Héritage Obama: Nous avions un messie à la Maison Blanche et nous ne le savions pas (Misunderstood Messiah: Far from the skeptic of American messianism that many see in him, Obama is animated by an overwhelming faith in the unstoppable power of American ideals)

18 janvier, 2016
  St MLK
ObamaMessiah
SecondComing
O'sHalo
O'sCrusade
SurrenderGI'sFarsi-IslandobamaangelNe croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Jésus (Matthieu 10 : 34-36)
Le monde moderne n’est pas mauvais : à certains égards, il est bien trop bon. Il est rempli de vertus féroces et gâchées. Lorsqu’un dispositif religieux est brisé (comme le fut le christianisme pendant la Réforme), ce ne sont pas seulement les vices qui sont libérés. Les vices sont en effet libérés, et ils errent de par le monde en faisant des ravages ; mais les vertus le sont aussi, et elles errent plus férocement encore en faisant des ravages plus terribles. Le monde moderne est saturé des vieilles vertus chrétiennes virant à la folie.  G.K. Chesterton
We are powerful enough to be able to test these propositions without putting ourselves at risk. And that’s the thing … people don’t seem to understand. You take a country like Cuba. For us to test the possibility that engagement leads to a better outcome for the Cuban people, there aren’t that many risks for us. It’s a tiny little country. It’s not one that threatens our core security interests, and so [there’s no reason not] to test the proposition. And if it turns out that it doesn’t lead to better outcomes, we can adjust our policies. The same is true with respect to Iran, a larger country, a dangerous country, one that has engaged in activities that resulted in the death of U.S. citizens, but the truth of the matter is: Iran’s defense budget is $30 billion. Our defense budget is closer to $600 billion. Iran understands that they cannot fight us. … You asked about an Obama doctrine. The doctrine is: We will engage, but we preserve all our capabilities.” The notion that Iran is undeterrable — “it’s simply not the case,” he added. “And so for us to say, ‘Let’s try’ — understanding that we’re preserving all our options, that we’re not naïve — but if in fact we can resolve these issues diplomatically, we are more likely to be safe, more likely to be secure, in a better position to protect our allies, and who knows? Iran may change. If it doesn’t, our deterrence capabilities, our military superiority stays in place. … We’re not relinquishing our capacity to defend ourselves or our allies. In that situation, why wouldn’t we test it? Barack Hussein Obama
It’s the dreamers — no matter how humble or poor or seemingly powerless — that are able to change the course of human events. We saw it in South Africa, where citizens stood up to the scourge of apartheid. We saw it in Europe, where Poles marched in Solidarity to help bring down the Iron Curtain. In Argentina, where mothers of the disappeared spoke out against the Dirty War. It’s the story of my country, where citizens worked to abolish slavery, and establish women’s rights and workers’ rights, and rights for gays and lesbians. It’s not to say that my country is perfect — we are not. And that’s the point. We always have to have citizens who are willing to question and push our government, and identify injustice. We have to wrestle with our own challenges — from issues of race to policing to inequality. But what makes me most proud about the extraordinary example of the United States is not that we’re perfect, but that we struggle with it, and we have this open space in which society can continually try to make us a more perfect union. (…) As the United States begins a new chapter in our relationship with Cuba, we hope it will create an environment that improves the lives of the Cuban people -– not because it’s imposed by us, the United States, but through the talent and ingenuity and aspirations, and the conversation among Cubans from all walks of life so they can decide what the best course is for their prosperity. As we move toward the process of normalization, we’ll have our differences, government to government, with Cuba on many issues — just as we differ at times with other nations within the Americas; just as we differ with our closest allies. There’s nothing wrong with that. (…) And whether it’s crackdowns on free expression in Russia or China, or restrictions on freedom of association and assembly in Egypt, or prison camps run by the North Korean regime — human rights and fundamental freedoms are still at risk around the world. And when that happens, we believe we have a moral obligation to speak out. (…) As you work for change, the United States will stand up alongside you every step of the way. We are respectful of the difference among our countries. The days in which our agenda in this hemisphere so often presumed that the United States could meddle with impunity, those days are past. (…) We have a debt to pay, because the voices of ordinary people have made us better. That’s a debt that I want to make sure we repay in this hemisphere and around the world. (…) God bless you. Barack Hussein Obama (Sommet des Amériques, Panama city, April 10, 2015)
Nous vivons dans une époque de changement extraordinaire – le changement qui est le remodelage de la façon dont nous vivons, la façon dont nous travaillons, notre planète et de notre place dans le monde. Il est le changement qui promet d’étonnantes percées médicales, mais aussi des perturbations économiques qui grèvent les familles de travailleurs. Cela promet l’éducation des filles dans les villages les plus reculés, mais aussi relie des terroristes qui fomentent séparés par un océan de distance. Il est le changement qui peut élargir l’occasion, ou élargir les inégalités. Et que cela nous plaise ou non, le rythme de ce changement ne fera que s’accélérer. L’Amérique s’est faite par le biais de grands changements avant – la guerre et la dépression, l’afflux d’immigrants, les travailleurs qui luttent pour un accord équitable, et les mouvements pour les droits civiques. Chaque fois, il y a eu ceux qui nous disaient de craindre l’avenir; qui prétendaient que nous ne pourrions freiner le changement, promettant de restaurer la gloire passée si nous venons de quelque groupe ou une idée qui menaçait l’Amérique sous contrôle. Et à chaque fois, nous avons surmonté ces craintes. Nous ne sommes pas, selon les mots de Lincoln, à adhérer aux « dogmes du passé calme. » Au lieu de cela nous avons pensé de nouveau, et de nouveau agi. Nous avons fait le travail de changement pour nous, étendant toujours la promesse de l’Amérique vers l’extérieur, à la prochaine frontière, à de plus en plus de gens. Et parce que nous l’avons fait – parce que nous avons vu des opportunités là où d’autres ne voyaient que péril – nous sommes sortis plus forts et mieux qu’avant. Ce qui était vrai, alors peut être vrai aujourd’hui. Nos atouts uniques en tant que nation – notre optimisme et notre éthique de travail, notre esprit de découverte et d’innovation, notre diversité et de l’engagement à la règle de droit – ces choses nous donnent tout ce dont nous avons besoin pour assurer la prospérité et la sécurité pour les générations à venir. En fait, il est cet esprit qui a fait le progrès de ces sept dernières années possible. Il est comment nous avons récupéré de la pire crise économique depuis des générations. Il est comment nous avons réformé notre système de soins de santé, et réinventé notre secteur de l’énergie; comment nous avons livré plus de soins et les avantages pour nos troupes et les anciens combattants, et comment nous avons obtenu la liberté dans tous les états d’épouser la personne que nous aimons. Mais ces progrès ne sont pas inévitables. Il est le résultat de choix que nous faisons ensemble. Et nous sommes confrontés à ces choix en ce moment. Allons-nous répondre aux changements de notre temps avec la peur, le repli sur soi en tant que nation, et en nous tournant les uns contre les autres en tant que peuple ? Ou allons-nous affronter l’avenir avec confiance dans ce que nous sommes, ce que nous représentons, et les choses incroyables que nous pouvons faire ensemble ? Donc, nous allons parler de l’avenir, et de quatre grandes questions que nous avons en tant que pays à répondre – peu importe qui sera le prochain président, ou qui contrôlera le prochain Congrès. Tout d’abord, comment pouvons-nous donner à chacun une chance équitable de l’occasion et de la sécurité dans cette nouvelle économie ? Deuxièmement, comment pouvons-nous mettre la technologie pour nous, et non contre nous – surtout quand cela concerne la résolution de problèmes urgents comme le changement climatique? Troisièmement, comment pouvons-nous garder l’Amérique en sécurité et conduire le monde sans en devenir le policier ? (…) Il y a soixante ans, quand les Russes nous ont battus dans l’espace, nous ne niions pas que Spoutnik était là-haut. Nous ne disputions pas sur la science, ou aller à réduire notre budget de recherche et développement. Nous avons construit un programme spatial presque du jour au lendemain, et douze ans plus tard, nous marchions sur la lune. Cet esprit de découverte est dans notre ADN. Nous sommes Thomas Edison et Carver les frères Wright et George Washington. Nous sommes Grace Hopper et Katherine Johnson et Sally Ride. Nous sommes tous les immigrants et entrepreneurs de Boston à Austin à la Silicon Valley dans la course à façonner un monde meilleur. Et au cours des sept dernières années, nous avons nourri cet esprit. (…) Je vous ai dit plus tôt tous les discours sur le déclin économique de l’Amérique est de l’air chaud politique. Eh bien, il en est pareil de toute la rhétorique d’entendre dire que nos ennemis deviennent plus forts et que l’Amérique est en train de devenir plus faible. Les Etats-Unis d’Amérique sont la nation la plus puissante de la Terre. Point final. Ce n’ est même pas proche. Nous dépensons plus sur nos militaires que les huit pays suivants combinés. Nos troupes sont la force de combat la plus belle dans l’histoire du monde. Aucune nation n’ose nous défier ou nos alliés attaquer parce qu’ils savent que ce serait leurn perte. Les enquêtes montrent notre position dans le monde est plus élevée que lorsque je fus élu à ce poste, et quand il vient à chaque question internationale importante, les gens du monde ne regardent pas Pékin ou Moscou  – ils nous appellent. Comme quelqu’un qui commence chaque journée par un briefing sur le renseignement, je sais que cela est un moment dangereux. Mais cela ne cause de la puissance américaine diminution ou une superpuissance imminente. Dans le monde d’aujourd’hui, nous sommes moins menacés par les empires du mal et plus par les Etats défaillants. Le Moyen-Orient passe par une transformation qui va se jouer pour une génération, enracinée dans les conflits qui remontent à des millénaires. Les difficultés économiques soufflent d’une économie chinoise en transition. Même que leurs contrats de l’économie, la Russie verse des ressources pour soutenir l’Ukraine et la Syrie – Unis qu’ils voient glisser hors de leur orbite. Et le système international que nous avons construit après la Seconde Guerre mondiale a maintenant du mal à suivre le rythme de cette nouvelle réalité. Il est à nous pour aider à refaire ce système. Et cela signifie que nous devons établir des priorités. La priorité numéro un est de protéger le peuple américain et aller après les réseaux terroristes. Les deux d’Al-Qaïda et maintenant ISIL posent une menace directe pour notre peuple, parce que dans le monde d’aujourd’hui, même une poignée de terroristes qui ne donnent aucune valeur à la vie humaine, y compris leur propre vie, peut faire beaucoup de dégâts. Ils utilisent l’Internet pour empoisonner l’esprit des individus à l’intérieur de notre pays; ils sapent nos alliés. Mais comme nous nous concentrons sur la destruction ISIL, over-the-top on affirme que cela est la troisième guerre mondiale qui vient jouer dans leurs mains. Messes de combattants à l’arrière de camionnettes et âmes tordues traçage dans des appartements ou des garages posent un énorme danger pour les civils et doivent être arrêtés. Mais ils ne menacent pas notre existence nationale. Voilà ce que l’histoire ISIL veut dire; Voilà le genre de propagande qu’ils utilisent pour recruter. Nous ne devons pas les faire augmenter pour montrer que nous sommes sérieux, et nous ne devons repousser nos alliés essentiels dans ce combat en faisant l’écho  du mensonge que ISIL est représentant d’une des plus grandes religions du monde. Nous avons juste besoin de les appeler ce qu’ils sont – des tueurs et des fanatiques qui doivent être extirpés, traqués et détruits. (…) Nous ne pouvons pas essayer de prendre le relais et de reconstruire tous les pays qui tombent dans la crise. Cela ne se veut pas le leadership; qui est une recette pour un bourbier, déversant du sang américain et le trésor qui nous affaiblit finalement. C’ est la leçon du Vietnam, de l’Irak – et nous devrions avoir appris par l’entreprise. Heureusement, il y a une approche plus intelligente, une stratégie patiente et disciplinée qui utilise tous les éléments de notre puissance nationale. Elle dit que l’Amérique agira toujours, seule si nécessaire, pour protéger notre peuple et nos alliés; mais sur des questions d’intérêt mondial, nous mobiliserons le monde pour travailler avec nous, et s’assurer que les autres pays fassent leur part. Voilà notre approche de conflits comme la Syrie, où nous travaillons en partenariat avec les forces locales et conduisant efforts internationaux pour aider cette société brisée à poursuivre une paix durable. Voilà pourquoi nous avons construit une coalition mondiale, avec des sanctions et la diplomatie de principe, pour empêcher un Iran nucléaire. A l’heure où nous parlons, l’Iran a réduit son programme nucléaire, expédié ses stocks d’uranium, et le monde a évité une autre guerre. (…) Voilà la force. Voilà le leadership. Et ce genre de leadership dépend de la puissance de notre exemple. (…) Voilà pourquoi nous devons rejeter toute politique qui vise les personnes en raison de la race ou de la religion. Ce ne sont pas une question de politiquement correct. Il est une question de comprendre ce qui nous rend forts. Le monde nous respecte pas seulement pour notre arsenal; il nous respecte pour notre diversité et notre ouverture et de la façon dont nous respectons toutes les religions. Sa Sainteté, François, dit ce corps de l’endroit même je me tiens ce soir que « d’imiter la haine et la violence des tyrans et des meurtriers est le meilleur moyen de prendre leur place. » Quand les politiciens insultent les musulmans, quand une mosquée est vandalisée, ou un enfant victime d’intimidation, qui ne nous rend pas plus sûr. Cela ne la raconte comme il est. Il est tout simplement faux. Il nous diminue dans les yeux du monde. Il rend plus difficile à atteindre nos objectifs. Et il trahit qui nous sommes en tant que pays. (…) Ce ne sera pas facile. Notre modèle de démocratie est difficile. Mais je peux vous promettre que dans un an à partir de maintenant, quand je ne tiens plus ce bureau, je serai là avec vous en tant que citoyen – inspiré par ces voix de l’équité et de la vision, de courage et de bonne humeur et de gentillesse qui ont aidé l’Amérique voyager si loin. Voix qui nous aident à nous voyons pas en premier lieu comme noir ou blanc ou asiatique ou latino, non pas comme gay ou hétéro, immigrant ou natifs; pas tant que démocrates ou républicains, mais en tant que premier Américains, liés par une croyance commune. La Voix du Dr King aurait cru avoir le dernier mot – voix de la vérité désarmée et l’amour inconditionnel. Ils sont là, ces voix. Ils ne reçoivent pas beaucoup d’attention, ils ne sollicitent pas, mais ils sont en train de faire le travail ce pays a besoin de faire. (…) Voilà l’Amérique que je connais. Voilà le pays que nous aimons. Lucide. Grand coeur. Optimiste que la vérité désarmée et l’amour inconditionnel auront le dernier mot. Voilà ce qui me rend si optimiste sur notre avenir. À cause de toi. Je crois en toi. Voilà pourquoi je suis ici convaincu que l’état de notre Union est forte. Merci, que Dieu vous bénisse, et que Dieu bénisse les Etats-Unis d’Amérique. Barack Hussein Obama
C’est un bon jour parce qu’une nouvelle fois nous voyons ce qu’il est possible de faire grâce à une diplomatie américaine forte. Ces choses nous rappellent ce que nous pouvons obtenir quand nous agissons avec force et sagesse. Barack Hussein Obama
Since the end of the Second World War, no country has been able to arrest American military personnel. I saw the weakness, cowardice, and fear of American soldiers myself. Despite having all of the weapons and equipment, they surrendered themselves with the first action of the guardians of Islam. American forces receive the best training and have the most advanced weapons in the world. But they did not have the power to confront the Guard due to weakness of faith and belief. We gave all of the weapons and equipment to American forces according to an Islamic manner. They formally apologized to the Islamic Republic. Be certain that with the blood of martyrs, the revolution advances. No one can inflict the smallest insult upon our Islamic country. Ahmad Dolabi (IRGC commander)
This incident was a quiet yet an important battle, since it took place off the Saudi coast, targeted an American force, and triggered American [responses expressing] hope [that Iran would not hurt the sailors], which were akin to apologizing to Iran. Washington did not threaten war or raise its voice… (…) The Revolutionary Guards, which are in charge of defending the Gulf, are known to ‘see but not be seen’ – a term coined by the head of their navy, General Ali Fadavi. This means that they watch [the goings on] in the Gulf without being noticed by anyone, and in an emergency, they suddenly appear. (…) The Revolutionary Guards possibly wanted to send a message to all, that if Iran feels that its interests and security are at stake, it will be willing to enter any conflict, even with the U.S…. [Furthermore,] dealing with Washington in this way ensures that smaller [countries] understand that Tehran will never hesitate to respond to any violation of its sovereignty, and that the rules of the game have changed, and therefore certain [elements] should recognize the limits of their power. Lebanese daily Al-Akhbar (close to Hizbullah)
When Iran’s Revolutionary Guards seized two American naval craft in the Gulf on Tuesday evening [January 13, 2016], with ten American sailors on board, it was not the sailors who were the important point, but the fact that the Revolutionary Guards effectively kidnapped U.S. President Barak Obama [himself only] a few hours before he was to deliver his final State of the Union address, towards the end of his second term in office. The crisis of the American sailors [detained by] Iran ended [just] a few hours after their arrest, but it was Obama’s speech that was hijacked, since the Iranians deprived Obama of the opportunity to appear as the strong man who had forced Iran to capitulate on the nuclear dossier. The sailors’ arrest deprived Obama of the chance to boast of the legitimacy of the nuclear agreement and to tell America, which is divided on the Iranian issue, as is the entire world, that Iran has changed and will once again become an active member of the international community, [a country] that renounces violence and respects international treaties and agreements. Some may say that the Iranians’ conduct was foolish, and this is true – but so was placing faith in the Iranian regime! (…) Hence, the arrest of the Iranian sailors [right] before Obama’s address exposed the weakness of the American president and sparked doubts even in those who defend his foreign policy, especially [his policy] towards Iran’s [behavior] in our region. Embarrassment was apparent even among the White House staff, as manifest in leaks and excuses conveyed by Obama’s staff to the U.S. media during the sailors’ detention. The biggest embarrassment was over Obama’s handling of the incident… and [the question of] whether or not he would refer to it in his pre-prepared speech. So what we witnessed was not so much the abduction of the sailors but the abduction of the American president himself. His ransom was the missed opportunity to present himself as a strong president enjoying the legitimacy of achieving the nuclear agreement with Iran. (…) With the premeditated intent to abuse the American president and to present his weakness to all, the Revolutionary Guards arrested the American sailors, and in fact kidnapped Obama himself, [just] days before the expected implementation of the nuclear agreement they will not submit and that Obama is too weak to boast of victory over them. Likewise, the Revolutionary Guards seek to tell anyone, in Iran and outside it, that their hand is still uppermost in Tehran, despite everything that has happened to Iran recently, after the wild attack on the Saudi Embassy in Iran and Tehran’s apology to the [UN] Security Council for this. Additionally, the IRGC’s action [i.e. detaining the sailors] is a response that embarrasses the propaganda of the Iranian president [Rohani] and his men – particularly the wily foreign minister [Zarif] and others – who claim that they want peace and openness, as they market lies and corrupt accusations against Saudi Arabia. (…) Obama’s predicament is not manifested only in his kidnapping, but [also] in that he wants to take a neutral stand vis-à-vis the recent Iranian hostility against Saudi Arabia and the entire region. But he himself became a victim of Iran when [Iran] kidnapped him [just] before his final State of the Union address, and wrecked his opportunity to present himself as an accomplished hero when [his accomplishments] are in fact not yet completed. Tareq Al-Homayed (former editor of the London-based Saudi daily Al-Sharq Al-Awsat)
L’activisme intensif de Barack Obama résulte d’une part du sentiment d’un « non- accompli » sur la scène interne – celle sur laquelle il pensait agir dès la crise financière – et d’autre part, il a compris que constitutionnellement le président n’a pas beaucoup de marge de manœuvre interne. Elu pour son charisme, il pensait, pouvoir gouverner grâce à celui-ci. Ce n’est pourtant pas possible car le Congrès est en place pour une durée plus longue que la présidence et a beaucoup plus de pouvoir sur les affaires internes. Comme beaucoup de présidents qui font leur deuxième mandat aux Etats-Unis, il se penche donc sur la politique étrangère car c’est le seul domaine dans lequel il peut agir. Mais surtout, il pense à son héritage politique : il faut qu’Obama représente quelque chose. A-t-il finalement réussi à convaincre ? Auprès d’une grande partie du public américain, la réponse est négative. Son bilan international se résume en une énorme déception du peu de travail accompli pendant six ans alors qu’il apprenait les rouages du pouvoir. Il a finalement réussi à s’imposer sur ces derniers mois : les dossiers les plus importants ne seront pas le retrait de l’Afghanistan et de l’Irak, ce seront les accords sur le nucléaire iranien et les politiques contre le changement climatique sur lesquels il suit la France, pour le meilleur. (…) Ce modèle multilatéraliste a très difficilement pris racine pendant les mandats d’Obama et survivra aussi très difficilement. Les décideurs américains ne s’intéressent pas à la conception des Etats-Unis dans un monde multipolaire, ils cherchent à réactiver la suprématie américaine. On accuse Obama de manque de cohérence mais il y a, de fait, fait une « Doctrine Obama ». Il l’a très bien exposée dans son discours à l’académie militaire de West Point en mai 2014 mais l’establishment à Washington D.C. et plus largement dans le pays n’a ni compris ni accepté la nécessité pour les Etats-Unis de se positionner correctement dans un monde multipolaire dans lequel ils ne sont pas la puissance prédominante. Nicholas Dungan 
All jawboning by ‪#‎Kerry‬ and other numbskulls aside, this photo will forever represent the disaster that was ‪#‎Obama‬ James Woods5:53 PM – 13 Jan 2016
President Obama (…) believes history follows some predetermined course, as if things always get better on their own. Obama often praises those he pronounces to be on the “right side of history.” He also chastises others for being on the “wrong side of history” — as if evil is vanished and the good thrives on autopilot. When in 2009 millions of Iranians took to the streets to protest the thuggish theocracy, they wanted immediate U.S. support. Instead, Obama belatedly offered them banalities suggesting that in the end, they would end up “on the right side of history.” Iranian reformers may indeed end up there, but it will not be because of some righteous inanimate force of history, or the prognostications of Barack Obama. Obama often parrots Martin Luther King Jr.’s phrase about the arc of the moral universe bending toward justice. But King used that metaphor as an incentive to act, not as reassurance that matters will follow an inevitably positive course. Another of Obama’s historical refrains is his frequent sermon about behavior that doesn’t belong in the 21st century. At various times he has lectured that the barbarous aggression of Vladimir Putin or the Islamic State has no place in our century and will “ultimately fail” — as if we are all now sophisticates of an age that has at last transcended retrograde brutality and savagery. In Obama’s hazy sense of the end of history, things always must get better in the manner that updated models of iPhones and iPads are glitzier than the last. In fact, history is morally cyclical. Even technological progress is ethically neutral. It is a way either to bring more good things to more people or to facilitate evil all that much more quickly and effectively. In the viciously modern 20th century — when more lives may have been lost to war than in all prior centuries combined — some 6 million Jews were put to death through high technology in a way well beyond the savagery of Attila the Hun or Tamerlane. Beheading in the Islamic world is as common in the 21st century as it was in the eighth century — and as it will probably be in the 22nd. The carnage of the Somme and Dresden trumped anything that the Greeks, Romans, Franks, Turks, or Venetians could have imagined. (…) What explains Obama’s confusion? A lack of knowledge of basic history explains a lot. (…) Obama once praised the city of Cordoba as part of a proud Islamic tradition of tolerance during the brutal Spanish Inquisition — forgetting that by the beginning of the Inquisition an almost exclusively Christian Cordoba had few Muslims left. (…) A Pollyannaish belief in historical predetermination seems to substitute for action. If Obama believes that evil should be absent in the 21st century, or that the arc of the moral universe must always bend toward justice, or that being on the wrong side of history has consequences, then he may think inanimate forces can take care of things as we need merely watch. In truth, history is messier. Unfortunately, only force will stop seventh-century monsters like the Islamic State from killing thousands more innocents. Obama may think that reminding Putin that he is now in the 21st century will so embarrass the dictator that he will back off from Ukraine. But the brutish Putin may think that not being labeled a 21st-century civilized sophisticate is a compliment. In 1935, French foreign minister Pierre Laval warned Joseph Stalin that the Pope would admonish him to go easy on Catholics — as if such moral lectures worked in the supposedly civilized 20th century. Stalin quickly disabused Laval of that naiveté. “The Pope?” Stalin asked, “How many divisions has he got?” There is little evidence that human nature has changed over the centuries, despite massive government efforts to make us think and act nicer. What drives Putin, Boko Haram, or ISIS are the same age-old passions, fears, and sense of honor that over the centuries also moved Genghis Khan, the Sudanese Mahdists, and the Barbary pirates. Obama’s naive belief in predetermined history — especially when his facts are often wrong — is a poor substitute for concrete moral action. Victor Davis Hanson
Barack Obama is the Dr. Frankenstein of the supposed Trump monster. If a charismatic, Ivy League-educated, landmark president who entered office with unprecedented goodwill and both houses of Congress on his side could manage to wreck the Democratic Party while turning off 52 percent of the country, then many voters feel that a billionaire New York dealmaker could hardly do worse. If Obama had ruled from the center, dealt with the debt, addressed radical Islamic terrorism, dropped the politically correct euphemisms and pushed tax and entitlement reform rather than Obamacare, Trump might have little traction. A boring Hillary Clinton and a staid Jeb Bush would most likely be replaying the 1992 election between Bill Clinton and George H.W. Bush — with Trump as a watered-down version of third-party outsider Ross Perot. But America is in much worse shape than in 1992. And Obama has proved a far more divisive and incompetent president than George H.W. Bush. Little is more loathed by a majority of Americans than sanctimonious PC gobbledygook and its disciples in the media. And Trump claims to be PC’s symbolic antithesis. Making Machiavellian Mexico pay for a border fence or ejecting rude and interrupting Univision anchor Jorge Ramos from a press conference is no more absurd than allowing more than 300 sanctuary cities to ignore federal law by sheltering undocumented immigrants. Putting a hold on the immigration of Middle Eastern refugees is no more illiberal than welcoming into American communities tens of thousands of unvetted foreign nationals from terrorist-ridden Syria. In terms of messaging, is Trump’s crude bombast any more radical than Obama’s teleprompted scripts? Trump’s ridiculous view of Russian President Vladimir Putin as a sort of « Art of the Deal » geostrategic partner is no more silly than Obama insulting Putin as Russia gobbles up former Soviet republics with impunity. Obama callously dubbed his own grandmother a « typical white person, » introduced the nation to the racist and anti-Semitic rantings of the Rev. Jeremiah Wright, and petulantly wrote off small-town Pennsylvanians as near-Neanderthal « clingers. » Did Obama lower the bar for Trump’s disparagements? Certainly, Obama peddled a slogan, « hope and change, » that was as empty as Trump’s « make America great again. » (…) How does the establishment derail an out-of-control train for whom there are no gaffes, who has no fear of The New York Times, who offers no apologies for speaking what much of the country thinks — and who apparently needs neither money from Republicans nor politically correct approval from Democrats? Victor Davis Hanson
President Obama has a habit of asserting strategic nonsense with such certainty that it is at times embarrassing and frightening. Nowhere is that more evident than in his rhetoric about the Middle East. (…) in July 2015, Obama claimed that the now growing ISIS threat could not be addressed through force of arms, assuring the world that “Ideologies are not defeated with guns, they are defeated by better ideas.” Such a generic assertion seems historically preposterous. The defeat of German Nazism, Italian fascism, and Japanese militarism was not accomplished by Anglo-American rhetoric on freedom. What stopped the growth of Soviet-style global communism during the Cold War were both armed interventions such as the Korean War and real threats to use force such as during the Berlin Airlift and Cuban Missile Crisis— along with Ronald Reagan’s resoluteness backed by a military buildup that restored credible Western military deterrence. In contrast, Obama apparently believes that strategic threats are not checked with tough diplomacy backed by military alliances, balances of power, and military deterrence, much less by speaking softly and carrying a big stick. Rather, crises are resolved by ironing out mostly Western-inspired misunderstandings and going back on heat-of-the moment, ad hoc issued deadlines, red lines, and step-over lines, whether to the Iranian theocracy, Vladimir Putin, or Bashar Assad. Sometimes the administration’s faith in Western social progressivism is offered to persuade an Iran or Cuba that they have missed the arc of Westernized history—and must get back on the right side of the past by loosening the reins of their respective police states. Obama believes that engagement with Iran in non-proliferation talks—which have so far given up on prior Western insistences on third-party, out of the country enrichment, on-site inspections, and kick-back sanctions—will inevitably ensure that Iran becomes “a successful regional power.” That higher profile of the theocracy apparently is a good thing for the Middle East and our allies like Israel and the Gulf states.  (…) In his February 2, 2015 outline of anti-ISIS strategy—itself an update of an earlier September 2014 strategic précis—Obama again insisted that “one of the best antidotes to the hateful ideologies that try to recruit and radicalize people to violent extremism is our own example as diverse and tolerant societies that welcome the contributions of all people, including people of all faiths.” The idea, a naïve one, is that because we welcome mosques on our diverse and tolerant soil, ISIS will take note and welcome Christian churches. One of Obama’s former State Department advisors, Georgetown law professor Rosa Brooks, recently amplified that reductionist confidence in the curative power of Western progressivism. She urged Americans to tweet ISIS, which, like Iran, habitually executes homosexuals. Brooks hoped that Americans would pass on stories about and photos of the Supreme Court’s recent embrace of gay marriage: “Do you want to fight the Islamic State and the forces of Islamic extremist terrorism? I’ll tell you the best way to send a message to those masked gunmen in Iraq and Syria and to everyone else who gains power by sowing violence and fear. Just keep posting that second set of images [photos of American gays and their supporters celebrating the Supreme Court decision]. Post them on Facebook and Twitter and Reddit and in comments all over the Internet. Send them to your friends and your family. Send them to your pen pal in France and your old roommate in Tunisia. Send them to strangers.” Such zesty confidence in the redemptive power of Western moral superiority recalls First Lady Michelle Obama’s efforts to persusade the murderous Boko Haram to return kidnapped Nigerian preteen girls. Ms. Obama appealed to Boko Haram on the basis of shared empathy and universal parental instincts. (“In these girls, Barack and I see our own daughters. We see their hopes, their dreams and we can only imagine the anguish their parents are feeling right now.”) Ms. Obama then fortified her message with a photo of her holding up a sign with the hash-tag #BringBackOurGirls. Vladimir Putin’s Russia has added Crimea and Eastern Ukraine to his earlier acquisitions in Georgia. He is most likely eyeing the Baltic States next. China is creating new strategic realities in the Pacific, in which Japan, South Korea, Taiwan, and the Philippines will eventually either be forced to acquiesce or to seek their own nuclear deterrent. The Middle East has imploded. Much of North Africa is becoming a Mogadishu-like wasteland. The assorted theocrats, terrorists, dictators, and tribalists express little fear of or respect for the U.S. They believe that the Obama administration does not know much nor cares about foreign affairs. They may be right in their cynicism. A president who does not consider chlorine gas a chemical weapon could conceivably believe that the Americans once liberated Auschwitz, that the Austrians speak an Austrian language, and that the Falklands are known in Latin America as the Maldives. Both friends and enemies assume that what Obama or his administration says today will be either rendered irrelevant or denied tomorrow. Iraq at one point was trumpeted by Vice President Joe Biden as the administration’s probable “greatest achievement.” Obama declared that Iraq was a “stable and self-reliant” country in no need of American peacekeepers after 2011. Yanking all Americans out of Iraq in 2011 was solely a short-term political decision designed as a 2012 reelection talking point. The American departure had nothing to do with a disinterested assessment of the long-term security of the still shaky Iraqi consensual government. When Senator Obama damned the invasion of Iraq in 2003; when he claimed in 2004 that he had no policy differences with the Bush administration on Iraq; when he declared in 2007 that the surge would fail; when he said in 2008 as a presidential candidate that he wanted all U.S. troops brought home; when he opined as President in 2011 that the country was stable and self-reliant; when he assured the world in 2014 that it was not threatened by ISIS; and when in 2015 he sent troops back into an imploding Iraq—all of these decisions hinged on perceived public opinion, not empirical assessments of the state of Iraq itself. The near destruction of Iraq and the rise of ISIS were the logical dividends of a decade of politicized ambiguity. After six years, even non-Americans have caught on that the more Obama flip-flops on Iraq, deprecates an enemy, or ignores Syrian redlines, the less likely American arms will ever be used and assurances honored. The world is going to become an even scarier place in the next two years. The problem is not just that our enemies do not believe our President, but rather that they no longer even listen to him. Victor Davis Hanson
President Obama has deep-sixed the ‘realism’ that marked the first two years of his approach to the Middle East.  He has returned to the foreign policy of George W. Bush. The United States is no longer, the President told us in words he could have borrowed from his predecessor, a status quo power in the Middle East.  The realist course of cooperating with oppressive regimes in a quest for international calm is a dead end.  It breeds toxic resentment against the United States; it stores up fuel for an inevitable conflagration when the oppressors weaken; it stokes anti-Israel resentment when hatred of Israel becomes the only form of political activism open to ordinary people; it strengthens the hold of extremist religion and strangles the growth of liberal forces. More, he attacked Iran.  All that talk about avoiding polarization with Iran is gone.  Instead, President Obama singled out Iran as an oppressive, tyrannical regime supporting terror and running an “illicit nuclear program” as well. He also followed Bush in attacking some US allies, calling on Bahrain and Yemen to make changes.  It was a speech that enraged almost every powerful actor in the Middle East and put America out on a limb.  Like Bush, Obama is willing to confront some of America’s closest allies (the Saudis, who back the crackdown in Bahrain).  Like Bush, he hailed Iraq as an example of democracy and pluralism that can play a vital role in the transformation of the region. Like Bush, he proposes to work with opposition groups in friendly countries. His policy on Israel-Palestine is also looking Bushesque.  Like Bush, he wants a sovereign but demilitarized Palestinian state.  Like Bush, he believes that the 1967 lines with minor and mutually agreed changes should be the basis for the permanent boundaries between the two countries — and like Bush he set Jerusalem and the refugees to one side. Walter Russell Mead
President Obama’s approach to Iran, the lynchpin of his Middle Eastern strategy, is a classic example of Jeffersonian statecraft through which Obama hopes to stabilize and ultimately democratize the Middle East while reducing America’s profile in the region. By achieving a nuclear agreement and reopening Iran’s economy to the world, Obama hopes to reduce the chances for war (and the need for close American alliances with difficult allies like Israel and Saudi Arabia) while accelerating the democratic transition of a modernizing Iran by integrating that country into international markets. The original ‘grand design’ of the Obama global strategy was loosely modeled on the Nixon/Kissinger foreign policy: a mix of détente, withdrawal and engagement. Where Nixon and Kissinger pursued détente with the Soviet Union, withdrawal from Indochina and outreach to China, Obama proposed détente with Russia, Sunni Islam, and Iran; withdrawal from Iraq; and the ‘pivot to Asia’ as a new kind of American engagement in Asia. (…) The most important open question remains the fate of President Obama’s outreach to Iran. The nuclear agreement, slated to go into effect the same week as the State of the Union address, was the most important diplomatic agreement reached under President Obama and remains highly controversial in the United States. The controversy is less over the specific terms of the agreement than about whether détente with Iran can be achieved on terms that reduce rather than exacerbate the chaotic situation in the Middle East as a whole. The logic of President Obama’s Iran and Russia policies, for example, strongly suggests an ultimate American acquiescence in the continued presence of the Assad government in Damascus as part of an overall political settlement in Syria. For President Obama, acquiescing in a de facto Iranian sphere of influence extending from Basra in southern Iraq to Beirut, even if Iran and Russia remain aligned, can potentially be seen as the first step in stabilizing the Middle East while reducing America’s profile there. (…) Ultimately, the future of President Obama’s Iran policy will be decided by events on the ground. Traditional American allies in the region, Saudi Arabia, Egypt, Israel and now increasingly Turkey are pushing against the outreach to Iran; the President remains committed to his policy but as President Obama approaches the end of his term, both in Iran and elsewhere policymakers will increasingly discount him as a factor in future American policy and it is impossible to predict how the regional environment will evolve. Jihadi violence is another wild card. Sensational attacks, like the one in Paris, or ‘lone wolf’ attacks like the one in San Bernardino are deeply unsettling to American public opinion. The President is committed to the argument that overreaction leads to counterproductive policy decisions; he has so far failed to bring the public with him. If the pace and/or the intensity of such attacks increases during 2016, the impact on public opinion and even on the election could be decisive, with major consequences for the President’s legacy. Many observers at home and abroad misunderstand President Obama’s foreign policy, seeing him as skeptical of American claims to a unique global role. On the contrary, President Obama’s Jeffersionian minimalism is animated by an overwhelming faith in the unstoppable power of American ideals. Iran in particular, the President believes, is moving America’s way. The young, educated population of the Islamic Republic will push the country irresistibly toward some kind of accommodation with western ideas in ways that the less advanced Gulf monarchies cannot hope to emulate. The President has repeatedly declared that the tide of history will carry everyone to liberal democratic shores. He dismisses challenges to American power as mere short-term concerns; Putin, the mullahs and the terrorists are incapable of reversing the march of history or of destabilizing the world system. The next President is unlikely to be as optimistic; what that means for American foreign policy remains to be seen. Walter Russell Mead

Attention: un messianisme peut en cacher un autre !

« Connaître la sécurité et de diriger le monde sans devenir son policier », « faire en sorte que notre vie politique reflète le meilleur en nous », « puissance de notre exemple », « amour inconditionnel », références appuyées au Pape et à Martin Luther King …

En cette Journée Martin Luther King

Et au lendemain du dernier discours de l’Etat de l’union, véritable testament politique avancé d’une semaine pour ne pas être parasité par le début de la campagne électorale pour sa succession, d’un président américain qui après le cowboy messianiste Bush aura soulevé presque autant d’espoirs que de déceptions

Prononcé, ironie de l’histoire, au moment même de l’incroyable humiliation de soldats américains par un Iran qui venait d’obtenir la levée de sanctions économiques et le débloquage de dizaines de millliards de dollars de ses avoirs bancaires …

Pendant qu’entre diatribes anti-femmes, anti-immigrés et anti-musulmanes, son possible successeur et maitre du politiquement incorrect mutliplie les occasions de se faire détester

Comment ne pas voir, dans la pose quasi-christique des ces soldats agenouillés et implorant la merci de leurs ennemis si bien repérée par l’acteur américain James Woods, l’image qui résume le mieux la présidence et la doctrine Obama ?

A savoir, de la part de celui qui avait passé 20 ans à écouter les sermons de feu du révérend Jeremiah Wright puis abandonné en quelques mois et avec les conséquences que l’on sait jusque dans nos rues européennes l’Irak à ses démons djiahdistes et avalé entre ses occasionnels coups de mentons bellicistes et ses drones toutes les couleuvres et provocations d’un Iran recherchant ostensiblement à se doter de l’arme nucléaire …

La folle conviction, comme le rappelle aussi le politologue américain Walter Russell Mead, d’être dans le sens de l’histoire et le pari fou de la victoire à terme de l’exemplarité américaine ?

Mais peut-être aussi, comme l’avait annoncé le Christ lui-même, non la venue de la paix mais de l’épée dans le monde ?

Assessing Obama’s foreign policy
Walter Russell Mead
ISPI
13 January, 2016

President Obama’s final State of the Union address comes at a time when, for the first time in his administration, the public believes that the nation’s most serious problems involve foreign policy rather than domestic issues, the majority disapproves of the President’s handling of foreign affairs, and 73 percent say they want the next President to take a “different approach” to foreign policy. President Obama, for his part, remains deeply committed to his approach to foreign affairs, is determined to continue on his current course through the end of his mandate, and wants a new kind of foreign policy to be part of the political legacy of his administration.

This will be an uphill battle. Even Hillary Clinton, the President’s former Secretary of State, has moved to distance herself from some of the President’s signature policies. (She would have been more interventionist in Syria, more patient with Israel, less forthcoming with Russia.) As for the Republicans, Senator Rand Paul was the candidate whose foreign policy views most resemble those of the President, and in large part because of the changes in public sentiment that the President is struggling with, Senator Paul has now been relegated to the second, insignificant tier of Republican hopefuls and dropped from the principal debates.

President Obama and Senator Paul both stand within the Jeffersonian tradition of American foreign policy. This school of thought believes that the principles of the American Revolution fare best when American foreign policy is least active. To actively seek America’s Manifest Destiny through the expansion of America’s global role, Jeffersonians believe, exposes the United States to foreign hostility, endangers civil liberties at home, and entangles the United States with untrustworthy powers who are fundamentally hostile to American ideals. America can best change the world, Jeffersonians believe, by cultivating its own garden and setting an example of democratic prosperity that others will emulate.

President Obama’s approach to Iran, the lynchpin of his Middle Eastern strategy, is a classic example of Jeffersonian statecraft through which Obama hopes to stabilize and ultimately democratize the Middle East while reducing America’s profile in the region. By achieving a nuclear agreement and reopening Iran’s economy to the world, Obama hopes to reduce the chances for war (and the need for close American alliances with difficult allies like Israel and Saudi Arabia) while accelerating the democratic transition of a modernizing Iran by integrating that country into international markets.

The original ‘grand design’ of the Obama global strategy was loosely modeled on the Nixon/Kissinger foreign policy: a mix of détente, withdrawal and engagement. Where Nixon and Kissinger pursued détente with the Soviet Union, withdrawal from Indochina and outreach to China, Obama proposed détente with Russia, Sunni Islam, and Iran; withdrawal from Iraq; and the ‘pivot to Asia’ as a new kind of American engagement in Asia.

Parts of the Obama policy are less controversial than others. In particular, the pursuit of closer ties with Asian nations concerned about a rising China is likely to remain a feature in American foreign policy no matter who occupies the White House in January of next year. Other elements of his foreign strategy are generally considered to have failed. The next White House, Democratic or Republican, is likely to take a harder line with Moscow and to take a hard and skeptical look at the President’s counterterrorism strategy.

The most important open question remains the fate of President Obama’s outreach to Iran. The nuclear agreement, slated to go into effect the same week as the State of the Union address, was the most important diplomatic agreement reached under President Obama and remains highly controversial in the United States. The controversy is less over the specific terms of the agreement than about whether détente with Iran can be achieved on terms that reduce rather than exacerbate the chaotic situation in the Middle East as a whole. The logic of President Obama’s Iran and Russia policies, for example, strongly suggests an ultimate American acquiescence in the continued presence of the Assad government in Damascus as part of an overall political settlement in Syria. For President Obama, acquiescing in a de facto Iranian sphere of influence extending from Basra in southern Iraq to Beirut, even if Iran and Russia remain aligned, can potentially be seen as the first step in stabilizing the Middle East while reducing America’s profile there. It is not at all clear that any of the current contenders for the presidency, Hillary Clinton not excluded, would agree with that assessment.

Ultimately, the future of President Obama’s Iran policy will be decided by events on the ground. Traditional American allies in the region, Saudi Arabia, Egypt, Israel and now increasingly Turkey are pushing against the outreach to Iran; the President remains committed to his policy but as President Obama approaches the end of his term, both in Iran and elsewhere policymakers will increasingly discount him as a factor in future American policy and it is impossible to predict how the regional environment will evolve.

Jihadi violence is another wild card. Sensational attacks, like the one in Paris, or ‘lone wolf’ attacks like the one in San Bernardino are deeply unsettling to American public opinion. The President is committed to the argument that overreaction leads to counterproductive policy decisions; he has so far failed to bring the public with him. If the pace and/or the intensity of such attacks increases during 2016, the impact on public opinion and even on the election could be decisive, with major consequences for the President’s legacy.

Many observers at home and abroad misunderstand President Obama’s foreign policy, seeing him as skeptical of American claims to a unique global role. On the contrary, President Obama’s Jeffersionian minimalism is animated by an overwhelming faith in the unstoppable power of American ideals. Iran in particular, the President believes, is moving America’s way. The young, educated population of the Islamic Republic will push the country irresistibly toward some kind of accommodation with western ideas in ways that the less advanced Gulf monarchies cannot hope to emulate. The President has repeatedly declared that the tide of history will carry everyone to liberal democratic shores. He dismisses challenges to American power as mere short-term concerns; Putin, the mullahs and the terrorists are incapable of reversing the march of history or of destabilizing the world system.

The next President is unlikely to be as optimistic; what that means for American foreign policy remains to be seen.

Walter Russell Mead is the Distinguished Scholar in American Strategy and Statesmanship at the Hudson Institute, the James Clarke Chace Professor of Foreign Affairs and Humanities at Bard College, and Editor-at-Large of The American Interest.

Voir aussi:

Obama’s Hazy Sense of History
For the president, belief in historical predetermination substitutes for action.
Victor Davis Hanson
National Review On line
August 28, 2014
President Obama doesn’t know much about history.
In his therapeutic 2009 Cairo speech, Obama outlined all sorts of Islamic intellectual and technological pedigrees, several of which were undeserved. He exaggerated Muslim contributions to printing and medicine, for example, and was flat-out wrong about the catalysts for the European Renaissance and Enlightenment.
He also believes history follows some predetermined course, as if things always get better on their own. Obama often praises those he pronounces to be on the “right side of history.” He also chastises others for being on the “wrong side of history” — as if evil is vanished and the good thrives on autopilot.
When in 2009 millions of Iranians took to the streets to protest the thuggish theocracy, they wanted immediate U.S. support. Instead, Obama belatedly offered them banalities suggesting that in the end, they would end up “on the right side of history.” Iranian reformers may indeed end up there, but it will not be because of some righteous inanimate force of history, or the prognostications of Barack Obama.
Obama often parrots Martin Luther King Jr.’s phrase about the arc of the moral universe bending toward justice. But King used that metaphor as an incentive to act, not as reassurance that matters will follow an inevitably positive course.
Another of Obama’s historical refrains is his frequent sermon about behavior that doesn’t belong in the 21st century. At various times he has lectured that the barbarous aggression of Vladimir Putin or the Islamic State has no place in our century and will “ultimately fail” — as if we are all now sophisticates of an age that has at last transcended retrograde brutality and savagery.
In Obama’s hazy sense of the end of history, things always must get better in the manner that updated models of iPhones and iPads are glitzier than the last. In fact, history is morally cyclical. Even technological progress is ethically neutral. It is a way either to bring more good things to more people or to facilitate evil all that much more quickly and effectively.
In the viciously modern 20th century — when more lives may have been lost to war than in all prior centuries combined — some 6 million Jews were put to death through high technology in a way well beyond the savagery of Attila the Hun or Tamerlane. Beheading in the Islamic world is as common in the 21st century as it was in the eighth century — and as it will probably be in the 22nd. The carnage of the Somme and Dresden trumped anything that the Greeks, Romans, Franks, Turks, or Venetians could have imagined.
What explains Obama’s confusion?
A lack of knowledge of basic history explains a lot. Obama or his speechwriters have often seemed confused about the liberation of Auschwitz, “Polish death camps,” the political history of Texas, or the linguistic relationship between Austria and Germany. Obama reassured us during the Bowe Bergdahl affair that George Washington, Abraham Lincoln, and Franklin Roosevelt all similarly got American prisoners back when their wars ended — except that none of them were in office when the Revolutionary War, Civil War, or World War II officially ended.
Contrary to Obama’s assertion, President Rutherford B. Hayes never dismissed the potential of the telephone. Obama once praised the city of Cordoba as part of a proud Islamic tradition of tolerance during the brutal Spanish Inquisition — forgetting that by the beginning of the Inquisition an almost exclusively Christian Cordoba had few Muslims left.
A Pollyannaish belief in historical predetermination seems to substitute for action. If Obama believes that evil should be absent in the 21st century, or that the arc of the moral universe must always bend toward justice, or that being on the wrong side of history has consequences, then he may think inanimate forces can take care of things as we need merely watch. In truth, history is messier. Unfortunately, only force will stop seventh-century monsters like the Islamic State from killing thousands more innocents. Obama may think that reminding Putin that he is now in the 21st century will so embarrass the dictator that he will back off from Ukraine. But the brutish Putin may think that not being labeled a 21st-century civilized sophisticate is a compliment.
In 1935, French foreign minister Pierre Laval warned Joseph Stalin that the Pope would admonish him to go easy on Catholics — as if such moral lectures worked in the supposedly civilized 20th century. Stalin quickly disabused Laval of that naiveté. “The Pope?” Stalin asked, “How many divisions has he got?”
There is little evidence that human nature has changed over the centuries, despite massive government efforts to make us think and act nicer. What drives Putin, Boko Haram, or ISIS are the same age-old passions, fears, and sense of honor that over the centuries also moved Genghis Khan, the Sudanese Mahdists, and the Barbary pirates. Obama’s naive belief in predetermined history — especially when his facts are often wrong — is a poor substitute for concrete moral action.

— Victor Davis Hanson is a classicist and historian at the Hoover Institution, Stanford University, and the author, most recently, of The Savior Generals.

Voir également:

Obama’s failings among reasons for Trump’s rise
Victor Davis Hanson

San Jose Mercury news

01/13/2016

Three truths fuel Donald Trump.

One, Barack Obama is the Dr. Frankenstein of the supposed Trump monster.

If a charismatic, Ivy League-educated, landmark president who entered office with unprecedented goodwill and both houses of Congress on his side could manage to wreck the Democratic Party while turning off 52 percent of the country, then many voters feel that a billionaire New York dealmaker could hardly do worse.

If Obama had ruled from the center, dealt with the debt, addressed radical Islamic terrorism, dropped the politically correct euphemisms and pushed tax and entitlement reform rather than Obamacare, Trump might have little traction. A boring Hillary Clinton and a staid Jeb Bush would most likely be replaying the 1992 election between Bill Clinton and George H.W. Bush — with Trump as a watered-down version of third-party outsider Ross Perot.

But America is in much worse shape than in 1992. And Obama has proved a far more divisive and incompetent president than George H.W. Bush.

Little is more loathed by a majority of Americans than sanctimonious PC gobbledygook and its disciples in the media. And Trump claims to be PC’s symbolic antithesis.

Making Machiavellian Mexico pay for a border fence or ejecting rude and interrupting Univision anchor Jorge Ramos from a press conference is no more absurd than allowing more than 300 sanctuary cities to ignore federal law by sheltering undocumented immigrants. Putting a hold on the immigration of Middle Eastern refugees is no more illiberal than welcoming into American communities tens of thousands of unvetted foreign nationals from terrorist-ridden Syria.

In terms of messaging, is Trump’s crude bombast any more radical than Obama’s teleprompted scripts?

Trump’s ridiculous view of Russian President Vladimir Putin as a sort of « Art of the Deal » geostrategic partner is no more silly than Obama insulting Putin as Russia gobbles up former Soviet republics with impunity.

Obama callously dubbed his own grandmother a « typical white person, » introduced the nation to the racist and anti-Semitic rantings of the Rev. Jeremiah Wright, and petulantly wrote off small-town Pennsylvanians as near-Neanderthal « clingers. » Did Obama lower the bar for Trump’s disparagements?

Certainly, Obama peddled a slogan, « hope and change, » that was as empty as Trump’s « make America great again. »

Two, the Republican establishment also jolted Trump to life.

Trump supporters apparently don’t believe that Chamber of Commerce, Wall Street or Republican Party grandees offer many antidotes to Obamaism.

Three, Trump is a nihilist, but he is a canny nihilist unlike any we have seen in recent campaigns.

In about a day, Trump wrecked Hillary Clinton’s planned « war on women » talking points that had helped to win the election for Obama in 2012. « If Hillary thinks she can unleash her husband, with his terrible record of women abuse, while playing the women’s card on me, she’s wrong, » Trump declared recently.

Street fighter Trump has an uncanny ability to spot these apparent contradictions. Trump’s unkind « low-energy » label of Jeb Bush stuck.

Politicians really do pander in shameless fashion to big-money donors. Who better than Trump to know that? He claims he used to lavish cash on lots of them. Trump does not play by any political rules because he has always made up or bought his own rules.

How does the establishment derail an out-of-control train for whom there are no gaffes, who has no fear of The New York Times, who offers no apologies for speaking what much of the country thinks — and who apparently needs neither money from Republicans nor politically correct approval from Democrats?

Voir encore:

Obama’s Dangerous Rhetoric
Victor Davis Hanson
Hoover

July 22, 2015

President Obama has a habit of asserting strategic nonsense with such certainty that it is at times embarrassing and frightening. Nowhere is that more evident than in his rhetoric about the Middle East.

Not long ago, Obama reassured the world that, despite evidence of the use of chemical weapons in Syria, “Chlorine itself is not listed as a chemical weapon.” What could he have meant by that? Obama apparently was referring to the focus on Sarin gas by the Organization for Prohibition of Chemical Weapons, the UN watchdog agency that was supposed to monitor Obama’s Syria red line warnings against further gas attacks. To reassure the public that the United States would not consider chlorine gas a violation of its own red line about chemical weapons use in Syria—and, therefore, to assure the public that his administration would not intervene militarily in Syria—Obama said:  “Chlorine itself, historically, has not been listed as a chemical weapon.”

Nothing could be further from the truth. Chlorine was the father of poison gas, the first chemical agent used in World War I—and it was used to lethal effect by the Germans at the battle of Ypres in April 1915. Subsequently, it was mixed and upgraded with phosgene gas to make an even deadlier brew and employed frequently throughout the war—most infamously at the Battle of the Somme.

The president was clearly bothered that he had boxed himself into a rhetorical corner and might have had to order air strikes against the defiant Assad regime—lest he appear wavering in carrying out his earlier threats. One way out of that dilemma would be to deny that chorine constituted a serious weapon used to kill soldiers and civilians. Another would simply be to claim that he had never issued such a red line to Bashar al-Assad at all. That refuge is exactly what Obama fell back upon at press conference on September 4, 2013: “I didn’t set a red line. The world set a red line.”

Here is what the president had earlier stated on August 20, 2012, in threatening Assad: “We have been very clear to the Assad regime, but also to other players on the ground, that a red line for us is we start seeing a whole bunch of chemical weapons moving around or being utilized. That would change my calculus. That would change my equation.”

The use of the presidential pronouns “we” and “my” are synonymous with the voice of his administration. Indeed, Obama had doubled down on his 2012 red line with the clarification that, “When I said that the use of chemical weapons would be a game-changer, that wasn’t unique to—that wasn’t a position unique to the United States and it shouldn’t have been a surprise.”

In the summer of 2014, Obama had dismissed the emergence of ISIS with colorful language about its inability to project terrorism much beyond its local Iraqi embryo: “I think the analogy we use around here sometimes, and I think is accurate, is if a JV team puts on Lakers uniforms, that doesn’t make them Kobe Bryant. I think there is a distinction between the capacity and reach of a bin Laden and a network that is actively planning major terrorist plots against the homeland versus jihadists who are engaged in various local power struggles and disputes, often sectarian.”

ISIS, remember, had already conducted terrorist operations across the Mediterranean. Both organized and lone-wolf terrorists, with claims of ISIS ties or inspiration, would go on to attack Westerners from France to Texas.

Obama compounded his obfuscations by later claiming to Meet the Press anchor Chuck Todd that he had never said such a thing at all about ISIS—an assertion that was deemed false by even the liberal fact-checking organization PolitiFact. More recently, in July 2015, Obama claimed that the now growing ISIS threat could not be addressed through force of arms, assuring the world that “Ideologies are not defeated with guns, they are defeated by better ideas.”

Such a generic assertion seems historically preposterous. The defeat of German Nazism, Italian fascism, and Japanese militarism was not accomplished by Anglo-American rhetoric on freedom. What stopped the growth of Soviet-style global communism during the Cold War were both armed interventions such as the Korean War and real threats to use force such as during the Berlin Airlift and Cuban Missile Crisis— along with Ronald Reagan’s resoluteness backed by a military buildup that restored credible Western military deterrence.

In contrast, Obama apparently believes that strategic threats are not checked with tough diplomacy backed by military alliances, balances of power, and military deterrence, much less by speaking softly and carrying a big stick. Rather, crises are resolved by ironing out mostly Western-inspired misunderstandings and going back on heat-of-the moment, ad hoc issued deadlines, red lines, and step-over lines, whether to the Iranian theocracy, Vladimir Putin, or Bashar Assad.

Sometimes the administration’s faith in Western social progressivism is offered to persuade an Iran or Cuba that they have missed the arc of Westernized history—and must get back on the right side of the past by loosening the reins of their respective police states. Obama believes that engagement with Iran in non-proliferation talks—which have so far given up on prior Western insistences on third-party, out of the country enrichment, on-site inspections, and kick-back sanctions—will inevitably ensure that Iran becomes “a successful regional power.” That higher profile of the theocracy apparently is a good thing for the Middle East and our allies like Israel and the Gulf states.

In his well-publicized Cairo speech of June 2009, Obama declared that Islam had a hand in prompting the Western Renaissance and Enlightenment, as well as offering other underappreciated gifts to the West, from medicine to navigation. Obama’s tutorial was offered to remind the Muslim Brotherhood members in his audience that the West really does owe much to the Muslim World—and thus by inference should expect reciprocal consideration in the current war on terror.

In his February 2, 2015 outline of anti-ISIS strategy—itself an update of an earlier September 2014 strategic précis—Obama again insisted that “one of the best antidotes to the hateful ideologies that try to recruit and radicalize people to violent extremism is our own example as diverse and tolerant societies that welcome the contributions of all people, including people of all faiths.” The idea, a naïve one, is that because we welcome mosques on our diverse and tolerant soil, ISIS will take note and welcome Christian churches.

One of Obama’s former State Department advisors, Georgetown law professor Rosa Brooks, recently amplified that reductionist confidence in the curative power of Western progressivism. She urged Americans to tweet ISIS, which, like Iran, habitually executes homosexuals. Brooks hoped that Americans would pass on stories about and photos of the Supreme Court’s recent embrace of gay marriage: “Do you want to fight the Islamic State and the forces of Islamic extremist terrorism? I’ll tell you the best way to send a message to those masked gunmen in Iraq and Syria and to everyone else who gains power by sowing violence and fear. Just keep posting that second set of images [photos of American gays and their supporters celebrating the Supreme Court decision]. Post them on Facebook and Twitter and Reddit and in comments all over the Internet. Send them to your friends and your family. Send them to your pen pal in France and your old roommate in Tunisia. Send them to strangers.”

Such zesty confidence in the redemptive power of Western moral superiority recalls First Lady Michelle Obama’s efforts to persusade the murderous Boko Haram to return kidnapped Nigerian preteen girls. Ms. Obama appealed to Boko Haram on the basis of shared empathy and universal parental instincts. (“In these girls, Barack and I see our own daughters. We see their hopes, their dreams and we can only imagine the anguish their parents are feeling right now.”) Ms. Obama then fortified her message with a photo of her holding up a sign with the hash-tag #BringBackOurGirls.

Vladimir Putin’s Russia has added Crimea and Eastern Ukraine to his earlier acquisitions in Georgia. He is most likely eyeing the Baltic States next. China is creating new strategic realities in the Pacific, in which Japan, South Korea, Taiwan, and the Philippines will eventually either be forced to acquiesce or to seek their own nuclear deterrent. The Middle East has imploded. Much of North Africa is becoming a Mogadishu-like wasteland.

The assorted theocrats, terrorists, dictators, and tribalists express little fear of or respect for the U.S. They believe that the Obama administration does not know much nor cares about foreign affairs. They may be right in their cynicism. A president who does not consider chlorine gas a chemical weapon could conceivably believe that the Americans once liberated Auschwitz, that the Austrians speak an Austrian language, and that the Falklands are known in Latin America as the Maldives.

Both friends and enemies assume that what Obama or his administration says today will be either rendered irrelevant or denied tomorrow. Iraq at one point was trumpeted by Vice President Joe Biden as the administration’s probable “greatest achievement.” Obama declared that Iraq was a “stable and self-reliant” country in no need of American peacekeepers after 2011.

Yanking all Americans out of Iraq in 2011 was solely a short-term political decision designed as a 2012 reelection talking point. The American departure had nothing to do with a disinterested assessment of the long-term security of the still shaky Iraqi consensual government. When Senator Obama damned the invasion of Iraq in 2003; when he claimed in 2004 that he had no policy differences with the Bush administration on Iraq; when he declared in 2007 that the surge would fail; when he said in 2008 as a presidential candidate that he wanted all U.S. troops brought home; when he opined as President in 2011 that the country was stable and self-reliant; when he assured the world in 2014 that it was not threatened by ISIS; and when in 2015 he sent troops back into an imploding Iraq—all of these decisions hinged on perceived public opinion, not empirical assessments of the state of Iraq itself. The near destruction of Iraq and the rise of ISIS were the logical dividends of a decade of politicized ambiguity.

After six years, even non-Americans have caught on that the more Obama flip-flops on Iraq, deprecates an enemy, or ignores Syrian redlines, the less likely American arms will ever be used and assurances honored.

The world is going to become an even scarier place in the next two years. The problem is not just that our enemies do not believe our President, but rather that they no longer even listen to him.

Voir de plus:

Moyen-Orient

Vidéo : images de l’arrestation des marins américains en Iran
FRANCE 24
13/01/2016

La télévision iranienne a diffusé les images de l’arrestation des 10 marins américains qui s’étaient égarés dans les eaux territoriales iraniennes. Ils ont depuis repris leur route.
Mains sur la tête, agenouillés et ne pouvant plus bouger, les marins des deux navires américains arraisonnés mardi au large des côtes iranienne ont été filmés par la télévision du pays (IRNN) et les images diffusées mercredi sur les réseaux sociaux.

Neuf hommes et une femme avaient été interceptés mardi alors qu’ils étaient entrés de « deux kilomètres à l’intérieur des eaux territoriales iraniennes », selon l’agence Fars, proche des Gardiens de la révolution. Ils avaient été emmenés sur l’île Farsi située dans la partie nord du Golfe.

Les 10 marins américains, arrêtés à la suite d’une panne de leur système de navigation qui les a amenés dans les eaux territoriales de l’Iran, « ont été libérés » après avoir présenté leurs excuses. Les autorités iraniennes se sont assurées que leur action n’était pas « intentionnelle ».

Voir également:

Iran: ‘American Sailors Started Crying After Arrest’
IRGC Official: ‘I saw the weakness, cowardice, and fear of American soldiers myself’
Adam Kredo
Washington Beacon
January 16, 2016

A senior Iranian military commander in charge of the country’s Revolutionary Guard Corps claimed that the 10 U.S. sailors who were recently captured and subsequently released by the Islamic Republic “started crying after [their] arrest,” according to Persian language comments made during military celebrations this weekend.

Hossein Salami, deputy commander of the IRGC, which is responsible for boarding the U.S. ships and arresting the sailors, claimed in recent remarks, the “American sailors started crying after arrest, but the kindness of our Guard made them feel calm.”

Hossein went on to brag that the incident provides definitive evidence of the Iranian military’s supremacy in the region.

“Since the end of the Second World War, no country has been able to arrest American military personnel,” the commander said, according to an independent translation of his Persian-language remarks made Friday during a “martyrs’ commemoration ceremony” in Isfahan.

Since the capture and release of the U.S. sailors this week, critics of the Obama administration’s handling of the situation have expressed embarrassment at State Department’s move to profusely thank Iran, despite its release of photos depicting the sailors on their knees with their hands held over their heads.

Iranian state television additionally published video purporting to show one of the detained soldiers apologizing to Iran.

Meanwhile, during Friday prayers in Iran, a commander of the IRGC unit that detained the U.S. boats and claimed that the American military cowered when faced down by Iranian troops.

“I saw the weakness, cowardice, and fear of American soldiers myself. Despite having all of the weapons and equipment, they surrendered themselves with the first action of the guardians of Islam,” Ahmad Dolabi, an IRGC commander, said in Persian-language remarks at a prayer service in Iran’s Bushehr providence.

“American forces receive the best training and have the most advanced weapons in the world,” he added. “But they did not have the power to confront the Guard due to weakness of faith and belief.”

Dolabi emphasized that the Obama administration formally apologized over the incident, a claim that senior White House official continue to dispute.

“We gave all of the weapons and equipment to American forces according to an Islamic manner. They formally apologized to the Islamic Republic,” Dolabi said. “Be certain that with the blood of martyrs, the revolution advances. No one can inflict the smallest insult upon our Islamic country.”

Voir encore:

Administration Obama : un héritage qui s’inscrira sur le long terme ?
Interview
Nicholas Dungan
9 septembre 2015

Comment expliquer l’activisme intensif de Barack Obama sur les crises et les accords internationaux ces derniers mois ? A-t-il finalement réussi à convaincre en politique étrangère ? Quelle est votre analyse de son bilan international ?

L’activisme intensif de Barack Obama résulte d’une part du sentiment d’un « non- accompli » sur la scène interne – celle sur laquelle il pensait agir dès la crise financière – et d’autre part, il a compris que constitutionnellement le président n’a pas beaucoup de marge de manœuvre interne. Elu pour son charisme, il pensait, pouvoir gouverner grâce à celui-ci. Ce n’est pourtant pas possible car le Congrès est en place pour une durée plus longue que la présidence et a beaucoup plus de pouvoir sur les affaires internes. Comme beaucoup de présidents qui font leur deuxième mandat aux Etats-Unis, il se penche donc sur la politique étrangère car c’est le seul domaine dans lequel il peut agir. Mais surtout, il pense à son héritage politique : il faut qu’Obama représente quelque chose. A-t-il finalement réussi à convaincre ? Auprès d’une grande partie du public américain, la réponse est négative.
Son bilan international se résume en une énorme déception du peu de travail accompli pendant six ans alors qu’il apprenait les rouages du pouvoir. Il a finalement réussi à s’imposer sur ces derniers mois : les dossiers les plus importants ne seront pas le retrait de l’Afghanistan et de l’Irak, ce seront les accords sur le nucléaire iranien et les politiques contre le changement climatique sur lesquels il suit la France, pour le meilleur.

Obama a voulu inscrire les Etats-Unis dans un monde multipolaire. Pensez- vous que ce modèle, à l’opposé de l’ère Bush, survivra à l’administration Obama ?

Ce modèle multilatéraliste a très difficilement pris racine pendant les mandats d’Obama et survivra aussi très difficilement. Les décideurs américains ne s’intéressent pas à la conception des Etats-Unis dans un monde multipolaire, ils cherchent à réactiver la suprématie américaine. On accuse Obama de manque de cohérence mais il y a, de fait, fait une « Doctrine Obama ». Il l’a très bien exposée dans son discours à l’académie militaire de West Point en mai 2014 mais l’establishment à Washington D.C. et plus largement dans le pays n’a ni compris ni accepté la nécessité pour les Etats-Unis de se positionner correctement dans un monde multipolaire dans lequel ils ne sont pas la puissance prédominante.

Concernant les primaires démocrates et républicaines qui auront lieu en 2016, quels grands thèmes de la politique étrangère américaine pourraient mettre les candidats au défi ?

Ce seront les grands thèmes de l’administration Obama : les accords sur le nucléaire iranien et la lutte contre le changement climatique. La droite aux Etats-Unis ne pardonnera pas : le républicain Donald Trump tentera de démontrer qu’il faut rejeter ces politiques multilatérales pour « make America great again ». Les autres républicains auront beaucoup de mal, par exemple Jeb Bush, s’il arrive à survivre jusqu’à la nomination républicaine, à contrer cette position extrêmement dure de Donald Trump.
Et bien sûr, la question de l’immigration, à cheval entre politique interne et étrangère, sera à l’ordre du jour : la problématique des sans-papiers, des naturalisations des enfants nés aux Etats-Unis d’immigrés illégaux, etc. A l’heure actuelle, le droit du sol est encore strictement appliqué aux Etats-Unis mais Donald Trump déclare vouloir changer cette accession à la nationalité américaine, en tout cas pour ces catégories de migrants illégaux.

Voir également:

Sept phrases à retenir du dernier discours sur l’état de l’Union de Barack Obama
Dans un discours résolument optimiste, le président des Etats-Unis a exhorté l’Amérique à ne pas céder à la peur.
Francetv info avec AFP
13/01/2016

Barack Obama a prononcé, mardi 12 janvier, son ultime discours sur l’état de l’Union. Ce rendez-vous traditionnel était pour le 44e président des Etats-Unis la dernière occasion de s’adresser aux Américains en prime time, avant que Washington et le reste du pays ne braquent tous leurs projecteurs sur les primaires démocrates et républicaines, qui débutent le 1er février dans l’Iowa.

Dans un discours résolument optimiste, le président a exhorté l’Amérique à ne pas céder à la peur, face aux turbulences économiques comme à la menace du groupe Etat islamique qu’il a appelé à ne pas surestimer. Déterminé à marquer le contraste avec les républicains qui espèrent lui succéder à la Maison Blanche en 2017, le président démocrate, très à l’aise, enjoué, a invité ses concitoyens à accompagner les « extraordinaires changements » en cours. Retour sur ses principales déclarations en sept phrases-clés.

« Les Etats-Unis ont l’économie la plus forte, la plus durable du monde »
Barack Obama a battu en brèche les déclarations alarmistes du milliardaire Donald Trump, candidat à la primaire républicaine. Parler du déclin de l’économie américaine est « une fiction politique ». « Laissez-moi commencer avec l’économie et un fait basique : les Etats-Unis d’Amérique, à l’heure actuelle, ont l’économie la plus forte, la plus durable du monde, a lancé le président américain. Tous ceux qui affirment que l’économie américaine est en déclin, ce n’est que de la fiction. Mais ce qui est vrai, et c’est la raison pour laquelle beaucoup d’Américains sont inquiets, c’est que l’économie change profondément, des changements qui ont démarré longtemps avant la grande récession qui nous a frappés. »

« L’Etat islamique ne représente pas une menace existentielle pour notre nation »
A l’attention de ses adversaires, Barack Obama a mis en garde contre les déclarations excessives sur l’Etat islamique selon lesquelles le monde serait engagé dans « la troisième guerre mondiale ». « Elles font le jeu » des jihadistes, a-t-il averti. « Des masses de combattants à l’arrière de pick-ups et des esprits torturés complotant dans des appartements ou des garages posent un énorme danger pour les civils et doivent être arrêtés. Mais ils ne représentent pas une menace existentielle pour notre nation, a-t-il martelé. Nous devons simplement les désigner pour ce qu’ils sont, des tueurs et des fanatiques qui doivent être éradiqués, pourchassés et détruits. »

Sûr de son effet, il a précisé : « Si vous doutez de la détermination de l’Amérique, ou de la mienne, pour que justice soit faite, demandez à Oussama Ben Laden ! » Avant d’ajouter : « Le monde va se tourner vers nous pour aider à résoudre ces problèmes, et notre réponse doit être plus que des mots durs ou des appels à couvrir de bombes des civils. Cela peut marcher pour des slogans chocs à la télé, mais cela ne passera pas sur la scène mondiale. »

Changement climatique : si vous voulez le nier, « vous allez vous sentir assez seuls »
Autre avertissement à ses adversaires républicains : il est vain de nier le réchauffement de la planète sous l’effet des émissions de carbone. « Si quelqu’un veut encore nier la science autour du changement climatique, allez-y, a-t-il prévenu. Mais vous allez vous sentir assez seuls, parce que vous allez devoir débattre avec nos militaires, avec la plupart des patrons américains, avec la majorité des Américains, avec presque toute la communauté scientifique et avec 200 pays à travers le monde qui sont d’accord pour dire que c’est un problème et qui entendent le régler. »

D’autant que ce changement peut être une opportunité : « Même si la planète n’était pas en jeu, même si 2014 n’avait pas été l’année la plus chaude jamais enregistrée, jusqu’à ce que 2015 s’avère encore plus chaude, pourquoi voudrions-nous laisser passer la chance pour les entreprises américaines de produire et de vendre l’énergie du futur ? » a questionné Barack Obama.

Immigration :  « A chaque fois, nous avons vaincu ces peurs »
Même chose sur l’immigration : évoquant les bouleversements profonds qui ont touché les Etats-Unis au cours de l’histoire, il a appelé à garder le cap : « A chaque fois, certains nous disaient d’avoir peur de l’avenir. (…) A chaque fois, nous avons vaincu ces peurs. » Début décembre, la Maison Blanche avait dénoncé les propos « cyniques » et « destructeurs » de Donald Trump après sa proposition visant, sur fond de craintes d’attentats jihadistes, à interdire temporairement l’entrée des Etats-Unis aux musulmans.

« J’annonce un nouvel effort national » contre le cancer
Le président américain a annoncé une grande offensive pour « éradiquer » le cancer aux Etats-Unis. Une mission confiée à son vice-président Joe Biden, dont le fils est mort d’un cancer au cerveau.

« L’an dernier, le vice-président Biden avait dit que l’Amérique pourrait soigner le cancer comme elle a su conquérir la Lune. Le mois dernier, il a travaillé avec le Congrès pour donner aux scientifiques de l’Institut national de la santé les ressources les plus importantes qu’ils aient eues depuis plus de dix ans. Ce soir, j’annonce un nouvel effort national pour faire ce qu’il faut, a-t-il déclaré solennellement. Pour ceux qui nous sont chers et que nous avons perdus, pour les familles que nous pouvons encore sauver, faisons de l’Amérique le pays qui éradique le cancer une fois pour toutes. »

« Je continuerai à m’efforcer de fermer la prison de Guantanamo, tract de recrutement pour nos ennemis »
Le président a enfin replacé au premier plan une ancienne promesse de campagne sur laquelle il a jusqu’ici échoué : fermer la prison de Guantanamo, ouverte après les attentats du 11 septembre 2001. « Elle coûte cher, elle est inutile, et elle n’est qu’un tract de recrutement pour nos ennemis », a-t-il lancé, sous des applaudissements nourris.

Cuba : « Levez l’embargo ! »
Mettant en avant le chemin parcouru depuis l’annonce il y a un an du rapprochement avec Cuba, Barack Obama a une nouvelle fois appelé le Congrès à lever l’embargo économique américain. « Cinquante ans passés à isoler Cuba n’ont pas réussi à promouvoir la démocratie et nous ont fait reculer en Amérique latine. Vous voulez renforcer notre leadership et notre crédibilité sur le continent ? Admettez que la guerre froide est finie. Levez l’embargo ! »

Voir encore:
Obama Embraces His Inner Bush
Walter Russell Mead
The American interest
May 19, 2011

President Obama’s speech to State Department employees today was billed as a major address on recasting American foreign policy in the Middle East.
It lived up to its billing. President Obama has deep-sixed the ‘realism’ that marked the first two years of his approach to the Middle East. He has returned to the foreign policy of George W. Bush. [I’m not sure of either contention] [but he has returned to Bush lite] [and Bush lite was very much Clinton who was very much Bush 41] [and US foreign policy is mostly continuity with incremental change and very little dramatic change] [and that’s just the way it is] [*]
The United States is no longer, the President told us in words he could have borrowed from his predecessor, a status quo power in the Middle East. The realist course of cooperating with oppressive regimes in a quest for international calm is a dead end. It breeds toxic resentment against the United States; it stores up fuel for an inevitable conflagration when the oppressors weaken; it stokes anti-Israel resentment when hatred of Israel becomes the only form of political activism open to ordinary people; it strengthens the hold of extremist religion and strangles the growth of liberal forces. [again, did we hear and read different speeches?] [or is this just the gas that is punditry?] [*]
More, he attacked Iran. All that talk about avoiding polarization with Iran is gone. Instead, President Obama singled out Iran as an oppressive, tyrannical regime supporting terror and running an “illicit nuclear program” as well.
He also followed Bush in attacking some US allies, calling on Bahrain and Yemen to make changes. It was a speech that enraged almost every powerful actor in the Middle East and put America out on a limb. Like Bush, Obama is willing to confront some of America’s closest allies [?] [*] (the Saudis, who back the crackdown in Bahrain). Like Bush, he hailed Iraq as an example of democracy and pluralism that can play a vital role in the transformation of the region. Like Bush, he proposes to work with opposition groups in friendly countries. [he pointedly avoided mentioning the Saudis] [*]
His policy on Israel-Palestine is also looking Bushesque. Like Bush, he wants a sovereign but demilitarized Palestinian state. Like Bush, he believes that the 1967 lines with minor and mutually agreed changes should be the basis for the permanent boundaries between the two countries — and like Bush he set Jerusalem and the refugees to one side. [yes] [*]
The President is nailing his colors to the mast of the Anglo-American revolutionary tradition. Open societies, open economies, religious freedom, minority rights: these are revolutionary ideas in much of the world. Americans have often been globally isolated as we stand for the rights of ordinary people (like immigrant African chambermaids in New York hotels) against the privilege of elites. [perhaps true but they have long been the stuff of U.S. mythology and therefore implicitly in US foreign policy] [take a look at Truman’s two models! Ours and theirs] [*] A faith in the capacity of the common woman and the common man to make good decisions (and in their right to make those decisions even if they are sometimes wrong) is the basis of America’s political faith; President Obama proclaimed today that this needs to be the basis of our policy in the Middle East.
In Power, Terror, Peace, and War, I wrote that the Bush administration had articulated a post 9/11 national strategy for the United States that was not only right, it was inescapable. But the Bush administration’s tactical errors and profoundly wrongheaded public diplomacy undermined support for those policies at home and abroad. [they made a hash of Iraq, to be sure] [I’m not sure there was any other option once in?] [*]
President Obama has long hesitated between the idea that Bush had the wrong strategy and the idea that the strategy was sound but that the tactics and presentation was poor. He seems now to have come down firmly on the side of the core elements of the Bush strategy. This frankly is more or less where I thought he would end up; American interests, American values and the state of the region don’t actually leave us that many alternatives.
The question President Obama — and we — now face is whether he can advance this strategy more effectively than President Bush did. I very much hope so, but the obstacles are high. [*] President Obama offended and annoyed virtually every important leader in the Middle East during his short speech. Some of the objectives he outlined (in particular, for successful economic development in Egypt) are horribly difficult to achieve. [any time a president says anything, he offends many of the leaders of the Middle East] [*] Our open enemies and many of our so-called ‘friends’ in the region will be working to foil our plans. One of the President’s assets, his relative popularity in the Arab world, is in free-fall as the latest Pew Survey reveals.
President Bush was and President Obama is, I believe, right to proclaim that history, even in the Middle East, is on America’s side. But history doesn’t always move on America’s timetable.

Voir de même:

Iran. Une nouvelle ère s’ouvre après la levée des sanctions économiques
Courrier international
17/01/2016

L’accord sur le nucléaire entre l’Iran et les puissances occidentales est entré en vigueur samedi après d’ultimes négociations à Vienne. Les sanctions économiques sur l’Iran sont désormais levées. Premier signe de réchauffement : Washington et Téhéran ont chacun libéré des prisonniers.

Une étape décisive a été franchie samedi 16 janvier dans la réconciliation entre l’Iran, les Etats-Unis et les puissances occidentales. “En fin de journée, après une gesticulation diplomatique empreinte de dramaturgie, écrit le New York Times, les Etats-Unis et les nations européennes ont levé les sanctions financières et sur le pétrole à l’encontre de l’Iran et débloqué quelque 100 milliards de dollars d’avoirs gelés [91 milliards d’euros]”.

Après l’accord historique sur le nucléaire signé le 14 juillet 2015 entre l’Iran et les chefs de la diplomatie américaine et européenne, par lequel Téhéran s’est engagé à limiter ses capacités nucléaires à un usage civil, il fallait encore attendre le verdict des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur “les promesses de l’Iran de démanteler de larges parts de son programme nucléaire”, explique le New York Times.

C’est donc chose faite, rapporte le quotidien iranien anglophone Tehran Times , qui annonce que “l’accord entre formellement en vigueur ce samedi”.

Cité par le journal, le président iranien Hassan Rouhani a déclaré en termes solennels que “les Iraniens ont fait un geste amical en direction du monde, laissant les inimitiés de côté, ainsi que les suspicions et les complots et ouvrant un nouveau chapitre des relations de l’Iran avec le monde”.

Signe de bonne volonté générale, dans la journée de samedi, annonce la presse américaine, le président Obama a libéré sept prisonniers iraniens tandis que l’Iran libérait de son côté quatre Américains dont le journaliste du Washington Post Jason Rezaian. Ce correspondant, qui possède la double nationalité américaine et iranienne, était en poste à Téhéran depuis 2012 pour le journal, rappelle le Washington Post qui accueille la nouvelle avec le titre “Enfin libre !”.

Les prisonniers, enjeu de la dispute
Jason Rezaian a été arrêté avec son épouse Yeganeh Salehi Rezaian le 22 juillet 2014, explique le Washington Post, “supposément en raison de ses ‘conspirations’ pour améliorer les relations des Etats-Unis avec l’Iran, ce que le chef suprême Ali Khameini s’était promis d’empêcher”. Malgré ces libérations de prisonniers en Iran, le quotidien demeure manifestement très réservé sur “le changement de cap de l’Iran” et inquiet “quant à ses transgressions du droit international”.

De leur côté, note le New York Times, les sept Iraniens libérés par les Etats-Unis étaient emprisonnés “pour violation des sanctions” économiques contre l’Iran. Le quotidien observe que cet échange de prisonniers “a effacé l’une des grandes causes d’irritation entre les deux parties”. L’administration Obama a prudemment devancé les critiques des opposants – républicains – à ces tractations souligne le journal. “Il a expliqué qu’il s’agissait d’une décision propice à renforcer le climat diplomatique qui s’est développé au cours des négociations sur le nucléaire”.

Au demeurant, les Iraniens “avaient soumis une liste bien plus longue de prisonniers à libérer”, poursuit le New York Times. De son côté, Téhéran n’a donné aucune indication aux Américains sur l’un de leurs ressortissants Robert A.Levinson, un agent du FBI à la retraite, “disparu” en 2007 en Iran.

Un grand marché qui s’ouvre
Sur le plan économique, l’accord sur le nucléaire qui entre en vigueur est vécu comme une excellente nouvelle pour toutes les parties. “La levée des sanctions est un tournant pour notre économie”, a souligné le président Hassan Rouhani dans un discours cité par Tehran Times.
A Munich, la Süddeutsche Zeitung rappelle que les sanctions économiques contre l’Iran ont aussi pénalisé les pays européens privés de pétrole et de gaz iranien depuis 2012. “Les importations ont alors chuté de 112 milliards de dollars à 42 milliards entre 2011 et 2013”, écrit le quotidien allemand.
La levée des sanctions profitera aussi “ à de nombreuses entreprises occidentales qui voient ainsi s’ouvrir un marché de 78 millions d’habitants”, conclut le journal.

Tout le monde ne se réjouit pas pour autant. En Algérie par exemple, le quotidien El Watan s’inquiète du retour du pétrole iranien sur le marché alors que les cours du pétrole sont déjà au plus bas, autour des 30 dollars le baril. Va-t-on “vers un baril à 20 dollars ?” titre le quotidien d’Alger. “Ce qui est certaitn pour bon nombre d’observateurs, c’est que l’excédent de pétrole stocké en Iran recherchera un débouché dès la levée des sanctions”, introduisant ainsi une nouvelle concurrence entre pays exportateurs dont l’Algérie fait partie.

Voir de plus:

Donald Trump : pourquoi l’Amérique adore le détester
Métro news
14-09-2015
ETATS UNIS – Le magnat de l’immobilier, qui participe mercredi au second débat pour la primaire républicaine, est le grand favori des sondages. Une ascension surprenante pour un candidat habitué aux polémiques en tous genres. La preuve par cinq.

Parmi les 17 candidats encore en lice, l’homme qui valait 4 milliards de dollars est en effet en tête des sondages.

Sa candidature devait être un feu de paille. Las, trois mois après son lancement dans la course à l’investiture républicaine, Donald Trump continue de faire cavalier seul. Parmi les 17 candidats encore en lice, l’homme qui valait 4 milliards de dollars est en effet en tête des sondages :  Il recueille 32% des intentions de vote dans un nouveau sondage CNN, publié la semaine dernière. Une ascension faite à coup de grosses polémiques et de petites phrases, comme en témoignent les morceaux choisis suivants.

► Le racisme
Dès l’annonce de sa candidature, Donald Trump a stigmatisé les immigrés illégaux arrivant du Mexique, estimant que certains »sont des gens biens » mais que »la plupart sont des criminels et des violeurs. » Les communautés noire ou juive ne sont pas en reste, comme en témoigne cette anecdote rapportée par un ancien associé dans un livre : « Des Noirs qui comptent mon argent ? Je déteste ça. Les seules personnes que je veux voir compter mon argent sont des petits hommes portant la kippa tous les jours. »

► La misogynie
Jamais avare d’un commentaire salace sur Twitter, Donald Trump s’en est déjà pris à Hillary Clinton : « Comment peut-elle satisfaire son pays si elle ne satisfait pas son mari ? ». Même tonalité à l’égard de la patronne du Huffington Post, Arian na Huffington : « Elle est laide, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Je comprends tout à fait que son ex-mari l’ait quittée pour un homme : il a pris la bonne décision. »

► La méchanceté gratuite
En 2008, le candidat républicain John McCain s’incline face à Barack Obama. Est-ce la raison pour laquelle Donal Trump osera s’en prendre à ce vétéran du Vietnam ? « Il n’est pas un héros. Il est un héros de guerre parce qu’il a été capturé. J’aime les gens qui n’ont pas été capturés. » Plus récemment, c’est au tour de  Rick Perry, ex-gouverneur du Texas, de faire les frais du milliardaire : « Il met des lunettes pour faire croire qu’il est intelligent, mais ça ne marche pas. »

► L’art du raccourci
Simple manque de culture ou bêtise profonde ? Donald Trump se fait régulièrement épingler durant ses interviews pour son incapacité à répondre à des questions évidentes quand on postule au poste de patron de la plus grande puissance du monde. Dernier exemple en date vendredi, sur une radio américaine : questionné sur l’importance de connaître la différence entre le Hamas et le Hezbollah, deux groupes qui menacent Israël, il a répondu : « Ce le sera quand ce sera approprié ». L’an passé, il soutient mordicus que les vaccins sont responsables de l’autisme : « Plus d’injections massives. Les petits enfants ne sont pas des chevaux. »

► Un ego surdimensionné
« Le festival du narcissisme de Donal Trump ». En juin dernier, le Washington Post s’est amusé à compiler les citations auto promotionnelles du candidat. Garanties sans trucages : « Je ferais le meilleur président des Etats-Unis jamais créé par Dieu », « Personne ne serait aussi efficace contre Daech que moi. Personne », « Je donne beaucoup d’argent à des œuvres caritatives et d’autres associations. Au fond, je pense être une bonne personne. » Rien que ça.

Voir de même:

Robert Levinson ne fait pas partie des prisonniers libérés par l’Iran
i24news
Publié: 17/01/201

Robert Levinson, 68 ans, a disparu en 2007 dans l’île iranienne de Kish

Téhéran nie toute implication officielle dans sa disparition survenue il y a neuf ans
Le Juif américain Robert Levinson n’a pas été inclus dans l’échange de prisonniers avec l’Iran, a rapporté dimanche le quotidien Haaretz.

L’ Iran a libéré samedi cinq Américains, détenus dans ses prisons, dont quatre dans le cadre d’un échange de prisonniers qui incluait la libération de Jason Rezaian, un journaliste du Washington Post arrêté sur des accusations d’espionnage depuis 2014.

Levinson, 68 ans, originaire de Coral Springs, une ville située dans le sud-est de la Floride, a disparu depuis près de neuf ans.

CNN a cité la famille de Levinson exprimant son bonheur pour les autres familles, mais a déclaré être « dévastée » qu’il ne fasse pas partie des personnes libérées.

Sa famille a reconnu ces dernières années que Levinson, père de sept enfants, avait travaillé pour la CIA dans une opération secrète au moment de sa disparition dans l’île iranienne de Kish.

Levinson est un détective privé et ancien agent du FBI. Pendant des années, il a été rapporté qu’il travaillait en tant que détective privé quand il a disparu.
En 2013, le Washington Post et l’Associated Press ont révélé qu’il travaillait alors pour la CIA et était rémunéré par elle pour des missions, a rappelé le Times of Israel. Selon les mêmes sources, il se serait rendu sur place pour rencontrer un informateur en Iran, dans le but de récupérer des informations sur le programme nucléaire iranien.

« Bob Levinson n’était pas un employé du gouvernement américain quand il a disparu en Iran », avait affirmé le porte-parole de la Maison Blanche, en 2013.

L’Iran nie toute implication officielle dans sa disparition et le Washington Post, a cité un responsable américain anonyme déclarant que dans le cadre de l’accord d’échange, l’Iran « s’engageait à continuer à coopérer avec les Etats-Unis pour déterminer la localisation de Robert Levinson ».

Voir enfin:

Obama son ultime discours sur l’état de l’union (SOTU, 2016)

Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président, les membres du Congrès, mes compatriotes américains :
Ce soir marque la huitième année, je suis venu ici pour rendre compte de l’état de l’Union. Et pour cette dernière, je vais essayer de faire court. Je sais que certains d’entre vous sont impatients de revenir à Iowa.

Je comprends également que parce qu’elle est une saison d’élection, les attentes pour ce que nous allons atteindre cette année sont faibles. Pourtant, Monsieur le Président, je vous remercie de l’approche constructive que vous et les autres dirigeants ont pris à la fin de l’année dernière à adopter un budget et de faire des réductions d’impôt permanentes pour les familles qui travaillent. Donc, je l’espère, nous pouvons travailler ensemble cette année sur les priorités bipartites comme la réforme de la justice pénale, et aider les gens qui luttent contre l’abus de médicaments. Nous venons peut surprendre à nouveau les cyniques.
Mais ce soir, je veux aller simple sur la liste traditionnelle des propositions pour l’année à venir. Ne vous inquiétez pas, j’en ai beaucoup, d’aider les élèves à apprendre  à écrire du code informatique de personnaliser les traitements médicaux pour les patients. Et je vais continuer à pousser pour des progrès sur le travail qui reste à faire. La réparation d’un système d’immigration cassé. Protéger nos enfants contre la violence armée. L’égalité de rémunération pour un travail égal, les congés payés, augmentation du salaire minimum. Toutes ces choses ont encore de l’importance pour les familles qui travaillent dur; elles sont toujours la bonne chose à faire; et je ne vais pas laisser tomber jusqu’à ce qu’elles se fassent.

Mais pour ma dernière allocution à cette chambre, je ne veux pas seulement parler de la prochaine année. Je veux me concentrer sur les cinq prochaines années, dix ans, et au-delà.
Je veux me concentrer sur notre avenir.
Nous vivons dans une époque de changement extraordinaire – le changement qui est le remodelage de la façon dont nous vivons, la façon dont nous travaillons, notre planète et de notre place dans le monde. Il est le changement qui promet d’étonnantes percées médicales, mais aussi des perturbations économiques qui grèvent les familles de travailleurs. Cela promet l’éducation des filles dans les villages les plus reculés, mais aussi relie des terroristes qui fomentent séparés par un océan de distance. Il est le changement qui peut élargir l’occasion, ou élargir les inégalités. Et que cela nous plaise ou non, le rythme de ce changement ne fera que s’accélérer.
L’Amérique s’est faite par le biais de grands changements avant – la guerre et  la dépression, l’afflux d’immigrants, les travailleurs qui luttent pour un accord équitable, et les mouvements pour les droits civiques. Chaque fois, il y a eu ceux qui nous disaient de craindre l’avenir; qui prétendaient que nous ne pourrions freiner le changement, promettant de restaurer la gloire passée si nous venons de quelque groupe ou une idée qui menaçait l’Amérique sous contrôle. Et à chaque fois, nous avons surmonté ces craintes. Nous ne sommes pas, selon les mots de Lincoln, à adhérer aux « dogmes du passé calme. » Au lieu de cela nous avons pensé de nouveau, et de nouveau agi. Nous avons fait le travail de changement pour nous, étendant toujours la promesse de l’Amérique vers l’extérieur, à la prochaine frontière, à de plus en plus de gens. Et parce que nous l’avons fait – parce que nous avons vu des opportunités là où d’autres ne voyaient que péril – nous sommes sortis plus forts et mieux qu’avant.
Ce qui était vrai, alors peut être vrai aujourd’hui. Nos atouts uniques en tant que nation – notre optimisme et notre éthique de travail, notre esprit de découverte et d’innovation, notre diversité et de l’engagement à la règle de droit – ces choses nous donnent tout ce dont nous avons besoin pour assurer la prospérité et la sécurité pour les générations à venir.
En fait, il est cet esprit qui a fait le progrès de ces sept dernières années possible. Il est comment nous avons récupéré de la pire crise économique depuis des générations. Il est comment nous avons réformé notre système de soins de santé, et réinventé notre secteur de l’énergie; comment nous avons livré plus de soins et les avantages pour nos troupes et les anciens combattants, et comment nous avons obtenu la liberté dans tous les états d’épouser la personne que nous aimons.
Mais ces progrès ne sont pas inévitables. Il est le résultat de choix que nous faisons ensemble. Et nous sommes confrontés à ces choix en ce moment. Allons-nous répondre aux changements de notre temps avec la peur, le repli sur soi en tant que nation, et en nous tournant les uns contre les autres en tant que peuple ? Ou allons-nous affronter l’avenir avec confiance dans ce que nous sommes, ce que nous représentons, et les choses incroyables que nous pouvons faire ensemble ?
Donc, nous allons parler de l’avenir, et de quatre grandes questions que nous avons en tant que pays à répondre – peu importe qui sera le prochain président, ou qui contrôlera le prochain Congrès.
Tout d’abord, comment pouvons-nous donner à chacun une chance équitable de l’occasion et de la sécurité dans cette nouvelle économie ?
Deuxièmement, comment pouvons-nous mettre la technologie pour nous, et non contre nous – surtout quand cela concerne la résolution de problèmes urgents comme le changement climatique?
Troisièmement, comment pouvons-nous garder l’Amérique en sécurité et conduire le monde sans en devenir le policier ?
Et enfin, comment pouvons-nous faire que nos politiques reflètent ce qui est meilleur en nous, et non pas ce qui est pire ?
Permettez-moi de commencer par l’économie, et un fait de base : les États-Unis d’Amérique, en ce moment, a la plus forte économie, la plus durable dans le monde. Nous sommes au milieu de la plus longue série de la création d’emplois par le secteur privé dans l’histoire. Plus de 14 millions de nouveaux emplois; les deux plus fortes années de croissance de l’emploi depuis les années 90; un taux de chômage réduit de moitié. Notre industrie automobile a juste eu sa meilleure année. Le secteur manufacturier a créé près de 900 000 nouveaux emplois au cours des six dernières années. Et nous avons fait tout cela tout en réduisant nos déficits de près des trois quarts.

Toute personne affirmant que l’économie américaine est en déclin colporte une fiction. Ce qui est vrai – et la raison pour laquelle beaucoup d’Américains se sentent anxieux – est que l’économie a changé de manière profonde, changements qui ont commencé bien avant la Grande Récession et ne l’ont pas laissée en place. Aujourd’hui, la technologie ne remplace pas simplement des emplois sur la ligne d’assemblage, mais tout emploi où le travail peut être automatisé. Les entreprises dans une économie mondiale peuvent localiser n’importe où, et faire face à une concurrence accrue. En conséquence, les travailleurs ont moins de levier pour une relance. Les entreprises ont moins de loyauté à leurs communautés. Et de plus en plus de richesses et de revenus sont concentrées au sommet.
Toutes ces tendances ont pressé les travailleurs, même quand ils ont un emploi; même lorsque l’économie est en croissance. Il est rendu plus difficile pour une famille travailleuse de se sortir de la pauvreté, plus difficile pour les jeunes de commencer leur carrière, et plus difficile pour les travailleurs de prendre leur retraite quand ils veulent. Et même si aucune de ces tendances n’est unique en Amérique, elles n’ offensent pas notre conviction typiquement américaine que tout le monde qui travaille dur devrait avoir une chance équitable.
Pour les sept dernières années, notre objectif a été de plus en plus une économie qui fonctionne mieux pour tout le monde. Nous avons fait des progrès. Mais nous devons en faire plus. Et malgré tous les arguments politiques que nous avons eus ces dernières années, il y a certains domaines où les Américains s’accordent dans l’ensemble.
Nous convenons que la réelle opportunité exige que chaque Américain puisse obtenir l’éducation et la formation dont il a besoin pour décrocher un emploi bien rémunéré. La réforme bipartisane de No Child Left Behind a été un début important, et ensemble, nous avons augmenté l’éducation de la petite enfance, levé le taux de diplome du secondaire à de nouveaux sommets, et stimulé les diplômés dans des domaines tels que l’ingénierie. Dans les prochaines années, nous devons nous appuyer sur ces progrès, en fournissant Pre-K pour tous, offrant à chaque élève les mains sur les classes d’informatique et de mathématiques faisant de ses élèves  prêts à l’emploi le jour J, et nous devons recruter et soutenir une plus grande quantité d’enseignants pour nos enfants.

Et nous devons faire l’université abordable pour tous les Américains. Parce qu’aucun étudiant travailleur ne doit être coincé dans le rouge. Nous avons déjà réduit les paiements de prêts aux étudiants de dix pour cent du revenu de l’emprunteur. Maintenant, nous sommes effectivement arrivés à réduire le coût de collège. Fournir deux années de collège communautaire à aucun coût pour chaque étudiant responsable est l’une des meilleures façons de faire cela, et je vais continuer à me battre pour obtenir cela en commençant cette année.
Bien sûr, une bonne éducation n’est pas tout ce dont nous avons besoin dans cette nouvelle économie. Nous devons aussi les avantages et les protections qui fournissent une mesure de sécurité de base. Après tout, il n’y a pas beaucoup de dire que certaines des seules personnes en Amérique qui vont travailler le même travail, au même endroit, avec un package de santé et de retraite, pendant 30 ans, sont assis dans cette chambre. Pour tous les autres, en particulier les gens dans la quarantaine et la cinquantaine, l’épargne pour la retraite ou rebondissant d’une perte d’emploi c’est beaucoup plus difficile. Aux Américains de comprendre qu’à un certain moment de leur carrière, ils peuvent avoir à se rééquiper et se recycler. Mais ils ne doivent pas perdre ce qu’ils ont déjà travaillé si dur à construire.
Voilà pourquoi la sécurité sociale et l’assurance-maladie sont plus importants que jamais; nous ne devrions pas les affaiblir, nous devrions les renforcer. Et pour les Américains à court de retraite, les prestations de base devraient être tout aussi mobiles que tout le reste aujourd’hui. Voilà ce que l’Affordable Care Act représente. Il s’agit de combler les lacunes dans les soins par l’employeur de sorte que lorsque nous perdons un emploi ou si on retourne à l’école, de démarrer cette nouvelle activité, nous aurons encore la couverture. Près de dix-huit millions ont acquis la couverture jusqu’ici. L’inflation des soins de santé  a ralenti. Et nos entreprises ont créé des emplois chaque mois depuis que c’est devenu loi.

Maintenant, je devine que nous ne serons pas d’accord sur les soins de santé de sitôt. Mais il devrait y avoir d’autres façons pour les deux parties d’améliorer la sécurité économique. Dites un travailleur perd son emploi américain – nous ne devrions pas faire en sorte qu’il puisse obtenir l’assurance-chômage; nous devons nous assurer que le programme l’encourage à se recycler pour une entreprise qui est prête à l’embaucher. Si ce nouvel emploi ne paie pas autant, il devrait y avoir un système d’assurance de salaire en place de sorte qu’il peut encore payer ses factures. Et même s’il va d’un emploi à un autre, il devrait encore être en mesure d’épargner pour la retraite et de prendre ses économies avec lui. Voilà la façon dont nous faisons au mieux, travail pour tout le monde la nouvelle économie.
Je sais aussi le Président Ryan a parlé de son intérêt dans la lutte contre la pauvreté. L’Amérique c’est de donner un coup de main à tous prêts à travailler , et je serais heureux d’une discussion sérieuse sur les stratégies que nous pouvons tous à appuyer, comme l’expansion des réductions d’impôt pour les travailleurs à faible revenu sans enfants.
Mais il y a d’autres domaines où il a été plus difficile de trouver un accord au cours des sept dernières années – à savoir quel rôle le gouvernement devrait jouer pour assurer le système pas truqué en faveur des sociétés les plus riches et les plus grands. Et ici, le peuple américain a un choix à faire.
Je crois à un secteur privé florissant l’élément vital de notre économie. Je pense qu’il y a des règlements désuets qui ont besoin d’être changés, et il y a la paperasserie qui doit être coupée. Mais après des années de bénéfices des sociétés records, les familles de travailleurs n’auront pas obtenu plus de chances ou de grands chèques de paie en laissant de grandes banques ou des fonds de gros de pétrole ou de hedge funds qui font leurs propres règles au détriment de tout le monde; ou en permettant que des attaques sur la négociation collective restent sans réponse. Les bénéficiaires de bons d’alimentation n’ont pas causé la crise financière; l’imprudence de Wall Street l’a fait. Les immigrants ne sont pas la raison de la hausse des salaires ; ces décisions sont prises dans les conseils d’administration qui mettent trop souvent des résultats trimestriels plus que rendements à long terme. Il est sûr que ce n’est pas la famille moyenne qui regarde ce soir qui évite de payer des impôts à travers des comptes offshore. Dans cette nouvelle économie, les travailleurs et les start-ups et les petites entreprises ont besoin de plus d’une voix, pas moins. Les règles devraient travailler pour eux. Et cette année, je prévois de lever les nombreuses entreprises qui ont compris que faire le droit par leurs travailleurs finit par être bon pour leurs actionnaires,  leurs clients et leurs collectivités, de sorte que nous pouvons diffuser ces meilleures pratiques à travers l’Amérique.
En fait, beaucoup de nos meilleures entreprises citoyennes sont aussi nos plus créatives. Cela nous amène à la deuxième grande question que nous devons répondre en tant que pays : comment pouvons-nous raviver cet esprit d’innovation pour répondre à nos plus grands défis ?
Il y a soixante ans, quand les Russes nous ont battus dans l’espace, nous ne niions pas que Spoutnik était là-haut. Nous ne disputions pas sur la science, ou aller à réduire notre budget de recherche et développement. Nous avons construit un programme spatial presque toute la nuit, et douze ans plus tard, nous marchions sur la lune.
Cet esprit de découverte est dans notre ADN. Nous sommes Thomas Edison et Carver les frères Wright et George Washington. Nous sommes Grace Hopper et Katherine Johnson et Sally Ride. Nous sommes tous les immigrants et entrepreneurs de Boston à Austin à la Silicon Valley dans la course à façonner un monde meilleur. Et au cours des sept dernières années, nous avons nourri cet esprit.
Nous avons protégé un internet ouvert, et pris de nouvelles mesures audacieuses pour obtenir plus d’étudiants et les Américains à faible revenu en ligne. Nous avons lancé des  centres de fabrication de la prochaine génération, et des outils en ligne qui donnent à un entrepreneur tout ce qu’il ou elle a besoin pour démarrer une entreprise en une seule journée.
Mais nous pouvons faire beaucoup plus. L’année dernière, le vice-président Biden a déclaré que, avec une nouvelle moonshot, l’Amérique ne peut guérir le cancer. Le mois dernier, il a travaillé avec le Congrès pour donner des scientifiques des National Institutes of Health des ressources les plus fortes qu’ils aient eues depuis plus d’une décennie. Ce soir, je vais annoncer une nouvelle initiative nationale pour le faire. Et parce qu’il est allé au charbon pour nous tous, sur tant de questions au cours des quarante dernières années, je suis en train de mettre Joe en charge du contrôle de la mission. Pour les proches, nous avons tous perdu, pour la famille, nous pouvons encore sauver, nous allons faire de l’Amérique le pays qui guérit le cancer une fois pour toutes.
La recherche médicale est critique. Nous avons besoin du même niveau d’engagement en matière de développement de sources d’énergie propre.
Regardez, si quelqu’un veut encore contester la science dans le changement climatique, … Vous serez assez solitaire, parce que vous serez à vous débatter contre nos militaires, la plupart de l’Amérique des chefs d’entreprise, la majorité du peuple américain, la quasi-totalité de la communauté scientifique, et 200 pays à travers le monde qui sont d’accord que c’est un problème et qui tentent de le résoudre.

Mais même si la planète n’était pas en jeu; même si 2014 n’avait pas été l’année la plus chaude enregistrée – jusqu’en 2015 avérée encore plus chaud – pourquoi voudrions-nous laisser passer la chance pour les entreprises américaines de produire et vendre l’énergie de l’avenir?
Il y a sept ans, nous avons fait le plus gros investissement dans l’énergie propre dans notre histoire. Voici les résultats. Dans les champs de l’Iowa au Texas, l’énergie éolienne est maintenant moins chère que sale, puissance conventionnelle. Sur les toits de l’Arizona à New York, l’énergie solaire aide des Américains à sauver des dizaines de millions  de dollars par an sur leurs factures d’énergie, et emploie plus d’Américains que le charbon – dans des emplois qui paient mieux que la moyenne. Nous prenons des mesures pour donner aux propriétaires la liberté de produire et de conserver leur propre énergie – quelque chose écologiste et Tea Partiers se sont associés pour soutenir. Pendant ce temps, nous avons réduit nos importations de pétrole étranger de près de soixante pour cent, et réduirt la pollution de carbone de plus que tout autre pays sur Terre.
l’essence à moins de deux dollars par gallon c’est pas mal non plus.

Maintenant, nous devons accélérer la transition loin de l’énergie sale. Plutôt que de subventionner le passé, nous devons investir dans l’avenir – en particulier dans les communautés qui dépendent des combustibles fossiles. Voilà pourquoi je vais pousser à changer la façon dont nous gérons nos ressources de pétrole et de charbon, afin qu’ils reflètent mieux les coûts qu’ils imposent aux contribuables et de notre planète. De cette façon, nous avons mis de l’argent dans ces communautés et de mettre des dizaines de milliers d’Américains à travailler à la construction d’un système de transport du 21e siècle.
Rien de tout cela ne se produira du jour au lendemain, et oui, il ya beaucoup d’intérêts bien établis qui veulent protéger le statu quo. Mais les emplois, nous allons créer, l’argent que nous allons économiser, et la planète nous allons préserver – voilà le genre d’avenir à nos enfants et petits-enfants méritent.
Le changement climatique est l’une des nombreuses questions où notre sécurité est liée au reste du monde. Et voilà pourquoi la troisième grande question que nous devons répondre est de savoir comment garder l’Amérique sûre et forte sans que ni nous isoler ou d’essayer de nation-construction partout il ya un problème.
Je vous ai dit plus tôt tous les discours sur le déclin économique de l’Amérique est de l’air chaud politique. Eh bien, il en est pareil de toute la rhétorique d’entendre parler que nos ennemis deviennent plus forts et que l’Amérique est en train de devenir plus faible. Les Etats-Unis d’Amérique est la nation la plus puissante de la Terre. Point final. Ce n’ est même pas proche. Nous dépensons plus sur nos militaires que les huit pays suivants combinés. Nos troupes sont la force de combat la plus belle dans l’histoire du monde. Aucune nation n’ose nous défier ou nos alliés attaquer parce qu’ils savent que le chemin est vers la ruine. Les enquêtes montrent notre position dans le monde est plus élevée que lorsque je fus élu à ce poste, et quand il vient à chaque question internationale importante, les gens du monde ne regardent pas à Pékin ou Moscou  – ils nous appellent.
Comme quelqu’un qui commence chaque journée par un briefing sur le renseignement, je sais que cela est un moment dangereux. Mais cela ne cause de la puissance américaine diminution ou une superpuissance imminente. Dans le monde d’aujourd’hui, nous sommes moins menacés par les empires du mal et plus par les Etats défaillants. Le Moyen-Orient passe par une transformation qui va se jouer pour une génération, enracinée dans les conflits qui remontent à des millénaires. Les difficultés économiques soufflent d’une économie chinoise en transition. Même que leurs contrats de l’économie, la Russie verse des ressources pour soutenir l’Ukraine et la Syrie – Unis qu’ils voient glisser hors de leur orbite. Et le système international que nous avons construit après la Seconde Guerre mondiale a maintenant du mal à suivre le rythme de cette nouvelle réalité.
Il est à nous pour aider à refaire ce système. Et cela signifie que nous devons établir des priorités.
La priorité numéro un est de protéger le peuple américain et aller après les réseaux terroristes. Les deux d’Al-Qaïda et maintenant ISIL posent une menace directe pour notre peuple, parce que dans le monde d’aujourd’hui, même une poignée de terroristes qui ne donnent aucune valeur à la vie humaine, y compris leur propre vie, peut faire beaucoup de dégâts. Ils utilisent l’Internet pour empoisonner l’esprit des individus à l’intérieur de notre pays; ils sapent nos alliés.
Mais comme nous nous concentrons sur la destruction ISIL, over-the-top on affirme que cela est la troisième guerre mondiale qui vient jouer dans leurs mains. Messes de combattants à l’arrière de camionnettes et âmes tordues traçage dans des appartements ou des garages posent un énorme danger pour les civils et doivent être arrêtés. Mais ils ne menacent pas notre existence nationale. Voilà ce que l’histoire ISIL veut dire; Voilà le genre de propagande qu’ils utilisent pour recruter. Nous ne devons pas les faire augmenter pour montrer que nous sommes sérieux, et nous ne devons repousser nos alliés essentiels dans ce combat en faisant l’écho  du mensonge que ISIL est représentant d’une des plus grandes religions du monde. Nous avons juste besoin de les appeler ce qu’ils sont – des tueurs et des fanatiques qui doivent être extirpés, traqués et détruits.
Voilà exactement ce que nous faisons. Pendant plus d’un an, l’Amérique a mené une coalition de plus de 60 pays pour couper le financement de ISIL, perturber leurs parcelles, arrêter le flux de combattants terroristes et éradiquer leur idéologie vicieuse. Avec près de 10 000 frappes aériennes, nous prenons leur leadership, leur pétrole, leurs camps d’entraînement, et leurs armes. Nous formons, l’armement, et de soutenir les forces qui vont régulièrement récupéer ses territoires en Irak et la Syrie.
Si ce Congrès est sérieux au sujet de gagner cette guerre, et veut envoyer un message à nos troupes et au monde, vous devriez enfin autoriser l’usage de la force militaire contre ISIL. Prenez un vote. Mais le peuple américain doit savoir que, avec ou sans action du Congrès, ISIL va apprendre les mêmes leçons que les terroristes avant eux. Si vous doutez de l’engagement de l’Amérique – ou du mien – de voir que justice soit faite, demander à Oussama ben Laden. Demandez au chef d’Al-Qaïda au Yémen, qui a été pris l’an dernier, ou l’auteur des attaques de Benghazi, qui se trouve dans une cellule de prison. Quand vous venez après les Américains, nous allons après vous. Cela peut prendre du temps, mais nous avons la mémoire longue, et notre portée n’a pas de limite.
Notre politique étrangère doit être axée sur la menace de ISIL et al-Qaïda, mais elle ne peut pas s’arrêter là. Car même sans ISIL, l’instabilité continuera pendant des décennies dans de nombreuses parties du monde – dans le Moyen-Orient, en Afghanistan et au Pakistan, dans certaines parties de l’Amérique centrale, en Afrique et en Asie. Certains de ces endroits peuvent devenir des refuges pour les nouveaux réseaux terroristes; d’autres seront victimes de conflit ethnique, ou la faim, nourrir la prochaine vague de réfugiés. Le monde se tournent vers nous pour aider à résoudre ces problèmes, et notre réponse doit être plus que de parler dur ou des appels aux civils tapis de bombes. Cela peut fonctionner comme une morsure sonore du téléviseur, mais il ne passe pas de rassemblement sur la scène mondiale.

Nous ne pouvons pas essayer de prendre le relais et de reconstruire tous les pays qui tombent dans la crise. Cela ne se veut pas le leadership; qui est une recette pour un bourbier, déversant du sang américain et le trésor qui nous affaiblit finalement. C’ est la leçon du Vietnam, de l’Irak – et nous devrions avoir appris par l’entreprise.
Heureusement, il y a une approche plus intelligente, une stratégie patiente et disciplinée qui utilise tous les éléments de notre puissance nationale. Il dit l’Amérique agira toujours, seule si nécessaire, pour protéger notre peuple et nos alliés; mais sur des questions d’intérêt mondial, nous allons mobiliser le monde pour travailler avec nous, et assurez-vous que les autres pays tirent leur propre poids.
Voilà notre approche de conflits comme la Syrie, où nous travaillons en partenariat avec les forces locales et conduisant efforts internationaux pour aider cette société brisée à poursuivre une paix durable.
Voilà pourquoi nous avons construit une coalition mondiale, avec des sanctions et la diplomatie de principe, pour empêcher un Iran nucléaire. Alors que nous parlons, l’Iran a roulé en arrière de son programme nucléaire, expédié ses stocks d’uranium, et le monde a évité une autre guerre.
Voilà comment nous nous sommes arrêtés la propagation du virus Ebola en Afrique de l’Ouest. Notre armée, nos médecins et nos travailleurs de développement mis en place la plate-forme qui a permis à d’autres pays à se joindre à éradiquer cette épidémie.
Voilà comment nous avons noué un partenariat Trans-Pacifique à ouvrir les marchés, protéger les travailleurs et l’environnement, et de faire progresser le leadership américain en Asie. Il coupe 18.000 taxes sur les produits Made in America, et prend en charge plus de bons emplois. Avec PPT, la Chine ne définit pas les règles dans cette région, ce que nous faisons. Vous voulez montrer notre force dans ce siècle ? Approuver cet accord. Donnez-nous les outils pour le faire respecter.
Cinquante ans d’isolement de Cuba ont échoué à promouvoir la démocratie, nous mettant de retour en Amérique latine. Voilà pourquoi nous avons rétabli des relations diplomatiques, a ouvert la porte de voyager et de commerce, et nous sommes positionnés pour améliorer la vie du peuple cubain. Vous souhaitez consolider notre leadership et la crédibilité dans l’hémisphère ? Reconnaître que la guerre froide est terminée. Levez l’embargo.
Le leadership américain dans le 21e siècle n’est pas un choix entre ignorer le reste du monde – sauf quand nous tuons les terroristes; ou l’occupation et la reconstruction de ce que la société se délite. Leadership signifie une application judicieuse de la puissance militaire, et de rallier le monde derrière les causes qui sont droites. Cela signifie voir notre aide à l’étranger dans le cadre de notre sécurité nationale, pas la charité. Lorsque nous menons près de 200 nations à l’accord le plus ambitieux de l’histoire à lutter contre le changement climatique – qui aide les pays vulnérables, mais il protège aussi nos enfants. Lorsque nous aidons l’Ukraine à défendre sa démocratie, ou la Colombie à résoudre une guerre longue de plusieurs décennies, qui renforce l’ordre international nous dépendons. Lorsque nous aidons les pays africains à nourrir leur population et de soins pour les malades, qui empêche la prochaine pandémie d’atteindre nos côtes. En ce moment, nous sommes sur la bonne voie pour mettre fin au fléau du VIH / sida, et nous avons la capacité d’accomplir la même chose avec le paludisme – quelque chose que je vais poussais ce Congrès pour financer cette année.
Voilà la force. Voilà leadership. Et ce genre de leadership dépend de la puissance de notre exemple. Voilà pourquoi je vais continuer à travailler pour fermer la prison de Guantanamo: il est coûteux, il est inutile, et il ne sert que d’une brochure de recrutement pour nos ennemis.
Voilà pourquoi nous devons rejeter toute politique qui vise les personnes en raison de la race ou de la religion. Ce ne sont pas une question de rectitude politique. Il est une question de comprendre ce qui nous rend forts. Le monde nous respecte pas seulement pour notre arsenal; il nous respecte pour notre diversité et notre ouverture et de la façon dont nous respectons toutes les religions. Sa Sainteté, François, dit ce corps de l’endroit même je me tiens ce soir que « d’imiter la haine et la violence des tyrans et des meurtriers est le meilleur moyen de prendre leur place. » Quand les politiciens insulte les musulmans, quand une mosquée est vandalisée, ou un enfant victime d’intimidation, qui ne nous rend pas plus sûr. Cela ne la raconte comme il est. Il est tout simplement faux. Il nous diminue dans les yeux du monde. Il rend plus difficile à atteindre nos objectifs. Et il trahit qui nous sommes en tant que pays.
« Nous le peuple. »
Notre Constitution commence par ces trois mots simples, des mots que nous avons appris à reconnaître signifient toutes les personnes, pas seulement certains; mots qui insistent pour que nous ascension et la chute ensemble. Cela me amène à la quatrième, et peut-être la chose la plus importante que je veux dire ce soir.
L’avenir que nous voulons – possibilités et la sécurité pour nos familles; une progression du niveau de vie et, une planète pacifique durable pour nos enfants – tout ce qui est à notre portée. Mais il ne se produira que si nous travaillons ensemble. Il ne se produira que si nous pouvons avoir des débats constructifs, rationnels.
Il ne se produira que si nous fixons notre politique.
Une meilleure politique ne signifie pas que nous avons d’accord sur tout. Ceci est un grand pays, avec différentes régions et les attitudes et les intérêts. Voilà une de nos forces, aussi. Nos fondateurs distribués pouvoir entre les Etats et les branches du gouvernement, et nous attend pour faire valoir, tout comme ils l’ont fait, au cours de la taille et la forme du gouvernement, sur le commerce et les relations étrangères, sur le sens de la liberté et les impératifs de sécurité.
Mais la démocratie exige obligations de base de la confiance entre ses citoyens. Il ne fonctionne pas si nous pensons que les gens qui sont en désaccord avec nous sont tous motivés par la malveillance, ou que nos adversaires politiques sont antipatriotiques. Démocratie enraye sans volonté de compromis; ou quand même des faits fondamentaux sont contestés, et nous écoutent qu’à ceux qui sont d’accord avec nous. Notre vie publique flétrit lorsque seules les voix les plus extrêmes attirer l’attention. La plupart de tous, la démocratie tombe en panne lorsque la personne moyenne se sent leur voix n’a pas d’importance; que le système est truqué en faveur de la riche ou puissant ou un certain intérêt étroit.
Trop nombreux Américains se sentent de cette façon en ce moment. Il est l’un des quelques regrets de ma présidence – que la rancœur et de méfiance entre les parties a empiré au lieu de mieux. Il ne fait aucun doute un président avec les dons de Lincoln ou Roosevelt pourrait avoir mieux comblé le fossé, et je vous garantis que je vais continuer à essayer de mieux tant que je tiens ce bureau.
Mais, mes chers compatriotes, ce ne peut pas être ma tâche – ou tout président de – seul. Il ya un tas de gens dans cette enceinte qui aimeraient voir plus de coopération, un débat plus élevée à Washington, mais se sentent piégés par les exigences de se faire élire. Je sais; vous me l’avez dit. Et si nous voulons une meilleure politique, il ne suffit pas de simplement changer un député ou d’un sénateur ou même un président; nous devons changer le système afin de refléter nos meilleures mêmes.
Nous devons mettre fin à la pratique du dessin nos districts du Congrès afin que les politiciens peuvent choisir leurs électeurs, et non l’inverse. Nous devons réduire l’influence de l’argent dans notre politique, de sorte que d’une poignée de familles et intérêts cachés ne peut pas financer nos élections – et si notre approche actuelle de financement de la campagne ne peut pas passer rassemblement devant les tribunaux, nous avons besoin de travailler ensemble de trouver une vraie solution. Nous devons rendre le vote plus facile, pas plus dur, et le moderniser pour la façon dont nous vivons aujourd’hui. Et au cours de cette année, je me propose de parcourir le pays pour promouvoir des réformes qui le font.
Mais je ne peux pas faire ces choses sur mon propre. Des changements dans notre processus politique – dans non seulement qui est élu, mais la façon dont ils sont élus – qui ne se produira que lorsque les Américains l’exigent. Il dépendra de vous. Voilà ce qui signifiait par un gouvernement de, par et pour le peuple.
Qu’est-ce que je demande est difficile. Il est plus facile d’être cynique; à accepter que le changement est impossible, et la politique est sans espoir, et de croire que nos voix et les actions ne comptent pas. Mais si nous abandonnons maintenant, alors que nous abandonnons un avenir meilleur. Ceux qui ont de l’argent et le pouvoir aura un plus grand contrôle sur les décisions qui pourraient envoyer un jeune soldat à la guerre, ou permettre à un autre désastre économique, ou reculer l’égalité des droits et des droits de vote que des générations d’Américains ont combattu, même morts, à sécuriser. Comme la frustration grandit, il y aura des voix qui nous exhortent à se replier en tribus, bouc émissaire concitoyens qui ne nous ressemblent pas, ou de prier comme nous, ou voter comme nous le faisons, ou de partager le même fond.
Nous ne pouvons pas aller dans cette voie. Il ne livrera pas l’économie que nous voulons, ou la sécurité que nous voulons, mais la plupart de tous, il contredit tout ce qui fait l’envie du monde.
Donc, mon compagnon Américains, tout ce que vous pouvez croire, si vous préférez un parti ou d’aucun parti, notre avenir collectif dépend de votre volonté de respecter vos obligations en tant que citoyen. Voter. Pour parler. Pour se lever pour d’autres, en particulier les faibles, en particulier les plus vulnérables, sachant que chacun de nous est ici seulement parce que quelqu’un, quelque part, se leva pour nous. Pour rester actif dans notre vie publique de sorte qu’il reflète la bonté et de la décence et d’optimisme que je vois dans le peuple américain chaque jour.
Ce ne sera pas facile. Notre marque de la démocratie est difficile. Mais je peux vous promettre que dans un an à partir de maintenant, quand je ne tiens plus ce bureau, je serai là avec vous en tant que citoyen – inspiré par ces voix de l’équité et de la vision, de courage et de bonne humeur et de gentillesse qui ont aidé l’Amérique voyager si loin. Voix qui nous aident à nous voyons pas en premier lieu comme noir ou blanc ou asiatique ou latino, non pas comme gay ou hétéro, immigrant ou nées; pas tant que démocrates ou républicains, mais en tant que premier Américains, liés par une croyance commune. La Voix du Dr King aurait cru avoir le dernier mot – voix de la vérité désarmée et l’amour inconditionnel.
Ils sont là, ces voix. Ils ne reçoivent pas beaucoup d’attention, ils ne sollicitent pas, mais ils sont en train de faire le travail ce pays a besoin de faire.
Je les vois partout où je voyage dans cet incroyable pays qu’est le nôtre. Je te vois. Je sais que vous êtes là. Vous êtes la raison pour laquelle je dois tels incroyable confiance en notre avenir. Parce que je vois votre calme, la citoyenneté solide tout le temps.
Je le vois dans le travailleur sur la ligne d’assemblage qui a réussi quarts de travail supplémentaires pour garder son entreprise ouverte, et le patron qui lui verse des salaires plus élevés pour le garder à bord.
Je le vois dans le Rêveur qui reste jusqu’à la fin pour terminer son projet de science, et l’enseignant qui vient au début parce qu’il sait qu’elle pourrait un jour guérir une maladie.
Je le vois dans l’américain qui a servi son temps, et rêve de partir sur – et le propriétaire de l’entreprise qui lui donne une deuxième chance. Le manifestant déterminé à prouver que les questions de justice, et le jeune flic marchant le rythme, traiter tout le monde avec respect, faire le brave, le travail calme de nous protéger.
Je le vois dans le soldat qui donne presque tout pour sauver ses frères, l’infirmière qui tend à lui ’til il peut courir un marathon, et la communauté qui aligne pour l’encourager.
Il est le fils qui trouve le courage de sortir de qui il est, et le père dont l’amour pour ce fils l’emporte sur tout ce qu’il a été enseigné.
Je le vois dans la femme âgée qui va attendre en ligne pour jeter son vote tant qu’elle doit; le nouveau citoyen qui lui jette pour la première fois; les bénévoles dans les urnes qui croient que chaque vote doit compter, parce que chacun d’entre eux de différentes manières savent combien ce droit précieux vaut.
Voilà l’Amérique que je connais. Voilà le pays que nous aimons. Lucide. Grand coeur. Optimiste que la vérité désarmée et l’amour inconditionnel auront le dernier mot. Voilà ce qui me rend si optimiste sur notre avenir. À cause de toi. Je crois en toi. Voilà pourquoi je suis ici convaincu que l’état de notre Union est forte.
Merci, que Dieu vous bénisse, et que Dieu bénisse les Etats-Unis d’Amérique.


Primaires républicaines: Attention, un racisme peut en cacher un autre ! (It’s not race, it’s class, stupid ! – Republican front-running candidate calls out the media’s double standards)

11 novembre, 2015
Espace social (Bourdieu)
https://buzzword101celebritynews.files.wordpress.com/2008/07/barackebony.jpg?w=450
CarsonTrophyRoomMediaKKK

La culture, c’est ce qui demeure dans l’homme lorsqu’il a tout oublié. Emile Henriot
La perfection ne s’atteint que par le dédain de tous les moyens qui permettent de renchérir. Paul Valéry
Les groupes n’aiment guère ceux qui vendent la mèche, surtout peut-être lorsque la transgression ou la trahison peut se réclamer de leurs valeurs les plus hautes. (…) L’apprenti sorcier qui prend le risque de s’intéresser à la sorcellerie indigène et à ses fétiches, au lieu d’aller chercher sous de lointains tropiques les charmes rassurant d’une magie exotique, doit s’attendre à voir se retourner contre lui la violence qu’il a déchainée.  Pierre Bourdieu
L’idéologie du goût naturel tire ses apparences et son efficacité de ce que, comme toutes les stratégies idéologiques qui s’engendrent dans la lutte des classes quotidienne, elle naturalise des différences réelles, convertissant en différences de nature des différences dans les modes d’acquisition de la culture et reconnaissant comme seul légitime le rapport à la culture (ou à la langue) qui porte le moins les traces visibles de sa genèse, qui, n’ayant rien d’appris », d' »apprêté », d » »affecté », d' »étudié », de « scolaire » ou de « livresque », manifeste par l’aisance et le naturel que la vraie culture est nature, nouveau mystère de l’Immaculée Conception.  Bourdieu
 Les héritiers bénéficiant d’un capital social qui ne peut s’acquérir dans son ampleur, sa complexité, ses subtilités que par ceux qui sont nés et ont grandi dans le milieu adéquat. Alors que les autres, d’extraction modeste, trahissent toujours leurs origines, ce qui en fait des parvenus, grossièrement acquis à leur nouvelle cause, auxquels on reproche de trop en faire, de ne maîtriser que les codes les plus évidents, de manquer de nuances, de rester gauches et maladroits, à l’instar de l’étranger toujours trahi par son accent en dépit de ses efforts pour le cacher. Pierre Bourdieu et Jean-Claude Passeron (Les Héritiers : les étudiants et la culture, 1964)
Parce qu’il n’a pas acquis sa culture selon l’ordre légitime qu’instaure l’institution scolaire, l’autodidacte est voué à trahir sans cesse, dans son anxiété même du bon classement, l’arbitraire de ses classements, et, par là, de ses savoirs, sortes de perles sans fils, accumulés au cours d’un apprentissage singulier, ignorant les étapes et les obstacles institutionnalisés et standardisés, les programmes et les progressions qui font de la culture scolaire un ensemble hiérarchisé et hiérarchisant de savoirs implicatifs. Les manques, les lacunes, les classements arbitraires de sa culture n’existent que par rapport à une culture scolaire qui est en mesure de faire méconnaître l’arbitraire de ses classements et de se faire reconnaître jusque dans ses lacunes. L’allure disparate des préférences, la confusion des genres et des rangs, opérette et opéra, vulgarisation et science, l’imprévisibilité des ignorances et des savoirs, sans autre liens entre eux que les hasards biographiques, tout renvoie aux particularités d’un mode d’acquisition hérétique. Faute de posséder cette sorte de sens du placement qui, armé d’indices souvent tout extérieurs tels que le nom de l’éditeur, du metteur en scène ou de la salle de théâtre ou de concert, permet de repérer les consommations culturelles “de premier choix” à la façon dont on s’assure de la qualité des produits en se fiant à ces “garanties de qualité” que sont certaines “griffes” ou certains magasins, le petit-bourgeois, toujours exposé à en savoir trop ou trop peu, à la façon des héros de jeux télévisés que leur érudition mal placée rend ridicules aux yeux des “esprits cultivés”, est ainsi voué à thésauriser sans fin des savoirs disparates et souvent déclassés qui sont aux savoirs légitimes ce que la collection de petits objets de peu de prix (timbres, objets techniques en miniature, etc.) auxquels il consacre son temps et sa minutie classificatoire est à la collection de tableaux et d’objets de luxe des grands bourgeois, une culture en petit. Mais surtout, victime par défaut des effets du titre scolaire, l’autodidacte ignore le droit d’ignorer que confèrent les brevets de savoir et il serait sans doute vain de chercher ailleurs que dans la manière dont il s’affirme ou se trahit ce qui fait la différence entre l’éclectisme forcé de cette culture acquise au hasard des rencontres et des lectures, et l’éclectisme sélectif des esthètes qui aiment à chercher dans le mélange des genres et la subversion des hiérarchies une occasion de manifester la toute-puissance de leur disposition esthétique.” (…)  le prétendant prétentieux (…) a toutes les chances de voir ses connaissances et ses techniques dévaluées comme trop étroitement subordonnées à des fins pratiques, trop “intéressées” trop marquées, dans leurs modalités, par la presse et l’empressement de leur acquisition, au profit de connaissances plus “fondamentales” et aussi plus “gratuites” ; et on n’en finirait pas de recenser les marchés, depuis les grands concours jusqu’aux rédactions des magazines, aux entretiens de recrutement ou aux réunions mondaines, où les productions culturelles de l’habitus petit bourgeois sont subtilement discréditées parce qu’elles rappellent l’acquisition en des matières où, plus que partout ailleurs, il s’agit d’avoir sans avoir jamais acquis et qu’elles trahissent trop clairement, par le sérieux même avec lequel elles sont offertes, les dispositions éthiques qui sont à leur principe, et qui sont l’antithèse à peu près parfaite du rapport légitime à la culture. Les petits-bourgeois ne savent pas jouer comme un jeu le jeu de la culture : ils prennent la culture trop au sérieux pour se permettre le bluff ou l’imposture ou, simplement, la distance et la désinvolture qui témoignent d’une véritable familiarité ; trop au sérieux pour échapper à l’anxiété permanente de l’ignorance ou de la bévue et pour esquiver les épreuves en leur opposant ou l’indifférence de ceux qui ne sont pas dans la course ou le détachement affranchi de ceux qui se sentent autorisés à avouer ou même à revendiquer leurs lacunes. Identifiant la culture au savoir, ils pensent que l’homme cultivé est celui qui possède un immense trésor de savoirs et ils ne peuvent pas le croire  lorsqu’il professe, par une de ses boutades de cardinal qui peut prendre avec le dogme des libertés interdites au simple curé de campagnr que, ramenée à sa plus simple et sa plus sublime expression, elle se réduit à un rapport à la culture (« La culture, c’est ce qui reste quand on a tout oublié »). Faisant de la culture une question de vie ou de mort, de vrai ou de faux, ils ne peuvent soupçonner l’assurance irresponsable, la désinvolture insolente, voie la malhonnêteté cachée que suppose la moindre page d’un essai inspiré sur la philosophie, l’art ou la littérature. Hommes de l’acquis, ils ne peuvent entretenir avec la culture la relation de familiarité autorisant les libertés et les audaces de ceux qui lui sont liés par la naissance, c’est-à-dire par nature et par essence. Pierre Bourdieu (La Distinction, 1979, pp. 378-381)
Les dominants, du fait même de leur position, sont en accord profond avec le monde social tel qu’il est. Celui-ci est ce qu’il doit être puisqu’ils y exercent la domination qu’ils sont convaincus de mériter. Rares en effet sont les dominants qui, le préjugé naturaliste aidant, n’ont pas la conviction d’être pétris dans une pâte un peu spéciale, d’être porteurs de propriétés hors du commun, de dons, de charismes qui les mettent au-dessus du grand nombre, de façon distincte, distinctive et distinguée. Ils transforment ainsi leur essence sociale, c’est-à-dire l’identité que leur confèrent les verdicts plus ou moins arbitraires et hasardeux des institutions, en essence naturelle et personnelle, irréductible et ineffable. En étant comme ils sont, ils sont «comme il faut». Ils sont le devoir-être incarné. Ils constituent ce qu’il est convenu d’appeler des élites, des aristocraties, d’autant plus assurés de leur excellence que pour exceller continûment il leur suffit de rester eux-mêmes, sans ostentation et sans emphase. L’observation des différents champs (et en particulier du champ des classes sociales) montre que les stratégies des agents dominants (et singulièrement de la fraction dominante de la classe dominante, la grande bourgeoisie) se caractérisent par la mesure, la sobriété, la discrétion. Quand on est réellement en position de force, surtout quand on l’est de longue date, on n’a pas besoin de faire étalage de sa puissance. Les dominants notoires sont suffisamment reconnus et autorisés, ils disposent d’un capital symbolique suffisant pour ne pas avoir à faire et refaire sans arrêt la preuve qu’ils sont bien ce qu’ils sont réputés être et que l’institution dit qu’ils sont. De sorte que la façon la plus distinctive de manifester la supériorité éclatante des moyens dont on dispose, c’est précisément de ne pas chercher à attirer l’attention, de ne pas se donner en spectacle. D’où le caractère habituellement réservé, pondéré et détendu des comportements des dominants que leur habitus détourne spontanément des pratiques les plus voyantes et de la recherche de l’effet par lesquelles les prétendants trahissent leurs prétentions et les parvenus leurs origines modestes. L’insistance pesante, la pose qui veut en imposer, l’enflure, la surenchère tapageuse, la provocation, l’agitation bruyante, l’éclat retentissant, sont des traits révélateurs de l’angoisse et de la tension engendrées par une légitimité insuffisante ou douteuse, chez ceux que leur position dominée -ou leur accession trop récente à une position dominante- condamne à «se faire remarquer», à «en rajouter» pour «être distingués» sans jamais être sûrs d’y parvenir tout à fait. L’agent dominant, au contraire, se sent sûr de lui, pleinement justifié d’être ce qu’il est. Cette certitude de soi-même est la racine commune de toutes ces propriétés emblématiques (discrétion, retenue, flegme, litote, aisance, élégance, etc.) caractérisant un art de vivre qui se reconnaîtrait sans doute dans ce que Valéry disait de l’art classique : «la perfection ne s’atteint que par le dédain de tous les moyens qui permettent de renchérir». Alain Accordo
To avoid being mistaken as a sellout, I chose my friends carefully. The more politically active black students. The foreign students. The Chicanos. The Marxist professors and structural feminists and punk-rock performance poets. We smoked cigarettes and wore leather jackets. At night, in the dorms, we discussed neocolonialism, Franz Fanon, Eurocentrism, and patriarchy. (…) I watched Marcus as he spoke, lean and dark and straight-backed, his long legs braced apart, comfortable in a white T-shirt and blue denim overalls. Marcus was the most conscious of brothers. He could tell you about his grandfather the Garveyite; about his mother in St. Louis who had raised her kids alone while working as a nurse; about his older sister who had been a founding member of the local Panther party; about his friends in the joint. His lineage was pure, his loyalties clear, and for that reason he always made me feel a little off-balance, like a younger brother who, no matter what he does, will always be one step behind. Barry Obama
Only Malcolm X’s autobiography seemed to offer something different. His repeated acts of self-creation spoke to me; the blunt poetry of his words, his unadorned insistence on respect, promised a new and uncompromising order, martial in its discipline, forged through sheer force of will. All the other stuff, the talk of blue-eyed devils and apocalypse, was incidental to that program, I decided, religious baggage that Malcolm himself seemed to have safely abandoned toward the end of his life. And yet, even as I imagined myself following Malcolm’s call, one line in the book stayed me. He spoke of a wish he’d once had, the wish that the white blood that tan through him, there by an act of violence, might somehow be expunged. I knew that, for Malcolm, that wish would never be incidental. I knew as well that traveling down the road to self-respect my own white blood would never recede into mere abstraction. I was left to wonder what else I would be severing if and when I left my mother and my grandparents at some uncharted border. Barack Hussein Obama (Dreams of my father)
Même si ce livre repose principalement sur des journaux intimes ou sur des histoires orales de ma famille, les dialogues sont forcément approximatifs. Pour éviter les longueurs, certains personnages sont des condensés de personnes que j’ai connues et certains événements sont sans contexte chronologique précis. A l’exception de ma famille et certains personnages publics, les noms des protagonistes ont été changés par souci de respecter leur vie privée. Barack Hussein Obama jr. (préface des Rêves de mon père, 1995)
Je connais, je les ai vus, le désespoir et le désordre qui sont le quotidien des laissés-pour-compte, avec leurs conséquences désastreuses sur les enfants de Djakarta ou de Nairobi, comparables en bien des points à celles qui affectent les enfants du South Side de Chicago. Je sais combien est ténue pour eux la frontière entre humiliation et la fureur dévastatrice, je sais avec quelle facilité ils glissent dans la violence et le désespoir. Barack Hussein Obama jr. (préface de Rêves de mon père, l’histoire d’un héritage en noir et blanc, 2004)
Vous allez dans certaines petites villes de Pennsylvanie où, comme dans beaucoup de petites villes du Middle West, les emplois ont disparu depuis maintenant 25 ans et n’ont été remplacés par rien d’autre (…) Et il n’est pas surprenant qu’ils deviennent pleins d’amertume, qu’ils s’accrochent aux armes à feu ou à la religion, ou à leur antipathie pour ceux qui ne sont pas comme eux, ou encore à un sentiment d’hostilité envers les immigrants. Barack Obama
Why did Obama make the conscious decision to take on his formal African name? His father was also Barack, and also Barry: he chose the nickname when he came to America from Kenya on a scholarship in 1959. His was a typical immigrant transition. Just as a Dutch woman named Hanneke might become Johanna, or a German named Matthias becomes Matt, the elder Barack wanted to fit in. America was a melting pot, and it was expected then that you melt—or at least smooth some of your more foreign edges. But Obama, after years of trying to fit in himself, decided to reverse that process. The choice is part of his almost lifelong quest for identity and belonging—to figure out who he is, and how he fits into the larger American tapestry. Part black, part white, raised in Hawaii and Indonesia, with family of different religious and spiritual backgrounds—seen by others in ways he didn’t see himself—the young Barry was looking for solid ground. At Occidental, he was feeling as if he was at a « dead end, » he tells NEWSWEEK, « that somehow I needed to connect with something bigger than myself. » The name Barack tied him more firmly to his black African father, who had left him and his white mother at a young age and later returned home to Kenya. But that wasn’t the primary motivation. Obama wrote a whole book about his quest for identity, called « Dreams From My Father, » and in it he never directly deals with the reasons he reverted to his birth name, or the impression it made on his relatives. The book is a deeply personal narrative that takes some liberties with the facts for the sake of a coherent tale. (Some of the characters, he points out in the introduction, are composites.) Old friends contacted by NEWSWEEK who were present during the time he changed his name recall or intuit a mix of reasons—both personal and social. By Obama’s own account, he was, like most kids at that stage of life, a bit of a poseur—trying to be cool. So that could have played a part. He was also trying to reinvent himself.  It’s clear that he was trying to fit in somehow, but not in the way of his father’s generation. He wanted to be taken seriously, perhaps to rebel against the compromises blacks and others were expected to make in a white-dominated society. But more generally, he was also looking for a community that would accept him as he was, inside and out. (…) He could be part of a black world where his pastor and spiritual mentor, the Rev. Jeremiah Wright Jr., expressed paranoid fantasies about white conspiracies to spread drugs or HIV, because he understood in his gut the history of racism that stoked those fears. He could, for a time, shrug off Wright’s more incendiary views, in part because he knew that whites, in their private worlds, often expressed or shrugged off bigotry themselves, partly because of fears that might seem irrational to African-Americans. Obama’s own grandmother, as he pointed out in his Philadelphia speech last week, « on more than one occasion uttered racial or ethnic stereotypes that made me cringe. » (…) Keith Kakugawa was a close friend of Obama’s at the Punahou School (…) says that Obama, being a dark-skinned kid growing up in a white household, sensed that something was amiss. « He felt that he was not getting a part of who he was, the history, » says Kakugawa, who is also of mixed race. He recalls Obama’s reading black authors —James Baldwin, Ralph Ellison, Langston Hughes—looking for clues. Keith didn’t know at first that Obama’s given name was Barack. « We were in the library and there was a Malcolm X book, » Kakugawa tells NEWSWEEK. « He grabbed it and looked at it and he’s checking it out, and I said, ‘Hold on, man. What you gonna do? Change your name to something Muslim?’ He said, ‘Well, my name is Barack Obama.’ And I said, ‘No it isn’t.’ And we got in an argument about that in the library and they had to tell us, ‘Shhhh’. » (…) Barry Obama met Eric Moore fresh on arrival from Hawaii at Occidental College in Los Angeles. (…) Their kinship was strengthened in conversations like the one they had about a trip Moore took during the summer of 1980. He visited Kenya—the homeland of Obama’s father and other relatives—as part of a program that sent teens abroad to do volunteer work. Moore told Obama about his experiences, and explained how the trip was one of the most powerful events of his life. « It helped me find my own identity, » Moore says. « I think for an African-American to go back to Africa is a powerful experience. It’s like going to Israel if you’re Jewish. » (…)  « What kind of name is Barry Obama—for a brother? » Moore asked with a grin. « Actually, my name’s Barack Obama, » he replied. « That’s a very strong name, » Moore told him. Obama responded that he didn’t want to have to explain his name. « Barry » was just a way of simplifying things—a small compromise to smooth the way in society. Moore knew then that Obama had been called Barry for a very long time, but he made a point to call him Barack anyway. He did this because he liked the name, he says, but also because he respected anything African. « It was a time when we were very conscious and he actually appreciated that I called him Barack, » Moore says. A handful of people, mostly close friends, would use Barack and Barry interchangeably. (…) Wahid Hamid, a good friend at Oxy who attended Obama’s wedding years later, says that even before he became Barack, most friends simply called him « Obama. » « It wasn’t surprising to me that he decided to embrace that identity because ‘Barry’ could be perceived as trying to run away from something and trying to fit in, rather than embracing his own identity and, in many ways, kind of opening himself to who he is. » For Wahid, an immigrant from Pakistan also trying to find his way in America (he is now a corporate executive in New York), the name Barack was perfectly natural and « somewhat refreshing. » (…) Obama wanted a clean slate. « Going to New York was really a significant break. It’s when I left a lot of stuff behind, » he says. « I think there was a lot of stuff going on in me. By the end of that year at Occidental, I think I was starting to work it through, and I think part of the attraction of transferring was, it’s hard to remake yourself around people who have known you for a long time. » It was when he got to New York that, as he recalls it, he began to ask people to call him Barack: « It was not some assertion of my African roots … not a racial assertion. It was much more of an assertion that I was coming of age. An assertion of being comfortable with the fact that I was different and that I didn’t need to try to fit in in a certain way. » (…) He stopped drinking and partying, leading what he calls « a hermetic existence » for two years. « When I look back on it, it was a pretty grim and humorless time that I went through, » he recalls. « I literally went to class, came home, read books, took long walks, wrote. (…)  Obama kept detailed journals in New York. It was good practice. « Writing journals during those two years gave me not only the raw material for the book, but also taught me to shape a narrative in ways that would work, » he says. When he later became a community organizer in Chicago, part of his job was storytelling. « His job largely consisted of interviewing community members and creating a narrative out of their experiences, the problems the community faced, » says his boss at that time, Gerald Kellman. Eventually, even Chicago would seem too small a stage. He told Kellman « he did not feel there would be large-scale change brought about by organizing. » Large-scale change was what Obama was aiming for. (…) The absence of his father taught Obama the importance of stories. These tales helped him make sense of who he was. (At least two acquaintances in his postgraduation years thought he was on a track to become a writer.) Stories made the murkier aspects of life coherent, or at least gave him confidence—that he could author his own life story, and thus become a master of the tale and not a victim. As a teenager, he had been skeptical of some family yarns, thinking they had been burnished a little too bright. He was at an age then when kids distinguish between fairy tales and truth, when they often become disillusioned with their parents. Newsweek
L’Amérique est toujours le tueur numéro 1 dans le monde. . . Nous sommes profondément impliqués dans l’importation de la drogue, l’exportation d’armes et la formation de tueurs professionnels. . . Nous avons bombardé le Cambodge, l’Irak et le Nicaragua, tuant les femmes et les enfants tout en essayant de monter l’opinion publique contre Castro et Khaddafi. . . Nous avons mis Mandela en prison et soutenu la ségrégation pendant 27 ans. Nous croyons en la suprématie blanche et l’infériorité noire et y croyons davantage qu’en Dieu. … Nous avons soutenu le sionisme sans scrupule tout en ignorant les Palestiniens et stigmatisé quiconque le dénonçait comme anti-sémite. . . Nous ne nous inquiétons en rien de la vie humaine si la fin justifie les moyens. . . Nous avons lancé le virus du SIDA. . . Nous ne pouvons maintenir notre niveau de vie qu’en nous assurant que les personnes du tiers monde vivent dans la pauvreté la plus abjecte. Rev. Jeremiah Wright ( janvier 2006)
Au lieu de dire : “que Dieu bénisse l’Amérique”, il faut dire : “que dieu maudisse l’Amérique […], que Dieu damne l’Amérique. Rev. Jeremiah Wright
I think the President’s speech yesterday was the reason we Americans elected him. It was grand. It was positive. Hopeful…But what I liked about the President’s speech in Cairo was that it showed a complete humility…The question now is whether the President we elected and spoke for us so grandly yesterday can carry out the great vision he gave us and to the world. Chris Matthews
I mean in a way Obama’s standing above the country, above – above the world, he’s sort of God.(…) : « He’s going to bring all different sides together…Obama is trying to sort of tamper everything down. He doesn’t even use the word terror. He uses extremism. He’s all about let us reason together…He’s the teacher. He is going to say, ‘now, children, stop fighting and quarreling with each other.’ And he has a kind of a moral authority that he – he can – he can do that. Evan Thomas
He told the story in brilliant, painful detail in his first book, Dreams from My Father, which may be the best-written memoir ever produced by an American politician. Joe Klein (Time, October 23, 2006)
Given what I do for a living, I suppose it’s only natural that I have a high degree of respect for those who write well. Good writing very often signals a strong intellect and in many cases a deep vision. It also shows its author to be a person of some discipline, in that even those who are born with a great deal of talent in this area still usually have to work hard and make sacrifices to develop their abilities. All of which is making me giddy at the prospect of Barack Obama’s coming presidency. Like many politicians Barack Obama is also an author. What makes him different is he’s also a good writer. Most books by today’s policies are glossy, self-serving, sometimes ghost-written puffery, which are designed to be sold as throwaway literature. Obama has written a couple of these books, and the best that can be said about them is that they’re a cut above the usual tripe politicians slap between two covers. Earlier, however, way back in 1995, Barack Obama penned another book, Dreams from My Father: A Story of Race and Inheritance, which is easily the most honest, daring, and ambitious volume put out by a major US politician in the last 50 years. Rob Woodard (The Guardian)
Much has been made of Mr. Obama’s eloquence — his ability to use words in his speeches to persuade and uplift and inspire. But his appreciation of the magic of language and his ardent love of reading have not only endowed him with a rare ability to communicate his ideas to millions of Americans while contextualizing complex ideas about race and religion, they have also shaped his sense of who he is and his apprehension of the world. Mr. Obama’s first book, “Dreams From My Father” (which surely stands as the most evocative, lyrical and candid autobiography written by a future president), suggests that throughout his life he has turned to books as a way of acquiring insights and information from others — as a means of breaking out of the bubble of self-hood and, more recently, the bubble of power and fame. He recalls that he read James Baldwin, Ralph Ellison, Langston Hughes, Richard Wright and W. E. B. Du Bois when he was an adolescent in an effort to come to terms with his racial identity and that later, during an ascetic phase in college, he immersed himself in the works of thinkers like Nietzsche and St. Augustine in a spiritual-intellectual search to figure out what he truly believed. Michiko Kakutani (The New York Times)
I was interested really in him because of his book, « Song of Solomon. » It was quite extraordinary. I mean, he’s a real writer type. (…) Yeah, well, we said a few little things about « Song of Solomon, » and I sort of acknowledged that he was a writer, also, in my high esteem. (…) He’s very different. I mean, his ability to reflect on this extraordinary mesh of experiences that he has had, some familiar and some not, and to really meditate on that the way he does and to set up scenes in a narrative structure type of conversation, all of these things that you don’t often see, obviously, in the routine political memoir biography. But I think this was when he was much younger, like in his 30s or something. So that was impressive to me. But it’s unique. It’s his. There are no other ones like that. Toni Morrison
That’s a good book. Dreams of My Father, is that what it’s called? I read it with great interest, in part because it’d been written by this guy who was running for president, but I found it well done and very persuasive and memorable too. Philip Roth
Apart from other unprecedented aspects of his rise, it is a geographical truth that no politician in American history has traveled farther than Barack Obama to be within reach of the White House. He was born and spent most of his formative years on Oahu, in distance the most removed population center on the planet, some 2,390 miles from California, farther from a major landmass than anywhere but Easter Island. In the westward impulse of American settlement, his birthplace was the last frontier, an outpost with its own time zone, the 50th of the United States, admitted to the union only two years before Obama came along. Those who come from islands are inevitably shaped by the experience. For Obama, the experience was all contradiction and contrast. As the son of a white woman and a black man, he grew up as a multiracial kid, a « hapa, » « half-and-half » in the local lexicon, in one of the most multiracial places in the world, with no majority group. There were native Hawaiians, Japanese, Filipinos, Samoans, Okinawans, Chinese and Portuguese, along with Anglos, commonly known as haole (pronounced howl-lee), and a smaller population of blacks, traditionally centered at the U.S. military installations. But diversity does not automatically translate into social comfort: Hawaii has its own difficult history of racial and cultural stratification, and young Obama struggled to find his place even in that many-hued milieu. He had to leave the island to find himself as a black man, eventually rooting in Chicago, the antipode of remote Honolulu, deep in the fold of the mainland, and there setting out on the path that led toward politics. Yet life circles back in strange ways, and in essence it is the promise of the place he left behind — the notion if not the reality of Hawaii, what some call the spirit of aloha, the transracial if not post-racial message — that has made his rise possible. Hawaii and Chicago are the two main threads weaving through the cloth of Barack Obama’s life. Each involves more than geography. Hawaii is about the forces that shaped him, and Chicago is about how he reshaped himself. Chicago is about the critical choices he made as an adult: how he learned to survive in the rough-and-tumble of law and politics, how he figured out the secrets of power in a world defined by it, and how he resolved his inner conflicts and refined the subtle, coolly ambitious persona now on view in the presidential election. Hawaii comes first. It is what lies beneath, what makes Chicago possible and understandable. (…) « Dreams From My Father » is as imprecise as it is insightful about Obama’s early life. Obama offers unusually perceptive and subtle observations of himself and the people around him. Yet, as he readily acknowledged, he rearranged the chronology for his literary purposes and presented a cast of characters made up of composites and pseudonyms. This was to protect people’s privacy, he said. Only a select few were not granted that protection, for the obvious reason that he could not blur their identities — his relatives. (…) Keith and Tony Peterson (…) wondered why Obama focused so much on a friend he called Ray, who in fact was Keith Kukagawa. Kukagawa was black and Japanese, and the Petersons did not even think of him as black. Yet in the book, Obama used him as the voice of black anger and angst, the provocateur of hip, vulgar, get-real dialogues. (…) Sixteen years later, Barry was no more, replaced by Barack, who had not only left the island but had gone to two Ivy League schools, Columbia undergrad and Harvard Law, and written a book about his life. He was into his Chicago phase, reshaping himself for his political future … David Maraniss
It has recently been discovered by Washington Post editor and Obama biographer David Maraniss that Obama’s memoir likely went much farther than just the character « compression » and chronology rearrangement that Obama admitted to in his memoir’s introduction. Maraniss reveals in his new book that, much like Frey’s memoir, Dreams contains fabrications of material aspects of Obama’s life narrative. (…) Ultimately, what Maraniss did discover is that Obama’s actual upbringing was simply too comfortable and boring to lend itself to a compelling memoir. So he did what Frey did and turned an otherwise mundane life story into a more meaningful and interesting one. Mendy Finkel
Not only did he grow up in Indonesia and Hawaii, but he also grew up amid diversity in both places, which brought him into casual, daily contact with Africans, Asians, Natives and Caucasians, people of all kinds of ethnic variations and political and social differences. What he did not experience in his early life is mainland, American-style racism. Growing up in places that were diverse, he never had to confront his identity as a black man until his college years. There are no slaves in the Obama family tree, and he missed most of the tumultuous civil rights struggle because of his youth and the physical distance from the mainland. There is an amusing section on the future president’s more than casual acquaintance with marijuana as a high school student in Hawaii. I won’t ruin the fun, but if you get the e-book, search for « Choom Gang, » « Total Absorption » (the opposite of not inhaling) and « Roof Hits. » Enough said. Even when Barry, which is how he was known, finally made it to the mainland as a college freshman, he chose elite Occidental College in Los Angeles, a diverse environment in a sheltered section of the city that gave him virtually no taste of the typical experience of blacks in America. In fact, one of his Oxy college friends said that Barry, who was starting to refer to himself as Barack in part to reconnect to his black roots, decided to transfer after his sophomore year to Columbia in New York so that he could « discover blackness in America. » What hits home in Maraniss’ book is how race was, for Barack Obama, primarily an intellectual journey of study and self-discovery. He had to discover his blackness. This sets him apart from the dominant African American experience, and it accounts for some of the reluctance on the part of veteran civil rights advocates like Jesse Jackson to embrace his candidacy early on. Dave Cieslewicz 
It almost seemed too good to be true. When President Barack Obama’s 1995 memoir, « Dreams From My Father, » was re-published soon after the young politican catapulted onto the national stage with a charismatic speech at the 2004 Democratic National Convention, his amazing life story captured the hearts and minds of millions of Americans. But like many memoirs, which tend to be self-serving, it now appears that Obama shaped the book less as a factual history of his life than as a great story. A new biography, « Barack Obama: The Story, » by David Maraniss, raises questions about the accuracy of the president’s account and delivers fresh revelations about his pot-smoking in high school and college and his girlfriends in New York City. In his memoir, Obama describes how his grandfather, Hussein Onyango, was imprisoned and tortured by British troops during the fight for Kenyan independence. But that did not happen, according to five associates of Onyango interviewed by Maraniss. Another heroic tale from the memoir about Obama’s Indonesian stepfather, Soewarno Martodihardjo, being killed by Dutch soldiers during Indonesia’s fight for independence also is inaccurate, according to Maraniss. The president explains in his memoir that some of the characters in his book have been combined or compressed. Maraniss provides more details about the extent of that alteration. One of Obama’s « African American » classmates was based on Caroline Boss, a white student whose Swiss grandmother was named Regina, according to Maraniss, a Washington Post editor and author who has won a Pulitzer Prize. The president also described breaking up with a white girlfriend due to a « racial chasm that unavoidably separated him from the woman, » writes Maraniss. But Obama’s next girlfriend in Chicago, an anthropologist, also was white. The young Obama’s lack of playing time on the high school basketball team was due more to his ability than the coach’s preference for white players, Maraniss writes. And Obama’s mother likely left his father — not the other way around — after domestic abuse, note reviews of the book in the Los Angeles Times and Buzzfeed. The Huffington Post
In his 1995 memoir, [Mr. Obama] mentioned smoking “reefer” in “the dorm room of some brother” and talked about “getting high.” Before Occidental, he indulged in marijuana, alcohol and sometimes cocaine as a high school student in Hawaii, according to the book. He made “some bad decisions” as a teenager involving drugs and drinking, Senator Obama, now a presidential candidate, told high school students in New Hampshire last November. Mr. Obama’s admissions are rare for a politician (his book, “Dreams From My Father,” was written before he ran for office.) They briefly became a campaign issue in December when an adviser to Senator Hillary Rodham Clinton, Mr. Obama’s chief Democratic rival, suggested that his history with drugs would make him vulnerable to Republican attacks if he became his party’s nominee. Mr. Obama, of Illinois, has never quantified his illicit drug use or provided many details. He wrote about his two years at Occidental, a predominantly white liberal arts college, as a gradual but profound awakening from a slumber of indifference that gave rise to his activism there and his fears that drugs could lead him to addiction or apathy, as they had for many other black men. Mr. Obama’s account of his younger self and drugs, though, significantly differs from the recollections of others who do not recall his drug use. That could suggest he was so private about his usage that few people were aware of it, that the memories of those who knew him decades ago are fuzzy or rosier out of a desire to protect him, or that he added some writerly touches in his memoir to make the challenges he overcame seem more dramatic. In more than three dozen interviews, friends, classmates and mentors from his high school and Occidental recalled Mr. Obama as being grounded, motivated and poised, someone who did not appear to be grappling with any drug problems and seemed to dabble only with marijuana. Serge F. Kovaleski
Maraniss’s Barack Obama: The Story punctures two sets of falsehoods: The family tales Obama passed on, unknowing; and the stories Obama made up. The 672-page book closes before Obama enters law school, and Maraniss has promised another volume, but by its conclusion I counted 38 instances in which the biographer convincingly disputes significant elements of Obama’s own story of his life and his family history. The two strands of falsehood run together, in that they often serve the same narrative goal: To tell a familiar, simple, and ultimately optimistic story about race and identity in the 20th Century. The false notes in Obama’s family lore include his mother’s claimed experience of racism in Kansas, and incidents of colonial brutality toward his Kenyan grandfather and Indonesian step-grandfather. Obama’s deliberate distortions more clearly serve a single narrative: Race. Obama presents himself through the book as “blacker and more disaffected” than he really was, Maraniss writes, and the narrative “accentuates characters drawn from black acquaintances who played lesser roles his real life but could be used to advance a line of thought, while leaving out or distorting the actions of friends who happened to be white.” (…) Maraniss’s deep and entertaining biography will serve as a corrective both to Obama’s mythmaking and his enemies’. Maraniss finds that Obama’s young life was basically conventional, his personal struggles prosaic and later exaggerated. He finds that race, central to Obama’s later thought and included in the subtitle of his memoir, wasn’t a central factor in his Hawaii youth or the existential struggles of his young adulthood. And he concludes that attempts, which Obama encouraged in his memoir, to view him through the prism of race “can lead to a misinterpretation” of the sense of “outsiderness” that Maraniss puts at the core of Obama’s identity and ambition. (…) In Dreams, for instance, Obama writes of a friend named “Regina,” a symbol of the authentic African-American experience that Obama hungers for (and which he would later find in Michelle Robinson). Maraniss discovers, however, that Regina was based on a student leader at Occidental College, Caroline Boss, who was white. Regina was the name of her working-class Swiss grandmother, who also seems to make a cameo in Dreams. Maraniss also notices that Obama also entirely cut two white roommates, in Los Angeles and New York, from the narrative, and projected a racial incident onto a New York girlfriend that he later told Maraniss had happened in Chicago. (…) Across the ocean, the family story that Hussein Onyango, Obama’s paternal grandfather, had been whipped and tortured by the British is “unlikely”: “five people who had close connections to Hussein Onyango said they doubted the story or were certain that it did not happen,” Maraniss writes. The memory that the father of his Indonesian stepfather, Soewarno Martodihardjo, was killed by Dutch soldiers in the fight for independence is “a concocted myth in almost all respects.” In fact, Martodihardjo “fell off a chair at his home while trying to hang drapes, presumably suffering a heart attack.” (…) Maraniss corrects a central element of Obama’s own biography, debunking a story that Obama’s mother may well have invented: That she and her son were abandoned in Hawaii in 1963. “It was his mother who left Hawaii first, a year earlier than his father,” Maraniss writes, confirming a story that had first surfaced in the conservative blogosphere. He suggests that “spousal abuse” prompted her flight back to Seattle. Obama’s own fairy-tales, meanwhile, run toward Amercan racial cliché. “Ray,” who is in the book “a symbol of young blackness,” is based on a character whose complex racial identity — half Japanese, part native American, and part black — was more like Obama’s, and who wasn’t a close friend. “In the memoir Barry and Ray, could be heard complaining about how rich white haole girls would never date them,” Maraniss writes, referring to Hawaii’s upper class, and to a composite character whose blackness is. “In fact, neither had much trouble in that regard.” Ben Smith
The errant Obama biography in the Acton & Dystel booklet does not contradict the authenticity of Obama’s birth certificate. Moreover, several contemporaneous accounts of Obama’s background describe Obama as having been born in Hawaii. The biography does, however, fit a pattern in which Obama–or the people representing and supporting him–manipulate his public persona. David Maraniss’s forthcoming biography of Obama has reportedly confirmed, for example, that a girlfriend Obama described in Dreams from My Father was, in fact, an amalgam of several separate individuals. In addition, Obama and his handlers have a history of redefining his identity when expedient. In March 2008, for example, he famously declared: “I can no more disown [Jeremiah Wright] than I can disown the black community. I can no more disown him than I can my white grandmother.”  Several weeks later, Obama left Wright’s church–and, according to Edward Klein’s new biography, The Amateur: Barack Obama in the White House, allegedly attempted to persuade Wright not to “do any more public speaking until after the November [2008] election” (51). Obama has been known frequently to fictionalize aspects of his own life. During his 2008 campaign, for instance, Obama claimed that his dying mother had fought with insurance companies over coverage for her cancer treatments.  That turned out to be untrue, but Obama has repeated the story–which even the Washington Post called “misleading”–in a campaign video for the 2012 election. The Acton & Dystel biography could also reflect how Obama was seen by his associates, or transitions in his own identity. He is said, for instance, to have cultivated an “international” identity until well into his adulthood, according to Maraniss. Regardless of the reason for Obama’s odd biography, the Acton & Dystel booklet raises new questions as part of ongoing efforts to understand Barack Obama–who, despite four years in office remains a mystery to many Americans, thanks to the mainstream media. Joel B. Pollak
Obama a toujours eu une sensibilité particulière pour une pathologie inquiétante chez les riches élites libérales blanches qui cherchent souvent, de façon condescendante, à promouvoir des aspirants candidats minoritaires dans des positions de pouvoir et d’influence en raison de leur profil, plutôt que de leur bilan. D’où le retour du Barry Dunham issu des meileures prépas pour le nom autrement plus exotique de Barack Obama, un « autre » assez authentique tout fraîchement sorti de l’église du révérend Wright, mais aussi le chouchou de l’Ivy League. (…) Obama s’est brillamment faufilé dans le créneau yuppie presque tout comme nous, multiculturel, Ivy league, prep-school, affirmative action. Je vous laisse décider si la gauche caviar pratique un tel paternalisme raciste en raison de ses sentiments de culpabilité, de son aversion intrinsèque aux  classes populaires et moyennes fans des courses auto et de Sarah Palin, ou comme une sorte d’exemption médiévale, l’énorme panneau « Obama for President » sur la pelouse du professeur de Palo Alto permettant de ne jamais avoir à mettre ses enfants dans les écoles touchées par le busing des quartiers hispaniques d’East Palo Alto. Mais ce qui est absolument incontestable, c’est que le bilan antérieur d’Obama dans ses premières années de fac, comme rédacteur en chef de la Harvard Law Review, professeur de droit de Chicago, parlementaire de l’Illinois et sénateur fut aussi quelconque que furent éblouissants ses efforts pour obtenir ces postes. (…) Obama, à qui on a tout passé, du révérend Wright à Tony Rezko, est avec raison surpris: qui est-ce qui change les règles à présent ? Pourquoi devrait il soudainement être tenu responsable d’une manière dont il ne l’a jamais été auparavant ? Il s’est engagé à être un président transformationnel au-dessus de la politique, pas une personne, soumis aux aléas des scandales de Washington. (…) c’est nous qui sommes à l’origne de la règle  Obama qui veut que ce soit les symboles (et non la performance) et l’amnistie (et non la responsabilisation) qui comptent. Alors pourquoi rompre le contrat avec lui et commencer maintenant à exiger des réalisations concrètes et honnêtes quand le prompteur avait toujours été suffisant ? En 2008, nous sommes-nous inquiétés du contenu de « l’audace de l’espoir » ou demandés comment quelqu’un qui n’avait pas manqué un service à Trinity Church (« Oui, chaque semaine. Au service de 11 h « ) avaient on ne sait pas comment pu manquer les séries de harangues racistes, antisémites et antiaméricaines du révérend Wright ? Que nous voulions maintenant connaître le rôle du Président à Benghazi, ou dans les scandales du fisc, de l’agence de presse AP et de la Fox ne faisait tout simplement pas partie de l’offre plus intelligent président de l’histoire- comme si l’Amérique avait jamais demandé « mais qu’est-ce que c’est que cette histoire d’ espoir et de changement ? » Victor Davis Hanson
The Obama memoir is revealed not really to be a memoir at all. Most of his intimate friends and past dalliances that we read about in Dreams From My Father were, we learn, just made up (“composites”); the problem, we also discover, with the president’s autobiography is not what is actually false, but whether anything much at all is really true in it. If a writer will fabricate the details about his own mother’s terminal illness and quest for insurance, then he will probably fudge on anything. For months the president fought the Birthers who insist that he was born in Kenya, only to have it revealed that he himself for over a decade wrote just that fact in his own literary biography. Is Barack Obama then a birther? Has any major public figure (57 states, Austrian language, corpse-men, Maldives for Falklands, private sector “doing fine,” etc.) been a more underwhelming advertisement for the quality of a Harvard education or a Chicago Law School part-time billet? Has any presidential candidate or president set a partisan crowd to laughing by rubbing his chin with his middle finger as he derides an opponent, or made a joke about killing potential suitors of his daughters with deadly Predator drones, or recited a double entendre “go-down” joke about a sex act? Victor Davis Hanson
NBC Nightly News anchorman Brian Williams frequently fabricated a dramatic story that he was under enemy attack while reporting from Iraq. NBC is now investigating whether Williams also embellished events in New Orleans during his reporting on Hurricane Katrina. (…) Former CBS anchorman Dan Rather tried to pass off fake memos as authentic evidence about former President George W. Bush’s supposedly checkered National Guard record. CNN news host Fareed Zakaria, who recently interviewed President Obama, was caught using the written work of others as if it were his own. He joins a distinguished array of accused plagiarists, from historian Doris Kearns Goodwin to columnist Maureen Dowd. Usually, plagiarism is excused. Research assistants are blamed or clerical slips are cited — and little happens. In lieu of admitting deliberate dishonesty, our celebrities when caught prefer using the wishy-washy prefix “mis-” to downplay a supposed accident — as in misremembering, misstating, or misconstruing. Politicians are often the worst offenders. Vice President Joe Biden withdrew from the presidential race of 1988 once it was revealed that he had been caught plagiarizing in law school. In that campaign, he gave a speech lifted from British Labor party candidate Neil Kinnock. Hillary Clinton fantasized when she melodramatically claimed she had been under sniper fire when landing in Bosnia. Her husband, former president Bill Clinton, was more overt in lying under oath in the Monica Lewinsky debacle. Former senator John Walsh (D., Mont.) was caught plagiarizing elements of his master’s thesis. President Obama has explained that some of the characters in his autobiography, Dreams from My Father, were “composites” or “compressed,” which suggests that in some instances what he described did not exactly happen. What are the consequences of lying about or exaggerating one’s past or stealing the written work of others? It depends. Punishment is calibrated by the stature of the perpetrator. If the offender is powerful, then misremembering, misstating, and misconstruing are considered minor and aberrant transgressions. If not, the sins are called lying and plagiarizing, and deemed a window into a bad soul. Thus a career can be derailed. Young, upcoming lying reporters like onetime New York Times fabulist Jayson Blair and The New Republic’s past stable of fantasy writers — Stephen Glass, Scott Beauchamp, and Ruth Shalit — had their work finally disowned by their publications. Former Washington Post reporter Janet Cooke got her Pulitzer Prize revoked for fabricating a story. Obscure senator Walsh was forced out of his re-election race. Biden, on the other hand, became vice president. It did not matter much that the Obama biography by Pulitzer Prize–winning author David Maraniss contradicted many of the details from Obama’s autobiography. Hillary Clinton may well follow her husband’s trajectory and become president. The Reverend Al Sharpton helped perpetuate the Tawana Brawley hoax; he is now a frequent guest at the White House. Why do so many of our elites cut corners and embellish their past or steal the work of others? For them, such deception may be a small gamble worth taking, with mild consequences if caught. Plagiarism is a shortcut to publishing without all the work of creating new ideas or doing laborious research. Padding a resume or mixing truth with half-truths and composites creates more dramatic personal histories that enhance careers. Our culture itself has redefined the truth into a relative idea without fault. Some academics suggested that Brian Williams may have lied because of “memory distortion” rather than a character defect. Contemporary postmodern thought sees the “truth” as a construct. The social aim of these fantasy narratives is what counts. If they serve progressive race, class, and gender issues, then why follow the quaint rules of evidence that were established by an ossified and reactionary establishment? (…) Our lies become accepted as true, but only depending on how powerful and influential we are — or how supposedly noble the cause for which we lie. Victor Davis Hanson
Ce qui rendait Obama unique, c’est qu’il était le politicien charismatique par excellence – le plus total inconnu à jamais accéder à la présidence aux Etats-Unis. Personne ne savait qui il était, il sortait de nulle part, il avait cette figure incroyable qui l’a catapulté au-dessus de la mêlée, il a annihilé Hillary, pris le contrôle du parti Démocrate et est devenu président. C’est vraiment sans précédent : un jeune inconnu sans histoire, dossiers, associés bien connus, auto-créé. Il y avait une bonne volonté énorme, même moi j’étais aux anges le jour de l’élection, quoique j’aie voté contre lui et me sois opposé à son élection. C’était rédempteur pour un pays qui a commencé dans le péché de l’esclavage de voir le jour, je ne croyais pas personnellement le voir jamais de mon vivant, quand un président noir serait élu. Certes, il n’était pas mon candidat. J’aurais préféré que le premier président noir soit quelqu’un d’idéologiquement plus à mon goût, comme par exemple Colin Powell (que j’ai encouragé à se présenter en 2000) ou Condoleezza Rice. Mais j’étais vraiment fier d’être Américain à la prestation de serment. Je reste fier de ce succès historique. (…) il s’avère qu’il est de gauche, non du centre-droit à la manière de Bill Clinton. L’analogie que je donne est qu’en Amérique nous jouons le jeu entre les lignes des 40 yards, en Europe vous jouez tout le terrain d’une ligne de but à l’autre. Vous avez les partis communistes, vous avez les partis fascistes, nous, on n’a pas ça, on a des partis très centristes. Alors qu’ Obama veut nous pousser aux 30 yards, ce qui pour l’Amérique est vraiment loin. Juste après son élection, il s’est adressé au Congrès et a promis en gros de refaire les piliers de la société américaine — éducation, énergie et soins de santé. Tout ceci déplacerait l’Amérique vers un Etat de type social-démocrate européen, ce qui est en dehors de la norme pour l’Amérique. (…) Obama a mal interprété son mandat. Il a été élu six semaines après un effondrement financier comme il n’y en avait jamais eu en 60 ans ; après huit ans d’une présidence qui avait fatigué le pays; au milieu de deux guerres qui ont fait que le pays s’est opposé au gouvernement républicain qui nous avait lancé dans ces guerres; et contre un adversaire complètement inepte, John McCain. Et pourtant, Obama n’a gagné que par 7 points. Mais il a cru que c’était un grand mandat général et qu’il pourrait mettre en application son ordre du jour social-démocrate. (…) sa vision du monde me semble si naïve que je ne suis même pas sûr qu’il est capable de développer une doctrine. Il a la vision d’un monde régulé par des normes internationales auto-suffisantes, où la paix est gardée par un certain genre de consensus international vague, quelque chose appelé la communauté internationale, qui pour moi est une fiction, via des agences internationales évidemment insatisfaisantes et sans valeur. Je n’éleverais pas ce genre de pensée au niveau d’ une doctrine parce que j’ai trop de respect pour le mot de doctrine. (…) Peut-être que quand il aboutira à rien sur l’Iran, rien sur la Corée du Nord, quand il n’obtiendra rien des Russes en échange de ce qu’il a fait aux Polonais et aux Tchèques, rien dans les négociations de paix au Moyen-Orient – peut-être qu’à ce moment-là, il commencera à se demander si le monde fonctionne vraiment selon des normes internationales, le consensus et la douceur et la lumière ou s’il repose sur la base de la puissance américaine et occidentale qui, au bout du compte, garantit la paix. (…) Henry Kissinger a dit une fois que la paix peut être réalisée seulement de deux manières : l’hégémonie ou l’équilibre des forces. Ca, c’est du vrai réalisme. Ce que l’administration Obama prétend être du réalisme est du non-sens naïf. Charles Krauthammer (oct. 2009)
Qu’est-ce que cela fait d’avoir un nouveau président des Etats-Unis qui sait lire ? Du bien. Cela fait du bien d’apprendre qu’il a toujours un livre à portée de la main. On a tellement flatté ses qualités d’orateur et ses dons de communicant qu’on a oublié l’essentiel de ce qui fait la richesse de son verbe : son côté lecteur compulsif. A croire que lorsqu’il sera las de lire des livres, il dirigera l’Amérique pour se détendre. Michiko Kakutani, la redoutée critique du New York Times, d’ordinaire si dure avec la majorité des écrivains, est tout miel avec ce non-écrivain auteur de trois livres : deux textes autobiographiques et un discours sur la race en Amérique. Elle vient de dresser l’inventaire de sa « bibliothèque idéale », autrement dit les livres qui ont fait ce qu’il est devenu, si l’on croise ce qu’il en dit dans ses Mémoires, ce qu’il en confesse dans les interviews et ce qu’on en sait. Adolescent, il lut avidement les grands auteurs noirs James Baldwin, Langston Hugues, Ralph Ellison, Richard Wright, W.E.B. Du Bois avant de s’immerger dans Nietzsche et Saint-Augustin en marge de ses études de droit, puis d’avaler la biographie de Martin Luther King en plusieurs volumes par Taylor Branch. Autant de livres dans lesquels il a piqué idées, pistes et intuitions susceptibles de nourrir sa vision du monde. Ce qui ne l’a pas empêché de se nourrir en permanence des tragédies de Shakespeare, de Moby Dick, des écrits de Lincoln, des essais du transcendantaliste Ralph Waldo Emerson, du Chant de Salomon de la nobélisée Toni Morrison, du Carnet d’or de Doris Lessing, des poèmes d’un autre nobélisé Derek Walcott, des mémoires de Gandhi, des textes du théologien protestant Reinhold Niebuhr qui exercèrent une forte influence sur Martin Luther King, et, plus récemment de Gilead (2004) le roman à succès de Marylinne Robinson ou de Team of rivals que l’historienne Doris Kearns Goodwin a consacré au génie politique d’Abraham Lincoln, « la » référence du nouveau président. Pardon, on allait oublier, le principal, le livre des livres : la Bible, of course. Pierre Assouline
Dans sa biographie du président, le journaliste David Maraniss décrit lui aussi un jeune homme qui se cherche, et qui, lorsqu’il devient politicien, cisèle sa biographie, Dreams from my Father, pour la rendre plus signifiante politiquement et romanesque littérairement qu’elle ne l’est en réalité. Non, son gran-père kenyan Hussein Onyango Obama n’a pas été torturé et emprisonné par les Britanniques; non, le père de son beau-père indonésien n’a pas été tué dans la lutte contre le colonisateur hollandais; non, il ne semble pas avoir sérieusement consommé de drogues lorsqu’il était au lycée puis à Occidental College avant de trouver la rédemption; non, l’assurance santé de sa mère n’a pas refusé de lui payer le traitement de base de son cancer. Tous ces détails ne sont pas des inventions ou des mensonges: ce sont des embellissements, souvent repris de mythes familiaux, qui donnent du sens à son parcours. Justin Vaïsse
Pourquoi cette apparence anticipée de triomphe pour le candidat dont le bilan des votes au Sénat est le plus à gauche de tout le parti Démocrate? L´électorat américain a-t-il vraiment basculé? Comment expliquer la marge énorme de différence entre les instituts de sondage à 3% et ceux à 12%? L´explication, me semble-t-il, réside dans la détermination sans faille du «peuple médiatique»; comme Mitterrand parlait du «peuple de gauche», les uns, français, habitaient la Gauche, les autres, américains, habitent les media, comme les souris le fromage. Le peuple médiatique, l´élite politico-intellectuelle, le «paysage audiovisuel», comme on dit avec complaisance, ont décidé que rien n´empêcherait l´apothéose de leur candidat. Tout ce qui pouvait nuire à Obama serait donc omis et caché; tout ce qui pouvait nuire à McCain serait monté en épingle et martelé à la tambourinade. On censurerait ce qui gênerait l´un, on amplifierait ce qui affaiblirait l´autre. Le bombardement serait intense, les haut-parleurs répandraient sans répit le faux, le biaisé, le trompeur et l´insidieux. C´est ainsi que toute assertion émise par Obama serait tenue pour parole d´Evangile. Le terroriste mal blanchi Bill Ayers? – «Un type qui vit dans ma rue», avait menti impudemment Obama, qui lui devait le lancement de sa carrière politique, et le côtoyait à la direction d´une fondation importante. Il semble même qu´Ayers ait été, si l´on ose oser, le nègre du best-seller autobiographique (!) d´Obama. Qu´importe! Nulle enquête, nulle révélation, nulle curiosité. «Je ne l´ai jamais entendu parler ainsi » -, mentait Obama, parlant de son pasteur de vingt ans, Jeremiah Wright, fasciste noir, raciste à rebours, mégalomane délirant des théories conspirationnistes – en vingt ans de prêches et de sermons. Circulez, vous dis-je, y´a rien à voir – et les media, pieusement, de n´aller rien chercher. ACORN, organisation d´activistes d´extrême-gauche, aujourd´hui accusée d´une énorme fraude électorale, dont Obama fut l´avocat – et qui se mobilise pour lui, et avec laquelle il travaillait à Chicago? Oh, ils ne font pas partie de la campagne Obama, expliquent benoîtement les media. Et, ajoute-t-on, sans crainte du ridicule, «la fraude aux inscriptions électorales ne se traduit pas forcément en votes frauduleux». Laurent Murawiec
Je ne me souviens pas d’un tel niveau d’examen pour le président Barack Obama quand il faisait campagne pour la présidence. En fait, je me souviens du contraire. Je me souviens qu’on disait ‘O-o-oh, nous ne voulons pas parler de ça. On ne va pas parler de cette relation. Frank Marshall Davis? On ne va pas parler de ça. Bernardine Dohrn, Bill Ayers ? Il ne le connaissait pas vraiment. Tout ce que disait Jeremiah Wright, oh non, ce n’est pas un gros problème. Va à Occidental college, ne brille pas vraiment par ses résultats, se retrouve on ne sait pas trop comment à Columbia. Oh, je ne sais pas. Ses notes sont sous scellé. Pourquoi vous ne vous intéressez pas aux raisons pourquoi ses notes sont sous scellé ? Ben Carson
Conservateur, Ben Carson l’est jusqu’à la caricature lorsqu’il s’agit notamment d’homosexualité, qu’il associe à la bestialité, ou de la réforme de santé de M. Obama, qualifiée de pire fléau pour les Etats-Unis depuis l’esclavage. Mais c’est précisément ses positions éloignées du consensus qui lui valent de figurer à la hauteur des candidats déjà déclarés à l’investiture, comme les sénateurs Rand Paul (Kentucky) et Ted Cruz (Texas) dans les sondages mesurant les intentions de vote. Un rang flatteur compte tenu de la modestie de ses lettres de créances politiques, même si le rôle d’iconoclaste ne garantit pas contre les chausse-trappes d’une campagne. Bien au contraire. Le Monde
These pictures of Ben Carson’s Maryland mansion reveal a further insight into the eccentric mind of the embattled Republican presidential candidate. A marble engraving on a wall proclaims: ‘By humility and the fear of the Lord are riches and honor and life – poverbs 22:4′. Unfortunately, Proverbs is misspelt. Above that, is a portrait of Carson in his surgeon’s coat. Over in the hallway, is another striking portrait of Carson… with Jesus. Carson is again, wearing a surgeon’s coat over scrubs, and Jesus has an arm on his shoulder. And in the family room, is a spectacular shrine to the 64-year-old – with almost every inch of the wall covered in his awards, plaques and diplomas. (…) There are numerous honorary doctorate degrees – ranging from Yale to Morgan State University – as well as cases filled with certificates, photographs and trophies. Carson’s Presidential Medal of Freedom, awarded in 2008, takes pride of place close to the front door as well as pictures with then-president George W. Bush and his wife in his makeshift shrine. Also on display are pictures from the movie about Carson’s life – Gifted Hands: The Ben Carson Story. The film, based on his autobiography, aired on network TNT in February 2009, with Oscar-winning actor Cuba Gooding Jr. playing Carson. Magazine articles about Carson, who found fame after becoming the first surgeon to successfully separate twins joined at the head in 1987, also feature on his wall. Carson and his wife, who have three sons, bought the 48-acre property in Upperco, Baltimore County, in 2001 and lived there with Carson’s mother Sonya before moving to Florida. The palatial property, boasts eight bedrooms and 12 bathrooms. It’s decorated in the Georgian style but with Corinthian columns featuring gold-leaf capitals. These photographs, taken in 2014, are a far cry from Carson’s oft-repeated life story – beginning with a childhood living in poverty in Detroit, where his mother Sonya single-handedly raised her sons by working several jobs after their father left. (…) But in recent days, questions surrounding the accuracy of Carson’s autobiography – Gifted Hands – have dominated his presidential campaign. It tells the story of Carson’s rise from a childhood in inner-city Detroit to becoming the youngest chief of pediatric neurosurgery at Johns Hopkins Hospital in Baltimore at 33. As Carson is relatively new to politics, much of his career and published works are being scrutinized for the first time. The Daily Mail

La polémique qui monte autour de Ben Carson finira-t-elle, comme tous les scandales, par révéler sur ce qui avec Obama avait fini par passer pour normal ?

Anti-avortement, opposé à l’homosexualité et à l’aberration du mariage dit « pour tous », climatosceptique, fervent défenseur du port d’armes, fils de pasteur adventiste qui respecte le sabbat juif et met en doute l’évolution, virulent critique du président Obama et d’Obamacare, commentateur-vedette de Fox news, objet d’une série télé sur sa vie, dérapeur occasionnel (pyramides d’Egypte silos à grains, armement juif qui aurait pu éviter le génocide nazi), approximations ou enjolivements de son autobiographie (offre informelle d’entrée à West Point transfigurée en offre de bourse, violence sur un membre de sa famille transformé en camarade de classe), relation non assumée avec une firme de compléments alimentaires, demeure qualifiée de palatiale avec salle de trophées, tableaux et multiplication des livres célébrant sa réussite personnelle, vendeur de mèche sur l’évident favoritisme des médias pour le président actuel lors des élections précédentes  …

Inventions biographiques (emprisonnement et torture inexistants de son grand-père kenyan par les Britanniques, assassinat imaginaire du père de son beau-père indonésien par les colons hollandais, exagération de son expérience du racisme ou de la drogue, passage sous silence ou colorisation de ses amis blancs, racialisation – entre deux relations avec des étudiantes blanches – d’une rupture sentimentale avec une autre copine blanche ou de son évincement de l’équipe de basket-ball de son lycée, rupture de sa mère avec un père violent présentée comme abandon dudit père, refus de traitement du cancer de sa mère), amitiés sulfureuses (ancien membre d’un mouvement terroriste, pasteur complotiste et raciste, association accusée de fraude éléctorale maassive,  ex-porte-parole antisémite de l´OLP, financier véreux aux multiples condamnations), dizaines de millions de fonds de campagne d´origine douteuse et invérifiée, utilisation des services de l´Etat pour enquêter sur les finances personnelles d’opposants …

A l’heure où, entre cérémonie de naturalisation en niqab et refus accepté de serrer la main des femmes, triomphent le multiculturalisme et le politiquement correct dans un Occident toujours plus désarmé face un islam toujours plus hégémonique …

Et où, entre les barbaries de l’Etat islamique et les attaques au couteau ou à la voiture bélier des Palestiniens et du Moyen-Orient à l’Europe, on mesure chaque jour un peu plus les effets de la vacance du pouvoir à la tête de ce qui reste du Monde prétendu libre …

Pendant qu’avec sa percée dans les sondages, l’intérêt des médias pour le passé et les moindres déclarations du candidat républicain Ben Carson n’est pas loin de tourner à l’acharnement …

Comment ne pas voir l’étrange deux poids deux mesures quand on se souvient de l’incroyable traitement de faveur dont avait bénéficié…

Tant en 2008 que 2012 et entre ses amitiés troubles et ses mensonges répétés un certain candidat Obama …

Noir lui aussi mais trainant un nombre incroyable de casseroles  ?

Mais comment ne pas deviner également derrière la véritable dénonciation que faisait il y a deux jours, photos et faute d’orthographe à l’appui, le Daily Mail de la résidence et de la salle de trophées de l’ancien neuro-chirurgien adulé …

Autre chose, au-delà des évidents a priori idéologiques, que le racisme de classe face à quelqu’un qui n’ayant pas hérité du « cool » que confère la naissance dans le milieu enchanté de l’université et de l’expatriation …

Avait toutes les chances de ressembler à ces parvenus dont parlait Bourdieu …

Qui entre leur « avidité accumulatrice » des marques de reconnaissance, leur « érudition mal placée » de « héros de jeux télévisés » et leurs côté  « tape-à-l’oeil » et « m’as-tu vu » de prétentieux incultes qui en font toujours trop  …

N’ont pas compris que l’essence de la vraie culture, c’est « tout ce qui reste quand on a tout oublié » …

« Rappelant » ainsi, faute de goût et péché impardonnables, « l’acquisition en des matières où, plus que partout ailleurs, il s’agit d’avoir sans avoir jamais acquis » ?

Inside Ben Carson’s eccentric Maryland mansion – complete with a shrine to himself, gold leaf columns and a portrait WITH Jesus
Pictures of Carson’s 48-acre mansion in Upperco, Maryland, reveal insight into the mind of retired neurosurgeon
Carson bought the eight-bedroom, 12-bathroom, property in Baltimore County, with his wife Lacena in 2001
The family room features a massive wall dedicated to Carson’s career with countless awards, pictures and diplomas
Khaleda Rahman

The Daily Mail

9 November 2015

He’s a celebrated neurosurgeon who denies evolution. He is also a devout Christian facing claims he has lied about certain aspects of his life story.

And these pictures of Ben Carson’s Maryland mansion reveal a further insight into the eccentric mind of the embattled Republican presidential candidate.

A marble engraving on a wall proclaims: ‘By humility and the fear of the Lord are riches and honor and life – poverbs 22:4′. Unfortunately, Proverbs is misspelt.

Above that, is a portrait of Carson in his surgeon’s coat. Over in the hallway, is another striking portrait of Carson… with Jesus. Carson is again, wearing a surgeon’s coat over scrubs, and Jesus has an arm on his shoulder.

And in the family room, is a spectacular shrine to the 64-year-old – with almost every inch of the wall covered in his awards, plaques and diplomas

‘It took me around 12 hours to put all these up,’ his wife Lacena ‘Candy’ Carson told Baltimore Magazine in 2009.

‘I had to lay them all on the floor first to get the proportions just right.’

She added: ‘I wanted it to be art – not just a bunch of plaques on the walls – and I still have so many to put up that are still in storage.’

There are numerous honorary doctorate degrees – ranging from Yale to Morgan State University – as well as cases filled with certificates, photographs and trophies.

Carson’s Presidential Medal of Freedom, awarded in 2008, takes pride of place close to the front door as well as pictures with then-president George W. Bush and his wife in his makeshift shrine.

Also on display are pictures from the movie about Carson’s life – Gifted Hands: The Ben Carson Story.

The film, based on his autobiography, aired on network TNT in February 2009, with Oscar-winning actor Cuba Gooding Jr. playing Carson.

Magazine articles about Carson, who found fame after becoming the first surgeon to successfully separate twins joined at the head in 1987, also feature on his wall.

Carson and his wife, who have three sons, bought the 48-acre property in Upperco, Baltimore County, in 2001 and lived there with Carson’s mother Sonya before moving to Florida.

The palatial property, boasts eight bedrooms and 12 bathrooms. It’s decorated in the Georgian style but with Corinthian columns featuring gold-leaf capitals.

These photographs, taken in 2014, are a far cry from Carson’s oft-repeated life story – beginning with a childhood living in poverty in Detroit, where his mother Sonya single-handedly raised her sons by working several jobs after their father left.

‘There’s no question I loved the idea of space,’ Carson said, of the luxurious home, in 2009.

‘Having grown up in places that were not very spacious with lots of people around, I like the idea of having your own space, and the idea of being so secluded really appealed to us.’

But in recent days, questions surrounding the accuracy of Carson’s autobiography – Gifted Hands – have dominated his presidential campaign.

It tells the story of Carson’s rise from a childhood in inner-city Detroit to becoming the youngest chief of pediatric neurosurgery at Johns Hopkins Hospital in Baltimore at 33.

As Carson is relatively new to politics, much of his career and published works are being scrutinized for the first time.

Voir  aussi:

Un Ben Carson différent

Richard Hétu

7 novembre 2015

Depuis le début de sa campagne présidentielle, Ben Carson a impressionné plusieurs électeurs par son ton calme et son sourire quasi permanent. Lors des débats, certains observateurs lui ont même trouvé un air plutôt somnolent.

Le neurochirurgien à la retraite a cependant montré un autre aspect de sa personnalité hier soir lors d’une conférence de presse houleuse en Floride. Il a adopté un ton combatif et parfois sarcastique pour attaquer CNN et Politico, qui ont mis en doute son récit de moments charnières de sa jeunesse. Le premier de ces moments concerne une attaque au couteau qui a failli tuer un de ses amis (il avait alors 14 ans) et l’autre son acceptation à l’académie militaire West Point (il avait alors 17 ans).

«Attendez une minute, ne mentez pas! Je n’ai jamais dit que j’avais reçu une bourse complète», a-t-il notamment déclaré en interrompant un journaliste qui l’interrogeait sur l’épisode de West Point, à propos duquel il a pourtant écrit ceci dans son livre, Gifted Hands :

«J’ai été présenté au général Westmoreland et j’ai dîné avec lui et les gagnants de la Médaille du Congrès. Plus tard, on m’a offert une bourse complète (pour étudier) à West Point.»

Qualifiant le reportage de Politico de «mensonge éhonté» et celui de CNN de «ramassis de balivernes», Carson s’est décrit comme la victime d’«une chasse aux sorcières» menée par des médias.

«Je ne me souviens pas d’un tel niveau d’examen pour le président Barack Obama quand il faisait campagne pour la présidence. En fait, je me souviens du contraire. Je me souviens qu’on disait ‘O-o-oh, nous ne voulons pas parler de ça’», a-t-il déclaré sur un ton sarcastique en mentionnant le nom de Bill Ayers, l’ancien membre du Weather Underground qu’Obama a connu à Chicago.

Il a de plus prédit que l’archarnement des médias finira par l’aider.

Quoi qu’il en soit, le Wall Street Journal s’est joint hier à CNN et à Politico pour mettre en doute un autre épisode de la jeunesse de Carson. Dans Gifted Hands, celui-ci raconte avoir suivi un cours de psychologie à l’Université Yale appelé Perceptions 301 dans lequel le professeur a mené une expérience sur l’honnêteté de 150 étudiants. Il a écrit qu’il avait été le seul à réussir l’expérience, ce qui, a-t-il précisé, avait incité le Yale Daily News à le photographier.

Selon cet article du Wall Street Journal, Yale n’offrait pas de cours de psychologie connu sous ce nom et ce numéro pendant les années de Carson à cette université. Le Yale Daily News n’a par ailleurs publié aucune photo de Carson à l’époque où il était étudiant.

Le Journal souligne que plusieurs des histoires de Carson sont difficiles à confirmer ou à infirmer. Le quotidien mentionne notamment le récit que le candidat a fait récemment d’un holdup perpétré dans les années 1980 dans un restaurant Popeye de Baltimore au cours duquel le voleur lui a enfoncé un revolver dans les côtes. Carson lui aurait dit : «Je pense que tu veux le gars derrière le comptoir.» La police de Baltimore a été incapable de confirmer qu’un holdup a eu lieu dans un restaurant Popeye à la même époque.

Il est trop tôt pour dire si la prédiction de Carson se réalisera. Mais certains de ses adversaires ont commencé à mentionner les controverses autour de certains épisodes de sa jeunesse. «Il devra répondre aux questions» sur son passé, a déclaré Chris Christie sur MSNBC hier. Donald Trump a pour sa part déclaré sur Twitter que la bio de Carson pourrait être «une fabrication totale».

Voir également:
The Fix

Ben Carson rants at media, and it seems to be serving him well

November 8 2015
Whatever happens to the presidential candidacy of former neurosurgeon Ben Carson, the news conference he held in South Florida this weekend will live on. It was as if the sleepy-eyed motivational speaker known to millions of people had been swapped out for a ringer – a flame-breathing, uncompromising scourge of media bias. »There is a desperation on behalf of some to try to find a way to tarnish me, » he said. « My prediction is that all of you guys trying to pile on is going to help me. When I go out to these book signings and meet these thousands of people, they say, ‘Don’t let the media get you down.' »Pushed and pushed, Carson channeled the conservative id. Why, he asked, was he being subjected to the kind of scrutiny the current president never was? »I do not remember this level of scrutiny for one President Barack Obama when he was running, » Carson said. « In fact, I remember just the opposite. I remember people saying, oh, we won’t really talk about that relationship. Frank Marshall Davis? We don’t want to talk about that. Bernardine Dohrn, Bill Ayers? He didn’t really know him. All the things that Jeremiah Wright was saying. Goes to Occidental College, doesn’t do all that well, somehow ends up at Columbia University. Oh, I don’t know. His records are sealed. Why are you guys not interested in whether his records are sealed? »On Twitter, liberal critics of Carson thought they saw a man in full meltdown, like Lonesome Rhodes after the public caught him on a live mike. The Carson campaign saw something else: dollar signs. According to Carson spokesman Doug Watts, the campaign raised $3.5 million during its toughest week of coverage. Tellingly, a full $500,000 of that came from telemarketing on Friday, the day of the news  conference, when CNN, Politico and Wall Street Journal all carried stories about claims made by Carson relating to his life story.Also, tellingly, the only Republican rival to join in the pile-on has been Donald Trump, who appears constitutionally incapable of doing otherwise. Jeb Bush, who has fallen far beyond Carson in poll numbers, told Fox News that he trusts him. To say otherwise would be to anger the conservative base, which had been waiting for a rant such as Carson’s.The fury of party activists shouldn’t overwhelm investigative journalism. Like Columbia Journalism Review’s David Uberti, I thought Politico’s Kyle Cheney had the grist of a good story, deeply reported, muddied by the Web site’s initial headline. It was not news that Carson had never applied to West Point. Yet during the weekend, conservative readers wrote in to ask me how a reporter could be so unfair to Carson. A sample:

The statement may be correct in a very technical way, but most people who hear that a student gets a full ride with all tuition, room and board paid for would call that a scholarship.

Your readers will recall the lack of serious scrutiny by the Post of President Obama’s claims in his book and his extreme equivocation on multiple contradictory statements made relative to his relationship with Jeremiah Wright. Why should readers be urged to consider the President’s statements in their « context » but the same accommodation not be extended to Dr. Carson?

I do think it rich to see the press suddenly so interested in the academic records of potential presidential candidates. Especially subtle recollected details of events 35+ years ago. I’m sure I’ve never misremembered anything in my past. After all, as another candidate so eloquently put it, « What difference does it make? »

The last two e-mails were representative, because, on the right, it is accepted as truth that the media failed to vet Obama and smoothed his path to the White House. It doesn’t matter that ABC News broke the Jeremiah Wright story or that Politico broke the Bill Ayers story. Because those stories were not piled on Obama — or because he was able to break free of them — they are proof that the media went easy and allowed him to become president.

This take on the press is basically immutable. In 2012, Breitbart News published a series on a young Obama titled “The Vetting,” predicated on the idea that « the complicit mainstream media had refused to examine President Obama’s ideological past. » When the stories failed to blow up the president’s reelection, a process called « BenSmithing » was blamed, named for the editor of Buzzfeed. BenSmithing, according to the New York Times, meant « writing an article that supposedly tackles a Democratic Party scandal, but is actually intended to dismiss the issue. » Why was Smith a fitting namesake? Well, before Buzzfeed, he was the Politico reporter who first wrote about Obama’s political debts to Ayers. The assumption that the media vets Democrats only as a way to clear them runs as deep as the assumption that it vets Republicans to destroy them.

Carson, more than almost any Republican politician, is suited to make this argument. He is not really comparable to Herman Cain, a popular but minor tea party figure who become a primary phenom and blamed bias for the scrutiny that ended his campaign. Carson is an icon whose memoir has passed through the hands of home-schoolers and even public school students for decades.

More people have read « Gifted Hands » than perhaps will ever read « Dreams from My Father, »Obama’s memoir. Obama was known to Democratic voters roughly 2½ years before he started running for president. Carson and his biography have been known since the late 1980s. Cover a Carson mega-rally, and you’ll find people who know a young person who benefited from a Carson-endowed scholarship, or were even operated on by the man himself.

The reporters now vetting Carson may know this, but it hasn’t stopped them from falling into a trap. In Florida, after Carson asked why reporters had demanded his records but not those of Obama, one reporter could be heard quizzically asking why Obama’s biography would ever be questioned. He had never tried to hide his mediocre early school tales.

« He wrote them in the book, » the reporter said.

That was exactly Carson’s point. One candidate’s book was a shield; another candidate’s, a Republican one, had suddenly become an oppo file. If that’s his defense, millions of conservatives are ready to endorse it.

David Weigel is a national political correspondent covering the 2016 election and ideological movements.
Voir encore:
National review
November 8, 2015
 It’s been less than two weeks since CNBC’s train wreck of a debate exposed just how much of a double standard the mainstream media can have against GOP presidential candidates.
Now a new example comes in the attack on Ben Carson for saying in his autobiography that he was offered a full scholarship to West Point. In a news conference on Friday, Carson said the offer from Army officials was informal and he never in fact applied to the military academy, which is how he described it in his book Gifted Hands, first published in 1990:
I was offered a full scholarship to West Point. I didn’t refuse the scholarship outright, but I let them know a military career wasn’t where I saw myself going. . . . As overjoyed as I felt to be offered such a scholarship, I wasn’t really tempted. . . . I wanted to be a doctor. . . . Each college required a ten-dollar non-returnable entrance fee sent with the application. I had exactly ten, so I could apply to only one.
Carson has also been questioned by CNN about why several people who knew him growing up don’t recall that he had exhibited anger or violence. Carson noted that most of the people the media has talked to knew him in high school, and that his last “violent episode” occurred in the ninth grade, before he had a religious conversion. Carson said that he did try to stab someone, “a relative who does not want to be subjected to the media.”
But Carson’s news conference was most memorable for his willingness to push back against the media:
I do not remember this level of scrutiny for one President Barack Obama when he was running. In fact I remember just the opposite. I remember people saying, ‘Oh, we won’t really talk about that. We won’t talk about that relationship. Well, Frank Marshall Davis, well, we don’t want to talk about that. Bernardine Dohrn, Bill Ayers, well he don’t really know him. All the things that Jeremiah Wright was saying, oh, not a big problem.
A reporter responded to Carson’s complaint that there was a “desperation on behalf of some” to find some kind of scandal surrounding him by saying, “Our job is to ask questions.” Carson paused and said: “There is a fair way to do this and a very unfair way to do this. . . . My job is to call you out when you are unfair.” At another point he said: “You are not going to find with me, somebody who will sit back and let you be completely unfair without letting the American people know what is going on. The American people are waking up to these games.”

Carson’s comments about the media, and his complaints about Barack Obama, were — no surprise — barely reported. But they deserve an airing. By those standards, Barack Obama was clearly the beneficiary of enormous media forbearance while he ran for president. The real bias in the profession isn’t in how a story is covered, but in which stories the media chooses to focus on and which they ignore or actively suppress. When Bob Schieffer retired as host of CBS’s Face the Nation last June, he admitted to Howard Kurtz of Fox News: “Maybe we were not skeptical enough. It was a campaign.” He added that in his view it is the role of the opponents to “make the campaign” question the records of candidates. I wouldn’t want to tell that to Woodward and Bernstein about their coverage of Watergate during the 1972 election. Just before the 2008 election, Mark Halperin, co-author of the best-selling campaign book Game Change and now a Bloomberg TV host, was asked at a conference if the media had been too soft on Obama. He answered yes and went on to say that through the subtle choice of which stories to cover and where to deploy investigative resources, the national media had handed Obama “hundreds of millions in free publicity.” As I described in 2011: Halperin attributed the positive coverage in part to the historic nature of Obama’s candidacy. But he also noted that only a few hands had gone up in the crowded room when the audience had been asked how many had voted for George W. Bush. “I find it curious that far more time and media energy has been spent on Sarah Palin’s time in Wasilla, Alaska’s, city government in the last eight weeks than in looking at Barack Obama’s dozen years in Chicago politics and government over the last 18 months of his candidacy,” he noted dryly. And Ms. Palin was only running for vice president. . . . He called on reporters to look at their 2008 coverage of candidates after the election, in hopes that in the future they will “do a better job treating people equally.” As Ben Carson might say: fat chance of that happening.
It’s worth revisiting just how much the media gave Obama a pass in 2008. Take the infamous videos of the Reverend Jeremiah Wright, Obama’s Chicago pastor. Brian Ross’s ABC News report on Wright didn’t air until March 13, 2008, after more than 40 states had voted in the Democratic nomination contest and Obama needed only 225 delegates to wrap up the race against Hillary Clinton. Ironically, the videos of Wright’s speeches had been hiding in plain sight, easily obtainable in the gift store of Wright’s church. “After the videos hit, Obama narrowly limped home to the nomination as Hillary outperformed him badly, 302 to 171 in delegates in the final three months,” noted media critic Dan Curry earlier this year on his blog, Reverse Spin. If the Wright videos had hit prior to the Iowa caucuses, he says they “would undoubtedly have been devastating and fatal to a largely undefined Barack Obama.” Ironically, the Wright videos had in fact emerged earlier, in February 2007, when Rolling Stone ran a piece called “The Radical Roots of Barack Obama” right before Obama announced his bid for the presidency. The story so rattled the Obama team that they pulled Wright from the speaking roster less than 24 hours before the campaign announcement. But as former CBS News reporter Bernie Goldberg noted, the follow-up coverage on the Wright story was scant and notably apologetic. The story should have prompted full explorations of the Obama-Wright connections. Instead, there was media malpractice. The media malpractice extended to many other areas of Obama’s life. In October 2007, the New York Times ran an article headlined “Obama’s Account of New York Years Often Differs from What Others Say.”  It reported that Obama resisted any attempts to reconcile his account in his 1995 memoir Dreams from My Father with the recollections and records of those who knew him. The Times reported: Yet he declined repeated requests to talk about his New York years, release his Columbia transcript, or identify even a single fellow student, co-worker, roommate, or friend from those years. A campaign spokesman, Ben LaBolt, had this explanation for the candidate’s silence: “He doesn’t remember the names of a lot of people in his life.” Obama was also not willing to part with many of the names of people he knew and did remember, even those of whom he would have had records. His campaign declined to release a list of the approximately 30 clients for whom he worked personally while he was a lawyer with a law firm with close ties to the Daley machine in Chicago. His campaign also concealed and obfuscated relevant facts about Obama’s ties to the radical group ACORN — in the 1990s, he had served as a top trainer and lawyer for ACORN. Let’s stop pretending that there isn’t a glaring double standard in how presidential candidates are treated if they depart from the mainstream media’s ideological premises. Jack Cashill, the author of Deconstructing Obama, noted this weekend that Carson was right to point out the media’s lack of interest in Frank Marshall Davis, a well-known Communist who was Obama’s mentor in Hawaii. Davis wasn’t someone whose membership in the Communist party was a youthful indiscretion. He was a member of the party during the Stalin era until he was well into his 40s, and in 1956, Davis even took the Fifth Amendment in front of the Senate Internal Security Subcommittee. Obama spent 2,500 words in Dreams from My Father describing Davis’s influence on his life, but, before the 2008 election, no mainstream media outlet examined the connection. But Obama was clearly worried that Marshall’s past might haunt Obama in the run-up to this presidential campaign. His publisher said he “personally approved” the audio version of his memoir when it was released in 2005. That version removed all 22 of the book’s references to his mentor “Frank.”In 2012, David Maraniss of the Washington Post published a biography of Obama that belatedly discussed Davis as well as the many discrepancies in Obama’s account of his life. In his review of the Maraniss book, Buzzfeed’s Ben Smith wrote, “I counted 38 instances in which the biographer convincingly disputes significant elements of Obama’s own story of his life and his family history.” But reporters investigated very few of those discrepancies before the 2008 election. No one is suggesting that Ben Carson be given a pass on statements he made in his autobiography. Those are fair game. Carson has also at times unfairly lashed out at reporters — he criticized NRO’s Jim Geraghty for investigating Carson’s speeches and appearance for Mannatech. We should call out Carson for these unfair assaults. But let’s stop pretending that there isn’t a glaring double standard in how presidential candidates are treated if they depart from the mainstream media’s ideological premises. As Ben Carson put it in his news conference last Friday: “There is a fair way to do this and a very unfair way to do this.” — John Fund is National Review Online’s national-affairs correspondent.

Voir de plus:

Primaires républicaines
Accusé de mensonges, Ben Carson remet les points sur les iParis match
07 novembre 2015

Ben Carson, candidat à l’investiture républicaine pour la présidentielle américaine, accusé d’avoir menti sur sa jeunesse violente et sur une offre reçue par une prestigieuse école militaire, a maintenu ses propos et dénoncé une «chasse aux sorcières» contre lui.

Attaques fondées ou non ? L’avenir le dira. Toujours est-il que Ben Carson, le principal adversaire de Donal Trump en vue des primaires républicaines, selon les sondages * a été la cible d’accusations graves de la part de deux médias américains réputés sérieux : Politico et CNN. Le premier a affirmé vendredi que le neurochirurgien noir à la retraite avait prétendu avoir été reçu à l ‘une des plus prestigieuses écoles militaires des Etats-Unis –avant de choisir la filière médicale. L’histoire dit qu’il aurait obtenu son admission, assortie d’une bourse d’étude, après avoir dîné en mai 1969, à Detroit, avec le général William Westmoreland, devenu célèbre lors de la guerre du Vietnam. Or, l’institution n’a gardé aucune trace d’une acceptation dans ses rangs de Carson, ni même d’une candidature de celui-ci, a indiqué à Politico Theresa Brinkerhoff, porte-parole de l’académie militaire. Le site politique américain va plus loin : le général Westmoreland ne pouvait se trouver à Detroit au moment indiqué par Carson….

L’équipe de campagne du candidat a rejeté en bloc ses accusations. «Il n’a jamais déclaré avoir été admis ni même avoir candidaté» à West Point, a rétorqué Doug Watts, porte-parole de Carson, dans un communiqué publié par le site Daily Caller. Il a seulement dit, et le confirme, s’être vu proposer, à l’âge de 17 ans, une bourse d’étude par l’Académie de West Point. Suite à quoi Politico a quelque peu précisé ses propos : «Ben Carson a dit qu’il avait reçu une bourse d’études complète de West Point», ce qui «implique clairement», selon le site, une admission.

Des victimes imaginaires ?

Quant à CNN, elle a remis en cause le même jour les récits que le Dr Carson a fait, à plusieurs reprises, concernant les accès de colères auxquels il aurait dû faire face étant jeune. Dans plusieurs livres et discours, il a raconté plusieurs anecdotes qui ont surpris l’opinion, le chirurgien à la «voix douce», pour reprendre les mots de la chaîne américaine, étant réputé pour son flegme. Le petit Carson, qui a grandi dans un quartier défavorisé de Detroit, aurait notamment frappé un camarade de classe avec un cadenas ; mais aussi blessé avec une pierre un garçon ; ou encore menacé sa mère avec un marteau… De son côté, il affirme avoir été victime de «colères pathologiques», avant d’être «sauvé» par la religion. A l’âge de 14 ans, il aurait tenté de poignarder un garçon de son âge. Mais la lame de son couteau se serait cassée sur la boucle métallique de la ceinture de sa victime miraculée: une intervention divine, selon lui, qui l’a remis sur le droit chemin.

Problème : «neuf amis, camarades et voisins ayant grandi avec Carson ont déclaré à CNN n’avoir aucun souvenir de la colère ou de la violence que le candidat décrit.» En réponse à ces attaques, le médecin s’est dit outré de ce «tissu de mensonges qui veut faire croire qu’(il) men(t) sur (sa) propre vie.» «C’est lamentable, je pense que les médias tentent de détourner l’attention des sujets de débat importants de ce pays», a-t-il conclu lors d’une conférence de presse. Une fois n’est pas coutume, il a même perdu un peu de son calme olympien, interrompant un journaliste pour lui dire d’«arrête(r) de mentir», et dénonçant une «chasse aux sorcières».

* Ce samedi, la compilation réalisée par le site spécialisé RealClearPolitics le place même à la première place des intentions de vote (24,8%, contre 24,6% pour Trump).

Voir de même:

Monde
Ben Carson dans la tourmente sur son CV
ETATS-UNIS La vie du leader républicain des sondages est passée au microscope…
Philippe Berry
20 minutes

06.11.2015

C’est l’histoire d’un jeune Afro-Américain au tempérament violent, élevé dans la pauvreté par une mère célibataire, transformé par une intervention divine pour devenir un neurochirurgien brillant. La vie de Ben Carson semble tout droit sortie d’un film hollywoodien. Elle a même été portée à l’écran en 2009. Le problème pour le candidat républicain, qui fait la course en tête dans les sondages aux côtés de Donald Trump, c’est qu’il y a de gros doutes sur un épisode central de sa vie qu’il a mis en avant à de nombreuses reprises.

«Une offre informelle»
Dans son autobiographie, il raconte avoir reçu «une offre de bourse complète» pour rentrer à la prestigieuse académie militaire de West Point après ses excellentes notes au lycée. Mais il affirme l’avoir refusée pour choisir la médecine. Sauf qu’une enquête du site Politico montre qu’il n’y a aucune trace de cet épisode. Accusé d’avoir inventé l’histoire, Carson a tenté de s’expliquer dans une interview au New York Times: «Je ne me souviens plus des détails, mais on m’a dit qu’avec mes notes, je pourrais facilement obtenir une bourse pour West Point. C’était une offre informelle.»

Dans sa biographie, il écrit: «J’étais si fier. On m’a présenté le général Westmoreland, l’un des héros du Vietnam. J’ai dîné avec lui et ensuite, on m’a offert une bourse complète pour West Point». Sauf qu’il n’y a aucune trace de cet épisode du côté de l’administration de l’académie, et que ce soir-là, le général jouait au tennis à Washington.

Entrer à West Point est un processus compliqué. Il faut notamment être parrainé. Et il n’y a pas de bourse à proprement parler, l’éducation est gratuite en échange des années de service dans l’armée. Le seul qui pourrait confirmer sa version est le général, mais il est décédé.

Donald Trump au taquet
Il n’a pas fallu longtemps à Trump, qui se trouve au coude-à-coude avec Carson, pour réagir sur Twitter : « Ce n’est pas bon. Wow, l’un des nombreux mensonges de Ben Carson ! Grosse affaire. »

Ce n’est pas la première fois qu’un homme politique est accusé d’avoir enjolivé ou inventé une histoire. Mais pour Carson, qui fait de sa morale son argument principal, l’affaire prend de l’ampleur. CNN a enquêté sur son passé soi-disant violent et n’a trouvé personne pour confirmer des épisodes marquants. Carson affirme notamment qu’il a attaqué un ami avec un couteau, sa mère avec un marteau et qu’il a cassé le nez et les lunettes d’un camarade avec un caillou.

Acculé, Ben Carson a choisi d’attaquer les médias. Sur CNN (avant les révélations de Politico), il a dénoncé « des mensonges » et des « attaques pathétiques ». « Vous n’avez pas autant enquêté sur le passé de Barack Obama », accuse-t-il. Il aura l’occasion de s’expliquer mardi prochain, lors du prochain débat républicain.

Voir encore:

Présidentielle américaine : Ben Carson, l’improbable candidat républicain
À 64 ans, le plus improbable des candidats aux primaires se retrouve en tête des sondages avec 25 % des voix, au coude-à-coude avec Donald Trump. Portrait.
Hélène Vissière
Le Point
0/11/2015

Cet homme est une mine d’or pour les médias. Il y a d’abord ses perles. Obamacare, la réforme de la santé, est « la pire chose qui soit arrivée dans cette nation depuis l’esclavage ». Si les Juifs avaient été armés en Allemagne, ils auraient pu tenir tête aux nazis et éviter l’Holocauste. La preuve que l’homosexualité est un choix, c’est que « beaucoup d’hétéros qui sont emprisonnés ressortent de prison gays ». Pour défendre le port d’arme, il est allé jusqu’à clamer : « Sans aucun doute, la violence absurde est affreuse, mais je n’ai jamais vu un corps criblé de balles qui soit plus dévastateur que de supprimer le droit d’être armé. » Et tout récemment, il a expliqué que les pyramides ont été construites par Joseph, le fils de Jacob, pour servir de silo et stocker le grain. Ce qui a enchanté la twittosphère qui a multiplié les parodies : « Le Taj Mahal a été construit à l’origine pour être un terrain de handball », se moque un tweet.

Tu changes la radio ? Coup de couteau !
Apparemment, les étranges déclarations de Ben Carson, le neurochirurgien noir à la retraite, ne choquent pas l’électorat républicain. En effet, à 64 ans, le plus improbable des candidats aux primaires se retrouve en tête des sondages avec près de 25 % des voix, au coude-à-coude avec Donald Trump. Il est aussi celui qui a collecté le plus de fonds au dernier trimestre. Il est particulièrement populaire auprès de l’aile conservatrice religieuse du parti, qui adore sa biographie exemplaire. Ben Carson est issu d’une famille très pauvre de Détroit. Sa mère illettrée s’est mariée à 13 ans, mais divorce lorsqu’elle découvre que son mari, un pasteur baptiste qui deviendra ouvrier chez Cadillac, a déjà une autre famille. Le petit Ben raconte dans un de ses livres qu’il a un tempérament violent. Il a essayé de frapper sa mère avec un marteau, et, à 15 ans, a tenté de poignarder un ami parce qu’il avait changé la station de radio, mais la lame a heureusement heurté sa boucle de ceinture. Ben Carson se met alors à lire la Bible, découvre Dieu et, comme il l’écrit, « n’a plus jamais eu un problème de comportement ».

Élève brillant, il intègre Yale puis l’Université de médecine du Michigan et devient à 33 ans directeur du Centre de neurochirurgie pédiatrique à l’hôpital John Hopkins dans le Maryland. Il est célèbre notamment pour avoir séparé des jumeaux reliés par le crâne. Il en profite pour écrire six livres qui racontent son succès, faire des conférences et il a même fait l’objet d’une série télé sur sa vie. À part cette belle histoire de rédemption, ses partisans aiment beaucoup ses manières calmes et posées, à l’inverse du bravache Trump, autre outsider trublion qui insulte tout le monde. Ils apprécient aussi le fait que Carson ne soit pas un politicien de carrière. Et s’il n’a aucune expérience politique, ce n’est pas un handicap, comme il le dit dans un tweet merveilleux : « Les gens qui ont construit l’arche de Noé étaient des amateurs et ceux qui ont construit le Titanic étaient des professionnels. » Contrairement à Donald Trump, il est très pratiquant. Ce père de famille de trois enfants est adventiste du Septième Jour, une dénomination protestante qui célèbre le Sabbat et encourage ses fidèles à manger végétarien.

Chat sur Facebook
Ben Carson mène une campagne peu conventionnelle. Il interrompt ses meetings électoraux pendant plusieurs jours pour aller faire la promotion de son nouveau livre. Au lieu de s’entraîner avec un ou deux conseillers pour le débat télévisé, il a fait un questions-réponses avec un groupe d’électeurs. Il tchatte sur Facebook et se rend dans des temples et des cliniques plutôt que dans des cafés comme les autres candidats. Et il vient de lancer une pub radio avec un rappeur qui entremêle sa chanson d’extraits de discours. Il espère ainsi toucher une partie de l’électorat noir, en majorité démocrate.

Son ascension dans les sondages laisse analystes et médias dubitatifs. Même Donald Trump, qui a toujours réponse à tout, a avoué récemment « je ne sais pas ce qui se passe » lorsque Carson lui est passé devant dans l’Iowa. Le magnat de l’immobilier multiplie les piques en l’accusant de manquer de vigueur. Et c’est vrai qu’en débat, Carson est totalement soporifique. Outre ses gaffes incessantes, il semble aussi assez ignorant. Il a confondu le budget et le plafond de la dette. Sur Facebook, il affirme que comme lui « chaque signataire de la Déclaration d’indépendance n’avait aucune expérience d’élu », ce qui est faux. Benjamin Franklin, Thomas Jefferson et John Adams ont occupé des fonctions électives. Il rejette l’idée que l’activité industrielle provoque le réchauffement climatique et a déclaré en bon scientifique qu’il « va toujours y avoir soit un refroidissement soit un réchauffement ». Sans parler de ses positions fluctuantes sur les impôts, l’avortement…

Des liens étranges avec une société

Longtemps les médias l’ont un peu ignoré, jugeant l’individu trop bizarre. Mais sa remontée spectaculaire dans les sondages a changé la donne. Ces jours-ci, plusieurs articles ont montré qu’il avait tendance à enjoliver sa biographie. Il n’a cessé par exemple de répéter qu’au lycée, après une rencontre avec le général Westmoreland, il avait reçu une offre de bourse pour West Point, la prestigieuse école militaire, mais qu’il l’avait refusée car il voulait être médecin. En fait, après une enquête du journal Politico, il a reconnu qu’il n’avait pas reçu d’offre et n’a même pas postulé. Le même jour, le Wall Street Journal a mis en doute d’autres anecdotes comme celle où Carson prétend que pendant des émeutes raciales au lycée, il a protégé des étudiants blancs. Quant à CNN, elle n’a trouvé personne parmi ses copains qui se souviennent de son comportement violent et Carson a reconnu qu’il avait changé le nom de l’ami qu’il avait poignardé.

Les médias ont aussi mis au jour ses relations étroites avec Mannatech, une firme de compléments alimentaires. Il a fait des conférences à plusieurs de leurs manifestations, est apparu dans des vidéos promotionnelles, a figuré sur leur site internet et a dit que l’entreprise avait fourni de l’argent à son hôpital… Mais lors d’un des débats télévisés, il a clamé haut et fort qu’il n’avait aucun lien avec eux. Ce week-end, le chirurgien habituellement imperturbable s’est rebiffé et a attaqué violemment les journalistes, qui, selon lui, essaient de le traîner dans la boue parce qu’il constitue une menace « au mouvement progressiste laïque dans ce pays ». Est-ce que ces révélations successives vont nuire à sa popularité ? Pas sûr, car ses partisans sont farouchement loyaux et méprisent les médias. Mais s’il a des chances de remporter l’Iowa, le premier État des primaires dominé par la droite évangélique, en revanche, il aura plus de mal à s’imposer ailleurs, surtout si l’avalanche de révélations se poursuit.

Voir de plus:

Pour le candidat républicain Ben Carson, la Shoah aurait pu être évitée si les juifs avaient eu des armes
Repéré par Claire Levenson

Slate
09.10.2015
Le candidat à l’investiture républicaine multiplie les déclarations sur le droit de posséder des armes après la fusillade dans l’Oregon.

Après la fusillade qui a fait neuf morts le 1er octobre à Roseburg dans l’Oregon, le candidat aux primaires républicaines Ben Carson a fait plusieurs déclarations incendiaires. Quelques jours après la tuerie, il avait écrit sur Facebook:

«Il n’y a aucun doute que cette violence est terrible, mais je n’ai jamais vu un corps criblé de balles qui soit plus dévastateur que le fait de nous retirer le droit à porter des armes.»

Carson, un neurochirurgien à la retraite pour l’heure crédité de 17% des intentions de vote –ce qui le place en deuxième position après Donald Trump– a aussi dit que s’il se retrouvait face à un tireur, il ne se laisserait pas faire:

«Je ne le laisserais pas me tirer dessus. Je dirais: “Eh les gars, il faut tous qu’on l’attaque.” Peut-être qu’il peut me tirer dessus, mais il ne peut pas tous nous avoir.»

Point Godwin
Ces déclarations ont beaucoup choqué, ce qui n’a pas empêché le candidat républicain d’en rajouter hier sur CNN, où il a expliqué que si les juifs avaient eu des armes, la Shoah n’aurait pas eu lieu. Pendant l’interview, le journaliste Wolf Blitzer a cité un extrait du livre que vient de publier Carson («A More Perfect Union»):

«Les citoyens allemands ont été désarmés par leur gouvernement à la fin des années 1930, et au milieu des années 1940, le régime de Hitler avait massacré six millions de juifs et de nombreuses autres personnes considérées comme inférieures… En confisquant les armes et en diffusant de la propagande mensongère, les nazis ont pu mettre à exécution leur intentions meurtrières en rencontrant assez peu de résistance.»
Le journaliste a demandé à Carson de clarifier son propos, et celui-ci a déclaré:

«Je pense que la probabilité qu’Hitler atteigne ses buts aurait été fortement diminuée si les gens avaient été armés. Je vous dis qu’il y a bien une raison pour laquelle les dictateurs confisquent d’abord les armes.»

Dire que le port des armes aurait pu empêcher le totalitarisme nazi est une vieille tradition de l’ultradroite américaine, et par extension, tous ceux qui défendent le contrôle des armes sont associés à des nazis. Après la tuerie de l’école élémentaire de Sandy Hook en 2012, le site conservateur Drudge Report avait illustré un article sur les décrets présidentiels d’Obama sur le contrôle des armes à feu avec une image d’Hitler et de Staline.

La même année, le président de la NRA David Keene avait comparé le gouverneneur de New York Andrew Cuomo à Hitler parce qu’il voulait faire passer des réformes sur les armes à feu.

«Les gens qui connaissent l’histoire, pas juste en Allemagne mais ailleurs, regardent l’histoire et disent qu’on ne peut pas laisser ce genre de choses arriver ici», avait-il dit.

Les historiens contestent ces théories. Comme l’expliquait l’Anti-Defamation League, une association de lutte contre l’antisémitisme: «un petit nombre d’armes aux mains des juifs allemands qui étaient restés en Allemagne en 1938 (environ 214.000) n’aurait absolument pas pu arrêter le pouvoir totalitaire de l’Etat nazi».

Ce qui n’empêche pas la droite dure américaine de constamment présenter le port d’armes comme le seul rempart contre la tyrannie et le totalitarisme.

Voir de même:

Ben Carson, de la success-story à la course à l’investiture républicaine
Gilles Paris (Washington, correspondant)
Le Monde
04.05.2015

Avant le 7 février 2013, Ben Carson était une illustration presque consensuelle du rêve américain. Né en 1951 à Detroit (Michigan) au sein d’une famille modeste, cet Afro-Américain avait poursuivi une carrière météorite jusqu’à devenir l’un des neurochirurgiens vedettes du pays, rattaché au très huppé John Hopkins Hospital de Baltimore (Maryland). Cette trajectoire empreinte de religiosité (il est le fils d’un pasteur de l’Eglise adventiste du septième jour, une chapelle du protestantisme constituée aux Etats-Unis) avait d’ailleurs nourri plusieurs best-sellers et une pluie de décorations et de récompenses, dont la Presidential Medal of Freedom, la plus haute distinction pour les civils, accordée en 2008 par le président George W. Bush.

Principal orateur d’un rendez-vous annuel de Washington, le National Prayer Breakfast, M. Carson avait exécuté ce 7 février 2013, en moins d’une demi-heure, la politique du président démocrate Barack Obama, assis à la tribune à moins de deux mètres de lui. Une attaque en règle qui lui avait valu les louanges de la presse conservatrice et alimenté les interrogations sur d’éventuelles ambitions politiques, d’autant qu’il avait annoncé un mois plus tard sa décision de mettre un terme à sa carrière professionnelle. L’annonce de sa candidature à l’investiture républicaine, qui devait être formalisée dans sa ville natale lundi 4 mai, constitue l’épilogue attendu de cette offensive.

Soutien du Tea Party
Franc-tireur, Ben Carson se lance dans la course à la présidentielle de 2016 sans expérience ni soutien en dehors des cercles très conservateurs et souvent proches des Tea Party, que ses livres et ses interventions médiatiques ont fédérés. Sa démarche à cet égard est très proche de celle d’un autre Afro-Américain, Herman Cain, brillant homme d’affaires issu, lui aussi, d’une famille modeste et qui avait professé pendant les premiers mois des primaires républicaines un mélange de libéralisme économique et de conservatisme social avant que son amateurisme et surtout d’embarrassantes accusations de harcèlement sexuel mettent un terme à ses ambitions.

Conservateur, Ben Carson l’est jusqu’à la caricature lorsqu’il s’agit notamment d’homosexualité, qu’il associe à la bestialité, ou de la réforme de santé de M. Obama, qualifiée de pire fléau pour les Etats-Unis depuis l’esclavage. Mais c’est précisément ses positions éloignées du consensus qui lui valent de figurer à la hauteur des candidats déjà déclarés à l’investiture, comme les sénateurs Rand Paul (Kentucky) et Ted Cruz (Texas) dans les sondages mesurant les intentions de vote. Un rang flatteur compte tenu de la modestie de ses lettres de créances politiques, même si le rôle d’iconoclaste ne garantit pas contre les chausse-trappes d’une campagne. Bien au contraire.

Voir enfin:

Ben Carson : l’Obama républicain ?

Guillaume Lagane
Le Figaro
17/09/2015

FIGAROVOX/OPINION – Ben Carson peut-il devenir le candidat du parti républicain aux élections de 2016 ? La question se pose au moment où cet ancien chirurgien rivalise, dans les sondages, avec le favori du moment, le milliardaire Donald Trump. L’analyse de Guillaume Lagane.

Guillaume Lagane est maître de conférence à Sciences-Po Paris.

Ben Carson a des atouts. Né dans la pauvreté à Detroit, il est entré à Yale avant d’embrasser une carrière médicale qui l’a mené à la célébrité: il est le premier à séparer des jumeaux reliés par la tête en 1987, une success story typique du rêve américain. Seul noir dans la compétition pour l’investiture républicaine, il peut, sans risque d’être taxé de racisme, critiquer le président Obama dont la réforme de la santé est, dit-il, «la pire chose depuis l’esclavage».

Très conservateur, marié et père de trois enfants, il plaît à la frange Tea Party de la droite américaine. Ses convictions sont ancrées dans sa foi religieuse, celle des adventistes du septième jour. Violent dans sa jeunesse, Carson a calmé son tempérament par une lecture assidue du Livre des Proverbes. L’austérité de cette église protestante, dont les membres ne travaillent pas le samedi et prônent une alimentation équilibrée (William Kellog, fabriquant de céréales au petit déjeuner, était adventiste), plaisent à la frange évangélique du parti, un peu dubitative devant la vie amoureuse agitée de Donald Trump.

Le parti républicain est contraint de naviguer entre une ligne de fermeté en matière d’immigration (mexicaine pour l’essentiel) et soutien au libéralisme économique malgré les critiques contre le libre-échange, qui favoriserait la Chine.

En même temps, la candidature de Carson est encore fragile. Il a en effet en face de lui un formidable concurrent en la personne de Donald Trump, très connu, très riche et dont les propos populistes, sur l’immigration ou le déclin de l’Amérique, plaisent beaucoup à la base du parti républicain. Carson pourrait séduire les élites du parti, effrayées par la perspective d’une candidature Trump, qui ferait fuir les électeurs centristes. Mais, dans cette portion de l’électorat, il doit faire face à des adversaires coriaces, au premier chef Jeb Bush, plus modéré, mieux formé du fait de son passé de gouverneur, et soutenu par les vastes réseaux du clan familial.

Les primaires sont une compétition sans pitié, où la roche tarpéienne n’est jamais loin du Capitole. En 2012, un autre Noir, Herman Cain, avait connu un moment de gloire. Tout aussi conservateur, il s’appuyait sur sa réussite professionnelle après avoir dirigé une chaîne de pizzerias, la Pizza du Parrain (dont la devise était: «la pizza que vous ne pouvez pas refuser»). Mais ses errements en politique étrangère – il évoquait l’Ouz béki béki stan – et la révélation de ses infidélités conjugales l’avaient ensuite ramené dans les profondeurs du classement.

Reste que, pour le parti républicain, le choix d’un candidat est de plus en plus complexe. D’un côté, la base du parti est de plus en plus radicalisée et semble parfois tentée par l’abstention ou le vote pour un tiers parti (en 1992, la défaite de George Bush tenait beaucoup à la candidature de l’indépendant Ross Perot). Or, il est impossible de gagner sans mobiliser le cœur de cet électorat républicain. De l’autre, la victoire à l’élection présidentielle suppose de plaire à une portion plus modérée et centriste de l’électorat, en particulier les minorités ethniques, de plus en plus nombreuses (en 2042, les blancs seront minoritaires aux Etats-Unis).

Le parti est donc contraint de naviguer entre une ligne de fermeté en matière d’immigration (mexicaine pour l’essentiel) et soutien au libéralisme économique malgré les critiques contre le libre-échange, qui favoriserait la Chine. Une stratégie d’équilibre subtile, qui n’est pas sans rappeler celle de Nicolas Sarkozy, entre radicalisation de l’électorat et propositions réalistes, à la tête… des Républicains français.

Voir enfin:

Ben Carson : le deuxième président noir des Etats-Unis ?Jonathan Mann
Le Figaro

11/11/2015
FIGAROVOX/ANALYSE – Le journaliste de CNN, Jonathan Mann a suivi le dernier débat de la primaire du parti républicain. Il compare l’ascension de Ben Carson à celle de Barack Obama.


Jonathan Mann , journaliste et présentateur de «Political Mann» sur CNN International


L’histoire se répète et parfois très rapidement. Il a fallu plus de 200 ans aux États-Unis pour élire son premier président afro-américain. Des millions d’électeurs pensent désormais élire, sans grande explication, un autre afro-américain pour lui succéder.

Le candidat républicain Ben Carson, un neurochirurgien retraité sans aucune expérience politique, est en tête des récents sondages, un conservateur chrétien qui prêche le bien-fondé d’un gouvernement de taille réduite, de l’autonomie et de la foi.

«J’adore voir les gens venir vers moi pour me dire, ‘mais vous n’avez jamais occupé une fonction publique, vous ne savez pas ce qu’il faut faire’,» murmure Carson. «Mais permettez-moi de vous dire quelque chose. L’Arche a été construite par des amateurs. Le Titanic par des experts.»

À mesure que les navires progressent, Carson a le vent en poupe.

Il est passé du milieu de la myriade des candidats républicains pour se situer à la deuxième place à quelques encablures du milliardaire Donald Trump. Dans plus d’un sondage, la différence entre les deux candidats relève d’une marge d’erreur statistique, ce qui signifie que les résultats sont extrêmement serrés. Mais les chiffres de Trump sont stables alors que ceux de Carson ont augmenté.

La comparaison la plus intéressante est à faire avec Barack Obama. Pour ce qui est de leurs instincts politiques, ils se situent aux antipodes l’un de l’autre – mais il existe un parallèle frappant au sujet de leur passé.

Obama, 54 ans, et Carson, 64 ans, ont été élevés par des mères volontaires après que leurs pères les ont abandonnés.

Dans l’autobiographie de Carson, l’un des huit livres qu’il a écrit, nous apprenons que sa mère faisait partie d’une famille de 25 enfants et qu’elle s’était mariée à l’âge de 13 ans. Elle a eu deux enfants avant de découvrir que son mari était bigame, puis elle éleva seule ses fils.

Carson décrit sa mère comme une femme presque analphabète, mais il a étudié d’arrache-pied pour s’inscrire à la prestigieuse Université de Yale et devint un célèbre neurochirurgien pédiatrique. Parmi ses patients, on peut citer des frères siamois attachés par la tête. Carson fut le premier neurochirurgien à avoir séparé avec succès des frères siamois.

Carson sera parmi les candidats lors du prochain débat républicain. Nous sommes mardi soir aux États-Unis, il est très tôt mercredi matin en Europe, et ce débat vaut la peine d’être regardé uniquement pour Carson. Il parle d’une voix douce et choisit ses mots avec attention, mais il dit des choses étonnantes.

Il a nommé le nouveau régime d’assurance-maladie américain, connu sous le nom Obamacare, «la pire chose qui soit arrivée dans ce pays depuis l’esclavage.»

Carson insiste pour dire qu’il veut que tous les Américains aient accès aux soins de santé, mais sans l’intervention de l’État, qui, selon lui, donne au gouvernement le pouvoir de vie ou de mort sur ses citoyens.

Quelle que soit la politique qu’il a à l’esprit, la comparaison avec l’esclavage était incroyable venant d’un Afro-Américain, en particulier de la part de quelqu’un qui a rarement évoqué la notion de race au cours de sa campagne.

Cela peut s’avérer être l’une des grandes surprises de la candidature de Carson. Contrairement à la campagne électorale d’Obama il y a huit ans, personne ne semble prêter beaucoup d’attention à la couleur de sa peau.

Obama a fait de l’idée, jusque-là impensable et selon laquelle un homme noir occuperait la Maison Blanche, un fait banal et familier.

Ron Brownstein, analyste politique sur CNN, déclare que Carson a également des qualités plus intéressantes, pour les chrétiens évangéliques qui constituent un bloc d’électeurs très influents dans le parti républicain: il parle souvent de religion de manière très ouverte.

«Il tire davantage profit de sa foi que de sa race. Cela dit, une question ouverte demeure à savoir si Carson se verra imposer des limites chez les électeurs républicains blancs, en particulier dans le Sud, s’il demeure une option viable à une étape avancée dans le processus électoral.»

Entre-temps, le médecin est toujours dans la course et le pronostic est prometteur.

Voir par ailleurs:

UNE LECTURE DE BOURDIEU
Alain Accordo

Initiation à la sociologie
L’illusionisme social
CHAPITRE 6

Les stratégies

Le terme de «stratégie» exprime habituellement (conformément à son origine militaire) l’idée d’un plan réfléchi, d’un calcul rationnel mettant explicitement en rapport des objectifs définis et des moyens précis pour atteindre ces objectifs.

Si l’on s’en tenait à cette définition usuelle de la stratégie, il faudrait logiquement en déduire que toutes les stratégies par lesquelles un agent cherche à accroître son capital, en s’appropriant les profits spécifiques que produit l’activité d’un champ, sont des calculs délibérés et totalement conscients. En fait, d’un point de vue psychosociologique, il faut donner une autre acception au terme de stratégie. Non pas que les agents sociaux ne fassent jamais de calculs, de plans explicites et mûrement réfléchis. Mais cela ne constitue qu’une partie, et pas la plus grande, de nos pratiques. Comme nous l’avons déjà dit, grâce à notre habitus, à notre système complexe et transposable de prédispositions durables, nous possédons tout un potentiel de pratiques adaptées d’avance à un grand nombre de situations capables de nous assurer un rendement satisfaisant de nos investissements en capital dans tel ou tel champ. En somme, l’habitus est un opérateur de calcul inconscient qui nous permet de nous orienter correctement dans l’espace social sans avoir besoin d’y réfléchir. Les actions pédagogiques multiples auxquelles nous sommes soumis nous permettent d’acquérir les compétences indispensables pour tenir convenablement notre place dans le jeu social (1). Mais à la différence des rôles de théâtre, les rôles sociaux ne sont pas appris par cœur dans les moindres détails. Ce sont des rôles largement improvisés à partir du canevas constitué par la rencontre entre notre habitus et la situation concrète dans laquelle nous nous trouvons. Il suffit d’avoir bien intériorisé les règles du jeu, la logique du champ, pour jouer correctement et ramasser les gains correspondant à nos mises, c’est-à-dire à nos investissements. On peut dire à cet égard que tout agent possède un certain niveau de maîtrise de la pratique dans laquelle il est engagé. Mais il doit être bien clair que cette maîtrise est d’abord essentiellement une maîtrise pratique de la pratique, c’est-à-dire une aptitude à adopter les stratégies conformes (à la logique du champ, à la position occupée dans le système) sans le secours de la pensée réfléchie et explicite. Il y a ainsi une foule innombrable de choses que nous savons faire parce que nous avons appris à les faire, et au sujet desquelles nous n’avons jamais eu à nous interroger. Pourquoi faire ceci plutôt que cela, pourquoi le faire ainsi et pas autrement, comment pourrait-on faire autrement, pourquoi faire cela plutôt que rien du tout, etc. ? Ces questions ne nous ont jamais effleurés. Et on le comprend bien. S’il fallait en effet réfléchir au moindre de nos actes, à la moindre parole, à la moindre réaction, nous serions bien embarrassés et bien limités dans nos comportements. Tant que nos pratiques spontanées sont adaptées noui n’avons pas de raison majeure d’y réfléchir. En revanche lorsqu’une situation nouvelle exige une réponse qui n’est pas déjà inscrite dam notre habitus, nous sommes bien obligés de réfléchir au problème qui se pose. C’est alors que nous quittons le plan du vécu, celui de la maîtrise pratique de la pratique, pour nous situer au plan du conçu, celui de la maîtrise symbolique de la pratique. Maîtriser symboliquement la pratique c’est devenir capable d’engendrer des pratiques non spontanées qui obéissent à des règles explicites, à des raisonnements formels. Ce sont les insuffisances, les lacunes, les échecs de la maîtrise pratique de la pratique qui suscitent le passage à la maîtrise symbolique et rationalisée. Autrement dit c’est là où les stratégies inconscientes et automatiques d’ l’habitus sont mises en échec qu’il faut leur substituer des stratégies; conscientes et délibérées. Ainsi toutes nos pratiques peuvent se distribuer à des degrés divers entre deux pôles opposés : à une extrémité les pratiques qui nous donnent le sentiment d’agir de façon totalement libre parce qu’elles sont en fait commandées par une logique qui nous échappe, celle de l’habitus, à l’autre extrémité les pratiques consciemment et expressément réglées, codifiées par des règles grammaticales, techniques, morales, juridiques, etc. D’un côté des pratiques qui vont de soi, tellement évidentes qu’on n’a pas besoin de les expliquer ou de les justifier. De l’autre des pratiques que seule la raison et la règle peuvent imposer. Par exemple pour un enfant élevé dans une cité ouvrière la pratique langagière spontanée consiste à parler le français comme on le parle dans son milieu, dans sa bande, dans sa famille. Cela ne lui pose aucun problème tant qu’il s’agit de communiquer avec ses parents ou ses copains. Mais à l’école ses stratégies de communication automatiques sont mises en échec par la nécessité de parler et écrire une langue académique qui est pour lui presque l’équivalent d’une langue étrangère. Et comme son habitus linguistique est incapable de lui faire maîtriser spontanément cette langue scolaire, l’enfant est obligé de fournir des efforts considérables et parfois insurmontables pour maîtriser une nouvelle stratégie conforme aux impératifs de la logique scolaire.

Cet exemple nous permet d’ailleurs de souligner au passage à quel point la rencontre avec des situations nouvelles, des milieux nouveaux, des mœurs nouvelles, des univers sociaux différents est propice à la prise de conscience par les agents du caractère arbitraire du système de croyances et de mœurs dont ils avaient jusque-là la maîtrise pratique. Tant que je n’ai pas rencontré de pratiques différentes des miennes je peux m’imaginer que mes pratiques sont nécessaires, c’est-à-dire qu’elles sont «naturelles» et ne peuvent pas être autres que ce qu’elles sont. Je peux continuer à croire que ma façon de parler ou de manger, de me réjouir ou de m’attrister, de travailler ou de me divertir, d’aimer ou d’envisager le temps et l’espace, que tout cela est évident, normal, inévitable. Jusqu’au jour où, me trouvant dans des conditions objectives nouvelles, mon habitus continue à fournir des réponses spontanées manifestement désaccordées par rapport aux conditions nouvelles. Il est temps alors de réfléchir et de remplacer, si possible, la stratégie automatique par la stratégie rationnelle, qui finira peut-être par tomber elle-même, à la longue, au rang de stratégie automatique, puisque, comme nous l’avons vu un peu plus haut, l’habitus ne cesse de subir et d’intégrer les effets pédagogiques de l’expérience.

Ce n’est donc pas par hasard que les agents obtiennent les résultats qu’ils obtiennent. Qu’il s’agisse de métier, de salaire, d’établissement scolaire, de diplôme, de résidence, de vacances, de mariage, d’activités culturelles ou sportives, etc., tout se passe comme si la maîtrise pratique des agents leur permettait de connaître intuitivement les probabilités objectives d’appropriation de telle ou telle variété de capital. La maîtrise pratique du champ se traduit chez l’agent par des attentes, des espérances subjectives en concordance avec la position occupée (et avec la trajectoire suivie jusque-là). Les aspirations sont spontanément ajustées au capital possédé, de telle sorte que les agents n’obtiennent rien qu’ils n’aient raisonnablement voulu et ne veulent raisonnablement que ce qu’ils peuvent obtenir. Il peut paraître surprenant de voir à quel point les agents savent se limiter et s’accommoder de ce que les conditions objectives les autorisent à revendiquer et de ce qu’elles leur refusent. Le vieil adage légué par les anciens («cordonnier, ne regarde pas plus haut que la chaussure») semble être la règle de l’immense majorité des agents. Sans avoir le sentiment de se contraindre, de s’imposer un renoncement, chacun est conduit à adopter la stratégie compatible avec sa position dans le champ. Cela ne signifie pas que les agents s’abstiennent de nourrir des aspirations ou de formuler des revendications ; cela signifie seulement que ces aspirations et ces revendications sont dans l’ensemble «convenables», «raisonnables», non exorbitantes par rapport à la position occupée, et que sans effort particulier les agents évitent d’avoir «les yeux plus gros que le ventre», ou de vouloir «péter plus haut que leur derrière», ou de «vouloir décrocher la lune», conformément au «bon sens», c’est-à-dire au sens pratique qui leur a été inculqué.

Si les agents s’accommodent aussi facilement des limitations de leur condition, c’est évidemment parce que ces limitations sont inscrites dans leur habitus et que celui-ci ne leur dicte en conséquence que des choix socialement acceptables. Les agents vivent ces choix comme l’expression même de leur volonté personnelle, et ils n’ont absolument pas conscience que tout choix est en même temps une censure, un refoulement, la négation de toutes les autres possibilités. Le choix est vécu positivement comme une réalisation effective, un accomplissement, et non pas négativement comme une impossibilité de faire autrement, comme une mutilation. Bref, chacun a appris à faire de nécessité vertu. Semblables au renard de la fable qui ne pouvant atteindre les raisins d’une treille trop haute décrète que ces raisins après tout «sont verts et bons pour des goujats», transformant ainsi son échec en marque de dédain et de supériorité, nous excellons habituellement à tourner à notre avantage et à percevoir comme des vertus les nécessités qui nous sont imposées par la position objective que nous occupons. On peut, de ce point de vue, dire que les goûts sont le produit de l’intériorisation de la nécessité. Plus exactement ils sont le produit incorporé et naturalisé de conditions sociales d’existence qui se définissent par leur distance à la nécessité (et tout d’abord à la forme la plus contraignante de la nécessité : la nécessité économique). La distance à la nécessité et donc le degré de liberté dans le choix sont évidemment plus grands pour les agents pourvus d’un capital important que pour ceux qui en sont dépourvus. On aime forcément la viande de porc et les haricots secs quand on ne peut pas s’offrir du bifteck et des haricots verts frais. Pascal faisait à juste raison remarquer que personne n’est malheureux de n’être pas roi, sauf un roi dépossédé de son pouvoir parce que justement la condition normale d’un roi est de continuer à régner. De même personne n’est malheureux de n’avoir qu’une seule bouche alors que tout le monde se lamenterait de n’avoir qu’un œil. Faire de nécessité vertu c’est avoir appris à refuser nous-mêmes ce que la société nous refuse, à assumer sans réticence le destin social le plus probable qui nous est réservé et à nous réconcilier avec l’inévitable, comme un spectateur de music-hall qui croit sincèrement avoir lui-même choisi dans le paquet que lui présente le prestidigitateur la «carte forcée» que celui-ci l’a en réalité obligé à prendre. Qu’il s’agisse d’épouser un ouvrier spécialisé ou un P.D.G., de préparer un D.U.T. d’électronique ou une agrégation de médecine, d’habiter une cité-dortoir ou un quartier résidentiel, de boire du gros rouge ou des grands crus à tous les repas, chacun a le sentiment qu’il fait ce qu’il doit, qu’il a ce qui lui est dû. En d’autres termes l’ordre établi n’est pas seulement un ordre établi à l’extérieur de nous-mêmes. C’est aussi et surtout un ordre établi en nous-mêmes, et qui se reproduira d’autant mieux à l’extérieur qu’il est plus profondément enraciné à l’intérieur.

Et pourtant, malgré ces pesanteurs du système, malgré cette inertie de l’habitus, la réalité bouge, et finit par changer. Il importe à cet égard de préciser qu’il n’y a pas à opposer mécaniquement la stabilité et le mouvement des structures sociales parce qu’en fait, c’est la même logique qui entraîne la reproduction des structures et leur transformation. L’accumulation des différentes espèces de capital modifie le rapport des forces sociales, en modifiant les conditions objectives d’existence. Par exemple au XIXe siècle, l’accumulation capitaliste a entraîné la prolétarisation des masses paysannes, la massification industrielle urbaine, l’accroissement du niveau moyen d’instruction des travailleurs, etc. D’où inévitablement l’apparition d’un nouvel habitus de classe : l’habitus ouvrier avec ses aspirations, ses revendications spécifiques ; habitus qui lui-même a continué à évoluer avec les transformations du système industriel capitaliste. Ces transformations ont aussi entraîné le développement de couches et de catégories nouvelles de travailleurs (par exemple les «cols blancs», les employés, etc.), elles-mêmes porteuses de revendications, de besoins. Si les revendications et les besoins qui apparaissent à mesure que le capital s’accumule étaient normalement satisfaits, chacun y trouverait son compte et la stabilité serait assurée. Mais la logique de l’appropriation du capital par les dominants qui tend vers la monopolisation fait que des aspirations légitimes ne sont pas satisfaites. On ne peut pas à la fois tendre à monopoliser le capital et le répartir équitablement en fonction des besoins réels. D’où des frustrations, du malaise, du mécontentement, des luttes pour modifier les choses. Et ainsi, d’une génération à l’autre, l’habitus se transforme en intégrant des dimensions nouvelles et des aspirations contradictoires à la fois au changement et au maintien de l’ordre existant. Par exemple, les couches moyennes sont partagées entre le désir de faire tomber les barrières qui les séparent de la bourgeoisie dominante et la crainte de voir tomber les barrières qui les séparent des classes populaires. Dans les classes populaires elles-mêmes on est loin de voir régner uniformément, tant s’en faut, des aspirations révolutionnaires. Les militants révolutionnaires savent combien il est difficile de mobiliser les travailleurs les plus exploités, les plus démunis. En effet, le comble de la dépossession c’est d’être aussi dépossédé de la capacité de réfléchir à la dépossession dont on est victime et de ne pas pouvoir prendre conscience qu’il est possible de se battre pour mettre fin à cette dépossession.

Ainsi donc la reproduction des structures sociales n’exclut pas mais au contraire implique une certaine dose de changement inévitable. Il n’y a pas reproduction stricte, étroite, des structures (au sens où on l’entend quand on parle de la copie fidèle d’un original), mais reproduction élargie, qui à terme engendre des rapports nouveaux. (Que l’on songe par exemple à la façon dont les rapports économiques capitalistes se sont lentement constitués au sein même de la société féodale qui s’est pourtant «reproduite» pendant des siècles tout en se transformant progressivement).

Il n’est donc pas contradictoire avec l’affirmation que les choses peuvent changer, de dire qu’elles ne changent pas vite et que la cause de cette lenteur c’est, entre autres causes, l’inertie des habitus qui conduit les agents à se comporter pour une large part en reproducteurs sociaux (et cela est vrai même pour les agents qui au plan politique adoptent des positions révolutionnaires).

Pour être tout à fait rigoureux, il faudrait préciser que la disposition à faire de nécessité vertu, à se censurer et à renoncer à ce à quoi on n’a pas droit, est elle-même une disposition qui s’acquiert et se renforce avec les enseignements de l’expérience.

Les nouveaux entrants dans un champ, c’est-à-dire le plus souvent les agents les plus jeunes, n’ont pas encore entièrement intériorisé la logique de fonctionnement du champ. N’étant pas, par définition, pourvus d’un important capital spécifique, ils peuvent se permettre toutes les ambitions. Celles-ci ne coûtent rien, et tous les espoirs sont permis quand on n’a rien à perdre et tout à gagner. C’est pourquoi les nouveaux entrants se comportent généralement en prétendants à la domination dans le champ. (Nous verrons un peu plus loin que tous les prétendants n’adoptent pas les mêmes stratégies d’accès aux positions de pouvoir.) En fait toutes les prétentions (aspirations préexistant aux moyens de se satisfaire) ne seront pas satisfaites. Bien des prétendants comprendront, plus ou moins rapidement, qu’ils ont visé trop haut, qu’ils n’avaient pas «les pieds sur terre», et qu’il faut savoir «mesurer ses forces». La répétition de ces désillusions, l’accumulation de ces échecs, grands et petits, dans un champ, dans un autre, puis dans un autre encore, exercent une action pédagogique considérable sur les agents qui intériorisent ainsi, un peu mieux à chaque déception, sous forme d’un habitus toujours mieux structuré, ce fameux «sens des réalités», ce sens du placement (au double sens de place dans le jeu et d’investissement rentable) qui fait que chacun se réconcilie avec sa condition et finit par «faire son deuil» de tout ce que sa condition lui interdit d’espérer. Mais à la différence du deuil qu’on prend à la mort d’un être cher, le deuil de nos espérances n’engendre pas le chagrin parce que le désenchantement vient progressivement et que d’ailleurs on ne peut pas pleurer la mort d’espérances qui n’ont pas eu le temps de vivre puisque, à mesure que nous avançons en âge et en expérience, notre habitus censure toujours plus étroitement nos aspirations et nos goûts. On peut dire que le vieillissement social se mesure à cette aptitude à assumer sa condition objective, à se satisfaire de n’être que ce qu’on est, à en être content et même à s’en faire une gloire. Il est vrai que tout au long de ce processus de vieillissement social, les agents sont soutenus et réconfortés par toutes les variantes (morales, philosophiques, religieuses, politiques) du discours idéologique dominant sur le thème majeur de «après tout, chacun a ce qu’il mérite».

Fondamentalement, les stratégies mises en œuvre par les agents dans les luttes qui les unissent ou les opposent sont commandées par la position qu’ils occupent dans le champ, c’est-à-dire dans la structure de répartition du capital spécifique de ce champ. La position occupée commande les stratégies de l’agent par l’intermédiaire de son habitus qui lui fournit à tout moment une évaluation pratique des chances de profit objectivement inscrites dans la position. En toutes circonstances l’habitus répond aux sollicitations de la situation en engendrant les besoins, les vœux, les aspirations, et donc les pratiques qui correspondent à la position occupée (2).

On peut ainsi distinguer schématiquement trois grands modèles de stratégies correspondant d’une part aux positions ordonnées autour du pôle dominant, d’autre part à celles qui s’ordonnent autour du pôle dominé, enfin à celles qui se situent dans les zones intermédiaires de l’espace social.
a) Les stratégies dominantes :

d’une façon générale les agents en position dominante dans un champ tendent à adopter des stratégies défensives, favorables au statu quo et de nature à reproduire les rapports de force établis. Les dominants ont une propension au conservatisme d’autant plus forte que leur position est plus puissante et mieux assurée. On ne scie pas une branche sur laquelle on est assis ; on ne peut éprouver sérieusement le besoin de modifier en profondeur la logique d’un champ qui fonctionne à votre profit, à moins, bien sûr, que le changement, devenu nécessaire et irrépressible, ne s’intègre lui-même à une stratégie de reproduction et de conservation plus réaliste qui fait des concessions pour mieux conserver (on «lâche du lest», on «fait la part du feu», on «recule pour mieux sauter»).

Les dominants, du fait même de leur position, sont en accord profond avec le monde social tel qu’il est. Celui-ci est ce qu’il doit être puisqu’ils y exercent la domination qu’ils sont convaincus de mériter. Rares en effet sont les dominants qui, le préjugé naturaliste aidant, n’ont pas la conviction d’être pétris dans une pâte un peu spéciale, d’être porteurs de propriétés hors du commun, de dons, de charismes qui les mettent au-dessus du grand nombre, de façon distincte, distinctive et distinguée. Ils transforment ainsi leur essence sociale, c’est-à-dire l’identité que leur confèrent les verdicts plus ou moins arbitraires et hasardeux des institutions, en essence naturelle et personnelle, irréductible et ineffable. En étant comme ils sont, ils sont «comme il faut». Ils sont le devoir-être incarné. Ils constituent ce qu’il est convenu d’appeler des élites, des aristocraties, d’autant plus assurés de leur excellence que pour exceller continûment il leur suffit de rester eux-mêmes, sans ostentation et sans emphase.

L’observation des différents champs (et en particulier du champ des classes sociales) montre que les stratégies des agents dominants (et singulièrement de la fraction dominante de la classe dominante, la grande bourgeoisie) se caractérisent par la mesure, la sobriété, la discrétion. Quand on est réellement en position de force, surtout quand on l’est de longue date, on n’a pas besoin de faire étalage de sa puissance. Les dominants notoires sont suffisamment reconnus et autorisés, ils disposent d’un capital symbolique suffisant pour ne pas avoir à faire et refaire sans arrêt la preuve qu’ils sont bien ce qu’ils sont réputés être et que l’institution dit qu’ils sont. De sorte que la façon la plus distinctive de manifester la supériorité éclatante des moyens dont on dispose, c’est précisément de ne pas chercher à attirer l’attention, de ne pas se donner en spectacle. D’où le caractère habituellement réservé, pondéré et détendu des comportements des dominants que leur habitus détourne spontanément des pratiques les plus voyantes et de la recherche de l’effet par lesquelles les prétendants trahissent leurs prétentions et les parvenus leurs origines modestes. L’insistance pesante, la pose qui veut en imposer, l’enflure, la surenchère tapageuse, la provocation, l’agitation bruyante, l’éclat retentissant, sont des traits révélateurs de l’angoisse et de la tension engendrées par une légitimité insuffisante ou douteuse, chez ceux que leur position dominée -ou leur accession trop récente à une position dominante- condamne à «se faire remarquer», à «en rajouter» pour «être distingués» sans jamais être sûrs d’y parvenir tout à fait. L’agent dominant, au contraire, se sent sûr de lui, pleinement justifié d’être ce qu’il est. Cette certitude de soi-même est la racine commune de toutes ces propriétés emblématiques (discrétion, retenue, flegme, litote, aisance, élégance, etc.) caractérisant un art de vivre qui se reconnaîtrait sans doute dans ce que Valéry disait de l’art classique : «la perfection ne s’atteint que par le dédain de tous les moyens qui permettent de renchérir».

Cette tranquille assurance est aussi à l’origine du discours d’orthodoxie, discours de rappel à l’ordre que le m’as-tu-vuïsme insolent et dérangeant des nouveaux entrants finit par arracher aux dominants. Le discours d’orthodoxie consiste, en substance, à réactiver le nécessaire respect des règles du jeu, dont il importe de rafraîchir le souvenir chez ceux qui auraient tendance à les perdre de vue, en particulier chez les nouveaux venus qui manifestent des velléités de remise en cause de l’ordre établi dans le champ. Ce qui n’empêche nullement les dominants d’un champ de prendre eux-mêmes des libertés avec la règle du jeu. Là encore il s’agit d’une propriété de position intériorisée sous forme d’une disposition de l’habitus à agir en prenant avec le strict respect du code, de l’étiquette, des convenances, les distances que seul le virtuose accompli peut se permettre de prendre. Le dominant étant par essence un maître, un expert, un champion, reconnu comme tel, sa virtuosité même le met à l’abri de la tension, de la crispation pouvant aller jusqu’à l’inhibition totale qu’engendrent le souci d’être approuvé, la crainte du ridicule et l’angoisse du conformisme. Du coup la marque de la virtuosité du dominant devient sa capacité de jouer le jeu en jouant avec la règle du jeu, comme on peut le voir à l’évidence dans les comportements de condescendance, entre autres. Un grand bourgeois maîtrisant parfaitement le code des «bonnes manières» peut, à l’occasion, se permettre des familiarités de parole ou de geste avec son personnel domestique. Le domestique ne peut, lui, se permettre de se laisser-aller. Le même comportement qui serait une faute dans sa position devient chez son patron un témoignage de l’aisance propre à quelqu’un qui maîtrise tellement bien les règles, qui les a si bien incorporées et dont la supériorité est tellement reconnue, qu’il n’a plus besoin de se «surveiller», de se contraindre et de se censurer, comme un académicien célèbre qui s’autorise à utiliser des locutions populaires ou des expressions triviales dans la conversation avec le détachement tranquille de celui qui sait que personne n’ira le soupçonner de manquer de compétences linguistiques légitimes. Au contraire, les transgressions de la règle par les dominants ont toute chance de leur valoir un profit symbolique supplémentaire. On dira d’eux que «non seulement ils sont forts, mais en plus ils sont tellement simples», et ils réaliseront ainsi, sans même le rechercher expressément, le paradoxe de se mettre au niveau de leurs interlocuteurs devenus pour un instant leurs pairs, sans amoindrir si peu que ce soit la supériorité statutaire de leur position, une telle stratégie permettant de jouer gagnant à la fois sur le tableau de la distinction et sur celui de la légitimité. Les dominants peuvent se permettre des accommodements avec les grands principes dictés par un sens du compromis qui est un trait de leur habitus. Familiarisés avec tous les aspects du commandement, de la gestion, ils savent d’expérience que le bon gouvernement d’un champ implique de savoir négocier et faire le cas échéant les concessions ou les entorses qui s’imposent, avec souplesse et réalisme, pour mieux préserver l’essentiel, à savoir leur domination. Tous les dominants s’accorderaient avec le grand-bourgeois Buddenbrook pour reconnaître la nécessité d’admettre des «tolérances»(3), qui, au regard d’une stricte orthodoxie, ne seraient pas «tout à fait irréprochables». Du coup ils offrent à des prétendants dominés, condamnés par position à être impeccables, la possibilité de développer, sur le thème du nécessaire «retour aux sources», des stratégies de dénonciation et de moralisation qui consistent à retourner le discours d’orthodoxie contre les dominants en les accusant de «trahir» la pureté de l’idéal originel et de tomber dans la compromission. Les prétendants s’efforcent ainsi à la fois de discréditer les dominants et de s’ériger eux-mêmes en défenseurs intransigeants de l’intégrité d’un jeu dans lequel, à la morale de l’intérêt qui est celle des dominants, ils peuvent opposer leur propre intérêt à et pour la morale.

De ce que le jeu avec la règle du jeu est un trait typique des pratiques de dominants il faut toutefois se garder de conclure que les dominants ne sont pas sincèrement convaincus du bien-fondé de la règle, du sérieux du jeu et de ses enjeux. Les marques de désinvolture, les concessions et les transgressions, ne sont pas forcément des signes de tiédeur dans l’adhésion mais plutôt une façon qui se veut plus «intelligente» et détendue d’appliquer les règles, dans leur esprit plutôt que dans leur lettre. Cette distance au rôle n’interdit nullement aux dominants de se percevoir comme exemplaires et de «donner l’exemple» qui conditionne et entretient la reconnaissance. Faisant là encore de nécessité vertu, leur habitus les incline à s’imposer eux-mêmes ce que leur assigne leur essence sociale. La devise de l’aristocratie d’Ancien Régime, «noblesse oblige», est celle de toutes les noblesses, de toutes les élites, obligées par leur position même de se montrer «à la hauteur» en toutes circonstances, et de se faire un devoir de ce qu’à la limite personne d’autre ne les croirait tenues de faire.

Bien évidemment tous les agents des classes supérieures ne disposent pas des mêmes moyens de domination et nous avons déjà vu que, selon la structure de répartition des différents capitaux, c’est-à-dire plus précisément selon le rapport entre capital économique et capital culturel, on peut distinguer pour le moins une fraction dominante, plus riche en capital économique qu’en capital culturel et une fraction dominée, plus riche en capital culturel qu’en capital économique, constituée essentiellement par les diverses catégories intellectuelles et artistiques. Il s’agit là d’une des oppositions les plus importantes du monde social. En effet ces deux grandes fractions de la classe dominante détiennent, l’une l’essentiel du pouvoir temporel, l’autre l’essentiel du pouvoir symbolique, et cette division du travail de domination a pour effet de les faire fonctionner dans un rapport de frères-ennemis, à la fois solidaires et concurrents, complémentaires et antagonistes, cette opposition s’incarnant sous sa forme peut-être la plus exemplaire dans les personnages du patron d’entreprise et du professeur (ou encore de l’artiste d’avant-garde).

Selon les circonstances, les dominés de la classe dominante adoptent des stratégies qui, schématiquement, sont tantôt commandées davantage par leur intérêt générique, à savoir par leur appartenance aux dominants, tantôt commandées davantage par leurs intérêts spécifiques, à savoir les intérêts liés à leur position de dominés. En tant que dominants, ils font cause commune avec les autres et assurent efficacement leur part du travail de domination, non pas d’ailleurs au nom de l’intérêt de la seule classe dominante, mais généralement au nom de valeurs qu’ils perçoivent et promeuvent comme universelles. Dans la mesure où ils sont dominés et souvent mal traités par les autres dominants, ils peuvent être conduits à sympathiser diversement avec certaines fractions des classes dominées, à l’intention desquelles ils déploient des stratégies de séduction et d’alliance qui leur permettent de s’appuyer sur une base sociale solide dans leur lutte contre les autres dominants, en particulier sur le plan des luttes politiques où les intellectuels les plus dominés ont toutes chances de se transformer en représentants, porte-parole et délégués des classes populaires ou de la petite-bourgeoisie dont la confiance et le soutien leur permettent d’obtenir pleinement la reconnaissance qui leur est mesurée, voire refusée, par les autres dominants.

Mais si ces stratégies d’alliance ont souvent pour origine l’antagonisme entre fractions dominantes et fractions dominées des classes dominantes, elles peuvent avoir aussi pour origine la concurrence que se livrent inévitablement entre elles les différentes catégories d’agents du monde intellectuel et artistique. En effet, dans tous les champs et sous-champs de la vie culturelle, intellectuelle, artistique, politique, ces catégories sont engagées dans une concurrence acharnée pour le monopole du pouvoir symbolique qui en est l’enjeu spécifique par excellence. Comme on peut s’en douter, on trouve à l’intérieur de ces fractions dominées, une inégale répartition du capital spécifique, avec des agents en position dominante et des agents en position dominée.

Les dominants sont ceux qui ont réussi à imposer (contre leurs prédécesseurs) une nouvelle définition légitime dans tel ou tel domaine des pratiques intellectuelles et artistiques (nouvelle théorie, nouveau dogme, nouvelle méthode, nouveau style, etc.). Bref, ce sont les partisans et les défenseurs d’une orthodoxie (religieuse, politique, esthétique, juridique, morale, etc.) par rapport à laquelle toute innovation risque d’apparaître comme une hérésie dangereuse. Tout nouvel entrant dans un champ intellectuel ou artistique a donc le «choix» entre deux types de stratégie opposés : ou bien il adopte une stratégie de succession qui consiste à se soumettre à l’orthodoxie, à intérioriser les modèles dominants, et à faire patiemment l’apprentissage de la domination sous le patronage des dominants. Dominants et candidats respectueux à la succession trouvent également leur compte dans cet échange de reconnaissance, les uns en s’assurant l’obéissance et la fidélité des aspirants à la domination, les autres en s’assurant la caution et la protection des titulaires et la garantie que, le moment venu, la passation des pouvoirs s’effectuera à leur profit (toutes les «élites» fonctionnent de cette façon-là, en recrutant leurs membres, par sélection et cooptation, parmi des héritiers dûment façonnés et prédisposés). Ou bien alors le nouvel entrant, à défaut d’être un héritier, se comporte en hérétique et s’engage dans une stratégie de subversion. Un agent subversif est un agent qui, en règle générale, «n’a rien à perdre» à tenter d’imposer d’un seul coup son autorité, sans attendre la reconnaissance octroyée par les dominants. Il s’agit en l’occurrence de réaliser sans délai une accumulation de capital initial qui demande habituellement plus de temps (les formations aristocratiques sont toujours plus longues que les autres). Ces «jeunes loups» pressés, qui «pour leurs coups d’essai veulent des coups de maître», se livrent en fait à de véritables coups de force symboliques qui, lorsqu’ils réussissent, les propulsent dans les sphères dominantes au détriment de certains dominants et de leurs successeurs désignés. Les stratégies de subversion ne vont évidemment pas sans perturber plus ou moins profondément l’ordre établi dans le champ, dans la mesure où elles impliquent une rupture plus ou moins radicale avec les définitions légitimes, les règles canoniques, les modèles académiques, les taxinomies officielles et autres expressions de l’orthodoxie régnante. Aussi sont-elles généralement combattues avec vigueur par les dominants et dénoncées par eux comme d’intolérables menaces pour le champ tout entier. En réalité, comme nous l’avons vu précédemment, la logique de fonctionnement d’un champ est indissociablement consensuelle et conflictuelle. Il y a inévitablement dans la population du champ une proportion variable d’agents, dominés de préférence, animés d’une volonté de subversion dont l’expérience montre qu’elle va rarement jusqu’à la consommation intégrale de la rupture. L’objectif essentiel des stratégies de subversion c’est la hiérarchie existante et non pas les principes mêmes qui sont au fondement de la hiérarchie. Dans les champs fonctionnant au capital symbolique plus encore que dans les autres, il convient de se méfier des apparences. Il est plus facile qu’ailleurs d’y faire figure de révolutionnaire, mais les stratégies de subversion y sont plutôt des révolutions de palais, ou mieux, des sacrilèges rituels, c’est-à-dire des pratiques qui donnent l’apparence d’attenter aux valeurs dominantes mais qui, loin de désacraliser le jeu et ses enjeux, contribuent en définitive à renforcer leur caractère sacré et à alimenter la foi dans les valeurs fondamentales du champ. On pourrait, parmi bien d’autres illustrations, évoquer l’histoire du champ artistique où les rapports entre générations d’artistes vont traditionnellement sur le mode de l’anathème, de l’excommunication et de l’exclusion réciproque, sans que le fonctionnement du champ en soit affecté, bien au contraire, car les concurrents les plus féroces participent, par leur concurrence même, à la concélébration fétichiste des valeurs transcendantes de l’Art éternel et universel.

Le propre des pratiques culturelles et artistiques étant d’être des pratiques symboliques c’est-à-dire de consister essentiellement en une production — et une consommation — de sens (au moyen de mots, signes, images, formes, et autres signifiants dont on peut manipuler la signification à l’infini), on conçoit qu’elles se prêtent mieux que toutes autres aux surenchères distinctives de la part des agents en compétition, engagés dans une escalade dont le principe consiste à affirmer sa différence en niant ou en annulant symboliquement la différence précédemment imposée par d’autres concurrents. Mais la même logique qui pousse certains agents à adopter une stratégie de contre-pied, les expose inévitablement à être eux-mêmes, à terme, pris à contre-pied. D’où la prolifération des chapelles, écoles, sectes, obédiences, courants, tendances, cénacles, artistiques,religieux, philosophiques, politiques, etc., qui, à partir d’une même source d’inspiration originelle, en arrivent à s’opposer sur des différences de plus en plus ténues et d’autant plus âprement défendues qu’elles risquent d’être plus insignifiantes, vues objectivement. (Que l’on songe par exemple à l’extraordinaire morcellement des écoles psychanalytiques nées des divergences d’interprétation des mêmes théories freudiennes, au foisonnement des églises chrétiennes réformées, à l’extrême diversité des courants marxistes, aux multiples manières de concevoir et de pratiquer le libéralisme, le socialisme, l’idéalisme philosophique, le réalisme esthétique, etc., pour s’en tenir à quelques exemples spectaculaires.)

Ce sont ces stratégies de contre-pied qui, de négation en négation de la négation, sont à l’origine de convergences, de rencontres, de collusions symboliques qui, de prime abord, peuvent paraître assez étranges, comme celles de certains artistes ou intellectuels d’avant-garde qui, à force de vouloir s’éloigner de ce qu’ils perçoivent et définissent comme une mentalité «bourgeoise», un goût «pompier», un style «académique», etc., sont conduits à adopter une démarche populiste, c’est-à-dire à aller chercher leur inspiration et leurs modèles du côté des classes populaires auxquelles ils empruntent des pratiques qui jusque-là étaient plutôt perçues comme vulgaires ou grossières, et donc plutôt stigmatisantes au regard des normes légitimes. Mais ils les transfigurent, les ennoblissent en les combinant avec des formes plus raffinées, plus élaborées, plus savantes, à la façon par exemple dont les musiciens de cour du XVIIe siècle (comme Lulli) ont emprunté à la culture paysanne cette danse sautillante et sans prétention qu’était le menuet pour en faire une structure musicale nouvelle, sans rapport avec la danse paysanne, en l’intégrant dans la forme savante de la suite (XVIIe) puis de la sonate (XVIIIe), ou encore à la façon dont les écrivains (comme Honoré d’Urfé et Mlle de Scudéry) ont introduit dans la littérature romanesque de la même époque, des bergers et des bergères qui échangent des propos amoureux et dialoguent avec distinction dans la langue des beaux esprits des salons parisiens. De nos jours, le populisme des intellectuels et des artistes est tout aussi réel, et il se manifeste dans toutes sortes de stratégies de récupération, de restauration et de réhabilitation des propriétés appartenant (ou ayant appartenu) au «petit peuple» des villes et des campagnes : habitations, mobilier rustique, vêtements, musiques et danses «folkloriques», recettes culinaires, cérémonies et rituels, façons de parler dialectales, etc. Il s’agit là d’un bricolage symbolique, c’est-à-dire de la production pour les besoins de la concurrence interne dans des champs où les classes populaires n’accèdent guère, d’un objet nouveau à partir de l’assemblage de bouts et de morceaux détachés d’une culture populaire et qui n’ont plus aucun rapport avec leur ensemble d’origine, (cf. par exemple l’«invention» de l’Occitan et de l’Occitanie par les théoriciens régionalistes militants, à partir de dialectes et de territoires qui ont certes existé historiquement mais qui n’ont jamais eu cette unité culturelle ni politique).

On ne saurait terminer l’examen des stratégies dominantes sans dire un mot des stratégies d’alliance matrimoniale, qui jouent un rôle particulièrement important parmi les stratégies de reproduction : elles servent en effet à assurer la reproduction biologique du groupe sans mettre en péril sa reproduction sociale (sa position) par des mésalliances. Elles visent donc à unir les membres d’un groupe dominant aux membres d’un groupe au moins équivalent sous tous les rapports pertinents.

Naguère encore les mariages étaient arrangés par les familles. Aujourd’hui certes on tient compte davantage des inclinations et des sentiments personnels, mais le risque de mésalliance reste minime, d’abord pour la raison fondamentale que les jeunes gens et les jeunes filles de la bonne bourgeoisie ont un habitus dûment façonné et fortement structuré par leur socialisation spécifique, ensuite parce que toutes les précautions sont prises pour rendre hautement improbables des rencontres imprévues en dehors du milieu de la bonne société (cf. par exemple l’institution des rallyes). Si on y ajoute que les familles bourgeoises sont en général nombreuses, ramifiées, avec une parentèle étendue, on ne s’étonne pas que les stratégies matrimoniales présentent une très forte homogamie, avec une proportion élevée de redoublements d’alliance et de mariages consanguins. Ainsi se sont constituées et se maintiennent des lignées, des dynasties qui font de la bourgeoisie de vieille souche, la noblesse de l’époque contemporaine.

b) Les stratégies dominées :

s’agissant des agents les plus dominés du champ des classes sociales, c’est-à-dire des classes populaires, le faible volume des capitaux qu’ils détiennent, en tous domaines, et leurs conditions objectives d’existence caractérisées par le poids plus ou moins contraignant de la nécessité (et d’abord de la nécessité économique), entraînent que leurs pratiques ont pour principe le choix du nécessaire. En d’autres termes, leur habitus les incline à opérer de façon systématique des choix, à exprimer des goûts, des opinions, qui sont en conformité avec la modestie de leur condition. Les gens «simples», les «petites gens», comme on les appelle, ont des stratégies à la mesure de leurs moyens. Grâce à leur intuition pratique de ce qui leur est accessible et inaccessible et à leur évaluation spontanée des chances de profit qui sont les leurs, ils sont généralement à l’abri des tentations démesurées, des ambitions exorbitantes et ils parviennent à s’accommoder de leur situation, satisfaits d’être ce qu’ils sont. D’autant plus satisfaits que pour l’immense majorité des agents des classes populaires, l’expérience de la misère et de l’insécurité n’est jamais très éloignée dans le temps ni dans l’espace social. Ils ont souvent connu eux-mêmes le dénuement, la détresse matérielle, ou alors ce sont leurs parents, leurs proches, leurs amis. Leur mémoire personnelle (et collective) est pleine de souvenirs de la condition terrible des sous-prolétaires dont leur famille a réussi un jour à sortir et où ils redoutent toujours d’avoir à replonger. Au fond, pour eux, la réussite sociale consiste non pas tant à se promouvoir vers des positions supérieures qu’à éviter de retomber dans une condition inférieure, au-dessous du «seuil de pauvreté», celle du «quart-monde», par rapport à laquelle gagner honnêtement sa vie, avoir «une bonne place», manger à sa faim, «avoir la santé», constituent d’inappréciables privilèges.

C’est ce qui explique le réalisme des stratégies populaires, gouvernées plus que toutes autres par le principe de conformité (conformité aux attentes du groupe et à la position occupée). Sans avoir le plus souvent le sentiment douloureux d’être frustrés, de s’automutiler, les agents des classes populaires s’interdisent spontanément ce qui leur serait de toute façon refusé socialement. Ils ne cherchent pas à «décrocher la lune» dans quelque domaine que ce soit. Il y a d’ailleurs peu de domaines de la vie sociale auxquels les classes populaires aient pleinement accès objectivement et où par conséquent elles pourraient avoir subjectivement un réel désir d’accéder. Dans nombre de champs sociaux, les classes populaires sont soit totalement absentes, soit présentes par procuration, comme on peut le voir avec une évidence particulière dans les champs fonctionnant principalement au capital symbolique ( dans ses différentes variétés intellectuelles, artistiques et politiques). Rien n’est plus symptomatique de cette exclusion à la fois objective et subjective que le maigre bilan —quand ce n’est pas dans bien des cas le fiasco complet— en matière de participation du public populaire, de toutes les entreprises culturelles pieusement intentionnées qui s’efforcent (par expositions, représentations, formations, etc.) de faire accéder «le peuple» aux pratiques et aux consommations culturelles les plus légitimes.

Si les stratégies populaires sont aussi «raisonnables», c’est que l’habitus populaire a profondément intériorisé la logique des rapports de domination qui,nous l’avons vu, implique l’adhésion des dominés à l’ordre établi et s’inscrit chez eux sous forme d’une disposition à l’acceptation, à l’obéissance et au respect des distances sociales. Les classes supérieures ont d’ailleurs toujours tiré le meilleur parti (pour elles) de cette disposition fondamentale des classes populaires à se laisser maneuvrer, entretenue par des contreparties éventuelles, réactivée par des miettes de profit matériel et /ou symbolique. Et de l’Antiquité à nos jours, on a souvent vu dans l’histoire se produire un phénomène de mobilisation des fractions les plus démunies, les plus misérables des classes populaires, en faveur des puissants, des riches, des maîtres (4). Ce qui peut s’expliquer aisément : le sous-prolétariat agricole ou industriel est constitué d’agents qui se trouvent non seulement dans un extrême dénuement matériel mais aussi dans une extrême pauvreté idéologique. Privés des instruments symboliques qui leur permettraient de théoriser leur expérience, et d’analyser la réalité, ils connaissent le comble de la dépossession qui est de ne même pas pouvoir comprendre qu’ils sont dépossédés. Cet état d’aliénation leur interdit de se constituer en groupe-pour-soi ayant une identité commune et corollairement une solidarité et une cohésion. Atomes sociaux isolés, ils dérivent dans l’espace social, prêts à céder à l’attraction du plus minime des profits immédiats que les démagogues de toute envergure ne manquent pas de leur faire miroiter. Dans leurs luttes internes pour s’emparer des leviers du pouvoir, les fractions concurrentes des classes dominantes se sont souvent servi de ces cohortes de nécessiteux marginalisés par la faillite, la misère, la solitude, le chômage, l’analphabétisme, pour en faire une masse de manoeuvre utile à la réalisation de leurs ambitions» En particulier les classes dominantes s’efforcent de dresser le sous-prolétariat contre les fractions les plus avancées idéologiquement des classes populaires et les plus contestataires. Cette opération de division des dominés n’a cessé de faire la preuve de son efficacité depuis les patriciats de l’Antiquité gréco-latine jusqu’aux bourgeoisies latino-américaines, en passant par la bourgeoisie bonapartiste du XIXe siècle ou la bourgeoisie nazie du XXe.

Au demeurant, l’existence dans les classes populaires de fractions éclairées, progressistes, parvenues à la conscience de leur identité et à la définition d’une stratégie de lutte autonome, prouve que ces classes ne forment pas un ensemble amorphe, indifférencié, uniformément et passivement soumis à la domination des classes supérieures. Mais il faut bien constater que la fraction parvenue à une vision critique de l’ordre social est loin de constituer une majorité et qu’elle a bien du mal à mobiliser l’ensemble des dominés sur des mots d’ordre spécifiques. Cela s’est produit à certains moments de l’Histoire, dans des périodes révolutionnaires, ou d’intense lutte sociale, et ces grandes mobilisations populaires, parfois en alliance avec d’autres forces, ont imposé des rapports de forces et par voie de conséquence des changements importants dans l’organisation sociale. En France, 1789 fut l’un de ces temps forts, avec 1848, La Commune, 1936, etc. On comprend aisément qu’aux yeux des dominants, l’existence chez les dominés de fractions capables de contester rationnellement et durablement l’ordre établi, constitue un danger qu’il faut se garder de négliger et qu’il convient de combattre le cas échéant par tous les moyens.

Un des grands enjeux des luttes sociales (en particulier des luttes idéologico-politiques) c’est, aujourd’hui comme hier, de réussir à enrôler la grande masse des classes populaires sous la bannière du maintien de l’ordre social ou au contraire sous celle du changement. Mais les structures de l’habitus étant ce qu’elles sont, il semblerait que les classes populaires forment encore aujourd’hui un public dans l’ensemble plus disposé à entendre les variantes modernistes du discours traditionnel d’euphémisation et de célébration de l’ordre établi qu’un discours de dénonciation et de subversion.

En résumé, l’analyse des stratégies des agents des classes populaires conduirait à un tableau assez nuancé selon la position et la trajectoire des agents dans la structure de répartition des capitaux à l’intérieur de ces classes sociales. Il est sûr, par exemple, que la probabilité de voir ces agents adopter une démarche critique et explicitement politisée augmente en fonction du volume du capital culturel détenu, bien qu’il n’y ait pas de lien automatique (nous y reviendrons dans le prochain chapitre). Mais si l’on devait s’en tenir aux propriétés les plus répandues dans les classes populaires, il faudrait souligner la propension à faire de nécessité vertu, à s’accommoder de son destin social, entretenue par les immanquables et incessants rappels à l’ordre que les groupes populaires adressent à ceux de leurs membres qui, à l’occasion, se laissent aller à transgresser les interdits et à manifester des prétentions, à «faire des chichis», à «prendre la grosse tête», etc., ces sanctions et mises en demeure diverses contribuant efficacement à l’homogénéisation de l’univers social populaire et à l’ effet de clôture qui en découle.
c) Les statégies moyennes :

quand on entreprend l’examen des stratégies des classes moyennes, il est bon d’avoir à l’esprit que celles-ci aussi comportent des fractions différentes et qu’en toute rigueur, il conviendrait de distinguer entre les dispositions caractéristiques de la petite-bourgeoisie traditionnelle et celles de la petite-bourgeoisie d’exécution ou celles de la petite-bourgeoisie nouvelle. Mais sans entrer dans l’examen détaillé de leurs différences, il est possible de montrer ce que les stratégies de ces différentes fractions ont en commun et qu’elles doivent à une raison fondamentale : elles sont commandées par un habitus qui, dans tous les cas, est celui d’agents occupant des positions intermédiaires, échelonnées dans une zone moyenne, une espèce d’entre-deux social entre le pôle dominant et le pôle dominé de la structure des classes sociales. Cette situation objective commune a, entre autres conséquences importantes, celle d’obliger les agents des classes moyennes à se définir en permanence par le double rapport aux classes supérieures et aux classes inférieures (c’est-à-dire populaires). La logique de la distinction leur impose de maintenir et si possible d’accroître la distance qui les sépare de celles-ci, et de diminuer en même temps la distance qui les sépare de celles-là. Le petit-bourgeois est, par essence sociale, un prétendant, doublement tendu, d’une part par sa crainte d’être rejoint, de se voir dévaloriser par la divulgation de ses propriétés (la hantise du nombre) et d’être englouti dans le flot nombreux et obscur des «masses populaires», d’autre part par son ambition d’acquérir des propriétés plus rares, plus distinctives, de s’élever vers des positions supérieures et d’accéder à la bourgeoisie.

Il s’ensuit que les stratégies des classes moyennes présentent fréquemment un aspect subversif, une tonalité contestataire. Contestation qui peut revêtir les formes les plus diverses, y compris les plus radicales en apparence, mais qui relève en général plutôt de l’opposition dans le système que de l’opposition au système. Ce qui, au demeurant, est logique : le prétendant au titre ne peut pas vouloir sérieusement contester l’existence du titre ; il ne peut que vouloir se mettre à la place du titulaire ou partager le titre avec lui. Au-delà de ses intérêts spécifiques le prétendant a un intérêt générique puissant en commun avec les occupants des positions supérieures : l’intérêt au maintien de l’ordre établi, des hiérarchies existantes, à l’intérieur desquelles il aspire à se promouvoir davantage, en empruntant d’ailleurs aux bourgeois dominants certains traits de leur style de vie et en contribuant ainsi à diffuser ces modèles dominants dans tout le corps social.

Il n’en demeure pas moins que la distance entre les classes moyennes et les classes supérieures est considérable. Les capitaux détenus par les unes sont sans commune mesure avec les capitaux accumulés par les autres. Les membres des différentes fractions de la petite-bourgeoisie ne sont ni immensément riches ni supérieurement instruits, ils n’occupent pas des postes de responsabilité très élevés, ils n’ont pas des héritages économiques et culturels impressionnants. En conséquence, leurs prétentions à accéder à des positions supérieures se heurtent à des obstacles nombreux et parfois insurmontables. Aussi sont-ils constamment obligés d’en rabattre et de se contenter d’une apparence plus ou moins illusoire de supériorité. Ils deviennent des praticiens du faux-semblant et du vraisemblable, des consommateurs de simili, avides des signes extérieurs et des symboles apparents d’une domination temporelle et spirituelle à laquelle ils n’ont pas réellement les moyens matériels et culturels d’accéder pleinement. D’où la fréquence des stratégies de bluff caractéristiques des classes moyennes, toujours préoccupées de se mettre en scène pour donner la représentation la plus valorisante possible de leurs propriétés (5). S’il y a un univers social qui évoque l’illusion théâtrale, c’est bien celui des classes moyennes, dans lequel les agents ne sont pas vraiment ce qu’ils donnent l’apparence d’être, cette comédie sincère, ce mentir-vrai, exprimant le décalage entre l’importance sociale que ces agents se donnent à eux-mêmes (ou, si l’on préfère, leurs prétentions) et l’importance qui leur est reconnue effectivement par les institutions et les autorités légitimes. Et comme la reconnaissance sociale s’exprime, entre autres signes, par des appellations contrôlées, des labels et des titres officiels, on comprend pourquoi les agents des classes moyennes, dans leurs efforts pour se mettre en scène et en valeur, accordent tant d’importance aux appellations qui servent à désigner leurs positions et leurs fonctions, par exemple leurs catégories socio-professionnelles (6). Il est connu, en effet, que selon l’intitulé employé pour la désigner, une pratique peut gagner ou perdre en prestige social et donc rapporter une plus-value symbolique différente.

Certes, tous les agents sociaux sont obligés, plus ou moins, de faire de la mise en scène. Mais la propension à en faire est moins nette dans les classes supérieures et dans les classes populaires que dans les classes moyennes ; dans les classes populaires parce qu’on y est «modeste» (en moyens d’existence et en prétentions) et qu’on accepte plus facilement d’être ce que l’on est visiblement, d’où le franc-parler, le franc-manger, le style «à la bonne franquette» ; et dans les classes supérieures, parce que disposant des moyens réels d’assurer une légitime supériorité on peut se permettre de cultiver une aristocratique «simplicité». Les agents des classes moyennes au contraire sont constamment poussés à «en faire trop» de peur de ne pas en faire assez, et à tomber dans la surenchère. Il est significatif à cet égard que les métiers de la communication, de la relation, de la présentation et de la représentation, attirent particulièrement aujourd’hui les membres de la petite-bourgeoisie que leur habitus prédispose à recourir à toutes les technologies du faire-voir et du faire-savoir, pour produire et reproduire un produit qui n’est rien d’autre que leur propre style de vie érigé en modèle, et pour promouvoir le besoin de ce style de vie.(7)

Ce besoin de paraître exprime à sa façon, spectaculaire, une volonté d’ascension sociale qui s’actualise de manière moins évidente mais tout aussi caractéristique dans les stratégies de fécondité des classes moyennes. A la différence des classes populaires et de la bourgeoisie dominante, les petits-bourgeois ont peu d’enfants (moins de deux par ménage, en moyenne). La limitation des naissances, qui est la forme la plus élémentaire et la plus spontanée du numerus clausus, traduit bien la tension et les prétentions inscrites dans l’habitus de ces agents que leurs ambitions mêmes, leur désir de promotion, obligent à concentrer les moyens dont ils disposent et leurs investissements éducatifs sur le minimum de têtes.

En résumé on pourrait dire que les stratégies des classes moyennes ont pour dénominateur commun leur situation en porte-à-faux dans la structure des classes sociales. Ni dominants, ni dominés, mi-dominants, mi-dominés, les petits-bourgeois, portés par des dispositions contradictoires à la fois à accepter et à contester l’ordre existant, sont conduits à jouer, dans la reproduction de celui-ci, un rôle ambivalent, en ce sens qu’ils contribuent efficacement par leur travail d’encadrement, de formation et de manipulation symbolique à intégrer l’ensemble des dominés et à les soumettre à la domination des classes supérieures, et qu’en même temps, encouragés par la légitimité que leur confère la reconnaissance de leur supériorité par les classes populaires, ils entretiennent avec les classes supérieures une relation à la fois fascinée et agressive, où les meilleurs sentiments sont toujours mêlés de ressentiment, dans la logique du dépit amoureux.

A la fin de ce chapitre consacré aux stratégies , il est bon d’insister encore une fois sur la nécessité d’écarter toute interprétation intellectualiste et volontariste de ce concept qui tendrait à faire des investissements des agents le produit d’un calcul explicite et délibéré mettant consciemment en relation des moyens et des fins. S’il faut constamment réitérer cette mise en garde c’est parce que le langage courant à lui seul entretient un contresens permanent sur la nature exacte de nos stratégies en les décrivant dans des termes connotant l’intentionnalité, en parlant de «buts», de «visées», etc. Si nos investissement sont stratégiques, c’est bien parce qu’ils sont finalisés, mais leur finalité est le plus souvent objective, sans intention expresse. Cet apparent paradoxe s’explique, nous l’avons vu , par la nature même de l’habitus, structure interne de subjectivité qui, parce qu’elle se constitue par intériorisation des structures objectives externes, est capable d’engendrer spontanément des pratiques pertinentes et adaptées, raisonnables sans être raisonnées, c’est-à-dire obéissant à une rationalité implicite, inscrite dans l’habitus même. Ce qui explique pourquoi les agents, même les plus enclins à l’auto-analyse, sont si souvent embarrassés par la question de savoir pour-quoi ils font ce qu’ils font. En s’inspirant de la formule célèbre de Pascal, on pourrait dire que l’habitus a des raisons que la raison ignore.

(1) A cet égard, l’habitus peut se définir comme un système de compétences, au double sens du terme (savoir-faire et aussi droit socialement reconnu à exercer ce savoir-faire).

(2) Nous avons vu plus haut que la réponse de Fhabitus peut – à cause de son mouvement inertiel – prendre du retard sur l’évolution du champ et par conséquent ne plus être adaptée à la situation. Ainsi par exemple les membres des groupes en déclin social peuvent être conduits par la nostalgie de leur puissance passée à adopter ce qu’on pourrait appeler la stratégie d’Alceste, Le Misanthrope de Molière, qui, au milieu d’une noblesse devenue courtisane, totalement soumise au bon plaisir du roi, s’obstine à vouloir se comporter en «homme d’honneur», c’est-à-dire conformément à la morale de l’ancienne noblesse, ce qui finit par le rendre inadapté à la vie de cour et par là-même insupportable à son entourage.

(3) «II y a dans la vie moderne des affaires, des choses qu’on est convenu d’appeler des tolérances…Une tolérance, comprends-tu, c’est une manoeuvre qui n’est pas tout à fait irréprochable, qui ne se conforme pas tout à fait à la loi écrite et qu’un esprit profane juge déloyale, mais qui cependant, par un accord tacite, est admise couramment dans le monde des affaires. La ligne de démarcation entre tolérance et délit est très difficile à tracer…N’importe…» Thomas MANN, Les Buddenbrook, Points, Fayard, p.457.

(4) On voit aussi se produire constamment des flambées de violence meurtrière contre les maîtres (révoltes d’esclaves, jacqueries paysannes, émeutes,etc.) Celles-ci ne contredisent pas vraiment l’affirmation de la tendance à la soumission. En effet ces violences explosives ne s’inscrivent pas dans une stratégie de conquête du pouvoir, elles ne contestent pas la domination dans son principe même. Ce sont des réactions sans projet et sans lendemain à un excès d’oppression.

(5) La société américaine offre à cet égard un terrain d’observation privilégié à cause du développement des classes moyennes aux Etats-Unis. Mais cet aspect important de l’american way of life a été depuis longtemps importé et adopté dans les sociétés européennes occidentales. Et cette diffusion culturelle doit justement beaucoup à la volonté de distinction d’une petite-bourgeoisie nouvelle soucieuse d’optimiser son look et de donner l’image la plus favorable d’elle même.

(6) II peut paraître insignifiant et même dérisoire à première vue de s’intituler «kinésithérapeute» plutôt que «masseur», «artisan d’art» plutôt que «potier», «artiste capillaire» ou «visagiste» plutôt que «coiffeur», mais dans la logique de la distinction symbolique cela cesse d’être indifférent ou ridicule, tout comme il est préférable de s adonner à des activités désignées par des termes anglo-américains (mailing, marketing, body-building, etc., quand ce n’est pas «brioching»!) plutôt que par des termes banalement français.

(7) Pour être tout à fait précis, il faudrait nuancer le propos en fonction des différentes fractions de la petite-bourgeoisie. On trouvera un tableau plus détaillé de leurs styles de vie en annexe, à la fin de l’ouvrage.

Voir encore:

Cérémonie de naturalisation en niqab au Canada : les ravages du relativisme culturel

Le Figaro

09/11/2015

FIGAROVOX/TRIBUNE – Zunera Ishaq est devenue canadienne à visage couvert, prêtant le serment de citoyenneté en niqab. Alban Ketelbuters estime que l’Occident assiste à la montée en puissance d’un islam conquérant dans la sphère publique sans condamnation des progressistes et des féministes.


Alban Ketelbuters est doctorant en Histoire & civilisations à l’Ecole des hautes études en sciences sociales; et doctorant en études littéraires à l’Université du Québec à Montréal (UQAM).


Si le niqab était promu par des intégristes catholiques, l’immense majorité des progressistes et des féministes l’auraient condamné. Beaucoup de ceux qui se montrent intraitables avec la violence machiste orchestrée par des mâles blancs de culture chrétienne, qui font le plus souvent l’objet d’une condamnation immédiate et unanime, se font beaucoup plus discrets, nuancés et compréhensifs quand il s’agit d’hommes et de femmes non blancs de culture islamique. Dans une société qui dénonce à l’envi la «culture du viol», un étendard pornographique aussi archaïque et avilissant que le niqab, vecteur d’une idéologie fasciste, qui met en scène de manière aussi caricaturale l’infériorité du sexe féminin, ne mériterait aucun débat universitaire ou politique digne de ce nom.

Le relativisme culturel s’est tellement propagé en Amérique du Nord que l’on peut désormais prêter serment le visage dissimulé. Une telle exaltation de l’obscurantisme religieux ne revient-elle pas à gifler ces millions de femmes qui, dans les pays du Moyen et du Proche-Orient, du Maghreb, d’Afrique et d’Asie luttent au péril de leurs vies pour s’en affranchir? Pire, elle alimente l’amalgame qui consiste à ne plus distinguer, chez les musulmans, les démocrates laïques des intégristes réactionnaires.

Alors qu’un islam politique, impérialiste et totalitaire ne cesse de croître à l’échelle du monde, beaucoup de progressistes et de féministes ont rendu le climat social encore plus malsain à travers des prises de position contre-nature vis-à-vis des principes et des idéaux dont ils se réclament. Quand celles et ceux qui sont supposés défendre l’idée de progrès, la justice sociale, l’égalité (entre les peuples, entre les sexes), l’instruction, la culture et l’émancipation du plus grand nombre s’accommodent volontiers du sectarisme religieux, défendent le voilement des cheveux, du corps et du visage d’une partie de la population, procèdent à une dénonciation à géométrie variable du patriarcat et renoncent à promouvoir la laïcité, il est légitime et nécessaire de s’interroger sur la crédibilité et la nature de cette «gauche».

Quand des progressistes n’osent pas dénoncer le niqab en tant qu’il véhicule une idéologie sectaire d’extrême droite, ou quand des féministes qui traquent la moindre plaisanterie machiste et dénoncent quotidiennement (et à juste titre) les résidus patriarcaux à l’œuvre dans la société, mais sont incapables du moindre examen probant vis-à-vis d’une telle aberration démocratique, il ne faut pas s’étonner que le progressisme et le féminisme soient l’objet d’un désamour grandissant et de critiques virulentes.

Comme l’a écrit Fethi Benslama dans sa Déclaration d’insoumission à l’usage des musulmans et de ceux qui ne le sont pas (Flammarion, 2005), «si la logique du patriarcat gouverne l’Islam à l’instar d’autres civilisations, elle revêt néanmoins, dans son système, des caractéristiques qui la rendent plus virulente, plus cruelle, plus difficile à ébranler […] L’inégalité instituée, le ravalement légitimé des femmes par la loi théologique sont des faits patents». Et le psychanalyste d’ajouter que «l’islamisme radical a trouvé à travers le voile le moyen retors de faire revenir la honte du corps féminin dans l’espace public».

Pourquoi vouloir débusquer la moindre inégalité et se taire face à la plus spectaculaire d’entre elles? Pourquoi livrer les citoyens de culture ou de confession musulmane, vivant en conformité avec les mœurs des pays qui les ont accueillis, aux intégristes les plus réactionnaires faisant primer les lois de la «chari’a» sur toute autre considération? Pourquoi se taire sur le fanatisme islamique alors qu’il n’a jamais été aussi présent, aussi conquérant et aussi meurtrier à l’échelle du monde? Pourquoi des féministes célèbrent-elles chaque année la mémoire des disparues de la tuerie de l’École polytechnique de Montréal, et se taisent sur le despotisme ordinaire qui est à l’œuvre à travers le voile islamique? Faudra-t-il que des islamistes promènent leurs femmes en laisse pour qu’elles réagissent?

Ne pas dénoncer cette idéologie d’extrême droite qui travaille en profondeur les démocraties occidentales, comme s’y refuse pour des raisons obscures une large part de la gauche intellectuelle et politique, est une véritable trahison. Car aujourd’hui, force est de constater que nombre de progressistes et de féministes ne combattent plus l’intégrisme religieux. Ils ne font que l’accompagner, voire l’encourager.

Voir de plus:

Le footballeur néerlandais, Nacer Barazite, dans l’œil du cyclone pour avoir refusé de serrer la main à une journaliste sportive

Oumma

10 novembre 2015

Encensé, il y a une semaine, pour son excellente prestation sous le maillot du FC Utrecht qui en a fait « le joueur du match » incontesté, Nacer Barazite, le footballeur néerlandais d’origine marocaine, est aujourd’hui immolé pour une poignée de main qui a définitivement éclipsé ses deux buts victorieux.

Une poignée de main refusée à une journaliste de Fox TV, Hélène Hendricks, laquelle s’était précipitée vers le héros de la rencontre pour recueillir ses impressions sur la pelouse de ses exploits, au nom de croyances religieuses qui étaient connues de tous et qui avaient fait l’objet d’un communiqué de presse, en début de saison, portant le sceau officiel de la direction de son club afin de parer à toute polémique passionnelle.

Mais patatras ! Après été couvert de fleurs, Nacer Barazite essuie à présent une salve de critiques assassines, fusant notamment de la part d’un ancien responsable de football des Pays-Bas qui a été le premier à tirer à boulets rouges sur son refus de tendre la main à une femme. « Barazite peut s’en aller et rejoindre l’Etat islamique », a vitupéré ce dernier, en perdant son sang-froid et tout sens de la mesure…

Comble de l’ironie dans cette violente tempête extra-sportive, la journaliste, présentée comme la malheureuse victime du dogmatisme islamiste ou encore intégriste, ne s’est pas le moins du monde offusquée du comportement de Nacer Barazite à son égard, l’essentiel étant ailleurs, en l’occurrence à la célébration du meilleur buteur du moment.

All That’s Left Is the Bitterness
Noah Rothman

Commentary magazine

Nov. 10, 2015

Last night, the promise of Barack Obama’s presidency was fully exhausted
The president had strived in the wake of his party’s second consecutive midterm drubbing to portray himself as an indefatigable warrior who would not succumb to the same lame duck syndrome that afflicted his two-term predecessors. Disillusioned with the delineation of powers, Obama sought to demonstrate his force of will by expending as much executive authority as he could get away with – even if that meant running afoul of the Constitution he swore to uphold and protect. The climax of Obama’s caudillo act came when he signed a series of “executive actions” – one dare not call them executive orders, for that implies their legitimacy – pertaining to the status of several classes of illegal immigrants. Obama declared his intention to interpret broadly his discretionary authority to enforce existing immigration law and simply insisted that some of those laws were to be ignored. On Monday night, a three-judge panel on the Fifth Circuit Court of Appeals upheld an injunction on those actions. The president, for all his accumulated powers that would surely make the Founders cringe, had been checked by a co-equal branch; his “executive actions” will remain blunted if and until the Supreme Court weighs in on the matter.

Perhaps there remain a handful of holdouts that still believe Obama’s potential might eventually be realized, but most Americans have come to terms with the president’s unmet expectations. Conservatives, even those who were temporarily swayed by the passions of 2008, long ago accepted that the president was no competent steward of American affairs. Progressives who once saw Obama as their savior have now embraced the flesh-and-blood expression of angst that is Bernie Sanders, in part as a vehicle to register their dissatisfaction with Obama and his anointed heir. Only a waning and unwittingly humorous cast of true believers still hope that the president might fulfill their expectancies, but they are only kidding themselves. The court’s thwarting of Obama’s will is a fine example of how his most ballyhooed legacy achievements are being methodically torn down around him. These so-called accomplishments were hard-won, and they left in their wakes substantial acrimony and division. The status quo ante is gone; it will not return. Rather than leave behind him a set of progressive accomplishment and a nation appreciably more left-of-center than he found it, Barack Obama might end up leaving behind him only the bitterness he roused.

If Obama had hoped to move the cultural needle to the left by cementing the impression for Hispanics that Democrats were the party that would save illegal residents from mandated deportation – itself a bizarre misreading of the priorities of voters of Latin American descent – his efforts have failed. Similarly, Obama probably wanted to be remembered as the president who realized the perennial progressive dream of instilling in Americans the belief that access to health care is both a right and a public good. Increasingly, John Roberts’ Supreme Court, which went to absurd lengths to preserve the Affordable Care Act, looks prescient. Had they taken any of the two opportunities they had to dismantle the law, they might have made martyred it. Instead, this structure is collapsing under its own weight.

On Monday, the largest health care co-op in the country, Health Republic of New York, failed. State regulators shuttered the low-cost insurance provider that had insured over 200,000 New Yorkers due to the likelihood that it would soon become financially insolvent. The state informed those who will lose their health care that they have a handful of weeks to now seek coverage on New York’s state health insurance exchange, but few are entirely certain that the state can handle the task. “[O]ther health insurers have no way to identify whether Health Republic’s customers met their 2015 deductible, or how far they are toward the out-of-pocket maximums put in place by the Affordable Care Act,” Politicoreported.

This is a problem repeating itself all over the country. Health Republic is just the latest co-op to fold; over half of those insurance cooperatives established under Affordable Care Act have gone under. “Most co-ops that grew the fastest are now ruined — namely, six of the eight that exceeded the enrollment projections in their loan applications,” the Wall Street Journal editorial board observed.  “The reason is that they bought customers with discounted premiums below the cost of medical claims.” As the immutable laws of economics take their revenge on the nation’s unsuspecting health insurance consumers, human interest stories focused on the plight of the newly uninsured are filling up the nation’s newspapers. “I am an advocate for the health care law,” the disillusioned 33-year-old Liz Jackson told the New York Times after Republic Health collapsed. “And if I can’t navigate this, who can?”

As National Review’s Rich Lowry observed, premiums are skyrocketing, enrollments are well below projections, and the already unsustainable burdens imposed on Medicare and Medicaid are growing. As the law fails in its primary charge, insuring those who could not afford insurance in the ancien régime, Americans will increasingly be left to conclude that experiments in massive, socialized insurance models cannot work in the United States. When Obama boards Marine One for the final time, he will leave behind him a country bitterly divided over a failing law for which he sacrificed hundreds of Democratic officeholder and national comity. With his signature legislative achievement in tatters, he might also leave behind him a broadly popular mandate for a free market-based alternative health care reform.

This isn’t the only trust that Obama has sacrificed. The president might have had no more pressing mandate when he took office than to extricate the United States from Iraq. The Middle East he inherited was one of such relative passivity when compared with the present state of affairs that Obama was able to fulfill that mission with alacrity.  “We are leaving behind a sovereign, stable and self-reliant Iraq,” Obama averred as the last American troops returned home. Before his final term was out, American soldiers are again returning to Iraqi (and now Syrian) battlefields. What’s more striking is that, as war-weary as the American public is, most have again warmed to the notion that American security and national interests can no longer be guaranteed from afar.

In October of 2014, as the Islamic State rampaged across the region, only 39 percent of respondents in a Pew Research Center survey supported sending U.S. ground troops to combat the threat. By October of 2015, 47 percent favored backed a renewed presence on the ground in Iraq. By March, a Quinnipiac University poll found that 62 percent of respondents — including a majority of both Democrats and Republicans, men and women, and all age groups – supported essentially re-invading Iraq. What had Obama accomplished by prematurely withdrawing from the region save for squandering the support of America’s regional allies and augmenting their sense of alienation and mistrust in the United States?

The most plentiful commodity that the next president will inherit from Barack Obama will be the rancor he fostered in order to secure a handful of fleeting and unsustainable notches on his belt. Perhaps no other president in living memory entered office with such grand expectations or has failed so spectacularly to meet them.


Armes à feu: Quand Hollywood dénonce la violence qu’il a lui-même semée (Who needs the NRA when you’ve got Hollywood ?)

30 octobre, 2015
-inglourious-basterdsDjangochiraq-HatefulEighttarantino-oscar
TarantinoTarantinoDemo
reservoir-dogs
https://jcdurbant.files.wordpress.com/2015/10/oecd.png?w=450&h=261
https://jcdurbant.files.wordpress.com/2015/10/guns_cars.jpg?w=449&h=435
Guns_race
Puisqu’ils ont semé du vent, ils moissonneront la tempête. Osée 8: 7
Si toutes les valeurs sont relatives, alors le cannibalisme est une affaire de goût. Leo Strauss
Les images violentes accroissent (…) la vulnérabilité des enfants à la violence des groupes dans la mesure où ceux qui les ont vues éprouvent de sensations, des émotions et des états du corps difficiles à maîtriser et donc angoissants, et qu’ils sont donc particulièrement tentés d’adopter les repères que leur propose leur groupe d’appartenance, voire le leader de ce groupe (…) et rendent la violence ‘ordinaire’ en désensibilisant les spectateurs à ses effets, et elles augmentent la peur d’être soi-même victime de violences, même s’il n’y a pas de risque objectif à cela. Serge Tisseron
Un des jeunes tueurs de Littleton, Eric Harris, avait passé une centaine d’heures à reprogrammer le jeu vidéo Doom pour que tout corresponde plus ou moins à son école (…) [jusqu’à] « incorporer le plan du rez-de-chaussée du lycée Columbine dans son jeu. En outre, il l’avait reprogrammé pour fonctionner « en mode Dieu », où le joueur est invincible. (…) Le 1er décembre 1997, à Paducah (Kentucky), Michael Carneal, alors âgé de 14 ans et armé de six pistolets, avait attendu la fin de la session quotidienne de prière à l’école pour tuer trois fillettes (…) et d’en blesser cinq autres. Lorsque la police a saisi son ordinateur, on a découvert qu’il en était un usager assidu, recherchant souvent sur Internet les films obscènes et violents. Parmi ses favoris, Basketball Diaries et Tueurs nés, film qui a influencé aussi les tueurs de Littleton. (…) En examinant l’ordinateur de Michael Carneal, la police a également découvert qu’il était un passionné de Doom, le fameux jeu qui consiste pour l’essentiel à passer rapidement d’une cible à l’autre et à tirer sur ses « ennemis » en visant surtout la tête. Le jeune Carneal, qui n’avait jamais utilisé d’arme auparavant, a réussi à toucher huit personnes, cinq à la tête, trois à la poitrine, avec seulement huit balles – un exploit considérable même pour un tireur bien entraîné. (…) Le colonel David Grossman, psychologue militaire, qui donne des cours sur la psychologie du meurtre à des Bérets verts et des agents fédéraux, est un témoin-expert dans ce procès. Il fait remarquer que les jeux vidéos consistant à viser et à tirer ont le même effet que les techniques d’entraînement militaire utilisées pour amener le soldat à surmonter son aversion à tuer. Selon lui, ces jeux sont encore plus efficaces que les exercices d’entraînement militaire, si bien que les Marines se sont procurés une version de « Doom » pour entraîner leurs soldats.  Helga Zepp-LaRouche
More ink equals more blood,  newspaper coverage of terrorist incidents leads directly to more attacks. It’s a macabre example of win-win in what economists call a « common-interest game. Both the media and terrorists benefit from terrorist incidents, » their study contends. Terrorists get free publicity for themselves and their cause. The media, meanwhile, make money « as reports of terror attacks increase newspaper sales and the number of television viewers ». Bruno S. Frey (University of Zurich) et Dominic Rohner (Cambridge)
Nous avons constaté que le sport était la religion moderne du monde occidental. Nous savions que les publics anglais et américain assis devant leur poste de télévision ne regarderaient pas un programme exposant le sort des Palestiniens s’il y avait une manifestation sportive sur une autre chaîne. Nous avons donc décidé de nous servir des Jeux olympiques, cérémonie la plus sacrée de cette religion, pour obliger le monde à faire attention à nous. Nous avons offert des sacrifices humains à vos dieux du sport et de la télévision et ils ont répondu à nos prières. Terroriste palestinien (Jeux olympiques de Munich, 1972)
Kidnapper des personnages célèbres pour leurs activités artistiques, sportives ou autres et qui n’ont pas exprimé d’opinions politiques peut vraisemblablement constituer une forme de propagande favorable aux révolutionnaires. ( …) Les médias modernes, par le simple fait qu’ils publient ce que font les révolutionnaires, sont d’importants instruments de propagande. La guerre des nerfs, ou guerre psychologique, est une technique de combat reposant sur l’emploi direct ou indirect des médias de masse.( …) Les attaques de banques, les embuscades, les désertions et les détournements d’armes, l’aide à l’évasion de prisonniers, les exécutions, les enlèvements, les sabotages, les actes terroristes et la guerre des nerfs sont des exemples. Les détournements d’avions en vol, les attaques et les prises de navires et de trains par les guérilleros peuvent également ne viser qu’à des effets de propagande. Carlos Marighela (« Minimanuel de guerilla urbaine », 1969)
Le discours de l’excuse s’est alors trouvé survalorisé, les prises de position normatives ont été rejetées comme politiquement incorrectes et les policiers ont fait office de boucs émissaires. Lucienne Bui Trong
The reality of the job (…) is far less glamorous. (…) As crime has fallen across America since the 1990s, policing has shifted more towards social work than the drama seen on TV. Police culture, however, has not caught up. (…) And as Ms Rahr admits, if you try to recruit cops by telling them they are social workers, fewer may apply. At least part of the glamour of the job is the promise that you get the chance to use violence against bad people in a way that ordinary civilians never can, except in video games. The Economist
La notion des années 1960 selon laquelle les mouvements sociaux seraient une réponse légitime à une injustice sociale a créé l’impression d’une certaine rationalité des émeutes. Les foules ne sont toutefois pas des entités rationnelles. Les émeutes de Londres ont démontré l’existence d’un manque de pensée rationnelle des événements du fait de leur caractère tout à fait spontané et irrationnel. Les pillards ont pillé pour piller et pour beaucoup ce n’était pas nécessairement l’effet d’un sentiment d’injustice. Au cours des émeutes danoises il y avait d’un côté un sens de la rationalité dans les manifestations de jeunes dans la mesure où ils étaient mus par une motivation politique. Cependant, les autres jeunes qui n’étaient pas normalement affiliés à  l’organisation « Ungdomshuset » se sont impliqués dans le  conflit et ont participé aux émeutes sans en partager les objectifs. Ils étaient là pour s’amuser et l’adrénaline a fait le reste. Les émeutes peuvent assumer une dynamique auto-entretenue qui n’est pas mue par des motifs rationnels. Lorsque les individus forment une foule, ils peuvent devenir irrationnels et être motivés par des émotions que génèrent  les émeutes elles-mêmes. L’aspect intéressant des émeutes  de Londres était de confirmer l’inutilité du traitement du phénomène de foule par  une stratégie de communication. La méthode rationnelle n’aboutit à rien contrairement à la forme traditionnelle de confinement. Cela montre bien qu’à certains moments, la solution efficace est de ne pas gérer les foules par le dialogue. Christian Borch
Why manufacture guns that go off when you drop them?. Kids play with guns. We put childproof safety caps on aspirin bottles because if kids take too many aspirin, they get sick. You could blame the parents for gun accidents but, as with aspirin, manufacturers could help. It’s very easy to make childproof guns. »The gun-control debate often makes it look like there are only two options: either take away people’s guns, or not. That’s not it at all. This is more like a harm-reduction strategy. Recognize that there are a lot of guns out there, and that reasonable gun policies can minimize the harm that comes from them. (…) It’s not as if a 19-year-old in the United States is more evil than a 19-year-old in Australia— there’s no evidence for that. But a 19-year-old in America can very easily get a pistol. That’s very hard to do in Australia. So when there’s a bar fight in Australia, somebody gets punched out or hit with a beer bottle. Here, they get shot. (…) What guns do is make crimes lethal. They also make suicide attempts lethal: about 60 percent of suicides in America involve guns. If you try to kill yourself with drugs, there’s a 2 to 3 percent chance of dying. With guns, the chance is 90 percent. (…) In Wyoming it’s hard to have big gang fights. Do you call up the other gang and drive 30 miles to meet up? (…) Handguns are the crime guns. They are the ones you can conceal, the guns you take to go rob somebody. You don’t mug people at rifle-point. (…) We have done four surveys on self-defense gun use. And one thing we know for sure is that there’s a lot more criminal gun use than self-defense gun use. And even when people say they pulled their gun in ‘self-defense,’ it usually turns out that there was just an escalating argument —at some point, people feel afraid and draw guns. (…) How often might you appropriately use a gun in self-defense?.  Answer: zero to once in a lifetime. How about inappropriately —because you were tired, afraid, or drunk in a confrontational situation? There are lots and lots of chances. When your anger takes over, it’s nice not to have guns lying around. (…)  « A determined criminal will always get a gun » (…) Yes, but a lot of people aren’t that determined. I’m sure there are some determined yacht buyers out there, but when you raise the price high enough, a lot of them stop buying yachts. (…)  « You can go to a gun show, flea market, the Internet, or classified ads and buy a gun— no questions asked. (…) For decades, there were no plaintiff victories beyond the appellate level » in the tobacco litigation. Reasonable suits might allege things that the manufacturers could do to make guns safer. (…) People say, ‘Teach kids not to pull the trigger,’ but kids will do it. (…)  You could make it hard to remove a serial number. You won’t eliminate the problem, but you can decrease it. (…) You can arrest speeders, but you can also put speed bumps or chicanes [curved, alternating-side curb extensions] into residential areas where children play….Just as…you can revoke the license of bad doctors, but also build [a medical] environment in which it’s harder to make an error, and the mistakes made are not serious or fatal. (…) We know what works. We know that speed kills, so if you raise speed limits, expect to see more highway deaths. Motorcycle helmets work; seat belts work. Car inspections and driver education have no effect. Right-on-red laws mean more pedestrians hit by cars. (…) The goal at home and abroad is to make sure the guns we have are safe, and that people use them properly. We’d like to create a world where it’s hard to make mistakes with guns— and when you do make a mistake, it’s not a terrible thing.  David Hemenway (Harvard)
On est des Arabes et des Noirs, faut qu’on se soutienne. (…) Les juifs sont les rois car ils bouffent l’argent de l’Etat et, moi, comme je suis noir, je suis considéré comme un esclave par l’Etat. Yousouf Fofana (février 2006)
On est en guerre contre ce pays (…) Ce pays, on le quittera quand il nous rendra ce qu’on nous doit. Tribu Ka (novembre 2006)
Je suis un être humain doué de conscience. Si vous estimez que des meurtres sont commis, alors vous devez vous insurger contre cet état de fait. Je suis ici pour dire que je suis du côté de ceux qui ont été assassinés. Quentin Tarantino
When I see murders, I do not stand by. … I have to call a murder a murder, and I have to call the murderers the murderers. Tarantino
Monsieur Tarantino gagne bien sa vie grâce à ses films, diffusant de la violence dans la société, et montrant du respect pour des criminels. Et maintenant, on se rend compte qu’il déteste les flics. La rhétorique haineuse déshumanise la police et encourage les attaques à notre encontre.  Philadelphia Fraternal Order of Police Lodge 5
Le réalisateur Quentin Tarantino a pris part d’une façon irresponsable et totalement inacceptable à ce qui s’est passé le week-end dernier à New York en assimilant les policiers à des meutriers. Los Angeles Police Protective League
Ce n’est pas étonnant que quelqu’un qui gagne sa vie en glorifiant le crime et la violence déteste les policiers. Les officiers de police que Quentin Tarantino appelle des “meurtriers” ne vivent pas dans l’une de ses fictions dépravées conçues pour le grand écran. Ils prennent des risques et doivent parfois même sacrifier leur vie, afin de protéger les communautés des vrais crimes. Patrick Lynch (syndicaliste policier de New York)
Les syndicats de policiers de New York et de Los Angeles s’insurgent contre les propos tenus par le réalisateur hollywoodien lors d’une récente manifestation contre les violences policières. “Le plus grand syndicat de police de Los Angeles soutient l’appel au boycott des films de Quentin Tarantino lancé par le NYPD [le département de police de New York]”, rapporte le Los Angeles Times. Lors d’une manifestation contre les violences policières organisée samedi 24 octobre dans la Grosse Pomme, le réalisateur a en effet déclaré : “Je suis un être humain doué de conscience. Si vous estimez que des meurtres sont commis, alors vous devez vous insurger contre cet état de fait. Je suis ici pour dire que je suis du côté de ceux qui ont été assassinés.” Cette phrase, prononcée quelques jours seulement “après la mort d’un officier de police du NYPD lors d’une course-poursuite d’un suspect dans le quartier de East Harlem” a mis le feu aux poudres, souligne le quotidien de Los Angeles. Courrier international
Le nouveau film de Spike Lee, Chiraq, suscite la polémique à Chicago, où le tournage vient de débuter. En cause: le titre. Cette expression, contraction de «Chicago» et d’«Iraq», a été inventée par des rappeurs locaux en référence à une zone du sud de la ville où la violence par armes à feu prolifère. Plusieurs hommes politiques ont déjà dénoncé ce titre qui risque, selon eux, d’offrir une vision négative de la ville des vents. Le maire de Chicago Rahm Emanuel (Parti démocrate) a contesté le mois dernier le titre, indiquant que la ville devrait avoir son mot à dire après la réduction fiscale de 3 millions de dollars accordée au long métrage. Les Chicagoans, confrontés chaque jour à la violence, voient eux aussi d’un mauvais œil le tournage, rapporte le New York Times. Janelle Rush, une étudiante de 24 ans citée par le quotidien américain, n’apprécie pas le titre, mais pense «qu’il serait judicieux de montrer les quartiers de la ville que les médias ne montrent pas». Elle espère cependant «que[ce film] pourra renverser la tendance et présenter [Chicago] sous un aspect positif. Pour révéler qu’il y a autre chose que la violence par armes à feu». Le Figaro
Every time a Quentin Tarantino film comes out, his critics attack him with a vehemence as vivid as his on-screen carnage. Sure, he’s a cinematic virtuoso, but that only fuels their rancor. He’s so talented; now will he please grow up? We hope not. So much of today’s entertainment is either infantile or geriatric: the comedies about farts and body parts (the cult of Adam Sandler) and the pensive portraits of sensitive misfits (the curse of Sundance). In this dank atmosphere, Tarantino’s teen-boy fixations — men with gigantic guns, beautiful gals with mean mouths — are a real tonic. At 42, he still has a movie love as convulsive as a schoolboy’s crush, still has a young man’s bravado. He’ll attempt anything, from the ricocheting narratives of Pulp Fiction to the single-plot, two-part Kill Bill. And since he’s got gifts to match his guts, he can pull off these cool stunts. Who else even tries? Some of the best people, actually, all of whom have benefited from Tarantino’s trailblazing. Screenwriter Charlie Kaufman’s movies are as depressive as Tarantino’s are manic, but he shares Q.T.’s fondness for subverting structure and for dialogue as ornate as an aria. Kevin Smith (Clerks, Dogma) brandishes a Tarantinish expertise in trash culture. Robert Rodriguez, a frequent collaborator, has paid lavish homage to Pulp Fiction in his three-story Sin City, part of which Q.T. directed. The bad news with Tarantino is that each successive film takes longer (two years, three, six) to produce — and that he’s threatened to retire before he’s 60. « I’m not going to be this old guy that keeps cranking them out, » he has said. In that case, Q.T., crank ’em out faster, right now. The world needs lots more movies from this incorrigible, irreplaceable adolescent. Richard Corliss (Time)
Quentin Tarantino has been named the most-studied director in the UK. A survey of 17 academics by the recently-relaunched PureMovies.co.uk film website found that the controversial director had been referenced more than any other in the essays and dissertations marked over the last five years. (…) Head of Film Studies at Uxbridge College Dr Garth Twa said: « It’s no surprise. Tarantino is visceral, accessible, and students new to film studies have an immediate handle on visual pleasure. What is great about Tarantino is that he can serve as a gateway to appreciate everything from the French New Wave to genre studies to gender representation in film. Digital spy
Tarantino’s films have garnered both critical and commercial success. He has received many industry awards, including two Academy Awards, two Golden Globe Awards, two BAFTA Awards and the Palme d’Or, and has been nominated for an Emmy and a Grammy. He was named one of the 100 Most Influential People in the World by Time in 2005. Filmmaker and historian Peter Bogdanovich has called him « the single most influential director of his generation ». Wikipedia
I think it’s absolutely not only appropriate, but overdue, to have a dialogue » about violence on screen When I was driving along the street the other day in L.A., I saw two billboards where guns were featured prominently … with a pleasant, happy-looking young couple…. My thought was: ‘Does my industry think guns will help sell tickets? Robert Redford
Reservoir Dogs est un film de gangsters américain réalisé par Quentin Tarantino et sorti en 1992. Il décrit une bande de truands et les événements qui surviennent avant et après un braquage raté. (…) Dans la planque, Pink et White discutent ensuite du comportement de psychopathe de Blonde, qui a tué plusieurs civils. Pink s’oppose ensuite à la volonté de White d’emmener Orange à l’hôpital et les deux hommes, à bout de nerfs, finissent par se braquer mutuellement, Blonde faisant son apparition à ce moment-là. Il les informe qu’Eddie Cabot est en route pour les rejoindre, puis qu’il a réussi à capturer un policier. (…) Tandis que les trois hommes interrogent le policier, Eddie Cabot arrive et, persuadé que personne ne les a balancés, s’emporte contre les gangsters et demande à White et à Pink de le suivre jusqu’à l’endroit où ce dernier a caché les diamants, laissant Blonde avec le policier et Orange, évanoui et se vidant de son sang. (…)  Blonde met la radio et, dansant sur Stuck in the Middle with You de Stealers Wheel, se met à torturer le policier pour le plaisir : il lui coupe une oreille au rasoir, l’asperge d’essence et s’apprête à le faire brûler vif quand Orange, sorti de sa torpeur, dégaine son pistolet et vide son chargeur sur Blonde. Wikipedia
The thing that I am really proud of in the torture scene in Dogs with Mr. Blonde, Michael Madsen, is the fact that it’s truly funny up until the point that he cuts the cop’s ear off. While he’s up there doing that little dance to “Stuck in the Middle With You,” I pretty much defy anybody to watch and not enjoy it. He’s enjoyable at it, you know? He’s cool. And then when he starts cutting the ear off, that’s not played for laughs. The cop’s pain is not played like one big joke, it’s played for real. And then after that when he makes a joke, when he starts talking in the ear, that gets you laughing again. So now you’ve got his coolness and his dance, the joke of talking into the ear and the cop’s pain, they’re all tied up together. And that’s why I think that scene caused such a sensation, because you don’t know how you’re supposed to feel when you see it. Quentin Tarentino
I do think it’s a cultural catharsis, and it’s a cinematic catharsis. Even — it can even be good for the soul, actually. I mean, not to sound like a brute, but one of the things though that I actually think can be a drag for a whole lot of people about watching a movie about, either dealing with slavery or dealing with the Holocaust, is just, it’s just going to be pain, pain and more pain. And at some point, all those Holocaust TV movies — it’s like, ‘God, I just can’t watch another one of these.’ But to actually take an action story and put it in that kind of backdrop where slavery or the pain of World War II is the backdrop of an exciting adventure story — that can be something else. And then in my adventure story, I can have the people who are historically portrayed as the victims be the victors and the avengers. Tarantino
What happened during slavery times is a thousand times worse than [what] I show. So if I were to show it a thousand times worse, to me, that wouldn’t be exploitative, that would just be how it is. If you can’t take it, you can’t take it. (…) Now, I wasn’t trying to do a Schindler’s List you-are-there-under-the-barbed-wire-of-Auschwitz. I wanted the film to be more entertaining than that. … But there’s two types of violence in this film: There’s the brutal reality that slaves lived under for … 245 years, and then there’s the violence of Django’s retribution. And that’s movie violence, and that’s fun and that’s cool, and that’s really enjoyable and kind of what you’re waiting for. (…) The only thing that I’ve ever watched in a movie that I wished I’d never seen is real-life animal death or real-life insect death in a movie. That’s absolutely, positively where I draw the line. And a lot of European and Asian movies do that, and we even did that in America for a little bit of time. … I don’t like seeing animals murdered on screen. Movies are about make-believe. … I don’t think there’s any place in a movie for real death. (…)There haven’t been that many slave narratives in the last 40 years of cinema, and usually when there are, they’re usually done on television, and for the most part … they’re historical movies, like history with a capital H. Basically, ‘This happened, then this happened, then that happened, then this happened.’ And that can be fine, well enough, but for the most part they keep you at arm’s length dramatically. (…) There haven’t been that many slave narratives in the last 40 years of cinema, and usually when there are, they’re usually done on television, and for the most part … they’re historical movies, like history with a capital H. Basically, ‘This happened, then this happened, then that happened, then this happened.’ And that can be fine, well enough, but for the most part they keep you at arm’s length dramatically. Because also there is this kind of level of good taste that they’re trying to deal with … and frankly oftentimes they just feel like dusty textbooks just barely dramatized. (…) I like the idea of telling these stories and taking stories that oftentimes — if played out in the way that they’re normally played out — just end up becoming soul-deadening, because you’re just watching victimization all the time. And now you get a chance to put a spin on it and actually take a slave character and give him a heroic journey, make him heroic, make him give his payback, and actually show this epic journey and give it the kind of folkloric tale that it deserves — the kind of grand-opera stage it deserves. (…) The Westerns of the ’50s definitely have an Eisenhower, birth of suburbia and plentiful times aspect to them. America started little by little catching up with its racist past by the ’50s, at the very, very beginning of [that decade], and that started being reflected in Westerns. Consequently, the late ’60s have a very Vietnam vibe to the Westerns, leading into the ’70s. And by the mid-’70s, you know, most of the Westerns literally could be called ‘Watergate Westerns,’ because it was about disillusionment and tearing down the myths that we have spent so much time building up. Quentin Tarantino
I just think you know there’s violence in the world, tragedies happen, blame the playmakers. It’s a western. Give me a break. Quentin Tarantino
Les films traitant de l’Holocauste représentent toujours les juifs comme des victimes. Je connais cette histoire. Je veux voir quelque chose de différent. Je veux voir des Allemands qui craignent les juifs. Ne tombons pas dans le misérabilisme et faisons plutôt un film d’action fun. Quentin Tarantino
Pourquoi me condamnerait-on ? Parce que j’étais trop brutal avec les nazis ? Quentin Tarantino
J’avais envie que Django Unchained traite du voyage initiatique de mon personnage et que l’esclavagisme n’apparaisse qu’en toile de fond. Pour moi, l’histoire avait plus de sens, était plus puissante, si elle était présentée à travers un genre comme le western spaghetti qui permet l’aventure et une forme d’excitation absente des films historiques. Quentin Tarantino
Due to the terrible tragedy in Newtown, Connecticut, and out of honour and respect for the families of the victims whose lives were senselessly taken, we are postponing the Pittsburgh premiere of Jack Reacher. Our hearts go out to all those who lost loved ones. Reacher, which stars Tom Cruise, features a sniper attack. Spokesman for Paramount Pictures
Ainsi que le veut le genre du western, souvent comparé à la tragédie grecque, les grands sentiments sont là – l’amour et la haine –, mais le mélange est saugrenu, exorbitant, selon les principes de l’esthétique kitsch postmoderne, qui offre toutes les émotions possibles juxtaposées, comme les produits variés dans un supermarché. Car la signature de Tarantino promet une violence excessive, « gratuite », comme elle a été souvent définie, conjuguée à une ambition morale qui se pare d’amoralité (ou vice versa) : les bons sentiments politiquement corrects et les mauvais sentiments politiquement incorrects sont malaxés dans l’effervescence des images, de l’intrigue, des dialogues. Et, comme dans le style postmoderne, les passions tragiques et le sentimentalisme mélodramatique sont combinés au plaisir de la comédie et de la farce : la caricature des personnages méprisables – tel le propriétaire de Candyland (!), Calvin, homme cruel et sanguinaire, passionné de lutte Mandingo – provoque le rire plus que l’indignation, et une ironie délicieuse émane de l’adorable docteur Schultz (Christoph Waltz), chasseur de primes, anti-esclavagiste convaincu, qui fait le mal pour le bien. Quant aux mauvais sentiments, au langage obscène, à la profusion du terme « nigger », ils correspondent à ce que Tarantino adore et ce sur quoi on n’arrête pas de l’interroger : une brutalité extrême qui indique que, pour lui, le cinéma n’a pas grand-chose à voir avec la réalité du monde et de ses malheurs, mais avec l’infinie réalité des images filmiques, inséparables des armes à feu, assaisonnées de conversations qui attrapent au vol des débris de discours politico-sociaux contemporains, que ce soit la misère des non-salariés, comme dans la conversation initiale de « Reservoir Dogs » (1992), ou le nazisme dans « Inglorious Basterds » (2009), ou le racisme américain dans ce dernier film. Le mixage des émotions ne fait qu’exalter l’impureté caractéristique des arts et du cinéma en particulier, où règnent l’adaptation, l’inspiration, la citation, le remake, l’hommage à une œuvre du passé, voire le pillage. Sans parler du va-et-vient le plus composite entre l’image filmique et la bande-son, cher à ces réalisateurs qui, depuis les années 1960, sont imbus de musique pop. (…) Un bric-à-brac de genres, sous-genres et contre-genres chante la gloire des œuvres populaires, dans le bruit des lames de couteau et des armes à feu, où l’on tue comme on mange des cacahuètes, dans le rythme vertigineux de l’action et des dialogues interminables, dans la filiation des « Trois Mousquetaires », œuvre qui orne la bibliothèque de Calvin Candie. On comprend la différence entre le cinéphile et le geek : le populaire absolu du western de Tarantino sorti en France en janvier 2013, contrairement aux « westerns » urbains de Scorsese dans les années 1970 ou au western mystique « Dead Man » (1995) de Jim Jarmusch, n’est pas profond. Mais, divertissement, pure surface, il surfe sur les choses et les idées, comme les accents — allemand ou du Sud — colorent les voix des acteurs, ou les effets spéciaux, les décors et les gros plans style télé de « Django Unchained » frappent les yeux et les esprits le temps d’un éclair. On peut regretter la pensée de la caméra et la cruelle intensité existentielle de « Reservoir Dogs », mais on a du plaisir et on est gagné par le bonheur des acteurs et du metteur en scène s’adonnant à fond à cette activité inépuisable chez les êtres humains : faire semblant. Patrizia Lombardo (Professeur de littérature et de cinéma)
Tarantino a définitivement fait taire les accusations à l’encontre de ses films jugés fun, cool, mais vides et inconséquents, en s’engageant dans ce qu’il nomme « une trilogie politique et historique sur l’oppression », commencée en 2009 avec « Inglourious Basterds ». L’accusation d’esthétisation de la violence, devenue un objet de spectacle gratuit, décontextualisé de toute mise en perspective morale ou politique, semble certes tomber en désuétude derrière le choix récent de sujets politiques sensibles – les Juifs durant la Seconde Guerre mondiale et l’esclavage afro-américain. Mais, le tournant en apparence politique que prend le cinéma de Tarantino cache une violence tout autant injustifiée qui mérite d’être réinterrogée. (…) Depuis « Kill Bill », on peut résumer l’ensemble des films de Tarantino à des récits de vengeance, thème de prédilection du cinéaste. Chacun des films use d’un processus de justification souvent simpliste et conservateur (..) Que la vengeance relève de motivations personnelles ou plus universelles, elle semble ainsi perdre de son caractère gratuit, sous couvert d’un argumentaire en surface politisant bien rodé. Le premier volet de la « trilogie de l’oppression », « Inglourious Basterds », vient à première vue satisfaire un fantasme de revanche contre les plus grands méchants désignés par l’histoire de l’humanité. La violence contre les nazis serait ici une juste rétribution. Eli Roth, réalisateur ultra-violent de la série « Hostel », décrit ainsi le film comme du « porno kasher » : « ça relève presque d’une satisfaction sexuelle profonde de vouloir tuer des nazis, d’un orgasme presque. Mon personnage tue des nazis. Je peux regarder ça en boucle ». Lawrence Bender, le producteur, déclare à Tarantino : « en tant que membre de la communauté juive, je te remercie, parce que ce film est un putain de rêve pour les juifs ». Pour défendre la violence de son film, le cinéaste explique lui-même avoir voulu rompre avec les traditions politiquement correctes (…) Ce choix esthétique met le sujet historique au second plan et vient prouver implicitement qu’il n’a aucune perspective morale – ceci expliquant les nombreuses accusations de révisionnisme à l’encontre du film. Lorsqu’un journaliste lui fait d’ailleurs remarquer que la violence excessive contre les nazis puisse offenser certains spectateurs, Tarantino lui répond avec une désinvolture déconcertante : « Pourquoi me condamnerait-on ? Parce que j’étais trop brutal avec les nazis ? ». « Django Unchained » est donc une réponse évidente à « Inglourious Basterds ». À nouveau, le sujet politique de fond, l’esclavage américain, semble évincé, bien qu’étant présenté comme l’argument promotionnel premier des discours de Tarantino qui répète sans hésiter qu’il a la capacité et la légitimité de faire un film sur ce sujet. (…)  Tarantino pense pourtant réaliser le film sur l’esclavage « que l’Amérique n’a jamais voulu faire parce qu’elle en a honte ». Dans le fond, l’idéologie et la réflexion politique intéresse peu Tarantino. L’esclavage est une nouvelle configuration de ses récits de vengeance, une nouvelle exploration d’un genre cinématographique, ici le western spaghetti.  À nouveau l’argument du fun, de l’excitation, vient secondariser le sujet politique. Tarantino préfère dédramatiser son propos au risque de le décontextualiser. La vengeance de Django ne semble d’ailleurs pas animée de motivations politiques. Il fait preuve de cruauté aussi bien en massacrant les oppresseurs blancs, qu’en humiliant d’autres esclaves noirs. Le film se termine sur la mort sadique par Django du traitre noir, devenu une caricature de l’oncle Tom, ami des blancs. Devenu à son tour l’opprimé oppresseur, Django s’enfuit victorieux du massacre final, paradoxalement en endossant fièrement le costume de M. Candie, le négrier monstrueux qu’il a sévèrement corrigé. L’usage de la violence était déjà tout autant problématique à la fin d’ »Inglourious Basterds ». Durant l’Opération Kino, les nazis nous sont d’abord présentés comme un public extatique devant la violence des images de leur film de propagande. Mais dans un effet de renversement, c’est ensuite les Basterds et Shoshanna qui nous sont présentés dans le même rôle du public jouissant de la violence du spectacle. Les « Basterds » transforment d’ailleurs rapidement leur croisade, non en leçon morale d’humanité, mais plutôt en spectacle trivial, se moquant sans impunité des soldats allemands. En décontextualisant idéologiquement les sujets politiques de fond, Tarantino facilite en un sens la consommation de son cinéma, au profit d’un plaisir plus immédiat avec ses spectateurs, dénué de toute moralisation. Mais il propose dans le même temps une vision réductrice, fétichisée, simplifiant souvent l’Histoire à l’histoire du cinéma. Cela peut paraître cool de citer des discours transgressifs sur la violence mais, sur le mode de la fétichisation, Tarantino occulte tout l’arrière-plan historique. Célia Sauvage
One reason slave owners wouldn’t have pitted their slaves against each other in such a way is strictly economic. Slavery was built upon money, and the fortune to be made for owners was in buying, selling, and working them, not in sending them out to fight at the risk of death. David Blight (Yale)
Slaves were sometimes sent to fight for their owners; it just wasn’t to the death. Tom Molineaux was a Virginia slave who won his freedom—and, for his owner, $100,000—after winning a match against another slave. He went on to become the first black American to compete for the heavyweight championship when he fought the white champion Tom Cribb in England in 1810. (He lost.) According to Frederick Douglass, wrestling and boxing for sport, like festivals around holidays, were “among the most effective means in the hands of the slaveholder in keeping down the spirit of insurrection.” Aisha Harris
My area of expertise is slavery, Civil War, and reconstruction and I have never encountered something like that. It was rumored to have occurred. I don’t know that it was called Mandingo Fighting, however, but there were all sorts of things going on in the South pitting people against one another. To the death, I’ve never encountered anything like that, no. That doesn’t mean that it didn’t happen in some backwater area, but I’ve never seen any evidence of it. (…) It’s a stretch because enslaved people are property, and people don’t want to lose their property unless they’re being reimbursed for it. It would seem odd to me that someone would allow his enslaved laborer to fight to the death because someone like that would cost them a lot of money. But then it’s a gambling enterprise so maybe someone would be willing to do that. I’ve looked at slave narratives and I’ve never seen something like that in slave narratives. Edna Greene Medford (Howard University)
It’s the “new sadism” in cinema – the wave of films in which violence is graphic, bloody but always underpinned by irony or gallows humour. There is something disconcerting about sitting in a crowded cinema as an audience guffaws at the latest garroting or falls about in hysterics as someone is beheaded or has a limb lopped off. Many recent movies squeeze the comedy out of what would normally seem like horrific acts of bloodletting. (…)  In Quentin Tarantino’s films, the violence, torture and bloodletting sit side by side with wisecracking dialogue and moments of slapstick. His latest, Django Unchained, features whippings, brutal wrestling matches and one scene in which dogs rip a slave to pieces. We know, though, that Tarantino’s tongue is in his cheek. Scenes that would be very hard to stomach in a conventional drama are lapped up by spectators who know all about the director’s love of genre and delight in pastiching old spaghetti Westerns. A certain sadism has always defined crime movies. (…) Nor is there anything new in making very dry comedy out of violence and death. (…) What has changed now is that genre lines have become very blurred. (…) Ideas that might have previously been confined to exploitation pics have spilled into the mainstream. In the era of computer games like Call of Duty and Assassin’s Creed, death isn’t taken very seriously. Film-makers with no direct experience of war beyond what they’ve seen in other movies regard staging killings as just another part of cinematic rhetoric. At the same time, state-of-the art make-up and digital effects enable violence to be shown in far greater and bloodier detail than ever before. Tarantino turns to heavy political and historical topics (the Holocaust in Inglourious Basterds, slavery in Django Unchained) but tips us the wink as he does so. One problem he and others face is the literal quality of film. When a slave is being flayed or a police officer is having his ear cut off, it isn’t always possible to put inverted commas round the scene and let the audience know that this horrific moment is stylised and shouldn’t be taken too seriously. (…) Acts of killing define the new sadism in cinema. The challenge now for film-makers is jolting audiences who’ve already seen death portrayed so many times on screen before. When they get it right, they can create scenes of extraordinary power and beauty – and they can use humour to distance themselves from the charge that they are being exploitative. Even so, the film-makers themselves sometimes appear just a little bashful about the enormous body counts in their work. The US premiere of Django Unchained was postponed after the Connecticut school massacre in mid December. The real-life incident in which a lone gunman killed 20 school children made it seem perverse and tasteless to celebrate Tarantino’s comic-book violence. (…) Even so, what’s often startling about the new sadism in cinema is the disregard for the victims, who are treated as walk-on props, there to be dispensed with in the most humorous, bloody and imaginative way possible. In 1989, Danny Boyle produced (and conceived) Alan Clarke’s Elephant – a TV movie set at the height of the Troubles in Northern Ireland. This was an essay about killing. Eighteen random murders were shown. Viewers learnt nothing at all about the killers or the victims. The film-makers were reminding us how desensitised we had become to sectarian violence in Northern Ireland. A quarter of a century on, that casual detachment about death has become a staple of mainstream cinema. Geoffrey Mcnab
The most confusing moment in Quentin Tarantino’s new film, Django Unchained , comes in the final credits. The viewer sees an assurance from the American Humane Association that no animals were harmed in the film’s making. In this movie, set in the south before the US civil war, slaves get tied to trees and whipped. A naked black wrestler is ordered to bash another’s head in with a very big hammer. Dogs chew a runaway slave to pieces. This is to set the stage for an exuberant massacre of white men and women at the close. Mr Tarantino lingers over his victims as they writhe, gasp and scream in agony. One walks out of Django worried less about Mr Tarantino’s attitude towards animals than about his attitude towards people. A.O. Scott, The New York Times critic, calls it a “troubling and important movie about slavery and racism”. He is wrong. (…) The period detail sometimes seems accurate (slaveholders may have flung the word “nigger” around as often as Mr Tarantino’s characters do), and sometimes does not (there never was any such thing as “Mandingo fighting”). Of course, we must not mistake a feature film for a public television documentary – Mr Tarantino’s purpose is to entertain, not to enlighten. But this is why the film is neither important nor troubling, except as a cultural symptom. Django uses slavery the way a pornographic film might use a nurses’ convention: as a pretext for what is really meant to entertain us. What is really meant to entertain us in Django is violence. Mr Scott writes that “vengeance in the American imagination has been the virtually exclusive prerogative of white men”. Cinematically, black people should get to partake in “regenerative violence” the way white people have for so long. He adds: “Think about that when the hand-wringing starts about Django Unchained and ask yourself why the violence in this movie will suddenly seem so much more problematic, so much more regrettable, than what passes without comment in Jack Reacher or Taken 2.” But this now-the-shoe’s-on-the-other-foot argument is disingenuous. In no major US film do white people exact racial vengeance of the sort Django does. And Mr Tarantino’s love of violence is not “suddenly” problematic. It is the sole pleasure anyone could possibly take in his first film, the appalling Reservoir Dogs.Pulp Fiction and Jackie Brown, for all their situational irony and madcap humour, also have memorable scenes of horrific violence. But Mr Tarantino’s last two films have taken a strange turn. He has not just shown cruelty but tried to politicise and ennoble it. Inglourious Basterds features a gang of American Jews who travel around Germany scalping Nazis and smashing their heads with baseball bats. It ends with a torture scene (one of our heroes carves a swastika into a Nazi’s head) that we are surely meant to enjoy. Nazis and slaveholders, of course, are stock villains of political correctness. Film-makers have been killing them off for decades. What is novel about Mr Tarantino is his fussy, lawyerly setting of ground rules to broaden the circumstances in which one can kill with joy and impunity. Scalping is OK because “a Nazi ain’t got no humanity”. Django can kneecap the plantation major-domo Stephen (Samuel L. Jackson) because he has stipulated at the start of the film that there is “nothing lower than a head house-nigger”. Of course, Stephen is more the slave system’s victim than its representative. He is a slave. The indignities visited on various slaves (“After this we’ll see if you break eggs again!” hollers one brute as he gets ready to whip a young woman) serve to make us comfortable with the final racial retribution, even though Django’s vengeance claims white people (hillbillies and jailers) who have no more control over the system than Stephen. (…) Where Mr Tarantino sees a solidarity with the victims of the past, others might see a contemporary white American eager to believe that, given the opportunity, other peoples of yesteryear would have behaved as shabbily as his own people did.  Christopher Caldwell
The American film industry is the second great pillar of the gun culture. And it’s not just Clint Eastwood’s Smith & Wesson from Dirty Harry, which, as everyone who lived through the 1970s knows, was then “the most powerful handgun in the world,” able to “blow your head clean off.” Hollywood’s cameras adore weapons of any kind, and pay them loving heed in movies of every political persuasion. Think of the close-up on Rambo’s machine gun as it spasms its way through an ammo belt in the 1985 installment of the series, or the shell casings tinkling delicately on the floor as cops die by the dozens in The Matrix (1999), or the heroic slo-mo of Sean Penn’s tommy gun in Gangster Squad (2013), or the really special Soviet submachine gun that everyone lusts after in Jack Abramoff’s 1989 action movie Red Scorpion. It’s the mother of all product placements, and as far as we know it doesn’t cost the arms makers a dime. Even more delectable is the effect that guns have on human flesh, a phenomenon so titillating for moviemakers that it often surpasses the pleasures of plot and dialogue. Discussing the many, many graphic shootings in his recent Django Unchained, for example, director Quentin Tarantino identifies screen violence as the reason most viewers go to his movies in the first place. “That’s fun, and that’s cool, and that’s really enjoyable,” he told NPR. “And kind of what you’re waiting for. » (…)  In Tarantino’s pseudohistorical revenge fantasies, humans are oversize water balloons just waiting to be popped, so that they can spurt their exciting red contents over walls and bystanders. The role of the star is relatively simple: he or she must make those human piñatas give up their payload. Yes, there are plots along the way, clever ones wherein Tarantino burnishes his controversial image by daring to take on such sacred cows as Nazis and slave owners. But the nonstars in his movies mainly exist to beg for their lives and then be orgasmically deprived of them, spouting blood like so many harpooned porpoises. Okay, I got carried away there. Let me catch my breath and admit it: Tarantino would never show someone harpooning a porpoise. After all, a line in the credits for Django Unchained declares that “no horses were harmed in the making of this movie.” But harpooning a human? After having first blasted off the human’s balls and played a sunny pop song from the Seventies while the human begged for mercy in the background? No problem. The movies I describe here are essentially advertisements for mass murder. You can also read them in dozens of other ways, I know. You can talk about Tarantino’s clever and encyclopedically allusive command of genre, or about how the latest Batman movie advances the “franchise,” or about the inky shady shadowiness of, well, nearly everything the industry cranks out nowadays. And to give them their due, most of the movies I’ve mentioned take pains to clarify that what they depict are good-guy-on-bad-guy murders — which makes homicide okay, maybe even wholesome. In decades past, let’s recall, there was a fashion for viewing the gangster film as a delicate metaphor, interesting mainly for the dark existentialism it spotlighted in our souls. But today, as I absorb the blunt aesthetic blows of one ultraviolent film after another, all I can make of it is that Hollywood, for reasons of its own, is hopelessly enamored of homicide. The plot is barely there anymore. Good guys and bad guys are hopelessly jumbled, their motives as vague as those of the Sandy Hook shooter, Adam Lanza. A movie like The Dark Knight Rises (2012) is nearly impossible to make sense of; only its many murders hold it together. All the rest shrinks, but the act of homicide expands, ramifies, multiplies madly. And what can we read in this act itself? Well, most obviously, that ordinary humans are weak and worth little, that they achieve beauty only when they are brought to efflorescence by the discharge of a star’s sidearm. Also: killers are glamorous creatures. And lastly: society and law are futile exercises. Whether we’re dealing with vigilantes, hit men, or a World War II torture squad, nobody can shield us from the power of an armed man. (Except, of course, another armed man, as Wayne LaPierre and Hollywood never tire of informing us.) For the industry itself, meanwhile, so many things come together in the act of murder — audience pleasure, actor coolness, the appearance of art — that everything else is essentially secondary. Hence the basic principles of Hollywood’s antisocial faith. A man isn’t really a man if he can’t use a shotgun to change the seat of another man’s soul into so much garbage. Or if he doesn’t know how to fire a pistol sideways, signifying that thuggish disregard for who or what gets caught in the spray of bullets. [*] Yet few of them complained about Tarantino’s 2009 slice of war porn, Inglourious Basterds, since the people being tortured so graphically and so hilariously by a U.S. Army hit squad were Nazis. At times, my erudite liberal colleagues have no problem understanding this. They’re quick to characterize Zero Dark Thirty (2012) as an advertisement for torture and other Bush-era outrages.[*] It’s sadism!, they cry. But the larger sadism that is obviously the film industry’s truest muse . . . that they don’t want to discuss. Bring that up and the conversation is immediately suspended in favor of legal arguments about censorship, free speech, and the definition of “incitement.” Movies can’t be said to have caused mass murders, they correctly point out. Not even Natural Born Killers (1994) — a movie that insists on the complicity of the media in romanticizing murderers, that itself proceeds to romanticize murderers, and that has been duly shadowed by a long string of alleged copycat murders, including the Columbine massacre. No, these are works of art. And art is, you know, all edgy and defiant and shit. Not surprisingly, Quentin Tarantino has lately become the focus for this sort of criticism. The fact that Django Unchained arrived in theaters right around the time of the Sandy Hook massacre didn’t help. Yet he has refused to give an inch in discussing the link between movie violence and real life. “Obviously I don’t think one has to do with the other,” he told an NPR interviewer. “Movies are about make-believe. It’s about imagination. Part of the thing is we’re trying to create a realistic experience, but we are faking it.” Is it possible that anyone in our cynical world credits a self-serving sophistry like this? Of course an industry under fire will claim that its hands are clean, just as the NRA has done — and of course a favorite son, be it Tarantino or LaPierre, can be counted on to make the claim louder than anyone else. But do they really believe that imaginative expression is without consequence? One might as well claim that advertising itself has no effect — because the spokesmen aren’t really enjoying that Sprite, you know, only pretending to. Or that TV speeches don’t matter, since the politician’s words are strung together for dramatic effect, and are not themselves a show of official force. To insist on a full, pristine separation of the dramatic imagination from the way humans actually behave is to fly in the face of nearly everything we know about cultural history. For centuries, people misinterpreted the reign of Richard III because of a play by Shakespeare. The revival of the Ku Klux Klan in the 1920s was advanced by D. W. Griffith’s Birth of a Nation. In our own era, millions of Americans believe in the righteous innocence of businessmen because of a novel by Ayn Rand. And here is why I personally will never believe it when the film industry claims its products have no effect on human behavior. Like every American, I carry around in my head a collection of sights and sounds that I will never be able to erase, no matter what I think about Hollywood. To this day, those bits of dialogue and those filmed images affect the way I do everything from answering the phone to pruning my roses. I can’t get on my Honda scooter without recalling Steve McQueen in The Great Escape, or look out an airplane window without remembering The Best Years of Our Lives. When I shot at paper targets in the Boy Scouts, I thought of Sergeant York, and should I ever become an L.A. cop I will probably mimic the mannerisms of Ryan Gosling in Gangster Squad. I doubt very much that we will see effective gun control enacted this time around. (…) The political arm of the gun culture, headquartered at the big NRA building in northern Virginia, is still powerful enough to block any meaningful change. However, the other pillar of the gun culture — the propaganda bureau relaxing in the Los Angeles sun — is much more vulnerable. Its continued well-being depends to a real degree on the approbation and collaboration of critics. Which is to say that my colleagues in journalism are, in part, responsible for this monster. We have fostered it with puff pieces and softball interviews and a thousand “press junkets” — the free vacations for journalists that secure avalanches of praise for a movie before anyone has seen it. This refusal on the part of critics to criticize is what has allowed Quentin Tarantino to be crowned a cinematic genius of our time.  It is time for the boot-licking to end. Mick LaSalle, film critic for the San Francisco Chronicle, recently recalled how he self-censored a review of The Dark Knight Rises, declining to say in print that he found it to be “a wallow in nonstop cruelty and destruction.” But in the wake of the Connecticut school massacre, LaSalle explained, he had come around to a new understanding of critical responsibility. “If movies are cruel and nihilistic, say so,” he wrote. “Say it explicitly. Don’t run from that observation.” It’s a lesson that every one of us in journalism ought to be taking to heart these days. It is our job to say it explicitly — to tell the world what god-awful heaps of cliché and fake profundity and commercialized sadism this industry produces. The fake blood spilled by Hollywood cries out for it. Thomas Frank

Attention: une NRA peut en cacher une autre !

Fascination malsaine pour la violence, stylisation et magnification de l’extrême violence, désamorçage de toute réflexion par l’ironie et la parodie, décontextualisation totale de sujets politiques ou historiques aussi problématiques que la Shoah ou l’esclavage aux Etats-Unis, extrême amoralité, recherche du plaisir immédiat pour le spectateur, virtuosité gratuite et tapageuse, systématisation de la citation jusqu’au pillage, mélange vertigineux de genres et de sous-genres, hypersurficialité, réduction de l’Histoire à  l’histoire du cinéma, multipliation des invraisemblances (quel intérêt pour un propriétaire d’esclaves – comme d’ailleurs dans « 12 years a slave » – de maltraiter une force de travail extrêmement coûteuse ?) et des anachronismes (pas de Ku Klu Klan avant la Guerre de succession) …

En ces temps décidément étranges où l’on célèbre, sur fond de culture de l’excuse généralisée et stèles et noms de rues compris, les explosions communauaires de violence ….

Et à l’heure où, non contents de prôner le contrôle des armes et de dénoncer les brutalités policières aux Etats-Unis …

Un Hollywood qui, avec Spike Lee et Quentin Tarentino nous avait déjà valu des scènes d’une rare cruauté notamment contre les policiers, sort deux nouvelles odes à la violence

Se permet à présent d’accuser les policiers de meurtres et de prendre le parti de ceux qui les tuent …

Comment ne pas voir avec les quelques critiques qui osent braver la permissivité ambiante …

Non seulement l’incroyable mauvaise foi d’une industrie qui inspire tant les criminels que les policiers eux-mêmes …

Mais l’inquiétante escalade de violence que peuvent générer, dans la profession elle-même et au-delà dans la société en général, des réalisateurs aussi brillants et influents qu’un Quentin Tarantino

Dans un flot continu de jeux vidéos toujours plus réalistes, de véritable snuff videos djihadistes et de médias toujours plus demandeurs

Mais aussi, au niveau national comme international et sans compter une circulation des armes exponentielle, de revendications identitaires toujours plus exacerbées ?

Et surtout comment ne pas presque physiquement ressentir, quand pour ses deux derniers films, ils choisit de traiter des questions historiques aussi majeures que l’esclavage aux Etats-Unis ou le nazisme …

Le plus grand mépris dont il fait montre tant pour la réalité historique que pour la vie humaine ?

Blood Sport
Thomas Frank
Harper’s

March 2013

For a time in December, it looked as though the nation was finally ready to take on the gun culture. Perhaps you recall the moment: twenty grade-schoolers, along with their teachers and their principal, had been added to the roster of 30,000 people killed by guns in America each year. The details of the massacre were at once terrible and familiar — indeed, you could have guessed them as soon as you heard the first sketchy news bulletins. A murderer lost in some sanguinary fantasy. High-capacity magazines. In the starring role, one of our society’s prized slaughtering machines: an AR-15 assault rifle. And for the families of the six- and seven-year-olds whose bodies were blown apart, there would be teddy bears, support groups, wooden messages from the secretary of education.

On December 21, a week after the shooting, began the second obligatory chapter in this oft-told tale. Wayne LaPierre, the lavishly compensated face of the National Rifle Association, stepped up to a podium at the Willard Hotel in Washington and twisted his features into an expression meant to indicate sorrow. What came gurgling from LaPierre’s throat, though, was righteous accusation mixed with a heavy dollop of class resentment. It was the assembled men and women of the press who were somehow to blame, droned this million-dollar-a-year man who had apparently not bothered to read his script in advance. Gun owners were victims, you see, who had been demonized by the media and the “political class here in Washington.” Oh, pity the man with a MAC-10!

Next came the other parts of the traditional catechism. America’s leaders were soft on crime, unwilling “to prosecute dangerous criminals.” They gave too much money away in foreign aid. They miscategorized certain weapons as Thing A when they were obviously Thing B. Each of these grievances you could have heard, almost word for word, back in the 1970s. They are specimens of a chronic paranoia that never dissipates, no matter how many millions we imprison or how respectfully journalists learn to speak of the M16 and the sexy SIG Sauer.

But this time around, these bullet points were missing something. Matters had gone too far, and the NRA was desperate to escape the blame. But how? Well, if you are a prominent conservative lobbyist and one day there’s a catastrophe that stems pretty directly from your cherished policy initiatives, what do you do? You insist that the world hasn’t gone far enough in implementing your demands. So the solution to the massacre culture must obviously be more guns in more places than ever before: universities, churches, strip clubs, hospitals, tanning salons, bowling alleys.

And should something go wrong in this weapon-saturated world — for example, should someone use one of those weapons in precisely the way it was designed to be used — we may seek answers only within the narrow parameters of the ideologically permissible. Which is to say: We must meet every fresh mass murder with the conclusion that the United States, already home to some 300 million firearms, isn’t weapon-saturated enough. The task before us is to arm not only the guards in our elementary schools but also the teachers, the custodians, the cafeteria workers, the hall monitors. And on and on until the arms race is the preeminent logic of civilian life. Only then will the streets of Dodge City be safe.

I worry that I have not made sufficiently clear where I stand on this issue. For the record: gun control works. It seems obvious to me that, when considering the towering difference in murder statistics between the United States and other industrialized lands, the most relevant factor is the ready availability of certain kinds of firearms. I believe that the ideology of libertarianism, with its twin gods Market and Magnum, is not just bankrupting us; it is killing us. And I believe that Wayne LaPierre bears a certain moral responsibility for the massacre culture, regardless of his intentions or his exalted stature in Washington.

The reason I want to be clear about this is that I also think Wayne LaPierre got something right. In his Willard Hotel address, he tried to get the assembled media types to acknowledge their own culpability for our pandemic violence. “Media conglomerates,” he intoned, “compete with one another to shock, violate, and offend every standard of civilized society by bringing an ever more toxic mix of reckless behavior and criminal cruelty into our homes — every minute of every day of every month of every year.”

Coming from the NRA, of course, this was pretty base hypocrisy. It doesn’t take much skill with a remote to confirm that some of the most sadistic entertainment ever filmed follows the line of none other than the National Rifle Association. Over and over, we are shown spineless liberals with a soft spot for the murderers and rapists in our midst, who leave society’s dirty work to the big man with the big gun. Indeed, Wayne LaPierre basically gave the genre a shout-out when he reasoned, all too cinematically, that “the only thing that stops a bad guy with a gun is a good guy with a gun.”

But as a description of the world we live in, what LaPierre said was . . . well, correct. Media companies obviously do compete to project violence into our homes. And why is that? Because the American film industry is the second great pillar of the gun culture.

And it’s not just Clint Eastwood’s Smith & Wesson from Dirty Harry, which, as everyone who lived through the 1970s knows, was then “the most powerful handgun in the world,” able to “blow your head clean off.” Hollywood’s cameras adore weapons of any kind, and pay them loving heed in movies of every political persuasion. Think of the close-up on Rambo’s machine gun as it spasms its way through an ammo belt in the 1985 installment of the series, or the shell casings tinkling delicately on the floor as cops die by the dozens in The Matrix (1999), or the heroic slo-mo of Sean Penn’s tommy gun in Gangster Squad (2013), or the really special Soviet submachine gun that everyone lusts after in Jack Abramoff’s 1989 action movie Red Scorpion. It’s the mother of all product placements, and as far as we know it doesn’t cost the arms makers a dime.

Even more delectable is the effect that guns have on human flesh, a phenomenon so titillating for moviemakers that it often surpasses the pleasures of plot and dialogue. Discussing the many, many graphic shootings in his recent Django Unchained, for example, director Quentin Tarantino identifies screen violence as the reason most viewers go to his movies in the first place. “That’s fun, and that’s cool, and that’s really enjoyable,” he told NPR. “And kind of what you’re waiting for.”

In Tarantino’s pseudohistorical revenge fantasies, humans are oversize water balloons just waiting to be popped, so that they can spurt their exciting red contents over walls and bystanders. The role of the star is relatively simple: he or she must make those human piñatas give up their payload. Yes, there are plots along the way, clever ones wherein Tarantino burnishes his controversial image by daring to take on such sacred cows as Nazis and slave owners. But the nonstars in his movies mainly exist to beg for their lives and then be orgasmically deprived of them, spouting blood like so many harpooned porpoises.

Okay, I got carried away there. Let me catch my breath and admit it: Tarantino would never show someone harpooning a porpoise. After all, a line in the credits for Django Unchained declares that “no horses were harmed in the making of this movie.” But harpooning a human? After having first blasted off the human’s balls and played a sunny pop song from the Seventies while the human begged for mercy in the background? No problem.

The movies I describe here are essentially advertisements for mass murder. You can also read them in dozens of other ways, I know. You can talk about Tarantino’s clever and encyclopedically allusive command of genre, or about how the latest Batman movie advances the “franchise,” or about the inky shady shadowiness of, well, nearly everything the industry cranks out nowadays. And to give them their due, most of the movies I’ve mentioned take pains to clarify that what they depict are good-guy-on-bad-guy murders — which makes homicide okay, maybe even wholesome.

In decades past, let’s recall, there was a fashion for viewing the gangster film as a delicate metaphor, interesting mainly for the dark existentialism it spotlighted in our souls. But today, as I absorb the blunt aesthetic blows of one ultraviolent film after another, all I can make of it is that Hollywood, for reasons of its own, is hopelessly enamored of homicide. The plot is barely there anymore. Good guys and bad guys are hopelessly jumbled, their motives as vague as those of the Sandy Hook shooter, Adam Lanza. A movie like The Dark Knight Rises (2012) is nearly impossible to make sense of; only its many murders hold it together. All the rest shrinks, but the act of homicide expands, ramifies, multiplies madly.

And what can we read in this act itself? Well, most obviously, that ordinary humans are weak and worth little, that they achieve beauty only when they are brought to efflorescence by the discharge of a star’s sidearm. Also: killers are glamorous creatures. And lastly: society and law are futile exercises. Whether we’re dealing with vigilantes, hit men, or a World War II torture squad, nobody can shield us from the power of an armed man. (Except, of course, another armed man, as Wayne LaPierre and Hollywood never tire of informing us.)

For the industry itself, meanwhile, so many things come together in the act of murder — audience pleasure, actor coolness, the appearance of art — that everything else is essentially secondary. Hence the basic principles of Hollywood’s antisocial faith. A man isn’t really a man if he can’t use a shotgun to change the seat of another man’s soul into so much garbage. Or if he doesn’t know how to fire a pistol sideways, signifying that thuggish disregard for who or what gets caught in the spray of bullets.

At times, my erudite liberal colleagues have no problem understanding this. They’re quick to characterize Zero Dark Thirty (2012) as an advertisement for torture and other Bush-era outrages.[*] It’s sadism!, they cry. But the larger sadism that is obviously the film industry’s truest muse . . . that they don’t want to discuss. Bring that up and the conversation is immediately suspended in favor of legal arguments about censorship, free speech, and the definition of “incitement.” Movies can’t be said to have caused mass murders, they correctly point out. Not even Natural Born Killers (1994) — a movie that insists on the complicity of the media in romanticizing murderers, that itself proceeds to romanticize murderers, and that has been duly shadowed by a long string of alleged copycat murders, including the Columbine massacre. No, these are works of art. And art is, you know, all edgy and defiant and shit.

Not surprisingly, Quentin Tarantino has lately become the focus for this sort of criticism. The fact that Django Unchained arrived in theaters right around the time of the Sandy Hook massacre didn’t help. Yet he has refused to give an inch in discussing the link between movie violence and real life. “Obviously I don’t think one has to do with the other,” he told an NPR interviewer. “Movies are about make-believe. It’s about imagination. Part of the thing is we’re trying to create a realistic experience, but we are faking it.”

Is it possible that anyone in our cynical world credits a self-serving sophistry like this? Of course an industry under fire will claim that its hands are clean, just as the NRA has done — and of course a favorite son, be it Tarantino or LaPierre, can be counted on to make the claim louder than anyone else. But do they really believe that imaginative expression is without consequence? One might as well claim that advertising itself has no effect — because the spokesmen aren’t really enjoying that Sprite, you know, only pretending to. Or that TV speeches don’t matter, since the politician’s words are strung together for dramatic effect, and are not themselves a show of official force.

To insist on a full, pristine separation of the dramatic imagination from the way humans actually behave is to fly in the face of nearly everything we know about cultural history. For centuries, people misinterpreted the reign of Richard III because of a play by Shakespeare. The revival of the Ku Klux Klan in the 1920s was advanced by D. W. Griffith’s Birth of a Nation. In our own era, millions of Americans believe in the righteous innocence of businessmen because of a novel by Ayn Rand.

And here is why I personally will never believe it when the film industry claims its products have no effect on human behavior. Like every American, I carry around in my head a collection of sights and sounds that I will never be able to erase, no matter what I think about Hollywood. To this day, those bits of dialogue and those filmed images affect the way I do everything from answering the phone to pruning my roses. I can’t get on my Honda scooter without recalling Steve McQueen in The Great Escape, or look out an airplane window without remembering The Best Years of Our Lives. When I shot at paper targets in the Boy Scouts, I thought of Sergeant York, and should I ever become an L.A. cop I will probably mimic the mannerisms of Ryan Gosling in Gangster Squad.

I doubt very much that we will see effective gun control enacted this time around. Oh, the rules have already been tightened in New York, and the president will gamely joust with the House of Representatives over renewing the ban on assault weapons. But it won’t go much further. The political arm of the gun culture, headquartered at the big NRA building in northern Virginia, is still powerful enough to block any meaningful change.

However, the other pillar of the gun culture — the propaganda bureau relaxing in the Los Angeles sun — is much more vulnerable. Its continued well-being depends to a real degree on the approbation and collaboration of critics.

Which is to say that my colleagues in journalism are, in part, responsible for this monster. We have fostered it with puff pieces and softball interviews and a thousand “press junkets” — the free vacations for journalists that secure avalanches of praise for a movie before anyone has seen it. This refusal on the part of critics to criticize is what has allowed Quentin Tarantino to be crowned a cinematic genius of our time. (When a journalist refuses to grovel, however, Tarantino gets awfully peevish. “This is a commercial for the movie, make no mistake,” he recently told an interviewer bold enough to ask him an uncomfortable question.)

It is time for the boot-licking to end. Mick LaSalle, film critic for the San Francisco Chronicle, recently recalled how he self-censored a review of The Dark Knight Rises, declining to say in print that he found it to be “a wallow in nonstop cruelty and destruction.” But in the wake of the Connecticut school massacre, LaSalle explained, he had come around to a new understanding of critical responsibility. “If movies are cruel and nihilistic, say so,” he wrote. “Say it explicitly. Don’t run from that observation.”

It’s a lesson that every one of us in journalism ought to be taking to heart these days. It is our job to say it explicitly — to tell the world what god-awful heaps of cliché and fake profundity and commercialized sadism this industry produces. The fake blood spilled by Hollywood cries out for it.

[*] Yet few of them complained about Tarantino’s 2009 slice of war porn, Inglourious Basterds, since the people being tortured so graphically and so hilariously by a U.S. Army hit squad were Nazis.

 Voir aussi:

Django Unchained and the ‘new sadism’ in cinema
Quentin Tarantino’s new film is the latest where killing is seen as comical. Geoffrey Macnab wonders why people fall about laughing at disembowelment and garroting on screen?
Geoffrey Macnab
The Independent
12 January 2013

It’s the “new sadism” in cinema – the wave of films in which violence is graphic, bloody but always underpinned by irony or gallows humour. There is something disconcerting about sitting in a crowded cinema as an audience guffaws at the latest garroting or falls about in hysterics as someone is beheaded or has a limb lopped off.

Many recent movies squeeze the comedy out of what would normally seem like horrific acts of bloodletting. Martin McDonagh’s Seven Psychopaths has barely started when we see two assassins who are planning a killing being blithely murdered by a passer-by themselves. The film features throats being cut and many characters being shot to pieces but is played for laughs.

However, the violence isn’t immediately signalled as comic. Seven Psychopaths isn’t like Monty Python and the Holy Grail (1975), with its self-consciously farcical scenes of the Black Knight refusing to concede in battle in spite of having had all his limbs cut off.

Ben Wheatley’s recent Grand Guignol camper-van comedy Sightseers shows two British tourists wreaking murderous havoc across the British countryside. When a rambler complains about their dog fouling a field, they bludgeon him to death. “He’s not a person, Tina, he’s a Daily Mail reader,” Chris (Steve Oram) reassures his girlfriend when she expresses some slight misgivings about killing innocent people. Tina (Alice Lowe) has form of her own, throwing a bride-to-be off a cliff after a hen night in which the woman flirts with Steve.

In Quentin Tarantino’s films, the violence, torture and bloodletting sit side by side with wisecracking dialogue and moments of slapstick. His latest, Django Unchained, features whippings, brutal wrestling matches and one scene in which dogs rip a slave to pieces. We know, though, that Tarantino’s tongue is in his cheek. Scenes that would be very hard to stomach in a conventional drama are lapped up by spectators who know all about the director’s love of genre and delight in pastiching old spaghetti Westerns.

A certain sadism has always defined crime movies. Whether it was Lee Marvin scalding Gloria Grahame with the coffee in The Big Heat (1953) or James Cagney’s Cody blithely shooting innocent train drivers in White Heat (1949), audiences watched the antics of gangsters with appalled fascination. From Edwin S Porter’s The Great Train Robbery (1903) to Sam Peckinpah’s blistering, slow-motion shoot-outs in The Wild Bunch (1969), film-makers have always looked to violence for dramatic effect.  Well-choreographed shoot-outs and fist fights will always be intensely cinematic.

Sadism and slapstick likewise go hand in hand. Whether silent comedians slapping and hitting one another, pulling one another’s ears and twisting noses or Farrelly brothers films with their  grotesque set-pieces, comedy movies have always traded in humiliation.

Nor is there anything new in making very dry comedy out of violence and death. Robert Hamer’s Kind Hearts and Coronets (1949) is a supremely elegant and witty film about a serial killer who murders off his own family members just as quickly as Chris and Tina dispose of National Trust-loving tourists in Sightseers. Frank Capra’s Arsenic and Old Lace (1944) features very charming old ladies whose pet hobby is murdering lonely old men. Howard Hawks’s His Girl Friday (1940) turns the plight of a convicted murderer facing execution into the stuff of screwball farce.

What has changed now is that genre lines have become very blurred. Young directors like Edgar Wright (Shaun of the Dead, Hot Fuzz) and Wheatley draw on horror movie conventions even as they make very British comedies. Ideas that might have previously been confined to exploitation pics have spilled into the mainstream. In the era of computer games like Call of Duty and Assassin’s Creed, death isn’t taken very seriously. Film-makers with no direct experience of war beyond what they’ve seen in other movies regard staging killings as just another part of cinematic rhetoric. At the same time, state-of-the art make-up and digital effects enable violence to be shown in far greater and bloodier detail than ever before.

Tarantino turns to heavy political and historical topics (the Holocaust in Inglourious Basterds, slavery in Django Unchained) but tips us the wink as he does so. One problem he and others face is the literal quality of film. When a slave is being flayed or a police officer is having his ear cut off, it isn’t always possible to put inverted commas round the scene and let the audience know that this horrific moment is stylised and shouldn’t be taken too seriously.

As a counterpoint to latest films from Wheatley, Tarantino and McDonagh, it is instructive to watch Joshua Oppenheimer’s grim and startling recent documentary, The Act of Killing. Oppenheimer’s doc follows various real-life killers who murdered thousands of “communists” in Indonesia in the mid 1960s. They’ve never faced punishment for what they did and still openly brag about their part in a genocide. Oppenheimer invites them to re-create some of their grisly deeds as pastiche Hollywood movies. We see these aging hoodlums dress in drag for Vincente Minnelli-like musical scenes or coming on like bad Method actors in gangster pic spoofs or even portraying cowboys in mock spaghetti Westerns. Whatever the genre they choose, there is no escaping the bloodcurdling nature of the deeds they are celebrating.

Acts of killing define the new sadism in cinema. The challenge now for film-makers is jolting audiences who’ve already seen death portrayed so many times on screen before. When they get it right, they can create scenes of extraordinary power and beauty – and they can use humour to distance themselves from the charge that they are being exploitative.

Even so, the film-makers themselves sometimes appear just a little bashful about the enormous body counts in their work. The US premiere of Django Unchained was postponed after the Connecticut school massacre in mid December. The real-life incident in which a lone gunman killed 20 school children made it seem perverse and tasteless to celebrate Tarantino’s comic-book violence.

The Motion Picture Association of America (MPAA) introduced a “code” in 1930 (not strictly enforced until 1934) partly to clamp down on gangster films felt to glamorize violence. Ever since, the debates about guns, Hollywood and violence have gone round in wearisome circles. Every time there is a real-life atrocity as in Connecticut, films are held up as being in some way to blame, generally by commentators who haven’t actually seen them. Meanwhile, cultural critics are  always quick to point out that violence and art go back thousands of years before the birth of cinema.

Even so, what’s often startling about the new sadism in cinema is the disregard for the victims, who are treated as walk-on props, there to be dispensed with in the most humorous, bloody and imaginative way possible. In 1989, Danny Boyle produced (and conceived) Alan Clarke’s Elephant – a TV movie set at the height of the Troubles in Northern Ireland. This was an essay about killing. Eighteen random murders were shown. Viewers learnt nothing at all about the killers or the victims. The film-makers were reminding us how desensitised we had become to sectarian violence in Northern Ireland. A quarter of a century on, that casual detachment about death has become a staple of mainstream cinema.

‘Django Unchained’ is released on  18 January

Voir également:

Tarantino’s crusade to ennoble violence
Christopher Caldwell

The Financial Times

January 4, 2013

The director uses slavery the way a porn film might use a nurses’ convention

The most confusing moment in Quentin Tarantino’s new film, Django Unchained , comes in the final credits. The viewer sees an assurance from the American Humane Association that no animals were harmed in the film’s making. In this movie, set in the south before the US civil war, slaves get tied to trees and whipped. A naked black wrestler is ordered to bash another’s head in with a very big hammer. Dogs chew a runaway slave to pieces. This is to set the stage for an exuberant massacre of white men and women at the close. Mr Tarantino lingers over his victims as they writhe, gasp and scream in agony. One walks out of Django worried less about Mr Tarantino’s attitude towards animals than about his attitude towards people.
A.O. Scott, The New York Times critic, calls it a “troubling and important movie about slavery and racism”. He is wrong. A German-born bounty hunter (Christoph Waltz) liberates the slave Django (Jamie Foxx), hoping he can identify a murderous gang of overseers. The two try to free Django’s wife from the plantation where she has been brought by the sybaritic Monsieur Candie (Leonardo DiCaprio). The period detail sometimes seems accurate (slaveholders may have flung the word “nigger” around as often as Mr Tarantino’s characters do), and sometimes does not (there never was any such thing as “Mandingo fighting”).

Of course, we must not mistake a feature film for a public television documentary – Mr Tarantino’s purpose is to entertain, not to enlighten. But this is why the film is neither important nor troubling, except as a cultural symptom. Django uses slavery the way a pornographic film might use a nurses’ convention: as a pretext for what is really meant to entertain us. What is really meant to entertain us in Django is violence.

Mr Scott writes that “vengeance in the American imagination has been the virtually exclusive prerogative of white men”. Cinematically, black people should get to partake in “regenerative violence” the way white people have for so long. He adds: “Think about that when the hand-wringing starts about Django Unchained and ask yourself why the violence in this movie will suddenly seem so much more problematic, so much more regrettable, than what passes without comment in Jack Reacher or Taken 2.” But this now-the-shoe’s-on-the-other-foot argument is disingenuous. In no major US film do white people exact racial vengeance of the sort Django does.

And Mr Tarantino’s love of violence is not “suddenly” problematic. It is the sole pleasure anyone could possibly take in his first film, the appalling Reservoir Dogs.Pulp Fiction and Jackie Brown, for all their situational irony and madcap humour, also have memorable scenes of horrific violence. But Mr Tarantino’s last two films have taken a strange turn. He has not just shown cruelty but tried to politicise and ennoble it. Inglourious Basterds features a gang of American Jews who travel around Germany scalping Nazis and smashing their heads with baseball bats. It ends with a torture scene (one of our heroes carves a swastika into a Nazi’s head) that we are surely meant to enjoy.

Nazis and slaveholders, of course, are stock villains of political correctness. Film-makers have been killing them off for decades. What is novel about Mr Tarantino is his fussy, lawyerly setting of ground rules to broaden the circumstances in which one can kill with joy and impunity. Scalping is OK because “a Nazi ain’t got no humanity”. Django can kneecap the plantation major-domo Stephen (Samuel L. Jackson) because he has stipulated at the start of the film that there is “nothing lower than a head house-nigger”. Of course, Stephen is more the slave system’s victim than its representative. He is a slave. The indignities visited on various slaves (“After this we’ll see if you break eggs again!” hollers one brute as he gets ready to whip a young woman) serve to make us comfortable with the final racial retribution, even though Django’s vengeance claims white people (hillbillies and jailers) who have no more control over the system than Stephen.

The film-maker Spike Lee has called this film “disrespectful to my ancestors”. The remark has puzzled people but it should not. Monsieur Candie reminisces, “surrounded by black faces, day in, day out, I had one question: Why don’t they kill us?” It is an excellent question.
However you answer it, the fact is, they didn’t. In the eyes of history, antebellum blacks retain an honour that their white oppressors will forever be denied. Maybe Mr Lee objects to a failure to see that honour. Where Mr Tarantino sees a solidarity with the victims of the past, others might see a contemporary white American eager to believe that, given the opportunity, other peoples of yesteryear would have behaved as shabbily as his own people did.

The writer is a senior editor at The Weekly Standard

Voir encore:

Was There Really “Mandingo Fighting,” Like in Django Unchained?
Much of Django Unchained, Quentin Tarantino’s blaxploitation Western about an ex-slave’s revenge against plantation owners, centers on a practice called “Mandingo fighting.” Slaves are forced to fight to the death for their owners’ wealth and entertainment. Did the U.S. have anything like this form of gladiatorial combat?
Aisha Harris

Slate
Dec. 24 2012

No. While slaves could be called upon to perform for their owners with other forms of entertainment, such as singing and dancing, no slavery historian we spoke with had ever come across anything that closely resembled this human version of cock fighting. As David Blight, the director of Yale’s center for the study of slavery, told me: One reason slave owners wouldn’t have pitted their slaves against each other in such a way is strictly economic. Slavery was built upon money, and the fortune to be made for owners was in buying, selling, and working them, not in sending them out to fight at the risk of death.

While there’s no historical record of black gladiator fights in the U.S., this hasn’t stopped the sport from appearing again and again in popular culture. The 1975 blaxploitation film Mandingo, which Tarantino has cited as “one of [his] favorite movies,” is about a slave named Mede who is trained by his owner to fight to the death in bare-knuckle boxing against other slaves. That film was inspired by the book of the same name by dog-breeder-turned-novelist Kyle Onstott. (The term Mandingo itself comes from the name of a cultural and ethnic group in West Africa, who speak the Manding languages.) There is at least one other cinematic example of the fighting, in Mandingo’s sequel, Drum. (The scene starts at about 10:45 in the video below.)

Slaves were sometimes sent to fight for their owners; it just wasn’t to the death. Tom Molineaux was a Virginia slave who won his freedom—and, for his owner, $100,000—after winning a match against another slave. He went on to become the first black American to compete for the heavyweight championship when he fought the white champion Tom Cribb in England in 1810. (He lost.) According to Frederick Douglass, wrestling and boxing for sport, like festivals around holidays, were “among the most effective means in the hands of the slaveholder in keeping down the spirit of insurrection.”

It’s also true that, as embodied by the fictional “Mandingo fighting,” there has long been a fascination with the supposed physical prowess of the black body. The rise of prizefighting in the 19th century saw black men such as Peter Jackson and George Dixon making a show of their manliness to white and black audiences. Ralph Ellison’s “Battle Royal” scene in Invisible Man—in which the narrator must spar other black men in order to obtain a scholarship to a black college—uses a less sensationalistic approach to portray the fetishization of black men fighting. “This is a vital part of behavior patterns in the South, which both Negroes and whites thoughtlessly accept,” Ellison once said. “It is a ritual in preservation of caste lines, a keeping of taboo to appease the gods and ward off bad luck. It is also the initiation ritual to which all greenhorns are subjected.”

Thanks to David Blight of Yale University.

Voir de même:

Django’ Unexplained: Was Mandingo Fighting a Real Thing?
Max Evry

Nextmovie

Dec 25, 2012

One of the most gruesome scenes in Quentin Tarantino’s new blaxploitation western « Django Unchained » involves blackhearted plantation owner Calvin Candie (Leonardo DiCaprio) presiding over a Roman-style bare-handed battle to the death between his hulking champion slave Samson (Jordon Michael Corbin) and a much less fortunate slave opponent.

After all the eye gauging and head hammering was through, we wondered if this betting « sport, » known within the movie as « Mandingo Fighting, » was based on true accounts of pre-Civil War Mississippi or if Tarantino made it up out of whole cloth.

This is, after all, the same Tarantino who let Eli Roth machine gun Hitler in the face for « Inglourious Basterds, » so the level of historical accuracy is about on par with what we’d expect from a guy who didn’t graduate from high school. That’s not meant as a dig on the auteur, of course, as the man has perhaps one of the most thorough knowledge bases of both black culture and film history among any director in Hollywood, but he’s definitely less interested in realism than he is in f**king people’s shit up.

So was Mandingo Fighting real? Probably not.

We talked to Edna Greene Medford, Professor and chairperson of the history department at Howard University in Washington, D.C., about whether there’s any basis in non-Tarantinized fact.

« My area of expertise is slavery, Civil War, and reconstruction and I have never encountered something like that, » said Professor Medford. « It was rumored to have occurred. I don’t know that it was called Mandingo Fighting, however, but there were all sorts of things going on in the South pitting people against one another. To the death, I’ve never encountered anything like that, no. That doesn’t mean that it didn’t happen in some backwater area, but I’ve never seen any evidence of it. »

This was the wild, wild South, after all, so « anything goes » tended to rule the day, but the main reason Medford thinks the idea of Mandingo Fighting is preposterous comes down to one thing: Simple economics.

« It’s a stretch because enslaved people are property, and people don’t want to lose their property unless they’re being reimbursed for it, » she said. « It would seem odd to me that someone would allow his enslaved laborer to fight to the death because someone like that would cost them a lot of money. But then it’s a gambling enterprise so maybe someone would be willing to do that. I’ve looked at slave narratives and I’ve never seen something like that in slave narratives. »

Paramount

As for the etymology of the term « Mandingo, » it comes from a West African ethnic group called the Mandinka, but was popularized in the late ’50s with the racy novel by Kyle Onstott that also became a 1975 movie called « Mandingo, » which Tarantino has praised alongside « Showgirls » as one of the few big budget exploitation pictures made by a studio.

The subject of the film? A slave trained to fight other slaves. « Mandingo, the pride of his masters! Mandingo, the strongest and the bravest! »

« The term has been used to refer to that ethnic group, » clarified Medford, « but it has also come to personify the very powerful enslaved man who’s rather ferocious. It’s equivalent to ‘the big black buck,’ it’s more of a recent term. »

Even though none of what takes place in « Django Unchained » is true-blue history, it still manages to be « yeehaw! » entertaining while shedding light on something that most Americans try to forget happened so they can go on happily with their Christmas shopping. It’s also not Tarantino’s first use of black bounty hunters or « Mandingo » either, as he combined both into one of Samuel L. Jackson’s more memorably un-PC lines from 1997’s « Jackie Brown » in reference to Robert Forster’s prisoner retriever Winston (Tommy ‘Tiny’ Lister): « Who’s that big, Mandingo-looking n****r you got up there on that picture with you? »

Voir par ailleurs:

« Django Unchained », un réservoir d’émotions postmodernes à la sauce TarantinoPatrizia LombardoProfesseur de littérature et de cinéma
Le Nouvel Obs
 21-01-2013

LE PLUS. Un western-spaghetti qui dénonce l’esclavage et où la vengeance est le personnage principal, tel est le pitch du dernier film de Tarantino. Mais en quoi « Django Unchained » porte-t-il la signature du réalisateur américain ? Réponse de Patrizia Lombardo, professeure de littérature et de cinéma et auteur de l’article « La signature au cinéma ». Attention SPOILERS !

Un désert rocheux, des landes désolées, retravaillées par les effets spéciaux, la marche des esclaves noirs enchaînés, le froid de la nuit qui s’empare du spectateur : le dernier film de Tarantino, « Django Unchained », s’ouvre sur des plans spectaculaires, dignes des westerns, pour présenter une fable d’amour et de vengeance, aux États-Unis, deux ans avant la guerre de Sécession.

L’odyssée des deux protagonistes, l’esclave noir Django et le docteur Schultz, à travers le Texas et le Mississippi, se terminera par l’affranchissement de Django (Jamie Foxx) et ses retrouvailles avec sa femme Broomhilda (Kerry Washington). La scène finale, après un feu d’artifice de balles et de sang, montre un incendie dévastateur, comme à la fin de « Rebecca » d’Hitchcock (1940). Les deux amoureux, enfin réunis et saufs, contemplent l’immense bâtisse de style néoclassique typique de l’architecture du Sud, la demeure du propriétaire de la plantation, Calvin Candie (Leonardo DiCaprio), à laquelle Django a mis le feu – dernier acte de représailles contre les blancs et contre le traître noir Stephen (Samuel L. Jackson).

Esthétique kitsch postmoderne

Ainsi que le veut le genre du western, souvent comparé à la tragédie grecque, les grands sentiments sont là – l’amour et la haine –, mais le mélange est saugrenu, exorbitant, selon les principes de l’esthétique kitsch postmoderne, qui offre toutes les émotions possibles juxtaposées, comme les produits variés dans un supermarché. Car la signature de Tarantino promet une violence excessive, « gratuite », comme elle a été souvent définie, conjuguée à une ambition morale qui se pare d’amoralité (ou vice versa) : les bons sentiments politiquement corrects et les mauvais sentiments politiquement incorrects sont malaxés dans l’effervescence des images, de l’intrigue, des dialogues.

Et, comme dans le style postmoderne, les passions tragiques et le sentimentalisme mélodramatique sont combinés au plaisir de la comédie et de la farce : la caricature des personnages méprisables – tel le propriétaire de Candyland (!), Calvin, homme cruel et sanguinaire, passionné de lutte Mandingo – provoque le rire plus que l’indignation, et une ironie délicieuse émane de l’adorable docteur Schultz (Christoph Waltz), chasseur de primes, anti-esclavagiste convaincu, qui fait le mal pour le bien.

Quant aux mauvais sentiments, au langage obscène, à la profusion du terme « nigger », ils correspondent à ce que Tarantino adore et ce sur quoi on n’arrête pas de l’interroger : une brutalité extrême qui indique que, pour lui, le cinéma n’a pas grand-chose à voir avec la réalité du monde et de ses malheurs, mais avec l’infinie réalité des images filmiques, inséparables des armes à feu, assaisonnées de conversations qui attrapent au vol des débris de discours politico-sociaux contemporains, que ce soit la misère des non-salariés, comme dans la conversation initiale de « Reservoir Dogs » (1992), ou le nazisme dans « Inglorious Basterds » (2009), ou le racisme américain dans ce dernier film.

À la gloire des œuvres populaires

Le mixage des émotions ne fait qu’exalter l’impureté caractéristique des arts et du cinéma en particulier, où règnent l’adaptation, l’inspiration, la citation, le remake, l’hommage à une œuvre du passé, voire le pillage. Sans parler du va-et-vient le plus composite entre l’image filmique et la bande-son, cher à ces réalisateurs qui, depuis les années 1960, sont imbus de musique pop.

Chez Tarantino, dévoreur d’images et de musique, forgé par maintes formes de culture populaire américaine, l’amalgame des références est époustouflant. Son chef-d’œuvre « Reservoir Dogs », qui montrait sa passion pour la Nouvelle Vague, était inspiré par « The Killing » de Stanley Kubrick (1956) et « City on Fire » (1987) de Ringo Lam Ling-Tung. « Pulp Fiction » (1994) reprenait les histoires des magazines bon marché.

« Django Unchained » puise non seulement dans les premiers westerns, mais aussi dans les séries télévisées des années 1950 et 1960, telles « Bonanza » et « Rawhide », non sans passer par les décors de la série récente sur la fièvre de l’or, « Deadwood » (2004-2006). Tarantino est épris surtout des westerns-spaghetti de Sergio Leone et de Sergio Corbucci, auteur de « Django » (1966), auquel il rend hommage en reprenant le nom du personnage et le thème musical de Luis Bacalov.

Bric-à-brac vertigineux tout en surface

Un bric-à-brac de genres, sous-genres et contre-genres chante la gloire des œuvres populaires, dans le bruit des lames de couteau et des armes à feu, où l’on tue comme on mange des cacahuètes, dans le rythme vertigineux de l’action et des dialogues interminables, dans la filiation des « Trois Mousquetaires », œuvre qui orne la bibliothèque de Calvin Candie.

On comprend la différence entre le cinéphile et le geek : le populaire absolu du western de Tarantino sorti en France en janvier 2013, contrairement aux « westerns » urbains de Scorsese dans les années 1970 ou au western mystique « Dead Man » (1995) de Jim Jarmusch, n’est pas profond. Mais, divertissement, pure surface, il surfe sur les choses et les idées, comme les accents — allemand ou du Sud — colorent les voix des acteurs, ou les effets spéciaux, les décors et les gros plans style télé de « Django Unchained » frappent les yeux et les esprits le temps d’un éclair.

On peut regretter la pensée de la caméra et la cruelle intensité existentielle de « Reservoir Dogs », mais on a du plaisir et on est gagné par le bonheur des acteurs et du metteur en scène s’adonnant à fond à cette activité inépuisable chez les êtres humains : faire semblant.

À lire aussi sur CinéObs :

– « Django Unchained » : le Tarantino de la maturité ? par Pascal Mérigeau

– Quentin Tarantino : « Au cinéma, la vengeance, ça ne craint rien », interview par Olivier Bonnard

Voir de plus:

« Django Unchained » ou l’ambiguïté de la violence dans les films de Tarantino

Célia Sauvage

Chargée d’enseignement à Paris III
Le Nouvel Obs
20-01-2013

LE PLUS. « Django Unchained » est un hommage au western spaghetti et en particulier à celui de Sergio Corbucci, « Django ». Après « Inglourious Basterds », le film se veut le deuxième épisode de Tarantino d’une trilogie sur l’oppression. Mais la représentation de la violence par le réalisateur est problématique pour Célia Sauvage, auteur de « Critiquer Quentin Tarantino est-il raisonnable ? » (en librairies le 15 février, éd. Vrin). (SPOILERS).

Alors que « Django Unchained », dernier film de Quentin Tarantino, sort aux États-Unis, le pays est encore sévèrement secoué après la tuerie de Newtown – le massacre relançant le débat sur l’influence de la violence dans les médias. Inévitablement, la réception de « Django Unchained » a été recentrée, moins sur le sujet de l’esclavage américain, que sur la violence des films du réalisateur.

Une trilogie sur l’oppression 

Pas peu fier de cultiver l’art de la polémique, le cinéaste s’est ainsi exprimé violemment contre un journaliste britannique, tentant de réinscrire ses films dans l’actualité médiatique. Tarantino refuse alors férocement de s’expliquer à nouveau sur l’absence de rapports entre le goût pour les films violents et pour la violence réelle : « Je ne mords pas à l’hameçon. Je refuse votre question. Je ne suis pas votre esclave et vous n’êtes pas mon maître. Je ne suis pas votre singe. Je réitère, je ne répondrai pas. »

Tarantino a définitivement fait taire les accusations à l’encontre de ses films jugés fun, cool, mais vides et inconséquents, en s’engageant dans ce qu’il nomme « une trilogie politique et historique sur l’oppression« , commencée en 2009 avec « Inglourious Basterds« .

L’accusation d’esthétisation de la violence, devenue un objet de spectacle gratuit, décontextualisé de toute mise en perspective morale ou politique, semble certes tomber en désuétude derrière le choix récent de sujets politiques sensibles – les Juifs durant la Seconde Guerre mondiale et l’esclavage afro-américain. Mais, le tournant en apparence politique que prend le cinéma de Tarantino cache une violence tout autant injustifiée qui mérite d’être réinterrogée.

Un argumentaire politisant et bien rôdé

Depuis « Kill Bill », on peut résumer l’ensemble des films de Tarantino à des récits de vengeance, thème de prédilection du cinéaste. Chacun des films use d’un processus de justification souvent simpliste et conservateur :

– La Mariée venge, dans un premier temps, son honneur de femme bafouée, puis, tue pour sauver son enfant : « Kill Bill » ;

– Un groupe de cascadeuses prend sa revanche sur un pervers misogyne qui tue des pauvres innocentes pour sa propre jouissance : « Boulevard de la mort » ;

– Une juive et un groupe de soldats américains partent en croisade pour corriger l’ennemi nazi : « Inglourious Basterds » ;

– Un esclave afro-américain sauve sa femme de propriétaires blancs abusifs et sadiques : « Django Unchained ».

Que la vengeance relève de motivations personnelles ou plus universelles, elle semble ainsi perdre de son caractère gratuit, sous couvert d’un argumentaire en surface politisant bien rodé.

Le premier volet de la « trilogie de l’oppression », « Inglourious Basterds », vient à première vue satisfaire un fantasme de revanche contre les plus grands méchants désignés par l’histoire de l’humanité. La violence contre les nazis serait ici une juste rétribution. Eli Roth, réalisateur ultra-violent de la série « Hostel », décrit ainsi le film comme du « porno kasher » : « ça relève presque d’une satisfaction sexuelle profonde de vouloir tuer des nazis, d’un orgasme presque. Mon personnage tue des nazis. Je peux regarder ça en boucle ». Lawrence Bender, le producteur, déclare à Tarantino : « en tant que membre de la communauté juive, je te remercie, parce que ce film est un putain de rêve pour les juifs ».

Rompre avec le politiquement correct

Pour défendre la violence de son film, le cinéaste explique lui-même avoir voulu rompre avec les traditions politiquement correctes : « Les films traitant de l’Holocauste représentent toujours les juifs comme des victimes. Je connais cette histoire. Je veux voir quelque chose de différent. Je veux voir des Allemands qui craignent les juifs. Ne tombons pas dans le misérabilisme et faisons plutôt un film d’action fun. »

Ce choix esthétique met le sujet historique au second plan et vient prouver implicitement qu’il n’a aucune perspective morale – ceci expliquant les nombreuses accusations de révisionnisme à l’encontre du film. Lorsqu’un journaliste lui fait d’ailleurs remarquer que la violence excessive contre les nazis puisse offenser certains spectateurs, Tarantino lui répond avec une désinvolture déconcertante : « Pourquoi me condamnerait-on ? Parce que j’étais trop brutal avec les nazis ? ».

« Django Unchained » est donc une réponse évidente à « Inglourious Basterds ». À nouveau, le sujet politique de fond, l’esclavage américain, semble évincé, bien qu’étant présenté comme l’argument promotionnel premier des discours de Tarantino qui répète sans hésiter qu’il a la capacité et la légitimité de faire un film sur ce sujet. Il n’hésite pas à affirmer, par une pirouette mystique, qu’il a été, dans une vie antérieure, « un esclave noir américain. Je pense même que j’ai trois vies. […] C’est juste un pressentiment. Un truc que je sais ».

Cette anecdote a été mal reçue par la communauté afro-américaine car, non seulement Tarantino réitérait une énième fois être « black inside » mais s’appropriait cette fois l’événement le plus important de l’histoire afro-américaine comme si un blanc pouvait comprendre sans difficulté ce dont la communauté afro-américaine avait pourtant mis des siècles à assimiler.

Le réalisateur afro-américain, Spike Lee, de longue date en conflit avec Tarantino, n’a d’ailleurs pas hésité à exprimer son désaccord avec ce film jugé « irrespectueux pour ses ancêtres ». Tarantino pense pourtant réaliser le film sur l’esclavage « que l’Amérique n’a jamais voulu faire parce qu’elle en a honte ».

Une nouvelle manière d’évoquer la vengeance

Dans le fond, l’idéologie et la réflexion politique intéresse peu Tarantino. L’esclavage est une nouvelle configuration de ses récits de vengeance, une nouvelle exploration d’un genre cinématographique, ici le western spaghetti. Il le dit lui-même : « J’avais envie que Django Unchained traite du voyage initiatique de mon personnage et que l’esclavagisme n’apparaisse qu’en toile de fond. Pour moi, l’histoire avait plus de sens, était plus puissante, si elle était présentée à travers un genre comme le western spaghetti qui permet l’aventure et une forme d’excitation absente des films historiques. »

À nouveau l’argument du fun, de l’excitation, vient secondariser le sujet politique. Tarantino préfère dédramatiser son propos au risque de le décontextualiser. La vengeance de Django ne semble d’ailleurs pas animée de motivations politiques. Il fait preuve de cruauté aussi bien en massacrant les oppresseurs blancs, qu’en humiliant d’autres esclaves noirs. Le film se termine sur la mort sadique par Django du traitre noir, devenu une caricature de l’oncle Tom, ami des blancs. Devenu à son tour l’opprimé oppresseur, Django s’enfuit victorieux du massacre final, paradoxalement en endossant fièrement le costume de M. Candie, le négrier monstrueux qu’il a sévèrement corrigé.

L’usage de la violence était déjà tout autant problématique à la fin d’ »Inglourious Basterds ». Durant l’Opération Kino, les nazis nous sont d’abord présentés comme un public extatique devant la violence des images de leur film de propagande. Mais dans un effet de renversement, c’est ensuite les Basterds et Shoshanna qui nous sont présentés dans le même rôle du public jouissant de la violence du spectacle. Les « Basterds » transforment d’ailleurs rapidement leur croisade, non en leçon morale d’humanité, mais plutôt en spectacle trivial, se moquant sans impunité des soldats allemands.

En décontextualisant idéologiquement les sujets politiques de fond, Tarantino facilite en un sens la consommation de son cinéma, au profit d’un plaisir plus immédiat avec ses spectateurs, dénué de toute moralisation. Mais il propose dans le même temps une vision réductrice, fétichisée, simplifiant souvent l’Histoire à l’histoire du cinéma. Cela peut paraître cool de citer des discours transgressifs sur la violence mais, sur le mode de la fétichisation, Tarantino occulte tout l’arrière-plan historique

Voir aussi:

‘Give me a break’ – Tarantino tires of defending ultra-violent films after Sandy Hook massacre
The Django Unchained director spoke at a press conference in New York a day after Friday’s Connecticut massacre
Matilda Battersby
The Independant
18 December 2012

In the wake of Friday’s shootings at a school in Connecticut which left 26 dead, arts events across America were cancelled.

But director of ultra-violent film Django Unchained went ahead with a press junket on Saturday, and went on to remark that he is tired of defending his films every time America is rocked by gun violence.

Speaking in New York Quentin Tarantino said: “I just think you know there’s violence in the world, tragedies happen, blame the playmakers. It’s a western. Give me a break. »

The Oscar-nominated director of Inglourious Basterds and the Palme d’Or winning Pulp Fiction, said blame for violence should remain squarely with the perpetrators.

At the weekend both the Jack Reacher and Parental Guidance film premieres were cancelled in response to Friday’s massacre.

Reacher, which stars Tom Cruise, features a sniper attack. A spokesman for Paramount Pictures said: « Due to the terrible tragedy in Newtown, Connecticut, and out of honour and respect for the families of the victims whose lives were senselessly taken, we are postponing the Pittsburgh premiere of Jack Reacher. Our hearts go out to all those who lost loved ones. »

Speaking of the cancelled red carpet premiere and party for Parental Guidance, which stars Billy Crystal, Bette Midler and Marisa Tomei, a Fox spokesman said: « In light of the horrific tragedy in Newtown, Connecticut we are cancelling the red carpet event and the after party for the Parental Guidance premiere, scheduled today in downtown Los Angeles. The hearts of all involved with this film go out to the victims, their families, their community, and our entire nation in mourning.”

Fox TV screened repeats of comedy series Family Guy and American Dad last night instead of the scheduled Christmas specials, both of which are said to have featured school children and were deemed potentially insensitive.

Twenty children and six women died in the attack at Sandy Hook school by a gunman who shot himself dead at the scene.

Voir également:

Etats-Unis. La police veut boycotter les films de Tarantino
Courrier international
29/10/2015

Les syndicats de policiers de New York et de Los Angeles s’insurgent contre les propos tenus par le réalisateur hollywoodien lors d’une récente manifestation contre les violences policières.

“Le plus grand syndicat de police de Los Angeles soutient l’appel au boycott des films de Quentin Tarantino lancé par le NYPD [le département de police de New York]”, rapporte le Los Angeles Times.

Lors d’une manifestation contre les violences policières organisée samedi 24 octobre dans la Grosse Pomme, le réalisateur a en effet déclaré : “Je suis un être humain doué de conscience. Si vous estimez que des meurtres sont commis, alors vous devez vous insurger contre cet état de fait. Je suis ici pour dire que je suis du côté de ceux qui ont été assassinés.”

Cette phrase, prononcée quelques jours seulement “après la mort d’un officier de police du NYPD lors d’une course-poursuite d’un suspect dans le quartier de East Harlem” a mis le feu aux poudres, souligne le quotidien de Los Angeles.

Dans un communiqué publié le 27 octobre, la Los Angeles Police Protective League, le principal syndicat de police de Los Angeles, a dénoncé les “propos incendiaires” du réalisateur. “Nous sommes en faveur d’un dialogue constructif sur la façon dont la police interagit avec les citoyens de ce pays, peut-on y lire, mais il n’y a pas place pour les propos incendiaires qui font des policiers des cibles de choix.”

Le prochain film de Quentin Tarantino, un western intitulé The Hateful Eight (Les Huit Salopards), doit sortir sur les écrans américains le jour de Noël, le 6 janvier en France.

Voir encore:

Violences policières
Les policiers américains toujours en colère contre Tarantino

Caroline Besse
Télérama

30/10/2015

Le réalisateur avait participé à un rassemblement à New York dénonçant la mort de plusieurs personnes noires à la suite d’interpellations violentes. Les syndicats des forces de l’ordre l’accusent de jeter de l’huile sur le feu.
Quentin Tarantino ne se doutait certainement pas que sa participation au rassemblement du 24 octobre contre les violences « et la terreur » policières, à laquelle il a participé le week-end dernier à New York, provoquerait une telle ire de la part de la police. Après ceux de New York et de Los Angeles, le syndicat de police de Philadelphie a en effet appelé au boycott des films du réalisateur de Pulp Fiction après sa participation à la manifestation. Baptisé « Rise up October », ce rassemblement était organisé pour dénoncer la mort de plusieurs personnes noires après de violentes interpellations policières — récemment, Michael Brown à Ferguson, Christian Taylor au Texas ou Freddie Gray à Baltimore… Des morts qui avaient ensuite provoqué des émeutes.

 « Monsieur Tarantino gagne bien sa vie grâce à ses films, diffusant de la violence dans la société, et montrant du respect pour des criminels. Et maintenant, on se rend compte qu’il déteste les flics », a notamment déclaré le Philadelphia Fraternal Order of Police Lodge 5. « La rhétorique haineuse déshumanise la police et encourage les attaques à notre encontre », a-t-il ajouté. « Le réalisateur Quentin Tarantino a pris part d’une façon irresponsable et totalement inacceptable à ce qui s’est passé le week-end dernier à New York en assimilant les policiers à des meutriers », a dit de son côté la Los Angeles Police Protective League.

« Je suis un être humain avec une conscience… Si vous pensez qu’un meurtre est en train d’être perpétré, vous devez intervenir. Je suis ici pour dire que je suis du côté des victimes », avait notamment déclaré le réalisateur devant la foule présente. « Je dois appeler un meutre un meurtre, et des meutriers des meurtriers. »

Selon le New York Post, certains manifestants portaient des badges où il était inscrit : « Réagissez ! Stop à la terreur policière ! » ou encore : « Un meurtre commis par quelqu’un qui porte un insigne est toujours un meurtre. » A l’issue du rassemblement, onze personnes avaient d’ailleurs été arrêtées.

“C’est un mauvais timing.”
« Honte à lui, particulièrement au moment où nous portons le deuil, après le meurtre d’un policier new-yorkais », avait déclaré le chef de la police de la ville, Bill Bratton. Le rassemblement avait en effet eu lieu quatre jours après le meurtre d’un policier, l’agent du NYPD Randolph Holder, tué d’une balle dans le front alors qu’il poursuivait un homme armé dans Harlem. Interrogé sur ces fâcheuses circonstances, Tarantino avait répondu : « C’est comme ça. C’est un mauvais timing. Mais nous avons demandé à toutes ces familles de venir, et de raconter leur histoire. Ce flic tué, c’est aussi une tragédie. »

Alors que Quentin Tarantino est depuis silencieux, Carl Dix, l’un des organisateurs du mouvement Rising October, a comparé l’appel au boycott des films par la police à l’attitude qu’aurait pu avoir la mafia : « Surtout, ne vous aventurez pas à critiquer la police qui tue des gens, ou il vous sera impossible de travailler dans la ville. » Selon lui, le message de la police est une menace qui ne vise pas seulement le réalisateur, mais toutes les voix qui comptent dans la société.

Voir de même:

Quentin Tarantino : la police de New York appelle au boycott de ses films
Metro

26-10-2015

TRUE STORY – Quentin Tarantino est la cible des policiers new-yorkais. La raison ? Le réalisateur a fait le déplacement depuis Los Angeles pour participer à une manifestation ce samedi dans les rues de la Grande Pomme contre les violences policières. Un engagement qui n’est pas du tout du goût des forces de l’ordre…

Le réalisateur de Pulp Fiction n’est pas prêt de voir les policiers new-yorkais assister à la projection de son prochain film. Un froid qui survient après la participation de Quentin Tarantino au rassemblement « Rise Up October », soit une manifestation de trois jours organisée à New York pour mettre fin à la violence policière et réclamer une réforme du système judiciaire.

Les participants ont prononcé les noms des 250 victimes non armées tuées par des agents de police depuis 1990. Dont celui de Michael Brown, 18 ans, un adolescent afro-américain abattu par la police à Ferguson (Missouri) en août 2014, un décès qui avait provoqué des émeutes dans tous les États-Unis, ou encore celui de Tamir Rice, 12 ans, tué par les forces de l’ordre alors qu’il jouait avec un pistolet en plastique en novembre 2014 à Cleveland (Ohio). Les manifestants brandissaient des pancartes ou des photos de leurs proches victimes d’abus de la police.

C’est un timing maladroit qui a provoqué la colère de la police

Une réunion anti « terreur policière » pour laquelle Quentin Tarantino a prononcé quelques mots : « Quand je vois des meurtres, je ne reste pas là sans rien faire… Il faut appeler les meurtriers des meurtriers ». Malheureusement, quelques jours plus tôt un agent de la police de New-York tombait, tué d’une balle dans la tête par un suspect récidiviste, dans l’exercice de son travail.

Déjà quatre policiers New-yorkais sont morts depuis moins d’un an à New-York. De tristes chiffres qui restent le fruit des lois sur les armes à feu des États-Unis, où les forces de l’ordre sont forcément plus exposées au risque d’être confrontées à des suspects armés qu’en Europe par exemple.

Patrick Lynch, président d’une association d’agents des forces de l’ordre de New York, n’a pas pu se taire face à la présence de Quentin Tarantino à ces journées de protestations : « Ce n’est pas étonnant que quelqu’un qui gagne sa vie en glorifiant le crime et la violence déteste les policiers » a-t-il déclaré au New-York Post, avant d’ajouter : « Les officiers de police que Tarantino appelle des meurtriers ne vivent pas dans une de ses fictions dépravées sur grand écran. Ils prennent des risques et doivent parfois même sacrifier leur vie afin de protéger les communautés des vrais crimes. (…) Il est temps de boycotter les films de Quentin Tarantino”.

Les 8 Salopards, prévu pour une sortie le 6 janvier 2016 ne risque pas d’attirer beaucoup d’agents de la Grande Pomme en salles…

Voir aussi:

Police union calls for Tarantino boycott after anti-cop rally
By Dana Sauchelli, Priscilla DeGregory, Daniel Prendergast, Tom Wilson and Larry Celona
The New York Post

October 25, 2015

The city’s police union is calling for a boycott of Quentin Tarantino films after the “Pulp Fiction’’ director took part in an anti-cop rally less than a week after an officer was killed on the job.

“When I see murders, I do not stand by . . . I have to call the murderers the murderers,” the director — notorious for his violent movies — told a crowd of protesters in Washington Square Park on Saturday, adding that cops are too often “murderers.”

Patrick Lynch, president of the Patrolmen’s Benevolent Association, lashed out against the “Reservoir Dogs” auteur Sunday.

“It’s no surprise that someone who makes a living glorifying crime and violence is a cop-hater, too,” Lynch said in a statement.

“The police officers that Quentin Tarantino calls ‘murderers’ aren’t living in one of his depraved big-screen fantasies — they’re risking and sometimes sacrificing their lives to protect communities from real crime and mayhem.

“New Yorkers need to send a message to this purveyor of degeneracy that he has no business coming to our city to peddle his slanderous ‘Cop Fiction.’ ”

Tarantino acknowledged Saturday that the timing of the rally was “unfortunate.” But he said people had already traveled to be a part of the gathering.

Relatives of Police Officer Randolph Holder, who was killed in East Harlem Tuesday night, were far from appeased.

“I think it’s very disrespectful,” his cousin Shauntel Abrams, 27, said of the protest as she and other relatives gathered at the Church of the Nazarene in Far Rockaway ahead of Holder’s funeral Wednesday.

“Everyone forgets that behind the uniform is a person.”

Meanwhile, retired Police Officer John Mangan, who used to work at PSA 5, where Holder had been stationed, took to the streets on Sunday with a sign reading, “God bless the NYPD,” for a one-man march.

He walked the 7¹/₂ miles from the East Harlem station house to City Hall in a show of support for the fallen cop.

Voir de plus:

LAPD union joins NYPD in call to boycott Quentin Tarantino films

Director Quentin Tarantino participates in a rally to protest police brutality in New York.

James Queally

LA Times (Associated Press)

October 25, 2015

The Los Angeles Police Department’s largest union has thrown its support behind the NYPD’s call for a boycott of Quentin Tarantino’s films after the « Pulp Fiction » director referred to some police officers as murderers during a rally in New York City over the weekend.

Los Angeles Police Protective League President Craig Lally said comments like Tarantino’s encourage attacks on officers and said the union would support the call for a boycott of his films.

Tarantino flew from California to New York City to take part in a protest against police brutality on Saturday, and comments he made during the march quickly drew the ire of the New York Police Department’s Patrolmen’s Benevolent Assn.

Interested in the stories shaping California? Sign up for the free Essential California newsletter >>

« I’m a human being with a conscience, » Tarantino said, according to the Associated Press. « And if you believe there’s murder going on then you need to rise up and stand up against it. I’m here to say I’m on the side of the murdered. »

Ambushes of police are rising again at a difficult time for law enforcement
The comments, which came just days after New York police Officer Randolph Holder was shot and killed while chasing a suspect in East Harlem, prompted furious reactions from NYPD union President Pat Lynch and Police Commissioner William Bratton.

“We fully support constructive dialogue about how police interact with citizens. But there is no place for inflammatory rhetoric that makes police officers even bigger targets than we already are, » Lally said in a statement this week. « Film director Quentin Tarantino took irresponsibility to a new and completely unacceptable level this past weekend by referring to police as murderers during an anti-police march in New York. »

Tarantino’s films are notoriously violent, something critics were quick to harp on. While one of the director’s most iconic scenes involved the torture and eventual murder of a police officer in « Reservoir Dogs,” scores of gangsters, soldiers and other characters have found themselves decapitated or otherwise killed in gruesome fashion in a Tarantino film.

« The Hateful Eight, » a western directed by Tarantino, is set to premiere on Christmas Day.

Voir également:

Tarantino On ‘Django,’ Violence And Catharsis
NPR Staff
December 28, 2012

Transcript

Director Quentin Tarantino has not shied away from painful parts of history. He handled World War II in Inglourious Basterds and now delves into slavery in Django Unchained.

In Quentin Tarantino’s new film, Django Unchained, Jamie Foxx plays the title character, a freed slave turned bounty hunter searching for his wife and their plantation tormentors.

As is the case with all of Tarantino’s films, Django Unchained is incredibly violent. We spoke to the director before the school shootings in Newtown, Conn., and before critics had taken him to task for the film’s brutality. The film also is being debated for the way it brings humor to the story of slavery.

Yet Tarantino insisted then — as he does now — that his new film has a good heart. It’s a love story, he says. And, as with his previous film Inglourious Basterds, it’s also a brand of revisionist history he hopes Americans will find cathartic.

Tarantino speaks with All Things Considered host Audie Cornish about the touchy topics of the film and what he hopes the audience will bring away from it.

Interview Highlights

On making a traditionally somber topic the subject of an action movie

« I do think it’s a cultural catharsis, and it’s a cinematic catharsis. Even — it can even be good for the soul, actually. I mean, not to sound like a brute, but one of the things though that I actually think can be a drag for a whole lot of people about watching a movie about, either dealing with slavery or dealing with the Holocaust, is just, it’s just going to be pain, pain and more pain. And at some point, all those Holocaust TV movies — it’s like, ‘God, I just can’t watch another one of these.’ But to actually take an action story and put it in that kind of backdrop where slavery or the pain of World War II is the backdrop of an exciting adventure story — that can be something else. And then in my adventure story, I can have the people who are historically portrayed as the victims be the victors and the avengers. »

On walking the line between entertainment and exploitation

« I’m not coming from an exploitive place. If you shoot sex like an artist, it’s an artistic representation. If you shoot sex like a pornographer, then it looks like pornography. I want you to see America in 1858 in Chickasaw County [Miss.], and I think we need to see that. You know, it might be one of those things. At the very end of the day, who knows? We’ll find out — court of public opinion will say. But it might be one of those things where, God, you know, maybe it is actually too rough, too painful for a lot of black folks of this generation. But there’s the next generation coming out, and they’re going to live in a world where Django Unchained already exists. »

On why he thinks Hollywood is afraid to approach the subject matter the way he does

« You know, there’s not this big demand for, you know, movies that deal with the darkest part of America’s history, and the part that we’re still paying for to this day. They’re scared of how white audiences are going to feel about it; they’re scared about how black audiences are going to feel about it. And if you tell the story and … you mess it up, you’ve really messed it up.

Calvin Candie (Leonardo DiCaprio), a slave owner, holds Django’s wife captive.
Andrew Cooper/The Weinstein Company
« To tell you the truth, a couple of white Southern actors were offended by it. No black actors that I know of were offended. And I never heard any black actors say an unequivocal ‘No.’ « 

On the idea that white audience members will have a hard time connecting with the subject

« If you have a white audience member sitting there watching the movie, and they’re sitting there and they’re thinking, ‘Well, I didn’t do this. My family didn’t make money off of this, so I have nothing to do with this, nor does anybody in my family have anything to do with this,’ that’s actually a completely fair statement, you know. People don’t have to feel personally guilty about stuff that happened a hundred years ago, but what I expect those people to do is go and see the movie and completely identify with Django 100 percent. And his triumph is their triumph. And they’re going to be cheering him along all the way, and maybe even sometimes, every once in a while, even a little louder. »

Voir par ailleurs:

Quentin Tarantino, ‘Unchained’ And Unruly
NPR

January 02, 2013

Transcript

Quentin Tarantino’s film Django Unchained is a spaghetti western-inspired revenge film set in the antebellum South; it’s about a former slave who teams up with a bounty hunter to target the plantation owner who owns his wife.

The cinematic violence that has come to characterize Tarantino’s work as a screenwriter and director — from Reservoir Dogs at the start of his career in 1992 to 2009’s Inglourious Basterds — is front and center again in Django. And he’s making no apologies.

« What happened during slavery times is a thousand times worse than [what] I show, » he says. « So if I were to show it a thousand times worse, to me, that wouldn’t be exploitative, that would just be how it is. If you can’t take it, you can’t take it.

« Now, I wasn’t trying to do a Schindler’s List you-are-there-under-the-barbed-wire-of-Auschwitz. I wanted the film to be more entertaining than that. … But there’s two types of violence in this film: There’s the brutal reality that slaves lived under for … 245 years, and then there’s the violence of Django’s retribution. And that’s movie violence, and that’s fun and that’s cool, and that’s really enjoyable and kind of what you’re waiting for. »

That said, Tarantino is clear about what — for him — is acceptable violence in a movie and what crosses a line.

« The only thing that I’ve ever watched in a movie that I wished I’d never seen is real-life animal death or real-life insect death in a movie. That’s absolutely, positively where I draw the line. And a lot of European and Asian movies do that, and we even did that in America for a little bit of time. … I don’t like seeing animals murdered on screen. Movies are about make-believe. … I don’t think there’s any place in a movie for real death. »

In the case of Django, Tarantino tells Fresh Air host Terry Gross that he was much more uncomfortable with the prospect of writing the language of white supremacists and directing African-Americans in scenes depicting slavery on American soil than he was about any physical violence being portrayed. His anxiety about directing the slavery scenes was so great, in fact, that he considered shooting abroad.

« I actually went out after I finished the script … with Sidney Poitier for dinner, » he says. « And was telling him about my story, and then telling him about my trepidation and my little plan of how I was going to get past it, and he said, … ‘Quentin, I don’t think you should do that. … What you’re just telling me is you’re a little afraid of your own movie, and you just need to get over that. If you’re going to tell this story, you need to not be afraid of it. You need to do it. Everyone gets it. Everyone knows what’s going on. We’re making a movie. They get it.' »

Interview Highlights
On the catchphrase ‘The D is silent’

« I thought everyone would know how to say the name ‘Django.’ Even if it wasn’t from the spaghetti westerns, at least from Django Reinhardt you would know how to say it. And people would read the script [and say], ‘Oh! D-jango Unchained. OK! » And people would say it all the time. Frankly, I considered it an intelligence test. If you say D-jango you’re definitely going down in my book. »

On conventional slave narratives on screen

There haven’t been that many slave narratives in the last 40 years of cinema, and usually when there are, they’re usually done on television, and for the most part … they’re historical movies, like history with a capital H. Basically, ‘This happened, then this happened, then that happened, then this happened.’ And that can be fine, well enough, but for the most part they keep you at arm’s length dramatically.
« There haven’t been that many slave narratives in the last 40 years of cinema, and usually when there are, they’re usually done on television, and for the most part … they’re historical movies, like history with a capital H. Basically, ‘This happened, then this happened, then that happened, then this happened.’ And that can be fine, well enough, but for the most part they keep you at arm’s length dramatically. Because also there is this kind of level of good taste that they’re trying to deal with … and frankly oftentimes they just feel like dusty textbooks just barely dramatized. »

On giving an enslaved character a heroic journey

« I like the idea of telling these stories and taking stories that oftentimes — if played out in the way that they’re normally played out — just end up becoming soul-deadening, because you’re just watching victimization all the time. And now you get a chance to put a spin on it and actually take a slave character and give him a heroic journey, make him heroic, make him give his payback, and actually show this epic journey and give it the kind of folkloric tale that it deserves — the kind of grand-opera stage it deserves. »

On how Westerns from different decades reflect the concerns of their times

« One of the things that’s interesting about Westerns in particular is [that] there’s no other genre that reflects the decade that they were made or the morals and the feelings of Americans during that decade [more] than Westerns. Westerns are always a magnifying glass as far as that’s concerned.

« The Westerns of the ’50s definitely have an Eisenhower, birth of suburbia and plentiful times aspect to them. America started little by little catching up with its racist past by the ’50s, at the very, very beginning of [that decade], and that started being reflected in Westerns. Consequently, the late ’60s have a very Vietnam vibe to the Westerns, leading into the ’70s. And by the mid-’70s, you know, most of the Westerns literally could be called ‘Watergate Westerns,’ because it was about disillusionment and tearing down the myths that we have spent so much time building up. »

On his early introductions to African-American culture

« [My mother’s] boyfriends would come over, and they’d … take me to blaxploitation movies, trying to, you know, get me to like them and buy me footballs and stuff, and … my mom and her friends would take me to cool bars and stuff, where they’d be playing cool, live rhythm-and-blues music … and I’d be drinking … Shirley Temples — I think I called them James Bond because I didn’t like the name Shirley Temples — and eat Mexican food … while Jimmy Soul and a cool band would be, you know, playing in some lava lounge-y kind of ’70s cocktail lounge. It was really cool. It made me grow up in a real big way. When I would hang around with kids I’d think they were really childish. I used to hang around with really groovy adults. »

Voir encore:

Le prochain Tarantino s’appellera « Les Huit Salopards » en version française
Le Parisien

16 Sept. 2015

« The Hateful Eight »- « Les Huit Salopards » sortira dans les salles obscures début 2016. All Rights Reserved
Le distributeur du 8e long-métrage de Quentin Tarantino, SND, vient d’annoncer le titre français du film « The Hateful Eight ».

La décision est en grande partie celle du réalisateur lui-même qui souhaite renouer avec les racines du western américain.

 Aussi, le film a été tourné dans un format aujourd’hui disparu, le 70mm Panavision, et  la musique est signée par Ennio Morricone, le compositeur italien connu pour avoir imaginé les bandes originales de « Pour une poignée de dollars », « Le Bon, la Brute, et le Truand » ou encore « Il était une fois dans l’Ouest ».

« Les Huit Salopards » fait référence au film « Les Douze Salopards » de Robert Aldrich, et « Les Sept Salopards » de Bruno Fontana.

Il s’agit du deuxième western du cinéaste, trois ans après « Django Unchained ». « The Hateful Eight » plante son décor dans le désert enneigé du Wyoming juste après la guerre civile américaine (1861-1865). Huit personnes sont coincées dans un relais de diligence en raison d’une tempête de neige qui empêche la progression de leur diligence. Samuel L. Jackson sera Warren, alias « The Bounty Hunter ». Kurt Russel incarnera « The Gunman » John Ruth. Seule femme de la bande, « The Prisoner » Daisy Domergue sera campée par Jennifer Jason Leigh. « The Sherif » Chris Mannix sera interprété par Walton Goggins. Demian Bichir héritera du rôle de Bob « The Mexican ». Tim Roth sera Oswaldo Mobray « The Little Man ». Michael Madsen prêtera ses traits à Joe Gage « The Cow Puncher » et Bruce Dern interprétera « The Confederate » Sandy Smithers.

« The Hateful Eight » ou « Les Huit Salopards » sortira le 8 janvier 2016 aux États-Unis, en attendant une date française.

Voir enfin:

Chiraq de Spike Lee suscite la polémique à Chicago
Jérôme Lachasse
Le Figaro

01/06/2015

Le titre du nouveau long métrage du réalisateur de Malcolm X, en référence à la violence par armes à feu, irrite les habitants de la ville des vents, où le tournage vient de commencer.

Le nouveau film de Spike Lee, Chiraq, suscite la polémique à Chicago, où le tournage vient de débuter. En cause: le titre. Cette expression, contraction de «Chicago» et d’«Iraq», a été inventée par des rappeurs locaux en référence à une zone du sud de la ville où la violence par armes à feu prolifère. Plusieurs hommes politiques ont déjà dénoncé ce titre qui risque, selon eux, d’offrir une vision négative de la ville des vents. Le maire de Chicago Rahm Emanuel (Parti démocrate) a contesté le mois dernier le titre, indiquant que la ville devrait avoir son mot à dire après la réduction fiscale de 3 millions de dollars accordée au long métrage.

Les Chicagoans, confrontés chaque jour à la violence, voient eux aussi d’un mauvais œil le tournage, rapporte le New York Times. Janelle Rush, une étudiante de 24 ans citée par le quotidien américain, n’apprécie pas le titre, mais pense «qu’il serait judicieux de montrer les quartiers de la ville que les médias ne montrent pas». Elle espère cependant «que[ce film] pourra renverser la tendance et présenter [Chicago] sous un aspect positif. Pour révéler qu’il y a autre chose que la violence par armes à feu».

Pour le moment, Spike Lee n’a pas confirmé publiquement le sens de son titre. Chiraq, toujours selon le New York Times, pourrait ainsi être une réécriture de la pièce d’Aristophane Lysistrata, où les femmes entament une grève du sexe pour contraindre les hommes à arrêter la guerre du Péloponnèse. Le réalisateur de Malcolm X (1992) a néanmoins posté le 28 mai sur son compte Instagram une image du clap de tournage. Sur celui-ci est écrit «Peace».

Un temps annoncé au casting, Kanye West a dû annuler sa participation en raison de son emploi du temps chargé. Il pourrait cependant contribuer à la bande originale. John Cusack, Jennifer Hudson, Jeremy Piven, Samuel L. Jackson et Common sont, eux, à l’affiche de ce long métrage produit et distribué par Amazon Studios. La date de sortie n’est pas encore connue.


Primaires américaines: Entre peloton d’exécution circulaire et demolition derby, les primaires républicaines préparent-elles le terrain pour Hillary Clinton ? (Will the GOP demolition derby put a sandersized Clinton back in the White House while the world spins to pieces ?)

16 octobre, 2015
https://scontent-mrs1-1.xx.fbcdn.net/hphotos-xlt1/v/t1.0-9/12079435_1180506295309628_8509511202672868310_n.jpg?oh=fb7a853604046b1e7b8e59b5f0314d1a&oe=56D1A755
https://fbcdn-sphotos-d-a.akamaihd.net/hphotos-ak-xtp1/v/t1.0-9/12108777_1180392341987690_4351255110804465965_n.jpg?oh=5b82ada72087ba898a6a569a3460d0c0&oe=568833A8&__gda__=1451580558_e28d19eecf1b46a7167b692922f9dd67
 
circularfiringsquad
ReservoirDogs
https://scontent-mrs1-1.xx.fbcdn.net/hphotos-xpt1/v/t1.0-9/12107199_10201087549987948_1764194738613947711_n.jpg?oh=bf2d2cd51d9584c10550c10dcb5eeb87&oe=5698920C
flowers-datalab-troop-withdrawalThe U.S. wants to dominate the world, China only wants to keep America from dominating its neighborhood.  America is punching above its weight. So for every $100 the U.S. spends, China may only need to spend $1 to make it even. China’s ambitions are much more modest compared with its national strength, so China is punching below its weight—and could punch higher given the right circumstances.  Although America is much more powerful than China, it costs much more to build aircraft carrier groups and operate them than [for us] to make deterrent [weapons] to keep them away. -*Eric Li (Chinese Stanford- and Berkeley-educated political scientist and venture capitalist)
It is one thing for the experts to be aware that Russia supposedly has these weapons, and another thing for them to see for the first time that they do really exist, that our defense industry is making them, that they are of high quality and that we have well-trained people who can put them to effective use. They have seen, too, now that Russia is ready to use them if this is in the interests of our country and our people. Vladimir Poutine
The operation in Syria — still relatively limited — has become, in effect, a testing ground for an increasingly confrontational and defiant Russia under Mr. Putin. In fact, as Mr. Putin himself suggested on Sunday, the operation could be intended to send a message to the United States and the West about the restoration of the country’s military prowess and global reach after decades of post-Soviet decay. Russia’s swift and largely bloodless takeover of Crimea in 2014 was effectively a stealth operation, while its involvement in eastern Ukraine, though substantial, was conducted in secrecy and obfuscated by official denials of direct Russian involvement. The bombings in Syria, by contrast, are being conducted openly and are being documented with great fanfare by the Ministry of Defense in Moscow, which distributes targeting video in the way the Pentagon did during the Persian Gulf war in 1991. Russia is not only bringing some of its most advanced hardware to the fight, it has also deployed large field kitchens and even dancers and singers to entertain the troops — all signs that Moscow is settling in for the long haul, American analysts said. (…) Russia’s state television network boasted on Monday that from the Caspian, they could reach the Persian Gulf, the Arabian Peninsula and the “entire Mediterranean Sea.” It went on to note that trials of the missiles were underway aboard two ships in the Black Sea, which is bordered by three NATO allies: Turkey, Bulgaria and Romania. American officials say Russia has closely coordinated with its allies to plan its current fight. Maj. Gen. Qassim Suleimani, the head of Iran’s paramilitary Quds Force, went to Moscow in late July in an apparent effort to coordinate on the Russian offensive in Syria, and he is also spearheading the Iranian effort to assist Iraqi militias. “The broad outlines were decided months ago,” said Lt. Gen. Richard P. Zahner, formerly the Army’s top intelligence officer in Europe and in Iraq. NYT
There are 209 land features still unoccupied in the South China Sea and we could seize them all. And we could build on them in 18 months. Senior Chinese military official
Xi Jinping “will keep pushing” in the South China Sea. They think Obama is distracted and doesn’t want another crisis. Bishop
For the past 175 years, China was weak and couldn’t do much about foreign invasions and encroachments. But now it can. Beijing’s new anti-ship missiles alone, boldly rolled out in last month’s Tiananmen Square military parade marking the 1945 defeat of Japan (for which the U.S. got but slight credit), are testament to that. But in the Chinese view, Beijing has already practically won the battle for the South China Sea without firing a shot. Its swift moves to swallow up islands and reefs over the past year looked like an exercise right out of Sun Tzu’s The Art of War, which has been closely studied by Chinese emperors and communist leaders alike, for centuries. “Ultimate excellence lies not in winning every battle,”  the legendary strategist is credited with saying, “but in defeating the enemy without ever fighting.” People shouldn’t underestimate the risks. It’s not just the government making it up. The South China Sea is an intractable issue. It’s not just the party line.” Another factor in Beijing’s military buildup is the immense profits being earned by China’s state-run arms industries, he says, most with incestuous connections to the Communist Party and People’s Liberation Army elite. NYT
Quand bien même le coupable serait Daesh, la porosité entre les services turcs et les islamo-nazis est telle qu’on est en droit de penser qu’Erdogan, s’il ne les a pas instrumentalisés, a au mieux fermé les yeux. Dans cette affaire, le président turc a un mobile : son régime est aux abois. Il a beau museler la presse et monter des opérations de police contre ses opposants, rien n’y fait, le pouvoir se délite, attaqué de toutes parts. Un déclin confirmé par la percée électorale récente du HDP, parti pro-kurde. Plus Erdogan s’enferre, plus il persiste. N’ayant pas obtenu la majorité absolue aux élections générales du mois de juin, il a refusé de former un gouvernement de coalition, préférant organiser un nouveau scrutin qui, selon les derniers sondages, s’annonçait très mal pour lui. L’attentat est tombé à pic pour hystériser les nationalistes de tous bords et, si besoin, annuler les élections. Il y aura toujours assez de gobe-mouches. Les Occidentaux, par exemple. Quand Vladimir Poutine fait assassiner, selon toutes probabilités, son principal opposant Boris Nemtsov à deux pas du Kremlin, nous ne sommes pas coupables : rien ne nous lie à la Russie. Mais, quand Erdogan organise un carnage tout près de son palais présidentiel, nous sommes complices, puisque nous soutenons son régime répressif et vermoulu : c’est même notre allié ! Il y a quelque chose de comique à voir nos gouvernants, Fabius en tête, prendre des airs dégoûtés devant Poutine alors que nous avons, avec Erdogan, un homme de la même engeance, en plus fourbe, dans notre propre camp. Le 28 juillet, un communiqué hallucinant de l’Otan apportait le soutien de ses pays membres au pouvoir turc pour son prétendu juste combat contre les rebelles kurdes. À croire que la menace de Daesh est d’une même nature que le danger que font peser les Kurdes sur la Turquie, où ils représentent entre 16 et 20 % de la population. Fort de ce blanc-seing, le régime islamo-conservateur d’Erdogan en a profité pour s’attaquer aux positions des rebelles kurdes en Syrie ou dans le nord de l’Irak plutôt qu’à celles de ses frères sunnites de Daesh, dont il est, depuis le début du conflit, l’allié objectif et sournois. Si nous ne disons rien, c’est qu’il a acheté notre silence : en échange de notre assentiment, il « fixe » au moins 2 millions de réfugiés qui ont fui les barbares de l’État islamique. Nous autres, Occidentaux, ne sommes pas seulement lâches, ridicules et pathétiques. Pris en otages par le pouvoir turc, nous atteignons aussi le comble de l’abjection en soutenant activement la politique génocidaire d’Erdogan, qui entend bien réserver aux Kurdes le traitement que ses sinistres prédécesseurs du parti des Jeunes Turcs firent subir aux Arméniens en 1915 : l’éradication quasi totale. Pour commettre son crime contre l’humanité, Erdogan bénéficie du soutien sans faille du Prix Nobel de la paix Barack Obama, son « idiot utile », et des pays membres de l’Otan. Sans parler de ses supplétifs que sont les hordes de Daech, devenues des as du meurtre de masse de Kurdes. Franz-Olivier Giesbert
The Democratic presidential nomination … ended late on Oct. 13 with Bernie Sanders’s incredible dismissal of Hillary Clinton’s email quagmire. (…) In normal political competition, you don’t blow off your opponent’s main vulnerability, in Hillary’s case, her credibility.(…) On foreign policy, it is now the party of U.S. isolationism. (…) That this is true was made clear two days before the debate in Barack Obama’s “60 Minutes” interview Sunday. Pressed by Steve Kroft on whether he would intervene as U.S. influence in the Middle East was being displaced by Russia and Iran, Mr. Obama repeatedly demurred. (…) When Mr. Kroft asked if the world was a safer place, Mr. Obama answered: “America is a safer place.” The idea that the world can spin to pieces if the American landmass remains nominally safe was the view of the isolationist wing of the Republicans in 1940. Now the Democrats own it. (…) Most evident from Mr. Sanders and the leftward-running Mrs. Clinton in this debate is how completely the Democratic Party’s politics have devolved into nonstop moralistic ranting about the domestic economy. It is bleeding into demagoguery. (…) Barack Obama, Elizabeth Warren, Bernie Sanders and of course Hillary Clinton have committed the party to a course of individual legal retribution long demanded by the party’s left. Mrs. Clinton: “My plan would have the potential of actually sending the executives to jail.” (…) These candidates’ nonstop holier-than-thou-ism is in fact a feint. Its purpose is to conceal the reality of seven years of economic under-performance during the Obama presidency. The labor-force participation rate, at 62.4, is where it was in 1977. The Bureau of Labor Statistics’ own vocabulary describes the real world out there: discouraged workers, employed part time, not currently looking for work. (…) With chutzpah one has to admire, the party that in two terms weakened, if not wrecked, the economy, now presents itself as its savior. (…) But can Hillary win? Of course. See, “Republicans, circular firing squad, 2015-16.” Daniel Henninger
In the past, the GOP establishment wing always handsomely funded their candidate. It was always the conservatives who were underfunded. (…) in the 2016 election cycle (…) we are about to witness something we have never before seen: A full-on, well-funded-on-both-sides, nuclear war inside the GOP pitting the establishment (mostly former Florida Gov. Jeb Bush) versus the Tea Party (Cruz, Ben Carson and others) versus the neo-cons (Florida Sen. Marco Rubio) versus the libertarians (Kentucky Sen. Rand Paul) versus the hybrid (Wisconsin Gov. Scott Walker, who has both establishment and Tea Party support). And all of them are going to have millions and millions of super-PAC dollars to spend. (…) It means that campaign consultants will have plenty of money to do what they do best: going negative! (…) Without serious primary opposition and as long as she doesn’t self-implode, she ought to be the Democratic nominee in 2016. If the GOP destroys itself in this circular firing squad analogy, she is going to profit. The Republican nominee will be carrying huge negatives out of the primaries. He will be exhausted, overexposed and perhaps broke for a while. Clinton will be sitting there with that Cheshire cat smile — and $2.5 billion in the bank. (…) The shame of this all is that a Republican can win in 2016. But the path to victory is not through negativity. It is through a breakthrough, inspirational, frankly revolutionary message. So far, no candidate is trying this approach. The Hill

Russie qui a transformé la Syrie en terrain d’expérimentation pour ses nouvelles armes, Chine qui se construit un véritable réseau d’ilôts fortifiés dans une mer revendiquée par pas moins de six Etats différents, Turquie qui pour des raisons électoralistes ferme les yeux sur le massacre de sa minorité kurde et fait chanter l’Europe sur les centaines de milliers de migrants qu’elle déverse sur elle, Iran récompensé à coups de milliards de dollars pour mettre le Moyen-Orient à feu et à sang et menacer de l’arme nucléaire qu’il construit la région et le monde, président américain de plus en plus affaibli et irresponsable passant son temps à trouvr des excuses aux violations de plus en nombreuses d’Etats-voyous comme l’Iran, candidats démocrates de plus en plus démagogiques et isolationnistes, candidats républicains aussi pléthoriques qu’acharnés à l’autodestruction …

Attention: un accident industriel peut en préparer un autre !

A l’heure où, de l’Iran à l’Etat islamique et à la Turquie et de la Russie à la Chine et à la Corée du nord, tout ce que la planète compte d’Etats voyous ou faillis multiplient les menaces dans les 15 mois qui leur restent …

Et où,  après avoir abandonné l’Irak tant aux djihadistes qu’à l’Iran et avec les conséquences catastrophiques que l’on sait sur la Libye et la Syrie et à présent l’Europe et Israël, le prétendu chef du Monde libre s’inquiète enfin de l’Afghanistan

Pendant qu’aux Etats-Unis mêmes, le premier débat des primaires démocrates voit la victoire facile d’une Hillary Clinton de plus en plus déportée vers une démagogie de gauche toujours plus radicale et isolationniste …

Retour avec une tribune libre du printemps dernier de l’ancien membre du Congrès républicain John LeBoutillier …

Sur le croisement entre un peloton d’exécution circulaire (digne de la fin du fameux premier film de Quentin Tarantino) et un demolition derby …

Qu’est effectivement devenue, emportée par des possibilités de financement complètement folles, la primaire républicaine …

Où le candidat qui survivrait à un tel traitement …

Pourrait être tellement affaibli que la candidate démocrate …

Avec les conséquences que l’on imagine pour le reste du monde …

N’en ferait alors plus qu’une bouchée ?

The coming GOP demolition-derby circular firing squad

Former Rep. John LeBoutillier (R-N.Y.), contributor
The Hll

The Coming GOP demolition-derby circular firing squad:

1. With the announcement two weeks ago that four super-PACS — headed by the mysterious Robert Mercer from Long Island, N.Y. — had donated a stunning $31 million to Sen. Ted Cruz’s (R-Texas) presidential campaign, a new era of GOP primary battles was launched.

2. In the past, the GOP establishment wing always handsomely funded their candidate.

3. It was always the conservatives who were underfunded.4. And thus the primary outcome was preordained: After the initial dustup-up in Iowa and perhaps South Carolina, the establishment money wore the conservative(s) down and ultimately prevailed in a war of attrition.

5. That is not going to happen in the 2016 election cycle.

6. No, we are about to witness something we have never before seen: A full-on, well-funded-on-both-sides, nuclear war inside the GOP pitting the establishment (mostly former Florida Gov. Jeb Bush) versus the Tea Party (Cruz, Ben Carson and others) versus the neo-cons (Florida Sen. Marco Rubio) versus the libertarians (Kentucky Sen. Rand Paul) versus the hybrid (Wisconsin Gov. Scott Walker, who has both establishment and Tea Party support).

7. And all of them are going to have millions and millions of super-PAC dollars to spend.

8. Do you know what that means?

9. It means that campaign consultants will have plenty of money to do what they do best: going negative!

10. And that means by late this summer — when the televised GOP debates begin — the negative ads are also going to commence. The targets are predictable.

11. Walker is today the unquestioned leader in the race. He is ahead in both Iowa and New Hampshire. He draws support from both the establishment and the Tea Party. So he is going to be in the cross hairs of both the Bush team and the Tea Party group of Cruz, Carson, former Sen. Rick Santorum (Pa.) and anyone else who lays claim to that vote.

12. Expect both sides to go after Walker — big time — and try to reduce his support.

13. By the way, watching that carefully will be Ohio Gov. Jon Kasich, who is poised to join the race but knows that Walker has to deteriorate in order for there to be room for another Midwestern GOP governor in this crowded field.

14. Walker is being backed by the Koch brothers and their network of supporters and donors — a very, very considerable asset for the Wisconsin governor.

15. Rubio, who did very well in his announcement speech and subsequent TV appearances, has yet to score with GOP primary voters in polls in Iowa or New Hampshire — or nationally, for that matter. Could it be that a very young-looking Latino pol who talks about his immigrant heritage and was in favor of a pathway to citizenship (i.e., « amnesty » as the GOP base refers to it) before doing a 180 degree switcheroo is the wrong fit for the GOP primary voter (older, overwhelmingly white, against amnesty and not particularly sympathetic to the classic immigrant success story)? Time will indeed tell.

16. So each faction — armed to the teeth with millions of dollars — will go on the attack in hopes of reducing their opponents and thus capturing those precious voters in a multi-candidate field.

17. Bush and Cruz go after Walker; Paul goes after Sen. Lindsey Graham (S.C.); everybody goes after Bush; Santorum, Carson and Cruz go after each other; Rubio goes after Bush.

18. The problem is the dirty little secret of negative campaigning: Yes, those negative ads do work. But they also redound to the detriment of the candidate doing the negative attacking. In other words, when you go negative, your own negative ratings go up.

19. That is the price you pay for trying to destroy your opponent, instead of focusing on a positive, uplifting, inspirational message.

20. This thing is going to be a total mess.

21. Two other things to consider:

The late entrant. Could there be a candidate who we are not yet talking about who could wait a bit and watch this circular firing squad destroy itself, and then come into the race unbloodied and clean and « above the fray »?

Hillary Clinton. Without serious primary opposition and as long as she doesn’t self-implode, she ought to be the Democratic nominee in 2016. If the GOP destroys itself in this circular firing squad analogy, she is going to profit. The Republican nominee will be carrying huge negatives out of the primaries. He will be exhausted, overexposed and perhaps broke for a while. Clinton will be sitting there with that Cheshire cat smile — and $2.5 billion in the bank.

22. The shame of this all is that a Republican can win in 2016. But the path to victory is not through negativity. It is through a breakthrough, inspirational, frankly revolutionary message. So far, no candidate is trying this approach.

LeBoutillier is a former Republican congressman from New York and is the co-host of « Political Insiders » on Fox News Channel, Sunday nights at 7:30 p.m. Eastern. He will be writing weekly pieces in the Contributors section on the « State of the 2016 Race. »

Voir aussi:

GOP circular firing squad to put Hillary in the Oval Office

Daniel Henninger
The Australian
October 16, 2015

Democratic presidential candidates from left, former Virginia Sen. Jim Webb, Sen. Bernie Sanders, of Vermont, Hillary Rodham Clinton, former Maryland Gov. Martin O’Malley, and former Rhode Island Gov. Lincoln Chafee for the Democratic presidential debate. Source: AP

The Democratic presidential nomination was fun while it lasted.

It ended late on October 13 with Bernie Sanders’s incredible dismissal of Hillary Clinton’s email quagmire.

The smile that illuminated Hillary’s face as Bernie folded actually looked genuine. She accepted Bernie’s political pardon with a handshake and an effusive, “Thank you, Bernie, thank you”.

In normal political competition, you don’t blow off your opponent’s main vulnerability, in Hillary’s case, her credibility.

Notwithstanding an official FBI investigation, that problem looks to be behind her now, at least with unsettled Democrats.

From wherever Joe Biden was sitting on Wednesday, the hill to the presidency just got steeper, because Democratic donors from New York to Hollywood were concluding that she’s going to be all right.

A residual minority of progressives will stick with Sanders through the primaries, but an American politician preaching “revolution” won’t win a presidential nomination.

These staged debates do poorly at revealing who could be a competent US president. See “Debates, 2007-08”. But they are useful at surfacing the ideas that define either party. Here is what we learned about the Democrats.

On foreign policy, it is now the party of US isolationism.

That this is true was made clear two days before the debate in Barack Obama’s 60 Minutes interview on Sunday.

Pressed by Steve Kroft on whether he would intervene as US influence in the Middle East was being displaced by Russia and Iran, Obama repeatedly demurred.

When Kroft asked if the world was a safer place, Obama answered: “America is a safer place.”

The idea that the world can spin to pieces if the American landmass remains nominally safe was the view of the isolationist wing of the Republicans in 1940. Now the Democrats own it. Or as Sanders made clear in the debate: Hell no, he won’t go in a world of “quagmires”.

Martin O’Malley and Lincoln Chafee mainly outbid each other’s commitments to going nowhere. Chafee did mention Vietnam, which Sanders knows is the origin of Obama’s withdrawal of his party from a lead role in the world’s affairs.

The essential statement came from Clinton, on Libya in 2011: “Our response, which I think was smart power at its best, is that the United States will not lead this”.

Former senator Jim Webb stood on the stage as the unwelcome ghost of Democrats past — senators like Patrick Moynihan, Joe Lieberman, Sam Nunn, John Glenn, David Boren, Henry Jackson and Mike Mansfield. That’s all gone.

The price for making isolation America’s foreign policy again may be paid in the next 15 months.

By the way, with the explicit opposition to the Trans-Pacific Partnership by Clinton and Sanders, the party is abandoning a free-trade commitment dating back to Franklin Delano Roosevelt and the Reciprocal Tariff Act of 1934. This is not your father’s Democratic Party.

Most evident from Sanders and the leftward-running Clinton in this debate is how completely the Democratic Party’s politics have devolved into non-stop moralistic ranting about the domestic economy. It is bleeding into demagoguery.

Obama, Elizabeth Warren, Sanders and of course Clinton have committed the party to a course of individual legal retribution long demanded by the party’s Left. Clinton: “My plan would have the potential of actually sending the executives to jail”.

These candidates’ non-stop holier-than-thou-ism is in fact a feint. Its purpose is to conceal the reality of seven years of economic underperformance during the Obama presidency.

The labour force participation rate, at 62.4 per cent, is where it was in 1977. The Bureau of Labour Statistics’ own vocabulary describes the real world out there: discouraged workers, employed part time, not currently looking for work.

With chutzpah one has to admire, the party that in two terms weakened, if not wrecked, the economy, now presents itself as its saviour.

What is striking about the candidates’ economic proposals is how disconnected they are from a private sector economy.

The Democrats have disappeared into a sealed world of public sector economics, running the spectrum from prescriptive mandates, like the $US15 ($20) minimum hourly wage (a $US10 minimum-wage commitment destroyed Wal-Mart’s earnings this week), to wishful thinking, like Sanders’s “tuition-free” public-college education. In Clinton’s version, college would be “debt-free”.

CNN’s uncurious Anderson Cooper didn’t ask the senator how it could be “free”, But Sanders answered it himself: “I pay for my program, by the way, through a tax on Wall Street speculation”.

It is so fantastic.

The Democrats, not least Obama and Clinton, seem to have discovered El Dorado itself in “Wall Street”, a city of infinite gold dust to finance their economic pyramids in perpetuity.

Sanders may not become the nominee, but the Vermont socialist represents the logical ending point of the modern Democratic Party’s belief system: It’s all free!

But can Hillary win? Of course.

See, “Republicans, circular firing squad, 2015-16.”

THE WALL STREET JOURNAL

Voir également:

Why Beijing Isn’t Backing Down on South China Sea
Jeff Stein

Newsweek

10/10/15

Late last month in Shanghai, a top Chinese businessman gave me and three other visiting journalists as clear a distillation as any of Beijing’s attitude toward the United States. “The U.S. wants to dominate the world, China only wants to keep America from dominating its neighborhood,” said Eric Li, a prominent Stanford- and Berkeley-educated political scientist and venture capitalist.

Li’s comment was offered less as an argument than a statement of fact, one we heard again and again, in various forms, from a wide variety of Chinese sources—ranging from senior military, foreign affairs and business officials down to provincial bosses and journalism students—during our 10-day visit. All of which would have been merely an interesting, if worrisome, collection of anecdotes to bring home had not both Beijing and Washington ratcheted up their bellicose statements in the past few days over who has rights to what in the South China Sea.

The most recent rhetorical artillery exchanges began in September when Admiral Harry Harris, head of the U.S. Pacific Command, told the Senate Armed Services Committee he favored sending U.S. warships and aircraft to the South China Sea in a challenge to Beijing’s territorial claims to artificial islands in the region. Then this week, anonymous “defense officials” doubled down on U.S. intentions, saying the Obama administration was considering “freedom of navigation operations,” which, according to Reuters, would “have American ships and aircraft venture within 12 nautical miles of at least some artificial islands built by Beijing.” And the Navy “will do so,“ said a spokesman, Commander William Marks, “at a time of our choosing.”

Such swagger drew a heated rebuke from China, further raising the potential of a Sino-American military clash in the South China Sea, swatches of which are also claimed by the Philippines, Vietnam, Taiwan, Brunei and Malaysia. Beijing and Tokyo are also butting heads over competing territorial claims in the East China Sea. « We will never allow any country to violate China’s territorial waters and airspace in the Spratly Islands, in the name of protecting freedom of navigation and overflight, » Foreign Ministry spokeswoman Hua Chunying said in response to a question about possible U.S. patrols. « We urge the related parties not to take any provocative actions, and genuinely take a responsible stance on regional peace and stability.”

Such exchanges appear to be moving China and the U.S. toward a much feared, yet long expected, military confrontation. Just as unsettling, both sides seem confident they can prevail. The conversations we had in Beijing and Shanghai late last month suggested that China is confident, perhaps overly so, that it can triumph in a standoff with the world’s leading, nuclear-armed superpower, at least as long as it’s confined to its own neighborhood.

“There are 209 land features still unoccupied in the South China Sea and we could seize them all,” a senior Chinese military official said bluntly, on a not-for-attribution basis so that she could “speak frankly.” “And we could build on them in 18 months.”

To her and other Chinese officials, Washington’s deployment of F-22 stealth fighters and the nuclear supercarrier USS Ronald Reagan to Japan over the summer revealed aggressive American designs on the region—but nothing China couldn’t handle.

“America is punching above its weight,” offered Li, the venture capitalist, referring to the financial strains of maintaining and deploying U.S. forces around the globe while its national debt and domestic entitlements soar. “So for every $100 the U.S. spends, China may only need to spend $1 to make it even.

“China’s ambitions are much more modest compared with its national strength,” he continued, “so China is punching below its weight”—and could punch higher given the right circumstances. “Although America is much more powerful than China, it costs much more to build aircraft carrier groups and operate them than [for us] to make deterrent [weapons] to keep them away.”

When Chinese officials look at the map, they smile. They see American forces deployed far beyond their own shores—a geopolitical weakness. “The South China Sea has been Chinese for 900 years, since ancient times,” a senior official at China’s oldest foreign policy think tank said during a background briefing in Shanghai. It’s a sentiment shared from the top of the government down to ordinary citizens, it seems, stoked relentlessly by President Xi Jinping and China’s state-controlled media.

For the past 175 years, China was weak and couldn’t do much about foreign invasions and encroachments. But now it can. Beijing’s new anti-ship missiles alone, boldly rolled out in last month’s Tiananmen Square military parade marking the 1945 defeat of Japan (for which the U.S. got but slight credit), are testament to that.

But in the Chinese view, Beijing has already practically won the battle for the South China Sea without firing a shot. Its swift moves to swallow up islands and reefs over the past year looked like an exercise right out of Sun Tzu’s The Art of War, which has been closely studied by Chinese emperors and communist leaders alike, for centuries. “Ultimate excellence lies not in winning every battle,”  the legendary strategist is credited with saying, “but in defeating the enemy without ever fighting.”

Bill Bishop, a leading China expert and publisher of the influential Sinocism newsletter, who recently left Beijing after several years there, is deeply worried about China’s rising nationalism and muscle-flexing. « People shouldn’t underestimate the risks, » he said in a Newsweek interview. « It’s not just the government making it up. The South China Sea is an intractable issue. It’s not just the party line.” Another factor in Beijing’s military buildup is the immense profits being earned by China’s state-run arms industries, he says, most with incestuous connections to the Communist Party and People’s Liberation Army elite.

Fluent in Chinese and a former CEO of Red Mushroom Studios, a Beijing-based developer and operator of online games, Bishop predicts Xi Jinping “will keep pushing” in the South China Sea. “They think Obama is distracted and doesn’t want another crisis, » he said. If Obama does propel the Navy into harm’s way, as he seemed on the verge of doing this week, « It’s going to be interesting. »

Or hair-raising. Such was the case in 2010, when a Chinese fishing trawler intentionally rammed two Japan Coast Guard vessels in disputed territories in the East China Sea. On the brink of a wider conflict, both sides calmed down and negotiated protocols to avoid further clashes. Likewise, Xi and Obama worked out arrangements at their Washington summit to avoid clashes between U.S. and Chinese military aircraft over the South China Sea. But that may have just been a delaying tactic. Back in the East China Sea, China is worrying Japan again with the creation of a Coast Guard fleet, construction of big new surveillance ships and reported plans to build two bases close to the disputed Senkaku Islands.

« Nobody wants a conflict,” Bishop said, “but it doesn’t seem like this is going to be a happy place for a long time.”

A rare note of caution on the Chinese side was sounded by the Shanghai think tank official, who is the author of several books on modern Sino-U.S. relations. « My advice to the Chinese government is not to make it worse,” he told the visiting reporters. “Wait for time for it to be solved.”

A short-term triumph over the United States (or Japan, or Vietnam or the Philippines), he suggested, could turn into a long-term setback for China.

« Some would say,” he said, leaning forward with a slight smile, “we picked up the seeds but lost the watermelon. »

Voir encore:

Middle East
Russian Military Uses Syria as Proving Ground, and West Takes Notice
Steven Lee Myers and Eric Scmitt
NYT
Oct. 14, 2015

Russian soldiers with their plane, a Sukhoi Su-34 strike fighter, which NATO calls a Fullback, this month in Latakia, Syria. Credit Russian Defence Ministry Press Service, via European Pressphoto Agency

WASHINGTON — Two weeks of air and missile strikes in Syria have given Western intelligence and military officials a deeper appreciation of the transformation that Russia’s military has undergone under President Vladimir V. Putin, showcasing its ability to conduct operations beyond its borders and providing a public demonstration of new weaponry, tactics and strategy.

The strikes have involved aircraft never before tested in combat, including the Sukhoi Su-34 strike fighter, which NATO calls the Fullback, and a ship-based cruise missile fired more than 900 miles from the Caspian Sea, which, according to some analysts, surpasses the American equivalent in technological capability.

Russia’s jets have struck in support of Syrian ground troops advancing from areas under the control of the Syrian government, and might soon back an Iranian-led offensive that appeared to be forming in the northern province of Aleppo on Wednesday. That coordination reflects what American officials described as months of meticulous planning behind Russia’s first military campaign outside former Soviet borders since the dissolution of the Soviet Union.

Taken together, the operations reflect what officials and analysts described as a little-noticed — and still incomplete — modernization that has been underway in Russia for several years, despite strains on the country’s budget. And that, as with Russia’s intervention in neighboring Ukraine, has raised alarms in the West.

In a report this month for the European Council on Foreign Relations, Gustav Gressel argued that Mr. Putin had overseen the most rapid transformation of the country’s armed forces since the 1930s. “Russia is now a military power that could overwhelm any of its neighbors, if they were isolated from Western support,” wrote Mr. Gressel, a former officer of the Austrian military.

Russia’s fighter jets are, for now at least, conducting nearly as many strikes in a typical day against rebel troops opposing the government of President Bashar al-Assad as the American-led coalition targeting the Islamic State has been carrying out each month this year.

The operation in Syria — still relatively limited — has become, in effect, a testing ground for an increasingly confrontational and defiant Russia under Mr. Putin. In fact, as Mr. Putin himself suggested on Sunday, the operation could be intended to send a message to the United States and the West about the restoration of the country’s military prowess and global reach after decades of post-Soviet decay.

“It is one thing for the experts to be aware that Russia supposedly has these weapons, and another thing for them to see for the first time that they do really exist, that our defense industry is making them, that they are of high quality and that we have well-trained people who can put them to effective use,” Mr. Putin said in an interview broadcast on state television. “They have seen, too, now that Russia is ready to use them if this is in the interests of our country and our people.”

Russia’s swift and largely bloodless takeover of Crimea in 2014 was effectively a stealth operation, while its involvement in eastern Ukraine, though substantial, was conducted in secrecy and obfuscated by official denials of direct Russian involvement. The bombings in Syria, by contrast, are being conducted openly and are being documented with great fanfare by the Ministry of Defense in Moscow, which distributes targeting video in the way the Pentagon did during the Persian Gulf war in 1991.

That has also given officials and analysts far greater insight into a military that for nearly a quarter-century after the collapse of the Soviet Union was seen as a decaying, insignificant force, one so hobbled by aging systems and so consumed by corruption that it posed little real threat beyond its borders.

“We’re learning more than we have in the last 10 years,” said Micah Zenko, a senior fellow at the Council on Foreign Relations, noting the use of the new strike fighters and the new cruise missile, known as the Kalibr. “As it was described to me, we are going to school on what the Russian military is capable of today.”

The capabilities on display in Syria — and before that in Ukraine — are the fruits of Russia’s short, victorious war in Georgia in 2008. Although Russia crushed the American-trained forces of Georgia’s government, driving them from areas surrounding the breakaway region of South Ossetia, Russia’s ground and air forces performed poorly.

The Russians lost three fighter jets and a bomber on the first day of the war that August, and seven over all, according to an analysis conducted after the conflict. Russian ground forces suffered from poor coordination and communication, as well as episodes of so-called friendly fire.

In the war’s aftermath, Mr. Putin, then serving as prime minister, began a military modernization program that focused not only on high-profile procurement of new weapons — new aircraft, warships and missiles — but also on a less-noticed overhaul of training and organization that included a reduction in the bloated officer corps and the development of a professional corps of noncommissioned officers.

Russian military spending bottomed out in the mid-1990s but has risen steadily under Mr. Putin and, despite the falling price of oil and international sanctions imposed after the annexation of Crimea, it has surged to its highest level in a quarter-century, reaching $81 billion, or 4.2 percent of the country’s gross domestic product, a common measure of military expenditure.

The Russian advancements go beyond new weaponry, reflecting an increase in professionalism and readiness. Russia set up its main operations at an air base near Latakia in northwestern Syria in a matter of three weeks, dispatching more than four dozen combat planes and helicopters, scores of tanks and armored vehicles, rocket and artillery systems, air defenses and portable housing for as many as 2,000 troops. It was Moscow’s largest deployment to the Middle East since the Soviet Union deployed in Egypt in the 1970s.

“What continues to impress me is their ability to move a lot of stuff real far, real fast,” Lt. Gen. Ben Hodges, the commander of United States Army forces in Europe, said in an interview.

Since its air campaign started on Sept. 30, Russia has quickly ramped up its airstrikes from a handful each day to nearly 90 on some days, using more than a half-dozen types of guided and unguided munitions, including fragmentary bombs and bunker busters for hardened targets, American analysts said.

Russia is not only bringing some of its most advanced hardware to the fight, it has also deployed large field kitchens and even dancers and singers to entertain the troops — all signs that Moscow is settling in for the long haul, American analysts said.

“They brought the whole package,” said Jeffrey White, a former Middle East analyst with the Defense Intelligence Agency now at the Washington Institute for Near East Policy. “It showed me they could deploy a decent-sized expeditionary force.”

For now, Russia’s focus in Syria is mainly an air campaign with some 600 marines on the ground to protect the air base in Latakia. Mr. Putin has excluded the idea of sending in a larger ground force to assist the Syrians.

Michael Kofman, an analyst with the CNA Corporation, a nonprofit research institute, and a fellow at the Kennan Institute in Washington who studies the Russian military, said that the operations over Syria showed that Russia has caught up to the capabilities the United States has used in combat since the 1990s. That nonetheless represented significant progress given how far behind the Russians had fallen.

“Conducting night strikes, with damage assessments by drones, is a tangible leap for Russia into a mix of 1990s and even current Western combat ability,” he said.

The Russian Air Force suffered a series of training accidents over the spring and summer — losing at least five aircraft in a matter of months — which Mr. Kofman described as “teething pains” as pilots increased operating tempo under Mr. Putin’s orders. Even so, Russia’s aviation is “often painted in the West as some sort of Potemkin village, which is not the case.”

He and others said that the biggest surprise so far has been the missile technology on display. The cruise missiles fired from Russian frigates and destroyers in the Caspian Sea were first tested only in 2012. With a range said to reach 900 miles, they had not been used in combat before, and despite the loss of four cruise missiles that crashed in Iran in one salvo, they represent a technological leap that could prove worrisome for military commanders in NATO. He noted that the advances in missile technologies improved the precision and firepower even of aging Soviet-era ships or aircraft.

“This is an amazingly capable new weapon,” he added.

Russia’s state television network boasted on Monday that from the Caspian, they could reach the Persian Gulf, the Arabian Peninsula and the “entire Mediterranean Sea.” It went on to note that trials of the missiles were underway aboard two ships in the Black Sea, which is bordered by three NATO allies: Turkey, Bulgaria and Romania.

The Moskva, a guided-missile cruiser that is the flagship of Russia’s Black Sea Fleet, based in the newly annexed Crimea, has also deployed with other ships off the coast of Syria, providing air defenses for the aircraft and troops Russia has deployed. Those missiles effectively protect the skies over Syrian territory under control of the government from aerial incursions, and all but block the establishment of a no-fly zone in Syria, as many have called for.

American officials say Russia has closely coordinated with its allies to plan its current fight. Maj. Gen. Qassim Suleimani, the head of Iran’s paramilitary Quds Force, went to Moscow in late July in an apparent effort to coordinate on the Russian offensive in Syria, and he is also spearheading the Iranian effort to assist Iraqi militias. “The broad outlines were decided months ago,” said Lt. Gen. Richard P. Zahner, formerly the Army’s top intelligence officer in Europe and in Iraq.

American officials, while impressed with how quickly Russia dispatched its combat planes and helicopters to Syria, said air power had been used to only a fraction of its potential, with indiscriminate fire common and precision-guided munitions used sparingly. It is clear the Russians are already harvesting lessons from the campaign to apply to their other military operations, said David A. Deptula, a retired three-star Air Force general who planned the American air campaigns in 2001 in Afghanistan and in the gulf war.

“Essentially,” he said, “Russia is using their incursion into Syria as an operational proving ground.”

Voir de plus:

Iranian Ballistic Missile Tests Could Violate Nuke Deal
Experts: ‘Clear violation’ of international agreements
Adam Kredo
Free Beacon
October 12, 2015

Iran’s recent test firing of a ballistic missile does not violate the recent nuclear deal, Obama administration officials said on Monday. However, nuclear experts disagree and are calling on the administration to hold Iran accountable for violating international agreements barring such action.

Iran announced over the weekend that it had successfully test-fired a domestically produced long-range surface-to-surface ballistic missile.

Iran maintained that the test does not violate the nuclear deal, though U.S. experts quibbled with this analysis.

Asked to address the reports on Monday, John Kirby, a spokesman for the State Department, said that the administration is “aware of reports that Iran is conducting a new round of missile tests.”

“We will take appropriate actions at the United Nations if these tests violate any existing UN Security Council resolutions,” Kirby said in the statement. “Separately, we remain confident in our ability to defend ourselves and our allies in the region. And we will continue to work closely with our regional partners to boost their capabilities to defend themselves against any threats by Iran.”

However, Secretary of State John Kerry has stated in the past that such tests would not violate the accord. The State Department maintains that this is still its position.

Kerry informed Sen. Marco Rubio (R., Fla.) in recent correspondence obtained by the Free Beacon that a ballistic missile test would not violate the accord.

“It would not be a violation of the JCPOA [Joint Comprehensive Plan of Action] if Iran tested a conventional ballistic missile,” Kerry wrote to Rubio.

Ballistic missile testing is not addressed in the nuclear accord, but rather by newly implemented U.N. Security Council resolutions.

“Since the Security Council has called upon Iran not to undertake any activity related to ballistic missiles designed to be capable of delivering nuclear weapons, including launches using such ballistic missile technology, any such activity would be inconsistent with the UNSCR and a serious matter for the Security Council to review,” Kerry wrote to Rubio.

Iran has also maintained that its ongoing ballistic missile work does not violate the JCPOA. Iranian official have said that it will continue to violate U.N. resolutions barring such work.

“To follow our defense programs, we don’t seek permission from anyone,” the Iranian diplomat Abbas Araqchi was quoted as saying over the weekend by Iran’s IRNA news agency.

U.S. nuclear experts took issue with Iran’s interpretation and said that the recent missile test is an opportunity for the Obama administration to put its foot down.

Mark Dubowitz, executive director of the Foundation for Defense of Democracies, described the situation as a “test case” for the Obama administration.

“This is a clear violation of Annex B paragraph 3 of UNSCR 2231 (2015) and a test case for the Obama administration to make it clear to Iran that a violation of UNSCR 2231 will be considered a violation of the JCPOA despite Iranian regime protestations to the contrary,” Dubowitz said.

Iran is prohibited under this resolution from testing missiles and “any activity related to ballistic missiles designed to be capable of delivering nuclear weapons.”

The test came several days after Iran’s parliament issued a report declaring that Tehran would violate the JCPOA’s restrictions on weapons. A translation of the report performed by the Foundation for Defense of Democracies noted that the parliament was rejecting U.N. resolutions that are “apparently the JCPOA’s only legal backing.”

Other experts said the test marks a clear violation of the deal, one that the administration should immediately address.

“If the missile launch is not a violation of the Iran deal, then it shows just how comically bad the Iran deal actually was: it’d be a nuclear deal that doesn’t stop Iran from developing missiles to deliver nuclear weapons,” said Omri Ceren, managing director at the Israel Project, an organization opposed to the terms of the final deal.

“But even if the launch doesn’t violate the agreement, it’s a blatant violation of the United Nations Security Council resolution that gave the agreement force under international law,” Ceren explained. “So either it violates the deal, or it violates the resolution that gives the deal force, and either way the Iranians are playing the Obama administration for chumps.”

Voir enfin:

 Honte à nous, complices d’Erdogan !
L’État turc profite d’un attentat commis avec la complicité ou non de ses services secrets pour l’attribuer aussitôt à ses adversaires.
Franz-Olivier Giesbert
15/10/2015

Désolé d’interrompre le débat-fleuve à propos de la France pays de « race blanche » qui passionne nos chers confrères, mais il se passe, en dehors de nos frontières, des infamies que nous ne pouvons plus continuer à recouvrir d’un mouchoir blanc.

L’incendie du Reichstag est devenu une spécialité turque : l’État profite d’un attentat commis ou non avec la complicité de ses services secrets pour l’attribuer aussitôt à ses adversaires, qu’il peut alors réprimer sans pitié. Adolf Hitler avait ouvert la voie en 1933. Recep Tayyip Erdogan, le président turc, la suit sans vergogne.

Le pouvoir turc a apparemment signé son crime en accusant tout de suite le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) d’être à l’origine de l’attentat le plus meurtrier de l’histoire du pays, perpétré à Ankara samedi dernier. Que ce soit le mouvement kurde de résistance armée qui ait décidé de tuer des manifestants pacifistes et pro-kurdes est totalement invraisemblable. Mais Erdogan, père Ubu affairiste, rongé par ses obsessions comme par des poux, n’a jamais été à une carabistouille près.

Quand bien même le coupable serait Daesh, la porosité entre les services turcs et les islamo-nazis est telle qu’on est en droit de penser qu’Erdogan, s’il ne les a pas instrumentalisés, a au mieux fermé les yeux. Dans cette affaire, le président turc a un mobile : son régime est aux abois. Il a beau museler la presse et monter des opérations de police contre ses opposants, rien n’y fait, le pouvoir se délite, attaqué de toutes parts. Un déclin confirmé par la percée électorale récente du HDP, parti pro-kurde.

Plus Erdogan s’enferre, plus il persiste. N’ayant pas obtenu la majorité absolue aux élections générales du mois de juin, il a refusé de former un gouvernement de coalition, préférant organiser un nouveau scrutin qui, selon les derniers sondages, s’annonçait très mal pour lui. L’attentat est tombé à pic pour hystériser les nationalistes de tous bords et, si besoin, annuler les élections.

Il y aura toujours assez de gobe-mouches. Les Occidentaux, par exemple. Quand Vladimir Poutine fait assassiner, selon toutes probabilités, son principal opposant Boris Nemtsov à deux pas du Kremlin, nous ne sommes pas coupables : rien ne nous lie à la Russie. Mais, quand Erdogan organise un carnage tout près de son palais présidentiel, nous sommes complices, puisque nous soutenons son régime répressif et vermoulu : c’est même notre allié !

Il y a quelque chose de comique à voir nos gouvernants, Fabius en tête, prendre des airs dégoûtés devant Poutine alors que nous avons, avec Erdogan, un homme de la même engeance, en plus fourbe, dans notre propre camp. Le 28 juillet, un communiqué hallucinant de l’Otan apportait le soutien de ses pays membres au pouvoir turc pour son prétendu juste combat contre les rebelles kurdes. À croire que la menace de Daesh est d’une même nature que le danger que font peser les Kurdes sur la Turquie, où ils représentent entre 16 et 20 % de la population.

Fort de ce blanc-seing, le régime islamo-conservateur d’Erdogan en a profité pour s’attaquer aux positions des rebelles kurdes en Syrie ou dans le nord de l’Irak plutôt qu’à celles de ses frères sunnites de Daesh, dont il est, depuis le début du conflit, l’allié objectif et sournois. Si nous ne disons rien, c’est qu’il a acheté notre silence : en échange de notre assentiment, il « fixe » au moins 2 millions de réfugiés qui ont fui les barbares de l’État islamique.

Nous autres, Occidentaux, ne sommes pas seulement lâches, ridicules et pathétiques. Pris en otages par le pouvoir turc, nous atteignons aussi le comble de l’abjection en soutenant activement la politique génocidaire d’Erdogan, qui entend bien réserver aux Kurdes le traitement que ses sinistres prédécesseurs du parti des Jeunes Turcs firent subir aux Arméniens en 1915 : l’éradication quasi totale.

Pour commettre son crime contre l’humanité, Erdogan bénéficie du soutien sans faille du Prix Nobel de la paix Barack Obama, son « idiot utile », et des pays membres de l’Otan. Sans parler de ses supplétifs que sont les hordes de Daech, devenues des as du meurtre de masse de Kurdes.

Ce qu’on appelait depuis le XIIe siècle le Kurdistan est aujourd’hui partagé entre la Turquie, l’Iran, l’Irak et la Syrie, ou ce qu’il en reste. Un peuple d’à peu près 35 millions de personnes, avec sa propre langue et une forte identité culturelle qui transcende les religions, musulmane, chrétienne ou yézidie, cohabitant pour l’heure face aux deux ennemis communs : l’État islamique et le pouvoir turc.

Ce peuple joue sa vie. Plus nous nous en lavons les mains, plus elles deviennent sales..


Armes à feu: Attention, un massacre peut en cacher un autre ! (As guns could soon overtake cars as America’s number one killer, Harvard econonomist confirms that in developed countries it’s the number of handguns and not assault rifles that kill the most people and children)

11 octobre, 2015
homocidemapGuns
USGuns
Guns_cars

ViolentUSprevention
gun-crime
homicidesbyrace
Guns_race
toll
a-5-ans-un-petit-garcon-tue-sa-soeur-de-2-ans-10908865lzdfg
baby-killed-drive-by-shooting
TennesseeGirl
Il faut toujours dire ce que l’on voit. Surtout, il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit. Charles Péguy
Nous ne pouvons accepter ni un monde politiquement unipolaire, ni un monde culturellement uniforme, ni l’unilatéralisme de la seule hyperpuissance. Hubert Védrine (1999)
La situation est riche en ironies. Le rejet par l’Europe de la Machtpolitik, son hostilité à l’usage des armes en politique internationale, dépendent de la présence de troupes américaines sur son sol. Le nouvel ordre kantien dont elle jouit ne pouvait fleurir que sous le parapluie protecteur de la puissance américaine exercée selon les règles du vieil ordre hobbésien. (…) Les dirigeants américains sont convaincus que la sécurité mondiale et l’ordre libéral, tout comme le paradis « postmoderne » qu’est l’Europe, ne sauraient survivre longtemps si l’Amérique n’utilisait pas sa puissance dans ce monde dangereux, hobbésien, qui est toujours la règle hors d’Europe. (…) Ainsi, bien que les Etats-Unis aient eu naguère le rôle décisif dans l’accès de l’Europe au paradis kantien, et le jouent toujours pour en assurer la survie, ils ne sauraient eux-mêmes entrer dans cet éden. Ils en gardent la muraille, mais ne peuvent en franchir la porte. Les Etats-Unis, en dépit de leur puissance considérable, demeurent englués dans l’histoire, contraints d’affronter les Saddam Hussein, les ayatollahs, les Kim Jong-iI et les Jiang Zemin, laissant à d’autres la chance d’en toucher les dividendes. Robert Kagan (2002)
N’importe qui peut jouer les gentils quand les mauvais garçons ont été abattus et le train a sifflé trois fois. Alors les habitants de la ville qui jusque là tremblaient comme une feuille peuvent ressortir dans la grand’ rue et féliciter le shérif à coups de grandes claques dans le dos, se réjouissant que son pistolet soit à nouveau tranquillement rangé dans son étui – et que tous ces cadavres de méchants hors-la-loi soient commodément hors de vue chez le croque-morts. Victor Davis Hanson
Les Européens disent maintenant au revoir à M. Bush, et espèrent l’élection d’un président américain qui partage, le croient-ils, leurs attitudes sophistiquées de postnationalisme, post-modernisme et multiculturalisme. Mais ne soyez pas étonné si, afin de protéger la liberté et la démocratie chez eux dans les années à venir, les dirigeants européens commencent à ressembler de plus en plus au cowboy à la gâchette facile de l’étranger qu’ils se délectent aujourd’hui à fustiger. Natan Sharansky
Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen – en particulier les méchants et sales Français – ou un Australien ou un Canadien, ou tout […] citoyen des pays qui sont entrés dans une coalition contre l’État islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n’importe quelle manière. (…) Tuez le mécréant qu’il soit civil ou militaire. (…) Frappez sa tête avec une pierre, égorgez-le avec un couteau, écrasez-le avec votre voiture, jetez-le d’un lieu en hauteur, étranglez-le ou empoisonnez-le. Abou Mohammed al-Adnani (porte-parole de l’EI)
Nous vous bénissons, nous bénissons les Mourabitoun (hommes) et les Mourabitat (femmes). Nous saluons toutes gouttes de sang versées à Jérusalem. C’est du sang pur, du sang propre, du sang qui mène à Dieu. Avec l’aide de Dieu, chaque djihadiste (shaheed) sera au paradis, et chaque blessé sera récompensé. Nous ne leur permettrons aucune avancée. Dans toutes ses divisions, Al-Aqsa est à nous et l’église du Saint Sépulcre est notre, tout est à nous. Ils n’ont pas le droit de les profaner avec leurs pieds sales, et on ne leur permettra pas non plus. Mahmoud Abbas
Je ne peux qu’imaginer ce qu’endurent ses parents. Et quand je pense à ce garçon, je pense à mes propres enfants. Si j’avais un fils, il ressemblerait à Trayvon. Obama
Et, bien sûr, ce qui est également la routine est que quelqu’un, quelque part, va commenter et dire, Obama a politisé cette question. Eh bien, cela est quelque chose que nous devrions politiser. Il est pertinent de notre vie commune ensemble, le corps politique. Obama
There is nothing more painful to me at this stage in my life than to walk down the street and hear footsteps and start thinking about robbery. Then look around and see somebody white and feel relieved. . . . After all we have been through. Just to think we can’t walk down our own streets, how humiliating. Jesse Jackson
How do we turn pain into power? How do we go from a moment to a movement that curries favor? (…) The blood of the innocent has power.  Jesse Jackson
Ce que je voulais dire, c’est que lorsque des tyrannies s’instaurent, elles essaient de désarmer le peuple d’abord, et c’est exactement ce qui s’est passé en Allemagne dans les années 1930. C’est pourquoi cela n’arrivera jamais aux Etats-Unis : parce que les (Américains) sont armés. Ben Carson
Savez-vous que les Noirs sont 10 pour cent de la population de Saint-Louis et sont responsables de 58% de ses crimes? Nous avons à faire face à cela. Et nous devons faire quelque chose au sujet de nos normes morales. Nous savons qu’il y a beaucoup de mauvaises choses dans le monde blanc, mais il y a aussi beaucoup de mauvaises choses dans le monde noir. Nous ne pouvons pas continuer à blâmer l’homme blanc. Il y a des choses que nous devons faire pour nous-mêmes. Martin Luther King (St Louis, 1961)
But what about all the other young black murder victims? Nationally, nearly half of all murder victims are black. And the overwhelming majority of those black people are killed by other black people. Where is the march for them? Where is the march against the drug dealers who prey on young black people? Where is the march against bad schools, with their 50% dropout rate for black teenaged boys? Those failed schools are certainly guilty of creating the shameful 40% unemployment rate for black teens? How about marching against the cable television shows constantly offering minstrel-show images of black youth as rappers and comedians who don’t value education, dismiss the importance of marriage, and celebrate killing people, drug money and jailhouse fashion—the pants falling down because the jail guard has taken away the belt, the shoes untied because the warden removed the shoe laces, and accessories such as the drug dealer’s pit bull. (…) There is no fashion, no thug attitude that should be an invitation to murder. But these are the real murderous forces surrounding the Martin death—and yet they never stir protests. The race-baiters argue this case deserves special attention because it fits the mold of white-on-black violence that fills the history books. Some have drawn a comparison to the murder of Emmett Till, a black boy who was killed in 1955 by white racists for whistling at a white woman. (…) While civil rights leaders have raised their voices to speak out against this one tragedy, few if any will do the same about the larger tragedy of daily carnage that is black-on-black crime in America. (…) Almost one half of the nation’s murder victims that year were black and a majority of them were between the ages of 17 and 29. Black people accounted for 13% of the total U.S. population in 2005. Yet they were the victims of 49% of all the nation’s murders. And 93% of black murder victims were killed by other black people, according to the same report. (…) The killing of any child is a tragedy. But where are the protests regarding the larger problems facing black America? Juan Williams
« More whites are killed by the police than blacks primarily because whites outnumber blacks in the general population by more than five to one, » Forst said. The country is about 63 percent white and 12 percent black. (…) A 2002 study in the American Journal of Public Health found that the death rate due to legal intervention was more than three times higher for blacks than for whites in the period from 1988 to 1997. (…) Candace McCoy is a criminologist at the John Jay College of Criminal Justice at the City University of New York. McCoy said blacks might be more likely to have a violent encounter with police because they are convicted of felonies at a higher rate than whites. Felonies include everything from violent crimes like murder and rape, to property crimes like burglary and embezzlement, to drug trafficking and gun offenses. The Bureau of Justice Statistics reported that in 2004, state courts had over 1 million felony convictions. Of those, 59 percent were committed by whites and 38 percent by blacks. But when you factor in the population of whites and blacks, the felony rates stand at 330 per 100,000 for whites and 1,178 per 100,000 for blacks. That’s more than a three-fold difference. McCoy noted that this has more to do with income than race. The felony rates for poor whites are similar to those of poor blacks. « Felony crime is highly correlated with poverty, and race continues to be highly correlated with poverty in the USA, » McCoy said. « It is the most difficult and searing problem in this whole mess. » PunditFact
The absurdity of Jesse Jackson and Al Sharpton is that they want to make a movement out of an anomaly. Black teenagers today are afraid of other black teenagers, not whites. … Trayvon’s sad fate clearly sent a quiver of perverse happiness all across America’s civil rights establishment, and throughout the mainstream media as well. His death was vindication of the ‘poetic truth’ that these establishments live by. Shelby Steele
Before the 1960s the black American identity (though no one ever used the word) was based on our common humanity, on the idea that race was always an artificial and exploitive division between people. After the ’60s—in a society guilty for its long abuse of us—we took our historical victimization as the central theme of our group identity. We could not have made a worse mistake. It has given us a generation of ambulance-chasing leaders, and the illusion that our greatest power lies in the manipulation of white guilt. Shelby Steele
Ms. Harper, who divorced her husband a decade ago, appears to have been by far the most significant figure in her son’s troubled life; neighbors say he rarely left their apartment. Unlike his father, who said on television that he had no idea Mr. Harper-Mercer cared so deeply about guns, his mother was well aware of his fascination. In fact, she shared it: In a series of online postings over a decade, Ms. Harper, a nurse, said she kept numerous firearms in her home and expressed pride in her knowledge about them, as well as in her son’s expertise on the subject. She also opened up about her difficulties raising a son who used to bang his head against the wall, and said that both she and her son struggled with Asperger’s syndrome, an autism spectrum disorder. (…) In an online forum, answering a question about state gun laws several years ago, Ms. Harper took a jab at “lame states” that impose limits on keeping loaded firearms in the home, and noted that she had AR-15 and AK-47 semiautomatic rifles, along with a Glock handgun. She also indicated that her son, who lived with her, was well versed in guns, citing him as her source of information on gun laws, saying he “has much knowledge in this field.” “I keep two full mags in my Glock case. And the ARs & AKs all have loaded mags,” Ms. Harper wrote. “No one will be ‘dropping’ by my house uninvited without acknowledgement.” Law enforcement officials have said they recovered 14 firearms and spare ammunition magazines that were purchased legally either by Mr. Harper-Mercer, 26, or an unnamed relative. Mr. Harper-Mercer had six guns with him when he entered a classroom building on Thursday and started firing on a writing class in which he was enrolled; the rest were found in the second-floor apartment he shared with his mother. (…) Neighbors in Southern California have said that Ms. Harper and her son would go to shooting ranges together, something Ms. Harper seemed to confirm in one of her online posts. She talked about the importance of firearms safety and said she learned a lot through target shooting, expressing little patience with unprepared gun owners: “When I’m at the range, I cringe every time the ‘wannabes’ show up.” NYT
According to data gathered by the Centres for Disease Control (CDC), deaths caused by cars in America are in long-term decline. Improved technology, tougher laws and less driving by young people have all led to safer streets and highways. Deaths by guns, though—the great majority suicides, accidents or domestic violence—have been trending slightly upwards. This year, if the trend continues, they will overtake deaths on the roads. The Centre for American Progress first spotted last February that the lines would intersect. Now, on its reading, new data to the end of 2012 support the view that guns will surpass cars this year as the leading killer of under 25s. Bloomberg Government has gone further. Its compilation of the CDC data in December concluded that guns would be deadlier for all age groups. (…) There are about 320m people in the United States, and nearly as many civilian firearms. And although the actual rate of gun ownership is declining, enthusiasts are keeping up the number in circulation. Black Friday on November 28th kicked off such a shopping spree that the FBI had to carry out 175,000 instant background checks (three checks a second), a record for that day, just for sales covered by the extended Brady Act of 1998, the only serious bit of gun-curbing legislation passed in recent history. Many sales escape that oversight, however. Everytown for Gun Safety, a movement backed by Mike Bloomberg, a former mayor of New York, has investigated loopholes in online gun sales and found that one in 30 users of Armslist classifieds has a criminal record that forbids them to own firearms. Private reselling of guns draws no attention, unless it crosses state lines. William Vizzard, a professor of criminal justice at California State University at Sacramento, points out that guns also don’t wear out as fast as cars. “I compare a gun to a hammer or a crowbar,” he says. “Even if you stopped making guns today, you might not see a real change in the number of guns for decades.”Motor vehicles, because they are operated on government-built roads, have been subject to licensing and registration, in the interests of public safety, for more than a century. But guns are typically kept at home. That private space is shielded by the Fourth Amendment just as “the right to bear arms” is protected by the Second, making government control difficult. Car technologies and road laws are ever-evolving: in 2014, for example, the National Highways Traffic Safety Administration announced its plan to phase in mandatory rear-view cameras on new light vehicles, while New York City lowered its speed limit for local roads. By contrast, safety features on firearms—such as smartguns unlocked by an owner’s thumbprint or a radio-frequency encryption—are opposed by the National Rifle Association, whose allies in Congress also block funding for the sort of public-health research that might show, in even clearer detail, the cost of America’s love affair with guns. The Economist
For the better part of a century, the machine most likely to kill an American has been the automobile. Car crashes killed 33,561 people in 2012, the most recent year for which data is available, according to the National Highway Traffic Safety Administration. Firearms killed 32,251 people in the United States in 2011, the most recent year for which the Centers for Disease Control has data. But this year gun deaths are expected to surpass car deaths. That’s according to a Center for American Progress report, which cites CDC data that shows guns will kill more Americans under 25 than cars in 2015. Already more than a quarter of the teenagers—15 years old and up—who die of injuries in the United States are killed in gun-related incidents, according to the American Academy of Pediatrics. A similar analysis by Bloomberg three years ago found shooting deaths in 2015 « will probably rise to almost 33,000, and those related to autos will decline to about 32,000, based on the 10-year average trend. »  The Atlantic
The law that barred the sale of assault weapons from 1994 to 2004 made little difference. It turns out that big, scary military rifles don’t kill the vast majority of the 11,000 Americans murdered with guns each year. Little handguns do. In 2012, only 322 people were murdered with any kind of rifle, F.B.I. data shows. The continuing focus on assault weapons stems from the media’s obsessive focus on mass shootings, which disproportionately involve weapons like the AR-15, a civilian version of the military M16 rifle. (…) This politically defined category of guns — a selection of rifles, shotguns and handguns with “military-style” features — only figured in about 2 percent of gun crimes nationwide before the ban. Handguns were used in more than 80 percent of gun murders each year, but gun control advocates had failed to interest enough of the public in a handgun ban. Handguns were the weapons most likely to kill you, but they were associated by the public with self-defense. (In 2008, the Supreme Court said there was a constitutional right to keep a loaded handgun at home for self-defense.) (…) Still, the majority of Americans continued to support a ban on assault weapons. One reason: The use of these weapons may be rare over all, but they’re used frequently in the gun violence that gets the most media coverage, mass shootings. The criminologist James Alan Fox at Northeastern University estimates that there have been an average of 100 victims killed each year in mass shootings over the past three decades. That’s less than 1 percent of gun homicide victims. But these acts of violence in schools and movie theaters have come to define the problem of gun violence in America. Most Americans do not know that gun homicides have decreased by 49 percent since 1993 as violent crime also fell, though rates of gun homicide in the United States are still much higher than those in other developed nations. A Pew survey conducted after the mass shooting at Sandy Hook Elementary School in Newtown, Conn., found that 56 percent of Americans believed wrongly that the rate of gun crime was higher than it was 20 years ago. NYT
A 2-year-old Kentucky girl was accidentally killed by her 5-year-old brother who fired a rifle he had been given as a gift, officials said Wednesday. Cumberland County Coroner Gary L. White said (…) “Most everybody in town is pretty devastated by this,” White said. “Nobody wants to take anyone’s guns away, but you’ve got to keep them out of harm’s way for the kids. It’s a safety issue.”(…)  The mother had just stepped outside the house for a moment, White said. (…) The rifle used in the accident is a Crickett designed for children and sold under the slogan “My First Rifle,” according to the company’s website. It is a smaller weapon designed for children and comes with a shoulder stock in child-like colors including pink and swirls. “The little Crickett rifle is a single-shot rifle and it has a child safety,” White said. “This was just a tragic accident.” The child safety lock was in place and operational, White said. Officials believe a shell had been left in the weapon from the last use and no one realized it. “In my fifteen years as coroner, this is the first such case,” he said. “It is very, very rare.” It is legal in Kentucky to give a child a rifle as a gift, White said. Nor is it unusual for children to have rifles, often passed down from their parents, he said. Earlier this month, Brandon Holt, 6, was accidentally shot to death by a 4-year-old playmate in New Jersey. LA Times
Un petit Américain de 5 ans qui jouait avec un fusil qu’on lui avait offert a tué mardi sa petite sœur de 2 ans dans leur maison du Kentucky (centre-est). Selon le médecin légiste du comté rural de Cumberland, il s’agit d’un accident. «Ça fait partie de ces accidents insensés», a affirmé Gary White, interrogé par le journal local, The Lexington Herald-Leader. (…) Selon le médecin, la maman des enfants qui faisait le ménage, était momentanément sortie sur le porche de la maison. «Elle a dit que pas plus de 3 minutes s’étaient écoulées puis elle a entendu la détonation. Elle a couru dans la maison et a trouvé la petite fille», a expliqué Gary White à la télévision locale WKYT. Le fusil, un .22 long rifle spécialement conçu pour les enfants, était un cadeau que le petit garçon avait reçu l’année dernière. Il était stocké dans le coin d’une pièce et les parents ne savaient pas qu’il restait une munition à l’intérieur, a affirmé le médecin légiste. «C’est un petit fusil pour enfant, de marque Crickett. Le petit garçon avait l’habitude de tirer avec», a-t-il confié au Lexington Herald-Leader. Libération (01.05.13)
Après la récente fusillade dans une université américaine qui a coûté la vie à 9 étudiants, c’est un nouveau drame qui a endeuillé les Etats-Unis, d’autant plus terrible que l’assassin et sa victime sont des enfants : un jeune garçon âgé de 11 ans, originaire du Tennessee, a été formellement accusé d’avoir tué samedi par balle une fillette de 8 ans avec un fusil de calibre 12 après une dispute au sujet de chiots. Une voisine a dit à la chaine WBIR, affiliée à CBS, que la jeune fille, Makayla Dyer, jouait avec les voisins samedi soir à White Pine, à l’extérieur de Knoxville. Elle a ensuite commencé à discuter avec le garçon, qui n’avait alors pas été identifié, par une fenêtre ouverte de son domicile. « Il a demandé à la petite fille de voir ses chiots », a rapporté la voisine, Chasity Atwood, à WBID. « Elle a dit non et a ri et puis s’est retournée, a regardé son amie et dit ‘Allons chercher les…’. Mais elle n’a pas eu le temps de dire le mot ‘chiots’ ». Le garçon lui avait déjà tiré une balle dans la poitrine. French people daily
Un garçon américain de 11 ans abat une fillette de 8 ans après une dispute. (…) Il s’est servi du fusil calibre 12 de son père. Un garçon de 11 ans a tué par balle sa voisine, une fillette de 8 ans. La ville de White Pine (Tennessee, Etats-Unis), où le drame s’est déroulé, est sous le choc, rapporte la chaîne locale américaine WATE, lundi 5 octobre. Samedi, la petite fille prénommée McKayla jouait dehors. Son jeune voisin lui aurait demandé de voir son chiot. Elle lui aurait répondu « non ». Vers 19h30, il l’a abattue. (…) « Cette arme aurait dû être mise sous clé ou au moins hors de portée », a dénoncé une voisine, interrogée par la chaîne locale WBIR. Le débat sur le contrôle des armes à feu a été relancé aux Etats-Unis après la fusillade du 1er octobre sur un campus universitaire de l’Oregon. Francetvinfo
Un garçon de 11 ans a été inculpé d’assassinat dans l’Etat américain du Tennessee après avoir tué par balle McKayla Dyer, sa voisine, âgée de 8 ans, lors d’une dispute concernant un chiot. (…) Le débat sur le contrôle des armes à feu a été relancé aux Etats-Unis après la fusillade du 2 octobre sur un campus universitaire de l’Oregon, au cours de laquelle un jeune homme de 26 ans a abattu 9 personnes. (…) Selon le site Gun Violence Archive, 559 enfants de moins de 11 ans ont été tués ou blessés depuis le début de l’année aux Etats-Unis. Le Monde
Since 2002, St. Louis Children’s Hospital has cared for 771 children injured or killed by gunfire; 35 percent were younger than 15. These include the recent 12-year-old boy accidentally killed by his friend when playing with his grandfather’s pistol kept under his pillow, the 2-year-old boy paralyzed when his father accidentally discharged his gun during loading, the 5-year-old girl caught in a cross-fire as she sat on her front porch, the 10-year-old boy killed by his mother overwhelmed with mental illness, and the 4-year-old boy who found a handgun in a closet at home, placed the barrel into his mouth and pulled the trigger as he had often done to get a drink from his water-pistol. Many of these children died despite the heroic efforts of our highly trained pre-hospital, emergency, surgical and critical care staff. In 2010, seven American children age 19 and younger were killed every day. This is twice the number of children who die from cancer, five times the number from heart disease, and 15 times the number from infections. This is also the equivalent of 128 Newtown shootings. It has been estimated at least 38 percent of American households have a gun. In homes with children younger than 18, 22 percent store the gun loaded, 32 percent unlocked, and 8 percent unlocked and loaded. The children in these homes know the gun is present, and many handle the gun in the absence of their parents. Children who have received gun safety training are just as likely to play with and fire a real gun as children not trained. In one study, 8-to-12-year-old boys were observed via one-way mirror as they played for 15 minutes in a waiting room with a disabled .38 caliber handgun concealed in a desk drawer. Seventy two percent discovered the gun, and 48 percent pulled the trigger; 90 percent of those who handled the gun and/or pulled the trigger had prior gun safety instruction. Rather than confer protection, careful studies find guns stored in the home are more likely to be involved in an accidental death, homicide by a family member, or suicide than against an intruder. In 2009, suicide was the third leading cause of death for American youth, with firearms the most common method used. The American Academy of Pediatrics has concluded, “The most effective measure to prevent suicide, homicide, and unintentional firearm-related injuries to children and adolescents is the absence of guns from homes and communities.” (…)  It has been done in many other economically advanced countries, and we can do it in the United States. St Louis-Post dispatch
Drs. Kennedy, Jaffe & Keller (…) quote statistics that would lead the reader to believe that child gun deaths are a national public health crisis. They suggest that there is an epidemic of gun violence that threatens the safety, health and well-being of our children and devote considerable print to listing the number of children killed or treated for gunshot injuries at St. Louis Children’s Hospital. However, most of the individual cases they report suggest that accidental shootings are the main culprit for these injuries, and that inadequate gun storage at home is to blame. In reality, as is obvious from the daily reporting by the Post-Dispatch of area gun violence, most of the victims of these gun-related deaths and injuries are inner-city residents and their injuries are not accidental. According to reliable statistical data reported in 2009 covering the years 1904-2006, from the National Center for Health Statistics (1981 on) and the National Safety Council (prior to 1981), while the number of privately owned guns in the U.S. is at an all-time high, and rises by about 4.5 million per year, the firearm accident death rate is at an all-time annual low, 0.2 per 100,000 population, down 94 percent since the all-time high in 1904. Since 1930, the annual number of such deaths has decreased 80 percent, to an all-time low, while the U.S. population has more than doubled and the number of firearms has quintupled. Among children, such deaths have decreased 90 percent since 1975. Today, the odds are more than a million to one against a child in the U.S. dying in a firearm accident. According to the 2009 data, in reality among all child accidental deaths nationally, firearms were involved in 1.1 percent, compared to motor vehicles (41 percent), suffocation (21 percent), drowning (15 percent), fires (8 percent), pedal cycles (2 percent), poisoning (2 percent), falls (1.9 percent), environmental factors (1.5 percent), and medical mistakes (1 percent). Since the difference between accidental deaths due to medical mistakes (1 percent) and accidental deaths due to firearms (1.1 percent) is only 0.1 percentage points, perhaps we should consider a ban on pediatricians along with the ban they propose on firearms and large-capacity magazines. F.A. Ruecker
411 children (age 14 and under) died from gunfire in all of 2012 or slightly more than one per day. This includes homicides, accidents, and suicides combined. Gun facts
Il est en effet essentiel de mettre les choses en perspective : les tueries de masse, bien que tragiques, restent statistiquement extrêmement rares. Moins de 0,2% des homicides sont liés à des tueries de masse. De manière plus large et malgré la perception générale du contraire, le taux de crime aux États-Unis est en baisse constante depuis plus de 20 ans. Même le taux d’homicides par armes à feu est en baisse, de 49% depuis 1993. Ainsi, depuis plus de 20 ans aux États-Unis, le taux de crime diminue, et ce malgré un nombre record d’armes à feu détenus par des Américains. Dans le même temps, le nombre de permis de port d’arme en public (« concealed carry permit ») a lui aussi augmenté. « Plus d’armes = plus de crimes », vraiment ? Mais au-delà des crimes demeure un fait peu rappelé dans les débats qui suivent les tueries aux États-Unis : avec plus de 300 millions d’armes à feu en circulation, les citoyens américains utilisent massivement leurs armes pour des motifs légitimes. Parmi ceux-ci, on retrouve la collection, la chasse, le tir sportif ou encore la défense de soi et de son prochain. Ainsi, plus de 99,9% des Américains propriétaires légaux d’armes n’ont jamais utilisé celles-ci pour causer du tort à autrui. De quel droit viendrait-on restreindre leurs libertés parce qu’un dément a utilisé ses propres armes à feu pour nuire à autrui ? Non seulement l’immense majorité de ces détenteurs légaux d’armes à feu ne cause pas de tort à autrui, mais elle empêche des crimes et sauvent des vies. Combien de crimes n’ont jamais eu lieu parce que des criminels violents, de peur de se faire abattre, ont été dissuadés d’agresser autrui ? (…)  Par définition, un criminel ne respecte pas la loi. Un fou souhaitant commettre une tuerie trouvera toujours les outils nécessaires. Les seules personnes concernées par les lois sur les armes à feu sont les citoyens honnêtes et pacifiques. Toutefois malgré ces efforts, il paraît vain de souhaiter en finir avec la violence. Certaines personnes seront toujours promptes à agresser autrui. Et face à ces personnes-là, les citoyens honnêtes doivent pouvoir s’armer pour leur défense. Cela n’a pas été le cas sur le campus de l’université dans l’Oregon qui était une « gun free zone », une zone où les citoyens honnêtes en possession de permis de port d’arme ne peuvent la porter. Le tueur avait ainsi le champ libre, sachant que ses victimes seraient incapables de se défendre avant l’arrivée de la police.L’État américain doit en finir avec cette politique de « gun free zones » qui n’empêchent pas les tueurs de commettre leurs crimes, mais empêche une réponse rapide de citoyens qui pourraient stopper l’attaque. Edouard H.
Now, quick: Name the mass shooters at the Chattanooga military recruitment center; the Washington Navy Yard; the high school in Washington state; Fort Hood (the second time) and the Christian college in California. All those shootings also occurred during the last three years. The answers are: Mohammad Youssuf Abdulazeez, Kuwaiti; Aaron Alexis, black, possibly Barbadian-American; Jaylen Ray Fryberg, Indian; Ivan Antonio Lopez, Hispanic; and One L. Goh, Korean immigrant. Ann Coulter
Our review of the academic literature found that a broad array of evidence indicates that gun availability is a risk factor for homicide, both in the United States and across high-income countries. Case-control studies, ecological time-series and cross-sectional studies indicate that in homes, cities, states and regions in the US, where there are more guns, both men and women are at higher risk for homicide, particularly firearm homicide. (…) Using survey data on rates of household gun ownership, we examined the association between gun availability and homicide across states, 2001-2003. We found that states with higher levels of household gun ownership had higher rates of firearm homicide and overall homicide. This relationship held for both genders and all age groups, after accounting for rates of aggravated assault, robbery, unemployment, urbanization, alcohol consumption, and resource deprivation (e.g., poverty). There was no association between gun prevalence and non-firearm homicide. Harvard Injury Control Research Center
We analyzed data for 50 states over 19 years to investigate the relationship between gun prevalence and accidental gun deaths across different age groups. For every age group, where there are more guns there are more accidental deaths. The mortality rate was 7 times higher in the four states with the most guns compared to the four states with the fewest guns. (…) Across states, both firearm prevalence AND questionable storage practices (i.e. storing firearms loaded and unlocked) were associated with higher rates of unintentional firearm deaths. (…) The majority of people killed in firearm accidents are under age 24, and most of these young people are being shot by someone else, usually someone their own age. The shooter is typically a friend or family member, often an older brother. By contrast, older adults are at far lower risk of accidental firearm death, and most often are shooting themselves. (…)  Harvard Injury Control Research Center
The central insight of the modern study of criminal violence is that all crime—even the horrific violent crimes of assault and rape—is at some level opportunistic. Building a low annoying wall against them is almost as effective as building a high impenetrable one. This is the key concept of Franklin Zimring’s amazing work on crime in New York; everyone said that, given the social pressures, the slum pathologies, the profits to be made in drug dealing, the ascending levels of despair, that there was no hope of changing the ever-growing cycle of violence. The right wing insisted that this generation of predators would give way to a new generation of super-predators. What the New York Police Department found out, through empirical experience and better organization, was that making crime even a little bit harder made it much, much rarer. This is undeniably true of property crime, and common sense and evidence tells you that this is also true even of crimes committed by crazy people (to use the plain English the subject deserves). Those who hold themselves together enough to be capable of killing anyone are subject to the same rules of opportunity as sane people. Even madmen need opportunities to display their madness, and behave in different ways depending on the possibilities at hand. Demand an extraordinary degree of determination and organization from someone intent on committing a violent act, and the odds that the violent act will take place are radically reduced, in many cases to zero. Look at the Harvard social scientist David Hemenway’s work on gun violence to see how simple it is; the phrase “more guns = more homicide” tolls through it like a grim bell. The more guns there are in a country, the more gun murders and massacres of children there will be. Even within this gun-crazy country, states with strong gun laws have fewer gun murders (and suicides and accidental killings) than states without them. (…) Summoning the political will to make it happen may be hard. But there’s no doubt or ambiguity about what needs to be done, nor that, if it is done, it will work. One would have to believe that Americans are somehow uniquely evil or depraved to think that the same forces that work on the rest of the planet won’t work here. It’s always hard to summon up political will for change, no matter how beneficial the change may obviously be. Summoning the political will to make automobiles safe was difficult; so was summoning the political will to limit and then effectively ban cigarettes from public places. At some point, we will become a gun-safe, and then a gun-sane, and finally a gun-free society. It’s closer than you think. (…) Gun control is not a panacea, any more than penicillin was. Some violence will always go on. What gun control is good at is controlling guns. Gun control will eliminate gun massacres in America as surely as antibiotics eliminate bacterial infections. As I wrote last week, those who oppose it have made a moral choice: that they would rather have gun massacres of children continue rather than surrender whatever idea of freedom or pleasure they find wrapped up in owning guns or seeing guns owned (…) On gun violence and how to end it, the facts are all in, the evidence is clear, the truth there for all who care to know it—indeed, a global consensus is in place, which, in disbelief and now in disgust, the planet waits for us to join. Those who fight against gun control, actively or passively, with a shrug of helplessness, are dooming more kids to horrible deaths and more parents to unspeakable grief just as surely as are those who fight against pediatric medicine or childhood vaccination. It’s really, and inarguably, just as simple as that. Adam Gopnik
Statistically, the United States is not a particularly violent society. Although gun proponents like to compare this country with hot spots like Colombia, Mexico, and Estonia (making America appear a truly peaceable kingdom), a more relevant comparison is against other high-income, industrialized nations. The percentage of the U.S. population victimized in 2000 by crimes like assault, car theft, burglary, robbery, and sexual incidents is about average for 17 industrialized countries, and lower on many indices than Canada, Australia, or New Zealand. « The only thing that jumps out is lethal violence, » Hemenway says. Violence, pace H. Rap Brown, is not « as American as cherry pie, » but American violence does tend to end in death. The reason, plain and simple, is guns. We own more guns per capita than any other high-income country— maybe even more than one gun for every man, woman, and child in the country. A 1994 survey numbered the U.S. gun supply at more than 200 million in a population then numbered at 262 million, and currently about 35 percent of American households have guns. (These figures count only civilian guns; Switzerland, for example, has plenty of military weapons per capita.) Craig Lambert
Why manufacture guns that go off when you drop them?. Kids play with guns. We put childproof safety caps on aspirin bottles because if kids take too many aspirin, they get sick. You could blame the parents for gun accidents but, as with aspirin, manufacturers could help. It’s very easy to make childproof guns. »The gun-control debate often makes it look like there are only two options: either take away people’s guns, or not. That’s not it at all. This is more like a harm-reduction strategy. Recognize that there are a lot of guns out there, and that reasonable gun policies can minimize the harm that comes from them. (…) It’s not as if a 19-year-old in the United States is more evil than a 19-year-old in Australia— there’s no evidence for that. But a 19-year-old in America can very easily get a pistol. That’s very hard to do in Australia. So when there’s a bar fight in Australia, somebody gets punched out or hit with a beer bottle. Here, they get shot. (…) What guns do is make crimes lethal. They also make suicide attempts lethal: about 60 percent of suicides in America involve guns. If you try to kill yourself with drugs, there’s a 2 to 3 percent chance of dying. With guns, the chance is 90 percent. (…) In Wyoming it’s hard to have big gang fights. Do you call up the other gang and drive 30 miles to meet up? (…) Handguns are the crime guns. They are the ones you can conceal, the guns you take to go rob somebody. You don’t mug people at rifle-point. (…) We have done four surveys on self-defense gun use. And one thing we know for sure is that there’s a lot more criminal gun use than self-defense gun use. And even when people say they pulled their gun in ‘self-defense,’ it usually turns out that there was just an escalating argument —at some point, people feel afraid and draw guns. (…) How often might you appropriately use a gun in self-defense?.  Answer: zero to once in a lifetime. How about inappropriately —because you were tired, afraid, or drunk in a confrontational situation? There are lots and lots of chances. When your anger takes over, it’s nice not to have guns lying around. (…)  « A determined criminal will always get a gun » (…) Yes, but a lot of people aren’t that determined. I’m sure there are some determined yacht buyers out there, but when you raise the price high enough, a lot of them stop buying yachts. (…)  « You can go to a gun show, flea market, the Internet, or classified ads and buy a gun— no questions asked. (…) For decades, there were no plaintiff victories beyond the appellate level » in the tobacco litigation. Reasonable suits might allege things that the manufacturers could do to make guns safer. (…) People say, ‘Teach kids not to pull the trigger,’ but kids will do it. (…)  You could make it hard to remove a serial number. You won’t eliminate the problem, but you can decrease it. (…) You can arrest speeders, but you can also put speed bumps or chicanes [curved, alternating-side curb extensions] into residential areas where children play….Just as…you can revoke the license of bad doctors, but also build [a medical] environment in which it’s harder to make an error, and the mistakes made are not serious or fatal. (…) We know what works. We know that speed kills, so if you raise speed limits, expect to see more highway deaths. Motorcycle helmets work; seat belts work. Car inspections and driver education have no effect. Right-on-red laws mean more pedestrians hit by cars. (…) The goal at home and abroad is to make sure the guns we have are safe, and that people use them properly. We’d like to create a world where it’s hard to make mistakes with guns— and when you do make a mistake, it’s not a terrible thing.  David Hemenway (Harvard)
Qui arrêtera ce nouveau massacre des innocents ?
En ces temps étranges où, brutalisation djihadiste ou victimisation médiatique oblige, le premier imbécile ou damné de la terre venu peut ou se sent obligé d’entrainer dans sa mort, y compris au couteau de boucher, à la voiture-bélier ou à l’avion-missile, des dizaines voire des centaines ou des milliers d’anonymes dans sa mort …
Et où après l’avoir si longtemps dénoncé, l’on se plaint, aujourd’hui que notre rêve de monde multipolaire est enfin exaucé, de l’absence sur la scène mondiale de plus en plus catastrophique du seul pays capable d’en jouer les gendarmes …
Pendant qu’au nom de normes écologiques toujours plus draconiennes, l’on pousse nos constructeurs automobiles à trafiquer nos moteurs …
Et qu’au lendemain, alors que malgré la baisse des dix dernières années les armes à feu pourraient dès cette année dépasser l’automobile comme première cause de décès, d’un énième massacre dans une école américaine (dans une zone interdite aux armes) suivi comme il se doit de deux autres presque simultanés mais heureusement beaucoup moins meurtriers), partisans et opposants se jettent les éternels mêmes arguments à la figure …
Entre un président et ses amis chasseurs d’ambulances incapables de résister à une occasion de récupération politique et un candidat républicain et brillant ex-neurochirurgien qui se sent obligé pour flatter le lobby des armes à feu d’invoquer le génocide juif …
 
Qui rappelle avec l’économiste de la santé américain et ancien nadérite David Hemenway

Qu’aussi tragiques et médiatiques qu’elles soient, ces tueries de masse ne constituent en fait qu’une infime partie du total des homicides (moins de 1% ) et que les armes de guerre qui  leur sont souvent associées n’entrent en jeu que dans 2% des cas ?

 Qui a l’honnêteté de signaler que l’évidence apparemment mathématique (plus d’armes entrainent plus de victimes) ne tient en fait que pour les pays développés (y compris à  l’intérieur même des Etats-Unis – Wyoming: 17,5 décès pour 60% de  possession vs. Massachussets: 3,18 pour 10,6), le cas des pays en développement démontrant largement qu’on peut faire (beaucoup) plus avec (très) peu (Honduras: about 64,8 décès /100 000 pour seulement 6, 2% de possession,  soit presque six fois plus de décès avec 18 fois moins d’armes que les EU), Venezuela: 50,9 pour 10,7%,  Jamaïque: 39,74 pour 8,1% contre 10,6 pour 112,6% pour les EU mais 3,1 pour  31,2% pour la France) ?
Qui osera alors en tirer l’évidente conclusion – éléphant dans la pièce qu’il devient de plus en plus difficile de voir, Hemenway compris – que l’on a en fait affaire à deux Amérique emboitées l’une dans l’autre,  les ghettos noirs, qui pour une population noire totale de 12% de la population totale concentre 41% des auteurs et près de 50% des victimes d’homicides, fonctionnant en fait comme des îlots de sous-développement à l’intérieur d’un pays par ailleurs à la pointe du développement ?
Mais en même temps qui prend la peine d’expliquer que c’est par ailleurs aussi  par effet d’opportunité et d’incitation que ce trop-plein d’armes principalement de poing (près de 113 armes à feu pour 100 habitants !) peut rendre catastrophiques et irréversibles, sans parler des rixes ou des simples vols, les moindres accidents, suicides ou disputes au sein même des familles ?
Qui aura enfin le courage d’exiger face au puissant lobby des fabricants mais aussi des fondamentalistes de la liberté à tout prix …

Un minimum, comme cela a été fait pour l’industrie de l’automobile ou du tabac notamment avec les fameuses « class actions », de sécurités et de contrôles pour les produits …

D’une industrie qui continue à tuer …
Entre homicides, accidents et suicides et certes aussi l’imprudence voire l’inconscience de nombreux parents mais aussi la brutalité de certains policiers
Et à l’instar, sans compter le bébé de 5 mois de Cleveland le même jour que la tuerie de l’Oregon, de ce petit garçon de 11 ans du Tennessee qui a tué sa petite voisine de 8 ans quatre jours après pour avoir refusé de lui montrer son petit chien …
Plus de 400 enfants par an et déjà 563 pour les 10 premiers mois de cette année ?
Ce qui ne fait certes, diront les critiques, que 40 fois moins que le bilan des accidents automobiles  pour lesdits enfants et qu’à peine 20 fois celui du massacre de Newtown …

Death by the Barrel
David Hemenway applies scientific method to the gun problem
Craig Lambert
Harvard magazine
September-October 2004
This particular gun story took place, ironically enough, at the 1997 convention of the American Public Health Association in Indianapolis. There, among a group of white-collar professionals and academics, a seemingly minor incident quickly led to mayhem. While eating dinner at the Planet Hollywood restaurant, a patron bent to pick something up from the floor. A small pistol fell from his pocket, hit the floor, and went off. The bullet struck and injured two convention delegates waiting to be seated; both women went to the hospital. »Why manufacture guns that go off when you drop them? » asks professor of health policy David Hemenway ’66, Ph.D. ’74. « Kids play with guns. We put childproof safety caps on aspirin bottles because if kids take too many aspirin, they get sick. You could blame the parents for gun accidents but, as with aspirin, manufacturers could help. It’s very easy to make childproof guns. »

Logic like this pervades Hemenway’s new book, Private Guns, Public Health (University of Michigan Press), which takes an original approach to an old problem by applying a scientific perspective to firearms. Hemenway, who directs the Harvard Injury Control Research Center at the School of Public Health (www.hsph.harvard.edu/hicrc), summarizes and interprets findings from hundreds of surveys and from epidemiological and field studies to deliver on the book’s subtitle: A Dramatic New Plan for Ending America’s Epidemic of Gun Violence. The empirical groundwork enables Hemenway, whose doctorate is in economics, to sidestep decades of political arm-wrestling over gun control. « The gun-control debate often makes it look like there are only two options: either take away people’s guns, or not, » he says. « That’s not it at all. This is more like a harm-reduction strategy. Recognize that there are a lot of guns out there, and that reasonable gun policies can minimize the harm that comes from them. »

Hemenway’s work on guns and violence is a natural evolution of his research on injuries of various kinds, which he has pursued for decades. (In fact, it could be traced as far back as the 1960s, when, working for Ralph Nader, LL.B. ’58, he investigated product safety as one of « Nader’s Raiders. ») Hemenway says he doesn’t have a personal issue with guns; he has shot firearms, but found the experience « loud and dirty—and there’s no exercise »—as opposed to the « paintball » survival games he enjoys, which involve not only shooting but « a lot of running. » He also happens to live in a state with strong gun laws. « It’s nice, » he says, « to have raised my son in Massachusetts, where he is so much safer. »

Statistically, the United States is not a particularly violent society. Although gun proponents like to compare this country with hot spots like Colombia, Mexico, and Estonia (making America appear a truly peaceable kingdom), a more relevant comparison is against other high-income, industrialized nations. The percentage of the U.S. population victimized in 2000 by crimes like assault, car theft, burglary, robbery, and sexual incidents is about average for 17 industrialized countries, and lower on many indices than Canada, Australia, or New Zealand.

« The only thing that jumps out is lethal violence, » Hemenway says. Violence, pace H. Rap Brown, is not « as American as cherry pie, » but American violence does tend to end in death. The reason, plain and simple, is guns. We own more guns per capita than any other high-income country—maybe even more than one gun for every man, woman, and child in the country. A 1994 survey numbered the U.S. gun supply at more than 200 million in a population then numbered at 262 million, and currently about 35 percent of American households have guns. (These figures count only civilian guns; Switzerland, for example, has plenty of military weapons per capita.)

« It’s not as if a 19-year-old in the United States is more evil than a 19-year-old in Australia—there’s no evidence for that, » Hemenway explains. « But a 19-year-old in America can very easily get a pistol. That’s very hard to do in Australia. So when there’s a bar fight in Australia, somebody gets punched out or hit with a beer bottle. Here, they get shot. »

In general, guns don’t induce people to commit crimes. « What guns do is make crimes lethal, » says Hemenway. They also make suicide attempts lethal: about 60 percent of suicides in America involve guns. « If you try to kill yourself with drugs, there’s a 2 to 3 percent chance of dying, » he explains. « With guns, the chance is 90 percent. »

Gun deaths fall into three categories: homicides, suicides, and accidental killings. In 2001, about 30,000 people died from gunfire in the United States. Set this against the 43,000 annual deaths from motor-vehicle accidents to recognize what startling carnage comes out of a barrel. The comparison is especially telling because cars « are a way of life, » as Hemenway explains. « People use cars all day, every day—and ‘motor vehicles’ include trucks. How many of us use guns? »

Suicides accounted for about 58 percent of gun fatalities, or 17,000 to 18,000 deaths, in 2001; another 11,000 deaths, or 37 percent, were homicides, and the remaining 800 to 900 gun deaths were accidental. For rural areas, the big problem is suicide; in cities, it’s homicide. (« In Wyoming it’s hard to have big gang fights, » Hemenway observes dryly. « Do you call up the other gang and drive 30 miles to meet up? ») Homicides follow a curve similar to that of motor-vehicle fatalities: rising steeply between ages 15 and 21, staying fairly level from there until age 65, then rising again with advanced age. Men between 25 and 55 commit the bulk of suicides, and younger males account for an inflated share of both homicides and unintentional shootings. (Males suffer all injuries, including gunshots, at much higher rates than females.)

Though assault weapons have attracted lots of publicity from Hollywood and Washington, and NRA stands for National Rifle Association, these facts mask the reality of the gun problem, which centers on pistols. « Handguns are the crime guns, » Hemenway says. « They are the ones you can conceal, the guns you take to go rob somebody. You don’t mug people at rifle-point. »

And America is awash in handguns. Canada, for example, has almost as many guns per capita as the United States, but Americans own far more pistols. « Where do Canadian criminals, and Mexican criminals, get their handguns? » asks Hemenway. « From the United States. » Gang members in Boston and New York get their handguns from other states with permissive gun laws; the firearms flow freely across state borders. Interstate 95, which runs from Florida to New England, even has a nickname among gun-runners: « the Iron Pipeline. »

The ways in which people die by guns would not make a good television cop show. Rarely does a suburban homeowner beat a burglar to the draw in his living room at 3 a.m. Few urban pedestrians thwart a mugger by brandishing a pistol. « We have done four surveys on self-defense gun use, » Hemenway says. « And one thing we know for sure is that there’s a lot more criminal gun use than self-defense gun use. And even when people say they pulled their gun in ‘self-defense,’ it usually turns out that there was just an escalating argument—at some point, people feel afraid and draw guns. »

Hemenway has collected stories of self-defense gun use by simply asking those who pulled guns what happened. A typical story might be: « We were in the park drinking. Drinking led to arguing. We ran to our cars and got our guns. » Or: « I was sitting on my porch. A neighbor came up and we got into a fight. He threw a beer at me. I went inside and got my gun. » Hemenway has sent verbatim accounts of such incidents to criminal-court judges, asking if the « self-defense » gun use described was legal. « Most of the time, » he says, « the answer was no. »

Ask criminals why they carried a gun while robbing the convenience store and frequently the answer is, « So I could get the money and not have to hurt anyone. » But as Hemenway explains, « Then something happens. Maybe somebody unexpectedly walks in, or the storeowner draws a gun. Your heart is racing. Next thing you know, somebody is dead. »

Researchers have interviewed adolescents in major urban centers, where many inner-city kids carry guns. When asked why, the reason they most often give is « self-defense, » adding that getting a gun is easy, something one can often do in less than an hour. Yet when researchers asked a group of teenagers, more than half of whom had already carried guns, what kind of world they would like to live in, Hemenway says that almost all of them replied, « One where it’s difficult or impossible to get a gun. »

Most murderers are not hired killers. Instead, killings happen during fights between rival gangs or angry spouses, or even from road rage, and leave deep regret in their wake. « How often might you appropriately use a gun in self-defense? » Hemenway asks rhetorically. « Answer: zero to once in a lifetime. How about inappropriately—because you were tired, afraid, or drunk in a confrontational situation? There are lots and lots of chances. When your anger takes over, it’s nice not to have guns lying around. »

Many suicides, similarly, are impulsive acts. Follow-up interviews with people who survived jumping off the Golden Gate Bridge reveal that few of them tried suicide again. One survivor volunteered this epiphany after jumping: « I realized that all the problems I had in life were solvable—except one: I’m in midair. » In the United States, suicide rates are high in states with an abundance of guns—southern and western mountain states, for example—and lower in places like New Jersey, New England, or Hawaii, where guns are relatively scarce. Nine case-control studies have shown that guns in the house are a risk factor for suicide. Firearms turn the agonizing into the irreversible.

Virtually all industrialized nations have stronger firearms laws than the United States. We have no national law, for example, requiring a license to own a gun (though some states require one). Almost all other countries have licensure laws, and many demand that gun owners undergo training, also not required here. Hemenway scoffs at the rote objection, « A determined criminal will always get a gun, » responding, « Yes, but a lot of people aren’t that determined. I’m sure there are some determined yacht buyers out there, but when you raise the price high enough, a lot of them stop buying yachts. »

In most of these United States, many types of gun sale trigger neither a background check nor a paper trail. « You can go to a gun show, flea market, the Internet, or classified ads and buy a gun—no questions asked, » Hemenway says. It is illegal to sell a firearm to a convicted felon or for criminal purposes, although sting operations have proved that some licensed vendors flout even this proscription. « In 1998, police officers from Chicago (where possessing a new handgun is illegal) posed as local gang members and went firearms shopping in the suburbs, » Hemenway writes. « In store after store, clerks willingly sold powerful handguns to these agents, who made it clear that they intended to use these guns to ‘take care of business’ on the streets of Chicago. »

Some civil lawsuits have targeted gun manufacturers, seeking damages for the death and disability resulting from the use of firearms. In one sense, such plaintiffs are in the bizarre position of suing manufacturers for making products that perform as advertised. Yet there may be parallels to the legal assault on tobacco, another product that can be lethal when used as directed. « For decades, there were no plaintiff victories beyond the appellate level » in the tobacco litigation, Hemenway notes. « Reasonable suits might allege things that the manufacturers could do to make guns safer. »

Many such changes are possible. Fairly small tweaks in design and engineering could save countless human lives—in much the same way that the 1985 law requiring a third brake light (the upper back light) on cars reduced rear-end collisions. For starters, making childproof guns is, well, child’s play. Even a century ago, gunsmiths made pistols that would not fire unless the shooter put extra pressure on the handle while pulling the trigger; this required strength beyond that of a child’s hand.

Many times a teenaged boy will find a gun such as a semi-automatic pistol in his home and, after taking out the ammunition clip, assume that the gun is unloaded. He then points the pistol at his best friend and playfully pulls the trigger, killing the other lad with the bullet that was already in the chamber. « People say, ‘Teach kids not to pull the trigger,’ but kids will do it, » Hemenway says. In a 2001 study, for example, small groups of boys from 8 to 12 years old spent 15 minutes in a room where a handgun was hidden in a drawer. More than two-thirds discovered the gun, more than half the groups handled it, and in more than a third of the groups someone pulled the trigger—despite the fact that more than 90 percent of the boys in the latter groups had received gun-safety instruction.

Hence product redesign may do more good than safety education. Hemenway suggests such changes as adding « a magazine safety, so that when you remove the clip, the gun does not work. Or make guns that visually indicate if they are loaded—just like you can tell if there is film in a camera. » A different design solution could help police, who often find that guns recovered from crime scenes are untraceable because it’s « pretty easy to obliterate the serial number, » Hemenway notes. « Often you can just file it off. You could make it hard to remove a serial number. You won’t eliminate the problem, but you can decrease it. »

One of Hemenway’s main goals is to help create a society in which it is harder to make fatal blunders. He compares it to cutting down on speeding autos. « You can arrest speeders, but you can also put speed bumps or chicanes [curved, alternating-side curb extensions] into residential areas where children play….Just as…you can revoke the license of bad doctors, but also build [a medical] environment in which it’s harder to make an error, and the mistakes made are not serious or fatal. »

Yet even if such interventions became public policy, there would be no way to evaluate their impact without meaningful data. Consider the 1994 law that bans assault weapons, which is due to expire this year. « We don’t know if homicides have gone up, down, or stayed the same as a result of this law, » Hemenway says. « Or take unintentional gun deaths, of which there are about two a day. We don’t know if they tend to occur indoors or outdoors, whether the victim is the shooter or another person, whether they involve long guns or handguns, if they occur in the city or country, or if patterns have changed over time. »

This ignorance about gun deaths stands in sharp contrast to the wealth of useful data available on motor-vehicle fatalities, for which more than 100 pieces of information per death are collected consistently in every state. Shortly after its creation in 1966, the predecessor of the National Highway Traffic Safety Administration began to record information like the make, model, and year of the car, speed limit and speed of car, where people were sitting, use of seatbelts and more recently airbags, weather conditions—these data and many more are available to researchers on the Web. Consequently, Hemenway says, « We know what works. We know that speed kills, so if you raise speed limits, expect to see more highway deaths. Motorcycle helmets work; seat belts work. Car inspections and driver education have no effect. Right-on-red laws mean more pedestrians hit by cars. »

This kind of detailed information allows researchers to statistically evaluate the effects of laws. Regarding those right-on-red laws, for example, Hemenway explains, « If you only [tracked] traffic deaths, you wouldn’t see this pattern. You need data on pedestrian deaths, and pedestrian deaths at intersections! »

In 1998, Hemenway and the Harvard Injury Control Research Center launched the pilot for what has become the National Violent Death Reporting System (NVDRS) in an attempt to assemble a similar database documenting violent deaths, including those by firearms. They funded 10 sites to organize a consistent, comparable set of data, using information that already existed. Vital statistics like age and sex were commonly available. The police have a good system for homicide data. Medical examiners’ (coroners’) reports are a rich source of information but are not part of any system and aren’t linked to anything else; the same is true of crime lab reports. The new system will also provide important suicide data. (Currently, once a death is defined as a suicide, the police investigation ends, so « all we have are death certificates, » says Hemenway. « They tell you nothing about the circumstances. »)

Two years ago, the Centers for Disease Control (CDC) took over administration of NVDRS; Hemenway estimates that funding the whole system for all 50 states would cost about $20 million. He will continue this work, but he is also getting involved with international firearms problems. Although high-income countries (other than the United States) generally don’t have severe gun problems, the developing world faces major issues with guns in places like Jamaica, Colombia, and South Africa. The goal at home and abroad, he says, is « to make sure the guns we have are safe, and that people use them properly. We’d like to create a world where it’s hard to make mistakes with guns—and when you do make a mistake, it’s not a terrible thing. »
Craig A. Lambert ’69, Ph.D. ’78, is deputy editor of this magazine.December 19, 2012

Voir aussi:

The Simple Truth About Gun Control
Adam Gopnik
The New Yorker
December 19, 2012

We live, let’s imagine, in a city where children are dying of a ravaging infection. The good news is that its cause is well understood and its cure, an antibiotic, easily at hand. The bad news is that our city council has been taken over by a faith-healing cult that will go to any lengths to keep the antibiotic from the kids. Some citizens would doubtless point out meekly that faith healing has an ancient history in our city, and we must regard the faith healers with respect—to do otherwise would show a lack of respect for their freedom to faith-heal. (The faith healers’ proposition is that if there were a faith healer praying in every kindergarten the kids wouldn’t get infections in the first place.) A few Tartuffes would see the children writhe and heave in pain and then wring their hands in self-congratulatory piety and wonder why a good God would send such a terrible affliction on the innocent—surely he must have a plan! Most of us—every sane person in the city, actually—would tell the faith healers to go to hell, put off worrying about the Problem of Evil till Friday or Saturday or Sunday, and do everything we could to get as much penicillin to the kids as quickly we could.

We do live in such a city. Five thousand seven hundred and forty children and teens died from gunfire in the United States, just in 2008 and 2009. Twenty more, including Olivia Engel, who was seven, and Jesse Lewis, who was six, were killed just last week. Some reports say their bodies weren’t shown to their grief-stricken parents to identify them; just their pictures. The overwhelming majority of those children would have been saved with effective gun control. We know that this is so, because, in societies that have effective gun control, children rarely, rarely, rarely die of gunshots. Let’s worry tomorrow about the problem of Evil. Let’s worry more about making sure that when the Problem of Evil appears in a first-grade classroom, it is armed with a penknife.

There are complex, hand-wringing-worthy problems in our social life: deficits and debts and climate change. Gun violence, and the work of eliminating gun massacres in schools and movie houses and the like, is not one of them. Gun control works on gun violence as surely as antibiotics do on bacterial infections. In Scotland, after Dunblane, in Australia, after Tasmania, in Canada, after the Montreal massacre—in each case the necessary laws were passed to make gun-owning hard, and in each case… well, you will note the absence of massacre-condolence speeches made by the Prime Ministers of Canada and Australia, in comparison with our own President.

The laws differ from place to place. In some jurisdictions, like Scotland, it is essentially impossible to own a gun; in others, like Canada, it is merely very, very difficult. The precise legislation that makes gun-owning hard in a certain sense doesn’t really matter—and that should give hope to all of those who feel that, with several hundred million guns in private hands, there’s no point in trying to make America a gun-sane country.

As I wrote last January, the central insight of the modern study of criminal violence is that all crime—even the horrific violent crimes of assault and rape—is at some level opportunistic. Building a low annoying wall against them is almost as effective as building a high impenetrable one. This is the key concept of Franklin Zimring’s amazing work on crime in New York; everyone said that, given the social pressures, the slum pathologies, the profits to be made in drug dealing, the ascending levels of despair, that there was no hope of changing the ever-growing cycle of violence. The right wing insisted that this generation of predators would give way to a new generation of super-predators.

What the New York Police Department found out, through empirical experience and better organization, was that making crime even a little bit harder made it much, much rarer. This is undeniably true of property crime, and common sense and evidence tells you that this is also true even of crimes committed by crazy people (to use the plain English the subject deserves). Those who hold themselves together enough to be capable of killing anyone are subject to the same rules of opportunity as sane people. Even madmen need opportunities to display their madness, and behave in different ways depending on the possibilities at hand. Demand an extraordinary degree of determination and organization from someone intent on committing a violent act, and the odds that the violent act will take place are radically reduced, in many cases to zero.

Look at the Harvard social scientist David Hemenway’s work on gun violence to see how simple it is; the phrase “more guns = more homicide” tolls through it like a grim bell. The more guns there are in a country, the more gun murders and massacres of children there will be. Even within this gun-crazy country, states with strong gun laws have fewer gun murders (and suicides and accidental killings) than states without them. (Hemenway is also the scientist who has shown that the inflated figure of guns used in self-defense every year, running even to a million or two million, is a pure fantasy, even though it’s still cited by pro-gun enthusiasts. Those hundreds of thousands intruders shot by gun owners left no records in emergency wards or morgues; indeed, left no evidentiary trace behind. This is because they did not exist.) Hemenway has discovered, as he explained in this interview with Harvard Magazine, that what is usually presented as a case of self-defense with guns is, in the real world, almost invariably a story about an escalating quarrel. “How often might you appropriately use a gun in self-defense?” Hemenway asks rhetorically. “Answer: zero to once in a lifetime. How about inappropriately—because you were tired, afraid, or drunk in a confrontational situation? There are lots and lots of chances.”

So don’t listen to those who, seeing twenty dead six- and seven-year-olds in ten minutes, their bodies riddled with bullets designed to rip apart bone and organ, say that this is impossibly hard, or even particularly complex, problem. It’s a very easy one. Summoning the political will to make it happen may be hard. But there’s no doubt or ambiguity about what needs to be done, nor that, if it is done, it will work. One would have to believe that Americans are somehow uniquely evil or depraved to think that the same forces that work on the rest of the planet won’t work here. It’s always hard to summon up political will for change, no matter how beneficial the change may obviously be. Summoning the political will to make automobiles safe was difficult; so was summoning the political will to limit and then effectively ban cigarettes from public places. At some point, we will become a gun-safe, and then a gun-sane, and finally a gun-free society. It’s closer than you think. (I’m grateful to my colleague Jeffrey Toobin for showing so well that the idea that the Second Amendment assures individual possession of guns, so far from being deeply rooted in American law, is in truth a new and bizarre reading, one that would have shocked even Warren Burger.)

Gun control is not a panacea, any more than penicillin was. Some violence will always go on. What gun control is good at is controlling guns. Gun control will eliminate gun massacres in America as surely as antibiotics eliminate bacterial infections. As I wrote last week, those who oppose it have made a moral choice: that they would rather have gun massacres of children continue rather than surrender whatever idea of freedom or pleasure they find wrapped up in owning guns or seeing guns owned—just as the faith healers would rather watch the children die than accept the reality of scientific medicine. This is a moral choice; many faith healers make it to this day, and not just in thought experiments. But it is absurd to shake our heads sapiently and say we can’t possibly know what would have saved the lives of Olivia and Jesse.

On gun violence and how to end it, the facts are all in, the evidence is clear, the truth there for all who care to know it—indeed, a global consensus is in place, which, in disbelief and now in disgust, the planet waits for us to join. Those who fight against gun control, actively or passively, with a shrug of helplessness, are dooming more kids to horrible deaths and more parents to unspeakable grief just as surely as are those who fight against pediatric medicine or childhood vaccination. It’s really, and inarguably, just as simple as that.


Newtown and the Madness of Guns
Adam Gopnik

After the mass gun murders at Virginia Tech, I wrote about the unfathomable image of cell phones ringing in the pockets of the dead kids, and of the parents trying desperately to reach them. And I said (as did many others), This will go on, if no one stops it, in this manner and to this degree in this country alone—alone among all the industrialized, wealthy, and so-called civilized countries in the world. There would be another, for certain.

Then there were—many more, in fact—and when the latest and worst one happened, in Aurora, I (and many others) said, this time in a tone of despair, that nothing had changed. And I (and many others) predicted that it would happen again, soon. And that once again, the same twisted voices would say, Oh, this had nothing to do with gun laws or the misuse of the Second Amendment or anything except some singular madman, of whom America for some reason seems to have a particularly dense sample.

And now it has happened again, bang, like clockwork, one might say: Twenty dead children—babies, really—in a kindergarten in a prosperous town in Connecticut. And a mother screaming. And twenty families told that their grade-schooler had died. After the Aurora killings, I did a few debates with advocates for the child-killing lobby—sorry, the gun lobby—and, without exception and with a mad vehemence, they told the same old lies: it doesn’t happen here more often than elsewhere (yes, it does); more people are protected by guns than killed by them (no, they aren’t—that’s a flat-out fabrication); guns don’t kill people, people do; and all the other perverted lies that people who can only be called knowing accessories to murder continue to repeat, people who are in their own way every bit as twisted and crazy as the killers whom they defend. (That they are often the same people who pretend outrage at the loss of a single embryo only makes the craziness still crazier.)

So let’s state the plain facts one more time, so that they can’t be mistaken: Gun massacres have happened many times in many countries, and in every other country, gun laws have been tightened to reflect the tragedy and the tragic knowledge of its citizens afterward. In every other country, gun massacres have subsequently become rare. In America alone, gun massacres, most often of children, happen with hideous regularity, and they happen with hideous regularity because guns are hideously and regularly available.

The people who fight and lobby and legislate to make guns regularly available are complicit in the murder of those children. They have made a clear moral choice: that the comfort and emotional reassurance they take from the possession of guns, placed in the balance even against the routine murder of innocent children, is of supreme value. Whatever satisfaction gun owners take from their guns—we know for certain that there is no prudential value in them—is more important than children’s lives. Give them credit: life is making moral choices, and that’s a moral choice, clearly made.

All of that is a truth, plain and simple, and recognized throughout the world. At some point, this truth may become so bloody obvious that we will know it, too. Meanwhile, congratulate yourself on living in the child-gun-massacre capital of the known universe.

Voir encore:

St Louis Post dispatch

February 19, 2013

We are writing today as pediatric emergency and trauma physicians to share our concern about the epidemic of gun violence that threatens the safety, health, and well-being of our children in St. Louis and in the United States.

Since 2002, St. Louis Children’s Hospital has cared for 771 children injured or killed by gunfire; 35 percent were younger than 15. These include the recent 12-year-old boy accidentally killed by his friend when playing with his grandfather’s pistol kept under his pillow, the 2-year-old boy paralyzed when his father accidentally discharged his gun during loading, the 5-year-old girl caught in a cross-fire as she sat on her front porch, the 10-year-old boy killed by his mother overwhelmed with mental illness, and the 4-year-old boy who found a handgun in a closet at home, placed the barrel into his mouth and pulled the trigger as he had often done to get a drink from his water-pistol. Many of these children died despite the heroic efforts of our highly trained pre-hospital, emergency, surgical and critical care staff.

In 2010, seven American children age 19 and younger were killed every day. This is twice the number of children who die from cancer, five times the number from heart disease, and 15 times the number from infections. This is also the equivalent of 128 Newtown shootings.

It has been estimated at least 38 percent of American households have a gun. In homes with children younger than 18, 22 percent store the gun loaded, 32 percent unlocked, and 8 percent unlocked and loaded. The children in these homes know the gun is present, and many handle the gun in the absence of their parents.

Children who have received gun safety training are just as likely to play with and fire a real gun as children not trained. In one study, 8-to-12-year-old boys were observed via one-way mirror as they played for 15 minutes in a waiting room with a disabled .38 caliber handgun concealed in a desk drawer. Seventy two percent discovered the gun, and 48 percent pulled the trigger; 90 percent of those who handled the gun and/or pulled the trigger had prior gun safety instruction.

Rather than confer protection, careful studies find guns stored in the home are more likely to be involved in an accidental death, homicide by a family member, or suicide than against an intruder. In 2009, suicide was the third leading cause of death for American youth, with firearms the most common method used. The American Academy of Pediatrics has concluded, “The most effective measure to prevent suicide, homicide, and unintentional firearm-related injuries to children and adolescents is the absence of guns from homes and communities.”

We concur with recent recommendations from more than a dozen national pediatric professional organizations, including the American Academy of Pediatrics, Academic Pediatric Association, and the American College of Surgeons in response to the Newtown school shooting. We called for action in three areas: reinstating and revising the ban on assault weapons and large ammunition magazines; improving quality and availability of mental health services; and reducing the exposure our children have to media violence. In addition, we called for increasing research on the relationship of these factors on the epidemic of death and injury to children caused by firearm violence and for ending restrictions to this research imposed by Congress.

We are gratified the plan President Obama recently announced addresses all of these issues. The president called for public support of these initiatives, and we strongly agree. As physicians who care for children and families devastated by gun violence, we know first-hand the importance of taking action that will begin to make the environment in St. Louis safer for our children. It has been done in many other economically advanced countries, and we can do it in the United States.

As Gabrielle Giffords said to Congress: “Too many children are dying. Too many children. We must do something. It will be hard, but the time is now. You must act. Be bold, be courageous. Americans are counting on you.” Our children are counting on us!

Voir de même:

Accidental gun deaths of children are far down on the list

St Louis Post dispatch

February 23, 2013

Regarding Drs. Kennedy, Jaffe & Keller’s editorial on child gun deaths, “Gun violence is a pediatric public health crisis” (Feb. 19):

They quote statistics that would lead the reader to believe that child gun deaths are a national public health crisis. They suggest that there is an epidemic of gun violence that threatens the safety, health and well-being of our children and devote considerable print to listing the number of children killed or treated for gunshot injuries at St. Louis Children’s Hospital. However, most of the individual cases they report suggest that accidental shootings are the main culprit for these injuries, and that inadequate gun storage at home is to blame. In reality, as is obvious from the daily reporting by the Post-Dispatch of area gun violence, most of the victims of these gun-related deaths and injuries are inner-city residents and their injuries are not accidental.

According to reliable statistical data reported in 2009 covering the years 1904-2006, from the National Center for Health Statistics (1981 on) and the National Safety Council (prior to 1981), while the number of privately owned guns in the U.S. is at an all-time high, and rises by about 4.5 million per year, the firearm accident death rate is at an all-time annual low, 0.2 per 100,000 population, down 94 percent since the all-time high in 1904. Since 1930, the annual number of such deaths has decreased 80 percent, to an all-time low, while the U.S. population has more than doubled and the number of firearms has quintupled. Among children, such deaths have decreased 90 percent since 1975.

Today, the odds are more than a million to one against a child in the U.S. dying in a firearm accident. According to the 2009 data, in reality among all child accidental deaths nationally, firearms were involved in 1.1 percent, compared to motor vehicles (41 percent), suffocation (21 percent), drowning (15 percent), fires (8 percent), pedal cycles (2 percent), poisoning (2 percent), falls (1.9 percent), environmental factors (1.5 percent), and medical mistakes (1 percent). Since the difference between accidental deaths due to medical mistakes (1 percent) and accidental deaths due to firearms (1.1 percent) is only 0.1 percentage points, perhaps we should consider a ban on pediatricians along with the ban they propose on firearms and large-capacity magazines.

F.A. Ruecker  •  Manchester

Homicide

1. Where there are more guns there is more homicide (literature review).

Our review of the academic literature found that a broad array of evidence indicates that gun availability is a risk factor for homicide, both in the United States and across high-income countries.  Case-control studies, ecological time-series and cross-sectional studies indicate that in homes, cities, states and regions in the US, where there are more guns, both men and women are at higher risk for homicide, particularly firearm homicide.

Hepburn, Lisa; Hemenway, David. Firearm availability and homicide: A review of the literature. Aggression and Violent Behavior: A Review Journal. 2004; 9:417-40.

2. Across high-income nations, more guns = more homicide.

We analyzed the relationship between homicide and gun availability using data from 26 developed countries from the early 1990s.  We found that across developed countries, where guns are more available, there are more homicides. These results often hold even when the United States is excluded.

Hemenway, David; Miller, Matthew. Firearm availability and homicide rates across 26 high income countries. Journal of Trauma. 2000; 49:985-88.

3. Across states, more guns = more homicide

Using a validated proxy for firearm ownership, we analyzed the relationship between firearm availability and homicide across 50 states over a ten year period (1988-1997).

After controlling for poverty and urbanization, for every age group, people in states with many guns have elevated rates of homicide, particularly firearm homicide.

Miller, Matthew; Azrael, Deborah; Hemenway, David. Household firearm ownership levels and homicide rates across U.S. regions and states, 1988-1997. American Journal of Public Health. 2002: 92:1988-1993.

4. Across states, more guns = more homicide (2)

Using survey data on rates of household gun ownership, we examined the association between gun availability and homicide across states, 2001-2003. We found that states with higher levels of household gun ownership had higher rates of firearm homicide and overall homicide.  This relationship held for both genders and all age groups, after accounting for rates of aggravated assault, robbery, unemployment, urbanization, alcohol consumption, and resource deprivation (e.g., poverty). There was no association between gun prevalence and non-firearm homicide.

Miller, Matthew; Azrael, Deborah; Hemenway, David. State-level homicide victimization rates in the U.S. in relation to survey measures of household firearm ownership, 2001-2003. Social Science and Medicine. 2007; 64:656-64.

Voir encore:

Tuerie dans l’Oregon et port d’arme : sachons raison garder

Edouard H.

Contrepoints

4 octobre 2015

Jeudi 1er octobre a lieu une nouvelle tuerie à l’Université Umpqua dans l’Oregon, faisant 10 morts. Comme à chaque nouvelle tuerie à l’aide d’une arme à feu, de nombreuses voix s’élèvent pour mettre en place des politiques restreignant le droit de détenir et de porter des armes. Portées par l’émotion, elles réclament toujours plus de politiques répressives et liberticides. Bien que compréhensibles, ces demandes n’en sont pas moins illégitimes, et il s’agit de défendre cette liberté fondamentale qu’est le droit de détenir et de porter des armes.

Jeudi dernier, le matin, Chris Harper Mercer amène 6 armes à feu sur le campus de l’Université Umpqua et ouvre le feu sur des étudiants, faisant 9 morts. Il meurt ensuite lors d’un échange de tirs avec la police. Face à cette nouvelle tragédie, nous ne pouvons qu’avoir dans notre cœur les familles des victimes, et leur assurer de nos condoléances les plus sincères.

Mais l’émotion générée par cette tuerie, bien que légitime, doit-elle servir de base à des restrictions sur des libertés fondamentales ? L’État américain devrait-il restreindre encore le droit de détention et de port d’armes des honnêtes citoyens américains, comme Barack Obama l’a suggéré ?

Comme dans tous les débats enflammés qui font suite à des événements tragiques, il s’agit de raison garder. La proposition simple consistant à dire « le tueur était armé, restreignons donc l’accès légal aux armes à feu » peut sembler logique au premier abord, mais en réalité, elle ignore complètement le contexte bien plus complexe de la question du port d’arme aux États-Unis. Car en matière d’armes à feu comme dans d’autres, il y a ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas.

Il est en effet essentiel de mettre les choses en perspective : les tueries de masse, bien que tragiques, restent statistiquement extrêmement rares. Moins de 0,2% des homicides sont liés à des tueries de masse.

De manière plus large et malgré la perception générale du contraire, le taux de crime aux États-Unis est en baisse constante depuis plus de 20 ans.

Même le taux d’homicides par armes à feu est en baisse, de 49% depuis 1993.

Ainsi, depuis plus de 20 ans aux États-Unis, le taux de crime diminue, et ce malgré un nombre record d’armes à feu détenus par des Américains. Dans le même temps, le nombre de permis de port d’arme en public (« concealed carry permit ») a lui aussi augmenté. « Plus d’armes = plus de crimes », vraiment ?

Mais au-delà des crimes demeure un fait peu rappelé dans les débats qui suivent les tueries aux États-Unis : avec plus de 300 millions d’armes à feu en circulation, les citoyens américains utilisent massivement leurs armes pour des motifs légitimes. Parmi ceux-ci, on retrouve la collection, la chasse, le tir sportif ou encore la défense de soi et de son prochain.

Ainsi, plus de 99,9% des Américains propriétaires légaux d’armes n’ont jamais utilisé celles-ci pour causer du tort à autrui. De quel droit viendrait-on restreindre leurs libertés parce qu’un dément a utilisé ses propres armes à feu pour nuire à autrui ?

Non seulement l’immense majorité de ces détenteurs légaux d’armes à feu ne cause pas de tort à autrui, mais elle empêche des crimes et sauvent des vies. Combien de crimes n’ont jamais eu lieu parce que des criminels violents, de peur de se faire abattre, ont été dissuadés d’agresser autrui ? Nous ne connaîtrons malheureusement jamais ce chiffre. À défaut, nous avons cependant des estimations du nombre de citoyens américains ayant en effet utilisé leurs armes pour se défendre d’un crime, et le chiffre est conséquent : d’après un rapport du National Research Council, les armes sont utilisées aux États-Unis pour se protéger d’un crime de 500.000 à 3.000.000 fois chaque année.

Ainsi, ce qu’on voit ce sont les crimes commis avec des armes à feu, qui font toujours grand bruit. Ce qu’on ne voit pas, ce sont les utilisations massivement plus nombreuses de ces mêmes armes pour des motifs légitimes, y compris la protection de la vie humaine. Jamais vous n’entendrez évoquer dans des médias traditionnels ces centaines de milliers de citoyens américains qui empêchent des crimes chaque année.

Mais si des mesures restrictives sur les armes à feu empêchaient effectivement leurs utilisations légitimes, elles permettraient au moins d’empêcher les dérangés de faire des tueries de masse, n’est-ce-pas ? On peut en douter. En France la détention d’armes à feu est strictement limitée, le port d’arme est interdit, et cela n’empêche aucunement les fusillades. Par définition, un criminel ne respecte pas la loi. Un fou souhaitant commettre une tuerie trouvera toujours les outils nécessaires. Les seules personnes concernées par les lois sur les armes à feu sont les citoyens honnêtes et pacifiques.

Le droit de détenir et de porter des armes est une liberté fondamentale. La vive émotion suscitée par une telle tragédie ne doit pas nous faire oublier que l’immense majorité des armes à feu aux États-Unis sont possédées par d’honnêtes citoyens ne voulant causer de tort à personne. De tels événements ne doivent pas être instrumentalisés pour restreindre des libertés, qu’il s’agisse de celle de la détention et du port d’armes ou celle du respect de notre vie privée face à la surveillance étatique.

Que faire alors pour empêcher ces tragédies ? Il paraît essentiel de se pencher sur l’origine réelle de ces tragédies : les tireurs et leurs motivations, et non l’outil qu’ils utilisent. Qu’est-ce qui les amène à commettre de telles atrocités, et que pouvons-nous changer à cela ?

Toutefois malgré ces efforts, il paraît vain de souhaiter en finir avec la violence. Certaines personnes seront toujours promptes à agresser autrui. Et face à ces personnes-là, les citoyens honnêtes doivent pouvoir s’armer pour leur défense. Cela n’a pas été le cas sur le campus de l’université dans l’Oregon qui était une « gun free zone », une zone où les citoyens honnêtes en possession de permis de port d’arme ne peuvent la porter. Le tueur avait ainsi le champ libre, sachant que ses victimes seraient incapables de se défendre avant l’arrivée de la police.

L’État américain doit en finir avec cette politique de « gun free zones » qui n’empêchent pas les tueurs de commettre leurs crimes, mais empêche une réponse rapide de citoyens qui pourraient stopper l’attaque.

Voir également:

Americans and their cars
Bangers v bullets
A gun is now more likely to kill you than a car is
The Economist
Jan 10th 2015
New York
ACCORDING to data gathered by the Centres for Disease Control (CDC), deaths caused by cars in America are in long-term decline. Improved technology, tougher laws and less driving by young people have all led to safer streets and highways. Deaths by guns, though—the great majority suicides, accidents or domestic violence—have been trending slightly upwards. This year, if the trend continues, they will overtake deaths on the roads.
The Centre for American Progress first spotted last February that the lines would intersect. Now, on its reading, new data to the end of 2012 support the view that guns will surpass cars this year as the leading killer of under 25s. Bloomberg Government has gone further. Its compilation of the CDC data in December concluded that guns would be deadlier for all age groups.
Comparing the two national icons, cars and guns, yields “a statistic that really resonates with people”, says Chelsea Parsons, co-author of the report for the Centre for American Progress. Resonance is certainly needed. There are about 320m people in the United States, and nearly as many civilian firearms. And although the actual rate of gun ownership is declining, enthusiasts are keeping up the number in circulation. Black Friday on November 28th kicked off such a shopping spree that the FBI had to carry out 175,000 instant background checks (three checks a second), a record for that day, just for sales covered by the extended Brady Act of 1998, the only serious bit of gun-curbing legislation passed in recent history.
Many sales escape that oversight, however. Everytown for Gun Safety, a movement backed by Mike Bloomberg, a former mayor of New York, has investigated loopholes in online gun sales and found that one in 30 users of Armslist classifieds has a criminal record that forbids them to own firearms. Private reselling of guns draws no attention, unless it crosses state lines.
William Vizzard, a professor of criminal justice at California State University at Sacramento, points out that guns also don’t wear out as fast as cars. “I compare a gun to a hammer or a crowbar,” he says. “Even if you stopped making guns today, you might not see a real change in the number of guns for decades.”
Motor vehicles, because they are operated on government-built roads, have been subject to licensing and registration, in the interests of public safety, for more than a century. But guns are typically kept at home. That private space is shielded by the Fourth Amendment just as “the right to bear arms” is protected by the Second, making government control difficult.
Car technologies and road laws are ever-evolving: in 2014, for example, the National Highways Traffic Safety Administration announced its plan to phase in mandatory rear-view cameras on new light vehicles, while New York City lowered its speed limit for local roads. By contrast, safety features on firearms—such as smartguns unlocked by an owner’s thumbprint or a radio-frequency encryption—are opposed by the National Rifle Association, whose allies in Congress also block funding for the sort of public-health research that might show, in even clearer detail, the cost of America’s love affair with guns.
Voir de même:
Technology
America’s Top Killing Machine
Gun deaths are poised to surpass automobile deaths in the United States this year.
Adrienne LaFrance
The Atlantic
Jan 12, 2015
For the better part of a century, the machine most likely to kill an American has been the automobile.

Car crashes killed 33,561 people in 2012, the most recent year for which data is available, according to the National Highway Traffic Safety Administration. Firearms killed 32,251 people in the United States in 2011, the most recent year for which the Centers for Disease Control has data.

But this year gun deaths are expected to surpass car deaths. That’s according to a Center for American Progress report, which cites CDC data that shows guns will kill more Americans under 25 than cars in 2015. Already more than a quarter of the teenagers—15 years old and up—who die of injuries in the United States are killed in gun-related incidents, according to the American Academy of Pediatrics.

A similar analysis by Bloomberg three years ago found shooting deaths in 2015 « will probably rise to almost 33,000, and those related to autos will decline to about 32,000, based on the 10-year average trend. » And from The Economist, which wrote about the projection over the weekend:

Comparing the two national icons, cars and guns, yields “a statistic that really resonates with people, » says Chelsea Parsons, co-author of the report for the Centre for American Progress. Resonance is certainly needed. There are about 320 [million] people in the United States, and nearly as many civilian firearms. And although the actual rate of gun ownership is declining, enthusiasts are keeping up the number in circulation.

The figures may say more about a nation’s changing relationship with the automobile than they reveal about America’s ongoing obsession with guns.

The number of fatalities on the roads in the United States has been going down for years as fewer young people drive, car safety technology improves, and even as gas prices climb. (Lower gas prices are correlated with more deaths. A $2 drop in gasoline is linked to some 9,000 additional road fatalities per year in the United States, NPR recently reported.) Though even as fatal transportation incidents dropped in 2013, they accounted for two in five fatalities in the workplace in the United States that year, according to Bureau of Labor Statistics data.

CDC data on firearms offers a more complicated picture, in part because of how the agency categorizes causes of death. Gun deaths can include suicides, homicides, accidental firearms discharges, and even legal killings—but the overall data picture is incomplete. Since 2008, some county-level deaths have been left out to avoid inadvertent privacy breaches. And the number of police shootings—including arrest-related deaths, which are recorded but not made public, according to The Washington Post—are notoriously evasive.

The record of firearm deaths in the United States is murkier still because of how much is at stake politically. Firearm safety remains one of the most divisive issues in the country, with advocates on both sides cherry-picking data to support arguments about the extent to which gun regulation is necessary. It’s not even clear how many guns are out there in the first place, as the Pew Research Center pointed out in a 2013 study: « Respondent error or misstatement in surveys about gun ownership is a widely acknowledged concern of researchers. People may be reluctant to disclose ownership, especially if they are concerned that there may be future restrictions on gun possession or if they acquired their firearms illegally. »

We do know American gun ownership far outstrips gun ownership in other countries. “With less than 5 percent of the world’s population, the United States is home to 35-50 percent of the world’s civilian-owned guns,” according to the Small Arms Survey.

And while the number of firearm homicides dropped dramatically over a 20-year period ending in 2011, the percentage of violent crimes involving firearms has stayed fairly constant, according to the 2013 survey. In other words, even when fewer people die from gun violence, violent crimes involving guns are still happening at the same rate. It’s also true that as the gun homicide rate has declined in the United States, suicides now account for the majority of gun deaths, according to Pew.

Data complexities aside, there is much to learn about a culture from the technologies that kill its people. In the 19th century, before modern labor laws were established, thousands of American workers died in textile mills and other factories. Heavy machinery was hazardous—and violent deaths often made headlines—but chemicals and asbestos killed many workers, too. Workers who made baked enamelware died after inhaling powdered glaze, and textile workers warned of the « kiss of death » from a loom that required its operator to suck a thread through the shuttle’s needle—which meant breathing toxic lint and dust, too.

Americans have been drawing connections between guns and cars for more than a century, since the dawn of the automobile age.

In 1911, The New York Times cited new traffic laws and gun regulations—including imprisonment rather than a monetary fine for people caught carrying pistols—as responsible for driving down the firearm and automobile death rates compared to the year before. But the larger public health risk in those days was infectious disease, which were responsible for almost half of the deaths among Americans in large cities at the turn of the century. It was around that time that officials began collecting reliable annual mortality statistics, according to a 2004 National Bureau of Economic Research paper about public health improvements.

Today, overall accidents are the fifth leading cause of death, according to CDC data. Americans are most likely to die from heart disease—followed by cancer, chronic respiratory disease, and stroke.

 Voir encore:

NBC news

The gun debate in the United States has changed a lot over the last 20 years. Support for gun control has declined sharply as support for gun rights has risen, as we noted earlier this week. Those trends are evident in data from a range of sources including Gallup and the Pew Research Center.

A complicated mix of emotions, attitudes and perceptions go into how people feel about guns, but when you look at the data, two points help explain the drop in support for gun control. Over the same period of time the violent crime rate has also dropped sharply. And the partisan divides that have come to define U.S. politics have pushed into the gun control debate.

The decline in violent crime over the past 25 years has been remarkable. In 1990, there were 729 violent crimes reported for every 100,000 people in the United States, according to the FBI’s Uniform Crime Statistics. The number got as high as 757 in 1992 – and then it began to fall steadily over the next 20 years.

By 2012, the figure was down to 386 violent crimes per 100,000 people.

Gun Homicide Rate Down 49% Since 1993 Peak; Public Unaware
Pace of Decline Slows in Past DecadeD’Vera Cohn, Paul Taylor, Mark Hugo Lopez, Catherine A. Gallagher, Kim Parker and Kevin T. Maass
Pew
May 7, 2013
Chapter 1: Overview
National rates of gun homicide and other violent gun crimes are strikingly lower now than during their peak in the mid-1990s, paralleling a general decline in violent crime, according to a Pew Research Center analysis of government data. Beneath the long-term trend, though, are big differences by decade: Violence plunged through the 1990s, but has declined less dramatically since 2000.Compared with 1993, the peak of U.S. gun homicides, the firearm homicide rate was 49% lower in 2010, and there were fewer deaths, even though the nation’s population grew. The victimization rate for other violent crimes with a firearm—assaults, robberies and sex crimes—was 75% lower in 2011 than in 1993. Violent non-fatal crime victimization overall (with or without a firearm) also is down markedly (72%) over two decades.Nearly all the decline in the firearm homicide rate took place in the 1990s; the downward trend stopped in 2001 and resumed slowly in 2007. The victimization rate for other gun crimes plunged in the 1990s, then declined more slowly from 2000 to 2008. The rate appears to be higher in 2011 compared with 2008, but the increase is not statistically significant. Violent non-fatal crime victimization overall also dropped in the 1990s before declining more slowly from 2000 to 2010, then ticked up in 2011.Despite national attention to the issue of firearm violence, most Americans are unaware that gun crime is lower today than it was two decades ago. According to a new Pew Research Center survey, today 56% of Americans believe gun crime is higher than 20 years ago and only 12% think it is lower.Looking back 50 years, the U.S. gun homicide rate began rising in the 1960s, surged in the 1970s, and hit peaks in 1980 and the early 1990s. (The number of homicides peaked in the early 1990s.) The plunge in homicides after that meant that firearm homicide rates in the late 2000s were equal to those not seen since the early 1960s.1 The sharp decline in the U.S. gun homicide rate, combined with a slower decrease in the gun suicide
rate, means that gun suicides now account for six-in-ten firearms deaths, the highest share since at least 1981.Trends for robberies followed a similar long-term trajectory as homicides (National Research Council, 2004), hitting a peak in the early 1990s before declining.This report examines trends in firearm homicide, non-fatal violent gun crime victimization and non-fatal violent crime victimization overall since 1993. Its findings on firearm crime are based mainly on analysis of data from two federal agencies. Data from the Centers for Disease Control and Prevention, using information from death certificates, are the source of rates, counts and trends for all firearm deaths, homicide and suicide, unless otherwise specified. The Department of Justice’s National Crime Victimization Survey, a household survey conducted by the Census Bureau, supplies annual estimates of non-fatal crime victimization, including those where firearms are used, regardless of whether the crimes were reported to police. Where relevant, this report also quotes from the FBI’s Uniform Crime Reports (see text box at the end of this chapter and the Methodology appendix for more discussion about data sources).Researchers have studied the decline in firearm crime and violent crime for many years, and though there are theories to explain the decline, there is no consensus among those who study the issue as to why it happened.There also is debate about the extent of gun ownership in the U.S., although no disagreement that the U.S. has more civilian firearms, both total and per capita, than other nations. Compared with other developed nations, the U.S. has a higher homicide rate and higher rates of gun ownership, but not higher rates for all other crimes. (See Chapter 5 for more details.)In the months since the mass shooting at a Newtown, Conn., elementary school in December, the public is paying close attention to the topic of firearms; according to a recent Pew Research Center survey (Pew Research Center, April 2013) no story received more public attention from mid-March to early April than the debate over gun control. Reducing crime has moved up as a priority for the public in polling this year.Mass shootings are a matter of great public interest and concern. They also are a relatively small share of shootings overall. According to a Bureau of Justice Statistics review, homicides that claimed at least three lives accounted for less than 1% of all homicide deaths from 1980 to 2008. These homicides, most of which are shootings, increased as a share of all homicides from 0.5% in 1980 to 0.8% in 2008, according to the bureau’s data. A Congressional Research Service report, using a definition of four deaths or more, counted 547 deaths from mass shootings in the U.S. from 1983 to 2012.2Looking at the larger topic of firearm deaths, there were 31,672 deaths from guns in the U.S. in 2010. Most (19,392) were suicides; the gun suicide rate has been higher than the gun homicide rate since at least 1981, and the gap is wider than it was in 1981.Knowledge About Crime
Despite the attention to gun violence in recent months, most Americans are unaware that gun crime is markedly lower than it was two decades ago. A new Pew Research Center survey (March 14-17) found that 56% of Americans believe the number of crimes involving a gun is higher than it was 20 years ago; only 12% say it is lower and 26% say it stayed the same. (An additional 6% did not know or did not answer.)Men (46%) are less likely than women (65%) to say long-term gun crime is up. Young adults, ages 18 to 29, are markedly less likely than other adults to say long-term crime is up—44% do, compared with more than half of other adults. Minority adults are more likely than non-Hispanic whites to say that long-term gun crime is up, 62% compared with 53%.Asked about trends in the number of gun crimes “in recent years,” a plurality of 45% believe the number has gone up, 39% say it is about the same and 10% say it has gone down. (An additional 5% did not know or did not answer.) As with long-term crime, women (57%) are more likely than men (32%) to say that gun crime has increased in recent years. So are non-white adults (54%) compared with whites (41%). Adults ages 50 and older (51%) are more likely than those ages 18-49 (42%) to believe gun crime is up.

What is Behind the Crime Decline?
Researchers continue to debate the key factors behind changing crime rates, which is part of a larger discussion about the predictors of crime.3 There is consensus that demographics played some role: The outsized post-World War II baby boom, which produced a large number of people in the high-crime ages of 15 to 20 in the 1960s and 1970s, helped drive crime up in those years.

A review by the National Academy of Sciences of factors driving recent crime trends (Blumstein and Rosenfeld, 2008) cited a decline in rates in the early 1980s as the young boomers got older, then a flare-up by mid-decade in conjunction with a rising street market for crack cocaine, especially in big cities. It noted recruitment of a younger cohort of drug seller with greater willingness to use guns. By the early 1990s, crack markets withered in part because of lessened demand, and the vibrant national economy made it easier for even low-skilled young people to find jobs rather than get involved in crime.

At the same time, a rising number of people ages 30 and older were incarcerated, due in part to stricter laws, which helped restrain violence among this age group. It is less clear, researchers say, that innovative policing strategies and police crackdowns on use of guns by younger adults played a significant role in reducing crime.

Some researchers have proposed additional explanations as to why crime levels plunged so suddenly, including increased access to abortion and lessened exposure to lead. According to one hypothesis, legalization of abortion after the 1973 Supreme Court Roe v. Wade decision resulted in fewer unwanted births, and unwanted children have an increased risk of growing up to become criminals. Another theory links reduced crime to 1970s-era reductions in lead in gasoline; children’s exposure to lead causes brain damage that could be associated with violent behavior. The National Academy of Sciences review said it was unlikely that either played a major role, but researchers continue to explore both factors.

The plateau in national violent crime rates has raised interest in the topic of how local differences might influence crime levels and trends. Crime reductions took place across the country in the 1990s, but since 2000, patterns have varied more by metropolitan area or city.4

One focus of interest is that gun ownership varies widely by region and locality. The National Academy of Sciences review of possible influences on crime trends said there is good evidence of a link between firearm ownership and firearm homicide at the local level; “the causal direction of this relationship remains in dispute, however, with some researchers maintaining that firearm violence elevates rates of gun ownership, but not the reverse.”

There is substantial variation within and across regions and localities in a number of other realms, which complicates any attempt to find a single cause for national trends. Among the variations of interest to researchers are policing techniques, punishment policies, culture, economics and residential segregation.

Internationally, a decline in crime, especially property crime, has been documented in many countries since the mid-1990s. According to the authors of a 30-country study on criminal victimization (Van Dijk et al., 2007), there is no general agreement on all the reasons for this decline. They say there is a general consensus that demographic change—specifically, the shrinking proportion of adolescents across Europe—is a common factor causing decreases across Western countries. They also cite wider use of security measures in homes and businesses as a factor in reducing property crime.

But other potential explanations—such as better policing or increased imprisonment—do not apply in Europe, where policies vary widely, the report noted

Among the major findings of this Pew Research Center report:

U.S. Firearm Deaths
In 2010, there were 3.6 gun homicides per 100,000 people, compared with 7.0 in 1993, according to CDC data.
In 2010, CDC data counted 11,078 gun homicide deaths, compared with 18,253 in 1993.5
Men and boys make up the vast majority (84% in 2010) of gun homicide victims. The firearm homicide rate also is more than five times as high for males of all ages (6.2 deaths per 100,000 people) as it is for females (1.1 deaths per 100,000 people).
By age group, 69% of gun homicide victims in 2010 were ages 18 to 40, an age range that was 31% of the population that year. Gun homicide rates also are highest for adults ages 18 to 24 and 25 to 40.
A disproportionate share of gun homicide victims are black (55% in 2010, compared with the 13% black share of the population). Whites were 25% of victims but 65% of the population in 2010. Hispanics were 17% of victims and 16% of the population in 2010.
The firearm suicide rate (6.3 per 100,000 people) is higher than the firearm homicide rate and has come down less sharply. The number of gun suicide deaths (19,392 in 2010) outnumbered gun homicides, as has been true since at least 1981.
U.S. Firearm Crime Victimization
In 2011, the NCVS estimated there were 181.5 gun crime victimizations for non-fatal violent crime (aggravated assault, robbery and sex crimes) per 100,000 Americans ages 12 and older, compared with 725.3 in 1993.
In terms of numbers, the NCVS estimated there were about 1.5 million non-fatal gun crime victimizations in 1993 among U.S. residents ages 12 and older, compared with 467,000 in 2011.
U.S. Other Non-fatal Crime
The victimization rate for all non-fatal violent crime among those ages 12 and older—simple and aggravated assaults, robberies and sex crimes, with or without firearms—dropped 53% from 1993 to 2000, and 49% from 2000 to 2010. It rose 17% from 2010 to 2011.
Although not the topic of this report, the rate of property crimes—burglary, motor vehicle theft and theft—also declined from 1993 to 2011, by 61%. The rate for these types of crimes was 351.8 per 100,000 people ages 12 and older in 1993, 190.4 in 2000 and 138.7 in 2011.
Context
The number of firearms available for sale to or possessed by U.S. civilians (about 310 million in 2009, according to the Congressional Research Service) has grown in recent years, and the 2009 per capita rate of one person per gun had roughly doubled since 1968. It is not clear, though, how many U.S. households own guns or whether that share has changed over time.
Crime stories accounted for 17% of the total time devoted to news on local television broadcasts in 2012, compared with 29% in 2005, according to Pew Research Center’s Project for Excellence in Journalism. Crime trails only traffic and weather as the most common type of story on these newscasts.
About the Data
Findings in this report are based on two main data sources:

Data on homicides and other deaths are from the Centers for Disease Control and Prevention, based on information from death certificates filed in state vital statistics offices, which includes causes of death reported by attending physicians, medical examiners and coroners. Data also include demographic information about decedents reported by funeral directors, who obtain that information from family members and other informants. Population data, used in constructing rates, come from the Census Bureau. Most statistics were obtained via the National Center for Injury Prevention and Control’s Web-based Injury Statistics Query and Reporting System (WISQARS), available from URL: http://www.cdc.gov/ncipc/wisqars. Data are available beginning in 1981; suitable population data do not exist for prior years. For more details, see Appendix 4.

Estimates of crime victimization are from the National Crime Victimization Survey, a sample survey conducted for the Bureau of Justice Statistics by the Census Bureau. Although the survey began in 1973, this report uses data since 1993, the first year employing an intensive methodological redesign. The survey collects information about crimes against people and households, but not businesses. It provides estimates of victimization for the population ages 12 and older living in households and non-institutional group quarters; therefore it does not include populations such as homeless people, visiting foreign tourists and business travelers, or those living in institutions such as military barracks or mental hospitals. The survey collects information about the crimes of rape, sexual assault, personal robbery, aggravated and simple assault, household burglary, theft, and motor vehicle theft. For more details, see Appendix 4.

 Roadmap to the Report
The remainder of this report is organized as follows. Chapter 2 explores trends in firearm homicide and all firearm deaths, as well as patterns by gender, race and age. Chapter 3 analyzes trends in non-fatal violent gun crime victimizations, as well as patterns by gender, race and age. Chapter 4 looks at trends and subgroup patterns for non-fatal violent crime victimizations overall. Chapter 5 examines issues related to the topic of firearms: crime news, crime as a public priority, U.S. gun ownership data, and comparison of ownership and crime rates with those in other nations. Appendices 1-3 consist of detailed tables with annual data for firearm deaths, homicides and suicides, as well as non-fatal firearm and overall non-fatal violent crime victimization, for all groups and by subgroup. Appendix 4 explains the report’s methodology.Notes on Terminology
All references to whites, blacks and others are to the non-Hispanic components of those populations. Hispanics can be of any race.“Aggravated assault,” as defined by the Bureau of Justice Statistics, is an attack or attempted attack with a weapon, regardless of whether an injury occurred, and an attack without a weapon when serious injury results.The terms “firearm” and “gun” are used interchangeably.“Homicides,” which come from Centers for Disease Control and Prevention data, are fatal injuries inflicted by another person with intent to injure or kill. Deaths due to legal intervention or operations of war are excluded. Justifiable homicide is not identified.“Robbery,” as defined by the Bureau of Justice Statistics, is a completed or attempted theft, directly from a person, of property or cash by force or threat of force, with or without a weapon, and with or without injury.“Sex crime,” as defined by the Bureau of Justice Statistics, includes attempted rape, rape and sexual assault.“Simple assault,” as defined by the Bureau of Justice Statistics, is an attack (or attempted assault) without a weapon resulting either in no injury, minor injury (for example, bruises, black eyes, cuts, scratches or swelling) or in undetermined injury requiring less than two days of hospitalization.“Victimization” is based on self-reporting in the National Crime Victimization Survey, which includes Americans ages 12 and older. For personal crimes (which in this report include assault, robbery and sex crime), it is expressed as a rate based on the number of victimizations per 100,000 U.S. residents ages 12 and older. See the Methodology appendix for more details.Acknowledgments
Many researchers and scholars contributed to this report. Senior writer D’Vera Cohn wrote the body of the report. Paul Taylor, senior vice president of the Pew Research Center, provided editorial guidance. Mark Hugo Lopez, senior researcher and associate director of the Pew Hispanic Center, managed the report’s data analysis and wrote the report’s methodology appendix. Catherine A. Gallagher, director of the Cochrane Collaboration of the College for Policy at George Mason University, provided guidance on the report’s data analysis and comments on earlier drafts of the report. Lopez and Kim Parker, associate director of the Center’s Social & Demographic Trends project, managed the report’s development and production. Kevin T. Maass, research associate at the Cochrane Collaboration at George Mason University’s College for Policy, provided analysis of the FBI’s Uniform Crime Reports. Research Assistants Eileen Patten and Anna Brown number-checked the report and prepared charts and tables. Patten also conducted background research on trends in crime internationally. The report was copy-edited by Marcia Kramer of Kramer Editing Services.The report also benefited from a review by Professor Richard Felson of Pennsylvania State University. The authors also thank Andrew Kohut and Scott Keeter for their comments on an earlier draft of the report. In addition, the authors thank Kohut, Michael Dimock, Keeter and Alec Tyson, our colleagues at the Pew Research Center, for guidance on the crime knowledge public opinion survey questionnaire. Jeffrey Passel, senior demographer at the Pew Research Center, provided computational assistance for the report’s analysis of homicide rates by race and ethnicity.Finally, Michael Planty and Jennifer Truman of the Bureau of Justice Statistics at the U.S. Department of Justice provided data, invaluable guidance and advice on the report’s analysis of the National Crime Victimization Survey.See Cooper and Smith, 2011. The rate declined through at least 2010. ↩
A USA Today analysis in 2013 found that 934 people died since 2006 in mass shootings, defined as claiming at least four victims, and that most were killed by people they knew: http://www.usatoday.com/story/news/nation/2013/02/21/mass-shootings-domestic-violence-nra/1937041/
Much of this section draws from Blumstein and Rosenfeld, 2008. ↩
The diversity of homicide trend by city was the topic of a recent forum, “Putting Homicide Rates in Their Place,” sponsored by the Urban Institute. ↩
There were 11,101 gun homicide deaths in 2011 and the gun homicide rate remained 3.6 per 100,000 people, according to preliminary CDC data. ↩

The Problem Isn’t Guns or White Men
The ticking time bombs that the Left lets loose among us
Ann Coulter
Front Page magazine
October 8, 2015

The media act as if they’re performing a public service by refusing to release details about the perpetrator of the recent mass shooting at a community college in Oregon. But we were given plenty of information about Dylan Roof, Adam Lanza, James Holmes and Jared Loughner.

Now, quick: Name the mass shooters at the Chattanooga military recruitment center; the Washington Navy Yard; the high school in Washington state; Fort Hood (the second time) and the Christian college in California. All those shootings also occurred during the last three years.

The answers are: Mohammad Youssuf Abdulazeez, Kuwaiti; Aaron Alexis, black, possibly Barbadian-American; Jaylen Ray Fryberg, Indian; Ivan Antonio Lopez, Hispanic; and One L. Goh, Korean immigrant. (While I’m here: Why are we bringing in immigrants who are mentally unstable?)

There’s a rigid formula in media accounts of mass shootings: If possible, blame it on angry white men; when that won’t work, blame it on guns.

The perpetrator of the latest massacre, Chris Harper-Mercer, was a half-black immigrant, so the media are refusing to get too specific about him. They don’t want to reward the fiend with publicity!

But as people hear details the media are not anxious to provide, they realize that, once again: It’s a crazy person. How long is this going to go on?

When will the public rise up and demand that the therapeutic community stop loosing these nuts on the public? After the fact, scores of psychiatrists are always lining up to testify that the defendant was legally insane, unable to control his actions. That information would be a lot more helpful before the wanton slaughter.

Product manufacturers are required by law to anticipate that some idiot might try to dry his cat in the microwave. But a person whose job it is to evaluate mental illness can’t be required to ascertain whether the person sitting in his office might be unstable enough to kill?

Maybe at their next convention, psychiatrists could take up a resolution demanding an end to our absurd patient privacy and involuntary commitment laws.

True, America has more privately owned guns than most other countries, and mass shootings are, by definition, committed with guns. But we also make it a lot more difficult than any other country to involuntarily commit crazy people.

Since the deinstitutionalization movement of the 1960s, civil commitment in the United States almost always requires a finding of dangerousness — both imminent and physical — as determined by a judge. Most of the rest of the world has more reasonable standards — you might almost call them « common sense » — allowing family, friends and even acquaintances to petition for involuntarily commitment, with the final decision made by doctors.

The result of our laissez-faire approach to dangerous psychotics is visible in the swarms of homeless people on our streets, crazy people in our prison populations and the prevalence of mass shootings.

According to a 2002 report by Central Institute of Mental Health for the European Union, the number of involuntarily detained mental patients, per 100,000 people, in other countries looks like this:

— Austria, 175

— Finland, 218

— Germany, 175

— Sweden, 114

— England, 93

The absolute maximum number of mental patients per 100,000 people who could possibly be institutionalized by the state in the U.S. — voluntarily or involuntarily — is: 17. Yes, according to the Treatment Advocacy Center, there are a grand total of 17 psychiatric beds even available, not necessarily being used. In 1955, there were 340.

After every mass shooting, the left has a lot of fun forcing Republicans to defend guns. Here’s an idea: Why not force Democrats to defend the right of the dangerous mentally ill not to take their medicine?

Liberals will howl about « stigmatizing » the mentally ill, but they sure don’t mind stigmatizing white men or gun owners. About a third of the population consists of white men. Between a third and half of all Americans have guns in the home. If either white men or guns were the main cause of mass murder, no one would be left in the country.

But I notice that every mass murder is committed by someone who is mentally ill. When the common denominator is a characteristic found in about 0.1 percent of the population — I think we’ve found the crucial ingredient!

Democrats won’t be able to help themselves, but to instantly close ranks and defend dangerous psychotics, hauling out the usual meaningless statistics:

— Most mentally ill are not violent!

Undoubtedly true. BUT WE’RE NOT TALKING ABOUT ANOREXICS, AGORAPHOBICS OR OBSESSIVE COMPULSIVES. We were thinking of paranoid schizophrenics.

— The mentally ill are more likely to be victims than perpetrators of violence!

I’ll wager that the percentage of the nation’s 310 million guns that are ever used in a crime is quite a bit lower than the percentage of mentally ill to ever engage in violence.

As with the « most Muslims are peaceful » canard, while a tiny percentage of mentally ill are violent, a gigantic percentage of mass shooters are mentally ill.

How can these heartless Democrats look the parents of dead children in the eye and defend the right of the mentally deranged to store their feces in a shoebox, menace library patrons — and, every now and then, commit mass murder?

Voir de plus:

The Reasons for the Decline in Support for Gun Control

The gun debate in the United States has changed a lot over the last 20 years. Support for gun control has declined sharply as support for gun rights has risen, as we noted earlier this week. Those trends are evident in data from a range of sources including Gallup and the Pew Research Center.
A complicated mix of emotions, attitudes and perceptions go into how people feel about guns, but when you look at the data, two points help explain the drop in support for gun control. Over the same period of time the violent crime rate has also dropped sharply. And the partisan divides that have come to define U.S. politics have pushed into the gun control debate.
The decline in violent crime over the past 25 years has been remarkable. In 1990, there were 729 violent crimes reported for every 100,000 people in the United States, according to the FBI’s Uniform Crime Statistics. The number got as high as 757 in 1992 – and then it began to fall steadily over the next 20 years.
By 2012, the figure was down to 386 violent crimes per 100,000 people.

Caldwell, Leigh (206448258) / NBC News

(This trend is also true for the U.S. murder rate. In 1990, there were 9.4 murders for every 100,000 people, according to the Uniform Crime Statistics. In 2012, there were only 4.7 for every 100,000.)
These numbers aren’t meant to suggest that people’s attitudes about guns affected the violent crime rate, but it could be the other way around.
Despite the headlines about mass shootings, like last week’s in Oregon, in terms of people’s day-to-day lives and the stories in local media, violent crime is less of an issue today than it was in the United States in 1994. The numbers are still high when compared to other developed countries, but low compared to where the country used to be.
That may have played a role in peoples’ attitudes about gun control. The epidemic of violence that dominated news coverage in the late-1980s and early-1990s gave way to news stories about dropping crime rates and safer cities. That’s become the dominant crime story over the past two decades. It’s one thing see coverage of a senseless horrific shooting somewhere far away from you. It’s another thing to see crime scene tape a few blocks away and personally know victims.
The latest data suggest those declines may be starting to reverse themselves, particularly in big cities and if that rising trend continues, attitudes on gun control may shift.
But there is also a political factor in the gun debate that could be harder to change. As the nation has become more politically polarized and voters have retreated into their red and blue camps, the partisan differences on gun control have become much more pronounced.
Overall, support for gun control has indeed dropped, but Democrats and Republicans have moved in different directions.
In 1993, 47% of Republicans and 65% of Democrats supported gun control, according to Pew Research data. That’s an 18-point gap between members of the two parties, with Republicans sitting near 50%.
In 2015, only 26% of Republicans support gun control, in the Pew Research data. But the Democrats have moved in the other direction – 73% now favor gun control. That’s an enormous 47-point gap with the parties at opposite ends of the spectrum on the question.
In other words, the gun control issue has become deeply intertwined with political identity and as we see on other issues – from abortion to gay marriage – overcoming factors tied to political identity to find consensus can be extremely difficult.
Even if Democratic support for gun control grows and even if independents, who tend to hover around the middle, move back above 50% supporting, it’s unlikely the numbers will show support for it climbing in a significant way.

Voir de même:

Voir aussi:

U.S. Gun Policy: Global Comparisons

Jonathan Masters, Deputy Editor

Council on Foreign Relations
June 24, 2015

Introduction
The debate over gun control in the United States has waxed and waned over the years, stirred by a series of mass killings by gunmen in civilian settings. In particular, the killing of twenty schoolchildren in Newtown, Connecticut, in December 2012 fueled a national discussion over gun laws and calls by the Obama administration to limit the availability of military-style weapons. However, compromise legislation that would have banned semiautomatic assault weapons and expanded background checks was defeated in the Senate in 2013, despite extensive public support.

Gun control advocates sought to rekindle the debate following the shooting deaths of nine people at a South Carolina church in June 2015. These advocates highlight the stricter gun laws and lower incidents of gun violence in several other democracies, like Japan and Australia, but many others say this correlation proves little and note that rates of gun crime in the United States have plunged over the last two decades.

United States
The Second Amendment of the U.S. Constitution states: « A well-regulated Militia, being necessary to the security of a free State, the right of the people to keep and bear Arms, shall not be infringed. » Supreme Court rulings, citing this amendment, have upheld the right of states to regulate firearms. However, in a 2008 decision (District of Columbia v. Heller [PDF]) confirming an individual right to keep and bear arms, the court struck down Washington, DC, laws that banned handguns and required those in the home to be locked or disassembled.

A number of gun advocates consider ownership a birthright and an essential part of the nation’s heritage. The United States, with less than 5 percent of the world’s population, has about 35–50 percent of the world’s civilian-owned guns, according to a 2007 report by the Switzerland-based Small Arms Survey. It ranks number one in firearms per capita. The United States also has the highest homicide-by-firearm rate among the world’s most developed nations.

But many gun rights proponents say these statistics do not indicate a cause-and-effect relationship and note that the rates of gun homicide and other gun crimes in the United States have dropped since highs in the early 1990s.

Federal law sets the minimum standards for firearm regulation in the United States, but individual states have their own laws, some of which provide further restrictions, others which are more lenient. Some states, including Idaho, Alaska, and Kansas, have passed laws designed to circumvent federal policies, but the Constitution (Article VI, Paragraph 2) establishes the supremacy of federal law.

The Gun Control Act of 1968 prohibited the sale of firearms to several categories of individuals, including persons under eighteen years of age, those with criminal records, the mentally disabled, unlawful aliens, dishonorably discharged military personnel, and others. In 1993, the law was amended by the Brady Handgun Violence Prevention Act, which mandated background checks for all unlicensed persons purchasing a firearm from a federally licensed dealer.

However, critics maintain that a so-called « gun show loophole, » codified in the Firearm Owners Protection Act of 1986, effectively allows anyone, including convicted felons, to purchase firearms without a background check.

As of 2015, there were no federal laws banning semiautomatic assault weapons, military-style .50 caliber rifles, handguns, or large-capacity ammunition magazines, which can increase the potential lethality of a given firearm. There was a federal prohibition on assault weapons and high-capacity magazines between 1994 and 2004, but Congress allowed these restrictions to expire.

The United States, with less than 5 percent of the world’s population, has about 35–50 percent of the world’s civilian-owned guns, according to a 2007 report by the Switzerland-based Small Arms Survey.

Canada
Many analysts characterize Canada’s gun laws as strict in comparison to the United States, while others say recent developments have eroded safeguards. Ottawa, like Washington, sets federal gun restrictions that the provinces, territories, and municipalities can supplement. Federal regulations require all gun owners, who must be at least eighteen years of age, to obtain a license that includes a background check and a public safety course.

There are three classes of weapons: nonrestricted (e.g., ordinary rifles and shotguns), restricted (e.g., handguns, semiautomatic rifles/shotguns, and sawed-offs), and prohibited (e.g., automatics). A person wishing to acquire a restricted firearm must obtain a federal registration certificate, according to the Royal Canadian Mounted Police.

Modern Canadian gun laws have been driven by prior gun violence. In December 1989, a disgruntled student walked into a Montreal engineering school with a semiautomatic rifle and killed fourteen students and injured over a dozen others. The incident is widely credited with driving subsequent gun legislation, including the 1995 Firearms Act, which required owner licensing and the registration of all long guns (i.e., rifles and shotguns) while banning more than half of all registered guns. However, in 2012, the government abandoned the long-gun registry, citing cost concerns.

Australia
The inflection point for modern gun control in Australia was the Port Arthur massacre of April 1996, when a young man killed thirty-five people and wounded twenty-three others. The rampage, perpetrated with a semiautomatic rifle, was the worst mass shooting in the nation’s history. Less than two weeks later, the conservative-led national government pushed through fundamental changes to the country’s gun laws in cooperation with the various states, which regulate firearms.

The National Agreement on Firearms all but prohibited automatic and semiautomatic assault rifles, stiffened licensing and ownership rules, and instituted a temporary gun buyback program that took some 650,000 assault weapons (about one-sixth of the national stock) out of public circulation. Among other things, the law also required licensees to demonstrate a « genuine need » for a particular type of gun and take a firearm safety course. After another high-profile shooting in Melbourne in 2002, Australia’s handgun laws were tightened as well.

Many analysts say these measures have been highly effective, citing declining gun-death rates, and the fact that there have been no gun-related mass killings in Australia since 1996. Many also suggest the policy response in the wake of Port Arthur could serve as a model for the United States.
Israel
Military service is compulsory in Israel and guns are very much a part of everyday life. By law, most eighteen-year-olds are drafted, psychologically screened, and receive at least some weapons training after high school. After serving typically two or three years in the armed forces, however, most Israelis are discharged and must abide by civilian gun laws.

The country has relatively strict gun regulations, including an assault-weapons ban and a requirement to register ownership with the government. To become licensed, an applicant must be an Israeli citizen or a permanent resident, be at least twenty-one-years-old, and speak at least some Hebrew, among other qualifications. Notably, a person must also show genuine cause to carry a firearm, such as self-defense or hunting.

However, some critics question the efficacy of these measures. « It doesn’t take much of an expert to realize that these restrictions, in and of themselves, do not constitute much by the way of gun control, » writes Liel Leibovitz for the Jewish magazine Tablet. He notes the relative ease with which someone can justify owning a gun, including residing in an Israeli settlement, employment as a security guard, or working with valuables or large sums of money. Furthermore, he explains that almost the entire population has indirect access to an assault weapon by either being a soldier or a reservist or a relative of one. Israel’s relatively low gun-related homicide rate is a product of the country’s unique « gun culture, » he says.
United Kingdom

Modern gun control efforts in the United Kingdom have been precipitated by extraordinary acts of violence that sparked public outrage and, eventually, political action. In August 1987, a lone gunman armed with two legally owned semiautomatic rifles and a handgun went on a six-hour shooting spree roughly seventy miles west of London, killing sixteen people and then himself. In the wake of the incident, known as the Hungerford massacre, Britain introduced the Firearms (Amendment) Act, which expanded the list of banned weapons, including certain semiautomatic rifles, and increased registration requirements for other weapons.

A gun-related tragedy in the Scottish town of Dunblane, in 1996, prompted Britain’s strictest gun laws yet. In March of that year, a middle-aged man armed with four legally purchased handguns shot and killed sixteen young schoolchildren and one adult before committing suicide in the country’s worst mass shooting to date. The incident sparked a public campaign known as the Snowdrop Petition, which helped drive legislation banning handguns, with few exceptions. The government also instituted a temporary gun buyback program, which many credit with taking tens of thousands of illegal or unwanted guns out of supply.

However, the effectiveness of Britain’s gun laws in gun-crime reduction over the last twenty-five years has stirred ongoing debate. Analysts note that the number of such crimes grew heavily in the late 1990s and peaked in 2004 before falling with each subsequent year. « While tighter gun control removes risk on an incremental basis, » said Peter Squires, a Brighton University criminologist, in an interview with CNN, « significant numbers of weapons remain in Britain. »
Norway
Gun control had rarely been much of a political issue in Norway—where gun laws are viewed as tough, but ownership rates are high—until right-wing extremist Anders Behring Breivik killed seventy-seven people in an attack on an island summer camp in July 2011. Though Norway ranked tenth worldwide in gun ownership, according to the Small Arms Survey, it placed near the bottom in gun-homicide rates. (The U.S. rate is roughly sixty-four times higher.) Most Norwegian police, much like the British, do not carry firearms.

In the wake of the tragedy, some analysts in the United States cited Breivik’s rampage as proof that strict gun laws—which in Norway include requiring applicants to be at least eighteen years of age, specify a « valid reason » for gun ownership, and obtain a government license—are ineffective. « Those who are willing to break the laws against murder do not care about the regulation of firearms, and will get a hold of weapons whether doing so is legal or not, » wrote Charles C. W. Cooke in National Review. Other gun-control critics have argued that had other Norwegians, including the police, been armed, Breivik might have been stopped earlier and killed fewer victims. An independent commission after the massacre recommended tightening Norway’s gun restrictions in a number of ways, including prohibiting pistols and semiautomatic weapons.

Japan
Gun-control advocates regularly cite Japan’s highly restrictive firearm regulations in tandem with its extraordinarily low gun-homicide rate, which is the lowest in the world at one in ten million, according to the latest data available. Most guns are illegal in the country and ownership rates, which are quite small, reflect this.

Under Japan’s firearm and sword law [PDF], the only guns permitted are shotguns, air guns, guns that have research or industrial purposes, or those used for competitions. However, before access to these specialty weapons is granted, one must obtain formal instruction and pass a battery of written, mental, and drug tests and a rigorous background check. Furthermore, owners must inform the authorities of how the weapon and ammunition is stored and provide the firearm for annual inspection.

Some analysts link Japan’s aversion to firearms with its demilitarization in the aftermath of World War II. Others say that because the overall crime rate in the country is so low, most Japanese see no need for firearms.

Voir par ailleurs:

Volkswagen, ce coupable qui en cache un autre
Contrepoints

25 septembre 2015

C’est à un tsunami de surprise feinte que nous avons eu droit la semaine passée : oh, vertuchou, Volkswagen a bricolé les logiciels embarqués dans ses voitures pour obtenir des résultats brillants aux tests anti-pollution aux États-Unis ! Le constructeur a menti, et il a même reconnu l’avoir fait ! Oh ! La pseudo-consternation a atteint rapidement la bourse, où l’action du constructeur a dévissé, et s’étend maintenant sur le marché européen, en touchant rapidement tous les autres constructeurs. Quel monde, mes amis, quel monde !

Ceci posé, revenons un peu sur Terre. Et si je parle de surprise feinte, c’est bien parce que les petites bidouilles des constructeurs pour faire passer leurs engins pour plus propres qu’ils ne le sont étaient connues de pas mal de monde. L’État, déjà, qui a savamment construit les normes, main dans la main avec les fabricants eux-mêmes, et qui devait bien se douter qu’il y aurait le cas des tests bâtis pour permettre aux modèles de remporter de bonnes notes, et les conditions réelles, franchement éloignées. Les automobilistes ensuite, dont l’écrasante majorité a pu constater l’écart entre la consommation affichée publicitairement, et qu’on ne peut obtenir que dans des conditions de roulage qui frôle la crédibilité par le mauvais côté de la tangente. Les associations écolo enfin, qui, toutes largement subventionnées par l’État, ont su tourner les yeux ailleurs le temps qu’il fallait pour ne pas voir les petits soucis de certaines motorisations.

Avant d’aller plus loin, cela ne retire, évidemment, absolument rien à la faute initiale de Volkswagen dans le cas qui nous occupe. Comme le précise avec raison Vincent Bénard dans son dernier article à ce sujet, le constructeur allemand a bel et bien fraudé, en masquant (de façon logicielle, donc) une production de gaz polluants (des oxydes d’azote, dans ce cas-là) bien au-dessus des normes admises en condition de conduite normale. Il mérite donc ce qui lui arrive actuellement.

Maintenant, ce constat ne permet pas d’éviter de rappeler quelques évidences bien trop vite oubliées tant par la plupart des journalistes que, surtout, par ces politiciens qui commentent l’actualité du haut de leur morale irréprochable et de leur parcours dans leur domaine généralement exempt de toute fraude.

On pourra ainsi pouffer en lisant la demande péremptoire et assez gonflée de « totale transparence » de la part de la ministre de l’Écologie, par exemple. C’est bien joli de réclamer la transparence, mais il faudrait aussi pousser les explications techniques un tantinet pour bien faire comprendre exactement l’enjeu, du côté des constructeurs, de respecter des normes anti-CO2 toujours plus drastiques.

En effet, et n’importe quel chimiste pourra le confirmer, l’apparition des oxydes d’azote (NOx) en combustion signifie que le carburant a été brûlé à des températures et des pressions élevées, qui certes contribuent à une diminution de la production de CO2, mais favorisent aussi l’augmentation de la production des NOx. Pour les constructeurs, chaque effort fait pour baisser la quantité de dioxyde de carbone aura donc tendance à augmenter la production des NOx. Cette augmentation est en partie absorbée par des systèmes de catalyse en sortie (notamment à base d’urée), mais on comprend qu’il est très complexe, chimiquement parlant, d’avoir à la fois une baisse constante des émissions d’un gaz qui, rappelons-le, n’est absolument pas nocif comme le CO2, et dans le même temps, une diminution des NOx (qui eux, sont effectivement nocifs pour la santé).

À ce point, on comprend que la course à l’homologation étatique des moteurs provoque le renchérissement des mécaniques vendues (avec l’introduction de systèmes progressivement de plus en plus complexes), ou, moins honnêtement, l’apparition de trucs et astuces pour réussir les conditions, bien calibrées, de tests connus à l’avance. Si la dernière option est clairement punissable, la première laisse songeur quant au bilan de l’action de l’État dans le domaine automobile.

On pourrait évoquer, par exemple, l’apparition de voitures électriques badigeonnées de massives subventions qui, si elles permettent à certains de frimer dans des Tesla agréables à regarder, n’ont toujours pas permis de régler les problèmes d’autonomie (et loin s’en faut), de recharges (longues et épuisantes pour le réseau électrique) ou de recyclage en fin de vie. D’autant que l’État qui subventionne les lubies électriques, c’est d’autant moins pour d’autres technologies, parfois prometteuses mais enterrées.

On pourrait rappeler que le développement en fanfare du diesel sur le sol européen ne doit à peu près rien au hasard et tout à la patte de l’État qui a sciemment encouragé son ascension par des taxations de plus en plus vexatoires sur l’essence. Ici, l’État stratège a bien frappé, et frappe encore : croyant soutenir une industrie automobile en concurrence avec le reste du monde en tabassant l’essence, l’État a introduit un biais énorme en faveur du diesel qui s’est effectivement révélé lucratif pour les constructeurs français… Jusqu’au moment où l’écart fiscal est devenu palpable (la Cour des Comptes évalue le – fameux – manque à gagner à 8 milliard d’euros) et où l’on s’est rendu compte que le diesel était particulièrement médiocre pour l’atmosphère.

On pourrait se rappeler qu’ensuite, l’écologie entrant dans les mœurs et la politique, les normes antipollution se sont mises à pulluler. L’État, toujours aussi stratège, s’est retrouvé avec d’un côté un diesel favorisé et de l’autre une atmosphère à dépolluer, à coup de normes de plus en plus drastiques, et des tests d’homologation idoines (et négociés avec les constructeurs). Là encore, on a du mal à oublier complètement la part de responsabilité de l’État. On pourrait en effet se rappeler qu’il n’y a pas de lobbying sans des individus, des administrations, des élus à « lobbyiser » surtout lorsqu’ils ont un grand pouvoir sur l’avenir d’une filière.

On pourrait enfin se rappeler que c’est encore l’État, au travers de la loi DMCA (protection des droits d’auteurs) qui a directement empêché que la tricherie soit révélée plus tôt : eh oui, selon cette loi, les constructeurs automobiles affirment qu’il est illégal pour des chercheurs indépendants de vérifier le code du logiciel contrôlant les véhicules, et ceci sans l’autorisation du fabricant, et cette interdiction a permis à Volkswagen de conserver ses manipulations à l’abri pendant des années.

L’État qui édicte des normes, l’État qui édicte des interdits, l’État qui pousse certaines motorisations au détriment d’autres … Volkswagen est évidemment coupable (et il l’a reconnu), mais oublier l’État n’est pas oublier un détail de la pièce qui s’est jouée, c’est oublier le décor, la musique et le metteur en scène.

Alors, quand, sur tout ce bazar déjà bien glauque, on apprend que l’État envisagerait de redresser les torts causés avec … une bonne grosse interdiction des diesels d’ici 2025 (parce que ça marche, ces trucs là, qu’on vous dit : c’est efficace et ça n’apporte jamais d’intéressants effets de bords), on sait que là, on tient la solution, c’est évident ! Bingo !

Toute cette affaire pue. Elle pue le capitalisme de connivence. Elle pue le lobbyisme débridé. Elle pue les petits arrangements, les compromis douteux, les arrangements entre copains et coquins. Elle pue de l’odeur âcre d’un diesel mal brûlé, elle pue d’une écologie politisée à mort et utilisée à des fins protectionnistes (ici, des USA contre l’Europe, jusqu’au prochain retour de bâton), elle pue l’interventionnisme de l’État à tous les niveaux.

Volkswagen paiera, cher, sa fraude, et c’est tant mieux. Mais cette affaire montre de façon éclatante l’incohérence des pouvoirs publics, tiraillés entre leurs lubies, leurs compromissions et les petits intérêts bien compris de ceux qui les dirigent. Tout ceci démontre encore une fois que la régulation étatique ne marche pas. Ceci montre à quel point on est éloigné d’un marché libre où les fraudeurs n’auraient jamais eu la possibilité de faire durer leurs manigances aussi longtemps, où l’État n’aurait jamais pu imposer des normes débiles et des tests ridicules, où le consommateur aurait pu se faire flouer sans rien pouvoir dire.

L’État stratège, quelle bouffonnerie !

Voir enfin:

UN Report 2014

Some 437,000 people murdered worldwide in 2012, according to new UNODC study.
Men made up almost 8 out of every 10 homicide victims, women accounted for vast majority of domestic violence fatalities
10 April 2014 – (London/Vienna)
– Almost half a million people (437,000) across the world lost their lives in 2012 as a result of intentional homicide, according to a new study by the United Nations Office on Drugs and Crime (UNODC).
Launching the Global Study on Homicide 2013 in London today, Jean-Luc Lemahieu, Director for Policy Analysis and Public Affairs, said: “Too many lives are being tragically cut short, too many families and communities left shattered. There is an urgent need to understand how violent crime is plaguing countries around the world, particularly affecting young men but also taking a heavy toll on women.”
Globally, some 80 per cent of homicide victims and 95 per cent of perpetrators are men. Almost 15 per cent of all homicides stem from domestic violence (63,600). However, the overwhelming majority – almost 70 per cent – of domestic violence fatalities are women (43,600). “Home can be the most dangerous place for a woman,” said Mr. Lemahieu. “It is particularly heart-breaking when those who should be protecting their loved ones are the very people responsible for their murder.”Over half of all homicide victims are under 30 years of age, with children under the age of 15 accounting for just over 8 per cent of all homicides (36,000), the Study highlighted.
The regional picture
Almost 750 million people live in countries with the highest homicide rates in the world – namely the Americas and Africa –
meaning that almost half of a
ll homicide occurs in countries
that are home to just 11
per cent of the earth’s
population. At the opposite end of the spectrum, 3
billion people – mainly in Europe, Asia and Oceania- live in countries where homicide rates are
relatively low.
The global average murder rate stands at
6.2 per 100,000 population, but Southern Africa and
Central America recorded more than four
times that number (30 and 26 victims per 100,000
population respectively), the highest in the world. Meanwhile, with rates some five times lower
than the global average, East Asia, Southern
Europe and Western Europe recorded the lowest
homicide levels in 2012. Worryingl
y, homicide levels in North Af
rica, East Africa and parts of
South Asia are rising amid social
and political instability. In an
encouraging trend,
South Africa,
which has consistently high rates of homicide
, saw the homicide rate
halve from 64.5 per 100,000
in 1995 to 31.0 per 100,000 in 2012.
Homicides linked to gangs and organized crim
inal groups accounted for 30 per cent of all
homicides in the Americas compared to below
1 per cent in Asia, Europe and Oceania. While
surges in homicide are often linked to this type
of violence, the Americas saw homicide levels
five to eight times higher than Eu
rope and Asia since the 1950s.
2
The gender bias
Globally, the male homicide rate
is almost four times higher than for females (9.7 versus 2.7 per
100,000) and is highest in the Americas (29.3 pe
r 100,000 males), where it is almost seven times
higher than in Asia, Europe and Oceania (a
ll under 4.5 per 100,000 males). In particular, the
homicide rate for male victims aged 15-29 in S
outh and Central America is over four times the
global average rate for that age
group. More than 1 in 7 of a
ll homicide victims globally is a
young male aged 15-29 in the Americas.
While men are mostly killed by someone they ma
y not even know, almost half of all female
victims are killed by those closest to them. In As
ia, Europe and Oceania the share of victims from
domestic violence is particularly important. In a
ll these regions, the majority of female homicide
victims are killed at the hands of their intimat
e partners/family members (in Asia and Europe, 55
per cent, and in Oceania, 73 per cent). For example, in Asia, 19,700 women were killed by their
intimate partners or family members in 2012. When
only looking at intimat
e partner violence, the
overwhelming majority of homicide victim
s are women (79 per cent in Europe).
The causes of homicide
The consumption of alcohol and/or
illicit drugs increases the risk
of perpetrating homicide. In
some countries, over half of homicide offenders
acted under the influence of alcohol. Although
the effects of illicit drugs are less well docum
ented, cocaine and amphetamine-type stimulants
have been associated with vi
olent behaviour and homicide.
Firearms are the most widely used murder w
eapons, causing 4 in 10 homicides globally, whereas
about a quarter of victims are ki
lled with blades and sharp object
s and just over a third die though
other means (such as strangulation, poisoning etc.).
The use of firearms is particularly prevalent
in the Americas, where two thirds of homicide
s are committed with guns, while sharp objects are
used more frequently in Oceania and Europe.
Post-conflict societies awash in arms and gra
ppling with weak rule of law and impunity are
conducive to organized crime and interpersonal vi
olence. Haiti, for example, saw homicide rates
double from 5.1 in 2007 to 10.2 per 100,000 in 2012.
In South Sudan, the homicide rate in 2013
was, at over 60 per 100,000 people, among the highest
in the world. In contrast, in Sierra Leone
and Liberia, where reconciliation processes and anti
-crime strategies are taking root, security is
gradually improving.
Conviction rates
The global conviction rate for intentional hom
icide is of 43 convictions per 100 homicides.
However, disparities exist across regions, with a
conviction rate of 24 per cent in the Americas,
48 per cent in Asia and 81 per cent in Europe.
For more information please contact:
In Vienna: Preeta Bannerjee, Public
Information Officer, Phone: +43 699 1459 5764
Email:
preeta.bannerjee [at] unodc.org
For media interviews in London: Karen Davies
, Communications Officer for the UK and Ireland
United Nations Regional Information Centre (UNRIC),
Mobile: +32 473 26 22 55
Email:
davies [at] unric.org

Postérité d’Obama: Le grand ennemi de la vérité (The great enemy of the truth: How Obama swindled Americans and the West caused its own self-implosion)

11 septembre, 2015
https://encrypted-tbn3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQbu19dZWNCrWKb85Gg-RdHsKLkbRMWcyBbzczdhvR6qEp9ILcFTrès souvent, le grand ennemi de la vérité n’est pas le mensonge – délibéré, factice et malhonnête – mais le mythe – persistant, persuasif et irréaliste. John F. Kennedy (Yale, juin 1962)
Il est clair qu’une civilisation qui se sent coupable de tout ce qu’elle est et fait n’aura jamais l’énergie ni la conviction nécessaires pour se défendre elle-même. JF Revel
On ne peut plus continuer le prosélytisme occidental comme si rien ne s’était passé. (…) un jour on se dira peut-être que les droits-de-l’hommistes n’auront pas eu plus d’influence sur la Chine que les missionnaires catholiques. Hubert Védrine (janvier 2009)
Le monde doit être multipolaire, un monde unipolaire est inacceptable. Medvedev
The tragedy of 9/11 should no longer be allowed to haunt the world’s collective memory and define its sense of purpose and orientation. Under the pretext of wiping out the terrorists and their movements, the United States and its allies continue to spread sectarian poison and bring pain and suffering to many others. For fourteen years, the world has only seen wars, interventions, assassinations, torture, kidnappings, black sites, the growth of the American-European spying program, and the spread of terrorism. The consequences are so terrible that those running the circus of “Global War on Terror” are no longer able to justify the burial of freedom and democracy, the fierce prosecution of whistleblowers, the militarization of the police, state-sanctioned killings without trial, as well as astronomical expenses, bombing campaigns galore, repeated defeats, disasters, and failed states. After so many years of blind faith in military-first foreign policy, the bankrupt coalition of regime changers have failed to turn Afghanistan, Iraq, Syria, and Yemen into protectorates. They have failed to extricate themselves from the four major wars of the century. Thanks to their chest beating jingoism, millions have also become stateless throughout the region. More than 380,000 people have crossed the Mediterranean this year in search of safety in Europe. Syrians, Iraqis, Afghans, Africans, and many others walk for days and months, sleep rough on station platforms or by the side of the road, are tear-gassed and beaten at overwhelmed borders, and crammed into trains like cattle as they try to make their way north. The numbers keep on growing, as the “Global Terror on Terror” keeps on spreading. The warmongers have just begun bombing Syria to make it “theirs”. But for those on the edge of Europe struggling with their own troubles, this is wishful thinking. « Syrian refugees continue to risk their lives to reach Europe and no amount of barbed wire or steel can stop them. For “please don’t come” Europe the nightmare has only just begun. The great enemy of the truth is very often not the lie – deliberate, contrived, and dishonest – but the myth – persistent, persuasive, and destructive. The mass flight of people will go on as long as the world buys the fables of 9/11 and the “War on Terror” players show no urgency in trying to end it. Fars news
Oui, notre monde est en passe de devenir multipolaire. C’est un processus objectif et irréversible. On peut toujours essayer de le ralentir, mais personne n’est désormais en mesure de l’arrêter. De fait, dans l’ambition d’assurer leur hégémonie, de maintenir la domination unipolaire, les Etats-Unis suivent le cap de l’endiguement de nouveaux pôles d’influence – avant tout la Russie et la Chine. (..)  A l’égard de la Russie, cette politique d’endiguement prend une forme ouvertement agressive. On inflige à mon pays des sanctions chaque fois nouvelles – et ce, sans plus aucun lien avec la situation en Ukraine. Des bases militaires américaines et de l’OTAN poussent sur ses frontières tels des champignons, on y construit le bouclier antimissile américain. On lui livre une guerre médiatique, psychologique et économique. Pour la Chine, cette même politique d’endiguement revêt un caractère latent, voilé. C’était d’ailleurs pareil pour la Russie, jusqu’à ce que la crise en Ukraine ne fasse tomber les masques. La tactique utilisée est pourtant la même. Pour justifier cette politique d’endiguement, on impose à l’opinion publique toutes sortes de mythes – sur la « menace » russe ou chinoise ou sur « l’antagonisme idéologique » entre l’est et l’ouest. Mais en réalité, ni ces menaces imaginaires, ni l’antagonisme idéologique, propres à l’époque de la guerre froide, n’existent. Il n’y a que l’ambition américaine de domination universelle. De la géopolitique à l’état pur. (…)  Les États-Unis ont échoué dans le rôle de leader universel. Ils se sont comportés tel un éléphant dans un magasin de porcelaine. Ils ont piétiné le droit international – en Yougoslavie, en Irak, en Libye ou au Yémen. Ils ont poussé le Moyen Orient dans le bourbier du chaos et des guerres civiles, ils ont libéré de sa bouteille l’esprit de l’islamisme radical. Ils ont trahi la confiance de leurs alliés les plus proches, car eux-mêmes ne faisaient confiance à personne, les considérant comme des Etats satellites ou des vassaux, d’où l’espionnage et l’ingérence dans les affaires intérieures, y compris par l’application extraterritoriale des décisions de justice américaine. Pour beaucoup d’Occidentaux l’émergence d’un nouveau monde multipolaire apparaît comme chaotique, mais c’est parce que les vielles méthodes unipolaires de prise de décisions et de règlement des conflits ne fonctionnent plus. Nos partenaires occidentaux n’ont toujours pas appris, ou ne veulent tous simplement pas apprendre à travailler d’une façon nouvelle – par le compromis. Ainsi ils associent la fin de l’ordre unipolaire à la fin de l’ordre tout court, à l’arrivée du chaos universel. (…) En même temps, la Russie a des raisons de croire que l’idée de déstabiliser l’Asie Centrale selon le scénario moyen-oriental – c’est-à-dire sur le fond de discours sur les  »transformations démocratiques » et sous les drapeaux de l’islamisme radical, – peut être envisagée aux Etats-Unis comme une des « options » en vue d’affaiblir la Russie et la Chine, de créer sur leurs frontières des foyers permanents de tension, de semer la discorde entre eux. Nous devrons, ensemble, contrecarrer ces tentatives. (…) Certains préfèrent vivre dans un monde imaginaire – se croire exceptionnels; inventer des mythes sur les « menaces » russes et chinoises; alimenter en armes et en argent l’inexistante « opposition modérée » en Syrie; croire que des tribus moyenâgeuses peuvent en un jour se transformer en démocraties de type occidental; se persuader que les Criméens ont voté leur réunification avec la Russie sous la menace des armes… Mais le monde réel revient toujours et le dégrisement peut être amer. Le carrosse de Cendrillon se change en citrouille, les « opposants modérés » en djihadistes, les « démocrates ukrainiens » en nationalistes agressifs… Sauf qu’en se battant contre des moulins à vent, on risque de laisser passer les vraies menaces. Je suis persuadé que la stratégie de la communauté internationale doit consister à se mobiliser pour résoudre les vrais problèmes et faire face aux réelles menaces, dont la plus dangereuse est aujourd’hui l’islamisme radical. Alexandre Orlov (ambassadeur de la Fédération de Russie à Paris, Colloque du 28 août 2015)
Nous sommes certains que l’accord pose les bases nécessaires pour résoudre de façon permanente le conflit sur le programme nucléaire iranien. David Cameron, Angela Merkel et François Hollande
Ce vote est une victoire pour la diplomatie, pour la sécurité nationale des Etats-Unis et pour la sécurité du monde. Barack Hussein Obama
Mais il y a peut-être pire que la bonne conscience suintante: l’exploitation à mauvais escient de la mauvaise conscience. (…) Et si une fois de plus, ceux qui donnent aujourd’hui, profitant de l’effet de sidération qui interdit la réflexion, une leçon de morale humaine n’étaient pas les premiers responsables en Europe du malheur des migrants et de l’impossibilité de leur apporter toute l’aide souhaitée? Les braves gens, qui pleurent sans pudeur sur le sort des Syriens. Pendant des décennies, la presse convenue n’estimait pas convenable de critiquer, sauf à être raciste ou islamophobe, la radicalité arabo – islamique. Ni celle du nationalisme alaouite des Assad qui gazaient déjà sans problèmes les malheureux kurdes et qui bombardent à présent les quartiers rebelles à coups de barils de dynamite, ni celle plus récente d’un islamisme dont l’usage du mot même était jusqu’à peu tabou pour cause de préfixe amalgamant. Depuis le début d’une guerre qui a fait près de 300 000 morts, aucune manifestation d’ampleur n’a été organisée en France en solidarité avec les populations qui souffrent en Syrie. Le sort du peuple kurde, encore moins son destin national, n’a jamais intéressé qui que ce soit en France. Comment se fait-il qu’alors que des milliers de djihadistes français partent en Syrie, aucun jeune et généreux rebelle progressiste , aucun aventurier du macadam parisien, aucun juste de la 25e heure, n’ait seulement l’idée de former une brigade internationale qui irait combattre les premiers responsables de la mort du petit kurde, aux côtés des forces kurdes à Kobané ou ailleurs? La réponse est facile: nos donneurs de leçons de morale se moquent comme d’une guigne du sort des Syriens en Syrie. La seule chose qui les intéresse, sans qu’ils s’en rendent compte eux-mêmes, c’est de pouvoir fustiger les Européens en Europe et les Français en France qui osent, les égoïstes, les rabougris, s’inquiéter que leur pays ne devienne dans une décennie une nouvelle Syrie. (…) Se préoccuper de son pays, de sa sécurité, de sa cohésion, de son identité (et oui, le mot-dit, le mot est dit) du sort de ses enfants, et de la possibilité d’accueil et d’intégration des populations étrangères n’est pas un signe particulier d’indifférence. Il vaut peut-être mieux que les élans du coeur irréfléchis, ou le suivisme conformiste sur fond de parallèle historique hystérique. Car les Français ont payé très cher pour apprendre et ne plus croire le discours des apprentis sorciers. Les déclarations extatiques sur l’immigration «chance pour la France» ou sur l’islam, forcément , toujours et encore «religion de paix». La manière dont on moqua les «fantasmes» de bouleversements démographiques pour expliquer un beau matin qu’il était trop tard pour regarder en arrière la France des clochers, puisque la France était devenue «multiculturelle». Alors oui, les Français ne croient plus dans les paroles verbales de la gauche gauchisante. Ils savent qu’à côté de populations terriblement souffrantes-et à qui ils veulent apporter assistance-se trouvent d’autres populations qui aspirent à profiter d’une Europe aujourd’hui saturée et appauvrie. Ils savent que tous les réfugiés ne sont pas des résistants anti-islamistes, et que certains même sont des djihadistes envoyés par l’État Islamique, comme ces quatre arrêtés il y a quelques jours à la frontière bulgare, et qui pourront peut-être aussi causer des morts à immortaliser sur papier glacé. Ils savent-exactement comme les forceurs de clôtures- l’Europe faible, et ses frontières totalement battues en brèche, enfoncées, niées . Ils savent qu’en dépit ou à cause des quotas accordés (qui en eux-mêmes seraient supportables), les déboutés du droit d’asile, piétineront les frontières délibérément violées et outragées. Ils savent, que les politiciens tétanisés et les fonctionnaires émasculés, n’exécutent plus ou presque les arrêtés d’expulsion qui s’imposent pourtant, précisément pour autoriser, valider et légitimer l’arrivée légale des bénéficiaires du droit au refuge. Ainsi donc, les premiers responsables de l’impossibilité d’accueillir tous ceux qui le mériteraient sont à rechercher chez ceux qui ont fait échouer une immigration bien tempérée et une intégration nécessaire. Ils l’ont fait échouer, parce qu’au fond d’eux-mêmes, même s’ils se refusent encore à le reconnaître, ils récusent la notion éculée à leurs yeux de nation, et obscène d’État-nation disposant de frontières, et de sa corollaire légale, le droit existentiel pour un peuple souverain de réguler souverainement les flux migratoires. (…) Un dernier mot: l’ONU, à l’efficacité bien connue , voudrait imposer à l’Europe l’accueil de 200 000 migrants. Curieusement, elle ne demande aucun effort aux pays arabes du golfe. Depuis deux ans, et notamment dans ces colonnes, je m’épuise régulièrement, mais bien seul, a demander pour quelles raisons ces pays désertiques et richissimes n’accueillent pas chez eux des populations souffrantes avec lesquels les unissent des liens ethniques, linguistiques, religieux et culturels fraternels. Ils devraient être à d’autant plus enclins à le faire, que leur responsabilité dans la montée de l’islamisme est certainement plus grande que tout ce que les esprits les plus torturés en Europe pourraient reprocher aux occidentaux. Gilles-William Goldnadel
Congress is finally having its say on the Iran deal. It will be an elaborate charade, however, because, having first gone to the U.N., President Obama has largely drained congressional action of relevance. At the Security Council, he pushed through a resolution ratifying the deal, thus officially committing the United States as a nation to its implementation — in advance of any congressional action. The resolution abolishes the entire legal framework, built over a decade, underlying the international sanctions against Iran. A few months from now, they will be gone. The script is already written: The International Atomic Energy Agency, relying on Iran’s self-inspection (!) of its most sensitive nuclear facility, will declare Iran in compliance. The agreement then goes into effect and Iran’s nuclear program is officially deemed peaceful. Sanctions are lifted. The mullahs receive $100 billion of frozen assets as a signing bonus. Iran begins reaping the economic bonanza, tripling its oil exports and welcoming a stampede of foreign companies back into the country. It is all precooked. Last month, Britain’s foreign secretary traveled to Tehran with an impressive delegation of British companies ready to deal. He was late, however. The Italian and French foreign ministers had already been there, accompanied by their own hungry businessmen and oil companies. Iran is back in business. As a matter of constitutional decency, the president should have submitted the deal to Congress first. And submitted it as a treaty. Which it obviously is. No international agreement in a generation matches this one in strategic significance and geopolitical gravity. Obama did not submit it as a treaty because he knew he could never get the constitutionally required votes for ratification. He’s not close to getting two-thirds of the Senate. He’s not close to getting a simple majority. No wonder: In the latest Pew Research Center poll, the American people oppose the deal by a staggering 28-point margin. To get around the Constitution, Obama negotiated a swindle that requires him to garner a mere one-third of one house of Congress. To get around the Constitution, Obama negotiated a swindle that requires him to garner a mere one-third of one house of Congress. Indeed, on Thursday, with just 42 Senate supporters — remember, a treaty requires 67 — the Democrats filibustered and prevented, at least for now, the Senate from voting on the deal at all. But Obama two months ago enshrined the deal as international law at the U.N. Why should we care about the congressional vote? In order to highlight the illegitimacy of Obama’s constitutional runaround and thus make it easier for a future president to overturn the deal, especially if Iran is found to be cheating. As of now, however, it is done. Iran will be both unleashed — sanctions lifted, economy booming, with no treaty provisions regarding its growing regional aggression and support for terrorists — and welcomed as a good international citizen possessing a peaceful nuclear program. An astonishing trick. Iran’s legitimation will not have to wait a decade, after which, as the Iranian foreign minister boasts, the U.N. file on the Iranian nuclear program will be closed, all restrictions will be dropped and, as Obama himself has admitted, the breakout time to an Iranian bomb will become essentially zero. On the contrary. The legitimation happens now. Early next year, Iran will be officially recognized as a peaceful nuclear nation. This is a revolution in Iran’s international standing, yet its consequences have been largely overlooked. The deal goes beyond merely leaving Iran’s nuclear infrastructure intact. Because the deal legitimizes that nuclear program as peaceful (unless proven otherwise — don’t hold your breath), it is entitled to international assistance. Hence the astonishing provision buried in Annex III, Section 10 committing Western experts to offering the Iranian program our nuclear expertise. Specifically “training courses and workshops.” On what? Among other things, on how to protect against “sabotage.” The House’s Better Alternative to Corker-Cardin Boehner Reportedly Caves to House Republican Rebellion on Iran Deal Imagine: We are now to protect Iran against, say, the very Stuxnet virus, developed by the NSA and Israel’s Unit 8200, that for years disrupted and delayed an Iranian bomb. Secretary of State John Kerry has darkly warned Israel to not even think about a military strike on the nuclear facilities of a regime whose leader said just Wednesday that Israel will be wiped out within 25 years. The Israelis are now being told additionally — Annex III, Section 10 — that if they attempt just a defensive, nonmilitary cyberattack (a Stuxnet II), the West will help Iran foil it. Ask those 42 senators if they even know about this provision. And how they can sign on to such a deal without shame and revulsion. Charles Krauthammer
Europe’s openness rests on America’s strength. You can’t have one without the other. This was supposed to be the Era of No Fences. No walls between blocs. No borders between countries. No barriers to trade. Visa-free tourism. The single market. A global Internet. Frictionless transactions and seamless exchanges. In short, a flat world. Whatever happened to that? (…) We mistook a holiday from history for the end of it. We built a fenceless world on the wrong set of assumptions about the future. We wanted a new liberal order—one with a lot of liberalism and not a lot of order. We wanted to be a generous civilization without doing the things required to be a prosperous one. In 2003 the political theorist Robert Kagan wrote a thoughtful book, “Of Paradise and Power,” in which he took stock of the philosophical divide between Americans and Europeans. Americans, he wrote, inhabited the world of Thomas Hobbes, in which “true security and the defense and promotion of a liberal order still depend on the possession and use of military might.” Europeans, by contrast, lived in the world of Immanuel Kant, in which “perpetual peace” was guaranteed by a set of cultural conventions, consensually agreed rules and a belief in the virtues of social solidarity overseen by a redistributive state. These differences didn’t matter much as long as they were confined to panel discussions at Davos. Then came the presidency of Barack Obama, which has adopted the Kantian view. For seven years, the U.S. and Europe have largely been on the same side—the European side—of most of the big issues, especially in the Mideast: getting out of Iraq, drawing down in Afghanistan, lightly intervening in Libya, staying out of Syria, making up with Iran. The result is our metastasizing global disorder. It’s only going to get worse. The graciousness that Germans have shown the first wave of refugees is a tribute to the country’s sense of humanity and history. But just as the warm welcome is destined to create an irresistible magnet for future migrants, it is also bound to lead to a backlash among Germans. This year, some 800,000 newcomers are expected in Germany—about 1% of the country’s population. (…) If Germany had robust economic and demographic growth, it could absorb and assimilate the influx. It doesn’t, so it can’t. Growth has averaged 0.31% a year since 1991. The country has the world’s lowest birthrate. Tolerant modern Germany now looks with justified disdain toward the petty nationalism, burden-shifting and fence-building of the populist Hungarian government of Viktor Orbán. But it would be foolish to think of Hungary as a political throwback rather than as a harbinger. There is no such thing as a lesson from the past that people won’t ignore for the sake of the convenience of the present. Is there a way out? Suddenly, there’s talk in Europe about using military power to establish safe zones in Syria to contain the exodus of refugees. If U.S. administrations decide on adopting Kant, Europe, even Germany, may have no choice but to reacquaint itself with Hobbes by rebuilding its military and using hard power against unraveling neighbors. Europeans will not easily embrace that option. The alternative is to hasten the return to the era of fences. Openness is a virtue purchased through strength. Bret Stephens
In Europe and the West, the crisis is quieter but no less profound. Europe today often doesn’t seem to know where it is going, what Western civilization is for, or even whether or how it can or should be defended. Increasingly, the contemporary version of Enlightenment liberalism sees itself as fundamentally opposed to the religious, political and economic foundations of Western society. Liberal values such as free expression, individual self-determination and a broad array of human rights have become detached in the minds of many from the institutional and civilizational context that shaped them. Capitalism, the social engine without which neither Europe nor the U.S. would have the wealth or strength to embrace liberal values with any hope of success, is often seen as a cruel, anti-human system that is leading the world to a Malthusian climate catastrophe. Military strength, without which the liberal states would be overwhelmed, is regarded with suspicion in the U.S. and with abhorrence in much of Europe. Too many people in the West interpret pluralism and tolerance in ways that forbid or unrealistically constrain the active defense of these values against illiberal states like Russia or illiberal movements like radical Islam. Europe’s approach to the migration crisis brings these failures into sharp relief. The European Union bureaucracy in Brussels has erected a set of legal doctrines stated in terms of absolute right and has tried to build policy on this basis. Taking its cue from the U.N.’s 1948 Universal Declaration of Human Rights and other ambitious declarations and treaties, the EU holds that qualified applicants have an absolute human right to asylum. European bureaucrats tend to see asylum as a legal question, not a political one, and they expect political authorities to implement the legal mandate, not quibble with it or constrain it. This is, in many ways, a commendable and honorable approach. Europeans are rightly haunted by what happened in the 1930s when refugees from Hitler’s Germany could often find no place to go. But solemn declarations to “do the right thing” do not always lead to sound policy. Under normal circumstances, the rights-based, legalistic approach can work reasonably well. When refugee flows are slack, the political fallout from accommodating them is manageable. But when the flow of desperate people passes a certain threshold, receiving countries no longer have the will (and, in some cases, the ability) to follow through. Ten thousand refugees is one thing; 10 million is another. Somewhere between those extremes is a breaking point at which the political system will no longer carry out the legal mandate. To pretend that this isn’t true is to invite trouble, and Europe is already much closer to a breaking point than Brussels or Berlin would like to admit. In eastern and central Europe, the social and economic conditions for absorbing mass migration from the Middle East simply don’t exist. The relatively homogenous ethnic nation states that now comprise the region were created through generations of warfare, often accompanied by episodes of ethnic cleansing and genocide. Most of these states enjoyed a brief period of independence between the two world wars and were then engulfed, first by the Nazis and later by the Soviet empire. Their independence and security still feel fragile, and most of their citizens still believe that the role of the state is to protect the well-being of their own ethnic group and express its cultural values. Larger, more self-confident and richer societies in Europe’s west and north are better prepared to cope with immigration. But rules that work for Germany and Sweden can produce uncontrollable backlashes in other parts of Europe. Add to this picture the continuing budgetary and welfare crises and the mass youth unemployment in many Eurozone economies, and it is easy to envision a point at which Europe’s capacity to absorb refugees reaches a ceiling. And the flow of refugees to Europe could easily grow. The Turkish war against the Kurdistan Workers’ Party could escalate. Social breakdown or the victory of radical Islamist forces in Egypt could provoke a mass flight of the Copts, the last remaining large Christian population in a region that has seen one Christian community after another exterminated or forced into exile over the last 150 years. The sectarian war in Syria could intensify and spread into Lebanon. The intensifying religious conflict across the Sahel and northern sub-Saharan Africa could create the kind of political and economic insecurity that would produce vast flows of desperate migrants and asylum seekers. The breaking point may be reached sooner rather than later. In the short term, Europe’s attempts to welcome and resettle refugees will accelerate the flow. The news that rich countries like Germany are welcoming migrants will stimulate many more people to hit the road. (…) The EU has failed to see that refugee and asylum policy must have three distinct components: the compassionate embrace of those in great need, a tough-minded effort to reduce the flow at the source by correcting or preventing the problems that give rise to it, and an effective border-control regime that limits the number of refugees and migrants who reach EU soil. The humanitarian question of refugees and asylum seekers cannot be separated from the bankruptcy of Western security policy in Syria and Libya, and the bankruptcy of Western policy cannot be separated from the long-standing difficulties that many European states have in taking a responsible attitude toward questions of military security. The utter failure of Western policy in both Libya and Syria has to be seen for what it is: not just a political blunder but a humanitarian crime. The feckless mix of intervention and indifference in Libya and the equally feckless failure to intervene in Syria have helped to trigger the flows of migrants that are overwhelming Europe’s institutions. It is impossible to have a humane and sustainable asylum policy without an active and engaged foreign policy that from time to time involves military action. The West’s current stance on human rights and asylum is reminiscent of the liberal approach to questions of peace and war in the early 1930s. On the one hand, the West adopted a high-minded, legalistic stand that declared war illegal (the Kellogg-Briand Pact of 1928); on the other, we adhered to a blind commitment to disarmament. A noble ideal was separated from any serious effort to create the conditions that would make it achievable. The dream of a liberal, humanitarian peace that both the Obama administration and the EU share may not be achievable in the wicked and complicated world in which we live. It certainly cannot be achieved with the kinds of policies now in favor in capitals on both sides of the Atlantic. Walter Russell Mead
Immigration is a one-way Western street. Those who, in the abstract, damn the West — as much as elite Westerners themselves do — want very much to live inside it. The loudest anti-Western voices in the Middle East are usually housed in Western universities, not in Gaza. (…) Elites who are exempt by virtue of their money and influence from the consequences of living among millions of displaced Africans, Arabs, or Latin Americans berate ad nauseam their less-well-connected, supposedly illiberal fellow citizens. But note that no elite Westerner wants to face the cause of the malady: namely, that the failure in the Third World to adopt Western ideas of consensual government, equality between the sexes, free-market capitalism, individual liberty, and transparent meritocracy logically leads to mayhem and poverty. Westerners are afraid to explain why the non-West suffers and what it might do to end its own miseries. To do that would be imperialistic and neo-colonial. But it is worse than that: Western elites deny their own exceptionalism, and deny any reason for their own privilege other than the easy private guilt of citing the Holy Trinity of “race/class/gender.” They dare not associate Islam with the self-professed Islamists of ISIS who wreck the world’s archaeological treasures and who behead, burn alive, drown, and dismember Christians and supposed heretics. Indeed, Western op-ed writers go so far as to offer heated advisories that we must not confuse the source of this nihilist furor with radical Islam. So we tire of a New York Times columnist or an EU apparatchik who will never give up his own 1 percent lifestyle, but will castigate the values that ensure its continuation — on the understanding that such invective will assuage his guilt and never be taken too seriously. Surely 100 Hondurans will not be sleeping in the halls of the former’s Upper West Side co-op, and 500 Somalis will not camp out on the veranda of the latter’s Portofino estate. Could not Harvard and Stanford invite Central American illegal-alien youth to spend their summers in the shelter of their empty dorms and unused basketball arenas? Latino students at UC Irvine allege that flying the American flag is an act of micro-aggression, even as they decry the American unwillingness to open the borders to another 10 percent of Mexicans, who apparently would not mind the micro-aggressions. Go figure the hypocrisies, and all one can come up with is either ignorance, or a vague notion that such on-campus play-acting will lead to some career advantage to be harvested from bored elites. The Black Lives Matter movement in the last few months has often marched chanting for the death of “pigs,” while intellectuals contextualized their anger — and while police were shot at and sometimes killed. No one dares to make the argument that an absence of parity is due not to Bull Connor Redux, but rather to self-inflicted pathologies of the post–Great Society age that have annihilated the black two-parent family and led to inordinate crime, illegitimacy, illiteracy, drug use, social dependency, and, of course, furor at the system for allowing that disparity to happen. It is much easier to blame an old white cop than a bureaucrat at social services or the careerist Al Sharpton, whose racialist perks are predicated on their permanent absence in others. (…) The future of the European Union is bleak. It cannot define what a European is, so why should its borders not become porous? Who is to say that a German should not retire at 67 so a Greek can at 55? The sin of debt lies on the richer nations, who had the money to lend and profit, not the poorer, who imprudently borrowed. Thus default is little more than overdue redistribution. Europe is shrinking because child-raising is seen as a drag and the state ensures old-age care without the need for family support — until the money runs out. It no longer believes in its own defense, and it brilliantly contextualizes the aggression of Vladimir Putin, sort of like Athenian rhetoricians circa 340 b.c. assuring their fellow citizens that Philip II was merely into a macho schtick. America is Europeanizing itself, an odd thing, given that Europeans always feared that their Hellenism would be buried under crass American Romanism. It turns out that once liberty and freedom have ensured prosperity — the underclass of today has access to better communications, transportation, and computer-driven knowledge than the 1 percent of 30 years ago — then that achievement can be consumed by “fairness” and “equality.” What the West worries about is not poverty, but disparity: No one argues that the rioters at Ferguson did not have smartphones, expensive sneakers, hot water in their homes, air conditioning, and plenty to eat — it’s just that they did not have as many or as sophisticated appurtenances as someone else. Michael Brown was not undernourished or in need of the cigars he lifted. Is this decline just circular, as a Chamberlain leads to a Churchill, who leads to an Attlee, and eventually back to Thatcher, or as Carter begets Reagan, who begets Obama, who loses the Congress and the nation’s support? Certainly, equality and fairness are parasitical luxuries that depend first upon Western productivity, which is the harvest of personal freedom and economic liberty. Before you can have Cornel West, Sandra Fluke, Barack Obama, and Bernie Sanders, you first have to have grimy frackers and horizontal drillers, pajama-boy techies, the loggers of reality TV, long-haul truckers — and, yes, conniving capitalists at Goldman Sachs and showmen like Donald Trump. So far, the West has been lucky. The present generations of nihilistic redistributionists are no Sullas, Robespierres, or Lenins. They do damage, but for now not enough to endanger the architecture of their own privilege. Al Gore still jets around the world to hector about climate change. Barack Obama won’t retire to an iffy neighborhood in Chicago. Al Sharpton won’t order the police away from his doorstep. Warren Buffett and Bill Gates believe in property rights. Mark Zuckerberg assumes that he has the right to buy up his neighbors’ property to create a moat defense against those who he insists must be allowed into the United States without following legal immigration procedures. Even George Soros adheres to international finance laws, most of the time. At least for now, we are in a cycle of Western decline, waiting either for another Churchill, Thatcher, or Reagan to scold us out of it — or for an existential enemy, foreign or domestic, of such power and danger that all our progressive pieties will dissipate in the face of danger. (…) Bounty to boredom to decadence to panic to reawakening to ascendance has always been the cyclical way of the West. Its curse has been that the cycles of nihilism are as long as they are unnecessary. Victor Davis Hanson
Attention: un mythe peut en cacher un autre !
.
Alors qu’en ce 14e anniversaire des attentats islamistes du 11 septembre …
Où le prétendu Chef du Monde libre se félicite qu’à deux voix près la minorité démocrate du Congrès ait réussi à empêcher même pour la forme un vote sur un traité nucléaire iranien déjà préalablement entériné par le Conseil de sécurité de l’ONU (en transformant de fait tout rejet en violation du droit international) et réduit à un simple accord pour lui éviter un vote à la majorité aux deux tiers …
Et que le reste dudit Monde libre se réjouit d’un texte qui accorde à un pays qui prône depuis des décennies l’annihilation d’un de ses voisins le droit au « nucléaire pacifique » …
Pendant que, citation plagiée de Kennedy à l’appui et sur fond d’invasion musulmane de l’Europe via l’immigration forcée, les faux passeorts, les fausses conversions et les vrais djihadistes, nos nouveaux amis iraniens nous rappellent …
Que l’origine de tous nos maux n’est autre que les fables du 11/9 …
Et  qu’avec le défaussement du prétendu Leader du Monde libre que l’on sait, nos amis russes et chinois célèbrent le nouveau monde multipolaire que nous avions si longtemps appelé de nos voeux …
 .
Comment ne pas voir, avec l’historien militaire américain Victor Davis Hanson, la double hypocrisie …
D’élites non-occidentales qui n’ont de cesse de condamner un Occident qu’elles cherchent par tous les moyens à rejoindre ..
Comme d’élites occidentales qui n’ont pas de mots assez durs pour dénoncer un système dont elles profitent si largement ?
.
Is the West Dead Yet?
The West is paradoxically dominant on the global stage and eroding from within.
Victor Davis Hanson
National Review Online
September 9, 2015

Never has Western culture seemed so all-powerful.Look at the 30 top-ranked universities in the world; they are all American, British, or European — albeit these rankings are based largely on the excellence of their science, engineering, medicine, and computer departments rather than their English and sociology departments.

The American West Coast changed the world’s daily lifestyle with Amazon, Apple, Facebook, Google, and Yahoo.

The worldwide reach of schlock American pop culture is frightening. Hollywood psychodramas, rap vulgarity, reality TV, crude body tattooing and piercing, and the sorry, unhinged Miley Cyrus find their way up the Nile and around Cape Horn.

The United States, even with recent defense cuts, has more conventional military power than nearly the rest of the globe combined. American oil entrepreneurs have changed the global energy calculus.

Millions flee their homes to enter Europe — not Russia, China, or India. Ten percent of Mexico lives in the United States. Polls in Mexico suggest that half the remaining Mexican population would prefer to head north into the U.S., a nation to which, polls also suggest, they of course are hostile.

Immigration is a one-way Western street. Those who, in the abstract, damn the West — as much as elite Westerners themselves do — want very much to live inside it. The loudest anti-Western voices in the Middle East are usually housed in Western universities, not in Gaza. Jorge Ramos is a fierce critic of supposed American cruelty to illegal immigrants — so much so that he fled Mexico for America, became a citizen (how is that possible, given American bias against immigrants?), landed a multimillion-dollar salary working for the non-Latino-owned Spanish-language network Univision, and then put his kids in private school to shield them from hoi polloi of the sort he champions each evening. Now that’s the power of the West.

The alternatives are uninviting. Mohammad Javad Zarif, Pervez Musharraf, and Mohamed Morsi all resided in the West for long periods of time until political power beckoned at home. Putin’s Russia is a geriatric and unhealthy kleptocracy. China will never square the circle of free-market capitalist consumerism and Communist state autocracy. India, like Brazil, is always corrupt and always said to be full of potential. Neo-Communism has all but wrecked Latin America. The African nations are still tribal societies beneath a thin statist veneer. The Middle East is now mostly pre-civilized. (The Asian Tigers have escaped these fates by becoming mostly Westernized.) And, in our wired age, the maladies of the Third World are all instantly known and contrasted with the civilized alternative in the West.

But as in mid-fifth-century Athens and late-republican Rome, there are signs that the West is eroding — and fast. The common Western malady is age-old and cyclical. It was long ago described, over some thousand years of decline, by an array of Classical scolds, from Thucydides and Aristophanes to Tacitus, Petronius, Plutarch, Suetonius, and Procopius. In the case of modern America, Britain, and Europe, the sheer material bounty spawned by free-market capitalism and legally protected private property, combined with the freedom of the individual, creates a sort of ennui. Boredom is the logical result of that lethal mix of affluence and leisure.

It is not just that Westerners forget who gave them their bounty, but they tend to damn anonymous ancestors who worked so hard, but without a modern sense of taste and politically correct deference. Of course, so far, Western civilization presses on, despite the periodic sky-is-falling warnings that echo the likes of Friedrich Nietzsche, Oswald Spengler, and H. G. Wells. But does it press on as it did before?

Take the ongoing mass exoduses from the Third World into Europe and the United States. The reaction on the part of the host countries is largely paralysis, as the contradictions of professed Western liberalism hit the hard reality that Westerners are reluctant to accept millions of poor foreigners arriving en masse. Westerners are hoist on their own petards of “fairness” and “equality” in the age of globalization and instant communications: If Sudanese or Oaxacans are deprived of free annual check-ups or are in need of climate-change instruction, then Brussels and Washington are just as culpable for their plight as if they had shorted their own Slovakians or Alabamans.

Elites who are exempt by virtue of their money and influence from the consequences of living among millions of displaced Africans, Arabs, or Latin Americans berate ad nauseam their less-well-connected, supposedly illiberal fellow citizens. But note that no elite Westerner wants to face the cause of the malady: namely, that the failure in the Third World to adopt Western ideas of consensual government, equality between the sexes, free-market capitalism, individual liberty, and transparent meritocracy logically leads to mayhem and poverty.

Westerners are afraid to explain why the non-West suffers and what it might do to end its own miseries. To do that would be imperialistic and neo-colonial.

But it is worse than that: Western elites deny their own exceptionalism, and deny any reason for their own privilege other than the easy private guilt of citing the Holy Trinity of “race/class/gender.” They dare not associate Islam with the self-professed Islamists of ISIS who wreck the world’s archaeological treasures and who behead, burn alive, drown, and dismember Christians and supposed heretics. Indeed, Western op-ed writers go so far as to offer heated advisories that we must not confuse the source of this nihilist furor with radical Islam.

So we tire of a New York Times columnist or an EU apparatchik who will never give up his own 1 percent lifestyle, but will castigate the values that ensure its continuation — on the understanding that such invective will assuage his guilt and never be taken too seriously. Surely 100 Hondurans will not be sleeping in the halls of the former’s Upper West Side co-op, and 500 Somalis will not camp out on the veranda of the latter’s Portofino estate. Could not Harvard and Stanford invite Central American illegal-alien youth to spend their summers in the shelter of their empty dorms and unused basketball arenas?

Latino students at UC Irvine allege that flying the American flag is an act of micro-aggression, even as they decry the American unwillingness to open the borders to another 10 percent of Mexicans, who apparently would not mind the micro-aggressions. Go figure the hypocrisies, and all one can come up with is either ignorance, or a vague notion that such on-campus play-acting will lead to some career advantage to be harvested from bored elites.

The Black Lives Matter movement in the last few months has often marched chanting for the death of “pigs,” while intellectuals contextualized their anger — and while police were shot at and sometimes killed. No one dares to make the argument that an absence of parity is due not to Bull Connor Redux, but rather to self-inflicted pathologies of the post–Great Society age that have annihilated the black two-parent family and led to inordinate crime, illegitimacy, illiteracy, drug use, social dependency, and, of course, furor at the system for allowing that disparity to happen. It is much easier to blame an old white cop than a bureaucrat at social services or the careerist Al Sharpton, whose racialist perks are predicated on their permanent absence in others.

The first casualty in a bored and would-be-revolutionary society is legality. And certainly in the West the law — whose sanctity built Western civilization — has become a joke. New Confederate-style nullificationists in San Francisco demand that federal immigration statutes not apply to their sanctuary city, even as they insist that a minor clerk in Kentucky be jailed for nullifying a Supreme Court edict allowing gay marriage. Kim Davis should indeed be jailed for obstructing a federal mandate, but only after the neo-Confederate nullificationist mayor, Board of Supervisors, and sheriff of San Francisco.

These activists are not the poor and ignorant, but the wealthy and educated who no longer believe in the law — at least any law that does not directly protect their quite ample property. It would be easy to say they are neo–French Revolutionaries who believe social justice, not old white men’s privilege, is the better law code. But that excuse would be too kind. Those who embrace sanctuary cities while wanting to jail any who object to the omnipotence of federal jurisprudence are mostly hedonists. Whatever they feel like doing becomes legal, and whatever they don’t feel like doing becomes felonious and deserving of incarceration.

The future of the European Union is bleak. It cannot define what a European is, so why should its borders not become porous? Who is to say that a German should not retire at 67 so a Greek can at 55? The sin of debt lies on the richer nations, who had the money to lend and profit, not the poorer, who imprudently borrowed. Thus default is little more than overdue redistribution.

Europe is shrinking because child-raising is seen as a drag and the state ensures old-age care without the need for family support — until the money runs out. It no longer believes in its own defense, and it brilliantly contextualizes the aggression of Vladimir Putin, sort of like Athenian rhetoricians circa 340 b.c. assuring their fellow citizens that Philip II was merely into a macho schtick.

America is Europeanizing itself, an odd thing, given that Europeans always feared that their Hellenism would be buried under crass American Romanism. It turns out that once liberty and freedom have ensured prosperity — the underclass of today has access to better communications, transportation, and computer-driven knowledge than the 1 percent of 30 years ago — then that achievement can be consumed by “fairness” and “equality.” What the West worries about is not poverty, but disparity: No one argues that the rioters at Ferguson did not have smartphones, expensive sneakers, hot water in their homes, air conditioning, and plenty to eat — it’s just that they did not have as many or as sophisticated appurtenances as someone else. Michael Brown was not undernourished or in need of the cigars he lifted.

Is this decline just circular, as a Chamberlain leads to a Churchill, who leads to an Attlee, and eventually back to Thatcher, or as Carter begets Reagan, who begets Obama, who loses the Congress and the nation’s support? Certainly, equality and fairness are parasitical luxuries that depend first upon Western productivity, which is the harvest of personal freedom and economic liberty. Before you can have Cornel West, Sandra Fluke, Barack Obama, and Bernie Sanders, you first have to have grimy frackers and horizontal drillers, pajama-boy techies, the loggers of reality TV, long-haul truckers — and, yes, conniving capitalists at Goldman Sachs and showmen like Donald Trump.

So far, the West has been lucky. The present generations of nihilistic redistributionists are no Sullas, Robespierres, or Lenins. They do damage, but for now not enough to endanger the architecture of their own privilege. Al Gore still jets around the world to hector about climate change. Barack Obama won’t retire to an iffy neighborhood in Chicago. Al Sharpton won’t order the police away from his doorstep. Warren Buffett and Bill Gates believe in property rights. Mark Zuckerberg assumes that he has the right to buy up his neighbors’ property to create a moat defense against those who he insists must be allowed into the United States without following legal immigration procedures. Even George Soros adheres to international finance laws, most of the time.

At least for now, we are in a cycle of Western decline, waiting either for another Churchill, Thatcher, or Reagan to scold us out of it — or for an existential enemy, foreign or domestic, of such power and danger that all our progressive pieties will dissipate in the face of danger.

If, God forbid, Putin moves into the Baltic states, if Iran launches a nuke into Israel, if North Korea shoots chemical shells into Seoul, if China absorbs Taiwan, if, in another 9/11, a dozen 757s take down the Sears Tower, if the interest rate on a soon-to-be-$20-trillion national debt hits 7 percent, if Social Security checks start to bounce, or if Wall Street trumps its 2008 implosion, then Miley Cyrus will go the way of Britney Spears, Barack Obama the way of Jimmy Carter, and Black Lives Matter the way of It’s a Black Thing, You Wouldn’t Understand. Then the televised presences of Caitlin Jenner and the Kardashians would vanish as the decadent indulgences of a society that could no longer afford them.

Bounty to boredom to decadence to panic to reawakening to ascendance has always been the cyclical way of the West.

Its curse has been that the cycles of nihilism are as long as they are unnecessary.

 Voir aussi:

How Obama Swindled Americans on Iran
Charles Krauthammer
The Washington Post
September 10, 2015
Congress is finally having its say on the Iran deal. It will be an elaborate charade, however, because, having first gone to the U.N., President Obama has largely drained congressional action of relevance. At the Security Council, he pushed through a resolution ratifying the deal, thus officially committing the United States as a nation to its implementation — in advance of any congressional action.
The resolution abolishes the entire legal framework, built over a decade, underlying the international sanctions against Iran. A few months from now, they will be gone. The script is already written: The International Atomic Energy Agency, relying on Iran’s self-inspection (!) of its most sensitive nuclear facility, will declare Iran in compliance. The agreement then goes into effect and Iran’s nuclear program is officially deemed peaceful.
Sanctions are lifted. The mullahs receive $100 billion of frozen assets as a signing bonus. Iran begins reaping the economic bonanza, tripling its oil exports and welcoming a stampede of foreign companies back into the country.
It is all precooked. Last month, Britain’s foreign secretary traveled to Tehran with an impressive delegation of British companies ready to deal. He was late, however. The Italian and French foreign ministers had already been there, accompanied by their own hungry businessmen and oil companies. Iran is back in business.
As a matter of constitutional decency, the president should have submitted the deal to Congress first. And submitted it as a treaty. Which it obviously is. No international agreement in a generation matches this one in strategic significance and geopolitical gravity.
Obama did not submit it as a treaty because he knew he could never get the constitutionally required votes for ratification. He’s not close to getting two-thirds of the Senate. He’s not close to getting a simple majority. No wonder: In the latest Pew Research Center poll, the American people oppose the deal by a staggering 28-point margin.
To get around the Constitution, Obama negotiated a swindle that requires him to garner a mere one-third of one house of Congress. To get around the Constitution, Obama negotiated a swindle that requires him to garner a mere one-third of one house of Congress. Indeed, on Thursday, with just 42 Senate supporters — remember, a treaty requires 67 — the Democrats filibustered and prevented, at least for now, the Senate from voting on the deal at all.
But Obama two months ago enshrined the deal as international law at the U.N. Why should we care about the congressional vote? In order to highlight the illegitimacy of Obama’s constitutional runaround and thus make it easier for a future president to overturn the deal, especially if Iran is found to be cheating.
As of now, however, it is done. Iran will be both unleashed — sanctions lifted, economy booming, with no treaty provisions regarding its growing regional aggression and support for terrorists — and welcomed as a good international citizen possessing a peaceful nuclear program. An astonishing trick. Iran’s legitimation will not have to wait a decade, after which, as the Iranian foreign minister boasts, the U.N. file on the Iranian nuclear program will be closed, all restrictions will be dropped and, as Obama himself has admitted, the breakout time to an Iranian bomb will become essentially zero. On the contrary. The legitimation happens now. Early next year, Iran will be officially recognized as a peaceful nuclear nation.
This is a revolution in Iran’s international standing, yet its consequences have been largely overlooked. The deal goes beyond merely leaving Iran’s nuclear infrastructure intact. Because the deal legitimizes that nuclear program as peaceful (unless proven otherwise — don’t hold your breath), it is entitled to international assistance. Hence the astonishing provision buried in Annex III, Section 10 committing Western experts to offering the Iranian program our nuclear expertise. Specifically “training courses and workshops.” On what? Among other things, on how to protect against “sabotage.”
The House’s Better Alternative to Corker-Cardin Boehner Reportedly Caves to House Republican Rebellion on Iran Deal Imagine: We are now to protect Iran against, say, the very Stuxnet virus, developed by the NSA and Israel’s Unit 8200, that for years disrupted and delayed an Iranian bomb. Secretary of State John Kerry has darkly warned Israel to not even think about a military strike on the nuclear facilities of a regime whose leader said just Wednesday that Israel will be wiped out within 25 years. The Israelis are now being told additionally — Annex III, Section 10 — that if they attempt just a defensive, nonmilitary cyberattack (a Stuxnet II), the West will help Iran foil it. Ask those 42 senators if they even know about this provision. And how they can sign on to such a deal without shame and revulsion.

Voir encore:
Fables of 9/11: Persistent, Persuasive, and Destructive
Fars news

Sep 10, 2015
TEHRAN (FNA)- The tragedy of 9/11 should no longer be allowed to haunt the world’s collective memory and define its sense of purpose and orientation.
Under the pretext of wiping out the terrorists and their movements, the United States and its allies continue to spread sectarian poison and bring pain and suffering to many others. For fourteen years, the world has only seen wars, interventions, assassinations, torture, kidnappings, black sites, the growth of the American-European spying program, and the spread of terrorism.

The consequences are so terrible that those running the circus of “Global War on Terror” are no longer able to justify the burial of freedom and democracy, the fierce prosecution of whistleblowers, the militarization of the police, state-sanctioned killings without trial, as well as astronomical expenses, bombing campaigns galore, repeated defeats, disasters, and failed states.

After so many years of blind faith in military-first foreign policy, the bankrupt coalition of regime changers have failed to turn Afghanistan, Iraq, Syria, and Yemen into protectorates. They have failed to extricate themselves from the four major wars of the century.

Thanks to their chest beating jingoism, millions have also become stateless throughout the region. More than 380,000 people have crossed the Mediterranean this year in search of safety in Europe. Syrians, Iraqis, Afghans, Africans, and many others walk for days and months, sleep rough on station platforms or by the side of the road, are tear-gassed and beaten at overwhelmed borders, and crammed into trains like cattle as they try to make their way north.

The numbers keep on growing, as the “Global Terror on Terror” keeps on spreading. The warmongers have just begun bombing Syria to make it “theirs”. But for those on the edge of Europe struggling with their own troubles, this is wishful thinking.

The useless and costly war has displaced more than 4 million people, most of them to other countries in the region, though noticeably not to Saudi Arabia, Emirates, Qatar, Kuwait and Bahrain. A whole society has been destroyed, and the outside world has done very little to stop this happening.

The present refugee crisis in Europe is very much the “blowback” in Syria having a real impact on the continent for the first time. Syrian refugees continue to risk their lives to reach Europe and no amount of barbed wire or steel can stop them. For “please don’t come” Europe the nightmare has only just begun.

Another large refugee problem now looms and is unlikely to leave Europe unaffected. The Saudi-led war on Yemen is getting more destructive, with the potential for putting a large proportion of its 24 million people on the road and the seas. The UN says over 100.000 have already fled abroad.

Human traffickers smell money and soon they will start setting up shops on the Yemen coast. The chaos in Libya makes it a favored launching place for refugees attempting to get to Europe, and a stream of Yemenis are getting prepared to make their way to the Mediterranean coast.

Western politicians and chattering classes in the media might say Yemen is so much farther from Europe. The fact remains that the likelihood of another mass flight has become even greater.

The great enemy of the truth is very often not the lie – deliberate, contrived, and dishonest – but the myth – persistent, persuasive, and destructive. The mass flight of people will go on as long as the world buys the fables of 9/11 and the “War on Terror” players show no urgency in trying to end it.

Voir enfin:

Cameron, Hollande and Merkel: Why we support the Iran deal
David Cameron, François Hollande and Angela Merkel

Washington Post

September 10, 2015

David Cameron, François Hollande and Angela Merkel are, respectively, the prime minister of Britain, the president of France and the chancellor of Germany.

The U.S. Congress is voting this week on whether to support the agreement that our countries, along with the United States, Russia and China, reached with Iran to curb its nuclear program. This is an important moment. It is a crucial opportunity at a time of heightened global uncertainty to show what diplomacy can achieve.

Iran’s nuclear program has been a source of concern for more than a decade. Iran claimed that its ambitions were purely civil: All countries have the right under the Nuclear Non-Proliferation Treaty to use nuclear technology for peaceful purposes. But as recently as two years ago, we faced an alarming expansion in Iran’s program: a growing stockpile of uranium, some of it enriched up to 20 percent; an increase in the number of centrifuges, including more powerful new-generation machines; a deeply bunkered enrichment facility at Fordow; and the near completion of a research reactor at Arak capable of producing weapons-grade plutonium. And, of course, the International Atomic Energy Agency (IAEA) had limited visibility of some aspects of Iran’s program.

This posed a serious threat — not only to the security of Iran’s neighbors and for Israel, but also to our countries. A nuclear arms race in the Middle East would have added a disastrous new element to an already unstable region.

We had a shared responsibility to deal with this threat. The long history of fruitless nuclear talks with Iran did not give strong grounds for optimism. Nevertheless, two years of tough, detailed negotiation have produced an agreement that closes off all possible routes to an Iranian nuclear weapon in return for phased relief from nuclear-related sanctions.

We fully support this agreement because it achieves the goals we had set ourselves. It deals with the uranium enrichment route to a bomb by requiring Iran to reduce by 98 percent its stockpile of enriched uranium; to lower by two-thirds the number of its centrifuges; to limit uranium enrichment levels; and to stop using the deep Fordow site for enrichment. It closes the plutonium route through changes to the Arak reactor so that it does not produce weapons-grade plutonium. And it ensures the IAEA enhanced access not only to Iran’s nuclear facilities and the entire nuclear fuel cycle but also, where needed, to any undeclared site.

In return, Iran will get phased relief from nuclear-related sanctions — but only as it meets its own commitments in concrete ways, verified by the IAEA. And we have all agreed on provisions for the return of sanctions if Iran were to substantially breach the agreement.

This is not an agreement based on trust or on any assumption about how Iran may look in 10 or 15 years. It is based on detailed, tightly written controls that are verifiable and long-lasting. Iran will have strong incentives not to cheat: The near certainty of getting caught and the consequences that would follow would make this a losing option.

We condemn in no uncertain terms that Iran does not recognize the existence of the state of Israel and the unacceptable language that Iran’s leaders use about Israel. Israel’s security matters are, and will remain, our key interests, too. We would not have reached the nuclear deal with Iran if we did not think that it removed a threat to the region and the non-proliferation regime as a whole.

We did not reach the nuclear deal in the expectation that Iran’s external policy would change any time soon. But it does address the threat from Iran’s nuclear program and may open the way to recognition by Iran that collaboration with its neighbors is better than confrontation: Although we may not have the same interests as Iran, we do face some common challenges, including the threat from ISIL.

We are confident that the agreement provides the foundation for resolving the conflict on Iran’s nuclear program permanently. This is why we now want to embark on the full implementation of the Joint Comprehensive Plan of Action, once all national procedures are complete.

Voir par ailleurs:

Farewell to the Era of No Fences

Europe’s openness rests on America’s strength. You can’t have one without the other

Bret Stephens

This was supposed to be the Era of No Fences. No walls between blocs. No borders between countries. No barriers to trade. Visa-free tourism. The single market. A global Internet. Frictionless transactions and seamless exchanges.

In short, a flat world. Whatever happened to that?

In the early 1990s, Israel’s then-Foreign Minister Shimon Peres published a book called “The New Middle East,” in which he predicted what was soon to be in store for his neighborhood. “Regional common markets reflect the new Zeitgeist,” he gushed. It was only a matter of time before it would become true in his part of the world, too.

I read the book in college, and while it struck me as far-fetched it didn’t seem altogether crazy. The decade from 1989 to 1999 was an age of political, economic, social and technological miracles. The Berlin Wall fell. The Soviet Union dissolved. Apartheid ended. The euro and Nafta were born. The first Internet browser was introduced. Oil dropped below $10 a barrel, the Dow topped 10,000, Times Square became safe again. America won a war in Kosovo without losing a single man in combat.

Would Israeli businessmen soon be selling hummus and pita to quality-conscious consumers in Damascus? Well, why not?

Contrast this promised utopia with the mind-boggling scenes of tens of thousands of Middle East migrants, marching up the roads and railways of Europe, headed for their German promised land. The images seem like a 21st-century version of the Völkerwanderung, the migration of nations in the late Roman and early Medieval periods. Desperate people, needing a place to go, sweeping a broad landscape like an unchanneled flood.

How did this happen? We mistook a holiday from history for the end of it. We built a fenceless world on the wrong set of assumptions about the future. We wanted a new liberal order—one with a lot of liberalism and not a lot of order. We wanted to be a generous civilization without doing the things required to be a prosperous one.

In 2003 the political theorist Robert Kagan wrote a thoughtful book, “Of Paradise and Power,” in which he took stock of the philosophical divide between Americans and Europeans. Americans, he wrote, inhabited the world of Thomas Hobbes, in which “true security and the defense and promotion of a liberal order still depend on the possession and use of military might.”

Europeans, by contrast, lived in the world of Immanuel Kant, in which “perpetual peace” was guaranteed by a set of cultural conventions, consensually agreed rules and a belief in the virtues of social solidarity overseen by a redistributive state.

These differences didn’t matter much as long as they were confined to panel discussions at Davos. Then came the presidency of Barack Obama, which has adopted the Kantian view. For seven years, the U.S. and Europe have largely been on the same side—the European side—of most of the big issues, especially in the Mideast: getting out of Iraq, drawing down in Afghanistan, lightly intervening in Libya, staying out of Syria, making up with Iran.

The result is our metastasizing global disorder. It’s only going to get worse. The graciousness that Germans have shown the first wave of refugees is a tribute to the country’s sense of humanity and history. But just as the warm welcome is destined to create an irresistible magnet for future migrants, it is also bound to lead to a backlash among Germans.

This year, some 800,000 newcomers are expected in Germany—about 1% of the country’s population. Berlin wants an EU-wide quota system to divvy up the influx, but once the migrants are in Europe they are free to go wherever the jobs and opportunities may be. Germany (with 4.7% unemployment) is going to be a bigger draw than France (10.4%), to say nothing of Italy (12%) or Spain (22%).

If Germany had robust economic and demographic growth, it could absorb and assimilate the influx. It doesn’t, so it can’t. Growth has averaged 0.31% a year since 1991. The country has the world’s lowest birthrate. Tolerant modern Germany now looks with justified disdain toward the petty nationalism, burden-shifting and fence-building of the populist Hungarian government of Viktor Orbán. But it would be foolish to think of Hungary as a political throwback rather than as a harbinger. There is no such thing as a lesson from the past that people won’t ignore for the sake of the convenience of the present.

Is there a way out? Suddenly, there’s talk in Europe about using military power to establish safe zones in Syria to contain the exodus of refugees. If U.S. administrations decide on adopting Kant, Europe, even Germany, may have no choice but to reacquaint itself with Hobbes by rebuilding its military and using hard power against unraveling neighbors.

Europeans will not easily embrace that option. The alternative is to hasten the return to the era of fences. Openness is a virtue purchased through strength.

Voir de plus:

The Roots of the Migration Crisis
The Syrian refugee disaster is a result of the Middle East’s failure to grapple with modernity and Europe’s failure to defend its ideals
Walter Russell Mead
The Wall Street Journal

Sept. 11, 2015
The migration crisis enveloping Europe and much of the Middle East today is one of the worst humanitarian disasters since the 1940s. Millions of desperate people are on the march: Sunni refugees driven out by the barbarity of the Assad regime in Syria, Christians and Yazidis fleeing the pornographic violence of Islamic State, millions more of all faiths and no faith fleeing poverty and oppression without end. Parents are entrusting their lives and the lives of their young children to rickety boats and unscrupulous criminal syndicates along the Mediterranean coast, professionals and business people are giving up their livelihoods and investments, farmers are abandoning their land, and from North Africa to Syria, the sick and the old are on the road, carrying a few treasured belongings on a new trail of tears.
It is the first migration crisis of the 21st century, but it is unlikely to be the last. The rise of identity politics across the Middle East and much of sub-Saharan Africa is setting off waves of violence like those that tore apart the Balkans and the Ottoman Empire in the 19th and 20th centuries. The hatreds and rivalries driving endangered communities to exile and destruction have a long history. They probably have a long future as well.

What we are witnessing today is a crisis of two civilizations: The Middle East and Europe are both facing deep cultural and political problems that they cannot solve. The intersection of their failures and shortcomings has made this crisis much more destructive and dangerous than it needed to be—and carries with it the risk of more instability and more war in a widening spiral.

The crisis in the Middle East has to do with much more than the breakdown of order in Syria and Libya. It runs deeper than the poisonous sectarian and ethnic hatreds behind the series of wars stretching from Pakistan to North Africa. At bottom, we are witnessing the consequences of a civilization’s failure either to overcome or to accommodate the forces of modernity. One hundred years after the fall of the Ottoman Empire and 50 years after the French left Algeria, the Middle East has failed to build economies that allow ordinary people to live with dignity, has failed to build modern political institutions and has failed to carve out the place of honor and respect in world affairs that its peoples seek.

There is no point in rehearsing the multiple failures since Britain’s defeat of the Ottoman Empire liberated the Arabs from hundreds of years of Turkish rule. But it is worth noting that the Arab world has tried a succession of ideologies and forms of government, and that none of them has worked. The liberal nationalism of the early 20th century failed, and so did the socialist nationalism of Egypt’s Gamal Abdel Nasser and his contemporaries. Authoritarianism failed the Arabs too: Compare what Lee Kwan Yew created in resource-free Singapore with the legacy of the Assads in Syria or of Saddam Hussein in Iraq.

Today we are watching the failure of Islamism. From the Muslim Brotherhood to Islamic State, Islamist movements have had no more success in curing the ills of Arab civilization than any of the secular movements of the past. Worse, the brutal fanaticism and nihilistic violence of groups like Islamic State undercuts respect for more moderate versions of Islamic spirituality and thought.

The Turks and the Iranians have had more economic and institutional success than the Arabs, but in both Turkey and Iran today, the outlook is bleak. Iran is ruled by a revolutionary alliance of reactionary clerics and hungry thugs, and it is committed to a regional policy of confrontation and sectarian war. Like the Soviet Union, Iran is an uneasy conglomeration of national and cultural groups held together by a radical but increasingly stale ideology. Turkey, too, is cursed by blind Islamist enthusiasm and unresolved ethnic and ideological chasms. Neither country is immune to the violence sweeping the region, and neither country has been able to develop policies that would calm rather than roil their turbulent surroundings.

At the same time, foreign values are challenging traditional beliefs and practices across the region. Women throughout the Islamic world are seeking to shape theological and social ideas to better reflect their own experience. Modern science and historical and textual criticism pose many of the questions for traditional Islamic piety that 19th-century science and biblical criticism posed for Christianity. Young people continue to be exposed to information, narratives and images that are difficult to reconcile with traditions they were raised to take for granted.

As hundreds of thousands of refugees stumble from the chaos of an imploding Arab world toward Europe, and as millions more seek refuge closer to home, we see a crisis of confidence in the very structures of Middle Eastern civilization, including religion. Reports that hundreds of Iranian and other refugees from the Islamic world are seeking Christian baptism in Europe can be seen as one aspect of this crisis. If people feel that the religion they were raised in and the civilization of which they are a part cannot master the problems of daily life, they will seek alternatives.

For other Muslims, this means the embrace of radical fundamentalism. Such fanaticism is a sign of crisis and not of health in religious life, and the very violence of radical Islam today points to the depth of the failure of traditional religious ideas and institutions across the Middle East.

In Europe and the West, the crisis is quieter but no less profound. Europe today often doesn’t seem to know where it is going, what Western civilization is for, or even whether or how it can or should be defended. Increasingly, the contemporary version of Enlightenment liberalism sees itself as fundamentally opposed to the religious, political and economic foundations of Western society. Liberal values such as free expression, individual self-determination and a broad array of human rights have become detached in the minds of many from the institutional and civilizational context that shaped them.

Capitalism, the social engine without which neither Europe nor the U.S. would have the wealth or strength to embrace liberal values with any hope of success, is often seen as a cruel, anti-human system that is leading the world to a Malthusian climate catastrophe. Military strength, without which the liberal states would be overwhelmed, is regarded with suspicion in the U.S. and with abhorrence in much of Europe. Too many people in the West interpret pluralism and tolerance in ways that forbid or unrealistically constrain the active defense of these values against illiberal states like Russia or illiberal movements like radical Islam.

Europe’s approach to the migration crisis brings these failures into sharp relief. The European Union bureaucracy in Brussels has erected a set of legal doctrines stated in terms of absolute right and has tried to build policy on this basis. Taking its cue from the U.N.’s 1948 Universal Declaration of Human Rights and other ambitious declarations and treaties, the EU holds that qualified applicants have an absolute human right to asylum. European bureaucrats tend to see asylum as a legal question, not a political one, and they expect political authorities to implement the legal mandate, not quibble with it or constrain it.

This is, in many ways, a commendable and honorable approach. Europeans are rightly haunted by what happened in the 1930s when refugees from Hitler’s Germany could often find no place to go. But solemn declarations to “do the right thing” do not always lead to sound policy.

Under normal circumstances, the rights-based, legalistic approach can work reasonably well. When refugee flows are slack, the political fallout from accommodating them is manageable. But when the flow of desperate people passes a certain threshold, receiving countries no longer have the will (and, in some cases, the ability) to follow through. Ten thousand refugees is one thing; 10 million is another. Somewhere between those extremes is a breaking point at which the political system will no longer carry out the legal mandate. To pretend that this isn’t true is to invite trouble, and Europe is already much closer to a breaking point than Brussels or Berlin would like to admit.

In eastern and central Europe, the social and economic conditions for absorbing mass migration from the Middle East simply don’t exist. The relatively homogenous ethnic nation states that now comprise the region were created through generations of warfare, often accompanied by episodes of ethnic cleansing and genocide. Most of these states enjoyed a brief period of independence between the two world wars and were then engulfed, first by the Nazis and later by the Soviet empire. Their independence and security still feel fragile, and most of their citizens still believe that the role of the state is to protect the well-being of their own ethnic group and express its cultural values.

Larger, more self-confident and richer societies in Europe’s west and north are better prepared to cope with immigration. But rules that work for Germany and Sweden can produce uncontrollable backlashes in other parts of Europe. Add to this picture the continuing budgetary and welfare crises and the mass youth unemployment in many Eurozone economies, and it is easy to envision a point at which Europe’s capacity to absorb refugees reaches a ceiling.

And the flow of refugees to Europe could easily grow. The Turkish war against the Kurdistan Workers’ Party could escalate. Social breakdown or the victory of radical Islamist forces in Egypt could provoke a mass flight of the Copts, the last remaining large Christian population in a region that has seen one Christian community after another exterminated or forced into exile over the last 150 years. The sectarian war in Syria could intensify and spread into Lebanon. The intensifying religious conflict across the Sahel and northern sub-Saharan Africa could create the kind of political and economic insecurity that would produce vast flows of desperate migrants and asylum seekers.

The breaking point may be reached sooner rather than later. In the short term, Europe’s attempts to welcome and resettle refugees will accelerate the flow. The news that rich countries like Germany are welcoming migrants will stimulate many more people to hit the road. Jean-Claude Juncker, the president of the European Commission, is calling on member states to accept 160,000 migrants through a quota system. What will be the response when the number of migrants shoots well past that number?

The EU has failed to see that refugee and asylum policy must have three distinct components: the compassionate embrace of those in great need, a tough-minded effort to reduce the flow at the source by correcting or preventing the problems that give rise to it, and an effective border-control regime that limits the number of refugees and migrants who reach EU soil.

When it comes to reducing the number of migrants at their source, the Europeans have gotten it partly right. The EU has been relatively generous with economic-development aid to North Africa and the Middle East. That aid often falls