







Rien en fait de sagesse n’est plus détestable que d’excessives subtilités. Edgar Poe (attribuée à Senèque)
Il n’a jamais cru probable ou possible que le ministre eût déposé sa lettre juste sous le nez du monde entier, comme pour mieux empêcher un individu quelconque de l’apercevoir. (…) Le ministre, pour cacher sa lettre, avait eu recours à l’expédient le plus ingénieux du monde, le plus large, qui était de ne pas même essayer de la cacher. Edgar Poe (La lettre volée)
L’ensemble de l’opération pourrait avoir comme titre : La nouvelle lettre volée. La police croit tout voir, et elle est aveugle. Philippe Sollers
Vous avez une belle métaphore pour ça, l’écrit fameux d’Edgar Poe qui s’appelle La Lettre volée. C’est un magnifique petit récit où la police, chargée de retrouver une lettre très importante qui a été volée, fouille l’appartement, défonce les murs ou peu s’en faut, fouille sous les parquets, et ne trouve pas quelque chose qui se trouve sous ses yeux. C’est que le type a simplement retourné l’enveloppe, et l’écriture, et l’a mise bien en évidence. Bon, vous voyez tout de suite la puissance de cette fiction : c’est dire que ce qui est le plus proche, le plus évident, le plus visible, n’est pas vu, pas entendu. Le plus proche… Nous passons sans cesse à côté du plus proche sans le voir, sans l’entendre, sans le sentir. Voilà. Philippe Sollers
Nous avons mis en place, je pense, l’organisation d’une fraude électorale la plus vaste et la plus inclusive de l’histoire de la politique américaine. Joe Biden
Lorsqu’un Sanhédrin s’est déclaré unanime pour condamner, l’accusé sera acquitté. Le Talmud
Ce n’est pas en refusant de mentir que nous abolirons le mensonge : c’est en usant de tous les moyens pour supprimer les classes. (…) Tous les moyens sont bons lorsqu’ils sont efficaces. Aujourd´hui, c´est le meilleur moyen. (Un temps.) Comme tu tiens à ta pureté, mon petit gars ! Comme tu as peur de te salir les mains. Eh bien, reste pur ! A qui cela servira-t-il et pourquoi viens-tu parmi nous ? La pureté, c´est une idée de fakir et de moine. Vous autres, les intellectuels, les anarchistes bourgeois, vous en tirez prétexte pour ne rien faire. Ne rien faire, rester immobile, serrer les coudes contre le corps, porter des gants. Moi j´ai les mains sales. Jusqu´aux coudes. je les ai plongées dans la merde et dans le sang. Et puis après ? Est-ce que tu t´imagines qu´on peut gouverner innocemment? Jean-Paul Sartre (Les mains sales, 1948)
That’s our motto. We want freedom by any means necessary. We want justice by any means necessary. We want equality by any means necessary. Malcom Little alias X
The revolution will not be televised, the revolution will be live. Gil Scott-Heron
Vous semblez … considérer les juges comme les arbitres ultimes de toutes les questions constitutionnelles; doctrine très dangereuse en effet, et qui nous placerait sous le despotisme d’une oligarchie. Nos juges sont aussi honnêtes que les autres hommes, et pas plus. Ils ont, avec d’autres, les mêmes passions pour le parti, pour le pouvoir et le privilège de leur corps. Leur maxime est boni judicis est ampliare jurisdictionem [un bon juge élargit sa compétence], et leur pouvoir est d’autant plus dangereux qu’ils détiennent leur fonction à vie et qu’ils ne sont pas, comme les autres fonctionnaires, responsables devant un corps électoral. La Constitution n’a pas érigé un tribunal unique de ce genre, sachant que, quelles que soient les mains confiées, avec la corruption du temps et du parti, ses membres deviendraient des despotes. Il a plus judicieusement rendu tous les départements co-égaux et co-souverains en eux-mêmes. Thomas Jefferson (lettre à William Charles Jarvis, 28 septembre 1820)
Si le juge avait pu attaquer les lois d’une façon théorique et générale ; s’il avait pu prendre l’initiative et censurer le législateur, il fût entré avec éclat sur la scène politique ; devenu le champion ou l’adversaire d’un parti, il eût appelé toutes les passions qui divisent le pays à prendre part à la lutte. Mais quand le juge attaque une loi dans un débat obscur et sur une application particulière, il dérobe en partie l’importance de l’attaque aux regards du public. Son arrêt n’a pour but que de frapper un intérêt individuel ; la loi ne se trouve blessée que par hasard. Tocqueville
Qu’on y prenne garde, un pouvoir électif qui n’est pas soumis à un pouvoir judiciaire échappe tôt ou tard à tout contrôle ou est détruit. (…) L’extension du pouvoir judiciaire dans le monde politique doit donc être corrélative à l’extension du pouvoir électif. Si ces deux choses ne vont point ensemble, l’État finit par tomber en anarchie ou en servitude. Tocqueville (1835)
Est-ce qu’une erreur humaine, des bugs informatiques, un piratage ou d’autres problèmes ont modifié l’issue du vote ? Même si, à ce stade, il n’existe aucune preuve, les informations sur le hack [de la campagne démocrate] et l’interférence délibérée [de la Russie] font que cela vaut le coup d’enquêter. Ron Rivest et Philip Star (professeurs au MIT et à l’université de Californie, USA Today, 2016)
Voici un scénario possible. D’abord, les instigateurs enquêtent sur les bureaux de vote très en amont pour trouver comment pénétrer dans les ordinateurs. A l’approche de l’élection, quand les sondages montrent dans quels états les résultats seront serrés, ils diffusent un logiciel malveillant dans certaines machines de vote pour favoriser un candidat. Ce logiciel est conçu pour rester inactif pendant les tests pré-élection, fait son sale boulot le jour du scrutin, puis s’auto-efface quand le bureau ferme. Les machines à voter américaines ont de sérieux problèmes de sécurité informatique. Cela fait des années que nous soulignons que ces machines sont des ordinateurs, avec des logiciels reprogrammables, et que si des pirates peuvent les modifier en infectant la machine avec un programme malveillant, ils peuvent lui faire dire absolument ce qu’ils veulent. (…) Je crois que l’explication la plus plausible est que les sondages étaient systématiquement erronés, non que le système électoral a été manipulé. John Alex Halderman (2016)
Et si l’élection surprise de Donald Trump s’expliquait par une fraude ciblée à la machine électronique ? C’est l’hypothèse qu’avancent plusieurs experts aux Etats-Unis, dont l’avocat en droit électoral John Bonifaz et le professeur en informatique de l’université du Michigan John Alex Halderman. Selon un article du New York Magazine du 22 novembre, l’entourage de Hillary Clinton a été alerté de possibles manipulations dans les états du Wisconsin, du Michigan et de Pennsylvanie, et pressé de déposer un recours pour contester les résultats. Selon leurs analyses, dans le Wisconsin, la candidate démocrate a obtenu en moyenne 7 % de voix de moins dans les bureaux de vote équipés de machines électroniques que dans les bureaux pratiquant le décompte manuel. Un écart équivalent à 30 000 électeurs, dans un état où l’ancienne première dame des Etats-Unis n’a été battue que de 27 000 voix. Or, plusieurs observateurs relèvent que quelques centaines de bureaux de vote suffisent à faire changer l’issue d’un scrutin serré. Les machines de vote électronique américaines ne sont pas réputées pour leur niveau de sécurité drastique. Comme le rappelle l’ingénieure et mathématicienne Emily Gorcenski sur Twitter, alors qu’un simple capteur de pouls nécessite pas moins d’une dizaine d’étapes de certification, il n’y a ni évaluation du code informatique, ni recherche de faille, ni suivi des versions du logiciel pour les urnes électroniques. Pirater les systèmes informatiques des machines à voter n’a dès lors rien d’impossible, détaille le spécialiste en sécurité informatique John Alex Halderman dans une tribune sur le réseau social Medium (…) Pour cela, la machine n’a pas besoin d’être connectée à Internet : il suffit que l’ordinateur à partir duquel elle a été configurée pour le scrutin du jour soit infecté pour qu’elle puisse l’être à son tour, par l’actualisation de ses données par carte mémoire ou clé USB. (…) Ces doutes se font jour dans un contexte particulièrement tendu, où non seulement la victoire de Donald Trump a fait beaucoup de mécontents, mais aussi où des soupçons d’interventions russes ont pesé dès la primaire démocrate. Des irrégularités et cyberattaques combinées aux positions pro-russes du candidat républicain ont rapidement suscité des suspicions d’une interférence de Moscou en faveur de Donald Trump. John Alex Halderman le reconnaît, ce scénario aurait encore relevé de la science-fiction il y a quelques années. Mais pas en 2016, notamment depuis le piratage du Comité national démocrate et de la messagerie électronique de John Podesta, le responsable de campagne de Hillary Clinton. Donald Trump, lors d’une interview en juillet, a publiquement invité la Russie à « fouiller » les e-mails de Mme Clinton afin de révéler au grand jour ceux qu’elles n’auraient pas transmis au FBI. Washington a affirmé voir la main de la Russie derrière ces intrusions, ce dont Moscou s’est défendu. Par ailleurs, dès octobre, l’administration Obama a accusé Moscou d’avoir piraté le système informatique électoral. « Ces vols et ces piratages ont pour but d’interférer dans le processus électoral américain », ont affirmé le département de la sécurité intérieure (DHS) et la direction du renseignement américain (ODNI) dans un communiqué commun. Lors des élections elles-mêmes, des dysfonctionnements ont rapidement été observés dans plusieurs états. Dans certains bureaux de la banlieue de Pittsburgh, en Pennsylvanie, plusieurs machines ont notamment inversé les votes qui leur étaient soumis. Ce dysfonctionnement a toutefois touché indifféremment les deux partis, et la source du problème a rapidement été identifiée, puis corrigée. D’autres alertes concernant des machines en panne ou défectueuses ont également été signalées dans l’Utah et le Colorado. Même si ce ne furent que des événements courts et isolés, ils ont suffi à éveiller la méfiance des républicains, persuadés que le système leur était hostile et essayerait de leur barrer la route. Certains organes de presse d’extrême droite, comme OnlineMagazin, ont pour leur part diffusé des vidéos de dysfonctionnement de machines de vote en Pennsylvanie, et suggéré un complot ourdi par le milliardaire George Soros. Le jour du scrutin, à l’antenne de Fox News, Donald Trump lui-même s’était montré inquiet des vulnérabilités du vote électronique, quelques heures avant d’apprendre qu’il avait remporté l’élection. « Est-ce qu’une erreur humaine, des bugs informatiques, un piratage ou d’autres problèmes ont modifié l’issue du vote ? Même si, à ce stade, il n’existe aucune preuve, les informations sur le hack [de la campagne démocrate] et l’interférence délibérée [de la Russie] font que cela vaut le coup d’enquêter », affirment à leur tour dans une tribune parue sur USA Today Ron Rivest et Philip Star, professeurs au MIT et à l’université de Californie, et membres du comité d’assistance technique aux élections américaines. Alors que Hillary Clinton a jusqu’à vendredi 25 novembre pour déposer un recours, faut-il croire à une cyberattaque ? A priori non, affirme Nate Silver, analyste et prévisionniste électoral réputé, fondateur du site FiveThirtyEight, à partir d’une analyse non pas informatique ou géopolitique du scrutin, mais sociologique et démographique. Pour tenter d’isoler l’éventuelle influence du système de vote, manuel ou électronique, le statisticien a rapporté les différences de vote dans les comtés du Wisconsin à d’autres critères plus classiques : couleur de peau, niveau d’éducation et revenu. Les résultats, observe-t-il, ne sont généralement pas significativement différents lorsque le bureau fonctionne avec des appareils électroniques et lorsque le vote et le dépouillement se font à la main. Mais alors, pourquoi 7 % de différence dans le vote Clinton, d’un type de vote à un autre ? Là encore, pour Nate Silver, ce sont les différences démographiques entre les comtés équipés de systèmes électroniques et les autres qui pourraient expliquer les écarts de résultats. Selon l’analyste américain, un seul cas de figure très précis pourrait expliquer cette absence de corrélation sans invalider l’hypothèse d’un piratage : que les pirates aient anticipé les variables électorales par couleur de peau, par niveau d’éducation et par revenu, et choisi précisément de viser les bureaux de vote où la sociologie des électeurs rende mathématiquement indétectable l’effet d’une intrusion informatique. Par exemple, si la forte proportion d’individus peu diplômés augmente le score républicain, et que seuls les bureaux de vote de ce type sont piratés, l’impact du piratage est indétectable. Le scientifique J. Alex Halderman lui-même reste prudent, en dépit des multiples indices de vulnérabilité des machines à voter. « Je crois que l’explication la plus plausible est que les sondages étaient systématiquement erronés, non que le système électoral a été manipulé », estime-t-il. Il réclame néanmoins une enquête pour en avoir le cœur net et rappelle que seul le vote papier peut prémunir les électeurs contre le risque d’un détournement du système électronique. Le Monde (25.11.2006)
Plusieurs sites d’extrême droite français ont repris une rumeur sur la supposée découverte d’un ancien enquêteur du FBI censée prouver une triche organisée par le candidat démocrate. Un système de fraude massive à l’occasion de l’élection présidentielle américaine aurait-il été découvert par deux enquêteurs, dont un ancien du FBI ? C’est la rumeur reprise, sans le moindre élément de preuve, par plusieurs médias français pro-Trump. Ce que dit la rumeur. Deux enquêteurs américains, dont un ancien employé du Federal Bureau of Investigation (FBI), auraient découvert, avec « des preuves vidéo, des documents et des témoins » pour l’attester, l’existence d’une « opération illégale de récolte de bulletins de vote [qui] pourrait détourner 700 000 bulletins ». Cette affirmation a notamment été popularisée par les sites d’extrême droite Resistances 2020 et Europe Israël. Cette accusation, très populaire dans les cercles trumpistes américains, s’appuie sur une attestation sur l’honneur qui existe bel et bien. Signée par un détective privé républicain, Charles F. Marler, elle date du mois de septembre. Celui-ci y expliquait qu’un système de fraude avait été mis en place par les démocrates dans le comté de Harris, dans le Texas. Problème : le détective privé prétend posséder de nombreuses preuves et témoignages, mais n’en produit aucun. L’attestation, jugée vague et dépourvue de fondements suffisants, a donc été estimée peu crédible par les responsables du comté, relate le site de vérification américain Snopes. Faute d’élément, rien ne permet d’affirmer que des manipulations électorales ont eu lieu au Texas. Du reste, l’issue du vote n’accrédite pas l’idée qu’une triche de grande ampleur aurait profité au Parti démocrate. L’état a en effet été remporté par Donald Trump avec 52,8 % des votes. Les décodeurs du Monde (06.11.2020)
Des soutiens de Donald Trump profitent de l’incertitude qui entoure l’issue du scrutin pour accuser Joe Biden et les démocrates de fraude. (…) L’élection présidentielle américaine de 2020, dont le résultat n’était pas encore connu vendredi 6 novembre dans l’après-midi, a apporté son lot de rumeurs et suspicions sur la bonne tenue du scrutin. Celles-ci vont toutes dans le même sens : reprenant un argumentaire lancé très en amont par Donald Trump, elles accusent le camp démocrate de truquer l’élection pour faire perdre l’actuel président. (…) Une rumeur sur Facebook affirme que les listes électorales dans l’état du Michigan, remporté mercredi 4 novembre par le candidat démocrate, Joe Biden, sont frauduleuses. Des soutiens de Donald Trump partagent sur les réseaux sociaux une image diffusée à la télévision américaine, pour confirmer les allégations du président sortant qui dénonce un supposé « vol » du scrutin. La capture d’écran, qui provient de la chaîne locale Fox 2 Detroit, indique qu’une action en justice a été ouverte pour enquêter sur les électeurs de la plus grande ville du Michigan. Elle détaille les irrégularités observées sur les listes électorales : « 4 788 inscriptions en double, 32 519 électeurs inscrits de plus que ce que l’état en compte, 2 503 personnes décédées inscrites, un électeur né en 1823. » Pourquoi c’est faux. L’image est authentique, et les informations aussi. Sauf que cette action en justice n’a pas été intentée pendant les élections américaines de 2020. Elle a été initiée en 2019 par la Public Interest Legal Foundation, une organisation conservatrice proche de Donald Trump, et hostile au vote par correspondance, qui a intenté des poursuites judiciaires dans le pays pour s’assurer de la mise à jour des listes électorales, comme l’explique le site américain Politifact. En décembre 2019, la Public Interest Legal Foundation a attaqué la ville de Détroit, l’accusant de détenir des listes électorales frauduleuses. Six mois plus tard, en juin 2020, les poursuites judiciaires ont été abandonnées, car l’organisation a estimé que les listes électorales avaient été finalement corrigées. En résumé, l’image date de 2019 et n’a donc pas été diffusée à la télévision pendant l’élection présidentielle actuelle. De plus, les listes électorales à Détroit ont été mises à jour avant l’élection. A l’heure où nous écrivons ces lignes, aucun soupçon de fraude électorale n’a été documenté dans le Michigan en ce qui concerne le scrutin du 4 novembre. (…) Dans un court extrait vidéo d’une vingtaine de secondes, repris notamment en France par le site de « réinformation » Dreuz, Joe Biden en personne déclare face caméra (la traduction est de Dreuz) : « Deuxièmement, nous sommes dans une situation où nous avons mis en place – et vous l’avez fait pour notre administration, celle du président Obama, avant celle-ci – nous avons mis en place, je pense, l’organisation de fraude électorale la plus étendue et la plus inclusive de l’histoire de la politique américaine. » L’extrait provient d’un podcast diffusé fin octobre, dans lequel Joe Biden répond aux questions de Crooked Media, un média de gauche fondé par des proches de Barack Obama. Sorti de son contexte, il ressemble à un aveu. Remis dans son contexte, il est tout le contraire : le candidat démocrate explique comment son équipe compte lutter contre les tentatives du camp républicain pour dissuader les électeurs démocrates. Cette stratégie de « suppression des électeurs », fort bien expliquée par Franceinfo, consiste par exemple à refuser les cartes d’étudiants mais à accepter les permis de port d’arme comme pièce d’identité à l’entrée des bureaux de vote pour favoriser les électeurs républicains. Face à ces techniques, qui visent notamment les électeurs noirs, traditionnellement enclins à voter démocrate, Joe Biden explique que son équipe a mis en place un site pour faciliter les démarches des électeurs concernés, Iwillvote.com (Je vais voter). Ce qu’il décrit [au-delà de son lapsus] n’est donc pas un système de fraude, mais au contraire un système de lutte contre la fraude électorale que l’ancien vice-président attribue à son adversaire. (…) 700 000 bulletins en faveur de Joe Bien « seraient apparus miraculeusement ». Selon cette infox, née en août et ravivée depuis début novembre, respectivement 500 000 et 200 000 bulletins auraient été attribués frauduleusement à des personnes mortes et des animaux de compagnie en Virginie et au Nevada. La rumeur s’est diffusée sur les réseaux sociaux en France, où l’on peut lire, par exemple, que « même les morts ont voté pour Biden ». Faux. Ce qui est vrai, c’est que 700 000 bulletins ont été envoyés de manière incorrecte. D’une part, en Virginie, 500 000 bulletins comportaient l’adresse du mauvais bureau de vote sur l’enveloppe de retour : les électeurs étaient encouragés à envoyer leur courrier à la ville de Fairfax, et non au comté de Fairfax, entité administrative compétente pour l’élection. Le comté de Fairfax s’est excusé pour cette erreur et s’est engagé à prendre à ses frais le transport des bulletins vers le bon bureau de vote. Absolument rien ne permet d’affirmer que les votes en question allaient dans le sens du candidat Joe Biden ou de Donald Trump. La seconde erreur s’est produite au Nevada, où des bulletins avaient été envoyés systématiquement à tous les électeurs en raison de la pandémie. 226 000 enveloppes de vote ont été renvoyées aux autorités en charge du processus électoral, car elles étaient arrivées à des adresses où ne résidaient plus leurs destinataires, pour une raison ou une autre (décès, déménagement, erreur administrative, etc.). Certains, dans le lot, ont donc pu arriver chez des personnes mortes. Deb Wake, présidente de la ligue des électrices de Virginie, interrogée par la radio WTop, explique que quelqu’un lui a rapporté qu’un mort et un animal de compagnie avaient reçu un courrier électoral. Le site de vérification américain Politifact rappelle toutefois qu’il s’agit d’un cas de figure très fréquent dans une élection. « Si on envoie un bulletin de vote aujourd’hui et que l’électeur meurt demain, il recevra quand même le courrier », explique Wayne Torley, secrétaire adjoint aux élections du Nevada. Cela ne constitue pas une fraude, sauf si une personne remplit le bulletin au nom du mort – mais rien ne permet d’affirmer que cela a été le cas. (…) La courbe des votes en faveur du candidat démocrate Joe Biden est caractérisée par des envolées abruptes, à la verticale, signe que le scrutin a été truqué pour le faire remonter d’un coup. C’est du moins ce qu’estiment les relais français du candidat républicain. « Les démocrates, quand vous fraudez soyez discrets svp », interpelle ainsi Damien Rieu, figure de la fachosphère française. Le magistrat Charles Prats, ancien soutien de François Fillon, suggère lui aussi un trucage, « ni vu ni connu », dans un Tweet qui reprend les mêmes graphiques. Trompeur. Ces deux graphiques affichant une remontée spectaculaire sont authentiques. Ils ont été publiés par les journalistes de FiveThirtyEight, un site américain d’analyse politique reconnu, sur leur blog de suivi en direct de l’élection. Cette courbe est due à un biais statistique : au lieu d’égrener progressivement les scrutins au fur et à mesure de la journée, certains états publient les résultats par à-coups, en faisant remonter en même temps un très grand nombre de votes dépouillés, d’où ce bond. Mais ces augmentations soudaines ne profitent pas au seul camp démocrate, explique Curt Villarosa, responsable des affaires publiques d’ABC News, le média propriétaire de FiveThirtyEight, au site de vérification américain Politifact : « Tous n’étaient pas 100 % pour Biden. Sous la ligne bleue, il y a aussi une ligne rouge représentant les milliers de votes pour Trump. Il y a par ailleurs des contre-exemples où la courbe de Trump explose soudainement quand un lot de scrutins favorables est pris en compte. » En effet, d’autres graphiques publiés par FiveThirtyEight permettent de retrouver le même phénomène d’envolée soudaine de la courbe. Celui-ci est décorrélé du candidat. Ainsi dans Iowa (IA sur le graphique), Biden comme Trump ont vu leur nombre de votes exploser dans des proportions quasi égales en milieu de journée, et relativement similaires en début de journée dans le Kansas (KS). Dans le Montana (MT), les lots tardifs ont plutôt été en faveur de Trump, se traduisant par des bonds à la verticale dans la courbe du président sortant. (…) Alors que l’issue de l’élection américaine demeure incertaine, rien n’est en mesure de corroborer les accusations de fraude de Donald Trump. Les exemples cités plus haut, relayés en nombre par les supporteurs du président américain sortant, sont faux. Comme la vidéo d’un homme qui brûle fièrement des bulletins de vote pro-Trump. En réalité, ces bulletins sont des échantillons qui ne sont pas utilisés pour le vote. Eric Trump, lui, n’a toujours pas supprimé son Tweet. La rumeur sur les 40 000 bulletins de votes non pris en compte en Géorgie est également une infox. Sur Twitter, le comté de DeKalb a qualifié cette information d’« erronée » et expliqué que seuls 200 bulletins, et non pas 40 000, avaient été mis de côté provisoirement. Chacun des électeurs concernés sera contacté afin de confirmer les votes, a assuré le comté. (…) Un autre élément de discours récurrent consiste à s’étonner que des lots entiers de votes soient intégralement en faveur de l’ancien vice-président, comme dans le Michigan, où Joe Biden s’est vu créditer de plus de 138 339 voix d’un coup. Une anomalie statistique qui prouverait une magouille électorale. (…) Vrai, mais l’erreur a été corrigée. La carte qui circule est celle de Decision Desk HQ, une entreprise d’agrégation de résultats électoraux. Celle-ci a reconnu une erreur de saisie dans les données envoyées par l’état du Michigan. L’origine précise de l’erreur a été repérée par un internaute : dans le comté de Shiawassee (68 122 habitants), Joe Biden a été crédité de 153 710 votes (notez le zéro à la fin) au lieu de 15 371. Entre les deux chiffres, un différentiel de 138 339, soit pile le nombre de scrutins erronés attribués au niveau du Michigan à Joe Biden. « Cela arrive les nuits d’élection et nous pensons que d’autres agrégateurs de votes du Michigan ont rencontré la même erreur et l’ont corrigée en temps réel comme nous l’avons fait », s’est justifié un porte-parole à BuzzFeed. Les résultats ont depuis été corrigés. Malgré cela, le candidat démocrate a tout de même remporté d’une courte tête les 16 grands électeurs du Michigan. L’actuel locataire de la Maison Blanche a annoncé qu’il déposerait un recours pour contester le résultat. Les décodeurs du Monde
Une autre question entourant le VPC [vote par correspondance] est de savoir s’il augmente la fraude électorale. Il y a deux caractéristiques principales du VPC qui soulèvent ces préoccupations. Premièrement, le vote est déposé hors de la vue du public, et donc les possibilités de coercition et d’usurpation d’identité des électeurs sont plus grandes. Deuxièmement, le mode de transmission des bulletins de vote VPC n’est pas aussi sûr que pour les bulletins de vote en personne traditionnels. Ces préoccupations concernent à la fois les bulletins de vote interceptés et les bulletins de vote demandés sans la permission de l’électeur. Comme pour toutes les formes de fraude électorale, les cas documentés de fraude liés au VPC sont rares. Cependant, même les nombreux chercheurs qui soutiennent que la fraude est généralement rare conviennent que la fraude avec le vote VPC semble être plus fréquente qu’avec le vote en personne. Deux des cas les plus connus de fraude électorale impliquant le vote par correspondance se sont produits en 1997 en Géorgie et à Miami. Plus récemment, un directeur de campagne politique du 9e district du Congrès de Caroline du Nord a spolié les électeurs en recueillant des bulletins de vote non remplis, puis en remplissant le reste pour favoriser le candidat de la campagne, ce qui a conduit à une nouvelle élection. Enfin, les sceptiques quant aux méthodes de vote de commodité telles que le VPC soutiennent qu’elles encouragent les électeurs à voter avant que toutes les informations de la campagne ne soient révélées, mettant ainsi les premiers électeurs dans une situation de désavantage civique. En réponse, on peut affirmer qu’à mesure que de plus en plus d’électeurs votent tôt par courrier ou en personne, les campagnes sont moins incitées à conserver des informations négatives sur leurs opposants dans l’espoir d’obtenir un avantage grâce à une surprise d’octobre. Empiriquement, il est important de noter que les premiers électeurs ont tendance à être les plus motivés et sont donc moins susceptibles d’être influencés par des informations de dernière minute. MIT
Ce qui est vraiment stupéfiant, c’est l’hubris qui se reflète dans le Putsch judiciaire d’aujourd’hui. Antonio Scalia
J’ai été commis au juge Scalia il y a plus de 20 ans, mais les leçons que j’ai apprises résonnent toujours. Sa philosophie judiciaire est aussi la mienne: un juge doit appliquer la loi telle qu’elle est écrite. Les juges ne sont pas des décideurs politiques, et ils doivent être résolus à mettre de côté toutes les opinions politiques qu’ils pourraient avoir. Amy Coney Barrett
Le traitement par la Cour de l’importante question constitutionnelle soulevée par cette affaire a créé inutilement des conditions qui pourraient conduire à de graves problèmes post-électoraux. La Cour suprême de Pennsylvanie a publié un décret qui modifie complètement une importante disposition législative promulguée par la législature de Pennsylvanie conformément à son autorité en vertu de la Constitution des États-Unis d’établir des règles régissant la conduite des élections pour un poste fédéral. (…) Dans une loi appelée loi 77, le législateur a autorisé tous les électeurs à voter par correspondance, mais a exigé sans ambiguïté que tous les bulletins de vote par correspondance soient reçus avant 20 heures le jour des élections. (…) Il a également précisé que si cette disposition était déclarée invalide, une grande partie du reste de la loi 77, y compris sa libéralisation du vote par correspondance, serait nulle. (…) Le législateur a par la suite précisé que, dans son jugement, la pandémie de COVID-19 n’appelait aucune modification du délai le jour du scrutin. Dans une loi promulguée en mars 2020, le législateur a abordé les problèmes liés aux élections causés par la pandémie, mais il a choisi de ne pas modifier le délai de réception des bulletins de vote par correspondance. (…) Face au délai de la loi 77, la Cour suprême de Pennsylvanie, par quatre voix contre trois, a décrété que les bulletins de vote par correspondance ne devaient pas être reçus avant le jour du scrutin. (…) Au lieu de cela, elle a imposé une règle différente : les bulletins de vote doivent être considérés comme valides s’ils sont oblitérés le jour du scrutin ou avant et sont reçus dans les trois jours qui suivent. (…) En outre, le tribunal a ordonné qu’un bulletin de vote sans cachet de la poste ou illisible soit considéré comme valide s’il est reçu à cette même date. (…) Le tribunal a expressément reconnu que la disposition légale imposant la réception au plus tard le jour du scrutin était sans ambiguïté et que son abrogation de cette règle n’était pas fondée sur une interprétation de la loi. (…) Il a en outre admis que le délai légal était constitutionnel à première vue, mais il a revendiqué un large pouvoir pour faire ce qu’il jugeait nécessaire pour répondre à une ‘catastrophe naturelle’, et il a justifié son décret comme étant nécessaire pour protéger les droits des électeurs en vertu de la clause d’élections libres et égales de la Constitution de l’état. (…) Il y a un mois, le Parti républicain de Pennsylvanie et les dirigeants du Sénat de Pennsylvanie ont demandé à cette Cour de suspendre la décision de la Cour suprême de Pennsylvanie en attendant le dépôt et le règlement d’une requête en certiorari. (…) Ils ont fait valoir que la décision du tribunal de l’état violait les dispositions constitutionnelles précédemment citées, ainsi que la loi fédérale fixant une date uniforme pour les élections fédérales. (…) Mis en cause, le Parti démocrate de Pennsylvanie (DPP), a convenu que la constitutionnalité de la décision de la Cour suprême de l’état était une question d’importance nationale et nous a exhortés à accorder un examen et à trancher la question avant les élections. (…) Au lieu de faire ce que l’une ou l’autre des parties demandait, la Cour a simplement refusé la suspension. Bien qu’il y ait eu quatre votes pour inscrire une suspension, la demande a échoué à un vote également divisé. Maintenant, dans une ultime tentative pour empêcher les élections en Pennsylvanie de se dérouler sous un nuage, on nous a demandé d’accorder une requête pour un mémoire de certiorari, d’accélérer la révision et de trancher la question constitutionnelle avant les élections. Il serait hautement souhaitable de se prononcer sur la constitutionnalité de la décision de la Cour suprême de l’état avant les élections. Cette question a une importance nationale et il est fort probable que la décision de la Cour suprême de l’état viole la Constitution fédérale. Les dispositions de la Constitution fédérale conférant aux législatures des états, et non aux tribunaux des états, le pouvoir d’établir des règles régissant les élections fédérales n’auraient aucun sens si un tribunal d’état pouvait outrepasser les règles adoptées par le législateur simplement en prétendant qu’une disposition constitutionnelle de l’état donne aux tribunaux l’autorité d’établir les règles qu’il juge appropriées pour la conduite d’une élection équitable. (…) Pour ces raisons, la question posée par la décision de la Cour suprême de Pennsylvanie appelle un examen par cette Cour – comme l’ont convenu les partis républicain et démocrate de l’état lorsque le premier a demandé une suspension. Mais je conclus à contrecœur qu’il n’y a tout simplement pas assez de temps à cette date tardive pour trancher la question avant les élections. Justice Samuel Alito (28 octobre, 2020)
Quelques semaines avant une élection nationale, un juge de district fédéral a décrété que la loi du Wisconsin enfreignait la Constitution en obligeant les électeurs absents à retourner leur bulletin de vote au plus tard le jour du scrutin. Le tribunal a rendu sa décision même si plus de 30 états appliquent depuis longtemps la même date limite de vote par procuration – et pour des raisons compréhensibles: les élections doivent se terminer à un moment donné, une seule date limite fournit un avis clair et l’exigence que les bulletins de vote aient lieu le jour du scrutin met tous les électeurs sur le même pied. «Le bon sens, ainsi que le droit constitutionnel, obligent à la conclusion ce gouvernement doit jouer un rôle actif dans la structuration des élections », et les états ont toujours exigé des électeurs« qu’ils agissent en temps opportun s’ils souhaitent exprimer leur point de vue dans l’isoloir ». Burdick v. Taku-shi, 504 US 428, 433, 438 (1992). Pourquoi le tribunal de district a-t-il cherché à saborder une tradition si ancienne dans ce domaine? COVID. En raison de la pandémie actuelle, le tribunal a suggéré qu’il était libre de substituer sa propre date limite électorale à celle de l’état. Peu importe qu’en réponse à la pandémie, la Commission électorale du Wisconsin ait décidé d’envoyer par courrier aux électeurs inscrits une demande de vote par correspondance et une enveloppe de retour au cours de l’été, de sorte que personne n’ait eu à en demander une. Qu’importe que les électeurs soient également libres de rechercher et de renvoyer les bulletins de vote par correspondance depuis septembre. Peu importe que les électeurs puissent renvoyer leurs bulletins de vote non seulement par la poste, mais aussi en les apportant au bureau du greffier du comté ou dans diverses boîtes de dépôt «sans contact» organisé localement ou dans certains bureaux de vote le jour du scrutin. N’oubliez pas que ceux qui ne sont pas en mesure de voter le jour du scrutin ont encore d’autres options dans le Wisconsin, comme voter en personne pendant une période de vote de deux semaines avant le jour du scrutin. Et n’oubliez pas que le tribunal lui-même a trouvé que la pandémie constituait une menace insuffisante pour la santé et la sécurité des électeurs pour justifier la refonte des procédures du vote en personne de l’état. Il est donc incontestable que le Wisconsin a fait des efforts considérables pour accueillir le vote anticipé et répondre à la COVID. Le seul grief possible du tribunal de district est que l’état n’a pas fait assez. Mais à quel moment en a-t-on fait assez ? Si le délai légal de vote par procuration du Wisconsin peut être écarté du fait du statut de l’état en tant que «hotspot» COVID, qu’en est-il des délais identiques dans 30 autres états? Dans quelle mesure un état (ou peut-être une partie de celui-ci) doit-il être un «point chaud» avant que les juges décident d’improviser une nouvelle législation ? Ensuite, il y a la question de savoir ce que devraient être ces nouvelles échéances ad hoc. Le juge dans cette affaire a ajouté 6 jours à la date limite des élections de l’état, mais pourquoi pas 3, 7 ou 10, et qu’est-ce qui empêcherait différents juges de choisir (comme ils le feraient sûrement) des délais différents dans différentes juridictions? Une politique étatique largement partagée cherchant à concrétiser le jour des élections céderait la place à une Babel de décrets. Et comment empêcher les tribunaux de modifier également les règles du vote en personne? Ce juge a refusé d’aller aussi loin, mais les plaignants pensaient qu’il aurait dû le faire, et il n’est pas difficile d’imaginer que d’autres juges acceptent des invitations à élargir les cartes de la circonscription et à décider si les états devraient ajouter des bureaux de vote, réviser leurs horaires, réorganiser les isoloirs en leur sein, ou peut-être même compléter les protocoles existants de distanciation sociale, de lavage des mains et de ventilation. La Constitution dicte une approche différente de ces questions d’où on met la barre. La Constitution stipule que les législatures des états – et non ni les juges fédéraux, ni les juges des états, ni les gouverneurs des états, ni les autres représentants de l’état – portent la responsabilité principale de l’établissement des règles électorales. Art. I, §4, cl. 1. Et la Constitution offre également un deuxième niveau de protection. Si les règles de l’état doivent être révisées, le Congrès est libre de les modifier. Ibid. («Les heures, les lieux et les modalités de tenue des élections des sénateurs et des représentants sont prescrits dans chaque état par la législature de celui-ci; mais le Congrès peut à tout moment par la loi établir ou modifier de tels règlements…»). Rien dans notre document fondateur n’envisage le type d’intervention judiciaire qui a eu lieu en l’espèce, et il n’y a pas non plus de précédent en 230 ans de décisions de cette Cour. Et avec raison. Les législateurs peuvent être tenus responsables par les citoyens des règles qu’ils écrivent ou ne parviennent pas à rédiger; mais généralement, pas les juges. Les législatures élaborent des politiques et mettent en œuvre la sagesse collective de tout le peuple lorsqu’elles le font, tandis que les tribunaux ne rendent le jugement que pour une seule personne ou une poignée d’individus. Les législatures disposent de ressources beaucoup plus importantes pour la recherche et l’établissement des faits sur les questions de science et de sécurité que celles qui peuvent habituellement être réunies dans un litige entre des parties distinctes devant un juge unique. En prenant leurs décisions, les législateurs doivent faire des compromis pour parvenir au large consensus social nécessaire pour promulguer de nouvelles lois, ce qui n’est pas facilement reproductible dans les salles d’audience où généralement une partie doit gagner et l’autre perdre. Bien entendu, les processus démocratiques peuvent s’avérer frustrants. Parce qu’ils ne peuvent pas facilement agir sans un large consensus social, les législatures sont souvent lentes à réagir et tièdes quand elles le font. La clameur pour que les juges interviennent et abordent les problèmes émergents, et la tentation pour les juges individuels de combler le vide de l’inaction perçue peut être grande. Mais ce qui semble parfois être une faute dans la conception constitutionnelle était une caractéristique pour les rédacteurs, un moyen de garantir que tout changement du statu quo ne serait pas fait à la hâte, sans délibération minutieuse, consultation approfondie et consensus social. Nous ne pouvons pas non plus annuler cet arrangement simplement parce que nous pourrions être frustrés. Notre serment de respecter la Constitution est mis à l’épreuve par les temps difficiles, pas par les temps faciles. Et céder à la tentation de contourner les règles constitutionnelles habituelles n’est jamais gratuit. Cela porte atteinte à la foi en la Constitution écrite en tant que loi, au pouvoir du peuple de superviser son propre gouvernement et à l’autorité des législatures, car plus nous assumons leurs devoirs, moins ils sont incités à les remplir. Les modifications de dernière minute des règles électorales de longue date risquent également de générer d’autres problèmes, suscitant la confusion et le chaos et érodant la confiance du public dans les résultats électoraux. Personne ne doute que la tenue d’élections nationales en période de pandémie pose de sérieux défis. Mais rien de tout cela ne signifie que les juges individuels peuvent improviser avec leurs propres règles électorales à la place de celles que les représentants du peuple ont adoptées. Justice Neil Gorsuch (October 26, 2020)
U.S. Supreme Court Justice Samuel Alito on Friday night ordered county election boards in Pennsylvania to comply with a state directive to separate mail-in ballots received after 8 p.m. on Election Day from other ballots. The order came in a case pending before the justices to invalidate a September decision by the state’s highest court that allowed election officials to count mail-in ballots postmarked by Tuesday’s Election Day that are delivered through Friday. Alito granted the request by Pennsylvania Republicans to separate the ballots without first referring the request to the other justices. The decision comes as Democrat Joe Biden edged closer to winning the White House on Friday, expanding his narrow leads over President Donald Trump in battleground states including Pennsylvania. The Supreme Court had twice rebuffed Pennsylvania Republicans in the case, rejecting a request in October to block the lower court ruling and later refusing to fast-track their consideration of an appeal. The justices said they might revisit the case after Nov. 3. In its request on Friday, the Republican Party of Pennsylvania said it was unclear whether all 67 county election boards were complying with Secretary of the Commonwealth Kathy Boockvar’s Oct. 28 directive to separate late-arriving ballots. Late-arriving ballots are a tiny proportion of the overall vote in the state, Boockvar has said. Reuters
Tout au long de l’été, plusieurs cours suprêmes étatiques ont en effet pris des mesures autorisant la réception et le comptage des bulletins de vote même arrivés jusqu’à plusieurs jours après le 3 novembre. Au motif que l’extension permettrait une meilleure prise en compte des votes à distance en période de pandémie, la cour de Pennsylvanie a ainsi autorisé les votes arrivant jusqu’au 6 novembre. Dans le Nevada, le délai court jusqu’au 10 novembre. En Caroline du Nord, c’est jusqu’au 12 novembre que les votes envoyés peuvent être réceptionnés. Environ vingt états ont vu cette tolérance mise en place, parfois contre l’avis des parlements. Des décisions qui avaient été très controversées : pour le parti républicain, le contexte sanitaire ne justifiait en rien une extension du délai de vote à distance, de toute façon sans risque. De plus, selon les équipes de campagne du président en exercice, les cours suprêmes locales outrepassaient leurs pouvoirs, car le choix des modalités de vote revient normalement aux assemblées législatives de chaque état. Les possibilités de fraude électorale par ce biais avaient également été soulevées : dans le Minnesota, les avocats du parti républicain, cités par MPRNews, avaient souligné que les modalités locales «[autorisaient] les votes reçus jusqu’à huit jours après le scrutin et sans cachet postal à être pris en compte». En réponse, plusieurs médias soulignaient que, le vote à distance étant traditionnellement plutôt utilisé par les électeurs démocrates aux États-Unis, les Républicains refusaient un mécanisme défavorable pour eux. Consultée sur la mesure de ce type prise en Pennsylvanie, la Cour suprême des États-Unis a botté en touche le 28 octobre, refusant de bloquer la décision, tout en indiquant qu’elle se réservait le droit de revenir sur sa position après l’élection. Dans le détail, quatre juges conservateurs (Clarence Thomas, Samuel Alito Jr, Neil Gorsuch et Brett Kavanaugh) avaient défendu la requête républicaine, tandis que quatre autres juges (les libéraux Stephen H. Breyer, Sonia Sotomayor et Elena Kagan et le président conservateur de la Cour John Roberts) souhaitaient la rejeter. Précision d’importance, la nouvelle juge Amy Coney Barrett, tout juste nommée par Donald Trump, n’avait pas pris part à ce débat, selon CNN. Hier mardi, Donald Trump est revenu sur l’affaire et a déclaré dans un tweet que la décision de la Cour suprême était «TRÈS dangereuse […]. Cela va permettre une triche effrénée et incontrôlée et saper l’ensemble de notre État de droit. (…) Donald Trump et son équipe de campagne avaient déjà prévenu qu’ils pourraient entamer une action juridique pour interdire la prise en compte de ces bulletins postaux en retard, en interrogeant la capacité des cours suprêmes locales à imposer ces mécanismes, au regard de la Constitution américaine. Justin Clark, gestionnaire de campagne de Trump, affirmait dès lundi : «Ne vous y trompez pas, le président et son équipe continueront de se battre pour des élections libres et équitables et des résultats fiables que tous les Américains méritent». Selon The Hill , les actions juridiques de contestation devront commencer au niveau local avant d’atteindre, éventuellement, la Cour suprême. Si les votes pris en compte malgré leur retard s’avèrent déterminants pour l’élection, cela pourrait rallonger d’autant la période d’incertitude commencée cette nuit. Luc Lenoir
Contrairement à certaines observations, les protestations de Donald Trump ne se concentrent pas tant sur l’avantage politique du vote par courrier, que sur les risques de fraude. Et il semble qu’il y ait quelques raisons d’organisation à cela. L’actuel président n’est en effet pas opposé à la procédure à distance, mais pourfend la procédure du « mail-in ballot », qu’on peut traduire par scrutin postal, lui préférant l' »absentee ballot » ou vote par procuration. Les détails peuvent varier en fonction des états, mais généralement, le vote par procuration requiert d’abord une demande de vote à distance, puis un renvoi de son bulletin. Dans le scrutin postal, tous les électeurs reçoivent sans la demander une enveloppe, qu’ils doivent simplement renvoyer avec leur choix électoral. Une procédure qui pourrait selon Donald Trump encourager les fraudes : dans une interview à Fox News, le président citait un problème sur des courriers de vote spontané en Virginie avec «500.000 lettres envoyées à n’importe qui. À des chiens, à des morts… Personne ne sait ce qui est arrivé». Ses opposants ont répondu que les lettres frauduleuses ne l’étaient pas et n’étaient viciées que par des erreurs sur l’adresse de retour en cas de problème, différente de l’adresse du destinataire. Si la plupart des états pratiquent avec plus ou moins de restrictions le vote par procuration, cinq d’entre eux utilisent déjà le scrutin postal, et quatre nouveaux (Californie, Nevada, New-Jersey et Vermont) envisagent de le faire. Inscrit sur les listes électorales en Floride mais ne pouvant se rendre sur place le 3 novembre, Donald Trump a défendu le vote par procuration en août, en insistant sur la distinction avec les scrutins postaux, qui «encouragent la fraude électorale». (…) Une affaire récente pourrait donner un écho aux inquiétudes du camp présidentiel : le New York Post a en effet publié la « confession » d’un fraudeur engagé à gauche, qui affirme avoir truqué de nombreuses élections fédérales. C’est en évoquant le scrutin postal que le témoin du New York Post affirme que la fraude y « est plus une règle qu’une exception ». À l’appui de sa démonstration, un véritable mode d’emploi de la fraude, avec plusieurs procédés possibles. (…) Le doute subsiste en outre sur les listes utilisées dans le cadre d’un scrutin postal, et l’utilisation qui pourrait être faite d’adresses frauduleuses ou inventées. Sur les réseaux sociaux, des partisans de Donald Trump relèvent des différences visibles entre les enveloppes envoyées aux électeurs enregistrés au parti démocrate et celles des républicains, y voyant des « manœuvres », tandis que plusieurs journalistes soulignent que les fraudes au scrutin postal restent statistiquement faibles. L’affaire du vote par courrier semble donc surtout illustrer le fossé politique et la méfiance qui règne désormais entre camps d’opinion aux États-Unis… et qui pourraient amener à des controverses sérieuses en novembre prochain. Luc Lenoir
Le vol de suffrages est en quelque sorte légalisé depuis l’institution du vote par correspondance et les abus commis en son nom. Joseph Tramoni (maire communiste de Sartène, 1975)
C’est un système qui permet totalement la fraude, car vous n’êtes sûr ni de l’émetteur ni du récepteur. Jean-Pierre Camby (université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines)
Je pense qu’il est également essentiel de comprendre que, comme je l’ai dit aux candidats qui sont venus me voir, vous pouvez mener la meilleure campagne, vous pouvez même devenir le candidat et vous pouvez vous faire voler l’élection. Hillary Clinton (6 mai 2019)
Joe Biden ne devrait en aucun cas reconnaitre sa défaite, car je pense que cela va s’éterniser, et finalement je crois qu’il gagnera si nous ne cédons pas un pouce, et si nous sommes aussi concentrés et implacables que l’autre partie. Je pense qu’ils envisagent plusieurs scénarios. Le premier est de gâcher le vote par correspondence. Ils pensent que cela les aide à obtenir un avantage limité au collège électoral le jour du scrutin. Nous devons donc avoir une opération légale massive, et je sais que la campagne Biden y travaille. Hillary Clinton (25 août 2020)
J’espère que tout le monde va déménage en Géorgie, vous savez, dans un mois ou deux, et s’inscrire pour voter et voter pour ces deux sénateurs démocrates. Thomas Friedman (NYT)
Evelyn et moi déménageons en Géorgie pour aider @ossoff et @ReverendWarnock à gagner ! Andrew Yang
These run-offs will decide which party controls the Senate, and this, whether we’ll have any hope of a large stimulus/climate bill. If you have the means and fervor to make a temporary move to GA, believe anyone who registers by Dec 7 can vote in these elections.Eric Levitz (New York Magazine)
I will go to GA to help win these Senate seats. I will get a Covid test every day. I will live at Tyler Perry’s movie studio. I will get re-bar mitzvah’ed at whichever synagogue Jon Ossoff and his wife attend. We MUST win these Senate seats. I WILL DO WHAT NEEDS TO BE DONE! U in? Billy Eichner (Hollywood actor)
Nous allons continuer ce processus sur tous les plans permis par la loi pour garantir que le peuple américain ait confiance en notre gouvernement. Je ne renoncerai jamais au combat pour vous et pour notre nation. Président Trump
I won the largest share of non-white voters of any Republican in 60 years, including historic numbers of Latino, African American, Asian American, and Native American voters — the largest ever in our history. We grew our party by 4 million voters, the greatest turnout in Republican Party history. Democrats are the party of the big donors, the big media, the big tech, it seems. And Republicans have become the party of the American worker, and that’s what’s happened. And we’re also, I believe, the party of inclusion. (…) Democrat officials never believed they could win this election honestly. I really believe that. That’s why they did the mail-in ballots, where there’s tremendous corruption and fraud going on. That’s why they mailed out tens of millions of unsolicited ballots without any verification measures whatsoever. And I’ve told everybody that these things would happen, because I’ve seen it happen. I watched a lot of different elections before they decided to go with this big, massive election with tens of millions of ballots going out to everybody — in many cases, totally unsolicited. This was unprecedented in American history. This was by design. Despite years of claiming to care about the election security, they refuse to include any requirement to verify signatures, identities, or even determine whether they’re eligible or ineligible to vote. (…) In Pennsylvania, partisan Democrats have allowed ballots in the state to be received three days after the election, and we think much more than that. And they are counting those without even postmarks or any identification whatsoever. So you don’t have postmarks; you don’t have identification. (…) I want every legal vote counted. We want openness and transparency — no secret count rooms, no mystery ballots, no illegal votes being cast after Election Day. You have Election Day, and the laws are very strong on that. You have an Election Day. And they don’t want votes cast after Election Day, and they want the process to be an honest one. It’s so important. We want an honest election, and we want an honest count, and we want honest people working back there because it’s a very important job. (…) I have been talking about this for many months with all of you. And I’ve said very strongly that mail-in ballots are going to end up being a disaster. President Trump
Bon, nous voilà encore dans la position inhabituelle de devoir non seulement interrompre le président des États-Unis, mais aussi de le corriger. Il n’y aucun vote illégal selon nos informations. Il n’y a pas non plus de victoire pour Monsieur Trump. Brian Williams (MSNBC)
Quelle triste nuit pour les États-Unis d’Amérique de voir leur président faussement accuser les gens d’essayer de voler l’élection, d’essayer d’attaquer la démocratie de cette façon avec son tissu de mensonges. Jake Tapper
Notre travail est de diffuser la vérité, pas des théories du complot infondées. Nicole Carrol (USA Today)
Il a fait mieux qu’à mon avis, il aurait dû faire avec les hommes noirs et hispaniques, ce qui signifie qu’il faut que nous réfléchissions vraiment dans la communauté des droits civiques, à la fois du côté latino et afro-américain, à une vraie conversation dans nos communautés sur ce que signifie d’être différent en termes de cette aspiration à l’esprit d’entreprise et à l’équité. Al Sharpton
C’est tellement dévastateur pour moi: le vote des hommes noirs pour Trump est passé de 13% en 2016 à 18% cette année. Le vote des femmes noires pour Trump a doublé, passant de 4% en 2016 à 8% cette année. De plus, une fois de plus, les sondages de sortie des urnes montrent qu’une majorité de femmes blanches votent pour Trump. De plus, le pourcentage de LGBT votant pour Trump a doublé par rapport à 2016. DOUBLÉ !!! C’est pourquoi les personnes LGBT de couleur ne font pas vraiment confiance aux homosexuels blancs. Oui, j’ai dit ce que j’ai dit. Un point, c’est tout. En outre, le pourcentage de Latinos et d’Asiatiques votant pour Trump a augmenté par rapport à 2016, selon les sondages de sortie des urnes. Encore plus de preuves que nous ne pouvons pas compter sur le «brunissement de l’Amérique» pour démanteler la suprémacie blanche et effacer l’anti-noirceur. Charles Blow (NYT)
Depuis 2017, David Faris, politologue à l’Université Roosevelt de Chicago, martèle ce message dans des articles, des entrevues et un livre intitulé It’s Time to Fight Dirty. Au cours des 20 dernières années, fait-il valoir, les républicains ont utilisé tous les moyens nécessaires pour renforcer leur représentation au Congrès et à la Cour suprême. Ils ont adopté des mesures pour réduire la participation électorale des minorités, des pauvres et des étudiants, qui tendent à voter pour les démocrates. Ils ont maximisé leur propre vote en découpant les circonscriptions électorales de certains états de façon hyper partisane. Ils ont privé les démocrates d’un siège à la Cour suprême en refusant d’examiner la nomination du juge Merrick Garland pour remplacer Antonin Scalia en 2016. La liste ne s’arrête pas là. Mais ce siège « volé » à la Cour suprême a convaincu David Faris que les démocrates devaient envisager des mesures de représailles. Dans It’s Time to Fight Dirty, publié en 2018, il leur a proposé une série d’actions pour assurer que le système de gouvernement américain reflète la volonté d’une majorité d’électeurs. Figurent parmi ces actions : l’ajout de sièges à la Cour suprême ; l’attribution du statut d’État à la capitale fédérale (le district de Columbia) et à Porto Rico ; l’abolition du « filibuster », technique d’obstruction parlementaire permettant à une minorité de 40 sénateurs de bloquer l’adoption d’un projet de loi. Les propositions de David Faris ont vite gagné des adeptes au sein de la gauche démocrate. Mais elles semblaient d’emblée trop radicales pour les plus modérés. Deux ans plus tard, ce n’est plus tout à fait le cas. Et la détermination des républicains de confirmer la nomination de la juge Amy Coney Barrett à la Cour suprême avant même l’élection présidentielle n’est pas étrangère à ce changement. (…) Mais David Faris se garde aussi de se réjouir trop vite. Pour que l’une ou l’autre de ses idées se concrétisent, Joe Biden doit succéder à Donald Trump en tant que président, Chuck Schumer doit remplacer Mitch McConnell comme chef de la majorité au Sénat et Nancy Pelosi doit rester présidente de la Chambre des représentants. (…) Comment expliquer la différence entre la façon dont les républicains et les démocrates mènent leurs combats ? (…) David Faris évoque d’abord la menace existentielle que font peser sur le Parti républicain les changements démographiques. Il soulève ensuite la question de la polarisation politique, qui a contribué à son avis à une plus grande radicalisation des républicains que des démocrates. (…) De leur côté, a-t-il ajouté, les démocrates ont tendance à croire que « le temps joue en leur faveur » et que « le public punira l’hypocrisie ». (…) la Chambre des représentants à majorité démocrate a adopté fin juin un projet de loi destiné à donner le statut d’État à la capitale fédérale. Barack Obama s’est pour sa part montré favorable à l’idée d’abolir le « filibuster » pour permettre l’adoption de nouvelles mesures pour protéger le droit de vote. « Si tout cela demande d’éliminer l’obstruction systématique, une autre relique de Jim Crow, afin de garantir les droits de chaque Américain, alors c’est ce que nous devrions faire », a déclaré l’ancien président lors des funérailles de la figure des droits civiques John Lewis, fin juillet. Il n’y a pas longtemps, Joe Biden écartait la plupart de ces idées du revers de la main, disant notamment se méfier des conséquences imprévues. Aujourd’hui, il qualifie de « légitimes » les questions sur le sujet, mais refuse d’y répondre. Richard Hétu
For four years now, Democrats and their media allies have tarred President Trump as a reprehensible white supremacist leading a dying party. The Trumpian, populist GOP, they claimed, was doomed to become a regional rump party, whose electoral prospects were tied to a shrinking share of bitter, downscale whites. That narrative was always bunk. It finally died, once and for all, on Tuesday evening. Team Trump and Republicans nationwide made unprecedented inroads with black and Hispanic voters. Nationally, preliminary numbers indicated that 26 percent of Trump’s voting share came from nonwhite voters — the highest percentage for a GOP presidential candidate since 1960. In Florida’s Miami-Dade County, the heartland of Cuban America, Trump turned a 30-plus-point Hillary Clinton romp in 2016 into a narrow single-digit Joe Biden win. Texas’ Starr County, overwhelmingly Mexican American and positioned in the heart of the Rio Grande Valley, barely delivered for the Democrats. Biden’s Hispanic support in other key swing states, like Ohio and Georgia, tailed off from Clinton’s 2016 benchmarks. Overall, exit polls indicated that 32 to 35 percent of Latinos voted for the president. And young black men are gravitating to the GOP at a remarkable pace (given the baseline). It turns out that minorities aren’t so infatuated with the brand of unrepentant progressive “woke-ism” now peddled by the Alexandria Ocasio-Cortez wing of the Democratic Party. The political, legal, media, corporate and academic establishments have gone all-in on the woke agenda, peddling a toxic brew of intersectionality, socialism lite and Black Lives Matter anarchism. Latinos and many blacks aren’t buying it. (…) The progressive elites are genuinely incapable of understanding why it is that their nostrums have been rejected by a growing share of the populace. They can’t come to grips with the fact that their shambolic policy initiatives — and their unjust and fundamentally anti-American identity politics — are simply not all that popular with the fly-over country rubes, including “country rubes” of color. The 2020 election, in which the GOP defied the odds by maintaining the Senate and actually picking up seats in the House, was an emphatic rejection of the left-wing vision for America. No one wants AOC’s “Squad” — including Hispanic and black voters. (…) The GOP, which already has its strong base of support among non-college-educated white voters, must learn to govern like a working-class, multiethnic, multiracial party. This more populist variety of conservatism will be unabashedly traditionalist, humbler in its approach to America’s role on the world stage and economically attuned to the aspirations and needs of ordinary Americans — not those of Wall Street, Hollywood or Silicon Valley. It is a vision with real crossover appeal — a vision that can, and will, win. Republicans have every reason to be optimistic about the future. The hectoring “demography-is-destiny” dolts have been shot down. A substantial chunk of minority voters rejected the lies that GOP populism is rooted in racism. They rejected the slanders that the president himself is a white supremacist. The media establishment won’t admit it anytime soon, but the GOP’s future is bright — and browner than many may have previously thought possible. Josh Hammer
In an ideal world, political parties would be about different approaches to governing. Yet too often in our nation’s history they’ve been about tribalism along regional, economic and, most divisively, racial lines. Then came 2020: This Election Day, President Trump garnered the highest percentage of non-white votes for a Republican presidential candidate in 60 years. This movement toward balance should be celebrated by all, but not surprisingly, that is not what is happening. Take MSNBC anchor Joy Reid, who claims that the election showed a “great amount of racism, anti-blackness and anti-wokeness.” Or The New York Times’ Charles Blow, who somehow sees this election as confirming the power of the “White Patriarchy.” Writer Bree Newsome Bass conceded that some white voters had chosen Joe Biden but voted Republican down ballot to preserve “white rule. » These people view everything through a racial lens. They’re convinced Trump is a racist and regard his broad support — half the country voted for him — as proof that the nation, as a whole, is likewise hopelessly racist. A kind way to describe such reactions would be “unhinged.” Another way: terrified. Between 2004 and 2016, black men and women gave between 88 percent and 95 percent of their votes to the Democratic candidate for president. This year, Trump won 18 percent of the vote among black men — a staggering number for a Republican. To put that in visceral terms, of every six black men who voted, one voted for Trump. He also made significant gains with Hispanic voters and even Muslim voters. Trump has had significant accomplishments as president — halting the liberal, activist tilt of the courts, standing up to China, striking peace treaties that offer fresh hope in the Middle East peace, firing up the economy — but perhaps none is as important or has more far-reaching implications than his transformation of the GOP into a multiracial party. For all of his high principles and good hair, the last Republican candidate for president, Mitt Romney, could never have dreamed of such success among non-white voters. So why are so many progressive and black intellectual elites so upset about the American political parties achieving so much more racial balance? Some cynics might see it as simply sour grapes over the left’s loss of power and influence. Democrats assumed only they could speak for minorities, who it now turns out have their own ideas. But it also reflects a fundamental difference between how Americans view race and racism. Over the past few decades, progressives have insisted racism is built into the system and the system must change (in progressive ways) to curb it — though it’s never been clear if they think it can ever be satisfactorily defeated. Those on the right, meanwhile, view racism as an issue of individuals holding irrational beliefs regarding minorities, which can be organically overcome. In the 2020 election, we now see that millions of minority voters rejected the idea that their votes should be bound by identity politics, or as Joe Biden put it, that if you don’t vote Democratic, you ain’t black. That remark didn’t come out of nowhere. He was simply saying out loud what many on the left have long believed. Fact is, Trump made the most direct appeal to non-white voters we’ve seen from a Republican in most of our lifetimes. And it worked. This is also good news for America, and especially minorities. We now have a GOP that will be eager to maintain these gains, and a Democratic Party that can no longer take minority votes for granted. And we can now stop believing the color of a person’s skin gives us certainty about their political affiliation — and that in and of itself strikes a blow at racism. It’s exciting: Individuals can be treated as individuals, rather than lumped into political boxes based on their racial group. Some may find it ironic that it was Trump, of all people, who’s most responsible for this. But what matters is that the body politic has landed in a better, more equal and more promising place. David Marcus
Pennsylvania, Michigan and Wisconsin pose particular challenges because of their ballot-counting rules. None have yet begun tallying millions of mail-in ballots, as other states have done, and election officials in these states say they may report results on Wednesday and beyond. Election law experts warn that any period of uncertainty over the election’s winner could spark legal fights. Adding to the focus on Pennsylvania, Wisconsin and Michigan: They are all split between Democratic governors and Republican-run legislatures, teeing up a partisan clash over counting votes. (…) In a year when Covid-19 upended the rules for ballots, partisan disputes over voting rules and deadlines have resulted in lawsuits in at least 44 states, according to the Stanford-MIT Healthy Elections Project. Minnesota has also emerged as a potential postelection field of battle after a federal appeals court suggested Thursday that its extension of a mail-in vote deadline was unconstitutional. But Pennsylvania, Wisconsin and Michigan stand out for their distinct rules for counting mail-in ballots. All three have received a record number of mail-in ballots, but laws in Pennsylvania and Wisconsin prohibit officials from counting them until Election Day. In Michigan, election officials in larger districts can process ballots—meaning opening and sorting them—during a 10-hour window on Nov. 2. Election officials have said the vote-counting rules mean they won’t know who won the state until the next day or later in the event of a close result. Meanwhile, states like Florida have been tabulating absentee ballots for weeks and will disclose those results on Tuesday evening. In recent weeks, a lawsuit filed by Pennsylvania Republicans reached the U.S. Supreme Court. A 4-4 order let stand a state Supreme Court decision allowing officials to count mail-in ballots received up to three days after Election Day. The court on Wednesday refused Republicans’ second request to hear the case before Election Day, but left open the possibility for postelection litigation. Justice Samuel Alito, who backed the Pennsylvania Republicans’ position, suggested in a statement accompanying the order that considering those mail-in votes valid would allow state courts to undercut election rules set by the state’s GOP-controlled Legislature. Newly sworn-in Justice Amy Coney Barrett could be a decisive vote when she begins hearing cases. Pennsylvania’s attorney general, a Democrat, has directed county election boards to separate ballots received after Nov. 3. Meanwhile, the U.S. Supreme Court rejected Democrats’ request to extend Wisconsin’s ballot-receipt deadline past Election Day. In Michigan, a state appeals court ruled in Republicans’ favor earlier this month and blocked a 14-day extension for votes postmarked by Nov. 2. Lawyers are gaming out what happens if prolonged ballot battles cause Pennsylvania, Wisconsin and Michigan to have no clear result before Dec. 8, the deadline for states to appoint presidential electors, and the Electoral College vote on Dec. 14. If vote counting collides with these deadlines, it is possible for a governor and state legislature to send different electors to Congress. “We’re in uncharted legal territory,” said Mark Medish, co-founder of Keep Our Republic, a nonprofit formed this summer to preserve election integrity. Wall Street Journal
In a week of surprises, California’s rejection of a ballot measure that would have allowed the state to resume its affirmative action program was among the most significant. The measure, known as Proposition 16, wasn’t defeated by shy Trump voters. Polling showed Hispanic and other minority voters evenly split on the measure, and on Tuesday it was defeated in California’s most Latino counties. California’s result is just one piece of the mounting evidence that voters on Tuesday threw a wrench in the progressive plan to leverage a « coalition of the ascendant » and an « emerging Democratic majority » to turn the country into a woke utopia. The 2020 election was in large part a referendum on Democrats’ race baiting and pandering, starting with the party’s own elevation of Biden to the top of the ticket. Democrats’ rejection of Sens. Elizabeth Warren, Bernie Sanders, and Kamala Harris was a leading indicator that the media missed. Millions of voters of all races made clear that they instead prefer the old ideals: equality of opportunity, economic freedom, and a society that judges its citizens not by the color of our skin, but the content of our character. Beyond that, the president whom Democrats have lambasted for four years as a racist and a xenophobe turned out more minority voters than any Republican candidate in decades. It’s not just that right-wing Cubans handed Trump a surprise victory in south Florida; he clinched some of the nation’s most Latino counties, improved his margins with black men and women, and even earned commanding majorities in some Native American counties. And that exit poll data does not account for the shy Trump voters, an effect we presume may well be exaggerated among black and Hispanic voters. Senate races yielded more bad news for the progressive left. Even if Joe Biden wins the White House, Sen. Mitch McConnell (R., Ky.), who easily overcame an $80 million challenge, will serve as a check on the ascendance of socialists such as Sens. Bernie Sanders (I., Vt.) and Elizabeth Warren (D., Mass.) to the Biden cabinet. Voters may have wanted Biden, but there’s a whole wing of his party they’d prefer to do without. Some House Democrats can see the writing on the wall. Rep. Abigail Spanberger (D., Va.) reportedly told her caucus that the progressive push to defund the police and embrace « socialism » almost cost them the majority. Rep. Ruben Gallego (D., Ariz.) advised Democrats to drop the woke speak, starting with the bizarre « Latinx. » Tuesday’s results should shatter the Democratic presumption that their party is destined to command the overwhelming and eternal support of minority voters—but it won’t. The politics fueled by racial grievance and personified by the « squad » of Alexandria Ocasio-Cortez, Ilhan Omar, and Rashida Tlaib is a cancer on the Democratic Party that it indulges at its own peril. Free Beacon
Until Donald Trump’s arrival, the globalist revolution was almost solidified and institutionalized—with the United States increasingly its greatest and most “woke” advocate. We know its bipartisan establishment contours. China would inherit the world in 20 or 30 years. The self-appointed task of American elites—many of whom had already been enriched and compromised by Chinese partners and joint ventures—was to facilitate this all-in-the-family transition in the manner of the imperial British hand-off of hegemony to the United States in the late 1940s. Our best and brightest like the Biden family, Senator Dianne Feinstein (D-Calif.), Bill Gates, or Mark Zuckerberg would enlighten us about the “real” China, so we yokels would not fall into Neanderthal bitterness as they managed our foreordained decline. We would usher China into “the world community”—grimacing at, but overlooking the destruction it wrought on the global commercial order and the American interior. We would politely forget about Hong Kong, Taiwan, Tibet, and the Uyghurs. Hollywood would nod as it put out more lucrative comic-book and cartoonish films for the Chinese markets, albeit with mandated lighter-skinned actors. The NBA would nod twice and trash a democratic United States, while praising genocidal China—becoming richer and more esteemed abroad to make up for becoming boring and poorer at home. The universities would nod three times, and see a crime not in Chinese espionage and security breaches, but in the reporting of them as crimes. So our revolutionary role would be to play stuffy and snooty Athenian philosophers to the new muscular Roman legions of China. Given our elites’ superior morality, genius, and sense of self, we would gently chide and cajole our Chinese masters into becoming enlightened world overseers and democrats—all the easier, the richer and more affluent Chinese became. For now, Trump has stopped that revolution. Until Trump’s arrival, Big Tech was three-quarters home on the road to Nineteen Eighty-Four. Five or six companies monopolized most American—and indeed the world’s—access and use of the internet. In cynical fashion, Silicon Valley grandees patronized naïve conservatives that they were the supposed embodiment of Milton Friedman libertarianism and 19th century robber baron daring. Yet to their leftist kindred, the moguls of Menlo Park simultaneously whispered, “Don’t worry about such necessary disinformation: we will enrich only your candidates, only your agendas, only your foundations, only your universities—in exchange for your exemptions.” Antitrust legislation was as much an anathema to good liberals as rigging searches, institutionalizing the cancel culture, and censoring thoughts and ideas were welcomed. For now Trump, almost alone, is battling that revolution. Until Trump’s arrival, there was increasingly no border at all. Fifty-million foreign-born resided, both legally and illegally, in the United States. Nearly a million annually walked northward across the border with ease and without legal sanction or invitation. To object to illegal immigration and decry its deleterious effects on the entry-level wages of our working poor, on the social safety net of the American needy, and on the sanctity of the law was to be smeared as racist, xenophobic, and nativist. More than a quarter of California’s current resident population were not born in the United States. That desirous “new demography” since 1988 had flipped California into a caring blue state. Open borders and the end of immigration law enforcement had pushed Nevada, New Mexico, and Colorado into just Democratic societies, and was supposedly soon to transform Texas and Arizona into enlightened states. For now, Trump—with his soon-to-be 400-mile wall, his beefed up ICE, and his war on sanctuary nullification zones—has nearly stopped the revolution to end borders. Until Trump, the American interior was loser country. In-between the two gilded coasts resided the deplorables, irredeemables, clingers, the smelly Walmart patrons decried in the Page-Strzok text echanges, those John McCain called “crazies,” and Joe Biden has variously called the “dregs,” the “chumps” and the “ugly folks.” They were written off as Morlocks, who were occasionally seen poking about the rotting, rusting skeletons of abandoned steel plants, and for some reason never had proper orthodontics as children. (…) on the eve of the Chinese takeover, our clueless deplorables never learned to code, or to borrow $200,000 to get a woke-studies education, and so deserved the opioids they took and the trailers they crashed in. Few apostates said, “Wait a minute! The United States has cheaper energy than anywhere on earth, a skilled workforce, a huge domestic market, and a still-viable infrastructure. There was a reason why Michigan, Ohio, and Pennsylvania once led the world and why they can again.” Through tax reform, deregulation, trade rebooting, a new foreign policy, and loud jawboning, Trump for a while has stopped the revolution that was destroying our once greatest states. Until Trump, the woke cultural wars were just about won by the elites. Seeking unity was dead; chest-pounding diversity, often the spark that had ignited history’s multiracial societies, was ascendent. The melting pot that sought to make race incidental was deemed racist; the salad bowl that made our superficial appearances essential was celebrated. Quite affluent, self-appointed minority leaders, with their quite wealthy white liberal counterparts, established who is, and who “ain’t,” “really” black—the definition resting on whether one was loyally left-wing or disloyally independent-minded. The success of civil rights was not to be calibrated by black unemployment figures, household income, family businesses, dignity in having leverage over employers, access to competitive parochial and charter schools, or descending abortion rates, but in electing more activists as progressive mayors, liberal city councilmembers, and leftist district attorneys to garner more redistributive state money to hire more careerists like themselves. Trump, branded a bigot and racist, for now has sought to end that revolution, and measure race relations not by how many minority elites have choice jobs and high incomes, but by how well the entire minority community reaches income and employment parity with the general population—an idea that will earn the “racist” Trump far greater minority support than was expressed for John McCain and Mitt Romney. We are in the midst of a cultural revolution, for the most part driven by angry middle-and upper-class white youth of Antifa and its sympathizers, wannabes, and enablers. Many are humiliated that they have college pedigrees, lots of multi thousand-dollar debt, plenty of woke-studies classes to their credit, but still have no real jobs, no real knowledge, and no real immediate chances of buying a house, marrying, and raising a family in their 20s. Nothing in history is more dangerous than the underemployed wannabe intellectual or college graduate, whose cultivated sense of superiority is not matched by his income or standard of living, but who blames “them” for his own self-inflicted miseries and unappreciated genius. The revolution toppled statues, renamed what it did not like, Trotskyized the past, photoshopped the present, and used language, government, and cultural intimidation to do its best to make America into Animal Farm. Corporate CEOs in terror washed the feet of the woke. University presidents, fearful for their status and careers, wrote incomprehensible memos admitting their past sins and asking how best to do present penance. Hollywood studio owners promised race and gender quotas, with ample provisions that—in the manner of NBA and NFL owners—adjustments and exceptions could be worked out for themselves. Somewhere, somehow graduations, dorms, and campus spaces, all segregated by race, became “liberal.” Intermarriage, integration, and assimilation were shamefully illiberal. Standing for the National Anthem was unpatriotic; sitting in disdain for it, cool. Donald Trump fought that revolution too. What tools did Donald Trump have to wage these many counterrevolutions? The media? America’s Fortune 400? Academia? The great foundations? The nation’s think tanks? The bipartisan government establishment? The international community? The banks? Wall Street? Corporate CEOs? Silicon Valley? Professional sports? The entertainment industry? Hollywood? The intelligence community? The current and retired top military brass? (…) Against all that money and clout, the counterrevolutionary Trump had only one asset, the proverbial people. He had solely the under-polled and the written-off. They came out to his rallies in the tens of thousands, deluded the pollsters, and told the media less than nothing, but voted and will vote in waves to save America from what it was becoming. Victor Davis Hanson
When a man takes on the role of the gunslinger arriving in the town to clean up the mess, one must expect that his methods and comportment will offend his supporters as much as they terrified his adversaries, all the more so as he succeeds and thus the beneficiaries see an end on the horizon to their embarrassing need to have called in the unorthodox to do what their own polite conventionality should have done, but choose not (or did not have the courage) to do. We can sense the viability of Trumpism by the current lack of coherent attacks on its principles and achievements. (…) Biden most certainly would raise taxes, restore cumbersome regulations, strangle the fossil fuel industry, and return to identity politics pandering. But after the 2017-20 Trump boom, he would do so without any expectation that the economy would grow or the country would heal or the world would suddenly cool down and the seas cease to rise. (…) And what about the NeverTrumper (…) At the end of Trump, whether in 2020 and 2024, (…) Elite Republicanism would fail because the white working classes would return either to political hibernation in the swing states or rejoin the Democratic Party. Growing minority support would vanish because blacks and Latinos would see platitudinous and pandering Republicans as far more injurious to their futures than was a crudely talking, Queens-accented populist Trump. Trumpism did not dismantle Republican conservatism. It simply enhanced conservative appeal by closing the border, confronting China, demanding fair trade, avoiding optional military expeditions, emphasizing the concerns of the working class, and redefining presidential behavior as boisterously honoring promises rather than mellifluously reneging on them. Whatever Trump’s fate, the NeverTrump faction will not succeed in rebuilding a new-old Republican Party under the Bush-McCain-Romney paradigm. Biden and his leftist masters would not be able to lower minority unemployment to Trump levels. Neither would they declare an end to containing China and claim such past confrontation was an unnecessary provocation. Like it or not, Trump hit on a great truth that no leader can write off his country’s vast industrial interior, destroy his nation’s borders, willingly cede global leadership to a Communist dictatorship, manipulate intelligence agencies to destroy political opponents, prefer to manage decline rather than to seek renewal, and meanwhile, as he did all that, call himself moral and presidential. Victor Davis Hanson
Le décalage entre les attentes grandioses d’une vague bleue annoncée par les sondages à grand renfort de médias comme en 2016 et l’incertitude caractérisée qui a régné hier rapporte la preuve éclatante qu’aucune des leçons de l’élection de 2016 n’ont été apprises. Pire, le zèle appliqué à ne pas comprendre ce qui s’est passé il y a quatre ans a conduit tous les leviers d’influence gravitant autour du Parti démocrate à se persuader qu’ils pouvaient propulser au-delà de la ligne d’arrivée un candidat sans programme, sans faire campagne et à la faveur de la seule détestation de Trump. Faut-il le rappeler? Trump a été élu en tant qu’incarnation d’un rejet d’une grande partie d’Américains de la corruption d’une classe dirigeante fondant son titre à gouverner sur une expertise technocratique, et compensant son manque de légitimité par une revendication de plus en plus stridente d’expertise morale. Contrairement aux craintes maintes et maintes fois exprimées, Trump n’a pas troqué sa dépouille d’animateur de téléréalité pour celle de dictateur, pas même de dictateur d’opérette. De dictature nous n’avons point vu venir. En revanche, nous avons vu la classe dirigeante destituée du bien qu’elle croyait lui revenir de droit se comporter comme un «gouvernement impérial en exil» se drapant dans sa supériorité morale pour se lancer dans une inquisition prolongée mêlant espionnage politique, mensonges constants au public sur des complots inexistants, et remise au goût du jour d’expressions maccarthystes comme la «déloyauté au pays». De toutes les institutions abîmées non pas par Trump, mais plutôt par le sentiment de panique collective des élites nommé «Trump Derangement Syndrome», nulle n’en ressort moins affaiblie que les médias d’informations. Pour preuve du caractère endémique et banal du mensonge installé au cœur d’institutions hier saluées comme des modèles d’éthique journalistique, on citera les propos édifiants d’un chroniqueur du Washington Post à propos des révélations du New York Post sur l’affaire Hunter Biden: «Nous devons traiter les fuites sur Hunter Biden comme s’il s’agissait d’une opération menée par des services de renseignement étrangers – même si ça n’est probablement pas le cas.» (…) le rôle de la presse avait été reformulé dès l’entre-deux-guerres sous l’impulsion de l’intellectuel néolibéral Walter Lippmann comme une mission de «manufacture du consentement des masses» à des choix publics décidés de façon de plus en plus technocratique du fait de la complexité croissante de la «grande société» advenue avec l’ère industrielle. A une presse d’opinion très marquée au XIXe siècle et au début du XXe siècle succédait une presse se revendiquant de l’autorité de la science, organisée autour d’une éthique de «neutralité objective» qui a survécu cahin-caha jusqu’en 2016. La victoire de Trump à la primaire républicaine de 2016 a fait voler cet équilibre en éclats pour des raisons autant éthiques que commerciales. Sur le plan éthique, ce changement est méthodiquement explicité dans un article de Jim Rutenberg paru dans le New York Times le 7 août 2016 intitulé «Trump met à l’épreuve les normes d’objectivité dans le journalisme». Selon Rutenberg, la perspective d’une présidence Trump était si dangereuse que le rôle du journaliste n’était plus de présenter les faits de façon neutre, mais «de se conformer aux attentes de vérité de ses lecteurs et spectateurs, et à la vérité factuelle, d’une façon qui tienne face au jugement de l’histoire.» Il s’agissait d’un abandon pur et simple du critère de la neutralité objective au profit de celui de la clarté morale. Ce choix éthique était d’autant plus facile à faire qu’il se justifiait commercialement pour des médias alors menacés existentiellement du fait de l’éclatement du paysage médiatique en bulles cognitives partisanes consécutif à l’apparition de l’information en continu et de l’internet. Traiter copieusement du phénomène Trump tout en dénonçant l’installation de l’Antéchrist à la Maison-Blanche s’est révélé un extraordinaire gisement de contenus et de profits pour les médias mainstream. Un autre article du New York Times daté du 23 juin 2020 signé de Wesley Lowery titré «Une redéfinition de l’objectivité, dirigée par des journalistes noirs», permet d’en comprendre les aboutissants. Son auteur expose que l’objectivité est toujours jugée à l’aune d’un hypothétique lecteur impartial, invariablement assumé comme étant blanc. Appliquant ce traitement à l’Administration Trump, Lowery en déduit que Trump étant ontologiquement un raciste entouré de suprémacistes blancs, la clarté morale impose de traiter toute information concernant la Maison-Blanche, non pas sous l’angle de l’objectivité factuelle ou encore moins du respect d’institutions elles-mêmes souillées par le racisme, mais en prenant en compte à tout moment le racisme indélébile de l’homme occupant la fonction et du parti le soutenant. Complétant les pièces du puzzle, c’est au nom de ce même principe de clarté morale que deux sénateurs démocrates, Mark Warner et Mazie Hirono, ont eu la brillante idée, après les révélations du scandale Cambridge Analytica, de menacer les grandes entreprises de la Silicon Valley de réglementation, à moins qu’elles ne s’engagent à «débusquer» les contenus fomentant la «discorde». Une recommandation que Twitter et Facebook ont appliqué à la lettre en censurant moins de deux semaines avant l’élection les contenus du New York Post rapportant des faits de corruption allégués à l’encontre de Hunter et Joe Biden, alors qu’ils se sont fait depuis quatre ans la chambre d’écho des allégations non vérifiées les plus folles concernant l’influence russe dans la vie politique américaine. Plus que le choix de la personne qui occupera la Maison-Blanche à partir de janvier prochain, c’est cette question du rapport à la vérité que Trump, à la fois le plus grand bonimenteur de l’histoire américaine et la personne sur laquelle on a le plus menti, est parvenu à inviter au cœur des débats de la dernière ligne droite. Quoi qu’il se passe, tous les Américains sont les perdants de cette dialectique tragique. Renaud Beauchard
Alors que la tension monte aux États-Unis autour de l’élection présidentielle, et des risques pesant sur le vote dans le contexte de lutte publique contre le coronavirus, le New York Post a (…) publié la «confession» d’un fraudeur engagé à gauche, qui affirme avoir truqué de nombreuses élections fédérales. Essentiellement dans le New Jersey, où il réside, mais en décrivant un système de manipulation existant dans de nombreux autres états. Le mobile du passage aux aveux ? Le militant serait un soutien acharné de Bernie Sanders et ne se voit pas soutenir la candidature de Joe Biden.Le récit est d’importance car, sous la pression de la lutte contre le coronavirus, de nombreux électeurs annoncent avoir choisi cette année le vote à distance. Celui-ci existe sous deux formes dans les états américains. La première est le vote par procuration, plébiscité par le Président actuel pour sa sécurité, nécessitant une demande de la part du votant. Le second est le scrutin postal, pour lequel il suffit de renvoyer un formulaire dans une enveloppe spécifique prédistribuée. Et c’est dans ce type de votes que le témoin du New York Post affirme que la fraude «est plus une règle qu’une exception». À l’appui de sa démonstration, un véritable mode d’emploi de la fraude, avec plusieurs procédés possibles. La première technique consiste à utiliser l’enveloppe d’un votant, pour y mettre un bulletin obligatoirement démocrate. Il faut au préalable faire le tour des domiciles et convaincre les citoyens de laisser les fraudeurs poster leur courrier de vote à leur place. Une mission «beaucoup plus facile qu’on ne le pense», d’après le fraudeur cité par le journaliste Jonathan Levine, en se faisant passer pour une association de service public. Ensuite, l’enveloppe est ouverte à la vapeur, puis on y glisse un nouveau bulletin en falsifiant la signature. Pour éviter toute suspicion, les enveloppes rouvertes sont ensuite disséminées dans toutes les boîtes postales de la ville. Les employés des postes peuvent également influer facilement sur l’élection, selon le témoin. «Vous avez un facteur qui est un type anti-Trump enragé et travaille à Bedminster ou dans un bastion républicain… Il peut prendre les bulletins de vote [remplis], et sachant que 95% sont en faveur d’un républicain, il peut simplement les jeter à la poubelle», explique-t-il. Un écho à l’histoire de certains lots de courriers électoraux retrouvés après le vote, lors d’élections locales à New York en 2017 ? Autre «mine d’or» de votes à disposition, les lieux de vie accueillant des personnes fragiles. «Il y a des maisons de retraite où l’infirmière est en fait un opérateur rémunéré. Et elle va pièce par pièce voir ces personnes âgées, qui souhaitent voter pour se sentir utiles», déclare ainsi le lanceur d’alerte. Il suffit alors de remplir le bulletin pour eux et de leur faire signer ce que l’on veut… Enfin, le témoin précise que, la plupart du temps, l’historique de participation aux élections est une information publique aux États-Unis. Une dernière technique, encore plus sauvage, consiste donc à aller voter, un jour d’élection, à la place d’un citoyen recensé comme abstentionniste, et qui ne risque pas de venir. Certains états ne demandent en effet pas de pièce d’identité. Une information déconcertante vue de France qui légitime la méfiance de certains observateurs pour ce type de scrutin. Le Figaro
Dans le secret du confessionnal médiatique, un fidèle citoyen américain, démocrate convaincu, est venu avouer au NewYork Post avoir truqué de nombreuses élections fédérales, relate Le Figaro. Le sacripant se prétend soutien inconditionnel de Bernie Sanders, candidat battu aux primaires par Joe Biden. Et plutôt tout révéler que suivre cet oiseau de malheur. Ainsi, coronavirus oblige, le bidouillage aurait sévi au sein du vote par correspondance, particulièrement massif en ces temps de contagion. Selon le faussaire repenti, le camp anti-Trump se serait livré à diverses combines que voici que voilà. La première triche aurait consisté, pour les fraudeurs, à faire la tournée des votants à distance en se faisant passer pour membres d’une association de service public, puis à les convaincre de poster leur enveloppe électorale à leur place. Opération qui serait « beaucoup plus facile qu’on ne le pense », d’après le traître démocrate. Il ne restait plus, à ces gens très serviables, qu’à falsifier la signature et remplacer l’éventuel vote Trump par un bulletin Biden. Et hop ! Pour éviter toute suspicion, les enveloppes trafiquées auraient été disséminées sur l’ensemble des boîtes à lettres des villes concernées. Le souci du détail. L’autre technique, plus directe, concerne les facteurs anti-Trump qui, travaillant dans un secteur républicain, se seraient contentés de jeter à la poubelle les enveloppes contenant, par définition, 95 % de bulletins en faveur du président en place. Pourquoi faire compliqué ? L’histoire ne dit pas si ces éboueurs électoraux de gauche prenaient soin de sauver la planète en déversant leur butin dans la poubelle papier-carton du pléonasmant « tri sélectif ». Par ailleurs, les lieux de vie accueillant des personnes fragiles auraient été particulièrement choyés. « Il y a des maisons de retraite où l’infirmière est en fait un opérateur rémunéré. Et elle va pièce par pièce voir ces personnes âgées, qui souhaitent voter pour se sentir utiles », affirme le délateur anonyme. Tour de passe-passe… Signez ici. Merci et bonjour chez vous. Re-hop ! Pour clore son inventaire des trucages utilisés lors de cette l’élection, le vengeur masqué de Bernie Sanders affirme qu’à partir de l’historique de participation consultable à loisir, de vaillants partisans de Joe Biden auraient usurpé l’identité d’abstentionnistes pour glisser les bulletins ad hoc « into the box ». La présentation d’une pièce d’identité n’étant pas demandée dans de nombreux états, ces ersatz d’électeurs s’en seraient donné à cœur joie. Boulevard Voltaire
Au moment d’écrire ces lignes, les états de la ceinture rouillée des États-Unis, Michigan, Pennsylvanie, Wisconsin, comptabilisaient leurs derniers bulletins pour départager un scrutin nettement plus serré que ne l’avaient prédit experts et sondeurs. Une fois de plus, l’élection sera déterminée par ces électeurs d’une classe ouvrière blanche autrefois acquise au Parti démocrate, victimes de la désindustrialisation, de la concurrence asiatique, qui avaient offert la victoire il y a quatre ans à Donald Trump, sensibles à son discours protectionniste et antiglobalisation, à rebours du consensus libre-échangiste des deux partis. Si Joe Biden est toujours plutôt favori pour remporter l’élection présidentielle américaine, les quatre dernières années et ce scrutin indécis légueront un héritage qui ne devrait pas laisser les Européens indifférents. Vainqueur ou vaincu, Donald Trump aura changé le monde et le rapport des États-Unis à celui-ci. Il aura servi d’accélérateur et de révélateur de tendances profondes. L’Amérique abandonne progressivement son universalisme, se comportant comme une puissance normale défendant ses intérêts sur une scène internationale morcelée, dans un système multilatéral inopérant, actant la fin des espoirs de la mondialisation triomphante et de l’après-guerre froide. Au Moyen-Orient, en Asie, dans la relation transatlantique, il aura fait voler en éclat mythes et antiennes des chancelleries diplomatiques. Dans un entretien au Financial Times, en 2018, Henry Kissinger décrivait Trump comme une de ces figures «qui apparaissent dans l’histoire de temps en temps pour marquer la fin d’une époque et la forcer à abandonner ses vieilles prétentions. Ça ne veut pas dire qu’il s’en rende compte ou qu’il ait envisagé des alternatives.» Sur de nombreux sujets, les années Trump lieront Biden. Joe Biden a fait campagne contre le bilan de politique étrangère de Trump, lui reprochant son hostilité aux alliances traditionnelles et sa proximité avec les adversaires autoritaires de l’Amérique, comme la Russie. À n’en pas douter, les prochaines semaines d’une Administration Biden marquerait une embellie des relations transatlantiques: retour dans l’accord de Paris sur le climat, grands discours sur les valeurs communes, l’Otan, etc. Le candidat Biden a même promis la tenue d’un «sommet des démocraties» dans les premiers mois de son mandat. Son Administration ne montrerait pas l’hostilité idéologique vis-à-vis de l’Union européenne manifestée par le président Trump. Si les différends commerciaux sur des sujets comme les Gafa perdureront, on ne verra probablement pas la même instrumentalisation de l’arme des tarifs douaniers dans la relation transatlantique. Pour autant, la nouvelle carte électorale américaine et le succès des candidats populistes des deux bords, de Trump à Bernie Sanders, ont forcé les élites américaines à prendre conscience des conséquences négatives des accords de libre-échange sur certaines régions. Le mandat de Trump aura mis fin au mythe de la «convergence» de la Chine, l’idée d’une ouverture politique qui aurait suivi la libéralisation économique du pays. C’était l’espoir de ceux qui, comme Joe Biden, avait soutenu l’intégration de la Chine dans l’OMC: faire de Beijing un acteur responsable (responsible stakeholder) des relations internationales. Le durcissement autoritaire du régime sous Xi Jinping, les ambitions géopolitiques annoncées par les «nouvelles routes de la soie», les abus dans le comportement commercial comme les mensonges des premières semaines de la pandémie ont fait voler en éclats ces espoirs. Biden, longtemps favorable à une coopération prudente avec Beijing, comme une grande partie de l’élite américaine, qualifie aujourd’hui le dirigeant chinois de «voyou». La doctrine stratégique de l’Administration Trump, qui assumait la «compétition de grandes puissances» avec Beijing, fait aujourd’hui l’objet d’un consensus bipartisan à Washington. Une Administration Biden placera elle aussi la rivalité stratégique avec la Chine au centre de ses priorités et attendra, à cet égard, un alignement des Européens sur le plan commercial, technologique ou militaire. Au Moyen-Orient, qui peut douter que la politique de Donald Trump a rebattu les cartes régionales? Joe Biden ne redéplacera certainement pas l’ambassade des États-Unis en Israël à Tel-Aviv. De nombreux commentateurs avaient prédit un embrasement régional en cas de reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël. Il n’en a rien été. Au contraire, l’Administration Trump a profité du rapprochement entre puissances arabes sunnites, autour de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, et d’Israël face à la menace commune iranienne pour faire signer des accords de reconnaissance mutuels, là aussi un bilan durable. Les experts avaient prédit l’impossibilité de tels accords sans processus de paix israélo-palestinien. La méthode transactionnelle et le rapport de force établi avec l’Iran (brutalement comme l’a montré la mort du général Soleimani) aura peut-être mieux fonctionné que les politiques de ses prédécesseurs. Au détriment peut-être durable de la cause palestinienne.Enfin, la présidence Trump aura révélé les limites de la relation transatlantique, là aussi un accélérateur du désintérêt marqué par Obama pour l’Europe et ses enjeux de sécurité, en Syrie par exemple. Il aura répété, avec brutalité, les critiques de ses prédécesseurs sur le partage de fardeau et le comportement «passager clandestin» vis-à-vis de la puissance américaine. Les Européens peuvent-ils vraiment laisser la sécurité de leurs citoyens entre les mains de quelques dizaines de milliers d’électeurs de Pennsylvanie tous les quatre ans? En Libye, en Méditerranée orientale face à la Turquie, face au terrorisme, l’Europe a ses propres enjeux de sécurité et doit se donner les moyens d’assumer sa puissance. Trump a changé le monde ; aux Européens de ne pas devenir les derniers gardiens du monde d’hier. Benjamin Haddad
Cela avait commencé comme un mauvais remake pour les démocrates. Celui qui ne pouvait pas être élu allait être réélu. Après une improbable remontée de Biden dans les états clés du Wisconsin et du Michigan, Trump pourrait finalement échouer à prolonger son bail à la Maison-Blanche. Mais, si défaite il y a, elle se sera jouée sur le fil au terme d’une des batailles électorales les plus disputées de ces cinquante dernières années. Et contre tous les pronostics, les Républicains devraient conserver leur majorité au Sénat, notamment grâce à l’élection de proches du président sortant. Une fois encore les sondeurs et les médias se sont donc trompés. Loin d’être rejeté par l’ensemble des Américains, Trump a été porté par une lame de fond qui a toutes les chances de s’avérer durable. D’autant qu’il est permis d’imaginer qu’elle a été atténuée par la crise sanitaire sans laquelle Donald Trump aurait probablement été aisément victorieux. Battu par Biden en termes de vote populaire, le président sortant progresse néanmoins en nombre de voix par rapport à 2016. Fait notable, il améliore ses scores auprès de toutes les «minorités», y compris les hommes et les femmes noirs, ce qui confirme les limites de la politique des identités démocrate et montre que le phénomène Trump n’est pas réductible à un vote de «petits blancs». Son élection de 2016, comme le Brexit en 2015, n’était pas un accident de l’Histoire et sera sans doute bien plus qu’une parenthèse dans la marche que d’aucuns pensent inéluctable vers un monde toujours plus globalisé. L’élection américaine est un nouveau symptôme de la recomposition politique occidentale, qui, depuis la crise financière de 2008 bouleverse les clivages traditionnels au sein des démocraties libérales et dont les mouvements dits «populistes» sont souvent la traduction. Au clivage droite-gauche se substitue l’opposition «Anywhere» – «Somewhere», théorisée par le politologue britannique David Goodhart, c’est-à-dire l’affrontement entre ceux qui sont à l’aise dans «le village global» et adhèrent au multiculturalisme et ceux pour qui la mondialisation est source d’insécurité économique et culturelle. Le fait que les électeurs de Biden aient massivement voté par correspondance tandis que ceux de Trump se déplaçaient physiquement dans les urnes sonne comme un symbole de cette séparation entre «mondialisés» et «enracinés». Dans son nouvel essai, Le Temps des gens ordinaires (Flammarion), Christophe Guilluy montre que les «invisibles» sont en train de devenir «incontournables». Ces derniers forment désormais, selon lui, «un bloc autonome, puissant et sûr de son diagnostic. Un socle solide né de l’implosion de la classe moyenne»… C’est ce dont semble témoigner la spectaculaire résistance du vote Trump. Il serait donc simpliste et illusoire de voir dans une éventuelle victoire de Biden le début de la fin de l’ère populiste et le retour à l’époque antérieure. Bien au contraire, la parenthèse de la mondialisation heureuse est définitivement refermée. D’autant que si la crise sanitaire, peut, à court terme, déstabiliser certains «populistes» au pouvoir, à moyen et long terme, elle débouchera sur une crise économique et sociale qui ne fera qu’exacerber les fractures. L’édito du Time ce jeudi résumait bien la situation: «Même si Joe Biden gagne, il gouvernera dans l’Amérique de Donald Trump ». Alexandre Devecchio
Quand vous avez réussi à corrompre la quasi totalité des grands médias, quand vous avez dans la poche les milliardaires de Wall Street, Hollywood et Silicon Valley, quand vous avez réussi à laver le cerveau des masses en vous faisant passer pour le camp du bien et de la générosité, quand pendant huit ans, sous la direction d’un Islamiste antisémite avoué qui s’est fait passer pour un Chrétien libéral, vous avez installé des agents dans toutes les administrations, créant de la sorte un « Etat Profond » impossible à contourner, il ne vous reste plus qu’à emporter les élections par tous moyens, au détriment du peuple et pour le plus grand profit de vos alliés. Les fascistes corrompus démocrates ont pu bénéficier, comme c’est étrange, d’une épidémie à l’échelle mondiale provoquée par leur allié principal, la Chine, pour infliger une peur panique quotidienne au peuple américain et leur faire croire que leur président légalement élu était responsable des morts qu’ils avaient eux-mêmes provoquées, parfois volontairement (gestion criminelle de la crise par Cuomo et De Blazio à New York par exemple), ou inventées. (Les chiffres officiels des morts dues au COVID19 restent sujets à caution). Ils ont évidemment créé un tel niveau de panique que l’économie américaine, en plein essort grâce au président Trump, s’est brusquement effondrée (avant de se reprendre et de remonter). Cette panique leur a permis de convaincre les Américains de rester chez eux et de voter par correspondance, sans preuve d’identité, ouvrant ainsi la porte à une fraude massive, préparée et organisée dans les moindres détails. (…) Ce vol de l’élection a ciel ouvert n’a pu être organisé que grâce à la complicité des médias et des GAFA, aux ordres des fascistes corrompus démocrates car c’est l’intérêt de leurs dirigeants de transformer la planète en un camp d’aliénés géant, au sein duquel seul leur groupe de privilégiés pourrait continuer à tirer des profits. Travaillez, rentrez chez vous, regardez les plus absurdes programmes télévisés, gavez vous de fausses nouvelles, payez vos impôts, de plus en plus d’impôts, métissez-vous, oubliez votre genre sexuel, sentez-vous honteux d’aller à l’église, construisez des mosquées, propagez l’antisémitisme dans les universités, acceptez la domination de la Chine, soyez indulgent avec l’Iran, crachez sur Israël, et, surtout, soyez soumis. (…) Si le président Trump ne parvient pas à démontrer l’ampleur de cette tricherie qui a pris la forme d’un coup d’état, les années à venir seront de plus en plus sombres tandis que le bien le plus précieux de chaque être humain sera progressivement confisqué : sa liberté. Pierre Rehov
Tout un ensemble de règles centenaires protégeant l’intégrité du scrutin …
Pendant 4 ans, les Démocrates ont pu impunément insulter, attaquer, mentir, voler, tout en vous préparant au plus grand vol d’élection de l’histoire du monde libre. Ils ont transformé tranquillement le système électoral américain et organisé, comme Joe le senile l’a annoncé lors d’une de ses fameuses gaffes, « la plus grande machine à tricher de l’histoire »
Pierre Rehov
Dreuz
7 novembre 2020
Quand vous avez réussi à corrompre la quasi totalité des grands médias, quand vous avez dans la poche les milliardaires de Wall Street, Hollywood et Silicone Valley, quand vous avez réussi à laver le cerveau des masses en vous faisant passer pour le camp du bien et de la générosité, quand pendant huit ans, sous la direction d’un Islamiste antisémite avoué qui s’est fait passer pour un Chrétien libéral, vous avez installé des agents dans toutes les administrations, créant de la sorte un « Etat Profond » impossible à contourner, il ne vous reste plus qu’à emporter les élections par tous moyens, au détriment du peuple et pour le plus grand profit de vos alliés.
Les fascistes corrompus Démocrates ont pu bénéficier, comme c’est étrange, d’une épidémie à l’échelle mondiale provoquée par leur allié principal, la Chine, pour infliger une peur panique quotidienne au peuple américain et leur faire croire que leur président légalement élu était responsable des morts qu’ils avaient eux-mêmes provoquées, parfois volontairement (gestion criminelle de la crise par Cuomo et De Blazio à New York par exemple), ou inventées. (Les chiffres officiels des morts dues au COVID19 restent sujets à caution).
Ils ont évidemment créé un tel niveau de panique que l’économie américaine, en plein essort grâce au président Trump, s’est brusquement effondrée (avant de se reprendre et de remonter). Cette panique leur a permis de convaincre les Américains de rester chez eux et de voter par correspondance, sans preuve d’identité, ouvrant ainsi la porte à une fraude massive, préparée et organisée dans les moindres détails.
Les fascistes corrompus démocrates auraient donc convaincu les Américains de voter pour eux parce qu’ils allaient :
- Augmenter les impôts
- Légaliser 11 millions d’immigrés illégaux (autant de votants pour eux)
- Arrêter l’exploitation des énergies fossiles et rendre de nouveau l’Amérique dépendante du pétrole étranger
- Reprendre date avec la Chine et laisser les emplois de nouveau s’évader dans les camps de travaux forcés communistes
- Arrêter le processus de paix au Moyen Orient et recommencer à financer les organisations terroristes dirigées par Mahmud Abbas
- Revenir à l’accord infernal qui autoriserait l’Iran à obtenir la bombe atomique dans moins d’une décennie tout en poursuivant son hégémonie régionale et en finançant le terrorisme
- Effacer le second amendement et confisquer les armes individuelles de sorte que plus personne ne puisse se défendre
Et il est vrai que des millions d’idiots utiles, au sens léninien du terme, se sont laissé suffisamment laver le cerveau pour tomber dans le panneau et accepter béatement de devenir un troupeau d’esclaves, avec le sentiment d’appartenir au camp du bien et de la générosité. Un peu comme certains allemands qui, dans les années 30, ont voté pour Hitler de bonne foi, sans comprendre à qui ils avaient affaire ni savoir ce qu’ils faisaient.
Biden n’est pas Hitler, c’est vrai. Ce n’est qu’un pantin corrompu jusqu’à la moëlle et sénile, qui s’est enrichi pendant 47 ans sur le dos des travailleurs américains. Le système qui le protège n’est pas un système nazi, même si le National Socialisme était une idéologie de gauche contrairement aux « libéraux » qui s’acharnent à réécrire l’Histoire à leur profit. Il ressemblerait plutôt aux systèmes qui ont été mis en place dans les républiques bananières d’Afrique ou d’Amérique du Sud avec la bénédiction des grands profiteurs et des partis communistes.
Malheureusement pour les fascistes corrompus démocrates, une fraude à telle échelle ne peut exister sans quelques couacs. Les racailles et les idiots utiles qui ont participé à cette fraude n’ont pas tous le cerveau d’Einstein. Ce n’est qu’un doux euphémisme… Quand on dit à une racaille qu’il a les mains libres pour tricher ou voler, le ciel est la limite de ce qu’il est capable de faire.
C’est la raison pour laquelle des tonnes d’erreurs ont été commises: de l’apparition magique du nombre exact de bulletins de votes dont les fascistes corrompus démocrates avaient besoin pour voler les élections dans certains états, au blocage d’observateurs républicains ou impartiaux malgré les jugements dans certains centres de tris, en passant par l’envoi massif de bulletins à des fausses adresses, au vote des morts, des plus que centenaires et des immigrés illégaux. Pour ne citer, évidemment, que quelques-unes des manipulations honteuses qui ont été découvertes.
Ce vol de l’élection a ciel ouvert n’a pu être organisé que grâce à la complicité des médias et du GAFA, aux ordres des fascistes corrompus Démocrates car c’est l’intérêt de leurs dirigeants de transformer la planète en un camp d’aliénés géant, au sein duquel seul leur groupe de privilégiés pourrait continuer à tirer des profits.
Travaillez, rentrez chez vous, regardez les plus absurdes programmes télévisés, gavez vous de fausses nouvelles, payez vos impôts, de plus en plus d’impôts, métissez-vous, oubliez votre genre sexuel, sentez-vous honteux d’aller à l’église, construisez des mosquées, propagez l’antisémitisme dans les universités, acceptez la domination de la Chine, soyez indulgent avec l’Iran, crachez sur Israël, et, surtout, soyez soumis.
« BIG BROTHER veille sur votre sécurité et sur bonheur. Nous sommes les Démocrates ! »
Si le président Trump ne parvient pas à démontrer l’ampleur de cette tricherie qui a pris la forme d’un coup d’état, les années à venir seront de plus en plus sombres tandis que le bien le plus précieux de chaque être humain sera progressivement confisqué : sa liberté.
Les multinationales ne veulent pas de la liberté d’entreprendre qui nuit à leurs profits.
Le GAFA ne veut pas de la liberté de s’exprimer qui nuit à leur main prise totale sur chaque humain hypnotisé par son ordinateur et son téléphone portable.
Les médias ne veulent pas de la liberté de penser qui nuit à leur traitement inique de l’information au profit de leurs commanditaires.
Les Démocrates ne veulent pas de la liberté tout court, qui nuit à leurs malversations, à leurs alliances avec les dictatures, à leur programme « social » destiné à provoquer davantage de soumission et de dépendance.
Contre cette « vague bleue » qui ressemble davantage au remugle vomi par l’antre infernal des privilégiés, il n’y a qu’un homme pour se battre envers et contre tous. Cet homme n’était pas un politicien mais un courageux patriote amoureux de son pays et de son peuple. Un homme qui s’était fait élire pour nettoyer le marécage infesté par les bactéries du parti de l’esclavage et qui était bien près d’y arriver.
Il reste encore une chance d’empêcher ce scénario catastrophe de se produire. Elle passe par un combat juridique avec le soutien de tout le peuple.
- Contre les médias
- Contre le GAFA
- Contre BLM et Antifa
- Contre le Big Tech
- Contre Wall Street
- Contre les Islamistes aux visages d’ange
- Contre les soit disant « bien-pensants »
Le peuple américain doit se dresser sur ses jambes et crier : LIBERTE
Voir aussi:
Donald Trump, Counterrevolutionary
Against all the money and clout of America’s revolutionary forces, the counterrevolutionary Trump had only one asset, the proverbial people.
Victor Davis Hanson
American greatness
November 1, 2020
Until Donald Trump’s arrival, the globalist revolution was almost solidified and institutionalized—with the United States increasingly its greatest and most “woke” advocate. We know its bipartisan establishment contours.
China would inherit the world in 20 or 30 years. The self-appointed task of American elites—many of whom had already been enriched and compromised by Chinese partners and joint ventures—was to facilitate this all-in-the-family transition in the manner of the imperial British hand-off of hegemony to the United States in the late 1940s.
Our best and brightest like the Biden family, Senator Dianne Feinstein (D-Calif.), Bill Gates, or Mark Zuckerberg would enlighten us about the “real” China, so we yokels would not fall into Neanderthal bitterness as they managed our foreordained decline.
We would usher China into “the world community”—grimacing at, but overlooking the destruction it wrought on the global commercial order and the American interior.
We would politely forget about Hong Kong, Taiwan, Tibet, and the Uyghurs. Hollywood would nod as it put out more lucrative comic-book and cartoonish films for the Chinese markets, albeit with mandated lighter-skinned actors.
The NBA would nod twice and trash a democratic United States, while praising genocidal China—becoming richer and more esteemed abroad to make up for becoming boring and poorer at home. The universities would nod three times, and see a crime not in Chinese espionage and security breaches, but in the reporting of them as crimes.
So our revolutionary role would be to play stuffy and snooty Athenian philosophers to the new muscular Roman legions of China.
Given our elites’ superior morality, genius, and sense of self, we would gently chide and cajole our Chinese masters into becoming enlightened world overseers and democrats—all the easier, the richer and more affluent Chinese became.
For now, Trump has stopped that revolution.
Internal Counterrevolutions
Until Trump’s arrival, Big Tech was three-quarters home on the road to Nineteen Eighty-Four. Five or six companies monopolized most American—and indeed the world’s—access and use of the internet. In cynical fashion, Silicon Valley grandees patronized naïve conservatives that they were the supposed embodiment of Milton Friedman libertarianism and 19th century robber baron daring. Yet to their leftist kindred, the moguls of Menlo Park simultaneously whispered, “Don’t worry about such necessary disinformation: we will enrich only your candidates, only your agendas, only your foundations, only your universities—in exchange for your exemptions.”
Antitrust legislation was as much an anathema to good liberals as rigging searches, institutionalizing the cancel culture, and censoring thoughts and ideas were welcomed. For now Trump, almost alone, is battling that revolution.
Until Trump’s arrival, there was increasingly no border at all. Fifty-million foreign-born resided, both legally and illegally, in the United States. Nearly a million annually walked northward across the border with ease and without legal sanction or invitation. To object to illegal immigration and decry its deleterious effects on the entry-level wages of our working poor, on the social safety net of the American needy, and on the sanctity of the law was to be smeared as racist, xenophobic, and nativist.
More than a quarter of California’s current resident population were not born in the United States. That desirous “new demography” since 1988 had flipped California into a caring blue state. Open borders and the end of immigration law enforcement had pushed Nevada, New Mexico, and Colorado into just Democratic societies, and was supposedly soon to transform Texas and Arizona into enlightened states. For now, Trump—with his soon-to-be 400-mile wall, his beefed up ICE, and his war on sanctuary nullification zones—has nearly stopped the revolution to end borders.
Until Trump, the American interior was loser country. In-between the two gilded coasts resided the deplorables, irredeemables, clingers, the smelly Walmart patrons decried in the Page-Strzok text echanges, those John McCain called “crazies,” and Joe Biden has variously called the “dregs,” the “chumps” and the “ugly folks.” They were written off as Morlocks, who were occasionally seen poking about the rotting, rusting skeletons of abandoned steel plants, and for some reason never had proper orthodontics as children.
Obama laughed about the “magic wand” needed to revive these unrevivable people. Larry Summers reportedly called such an idea a “fantasy.” He was said to have praised the meritocracy that properly gives to such losers what they justly deserve. Very caring and very humane elites felt very little for supposedly very expendable riffraff.
Translated, that meant on the eve of the Chinese takeover, our clueless deplorables never learned to code, or to borrow $200,000 to get a woke-studies education, and so deserved the opioids they took and the trailers they crashed in.
Few apostates said, “Wait a minute! The United States has cheaper energy than anywhere on earth, a skilled workforce, a huge domestic market, and a still-viable infrastructure. There was a reason why Michigan, Ohio, and Pennsylvania once led the world and why they can again.” Through tax reform, deregulation, trade rebooting, a new foreign policy, and loud jawboning, Trump for a while has stopped the revolution that was destroying our once greatest states.
Until Trump, the woke cultural wars were just about won by the elites. Seeking unity was dead; chest-pounding diversity, often the spark that had ignited history’s multiracial societies, was ascendent.
The melting pot that sought to make race incidental was deemed racist; the salad bowl that made our superficial appearances essential was celebrated. Quite affluent, self-appointed minority leaders, with their quite wealthy white liberal counterparts, established who is, and who “ain’t,” “really” black—the definition resting on whether one was loyally left-wing or disloyally independent-minded.
The success of civil rights was not to be calibrated by black unemployment figures, household income, family businesses, dignity in having leverage over employers, access to competitive parochial and charter schools, or descending abortion rates, but in electing more activists as progressive mayors, liberal city councilmembers, and leftist district attorneys to garner more redistributive state money to hire more careerists like themselves.
Trump, branded a bigot and racist, for now has sought to end that revolution, and measure race relations not by how many minority elites have choice jobs and high incomes, but by how well the entire minority community reaches income and employment parity with the general population—an idea that will earn the “racist” Trump far greater minority support than was expressed for John McCain and Mitt Romney.
Can the Revolution Be Stopped?
We are in the midst of a cultural revolution, for the most part driven by angry middle-and upper-class white youth of Antifa and its sympathizers, wannabes, and enablers. Many are humiliated that they have college pedigrees, lots of multi thousand-dollar debt, plenty of woke-studies classes to their credit, but still have no real jobs, no real knowledge, and no real immediate chances of buying a house, marrying, and raising a family in their 20s.
Nothing in history is more dangerous than the underemployed wannabe intellectual or college graduate, whose cultivated sense of superiority is not matched by his income or standard of living, but who blames “them” for his own self-inflicted miseries and unappreciated genius.
The revolution toppled statues, renamed what it did not like, Trotskyized the past, photoshopped the present, and used language, government, and cultural intimidation to do its best to make America into Animal Farm.
Corporate CEOs in terror washed the feet of the woke. University presidents, fearful for their status and careers, wrote incomprehensible memos admitting their past sins and asking how best to do present penance. Hollywood studio owners promised race and gender quotas, with ample provisions that—in the manner of NBA and NFL owners—adjustments and exceptions could be worked out for themselves.
Somewhere, somehow graduations, dorms, and campus spaces, all segregated by race, became “liberal.” Intermarriage, integration, and assimilation were shamefully illiberal. Standing for the National Anthem was unpatriotic; sitting in disdain for it, cool. Donald Trump fought that revolution too.
What tools did Donald Trump have to wage these many counterrevolutions?
The media? America’s Fortune 400? Academia? The great foundations? The nation’s think tanks? The bipartisan government establishment? The international community? The banks? Wall Street? Corporate CEOs? Silicon Valley? Professional sports? The entertainment industry? Hollywood? The intelligence community? The current and retired top military brass?
In fact, none of them. All had joined or enabled the revolution, on the theory either that their wealth and influence would shield them and their own from its excesses, or like naïve Kerenskyites their status would impress and win over even those who targeted them, or they were inner revolutionaries themselves all along, just waiting to be freed at last by BLM and Antifa.
Against all that money and clout, the counterrevolutionary Trump had only one asset, the proverbial people. He had solely the under-polled and the written-off. They came out to his rallies in the tens of thousands, deluded the pollsters, and told the media less than nothing, but voted and will vote in waves to save America from what it was becoming.
Voir également:
What was, is, and will be the Trump agenda?
Against all odds, what elected Trump in 2016 was a recalibration of American foreign and domestic policy—and the art of politicking itself.
Doctrine and Policy
In foreign affairs, the United States would no longer adhere to every aspect of the 75-year-old postwar order it created—given the world now bore little resemblance to the world of 1945.
Prior bipartisan foreign policy had often ossified to the point of enhancing the power of our enemies, weakening our complacent friends, and terribly damaging our own power. When Trump entered office, ISIS was proving that it was hardly a “JV” organization. North Korea was recklessly testing missiles and bragging of its nuclear-tipped rockets pointed at our West Coast.
Israel and the moderate Arab regimes were ostracized as part of the insane Obama empowerment of theocratic Iran and its quest for a radical crescent encompassing Syria, Lebanon, Hezbollah, and Hamas.
Russian reset was an utter failure. Unhinged, we were hectoring Vladimir Putin on human rights while agreeing to dismantle missile defense in Europe, if he would just please behave for a bit, and give Obama space during his 2012 reelection bid. The Asian pivot was laughable. Our friendly and hostile trading partners praised the Obama Administration in direct proportion to their manipulation of it.
In the 1950s, it was understandable that the United States would spend blood and treasure abroad to resurrect the destroyed economies after World War II and contain Soviet Communism. Its policy of allowing recovering allies to run up huge trade deficits to reenter the world community was seen both as desirable and affordable, as was putting down Communist insurrections the world over to contain the Soviet Union.
Western Europe, Japan, Taiwan, and South Korea became powerhouses, often with wide open, one-sided access to U.S. markets. China would never have achieved its 40-year stunning ascendence had America applied to Chinese trade the same mercantilism that China applied to the United States.
By 2016, it was clear that a host of world and international trade and development organizations took for granted U.S. moral and financial support, while assuming wide open entrance for all into the U.S. market.
The result of the globalist project was the destruction of much of the American interior’s manufacturing and assembly industries. Those whose labor could not be so easily xeroxed—Silicon Valley, Wall Street, banking and insurance, big law, the media, entertainment, professional sports, and large research universities—saw their markets expand to 7 billion consumers. Coastal elites got rich. Interior deplorables and clingers were said to have deserved their fate by not going to college or failing to learn how to code.
They were lectured that not even a magic wand could save their jobs, or, in the words of Lawrence Summers, former Harvard president and the architect of President Obama’s team of economic advisers, they deserved their unfortunate fates, which in our meritocracy matched their meager abilities. “One of the challenges in our society is that the truth is a kind of disequalizer,” Summers reportedly once said. “One of the reasons that inequality has probably gone up in our society is that people are being treated closer to the way that they’re supposed to be treated.”.
Into that comfortable matrix of easing into decline, Trump stormed in. He damned globalists as elites who cared more about abstractions abroad than unfairness and the poor at home right under their noses.
To restore U.S. primacy, he greenlighted gas and oil production. When the United States became the largest producer of both, much of the world changed. The Middle East no longer had a political stranglehold over U.S. foreign policy. Russia, and illiberal regimes like Iran, lost hundreds of billions in carbon income. American consumers and industry enjoyed the cheapest energy prices in the Westernized world. And the elite dismissed all that as too damaging to the planet.
Tax reform and deregulation lured back to U.S. shores offshored money and opened up trillions of dollars for investment that had been inert—the owners of which had been understandably worried by the redistributionist rhetoric and policies of the increasingly leftwing second-term Obama Administration and its recalibration of the Democratic Party.
Closing the border with Mexico slowly tapered off the once-endless supplies of cheap imported labor. For the first time in a half-century, the American worker was courted by needy employers who paid record entry-level wages, as unemployment fell to near historic peacetime lows.
Minority youth were no longer begging employers for a chance of a job, but rather were being begged by them to come to work. Ancient fights over unions and minimum wages faded as an increasingly wealthy America saw middle-class income soar for the first time in years as employers paid whatever was necessary to land American workers.
Trump stopped most optional military interventions that did not pencil out in a cost-benefit advantage for the United States—or for regional stability. Instead, don’t-tread-on-me realism bombed ISIS out of existence and took out the terrorist Iranian mastermind Qasem Soleimani, or threatened Kim Jong-un with massive retaliation if he dared launch a missile toward the United States.
At no time did Trump think he should remove Bashar al-Assad and try to create a Western democracy in Syria, or invade and overthrow the Iranian regime—as opposed to slowly strangle them with sanctions, new alliances, and military deterrence. There was no desire to return to spend money or lives in Libya or Iraq to establish or reboot democratic institutions.
There were two final pillars of the new Trump foreign policy. One was to talk honestly to allies about investing in their own defense as promised. Most not only counted on U.S. protection but often loudly seemed to resent their ensuing dependence by opportunistically ankle-biting the United States for its global policeman role.
Western Europe and Asia, and especially Germany and Japan, were told that if Russia and China really were existential threats, then such front-line states had to commensurately invest in their own defense first—at least if they to expected 19-year-olds from rural Michigan or northern Florida to fly over to their defense.
Unpredictability was seen as safer deterrence in a dangerous world than predictable and ossified policy.
So, against all advice, Trump called China to account for its commercial cheating and insidious infiltration into Western banking, corporate, media, entertainment, and academic institutions. He cut off aid to Palestinians who refused to recognize Israel, moved the U.S. embassy to Jerusalem, reminded the Assad regime that it would never recover the Golan Heights to launch another war on Israel, encouraged the moderate Arab world to ally with Israel to protect against revolutionary Shiite Iran, and reminded Canada and Mexico that one reason why they had small militaries, and growing economies, was their proximity to the United States—and thus such magnanimity should be reciprocated with symmetry rather than seen as naïveté that explained its continuance.
Class, Not Race
The second pillar of Trumpism was a shift in Republican orthodoxy to reemphasize class differences and in radically different ways.
No longer was there talk of privatizing Social Security, institutionalizing free (but not fair) trade, or following international commercial accords against the interest of an increasingly hollowed out American middle class. Deregulation and cuts in corporate taxes galvanized the economy and indeed profits “trickled down” to the hoi polloi. But such necessary free-market reforms were not the be-all and end-all of Republican orthodoxy, which was now readjusted to be more in the interest of the factory worker, not just the Wall Street investor.
Closing the border cut off the easy supply of cheap labor for corporations. Only that way would wages of entry-level and largely minority workers rise. More radially, Trumpism did not see the middle classes as spent, addicted, eroding and doomed, much less as deplorables, clingers, irredeemables, dregs, and chumps as the coastal elites increasingly liked to smear them. And Trump certainly did not see poor whites, without much influence, as privileged, and thus in need of making atonement for supposed sins of the past or the present.
One reason why Trump is libeled as a racist is that he saw through the white elite con of blaming those without advantage for bias and prejudice, in order to win psychological exemption for the elite’s own near-monopoly on blue-chip university admissions, corporate, media and academic old-boy access and cultural influence.
Bull-in-the-China-Shopism
Aside from fundamental changes in foreign and democratic policy, and renewed emphasis on class instead of race, Trumpism changed the political dialectic.
Of course, Trump could be crude, even at times bullying and profane. But much of his braggadocio and vulgarity were designed as chemotherapy to kill the cancer of the administrative state and the lock-hold on permanent government by the revolving-door, bipartisan coastal elite.
The reasons why Trump just days after his inauguration faced a failed impeachment, or calls for his removal by the 25th Amendment, or even talk of a military coup, or the Steele dossier hoax that led to a $40 million, 22-month effort by progressives to destroy his presidency, his person and his family, were manifold. But one cause surely was that Trump was orphaned from the hard-Left Democratic Party and the Republican establishment and seemed either to welcome the ostracism or not be fully cognizant of the cost that it entailed.
True, Trump may have defined presidential comportment down with his “sleepy,” “crooked,” “lying,” and “low-energy” epithets and with his crowds cheering to “lock her up.” But then again, what was so moral in the past about mellifluously assuring Americans they would lose neither their doctor nor their health plan—to the amusement of the likes of Jonathan Gruber who knew all along that they would? Or ramming through the Iran Deal by bypassing the treaty duties of the U.S. Senate, while deluding the country with a “know-nothing” media echo chamber? If we learned anything from the Obama years, supposedly “scandal-free” presidents might do anything from weaponizing the IRS and siccing the FBI on opponents to dismantling viable allied missile defense to leverage foreign leaders to aid their reelection campaigns—and then call all that moral, with a chorus of media assent.
When a man takes on the role of the gunslinger arriving in the town to clean up the mess, one must expect that his methods and comportment will offend his supporters as much as they terrified his adversaries, all the more so as he succeeds and thus the beneficiaries see an end on the horizon to their embarrassing need to have called in the unorthodox to do what their own polite conventionality should have done, but choose not (or did not have the courage) to do.
The Fate of Trumpism
We can sense the viability of Trumpism by the current lack of coherent attacks on its principles and achievements. Would a President Mitt Romney demand that the U.S. embassy now leave Jerusalem? Would a President Nikki Haley cease the new containment of China? Would a President Marco Rubio return to the Bush-Obama coaxing of NATO partners to please, pretty please pay up what they had promised?
Or alternatively, would a President Joe Biden warn the Arab countries to cease their “destabilizing” new partnership with Israel?
Would he jawbone them to return the autocratic Palestinians to front and center of the Middle East “peace” plan? Would a President Biden begin dismantling 400 miles of border wall and return to open borders?
At home, Biden most certainly would raise taxes, restore cumbersome regulations, strangle the fossil fuel industry, and return to identity politics pandering. But after the 2017-20 Trump boom, he would do so without any expectation that the economy would grow or the country would heal or the world would suddenly cool down and the seas cease to rise.
Biden knows that under Obama a natural recovery stagnated, a uniter president ignited the country with his team of racial arsonists, and the government wasted billions of dollars in green boondoggles even as a hamstrung private sector did far more than Washington to expand the use of solar energy and electric cars.
And what about the NeverTrumper—always wrong that Trump would not be nominated or not be elected or be destroyed by “Russian collusion”? At the end of Trump, whether in 2020 and 2024, would they resurrect the Weekly Standard or return to the Sunday talk shows? Would the legions of handlers, operatives and advisors return to recalibrate all the party Senate and House races along the lines of a Mitt Romney or John McCain orthodoxy? Would the NeverTrump Phoenix arise to save the Republican Party from the ashes of Trumpism—on the principle that deplorables would always support RINO candidates, but RINOS would bolt the minute a deplorable candidate appeared. Could a Jeff Flake or a Ben Sasse or a John Kasich candidacy shatter the Blue Wall?
Probably not at all. Elite Republicanism would fail because the white working classes would return either to political hibernation in the swing states or rejoin the Democratic Party. Growing minority support would vanish because blacks and Latinos would see platitudinous and pandering Republicans as far more injurious to their futures than was a crudely talking, Queens-accented populist Trump.
Trumpism did not dismantle Republican conservatism. It simply enhanced conservative appeal by closing the border, confronting China, demanding fair trade, avoiding optional military expeditions, emphasizing the concerns of the working class, and redefining presidential behavior as boisterously honoring promises rather than mellifluously reneging on them.
Whatever Trump’s fate, the NeverTrump faction will not succeed in rebuilding a new-old Republican Party under the Bush-McCain-Romney paradigm. Biden and his leftist masters would not be able to lower minority unemployment to Trump levels. Neither would they declare an end to containing China and claim such past confrontation was an unnecessary provocation.
Like it or not, Trump hit on a great truth that no leader can write off his country’s vast industrial interior, destroy his nation’s borders, willingly cede global leadership to a Communist dictatorship, manipulate intelligence agencies to destroy political opponents, prefer to manage decline rather than to seek renewal, and meanwhile, as he did all that, call himself moral and presidential.
Présidentielle américaine : pourquoi Donald Trump veut-il saisir la Cour suprême ?
DÉCRYPTAGE – Après une journée de vote à l’issue très incertaine, le président américain a annoncé vouloir saisir la Cour suprême, pour que «la loi soit respectée et utilisée de manière appropriée». Explications.
«C’est une fraude contre le peuple américain» : l’accusation faite par Donald Trump, dans une conférence improvisée à deux heures du matin, est grave. «Franchement, nous avons gagné ces élections. Notre but est d’en assurer l’intégrité, nous allons gagner cela», attaquait le président américain, annonçant dans la foulée saisir la Cour suprême, pour que «la loi soit respectée et utilisée de manière appropriée». Mais de quoi parlait-il?
L’action juridique que s’apprête à entamer le camp républicain est très concrète : l’enjeu est de faire arrêter la réception des bulletins au jour du vote, dans le cadre de la procédure du vote par correspondance. «Nous souhaitons que les votes soient arrêtés, on ne veut pas qu’ils retrouvent des votes à 4 heures du matin», a ainsi détaillé le candidat dans sa prise de parole, évoquant une controverse juridique qui dure depuis plusieurs mois, et qui pourrait faire basculer l’élection.
Plusieurs cours locales ont autorisé la réception de votes en retard
Tout au long de l’été, plusieurs cours suprêmes étatiques ont en effet pris des mesures autorisant la réception et le comptage des bulletins de vote même arrivés jusqu’à plusieurs jours après le 3 novembre. Au motif que l’extension permettrait une meilleure prise en compte des votes à distance en période de pandémie, la cour de Pennsylvanie a ainsi autorisé les votes arrivant jusqu’au 6 novembre. Dans le Nevada, le délai court jusqu’au 10 novembre. En Caroline du Nord, c’est jusqu’au 12 novembre que les votes envoyés peuvent être réceptionnés. Environ vingt états ont vu cette tolérance mise en place, parfois contre l’avis des parlements.
Des décisions qui avaient été très controversées : pour le parti républicain, le contexte sanitaire ne justifiait en rien une extension du délai de vote à distance, de toute façon sans risque. De plus, selon les équipes de campagne du président en exercice, les cours suprêmes locales outrepassaient leurs pouvoirs, car le choix des modalités de vote revient normalement aux assemblées législatives de chaque État. Les possibilités de fraude électorale par ce biais avaient également été soulevées : dans le Minnesota, les avocats du parti républicain, cités par MPRNews, avaient souligné que les modalités locales «[autorisaient] les votes reçus jusqu’à huit jours après le scrutin et sans cachet postal à être pris en compte». En réponse, plusieurs médias soulignaient que, le vote à distance étant traditionnellement plutôt utilisé par les électeurs démocrates aux États-Unis, les Républicains refusaient un mécanisme défavorable pour eux.
Plusieurs actions juridiques à prévoir
Consultée sur la mesure de ce type prise en Pennsylvanie, la Cour suprême des États-Unis a botté en touche le 28 octobre, refusant de bloquer la décision, tout en indiquant qu’elle se réservait le droit de revenir sur sa position après l’élection. Dans le détail, quatre juges conservateurs (Clarence Thomas, Samuel Alito Jr, Neil Gorsuch et Brett Kavanaugh) avaient défendu la requête républicaine, tandis que quatre autres juges (les libéraux Stephen H. Breyer, Sonia Sotomayor et Elena Kagan et le président conservateur de la Cour John Roberts) souhaitaient la rejeter. Précision d’importance, la nouvelle juge Amy Coney Barrett, tout juste nommée par Donald Trump, n’avait pas pris part à ce débat, selon CNN.
Hier mardi, Donald Trump est revenu sur l’affaire et a déclaré dans un tweet que la décision de la Cour suprême était «TRÈS dangereuse […]. Cela va permettre une triche effrénée et incontrôlée et saper l’ensemble de notre État de droit. Cela va également entraîner des violences dans les rues. Quelque chose doit être fait!» ajoutait le président candidat.
Donald Trump et son équipe de campagne avaient déjà prévenu qu’ils pourraient entamer une action juridique pour interdire la prise en compte de ces bulletins postaux en retard, en interrogeant la capacité des cours suprêmes locales à imposer ces mécanismes, au regard de la Constitution américaine. Justin Clark, gestionnaire de campagne de Trump, affirmait dès lundi : «Ne vous y trompez pas, le président et son équipe continueront de se battre pour des élections libres et équitables et des résultats fiables que tous les Américains méritent». Selon The Hill , les actions juridiques de contestation devront commencer au niveau local avant d’atteindre, éventuellement, la Cour suprême. Si les votes pris en compte malgré leur retard s’avèrent déterminants pour l’élection, cela pourrait rallonger d’autant la période d’incertitude commencée cette nuit. Les résultats n’ont en effet pas encore été annoncés dans huit États.
La Cour suprême, déjà arbitre de l’élection en 2000
La situation actuelle rappelle naturellement le bras de fer qui avait suivi l’élection présidentielle de 2000, opposant George W. Bush à son rival démocrate Al Gore. Les résultats de la Floride avaient été contestés car l’écart ne dépassait pas quelques centaines de voix. Le code électoral de l’État avait alors permis de relancer de nouveaux décomptes pour vérification. Pendant 36 jours, plusieurs changements de vainqueur avaient eu lieu en fonction des dépouillements des comtés. La Cour suprême avait finalement, le 12 décembre 2000, rendu une décision donnant la victoire à George W. Bush, après avoir interrompu un énième décompte. Les juges s’étaient profondément divisés sur la question, cinq d’entre eux remportant la majorité, les quatre autres ayant fait état de leur dissidence dans le texte final. Le scénario pourrait-il se rejouer ces prochaines semaines ?
Voir de plus:
Aux États-Unis, les confessions d’un «fraudeur électoral» démocrate alimentent les soupçons
Dans un article du New York Post, un militant détaille ses techniques pour trafiquer le vote par correspondance. Des révélations mises en doute par des partisans démocrates.
Luc Lenoir
La démocratie américaine menacée ? Oui, mais par les démocrates ! Voilà une démonstration qui pourrait surprendre bien des spectateurs, habitués aux analyses sur les risques de confiscation du pouvoir par Donald Trump. Alors que la tension monte aux États-Unis autour de l’élection présidentielle, et des risques pesant sur le vote dans le contexte de lutte publique contre le coronavirus, le New York Post a en effet publié la «confession» d’un fraudeur engagé à gauche, qui affirme avoir truqué de nombreuses élections fédérales. Essentiellement dans le New Jersey, où il réside, mais en décrivant un système de manipulation existant dans de nombreux autres États. Le mobile du passage aux aveux ? Le militant serait un soutien acharné de Bernie Sanders et ne se voit pas soutenir la candidature de Joe Biden.
Le récit est d’importance car, sous la pression de la lutte contre le coronavirus, de nombreux électeurs annoncent avoir choisi cette année le vote à distance. Celui-ci existe sous deux formes dans les États américains. La première est le vote par procuration, plébiscité par le Président actuel pour sa sécurité, nécessitant une demande de la part du votant. Le second est le scrutin postal, pour lequel il suffit de renvoyer un formulaire dans une enveloppe spécifique prédistribuée.
Ouverture d’enveloppes à la vapeur, destruction de votes dans les quartiers républicains…
Et c’est dans ce type de votes que le témoin du New York Post affirme que la fraude «est plus une règle qu’une exception». À l’appui de sa démonstration, un véritable mode d’emploi de la fraude, avec plusieurs procédés possibles. La première technique consiste à utiliser l’enveloppe d’un votant, pour y mettre un bulletin obligatoirement démocrate. Il faut au préalable faire le tour des domiciles et convaincre les citoyens de laisser les fraudeurs poster leur courrier de vote à leur place. Une mission «beaucoup plus facile qu’on ne le pense», d’après le fraudeur cité par le journaliste Jonathan Levine, en se faisant passer pour une association de service public. Ensuite, l’enveloppe est ouverte à la vapeur, puis on y glisse un nouveau bulletin en falsifiant la signature. Pour éviter toute suspicion, les enveloppes rouvertes sont ensuite disséminées dans toutes les boîtes postales de la ville.
Les employés des postes peuvent également influer facilement sur l’élection, selon le témoin. «Vous avez un facteur qui est un type anti-Trump enragé et travaille à Bedminster ou dans un bastion républicain… Il peut prendre les bulletins de vote [remplis], et sachant que 95% sont en faveur d’un républicain, il peut simplement les jeter à la poubelle», explique-t-il. Un écho à l’histoire de certains lots de courriers électoraux retrouvés après le vote, lors d’élections locales à New York en 2017 ?
Autre «mine d’or» de votes à disposition, les lieux de vie accueillant des personnes fragiles. «Il y a des maisons de retraite où l’infirmière est en fait un opérateur rémunéré. Et elle va pièce par pièce voir ces personnes âgées, qui souhaitent voter pour se sentir utiles», déclare ainsi le lanceur d’alerte. Il suffit alors de remplir le bulletin pour eux et de leur faire signer ce que l’on veut…
Enfin, le témoin précise que, la plupart du temps, l’historique de participation aux élections est une information publique aux États-Unis. Une dernière technique, encore plus sauvage, consiste donc à aller voter, un jour d’élection, à la place d’un citoyen recensé comme abstentionniste, et qui ne risque pas de venir. Certains États ne demandent en effet pas de pièce d’identité. Une information déconcertante vue de France qui légitime la méfiance de certains observateurs pour ce type de scrutin.
L’investigation mise en doute par un observatoire progressiste
Interrogé par Fox News, le journaliste est revenu sur l’origine de l’article, soulignant que le fraudeur est venu à sa rencontre et a livré des «détails impressionnants» de crédibilité, requérant l’anonymat au vu des risques encourus. Rapidement, le camp républicain a mis en avant la publication. Les deux fils de Donald Trump ont tweeté un lien vers l’article, Eric Trump qualifiant le travail de «must-read».
Du côté de l’opposition, le témoignage semble plutôt gêner l’establishment démocrate. De même, les reprises de l’information viennent pour l’instant de médias à dominante pro-Trump. Media Matters for America (MMfA), une organisation progressiste spécialisée dans la veille des médias pro-républicains, s’est toutefois penchée sur le travail du New York Post. Elle liste d’abord une série de journalistes, activistes et personnalités républicaines en tout genre qui ont publié l’article sur leur compte twitter, soulignant que «les médias de droite et le GOP [Grand Old Party, parti Républicain] poussent depuis plusieurs années le mythe de la fraude électorale pour affaiblir la participation». Avant de citer une étude du «Brennan Center for Justice», un think-tank progressiste, qui certifiait en avril dernier que la fraude via «scrutin postal» est un «discours trompeur».
L’observatoire va jusqu’à questionner l’anonymat du témoin, un principe pourtant sacro-saint dans le journalisme d’investigation. En filigrane, une dénonciation de l’engagement partisan du New York Post, de ligne conservatrice et de Jonathan Levine, l’auteur de l’article. Sans donner d’éléments de réponse concrets, cette contre-offensive montre surtout la polarisation extrême atteinte par le système médiatique américain… et la méfiance régnant sur le scrutin du 3 novembre prochain.
Voir encore:
Woke Faced the Voters—and Lost
The 2020 election was a referendum on the progressive elite, and they were soundly defeated
In a week of surprises, California’s rejection of a ballot measure that would have allowed the state to resume its affirmative action program was among the most significant.
The measure, known as Proposition 16, wasn’t defeated by shy Trump voters. Polling showed Hispanic and other minority voters evenly split on the measure, and on Tuesday it was defeated in California’s most Latino counties.
California’s result is just one piece of the mounting evidence that voters on Tuesday threw a wrench in the progressive plan to leverage a « coalition of the ascendant » and an « emerging Democratic majority » to turn the country into a woke utopia.
The 2020 election was in large part a referendum on Democrats’ race baiting and pandering, starting with the party’s own elevation of Biden to the top of the ticket. Democrats’ rejection of Sens. Elizabeth Warren, Bernie Sanders, and Kamala Harris was a leading indicator that the media missed.
Millions of voters of all races made clear that they instead prefer the old ideals: equality of opportunity, economic freedom, and a society that judges its citizens not by the color of our skin, but the content of our character.
Beyond that, the president whom Democrats have lambasted for four years as a racist and a xenophobe turned out more minority voters than any Republican candidate in decades. It’s not just that right-wing Cubans handed Trump a surprise victory in south Florida; he clinched some of the nation’s most Latino counties, improved his margins with black men and women, and even earned commanding majorities in some Native American counties. And that exit poll data does not account for the shy Trump voters, an effect we presume may well be exaggerated among black and Hispanic voters.
Senate races yielded more bad news for the progressive left. Even if Joe Biden wins the White House, Sen. Mitch McConnell (R., Ky.), who easily overcame an $80 million challenge, will serve as a check on the ascendance of socialists such as Sens. Bernie Sanders (I., Vt.) and Elizabeth Warren (D., Mass.) to the Biden cabinet. Voters may have wanted Biden, but there’s a whole wing of his party they’d prefer to do without.
Some House Democrats can see the writing on the wall. Rep. Abigail Spanberger (D., Va.) reportedly told her caucus that the progressive push to defund the police and embrace « socialism » almost cost them the majority. Rep. Ruben Gallego (D., Ariz.) advised Democrats to drop the woke speak, starting with the bizarre « Latinx. »
Tuesday’s results should shatter the Democratic presumption that their party is destined to command the overwhelming and eternal support of minority voters—but it won’t. The politics fueled by racial grievance and personified by the « squad » of Alexandria Ocasio-Cortez, Ilhan Omar, and Rashida Tlaib is a cancer on the Democratic Party that it indulges at its own peril.
Voir aussi:
Despite ‘racist’ charges, Trump did better with minorities than any GOP candidate in 60 years
That narrative was always bunk. It finally died, once and for all, on Tuesday evening.
Team Trump and Republicans nationwide made unprecedented inroads with black and Hispanic voters. Nationally, preliminary numbers indicated that 26 percent of Trump’s voting share came from nonwhite voters — the highest percentage for a GOP presidential candidate since 1960.
In Florida’s Miami-Dade County, the heartland of Cuban America, Trump turned a 30-plus-point Hillary Clinton romp in 2016 into a narrow single-digit Joe Biden win. Texas’ Starr County, overwhelmingly Mexican American and positioned in the heart of the Rio Grande Valley, barely delivered for the Democrats. Biden’s Hispanic support in other key swing states, like Ohio and Georgia, tailed off from Clinton’s 2016 benchmarks.
Overall, exit polls indicated that 32 to 35 percent of Latinos voted for the president. And young black men are gravitating to the GOP at a remarkable pace (given the baseline).
It turns out that minorities aren’t so infatuated with the brand of unrepentant progressive “woke-ism” now peddled by the Alexandria Ocasio-Cortez wing of the Democratic Party. The political, legal, media, corporate and academic establishments have gone all-in on the woke agenda, peddling a toxic brew of intersectionality, socialism lite and Black Lives Matter anarchism. Latinos and many blacks aren’t buying it. As one Twitter wit quipped, Democrats may have won the “Latinx vote,” but they didn’t fare well with actual Latinos.
The cognitive dissonance on the part of our bicoastal ruling class is, and will be over the ensuing months, astonishing. The ruling elite is incapable of processing the notion that the MAGA hat-clad Bad Orange Man is not, in fact, an avatar for racist whites and a harbinger of impending fascism.
“Racism is Trump’s brand — but he outperformed the polls in large part with Hispanic and some black votes,” noted the New York Times’ Paul Krugman — apparently incapable of processing the possibility that racism isn’t, in fact, Trump’s brand.
Similar lamentations are ubiquitous among the blue-checked Twitterati. Many have taken to rationalizing the Latino shift by asserting that recent immigrants from Latin America secretly pine for a caudillo-style “strong man” — a laughable and intellectually dishonest exercise in denialism.
The progressive elites are genuinely incapable of understanding why it is that their nostrums have been rejected by a growing share of the populace. They can’t come to grips with the fact that their shambolic policy initiatives — and their unjust and fundamentally anti-American identity politics — are simply not all that popular with the fly-over country rubes, including “country rubes” of color. The 2020 election, in which the GOP defied the odds by maintaining the Senate and actually picking up seats in the House, was an emphatic rejection of the left-wing vision for America. No one wants AOC’s “Squad” — including Hispanic and black voters.
It’s yet unclear whether Team Trump will get a second term. But the path forward for the Republican Party is clear, regardless. The GOP, which already has its strong base of support among non-college-educated white voters, must learn to govern like a working-class, multiethnic, multiracial party.
This more populist variety of conservatism will be unabashedly traditionalist, humbler in its approach to America’s role on the world stage and economically attuned to the aspirations and needs of ordinary Americans — not those of Wall Street, Hollywood or Silicon Valley. It is a vision with real crossover appeal — a vision that can, and will, win.
Republicans have every reason to be optimistic about the future. The hectoring “demography-is-destiny” dolts have been shot down. A substantial chunk of minority voters rejected the lies that GOP populism is rooted in racism. They rejected the slanders that the president himself is a white supremacist. The media establishment won’t admit it anytime soon, but the GOP’s future is bright — and browner than many may have previously thought possible.
Voir encore:
Trump won record minority support — yet the left is calling it ‘racism’
In an ideal world, political parties would be about different approaches to governing. Yet too often in our nation’s history they’ve been about tribalism along regional, economic and, most divisively, racial lines.
Then came 2020: This Election Day, President Trump garnered the highest percentage of non-white votes for a Republican presidential candidate in 60 years. This movement toward balance should be celebrated by all, but not surprisingly, that is not what is happening.
Take MSNBC anchor Joy Reid, who claims that the election showed a “great amount of racism, anti-blackness and anti-wokeness.” Or The New York Times’ Charles Blow, who somehow sees this election as confirming the power of the “White Patriarchy.”
Writer Bree Newsome Bass conceded that some white voters had chosen Joe Biden but voted Republican down ballot to preserve “white rule.”
These people view everything through a racial lens. They’re convinced Trump is a racist and regard his broad support — half the country voted for him — as proof that the nation, as a whole, is likewise hopelessly racist.
A kind way to describe such reactions would be “unhinged.” Another way: terrified.
Between 2004 and 2016, black men and women gave between 88 percent and 95 percent of their votes to the Democratic candidate for president. This year, Trump won 18 percent of the vote among black men — a staggering number for a Republican.
To put that in visceral terms, of every six black men who voted, one voted for Trump.
He also made significant gains with Hispanic voters and even Muslim voters.
Trump has had significant accomplishments as president — halting the liberal, activist tilt of the courts, standing up to China, striking peace treaties that offer fresh hope in the Middle East peace, firing up the economy — but perhaps none is as important or has more far-reaching implications than his transformation of the GOP into a multiracial party. For all of his high principles and good hair, the last Republican candidate for president, Mitt Romney, could never have dreamed of such success among non-white voters.
So why are so many progressive and black intellectual elites so upset about the American political parties achieving so much more racial balance?
Some cynics might see it as simply sour grapes over the left’s loss of power and influence. Democrats assumed only they could speak for minorities, who it now turns out have their own ideas. But it also reflects a fundamental difference between how Americans view race and racism.
Over the past few decades, progressives have insisted racism is built into the system and the system must change (in progressive ways) to curb it — though it’s never been clear if they think it can ever be satisfactorily defeated. Those on the right, meanwhile, view racism as an issue of individuals holding irrational beliefs regarding minorities, which can be organically overcome.
In the 2020 election, we now see that millions of minority voters rejected the idea that their votes should be bound by identity politics, or as Joe Biden put it, that if you don’t vote Democratic, you ain’t black. That remark didn’t come out of nowhere. He was simply saying out loud what many on the left have long believed.
Fact is, Trump made the most direct appeal to non-white voters we’ve seen from a Republican in most of our lifetimes. And it worked.
This is also good news for America, and especially minorities. We now have a GOP that will be eager to maintain these gains, and a Democratic Party that can no longer take minority votes for granted.
And we can now stop believing the color of a person’s skin gives us certainty about their political affiliation — and that in and of itself strikes a blow at racism. It’s exciting: Individuals can be treated as individuals, rather than lumped into political boxes based on their racial group.
Some may find it ironic that it was Trump, of all people, who’s most responsible for this. But what matters is that the body politic has landed in a better, more equal and more promising place.
May our parties now be about politics, not racial division, and may every American feel free, regardless of skin color, to embrace the party of their choice.
Voir de même:
TRIBUNE – La vague bleue annoncée par les sondeurs et espérée par des journalistes américains majoritairement anti-Trump n’a pas eu lieu, estime l’essayiste Renaud Beauchard*, qui regrette que la presse ait troqué l’objectivité pour le militantisme.
Leçons d’une élection américaine chaotique
Au terme d’une élection extraordinairement serrée, deux certitudes se dégagent: Trump n’était pas un accident de l’histoire, et l’intelligentsia prodémocrate qui a fait de sa détestation un programme a sous-estimé sa résilience. Benjamin Haddad dresse le bilan géopolitique du sortant contesté, tandis que Renaud Beauchard souligne que Trump est «à la fois le plus grand bonimenteur de l’histoire américaine et la personne sur laquelle on a le plus menti».
Le décalage entre les attentes grandioses d’une vague bleue annoncée par les sondages à grand renfort de médias comme en 2016 et l’incertitude caractérisée qui a régné hier rapporte la preuve éclatante qu’aucune des leçons de l’élection de 2016 n’ont été apprises. Pire, le zèle appliqué à ne pas comprendre ce qui s’est passé il y a quatre ans a conduit tous les leviers d’influence gravitant autour du Parti démocrate à se persuader qu’ils pouvaient propulser au-delà de la ligne d’arrivée un candidat sans programme, sans faire campagne et à la faveur de la seule détestation de Trump.
Faut-il le rappeler? Trump a été élu en tant qu’incarnation d’un rejet d’une grande partie d’Américains de la corruption d’une classe dirigeante fondant son titre à gouverner sur une expertise technocratique, et compensant son manque de légitimité par une revendication de plus en plus stridente d’expertise morale.
Contrairement aux craintes maintes et maintes fois exprimées, Trump n’a pas troqué sa dépouille d’animateur de téléréalité pour celle de dictateur, pas même de dictateur d’opérette. De dictature nous n’avons point vu venir. En revanche, nous avons vu la classe dirigeante destituée du bien qu’elle croyait lui revenir de droit se comporter comme un «gouvernement impérial en exil» se drapant dans sa supériorité morale pour se lancer dans une inquisition prolongée mêlant espionnage politique, mensonges constants au public sur des complots inexistants, et remise au goût du jour d’expressions maccarthystes comme la «déloyauté au pays».
De toutes les institutions abîmées non pas par Trump, mais plutôt par le sentiment de panique collective des élites nommé «Trump Derangement Syndrome», nulle n’en ressort moins affaiblie que les médias d’informations. Pour preuve du caractère endémique et banal du mensonge installé au cœur d’institutions hier saluées comme des modèles d’éthique journalistique, on citera les propos édifiants d’un chroniqueur du Washington Post à propos des révélations du New York Post sur l’affaire Hunter Biden: «Nous devons traiter les fuites sur Hunter Biden comme s’il s’agissait d’une opération menée par des services de renseignement étrangers – même si ça n’est probablement pas le cas.»
«Consentement des masses»
Quelques éclaircissements sont nécessaires pour montrer comment le journalisme américain a abandonné toute prétention à la vérité pour investir le champ moral et le rôle joué par l’accession de Trump à la présidence dans ce drame. Nous savions que le rôle de la presse avait été reformulé dès l’entre-deux-guerres sous l’impulsion de l’intellectuel néolibéral Walter Lippmann comme une mission de «manufacture du consentement des masses» à des choix publics décidés de façon de plus en plus technocratique du fait de la complexité croissante de la «grande société» advenue avec l’ère industrielle. une presse d’opinion très marquée au XIXe siècle et au début du XXe siècle succédait une presse se revendiquant de l’autorité de la science, organisée autour d’une éthique de «neutralité objective» qui a survécu cahin-caha jusqu’en 2016.
La victoire de Trump à la primaire républicaine de 2016 a fait voler cet équilibre en éclats pour des raisons autant éthiques que commerciales. Sur le plan éthique, ce changement est méthodiquement explicité dans un article de Jim Rutenberg paru dans le New York Times le 7 août 2016 intitulé «Trump met à l’épreuve les normes d’objectivité dans le journalisme». Selon Rutenberg, la perspective d’une présidence Trump était si dangereuse que le rôle du journaliste n’était plus de présenter les faits de façon neutre, mais «de se conformer aux attentes de vérité de ses lecteurs et spectateurs, et à la vérité factuelle, d’une façon qui tienne face au jugement de l’histoire.»
Il s’agissait d’un abandon pur et simple du critère de la neutralité objective au profit de celui de la clarté morale. Ce choix éthique était d’autant plus facile à faire qu’il se justifiait commercialement pour des médias alors menacés existentiellement du fait de l’éclatement du paysage médiatique en bulles cognitives partisanes consécutif à l’apparition de l’information en continu et de l’internet. Traiter copieusement du phénomène Trump tout en dénonçant l’installation de l’Antéchrist à la Maison-Blanche s’est révélé un extraordinaire gisement de contenus et de profits pour les médias mainstream.
Quoi qu’il se passe, tous les Américains sont les perdants de cette dialectique tragique
Un autre article du New York Times daté du 23 juin 2020 signé de Wesley Lowery titré «Une redéfinition de l’objectivité, dirigée par des journalistes noirs», permet d’en comprendre les aboutissants. Son auteur expose que l’objectivité est toujours jugée à l’aune d’un hypothétique lecteur impartial, invariablement assumé comme étant blanc. Appliquant ce traitement à l’Administration Trump, Lowery en déduit que Trump étant ontologiquement un raciste entouré de suprémacistes blancs,la clarté morale impose de traiter toute information concernant la Maison-Blanche, non pas sous l’angle de l’objectivité factuelle ou encore moins du respect d’institutions elles-mêmes souillées par le racisme, mais en prenant en compte à tout moment le racisme indélébile de l’homme occupant la fonction et du parti le soutenant.
Complétant les pièces du puzzle, c’est au nom de ce même principe de clarté morale que deux sénateurs démocrates, Mark Warner et Mazie Hirono, ont eu la brillante idée, après les révélations du scandale Cambridge Analytica, de menacer les grandes entreprises de la Silicon Valley de réglementation, à moins qu’elles ne s’engagent à «débusquer» les contenus fomentant la «discorde». Une recommandation que Twitter et Facebook ont appliqué à la lettre en censurant moins de deux semaines avant l’élection les contenus du New York Post rapportant des faits de corruption allégués à l’encontre de Hunter et Joe Biden, alors qu’ils se sont fait depuis quatre ans la chambre d’écho des allégations non vérifiées les plus folles concernant l’influence russe dans la vie politique américaine.
Plus que le choix de la personne qui occupera la Maison-Blanche à partir de janvier prochain, c’est cette question du rapport à la vérité que Trump, à la fois le plus grand bonimenteur de l’histoire américaine et la personne sur laquelle on a le plus menti, est parvenu à inviter au cœur des débats de la dernière ligne droite. Quoi qu’il se passe, tous les Américains sont les perdants de cette dialectique tragique.
* Professeur associé à l’American University Washington College of Law, à Washington DC, Renaud Beauchard est l’auteur de «Christopher Lasch. Un populisme vertueux» (Michalon, collection «Le bien commun», 2018).
Voir encore:
Lawyers Prepare for Court Battles in Pennsylvania, Michigan and Wisconsin
The Republican and Democratic parties have poured legal resources into three swing states where litigation could slow the tally of millions of mail-in ballots
Democrats, Republicans and voting-rights groups are readying for postelection legal battles in Pennsylvania, Michigan and Wisconsin—closely contested states where the late tallying of absentee ballots could result in litigation.
The Trump and Biden campaigns and the two major parties have poured legal resources into these three states, which President Trump crucially flipped from Democrats in his 2016 victory, and where he is closely trailing former Vice President Joe Biden, according to Real Clear Politics polling averages.
While other swing states are also seeing election litigation, Pennsylvania, Michigan and Wisconsin pose particular challenges because of their ballot-counting rules. None have yet begun tallying millions of mail-in ballots, as other states have done, and election officials in these states say they may report results on Wednesday and beyond.
Election law experts warn that any period of uncertainty over the election’s winner could spark legal fights. Adding to the focus on Pennsylvania, Wisconsin and Michigan: They are all split between Democratic governors and Republican-run legislatures, teeing up a partisan clash over counting votes.
Justin Riemer, the Republican National Committee’s chief counsel, said Pennsylvania is “certainly the epicenter, I think right now, for problems,” and a focus for both parties. The Republican Party has dozens of people deployed to Pennsylvania to monitor the situation and communicate with election officials at the state and county level, Mr. Riemer said.
Pennsylvania voters have requested a record number of more than 3 million absentee ballots this year. The state chapter of Common Cause, a left-leaning voting-rights advocacy group, has assigned 2,000 volunteers to voting sites in 11 counties that the group believes could have election-day problems. This army of poll watchers can funnel complaints to lawyers working with Common Cause, which has been involved in pre-election lawsuits over voting laws this year.
In Michigan, top Democratic attorneys will spend Election Day holed up in a “boiler room” at a hotel in Detroit, watching for problems across the state. Michigan has the country’s most decentralized election system, with different clerks and ballots in 1,600 districts. Each will have one poll watcher from each party, plus more for the absentee-ballot counting room. Republican lawyers said they would raise any issues with state officials, while bracing for possible litigation.
In Wisconsin, Democrats and Republicans have election-day litigation teams on standby. “If we have to document or challenge anything, we’ll do it,” said Wisconsin GOP Chairman Andrew Hitt.
Those efforts track with national moves by the Democratic and Republican parties, which have retained attorneys across the country with experience in election law, both nationally and at home. “We have been planning for any postelection litigation and recounts for well over a year,” said the RNC’s Mr. Riemer.
The Democratic Party began building what it calls voter-protection infrastructure much earlier than in previous election cycles, spreading tens of thousands of lawyers across the country and staffing programs in battlegrounds—like Pennsylvania, Wisconsin and Michigan—in early 2020.
“Our job is to make sure voters know all their options for voting and to protect their vote and make sure it’s counted,” said David Bergstein, director of battleground-state communications for the Democratic National Committee.
In a year when Covid-19 upended the rules for ballots, partisan disputes over voting rules and deadlines have resulted in lawsuits in at least 44 states, according to the Stanford-MIT Healthy Elections Project. Minnesota has also emerged as a potential postelection field of battle after a federal appeals court suggested Thursday that its extension of a mail-in vote deadline was unconstitutional.
But Pennsylvania, Wisconsin and Michigan stand out for their distinct rules for counting mail-in ballots. All three have received a record number of mail-in ballots, but laws in Pennsylvania and Wisconsin prohibit officials from counting them until Election Day. In Michigan, election officials in larger districts can process ballots—meaning opening and sorting them—during a 10-hour window on Nov. 2.
In recent weeks, a lawsuit filed by Pennsylvania Republicans reached the U.S. Supreme Court. A 4-4 order let stand a state Supreme Court decision allowing officials to count mail-in ballots received up to three days after Election Day. The court on Wednesday refused Republicans’ second request to hear the case before Election Day, but left open the possibility for postelection litigation.
Justice Samuel Alito, who backed the Pennsylvania Republicans’ position, suggested in a statement accompanying the order that considering those mail-in votes valid would allow state courts to undercut election rules set by the state’s GOP-controlled Legislature.
Newly sworn-in Justice Amy Coney Barrett could be a decisive vote when she begins hearing cases.
Pennsylvania’s attorney general, a Democrat, has directed county election boards to separate ballots received after Nov. 3.
Meanwhile, the U.S. Supreme Court rejected Democrats’ request to extend Wisconsin’s ballot-receipt deadline past Election Day.
In Michigan, a state appeals court ruled in Republicans’ favor earlier this month and blocked a 14-day extension for votes postmarked by Nov. 2.
Lawyers are gaming out what happens if prolonged ballot battles cause Pennsylvania, Wisconsin and Michigan to have no clear result before Dec. 8, the deadline for states to appoint presidential electors, and the Electoral College vote on Dec. 14. If vote counting collides with these deadlines, it is possible for a governor and state legislature to send different electors to Congress.
“We’re in uncharted legal territory,” said Mark Medish, co-founder of Keep Our Republic, a nonprofit formed this summer to preserve election integrity.
—Rebecca Davis O’Brien and Alexa Corse contributed to this article.
Voir enfin:
(New York) Le temps est venu pour les démocrates de se battre comme des républicains, c’est-à-dire de frapper en dessous de la ceinture.
Depuis 2017, David Faris, politologue à l’Université Roosevelt de Chicago, martèle ce message dans des articles, des entrevues et un livre intitulé It’s Time to Fight Dirty.
Au cours des 20 dernières années, fait-il valoir, les républicains ont utilisé tous les moyens nécessaires pour renforcer leur représentation au Congrès et à la Cour suprême.
Ils ont adopté des mesures pour réduire la participation électorale des minorités, des pauvres et des étudiants, qui tendent à voter pour les démocrates.
Ils ont maximisé leur propre vote en découpant les circonscriptions électorales de certains États de façon hyper partisane.
Ils ont privé les démocrates d’un siège à la Cour suprême en refusant d’examiner la nomination du juge Merrick Garland pour remplacer Antonin Scalia en 2016.
La liste ne s’arrête pas là. Mais ce siège « volé » à la Cour suprême a convaincu David Faris que les démocrates devaient envisager des mesures de représailles. Dans It’s Time to Fight Dirty, publié en 2018, il leur a proposé une série d’actions pour assurer que le système de gouvernement américain reflète la volonté d’une majorité d’électeurs.
Figurent parmi ces actions : l’ajout de sièges à la Cour suprême ; l’attribution du statut d’État à la capitale fédérale (le district de Columbia) et à Porto Rico ; l’abolition du « filibuster », technique d’obstruction parlementaire permettant à une minorité de 40 sénateurs de bloquer l’adoption d’un projet de loi.
Les propositions de David Faris ont vite gagné des adeptes au sein de la gauche démocrate. Mais elles semblaient d’emblée trop radicales pour les plus modérés. Deux ans plus tard, ce n’est plus tout à fait le cas.
Et la détermination des républicains de confirmer la nomination de la juge Amy Coney Barrett à la Cour suprême avant même l’élection présidentielle n’est pas étrangère à ce changement.
« Ils sont faibles »
David Faris se garde de se réjouir trop fort de la popularité soudaine de ses idées.
« Dans un sens, c’est décevant et, d’une certaine façon, effrayant que nous ayons atteint le point où nous devons en parler, dit-il en entrevue. Je pense que les républicains auraient pu endiguer ce mouvement en faveur de l’élargissement de la Cour suprême s’ils avaient fait preuve d’un peu plus de retenue dans la façon dont ils ont traité cette instance. »
D’un autre côté, c’est encourageant dans la mesure où, au moment d’écrire mon livre, je pensais moi-même que l’élargissement de la Cour suprême était improbable. Or, le fait de voir que des gens au Congrès comme Chuck Schumer et Jerry Nadler parlent aujourd’hui de ces idées signifie que nous avons parcouru beaucoup de chemin pour qu’elles deviennent réalité.
Mais David Faris se garde aussi de se réjouir trop vite.
Pour que l’une ou l’autre de ses idées se concrétisent, Joe Biden doit succéder à Donald Trump en tant que président, Chuck Schumer doit remplacer Mitch McConnell comme chef de la majorité au Sénat et Nancy Pelosi doit rester présidente de la Chambre des représentants.
Si ce trifecta devient réalité, les démocrates devront en outre prouver qu’ils en ont. Or, certains sont sceptiques à ce sujet.
« Ils sont faibles, ce sont des poules mouillées et ils ont peur », a déclaré l’analyste Jeffrey Toobin sur CNN lundi dernier. « Il y a une différence dans la façon dont les démocrates et les républicains mènent ces combats, et nous verrons si les démocrates apprennent quelque chose des républicains ici. Oui, c’est intéressant que Chuck Schumer ait dit que rien n’est exclu, mais ce n’est pas un engagement à faire quoi que ce soit. »
Comment expliquer la différence entre la façon dont les républicains et les démocrates mènent leurs combats ?
L’avis d’Obama
En répondant à cette question, David Faris évoque d’abord la menace existentielle que font peser sur le Parti républicain les changements démographiques. Il soulève ensuite la question de la polarisation politique, qui a contribué à son avis à une plus grande radicalisation des républicains que des démocrates.
« La droite comprend mieux à l’heure actuelle que certaines des choses qu’elle veut faire ne sont pas très populaires et qu’elle pourrait avoir besoin de violer les normes pour les faire passer au Congrès, ou pour faire en sorte que le pouvoir judiciaire ait l’apparence qu’elle souhaite », a-t-il dit.
De leur côté, a-t-il ajouté, les démocrates ont tendance à croire que « le temps joue en leur faveur » et que « le public punira l’hypocrisie ».
Cette attitude pourrait ne pas survivre à la confirmation de la juge Amy Coney Barrett, dont la philosophie juridique est aux antipodes de celle de Ruth Bader Ginsburg, icône féministe. Il y a même lieu de se demander si elle n’appartient pas déjà au passé, dans une certaine mesure. Après tout, la Chambre des représentants à majorité démocrate a adopté fin juin un projet de loi destiné à donner le statut d’État à la capitale fédérale. Barack Obama s’est pour sa part montré favorable à l’idée d’abolir le « filibuster » pour permettre l’adoption de nouvelles mesures pour protéger le droit de vote.
« Si tout cela demande d’éliminer l’obstruction systématique, une autre relique de Jim Crow, afin de garantir les droits de chaque Américain, alors c’est ce que nous devrions faire », a déclaré l’ancien président lors des funérailles de la figure des droits civiques John Lewis, fin juillet.
Il n’y a pas longtemps, Joe Biden écartait la plupart de ces idées du revers de la main, disant notamment se méfier des conséquences imprévues. Aujourd’hui, il qualifie de « légitimes » les questions sur le sujet, mais refuse d’y répondre. Sa prudence ne permet pas encore de conclure qu’il n’en a pas.
Voir par ailleurs:
Pour l’heure, le gouvernement a rejeté l’idée de rétablir ce système supprimé en 1975 à cause des nombreuses fraudes qu’il générait. Mais plusieurs personnalités appellent à le réactiver pour le 28 juin, en raison des incertitudes autour de l’épidémie de Covid-19.
Permettre au plus grand nombre de voter sans prendre le risque de relancer l’épidémie. Pour éviter l’abstention massive observée le 15 mars lors du premier tour des élections municipales, de plus en plus d’élus ou d’observateurs politiques militent pour la possibilité de voter par correspondance le 28 juin, date choisie par l’exécutif pour le second tour malgré les incertitudes sur l’évolution du Covid-19. Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner s’est montré prêt à étudier cette possibilité, mardi 26 mai. Répondant à une question de la députée LR Josiane Corneloup sur le recours au vote par correspondance, Christophe Castaner a affirmé que l’objectif du gouvernement était de faire « en sorte qu’un maximum de Français puissent voter », dans « un cadre légal ou dans un cadre réglementaire qui peut évoluer d’ici au jour de l’élection« .
Si elle s’engageait dans cette voie, la France imiterait ainsi d’autres pays comme l’Allemagne, la Suisse ou les Etats-Unis. Pour l’heure, le gouvernement a rejeté l’idée de rétablir ce système supprimé en 1975 à cause des nombreuses fraudes qu’il générait. Pour ses promoteurs, le temps presse, puisque le scrutin doit se tenir dans seulement un mois.
Pourquoi certains demandent-ils la possibilité de voter à distance ?
« Si chacun d’entre nous peut décider en son âme et conscience de voter ou de ne pas voter, aucun d’entre nous ne saurait être empêché de voter. C’est ce qui s’est passé le 15 mars et c’est une injustice, une rupture du contrat démocratique », estime le maire de Nancy, Laurent Hénart, dans une interview au JDD. Le 15 mars, le premier tour du scrutin a en effet été marqué par une forte abstention (55,34%, contre 36,45% au premier tour des municipales 2014), liée en grande partie aux craintes face à l’épidémie de coronavirus.
Laurent Hénart demande donc, comme d’autres élus, « la possibilité d’expérimenter le vote par correspondance dans les communes volontaires ». Une solution qui permettrait selon lui « à chacun de s’exprimer sans risque ». Et qui éviterait aux communes d’organiser un scrutin physique. « Tous les bureaux de vote ne pourront pas respecter les préconisations du Conseil scientifique », explique-t-il à franceinfo. « A Nancy, j’ai 57 bureaux, 700 à 800 assesseurs dont les trois quarts ont plus de 65 ans. Comment faire fonctionner les bureaux dans ces conditions ? » s’interroge le patron du Mouvement radical.
Le maire de Nancy n’est pas le seul à plaider pour un vote par correspondance le 28 juin. « Je propose que – s’il y a des communes volontaires – l’on puisse expérimenter le vote par correspondance que l’on a utilisé en France pendant longtemps et qui a été abandonné, et le vote numérique, le vote par internet », a plaidé François Bayrou sur BFMTV. « On le fait pour les associations, les organisations syndicales, la totalité des consultations pour désigner des représentants notamment chez les enseignants », rappelle le patron du MoDem. Selon lui, « rien n’est plus facile que de garantir la sincérité du scrutin car toutes les listes électorales sont numérisées ».
Même demande du côté de Rachida Dati. Il faut que tous ceux qui veulent voter puissent voter. « Quel message on enverrait aux Français si on disait aux plus vulnérables qu’on n’a pas besoin d’eux pour la démocratie ? » a lancé l’ancienne garde des Sceaux sur RTL, réclamant entre autres « le rétablissement du vote par correspondance ».
Pour Sylvain Brouard, directeur de recherches à Science Po, « le risque, c’est qu’en faisant coûte que coûte un second tour dans les mêmes conditions et avec l’expérience du premier tour, le taux d’abstention sera encore plus fort ». Interrogé par franceinfo, il estime que le vote postal serait « la seule bonne solution ».
Le vote par correspondance, comment ça marcherait ?
Cette modalité de vote est actuellement possible en France pour l’élection des députés par les Français de l’étranger. Les partisans du vote par correspondance expliquent qu’il pourrait être mis facilement en oeuvre, par exemple via la propagande électorale.
Avant chaque scrutin, les électeurs reçoivent à domicile les professions de foi des candidats. Il suffirait d’y ajouter les bulletins de vote, l’enveloppe bleue que l’on met habituellement dans l’urne, ainsi que l’enveloppe permettant l’envoi postal, comportant le numéro de l’électeur et sa signature. « Ensuite, il y a plusieurs modalités de retour. Soit vous le faites par la poste, soit vous le déposez dans des boîtes dédiées », par exemple en mairie, détaille Sylvain Brouard.
Une fois reçus en mairie, les bulletins seraient alors mis dans des urnes, et le dépouillement serait organisé selon la procédure classique.
Dans quels pays est-il utilisé ?
La crise du Covid-19 a poussé certains pays à faciliter le recours au vote postal, mais la plupart d’entre eux l’utilisaient déjà auparavant. L’exemple le plus cité concerne les élections municipales en Bavière (Allemagne). Le premier tour, organisé le 18 mars en pleine épidémie, a enregistré une hausse de la participation, grâce à un plus fort taux de vote par correspondance. Un succès, à tel point que pour le second tour, le 29 mars, les bureaux de vote sont restés fermés, le vote postal devenant l’unique moyen d’accomplir son devoir de citoyen.
Instauré en 1957 en Allemagne pour faciliter le vote des personnes âgées ou handicapées, il a connu un succès grandissant à chaque élection, jusqu’à atteindre 28,6% des votes aux élections fédérales de 2017, note Le Monde.
En Suisse, chaque électeur est également libre de se rendre aux urnes ou de voter par correspondance, et même par voie électronique dans certains cantons. Aux Etats-Unis, où Donald Trump refuse sa généralisation à l’ensemble du territoire, l’Utah, l’Oregon, le Colorado, Hawaï et l’Etat de Washington sont passés depuis plusieurs années au vote postal à 100%, sans fraudes majeures.
Pourquoi la France l’a banni en 1975 ?
En France, le vote par correspondance a existé de l’après-guerre à 1975, date à laquelle une loi l’a interdit. Principale raison invoquée : les fraudes que ce système permettait. La presse de l’époque regorge d’histoires de scrutins truqués, notamment en Corse. Comme cette élection de 1973, dans une petite commune de l’île, où 200 votes par correspondance avaient été jugés irréguliers. « Trente-cinq d’entre eux avaient pu être décomptés grâce à des certificats médicaux établis par un médecin de Marseille décédé en 1971… deux ans plus tôt », relatait ainsi Le Monde.
Autre cas emblématique : le 2 novembre 1975, lors du premier tour des municipales à Ajaccio, la liste du parti bonapartiste avait recueilli 603 voix sur les 670 votes par correspondance. Mais en englobant le vote physique, ce même parti ne recueillait au total que 3 799 suffrages sur 11 308 suffrages exprimés
Quelques années plus tôt, des élus corses, principalement de gauche, avaient demandé l’abolition de ce système. « Le vol de suffrages est en quelque sorte légalisé depuis l’institution du vote par correspondance et les abus commis en son nom », critiquait ainsi le maire communiste de Sartène, Joseph Tramoni.
Fin 1975, un projet de loi est donc déposé pour mettre fin au vote par correspondance. Le 4 décembre, devant l’Assemblée nationale, le ministre de l’Intérieur de l’époque, Michel Poniatowski, détaillait le type de fraudes relevées aux quatre coins de la France : bourrages d’urnes, « oubli » de bulletins dans le pli envoyé aux électeurs, faux certificats médicaux (à l’époque nécessaire pour voter par correspondance), etc. La loi fut définitivement votée le 19 décembre.

Extrait d’une intervention du ministre de l’Intérieur, Michel Poniatowski, le 4 décembre 1975 devant l’Assemblée nationale. (ASSEMBLEE NATIONALE)
Entre les fraudes potentielles des électeurs eux-mêmes et celles réalisées une fois les bulletins arrivés en mairie, le vote par correspondance est jugé peu sécurisé par les spécialistes du droit électoral. « C’est un sytème qui permet totalement la fraude, car vous n’êtes sûr ni de l’émetteur ni du récepteur », tranche Jean-Pierre Camby, professeur associé à l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, ancien haut fonctionnaire à l’Assemblée nationale et auteur de Bureau de vote, mode d’emploi (éditions Dalloz).
Y a-t-il des obstacles juridiques ?
Rétablir la possibilité de voter par correspondance nécessite le vote d’une loi. « Comme cette possibilité a déjà existé en 1975, il suffit d’un article de rétablissement », plaide Laurent Hénart. Début avril, la députée LR Josiane Corneloup a d’ailleurs déposé une proposition de loi en ce sens, proposition qui n’a aucune chance d’aboutir tant que le gouvernement s’y oppose.
Le vote d’une loi en un temps très resserré n’est en réalité pas un véritable obstacle, puisqu’il est toujours possible de légiférer en urgence. Le principal souci est plutôt d’ordre constitutionnel, du fait de la variation des modalités de vote entre le premier et le second tour d’une même élection, souligne Jean-Pierre Camby. Dans une note publiée sur internet, le professeur de droit public Romain Rambaud, met en avant « le principe de stabilité du droit électoral », qui consiste à ne pas changer les règles du scrutin trop peu de temps (par exemple moins d’un an) avant l’échéance.
Un risque d’inconstitutionnalité plus que relatif, selon le chercheur Sylvain Brouard. « Le Conseil constitutionnel a su se montrer assez coulant sur les derniers textes compte tenu de l’urgence sanitaire », remarque-t-il.
Les mairies seraient-elles capables de l’organiser ?
Laurent Hénart l’assure : centraliser les bulletins des 57 bureaux de vote de la ville de Nancy par courrier ne serait pas un problème. Pour Sylvain Brouard, c’est aussi « quelque chose de relativement simple, qui va plus vite que le déroulement d’un scrutin sur une journée dans les bureaux de vote ». D’ailleurs, avance le chercheur, les Etats américains qui l’ont adopté « l’ont fait avant tout pour des questions de coût ».
Si le vote par correspondance venait à être choisi pour le 28 juin, les agents territoriaux se verraient contraints d’appliquer des procédures bien différentes de celles qu’ils ont l’habitude de suivre scrutin après scrutin. « En termes de logistique, ce serait très lourd », estime un fonctionnaire rompu à l’organisation des élections dans sa commune, interrogé par franceinfo. « Il faudrait être sûr que les plis avec les professions de foi et les bulletins arrivent au moins deux semaines en amont afin d’être sûr qu’ils puissent être renvoyés dans les temps. » Le fonctionnaire rappelle en outre qu’une part non négligeable des électeurs n’habitent plus à l’adresse indiquée sur les listes électorales. « Et imaginez une grève de La Poste pile à ce moment-là ! »
Qu’envisage de faire le gouvernement ?
Le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, a évacué la possibilité de rétablir le vote par correspondance. A moins que la pression des élus et de l’opinion ne s’amplifie dans les jours à venir, il ne faudra donc compter que sur un assouplissement des règles de vote existantes.
L’idée d’autoriser un même électeur à disposer de deux procurations (au lieu d’une seule actuellement), donc à voter à la place de deux autres électeurs qui lui ont donné procuration, pourrait recevoir les faveurs du gouvernement. Cette idée est notamment soutenue par la droite sénatoriale. Dans une interview au Parisien, Christophe Castaner propose également « d’élargir le nombre de personnes habilitées à établir des procurations », par exemple les directeurs d’Ehpad.
Voir aussi:
Le vote par correspondance peut-il faire capoter la présidentielle américaine ?
On s’attend à un record de bulletins envoyés par la poste. Des voix qui pourraient être contestées, surtout si le résultat est serré entre Trump et Biden.
Le Point.fr avec AFP
La présidentielle américaine 2020 va sans doute battre un record : celui du nombre de votants par correspondance. Au 30 octobre, soit quatre jours avant le scrutin, près de 80 millions d’Américains avaient déjà voté, soit environ 60 % du total de 2016. Et en raison de la pandémie de Covid-19, le vote par correspondance explose, posant, potentiellement, de nombreux problèmes. Surtout si la course entre Joe Biden et Donald Trump est serrée le 3 novembre. La bataille juridique pourrait alors aller jusqu’à la Cour suprême.
Lors des dernières élections dans le pays, on estime qu’environ 1 % des bulletins postés ont été invalidés. Le chiffre devrait là encore être plus élevé cette année. Ce qui laisse planer la menace de multiples contestations possibles, et d’innombrables recours devant les tribunaux. Pour rappel, la présidentielle de 2000 et le bras de fer entre George W. Bush et Al Gore s’étaient joués en Floride à 537 bulletins près…
– Quel contexte général ?
En 2016, environ 139 millions d’Américains ont voté, dont 33 millions par correspondance. Cette année, les analystes estiment que la participation pourrait être plus élevée avec quelque 150 millions d’électeurs, dont jusqu’à la moitié par correspondance.
– Quelles règles pour voter par courrier ?
Cela dépend des États. Une poignée d’entre eux a automatiquement envoyé des bulletins de vote par correspondance à tous les électeurs, mais, dans la plupart, il faut les demander.
Par le passé, cette possibilité était notamment réservée à des cas particuliers, par exemple lorsqu’il était impossible pour une personne de se déplacer le jour du scrutin. Mais cette année, la plupart des États ont ouvert cette possibilité à tous en raison de la pandémie.
Une majorité d’États demande que le bulletin soit placé dans une enveloppe signée puis postée ou déposée dans un endroit dédié. Mais certains réclament l’utilisation d’une seconde enveloppe de « confidentialité », dans laquelle le bulletin est d’abord glissé avant d’être mis dans l’enveloppe de retour.
Dans certains États, il est également demandé qu’un témoin signe l’enveloppe extérieure et fournisse les informations nécessaires pour le contacter. Dans l’Alabama, deux témoins sont même requis.
– Qu’advient-il des bulletins ?
Les votes effectués en personne sont comptés automatiquement, et dans la plupart des cas annoncés dans les quelques heures (voire minutes) suivant la fermeture des bureaux de vote.
Au contraire, les bulletins par correspondance impliquent un laborieux travail de dépouillement et de vérification, et là encore, chaque État a ses propres règles.
Certains ne compteront que les bulletins reçus jusqu’au jour de l’élection, tandis que d’autres les accepteront jusqu’à 10 jours après la date du scrutin, s’ils ont été envoyés avant ou le 3 novembre. Ce délai a parfois été rallongé par rapport à celui habituellement admis, en prévision d’embouteillages dans les services postaux dus au flot de courrier.
Par la suite, les procédures de vérification des signatures, d’ouverture des enveloppes et de comptages diffèrent également en fonction des États.
Dans le Colorado, par exemple, elles sont ouvertes dès réception. Leur comptage (assuré par une machine) commence 15 jours avant l’élection, mais aucune donnée ne peut être livrée avant 19 heures le jour de l’élection.
– Quels ralentissements possibles ?
L’un des obstacles possibles au bon déroulement du vote est la capacité de la poste américaine (USPS) à gérer rapidement l’afflux de courrier. Des réformes censées redresser la trajectoire financière du service public ont eu pour effet de ralentir la distribution, selon certains, et les républicains sont accusés d’avoir voulu porter atteinte à ces suffrages par ce biais.
Un autre facteur de retards est la vérification des signatures. Dans certains États, elle est effectuée automatiquement, dans d’autres, ce sont des employés qui comparent visuellement la signature avec celle enregistrée dans les archives pour l’électeur en question.
Mais les signatures évoluent souvent avec le temps, et certaines personnes en ont plusieurs différentes. D’autres, plus jeunes, n’ont pas forcément de signature archivée par leur administration.
Pour les bulletins refusés, certains États tentent de contacter les électeurs afin qu’ils confirment leur signature et ainsi permettre que leur voix soit finalement prise en compte. Mais cela prend du temps.
Autre question : un bulletin doit-il être invalidé s’il n’est pas placé dans deux enveloppes lorsque cela est requis ? En Pennsylvanie, où ce cas pourrait concerner des dizaines de milliers de votes, il a été décidé que ces bulletins dits « naked » (nus) ne seraient pas acceptés. Mais certains États les prendront, eux, en compte.
Voir par ailleurs:
Election américaine : comprendre les soupçons de fraude électronique
Selon plusieurs avocats et scientifiques, l’issue de la présidentielle a pu être faussée par un piratage. Ils appellent Hillary Clinton à déposer un recours.
Et si l’élection surprise de Donald Trump s’expliquait par une fraude ciblée à la machine électronique ? C’est l’hypothèse qu’avancent plusieurs experts aux Etats-Unis, dont l’avocat en droit électoral John Bonifaz et le professeur en informatique de l’université du Michigan John Alex Halderman. Selon un article du New York Magazine du 22 novembre, l’entourage de Hillary Clinton a été alerté de possibles manipulations dans les Etats du Wisconsin, du Michigan et de Pennsylvanie, et pressé de déposer un recours pour contester les résultats.
Selon leurs analyses, dans le Wisconsin, la candidate démocrate a obtenu en moyenne 7 % de voix de moins dans les bureaux de vote équipés de machines électroniques que dans les bureaux pratiquant le décompte manuel. Un écart équivalent à 30 000 électeurs, dans un Etat où l’ancienne première dame des Etats-Unis n’a été battue que de 27 000 voix. Or, plusieurs observateurs relèvent que quelques centaines de bureaux de vote suffisent à faire changer l’issue d’un scrutin serré.
Des vulnérabilités connues
Les machines de vote électronique américaines ne sont pas réputées pour leur niveau de sécurité drastique. Comme le rappelle l’ingénieure et mathématicienne Emily Gorcenski sur Twitter, alors qu’un simple capteur de pouls nécessite pas moins d’une dizaine d’étapes de certification, il n’y a ni évaluation du code informatique, ni recherche de faille, ni suivi des versions du logiciel pour les urnes électroniques.
Pirater les systèmes informatiques des machines à voter n’a dès lors rien d’impossible, détaille le spécialiste en sécurité informatique John Alex Halderman dans une tribune sur le réseau social Medium :
« Voici un scénario possible. D’abord, les instigateurs enquêtent sur les bureaux de vote très en amont pour trouver comment pénétrer dans les ordinateurs. A l’approche de l’élection, quand les sondages montrent dans quels Etats les résultats seront serrés, ils diffusent un logiciel malveillant dans certaines machines de vote pour favoriser un candidat. Ce logiciel est conçu pour rester inactif pendant les tests préélection, fait son sale boulot le jour du scrutin, puis s’autoefface quand le bureau ferme. »
Pour cela, la machine n’a pas besoin d’être connectée à Internet : il suffit que l’ordinateur à partir duquel elle a été configurée pour le scrutin du jour soit infecté pour qu’elle puisse l’être à son tour, par l’actualisation de ses données par carte mémoire ou clé USB.
« Les machines à voter américaines ont de sérieux problèmes de sécurité informatique, reprend John Alex Halderman. Cela fait des années que nous soulignons que ces machines sont des ordinateurs, avec des logiciels reprogrammables, et que si des pirates peuvent les modifier en infectant la machine avec un programme malveillant, ils peuvent lui faire dire absolument ce qu’ils veulent. » Et de renvoyer vers les études universitaires sur le sujet, ainsi que sur une démonstration en dix minutes (en anglais, vidéo à l’appui).
L’ombre de l’intervention russe
Ces doutes se font jour dans un contexte particulièrement tendu, où non seulement la victoire de Donald Trump a fait beaucoup de mécontents, mais aussi où des soupçons d’interventions russes ont pesé dès la primaire démocrate. Des irrégularités et cyberattaques combinées aux positions prorusses du candidat républicain ont rapidement suscité des suspicions d’une interférence de Moscou en faveur de Donald Trump.
John Alex Halderman le reconnaît, ce scénario aurait encore relevé de la science-fiction il y a quelques années. Mais pas en 2016, notamment depuis le piratage du Comité national démocrate et de la messagerie électronique de John Podesta, le responsable de campagne de Hillary Clinton. Donald Trump, lors d’une interview en juillet, a publiquement invité la Russie à « fouiller » les e-mails de Mme Clinton afin de révéler au grand jour ceux qu’elles n’auraient pas transmis au FBI. Washington a affirmé voir la main de la Russie derrière ces intrusions, ce dont Moscou s’est défendu.
Par ailleurs, dès octobre, l’administration Obama a accusé Moscou d’avoir piraté le système informatique électoral. « Ces vols et ces piratages ont pour but d’interférer dans le processus électoral américain », ont affirmé le département de la sécurité intérieure (DHS) et la direction du renseignement américain (ODNI) dans un communiqué commun.
Dysfonctionnements dans les urnes
Lors des élections elles-mêmes, des dysfonctionnements ont rapidement été observés dans plusieurs Etats. Dans certains bureaux de la banlieue de Pittsburgh, en Pennsylvanie, plusieurs machines ont notamment inversé les votes qui leur étaient soumis. Ce dysfonctionnement a toutefois touché indifféremment les deux partis, et la source du problème a rapidement été identifiée, puis corrigée.
D’autres alertes concernant des machines en panne ou défectueuses ont également été signalées dans l’Utah et le Colorado. Même si ce ne furent que des événements courts et isolés, ils ont suffi à éveiller la méfiance des républicains, persuadés que le système leur était hostile et essayerait de leur barrer la route.
Certains organes de presse d’extrême droite, comme OnlineMagazin, ont pour leur part diffusé des vidéos de dysfonctionnement de machines de vote en Pennsylvanie, et suggéré un complot ourdi par le milliardaire George Soros. Le jour du scrutin, à l’antenne de Fox News, Donald Trump lui-même s’était montré inquiet des vulnérabilités du vote électronique, quelques heures avant d’apprendre qu’il avait remporté l’élection.
« Il y a quelque chose de vraiment bien avec le vieux système de vote à la main… On n’a pas à se soucier de piratage. »
« Est-ce qu’une erreur humaine, des bugs informatiques, un piratage ou d’autres problèmes ont modifié l’issue du vote ? Même si, à ce stade, il n’existe aucune preuve, les informations sur le hack [de la campagne démocrate] et l’interférence délibérée [de la Russie] font que cela vaut le coup d’enquêter », affirment à leur tour dans une tribune parue sur USA Today Ron Rivest et Philip Star, professeurs au MIT et à l’université de Californie, et membres du comité d’assistance technique aux élections américaines.
Pistes d’explication sociologique
Alors que Hillary Clinton a jusqu’à vendredi 25 novembre pour déposer un recours, faut-il croire à une cyberattaque ? A priori non, affirme Nate Silver, analyste et prévisionniste électoral réputé, fondateur du site FiveThirtyEight, à partir d’une analyse non pas informatique ou géopolitique du scrutin, mais sociologique et démographique.
Pour tenter d’isoler l’éventuelle influence du système de vote, manuel ou électronique, le statisticien a rapporté les différences de vote dans les comtés du Wisconsin à d’autres critères plus classiques : couleur de peau, niveau d’éducation et revenu. Les résultats, observe-t-il, ne sont généralement pas significativement différents lorsque le bureau fonctionne avec des appareils électroniques et lorsque le vote et le dépouillement se font à la main. Mais alors, pourquoi 7 % de différence dans le vote Clinton, d’un type de vote à un autre ? Là encore, pour Nate Silver, ce sont les différences démographiques entre les comtés équipés de systèmes électroniques et les autres qui pourraient expliquer les écarts de résultats.
Selon l’analyste américain, un seul cas de figure très précis pourrait expliquer cette absence de corrélation sans invalider l’hypothèse d’un piratage : que les pirates aient anticipé les variables électorales par couleur de peau, par niveau d’éducation et par revenu, et choisi précisément de viser les bureaux de vote où la sociologie des électeurs rende mathématiquement indétectable l’effet d’une intrusion informatique. Par exemple, si la forte proportion d’individus peu diplômés augmente le score républicain, et que seuls les bureaux de vote de ce type sont piratés, l’impact du piratage est indétectable.
Le scientifique J. Alex Halderman lui-même reste prudent, en dépit des multiples indices de vulnérabilité des machines à voter. « Je crois que l’explication la plus plausible est que les sondages étaient systématiquement erronés, non que le système électoral a été manipulé », estime-t-il. Il réclame néanmoins une enquête pour en avoir le cœur net et rappelle que seul le vote papier peut prémunir les électeurs contre le risque d’un détournement du système électronique.
Un système de fraude massive à l’occasion de l’élection présidentielle américaine aurait-il été découvert par deux enquêteurs, dont un ancien du FBI ? C’est la rumeur reprise, sans le moindre élément de preuve, par plusieurs médias français pro-Trump.
Ce que dit la rumeur
Deux enquêteurs américains, dont un ancien employé du Federal Bureau of Investigation (FBI), auraient découvert, avec « des preuves vidéo, des documents et des témoins » pour l’attester, l’existence d’une « opération illégale de récolte de bulletins de vote [qui] pourrait détourner 700 000 bulletins ». Cette affirmation a notamment été popularisée par les sites d’extrême droite Resistances 2020 et Europe Israël.
AUCUNE PREUVE
Cette accusation, très populaire dans les cercles trumpistes américains, s’appuie sur une attestation sur l’honneur qui existe bel et bien. Signée par un détective privé républicain, Charles F. Marler, elle date du mois de septembre. Celui-ci y expliquait qu’un système de fraude avait été mis en place par les démocrates dans le comté de Harris, dans le Texas.
Problème : le détective privé prétend posséder de nombreuses preuves et témoignages, mais n’en produit aucun. L’attestation, jugée vague et dépourvue de fondements suffisants, a donc été estimée peu crédible par les responsables du comté, relate le site de vérification américain Snopes.
Faute d’élément, rien ne permet d’affirmer que des manipulations électorales ont eu lieu au Texas. Du reste, l’issue du vote n’accrédite pas l’idée qu’une triche de grande ampleur aurait profité au Parti démocrate. L’Etat a en effet été remporté par Donald Trump avec 52,8 % des votes.
Des soutiens de Donald Trump profitent de l’incertitude qui entoure l’issue du scrutin pour accuser Joe Biden et les démocrates de fraude. Le vrai du faux.
L’élection présidentielle américaine de 2020, dont le résultat n’était pas encore connu vendredi 6 novembre dans l’après-midi, a apporté son lot de rumeurs et suspicions sur la bonne tenue du scrutin. Celles-ci vont toutes dans le même sens : reprenant un argumentaire lancé très en amont par Donald Trump, elles accusent le camp démocrate de truquer l’élection pour faire perdre l’actuel président. Voici, point par point, ce que l’on en sait.
- Cette accusation de « fraude massive » en faveur de Joe Biden ne s’appuie pas sur des preuves
- La télévision américaine n’a pas révélé de fraudes électorales dans le Michigan
- Joe Biden n’a pas admis que les démocrates ont établi « le plus grand système de fraude »
- Non, 200 000 morts n’ont pas voté pour Biden
- Une fausse carte donnait Donald Trump presque gagnant dès vendredi matin
- Des courbes de forme suspectes en faveur de Joe Biden
- Des bulletins en faveur de Donald Trump jetés ou brûlés
- Un afflux louche de votes à 100 % pour Biden
- Cette accusation de « fraude massive » en faveur de Joe Biden ne s’appuie pas sur des preuves
Ce que dit la rumeur
Deux enquêteurs américains, dont un ancien employé du Federal Bureau of Investigation (FBI), auraient découvert, avec « des preuves vidéo, des documents et des témoins » pour l’attester, l’existence d’une « opération illégale de récolte de bulletins de vote [qui] pourrait détourner 700 000 bulletins ». Cette affirmation a notamment été popularisée par les sites d’extrême droite Resistances 2020 et Europe Israël.
AUCUNE PREUVE
Cette accusation, très populaire dans les cercles trumpistes américains, s’appuie sur une attestation sur l’honneur qui existe bel et bien. Signée par un détective privé républicain, Charles F. Marler, elle date du mois de septembre. Celui-ci y expliquait qu’un système de fraude avait été mis en place par les démocrates dans le comté de Harris, dans le Texas.
Problème : le détective privé prétend posséder de nombreuses preuves et témoignages, mais n’en produit aucun. L’attestation, jugée vague et dépourvue de fondements suffisants, a donc été estimée peu crédible par les responsables du comté, relate le site de vérification américain Snopes.
Faute d’élément, rien ne permet d’affirmer que des manipulations électorales ont eu lieu au Texas. Du reste, l’issue du vote n’accrédite pas l’idée qu’une triche de grande ampleur aurait profité au Parti démocrate. L’Etat a en effet été remporté par Donald Trump avec 52,8 % des votes.
- La télévision américaine n’a pas révélé de fraudes électorales dans le Michigan
Ce que dit la rumeur
« Biden, tu vas le payer ! (…) C’est pas sérieux, tout doit être vérifié et le vent va tourner ! » Une rumeur sur Facebook affirme que les listes électorales dans l’Etat du Michigan, remporté mercredi 4 novembre par le candidat démocrate, Joe Biden, sont frauduleuses. Des soutiens de Donald Trump partagent sur les réseaux sociaux une image diffusée à la télévision américaine, pour confirmer les allégations du président sortant qui dénonce un supposé « vol » du scrutin.
La capture d’écran, qui provient de la chaîne locale Fox 2 Detroit, indique qu’une action en justice a été ouverte pour enquêter sur les électeurs de la plus grande ville du Michigan. Elle détaille les irrégularités observées sur les listes électorales : « 4 788 inscriptions en double, 32 519 électeurs inscrits de plus que ce que l’Etat en compte, 2 503 personnes décédées inscrites, un électeur né en 1823. »
POURQUOI C’EST FAUX
L’image est authentique, et les informations aussi. Sauf que cette action en justice n’a pas été intentée pendant les élections américaines de 2020. Elle a été initiée en 2019 par la Public Interest Legal Foundation, une organisation conservatrice proche de Donald Trump, et hostile au vote par correspondance, qui a intenté des poursuites judiciaires dans le pays pour s’assurer de la mise à jour des listes électorales, comme l’explique le site américain Politifact.
En décembre 2019, la Public Interest Legal Foundation a attaqué la ville de Détroit, l’accusant de détenir des listes électorales frauduleuses. Six mois plus tard, en juin 2020, les poursuites judiciaires ont été abandonnées, car l’organisation a estimé que les listes électorales avaient été finalement corrigées.
En résumé, l’image date de 2019 et n’a donc pas été diffusée à la télévision pendant l’élection présidentielle actuelle. De plus, les listes électorales à Détroit ont été mises à jour avant l’élection. A l’heure où nous écrivons ces lignes, aucun soupçon de fraude électorale n’a été documenté dans le Michigan en ce qui concerne le scrutin du 4 novembre.
- Joe Biden n’a pas admis que les démocrates ont établi « le plus grand système de fraude »
Ce que dit la rumeur
Dans un court extrait vidéo d’une vingtaine de secondes, repris notamment en France par le site de « réinformation » Dreuz, Joe Biden en personne déclare face caméra (la traduction est de Dreuz) :
« Deuxièmement, nous sommes dans une situation où nous avons mis en place – et vous l’avez fait pour notre administration, celle du président Obama, avant celle-ci – nous avons mis en place, je pense, l’organisation de fraude électorale la plus étendue et la plus inclusive de l’histoire de la politique américaine. »
TROMPEUR
L’extrait provient d’un podcast diffusé fin octobre, dans lequel Joe Biden répond aux questions de Crooked Media, un média de gauche fondé par des proches de Barack Obama. Sorti de son contexte, il ressemble à un aveu. Remis dans son contexte, il est tout le contraire : le candidat démocrate explique comment son équipe compte lutter contre les tentatives du camp républicain pour dissuader les électeurs démocrates.
Cette stratégie de « suppression des électeurs », fort bien expliquée par Franceinfo, consiste par exemple à refuser les cartes d’étudiants mais à accepter les permis de port d’arme comme pièce d’identité à l’entrée des bureaux de vote pour favoriser les électeurs républicains.
Face à ces techniques, qui visent notamment les électeurs noirs, traditionnellement enclins à voter démocrate, Joe Biden explique que son équipe a mis en place un site pour faciliter les démarches des électeurs concernés, Iwillvote.com (Je vais voter). Ce qu’il décrit n’est donc pas un système de fraude, mais au contraire un système de lutte contre la fraude électorale que l’ancien vice-président attribue à son adversaire.
- Non, 200 000 morts n’ont pas voté pour Biden
Ce que dit la rumeur
700 000 bulletins en faveur de Joe Bien « seraient apparus miraculeusement ». Selon cette infox, née en août et ravivée depuis début novembre, respectivement 500 000 et 200 000 bulletins auraient été attribués frauduleusement à des personnes mortes et des animaux de compagnie en Virginie et au Nevada. La rumeur s’est diffusée sur les réseaux sociaux en France, où l’on peut lire, par exemple, que « même les morts ont voté pour Biden ».
FAUX
Ce qui est vrai, c’est que 700 000 bulletins ont été envoyés de manière incorrecte. D’une part, en Virginie, 500 000 bulletins comportaient l’adresse du mauvais bureau de vote sur l’enveloppe de retour : les électeurs étaient encouragés à envoyer leur courrier à la ville de Fairfax, et non au comté de Fairfax, entité administrative compétente pour l’élection. Le comté de Fairfax s’est excusé pour cette erreur et s’est engagé à prendre à ses frais le transport des bulletins vers le bon bureau de vote. Absolument rien ne permet d’affirmer que les votes en question allaient dans le sens du candidat Joe Biden ou de Donald Trump.
La seconde erreur s’est produite au Nevada, où des bulletins avaient été envoyés systématiquement à tous les électeurs en raison de la pandémie. 226 000 enveloppes de vote ont été renvoyées aux autorités en charge du processus électoral, car elles étaient arrivées à des adresses où ne résidaient plus leurs destinataires, pour une raison ou une autre (décès, déménagement, erreur administrative, etc.). Certains, dans le lot, ont donc pu arriver chez des personnes mortes. Deb Wake, présidente de la ligue des électrices de Virginie, interrogée par la radio WTop, explique que quelqu’un lui a rapporté qu’un mort et un animal de compagnie avaient reçu un courrier électoral.
Le site de vérification américain Politifact rappelle toutefois qu’il s’agit d’un cas de figure très fréquent dans une élection. « Si on envoie un bulletin de vote aujourd’hui et que l’électeur meurt demain, il recevra quand même le courrier », explique Wayne Torley, secrétaire adjoint aux élections du Nevada. Cela ne constitue pas une fraude, sauf si une personne remplit le bulletin au nom du mort – mais rien ne permet d’affirmer que cela a été le cas.
- La carte qui donnait Donald Trump presque gagnant dès vendredi matin est fausse
Ce que dit la rumeur
Les cartes électorales des résultats dans la presse seraient « évidemment mensongères », selon une publication Facebook très populaire du comité Trump France. Ces soutiens du président sortant estiment que ce dernier aurait notamment remporté l’Arizona, la Géorgie et la Pennsylvanie, tandis que le résultat du Wisconsin serait indécis. Résultat : avec 264 grands électeurs déjà acquis, Donald Trump ne serait plus qu’à une marche de la réélection, qui sera acquise à celui qui obtiendra 270 grands électeurs.
FAUX
Vendredi 6 novembre au matin, le dépouillage des voix en Arizona, en Géorgie et en Pennsylvanie était encore en cours, et aucun candidat n’avait une avance suffisante pour sécuriser sa victoire. Quant au Wisconsin, il a été remporté d’une très courte tête par le candidat démocrate, Joe Biden. Donald Trump a annoncé vouloir y déposer un recours.
Lorsqu’on la regarde de plus près, on s’aperçoit que la carte diffusée par le Comité Trump France comporte le logo de 270toWin.com, un site américain qui recense des projections sur les résultats de l’élection et propose à ses utilisateurs de créer les leurs. C’est vraisemblablement via ce site que ces soutiens de Donald Trump ont créé leur carte. Les projections du site 270toWin.com au matin du 6 novembre, en revanche, étaient plutôt favorables au candidat démocrate.
A l’heure où nous écrivons ces lignes, l’actuel locataire de la Maison Blanche est devancé dans la course aux grands électeurs – 253 électeurs contre 214 –, comme en atteste également la carte en temps réel de Decision Desk HQ, un agrégateur de votes indépendant.
- Des courbes en faveur de Joe Biden ont une forme suspecte
Ce que dit la rumeur
La courbe des votes en faveur du candidat démocrate Joe Biden est caractérisée par des envolées abruptes, à la verticale, signe que le scrutin a été truqué pour le faire remonter d’un coup. C’est du moins ce qu’estiment les relais français du candidat républicain. « Les démocrates, quand vous fraudez soyez discrets svp », interpelle ainsi Damien Rieu, figure de la fachosphère française. Le magistrat Charles Prats, ancien soutien de François Fillon, suggère lui aussi un trucage, « ni vu ni connu », dans un Tweet qui reprend les mêmes graphiques.
TROMPEUR
Ces deux graphiques affichant une remontée spectaculaire sont authentiques. Ils ont été publiés par les journalistes de FiveThirtyEight, un site américain d’analyse politique reconnu, sur leur blog de suivi en direct de l’élection.
Cette courbe est due à un biais statistique : au lieu d’égrener progressivement les scrutins au fur et à mesure de la journée, certains Etats publient les résultats par à-coups, en faisant remonter en même temps un très grand nombre de votes dépouillés, d’où ce bond. Mais ces augmentations soudaines ne profitent pas au seul camp démocrate, explique Curt Villarosa, responsable des affaires publiques d’ABC News, le média propriétaire de FiveThirtyEight, au site de vérification américain Politifact : « Tous n’étaient pas 100 % pour Biden. Sous la ligne bleue, il y a aussi une ligne rouge représentant les milliers de votes pour Trump. Il y a par ailleurs des contre-exemples où la courbe de Trump explose soudainement quand un lot de scrutins favorables est pris en compte. »
En effet, d’autres graphiques publiés par FiveThirtyEight permettent de retrouver le même phénomène d’envolée soudaine de la courbe. Celui-ci est décorrélé du candidat.
Ainsi dans Iowa (IA sur le graphique), Biden comme Trump ont vu leur nombre de votes exploser dans des proportions quasi égales en milieu de journée, et relativement similaires en début de journée dans le Kansas (KS). Dans le Montana (MT), les lots tardifs ont plutôt été en faveur de Trump, se traduisant par des bonds à la verticale dans la courbe du président sortant.
- Des bulletins en faveur de Donald Trump n’ont pas été jetés ou brûlés
Ce que dit la rumeur
Alors que Donald Trump a dénoncé une « fraude massive » et affirmé qu’un « groupe de gens minables » cherchait à lui voler l’élection, des publications en ligne prétendent en détenir la preuve. Comme cette vidéo virale, tweetée par Eric Trump, le fils du président américain, montrant un homme en train de mettre délibérément le feu à 80 bulletins de vote pro-Trump.
Une autre rumeur affirmant que 40 000 bulletins de votes du comté de DeKalb (Géorgie) ont été écartés du scrutin a également circulé. Une autre vidéo extrêmement partagée dans les milieux complotistes américains montre des membres d’un bureau de vote américain en train de jeter des bulletins à la poubelle.
FAUX
Alors que l’issue de l’élection américaine demeure incertaine, rien n’est en mesure de corroborer les accusations de fraude de Donald Trump. Les exemples cités plus haut, relayés en nombre par les supporteurs du président américain sortant, sont faux. Comme la vidéo d’un homme qui brûle fièrement des bulletins de vote pro-Trump. En réalité, ces bulletins sont des échantillons qui ne sont pas utilisés pour le vote. Eric Trump, lui, n’a toujours pas supprimé son Tweet.
La rumeur sur les 40 000 bulletins de votes non pris en compte en Géorgie est également une infox. Sur Twitter, le comté de DeKalb a qualifié cette information d’« erronée » et expliqué que seuls 200 bulletins, et non pas 40 000, avaient été mis de côté provisoirement. Chacun des électeurs concernés sera contacté afin de confirmer les votes, a assuré le comté.
- Un afflux louche de votes à 100 % pour Biden
Ce que dit la rumeur
Un autre élément de discours récurrent consiste à s’étonner que des lots entiers de votes soient intégralement en faveur de l’ancien vice-président, comme dans le Michigan, où Joe Biden s’est vu créditer de plus de 138 339 voix d’un coup. Une anomalie statistique qui prouverait une magouille électorale.
Plusieurs comptes pro-républicain s’en sont scandalisés, comme Brandon Morse, contributeur au site conservateur Red State. « Bienvenue en Républicaire populaire de Michiganzuela, où mystérieusement, chacun des plus de 100 000 bulletins postaux comptabilisés étaient tous pour Joe Biden ! », ironise-t-il en affublant le Michigan d’un surnom de dictature pétrolière. Cette insinuation de fraude a été reprise en France par un influent site de désinformation extrême droite, Europe Israël, et son président Jean-Marc Moscowitz.
VRAI, MAIS L’ERREUR A ÉTÉ CORRIGÉE
La carte qui circule est celle de Decision Desk HQ, une entreprise d’agrégation de résultats électoraux. Celle-ci a reconnu une erreur de saisie dans les données envoyées par l’Etat du Michigan.
L’origine précise de l’erreur a été repérée par un internaute : dans le comté de Shiawassee (68 122 habitants), Joe Biden a été crédité de 153 710 votes (notez le zéro à la fin) au lieu de 15 371. Entre les deux chiffres, un différentiel de 138 339, soit pile le nombre de scrutins erronés attribués au niveau du Michigan à Joe Biden. « Cela arrive les nuits d’élection et nous pensons que d’autres agrégateurs de votes du Michigan ont rencontré la même erreur et l’ont corrigée en temps réel comme nous l’avons fait », s’est justifié un porte-parole à BuzzFeed.
Les résultats ont depuis été corrigés. Malgré cela, le candidat démocrate a tout de même remporté d’une courte tête les 16 grands électeurs du Michigan. L’actuel locataire de la Maison Blanche a annoncé qu’il déposerait un recours pour contester le résultat.
Want to Know if the Election was Hacked? Look at the Ballots
J. Alex Halderman
Nov 23, 2016
You may have read at NYMag that I’ve been in discussions with the Clinton campaign about whether it might wish to seek recounts in critical states. That article, which includes somebody else’s description of my views, incorrectly describes the reasons manually checking ballots is an essential security safeguard (and includes some incorrect numbers, to boot). Let me set the record straight about what I and other leading election security experts have actually been saying to the campaign and everyone else who’s willing to listen.
How might a foreign government hack America’s voting machines to change the outcome of a presidential election? Here’s one possible scenario. First, the attackers would probe election offices well in advance in order to find ways to break into their computers. Closer to the election, when it was clear from polling data which states would have close electoral margins, the attackers might spread malware into voting machines in some of these states, rigging the machines to shift a few percent of the vote to favor their desired candidate. This malware would likely be designed to remain inactive during pre-election tests, do its dirty business during the election, then erase itself when the polls close. A skilled attacker’s work might leave no visible signs — though the country might be surprised when results in several close states were off from pre-election polls.
Could anyone be brazen enough to try such an attack? A few years ago, I might have said that sounds like science fiction, but 2016 has seen unprecedented cyberattacks aimed at interfering with the election. This summer, attackers broke into the email system of the Democratic National Committee and, separately, into the email account of John Podesta, Hillary Clinton’s campaign chairman, and leaked private messages. Attackers infiltrated the voter registration systems of two states, Illinois and Arizona, and stole voter data. And there’s evidence that hackers attempted to breach election offices in several other states.
In all these cases, Federal agencies publicly asserted that senior officials in the Russian government commissioned these attacks. Russia has sophisticated cyber-offensive capabilities, and has shown a willingness to use them to hack elections. In 2014, during the presidential election in Ukraine, attackers linked to Russia sabotaged the country’s vote-counting infrastructure and, according to published reports, Ukrainian officials succeeded only at the last minute in defusing vote-stealing malware that was primed to cause the wrong winner to be announced. Russia is not the only country with the ability to pull off such an attack on American systems — most of the world’s military powers now have sophisticated cyberwarfare capabilities.

Were this year’s deviations from pre-election polls the results of a cyberattack? Probably not. I believe the most likely explanation is that the polls were systematically wrong, rather than that the election was hacked. But I don’t believe that either one of these seemingly unlikely explanations is overwhelmingly more likely than the other. The only way to know whether a cyberattack changed the result is to closely examine the available physical evidence — paper ballots and voting equipment in critical states like Wisconsin, Michigan, and Pennsylvania. Unfortunately, nobody is ever going to examine that evidence unless candidates in those states act now, in the next several days, to petition for recounts.
What’s to stop an attack like this from succeeding?
America’s voting machines have serious cybersecurity problems. That isn’t news. It’s been documented beyond any doubt over the last decade in numerous peer-reviewed papers and state-sponsored studies by me and by other computer security experts. We’ve been pointing out for years that voting machines are computers, and they have reprogrammable software, so if attackers can modify that software by infecting the machines with malware, they can cause the machines to give any answer whatsoever. I’ve demonstrated this in the laboratory with real voting machines — in just a few seconds, anyone can install vote-stealing malware on those machines that silently alters the electronic records of every vote.
It doesn’t matter whether the voting machines are connected to the Internet. Shortly before each election, poll workers copy the ballot design from a regular desktop computer in a government office, and use removable media (like the memory card from a digital camera) to load the ballot onto each machine. That initial computer is almost certainly not well secured, and if an attacker infects it, vote-stealing malware can hitch a ride to every voting machine in the area. There’s no question that this is possible for technically sophisticated attackers. (If my Ph.D. students and I were criminals, I’m sure we could pull it off.) If anyone reasonably skilled is sufficiently motivated and willing to face the risk of getting caught, it’s happened already.
Why hasn’t more been done about this? In the U.S., each state (and often individual counties or municipalities) selects its own election technology, and some states have taken steps to guard against these problems. (For instance, California banned the use of the most dangerous computer voting machines in 2007 as a result of vulnerabilities that I and other computer scientists found.) But many states continue to use machines that are known to be insecure — sometimes with software that is a decade or more out of date — because they simply don’t have the money to replace those machines.
There is one absolutely essential security safeguard that protects most Americans’ votes: paper.
I know I may sound like a Luddite for saying so, but most election security experts are with me on this: paper ballots are the best available technology for casting votes. We use two main kinds of paper systems in different parts of the U.S. Either voters fill out a ballot paper that gets scanned into a computer for counting (optical scan voting), or they vote on a computer that counts the vote and prints a record on a piece of paper (called a voter-verifiable paper audit trail). Either way, the paper creates a record of the vote that can’t be later modified by any bugs, misconfiguration, or malicious software that might have infected the machines.
After the election, human beings can examine the paper to make sure the results from the voting machines accurately determined who won. Just as you want the brakes in your car to keep working even if the car’s computer goes haywire, accurate vote counts must remain available even if the machines are malfunctioning or attacked. In both cases, common sense tells us we need some kind of physical backup system. I and other election security experts have been advocating for paper ballots for years, and today, about 70% of American voters live in jurisdictions that keep a paper record of every vote.
There’s just one problem, and it might come as a surprise even to many security experts: no state is planning to actually check the paper in a way that would reliably detect that the computer-based outcome was wrong. About half the states have no laws that require a manual examination of paper ballots, and most other states perform only superficial spot checks. If nobody looks at the paper, it might as well not be there. A clever attacker would exploit this.
There’s still one way that some of this year’s paper ballots could be examined. In many states, candidates can petition for a recount. The candidate needs to pay the cost, which can run into millions of dollars. The deadlines for filing recount petitions are soon — for example, this Friday in Wisconsin (margin 0.7%), Monday in Pennsylvania (margin 1.2%), and the following Wednesday in Michigan (margin 0.3%).
Examining the physical evidence in these states — even if it finds nothing amiss — will help allay doubt and give voters justified confidence that the results are accurate. It will also set a precedent for routinely examining paper ballots, which will provide an important deterrent against cyberattacks on future elections. Recounting the ballots now can only lead to strengthened electoral integrity, but the window for candidates to act is closing fast.
Much more needs to be done to secure America’s elections, and important new safeguards could be put in place by 2018. States still using paperless voting machines should replace them with optical scan systems, and all states should update their audit and recount procedures. There are fast and inexpensive ways to verify (or correct) computer voting results using a risk-limiting audit, a statistical method that involves manually inspecting randomly selected paper ballots. Officials need to begin preparing soon to make sure all of these improvements are ready before the next big election.
J. Alex Halderman is Professor of Computer Science & Engineering at the University of Michigan and Director of Michigan’s Center for Computer Security & Society. His course on election technology, Securing Digital Democracy, is available on Coursera. He was recently named by Popular Science as one of the “ten brightest minds reshaping science, engineering, and the world.”
Still time for an election audit: Column
This should be standard — and it’s easy, too.
USA TODAY
11.18.2016
A Washington Post–ABC News poll found that 18% of voters — 33% of Clinton supporters and 1% of Trump supporters — think Trump was not the legitimate winner of the election. Sen. Lindsey Graham, R-S.C., has called on Congress to investigate the Russian cyberattack on the Democratic National Committee and the election.
There are reasons for concern. According to the director of national intelligence, the leaked emails from the DNC were “intended to interfere with the U.S. election process.” The director of national intelligence, the Department of Homeland Security, and the National Security Agency concluded that the Russian government is behind the DNC email hack and that Russian hackers attacked U.S. voter registration databases.
We know that the national results could be tipped by manipulating the vote count in a relatively small number of jurisdictions — a few dozen spread across a few key states. We know that the vast majority of local elections officials have limited resources to detect or defend against cyberattacks. And while pre-election polls have large uncertainties, they were consistently off. And various aspects of the preliminary results, such as a high rate of undervotes for president, have aroused suspicion.
Computers counted the vast majority of the 130 million votes cast in this year’s election. Even without hacking, mistakes are inevitable. Computers can’t divine voter intent perfectly; computers can be misconfigured; and software can have bugs.
Did human error, computer glitches, hacking, or other problems change the outcome? While there is, as yet, no compelling evidence, the news about hacking and deliberate interference makes it worth finding out.
About 25% of voters used machines that do not generate a paper trail. Any hacking, glitches or other errors that affected their votes could be undetectable. But the other 75% of the vote, including the key states of Michigan and Wisconsin, could be double-checked in various ways.
A full manual recount of the paper records would be definitive, but that’s unnecessarily difficult, expensive and time-consuming if the results are actually right.
Electoral College is no way to show off democracy: Column
There’s an easier way: an audit that manually examines a random sample of the ballots in a way that has a large chance of detecting and correcting incorrect results. This is called a “risk-limiting” audit. If the reported winner of a contest really won, a risk-limiting audit generally needs to examine only a small fraction of the ballots. But if the reported winner actually lost, a risk-limiting audit has a large chance of indicating that a full hand count is needed to set the record straight.
Risk-limiting audits are a crucial check on election integrity and accuracy even when elections are not controversial and margins are wide. They have been endorsed by the Presidential Commission on Election Administration and many organizations concerned with election integrity. Colorado law requires risk-limiting audits starting in 2017, and California law requires them for deploying some new voting systems.
There is no federal law mandating election audits. A number of states perform some kind of audit, but our research shows those audits have little or no chance of detecting and correcting erroneous results. To audit this election effectively will require immediate legal action.
Auditing surprisingly few ballots could give 95% confidence that the results are correct in every state: about 1.5 million ballots in all, a bit over 1% of the ballots cast.
But if we just want to check whether Donald Trump won the election, an audit might examine even fewer ballots, because it could proceed in stages.
First it would check the results in the states Trump won. If auditing confirms those results, there’s no need to audit in the states Clinton carried: Trump really won. That means auditing about 700,000 ballots in the 29 states Trump won, about 0.5% of the ballots cast in this election.
Every American should vote on paper: Column
How could checking just 0.5% of the ballots give such high confidence?
States where the contest wasn’t close probably won’t have to check many ballots. If their results are right, even a small random sample is likely to have a majority for Trump that would be implausible if Clinton had actually won.
Missouri had such a wide margin that examining just 10 ballots should give high confidence. Texas would need to check about 700.
The few states where the contest was tight would have to do more work. Michigan had the smallest margin among states that Trump carried. To get 95% confidence there would require checking about 11% of the ballots.
It does not take much technology to conduct these audits: dice (to select random ballots), a pencil and paper, and access to the paper ballots. The calculations are simple addition and subtraction. They could be done by a fifth-grader. No programming would be required.
This is an assurance of democracy our nation can afford and should perform routinely. Electronic-only voting systems should be replaced with systems that generate a paper trail, and election results should be audited against the paper trail to ensure that election outcomes are correct.
There is still time to audit this election — barely. States only have until Dec. 13 to give their final results to the Electoral College.
Americans should demand this simple step to ensure that the machinery of democracy worked. To add your voice, please sign this petition.
Ron Rivest is Institute Professor at MIT and was a member of the U.S. Election Assistance Commission Technical Guidelines Development Committee. Philip Stark, associate dean of mathematical and physical sciences at the University of California, Berkeley,was appointed to the board of advisers of the U.S. Election Assistance Commission.
COMPLEMENT:
Democrats Openly Urge People To Commit Voter Fraud By Temporarily ‘Moving’ To Georgia
Jordan Davidson
The Federalist
November 11, 2020
Great news #yanggang – Evelyn and I are moving to Georgia to help @ossoff and @ReverendWarnock win! This is our only chance to clear Mitch out of the way and help Joe and Kamala get things done in the next 4 years. More details to come but let’s go!!!
Andrew Yang
ATLANTA — The two Senate runoff races under way in Georgia give Democrats a chance to flip seats currently held by Republicans, and some activists on social media have discussed the prospect of moving to the Peach State to vote in the Jan. 5 elections.
Former Democratic presidential candidate Andrew Yang already announced on Twitter that he and his wife are moving to Georgia to campaign for the Democratic candidates, Raphael Warnock and Jon Ossoff, against Republican Sens. David Perdue and Kelly Loeffler. He did not say whether he planned to register to vote in the state.
All the chatter raises the question: Is it legal?
The answer is: yes, but any potential voters would have to move quickly since the last day to be registered for the Jan. 5 contests is Dec. 7. And, the new resident also would have to stay in the state for a while or risk getting into trouble.
Under Georgia law, anyone with a legal primary residence in the state can register to vote with their county board of elections. The law does not specify a specific time limit.
A spokesman for the Georgia Secretary of State’s Office, which oversees voter registrations, declined to comment on how quickly someone could establish legal residency in Georgia, but cited state law that it is a felony to vote in Georgia elections if you are not a legal resident or if you are residing in the state briefly with the intention just to vote and then move away.
“These are sensitive issues, and election officials are going to pay attention to what is happening,” said Enrijeta Shino, a University of North Florida political science professor who has researched voting issues in Georgia. “People should be very careful about doing that.”
People moving to Georgia briefly can work on campaigns and canvass for candidates, but voting in the state without the intention of staying would be considered fraud, she warned.
Legal residents of Georgia that turn 18 between now and Dec. 7 would be eligible to register in the runoff, she added.
One of the main ways to establish proof of residency is to provide a valid Georgia driver’s license. People must bring proof of identification, Social Security number and a Georgia primary residence (such as a utility bill). The state Department of Driver Services sends information on new residents obtaining driver’s licenses to the Georgia Secretary of State’s Office for voter registration, unless the new driver specifically asks the department not to do so, said department spokeswoman Shevondah Leslie.
If drivers meet the state’s requirements, the county board of elections automatically registers new residents to vote. How soon that would take place is not clear.
A sudden influx of new residents could have some impact on what are expected to be close Senate runoff elections.
Meanwhile, the presidential election in Georgia is likely headed to a recount, with President-elect Joe Biden currently ahead of President Trump by about 10,000 votes out of almost 5 million cast. If Mr. Biden were to be declared the winner here, he would be the first Democratic presidential candidate to carry Georgia since 1992. An influx of new residents wouldn’t influence the recount.
Voir par ailleurs:




QUEL BILAN TRUMP ? (Avec une croissance salariale de près de 5 % pour les travailleurs du quart le plus bas des revenus et le premier nivellement soutenu des revenus et des richesses depuis le siècle dernier, la plus grande réussite de Trump concerne l’économie, attirant ainsi un nombre surprenant de jeunes Latinos et de Noirs vers sa candidature)
« Avec la mondialisation, les citoyens occidentaux ont cédé une grande partie de leur pouvoir de décision démocratique à des experts: banquiers centraux, concepteurs d’algorithmes de moteurs de recherche, épidémiologistes… mais aussi sondeurs et journalistes. Donald Trump, comme d’autres populistes, ne fait pas confiance aux motivations de ces experts. Il se méfie de leur expertise même. Il dit qu’ils ne servent pas le pays mais l’exploitent. Un échec comme celui des sondeurs de mardi semble confirmer le point de vue de Trump. (…) Il ne s’agit pas juste d’une partie de l’Amérique! Trump a remporté 85 % des comtés des États-Unis en 2016 et fera probablement un score aussi bon cette année. Pourquoi? L’explication est analogue à celle que fait en France votre Christophe Guilluy, qui voit une fracture entre ces lieux qui participent à l’économie mondiale et ces quartiers périphériques qui n’y participent pas. Les démocrates représentent les élites financières et technologiques des villes mondialisées, et ceux qui en dépendent, surtout les minorités raciales et sexuelles qui bénéficient de leur hégémonie sur l’appareil judiciaire des droits de l’homme. Trump représente le reste. Cela aboutit à une division du pays à 50-50. (…) Une loi de réduction d’impôt mise à part, Trump n’a adopté aucune loi digne d’être mentionnée – aucune. Ce n’est pas une faute qui lui est propre. C’est le résultat d’un effondrement des institutions américaines. Le plan baroque de réforme des soins de santé de Barack Obama et la réforme de l’éducation de George W. Bush, bâclés l’un et l’autre, sont les seules lois importantes de ce siècle. Mais la législation n’est pas le seul moyen de changer un pays, et le bilan de Trump a été, à bien des égards, impressionnant. Il a été élu pour mettre fin aux interventions dites «humanitaires» et il l’a fait. Il a annulé l’«accord» de Barack Obama qui aurait donné à l’Iran une voie vers les armes nucléaires. Trump a, de surcroît, renforcé la position d’Israël au Moyen-Orient. Son insistance pour que les pays européens participent davantage aux coûts de leur propre défense a été grossière et peut-être impopulaire parmi les alliés. Mais comme la plupart des citoyens européens le savent, il a raison. De nombreux Américains admirent l’économie d’exportation allemande mais ils ne souhaitent pas la subventionner. (…) Et il a complètement changé la façon dont les Américains des deux parties pensent leur dépendance aux produits chinois bon marché. C’est en réalité une victoire pour la nuance: le commerce est bon, mais pas en tout temps et en tout lieu. Lorsqu’un pays industriel supposé avancé est incapable de fabriquer des masques chirurgicaux, des lingettes pour les mains et de l’ibuprofène pendant une pandémie, c’est qu’il a poussé la mondialisation trop loin. Mais la plus grande réussite de Trump concerne l’économie. D’autres présidents ont permis une croissance économique régulière. Mais pendant les trois premières années de la présidence Trump, une part disproportionnée des gains est allée aux travailleurs à faible revenu. Il a apporté une croissance salariale de près de 5 % pour les travailleurs du quart le plus bas des revenus. Il s’agissait du premier nivellement soutenu des revenus et des richesses depuis le siècle dernier. C’est pourquoi les électeurs des régions oubliées du pays ont voté pour Trump en 2016. C’est pourquoi un nombre surprenant de jeunes Latinos et de Noirs s’est tourné vers sa candidature cette année. Pourquoi les politiques économiques de Trump ont-elles eu des effets aussi égalitaires? Ce n’est toujours pas très clair. Peut-être ses restrictions à l’immigration ont-elles réduit la concurrence salariale pour les pauvres américains. Quelle qu’en soit la raison, les futurs présidents souhaiteront l’étudier. Le coronavirus a tout inversé, mais les électeurs s’en sont souvenus et une majorité d’entre eux approuvent sa politique économique, même maintenant. (…) Trump aurait probablement été réélu facilement car le point central de la campagne aurait été l’économie, pas les manifestations raciales et les émeutes urbaines du début de l’été. Malheureusement pour lui, le Wisconsin, un État crucial qu’il a remporté en 2016 et perdu en 2020, a été dévasté à la fois par le virus et les émeutes des jours précédant les élections. Une véritable «vague» Trump aurait été peu probable. Mais il faut néanmoins souligner que les républicains ont réussi une bien meilleure performance qu’attendue aux élections législatives de cette semaine. (…) Ce qui est le plus inquiétant, ce n’est pas que les deux Amérique soient divisées sur ce que le pays devrait faire, c’est l’état normal des affaires dans une démocratie. C’est que les deux parties ne puissent plus s’entendre sur ce que le pays devrait être. »
Christopher Caldwell
https://www.lefigaro.fr/vox/monde/christopher-caldwell-le-bilan-de-trump-a-ete-a-bien-des-egards-impressionnant-20201106
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ATTENTION: UN PRESIDENT ACCIDENTEL PEUT EN CACHER UN AUTRE ! (La lame de fond qui a porté Trump au pouvoir en 2016 et l’a maintenu si haut cette année face aux mondialistes de Biden qui travaillent et votent à distance, montre que, comme le Brexit un an plus tôt, son élection n’était pas un accident de l’Histoire et que les « invisibles » enracinés sont en train de devenir « incontournables »)
« Une fois encore les sondeurs et les médias se sont donc trompés. Loin d’être rejeté par l’ensemble des Américains, Trump a été porté par une lame de fond qui a toutes les chances de s’avérer durable. D’autant qu’il est permis d’imaginer qu’elle a été atténuée par la crise sanitaire sans laquelle Donald Trump aurait probablement été aisément victorieux. Battu par Biden en termes de vote populaire, le président sortant progresse néanmoins en nombre de voix par rapport à 2016. Fait notable, il améliore ses scores auprès de toutes les «minorités», y compris les hommes et les femmes noirs, ce qui confirme les limites de la politique des identités démocrate et montre que le phénomène Trump n’est pas réductible à un vote de «petits blancs». Son élection de 2016, comme le Brexit en 2015, n’était pas un accident de l’Histoire et sera sans doute bien plus qu’une parenthèse dans la marche que d’aucuns pensent inéluctable vers un monde toujours plus globalisé. L’élection américaine est un nouveau symptôme de la recomposition politique occidentale, qui, depuis la crise financière de 2008 bouleverse les clivages traditionnels au sein des démocraties libérales et dont les mouvements dits «populistes» sont souvent la traduction. Au clivage droite-gauche se substitue l’opposition «Anywhere» – «Somewhere», théorisée par le politologue britannique David Goodhart, c’est-à-dire l’affrontement entre ceux qui sont à l’aise dans «le village global» et adhèrent au multiculturalisme et ceux pour qui la mondialisation est source d’insécurité économique et culturelle. Le fait que les électeurs de Biden aient massivement voté par correspondance tandis que ceux de Trump se déplaçaient physiquement dans les urnes sonne comme un symbole de cette séparation entre «mondialisés» et «enracinés». Dans son nouvel essai, Le Temps des gens ordinaires (Flammarion), Christophe Guilluy montre que les «invisibles» sont en train de devenir «incontournables». Ces derniers forment désormais, selon lui, «un bloc autonome, puissant et sûr de son diagnostic. Un socle solide né de l’implosion de la classe moyenne»… C’est ce dont semble témoigner la spectaculaire résistance du vote Trump. Il serait donc simpliste et illusoire de voir dans une éventuelle victoire de Biden le début de la fin de l’ère populiste et le retour à l’époque antérieure. Bien au contraire, la parenthèse de la mondialisation heureuse est définitivement refermée. D’autant que si la crise sanitaire, peut, à court terme, déstabiliser certains «populistes» au pouvoir, à moyen et long terme, elle débouchera sur une crise économique et sociale qui ne fera qu’exacerber les fractures. L’édito du Time ce jeudi résumait bien la situation: « Même si Joe Biden gagne, il gouvernera dans l’Amérique de Donald Trump »…
Adrien Jaulmes
https://www.lefigaro.fr/vox/monde/et-si-la-revolution-trump-ne-faisait-que-commencer-20201105
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BY ANY MEANS NECESSARY (What leftist assaults on our laws ?)
« I hope everybody moves to Georgia, you know, in the next month or two, registers to vote and votes for these two Democratic senators. »
Thomas L. Friedman (NYT)
https://www.foxnews.com/politics/georgia-senate-election-runoffs-democrats-move-there
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PRÊTS POUR UN AUTRE CASSE DU SIECLE EN GÉORGIE ? (Les Républicains qui se sont fait surarnaquer bien avant le jour du scrutin par des Démocrates qui ont changé les règles électorales pour mettre en place un système de bulletins postaux qui favorise l’enregistrement et la collecte des bulletins les plus laxistes devraient se rappeler que le même système est en place pour le second tour des sénatoriales en Géorgie et qu’un nouveau hold up dans ce même état pourrait permettre aux Démocrates et à leurs bailleurs de fonds milliardaires d’annuler les réductions d’impôts, élargir la Cour suprême et consolider une majorité permanente au Sénat en admettant Porto Rico et le district of Columbia comme États)
READY FOR ANOTHER GEORGIA STEAL ? (Republicans who got out-hustled well before Election Day by Democrats who changed election rules to set up a mail-in system that favors loose registration and ballot harvesting should beware that that same set of rules is in place for the Georgia runoff and that another loss there could empower the Democrats and their billionaire corporate backers to reverse tax cuts, pack the Supreme Court and cement a permanent Senate majority by admitting Puerto Rico and the District of Columbia as states)
Republican activists remain fixated on the presidential results, pouring heart, money and time into litigation and recounts. In doing so, they risk losing a crucial battle—the Georgia Senate runoffs. Donald Trump’s campaign is within its rights to question the result, but the prospect of success is growing minimal. And if the president does come up short, the only thing standing between Democrats and dominance of Washington is the Peach State results Jan. 5. A Republican victory in either Georgia seat means a Senate majority and a check on progressive insanity. A loss of both means Majority Leader Chuck Schumer and his party’s plans to reverse tax cuts, pack the Supreme Court, and cement a permanent Senate majority by admitting Puerto Rico and the District of Columbia as states.
Those are alarmingly high stakes, yet many Republicans regard the Georgia runoffs as an afterthought. This complacency has been helped along by a media narrative that Georgia is Republicans’ to lose: The GOP has never lost a statewide runoff. Democrats Raphael Warnock and Jon Ossoff are poor candidates. Republicans have a better ground game. The conservative base is motivated.
That confidence is disconnected from reality. Start with the bizarre reliance on history. Yes, Republicans have won prior runoffs. But Joe Biden just carried the state, the first Democrat to do so in 28 years. The Nov. 3 results prove the left has succeeded in assembling a viable coalition—a mix of urban-gentry and minority voters. Mr. Trump’s base was energized; Georgia’s Democratic coalition more so. A Georgia electorate that sent Mr. Biden to the White House can easily send two Democrats to the Senate.
GOP Sens. David Perdue and Kelly Loeffler have been unsparing in their attacks on Messrs. Warnock and Ossoff, hitting them hard on their party’s “defund the police” movement—an issue Republicans used successfully in other Senate races. Mr. Warnock is also dogged by his radical sermons and a 2002 arrest on charges of obstructing a police investigation (which were later dropped). Yet neither Republican is a seasoned or inspirational candidate. Both got tagged earlier this year with accusations of insider trading. And while both were cleared of wrongdoing, Democrats still claim corruption and are using the story to highlight their opponents’ wealth—hoping to demoralize or pull over Trump populist voters.
Ground game? Yes, the GOP was on the ground earlier than Democrats, who initially abjured door knocking because of Covid-19. And a fat lot of good it did Republicans on Nov. 3. The more we learn about this election, the clearer it is that Republicans got out-hustled well before Election Day, by Democrats who changed election rules to set up a mail-in system that favors loose registration and ballot harvesting.
That same set of rules is in place for the Georgia runoff. Progressive Georgia superstar Stacey Abrams got kudos after the Biden win for her effort to register some 800,000 new voters in two years. She’s not done. On Twitter earlier this week, she raved that 600,000 Georgians have already requested their ballots for the runoff, and you can be sure the Democratic machine is gearing up to target, collect and return every one. Where’s the Republican plan to match this effort?
News outlets note that Republicans hold a $28 million ad advantage in the race. That won’t last. This cycle overall featured Democrats crushing Republicans on the money front—and every outside group and billionaire behind that effort is now roaring into Georgia. Media mogul Jeffrey Katzenberg has already hosted an online fundraiser for Messrs. Warnock and Ossoff. Ms. Abrams alone raised them $10 million in four days. ActBlue, the left’s online fundraising platform, is soliciting money nationwide.
But the biggest risk is that Republican base. The GOP is optimistic it can win back suburban and older voters who feel conflicted about Mr. Trump but still want a check on progressives. None of that will matter if GOP voters in rural and exurban areas stay home, angry or frustrated by the presidential election.
And will Mr. Trump engage? It’s certainly in his interest, if he plans to continue being involved in Republican politics. Win or lose recounts, he should want to be able to claim credit for a Georgia victory. And he might remind his supporters that he, and they, worked too hard the past four years to implement sound conservative policy to have it reversed by the Schumer brigades.
Mr. Perdue outpolled Mr. Ossoff by 87,000 votes and nearly hit the 50% threshold for a victory without a runoff. Mr. Warnock underperformed against Ms. Loeffler. But that slight GOP advantage in November doesn’t carry over into January. In the runoffs, the game begins anew, and ground operatives on both sides predict the races will be close.
Republicans down the ballot had a good Nov. 3. They have the opportunity to make it even better, to cement the Senate for two years, and force Democrats to climb down. But only if their priorities are straight.
Kimberley Strassel
https://www.wsj.com/articles/georgia-on-not-enough-minds-11605827934
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DISPOSE DE MON PROPRE VOTE, DEPLACEMENTS POSSIBLES (Cherchez l’erreur quand, comme pour la présidentielle contestée et avec deux sénateurs sortants à la fois confrontés à un second tour, la Géorgie pourrait voir la combinaison infernale de votes anticipés/postaux invérifiables, menaces de violence de rue imminentes, récolte des votes par des tiers, annulation juridique de lois électorales d’État constitutionnellement et législativement sacro-saintes, sondages manipulateurs, trotskysiation à la 1984 par les GAFA, dons de milliardaires et appels pathétiques des célébrités et des élites pour modifier l’électorat – le tout au service de la noble cause d’assurer une Cour suprême élargie ou mettre fin au Collège électoral)
HAVE VOTE, WILL TRAVEL (Spot the error when as for the contested general election and with two incumbent senators at once with runoff elections, Georgia could see a perfect storm of unverifiable early/mail-in voting, looming threats of street violence, third-party vote harvesting, court-ordered nullification of constitutionally and legislatively sacrosanct state election laws, massaged polling, 1984 Big Tech Trotskyization, billionaire gifting, celebrity vanity and pathetic elite appeals to alter the voting electorate — all in service of the noble cause of ensuring a packed Supreme Court or ending the Electoral College ?)
« I hope everybody moves to Georgia, you know, in the next month or two, and votes for these two Democratic senators.”
Tom Friedman (CNN)
The distortions in the campaign and voting that we saw on November 3 will likely be child’s play compared with what will march through Georgia next January.If recounts don’t change the November 3, 2020, result, the January 5, 2021, Georgia senatorial election becomes a black-swan event like none other in our age. Incumbent senators rarely have runoff elections. Even if they do, states almost never have two senators up for reelection at once — and never both in runoffs. While control of the Senate has sometimes hinged on the outcome of one senatorial race, rarely has the fate of the nation hinged on two — from the same state. In January, we will discover whether the Republicans hold the Senate, or whether Democrats and Vice President Kamala Harris announce that it is past time to junk many of the very rules by which America makes its rules.
Such melodramatic language is justified. Unlike normal changes of senatorial control, this time around the Democrats have boasted that with a Democratic Joe Biden, a Democrat-controlled House and Senate, Americans will see changes not just in policy per se but in the very manner of how we are governed. Or as now revolutionary Chuck Schumer in melodramatic fashion boasts from the metaphorical barricades: “Now we take Georgia, then we change the world.”
If Democrats pick up both seats, first anticipate the end of the Senate filibuster. With its disappearance after 180 years will go the last check on hard-Left power. Then expect a 15-person Supreme Court. With the end of that 151-year tradition will come the birth of a new “living” and fluid Constitution.
Watch for novel efforts, by hook or crook, to navigate around the amendment process of the U.S. Constitution to end the 233-year-old Electoral College. With all the reins of power, perhaps the Left will figure out a way, on Obama’s prior prompting, to admit two new states (and thus four more reliably Democratic senators).
Don’t count out efforts to see congressional legislation to override state legislatures’ voting laws and enforce on the states lunatic new protocols of the sort we saw this November. The effort will be to “broaden” the electorate, discourage “voter suppression,” and enhance “equity and inclusion” — everything from enfranchising 17-year-old voters, ex-felons, and legal non-citizen residents to mandated early and mail-in voting and rules against requiring an ID to vote.
Georgia’s outcome will determine whether federal legislation will likely smother gun rights akin to Europe’s restrictions, strangle the First Amendment to prevent “hate speech,” and re-create an open border and with it hundreds of thousands of new illegal aliens — future progressive constituents all in need of amnesties. Knocking down the wall seems absurd, but such nihilism may offer powerful iconic and psychological relief to the unhinged Trump-hating Left and their Never Trump allies.
One could go on with such political Armageddon scenarios. But suffice it to say, fairly or not, Georgia will not have seen anything like the upheaval since Civil War hero William Tecumseh Sherman marched from Atlanta to Savannah.
After the ongoing contested presidential election, the Georgia-election contours of the known unknowns of the race are pretty clear. That map with a sea of red-county rural expanse pitted against the deep-blue urban cores on Election Day will reappear inside Georgia.
The greater Atlanta metropolitan area and its environs of over 6 million make up a little more than half the Georgia population. The sprawl is supposedly becoming a blue continent inside a red state. So in a fairly evenly matched race, will the Trump base rise up and come out to vote in numbers sufficient to offset urban minorities and suburban professionals?
How many, if any, appearances will Trump make to refashion his campaign rallies on behalf of incumbents David Perdue (if he does not win outright a projected Georgia recount) and Kelly Loeffler? And will some embittered conservative primary voters split on the two?
Will Trump’s perceived utility in Georgia depend on his own fate and status in the current contested election — or intimations that he may run in 2024, that in Jacksonian fashion that he was cheated in a “crooked bargain” by the very miasmic forces he was elected to drain?
Will the “deplorable” vote in two months hinge on perceptions of how well the Republican Party got fired up over charges of fraud inherent in November mail-in voting and computer-glitched distortions that seemed always to go one way? Like it or not, a mob of 2024 Republican wannabe presidential candidates will pour into Georgia, and they will likely, willingly or not, reflect MAGA agendas to the core.
We more easily can anticipate the Democratic strategy, based on the party’s tactics in the 2018 and 2020 elections.
Remember how the stealthy Left won back the House in 2018 on the deception that veterans, conservative women, and moderate business people were running as Democrats to reclaim their party from the socialists?
So too radicals Raphael Warnock and Jon Ossoff will campaign as third-way Bill Clinton circa 1992 — on the correct assumption that the hard Left tolerates these deceptions for the greater good of getting power over the supposedly blinkered nation.
For a few weeks during the campaign, both Warnock and Ossoff will shed their former fringe-liberal positions on abortion, guns, support for fringe leftists, open borders, the new Green Deal, radical identity politics, and Israel. Then, like shedding a constraining exoskeleton, all that moderate sheath will be replaced by a renewed robust liberal coating after the election.
Just as the pollsters disgraced their profession to massage the vote in November 2020, so too will they at some point show a blue surge and all sorts of bizarre and contorted reasons why particular demographics have switched, flipped, evolved, and changed to supposedly make Georgia a blue state? If a disreputable Washington Post and ABC could claim that Trump was toast in being down in Wisconsin by 17 points five days before the election, why won’t they broadcast late-December polls showing Perdue and Loeffler as down by 10 and sure losers in Georgia?
Georgia’s ability to run an early-voting/mail-in second election in little more than two months will hinge on what the looming manual recount tells us about the accuracy of its unproven new computer balloting and its misadventure in early voting and mail-in voting.
The media, we know, will muzzle some news, and blare out other news. But it may have less effect on a state electorate that has access to local TV channels not entirely on board with the monolithic narratives crafted by the national networks, the cable stations, and public television and radio. More “fact-checkers” will appear to sort out “disinformation” by contextualizing crazy left-wing narratives and trashing conservative “conspiracy” blogs.
We know the Hollywood celebrity script. By late December, “they” — second tier, has-been stars eager for a virtue-signaling career-boost — will began appearing in “We Are the World”–like commercials, convinced of their limitless power to seduce Georgians into becoming as enlightened as those in Malibu — so they will “do the right thing” and thus vote accordingly.
Silicon Valley will issue warnings about “misleading,” “deceptive,” and “unsubstantiated” tweets, postings, and ads. Twitter, Facebook, and Google in partisan fashion will deplatform, cancel, blue-check, and suspend what is considered incorrect and unhelpful — all in an effort to provide several hundred million dollars in free advertising.
The noble liberal commentariat will advocate patently unethical, illegal, and unhinged nostrums to warp the vote that they think they will otherwise lose. Already the New York Times’ Tom Friedman, as the voice of the good citizen, has urged the anointed to take advantage of Georgia’s liberal voter-residency requirement and move temporarily to the Peach State to deform the vote there: “I hope everybody moves to Georgia, you know, in the next month or two, and votes for these two Democratic senators.”
Former presidential candidate Andrew Yang fleshed out Friedman’s rhetoric by claiming he was soon going to do just that:
The best thing we could do for Joe is to get him a Democratic Senate. There should be coordination of resources. Everyone who campaigned for Joe should get ready to head to Georgia. I’ll go. It’s the only way to sideline Mitch and give Joe a unified government.
Note the left-wing emphasis on subverting Georgia law as “the only way to . . . ”
Meanwhile, Georgia officials reminded such humanitarians and civil libertarians that it is a felony to move to Georgia temporarily to take advantage of its residency laws in order to vote.
The subtext of these elite contortions is, of course, fear that Georgians might still be Georgians. And thus too many of them just might not be entirely deluded by the charade that Warnock and Ossoff are moderates — and thereby something other than the will of the people is needed. Or as Yang put it more clearly: “It looks like Democrats have an uphill climb in Georgia. It seems like it’s because Democratic voters actually need a little bit more awareness.” Is that the logic — dumb Georgians must be made a “little bit” more aware by undermining voting laws?
Should Biden have won the election, the Georgia race will be a showcase for every jockeying Biden-administration wannabe to prove how his greater fealty and zeal deserve greater career spoils. The ubiquitous fabulist Stacey Abrams will hover about, claiming all sorts of superhuman feats to justify an administration appointment.
In the age of No Dark Money, expect left-wing billionaires to pour cash in. Michael Bloomberg, the Steyers, George Soros, and Silicon Valley zillionaires all vie for the honor of “who won Georgia” for the Enlightenment.
In such a climate, Georgia might at least remind us (again) of the new progressive convergence of unverifiable early/mail-in voting, looming threats of street violence, third-party vote harvesting, court-ordered nullification of constitutionally and legislatively sacrosanct state election laws, massaged polling, 1984 Big Tech Trotskyization, billionaire gifting, celebrity vanity, and pathetic elite appeals to alter the voting electorate — all in service of the noble cause of ensuring a packed Supreme Court or ending the Electoral College.
So there is a pattern to all this. The progressive project has — and feels it must have — all the powers of American capitalism, information, technology, and government on its side.
Yet despite all those assets, why does the “people’s party” still act as if it lacks the people?
Victor Davis Hanson
https://www.nationalreview.com/2020/11/marching-into-georgia-with-the-senate-in-sight/
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QUEL CASSE DU SIECLE ? (Président par correspondance: Cherchez l’erreur quand ayant imposé leur candidat grâce à une propagande inouïe de la bien-pensance, la mobilisation de tout ce que la planète compte de progressistes, des médias censurant un président en exercice dont ils n’ont jamais accepté l’élection et le recours massif au vote par correspondance jusqu’à des taux de participation de 110% et ayant reproché aux Républicains de purger les listes percluses de noms falsifiés ou de personnes disparues, d’exiger une pièce d’identité pour empêcher le vote des illégaux ou le paiement par les anciens condamnés de leur amende, les Démocrates américains accusent à présent Trump de mettre en péril la démocratie)
Il aura fallu le déferlement inédit d’une propagande inouïe de la bien-pensance, la mobilisation de tout ce que la planète compte de progressistes, des médias censurant un président en exercice dont ils n’ont jamais accepté l’élection, le recours massif au vote par correspondance — jugé frauduleux en France — qui a permis d’atteindre parfois des taux de participation de 110% pour qu’enfin la presse désigne le fade Biden vainqueur. En 1801, Adams battu quitta Washington avant l’aube pour ne pas avoir à croisé son rival Jefferson, rappelle l’historien Jean-Marc Albert. Trump n’a pas encore prévu de l’imiter.
Trump a gagné dans les urnes mais au fur et à mesure que le vote par correspondance fut comptabilisé s’est produit le “glissement bleu” démocrate. Averti de pratiques douteuses, le locataire de la Maison Blanche a crié à la fraude, plongeant l’opinion dans la sidération et les Démocrates dans une colère non feinte. Irrités de ne pas avoir obtenu la “vague bleue” que les médias avaient prophétisée et préparée depuis quatre ans, abasourdis par la confiance qu’ont renouvelée 71 millions d’Américains au président sortant, ils accusent Trump de mettre en péril la démocratie. Si prompts à voir de la fraude russe partout en 2016, ils estiment que le vote fut le plus sûr de l’histoire. Mais de nombreux précédents devraient plutôt leur inspirer de la retenue que de l’indignation. La longue histoire électorale américaine est scandée de fraudes dont le vote par correspondance ne fut que l’une des failles dont ont profité Républicains et Démocrates pour faire pencher le scrutin en leur faveur.
Malgré les critiques de la gauche, ni les partis ni les États n’ont cherché à remettre en cause le processus électoral
Vu de France, on a tôt fait d’incriminer un système électoral réputé « complexe » et « injuste », oubliant qu’il a permis de réaliser un fragile équilibre entre les États voulu par les Pères fondateurs et ratifié par le XIIe amendement en 1804. Malgré les attaques de la gauche contre le collège électoral, accusé de favoriser les petits États, majoritairement conservateurs, les deux grands partis et de nombreux États, dont la Californie, n’ont jamais cherché à le remettre en cause tant ils y ont trouvé leurs intérêts. En outre, un suffrage direct gommerait la dimension fédérale du pays. Mais ce ne sont pas tant les institutions qui favorisent la fraude que la manipulation de la carte et du système de vote qu’autorise la diversité des règlements des États.
En 1865, les démocrates raffinent ainsi le processus électoral pour limiter l’accès au vote des Noirs tout juste affranchis, en instaurant par exemple dans le Minnesota un test de lecture. Ailleurs, les Républicains font voter des étrangers avant leur naturalisation. Depuis, les partis n’ont cessé de jouer sur les horaires des bureaux de vote, leur répartition, faisant voter ici à main levée des électeurs intimidés, compliquant là le vote par correspondance en exigeant un sceau notarial. On a pu aussi forcer la mobilisation de l’électorat. Après avoir accusé Bush de tricherie en 2000, le parti de l’Âne reproche maintenant aux Républicains de purger les listes percluses de noms falsifiés ou de personnes disparues comme en Géorgie, d’exiger une pièce d’identité pour empêcher le vote des illégaux ou le paiement par les anciens condamnés de leur amende comme en Floride. Des généreux donateurs comme Bloomberg ou LeBron James ont ainsi payé le droit de vote de ces ex-détenus — 1/10e de l’électorat de l’État tout de même ! — pour protester contre toutes ces mesures jugées discriminatoires à l’encontre des minorités.
Trois États démocrates refusent encore le vote à bulletin secret en 1910
Depuis le XIXe siècle, les machines des partis aux mains des “boss[es]” maintiennent Démocrates et Républicains au pouvoir par le clientélisme — qui coûta la vie au président Garfield — la violence et la corruption qui ont rendu célèbres les boss républicain Quay à Philadelphie ou démocrate Tweed à New York. Contre cette opacité, des Républicains libéraux tentent d’arracher aux partis le contrôle des élections en les privant de moyens de corruption — notamment avec le Pendleton Act de 1883. Ils obtiennent l’organisation des primaires en 1903 dans le Wisconsin, permettant aux électeurs de choisir directement leur candidat, mais les machines finissent par monopoliser aussi ces désignations promouvant des poulains sans caractère qui ne leur feront pas d’ombre. Le bulletin secret et l’urne peinent à s’imposer. Trois États Démocrates les refusent encore en 1910 !
L’élection présidentielle n’échappa pas à ces manœuvres. En 1824, Andrew Jackson, en tête du vote, n’a pas assez de grands électeurs pour l’emporter. La Chambre des représentants choisit alors entre les candidats, John Adams, plus connu au Congrès, en dépit de ses 31%. Jackson aura sa revanche en 1828. Les médias se complaisent à citer la victoire du républicain Hayes arrachée par une commission ad hoc à Tilden en 1876 dans une élection entachée de fraudes et de violences où chaque camp a forcé le vote. Ils oublient de dire que les Démocrates se sont accommodés de ce marchandage contre le retrait des troupes fédérales des États du Sud leur permettant de reprendre la ségrégation. Hayes reconnut également l’élection contestée des gouverneurs démocrates de ces États. D’autres faibles écarts de scrutins — Garfield (1880), Harrison (1888), Cleveland (1884), Wilson (1916), Bush (2000) — interrogent encore les historiens. En 1960, la victoire sur le fil de Kennedy sur Nixon, desservi par la petite récession, doit beaucoup au gonflement artificiel des urnes de Chicago permettant au démocrate de l’emporter par un écart de 0,2 % des voix. Le Président recevra en grande pompe Dailey, le maire de cette capitale de la corruption depuis l’élection de Cermak en 1931, pour son précieux concours.
Dès son instauration en 1864, le vote par correspondance fit débat. En pleine « guerre de Sécession », Lincoln permit ainsi à 150 000 soldats de pouvoir voter à l’élection présidentielle. Depuis les années 80, les Démocrates y voient le moyen de motiver la participation des communautés ethniques et isolées. Ce procédé a fait basculer des scrutins : en 2018, le Républicain Scott l’emporte ainsi en Floride après avoir été devancé à la sortie des urnes. En Arizona, c’est la Démocrate Sinema, distancée au soir de l’élection qui profite de ce vote. Si le New York Times s’est ému de manœuvres qui pouvaient favoriser les Républicains, les spécialistes admettent leur existence mais négligent leur impact. Avec 70 millions de bulletins par correspondance, la marge infime peut cependant devenir fatale. On comprend alors que Trump s’insurge contre la décision de la Cour suprême de Pennsylvanie d’autoriser le décompte de ces votes parvenus jusqu’à trois jours après le scrutin en violation de la loi.
D’autres présidents ont été haïs, mais le traitement réservé à Donald Trump fera école
Ce ne sont pas les seules aberrations que Trump dénonce depuis longtemps ! En 2016, le président élu propose que chaque État fournisse sa liste électorale mais plus de 20 d’entre eux refusent. En 2020, la primaire démocrate ne parvient pas à donner avant plusieurs jours le nom du gagnant du caucus de l’Iowa suite à un dysfonctionnement informatique et il faut deux mois pour déclarer celui de l’État de New-York. Les indices de fraude que les médias réclament tant commencent à sourdre : 3 000 voix « retrouvées » en Géorgie, électeurs affichant leur bulletin réutilisé plusieurs fois, votes de personnes décédées, taux de participation hors norme dans des bureaux sans liste électorale, observateurs tenus à l’écart du dépouillement, sacs de bulletins acheminés de nuit, erreurs informatiques, machines à voter sans trace papier du vote.
Lincoln, Roosevelt, Bush ont aussi été haïs mais le traitement médiatique réservé à l’hôte du 1600 Pennsylvania avenue fera école. Passant tout à Biden, des collusions de son fils avec l’Ukraine aux accusations de harcèlement et de viol, des mensonges sur son engagement contre l’apartheid au plagiat universitaire, les médias n’auront, en revanche, rien épargné au président en exercice. Ils ont projeté sa destitution avant même qu’il ne soit élu. Ils ont délégitimé sa victoire en l’accusant d’avoir triché avec l’aide des Russes. Ils ont prophétisé une guerre civile qui n’est pas venue. Ils l’ont censuré. Ils l’ont proclamé perdant avant que le décompte ne soit achevé et lui reprochent de ne pas accepter sa défaite selon l’usage depuis 1896. Sans doute Donald Trump songe-t-il à Truman exhibant en 1948 le Chicago Daily titrant sur sa défaite sans attendre les résultats définitifs. En juin dernier, Wesley Lowery assuma ce militantisme dans le New York Times.
Les Démocrates voulaient un “landslide” massif contre Donald Trump ; ils en sont pour leurs frais
De toute façon, la défaite de Trump ne contenterait pas leur fureur. Croyant qu’en politique, on a tort parce qu’on perd, les Démocrates voulaient qu’un landslide massif efface cette aberration historique. Mais fort de son insolent bilan et de son caractère trempé, Trump a gagné 7 millions de voix parce qu’il a fait ce qu’il avait promis, bousculé les codes politiques en accentuant les aberrations du système, accéléré les lignes profondes de la géopolitique par le rapport de force et la transaction. En 2018, Kissinger voyait déjà en Trump l’une de ces figures « qui apparaissent dans l’histoire (…) pour marquer la fin d’une époque et la forcer à abandonner ses vieilles prétentions ». En cela, il a déjà changé le monde.
Le vote par correspondance aura pesé de manière inédite sur le scrutin. Nul ne sait si l’impact de la fraude inversera les tendances et au terme du safe harbor, clôt le 8 décembre, des États pourraient bien proposer leurs propres grands électeurs au Congrès en l’absence de résultat clair. On veut se rassurer en pensant à la formule jubilatoire de Grandmama de la famille Addams, « ce n’est pas de la triche, si ça ne se voit pas ! » Le problème, c’est que cela commence à se voir.
https://www.valeursactuelles.com/clubvaleurs/monde/elections-americaines-joe-biden-president-par-correspondance-125883
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WHAT STOLEN ELECTION ? (And what media bias when it turns out voters were kept from hearing about troubling Biden news stories and positive Trump news stories which could have made them change their minds about Biden ?)


“17% of Biden voters would not have voted for Joe Biden had they been aware of at least one of those eight stories. So just think about that for a second. Donald Trump would have won every single contested race in America. Of the six contested races, he would have won every single one. And you would have had at least 311 electoral votes.”
Brent Bozell (Media Research Center)
The Polling Company survey also found that up to half of Biden’s supporters didn’t know about key Trump achievements, including recent economic growth and the program to speed coronavirus vaccines called “Operation Warp Speed.”
The liberal media’s efforts to hide Joe Biden-related scandals from voters and bury good news about the Trump administration cost the president the election, according to two new voting surveys.
Had voters known about troubling issues swirling around the Democrat and some of the successes of the Trump White House, including the Middle East peace deals, job growth, and energy independence, enough people would have turned away from Biden to give Trump 311 Electoral Votes, more than enough to win, said the polls shared with Secrets.
Ripping the media, Brent Bozell, founder of the Media Research Center, said, “Had they done their jobs, Donald Trump won the election.
Bozell added, “This is not happenstance, this is not coincidence.”
What’s more, the media had a partner in Twitter, which Bozell said censored Trump, his campaign, or family members 262 times during the end of the campaign. Biden’s team was never censored.
In one survey for MRC by McLaughlin & Associates, enough of Biden’s voters would have switched their selection had they known about his son Hunter’s money scandal to give Trump a victory. In that poll, 4.6% of Biden’s voters said they would not have selected him had they been aware of his son’s China money affair.
In the second, done by the Polling Company for MRC, 17% of voters would have shifted away from Biden had they known about Biden’s scandals and Trump’s achievements.
A survey of voters in the key battleground states of Arizona, Georgia, Michigan, Nevada, North Carolina, Pennsylvania, and Wisconsin, found enough Biden voters switching to give Trump the win in each state. The survey did not assume that those voters leaving Biden would shift to Trump, showing how close those races were.
Bozell’s group has been critical of the media during the Trump years, and during the election, he said that the press hid or muted reports about sexual assault allegations against Biden, the Hunter Biden affair, and scorecards showing that running mate Sen. Kamala Harris is the Senate’s most liberal member.
The Polling Company survey also found that up to half of Biden’s supporters didn’t know about key Trump achievements, including recent economic growth and the program to speed coronavirus vaccines called “Operation Warp Speed.”
“He would have won 311 Electoral Votes. To put it another way, and look at the final slide, and this is the number that is stunning — 17% of Biden voters would not have voted for Joe Biden had they been aware of at least one of those eight stories. So just think about that for a second. Donald Trump would have won every single contested race in America. Of the six contested races, he would have won every single one. And you would have had at least 311 electoral votes,” said Bozell.
He urged Republicans and conservatives to shift away from the mass media and take their stories to social media. “We have to give up on the national news media,” he said in a call with conservative leaders.
But he added that social media might not be friendly, citing efforts by Facebook and Twitter to limit the voices of conservatives.
https://www.washingtonexaminer.com/washington-secrets/trump-would-have-won-311-electoral-votes-if-media-wasnt-biased-survey
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QUELLE ÉLECTION VOLÉE ? (Et quel parti pris des médias quand il se trouve que les électeurs n’ont entendu parler ni des nouvelles troublantes sur Biden ni des nouvelles positives sur Trump qui auraient pu les faire changer d’avis sur Biden ?)
« Si les médias avaient fait leur travail, Donald Trump aurait gagné l’élection. Ce n’est ni un hasard ni une coïncidence. Sans tout cela, Trump aurait dû remporter 311 grands électeurs et serait donc président aujourd’hui, même s’il n’a pas encore perdu l’élection. »
Brent Bozell
Donald Trump aurait-il été largement réélu si Joe Biden n’avait pas bénéficié de la clémence des médias ? C’est en tout cas l’avis de Brent Bozell, fondateur du MRC (Media Research Center), organisme conservateur, qui estime que « si les médias avaient fait leur travail, Donald Trump aurait gagné l’élection ». Il ajoute d’ailleurs « Ce n’est ni un hasard ni une coïncidence ». Selon lui, les médias ont eu un partenaire majeur dans leur entreprise à savoir Twitter qui a censuré le Républicain ou des membres de sa famille et son entourage à 262 reprises à la fin de la campagne. Tandis que le clan Biden, lui, n’a jamais été censuré.
Selon un sondage d’opinion réalisé par le MRC, les chiffres sont criants dans plusieurs Swing states, comme la Pennsylvanie, le Michigan, la Géorgie, l’Arizona, le Wisconsin ou le Nevada. Ainsi, entre 15 et 20 % des électeurs auraient changé leur vote s’ils avaient été au courant des affaires liées au fils de Joe Biden par exemple. Et dans tous ces Etats, cela aurait permis à Donald Trump de les remporter.
311 électeurs pour Trump ?
Selon une autre étude du MRC, les médias ont tenté de cacher les allégations d’agressions sexuelles mettant en cause Joe Biden. Mais aussi le fait que plus de la moitié des électeurs du « président élu » n’étaient pas au courant des résultats de Donald Trump pendant son mandat, notamment sur le plan économique et de son programme lancé afin de combattre le coronavirus.
Sans tout cela, Trump « aurait dû remporter 311 grands électeurs » et serait donc président aujourd’hui, même s’il n’a pas encore perdu l’élection, croit encore le MRC. Brent Bozell demande aujourd’hui aux médias nationaux de faire état de ses faits même s’il sait que les réseaux sociaux, notamment, ne le suivront pas.
https://www.valeursactuelles.com/monde/presidentielle-trump-aurait-ete-largement-reelu-en-labsence-de-parti-pris-des-medias-affirment-deux-etudes-125962
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THAT’S HOW DESPERATE THE DEMOCRATS WERE A travesty of an election: Our opponents have proven many times again and again, that they will say, and do anything to get back into power, including a colossal expansion of mail-in voting which opened the flood gates to massive fraud and which is the latest part of their four year effort to overturn the results of the 2016 election)
« I want to explain the corrupt mail-in balloting scheme that Democrats systematically put into place that allowed voting to be altered, especially in swing states, which they had to win. (…) While it has long been understood that the Democrat political machine engages in voter fraud from Detroit to Philadelphia, to Milwaukee, Atlanta, so many other places. What changed this year was the Democrat party’s relentless push to print and mail out tens of millions of ballots sent to unknown recipients with virtually no safeguards of any kind. This allowed fraud and abuse to occur in a scale never seen before. Using the pandemic as a pretext, Democrat politicians and judges drastically changed election procedures just months, and in some cases, weeks before the election on the 3rd of November. (…) Very rarely were legislatures involved and constitutionally, they had to be involved, but very, very rarely, and you’ll see that as we continue to file our suits, it’s constitutionally, absolutely incorrect what took place, even from a legal standpoint. Many states, such as Nevada and California sent millions of live ballots to every person on their voter rolls whether those individuals had requested ballots or not, whether they were dead or alive, they got ballots. Other states such as Minnesota, Michigan, and Wisconsin, instituted universal absentee balloting right in the middle of an election year, sending absentee ballot requests forms to all voters on all rolls. It didn’t matter who they were. This colossal expansion of mail-in voting opened the flood gates to massive fraud. It’s a widely known fact that the voting rolls are packed with people who are not lawfully eligible to vote, including those who are deceased, have moved out of their state, and even our non-citizens of our country. (…) Beyond this, the records are riddled with errors, wrong addresses, duplicate entries, and many other issues. This is not disputed. It has never been disputed. Dozens of counties in the key swing states have more registered voters on the rolls than they have voting age citizens, including 67 counties in Michigan. (…) In Wisconsin, the state’s Board of Elections could not confirm the residency of more than 100,000 people, but repeatedly refused to remove those names from its voter rolls before the election. (…) It is a travesty that in the year 2020, we do not have any means of verifying the eligibility of those who cast ballots in an election and such an important election it is, or determining who they are, whether they live in the state or whether they’re even American citizens. We have no idea. (…) That’s how desperate the Democrats were. They would fill out ballots of people not even knowing if these people were going to show up. When they did show up, they said, “Sorry, you’ve already voted.” (…) On top of everything else, we have a company that’s very suspect. It’s name is Dominion, with the turn of a dial or the change of a chip, you could press a button for Trump and the vote goes to Biden. What kind of a system is this? We have to go to paper, maybe it takes longer. But the only secure system is paper. Not these systems that nobody understands, including in many cases, the people that run them. (…) In one Michigan County, as an example, that used Dominion systems, they found that nearly 6,000 votes had been wrongly switched from Trump to Biden, and this is just the tip of the iceberg. This is what we caught. How many didn’t we catch? Are there 100s of other examples throughout the country? Are there 1000s? We just got lucky and they called it a glitch, but we found numerous glitches that evening. (…) Election authorities in Texas have repeatedly blocked the deployment of Dominion systems due to concerns about security vulnerabilities and the potential for errors and outright fraud. Every district that uses Dominion systems must be carefully monitored and carefully investigated, but not only for the future. (…) Under my lead, the Republicans won almost every state house in the United States, which they weren’t expected to do. We went up to 16 seats in the house. The numbers are still being tabulated, because there are nine seats that nobody really knows. They don’t know. Two weeks later, it’s still under consideration, because it’s a mess. Republicans were supposed to lose many seats, and instead they won those seats in the house, and a very important election that’s coming up will determine whether, or not we hold the Senate. David Perdue and Kelly Leffler are two tremendous people. Unfortunately, in Georgia, they’re using the same horrible dominion system, and it’s already been out that, think of it, hundreds of thousands of absentee ballots have been requested. You check it out who’s requesting those ballots. The difference is, it’s one state, and we will have our eyes on it like nobody’s ever watched anything before, because we have to win those two Senate seats. (…) The Democrats had this election rigged right from the beginning. They used the pandemic, sometimes referred to as the China virus, where it originated as an excuse to mail out tens of millions of ballots, which ultimately led to a big part of the fraud (…) Many people received two, three and four ballots. They were sent to dead people by the thousands. In fact, dead people, and we have many examples filled out ballots, made applications, and then, voted, which is even worse. In other words, dead people went through a process. Some have been dead for 25 years. Millions of votes were cast illegally in the swing states alone, and if that’s the case, the results of the individual swing states must be overturned, and overturned immediately. (…) The media knows this, but they don’t want to report it. In fact, they outright refuse to even cover it, because they know the result if they do. Even what I’m saying now will be demeaned and disparaged, but that’s okay. I just keep on going forward, because I’m representing 74 million people, and in fact, I’m also representing all of the people that didn’t vote for me. The mail-in voting scam is the latest part of their four year effort to overturn the results of the 2016 election, and it’s been like living in hell. Our opponents have proven many times again and again, that they will say, and do anything to get back into power. The corrupt forces who are registering dead voters and stuffing ballot boxes are the same people who have perpetrated one phony and fraudulent hoax after another. You’ve been watching it now for four years. These entrenched interests oppose our movement, because we put America first. They don’t put America first, and we’re returning power to you the American people. They don’t want America first, they only want power for themselves. They want to make money, that’s why they don’t want me as your president. I’ve been investigated from soon after I announced I was running for president. When I immediately went to number one in the Republican primary polls, the investigations never stopped. They went on for four years, and I won them all, I beat them all. Russia, Russia, Russia, the impeachment hoax, and so much more. Robert Mueller spent $48 million of taxpayer money investigating me for two and a half years, issued over 2,800 subpoenas, executed nearly 500 search warrants, issued 230 orders for communications records, and conducted 500 witness interviews, all looking to take me down. There was no collusion in the end, none whatsoever. Senator Marco Rubio, the head of the Senate Intelligence Committee stated, “The committee found no evidence that then candidate Donald Trump, or his campaign colluded with the Russian government.” (…) But if you look at the lies, and the leaks, and the illegal acts of behavior done by so many people, and their desire to hurt the president of the United States, something should happen. The hardest thing I have to do is explain why nothing is happening with all of these people that got caught spying on my campaign. It’s never happened before and it should never happen again to a president of the United States. (…) To understand how we will challenge this fraud, it is important to know the problems with mail-in balloting. Pennsylvania, Michigan, Nevada, Georgia, Arizona, and most other states allowed anyone to get an absentee ballot and cast their vote without showing any ID. The voting took place entirely on the honor system, no identification of any kind was required. Most Americans would also be shocked to learn that no state in the country verifies United States citizenship as a condition for voting in federal elections. This is a national disgrace. No other advanced country conducts elections this way. Many European countries have instituted major restrictions on mail-in voting, specifically, because they recognize the nearly unlimited potential for fraud. Out of 42 European nations, all but two prohibit absentee ballots entirely for people who reside inside the country, or else they require those who need absentee ballots to show a very, very powerful ID. Throughout the Democrat effort to dramatically expand mail-in voting, the Democrat party leaders were also, feverishly working to block measures, designed to protect against fraud, such as signature verification, residency verification, or voter ID. And citizenship confirmation was almost unthought of that we should ask for it. Can you believe this? These are not the actions of people who want fair elections. These are the actions of people who want to steal elections, who are willing to create fraud. The only conceivable reason why you would block common sense measures to verify legal eligibility for voting, is you are trying to encourage, enable, solicit, or carry out fraud. It is important for Americans to understand that these destructive changes to our election laws were not a necessary response to the pandemic. The pandemic simply gave the Democrats an excuse to do what they have been trying to do for many, many years. In fact, the very first bill that house Democrats introduced when Nancy Pelosi became speaker, was it attempt to mandate universal mail-in voting and eliminate measures such as voter ID, which is so necessary. Dramatically eroding the integrity of our elections was the Democrats number one priority for a simple reason, they wanted to steal the 2020 presidential election. All of the Democrat efforts to expand mail-in balloting laid the groundwork for the systematic and pervasive fraud that occurred in this election. (…) In Pennsylvania, large amounts of mail-in and absentee ballots were processed illegally. And in secret, in Philadelphia, in Allegheny counties, without our observers present. They were not allowed to be present. In fact, they weren’t even allowed in the same room. They were thrown out of the building and they looked from outside in, but they had no way of even seeing, because there were no windows. And the windows that were there were boarded up. Democrats even went to the Pennsylvania Supreme Court to block observers from receiving access.(…) This is an egregious, inexcusable. And irreversible harm that stains the entire election, yet this unprecedented practice of excluding our observers, our vote watchers, as some people call them, occurred in Democrat run cities and key states all across the nation. (…) In Michigan, a career employee of the city of Detroit, with the city workers, coaching voters to vote straight Democrat, while accompanying them to watch who they were voting for, violating the law and the sanctity of the secret ballot. You can’t do that. The same workers say she was instructed not to ask for any ID and not to attempt to validate any signatures. She was also told to illegally backdate ballots, many, many ballots, received after the deadline. This is something that is so unconstitutional and she estimates that thousands and thousands of ballots were improperly backdated by her and many others. (…) One of the most significant indications of widespread fraud is the extraordinarily low rejection rates for mail-in ballots in many key states. These are the states that I had to win. In swing state after swing state, the number of ballots rejected has been dramatically lower than what would have been expected based on prior experience. That means years and years of voting. In Georgia, just 0.2%, that’s substantially less than 1%, of mail-in ballots have been rejected. In other words, almost none have been rejected. They took everything. Nothing was rejected, practically, compared to 6.4% in 2016. There are those that think that 6.4 was a low number. (…)In Clark County, Nevada, where most of the state’s voters reside, the standards for matching a signature using the signature verification machine were intentionally lowered to allow large numbers of ballots to be counted that otherwise would never have passed muster. This machine was set at the lowest level. According to one report, in order to test the process, nine voters in Clark County cast ballots with intentionally incorrect signatures, and eight of the nine ballots were accepted and counted. They said you could sign your name as Santa Claus, and it would be accepted. Last week, the Clark County Commission threw out the results of a local election after the registrar reported finding, quote, “discrepancies that we can’t explain.” Also in Nevada, some voters were entered into a raffle for more than a dozen gift cards worth as much as $250 if they could prove they had voted. (…) We have seen similar declines in Pennsylvania, Nevada, and Michigan. Ballots weren’t rejected, especially if they happen to be in Democrat areas. These irregularities are inexplicable unless there is a deliberate effort to accept ineligible ballots or fraudulent ballots. (…) In Pennsylvania, the secretary of state and the state supreme court in essence abolished signature verification requirements just weeks prior to the election, in violation of state law. You’re not allowed to do that. It has to be approved by the legislature. A judge can’t do it. A state can’t do it. An official can’t do it. The only one that can do it is the legislature. (…) A simple recount of the ballots under these circumstances only compounds the fraud. The only way to determine whether there was an honest vote is to conduct a full review of the envelopes in the relevant states. You will find that many of them, tens of thousands, have fraudulent signatures. A full forensic audit is required to ensure that only legal ballots from lawfully registered voters that were properly cast are included in the final count. (…) This election is about great voter fraud, fraud that has never been seen like this before. It’s about poll watchers who were not allowed to watch. (…) It’s about ballots that poured in, and nobody but a few knew where they came from. (…) It’s about numbers of ballots that were sent that nobody know where they came from. It’s about machinery that was defective, machinery that was stopped during certain parts of the evening, miraculously to open with more votes. (…) This election was rigged. Everybody knows it. I don’t mind if I lose an election, but I want to lose an election fair and square. What I don’t want to do is have it stolen from the American people. Ultimately, I am prepared to accept any accurate election result, and I hope that Joe Biden is as well.(…) This is an election for the highest office in the greatest country in the history of the world. Every reasonable American should be able to agree, based on what we have already documented, that we need a systematic analysis of the mail-in ballots to review the envelopes. It’s about the signature. If they’re on the envelopes, we can only review the envelopes, and that will tell us everything. This is the absolute minimum we should expect. This is not just about my campaign, although it has a lot to do with who’s going to be your next president. This is about restoring faith and confidence in American elections. This is about our democracy and the sacred rights that generations of Americans have fought, bled, and died to secure. Nothing is more urgent or more important. The only ballots that should count in this election are those cast by eligible voters who are citizens of our country, residents of the states in which they voted, and who cast their ballots in a lawful manner before the legal deadline. Moreover, we must never again have an election in which there is not a reliable and transparent system to verify the eligibility, identity, and residency of every single person who casts a ballot, a very, very cherished ballot. Many very smart people have congratulated me on all we’ve done: the biggest tax cuts in history, regulation cuts, the biggest in history. We rebuilt our military. We took care of our vets like never before, Space Force, and so much more. Then they went on to say, as big and as important as these events were, the single greatest achievement in your presidency will be exactly what you’re doing right now: voter integrity for our nation. It’s more important than any of the things that we discussed. If we don’t root out the fraud, the tremendous and horrible fraud that’s taken place in our 2020 election, we don’t have a country anymore. With the resolve and support of the American people, we will restore honesty and integrity to our elections. We will restore trust in our system of government. »
President Trump
https://www.c-span.org/video/?506975-1/president-trump-statement-2020-election-results
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PLUS DESESPERES QUE LES DEMOCRATES, TU MEURS ! (Une parodie d’élection: nos adversaires ont prouvé à maintes reprises, qu’ils sont prêts à tout dire et à tout faire pour revenir au pouvoir, y compris une expansion colossale du vote par correspondance qui a ouvert les vannes à la fraude massive et qui est la continuation de leurs efforts depuis quatre ans pour annuler les résultats de l’élection de 2016)
« Je veux expliquer le système de vote par correspondance corrompu que les Démocrates ont systématiquement mis en place et qui a permis de modifier le vote, en particulier dans les États-clé, qu’ils devaient gagner. (…) Ce qui a changé cette année, c’est l’implacable effort du parti démocrate pour imprimer et envoyer par la poste des dizaines de millions de bulletins de vote à des destinataires inconnus sans pratiquement aucune garantie de quelque nature que ce soit. Cela a permis à la fraude et aux abus de se produire à une échelle jamais vue auparavant. En utilisant la pandémie comme prétexte, les politiciens et les juges démocrates ont radicalement changé les procédures électorales à peine quelques mois, et dans certains cas, semaines avant l’élection du 3 novembre. (…) Très rarement, les législatures étaient impliquées et constitutionnellement, elles devaient l’être(…) La Californie a envoyé des millions de bulletins de vote en direct à toutes les personnes inscrites sur leurs listes électorales, qu’elles les aient demandé ou non, qu’elles soient mortes ou vivantes (…) D’autres États comme le Minnesota, le Michigan et le Wisconsin , ont institué le scrutin universel à distance en plein milieu d’une année électorale, en envoyant des formulaires de demande de vote par correspondance à tous les électeurs de toutes les listes. Peu importe qui ils étaient. Cette expansion colossale du vote par correspondance a ouvert les portes à une fraude massive. C’est un fait bien connu que les listes électorales sont remplies de personnes qui ne sont pas légalement autorisées à voter, y compris celles qui sont décédées, ont quitté leur État, et même les non-citoyens de notre pays. (…) Au-delà de cela, les enregistrements sont criblés d’erreurs, de mauvaises adresses, d’entrées en double et de nombreux autres problèmes. Ceci n’est pas contesté. Cela n’a jamais été contesté. Des dizaines de comtés dans les principaux États-clé ont plus d’électeurs inscrits sur les listes que de citoyens en âge de voter (…) y compris 67 comtés du Michigan. (…) Dans le Wisconsin, le Conseil des élections de l’État n’a pas pu confirmer la résidence de plus de 100 000 personnes, mais a refusé à plusieurs reprises de retirer ces noms de ses listes électorales avant les élections. (…) C’est une parodie qu’en 2020, nous n’avons aucun moyen de vérifier l’éligibilité de ceux qui ont voté à une élection et une élection aussi importante que celle-ci, ou de déterminer qui ils sont, s’ils vivent dans l’état ou s’ils sont même citoyens américains. Nous n’avons aucune idée. (…) Ce qui montre à quel point les Démocrates étaient désespérés. Ils ont rempli les bulletins de vote de personnes ne sachant même pas si ces personnes allaient se présenter (…) En plus de tout le reste, nous avons une entreprise très suspecte. Son nom est Dominion (…) Les autorités électorales du Texas ont bloqué à plusieurs reprises le déploiement des systèmes Dominion en raison de préoccupations concernant les failles de sécurité et le potentiel d’erreurs et de fraude pure et simple (…) Les Démocrates ont truqué cette élection dès le début. Ils ont utilisé la pandémie (…) comme excuse pour envoyer des dizaines de millions de bulletins de vote, ce qui a finalement conduit à une grande partie de la fraude (…) Beaucoup de gens ont reçu deux, trois ou quatre bulletins de vote. Ils ont été envoyés aux morts par milliers. (…) L’escroquerie du vote par correspondance est la continuation de leur effort de quatre ans pour annuler les résultats de l’élection de 2016 (…) Nos adversaires ont prouvé à maintes reprises, qu’ils sont prêts à tout dire et à tout faire pour revenir au pouvoir. Les forces corrompues qui enregistrent les électeurs morts et bourrent les urnes sont les mêmes qui ont multiplié les faux et les coups bidons contre moi. (…) Il n’y a finalement pas eu de collusion, pas du tout. Le sénateur Marco Rubio, chef de la commission du renseignement du Sénat, a déclaré: «Le comité n’a trouvé aucune preuve que le candidat Donald Trump, ou sa campagne, était de connivence avec le gouvernement russe.» (…) Il est important de connaître les problèmes liés au vote par correspondance. La Pennsylvanie, le Michigan, le Nevada, la Géorgie, l’Arizona et la plupart des autres États ont permis à quiconque d’obtenir un bulletin de vote par correspondance et de voter sans présenter de pièce d’identité. Le vote s’est déroulé entièrement sur le système de l’honneur, aucune identification d’aucune sorte n’était requise. La plupart des Américains seraient également choqués d’apprendre qu’aucun État du pays ne vérifie la citoyenneté américaine comme condition pour voter aux élections fédérales. C’est une honte nationale. Aucun autre pays avancé ne procède à des élections de cette manière. De nombreux pays européens ont institué des restrictions majeures sur le vote par correspondance, notamment parce qu’ils reconnaissent le potentiel presque illimité de fraude. Sur 42 pays européens, tous sauf deux interdisent entièrement les votes par correspondance pour les personnes résidant à l’intérieur du pays, ou bien ils exigent que ceux qui ont besoin de bulletins de vote par correspondance présentent une pièce d’identité très, très sérieuse. Tout au long de l’effort démocrate pour étendre considérablement le vote par correspondance, les dirigeants du parti démocrate ont également tout fait pour bloquer les mesures, conçues pour se protéger contre la fraude, comme la vérification de la signature, la vérification de la résidence ou l’identité de l’électeur. (…) La seule raison concevable pour laquelle vous bloquez les mesures de bon sens pour vérifier l’éligibilité légale au vote est que vous essayez d’encourager, d’activer, de solliciter ou de commettre des fraudes. Il est important que les Américains comprennent que ces changements destructeurs de nos lois électorales n’étaient pas une réponse nécessaire à la pandémie. La pandémie a simplement donné aux Démocrates une excuse pour faire ce qu’ils essayaient de faire depuis de très nombreuses années. En fait, le tout premier projet de loi que les Démocrates ont présenté lorsque Nancy Pelosi est devenue présidente, était une tentative de rendre obligatoire le vote par correspondance universel et d’éliminer des mesures telles que l’identification des électeurs, qui est si nécessaire. L’érosion dramatique de l’intégrité de nos élections était la priorité numéro un des Démocrates pour une raison simple, ils voulaient voler l’élection présidentielle de 2020. Tous les efforts des Démocrates pour étendre le vote par correspondance ont jeté les bases de la fraude systématique et omniprésente qui s’est produite lors de cette élection. (…) Dans le Michigan, une employée de carrière de la ville de Detroit, avec les travailleurs de la ville, a incité les électeurs à voter purement démocrate, tout en les accompagnant pour voir pour qui ils votaient, violant la loi et le caractère sacré du scrutin secret. (…) On lui a également dit de rétrodater illégalement les bulletins de vote, de très nombreux bulletins de vote reçus après la date limite. (…) L’un des signes les plus significatifs d’une fraude généralisée est le taux de rejet extrêmement bas des bulletins de vote par correspondance dans de nombreux États clés. Ce sont les états que je devais gagner. Dans un état-clé après l’autre, le nombre de bulletins de vote rejetés a été considérablement inférieur à ce qui aurait été prévu sur la base de l’expérience antérieure. (…) En Géorgie, 0,2% seulement, soit nettement moins de 1%, des bulletins de vote par correspondance ont été rejetés (…) contre 6,4% en 2016. (…) Dans le comté de Clark, Nevada, là où résident la plupart des électeurs de l’État, les normes de correspondance d’une signature à l’aide de la machine de vérification de signature ont été intentionnellement abaissées pour permettre le décompte d’un grand nombre de bulletins de vote qui, autrement, n’auraient jamais été acceptés. Cette machine a été réglée au niveau le plus bas. (…) Toujours au Nevada, certains électeurs ont participé à un tirage au sort pour plus d’une douzaine de cartes-cadeaux d’une valeur allant jusqu’à 250 $ s’ils pouvaient prouver qu’ils avaient voté. (…) En Pennsylvanie, le secrétaire d’État et la Cour suprême de l’État ont essentiellement aboli les exigences de vérification des signatures quelques semaines seulement avant les élections, en violation de la loi de l’État. (…) Le problème, c’est des observateurs de sondages qui n’étaient pas autorisés à regarder. (…) des bulletins de vote qui ont afflué, et personne à part quelques-uns ne savait d’où ils venaient. (…) du nombre de bulletins de vote qui ont été envoyés sans que personne ne sache d’où ils venaient. (…) de machines défectueuses (…) Cette élection a été truquée. Tout le monde le sait. Cela ne me dérange pas de perdre une élection, mais je veux perdre une élection juste et équitable. Ce que je ne veux pas faire, c’est de voir l’élection volée au peuple américain. (…) Il s’agit de restaurer la foi et la confiance dans les élections américaines (…) Les seuls bulletins de vote qui devraient compter dans cette élection sont ceux des électeurs éligibles qui sont citoyens de notre pays, résidents des États dans lesquels ils ont voté, et qui ont voté de manière légale avant la date limite légale. (…) Si nous n’éliminons pas la fraude, la terrible et horrible fraude qui a eu lieu lors de nos élections de 2020, nous n’avons plus de pays. »
Président Trump
https://www.c-span.org/video/?506975-1/president-trump-statement-2020-election-results
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https://ripostelaique.com/exclusif-la-traduction-integrale-du-discours-historique-de-trump-sur-les-fraudes.html
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THE END OF VOTING AS WE KNOW IT
« Election Day as we once knew it no longer really exists. It has been warped, trimmed, and made nearly irrelevant in the panic of the times. The prior, but now accelerating, changes and the “never let a good crisis go to waste” efforts during the COVID-19 lockdown rammed through vast changes in previous voting norms. If the Democrats win the two U.S. Senate runoffs in Georgia, new federal voting mandates designed to supersede state laws will institutionalize the chaos. During the slow-motion November election “process,” the last presidential debate that Donald Trump won mattered little. Some 50 million people had already voted—and 100 million would before Election Day. The Hunter Biden scandal? Even had the media covered it, the result of such new laws would have made it a late October sparkler rather than a fiery bombshell. When some precincts reported over 90 percent turnout, and when it was impossible to verify the authenticity of such a massive influx of votes, and when the tallying went on for days and weeks in some jurisdictions, gone entirely was the idea that Americans showed up on Election Day—with only a minority of elderly, sick, or at work voting by absentee ballots. Under the old system voters showed their IDs as if they were cashing a check, signed in, had their names checked against voting rolls, and then were directed to a booth, with the election decided in a few hours—in other words, a tradition that did not always yield the correct results. Mail-in voting now joins open borders and promises to pack the Supreme Court, and junk the Electoral College, as systematic efforts to change the system when the system cannot guarantee the Left the retention of power. It will be impossible to return to a mostly Election Day vote, and so another American tradition of more than two centuries has been jettisoned cavalierly. »
Victor Davis Hanson
https://amgreatness.com/2020/12/06/the-scars-of-2020/
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WHAT PERFECT CRIME ? (Spot the error when by last-minute changes to electoral regulations under cover of the coronavirus epidemic, the Left manages to « legally » warp the results of a presidential election ?)
“Charges of unfairness are serious. But calling an election unfair does not make it so. Charges require specific allegations and then proof. We have neither here.”
Judge Stephanos Bibas (Pennsylvania)
“Judicial acquiescence to such entreaties built on so flimsy a foundation would do indelible damage to every future election,” he wrote. “This is a dangerous path we are being asked to tread.”
Justice Brian Hagedorn (Wisconsin Supreme Court)
« [It had failed] to present any evidence of ‘misconduct,’ ‘illegal votes’ or that the Biden electors ‘did not in fact receive the highest number of votes for office,’ let alone establish any degree of fraud or a sufficient error rate that would undermine the certainty of the election results.”
Arizona Supreme Court
“At the time this action was filed on Nov. 21, 2020, millions of Pennsylvania voters had already expressed their will in both the June 2020 primary election and the November 2020 general election. Petitioners failed to act with due diligence in presenting the instant claim. Equally clear is the substantial prejudice arising from petitioners’ failure to institute promptly a facial challenge to the mail-in voting statutory scheme, as such inaction would result in the disenfranchisement of millions of Pennsylvania voters.”
Mike Kelly (Pennsylvania Supreme Court)
“Petitioners ask this court to undertake one of the most dramatic, disruptive invocations of judicial power in the history of the Republic. No court has ever issued an order nullifying a governor’s certification of presidential election results.”
US Supreme Court
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QUEL CRIME PARFAIT ?
« Faute d’éléments tangibles pour étayer ses accusations de «fraudes massives», la cinquantaine de plaintes déposées par ses alliés à travers les États-Unis ont toutes – à une exception près – été rejetées par les tribunaux ou abandonnées. Mardi, l’État du Texas, dirigé par des républicains, a tenté une dernière action, directement auprès de la Cour suprême, dont trois juges sur neuf ont été nommés par Donald Trump. Il lui a demandé d’invalider les résultats dans les États clés de Pennsylvanie, Géorgie, Michigan et Wisconsin (remportés par Joe Biden), arguant que les autorités locales ont violé les lois électorales en étendant l’usage du vote par correspondance »…
https://www.lefigaro.fr/elections-americaines/election-presidentielle-trump-veut-entrer-en-personne-dans-l-arene-judiciaire-20201210
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QUELS NOUVEAUX PROCES DE MOSCOU OU DE PEKIN ? (Si nous avions compris qu’il ne s’agissait pas d’une aberration mais d’un avant-goût du présent, nous n’aurions pas permis que notre civilisation s’amuse à jouer avec de nouvelles formes de racisme, camouflées en lutte contre l’injustice)
« Ma femme et moi avons eu le sentiment d’être aspirés, en mai 2017, par une tornade qui ne nous a toujours pas redéposés au sol! Cela a changé tous les aspects de notre vie. Les changements ont été très traumatisants sur le moment mais ils nous ont ouvert de nombreuses portes et nous ont transportés dans un monde qu’il est très excitant d’explorer. On a eu le sentiment d’avoir fait face à la tornade trois ans avant les autres. Ce qui veut dire que nous avons vécu une sorte d’avant-première du chaos qui venait. Evergreen est aujourd’hui partout! Les mêmes dynamiques révolutionnaires sont visibles dans les rues, et pas seulement celles des États-Unis: en Europe, en Australie! C’est un moment très intéressant, mais j’ai le sentiment que les leçons d’Evergreen ont été gâchées. Si nous avions compris qu’il ne s’agissait pas d’une aberration mais d’un avant-goût du présent, nous n’aurions pas permis que notre civilisation s’amuse à jouer avec de nouvelles formes de racisme, camouflées en lutte contre l’injustice. (…) J’ai dit tout de suite que ce n’était pas seulement une crise de la liberté d’expression et que cela ne resterait pas limité aux campus, mais que le phénomène déborderait dans le secteur technologique, dans les structures d’État, dans toutes les institutions. J’avais raison mais j’ai été surpris par la rapidité avec laquelle c’est arrivé. La difficulté, en 2017, était de convaincre les gens qu’il ne s’agissait pas seulement d’étudiants en train de faire du bruit. Certains d’entre nous en étaient conscients. On a essayé de sonner l’alarme. Mais les gens qui n’ont pas été confrontés personnellement à ce défi idéologique, ne voient pas à quel point il est sérieux et le sous-estiment. C’est une erreur. Même si les arguments sont pauvres, le pouvoir stratégique de ce mouvement est extrêmement important. (…) Il y a dans ce mouvement, différents types de personnes. Ceux qui le dirigent et orientent la stratégie, et ceux qui y participent sans être tout à fait conscients de ce qu’on demande. L’Occident est très dynamique et productif, mais n’a jamais été à la hauteur de ses idéaux en matière de justice et d’égalité des conditions. Nous avons tendance à ne pas voir tout ce que ce système fait bien et à nous concentrer sur ses manquements. Il faut comprendre qu’il y a aujourd’hui une énorme énergie, tout particulièrement aux États-Unis, qui vise à abattre le système parce qu’il est perçu comme corrompu. Il l’est bien sûr. Mais ce mouvement est très naïf car il a décidé que les réponses étaient très simples. Il veut tout recommencer à partir d’une simple page blanche. Un scénario qui nous emmènerait presque inéluctablement vers un désastre. Malheureusement, le mouvement « woke » regarde toute personne qui pense ainsi comme un simple réformateur, c’est-à-dire quelqu’un qui ne fait que changer les choses à la marge. C’est l’échec chronique de ce mouvement que de tout simplifier. Aucune nuance n’est possible. (…) Les mouvements révolutionnaires font du trafic de fictions utopiques pour trouver des motifs pour changer l’ordre établi. La bêtise de la vision « woke » est évidente. Mais le caractère contagieux de la stratégie est spectaculaire. Et c’est là le problème. Les gens ne prennent pas ces mouvements au sérieux parce qu’ils sont ridicules. Mais quand ils s’y retrouvent confrontés, ils n’ont plus qu’un choix: soit se soumettre, soit être détruits. (…) ce sont des séances grotesques. Mais [la] question (…) de savoir pourquoi cela marche trouve une réponse intéressante dans la théorie des jeux. Bien que la solution paraisse facile, elle ne l’est pas. A priori, cela a du sens de se défendre, quand on est accusé de crimes qu’on n’a pas commis. Mais le problème est que ce mouvement manie la stigmatisation et comme il suit une forme de fausse logique, il n’y a pas de mécanisme qui vous permette d’établir votre innocence. Chaque personne se retrouve confrontée à la question suivante: vais-je me défendre sans chance de succès et me retrouver avec un stigma féroce attaché à mon nom (et potentiellement des vidéos de ma résistance utilisées comme preuves de ma culpabilité), ou ferais-je mieux d’accepter de dire des choses qui ne sont pas vraies, dans l’espoir que mes accusateurs passent à autre chose, et s’en aillent cibler quelqu’un d’autre? (…) C’est une dictature en cours de formation. On a un problème d’action collective. La société a besoin que les individus fassent front commun pour empêcher ces actions. Mais les incitations à aller dans l’autre sens sont plus fortes pour chaque individu, car il y a menace sur leur emploi, leur réputation, leur sécurité… Ils ont donc tendance à plier, et à laisser la société vulnérable. Mais une fois qu’ils ont cédé, ils sont forcés de se regarder dans un miroir et n’ont pas envie de se voir comme des couards. Ils finissent donc par se convaincre qu’ils croient à ce qu’ils ont dit. Ils se disent que s’ils ont dit qu’ils étaient racistes, c’était sans doute parce qu’ils le sont. (…) Ce que nous voyons ressemble de manière effrayante au bolchevisme ou à la période chinoise précédant le Grand Bond en avant. Ce qu’il est important de noter, c’est que ces mouvements révolutionnaires qui recherchent le pouvoir et ont pour objet de maximiser la justice sociale, évoluent immanquablement vers ces mécanismes coercitifs, parce qu’ils fonctionnent! Mais dans le cas présent on est face à une coalition instable, temporaire, dans laquelle les règles d’appartenance à la cause sont basées sur ce qu’on appelle l’intersectionnalité. Si ce mouvement gagne du pouvoir, et qu’il parvient à prendre le contrôle du système, il se fragmentera en factions. Les différents groupes coalisés se mettront à se battre les uns contre les autres. (…) Tous ces groupes pourraient en effet potentiellement se fragmenter. La communauté LGBT se fractionne déjà aujourd’hui entre les homosexuels et les transgenres par exemple. Mais cette fragmentation potentielle est aujourd’hui utilisée comme une arme pour forcer les troupes à serrer les rangs. Cela finira par éclater, mais le résultat, dangereux selon moi, c’est que les tribus se recomposeront selon des lignes identitaires raciales. (…) L’Occident est une expérience unique qui essaie de réduire l’impact de l’identité en favorisant la collaboration au-delà des lignes identitaires, à travers la citoyenneté et le mérite. Mais le problème est que ce système occidental, éminemment supérieur aux autres, et plus juste, est aussi très fragile. Le fait que de larges segments de la population soient obsédés par l’identité mènera ceux qui ne le sont pas, à voir aussi le monde sous ce biais. Ce mouvement « woke » pourrait créer le démon qu’il entendait combattre, et mener le nationalisme blanc des marges vers le « mainstream ». Il pourrait réveiller l’antisémitisme. Si on diabolise les Blancs, ils finiront par se penser en minorité opprimée et réagir. (…) l’antisémitisme est présent dans le mouvement de manière ouverte et en progression. L’antisémitisme grandit toujours quand le centre politique s’affaisse. Le centre disparaît, la polarisation le remplace, l’antisémitisme devient inévitable. (…) Le New York Times est pénétré par la mentalité des « justiciers sociaux ». Mais en 2017, la réaction a été complexe. Quand mon histoire a éclaté, les pages news n’ont quasiment pas traité le sujet, tandis que les pages éditoriales ont permis à Bari Weiss de la couvrir sans biais. Ce qu’a montré mon histoire est la réalité du journalisme actuel. Dans une presse superpolarisée, les journaux font un très bon travail sur les sujets qui coïncident avec leur vision idéologique des choses, et ne font rien sur les histoires qui ne collent pas avec leur prisme. Pour la presse « libérale », l’idée que des sectaires noirs s’en prennent à un professeur blanc aux vues égalitaristes ne faisait pas sens. Ils préféraient que cela n’existe pas et ont refusé d’en parler. Pour la presse de droite, cela a été une affaire nationale. (…) C’est la partie la plus importante, et la moins couverte, de l’histoire. L’absurdité du portrait que fait la gauche « woke » des défauts de l’Occident, est en fait une insulte terrible pour les minorités qui veulent simplement une chance de réussir. Si vous essayez de réussir dans le système où vous vivez, la dernière chose dont vous avez besoin, est un mouvement qui vous dise que votre succès est impossible parce que toute personne blanche est raciste et vous opprime. L’élection a aussi révélé le nombre impressionnant d’intellectuels noirs qui ont donné de la voix contre ce mouvement « woke ». Je suis en admiration devant leur courage et la force de leurs arguments. (…) Il faut comprendre que le système politique est profondément corrompu par les intérêts spéciaux. Cela a plongé les Américains dans la frustration. Il y a donc eu une rébellion sur les deux flancs du spectre politique. Bernie Sanders, qui aurait gagné en 2016 si le Comité national démocrate ne l’en avait pas empêché, a à nouveau failli gagner en 2020 mais s’est vu encore barrer la route par la direction du parti. De l’autre côté, on a eu Donald Trump qui a mené avec succès une rébellion contre la hiérarchie républicaine corrompue. Donald Trump a gagné, mais il n’a pas la capacité, ou peut-être plutôt le tempérament, pour utiliser productivement le pouvoir. Trump a été une rupture avec l’étau que les élites traditionnelles maintenaient sur le pouvoir. Mais cela n’a pas été une rupture très utile. Et aujourd’hui, avec l’élection de Joe Biden, nous revenons à l’ancien système corrompu que décrivait Bernie Sanders. La vérité est qu’on est face à deux familles du « crime », le Parti démocrate et le Parti républicain. Ce sont des réseaux d’influence pour des intérêts privés et de larges corporations. (…) Je pense qu’il [Biden] n’essaiera même pas, car c’est un politicien de la machine du parti, une sorte de porte-parole du Comité national démocrate (DNC). Il essaiera d’utiliser le pouvoir et l’énergie de ce mouvement, tout en laissant le DNC gérer les activistes. Mais je pense que la direction démocrate aura du mal à contrôler ce tigre qu’elle a lancé dans l’arène. Elle s’alliera cyniquement avec lui, mais n’aura pas le dessus. »
Bret Weinstein
https://www.lefigaro.fr/vox/monde/bret-weinstein-tant-qu-on-n-affronte-pas-la-gauche-woke-on-ignore-combien-elle-est-dangereuse-20201217
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Et si, comme tant de juifs américains, nous ne nous étions pas obstinés à soutenir l’inélectable socialiste Sanders et à refuser de soutenir l’imparfait mais authentique anti-PC Trump… pour se retrouver avec la non-entité Biden qui nous ramène aux pires aberrations de la « wokeité » à la Obama !
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WHAT BIDEN WIN ? (Guess who, despite their massive mail-in ballot steal, is just discovering Trump’s poison was deeper in the bloodstream of the American electorate than they thought ?)
“You move Biden aside for half a second and you have a Democratic brand that is completely disconnected from workers. It’s working class, white, black and brown.”
Rep. Tim Ryan (D-Ohio)
“Don’t slice me and dice me. I want a job. »
Message from voters.
“It is a box-checking party and one group of people never get their box checked, which is the almost half of Americans who are male. »
Anonymous Democratic strategist
“We have to get over our allergy of talking about economics in a way normal people can relate to. You are not going to hear about inequities and inequality. You are going to hear about jobs and making money.”
Democratic pollster Pete Brodnitz
“We just need to acknowledge that Trump’s poison was deeper in the bloodstream of the American electorate than we thought. »
Bradley Beychok
« Democrats see grim prospects in final election results despite Biden’s win (…) Ultimately, President-elect Joe Biden won the contests that mattered most, besting Trump by 7.1 million votes nationally and scoring pathbreaking wins in Georgia and Arizona. But beneath the surface, despite low approval ratings, high unemployment and a raging pandemic whose handling he had fumbled, Trump’s strength grew among key parts of the electorate. Those warning signs have dampened the celebratory mood among Democrats enthusiastic about dispatching Trump. Party strategists now speak privately with a sense of gloom and publicly with a tone of concern as the election results become clearer. They worry about the potential emergence of a mostly male and increasingly interracial working-class coalition for Republicans that will cut into the demographic advantages Democrats had long counted on. They speculate that the tremendous Democratic gains in the suburbs during the Trump years might fade when he leaves office. And they fret that their inability to make inroads in more rural areas could forestall anything but the most narrow Senate majority in the future. (…) The rejection of Trump by college-educated and coastal voters did not extend across a broad swath of Americans, who had an opposite allergic reaction to what Democrats were selling. An analysis of county election result data by the American Communities Project at George Washington University laid the shifts bare by sorting actual ballot counts into categories based upon demographic characteristics of the counties where they were cast. Compared with 2016, Democrats performed much better in places dominated by college-educated voters, increasing their margins by 4.8 percentage points in college towns, 5.9 points in exurban communities and more than two points is suburban areas. But Trump performed better in big cities by two points, in Hispanic centers by 3.5 points and in working class-dominant parts of the country by nearly a point.
The Washington Post
Democrats see grim prospects in final election results despite Biden’s win
Michael Scherer
WP
Dec. 21, 2020
Voters in the once Democratic Ohio county that surrounds the shuttered Lordstown General Motors plant delivered a decisive victory last month to the sitting president who had promised and failed to save their jobs.
In the heavily Hispanic South Bronx, the liberal sanctum of San Francisco and the immigrant-rich neighborhoods of Miami, President Trump also shrank Democratic margins by drawing thousands more to his side. He even swept the 31 Iowa counties that voted twice for Barack Obama before choosing Trump in 2016.
Ultimately, President-elect Joe Biden won the contests that mattered most, besting Trump by 7.1 million votes nationally and scoring pathbreaking wins in Georgia and Arizona. But beneath the surface, despite low approval ratings, high unemployment and a raging pandemic whose handling he had fumbled, Trump’s strength grew among key parts of the electorate.
Those warning signs have dampened the celebratory mood among Democrats enthusiastic about dispatching Trump. Party strategists now speak privately with a sense of gloom and publicly with a tone of concern as the election results become clearer.
They worry about the potential emergence of a mostly male and increasingly interracial working-class coalition for Republicans that will cut into the demographic advantages Democrats had long counted on. They speculate that the tremendous Democratic gains in the suburbs during the Trump years might fade when he leaves office. And they fret that their inability to make inroads in more rural areas could forestall anything but the most narrow Senate majority in the future.
“We just need to acknowledge that Trump’s poison was deeper in the bloodstream of the American electorate than we thought,” said Bradley Beychok, the president of American Bridge, which ran a $62 million ad campaign to hurt Trump among white working-class voters in three northern states that Biden won.
Upping the stakes further is the grim math of the midterm elections in 2022, when historical trends favor a Republican takeover of the House and continued Senate control, especially if they can hold the two Georgia seats in a runoff Jan. 5 that will again test the party’s reach among college-educated white and working-class black voters. Democratic losses in the House combined with post-election retirements could reduce the party’s majority to a razor-thin seven-seat margin if the two outstanding contests are called for Republicans.
“We won back the House and the White House in the suburbs, but my sense is we are leasing that support — we don’t own it,” said Robby Mook, the manager of Hillary Clinton’s 2016 campaign who led the House Majority PAC this cycle. “With Trump gone, that lease is up for renewal. If we don’t hold on to our gains in the suburbs or replace it by winning back working-class white voters, we will have a problem.”
The nation’s political boundaries are in flux, making any future contest impossible to predict. Biden, who has appointed a small town mayor from Indiana to run his Transportation Department and an Iowa governor to run Agriculture, is certain to attempt a rebranding of Democratic politics in rural areas. His advisers are also hopeful that a successful vaccination campaign and economic boom in the second half of 2021 could reset the midterm playing field.
What is clear at the moment is that Biden’s coalition still ended up losing ground among working-class voters of all sorts, a fact that continues to shape the focus of his team. Biden has signaled that improving the lives of working people is the overriding goal of his administration.
“When the American people see that this is an administration that wants to work with members of Congress from both parties to the extent they can in order to help improve their lives, we believe that will help Democrats across the board,” said Anita Dunn, a senior campaign adviser who has been co-chairing the transition. “It’s a challenge for the Democratic Party to communicate with voters who don’t want to listen to us right now.”
The rejection of Trump by college-educated and coastal voters did not extend across a broad swath of Americans, who had an opposite allergic reaction to what Democrats were selling. An analysis of county election result data by the American Communities Project at George Washington University laid the shifts bare by sorting actual ballot counts into categories based upon demographic characteristics of the counties where they were cast.
Compared with 2016, Democrats performed much better in places dominated by college-educated voters, increasing their margins by 4.8 percentage points in college towns, 5.9 points in exurban communities and more than two points is suburban areas. But Trump performed better in big cities by two points, in Hispanic centers by 3.5 points and in working class-dominant parts of the country by nearly a point.
In some places, the pro-Trump shift was even more striking. Ohio’s Trumbull County had become a talking point for Democrats heading into the election, featured in ads and highlighted at Biden’s summer convention as an example of the president’s empty promises to workers. Trump won the county by 6.2 percentage points in 2016. Months later, he traveled back to the area, bemoaned the shuttered factories and declared, “They are all coming back . . . Don’t sell your house.”
The nearby General Motors Lordstown plant, which had once employed thousands, stopped operation a year later. But Trump’s support only grew. He won the county by 10.6 percentage points in November.
“You move Biden aside for half a second and you have a Democratic brand that is completely disconnected from workers,” Rep. Tim Ryan (D-Ohio), who represents part of the county, when asked what went wrong. “It’s working class, white, black and brown.”
He argues for a far more targeted economic message, promising a tax cut for the middle class, infrastructure spending and a new manufacturing agenda. David Pepper, the Ohio Democratic chairman, agrees that the party has failed to communicate directly with the more rural parts of America, and he has written a memo to the Biden transition urging the president-elect to make a shift in strategy central to his presidency.
“We need to go right into these small towns and tell them what the Democratic agenda is for them and why it will lift them,” Pepper said. “Until we do that, we will be on defense.”
Democrats also worry about the culture war aspects of the Republican message, the idea that elites are trying to manipulate and control regular Americans to fit ideological ends. In pre-election focus groups, this showed up in a rejection by voters of identity politics. “Don’t slice me and dice me. I want a job,” was how one Democrat who has been briefed on the results summed up the message from voters.
“It is a box-checking party and one group of people never get their box checked, which is the almost half of Americans who are male,” explained a Democratic strategist, who spoke on the condition of anonymity to speak more frankly.
Wisconsin Democratic Party chair Ben Wikler, who fought county by county to deliver a win for Biden of 20,682 votes in a state Trump won in 2016, put the challenge more in terms of the media consumption on the other side of the cultural divide.
“Drive through rural Wisconsin and it is hard not to listen to conservative talk radio,” he said. “One long-term lesson is the necessity of building communications channels that go beyond buying ads on someone else’s communications channel.”
There was clear evidence that advertising targeting rural white Americans could have an effect, though it often required delivering the messages with people from the other side of the cultural divide.
Multiple Democratic advertising efforts, including the Biden campaign’s, produced testimonial ads using dairy farmers who talked about the impact of Trump’s tariffs, nurses to talk about the pandemic and small-business owners to explain economic struggles. The Biden campaign decided to put an Arizona spot featuring Republican Cindy McCain on a national rotation, for instance, after seeing its impact with voters.
“At the end of the day, it’s about using the right language and the right messengers — and that goes beyond just advertising,” said Dan Wagner, the chief analytics officer for Obama’s 2012 campaign, who tested thousands of Democratic ads this cycle for campaigns and outside groups through his firm, Civis Analytics. “This is about how we frame the issues we care about for people that look nothing like us.”
Behind these decisions was the novel use of online advertising testing panels, with scientifically sound randomized control groups, which has since 2018 revolutionized the way Democrats produce their messages, effectively overriding the instincts of the party’s top ad creators or even the dependence on polling and focus groups.
“The ads that were really snazzy with graphics didn’t move voters as much as the ones that were speaking to voters directly and obviously,” Patrick Bonsignore, the director of paid media for Biden’s campaign, said. “Voters are looking for authenticity and looking for a party that recognizes the struggles they are facing.”
Another trend that has become clear is that Biden and many Democratic policy ideas were more popular than the party itself, which has been defined for many voters by Republican attacks which wounded down-ballot candidates. Biden was able to win in suburban areas like Nebraska’s 2nd Congressional District, even as more liberal politicians like Democrat Kara Eastman lost.
“A brand problem means people like your product more than they like you,” Wagner said, pointing to wins for higher minimum wage in Florida and legalization of marijuana in South Dakota. “What Democrats do to solve the brand problem is you have to narrow the gap between you and your product.”
Democratic pollster Pete Brodnitz has been arguing that even the way Democrats speak about economic issues can be off-putting to the voters they are targeting, who don’t really have a problem with big box retailers moving into their neighborhoods or questions of corporate power — issues that can dominate the party’s ideological disputes.
“We have to get over our allergy of talking about economics in a way normal people can relate to,” he said, citing research he has done with these communities. “You are not going to hear about inequities and inequality. You are going to hear about jobs and making money.”
Strategists believe these economic worries, about tangible daily struggles, helped Trump succeed among non-white blue-collar voters. Trump, whose career has been built on the promise of economic success, consistently scored well on economic questions.
The exact impact of these arguments on black voters remains unclear, as the two national exit polls reached contradictory findings. One media-sponsored survey found 12 percent of black men supported Trump, while the other found 19 percent supported him. In 2016, the exit polls found 13 percent support for Trump among black men.
Just how far the working-class dismay with Democrats extended in the Latino community also remains an open question, as data is still being collected. Trump did well among segments of the population, including the South Florida immigrant communities opposed to the tilt by some in the party toward socialism and parts of South Texas, where rural communities tend to be socially conservative.
But Matt Barreto, a Democratic pollster at Latino Decisions, said the overall shift nationwide still gave Democrats two-thirds of the vote, which is a huge advantage to have among the fastest growing segment of the electorate. He estimates a 30 percent increase in the number of Latinos who voted in 2020 compared to four years earlier, about twice the overall turnout growth.
Even if the margins between Democratic and Republican candidates narrowed nationwide, as the data suggests, Democrats won Arizona and Nevada with this increase in voters and saw their loss in Texas cut to less than six points, from nine points in 2016 and 16 points in 2012. That doesn’t mean, Barreto argues, there is not more work for Democrats to do, especially around economic issues and the concerns about socialism from Latin American immigrants.
“Somebody — and I do think it is white liberals — has invented this idea that Hispanics have to hate Donald Trump because he said racist things about Mexicans, and they blame us when we don’t turn out 100 percent against him,” Barreto said. “And it’s messed up.”
A recent Pew Research Center poll in April found just 3 percent of Latino adults use the term “Latinx,” a preferred term in Democratic campaign circles. Nearly half of the population prefer using the country of origin of their family — Mexican, Spanish, Dominican — to the broader terms like Hispanic or Latino. That meant some Democrats were literally talking past their targeted voters by failing to see them as they wished to be seen.
“People think the only thing Latino voters want to talk about is immigration,” said Liz Jaff, the president of Be A Hero PAC, a health care-focused group that has been supporting Latino outreach in Georgia for the Senate runoffs. “You could not be more racist if you tried.”
Biden’s advisers say they are well aware of the challenge.
“We have to make the case. There is no question that Democrats have to work for those votes,” Dunn said.
https://www.washingtonpost.com/politics/biden-election-democrats-losses/2020/12/20/b5b2cec4-3ff5-11eb-8db8-395dedaaa036_story.html
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DU JAMAIS VU ! (Cherchez l’erreur quand l’un des présidents les plus mal élus de l’histoire américaine se permet de critiquer la réforme d’un système électoral où jusqu’à 17 états n’exigent pas de pièces d’identité pour voter, suite à une présidentielle où sous prétexte d’épidémie et contre les législatures locales, on a contourné non seulement toutes les règles pour inonder les pays avec plus de 100 millions de bulletins postaux, mais on est arrivé dans certains états ou comtés décisifs à des taux de participation jusqu’à 95% et des taux d’invalidation des bulletins passant de 6 à 0, 3% !)
L’horizon semble s’éclaircir pour le camp républicain, plongé dans le désarroi depuis la victoire de Joe Biden en novembre 2020. Jeudi 1er juillet, la Cour suprême a rétabli des lois électorales restrictives en Arizona, visant à rendre l’accès au vote plus difficile, et initialement invalidées par des tribunaux saisis par les démocrates locaux. Ces mesures, adoptées par des Parlements locaux à majorité conservatrice, se multiplient à travers les États-Unis depuis l’an passé, en réaction à un taux de participation spectaculaire favorisé par l’irruption de la pandémie de Covid-19, la généralisation du vote anticipé et du vote par correspondance, ainsi que par une forte mobilisation des minorités, majoritairement acquises au camp démocrate. Donald Trump en tête, le GOP (Grand Old Party, conservateur) n’a cessé de dénoncer des fraudes électorales, pour se voir systématiquement débouté de ses plaintes en justice. Dans l’impasse, il a privilégié le terrain législatif pour renforcer « l’intégrité » des élections, en limitant la portée.
En Arizona, les deux lois controversées portent sur l’interdiction de confier son bulletin de vote anticipé à un tiers pour qu’il le dépose dans un centre de vote (quand il ne s’agit pas d’un membre de la famille proche) et la disqualification des bulletins déposés dans un bureau différent de celui dans lequel l’électeur est inscrit.
Discrimination raciale
Très majoritairement conservatrice, depuis la nomination par l’ex-président Trump de trois juges entre 2017 et 2020 (portant le nombre de juges conservateurs à six sur un total de neuf), la Cour suprême a estimé que de telles lois ne désavantageaient pas suffisamment les minorités dans les urnes pour être jugées illégales au regard du Voting Rights Act du 6 août 1965. Cette décision historique de la lutte pour les droits civiques interdisait toute sorte de discrimination raciale dans l’exercice du droit de vote et mettait fin théoriquement aux lois ségrégationnistes dans le Sud dites « Jim Crow ». Celles-ci limitaient notablement le vote noir en exigeant des tests d’alphabétisation et de culture générale.
La Cour suprême reconnaît, dans l’avis rédigé par le juge conservateur Samuel Alito, que les deux lois d’Arizona favorisent bel bien une « disparité dans le taux de participation », notamment dans les réserves amérindiennes, les communautés afro-américaines et hispaniques. « Mais le simple fait qu’il y ait un écart ne veut pas systématiquement dire que le système ne soit pas ouvert ou ne donne pas à chacun une chance équivalente de voter, indique le texte. La taille de cet écart compte. Chaque loi électorale impose d’une manière ou d’une autre un fardeau sur les électeurs. Il est important de considérer quelles sont les raisons de leur adoption. Un intérêt fort et entièrement légitime de l’État est la prévention de la fraude. » Minoritaires, les trois juges progressistes ont, sous la plume d’Elena Kagan, estimé « tragique que la Cour affaiblisse à nouveau une loi qui est un monument en Amérique » et « la protège de ses bas instincts ».
Le camouflet est de taille pour les associations de droits civiques ainsi que le Parti démocrate, déterminés à introduire des recours en justice pour faire abroger des lois similaires adoptées dans plusieurs États clés (swing states). Leurs chances sont désormais bien minces, après cette jurisprudence défavorable de la Cour suprême. Le département de la Justice, par la voix de l’attorney general Merrick Garland, avait lui-même saisi les tribunaux contre une loi de Géorgie, cet État clé du Sud-Est où s’imposa Joe Biden à la surprise générale, ainsi que deux outsiders démocrates dans la course ultérieure au Sénat, le 5 janvier. Humilié d’avoir perdu le Peach State, le GOP avait juré de le reconquérir dès les midterms (élections parlementaires de mi-mandat) en novembre 2022, puis au scrutin présidentiel de 2024.
« Profondément déçu » par l’avis de la Cour suprême, le président démocrate Joe Biden estime qu’il « sape » le Voting Rights Act en bafouant le refus de toute mesure discriminatoire devant les urnes. « En l’espace de huit ans à peine, la Cour a désormais infligé plus de dégâts aux deux dispositions les plus importantes du Voting Rights Act de 1965, une loi dont la pérennité avait requis des années de lutte et de contestation. »
Un premier volet du texte de 1965, en effet, avait déjà été démantelé en 2013 par la même Cour suprême : la disposition invalidée obligeait jusque-là les anciens États ségrégationnistes à obtenir le feu vert préalable du gouvernement fédéral avant d’adopter une nouvelle loi électorale.
https://www.lefigaro.fr/international/la-cour-supreme-des-etats-unis-valide-des-lois-electorales-restrictives-20210702
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BIDEN A MARSEILLE (Quelle atteinte à la sincérité du scrutin quand sous prétexte d’aide à la procuration sur fond d’épidémie, on se retrouve avec un système de chasseurs de procurations au nom de résidents d’Ehpad n’ayant ni demandé ni même la capacité mentale de le faire ?)
« Chers amis, (…) Si certains d’entre vous souhaitent nous soutenir en votant, mais ne peuvent ou ne veulent pas se déplacer (…) je peux prendre votre procuration de façon simplifiée (sans vous déplacer juste par téléphone) (…) et je m’occupe de tout ! (…) Vous m’envoyez votre carte d’identité recto verso. Moi, je l’imprimerai, je vais remplir pour vous une procuration et je la laisse à la permanence de Martine Vassal. Ça va vous prendre 20 secondes, vous y passez et vous avez juste à poser votre signature. Vous signez juste ici. »
Militante des Républicains (municipales de Marseille)
« Ce jour-là, pas d’officier de police judiciaire, aucun contrôle : une simple photocopie de pièce d’identité nous aurait suffi à faire inscrire n’importe quel électeur du secteur afin qu’un militant Républicain puisse voter à sa place ».
France 2
« Pour donner procuration, l’électeur doit se présenter dans un commissariat de police (où qu’il soit), ou une gendarmerie (où qu’elle soit), ou au tribunal dont dépend son domicile, ou au tribunal dont dépend son lieu de travail. L’électeur doit s’y présenter en personne ». Si l’électeur ne peut pas aller au bureau de vote à cause de son état de santé, il peut demander qu’un personnel de police se déplace chez lui pour établir la procuration ».
Service-public.fr
Deux candidates des Républicains (LR) aux élections municipales à Marseille sont soupçonnées d’avoir proposé à des électeurs de les aider à remplir des procurations pour le second tour, prévu le 28 juin, afin qu’ils n’aient pas à se déplacer, au mépris du code électoral. Des perquisitions ont été menées aux domiciles de Géraldine Lapalus et Monique Devouge, lundi 15 juin, mais de nouvelles informations ont aussi conduit les enquêteurs à perquisitionner le service des élections de la mairie. Retour sur cette affaire marseillaise autour de cinq questions.
1Sur quoi portent les soupçons ?
Depuis la fin du mois de mai, des Marseillais ont reçu un curieux SMS d’une des colistières Les Républicains, explique L’œil du 20 heures de France 2. « Chers amis, (…) Si certains d’entre vous souhaitent nous soutenir en votant, mais ne peuvent ou ne veulent pas se déplacer (…) je peux prendre votre procuration de façon simplifiée (sans vous déplacer juste par téléphone) (…) et je m’occupe de tout ! » peut-on lire. Il s’agit d’attirer les électeurs les plus âgés, qui peuvent craindre d’être contaminés au Covid-19 en allant voter.
Intrigués par ce SMS, les journalistes de France 2 ont trouvé une Marseillaise inscrite sur les listes électorales qui a accepté d’appeler la colistière LR pour lui demander une procuration. Au téléphone, la colistière a précisé sa proposition : « Vous m’envoyez votre carte d’identité recto verso. Moi, je l’imprimerai, je vais remplir pour vous une procuration et je la laisse à la permanence de Martine Vassal. Ça va vous prendre 20 secondes, vous y passez et vous avez juste à poser votre signature. »
Pour le jour du vote, la colistière se propose de trouver un militant LR qui votera à sa place. Après avoir envoyé une simple photo de sa carte d’identité, l’électrice est reçue au local de campagne de Martine Vassal, candidate LR à la mairie de Marseille. « Vous signez juste ici », lui indique une militante, en pointant le formulaire.
2En quoi est-ce illégal ?
Pendant son reportage, France 2 a relevé plusieurs anomalies. Personne n’a vérifié qui était l’électrice, pas même avec la copie de sa carte d’identité. « Et je n’ai rien d’autre à faire ? » s’est étonnée celle-ci. « Non, rien d’autre. » Elle a insisté : « On n’est pas obligés d’aller au commissariat ? – Non, on fait tout. C’est pour faciliter les votes. Vous n’avez plus besoin de vous déplacer. » Aucun récépissé ne lui a été remis, comme c’est le cas pour une demande officielle de procuration. « Ce jour-là, conclut France 2, pas d’officier de police judiciaire, aucun contrôle : une simple photocopie de pièce d’identité nous aurait suffi à faire inscrire n’importe quel électeur du secteur afin qu’un militant Les Républicains puisse voter à sa place ».
La démarche pour voter par procuration est pourtant très claire. « Pour donner procuration, est-il écrit sur le site service-public.fr, l’électeur doit se présenter dans un commissariat de police (où qu’il soit), ou une gendarmerie (où qu’elle soit), ou au tribunal dont dépend son domicile, ou au tribunal dont dépend son lieu de travail. L’électeur doit s’y présenter en personne ». Enfin, est-il rappelé, « si l’électeur ne peut pas aller au bureau de vote à cause de son état de santé, il peut demander qu’un personnel de police se déplace chez lui pour établir la procuration ».
Le ministère de l’Intérieur a d’ailleurs confirmé à France 2 que la procuration devait être signée uniquement devant un officier de police judiciaire ou son délégué. En outre, « les autorités habilitées ne recueillent pas les demandes de procuration dans un local de campagne ».
3Qui est dans le collimateur ?
Les deux candidates visées sont Géraldine Lapalus, connue comme actrice de la série Camping Paradis sur TF1, et Monique Devouge. Géraldine Lapalus est candidate sur la liste de Martine Vassal dans les 6e et 8e arrondissements. Monique Devouge est adjointe à la mairie du 11e-12e arrondissement et candidate dans ce secteur. Toutes deux sont soupçonnées d’avoir essayé de fournir ces procurations à des électeurs dans des conditions illégales.
Leurs domiciles « ont fait l’objet d’une perquisition », a annoncé l’AFP lundi 15 juin, en citant une source policière. D’après le journal La Provence, cité par l’AFP, les téléphones et ordinateurs de ces candidates ont été saisies par la brigade financière de la police judiciaire de Marseille, qui enquête sur cette affaire.
Les enquêteurs cherchent à caractériser de possibles « manœuvres frauduleuses tendant à l’exercice irrégulier de votes par procuration » ainsi que des « faux et usages de faux », selon la procureure de Marseille, Dominique Laurens.
4Où en est l’enquête ?
En plus de la perquisition menée lundi chez ces deux candidates, le local de campagne de Martine Vassal, présidente LR de la métropole et du département, avait été perquisitionné, samedi, de même que la permanence de Julien Ravier, maire LR du secteur et tête de liste dans les 11e et 12e arrondissement.
L’affaire n’a pas fini de rebondir. Le site d’informations Marsactu affirme, mercredi 17 juin, qu’un « militant de la droite locale (est) autorisé à recueillir des procurations depuis des années ».
D’autres perquisitions ont aussi eu lieu, mardi, au service des élections de la mairie centrale de Marseille, révèle La Provence. « Hier matin, la PJ a saisi, en mairie centrale, des procurations et des registres du 1er tour. Les enquêteurs vont les disséquer, en quête d’anomalies, de complicités et de commanditaires… », détaille le journal, avec cette interrogation à la une : « Est-on sur des agissements zélés ou sur un système rodé ? » Et depuis combien de temps cela dure-t-il ?
5Quelle est la réaction de Martine Vassal ?
« J’ai été extrêmement surprise de la violence de cette affaire, et de la proportion que ça a pris. Il y a une enquête, j’ai laissé les policiers faire leur travail sans aucun problème, mais moi, ce que je veux, c’est qu’ils regardent partout, dans toutes les listes et que ce ne soit pas uniquement ciblée sur ma candidature », a déclaré la candidate Martine Vassal à l’AFP. Elle a assuré ne pas être « une tricheuse ».
Devancée d’une courte tête au premier tour des municipales, la candidate LR à la mairie de Marseille, Martine Vassal, est donnée largement perdante au second tour par un sondage Ifop pour La Provence, face à la candidate de la gauche Michèle Rubirola.
« J’ai l’impression qu’on essaye de feuilletonner avec, chaque jour, quelque chose qui sort, donc j’espère que l’enquête se fera rapidement, j’espère qu’elle se fera avant le 2e tour », a ajouté la présidente de la métropole Aix-Marseille et du département des Bouches-du-Rhône. Elle a en outre proposé d' »annuler » toutes les procurations déposées pour le deuxième tour des municipales, afin de lever la « suspicion ». « Je continue ma campagne, cette histoire ressoude les équipes, et je ne veux pas que les Marseillais se fassent voler leur élection, je veux qu’ils puissent s’exprimer », a-t-elle conclu.
https://www.francetvinfo.fr/elections/municipales/municipales-2020-a-marseille-cinq-questions-sur-les-soupcons-de-fraude-a-la-procuration-chez-les-republicains_4010961.html
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https://www.marianne.net/politique/marseille-malgre-la-loi-deux-candidates-lr-proposent-des-procurations-simplifiees-sans
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QUELS CHASSEURS DE PROCURATIONS « SIMPLIFIEES » ?
Le maire des 6e et 8e arrondissements Yves Moraine (LR) a avancé une première explication en disant qu’ils espéraient une facilitation législative liée à la crise du coronavirus. Mais le doute subsiste et les enquêteurs vont chercher à déterminer si l’équipe de campagne de Martine Vassal pouvait bénéficier de complicités au sein des personnes chargées de valider les procurations, à savoir les officiers de police judiciaire ou ceux agissant pour leur compte. (…) Robert Gachon est un spécialiste des procurations et il ne s’en cache pas. Son compte Facebook regorge de récits de ses journées de récupération de ces mandats et ce, depuis plusieurs élections. En théorie, il agit pour le compte et sur mission expresse de la police dans les 6e, 8e et 9e arrondissements. Mais plusieurs témoignages que nous avons recueillis pointent le fait qu’il a parfois fait preuve d’une certaine souplesse. (…) Du point de vue de la police et du tribunal judiciaire qui a à nouveau agréé sa candidature, le 13 février 2020 pour les élections municipales, Robert Gachon est ce qu’on appelle un tiers délégué. Les tiers délégués sont des citoyens désignés par un officier de police judiciaire (OPJ) pour opérer en ses lieu et place. Lors des élections, ils s’adressent aux personnes qui ne peuvent pas se déplacer. Le profil de Robert Gachon est, dans ce cadre, plutôt atypique. Sur des listes de délégués des OPJ dans d’autres départements, on s’aperçoit qu’il s’agit le plus souvent de fonctionnaires de commissariats de police ou de brigades de gendarmerie. Un spécialiste des questions électorales témoigne : “Pour moi, nommer à cette fonction un fonctionnaire territorial n’est pas une pratique courante. C’est la première fois dans ma carrière que j’entends parler de quelqu’un qui n’est ni un membre des forces de l’ordre en retraite, ni du personnel administratif des commissariats.” Quand des électeurs sollicitent le commissariat pour une procuration à domicile, le délégué se présente pour les dispenser de déplacement et c’est lui qui vérifie notamment l’identité de la personne. Le système évite de mobiliser des OPJ qui peuvent ainsi se consacrer à d’autres tâches. La règle veut que toute opération doit être ensuite validée par l’OPJ qui tamponnera les procurations, les mettant officiellement dans le circuit électoral. Mais ce circuit comporte quelques curiosités. Ainsi, comme nous l’explique une personne qui connaît bien ses rouages, le coup de tampon n’intervient pas a posteriori mais a priori. Le commissariat “donne à chacun le nombre de fiches cartonnées qui correspond au nombre de personnes visées. Ce sont ces fiches en blanc qui sont tamponnées par l’officier”, assure cette source. Chaque délégué part ensuite en tournée à domicile ou au sein des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes. Les fiches sont remplies devant la personne avec mention de l’identité du mandant et de son mandataire. “Puis elles sont remises à l’officier de police qui vérifie si tout est correctement rempli”, explique-t-elle encore. Les documents sont alors transmis à la mairie qui les vérifiera et les reportera sur les cahiers d’émargement pour le jour de l’élection.
Double circuit
Sur Facebook, Robert Gachon ne cache ni son obédience politique ni son rôle de délégué des OPJ, chargé des procurations. Il décrit avec précision celles-ci pour “éviter tout malentendu” dans un message quelques jours avant le premier tour :
Je tiens à apporter une précision importante pour éviter tout malentendu ou quiproquo. Je suis au service du commissariat pour faire à domicile dans les hôpitaux, maisons de retraite des procurations et je ne fais pas de politique dans cette mission. D’ailleurs, pour exemple, j’ai fait des procurations pour la Corse, pour hors Marseille, etc. Je me dois d’être neutre et impartial avec toutes les demandes qui me sont directement transmises par les commissariats.
Dans un autre message, il indique : “Je suis à la disposition uniquement des commissariats et pour les personnes âgées hospitalisées, maisons de retraite, à domicile.” Mais, selon plusieurs témoignages que nous avons recueillis, il existerait un autre circuit. “À la mairie des 6e et 8e arrondissements, nous orientions vers monsieur Gachon”, assure une ancienne employée de cette mairie de secteur. Jean-Claude Tricoche, colistier de Martine Vassal et déjà épinglé pour un mail qui proposait de réaliser des procurations sans passage par le commissariat admet aussi “connaître” Robert Gachon. “J’ai fait une demande d’intervention pour une personne âgée de mon quartier et on m’a orienté vers Robert Gachon”, admet-il.
Quand nous interrogeons le maire de secteur Yves Moraine sur le cas Robert Gachon, un léger embarras point. “Ce que je peux vous dire, c’est que monsieur Gachon était déjà là quand je suis arrivé. C’est le tiers délégué du 8e arrondissement depuis des temps immémoriaux. Je vous fais remarquer que ce n’est pas moi qui l’ai choisi”, note le numéro 2 derrière Martine Vassal.
Yves Moraine admet passer directement par Robert Gachon : “J’ai déjà fait appel à lui. Est-ce que les autres listes font pareil ? Évidemment que probablement, ils ne le font pas mais ils peuvent toujours appeler le commissariat pour que quelqu’un se déplace. Je tiens à dire qu’il a toujours fait un boulot énorme, et attention, il n’y en a pas beaucoup des gens comme ça qui s’engagent.” L’élu précise ensuite : “Je pense que franchement, Robert Gachon doit représenter 50 procurations sur 80 000 inscrits dans les 6e et 8e arrondissements.”
Sur Facebook, l’intéressé a pourtant dans des campagnes précédentes fait état de ses opérations quotidiennes. Lors des élections européennes, il indiquait ainsi intervenir sur “six arrondissements”. Contacté par Marsactu, il n’a pas souhaité s’exprimer.
https://marsactu.fr/un-militant-de-la-droite-locale-autorise-a-recueillir-des-procurations-depuis-des-annees/
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BIDEN A VESOUL (Quelle méthode Biden à Vesoul quand comme à Marseille des personnes âgées se voient systématiquement démarcher et soutirer des signatures chez elles ou en maisons de repos en l’absence de toute supervision officielle pour des vraies-fausses procurations électorales ?)
« À l’occasion de la campagne électorale, un certain nombre d’électeurs se sont inquiétés de recevoir la visite de personnes pour leur faire signer des procurations, hors la présence d’agents habilités à recevoir leur procuration, conformément au code électoral. Un procédé a été mis en place au sein du commissariat de police de Vesoul avec un ou des élus de l’agglomération vésulienne, et candidats opposés à nos listes dimanche prochain. (…) J’ai toujours agi dans l’intérêt général, pour les Vésuliens et tous les Haut-Saônois, et je continue à le faire. Il est aujourd’hui de mon devoir d’informer mes concitoyens sur les pratiques qui ont été mises en place, et notamment en pensant à tous ceux qui ont pu donner des procurations pendant les semaines et les mois écoulés sans avoir reçu la visite d’un agent habilité. Je regrette que ce système n’ait pas été découvert plus tôt, et que les électeurs soient pris dans l’étau de telles pratiques. Il était de ma responsabilité de rendre publics ces faits trop graves pour être cachés à la population ».
Alain Joyandet
D’après nos sources, ce mécanisme bien huilé, se serait déroulé dans des Ehpad, au sein desquels des élus se seraient rendus pour récupérer des procurations de pensionnaires, et ensuite les faire valider par le commissariat de Vesoul. Ce dernier aurait eu en charge de les redistribuer aux particuliers et élus de l’agglomération vésulienne lors du premier tour des élections départementales et régionales.
Après avoir découvert un système illégal concernant l’organisation des procurations à Vesoul, le sénateur a déposé plainte, mercredi, à la gendarmerie. La justice s’est aussitôt saisie du dossier et a stoppé la pratique. Des élus de l’agglomération de Vesoul seraient dans le viseur.
« Je suis triste et cette situation qui ne m’amuse pas. Ma conscience me dicte de dire les choses et faire la transparence ». Alain Joyandet, en lice aux élections départementales et régionales a réuni la presse écrite, ce jeudi 24 juin dans son QG de campagne. Il dit être, « écœuré par ce genre de pratique. »
Mercredi, il a déposé plainte auprès de la gendarmerie après avoir découvert « par hasard », un procédé illégal dans l’organisation des votes par procuration à Vesoul.
Il informe : « À l’occasion de la campagne électorale, un certain nombre d’électeurs se sont inquiétés de recevoir la visite de personnes pour leur faire signer des procurations, hors la présence d’agents habilités à recevoir leur procuration, conformément au code électoral. »
Il poursuit : « Un procédé a été mis en place au sein du commissariat de police de Vesoul avec un ou des élus de l’agglomération vésulienne, et candidats opposés à nos listes dimanche prochain ».
Il précise ensuite qu’à la suite de sa plainte, « les autorités saisies ont heureusement mis fin à cette pratique depuis mercredi matin, preuve de son existence. À la suite de ces témoignages, et maintenant que les faits sont avérés, j’ai décidé de porter plainte ».
D’après l’élu, la justice se serait donc immédiatement saisie du dossier. Nous avons tenté de joindre le procureur de la République, Emmanuel Dupic, qui n’a pas souhaité apporter de commentaire.
Dans son point presse, Alain Joyandet appuie : « J’ai toujours agi dans l’intérêt général, pour les Vésuliens et tous les Haut-Saônois, et je continue à le faire. Il est aujourd’hui de mon devoir d’informer mes concitoyens sur les pratiques qui ont été mises en place, et notamment en pensant à tous ceux qui ont pu donner des procurations pendant les semaines et les mois écoulés sans avoir reçu la visite d’un agent habilité. Je regrette que ce système n’ait pas été découvert plus tôt, et que les électeurs soient pris dans l’étau de telles pratiques. Il était de ma responsabilité de rendre publics ces faits trop graves pour être cachés à la population ».
Alain Joyandet n’a pas souhaité s’exprimer au-delà de ces déclarations.
Nul ne sait combien de procurations illégales ont été réalisées, ni même, si le 1er tour des élections de dimanche dernier, est compromis ou non.
D’après nos sources, ce mécanisme bien huilé, se serait déroulé dans des Ehpad, au sein desquels des élus se seraient rendus pour récupérer des procurations de pensionnaires, et ensuite les faire valider par le commissariat de Vesoul. Ce dernier aurait eu en charge de les redistribuer aux particuliers et élus de l’agglomération vésulienne lors du premier tour des élections départementales et régionales.
Une enquête est en cours.
https://www.lapressedevesoul.com/actualite-57909-alain-joyandet-decouvre-un-procede-de-fraude-electorale-et-depose-plainte.html
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LE PLUS GRAND TEST DE LA DEMOCRATIE DEPUIS LA GUERRE DE SECESSION (Cherchez l’erreur quand pour pérenniser les mesures exceptionnelles qui, comme la généralisation massive du vote par correspondance et l’élimination des vérifications, ont permis le hold up du siècle, les Démocrates américains en sont à suspendre le processus démocratique… au nom de la défense du processus démocratique !)
« Les tentatives de suppressions du vote se multiplient de manière incessante… C’est un assaut contre des élections libres et justes… le plus formidable assaut contre notre démocratie depuis la guerre de Sécession; je n’exagère pas, depuis la guerre de Sécession. »
Joe Biden
« La réalité est que les Républicains revendiquent des élections dont l’intégrité ne puisse être mise en doute. Tout le contraire de la présidentielle de 2020. Or le meilleur moyen de garantir l’intégrité du processus est de s’assurer que derrière chaque bulletin il y a une personne vivante qui a voté de façon indépendante et en toute légalité. D’où le leitmotiv Républicain : « compter tous les bulletins de vote légitimes ». Les Démocrates dénoncent ces intentions comme un moyen déguisé de « réprimer » le vote et accusent à loisir les Républicains de « racisme ». Selon eux une telle mesure reviendrait à empêcher les Noirs de voter, au prétexte que les Noirs n’ont pas forcément de pièce d’identité et ne savent pas comment en obtenir une… Outre qu’une telle réflexion est insultante envers les Noirs américains, elle est surtout sournoise et hypocrite. Car ce ne sont pas les Noirs qui sont visés ici, mais bien plutôt les immigrants clandestins, et les multiples manipulations favorisées par le vote par correspondance. Or le parti Démocrate compte sur la participation électorale des clandestins et sur son contrôle du terrain pour consolider son emprise sur le pouvoir. Les immigrants clandestins sont, dans leur immense majorité, acquis au parti Démocrate qui favorise leur entrée et leur installation au Etats-Unis, comme on a pu l’observer depuis l’arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche. Par contre, par définition, ils ne sont pas citoyens américains et ne sont donc pas autorisés à participer aux élections. En rejetant toute forme de vérification d’identité lors d’une élection les Démocrates ouvrent la porte à leur participation. De même qu’en généralisant le vote par correspondance, ou la pratique de collecte des bulletins (ballot harvesting) par un tiers (en général des volontaires au service du parti Démocrate), les Démocrates ouvrent la porte à de multiples manipulations en leur faveur. Ce faisant, ils affaiblissent la confiance des électeurs (tous les électeurs, pas seulement leurs adversaires Républicains) dans le processus. Aucune des lois récemment votées en Georgie, ou en débat au Texas, en Floride, en Virginie, ou ailleurs, ne restreint le droit de vote des citoyens américains. Il a été écrit et répété que la loi de Géorgie interdisait aux électeurs faisant la queue en plein soleil de pouvoir boire de l’eau… L’accusation, reprise par le président Biden lui-même, est parfaitement ridicule ! La loi interdit à tout activiste politique d’approcher un électeur si celui-ci est à moins de cent-cinquante mètres d’un bureau de vote, même pour lui donner de l’eau, ou autre chose ! Elle n’interdit pas aux électeurs de venir avec leur propre bouteille d’eau ni surtout de se servir aux nombreuses fontaines gratuites régulièrement installées sur le parcours des électeurs aux abords des bureaux de vote… L’accusation est un pathétique procès d’intentions qui trahit un mépris profond de la réalité et des électeurs ! »
Gérald Olivier
Depuis le 4 novembre 2020 au matin, lendemain de la dernière élection présidentielle aux Etats-Unis, Démocrates et Républicains sont engagés dans un bras de fer autour du processus électoral. La bataille principale entre ces deux partis n’a pas lieu sur le terrain des idées, mais sur celui de la procédure. Le processus électoral lui-même, c’est-à-dire les règles du vote et du décompte des suffrages, est devenu l’enjeu dominant des seize prochains mois (temps qui nous sépare des élections intermédiaires de 2022).
Pour une raison essentielle. De ces règles dépend l’issue du scrutin. Si les Démocrates obtiennent ce qu’ils demandent, ils pourront contrôler le pouvoir fédéral pour des décennies. L’enjeu pour les Républicains est de préserver leur chance d’être autre chose qu’un faire-valoir, un alibi d’un processus démocratique factice qui n’aurait de démocratique que le nom!
Toutefois ce n’est pas en ces termes que les deux camps présentent le débat! Chacun accuse plutôt l’autre de vouloir pervertir le système.
A croire les Démocrates, les Républicains seraient engagés dans une tentative de « suppression du vote » qui renverrait les Etats-Unis aux pires années de la ségrégation, quand les Noirs ne pouvaient pas exercer leur droit de vote. Le président Biden a comparé le débat actuel au « plus grand test de la démocratie depuis la guerre de sécession ». Rien que çà (cette guerre avait vu la fin de l’Union, la sécession de onze Etats et six cent mille morts, on n’en est pas là !)
A quoi les Républicains rétorquent que les Démocrates veulent au contraire mettre la main sur le processus pour s’assurer de remporter toutes les élections nationales à venir. Au regard de ce qui s’est passé en 2020 on ne peut leur donner tort…
Deux évènements récents illustrent la virulence de la bataille en cours.
Au Texas, les élus Démocrates de l’assemblée d’Etat, minoritaires, ont abandonné leur poste pour empêcher le vote par la majorité Républicaine d’une nouvelle loi électorale. Ils ont quitté la Chambre et même l’Etat. Ils ont pris deux avions privés (aux frais du groupe Démocrate du congrès) pour Washington où ils tiennent des réunions avec la représentation démocrate nationale. Ce faisant ils privent l’assemblée du Texas du quorum nécessaire pour procéder au vote. Les affaires législatives sont donc à l’arrêt. Les Démocrates du Texas ont ainsi suspendu le processus démocratique, au nom de la défense du processus démocratique, bien sûr !
A Philadelphie, le 13 juillet, le président Biden a prononcé un long discours sur le droit de vote, pour défendre un texte de loi controversé soutenu par les Démocrates. Ce texte de loi s’appelle le « For the People Act », ( littéralement « la loi pour le peuple »), mais il porte le nom technique de « H R 1 – S 1 » pour « House of Representatives 1 » et « Senate 1 », ce qui signifie qu’il est le premier texte législatif à l’ordre du jour dans ces deux chambres pour la session en cours. Bref, c’est le texte de loi le plus important du moment !
Joe Biden a parlé du passage de cette loi comme d’ « un impératif national », confiant à la vice-présidente Kamala Harris la mission de réunir une majorité parlementaire pour son vote (un mauvais présage vue la façon dont la vice-présidente a bâclé la mission que lui a confiée la président sur la crise migratoire…). Selon Joe Biden cette loi permettrait de « mettre un terme à la suppression du vote dans les Etats, de sortir l’argent sombre de la politique, de donner une voix au petit peuple, et de redessiner des circonscriptions équitables. »
Car, toujours selon Joe Biden « les tentatives de suppressions du vote se multiplient de manière incessante… C’est un assaut contre des élections libres et justes… le plus formidable assaut contre notre démocratie depuis la guerre de Sécession; je n’exagère pas, depuis la guerre de Sécession. »
En vérité, si ! Il exagère et il exagère même à outrance ! (Mais c’est le propre de la communication moderne que de détruire le sens de l’histoire par des comparaisons hors de proportion !)
Car à la vérité le texte de loi en question cherche surtout à généraliser et pérenniser les mesures exceptionnelles qui ont permis aux Démocrates de faire élire Joe Biden en 2020 aux dépens de Donald Trump. Parmi ces mesures il y a le recours étendu au vote par correspondance et l’élimination des vérifications quant à la validité et la légitimité de tous ces bulletins !
Rappelons qu’en 2020, à la faveur de la pandémie de Covid 19, de nombreux Etats américains ont modifié les règles du vote afin de faciliter la participation. Par crainte que les électeurs ne se déplacent pas pour voter, les Démocrates se sont portés volontaire pour leur faire porter les bulletins de vote et les rapporter dûment remplis… Le résultat fut une participation record, avec 81 millions de bulletins de vote en faveur de Joe Biden. Bien sûr, il fallut attendre plusieurs jours pour connaître les résultats qui allaient à l’inverse des tendances de la soirée électorale mais qui étaient systématiquement en faveur des Démocrates !
Ceux-ci ont immédiatement compris le bénéfice qu’ils pourraient tirer à l’avenir si toutes les élections étaient conduites de la même façon. Les Républicains, de leur côté, ont saisi le danger d’un tel système (beaucoup trop tard diront certains) et ont décidé de tout faire pour revenir aux règles antérieures avant le prochain scrutin.
D’où l’âpreté de la bataille en cours ! Derrière le contrôle du processus électoral il y a surtout le contrôle de l’issue des élections. Qui contrôle la manière, décide du vainqueur. Les Démocrates veulent étendre le vote en facilitant les inscriptions sur les listes électorales, les délais de vote et le vote par correspondance. Les Républicains veulent pouvoir s’assurer que seuls les votes légitimes sont comptabilisés, au nom de l’intégrité du système. Ils insistent pour que tout vote soit conditionné à la présentation d’une pièce d’identité.
Or le texte de loi « HR 1 – S 1 » est muet sur la vérification de l’identité des électeurs. Il ne s’attarde ni sur la sécurité du processus, ni sur son intégrité… Ce texte de loi fait aussi du Congrès, ou plutôt d’une future agence gouvernementale issue du Congrès l’arbitre ultime des règles électorales dans les cinquante Etats de l’Union. Or ce principe est contraire à la Constitution qui stipule clairement (Article 1 section 4) que « l’époque, le lieu et la procédure pour les élections des sénateurs et des représentants seront déterminés dans chaque État par la législature de cet État. » Il en va de même pour les élections locales, et pour l’élection présidentielle. Seule la date de cette élection dépend exclusivement du Congrès et est désormais la même pour tous les Etats.
Ce qui explique que ce texte de loi a en réalité très peu de chances d’être adopté. Il est surtout souhaité par l’aile radicale du parti Démocrate et n’a même pas le soutien de tous les sénateurs Démocrates…
Cela n’empêche pas les Républicains d’agir de leur côté pour renforcer l’intégrité du processus électoral dans les Etats. Plus d’une quinzaine d’Etats ont modifié leurs règles électorales depuis le début de l’année. Les lois votées ou discutées en Géorgie et au Texas ont fait les gros titres, mais elles ne sont pas les seules. Partout où ils le peuvent, les Républicains s’appliquent à limiter et encadrer le vote par correspondance, et exiger la présentation d’une pièce d’identité pour tout bulletin de vote, qu’il soit remis en personne ou par courrier.
C’est cela que les Démocrates dénoncent comme un retour « aux lois Jim Crows ». Le président Biden a même parlé de «lois Jim Crows avec stéroïdes ». Encore une comparaison totalement abusive au regard de la réalité.
Le terme « Jim Crow » aux Etats-Unis renvoie à la période de la ségrégation dans le Sud, c’est-à-dire de 1880 à 1960. Pendant ces huit décennies les ex-Etats confédérés, vaincus lors de la guerre de Sécession, ont mis en place des règlementations locales pour empêcher les esclaves noirs émancipés de participer aux élections, afin de préserver le contrôle des institutions par la communauté blanche de ces Etats, devenue par endroits minoritaire. Ces mesures pouvaient passer par l’instauration d’un climat d’intimidation et de terreur via des organisations comme le Klu Klux Klan. Ces Etats étaient dirigés alors par des Démocrates. Les électeurs blancs du Sud étaient d’ailleurs un des piliers du parti Démocrate. Le parti de l’émancipation et de la déségrégation était le parti d’Abraham Lincoln, c’est-à-dire le parti Républicain.
Cela a changé dans les années 1950-1960 quand le parti Démocrate, notamment sous la conduite de John Kennedy, s’est rallié au principe de la déségrégation et des droits civiques des Noirs, conduisant à un renversement des allégeances politiques dans les Etats du Sud. Allégeance qui perdure encore et qui fait que le Sud, de la Caroline du Nord au Texas est, depuis cinquante ans, un bastion Républicain.
Toutefois exiger de présenter une pièce d’identité pour pouvoir voter n’a absolument rien de comparable avec les notoires lois Jim Crow. C’est un abus de langage honteux de la part de Joe Biden, (que trop peu de journalistes aux Etats-Unis ont pour l’instant osé dénoncer).
La réalité est que les Républicains revendiquent des élections dont l’intégrité ne puisse être mise en doute. Tout le contraire de la présidentielle de 2020. Or le meilleur moyen de garantir l’intégrité du processus est de s’assurer que derrière chaque bulletin il y a une personne vivante qui a voté de façon indépendante et en toute légalité. D’où le leitmotiv Républicain : « compter tous les bulletins de vote légitimes ».
Les Démocrates dénoncent ces intentions comme un moyen déguisé de « réprimer » le vote et accusent à loisir les Républicains de « racisme ». Selon eux une telle mesure reviendrait à empêcher les Noirs de voter, au prétexte que les Noirs n’ont pas forcément de pièce d’identité et ne savent pas comment en obtenir une… Outre qu’une telle réflexion est insultante envers les Noirs américains, elle est surtout sournoise et hypocrite. Car ce ne sont pas les Noirs qui sont visés ici, mais bien plutôt les immigrants clandestins, et les multiples manipulations favorisées par le vote par correspondance. Or le parti Démocrate compte sur la participation électorale des clandestins et sur son contrôle du terrain pour consolider son emprise sur le pouvoir.
Les immigrants clandestins sont, dans leur immense majorité, acquis au parti Démocrate qui favorise leur entrée et leur installation au Etats-Unis, comme on a pu l’observer depuis l’arrivée de Joe Biden à la Maison Blanche. Par contre, par définition, ils ne sont pas citoyens américains et ne sont donc pas autorisés à participer aux élections. En rejetant toute forme de vérification d’identité lors d’une élection les Démocrates ouvrent la porte à leur participation.
De même qu’en généralisant le vote par correspondance, ou la pratique de collecte des bulletins (ballot harvesting) par un tiers (en général des volontaires au service du parti Démocrate), les Démocrates ouvrent la porte à de multiples manipulations en leur faveur.
Ce faisant, ils affaiblissent la confiance des électeurs (tous les électeurs, pas seulement leurs adversaires Républicains) dans le processus.
Aucune des lois récemment votées en Georgie, ou en débat au Texas, en Floride, en Virginie, ou ailleurs, ne restreint le droit de vote des citoyens américains. Il a été écrit et répété que la loi de Géorgie interdisait aux électeurs faisant la queue en plein soleil de pouvoir boire de l’eau… L’accusation, reprise par le président Biden lui-même, est parfaitement ridicule ! La loi interdit à tout activiste politique d’approcher un électeur si celui-ci est à moins de cent-cinquante mètres d’un bureau de vote, même pour lui donner de l’eau, ou autre chose ! Elle n’interdit pas aux électeurs de venir avec leur propre bouteille d’eau ni surtout de se servir aux nombreuses fontaines gratuites régulièrement installées sur le parcours des électeurs aux abords des bureaux de vote… L’accusation est un pathétique procès d’intentions qui trahit un mépris profond de la réalité et des électeurs !
Par contre toutes ces lois rendent les manipulations plus difficiles. Elles renforcent l’intégrité du système. Et il est révélateur de constater que ce sont les Démocrates qui rejettent ce renforcement de l’intégrité du processus. Dans un monde où tout le monde agit selon les règles, et défend la crédibilité du processus, suggérer de renforcer les règles pour renforcer l’intégrité et la crédibilité du processus devrait faire l’unanimité. Etrangement ce n’est pas le cas.
L’opposition des Démocrates aux réformes menées par les Républicains est un aveu que dans pas mal d’Etats, ils craignent de ne plus pouvoir l’emporter sans un certain coup de pouce des autorités locales… ! Et que partout ils sont prêts à accepter ce coup de pouce pour l’emporter.
C’est un vieux principe marxiste-léniniste : la fin justifie les moyens.
Gérald Olivier
http://geraldolivier.canalblog.com/archives/2021/07/15/39059872.html
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QUELLE FORCE POLITIQUE JAMAIS VUE CHEZ UN ANCIEN PRESIDENT ? (Il faut le reconnaitre, la popularité de Trump, son pouvoir au sein du Parti républicain a augmenté depuis qu’il a quitté ses fonctions, elle n’a pas diminué et des gens comme le sénateur Grassley savent compter, ils peuvent consulter les sondages, se rendre dans leur Etat, parler aux électeurs et il y a des dizaines de millions de personnes qui soutiennent Trump et dans le Parti républicain, c’est plus de 50%)
« Ce régime illégitime commence à s’effondrer. Vous savez, il y a une citation de moi, je crois dans le livre, et tout le monde en parle, comme quoi je disais au président fin janvier, que nous pourrions tuer dans l’oeuf l’illégitime Biden. En fait, il s’est suicidé tout seul. Ce qu’on vous dit depuis le tout début, démasquez-le simplement, démasquez-le simplement. Ne reculez jamais, n’abandonnez jamais et le truc va imploser tout seul. »
Steve Bannon
WHAT POLITICAL STRENGTH NEVER SEEN IN A FORMER PRESIDENT ? (Let’s face it, Trump’s popularity, his power in the Republican Party has grown since he left office, it has not shrunk and people like Senator Grassley can count, they can look at the polls, go to their home states, talk to constituents and there are tens of millions of people who support Trump and in the Republican Party, it’s over 50%)
« This illegitimate regime is starting to collapse. You know, there’s a quote from me, I guess in the book, and they’re all over about it that I was talking to the President in late January, that we could kill the illegitimate Biden regime in the crib. Well, guess what? It killed itself. What we told you from the very beginning, just expose it, just expose it. Never back down, never give up and this thing will implode. »
Steve Bannon
« Well, first of all, we’ve got to figure out what’s really going on here. And I remember George Kennan, the father of the containment strategy with the Soviet Union, once referred to what he called the treacherous curtain of deference, where people go into the Oval Office or deal with the President in their deferential. What’s going on now, really is an iron curtain of obedience to Trump. It’s not just polite deference, it is obedience and it really is an Iron Curtain because it’s so strong. These people like Senator Grassley can count, they can look at the polls. They go to their home states, they talk to constituents and there are tens of millions of people who support Trump. And, you know, in the Republican Party, it’s over 50 percent, probably. So this is a political strength that we have rarely seen, never seen from a former President after Nixon resigned. He didn’t go out and campaign, he conducted a war against history to say, Watergate was really just a blip, but the tapes buried Nixon and showed that that was not true. In the press, I think what we’ve got to do and one thing, Robert Costa and I did in our book, is we looked at these claims of the stolen election, and found documents that Rudy Giuliani had sent to Lindsey Graham, a now famous memo that John Eastman, the lawyer working for Trump in the White House sent, which was really just a battle plan for a coup. And two of the most, Trump supporting Republicans in the party investigated independently. Lindsey Graham did, Senator Mike Lee of Utah, and they discovered there is absolutely zero there. So, you know, we’re just going to have to find more evidence to what happened. What Costa and I did, we realized we had to look at this, and it is the first proof I think that’s out there that it’s a totally bogus claim, and it’s made by Trump supporters. (…) Because they can read the numbers. Let’s face it, Trump’s popularity, his power in the Republican Party has grown since he left office, it has not shrunk. And so there is work to be done to look at this and get the story out. Now, the January 6th Committee has an important role. I’m not sure they’re going to get what they really need, hearings where people can see witnesses say this happened in Watergate, Sam Ervin ran probably the gold standard of congressional investigations and got all the big players to testify under oath. I don’t know whether that’s going to happen. If that doesn’t happen, the story — the true story will not emerge sufficiently. (…) Everyone is crucial, but you have to tell the whole story, and the whole story would involve not just Bannon, but key people in the Trump circle, people from the White House, people from maybe the C.I.A. I mean, one thing we have in our book, just to be very specific, this is one week after the election last year. Gina Haspel, the C.I.A. Director is quoted. This is on November 10. This is the day after Trump has fired Secretary of Defense Esper, somebody very well- respected in the National Security community, somebody who graduated from West Point with Secretary — then Secretary of State Pompeo. So what does Gina Haspel say? « Yesterday was appalling. We are on the way to a right-wing coup. The whole thing is insanity. He (Trump) is acting now like a six-year-old with the tantrum. » That is one of the most expert analysts — she is not there now — in the U.S. government, somebody who spent 35 years looking at trying to understand instability, and you heard her assessment. It could not be clearer.
Bob Woodward
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