Honduras: Avec Obama, la novlangue a de beaux jours devant elle (Newspeak triumphs in Obama’s Banana Washington)

30 juin, 2009
Obama's banana friendsCela peut-il être un coup d’Etat quand les militaires honduriens ont agi sur les ordres de la Cour suprême nationale, la mesure a été soutenue par le ministre de la Justice national et le remplaçant de M. Zelaya élu en session exceptionnelle par le Parlement national est membre du propre parti de l’ancien président ? John Fund

Après les excuses à tort et à travers …

Les mensonges et contre-vérités sur l’islam et l’histoire mondiale en général…

L’extrême passivité face à la répression sanglante (Privés de petits fours!) et le refus de reconnaître la seule vraie faute des Etats-Unis face au peuple iranien …

La novlangue continue avec le pire président américain depuis Carter!

Cette fois au Honduras où la mise en échec, par les forces armées sous mandat de la Justice du pays, de la tentative de coup d’Etat légal (à la Chavez) de l’ancien président est maintenant présentée, par le Pleurnicheur en chef et ses parangons de vertu démocratique d’amis tels que Chavez ou Ortega, non seulement comme « préoccupante » mais comme… un putsch?

Y compris, comme le rappelle très judicieusement Jacques Thomet, par notre Kouchner national qui, pour faire bonne mesure, y a ajouté de prétendues arrestations de diplomates des pays voisins ayant en fait d’eux-mêmes quitté le pays en signe de protestation …

LES USA D’OBAMA CONTINUENT DE PERDRE LES PEDALES : ILS NE RECONNAISSENT QUE ZELAYA COMME PRESIDENT DU HONDURAS ET DENONCENT ETRANGEMENT “UNE TENTATIVE DE COUP D’ETAT QUI N’A PAS REUSSI”
Jacques Thomet
28 juin 2009

Après l’énorme scandale de la burqa islamique que Barack Obama avait demandé à la France, sans la nommer, d’autoriser, Washington vient de démontrer la faiblesse de sa nouvelle administration démocrate dans l’affaire du Honduras.

L’ex-président Manuel Zelaya a été expulsé au Costa Rica sur ordre de la justice hondurienne pour avoir tenté un coup d’Etat légal avec son projet avorté dimanche de référendum pour l’autoriser à se représenter à la fin 2009 contrairement à la Constitution.

« Manuel Zelaya est le seul président constitutionnel du Honduras reconnu par les Etats-Unis », a déclaré un responsable du gouvernement américain. “Nous reconnaissons Zelaya comme étant le président constitutionnel régulièrement élu du Honduras. Nous n’en voyons pas d’autre”, a déclaré devant la presse ce responsable qui a requis l’anonymat. “Il s’est agi d’une tentative de coup d’Etat, elle n’a pas réussi”, a-t-il ajouté, sans autres précisions.

Cette remarque énigmatique me plonge dans un total désarroi. S’il n’y a pas eu putsch, pourquoi les USA refusent-ils de reconnaître Roberto Micheletti, le président du Congrès désigné dimanche à l’unanimité, par le Parlement, nouveau chef de l’Etat provisoire de ce pays d’Amérique centrale jusqu’au scrutin de décembre prochain ?

L’Union européenne, par la voix de la la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, n’a parlé à aucun moment de coup d’Etat ni ne considère l’ex-président comme le seul et unique chef de l’Etat, mais appelle au « dialogue » et au « respect des institutions démocratiquement élues ».

Voir aussi:

HONDURAS: NICOLAS SARKOZY VA-T-IL RECTIFIER LES ERREURS EN CHAINE DE BERNARD KOUCHNER?
Jacques Thomet
29 juin 2009

Je considère gravissime le communiqué du Quai d’Orsay sur le Honduras, publié dimanche soir.

Mon précédent article critiquait l’expression « coup d’Etat » utilisée par le ministère français face à la décision prise par la justice du Honduras, avec l’appui unanime du Congrès, d’arrêter Manuel Zelaya avant de l’expulser au Costa Rica pour sa tentative de coup d’Etat légal. Mais il y a pire. Dans le même communiqué du Quai d’Orsay, on lit ceci : « l’arrestation des représentants diplomatiques et leur expulsion forcée constituent une grave violation de la convention de Vienne. Ils sont inadmissibles ».

Où Bernard Kouchner a-t-il trouvé cette information ? Aucun diplomate n’a été arrêté à Tegucigalpa durant les événements ! Au moment où j’écris ces lignes, les présidents gauchistes de l’ALBA, cette Alliance bolivarienne pour les Amériques (Cuba, Venezuela, Equateur, Bolivie, Nicaragua, rejoints en 2006 par Manuel Zelaya pour le Honduras) viennent d’annoncer, depuis leur sommet à Managua, le rappel de leurs ambassadeurs au Honduras pour protester contre « le coup d’Etat », selon un communiqué officiel publié lundi à Managua. “Face au gouvernement dictatorial qui prétend s’imposer, les pays de l’Alba ont décidé de retirer leurs ambassadeurs et de réduire à sa plus simple expression leur représentation diplomatique à Tegucigalpa”, ajoute le texte.

A aucun moment il n’a été fait allusion dans ce texte ni dans les médias gauchistes de la région à de prétendues arrestations de diplomates ! Si c’eut été le cas, on en aurait entendu, des vertes et des pas mûres sur les « gorilles », comme Chavez qualifie les dirigeants du pays d’Amérique centrale. On attend avec intérêt une mise au point de l’Elysée ou du Quai à même de rectifier cette erreur, pour ne pas dire autre chose…

Voir également:

HONDURAS: LE QUAI D’ORSAY A VU UN “COUP D’ETAT”, CE QUE L’UE NI LES USA N’ONT VU
Jacques Thomet
28 juin 2009

Voici un triste exemple, après les pataquès à répétition de la France dans l’affaire Ingrid Betancur, de la myopie de Bernard Kouchner au Quai d’Orsay. Il n’y a eu aucun coup d’Etat au Honduras, monsieur le ministre, mais la détention de Manuel Zelaya par l’armée à la demande de la justice locale, puis son expulsion au Costa Rica après qu’il eut écrit une lettre de démission, rendue publique par le Congrès, en échange de son transfert à San José pour lui éviter un jugement. Je ne suis pas le seul à le dire. Voyez le Wall Street Journal.

Le communiqué du Quai:

La France a condamné dimanche dans un communiqué le coup d’Etat au Honduras et réclamé que l’ordre constitutionnel et la démocratie soient rétablis au plus vite. “La France condamne avec la plus grande fermeté le coup d’Etat qui vient de se produire au Honduras. L’ordre constitutionnel doit être rétabli dans les meilleurs délais”, a déclaré le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Eric Chevallier. “La France invite toutes les parties en présence à agir dans le respect des principes et des valeurs de la démocratie” car “l’avenir du Honduras est en effet indissociable de la démocratie et toute évolution contraire à ses normes constituerait un grave recul pour ce pays”, a-t-il ajouté. Eric Chevallier a aussi souligné que “l’arrestation de représentants diplomatiques et leur expulsion forcée constituaient une grave violation de la convention de Vienne. Ils sont inadmissibles”, a-t-il dit. Selon une source diplomatique française, les ambassadeurs de Cuba, du Nicaragua et du Venezuela auraient été visés par ces mesures.

Voir de même:

The Law Triumphs in Honduras
John Fund
The Wall Street Journal
June 29, 2009

Many foreign observers are condemning the ouster of Honduran President Mel Zelaya, a supporter of Hugo Chavez, as a « military coup. » But can it be a coup when the Honduran military acted on the orders of the nation’s Supreme Court, the step was backed by the nation’s attorney general, and the man replacing Mr. Zelaya and elected in emergency session by that nation’s Congress is a member of the former president’s own political party?

Mr. Zelaya had sacked General Romeo Vasquez, head of the country’s armed forces, after he refused to use his troops to provide logistical support for a referendum designed to let Mr. Zelaya escape the country’s one-term limit on presidents. Both the referendum and the firing of the military chief have been declared illegal by the Honduran Supreme Court. Nonetheless, Mr. Zelaya intended yesterday to use ballots printed in Venezuela to conduct the vote anyway.

All this will be familiar to members of Honduras’ legislature, who vividly recall how Mr. Chavez in Venezuela adopted similar means to hijack his country’s democracy and economy. Elected a decade ago, Mr. Chavez held a Constituent Assembly and changed the constitution to enhance his power and subvert the country’s governing institutions. Mr. Zelaya made it clear that he wished to do the same in Honduras and that the referendum was the first step in installing a new constitution that would enhance his powers and allow him to run for re-election.

No one likes to see a nation’s military in the streets, especially in a continent with such painful memories of military rule. But Honduras is clearly a different situation. Members of Mr. Zelaya’s own party in Congress voted last week to declare him unfit for his office. Given his refusal to leave, who else was going to enforce the orders of the nation’s other branches of government?

Voir enfin:

Banana Democrats
INVESTOR’S BUSINESS DAILY
June 29, 2009

Americas: During his campaign, President Obama made a big deal of criticizing leaders who are elected democratically but don’t govern democratically. He’s had a chance to show that it mattered in Honduras. He didn’t.

That’s the sorry story as Honduras’ now ex-president, Mel Zelaya, last Thursday defied a Supreme Court ruling and tried to hold a « survey » to rewrite the constitution for his permanent re-election. It’s the same blueprint for a rigged political system that’s made former democracies like Venezuela, Bolivia, Nicaragua and Ecuador into shells of free countries.

Zelaya’s operatives did their dirt all the way through. First they got signatures to launch the « citizen’s power » survey through threats — warning those who didn’t sign that they’d be denied medical care and worse. Zelaya then had the ballots flown to Tegucigalpa on Venezuelan planes. After his move was declared illegal by the Supreme Court, he tried to do it anyway.

As a result of his brazen disregard for the law, Zelaya found himself escorted from office by the military Sunday morning, and into exile. Venezuela’s Hugo Chavez and Cuba’s Fidel Castro rushed to blame the U.S., calling it a « yanqui coup. »

President Obama on Monday called the action « not legal, » and claimed that Zelaya is still the legitimate president.

There was a coup all right, but it wasn’t committed by the U.S. or the Honduran court. It was committed by Zelaya himself. He brazenly defied the law, and Hondurans overwhelmingly supported his removal (a pro-Zelaya rally Monday drew a mere 200 acolytes).

Yet the U.S. administration stood with Chavez and Castro, calling Zelaya’s lawful removal « a coup. » Obama called the action a « terrible precedent, » and said Zelaya remains president.

In doing this, the U.S. condemned democrats who stood up to save their democracy, a move that should have been hailed as a historic turning of the tide against the false democracies of the region.

The U.S. response has been disgraceful. « We recognize Zelaya as the duly elected and constitutional president of Honduras. We see no other, » a State Department official told reporters.

Worse, the U.S. now contemplates sanctions on the tiny drug-plagued, dirt-poor country of 7 million, threatening to halt its $200 million in U.S. aid, immigration accords and a free-trade treaty if it doesn’t put the criminal Zelaya back into office.

Not even Nicaragua, a country the State Department said committed a truly fraudulent election, got that. Nor has murderous Iran gotten such punishment, even as it slaughters Iranian democrats in the streets. But tiny Honduras must be made to pay.

We understand why the White House is so quick to call this a « coup » and to jump to the side of Hugo Chavez. The Venezuelan despot has made political hay against the U.S. over its premature recognition of the Venezuelan coup leaders who tried to overthrow Chavez in 2002. Obama wants to avoid that this time.

The White House also wants to mollify the morally corrupted Organization of American States, which, by admitting Cuba, is no longer an organization of democracies and now, through its radical membership, tries to dictate how other countries run themselves.

Such a response says that democracy effectively ends with elections. It says rule of law is irrelevant and that rulers have rights, not responsibilities. But if leaders can’t be held accountable, they should be removed, as happened in Honduras.

If the U.S. does hit Honduras with sanctions, it will earn ill will in the country lasting for years. It will further erode U.S. moral authority and cost us influence in the region — becoming an embarrassing footnote in the history of U.S.-Latin American relations.

Is that what the U.S. wants? It’s time for a more sophisticated definition of democracy — one that includes the rule of law and the will of the people.

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Iran: La seule faute pour laquelle Obama aurait dû s’excuser auprès du peuple iranien (In the middle of the Cold War, the US played a role in the installation of the current Islamic dictatorship)

28 juin, 2009
How Carter replaced the Shah Islamo-nazi KhomeiniVoilà plus de 60 ans que les gouvernements américains successifs s’opposent à la nation iranienne. En 1332 [1953] avec un coup d’Etat ils ont renversé le gouvernement national de l’Iran et l’ont remplacé par un régime dur, impopulaire et despotique. (…) Le 15 Khordad 1342 [5 juin 1963] ils ont humilié notre nation et ont tué 15 000 personnes de cette nation et ont exilé le chef de notre nation [Ajatollah Khomeini]. En 57 [1978] ils ont tué plus de 1 500 personnes sur la place des martyrs et les tueurs ont reçu le soutien du président américain. Ils ont soutenu la dictature jusqu’au dernier jour. Ils se sont opposés à la révolution de la nation iranienne en quête de liberté, indépendance et justice. Mahmoud Ahmadinejad (discours de Kermanshah, le 28 janvier 2009)
En pleine Guerre froide, les États-Unis ont joué un rôle dans le renversement d’un gouvernement iranien démocratiquement élu. Barack Hussein
C’est (…) les Iraniens dans la rue, (…) les manifestations du dernier jour qui ont en quelque sorte dépassé tout ce que la CIA pouvait contrôler qui ont entrainé au bout du compte le renversement de Mossadegh. James Risen (journaliste du NYT)
Pourquoi l’administration américaine de l’époque avait-elle condamné et exécuté son meilleur et plus puissant allié dans cette région hautement volatile et stratégiquement essentielle ? La réponse se trouve sans doute dans un mélange de myopie, de mauvais renseignement et de naïveté historique: nos amis d’outre-atlantique croient que le système démocratique et l’American Way of Life peuvent s’appliquer partout. Alexandre De Marenches (1986)

A l’heure où avec les prétendues démocraties occidentales le Pleurnicheur en chef se dit à nouveau « préoccupé » par le sort d’un président arrêté et expulsé par décision de la Cour suprême de son pays alors qu’il s’apprêtait, à la Chavez ou à la Poutine, à un « coup d’Etat légal »

Et après les multiples mensonges et contre-vérités comme les excuses à tort et à travers et l’extrême passivité du pire président américain depuis Carter

Ainsi que les fausses informations sur les prétendus détournements du Shah …

Retour, au moment où les bouchers de Téhéran qui viennent d’autoriser leurs victimes à crier Allah Akbar sur les toits tous les soirs de 22 à 22h30 se voient pour leur peine privés de petits fours, sur le plus gros mensonge de tous et la seule véritable faute pour laquelle Obama aurait dû s’excuser auprès du peuple iranien actuellement en lutte contre la plus sanglante des répressions.

D’abord, comme le reconnaissent eux-mêmes les journalistes proches du dossier, le rôle supposé des Etats-Unis dans le renversement de Mossadeh pour lequel le Pleurnicheur en chef vient de s’excuser, était largement marginal puisque qu’il a été le fait de la population elle-même, effrayée par les amis tant communistes que soviétiques du Premier ministre du Shah.

Mais, aussi, comme l’avait confirmé le chef des services secrets français de l’époque le colonel de Maranches, « l’administration américaine de Jimmy Carter a volontairement provoqué la chute du régime du Shah Mohammad Reza Pahlavi d’Iran car celui-ci n’était pas assez démocratique à ses yeux, et qu’il développait un programme nucléaire ».

Et, avec l’aide de la France qui lui avait donné asile et fourni un avion pour retourner en Iran, directement contribué à l’installation, jusqu’à aujourd’hui même, de la pire des dictatures .…

Extraits:

Les fonctionnaires de la CIA impliqués se sont rendus compte eux-mêmes qu’en fin de compte c’était les Iraniens qui avaient fait ceci, pas la CIA. La CIA n’a vraiment pas réussi l’opération qu’elle avait montée et, en fait, le principal responsable de la CIA sur place était très proche de tout annuler la veille même de l’opération qui a finalement réussi.

Et le QG de la CIA avait même câblé à Téhéran à la station de la CIA là-bas, suggérant en gros qu’ils se retirent, que l’opération avait échoué. Et ainsi, ce qui apparait, c’est que les Iraniens dans la rue, vraiment, vous savez, avec une certaine aide de la CIA – clairement un certain encouragement de la CIA ainsi que l’implication de quelques agents payés par la CIA, vraiment – mais c’était vraiment les manifestations du dernier jour qui ont en quelque sorte dépassé tout ce que la CIA pouvait contrôler qui ont entrainé au bout du compte le renversement de Mossadegh.

Et donc, je pense que ce qu’on voit, c’est que la CIA avait essayé de préparer le terrain pour ceci, mais que les choses n’auraient jamais abouti sans une certaine masse critique au sein de la population iranienne et une sorte de soudain mouvement de masse, un très étonnant mouvement dans les rues de Téhéran le dernier jour. James Risen

U.S. Comes Clean About The Coup In Iran
CNN
April 19, 2000

THIS IS A RUSH TRANSCRIPT. THIS COPY MAY NOT BE IN ITS FINAL FORM AND MAY BE UPDATED.

JONATHAN MANN, INSIGHT (voice-over): Reconsidering a coup. Washington has been warming up to Iran, apologizing, too. Now a long- secret account of U.S. espionage there emerges. Maybe honesty is the new policy?

(on camera): Hello, and welcome.

There are two stories to tell on our program today – intertwined tales of diplomacy and intrigue and the United States and Iran. The first story is an old one. The second story is what makes the first story new.

Back in 1953, Washington and London organized a coup to oust Iran’s government and establish a military regime under the shah, Reza Pahlavi. The New York Times has published a lengthy report based on a long-secret CIA account of the operation. The context, though, is as interesting as the content.

The front-page story in the USA’s most important newspaper came just a month after U.S. secretary of state Madeleine Albright made an apology to the people of Iran. On our program today – coming clean about the coup.

(BEGIN VIDEOTAPE)

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UNIDENTIFIED MALE: Iranian oil may again flow westward.

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MANN (voice-over): Iran in the `50s was as important for its oil as it is now, and it was the oil that set off the chain of events. Iran’s petroleum was, for years, under British, not Iranian, control.

When Iran nationalized the industry, the British government, under Prime Minister Winston Churchill, was furious. London set out to topple the man it blamed – the democratically elected prime minister, Mohammed Mossadegh.

The British government enlisted the help of the Eisenhower administration in the United States, which was drawn in by a very different concern – the spread of Soviet influence.

MARK GASIOROWSKY, AUTHOR: They felt that in Iran, while Mossadegh was certainly not a Communist, that the things that he was doing might give the Communist Party of Iran an opportunity to strengthen itself and perhaps eventually take over.

MANN: So Britain and the United States stepped in to prevent it. They chose a general to lead the coup and worked hard to convince the reluctant and vacillating shah to take part. The U.S. even paid for violence and demonstrations to sow confusion.

GASIOROWSKY: The CIA drew up a plan to overthrow Mossadegh. It involved, first of all, using covert propaganda methods to destabilize the Mossadegh government and create unrest in Iran. And then secondly, organizing elements of the Iranian armed forces and large crowds which the CIA hired to create a big commotion, and then these armed forces units would seize the radio station and various government buildings and take over.

So the CIA organized this, put this plan, you know, down on paper and got it approved and everything.

MANN: The plan immediately ran into trouble, but eventually it did succeed. It succeeded in giving Iran a weak and indecisive man as an authoritarian ruler and it change the course of the country’s history. It took the Islamic Revolution of 1979 to finally undo the West’s work, and it took nearly half a century for the United States to offer even last month’s tepid apology.

MADELEINE ALBRIGHT, U.S. SECRETARY OF STATE: The coup was clearly a setback for Iran’s political development, and it is easy to see now why many Iranians continue to resent this intervention by America in their internal affairs.

(END VIDEOTAPE)

MANN (on camera): The new account of the coup, published by the New York Times, suggest even those most closely involved felt they were close to failure. And one central figure ultimately regretted that they succeeded.

Joining us now to talk about that is New York Times reporter James Risen, author of the paper’s page-one article on the coup. Thanks so much for being with us.

Let me ask you, first of all, about the remarkable document that you had access to. What was it, and who put it together?

JAMES RISEN, NEW YORK TIMES: It was essentially an inside secret history written by the CIA’s chief planner for the coup, a man named Donald Wilber, who had been brought into the operation early on and was sent out to the region to begin the planning process for the coup, which was code named « TP-Ajax » within the CIA.

And then six months after the coup, he was asked to write a history, a narrative history for use within the CIA of what had happened in this operation. You’ve got to remember this is the first time the CIA ever overthrew a foreign government. And so, it was kind of an important point for them, I think, to begin to think about how they did this and what lessons they might learn for future operations.

And so, Wilber really looked at writing this history with that in mind. He has a whole section attached to the history called « Lessons Learned For Future Operations. » And so, it was really – in many ways, he wrote it for use as a blueprint for future coup d’etats to be orchestrated by the CIA.

MANN: Now, you make it sound like they did it. They wrote about it. They learned about it later. What about the Iranians themselves? What did the shah do? What did the general that they chose do?

RISEN: Well, this history is really a look at the operation from the CIA’s perspective, and so it’s a very – it doesn’t give you as much of a sense of the Iranians’ involvement as you might like. But what it does show is that from the CIA’s perspective that the CIA themselves – CIA officials involved themselves realized that in the end it was the Iranians who had done this, not the CIA. The CIA was really not successful in the operation that they had put together and, in fact, the chief CIA officer on the ground was very close to calling it quits the night before the coup finally succeeded.

And CIA headquarters was cabling to Tehran to the CIA station there, basically suggesting that they pull out, that the operation had failed. And so, what it shows is that the Iranian people in the street, really, you know, with some CIA – clearly some CIA encouragement and with some CIA paid agents involved, really – but it was really the street demonstrations on the final day that kind of grew far beyond anything the CIA could have managed that in the end led to Mossadegh’s overthrow.

And so, I think what it shows is that the CIA had tried to set the stage for this, but that they would never have succeeded without some critical mass within the Iranian people and kind of a mass sudden, very surprising movement in the streets of Tehran on the final day.

MANN: Let me jump in again only because the portions of this that I have read seem very contemptuous of the shah himself. So you’ve mentioned what the CIA did and what the people of Iran, the people in the streets did. How about the shah himself?

RISEN: The CIA – I think that’s one of the most surprising aspects that I found in this history is the contempt that the CIA held for the shah, and the degree to which they saw him as a vacillating coward who had to be constantly bucked up to do what the CIA wanted him to do.

The CIA really didn’t ask him to do very much. All they wanted him to do was to sign a couple of royal decrees, one dismissing Mr. Mossadegh and the second appointing General Zahedi, who was a retired Iranian general who the CIA and British intelligence had handpicked to be Mr. Mossadegh’s successor as prime minister. And they couldn’t get the shah to even do that for weeks.

And General Norman Schwarzkopf, the father of the Persian Gulf commander, who is an old friend of the shah, was sent by the CIA to Tehran to try and persuade him to sign these documents. They also – the CIA and British also arranged for the shah’s sister to return from France to persuade him to do this. And yet, even with all that, he continued to delay and try and find ways out of the situation.

Ultimately, it was really only until the last minute, when he signed the documents, the CIA for a long time wasn’t sure he would do it and wasn’t sure they could go ahead with the coup.

MANN: I don’t want to characterize what you’re saying, but to put it briefly, it sounds like the CIA did not do a terrifically competent job of this coup, and they didn’t choose a terrifically competent man as the country’s new leader. When it was all done and it had succeeded, was the CIA glad of this, or were they embarrassed by it?

RISEN: Well, I think they got out of this by the skin of their teeth from their point of view. I think – you’ve got to remember the context was this is only six years after the CIA had been founded in 1947. And really, it wasn’t until World War II that the United States had any kind of a spy agency at all, which was the Office of Strategic Services.

And so, the United States was not – didn’t really have much experience at this kind of thing, and this was the first time they’d ever tried a peace-time coup d’etat. And so, there were a lot of amateurish mistakes they made. It was kind of – there was an element of Keystone Kops involved, and there was a lot of trial by error.

And I think they did regret – in fact, there’s some evidence in the history that they thought about trying to find somebody else besides the shah to be in charge in Iran. They weren’t happy with the fact that he was the guy that they were backing up, and yet they didn’t see an alternative.

And as you pointed out earlier, they really were – there did seem to be a genuine concern by the Eisenhower administration about the Soviet threat in Iran. And while the British seemed overly concerned about oil and their access to Iranian oil, the Eisenhower administration really did seem to be worried that the Soviet influence would increase as the instability – political instability in Iran increased under Mossadegh.

And that seemed to be their – the motivating factor behind the decision to overthrow Mossadegh.

MANN: James Risen, I’m going to ask you to stay with us. We have to take a break. But when we come back – a history lesson’s link to today. Stay with us for that.

(COMMERCIAL BREAK)

MANN (voice-over): A landslide win for the reformers of Iran. The country elects a new parliament in February, lawmakers more closely aligned than ever before with President Mohammad Khatami. Washington cited the victory as a symbol of Iran’s new priorities, a country eager for closer integration with the outside world.

(on camera): Welcome back.

Over the years, the United States-Iran policy has evolved glacially until a series of more dramatic moves in recent months. Washington has lifted sanctions on select Iranian products like carpets and pistachios. And last month, Madeleine Albright made her guarded apology to the Iranian people.

We spoke to CNN’s Kasra Naji about the reaction her statement is having in Iran.

(BEGIN VIDEOTAPE)

KASRA NAJI, CNN CORRESPONDENT: Reform movement here, which is backing the president – President Khatami – here, they’ve been more sort of warm toward that statement by Madeleine Albright and – but they say that they want more action from the United States rather than words. On the hard-liners’ side, they were angry. They saw the statement as a sign of continued American interference in Iranian affairs.

MANN: So people took notice of the secretary of state’s statement. They took different positions on what it really means. What about the new details that have also emerged about the U.S. role in the 1953 coup?

NAJI: The reaction to that has been very low key indeed. The newspapers have carried news agency reports of the New York Times article in their inside pages. No comment at all, just the straight news agency report. There has been no editorial in any of the newspapers that I’ve seen here on the issue. And there has been no official statement or reaction to the whole thing, to the New York Times expose, if you like.

The reason for that is probably because there’s not a lot that is new in what the New York Times has printed because the Iranians knew much of it over the last 40, 50 years.

MANN: So broadly speaking, what is it to Iranian eyes that Washington is up to? Do you get a sense there that Iranians believe these are signals of some kind?

NAJI: Absolutely. There is no doubt about that. The New York Times expose basically, in my view, reminds Iranians of what Madeleine Albright said a month ago about the fact that Americans did lift some sanctions against Iran, and also Mrs. Albright basically came very close to apologizing, at least acknowledging the U.S. role in 1952 coup d’etat.

By doing so, she has removed one of the irritants in the relations between Iran and the U.S.

MANN: Kasra Naji in Tehran, thanks so much for that.

(END VIDEOTAPE)

Joining us now once again, James Risen of the New York Times. Thanks for being with us once again. Let me ask you how you got the document that was the basis for your report.

RISEN: It’s a classified document, and so I’d rather not discuss how I got it, if that’s all right?

MANN: Does it occur to you that it may have been sent by the administration, the same way the apology was, as a signal to Tehran?

RISEN: Well, I can say I don’t believe that’s the case. But the Iranians, I’m sure, are going to believe that, and I recognized before I wrote the story that they would probably believe that.

MANN: Is there any evidence that you can tell us about that suggests it is the case or it isn’t the case? Do you know, for example, whether the State Department welcomed the publication of your story or opposed it?

RISEN: I really don’t know what their response has been, actually, in the last day or two. But I can just say that I really can’t discuss how I got it.

MANN: I don’t want to make you uncomfortable, but the clear impression, as we’ve heard from Kasra Naji and I think as you can assume most of us are wondering, is whether the New York Times has been used to send a message to Tehran and whether you were the conduit. You have no thoughts that you really could share? No suspicions either way?

RISEN: I can say, as I said before, I don’t believe that’s the case. But I also know that the Iranians are probably going to believe that, whatever I say about it. So.

MANN: Let me ask you then one last question, which is, to your mind, what’s the most important thing that emerges from that document? Some of the details are startling and very human aspects of a distant historical event. But when you look at the papers that you’ve seen, what most strikes you?

RISEN: Well, I think, as I said earlier, it’s the – this is really, as your colleague in Tehran said, a lot of this has been known over the years. What I think this document provides is some interesting detail, fleshes out what was – what we didn’t know about the actual steps that the CIA took and kind of the sequence of events that led the CIA to move in certain ways.

And I think what you really get from this reading the history is really kind of a more – much fuller picture of how the CIA was operating early in its life as a spy agency and really kind of how almost amateurish it was in many ways in trying to operate in the Third World at a time when they were really very concerned about Soviet expansionism, and they had a very – I mean, from our point of view, 50 years later, it looks like a very quaint fear of the Soviet menace, now that the Soviet Union has collapsed.

But you have to try and get back into their mindset. And what I think this document really does is it help you get back into their mindset of the fear of Soviet expansionism right on the – right after the Korean War, and it’s right about the time that the McCarthy era is beginning. And so, you have a very different culture, or different mindset, and that’s really what comes through in these documents, I think.

MANN: James Risen of the New York Times. Thanks so much for talking with us.

RISEN: Sure.

MANN: Once again, we take a break. And then, an Iranian scholar offers his read of The Times and the timing. Stay with us.

MANN: Welcome back.

In the years since the Islamic Revolution, the United States has tried working against Iran and with it in a variety of ways. As we’ve heard from Kasra Naji, Iranians are wondering what Washington is up to now.

Joining us now to talk about that is Amir Taheri, an author and scholar of Iranian affairs, a familiar face on our air. Thanks so much for being with us once again. What do you make of this? Kasra Naji says he suspects it’s all very calculated. It’s a leak to try and win influence in Iran.

The author of the story says he doesn’t think that’s the case. We don’t know. What are your thoughts?

AMIR TAHERI, JOURNALIST: Well, first of all, the story doesn’t have much that is new. You know, it has been covered in many books, including one that I, myself, wrote after interviewing Mr. Wilber, who is the author of the report that New York Times has just published. But the timing is, of course, strange. I don’t know if there is a conspiracy behind it or not. But look at Iran now.

We have three men who have dominated the Iranian history in the past 50 years – the shah, Mossadegh and Khomeini (ph). The shah is gone. Khomeini is discredited, and there is an attempt now to create a reform movement. And that reform movement could use the image of Mossadegh, the prime minister who was overthrown in the so-called CIA coup d’etat, to turn him into an icon of this reform movement.

The reformers in Iran have stopped talking about Khomeini. They have stopped talking about his revolution in the 22nd of the months of Baatman (ph), and they are looking for other historic figures, other historic icons, and there Mossadegh could play that role.

And the United States will find it easier to support a movement that traces its roots back to Mossadegh and Iranian nationalism. So this could be one possibility by Iranians at the moment.

MANN: Would it help the administration, would it help reformers in Iran if, for some reason, the State Department decided to give Iran this kind of gift, if indeed it was an intentional policy to leak this out?

TAHERI: Well, it would help in the sense that the reformist movement is searching for some historical figurehead and some context. I think the whole movement.

MANN: Let me jump in just to make my point clear. Do they want those kinds of presents from the United States?

TAHERI: Well, I think all the signaling is that they do. Don’t forget that one of the first moves made by President Khatami after his election was to appear on CNN and offer also a near apology about the seizure of the American embassy in Tehran. So you know Mrs. Albright has replied to that three years later.

So right from the start of the Khatami presidency, rapprochement with the United States has been an important objective of his administration. He hasn’t had the means to do it because he didn’t control the parliament. Now that his supporters have won, of course, the subject will be raised in the new parliament meeting in a few weeks’ time, and this is a very important issue that no one can ignore.

MANN: So far, the steps, though, have been small. There were some sanctions lifted. There is, if it is that, the release of this document. There has been, in a more official way, the semi-apology from Madeleine Albright. Are these the appropriate steps, do you think, for the administration to take? Are these the things that Iran is waiting for, or are there more important things?

TAHERI: Well, I think there are more important things. First of all, lifting the sanctions as far as investment in Iranian energy resources are concerned. Iran is desperately short of money. It needs foreign investment. It hasn’t had this normal access to international capital. It can’t borrow on the world market because of the U.S. opposition, and this has meant a terrible economic situation in Iran with very high unemployment, inflation and nobody knows where this economy is going.

So if the U.S. means business in normalizing relations with Iran, should look at the possibility of lifting some of those sanctions.

MANN: On that note, Amir Taheri, thank you so much for being with us.

(END VIDEOTAPE)

MANN: That is INSIGHT for this day. I’m Jonathan Mann. Stay with us. The news continues.

END

Voir aussi:


Arrêter le délire de Barack Hussein Obama

Guy Millière
Metula News Agency
Lundi 22 juin 2009

Vous déplorez la nucléarisation de l’Iran ? Voyez le responsable, qui est Israël

Je crains que les émeutes qui ont soulevé l’Iran ces derniers jours, et qui se poursuivront peut-être, ne s’achèvent sans le moindre changement de régime et dans la couleur gris béton du totalitarisme ordinaire.

Plus que jamais, les Iraniens qui aspirent à la liberté, en tous cas, sont seuls. Ils n’ont aucun soutien de l’Europe, qui, même si des encouragements se font entendre ici ou là, est impuissante, s’étant couchée depuis longtemps devant le régime des mollahs.

Les Iraniens n’ont pas non plus à attendre quoi que ce soit de l’administration Obama, qui a, depuis des semaines, comme l’ont souligné divers analystes, dont Robert Kagan, choisi son camp, et qui a, par le biais du discours de Barack Hussein au Caire, le 4 juin dernier, affirmé plus explicitement que jamais ses positions.

Barack Hussein veut négocier avec les mollahs et Ahmadinejad. Si Mousavi avait accédé au pouvoir, il l’aurait accepté comme interlocuteur, mais Ahmadinejad lui convient très bien. Il sait, de toute façon, qu’Ahmadinejad et Mousavi ne sont que deux visages d’une même dictature. Il sait que des millions d’Iraniens aspirent à un changement de régime, et il sait aussi que lui, Barack Hussein, est en faveur de la « stabilité », du « calme », même si ce calme doit se révéler être celui des cimetières.

Ce dont rêve Barack Hussein, c’est d’un Proche-Orient apaisé, parsemé de dictateurs et d’islamistes peut-être, mais de dictateurs et d’islamistes prêts à s’entendre avec les Etats-Unis. Si le prix de l’entente est le sang de milliers d’Iraniens, Barack Hussein est prêt à le payer ; si le prix est l’humiliation des Etats-Unis, Barack Hussein est prêt à le payer aussi ; si le prix est une nucléarisation de l’Iran, Barack Hussein a déjà déclaré, je l’ai dit, qu’il acceptait celle-ci. Si le prix doit être un anéantissement d’Israël, Barack Hussein n’hésiterait guère, je le crains, à condition que l’anéantissement se fasse par étapes, graduellement, par étouffement et amputations successives, sans effusion de sang susceptible d’effaroucher l’électorat juif américain.

Je pense, d’ailleurs, que c’est parce qu’Ahmadinejad et les mollahs savent à qui ils ont affaire qu’ils se permettent la radicalisation et la violence actuelles. Obama ne l’ignore pas, mais pense déjà à l’étape suivante. Or l’étape suivante est, sur son agenda, la discussion avec un Iran nucléaire et avec des régimes arabes inquiets de voir l’Iran doté du nucléaire.

Les composants de cette étape sont déjà en place. Et c’est parce que les composants de cette étape sont déjà en place, que la radicalisation se lit aussi dans le discours des dirigeants palestiniens, qui, ces derniers jours, ne s’embarrassent guère de circonlocutions, pas plus d’ailleurs que des dirigeants arabes « modérés » tel Hosni Moubarak.

Cette étape consistera à tenter d’installer Israël en position de bouc émissaire, puis de victime expiatoire. Le premier mouvement vers cette étape a consisté à incriminer Israël pour les « implantations » en Judée-Samarie, et à comparer celles-ci à des colonies, et Israël à un Etat colonial, voire à un Etat pratiquant l’esclavagisme ou l’apartheid.

Le message en filigrane est : ou bien Israël se retire de tous les territoires « colonisés », ou bien Israël mérite d’être mis au ban de l’humanité. Le second mouvement a consisté à expliquer que la colonisation israélienne, si elle ne s’interrompait pas, serait responsable de la nucléarisation de l’Iran.

Le message, là, est destiné au monde arabe et européen : nous, Américains, avons fait ce que nous avons pu, vous déplorez la nucléarisation de l’Iran ? Voyez le responsable, qui est Israël.

Le mouvement suivant, présent entre les lignes dans le discours du 4 juin, est : nous, Américains, sommes en faveur d’une dénucléarisation généralisée ; l’Iran s’est doté du nucléaire, mais il y a déjà une puissance nucléaire dans la région, Israël.

Le message ? Si Israël se dénucléarise, diront de charmants diplomates made in Obama nous obtiendrons un arrêt de la course au nucléaire dans la région et une possibilité de voir l’Iran renoncer au nucléaire militaire.

Le dernier mouvement consistera à placer les dirigeants israéliens face à une offre que, comme on dit dans la mafia et autour d’Obama, ils ne pourront pas refuser. Soit, dira Barack Hussein, Israël accepte le plan de paix saoudien dans son intégralité, et y ajoute l’adhésion au traité de non prolifération nucléaire, soit Israël perdra le soutien des Etats-Unis, qui se rangeront sur la position unanime des Européens, du monde arabe, et, au delà, du monde musulman tout entier.

Barack Hussein ne désespère pas d’avoir l’assentiment de la communauté juive américaine pour parvenir à ses fins. Avoir parlé de la naissance d’Israël comme d’un effet secondaire de la Shoah n’est, en ce contexte, pas une « erreur de compréhension » de l’histoire de la part d’Obama, comme on l’a dit ici ou là. Dans le monde arabe et musulman, et de plus en plus en Europe, c’est ainsi qu’on présente Israël, et cela permet d’identifier ceux qui parlent des racines du peuple juif sur sa terre au Proche-Orient comme des « extrémistes », voire des « fondamentalistes », donc des êtres détestables.

Binyamin Netanyahu a parfaitement conscience de ce qu’est la stratégie d’Obama, et son discours du 14 juin a constitué une tentative d’arrêter la machine infernale qui est en marche. Aux fins de faire un geste d’apparence en direction d’Obama, il a admis la nécessité de deux Etats, donc celle d’un Etat palestinien, avec son drapeau et son hymne.

Aux fins de désamorcer le geste et de montrer aussitôt qui ne veut pas de la paix et d’un Etat paisible à côté d’Israël, Netanyahu a ajouté que cet Etat devait être démilitarisé. Quel besoin d’une armée, si les Palestiniens veulent vivre en paix avec des voisins prêts à accueillir favorablement l’Etat palestinien nouveau né ? Autre condition posée par Netanyahu au futur Etat de Palestine : ne pas passer d’accords avec des entités hostiles à Israël ; mais quel besoin de passer des accords avec des Etats hostiles à Israël, si l’Etat palestinien entend vivre en paix avec l’Etat hébreu ?

Bien entendu, et comme c’était prévisible, les dirigeants palestiniens ont refusé la création d’un Etat ainsi défini, tout comme ils ont refusé de reconnaître Israël en tant qu’Etat du peuple juif.

Netanyahu en a profité pour rétablir certaines vérités historiques et pour rappeler le danger d’une nucléarisation de l’Iran.

En parlant, Netanyahu savait qu’il ne s’adressait pas uniquement à sa nation, mais aussi au reste du monde, et, tout particulièrement, au peuple américain. Obama l’a discerné. Consultant les sondages qui n’approuvent pas un lâchage trop évident d’Israël, il a dû concéder que Netanyahu avait fait un « pas dans la bonne direction ».

La partie n’est pas finie pour autant. Et Obama n’a pas l’intention de la perdre et n’a, selon toute vraisemblance, pas renoncé à ses objectifs. Si, comme je le crains, le régime des mollahs et Ahmadinejad survivent, on peut s’attendre à ce que Barack Hussein reparte à l’assaut et reprenne le cours de sa stratégie.

Pour l’heure, si les Iraniens qui aspirent à la liberté sont seuls, Israël est seul aussi.

Les ministres des Affaires Etrangères et émissaires européens n’ayant, à la différence d’Obama, pas à se préoccuper de leurs opinions publiques, ont parlé de manière unanime. Sans reprendre les termes des dirigeants palestiniens, ils ont clairement montré que l’Europe se rapprochait du dar el islam, et qu’elle se plaçait, plus que jamais, dans une perspective anti-israélienne. Le soutien des Etats-Unis à Israël se trouve sur une corde raide qu’Obama aimerait voir se rompre.

Barack Hussein ne s’arrêtera que si quelqu’un ou quelque chose l’arrête. Cela pourra être un changement de majorité aux élections de mi-mandat de l’automne 2010. Et c’est un fait que nombre d’électeurs américains, tout en trouvant Obama et son téléprompteur charismatiques, se montrent de plus en plus sceptiques vis-à-vis des politiques proposées.

C’est un fait aussi que, d’ores et déjà, des membres éminents de la communauté juive, qui avaient appelé à voter Obama, manifestent ce que l’on appelle aux Etats-Unis, the buyer’s remorse, le remords de l’acheteur qui découvre que la marchandise qu’il a acquise est frelatée.

Marty Peretz de « The New Republic » est de ceux-là. Il s’inquiète et il est en colère. Le rabbin Morton Pomerantz, a même accusé récemment Obama d’inciter à une remontée de l’antisémitisme dans le monde et aux Etats-Unis, et de mettre Israël en péril. Des organisations chrétiennes, telle Christians United for Israel se mobilisent. Tout ce qui peut être fait pour que davantage d’yeux s’ouvrent aux Etats-Unis est en train de se mettre en place.

En Europe, la question majeure que les amis d’Israël doivent se poser dans les mois à venir n’est pas celle du risque de nucléarisation de l’Iran, quand bien même c’est une question importante. Elle n’est pas celle de la lutte contre la remontée de l’antisémitisme et contre la diabolisation d’Israël en Europe, quand bien même c’est, là aussi, une question importante.

Elle est celle de savoir comment il est possible de faire prendre conscience à un nombre plus important de gens du danger pour le monde incarné par la politique suivie par Obama. Plus Obama sera délégitimé aux yeux des opinions européennes, plus la lucidité à son sujet gagnera du terrain, plus le scepticisme concernant l’administration la plus dangereuse de l’histoire des Etats-Unis pourra prendre de l’ampleur. Il faut arrêter Obama, par tous les moyens légitimes, le mettre hors d’état de nuire, ou tout faire pour qu’il nuise le moins possible jusqu’au moment où il quittera un lieu où il n’aurait jamais dû entrer.


Iran: Informations mal acquises (Who profits from the crime?)

26 juin, 2009
Alavi terror inc.Parler des 39 propriétés que possède la famille Bongo dans l’Hexagone, dont un hôtel particulier dans le 8e arrondissement de la capitale, est en effet bien plus parlant qu’évoquer les 35 milliards de dollars détournés par le Shah d’Iran. Marianne Enault (JDD)
Après la révolution, la très riche Fondation Pahlavi (que l’on a souvent aimé confondre avec la fortune du Chah pour l’accabler) passa sous la tutelle du régime des mollahs. Elle devint une de ces fondations opaques qui gèrent les caisses noires du régime. Elle changea de nom pour devenir la Fondation Alavi (ce qui veut dire la Fondation d’Ali – le fondateur spirituel du chiisme). Les deux noms, Pahlavi et Alavi, n’ont aucun lien de parenté, mais il y a une certaine proximité de consonance pour une oreille occidentale. Ce n’est pas un hasard : c’est une pratique courante du régime des mollahs en ce qui concerne la gestion des affaires et trafics à l’étranger. Iran-Resist

Attention: un détournement peut en cacher un autre!

A l’heure où, après avoir assuré pendant une semaine la promotion d’une prétendue « révolution verte« , nos médias et les pompom girls du régime iranien redoublent à présent d’effort pour nier toute existence à un soulèvement populaire qu’ils avaient jusqu’ici consciencieusement ignoré …

Retour sur un autre effort particulièrement méritant de désinformation, avec la sortie hier du 2e rapport du Comité catholique contre la faim et pour le développement (« Biens mal acquis, à qui profite le crime? », juin 2009).

Qui commence par pointer avec raison les milliards de dollars détournés par les divers dictateurs de la planète (« entre 105 et 180 milliards de dollars détournés par une trentaine de chefs d’Etat »).

Puis, montre, encore plus justement, « l’absence de volonté politique » de la part des démocraties occidentales (notamment la France de Sarkozy qui comme l’Amérique d’Obama célébrait il y a quelques jours la fin des 41 années de dictature de son ami Omar Bongo et qui continue à refuser de restituer au premier gouvernement irakien démocratiquement élu quelque 23 millions d’euros détournés par Saddam).

Pour enfin, cerise sur le gâteau, nous mettre en tête du palmarès, aux côtés dudit Saddam Hussein (« entre 10 et 40 milliards ») et au moment même où dans la large indifférence de nos médias son fils avait justement appelé au soulèvement du peuple iranien, le chah d’Iran Mohammed Reza Pahlavi avec 35 milliards de dollars.

Sauf que si on lit de près (ce que nos surmenés copieurs-colleurs de dépêches AFP n’ont manifestement pas le temps de faire) les deux demi-pages que consacre le rapport de 221 pages au prétendu détournement attribué au Shah, on découvre une tout autre histoire.

D’abord, que « sous la pression de la République islamique, les Etats-Unis puis la Suisse ont gelé les biens et avoirs détenus par le Shah » et leur en aurait restitué un peu plus d’un tiers.

Puis que le reste qui était apparemment placé dans la fondation Pahlavi, est passé (sous le nouveau mais phonétiquement proche nom de « Fondation Alavi ») sous la tutelle du régime des mollahs.

Mais surtout qu’il a fini par rejoindre « ces innombrables fondations opaques qui gèrent les caisses noires du régime » pour ses activités terroristes et nucléaires.

En clair: les fameux 35 milliards de dollars prétendument détournés par le Shah ont en fait non seulement été récupérés mais utilisés pour mettre à feu et à sang le Moyen-orient et une bonne partie du monde par le régime qui depuis 30 ans martyrise sa population.

Et une association nul doute bien intentionnée (rien de moins quand même que la première ONG de développement française!) rejoint cette véritable petite armée d’idiots utiles qui, au moment même où sa population tente de s’en libérer, assure les relations publiques d’un des régimes les plus corrompus et brutaux de la planète

Iran

Mohammed Reza Pahlavi (Le Shah)

Mohammed Reza Pahlavi, le shah d’Iran de 1941 à 1979, aurait détourné selon l’UNODC plus de 35 milliards $. Au moment de sa chute, la lutte contre la corruption n’était pas un enjeu majeur des relations internationales. Les pays occidentaux n’ont ainsi pas fait grand chose pour récupérer et restituer la fortune à l’Iran. Cependant, sous la pression de l’Iran qui menaça de retirer tous les actifs placés dans le monde occidental, les Etats-Unis puis la Suisse ont gelé les biens et avoirs détenus par le Shah. 12 milliards $ auraient été gelés aux Etats-Unis, à la suite d’un Executive order entre 1979 et 1981. Seuls 23,3 millions le seraient encore. En Suisse, les autorités iraniennes ont saisi la justice suisse pour saisir les biens immobiliers que possédait le Shah. Un séquestre judiciaire fut prononcé en 1981 contre son chalet de Saint Moritz, loué à cette époque à Silvio Berlusconi … A ce jour, nous ne savons pas si ces biens ont été restitués.

Selon une enquête américaine, une partie de l’argent de la famille Pahlavi fut placée dans la fondation Pahlavi, dont la gestion passa sous la tutelle du régime des mollahs à la chute du Shah. Elle devint une de ces fondations opaques qui gèrent les caisses noires du régime. Elle changea de nom pour devenir la Fondation Alavi (ce qui veut dire la fondation d’Ali – le fondateur sprituel du chiisme). Enquêtant sur les organismes finançant les activités terroristes et nucléaires de Téhéran, la justice américaine a découvert que la fondation possédait un immeuble sur la prestigieuse 5e Avenue pour une valeur de 2 milliards de dollars. Les autorités judiciaires ont aussi arrêté le responsable de la fondation.

Rapport de juin 2009 de CCFD-Terre solidaire (pp. 77-78)

FONDS DETOURNES : PALMARES DES CHEFS D’ETAT

M. PAHLAVI (Iran)
HUSSEIN (Irak)
SUHARTO (Indonésie)
H. BOIGNY (Côte d’ivoire)
MARCOS (Philippines)
MOBUTU (RdC)
DOS SANTOS (Angola)
ABACHA (Nigeria)
NIAZOV (Turkménistan)
MOI (Kenya)
TAYLOR (Liberia)
BHUTTO (Pakistan)
SALINS (Mexique)
TRAORE (Mali)
EYADEMA (Togo)
DUVALIER (Haïti)
FUJIMORI (Pérou)
NAZARBAEV (Kazakhstan)
MILOSEVIC (Serbie)
LAZARENKO (Ukraine)
OBIANG (guinée équatoriale)
SASSOU NGUESSO (Congo-brazza)
PORTILLO (guatemala)
CHILUBA (Zambie)
BONGO (gabon)
ALEMAN (Nicaragua)
BIYA (Cameroun)
PINOCHET (Chili)
BÉDIÉ (Côte d’ivoire)
MENEM (argentine)
SOMOZA (Nicaragua)
MUGABE (Zimbabwe)

Rapport juin 2009 (p. 24)

Voir également:

Biens mal acquis: Etat des lieux
Marianne ENAULT
Le JDD
24 Juin 2009

Biens mal acquis, chapitre II. Après un premier rapport publié en 2007, le CCFD-Terre solidaire*, première ONG française, publie mercredi « Biens mal acquis, A qui profite le crime? ». Dans ce rapport de 215 pages, l’association cible le patrimoine d’une trentaine de chefs d’Etat, acquis en détournant de l’argent public. Et fait le point sur les processus en cours de restitution des sommes détournées.

« Le Trésor public doit être le trésor du public et non celui de quelques-uns. » Les mots de Jean Merckaert, chargé du financement du développement au CCFD-Terre solidaire, en ouverture d’une conférence de presse mercredi résument le travail de la première ONG française de développement dans le dossier dit des « biens mal acquis ». Sous cette expression se cachent en fait les milliards de dollars détournés par des chefs d’Etat, entre autres pour s’acheter de belles propriétés. Le Comité catholique contre la faim et pour le développement publie son deuxième rapport sur la question, intitulé « Biens mal acquis, à qui profite le crime? ».

A cette occasion, l’ONG a tenté d’établir un état des lieux des « biens mal acquis », dépassant ainsi les affaires déjà connues en France. Depuis le dépôt d’une plainte fin 2008 par l’association Transparency International France, l’affaire est en effet incarnée, bien malgré eux, par trois dirigeants: les présidents gabonais Omar Bongo, congolais Denis Sassou-Nguesso, et guinéen Teodoro Obiang. Tous trois sont visés par cette plainte, jugée recevable le 5 mai dernier par la doyenne des magistrats du pôle financier de Paris, la juge d’instruction Françoise Desset. La mort d’Omar Bongo, le 8 juin dernier à Barcelone, n’a pas éteint la procédure, plusieurs membres de sa famille étant également visés par cette plainte. S’il se félicite de cette action – qualifiant de « véritable tremblement de terre juridique » la décision de la magistrate, deux plaintes du même type ayant par le passé été classées sans suite -, le CCFD entend désormais aller plus loin. Et entraîner dans son sillage les citoyens des pays concernés ; et l’opinion publique française. Car les sommes ont de quoi affoler. Selon les coauteurs du rapport, Antoine Dulin et Jean Merckaert, « entre 105 et 180 milliards de dollars » ont été détournés par une trentaine de chefs d’Etat. Aucun continent n’est épargné.

Saddam Hussein et le Chah d’Iran en tête

En tête du palmarès figurent des dirigeants aujourd’hui décédés. Premier d’entre eux, Saddam Hussein: le raïs aurait détourné entre 10 et 40 milliards de dollars. Viennent ensuite le chah d’Iran Mohammed Reza Pahlavi (35 milliards de dollars), l’Indonésien Suharto (entre 15 et 35 milliards de dollars) et l’Ivoirien Felix Houphoüet-Boigny (7 à 10 milliards de dollars). L’ampleur des sommes les rendent difficiles à apprécier. « Les cinq à six milliards de dollars détournés par Mobutu au Zaïre [actuelle République démocratique du Congo, ndlr] représentent 154 fois le budget de la Santé en 2009 », précise Jean Merckaert. Parmi les dirigeants encore en exercice, on trouve le président du Togo, Grégoire Eyadema (1 à 2 milliards de dollars) ou celui du Kazakhstan, Noursoultan Nazarbaev (1 milliard de dollars).

Mais le CCFD le reconnaît, les « biens mal acquis » ne sont que « la partie émergée de l’iceberg ». Puisque selon les experts, ce sont environ 1 000 milliards de dollars qui disparaissent chaque année des pays en développement. Mais cette partie est peut être le plus visible. Parler des 39 propriétés que possède la famille Bongo dans l’Hexagone, dont un hôtel particulier dans le 8e arrondissement de la capitale, est en effet bien plus parlant qu’évoquer les 35 milliards de dollars détournés par le Shah d’Iran. Reste désormais à mobiliser. D’abord les opinions publiques, mais aussi les responsables des institutions bancaires et financières, qui accueillent cet argent, « le camouflent et le font travailler », relève ainsi le président du CCFD-Terre solidaire, Guy Aurenche.

Absence de volonté politique

Et bien sûr les responsables politiques, qui, estime l’ONG, « connaissent l’existence de ces mécanismes de détournement ». Car la restitution des sommes détournées nécessite une volonté politique. 109 pays ont ratifiés la Convention de Merida, signée en 2002 et applicable depuis 2005, qui fixe dans le droit international l’idée de restitution des avoirs détournés. Mais dans les faits, les choses avancent doucement. « En 2007, 4 milliards avaient été restitués. En 2009, on en est à 4,4 milliards de dollars », relève ainsi Jean Merckaert. Et d’ajouter: « On est très loin du compte. » Il faut en général des années après la mort d’un dirigeant pour que les sommes détournées fassent le chemin inverse. Ainsi, 60 millions de dollars ont été restitués par le Royaume-Uni à la Zambie, 74 millions de dollars par la Suisse au Mexique, 75 millions par la Suisse encore à l’Irak.

Bien souvent, les processus se heurtent à l’absence de volonté politique. Ainsi, la France a beau avoir ratifié la Convention de Merida et mis en place un important dispositif en matière de lutte contre la corruption, elle n’a, pour le moment, fait qu’accepter de saisir le yacht de Saddam Hussein amarré à Nice. Près de 23 millions d’euros, détournés par le régime irakien, dormiraient toujours à la Banque de France. Autre exemple: le parquet a déposé un recours en irrecevabilité de la plainte déposée par Transparency International France. Le verdict est attendu dans les mois qui viennent. Pour accélérer le processus, le CCFD demande aujourd’hui que soit inversée la charge de la preuve: aux dirigeants de prouver la légalité de leurs fonds.

*Le CCFD-Terre solidaire (Comité catholique contre la faim et pour le développement) est la première ONG française de développement.

Voir enfin:

Iran: Petit bêtisier des médias franco-canadiens

Iran-Resist
26.06.2009

Tous les jours, les Iraniens descendent dans la rue pour crier leur hostilité au régime et tous les jours les médias occidentaux font de la résistance pour dissimuler cette mobilisation ou cherchent encore à l’attribuer à Moussavi. Petit bêtisier d’un véhément effort qui ne changera pas l’issue de l’affrontement.

Le régime des mollahs a visiblement de nombreux amis en Occident qui suivent avec assiduité sa consigne de ne pas parler des manifestations et de la répression en Iran. Le cas le plus désolant est celui des médias français qui ne diffusent aucune vidéo corroborant l’existence d’une insurrection et parallèlement multiplient les interventions de soi-disant iranologues pour affirmer le contraire.

La grosse Berta

Ainsi deux jours après sa prestation médiocre dans C dans l’Air, Thierry Coville était sur France Culture en compagnie de deux autres lobbyistes du régime Yann Richard et Sonia Kronlund pour affirmer l’attachement des Iraniens à la révolution islamique. Sciences-Po consacrera mardi prochain une conférence avec Bernard Hourcade et Gilles Kepel sur l’Iran après les élections, comme si les organisateurs étaient sourds et aveugles à ce qui se passe en Iran ! Nous espérons que les étudiants se montreront plus réactifs que la direction de cette maison ! Le Figaro n’est pas de reste : il produit tous les jours des articles sur la stabilité du régime !

Manon Loizeau

Le pompon a été décroché par Manon Loizeau, la Delphinette du Service Public, visiblement toujours très amusée d’enfiler le foulard !

Manon Loizeau a débarqué dans Envoyé Spécial avec les images tournées pendant les deux premiers jours après l’élection quand Téhéran simulait une contestation, avec figurants, motos en feu et des portraits de Moussavi à foison. L’AFP et les autres agences avaient déjà diffusé les photos de ces mises en scènes. Manon des sources louches a délivré la vidéo de cette mise en scène. Si vous l’avez enregistrée, mettez le sur Youtube car elle vaut son pesant de pistaches et mérite un décodage plan par plan car on y voit un monde parallèle où les escadrons mobiles se déplacent à 10 par heure derrière des figurants courant mollement et où l’on peut dissiper les effets des grenades lacrymogènes en toussant une ou deux fois.

Manon a aussi assisté à la grande manif du 15 juin où elle a pris soin de supprimer les vues générales (sauf deux – ci-dessous) car on y voyait peu de vert, couleur de Moussavi (cliquez puis zoomez sur l’image pour l’agrandir).

Précisons, ce jour-là, le régime a ouvert le feu sur les manifestants, mais Manon n’a pas creusé le sujet ou encore eu l’idée d’incruster dans son super reportage des images Youtube pourtant libres de droit.

Derniers instants de l’un des blessés du lundi 15 juin à Téhéran

Manon Loiezau a évité toute image qui aurait montré une insurrection urbaine violente avec des slogans implicitement anti-régime. Notre consciencieuse journaliste a remplacé les images vraies par un reportage bidon sur une soi-disant attaque des dortoirs de l’université, attaque qui a eu lieu à l’heure où tous les portables de tous les étudiants étaient comme par hasard éteints !

En fait, Téhéran veut relancer le second épisode de la révolte estudiantine bidon de l’été 1999 pour faire un peu de Moussavisme (qui remplace le Khatamisme). Il a sonné l’appel et Manon a répondu présente.

JDD

L’effort pour étouffer la voix des Iraniens ne se résume pas à une censure éhontée des images ou la fabrication d’une affaire parallèle, certains y ajoutent une attaque en règle des opposants aux mollahs. Ainsi Marianne Enault du JDD déjà auteur d’un article calomnieux sur l’authenticité de la répression [1] de ces derniers jours a cette fois décidé de s’attaquer à Reza Pahlavi qui est le seul leader de l’opposition a avoir soutenu ce mouvement populaire et autonome. N’ayant rien trouvé sur lui, elle a décidé de titiller son père, le Shah dans un article très général qui traite de dictateurs milliardaires où elle place le Shah d’Iran à la première place avec 35 milliards de $ d’argent détourné !

Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas ressorti ces 35 milliards qui sont en fait les avoirs de la Fondation Pahlavi, investissements iraniens qui furent par la suite confisqués et totalement dilapidés par les mollahs. Les Français sont sans doute les seuls à en parler encore, même les mollahs ne le font plus…

Est-ce un hasard, cette publication a coïncidé avec la citation du nom de Reza Pahlavi par Ali Akbar Velayati, le conseiller du guide suprême, dans l’émission politique la plus regardée en Iran, le 20-30 qui est diffusé à 22h30 sur la seconde chaîne. Velayati a encouragé les Iraniens à ne fonder aucun espoir sur Reza Pahlavi et une journaliste qui remet en cause l’authenticité des répressions policières cherche à démolir son image en France.

Ailleurs

Parallèlement à cette attaque en règle des médias contre le soulèvement du peuple iranien et de ses partisans, on n’entend guère les politiciens de ce pays, ni ceux de la majorité, ni ceux de l’opposition. Cette attitude est unique en son genre, les Britanniques, les Suédois, les Italiens et bien d’autres sont présents tant au niveau de la presse qu’au niveau politique pour dénoncer la répression en Iran.

De l’autre côté de l’Atlantique, la presse américaine et les politiciens de tout bord dénoncent aussi les répressions pour pousser Obama à en faire autant. En revanche, les Canadiens francophones sont entre deux eaux, bousculés par l’activisme des médias américains et attirés par l’attentisme des Français, il en résulte des articles comiques comme celui-ci pondu par une certaine Agnès Gruda de Cyberpresse. La légende de la photo que l’on regarde en premier dit qu’aucune manifestation de masse n’a eu lieu dans la capitale depuis lundi alors dans l’article, elle parle d’une nouvelle manifestation brutalement réprimée mercredi.


Iran: Obama va-t-il aussi rater son TD de relations internationales? (Will John McCain finally stop North Korean arms shipment?)

25 juin, 2009
F for fail
Il est trois heures du matin et vos enfants sont endormis. Mais le téléphone sonne à la Maison-Blanche. Il se passe quelque chose dans le monde. Votre vote décidera de qui répondra à cet appel. Quelqu’un qui connaît déjà les leaders mondiaux, les forces militaires du pays, quelqu’un de rompu, prêt à gouverner dans un monde dangereux. Qui voudriez-vous voir répondre à cet appel? Spot de campagne d’Hillary Clinton (mars 2008)
Plus personne ne peut désormais prétendre que la théocratie et la démocratie sont compatibles. Amir Taheri
La rébellion iranienne, bien qu’il soit trop tôt pour la qualifier de révolution, s’avère être cet appel téléphonique de trois heures du matin pour M. Obama. Alors qu’un président français fait honte à son homologue américain pour sa clarté morale, l’argument d’Hillary Clinton sur son inexpérience et ses instincts dans une crise se révèlent prophétiques. The Wall Street Journal
Obama va-t-il aussi rater son TD de relations internationales ou sera-t-il repêché par… John McCain?

Après ses zéros pointés en histoire de la Turquie puis en histoire de l’islam

Un essai de missile nord-coréen promis sur Hawaii pour sa fête nationale et, en pleine crise de succession, un navire transportant des armes prohibées approchant la Birmanie …

Un énième rappel de sa « préoccupation » quand, bousculant tous ses plans , le sang coule depuis plus de dix jours à Téhéran et dans les villes iraniennes …

Remise des pendules à l’heure par le spécialiste du Moyen-Orient libano-américain Fouad Ajami.

Qui rappelle que, contrairement à ce que voudraient nous faire croire tant le Pleurnicheur en chef lui-même que ses thuriféraires médiatiques, la politique de la main tendue a maintes et maintes fois été utilisée avec la « République islamique ».

Et, ainsi que pourraient lui confirmer tant Carter que Bush père ou même Clinton, pour leur plus grand malheur.

Comme, s’il n’y prend garde, peut-être le sien aussi …

Obama’s Persian Tutorial
The president has to choose between the regime and the people in the streets.
Fouad Ajami
The Wall Street Journal
JUNE 23, 2009

President Barack Obama did not « lose » Iran. This is not a Jimmy Carter moment. But the foreign-policy education of America’s 44th president has just begun. Hitherto, he had been cavalier about other lands, he had trusted in his own biography as a bridge to distant peoples, he had believed he could talk rogues and ideologues out of deeply held beliefs. His predecessor had drawn lines in the sand. He would look past them.

Thus a man who had been uneasy with his middle name (Hussein) during the presidential campaign would descend on Ankara and Cairo, inserting himself in a raging civil war over Islam itself. An Iranian theocratic regime had launched a bid for dominion in its region; Mr. Obama offered it an olive branch and waited for it to « unclench » its fist.

It was an odd, deeply conflicted message from Mr. Obama. He was at once a herald of change yet a practitioner of realpolitik. He would entice the crowds, yet assure the autocrats that the « diplomacy of freedom » that unsettled them during the presidency of George W. Bush is dead and buried. Grant the rulers in Tehran and Damascus their due: They were quick to take the measure of the new steward of American power. He had come to « engage » them. Gone was the hope of transforming these regimes or making them pay for their transgressions. The theocracy was said to be waiting on an American opening, and this new president would put an end to three decades of estrangement between the United States and Iran.

But in truth Iran had never wanted an opening to the U.S. For the length of three decades, the custodians of the theocracy have had precisely the level of enmity toward the U.S. they have wanted — just enough to be an ideological glue for the regime but not enough to be a threat to their power. Iran’s rulers have made their way in the world with relative ease. No White Army gathered to restore the dominion of the Pahlavis. The Cold War and oil bailed them out. So did the false hope that the revolution would mellow and make its peace with the world.

Mr. Obama may believe that his offer to Iran is a break with a hard-line American policy. But nothing could be further from the truth. In 1989, in his inaugural, George H.W. Bush extended an offer to Iran: « Good will begets good will, » he said. A decade later, in a typically Clintonian spirit of penance and contrition, Secretary of State Madeleine Albright came forth with a full apology for America’s role in the 1953 coup that ousted nationalist Prime Minister Mohammed Mossadegh.

Iran’s rulers scoffed. They had inherited a world, and they were in no need of opening it to outsiders. They were able to fly under the radar. Selective, targeted deeds of terror, and oil income, enabled them to hold their regime intact. There is a Persian pride and a Persian solitude, and the impact of three decades of zeal and indoctrination. The drama of Barack Obama’s election was not an affair of Iran. They had an election of their own to stage. Mahmoud Ahmadinejad — a son of the Ayatollah Khomeini’s revolutionary order, a man from the brigades of the regime, austere and indifferent to outsiders, an Iranian Everyman with badly fitting clothes and white socks — was up for re-election.

The upper orders of his country loathed him and bristled under the system of controls that the mullahs and the military and the revolutionary brigades had put in place, but he had the power and the money and the organs of the state arrayed on his side. There was a discernible fault line in Iran. There were Iranians yearning for liberty, but we should not underestimate the power and the determination of those moved by the yearning for piety. Ahmadinejad’s message of populism at home and defiance abroad, his assertion that the country’s nuclear quest is a « closed file, » settled and beyond discussion, have a resonance on Iranian soil. His challenger, Mir Hossein Mousavi, a generation older, could not compete with him on that terrain.

On the ruins of the ancien régime, the Iranian revolutionaries, it has to be conceded, have built a formidable state. The men who emerged out of a cruel and bloody struggle over their country’s identity and spoils are a tenacious, merciless breed. Their capacity for repression is fearsome. We must rein in the modernist conceit that the bloggers, and the force of Twitter and Facebook, could win in the streets against the squads of the regime. That fight would be an Iranian drama, all outsiders mere spectators.

That ambivalence at the heart of the Obama diplomacy about freedom has not served American policy well in this crisis. We had tried to « cheat » — an opening to the regime with an obligatory wink to those who took to the streets appalled by their rulers’ cynicism and utter disregard for their people’s intelligence and common sense — and we were caught at it. Mr. Obama’s statement that « the difference between Ahmadinejad and Mousavi in terms of their actual policies may not be as great as had been advertised » put on cruel display the administration’s incoherence. For once, there was an acknowledgment by this young president of history’s burden: « Either way, we were going to be dealing with an Iranian regime that has historically been hostile to the United States, that has caused some problems in the neighborhood and is pursuing nuclear weapons. » No Wilsonianism on offer here.

Mr. Obama will have to acknowledge the « foreignness » of foreign lands. His breezy self-assurance has been put on notice. The Obama administration believed its own rhetoric that the pro-Western March 14 coalition in Lebanon had ridden Mr. Obama’s coattails to an electoral victory. (It had given every indication that it expected similar vindication in Iran.)

But the claim about Lebanon was hollow and reflected little understanding of the forces at play in Lebanon’s politics. That contest was settled by Lebanese rules, and by the push and pull of Saudi and Syrian and Iranian interests in Lebanon.

Mr. Obama’s June 4 speech in Cairo did not reshape the Islamic landscape. I was in Saudi Arabia when Mr. Obama traveled to Riyadh and Cairo. The earth did not move, life went on as usual. There were countless people puzzled by the presumption of the entire exercise, an outsider walking into sacred matters of their faith. In Saudi Arabia, and in the Arabic commentaries of other lands, there was unease that so complicated an ideological and cultural terrain could be approached with such ease and haste.

Days into his presidency, it should be recalled, Mr. Obama had spoken of his desire to restore to America’s relation with the Muslim world the respect and mutual interest that had existed 30 or 20 years earlier. It so happened that he was speaking, almost to the day, on the 30th anniversary of the Iranian Revolution — and that the time span he was referring to, his golden age, covered the Soviet invasion of Afghanistan, the American standoff with Libya, the fall of Beirut to the forces of terror, and the downing of Pan Am Flight 103 over Lockerbie, Scotland. Liberal opinion would have howled had this history been offered by George W. Bush, but Barack Obama was granted a waiver.

Little more than three decades ago, Jimmy Carter, another American president convinced that what had come before him could be annulled and wished away, called on the nation to shed its « inordinate fear of communism, » and to put aside its concern with « traditional issues of war and peace » in favor of « new global issues of justice, equity and human rights. » We had betrayed our principles in the course of the Cold War, he said, « fought fire with fire, never thinking that fire is quenched with water. » The Soviet answer to that brave, new world was the invasion of Afghanistan in December of 1979.

Mr. Carter would try an atonement in the last year of his presidency. He would pose as a born-again hawk. It was too late in the hour for such redemption. It would take another standard-bearer, Ronald Reagan, to see that great struggle to victory.

Iran’s ordeal and its ways shattered the Carter presidency. President Obama’s Persian tutorial has just begun.

Mr. Ajami, a professor at the School of Advanced International Studies at Johns Hopkins University and a fellow at Stanford University’s Hoover Institution, is the author of « The Foreigner’s Gift: The Americans, the Arabs, and the Iraqis in Iraq (Free Press, 2007).

Voir aussi:

Obama’s Iran Abdication
Democracy interferes with his nuclear diplomacy script.
WSJ
JUNE 18, 2009

The President yesterday denounced the « extent of the fraud » and the « shocking » and « brutal » response of the Iranian regime to public demonstrations in Tehran these past four days.

« These elections are an atrocity, » he said. « If [Mahmoud] Ahmadinejad had made such progress since the last elections, if he won two-thirds of the vote, why such violence? » The statement named the regime as the cause of the outrage in Iran and, without meddling or picking favorites, stood up for Iranian democracy.

The President who spoke those words was France’s Nicolas Sarkozy.

The French are hardly known for their idealistic foreign policy and moral fortitude. Then again many global roles are reversing in the era of Obama. The American President didn’t have anything to say the first two days after polls closed in Iran on Friday and an improbable landslide victory for Mr. Ahmadinejad sparked the protests. « I have deep concerns about the election, » he said yesterday at the White House, when he finally did find his voice. « When I see violence directed at peaceful protestors, when I see peaceful dissent being suppressed, wherever that takes place, it is of concern to me and it’s of concern to the American people. »

Spoken like a good lawyer. Mr. Obama didn’t call the vote fraudulent, though he did allow that Ayatollah Ali Khamenei « understands the Iranian people have deep concerns about the election. » This is a generous interpretation of the Supreme Leader’s effort to defuse public rage by mooting a possible recount of select precincts. « How that plays out, » Mr. Obama said, « is ultimately for the Iranian people to decide. » Sort of like the 2000 Florida recount, no doubt.

From the start of this Iranian election, Administration officials said the U.S. should avoid becoming an issue in the campaign that the regime might exploit. Before votes were cast, this hands-off strategy made sense in that the election didn’t present a real choice for Iranians. Whether President Ahmadinejad or his chief challenger, Mir Hossein Mousavi, won wouldn’t change the mullahs’ ultimate political control. Mr. Mousavi had been Ayatollah Khomeini’s Prime Minister, hardly the resume of a revolutionary.

But Friday’s vote and aftermath have changed those facts on the ground. Like other authoritarians — Ferdinand Marcos in 1986 or Slobodan Milosevic in 2000 — Tehran misjudged its own people. Having put a democratic veneer around their theocracy, they attempted to steal an election in such a blatant way that it has become a new and profound challenge to their legitimacy. Especially in the cities, Iranians are fed up with the corruption and incompetence rampant in the Islamic Republic. This dissatisfaction was galvanized by the regime’s contempt for their votes and found an accidental leader in Mr. Mousavi. The movement has now taken on a life of its own, with consequences no one can predict.

The Obama Administration came into office with a realpolitik script to goad the mullahs into a « grand bargain » on its nuclear program. But Team Obama isn’t proving to be good at the improv. His foreign policy gurus drew up an agenda defined mainly in opposition to the perceived Bush legacy: The U.S. will sit down with the likes of Iran, North Korea or Russia and hash out deals. In a Journal story on Monday, a senior U.S. official bordered on enthusiastic about confirming an Ahmadinejad victory as soon as possible. « Had there been a transition to a new government, a new president wouldn’t have emerged until August. In some respects, this might allow Iran to engage the international community quicker. » The popular uprising in Iran is so inconvenient to this agenda.

President Obama elaborates on this point with his now-frequent moral equivalance. Yesterday he invoked the CIA’s role in the 1953 coup against Iranian leader Mohammad Mossadeq to explain his reticence. « Now, it’s not productive, given the history of the U.S.-Iranian relations, to be seen as meddling — the U.S. President meddling in Iranian elections, » Mr. Obama said.

As far as we can tell, the CIA or other government agencies aren’t directing the protests or bankrolling Mr. Mousavi. Beyond token Congressional support for civil society groups and the brave reporting of the Persian-language and U.S.-funded Radio Farda, America’s role here is limited. Less than a fortnight ago, in Cairo, Mr. Obama touted his commitment to « governments that reflect the will of the people. » Now the President who likes to say that « words matter » refuses to utter a word of support to Iran’s people. By that measure, the U.S. should never have supported Soviet dissidents because it would have interfered with nuclear arms control.

The Iranian rebellion, though too soon to call a revolution, is turning out to be that 3 a.m. phone call for Mr. Obama. As a French President shows up the American on moral clarity, Hillary Clinton’s point about his inexperience and instincts in a crisis is turning out to be prescient.

Voir également:

Obama and the Rogues
North Korea and Iran intrude on his diplomatic hopes.
The WSJ
June 23, 2009

President Obama took office loudly promising to be the anti-George W. Bush of foreign policy, vowing to « extend a hand » to adversaries « willing to unclench » their fists. What he has received instead is an education in the reality of global rogues, and how he responds has become a major test of his Presidency.

The immediate challenges are North Korea and Iran, governments that the American left claimed were « evil » only because Mr. Bush had declared them so. Perhaps Mr. Obama believed this too, though five months later he has learned otherwise. North Korea has rejected his every overture and is now defying the U.N. to press its nuclear and proliferation ambitions. As for Iran, the mullahs are attempting to crush a popular uprising after a stolen election while also showing disdain for Mr. Obama’s diplomatic entreaties.

The question is whether Mr. Obama will now adapt his policies to meet challenges he clearly didn’t expect. Jimmy Carter took office with similar illusions about the Soviet Union, promising to cure our « inordinate fear of Communism. » Our enemies pushed back at what they perceived to be U.S. weakness, and Mr. Carter and his NSC adviser Zbigniew Brzezinski never recovered. We’ll soon learn if Mr. Obama is made of sterner stuff.

On North Korea, for example, the President has vowed that « words matter » and that renegade missile and A-bomb tests must have « consequences. » The U.S. has rallied the U.N. to pass sanctions against Pyongyang, albeit no tougher than those the U.N. issued in 2006. Those sanctions include a Security Council « call » to intercept North Korean attempts to sell or spread weapons and delivery systems of mass destruction. The issue is whether those sanctions will be enforced.

As it happens, a U.S. Navy destroyer is currently tailing a North Korean ship suspected of carrying illicit weapons toward Burma via Singapore. The cargo ship Kang Nam left a North Korea port last Wednesday, and a South Korean intelligence report said it is believed to carry missiles and other parts. This would violate U.N. sanctions, and the U.S. has every legal right to board the ship. Alternatively, the USS John S. McCain (named for the Senator’s father and grandfather) could steer the Kang Nam to Singapore and inspect her there.

Either action carries risks because North Korea has said it will consider such an inspection to be an act of war. No one knows how the North would respond, though its leaders must know that any attack on South Korea would guarantee the end of their rule. It’s also possible the entire North Korean crew could defect if promised asylum.

The risks of doing nothing are even more serious because it would show the North — and the world — that the U.N. sanctions once again mean nothing. The threat of a North Korean attack on the South is small, but the danger of nuclear proliferation to the U.S. and its allies is clear and present. We know Pyongyang has proliferated to Iran and Syria in the recent past. Senator John McCain said yesterday the U.S. should board the Kang Nam, a sign that Mr. Obama could count on domestic political support. Will the President let Kim Jong Il make a mockery of U.N. condemnations?

Regarding Iran, Mr. Obama will also have to rethink his hopes for a grand nuclear bargain with Supreme Leader Ayatollah Ali Khamenei. This diplomatic desire explains the President’s cautious refusal last week to take sides in the post-election standoff — or, as a Washington Post headline put it, quoting Administration sources, « Obama Seeks Way to Acknowledge Protesters Without Alienating Ayatollah. » It’s impossible to imagine the Reagan Administration whispering something similar about Soviet dissidents and the Politburo.

The Supreme Leader gave his reply by endorsing the election results, arresting opponents and unleashing security forces to beat the demonstrators. Like the Shah in 1979, the government is now firing on its own people chanting « death to the dictator. » Even if the mullahs succeed in stopping the immediate unrest, their legitimacy will never be the same. As Iranian journalist and Journal contributor Amir Taheri notes, the « republic » half of the Islamic Republic of Iran has been exposed as a fraud.

Mr. Obama finally stiffened his rhetoric on Saturday, calling « on the Iranian government to stop all violent and unjust actions against its own people. The universal rights to assembly and free speech must be respected, and the United States stands with all who seek to exercise those rights. » This is an improvement, though he said this only after both houses of Congress condemned Iran’s crackdown on Friday.

Going forward, Mr. Obama will have to consider that any negotiations with the current government will lend it legitimacy at the expense of the Iranian people. That would be precisely the kind of « meddling » in Iran’s politics that Mr. Obama says he wants to avoid. Opposition leader Mir Hussein Mousavi might not take any less a hard line on Iran’s nuclear program than the current government, but he does now represent the aspirations of millions of Iranians. And there is even less chance that Mahmoud Ahmadinejad and Ayatollah Khamenei will bend on nukes now that nationalism and thuggish power are their main claims to legitimacy.

Focused as he is on domestic matters, Mr. Obama no doubt wishes he could return to his campaign illusions about the powers of diplomacy. But the world’s rogues have other priorities, and stopping them will take more than an extended handshake.

Voir enfin:

Iran’s Clarifying Election
No longer can anyone pretend theocracy and democracy are compatible.
Amir Taheri
The Wall Street Journal
June 16, 2009

Having won re-election amid allegations of fraud, Iranian President Mahmoud Ahmadinejad yesterday tried to show that he also controlled the streets where the Khomeinist regime first seized power in the 1979 revolution.

The show was less than impressive. Despite efforts by the Ansar Hezbollah (Militants of the Party of God) and security services to manufacture a large crowd, the massive Maydan Vali-Asr (Hidden Imam Square) was unfilled. The official news agency put the number at « several hundred thousands » while eyewitnesses reported tens of thousands.

Even then, scuffles broke out on the fringes of the crowd as groups of dissidents tried to force their way in with cries of « Marg bar diktator! » (death to the dictator). That slogan may be on its way to replacing the normal greeting of salaam (peace) in parts of urban Iran.

No one knows exactly how much electoral fraud took place. The entire process was tightly controlled by the Ministry of Interior under Sadeq Mahsouli, a general of the Islamic Revolutionary Guards and a senior aide to Mr. Ahmadinejad. There was no independent election commission, no secret balloting, no observers to supervise the counting of the votes, and no mechanism for verification. It is impossible to know how many people voted and for whom.

Mr. Ahmadinejad was credited with more votes than anyone in Iran’s history. If the results are to be believed, he won in all 30 provinces, and among all social and age categories. His three rivals, all dignitaries of the regime, were humiliated by losing even in their own hometowns. This was an unprecedented result even for the Islamic Republic, where elections have always been carefully scripted charades.

Many in Tehran, including leading clerics, see the exercise as a putsch by the military-security organs that back Mr. Ahmadinejad. Several events make these allegations appear credible. The state-owned Fars News Agency declared Mr. Ahmadinejad to have won with a two-thirds majority even before the first official results had been tabulated by the Interior Ministry. Mr. Ahmadinejad’s main rival, former Prime Minister Mir Hossein Mousavi, retaliated by declaring himself the winner. That triggered a number of street demonstrations, followed with statements by prominent political and religious figures endorsing Mr. Mousavi’s claim.

Then something unprecedented happened. Supreme Leader Ayatollah Ali Khamenei, who has the last word on all issues of national life, published a long statement hailing Mr. Ahmadinejad’s « historic victory » as « a great celebration. » This was the first time since 1989, when he became supreme leader, that Mr. Khamenei commented on the results of a presidential election without waiting for the publication of official results. Some analysts in Tehran tell me that the military-security elite, now controlling the machinery of the Iranian state, persuaded Mr. Khamenei to make the unprecedented move.

A detailed study of Mr. Khamenei’s text reveals a number of anomalies. It is longer than his usual statements and full of expressions that he has never used before. The praise he showers on Mr. Ahmadinejad is simply too much. The question arises: Did someone use the supreme leader as a rubber stamp for a text written by Mr. Ahmadinejad himself? With Mr. Khamenei’s intervention, Mr. Ahmadinejad’s three defeated rivals are unlikely to contest the results of the election beyond lodging formal protests to the Council of the Guardians, a 12-mullah body that has the legal duty of endorsing the final results.

Buoyed by his victory, Mr. Ahmadinejad has already served notice that he intends to pursue his radical policies with even greater vigor. At yesterday’s rally, he promised to pass a law enabling him to bring « the godfathers of corruption » to justice. His entourage insists that former Presidents Hashemi Rafsanjani and Mohammed Khatami, and former parliament Speaker Nateq Nouri, all midranking mullahs, may be among the first to fall in a massive purge of the ruling elite.

It is too early to guess whether these dignitaries would march to the metaphorical gallows without a fight. Even if they fight, they are unlikely to win. Nevertheless, Messrs. Rafsanjani, Khatami and other targeted mullahs could influence others who wish to prevent a complete seizure of power by Mr. Ahmadinejad’s military-security clique, which is determined to replace the Shiite clergy as the nation’s ruling elite. Nor is it at all certain that Supreme Leader Khamenei would stand by and watch his power eroded by a rising elite of radicals.

Mr. Ahmadinejad also plans to seize the assets of hundreds of mullahs and their business associates for redistribution among the poor. In his speech at his victory rally yesterday he promised to « dismantle the network of corruption, » and vowed never to negotiate about Iran’s nuclear program with any foreign power: « That file is shut, forever, » he said.

Mr. Ahmadinejad’s victory has several immediate consequences. First, it should kill the illusion that the Khomeinist regime is capable of internal evolution towards moderation. Mr. Ahmadinejad sees Iran as a vehicle for a messianic global revolution.

Second, the election eliminates the elements within the regime — men such as Mr. Mousavi and Mahdi Karrubi (another of the three unsuccessful candidates who ran against Mr. Ahmadinejad) — who have pursued the idea of keeping the theocracy intact while giving it a veneer of democratic practice. According to a statement published yesterday by Mostafa Tajzadeh, a former deputy interior minister who was among 132 anti-Ahmadinejad activists arrested over the weekend, the regime’s « loyal opposition » would now have to reconsider its loyalty. With Iranian Gorbachev wannabes like Messrs. Khatami and Mousavi discredited, advocates of regime change such as former Interior Minister Abdullah Nouri and former Tehran University Chancellor Muhammad Sheybani look set to attract a good segment of the opposition within the establishment.

Mr. Ahmadinejad’s victory has the merit of clarifying the situation within the Islamic Republic. The choice is now between a repressive regime based on a bizarre and obscurantist ideology and the prospect of real change and democratization. There is no halfway house.

The same clarity may apply to Tehran’s foreign policy. Believing that he has already defeated the United States, Mr. Ahmadinejad will be in no mood for compromise. Moments after his victory he described the U.S. as a « crippled creature » and invited President Obama to a debate at the United Nations General Assembly, ostensibly to examine « the injustice done by world arrogance to Muslim nations. »

Iran’s neighbors are unlikely to welcome Mr. Ahmadinejad’s re-election. He has reactivated pro-Iranian groups in a number of Arab countries, notably Saudi Arabia, Kuwait and Bahrain. He is determined to expand Tehran’s influence in Afghanistan and Iraq, especially as the U.S. retreats. He has also made it clear that he intends to help the Lebanese Hezbollah strengthen its position as a state within the state and a vanguard in the struggle against Israel.

Even Latin America is likely to receive Mr. Ahmadinejad’s attention. The first foreign leader to phone to congratulate the re-elected Iranian leader was Venezuela’s President Hugo Chávez, whose « brotherly message » received headline treatment from the state-controlled media in Tehran. Later this year, Mr. Ahmadinejad plans to attend the summit of the nonaligned movements in Cairo to claim its leadership, according to Iran’s official news agency, with a message of « unity against the American Great Satan » and its allies in the region.

Buoyed by his dubious victory, Mr. Ahmadinejad appears itching for a fight on two fronts. He thinks he can have his way at home and abroad. As usual in history, hubris may turn out to be his undoing.

Mr. Taheri’s new book, « The Persian Night: Iran Under the Khomeinist Revolution, » is published by Encounter Books.


Iran: Quand on a vu ces trois millions de personnes dans les rues, on a été surpris (How many people would like to be held up by our group?)

25 juin, 2009
Corrupted hands (iranian Take the money and run, 2001)Okay, on va voter. Combien de personnes ici voudraient être braquées par ce groupe? Et maintenant combien de personnes voudraient être braquées par notre groupe? Virgil Starkwell (« Prends l’oseille et tais-toi », Woody Allen, 1969)
Quand on a vu ces trois millions de personnes dans les rues, on a été surpris. Bernard Hourcade
La Stampa a d’ailleurs révélé que les services secrets italiens avaient détecté depuis 48 heures des transferts massifs de capitaux des fondations iraniennes liées aux différents dirigeants du régime en particulier Rafsandjani. L’article cite également Moussavi et son frère aîné, Khamenei. Selon La Stampa, les sommes expédiées sont limitées à 10 millions de dollars pour ne pas attirer l’attention des inspecteurs chargés de surveiller l’activité bancaire iranienne et transitent via des petites banques privées turques, malaisiennes, indonésiennes, pakistanaise et émiraties vers leurs destinations finales. Iran-Resist
Les manifestations sans précédent qu’ont connu dimanche dernier les rues des grandes villes françaises seraient-elles en train de faire plier les mollahs?Expulsions de journalistes et diplomates étrangers, transferts aussi précipités que massifs de dizaines de millions de dollars, pays occidentaux demandant à leurs ressortissants de quitter le pays, refus d’obéir de forces de sécurité …

Alors que, malgré la répression sanglante toujours en cours, nos médias et les pompom girls du régime ont commencé à claironner l’essouflement et la mise au pas tant attendues de la rue iranienne …

Pendant que, démontrant l’efficacité que pourrait avoir une véritable politique d’assistance aux peuples en danger, l’une de nos démocraties (non, rassurez-vous: ce n’est pas le Pleurnicheur en chef!) se décide enfin à joindre l’acte à la parole …

C’est-à-dire, après les niveaux médiatique et diplomatique, là où ça fait vraiment mal, au portefeuille du Guide lui-même qui, au moment où il pourrait en avoir vraiment besoin, voit les milliards d’économie de ses vieux jours gelés …

Retour, toujours avec nos amis du site Iran-Resist, sur cette folle semaine …

Où, comme dans le premier et génial film de Woody Allen qui fête ses 40 ans cette année …

Nos décidément malheureux mollahs cinéphiles ont faire voter les clients de la banque pour savoir par qui ils voulaient être braqués et… c’est l’autre bande qui a gagné!

Iran: Les mollahs plient bagages!
Iran-Resist
25.06.2009

Il y a 13 jours le régime des mollahs a annoncé la victoire d’Ahmadinejad suivie d’une saine contestation des résultats pour inciter un soutien international en faveur de Moussavi afin de procurer à ce dernier une reconnaissance qui lui permettrait de refuser la main tendue par Obama. Ce plan ambitieux a échoué car le peuple a profité de la brèche pour descendre massivement dans la rue pour scander des slogans hostiles au régime. Désormais, le régime cherche un moyen pour se tirer d’affaire à moindres frais.

Quand le patron occulte du régime, Rafsandjani, qui est à l’origine du projet d’apaisement via la création des réformateurs et des dissidents, a mis sur le pavé les figurants pro-Moussavi, il n’imaginait jamais les conséquences de ce choix. La brèche ouverte a sorti le régime de ses mises en scène pour le plonger dans un domaine qu’il maîtrise mal comme tout régime fasciste : le monde réel. Jusque-là, Téhéran avait l’habitude d’agiter par intermittence des soi-disant dissidents qui simulaient des querelles pour donner l’illusion d’une démocratie pluraliste mais se taisaient rapidement avant que cela ne dégénère.

La descente massive du peuple dans les rues a surpris les mollahs. Le mot a été lâché par erreur par Bernard Hourcade sur le plateau de C dans l’Air : quand on a vu ces trois millions de personnes dans les rues, on a été surpris. On veut bien le croire. On sait qu’à la fin de la journée, le régime a ouvert le feu et tué 23 manifestants. Cette réaction résultait de plusieurs constatations : non seulement la foule n’arborait pas la couleur verte de Moussavi, ne scandait pas des slogans en sa faveur, mais elle avait aussi appelé à une grève générale et illimitée contre le régime. Pire encore, comme en témoigne cette vidéo, un homme qui se veut un Seyed (lien transmissible de descendance avec le prophète) propose au mollah Abtahi, proche collaborateur de Khatami, d’avoir certaines relations sexuelles avec sa mère « pour l’honneur du titre de Seyed ». Personne n’a défendu le mollah qui semble très apeuré ! Depuis cet incident, la foule descend toujours plus nombreuse et l’on ne voit plus aucun mollah dans les manifestations. Les barbus aussi se font rares.

Cette descente massive du peuple dans la rue a eu lieu au troisième jour de la fausse contestation imaginée par Téhéran pour mettre en selle Moussavi avec une reconnaissance internationale. Cette manifestation inattendue, surprenante selon le gaffeur Hourcade, a en fait mis les mollahs dans un double pétrin : ils devaient continuer leur mise en scène pour obtenir la reconnaissance américaine pour Moussavi sans se laisser déborder encore plus par la rue désormais incontrôlable.

La première mesure défensive du régime n’a pas été un déploiement de ses troupes de la milice anti-émeute, mais l’interdiction aux journalistes étrangers de couvrir ces manifestations non programmées par ses soins. D’emblée, Téhéran a situé le front sur le plan médiatique car c’est là que se passait sa bataille, celle qui devait montrer Moussavi comme une victime pour susciter un soutien en sa faveur.

Cette bataille, Téhéran l’a perdue quand une chaîne insoupçonnable s’est spontanément créée entre les démunis qui descendaient dans la rue et ceux plus aisés qui filmaient les scènes pour les transmettre au monde libre via leur connexion Internet (trop coûteuse pour les moins aisés). Le monde a ainsi découvert une insurrection en direct, une contre-révolution. Incapable de retenir ce flot d’images, Téhéran a cherché à dévoyer le contenu en affirmant via ses troupes de lobbyistes étrangers que les gens continuaient à descendre dans la rue uniquement pour contester les résultats et pour soutenir Moussavi !

Pour donner une certaine crédibilité à cette affirmation, Moussavi a été prié de faire des apparitions remarquées dans ces manifestations incontrôlées. La tâche était difficile car la foule ne répondait pas aux propositions de rassemblement lancées par Moussavi, ce dernier a eu du mal à suivre. Lors de sa dernière apparition, la foule s’est mise à chanter un hymne nationaliste de l’époque du Shah interdit par Khomeiny ! Il est apparu que l’entreprise était risquée car le candidat du régime pouvait à tout instant être hué par la foule devant les objectifs miniaturisés des téléphones portables anonymes qui pallient à l’absence de la presse étrangère sur le terrain. Dès lors, le régime est entré dans une phase de cache-cache avec la foule : d’une part, il attend les appels aux rassemblements et les fait reformuler par les siens, Moussavi Montazéri, Khatami ou encore Karroubi en informant la presse internationale et en lui demandant de relayer l’info, mais il n’envoie jamais aux rendez-vous le mollah inviteur. Nous assistons ainsi depuis 10 jours à des invitations surmédiatisées et des démentis plutôt discrets uniquement destinés aux médias persanophones.

Cette méthode est efficace, puisque que de nombreux médias étrangers continuent à citer le nom de Moussavi, mais cela n’est pas une réussite pour le régime car Moussavi est désormais et sans le vouloir qualifié du candidat de la rue contre le régime. Les mollahs doivent désormais trouver une porte de sortie afin qu’ils ne se retrouvent pas avec un soutien mondial au peuple iranien, qui leur imposerait la tenue d’une nouvelle élection sous l’égide d’observateurs étrangers, un processus qui se transformera en un referendum signant leur destitution !

C’est pourquoi nous assistons à un changement de programme: Moussavi ne demande plus de nouvelles élections, mais la « création d’une commission de vérité » pour un simple arbitrage du Conseil de Discernement géré par Rafsandjani, le concepteur de ce projet raté. Le régime s’en remet au concepteur de ce projet. Ses choix sont limités : si le Conseil de Discernement décidait de donner raison à Moussavi, il donnerait raison à la rue et devrait donc envisager des élections libres c’est-à-dire un referendum ; s’il ne le faisait pas, il irait à la confrontation avec le peuple et le régime exploserait, les Pasdaran refusant de tirer. En évoquant un recours à ce Conseil, le régime pris à son propre piège cherche en fait à retarder les échéances sans doute pour couvrir la fuite des dirigeants.

La Stampa a d’ailleurs révélé que les services secrets italiens avaient détecté depuis 48 heures des transferts massifs de capitaux les fondations iraniennes liées aux différents dirigeants du régime en particulier Rafsandjani. L’article cite également Moussavi et son frère aîné, Khamenei. Selon La Stampa, les sommes expédiées sont limitées à 10 millions de dollars pour ne pas attirer l’attention des inspecteurs chargés de surveiller l’activité bancaire iranienne et transitent via des petites banques privées Turques, Malaisiennes, Indonésiennes, Pakistanaise et Emiraties vers leurs destinations finales. Les mollahs plient bagages. En attendant d’avoir fini de déplacer leurs capitaux, ils font patienter leurs interlocuteurs avec la création d’une commission de vérité et des tergiversations sur l’opportunité de demander ou pas un arbitrage du Conseil de Discernement. Cette fuite qui laisserait les Bassidjis seuls face à la colère populaire pourrait tourner au désavantage des fuyards. Leurs sympathiques gardes du corps pourraient les retenir à Téhéran. Chacun l’espère.

On peut parler d’Annus Horribilis pour Rafsandjani : il avait sélectionné Larijani pour succéder à Ahmadinejad, mais le rouquin a cherché à le virer via la prise de contrôle du ministère de l’intérieur par son plus proche collaborateur Ali Kordan. Il a alors déchu Kordan et écarté Larijani et opté pour le maintien d’Ahmadinejad, avant d’imaginer à la hâte ce plan B autour de Moussavi qui s’avère être son dernier choix politique, ses choix étant désormais d’ordre de survie et ce n’est qu’un début.

La chute n’est désormais qu’une question de temps. Ceci explique peut-être la nervosité des bassidjis et la répression très sanglante du dernier rassemblement à Téhéran qualifiée de massacre par plusieurs témoins. Les images font état d’une ville en guerre, l’Allemagne a demandé à ses ressortissants de quitter le pays.

un témoin : les bassidjis nous ont massacrés…

Conscient que les mollahs pourraient l’entraîner dans leur chute, Bachar El Assad vient de revoir sa position sur la main tendue par Obama. Nous verrons aussi des changements chez les protégés des mollahs : le Hamas et le Hezbollah. La chute des mollahs changera la face du Moyen-Orient et du monde.

Voir aussi:

Iran: Le Guide, dévasté par la « politique perverse » de Londres
Iran-Resist
25.06.2009

Il y a quelques jours, le ton est monté entre Téhéran et Londres. La version officielle parle d’une querelle autour de l’expulsion de Jon Leyne le correspondant de la BBC à Téhéran, mais la vérité est différente car les relations ne cessent de se détériorer.

Le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki a déclaré que Téhéran souhaitait réduire le niveau de ses relations avec la Grande-Bretagne. Les deux pays ont d’ailleurs expulsé chacun des diplomates de l’autre pays, Téhéran accusant la Grande-Bretagne d’interférer dans ses affaires internes.

En fait, Londres s’est immiscé non pas dans les affaires internes du régime mais dans celles de son Guide Suprême quand il a fait geler ses avoirs placés en Angleterre sur le compte de son fils Agha Mojtaba : 1 milliard 600 millions de dollars qui sont désormais officiellement bloqués pour être restitués au peuple iranien après la libération du pays. Un petit cadeau pour faire oublier la collaboration britannique avec les mollahs qui fut l’un des principaux obstacles à un changement de régime.

Dans cette opération, le Guide a perdu une bonne partie de ses économies pour ses vieux jours, juste au moment où il pourrait en avoir besoin pour s’acheter un exil tranquille. On comprend donc son dépit. Il lui reste néanmoins près de 8 milliards de $ disséminés dans plusieurs autres comptes avec des noms d’emprunts. Parmi ceux-là on peut citer 800 millions de dollars déposés sur un compte allemand au nom de Mojtaba Tehrani.

Le vent tourne. D’autres mollahs tremblent déjà à l’idée de perdre leurs avoirs d’où cette colère collective qui est celle du régime et non d’un seul homme.

Voir enfin:

Iran: Hier à Téhéran, on a crié Mort à la République Islamique
Iran-Resist
24.06.2009

Les Iraniens ne se démobilisent pas : le régime est donc passé à des méthodes de désinformation indignes : il a mis en place plusieurs adresses email de délation et évoque déjà des centaines de courriels de délation afin de semer le doute dans l’esprit de solidarité qui a régné cette semaine en Iran, faisant toujours reculer la milice armée face à des foules désarmées.

Puisqu’il a été incapable de mater l’insurrection qui se veut clairement une contre-révolution islamique, le régime a commencé à prétendre le contraire pour démoraliser les troupes. Non seulement, il a annoncé la création d’adresses virtuelles pour la délation et des centaines de cas en quelques heures, mais il a aussi mis on-line une vidéo soi-disant amateur qui montre des miliciens armés et casquées en train d’arrêter deux suspects à l’intérieur de leur propre cour d’immeuble avec beaucoup de facilité et sans trop de violence.

Cette vidéo est un peu ridicule car on voit le panier à salade de nos CRS locaux qui est également garé dans l’espace privé de l’immeuble ! C’est illogique. C’est ce qui arrive quand on fait les choses à la hâte. Les deux personnes qui sont censées filmer la scène chuchotent pour expliquer cette scène bizarre ! Mais alors que les miliciens se parlent, nos deux super cinéastes n’ont pas eu idée de noter les noms ou encore le numéro de la plaque d’immatriculation du véhicule de la milice qu’ils filment en parlant de leur tristesse que les miliciens pénètrent ainsi dans les logements, insinuant que les opposants ne sont nulle part à l’abri.

Il y a quelques jours nous avons diffusé une vidéo essentiellement sonore où une fille très sensible parle de sa tristesse devant l’absence de réaction des pays étrangers face à ce qui se passe en Iran. Dans cette vidéo, les cris d’Allah Akbar qui narguent le régime sont assez flous car lointains. Le régime a fait sa propre version de cette vidéo, mais dans celle-ci le propos n’est pas de se plaindre mais faire peur : ici pas de commentaires sur le régime mais une voix très lointaine, mais extrêmement cristalline laisse insinuer une descente de la milice chez une fille. L’info est passée sur une chaîne américaine où chacun a été remué par ces méthodes policières, mais on a négligé le fait qu’il s’agissait d’un document pour insinuer que personne n’était nulle part à l’abri de la sagacité de la milice.

Une descente aux domiciles des gens expose toute la famille à des punitions que l’on imagine. Téhéran cherche à terroriser les plus jeunes en prétendant qu’il va s’en prendre à leurs aînés. Le régime ne s’attaque pas uniquement aux manifestants, il cherche aussi à intimider ceux qui restent à l’arrière. Cette opération d’intimidation est une seconde vague : la semaine dernière le régime faisait casser des façades et des voitures par ses agents pour incriminer les manifestants, afin de casser la chaîne de solidarité citoyenne qui a fait le succès des opposants la semaine dernière. La triche avait été révélée par des personnes qui ont par hasard photographié et filmé les miliciens dans leurs basses œuvres.

Démasqué, le régime a abandonné la casse des biens publics ou privés pour s’orienter vers une méthode plus pernicieuse qui cherche à semer le doute et rompre les relations de confiance entre les manifestants. Parallèlement à la diffusion de ces rumeurs de délation et d’arrestations annoncées ou filmées, le régime a aussi commencé à envoyer via Youtube des vidéos montrant des villes apaisées pour évoquer la fin du mouvement. On lit aussi ça et là des confidences d’ex-manifestants qui évoquent leur déception de la fin de ce mouvement qui fut si beau.

Ces rumeurs ne trompent que ceux qui veulent y croire car hier au moment où certaines confidences lues ou entendues ça et là évoquaient un Téhéran étouffé, avait lieu sur la Place Haft é Tir une grosse manifestation de 60,000 personnes qui a donné lieu à 200 arrestations. Au moins, 6 personnes ont été tuées et il y a également eu deux blessés graves dont nous avons publié les images hier.

Aujourd’hui aussi les soi-disant ex-manifestants ont été de corvée de rumeurs, mais la foule s’est encore réunie à Téhéran cette fois sur la Place Bahârestân devant l’entrée du Parlement historique de l’Iran et notre source sur place a fait état d’une nouvelle journée sanglante, mais sans donner de détails.

Aujourd’hui, on a aussi eu la bonne surprise d’entendre pour la première fois à Téhéran le slogan « MARG BAR JOMHURI ESLAMI » (mort à la république islamique) à proximité de la Place de la Révolution !

Le mouvement ne se démobilise donc pas. Parallèlement à cette présence désormais quotidienne sur le pavé, la grève générale et illimitée a débuté partiellement. Au Kurdistan, nos compatriotes ont débrayé à plus de 60% dans les ateliers et les commerces. Mais dans plusieurs villes dont Saghez qui est la seconde ville de cette région plus de 90% des commerçants ont baissé leurs rideaux métalliques.

On signale aussi une grève partielle de l’industrie pétrolière ainsi qu’une nouvelle brèche dans le corps des Pasdaran, 17 des chefs historiques et très croyants de cette milice ont fait part de leur désapprobation du limogeage (et de la « disparition ») d’Ali Fazli, le haut commandant des Pasdaran à Téhéran qui a refusé d’ouvrir le feu sur le peuple de Téhéran. Ces chefs historiques des Pasdaran que l’on ne peut dissocier de la révolution islamique ont publiquement fait savoir que la répression de la foule était « en contradiction avec l’esprit de la révolution islamique de 1979 ».

Il y a donc d’une part les images de la mobilisation et de l’autre des nouvelles très réjouissantes pour l’opposition et entre les deux, un régime aux abois réduit à se défendre par des rumeurs et des menaces comme s’il manquait de troupes prêtes à le défendre.


Iran: Les pompom girls ont encore frappé (New acrobatic maneuvers have turned cheerleaders into daredevils)

24 juin, 2009
Complete cherrleadingEtre pompom girl n’est plus ce que c’était. Ce n’est plus sois belle et tais-toi sur la ligne de touche. Erin Brooks
Bien sûr, le voile est un instrument de pression mais en même temps pour certaines femmes, pour certaines catégorie d’Iraniennes, le voile a été en même temps un outil de liberté. Sara Yelda (écrivaine iranienne vivant en France)
Déjà, il faut prévenir le téléspectateur que si on veut perdurer dans le métier d’iranologue, on évite de faire des prévisions. (…) Je voulais simplement rappeler pour les téléspectateurs qu’il y a quelque chose de très fort dans la mémoire collective iranienne, c’est le coup d’Etat de 1953 où on le sait maintenant la CIA et l’Intelligence service ont fait sortir du jeu politique Mossadegh et l’ont remplacé par le Shah. Thierry Coleville
Les pompom girls du régime ont encore frappé!

Exemplaire illustration, hier soir sur France 5, de la manière dont les lobbyistes du régime, français comme iraniens, contribuent sur nos plateaux au black-out médiatique sur la répression sanglante de sa propre population par la prétendue “République” des mollahs …

Hourcade et Coville du côté français, Adlekhah et Sara Yalda (enregistrée) du côté iranien, sans compter le naïf de service avec un journaliste encore tout ébloui venant de faire son plein de poids des mots-choc des photos en couvrant pour Radio Quai d’Orsay une véritable « campagne à l’américaine » …

Il faut dire, même s’il lui manquait son fidèle dhimmi de service Antoine Sfeir, qu’Yves Calvi leur avait, comme à son habitude, largement facilité la tâche avec un plateau parfaitement bétonné.

A côté de ça, on imagine aisément l’impact qu’ont pu avoir les quelques (90) secondes enregistrées du journaliste d’Iran-Resist tentant de rappeler, le goujat, les si prosaïques réalités d’un régime qui institutionalise les mariages forcés de petits filles de 9 ans (des « héritages anthropologiques » d’un autre âge, on vous dit !).

Alors que nos thuriféraires stipendés (la fine fleur en fait du CNRS et des IRIS et autres CERI que le monde nous envie) n’en avaient que pour l’incroyable modernisation (la meilleure couverture médicale comme à Cuba, ça, on a pas eu le tmps de le dire, mais bon on peut pas tout dire!) d’une société qui a réussi, gràce au tchador et en à peine 30 ans, à envoyer 60% de ses jeunes filles à l’université (certes pour rester à la maison après, mais bon, on peut pas tout avoir!).

Avec processus électoral à l’américaine (femmes des candidats sur les podiums, on vous dit!) et taux de participation idoine (bon, 85%, ça fait plus soviétique et les candidats avaient dûment été pré-sélectionnés par le régime, mais on va pas chipoter!).

Obama y a été dûment et sobrement qualifié de « génial » (Hourcade) et on a même appris que ses méchants prédécesseurs (il était même pas né !) avaient déposé manu militari un premier ministre démocratiquement élu pour le remplacer par le shah honni (oui, on sait, ledit premier ministre avait été nommé par ledit shah qui pouvait donc le remercier, mais entre personnes de bonne compagnie, on se comprend!).

Bref, conclusion écrite d’avance dans la composition du plateau malgré le titre faussement accrocheur de l’émission (notre ami et confrère d’Iran-Resist est peut-être un peu charitable avec notre Yves Calvi national), la République islamique est tout simplement en train, puisqu’on vous le dit, de faire la preuve de sa remarquable modernisation …

Iran: C dans l’air, 2 heures de résistance!
Iran-Resist
24.06.2009

L’Iran est au centre des débats. Le peuple est dans la rue, cela suscite des interrogations, de l’espoir. C’est ce à quoi pensait Yves Calvi en intitulant sa dernière émission : Iran, la révolution ? Malheureusement, on a peu parlé de cette révolution visible, car il y avait de la résistance dans l’air !

« Iran, la révolution ? » restera sans doute gravé dans la mémoire d’Yves Calvi. Pendant, une heure, il aura tout essayé pour engager le débat sur la république islamique, sa répression, ses lois, son idéologie, sans y parvenir car il n’avait pas en face de lui des experts mais des lobbyistes ! Ces questions n’étaient pas vues comme des interrogations curieuses mais des critiques qui suscitaient des réactions défensives.

En fait, pendant une heure, Fariba Adlekhah, Bernard Hourcade et Thierry Coville ont sans cesse défendu le régime des mollahs ! Adlekhah défendait le processus électoral et le taux de la participation, Coville défendait la modernisation de la société grâce à la révolution islamique et Hourcade s’était mué en porte-parole des institutions du régime. A chaque question sur ce qui se passe en Iran, les trois disaient n’en rien savoir et embrayaient chacun sur leur sujet : le processus électoral et le taux de la participation, la modernisation de la société grâce à la révolution islamique et le rôle des institutions.

Ce système de verrouillage de l’info a dérapé quand Yves Calvi a parlé de Neda, la jeune iranienne assassinée ce week-end, par les bassidjis, ces nervis du régime qu’Adlekhah et Hourcade avaient un peu plutôt qualifié de « sortes de scouts » !

Incroyable mais vrai : il n’y eut pas la moindre expression de tristesse et de compassion chez ces voyous médiatiques. Rien. Adelkhah a embrayé sur le processus électoral et le taux de la participation, Coville a glosé sur la modernité des moyens de communication et Hourcade, en gardien des institutions et défenseur de leur modernité, a nié les faits. Il ne savait rien de Neda et ça le gênait que l’on en parle.

Second choc, Yves Calvi a évoqué l’âge du mariage qui évoque la pédophilie dépénalisée et sans surprise, Adelkhah a embrayé sur le processus électoral et le taux de la participation, Coville a glosé sur la modernité de notre gardien des institutions et défenseur de leur modernité, Hourcade a encore nié les faits… poussant Calvi a parlé à juste titre de négationnisme ! Une réaction chez les invités ? rien !

Pour faire dévier le débat qui était en train de s’engager sur les mécontentements qui expliqueraient le soulèvement des Iraniens, Adelkhah a immédiatement embrayé sur le processus électoral et le taux de la participation et le camarade Coville a glosé sur la modernité de la condition féminine en Iran ! Grégory Philipps, le Journaliste français présent sur le plateau, que nous avions déjà remarqué pour ses couvertures faisant état d’une belle démocratie en Iran apporta sa caution morale aux trois autres qui étaient aussi toujours du même avis. A aucun moment, aucun n’a contredit les autres !

Les quatre ont ainsi reconstitué une mini république islamique sur le plateau où Calvi faisait de la résistance ! En agissant ainsi, Calvi a pourtant bousculé le processus propagandiste, fait bafouiller nos soi-disant experts. Belle leçon de journalisme ! Par sa pugnacité souriante, il a poussé les 4 lascars dans leurs derniers retranchements ! Agacés, bafouillant, occupés à se justifier, ils ont oublié l’essentiel : se dire solidaire du peuple iranien.


Iran: Manifestations sans précédent dans les rues des grandes villes françaises… (French massively take to the streets…)

23 juin, 2009
Fete de la Musique (June 21, 2009)Fête de la musique cru 2009: un très grand succès! Mairie de Paris
Devant la répression sanglante qui sévit à Téhéran et le black-out journalistique imposé par la « République » des mollahs, on s’attend à des manifestations de protestation sans précédent dans les rues des grandes villes françaises. À n’en pas douter, le PCF et les amis de Jean-Luc Mélenchon, le NPA de Besancenot, le MRAP de Mouloud Aounit, le parti des Musulmans de France de Mohamed Latrèche, fourbissent leurs slogans et peaufinent leurs calicots. On y dénoncera, à coup sûr, le massacre de sa propre population par le régime iranien, l’outrage commis contre les libertés essentielles auxquelles aspire légitimement le peuple perse. Peut-être ira-t-on jusqu’à utiliser les termes de « génocide » ou de « milices de la honte ». On prévoit une foule innombrable entre Bastille et République dès que le mot d’ordre de la mobilisation sera lancé comme cela avait été fait lors des événements de Gaza de décembre et janvier dernier. Jean-Paul de Belmont
Nous en appelons à chaque Français pour appeler ses élus afin de demander l’ouverture des portes des ambassades des consulats européens en Iran pour accueillir les blessés. Il est aussi nécessaire de nous aider à rédiger des manuels des premiers soins pour les blessés par armes blanches ou par balles et aussi de nous communiquer des techniques de protection contre les différents types de gaz lacrymogènes utilisés par les forces anti-émeutes. Il faut aussi diffuser nos liens pour faire circuler l’information et battre les lobbyistes du régime : Aidez Nous ! Aidez les Iraniens. Iran-Resist

Champagne à Paris, sang à Téhéran!

Le 21 juin 2009 restera à jamais gravé sur les tablettes de l’Histoire:

Alors que les patriotes iraniens se battaient à main nues (et quelques couvercles de poubelle) contre la pire répression, les Français descendaient massivement dans les rues… pour fêter la musique!

Pendant que nos médias eux (Malbrunot encore sur LCI hier: s’inquiétant des « pertes des milices dont personne ne parle » ou répétant 3 fois le mot « s’essoufle », pour qualifier le mouvement insurrectionnel en Iran, en 3 phrases !) n’ont de cesse d’enterrer le mouvement d’insurrection de tout un peuple …

Nos amis d’Iran-Resist rappellent que les choses ne font en fait que commencer pour un régime aux abois qui, devant le début de défection de certaines de ses forces de sécurité, multiplie les manœuvres dilatoires pour tenter de donner le change …

Iran: Vraies nouvelles fraîches du front

Iran-Reisit
23.06.2009

Si l’on en croit certains médias, journalistes ou politiciens français, il y aurait de petits affrontements en Iran, principalement à Téhéran et uniquement entre des partisans de deux clans rivaux. Etrangement, alors que tous les médias français évitent les mot révolution ou insurrection, ils parlent aussi d’une mobilisation massive des Pasdaran pour mater le mouvement. En fait, il faut oublier cette désinformation, voici des vraies nouvelles fraîches du front.

Le régime des mollahs a annoncé en début d’après-midi qu’il avait opté pour un bain de sang. Nous avons alors été submergés de courriels : ceux qui nous ont écrit le savent déjà : cette annonce avait pour but de cacher les premières fissures dans l’appareil de répression du régime.

En effet, hier nous avons appris que 48 heures plus tôt, samedi, à l’heure où 3 000 000 d’Iraniens avaient défié le mot d’ordre de Khamenei, c’est-à-dire celui du régime, pour descendre dans les rues, il y avait eu un large mouvement de désobéissance dans les forces de répression du régime, en particulier au sein des Pasdaran, milice qui comprend aussi les forces anti-émeutes de Bassidj.

Dans la journée de samedi, les miliciens Pasdaran de 2 casernes de Téhéran, celle de Farmânieh dans le nord-est de la Capitale et celle de Tôhid située près du quartier de Jamshidieh (qui est un gros foyer de contestation nocturne) avaient remis leurs armes et leurs uniformes à leurs commandants, annonçant ainsi leur refus de prendre part aux assauts. Parallèlement, on rapporte que les appelés de l’Armée qui étaient sélectionnés pour renforcer les troupes de Bassidj avaient collectivement déserté en s’enfuyant vers la province.

C’est donc une milice affaiblie qui était descendue en rangs dispersés dans les rues de Téhéran ce samedi face à la foule. Le régime avait pourtant annoncé le contraire faisant état d’un dispositif lourd et des renforts nationaux. Rétrospectivement, on peut affirmer que le régime a essayé de faire peur afin de dissuader les Iraniens de sortir dans les rues pour contester sa légitimité.

Un peu plus tard ce même samedi, le Général-milicien Ali Fazli, ex-n°2 du commandement général des Pasdaran et actuel commandant des Pasdaran, de l’armée et de Bassidj de la région de Téhéran avait refusé de faire intervenir ses troupes présentes dans les rues contre les manifestants. S’il avait suivi les ordres qu’il avait reçus la veille, on n’aurait pas eu droit à 150 morts mais 20 fois plus.

C’est à l’heure où Ali Fazli, héros de la guerre Iran-Irak a été destitué ce lundi que le régime a fait état de sa détermination de résister quitte à faire un bain de sang (qu’il avait projeté pour samedi dernier). On est toujours dans le domaine des menaces. Cela pourrait cacher d’autres désistements au sein des Pasdaran. Ceci explique peut-être le changement de tactique des Pasdaran qui ont abandonné la poursuite des manifestants pour privilégier la création des concentrations de troupes qui cachent leur désorganisation interne, mais aussi implantent la terreur dans les quartiers résidentiels où naissaient les flots de manifestants.

Cela a empêché hier la formation des manifestations impressionnantes des jours précédents aux abords de la Place de la Révolution, mais il y a néanmoins une marche dont voici quelques images et encore et toujours des tirs et des blessés et 200 arrestations.

Les jeunes qui la veille avaient arraché des barrières pour obstruer les voies et ralentir les déplacements des troupes à leur poursuite pour les 10 manifestations simultanées prévues pour ce lundi n’ont pas eu l’occasion de tester leur inventivité. Dans son papier, Delphine Minoui se réjouit de cette désorganisation.

Cependant, il serait un peu prématuré d’enterrer ce mouvement qui n’a rien à voir avec Moussavi. Très réactif, le mouvement a aussi décidé de changer de tactique et il a appelé à une grève générale qui officialise l’arrêt du travail depuis une semaine pour cause de rassemblements quotidiens.

Les conducteurs de cars et d’autobus ont entièrement cessé leur activité (ci-dessous le dépôt de Bus de Téhéran), et l’on attend l’adhésion des ouvriers de pétrole, une adhésion qui va priver le régime de son approvisionnement en essence. On entre ainsi dans une nouvelle phase de la contestation : cette grève entraînera des embouteillages qui nécessiteront la dispersion des troupes ce qui permettra aux manifestants de retrouver leur supériorité de la semaine dernière.

Cela peut prendre quelques jours, mais nous reverrons ces manifestations majestueuses. La fissure dans le corps des Pasdaran étant l’élément décisif pour le moral des deux camps, avant qu’elle ne se généralise provoquant des fraternisations fatales au régime, ce dernier a décidé d’activer toutes ses initiatives pour désamorcer le mouvement.

Première initiative : l’inscruste

Le régime a mis en avant Moussavi qui a évoqué son intention d’appeler à la grève générale ! Comme disait Cocteau : « Devant ces faits qui nous dépassent, feignons d’en être les organisateurs… » On ne sait pas ce qui l’empêche d’interpeller les acteurs décisifs de la vie économique iranienne comme : le bazar, les ouvriers du pétrole, ou encore ceux des centrales électriques qui peuvent paralyser les troupes fidèles au régime. Ces appels ne viendront jamais, mais Moussavi se manifestera quand les ouvriers du pétrole annonceront leur adhésion.

Seconde initiative : mesures démagogiques

Le régime a fait arrêter les membres de la famille Rafsandjani connus pour leur corruption, mais le mouvement ayant continué de plus belle dimanche, le régime a donc lâché les rejetons Rafsandjani !

Troisième initiative : mesures dilatoires

Le régime, qui avait évoqué un recomptage partiel des voix, vient d’annoncer un recomptage total qui nécessiterait 10 jours ! Cela fait rire à Téhéran car les recomptages nécessitent moins d’une journée, en fait Téhéran cherche à arrêter le mouvement pour au moins 10 jours. Moussavi n’a évidemment pas protesté contre cette mesure. Dans le même esprit, Moussavi et Montazéri ont conjointement proposé 3 jours de deuil national pour les victimes. Les deux opérations sont censées donner des délais nécessaires aux Bassidjis pour arrêter les meneurs.

Quatrième initiative : mesures policières

Dans ce domaine aussi Moussavi donne un coup de main, puisque son site de campagne s’inquiète pour les blessés qui craignent des poursuites et évitent les hôpitaux. Il leur propose de lui communiquer leurs coordonnées pour qu’il les aide à se soigner. On se souvient qu’il y a une semaine, l’épouse de Moussavi Zahra Rahnavard avait été filmée en train de convaincre les étudiants de lui communiquer les coordonnées des meneurs de ce mouvement. Des appels à la délation ont aussi été lancés. Il y aura sans doute également des pressions sur les familles des prisonniers liés à cette révolte.

Prise en main de la grève, acceptation d’une procédure très longue de recomptage ou recherches des coordonnées confidentielles, Moussavi est présent dans l’ensemble des initiatives du régime pour calmer le jeu et faire tomber le mouvement. La chaîne d’info en exil s’est immédiatement mise en action pour prévenir nos compatriotes : « ne pas se laisser abuser par les appels à marquer une pause de trois jours pour deuil, ne pas communiquer ses coordonnées à des sites d’apparence amicale, et garder l’espoir que les ouvriers du pétrole arriveront très bientôt pour relancer le mouvement. »

Cinquième initiative : mesures publicitaires

Parallèlement à des initiatives nationales pour casser le mouvement, le régime a décidé de relancer sa désinformation au niveau international pour attribuer le mouvement à Moussavi. A cette fin, Téhéran a fait appel à ses lobbyistes à l’étranger pour focaliser le débat sur Moussavi. Un groupe de soi-disant intellectuels a été formé pour continuer la désinformation dans les médias occidentaux. Le groupe sur la France se compose de Marjane Satrapi, Chahla Chafiq (Moussaviste à mi-temps), Mohsen Makhmalbaf, Ahmad Salamatian et Karim Lahidji. Le groupe profite d’un soutien du PCF, du PS et des Verts.

Ne vous laissez pas abuser par ces personnages qui ont un double langage très étudié pour qualifier le régime des mollahs en un système presque démocratique en présentant Moussavi, le bassidji, et sa femme l’islamiste Zahra Rahnavard comme des modèles de vertus démocratiques. Ils étaient hier devant l’ambassade d’Iran et se réuniront le mercredi 24 juin 2009, à 20 heures à la « Bellevilloise (21 rue Boyer – 75020 PARIS) » pour abuser d’autres partisans de l’Iran libre. Allez-y pour leur mettre la pression pour qu’ils cessent leur lobbying dans les milieux de gauche et les milieux médiatiques.

Dénoncer ou neutraliser ces lobbyistes est utile, mais il faut surtout s’organiser pour aider les Iraniens au moment où les forces de répression montrent des signes de fissure. Si l’on se concentre pour aider ceux de l’intérieur qui se battent à Téhéran, mais aussi en province (ci-dessous à Shiraz hier soir), ce régime sera vaincu malgré ses moyens financiers et médiatiques.

Nous en appelons à chaque Français pour appeler ses élus afin de demander l’ouverture des portes des ambassades des consulats européens en Iran pour accueillir les blessés. Il est aussi nécessaire de nous aider à rédiger des manuels des premiers soins pour les blessés par armes blanches ou par balles et aussi de nous communiquer des techniques de protection contre les différents types de gaz lacrymogènes utilisés par les forces anti-émeutes. Il faut aussi diffuser nos liens pour faire circuler l’information et battre les lobbyistes du régime : Aidez Nous ! Aidez les Iraniens.

Voir aussi:

SOS : génocide* à Téhéran
Jean-Paul de Belmont
Primo Europe
21 juin 2009

Devant la répression sanglante qui sévit à Téhéran et le black-out journalistique imposé par la « République » des mollahs, on s’attend à des manifestations de protestation sans précédent dans les rues des grandes villes françaises.

À n’en pas douter, le PCF et les amis de Jean-Luc Mélenchon, le NPA de Besancenot, le MRAP de Mouloud Aounit, le parti des Musulmans de France de Mohamed Latrèche, fourbissent leurs slogans et peaufinent leurs calicots.

On y dénoncera, à coup sûr, le massacre de sa propre population par le régime iranien, l’outrage commis contre les libertés essentielles auxquelles aspire légitimement le peuple perse.

Peut-être ira-t-on jusqu’à utiliser les termes de « génocide » ou de « milices de la honte ». On prévoit une foule innombrable entre Bastille et République dès que le mot d’ordre de la mobilisation sera lancé comme cela avait été fait lors des événements de Gaza de décembre et janvier dernier.

Courons vite sur les sites Internet de ces organisations et voyons sur ce qui s’y prépare…

Site du NPA: Communiqué du NPA: « Non à la venue de Netanyahou en France. Dans un discours prononcé le 14 juin, le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a une nouvelle fois exprimé tout le mépris des responsables sionistes envers les revendications nationales du peuple palestinien ».

Sont peut-être pas au courant… Laissons leur encore un peu de temps…

Site du PCF : « L’espoir porté par le Front de gauche. Le score national obtenu par le Front de gauche est de 6,47% (6,17% en métropole) soit un résultat en progression de 0,6 points par rapport aux européennes de 2004 ».

Les communistes, la tête dans leur guidon électoral. Faut pas leur en vouloir: quand on est pauvre, on compte ses miettes…

Site du Parti des Musulmans de France : Ah ! Enfin ! On y parle de l’Iran : « Iran – Crise complexe, médias simpliste » (sic).

Ben, voyons… A Gaza, en janvier 2009, la crise était simplissime: y’avait des Juifs en face…

Site du MRAP : Derrière les codes-barres, le peuple palestinien est en prison. Boycottons les produits de l’oppression !

Le MRAP monomaniaque ? Ca fait bientôt neuf ans que l’organisation « anti-raciste » (défense de rire !) bégaye ses mêmes slogans binaires et veut nous priver d’oranges et d’avocats.

Pour ce qui est de la situation en Iran, grouillez-vous quand même, « progressistes » et « anti-racistes » de France: les mauvaises langues vont encore dire que vous ne vous intéressez aux malheurs de ce monde que quand des Juifs sont dans les parages.

Ce que les gens sont méchants quand même…

* Que nos lecteurs ne s’inquiètent pas: Primo n’est pas devenu fou. Il s’agit d’un pastiche inspiré par le prix Nobel de littérature portugais, José Saramago, qui avait posé, en 2002, l’équation: Ramallah = Auschwitz.


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