Cherchez l’erreur: Des imams ont organisé un rassemblement en hommage aux familles des victimes et… personne n’est venu !(In France, the most radical voice of social cohesion may very well be the ‘imam of the Jews’ who refuses to shut up and pray)

12 octobre, 2019
L’imam français Hassen Chalghoumi et Reuven Rivlin, président de l’Etat d’Israël. (Crédit photo : Facebook / Hassen Chalghoumi)

La majorité silencieuse, (…) on ne [la] voit jamais à la télévision. On ne montre que les barbus, les fanatiques, ceux qui affirment que je suis isolé et font régner un climat de peur. Hassam Chalghoumi
Ce rassemblement a pour but de montrer que nous sommes tous ensemble. Soutiens aux victimes et à leurs familles. Nous sommes tous contre l’islamisme, qui est une maladie de l’Islam malheureusement. Un assassin tue au nom de ma religion, il prend en otage les musulmans. C’est nous les musulmans les premières victimes. J’invite les fidèles à sortir pour dénoncer l’islamisme, dire : ‘ma vision de l’Islam n’a rien à voir avec ces criminels et ces assassins, cette minorité qui gangrène nos jeunesses, qui manipule. L’islamisme c’est la parole de la haine, c’est des fachos. Nous on ne veut pas ça’. Quelqu’un qui n’a pas une vision républicaine, qui n’aime pas la France, qu’est-ce qu’il fait ici ? Il peut partir ailleurs, il nous laisse en paix. Hassam Chalghoumi (conférence des imams sans mosquée de France)
J’accuse la chaîne Al Jazeera, avec sa propagande de haine et celle du Hamas, celle de tous les sites islamistes… Al Jazeera m’a qualifié de traître, de vendu et j’ai été obligé de déposer une plainte pour menace de mort. (…) parce que nous avons dénoncé la mascarade des islamistes et leurs manipulations. Nous voulons montrer le côté positif de l’islam. Il y a trop de sites qui expriment leur haine notamment contre Israël, mais cette jeunesse ne va pas s’arrêter là, parce nous allons faire une tournée à travers la France pour poursuivre notre mission et transmettre ce que nous avons vu en Israël. A ceux qui me menacent de mort, je veux leur dire qu’ils ne me font pas peur, et je ne baisserai jamais les bras, j’avance vers le dialogue, je suis un homme de paix, et telle est ma vision de l’islam. Hassen Chalghoumi
Il faut faire attention aux amalgames et aux surenchères: la société américaine surtout celle de Manhattan est ouverte et tolérante… Il y a des racistes et des fascistes évangélistes… Ce n’est pas une raison pour jouer avec le feu, à la provocation… On peut construire une mosquée n’importe où, mais pas à coté d’un charnier, d’un mémorial de la barbarie terroriste des islamistes d’Al-Qaïda. (…) Aucun texte coranique ne parle de la burqa. Il faut faire la différence entre la religion musulmane et les traditions de certains musulmans. Dans l’islam sunnite, il y quatre écoles théologiques: les quatre disent que la burqa n’est pas une obligation. Tous les savants musulmans disent que le visage de la femme n’est pas une partie intime… Alors, il y a plus important et plus sacré dans notre religion qu’un bout de tissu. (…) Si vous dites le contraire, citez le verset coranique qui parle de la burqa! Il n’y en a aucun. La burqa est un phénomène étranger au coran, étranger à l’islam du Maghreb, étranger à l’islam qui n’a rien à cacher, étranger à l’islam des Lumières. [un islam de France] C’est un Islam libre des ingérences étrangères et des ingérences policières ; Libéré des manipulations des politiques et des gesticulations des fanatiques ; Libéré du paternalisme post-colonialistes des indigènes-nihilistes et des idiots-arrivistes ; Libéré des intégristes et des affairistes ; Libéré des surenchères gauloises et des compromissions munichoises ; l’Islam de France est Contre les racistes musulmans et les extrémistes islamistes. (…) Il y a beaucoup d’imams qui pensent comme moi, malheureusement ils ont peur. Certains ont pris position comme moi, ils ont été « chassés » de leurs mosquées, ou insultés, ou menacés… Et puis ils ont vu un mauvais exemple dans la mosquée de Drancy: assiégée, agressée pendant plusieurs mois sous le regard impuissant des pouvoirs publics… Et puis il y a des imams fonctionnaires, salariés des gouvernements étrangers… Et surtout certains représentants de notre Etat et certains représentants de notre nation préfère fricoter avec les intégristes et les affairistes de l’UOIF. (…) j’ai condamné les « BRUITS ET LES ODEURS » de certains politiciens français, j’ai condamné les surenchères irresponsables et les dérapages intolérables des Estrosi et des Lefevre… Malheureusement, nous les musulmans de France, nous n’avons pas un média digne qui fait entendre notre voix. [l’influence des Frères Musulmans en France] elle est dangereuse, elle est grandissante, elle est lâche, elle est usurpatrice… La majorité des musulmans de France n’appartiennent pas à cette secte intégriste et populiste qui a fait 200 000 morts en Algérie par exemple, mais la cécité et la lâcheté des pouvoirs publiques ont laisser s’épanouir et grandir ce monstre qui mange ses enfants. (…) Nous sommes des Français… Et il faut imposer au gouvernement français nos vrais problèmes et surtout le racisme. Par exemple, SOS Racisme doit commencer à s’intéresser réellement au racisme que subissent plusieurs catégories de Français au lieu de jouer aux apparatchiks idéologiques de la morale sélective. SOS Racisme doit comprendre que le racisme que subissent les musulmans n’est pas celui que subissent des assassins menacés par la perte de leurs papiers de nationalités, ni les regards choqués ou mêmes haineux que subissent certaines femmes dont le regard et le visage sont cachés par une insupportable burqa, ni la discrimination réelle à l’entrée des discothèques. Le vrai racisme, c’est ce que subissent nos enfants à l’école, nos familles au logement, nos salariés au travail, nos diplômés à la promotion sociale… (…) Le président actuel a sauvé la Tunisie de la guerre civile algérienne. Les mêmes intégristes tunisiens voulaient instaurer la même barbarie talibane et provoquer la même guerre civile algérienne… La Tunisie est un pays libre et moderne… Il y a même des Français qui vont se soigner la bas… L’islam de la Tunisie est l’islam modèle, celui de la modération et de la modernité….. Je suis imam français et je suis fier de mon pays d’origine la Tunisie qu’Allah protège. (..) Je déteste l’expression « les quartiers », ce que vous appelez ainsi, sont une partie de la France, que plusieurs gouvernement de notre France ont négligé, et que les Frères Musulmans soutenus par des gouvernements étrangers sont en train de gangrener. (…) Ce n’est pas le combat d’un seul homme, ni de la seule communauté musulmane, ni seulement du gouvernement… Tout le monde doit concourir à combattre les extrémistes, surtout en luttant d’abord contre le racisme. Le département du 93 est le symbole de la diversité, il est le thermomètre de l’intégration: Les représentants de l’Etat et de la nation doivent réussir à faire de ce département un modèle économique, social et républicain, un modèle du vivre ensemble. Dans le 93, il y a le siège de tous les mouvements, sectes et organisations musulmanes ou islamistes. Je demande que les intégristes islamistes ne restent pas les interlocuteurs exclusifs des représentants de la Nation. Il y a parmi nous, les musulmans français, des cadres républicains, des hauts fonctionnaires, des patrons, des professeurs de médecine, des professeurs émérites d’université, des créateurs de richesses et des vecteurs de sagesse, des personnes méritantes qui aiment la France et qui respectent l’islam. Il n’y a pas que des intégristes qui font du business avec l’islam. (…) Regardez les vidéos postées par les intégristes du collectif Cheikh Yassin et vous écouterez les messages de haine contre les juifs. il faut être courageux pour admettre que les intégristes islamistes détestent les juifs comme ils détestent les femmes d’ailleurs. (…) Le terme charia est très manipulé et galvaudé… Pour des imbéciles, la charia c’est le mariage du libertinage et la lapidation des femmes adultères… La charia est le chemin de la religion. Alors il faut réformer notre façon de voir les choses… Il faut réformer nos visions… Il faut nous réformer nous musulmans, parfois indignes d’une belle et grande religion qu’est l’islam. (…) Vous me parlez de Tariq Ramadan qui est un intégriste suisse et non pas un musulman français.. Lui et sa secte dangereuse, les Frères Musulmans, ont perverti la religion au point de pousser les Suisses à devenir racistes et à interdire les minarets. Est-il normal que ce Tariq Ramadan aille soutenir le voyou polygame de Nantes qui a insulté notre religion en déclarant que l’islam autorise les maitresses ? J’ai honte. (…) il n’y a pas de dirigeant de l’islam de France… le CFCM est une catastrophe honteuse, une coquille vide gangrenée par l’UOIF. Le Président de notre République a bien fait de créer cette institution, mais ce n’est pas à lui de remplacer les intégristes ou les fonctionnaires étrangers qui la dirigent pas des musulmans français compétents… C’est un vrai problème. (…) J’aimerais remercier particulièrement le maire de Drancy, l’un des hommes politiques français les plus courageux et les plus républicains… Il a résisté avec moi aux racistes et aux islamistes. Il mérite de remplacer la catastrophe qu’est devenue Fadela Amara, car la Politique de la Ville mérite des hommes ou des femmes compétents et non des guignols, sinon le racisme et l’islamisme vont s’accroitre, se nourrir mutuellement et nous mettre TOUS en danger. Hassen Chalghoumi
As right-wing rabble rousers throughout Europe make themselves known to media, it’s time to tell the more surprising stories. Here’s one: in France, the most radical voice of social cohesion may very well be an imam. Yup, a Muslim cleric. Hassen Chalghoumi deserves to become a household name in America. Chalghoumi is the imam of Drancy, a suburban Parisian town that deported Jews to their death during World War II. Imam Chalgoumi seeks to preserve this history so that it’s never forgotten. In fact, we met him at the Holocaust Memorial in Drancy, where he recited the opening verses of the Qur’an. The imam later told us that the Holocaust isn’t only a Jewish issue; it’s a human one that Muslims must honestly grapple with if they want credibility when complaining about Islamophobia. Coming from an imam, such a statement is more than rare. It’s refreshing. But Chalghoumi’s platform doesn’t end in Drancy. He founded the French Conference of Imams, has written several books in French and Arabic, and intends to speak with American audiences as his English improves. We can only hope that he’ll be welcomed, since he seeks to unite Muslims, Christians and Jews to conquer what he calls the real enemy: fanaticism, including the Islamist kind. His message of peace has its detractors. Opponents sarcastically describe Chalghoumi as the “Imam of the Jews.” He frequently faces death threats via voicemail. His house was trashed soon after he led a 2006 Holocaust remembrance. Later, vandals doused his car with gasoline. More polite pushback comes in the form of counsel to stop appearing publicly and to end interfaith dialogue. Translation: shut up and pray. Chalghoumi follows half that advice. The other half, Chalghoumi flouts: He brought 20 French imams to Jerusalem’s Yad Vashem Holocaust memorial, where they proclaimed that life is more important than doctrine. The intensity of his moral courage doesn’t really reveal itself in Chalghoumi’s background. Born in Tunisia, he served as a conflict mediator for France’s national rail system. Then he opened a pizzeria, which became a neighborhood hotspot. In a gesture of sweetness but not necessarily backbone, Chalghoumi reached out to the local cops bearing gifts of pastry. On further reflection, though, we detect a pattern. The imam’s adult life is suffused with his intention to open lines of communication between seeming rivals. It’s a pattern rooted firmly in faith: in Islam, proper intention (known as “niyyah”) is at least as significant as action. But Chalghoumi also walks the talk, embodying the bold declaration that human dignity trumps religious identity. Irshad Manji and Antonio Marrero
Militants et intellectuels, une quinzaine de personnalités lancent un appel à la démission de Hassen Chalghoumi du poste de Président de l’association culturelle des musulmans de Drancy. Dans la ville de Drancy, le député-maire en place Jean-Christophe Lagarde, centriste de droite, maintient depuis 2008 le très controversé Hassen Chalghoumi à ses côtés en tant que Président de l’association culturelle des musulmans de Drancy. Ce faisant, il expérimente ce que Nicolas Sarkozy préconisait au niveau national : subventionner le culte musulman pour mieux le domestiquer. Le tout dans le mépris de la loi de 1905. Pari réussi, M. Chalghoumi n’a eu de cesse de servir le pouvoir en place contre les intérêts légitimes de la communauté musulmane à exercer son culte de manière indépendante et paisible. En janvier 2010, dans un contexte d’islamophobie porté par le pouvoir en place, il se prononce en faveur de la loi liberticide interdisant le port du voile intégral en France. Il avait par ailleurs activement soutenu le dictateur Ben Ali, alors que le régime réprimait dans le sang les manifestations pacifiques de la révolution tunisienne. En novembre 2011, alors que les Tunisiens élisent démocratiquement leurs représentants politiques, il agite l’épouvantail de l’islamisme et met en garde l’Occident contre la volonté d’Ennahda d’imposer la charia en Tunisie. Pendant les élections présidentielles de 2012, il milite avec M. Lagarde pour la candidature de Nicolas Sarkozy, par sa présence ostensible aux meetings du président sorti. Dernièrement en collaboration avec le CRIF, il va parader en Israël où il apparaît notamment aux côtés de Caroline Fourest, d’Elisabeth Levy et d’Alain Finkielkraut, personnalités dont les prises de position à caractère islamophobes ne sont plus à démontrer. Les actes de M. Chalghoumi dénotent une compromission avec un pouvoir dévoyé. Ils sont totalement incompatibles avec l’exercice de responsabilités au sein de l’association culturelle des musulmans de Drancy qui a vocation à permettre l’affirmation d’un islam empreint des valeurs de dignité, d’éthique, de justice et de liberté. L’instrumentalisation de M. Chalghoumi dans le déni de la laïcité, la gestion coloniale et l’ingérence politique de Jean-Christophe Lagarde à l’égard du culte musulman sont contraires à notre vision de la morale, de l’éthique politique et trahissent les valeurs de la République. Pour toutes ces raisons, nous exigeons la démission de Hassen Chalghoumi du poste de Président de l’association culturelle des musulmans de Drancy et la désignation consensuelle à cette fonction d’une personne intègre et légitime choisie par la communauté musulmane. Nous appelons les élus à ne pas instrumentaliser plus longtemps les institutions de culte dans le respect des valeurs de la République. Collectif pour la dignité des musulmans
Farid Hannache balance sec. L’ancien conseiller de Hassen Chalghoumi, sans qui son premier livre « Pour l’islam de France » sorti en 2010 n’aurait pas été possible, a décidé de sortir de l’ombre et de faire des révélations, sur le ton de la dénonciation, quant au passé du président de l’association gestionnaire de la mosquée de Drancy. Invité au micro de Beur FM mardi 26 février, Farid Hannache a ainsi fermement attesté que Hassen Chalghoumi a mené campagne pour Nicolas Sarkozy pendant la campagne électorale de 2012. Une information qui ne surprend guère puisqu’il est un des soutiens du maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, engagé en 2012 pour la réélection de l’ancien chef de l’Etat. « C’est l’une des personnes qui a envoyé un bus de la mosquée de Drancy au meeting de Villepinte » en mars 2012 où « il était assis au premier rang avec les ministres et Sarkozy lui-même est venu le saluer », affirme-t-il, révélant que M. Chalghoumi est un de ceux qui auraient véhiculé le « fameux sms » dans lequel il était mentionné « les 10 raisons de ne pas voter PS ». « Dans l’immédiat, il critique Sarkozy car il roule pour Valls. Parce que ce que cherchent les politiques, ce sont des béni-oui-oui. » Sur son passé, Farid Hannache en dit long. Il affirme qu’à l’époque où il fut un prédicateur du mouvement des Tablighs, « il était tellement fiché intégriste que le ministère de l’Intérieur avait décidé de l’expulser » mais « ce sont les bons offices de l’UOIF (Union des organisations islamiques de France, aujourd’hui décrié par M. Chalghoumi, ndlr), par l’intermédiaire de l’ancien président Lhaj Thami Breze, qui ont convaincu le ministère de ne pas l’expulser ». Toutefois, « il est interdit de séjour aux Etats-Unis malgré qu’il ait été reçu à Tel Aviv sur tapis rouge », selon M. Hannache qui raconte que l’ancien imam du foyer Sonacotra de Bobigny, employé en 2002 pour la société Fedex, s’était même vu retirer son permis de travail à l’aéroport Charles De Gaulle « parce qu’il était fiché dans la liste rouge des RG ». M. Chalghoumi fut bien manutentionnaire. Pourquoi se manifester que maintenant ? Celui qui fut la plume de Hassen Chalghoumi a déclaré vouloir « faire pénitence » auprès de tous ceux qui l’ont écouté du temps où il soutenait le président de la mosquée de Drancy. Il entend ainsi dénoncer « la gestion policière de l’islam de France et sa gestion néocolonialiste avec la prédominance des lobbies sionistes qui sont en train d’imposer qui doit parler ou non au nom des musulmans ». Sa sortie médiatique lui permet également, à bien des égards, de ne plus voir son nom associé à l’impopulaire Hassen Chalghoumi. Ce dernier, si décrié des musulmans, est adulé des médias à l’heure où le livre d’entretien « Agissez avant qu’il ne soit trop tard » signé David Pujadas jouit d’une belle promotion. Les failles dans sa communication font jour. Les révélations de Farid Hannache ne manqueront pas d’éclabousser « l’imam de Drancy ». Saphir news
L’imam Hassen Chalghoumi est particulièrement choyé par les médias et de nombreux responsables politiques. Il est censé représenter un islam modéré, sans interférence de l’étranger. Il veut également promouvoir le dialogue judéo-musulman, apaiser les tensions communautaires qui traversent notre pays et contribuer à combattre la mauvaise image de l’islam en France. Un récent sondage montrait que 74% des Français expriment un sentiment de défiance à l’égard de cette religion. Ces intentions sont louables. Mais son action et sa mise en scène vont à l’encontre des buts recherchés. L’imam Chalghoumi est largement ignoré, voire violemment rejeté par ses coreligionnaires. Début décembre 2012, j’avais pointé l’écart entre son exposition médiatique forte et son enracinement pathétique sur les réseaux sociaux (à l’époque 37 followers pour Twitter et 105 mentions « j’aime » sur Facebook). Pas vraiment un leader populaire. Il n’est en rien représentatif des musulmans. Ce sont les médias et quelques responsables politiques qui le désignent comme tel. D’où un grand malaise provoquant un rejet, les musulmans refusant de se voir assigner par des non-musulmans un représentant qu’ils n’acceptent pas. Si Chalghoumi est rejeté, ce n’est pas parce qu’il est modéré, comme certains veulent le faire croire, mais parce qu’il est illégitime. Il est désigné représentant d’une communauté par ceux qui n’y appartiennent pas. Chalghoumi est ce que la sociologie américaine appelle un « native informant », ces figures qui occupent la parole d’une communauté dont ils n’ont pas le soutien, mais qui tirent leur légitimité des médias et des milieux politiques dominants. Il dit ce que la majorité a envie d’entendre de la part d’une minorité, mais pas ce qu’elle pense réellement. Les « informateurs indigènes » valident les stéréotypes que la majorité véhicule sur leur communauté. On parle également des « rented negroes », ces noirs américains qui monopolisent le paysage médiatique pour donner « un visage de noir pour une opinion de blanc ». Chalgoumi est loué dans les deux sens du terme et l’un parce que l’autre ! Si la communauté concernée commence à être informée, comme le sont aujourd’hui les musulmans français, la manœuvre ne marche plus. Cette manipulation de l’information devient un défi démocratique. De surcroit, elle conforte les stéréotypes que l’on dit vouloir combattre. Le message qui est envoyé au public c’est qu’un imam modéré est rejeté par ses coreligionnaires qui sont donc, dans leur majorité, extrémistes. La mise en scène de Chalghoumi, loin de combattre le préjugé d’un islam radical et intolérant, le conforte puissamment. Développer le dialogue judéo-musulman est une bonne chose. Le faire comme Chalghoumi ne créé pas un pont, mais creuse le fossé. Cela accrédite l’idée que le conflit du Proche-Orient est d’essence religieuse. Le problème de ce conflit n’est pas l’islam. C’est l’occupation israélienne des Territoires palestiniens. Chalghoumi renforce l’idée que si les musulmans étaient plus modérés, le conflit pourrait être résolu, et la France préservée de son importation. Il est considéré comme une vedette par les représentants institutionnels de la communauté juive, où il a plus de soutien que parmi les musulmans. Cela n’est pas sans poser un problème de légitimité de représentation. Il ne s’est jamais élevé contre l’occupation israélienne. Il est muet sur les appels à une solidarité inconditionnelle avec le gouvernement israélien lancés régulièrement par les responsables institutionnels de la communauté juive. Son partenariat avec les institutions juives n’est en rien équilibré ou réciproque. Il fait allégeance et obtient en retour une reconnaissance politique et médiatique nationale personnelle, mais rien pour sa communauté ou pour la cause palestinienne. Il accrédite l’idée qu’un musulman « modéré » ne critique pas le gouvernement israélien, et que ceux qui le font sont des extrémistes. L’immense majorité des musulmans, tout en étant critiques à l’égard de la politique israélienne, condamnent l’antisémitisme et les actes antisémites. Ils ne peuvent donc se considérer comme représentés par Chalghoumi. En favorisant Chalghoumi, le CRIF privilégie le soutien à Israël sur la lutte contre l’antisémitisme. Chalghoumi, faisant une mission de paix en plein bombardement israélien sur Gaza en novembre dernier, n’a pas condamné ces derniers. Richard Prasquier, président du CRIF, se félicite de l’avoir connu au moment de l’époque de « Plomb durci ». Il dit qu’il fallait « avoir beaucoup de courage pour afficher ses relations avec la communauté juive » – mais donc aussi beaucoup d’opportunisme pour ne pas dire un mot sur (ou contre) les bombardements israéliens sur Gaza par l’armée israélienne. Il est au dialogue judéo-musulman ce que les bourgeois de Calais étaient au dialogue franco-britannique. Encore que ces derniers n’avaient guère le choix. Pascal Boniface
Votre livre est aussi intéressant par les sujets qu’il évite. On y chercherait en vain quoi que ce soit sur plusieurs sujets qui rendent l’islam inacceptable au sein de nos démocraties : L’absence de liberté de conscience. L’absence de liberté religieuse : l’interdiction faite à un musulman de renoncer à l’islam. Tout ce qui dans le Coran – ne parlons même pas de la sunna – est crime contre les droits de l’homme, les très nombreux versets qui appellent à la guerre pour discrimination religieuse, l’autorisation donnée aux maris de battre leurs épouses, le droit de flageller la femme adultère… tout cela disparaît dans votre islam tronqué, truqué, inventé seulement pour servir de leurre dans une guerre subversive. Il faudrait un volume aussi épais que le vôtre pour relever vos filouteries. J’espère que les quelques perles que j’ai relevées permettront de se faire une idée de l’ignominie de votre attitude à l’égard d’un pays où vous vivez, que vous avez le front de dire aimer, que vous trahissez au profit d’un totalitarisme, dont les Français ne veulent pas et qu’ils n’accepteront jamais. Une remarque encore : l’actualité nous a appris que certains musulmans de Drancy s’étaient dressés contre vous et vos prêches. Je ne veux pas croire qu’il s’agit là d’un coup monté par vos soins, pour mieux vous distinguer, vous « le modéré, le moderniste, le républicain, le laïque », des « islamistes » que, hors l’Islam, le monde entier exècre. Je pense sincèrement que vos agresseurs étaient des musulmans ordinaires, sincèrement soucieux du bon renom de leur religion et de leur civilisation : ils se sont sentis insultés par vos propos, qui présentent l’islam et son prophète sous des traits outrageants par leur fausseté ; ils ne savaient pas que vous jouiez un double jeu à l’intention des infidèles. Ce sont là les risques de la taqiyya. On peut supposer que vous les connaissiez quand, il y a une vingtaine d’années, vous avez décidé de partir en mission pour la France afin d’y accomplir un devoir, sacré en votre âme et conscience, ordonné précisément dans votre Livre saint : œuvrer à l’asservissement, puis à l’anéantissement de toute communauté autre que l’umma, la communauté totalitaire islamique. Riposte laïque
Hassen Chalghoumi, l’imam solitaire, le prêcheur de Drancy (…) incarne aujourd’hui un islam modéré et se bat depuis des années pour favoriser le dialogue entre jeunes des banlieues, musulmans et juifs. (…) à Drancy (…) En 2002, à la recherche d’un lieu de prière pour ses fidèles qui se comptent en milliers, il reçoit l’aide du maire de l’époque, Jean-Christophe Lagarde. (…) Chaque vendredi, son prêche attire quelque 4 000 Musulmans : 2 000 dans l’édifice, et autant dans les jardins de ce qu’il appelle la “mosquée de la paix”. Chalghoumi parle d’amour, entre les hommes et envers Dieu. Ses fidèles ? “La majorité silencieuse, celle qu’on ne voit jamais à la télévision. On ne montre que les barbus”, déplore-t-il, “les fanatiques, ceux qui affirment que je suis isolé et font régner un climat de peur”. En 2010, alors qu’il cristallise les passions par ses prises de position en faveur de l’interdiction du niqab, les caméras accourent à Drancy. Et ne montrent à l’écran que cette minorité visible que Chalghoumi dénonce pourtant. Les fils de Ouma.com, qu’il rebaptise “Haine.com”. Ou ceux du Collectif Cheikh Yassine. L’imam en colère pointe du doigt cinq ou six sites fanatiques, connus de tous, financés par les Frères musulmans ou d’autres mouvances salafistes. Des vecteurs d’intégrisme dont Merah serait le produit direct pour s’y être gavé de vidéos, affirme-t-il. “Pourquoi, pour l’amour du Ciel, le gouvernement ne ferme-t-il pas une fois pour toutes ces plates-formes web ? Par manque de courage politique ?”. La France doit balayer devant sa porte, insiste-t-il. “Il faut arrêter de chercher les coupables en Afghanistan, ils sont chez nous, dans nos prisons”. Les cellules constituent les terres de chasse des Frères musulmans, estime Chalghoumi. Et là encore, il en appelle au gouvernement : “Nous devons protéger notre avenir pour que la France reste la France de Voltaire”. Sa solution : créer un islam de France. Former des imams français. Car, explique-t-il, “on ne veut pas d’ingérence étrangère dans nos villes”. Celle de pays arabes, “comme l’Algérie, qui gère la Grande mosquée de Paris”. Ou celle, surtout, des Frères musulmans, ramifiés, infiltrés, omniprésents dans la capitale et ses zones satellites, mais aussi en province. Et de partir en croisade contre ceux qui se revendiquent de l’islam, “mais ont vendu leur âme à la haine, à l’antisémitisme”. Il faut prendre exemple sur la communauté juive, revendique Chalghoumi. Selon lui, “la communauté musulmane est à la traîne”. Des propos chocs, encensés par les uns, conspués par les siens. Peu importe, l’imam se bat pour ses idées : ôter toute stigmatisation sur les Juifs de la part des jeunes Arabes de banlieue qui exportent le conflit moyen-oriental, une fois encore, en toute méconnaissance du sujet. La Shoah, cela fait près de dix ans qu’il essaie d’en parler auprès des Musulmans de Drancy. Une évidence, selon lui. Par respect, pour contrer l’oubli. Et celui que d’aucuns taxent “d’islamo-guignol”, de “Sioniste”, “d’imam des Juifs”, a même fait la démarche de venir en Israël, en juin dernier. Invité par l’Institut français, à l’occasion du Forum de la Démocratie, Chalghoumi savait que son déplacement attiserait les foudres de ses détracteurs. Aux Israéliens venus le saluer et le remercier de ses prises de position courageuses, il répondait, la main sur le coeur, “souhaitez-moi bonne chance pour le retour”. Et de fait, il était attendu par des articles incendiaires dans la presse tunisienne et des insultes de certains groupes propalestiniens français. (…) A ceux qui lui attribuent une période intégriste dans sa jeunesse, il rétorque : “Il ne faut pas croire tout ce que vous pouvez lire sur Internet. Je suis obligé de payer une société pour remettre à jour régulièrement ma fiche Wikipédia, hackée par les Frères musulmans”. Certes, il a roulé sa bosse dans les madrasas de Syrie, Turquie, Inde, Iran ou Pakistan. Mais ce Tunisien sunnite d’origine, né dans une famille modeste traditionaliste, inscrit dans un lycée alaouite jusqu’au bac, présente cela comme un parcours initiatique. A la recherche de sa foi. A Damas, il s’immerge pendant deux ans au coeur du nationalisme arabe, évolue de mouvances en mouvements, se familiarise avec les différents courants. Avant de séjourner quelques mois en Turquie, où il sera “très touché par l’islam turc, assez proche de l’islam tunisien”. Puis l’Iran, en 1993. Un passage “terrible” pour celui qui se déclare être en désaccord avec le Régime des Mollahs et leurs manipulations de pouvoir, surtout depuis l’avènement de Khomeiny. Il déplore le voile et le sort réservé aux femmes, les barbus et leur “Islam de l’apparence, fait de provocations”. Pour Chalghoumi, la religion se porte dans le coeur et s’exprime par les actes. Aujourd’hui, cet imam de 40 ans est régulièrement la cible des intégristes français dont il est devenu l’ennemi numéro 1. Sa vie est périodiquement menacée. Sa femme a par deux fois été agressée, victime de crachats au marché. Ses cinq enfants sont inscrits dans une école catholique privée, “par mesure de sécurité”. Et lui-même évolue sous protection policière. Dans le camp extrémiste musulman, les appels à sa démission sont légion. En vain, clame-t-il : “rien ne saura me faire taire”. Chalghoumi refuse de céder à l’intimidation. Bien décidé à parler, jusqu’au bout. Pour distiller son message de paix, d’amour et de tolérance, et contrer les déviances de l’islam. “Il faut avoir le courage de dire la vérité”, ponctue l’imam, “peut-être que le courage a manqué en France, en 1940, pour dénoncer ce qui était en train de se passer. Aujourd’hui, je suis prêt à parler envers et contre tout, pour que de telles horreurs, comme la Shoah ou la tragédie de Toulouse ne se reproduisent pas”. Jerusalem Post
Cherchez l’erreur !
Des imams ont organisé comme l’annoncent TF1 ou RTL
Un rassemblement en hommage aux familles des victimes de la récente attaque de la préfecture de police de Paris ….
Et nos médias nous parlent…
De l‘appel à manifester en soutien à l’égorgeur !
Mais mis à part les médias sulfureux de la fachosphère ou de la néoPravda poutiniste RT ou Sputnik news
Qui prendra la peine de rendre compte …
Non seulement de la ridicule, mais ô combien significative, faiblesse de la mobilisation ….
Mais du statut, tout aussi significatif malgré son passé effectivement radical, d’ « imam sans mosquée » opposé au port du voile intégral et contraint de vivre sous protection policière du principal organisateur
Pour avoir commis l’irréparable péché …
D’avoir poussé la volonté de dialogue avec les sionistes …
Jusqu’à en fréquenter, entre Elisabeth Levy et Alain Finkielkraut, les personnalités les plus islamophobes
Et, comme le rappelle notre Pacal Boniface national, de s’être non seulement rendu en Israël …
Mais d’avoir, injure suprême, refusé de condamner l’abjecte occupation des Territoires palestiniens ?

Des imams rendent un hommage aux familles des victimes de l’attaque de la Préfecture de police

Des imams ont organisé sur la place Saint-Michel de Paris, un rassemblement aux familles des victimes de la récente attaque de la préfecture de police de Paris. L’un de ces imams, Hassen Chalghoumi, s’est dit déçu par la faiblesse de la mobilisation.

Pour exprimer leur solidarité aux familles des victimes de l’attaque de la préfecture de police de Paris, des imams ont organisé une mobilisation le 10 octobre 2019, sur la place Saint-Michel de Paris.

L’un de ces organisateurs, Hassen Chalghoumi, président de la Conférence des imams de France, s’est dit lui-même déçu par le faible nombre de personnes ayant répondu à l’appel. Et pour cause : ils n’étaient qu’une poignée – dont l’écrivain Marek Halter – sur la place parisienne, en fin d’après-midi, déployant une banderole indiquant : «Citoyens musulmans contre la radicalisation» et «Soutiens aux victimes et leurs familles».

L’ancien imam de la mosquée de Drancy Hassen Chalghoumi, dont la légitimé au sein de la communauté musulmane française ne fait pas l’unanimité, a déclaré que la mobilisation constituait «un appel à joindre le discours du président de la République de s’engager».

Les imams à l’origine du rassemblement ont réalisé une prière en hommage aux victimes de la tuerie de la préfecture.

Le 3 octobre, Mickaël Harpon, qui travaillait depuis 2003 à la préfecture, a tué quatre de ses collègues avec un couteau (en métal et non en céramique, comme indiqué pendant un temps dans les médias), avant d’être abattu. Cet informaticien de 45 ans s’était converti à l’islam depuis une dizaine d’années et fréquentait des membres de la mouvance «islamiste salafiste», selon les enquêteurs. L’enquête menée conjointement par la brigade criminelle et la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) sur l’attentat aurait révélé, selon le Parisien, que Mickaël Harpon avait en sa possession à son domicile une clé USB contenant des vidéos de propagande de l’organisation terroriste djihadiste Daesh.

Voir aussi:

Chalghoumi, l’imam qui dérange l’islam de France

Les organisations musulmanes représentatives dénoncent l’activisme et « l’autoflagellation » du responsable de la mosquée de Drancy, Hassen Chalghoumi.

Aziz Zemouri

Le Point

Prêcher l’exemple

Alors que l’antisémitisme reprend du galon dans une France qui peine à gérer ses extrêmes, Hassen Chalghoumi, l’imam qui dérange, confirme son discours pacifié

Nathalie Blau
Jerusalem Post
August 1, 2012
Agression dans un train, plaque médicale taguée, ces derniers temps, la France enregistre une recrudescence des actes antisémites. Plus 46 % entre janvier et avril 2012 par rapport à 2011. Si elle n’est pas nouvelle, cette haine du Juif semble trouver sa source dans un racisme primaire, essentiellement confessionnel. Le 12 juillet dernier, le Grand Rabbin de France faisait ainsi part de son inquiétude au nouveau président de la République. Certes, “la très grande majorité de la communauté musulmane vit en bonne entente avec la communauté juive”, déclarait le leader cultuel, qui avait toutefois tenu à dénoncer “certains propos qui tentent de mythifier la personne de Merah”. Mohammed Merah. L’assassin de Jonathan Sandler et ses deux garçonnets, de la jeune Myriam Montenegro et de trois gendarmes. Merah, la brute meurtrière, née sur le sol français, qui semble bien faire des émules. Suite à ses actes barbares de mars dernier, le ministère de l’Intérieur a relevé “un pic” des agressions antisémites.
Récemment, à l’occasion des 70 ans de la Rafle du Vel’ d’Hiv, François Hollande prononçait un discours symbolique et largement salué, hormis quelques voix discordantes. Mais la demande du Grand Rabbin de France reste plus actuelle que jamais : il appelle la communauté musulmane à témoigner haut et fort “sa prise de distance, sa récusation pleine et entière de tout ce qui peut de près ou de loin rappeler l’intégrisme, le fondamentalisme et la violence que portent certains courants de l’islam”.
S’il est un homme qui remplit précisément cette mission, c’est bien Hassen Chalghoumi, l’imam solitaire, le prêcheur de Drancy. Celui qui incarne aujourd’hui un islam modéré et se bat depuis des années pour favoriser le dialogue entre jeunes des banlieues, musulmans et juifs.
“On n’est pas français” 
En 1997, quand il pose ses valises en France, à Bobigny où son frère réside, il sonde sa communauté : “connaissezvous d’autres religions ?” La réponse est non. Chalghoumi n’aura alors de cesse que de créer des ponts inter-confessionnels. Aller à la rencontre des hommes d’Eglises et de synagogues. Trois ans plus tard, il fait l’acquisition d’un petit pavillon de banlieue et s’installe à Drancy. En 2002, à la recherche d’un lieu de prière pour ses fidèles qui se comptent en milliers, il reçoit l’aide du maire de l’époque, Jean- Christophe Lagarde. Objectif : créer un foyer musulman pour les jeunes du quartier à la dérive. Leur proposer une alternative aux sirènes du fanatisme et qu’ils évitent d’aller gonfler les rangs de l’islamisme radical. Avant tout, martèle Chalghoumi, leur donner envie d’être français. Très vite, ce Tunisien d’origine qui a embrassé une nationalité française revendiquée, constate un malaise dans sa banlieue. Un blocage identitaire et social qui fait le lit, selon lui, des recruteurs d’Al-Qaïda.
Au sein de cette communauté maghrébine, d’origine algérienne pour une bonne part, l’allégeance à la patrie de Voltaire n’est pas systématique. “On n’est pas français”, disent-ils. Beaucoup ont un père, un frère moudjahidin, assassiné par soldats de l’armée française. Comment alors, pour eux, honorer ce pays d’adoption sans avoir le sentiment de trahir leur famille ? Chalghoumi parle aussi de ces Maliens, ou autres Sénégalais qui ne se retrouvent pas dans la culture française. Des immigrés sans repères, en manque de reconnaissance. “Il faut les valoriser”, pointe l’imam, “leur rappeler que le chiffre zéro a été inventé par les Arabes”.
Et cette jeunesse à l’identité multiple et complexe se caractérise aussi par une méconnaissance totale de l’islam, note Chalghoumi. Elle constitue alors une proie facile pour les rabatteurs des mouvances radicales, qui viennent recruter leurs combattants de Dieu dans les zones urbaines sensibles. En France, mais aussi en Europe. “C’est plus simple qu’avec les jeunes des pays arabes, et ce sont eux qui sont ensuite les auteurs de la majorité des attentats commis”. Chalghoumi s’échine, lui, à leur rappeler que la religion n’a rien à voir avec le pays d’adoption. “Aimez votre patrie”, clame l’imam au discours républicain qui se déclare en faveur de l’éducation dans les écoles publiques, “on peut s’intégrer en gardant ses valeurs”.
Fermez ces sites, pour l’amour du Ciel ! 
Chaque vendredi, son prêche attire quelque 4 000 Musulmans : 2 000 dans l’édifice, et autant dans les jardins de ce qu’il appelle la “mosquée de la paix”. Chalghoumi parle d’amour, entre les hommes et envers Dieu. Ses fidèles ? “La majorité silencieuse, celle qu’on ne voit jamais à la télévision. On ne montre que les barbus”, déplore-t-il, “les fanatiques, ceux qui affirment que je suis isolé et font régner un climat de peur”. En 2010, alors qu’il cristallise les passions par ses prises de position en faveur de l’interdiction du niqab, les caméras accourent à Drancy. Et ne montrent à l’écran que cette minorité visible que Chalghoumi dénonce pourtant. Les fils de Ouma.com, qu’il rebaptise “Haine.com”. Ou ceux du Collectif Cheikh Yassine.
L’imam en colère pointe du doigt cinq ou six sites fanatiques, connus de tous, financés par les Frères musulmans ou d’autres mouvances salafistes. Des vecteurs d’intégrisme dont Merah serait le produit direct pour s’y être gavé de vidéos, affirme-t-il. “Pourquoi, pour l’amour du Ciel, le gouvernement ne ferme-t-il pas une fois pour toutes ces plates-formes web ? Par manque de courage politique ?”. La France doit balayer devant sa porte, insiste-t-il. “Il faut arrêter de chercher les coupables en Afghanistan, ils sont chez nous, dans nos prisons”. Les cellules constituent les terres de chasse des Frères musulmans, estime Chalghoumi. Et là encore, il en appelle au gouvernement : “Nous devons protéger notre avenir pour que la France reste la France de Voltaire”. Sa solution : créer un islam de France. Former des imams français. Car, explique-t-il, “on ne veut pas d’ingérence étrangère dans nos villes”. Celle de pays arabes, “comme l’Algérie, qui gère la Grande mosquée de Paris”.
Ou celle, surtout, des Frères musulmans, ramifiés, infiltrés, omniprésents dans la capitale et ses zones satellites, mais aussi en province. Et de partir en croisade contre ceux qui se revendiquent de l’islam, “mais ont vendu leur âme à la haine, à l’antisémitisme”. Il faut prendre exemple sur la communauté juive, revendique Chalghoumi. Selon lui, “la communauté musulmane est à la traîne”. Des propos chocs, encensés par les uns, conspués par les siens. Peu importe, l’imam se bat pour ses idées : ôter toute stigmatisation sur les Juifs de la part des jeunes Arabes de banlieue qui exportent le conflit moyen-oriental, une fois encore, en toute méconnaissance du sujet. La Shoah, cela fait près de dix ans qu’il essaie d’en parler auprès des Musulmans de Drancy. Une évidence, selon lui. Par respect, pour contrer l’oubli.
Et celui que d’aucuns taxent “d’islamo-guignol”, de “Sioniste”, “d’imam des Juifs”, a même fait la démarche de venir en Israël, en juin dernier. Invité par l’Institut français, à l’occasion du Forum de la Démocratie, Chalghoumi savait que son déplacement attiserait les foudres de ses détracteurs. Aux Israéliens venus le saluer et le remercier de ses prises de position courageuses, il répondait, la main sur le coeur, “souhaitez-moi bonne chance pour le retour”. Et de fait, il était attendu par des articles incendiaires dans la presse tunisienne et des insultes de certains groupes propalestiniens français. Celle qui lui fait le plus mal ? “Traître”, répond-il. “Un traître, c’est un homme politique qui a trahi son parti. Je suis un homme de religion qui n’a jamais trahi sa foi. Le Coran, c’est la paix. Certains le transforment en haine”.
L’ennemi numéro 1 
A ceux qui lui attribuent une période intégriste dans sa jeunesse, il rétorque : “Il ne faut pas croire tout ce que vous pouvez lire sur Internet. Je suis obligé de payer une société pour remettre à jour régulièrement ma fiche Wikipédia, hackée par les Frères musulmans”. Certes, il a roulé sa bosse dans les madrasas de Syrie, Turquie, Inde, Iran ou Pakistan. Mais ce Tunisien sunnite d’origine, né dans une famille modeste traditionaliste, inscrit dans un lycée alaouite jusqu’au bac, présente cela comme un parcours initiatique. A la recherche de sa foi.
A Damas, il s’immerge pendant deux ans au coeur du nationalisme arabe, évolue de mouvances en mouvements, se familiarise avec les différents courants. Avant de séjourner quelques mois en Turquie, où il sera “très touché par l’islam turc, assez proche de l’islam tunisien”. Puis l’Iran, en 1993. Un passage “terrible” pour celui qui se déclare être en désaccord avec le Régime des Mollahs et leurs manipulations de pouvoir, surtout depuis l’avènement de Khomeiny. Il déplore le voile et le sort réservé aux femmes, les barbus et leur “Islam de l’apparence, fait de provocations”. Pour Chalghoumi, la religion se porte dans le coeur et s’exprime par les actes. Aujourd’hui, cet imam de 40 ans est régulièrement la cible des intégristes français dont il est devenu l’ennemi numéro 1. Sa vie est périodiquement menacée.
Sa femme a par deux fois été agressée, victime de crachats au marché. Ses cinq enfants sont inscrits dans une école catholique privée, “par mesure de sécurité”. Et lui-même évolue sous protection policière. Dans le camp extrémiste musulman, les appels à sa démission sont légion. En vain, clame-t-il : “rien ne saura me faire taire”. Chalghoumi refuse de céder à l’intimidation. Bien décidé à parler, jusqu’au bout. Pour distiller son message de paix, d’amour et de tolérance, et contrer les déviances de l’islam. “Il faut avoir le courage de dire la vérité”, ponctue l’imam, “peutêtre que le courage a manqué en France, en 1940, pour dénoncer ce qui était en train de se passer. Aujourd’hui, je suis prêt à parler envers et contre tout, pour que de telles horreurs, comme la Shoah ou la tragédie de Toulouse ne se reproduisent pas”.
Voir de même:

L’imam français Hassen Chalghoumi menacé de mort après sa visite en Israël

Le responsable a dénoncé un « tsunami de haine » suite à son séjour la semaine dernière – durant lequel il a visité une implantation et rencontré Reuven Rivlin

Dans une interview à la chaine I24News, l’imam de Drancy, Hassen Chalghoumi, a dénoncé un « tsunami de haine » suite à sa visite en Israël la semaine dernière, durant laquelle il était accompagné d’une délégation de responsables musulmans et de jeunes belges et français.

« J’accuse la chaîne Al Jazeera, avec sa propagande de haine et celle du Hamas, celle de tous les sites islamistes… Al Jazeera m’a qualifié de traître, de vendu et j’ai été obligé de déposer une plainte pour menace de mort », a-t-il expliqué.

Il a également salué le courage des participants au voyage « parce que nous avons dénoncé la mascarade des islamistes et leurs manipulations ».

« Il y a trop de sites qui expriment leur haine notamment contre Israël, mais cette jeunesse ne va pas s’arrêter là, parce que nous allons faire une tournée à travers la France pour poursuivre notre mission et transmettre ce que nous avons vu en Israël, a-t-il ajouté. A ceux qui me menacent de mort, je veux leur dire qu’ils ne me font pas peur, et je ne baisserai jamais les bras, j’avance vers le dialogue, je suis un homme de paix, et telle est ma vision de l’islam. »

Durant son voyage en Israël et dans les Territoires palestiniens, Hassen Chalghoumi s’est notamment rendu dans le nord de la Cisjordanie suite à l’invitation d’un responsable d’implantations. L’imam a expliqué que le soutien au boycott anti-Israël était contraire à la loi coranique.

Le voyage avait été organisé par ELNET (European Leadership Network), une organisation qui cherche à renforcer les liens entre Israéliens et Européens. Il s’est conclu par une rencontre avec Reuven Rivlin, président de l’Etat d’Israël.

« Nous devons travailler ensemble. Nous devons lutter contre l’antisémitisme. Le judaïsme n’a jamais été en guerre avec l’islam. Le judaïsme et l’islam sont des religions sœurs, et nous devrions nous comprendre de cette façon », a notamment déclaré le dirigeant israélien.

Connu en France pour son implication dans des forums et dans des initiatives interconfessionnelles, Hassen Chalghoumi a reçu un grand nombre de menaces de mort pour les liens amicaux qu’il entretient avec le CRIF, l’organisation-cadre qui représente les communautés juives françaises, et pour s’être rendu en Israël à plusieurs occasions.

Chalghoumi a expliqué durant ce récent séjour qu’il espérait encourager le dialogue entre Israéliens et Palestiniens de manière à ce que plus jamais « aucune mère – qu’elle soit Israélienne ou Palestinienne – ne verse de larmes » à l’avenir.

Chers amis,La fin de notre voyage en Israël et en Palestine, avec les 40 jeunes belges et français s’est conclue par…

פורסם על ידי ‏‎Imam Hassen Chalghoumi‎‏ ב- יום שני, 17 ביוני 2019

Il a également critiqué le rejet par les Palestiniens de la conférence sur la paix au Bahreïn. « Je ne pense pas que ce soit une bonne chose. Il faut toujours aller discuter, s’asseoir autour de la table. Même si vous n’êtes pas d’accord – le dialogue pourra nous sauver », a-t-il clamé.

Chalghoumi est quelque peu un cas particulier dans le discours religieux musulman, et il a été remarqué pour avoir soutenu l’interdiction de la burka en France, qui recouvre entièrement le visage.

Voir de plus:

L’Imam de Drancy: « La burqa est un phénomène étranger à l’islam des Lumières »

Hassen Chalghoumi, Imam de Drancy et président de la Conférence des imams de France a discuté de « L’islam de France » avec les metronautes.

Métronews

15-09-2010

Halima77 : Bonjour. Ca consiste en quoi le travail d’imam?
L’imam explique l’islam et aide les musulmans à pratiquer la religion surtout les cultes collectifs.

Mad : Le projet de construction d’une mosquée près de Ground Zéro et le pasteur qui voulait brûler le Coran ont crée une vive polémique, au delà des frontières américaines. Derrière ces affaires, de hauts responsables religieux se sont inquiétés d’une récente montée « du sentiment anti-musulman » aux USA. Que pensez-vous de ces deux affaires et comment expliquez-vous ce sentiment ? Ce climat est-il aussi palpable en France ?
Il faut faire attention aux amalgames et aux surenchères: la société américaine surtout celle de Manhattan est ouverte et tolérante… Il y a des racistes et des fascistes évangélistes… Ce n’est pas une raison pour jouer avec le feu, à la provocation… On peut construire une mosquée n’importe où, mais pas à coté d’un charnier, d’un mémorial de la barbarie terroriste des islamistes d’Al-Qaïda.

Niche : Quelles sont vos arguments pour une loi contre le burqa?
Aucun texte coranique ne parle de la burqa. Il faut faire la différence entre la religion musulmane et les traditions de certains musulmans. Dans l’islam sunnite, il y 4 écoles théologiques: les 4 disent que la burqa n’est pas une obligation. Tous les savants musulmans disent que le visage de la femme n’est pas une partie intime… Alors, il y a plus important et plus sacré dans notre religion qu’un bout de tissu.

Barbu : Dire que le niqab n’est pas une obligation en islam, cela relève d’une interprétation juridique. Mais comment osez-vous affirmer qu’il soit étranger aux textes de référence, à savoir le Coran et la Sounnah ?
Si vous dites le contraire, citez le verset coranique qui parle de la burqa! Il n’y en a aucun. La burqa est un phénomène étranger au coran, étranger à l’islam du Maghreb, étranger à l’islam qui n’a rien à cacher, étranger à l’islam des Lumières.

Lila : C’est quoi pour vous un islam de France?
C’est un Islam libre des ingérences étrangères et des ingérences policières ; Libéré des manipulations des politiques et des gesticulations des fanatiques ; Libéré du paternalisme post-colonialistes des indigènes-nihilistes et des idiots-arrivistes ; Libéré des intégristes et des affairistes ; Libéré des surenchères gauloises et des compromissions munichoises ; l’Islam de France est Contre les racistes musulmans et les extrémistes islamistes.

Kjaiber : L’islam est-il divisé en islam de chaque pays?
L’islam est universel, intemporel, mais il s’adapte. L’islam algérien n’est pas l’islam saoudien, l’islam marocain n’est pas l’islam taliban, l’islam tunisien n’est pas l’islam iranien.

Popof : Est-ce que la polygamie est autorisée par le coran?
Elle est est EXCEPTIONNELLEMENT autorisée, et elle est autorisée CONDITIONNELEMENT… de telle façon qu’elle est presque dure à accepter… surtout si des gens utilisent la polygamie pour se faire un harem, pour faire du mal aux femmes, aux enfants et à la société.

Barbu : Sourate Al Ahzab Verset 59. Lorsque ce verset a été révélé, les femmes du Prophète ont rabattu un voile noir sur leur visage. Que doit-on en déduire ?
Vous parlez des Femmes du Prophète, Prière sur lui.. dans le même verset, AlLLAH s’adresse aux femmes du Prophète leur disant que vous n’êtes pas comme les autres femmes… J’espère que vous pensez comme notre Dieu que les femmes du Prophète ne sont pas comme les autres femmes ; alors ce qui s’applique à elles ne peut pas s’appliquer à toutes les femmes.

Hanniy : Bonjour Mr l’Imam. Etes-vous seul à penser ça ou y’a t’il d’autres imams qui partagent votre opinion mais qui n’osent prendre la parole ? Et qu’en pensent vos supérieurs religieux ? Je voulais saluer votre courage, l’image que vous donnez : juifs et arabes n’ont aucune raison d’être ennemis. Bravo !
Merci. Il y a beaucoup d’imams qui pensent comme moi, malheureusement ils ont peur. Certains ont pris position comme moi, ils ont été « chassés » de leurs mosquées, ou insultés, ou menacés… Et puis ils ont vu un mauvais exemple dans la mosquée de Drancy: assiégée, agressée pendant plusieurs mois sous le regard impuissant des pouvoirs publiques… Et puis il y a des imams fonctionnaires, salariés des gouvernements étrangers… Et surtout certains représentants de notre Etat et certains représentants de notre nation préfère fricoter avec les intégristes et les affairistes de l’UOIF.

Bachir : L’islam est une religion qui condamne les actes blâmables, pourquoi ne vous entendons donc pas sur la vindicte politique dont les Roms et les gens du voyage sont victimes?
Si, j’ai condamné les « BRUITS ET LES ODEURS » de certains politiciens français, j’ai condamné les surenchères irresponsables et les dérapages intolérables des Estrosi et des Lefevre… Malheureusement, nous les musulmans de France, nous n’avons pas un média digne qui fait entendre notre voix.

Sony : Quelle est l’influence des Frères Musulmans en France ?
Elle est dangereuse, elle est grandissante, elle est lâche, elle est usurpatrice… La majorité des musulmans de France n’appartiennent pas à cette secte intégriste et populiste qui a fait 200 000 morts en Algérie par exemple, mais la cécité et la lâcheté des pouvoirs publiques ont laisser s’épanouir et grandir ce monstre qui mange ses enfants.

Oula : C’est bien gentil tous ces discours mais au quotidien comment faire quand on est toujours considéré comme des étrangers qui volent le pain des « vrais » français?
Nous sommes des Français… Et il faut imposer au gouvernement français nos vrais problèmes et surtout le racisme. Par exemple, SOS Racisme doit commencer à s’intéresser réellement au racisme que subissent plusieurs catégories de Français au lieu de jouer aux apparatchiks idéologiques de la morale sélective. SOS Racisme doit comprendre que le racisme que subissent les musulmans n’est pas celui que subissent des assassins menacés par la perte de leurs papiers de nationalités, ni les regards choqués ou mêmes haineux que subissent certaines femmes dont le regard et le visage sont cachés par une insupportable burqa, ni la discrimination réelle à l’entrée des discothèques. Le vrai racisme, c’est ce que subissent nos enfants à l’école, nos familles au logement, nos salariés au travail, nos diplômés à la promotion sociale…

Bachir : Vous êtes Tunisien, que pensez-vous du despotisme exercé par le président en place, et des pressions et répressions exercées sur les musulmans en Tunisie?
Le président actuel a sauvé la Tunisie de la guerre civile algérienne. Les mêmes intégristes tunisiens voulaient instaurer la même barbarie talibane et provoquer la même guerre civile algérienne… La Tunisie est un pays libre et moderne… Il y a même des Français qui vont se soigner la bas… L’islam de la Tunisie est l’islam modèle, celui de la modération et de la modernité….. Je suis imam français et je suis fière de mon pays d’origine la Tunisie qu’Allah protège.

Alison : Que pensez-vous de l’ouverture de restaurant uniquement halal ?
Ce n’est pas du communautarisme, c’est une affaire de business. Plusieurs restaurants ont été sauvés du dépôt de bilan en s’adressant directement à une certaine clientèle. Il ne faut donc pas en faire un fromage et laisser les musulmans manger tranquillement.

Niche : Les quartiers ne sont-ils pas en train de se radicaliser? Comment expliquez-vous cette « extrémisation »?
Je déteste l’expression « les quartiers », ce que vous appelez ainsi, sont une partie de la France, que plusieurs gouvernement de notre France ont négligé, et que les Frères Musulmans soutenus par des gouvernements étrangers sont en train de gangrener.

Chian : Comment entendez -vous lutter contre les extrémismes?
Ce n’est pas le combat d’un seul homme, ni de la seule communauté musulmane, ni seulement du gouvernement… Tout le monde doit concourir à combattre les extrémistes, surtout en luttant d’abord contre le racisme. Le département du 93 est le symbole de la diversité, il est le thermomètre de l’intégration: Les représentants de l’Etat et de la nation doivent réussir à faire de ce département un modèle économique, social et républicain, un modèle du vivre ensemble. Dans le 93, il y a le siège de tous les mouvements, sectes et organisations musulmanes ou islamistes. Je demande que les intégristes islamistes ne restent pas les interlocuteurs exclusifs des représentants de la Nation. Il y a parmi nous, les musulmans français, des cadres républicains, des hauts fonctionnaires, des patrons, des professeurs de médecine, des professeurs émérites d’université, des créateurs de richesses et des vecteurs de sagesse, des personnes méritantes qui aiment la France et qui respectent l’islam. Il n’y a pas que des intégristes qui font du business avec l’islam.

Barbu : Ce qui vous est reproché, ce sont vos liens avec le CRIF, sous marin de la droite israélienne en France, pas vos relations avec la communauté juive. pourquoi entretenez-vous cet amalgame ?
regardez les vidéos postés par les intégristes du collectif Cheikh Yassin et vous écouterez les messages de haine contre les juifs. il faut être courageux pour admettre que les intégristes islamistes détestent les juifs comme ils détestent les femmes d’ailleurs.

Amina : Y-a-t’il plus de fidèle dans votre mosquée depuis tout ces évènements ?
Pendant l’Aid, il y avait plus de 6 000 fidèles. Chaque vendredi, il y a plus de 3 000 fidèles. La mosquée de Drancy est celle d’ALLAH et ceux qui aiment ALLAH ne vont pas suivre le diable pour fermer ou détruire cette mosquée comme ont voulu faire les islamistes ou des naïfs manipulés par les Frères Musulmans.

Amina : Pourquoi avez-vous dit que dans la mosquée de Drancy, il n’y avait aucune femme qui porte ni la burqa ni le niqab, alors que j’ai pu m’y rendre et voir le contraire ?
Avant la tentative de putsch et l’explosion de la fitna dans la mosquée de Drancy, il n’y avait pas de femmes en burqa, pendant les émeutes, certaines sont venues en provocation… Je dis certaines, peut-être que c’était des hommes déguisés en burqa, qui sait?

Pitou002 : Ne faudrait-il pas que des intellectuels musulmans réforment la charia qui n’est pas d’origine divine pour la mettre en conformité au 21ème siècle et en conformité avec les lois de la République?
Le terme charia est très manipulé et galvaudé… Pour des imbéciles, la charia c’est le mariage du libertinage et la lapidation des femmes adultères… La charia est le chemin de la religion. Alors il faut réformer notre façon de voir les choses… Il faut réformer nos visions… Il faut nous réformer nous musulmans, parfois indignes d’une belle et grande religion qu’est l’islam.

Bachir : Economiquement et socialement, vous êtes de quel clivage politique?
je suis du Juste milieu, pas le Nouveau Centre que je respecte, mais LE JUSTE MILIEU qui est l’expression que notre Dieu a utilisé dans le Coran pour qualifier les musulmans.

Amina : Certains tel que Tariq Ramadan ont été contre la burqa et le niqab, et pourtant il n’ont pas été critiqués…
Vous me parlez de Tariq Ramadan qui est un intégriste suisse et non pas un musulman français.. Lui et sa secte dangereuse, les Frères Musulmans, ont perverti la religion au point de pousser les suisses à devenir racistes et à interdire les minarets. Est-il normal que ce Tariq Ramadan aille soutenir le voyou polygame de Nantes qui a insulté notre religion en déclarant que l’islam autorise les maitresses ? J’ai honte.

Bachir : Hassen Chelgoumi, ne pensez-vous pas que le fait de vous montrer véhément à l’encontre d’autres musulmans qui ne demandent qu’à pratiquer leur religion dans la bienséance islamique constitue un acte de niffaq (Hypocrisie)?
Le Nifaq, c’est le double discours…

Pseudo modéré : Pourquoi ,lorsque des abus liés à la charia ont lieu dans des républiques islamiques, tant à l’encontre des musulmans eux-mêmes que des chrétiens qui y vivent, n’entend t-on jamais les protestations des dirigeants de l’Islam de France ?
Malheureusement vous avez raison, mais il n’y a pas de dirigeant de l’islam de France… le CFCM est une catastrophe honteuse, une coquille vide gangrenée par l’UOIF. Le Président de notre République a bien fait de créer cette institution, mais ce n’est pas à lui de remplacer les intégristes ou les fonctionnaires étrangers qui la dirigent pas des musulmans français compétents… C’est un vrai problème.

Rez : L’extrémisme religieux en France a disparu en même temps que la foi, pensez-vous que les musulmans peuvent devenir plus modérés en continuant à peupler les mosquées ?
Oui car l’islam est religion pas une idéologie… La mosquée doit être un carrefour musulman et non un maquis islamiste.

Un dernier mot Hassen Chelgoumi?
J’aimerai remercier particulièrement le maire de Drancy, l’un des hommes politiques français les plus courageux et les plus républicains… Il a résisté avec moi aux racistes et aux islamistes. Il mérite de remplacer la catastrophe qu’est devenue Fadela Amara, car la Politique de la Ville mérite des hommes ou des femmes compétents et non des guignols, sinon le racisme et l’islamisme vont s’accroitre, se nourrir mutuellement et nous mettre TOUS en danger.

Hassen Chalghoumi, avec la collaboration de Farid Hannache, « Pour un islam de France ». Ed. Le cherche midi, 412p; 18 euros.

Voir encore:

Collectif pour la dignité des musulmans
Saphir news
9 Juin 2012


Militants et intellectuels, une quinzaine de personnalités lancent un appel à la démission de Hassen Chalghoumi du poste de Président de l’association culturelle des musulmans de Drancy.

Voir encore:

Hassen Chalghoumi a perdu un de ses valeureux soutiens en la personne de Farid Hannache, son ex-plume qui dit aujourd’hui s’être repenti d’avoir suivi les pas du « faux imam de Drancy ». Ce dernier, qui s’est distingué mardi 26 février sur les ondes de Beur FM [l’enregistrement plus bas], ne cache rien de son amertume à l’encontre de l’actuel chouchou des médias dont la côté d’impopularité auprès des musulmans est au plus haut.

Hanan Ben Rhouma

Saphir news
27 Février 2013

Farid Hannache balance sec. L’ancien conseiller de Hassen Chalghoumi, sans qui son premier livre « Pour l’islam de France » sorti en 2010 n’aurait pas été possible, a décidé de sortir de l’ombre et de faire des révélations, sur le ton de la dénonciation, quant au passé du président de l’association gestionnaire de la mosquée de Drancy.

Invité au micro de Beur FM mardi 26 février, Farid Hannache a ainsi fermement attesté que Hassen Chalghoumi a mené campagne pour Nicolas Sarkozy pendant la campagne électorale de 2012. Une information qui ne surprend guère puisqu’il est un des soutiens du maire de Drancy, Jean-Christophe Lagarde, engagé en 2012 pour la réélection de l’ancien chef de l’Etat.

« C’est l’une des personnes qui a envoyé un bus de la mosquée de Drancy au meeting de Villepinte » en mars 2012 où « il était assis au premier rang avec les ministres et Sarkozy lui-même est venu le saluer », affirme-t-il, révélant que M. Chalghoumi est un de ceux qui auraient véhiculé le « fameux sms » dans lequel il était mentionné « les 10 raisons de ne pas voter PS ». « Dans l’immédiat, il critique Sarkozy car il roule pour Valls. Parce que ce que cherche les politiques, ce sont des béni-oui-oui. »

Un homme au passé sulfureux

Sur son passé, Farid Hannache en dit long. Il affirme qu’à l’époque où il fut un prédicateur du mouvement des Tablighs, « il était tellement fiché intégriste que le ministère de l’Intérieur avait décidé de l’expulser » mais « ce sont les bons offices de l’UOIF (Union des organisations islamiques de France, aujourd’hui décrié par M. Chalghoumi, ndlr), par l’intermédiaire de l’ancien président Lhaj Thami Breze, qui ont convaincu le ministère de ne pas l’expulser ».

Toutefois, « il est interdit de séjour aux Etats-Unis malgré qu’il ait été reçu à Tel Aviv sur tapis rouge », selon M. Hannache qui raconte que l’ancien imam du foyer Sonacotra de Bobigny, employé en 2002 pour la société Fedex, s’était même vu retirer son permis de travail à l’aéroport Charles De Gaulle « parce qu’il était fiché dans la liste rouge des RG ». M. Chalghoumi fut bien manutentionnaire

Pourquoi se manifester que maintenant ? Celui qui fut la plume de Hassen Chalghoumi a déclaré vouloir « faire pénitence » auprès de tous ceux qui l’ont écouté du temps où il soutenait le président de la mosquée de Drancy. Il entend ainsi dénoncer « la gestion policière de l’islam de France et sa gestion néocolonialiste avec la prédominance des lobbies sionistes qui sont en train d’imposer qui doit parler ou non au nom des musulmans ». Sa sortie médiatique lui permet également, à bien des égards, de ne plus voir son nom associé à l’impopulaire Hassen Chalghoumi.

Ce dernier, si décrié des musulmans, est adulé des médias à l’heure où le livre d’entretien « Agissez avant qu’il ne soit trop tard » signé David Pujadas jouit d’une belle promotion. Les failles dans sa communication font jour. Les révélations de Farid Hannache ne manqueront pas d’éclabousser « l’imam de Drancy ».

Voir aussi:

Comment l’imam Chalghoumi renforce malgré lui les préjugés sur les musulmans
LE PLUS. Hassen Chalghoumi est un des imams les plus connus de France, notamment grâce à une importante médiatisation de ses positions. Mais cela sert-il vraiment la communauté dont il se fait le représentant ? Non, répond Pascal Boniface, directeur de l’Iris, jugeant au contraire son action contre-productive.

Pascal Boniface
Directeur de l’IRIS

L’Obs

14-02-2013

L’imam Hassen Chalghoumi est particulièrement choyé par les médias et de nombreux responsables politiques. Il est censé représenter un islam modéré, sans interférence de l’étranger. Il veut également promouvoir le dialogue judéo-musulman, apaiser les tensions communautaires qui traversent notre pays et contribuer à combattre la mauvaise image de l’islam en France. Un récent sondage montrait que 74% des Français expriment un sentiment de défiance à l’égard de cette religion.

Ces intentions sont louables. Mais son action et sa mise en scène vont à l’encontre des buts recherchés.

Chalghoumi, un « native informant »

L’imam Chalghoumi est largement ignoré, voire violemment rejeté par ses coreligionnaires. Début décembre 2012, j’avais pointé l’écart entre son exposition médiatique forte et son enracinement pathétique sur les réseaux sociaux (à l’époque 37 followers pour Twitter et 105 mentions « j’aime » sur Facebook). Pas vraiment un leader populaire.

Il n’est en rien représentatif des musulmans. Ce sont les médias et quelques responsables politiques qui le désignent comme tel. D’où un grand malaise provoquant un rejet, les musulmans refusant de se voir assigner par des non-musulmans un représentant qu’ils n’acceptent pas. Si Chalghoumi est rejeté, ce n’est pas parce qu’il est modéré, comme certains veulent le faire croire, mais parce qu’il est illégitime. Il est désigné représentant d’une communauté par ceux qui n’y appartiennent pas.

Chalghoumi est ce que la sociologie américaine appelle un « native informant », ces figures qui occupent la parole d’une communauté dont ils n’ont pas le soutien, mais qui tirent leur légitimité des médias et des milieux politiques dominants. Il dit ce que la majorité a envie d’entendre de la part d’une minorité, mais pas ce qu’elle pense réellement. Les « informateurs indigènes » valident les stéréotypes que la majorité véhicule sur leur communauté.

On parle également des « rented negroes », ces noirs américains qui monopolisent le paysage médiatique pour donner « un visage de noir pour une opinion de blanc ». Chalgoumi est loué dans les deux sens du terme et l’un parce que l’autre !

La position de Chalghoumi conforte les préjugés contre l’islam

Si la communauté concernée commence à être informée, comme le sont aujourd’hui les musulmans français, la manœuvre ne marche plus. Cette manipulation de l’information devient un défi démocratique. De surcroit, elle conforte les stéréotypes que l’on dit vouloir combattre.

Le message qui est envoyé au public c’est qu’un imam modéré est rejeté par ses coreligionnaires qui sont donc, dans leur majorité, extrémistes. La mise en scène de Chalghoumi, loin de combattre le préjugé d’un islam radical et intolérant, le conforte puissamment.

Développer le dialogue judéo-musulman est une bonne chose. Le faire comme Chalghoumi ne créé pas un pont, mais creuse le fossé. Cela accrédite l’idée que le conflit du Proche-Orient est d’essence religieuse. Le problème de ce conflit n’est pas l’islam. C’est l’occupation israélienne des Territoires palestiniens. Chalghoumi renforce l’idée que si les musulmans étaient plus modérés, le conflit pourrait être résolu, et la France préservée de son importation.

Il est considéré comme une vedette par les représentants institutionnels de la communauté juive, où il a plus de soutien que parmi les musulmans. Cela n’est pas sans poser un problème de légitimité de représentation. Il ne s’est jamais élevé contre l’occupation israélienne. Il est muet sur les appels à une solidarité inconditionnelle avec le gouvernement israélien lancés régulièrement par les responsables institutionnels de la communauté juive. Son partenariat avec les institutions juives n’est en rien équilibré ou réciproque. Il fait allégeance et obtient en retour une reconnaissance politique et médiatique nationale personnelle, mais rien pour sa communauté ou pour la cause palestinienne. Il accrédite l’idée qu’un musulman « modéré » ne critique pas le gouvernement israélien, et que ceux qui le font sont des extrémistes.

L’immense majorité des musulmans, tout en étant critiques à l’égard de la politique israélienne, condamnent l’antisémitisme et les actes antisémites. Ils ne peuvent donc se considérer comme représentés par Chalghoumi. En favorisant Chalghoumi, le CRIF privilégie le soutien à Israël sur la lutte contre l’antisémitisme.

Chalghoumi, faisant une mission de paix en plein bombardement israélien sur Gaza en novembre dernier, n’a pas condamné ces derniers. Richard Prasquier, président du CRIF, se félicite de l’avoir connu au moment de l’époque de « Plomb durci ». Il dit qu’il fallait « avoir beaucoup de courage pour afficher ses relations avec la communauté juive » – mais donc aussi beaucoup d’opportunisme pour ne pas dire un mot sur (ou contre) les bombardements israéliens sur Gaza par l’armée israélienne.

Il est au dialogue judéo-musulman ce que les bourgeois de Calais étaient au dialogue franco-britannique. Encore que ces derniers n’avaient guère le choix.

Voir enfin:

Quand une taupe nous dévoile sans le vouloir la stratégie de conquête de la France par la taqiyya

Lettre ouverte à Hassen Chalghoumi,
imam à Drancy, président de la Conférence des imams de France

Monsieur l’imam,

Merci, mille fois merci !
Une taupe comme vous, j’en rêvais.
Musulman, d’origine étrangère, formé à l’étranger (Tunisie, Syrie, Pakistan…), installé chez nous depuis peu, parlant mal notre langue, ne pouvant l’écrire qu’avec l’aide d’un nègre, vous prétendez donner des leçons de patriotisme et de légalité républicaine aux Français. Ne connaissant ni les Français ni la France, croyant que notre civilisation se réduit à l’image qu’en donnent les quelques élus frileux, idiots utiles, benêts divers qui vous témoignent leur allégeance, vous dévoilez au grand public, sans le vouloir, par vos maladresses, vos patauderies, vos insistances, votre manque de précautions dans l’expression…, la stratégie de l’islam en guerre par la taqiyya.
Monsieur l’imam, les 424 pages de votre livre Pour l’islam de France m’ont comblé.

L’action psychologique contre la France : une mécanique simple

En fait, l’action psychologique des djihadistes à destination des Français, au stade actuel du conflit, est simple dans sa conception et d’application facile pour les taupes. Elle s’articule en quatre axes de communication, toujours les mêmes, qui s’entrecroisent pour, d’une part déstabiliser les Français, entamer leur volonté d’agir contre l’invasion dont ils sont l’objet, d’autre part les convaincre d’accorder toujours plus à l’islam chez eux. Ces axes (ils seront exposés ci-après) sont étayés et alimentés par des séries d’affirmations non prouvées, de mensonges et de dissimulations. Le ton doit être assuré (celui qui osera douter ou contredire sera forcément un « raciste », un « islamophobe »…). Mais chaque interprète a loisir de mâtiner la partition comme il le souhaite par des appels aux grands sentiments, de l’érudition, des témoignages…

Vous, vous avez choisi, pour la tonalité générale de votre texte, l’hyperbole, le lyrisme, les oriflammes et les cuivres. Du coup, tout ce que vous avancez est écrit au crayon gras et les rouages de votre mécanique de propagande en deviennent si voyants que n’importe qui est en mesure de les démonter. (D’autres taupes sont plus habiles, laissez-moi vous le dire, et vos chefs pourraient être mécontents d’une balourdise qui compromet leur stratégie de sape.)

Premier axe de communication : les Français doivent accepter la « religion » islamique chez eux

Les taupes – toutes les taupes – affirment toujours la même fausseté pour nous piéger : l’islam est une « religion » et, toutes les taupes, toujours, invitent aussitôt les Français à prendre acte d’un fait : l’islam est désormais bien implanté chez nous.
Ce que vous, monsieur l’imam, résumez ainsi : « L’islam n’est plus la religion des immigrés ou des colonisés.
L’islam est la religion de millions de citoyens français.
L’islam en France est l’affaire de la France. »

Selon vous, les Musulmans sont, sur notre sol, « peut-être dix millions ».

L’islam serait simplement une « religion » ? Aussitôt, nous voici désarmés devant les prétentions des musulmans à prendre toutes leurs aises dans notre patrie. Une religion, c’est pour nous quelque chose qui ressortit à l’intime, à la liberté de conscience, au droit privé. Donc, pour nous, interdiction de regarder la chose d’un peu près et, surtout, de légiférer à son endroit. Or, vous le savez parfaitement, l’islam n’est pas une religion au sens où nous l’entendons. C’est une idéologie et un système de gouvernement des communautés et des hommes qui mêlent, de manière insécable, identité, religion, droit, politique, mœurs, morale ; c’est un «totalitarisme ». Le piège « islam-religion » a beaucoup servi aux musulmans en guerre contre nous pour dissimuler leur volonté colonisatrice et leurs manoeuvres. Il commence à être quelque peu usé. Mais, vous, vous pensez qu’il peut encore servir et vous allez en jouer tout au long de votre plaidoyer en faveur de votre totalitarisme.

Quant à l’incitation à tenir compte du fait accompli, elle revient à nous dire :

– Vous, Français, certes vos dirigeants ne vous ont jamais consultés sur votre sentiment à l’égard de cette présence étrangère à votre culture, certes vous pouvez pensez qu’elle est inopportune, qu’elle menace l’unité de votre nation, la paix intérieure… mais les faits sont là : vous devez en prendre acte et vous soumettre au réel, vous incliner devant la réalité que nous représentons.

Une objurgation qui comporte en filigrane une menace, c’est évident. Sinon, pourquoi gonfler les chiffres au-delà de la vraisemblance ? (A moins que… Et si les organismes officiels français chargés d’évaluer le nombre des Musulmans présents dans l’hexagone nous trompaient sciemment ?)

Ces préalables étant posés sans être aucunement discutés ou seulement mis en doute, arrive une autre affirmation : les effets positifs de l’immigration musulmane ? Vous soulignez « les richesses qu’ils [les Musulmans] apportent à notre nation », ajoutant avec une emphase qui est votre marque et qui aurait réjoui Molière : « La liaison entre nos concitoyens musulmans et la France n’est plus les flux migratoires, mais l’adhésion patriotique et la pratique méritoire des valeurs et des talents de la République. »

Suit, après cela, comme une explication du phénomène : par les origines religieuses communes – toujours l’antienne de l’islam-religion – : « Les trois Dieux ne sont en réalité qu’un Seul. Les trois Prophètes, Moïse, Jésus et Mohamed, ne sont que les arrière petits frères d’Abraham. La fraternité qui existe entre ces prophètes doit exister entre leurs disciples. » « N’avons-nous pas le même Dieu ? » (sauf que, nuance parmi d’autres, Allah n’a pas fait « l’homme à son image »). « Ne partageons-nous pas les mêmes prophètes ? » (sauf que Mahomet, « le sceau de la Prophétie », les corrige tous selon vous), « le même monothéisme » (sauf que, pour les Musulmans, les chrétiens sont associateurs, mushrikûn, polythéistes). »

Incidemment, posez-vous la question, monsieur l’imam : Quel Français se définirait aujourd’hui prioritairement comme « enfant d’Abraham » ? Et oseriez vous affirmer en toute honnêteté que le ‘Isâ de votre Coran (simple homme, jamais crucifié ni ressuscité) est le Jésus, le Yasû‘, des chrétiens ? Et placez-vous hors de la nation les athées, les agnostiques, les indifférents en matière religieuse ? Et n’avez-vous jamais entendu parler de nos héritages grec, celte, latin ? des Lumières ?

Force vous est de prendre acte que des Français demeurent rétifs à la présence de l’islam chez eux, « qu’il y aura toujours des imbéciles qui envisageront les musulmans français comme une immigration de colonisation ou comme un cheval de Troie de l’islamisme ». Ceux-là sont, purement et simplement, des « racistes » (le mot est sans fondement : l’islam n’est pas une race, que l’on sache ; il est cependant répété souvent). Honte donc aux Français qui « stigmatisent, clouent au pilori, bannissent en banlieue une communauté, presque entièrement suspecte ; certains vomissent des inepties parfois abjectes. » Par leur refus de l’immigration musulmane, ce sont même des assassins : « La Méditerranée est remplie de cadavres d’immigrés clandestins. »

Axe 2 : les Musulmans aiment la France et la république

Autre maillon dans la chaîne des affirmations assénées : les Musulmans présents en France, non seulement aiment le pays qui les accueille, mais, même, ils adhèrent à la République. Vous êtes vous-même un républicain exemplaire.

Avec quelle violence vous rejetez le communautarisme, « le clanisme » – alors que vous prêchez pour la reconnaissance d’une communauté musulmane de plein droit !
Et vous rendez hommage à… la laïcité, à la loi de 1905, que les Musulmans « doivent respecter ».
(Cependant, ajoutez-vous, «ceux qui se réfèrent à la loi de 1905 ou le Bleu-Blanc-Rouge « pour prétendre sauver l’identité et la Patrie » sont des racistes. »)

Inutile d’insister : par qui ferez-vous admettre que l’islam, qui place toute vie humaine sous tous ses aspects dans le devoir d’obéissance à une Révélation d’origine divine, est compatible avec la République, avec la laïcité ? Bien sûr, vous mentez. Vous mentez effrontément, appliquant le principe d’un des grands maîtres de la propagande politique, Joseph Goebbels, qui affirmait : « Plus gros est un mensonge, plus facilement il est accepté » ?

Axe 3 : condamnation de l’islam tel que nous le constatons

Dans leurs opérations d’enfumage, les taupes de l’islam se trouvent, à un moment ou à un autre, dans la nécessité de prendre leur distance avec l’image, très négative, que les autres civilisations se font de l’islam à la lumière de l’actualité et de l’histoire. Vous ne manquez pas à cette tâche de désaveu, de reniement.

Vous avez des mots extrêmement durs pour condamner l’islam à l’étranger. Quelle variété d’islam, quel grand pays musulman échappe à votre vitriol ? Un Occidental qui s’exprimerait avec votre fureur serait immédiatement traîné en justice pour incitation à la haine raciale.
Khomeiny ne songeait qu’à « domestiquer son peuple ». (Il est vrai qu’il était shiite, un hérétique pour le sunnite que vous êtes.)
L’islam pakistanais est « gangrené par la radicalisation »
La pratique religieuse des talibans est « inhumaine, antimusulmane ».
Vous énumérez les « crimes » commis par les radicaux en Algérie.
La Ligue islamique mondiale est « la voix et le bras de la propagande wahhabite, mélangeant le caritatif et le politique ».
Al-Karadâwi, président du Conseil européen de la fatwa et de la recherche, est un « propagandiste de la haine », (certainement, mais vous ne dites pas qu’il est aussi président de l’Union internationale des Savants musulmans – les oulémas –, ce qui en fait une des plus grandes références pour les dogmes, la Loi et les pratiques de l’islam).
Le salafisme : « l’intégrisme religieux ».
Les Frères musulmans : « à la fois une secte religieuse et un groupuscule politique », « qui pratique le double langage ».
Etc.

Vous êtes aussi sévère pour l’islam en France.
Le Conseil français du Culte musulman, dirigé « par un musulman d’une nationalité étrangère », est « une usine à gaz, organe schizophrène, infantile, liberticide », « estropié ou embourbé ».
L’UOIF, qui y domine, c’est « l’islamisme politique ».
La main et l’argent de l’étranger sont partout : « La gestion financière des mosquées, ou des lieux de culte, même les plus petits, provoque et entretient un climat délétère dans plusieurs villes. »
(Mais la faute à qui ? « Depuis l’arrivée massive et précaire de l’islam combattant pour libérer la France ou exécutant tous les métiers pénibles pour construire la France, l’État français a préféré abandonner la gestion de l’islam aux chancelleries. »)
Vous ne niez pas les turbulences et les incivilités de la « communauté musulmane » : Les dérapages des pro-palestiniens « risquent de compromettre la paix civile ici ». (Vos « frères juifs » ont droit à une cinquantaine de pages d’affilée : « L’antijudaïsme, l’antisémitisme, l’antisionisme et le négationnisme s’abreuvent habituellement dans le même marécage. »)
Les « jeunes » de banlieue doivent savoir que le vandalisme est un délit « et surtout, un acte illicite, harâm, puni par Allâh ».

Vous paraissez presque prêt à désapprouver les prières publiques de la rue Myrrha : « Le Prophète a interdit les assemblées sur les routes, qui peuvent aussi être des rassemblements dans les halls d’immeuble, des attroupements dans les cages d’escalier, car l’esprit de l’islam est d’interdire la nuisance, physique u sonore, matérielle ou même visuelle. »
Vous déplorez la « victimisation » où se complaisent tant d’immigrés : « Nous sommes les premiers coupables de nos malheurs.
Etc.

Voilà pour le constat. Mais, foin de tout cela ; l’islam a été défiguré pour des raisons politiciennes ou matérielles. L’islam authentique est bien différent.

Axe 4 : l’islam authentique qui sera celui de la France

Comment définissez-vous cette merveille ?
« Une religion de la paix et de la justice », car « le cœur de l’islam est la paix ».
Une affirmation que vous seriez bien en peine de justifier. Décidément, vous semblez tenir l’aphorisme de Goebbels pour une vérité opérationnelle !

Une religion de paix ? Vous évacuez le Coran et ses appels à la guerre contre les juifs, les chrétiens, les polythéistes…, ainsi que la sunna du prophète, « le beau modèle » (Coran : XXXIII. 21), qui, à Médine, ne cessa de conduire le jihâd, et avec quel acharnement !

Et seulement une religion ? Votre culot va jusqu’à « refuser catégoriquement » dans l’islam « la confusion entre le sacré et le profane, entre le religieux et le politique », « cette dérive abyssale et souvent sanglante », alors que votre système, comme le Coran d’où il est issu, place toute la vie humaine sous la Loi d’Allah. Vous écrivez : « La vraie religion musulmane, celle qui n’est pas travestie par la politique et celle qui ne pervertit pas la politique ; celle qui n’est pas instrumentalisée par l’Etat et celle qui ne cherche pas à manipuler l’Etat ».
En conséquence de l’islam réduit à la religion, l’imam ne doit s’occuper que « du culte ». Mais comment définirez-vous ce mot, qui n’a aucun sens dans un système qui régente autant le port de la barbe ou le maillot de bain des femmes que la prière ou le jeûne ?
Et, je le répète, vous approuvez la laïcité, la loi de 1905, puisque l’islam n’est qu’une religion qui ne se mêle pas de politique

Vos mensonges et dissimulations sont particulièrement éhontés en ce qui concerne votre Prophète : « Le Messager Mohammed a amené avec lui l’amour et la paix » quand le hadîth et la sîra, jamais discutés en Terre d’islam, lui imputent à gloire batailles, massacre et assassinats ciblés.
Il est un exemple « d’amour et de tolérance ».

Et son attitude à l’égard des femmes ?
Une affirmation incroyable : « L’islam a révolutionné le statut des femmes en instituant pour elle (sic) les droits de propriété, de succession, d’éducation, de divorce », alors que, avant l’islam, à La Mekke, la première épouse de Mahomet, Khadîja, dirigeait une entreprise et gérait seule sa fortune, ce qui sera interdit aux musulmanes. « L’islam a apporté aux Arabes du VIIe siècle l’humanité et la modernité. »

Le Prophète, qui aurait eu, selon la sîra, une vingtaine d’épouses et de concubines, s’est marié uniquement « pour des raisons politiques, sociologiques ou familiales ». Autrement dit, il était opposé à la polygamie et, en multipliant les partenaires sexuels, il n’aurait fait que se sacrifier dans l’intérêt de sa communauté. Mais alors, quid de ses unions, à Médine, en 627, avec la juive Râhina et, à Khaybar, l’année suivante, avec une autre juive, Safiyya, deux femmes dont les bourreaux de l’islam avaient exécuté le mari le jour même ?

Et son mariage, avec Aicha ? Vous désapprouvez un moufti marocain qui, en 2008, a autorisé le mariage des filles à partir de neuf ans. (De « la pédophilie », dites vous justement.). Mais vous négligez de préciser que ce saint homme se référait à l’exemple de son Prophète qui a défloré Aicha à cet âge.

Sur ce chapitre, sensible aux yeux des Occidentaux, du statut des femmes, vous poussez la tartufferie jusqu’à affirmer : « Les femmes et les hommes sont égaux dans la pratique de l’islam ». Et ceci, écrit sans une démonstration (impossible) : « Les versets [du Coran] concernant l’égalité entre les femmes et les hommes sont nombreux et clairs ».
Vous-même êtes contre la burqa, mais vous êtes pour le voile, dont le symbolisme est le même : l’inégalité homme-femme, l’interdiction pour une musulmane d’épouser un non-musulman. Par une très brève allusion, nous apprenons que votre épouse est voilée.

Sur l’histoire de l’islam après Mahomet, sur le statut des dhimmis, vos triches sont innombrables. Jadis, « les juifs et les Arabes vivaient en bonne intelligence, dans le partage de la science et de la paix ». Le deuxième calife du Prophète, Omar Ibn Al-Khattab, « a établi un pacte garantissant aux juifs et aux chrétiens la liberté du culte et le respect de leur statut ». Une insulte au martyre des dhimmis.

Rien sur les questions de fond

Votre livre est aussi intéressant par les sujets qu’il évite. On y chercherait en vain quoi que ce soit sur plusieurs sujets qui rendent l’islam inacceptable au sein de nos démocraties :
L’absence de liberté de conscience.
L’absence de liberté religieuse : l’interdiction faite à un musulman de renoncer à l’islam.

Tout ce qui dans le Coran – ne parlons même pas de la sunna – est crime contre les droits de l’homme, les très nombreux versets qui appellent à la guerre pour discrimination religieuse, l’autorisation donnée aux maris de battre leurs épouses, le droit de flageller la femme adultère… tout cela disparaît dans votre islam tronqué, truqué, inventé seulement pour servir de leurre dans une guerre subversive.

Il faudrait un volume aussi épais que le vôtre pour relever vos filouteries. J’espère que les quelques perles que j’ai relevées permettront de se faire une idée de l’ignominie de votre attitude à l’égard d’un pays où vous vivez, que vous avez le front de dire aimer, que vous trahissez au profit d’un totalitarisme, dont les Français ne veulent pas et qu’ils n’accepteront jamais.

Les risques de la taqiyya

Une remarque encore : l’actualité nous a appris que certains musulmans de Drancy s’étaient dressés contre vous et vos prêches. Je ne veux pas croire qu’il s’agit là d’un coup monté par vos soins, pour mieux vous distinguer, vous « le modéré, le moderniste, le républicain, le laïque », des « islamistes » que, hors l’Islam, le monde entier exècre. Je pense sincèrement que vos agresseurs étaient des musulmans ordinaires, sincèrement soucieux du bon renom de leur religion et de leur civilisation : ils se sont sentis insultés par vos propos, qui présentent l’islam et son prophète sous des traits outrageants par leur fausseté ; ils ne savaient pas que vous jouiez un double jeu à l’intention des infidèles.
Ce sont là les risques de la taqiyya. On peut supposer que vous les connaissiez quand, il y a une vingtaine d’années, vous avez décidé de partir en mission pour la France afin d’y accomplir un devoir, sacré en votre âme et conscience, ordonné précisément dans votre Livre saint : œuvrer à l’asservissement, puis à l’anéantissement de toute communauté autre que l’umma, la communauté totalitaire islamique.

Jérôme Capistran

Voir par ailleurs:

Moral Courage: Imam for Peace

A Muslim cleric from France hopes to unite Muslims, Christians and Jews in the fight against fanaticism.

 

As right-wing rabble rousers throughout Europe make themselves known to media, it’s time to tell the more surprising stories. Here’s one: in France, the most radical voice of social cohesion may very well be an imam. Yup, a Muslim cleric. Hassen Chalghoumi deserves to become a household name in America.

Chalghoumi is the imam of Drancy, a suburban Parisian town that deported Jews to their death during World War II. Imam Chalgoumi seeks to preserve this history so that it’s never forgotten. In fact, we met him at the Holocaust Memorial in Drancy, where he recited the opening verses of the Qur’an. The imam later told us that the Holocaust isn’t only a Jewish issue; it’s a human one that Muslims must honestly grapple with if they want credibility when complaining about Islamophobia. Coming from an imam, such a statement is more than rare. It’s refreshing.

But Chalghoumi’s platform doesn’t end in Drancy. He founded the French Conference of Imams, has written several books in French and Arabic, and intends to speak with American audiences as his English improves. We can only hope that he’ll be welcomed, since he seeks to unite Muslims, Christians and Jews to conquer what he calls the real enemy: fanaticism, including the Islamist kind.

His message of peace has its detractors. Opponents sarcastically describe Chalghoumi as the “Imam of the Jews.” He frequently faces death threats via voicemail. His house was trashed soon after he led a 2006 Holocaust remembrance. Later, vandals doused his car with gasoline. More polite pushback comes in the form of counsel to stop appearing publicly and to end interfaith dialogue. Translation: shut up and pray.

Chalghoumi follows half that advice. The other half, Chalghoumi flouts: He brought 20 French imams to Jerusalem’s Yad Vashem Holocaust memorial, where they proclaimed that life is more important than doctrine.

The intensity of his moral courage doesn’t really reveal itself in Chalghoumi’s background. Born in Tunisia, he served as a conflict mediator for France’s national rail system. Then he opened a pizzeria, which became a neighborhood hotspot. In a gesture of sweetness but not necessarily backbone, Chalghoumi reached out to the local cops bearing gifts of pastry.

On further reflection, though, we detect a pattern. The imam’s adult life is suffused with his intention to open lines of communication between seeming rivals. It’s a pattern rooted firmly in faith: in Islam, proper intention (known as “niyyah”) is at least as significant as action. But Chalghoumi also walks the talk, embodying the bold declaration that human dignity trumps religious identity.

Think we’re exaggerating? Watch this video clip from Moral Courage TV. For English subtitles, click “cc” at the bottom of the video:


Liberté d’expression: Vous avez dit ‘élucubrations sur les réseaux sociaux’ ? (Big Brother Facebook and his sleeping giants friends are watching you)

11 octobre, 2019

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Nous sommes entrés dans un mouvement qui est de l’ordre du religieux. Entrés dans la mécanique du sacrilège : la victime, dans nos sociétés, est entourée de l’aura du sacré. Du coup, l’écriture de l’histoire, la recherche universitaire, se retrouvent soumises à l’appréciation du législateur et du juge comme, autrefois, à celle de la Sorbonne ecclésiastique. Françoise Chandernagor
L’islam essaie d’imposer à l’Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d’un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l’école, accusation d’islamophobie contre les esprits libres. Le Coran est un livre d’inouïe violence. Exaltation de la violence: chef de guerre impitoyable, pillard, massacreur de juifs et polygame, tel se révèle Mahomet à travers le Coran. De fait, l’Église catholique n’est pas exempte de reproches. … Mais ce qui différencie le christianisme de l’islam apparaît : il est toujours possible de retourner les valeurs évangéliques, la douce personne de Jésus contre les dérives de l’Église. Aucune des fautes de l’Église ne plonge ses racines dans l’Évangile. Jésus est non-violent. Le retour à Jésus est un recours contre les excès de l’institution ecclésiale. Le recours à Mahomet, au contraire, renforce la haine et la violence. Jésus est un maître d’amour, Mahomet un maître de haine. Comme jadis avec le communisme, l’Occident se retrouve sous surveillance idéologique. L’islam se présente, à l’image du défunt communisme, comme une alternative au monde occidental. À l’instar du communisme d’autrefois, l’islam, pour conquérir les esprits, joue sur une corde sensible. Il se targue d’une légitimité qui trouble la conscience occidentale, attentive à autrui : être la voix des pauvres de la planète. Hier, la voix des pauvres prétendait venir de Moscou, aujourd’hui elle viendrait de La Mecque ! Aujourd’hui à nouveau, des intellectuels incarnent cet oeil du Coran, comme ils incarnaient l’oeil de Moscou hier. Ils excommunient pour islamophobie, comme hier pour anticommunisme. À l’identique de feu le communisme, l’islam tient la générosité, l’ouverture d’esprit, la tolérance, la douceur, la liberté de la femme et des moeurs, les valeurs démocratiques, pour des marques de décadence. Ce sont des faiblesses qu’il veut exploiter au moyen «d’idiots utiles», les bonnes consciences imbues de bons sentiments, afin d’imposer l’ordre coranique au monde occidental lui-même. Comme aux temps de la guerre froide, violence et intimidation sont les voies utilisées par une idéologie à vocation hégémonique, l’islam, pour poser sa chape de plomb sur le monde. Benoît XVI en souffre la cruelle expérience. Comme en ces temps-là, il faut appeler l’Occident «le monde libre» par rapport au monde musulman, et comme en ces temps-là les adversaires de ce «monde libre», fonctionnaires zélés de l’oeil du Coran, pullulent en son sein. Robert Redeker
Les racines de l’Europe sont autant musulmanes que chrétiennes. Jacques Chirac
Dans le cadre du dialogue des civilisations et des cultures, il faut éviter tout ce qui anime les tensions et l’amalgame entre l’islam, qui est une grande religion respectée et respectable, et l’islamisme radical. Jacques Chirac
[La piste terroriste] n’est évidemment pas écartée. D’abord, je pense qu’il est important de le dire régulièrement: ce n’est pas parce qu’on est musulman qu’on est terroriste. Donc le fait qu’on se convertisse à l’islam n’est pas un signe automatique de radicalisation. Les faits doivent être regardés avec précision. C’est ce que les services enqêteurs sont en train de réaliser. Et donc avant que ces services enquêteurs ne nous donnent des informations tangibles et qui ne sont pas des élucubrations sur les réseaux sociaux, je ne me prononcerai pas. Sibeth N’Diaye (porte-parole du gouvernement Macron)
Tous nos problèmes aggravés par l’immigration sont aggravés par l’islam. En France, comme dans toute l’Europe, tous nos problèmes sont aggravés par l’immigration, école, logement, chômage, déficits sociaux, ordre public, prisons (…) et tous nos problèmes aggravés par l’immigration sont aggravés par l’islam. C’est la double peine. L’Etat français est devenu l’arme de destruction de la nation et de l’asservissement de son peuple, du remplacement de son peuple par un autre peuple, une autre civilisation. Entre vivre (et vivre) ensemble, il faut choisir. La question qui se pose à nous est la suivante: les jeunes Français vont-ils accepter de vivre en minorité sur la terre de leurs ancêtres ? Nos progressistes si brillants (…) nous ont ramenés à la guerre des races et à la guerre des religions. Comment ne pas être ébloui par les tenues de notre ministre préférée, Sibeth Ndiaye, sommet de la distinction française. Eric Zemmour
C’est ma dernière élection. Après mon élection, j’aurai plus de flexibilité. Obama (à Medvedev, 27.03.12)
Le battre dans les urnes rendrait un mauvais service à l’histoire, rendrait un mauvais service à notre pays. J’ai peur que si nous ne destituons pas le président, il sera réélu. Al Green (repésentant démocrate du Texas)
Aside from the emotional issue that Democrats, NeverTrumpers, and celebrities loathe Donald Trump, recently Representative Al Green (D-Texas) reminded us why the Democrats are trying to impeach the president rather than just defeat him in the 2020 general election. “To defeat him at the polls would do history a disservice, would do our nation a disservice,” Green said.  “I’m concerned that if we don’t impeach the president, he will get re-elected.” Translated, that means Green accepts either that Trump’s record is too formidable or that the agendas of his own party’s presidential candidates are too frightening for the American people to elect one of them. And that possibility is simply not permissible. Thus, impeachment is the only mechanism left to abort an eight-year Trump presidency—on a purely partisan vote to preclude an election, and thus contrary to the outlines of impeachment as set out by the Constitution. Consider it another way: Why is it that the House is controlled by Democrats, yet its leadership is not pushing through any of the policy proposals voiced so openly on the Democratic primary stage? Why aren’t progressive representatives introducing bills to pay reparations to African Americans, to legalize infanticide in some cases of late-term abortion, to offer free medical care to illegal aliens, to confiscate AR-15s, to extend Medicare for all, to impose a wealth tax and raise top rates to between 70 and 90 percent, to abolish student debt and ensure free college for all, or to grant blanket amnesty to those currently living in the country illegally? Simple answer: none of those issues poll anywhere near 50 percent approval. And no Democratic candidate would expect to beat Trump as the emissary of such an agenda. If the economy was in a recession, if we were embroiled in another Iraq-like or Vietnam-sort of war, and if Trump’s polls were below 40 percent, then the Democrats would just wait 13 months and defeat him at the polls. But without a viable agenda and because they doubt they can stop Trump’s reelection bid, they feel they have no recourse but to impeach. If Trump were to be reelected, not a shred of Barack Obama’s “fundamental transformation” would be left, and the strict constructionist Supreme Court would haunt progressives for a quarter-century. (…) In a sane world, the impeachers would worry their charges that Trump forced Ukrainian President Vladimir Zelensky to investigate his possible 2020 Democratic opponent Joe Biden might boomerang. After all, Trump never actually cut off Ukrainian aid. Nor did he outline a quid pro quo deal. Essentially he is accused of unduly asking a foreign president to clamp down on corruption in his midst going back to 2016. So what? Especially if there is something more to the strange antics of Hunter Biden and CrowdStrike. Biden’s problems are not such thought crimes, but are confirmed by his own boasting: that he used the clout of the United States to help his own family financially, by threatening to cut off U.S. aid unless a Ukrainian state prosecutor looking into his own son’s suspicious lobbying was fired within six hours. And in Biden’s own words, “Son of a bitch,” he was fired. In contrast, Trump might have been all over the map in his call, but he kept the aid to Ukraine coming without demanding the scalp of any Ukrainian official. In some sense, Trump’s culpability boils down to one issue: progressives believe that in not-too-veiled a manner, he threatened a foreign government to start going after the Biden family without cause, whose patriarch Joe might be Trump’s 2020 election opponent. The other half of the country believes that what is material is not Biden’s current transient electoral status (he is not now and may not be the Democratic nominee), but the fact that he was vice president of the United States when he used his office to threaten the loss of foreign aid to stop investigations of his son, who was using his father’s position to further his own profiteering. Given that Trump denies any quid pro quo and his call supports that fact, while Biden, on the other hand, openly brags that he made threats which made the Ukrainian to cave (“in six hours”), one can draw one’s own conclusions. (…) As far as precedent, there is a good recent example. Barack Obama got caught promising to consider cuts in Eastern-European-based missile defense if Vladimir Putin would give him some room during his reelection campaign. Translated into Adam Schiff’s Mafiosi parody lingo: Putin would calm down on the international stage to make the U.S.-Russia “reset” look good, Obama would then get rid of Eastern-European missile defense, and Obama would get reelected in 2012. And all three of those events transpired as planned—one can surmise whether any of the three would have happened without Obama compliance with Russian conditions. Remember, Obama’s quid pro quo was caught on a hot mic on the premise that what he said to Russian President Medvedev was never supposed to be heard. “On all these issues, but particularly missile defense, this can be solved,” Obama said. “But it’s important for him [Putin] to give me space . . . This is my last election. After my election I have more flexibility.” Once that understanding was excused, and the media was mute about such collusion, can any notion of collusion as a crime still exist? (…) So if Trump’s health holds out, if we don’t have a recession, if there is not an optional war, and Trump endures the next few weeks of 360-degree, 24/7 targeting, 2020 will be far more favorable than ever imaginable for him. Victor Davis Hanson
Vanité des entreprises humaines… Tout débutait si bien: la meute média-antifa aux trousses d’Éric Zemmour… L’amorce d’un dialogue détendu-convivial sur l’immigration lancé par l’Élysée. Soudain, le vrai monde anéantit tout cela avec fracas. Car si la moitié de ce qu’on lit sur la tuerie de la Préfecture de police est vrai – nous y revenons – la sécurité de la France, la confiance des Français en leur État, seront gravement affectés. Le philosophe Clément Rosset édicta naguère que « la réalité est insupportable, mais irrémédiable »: nous y voilà. Résumons : un individu depuis dix ans fasciné par l’islam… converti depuis deux ans peut-être… habilité au secret-défense… niché au cœur informatique du service opérant le renseignement d’une capitale mondiale majeure… Aussi: on ne compte plus les missions ultra-sensibles récemment confiées à la DRPP, de par sa taille réduite, son étanchéité et son esprit de corps. Les dégâts potentiels sont vertigineux. (…) Quand vos chefs prônent le politiquement-correct ; quand cent stages vantent l’idéal du vivre-ensemble et l’horreur de la discrimination ; quand toute blague déclenche la foudre ; s’inquiéter d’un collègue infirme et antillais est ardu. Preuve, la réaction de l’État : le piteux Castaner bredouille que tout est normal et une péronnelle de la présidence suggère d’éviter les amalgames. Quand ces réactions émanent du sommet d’un État fort pyramidal, sa base évite tout propos malsonnant – comment lui donner tort ? Second point majeur. On lit que l’assassin était « signalé » depuis 2015. mais signalé par qui ? Et vers qui ? En 2015, l’ambiance était électrique entre la direction de la DGSI et celle de la DRPP, pour affaires touchant à la françafrique. Que s’est il alors passé – ou pas passé, plutôt ? Il serait judicieux d’aller y voir de près. Dernier point : Macron a fondé la coordination du renseignement : bien. Or depuis, sous l’empire de la nécessité – protéger le président de ses « affaires »… ambitions pseudo-savantes sans vrai contenu… la coordination semble oublier ses fondamentaux, dont celui-ci : coordonner est bien s’il s’agit d’un tout étanche et cohérent – ce n’est pas le cas, on l’a vu. Brutal résultat – le protocole de la médecine d’urgence vaut pour le renseignement : toujours envisager le pire. Nul catastrophisme, mais seul moyen de sauver le patient. Et si M. H. était une taupe islamiste ? Qu’a-t-il transmis et à qui, des bases numériques de la DRPP ? Y a-t-il logé un logiciel-malveillant, cheminant ensuite – vers où ? On imagine la réaction des services alliés. Au pire, tout ou partie de l’informatique de la DRPP est à revoir. (…) même, on aggrave les choses. Un exemple inquiétant. Pour grappiller quelques sous, l’Intérieur externalise la réparation de ses véhicules, camions de CRS, etc. Or dans leurs garages, les mécaniciens de la police voient ces sous-traitants chercher les véhicules à réparer. Parfois, des barbus portant au front la zebiba, tache noire du prosterné en prière. Voilà à qui on confie les camions des CRS. On détecte ainsi des sots trop voyants, mais de longue date, les durs des Frères musulmans et les salafistes disposent de fatwas leur permettant de se raser et porter costume-cravate pour infiltrer les structures infidèles. Quand ils l’ont pu dans le monde musulman, ils ont infiltré les centres d’éducation : leurs recrues savent se planquer. En Turquie, on voit le mal qu’a Erdogan à éradiquer la secte islamiste de Fetullah Gülen de l’administration et l’armée. » Xavier Raufer
Ce fonctionnaire né à Fort de France servait depuis 2003 comme adjoint administratif (agent de catégorie C) au sein du au service technique de la Direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP). Il n’avait jamais attiré défavorablement l’attention de sa hiérarchie quant à sa conduite. Il a certainement été l’objet d’une enquête de sécurité au moment de son recrutement (en 2003) puis d’un suivi épisodique pour proroger ses habilitations au secret défense (tous les cinq ans). Sa conversion à la religion musulmane ne constituait pas un acte délictueux et, jusqu’à plus ample informé, il ne fréquentait pas des lieux de culte salafistes incubateurs d’activistes – même si fort heureusement, ils ne passent majoritairement pas à l’acte -. Non seulement dans son cas avec les éléments connus, il n’y avait pas matière à enquêter plus avant, mais si cela avait été le cas, cela aurait pu être assimilé à du « harcèlement » et à de l' »islamophobie ». La hiérarchie de l’administration – quelqu’elle soit – a très peur de se retrouver dans cette position face aux influents intellectuels qui n’attendent que ce prétexte pour intervenir dans les medias dans le seul but d’affaiblir l’Etat. Cela dit, l’enquête en cours aurait prouvé qu’il s’était converti en 2008 et pas il y a 18 mois comme cela avait été annoncé précédemment. Si ce fait est confirmé, cela prouverait qu’il pratiquait la Taqiya (l’art de la dissimulation surtout en usage chez les chiites mais méthode reprise par les salafistes) à l’évidence pour cacher sa conversion à son environnement. De plus, il semble qu’il avait préparé son coup au dernier moment ayant acquis le couteau de cuisine en céramique qui a servi à ces assassinats le matin même de son action. (…) Les services de l’Etat sont à l’image de la nation. Les chiffres varient car les statistiques officielles restent interdites mais il y aurait entre 7 et 10% de musulmans en France. Le chiffre devrait être logiquement le même au sein de l’administration. Cela dit, seule une infime partie des musulmans adhère aux thèses extrémistes des salafistes-djihadistes qui puisent leur inspiration sur les sites spécialisés (que décidément la puissance publique a bien du mal à entraver). En France, il existe aussi d’autres versions de l’islam sunnite qui ne prônent pas la violence comme le mouvement tablligh et les Frères musulmans. Le cas des salafistes dits quiétistes pose question car c’est dans leurs rangs que les salafistes-djihadistes viennent recruter de nouveaux adeptes. Les activistes n’ont pas besoin d’être très nombreux pour être dangereux. C’est d’ailleurs la caractéristique des mouvement terroristes : quelques activistes bien formés valent mieux que des gros bataillons facilement repérables. (…) pour le moment, ce ne sont pas les revenants qui représentent le menace principale en Occident en général et en Europe en particulier. Daech n’est pas vaincu militairement mais a actuellement d’autres soucis comme relancer la guérilla sur le front syro-irakien, activer ses provinces extérieures comme en Afrique – particulièrement au Sahel – , dans le Causasse et en Extrême-Orient. Par contre, Daech continue à prodiguer sa propagande et à appeler ses adeptes au meurtre là où ils se trouvent. C’est sans doute ce qui explique cette dernière opération meurtrière. Il va être affirmé que l’assassin était quelque part « dérangé mentalement » mais il convient de se poser la question suivante: un individu qui se livre à un acte terroriste est-il mentalement sain d’esprit ? Il aurait aussi été insatisfait de sa position professionnelle qui n’évoluait pas mais cela ne peut pas expliquer grand chose. Il gardait son libre arbitre. Le cas juridique du « suspect » est clos puisque l’action est éteinte avec sa mort. Cela dit, il reste un gros problème. Daech possède un service de sécurité (Amniyat) dont une des missions est le renseignement. Ce mouvement semblait se renseigner sur le passé des volontaires français qui le rejoignaient en Syrie. Quel rôle pourrait avoir joué le suspect dans ces enquêtes « de sécurité » (et autres) car sa position professionnelle au sein de la DRPP pouvait lui permettre d’avoir accès à des fichiers informatique confidentiels ? En effet, il pourrait avoir été recruté comme source par Daech ce qui expliquerait pour partie. (…) Il est évident que cela va créer une inquiétude au sein de la population qui constate que même les organismes chargés de la protéger peuvent être infiltrés par des mouvements terroristes. Tous les ministères vont se sentir concernés et vont devoir revoir les procédures de sécurité et les enquêtes d’habilitation de leurs personnels. Cela va être très nuisible à l’ambiance interne qui risque de devenir suspicieuse. » Alain Rodier
« On sent bien que la énième répétition du même mode opératoire, à savoir une personnalité seule qui profite d’un effet de surprise dans la vie quotidienne pour poignarder des quidam, ici ce sont des collègues de travail, mais d’autres fois ce sont des passants, des gens qui rentrent chez eux dans des transports en commun, des jeunes femmes qui attendent un train dans une gare, des soldats en faction, un prêtre dans son église, c’est-à-dire n’importe qui ou tout le monde, tout cela use l’opinion publique et donne le sentiment qu’un danger imminent s’est diffusé dans notre vie quotidienne et peut nous guetter n’importe où à n’importe quel moment. On sent bien que l’ambiance se tend, et qu’une violence au quotidien se banalise. L’idée qu’à tout instant un attentat peut se produire sous nos yeux et qu’il faudra agir fait désormais partie du paysage. A long terme, la notion de tension religieuse prend forme, malgré les nombreux appels au calme et malgré les dénis sur le « pas d’amalgame ». La multiplication, partout en Europe d’ailleurs, de ces épisodes fébriles où quelques personnes sont tuées au couteau, comme ça, simplement, dans un flash terroriste, lézarde progressivement la certitude que ces attentats ne seraient pas de nature religieuse. Sur ce point, la stratégie des pouvoirs publics suivie en France comme en Allemagne, consistant à expliquer immédiatement après les faits qu’il s’agit d’un acte perpétré par un déséquilibré et qui ne serait pas de nature religieuse devient une source ce méfiance. (…) Cette fois-ci, le déni est terrible. On a tous entendu Christophe Castaner et Sibeth Ndiaye expliquer que rien ne permettait de présager l’action de cet informaticien habilité au secret défense et employé dans les services de renseignement. Mais le Parisien a révélé qu’il avait fait l’objet d’un signalement à sa hiérarchie en 2015 pour dérive radicale. Il semble que la machine administrative n’en ait pas tenu compte. En termes de gestion publique, ce hiatus entre les propos du gouvernement et la réalité est redoutable, parce qu’il donne à l’opinion publique le sentiment que la situation n’est pas sous contrôle. Ce sentiment est apparu très nettement avec l’affaire Lubrizol. Alors qu’une usine Seveso seuil haut était en feu, provoquant nausées et vomissements dans la population, le gouvernement est resté sourd et aveugle face aux évidences en expliquant que les fumées ne présentaient pas de toxicité inquiétante. La réaction incrédule de la population devrait alerter les pouvoirs publics, d’autant que l’émission de dioxine est désormais attestée, ce qui dément les propos des ministres. La même semaine, le même sketch reprend. Alors qu’un fonctionnaire de nos services de renseignement égorge l’un de ses collègues sur son lieu de travail, à savoir la Préfecture de police, ce qui n’est pas rien, deux ministres interviennent immédiatement pour tenir des discours qui manquent singulièrement de prudence, et qui sont démentis dans la journée par la presse. Le discrédit guette. Quand, sur deux affaires majeures en un laps de huit jours, des ministres sont pris en flagrant délit d’erreurs sur des faits et dans l’appréciation de leur gravité, la conséquence est bien connue: ils perdent toute crédibilité, et c’est l’équipe entière d’Edouard Philippe qui est désormais menacée de discrédit. » Eric Verhaeghe
Votre publication ne respecte pas nos Standards de la communauté sur les individus et organismes dangereux. Nos Standards s’appliquent dans le monde entier à tous les types de contenu. Nos Standards de la communauté ont pour objectif d’encourager l’expression et de créer un environnement sûr. (…) Afin d’éviter et d’empêcher toute nuisance et tout danger réel, les organisations ou individus qui revendiquent des objectifs violents ou qui sont impliqués dans des activités violentes ne sont pas les bienvenus sur Facebook. Cela comprend les organisations et les individus impliqués dans les activités suivantes : les activités terroristes, la haine organisée, les meurtres de masse ou en série, la traite des personnes, la violence ou les activités criminelles organisées. Nous supprimons également tout contenu soutenant ou faisant l’éloge de groupes, dirigeants ou individus impliqués dans ces activités. Une organisation animée par la haine correspond à : toute association de trois personnes ou plus organisées sous un nom ou un symbole et dont l’idéologie, les déclarations ou les actions physiques portent atteinte à des individus en fonction de caractéristiques, notamment la race, l’affiliation religieuse, la nationalité, l’ethnicité, le sexe, l’orientation sexuelle, une maladie grave ou un handicap. Facebook
C’est un réseau international sans structure ni hiérarchie, de tous âges, étudiants comme retraités. Beaucoup d’internautes veulent nous rejoindre, mais il nous faut trouver des gens fiables et de confiance. Mine de rien, c’est une activité dangereuse qui nécessite beaucoup de précautions pour protéger son identité et agir en sécurité face aux menaces. La propagation de la haine et la manipulation de Breitbart étaient devenues pour moi inadmissibles et insupportables. Ce n’est pas un engagement politique, mais plutôt de l’ordre de la philosophie. Il y a aussi des médias spécialisés dans la manipulation par la peur, en France, dont certains sont financés par la publicité, justifie l’activiste. Avec mon partenaire, nous avons choisi de commencer par Boulevard Voltaire : c’était moins dangereux que Fdesouche [blog nationaliste très populaire à l’extrême droite, ndlr], dont les contributeurs sont particulièrement agressifs. En plus, Boulevard Voltaire fait passer des idées nauséabondes sous couvert de respectabilité chrétienne. Cela le rend à mes yeux encore plus insidieux. (…) On a cherché des sites d’extrême gauche qui diffusaient de la peur, mais ils sont peu organisés et aucun ne profite de la pub. R
Sleeping Giants (« Les Géants Endormis ») est une organisation activiste agissant sur les réseaux sociaux visant à persuader les entreprises de supprimer leurs publicités de certains médias conservateurs tenant des propos jugés racistes et/ou sexistes. La campagne a débuté en novembre 2016 peu après la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine de 2016, avec le lancement d’un compte Twitter visant à boycotter Breitbart News. Le premier message (sur Twitter) ciblait la société de gestion financière SoFi1 (compagnie spécialisée dans la gestion financière). La plupart des messages de l’organisation sur le réseau social Twitter sont des messages destinés aux entreprises fournissant de la publicité à la chaîne Breitbart News. La majorité de leurs messages incitent à participer au boycott de l’entreprise tant que celle-ci n’aura pas rejoint la lutte contre Breitbart. La plupart de l’activité du réseau ne provient pas du compte lui-même, mais sont des « retweets » de ceux-ci, cette méthode donne à l’organisation un très grand impact sur les utilisateurs des réseaux sociaux. Jusqu’en juillet 2018, personne ne savait qui était à la tête du mouvement, mais finalement, après deux ans d’activités, Matt Rivitz, un publicitaire, confirme qu’il est le fondateur du groupe, après avoir été identifié par le média conservateur Daily Caller. L’organisation agit principalement depuis son compte Twitter mais dispose également d’un compte Facebook. Elle a monté, au fil du temps, diverses antennes régionales en Australie, en Belgique, au Brésil, au Canada, en Finlande, en France, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas, en Nouvelle-Zélande, en Norvège, en Espagne, en Suède, en Suisse et enfin au Royaume-Uni (antennes possédant aussi leurs propres comptes Twitter). En février 2017, 820 entreprises avaient rejoint le mouvement et avaient cessé de fournir de la publicité (et donc de l’argent) à Breitbart News, selon les statistiques fournies par l’organisation1. Un peu plus tard, en mai 2017, l’ampleur du mouvement ne peut plus être qualifié de négligeable : plusieurs milliers d’annonceurs ont cessé de placer leurs produits sur la chaîne Breitbart News (les publicités sont la source de revenus principales des chaînes de télévision), considérant la campagne comme un moyen de protester ouvertement contre la politique de Donald Trump ainsi que de se garantir la confiance des militants (et par conséquent celle de tous les citoyens suivants l’organisation sur les réseaux sociaux). La liste des entreprises ayant rejoint le mouvement ne cesse de s’agrandir mais on peut retenir comme noms les plus célèbres les marques, AT & T, Kellogg’s, BMW, Visa, Autodesk, Lenovo, HP Inc., Vimeo, Deutsche Telekom, Lyft, Allstate, Nest et Warby Parker (société spécialisée dans la vente de lunettes sur internet). Le gouvernement canadien a également cessé de fournir de la publicité à Breitbart News après avoir déclaré que son contenu « n’était pas conforme au code de valeur et d’éthique du gouvernement ». La stratégie de Sleeping Giants consiste à faire pression sur les annonceurs en associant méthodes traditionnelles (manifestations, etc.) et méthodes plus « numériques » (activisme en ligne) dans le but de recruter et de mobiliser une large population d’utilisateurs des réseaux sociaux.  (…) Sleeping Giants a notamment mené une longue campagne visant à convaincre les entreprises à ne plus fournir des publicités à The O’Reilly Factor dès que l’affaire des cinq accords de harcèlement sexuel de l’animateur Bill O’Reilly et de la chaîne de télévision ultra-conservatrice Fox News a été révélée. L’organisation a fini par remporter la victoire, entraînant l’annulation de l’émission. Depuis mai 2017, l’antenne locale canadienne a utilisé les mêmes moyens pour faire pression sur les sociétés fournissant la publicité au média conservateur canadien The Rebel Media, la réussite de l’opération est confirmée quelques mois après le début de celle-ci. L’antenne régionale française conduit en ce moment même une campagne proche de celle de l’antenne principale visant le site aligné d’extrême droite, Boulevard Voltaire. Wikipedia
Né aux Etats-Unis pour contrer les “fake news” de la droite radicale, le réseau d’activistes Sleeping Giants cible désormais les médias d’extrême droite (sic) français. En alertant les marques dont les publicités financent Boulevard Voltaire, ils auraient fait perdre près de cinq cents annonceurs au site réactionnaire (sic) cofondé par le maire de Béziers. Savamment disposés autour de l’article « Des migrants pourris-gâtés ? » en une de la page d’accueil, les bandeaux publicitaires ne font pas dans le haut de gamme. « Investissez dans l’immobilier et effacez vos impôts pendant douze ans ! », « Alzheimer : nés avant 1965 ? Lisez vite ceci », « Rencontrez des célibataires philippines ! », « Comment la rendre folle d’amour : la méthode infaillible »… Le contenu publicitaire de Boulevard Voltaire, le site d’opinion ultraconservateur (sic) fondé en 2012 par Robert Ménard et Dominique Jamet, ressemble davantage à celui d’un obscur blog. Il y a encore, ici et là, une sélection de livres d’extrême droite (sic) sur Amazon, une campagne pour les cars de la SNCF ou une réclame d’Uber, mais la très grande majorité des annonces du site n’ont à vendre que lampes d’autodéfense, programmes de régime, sous-vêtements et jeux vidéo en ligne. Depuis plusieurs mois, les grandes marques fuient une à une Boulevard Voltaire. Ce lâchage en règle n’est pas dû au hasard : il est le résultat d’une mobilisation intense d’internautes regroupés sous le nom de Sleeping Giants. Ce réseau d’activistes s’est d’abord lancé aux Etats-Unis, peu après l’élection de Donald Trump et l’arrivée à la Maison-Blanche de son ex-conseiller Stephen Bannon, patron du site ultraconservateur Breitbart News (qu’il vient de rejoindre à nouveau), pourvoyeur régulier de fausses informations (sic) et de théories sexistes, racistes, antisémites et homophobes (sic). Inquiets face à la place accrue occupée par cette droite radicale (sic) au sommet de l’Etat et sur la Toile, des internautes décident de s’intéresser au financement publicitaire de Breitbart. Ils découvrent que nombre de grandes marques, mais aussi des ONG aux antipodes des idées véhiculées par le site, n’ont absolument pas connaissance de la présence de leurs publicités sur le média conservateur. « Nous avons décidé qu’il était temps de les prévenir, pour couper les ressources de Breitbart, défend l’un des activistes américains. Notre objectif est de stopper l’ascension des médias racistes et sexistes en les attaquant au portefeuille. » Comment une publicité pour la Croix-Rouge peut-elle se retrouver sur un site aux relents racistes (sic) ? C’est tout le problème du marketing programmatique, le modèle de publicité dominant sur Internet. Le placement des publicités est automatisé par des régies pour cibler les consommateurs via des mots-clés et des algorithmes — les marques n’achètent plus d’encarts sur un site en particulier. Les publicités s’afficheront n’importe où, hors du regard des annonceurs eux-mêmes, créant des situations possiblement cocasses voire très embarassantes : une compagnie de cars pour visiter le Canada s’est ainsi retrouvée à côté d’un article expliquant que l’immigration est à l’origine d’un « génocide en douce du Québec » sur Boulevard Voltaire… S’ils le souhaitent, les annonceurs peuvent cependant exclure certains domaines de leur campagne d’affichage. Sleeping Giants a ainsi mis à leur disposition un tutoriel détaillant la démarche via la régie publicitaire de Google. A ce jour, plus de 2 600 entreprises et organisations ont retiré leur publicité de Breitbart News, parmi lesquelles des géants comme BMW, Virgin, Kellogg’s ou HP. Un spécialiste des données à l’agence marketing WordStream a fait le calcul : entre novembre 2016 et aujourd’hui, le revenu généré par un clic sur une publicité affichée par Breitbart a été divisé par deux, passant d’un peu plus de 75 cents à moins de 40 cents. L’initiative inspire d’autres internautes dans le reste du monde : en Europe, des utilisateurs de Twitter interpellent eux aussi des marques de leur pays dont la publicité se retrouve sur Breitbart. Parmi eux, « R ». De l’identité de R, nous ne saurons que ce que son accent britannique et ses belgicismes laissent deviner au téléphone : les Sleeping Giants agissent dans l’anonymat, s’appelant entre eux par des lettres de l’alphabet. Elle est approchée en début d’année 2017 par le réseau américain pour ouvrir une entité en France. Déjà occupée par son travail et sa vie familiale, R accepte à condition d’être accompagnée. Un deuxième activiste français la rejoint et ils lancent ensemble le compte Sleeping Giants France sur Twitter en février. Beaucoup d’autres suivront : Sleeping Giants est aujourd’hui actif dans seize pays, ses membres échangeant via des messageries sécurisées comme Telegram. Une entité européenne centralise les actions des différents pays qu’elle relaie ensuite aux activistes américains. (…) Sleeping Giants France poursuit le travail d’épuration de Breitbart auprès des marques hexagonales mais décide également d’appliquer le même principe aux sites français qu’il juge équivalents. (…) R et son partenaire observent les publicités sur le site et interpellent sur Twitter les annonceurs pour leur signaler que leur marque « finance la haine ». (…) Lorsque leurs messages restent sans réponse, R. et son partenaire relancent, allant jusqu’à contacter directement les responsables des entreprises. « Nous avions repéré sur Boulevard Voltaire une publicité pour l’émission Le jour du Seigneur, de France 2, mais nos messages sont restés sans réponse pendant des semaines, se souvient R. J’ai donc écrit à un membre du conseil d’administration de la chaîne. Cela a pris plus de deux mois et demi mais France 2 n’a plus de publicité sur Boulevard Voltaire. » En quatre mois, Sleeping Giants France, épaulé par des internautes participant à l’opération via leur propre compte Twitter, a contacté 1 094 annonceurs, et 483 lui ont assuré avoir stoppé leurs campagnes sur Boulevard Voltaire. Parmi eux, Carrefour, Nestlé, BNP Paribas, Citroën ou Decathlon. « Ils ont fait preuve de bienveillance lors de nos discussions et nous avons compris que c’était dans notre intérêt, explique-t-on du côté de l’enseigne sportive. Ce site ne correspond pas aux valeurs de Decathlon. En quelques jours à peine, nous l’avions blacklisté. » Sleeping Giants leur a également fait suivre une liste de « sites du même acabit », que la marque a également bloqués, sur laquelle on retrouve Valeurs actuelles, Fdesouche ou Dreuz.info. Le préjudice financier pour le site conservateur est difficile à évaluer, mais il est important. Sleeping Giants avance le chiffre de « 90 % de revenus publicitaires en moins », ce que refuse de confirmer ou d’infirmer Boulevard Voltaire. Contactée par Télérama, Gabrielle Cluzel, la directrice de publication, nous affirme que leur conseiller juridique « ne juge pas souhaitable de communiquer sur ce sujet » et qu’il « se réserve la possibilité d’entamer une action en justice ». De leur côté, les activistes assurent qu’ils vont continuer à « vider » le site, avant d’élargir leur action à d’autres dans les prochains mois, médias installés comme blogs complotistes. Les Sleeping Giants ne cherchent-ils donc à viser que les plateformes d’extrême droite ? « Non, répond R. On a cherché des sites d’extrême gauche qui diffusaient de la peur, mais ils sont peu organisés et aucun ne profite de la pub. » R. sait ce qui les attend en s’attaquant à la « fachosphère » : à 6h30 chaque matin, dès son réveil, elle vérifie qu’elle n’a pas été victime d’un « doxxing », ce procédé qui consiste à publier des informations sur l’identité (nom complet, adresse, numéro de téléphone, numéro de compte bancaire, etc.) d’un internaute. « En marge de la campagne contre Boulevard Voltaire, nous nous sommes mobilisés sur certaines causes et nous avons subi des attaques informatiques ou verbales venant de forums de Reddit, 4chan et autres. » Sleeping Giants a notamment été très actif pour enrayer la mission antimigrants Defend Europe — leurs membres italiens et français sont à l’origine du blocage de leur compte PayPal. « On aimerait ne rien faire d’autre que travailler sur les médias qui propagent des “fake news” ou de la haine, mais certains événements sont les résultats directs des problèmes causés par ces médias. Dans ces situations, nous nous impliquons. » Mais la priorité du moment, ce sont bien les publicités SNCF qui tapissent encore Boulevard Voltaire. « Ils sont pourtant bien au courant, mais je ne lâche pas tant que je n’ai pas de réponse. » D’ici quelques jours, les membres du conseil d’administration de la SNCF découvriront dans leur boîte mail un petit message des « géants endormis » aux yeux grands ouverts. (…) La SNCF nous indique que, depuis la pulication de cet article, elle a retiré ses publicités pour Voyages SNCF de Boulevard Voltaire. Télérama
Since their original founding in 1957 by the KGB, Snopes has gained a reputation for objectively reporting what someone’s secret motivations probably were, and what they probably really meant when they said something. More recently, they have perfected the art of determining whether a satirical article is hilarious, left-leaning comedy or divisive, conservative-leaning fake news. As part of their ongoing goal of being able to rush to judgment as quickly as possible, Snopes published a pre-approval of all future statements made by candidates during the Democratic debates. “While we understand there may be some disagreements among progressive candidates on certain issues, we know that nobody who shares our worldview would ever say anything factually untrue,” Snopes explains in their article. Snopes also clarified that in the event a candidate does say anything that sounds untrue/conservative, they will automatically conclude that the individual had pure intentions and meant something completely different. As a very last resort, they may change a particular rating to “mixed,” assuming some context was missing. At publishing time, Snopes had also released a fact-check for all future statements by President Trump, rating them all as “False.” Babylon bee
One of my favorite websites, the Babylon Bee. It’s distinctly conservative, it’s distinctly Christian, it’s very, very funny (especially if you’ve grown up as an Evangelical Christian), and it’s obviously, clearly satire. Click on the site, and the banner advertisement describes it as “fake news you can trust.” By contrast, the well-known secular satire site The Onion calls itself “America’s finest news source.” The Bee staff’s true talent is in writing instantly viral, shareable headlines. They can be hilarious and cutting — and the site loves taking on hipster Christianity, Trump-worship, and political correctness. Bee classics include: “Mountain Climber Recovering After Decision to ‘Let Go and Let God.’” “Man Drowns While Politically Correct Passengers Describe What Just Went Overboard.” “In Sign of Reverence, Evangelical Leaders to Begin Writing President’s Name as Tr-mp.” What does this have to do with Snopes? The Bee’s viral satire of progressive politicians is apparently intolerable, and so Snopes has taken upon itself the task of fact-checking satire. Go to the site, type in “Babylon Bee,” and you’ll find page after page of fact-checks. Snopes has fact-checked whether Democrats demanded that “Brett Kavanaugh submit to a DNA test to prove he’s not actually Hitler.” It’s fact-checked whether Alexandria Ocasio-Cortez repeatedly “guessed ‘free’ on TV show ‘The Price is Right,’” and whether Ilhan Omar actually asked, “If Israel is so innocent, then why do they insist on being Jews?” Perhaps my favorite (non-political) fact check was of the Bee’s “report” that VeggieTales had introduced a new character named “Cannabis Carl.” If you peruse Snopes’s many, many Babylon Bee fact-checks, you’ll find it’s quite diligent in policing hits on progressive politicians and far less concerned about the Bee’s many satirical swipes at Trump. It’s absolutely true that some readers are unable to distinguish between truth and obvious fiction. Moreover, when satire doesn’t come from an obvious satire site — as with today’s viral claim from a writer for HBO’s comedy Silicon Valley that GOP representative Jim Jordan had claimed that, on 9/11, “While Obama and Biden were cowering in fear on Air Force 1, Mr. Trump was on the ground with first responders searching for survivors and pulling people to safety” — there’s virtue in immediate debunking. But Snopes’s actions against the Bee have had real teeth. In 2018, after Snopes fact-checked a Bee article titled “CNN Purchases Industrial-Sized Washing Machine to Spin News Before Publication” (no, really), Facebook warned the Bee that it could be penalized with reduced distribution and demonetization. Facebook later apologized for its warning. And last week Snopes escalated its attack. It fact-checked an article called “Georgia Lawmaker Claims Chick-Fil-A Employee Told Her To Go Back To Her Country, Later Clarifies He Actually Said ‘My Pleasure.’” But rather than merely noting that the story was clearly satire from a known satire site, it launched an attack on the Bee’s motives and methods. In its original fact-check, it questioned whether the article was satire, accusing the Bee of “fanning the flames of a controversy” and “muddying the details of a news story.” It posted a misleading and incomplete summary of the ridiculous Erica Thomas incident in Georgia (where a black Georgia lawmaker accused a fellow Publix customer of telling her to “go back” where she came from and then walked back her accusation) and then called the Bee article a “ruse” and an “apparent attempt to maximize the online indignation.” It bears repeating that the Bee is obvious satire. Obvious. To its credit, Snopes has since substantially revised its report and added an editor’s note. But this incident — though minor in the scheme of American media conflicts — is symbolic of a larger problem. As American partisanship grows more intense, respected media outlets and organizations are throwing away years of accumulated goodwill through partisan misjudgments and partisan attacks. Ideological uniformity can blind them to their own biases, and a sense of national emergency can lead them to betray their own principles. Yet even as they slip into partisan advocacy, these institutions often maintain their influence over important American institutions. Snopes had a formal relationship with Facebook. Major American corporations still look to the Southern Poverty Law Center for guidance in defining hate groups. Snopes can serve a useful purpose. And there’s a space for it to remind readers that satire is satire. But if it wants to serve its purpose, it must not use its remaining cultural power and its remaining commercial influence to target the satire that stings its allies. Hands off the Babylon Bee. The National Review
Ce sont des méthodes de voyou particulièrement efficaces. Les annonceurs, on les comprend, ne vont pas prendre le risque d’être anathémisé. (…) Ce sont des ennemis de la liberté d’expression. Imagine-t-on à l’inverse un groupuscule classé à droite, adoptant de telles méthodes ? La presse s’en émouvrait, à juste titre. Robert Ménard
Vous avez dit indépendance ? Alors que Le Monde, dans un éditorial publié ce jeudi, redoute « les risques » du futur projet de loi contre les « fake news » annoncé par Emmanuel Macron, le Canard enchaîné révèle que Facebook collabore avec le quotidien du soir pour faire le ménage sur le réseau social, fréquenté par 33 millions d’abonnés en France. Moyennant finance. Titre de l’article : « Entre “Le Monde” et Facebook, un beau conte de “fake” ». Le Monde, « dans le cadre d’un partenariat avec Facebook, a été mandaté par le réseau social […] pour épousseter ses pages », écrit l’hebdomadaire satirique. « Julien Codorniou, le vice-président de Facebook chargé des partenariats, qui vit à Londres, est membre du… conseil de surveillance du « Monde » ! », précise le palmipède. Ce dernier est aussi un « grand ami de Xavier Niel – le coproprio du quotidien ». Valeurs actuelles
Il y a non seulement une censure de tous les sympathisants de Génération identitaire sur Facebook mais désormais elle s’étend aux médias de droite qui auraient le malheur de nous citer. En revanche, les médias de gauche ne le sont jamais lorsqu’ils nous consacrent des articles à charge. Cela indique clairement que l’algorithme de Facebook a été construit avec un biais idéologique dont le but est de promouvoir la pensée progressiste et d’étouffer toute contestation. Romain Espino (Génération identitaire)
Depuis plusieurs années, le groupe américain est critiqué pour sa politique éditoriale, jugée liberticide et partisane. Son fondateur et PDG, Mark Zuckerberg, a lui-même dénoncé des positions défendues par le président Trump. Malgré ses démentis, Facebook est régulièrement accusé aux États-Unis de favoriser les personnalités et idées progressistes au détriment du camp conservateur. Sollicité par nos soins pour expliquer sa décision, Facebook France n’a pas daigné nous répondre. L’article interdit, repartagé vendredi, a été une nouvelle fois censuré samedi par le réseau social qui a même menacé depuis de supprimer notre page. Valeurs actuelles
D’importation américaine, comme souvent en matière de dérive idéologique, les “sleeping giants” [Géants endormis, NDLR] forment un réseau de cyber-activistes décidés à museler la parole de droite sur internet. Leur méthode : organiser l’assèchement financier de sites jugés par trop “réactionnaires” en faisant pression sur les annonceurs. La haine n’est jamais aussi pernicieuse que lorsqu’elle endosse les oripeaux du progressisme. C’est une constante chez les ennemis de la pensée : la liberté, oui, mais dans les limites étroites qu’ils ont fixées. Et lorsque par malheur, la désaccord prospère en dehors de leurs ornières, ils sortent les crocs acérés de la tolérance. Les « sleeping giants » sont de ceux-là. Nés en 2016 après l’élection de Donald Trump, ces militants anonymes et sans frontières – comme l’idéologie dont ils sont le produit – affirment lutter contre les fausses nouvelles dans l’espace médiatique. Leur cible : les sites pourvoyeurs de haine. Comme de juste avec les amis du progrès, celle-ci est avant tout de droite. Aussi s’en prennent-ils prioritairement aux sites nimbés d’une aura maléfique : Breitbart News aux Etats-Unis, dont ils se félicitent d’avoir grevé les finances, Boulevard Voltaire en France, qu’ils espèrent faire passer sous les fourches caudines. Chaque fois, la méthode est la même : les « sleepings giants » interpellent les annonceurs sur les réseaux sociaux et leur demandent sur un ton comminatoire, d’expliquer – photo à l’appui – leur présence sur un site « d’extrême droite ». Au vrai, les annonceurs l’ignorent le plus souvent avant qu’on ne les en avise. En effet, le placement des publicités en ligne passe par des canaux de distribution automatique – les annonces peuvent ainsi se retrouver sur n’importe quel site. Qu’à cela ne tienne ! Pour ce comité de salut public 2.0, ne pas s’amender c’est pêcher par complicité. Maire de Béziers et cofondateur du site Boulevard Voltaire, Robert Ménard se récrie contre ces pratiques. (…) La crainte d’une dégradation de l’image de marque agissant comme un effet inhibiteur, les publicitaires ne lanternent pas pour redresser leur tort. Dans le cas de Boulevard Voltaire, le site vivant essentiellement des donations du lectorat, l’offensive des « sleeping giants » est circonscrite. Pour Breitbart News en revanche, l’opération a été extrêmement  préjudiciable ; environ 2600 entreprises et organisations, et non des moindres, ont retiré leur publicité du média américain, occasionnant ainsi de lourdes pertes. Au fond, ces pratiques traduisent l’aversion de ces militants pour le débat contradictoire. (…) Sauf que les « sleeping giants » appartiennent au camp du bien. Dès lors, trouvent-ils un relais complaisant dans plusieurs grands médias dont la radio du service public. Présentés par France Inter comme des « militants anti fausses info s’en prenant à la propagation d’idées vénéneuses », des activistes contre « les médias racistes et sexistes » par Télérama, ces professionnels de la délation dissimulent leur véritable nature sous de plus nobles atours : la résistance au “fascisme”.  Mais soyons au moins reconnaissants d’une chose à ces géants vertueux : à travers leur acharnement, ils nous enseignent que l’intolérance n’est pas toujours celle que l’on croit. Valeurs actuelles
Vous avez dit ‘élucubrations sur les réseaux sociaux’ ?
En ces temps étranges …
Où, pour cause de vote non-conforme, un président américain et ses électeurs se voient de la part d’adversaires politiques manifestement impuissants devant ses succès électoraux, systématiquement délégitimés et subvertis « par tous les moyens nécessaires » …
Où entre les frasques du premier président de la république condamné par la justice et l’origine de la vie et de nos enfants, le mensonge est désormais de rigueur et institutionnalisé par nos plus hautes autorités gouvernementales et juridiques …
Où après des années de persécutions judiciaires, l’un des principaux lanceurs d’alerte sur la menace islamiste en France se voit à nouveau menacé de pousuites et progressivement lâché par ses employeurs …
Alors qu’avant le carnage au couteau de cuisine dument dénié à l’avance par la porte-parole du gouvernement Macron comme « élucubrations sur les réseaux sociaux », un futur terroriste islamiste pouvait tranquillement poursuivre sa carrière dans le saint des saints de la lutte contre le terrorisme islamique …
Où non content à l’instar de ses congénères GAFA de ne payer quasiment aucun impôt et d’accentuer chaque jour un peu plus son quasi-monopole sur les recettes publicitaires …
Un réseau social comme Facebook se permet, sur simple dénonciation, de censurer ad vitam eternam le premier blogueur venu comme votre serviteur ou ponctuellement un média aussi installé et reconnu que Valeurs actuelles …
Voire, pour faire bonne mesure, un site explicitement parodique …
Retour sur ces courageux nouveaux inquisiteurs  et croisés de la bien-pensance…
Qui véritable nouvelle imprimatur papale ou « oeil de Moscou », caché comme il se doit chez les nouveaux « Résistants » à la « menace Trump » sous le nom de Sleeping giants
Distribue les excommunications et s’acharnent, comme par hasard via les menaces de boycott et l’asséchement des ressources publicitaires, sur les seuls sites de droite …

Nutella, MAIF, Groupama, Monabanq … la pub fuit les chaînes qui accueillent Zemmour

Plusieurs annonceurs refusent d’être associés aux émissions ou aux chaînes où travaille l’éditorialiste, à cause de ses propos polémiques. D’autres marques ont été interpellées sur les réseaux sociaux.

Le Parisien
Le 9 octobre 2019

La polémique Zemmour s’invite dans les campagnes de publicité des grandes marques. Ferrero, la MAIF, Groupama, et Monabanq ont décidé de ne plus être annonceurs de l’émission hebdomadaire de Paris Première « Zemmour et Naulleau », dont le nouvel épisode sera diffusé ce mercredi soir, a appris le Parisien.

« Nous avons demandé à Paris Première d’exclure ce programme de notre liste de diffusion », a d’abord écrit Ferrero sur Twitter lundi, en réponse à la branche française du groupe Sleeping Giants.

Une pub pour le Nutella avant l’émission

Ce collectif se présente sur Twitter avec pour mission de « lutter contre le financement du discours de haine ». C’est lui qui avait interpellé la semaine dernière le groupe Ferrero, quelques jours après les propos polémiques d’Eric Zemmour tenus le 28 septembre lors de la « convention de la droite ».

Le polémiste avait notamment fait un rapprochement entre islam et nazisme, et le parquet de Paris avait ouvert une enquête pour « injures publiques » et « provocation publique à la discrimination, la haine ou la violence ».

Une publicité pour le Nutella, produit star de Ferrero, avait été diffusée sur Paris Première mercredi dernier, juste avant le début de l’émission « Zemmour et Naulleau ». « En aucun cas nous ne cautionnons les propos et prises de position de M. Zemmour. Nous avions effectivement un spot avant l’émission. Notre agence média ne connaissait ni le contenu ni la programmation au moment où elle a réalisé nos achats média avec Paris Première », a détaillé Ferrero dans son message.

Les membres de Sleeping Giants ont interpellé plusieurs autres groupes qui disposent de campagnes de pub sur Paris Première, mais aussi sur CNEWS. Car le polémiste est pressenti pour animer un débat quotidien sur la chaîne info, même si les dirigeants de celle-ci semblent temporiser.

Groupama et Monabanq retirent aussi leurs pubs

Les marques Lipton, la MAIF, le Club Med, Groupama, Amazon, Mazda ou encore Monabanq, ont notamment été citées par Sleeping Giants.

La MAIF a répondu vendredi dernier sur Twitter via un message adressé au « Mouvement », un autre collectif militant qui se dit « anti-raciste, féministe, écologiste et social ».

« Notre campagne actuelle est maintenue jusqu’au 13 octobre, dans l’attente d’une position claire de CNEWS sur le sujet », y indique le groupe mutualiste, se disant « extrêmement attentif » à cette interpellation.

Contacté par le Parisien, le groupe nous indique avoir également « exclu le programme Zemmour et Naulleau de [ses] futurs investissements sur la chaîne » Paris Première, tout en maintenant ses « achats programmés, effectués bien avant les événements récents ».

Groupama nous informe de son côté avoir « retiré immédiatement ses publicités des chaînes où travaille ou pourrait travailler Eric Zemmour ». Le groupe nous a ensuite précisé que ce boycott concernait « les émissions d’Eric Zemmour et non pas les chaînes où [il] pourrait travailler ». Autrement dit, des pubs pour Groupama pourront toujours être diffusées en dehors des créneaux où le polémiste est présent à l’antenne.

Monabanq, de son côté, « ne diffusera plus, à partir de ce soir, ses publicités sur les chaînes Paris Première et CNEWS durant les émissions d’Eric Zemmour », nous a annoncé l’enseigne.

Également contactés, les autres groupes n’ont pas répondu au moment de la publication de cet article.

Les annonceurs reviendront-ils ?

Quelles que soient leurs décisions dans l’immédiat, il restera à voir quelle sera l’attitude de ces marques sur la durée, une fois que la polémique concernant les propos d’Eric Zemmour sera peut-être retombée.

Le boycott de l’émission « Touche poste à mon poste » après l’affaire du canular homophobe en mai 2017, n’avait été que d’assez courte durée. Selon Checknews, moins d’un an et demi plus tard, la quasi-totalité des 60 annonceurs avaient repris leurs campagnes publicitaires dans l’émission de C8.

Voir également:

Né aux Etats-Unis pour contrer les “fake news” de la droite radicale, le réseau d’activistes Sleeping Giants cible désormais les médias d’extrême droite français. En alertant les marques dont les publicités financent Boulevard Voltaire, ils auraient fait perdre près de cinq cents annonceurs au site réactionnaire cofondé par le maire de Béziers.

Savamment disposés autour de l’article « Des migrants pourris-gâtés ? » en une de la page d’accueil, les bandeaux publicitaires ne font pas dans le haut de gamme. « Investissez dans l’immobilier et effacez vos impôts pendant douze ans ! », « Alzheimer : nés avant 1965 ? Lisez vite ceci », « Rencontrez des célibataires philippines ! », « Comment la rendre folle d’amour : la méthode infaillible »… Le contenu publicitaire de Boulevard Voltaire, le site d’opinion ultraconservateur fondé en 2012 par Robert Ménard et Dominique Jamet, ressemble davantage à celui d’un obscur blog. Il y a encore, ici et là, une sélection de livres d’extrême droite sur Amazon, une campagne pour les cars de la SNCF ou une réclame d’Uber, mais la très grande majorité des annonces du site n’ont à vendre que lampes d’autodéfense, programmes de régime, sous-vêtements et jeux vidéo en ligne.

Stopper les médias racistes et sexistes

Depuis plusieurs mois, les grandes marques fuient une à une Boulevard Voltaire. Ce lâchage en règle n’est pas dû au hasard : il est le résultat d’une mobilisation intense d’internautes regroupés sous le nom de Sleeping Giants. Ce réseau d’activistes s’est d’abord lancé aux Etats-Unis, peu après l’élection de Donald Trump et l’arrivée à la Maison-Blanche de son ex-conseiller Stephen Bannon, patron du site ultraconservateur Breitbart News (qu’il vient de rejoindre à nouveau), pourvoyeur régulier de fausses informations et de théories sexistes, racistes, antisémites et homophobes. Inquiets face à la place accrue occupée par cette droite radicale au sommet de l’Etat et sur la Toile, des internautes décident de s’intéresser au financement publicitaire de Breitbart. Ils découvrent que nombre de grandes marques, mais aussi des ONG aux antipodes des idées véhiculées par le site, n’ont absolument pas connaissance de la présence de leurs publicités sur le média conservateur. « Nous avons décidé qu’il était temps de les prévenir, pour couper les ressources de Breitbart, défend l’un des activistes américains. Notre objectif est de stopper l’ascension des médias racistes et sexistes en les attaquant au portefeuille. »

Les effets pervers de la publicité programmatique

Comment une publicité pour la Croix-Rouge peut-elle se retrouver sur un site aux relents racistes ? C’est tout le problème du marketing programmatique, le modèle de publicité dominant sur Internet. Le placement des publicités est automatisé par des régies pour cibler les consommateurs via des mots-clés et des algorithmes — les marques n’achètent plus d’encarts sur un site en particulier. Les publicités s’afficheront n’importe où, hors du regard des annonceurs eux-mêmes, créant des situations possiblement cocasses voire très embarassantes : une compagnie de cars pour visiter le Canada s’est ainsi retrouvée à côté d’un article expliquant que l’immigration est à l’origine d’un « génocide en douce du Québec » sur Boulevard Voltaire… S’ils le souhaitent, les annonceurs peuvent cependant exclure certains domaines de leur campagne d’affichage. Sleeping Giants a ainsi mis à leur disposition un tutoriel détaillant la démarche via la régie publicitaire de Google.

A ce jour, plus de 2 600 entreprises et organisations ont retiré leur publicité de Breitbart News, parmi lesquelles des géants comme BMW, Virgin, Kellogg’s ou HP. Un spécialiste des données à l’agence marketing WordStream a fait le calcul : entre novembre 2016 et aujourd’hui, le revenu généré par un clic sur une publicité affichée par Breitbart a été divisé par deux, passant d’un peu plus de 75 cents à moins de 40 cents. L’initiative inspire d’autres internautes dans le reste du monde : en Europe, des utilisateurs de Twitter interpellent eux aussi des marques de leur pays dont la publicité se retrouve sur Breitbart. Parmi eux, « R ». De l’identité de R, nous ne saurons que ce que son accent britannique et ses belgicismes laissent deviner au téléphone : les Sleeping Giants agissent dans l’anonymat, s’appelant entre eux par des lettres de l’alphabet. Elle est approchée en début d’année 2017 par le réseau américain pour ouvrir une entité en France. Déjà occupée par son travail et sa vie familiale, R accepte à condition d’être accompagnée. Un deuxième activiste français la rejoint et ils lancent ensemble le compte Sleeping Giants France sur Twitter en février.

Un réseau international

Beaucoup d’autres suivront : Sleeping Giants est aujourd’hui actif dans seize pays, ses membres échangeant via des messageries sécurisées comme Telegram. Une entité européenne centralise les actions des différents pays qu’elle relaie ensuite aux activistes américains. « C’est un réseau international sans structure ni hiérarchie, de tous âges, étudiants comme retraités, détaille R. Beaucoup d’internautes veulent nous rejoindre, mais il nous faut trouver des gens fiables et de confiance. Mine de rien, c’est une activité dangereuse qui nécessite beaucoup de précautions pour protéger son identité et agir en sécurité face aux menaces. »

“Il ne s’agit pas de dénoncer les entreprises, mais de les alerter”

R. connaît bien, de par son travail, les sphères médiatiques et communautaires en ligne. « La propagation de la haine et la manipulation de Breitbart étaient devenues pour moi inadmissibles et insupportables, raconte R. Ce n’est pas un engagement politique, mais plutôt de l’ordre de la philosophie. » Sleeping Giants France poursuit le travail d’épuration de Breitbart auprès des marques hexagonales mais décide également d’appliquer le même principe aux sites français qu’il juge équivalents. « Il y a aussi des médias spécialisés dans la manipulation par la peur, en France, dont certains sont financés par la publicité, justifie l’activiste. Avec mon partenaire, nous avons choisi de commencer par Boulevard Voltaire : c’était moins dangereux que Fdesouche [blog nationaliste très populaire à l’extrême droite, ndlr], dont les contributeurs sont particulièrement agressifs. En plus, Boulevard Voltaire fait passer des idées nauséabondes sous couvert de respectabilité chrétienne. Cela le rend à mes yeux encore plus insidieux. »

R et son partenaire observent les publicités sur le site et interpellent sur Twitter les annonceurs pour leur signaler que leur marque « finance la haine ». « Il ne s’agit pas de dénoncer les entreprises, mais de les alerter, assure la militante de Sleeping Giants. Beaucoup d’entre elles nous remercient ensuite, de la multinationale à la petite fleuriste terrifiée de se retrouver sur un site d’extrême droite. » Lorsque les annonceurs confirment avoir retiré Boulevard Voltaire de leurs diffuseurs, les « géants » se fendent d’un tweet de félicitations, petite bonne pub pour la marque. « Nous savons bien sûr que certains réagissent à cause de l’affichage public, qui les met dans l’embarras. Le journal Libération s’était par exemple montré assez agressif lorsque nous l’avions interpellé. Certains tentent de se trouver des excuses, mais nous les renvoyons simplement à leur responsabilité d’annonceur. » Lorsque leurs messages restent sans réponse, R. et son partenaire relancent, allant jusqu’à contacter directement les responsables des entreprises. « Nous avions repéré sur Boulevard Voltaire une publicité pour l’émission Le jour du Seigneur, de France 2, mais nos messages sont restés sans réponse pendant des semaines, se souvient R. J’ai donc écrit à un membre du conseil d’administration de la chaîne. Cela a pris plus de deux mois et demi mais France 2 n’a plus de publicité sur Boulevard Voltaire. »

Près de 500 annonceurs en moins pour Boulevard Voltaire

En quatre mois, Sleeping Giants France, épaulé par des internautes participant à l’opération via leur propre compte Twitter, a contacté 1 094 annonceurs, et 483 lui ont assuré avoir stoppé leurs campagnes sur Boulevard Voltaire. Parmi eux, Carrefour, Nestlé, BNP Paribas, Citroën ou Decathlon. « Ils ont fait preuve de bienveillance lors de nos discussions et nous avons compris que c’était dans notre intérêt, explique-t-on du côté de l’enseigne sportive. Ce site ne correspond pas aux valeurs de Decathlon. En quelques jours à peine, nous l’avions blacklisté. » Sleeping Giants leur a également fait suivre une liste de « sites du même acabit », que la marque a également bloqués, sur laquelle on retrouve Valeurs actuelles, Fdesouche ou Dreuz.info.

Le préjudice financier pour le site conservateur est difficile à évaluer, mais il est important. Sleeping Giants avance le chiffre de « 90 % de revenus publicitaires en moins », ce que refuse de confirmer ou d’infirmer Boulevard Voltaire. Contactée par Télérama, Gabrielle Cluzel, la directrice de publication, nous affirme que leur conseiller juridique « ne juge pas souhaitable de communiquer sur ce sujet » et qu’il « se réserve la possibilité d’entamer une action en justice ». De leur côté, les activistes assurent qu’ils vont continuer à « vider » le site, avant d’élargir leur action à d’autres dans les prochains mois, médias installés comme blogs complotistes. Les Sleeping Giants ne cherchent-ils donc à viser que les plateformes d’extrême droite ? « Non, répond R. On a cherché des sites d’extrême gauche qui diffusaient de la peur, mais ils sont peu organisés et aucun ne profite de la pub. »

En terrain hostile

R. sait ce qui les attend en s’attaquant à la « fachosphère » : à 6h30 chaque matin, dès son réveil, elle vérifie qu’elle n’a pas été victime d’un « doxxing », ce procédé qui consiste à publier des informations sur l’identité (nom complet, adresse, numéro de téléphone, numéro de compte bancaire, etc.) d’un internaute. « En marge de la campagne contre Boulevard Voltaire, nous nous sommes mobilisés sur certaines causes et nous avons subi des attaques informatiques ou verbales venant de forums de Reddit, 4chan et autres. » Sleeping Giants a notamment été très actif pour enrayer la mission antimigrants Defend Europe — leurs membres italiens et français sont à l’origine du blocage de leur compte PayPal. « On aimerait ne rien faire d’autre que travailler sur les médias qui propagent des “fake news” ou de la haine, mais certains événements sont les résultats directs des problèmes causés par ces médias. Dans ces situations, nous nous impliquons. » Mais la priorité du moment, ce sont bien les publicités SNCF qui tapissent encore Boulevard Voltaire. « Ils sont pourtant bien au courant, mais je ne lâche pas tant que je n’ai pas de réponse. » D’ici quelques jours, les membres du conseil d’administration de la SNCF découvriront dans leur boîte mail un petit message des « géants endormis » aux yeux grands ouverts.

Mise à jour du 1er septembre 2017
La SNCF nous indique que, depuis la pulication de cet article, elle a retiré ses publicités pour Voyages SNCF de Boulevard Voltaire.
Voir de même:

Facebook censure Valeurs actuelles et compare les identitaires à des “individus dangereux”

La rédaction de Valeurs actuelles

13 septembre 2019

Notre article sur la série “Alex Hugo” de France 2, traitant de l’opération de Génération identitaire à la frontière italienne, a été supprimé sans avertissement par le réseau social.

La politique réglementaire de Facebook vient de faire une nouvelle victime : Valeurs actuelles. Ce vendredi, le réseau social a censuré sur notre page l’article titré « Alex Hugo contre les “identitaires” : quand la télévision publique fait sa propagande pour les migrants » et partagé plus tôt dans la matinée. Motif de la suppression ? « Votre publication ne respecte pas nos Standards de la communauté sur les individus et organismes dangereux. »

L’article en question, publié sur notre site jeudi soir, critiquait l’épisode de la série « Alex Hugo », diffusé sur la chaîne publique France 2 la veille et qui caricaturait le combat des militants identitaires contre les migrants à la frontière italienne dans une allusion évidente à l’opération « Mission Alpes », organisée par le mouvement Defend Europe en 2018, quand une centaine d’activistes avaient bloqué le col de l’échelle pendant quelques heures.

« Violence et comportement criminel »

Valeurs actuelles a donc reçu une « notification » de la part de Facebook à propos de cette « infraction » à ses standards de la communauté, nous informant de la suppression immédiate du contenu, sans avertissements ni précisions. « Nos Standards s’appliquent dans le monde entier à tous les types de contenu », explique le groupe américain. « Nos Standards de la communauté ont pour objectif d’encourager l’expression et de créer un environnement sûr. »

La consultation des dits standards laisse pourtant perplexe. Ceux concernant « les individus et organismes dangereux », cités par Facebook, font partie de la rubrique intitulée « Violence et comportement criminel ». Justification : « Afin d’éviter et d’empêcher toute nuisance et tout danger réel, les organisations ou individus qui revendiquent des objectifs violents ou qui sont impliqués dans des activités violentes ne sont pas les bienvenus sur Facebook. »

Identitaires et « haine organisée »

Et le réseau social aux plus de 2,4 milliards d’utilisateurs d’ajouter : « Cela comprend les organisations et les individus impliqués dans les activités suivantes : les activités terroristes, la haine organisée, les meurtres de masse ou en série, la traite des personnes, la violence ou les activités criminelles organisées. Nous supprimons également tout contenu soutenant ou faisant l’éloge de groupes, dirigeants ou individus impliqués dans ces activités. »

Dans le cas de « la haine organisée », apparemment assimilée par Facebook au combat des identitaires, il est même précisé : « Une organisation animée par la haine correspond à : toute association de trois personnes ou plus organisées sous un nom ou un symbole et dont l’idéologie, les déclarations ou les actions physiques portent atteinte à des individus en fonction de caractéristiques, notamment la race, l’affiliation religieuse, la nationalité, l’ethnicité, le sexe, l’orientation sexuelle, une maladie grave ou un handicap. »

« Un biais idéologique pour étouffer toute contestation »

Contacté par Valeurs actuelles, Romain Espino, porte-parole de Génération identitaire (condamné avec deux autres militants à de la prison ferme, fin août, pour sa participation à l’opération « Mission Alpes ») fustige la réaction du réseau social : « Il y a non seulement une censure de tous les sympathisants de Génération identitaire sur Facebook mais désormais elle s’étend aux médias de droite qui auraient le malheur de nous citer. En revanche, les médias de gauche ne le sont jamais lorsqu’ils nous consacrent des articles à charge. Cela indique clairement que l’algorithme de Facebook a été construit avec un biais idéologique dont le but est de promouvoir la pensée progressiste et d’étouffer toute contestation. »

Depuis plusieurs années, le groupe américain est critiqué pour sa politique éditoriale, jugée liberticide et partisane. Son fondateur et PDG, Mark Zuckerberg, a lui-même dénoncé des positions défendues par le président Trump. Malgré ses démentis, Facebook est régulièrement accusé aux États-Unis de favoriser les personnalités et idées progressistes au détriment du camp conservateur. Sollicité par nos soins pour expliquer sa décision, Facebook France n’a pas daigné nous répondre. L’article interdit, repartagé vendredi, a été une nouvelle fois censuré samedi par le réseau social qui a même menacé depuis de supprimer notre page.

Voir aussi:

Médias. Libération avec LibéDésintox et d’autres médias français sont aussi concernés.

Valeurs actuelles

4 janvier 2018

Vous avez dit indépendance ? Alors que Le Monde, dans un éditorial publié ce jeudi, redoute « les risques » du futur projet de loi contre les « fake news » annoncé par Emmanuel Macron, le Canard enchaîné révèle que Facebook collabore avec le quotidien du soir pour faire le ménage sur le réseau social, fréquenté par 33 millions d’abonnés en France. Moyennant finance. Titre de l’article : « Entre “Le Monde” et Facebook, un beau conte de “fake” ».

Le Monde, « dans le cadre d’un partenariat avec Facebook, a été mandaté par le réseau social […] pour épousseter ses pages », écrit l’hebdomadaire satirique. « Julien Codorniou, le vice-président de Facebook chargé des partenariats, qui vit à Londres, est membre du… conseil de surveillance du « Monde » ! », précise le palmipède. Ce dernier est aussi un « grand ami de Xavier Niel – le coproprio du quotidien ».

LES CONCOMBRES MASQUES ONT TROUVE LEUR PRAVDA (Et courageux en plus ! – « L’anonymat est un élément important dans la philosophie des « sleeping giants »)
« Notre seul intérêt, c’est lutter contre l’intolérance, la haine, la désinformation qui se répand ».
Rachel Laplanquée
Bien souvent, les sociétés n’ont aucune idée que leurs annonces finissent sur de tels sites. La faute à un système un peu complexe qui s’appelle la « publicité programmatique ». En résumé, avec cette technologie, l’annonceur ne sait pas sur quel site s’affiche son encart publicitaire. Pour les informer, les « sleeping giants » leur montrent photo à l’appui. À eux ensuite, de demander (ou non) le retrait de leur publicité. Ce n’est pas de l’appel au boycott, il n’y a pas de contrainte pour l’annonceur. Mais ainsi l’information est donnée. Les « sleeping giants », monsieur et madame tout le monde, avec un pouvoir immense au bout du clic. France Inter a pu joindre l’une des militantes de la section française de cette « armée » de citoyens. Rachel est un pseudonyme. Elle préfère appeler avec un numéro masqué. L’anonymat est un élément important dans la philosophie des « sleeping giants ». Pour deux raisons, explique-t-elle. D’abord pour faire face à la violence des sites d’extrême-droite, toujours très créatifs pour les insultes et les menaces de mort. Mais aussi, explique Rachel, parce qu’il serait dangereux de résumer un mouvement comme celui-ci à un leader affiché, charismatique.
« C’est un engagement énorme. Ça prend beaucoup de temps. On fait ça en plus de notre travail. Il faut aussi beaucoup de résilience face à la violence des ripostes des sites d’extrême-droite », confie-t-elle. Rachel ne dit pas combien il y a en France de géants endormis dans leur réseau, pour ne pas donner trop d’informations aux sites qu’ils ciblent.
En France, le premier d’entre eux est « Boulevard Voltaire », cofondé par le maire de Béziers Robert Ménard. Aujourd’hui selon la section française des « sleeping giants », près de 1 000 annonceurs ont choisi de ne plus faire figurer leur publicité sur « boulevard Voltaire ». Jusqu’au jour où le site a été privé de publicité… avant de reprendre ses activités.
Depuis, le site de désinformation a multiplié les initiatives pour contourner ses difficultés financières, liées à cette privation de rentrées publicitaires. Un site miroir a été créé : il se finissait en .com ou lieu du .fr qui lui interdisait ses encarts pub. Mais là encore les « sleeping giants » ont continué leurs actions.
Les militants anti fausses infos surveillent aussi sites comme Breizatao (dont le webmaster a été condamné plusieurs fois pour négationnisme, appel à la haine raciale et au crime). D’autres noms ne sont pas cités ouvertement, mais les « sleeping giants » s’intéressent aussi aux sites pseudo-scientifiques, anti-vaccins…
Rachel se défend d’appartenir à un courant politique. « Notre seul intérêt, c’est lutter contre l’intolérance, la haine, la désinformation qui se répand ». Le collectif ne reçoit aucun financement. « La seule chose qui nous coûte, résume Rachel, c’est le temps consacré à cette activité qui nécessite sans cesse une mise à jour des données ». C’est le prix à payer pour montrer que dans un monde d’algorithmes, chacun doit rester responsable…
Voilà qu’en plein mois d’août il souffle un vent froid et mauvais sur nos libertés les plus fondamentales.Le 12 août, France Inter a cru devoir publier sur tous ses sites et applications un article unilatéralement hagiographique sur une organisation d’activistes anonymes dénommés «sleeping giants». L’intitulé du titre résume bien l’empathie enthousiaste de la radio d’État pour le projet des activistes: «assécher financièrement les sites de désinformation, le combat sans relâche des «sleeping giants».
L’article explique que ces géants endormis ont traversé l’océan après être nés et avoir grandi aux États-Unis sous l’empire du président honni. Bien qu’ils se défendent de faire de la politique, l’objet de leur détestation est bien politiquement géolocalisé, puisqu’il s’agit de «prévenir les annonceurs que leurs publicités arrivent sur des sites d’extrême droite» (sic).
Ces militants se donnent le beau rôle du résistant antifasciste alors qu’ils sont des agresseurs de la liberté à visage couvert
Les militants sont décrits avec une bienveillance touchante comme des résistants condamnés à vivre dans une clandestinité protectrice: «France Inter a pu joindre l’une des militants de la section française de cette «armée» de citoyens. Rachel est un pseudonyme.». «L’anonymat est un élément très important dans la philosophie des sleeping giants» est-il précisé. On tremble en effet pour la sécurité de la militante, au cas où son véritable prénom serait jeté en pâture sur la toile.
Plus loin, hommage est rendu au dévouement désintéressé des militants: «c’est un engagement énorme. Ça prend beaucoup de temps. Il faut beaucoup de résilience face à la violence des ripostes des sites d’extrême droite».
France Inter explique ensuite qu’une des cibles est le site d’opinion Boulevard Voltaire: «aujourd’hui selon la section française des sleeping giants près de mille annonceurs ont choisi de ne plus faire figurer leurs publicités sur Boulevard Voltaire… jusqu’au jour où le site a été privé de publicité…».
Depuis, déplore sans complexe la radio d’État «le site de désinformation a multiplié les initiatives pour contourner ses difficultés financières.».
Les défenseurs déterminés de la liberté d’informer et de s’exprimer ne s’effaroucheront que modérément des menées d’activistes d’extrême -gauche qui s’octroient le pouvoir divinatoire de fixer la limite extrême entre le toléré à droite et l’intolérable au-delà.
Ils ne s’étonneront pas davantage que ces militants se donnent le beau rôle du résistant antifasciste tout en se conduisant comme des agresseurs de la liberté à visage couvert.
Mais l’intolérable intolérance est d’autant plus scandaleuse qu’une radio de service public, astreinte à un devoir de neutralité, dont on sait déjà le caractère effectif très théorique au regard de son irrespect assumé de son obligation de pluralisme, se fait la propagandiste zélée d’une organisation d’activistes aussi marquée.
Le candide se perd en conjectures pour savoir selon quels critères la radio nationale s’octroie le droit de déterminer qu’un site serait «de désinformation». Après tout, le site précité est animé, renseignement pris, par des journalistes professionnels encartés et non par des repris de justice, au même titre que ceux de la radio publique.
Au demeurant, cette dernière est-elle la mieux placée pour donner des leçons d’information sérieuse?
Rien que cette semaine, il nous aura été donné la pénible occasion de devoir la rappeler à ses obligations, en notre modeste mais incontestable qualité de contribuable et copropriétaire de l’antenne d’État: Dimanche, le préposé à la revue de presse prenait grand plaisir à souligner la proximité de feu Epstein avec Donald Trump… tout en oubliant celle du «suicidé» avec Bill Clinton. Ayant interpellé publiquement ledit préposé, la revue de presse du lendemain réparera l’étrange omission.
Le lendemain, un portrait flatteur de la famille palestinienne de la militante Ahed Tamimi était brossé puisque qualifiée de «pacifique», alors même que de nombreux internautes sur Twitter, y compris Antoine Berranger, très opposé pourtant à la politique israélienne, faisaient remarquer que certains de ses membres s’étaient réjouis ouvertement d’attentats terroristes contre des civils.
Enfin, et pour faire bonne mesure, le même jour, France Inter recevait Julien Bayou porte-parole d‘ EELV qui, peut-être en mal d’inspiration, trouva judicieux d’annoncer qu’une fuite au tritium menaçait la population francilienne. Ce dont il se repentit par la suite. Mais comme le remarquait en temps réel sur Twitter par des messages ulcérés, Emmanuelle Ducros, journaliste à l’Opinion, le plus grave était l’absence totale de contradiction des journalistes: «Je suis sidérée, France Inter: quelqu’un sur votre antenne évoque une fuite radioactive en Île-de-France et ça ne suscite AUCUNE réaction? AUCUNE question? C’est ahurissant».
Vous avez dit «Désinformation»?
Il se trouve que ce grave manquement à la sérénité d’une presse libre et plurielle s’inscrit dans un contexte très anxiogène.
J’ai décrit ici le 24 juin l’appréhension que m’inspire cette loi Avia qui me paraît destinée, au-delà de son noble projet affiché de lutter contre la haine électronique, à vouloir réduire l’expression de la pensée dérangeant l’idéologie multiculturaliste encore en majesté médiatique.
Cette dangerosité est d’autant plus réelle que les grandes plates-formes anglo-saxonnes ne demandent pas mieux que d’appliquer un «politically correct» convenu et pourront trouver dans la loi nouvelle, moins une menace de sanctions financières qu’une permission de sévir.
Je viens d’écrire que l’idéologie multiculturaliste était en majesté. Je le redis, mais celle que j’appelle l’église cathodique sait que son trône vacille.
Et des réactions d’intolérance, comme celle de France Inter, doivent être avant tout interprétées comme l’expression de la rage d’être en train de perdre la bataille des idées.
L’église cathodique doit désormais miser davantage sur son sabre que sur son goupillon.
Gilles William Goldnadel
Voir par ailleurs:

Impeachment Coup Analytics

The Democrats have exhausted every other mechanism for destroying Trump—and they are running out of time before November 2020 election.

Victor Davis Hanson
American greatness
September 29th, 2019

Aside from the emotional issue that Democrats, NeverTrumpers, and celebrities loathe Donald Trump, recently Representative Al Green (D-Texas) reminded us why the Democrats are trying to impeach the president rather than just defeat him in the 2020 general election.

“To defeat him at the polls would do history a disservice, would do our nation a disservice,” Green said.  “I’m concerned that if we don’t impeach the president, he will get re-elected.”

Translated, that means Green accepts either that Trump’s record is too formidable or that the agendas of his own party’s presidential candidates are too frightening for the American people to elect one of them. And that possibility is simply not permissible. Thus, impeachment is the only mechanism left to abort an eight-year Trump presidency—on a purely partisan vote to preclude an election, and thus contrary to the outlines of impeachment as set out by the Constitution.

Consider it another way: Why is it that the House is controlled by Democrats, yet its leadership is not pushing through any of the policy proposals voiced so openly on the Democratic primary stage?

Why aren’t progressive representatives introducing bills to pay reparations to African Americans, to legalize infanticide in some cases of late-term abortion, to offer free medical care to illegal aliens, to confiscate AR-15s, to extend Medicare for all, to impose a wealth tax and raise top rates to between 70 and 90 percent, to abolish student debt and ensure free college for all, or to grant blanket amnesty to those currently living in the country illegally?

Simple answer: none of those issues poll anywhere near 50 percent approval. And no Democratic candidate would expect to beat Trump as the emissary of such an agenda.

If the economy was in a recession, if we were embroiled in another Iraq-like or Vietnam-sort of war, and if Trump’s polls were below 40 percent, then the Democrats would just wait 13 months and defeat him at the polls.

But without a viable agenda and because they doubt they can stop Trump’s reelection bid, they feel they have no recourse but to impeach. If Trump were to be reelected, not a shred of Barack Obama’s “fundamental transformation” would be left, and the strict constructionist Supreme Court would haunt progressives for a quarter-century.

Why Impeachment Now?

The Democrats have exhausted every other mechanism for destroying Trump—and they are running out of time before November 2020 election.

Think of what we have witnessed since the 2016 election. Do we even remember charges that voting machines in the 2016 election were rigged, and the efforts to subvert Electoral College voting, or to invoke the Logan Act, the emoluments clause, and the 25th Amendment?

The “collusion” and “obstruction” fantasies of the Mueller investigation now seem like ancient history. So do the James Comey leaks, the palace coup of Andrew McCabe, the Trump tax records, the celebrity rhetoric about blowing up, shooting, stabbing, burning and variously killing off the president of the United States—along with the satellite frenzies of Stormy Daniels, Michael Avenatti, Charlottesville, Jussie Smollett, the Covington Kids, and the Kavanaugh hearings.

What is left but to try the new “Ukraine collusion”—especially given three other considerations?

First, volatile and always changing polls appearing to favor impeachment roughly reflect Trump’s own popularity (or lack of same). Around 45-46 percent of Americans do not want him impeached and about the same or slightly more say they do.

Second, the hard left-wing of the party might not yet control all the Democrats, but it does not matter because they are clearly younger, more energized, and better organized. And they want something to show for all their social media and photo-op grandstanding, given their socialist agenda is mysteriously moribund.

Third, House Speaker Nancy Pelosi (D-Calif.) is said to oppose impeachment on pragmatic grounds, but I am not sure that is right. It’s the equivalent of saying Senator Dianne Feinstein (D-Calif.) was opposed to the progressive character assassination of Brett Kavanaugh. Neither is or was true.

A better description would be that Pelosi and Feinstein simply go along with the perceived 51-plus percent surge of their party, and sit back gleefully watching the fireworks happen, willing to jump in or pull back depending on the atmospherics and polling. Impeachment, remember, will make the Kavanaugh hearings look like a seminar on etiquette, and so everything and anything can happen once dozens of unhinged leftists are unbound.

Be prepared for a half-dozen Christine Blasey Ford-type witnesses to pop up, and 20 or so unhinged Cory Booker-esque “I am Spartacus” performance acts, along with a whole slew of new Steele dossiers—all interspersed with breathless CNN bulletins announcing new fake news developments with “the walls are closing in” and “the end is near” prognostications. Rep. Adam Schiff (D-Calif.) is already reading fantasies to the House Intelligence Committee and passing them off as the text of Trump’s phone call to Ukraine’s new president. Only after he was called on such absurdities did he describe his performance as a parody.

Facts Won’t Matter that Much

The Left is hellbent on impeachment and the absence of a case won’t matter. They do not care if they will sow the wind and reap the whirlwind.

In the coming days, after all, we will probably learn that the whistleblower’s “Schiff dossier” was prepared by ex-Lawfare-type lawyers in service to House Democrats, who just needed a vessel to pass off the hit as a genuine cry of the heart, rather than a scripted attack with all the Steele dossier/Mueller report/Comey memo fingerprints: classification obfuscations, footnotes to liberal media hit pieces, pseudo-scholarly references to court cases, and lawsuit-avoiding, preemptive disclaimers about not actually possessing firsthand knowledge of any of the evidence, prepped hearsay, supposition, and the subjunctive and optative mood composition.

In a sane world, the impeachers would worry their charges that Trump forced Ukrainian President Vladimir Zelensky to investigate his possible 2020 Democratic opponent Joe Biden might boomerang. After all, Trump never actually cut off Ukrainian aid. Nor did he outline a quid pro quo deal. Essentially he is accused of unduly asking a foreign president to clamp down on corruption in his midst going back to 2016. So what? Especially if there is something more to the strange antics of Hunter Biden and CrowdStrike.

Biden’s problems are not such thought crimes, but are confirmed by his own boasting: that he used the clout of the United States to help his own family financially, by threatening to cut off U.S. aid unless a Ukrainian state prosecutor looking into his own son’s suspicious lobbying was fired within six hours. And in Biden’s own words, “Son of a bitch,” he was fired.

In contrast, Trump might have been all over the map in his call, but he kept the aid to Ukraine coming without demanding the scalp of any Ukrainian official. In some sense, Trump’s culpability boils down to one issue: progressives believe that in not-too-veiled a manner, he threatened a foreign government to start going after the Biden family without cause, whose patriarch Joe might be Trump’s 2020 election opponent.

The other half of the country believes that what is material is not Biden’s current transient electoral status (he is not now and may not be the Democratic nominee), but the fact that he was vice president of the United States when he used his office to threaten the loss of foreign aid to stop investigations of his son, who was using his father’s position to further his own profiteering.

Given that Trump denies any quid pro quo and his call supports that fact, while Biden, on the other hand, openly brags that he made threats which made the Ukrainian to cave (“in six hours”), one can draw one’s own conclusions.

For now, we await more documents—with caveats that the canny Ukrainians, for their own self-interest, will predicate their release of information on the likelihood of which party will win the 2020 election.

The Left hints it has lots of incriminating documents outlining a quid pro quo threat; conservatives suspect that Ukrainian and legal documents will show the prosecutor was neither unethical nor uninterested in Hunter Biden, but was fired precisely because he was not corrupt and very much concerned with Biden.

As far as precedent, there is a good recent example. Barack Obama got caught promising to consider cuts in Eastern-European-based missile defense if Vladimir Putin would give him some room during his reelection campaign.

Translated into Adam Schiff’s Mafiosi parody lingo: Putin would calm down on the international stage to make the U.S.-Russia “reset” look good, Obama would then get rid of Eastern-European missile defense, and Obama would get reelected in 2012.

And all three of those events transpired as planned—one can surmise whether any of the three would have happened without Obama compliance with Russian conditions. Remember, Obama’s quid pro quo was caught on a hot mic on the premise that what he said to Russian President Medvedev was never supposed to be heard. “On all these issues, but particularly missile defense, this can be solved,” Obama said. “But it’s important for him [Putin] to give me space . . . This is my last election. After my election I have more flexibility.”

Once that understanding was excused, and the media was mute about such collusion, can any notion of collusion as a crime still exist?

Conspiracy Theories

Finally, who are the winners in these impeachment psychodramas, both short-term and long-term?

Short-term, Trump may lose traction due to the media frenzy. He lost some of his ongoing momentum that had recently seen his polls steadily creeping up. He gave a fine speech at the United Nations and sounded presidential in his talks with foreign leaders—all overshadowed or now forgotten due to the impeachment psychodrama.

Trump’s critics have become emboldened, Left and Right. The Drudge Report has flip-flopped and is as anti-Trump as Vox or Slate. Many at National Review call for or anticipate impeachment without much regret. Likewise, some at Fox News—Shepard Smith, Andrew Napolitano, and Chris Wallace—are nonstop critics of Trump and hardly disguise their contempt.

The leftist media is on uppers, and completely ecstatic in moth-to-flame fashion, as if it were May 2017 again and Trump’s demise was a day away.

Because Joe Biden faces far more legal exposure than Trump, he is mentioned (if even to contextualize and exonerate him) in every news account of Ukraine. Whether or not Senator Elizabeth Warren (D-Mass.) or her erstwhile henchwoman, Kamala Harris (D-Calif.), was behind this gambit, does not matter. (Nothing much from either one had worked to slow down Biden in the last six months). Biden is simply not physically or mentally up to a year of cross-examination. And Hunter Biden is more unsteady than Joe and will thus be hard to locate.

We are starting to see the outlines of a progressive fantasy on the horizon: Biden will be sacrificed. The party will unite around Warren. The left-wing media narrative will be, “We took out one of our own, now it is your turn to depose Trump.” Chaos overload for two or three weeks might keep Trump’s polling low.

Long-term, however, Trump wins.

We still have a number of government audits coming from Michael Horowitz, John Durham, and John Huber—and the targets are not Trump. The Senate will not convict the president under any foreseeable circumstances. The full story of the whistleblower has not been told, but there are a lot of narratives to come about the sudden rules allowing hearsay, DNC involvement, and who knew far in advance about the complainant’s writ. Once the Democratic debates continue, the candidates’ screaming and hysterics return, and the impeachment hearings descend into a Kavanaugh-esque farce, the public will begin to get scared again by the Left’s shrieking Jacobins. Schiff’s “parody” is a small foretaste of what’s to come. Voters soon will surmise that the only thing between their 401k plans and socialism is Donald J. Trump.

Warren or her possible facsimile is a weaker candidate than even the enfeebled Biden. Her lack of viability will be of enormous advantage in NeverHillary-fashion to Trump. His fundraising, already ascendant, will hit the stratosphere. The idea that the new and old NeverTrumpers will be on the side of socialism will finally discredit them. Wall Street and Silicon Valley will keep trashing Trump, but privately write checks to stop Warren’s wealth tax that would be only the beginning of her Venezuelization of America.

So if Trump’s health holds out, if we don’t have a recession, if there is not an optional war, and Trump endures the next few weeks of 360-degree, 24/7 targeting, 2020 will be far more favorable than ever imaginable for him.

Voir enfin:

Monika Bickert, VP Global Product Management

Facebook

24 avril 2018

L’une des questions qui nous est le plus souvent posée concerne la manière dont nous décidons du type de contenu autorisé, ou pas, sur Facebook. Ces décisions sont parmi les plus importantes que nous prenons. Elles sont essentielles pour garantir que Facebook soit un endroit sûr et un espace où l’on peut discuter librement de différents points de vue. Depuis des années, nous avons des Standards de la Communauté qui expliquent ce qui est autorisé, ou pas, sur Facebook. Aujourd’hui, nous allons encore plus loin en publiant les directives internes que nos équipes utilisent pour faire respecter ces Standards. Et pour la première fois, nous vous offrons la possibilité de faire appel de nos décisions sur des contenus individuels, afin que vous puissiez demander un deuxième avis lorsque vous pensez que nous avons commis une erreur.

Nous avons décidé de publier ces directives internes pour deux raisons. Premièrement, elles aideront chacun à comprendre où nous plaçons la limite sur les questions complexes ou nuancées. Deuxièmement, en fournissant ces détails, il est plus facile pour tout le monde, y compris les experts dans différents domaines, de nous faire part de leurs observations, afin que nous puissions améliorer ces directives – ainsi que les décisions que nous prenons – au fil du temps.

Processus d’élaboration des politiques sur les contenus

L’équipe en charge des politiques de contenu de Facebook est responsable de l’élaboration de nos Standards de la Communauté. Nous avons des collaborateurs dans 11 bureaux à travers le monde, y compris des experts spécialisés dans des domaines tels que le terrorisme, l’incitation à la haine ou la protection de l’enfance. Nous sommes nombreux à avoir travaillé sur les questions d’expression et de sécurité bien avant notre arrivée chez Facebook. J’ai, pour ma part, travaillé de la sécurité des enfants à la lutte contre le terrorisme lorsque j’étais procureur général. L’équipe comprend par exemple une ancienne conseillère en matière de viol, une universitaire spécialisée dans les organisations haineuses, une avocate des droits de la personne et une enseignante. Chaque semaine, notre équipe sollicite l’avis d’experts et d’organisations extérieures à Facebook afin de mieux comprendre les différents points de vue sur la sécurité et l’expression, ainsi que l’impact de nos politiques sur les différentes communautés dans le monde.

Sur la base de ces observations et des évolutions des normes sociales et des langues, nos Standards évoluent au fil du temps. Ce qui n’a pas changé, et qui ne changera pas, ce sont les principes fondamentaux de sécurité, de participation et d’équité sur lesquels se fondent ces Standards. Pour initier des conversations et construire des liens, les gens ont besoin de savoir qu’ils sont en sécurité. Facebook devrait également être un lieu où les gens peuvent exprimer librement leurs opinions, même si certaines personnes pourraient trouver ces opinions répréhensibles. C’est pourquoi l’équité est un principe si important : nous visons à appliquer ces normes de manière cohérente et équitable à toutes les communautés et à toutes les cultures. Nous exposons explicitement ces principes dans le préambule des Standards, en expliquant la raison d’être de chaque politique.

Application de nos politiques

L’efficacité de nos politiques dépend de la force et de l’exactitude de leur application, et leur mise en œuvre n’est pas toujours parfaite.

L’un des défis consiste à identifier les violations potentielles de nos Standards afin que nous puissions les examiner. La technologie nous aide. Nous utilisons une combinaison d’intelligence artificielle et de signalement de notre communauté d’utilisateurs pour identifier les messages, images ou autres contenus susceptibles de violer nos Standards de la Communauté. Ces signalement sont examinés par notre équipe en charge de l’application des Standards de la Communauté, qui travaille 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, dans plus de 40 langues. À l’heure actuelle, nous nous appuyons sur plus de 7 500 vérificateurs de contenu – plus de 40 % par rapport à la même période l’an dernier.

Un autre défi consiste à appliquer avec précision nos politiques aux contenus qui nous a été signalé. Dans certains cas, nous commettons des erreurs parce que nos politiques ne sont pas suffisamment claires pour nos vérificateurs de contenu ; lorsque c’est le cas, nous nous efforçons de combler ces lacunes. Nous commettons parfois des erreurs car nos processus font appel à des individus, et chacun sait que l’erreur est humaine.

Recours

Nous savons que nous devons faire plus. C’est la raison pour laquelle, au cours de l’année à venir, nous allons donner aux gens la possibilité de faire appel de nos décisions. Dans un premier temps, nous allons lancer des procédures de recours pour les messages qui ont été retirés pour cause de nudité ou d’activité sexuelle, d’incitation à la haine et à la violence.

Voici comment fonctionne ce processus :

  • Si votre photo, vidéo ou message a été retiré(e) pour infraction à nos Standards de la Communauté, vous serez averti et aurez la possibilité d’effectuer une demande de révision supplémentaire.
  • Cette requête mènera à une révision par notre équipe (toujours par une personne), généralement sous 24 heures.
  • Si nous avons fait une erreur, nous vous en informerons et votre post, photo ou vidéo sera restauré.

Nous nous efforçons d’étendre ce processus en soutenant davantage de types d’infractions, en donnant aux gens l’occasion de fournir plus de contexte qui pourrait nous aider à prendre la bonne décision, et la mise à disposition du recours non seulement pour le contenu qui a été retiré mais aussi pour le contenu qui a été signalé et laissé. Nous croyons que le fait de donner à chacun la possibilité de participer au processus est un autre élément essentiel à la mise en place d’un système équitable.

Participation et contribution de la communauté

Nos efforts pour expliquer, améliorer et affiner nos Standards de la Communauté dépendent de la participation et de la contribution de gens du monde entier. En mai, nous lancerons les Forums Facebook, une série d’événements publics de dialogue et de débat autour des Standards de la Communauté, organisés en Allemagne, France, au Royaume-Uni, en Inde, à Singapour, aux Etats-Unis et dans d’autres pays afin de recueillir les commentaires des utilisateurs. Nous partagerons plus de détails sur ces initiatives au fur et à mesure que nous les finaliserons.

Comme l’a souligné notre PDG Mark Zuckerberg au début de l’année : « Nous n’empêcherons pas toutes les erreurs ou les abus, mais nous commettons actuellement trop d’erreurs en appliquant nos politiques et en empêchant l’utilisation abusive de nos outils ». La publication de nos directives internes aujourd’hui, ainsi que l’élargissement de notre processus de recours, nous permettra de nous améliorer au fil du temps. Ce sont des questions complexes et nous sommes engagés à faire mieux.

Retrouvez le texte des Standards de la Communauté détaillés ici : https://www.facebook.com/communitystandards


FAQ

  • Avez-vous modifié l’une de vos politiques avec cette mise à jour ?

Ce que nous partageons aujourd’hui n’est pas nouveau ; cela reflète des Standards qui sont en place depuis longtemps. Cependant, pour la première fois, nous publions l’ensemble de directives internes d’application des Standards de la Communauté sur lesquels nos vérificateurs de contenu s’appuient pour prendre des décisions sur ce qui est autorisé ou non sur Facebook.

Il est important de noter que nos normes évoluent. Dans certains cas, les changements sont provoqués par des retours que nous recevons de parties prenantes externes. Dans d’autres, nous apportons des changements pour tenir compte de la façon dont le langage est utilisé. Dans d’autres encore, un changement est nécessaire en raison d’une lacune dans la politique existante. Ce processus se poursuivra, ainsi que les mises à jour de nos Standards.

Nous partagerons ces mises à jour publiquement et publierons des archives consultables afin que les gens puissent suivre les changements au fil du temps.

  • S’agit-il des mêmes directives que celles que vos vérificateurs utilisent ? Avez-vous enlevé quelque chose ?

Oui. À compter d’aujourd’hui, nos Standards de la Communauté externes reflètent étroitement nos directives internes d’application. Vous nous avez dit que vous ne comprenez pas nos politiques ; c’est notre responsabilité de fournir de la clarté. Il s’agit d’un effort pour expliquer où nous plaçons les limites quand il s’agit de contenu sur Facebook. Nous espérons que cette publication invite et encourage un échange qui nous aide à peaufiner et à améliorer nos politiques.

  • Vous dites que vous travaillez avec des experts. Qui sont-ils ?

Nous travaillons avec des experts du monde entier, notamment des universitaires, des organisations non-gouvernementales, des chercheurs et des juristes. Ces personnes et organisations représentent la diversité de pensée, d’expérience et de parcours. Ils apportent une contribution inestimable lorsque nous réfléchissons à la révision de nos politiques et nous aident à mieux comprendre l’impact de nos politiques.

En ce qui concerne le discours de haine, par exemple, nous avons travaillé avec Timothy Garton Ash, professeur à l’Université d’Oxford, qui a créé le Free Speech Debate (Débat sur la liberté d’expression) pour examiner ces questions sur une base interculturelle. De même, dans le cadre de l’élaboration de nos politiques visant à protéger les personnes contre l’exploitation sexuelle, nous avons réuni plus de 150 organisations et experts en sécurité dans des pays du monde entier, dont les États-Unis, le Kenya, l’Inde, l’Irlande, l’Espagne, la Turquie, la Suède et les Pays-Bas.

  • Comment assurez-vous la cohérence au sein de vos équipes de vérificateurs et vous protégez-vous contre les préjugés et les erreurs humaines ?

Nos Standards de la Communauté sont mondiaux, et tous les vérificateurs utilisent les directives que nous avons publiées aujourd’hui pour prendre des décisions. Ils suivent une formation approfondie dans le cadre de leur processus d’intégration et sont formés et testés à intervalles réguliers par la suite.

Nous sommes extrêmement prescriptifs dans l’élaboration de nos politiques, et nous essayons de rédiger des politiques qui permettent de distinguer clairement les contenus qui violent nos Standards et ceux qui les respectent, afin de rendre le processus de prise de décision pour les vérificateurs aussi objectif que possible. Nos vérificateurs bénéficient de mécanismes de contrôle de la qualité, et d’une équipe de management vers laquelle ils peuvent se tourner pour obtenir des conseils. Nous vérifions également l’exactitude des décisions des vérificateurs sur une base hebdomadaire. Lorsque des erreurs sont commises, nous assurons un suivi auprès des membres de l’équipe afin d’éviter qu’elles se reproduisent.

Même avec nos audits de qualité, nous savons que nous pouvons faire des erreurs. C’est pourquoi nous avons donné aux gens la possibilité de faire appel de nos décisions lorsque nous avons retiré leur profil, Page ou Groupe. Au cours de l’année, nous allons étendre la capacité des gens de faire appel de nos décisions. Dans un premier temps, nous lançons des recours pour des contenus retirés pour nudité ou activité sexuelle, discours de haine et violence, afin que les gens puissent nous faire savoir quand ils pensent que nous avons fait une erreur.

  • Pourriez-vous m’en dire plus sur les Forums Facebook ? Avez-vous déjà organisé de tels événements avant ?

Nous faisons de notre mieux pour recueillir des commentaires externes de différentes façons. Les Forums Facebook sont un format que nous n’avons jamais essayé auparavant, et nous sommes impatients d’écouter et d’apprendre de notre communauté. La structure de l’événement variera selon la ville dans laquelle nous nous trouvons, et nous avons hâte de partager plus de détails prochainement.

Voir par ailleurs:

Satire or Deceit? Christian Humor Site Feuds With Snopes
The Babylon Bee says Snopes went too far in fact-checking a satirical story. Snopes had suggested the Bee twisted its joke to deceive readers.
Niraj Chokshi
NYT
Aug. 3, 2019

It’s a fake-news feud made for 2019.

On one side is Snopes, the influential fact-checking website founded 25 years ago.

On the other is the Babylon Bee, an upstart Christian satirical website that lampoons progressive ideas, Democrats, Christians and President Trump.

They are fighting over how Snopes characterizes stories published by the Bee, which says Snopes has veered from its fact-checking mission by suggesting that the satirical site may be twisting its jokes to deceive readers.

“The reason we have to take it seriously is because social networks, which we depend on for our traffic, have relied upon fact-checking sources in the past to determine what’s fake news and what isn’t,” Seth Dillon, the Bee’s chief executive, said in an interview on Thursday with Shannon Bream of Fox News.

“In cases where they’re calling us fake news and lumping us in with them rather than saying this is satire, that could actually damage us,” he added. “It could put our business in jeopardy.”

Indeed, the line between misinformation and satire can be thin, and real consequences can result when it is crossed. On social media, parody can be misconstrued or misrepresented as it moves further and further from its source. And humor has been weaponized to help spread falsehoods online.

About two weeks ago, the Bee published an article that it thought was clearly satire. The piece, headlined “Georgia Lawmaker Claims Chick-Fil-A Employee Told Her To Go Back To Her Country, Later Clarifies He Actually Said ‘My Pleasure’,” was a parody of a real controversy involving a claim of racism, a counterclaim and a fair amount of outrage.

Soon after, Snopes, which investigates assertions based on their popularity or after requests from readers, published a fact check of that article that called its intent into question.

Mr. Dillon said the Bee was so frustrated by the way that Snopes had characterized its work that it had retained a law firm, but he did not say whether any legal action had been taken. David Mikkelson, a founder of Snopes, said he received a letter from a Bee lawyer complaining about the fact check, but was unaware of any legal action.

Mr. Mikkelson disputed the suggestion that his website had a political motive for fact-checking the Bee, but acknowledged that the piece in question, which has since been updated, had been poorly phrased.

“The article that people were focusing on was not worded very well,” he said. “That’s our bad. We need to own that.”

He added that Snopes was not trying to discredit the Bee. “That’s not our intent and if we have conveyed that intent, then I apologize for that,” he said.

This week, a Bee piece satirizing the episode — titled “Snopes Issues Pre-Approval Of All Statements Made During Tonight’s Democratic Debate” — became the top-performing article on Facebook related to the topic “democratic debate,” according to BuzzSumo, a social media analysis company, as first reported by BuzzFeed.

Some conservatives said the Bee’s experience revealed political bias at Snopes. But in Mr. Mikkelson’s view, Snopes is now subject to the very kind of attack it has been accused of carrying out.

“It’s now been spun into this ridiculous conspiracy theory that seems pretty contrived to gin up outrage” and clicks, he said.

The story of the feud began with a viral Facebook post July 19 in which Erica Thomas, a Georgia state representative, said she had been told by a white man at a grocery store to “go back” to where she came from. The man later came forward, identified himself as a Democrat and disputed her account, fueling outrage on the right by those who believe reports of racism are overblown.

The Bee published its parody of the events July 22. Two days later, Snopes published its fact check of that article.

The original Snopes piece included the subheadline, “we’re not sure if fanning the flames of controversy and muddying the details of a news story classify an article as ‘satire.’” It called the Bee story a “ruse” and suggested it had been published “in an apparent attempt to maximize the online indignation.”

That language has since been removed “for tone and clarity,” according to an editors’ note atop the piece. Snopes, it says, is working to create standards for how to address humor and satire.

On Twitter, Adam Ford, the founder of the Bee, described the Snopes article as a “hit piece.” He also complained that Snopes had not been as critical in another fact-check of a piece from The Onion, a satirical website that, despite its fame and absurdist articles, continues to fool unsuspecting readers.

“A clumsy mistake or an incompetent writer are insufficient explanations for publishing something like this when you position yourself as an unbiased, stalwart arbiter of truth and presume to wield the influence that comes along with that title,” he wrote.

In a recent newsletter, the Bee said a past Snopes fact-check had prompted Facebook, which was then in a fact-checking partnership with Snopes, to “threaten us with limitations and demonetization.” Facebook eventually acknowledged the mistake and said the Bee piece — about CNN buying industrial washing machines to “spin” news — “should not have been rated false in our system.”

Snopes pulled out of the Facebook partnership in February, but some critics of the recent fact-check have argued that Snopes’s actions could still affect the Bee’s Facebook presence, a suggestion Mr. Mikkelson disputes.

“We have absolutely no ability to demonetize, deplatform, blacklist anybody,” he said. “We have no means to stop anyone from publishing on a particular platform or to limit their reach.”

Snopes determines what to cover based on reader input via email, Facebook and Twitter as well as what’s trending on Google, social media and its own website searches. As a result, it often covers claims and satire that, to many, may seem obviously false or intentionally humorous.

“Some people just don’t get or are not very good at recognizing uses of sarcasm or irony or archness,” Mr. Mikkelson said.

In the Fox News appearance, Mr. Dillon, the Bee chief executive, seemed to acknowledge that.

“There’s people who aren’t familiar with us who are seeing our stuff,” he said. “So if they want to fact-check it, fine. You can rate it false, you can rate it satire, ideally, and just say ‘Hey, this came from the Bee, it’s obviously satire, they’re a well-known satire publication.’ That would be as far as it needs to go.”


Mort de Jacques Chirac: La France qui triche a trouvé son héros (As amnesic France goes gaga over the death of its first former head of state to be convicted since Petain, ex-British spy chief confirms ‘Grand Philanderer’ Chirac was ‘a roguish individual who manoeuvred very cleverly’)

29 septembre, 2019

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Une droite qui voudrait que soit placé dans nos mairies et nos écoles le portrait d’un homme mis en examen, qui a perdu toute autorité morale. Richard Ferrand (14.04.2017)
Presque aucun des fidèles ne se retenait de s’esclaffer, et ils avaient l’air d’une bande d’anthropophages chez qui une blessure faite à un blanc a réveillé le goût du sang. Car l’instinct d’imitation et l’absence de courage gouvernent les sociétés comme les foules. Et tout le monde rit de quelqu’un dont on voit se moquer, quitte à le vénérer dix ans plus tard dans un cercle où il est admiré. C’est de la même façon que le peuple chasse ou acclame les rois. Marcel Proust
Un père, ça peut être une femme, une grand-mère. Agnès Buzyn (ministre française de la Santé)
L’enfant a le droit à un nom dès la naissance. Il a également le droit d’ acquérir une nationalité et, dans la mesure du possible, de connaître ses parents et d’être élevé par eux. Convention internationale des droits de l’enfant (article 7, 1989)
La loi ne doit pas mentir sur l’origine de la vie. Conférence des évêques
Une droite qui voudrait que soit placé dans nos mairies et nos écoles le portrait d’un homme mis en examen, qui a perdu toute autorité morale. Richard Ferrand (14.04.2017)
Le président Chirac incarna une certaine idée de la France. (…) Jacques Chirac était un destin français. (…) Jacques Chirac portait en lui l’amour de la France et des Français. Emmanuel Macron
Dans une autre publication, il tenait à peu près les mêmes propos concernant le candidat LR: “nous disons à François Fillon qu’il a perdu toute autorité morale pour diriger l’État et parler au nom de la France”. Lundi 30 septembre 2019 est une journée de deuil national à la suite du décès de M. Jacques CHIRAC, ancien Président de la République. Durant cette journée, les enseignants qui le souhaitent peuvent consacrer un cours à l’évocation de la mémoire de l’ancien chef de l’État. A cette fin, éduscol vous propose des ressources pédagogiques permettant de revenir sur la biographie de Jacques Chirac, son engagement politique national et international, sa relation à l’histoire des arts… Ministère de l’Education nationale
C’est très français au fond. La seule chose que l’on retiendra de la présidence de Jacques Chirac est une belle bravade sans conséquence: son refus spectaculaire de la guerre américaine en Irak. Laquelle, pour le coup, en eut de fâcheuses. Dieu sait combien Jacques Chirac représentait le caractère national. Au milieu de beaucoup de compromissions, ce fut une parenthèse de gloire, de panache et d’honneur. Cela n’a servi à rien mais le geste en était d’autant plus beau. Chirac eut quelque chose de Cyrano de Bergerac au cours de cet hiver 2002-2003, entraînant la Russie de Poutine et l’Allemagne de Schröder et bien d’autres nations derrière lui. Villepin, au contraire, avait peur de se fâcher avec l’Amérique. Il n’a pas troqué le retour de la France dans le comité militaire de l’Otan en échange de quelques postes honorifiques. Il a osé renouveler la dissuasion nucléaire française. C’est en souvenir de ces moments-là que la France est encore écoutée dans le monde. (…) Jacques Chirac avait un grand mérite: il connaissait l’histoire du monde et de ses civilisations. Il savait que l’Irak est un des berceaux de l’humanité et qu’on ne pouvait la détruire sans commettre l’irréparable. Il savait aussi que la démocratie ne se construit pas sur le sable d’une occupation militaire et que tôt ou tard, les chiites d’Irak se tourneraient vers leurs coreligionnaires iraniens, entraînant une terrible guerre de religions. Ce qui devait advenir arriva: la rage cumulée des pétromonarchies du golfe et des terroristes wahhabites a redoublé de violence. Daech et les destructions de Mossoul, Palmyre et Alep sont des contrecoups de la folle expédition de Dick Cheney et Donald Rumsfeld. Tout le Moyen-Orient a souffert de cette lamentable aventure mais pas seulement. Après les attentats de 2004-2005 et 2015-2016 en Europe, nous sommes loin d’avoir retrouvé l’équilibre. Depuis 2003, le Moyen-Orient est une région en guerre de religion, fracturée et travaillée par le terrorisme, minée par les migrations, incapable de se coordonner et d’avancer ensemble. Chirac avait au long de sa carrière noué des relations fidèles avec les chefs d’États d’Afrique et d’Asie. Il était soucieux du sort des Palestiniens, lui qui était intraitable avec l’antisémitisme. (…) Chirac s’intéressait et comprenait les relations internationales, sans avoir peur de quiconque. Le Figaro
Nous avons été présidés par un délinquant pendant 12 ans, et mon adversaire de 2002 est quelqu’un qui aurait dû être condamné à la prison. Le Pen
Attendu que la responsabilité de Jacques Chirac, maire de París, découle du mandat reçu de la collectivité des Parisiens ; qu’elle résulte également de l’autorité hiérarchique exercée par lui sur l’ensemble du personnel de la Ville de Paris et singulièrement sur ses collaborateurs immédiats au premier rang desquels son directeur de cabinet ; Attendu que le dossier et les débats ont établi que Jacques Chirac a été l’initiateur et l’auteur principal des délits d’abus de confiance, détournement de fonds publics, ingérence et prise illégale d’intérêts ; que sa culpabilité résulte de pratiques pérennes et réitérées qui lui sont personnellement imputables et dont le développement a été grandement favorisé par une parfaite connaissance des rouages de la municipalité ainsi que la qualité des liens tissés avec les différents acteurs administratifs et politiques au cours de ses années passées à la tête de la Ville de Paris ; qu’en multipliant les connexions entre son parti et la municipalité parisienne, Jacques Chirac a su créer et entretenir entre la collectivité territoriale et l’organisation politique une confusion telle qu’elle a pu entraîner ses propres amis politiques ; que le gain en résultant, nonobstant les économies des salaires payés par la mairie de Paris, a pu prendre la forme soit d’un renforcement des effectifs du parti politique dont il était le président soit d’un soutien à la contribution intellectuelle pour l’élaboration du programme politique de ce parti ; Attendu que par l’ensemble de ces agissements, Jacques Chirac a engagé les fonds de la Ville de Paris pour un montant total d’environ 1 400 000 euros ; Attendu que l’ancienneté des faits, l’absence d’enrichissement personnel de Jacques Chirac, l’indemnisation de la Ville de Paris par l’UMP et Jacques Chirac, ce dernier à hauteur de 500.000 euros, l’âge et l’état de santé actuel de Jacques Chirac, dont la dégradation est avérée, ainsi que les éminentes responsabilités de chef de l’Etat qu’il a exercées pendant les douze années ayant immédiatement suivi la période de prévention, sont autant d’éléments qui doivent être pris en considération pour déterminer la sanction qu’il convient d’appliquer à son encontre ; Attendu que ces éléments ne sauraient occulter le fait que, par son action délibérée, en ayant recours au cours de ces cinq années à dix neuf emplois totalement ou partiellement fictifs, Jacques Chirac a manqué à l’obligation de probité qui pèse sur les personnes publiques chargées de la gestion des fonds ou des biens qui leur sont confiés, cela au mépris de l’intérêt général des Parisiens ; que dans ces conditions, le recours à une peine d’emprisonnement avec sursis dont le quantum sera fixé à deux années apparaît tout à la fois adapté à la personnalité du prévenu et ainsi qu’à la nature et la gravité des faits qu’il a commis. Verdict de la 11e chambre correctionnelle de Paris (15.12.11)
Pour la première fois depuis Louis XVI et Philippe Pétain, un ancien chef de l’Etat français a été condamné par la justice de son pays. Jacques Chirac, 79 ans, reconnu coupable d’abus de confiance, de détournement de fonds publics et de prise illégale d’intérêts, a écopé ce jeudi matin de deux ans de prison avec sursis. Dans un communiqué, Jacques Chirac a annoncé qu’il ne ferait pas appel, même si « sur le fond [il] conteste catégoriquement ce jugement ». Il explique ne plus avoir « hélas, toutes les forces nécessaires pour mener par [lui-même], face à de nouveaux juges, le combat pour la vérité ». Nouvel obs
Janvier 1975. C’est l’époque du journalisme politique à la Françoise Giroud, la patronne de L’Express envoie alors de jeunes et jolies reporters pour faire parler les politiques. Jacqueline Chabridon, journaliste au Figaro, est mandatée par son rédacteur en chef pour suivre Jacques Chirac et en tirer un portrait du jeune Premier ministre de Valéry Giscard d’Estaing. Elle n’en a guère envie, le voit comme « un soudard, un prêt-à-tout (…) sentencieux et ringard au possible », écrivent les auteurs. De son côté, il veut vérifier à qui il a affaire. Il la met au défi d’engloutir les copieuses portions de tête de veau trônant sur la table aussi vite que lui. Elle s’y colle, en bonne vivante. Il est séduit par cette petite jeune femme de 34 ans. Comme le dit son ami Jacques Toubon, alors conseiller technique à Matignon, « c’est le charme fait femme ». Pauline de Saint-Rémy d’expliquer : « On s’était imaginé une femme impressionnante, très élégante, très intello. Avec sa voix fluette, sa petite taille, elle est en fait très simple. Au sens noble du terme. » C’est peut-être cela qui plaît alors au Premier ministre. Elle est d’origine modeste, auvergnate, fille de communistes. Affirme simplement son goût pour la vie. « Jacques et Jacqueline, c’est aussi et avant tout une complicité de classe, relatent les journalistes dans leur livre. Une sorte de reconnaissance mutuelle. » De son côté, Jacqueline voit désormais derrière le technocrate ambitieux un homme qui a « du goût pour les gens ». Très vite, « son envie de la revoir vire à l’obsession. Il la veut à ses côtés, en public comme en privé », lit-on dans Jacques et Jacqueline (1). On prête à Chirac un parcours de séducteur « mais avec elle, ça a été différent, affirment Laureline Dupont et Pauline de Saint-Rémy. Pour elle, il a failli tout quitter ; ça a eu des répercussions sur sa vie politique, dans un moment charnière. » Le livre raconte l’appartement aménagé pour eux rue de Marignan, à Paris : c’est là qu’il installe sa collection d’ouvrages de la Pléiade, un mur entier. Il l’emmène en escapade à La Rochelle. Elle le suit dans ses déplacements, en tant que journaliste. Fin 1975, il organise même, selon les auteurs, un voyage de presse aux Antilles pour passer Noël en sa compagnie ! Les reporters présents sur place s’agacent des nombreux « briefings » du chef du gouvernement. Dans l’ouvrage, Jacques Toubon se souvient des chuchotements qu’il surprend alors : « Il [Chirac] n’a rien à nous dire… » « C’est ridicule ! C’est juste pour la voir. » Le couple fait face à l’incompréhension de son entourage devant cette histoire qui dure, devant ce mariage qu’il lui aurait promis. Jacqueline Chabridon, dont les premières noces avec le socialiste Charles Hernu ont été célébrées par François Mitterrand, se fait rabrouer par ses amis de gauche, expliquent les auteurs. Chirac, lui, encaisse l’hostilité de sa conseillère Marie-France Garaud. Elle s’inquiète. Et si l’affaire s’ébruitait ? « Beaucoup de gens savaient, à l’époque, souligne Laureline Dupont. Le sujet fait jaser dans les dîners parisiens. » Toujours selon le livre, Le Nouvel Observateur s’apprête à publier en avril 1976 un court article intitulé « La garçonnière du Premier ministre ». La publication sera stoppée. Mais c’en est trop pour les conseillers. Trop pour Bernadette Chirac aussi. Dans Jacques et Jacqueline, on la voit faire front commun avec Marie-France Garaud pour éloigner la maîtresse. Et puis à l’époque, on ne divorce pas. Surtout si l’on envisage la plus haute fonction… Été 1976. Jacqueline Chabridon découvre l’appartement vidé. Leur correspondance a disparu. Le choc. Dans un bureau anonyme, il lui annonce que c’est fini. Certains y ont vu la pression de ses proches. Les auteurs livrent une autre hypothèse : « De nombreux témoins nous ont dit que Chirac, qui s’apprêtait à lancer le RPR (Rassemblement pour la République, ndlr) – il venait de démissionner de Matignon pour ça -, avait besoin d’avoir le coeur et les mains libres. Parce qu’il entretenait un rapport charnel et chaleureux aux électeurs. Notre théorie, c’est qu’il a été rattrapé par son ambition, plus que par son entourage. » Apporter un autre éclairage sur Jacques Chirac, c’était un des objectifs des deux journalistes : « Il est plus humain et plus complexe qu’il n’y paraît, perclus de passions contraires. » Fallait-il pour autant, quarante ans après, remettre cet amour sous le feu des projecteurs ? « Certains seront heurtés car on est sur le terrain de la vie privée. Mais c’est un récit politique, pas un livre sulfureux, répond Pauline de Saint-Rémy. Nous voulions aussi donner un autre éclairage à cette époque politico-médiatique en nous intéressant à la petite histoire dans la grande histoire. » Jacqueline Chabridon, elle, a poursuivi la sienne. Le coeur à gauche. « Elle qui pensait ne jamais pouvoir voter pour lui a fini par le faire en avril 2002. Mais on a compris que ça lui avait fait un peu mal. » Aujourd’hui encore, elle est proche des socialistes. Voit François Hollande régulièrement. Et Laureline Dupont de conclure : « Elle a 75 ans et a l’air très heureuse. » Grazia
Voici un homme qui a dû se représenter à  sa réélection l’an dernier afin de préserver son immunité  présidentielle des poursuites judiciaires pour de graves accusations de corruption. Voici un homme qui a aidé Saddam Hussein à construire un réacteur nucléaire et qui savait très bien ce qu’il comptait en faire. Voici un homme à la tête de la France qui est en fait ouvertement à vendre. Il me fait penser au banquier de « L’Education Sentimentale » de Flaubert : un homme si habitué à la corruption qu’il payerait pour le plaisir de se vendre lui-même. Ici, également, est un monstre positif de vanité. Lui et son ministre des affaires étrangères, Dominique de Villepin, ont mielleusement déclaré que la « force est toujours le dernier recours.  » Vraiment ? Ce n’était pas la position de l’establishment français quand des troupes ont été envoyées au Rwanda pour tenter de sauver le client-régime qui venait de lancer un ethnocide contre les Toutsis. Ce n’est pas, on présume, la position des généraux français qui traitent actuellement comme leur fief  la population et la nation ivoiriennes. Ce n’était pas la position de ceux qui ont commandité la destruction d’un bateau désarmé, le Rainbow à l’ancre dans un port de Nouvelle Zélande après les manifestations contre la pratique officielle française d’essais nucléaires atmosphériques dans le Pacifique. (…) Nous nous rendons tous compte du fait que Saddam Hussein doit beaucoup d’argent à des compagnies françaises et à l’Etat français. Nous espérons tous que le parti Baath irakien n’a fait aucun cadeau privé à des personnalités politiques françaises, même si le moins qu’on puisse dire c’est que de tels scrupules des deux côtés seraient une anomalie. Est-il possible qu’il y ait plus en jeu que cela ? Il est très possible que le futur gouvernement de Bagdad ne se considère plus tellement responsable des dettes de Saddam. Ce seul fait conditionne-t-il la réponse de Chirac à une fin de régime en Irak ? (…) Charles de Gaulle avait un égo colossal, mais il se sentit obligé à un moment crucial de représenter une certaine idée de la  France à un moment où cette nation avait été trahie dans le servitude et la honte par son establishment politique et militaire. (…) Il avait un sens de l’histoire. Aux intérêts permanents de la France, il tenait à joindre une certaine idée de la liberté aussi. Il aurait approuvé les propos de Vaclav Havel – ses derniers en tant que président tchèque – parlant hardiment des droits du peuple irakien. Et on aime à penser qu’il aurait eu un mépris  pour son pygmée de successeur, l’homme vain, poseur et vénal qui, souhaitant jouer le rôle d’une Jeanne d’Arc travestie, fait de la France le proxénète abject de Saddam. C’est le cas du rat qui voulait rugir. Christopher Hitchens (2003)
Pasqua n’était guère cocaïnomane – «j’en suis sûr», atteste notre lascar – mais l’argent parallèle du secteur a pu l’intéresser… Fauré, précoce dealer au Maroc puis un peu partout ailleurs, raconte avoir été très vite pris en charge, dans les années 70, par l’Organisation de l’armée secrète. Initialement dédiée au maintien de l’Algérie française, l’OAS changera très vite de fusil d’épaule : «opérations homo» (assassinats ciblés) contre des indépendantistes basques ou corses, mais aussi braquages de banques. Le Service d’action civique (SAC) prendra ensuite le relais. Fauré, fort de ses compétences en la matière, met la main à l’ouvrage : «La recette Pasqua consistait à constituer des « mouvements patriotiques », en vérité violents, avec des voyous peu recommandables. Comment les rémunérer ? Tout simplement avec l’argent provenant de gros braquages de banques et de bijouteries, commis en toute impunité. Avec Pasqua, tout était possible, du moins pour les membres du SAC. Patriote, certainement prêt à mourir pour son pays, il gardait en revanche un œil attentif sur les caisses du parti. Moyennant la moitié de nos gains, il nous garantissait l’impunité sur des affaires juteuses et triées sur le volet, sachant exactement là ou il fallait frapper.» (…) A l’issue de l’entretien, Gérard Fauré croisera illico le parrain marseillais «Tony» Zampa, qui traînait là par hasard, lequel l’entreprend dans la foulée sur différentes affaires à venir : des investissements dans les casinos et la prostitution aux Pays-Bas. Cas peut-être unique dans les annales de la voyoucratie, il fera parallèlement équipe avec l’illustre Francis Vanverberghe, dit «Francis le Belge», «doté d’un savoir-vivre qui valait bien son savoir-tuer». (…) Pour la petite histoire, il reconstitue leur brouille à propos de… Johnny Hallyday : «Tous les deux voulaient le prendre sous tutelle, pour capter sa fortune ou l’utiliser comme prête-nom. Ils ont fini par s’entre-tuer pour ce motif et quelques autres.» Fauré considérait Johnny comme sa «plus belle prise de guerre» dans le microcosme de la coke. Mais lui gardera un chien de sa chienne après que le chanteur l’a balancé sans vergogne aux Stups, contre sa propre immunité. (…) «Si vous le voulez bien, j’attends votre version des faits s’agissant des deux chèques de M. Chirac rédigés à votre ordre. Je vous invite à bien réfléchir avant de répondre» : sollicitation d’une juge d’instruction parisienne en 1986, hors procès-verbal. Tempête sous un crâne à l’issue de laquelle Gérard Fauré évoquera une dette de jeu au backgammon… Dans son bouquin, l’explication est tout autre – «J’avais dû travestir la vérité.» S’il ne peut attester que l’ex-président prenait de la coke, il évoque son penchant pour les femmes… Pour l’anecdote, les deux chèques en question feront l’objet d’une rapide opposition de leur signataire. «Chirac, dont j’avais admiré la prestance et même les idées politiques, s’est avéré mauvais payeur.» (…) Le livre s’achève sur cet hommage indirect à la police française : lors d’une perquisition à son domicile, 10 des 15 kilos de cocaïne disparaissent, tout comme 90 % des 300 000 euros logés dans un tiroir. «Je n’ai pas pensé un seul instant me plaindre de la brigade du quai des Orfèvres, dans la mesure où les vols qu’elle commettait chez moi ne pouvaient qu’alléger ma future condamnation. » Libération
Chirac’s opposition to the Iraq War put him at loggerheads with George W. Bush and Tony Blair. As President he made a historic apology for France’s role in the Holocaust but his term was also marked by riots and a stinging defeat over EU integration. He also had a reputation as a womaniser and philanderer who repeatedly cheated on his long-suffering wife Bernadette during their 63 years of marriage. His reputed partners included Italian sex symbol Claudia Cardinale and there were rumours about a series of relationships with journalists and politicians. Chirac was also known for a love of fine living, revelling in the trappings of power including luxury trips abroad and life at the presidential palace. After leaving office, Chirac was found guilty of corruption dating back to his time as mayor of Paris and given a two-year suspended prison sentence. The Daily Mail
How many times have certain Western politicians cast an envious glance at Jacques Chirac and thought: just how the hell did he get away with it? France is in deep mourning following the news that its flamboyant, philandering former centre-Right president has died at the age of 86. World leaders joined in a chorus of tributes yesterday. Precisely what and whom they are mourning, however, remains as opaque as ever. Former French President Jacques Chirac was often seen in the company of beautiful women such as legendary actress Brigitte Bardot (….) The first ex-president in French history to be convicted of corruption, he managed to espouse contradictory opinions on just about everything during four decades in politics. Here was the great peacemonger – famous for keeping France out of the 2003 invasion of Iraq – who also flogged nuclear technology to Iraq’s Saddam Hussein and who obliterated a South Pacific coral atoll with his own nuclear weapons. (…) He was the self-styled champion of human rights and the developing world who also sucked up to the most appalling tyrants, argued that ‘Africa is not ready for democracy’ and deplored the ‘noise and smell’ of workshy immigrants. And all the while, he was the family man who enjoyed affairs with umpteen women – from humble secretaries and party workers to film stars. As mayor of Paris, he kept a mayoral bus with a bedroom for assignations and used public funds to rent a flat for a political journalist from Le Figaro who was his then mistress. As president, so it was claimed by one biographer, he would never want for ‘naked women, burning with desire’ on board the presidential jet. On a state visit to Tunisia, he managed to bring along both his long-suffering wife, Bernadette, and his mistress du moment on the same trip. The two women did not exchange a word. Not that he would ever allow himself to be distracted from his work for long. Following the publication of the memoirs of the presidential chauffeur, Chirac could never quite shake off the nickname he acquired thereafter: ‘Five minutes – including shower’ (to add insult to injury, this was later reduced from ‘five’ to ‘three’). Routinely satirised on a top French comedy show as ‘Superliar’, Chirac would never have got where he got – or lasted as long as he did – in British politics. It was his good fortune to be blessed with a French media which seldom subjected him to the same scrutiny endured by his British counterparts. It also helped that he was sleeping with quite a few of them. (…) In 2011, he received a two-year prison sentence for abuse of trust and public funds, though the sentence was suspended. The Daily Mail
There were strong indications in the US and UK [intelligence services] that Chirac received money from Saddam. His recent obituaries are saying that Chirac got it right [on Iraq] and the rest of us got it wrong. But I am saying that Chirac’s motive for getting it right may not appear to be what it is.’‘He had this questionable relationship with Saddam Hussein. It raises a lot of questions as to what his motives were for opposing the UN Resolution in the build-up to the invasion. It was not a matter of conscience, it was his reputation. If it came out in the wash [that he received money from Saddam], it would have been damaging to him as a politician. It was a dimension which at the time was politically worrying – Chirac had a longstanding relationship with Saddam, which was not state to state, it was personal. He was a roguish individual who manoeuvred very cleverly.  Sir Richard Dearlove
J’ai un principe simple en politique étrangère. Je regarde ce que font les Américains et je fais le contraire. Alors, je suis sûr d’avoir raison. Jacques Chirac
Le multipartisme est une erreur politique, une sorte du luxe que les pays en voie de développement, qui doivent concentrer leurs efforts sur leur expansion économique n’ont pas les moyens de s’offrir. Jacques Chirac (Abidjan, février 1990)
Si les valeurs des droits de l’homme sont universelles, elles peuvent s’exprimer sous des formes différentes. Jacques Chirac (Paris, 1996, visite de Li Peng)
Ici, le message millénaire de l’islam rejoint l’héritage et les valeurs de la République. Jacques Chirac (Grande Mosquée de Paris, 9/4/02)
La guerre … est toujours la pire des solutions … Jacques Chirac (Paris, 17 janvier 2003, au côté de Hans Blix, président exécutif de la commission de contrôle de vérification et d’inspection des Nations Unies en Irak et de Mohamed El Baradei, directeur de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique)
Cette institution met la Russie au premier rang des démocraties, pour le respect dû aux peuples premiers, pour le dialogue des cultures et tout simplement pour le respect de l’autre. Jacques Chirac (Saint-Pétersbourg, juin 2003, inauguration de l’Académie polaire)
Le premier des droits de l’homme, c’est de manger, d’être soigné, de recevoir une éducation et d’avoir un habitat. De ce point de vue, la Tunisie est très en avance sur beaucoup de pays. Jacques Chirac (Tunis, le 3 décembre 2003, jour où l’opposante Radhia Nasraoui entrait dans son 50e jour de grève de la faim)
Je n’ai pas à juger les choix de politique intérieure d’un homme démocratiquement élu. Mais je sais une chose : il a rendu sa dignité à un peuple privé de ses droits et de son identité.» Il « a rendu sa dignité à son peuple ». « On ne peut pas vouloir des élections au suffrage universel et contester leurs résultats. Jacques Chirac (sur le président bolivien Evo Morales, Brasilia, 25 mai 2006)
Les racines de l’Europe sont autant musulmanes que chrétiennes. Jacques Chirac
Ce n’est pas une politique de tuer des enfants. Chirac (accueillant Barak à Paris, le 4 octobre 2000)
La situation est tragique mais les forces en présence au Moyen-Orient font qu’au long terme, Israël, comme autrefois les Royaumes francs, finira par disparaître. Cette région a toujours rejeté les corps étrangers. Dominique Galouzeau de Villepin (Paris, automne 2001)
La France condamne les attaques du Hezbollah et toutes les actions terroristes unilatérales, où qu’elles se mènent, contre des soldats ou des populations civiles. Oui, ces attaques sont terroristes, et la France souhaite que la réplique frappe aussi peu que possible les populations civiles. Epargner les populations civiles est une contrainte que s’efforce de respecter Israël. Lionel Jospin (Jérusalem, 24 février 2000)
On his visit to Birzeit University, Lionel Jospin had the gall to speak of the Hizbullah fighters as terrorists, also expressing his « understanding » of Israel’s actions against Lebanon. Edward Said
Soudain, une pluie de pierres s’abat sur le groupe, petites d’abord, puis de plus en plus grosses. Les gardes du corps déploient aussitôt leur protection en kevlar. Le premier ministre disparaît littéralement sous les corps massés « en tortue » de sa protection rapprochée, avant d’être précipité à l’arrière de la Mercedes blindée qui l’attend. Une voiture, posée en travers de la route, barre le départ du cortège et immobilise quelques longues secondes celle de M. Jospin, criblée de pierres et de coups de pied, tandis qu’un enseignant, debout sur le toit du véhicule, lève les bras pour tenter de calmer les manifestants. Une vitre est atteinte par un pavé. Un photographe de l’Agence France-Presse, Manoucher Deghati, est renversé, la jambe cassée. Il sera transféré à l’hôpital de Jérusalem. Dans le hurlement des sirènes et sous les insultes des manifestants, le cortège repart, enfin. Le Monde
Vous savez bien que l’Irak est un pays pacifique géré par des gens pacifiques. Jacques Chirac (Journal marocain, septembre 1980)
Il y a un problème, c’est la possession probable d’armes de destruction massive par un pays incontrôlable, l’Irak. La communauté internationale a raison de s’émouvoir de cette situation. Et elle a eu raison de décider qu’il fallait désarmer l’Irak. (…) Il faut laisser aux inspecteurs le temps de le faire. Jacques Chirac
Dans l’immédiat, notre attention doit se porter en priorité sur les domaines biologique et chimique. C’est là que nos présomptions vis-à-vis de l’Iraq sont les plus significatives : sur le chimique, nous avons des indices d’une capacité de production de VX et d’ypérite ; sur le biologique, nos indices portent sur la détention possible de stocks significatifs de bacille du charbon et de toxine botulique, et une éventuelle capacité de production.  Dominique De Villepin (05.02.03)
Les visées militaires du programme nucléaire iranien ne font plus de doute mais les possibilités de négociations avec le régime de Téhéran n’ont pas été épuisées. (…) De l’avis des experts, d’ici deux à trois ans, l’Iran pourrait être en possession d’une arme nucléaire. Rapport parlementaire français (17 décembre 2008)
Même aux pires moments de notre relation, quand le général De Gaulle a quitté l’OTAN, critiqué la guerre du Vietnam et voulu remplacer le dollar par l’étalon-or, il n’est jamais allé aussi loin. Il n’a jamais tenté, lui, de monter une coalition contre nous. Kissinger (Paris, automne 2003)
Il est maintenant clair que les assurances données par Chirac ont joué un rôle crucial, persuadant Saddam Hussein de ne pas offrir les concessions qui auraient pu éviter une guerre et le changement de régime. Selon l’ex-vice président Tareq Aziz, s’exprimant depuis sa cellule devant des enquêteurs américains et irakiens, Saddam était convaincu que les Français, et dans une moindre mesure, les Russes allaient sauver son régime à la dernière minute. Amir Taheri
L’affaire Boidevaix-Mérimée est-elle l’arbre qui cache la forêt ? Certaines sources au Quai d’Orsay l’insinuent. « Il est impossible que Mérimée se soit mouillé pour une telle somme (156 000 dollars), qui n’est pas si importante au regard des risques encourus et des profits possibles », estime un diplomate qui a côtoyé l’ancien représentant de la France au Conseil de sécurité. « Nous sommes plusieurs à penser que les sommes en jeu sont en réalité colossales. » Olivier Weber (Le Point 01/12/05)
A senior U.S. official said France’s refusal to join in threatening force against Iraq doomed the united front assembled in November and convinced Iraqi President Saddam Hussein that he could split the international community and avert war without divulging his programs to develop weapons of mass destruction. (…) As the United States and Britain lobbied for a second U.N. resolution that would authorize the use of force, France played hardball, openly competing for Security Council votes and trying to intimidate supporters of the U.S. position among Eastern European countries. It wasn’t just France’s anti-war stance that Washington resented, but the « gleeful organizing against us, » a senior U.S. official said. This generated even more disfavor within the Bush administration than was reserved for Russia, which opposed the war less aggressively. (…) U.S.-French strains did not start with Iraq, and are unlikely to end anytime soon. Determined to act as a counterweight to American power in Europe and to preserve its influence among former colonies in Africa and the Middle East, France has long viewed the United States and its power with a mixture of gratitude, Old World disdain and sheer mischievousness. President Charles de Gaulle set the relationship on its rocky course in 1966 when he pulled France out of the military arm of the U.S.-led North Atlantic Treaty Organization while remaining part of its political umbrella, the North Atlantic Council, and providing troops and equipment for NATO missions. In the years since, France has refused to give unblinking support for U.S. actions, even blocking the use of its airspace when the United States, under President Ronald Reagan, bombed Libya in 1986. The Baltimore Sun (09.05.2003)

Attention: un mensonge peut en cacher beaucoup d’autres !

Longue allocution présidentielle, unes et dossiers spéciaux médiatiques, drapeaux en berne, extinction de la Tour Eiffel, photo géante sur la façade de l’Hôtel de ville de Paris, messe, journée de deuil national, minute de silence dans les écoles …

A l’heure où après le mariage pour tous, l’on s’apprête à mentir à nos enfants sur leurs propres origines

Où jusque dans leurs salles de classe …

Une France étrangement amnésique multiplie, aussi hypocrites les uns que les autres, hagiographies et hommages …

Et où pour faire oublier le long feuilleton des gilets jaunes et le retour des affaires, la Macronie tente de nous refaire le coup des funérailles quasi-nationales de Johnny il y a deux ans …

Merci au Daily Mail et à l’ancien patron des services secrets britanniques …

Pour leur salutaire remise des pendules à l’heure …

Sur, entre le pillage systématique de la mairie de Paris pendant 20 ans et la fourniture de l’arme nucléaire puis, contre espèces sonnates et trébuchantes, l’indéfectible soutien au tyran Saddam …

Le maitre ès escrocqueries et repris de justice Chirac !

Saddam Hussein ‘bribed Jacques Chirac’ with £5million in bid to make the former French President oppose the US-led Iraq war

Jacques Chirac (pictured) was paid millions of pounds in bribes by Saddam Hussein to oppose the US-led war in Iraq, according to Britain’s former spy chief

Jacques Chirac was paid millions of pounds in bribes by Saddam Hussein to oppose the US-led war in Iraq, according to intelligence revealed for the first time by Britain’s former spy chief.

Sir Richard Dearlove – head of MI6 in the run-up to the invasion of Iraq in 2003 – spoke out as recent obituaries for the former French President cited his principled opposition to US President George Bush’s plans for military action.

But the former spymaster, speaking exclusively to The Mail on Sunday, revealed that Chirac’s true motive for opposing the Gulf War was because he accepted ‘substantial amounts’ of cash from the Iraqi tyrant for his election campaigns.

Sir Richard, who made the sensational revelation only days after the French statesman’s death on Thursday aged 86, said: ‘There were strong indications in the US and UK [intelligence services] that Chirac received money from Saddam.

‘His recent obituaries are saying that Chirac got it right [on Iraq] and the rest of us got it wrong. But I am saying that Chirac’s motive for getting it right may not appear to be what it is.’

Chirac had led an alliance of France, Germany and Russia against plans by the US and Britain to invade Iraq over suspicions that Saddam possessed weapons of mass destruction, which it would pass on to terrorist groups like Al Qaeda.

Sir Richard Dearlove said there had been 'strong indications in the US and UK [intelligence services] that Chirac received money from Saddam'. French Prime Minister Jacques Chirac, left, is seen with Iraqi President Saddam Hussein, right, after arriving in Bagdad in 1976

Sir Richard Dearlove said there had been ‘strong indications in the US and UK [intelligence services] that Chirac received money from Saddam’. French Prime Minister Jacques Chirac, left, is seen with Iraqi President Saddam Hussein, right, after arriving in Bagdad in 1976

The French President addressed his nation on television to declare that he would use France’s veto at the UN to prevent George Bush and Tony Blair gaining a resolution that sanctioned a military invasion.

Chirac’s anti-war stance caused a massive rift between France and the US, prompting American media to deride the French as ‘cheese-eating surrender monkeys’ and some restaurants to rename French fries as ‘Freedom fries’.

While the US and Britain went to war with Iraq without a UN resolution, France stayed out of the coalition.

At the time, MI6 and its US counterparts were gathering ‘reliable intelligence’ that Chirac had pocketed £5 million from the Iraqi dictator to fight his presidential elections in 1995 and in 2002.

The money came from Saddam’s own personal funds and was passed to Chirac through intermediaries, according to the intelligence.

Sir Richard told this newspaper that the ‘long relationship’ between Chirac and Saddam was the real reason why the French leader opposed the 2003 invasion of Iraq.

‘He [Chirac] had this questionable relationship with Saddam Hussein,’ said Sir Richard. ‘It raises a lot of questions as to what his motives were for opposing the UN Resolution in the build-up to the invasion.’

He added: ‘It was not a matter of conscience, it was his [Chirac’s] reputation. If it came out in the wash [that he received money from Saddam], it would have been damaging to him as a politician.

‘It was a dimension which at the time was politically worrying – Chirac had a longstanding relationship with Saddam, which was not state to state, it was personal.’

Sir Richard said obituaries on Chirac praised the former leader’s stance without knowing the full facts. He went on: ‘He was a roguish individual who manoeuvred very cleverly.’

The former spymaster, known as ‘C’ during his five-year spell as head of MI6, is due to give further details at the Cliveden Literary Festival later today.

Last night, France’s embassy in London declined to comment on the revelations, but spokeswoman Aurelie Bonal said: ‘History has shown who took the right decision.’

Former Foreign Secretary Sir Malcolm Rifkind said: ‘Regardless of personal reasons, Chirac would have opposed the war because the French public opposed it so vehemently.’

Voir aussi:

Adieu to Le Grand Philanderer: As Jacques Chirac dies at 86, ROBERT HARDMAN bids farewell to a president so priapic even his official jet had room for illicit trysts

How many times have certain Western politicians cast an envious glance at Jacques Chirac and thought: just how the hell did he get away with it?

France is in deep mourning following the news that its flamboyant, philandering former centre-Right president has died at the age of 86. World leaders joined in a chorus of tributes yesterday.

Precisely what and whom they are mourning, however, remains as opaque as ever.

Former French President Jacques Chirac was often seen in the company of beautiful women such as legendary actress Brigitte Bardot, pictured here in October 1990

The first ex-president in French history to be convicted of corruption, he managed to espouse contradictory opinions on just about everything during four decades in politics.

Here was the great peacemonger – famous for keeping France out of the 2003 invasion of Iraq – who also flogged nuclear technology to Iraq’s Saddam Hussein and who obliterated a South Pacific coral atoll with his own nuclear weapons.

Here was Chirac the ardent Eurosceptic who ended up a passionate advocate of a European superstate.

He was the self-styled champion of human rights and the developing world who also sucked up to the most appalling tyrants, argued that ‘Africa is not ready for democracy’ and deplored the ‘noise and smell’ of workshy immigrants.

And all the while, he was the family man who enjoyed affairs with umpteen women – from humble secretaries and party workers to film stars. As mayor of Paris, he kept a mayoral bus with a bedroom for assignations and used public funds to rent a flat for a political journalist from Le Figaro who was his then mistress.

Chirac, pictured here in 1987 with Madonna, was routinely satirised on a top French comedy show as 'Superliar'

Chirac, pictured here in 1987 with Madonna, was routinely satirised on a top French comedy show as ‘Superliar’

As president, so it was claimed by one biographer, he would never want for ‘naked women, burning with desire’ on board the presidential jet. On a state visit to Tunisia, he managed to bring along both his long-suffering wife, Bernadette, and his mistress du moment on the same trip. The two women did not exchange a word.

Not that he would ever allow himself to be distracted from his work for long. Following the publication of the memoirs of the presidential chauffeur, Chirac could never quite shake off the nickname he acquired thereafter: ‘Five minutes – including shower’ (to add insult to injury, this was later reduced from ‘five’ to ‘three’).

Routinely satirised on a top French comedy show as ‘Superliar’, Chirac would never have got where he got – or lasted as long as he did – in British politics. It was his good fortune to be blessed with a French media which seldom subjected him to the same scrutiny endured by his British counterparts. It also helped that he was sleeping with quite a few of them.

And even when scandals did emerge – be it bungs or mysterious six-figure payments for family entertainment – the publicity never seemed to do him lasting damage. As far as millions of what he called ‘my dear compatriots’ were concerned, he was a quintessentially French political chancer who put the gloire back in to French public life.

He may have enraged the wider world. The British public, for example, were appalled by his withering attack on the UK: ‘You can’t trust people who cook as badly as that.’ Yet it all played brilliantly to a domestic audience.

Chirac, pictured with the Princess of Wales in September 1995, criticised the UK with a withering remark: 'You can’t trust people who cook as badly as that'

Chirac, pictured with the Princess of Wales in September 1995, criticised the UK with a withering remark: ‘You can’t trust people who cook as badly as that’

And on the few occasions when his extra-marital infidelities did emerge into the public domain, they did little harm to his ratings. ‘Do you know where my husband is tonight?’ the aristocratic Bernadette, asked his chauffeur on the night in 1997 when Diana, Princess of Wales was killed in a Paris car crash. According to the chauffeur, the president was enjoying a tryst with an Italian actress. When the story emerged some time later, the French public shrugged.

Chirac was the only surviving child of a well-to-do middle class family who shone at school and university and beyond, passing through the French Army – where he was top of his officer intake – and the prestigious Ecole Nationale d’Administration, the training school for elite civil servants.

His determination, along with his political and bureaucratic skills, were soon spotted by the French prime minister, Georges Pompidou who made him chief of staff and gave him the first of his many nicknames: ‘Le Bulldozer’. Having entered the French parliament in 1967, he was promoted to agriculture minister in the early Seventies. He wisely backed the new president, Giscard d’Estaing, and was rewarded with the post of prime minister.

He soon had a formidable power base from which to stake his claim for the top prize (while also dishing out fake jobs to chums). In 1977, he was elected mayor of Paris and remained there for nearly 20 years.

Chirac became president in 1995 and set about trying to apply a mild dose of Thatcherism to France’s bloated state sector. An inevitable succession of strikes and U-turns ensured that little changed.

At the same time, Chirac decided to conduct a series of nuclear tests on a far-flung Pacific atoll in the French colony of French Polynesia – just before France was due to sign a test ban treaty. There was outrage around the world, although a handful of France’s allies – including Britain – refused to condemn him.

Months later, the British government invited Chirac and his wife on a state visit to London where he was given the full Buckingham Palace treatment. She was said to be charmed by Chirac and the English-speaking Bernadette. However, within a year, Chirac was touring China, deploring Britain’s imperial record in Hong Kong to secure contracts for French businesses in China.

Having seen off a far-Right challenge by the National Front’s Jean-Marie Le Pen, Chirac won a second term as president in 2002.

Soon afterwards, his refusal to join the US and the UK in invading Iraq saw his approval ratings soar at home. However, his decision provoked such contempt among allies that he was derided by the tabloid press as a ‘cheese-eating surrender monkey’.

There was also another trip to stay with the Queen as Britain and France marked the centenary of the bilateral friendship agreement known as the ‘Entente Cordiale’.

Yet, at the same time, he was cosying up to a man whom Britain was trying to ostracise from the rest of the world.

Zimbabwe despot Robert Mugabe had been banned from visiting Europe. Yet Chirac gave him a special pass to attend a meeting of African nations in Paris.

By now, reports of corruption during his days as Mayor of Paris were catching up. In 2011, he received a two-year prison sentence for abuse of trust and public funds, though the sentence was suspended. Thereafter, he disappeared from public view. Bernadette, meanwhile, would have the last word.

Four years ago, she let it be known that she was not a fan of her husband’s policies and that she supported his successor, Nicolas Sarkozy, whom Chirac loathed. She also accused her husband of ‘ruining her life’. His life in the public eye had certainly taken its toll on their two daughters, one of whom died in 2016 after a lifelong battle with anorexia.

In 2002, Bernadette had publicly acknowledged that she had been married to a serial womaniser. It had been difficult, she said but her husband had ‘always returned’ to her. ‘Anyway,’ she added, ‘I have often warned him: Napoleon lost everything on the day he abandoned Josephine.’

Voir également:

Death of a playboy president: France mourns as former head of state Jacques Chirac – famed for his love of fine living and many rumoured affairs – passes away aged 86

Former French President Jacques Chirac has died at the age of 86.

Chirac, who had suffered a series of health problems in recent years, died this morning ‘surrounded by his family’, his son-in-law Frederic Salat-Baroux said today.

In Paris a minute’s silence was held in the National Assembly when the former President’s death was announced this morning while mourners have brought flowers to his home in the capital.

In a long career on the French right, Chirac was twice Prime Minister of France before serving as head of state from 1995 to 2007.

Chirac’s opposition to the Iraq War put him at loggerheads with George W. Bush and Tony Blair. As President he made a historic apology for France’s role in the Holocaust but his term was also marked by riots and a stinging defeat over EU integration.

He also had a reputation as a womaniser and philanderer who repeatedly cheated on his long-suffering wife Bernadette during their 63 years of marriage.

His reputed partners included Italian sex symbol Claudia Cardinale and there were rumours about a series of relationships with journalists and politicians.

Chirac was also known for a love of fine living, revelling in the trappings of power including luxury trips abroad and life at the presidential palace.

After leaving office, Chirac was found guilty of corruption dating back to his time as mayor of Paris and given a two-year suspended prison sentence.

His two immediate successors both paid tribute today, Nicolas Sarkozy declaring that ‘a part of my life has disappeared’ while Francois Hollande said France was ‘losing a statesman’. Current President Emmanuel Macron will speak later.

Voir encore:

« Jacques Chirac a manqué à l’obligation de probité » : le jugement

Pour la première fois depuis Louis XVI et Philippe Pétain, un ancien chef de l’Etat français a été condamné par la justice de son pays. Jacques Chirac, 79 ans, reconnu coupable d’abus de confiance, de détournement de fonds publics…

Augustin Scalbert

Pour la première fois depuis Louis XVI et Philippe Pétain, un ancien chef de l’Etat français a été condamné par la justice de son pays. Jacques Chirac, 79 ans, reconnu coupable d’abus de confiance, de détournement de fonds publics et de prise illégale d’intérêts, a écopé ce jeudi matin de deux ans de prison avec sursis.

Dans un communiqué, Jacques Chirac a annoncé qu’il ne ferait pas appel, même si « sur le fond [il] conteste catégoriquement ce jugement ». Il explique ne plus avoir « hélas, toutes les forces nécessaires pour mener par [lui-même], face à de nouveaux juges, le combat pour la vérité ».

Les réactions à cette première historique sous ce régime sont évidemment nombreuses. Certaines portent sur la sévérité du jugement.

Rue89 publie ci-dessous les attendus – c’est-à-dire les motivations – de la condamnation de Jacques Chirac, tels qu’ils ont été communiqués par la justice à l’Association de la presse judiciaire. (Les caractères gras sont de la rédaction.)

« Attendu que la responsabilité de Jacques Chirac, maire de París, découle du mandat reçu de la collectivité des Parisiens ; qu’elle résulte également de l’autorité hiérarchique exercée par lui sur l’ensemble du personnel de la Ville de Paris et singulièrement sur ses collaborateurs immédiats au premier rang desquels son directeur de cabinet ;

Attendu que le dossier et les débats ont établi que Jacques Chirac a été l’initiateur et l’auteur principal des délits d’abus de confiance, détournement de fonds publics, ingérence et prise illégale d’intérêts ;

que sa culpabilité résulte de pratiques pérennes et réitérées qui lui sont personnellement imputables et dont le développement a été grandement favorisé par une parfaite connaissance des rouages de la municipalité ainsi que la qualité des liens tissés avec les différents acteurs administratifs et politiques au cours de ses années passées à la tête de la Ville de Paris ;

qu’en multipliant les connexions entre son parti et la municipalité parisienne, Jacques Chirac a su créer et entretenir entre la collectivité territoriale et l’organisation politique une confusion telle qu’elle a pu entraîner ses propres amis politiques ;

que le gain en résultant, nonobstant les économies des salaires payés par la mairie de Paris, a pu prendre la forme soit d’un renforcement des effectifs du parti politique dont il était le président soit d’un soutien à la contribution intellectuelle pour l’élaboration du programme politique de ce parti ;

Attendu que par l’ensemble de ces agissements, Jacques Chirac a engagé les fonds de la Ville de Paris pour un montant total d’environ 1 400 000 euros ;

Attendu que l’ancienneté des faits, l’absence d’enrichissement personnel de Jacques Chirac, l’indemnisation de la Ville de Paris par l’UMP et Jacques Chirac, ce dernier à hauteur de 500.000 euros, l’âge et l’état de santé actuel de Jacques Chirac, dont la dégradation est avérée, ainsi que les éminentes responsabilités de chef de l’Etat qu’il a exercées pendant les douze années ayant immédiatement suivi la période de prévention, sont autant d’éléments qui doivent être pris en considération pour déterminer la sanction qu’il convient d’appliquer à son encontre ;

Attendu que ces éléments ne sauraient occulter le fait que, par son action délibérée, en ayant recours au cours de ces cinq années à dix neuf emplois totalement ou partiellement fictifs, Jacques Chirac a manqué à l’obligation de probité qui pèse sur les personnes publiques chargées de la gestion des fonds ou des biens qui leur sont confiés, cela au mépris de l’intérêt général des Parisiens ;

que dans ces conditions, le recours à une peine d’emprisonnement avec sursis dont le quantum sera fixé à deux années apparaît tout à la fois adapté à la personnalité du prévenu et ainsi qu’à la nature et la gravité des faits qu’il a commis. »

Voir enfin:

Chirac, le président qui a dit non à l’Amérique

FIGAROVOX/TRIBUNE – Jacques Chirac a tenu tête à George Bush en refusant d’engager la France dans la guerre en Irak. Pour l’essayiste Hadrien Desuin, si, encore aujourd’hui, on écoute la France dans le monde, c’est notamment grâce à l’acte de bravoure de cet ancien président, fin connaisseur des relations internationales.


Spécialiste des questions internationales et de défense, Hadrien Desuin est essayiste. Il a publié La France atlantiste ou le naufrage de la diplomatie (éd. du Cerf, 2017).


C’est très français au fond. La seule chose que l’on retiendra de la présidence de Jacques Chirac est une belle bravade sans conséquence: son refus spectaculaire de la guerre américaine en Irak. Laquelle, pour le coup, en eut de fâcheuses.

Dieu sait combien Jacques Chirac représentait le caractère national. Au milieu de beaucoup de compromissions, ce fut une parenthèse de gloire, de panache et d’honneur. Cela n’a servi à rien mais le geste en était d’autant plus beau. Chirac eut quelque chose de Cyrano de Bergerac au cours de cet hiver 2002-2003, entraînant la Russie de Poutine et l’Allemagne de Schröder et bien d’autres nations derrière lui. Villepin, au contraire, avait peur de se fâcher avec l’Amérique.

Il n’a pas troqué le retour de la France dans le comité militaire de l’Otan en échange de quelques postes honorifiques. Il a osé renouveler la dissuasion nucléaire française.

C’est en souvenir de ces moments-là que la France est encore écoutée dans le monde. Malheureusement, la geste irakienne n’a pas eu de suites. Que ce soit en Libye et en Syrie, les leçons du vieux Chirac n’ont pas été retenues.

» LIRE AUSSI – Jacques Chirac, le mousquetaire du monde multipolaire

Jacques Chirac avait un grand mérite: il connaissait l’histoire du monde et de ses civilisations. Il savait que l’Irak est un des berceaux de l’humanité et qu’on ne pouvait la détruire sans commettre l’irréparable. Il savait aussi que la démocratie ne se construit pas sur le sable d’une occupation militaire et que tôt ou tard, les chiites d’Irak se tourneraient vers leurs coreligionnaires iraniens, entraînant une terrible guerre de religions. Ce qui devait advenir arriva: la rage cumulée des pétromonarchies du golfe et des terroristes wahhabites a redoublé de violence. Daech et les destructions de Mossoul, Palmyre et Alep sont des contrecoups de la folle expédition de Dick Cheney et Donald Rumsfeld. Tout le Moyen-Orient a souffert de cette lamentable aventure mais pas seulement. Après les attentats de 2004-2005 et 2015-2016 en Europe, nous sommes loin d’avoir retrouvé l’équilibre.

Depuis 2003, le Moyen-Orient est une région en guerre de religion, fracturée et travaillée par le terrorisme, minée par les migrations, incapable de se coordonner et d’avancer ensemble. Chirac avait au long de sa carrière noué des relations fidèles avec les chefs d’États d’Afrique et d’Asie. Il était soucieux du sort des Palestiniens, lui qui était intraitable avec l’antisémitisme.

L’ancien Premier ministre de Giscard et Mitterrand a aussi commis quelques erreurs. On pense notamment à sa gestion de la crise en Côte d’Ivoire ou lorsqu’il laissa l’Otan bombarder le Kosovo sans mandat des Nations unies.

Mais au moins Chirac s’intéressait et comprenait les relations internationales, sans avoir peur de quiconque.

Voir par ailleurs:

Richard Ferrand rattrapé par ses tweets sur la mise en examen de François Fillon

En 2017, il estimait que le candidat de la droite, alors mis en examen, avait « perdu toute autorité morale ».

Romain Herreros

Hufffington Post

12/09/2019

POLITIQUE – Les paroles s’envolent, les écrits restent. Après la mise en examen de Richard Ferrand ce jeudi 12 septembre, les réactions sont nombreuses dans la classe politique. Alors que la majorité et l’Elysée font bloc autour du président de l’Assemblée nationale, des responsables de l’opposition, à l’image du socialiste Olivier Faure ou du député LR Philippe Gosselin, estiment que l’élu du Finistère n’est plus en condition de diriger les débats sereinement.

Mais au delà de son maintien (ou non) au Perchoir, c’est la “présomption d’innocence” à géométrie variable de Richard Ferrand qui est pointée, notamment à droite. En cause, des tweets qu’il avait publiés en pleine campagne présidentielle, quand François Fillon, alors embourbé dans le “Penelope Gate”, avait été mis en examen pour détournement de fonds publics.

L’ex-député socialiste s’en prenait à cette droite qui “voudrait que soit placé dans nos mairies et nos écoles le portrait d’un homme mis en examen, qui a perdu toute autorité morale”. Dans une autre publication, il tenait à peu près les mêmes propos concernant le candidat LR: “nous disons à François Fillon qu’il a perdu toute autorité morale pour diriger l’État et parler au nom de la France”.

Des propos qui intervenaient dans un contexte où le candidat de la droite avait promis qu’il jetterai l’éponge en cas de mise en examen, et qui avait attaqué Nicolas Sarkozy sur ce point lors de la primaire de la droite.

Voir enfin:

Profil

Gérard Fauré, une clientèle haut de came

L’ancien dealer et braqueur de banque, qui a croisé la route de Charles Pasqua ou de Johnny Hallyday publie son autobiographie. Son parcours hors norme laisse entrevoir les liens entre politique et voyoucratie.

Renaud Lecadre

Barnum garanti. Aujourd’hui sort en librairie l’autobiographie d’un beau voyou. Gérard Fauré (1), fils d’un médecin militaire, fut un authentique trafiquant de cocaïne, doublé d’un braqueur de banques, et tueur à gages à l’occasion. A ce titre, l’intitulé du bouquin, Dealer du tout-Paris, le fournisseur des stars parle (1), pourrait prêter à confusion. Il n’était pas que cela. Mais comme le souligne son éditeur, Yannick Dehée, «c’est la première fois qu’un voyou parle sur les politiques». Et pas n’importe lesquels : Charles Pasqua et Jacques Chirac.

Un quart du manuscrit initial a été expurgé, des noms ont été initialisés ou anonymisés. Demeure le name-dropping dans le milieu du show-biz, visant des personnalités déjà connues pour leur addiction à la coke. Certains lecteurs s’en délecteront, mais il y a mieux – ou pire : l’interférence entre la politique et la voyoucratie, fournisseuse de services en tous genres. «On entre dans le dur», souligne un spécialiste du secteur.

Pasqua n’était guère cocaïnomane – «j’en suis sûr», atteste notre lascar – mais l’argent parallèle du secteur a pu l’intéresser… Fauré, précoce dealer au Maroc puis un peu partout ailleurs, raconte avoir été très vite pris en charge, dans les années 70, par l’Organisation de l’armée secrète. Initialement dédiée au maintien de l’Algérie française, l’OAS changera très vite de fusil d’épaule : «opérations homo» (assassinats ciblés) contre des indépendantistes basques ou corses, mais aussi braquages de banques. Le Service d’action civique (SAC) prendra ensuite le relais. Fauré, fort de ses compétences en la matière, met la main à l’ouvrage : «La recette Pasqua consistait à constituer des « mouvements patriotiques », en vérité violents, avec des voyous peu recommandables. Comment les rémunérer ? Tout simplement avec l’argent provenant de gros braquages de banques et de bijouteries, commis en toute impunité. Avec Pasqua, tout était possible, du moins pour les membres du SAC. Patriote, certainement prêt à mourir pour son pays, il gardait en revanche un œil attentif sur les caisses du parti. Moyennant la moitié de nos gains, il nous garantissait l’impunité sur des affaires juteuses et triées sur le volet, sachant exactement là ou il fallait frapper.»

L’auteur narre ainsi sa rencontre avec le politique, qu’il situe en 1978 : «Charles Pasqua donnait de sa voix tonitruante des ordres à tout le personnel, toutes les têtes brûlées de France et de l’Algérie française.» Et de lui lancer : «Alors, c’est toi le mec dont on me vante les mérites ? Bien. Tu vas reprendre du service dès aujourd’hui, avec tes amis, si tu veux bien. J’ai une mission de la plus haute importance, que tu ne peux pas te permettre de refuser, ni de rater. Compris ?»

Backgammon

A l’issue de l’entretien, Gérard Fauré croisera illico le parrain marseillais «Tony» Zampa, qui traînait là par hasard, lequel l’entreprend dans la foulée sur différentes affaires à venir : des investissements dans les casinos et la prostitution aux Pays-Bas. Cas peut-être unique dans les annales de la voyoucratie, il fera parallèlement équipe avec l’illustre Francis Vanverberghe, dit «Francis le Belge», «doté d’un savoir-vivre qui valait bien son savoir-tuer». Il en garde un souvenir mi-épaté mi-amusé : «Zampa ou « le Belge », qui pourtant étaient des gangsters d’envergure internationale, se seraient fait descendre comme des mouches s’ils avaient eu la mauvaise idée de mettre les pieds en Colombie ou au Venezuela, car ils étaient prétentieux.» Pour la petite histoire, il reconstitue leur brouille à propos de… Johnny Hallyday : «Tous les deux voulaient le prendre sous tutelle, pour capter sa fortune ou l’utiliser comme prête-nom. Ils ont fini par s’entre-tuer pour ce motif et quelques autres.» Fauré considérait Johnny comme sa «plus belle prise de guerre» dans le microcosme de la coke. Mais lui gardera un chien de sa chienne après que le chanteur l’a balancé sans vergogne aux Stups, contre sa propre immunité.

Notre voyou prétend n’avoir jamais balancé, lui, du moins jusqu’à ce livre. «Si vous le voulez bien, j’attends votre version des faits s’agissant des deux chèques de M. Chirac rédigés à votre ordre. Je vous invite à bien réfléchir avant de répondre» : sollicitation d’une juge d’instruction parisienne en 1986, hors procès-verbal. Tempête sous un crâne à l’issue de laquelle Gérard Fauré évoquera une dette de jeu au backgammon… Dans son bouquin, l’explication est tout autre – «J’avais dû travestir la vérité.» S’il ne peut attester que l’ex-président prenait de la coke, il évoque son penchant pour les femmes… Pour l’anecdote, les deux chèques en question feront l’objet d’une rapide opposition de leur signataire. «Chirac, dont j’avais admiré la prestance et même les idées politiques, s’est avéré mauvais payeur.»

Hommage

Ce livre-confession est une authentique plongée dans le commerce de la drogue. Notre trafiquant, dix-huit ans de prison au compteur, connaît son produit : «Aucune coke ne ressemble à une autre. Certaines, comme la colombienne, vous donnent envie de danser, de faire l’amour, mais rendent très agressif, parano et méfiant. La bolivienne rend morose, triste, et pousse parfois au suicide. La meilleure est la péruvienne, qui augmente votre tonus, votre joie de vivre et pousse à la méditation, au questionnement. La vénézuélienne a des effets uniquement sur la performance sexuelle. Les autres, brésilienne, chilienne ou surinamienne, ne sont que des pâles copies.» Son mode de transport aussi : dans le ventre d’une chèvre, elle-même logée dans l’estomac d’un boa que les douaniers, à l’aéroport d’arrivée, prendront soin de ne pas réveiller. Puis, une fois le coup du boa connu des gabelous, le ventre d’un nourrisson – une technique brésilienne consistant à empailler un bébé mort pour le maintenir en bon état, et ainsi faire croire qu’il dort au moment de passer la frontière…

Le livre s’achève sur cet hommage indirect à la police française : lors d’une perquisition à son domicile, 10 des 15 kilos de cocaïne disparaissent, tout comme 90 % des 300 000 euros logés dans un tiroir. «Je n’ai pas pensé un seul instant me plaindre de la brigade du quai des Orfèvres, dans la mesure où les vols qu’elle commettait chez moi ne pouvaient qu’alléger ma future condamnation.»

(1) Nouveau Monde, 224 pp., 17,90 €.


11 septembre/18e: Des gens avaient fait quelque chose (While the Ilhan Omars of this world never miss an opportunity to spit on their adopted countries, thank God for Mitchell Zuckoff’s attempt to ‘delay the descent of 9/11 into the well of history’)

11 septembre, 2019

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Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. (…) Si le monde vous hait, sachez qu’il m’a haï avant vous. (…) S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi. Jésus (Jean 15: 13-20)
Let’s roll ! Todd Beamer
You’ve got to turn on evil,when it’s coming after you, you’ve gotta face it down … Neil Young (« Let’s roll, 2001)
[Beamer’s wife Lisa] was talking about how he always used to say that (« let’s roll ») with the kids when they’d go out and do something, that it’s what he said a lot when he had a job to do. And it’s just so poignant, and there’s no more of a legendary, heroic act than what those people did. With no promise of martyrdom, no promise of any reward anywhere for this, other than just knowing that you did the right thing. And not even having a chance to think about it or plan it or do anything — just a gut reaction that was heroic and ultimately cost them all their lives. What more can you say? It was just so obvious that somebody had to write something or do something. Neil Young
In the normal course of events, Presidents come to this chamber to report on the state of the Union. Tonight, no such report is needed. It has already been delivered by the American people. We have seen it in the courage of passengers, who rushed terrorists to save others on the ground — passengers like an exceptional man named Todd Beamer. And would you please help me to welcome his wife, Lisa Beamer, here tonight. George W. Bush
Et immédiatement, le centre sacrificiel se mit à générer des réactions habituelles : un sentiment d’unanimité et de deuil. […] Des phrases ont commencé à se dire comme « Nous sommes tous Américains » – un sentiment purement fictif pour la plupart d’entre nous. Ce fut étonnant de voir l’unité se former autour du centre sacré, rapidement nommé Ground Zero, une unité qui se concrétisera ensuite par un drapeau, une grande participation aux cérémonies religieuses, les chefs religieux soudainement pris au sérieux, des bougies, des lieux saints, des prières, tous les signes de la religion de la mort. […] Et puis il y avait le deuil. Comme nous aimons le deuil ! Cela nous donne bonne conscience, nous rend innocents. Voilà ce qu’Aristote voulait dire par katharsis, et qui a des échos profonds dans les racines sacrificielles de la tragédie dramatique. Autour du centre sacrificiel, les personnes présentes se sentent justifiées et moralement bonnes. Une fausse bonté qui soudainement les sort de leurs petites trahisons, leurs lâchetés, leur mauvaise conscience. James Alison
La révolte contre l’ethnocentrisme est une invention de l’Occident, introuvable en dehors. (…) À la différence de toutes les autres cultures, qui ont toujours été ethnocentriques tout de go et sans complexe, nous autres occidentaux sommes toujours simultanément nous-mêmes et notre propre ennemi. René Girard
L’erreur est toujours de raisonner dans les catégories de la « différence », alors que la racine de tous les conflits, c’est plutôt la « concurrence », la rivalité mimétique entre des êtres, des pays, des cultures. La concurrence, c’est-à-dire le désir d’imiter l’autre pour obtenir la même chose que lui, au besoin par la violence. Sans doute le terrorisme est-il lié à un monde « différent » du nôtre, mais ce qui suscite le terrorisme n’est pas dans cette « différence » qui l’éloigne le plus de nous et nous le rend inconcevable. Il est au contraire dans un désir exacerbé de convergence et de ressemblance. (…) Ce qui se vit aujourd’hui est une forme de rivalité mimétique à l’échelle planétaire. Lorsque j’ai lu les premiers documents de Ben Laden, constaté ses allusions aux bombes américaines tombées sur le Japon, je me suis senti d’emblée à un niveau qui est au-delà de l’islam, celui de la planète entière. Sous l’étiquette de l’islam, on trouve une volonté de rallier et de mobiliser tout un tiers-monde de frustrés et de victimes dans leurs rapports de rivalité mimétique avec l’Occident. Mais les tours détruites occupaient autant d’étrangers que d’Américains. Et par leur efficacité, par la sophistication des moyens employés, par la connaissance qu’ils avaient des Etats-Unis, par leurs conditions d’entraînement, les auteurs des attentats n’étaient-ils pas un peu américains ? On est en plein mimétisme.Ce sentiment n’est pas vrai des masses, mais des dirigeants. Sur le plan de la fortune personnelle, on sait qu’un homme comme Ben Laden n’a rien à envier à personne. Et combien de chefs de parti ou de faction sont dans cette situation intermédiaire, identique à la sienne. Regardez un Mirabeau au début de la Révolution française : il a un pied dans un camp et un pied dans l’autre, et il n’en vit que de manière plus aiguë son ressentiment. Aux Etats-Unis, des immigrés s’intègrent avec facilité, alors que d’autres, même si leur réussite est éclatante, vivent aussi dans un déchirement et un ressentiment permanents. Parce qu’ils sont ramenés à leur enfance, à des frustrations et des humiliations héritées du passé. Cette dimension est essentielle, en particulier chez des musulmans qui ont des traditions de fierté et un style de rapports individuels encore proche de la féodalité. (…) Cette concurrence mimétique, quand elle est malheureuse, ressort toujours, à un moment donné, sous une forme violente. A cet égard, c’est l’islam qui fournit aujourd’hui le ciment qu’on trouvait autrefois dans le marxisme.  René Girard
J’ai l’impression que beaucoup de gens ont oublié le 11 Septembre – pas complètement, mais ils l’ont réduit à une espèce de norme tacite. Quand j’ai donné cet entretien au Monde, l’opinion générale pensait qu’il s’agissait d’un événement inhabituel, nouveau, et incomparable. Aujourd’hui, je pense que beaucoup de gens seraient en désaccord avec cette remarque. Malheureusement, l’attitude des Américains face au 11 Septembre a été influencée par l’idéologie politique, à cause de la guerre en Irak. Le fait d’insister sur le 11 Septembre est devenu « « conservateur » et « alarmiste ». Ceux qui aimeraient mettre une fin immédiate à la guerre en Irak tendent donc à le minimiser. Cela dit, je ne veux pas dire qu’ils ont tort de vouloir terminer la guerre en Irak, mais avant de minimiser le 11 Septembre, ils devraient faire très attention et considérer la situation dans sa globalité. Aujourd’hui, cette tendance est très répandue, car les événements dont vous parlez – qui ont eu lieu après le 11 Septembre et qui en sont, en quelque sorte, de vagues réminiscences – sont incomparablement moins puissants et ont beaucoup moins de visibilité. Par conséquent, il y a tout le problème de l’interprétation : qu’est-ce que le 11 Septembre ? (…) je le vois comme un événement déterminant, et c’est très grave de le minimiser aujourd’hui. Le désir habituel d’être optimiste, de ne pas voir l’unicité de notre temps du point de vue de la violence, correspond à un désir futile et désespéré de penser notre temps comme la simple continuation de la violence du XXe siècle. Je pense, personnellement, que nous avons affaire à une nouvelle dimension qui est mondiale. Ce que le communisme avait tenté de faire, une guerre vraiment mondiale, est maintenant réalisé, c’est l’actualité. Minimiser le 11 Septembre, c’est ne pas vouloir voir l’importance de cette nouvelle dimension. (…)  [la guerre froide et le terrorisme islamiste] sont similaires dans la mesure où elles représentent une menace révolutionnaire, une menace globale. Mais la menace actuelle va au-delà de la politique, puisqu’elle comporte un aspect religieux. Ainsi, l’idée qu’il puisse y avoir un conflit plus total que celui conçu par les peuples totalitaires, comme l’Allemagne nazie, et qui puisse devenir en quelque sorte la propriété de l’islam, est tout simplement stupéfiante, tellement contraire à ce que tout le monde croyait sur la politique. Il faudrait beaucoup y travailler, car il n’y a pas de vraie réflexion sur la coexistence des autres religions, et en particulier du christianisme avec l’islam. Le problème religieux est plus radical dans la mesure où il dépasse les divisions idéologiques – que bien sûr, la plupart des intellectuels aujourd’hui ne sont pas prêts d’abandonner. En deçà de ces visions idéologiques, nos réflexions sur le 11 Septembre resteront superficielles. Nous devons réfléchir dans le contexte plus large de la dimension apocalyptique du christianisme. Celle-ci est une menace, car la survie même de la planète est en jeu. Notre planète est menacée par trois choses qui émanent de l’homme : la menace nucléaire, la menace écologique et la manipulation biologique de l’espèce humaine. L’idée que l’homme ne puisse pas maîtriser ses propres pouvoirs est aussi vraie dans le domaine biologique que dans le domaine militaire. C’est cette triple menace mondiale qui domine aujourd’hui. (…) Le terrorisme est une forme de guerre, et la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens. En ce sens, le terrorisme est politique. Mais le terrorisme est la seule forme possible de guerre face à la technologie. Les événements actuels en Irak le confirment. La supériorité de l’Occident, c’est sa technologie, et elle s’est révélée inutile en Irak. L’Occident s’est mis dans la pire des situations en déclarant qu’il transformerait l’Irak en une démocratie jeffersonienne ! C’est précisément ce qu’il ne peut pas faire. Il est impuissant face à l’islam car la division entre les sunnites et les chiites est infiniment plus importante. Alors même qu’ils combattent l’Occident, ils parviennent encore à lutter l’un contre l’autre. Pourquoi l’Occident devrait-il s’investir dans ce conflit interne à l’islam alors que nous ne parvenons même pas à en concevoir l’immense puissance au sein du monde islamique lui-même ? (…) Il s’agit de notre incompréhension du rôle de la religion, et de notre propre monde ; c’est ne pas comprendre que ce qui nous unit est très fragile. Lorsque nous évoquons nos principes démocratiques, parlons-nous de l’égalité et des élections, ou bien parlons-nous de capitalisme, de consommation, de libre échange, etc. ? Je pense que dans les années à venir, l’Occident sera mis à l’épreuve. Comment réagira-t-il : avec force ou faiblesse ? Se dissoudra-t-il ? Les occidentaux devraient se poser la question de savoir s’ils ont de vrais principes, et si ceux-ci sont chrétiens ou bien purement consuméristes. Le consumérisme n’a pas d’emprise sur ceux qui se livrent aux attentats suicides. L’Amérique devrait y réfléchir, car elle offre au monde ce que l’on considère de plus attrayant. Pourquoi cela ne fonctionne- t-il pas vraiment chez les musulmans ? Est-ce par ressentiment ou ont-ils, contre cela, un système de défense bien organisé ? Ou bien, leur perspective religieuse est-elle plus authentique et plus puissante ? Le vrai problème est là. (…) Je suis bien moins affirmatif que je ne l’étais au moment du 11 Septembre sur l’idée d’un ressentiment total. Je me souviens m’être emporté lors d’une rencontre à l’École Polytechnique lorsque je me suis mis d’accord avec Jean-Pierre Dupuy sur l’interprétation du ressentiment du monde musulman. Maintenant, je ne pense pas que cela suffise. Le ressentiment seul peut-il motiver cette capacité de mourir ainsi ? Le monde musulman pourrait-il vraiment être indifférent à la culture de consommation de masse ? Peut-être qu’il l’est. Je ne sais pas. Il serait sans doute excessif de leur attribuer une telle envie. Si les islamistes ont vraiment pour objectif la domination du monde, alors ils l’ont déjà dépassée. Nous ne savons pas si l’industrialisation rapide apparaîtra dans le monde musulman, ou s’ils tenteront de gagner sur la croissance démographique et la fascination qu’ils exercent. Il y a de plus en plus de conversions en Occident. La fascination de la violence y joue certainement un rôle. (…) Il y a là du ressentiment, évidemment. Et c’est ce qui a dû émouvoir ceux qui ont applaudi les terroristes, comme s’ils étaient dans un stade. C’est cela le ressentiment. C’est évident et indéniable. Mais est-ce qu’il représente l’unique force ? La force majeure ? Peut-il être l’unique cause des attentats suicides ? Je n’en suis pas sûr. La richesse accumulée en Occident, comparée au reste du monde, est un scandale, et le 11 Septembre n’est pas sans rapport avec ce fait. Si je ne veux donc pas complètement supprimer l’idée du ressentiment, il ne peut pas être l’unique explication. (…)  L’autre force serait religieuse. Allah est contre le consumérisme, etc. En réalité, le musulman pense que les rituels de prohibition religieuse sont une force qui maintient l’unité de la communauté, ce qui a totalement disparu ou qui est en déclin en Occident. Les gens en Occident ne sont motivés que par le consumérisme, les bons salaires, etc. Les musulmans disent : « leurs armes sont terriblement dangereuses, mais comme peuple, ils sont tellement faibles que leur civilisation peut être facilement détruite ». C’est ce qu’ils pensent et ils n’ont peut-être pas complètement tort. Il me semble qu’il y a quelque chose de juste dans ce propos. Finalement, je crois que la perspective chrétienne sur la violence surmontera tout, mais ce sera une épreuve importante. (…) Il faut faire attention à ne pas justifier le 11 Septembre en le qualifiant de sacrificiel. Je pense que Jean-Pierre Dupuy ne le dit pas. Il maintient une sorte de neutralité. Mais ce qu’il dit sur la nature sacrée de Ground Zero au World Trade Center est, je pense, parfaitement justifié. (…) Je pense que James Alison a raison de parler de la katharsis dans le contexte du 11 Septembre. La notion de katharsis est extrêmement importante. C’est un mot religieux. En réalité, cela veut dire « la purge » au sens de purification. Dans l’Église orthodoxe, par exemple, katharos veut dire purification. C’est le mot qui exprime l’effet positif de la religion. La purge est ce qui nous rend purs. C’est ce que la religion est censée faire, et ce qu’elle fait avec le sacrifice. Je considère l’utilisation du mot katharsis par Aristote comme parfaitement juste. Quand les gens condamnent la théorie mimétique, ils ne voient pas l’apport d’Aristote. Il ne semble parler que de tragédie, mais pourtant, le théâtre tragique traite du sacrifice comme un drame. On l’appelle d’ailleurs ‘l’ode de la chèvre’. Aristote est toujours conventionnel dans ses explications – conventionnel au sens positif. Un Grec très intelligent cherchant à justifier sa religion, utiliserait, je pense, le mot katharsis. Ainsi, ma réponse mettrait l’accent sur la katharsis au sens aristotélicien du terme. (…) pour le 11 Septembre, il y avait la télévision qui nous rendait présents à l’événement, et intensifiait ainsi l’expérience. L’événement était en direct, comme nous le disons en français. On ne savait pas ce qui allait advenir par la suite. Moi-même, j’ai vu le deuxième avion frapper le gratte-ciel, en direct. C’était comme un spectacle tragique, mais réel en même temps. Si nous ne l’avions pas vécu dans le sens le plus littéral, il n’aurait pas eu le même impact. Je pense que si j’avais écrit La Violence et le Sacré après le 11 Septembre, j’y aurais très probablement inclus cet événement. C’est l’événement qui rend possible une compréhension des événements contemporains, car il rend l’archaïque plus intelligible. Le 11 Septembre représente un étrange retour à l’archaïque à l’intérieur du sécularisme de notre temps. Il n’y a pas si longtemps, les gens auraient eu une réaction chrétienne vis-à-vis du 11 Septembre. Aujourd’hui, ils ont une réaction archaïque, qui augure mal de l’avenir. (…) L’avenir apocalyptique n’est pas quelque chose d’historique. C’est quelque chose de religieux sans lequel on ne peut pas vivre. C’est ce que les chrétiens actuels ne comprennent pas. Parce que, dans l’avenir apocalyptique, le bien et le mal sont mélangés de telle manière que d’un point de vue chrétien, on ne peut pas parler de pessimisme. Cela est tout simplement contenu dans le christianisme. Pour le comprendre, lisons la Première Lettre aux Corinthiens : si les puissants, c’est-à-dire les puissants de ce monde, avaient su ce qui arriverait, ils n’auraient jamais crucifié le Seigneur de la Gloire – car cela aurait signifié leur destruction (cf. 1 Co 2, 8). Car lorsque l’on crucifie le Seigneur de la Gloire, la magie des pouvoirs, qui est le mécanisme du bouc émissaire, est révélée. Montrer la crucifixion comme l’assassinat d’une victime innocente, c’est montrer le meurtre collectif et révéler ce phénomène mimétique. C’est finalement cette vérité qui entraîne les puissants à leur perte. Et toute l’histoire est simplement la réalisation de cette prophétie. Ceux qui prétendent que le christianisme est anarchiste ont un peu raison. Les chrétiens détruisent les pouvoirs de ce monde, car ils détruisent la légitimité de toute violence. Pour l’État, le christianisme est une force anarchique, surtout lorsqu’il retrouve sa puissance spirituelle d’autrefois. Ainsi, le conflit avec les musulmans est bien plus considérable que ce que croient les fondamentalistes. Les fondamentalistes pensent que l’apocalypse est la violence de Dieu. Alors qu’en lisant les chapitres apocalyptiques, on voit que l’apocalypse est la violence de l’homme déchaînée par la destruction des puissants, c’est-à-dire des États, comme nous le voyons en ce moment. (…) mais (…) à la fin, la force religieuse est du côté du Christ. Cependant, il semblerait que la vraie force religieuse soit du côté de la violence. (…) Lorsque les puissances seront vaincues, la violence deviendra telle que la fin arrivera. Si l’on suit les chapitres apocalyptiques, c’est bien cela qu’ils annoncent. Il y aura des révolutions et des guerres. Les États s’élèveront contre les États, les nations contre les nations. Cela reflète la violence. Voilà le pouvoir anarchique que nous avons maintenant, avec des forces capables de détruire le monde entier. On peut donc voir l’apparition de l’apocalypse d’une manière qui n’était pas possible auparavant. Au début du christianisme, l’apocalypse semblait magique : le monde va finir ; nous irons tous au paradis, et tout sera sauvé ! L’erreur des premiers chrétiens était de croire que l’apocalypse était toute proche. Les premiers textes chronologiques chrétiens sont les Lettres aux Thessaloniciens qui répondent à la question : pourquoi le monde continue-t-il alors qu’on en a annoncé la fin ? Paul dit qu’il y a quelque chose qui retient les pouvoirs, le katochos (quelque chose qui retient). L’interprétation la plus commune est qu’il s’agit de l’Empire romain. La crucifixion n’a pas encore dissout tout l’ordre. Si l’on consulte les chapitres du christianisme, ils décrivent quelque chose comme le chaos actuel, qui n’était pas présent au début de l’Empire romain. Comment le monde peut-il finir alors qu’il est tenu si fortement par les forces de l’ordre ? (…)  [La religion chrétienne], fondamentalement, c’est la religion qui annonce le monde à venir ; il n’est pas question de se battre pour ce monde. C’est le christianisme moderne qui oublie ses origines et sa vraie direction. L’apocalypse au début du christianisme était une promesse, pas une menace, car ils croyaient vraiment en un monde prochain. (…) Je suis pessimiste au sens actuel du terme. Mais en fait, je suis optimiste si l’on regarde le monde actuel qui confirme vraiment toutes les prédictions. On voit l’apocalypse s’étendre tous les jours : le pouvoir de détruire le monde, les armes de plus en plus fatales, et autres menaces qui se multiplient sous nos yeux. Nous croyons toujours que tous ces problèmes sont gérables par l’homme mais, dans une vision d’ensemble, c’est impossible. Ils ont une valeur quasi surnaturelle. Comme les fondamentalistes, beaucoup de lecteurs de l’Évangile reconnaissent la situation mondiale dans ces chapitres apocalyptiques. Mais les fondamentalistes croient que la violence ultime vient de Dieu, alors ils ne voient pas vraiment le rapport avec la situation actuelle – le rapport religieux. Cela montre combien ils sont peu chrétiens. La violence humaine, qui menace aujourd’hui le monde, est plus conforme au thème apocalyptique de l’Évangile qu’ils ne le pensent. (…) Par exemple, nous avons moins de violence privée. Comparé à aujourd’hui, si vous regardez les statistiques du XVIIIe siècle, c’est impressionnant de voir la violence qu’il y avait. (…) le mouvement pacifiste est totalement chrétien, qu’il l’avoue ou non. Mais en même temps, il y a un déferlement d’inventions technologiques qui ne sont plus retenues par aucune force culturelle. Jacques Maritain disait qu’il y a à la fois plus de bien et plus de mal dans le monde. Je suis d’accord avec lui. Au fond, le monde est en permanence plus chrétien et moins chrétien. Mais le monde est fondamentalement désorganisé par le christianisme. (…) la pensée de Marcel Gauchet résulte de toute l’interprétation moderne du christianisme. Nous disons que nous sommes les héritiers du christianisme, et que l’héritage du christianisme est l’humanisme. Cela est en partie vrai. Mais en même temps, Marcel Gauchet ne considère pas le monde dans sa globalité. On peut tout expliquer avec la théorie mimétique. Dans un monde qui paraît plus menaçant, il est certain que la religion reviendra. Le 11 Septembre est le début de cela, car lors de cette attaque, la technologie n’était pas utilisée à des fins humanistes mais à des fins radicales, métaphysico-religieuses non chrétiennes. Je trouve cela incroyable, car j’ai l’habitude d’observer les forces religieuses et humanistes ensemble, et non pas en opposition. Mais suite au 11 Septembre, j’ai eu l’impression que la religion archaïque revenait, avec l’islam, d’une manière extrêmement rigoureuse. L’islam a beaucoup d’aspects propres aux religions bibliques à l’exception de la compréhension de la violence comme un mal non pas divin mais humain. Il considère la violence comme totalement divine. C’est pour cela que l’opposition est plus significative qu’avec le communisme, qui est un humanisme même s’il est factice et erroné, et qu’il tourne à la terreur. Mais c’est toujours un humanisme. Et tout à coup, on revient à la religion, la religion archaïque – mais avec des armes modernes. Ce que le monde attend est le moment où les musulmans radicaux pourront d’une certaine manière se servir d’armes nucléaires. Il faut regarder le Pakistan, qui est une nation musulmane possédant des armes nucléaires et l’Iran qui tente de les développer. (…) [la Guerre Froide est] complètement dépassée (…) Et la rapidité avec laquelle elle a été dépassée est incroyable. L’Union Soviétique a montré qu’elle devenait plus humaine lorsqu’elle n’a pas tenté de forcer le blocus de Kennedy, et à partir de cet instant, elle n’a plus fait peur. Après Khrouchtchev on a eu rapidement besoin de Gorbatchev. Quand Gorbatchev est arrivé au pouvoir, les oppositions ne se trouvaient plus à l’intérieur de l’humanisme. Les communistes voulaient organiser le monde pour qu’il n’y ait plus de pauvres. Les capitalistes ont constaté que les pauvres n’avaient pas de poids. Les capitalistes l’ont emporté. [Et ce conflit sera plus dangereux parce qu’il ne s’agit plus d’une lutte au sein de l’humanisme] bien qu’ils n’aient pas les mêmes armes que l’Union Soviétique – du moins pas encore. Le monde change si rapidement. Cela dit, de plus en plus de gens en Occident verront la faiblesse de notre humanisme ; nous n’allons pas redevenir chrétiens, mais on fera plus attention au fait que la lutte se trouve entre le christianisme et l’islam, plus qu’entre l’islam et l’humanisme. (…) Avec l’islam je pense que l’opposition est totale. Dans l’islam, si l’on est violent, on est inévitablement l’instrument de Dieu. Cela veut donc dire que la violence apocalyptique vient de Dieu. Aux États-Unis, les fondamentalistes disent cela, mais les grandes églises ne le disent pas. Néanmoins, ils ne poussent pas suffisamment leur pensée pour dire que si la violence ne vient pas de Dieu, elle vient de l’homme, et que nous en sommes responsables. Nous acceptons de vivre sous la protection d’armes nucléaires. Cela a probablement été la plus grande erreur de l’Occident. Imaginez-vous les implications. (…) la dissuasion nucléaire. Mais il s’agit de faibles excuses. Nous croyons que la violence est garante de la paix. Mais cette hypothèse ne me paraît pas valable. Nous ne voulons pas aujourd’hui réfléchir à ce que signifie cette confiance dans la violence. [Après autre événement tel que le 11 Septembre] Je pense que les personnes deviendraient plus conscientes. Mais cela serait probablement comme la première attaque. Il y aurait une période de grande tension spirituelle et intellectuelle, suivie d’un lent relâchement. Quand les gens ne veulent pas voir, ils y arrivent. Je pense qu’il y aura des révolutions spirituelles et intellectuelles dans un avenir proche. Ce que je dis aujourd’hui semble complètement invraisemblable, et pourtant je pense que le 11 Septembre va devenir de plus en plus significatif.  (…) Il faut distinguer entre le sacrifice des autres et le sacrifice de soi. Le Christ dit au Père : « Vous ne vouliez ni holocauste, ni sacrifice ; moi je dis : “Me voici” » (cf. He 10, 6-7). Autrement dit, je préfère me sacrifier plutôt que de sacrifier l’autre. Mais cela doit toujours être nommé sacrifice. Lorsque nous utilisons le mot « sacrifice » dans nos langues modernes, c’est dans le sens chrétien. Dieu dit : « Si personne d’autre n’est assez bon pour se sacrifier lui plutôt que son frère, je le ferai. » Ainsi, je satisfais à la demande de Dieu envers l’homme. Je préfère mourir plutôt que tuer. Mais tous les autres hommes préfèrent tuer plutôt que mourir. (…)  Dans le christianisme, on ne se martyrise pas soi-même. On n’est pas volontaire pour se faire tuer. On se met dans une situation où le respect des préceptes de Dieu (tendre l’autre joue, etc.) peut nous faire tuer. Cela dit, on se fera tuer parce que les hommes veulent nous tuer, non pas parce qu’on s’est porté volontaire. Ce n’est pas comme la notion japonaise de kamikaze. La notion chrétienne signifie que l’on est prêt à mourir plutôt qu’à tuer. C’est bien l’attitude de la bonne prostituée face au jugement de Salomon. Elle dit : « Donnez l’enfant à mon ennemi plutôt que de le tuer. » Sacrifier son enfant serait comme se sacrifier elle-même, car en acceptant une sorte de mort, elle se sacrifie elle-même. Et lorsque Salomon dit qu’elle est la vraie mère, cela ne signifie pas qu’elle est la mère biologique, mais la mère selon l’esprit. Cette histoire se trouve dans le Premier Livre des Rois (3, 16-28), qui est, à certains égards, un livre assez violent. Mais il me semble qu’il n’y a pas de meilleur symbole préchrétien du sacrifice de soi par le Christ. (…) Je vois en cela le contraste du christianisme avec toutes les religions archaïques du sacrifice. Cela dit, la religion musulmane a beaucoup copié le christianisme et elle n’est donc pas ouvertement sacrificielle. Mais la religion musulmane n’a pas détruit le sacrifice de la religion archaïque comme l’a fait le christianisme. Bien des parties du monde musulman ont conservé le sacrifice prémusulman. (…) bien entendu. Il faut lire les romans de William Faulkner. Bien des gens croient que le sud des États-Unis est une incarnation du christianisme. Je dirais que le sud est sans doute la partie la moins chrétienne des États-Unis en termes d’esprit, bien qu’il en soit la plus chrétienne en termes de rituel. Il n’y a pas de doute que le christianisme médiéval était beaucoup plus proche du fondamentalisme actuel. Mais il y a beaucoup de manières de trahir une religion. En ce qui concerne le sud, cela est évident, car il y a un grand retour aux formes les plus archaïques de la religion. Il faut interpréter ces lynchages comme une forme d’acte religieux archaïque. (…) Le terme de « violence religieuse » est souvent employé d’une manière qui ne m’aide pas à résoudre les problèmes que je me pose, à savoir ceux d’un rapport à la violence en mouvement constant et également historique. (…) Je dirais que toute violence religieuse implique un degré d’archaïsme. Mais certains points sont très compliqués. Par exemple, lors de la première guerre mondiale, est-ce que les soldats qui acceptaient d’être mobilisés pour mourir pour leur pays, et beaucoup au nom du christianisme, avaient une attitude vraiment chrétienne ? Il y a là quelque chose qui est contraire au christianisme. Mais il y a aussi quelque chose de vrai. Cela ne supprime pas, à mon avis, le fait qu’il y a une histoire de la violence religieuse, et que les religions, surtout le christianisme, au fond, sont continuellement influencées par cette histoire, bien que son influence soit, le plus souvent, pervertie. René Girard
Des millions de Faisal Shahzad sont déstabilisés par un monde moderne qu’ils ne peuvent ni maîtriser ni rejeter. (…) Le jeune homme qui avait fait tous ses efforts pour acquérir la meilleure éducation que pouvait lui offrir l’Amérique avant de succomber à l’appel du jihad a fait place au plus atteint des schizophrènes. Les villes surpeuplées de l’Islam – de Karachi et Casablanca au Caire – et ces villes d’Europe et d’Amérique du Nord où la diaspora islamique est maintenant présente en force ont des multitudes incalculables d’hommes comme Faisal Shahzad. C’est une longue guerre crépusculaire, la lutte contre l’Islamisme radical. Nul vœu pieu, nulle stratégie de « gain des coeurs et des esprits », nulle grande campagne d’information n’en viendront facilement à bout. L’Amérique ne peut apaiser cette fureur accumulée. Ces hommes de nulle part – Shahzad Faisal, Malik Nidal Hasan, l’émir renégat né en Amérique Anwar Awlaki qui se terre actuellement au Yémen et ceux qui leur ressemblent – sont une race de combattants particulièrement dangereux dans ce nouveau genre de guerre. La modernité les attire et les ébranle à la fois. L’Amérique est tout en même temps l’objet de leurs rêves et le bouc émissaire sur lequel ils projettent leurs malignités les plus profondes. Fouad Ajami
Relire aujourd’hui les principaux textes consacrés à ces attentats par des philosophes de renom constitue une étrange expérience. De manière prévisible, on y rencontre élaborations sophistiquées, affirmations grandioses ou péremptoires, performances rhétoriques bluffantes. Malgré tout, avec le recul, on ne peut qu’être saisi par un décalage profond entre ces performances virtuoses et la réalité rampante du terrorisme mondialisé que nous vivons à présent quotidiennement. Au fil des ans, un écart frappant s’est creusé entre discours subtils et réalités grossières, propos éthérés et faits massifs. Le 11 septembre devait être nécessairement considéré comme une énigme. Le philosophe français Jacques Derrida affirmait qu’« on ne sait pas, on ne pense pas, on ne comprend pas, on ne veut pas comprendre ce qui s’est passé à ce moment-là ». Il fallait d’abord récuser les évidences, considérées comme clichés idéologiques ou manipulations médiatiques. Ne parler donc ni de d’acte de guerre, ni de haine de l’Occident, ni de volonté de détruire les libertés fondamentales. Dialoguant à propos du 11 septembre avec Jürgen Habermas, qui centrait alors son analyse principalement sur la politique de l’Europe, Derrida, pour comprendre l’événement, s’attardait sur la notion d’Ereignis (« événement », ou « avenance ») dans l’histoire de l’être selon Heidegger et finissait par proposer une « hospitalité sans condition ». « C’est eux qui l’on fait, mais c’est nous qui l’avons voulu » soutenait pour sa part le sociologue Jean Baudrillard, attribuant aux rêves suicidaires de l’Occident l’effondrement des tours et la fascination des images des attentats. Pour celui voulait mettre en lumière « l’esprit du terrorisme », les « vrais » responsables étaient donc, au choix, les Etats-Unis, l’hégémonie occidentale ou chacun d’entre nous… D’autres se demandèrent aussitôt « à qui profite le crime » et conclurent que ce ne pouvait être qu’à la CIA, préparant ainsi les théories du complot qui firent florès. Ce ne sont que quelques exemples. Une histoire des lectures philosophiques du 11 septembre reste à écrire. Elle montrerait combien anti-américanisme et anti-capitalisme ont empêché tant d’esprits affutés de voir la nature religieuse du nouveau terrorisme comme les singularités de la nouvelle guerre. S’y ajoutaient la volonté de n’être pas dupe et la défiance envers les propagandes, transformées en déni systématique des informations de base. Les philosophes ont évidemment pour rôle indispensable d’être critiques, donc de démonter préjugés et fausses évidences, mais n’ont-ils pas pour devoir de ne jamais faire l’impasse sur les faits ? Au lieu de mettre en cause l’empire américain, l’arrogance des tours, le règne des images, il fallait scruter l’islamisme politique, les usages inédits de la violence, l’art terroriste de la communication. Quelques-uns l’ont fait, en parlant dans le désert. Aujourd’hui, il est urgent d’analyser ce qu’impliquent les changements intervenus depuis le 11 septembre. Car ce ne sont plus des symboles, comme les Twin Towers ou le Pentagone, qui sont ciblés, mais n’importe qui vivant chez les « impies » – dans la rue, aux terrasses, au concert, à l’école…. Les terroristes ne sont plus des commandos organisés d’ingénieurs formés au pilotage pour transformer des Boeing en bombes, mais de petits délinquants autogérés, s’emparant d’un couteau de cuisine ou d’un camion. Pour en venir à bout, il va falloir rattraper, au plus vite, le temps perdu à penser à côté de la plaque. Roger-Pol Droit
Le Cair a été fondé après le 11 Septembre parce qu’ils ont pris acte du fait que des gens avaient fait quelque chose et que nous tous allions commencer à perdre accès à nos libertés civiles. Ilhan Omar
Je pense que c’est un produit des médias sensationnalistes. Vous avez ces extraits sonores, et ces mots, et tout le monde les prononce avec une telle intensité, car ça doit avoir une signification plus grande. Je me souviens quand j’étais à la fac, j’ai suivi un cours sur l’idéologie du terrorisme. A chaque fois que le professeur disait « Al-Qaeda », ses épaules se soulevaient. Ilhan Omar
I was 18 years old when that happened. I was in a classroom in college and I remember rushing home after being dismissed and getting home and seeing my father in complete horror as he sat in front of that TV. And I remember just feeling, like the world was ending. The events of 9/11 were life-changing, life-altering for all of us. My feeling around it is one of complete horror. None of us are ever going to forget that day and the trauma that we will always have to live with. Ilhan Omar
9/11 was an attack on all Americans. It was an attack on all of us. And I certainly could not understand the weight of the pain that the victims of the families of 9/11 must feel. But I think it is really important for us to make sure that we are not forgetting, right, the aftermath of what happened after 9/11. Many Americans found themselves now having their civil rights stripped from them. And so what I was speaking to was the fact that as a Muslim, not only was I suffering as an American who was attacked on that day, but the next day I woke up as my fellow Americans were now treating me a suspect. Ilhan Omar
This book is painful to read. Even with the passage of nearly 18 years, reliving modern America’s most terrible day hits an exposed nerve that you thought had been fully numbed, only to discover that the ache was merely in remission. In “Fall and Rise: The Story of 9/11,” Mitchell Zuckoff relives each minute of that morning in 2001 through the perspectives of those who endured the worst: passengers and crew members on the four planes turned into missiles by Islamist hijackers; innocents trapped in the burning twin towers and the Pentagon; rescue workers who struggled valiantly but futilely and, in many cases, fatally; people in Shanksville, Pa., on whom death rained from a clear sky. As much as anything, “Fall and Rise” is a quilt work of futures unrealized, from the woman about to tell her parents she was pregnant to the doctor hoping to build a kidney dialysis center, from the retired bookkeeper set to move in with her daughter to the college student with dreams of becoming a child psychologist. Zuckoff, a professor of narrative studies at Boston University and the author of several nonfiction books, relies on his own interviews with survivors, but also leans heavily on government studies, trial transcripts, books and documentaries long in the public realm. And so the overall picture that he shapes is not really new. But freshness of detail seems less his objective than preservation of memory — an attempt, as he says, “to delay the descent of 9/11 into the well of history.” By design, this narrative of close to 500 pages is not encyclopedic. Big Picture grandiosity — how Sept. 11 changed America and the world — has been left to others. The terrorism puppet master Osama bin Laden gets scant attention. Actions (and inactions) of President George W. Bush and his team merit only a few pages. Rudolph Giuliani, who made a lucrative life for himself after 9/11, earns glancing mention. Flawed communications systems that doomed hundreds of New York’s emergency responders are not explored with the kind of detail that can be found in, say, “102 Minutes,” a 2005 work by the New York Times journalists Jim Dwyer and Kevin Flynn. Rather, this book derives its power from its focus on individuals in the main unknown to the larger world, who managed to survive the ordeal or who lost their lives simply because they were unlucky. With journalistic rigor, Zuckoff acknowledges what he doesn’t know, for example how exactly each group of hijackers seized control of its plane. His language is largely unadorned; then again, embellishment is neither needed nor wanted. Many details are hard to take: the melted flesh, the pulverized bodies, the scorched lungs and, for sure, the revived memory of scores of desperate victims leaping from on high to escape the World Trade Center inferno. But there are also inspiring moments, like the grit shown by those aboard United Airlines Flight 93. It was the plane that never reached its target, crashing in Shanksville after passengers revolted against the hijackers. Phone messages that they left “formed a spoken tapestry of grace, warning, bravery, resolve and love.” Heroes abound, though not in the way that word is routinely used and abused. Heroism, as we see here, is often a product of necessity. Some may ask if this book, covering territory already well traveled, needed to be written. For those who lived through the horror, perhaps not. But a full generation has come of age with no memory of that day. It needs to hear anew what happened, and maybe learn that time, in fact, does not heal all wounds. Clyde Haberman
I teach really engaged journalism students. I’m not sure how the generation as a whole reacts to it. My students approach it with curiosity and a little bit of uncertainty because they didn’t experience it. They are well-read and aware of things, but for them it is a little like Pearl Harbor. They know who was involved and can cite numbers. They can say 3,000 dead, 9/11, four hijacked planes, 19 hijackers. They got the test questions down very well. They don’t have the human connection or that feeling for it that I wish they did. I hope that’s what my book can do. Mitchell Zuckoff
There is this entire generation who didn’t live through this, who don’t have any independent memories of what happened those days. Some members of that generation are going off to war to fight in Afghanistan — a war that started after this — and they don’t have any direct connection to it. Right now, other than Osama bin Laden, is there a single name that’s a household name associated with 9/11?. Names are news, and we connect to them, and that is what’s so important about this: before the time passes, before the people who I could talk to were gone, dead or just not available, to capture this as one story. (…) People do I think know to some extent what happened on Flight 93, the 40 heroes of 93, who rose up and fought back to try to save themselves and ultimately ended up saving untold numbers of people, either at the Capitol or the White House, was the destination. But there in Shanksville — and I tell the story largely through Terry Shaffer, who was the volunteer fire chief there, who had been planning for something his whole life, and he thought it might be a pile-up on the Pennsylvania Turnpike. And he races toward the scene expecting to find casualties, expecting to find people he can help. The story of the people in Shanksville and how they came together, and sort of embraced the families of the Flight 93 victims, is I think one of the most beautiful stories I’ve ever heard. (…) One of the advantages of a book almost 18 years after the event is so much of the material has become public, that all the FAA records of the flight altitudes almost on a second-by-second basis, as we’re approaching Shanksville, Pennsylvania, the transcript of the cockpit recorder — which was enormously valuable, where we have the terrorist pilots discussing what they’re doing with each other, ‘Should we put it into the ground?’ All of those different things, because that and the the trial of Zacarias Moussaoui in 2006 [the so-called 20th hijacker,] certainly a conspirator even though he didn’t get on one of the planes. All of that material became available, and it was a mountain of material. But for me, it was priceless. (…) It was too important not to. It becomes a responsibility when you realize that there are so many people who don’t have a human connection to this story — the way I think of it is sometimes, 9/11 is becoming a story reduced to numbers: 9 and 11, four planes, 19 hijackers, 3,000 people killed. But you don’t connect names to it. And I felt if I could do that, if I could give people the story as it unfolded through the people that they could connect to, then I would have done something worthwhile. Mitchell Zuckoff

A ceux pour qui à chaque fois qu’il est prononcé, le nom « Al-Qaeda » soulève les épaules …

En cette 18e commémoration de l’abomination islamiste du 11 septembre 2001 …

Où, après l’avoir minimisé drapée dans son hijab, une membre du Congrès américain nous joue [avant comme à son habitude de se rétracter quatre jours plus tard – mise à jour du 15.09.2019] les sanglots longs de l’automne

Comment ne pas saluer les efforts ô combien méritoires de l’auteur d’un récent livre réunissant l’ensemble des témoignages possibles de l’évènement …

Contre les ravages du temps et les faiblesses et dérives de la psychologie et de la mémoire humaines …

Où à l’instar de ce journaliste de la radio publique américaine NPR qui n’avait en tête comme noms liés au 11/9 hormis Ben Laden, que le nom honni de Mohamed Atta …

Un peuple américain qui au lendemain de la tragédie avait plébiscité leur président jusqu’au score de popularité proprement soviétique ou africain de 99% le traine à présent dans la boue …

Et où, le même peuple qui avait, entre mémoriaux, noms d’écoles ou de bâtiments publics, films, livres, chansons ou tee-shirts, fait un véritable triomphe aux véritables héros du jour et aux dernières paroles de leur leader Todd Beamer (« Let’s roll !« ) …

En est à présent, via l’antisémite de service du Congrès américain Ilhan Omar et heureusement sauf exceptions, à minimiser l’attentat le plus proprement diabolique de leur histoire ?

‘Fall And Rise’ Seeks To Capture 9/11 As ‘One Story’ — And Keep It From Fading
Jeremy Hobson
WBUR
April 29, 2019

« There is this entire generation who didn’t live through this, who don’t have any independent memories of what happened those days, » Zuckoff (@mitchellzuckoff) tells Here & Now‘s Jeremy Hobson. « Some members of that generation are going off to war to fight in Afghanistan — a war that started after this — and they don’t have any direct connection to it. »

One of the driving forces behind the book was an effort to tie 9/11 into a single narrative before it was too late, Zuckoff says — and to ensure the attacks don’t fade too far from the public consciousness.

« Right now, other than Osama bin Laden, is there a single name that’s a household name associated with 9/11? » he says. « Names are news, and we connect to them, and that is what’s so important about this: before the time passes, before the people who I could talk to were gone, dead or just not available, to capture this as one story. »

Interview Highlights

On starting the book with what happened in the days leading up to Sept. 11

« That was very much by design, to start the book actually on September 10th, because what Mohamed Atta, what Ziad Jarrah, what the other terrorists were doing, all these machinations: training to fly planes coming here, living in this country and coming closer and closer — the circle is tightening — to get them in a position doing trial runs and making this plan which took very little money, a lot of planning but very little money, very little overhead, if you will, and to position themselves where they could be here in Boston, they could go up to Portland, Maine, and be ready to do these events.

« It’s not entirely clear [why they started their journey from Portland.] One strong suspicion we have is that the trip to Portland would allow them to avoid some suspicion. If you had eight Arab men all arriving at Boston’s Logan Airport at the same exact time for the same flights, they thought this might avoid some of that. But that is one of those unanswerable questions. »

« The idea of turning [a plane] into a guided missile wasn’t, quite literally, on the radar for anyone. And that’s unfortunately so sadly why it was so effective. »

Mitchell Zuckoff

On whether all of the hijackers knew the full extent of what they were doing

« I think it’s clear that all 19 knew exactly what was being planned, because it was a very coordinated attack. What happened on each one of the four planes was quite similar, where at a trigger moment, the muscle hijackers — the guys who were not flying the plane — went into attack mode. All of them had discussed … the preparations for purifying themselves for what they understood would be their last day. »

On the hijackers’ use of Mace in the cabin so that it would be more difficult for passengers to thwart the attack

« The Mace is an open question. There was some discussion they had it. A lot of it was just the element of surprise, was the greatest thing, and they committed an act of violence almost on every plane. They immediately cut someone’s throat to make it clear that they meant business. They said they had a bomb, they herded — these were very lightly attended planes, it was a random Tuesday morning to most people — they herded everyone into the back. And they also understood that the flight attendants and the crews would know that there was a standard protocol: You negotiate with terrorists. You expect that they’re going to want to land somewhere and exchange passengers and money for their freedom, or for their political aims. This was not part of anyone’s script except the terrorists.

« The idea of turning [a plane] into a guided missile wasn’t, quite literally, on the radar for anyone. And that’s unfortunately so sadly why it was so effective. »

On how communication failures shaped the way Sept. 11 unfolded

« Communication failures were rampant that day on every level, and that’s where really, that’s the sort of ground zero, if you will, of the communications failures — that people were calling saying what was going on. The airlines knew about it. And then even when it did finally reach the FAA, they weren’t alerting the military. So planes are still taking off. Things are still happening that [are] allowing one after another of these hijackings. The communication failures, they’re rampant, they’re across everything in terms of the communication failures at the towers, communication failures even before it happened.

« A fact that always stayed with me was on 9/11, the FAA had a list, a no-fly list, of a dozen people on it. The State Department had a list, its tip-off terrorists list of 60,000 people it was watching. The director of airline security for the FAA didn’t even know that State Department list existed. »

« Communication failures were rampant that day on every level. »

Mitchell Zuckoff

On stories about passengers on the planes that have stuck with him

« There are so many. One is from … United Flight 175, the second plane that [crashed into the World Trade Center,] took off from from Boston’s Logan Airport. And on that plane was a fellow named Peter Hanson and his wife Sue Kim and their daughter Christine. Christine was 2 years old and she was the youngest person directly affected by 9/11.

« While they were approaching the South Tower and it was clear something terrible was happening, they knew it, Peter called his father Lee in Connecticut, and the two phone calls between Peter and Lee are so poignant. And I spent time with Lee and Eunice Hanson in their home, in Peter’s boyhood bedroom, talking about those. Peter was actually first telling his father, ‘Please call someone, let them know what’s happening.’ And then Peter is actually comforting his father on the phone, when his wife and daughter are there huddled next to him in the back of this plane that they understand is flying too low, is heading toward the Statue of Liberty and toward the World Trade Center. »

On people in the first tower to be hit thinking they didn’t need to evacuate

« They were being told not to evacuate in both the towers. Some people were being told, ‘It’s over in the other tower.’ People didn’t know what was happening. And when the plane cut through, it knocked out the telecommunication system within the building that would have allowed people down in the basement and in the first floor to communicate to them. So the confusion began immediately, and people — some of them stayed in place for well over an hour. They didn’t know there was a ticking clock for the survival of the building.

« I spoke to a number of the Port Authority police officers who were the dispatchers that day who took those calls. They haunted by them still. And they are recorded calls, so I can hear them, I can see the transcripts. They’re remarkable in that they’re trying to keep these people calm, they’re trying to hope for the best. But there is no way up, and there’s no way out. »

On « the miracle of Stairwell B »

« One group of firefighters was Ladder 6, it was a unit in New York led by a remarkable guy named Jay Jonas, and Jay Jonas was a fire captain and he had this team of guys, a half dozen guys, and they’re sent into the North Tower, and they’re going up and they’re walking stair by stair. And when the South Tower collapses, Jay realizes, ‘I gotta get my guys out of here, quick.’

« On the way down, they pause to help a woman, Josephine Harris, who has been injured, who was exhausted, who can’t go any farther. But they slow their exit to help Josephine, and as they’re going farther and farther down through the building to get to the lobby, the North Tower starts to collapse. They’re inside this center stairwell, and they just huddled together, hold on for dear life, and the building literally peels away around them, just keeping a few floors of Stairwell B — which is exactly where they are. And Jay realizes that having slowed to help Josephine ended up saving all of them, because had they been in the lobby, the lobby was completely destroyed. Had they been just outside, they would have been wiped out as well. So it truly was a miracle. »

On what unfolded in Shanksville, Pennsylvania, on 9/11

« People do I think know to some extent what happened on Flight 93, the 40 heroes of 93, who rose up and fought back to try to save themselves and ultimately ended up saving untold numbers of people, either at the Capitol or the White House, was the destination. But there in Shanksville — and I tell the story largely through Terry Shaffer, who was the volunteer fire chief there, who had been planning for something his whole life, and he thought it might be a pile-up on the Pennsylvania Turnpike. And he races toward the scene expecting to find casualties, expecting to find people he can help. The story of the people in Shanksville and how they came together, and sort of embraced the families of the Flight 93 victims, is I think one of the most beautiful stories I’ve ever heard. »

On the difficulties of determining what exactly was happening on the planes

« One of the advantages of a book almost 18 years after the event is so much of the material has become public, that all the FAA records of the flight altitudes almost on a second-by-second basis, as we’re approaching Shanksville, Pennsylvania, the transcript of the cockpit recorder — which was enormously valuable, where we have the terrorist pilots discussing what they’re doing with each other, ‘Should we put it into the ground?’ All of those different things, because that and the the trial of Zacarias Moussaoui in 2006 [the so-called 20th hijacker,] certainly a conspirator even though he didn’t get on one of the planes. All of that material became available, and it was a mountain of material. But for me, it was priceless. »

On why he wrote this book

« It was too important not to. It becomes a responsibility when you realize that there are so many people who don’t have a human connection to this story — the way I think of it is sometimes, 9/11 is becoming a story reduced to numbers: 9 and 11, four planes, 19 hijackers, 3,000 people killed. But you don’t connect names to it. And I felt if I could do that, if I could give people the story as it unfolded through the people that they could connect to, then I would have done something worthwhile. »

Book Excerpt: ‘Fall And Rise’

by Mitchell Zuckoff

Just after 9 a.m., inside her hilltop house in rural Stoystown, Pennsylvania, homemaker Linda Shepley watched her television in shock. The screen showed smoke billowing from a gash in the North Tower as Today show anchor Katie Couric interviewed an NBC producer who witnessed the crash of American Flight 11.

“You say that emergency vehicles are there?” Couric asked Elliott Walker by phone.

“Oh, my goodness!” Walker cried at 9:03 a.m. “Ah! Another one just hit!”

Linda watched the terror in her living room beside her husband, Jim, a Pennsylvania Department of Transportation manager, who’d taken the day off to trade in their old car. The Shepleys saw a grim-faced President Bush speak to the nation from Booker Elementary School in Sarasota, Florida. Then Couric interviewed a terrorism expert but interrupted him for a phone call with NBC military correspondent Jim Miklaszewski, who declared at 9:39 a.m., “Katie, I don’t want to alarm anybody right now, but apparently, it felt just a few moments ago like there was an explosion of some kind here at the Pentagon.”

From the home where they’d lived for nearly three decades, the Shepleys could have driven to Washington in time for lunch or to New York City for an afternoon movie. Yet as the political and financial capitals reeled, those big cities felt almost as far away as the caves of Afghanistan. Jim went to the garage, to clean out the car he still planned to trade in that day. Linda hurried to finish the laundry before she accompanied Jim to the dealership.

Forty-seven years old, with kind eyes and three grown sons, Linda loved the smell of clothes freshly dried by the crisp Allegheny mountain air. As ten o’clock approached, she filled a basket with wet laundry and carried it to the clothesline in her backyard, two grassy acres with unbroken views over rolling hills that stretched southeast toward the neighboring borough of Shanksville. As Linda lifted a wet T-shirt toward the line, she heard a loud thump-thump sound behind her, like a truck rumbling over a bridge. Startled, she glanced over her left shoulder and saw a large commercial passenger plane, its wings wobbling, rocking left and right, flying much too low in the bright blue sky.

As the plane passed overhead at high speed, Linda saw the jet was intact, with neither smoke nor flame coming from either engine. Linda made no connection between the plane’s strange behavior and the news she’d watched minutes earlier about hijacked airliners crashing into the World Trade Center and the Pentagon. Instead, she suspected that a mechanical problem had forced the plane low and wobbly, on a flight path over her house that she’d never before witnessed. Maybe, Linda thought, the pilot was signaling distress and searching for someplace to make an emergency landing. Linda worried that their local airstrip, Somerset County Airport, was far too small to handle such a big plane. And if that was the pilot’s destination, she thought, he or she was heading the wrong way.

Linda didn’t know the plane was United Flight 93, and she couldn’t imagine that minutes earlier the passengers and crew had taken a vote to fight back. Or that CeeCee Lyles, Jeremy Glick, Todd Beamer, Sandy Bradshaw, and others on board had shared that decision during emotional phone calls, or that the revolt was reaching its peak, or that the four hijackers had resolved to crash the plane short of their target to prevent the hostages from retaking control.

Linda tracked the jet as sunlight glinted off its metal skin. Its erratic flight pattern continued. The right wing dipped farther and farther. The left wing rose higher, until the plane was almost perpendicular with the earth, like a catamaran in high winds. Linda saw it start to turn and roll, flipping nearly upside down. Then the plane plunged, nosediving beyond a stand of hemlocks two miles from where Linda stood. As quickly as the jet disappeared, an orange fireball blossomed, accompanied by a thick mushroom cloud of dark smoke.

“Jim!” Linda screamed. “Call 9-1-1!”

Her husband burst outside, fearing that their neighbor’s Rottweiler mix had broken loose from its chain and attacked her.

“A big plane just crashed!” Linda yelled.

“A small plane,” Jim said skeptically, as he regained his bearings. “No, no, no, no. It was a big one. It was a big one! I saw the engines on the wings.”

Jim rushed inside and grabbed a phone.

Heartsick, still clutching the wet T-shirt, Linda stared toward the rising smoke. Soon she’d wonder whether, in the last seconds before the crash, any of the men and women on board saw her hanging laundry on this glorious late-summer day.


Excerpted from the book FALL AND RISE by Mitchell Zuckoff. Copyright © 2019 by Mitchell Zuckoff. Republished with permission of HarperCollins Publishers.

Voir aussi:

The Many Tragedies of 9/11
Clyde Haberman
The NYT
May 3, 2019

FALL AND RISE
The Story of 9/11
By Mitchell Zuckoff

This book is painful to read. Even with the passage of nearly 18 years, reliving modern America’s most terrible day hits an exposed nerve that you thought had been fully numbed, only to discover that the ache was merely in remission.

In “Fall and Rise: The Story of 9/11,” Mitchell Zuckoff relives each minute of that morning in 2001 through the perspectives of those who endured the worst: passengers and crew members on the four planes turned into missiles by Islamist hijackers; innocents trapped in the burning twin towers and the Pentagon; rescue workers who struggled valiantly but futilely and, in many cases, fatally; people in Shanksville, Pa., on whom death rained from a clear sky. As much as anything, “Fall and Rise” is a quilt work of futures unrealized, from the woman about to tell her parents she was pregnant to the doctor hoping to build a kidney dialysis center, from the retired bookkeeper set to move in with her daughter to the college student with dreams of becoming a child psychologist.

Zuckoff, a professor of narrative studies at Boston University and the author of several nonfiction books, relies on his own interviews with survivors, but also leans heavily on government studies, trial transcripts, books and documentaries long in the public realm. And so the overall picture that he shapes is not really new. But freshness of detail seems less his objective than preservation of memory — an attempt, as he says, “to delay the descent of 9/11 into the well of history.”

By design, this narrative of close to 500 pages is not encyclopedic. Big Picture grandiosity — how Sept. 11 changed America and the world — has been left to others. The terrorism puppet master Osama bin Laden gets scant attention. Actions (and inactions) of President George W. Bush and his team merit only a few pages. Rudolph Giuliani, who made a lucrative life for himself after 9/11, earns glancing mention. Flawed communications systems that doomed hundreds of New York’s emergency responders are not explored with the kind of detail that can be found in, say, “102 Minutes,” a 2005 work by the New York Times journalists Jim Dwyer and Kevin Flynn.

Rather, this book derives its power from its focus on individuals in the main unknown to the larger world, who managed to survive the ordeal or who lost their lives simply because they were unlucky. With journalistic rigor, Zuckoff acknowledges what he doesn’t know, for example how exactly each group of hijackers seized control of its plane. His language is largely unadorned; then again, embellishment is neither needed nor wanted.

Many details are hard to take: the melted flesh, the pulverized bodies, the scorched lungs and, for sure, the revived memory of scores of desperate victims leaping from on high to escape the World Trade Center inferno. But there are also inspiring moments, like the grit shown by those aboard United Airlines Flight 93. It was the plane that never reached its target, crashing in Shanksville after passengers revolted against the hijackers. Phone messages that they left “formed a spoken tapestry of grace, warning, bravery, resolve and love.”

Heroes abound, though not in the way that word is routinely used and abused. Heroism, as we see here, is often a product of necessity.

Some may ask if this book, covering territory already well traveled, needed to be written. For those who lived through the horror, perhaps not. But a full generation has come of age with no memory of that day. It needs to hear anew what happened, and maybe learn that time, in fact, does not heal all wounds.

Clyde Haberman, the former NYC columnist for The Times, is a contributing writer for the newspaper.

FALL AND RISE
The Story of 9/11
By Mitchell Zuckoff
589 pp. Harper/HarperCollins Publishers. $29.99.

Voir également:

 

When the first of the World Trade Center towers collapsed on September 11 2001, paramedic Moussa Diaz was among thousands of people engulfed in the cloud of smoke and debris that surged from the wreckage.

Asphyxiating in the toxic swirl around him, he fought the urge to give up, staggering on until he saw a spotlight wielded by a man with a white beard and long hair.

“Are you Jesus Christ?” Diaz asked, convinced he must already be dead. “No,” came the reply. “I’m a cameraman.”

Those who have been close to death often talk of how the experience played tricks on their mind, including the fleeting belief that they could not possibly have survived and must already be in the afterlife.

Yet as Mitchell Zuckoff notes in his new book about 9/11, little of the extraordinary individual testimony from that awful day has worked its way into the public memory.

The average person may recall what they were doing on 9/11, and perhaps the names of hijackers such as Mohamed Atta, but would likely struggle to name a single one of the 2,977 people who died.

“Of the nearly three thousand men, women, and children killed on 9/11, arguably none can be considered a household name,” Zuckoff writes. “The best ‘known’ victim might be the so-called Falling Man, photographed plummeting from the North Tower.”

This is not because the world sought to forget: merely that in the avalanche of events triggered by the atrocity – Afghanistan was invaded less than a month later – the voices of the day itself got buried in the sheer weight of news coverage.

With that in mind, Zuckoff, who covered the attacks for the Boston Globe, has produced this doorstopper of a reconstruction, aimed partly at younger generations who feel no “personal connection” to what happened. He notes that for some of his students at Boston University, where he now teaches journalism, it seems “as distant as World War I”.

Rather like the investigators who searched the mountains of rubble for victims’ personal effects, it is a mammoth undertaking. As well as interviews with Diaz and others, Zuckoff sifts through official archives, trials of terror suspects, and countless news reports. The stories of rescuers and survivors are interwoven with the poignant last words of victims, many of whom left only desperate voice messages as their planes hit the towers.

This, however, is not a print version of United 93, the Hollywood take on the “Let’s roll” passenger rebellion, which brought down one hijacked plane before it could hit the White House. Reluctant to use journalistic licence for a topic of such gravitas, Zuckoff sticks strictly to the known facts.

As a result, his account of the “Let’s roll” incident favours accuracy over drama, relying partly on the more fragmentary version of events preserved by the cockpit voice recorder. The sounds of a struggle, followed by the hijacker-turned-pilot screaming “Hey, hey, give it to me!” suggests passengers may have got as far as wrestling the joystick from his control. But Zuckoff leaves us to fill in many of the gaps for ourselves.

Far more vivid are the scenes inside the burning towers, where witnesses are still alive to recreate what they saw. A dead lobby guard sits melted to his desk by the fireball from the planes’ fuel. Women have hair clips melted into their skulls by the heat. One paramedic, reminded of his own daughter by the sight of a girl’s severed foot inside a pink trainer, looks skywards to clear his mind, only to see people jumping from the towers.

In all, about 200 people ended their lives that way, one killing a firefighter as they landed. Ernest Armstead, a fire department medic, recalls a harrowing conversation with one female jumper who was somehow still alive, despite being little more than a head on a crumpled torso. When she saw him place a black triage tag around her neck, indicating she was beyond help, she shouted: “I am not dead!”

For many rescuers, it was clear early on that the entire crash scene was beyond help. As they contemplate the 1,000ft climb to the blazing North Tower impact zone – the lifts are out of action – firefighter-farmer Gerry Nevins speaks for all his colleagues when he says: “We may not live through today.” They shake hands, then start climbing nonetheless. Father-of-two Nevins was among the 420 emergency workers to perish.

For all the heroism, it was also a day of failures, not least in imagining that terrorists might use planes as bombs in the first place. Air safety chiefs considered hijackings a thing of the past, leading to lax security procedures that allowed the hijackers to carry knives on board.

A plan to stage an exercise where terrorists flew a cargo plane into the UN’s New York HQ had been ruled out as too fanciful. Boasts that the Twin Towers could withstand airline crashes failed to consider the thousands of gallons of burning jet fuel, which weakened their steel cores and caused them to collapse.

This book is not an easy read: heartwarming in parts, horrific in others and studiously cautious in those areas where only the dead really know what happened.

But as a definitive “lest we forget” account, it will take some beating. For those too young to remember where they were on 9/11, and for all future generations too, it should be required reading.

Voir encore:

Mitchell Zuckoff on Writing His 9/11 Magnum Opus

Adam Vitcavage
The Millions
July 10, 2019

The seniors graduating from high school this year know what 9/11 is. They know four planes, two towers, 3,000-plus victims, 19 terrorists, Osama bin Laden. They know all of that because they were taught it in history classes. Because, to them, that’s all it is: history.

With each passing year, the terrorist attacks that happened on the bright blue morning of September 11, 2001 become more of a history lesson than a lived experience. This year, most high school seniors were born in 2001. Eighteen years later, they have the facts memorized, but often fail to understand the emotional and lived experience of that day.

Fall and Rise: The Story of 9/11, a new book by former Boston Globe reporter and current Boston University professor Mitchell Zuckoff, aims to fix that. Fall and Rise reports the facts, but Zuckoff also weaves the lives of people affected by 9/11 to create a narrative not frequently seen on cable news channels or in documentaries.

Fall and Rise shares stories about pilots, passengers, and aviation professionals linked to American Airlines Flights 11 and 77, and United Airlines Flights 93 and 175. He reveals stories about Mohammed Atta and other terrorists. Zuckoff also dives into the stories of New Yorkers and other Americans who experienced that day in different ways. The result is a woven story that puts the humanity back into a day the history books won’t forget.

I spoke with Zuckoff about what he was doing the day of the attacks, what followed, and how a Boston Globe feature published five days after the attacks turned into an essential book more than 6,000 days later.

The Millions: What was the day of September 11, 2001 like for you?

Mitchell Zuckoff: I was on book leave from the Boston Globe trying to write my first book. When the first plane went in, I didn’t think much of it. It could have been an accident. When the second plane went in, I ran to the phone and it was ringing as I got there. Globe editor Mark Morrow was on the other line and said my book leave was over.

He told me to come to the paper and it became apparent that I was going to be in what we call the control chair to write the lead story for that day. It became a matter of trying to figure out what was going on by taking feeds from several of my colleagues, working closely with the aviation reporter, Matthew Brelis, who took the byline with me. It was an intense and confusing day.

This was personal, on top of everything, because two of the planes took off about a mile from the Globe office at Logan International Airport.

TM: You mention the confusion. When did it become clear to you that it was a coordinated terrorist attack?

MZ: I think when the second plane went in. I was still home. When the first plane went in, we didn’t know what size it was. There was speculation that it was some sightseeing plane that got confused. Then there was no way, 17 minutes apart, that two planes were going to hit two towers accidentally. When I got in my car, we didn’t know about the flight heading to the Pentagon or United 93.

TM: What exactly were you looking for in real time during an event like this?

MZ: Really, what we do on any story. We were trying to answer the who, what, when, where, why, and how of it in as much detail as possible. I was just trying to process it all. My desk is an explosion of papers and printers and notes from reporters. We want it to come out so our readers can digest it in a meaningful way.

TM: I was in seventh grade and in Arizona at the time, so I had no clue what was going on. I was hours back—

MZ: That’s significant. Really significant. Folks on the West Coast, by the time they woke up, it was essentially over. People on the East Coast were watching the Today Show or running to CNN to watch it unfold. It’s a different experience.

TM: I remember it as my mother waking me up for school. She said something, and to this day I remember it as being “They’re attacking us.” I always second-guessed myself, but as you said it was something being reported.

MZ: That would have been a good thing to say.

TM: As the day continued to unfold, how much of a rush was it to finish the initial report out there?

MZ: The adrenaline is flying. We had a rolling deadline because we knew we had as many editions as we needed. The first probably left my hands at 6:00 p.m. I continued to write through the story as it continued to unfold. There were little details—little edits like finding better verbs—that continued to be changed until about 1:00 a.m. or 2:00 a.m.

You can’t unwind after that. You walk around the newsroom waiting until it comes off the presses. I needed to let the adrenaline leave because I knew I wouldn’t be able to sleep.

TM: Then that first week, and this may be a dumb question, but how much did the events consume your writing life?

MZ: Completely. I wrote the lead story again the next day. I came back in and it was understood I would do it again. The next day, on Thursday the 13th, I approached the editors with the idea that I could keep doing the leads, but I had an idea for a narrative I could have done for Sunday’s paper. I needed to dispatch some reporters to help me, but I pitched them to weave a narrative. I wanted to weave together six lives: three people on the first plane and three people from New York: one who got out, one who we didn’t know, and a first responder.

That consumed me all day Thursday and Friday reporting it with those reporters. Then writing it Friday into Saturday for the lead feature in the Sunday paper.

TM: That’s what became the backbone of Fall and Rise. But, at the time, you were already reporting the facts. What was it like going into the humanity of those affected less than a week after the attacks?

MZ: Satisfying in a really deep way. I felt, as much as I valued writing the news, I felt we could do something distinctive and lasting with this narrative. I think all of us—not just reporting the news, but consuming the news—all of us were so inundated with information.

I felt we needed to reflect on the emotion of the moment. By talking about the pilot John Oganowsky and the other folks I focused in on, I felt it could be a bit cathartic. We were all numb and in shock. But this could help.

TM: Did you talk to the people in the narrative or was it strictly the other reporters?

MZ: It was the reporters. I was focused on telling the story of Mohammad Atta. I gave myself that assignment. I was guiding my four teammates to some extent. If someone came up with an important detail or timestamp, I would ask the other reporters to follow up with questions about that particular moment to build around it. I didn’t talk to the families until much later.

TM: When was the first time you talked to survivors or the families of victims?

MZ: I talked to some back then. I was teamed up two weeks after the attacks with Michael Rezendes, who was on the Spotlight team, to write about the terrorists. So, at that point, I wasn’t talking a lot with the families—I did some in 2001 and 2002—but really my deep dive into the families didn’t start until five years ago when I really began working on this book.

TM: What did focusing on the terrorists do to you mentally and emotionally?

MZ: It took a lot out of me. We were really trying to instill the journalistic impartiality to it. But you can’t be objective about this sort of thing. We could be impartial. We couldn’t be exactly sure of who these guys were. We had their identities, but we were aware people use false identities or other’s identities. We had to enforce this impartiality to it. We had to be detached in our work even as we were grieving in our hearts.

TM: With the toll it takes, why continue to write about 9/11 after all these years?

MZ: Exactly that reason: because it does take a toll. The way I process things is to write about them. I didn’t really have a let down for months. I was focused on the work before letting the emotion in. It never really left me. I was still talking about this story to my students. I was still talking about this to my family. There are certain stories that will never leave, but I have to instill something of value into it. I wanted to write something that outlasts me.

TM: You’ve had books come out over the years that weren’t related to 9/11—most notably 13 Hours: The Inside Account of What Really Happened in Benghazi. This comes out nearly 18 years later. What was the process like throughout all these years?

MZ: I was not writing directly on Fall and Rise during those years. I was working on those other books and projects. It was on a back processor in my mind. The lede story from 9/11 hangs in my office at Boston University. It’s in the corner of my eye. I think it was always playing in the back of my mind.

Once I dove into it in 2014, it was all consuming. It was the deepest dive I have ever taken on a story. As much as I care about all of the work I’ve done, I kind of knew I would never tell a more important story than this. I had to respect the stories of the people telling me about the worst day of their lives. That responsibility was with me day and night for these past five years.

TM: What were the families’ responses to a reporter coming to ask about the worst day of their lives after all this time?

MZ: It amazed me because overwhelmingly people said yes. There were some who understood what I was doing, but told me they couldn’t go there again. They couldn’t revisit that day. The ones who said yes were amazing. I know I was tearing open a wound. A lot of the interviews go for hours and hours. There were moments of weeping and I have no problem acknowledging I did so along with them.

TM: These stories aren’t necessarily widely known and now they’re preserved in this book. It’s so important because now 9/11 may just seem like an event students study in textbooks. Eighteen years…your college freshmen were born the year it happened or the year after, I suppose. How does this generation react to it?

MZ: I teach really engaged journalism students. I’m not sure how the generation as a whole reacts to it. My students approach it with curiosity and a little bit of uncertainty because they didn’t experience it. They are well-read and aware of things, but for them it is a little like Pearl Harbor. They know who was involved and can cite numbers. They can say 3,000 dead, 9/11, four hijacked planes, 19 hijackers. They got the test questions down very well. They don’t have the human connection or that feeling for it that I wish they did. I hope that’s what my book can do.

Voir enfin:

Tweets racistes de Trump : qu’a vraiment dit Ilhan Omar sur Al-Qaeda et le 11 Septembre ?

Pauline Moullot
Libération
17 juillet 2019

Le président américain a accusé une élue démocrate d’origine somalienne de «bomber le torse» en pensant à l’organisation terroriste.

Question posée par Annie le 16/07/2019

Bonjour,

Nous avons reformulé votre question, qui était : «Quels ont été les propos d’Ilhan Omar sur Al-Qaeda et sur le 11 Septembre, que Trump a cités par sous-entendu dans sa conférence de presse ?»

Dans une nouvelle saillie raciste lundi 15 juillet, Donald Trump a accusé la députée démocrate Ilhan Omar, née en Somalie, d’encenser Al-Qaeda. Pour comprendre ce qu’il s’est passé, il faut rembobiner au dimanche 14 juillet. Ce jour-là, le président américain s’en prend, sans les nommer, à quatre élues démocrates, toutes issues de minorités, à la Chambre des représentants : Ilhan Omar, Alexandria Ocasio-Cortez, Rashida Tlaib et Ayanna Pressley. Il les appelle notamment à «retourner dans leur pays». La première, réfugiée somalienne, est devenue avec Rashida Tlaib l’une des deux premières femmes musulmanes élues au Congrès en novembre. Alexandria Ocasio-Cortez est la plus jeune représentante démocrate de l’histoire, et Ayanna Pressley, première élue afro-américaine au conseil municipal de Boston en 2009. Surnommées «The Squad» par la presse américaine, ces femmes non-blanches se sont démarquées par leur progressisme et leurs prises de position régulières contre la politique de Donald Trump sur l’immigration.

Le lendemain, le Président réitère ses injures racistes en conférence de presse, les appelant de nouveau à quitter les Etats-Unis. A ce moment-là, il assure qu’Ilhan Omar aurait défendu Al-Qaeda et les attentats du 11 Septembre.

A la question «que répondez-vous à ceux qui disent que vos tweets sont racistes ?», Trump rétorque ainsi : «Et bien, elles sont très malheureuses. Elles ne font que se plaindre à longueur de temps. Tout ce que je dis, c’est que si elles veulent partir, qu’elles partent. Elles peuvent partir. Je veux dire, je pense à Omar. Je ne sais pas, je ne l’ai jamais rencontrée. Je l’écoute parler d’Al-Qaeda. Al-Qaeda a tué beaucoup d’Américains. Et elle dit : « Vous pouvez bomber le torse, quand je pense à Al-Qaeda, je peux bomber le torse. » Quand elle parle des attentats du World Trade Center, elle dit « des gens ». Vous vous souvenez de ce fameux « des gens ». Ces personnes, à mon avis, détestent l’Amérique. Donc quand je les entends dire à quel point Al-Qaeda est merveilleux, quand je les entends parler de « ces gens » à propos du World Trade Center…»

Ses propos sur Al-Qaeda

Vous nous demandez ce qu’a vraiment dit Ilhan Omar à propos d’Al-Qaeda et du 11 septembre. L’équipe de Trump a indiqué à nos confrères américains de Politifact que le président faisait référence à deux déclarations d’Omar, largement reprises par les pro-Trump pour la décrédibiliser ces derniers mois.

La première remonte à 2013. Invitée sur une chaîne locale de Minneapolis, TwinCities PBS, Ilhan Omar commente les répercussions sur la communauté somalienne d’un attentat commis par les shebab somaliens au Kenya, affiliés à Al-Qaeda. Plusieurs extraits de cette interview de vingt-huit minutes ont été repris par ses opposants ces derniers mois. Elle ne parle pourtant pas une seule fois de bomber le torse en pensant à Al-Qaeda. Elle discute avec le présentateur du fait que l’on demande à la communauté somalienne aux Etats-Unis de condamner ces actes, et plus largement aux musulmans de condamner tous les actes terroristes. Elle parle alors de «cette supposition qui fait croire que nous sommes tous connectés à ces actes. […] La population générale doit comprendre qu’il y a une différence entre les personnes qui commettent ces actes diaboliques, car c’est un acte diabolique, et nous avons des gens diaboliques dans le monde. Et des gens normaux qui essaient de continuer à mener leur vie.» Elle parle ensuite du fait que les Somaliens sont les premières victimes des shebab et insiste : «Ces personnes exercent la terreur. Et toute leur idéologie est basée sur le fait de terroriser les communautés.»

La partie la plus détournée de l’interview intervient quand le présentateur l’interroge ensuite sur le fait que l’on conserve les noms arabes, sans les traduire, pour désigner les groupes terroristes. Ces noms, qui ont pourtant d’autres significations en arabe, «polluent notre langage quotidien», ajoute le présentateur. Là, Ilhan Omar acquiesce et répond : «Je pense que c’est un produit des médias sensationnalistes. Vous avez ces extraits sonores, et ces mots, et tout le monde les prononce avec une telle intensité, car ça doit avoir une signification plus grande. Je me souviens quand j’étais à la fac, j’ai suivi un cours sur l’idéologie du terrorisme. A chaque fois que le professeur disait « Al-Qaeda », ses épaules se soulevaient.» Ilhan Omar parle donc de la façon dont les médias évoquent les groupes terroristes, et explique comment cela se voit dans le langage corporel. Mais ne parle pas du tout de bomber le torse.

Ses propos sur le 11 Septembre

Enfin, les propos de Trump sur de supposées déclarations d’Ilhan Omar sur l’attentat du World Trade Center visent un discours prononcé par l’élue au Conseil des relations américano-islamiques (Cair) de Los Angeles, en mars. Le président américain avait alors publié sur Twitter une vidéo montrant les tours jumelles s’effondrer, avec une citation d’Ilhan Omar en arrière-plan. Que disait-elle exactement ? Expliquant que les musulmans étaient fatigués d’être considérés comme «des citoyens de seconde zone», elle ajoute : «Le Cair a été fondé après le 11 Septembre parce qu’ils ont pris acte du fait que des gens avaient fait quelque chose et que nous tous allions commencer à perdre accès à nos libertés civiles.» C’est ce terme «gens» qui lui a été reproché. Mais à aucun moment elle ne loue l’organisation terroriste.

Le Washington Post et Ilhan Omar ont fait remarquer que George W. Bush avait utilisé la même expression après les attentats de 2001. «Je vous entends, je vous entends. Et le reste du monde vous entend. Et les gens, ces gens qui ont fait tomber les tours, vont nous entendre bientôt».

Selon le New York Times, Ilhan Omar a qualifié les accusations de Trump de «ridicules». Toutes les élues démocrates ont répliqué lundi 15 juillet, en organisant une conférence de presse commune pour dénoncer le racisme du président américain. Mercredi, celui-ci s’est de nouveau emparé de son clavier pour assurer qu’il n’était pas raciste, en leur demandant de nouveau de quitter le pays.


Etats-Unis/Crise migratoire: Quel déni démocrate ? (Déjà vu: Did the Democrats learn anything from 2016 ?)

30 juin, 2019

Image may contain: one or more people, crowd, meme and outdoor, text that says 'HERE IS THE LINE TO GET INTO TRUMP'S "CONCENTRATION CAMPS"'Image may contain: 5 people, textPolitical Cartoons by Steve Kelley (Jul. 1, 2019)

Lorsque l’esprit impur est sorti d’un homme, il va par des lieux arides, cherchant du repos, et il n’en trouve point. Alors il dit: Je retournerai dans ma maison d’où je suis sorti; et, quand il arrive, il la trouve vide, balayée et ornée. Il s’en va, et il prend avec lui sept autres esprits plus méchants que lui; ils entrent dans la maison, s’y établissent, et la dernière condition de cet homme est pire que la première. Jésus (Matthieu 12 : 43-45)
Le monde moderne n’est pas mauvais : à certains égards, il est bien trop bon. Il est rempli de vertus féroces et gâchées. Lorsqu’un dispositif religieux est brisé (comme le fut le christianisme pendant la Réforme), ce ne sont pas seulement les vices qui sont libérés. Les vices sont en effet libérés, et ils errent de par le monde en faisant des ravages ; mais les vertus le sont aussi, et elles errent plus férocement encore en faisant des ravages plus terribles. Le monde moderne est saturé des vieilles vertus chrétiennes virant à la folie.  G.K. Chesterton
Notre monde est de plus en plus imprégné par cette vérité évangélique de l’innocence des victimes. L’attention qu’on porte aux victimes a commencé au Moyen Age, avec l’invention de l’hôpital. L’Hôtel-Dieu, comme on disait, accueillait toutes les victimes, indépendamment de leur origine. Les sociétés primitives n’étaient pas inhumaines, mais elles n’avaient d’attention que pour leurs membres. Le monde moderne a inventé la « victime inconnue », comme on dirait aujourd’hui le « soldat inconnu ». Le christianisme peut maintenant continuer à s’étendre même sans la loi, car ses grandes percées intellectuelles et morales, notre souci des victimes et notre attention à ne pas nous fabriquer de boucs émissaires, ont fait de nous des chrétiens qui s’ignorent. René Girard
L’inauguration majestueuse de l’ère « post-chrétienne » est une plaisanterie. Nous sommes dans un ultra-christianisme caricatural qui essaie d’échapper à l’orbite judéo-chrétienne en « radicalisant » le souci des victimes dans un sens antichrétien. (…) Jusqu’au nazisme, le judaïsme était la victime préférentielle de ce système de bouc émissaire. Le christianisme ne venait qu’en second lieu. Depuis l’Holocauste , en revanche, on n’ose plus s’en prendre au judaïsme, et le christianisme est promu au rend de bouc émissaire numéro un. (…) Le mouvement antichrétien le plus puissant est celui qui réassume et « radicalise » le souci des victimes pour le paganiser. (…) Comme les Eglises chrétiennes ont pris conscience tardivement de leurs manquements à la charité, de leur connivence avec l’ordre établi, dans le monde d’hier et d’aujourd’hui, elles sont particulièrement vulnérables au chantage permanent auquel le néopaganisme contemporain les soumet. René Girard
Notre message est sans équivoque: n’envoyez pas vos enfants seuls, sur des trains ou par des passeurs. S’ils réussissent à arriver ici, ils seront renvoyés. Mais surtout, ils risquent de ne pas arriver. Barack Obama (09/07/2014)
La Maison-Blanche a demandé mardi au Congrès américain le déblocage en urgence de 3,7 milliards de dollars pour faire face à l’entrée illégale de dizaines de milliers d’enfants. Le président américain reconnaît lui-même que son pays fait face à «une situation humanitaire d’urgence». Barack Obama a demandé formellement au Congrès mardi de débloquer 3,7 milliards de dollars (2,7 milliards d’euros) pour répondre à l’afflux croissant d’enfants clandestins à la frontière avec le Mexique. L’objectif: augmenter les capacités d’accueil des sans-papiers et le nombre de juges gérant leurs dossiers, renforcer la surveillance de la frontière… mais surtout améliorer les conditions de détention de ces enfants arrêtés à la frontière après avoir tenté la traversée du Rio Grande au péril de leur vie. «Sans crédits supplémentaires, à moins de prendre des mesures extraordinaires, les agences ne disposeront pas des ressources suffisantes pour répondre à la situation de façon appropriée», a insisté la Maison-Blanche. Car sur le terrain, les besoins sont colossaux. Depuis le mois d’octobre, pas moins de 52.000 sans-papiers mineurs venus seuls, surtout d’Amérique centrale (Guatemala, Honduras, Salvador), ont été interpellés à la frontière entre le Mexique et les États-Unis. Sans compter les milliers d’autres arrêtés en compagnie de leurs proches. Le phénomène est loin d’être nouveau, mais les chiffres ont doublé par rapport à l’an dernier. Au total, plus de 90.000 enfants pourraient être interpellés cette année, soit 15 fois plus qu’en 2011, selon une note officielle. Ces enfants, parfois âgés de 3 ou 4 ans seulement, arrivent affamés, déshydratés, après un périple de plusieurs milliers de kilomètres. Ils se retrouvent dans «des conditions terribles», «n’ont pas de lit et dorment par terre», déplore auprès de l’AFP Domingo Gonzalo, membre de l’association Campaña Fronteriza qui oeuvre au Texas. La Croix-Rouge américaine a même dû venir en aide aux autorités en fournissant des couvertures et des kits d’hygiène pour les jeunes détenus, tandis que des bases militaires sont transformées en centres d’accueil d’urgence, en Californie ou au Texas. Parmi ces mineurs, beaucoup fuient la pauvreté, la violence liée au narcotrafic de leur pays. (…) Mais s’ils affluent à la frontière américaine, c’est que beaucoup disent être venus profiter d’une «nouvelle» loi qui leur donnerait des «permisos», des permis de séjour pour mineurs, une rumeur qui se répand depuis des mois dans ces pays d’Amérique centrale, à en croire des migrants interrogés par le New York Times. Rumeur alimentée par les passeurs qui profitent de ce trafic. Pour les républicains toutefois, le principal responsable de cet afflux massif s’appelle Barack Obama: avec son message pro-immigration, il a selon eux donné des espoirs aux jeunes clandestins. La reforme que défend le président prévoit en effet de faciliter un peu l’accès à la nationalité pour les enfants sans-papiers, contre un renforcement du contrôle de la frontière mexicaine. «Apparemment, on se passe le mot qu’une fois appréhendé par les agents à la frontière, grâce au laxisme de cette administration, on ne sera jamais expulsé», accuse ainsi le représentant républicain Bob Goodlatte. Le gouverneur du Texas Rick Perry estime que cette «crise humanitaire» menace la sécurité intérieure du pays. «La bonne décision est de mon point de vue d’expulser immédiatement» ces enfants. Comme l’a rappelé sur CNN un élu démocrate du Texas, Henry Cuellar, «si vous êtes Mexicain, vous êtes renvoyés (…) mais si vous venez d’un pays qui n’est pas frontalier avec les Etats-Unis comme les pays d’Amérique centrale, alors la loi dit que vous devez être pris en charge par les services fédéraux de la Santé et qu’ils vont vous placer» dans un centre d’accueil ou une famille. Or pour le républicain Rick Perry, «leur permettre de rester ne fera qu’encourager le prochain groupe à entreprendre ce très dangereux voyage». (…) Les démocrates rappellent aussi que leur plan prévoyait la construction de centaines de kilomètres de nouvelles barrières frontalières et le renforcement du nombre de policiers. Visiblement dépassée par l’ampleur du phénomène, l’administration Obama répète que la plupart de ces enfants clandestins ne seront pas autorisés à rester dans le pays. Le président s’est même adressé aux parents d’Amérique centrale le mois dernier dans une interview télévisée: «Notre message est sans équivoque: n’envoyez pas vos enfants seuls, sur des trains ou par des passeurs», a-t-il déclaré sur la chaîne américaine ABC. «S’ils réussissent à arriver ici, ils seront renvoyés. Mais surtout, ils risquent de ne pas arriver». Malgré ses efforts, des centaines de mineurs clandestins continuent de gagner la frontière chaque jour. Le Figaro (09/07/2014)
On peut parler aujourd’hui d’invasion arabe. C’est un fait social. Combien d’invasions l’Europe a connu tout au long de son histoire ! Elle a toujours su se surmonter elle-même, aller de l’avant pour se trouver ensuite comme agrandie par l’échange entre les cultures. Pape François
Je ne crois pas qu’il y ait aujourd’hui une peur de l’islam, en tant que tel, mais de Daech et de sa guerre de conquête, tirée en partie de l’islam. L’idée de conquête est inhérente à l’âme de l’islam, il est vrai. Mais on pourrait interpréter, avec la même idée de conquête, la fin de l’Évangile de Matthieu, où Jésus envoie ses disciples dans toutes les nations. (…) Devant l’actuel terrorisme islamiste, il conviendrait de s’interroger sur la manière dont a été exporté un modèle de démocratie trop occidentale dans des pays où il y avait un pouvoir fort, comme en Irak. Ou en Libye, à la structure tribale. On ne peut avancer sans tenir compte de cette culture.  (…) Sur le fond, la coexistence entre chrétiens et musulmans est possible. Je viens d’un pays où ils cohabitent en bonne familiarité. (…) En Centrafrique, avant la guerre, chrétiens et musulmans vivaient ensemble et doivent le réapprendre aujourd’hui. Le Liban aussi montre que c’est possible. Pape François
It is what our country is, it is a country of immigrants. We have not recently done a very good job of remembering who we are. My family were treated terribly and were not accepted and America learned to accept all these ideas. Being here talking with you is important to remind them of who we are and who we have always been which is you. You forget that these are people who didn’t just leave their country for no reason at all. These are people who left because a terrible tragedy. We always look around at the end of these tragedies and say if we knew, we would have done something and the reality is, of course we know. What is shocking to me is not that it happened but its continuing to happen for five years. It’s actually easy to dismiss giant numbers but it’s very hard to dismiss a young child sitting on the ground crying as her mother said, ‘If we die. I rather we die by a bullet because it would be quicker.’ George Clooney
When he became president he expressed America first. That is wrong; When I saw pictures of some of those young children, I was sad. America… should take a global responsibility. [But] European countries should take these refugees and give them education and training, and the aim is return to their own land with certain skills. (…) A limited number is OK, but the whole of Europe [will] eventually become Muslim country, African country – impossible. Dalai Lama
Je me qualifie de droite nationale, souverainiste, populaire, conservatrice. Le conservatisme tel que je l’entends et tel que l’entend François-Xavier Bellamy, et dans lequel peuvent se retrouver beaucoup de Français, est une sorte de disposition d’esprit qui consiste à vouloir conserver des héritages séculaires. Marion Maréchal
La scène est impressionnante. Dans la nuit de jeudi à vendredi, le commissariat de Val-de-Reuil-Louviers (Eure), au sud de Rouen, a été pris d’assaut par une bande de jeunes. Aux alentours de deux heures du matin, une quinzaine d’individus cagoulés ont attaqué l’établissement en lançant des projectiles en nombre, tirant également des mortiers, selon les rapports de police, consultés par Le Figaro. Sur les images de vidéosurveillance que nous avons pu consulter, on aperçoit deux agents de garde tenter de contenir les tirs des assaillants à l’aide de boucliers. En chemisette, les fonctionnaires ne semblent pas du tout préparés à un tel assaut. Des fumigènes, des «éléments pyrotechniques» de toutes les couleurs ainsi que des pavés sont jetés sur les policiers. Lors de l’assaut, plusieurs d’entre eux ont crié «Allah Akbar», d’autres insultant les forces de l’ordre. Les individus semblent déterminés à pénétrer dans le commissariat. Leurs attaques durent pendant environ une demie heure, à la fois contre les fonctionnaires et le bâtiment. Ceux-ci répliquent à l’aide de gaz lacrymogènes, avant que des policiers de la Brigade anticriminalité (BAC) et de la Direction départementale de la sécurité publique (DDSP) n’arrivent en renfort. Vers 2 heures 30, le calme est finalement revenu. Si aucun agent n’a été blessé, quelques dégâts matériels ont été constatés: trois vitres ont été touchées, un véhicule endommagé. Selon les premières investigations, les auteurs des faits sont des jeunes âgés de 15-20 ans. Lors de l’assaut, plusieurs d’entre eux ont crié «Allah Akbar», d’autres insultant les forces de l’ordre. «Bande d’enculés de Français», «Venez sortez on va vous cramer», ont scandé les suspects, cagoulés mais pas gantés, qui se sont enfuis à l’arrivée des renforts. Sur les lieux, les restes de 115 projectiles ont été retrouvés. L’attaque a suscité une vague de colère dans la profession. Dans un communiqué publié vendredi, le syndicat Alliance a dénoncé un assaut d’une «violence inouïe». Évoquant des «policiers à bout, au bord de la rupture», le syndicat s’inquiète de la situation de «souffrance» de ce commissariat de l’Eure, en manque d’effectifs et de moyens. D’après une source syndicale, contactée par Le Figaro, le même bâtiment avait été la cible d’une offensive du même type en juillet 2018. Le Figaro
Nobody would have the balls today to write ‘The Satanic Verses’, let alone publish it. Writing is now timid because writers are now terrified. Hanif Kureishi
What we are talking about here is not a system of formal censorship, under which the state bans works deemed offensive. Rather, what has developed is a culture of self-censorship in which the giving of offence has come to be seen as morally unacceptable. In the 20 years since the publication of The Satanic Verses the fatwa has effectively become internalised. Kenan Malik (2008)
It was after Rushdie’s The Satanic Verses that many Western publishing houses began bowing to Islamist intimidation. Christian Bourgois, a French publishing house that had bought the rights, refused to publish The Satanic Verses. It was the first time that, in the name of Islam, a writer was condemned to disappear from the face of the earth — to be murdered for a bounty. Rushdie is still with us, but the murder in 2004 of Theo van Gogh for producing and directing a film, « Submission », about Islamic violence toward women; the death of so many Arab-Islamic intellectuals guilty of writing freely, the Danish cartoon riots and the many trials (for instance, here and here) and attempted murders (such as here and here), the slaughter at the French satirical magazine Charlie Hebdo, the attacks after Pope’s Benedict speech in Regensburg, the books and scripts cancelled, the depictions of Muhammad closeted in the warehouses of museums, and the increasing threats and punishments, including flogging, to countless journalists and writers such as Saudi Arabia’s Raif Badawi, should alarm us — not bring us to our knees. As the Saatchi Gallery’s capitulation shows, freedom of speech in Europe is now exhausted and weak. So far, we have caved in to Islamic extremists and Western appeasers. It is the tragic lesson of the Rushdie case 30 years later: no author would dare to write The Satanic Verses today; no large publishing house such as Penguin would print it; media attacks against « Islamophobes » would be even stronger, as would the bottomless betrayal of Western diplomats. Also today, thanks to social media as a weapon of censorship and implicit mass threats, any author would probably be less fortunate than Rushdie was 30 years ago. Since that time, we have made no progress. Instead, we have been seeing the jihad against The Satanic Verses over and over again. The Rushdie affair also seems to have deeply shaped British society. The Saatchi Gallery’s surrender in London is not unique. The Tate Britain gallery shelved a sculpture, « God is Great », by John Latham, of the Koran, Bible and Talmud embedded in glass. Christopher Marlowe’s « Tamburlaine the Great » was censored at the Barbican Centre. The play included a reference to the Prophet of Islam being « not worthy to be worshipped » as well as a scene in which the Koran is burned. The Whitechapel Art Gallery in London purged an exhibit containing nude dolls which could possibly have upset the Muslim population. At the Mall Galleries in London, a painting, « ISIS Threaten Sylvania », by the artist Mimsy, was censored for showing toy stuffed-animal terrorists about to massacre toy stuffed-animals having a picnic. At the Royal Court Theatre in London, Richard Bean was forced to censor himself for an adaptation of « Lysistrata », the Greek comedy in which the women go on a sex strike to stop the men who wanted to go to war. In Bean’s version, Islamic virgins go on strike to stop terrorist suicide bombers. Unfortunately, in the name of fighting « Islamophobia », the British establishment now appears to be submitting to creeping sharia: and purging and censoring speech on its own. Recently, some major conservative intellectuals have been sacked in the UK. One is the peerless philosopher Roger Scruton, who was fired from a governmental committee for saying that the word « Islamophobia » has been invented by the Muslim Brotherhood « to stop discussion of a major issue ». Then it was the turn of the great Canadian psychologist Jordan Peterson, whose visiting fellowship at Cambridge University was rescinded for posing with a man wearing an « I’m a proud Islamophobe » T-shirt. Professor Peterson later said that the word « Islamophobia » has been « partly constructed by people engaging in Islamic extremism, to ensure that Islam isn’t criticised as a structure ». The instances of Scruton and Peterson only confirm the real meaning of « Islamophobia », a word invented to silence any criticism of Islam by anyone, or as Salman Rushdie commented, a word « created to help the blind remain blind ». Where is the long-overdue push-back? Writing in 2008, The Telegraph’s Tim Walker quoted the famous playwright Simon Gray saying that Nicholas Hytner, director of London’s National Theatre from 2003-2015, « has been happy to offend Christians, » but « is wary of putting on anything which could upset Muslims. » The last people who did so were the journalists of the French satirical magazine Charlie Hebdo. They paid with their lives. By refusing to confront the speech police, or to support freedom of expression for Salman Rushdie, Roger Scruton, Jordan Peterson, Charlie Hebdo and Jyllands-Posten — just the tip of a huge iceberg — we have started down the road of submission to sharia law and to tyranny. We all have been covering up our supposedly « blasphemous » culture with burqas to avoid offending people who do not seem to mind offending us. Giulio Meotti (Il Foglio)
We have what I would call a concentration camp system and the definition of that in my book is, mass detention of civilians without trial. There’s this crystallization that happens. The longer they’re there, the worse conditions get. That’s just a universal of camps. They’re overcrowded. We already know from reports that they don’t have enough beds for the numbers that they have. As you see mental health crises and contagious diseases begin to set in, they’ll work to manage the worst of it. [But] then there will be the ability to tag these people as diseased, even if we created [those conditions]. Then we, by creating the camps, try to turn that population into the false image that we [used] to put them in the camps to start with. Over time, the camps will turn those people into what Trump was already saying they are. « What those camps had in common with what’s going on today is they involved the wholesale detention of families, separate or together, » Pitzer says. « There was very little in the way of targeted violence. Instead, people died from poor planning, overloaded facilities and unwillingness to reverse policy, even when it became apparent the policy wasn’t working, inability to get medical care to detainees, poor food quality, contagious diseases, showing up in an environment where it became almost impossible to get control of them. The point is that you don’t have to intend to kill everybody. When people hear the phrase ‘Oh, there’s concentration camps on the southern border,’ they think, ‘Oh, it’s not Auschwitz.’ Of course, it’s not those things, each camp system is different. But you don’t have to intend to kill everyone to have really bad outcomes. In Cuba, well over 100,000 civilians died in these camps in just a period of a couple years. In Southern Africa during the Boer War, fatalities went into the tens of thousands. And the overwhelming majority of them were children. Fatalities in the camps ended up being more than twice the combat fatalities from the war itself. There’s usually this crisis period that a camp system either survives or doesn’t survive in the first three or four years. If it goes past that length of time, they tend to continue for a really long time. And I think we have entered that crisis period. I don’t yet know if we’re out of it. Unless there’s some really decisive turn away, we’re going to be looking at having these camps for a long time. It’s particularly hard to engineer a decisive turn because these facilities are often remote, and hard to protest. They are not top-of-mind for most citizens, with plenty of other issues on the table. When Trump first instituted the Muslim Ban—now considered, in its third iteration, to be Definitely Not a Muslim Ban by the Supreme Court—there were mass demonstrations at U.S. airports because they were readily accessible by concerned citizens. These camps are not so easily reached, and that’s a problem. We have border patrol agents that are sometimes arresting U.S. citizens. That’s still very much a fringe activity. That doesn’t seem to be a dedicated priority right now, but it’s happening often enough. And they’re held, sometimes, for three or four days. Even when there are clear reasons that people should be let go, that they have proof of their identity, you’re seeing these detentions. You do start to worry about people who have legally immigrated and have finished paperwork, and maybe are naturalized. You worry about green-card holders. Let’s say there’s 20 hurdles that we have to get over before we get to someplace really, really, really bad. I think we’ve knocked 10 of them down. Andrea Pitzer (journalist)
What’s required is a little bit of demystification of it. Things can be concentration camps without being Dachau or Auschwitz. Concentration camps in general have always been designed—at the most basic level—to separate one group of people from another group. Usually, because the majority group, or the creators of the camp, deem the people they’re putting in it to be dangerous or undesirable in some way. At one point, [the administration] said that they were intentionally trying to split up families and make conditions unpleasant, so the people wouldn’t come to the U.S. If you’re doing that, then that’s not a prison. That’s not a holding area or a waiting area. That’s a policy. I would argue, at least in the way that [the camps are] being used now, a significant portion of the mentality is [tied to] who the [detainees] are rather than what they did. If these were Canadians flooding across the border, would they be treated in the same manner as the people from Mexico and from Central and South America? If the answer is yes, theoretically, then I would consider these places to be perhaps better described as transit camps or prison camps. But I suspect that’s not how they’d be treated, which then makes it much more about who the people are that you’re detaining, rather than what they did. The Canadian would have crossed the border just as illegally as the Mexican, but my suspicion is, would be treated in a different way. It’s a negative trajectory in at least two ways. One, I feel like these policies can snowball. We’ve already seen unintended consequences. If we follow the thread of the children, for example, the government wanted to make things more annoying, more painful. So they decided, We’re going to separate the children from the families. But there was no infrastructure in place for that. You already have a scenario where even if you have the best intentions, the infrastructure doesn’t exist to support it. That’s a consequence of policy that hasn’t been thought through. As you see the population begin to massively increase over time, you do start to see conditions diminishing. The second piece is that the longer you establish this sort of extralegal, extrajudicial, somewhat-invisible no-man’s land, the more you allow potentially a culture of abuse to develop within that place. Because the people who tend to become more violent, more prejudiced, whatever, have more and more free rein for that to become sort of the accepted behavior. Then, that also becomes a new norm that can spread throughout the system. There is sort of an escalation of individual initiative in violence. As it becomes clear that that is acceptable, then you have a self-fulfilling prophecy or a positive feedback loop that just keeps radicalizing the treatment as the policy itself becomes radicalizing. Waitman Wade Beorn (University of Virginia)
In the origins of the camps, it’s tied to the idea of martial law. I mean, all four of the early instances—Americans in the Philippines, Spanish in Cuba, and British in South Africa, and Germans in Southwest Africa—they’re all essentially overriding any sense of rights of the civilian population. And the idea is that you’re able to suspend normal law because it’s a war situation. It’s important here to look at the language that people are using. As soon as you get people comparing other groups to animals or insects, or using language about advancing hordes, and we’re being overrun and flooded and this sort of thing, it’s creating the sense of this enormous threat. And that makes it much easier to sell to people on the idea we’ve got to do something drastic to control this population which going to destroy us. « Unless there’s some really decisive turn away, we’re going to be looking at having these camps for a long time, » Pitzer says. It’s particularly hard to engineer a decisive turn because these facilities are often remote, and hard to protest. They are not top-of-mind for most citizens, with plenty of other issues on the table. When Trump first instituted the Muslim Ban—now considered, in its third iteration, to be Definitely Not a Muslim Ban by the Supreme Court—there were mass demonstrations at U.S. airports because they were readily accessible by concerned citizens. These camps are not so easily reached, and that’s a problem. The more authoritarian the regime is, and the more people allow governments to get away with doing this sort of thing politically, the worse the conditions are likely to get. So, a lot of it depends on how much pushback there is. But when you get a totally authoritarian regime like Stalin’s regime in the Soviet Union, there’s no control, or no countervailing force, the state can do what it likes, and certainly things will then tend to break down. It’s more of a political question, really. Are people prepared to tolerate the deteriorating conditions? And if public opinion isn’t effective in a liberal democratic situation, things can still get pretty bad. Jonathan Hyslop (Colgate University)
The United States is running concentration camps on our southern border, and that is exactly what they are. They are concentration camps, and if that doesn’t bother you . . . I want to talk to the people that are concerned enough with humanity to say that we should not ⁠— that ‘never again’ means something. And that the fact that concentration camps are now an institutionalized practice in the ‘Home of the Free’ is extraordinarily disturbing, and we need to do something about it. This week, children ⁠— immigrant children ⁠— were moved to the same internment camps where the Japanese were held in the early ⁠— in the earlier 20th century . . . This is not just about the immigrant communities being held in concentration camps being a crisis. This is a crisis for ourselves. This is a crisis on ⁠— if America will remain America in its actual principles and values or if we are losing to an authoritarian and fascist presidency. I don’t use those words lightly. I don’t use those words to just throw bombs. I use that word because that is what an administration that creates concentration camps is. A presidency that creates concentration camps is fascist, and it’s very difficult to say that. Alexandria Ocasio Cortez
This administration has established concentration camps on the southern border of the United States for immigrants, where they are being brutalized with dehumanizing conditions and dying. And for the shrieking Republicans who don’t know the difference: concentration camps are not the same as death camps. Concentration camps are considered by experts as ‘the mass detention of civilians without trial. And that’s exactly what this administration is doing. Alexandria Ocasio Cortez
Cette administration a installé des camps de concentration à la frontière sud des États-Unis pour les immigrés, où ils sont brutalisés dans des conditions inhumaines et où ils meurent. Il ne s’agit pas d’une exagération. C’est la conclusion de l’analyse d’experts. Et à tous les républicains geignards qui ne connaissent pas la différence : les camps de concentration et les camps de la mort ne sont pas la même chose. Les camps de concentration sont considérés par les experts comme les lieux “de détention de masse de civils sans procès”  et c’est exactement ce que ce gouvernement fait. Alexandria Ocasio Cortez
Whether we call them concentration camps, mass detention centers or cages for children, they are a moral abomination. The real question is not what we call these mass detention sites growing all over the country, the question is: What is every government official and citizen doing to stop this evil? Our government is scapegoating, demonizing and terrorizing immigrants. These policies echo the worst of Jewish history and the worst of American history. Anyone distracting from these clear facts with manufactured outrage is subverting Jewish history and trauma, and that is shameful. Jewish Americans overwhelmingly reject the hateful, anti-immigrant policies being perpetrated by the very people pretending to be offended on our behalf. Stosh Cotler (Bend the Arc: Jewish Action)
As [a] historian of fascism & [the] Holocaust, I would also call these centers concentration camps. As a Jewish person who lost family in [the] Holocaust, I regret that some Republicans use memory of the Holocaust to defend racist policies of Trumpism. Federico Finchelstein (The New school)
I know what concentration camps are. I was inside two of them, in America. And yes, we are operating such camps again. George Takei
This nation has a long and tragic history of separating children from their parents, ever since the days of slavery. We must end this practice. It is barbaric. George Takei
On Monday, New York Congresswoman Alexandria Ocasio-Cortez referred to US border detention facilities as “concentration camps,” spurring a backlash in which critics accused her of demeaning the memory of those who died in the Holocaust. Debates raged over a label for what is happening along the southern border and grew louder as the week rolled on. But even this back-and-forth over naming the camps has been a recurrent feature in the mass detention of civilians ever since its inception, a history that long predates the Holocaust. At the heart of such policy is a question: What does a country owe desperate people whom it does not consider to be its citizens? The twentieth century posed this question to the world just as the shadow of global conflict threatened for the second time in less than three decades. The dominant response was silence, and the doctrine of absolute national sovereignty meant that what a state did to people under its control, within its borders, was nobody else’s business. After the harrowing toll of the Holocaust with the murder of millions, the world revisited its answer, deciding that perhaps something was owed to those in mortal danger. From the Fourth Geneva Convention protecting civilians in 1949 to the 1989 Convention on the Rights of the Child, the international community established humanitarian obligations toward the most vulnerable that apply, at least in theory, to all nations. The twenty-first century is unraveling that response. Countries are rejecting existing obligations and meeting asylum seekers with walls and fences, from detainees fleeing persecution who were sent by Australia to third-party detention in the brutal offshore camps of Manus and Nauru to razor-wire barriers blocking Syrian refugees from entering Hungary. While some nations, such as Germany, wrestle with how to integrate refugees into their labor force—more and more have become resistant to letting them in at all. The latest location of this unwinding is along the southern border of the United States. So far, American citizens have gotten only glimpses of the conditions in the border camps that have been opened in their name. In the month of May, Customs and Border Protection reported a total of 132,887 migrants who were apprehended or turned themselves in between ports of entry along the southwest border, an increase of 34 percent from April alone. Upon apprehension, these migrants are temporarily detained by Border Patrol, and once their claims are processed, they are either released or handed over to ICE for longer-term detention. Yet Border Patrol itself is currently holding about 15,000 people, nearly four times what government officials consider to be this enforcement arm’s detention capacity. On June 12, the Department of Health and Human Services announced that Fort Sill, an Army post that hosted a World War II internment camp for detainees of Japanese descent, will now be repurposed to detain migrant children. In total, HHS reports that it is currently holding some 12,000 minors. Current law limits detention of minors to twenty days, though Senator Lindsey Graham has proposed expanding the court-ordered limit to 100 days. Since the post is on federal land, it will be exempt from state child welfare inspections. In addition to the total of detainees held by Border Patrol, an even higher number is detained at centers around the country by the Immigration and Customs Enforcement agency: on a typical day at the beginning of this month, ICE was detaining more than 52,500 migrants. The family separation policy outraged the public in the 2018, but despite legal challenges, it never fully ended. Less publicized have been the deaths of twenty-four adults in ICE custody since the beginning of the Trump administration; in addition, six children between the ages of two and sixteen have died in federal custody over the last several months. It’s not clear whether there have been other deaths that have gone unreported. (…) Even with incomplete information about what’s happening along the border today and what the government plans for these camps, history points to some conclusions about their future. Mass detention without trial earned a new name and a specific identity at the end of the nineteenth century. The labels then adopted for the practice were “reconcentración” and “concentration camps”—places of forced relocation of civilians into detention on the basis of group identity. Other kinds of group detention had appeared much earlier in North American history. The US government drove Native Americans from their homelands into prescribed exile, with death and detention in transit camps along the way. Some Spanish mission systems in the Americas had accomplished similar ends by seizing land and pressing indigenous people into forced labor. During the 245 years when slavery was legal in the US, detention was one of its essential features. Concentration camps, however, don’t typically result from the theft of land, as happened with Native Americans, or owning human beings in a system of forced labor, as in the slave trade. Exile, theft, and forced labor can come later, but in the beginning, detention itself is usually the point of concentration camps. By the end of the nineteenth century, the mass production of barbed wire and machines guns made this kind of detention possible and practical in ways it never had been before. (…) These early experiments with concentration camps took place on the periphery of imperial power, but accounts of them nevertheless made their way into newspapers and reports in many nations. As a result, the very idea of them came to be seen as barbaric. By the end of the first decade of the twentieth century, the first camp systems had all been closed, and concentration camps had nearly vanished as an institution. Within months of the outbreak of World War I, though, they would be resurrected—this time rising not at the margins but in the centers of power. Between 1914 and 1918, camps were constructed on an unprecedented scale across six continents. In their time, these camps were commonly called concentration camps, though today they are often referred to by the more anodyne term “internment.” Those World War I detainees were, for the most part, foreigners—or, in legalese, aliens—and recent anti-immigration legislation in several countries had deliberately limited their rights. (…) Local camps appeared in Tulsa, Oklahoma, in 1921, after a white mob burned down a black neighborhood and detained African-American survivors. In Bolshevik Russia, the first concentration camps preceded the formation of the Soviet Union in 1922 and planted seeds for the brutal Gulag system that became official near the end of the USSR’s first decade. While some kinds of camps were understood to be harsher, after World War I their proliferation did not initially disturb public opinion. They had yet to take on their worst incarnations. In 1933, barely more than a month after Hitler was appointed chancellor, the Nazis’ first, impromptu camp opened in the town of Nohra in central Germany to hold political opponents. Detainees at Nohra were allowed to vote at a local precinct in the elections of March 5, 1933, resulting in a surge of Communist ballots in the tiny town. Locking up groups of civilians without trial had become accepted. Only the later realization of the horrors of the Nazi death camps would break the default assumption by governments and the public that concentration camps could and should be a simple way to manage populations seen as a threat. However, the staggering death toll of the Nazi extermination camp system—which was created mid-war and stood almost entirely separate from the concentration camps in existence since 1933—led to another result: a strange kind of erasure. In the decades that followed World War II, the term “concentration camp” came to stand only for Auschwitz and other extermination camps. It was no longer applied to the kind of extrajudicial detention it had denoted for generations. The many earlier camps that had made the rise of Auschwitz possible largely vanished from public memory. It is not necessary, however, to step back a full century in American history to find camps with links to what is happening on the US border today. Detention at Guantánamo began in the 1990s, when Haitian and Cuban immigrants whom the government wanted to keep out of the United States were housed there in waves over a four-year period—years before the “war on terror” and the US policy of rendition of suspected “enemy combatants” made Camps Delta, X-Ray, and Echo notorious. Tens of thousands of Haitians fleeing instability at home were picked up at sea and diverted to the Cuban base, to limit their legal right to apply for asylum. The court cases and battles over the suffering of those detainees ended up setting the stage for what Guantánamo would become after September 11, 2001. In one case, a federal court ruled that it did have jurisdiction over the base, but the government agreed to release the Haitians who were part of the lawsuit in exchange for keeping that ruling off the books. A ruling in a second case would assert that the courts did not have jurisdiction. Absent the prior case, the latter stood on its own as precedent. Leaving Guantánamo in this gray area made it an ideal site for extrajudicial detention and torture after the twin towers fell. This process of normalization, when a bad camp becomes much more dangerous, is not unusual. Today’s border camps are a crueler reflection of long-term policies—some challenged in court—that earlier presidents had enacted. Prior administrations own a share of the responsibility for today’s harsh practices, but the policies in place today are also accompanied by a shameless willingness to publicly target a vulnerable population in increasingly dangerous ways. (..;) What kind of conditions can we expect to develop in these border camps? The longer a camp system stays open, the more likely it is that vital things will go wrong: detainees will contract contagious diseases and suffer from malnutrition and mental illness. We have already seen that current detention practices have resulted in children and adults succumbing to influenza, staph infections, and sepsis. The US is now poised to inflict harm on tens of thousands more, perhaps hundreds of thousands more. Along with such inevitable consequences, every significant camp system has introduced new horrors of its own, crises that were unforeseen when that system was opened. We have yet to discover what those will be for these American border camps. But they will happen. Every country thinks it can do detention better when it starts these projects. But no good way to conduct mass indefinite detention has yet been devised; the system always degrades. When, in 1940, Margarete Buber-Neumann was transferred from the Soviet Gulag at Karaganda to the camp for women at Ravensbrück (in an exchange enabled by the Nazi–Soviet Pact), she came from near-starvation conditions in the USSR and was amazed at the cleanliness and order of the Nazi camp. New arrivals were issued clothing, bedding, and silverware, and given fresh porridge, fruit, sausage, and jam to eat. Although the Nazi camps were already punitive, order-obsessed monstrosities, the wartime overcrowding that would soon overtake them had not yet made daily life a thing of constant suffering and squalor. The death camps were still two years away. The United States now has a vast and growing camp system. It is starting out with gruesome overcrowding and inadequate healthcare, and because of budget restrictions, has already taken steps to cut services to juvenile detainees. The US Office of Refugee Resettlement says that the mounting number of children arriving unaccompanied is forcing it to use military bases and other sites that it prefers to avoid, and that establishing these camps is a temporary measure. But without oversight from state child welfare inspectors, the possibilities for neglect and abuse are alarming. And without any knowledge of how many asylum-seekers are coming in the future, federal administrators are likely to find themselves boxed in to managing detention on military sites permanently. President Trump and senior White House adviser Stephen Miller appear to have purged the Department of Homeland Security of most internal opposition to their anti-immigrant policies. In doing so, that have removed even those sympathetic to the general approach taken by the White House, such as former Chief of Staff John Kelly and former Homeland Security Secretary Kirstjen Nielsen, in order to escalate the militarization of the border and expand irregular detention in more systematic and punitive ways. This kind of power struggle or purge in the early years of a camp system is typical.  The disbanding of the Cheka, the Soviet secret police, in February 1922 and the transfer of its commander, Felix Dzerzhinsky, to head up an agency with control over only two prisons offered a hint of an alternate future in which extrajudicial detention would not play a central role in the fledgling Soviet republic. But Dzerzhinsky managed to keep control over the “special camps” in his new position, paving the way for the emergence of a camp-centered police state. In pre-war Germany in the mid-1930s, Himmler’s struggle to consolidate power from rivals eventually led him to make camps central to Nazi strategy. When the hardliners win, as they appear to have in the US, conditions tend to worsen significantly. Is it possible this growth in the camp system will be temporary and the improvised border camps will soon close? In theory, yes. But the longer they remain open, the less likely they are to vanish. When I visited the camps for Rohingya Muslims a year before the large-scale campaign of ethnic cleansing began, many observers appeared to be confusing the possible and the probable. It was possible that the party of Nobel Peace Prize winner Aung San Suu Kyi would sweep into office in free elections and begin making changes. It was possible that full democracy would come to all the residents of Myanmar, even though the government had stripped the Rohingya of the last vestiges of their citizenship. These hopes proved to be misplaced. Once there are concentration camps, it is always probable that things will get worse. The Philippines, Japanese-American internment, Guantánamo… we can consider the fine points of how the current border camps evoke past US systems, and we can see how the arc of camp history reveals the likelihood that the suffering we’re currently inflicting will be multiplied exponentially. But we can also simply look at what we’re doing right now, shoving bodies into “dog pound”-style detention pens, “iceboxes,” and standing room-only spaces. We can look at young children in custody who have become suicidal. How much more historical awareness do we really need? Andrea Pitzer
Freshman Congresswoman Alexandria Ocasio-Cortez drew a firestorm of criticism this week after she appeared in an Instagram video claiming that the Trump administration « is running concentration camps on our southern border. » (…) Republican lawmakers were quick to push back against Ocasio-Cortez’s statement, which she repeated on Tuesday and Wednesday, arguing that the Congresswoman was disrespecting the memory of the 6 millions Jews who died in Nazi concentration camps by comparing these facilities to the ICE detention centers. But many experts were quick to point out that, by definition, the ICE detention facilities are concentration camps. The Merriam-Webster dictionary defines a concentration camp as, « a place where large numbers of people (such as prisoners of war, political prisoners, refugees, or the members of an ethnic or religious minority) are detained or confined under armed guard. »Many argue that this definition matches the detention centers currently set up on the southern border. « Why are they called concentration camps? Well, to state the obvious, it’s because large numbers of people are ‘concentrated’ in camps. A better question is, why don’t we just call them prisons? We don’t say ‘prisons’ because prisons are a part of the formal legal system, » Lester Andrist, a sociologist who has studied indefinite detention, tweeted. Andrist argues that the U.S. has a long history of establishing such facilities, including the Japanese-American internment camps that existed during World War II and, mostly recently, Guantanamo Bay. George Takei, the 82-year-old American actor of Japanese descent who is best known for his role in the Star Trek movies and television show, took to Twitter to share his perspective. « I know what concentration camps are. I was inside two of them, in America. And yes, we are operating such camps again, » the Takei tweeted. The Takei family was interned in Arkansas and California in the 1940s. Federico Finchelstein, a historian at the New York-based New School, agreed that the progressive congresswoman is right to call the ICE facilities concentration camps. « As [a] historian of fascism & [the] Holocaust, I would also call these centers concentration camps, » Finchelstein tweeted. « As a Jewish person who lost family in [the] Holocaust, I regret that some Republicans use memory of the Holocaust to defend racist policies of Trumpism. » In May, a top Pentagon official called China’s detention camps holding Uighur Muslims and other ethnic minorities « concentration camps » despite the fact that genocide has not been committed there. Yad Vashem, Israel’s official memorial to the victims of the holocaust, however, was one of the institutions that pushed back against Ocasio-Cortez’s claims. « Concentration camps assured a slave labor supply to help in the Nazi war effort, even as the brutality of life inside the camps helped assure the ultimate goal of ‘extermination through labor,' » the organization tweeted on Wednesday. But the young Congresswoman stood by her position, noting that concentration camps are not the same as extermination camps. Newsweek
Recent assertions by Rep. Alexandria Ocasio-Cortez, D-N.Y., that U.S.-run detention centers for migrants are « concentration camps » drew immediate rebukes from some politicians, Jewish groups and social media users. « This administration has established concentration camps on the southern border of the United States for immigrants, where they are being brutalized with dehumanizing conditions and dying. This is not hyperbole. It is the conclusion of expert analysis, » she tweeted June 18. Her tweet didn’t specifically mention Nazi Germany, but she used the term « never again » on her Instagram, a phrase often used as a warning to prevent another genocide like the Holocaust. In a subsequent tweet, Ocasio-Cortez offered a distinction between « concentration camps » and « death camps. » « And for the shrieking Republicans who don’t know the difference: concentration camps are not the same as death camps. Concentration camps are considered by experts as ‘the mass detention of civilians without trial.’ And that’s exactly what this administration is doing. » (…) Historians we contacted said it was possible to make a case that the term « concentration camp » is a more general term than just referring to camps in Nazi Germany. However, these historians said Ocasio-Cortez glosses over some important differences. They also said that the strong, longstanding association of the term « concentration camps » with Nazi Germany likely overwhelms any technical similarities the two types of camps may have. We won’t rate this item on our Truth-O-Meter for that reason. (…) Nazi Germany was not the first nation to use concentration camps. The term dates from the eve of the 20th century, when it was used to describe policies used in at least three conflicts: South Africa’s Boer War, Spain’s campaign against Cuban insurrectionists and the United States’ campaign against Philippine insurgents. The intent was to « cut insurgents off from their support, » said David J. Silbey, a Cornell University historian. « It was an effective tactic, but a brutal one, uprooting people from their homes and often leading to mass outbreaks of disease and starvation among the captive populations. » Beginning in 1917, the Soviet Union used what were commonly known as « forced labor camps » to repress dissidents. The Soviets also forced people from the Baltic States and Poland into camps following their invasions of those countries in 1939. Germany established concentration camps shortly after Adolf Hitler came to power in 1933. Contrary to the popular image of concentration camps as killing factories, most facilities were initially designed for slave labor. « Systematic killing didn’t begin until the invasion of the Soviet Union, and it wasn’t until the January 1942 Wannsee Conference that the Nazis formally decided on a policy of extermination, » said Stephen Shalom, a political scientist at William Paterson University. These became what historians often refer to as « death camps. » Over time, the distinction in the popular mind between the different types of camps blurred. The reality, though, is that the early camps produced deaths from neglect or overwork, rather than carrying out executions. « None of the camps were pleasant, but the death camps were certainly the worst, » said Lance Janda, a military historian at Cameron University. The United States operated camps to hold Japanese-Americans following Japan’s attack on Pearl Harbor, which drove the U.S. into World War II. Though generally referred to as « internment camps » or « relocation camps, » these complexes have occasionally been referred to as « concentration camps, » including by Chief Justice John Roberts in 2018. The American Heritage Dictionary defines « concentration camp » as « a camp where persons are confined, usually without hearings and typically under harsh conditions, often as a result of their membership in a group the government has identified as dangerous or undesirable. » Ocasio-Cortez and her staff have pointed to such linguistic precedents to argue that U.S. detention camps for migrants can be reasonably described as « concentration camps. » Some scholars agree that similarities exist. « As historian of fascism & Holocaust, I would also call these centers concentrations camps, » tweeted The New School historian Federico Finchelstein. Colgate University sociologist Jonathan Hyslop, who was also quoted in an Esquire magazine article that Ocasio-Cortez has cited, told PolitiFact that the definition of « concentration camp » is more elastic than most people think. (…) Adult immigrants in federal custody who are either waiting to be deported or waiting for a resolution of their immigration case are held in government-run centers or other contracted facilities. Immigrant rights advocates have long warned about poor standards and the mistreatment of detainees at some detention facilities. Generally, information about detention facilities can be difficult to obtain, inconsistent and outdated, and overall lacking in transparency. The Office of Inspector General for the Department of Homeland Security on June 3, 2019, issued a report detailing concerns about Immigration and Customs Enforcement detainee treatment and care at four detention facilities. The report is based on unannounced 2018 inspections, in which investigators « observed immediate risks or egregious violations of detention standards at facilities. » Among the issues documented: overly restrictive segregation, inadequate medical care, unreported security incidents, and significant food safety issues. (…) Overall, experts described the U.S. detention facilities as being far different from those of the earliest concentration camps, or from the Nazi camps — even from the ones that weren’t « death camps. » « The original purpose of concentration camps was to remove the populace from areas that were controlled or contested by guerrillas and thus deny the guerrillas popular support in its tangible forms — food, shelter, information, recruits, and so on, » said Texas A&M University historian Brian McAllister Linn. « This is not the purpose of the detention facilities in the Southwest. » Janda — who emphasized that he is unhappy with the current U.S. detention policy — nonetheless drew a distinction based on intent. « What we’re doing is just not the same as what the Nazis or the Soviets did, and it’s a disservice to people suffering under dictatorships around the world to act like it is, » Janda said. « We’re not rounding up legal citizens, or going after specific minority groups and holding them indefinitely to squash dissent. » Richard Breitman, an American University historian, was among several experts who said they would have avoided the term « concentration camp. » While the term « does show where abuse and dehumanization might lead, » he said, « it confuses more than it explains. » Politifact
People have become numbers, they’ve become statistics. People talk about immigrants in the absence of their humanity. As sad as it is, I think we need to show the photo. Fernando Garcia (Border Network for Human Rights)
I have avoided those kinds of photos all my career and in all my books. At a moment like this, maybe this step has to be taken. To me this is the official Stephen Miller portrait. Luis Alberto Urrea (novelist)
The National Association of Hispanic Journalists (NAHJ) joins others who are disturbed and concerned over a tweet by the Associated Press which includes an exploitative and dehumanizing photograph of a father and child, drowned in the Rio Grande. (…) Men, women, and children cross the border daily often escaping terror with hopes of a better life, knowing the peril that awaits them as they attempt to make the long journey to America. The thoughtless use of this picture only seeks to take advantage of a sensational situation. Ultimately, NAHJ’s objection is not about the photograph. Instead, our protest encompasses a bigger picture about the way visual journalism is utilized. While pertinent to the struggles of migrant families crossing the border, the picture, as the “website card” is both insensitive and disrespectful. It dehumanizes the plight of a community that are risking their lives, and the lives of their families, out of desperation. Pushing people to look at a shocking image that isn’t in context, is not beneficial for the viewers, it is not beneficial for journalists, and it is absolutely detrimental to the immigrant community. National Ass. of Hispanic journalists
There didn’t seem much room for Democrats to move left on immigration, but they’ve found it. On the first night of the Democratic debates, Julian Castro made a big issue of his call to repeal Section 1325 of Title 8 of the United States Code, which says it’s a federal crime to enter the country without authorization. This felt like a ploy for attention from the periphery of the second-tier debate stage, yet last night seven out of the ten candidates raised their hands for the idea, including top contenders Kamala Harris, Bernie Sanders, and Pete Buttigieg. The collective posture of the party is getting closer and closer to open borders, only without embracing the label. (…) The repeal of Section 1325 would send a message of permissiveness that would create another incentive for migrants to come across the border, and remove a tool for going after coyotes (it can be difficult to prove their offense, so prosecuting them for illegal entry is a backstop). Section 1325 has been on the books for 90 years, and it reflects the commonsense view that entering the United States without lawful permission should be a crime. Yes, it’d still be a civil offense to be present in the United States without papers, and in theory, still possible to be deported — although this brings us to the rest of the Democratic approach to immigration. Asked if an illegal immigrant in the interior of the country who hasn’t committed another crime should be deported, Joe Biden replied that such a person “should not be the focus of deportation.” Kamala Harris said he “absolutely” should not be deported, and Representative Eric Swalwell said “that person can be part of this great American experience.” This is a promise to gut interior enforcement that, coupled with the latitudinarian attitude at the border, would be a huge step toward open borders. If there were any doubt that Democrats want to welcome illegal immigrants and treat them like U.S. citizens, seeing every single candidate on the stage last night promising to provide government health insurance to illegal immigrants removes it. This, obviously, would be even more of a magnet to illegal immigration, and would erode the difference between U.S. citizens and people who literally showed up the day before yesterday in violation of our laws. Besides, the U.S. government is under enough fiscal strain providing promised benefits to citizens and legal residents without, in effect, extending the safety net to some percentage of the population of Northern Triangle countries. The Democrats’ radicalism on immigration is certainly a political mistake that will give President Trump ready fodder next year. We’d say it’s impossible for Democrats to get any further out on this limb, but the next round of debates is only a month away. National Review
In this week’s Democratic debates, it wasn’t just individual candidates who presented themselves to the public. It was also the party itself. What conclusions should ordinary people draw about what Democrats stand for, other than a thunderous repudiation of Donald Trump, and how they see America, other than as a land of unscrupulous profiteers and hapless victims? Here’s what: a party that makes too many Americans feel like strangers in their own country. A party that puts more of its faith, and invests most of its efforts, in them instead of us. They speak Spanish. We don’t. They are not U.S. citizens or legal residents. We are. They broke the rules to get into this country. We didn’t. They pay few or no taxes. We already pay most of those taxes. They willingly got themselves into debt. We’re asked to write it off. They don’t pay the premiums for private health insurance. We’re supposed to give up ours in exchange for some V.A.-type nightmare. They didn’t start enterprises that create employment and drive innovation. We’re expected to join the candidates in demonizing the job-creators, breaking up their businesses and taxing them to the hilt. (…) On closer inspection, the message got even worse. Promising access to health insurance for north of 11 million undocumented immigrants at a time when there’s a migration crisis at the southern border? Every candidate at Thursday’s debate raised a hand for that one, in what was surely the evening’s best moment for the Trump campaign. Calling for the decriminalization of border crossings (while opposing a wall)? That was a major theme of Wednesday’s debate, underlining the Republican contention that Democrats are a party of open borders, limitless amnesty and, in time, the Third World-ization of America.  (…) Eliminating private health insurance, an industry that employs more than 500,000 workers and insures 150 million?  (…) Since Democrats are already committed to destroying the coal industry and seem inclined to turn Silicon Valley into a regulated utility, it’s worth asking: Just how much of the private economy are they even willing to keep? And then there are the costs that Democrats want to impose on the country. Warren, for instance, favors universal child care (estimated cost, $70 billion a year), Medicare-For-All ($2.8 trillion to $3.2 trillion annually), student-debt cancellation and universal free college ($125 billion annually), and a comprehensive climate action plan ($2 trillion, including $100 billion in aid to poor countries), along with a raft of smaller giveaways, like debt relief for Puerto Rico. As Everett Dirksen might have said: A trillion here, a trillion there, and pretty soon you’re talking real money. Someone will have to pay for all this, and it won’t just be the very rich making between seven and 10 figures a year. It will be you. Throughout the debates, I kept wondering if any of the leading candidates would speak to Americans beyond the Democratic base. Bret Stevens
A gentleman of early middle age in Kansas City wrote to say he’d sat out the 2016 election because he was dissatisfied with both parties. But now he’s for Donald Trump, and the reason “runs deeper than politics.” America’s elites in politics, media and the academy have grown oblivious to “the average Joe’s intense disgust” at being morally instructed and “preached to.” (…) and (…) “in Donald Trump, voters found a massive sledgehammer that pulverizes the ridiculous notion that Americans aren’t good enough.” Mr. Trump doesn’t buy the guilt narrative. “It’s surely not about the man at this point. It stopped being about Trump long ago. It is about that counter-punch that has been missing from our culture for far too long.” (…) A reader who grew up upper-middle-class in the South writes on the politics of the situation. His second wife, also a Southerner, grew up poor. She is a former waitress and bartender whose politics he characterizes as “pragmatic liberal.” (…) “She told me, ‘He speaks my language, and there’s a lot more of me than there is of you.’ ” I have to say after a week of reading such letters that emotionally this cycle feels like 2016 all over again. Various facts are changed (no Mrs. Clinton) but the same basic dynamic pertains—the two Americas talking past each other, the social and cultural resentments, the great estrangement. It’s four years later but we’re re-enacting the trauma of 2016. And the Democrats again appear to be losing the thread. They’ve spent the past few months giving the impression they are in a kind of passionate lockstep with a part of their base, the progressives, and detached from everyone else. And in the debates they doubled down. (…) what Night One did was pick up the entire party and put it down outside the mainstream and apart from the center. (…) They are, functionally, in terms of the effects of their stands, for open borders. They are in complete agreement with the abortion regime—no reservations or qualms, no sense of just or civilized limits. They’re all in on identity politics. One candidate warned against denying federally funded abortions to “a trans female.” Two said they would do away with all private health insurance. Every party plays to its base in the primaries and attempts to soften its stands in the general. But I’m wondering how the ultimate nominee thinks he or she will walk this all back. It is too extreme for America, and too extreme for the big parts of its old base that the Democrats forgot in 2016. It was as if they were saying, “Hi, middle-American people who used to be Democrats and voted for Trump, we intend to alienate you again. Go vote for that jerk, we don’t care.” Another problem: America has a painful distance between rich and poor, but it is hard to pound the “1%” hammer effectively in a nation enjoying functional full employment. Our prosperity is provisional and could leave tomorrow, but right now America’s feeling stronger. “Grapes of Wrath” rhetoric resonates when people think they’re in or entering a recession or depression. The debaters Wednesday night looked like they were saying, “Who ya gonna believe, me or your lying eyes?” (…) Night two was more raucous but similarly extreme. The first 15 minutes included higher taxes, free college and student-loan forgiveness. Most candidates agreed on free health insurance for illegal immigrants. They also appeared to believe that most or all U.S. immigration law should be abolished. (…) It was an odd evening in that it was lively, spirited, at moments even soulful, and yet so detached from reality. Peggy Noonan
If you want to know why there’s a surge at the border it’s not just because things are bad in Central America. It’s because we’re giving away permanent residence, free school, and maybe soon free health care, etc. to anyone who arrives. (…) I don’t think most Americans agree with open borders. That’s still a fringe position. But as long as the left can label opposition to open borders racist, a lot of people will hesitate to speak up in opposition to it. And as long as the media lets Dems talk as if there is only upside to illegal immigration, most people won’t ever hear about what all this generosity is costing them. John Sexton
There is now a photograph that sums up everything wrong about America’s broken and overwhelmed immigration system. You’ve seen it, and it is hard to let it leave the mind or the conscience. Together with the accounts of horrifying abuse of children in detention — and “abuse” is not hyperbole — we can see the crisis as it is. We can no longer look away. The starkness of the crisis is a good thing, though. Until now, many have denied that any crisis existed at all. They have, in fact, denied that the highest levels of mass immigration since the Bush years are an issue at all. As Byron York has noted, Speaker Pelosi called the arrival of close to a million asylum seekers “a fake crisis”; Senate Minority Leader Chuck Schumer said that hundreds of thousands of men, women, and many children, overwhelming any attempt to process them with the current resources, was “a crisis that does not exist.” This included many Never-Trumpers, like Bill Kristol (“a fake crisis”), and Max Boot (“a faux crisis”). The editors of the Washington Post denied the facts reported by their own Nick Miroff, claiming it was “a make-believe crisis.” None of these people will admit they were gravely mistaken, or that their denial and delay in acting clearly exacerbated the situation. But now that we’re on the same page, the question is: Where do we go with this now? (…) Since 2014, there has been a 240 percent increase in asylum cases. As Fareed Zakaria has pointed out, the number of asylum cases from Honduras, Guatemala, and Venezuela has soared at the same time as the crime rate in those countries was being cut in half. (…) But somehow the courts have decided that you qualify for asylum if there is simply widespread crime or violence where you live, and Ramirez was also going to use that argument as well. A government need not persecute you; you just have to experience an unsafe environment that your government is failing to suppress. This so expands the idea of asylum, in my view, as to render it meaningless. Courts have also expanded asylum to include domestic violence, determining that women in abusive relationships are a “particular social group” and thereby qualify. In other words, every woman on the planet who has experienced domestic abuse can now come to America and claim asylum. Also everyone on the planet who doesn’t live in a stable, orderly, low-crime society. Literally billions of human beings now have the right to asylum in America. As climate change worsens, more will rush to claim it. All they have to do is show up. Last month alone, 144,000 people were detained at the border making an asylum claim. This year, about a million Central Americans will have relocated to the U.S. on those grounds. To add to this, a big majority of the candidates in the Democratic debates also want to remove the grounds for detention at all, by repealing the 1929 law that made illegal entry a criminal offense and turning it into a civil one. And almost all of them said that if illegal immigrants do not commit a crime once they’re in the U.S., they should be allowed to become citizens. How, I ask, is that not practically open borders? The answer I usually get is that all these millions will have to, at some point, go to court hearings and have their asylum cases adjudicated. The trouble with that argument is that only 44 percent actually turn up for their hearings; and those who do show up and whose claims nonetheless fail can simply walk out of the court and know they probably won’t be deported in the foreseeable future. Immigration and Customs Enforcement forcibly removed 256,086 people in 2018, 57 percent of whom had committed crimes since they arrived in the U.S. So that’s an annual removal rate of 2 percent of the total undocumented population of around 12 million. That means that for 98 percent of undocumented aliens, in any given year, no consequences will follow for crossing the border without papers. At the debates this week, many Democratic candidates argued that the 43 percent of deportees who had no criminal record in America should not have been expelled at all and been put instead on a path to citizenship. So that would reduce the annual removal rate of illegal immigrants to a little more than 1 percent per year. In terms of enforcement of the immigration laws, this is a joke. It renders the distinction between a citizen and a noncitizen close to meaningless. None of this reality was allowed to intervene in the Democratic debates this week. (…) What emerged was their core message to the world: Get here without papers and you’ll receive humane treatment while you’re processed, you’ll never be detained, you’ll get work permits immediately, and you’ll have access to publicly funded health care and a path to citizenship if you don’t commit a crime. This amounts to an open invitation to anyone on the planet to just show up and cross the border. The worst that can happen is you get denied asylum by a judge, in which case you can just disappear and there’s a 1 percent chance that you’ll be caught in a given year. Who wouldn’t take those odds? This is in a new century when the U.S. is trying to absorb the largest wave of new immigrants in our entire history, and when the percentage of the population that is foreign-born is also near a historic peak. It is also a time when mass immigration from the developing world has destabilized liberal democracies across the West, is bringing illiberal, anti-immigration regimes to power across Europe, and was the single biggest reason why Donald Trump is president. I’m told that, as a legal immigrant, I’m shutting the door behind me now that I’ve finally made it to citizenship. I’m not. I favor solid continuing legal immigration, but also a reduction in numbers and a new focus on skills in an economy where unskilled labor is increasingly a path to nowhere. It is not strange that legal immigrants — who have often spent years and thousands of dollars to play by the rules — might be opposed to others’ jumping the line. It is not strange that a hefty proportion of Latino legal immigrants oppose illegal immigration — they are often the most directly affected by new, illegal competition, which drives down their wages. (…) When I’m told only white racists favor restrictionism, I note how the Mexican people are more opposed to illegal immigration than Americans: In a new poll, 61.5 percent of Mexicans oppose the entry of undocumented migrants, period; 44 percent believe that Mexico should remove any undocumented alien immediately. Are Mexicans now white supremacists too? That hostility to illegal immigration may even explain why Trump’s threat to put tariffs on Mexico if it didn’t crack down may well have worked. Since Trump’s bluster, the numbers have measurably declined — and the crackdown is popular in Mexico. I can also note that most countries outside Western Europe have strict immigration control and feel no need to apologize for it. Are the Japanese and Chinese “white supremacists”? Please. Do they want to sustain their own culture and national identity? Sure. Is that now the equivalent of the KKK? Andrew Sullivan
Résidence permanente, scolarité et soins gratuits, élargissement toujours plus large des critères d’accueil jusqu’à la violence domestique, décriminalisation de l’entrée illégale …
Y-a-t-il une mesure pro-migrants clandestins que les Démocrates n’auront pas préconisée ?
A l’heure où en Europe, sur fond d’une soumission à une police de la pensée de plus en plus étouffante, les attaques de commissariat aux cris d’Allahu akbar commencent à se banaliser …
Où une militante écologiste se fait mousser sur le dos d’une quarantaine de migrants clandestins …
Alors que les caméras de Frontex viennent de démontrer les véritables mises en scène auxquelles se livrent les passeurs …
Et que sur fond d’une immigration sauvage complètement hors contrôle – jusqu’à l’arrestation de djihadistes égyptiens au Nicaragua …
Le NYT nous refait sur le Rio Grande (avant probablement Hollywood ?) le coup du petit noyé syrien de Méditerrannée
Pendant que pour un problème qui date principalement de l’Administration Obama, chercheurs, célébrités et parlementaires voient des camps nazis ou de l’esclavage partout …
Comment ne pas être frappé …
De l’incroyable légèreté des candidats démocrates pour la présidentielle de l’an prochain …
Qui après avoir passé deux ans à nier la réalité de la crise migratoire en sont …
Comme le rappellent l’ancien blogueur Andrew Sullivan ou l’ancienne plume de Reagan Peggy Noonan

A nier la réalité elle-même ?

New York magazine

There is now a photograph that sums up everything wrong about America’s broken and overwhelmed immigration system. You’ve seen it, and it is hard to let it leave the mind or the conscience. Together with the accounts of horrifying abuse of children in detention — and “abuse” is not hyperbole — we can see the crisis as it is. We can no longer look away.

The starkness of the crisis is a good thing, though. Until now, many have denied that any crisis existed at all. They have, in fact, denied that the highest levels of mass immigration since the Bush years are an issue at all. As Byron York has noted, Speaker Pelosi called the arrival of close to a million asylum seekers “a fake crisis”; Senate Minority Leader Chuck Schumer said that hundreds of thousands of men, women, and many children, overwhelming any attempt to process them with the current resources, was “a crisis that does not exist.” This included many Never-Trumpers, like Bill Kristol (“a fake crisis”), and Max Boot (“a faux crisis”). The editors of the Washington Post denied the facts reported by their own Nick Miroff, claiming it was “a make-believe crisis.”

None of these people will admit they were gravely mistaken, or that their denial and delay in acting clearly exacerbated the situation. But now that we’re on the same page, the question is: Where do we go with this now?

Yesterday was a sign of real bipartisan progress. The House passed a Senate bill to spend $4.6 billion to relieve the humanitarian crisis and tackle some of the structural inadequacies of the current failed system. The left wing of the Democratic caucus wanted to insist on various restrictions on the use of the $4.6 billion, primarily to ensure that none of it is earmarked (God forbid) for enforcement of the law. The problem with waging a longer fight would be that Congress would break for its July 4 recess having done nothing to help. Pelosi put children before politics, and it’s hard not to admire her humane pragmatism.

So it’s a start. What’s next? The good news is that the Democrats are finally beginning to announce policy plans that offer some solid ideas. A new bill for an overhaul of the entire system called the Northern Triangle and Border Stabilization Act has been introduced in the House. It proposes increased U.S. aid to Central American countries, to tackle the problem at its roots; a big investment in border facilities to ensure far more humane treatment of asylum seekers; a much stricter monitoring system to keep track of them after processing to make sure they turn up for their court hearings; many more immigration judges to reduce the massive backlog of cases; and it allows for asylum claims to be made in home countries, rather than at the border.

These are all good ideas and certainly worth trying. But what they don’t address is the larger problem of how to reduce levels of mass immigration. The Democrats want to raise the cap on refugees from Central America to 100,000 a year and propose no tightening of asylum law. But it’s the asylum law that needs to change. Since 2014, there has been a 240 percent increase in asylum cases. As Fareed Zakaria has pointed out, the number of asylum cases from Honduras, Guatemala, and Venezuela has soared at the same time as the crime rate in those countries was being cut in half.

Take the tragic tale of Oscar Ramirez and his young daughter Valeria, the father and daughter captured in death in that heartbreaking photograph. Ramirez’s widow explained to the Washington Post why her husband wanted to move to America: He wanted “a better future for their girl.” This is an admirable goal, but it is classic economic immigration, and it would appear, based on what we know, that it has absolutely nothing to do with asylum. Here again is the United States Citizenship and Immigration Services definition: “Refugee status or asylum may be granted to people who have been persecuted or fear they will be persecuted on account of race, religion, nationality, and/or membership in a particular social group or political opinion.”

But somehow the courts have decided that you qualify for asylum if there is simply widespread crime or violence where you live, and Ramirez was also going to use that argument as well. A government need not persecute you; you just have to experience an unsafe environment that your government is failing to suppress. This so expands the idea of asylum, in my view, as to render it meaningless.

Courts have also expanded asylum to include domestic violence, determining that women in abusive relationships are a “particular social group” and thereby qualify. In other words, every woman on the planet who has experienced domestic abuse can now come to America and claim asylum. Also everyone on the planet who doesn’t live in a stable, orderly, low-crime society. Literally billions of human beings now have the right to asylum in America. As climate change worsens, more will rush to claim it. All they have to do is show up.

Last month alone, 144,000 people were detained at the border making an asylum claim. This year, about a million Central Americans will have relocated to the U.S. on those grounds. To add to this, a big majority of the candidates in the Democratic debates also want to remove the grounds for detention at all, by repealing the 1929 law that made illegal entry a criminal offense and turning it into a civil one. And almost all of them said that if illegal immigrants do not commit a crime once they’re in the U.S., they should be allowed to become citizens.

How, I ask, is that not practically open borders? The answer I usually get is that all these millions will have to, at some point, go to court hearings and have their asylum cases adjudicated. The trouble with that argument is that only 44 percent actually turn up for their hearings; and those who do show up and whose claims nonetheless fail can simply walk out of the court and know they probably won’t be deported in the foreseeable future.

Immigration and Customs Enforcement forcibly removed 256,086 people in 2018, 57 percent of whom had committed crimes since they arrived in the U.S. So that’s an annual removal rate of 2 percent of the total undocumented population of around 12 million. That means that for 98 percent of undocumented aliens, in any given year, no consequences will follow for crossing the border without papers. At the debates this week, many Democratic candidates argued that the 43 percent of deportees who had no criminal record in America should not have been expelled at all and been put instead on a path to citizenship. So that would reduce the annual removal rate of illegal immigrants to a little more than 1 percent per year. In terms of enforcement of the immigration laws, this is a joke. It renders the distinction between a citizen and a noncitizen close to meaningless.

None of this reality was allowed to intervene in the Democratic debates this week. At one point, one moderator tellingly spoke about Obama’s record of deporting ” 3 million Americans.” In that bubble, there were no negatives to mass immigration at all, and no concern for existing American citizens’ interests in not having their wages suppressed through this competition. There was no concession that child separation and “metering” at the border to slow the crush were both innovated by Obama, trying to manage an overwhelmed system. Candidates vied with each other to speak in Spanish. Every single one proposed amnesty for all those currently undocumented in the U.S., except for criminals. Every single one opposes a wall. There was unanimous support for providing undocumented immigrants immediately with free health care. There was no admission that Congress needed to tighten asylum law. There was no concern that the Flores decision had massively incentivized bringing children to game the system, leaving so many vulnerable to untold horrors on a journey no child should ever be forced to make.

What emerged was their core message to the world: Get here without papers and you’ll receive humane treatment while you’re processed, you’ll never be detained, you’ll get work permits immediately, and you’ll have access to publicly funded health care and a path to citizenship if you don’t commit a crime. This amounts to an open invitation to anyone on the planet to just show up and cross the border. The worst that can happen is you get denied asylum by a judge, in which case you can just disappear and there’s a 1 percent chance that you’ll be caught in a given year. Who wouldn’t take those odds?

This is in a new century when the U.S. is trying to absorb the largest wave of new immigrants in our entire history, and when the percentage of the population that is foreign-born is also near a historic peak. It is also a time when mass immigration from the developing world has destabilized liberal democracies across the West, is bringing illiberal, anti-immigration regimes to power across Europe, and was the single biggest reason why Donald Trump is president.

I’m told that, as a legal immigrant, I’m shutting the door behind me now that I’ve finally made it to citizenship. I’m not. I favor solid continuing legal immigration, but also a reduction in numbers and a new focus on skills in an economy where unskilled labor is increasingly a path to nowhere. It is not strange that legal immigrants — who have often spent years and thousands of dollars to play by the rules — might be opposed to others’ jumping the line. It is not strange that a hefty proportion of Latino legal immigrants oppose illegal immigration — they are often the most directly affected by new, illegal competition, which drives down their wages.

I’m told that I’m a white supremacist for believing in borders, nation-states, and a reduction in legal immigration to slow the pace of this country’s demographic revolution. But I support this because I want a more successful integration and Americanization of immigrants, a better future for skilled immigrants, and I want to weaken the populist and indeed racist movements that have taken the West by storm in the past few years. It’s because I loathe white supremacy that I favor moderation in this area.

When I’m told only white racists favor restrictionism, I note how the Mexican people are more opposed to illegal immigration than Americans: In a new poll, 61.5 percent of Mexicans oppose the entry of undocumented migrants, period; 44 percent believe that Mexico should remove any undocumented alien immediately. Are Mexicans now white supremacists too? That hostility to illegal immigration may even explain why Trump’s threat to put tariffs on Mexico if it didn’t crack down may well have worked. Since Trump’s bluster, the numbers have measurably declined — and the crackdown is popular in Mexico. I can also note that most countries outside Western Europe have strict immigration control and feel no need to apologize for it. Are the Japanese and Chinese “white supremacists”? Please. Do they want to sustain their own culture and national identity? Sure. Is that now the equivalent of the KKK?

The Democrats’ good ideas need to be put in contact with this bigger question if they are to win wider support. In the U.S. in the 21st century, should anyone who enters without papers and doesn’t commit a crime be given a path to citizenship? Should all adversely affected by climate change be offered a path to citizenship if they make it to the border? Should every human living in violent, crime-ridden neighborhoods or countries be granted asylum in America? Is there any limiting principle at all?

I suspect that the Democrats’ new position — everyone in the world can become an American if they walk over the border and never commit a crime — is political suicide. I think the courts’ expansion of the meaning of asylum would strike most Americans as excessively broad. I think many Americans will have watched these debates on immigration and concluded that the Democrats want more immigration, not less, that they support an effective amnesty of 12 million undocumented aliens as part of loosening border enforcement and weakening criteria for citizenship. And the viewers will have realized that their simple beliefs that borders should be enforced and that immigration needs to slow down a bit are viewed by Democrats as unthinkable bigotry.

Advantage Trump.

Voir aussi:

The 2020 Democrats Lack Hindsight
They ignore reality and march in lockstep with their base. Did they learn anything from 2016?
Peggy Noonan
June 28, 2019

I’ve received tens of thousands of letters and other communications from Trump supporters the past few years, some of which have sparked extended dialogues. Two I got after last week’s column struck me as pertinent to this moment, and they make insufficiently appreciated points.
A gentleman of early middle age in Kansas City wrote to say he’d sat out the 2016 election because he was dissatisfied with both parties. But now he’s for Donald Trump, and the reason “runs deeper than politics.”
America’s elites in politics, media and the academy have grown oblivious to “the average Joe’s intense disgust” at being morally instructed and “preached to.”
“Every day, Americans are told of the endless ways they are falling short. If we don’t show the ‘proper’ level of understanding according to a talking head, then we are surely racist. If we don’t embrace every sanitized PC talking point, then we must be heartless. If we have the audacity to speak our mind, then we are most definitely a bigot.” These accusations are relentless.
“We are jabbed like a boxer with no gloves on to defend us. And we are fed up. We are tired of being told we aren’t good enough.” He believes the American people are by nature kind and generous—“they would give you the shirt off their back if you were in trouble”—and that “in Donald Trump, voters found a massive sledgehammer that pulverizes the ridiculous notion that Americans aren’t good enough.” Mr. Trump doesn’t buy the guilt narrative.
“It’s surely not about the man at this point. It stopped being about Trump long ago. It is about that counter-punch that has been missing from our culture for far too long.”
The culture of accusation, he says, is breaking us apart.
A reader who grew up upper-middle-class in the South writes on the politics of the situation. His second wife, also a Southerner, grew up poor. She is a former waitress and bartender whose politics he characterizes as “pragmatic liberal.” They watched Mr. Trump’s 2015 announcement together, and he said to her, “He doesn’t have a chance.” She looked at him “with complete conviction” and said, “He’s going to win.”
As the campaign progressed, she never wavered. At the end, with the polls saying Hillary, “I asked my wife how she could be so certain Trump was going to win.” He found her response “astute and telling.”
“She told me, ‘He speaks my language, and there’s a lot more of me than there is of you.’ ”
I have to say after a week of reading such letters that emotionally this cycle feels like 2016 all over again. Various facts are changed (no Mrs. Clinton) but the same basic dynamic pertains—the two Americas talking past each other, the social and cultural resentments, the great estrangement. It’s four years later but we’re re-enacting the trauma of 2016.
And the Democrats again appear to be losing the thread.
They’ve spent the past few months giving the impression they are in a kind of passionate lockstep with a part of their base, the progressives, and detached from everyone else.
And in the debates they doubled down. Both nights had fizz. There was a lot of earnestness and different kinds of brightness.
But what Night One did was pick up the entire party and put it down outside the mainstream and apart from the center.
This is what the candidates said:
They are, functionally, in terms of the effects of their stands, for open borders.
They are in complete agreement with the abortion regime—no reservations or qualms, no sense of just or civilized limits.
They’re all in on identity politics. One candidate warned against denying federally funded abortions to “a trans female.”
Two said they would do away with all private health insurance.
Every party plays to its base in the primaries and attempts to soften its stands in the general. But I’m wondering how the ultimate nominee thinks he or she will walk this all back. It is too extreme for America, and too extreme for the big parts of its old base that the Democrats forgot in 2016.
It was as if they were saying, “Hi, middle-American people who used to be Democrats and voted for Trump, we intend to alienate you again. Go vote for that jerk, we don’t care.”
Another problem: America has a painful distance between rich and poor, but it is hard to pound the “1%” hammer effectively in a nation enjoying functional full employment. Our prosperity is provisional and could leave tomorrow, but right now America’s feeling stronger.
“Grapes of Wrath” rhetoric resonates when people think they’re in or entering a recession or depression. The debaters Wednesday night looked like they were saying, “Who ya gonna believe, me or your lying eyes?”
After these big facts, candidate-by-candidate analysis seems secondary. Beto O’Rourke’s fatuous, self-actualizing journey makes the Democrats look sillier than they have to. Elizabeth Warren was focused and energetic, and her call to break up concentrations of power, including big tech, was strong and timely. She made a terrible mistake in holding to her intention to do away with private health insurance. An estimated 180 million Americans have such policies. Why force potential supporters to choose between her and their family’s insurance? Who does she think is going to win that? Why put as the headline on your plan, “This is what I’m going to take away from you”? Why would she gamble a serious long-term candidacy on such a vow? It is insane.
If she is extremely lucky Alexandria Ocasio-Cortez won’t endorse her soon and make it worse.
Bill de Blasio had the best moment in the first half-hour, suggesting Democrats shouldn’t bicker about policy differences but instead unite as progressives. He has that air of burly, happy aggression that is the special province of idiots. Tulsi Gabbard broke through when it became clear she was the only explicitly antiwar candidate on the stage; this had the interesting effect of showing the others up.
Night two was more raucous but similarly extreme. The first 15 minutes included higher taxes, free college and student-loan forgiveness. Most candidates agreed on free health insurance for illegal immigrants. They also appeared to believe that most or all U.S. immigration law should be abolished.
The big dawgs did OK. If Kamala Harris was not a big dawg, she is now. Joe Biden sort of held his own but seemed to flag. Bernie Sanders seemed not as interesting as last cycle, more crotchety and irritable.
Eric Swalwell’s uncorking of a memory from when he was 6—ol’ Sen. Biden came to town and talked about passing the torch to younger leaders—was an attempt at slyness that so widely missed its mark, was so inelegant and obvious, that it was kind of fabulous. By the end of the night Mr. Swalwell had flamed out from sheer obnoxiousness.
The nonpolitician Marianne Williamson was delightfully unshy, sincere and, until her daffy closing statement, sympathetic. Kirsten Gillibrand yippily interrupted—“It’s my turn!”—and did herself no good.
It was an odd evening in that it was lively, spirited, at moments even soulful, and yet so detached from reality.
Voir également:

A Wretched Start for Democrats
The party seems interested in helping everyone except the voters it needs.
Bret Stephens
The New York Times
June 28, 2019

Amigos demócratas, Si ustedes siguen así, van a perder las elecciones. Y lo merecerán.
Translation for the linguistically benighted: “Democratic friends, if you go on like this, you’re going to lose the elections. And you’ll deserve it.

In this week’s Democratic debates, it wasn’t just individual candidates who presented themselves to the public. It was also the party itself. What conclusions should ordinary people draw about what Democrats stand for, other than a thunderous repudiation of Donald Trump, and how they see America, other than as a land of unscrupulous profiteers and hapless victims?

Here’s what: a party that makes too many Americans feel like strangers in their own country. A party that puts more of its faith, and invests most of its efforts, in them instead of us.

They speak Spanish. We don’t. They are not U.S. citizens or legal residents. We are. They broke the rules to get into this country. We didn’t. They pay few or no taxes. We already pay most of those taxes. They willingly got themselves into debt. We’re asked to write it off. They don’t pay the premiums for private health insurance. We’re supposed to give up ours in exchange for some V.A.-type nightmare. They didn’t start enterprises that create employment and drive innovation. We’re expected to join the candidates in demonizing the job-creators, breaking up their businesses and taxing them to the hilt.

That was the broad gist of the Democratic message, in which the only honorable exceptions, like Maryland’s John Delaney and Colorado’s John Hickenlooper, came across as square dancers at a rave.

On closer inspection, the message got even worse.

Promising access to health insurance for north of 11 million undocumented immigrants at a time when there’s a migration crisis at the southern border? Every candidate at Thursday’s debate raised a hand for that one, in what was surely the evening’s best moment for the Trump campaign.

Calling for the decriminalization of border crossings (while opposing a wall)? That was a major theme of Wednesday’s debate, underlining the Republican contention that Democrats are a party of open borders, limitless amnesty and, in time, the Third World-ization of America.

Switching to Spanish? Memo to Beto O’Rourke and Cory Booker: If you can’t speak the language without a heavy American accent, don’t bother. It just reminds those of us who can that the only thing worse than an obnoxious gringo is a pandering one.

Eliminating private health insurance, an industry that employs more than 500,000 workers and insures 150 million? Elizabeth Warren, Bill de Blasio, Bernie Sanders and Kamala Harris support it (though the California senator later recanted the position). Since Democrats are already committed to destroying the coal industry and seem inclined to turn Silicon Valley into a regulated utility, it’s worth asking: Just how much of the private economy are they even willing to keep?

And then there are the costs that Democrats want to impose on the country. Warren, for instance, favors universal child care (estimated cost, $70 billion a year), Medicare-For-All ($2.8 trillion to $3.2 trillion annually), student-debt cancellation and universal free college ($125 billion annually), and a comprehensive climate action plan ($2 trillion, including $100 billion in aid to poor countries), along with a raft of smaller giveaways, like debt relief for Puerto Rico.

As Everett Dirksen might have said: A trillion here, a trillion there, and pretty soon you’re talking real money. Someone will have to pay for all this, and it won’t just be the very rich making between seven and 10 figures a year. It will be you.

Throughout the debates, I kept wondering if any of the leading candidates would speak to Americans beyond the Democratic base. But Joe Biden seemed too feeble, oratorically and intellectually, to buck the self-defeating trend. Pete Buttigieg was, as always, fluent, knowledgeable and sincere. But his big moment — a mea culpa for a racially charged policing incident in South Bend — felt like another well-mannered white guy desperate to put his wokeness on display.

Harris, meanwhile, came across as Barack Obama in reverse, especially with her scurrilous attack on Biden for the sin of having had a functional political relationship with two former segregationist senators in the 1970s. This was portrayed as a clever debate move but it will come to haunt her.

Obama’s political genius was to emphasize what Greg Lukianoff and Jonathan Haidt, authors of ‘The Coddling of the American Mind,” have called “common-humanity identity politics”— he made you feel comfortable no matter the color of your skin. Harris’s approach, by contrast, is “common-enemy identity politics.” Making white Americans feel racially on trial for views they may have held in the past on crime, busing and similar subjects is not going to help the Democrats.

None of this means that Democrats can’t win in 2020. The economy could take a bad turn. Or Trump could outdo himself in loathsomeness. But the Democratic Party we saw this week did even less to appeal beyond its base than the president. And at least his message is that he’s on their — make that our — side.

Bret L. Stephens has been an Opinion columnist with The Times since April 2017. He won a Pulitzer Prize for commentary at The Wall Street Journal in 2013 and was previously editor in chief of The Jerusalem Post. @BretStephensNYT Facebook

Voir de même:

The Party of Illegal Immigration

There didn’t seem much room for Democrats to move left on immigration, but they’ve found it.

On the first night of the Democratic debates, Julian Castro made a big issue of his call to repeal Section 1325 of Title 8 of the United States Code, which says it’s a federal crime to enter the country without authorization. This felt like a ploy for attention from the periphery of the second-tier debate stage, yet last night seven out of the ten candidates raised their hands for the idea, including top contenders Kamala Harris, Bernie Sanders, and Pete Buttigieg.

The collective posture of the party is getting closer and closer to open borders, only without embracing the label.

Illegal immigrants aren’t typically prosecuted under Section 1325, although the Bush administration started a program called “Operation Streamline” to increase prosecutions, hoping to discourage would-be crossers and especially to create a deterrent against illegal reentry (illegal entry is a misdemeanor often punished by time served, whereas illegal reentry is a felony). Such prosecutions were a key element of Trump’s family-separation policy that had to be quickly abandoned.

The repeal of Section 1325 would send a message of permissiveness that would create another incentive for migrants to come across the border, and remove a tool for going after coyotes (it can be difficult to prove their offense, so prosecuting them for illegal entry is a backstop). Section 1325 has been on the books for 90 years, and it reflects the commonsense view that entering the United States without lawful permission should be a crime. Yes, it’d still be a civil offense to be present in the United States without papers, and in theory, still possible to be deported — although this brings us to the rest of the Democratic approach to immigration.

Asked if an illegal immigrant in the interior of the country who hasn’t committed another crime should be deported, Joe Biden replied that such a person “should not be the focus of deportation.” Kamala Harris said he “absolutely” should not be deported, and Representative Eric Swalwell said “that person can be part of this great American experience.” This is a promise to gut interior enforcement that, coupled with the latitudinarian attitude at the border, would be a huge step toward open borders.

If there were any doubt that Democrats want to welcome illegal immigrants and treat them like U.S. citizens, seeing every single candidate on the stage last night promising to provide government health insurance to illegal immigrants removes it. This, obviously, would be even more of a magnet to illegal immigration, and would erode the difference between U.S. citizens and people who literally showed up the day before yesterday in violation of our laws. Besides, the U.S. government is under enough fiscal strain providing promised benefits to citizens and legal residents without, in effect, extending the safety net to some percentage of the population of Northern Triangle countries.

The Democrats’ radicalism on immigration is certainly a political mistake that will give President Trump ready fodder next year. We’d say it’s impossible for Democrats to get any further out on this limb, but the next round of debates is only a month away.

Voir de plus:

États-Unis : Barack Obama sous pression face à l’afflux d’enfants clandestins

La Maison-Blanche a demandé mardi au Congrès américain le déblocage en urgence de 3,7 milliards de dollars pour faire face à l’entrée illégale de dizaines de milliers d’enfants.

Le président américain reconnaît lui-même que son pays fait face à «une situation humanitaire d’urgence». Barack Obama a demandé formellement au Congrès mardi de débloquer 3,7 milliards de dollars (2,7 milliards d’euros) pour répondre à l’afflux croissant d’enfants clandestins à la frontière avec le Mexique. L’objectif: augmenter les capacités d’accueil des sans-papiers et le nombre de juges gérant leurs dossiers, renforcer la surveillance de la frontière… mais surtout améliorer les conditions de détention de ces enfants arrêtés à la frontière après avoir tenté la traversée du Rio Grande au péril de leur vie. «Sans crédits supplémentaires, à moins de prendre des mesures extraordinaires, les agences ne disposeront pas des ressources suffisantes pour répondre à la situation de façon appropriée», a insisté la Maison-Blanche.

Car sur le terrain, les besoins sont colossaux. Depuis le mois d’octobre, pas moins de 52.000 sans-papiers mineurs venus seuls, surtout d’Amérique centrale (Guatemala, Honduras, Salvador), ont été interpellés à la frontière entre le Mexique et les États-Unis. Sans compter les milliers d’autres arrêtés en compagnie de leurs proches. Le phénomène est loin d’être nouveau, mais les chiffres ont doublé par rapport à l’an dernier. Au total, plus de 90.000 enfants pourraient être interpellés cette année, soit 15 fois plus qu’en 2011, selon une note officielle.

Ces enfants, parfois âgés de 3 ou 4 ans seulement, arrivent affamés, déshydratés, après un périple de plusieurs milliers de kilomètres. Ils se retrouvent dans «des conditions terribles», «n’ont pas de lit et dorment par terre», déplore auprès de l’AFP Domingo Gonzalo, membre de l’association Campaña Fronteriza qui oeuvre au Texas. La Croix-Rouge américaine a même dû venir en aide aux autorités en fournissant des couvertures et des kits d’hygiène pour les jeunes détenus, tandis que des bases militaires sont transformées en centres d’accueil d’urgence, en Californie ou au Texas.

Un hangar faisant office de centre de détention, en Arizona.

Le message pro-immigration du président, principal coupable selon les républicains

Parmi ces mineurs, beaucoup fuient la pauvreté, la violence liée au narcotrafic de leur pays. L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, citée par les Los Angeles Times, rappelle que ces mineurs ne s’exilent pas seulement aux Etats-Unis: ils cherchent aussi à atteindre d’autres pays comme le Mexique, le Costa Rica ou le Nicaragua. Mais s’ils affluent à la frontière américaine, c’est que beaucoup disent être venus profiter d’une «nouvelle» loi qui leur donnerait des «permisos», des permis de séjour pour mineurs, une rumeur qui se répand depuis des mois dans ces pays d’Amérique centrale, à en croire des migrants interrogés par le New York Times. Rumeur alimentée par les passeurs qui profitent de ce trafic.

Pour les républicains toutefois, le principal responsable de cet afflux massif s’appelle Barack Obama: avec son message pro-immigration, il a selon eux donné des espoirs aux jeunes clandestins. La reforme que défend le président prévoit en effet de faciliter un peu l’accès à la nationalité pour les enfants sans-papiers, contre un renforcement du contrôle de la frontière mexicaine. «Apparemment, on se passe le mot qu’une fois appréhendé par les agents à la frontière, grâce au laxisme de cette administration, on ne sera jamais expulsé», accuse ainsi le représentant républicain Bob Goodlatte.

Le gouverneur du Texas Rick Perry estime que cette «crise humanitaire» menace la sécurité intérieure du pays. «La bonne décision est de mon point de vue d’expulser immédiatement» ces enfants. Comme l’a rappelé sur CNN un élu démocrate du Texas, Henry Cuellar, «si vous êtes Mexicain, vous êtes renvoyés (…) mais si vous venez d’un pays qui n’est pas frontalier avec les Etats-Unis comme les pays d’Amérique centrale, alors la loi dit que vous devez être pris en charge par les services fédéraux de la Santé et qu’ils vont vous placer» dans un centre d’accueil ou une famille. Or pour le républicain Rick Perry, «leur permettre de rester ne fera qu’encourager le prochain groupe à entreprendre ce très dangereux voyage».

Obama, qui doit se rendre au Texas mercredi pour s’entretenir avec Rick Perry, a fait de la réforme de l’immigration un chantier majeur de son deuxième mandat. Se heurtant au blocage de la chambre des représentants dominée par les républicains, il s’est engagé à agir par décret pour faire avancer les choses. Dans son camp, on affirme qu’il ne faut pas faire d’amalgame entre ce qui se passe en ce moment à la frontière et l’urgence d’une réforme migratoire, qui ne régulariserait que certaines personnes arrivées avant 2011. Les démocrates rappellent aussi que leur plan prévoyait la construction de centaines de kilomètres de nouvelles barrières frontalières et le renforcement du nombre de policiers.

Visiblement dépassée par l’ampleur du phénomène, l’administration Obama répète que la plupart de ces enfants clandestins ne seront pas autorisés à rester dans le pays. Le président s’est même adressé aux parents d’Amérique centrale le mois dernier dans une interview télévisée: «Notre message est sans équivoque: n’envoyez pas vos enfants seuls, sur des trains ou par des passeurs», a-t-il déclaré sur la chaîne américaine ABC (vidéo ci-dessous). «S’ils réussissent à arriver ici, ils seront renvoyés. Mais surtout, ils risquent de ne pas arriver». Malgré ses efforts, des centaines de mineurs clandestins continuent de gagner la frontière chaque jour.

Voir encore:

Why The Times Published a Photo of Drowned Migrants

We asked top editors about the decision-making process: “These are not easy images to use.”

Lara Takenaga
The New Yort Times
June 26, 2019

After The Times published a haunting photo this week of two migrants, a father and his young daughter, who had drowned in the Rio Grande, many readers said they appreciated the attention it brought to the national conversation around immigration.

Some have questioned the decision, however.

“I understand that the photograph you have with your story is meant to somehow transmit a message, perhaps convey pain and trauma, make us feel shame and sadness, and thereby ignite change,” one reader commented on the article accompanying the image. “But somehow I also find it a thoroughly humiliating (disrespectful) photograph, too.”

To give readers insight into our editorial process, we asked several top editors how The Times decided to run the photo.

At least a dozen editors discussed the image, which came from The Associated Press, at length on Tuesday after seeing it on social media. Once the photo’s legitimacy had been verified, editors decided to publish it online that evening with an article that reported on the victims, Óscar Alberto Martínez Ramírez and his 23-month-old daughter, Valeria, and explained the image’s significance in the immigration debate. The photo appeared prominently on The Times’s front page on Wednesday.

Beth Flynn, our deputy photo editor, said the editors decided to run the image because it bore witness to what is happening at the border between the United States and Mexico right now.

“It’s important for our readers to see and understand that,” she said.

The photo reminded the editors of other powerful images, including the photo of a 3-year-old Syrian boy, Aylan Kurdi, whose body washed ashore in Turkey, that have brought world tragedies into greater focus and humanized the victims, said Tom Jolly, the associate masthead editor who oversees The Times’s print operations.

Among the questions the editors discussed were whether prominent use of the image on the front page would be seen as gratuitous (they decided it wasn’t) and whether it added important context to our coverage of the border, Ms. Flynn said. While The Times has written about migrants who died attempting to cross the Rio Grande, there have not been images of that plight. This photo “has such impact” as a result, Ms. Flynn said.

They also considered whether they would feel the same about the photo if it showed two white Americans.

“In this case, after an almost two-hour conversation involving people with different backgrounds and perspectives, we felt that yes, this photo was an iconic moment that represented something bigger than just the image itself,” Mr. Jolly said.

One concern about running the photo at the top of the front page was whether it would give the appearance of The Times making a political statement, Mr. Jolly said. But the editors were confident that the image stood on its own, reflecting the perils migrants on the border face, not a position on the issue of immigration.

There are some places the photo hasn’t appeared: The Times has a longstanding policy of not using graphic images in social media posts, except in extremely rare circumstances.

“It’s one thing to feature graphic photos on the homescreen or in an article,” Cynthia Collins, our off-platform editor, said. “It’s quite another thing to serve a graphic image in tweets and Facebook posts that can appear in the newsfeeds of people who didn’t deliberately seek out the news and editorial judgment of The New York Times.”

After readers criticized a photo of dead bodies that ran with a January article about an attack in Nairobi, Kenya, top editors in our photo department compiled internal guidelines for the publication of graphic or sensitive photos. Phil Corbett, our standards editor, summarized them for us:

  • Editors are advised to take enough time to discuss such a decision thoroughly, and to consult high-ranking editors as needed.

  • They should consider a series of questions and factors, including the newsworthiness of the event; how crucial the photo is to telling the story; the likely impact on loved ones, survivors and the community affected; and whether our judgment would be the same regardless of who the victims were or where the events occurred.

The conversations are never taken lightly.

“These are not easy images to use,” Mr. Jolly said. “They’re as difficult for us to look at as anyone. We do not do it without a tremendous amount of thought.”

Voir de plus:

An Expert on Concentration Camps Says That’s Exactly What the U.S. Is Running at the Border

« Things can be concentration camps without being Dachau or Auschwitz. »

New Tent Camps Go Up In West Texas For Migrant Children Separated From Parents

Joe RaedleGetty Images

Surely, the United States of America could not operate concentration camps. In the American consciousness, the term is synonymous with the Nazi death machines across the European continent that the Allies began the process of dismantling 75 years ago this month. But while the world-historical horrors of the Holocaust are unmatched, they are only the most extreme and inhuman manifestation of a concentration-camp system—which, according to Andrea Pitzer, author of One Long Night: A Global History of Concentration Camps, has a more global definition. There have been concentration camps in France, South Africa, Cuba, the Soviet Union, and—with Japanese internment—the United States. In fact, she contends we are operating such a system right now in response to a very real spike in arrivals at our southern border.

“We have what I would call a concentration camp system,” Pitzer says, “and the definition of that in my book is, mass detention of civilians without trial.”

Historians use a broader definition of concentration camps, as well.

« What’s required is a little bit of demystification of it, » says Waitman Wade Beorn, a Holocaust and genocide studies historian and a lecturer at the University of Virginia. « Things can be concentration camps without being Dachau or Auschwitz. Concentration camps in general have always been designed—at the most basic level—to separate one group of people from another group. Usually, because the majority group, or the creators of the camp, deem the people they’re putting in it to be dangerous or undesirable in some way. »

« Things can be concentration camps without being Dachau or Auschwitz. »

Not every concentration camp is a death camp—in fact, their primary purpose is rarely extermination, and never in the beginning. Often, much of the death and suffering is a result of insufficient resources, overcrowding, and deteriorating conditions. So far, 24 people have died in the custody of Immigration and Customs Enforcement under the Trump administration, while six children have died in the care of other agencies since September. Systems like these have emerged across the world for well over 100 years, and they’ve been established by putative liberal democracies—as with Britain’s camps in South Africa during the Boer War—as well as authoritarian states like Nazi Germany or the Soviet Union. Camps set up with one aim can be repurposed by new regimes, often with devastating consequences.

History is banging down the door this week with the news the Trump administration will use Fort Sill, an Oklahoma military base that was used to detain Japanese-Americans during World War II, to house 1,400 unaccompanied migrant children captured at the border. Japanese internment certainly constituted a concentration-camp system, and the echoes of the past are growing louder. Of course, the Obama administration temporarily housed migrants at military bases, including Fort Sill, for four months in 2014, built many of the newer facilities to house migrants, and pioneered some of the tactics the Trump administration is now using to try to manage the situation at the border.

Roll call is taken by the army at Japanese internment camp, Tule Lake, CA.

Roll call is taken by the army at a Japanese-American internment camp during World War II in Tule Lake, CA in 1944.

Carl MydansGetty Images

The government of the United States would never call the sprawling network of facilities now in use across many states « concentration camps, » of course. They’re referred to as « federal migrant shelters » or « temporary shelters for unaccompanied minors » or « detainment facilities » or the like. (The initial processing facilities are run by Border Patrol, and the system is primarily administered to by the Department of Homeland Security. Many adults are transferred to ICE, which now detains more than 52,000 people across 200 facilities on any given day—a record high. Unaccompanied minors are transferred to Department of Health and Human Services custody.) But by Pitzer’s measure, the system at the southern border first set up by the Bill Clinton administration, built on by Barack Obama’s government, and brought into extreme and perilous new territory by Donald Trump and his allies does qualify. Two historians who specialize in the area largely agree.


Many of the people housed in these facilities are not « illegal » immigrants. If you present yourself at the border seeking asylum, you have a legal right to a hearing under domestic and international law. They are, in another formulation, refugees—civilian non-combatants who have not committed a crime, and who say they are fleeing violence and persecution. Yet these human beings, who mostly hail from Central America’s Northern Triangle of Honduras, Guatemala, and El Salvador—a region ravaged by gang violence and poverty and corruption and what increasingly appears to be some of the first forced migrations due to climate change—are being detained on what increasingly seems to be an indefinite basis.

Meanwhile, the Trump administration continually seeks new ways to stop people from applying for asylum, and to discourage others from attempting to. The current regime has sought to restrict the asylum criteria to exclude the exact issues, like gang or domestic violence, that these desperate people often cite for why they fled their homes. The administration has sought to introduce application fees and work-permit restraints. They have tried to prohibit migrants from seeking asylum « if they have resided in a country other than their own before coming to the U.S., » which would essentially eliminate anyone who traveled to the border through Mexico. Much of this has been struck down in federal court.

But most prominently, Trump’s Department of Homeland Security has used « metering » at the border, where migrants are forced to wait for days or weeks on the Mexican side—often sleeping in makeshift shelters or fully exposed to the elements—until they are allowed across border checkpoints to make their asylum claims and be processed. That processing system is overwhelmed, and the Obama administration also used metering at various points, but it remains unclear whether the wait times need to be as long as they are. (DHS did not respond to a request for comment.) There are no guarantees on how long migrants will have to wait, and so they’ve increasingly turned to crossing illegally between checkpoints—which constitutes « illegal entry, » a misdemeanor—in order to present themselves for asylum. This criminalizes them, and the Trump administration tried to make illegal entry a disqualifier for asylum claims. The overall effort appears to be to make it as difficult as possible to get a hearing to adjudicate those claims, raising the specter that people can be detained longer or indefinitely.

All this has been achieved through two mechanisms: militarization and dehumanization. In her book, Pitzer describes camps as “a deliberate choice to inject the framework of war into society itself. » These kinds of detention camps are a military endeavor: they are defensible in wartime, when enemy combatants must be detained, often for long periods without trial. They were a hallmark of World War I Europe. But inserting them into civil society, and using them to house civilians, is a materially different proposition. You are revoking the human and civil rights of non-combatants without legal justification.

USA - Immigration Detention Center in Nogales

A migrant family sits inside an Immigration Detention Center in Nogales after they were detained by border patrol agents.

J.Emilio FloresGetty Images

« In the origins of the camps, it’s tied to the idea of martial law, » says Jonathan Hyslop, author of « The Invention of the Concentration Camp: Cuba, Southern Africa and the Philippines, 1896–1907, » and a professor of sociology and anthropology at Colgate University. « I mean, all four of the early instances—Americans in the Philippines, Spanish in Cuba, and British in South Africa, and Germans in Southwest Africa—they’re all essentially overriding any sense of rights of the civilian population. And the idea is that you’re able to suspend normal law because it’s a war situation. »

This pairs well with the rhetoric that Trump deploys to justify the system and his unconstitutional power grabs, like the phony « national emergency »: he describes the influx of asylum-seekers and other migrants as an « invasion, » language his allies are mirroring with increasing extremism. If you’re defending yourself from an invasion, anything is defensible.

That goes hand-in-hand with the strategy of dehumanization. For decades, the right has referred to undocumented immigrants as « illegals, » stripping them of any identity beyond an immigration status. Trump kicked off his formal political career by characterizing Hispanic immigrants as « rapists » and « drug-dealers » and « criminals, » never once sharing, say, the story of a woman who came here with her son fleeing a gang’s threats. It is always MS-13 and strong, scary young men. There’s talk of « animals » and monsters, and suddenly anything is justifiable. In fact, it must be done. Trump’s supporters have noticed. At a recent rally, someone in the crowd screamed out that people arriving at the border should be shot. In response, the president cracked a « joke. »

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Trump’s rhetoric about the border has served the purpose of militarizing the system and dehumanizing its subjects.

SAUL LOEBGetty Images

« It’s important here to look at the language that people are using, » Hyslop says. « As soon as you get people comparing other groups to animals or insects, or using language about advancing hordes, and we’re being overrun and flooded and this sort of thing, it’s creating the sense of this enormous threat. And that makes it much easier to sell to people on the idea we’ve got to do something drastic to control this population which going to destroy us. »

In a grotesque formulation of the chicken-and-the-egg conundrum, housing people in these camps furthers their dehumanization.

« There’s this crystallization that happens, » Pitzer says. « The longer they’re there, the worse conditions get. That’s just a universal of camps. They’re overcrowded. We already know from reports that they don’t have enough beds for the numbers that they have. As you see mental health crises and contagious diseases begin to set in, they’ll work to manage the worst of it. [But] then there will be the ability to tag these people as diseased, even if we created [those conditions]. Then we, by creating the camps, try to turn that population into the false image that we [used] to put them in the camps to start with. Over time, the camps will turn those people into what Trump was already saying they are. »

Spanish Refugees At The Camp In Perthus, France 1939

Spanish Republican refugees are held at a concentration camp in Perthus, France, in 1939. Tens of thousands fled the Spanish civil war and were kept in French camps, which were turned over to the Nazis when France fell a few years later.

Keystone-FranceGetty Images

Make no mistake: the conditions are in decline. When I went down to see the detention facility in McAllen, Texas, last summer at the height of the « zero-tolerance » policy that led inevitably to family separation, Border Patrol agents were by all appearances doing the very best they could with limited resources. That includes the facilities themselves, which at that point were mostly built—by the Clinton administration in the ’90s—to house single adult males who were crossing the border illegally to find work. By that point, Border Patrol was already forced to use them to hold families and other asylum-seekers, and agents told me the situation was untenable. They lacked requisite staff with the training to care for young children, and overcrowding was already an issue.

But according to a report from Trump’s own government—specifically, the inspector general for the Department of Homeland Security—the situation has deteriorated significantly even since then. The facilities are overcrowded, underfunded, and perhaps at a perilous inflection point. It found adult detainees are « being held in ‘standing-room-only conditions’ for days or weeks at a border patrol facility in Texas, » Reuters reports. But it gets worse.

Single adults were held in cells designed for one-fifth as many detainees as were housed there and were wearing soiled clothing for days or weeks with limited access to showers, the report said. Pictures published with the report show women packed tightly together in a holding cell.

“We also observed detainees standing on toilets in the cells to make room and gain breathing space, thus limiting access to toilets,” the watchdog wrote.

This was at Paso del Norte, a facility near El Paso, which has a stated capacity of 125 detainees. But when DHS inspectors visited, it was holding 900. For a period, Border Patrol tried housing migrants in cage under a nearby bridge. It was ultimately scrapped amid public outcry. When migrants and asylum-seekers are transferred to ICE, things can get worse. Queer and trans migrants face exceptionally harsh treatment, with reports of high levels of physical and sexual abuse, and the use of solitary confinementconsidered torture by many psychologists—is widespread. As a reminder, by DHS’s own assertion, these detainments are civil, not criminal, and are not meant to be punitive in the way of a prison. Many of these people have not even been accused of a crime.

U.S. Customs And Border Protection Agency Holding Detained Migrants Under Bridge In El Paso

Migrants awaiting processing are held in temporary fencing underneath the Paso Del Norte Bridge on March 28, 2019 in El Paso, Texas.

Christ ChavezGetty Images

Again: these are inhuman conditions, and crystalize the dehumanization. So, too, does the Trump administration’s decision, reported by The Washington Post, to cancel classes, recreational programs, and even legal aid for the children held at facilities for unaccompanied minors. Why should these kids get to play soccer or learn English? Why should they get legal assistance? They’re detainees.

The administration is citing « budget pressures » related to what is undoubtedly a dramatic spike in arrivals at the border last month: 144,000 people were detained in May. It remains unclear how much of this is tied to the Trump administration’s border policies, like metering, which have severely slowed the process of declaring oneself for asylum and left people camped on the Mexican border for days or weeks after a thousand-mile trek through Mexico. Or Trump’s recent all-out push to seize money for a border wall and declare « we’re closed, » which some speculate led to a surge of people trying to get over the line before that happened.

It’s also in dispute how many of these people actually need to be detained. Vox‘s Dara Lind suggests releasing migrants from Guatemala or Honduras isn’t straightforward as « many newly arrived asylum seekers aren’t familiar with the US, often speak neither English nor Spanish, and may not have appropriate clothing or funds for bus fare. » But release with ankle bracelets has proven very effective as an alternative to detention: 99 percent of immigrants enrolled in one such program showed up for their court dates, though ICE claims it’s less effective when someone is set to be deported. Those subjected to the bracelets say they are uncomfortable and demeaning, but it’s better than stuffing a detention cell to five-times capacity. Unless, of course, that’s exactly what you want to happen.

« Over time, the camps will turn those people into what Trump was already saying they are. »

« At one point, [the administration] said that they were intentionally trying to split up families and make conditions unpleasant, so the people wouldn’t come to the U.S., » Beorn, from UVA, says. « If you’re doing that, then that’s not a prison. That’s not a holding area or a waiting area. That’s a policy. I would argue, at least in the way that [the camps are] being used now, a significant portion of the mentality is [tied to] who the [detainees] are rather than what they did.

« If these were Canadians flooding across the border, would they be treated in the same manner as the people from Mexico and from Central and South America? If the answer is yes, theoretically, then I would consider these places to be perhaps better described as transit camps or prison camps. But I suspect that’s not how they’d be treated, which then makes it much more about who the people are that you’re detaining, rather than what they did. The Canadian would have crossed the border just as illegally as the Mexican, but my suspicion is, would be treated in a different way. »


It was the revelation about school and soccer cuts that led Pitzer to fire off a tweet thread this week outlining the similarities between the U.S. camp system and those of other countries. The first examples of a concentration camp, in the modern sense, come from Cuba in the 1890s and South Africa during the Second Boer War.

« What those camps had in common with what’s going on today is they involved the wholesale detention of families, separate or together, » Pitzer says. « There was very little in the way of targeted violence. Instead, people died from poor planning, overloaded facilities and unwillingness to reverse policy, even when it became apparent the policy wasn’t working, inability to get medical care to detainees, poor food quality, contagious diseases, showing up in an environment where it became almost impossible to get control of them.

Boer War Camp

A camp for British prisoners of war during the Boer War.

Van HoepenGetty Images

« The point is that you don’t have to intend to kill everybody. When people hear the phrase ‘Oh, there’s concentration camps on the southern border,’ they think, ‘Oh, it’s not Auschwitz.’ Of course, it’s not those things, each camp system is different. But you don’t have to intend to kill everyone to have really bad outcomes. In Cuba, well over 100,000 civilians died in these camps in just a period of a couple years. In Southern Africa during the Boer War, fatalities went into the tens of thousands. And the overwhelming majority of them were children. Fatalities in the camps ended up being more than twice the combat fatalities from the war itself. »

In-custody deaths have not reached their peak of a reported 32 people in 2004, but the current situation seems to be deteriorating. In just the last two weeks, three adults have died. And the Trump administration has not readily reported fatalities to the public. There could be more.

« There’s usually this crisis period that a camp system either survives or doesn’t survive in the first three or four years. If it goes past that length of time, they tend to continue for a really long time. And I think we have entered that crisis period. I don’t yet know if we’re out of it. »

Camps often begin in wartime or a crisis point, and on a relatively small scale. There are then some in positions of power who want to escalate the program for political purposes, but who receive pushback from others in the regime. There’s then a power struggle, and if the escalationists prevail over the other bureaucrats—as they appear to have here, with the supremacy of Stephen Miller over (the reliably pliant but less extreme) Kirstjen Nielsen—the camps will continue and grow. Almost by definition, the conditions will deteriorate, even despite the best intentions of those on the ground.

« It’s a negative trajectory in at least two ways, » Beorn says. « One, I feel like these policies can snowball. We’ve already seen unintended consequences. If we follow the thread of the children, for example, the government wanted to make things more annoying, more painful. So they decided, We’re going to separate the children from the families. But there was no infrastructure in place for that. You already have a scenario where even if you have the best intentions, the infrastructure doesn’t exist to support it. That’s a consequence of policy that hasn’t been thought through. As you see the population begin to massively increase over time, you do start to see conditions diminishing.

« The second piece is that the longer you establish this sort of extralegal, extrajudicial, somewhat-invisible no-man’s land, the more you allow potentially a culture of abuse to develop within that place. Because the people who tend to become more violent, more prejudiced, whatever, have more and more free rein for that to become sort of the accepted behavior. Then, that also becomes a new norm that can spread throughout the system. There is sort of an escalation of individual initiative in violence. As it becomes clear that that is acceptable, then you have a self-fulfilling prophecy or a positive feedback loop that just keeps radicalizing the treatment as the policy itself becomes radicalizing. »

And for a variety of reasons, these facilities are incredibly hard to close. « Unless there’s some really decisive turn away, we’re going to be looking at having these camps for a long time, » Pitzer says. It’s particularly hard to engineer a decisive turn because these facilities are often remote, and hard to protest. They are not top-of-mind for most citizens, with plenty of other issues on the table. When Trump first instituted the Muslim Ban—now considered, in its third iteration, to be Definitely Not a Muslim Ban by the Supreme Court—there were mass demonstrations at U.S. airports because they were readily accessible by concerned citizens. These camps are not so easily reached, and that’s a problem.

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Migrants board buses to take them to shelters after being released from migration detention as construction of a new migrant processing facility is underway at the Customs and Border Protection – El Paso Border Patrol Station on the east side of El Paso on April 28, 2019.

PAUL RATJEGetty Images

« The more authoritarian the regime is, and the more people allow governments to get away with doing this sort of thing politically, the worse the conditions are likely to get, » Hyslop says. « So, a lot of it depends on how much pushback there is. But when you get a totally authoritarian regime like Stalin’s regime in the Soviet Union, there’s no control, or no countervailing force, the state can do what it likes, and certainly things will then tend to break down.

« It’s more of a political question, really. Are people prepared to tolerate the deteriorating conditions? And if public opinion isn’t effective in a liberal democratic situation, things can still get pretty bad. »

Almost regardless, the camps will be difficult to dismantle by their very nature—that extrajudicial « no-man’s land » Beorn mentioned. The prison at Guantanamo Bay is a perfect example. It began in the early 1990s as a refugee camp for people fleeing Haiti and Cuba. The conditions were bad and legally questionable, Pitzer found, and eventually the courts stepped in to grant detainees some rights. In the process, however, they granted the camps tacit legitimacy—they were allowed to continue with the approval of the judiciary.

Suddenly, they were enshrined in the law as a kind of gray area where detainees did not enjoy full human rights. That is actually why it was chosen by the Bush administration to house terror suspects: it was already rubber-stamped as a site for indefinite detention. By the time President Obama came into office with promises to close it, he found the task incredibly difficult, because it had been ingrained in the various institutions and branches of American constitutional government. He could not get rid of it. As courts continue to rule on the border camp system, the same issues are likely to take hold.

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Border agents detain a group of migrants.

Getty Images

Another issue is that these camp systems, no matter where they are in the world, tend to fall victim to expanding criteria. The longer they stay open, the more reasons a government finds to put people in them. That’s particularly true if a new regime takes control of an existing system, as the Trump administration did with ours. The mass detention of asylum-seekers—who, again, have legal rights—on this scale is an expansion of the criteria from « illegal » immigrants, who were the main class of detainee in the ’90s and early 2000s. Asylum seekers, particularly unaccompanied minors, began arriving in huge numbers and were detained under the Obama administration. But there has been an escalation, both because of a deteriorating situation in the Northern Triangle and the Trump administration’s attempts to deter any and all migration. There is reason to believe the criteria will continue to expand.

« We have border patrol agents that are sometimes arresting U.S. citizens, » Pitzer says. « That’s still very much a fringe activity. That doesn’t seem to be a dedicated priority right now, but it’s happening often enough. And they’re held, sometimes, for three or four days. Even when there are clear reasons that people should be let go, that they have proof of their identity, you’re seeing these detentions. You do start to worry about people who have legally immigrated and have finished paperwork, and maybe are naturalized. You worry about green-card holders. »

In most cases, these camps are not closed by the executive or the judiciary or even the legislature. It usually requires external intervention. (See: D-Day) That obviously will not be an option when it comes to the most powerful country in the history of the world, a country which, while it would never call them that, and would be loathe to admit it, is now running a system at the southern border that is rapidly coming to resemble the concentration camps that have sprung up all over the world in the last century. Every system is different. They don’t always end in death machines. But they never end well.

« Let’s say there’s 20 hurdles that we have to get over before we get to someplace really, really, really bad, » Pitzer says. « I think we’ve knocked 10 of them down. »

Voir encore:
‘Some Suburb of Hell’: America’s New Concentration Camp System

Andrea Pitzer
New York review of books
June 21, 2019
Paul J. Richards/AFP/Getty Images

Barbed wire, fences, and security cameras surrounding a tent city constructed in 2007 to house undocumented immigrants in Raymondville, Texas

On Monday, New York Congresswoman Alexandria Ocasio-Cortez referred to US border detention facilities as “concentration camps,” spurring a backlash in which critics accused her of demeaning the memory of those who died in the Holocaust. Debates raged over a label for what is happening along the southern border and grew louder as the week rolled on. But even this back-and-forth over naming the camps has been a recurrent feature in the mass detention of civilians ever since its inception, a history that long predates the Holocaust.

At the heart of such policy is a question: What does a country owe desperate people whom it does not consider to be its citizens? The twentieth century posed this question to the world just as the shadow of global conflict threatened for the second time in less than three decades. The dominant response was silence, and the doctrine of absolute national sovereignty meant that what a state did to people under its control, within its borders, was nobody else’s business. After the harrowing toll of the Holocaust with the murder of millions, the world revisited its answer, deciding that perhaps something was owed to those in mortal danger. From the Fourth Geneva Convention protecting civilians in 1949 to the 1989 Convention on the Rights of the Child, the international community established humanitarian obligations toward the most vulnerable that apply, at least in theory, to all nations.

The twenty-first century is unraveling that response. Countries are rejecting existing obligations and meeting asylum seekers with walls and fences, from detainees fleeing persecution who were sent by Australia to third-party detention in the brutal offshore camps of Manus and Nauru to razor-wire barriers blocking Syrian refugees from entering Hungary. While some nations, such as Germany, wrestle with how to integrate refugees into their labor force—more and more have become resistant to letting them in at all. The latest location of this unwinding is along the southern border of the United States.

So far, American citizens have gotten only glimpses of the conditions in the border camps that have been opened in their name. In the month of May, Customs and Border Protection reported a total of 132,887 migrants who were apprehended or turned themselves in between ports of entry along the southwest border, an increase of 34 percent from April alone. Upon apprehension, these migrants are temporarily detained by Border Patrol, and once their claims are processed, they are either released or handed over to ICE for longer-term detention. Yet Border Patrol itself is currently holding about 15,000 people, nearly four times what government officials consider to be this enforcement arm’s detention capacity.

On June 12, the Department of Health and Human Services announced that Fort Sill, an Army post that hosted a World War II internment camp for detainees of Japanese descent, will now be repurposed to detain migrant children. In total, HHS reports that it is currently holding some 12,000 minors. Current law limits detention of minors to twenty days, though Senator Lindsey Graham has proposed expanding the court-ordered limit to 100 days. Since the post is on federal land, it will be exempt from state child welfare inspections.

In addition to the total of detainees held by Border Patrol, an even higher number is detained at centers around the country by the Immigration and Customs Enforcement agency: on a typical day at the beginning of this month, ICE was detaining more than 52,500 migrants. The family separation policy outraged the public in the 2018, but despite legal challenges, it never fully ended. Less publicized have been the deaths of twenty-four adults in ICE custody since the beginning of the Trump administration; in addition, six children between the ages of two and sixteen have died in federal custody over the last several months. It’s not clear whether there have been other deaths that have gone unreported.

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Migrants at a makeshift Customs and Border Protection detention center, El Paso, Texas, March 27, 2019

Conditions for detainees have not been improving. At the end of May, a Department of Homeland Security inspector general found nearly 900 migrants at a Texas shelter built for a capacity of 125 people. On June 11, a university professor spotted at least 100 men behind chain-link fences near the Paso del Norte Bridge in El Paso, Texas. Those detainees reported sitting outside for weeks in temperatures that soared above 100 degrees. Taylor Levy, an El Paso immigration lawyer, described going into one facility and finding “a suicidal four-year-old whose face was covered in bloody, self-inflicted scratches… Another young child had to be restrained by his mother because he kept running full-speed into metal lockers. He was covered in bruises.”

If deciding what to do about the growing numbers of adults and children seeking refuge in the US relies on complex humanitarian policies and international laws, in which most Americans don’t take a deep interest, a simpler question also presents itself: What exactly are these camps that the Trump administration has opened, and where is this program of mass detention headed?

Even with incomplete information about what’s happening along the border today and what the government plans for these camps, history points to some conclusions about their future. Mass detention without trial earned a new name and a specific identity at the end of the nineteenth century. The labels then adopted for the practice were “reconcentración” and “concentration camps”—places of forced relocation of civilians into detention on the basis of group identity.

Other kinds of group detention had appeared much earlier in North American history. The US government drove Native Americans from their homelands into prescribed exile, with death and detention in transit camps along the way. Some Spanish mission systems in the Americas had accomplished similar ends by seizing land and pressing indigenous people into forced labor. During the 245 years when slavery was legal in the US, detention was one of its essential features.

Concentration camps, however, don’t typically result from the theft of land, as happened with Native Americans, or owning human beings in a system of forced labor, as in the slave trade. Exile, theft, and forced labor can come later, but in the beginning, detention itself is usually the point of concentration camps. By the end of the nineteenth century, the mass production of barbed wire and machines guns made this kind of detention possible and practical in ways it never had been before.

Under Spanish rule in 1896, the governor-general of Cuba instituted camps in order to clear rebel-held regions during an uprising, despite his predecessor’s written refusal “as the representative of a civilized nation, to be the first to give the example of cruelty and intransigence” that such detention would represent. After women and children began dying in vast numbers behind barbed wire because there had been little planning for shelter and even less for food, US President William McKinley made his call to war before Congress. He spoke against the policy of reconcentración, calling it warfare by uncivilized means. “It was extermination,” McKinley said. “The only peace it could beget was that of the wilderness and the grave.” Without full records, the Cuban death toll can only be estimated, but a consensus puts it in the neighborhood of 150,000, more than 10 percent of the island’s prewar population.

Today, we remember the sinking of the USS Maine as the spark that ignited the Spanish-American War. But war correspondent George Kennan (cousin of the more famous diplomat) believed that “it was the suffering of the reconcentrados, more, perhaps, than any other one thing that brought about the intervention of the United States.” On April 25, 1898, Congress declared war. Two weeks later, US Marines landed at Fisherman’s Point on the windward side of the entrance to Guantánamo Bay in Cuba. After a grim, week-long fight, the Marines took the hill. It became a naval base, and the United States has never left that patch of land.

As part of the larger victory, the US inherited the Philippines. The world’s newest imperial power also inherited a rebellion. Following a massacre of American troops at Balangiga in September 1901, during the third year of the conflict, the US established its own concentration camp system. Detainees, mostly women and children, were forced into squalid conditions that one American soldier described in a letter to a US senator as “some suburb of hell.” In the space of only four months, more than 11,000 Filipinos are believed to have died in these noxious camps.

Meanwhile, in southern Africa in 1900, the British had opened their own camps during their battle with descendants of Dutch settlers in the second Boer War. British soldiers filled tent cities with Boer women and children, and the military authorities called them refugee camps. Future Prime Minister David Lloyd George took offense at that name, noting in Parliament: “There is no greater delusion in the mind of any man than to apply the term ‘refugee’ to these camps. They are not refugee camps. They are camps of concentration.” Contemporary observers compared them to the Cuban camps, and criticized their deliberate cruelty. The Bishop of Hereford wrote to The Times of London in 1901, asking: “Are we reduced to such a depth of impotence that our Government can do nothing to stop such a holocaust of child-life?”

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A mother and child in a concentration camp built by the British to hold civilians during the Second Boer War, South Africa, 1901–1902

Maggoty meat rations and polluted water supplies joined outbreaks of contagious diseases amid crowded and unhealthy conditions in the Boer camps. More than 27,000 detainees are thought to have died there, nearly 80 percent of them children. The British had opened camps for black Africans as well, in which at least 14,000 detainees died—the real number is probably much higher. Aside from protests made by some missionaries, the deaths of indigenous black Africans did not inspire much public outrage. Much of the history of the suffering in these camps has been lost.

These early experiments with concentration camps took place on the periphery of imperial power, but accounts of them nevertheless made their way into newspapers and reports in many nations. As a result, the very idea of them came to be seen as barbaric. By the end of the first decade of the twentieth century, the first camp systems had all been closed, and concentration camps had nearly vanished as an institution. Within months of the outbreak of World War I, though, they would be resurrected—this time rising not at the margins but in the centers of power. Between 1914 and 1918, camps were constructed on an unprecedented scale across six continents. In their time, these camps were commonly called concentration camps, though today they are often referred to by the more anodyne term “internment.”

Those World War I detainees were, for the most part, foreigners—or, in legalese, aliens—and recent anti-immigration legislation in several countries had deliberately limited their rights. The Daily Mail denounced aliens left at liberty once they had registered with their local police department, demanding, “Does signing his name take the malice out of a man?” The Scottish Field was more direct, asking, “Do Germans have souls?” That these civilian detainees were no threat to Britain did not keep them from being demonized, shouted at, and spat upon as they were paraded past hostile crowds in cities like London.

Though a small number of people were shot in riots in these camps, and hunger became a serious issue as the conflict dragged on, World War I internment would present a new, non-lethal face for the camps, normalizing detention. Even after the war, new camps sprang up from Spain to Hungary and Cuba, providing an improvised “solution” for everything from vagrancy to anxieties over the presence of Jewish foreigners.

Some of these camps were clearly not safe for those interned. Local camps appeared in Tulsa, Oklahoma, in 1921, after a white mob burned down a black neighborhood and detained African-American survivors. In Bolshevik Russia, the first concentration camps preceded the formation of the Soviet Union in 1922 and planted seeds for the brutal Gulag system that became official near the end of the USSR’s first decade. While some kinds of camps were understood to be harsher, after World War I their proliferation did not initially disturb public opinion. They had yet to take on their worst incarnations.

In 1933, barely more than a month after Hitler was appointed chancellor, the Nazis’ first, impromptu camp opened in the town of Nohra in central Germany to hold political opponents. Detainees at Nohra were allowed to vote at a local precinct in the elections of March 5, 1933, resulting in a surge of Communist ballots in the tiny town. Locking up groups of civilians without trial had become accepted. Only the later realization of the horrors of the Nazi death camps would break the default assumption by governments and the public that concentration camps could and should be a simple way to manage populations seen as a threat.

However, the staggering death toll of the Nazi extermination camp system—which was created mid-war and stood almost entirely separate from the concentration camps in existence since 1933—led to another result: a strange kind of erasure. In the decades that followed World War II, the term “concentration camp” came to stand only for Auschwitz and other extermination camps. It was no longer applied to the kind of extrajudicial detention it had denoted for generations. The many earlier camps that had made the rise of Auschwitz possible largely vanished from public memory.

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A US Marine walking the outer perimeter of Camp X-Ray, Guantánamo Bay, Cuba, 2002

It is not necessary, however, to step back a full century in American history to find camps with links to what is happening on the US border today. Detention at Guantánamo began in the 1990s, when Haitian and Cuban immigrants whom the government wanted to keep out of the United States were housed there in waves over a four-year period—years before the “war on terror” and the US policy of rendition of suspected “enemy combatants” made Camps Delta, X-Ray, and Echo notorious. Tens of thousands of Haitians fleeing instability at home were picked up at sea and diverted to the Cuban base, to limit their legal right to apply for asylum. The court cases and battles over the suffering of those detainees ended up setting the stage for what Guantánamo would become after September 11, 2001.

In one case, a federal court ruled that it did have jurisdiction over the base, but the government agreed to release the Haitians who were part of the lawsuit in exchange for keeping that ruling off the books. A ruling in a second case would assert that the courts did not have jurisdiction. Absent the prior case, the latter stood on its own as precedent. Leaving Guantánamo in this gray area made it an ideal site for extrajudicial detention and torture after the twin towers fell.

This process of normalization, when a bad camp becomes much more dangerous, is not unusual. Today’s border camps are a crueler reflection of long-term policies—some challenged in court—that earlier presidents had enacted. Prior administrations own a share of the responsibility for today’s harsh practices, but the policies in place today are also accompanied by a shameless willingness to publicly target a vulnerable population in increasingly dangerous ways.

I visited Guantánamo twice in 2015, sitting in the courtroom for pretrial hearings and touring the medical facility, the library, and all the old abandoned detention sites, as well as newly built ones, open to the media—from the kennel-style cages of Camp X-Ray rotting to ruin in the damp heat to the modern jailhouse facilities of Camp 6. Seeing all this in person made clear to me how vast the architecture of detention had become, how entrenched it was, and how hard it would be to close.

Without a significant government effort to reverse direction, conditions in every camp system tend to deteriorate over time. Governments rarely make that kind of effort on behalf of people they are willing to lock up without trial in the first place. And history shows that legislatures do not close camps against the will of an executive.

Just a few years ago there might have been more potential for change spurred by the judicial branch of our democracy, but this Supreme Court is inclined toward deference to executive power, even, it appears, if that power is abused. It seems unlikely this Court will intervene to end the new border camp system; indeed, the justices are far more likely to institutionalize it by half-measures, as happened with Guantánamo. The Korematsu case, in which the Supreme Court upheld Japanese-American internment (a ruling only rescinded last year), relied on the suppression of evidence by the solicitor general. Americans today can have little confidence that this administration would behave any more scrupulously when defending its detention policy.

What kind of conditions can we expect to develop in these border camps? The longer a camp system stays open, the more likely it is that vital things will go wrong: detainees will contract contagious diseases and suffer from malnutrition and mental illness. We have already seen that current detention practices have resulted in children and adults succumbing to influenza, staph infections, and sepsis. The US is now poised to inflict harm on tens of thousands more, perhaps hundreds of thousands more.

Along with such inevitable consequences, every significant camp system has introduced new horrors of its own, crises that were unforeseen when that system was opened. We have yet to discover what those will be for these American border camps. But they will happen. Every country thinks it can do detention better when it starts these projects. But no good way to conduct mass indefinite detention has yet been devised; the system always degrades. 

When, in 1940, Margarete Buber-Neumann was transferred from the Soviet Gulag at Karaganda to the camp for women at Ravensbrück (in an exchange enabled by the Nazi–Soviet Pact), she came from near-starvation conditions in the USSR and was amazed at the cleanliness and order of the Nazi camp. New arrivals were issued clothing, bedding, and silverware, and given fresh porridge, fruit, sausage, and jam to eat. Although the Nazi camps were already punitive, order-obsessed monstrosities, the wartime overcrowding that would soon overtake them had not yet made daily life a thing of constant suffering and squalor. The death camps were still two years away.

The United States now has a vast and growing camp system. It is starting out with gruesome overcrowding and inadequate healthcare, and because of budget restrictions, has already taken steps to cut services to juvenile detainees. The US Office of Refugee Resettlement says that the mounting number of children arriving unaccompanied is forcing it to use military bases and other sites that it prefers to avoid, and that establishing these camps is a temporary measure. But without oversight from state child welfare inspectors, the possibilities for neglect and abuse are alarming. And without any knowledge of how many asylum-seekers are coming in the future, federal administrators are likely to find themselves boxed in to managing detention on military sites permanently.

President Trump and senior White House adviser Stephen Miller appear to have purged the Department of Homeland Security of most internal opposition to their anti-immigrant policies. In doing so, that have removed even those sympathetic to the general approach taken by the White House, such as former Chief of Staff John Kelly and former Homeland Security Secretary Kirstjen Nielsen, in order to escalate the militarization of the border and expand irregular detention in more systematic and punitive ways. This kind of power struggle or purge in the early years of a camp system is typical. 

The disbanding of the Cheka, the Soviet secret police, in February 1922 and the transfer of its commander, Felix Dzerzhinsky, to head up an agency with control over only two prisons offered a hint of an alternate future in which extrajudicial detention would not play a central role in the fledgling Soviet republic. But Dzerzhinsky managed to keep control over the “special camps” in his new position, paving the way for the emergence of a camp-centered police state. In pre-war Germany in the mid-1930s, Himmler’s struggle to consolidate power from rivals eventually led him to make camps central to Nazi strategy. When the hardliners win, as they appear to have in the US, conditions tend to worsen significantly.

Is it possible this growth in the camp system will be temporary and the improvised border camps will soon close? In theory, yes. But the longer they remain open, the less likely they are to vanish. When I visited the camps for Rohingya Muslims a year before the large-scale campaign of ethnic cleansing began, many observers appeared to be confusing the possible and the probable. It was possible that the party of Nobel Peace Prize winner Aung San Suu Kyi would sweep into office in free elections and begin making changes. It was possible that full democracy would come to all the residents of Myanmar, even though the government had stripped the Rohingya of the last vestiges of their citizenship. These hopes proved to be misplaced. Once there are concentration camps, it is always probable that things will get worse.

The Philippines, Japanese-American internment, Guantánamo… we can consider the fine points of how the current border camps evoke past US systems, and we can see how the arc of camp history reveals the likelihood that the suffering we’re currently inflicting will be multiplied exponentially. But we can also simply look at what we’re doing right now, shoving bodies into “dog pound”-style detention pens, “iceboxes,” and standing room-only spaces. We can look at young children in custody who have become suicidal. How much more historical awareness do we really need?

What Is a Concentration Camp? Experts Agree With Alexandria Ocasio-Cortez on Border Facilities

Freshman Congresswoman Alexandria Ocasio-Cortez drew a firestorm of criticism this week after she appeared in an Instagram video claiming that the Trump administration « is running concentration camps on our southern border. »

« They are concentration camps, » Ocasio-Cortez affirmed in the video, referring to detention facilities where U.S Immigration and Customs Enforcement (ICE) is holding undocumented migrants and asylum seekers who have fled to the U.S. « I want to talk to the people that are concerned enough with humanity to say that ‘never again’ means something. The fact that concentration camps are now an institutionalized practice in the ‘home of the free’ is extraordinarily disturbing and we need to do something about it. »

Republican lawmakers were quick to push back against Ocasio-Cortez’s statement, which she repeated on Tuesday and Wednesday, arguing that the Congresswoman was disrespecting the memory of the 6 millions Jews who died in Nazi concentration camps by comparing these facilities to the ICE detention centers.

But many experts were quick to point out that, by definition, the ICE detention facilities are concentration camps. The Merriam-Webster dictionary defines a concentration camp as, « a place where large numbers of people (such as prisoners of war, political prisoners, refugees, or the members of an ethnic or religious minority) are detained or confined under armed guard. »

Many argue that this definition matches the detention centers currently set up on the southern border.

« Why are they called concentration camps? Well, to state the obvious, it’s because large numbers of people are ‘concentrated’ in camps. A better question is, why don’t we just call them prisons? We don’t say ‘prisons’ because prisons are a part of the formal legal system, » Lester Andrist, a sociologist who has studied indefinite detention, tweeted.

Andrist argues that the U.S. has a long history of establishing such facilities, including the Japanese-American internment camps that existed during World War II and, mostly recently, Guantanamo Bay. George Takei, the 82-year-old American actor of Japanese descent who is best known for his role in the Star Trek movies and television show, took to Twitter to share his perspective.

« I know what concentration camps are. I was inside two of them, in America. And yes, we are operating such camps again, » the Takei tweeted. The Takei family was interned in Arkansas and California in the 1940s.

Federico Finchelstein, a historian at the New York-based New School, agreed that the progressive congresswoman is right to call the ICE facilities concentration camps.

« As [a] historian of fascism & [the] Holocaust, I would also call these centers concentration camps, » Finchelstein tweeted. « As a Jewish person who lost family in [the] Holocaust, I regret that some Republicans use memory of the Holocaust to defend racist policies of Trumpism. »

In May, a top Pentagon official called China’s detention camps holding Uighur Muslims and other ethnic minorities « concentration camps » despite the fact that genocide has not been committed there.

Yad Vashem, Israel’s official memorial to the victims of the holocaust, however, was one of the institutions that pushed back against Ocasio-Cortez’s claims.

« Concentration camps assured a slave labor supply to help in the Nazi war effort, even as the brutality of life inside the camps helped assure the ultimate goal of ‘extermination through labor,' » the organization tweeted on Wednesday.

But the young Congresswoman stood by her position, noting that concentration camps are not the same as extermination camps.

« And for the shrieking Republicans who don’t know the difference: concentration camps are not the same as death camps, » Ocasio-Cortez tweeted on Tuesday. « Concentration camps are considered by experts as ‘the mass detention of civilians without trial.’ And that’s exactly what this administration is doing. »

Voir enfin:

Recent assertions by Rep. Alexandria Ocasio-Cortez, D-N.Y., that U.S.-run detention centers for migrants are « concentration camps » drew immediate rebukes from some politicians, Jewish groups and social media users.

« This administration has established concentration camps on the southern border of the United States for immigrants, where they are being brutalized with dehumanizing conditions and dying.

This is not hyperbole. It is the conclusion of expert analysis, » she tweeted June 18.

Her tweet didn’t specifically mention Nazi Germany, but she used the term « never again » on her Instagram, a phrase often used as a warning to prevent another genocide like the Holocaust.

In a subsequent tweet, Ocasio-Cortez offered a distinction between « concentration camps » and « death camps. »

« And for the shrieking Republicans who don’t know the difference: concentration camps are not the same as death camps. Concentration camps are considered by experts as ‘the mass detention of civilians without trial.’ And that’s exactly what this administration is doing. »

Some had strongly negative reactions.

Sen. Rick Scott, R-Fla., tweeted, « This is wrong @AOC. These are incredibly dangerous and disgusting words that demean the millions murdered during the Holocaust. »

New York City Mayor Bill de Blasio, a Democratic presidential candidate, said Ocasio-Cortez « was wrong. You cannot compare what the Nazis did in the concentration camps. »

We decided to take a closer look at whether historians believe the label « concentration camp » can be reasonably applied to the migrant detention camps now being operated in the United States.

Historians we contacted said it was possible to make a case that the term « concentration camp » is a more general term than just referring to camps in Nazi Germany. However, these historians said Ocasio-Cortez glosses over some important differences.

They also said that the strong, longstanding association of the term « concentration camps » with Nazi Germany likely overwhelms any technical similarities the two types of camps may have. We won’t rate this item on our Truth-O-Meter for that reason.

When did the concept of a « concentration camp » emerge?

Nazi Germany was not the first nation to use concentration camps. The term dates from the eve of the 20th century, when it was used to describe policies used in at least three conflicts: South Africa’s Boer War, Spain’s campaign against Cuban insurrectionists and the United States’ campaign against Philippine insurgents.

The intent was to « cut insurgents off from their support, » said David J. Silbey, a Cornell University historian. « It was an effective tactic, but a brutal one, uprooting people from their homes and often leading to mass outbreaks of disease and starvation among the captive populations. »

Beginning in 1917, the Soviet Union used what were commonly known as « forced labor camps » to repress dissidents. The Soviets also forced people from the Baltic States and Poland into camps following their invasions of those countries in 1939.

Germany established concentration camps shortly after Adolf Hitler came to power in 1933. Contrary to the popular image of concentration camps as killing factories, most facilities were initially designed for slave labor.

« Systematic killing didn’t begin until the invasion of the Soviet Union, and it wasn’t until the January 1942 Wannsee Conference that the Nazis formally decided on a policy of extermination, » said Stephen Shalom, a political scientist at William Paterson University. These became what historians often refer to as « death camps. »

Over time, the distinction in the popular mind between the different types of camps blurred. The reality, though, is that the early camps produced deaths from neglect or overwork, rather than carrying out executions.

« None of the camps were pleasant, but the death camps were certainly the worst, » said Lance Janda, a military historian at Cameron University.

Japanese-American internment camps

The United States operated camps to hold Japanese-Americans following Japan’s attack on Pearl Harbor, which drove the U.S. into World War II.

Though generally referred to as « internment camps » or « relocation camps, » these complexes have occasionally been referred to as « concentration camps, » including by Chief Justice John Roberts in 2018.

The American Heritage Dictionary defines « concentration camp » as « a camp where persons are confined, usually without hearings and typically under harsh conditions, often as a result of their membership in a group the government has identified as dangerous or undesirable. »

Ocasio-Cortez and her staff have pointed to such linguistic precedents to argue that U.S. detention camps for migrants can be reasonably described as « concentration camps. »

Some scholars agree that similarities exist.

« As historian of fascism & Holocaust, I would also call these centers concentrations camps, » tweeted The New School historian Federico Finchelstein.

Colgate University sociologist Jonathan Hyslop, who was also quoted in an Esquire magazine article that Ocasio-Cortez has cited, told PolitiFact that the definition of « concentration camp » is more elastic than most people think.

Today’s migrant detention facilities in the United States

So where do today’s detention centers in the United States fit in?

Adult immigrants in federal custody who are either waiting to be deported or waiting for a resolution of their immigration case are held in government-run centers or other contracted facilities.

Immigrant rights advocates have long warned about poor standards and the mistreatment of detainees at some detention facilities. Generally, information about detention facilities can be difficult to obtain, inconsistent and outdated, and overall lacking in transparency.

The Office of Inspector General for the Department of Homeland Security on June 3, 2019, issued a report detailing concerns about Immigration and Customs Enforcement detainee treatment and care at four detention facilities. The report is based on unannounced 2018 inspections, in which investigators « observed immediate risks or egregious violations of detention standards at facilities. »

Among the issues documented: overly restrictive segregation, inadequate medical care, unreported security incidents, and significant food safety issues.

On June 21, the Associated Press reported that a legal team that interviewed 60 children at a facility near El Paso found that « kids are taking care of kids, and there’s inadequate food, water and sanitation for the 250 infants, children and teens at the Border Patrol station. »

Separately, there are about 13,700 immigrant children in the federal government’s care, at an average length of 44 days in May 2019, a spokesman for the Department of Health and Human Services told PolitiFact. These children crossed the border illegally alone, without a parent or guardian, and are also waiting for a decision on their immigration case.

As government officials seek sponsors for the children, the detainees receive a bed, meals, medical care, and showers. But the facilities have recently been directed to scale back some services, such as education and recreation, citing lack of sufficient funds.

Some historians point to ‘intent’ as a major distinction

Overall, experts described the U.S. detention facilities as being far different from those of the earliest concentration camps, or from the Nazi camps — even from the ones that weren’t « death camps. »

« The original purpose of concentration camps was to remove the populace from areas that were controlled or contested by guerrillas and thus deny the guerrillas popular support in its tangible forms — food, shelter, information, recruits, and so on, » said Texas A&M University historian Brian McAllister Linn. « This is not the purpose of the detention facilities in the Southwest. »

Janda — who emphasized that he is unhappy with the current U.S. detention policy — nonetheless drew a distinction based on intent.

« What we’re doing is just not the same as what the Nazis or the Soviets did, and it’s a disservice to people suffering under dictatorships around the world to act like it is, » Janda said. « We’re not rounding up legal citizens, or going after specific minority groups and holding them indefinitely to squash dissent. »

Richard Breitman, an American University historian, was among several experts who said they would have avoided the term « concentration camp. »

While the term « does show where abuse and dehumanization might lead, » he said, « it confuses more than it explains. »

Voir par ailleurs:

Un migrant salvadorien et sa fille d’environ deux ans se sont noyés en tentant de traverser le Rio Bravo pour entrer aux Etats-Unis depuis le Mexique. Les corps d’Óscar et Valeria Martínez Ramírez ont été retrouvés, lundi 24 juin, sur la rive du fleuve dans les environs de Matamoros, dans l’Etat mexicain de Tamaulipas, selon un rapport de la justice mexicaine auquel l’AFP a eu accès.

Selon ce rapport judiciaire, Óscar Martínez Ramírez, un cuisinier âgé de 25 ans, sa compagne Tania Vanessa Ávalos, âgée de 21 ans, et leur petite fille Angie, 2 ans, étaient arrivés la semaine précédente à Matamoros, après avoir traversé tout le Mexique. Dimanche après-midi, la famille a décidé d’essayer de gagner à la nage la rive américaine du Rio Bravo, qui longe la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis, accompagnée d’un ami.

Le père a pris l’enfant sur son dos en la calant à l’intérieur de son tee-shirt pour traverser le fleuve. Mais, emportés par des courants violents, tous deux se sont noyés, sous les yeux de la mère, laquelle a pu retourner en vie sur la rive mexicaine, selon les explications qu’elle a fournies aux autorités locales. Les photographies des corps du jeune père et de l’enfant, flottant sur le ventre sur la rive mexicaine du fleuve, ont choqué l’opinion publique au Salvador, mais aussi aux Etats-Unis, où CNN (en anglais) les compare à la photo d’Aylan Kurdi, cet enfant syrien de 3 ans dont le corps avait été découvert sur une plage en Turquie, en 2015.

Un « mur invisible »

Le gouvernement mexicain est la cible de vives critiques ces derniers jours pour son attitude envers les migrants. Quelque 15 000 militaires ont été déployés à la frontière avec les Etats-Unis et une photographie de l’AFP, prise pendant le week-end, montre deux femmes et une fillette arrêtées par des membres lourdement armés de la Garde nationale. Des opposants y voient un « mur invisible », référence à la promesse de campagne du président américain, Donald Trump, de faire ériger un mur entre les deux pays aux frais du Mexique.

Le président mexicain, Andrés Manuel Lopez Obrador, a démenti, mardi, qu’un ordre ait été donné aux militaires pour interpeller les migrants qui traversent la frontière avec les Etats-Unis. « Aucun ordre n’a été donné dans ce sens (…) ce n’est pas notre rôle », a déclaré le chef de l’Etat lors de sa conférence de presse quotidienne.

Voir également:

Alexandria Ocasio-Cortez compare les centres de rétention à des « camps de concentration »

Les propos de la jeune élue démocrate ont déclenché un tollé chez les Républicains.

L’Obs

L’étoile montante démocrate Alexandria Ocasio-Cortez est au coeur d’une vive polémique mardi 18 juin après avoir qualifié les camps de rétention pour migrants érigés à la frontière sud des Etats-Unis de « camps de concentration ».

« Les Etats-Unis gèrent des camps de concentration à la frontière sud, c’est exactement ce qu’ils sont », a déclaré la jeune élue du Congrès lundi soir dans une intervention vidéo en direct sur Instagram. « C’est extrêmement dérangeant et il faut réagir », a ajouté l’élue d’origine portoricaine que partisans et détracteurs appellent AOC.

« Une présidence qui crée des camps de concentration est fasciste », a-t-elle asséné, déclenchant des réactions outrées chez les républicains.

« C’est une faute @AOC. Ce sont des mots dangereux et écoeurants qui portent atteinte aux millions de personnes tuées dans l’Holocauste », a tweeté le sénateur républicain Rick Scott.

« S’il vous plaît @AOC, rendez-nous service et passez quelques minutes à réviser l’Histoire », a renchéri la représentante Liz Cheney, fille de l’ancien vice-président Dick Cheney. « Six millions de juifs ont été exterminés dans l’Holocauste. Vous salissez leur mémoire et vous vous déshonorez avec ce type de commentaires ».

AOC contre-attaque

La démocrate, très habituée aux joutes sur les réseaux sociaux, n’a pas tardé à contre-attaquer.

« A tous les républicains geignards qui ne connaissent pas la différence : les camps de concentration et les camps de la mort ne sont pas la même chose. Les camps de concentration sont considérés par les experts comme les lieux “de détention de masse de civils sans procès”  et c’est exactement ce que ce gouvernement fait », a écrit mardi matin sur Twitter.

Les Etats-Unis enregistrent depuis des mois une forte hausse des arrivées de migrants à la frontière avec le Mexique. En mai, les garde-frontières américains y ont arrêté plus de 144.000 personnes, dont 57 000 mineurs.

Le Congrès finance plus de 40 000 places dans des centres de rétention, trop peu pour faire face à ces flux. De nombreux migrants sont donc remis en liberté, quand les autres s’entassent dans des structures surchargées.

Voir enfin:

Masquer notre Culture pour « ne Pas Offenser »
Giulio Meotti
Gatestone institute
27 juin 2019

  • Récemment, au Royaume-Uni, d’éminents intellectuels conservateurs ont été écartés. Roger Scruton, philosophe d’une exceptionnelle stature a été limogé d’une commission gouvernementale …
  • Puis ce fut le tour Jordan Peterson. L’Université de Cambridge a annulé la bourse de recherche de ce psychologue canadien de réputation internationale…
  • En refusant de dénoncer la censure, en ne défendant pas le droit à la liberté d’expression de Salman Rushdie, de Roger Scruton, de Jordan Peterson, de Charlie Hebdo et du Jyllands-Posten – la pointe d’un énorme iceberg – nous avons pris le chemin de la soumission à la charia et à la tyrannie. Notre culture soi-disant « blasphématoire » a été revêtue d’une burqa pour éviter d’attenter à la sensibilité de personnes qui elles, ne semblent pas gênées de nous offenser.

Il y a trois ans, le gouvernement italien a pris la honteuse décision de voiler d’antiques statues romaines pour ne pas attenter à la sensibilité islamique du président iranien Hassan Rouhani, en visite officielle en Italie. Les statues nues ont été enfermées dans des caissons blancs. Il y a un an, à Florence, une autre statue de style gréco-romain représentant un homme nu, a également été recouverte à l’occasion de la visite du prince héritier d’Abou Dhabi. Aujourd’hui, l’une des plus fameuses galeries d’art britanniques a masqué deux tableaux sur plainte de visiteurs musulmans dénonçant leur caractère « blasphématoire ».

À la Saatchi Gallery de Londres, deux tableaux de nus accolés à une citation en arabe de la shahada, l’un des cinq piliers de l’islam, ont suscité l’ire de visiteurs musulmans. Leur demande de retrait des peintures de l’exposition Rainbow Scenes (Scènes Arc en Ciel) n’a pas été satisfaite, mais les deux œuvres « offensantes » ont été voilées. « Saatchi se comporte comme l’Arabie saoudite, les œuvres qui blasphèment contre l’islam sont cachées au public », a commenté Brendan O’Neill dans la revue Spiked. Un expert a vu dans cette affaire un « retour des Versets sataniques ». Il faisait ainsi référence au roman publié en 1988, qui valut à son auteur, Salman Rushdie, citoyen britannique, d’être condamné à mort par le « Guide suprême » iranien, l’ayatollah Ruhollah Khomeini. La prime sur la tête de Rushdie a été portée à 4 millions de dollars en 2016 après qu’un groupe d’Iraniens a augmenté la « récompense » de 600 000 dollars – sans que cela provoque une quelconque protestation de la Grande-Bretagne.

De nombreuses maisons d’édition occidentales ont cédé à l’intimidation islamiste. L’éditeur Christian Bourgois qui avait acheté les droits des Versets sataniques pour la France, a refusé de les publier. Pour la première fois, au nom de l’islam, un écrivain a été condamné à disparaître de la surface de la terre – et à voir sa tête mise à prix.

Rushdie a survécu, mais Theo van Gogh lui, a été assassiné en 2004 pour avoir produit et réalisé « Soumission », un film sur la violence islamique à l’égard des femmes ; la mort de tant d’intellectuels arabo-musulmans coupables d’avoir écrit librement ; les émeutes qui ont suivi les caricatures danoises, les nombreux procès (ici et ici ), les tentatives de meurtre (ici et ici), l’exécution de la rédaction du magazine satirique français Charlie Hebdo, les violences qui ont suivi le discours du pape Benoît à Ratisbonne, les renoncements à publication et la réécriture de textes littéraires, les musées qui enferment dans leurs caves des représentations de Mahomet, les menaces et sanctions croissantes, y compris la flagellation, infligées à d’innombrables journalistes et écrivains tels que Raif Badawi en Arabie saoudite… tous ces évènements auraient dû nous mettre en garde au lieu de nous mettre à genoux.

La capitulation de la galerie Saatchi montre que la liberté de parole en Europe est faible et en voie d’extinction. Les extrémistes islamiques et les apaiseurs occidentaux ont obtenu gain de cause. C’est la tragique leçon de l’affaire Rushdie : aujourd’hui, après 30 ans, aucun auteur n’oserait plus écrire Les Versets Sataniques ; aucune grande maison d’édition comme Penguin n’oserait plus l’imprimer ; les attaques des médias contre les « islamophobes » sont plus fortes aujourd’hui qu’hier, et la trahison des diplomates occidentaux est abyssale. Aujourd’hui, face aux médias sociaux, outil de censure et menace de masse implicite, un auteur serait probablement moins chanceux que ne l’a été Rushdie il y a 30 ans. Plus le temps a passé et moins nous avons progressé. Le jihad contre Les Versets sataniques s’est reproduit encore et encore.

« Personne n’a plus les c… d’écrire Les Versets sataniques, et encore moins de les publier », a déclaré l’écrivain Hanif Kureishi. « L’écriture devient timide parce que les écrivains sont terrifiés ».

En 2008, Kenan Malik écrivait :

« Aucune censure formelle n’est à l’œuvre, et aucun État n’interdit la publication d’œuvres offensantes. Une culture de l »autocensure se développe qui a rendu moralement inacceptable d’attenter à la sensibilité d’autrui. Dans les vingt années qui ont suivi la publication des Versets sataniques, la fatwa a été intériorisée ».

L’affaire Rushdie a transformé en profondeur la société britannique. La reddition de la Saatchi Gallery à Londres n’a rien d’exceptionnel. La Tate Gallery a remisé une sculpture de John Latham intitulée « Dieu est grand » laquelle emprisonnait dans du verre le Coran, la Bible et le Talmud. « Tamerlan le Grand » de Christopher Marlowe a été censuré au Barbican Centre : la tirade affirmant que le prophète de l’islam « ne méritait pas d’être vénéré », et la scène ou le Coran était brûlé ont été retirées. La Whitechapel Art Gallery de Londres a expurgé une exposition des poupées nues qui auraient risqué d’incommoder la population musulmane. Aux Mall Galleries de Londres, un tableau de Mimsy intitulé « ISIS Threaten Sylvania » (L’Etat islamique menace Sylvania) qui représentait des peluches terroristes sur le point de massacrer d’autres peluches en train de pique-niquer a été censuré.

Au Royal Court Theatre de Londres, Richard Bean a été contraint de censurer son adaptation de « Lysistrata », la comédie grecque dans laquelle les femmes font la grève du sexe pour empêcher les hommes de partir à la guerre. Dans la version de Bean, des vierges islamiques agissaient de même pour arrêter les kamikazes.

Désormais, au nom de la lutte contre « l’islamophobie », l’establishment britannique rampe vers la charia : il purge et censure lui-même.

Récemment, au Royaume-Uni, d’éminents intellectuels conservateurs ont été écartés. Roger Scruton, figure de proue de la réflexion sur le conservatisme, a été limogé d’une commission gouvernementale pour avoir déclaré que le mot « islamophobie » avait été inventé par les Frères musulmans « pour mettre fin à la discussion sur un problème majeur ».

L’Université de Cambridge a annulé la bourse de recherche du distingué psychologue canadien Jordan Peterson, parce qu’il avait posé au côté d’un homme revêtu d’un t-shirt « I’m a proud Islamophobe » (Je suis un fier islamophobe). Le professeur Peterson a déclaré peu après que le mot « islamophobie » avait été « imaginé par des extrémistes musulmans, afin de garantir que l’islam ne soit jamais critiqué en tant que structure ».

Les cas Scruton et Peterson confirment – s’il était besoin – que « l’islamophobie » a bel et bien été inventée pour faire taire toute critique de l’islam, ou encore, comme l’a commenté Salman Rushdie, ce mot a été « créé pour aider les aveugles à rester aveugles ». La réaction en retour se fait toujours attendre.

En 2008, Tim Walker du Telegraph, citant le célèbre dramaturge Simon Gray, a expliqué que Nicholas Hytner, directeur du National Theatre de Londres de 2003 à 2015, « s’est employé à offenser les chrétiens » en prenant bien « garde de ne jamais mettre en colère les musulmans ». Les journalistes du magazine satirique français Charlie Hebdo, les derniers qui ont tenté de rire de l’islam, l’ont payé de leur vie. En ne défendant pas le droit à la liberté d’expression de Salman Rushdie, de Roger Scruton, de Jordan Peterson, de Charlie Hebdo et du Jyllands-Posten – la pointe d’un énorme iceberg – nous avons pris le chemin de la soumission à la charia et à la tyrannie. Nous avons habillé notre culture soi-disant « blasphématrice » d’une burqa pour éviter d’attenter à la sensibilité de personnes qui elles, ne semblent pas du tout gênées de nous offenser.

Giulio Meotti, journaliste culturel à Il Foglio, est un journaliste et auteur italien.


Fake news: Haro sur le Daily Mail ! (After the Wikipedia ban of the British conservative Daily Mail as a reliable source, is the antisemitic cartoon-peddling NYT next in the post-truth firing line ?)

31 mai, 2019
https://jcdurbant.files.wordpress.com/2019/05/efe2c-daily2bmail2bdishonest2b2017.pngMail Online
https://twitter.com/Harry1T6/status/1122140959968350209?ref_src=twsrc^tfw
https://attachment.outlook.live.net/owa/jcdurbant@hotmail.com/service.svc/s/GetAttachmentThumbnail?id=AQMkADAwATY3ZmYAZS05MDAAZi1mMDI2LTAwAi0wMAoARgAAAwf26UruuHpNgPESRMt0rWQHADannVklcqRNqU0NZSec%2BtQAAAIBDAAAADannVklcqRNqU0NZSec%2BtQAAqovLkoAAAABEgAQAEOQyK65KvxJqZKslJr0tXI%3D&thumbnailType=2&owa=outlook.live.com&scriptVer=2019062302.04&isc=1&X-OWA-CANARY=hdnPcLD_JU2v4t7toGQ4gUDipXQI_dYYkx-t-ELpQcZKSPljavd084kMKR0AzGXbNUTy5L46iUg.&token=eyJhbGciOiJSUzI1NiIsImtpZCI6IjA2MDBGOUY2NzQ2MjA3MzdFNzM0MDRFMjg3QzQ1QTgxOENCN0NFQjgiLCJ4NXQiOiJCZ0Q1OW5SaUJ6Zm5OQVRpaDhSYWdZeTN6cmciLCJ0eXAiOiJKV1QifQ.eyJ2ZXIiOiJFeGNoYW5nZS5DYWxsYmFjay5WMSIsImFwcGN0eHNlbmRlciI6Ik93YURvd25sb2FkQDg0ZGY5ZTdmLWU5ZjYtNDBhZi1iNDM1LWFhYWFhYWFhYWFhYSIsImFwcGN0eCI6IntcIm1zZXhjaHByb3RcIjpcIm93YVwiLFwicHJpbWFyeXNpZFwiOlwiUy0xLTI4MjctNDI1OTgyLTI0MTY5NjM2MjJcIixcInB1aWRcIjpcIjE4Mjk1ODExNzU2NDgyOTRcIixcIm9pZFwiOlwiMDAwNjdmZmUtOTAwZi1mMDI2LTAwMDAtMDAwMDAwMDAwMDAwXCIsXCJzY29wZVwiOlwiT3dhRG93bmxvYWRcIn0iLCJuYmYiOjE1NjE4NjQwNDMsImV4cCI6MTU2MTg2NDY0MywiaXNzIjoiMDAwMDAwMDItMDAwMC0wZmYxLWNlMDAtMDAwMDAwMDAwMDAwQDg0ZGY5ZTdmLWU5ZjYtNDBhZi1iNDM1LWFhYWFhYWFhYWFhYSIsImF1ZCI6IjAwMDAwMDAyLTAwMDAtMGZmMS1jZTAwLTAwMDAwMDAwMDAwMC9hdHRhY2htZW50Lm91dGxvb2subGl2ZS5uZXRAODRkZjllN2YtZTlmNi00MGFmLWI0MzUtYWFhYWFhYWFhYWFhIn0.KUnb_BwnBFbX-Yndt6elF8uQlxCuz0P2ry67Fo_ZeZke0fMjyos1Ka5gw8mg6xaBLugLbZfyqf0WB9qe_QCgmtCBOAwFOD66cGsF8cnz5TUl2-Kmbye-bjJTJ7DeRyx3LtOAqaqS4OiMv8y61Baqb8UADZ4Tywtk0ffzMyWIbXLJcg8_pV5pmSSaobq_TYzNNhQ_VFTXag48QJp1d0kJ7PUtnA1UdX2angUzi6j07CHfUHOSiKl-zN8WI71h3Xy1NcUr7r9NNTLo7bRxjQ6oQ_k3WWn1rxKfGhoHChxChMjNkvnOy-1iK6Pp5-mR6zeFmwjNXVDWCbKs61eM3E51Cg&animation=trueLife is a continual story of shattered dreams. (…) Now not only is that struggle structured out somewhere in the external forces of the universe, it’s structured in our own lives. Psychologists have tried to grapple with it in their way, and so they say various things. (…) There’s a civil war going on. There is a schizophrenia, as the psychologists or the psychiatrists would call it, going on within all of us. And there are times that all of us know somehow that there is a Mr. Hyde and a Dr. Jekyll in us. (…) sometimes we even have to end up crying out with Saint Augustine as he said in his Confessions, « Lord, make me pure, but not yet. » We end up crying out with the Apostle Paul, « The good that I would I do not: And the evil that I would not, that I do. » Or we end up having to say with Goethe that « there’s enough stuff in me to make both a gentleman and a rogue. » There’s a tension at the heart of human nature. And whenever we set out to dream our dreams and to build our temples, we must be honest enough to recognize it. And this brings me to the basic point of the text. In the final analysis, God does not judge us by the separate incidents or the separate mistakes that we make, but by the total bent of our lives. In the final analysis, God knows that his children are weak and they are frail. In the final analysis, what God requires is that your heart is right. Salvation isn’t reaching the destination of absolute morality, but it’s being in the process and on the right road. Martin Luther King (Ebenezer Baptist Church, Atlanta, Georgia, March 3, 1968)
L’image correspondait à la réalité de la situation, non seulement à Gaza, mais en Cisjordanie. Charles Enderlin (Le Figaro, 27/01/05)
Look, you read it, right? You liked it? You had fun? Well, what’s the problem? Armisen-as-Wolff
The Israelis say they’re actually trying to restrict our access to these areas and they say it’s too dangerous for you to be there and my response to that is that it wouldn’t be nearly as dangerous if you didn’t shoot at us when we’re clearly labelled as CNN crews and journalists. And so this must stop, this targeting of the news media both literally and figuratively must come to an end immediately. Eason Jordan
Over the last dozen years I made 13 trips to Baghdad to lobby the government to keep CNN’s Baghdad bureau open and to arrange interviews with Iraqi leaders. Each time I visited, I became more distressed by what I saw and heard — awful things that could not be reported because doing so would have jeopardized the lives of Iraqis, particularly those on our Baghdad staff. For example, in the mid-1990’s one of our Iraqi cameramen was abducted. For weeks he was beaten and subjected to electroshock torture in the basement of a secret police headquarters because he refused to confirm the government’s ludicrous suspicion that I was the Central Intelligence Agency’s Iraq station chief. CNN had been in Baghdad long enough to know that telling the world about the torture of one of its employees would almost certainly have gotten him killed and put his family and co-workers at grave risk. Working for a foreign news organization provided Iraqi citizens no protection. The secret police terrorized Iraqis working for international press services who were courageous enough to try to provide accurate reporting. Some vanished, never to be heard from again. Others disappeared and then surfaced later with whispered tales of being hauled off and tortured in unimaginable ways. Obviously, other news organizations were in the same bind we were when it came to reporting on their own workers. We also had to worry that our reporting might endanger Iraqis not on our payroll. I knew that CNN could not report that Saddam Hussein’s eldest son, Uday, told me in 1995 that he intended to assassinate two of his brothers-in-law who had defected and also the man giving them asylum, King Hussein of Jordan. If we had gone with the story, I was sure he would have responded by killing the Iraqi translator who was the only other participant in the meeting. After all, secret police thugs brutalized even senior officials of the Information Ministry, just to keep them in line (one such official has long been missing all his fingernails). Still, I felt I had a moral obligation to warn Jordan’s monarch, and I did so the next day. King Hussein dismissed the threat as a madman’s rant. A few months later Uday lured the brothers-in-law back to Baghdad; they were soon killed. I came to know several Iraqi officials well enough that they confided in me that Saddam Hussein was a maniac who had to be removed. One Foreign Ministry officer told me of a colleague who, finding out his brother had been executed by the regime, was forced, as a test of loyalty, to write a letter of congratulations on the act to Saddam Hussein. An aide to Uday once told me why he had no front teeth: henchmen had ripped them out with pliers and told him never to wear dentures, so he would always remember the price to be paid for upsetting his boss. Again, we could not broadcast anything these men said to us. (…) Then there were the events that were not unreported but that nonetheless still haunt me. A 31-year-old Kuwaiti woman, Asrar Qabandi, was captured by Iraqi secret police occupying her country in 1990 for  »crimes, » one of which included speaking with CNN on the phone. They beat her daily for two months, forcing her father to watch. In January 1991, on the eve of the American-led offensive, they smashed her skull and tore her body apart limb by limb. A plastic bag containing her body parts was left on the doorstep of her family’s home. I felt awful having these stories bottled up inside me. Now that Saddam Hussein’s regime is gone, I suspect we will hear many, many more gut-wrenching tales from Iraqis about the decades of torment. At last, these stories can be told freely. Eason Jordan (2003)
The only CNN journalist wounded in that region was Ben Wedeman, who got shot when he wandered into a crossfire. [Jordan’s] own producer, Bruce Conover, told CNN that no one could tell who shot him, as the bullets and mortars were flying in from all directions. Ed Morrisey
[Eason Jordan] made a mistake. I did not think he deserved to lose his job over it. A little context is important. He had just come back from Baghdad, 16th trip. We were on the eve of the elections there. He was extremely tense, because he thought a CNN journalist as well as other journalists were in great danger there, and he was — he praised U.S. troops for protecting CNN journalists and others, but he said, look, this is a place where we lost 63 journalists on all sides, and journalists on all sides are being — are getting killed often carelessly — and he used the word targeting. And certainly left the impression that U.S. troops were targeting journalists on the other side — Al Jazeera, for example — just as insurgents were clearly targeting American journalists. And it was a startling charge, and I think everybody in the room sort of, you know, their head swerved. But as soon as he said it, it was clear he knew he had made a mistake. He had gone too far. Used — he’d been — his emotions I think just got the better of him. And he tried to walk it back. And he tried to be — clarify it. But soon it was on the blog, and frankly, the — it just — the story just built up. David Gergen
As prejudices go, anti-Semitism can sometimes be hard to pin down, but on Thursday the opinion pages of The New York Times international edition provided a textbook illustration of it. Except that The Times wasn’t explaining anti-Semitism. It was purveying it. It did so in the form of a cartoon, provided to the newspaper by a wire service and published directly above an unrelated column by Tom Friedman, in which a guide dog with a prideful countenance and the face of Benjamin Netanyahu leads a blind, fat Donald Trump wearing dark glasses and a black yarmulke. Lest there be any doubt as to the identity of the dog-man, it wears a collar from which hangs a Star of David. Here was an image that, in another age, might have been published in the pages of Der Stürmer. The Jew in the form of a dog. The small but wily Jew leading the dumb and trusting American. The hated Trump being Judaized with a skullcap. The nominal servant acting as the true master. The cartoon checked so many anti-Semitic boxes that the only thing missing was a dollar sign. (…) The Times has a longstanding Jewish problem, dating back to World War II, when it mostly buried news about the Holocaust, and continuing into the present day in the form of intensely adversarial coverage of Israel. The criticism goes double when it comes to the editorial pages, whose overall approach toward the Jewish state tends to range, with some notable exceptions, from tut-tutting disappointment to thunderous condemnation. (…) The problem with the cartoon isn’t that its publication was a willful act of anti-Semitism. It wasn’t. The problem is that its publication was an astonishing act of ignorance of anti-Semitism — and that, at a publication that is otherwise hyper-alert to nearly every conceivable expression of prejudice, from mansplaining to racial microaggressions to transphobia. Imagine, for instance, if the dog on a leash in the image hadn’t been the Israeli prime minister but instead a prominent woman such as Nancy Pelosi, a person of color such as John Lewis, or a Muslim such as Ilhan Omar. Would that have gone unnoticed by either the wire service that provides the Times with images or the editor who, even if he were working in haste, selected it? The question answers itself. And it raises a follow-on: How have even the most blatant expressions of anti-Semitism become almost undetectable to editors who think it’s part of their job to stand up to bigotry? The reason is the almost torrential criticism of Israel and the mainstreaming of anti-Zionism, including by this paper, which has become so common that people have been desensitized to its inherent bigotry. So long as anti-Semitic arguments or images are framed, however speciously, as commentary about Israel, there will be a tendency to view them as a form of political opinion, not ethnic prejudice. But as I noted in a Sunday Review essay in February, anti-Zionism is all but indistinguishable from anti-Semitism in practice and often in intent, however much progressives try to deny this. Add to the mix the media’s routine demonization of Netanyahu, and it is easy to see how the cartoon came to be drawn and published: Already depicted as a malevolent Jewish leader, it’s just a short step to depict him as a malevolent Jew. The paper (…) owes itself some serious reflection as to how its publication came, to many longtime readers, as a shock but not a surprise. Bret L. Stephens
The past several days have left many Jews in the United States feeling shell-shocked. Attacks against them seem to be coming from all quarters. First, on Thursday, the New York Times’ International Edition published a stunningly antisemitic cartoon on its op-ed page. It portrayed a blind President Donald Trump wearing the garb of an ultra-Orthodox Jew, replete with a black suit and a black yarmulke, with the blackened sunglasses of a blind man being led by a seeing-eye dog with Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu’s face. If the message – that Jewish dogs are leading the blind American by the nose — wasn’t clear enough, the Netanyahu dog was wearing a collar with a Star of David medallion, just to make the point unmistakable. Under a torrent of criticism, after first refusing to apologize for the cartoon, which it removed from its online edition, the Times issued an acknowledment on Sunday, but has taken no action against the editors responsible. Two days after the Times published its hateful cartoon, Jews at the Chabad House synagogue in Poway, outside San Diego, were attacked by a rifle-bearing white supremacist as they prayed. (…) On the face of things, there is no meaningful connection between the Times’ cartoon and the Poway attack. In his online manifesto, Earnest presented himself as a Nazi in the mold of Robert Bowers, the white supremacist who massacred 11 Jews at the Tree of Life Synagogue last October. The New York Times, on the other hand, is outspoken in its hatred of white supremacists whom it associates with President Donald Trump, the paper’s archenemy. On the surface, the two schools of Jew hatred share no common ground. But a serious consideration of the Times’ anti-Jewish propaganda leads to the opposite conclusion. The New York Times — as an institution that propagates anti-Jewish messages, narratives, and demonizations — is deeply tied to the rise in white supremacist violence against Jews. This is the case for several reasons. First, as Seth Franzman of the Jerusalem Post pointed out, Bowers and Earnest share two hatreds – for Jews and for Trump. Both men hate Trump, whom they view as a friend of the Jews. Earnest referred to Trump as “That Zionist, Jew-loving, anti-White, traitorous c**ks****er.” Bowers wrote that he opposed Trump because he is supposedly surrounded by Jews, whom Bowers called an “infestation” in the White House. The New York Times also hates Trump. And like Bowers and Earnest, it promotes the notion in both news stories and editorials that Trump’s support for Israel harms U.S. interests to benefit avaricious Jews. In 2017, just as the Russia collusion narrative was taking hold, Politico spun an antisemitic conspiracy theory that placed Chabad at the center of the nefarious scheme in which Russian President Vladimir Putin connived with Trump to steal the election from Democratic nominee Hillary Clinton. (…) The story, titled “The Happy-Go-Lucky Jewish Group that Connects Trump and Putin,” claimed that Russia’s Chief Rabbi Berel Lazar, who is Chabad’s senior representative there, served as an intermediary between Putin and Trum-p. He did this, Politico alleged, through his close ties to Chabad rabbis in the United States who have longstanding ties to Trump. (…) In other words, the antisemitic Chabad conspiracy theory laid out by Politico, which slanderously placed Chabad at the center of a nefarious plot to steal the U.S. presidency for Trump, was first proposed by the New York Times. The Times is well known for its hostility towards Israel. But that hostility is never limited to Israel itself. It also encompasses Jewish Americans who support Israel. For instance, in a 11,000 word “analysis” of the antisemitic “boycott, divestment, sanctions” (BDS) movement published in late March, the Times effectively delegitimized all Jewish support for Israel. (…) Last week the Times erroneously claimed that Jesus was a Palestinian. The falsehood was picked up by antisemitic Rep. Ilhan Omar (D-MN). The Times waited a week to issue a correction. (…) In an op-ed following the cartoon’s publication, the Times’ in-house NeverTrump pro-Israel columnist Bret Stephens at once condemned the cartoon and the paper’s easy-breezy relationship with antisemitism, and minimized the role that antisemitism plays at the New York Times. Stephens attributed the decision to publish the cartoon in the New York Times international edition to the small staff in the paper’s Paris office and insisted that “the charge that the institution [i.e., the Times] is in any way antisemitic is a calumny.” (…) Stephens tried to minimize the Times’ power to influence the public discourse in the U.S. by placing its antisemitic reporting in the context of a larger phenomenon. But the fact is that while the New York Times has long since ceased serving as the “paper of record” for anyone not on the political left in America, it is still the most powerful news organization in the United States, and arguably in the world. The Times has the power to set the terms of the discourse on every subject it touches. Politico felt it was reasonable to allege a Jewish world conspiracy run by Chabad that linked Putin with Trump because, as Haberman suggested, the Times had invented the preposterous, bigoted theory three weeks earlier. New York University felt comfortable giving a prestigious award to the Hamas-linked antisemitic group Students for Justice in Palestine last week because the Times promotes its harassment campaign against Jewish students. (…) It has co-opted of the discourse on antisemitism in a manner that sanitizes the paper and its followers from allegations of being part of the problem. It has led the charge in reducing the acceptable discourse on antisemitism to a discussion of right wing antisemitism. Led by reporter Jonathan Weisman, with able assists from Weiss and Stephens, the Times has pushed the view that the most dangerous antisemites in America are Trump supporters. The basis of this slander is the false claim that Trump referred to the neo-Nazis who protested in Charlottesville in August 2017 as “very fine people.” As Breitbart’s Joel Pollak noted, Trump specifically singled out the neo-Nazis for condemnation and said merely that the protesters at the scene who simply wanted the statue of Robert E. Lee preserved (and those who peacefully opposed them) were decent people. The Times has used this falsehood as a means to project the view that hatred of Jews begins with Trump – arguably the most pro-Jewish president in U.S. history, goes through the Republican Party, which has actively defended Jews in the face of Democratic bigotry, and ends with his supporters. By attributing an imaginary hostility against Jews to Trump, Republicans, and Trump supporters, the Times has effectively given carte blanche to itself, the Democrats, and its fellow Trump-hating antisemites to promote Jew-hatred. John Earnest and Robert Bowers were not ordered to enter synagogues and massacre Jews by the editors of the New York Times. But their decisions to do so was made in an environment of hatred for Jews that the Times promotes every day. Following the Bowers massacre of Jewish worshippers at the Tree of Life Synagogue in Pittsburgh, the New York Times and its Trump-hating columnists blamed Trump for Bowers’s action. Not only was this a slander. It was also pure projection. Caroline Glick
Avec la multiplication de ces auditions à la DGSI, on a l’impression que c’est une logique antiterroriste qui est appliquée aux journalistes. (…) On parle de l’affaire Benalla, une affaire d’État. On parle des armes françaises au Yémen, un mensonge d’État. Et là, on n’est pas dans le cadre traditionnel du droit de la presse, devant les tribunaux devant lesquels on peut se défendre. (…) le journaliste a une fonction sociale, il n’est pas là uniquement pour publier passivement des communiqués officiels du gouvernement. Dans le cas des ventes d’armes de la France utilisées au Yémen, on parle quand même de la pire catastrophe humanitaire depuis la Deuxième Guerre Mondiale : on entend que les journalistes ne sont pas au-dessus des lois, mais l’État non plus ! La France ne respecte pas les traités sur le commerce des armes qu’elle a signés. Benoît Collombat (Radio France)
Des entraîneurs et des stratégistes du Hezbollah ainsi que des Iraniens ont travaillé avec les houthis et les ont supervisés, ce qui les a aidés à prendre Sanaa. L’Iran a également aidé les houthis à développer la technologie de fabrication d’armes, y compris des missiles. Nadwa Dawsari (Center for Civilians in Conflict in Yemen)
Nous sommes d’accord avec la conclusion du Groupe d’experts, selon laquelle les missiles tirés par les houthistes – d’origine iranienne et fournis après l’imposition de l’embargo sur les armes – signifient que l’Iran a agi en violation du paragraphe 14 de la résolution 2216 (2015). Nous demandons à l’Iran de cesser toutes les activités qui alimentent le conflit au Yémen. Stephen Hickey (représentant britannique à l’ONU)
L’offensive des houthistes, avec le soutien de l’Iran, menace la stabilité de la région, et les groupes terroristes comme Daech et Al-Qaida profitent de cette situation pour promouvoir leurs visées malsaines. (…) Ainsi que le rapport du Groupe d’experts (S/2018/68) l’indique clairement, l’Iran viole l’embargo ciblé sur les armes mis en place par la résolution 2216 (2015). Plus précisément, le Groupe a conclu que les missiles tirés par les rebelles houthistes contre l’Arabie saoudite l’année dernière étaient d’origine iranienne et avaient été introduits au Yémen après l’imposition de l’embargo ciblé sur les armes. Hier, nous avons vu la délégation russe user de son droit de veto afin d’éviter que la résolution assortie de sanctions sur le Yémen ne mentionne les activités de l’Iran dans ce pays. Cependant, les preuves montrent clairement que les missiles balistiques étaient d’origine iranienne. Le mois dernier à Washington, les membres du Conseil ont vu de leurs propres yeux certaines des preuves impliquant l’Iran. Onze membres du Conseil ont convenu avec nous que ces préoccupations méritaient d’être mentionnées dans la résolution assorties de sanctions, et seuls deux membres du Conseil ont voté contre.Nous continuerons de parler haut et fort pour rap-peler au Conseil que nous avons l’obligation de dénoncer tous les comportements dangereux et déstabilisateurs chaque fois que nous les constaterons. L’Iran ne peut pas violer les sanctions du Conseil de sécurité en toute impunité. Le Conseil doit faire en sorte que ceux qui, comme l’Iran, enfreignent le régime de sanctions répondent de leurs actes. Il doit également veiller à ce que les tech-nologies militaires, les missiles balistiques, les engins explosifs aquatiques improvisés, les mines marines, les drones militaires et autres armes iraniennes ne parviennent aux personnes et entités désignées au Yémen. Kelley Eckels-Currie (représentante américaine à l’ONU)
Nous avons dit notre préoccupation face aux conclusions du rapport du Groupe d’experts sur le Yémen publié le 15 février, et condamné à plusieurs reprises les tirs de missiles balistiques effectués par les houthistes, en particulier contre l’Arabie saoudite. Comme nous l’avons dit hier, la France continuera d’être mobilisée sur la question des transferts de technologies et biens balistiques dans la région dans les mois à venir. C’est un sujet que le Ministre de l’Europe et des affaires étrangères, M. Jean-Yves Le Drian, abordera à Téhéran à l’occasion de son déplacement, le 5 mars. François Delattre (représentant français à l’ONU)
NewsGuard has made changes to the dailymail.co.uk Nutrition Label shown above, which reflect the discussions we have had with a senior Daily Mail news executive who insisted that we not use his name… The senior Daily Mail news executive wrote NewsGuard a long, point by point letter summarising the complaints and the views that he expressed in the discussions we had with him. However, he declined to allow us to publish the letter, which is what we would have preferred. Thus, what follows is a review of the points he made in our discussions and in the letter, followed by our reaction to them… The senior Daily Mail news executive complained that we had overstated and relied too heavily on the number of complaints against the Daily Mail, MailOnline, and Mail on Sunday that had been verified by the Independent Press Standards Organisation (IPSO), and, in fact, that the newsrooms’ voluntary participation in IPSO’s process was evidence of its dedication to high standards. After reflecting on his comments — and following discussions with some of the U.K.-based journalists whom we are consulting as we prepare to launch in the United Kingdom — we agree. We have changed this rating to green… …the senior Daily Mail news executive also stated that dailymail.co.uk published 144,000 articles over the last year. While we do not believe measuring a set percentage of “false” articles is appropriate, some consideration of volume is appropriate when considering whether a website repeatedly publishes content that is clearly and significantly false. Because the content on a website is also cumulative — it does not disappear daily — consideration should also be given to whether the website corrects and/or takes down content discovered to be false. In other words, because NewsGuard is attempting to inform online users of the overall reliability of a website, the best measure of “repeatedly” should include how likely is it that on any given day a reader will see false content. Therefore, NewsGuard has now determined that dailymail.co.uk does not repeatedly publish content that is clearly and significantly false… The senior Daily Mail news executive maintained that the website’s headlines are not deceptive — and that they accurately reflect what is in the ensuing story. After undertaking a new review of the website and considering also the argument that a few arguably deceptive headlines (or at least headlines that overstate the importance of the story) need to be considered against the volume of stories published on dailymail.co.uk, we agree. We made a mistake and have changed the rating. Newsguard
My tweet yesterday about Trump preferring Kim Jong Un to Biden as President was meant in jest. The President correctly quoted me as saying it was a “completely ludicrous” statement. I should have been clearer. My apologies. Ian Bremmer
Bon nombre de récits de ce qui s’est passé à la Maison-Blanche sous Trump se contredisent ; beaucoup, à l’image de ceux de Trump, sont tout bonnement faux. Ces conflits, et ce flou avec la vérité, sinon avec la réalité elle-même, sont un fil conducteur élémentaire du livre. Parfois, j’ai laissé les acteurs offrir leurs versions, à tour de rôle, permettant au lecteur de les juger. Dans d’autres cas, grâce à la cohérence des récits et aux sources auxquelles j’ai fait confiance, je suis parvenu à une version des faits que je crois vraie. Michael Wolff
Even if some things are inaccurate/flat-out false, there’s enough notionally accurate that people have difficulty knocking it down. Maggie Haberman (NYT)
There are two issues here. One is Michael Wolff himself. In my view, I don’t know what to believe in the book because I don’t think he practices the kind of journalism that we practice. He doesn’t practice the kind that could allow you to work in The New York Times, The Washington Post, The Wall Street Journal, PBS. Many of the things he reports are true, and many of the things he reports are fictionalized. And a lot of things all throughout his career — this is not a new thing with him. Some of the things in the book are factually completely inaccurate. Some of the things ring false to me. Maybe somebody told him, so he put it in the book without checking it out. When I started my career in journalism at the City News Bureau of Chicago, we had a phrase- If your mom tells you she loves you, check it out. And I’m not sure he does a lot of that. So, that’s one fact. So, I’m very dubious about accepting everything. (…) Nonetheless, the general picture confirms what we already knew. And I think there is a general sense the president is unfit. They treat — they do treat him like a child. It’s too simplistic, though, to say it’s like the madness of King George. I certainly have talked to many people over the last several months who said, yes, I went into a meeting, he was surprisingly well-informed, surprisingly ran a good meeting. I have certainly had that experience. And he’s running a White House that, whether you approve of the policies or not, has done this Pakistan deal, or the change in Pakistan policy, which is defensible — they did pass a tax bill. They are doing this regulatory stuff, this judicial stuff. It’s not completely dysfunctional. They are getting stuff done. And so I think that he has severe mental flaws. But the picture that’s coming out that he’s completely off his rocker, I think that’s overly simplistic and underestimates this… David Brooks
I don’t think there’s any question that the explosive in this book, as far as Donald Trump is concerned, were the charges about the meeting that Donald Trump Jr. hosted with Paul Manafort and others at the Trump Tower with the Russians, and that he called it traitorous. (…) Steve Bannon, whatever his shortcomings are — and I think they are manifest — is somebody who has worn the uniform of his country, did serve at the Pentagon, and has a gravitas on these matters that nobody in that meeting had or understood. Mark Shields (PBS)
Trump was vulnerable because for 40 years he had run what increasingly seemed to resemble a semi-criminal enterprise. I think we can drop the ‘semi’ part. (…) This is where it isn’t a witch hunt – even for the hard core, this is where he turns into just a crooked business guy, and one worth $50m instead of $10bn. Not the billionaire he said he was, just another scumbag. Steve Bannon (cité par Michael Wolff)
It’s a distinction between journalists who are institutionally wedded and those who are not. I’m not. You make those pro forma calls to protect yourself, to protect the institution. It’s what the institution demands. I’m talking about those calls where you absolutely know what the response is going to be. They put you in the position in which you’re potentially having to negotiate what you know. In some curious way, that’s what much journalism is about. It’s about a negotiated truth. For someone else, a book writer, I don’t have to do that. When I know something is true, I don’t have to go back and establish some kind of middle ground with whoever I’m writing about, which will allow me at some point to go back to them… As a journalist — or as a writer — my obligation is to come as close to the truth as I possibly can. And that’s not as close to someone else’s truth, but the truth as I see it. Remember, it’s a difference between a book and something else — you don’t have to read my book, you don’t have to agree with my book. But at the end of the day, what you are going to know is that it is my book. It is my vision. It is my report on my experience. It’s not put together by a committee. What you do is a committee project at some point. What I do is not. And I’m not saying one is better than the other, they’re just different functions. Michael Wolff
“Fire and Fury,” which portrayed a president with a strained relationship to the truth, raised questions about Mr. Wolff’s own adherence to the facts. Minor errors cropped up; anecdotes were denied. (…) The new book’s claims range from the intriguing — Mr. Wolff writes that Alan Dershowitz asked for a million-dollar retainer to defend Mr. Trump, a claim Mr. Dershowitz said on Wednesday was “completely, categorically false”— to the lurid, including a description based on a secondhand source of a supposed encounter between Mr. Trump and an unnamed woman aboard his private jet before his presidency. In an interview at his Manhattan townhouse on Tuesday — his first public comments about “Siege” — Mr. Wolff, 65, praised his reporting, defended his reliance on Mr. Bannon as a source and explained why he had little use for the usual fact-checking procedures valued by reporters at mainstream news outlets. He was trending on Twitter at the time of the interview. A spokesman for the special counsel, Robert S. Mueller III, had issued a rare statement denying a central claim of “Siege,” which had just leaked out: that Mr. Mueller’s team had drafted an indictment of Mr. Trump on obstruction charges that was never used. NYT
I would only say my source is impeccable, and I have no doubt about the authenticity and the significance of the documents. (…) When “Fire and Fury” came out, I thought Steve Bannon would certainly never speak to me again, and the truth is, he never stopped speaking. But the other element of this is — I think a key one — is I’m a New York guy. Donald Trump is a New York guy. In the end, we know a lot of the same people. There is this conversation among these people about Donald Trump. And I am fortunate to be in that loop. (…) I have not been in the White House for this book, no. But a very large percentage of the people who spoke to me for the first book have continued to speak to me for the second book. Partly because they can’t stop talking about Donald Trump, and I’m a good listener. But also because I think the portrait in the first book worked for them. (…) I think that would be a fool’s errand, to invite the president of the United States to come down on you. (…) If the president of the United States comes after you, you feel concerned. (…) I’ve said many times: I’m not a Washington reporter. And Washington reporters, they do a great job. They do their job. I approached this as, that the more significant factor here, beyond policy, was buffoonery, psychopathology, random and ad hominem cruelties. In a way, my thesis is that this administration, this character, needed a different kind of writer. (…) I’ve been sorting this now for actually close to three years, so I think I have a fairly good sense of the reality quotient at any given point. But then I think you have to look to Bannon’s insights. When he says something, in my experience, he can often get right to the kernel, into the hub of the situation, where you say, ‘Damn, of course that’s it.’ Among the hundreds of people I have spoken to, he is the most insightful person about Donald Trump, about what makes him tick. (…) As I say, I didn’t contact Donald Trump at all. But why would you? Literally, this is not a man who is going to suddenly at this point of his life ’fess up to being a sexual harasser. (…) it’s a difference between an institutional reporter and a non-institutional reporter. I don’t have to ask the silly questions. (…) because can you imagine a circumstance under the sun in which Fox would come clean on that? (…) I actually don’t believe, if you know the answer, it is necessary to go through the motions of getting an answer that you are absolutely certain of. (…) It’s a distinction between journalists who are institutionally wedded and those who are not. I’m not. You make those pro forma calls to protect yourself, to protect the institution. It’s what the institution demands. I’m talking about those calls where you absolutely know what the response is going to be. They put you in the position in which you’re potentially having to negotiate what you know. In some curious way, that’s what much journalism is about. It’s about a negotiated truth. For someone else, a book writer, I don’t have to do that. When I know something is true, I don’t have to go back and establish some kind of middle ground with whoever I’m writing about, which will allow me at some point to go back to them. (…) As a journalist — or as a writer — my obligation is to come as close to the truth as I possibly can. And that’s not as close to someone else’s truth, but the truth as I see it. Remember, it’s a difference between a book and something else — you don’t have to read my book, you don’t have to agree with my book. But at the end of the day, what you are going to know is that it is my book. It is my vision. It is my report on my experience. It’s not put together by a committee. What you do is a committee project at some point. What I do is not. And I’m not saying one is better than the other, they’re just different functions. Michael Wolff
Bannon has been driven out of the White House by Trump and dumped by his financial patrons, the Mercers, and has set up shop in a shabby Capitol Hill townhouse, theatrically known as the Embassy, which, it slowly becomes clear, might as well be Hoth. It takes 193 pages, but we eventually learn that Bannon hasn’t talked to Trump since he was fired. That doesn’t prevent Wolff from centering the entire narrative on the president’s former aide. So the new Wolff book is much like the last one: a sail through the Trump diaspora and inside the president’s head with Bannon as the cruise director. But also like the last book, “Siege” is ultimately crippled by three flaws: Wolff’s overreliance on a single character, and one who is now more distant from the action; factual errors that mar the author’s credibility; and sourcing that is so opaque it renders the scoops highly suspicious and unreliable. For long stretches of “Siege,” Trump and the White House staff disappear and the reader is subjected to a tedious ticktock of Bannon’s travels and his plotting from the Embassy, where he pontificates throughout 2018 about how the Republicans will win the midterms (they didn’t), how his nationalist project is still ascendant in the GOP (it isn’t), how Robert Mueller will destroy the Trump presidency (he didn’t), and how Bannon himself may have to replace Trump and run for president in 2020, with Sean Hannity as his running mate (we’ll have to wait for Episode III). In the acknowledgments, Bannon is the only named source whom Wolff thanks, praising him effusively and, in an allusion to Dante’s “Divine Comedy,” calling him “the Virgil anyone might be lucky enough to have as a guide for a descent into Trumpworld.” In reality Bannon is more like Wolff’s Farinata, the former Florentine political leader whom Dante portrays as banished to the circle of hell for heretics, where, alone in his tomb, he still obsesses about his own era in politics but has no access to current events unless one of the dead brings him a snippet of news from the center of power. In “Siege,” the dead arrive at Bannon’s doorstep in the form of former Trump aides such as Corey Lewandowski, David Bossie, Sam Nunberg and Jason Miller, and Wolff, like many other Washington reporters, absorbs a mix of gossip, misinformation and occasional insight that the outer rings of Trump advisers are famous for circulating. This rogues’ gallery of Trump hangers-on that Wolff seems to depend on is sometimes presented as a group of devoted ideological rebels trying to keep the flame of true MAGA alive. According to Wolff, several of them, usually working through Hannity, who has better access to the president, press Trump on issues like building the border wall or declaring a national emergency over immigration. Bossie and Lewandowski “weren’t operatives, they were believers,” Wolff credulously reports, a statement that will generate guffaws among Republicans. But mostly, Bannon’s knitting circle is involved in low-level score-settling — often against then-White House Chief of Staff John Kelly and Trump son-in-law Jared Kushner — and making money off their association with Trump. Lewandowski and Bossie hawk a conspiracy book about the “deep state” even though, according to Wolff, Bannon tells their ghostwriter that “none of this is true.” (…) Wolff’s broad conceptual error — that the real heart of Trumpism is heroically being kept alive by Bannon’s band of true-believing outsiders — would be forgivable if the book wasn’t marred by two more strikes: some cringeworthy errors, and sourcing that is so opaque it renders the extremely fun and juicy quotes sprinkled across every chapter as — sadly — difficult to trust. Wolff reports that he had two fact-checkers assigned to the book, but they apparently weren’t enough. He writes that after Ty Cobb left the White House, Trump’s only lawyers were Jay Sekulow and Rudy Giuliani (whom he describes as “drunk on a bid for further attention, or just drunk”). Wolff seems not to know that Trump hired Jane and Martin Raskin, whose names do not appear in the book, to deal with the Mueller probe. He writes that Russians hacked the email account of John Podesta and servers at the Democratic National Committee after July 27, 2016, the day Trump famously called on Russia to find Hillary Clinton’s missing emails. That’s wrong. The Podesta hack happened in March, the DNC hack happened in April, and the fruits of those hacks had already been released, which is why Trump made the comment. (…) Dramatic scoops are plopped down on the page with no sourcing whatsoever. Would-be newsmaking quotes are often attributed to Trump and senior officials without any context about when or to whom they were made. Wolff clearly relies on the work of dozens of other reporters on the Trump beat, but because he rarely uses any attributions, the reader never knows whether a fact he’s relaying comes from him or elsewhere. For example, he writes that Kushner was briefed by intelligence officials that his friend Wendi Deng might be a Chinese spy. The reader would be forgiven for thinking this was another Wolff scoop, rather than a major exclusive reported by the Wall Street Journal in early 2018. The cutting comments Wolff attributes to Trump certainly sound like the president: “the stupidest man in Congress” and a “religious nut” (Mike Pence); “gives me the creeps” (Karen Pence); “feeble” (John Kelly); “a girl” (Kushner); “looks like a mental patient” (Giuliani); “a pretty stupid boy” who “has too many f—ing kids” (Donald Trump Jr.); “men’s shop salesmen” (Republican House candidates); “ignoramuses” (Trump’s communications team); “the only stupid Jew” (Michael Cohen); “a dirty rat” (former White House counsel Donald McGahn); a “virgin crybaby” who was “probably molested by a priest” (Brett Kavanaugh); “the poor man’s Ann Coulter” (Kellyanne Conway); “sweaty” (Stephen Miller). But the lack of sourcing transparency and footnotes does not inspire confidence. By far the biggest scoop in the book is a document that Wolff alleges is a draft indictment, eventually ignored, of the president from inside the special counsel’s office. In addition to the alleged indictment, Wolff reports on several interesting and newsworthy memos outlining Mueller’s legal strategy for what to do if Trump pardoned Michael Flynn or tried to shut down the investigation. These documents, if verified, would rescue the book, because they offer the first real glimpse inside the nearly airtight Mueller operation. On Tuesday, the special counsel’s office issued a rare on-the-record statement insisting that the “documents described do not exist.” Ryan Lizza (senior political analyst for CNN)
Several news outlets published excerpts of Michael Wolff’s new book about the Trump campaign and the White House. And almost every word of it is unbelievable. Some of it, literally so. In one passage from “Fire and Fury: Inside the Trump White House,” Wolff recounts how Roger Ailes recommended former House speaker John A. Boehner (R-Ohio) to serve as Trump’s chief of staff. Trump’s response, according to Wolff: “Who’s that?” Never mind that Trump had golfed with Boehner in 2013 and mentioned him several times on the 2016 campaign trail. Using the Donald Trump Factbase, I found Trump mentioning Boehner on the campaign trail at least four times: April 10, 2016; Nov. 30, 2015; Oct. 14, 2015; and Sept. 25, 2015. He also tweeted about him on Oct. 8, 2015, and Sept. 25, 2015 — that last date being when Boehner resigned as speaker during the 2016 campaign. Is it possible Trump misheard the name or momentarily forgot who Boehner was? Sure. He may have even meant the “Who’s that?” as a slight to Boehner. But the impression Wolff seeks to leave is that Trump is a novice completely out of his element in the Oval Office. This was an anecdote meant to serve that narrative. (…) Then there is the apparent re-created conversation between Stephen K. Bannon and Ailes, the New York Times’s Nick Confessore points out, which raises questions about accuracy. As for the other claims, many are of the kind that has been whispered about but never reported on with any authority or certainty. Wolff has taken some of the most gossiped-about aspects of the Trump White House and put them forward as fact — often plainly stated fact without even anonymous sources cited. In his introduction, Wolff acknowledges this is an imperfect exercise and often a daunting challenge. Here’s a key excerpt pulled by Benjy Sarlin: Many of the accounts of what has happened in the Trump White House are in conflict with one another; many, in Trumpian fashion, are baldly untrue. Those conflicts, and that looseness with the truth, if not with reality itself, are an elemental thread of the book. Sometimes I have let the players offer their versions, in turn allowing the reader to judge them. In other instances I have, through a consistency in accounts and through sources I have come to trust, settled on a version of events I believe to be true. In some ways, this is the tell-all that Trump’s post-truth presidency deserves. Trump’s own version of the truth is often subject to his own fantastic impulses and changes at a moment’s notice. The leaks from his administration have followed that pattern, often painting credulity-straining images of an American president. As the New York Times’s Maggie Haberman notes, that makes claims in Wolff’s book that would ordinarily seem implausible suddenly plausible. But just because the administration doesn’t seem to have much regard for the truth and because there are all kinds of insane things happening behind closed doors doesn’t mean the truth isn’t a goal worth attaining. And in an environment in which the press is widely distrusted by a large swath of the American people — and overwhelmingly by Trump’s base — the onus is even more on accounts of his presidency to try to filter out the tabloid stuff. Part of Trump’s mission statement is fomenting distrust of the press. Oftentimes the wild leaks that come from the White House seem to further that goal by giving the media juicy stories that will ring false to people who doubt reporters’ anonymous sources. Wolff even writes that it’s often Trump himself doing the gossiping about White House staff — which seems about right. For whatever reason, Wolff seems to have arrived at a stunning amount of incredible conclusions that hundreds of dogged reporters from major newspapers haven’t. Whether that’s because he had unprecedented access — Wolff says he had “something like a semi-permanent seat on a couch in the West Wing” — or because his filter was just more relaxed than others, it’s worth evaluating each claim individually and not just taking every scandalous thing said about the White House as gospel. Aaron Blake (NYT)
Le Feu et la Fureur : Trump à la Maison-Blanche (Fire and Fury: Inside the Trump White House) est un livre de Michael Wolff qui décrit en détail le quotidien du président américain Donald Trump, ainsi que celui de son équipe de campagne en 2016 et de ses collaborateurs à la Maison-Blanche. L’ouvrage dresse un portrait peu flatteur de Trump, décrit comme un homme au comportement chaotique, et de ses relations avec son équipe. Il fait notamment une large place à l’ancien conseiller stratégique Steve Bannon, qui livre entre autres des commentaires désobligeants sur la famille Trump. Donald Trump apparaît dans ce livre comme un chef d’État tenu en piètre estime par son entourage à la Maison-Blanche, ce qui conduit Wolff à postuler que « 100 % des gens autour de lui » pensent que le président des États-Unis n’est pas capable de remplir sa fonction. (…) L’ouvrage fait l’objet d’un accueil très contrasté, la validité de son contenu étant totalement niée par Donald Trump et Sarah Huckabee Sanders, la porte-parole de la Maison-Blanche. Des critiques mettent en doute les sources d’une partie du livre, mais estiment néanmoins qu’il constitue un travail majeur sur la présidence de Trump, et que le tableau qu’il en dresse est globalement exact. (…) La plupart des citations le plus controversées du livre proviennent de Steve Bannon, directeur de la campagne de Trump dans ses derniers mois et chef stratège de la Maison Blanche de janvier à août 2017. (…) Un biographe de Trump, Michael D’Antonio, déclare à CNN que le portrait de Trump dressé par Wolff est globalement conforme à sa propre compréhension, comme à celle d’autres biographes de celui-ci, notamment en ce qu’il attire l’attention sur des aspects qui ont fait polémique, tels sa misogynie et son suprémacisme blanc allégués, ainsi que son opinion sur la « surestimation de l’expertise ». Il ajoute que les descriptions par Wolff de l’entourage de Trump forment aussi « un tableau crédible ». Bien qu’il critique la « prose [de] tabloïd » de Wolff et recommande au lecteur de lire le livre avec un certain scepticisme, D’Antonio conclut qu’il s’agit d’une « lecture essentielle » qui fournit un cadre sur lequel les futurs écrivains pourront s’appuyer. David Brooks, s’exprimant sur la chaîne PBS NewsHour, déclare que, parce que dans le passé Wolff s’est fait connaitre pour ne pas vérifier les faits, il est « très dubitatif sur l’acceptation de tout ce qui est » dans le livre. « Néanmoins, de manière générale, cela confirme ce que nous savions déjà. Et je pense qu’il y a un sens général, le président est inapte. Ils le traitent — ils le font traiter comme un enfant ». Wikipedia
Un biographe de Trump, Michael D’Antonio, déclare à CNN que le portrait de Trump dressé par Wolff est globalement conforme à sa propre compréhension, comme à celle d’autres biographes de celui-ci, notamment en ce qu’il attire l’attention sur des aspects qui ont fait polémique, tels sa misogynie et son suprémacisme blanc allégués, ainsi que son opinion sur la « surestimation de l’expertise ». Il ajoute que les descriptions par Wolff de l’entourage de Trump forment aussi « un tableau crédible ». Bien qu’il critique la « prose [de] tabloïd » de Wolff et recommande au lecteur de lire le livre avec un certain scepticisme, D’Antonio conclut qu’il s’agit d’une « lecture essentielle » qui fournit un cadre sur lequel les futurs écrivains pourront s’appuyer. David Brooks, s’exprimant sur la chaîne PBS NewsHour, déclare que, parce que dans le passé Wolff s’est fait connaitre pour ne pas vérifier les faits, il est « très dubitatif sur l’acceptation de tout ce qui est » dans le livre. « Néanmoins, de manière générale, cela confirme ce que nous savions déjà. Et je pense qu’il y a un sens général, le président est inapte. Ils le traitent — ils le font traiter comme un enfant Les journalistes d’Axios, Jim VandeHei et Mike Allen, estiment qu’il y a des parties de l’ouvrage qui ont été « mal [enregistrées], bâclées, ou qui trahissent la confidentialité de l’enregistrement, mais [que] deux choses sont tout à fait vraies » : la description de Trump comme un « président émotionnellement erratique » et celle de la « mauvaise opinion » qu’ont de lui certains membres de la Maison-Blanche. Andrew Prokop écrit dans Vox que « nous devons interpréter le livre comme un recueil de ragots que Wolff a entendu. Une bonne quantité de ceux-ci ne semblent manifestement pas précis ». Aaron Blake écrit pour The Washington Post que « Wolff semble être arrivé à une quantité superbe et incroyable de conclusions que des centaines de journalistes tenaces de grands quotidiens n’ont pas trouvées… il faut évaluer chaque déclaration individuellement et non pas seulement prendre chaque chose scandaleuse dite au sujet de la Maison-Blanche comme vérité d’évangile ». Mick Brown dans The Daily Telegraph décrit un livre à sensation, à la fois emphatique et tout à fait fidèle à son sujet. Pour David Sexton, de l’Evening Standard, le livre est un reportage politique qui vaut la peine d’être lu et qui est « destiné à devenir le principal compte-rendu des neuf premiers mois de présidence de Trump ». Lloyd Green, dans The Guardian parle d’un livre « à lire absolument », qui dévoile tout sur la Maison-Blanche de Trump en donnant la parole à ceux qui connaissent le mieux le président des États-Unis. Dans The Independent, Andrew Griffin écrit que « pour un livre qui a pour but de raconter l’histoire de l’homme le plus important dans la construction du monde, le nouveau travail explosif de Michael Wolff consiste à se battre, pas à penser ; c’est un livre qui a en son centre un vide géant – celui qui est à l’intérieur de la tête de Trump. Ce n’est pas vraiment un livre sur Trump, mais sur les gens qui essaient de combler ce trou noir ». Il note également que le livre est surtout concentré sur Bannon. Dans l’Irish Independent, Darragh McManus note que Fire and Fury « semble être le livre révélateur d’autres livres parlant du “Commandant Suprême”, avant d’énumérer « une douzaine de déclarations parmi les plus explosives ». Wikipedia
Michael Wolff, né le 27 août 1953, est un écrivain et journaliste américain. Il écrit régulièrement pour USA Today, The Hollywood Reporter, et l’édition britannique de GQ. Il a reçu deux National Magazine Award, un Mirror Award, et il a publié sept livres dont Burn Rate (1998) qui parle de sa propre entreprise internet, et The Man Who Owns the News (2008), une biographie de Rupert Murdoch. Pour ce dernier livre, il réussit à initialement gagner la confiance du magnat de la presse en critiquant le travail de ses confrères journalistes à son égard et en prenant la défense de son interlocuteur ; il réussit ainsi à obtenir des confidences faisant regretter par la suite à Rupert Murdoch d’avoir accepté de le rencontrer, l’ouvrage le présentant sous un jour négatif. (…) En janvier 2018, après avoir réutilisé qu’avec Rupert Murdoch la même tactique pour approcher le président, il publie le livre Fire and Fury: Inside the Trump White House, consacré à la première année de présidence de Donald Trump. L’ouvrage contient des descriptions peu flatteuses du comportement de Trump et du fonctionnement chaotique de son équipe, ainsi des commentaires désobligeants sur la famille Trump émis par l’ancien stratège en chef de la Maison Blanche, Steve Bannon. Wikipedia
The Daily Mail’s front page had helped to open the story up. In fact the press had always been interested, but that report was said to have “touched Middle England”, the feelings of white people who don’t normally care much what happens to black youths in inner cities. Baroness Lawrence
Quite simply, I don’t think it’s an exaggeration to say that if it hadn’t been for the Mail’s headline in 1997 – “Murderers: The Mail accuses these men of killing” – and our years of campaigning, none of this would have happened: Britain’s police might not have undergone the huge internal reform that was so necessary; race relations might not have taken the significant step forward that they have;  and an 18-year-old A-Level student who dreamed of being an architect would have been denied justice. Paul Dacre
When David Cameron gave evidence to the Leveson Inquiry he wanted to give an example of newspaper campaigning that had benefited society. With the entire modern output of the national press to pick from, he chose the Daily Mail’s work on the Stephen Lawrence murder. This, he informed the judge, had been ‘extremely important’. No doubt many others would have made the same choice. Even the Mail’s rivals sometimes hold up its coverage of the infamous 1993 race murder as a high point for British journalism and as proof of the essential role of the press. As for the Mail’s critics, they find the case a stumbling block. If the Mail really played a heroic part in achieving justice for a black family that had been failed by the white establishment, it becomes harder for them to classify the paper as simply intolerant or racist. (…) Most famously, in February 1997, at a moment when the police and the justice system appeared to have failed the Lawrence family, it published a front page accusing five young men of the murder and defying them to sue for libel. A stroke of editorial brilliance, this caused a sensation, raising the profile of this troubling case and stirring debate about trial by media. Over the years that followed, the Mail would return many times to the Lawrence case in front pages, inside spreads and editorials, and the paper has made some bold claims about the difference it made. (…) The Mail has also claimed that its reporting brought about the 1998-99 Macpherson Inquiry into the murder and that its campaigning led to the reform of the double jeopardy rule that made possible one of the 2012 convictions. Dacre has also asserted that he risked jail by publishing the 1997 front page. These claims have rarely been examined closely, but in an article just published in the journal Political Quarterly I have tested them against the historical record. I found that, while the paper’s actions involved editorial brilliance and probably had positive consequences, its principal claims are at best exaggerated and at worst unsupported by evidence. Even where it can be argued that the paper did help bring about changes for the better, they were not the changes it actually sought. One example is the assertion that the Mail’s reporting ‘prompted Home Secretary Jack Straw to initiate a major inquiry’, as the paper put it in February 1999. That claim has been made on a number of occasions but it is problematic and at the very least needs careful qualification – chiefly because in the relevant months of 1997 the Mail never once called for a public inquiry. Even when the Lawrence family demanded one, the Mail conspicuously did not give its support. And once it became clear, in the early summer of 1997, that there would be an inquiry, the Mail publicly opposed the kind of inquiry – into police failures – that Doreen (now Baroness) Lawrence was arguing for and that the government of the time ultimately set up. In short, the paper has been claiming credit for the establishment of an inquiry which the record shows it didn’t seek and which took a form it actually opposed. Of course this is not a simple matter. While Jack Straw, in his autobiography, gave credit for the establishment of the inquiry ‘above all’ to Baroness Lawrence, he also wrote that the Mail helped give him political ‘space’ to make his decision. No doubt this is correct: that a conservative paper was conspicuously involved will have made a difference, but again the context must be considered. Straw made his decision in July 1997. It is conceivable that, had he not had the ‘space’ created by the Mail, he might have said no. But the events of 1997 show that six months later, no matter what the position of the Daily Mail, he would have had no choice but to order an inquiry anyway. When, that December, a report by the Police Complaints Authority (PCA) revealed wholesale incompetence and worse in the original police investigation of Stephen Lawrence’s murder, all arguments against a public inquiry would have fallen away. In other words, insofar as the Mail’s involvement might have made a difference by giving Straw more room to act, the difference was between the announcement of an inquiry in July 1997 and the same announcement five months later. The Mail’s claim – repeated as recently as June this year during an angry spat with the Guardian – that its campaign to bring the Stephen Lawrence murderers to justice “did more to improve race relations in this country than anything the Guardian has achieved” is a claim which, at best, requires considerable qualification, not least because throughout the whole history of the Lawrence case the Mail’s understanding of the role of race has been a very particular one. In its reporting just after the murder in 1993 its principal interest was in challenging mostly black ‘race militants’ whom it accused of ‘hijacking a tragedy’. The paper was happy to quote the Lawrences when they expressed concern about ‘militants’, but it conspicuously failed to quote them on the subject of racism in British law enforcement and justice and its role in their plight. Even in 1997 the Mail still refused to accept that the Lawrences’ colour might have made a difference. An editorial published on the same day as the famous ‘Murderers’ front page declared bluntly: ‘But suggestions made by his grief-stricken mother that that police were less than assiduous because of Stephen’s colour are misplaced.’ In the eyes of the Mail, in other words, Doreen Lawrence was simply wrong to see racism in the British establishment as a factor in her family’s tragedy. Why did the Mail get involved at all, if it took that view? Look at the record and the answer is clear. Dacre was outraged by what he called the swaggering conduct of the five suspects at the inquest (which had just ended when the front page was published). He was appalled that they appeared to be getting away with murder, as his own crime reporters and senior police officers told him they were. His focus and that of his paper was on five white ‘thugs’ from southeast London, and accusations about racism in the police or the justice system or in wider British society were wrong, and worse, were damaging distractions. It was for that reason that the Mail did not want a public inquiry into police failure and instead looked to the Macpherson inquiry (in vain) to hold the five suspects to account. When the inquiry report declared that the police service suffered from ‘institutional racism’, and when the Tony Blair government asserted that the whole country had lessons to learn from this, the Mail was openly disgusted. This was, it said, ‘a kind of politically correct McCarthyism’, and it asked: ‘Should the majority in this fundamentally decent and tolerant nation be tainted by collective guilt?’ The only racism the Mail would ever acknowledge in the case was the racism of the attackers (who were heard to use the word ‘n****r’) and conceivably of a few ‘bad apple’ police officers who, it said, should be driven out of the police service. Against this background, assertions by the Mail that it was instrumental in improvements in race relations and also in reforms of the police that flowed from the Macpherson inquiry must ring hollow. Not only did it not want the inquiry in the first place, but it was also broadly dismissive of the inquiry’s eventual findings. There is, however, one significant way in which the Mail probably helped bring positive change. The Stephen Lawrence affair was the first occasion when the white majority in this country came to understand and identify with the grief and anger of a black British family. They saw past angry black faces and recognised human suffering and a case of injustice. Those chiefly responsible for that change are the Lawrences themselves, but the Mail also deserves some credit. Baroness Lawrence wrote in her autobiography, And Still I Rise: ‘The Daily Mail’s front page had helped to open the story up. In fact the press had always been interested, but that report was said to have “touched Middle England”, the feelings of white people who don’t normally care much what happens to black youths in inner cities.’ It may well be that the public inquiry would have done this anyway, with its months of shocking testimony vindicating the family’s position, but it is clear that the Mail’s sensational intervention in February 1997 accelerated the process and it seems likely that many who would not otherwise have given consideration to the Lawrences’ grievances were induced to do so as a result. My article in Political Quarterly looks at all of this in some detail, and also at the other claims made by the Mail. For example, I found no evidence in the historical record to support the suggestion that the Mail campaigned in any sustained way for reform of the double jeopardy rule, nor for the suggestion that the editor of the Mail risked jail when he accused the five suspects of murder. Dacre’s assertion that if it had not been for the Mail Stephen Lawrence would have been denied justice is particularly hard to credit since there is nothing to support it in the known narrative of the police investigation that led to the two convictions. Even a general proposition that the Mail helped bring about convictions by continuing to highlight the issue does not withstand scrutiny. Brian Cathart
«Meurtriers», titrait hier le Daily Mail, ajoutant en une, photos et identités à l’appui: «le Mail accuse ces cinq hommes d’un meurtre raciste. Si nous avons tort, qu’ils nous fassent un procès.» Il n’est pas dans les habitudes du tabloïd conservateur de prendre ainsi parti dans un crime raciste. Mais son rédacteur en chef expliquait hier soir que l’assassinat jusqu’ici impuni d’un adolescent noir, il y a quatre ans, était devenu le symbole d’une justice à deux vitesses, efficace pour les Blancs, déficiente pour les sujets de couleur de Sa Majesté. Avant d’ajouter que le Daily Mail entendait faire pression sur le gouvernement. Jeudi soir, les parents de Stephen Lawrence, qui mènent combat depuis quatre ans pour que justice soit faite, ont finalement obtenu qu’un tribunal reconnaisse que leur fils a été tué «au cours d’une attaque raciste, non provoquée, par cinq jeunes Blancs». Une victoire certes, mais limitée: les cinq jeunes dénoncés par le Daily Mail et meurtriers présumés de l’adolescent restent libres, après une enquête de police bâclée et une instruction maladroite. Stephen Lawrence a été poignardé à mort en avril 1993 par un groupe de cinq jeunes Blancs alors qu’il attendait le bus à Eltham, dans le sud-est de Londres. Stephen avait dix-huit ans et a été tué parce qu’il était noir. «Prends-ça, sale Nègre», avait crié l’un des meurtriers, le perçant de coups de couteau. Sa famille était arrivée de Jamaïque, sa mère est institutrice, son père maçon, et Stephen, étudiant brillant, voulait devenir architecte. Les soupçons de la police se portent immédiatement sur un groupe de cinq jeunes, membres d’un club, «The Firm», ouvertement raciste et supporters du National Front (un minuscule parti raciste britannique ), qui vivent dans une cité voisine. Ils ont déjà injurié et agressé les quelques Noirs vivant dans le quartier. Entre mai et juin 1993, ils sont tous arrêtés mais nient avoir tué Stephen; faute de preuves suffisantes présentées par la police, le procureur les libère. La famille persévère et, à ses frais, monte en avril 1996 une private prosecution, un «procès privé», comme l’autorise une procédure rarement usitée du droit anglais, devant des magistrats publics de l’Old Bailey de Londres (l’équivalent de la Cour de cassation). Personne ne veut se présenter à l’audience pour témoigner contre les cinq assassins présumés. Par peur, selon la police; parce que l’enquête a été mal faite, selon la famille. Les enquêteurs peuvent seulement présenter des enregistrements effectués par la police de conversations ouvertement racistes des cinq jeunes. On entend l’un d’entre eux dire: «Il faut couper les bras et les jambes des Noirs pour qu’ils n’aient plus que des putains de moignons.» On voit un autre, sur un film vidéo, donner des coups de couteau dans l’air en criant: «Sale Nègre, sale Nègre.» Des éléments à charge certes, mais pas de preuves, témoignages ou aveux suffisants pour assurer une condamnation. Ce nouveau procès s’effondre. Entre-temps, Stephen est devenu une cause célèbre: Nelson Mandela, lors de sa visite en Grande-Bretagne, rencontrera même les parents de l’adolescent assassiné. Jeudi soir, le ministre de l’Intérieur a finalement décidé d’ouvrir une enquête sur le travail de la police. Sinon, reconnaissait l’avocat de la famille, Imran Khan, «les Britanniques de couleur finiront pas croire qu’ils doivent eux-mêmes se faire justice». Libération
L’affaire Stephen Lawrence fait suite au meurtre d’un adolescent noir britannique, tué le 22 avril 1993 à l’âge de 18 ans lors d’une agression pendant qu’il attendait un autobus. Cet homicide devint une cause célèbre et l’un des meurtres raciaux les plus en vue dans l’histoire du Royaume-Uni. Il a amené de profonds changements culturels dans l’attitude vis-à-vis du racisme, notamment dans les forces de police, et des modifications importantes de la législation et des pratiques policières ; ainsi de la révocation partielle des lois appelées double jeopardy (dérivées du Non bis in idem et par lesquelles une personne ne peut être jugée deux fois pour la même chose). Deux des meurtriers furent finalement condamnés presque vingt ans plus tard en 2012. Après sa journée du jeudi 22 avril 1993 à son école la Blackheath Bluecoat School, Stephen Lawrence visite quelques magasins à Lewisham puis passe la soirée chez l’un de ses oncles à jouer à des jeux vidéo en compagnie de son ami Duwayne Brooksnote. Quittant la maison vers 22h00, les deux amis décident de revenir chez eux par l’un ou l’autre des bus 161 ou 122 sur Well Hall Road (faisant partie de la South Circular road), au lieu du bus 286 qui passe dans une rue proche mais les ramènerait chez eux plus tard. Ils arrivent à l’arrêt de bus sur Well Hall Road à 22h25. Lawrence marche jusqu’à la jonction de Dickson Road pour voir si un bus est sur le point d’arriver ; puis il revient vers l’arrêt de bus. (…) À ce stade, Brooks voit un groupe de 5 ou 6 jeunes blancs en train de traverser Rochester Way de l’autre côté de la route (par rapport à l’arrêt de bus), vers le passage pour piétons, et venant dans leur direction. À 22h38 ou juste après, il appelle Lawrence pour lui demander s’il voit un bus venir. Brooks affirme que l’un du groupe dit alors : « What, what, nigger? » (« Quoi, quoi, nègre ? »), pendant que le groupe traverse la rue et submerge Lawrence. Lawrence est poussé à terre et est poignardé deux fois : à la clavicule droite et à l’épaule gauche, à une profondeur d’environ 13 cm, sur l’avant du corps. Chacune des deux blessures coupe en deux endroits les artères axillaires pour chaque bras, et un poumon est également percé. Son bras droit perd toute sensation, et sa respiration est perturbée. Brooks, qui a commencé à courir pour fuir les assaillants, crie à Lawrence de courir aussi. Pendant que les assaillants s’enfuient par Dickson Road, Brooks et Lawrence courent vers Shooters Hill ; mais Lawrence tombe après avoir couru 120 mètres, et perd son sang jusqu’à en mourir. (…) Lawrence a été tué seulement 9 mois après que Rohit Duggal, un garçon d’origine asiatique, a été poignardé à mort à Eltham dans une autre attaque raciste non provoquée. Une première enquête a lieu. Les trois témoins à l’arrêt de bus font état d’une attaque rapide et courte ; aucun ne peut identifier les suspects3. Dès le lendemain du meurtre cinq suspects sont identifiés : les frères Neil et Jamie Acourt, David Norris, Gary Dobson et Luke Knight, dont les quatre premiers nommés dans une lettre anonyme. Cependant, très rapidement l’enquête est publiquement taxée de biais ; vue par beaucoup comme un crime haineux, la mort de Lawrence est généralement perçue comme étant due à son origine ethnique et les policiers chargés de l’enquête comme racistes ainsi que les employés du Crown Prosecution Service concernés. Les parents de Stephen tiennent une conférence de presse le 04 mai, soutenant que la police ne traite pas le cas assez activement, et rencontrent Nelson Mandela le 06 mai. Entre le 7 mai et le 23 juin 1993, les cinq sont arrêtés et Neil Acourt et Luke Knight sont mis en accusation ; mais le Crown Prosecution Service tient pour non fiable la déposition de Duwayne Brooks en regard de l’identification de Neil Acourt et Luke Knight. Les charges envers Acourt et Knight sont annulées le 29 juillet, et les trois autres sont acquittés. Quelques mois plus tard l’avocat de la famille Lawrence annonce de nouvelles données, mais le coroner fait cesser l’enquête le 22 décembre 1993, et en avril 1994 le Crown Prosecution Service refuse de poursuivre l’accusation malgré de nouvelles preuves de l’identification des suspects. Le ministère public ayant refusé d’instruire l’affaire, les parents de Stephen lancent des poursuites judiciaires à titre privé contre Gary Dobson, Luke Knight et Neil Acourt en septembre 1994. En décembre – trois mois plus tard – des caméras cachées installées par la police montrent les trois, ainsi que Norris, usant de langage violent et raciste. Les poursuites sont présentées en tribunal du 18 au 25 avril 1996, mais les plaignants sont déboutés sur la même base que précédemment : les preuves d’identification fournies par Brooks sont refusées comme peu fiables. Les trois accusés sont de nouveau acquittés. Le 13 février 1997 l’enquête recommence. Les cinq accusés refusent de répondre aux questions. Verdict : meurtre au cours d’une attaque entièrement non provoquée perpétrée par cinq jeunes. Le lendemain 14 février, le Daily Mail consacre sa première page aux photos des cinq accusés surmontées d’un titre-choc : « Meurtriers – Le Mail accuse ces hommes de tuerie. Si c’est faux, qu’ils nous mènent en justice. » — Daily Mail, 14 février Cette intervention vigoureuse du Daily Mail modifie profondément la perception du public concernant l’affaire Lawrence. Cinq semaines plus tard, le 20 mars 1997 la Commission indépendante des plaintes contre la police pour le Kent lance une investigation sur le comportement de la police dans l’affaire Lawrence. Neuf mois plus tard cette enquête conclut à des « faiblesses significatives, oublis et opportunités manquées», mais sans reconnaître de conduite raciste. En juillet 1997 Jack Straw, Home Secretary (ministre de l’Intérieur) à l’époque, ordonne une enquête publique sur le meurtre et sur son investigation réalisée par le Metropolitan Police Service (MPS, couramment abrégé en « Met »). L’enquête est présidée par Sir William Macpherson, juge retraité de la Haute Cour de justice d’Angleterre et du pays de Galles, avec l’aide notamment de trois conseillers : Tom Cook (président du Runnymede Trust), John Sentamu (évêque de Stepne et Richard Stone (officier de police). L’enquête publique est ouverte le 20 mars 19982,15,16. En juillet 1998 la famille Lawrence demande la démission du chef de la Met Sir Paul Condon, qui en octobre 1998 présente des excuses publiques et admet que des erreurs ont été commises. Le rapport de l’enquête publique, couramment appelé rapport Macpherson (Macpherson report), est publié en février 1999. Il conclut que la force policière est « institutionnellement raciste » et contient 70 recommandations destinées à améliorer l’attitude de la police concernant le racisme, ainsi que des propositions de changements dans la loi pour renforcer le Race Relations Act qui vise à promouvoir l’égalité entre les races ; il propose notoirement que la règle non bis in idem soit abrogée dans le cas de meurtres, ceci en vue de permettre la tenue d’un nouveau procès sur présentation de nouvelles preuves convaincantes. C’est ce que permet le Criminal Justice Act (2003) britannique entré en vigueur en 2005. La publication en 1999 du Macpherson Report est qualifiée « d’un des plus importants moments de l’histoire moderne de la justice criminelle en Grande Bretagne». Dès 2004 son remarquable impact sur le débat des relations raciales s’est étendu non seulement sur l’appareil de justice criminelle, avec entre autres de nombreux changements à Scotland Yard pour éliminer le racisme, mais sur toutes les institutions publiques qui sont dès lors elles aussi tenues par la loi de promouvoir l’égalité et d’éliminer la discrimination en regard des diverses minorités. (…) Le 5 mai 2004 un nouveau passage au tribunal est bloqué : le Crown Prosecution Service annonce que suite à une revue du cas les preuves sont insuffisantes pour accuser quiconque dans l’affaire Lawrence. Mais en avril 2005 le principe légal de double jeopardy est amendé, rendant possible une deuxième mise en accusation après un acquittement préalable pour le même cas. 26 July 2006 – un documentaire de la BBC examine l’affaire Lawrence et émet de nouvelles questions quant aux principaux suspects. Subséquemment, la Met doit revoir ses preuves ; en octobre 2007 la Commission indépendante des plaintes contre la police affirme que contrairement à ce qu’affirme le documentaire elle n’a pas trouvé de preuve d’exactions par un officier. Mais le 8 novembre 2007 la police confirme qu’après cette revue du cas par une équipe de 32 officiers l’été précédent, la médecine légale examine de nouvelles preuves. La revue s’est penchée sur les données réunies à l’époque du meurtre, utilisant de nouvelles techniques d’examen pour les objets. Trois mois plus tard, le 07 février 2008 Doreen Lawrence, mère de Stephen, inaugure le centre éducatif Stephen Lawrence à Deptford2 ; ce dernier est attaqué plusieurs fois peu après18. En février 2009, 10 ans après le rapport Macpherson, Richard Stone – conseiller pour l’investigation et la rédaction de ce rapport – affirme que la police a fait des progrès notables dans le sens de sa propre réforme mais que le racisme y persiste. Jack Straw, alors ministre de la Justice, dit que la police n’est plus institutionnellement raciste ; mais la mère de Stephen Lawrence dit pour sa part que la police manque encore à son devoir vis-à-vis des Britanniques de couleur. En 2010, le meurtre est cité comme « l’un des plus évidents meurtres raciaux n’ayant pas été résolus». Toutefois, suite à la revue des preuves commencée en été 2006 Dobson (qui a été emprisonné pour 5 ans le 9 juillet 2010 pour fourniture de drogue de classe B) et Norris sont de nouveau accusés du meurtre en septembre 2010 ; et la cour d’appel décide en mai 2011 que les nouvelles données recueillies sont suffisantes pour les ramener au tribunal. L’acquittement de Dobson en juillet 1993 est donc supprimé, ce qui n’était pas possible avant l’amendement du double jeopardy act de 2005. Les deux accusés font face au tribunal le 14 novembre 20112. De l’ADN provenant de Stephen Lawrence a été trouvé dans les vêtements des accusés. Une minuscule tache de sang sur la veste de Dobson ne pouvait provenir que de Lawrence, ainsi qu’un cheveu sur les jeans de Norris, et des fibres des vêtements de Stephen ont été retrouvées sur les vêtements des accusés20. Les deux accusés sont déclarés coupables le 03 janvier 2012 et condamnés à vie, avec Dobson emprisonné pour un minimum de 15 ans et 2 mois, et Norris pour un minimum de 14 ans et 3 mois. Le 24 juin 2013 The Guardian présente les révélations de Peter Francis alias Pete Black, ancien officier de police ayant appartenu à la Special Demonstration Squad spécialiste de l’infiltration de groupes de protestations. Peter Francis aurait avec trois autres officiers participé à une opération en vue d’espionner et de tenter de vilipender la famille Lawrence, son ami Duwaine Brooks témoin du crime et les groupes de campagne et de soutien à la famille en colère de l’absence de condamnation des coupables. Il aurait infiltré ces groupes dès 1993, à la recherche de « désinformation » à utiliser contre ceux qui critiquaient la police. Il aurait également avec un autre officier cherché parmi les films pris de la manifestation de mai 1993 du matériel afin d’incriminer Duwaine Brooks, qui fut subséquemment arrêté et accusé de dégâts criminels ; mais cette affaire fut rejetée par le juge responsable qui considéra qu’il y avait là un abus de la procédure légale. Peter Francis affirme que cette démarche faisait partie d’un plan plus général visant à endommager le mouvement de campagne grandissant autour de la mort de Lawrence et tenter de stopper la campagne. La mère de Stephen signale qu’en 1993 la famille avait été très surprise de ce que la police prit les noms de toutes les personnes entrant et sortant de la maison, et qu’ils en arrivèrent rapidement à soupçonner la police de chercher des preuves pour discréditer la famille ; cette dernière n’avait à l’époque aucun rapport avec les groupes de soutien naissants, et n’était pas politisée. Francis confirme que malgré toutes leurs recherches pour du matériel de désinformation, aucun des quatre officiers n’a trouvé quoi que ce soit de concret. En 1997, lors de l’enquête publique dans le cadre du rapport Macpherson, Peter Francis souhaite que la Special Demonstration Squad fasse connaître l’opération sous couverture auquel il avait participé concernant l’affaire Lawrence. Mais ses supérieurs, fixés sur la mémoire du passage à tabac deux ans auparavant du citoyen noir Rodney King par la police de Los Angeles et des subséquentes émeutes sans précédent à Los Angeles, disent craindre des émeutes si cette opération devient publique, et la taisent. La Special Demonstration Squad, très controversée, a été démantelée en 2008 et partiellement remplacée par la National Domestic Extremism Unit. Wikipedia
Before the usual suspects start bouncing up and down, squealing ‘homophobia’, don’t bother. I supported civil partnerships long before it was fashionable and I’d rather children were fostered by loving gay couples than condemned to rot in state-run institutions, where they face a better-than-average chance of being abused. That said, and despite the fact that countless single parents do a fantastic job, I still cling to the belief that children benefit most from being brought up by a man and a woman. Which is precisely what worries me most about the Daley publicity stunt. Here we have two men drawing attention to the fact that ‘they’ are having a baby. But where’s the mum, the possessor of the womb which features in this photograph? She appears to have been written out of the script entirely. We are not told her identity, where she lives, or even when the baby is due. She is merely the anonymous incubator. My best guess is that she lives in America, since it is still illegal in Britain to pay surrogate mothers other than modest expenses. That’s why wealthy gay couples, such as Elton John and David Furnish, turn to the States when they want to start a family. Good luck to them. No one is suggesting that homosexual couples can’t make excellent parents. But nor is everyone comfortable with the trend towards treating women as mere breeding machines and babies as commodities. I’ve written before about the modern tendency in some quarters to regard children as fashion accessories, like those preposterous designer handbag dogs. (…) What I also find slightly disconcerting is that this story was reported virtually everywhere without so much as a raised eyebrow, as if it would be impolite even to ask any questions about the parentage. The Daily Mail
En novembre 2016, le groupe Lego décide de ne plus promouvoir ses jouets dans le Daily Mail à la suite des campagnes menées par celui-ci concernant le Brexit et la crise des migrants, campagnes jugées « haineuses » par le fabricant de jouets. En février 2018, Center Parcs cesse toute annonce publicitaire dans le Daily Mail à la suite d’un éditorial jugé homophobe. Ce journal est parfois critiqué pour son manque de vérification, et accusé de sensationnalisme. Son utilisation comme source a d’ailleurs été rejetée par la communauté de Wikipédia en anglais en février 2017. Ainsi, le navigateur Internet de Microsoft avertit les utilisateurs de ne pas faire confiance au journalisme du Daily Mail dans le cadre d’une fonctionnalité conçue pour lutter contre les fausses informations. Le message, qui est produit par une startup tierce appelée NewsGuard, invite le lecteur à agir avec prudence, sachant que « le site publie régulièrement des contenus qui ont porté atteinte à la réputation, provoqué une alarme répandue ou qui constituent du harcèlement ou une atteinte à la vie privée ». Le Daily Mail est également accusé par The Guardian de tenir des propos racistes, homophobes et islamophobes. Wikipedia
The Daily Telegraph has had the highest number of complaints upheld against it by the Independent Press Standards Organisation since the regulator was set up two years ago. According to adjudications posted to the IPSO website, the IPSO Complaints’ Committee found the national daily to have breached the Editor’s Code of Conduct nine times. The Times and Daily Express have each committed seven breaches, with the regulator having upheld five complaints against The Sun (including The Scottish Sun). The Sunday Times, Daily Mail and Mail Online have each had four complaints upheld over the two years of regulation under IPSO, which replaced the Press Complaints Commission in September 2014. Press Gazette
As a historian who wrote the first major biography of King and a separate book The FBI and Martin Luther King,Jr., Garrow’s new revelations must be taken seriously. His article appears in a distinguished British newspaper, not a Murdoch British rag or a tabloid such as our country’s National Enquirer. Undoubtedly, people like Roy Moore, Richard Spencer, David Duke, and various alt-right hangers-on will revel in this news and argue that it demolishes Martin Luther King Jr.’s standing as an American hero. That would be the wrong conclusion to take. King was a man who risked his own life by practicing non-violence and who publicly rejected the two primary alternatives to the civil rights movement: black nationalism and racial separatism. He rejected the use of guns in the fight against the oppressors, especially the police. Because of this, the more radical groups were not fond of King and called him the Uncle Tom of the movement. Let me not mince words. King’s behavior toward women should not be buried or excused. They should be condemned. But does acknowledging these truths mean that we can no longer recognize King’s accomplishments as a civil rights leader? Does it mean we have to ignore what he said in his powerful sermons and writings? Does it diminish his “Letter from a Birmingham Jail”? It was there that King wrote that citizens had “not only a legal but a moral responsibility to obey just laws,” and at the same time “to disobey unjust laws.” Remember, King led an entire community to risk everything on behalf of freedom, fighting off Bull Connor’s police dogs and fire hoses as they were unleashed on unarmed citizens protesting for their rights as American citizens. Our leaders are human. King was deeply flawed in his view of women and his sexual proclivities. It is obvious, reading Garrow’s quotation from King’s sermon on March 3, 1968, that he was alluding to himself when he said “There is a schizophrenia . . . going on in all of us. There are times that all of us know somehow that there is a Mr. Hyde and a Dr. Jekyll in us.” God, King said, “does not judge us by the separate incidents or the separate mistakes that we make, but by the total bent of our lives.” The word “mistake” does not begin to cover King’s behavior toward women. But King is yet another reminder that good men can do bad things, and even bad men can sometimes accomplish great goods. How do we balance those ledgers in a final accounting? It’s hard. It’s messy. And there are no neat or obvious answers. Some thought Garrow should keep his discoveries under wraps, but it is the job of the historian to tell the truth. This is especially true for a historian who has already devoted a good chunk of his career to chronicling the man’s life. It would not be too much to say that Garrow had almost a unique duty to write this piece. It is unfortunate that the racists among us will cheer this news. But that is not an excuse to keep the truth hidden. If Garrow is right that a “profoundly painful historical reckoning and reconsideration” is upon us, then so be it. We are better off confronting the truth than living with a comfortable lie. Ronald Radosh
Should we prohibit the use of The Daily Mail as a source? I envisage something just short of blacklisting, whereby its introduction to an article could be accepted only upon there being a demonstrable need to use it instead of other sources. —Hillbillyholidaytalk 13:44, 7 January 2017 (UTC)
Consensus has determined that the Daily Mail (including its online version, dailymail.co.uk) is generally unreliable, and its use as a reference is to be generally prohibited, especially when other more reliable sources exist. As a result, the Daily Mail should not be used for determining notability, nor should it be used as a source in articles. An edit filter should be put in place going forward to warn editors attempting to use the Daily Mail as a reference. The general themes of the support votes centred on the Daily Mail’s reputation for poor fact checking, sensationalism, and flat-out fabrication. Examples were provided to back up these claims. Wikipedia
There is no justification for the blanket banning of a mass-circulation newspaper as a source. There will be cases where it is a suitable rs source. The problem with the « Mail-related arguments » mentioned, if the latest example here [2] is typical, is just with editors not knowing what appropriate sources to use. Should the Daily Mail be used to support a claim related to astronomy? Well duh, obviously not! The proposer seems to have a longterm pov agenda here, in an earlier comment he actually compared the Daily Mail to Völkischer Beobachter and has been busy compiling [3]. Tiptoethrutheminefield (talk) 14:16, 7 January 2017 (UTC)
It is hard to know whether to laugh or cry at this move by Wikipedia – a website that is notorious for its own inaccuracy and false truths, and which was co-founded by a man who doctored his own biographical entry. For the record the Daily Mail, in common with most reputable academic institutions, banned all its journalists from using Wikipedia as a sole source in 2014 because of its unreliability. Last year, the Daily Mail and Mail Online together published more than half a million stories and yet received just two upheld adjudications each for inaccuracy from the UK Industry’s regulator IPSO. This so-called ban by Wikipedia came at the end of a month-long ‘debate’ – triggered by a clearly obsessive newspaper-hater who hides behind the pseudonym ‘Hillbillyholiday’ – which attracted just 75 votes from Wikipedia’s 30 million anonymous registered editors. The debate makes it abundantly plain that the majority of those calling for the Mail to be banned were driven primarily by political motives. The so-called ‘vote’ was then endorsed by five anonymous administrators after a secret email exchange and then deliberately leaked to the media. All those people who believe in freedom of expression should be profoundly concerned at this cynical politically motivated attempt to stifle the free press. Spokesperson for Mail Newspapers
Cockram is a regular editor of the online encyclopedia Wikipedia, where (according to multiple posts on his Facebook feed) he operates under the alias ‘Hillbillyholiday’. Last month, ‘Hillbillyholiday’ was the architect of a cynical PR stunt which saw this newspaper publicly smeared by damning its journalism ‘unreliable’. He and 52 like-minded anti-Press zealots, almost all of whom remain anonymous, collaborated in a vote which persuaded Wikipedia, the sixth most popular website in the world, that it ought to ban the Daily Mail. The move by the online encyclopedia — which was founded in 2001 and has in a few short years become a hugely influential source of information — was revealed in the pages of the Left-wing Guardian newspaper. It reported that Wikipedia’s editors had decided, in a democratic ballot, that the Mail’s journalism cannot be trusted. No statistics were offered in support of this claim, which, incidentally, came days before the Mail won Sports Newspaper Of The Year for an unprecedented fourth straight time, and was shortlisted for 15 awards at the British Press Awards, the news industry’s Oscars. (Indeed, as we shall see, the Mail has an enviable record on accuracy.) Neither did Wikipedia, nor The Guardian, bother to shed much light on how this decision was reached. If they had, then it would have become apparent to readers that this supposed exercise in democracy took place in virtual secrecy, and that Wikipedia’s decision to censor the Mail — the only major news outlet on the face of the Earth to be so censored — was supported by a mere 53 of its editors, or 0.00018 per cent of the site’s 30 million total, plus five ‘administrators’. Curiously, though it has now placed a ban on this paper, the website remains happy to use the state propaganda outlets of many of the world’s most repressive and autocratic Left-wing dictatorships as a source for information. Wikipedia has not, for example, banned the Chinese government’s Xinhua news agency, Iran’s Press TV or the Kremlin mouthpiece Russia Today. Neither does it place a black mark against Kim Jong-un’s in-house propaganda outlet, the Korean Central News Agency, which in 2012 published a report claiming that archaeologists in the country’s capital, Pyongyang, had discovered the remains of a 1,000-year-old unicorn lair. Wikipedia even heralds Exaro, the now-defunct British website notorious for making false claims about an establishment paedophile ring which saw a number of innocent people arrested, as a valid ‘investigative news source’. And yet, it has declared that the Daily Mail — one of the most popular mainstream newspapers published in any Western democracy — is somehow too ‘unreliable’ to be included on its site. In an era where the term ‘fake news’ is increasingly used as a desperate slur, with Donald Trump applying it to CNN, the BBC and any major outlet that tends to disgruntle him, it’s tempting to suggest that both Wikipedia and The Guardian are guilty, in this deeply disturbing saga, of creating what might be regarded as false news. More worrying, this ban has set a dangerous precedent, raising profoundly troubling questions about free speech and censorship in the online era. And ultimately it provides an object lesson in the way well-organised campaigners from extremes of the political spectrum are now seeking to impose their prejudices on society by seizing control of the most valuable resource of the internet age: information. (…) Tasked for evidence to support this claim, ‘Hillbillyholiday’ simply claimed that this newspaper had more of press regulator IPSO’s sanctions against it than his favourite title, The Guardian. He failed to state that The Guardian is not regulated by IPSO, so can’t possibly have been sanctioned by it. In other words, this opponent of the popular Press was using a deeply misleading claim to accuse someone else of inaccuracy. As it happens, like every newspaper in the land, the Mail does of course sometimes make mistakes. In common with most titles, we correct all significant factual errors pointed out to us, via the Corrections and Clarifications column. According to IPSO’s own report, the regulator’s figures suggest the Mail’s record is better, not worse, than our peers. In 2015, with our sister website MailOnline, the Mail published more than half a million stories; IPSO upheld complaints against two of them. By way of comparison, five articles in The Times had complaints of one kind or another upheld against them, along with four in the Daily Express, and ten published by the Telegraph group. This would tend to suggest that Wikipedia’s decision to ‘ban’ the Mail was based on naked prejudice rather than any empirical evidence. It should be noted here that, ironically enough, the Mail wrote to all its writers and reporters three years ago instructing them never to rely on Wikipedia as a single source, such were the concerns about its accuracy. Of course, the Wikipedia ban would never have made headlines if news of the website’s debate result had not promptly been leaked to The Guardian which — surprise surprise — has Jimmy Wales on its board. (…) It’s a perverse state of affairs, and one which must, surely, rile Wikipedia founder Jimmy Wales. Only last month, he wrote in The Guardian on the subject of fake news, arguing: ‘None of us is comfortable with the social media giants deciding what’s valid or not.’ Yet here is Wikipedia, a social media giant whose pages are riddled with inaccuracies, unilaterally deciding, at the request of a handful of people, that a major newspaper is somehow not valid. (…) financial papers filed by the Foundation show that, for an organisation that calls itself a ‘small non-profit’ business and begs users for donations (‘the price of a cup of coffee’) to keep it afloat, it enjoys bulging cash reserves. The Foundation’s accounts show it has assets of more than $90 million (£73 million), and spent $31 million (£25 million) in salaries last year, up from $26 million (£21 million) the year before. Since the same documents state that it employs 280 members of staff and contractors, their average salary appears to be more than $110,000 (£90,000). Meanwhile, the Foundation’s last tax return showed that its former executive director, Lila Tretikov, earned $308,149 (£251,000), plus another $18,213 (£15,000) in ‘other’ compensation, while former boss Sue Gardner was on roughly the same. The Daily Mail
Editors are supposed to always use judgment when choosing sources. Usually the broadsheets are better than the tabloids but there are circumstances when tabloids provide better coverage such as sports and crime. And if we exclude the Mail, there are a lot of other publications of lower quality that would still be considered reliable. TFD (talk) 12:18, 8 January 2017 (UTC)
there are some things for which it’s useful, despite all that’s been said above. Occasionally it accurately rakes muck that nobody else has turned over. If the proposer could be a little clearer about how we might demonstrate need to use it in those rare cases where the DM can be considered reliable, I might well change my mind. Richard Keatinge (talk) 17:10, 10 January 2017 (UTC)
Noting that this has been discussed a few dozen times now. Neither the DM nor any other news source is absolutely reliable on articles concerning celebrities. IMO, Wikipedia would be best off declining to republish « celebrity gossip » in the first place. More to the point, the DM has not been shown to be unreliable in other matters, although its headlines may misstate the content of articles, this is also true of every single newspaper known to man. I suggest, in fact, that « headlines » not be allowed as a source for what an article states, and only be allowed to illustrate what the headline stated and cited as such. Collect (talk) 14:27, 11 January 2017 (UTC)
The reliability of a Daily Mail should be judged on a case-by-case basis. Most material is uncontroversial and mistakes occur no more often than in other publications. A user should not have to hunt around for the same fact to be found in a different source because the Daily Mail is disliked by certain editors. ¡Bozzio! 05:37, 15 January 2017 (UTC)<h5 style= »text-align: justify; »><em>
Daily Mail gives coverage to many international news outside Europe and America. Daily Mail is not a good source in content dispute. But Daily Mail is good to prove notability of a subject. Daily Mail covers news stories which are not getting coverage in other English Media. We can use Daily Mail to establish notability of a politician, celebrity from Eastern Europe, Asia. Sometimes Daily Mail gives coverage to very ordinary things, but due to this they give coverage to many important Asian news, North African news and East-European news (where English is not official language). Marvellous Spider-Man 03:03, 16 January 2017 (UTC)
The Daily Mail, as hated as it is, is a very mixed bag. It can contain wonderful information such as accurate and informative interviews of highly respected people like Lord Puttnam (yes, I’ve seen that; can find the link if you need it), informative and detailed film and television articles, detailed information on various openings, galas, and so on. Many of these items are exclusives, so we can’t blacklist the publication. It also has an excellent (theatre, film, etc.) review team. We just have to keep in mind that it often stoops to tabloid scandal-mongering (and ridiculous political opinions). I think any intelligent editor can tell the difference. So with this publication it has to always be on a case-by-case basis. It’s a middle-market newspaper, so we cannot avoid it or blacklist it. I’d say it’s not to be used as a source for politics, science, medicine. But as a source for entertainment updates it is often helpful and often contains accurate information that is not available anywhere else. If it is contradicted by a more reliable source, it should not be used. Nothing negative, contentious, or potentially libelous or in any way scandalous should be sourced to the DM (unless it is a direct quote from an interview). Softlavender (talk) 06:26, 16 January 2017 (UTC)
The DM falls on a spectrum of news quality and it is far from the worst; singling it out for prohibition is not the solution here. It is hard not to suspect that it is being singled out because it combines a strong right-wing bias with a very large circulation. I see several editors above citing statistics regarding complaints and corrections as though this was a reason for prohibiting its use; but WP:NEWSORG gives the very fact that a complaints process exists and corrections are published as a reason to consider the source reliable. It should certainly be considered WP:BIASED, but then so should every news organisation that takes an editorial stance. This is already policy. Outright banning established, regulated, large-circulation newspapers from use on enwiki would be a terrible precedent to set, especially for having « ridiculous political opinions, » as one editor has put it a few lines above. GoldenRing (talk) 10:56, 16 January 2017 (UTC)
Awful and biased as the Mail often is, there is also much that may be uncontentious. For example, take e.g. an article that I did some editing on a long time ago, on Mary Marquis, a Scottish newsreader of the ’70s and ’80s, who is still a much cherished and remembered figure in Scotland. The article contains multiple citations to an 1998 interview / profile piece from the Mail — all of which, I would submit, are entirely uncontroversial; and (I submit) contribute valuably to giving a rounded-out account of her. Of course there are reasons why one should very often be cautious of the Mail, but IMO a blanket ban is not the way. I would add that, although people like to throw around the word « Tabloid », there can be a distinction between the connotations of that word on different sides of the Atlantic, and I wouldn’t throw the Record or the Mirror or the Standard or Metro into the same class as eg the National Enquirer. Jheald (talk) 20:03, 16 January 2017 (UTC)
The paper has been around since 1896. Its bad reputation in the first few years of the 21st century speak nothing about the reliability of more than a hundred years of volumes. Clearly a blanket ban is unjustified (per Thincat). – Finnusertop (talkcontribs) 03:17, 17 January 2017 (UTC)
Existing policy is enough. If it is worth adding to a Wikipedia article, it will have appeared in better sources than the Mail and other red top British tabloids. I am not an anti-tabloid snob like some of the people here, and the broadsheets are not perfect either. However, the Mail should be off limits for anything BLP related. This discussion is reminiscent of this tweet by Gavin Each case has to be judged on its merits because all sources are prone to error. The Daily Mail seems fairly average as journalism goes and should not be singled out when there are many worse sources. The following specific points demonstrate this. Andrew D. (talk) 13:50, 18 January 2017 (UTC)
The Daily Mail is somewhat unusual for a UK paper as it was the first newspaper specifically aimed at women and is read by more women than men. For example, the word suffragette was first coined in the pages of the Daily Mail and so is naturally cited by the Oxford English Dictionary. When the singer Lynsey de Paul died, there was some confusion about her exact age. The Daily Mail was one of the few news sources which got this right. I started our article about churnalism and this can be found in most news media now. One interesting case was a project which deliberately planted fake stories to see whether they would be circulated. The Daily Mail didn’t fall for this when many other news media did. — Preceding unsigned comment added by Andrew Davidson (talkcontribs)
This is ridiculous that you even consider to ban such a large newspaper. It reminds me of a witch hunt or collective responsibility (good articles banned by default, because someone else did something wrong earlier). Someone reverted DM as a source, even though DM was the only source, which actually bothered to interview the authors of the paper, therefore it was a better source than all other sources. There was nothing wrong with that DM article the only reason for removal was actually this discussion here. That can’t be right. Musashi miyamoto (talk) 17:18, 24 January 2017 (UTC)

Quel deux poids deux mesures ?

A l’heure où …

Après les faux notoires des Walter Duranty (NYT), Dan Rather (NBC), Eason Jordan (CNN) ou Scott Beauchamp (NYT) …

Où  sans parler, comme avec les toutes récentes révélations d’un spécialiste de Martin Luther King rejetées par tant le Guardian que l’Atlantic, de la rétention active d’information

Des usages de faux, plus près de chez nous, des Patrice De Beer et Jean-Claude Pomonti, PPDA, Charles Enderlin, Sara Daniel, Pascal Riché, Eric Laurent, Alain Ménargues (RFI) ou Michel Foucault

Le journal de référence américain lui-même se permet, hystérie anti-Trump oblige, un dessin antisémite

Ou un professeur de journalisme de NYU, parce que c’est « plausible », un faux tweet du président américain …

Où un journaliste qui présente explicitement son travail sur la présidence Trump comme …

Pour « beaucoup » « à l’image de ceux de Trump tout bonnement faux » …

Le « flou avec la vérité, sinon avec la réalité elle-même » comme  « fil conducteur élémentaire » de ses livres …

La vérité comme « une version des faits que je crois vraie » …

Son non-rappel des personnes incriminées pour vérification comme non nécessaire puisque l’on « sait à l’avance ce que la réponse sera »

Son obligation d’arriver à « la vérité telle que je la vois » comme plus importante que la vérification des faits …

Et sa principale source comme les dires d’un ancien conseiller du président américain …

Non seulement ouvertement déterminé à régler ses comptes avec celui qui l’a éconduit …

Mais considéré justement par tous comme l’âme damnée et le principal inspirateur du rapport controversé de l’hôte de la Maison Blanche à la vérité …

Ne va pas manquer, comme avec son premier livre, de remplir les colonnes de nos valeureux journalistes avec son irresistible flot d’ « anecdotes croustillantes, risibles et parfois invraisemblables sur Donald Trump » …

Et où, de ce côté-ci de l’Atlantique, les mêmes journalistes qui n’hésitent pas à balancer en une des notes classées secret défense pour dénoncer les ventes d’armes à l’Arabie saoudite ou à compromettre l’identité d’un membre des forces spéciales pour alimenter leur feuilleton Benalla

Multiplient les précautions oratoires quand ils ne mettent pas systématiquent en doute les informations des services secrets américains ou israéliens, voire de l’ONU même sur les activités explicitement terroristes, livraisons d’armes aux Houtis du Yemen comprises, des mollahs et de leurs affidés au Moyen-Orient …

Comment voir …

Non seulement la qualification de « haineux » pour avoir osé soulever …

Entre deux campagnes pour dénoncer un crime raciste ou une condamnation injuste

Les questions qui fâchent comme le problèmes de l’immigration sauvage ou la tentative par les juges de la Cour suprême britannique de remettre en cause le vote populaire du Brexit …

Ou d’ « homophobe » pour, dans les cas de parenté homosexuelle, avoir osé rappeler l’intérêt des enfants ou des mères porteuses …

Mais le rejet comme source fiable il y a deux ans du seul Daily Mail …

Par un Wikipédia qui a pourtant ses propres problèmes  …

Alors que, prenant notamment en compte l’important volume d’articles du premier site de presse britannique (144 000 articles par jour), l’extension pour navigateur Newsguard vient de lui redonner son label vert

Pour autre chose que ce qu’il n’est vraiment …

A savoir, comme le dit bien le Daily Mail lui-même, une « tentative cynique et politiquement motivée d’étouffer la presse libre » ?

Wikipedia ban condemned by Daily Mail as ‘cynical politically motivated attempt to stifle the free press’
The Daily Mail has said a decision by Wikipedia editors to ban references to its articles for sourcing entries is a “politically motivated attempt to stifle the free press”.
Freddy Mayhew
Press Gazette
February 10, 2017

The Daily Mail and Mail Online publications were the subject of a debate this week among a section of the self-regulating community of voluntary Wikipedia editors, most of whom post under pseudonyms.

It began when one editor, called Hillbillyholiday, proposed a “request for comment” from the editorial community on whether it should “prohibit the use of the Daily Mail as a source”.

They said: “I envisage something just short of blacklisting, whereby its introduction to an article could be accepted only upon there being a demonstrable need to use it instead of other sources.”

The motion passed within 24 hours, supported by 58 out of 84 editors.

It stated: “Consensus has determined that the Daily Mail (including its online version, dailymail.co.uk) is generally unreliable, and its use as a reference is to be generally prohibited, especially when other more reliable sources exist.

“As a result, the Daily Mail should not be used for determining notability, nor should it be used as a source in articles. An edit filter should be put in place going forward to warn editors attempting to use the Daily Mail as a reference.”

Editors said support for the ban “centred on the Daily Mail’s reputation for poor fact checking, sensationalism, and flat-out fabrication” and encouraged volunteers to “review” and “remove/replace” the many thousands of existing citations on Wikipedia referencing Mail stories.

The ban was opposed by some members, with one stating: “There is no justification for the blanket banning of a mass-circulation newspaper as a source. There will be cases where it is a suitable [as a] source.

“The problem with the ‘Mail-related arguments’ mentioned… is just with editors not knowing what appropriate sources to use.”

Mail Online publishes around half a million stories a year. According to Press Gazette analysis the Daily Mail and Mail Online had four adjudications upheld against them each under the first two years of press regulator IPSO (to September 2016).

Anyone can edit a Wikipedia page by simply clicking on the “edit” button along the top of an article and signing up for free. There is no vetting process and only deliberate “vandalism” will invoke arbitration.

A spokesperson for Mail Newspapers said: “It is hard to know whether to laugh or cry at this move by Wikipedia – a website that is notorious for its own inaccuracy and false truths, and which was co-founded by a man who doctored his own biographical entry.

“For the record the Daily Mail, in common with most reputable academic institutions, banned all its journalists from using Wikipedia as a sole source in 2014 because of its unreliability.

“Last year, the Daily Mail and Mail Online together published more than half a million stories and yet received just two upheld adjudications each for inaccuracy from the UK Industry’s regulator IPSO.

“This so-called ban by Wikipedia came at the end of a month-long ‘debate’ – triggered by a clearly obsessive newspaper-hater who hides behind the pseudonym ‘Hillbillyholiday’ – which attracted just 75 votes from Wikipedia’s 30 million anonymous registered editors.

“The debate makes it abundantly plain that the majority of those calling for the Mail to be banned were driven primarily by political motives.

“The so-called ‘vote’ was then endorsed by five anonymous administrators after a secret email exchange and then deliberately leaked to the media.

“All those people who believe in freedom of expression should be profoundly concerned at this cynical politically motivated attempt to stifle the free press.”

The editor behind the motion to ban the Daily Mail as a Wikipedia source, Hillbillyholiday, has since left Wikipedia. A sign on their page, which reveals next to no detail about the individual, states: “Hillbillyholiday is taking a short wikibreak and will be back on Wikipedia soon.”

In one public message from an editor called Bounder, Hillbillyholiday is awarded a merit badge for their “excellent work in opening the RfC on the Daily Mail”. Bounder added of the Mail: “Its presence on what is supposed to be an encyclopaedia is a constant source of embarrassment.”

In response, Hillbillyholiday said: “Thanks, Bounder… really didn’t expect the RfC [Request for Coment] to pass and was beginning to regret using Mail-style tactics of blatant sensationalization [sic] and flagrant misrepresentation of sources; it seemed rather ‘poetic’ at the time.

“Anyway, job’s a good’un, I’m off to hide somewhere where [Daily Mail editor Paul] Dacre won’t find me.”

In a leader column today, the Times said Wikipedia’s ban on the Daily Mail was evidence of a “promiscuous extension of the phrase ‘fake news’ to cover stories and publications that the complainer happens merely to dislike”.

“Newspapers make errors and have the responsibility to correct them. Wikipedia editors’ fastidiousness, however, appears to reflect less a concern for accuracy than dislike of the Daily Mail’s opinions,” the paper said, adding: “It is the duty of legitimate news organisations to reveal real news.”

On the Daily Mail ban, Juliet Barbara, director of communications at the Wikimedia Foundation, said in a statement: “Editors have discussed the reliability of the Daily Mail since at least early 2015.

“In January 2017, an RfC (Request for Comment) discussion was proposed to evaluate the use of the Daily Mail as a reliable source on English Wikipedia. This is one of many community discussions that take place every day about a broad range of issues, including reliable sources.

“In this case, volunteer editors seem to have come to a consensus that the Daily Mail is ‘generally unreliable and its use as a reference is to be generally prohibited, especially when other more reliable sources exist’.

“This means that there is a general recommendation according to this discussion that the Daily Mail not be referenced as a ‘reliable source’ on English Wikipedia or used to demonstrate an article subject’s notability.

“That said, I encourage you to read the comments in the RfC itself. You will find considerable discussion on the topic, including views both for and against the proposal. Wikipedia is a living, breathing ecosystem where volunteers regularly discuss and evolve the norms that guide the encyclopaedia.

“Among Wikipedia’s many policies and guidelines, there is even a policy to ignore all rules. It captures the open spirit of the community: ‘If a rule prevents you from improving or maintaining Wikipedia, ignore it.’

“As a general guide to reliable sources, articles on Wikipedia should be based on reliable, third-party, published sources with a reputation for fact-checking and accuracy. Editors assess the reliability of a source at these levels:

  • The piece of work itself (the article, book)
  • The creator of the work (the writer, journalist)
  • The publisher of the work (for example, Random House or Cambridge University Press)

“They also use a variety of criteria to evaluate reliability within each of these levels. For example, one signal that a news organization engages in fact-checking and has a reputation for accuracy is the publication of corrections.”

Voir aussi:

The making of a Wiki-Lie: Chilling story of one twisted oddball and a handful of anonymous activists who appointed themselves as censors to promote their own warped agenda on a website that’s a byword for inaccuracy 

    • Wikipedia’s editors decided that the Mail’s journalism cannot be trusted
    • The ban was supported by just 0.00018 per cent of site’s ‘administrators’
    • The Mail is the only major news outlet on the face of the Earth to be so censored
    • Ban sets a dangerous precedent, raising troubling questions about free speech

Guy Adams
The Daily Mail
4 March 2017

Here, you will learn that he’s ‘single’, is a fan of graffiti and folk music, and has worked variously as an ‘artist’ and ‘education management professional’.

Cockram boasts 153 online friends, and claims to live in Angoisse, a village in the Dordogne in south-western France. He also appears to take great pleasure in regularly circulating obscene images and racist sentiments via the social network.

His Facebook page includes an image of two gay men performing a sex act in public, a photograph of a naked, dark-haired man having oral sex with himself, and a painting that depicts bestiality between a man and a sheep.

Three years ago, Cockram wrote on his timeline that ‘all Muslim men admitted to Paradise will have an ever-erect penis and they will each marry 70 wives, all with appetising vaginas’.

Around the same time, he declared: ‘If you gently lick the outside of a Kinder Egg, you can slowly recreate the changing skin tones of Michael Jackson.’

It’s lubricious, utterly unedifying stuff. Indeed, a casual observer could be forgiven for pigeon-holing Cockram as a bigoted oddball who spends rather too much of his life in darker corners of the internet.

Yet in the modern world, bigoted oddballs who are over-familiar with the internet can wield tremendous power — and this potty-mouthed man is a case in point. For when he’s not posting obscene images or racist sentiments, Cockram is a regular editor of the online encyclopedia Wikipedia, where (according to multiple posts on his Facebook feed) he operates under the alias ‘Hillbillyholiday’.

Last month, ‘Hillbillyholiday’ was the architect of a cynical PR stunt which saw this newspaper publicly smeared by damning its journalism ‘unreliable’.

He and 52 like-minded anti-Press zealots, almost all of whom remain anonymous, collaborated in a vote which persuaded Wikipedia, the sixth most popular website in the world, that it ought to ban the Daily Mail.

The move by the online encyclopedia — which was founded in 2001 and has in a few short years become a hugely influential source of information — was revealed in the pages of the Left-wing Guardian newspaper.

It reported that Wikipedia’s editors had decided, in a democratic ballot, that the Mail’s journalism cannot be trusted.

No statistics were offered in support of this claim, which, incidentally, came days before the Mail won Sports Newspaper Of The Year for an unprecedented fourth straight time, and was shortlisted for 15 awards at the British Press Awards, the news industry’s Oscars. (Indeed, as we shall see, the Mail has an enviable record on accuracy.)

Neither did Wikipedia, nor The Guardian, bother to shed much light on how this decision was reached.

If they had, then it would have become apparent to readers that this supposed exercise in democracy took place in virtual secrecy, and that Wikipedia’s decision to censor the Mail — the only major news outlet on the face of the Earth to be so censored — was supported by a mere 53 of its editors, or 0.00018 per cent of the site’s 30 million total, plus five ‘administrators’.

Curiously, though it has now placed a ban on this paper, the website remains happy to use the state propaganda outlets of many of the world’s most repressive and autocratic Left-wing dictatorships as a source for information.

Wikipedia has not, for example, banned the Chinese government’s Xinhua news agency, Iran’s Press TV or the Kremlin mouthpiece Russia Today.

Neither does it place a black mark against Kim Jong-un’s in-house propaganda outlet, the Korean Central News Agency, which in 2012 published a report claiming that archaeologists in the country’s capital, Pyongyang, had discovered the remains of a 1,000-year-old unicorn lair.

Wikipedia even heralds Exaro, the now-defunct British website notorious for making false claims about an establishment paedophile ring which saw a number of innocent people arrested, as a valid ‘investigative news source’.

And yet, it has declared that the Daily Mail — one of the most popular mainstream newspapers published in any Western democracy — is somehow too ‘unreliable’ to be included on its site.

In an era where the term ‘fake news’ is increasingly used as a desperate slur, with Donald Trump applying it to CNN, the BBC and any major outlet that tends to disgruntle him, it’s tempting to suggest that both Wikipedia and The Guardian are guilty, in this deeply disturbing saga, of creating what might be regarded as false news.

More worrying, this ban has set a dangerous precedent, raising profoundly troubling questions about free speech and censorship in the online era.

And ultimately it provides an object lesson in the way well-organised campaigners from extremes of the political spectrum are now seeking to impose their prejudices on society by seizing control of the most valuable resource of the internet age: information.

To understand how, you must first understand Wikipedia and the manner in which it works. Founded in 2001 by Jimmy Wales, husband of Tony Blair’s former diary secretary Kate Garvey (Alastair Campbell played bagpipes at their wedding), the site is an encyclopedia whose pages can be written and edited by anyone in the world.

Wales has said he wants it to contain ‘the sum of all human knowledge available to all in their own language’.

Over time, the theory goes, successive contributors, or ‘editors’, will gradually improve and update every Wikipedia article. Thanks to the so-called ‘wisdom of crowds’, they will slowly but surely create an ever-more-valuable repository of facts.

Today, Wikipedia has more than five million pages in English, and is visited about 269 million times a day, making it more popular than the sales site Amazon.

Thirty million people have now registered as ‘editors’, of whom around 130,000 have been active in the past six months.

Since it’s easily accessed online by Google, billions more use its pages as a key source of what they assume is accurate and unbiased information.

That’s the theory, at least. However in practice, the site — so quick to smear the Mail as ‘unreliable’ — has itself become a byword for inaccuracy.

Banned as source material by many universities, Wikipedia’s reputation for carrying fake news has seen it claim (among other things) that Robbie Williams eats domestic pets, that the Greek philosopher Plato was a Hawaiian surfer who discovered Florida, and that the TV news presenter Jon Snow has been patron of the British Conifer Society. (For the record, Mr Snow himself has said: ‘I hate conifers and I’m not the society’s patron.’)

Victims of ‘Wiki-lies’ have over recent years included some of the loftiest figures in the land.

Take Lord Justice Leveson, whose vast report on the Press informed readers that the Independent newspaper had been founded by a man called Brett Straub.

In fact, Mr Straub is a Californian student whose name had been uploaded to Wikipedia by way of a prank. Leveson’s team had simply cut-and-pasted it from the online encyclopedia into the report without checking: quite a boob for a man who lectured the Press for sometimes getting facts wrong.

Behind the scenes, Wikipedia is supposed to be run along broadly democratic lines, with groups of users making key decisions and founder Jimmy Wales describing himself as its ‘constitutional monarch, like the Queen’.

He doesn’t wield executive power, and, indeed, has occasionally fallen out spectacularly with users of the site.

In 2005, they discovered that Wales had edited his own Wikipedia entry to remove references to the pornographic nature of a search engine he once ran called Bomis Babes (which contained images of ‘lesbian strip poker threesomes’ among other things). The references were soon re-added. In 2010, he deleted 1,000 pornographic images from Wikipedia only for furious users to restore 900 of them.

As a result of its devolved structure, major policy decisions that affect the online encyclopedia are supposed to be vigorously discussed in chat-rooms and then put to a vote.

That’s the idea, at least. Yet as the recent censorship of the Daily Mail shows, the website’s version of democracy does not always work perfectly in practice.

For this momentous decision was made not by a large proportion of the site’s billions of users, or even by many of its 30 million editors, but instead as the result of an online debate in which just a few dozen people participated, despite the fact that it took place over a month.

There was then an election, in which a mere 77 of them voted, with 53 endorsing a ‘ban’ on the Mail. As elections go, it’s hardly a popular landslide.

No further steps were taken to gauge the opinion of Wikipedia’s wider user base, or to establish if there was any evidence to support the contention that this paper is somehow ‘unreliable’.

The wheels of this stunt were set in motion on January 7 by ‘Hillbillyholiday’, whose attitude towards the popular Press is evident in the fact that he also uses the alias ‘Tabloid Terminator’ and who has included an image of himself burning a copy of the Mail on his profile page.

In the past, he has declared: ‘If the Daily Mail were a person, I would kick them square in the nut.’ He’s also said he ‘hates The Sun and thinks anyone who treats it as a reliable source is stark raving mad’.

Using an obscure chatroom browsed by some Wikipedia editors, he kicked things off by saying: ‘Should we prohibit the use of the Daily Mail as a source?’ He continued: ‘I envisage something just short of blacklisting.’

Blacklisting is a term which in its modern context was popularised by the Nazis, who drew up a ‘Black Book’ of 2,820 Britons, including the philosopher Bertrand Russell and Winston Churchill, who would be sent to concentration camps if Hitler won the war.

Discussion was then joined by a number of other Wikipedia editors with either Left-wing political leanings or wider anti-Press agendas. Steven Slater, a fortysomething science fiction fan from Essex, declared this newspaper a ‘fake news’ outlet.

Another regular contributor was an American called Guy Macon who has said: ‘Kill it. Kill it with fire. Under NO circumstances should the Daily Mail be used for anything, ever.’

All of them were apparently of the view that the Mail is far more inaccurate than any other news organisation on the face of the Earth. Yet they failed to cite any data to back up their contention.

Indeed, asked for evidence to support this claim, ‘Hillbillyholiday’ simply claimed that this newspaper had more of press regulator IPSO’s sanctions against it than his favourite title, The Guardian. He failed to state that The Guardian is not regulated by IPSO, so can’t possibly have been sanctioned by it.

In other words, this opponent of the popular Press was using a deeply misleading claim to accuse someone else of inaccuracy.

As it happens, like every newspaper in the land, the Mail does of course sometimes make mistakes. In common with most titles, we correct all significant factual errors pointed out to us, via the Corrections and Clarifications column.

According to IPSO’s own report, the regulator’s figures suggest the Mail’s record is better, not worse, than our peers.

In 2015, with our sister website MailOnline, the Mail published more than half a million stories; IPSO upheld complaints against two of them. By way of comparison, five articles in The Times had complaints of one kind or another upheld against them, along with four in the Daily Express, and ten published by the Telegraph group.

This would tend to suggest that Wikipedia’s decision to ‘ban’ the Mail was based on naked prejudice rather than any empirical evidence.

It should be noted here that, ironically enough, the Mail wrote to all its writers and reporters three years ago instructing them never to rely on Wikipedia as a single source, such were the concerns about its accuracy.

Of course, the Wikipedia ban would never have made headlines if news of the website’s debate result had not promptly been leaked to The Guardian which — surprise surprise — has Jimmy Wales on its board.

The Left-wing newspaper carried a short report of the Daily Mail ban in its print edition, and a longer one online. Each was originally published before this newspaper was in a position to comment.

Its online report was then re-published, with a quotation from a spokesman for this newspaper describing Wikipedia’s ban as ‘a politically motivated attempt to stifle the free Press’.

Amazingly, that comment was edited by The Guardian prior to publication to remove criticism of Jimmy Wales for editing his own Wikipedia page. Disgracefully, it was also altered to remove the crucial information about just how few of Wikipedia’s 30 million editors had been responsible for the ban.

This was only subsequently added into the online story after further representations by the Mail. Even then, The Guardian did not include the fact that the ‘vote’ had been endorsed by just five anonymous administrators.

Talk about fake news! Because, of course, by now this misleading story had been validated by its publication in a well-known national newspaper, and was being repeated verbatim by other news outlets, particularly from the Left — showing just how corruptible information has become in the online age.

To this end, it’s worth noting that while the number of articles in English-language pages of Wikipedia has more than doubled in seven years, the number of people editing the site has declined by a quarter — thus concentrating editorial power in a small number of hands, and creating a narrow nexus of obsessive meddlers.

Today, around 90 per cent of these editors are men, and most are white. Only a tiny proportion come from outside the developed world. Most are under the age of 40 and have a liberal world view. Some could be accurately described as cranks.

Such a man is Michael Cockram, whose Facebook page (in between the obscenity and racist bile) also celebrates juvenile acts of vandalism that appear to have been carried out on Wikipedia entries.

‘The common tadpole, also known as a polliwog, is in fact not from frog eggs, but from goose poo,’ reads one. ‘Tadpoles can sing at a frequency higher than what humans can hear.’

This, then is the bizarre individual who, with a self-selecting handful of other zealots, has managed to ban a major popular newspaper from the world’s sixth largest website.

It’s a perverse state of affairs, and one which must, surely, rile Wikipedia founder Jimmy Wales. Only last month, he wrote in The Guardian on the subject of fake news, arguing: ‘None of us is comfortable with the social media giants deciding what’s valid or not.’

Yet here is Wikipedia, a social media giant whose pages are riddled with inaccuracies, unilaterally deciding, at the request of a handful of people, that a major newspaper is somehow not valid.

I asked the website’s parent organisation, the Wikimedia Foundation, how it squares Wales’s ethos with recent events. It refused to answer.

Perhaps it has something to hide. After all, financial papers filed by the Foundation show that, for an organisation that calls itself a ‘small non-profit’ business and begs users for donations (‘the price of a cup of coffee’) to keep it afloat, it enjoys bulging cash reserves.

The Foundation’s accounts show it has assets of more than $90 million (£73 million), and spent $31 million (£25 million) in salaries last year, up from $26 million (£21 million) the year before.

Since the same documents state that it employs 280 members of staff and contractors, their average salary appears to be more than $110,000 (£90,000).

Meanwhile, the Foundation’s last tax return showed that its former executive director, Lila Tretikov, earned $308,149 (£251,000), plus another $18,213 (£15,000) in ‘other’ compensation, while former boss Sue Gardner was on roughly the same.

Are these amounts not excessive? Again the Foundation refused to answer my questions about the subject.

Perhaps they feel no need. For theirs is a world where it has become troublingly easy to ignore awkward questions, or indeed everything, from a newspaper which an infinitesimally small number of their members happen to dislike.

Voir également:

‘We were wrong’: US news rating tool boosts Mail Online trust ranking after talks with unnamed Daily Mail exec
James Walker
Press Gazette
January 31, 2019

US news website rating tool Newsguard has changed its verdict on Mail Online after originally declaring the UK’s most-read news website failed to uphold “basic standards of accuracy or accountability”.

Newsguard now says the website “generally maintains basic standards of accuracy and accountability”. The start-up said the changes had been made following “discussions” with an unnamed Daily Mail executive

New York-based Newsguard runs a free extension for the Google Chrome and Microsoft Edge browsers that dishes out “red” and “green” ratings to news websites based on its judgement of their trustworthiness.

It was revealed last week that the ranking tool, which is included as an opt-in extension on Microsoft Edge’s mobile web app, handed Mail Online a red rating that put it on par with Kremlin-backed newsbrands RT and Sputnik.

When the browser extension is installed, red or green shields appear to give Newsguard’s appraisal of the website, which it calls “nutrition labels”.

In its previous “red” rating for Mail Online, Newsguard claimed it failed on six counts:

  • To gather and present information responsibly
  • Handle the difference between news and opinion responsibly
  • Avoid deceptive headlines
  • Reveal who is in charge and potential conflicts of interest
  • Provide the names of content creators with contact information
  • Repeatedly published false content.

In its new “green” label for the website, Newsguard has rowed back on its previous claims about deceptive headlines, publishing false content and the failure to reveal who is in charge along with conflicts of interest.

It still regards Mail Online as failing to gather and present information responsibility, handle the difference between news and opinion responsibly and provide the names of content creators with contact information.

In its editor’s note on the updated “nutrition label” for Mail Online, Newsguard said: “This label now has the benefit of the dailymail.co.uk’s input and our view is that in some important respects their objections are right and we were wrong, which we think demonstrates the value of the transparency and accountability that imbues what we do.”

Newsguard said the Daily Mail executive pointed out that it had relied too heavily on complaints filed with watchdog the Independent Press Standards Organisation when making a judgement on whether or not the site repeatedly published fake news.

Newsguard accepted that point and said it “should not be over-relying on IPSO’s process for our judgement on this criterion” and also needed to consider the number of IPSO complaints levelled at a publication against how much content it publishes.

Mail Online publishes some 1,500 stories per day – well over half-a-million per year. It has 12m average daily unique browsers, according to circulation auditor ABC.

The “red” ratings for deceptive headlines was reversed after Newsguard similarly considered the number of Mail Online stories that carried misleading headlines versus those that did not.

The Mail executive also challenged the media start-up’s claim that it failed to handle the difference between news and opinion responsibly, pointing out that UK newspapers “have long-held politically oriented viewpoints … and that this is a widely accepted practice in British journalism”.

Newsguard said it would not change Mail Online’s “red” rating on that criteria because there was no “disclosure of its conservative orientation” on its website.

The start-up said the Mail executive agreed with its point on revealing who was in charge and possible conflicts of interest and has put more information about editorial leadership on its website.

Newsguard has claimed more than 500 online news outlets have “improved their journalism practices” based on its nine trustworthiness factors, which are:

  • Not repeatedly publishing false content
  • Gathering and presenting information responsibly
  • Regular corrections and clarifications (where necessary)
  • Handling the difference between news and opinion responsibly
  • Avoiding deceptive headlines
  • Disclosing ownership and source(s) of financing
  • Clearly labels advertising
  • Reveals who is in charge and any conflicts of interest
  • Provides name of content creators with either contact or biographical information.

It said that Mail Online, Reuters and Yahoo News are among those that have improved practices as a result of its browser extension.

Newsguard co-chief executive Steven Brill said: “We created Newsguard because we believe strongly that when news organizations are held to a high standard of accuracy and accountability, the result is good for both those news organizations and their readers.

“Our results thus far show that this is indeed the case. The most common side effect of what we do is for news organisations to improve their journalistic practices.”

Newsguard ratings are calculated by a leadership and analyst team that includes alumnus from The Week, the Wall Street Journal and the Associated Press.

Microsoft partnered with the firm in August last year as part of its Defending Democracy Program.

Brill told Press Gazette that Newsguard has so far rated the 2,000 most read news and information websites in the US – and that some UK publications happened to appear in that bracket.

It rates website on a 0 to 100 points scale, with 60 being the threshold between “green” and “red” rankings.

Each of the nine trustworthiness factors are weighted differently, with reporting true and accurate stories gaining the most points at 22 and providing information on “content creators”, such as journalist bios, the least at 5 points.

Voir de même:

The Daily Mail is an amoral cash cow, and the most effective way to reject the bile it prints is to never read it

Shortly after the Olympics opening ceremony, the Daily Mail published a great steaming turd of an article by a « journalist » called Rick Dewsbury. I won’t reproduce the whole sorry thing here, but suffice to say it was an unpleasant mix of contempt, misanthropy and thinly disguised racism. As he complained bitterly of the ceremony’s « politically driven multiculturalism », Dewsbury observed: « This was supposed to be a representation of modern life in England but it is likely to be a challenge for the organisers to find an educated white middle-aged mother and black father living together with a happy family in such a set-up. »

Every now and then the Daily Mail will publish an article that, even by its own dubious standards, is offensive to the point of unacceptable. Rick Dewsbury’s journalistic offal is the latest in a long line of these: from Richard Littlejohn’s declaration that the deaths of five women was « no great loss », to Samantha « don’t hate me because I’m beautiful » Brick. But it’s not the articles themselves that spark my curiosity; it’s the liberal reaction to them, which judging by form seems to be: 1. Angrily share the article as much as possible. 2 ????? 3. Close the Daily Mail.

I’ve often wondered whether the Daily Mail’s critics realise that the sole consequence of their actions is to increase traffic to its website, and whether next time they might consider cutting out the middle man by simply emptying the contents of their wallets on to Paul Dacre’s desk. I posed this question to those responding to the Dewsbury article and the answer I got was that, despite increasing the paper’s hit rate, it is nonetheless important to « expose » the Daily Mail. To which I ask, expose what? That a paper which once supported the Blackshirts is occasionally racist?

The blogger John Walker gave a more detailed answer. In a widely praised and shared article, he wrote:

« I still meet many people who do not understand how the Daily Mail is not just another tabloid, not just as bad as the rest of them, but instead something far more despicable and dangerous. It’s one of the most popular papers in Britain, and when we say, ‘Just ignore it – they’re just trying to get hits,’ I shudder. We do not ignore evil – we challenge it and get angry about it. »

For me, this is where it all gets a bit ridiculous. The Daily Mail is not some kind of bigoted Sauron, casting a shadow over the citizens of middle England. There is no grand conspiracy; no ideological plan to make everyone that little bit worse. The Daily Mail is an amoral cash cow; one that knows its readers frighteningly well, and makes money by appealing to their very worst instincts. For all the sexism contained therein, as Kira Cochrane pointed out some months ago, the Daily Mail has more female bylines than any other newspaper – for the simple reason that the majority of its readers are female. In other words, this is a newspaper operating upon mercenary, not malevolent principles.

The editors of the Daily Mail don’t think their readers are nice people; they think they’re small-minded, curtain-twitching misers, largely because that’s what the editors are like as well. As a Daily Mail journalist once put it to me, « There is no conspiracy with the Mail. It’s just what you get when you have a newspaper run by [censored]. »

But don’t take my word for it: read Private Eye, which will tell you that the Mail’s morning editorial conference is nicknamed « The Vagina Monologues » by staff, because of the liberty with which Paul Dacre dispenses the c-word. Or a New Yorker piece on the Mail, where journalist Lauren Collins asked picture editor Martin Clarke why he was publishing a picture of an acne-ridden actress. His response was not that he wished to ensure women’s sexual and social oppression, but: « Well, we all just looked at the picture and went, ‘Yuck, look, she’s an actress in 90210, and she’s spotty.' »

Now I am not suggesting that angry liberals should attempt to peacefully co-exist with the Daily Mail – far from it. I am arguing that said liberals should know their enemy. See, the fact is: the Daily Mail doesn’t care that you’re angry. It only cares that you buy it. And if the Daily Mail lives for profit, then the most effective way to keep it in check is to hit it in the wallet.

How do we do that? I hear you cry. Well luckily, there are plenty of precedents. In 2008, the residents of Hackney persuaded the borough’s suppliers not to stock the Hackney Gazette unless it withdrew an advert in its pages for the BNP. The campaign worked and the Hackney Gazette agreed not to run the advert. And only last year, online activists persuaded advertisers in the News of the World to withdraw their custom after the hacking of Milly Dowler’s phone, which in part led to the newspaper’s closure.

So liberals, if you are serious about taking on the Daily Mail, stop clicking and start acting. And when you find yourselves getting fruitlessly angry the next time it publishes some swill, just remember the wisdom attributed to George Bernard Shaw: « I learned long ago, never to wrestle with a pig. You get dirty, and besides, the pig likes it. »

Voir de plus:

The judgment is not about sabotaging Britain’s EU exit. It’s about respecting democracy and getting the best deal possible

It has become painfully clear since June’s vote to leave the European Union that Theresa May’s government and its supporters have little or no idea where the country is heading. Lacking a plan or a shared philosophy, they are united by an arbitrary and destructive rush to the exit. Their hysterical reaction to last week’s unanimous high court ruling that Britain cannot quit the EU without parliament’s consent also reveals extraordinary ignorance about where we, as a country, have come from. It is dismaying that those who campaigned so passionately to reclaim British sovereignty appear not to have the first idea about their country’s long-established constitutional arrangements.

It is a fundamental principle of British democracy that parliament is sovereign. Not the government. Not the executive or a self-selecting clique within it. Certainly not this prime minister, who lacks a personal mandate. Sovereign power resides with our elected, representative parliament. This state of affairs did not come about by chance. A power struggle between the crown and its subjects raged almost unceasingly in the centuries following Magna Carta. The proposition that the monarch cannot rule without parliament’s consent lay at the heart of England’s serial 17th-century civil wars. The question was settled by the parliamentarians’ victory at the battle of Worcester in 1651. Parliament’s ascendancy was legally established in the Glorious Revolution of 1688, which spawned the landmark Bill of Rights.

It is also a long-established fact of British constitutional life that the country’s senior judges do not make domestic law. Their independent role is to interpret laws agreed by parliament, say what they mean and how and if they may be legally implemented. When Britain joined what was then the EEC, the European Communities Act, passed by parliament in 1972, incorporated many European laws into domestic law. Thus it is both illogical and ignorant to castigate the high court for doing its job and stating the constitutionally obvious: that having passed the act, only parliament can override it by consenting to activate article 50 of the Lisbon treaty.

Yet castigating the judges and by extension, anybody who has the effrontery to agree with them, is exactly what the hard Tory Brexiters and their accomplices in the lie factories of Fleet Street have resorted to with a venom, vindictiveness and vituperation remarkable even by their standards. The will of the people has been thwarted by an “activist” judiciary. These bewigged, closet Remainers, members of the fabled “well-heeled liberal metropolitan elite”, are “enemies of the people”, they shriek. Some of these sleaze-peddlers even dipped into homophobia, highlighting the sexual orientation of one of the judges. Inexcusable.

This is mendacious bile. It wilfully misunderstands the relationship between parliament, government and the judiciary. Partisanship is understandable, but this level of stupidity is unforgivable. It misleads and distorts – either deliberately or out of ignorance. As Hilary Benn pointed out yesterday, the high court judgment has nothing to do with defying the “will of the people”. As he explained, “the judgment is not to do with the fact that we will be leaving the European Union. It was a ruling on who starts the process, who fires the starting gun and in upholding the principle of parliamentary sovereignty… the judges said that since it was legislation that took us in, it should be parliament that takes the decision to start that process and not the government.”

Or here is Conservative MP and ex-attorney general Dominic Grieve speaking on Newsnight on Friday: “I was horrified at the newspaper coverage, which reminded me of Robert Mugabe’s Zimbabwe. The judges did exactly what was asked of them – they highlighted that our constitution does not allow you to overturn statute law by decree.”

The judiciary are at the heart of our commitment to the rule of law and those who question their legitimacy (because they disagree with their view) threaten to undermine a critical institution vital to our democracy. Yesterday, the Bar Council took the extraordinary step of asking the lord chancellor, Liz Truss, to condemn the “serious and unjustified” attacks on senior judges over the Brexit court ruling. Senior judges having to appeal to the lord chancellor to defend them from unjustified attacks, in Britain, in 2016?

Since 23 June, the country has loosed itself from tolerant, civil discourse – on both sides. The world has often looked to Britain as an example of a pluralist, inclusive democracy and a cultured, ordered and civil society. But that is changing. As the world looked at the response of politicians and the popular press to last week’s court judgment, many will have concluded that it had more in common with Sisi’s Egypt or Erdoğan’s Turkey than the Britain they thought they knew. A country that hounds, demonises and implicitly threatens its independent judiciary is one that toys menacingly with the very tenets of democracy.

We noted in these columns some weeks ago that Theresa May, who coined the phrase the “nasty party” to describe the Conservatives some years ago, was threatening to turn Britain into the nasty country. That is increasingly the message being sent across the world. It is also the message being sent to foreigners living here, including long-resident EU nationals now afraid to speak openly for fear of rebuke or worse.

Many more reasonable Brexit supporters have rightly distanced themselves from campaign to demonise the judges responsible for last week’s ruling. But the government’s ill-advised decision to appeal to the supreme court means judges sitting on England’s highest bench, who will consider the matter next month, may now also be subject to overt political pressure and similarly contemptuous, intimidatory invective. In Turkey or Burundi, such tactics by the state and its surrogates might not be considered surprising. But here?

What sort of country is Britain becoming that this sort of menacing behaviour is not only tolerated but implicitly encouraged by senior government ministers who fear, correctly, they are losing the argument? As has been repeated ad nauseam, the issue is not about reversing or somehow sabotaging the referendum result. It is about ensuring proper democratic scrutiny of the government’s negotiating positions, about ascertaining whether its approach advances the national interest rather than sectional, business and City interests. It is about getting the best deal for Britain.

The concerted assault on the judiciary comes in the context of wider institutional vandalism indulged by the hard Tory Brexiters and their international sympathisers and emulators. They would recklessly tear up nearly 45 years of carefully navigated British relationships with our European neighbours. The resulting damage to the economy and living standards is mounting fast.

Much worse is to come. In America, Donald Trump runs a presidential campaign based on fear, prejudice, ignorance and xenophobia, which he claims represents change, not abject regression, and threatens to reject the election outcome if it goes against him. The dire cost of Trumpism to America’s national unity and cohesion is already plain.

Across Europe, iconoclastic extremist and nationalist parties compete to demonstrate who is most intolerant, most hateful and best at scaring people. In France, their vile message may be working as presidential elections approach and the Front National gains ground. But hard Tory Brexiters do not see the link, deny any crossover, cannot understand how their institutional dumpster fire stokes nihilism and chauvinism. They dwell in their Little England bubble, detached from the real world or, as the high court said of their article 50 arguments, “divorced from reality”. Anybody who disturbs their narrative, such as Stephen Phillips, who resigned as a Conservative MP on Friday, is shunned as a blood foe. Nick Clegg, for daring to add his voice to the democratic debate over Brexit, is ridiculed. Will these people who hound reasonable public figures ever understand what a mature democracy involves? Formidable, robust, intelligent and reasoned debate.

As Dominic Grieve said: “Debate helps outcomes, suppressing it destroys it.” Would they rather our public discourse – and hence, public life – be characterised by childish slurs, homophobia, distortions and vicious rhetoric? That is where Britain is being driven by a new hard Brexit elite.

It behoves any sensible, reasonable public figure to recognise that a 52-48 referendum result is one where national cohesiveness matters. And while it delivered a mandate to exit the European Union, it did not give sweeping powers to brush aside challenges on the nature, timing and texture of that exit. There is a lack of reason on both sides of this debate and there is a danger that the public fissures that have opened up since June 23rd become wider still. We all have a responsibility to ensure that does not happen. As Iain Martin says elsewhere on these pages, “Neither set of extremists is representative of, nor has a majority in, parliament or the country. What becomes ever more apparent over Brexit is that there is a need for an alliance between moderate (of which there are many) Leavers and moderate Remainers, those who regret the result on 23 June but accept it.”

The truth is, hard Tory Brexiters are fearful of losing the argument. The truth is there is little confidence that May can keep her head and rein in the irresponsible fantasies of her more wild-eyed colleagues. The truth is, May has already shown a talent for wrong-headedness, an instinct for the bad call, as seen with Hinkley Point, grammar schools, child obesity and Nissan subsidies. She appears unable to grasp the EU’s blunt insistence that access to the single market cannot be divorced from freedom of movement.

The disdain, scepticism and bewilderment of Britain’s EU partners is wounding. At last month’s Brussels summit, her first, May was kept waiting until the early morning before being allowed to deliver a short statement on Brexit. She was listened to in silence. Nobody deigned to respond. On Friday, her calls to Germany’s Angela Merkel and the commission president, Jean-Claude Juncker, when she tried to persuade them, implausibly, that her March deadline for article 50 still stood, were embarrassingly brief. Few in Europe now believe Britain’s government has a roadmap.

In such circumstances, it is imperative that parliament, now given its chance – and reminded of its duty – to shape Britain’s future course by the high court, steps up to the mark. For too long, too many MPs who support continued EU membership (a majority overall) have been cowering in silence, fearful that any expression of unease over the Brexit process will be misrepresented as a bid to overturn the referendum result. No one disputes the result of the referendum, or the social, cultural and political tensions that delivered it, but it is right that the manner of our exit are properly scrutinised. That has yet to be decided. And parliament, rightly, has a role to play.

To be worthy of its sovereign status, both Houses of Parliament should now inject themselves into the Brexit process. This means cross-examining ministers and demanding a green paper on the government’s plans. It means proposing alternative strategies. It means amending and, if need be, discarding wrong-headed approaches. And it means the holding of binding votes not only on when article 50 should be triggered but also on the final terms of any eventual exit agreement.

In short, parliament must be ready to exercise veto power over any Brexit deal that does not ultimately serve the national interest – because this government simply cannot be trusted not to deliver serious economic self-harm on the altar of blind ideology. It is a tall order. The growing prospect of an early general election, should May continue to trip, fumble and flop, presents many MPs with an existential dilemma: whether to vote with their conscience and uphold the democratic rights of parliament and their constituents or be pushed and pulled along by a populist tide, propelled by lies. Most Labour MPs, for example, represent constituencies where a majority voted Leave. It is still likely that last week’s ruling proves a pyrrhic victory, by provoking an early election that, with the current dire state of the Labour party, will give May an enhanced majority. Thus, we will have a parliament with fewer teeth and providing less scrutiny or push-back than is required.

Perhaps prodded by the shadow Brexit minister, Keir Starmer, the Labour leader, Jeremy Corbyn, could be stirred from his lethargic ambivalence over Europe. If the Liberal Democrats and Scottish Nationalists add their voice, as Nicola Sturgeon suggests they will, in opposition to any hasty Brexit “plan”, and if the House of Lords finds the courage, as it has in the past, to challenge unwise and overweening executive power, it is possible a sensible path forward acceptable to the country as a whole – and to Europe – can yet be found.

Last week, independent judges courageously stood up for constitutional governance in Britain and, defying the bullies, did their job. Now parliament must follow suit.

Voir par ailleurs:

Michael Wolff Talks ‘Siege,’ Trump, Journalism and His Definition of Truth
“I’m a New York guy,” the author says. “Trump is a New York guy. In the end, we know a lot of the same people.”
Michael M. Grynbaum
The New York Times
May 30, 2019

“Fire and Fury: Inside the Trump White House,” Michael Wolff’s account of President Trump’s early tenure, sold more than four million copies, spawned a TV deal, prompted the president to threaten legal action and led to the ouster of Stephen K. Bannon from the White House and Breitbart News.

On Tuesday, Mr. Wolff returns with a sequel, “Siege: Trump Under Fire.” Author and subject seem well-matched: A pair of acid-tongued gossipmongers fixated on the foibles of New York’s elite, Mr. Wolff and Mr. Trump are gifted storytellers who are unafraid to punch back.

But the similarities extend in less flattering ways. “Fire and Fury,” which portrayed a president with a strained relationship to the truth, raised questions about Mr. Wolff’s own adherence to the facts. Minor errors cropped up; anecdotes were denied. On “Saturday Night Live,” Fred Armisen, in Mr. Wolff’s thick glasses and bald pate, dismissed questions about the book’s accuracy.

“Look, you read it, right?” Armisen-as-Wolff said. “You liked it? You had fun? Well, what’s the problem?”

The new book’s claims range from the intriguing — Mr. Wolff writes that Alan Dershowitz asked for a million-dollar retainer to defend Mr. Trump, a claim Mr. Dershowitz said on Wednesday was “completely, categorically false”— to the lurid, including a description based on a secondhand source of a supposed encounter between Mr. Trump and an unnamed woman aboard his private jet before his presidency.

In an interview at his Manhattan townhouse on Tuesday — his first public comments about “Siege” — Mr. Wolff, 65, praised his reporting, defended his reliance on Mr. Bannon as a source and explained why he had little use for the usual fact-checking procedures valued by reporters at mainstream news outlets.

He was trending on Twitter at the time of the interview. A spokesman for the special counsel, Robert S. Mueller III, had issued a rare statement denying a central claim of “Siege,” which had just leaked out: that Mr. Mueller’s team had drafted an indictment of Mr. Trump on obstruction charges that was never used. Edited and condensed excerpts from the conversation with Mr. Wolff follow.

I’m surprised you’re not fielding calls from your lawyer.

I fielded.

The special counsel denied that the documents you describe in “Siege” exist. Do you want to respond?

I would only say my source is impeccable, and I have no doubt about the authenticity and the significance of the documents.

How did you find all these sources? After “Fire and Fury,” weren’t you persona non grata in the West Wing?

Everybody continued to talk to me. When “Fire and Fury” came out, I thought Steve Bannon would certainly never speak to me again, and the truth is, he never stopped speaking. But the other element of this is — I think a key one — is I’m a New York guy. Donald Trump is a New York guy. In the end, we know a lot of the same people. There is this conversation among these people about Donald Trump. And I am fortunate to be in that loop.

You wrote “Fire and Fury” with physical access to the White House. Did you have that this time?

I have not been in the White House for this book, no. But a very large percentage of the people who spoke to me for the first book have continued to speak to me for the second book. Partly because they can’t stop talking about Donald Trump, and I’m a good listener. But also because I think the portrait in the first book worked for them.

Did you seek an interview with the president?

No.

Why not?

He tried to stop the publication last time. I think that would be a fool’s errand, to invite the president of the United States to come down on you.

Arguably, Trump’s anger was an accelerant for the sales of the book.

As it turned out. But at that moment, it didn’t feel like that was what it was going to be.

You felt concerned?

Yeah! If the president of the United States comes after you, you feel concerned.

In your author’s note, you write that “Siege” captures “an emotional state rather than a political state” of the presidency.

I’ve said many times: I’m not a Washington reporter. And Washington reporters, they do a great job. They do their job. I approached this as, that the more significant factor here, beyond policy, was buffoonery, psychopathology, random and ad hominem cruelties. In a way, my thesis is that this administration, this character, needed a different kind of writer.

Is there an argument you wanted to make in “Siege”?

The argument is, this was a wholly different kind of president, a wholly different kind of administration. And even beyond that, you have this figure that is strangely isolated. It’s really just Donald Trump. There really isn’t a government functioning here. I think the historical understanding is that the presidency changes the person who holds the office. I think the reverse is true here — he’s changed the White House into the Trump Organization.

Steve Bannon no longer works in the White House and has been cast out from Trump’s inner circle. How much should we trust in what Bannon has to say?

I’ve been sorting this now for actually close to three years, so I think I have a fairly good sense of the reality quotient at any given point. But then I think you have to look to Bannon’s insights. When he says something, in my experience, he can often get right to the kernel, into the hub of the situation, where you say, ‘Damn, of course that’s it.’ Among the hundreds of people I have spoken to, he is the most insightful person about Donald Trump, about what makes him tick.

How many sources did you talk to for “Siege”?

150 people.

Critics of “Fire & Fury” said you were fast and loose with facts.

I think every successive account has only confirmed what was in “Fire and Fury.” And often months, or years, later.

What did you make of Fred Armisen’s impression of you?

When you get portrayed on “Saturday Night Live,” you take it any way you can get it.

In some ways, that caricature captured the central skepticism around your book.

I would push back against that. Literally every book, every account since has either repeated “Fire and Fury” in many of its specifics, or confirmed virtually everything that I wrote about in that book.

Do you think you’ll get flak from other journalists for “Siege”?

I assume so.

In “Siege,” you quote a witness — a former sound engineer on “The Apprentice” named Erik Whitestone — who describes episodes of what could be construed as sexual misconduct by Trump before his taking office. Did you seek a response from Trump?

I did not. As I say, I didn’t contact Donald Trump at all. But why would you? Literally, this is not a man who is going to suddenly at this point of his life ’fess up to being a sexual harasser.

Were you able to speak with the women involved?

No. I’m just reporting this person’s account of his life with Donald Trump.

Whitestone struck you as credible?

Wholly.

You also write that Fox News provided questions ahead of time for its interview with Brett Kavanaugh during his Supreme Court nomination fight. Did you ask Fox for comment?

No, but, again — it’s a difference between an institutional reporter and a non-institutional reporter. I don’t have to ask the silly questions.

Are they silly if it’s a matter of fact in the book?

Yes, because can you imagine a circumstance under the sun in which Fox would come clean on that?

[Contacted on Wednesday, Fox News called Mr. Wolff’s claim “pure fiction.”]

But “Siege” went through a fact-checking period?

Of course.

And that did not include reaching out to —

I actually don’t believe, if you know the answer, it is necessary to go through the motions of getting an answer that you are absolutely certain of.

Just to be clear, by “answer,” you mean the response you would hear from the subject?

Yes.

I guess I’d press you again on fact-checking.

It’s a distinction between journalists who are institutionally wedded and those who are not. I’m not. You make those pro forma calls to protect yourself, to protect the institution. It’s what the institution demands. I’m talking about those calls where you absolutely know what the response is going to be. They put you in the position in which you’re potentially having to negotiate what you know. In some curious way, that’s what much journalism is about. It’s about a negotiated truth.

For someone else, a book writer, I don’t have to do that. When I know something is true, I don’t have to go back and establish some kind of middle ground with whoever I’m writing about, which will allow me at some point to go back to them.

As a journalist, is there a responsibility to seek out the subject’s side of the story? To gather as much information as you can?

As a journalist — or as a writer — my obligation is to come as close to the truth as I possibly can. And that’s not as close to someone else’s truth, but the truth as I see it. Remember, it’s a difference between a book and something else — you don’t have to read my book, you don’t have to agree with my book. But at the end of the day, what you are going to know is that it is my book. It is my vision. It is my report on my experience. It’s not put together by a committee. What you do is a committee project at some point. What I do is not. And I’m not saying one is better than the other, they’re just different functions.

Is “Siege” a work of journalism?

Of course.

Voir aussi:

Michael Wolff’s trip inside Trumpworld, and inside the president’s head, with Steve Bannon as guide
Ryan Lizza
The Washington Post
May 29 2019
Ryan Lizza is a senior political analyst for CNN and chief political correspondent for Esquire.

The author’s note that opens “Siege,” Michael Wolff’s sequel to “Fire and Fury” — which documented President Trump’s first year in office, much of it through the anonymous musings of Steve Bannon — reads like the scene-setting crawl at the start of a Star Wars movie. The reader learns that Wolff’s new account begins in February 2018, when the “president’s capricious furies have been met by an increasingly organized and methodical institutional response” and Trump’s “own government, even his own White House, has begun to turn on him.” Instead of cutting to Hoth, the distant ice planet in “The Empire Strikes Back” that’s home to the struggling rebellion, we soon cut to Bannon’s kitchen table.

Bannon has been driven out of the White House by Trump and dumped by his financial patrons, the Mercers, and has set up shop in a shabby Capitol Hill townhouse, theatrically known as the Embassy, which, it slowly becomes clear, might as well be Hoth. It takes 193 pages, but we eventually learn that Bannon hasn’t talked to Trump since he was fired.

That doesn’t prevent Wolff from centering the entire narrative on the president’s former aide. So the new Wolff book is much like the last one: a sail through the Trump diaspora and inside the president’s head with Bannon as the cruise director. But also like the last book, “Siege” is ultimately crippled by three flaws: Wolff’s overreliance on a single character, and one who is now more distant from the action; factual errors that mar the author’s credibility; and sourcing that is so opaque it renders the scoops highly suspicious and unreliable.

For long stretches of “Siege,” Trump and the White House staff disappear and the reader is subjected to a tedious ticktock of Bannon’s travels and his plotting from the Embassy, where he pontificates throughout 2018 about how the Republicans will win the midterms (they didn’t), how his nationalist project is still ascendant in the GOP (it isn’t), how Robert Mueller will destroy the Trump presidency (he didn’t), and how Bannon himself may have to replace Trump and run for president in 2020, with Sean Hannity as his running mate (we’ll have to wait for Episode III).

In the acknowledgments, Bannon is the only named source whom Wolff thanks, praising him effusively and, in an allusion to Dante’s “Divine Comedy,” calling him “the Virgil anyone might be lucky enough to have as a guide for a descent into Trumpworld.” In reality Bannon is more like Wolff’s Farinata, the former Florentine political leader whom Dante portrays as banished to the circle of hell for heretics, where, alone in his tomb, he still obsesses about his own era in politics but has no access to current events unless one of the dead brings him a snippet of news from the center of power.

In “Siege,” the dead arrive at Bannon’s doorstep in the form of former Trump aides such as Corey Lewandowski, David Bossie, Sam Nunberg and Jason Miller, and Wolff, like many other Washington reporters, absorbs a mix of gossip, misinformation and occasional insight that the outer rings of Trump advisers are famous for circulating.

This rogues’ gallery of Trump hangers-on that Wolff seems to depend on is sometimes presented as a group of devoted ideological rebels trying to keep the flame of true MAGA alive. According to Wolff, several of them, usually working through Hannity, who has better access to the president, press Trump on issues like building the border wall or declaring a national emergency over immigration. Bossie and Lewandowski “weren’t operatives, they were believers,” Wolff credulously reports, a statement that will generate guffaws among Republicans. But mostly, Bannon’s knitting circle is involved in low-level score-settling — often against then-White House Chief of Staff John Kelly and Trump son-in-law Jared Kushner — and making money off their association with Trump. Lewandowski and Bossie hawk a conspiracy book about the “deep state” even though, according to Wolff, Bannon tells their ghostwriter that “none of this is true.”

Wolff’s rebels and Trump are co-dependent but clear-eyed about each other. Trump, Wolff writes, likes Lewandowski more than his own sons, even though he derides him as an “ass kisser.” Trump says Bossie, who unsuccessfully maneuvers to become chief of staff, is “shifty.” Nunberg is mocked by the president for living with his parents, and Wolff quotes Trump remarking of Miller, “I get the people who no one else wants.”

Likewise, they have no illusions about Trump. Wolff summarizes the view of the president from the ragtag Embassy team: Trump is a “clown,” an “idiot” and a “nutter.”

Bannon’s core political project of attaining power by stoking racial resentment is left uncriticized by Wolff. (In case there is any doubt about this, Bannon tells Wolff: “If you voted for Trump, every picture of a Mexican immigrant, a parent or a child, together or apart, reconfirms that vote.”) Wolff’s obsession with documenting Bannon’s every thought, while remaining uninterested in the reality of the racial politics unleashed by him and Trump, reaches peak hilarity when he earnestly quotes Bannon’s dissection of whether the president is an anti-Semite (probably not) or a racist (probably). While many who have studied Trump — for a fraction of the time that Wolff has — have easily made up their minds on the issue, Wolff, who quotes Trump making racist and anti-Semitic remarks and calling Mexicans “wetbacks,” writes that whether he is a racist or not is “a rosebud riddle.”

However, Bannon’s frequently shrewd observations make it clear why Wolff finds him irresistible. The author is mostly interested in Trump’s psychology. He is adept at documenting the president’s lunacy, and Bannon is frequently an able fellow shrink. For example, he credibly theorizes that Trump’s inevitable disgust with anyone who works for him is a natural outgrowth of his alleged self-hatred. “Hating himself, he of course comes to hate anyone who seems to love him,” Bannon tells Wolff. “If you seem to respect him, he thinks he’s put something over on you — therefore you’re a fool.”

But the idea that Wolff is documenting some larger ideological struggle in the Trump GOP is mostly familiar Bannon spin. According to Wolff, Lewandowski reports that “he had almost wet himself” during a White House confrontation with Kelly, a former Marine, who grabbed Lewandowski by the collar outside the Oval Office. What Wolff leaves out about this well-known episode, first reported by the New York Times, is that Kelly was yelling at Lewandowski for trying to profit off Trump’s presidency. Wolff also ignores, perhaps because of his publishing deadline, that Bossie was officially excommunicated from Trumpworld in May when the Trump campaign suggested he was running a “scam group” that was “interested in filling their own pockets with money from innocent Americans’ paychecks.” Believers indeed.

Wolff’s broad conceptual error — that the real heart of Trumpism is heroically being kept alive by Bannon’s band of true-believing outsiders — would be forgivable if the book wasn’t marred by two more strikes: some cringeworthy errors, and sourcing that is so opaque it renders the extremely fun and juicy quotes sprinkled across every chapter as — sadly — difficult to trust.

Wolff reports that he had two fact-checkers assigned to the book, but they apparently weren’t enough. He writes that after Ty Cobb left the White House, Trump’s only lawyers were Jay Sekulow and Rudy Giuliani (whom he describes as “drunk on a bid for further attention, or just drunk”). Wolff seems not to know that Trump hired Jane and Martin Raskin, whose names do not appear in the book, to deal with the Mueller probe. He writes that Russians hacked the email account of John Podesta and servers at the Democratic National Committee after July 27, 2016, the day Trump famously called on Russia to find Hillary Clinton’s missing emails. That’s wrong. The Podesta hack happened in March, the DNC hack happened in April, and the fruits of those hacks had already been released, which is why Trump made the comment.

Wolff observes that reporting on Trump is difficult because the president and many of the people who work for him or advise him lie indiscriminately. Other reporters have faced this dilemma by maximizing the number of sources needed to confirm the many rumors that swirl around Trump and by generally increasing transparency to retain reader trust in an environment where the president regularly attacks truthful reporting as fake.

Wolff takes a different approach. Dramatic scoops are plopped down on the page with no sourcing whatsoever. Would-be newsmaking quotes are often attributed to Trump and senior officials without any context about when or to whom they were made.

Wolff clearly relies on the work of dozens of other reporters on the Trump beat, but because he rarely uses any attributions, the reader never knows whether a fact he’s relaying comes from him or elsewhere. For example, he writes that Kushner was briefed by intelligence officials that his friend Wendi Deng might be a Chinese spy. The reader would be forgiven for thinking this was another Wolff scoop, rather than a major exclusive reported by the Wall Street Journal in early 2018.

The cutting comments Wolff attributes to Trump certainly sound like the president: “the stupidest man in Congress” and a “religious nut” (Mike Pence); “gives me the creeps” (Karen Pence); “feeble” (John Kelly); “a girl” (Kushner); “looks like a mental patient” (Giuliani); “a pretty stupid boy” who “has too many f—ing kids” (Donald Trump Jr.); “men’s shop salesmen” (Republican House candidates); “ignoramuses” (Trump’s communications team); “the only stupid Jew” (Michael Cohen); “a dirty rat” (former White House counsel Donald McGahn); a “virgin crybaby” who was “probably molested by a priest” (Brett Kavanaugh); “the poor man’s Ann Coulter” (Kellyanne Conway); “sweaty” (Stephen Miller). But the lack of sourcing transparency and footnotes does not inspire confidence.

By far the biggest scoop in the book is a document that Wolff alleges is a draft indictment, eventually ignored, of the president from inside the special counsel’s office. In addition to the alleged indictment, Wolff reports on several interesting and newsworthy memos outlining Mueller’s legal strategy for what to do if Trump pardoned Michael Flynn or tried to shut down the investigation. These documents, if verified, would rescue the book, because they offer the first real glimpse inside the nearly airtight Mueller operation.

On Tuesday, the special counsel’s office issued a rare on-the-record statement insisting that the “documents described do not exist.”

Siege
Trump Under Fire

By Michael Wolff

Henry Holt. 335 pp. $30

Voir de même:

Bannon described Trump Organization as ‘criminal enterprise’, Michael Wolff book claims
Former White House adviser says financial investigations will take down president in sequel to Fire and Fury
Edward Helmore
The Guardian
29 May 2019

The former White House adviser Steve Bannon has described the Trump Organization as a criminal entity and predicted that investigations into the president’s finances will lead to his political downfall, when he is revealed to be “not the billionaire he said he was, just another scumbag”.

The startling remarks are contained in Siege: Trump Under Fire, the author Michael Wolff’s forthcoming account of the second year of the Trump administration. The book, published on 4 June, is a sequel to Fire and Fury: Trump in the White House, which was a bestseller in 2018. The Guardian obtained a copy.

In a key passage, Bannon is reported as saying he believes investigations of Donald Trump’s financial history will provide proof of the underlying criminality of his eponymous company.

Assessing the president’s exposure to various investigations, many seeded by the special counsel Robert Mueller during his investigation of Russian election interference, Wolff writes: “Trump was vulnerable because for 40 years he had run what increasingly seemed to resemble a semi-criminal enterprise.”

He then quotes Bannon as saying: “I think we can drop the ‘semi’ part.”

Bannon, a leading promoter of far-right populism, was a White House adviser until August 2017, when he was removed. He was a major source for Fire and Fury, also first reported by the Guardian. Among other claims in that book, he labelled as “treasonous” an infamous Trump Tower meeting between Donald Trump Jr, Trump’s son-in-law Jared Kushner, campaign manager Paul Manafort and a Russian lawyer.

Amid publicity surrounding Fire and Fury, Bannon was ejected from circles close to Trump and his position at Breitbart News.

In Siege, Wolff pays close attention to Trump’s financial affairs. Investigations into Trump’s business dealings, spearheaded by the southern district of New York, have shuttered the president’s charity and seen the Trump Organization chief financial officer, Allen Weisselberg, receive immunity for testimony in investigations of Michael Cohen, the former Trump attorney and fixer who is now in jail in New York.

This month, the New York Times obtained tax information that showed Trump’s businesses lost more than $1bn from 1985 to 1994.

The newspaper subsequently reported that in 2016 and 2017, Deutsche Bank employees flagged concerns over possible money laundering through transactions involving legal entities controlled by the president and Kushner. Some of the transactions involved individuals in Russia.

The bank did not act but Congress and New York state are now investigating its relationship with Trump and his family. Deutsche Bank has lent billions to Trump and Kushner companies. Trump has attempted to block House subpoenas for his financial records sent to Deutsche Bank.

In Siege, Wolff quotes Bannon saying investigations into Trump’s finances will cut adrift even his most ardent supporters: “This is where it isn’t a witch hunt – even for the hard core, this is where he turns into just a crooked business guy, and one worth $50m instead of $10bn.

“Not the billionaire he said he was, just another scumbag.”

Wolff also details a 2004 Palm Beach property deal involving the now disgraced financier Jeffrey Epstein and the Putin-friendly oligarch Dmitry Rybolovlev that, the author writes, earned Trump “$55m without putting up a dime”.

Epstein, he writes, invited Trump to see a $36m Palm Beach mansion he planned to buy. According to Wolff, Trump went behind Epstein’s back to buy the foreclosed property for around $40m, a sum Epstein had reason to believe Trump couldn’t raise in his own right, through an entity called Trump Properties LLC, which was entirely financed by Deutsche Bank.

Epstein, Wolff writes, knew Trump had been loaning out his name in real estate deals for a fee and suspected that in his case Trump was fronting for the property’s real owners. Epstein threatened to expose the deal. As the dispute increased, he found himself under investigation by the Palm Beach police.

According to Wolff, Trump made only minor improvements and put the house on the market for $125m. It was purchased for $96m by Rybolovlev, part of a circle of government-aligned industrialists in Russia, thereby earning Trump $55m without risking any of his own money.

Wolff presents two theories as to how the deal worked: first, perhaps “Trump merely earned a fee for hiding the real owner – a shadow owner quite possibly being funneled cash by Rybolovlev for other reasons beyond the value of the house”.

Second, he suggests the real owner of the house and the real buyer were one and the same. “Rybolovlev might have, in effect, paid himself for the house, thereby cleansing the additional $55m for the second purchase of the house.”

“This,” Wolff writes, “was Donald Trump’s world of real estate.”

Michael Wolff’s unbelievable — sometimes literally — tell-all about the Trump administration
Three takeaways from the new book on Trump
Aaron Blake
The Washington Post
January 3, 2018

Several news outlets published excerpts of Michael Wolff’s new book about the Trump campaign and the White House. And almost every word of it is unbelievable.

Some of it, literally so.

In one passage from “Fire and Fury: Inside the Trump White House,” Wolff recounts how Roger Ailes recommended former House speaker John A. Boehner (R-Ohio) to serve as Trump’s chief of staff. Trump’s response, according to Wolff: “Who’s that?”

Never mind that Trump had golfed with Boehner in 2013 and mentioned him several times on the 2016 campaign trail. Using the Donald Trump Factbase, I found Trump mentioning Boehner on the campaign trail at least four times: April 10, 2016; Nov. 30, 2015; Oct. 14, 2015; and Sept. 25, 2015. He also tweeted about him on Oct. 8, 2015, and Sept. 25, 2015 — that last date being when Boehner resigned as speaker during the 2016 campaign.

Is it possible Trump misheard the name or momentarily forgot who Boehner was? Sure. He may have even meant the “Who’s that?” as a slight to Boehner. But the impression Wolff seeks to leave is that Trump is a novice completely out of his element in the Oval Office. This was an anecdote meant to serve that narrative.

Other bold claims made in the book (New York magazine published a whole chapter) include a deal hatched by Jared Kushner and Ivanka Trump for Ivanka to one day run for president, Ivanka making fun of her father’s “comb-over” in private, Rupert Murdoch calling Trump a “f—ing idiot,” and Trump and his wife, Melania, not actually wanting to win the presidency and basically being disappointed that they had.

In another anecdote, billionaire Robert Mercer — a former Ted Cruz backer and Breitbart investor — offers Trump’s campaign $5 million, and Trump is clueless as to why Mercer would invest in him. “This thing,” Trump reportedly told Mercer of his campaign, “is so f—ed up.”

But Mercer couldn’t give $5 million to Trump’s campaign — not legally, anyway. He spent his money on Trump through a super PAC, which is independent of the Trump campaign and is subject to plenty of rules preventing coordination between the two.

Is it possible this was shorthand — or even that Mercer represented the money as a campaign contribution rather than super PAC spending? Again, sure. But it seems a weird thing not to address in the text.

Then there is the apparent re-created conversation between Stephen K. Bannon and Ailes, the New York Times’s Nick Confessore points out, which raises questions about accuracy.

As for the other claims, many are of the kind that has been whispered about but never reported on with any authority or certainty. Wolff has taken some of the most gossiped-about aspects of the Trump White House and put them forward as fact — often plainly stated fact without even anonymous sources cited.

In his introduction, Wolff acknowledges this is an imperfect exercise and often a daunting challenge. Here’s a key excerpt pulled by Benjy Sarlin:

Many of the accounts of what has happened in the Trump White House are in conflict with one another; many, in Trumpian fashion, are baldly untrue. Those conflicts, and that looseness with the truth, if not with reality itself, are an elemental thread of the book. Sometimes I have let the players offer their versions, in turn allowing the reader to judge them. In other instances I have, through a consistency in accounts and through sources I have come to trust, settled on a version of events I believe to be true.

In some ways, this is the tell-all that Trump’s post-truth presidency deserves. Trump’s own version of the truth is often subject to his own fantastic impulses and changes at a moment’s notice. The leaks from his administration have followed that pattern, often painting credulity-straining images of an American president. As the New York Times’s Maggie Haberman notes, that makes claims in Wolff’s book that would ordinarily seem implausible suddenly plausible.

But just because the administration doesn’t seem to have much regard for the truth and because there are all kinds of insane things happening behind closed doors doesn’t mean the truth isn’t a goal worth attaining. And in an environment in which the press is widely distrusted by a large swath of the American people — and overwhelmingly by Trump’s base — the onus is even more on accounts of his presidency to try to filter out the tabloid stuff.

Part of Trump’s mission statement is fomenting distrust of the press. Oftentimes the wild leaks that come from the White House seem to further that goal by giving the media juicy stories that will ring false to people who doubt reporters’ anonymous sources. Wolff even writes that it’s often Trump himself doing the gossiping about White House staff — which seems about right.

For whatever reason, Wolff seems to have arrived at a stunning amount of incredible conclusions that hundreds of dogged reporters from major newspapers haven’t. Whether that’s because he had unprecedented access — Wolff says he had “something like a semi-permanent seat on a couch in the West Wing” — or because his filter was just more relaxed than others, it’s worth evaluating each claim individually and not just taking every scandalous thing said about the White House as gospel.

Voir encore:

Michael Wolff, l’auteur qui déclenche « le feu et la fureur » de Trump
Washington – Le journaliste américain Michael Wolff est un habitué des controverses et son livre « Le feu et la fureur: dans la Maison Blanche de Trump » provoque depuis mercredi une tempête politique à Washington.
>AFP/L’Express
04/01/2018

Washington – Le journaliste américain Michael Wolff est un habitué des controverses et son livre « Le feu et la fureur: dans la Maison Blanche de Trump » provoque depuis mercredi une tempête politique à Washington.

L’éditorialiste multicarte (Hollywood Reporter, Vanity Fair, New York Magazine…), âgé de 64 ans, affirme avoir gravité pendant 18 mois autour de la galaxie Trump, de la campagne présidentielle à la Maison Blanche, et interrogé « plus de 200 » personnes, du président à ses proches collaborateurs.

Après l’élection surprise du candidat républicain, qu’il avait interviewé en juin 2016, il demande à Donald Trump un accès à la Maison Blanche, que le président élu ne lui refuse pas. Le journaliste devient alors « une mouche sur le mur« , se fondant dans le décor. Il fait le trajet New York-Washington chaque semaine pour devenir un habitué de l’aile Ouest, compilant dans son livre confidences des conseillers de la présidence et anecdotes croustillantes.

L’une d’elles, publiée mercredi par le quotidien britannique The Guardian, a déclenché les foudres du président américain. Dans un communiqué vengeur, il a accusé son ancien conseiller Stephen Bannon d’avoir « perdu la raison » pour avoir estimé que son fils aîné Donald Trump Jr. avait commis une « trahison » en rencontrant une avocate russe offrant des informations compromettantes sur Hillary Clinton.

Natif du New Jersey mais installé de longue date à New York, Wolff est le double lauréat du prix National Magazine, section commentaire (2002 et 2004). Son livre le plus connu, sorti en 2008, est consacré à un autre magnat, Rupert Murdoch (« The man who owns the news« ).

– ‘Omniscience’ –

En 2004, un portrait dans le magazine New Republic évoque un personnage « en partie éditorialiste mondain, en partie psychothérapeute, en partie anthropologue social (qui) invite les lecteurs à être une mouche sur le mur du premier cercle des magnats« .

Mais sa narration, basée sur des conversations ou des informations obtenues de source indirecte, ont semé le trouble et provoqué des réactions furieuses.

« Historiquement, l’un des problèmes avec l’omniscience de Wolff est que même s’il peut tout savoir, il a parfois tout faux« , écrivait le critique littéraire David Carr dans le Washington Post en commentant le livre sur Murdoch.

La journaliste britannique Bella Mackie, ancienne du Guardian, a estimé sur Twitter que son nouveau livre sur la Maison Blanche était « très divertissant » avant toutefois de mettre en garde que « si vous connaissez bien MW vous l’apprécierez mais ne prendrez pas tout pour argent comptant« .

La porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Sanders, a fustigé le contenu du livre, affirmant qu’il contenait « beaucoup de choses complètement fausses« , assurant que Michael Wolff n’avait eu qu’une « brève conversation » téléphonique de 5 à 7 minutes avec le président depuis son investiture et qui n’avait « rien à voir » avec la présidence.

M. Trump, par la voix de ses avocats personnels, a demandé jeudi à M. Wolff et au responsable des éditions Henry Holt et Cie la non-publication du livre, qui doit sortir le 9 janvier, menaçant de les poursuivre pour diffamation, atteinte à la vie privée et malveillance.

Ils se basent notamment sur l’introduction du livre, où Michael Wolff admet que « beaucoup d’informations sur ce qu’il s’est passé à la Maison Blanche de Trump sont contradictoires; beaucoup, dans le style trumpien, sont simplement fausses« . Ces contradictions ou cette prise de liberté avec la vérité constituent « le fil » du livre, dit-il, ajoutant avoir publié « la version des évènements que je croyais vraie« .

Voir par ailleurs:

The MLK tapes: Secret FBI recordings accuse Martin Luther King Jr of watching and laughing as a pastor raped a woman, having 40 extramarital affairs – and they are under lock in a U.S. archive, claims author

    • The shocking unearthed tapes have been analyzed by biographer David Garrow
    • Material shows the scale of King’s philandering and claims he fathered a child
    • It also show how King looked on while Logan Kearse raped a parishioner
    • Revelations could lead to a ‘painful historical reckoning’ for the civil rights hero

Jack Newman
The Daily Mail
26 May 2019

Secret FBI tapes that accuse Martin Luther King Jr of having extramarital affairs with ’40 to 45 women’ and even claim he ‘looked on and laughed’ as a pastor friend raped a parishioner exist, an author has claimed.

The civil rights hero was also heard allegedly joking he was the founder of the ‘International Association for the Advancement of P***y-Eaters’ on an agency recording that was obtained by bugging his room, according to the sensational claims made by biographer David Garrow – a Pulitzer prize-winning author and biographer of MLK.

Writing in British magazine Standpoint, Garrow says that the shocking files could lead to a ‘painful historical reckoning’ for the man who is celebrated across the world for his campaign against racial injustice.

Along with many US civil rights figures, King was subject to an FBI campaign of surveillance ordered by Director J Edgar Hoover in an effort to undermine his power amid fears he could have links to the Communist Party.

The FBI surveillance tapes detailing his indiscretions are being held in a vault at the U.S. National Archives and are not due for release until 2027.

How J. Edgar Hoover kept incriminating evidence against the great and the good of American society

The first FBI director was responsible for making the intelligence service what it is today but used tactics which many thought were unethical.

Hoover was mainly concerned about what he considered to be ‘subversion’ and tens of thousands of suspected radicals were interviewed under his directorship.

Some believe Hoover exaggerated the potential dangers of these subversive characters.

He has also been criticised for going too far and overstepping his brief.

Hoover founded a covert ‘dirty tricks’ program under the name COINTELPRO to disrupt the Communist Party.

He went after big-name stars such as Charlie Chaplin, Malcolm X, Ernest Hemingway, Muhammad Ali, Jane Fonda and John Lennon.

He spied on the celebrities using methods such as wire-tapping, infiltration, forging documents and spreading false rumours.

Some have even alleged COINTELPRO incited violence and arranged murders.

In one particularly controversial incident, a white civil rights worker was killed by a member of the Ku Klux Klan who happened to also be an FBI informant.

The FBI then spread rumours that she was a Communist and abandoned her children to have sex with black people involved in the civil rights movement.

FBI records later showed that Hoover personally communicated these rumours to President Johnson.

Even President Nixon said he did not fire Hoover because he feared he had too much dirt on him.

Hoover’s actions came to be seen as abuses of power and the tenure of the FBI director was later limited to ten years.

But David Garrow, a biographer of King who won a Pulitzer Prize for his 1987 book Bearing the Cross about the Baptist minister, has unearthed the FBI summaries of the various incidents.

In an article to be published in Standpoint, Garrow tells how the FBI planted transmitters in two lamps in hotel rooms booked by King in January 1964, according to The Sunday Times.

FBI director J Edgar Hoover ordered the surveillance of King in an effort to undermine his power amid fears he could have links to the Communist Party.

The intelligence service carried out surveillance on a number of civil rights figures and suspected communists and they had an interest in smearing their reputation.

The recording from the Willard Hotel near the White House shows how King was accompanied his friend Logan Kearse, the pastor of Baltimore’s Cornerstone Baptist church who died in 1991, along with several female parishioners of his church.

In King’s hotel room, the files claim they then ‘discussed which women among the parishioners would be suitable for natural and unnatural sex acts’.

The FBI document says: ‘When one of the women protested that she did not approve, the Baptist minister immediately and forcefully raped her’ as King watched.

He is alleged to have ‘looked on, laugh and offered advice’ during the encounter.

FBI agents were in the room next door but did not intervene.

The following day, King and a dozen others allegedly participated in a ‘sex orgy’ engaging in ‘acts of degeneracy and depravity’.

When one woman showed reluctance, King was allegedly heard saying that performing the act ‘would help your soul’.

Senior FBI officials later sent King a copy of the incriminating tape and called him an ‘evil abnormal beast’ and his sexual exploits would be ‘on record for all time’.

The letter also suggested he should commit suicide before his wrongs were revealed to the world.

King’s philandering has long been suspected, however Garrow, who spent several months digging through the archive material, said he had no idea of the scale or the ugliness of it and his apparent indifference to rape until he saw the files.

He said: ‘It poses so fundamental a challenge to his historical stature as to require the most complete and extensive historical review possible.’

Among the revelations is a claim by a prostitute who said she was involved in a threesome with King, which she described as the worst orgy she had ever experienced.

His wife Coretta often complained he was hardly with her and even said he would spend less than 10 hours a month at home.

Who is David Garrow?

David Garrow’s biography of King earned him a Pulitzer Prize

The American historian and author, 66, has frequently written about the civil rights movement in the US.

His 1986 biography about King, Bearing the Cross, won the Pulitzer Prize for biography.

He has taught history at a number of universities across the US and also written about Barack Obama and reproductive rights.

The distinguished researcher detailed some of King’s affairs in his original biography but he said he was not aware of its scale until now.

He also published The FBI and Martin Luther King, Jr, a work that analyses the relationship between the intelligence service and the civil rights leader.

According to one FBI report, King even said: ‘She should go out and have some sexual affairs of her own.’

There is even a suggestion in the files that King fathered a daughter with a secret girlfriend in Los Angeles.

Both the mother and child are alive but refused to talk to Garrow.

Dr King was assassinated in 1968 by James Earl Ray but many conspiracy theories suggest that the government was involved.

Small-time criminal Ray was caught trying to board a plane at London Heathrow on a fake Canadian passport. He pleaded guilty to the killing and quickly recanted, claiming he was set up.

The conviction stood and Ray died in prison at the age of 70 in 1998. He had been serving a 99-year jail term.

Marking the anniversary of Dr King’s assassination last year, President Donald Trump issued a proclamation in honour of Dr King, saying: ‘In remembrance of his profound and inspirational virtues, we look to do as Dr King did while this world was privileged enough to still have him.’

The president was heavily criticised by some speakers at MLK commemorations around the time of the anniversary as they complained of fraught race relations and other divisions since he was elected.

Thousands marched and sang civil rights songs to honour the fallen leader in April 2018.

Among the largest gatherings was a march through the Mississippi River city where the civil rights leader was shot dead on a motel balcony.

In the immediate aftermath of Dr King’s assassination there were race riots across the country, from Washington DC to Chicago and Baltimore.

A national day of mourning was later declared by then-President Lyndon B. Johnson following Dr King’s death.

From 1971 onwards Martin Luther King JR Day has been observed to remember him.

But it wasn’t until 2000 that all 50 states took part in the national holiday, the last three being Arizona, Utah and New Hampshire.

In 2016 the US Treasury Secretary announced that images from the iconic I Have A Dream speech would be among several to feature on the back of American bank notes from 2020.

Voir aussi:

The troubling legacy of Martin Luther King
Newly-revealed FBI documents portray the great civil rights leader as a sexual libertine who ‘laughed’ as a forcible rape took place
David J. Garrow
Standpoint
30/05/2019

Newly-released documents reveal the full extent of the FBI’s surveillance of the civil rights leader Dr Martin Luther King in the mid-1960s. They expose in graphic detail the FBI’s intense focus on King’s extensive extramarital sexual relationships with dozens of women, and also his presence in a Washington hotel room when a friend, a Baptist minister, allegedly raped one of his “parishioners”, while King “looked on, laughed and offered advice”. The FBI’s tape recording of that criminal assault still exists today, resting under court seal in a National Archives vault.

The FBI documents also reveal how its Director, J. Edgar Hoover, authorised top Bureau officials to send Dr King a tape-recording of his sexual activities along with an anonymous message encouraging him to take his own life.

The complete transcripts and surviving recordings are not due to be released until 2027 but when they are made fully available a painful historical reckoning concerning King’s personal conduct seems inevitable.

On January 31, 1977, US District Judge John Lewis Smith signed an extraordinary court order requiring the Federal Bureau of Investigation to surrender all the fruits of its extensive electronic surveillance of Martin Luther King, Jr to the National Archives. “Said tapes and documents,” Smith instructed, shall be “maintained by the Archivist of the United States under seal for a period of fifty years,” or until January 31, 2027.

However, in recent months, hundreds of never-before-seen FBI reports and surveillance summaries concerning King have silently slipped into public view on the Archives’ lightly-annotated and difficult-to-explore web site. This has occurred thanks to the provisions of The President John F. Kennedy Assassination Records Collection Act, which mandated the public release of tens of thousands of government documents, many of which got swept up into congressional investigations of US intelligence agencies predating Judge Smith’s order. Winnowing the new King items from amidst the Archive’s 54,602 web-links, many of which lead to multi-document PDFs that are hundreds of pages long, entailed weeks of painstaking work.

The FBI began wiretapping King’s home and Southern Christian Leadership Conference (SCLC) office in Atlanta on November 8, 1963, pursuant to Attorney General Robert F. Kennedy’s written approval. For the previous 18 months, the FBI had insistently told Kennedy that King’s closest and most influential adviser, New York attorney Stanley D. Levison, was a “secret member” of the Communist Party USA (CPUSA). Kennedy’s aides, and finally his brother—the President of the United States—warned King to cease contact with Levison, but King’s promised compliance was dissembling: he and Levison communicated indirectly through another attorney, Clarence Jones, who, like Levison, was himself already being wiretapped by the FBI. Presented with evidence of King’s duplicity, plus FBI claims that King had told Levison that he was a Marxist, a reluctant Attorney General approved the FBI’s request to place King under direct surveillance too.

Unbeknownst to Kennedy, part of the FBI’s motivation in seeking to tap King stemmed from something it had learned just prior to the August 28 March on Washington, when King had stayed at Jones’s wiretapped Bronx home to work on his soon-to-be-famous “I Have a Dream” speech. As one internal FBI memo reported, “King, who is married, maintains intimate relationships with at least three women, one in Atlanta, one in Mt Vernon, New York, and one in Washington, DC . . . King’s extramarital affairs while posing as a minister of the gospel leave him highly susceptible to coercion and possible blackmail,” presumably by knowledgeable communists.

Within weeks, the FBI’s wiretap on King’s Atlanta home confirmed the Bureau’s expectations. On December 15 King “contacted a girlfriend by the name of Lizzie Bell,” and the FBI mobilised to “determine more background information regarding this girl”. Six days later, “King was in contact with a girlfriend in Los Angeles”, Dolores Evans, the wife of a black dentist. California agents were tasked to investigate Evans “in connection with counter-intelligence program”, i.e. the Bureau’s subsequently notorious COINTELPRO dirty tricks playbook. That same day King was “in contact with another girlfriend, Barbara Meredith”, a member of his Ebenezer Baptist Church congregation, and “a file was opened on Barbara Meredith in order to determine more information regarding her background and activities in connection with counter-intelligence”.

Wiretap summaries like these were supposed to be sealed pursuant to Judge Smith’s 1977 order, but by then the Department of Justice had forced the FBI to share many of its King records with the Senate Select Committee on Intelligence Activities, often called the Church Committee after the name of its chairman, Idaho Democrat Frank Church. In turn, all of the FBI’s documents relating to the Church Committee and the subsequent House Select Committee on Assassinations came to be covered by the 1992 Kennedy assassination records act.

In December 1963, the information from the Atlanta wiretaps about King’s expansive private life whetted the FBI’s appetite for recordings more intrusive and graphic than could be obtained via telephone lines. Knowing how frequently King travelled to major US cities, the FBI resolved to plant microphone bugs in his hotel rooms. In this endeavour the prime decision-maker was not long-time FBI Director J. Edgar Hoover but Assistant Director William C. Sullivan, head of the Domestic Intelligence Division. With Supreme Court oral arguments in a case from Alabama, New York Times Co v. Sullivan—in which four black clergy supporters of King, plus the newspaper, had been socked with a $500,000 state court judgment—scheduled for January 6 and 7, 1964, King and a variety of ministerial friends were scheduled to be in Washington, DC, for a three-night stay. Immediately after the new year, FBI Washington Field Office security supervisor Ludwig Oberndorf summoned the office’s senior “sound man”, Special Agent Wilfred L. Bergeron, as well as Special Agent William Welch, the office’s “hotel contact man”. Waiting in Oberndorf’s office was Assistant Director Sullivan, who told the assembled agents that “FBI interest in King was a national security matter” on account of his “communist contacts”, Bergeron told Church Committee interviewers in another newly-available document.

Welch had ascertained that King and his party would be staying at the historic Willard Hotel, on Pennsylvania Avenue just east of the White House, and Welch introduced Bergeron to a Willard manager who arranged for Bergeron to “survey” the rooms in question. Bergeron then “placed a transmitter in each of two lamps and then through the hotel contact, it was arranged to have the housekeeper change the lamps in two rooms which had been set aside for King and his party”. In two other nearby rooms Bergeron and fellow Special Agent William D. Campbell set up “radio receivers and tape recorders” prior to when King and his friends first checked in on January 5. Staying in one of the two targeted rooms was King’s friend Logan Kearse, the pastor of Baltimore’s Cornerstone Baptist Church and, like King, the holder of a PhD from the Boston University School of Theology. Kearse “had brought to Washington several women ‘parishioners’ of his church”, a newly-released summary document from Sullivan’s personal file on King relates, and Kearse invited King and his friends to come and meet the women. “The group met in his room and discussed which women among the parishioners would be suitable for natural or unnatural sex acts. When one of the women protested that she did not approve of this, the Baptist minister immediately and forcibly raped her,” the typed summary states, parenthetically citing a specific FBI document (100-3-116-762) as its source. “King looked on, laughed and offered advice,” Sullivan or one of his deputies then added in handwriting.

While that claim appears only as an annotation, other similar marginalia, e.g. “more on this” one page prior, suggest that Sullivan was seeking an expanded, more detailed indictment of King’s behaviour. The document’s recently-released final pages, narrating events until March 30, 1968, suggest that the unfinished revision was abandoned following King’s assassination on April 4. Without question Sullivan and his aides had both the microphone-transmitted tape-recording, and a subsequent full transcript at hand while they were annotating their existing typescript; in 1977 Justice Department investigators would publicly attest to how their own review of both the tapes and the transcripts showed them to be genuine and accurate. Throughout the 1960s, when no precedent for the public release of FBI documents existed or was even anticipated, Sullivan could not have imagined that his and his aides’ jottings would ever see the light of day. Similarly, they would not have had any apparent motive for their annotations to inaccurately embellish upon the actual recording and its full transcript, both of which remain under court seal and one day will confirm or disprove the FBI’s summary allegation.

At the Willard Hotel, King and his friends’ activities resumed the following evening as approximately 12 individuals “participated in a sex orgy” which the prudish Sullivan felt included “acts of degeneracy and depravity . . . When one of the women shied away from engaging in an unnatural act, King and several of the men discussed how she was to be taught and initiated in this respect. King told her that to perform such an act would help your soul.” Sometime later, in language that would reflect just how narrow Sullivan’s mindset was, “King announced that he preferred to perform unnatural acts on women and that he had started the ‘International Association for the Advancement of Pussy Eaters’.” Anyone familiar with King’s often-bawdy sense of humour would not doubt that quotation.

At FBI headquarters, an aide to the Bureau’s number three official, Alan H. Belmont, prepared a comprehensive summary of the Willard recordings: “We do not contemplate dissemination of this information at this time but will utilise it, together with results of additional future coverage, in our plan to expose King for what he is.” Hoover disagreed, instructing in his distinctive scrawl that White House liaison Cartha “Deke” DeLoach should show the summary memo to Walter Jenkins, President Lyndon Johnson’s top aide.

Within 24 hours of King’s return to Atlanta from the Willard, his wiretapped home phone gave the Bureau more raw material. King used a modest apartment at 3006 Delmar Lane NW, rented in the name of aide Fred Bennette, as a hideaway, and there on January 8 King met alone with the woman to whom he had become closest, SCLC citizenship education staffer Dorothy Cotton. Four days later “King was in contact with another girlfriend in New York by the name of Effie”, whom the FBI quickly identified. In early February agents listened in as “King’s wife became upset and berated King for not spending enough time at home with her. This happened at a time when King was at Fred Bennette’s apartment” and the wiretap indicated “he had Dorothy Cotton . . . in the apartment alone with him”.

Stanley Levison, a “secret” member of the Communist Party,  gave King $10,000 in cash in two years, the equivalent of $87,000 today, which was only discovered by an IRS probe

The Atlanta wiretaps kept the FBI fully apprised of King’s upcoming travels, and in mid-February King, SCLC aide Wyatt Walker and Baltimore’s Reverend Kearse all flew to Honolulu to rendezvous with Dolores Evans and at least one other woman. A sound squad from the Bureau’s San Francisco office, with microphones already in place, awaited them at the Hilton Hawaiian Village. But King’s party tired of Honolulu within 72 hours and flew to Los Angeles, where they spent one night at the Ambassador Hotel before moving to the Hyatt House near Los Angeles airport, where another squad of FBI agents quickly deployed in-room microphones while standing by to carry out photographic surveillance in public areas as well. On February 23 they snapped pictures of “Wyatt Walker, Dolores Sheffey, Dorothye Boswell and Martin Luther King, Jr and Dolores Evans”; the following day they filmed movie footage of King and Evans at the Hyatt House. Assistant Director Sullivan himself telephoned the Los Angeles office for updates, with the Special Agent in Charge (SAC) explaining that television noise plus jet planes made for less-than-ideal audio recordings. Los Angeles also notified Sullivan that Evans and her husband Theodore “are both scheduled to appear in court on March 4, 1964, concerning the granting of the interlocutory decree of divorce”.

Back in Atlanta, the SCLC office wiretap memorialised King’s friend Barbara Meredith recounting how at a small party “King got very drunk and made uncomplimentary remarks about some of the SCLC personnel”.  At FBI headquarters, desire for comprehensive scrutiny of King led to a tardy discovery that would have received far more attention had not executives become so preoccupied with King’s personal life. Supervisor Seymor Fred Phillips, who had direct charge of the King case, recommended to Sullivan that they obtain King’s tax returns from the Internal Revenue Service, and when King’s IRS file arrived in mid-March, it contained a previously unreported bombshell: in 1957 and 1958, Stanley Levison, who had first met King only at the very end of 1956, had arranged for King to receive a total of $10,000 in cash gifts—the equivalent of $87,000 in 2019 dollars—from himself and a close friend, 70-year-old Alice Rosenstein Loewi. In early 1961, the IRS had subjected King’s late 1950s’ returns to “investigative scrutiny” and determined that he owed an additional $1,556.02 but had had no fraudulent intent.

In April, 1961, King, Levison, and Chicago attorney Chau