pays se font prendre. « On fait du mieux qu’on peut, avec ce qu’on nous donne », dira l’un d’eux.

Le syndicat des gardes-frontières a appuyé le candidat Donald Trump. Le vice-président, Terence Shigg, apporte des nuances à la position de Trump sur l’immigration. Le candidat républicain propose notamment de déporter les quelque 11 millions de sans-papiers qui se trouvent aux États-Unis. Selon Terence Shigg, la déportation massive n’est pas la solution; il faut plus de gens pour traiter les demandes d’asile, plus de juges en immigration, plus de centres de détention.

Christopher Harris, du syndicat des gardes-frontières, se tient du côté américain de la frontière. À quelques pas de là, il a tué un clandestin; un douloureux souvenir qui le hante encore. Il aime citer une ancienne patronne : « Montrez-moi un mur de 15 pieds, et je vous montrerai une échelle de 16 pieds ».

On estime à près de 11 000 le nombre de personnes mortes depuis 1994 en tentant d’entrer illégalement aux États-Unis. Plusieurs centaines d’entre elles sont enterrées ici, dans ce cimetière de fortune.

Les corps de nombreuses personnes n’ont pas été réclamés. Elles restent donc anonymes. Des « John Doe », comme l’indique l’inscription sur la pierre. C’est pour éviter que les victimes ne tombent dans l’oubli que les Anges de la frontière entretiennent régulièrement le cimetière.

Jeune enfant, Walfred a été abandonné au Guatemala par sa mère, qui a tenté sa chance aux États-Unis. Après quatre ans d’attente, il a réussi à franchir la frontière illégalement pour la rejoindre. Pour le moment, il est protégé par un décret présidentiel signé par Barack Obama en 2012.

Walfred et sa mère connaissent des jours plus heureux. Elle gère une petite entreprise d’entretien ménager, tout en vivant dans la clandestinité. Un sacrifice qu’elle accepte volontiers pour être avec son seul enfant.

Voir encore:

The Obama Administration Stopped Processing Iraq Refugee Requests For 6 Months In 2011

Although the Obama administration currently refuses to temporarily pause its Syrian refugee resettlement program in the United States, the State Department in 2011 stopped processing Iraq refugee requests for six months after the Federal Bureau of Investigation uncovered evidence that several dozen terrorists from Iraq had infiltrated the United States via the refugee program.

After two terrorists were discovered in Bowling Green, Kentucky, in 2009, the FBI began reviewing reams of evidence taken from improvised explosive devices (IEDs) that had been used against American troops in Iraq. Federal investigators then tried to match fingerprints from those bombs to the fingerprints of individuals who had recently entered the United States as refugees:

An intelligence tip initially led the FBI to Waad Ramadan Alwan, 32, in 2009. The Iraqi had claimed to be a refugee who faced persecution back home — a story that shattered when the FBI found his fingerprints on a cordless phone base that U.S. soldiers dug up in a gravel pile south of Bayji, Iraq on Sept. 1, 2005. The phone base had been wired to unexploded bombs buried in a nearby road.

An ABC News investigation of the flawed U.S. refugee screening system, which was overhauled two years ago, showed that Alwan was mistakenly allowed into the U.S. and resettled in the leafy southern town of Bowling Green, Kentucky, a city of 60,000 which is home to Western Kentucky University and near the Army’s Fort Knox and Fort Campbell. Alwan and another Iraqi refugee, Mohanad Shareef Hammadi, 26, were resettled in Bowling Green even though both had been detained during the war by Iraqi authorities, according to federal prosecutors.

The terrorists were not taken into custody until 2011. Shortly thereafter, the U.S. State Department stopped processing refugee requests from Iraqis for six months in order to review and revamp security screening procedures:

As a result of the Kentucky case, the State Department stopped processing Iraq refugees for six months in 2011, federal officials told ABC News – even for many who had heroically helped U.S. forces as interpreters and intelligence assets. One Iraqi who had aided American troops was assassinated before his refugee application could be processed, because of the immigration delays, two U.S. officials said. In 2011, fewer than 10,000 Iraqis were resettled as refugees in the U.S., half the number from the year before, State Department statistics show.

According to a 2013 report from ABC News, at least one of the Kentucky terrorists passed background and fingerprint checks conducted by the Department of Homeland Security prior to being allowed to enter the United States. Without the fingerprint evidence taken from roadside bombs, which one federal forensic scientist referred to as “a needle in the haystack,” it is unlikely that the two terrorists would ever have been identified and apprehended.

“How did a person who we detained in Iraq — linked to an IED attack, we had his fingerprints in our government system — how did he walk into America in 2009?” asked one former Army general who previously oversaw the U.S. military’s anti-IED efforts.

President Barack Obama has thus far refused bipartisan calls to pause his administration’s Syrian refugee program, which many believe is likely to be exploited by terrorists seeking entry into the United States. The president has not explained how his administration can guarantee that no terrorists will be able to slip into the country by pretending to be refugees, as the Iraqi terrorists captured in Kentucky did in 2009. One of those terrorists, Waad Ramadan Alwan, even came into the United States by way of Syria, where his fingerprints were taken and given to U.S. military intelligence officials.

Obama has also refused to explain how his administration’s security-related pause on processing Iraq refugee requests in 2011 did not “betray our deepest values.”

Voir de même:

Study Reveals 72 Terrorists Came From Countries Covered by Trump Vetting Order

Jessica Vaughan
Center for immigration studies
February 11, 2017

A review of information compiled by a Senate committee in 2016 reveals that 72 individuals from the seven countries covered in President Trump’s vetting executive order have been convicted in terror cases since the 9/11 attacks. These facts stand in stark contrast to the assertions by the Ninth Circuit judges who have blocked the president’s order on the basis that there is no evidence showing a risk to the United States in allowing aliens from these seven terror-associated countries to come in.

In June 2016 the Senate Subcommittee on Immigration and the National Interest, then chaired by new Attorney General Jeff Sessions, released a report on individuals convicted in terror cases since 9/11. Using open sources (because the Obama administration refused to provide government records), the report found that 380 out of 580 people convicted in terror cases since 9/11 were foreign-born. The report is no longer available on the Senate website, but a summary published by Fox News is available here.

The Center has obtained a copy of the information compiled by the subcommittee. The information compiled includes names of offenders, dates of conviction, terror group affiliation, federal criminal charges, sentence imposed, state of residence, and immigration history.

The Center has extracted information on 72 individuals named in the Senate report whose country of origin is one of the seven terror-associated countries included in the vetting executive order: Iran, Iraq, Libya, Somalia, Sudan, Syria, and Yemen. The Senate researchers were not able to obtain complete information on each convicted terrorist, so it is possible that more of the convicted terrorists are from these countries.

The United States has admitted terrorists from all of the seven dangerous countries:

  • Somalia: 20
  • Yemen: 19
  • Iraq: 19
  • Syria: 7
  • Iran: 4
  • Libya: 2
  • Sudan: 1
  • Total: 72

According to the report, at least 17 individuals entered as refugees from these terror-prone countries. Three came in on student visas and one arrived on a diplomatic visa.

At least 25 of these immigrants eventually became citizens. Ten were lawful permanent residents, and four were illegal aliens.

These immigrant terrorists lived in at least 16 different states, with the largest number from the terror-associated countries living in New York (10), Minnesota (8), California (8), and Michigan (6). Ironically, Minnesota was one of the states suing to block Trump’s order to pause entries from the terror-associated countries, claiming it harmed the state. At least two of the terrorists were living in Washington, which joined with Minnesota in the lawsuit to block the order.

Thirty-three of the 72 individuals from the seven terror-associated countries were convicted of very serious terror-related crimes, and were sentenced to at least three years imprisonment. The crimes included use of a weapon of mass destruction, conspiracy to commit a terror act, material support of a terrorist or terror group, international money laundering conspiracy, possession of explosives or missiles, and unlawful possession of a machine gun.

Some opponents of the travel suspension have tried to claim that the Senate report was flawed because it included individuals who were not necessarily terrorists because they were convicted of crimes such as identity fraud and false statements. About a dozen individuals in the group from the seven terror-associated countries are in this category. Some are individuals who were arrested and convicted in the months following 9/11 for involvement in a fraudulent hazardous materials and commercial driver’s license scheme that was extremely worrisome to law enforcement and counter-terrorism agencies, although a direct link to the 9/11 plot was never claimed.

The information in this report was compiled by Senate staff from open sources, and certainly could have been found by the judges if they or their clerks had looked for it. Another example that should have come to mind is that of Abdul Razak Ali Artan, who attacked and wounded 11 people on the campus of Ohio State University in November 2016. Artan was a Somalian who arrived in 2007 as a refugee.

President Trump’s vetting order is clearly legal under the provisions of section 212(f) of the Immigration and Nationality Act, which says that the president can suspend the entry of any alien or group of aliens if he finds it to be detrimental to the national interest. He should not have to provide any more justification than was already presented in the order, but if judges demand more reasons, here are 72.

Voir aussi:

Homeland Security

Anatomy of the terror threat: Files show hundreds of US plots, refugee connection

Now PlayingWhy are Democrat women so rattled by Trump?

Newly obtained congressional data shows hundreds of terror plots have been stopped in the U.S. since 9/11 – mostly involving foreign-born suspects, including dozens of refugees.

The files are sure to inflame the debate over the Obama administration’s push to admit thousands more refugees from Syria and elsewhere, a proposal Donald Trump has vehemently opposed on the 2016 campaign trail.

“[T]hese data make clear that the United States not only lacks the ability to properly screen individuals prior to their arrival, but also that our nation has an unprecedented assimilation problem,” Sens. Jeff Sessions, R-Ala., and Ted Cruz, R-Texas, told President Obama in a June 14 letter, obtained by FoxNews.com.

The files also give fresh insight into the true scope of the terror threat and cover a wide range of cases, including:

  • A Seattle man plotting to attack a U.S. military facility
  • An Atlantic City man using his “Revolution Muslim” site to encourage confrontations with U.S. Jewish leaders “at their homes”
  • An Iraq refugee arrested in January, accused of traveling to Syria to “take up arms” with terror groups

While the June 12 massacre at an Orlando gay nightclub marked the deadliest terror attack on U.S. soil since 2001, the data shows America has been facing a steady stream of plots. For the period September 2001 through 2014, data shows the U.S. successfully prosecuted 580 individuals for terrorism and terror-related cases. Further, since early 2014, at least 131 individuals were identified as being implicated in terror.

Across both those groups, the senators reported that at least 40 people initially admitted to the U.S. as refugees later were convicted or implicated in terror cases.

Among the 580 convicted, they said, at least 380 were foreign-born. The top countries of origin were Pakistan, Lebanon and Somalia, as well as the Palestinian territories.

Both Sessions and Cruz sit on the Senate Judiciary Subcommittee on Immigration and the National Interest, which compiled the terror-case information based on data from the Justice Department, news reports and other open-source information. The files were shared with FoxNews.com.

The files include dates, states of residence, countries of origin for foreign-born suspects, and reams of other details.

Specifically, they show a sharp spike in cases in 2015, largely stemming from the arrest of suspects claiming allegiance to the Islamic State. They also show a heavy concentration of cases involving suspects from California, Texas, New York and Minnesota, among other states.

The senators say the terror-case repository still is missing critical details on suspects’ immigration history, which they say the Department of Homeland Security has “failed to provide.” Immigration data the senators compiled came from other sources.

Sessions and Cruz asked the president in their letter to order the departments of Justice, Homeland Security and State to « update » and provide more detailed information. The senators have sent several letters to those departments since last year requesting immigration histories of those tied to terror.

“The administration refuses to give out the information necessary to establish a sound policy that protects Americans from terrorists,” Sessions said in a statement to Fox News.

Asked about the complaints, DHS spokeswoman Gillian M. Christensen told FoxNews.com the department “will respond to the senators’ request directly and not through the press.”

“More than 100 Congressional committees, subcommittees, caucuses, commissions and groups exercise oversight and ensure accountability of DHS and we work closely with them on a daily basis. We’ve received unprecedented requests from a number of senators and representatives for physical paper files for more than 700 aliens,” she said, adding that officials have to review each page manually for privacy and other issues.

Cruz ran unsuccessfully this year for the Republican presidential nomination. Sessions, an ardent critic of the administration’s immigration policies, is supporting presumptive GOP nominee Trump.

The allegations detailed in the subcommittee’s research pertain to a range of cases, involving suspects caught traveling or trying to travel overseas to fight, as well as suspects ensnared in controversial sting operations which civil-liberties groups including the ACLU have criticized.

In a 2014 report, Human Rights Watch said nearly half of the federal counterterror convictions at the time came from “informant-based cases,” many of them sting operations where the informants played a role in the plot.

The report said: “In some cases the Federal Bureau of Investigation may have created terrorists out of law-abiding individuals by conducting sting operations that facilitated or invented the target’s willingness to act.”

But even in some of those cases, federal agents got involved after learning of a serious suspected plot. In the case of the Seattle suspect, Abu Khalid Abdul-Latif, authorities said he approached someone in 2011 about attacking a military installation. That citizen alerted law enforcement and worked with them to capture Latif and an accomplice.

FoxNews.com’s Liz Torrey contributed to this report. 

Voir par ailleurs:

La guerre des cartels mexicains franchit la frontière des Etats-Unis

Déjà, l’Arizona subit une hausse alarmante de la criminalité. Selon différentes sources, l’Etat frontalier serait devenu la principale plaque tournante nord-américaine de l’immigration illégale et du narcotrafic. Ailleurs, sur l’ensemble du territoire, les cartels mexicains contrôleraient la plupart du marché, d’après un rapport du Centre national de renseignement des drogues. Liés aux gangs américains, ils seraient parvenus à s’implanter dans 230 villes des Etats-Unis.

Nicolas Bourcier

EL PASO (TEXAS) ENVOYÉ SPÉCIAL

Le Monde

24.03.2009

« N ‘y allez pas. » D’emblée, l’injonction de Ramon Bracamontes prend des allures de mise en garde. Les mots, le ton de ce journaliste texan d’El Paso, enquêteur reconnu, calme et d’habitude souriant, en disent long sur le degré d’inquiétude qui prévaut de ce côté-ci de la frontière.

Evoquer le Mexique et la ville d’en face, Ciudad Juarez, située juste de l’autre côté du Rio Grande et de son « rideau de fer », c’est prendre le risque de subir une logorrhée interminable de crimes et d’horreurs liés à la guerre des narcotrafiquants et leurs sicaires. « Moi-même, j’ai peur, insiste-t-il. Les autorités américaines au Mexique m’ont affirmé qu’elles ne pouvaient plus assurer la protection des ressortissants des Etats-Unis. Et de ce côté-ci, nous assistons, chaque jour un peu plus, au débordement de cette violence. »

C’est dire l’importance de la première visite, prévue les mercredi 25 et jeudi 26 mars, de la secrétaire d’Etat Hillary Clinton au Mexique. Sa venue a été placée sous le signe de la lutte contre la drogue. Plus de 800 policiers et militaires y ont été tués depuis décembre 2006. Quelque 6 000 assassinats y ont été recensés l’année dernière (le double de 2007). Avant Noël, les autorités ont découvert dans la petite ville de Chilpancingo, enveloppées dans des sacs en plastique, huit têtes décapitées de soldats puis trois autres dans une glacière à Ciudad Juarez en janvier. Quelques jours plus tard, c’était au tour du responsable de la police locale de démissionner sous la pression des cartels de la drogue. Le maire de la ville frontière, lui, a fini par s’installer avec sa famille en face, à El Paso.

Déjà, en décembre 2006, lors de son élection, le président mexicain, Felipe Calderon, avait admis que « le crime organisé était devenu hors de contrôle ». Depuis, le chef de l’Etat, conservateur et partisan d’une stratégie musclée contre le crime organisé, a déployé sur le territoire 45 000 soldats contre les gangs des narcotrafiquants, dont près de 5 000, cagoulés de noir et lourdement armés, pour la seule ville de Ciudad Juarez.

Les arrestations se sont multipliées – souvent de façon arbitraire, d’après les organisations de défense des droits de l’homme. Les règlements de compte dans les prisons ont atteint de nouveaux sommets. Tout comme les attaques contre des domiciles, les extorsions, les saisies de cocaïne, les prises d’otages et les meurtres avec plus de 1 100 homicides pour les seules huit premières semaines de l’année.

Les autorités mexicaines assurent que le pouvoir central est en train de gagner. A les en croire, l’explosion de violence serait paradoxalement le fruit des efforts de l’Etat pour désorganiser le trafic de drogue. En novembre 2008, Noe Ramirez, le procureur en charge de l’unité spécialisée dans le crime organisé, n’a-t-il pas été inculpé pour avoir fourni des informations au cartel de Sinaloa contre un demi-million de dollars par mois ? Et Francisco Velasco Delgado, le chef de la police de Cancun, arrêté pour avoir protégé le cartel dit du Golfe, commanditaire présumé de l’assassinat en janvier d’un général ?

Pour Washington, l’effort reste insuffisant. Rendu public il y a quelques semaines, un document du Pentagone concluait que deux grands pays pouvaient connaître un effondrement rapide de l’Etat : le Pakistan et, précisément, le voisin mexicain. Un avis rejeté fermement par Mexico, mais alimenté depuis par de nombreuses voix. Barry McCaffrey, général à la retraite et « M. Drogue » de Bill Clinton, affirme que les Etats-Unis ne peuvent pas se permettre d’avoir « un narco-Etat à leur porte« , ajoutant que « les dangers et les problèmes croissants du Mexique menacent la sécurité nationale de notre pays ».

Déjà, l’Arizona subit une hausse alarmante de la criminalité. Selon différentes sources, l’Etat frontalier serait devenu la principale plaque tournante nord-américaine de l’immigration illégale et du narcotrafic. Ailleurs, sur l’ensemble du territoire, les cartels mexicains contrôleraient la plupart du marché, d’après un rapport du Centre national de renseignement des drogues. Liés aux gangs américains, ils seraient parvenus à s’implanter dans 230 villes des Etats-Unis.

C’est dans ce contexte que le général Victor Renuart, le chef du commandement de la zone Amérique du Nord, a expliqué, lors d’une audition au Sénat, le 17 mars, que Washington envisageait d’envoyer plus de troupes ou d’agents spécialisés à la frontière. Selon lui, toutes les composantes des forces de l’ordre et de l’armée seront probablement concernées dans ce combat sans pour autant donner une estimation chiffrée des besoins.

Deux semaines auparavant, Rick Perry, le gouverneur républicain du Texas, avait exigé l’envoi de 1 000 hommes supplémentaires. « Je me fiche de savoir s’il s’agit de militaires, de gardes nationaux ou d’agents des douanes, a-t-il lâché. Nous sommes très préoccupés par le fait que le gouvernement fédéral ne s’occupe pas de la sécurité à la frontière de façon adéquate. »

Une équipe formée de représentants de plusieurs agences gouvernementales s’est réunie la semaine dernière afin d’épauler Mexico. Une initiative qui fait suite au déjeuner, le 12 janvier à Washington, entre Barack Obama et le président mexicain. D’après l’hebdomadaire The Economist, citant des sources mexicaines, M. Calderon aurait proposé un « partenariat stratégique » et la mise en place rapide d’un groupe binational d’experts afin d’améliorer la coopération entre les deux pays.

Devant l’éventualité d’une nouvelle militarisation de la frontière, le président mexicain a exhorté, il y a quelques jours, Washington à surveiller, de son côté, plus étroitement ses importations d’armes et leur vente aux particuliers. Il a demandé des contrôles plus stricts à la frontière d’où les cartels reçoivent leur arsenal et des millions de dollars en espèces en provenance des Etats-Unis.

Après Hillary Clinton, le président américain effectuera à son tour une visite officielle, les 16 et 17 avril, au Mexique. La première en Amérique latine depuis son accession à la Maison Blanche.

Nicolas Bourcier – EL PASO (TEXAS) ENVOYÉ SPÉCIAL

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2009/03/24/la-guerre-des-cartels-mexicains-franchit-la-frontiere-des-etats-unis_1171893_3222.html#Z3v6zkJA11su7rMg.99

Ce que peut (encore) faire Barack Obama avant la fin de son mandat

Le président sortant a jusqu’au 20 janvier 2017, date de l’investiture de Donald Trump, pour prendre ses dernières mesures.

Lucas Wicky

Le Monde

28.12.2016

Barack Obama entre dans la dernière ligne droite de son mandat présidentiel. Le 20 janvier 2017, Donald Trump, dont l’élection a été confirmée le 19 décembre par le vote des grands électeurs, prêtera serment et s’installera à la Maison Blanche. Le président sortant se trouve ainsi placé dans la position inconfortable du « lame duck » (canard boiteux), selon l’expression consacrée outre-Atlantique : celle d’un élu dont le mandat arrive à terme et qui est toujours en poste, alors que son successeur est déjà élu mais n’occupe pas encore le poste.

Pour autant, M. Obama ne semble pas disposé à faire « profil bas » durant cette période de transition officielle, qui limite, théoriquement, ses marges de manœuvre. Pour preuve, le 20 décembre, il a décrété l’interdiction des forages gaziers et pétroliers dans de vastes zones de l’Arctique et de l’Atlantique. Les observateurs y ont vu une sorte de coup de force avant l’arrivée de M. Trump, tant cette disposition s’inscrit à rebours des orientations de ce dernier, qui, au contraire, a promis de déréguler l’extraction pétrolière pendant son mandat.

Barack Obama va-t-il profiter des prochaines semaines pour faire passer d’autres mesures avant de quitter la fonction présidentielle ? En a-t-il les moyens ? Voici un tour d’horizon des leviers dont il dispose encore, ou pas, et de la pérennité des mesures qu’il pourrait prendre.

Peut-il faire voter de nouvelles réformes ?

Non

En tout cas, pas en passant par le Congrès (pouvoir législatif). Depuis deux ans, M. Obama n’y dispose pas d’une majorité. C’est pourquoi toutes les réformes d’ampleur du président sortant ont été bloquées. Les élections de mi-mandat avaient en effet permis aux républicains d’obtenir la majorité au Sénat, tandis qu’ils contrôlaient la Chambre des représentants depuis 2010. Les démocrates n’ont pas réussi à renverser ce rapport de force lors des dernières élections, en novembre.

Peut-il « contourner » les parlementaires ?

Oui, dans certains cas

Des leviers ont notamment permis à M. Obama d’agir sur la question des armes, de promouvoir la diversité au sein de la Sécurité nationale ou de protéger une partie de la mer de Bering. Il s’agit des executive actions, en l’occurence des décrets présidentiels (executive orders) ou des mémorandums, qui viennent préciser la manière dont une loi existante doit s’appliquer (les décrets doivent nécessairement mentionner la loi concernée, à la différence des mémorandums).

Le président dispose d’un troisième outil afin de se passer de la validation du Sénat : les accords exécutifs. M. Obama y a eu recours en politique étrangère. Par exemple pour « signer l’accord de Paris sur le changement climatique et conclure l’accord controversé sur le programme nucléaire iranien », note John Copeland Nagle, professeur de droit à l’université Notre Dame law school.

M. Obama a toutefois eu moins recours aux décrets présidentiels que ses prédécesseurs républicains, Ronald Reagan et George W. Bush, mais à plus de mémorandums, selon USA Today.

Les décisions prises à travers des « actes exécutifs » sont-elles irréversibles ?

Non

L’utilisation de ces executive actions n’est pas explicitement prévue par la Constitution des Etats-Unis. Leur utilisation a plusieurs fois été jugée abusive ou « anticonstitutionnelle » par les républicains. En réalité, il revient aux tribunaux fédéraux (s’ils sont saisis par un plaignant) ou à la Cour suprême (en cas d’appel) de juger si ces actes exécutifs respectent ou non la Constitution.

Quoi qu’il en soit, la plupart de ces actes exécutifs peuvent être « instantanément défaits par Donald Trump », prévient Vincent Michelot, professeur de civilisation américaine à Sciences Po Lyon.

C’est d’ailleurs ce que promet le futur locataire de la Maison Blanche, qui a l’intention de revenir sur plusieurs réformes de son prédécesseur. Dans son contrat présidentiel, on peut lire ce qu’il compte faire dès son premier jour de mandat :

« Premièrement, abroger toutes les actions exécutives inconstitutionnelles, mémorandums et décrets mis en place par le président Obama. »

Certains actes présidentiels pris par M. Obama peuvent-ils contraindre son successeur ?

Oui

Face au risque de détricotage par son successeur, M. Obama possède une marge de manœuvre : appliquer, à travers des executive actions, des lois n’étant pas prévues pour être réversibles. C’est ce qu’il a fait pour interdire les forages offshore en Arctique et Atlantique : il s’est appuyé sur l’Outer Continental Shelf Lands Act, loi sur les terres du plateau continental, qui donne au président le pouvoir de protéger les eaux fédérales et rend cette protection permanente dans le temps.

Le texte actuel ne permet pas d’autoriser à nouveau l’exploitation d’hydrocarbures une fois qu’une zone a été sanctuarisée. Et Vincent Michelot de préciser :

« Certaines règles édictées ces derniers jours seront très difficiles à abroger […] et consommatrices de temps parlementaire. Elles donnent aussi la possibilité aux associations de défense de l’environnement de porter le débat devant le judiciaire, ce qui signifie des procédures d’une durée de deux à quatre ans. »

Ce type de mesure pourrait-il être multiplié dans les prochains jours ? Vincent Michelot n’exclut pas cette possibilité :

« Si d’autres décisions similaires sont dans les tuyaux, notamment en matière d’environnement, M. Obama a tout intérêt à ne pas les annoncer à l’avance, pour bénéficier de l’effet de surprise et surtout mettre l’administration Trump au pied du mur. »

Le président sortant dispose-t-il d’autres pouvoirs en cette fin de mandat ?

Oui

Barack Obama a par exemple la possibilité de suspendre des dirigeants de l’administration ou de l’armée et de rendre publics des programmes confidentiels. L’hebdomadaire de gauche The Nation l’a appelé, début décembre, à utiliser une partie de ces pouvoirs. Notamment pour « déclassifier des documents secrets, gracier des lanceurs d’alertes [comme Chelsea Manning ou Edward Snowden] et punir des hauts responsables ayant abusé de leur pouvoir ». Pour l’heure, le président démocrate n’a pas donné suite à leur demande.

Par ailleurs, l’article II de la Constitution des Etats-Unis confère au président le pouvoir « d’accorder […] des grâces pour crimes contre les Etats-Unis ». Il s’agit d’une prérogative que M. Obama a largement utilisée au cours des derniers jours.

Pour la seule journée du 19 décembre, il a accordé 153 « commutations » (réduction ou suppression de peine) et 78 « pardons » (oubli de la condamnation après que celle-ci a été effectuée et plein rétablissement des droits civils – le vote par exemple). Il a d’ores et déjà battu le record historique du nombre de grâces accordées par un président en exercice.

« Il y aura d’autres grâces présidentielles pour certains condamnés », pronostique Vincent Michelot. L’administration Obama redoute un tournant sécuritaire avec M. Trump. Ce mouvement de grâces est donc également un message politique. Le dernier communiqué de la Maison Blanche sur le sujet est explicite :

« Nous devons rappeler que la grâce est un outil de dernier ressort et que seul le Congrès peut mettre en place les réformes plus larges nécessaires pour assurer à long terme que notre système de justice pénale fonctionne plus équitablement et plus efficacement au service de la sécurité publique. »


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