Exodus: A trop ménager la chèvre et le chou, Hollywood finit par perdre l’essentiel (While the jihadist beheading and ramming rages on, Ridley Scott goes for the fake science and misses the real theology)

25 décembre, 2014
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https://scontent-a-ams.xx.fbcdn.net/hphotos-xpa1/v/t1.0-9/10390891_10152540658871339_6195176451240323638_n.jpg?oh=367655a35bda136d6a78dbb80d802ebb&oe=5534E99FIl faut noter qu’en France la majorité des déséquilibrés – c’est logiquement mathématique – est composée de chrétiens. On signalera aussi qu’il y a des déséquilibrés juifs, même peut-être beaucoup car ces gens-là se tourmentent depuis 2000 ans… Cependant, il n’a pas été porté à notre connaissance que des déséquilibrés chrétiens soient allés renverser des piétons ou attaquer à l’arme blanche des policiers en criant « gloire au Christ-Roi ». On ne nous a pas fait savoir non plus que des déséquilibrés juifs se soient rendus dans une banlieue « sensible » dans le but de tuer et de blesser en hurlant « l’an prochain à Jérusalem ! ». C’est pourquoi il me semble que le cas de Dijon, et peut-être celui de Joué-lès-Tours (si les espoirs de France Info se confirment), doivent être immédiatement retirés des mains de M. Cazeneuve pour être confié à celles, plus adéquates, de Marisol Touraine. Il s’agit bien là d’une nouvelle pathologie, inconnue jusqu’à maintenant et que la France peut être fière de breveter. Une discipline parfaitement reconnue de la psychiatrie porte le nom d’ethnopsychiatrie. Elle postule, avec bon sens, que les manifestations psychotiques d’un guerrier Masai ne sont pas tout à fait identiques à celles d’un berger corse. Que la paranoïa d’un chercheur d’or d’Amazonie peut revêtir d’autres formes que les crises d’un chasseur de phoques eskimo. Que les névroses d’un habitué des pagodes bouddhistes font appel à d’autres références inconscientes que celles d’un catholique confit en dévotion. On pourrait imaginer que – déséquilibré pour déséquilibré – lire le Coran n’appelle pas tout à fait les mêmes réactions que la lecture de l’Ancien et du Nouveau Testament. En conséquence de quoi on ne voit pas pourquoi on s’arrêterait aux cas de Dijon et peut-être de Joué-lès-Tours (toujours selon France Info que je me plais à citer pour le plaisir). En effet, croit-on que les milliers de ressortissants européens qui partent égorger en Irak et en Syrie soient très équilibrés ? Que des centaines de milliers d’autres, qui eux aussi, hurlent « Allah akbar » réclamant des fatwas contre les infidèles soient parfaitement sains d’esprit ? Benoît Raysky
Compare the collective response after each harrowing high-school shooting in America. Intellectuals and public figures look for the root cause of the violence and ask: Why? Yet when I ask why after every terrorist attack, the disapproval I get from my non-Muslim peers is visceral: The majority of Muslims are not violent, they insist, the jihadists are a minority who don’t represent Islam, and I am fear-mongering by even wondering aloud. This is delusional thinking. Even as the world witnesses the barbarity of beheadings, habitual stoning and severe subjugation of women and minorities in the Muslim world, politicians and academics lecture that Islam is a “religion of peace.” Meanwhile, Saudi Arabia routinely beheads women for sorcery and witchcraft. In the U.S., we Muslims are handled like exotic flowers that will crumble if our faith is criticized—even if we do it ourselves. Meanwhile, Republicans and Democrats alike would apparently prefer to drop bombs in Syria, Iraq, Afghanistan and beyond, because killing Muslims is somehow less offensive than criticizing their religion? Unfortunately, you can’t kill an idea with a bomb, and so Islamism will continue to propagate. Muslims must tolerate civilized public debate of the texts and scripture that inform Islamism. To demand any less of us is to engage in the soft bigotry of low expectations. Aly Salem
Les drones américains ont liquidé plus de monde que le nombre total des détenus de Guantanamo. Pouvons nous être certains qu’il n’y avait parmi eux aucun cas d’erreurs sur la personne ou de morts innocentes ? Les prisonniers de Guantanamo avaient au moins une chance d’établir leur identité, d’être examinés par un Comité de surveillance et, dans la plupart des cas, d’être relâchés. Ceux qui restent à Guantanamo ont été contrôlés et, finalement, devront faire face à une forme quelconque de procédure judiciaire. Ceux qui ont été tués par des frappes de drones, quels qu’ils aient été, ont disparu. Un point c’est tout. Kurt Volker
Aujourd’hui on repère les boucs émissaires dans l’Angleterre victorienne et on ne les repère plus dans les sociétés archaïques. C’est défendu. René Girard
De nombreux commentateurs veulent aujourd’hui montrer que, loin d’être non violente, la Bible est vraiment pleine de violence. En un sens, ils ont raison. La représentation de la violence dans la Bible est énorme et plus vive, plus évocatrice, que dans la mythologie même grecque. (…) Il est une chose que j’apprécie dans le refus contemporain de cautionner la violence biblique, quelque chose de rafraîchissant et de stimulant, une capacité d’indignation qui, à quelques exceptions près, manque dans la recherche et l’exégèse religieuse classiques. (…) Une fois que nous nous rendons compte que nous avons à faire au même phénomène social dans la Bible que la mythologie, à savoir la foule hystérique qui ne se calmera pas tant qu’elle n’aura pas lynché une victime, nous ne pouvons manquer de prendre conscience du fait de la grande singularité biblique, même de son caractère unique. (…) Dans la mythologie, la violence collective est toujours représentée à partir du point de vue de l’agresseur et donc on n’entend jamais les victimes elles-mêmes. On ne les entend jamais se lamenter sur leur triste sort et maudire leurs persécuteurs comme ils le font dans les Psaumes. Tout est raconté du point de vue des bourreaux. (…) Pas étonnant que les mythes grecs, les épopées grecques et les tragédies grecques sont toutes sereines, harmonieuses et non perturbées. (…) Pour moi, les Psaumes racontent la même histoire de base que les mythes mais retournée, pour ainsi dire. (…) Les Psaumes d’exécration ou de malédiction sont les premiers textes dans l’histoire qui permettent aux victimes, à jamais réduites au silence dans la mythologie, d’avoir une voix qui leur soit propre. (…) Ces victimes ressentent exactement la même chose que Job. Il faut décrire le livre de Job, je crois, comme un psaume considérablement élargi de malédiction. Si Job était un mythe, nous aurions seulement le point de vue des amis. (…) La critique actuelle de la violence dans la Bible ne soupçonne pas que la violence représentée dans la Bible peut être aussi dans les évènements derrière la mythologie, bien qu’invisible parce qu’elle est non représentée. La Bible est le premier texte à représenter la victimisation du point de vue de la victime, et c’est cette représentation qui est responsable, en fin de compte, de notre propre sensibilité supérieure à la violence. Ce n’est pas le fait de notre intelligence supérieure ou de notre sensibilité. Le fait qu’aujourd’hui nous pouvons passer jugement sur ces textes pour leur violence est un mystère. Personne d’autre n’a jamais fait cela dans le passé. C’est pour des raisons bibliques, paradoxalement, que nous critiquons la Bible. (…) Alors que dans le mythe, nous apprenons le lynchage de la bouche des persécuteurs qui soutiennent qu’ils ont bien fait de lyncher leurs victimes, dans la Bible nous entendons la voix des victimes elles-mêmes qui ne voient nullement le lynchage comme une chose agréable et nous disent en des mots extrêmement violents, des mots qui reflètent une réalité violente qui est aussi à l’origine de la mythologie, mais qui restant invisible, déforme notre compréhension générale de la littérature païenne et de la mythologie. René Girard
Peut-on imaginer personnage littéraire plus désagréable que le Dieu de l’Ancien Testament? Jaloux et en étant fier; obsédé de l’autorité, mesquin, injuste et impitoyable; vengeur et sanguinaire tenant de l’épuration ethnique; tyrannique, misogyne, homophobe, raciste, infanticide, génocidaire, fillicide, pestilentiel, mégalomane, sadomasochiste et capricieusement diabolique. Richard Dawkins
More and more geoscientists are willing to combine their work with such stories these days, in a budding discipline called geomythology. Volcanologist Floyd McCoy of the University of Hawaii, Manoa, says discussing myth has traditionally been “a good way to sink your own credibility”; it can put you on the list with flaky Atlantologists and other amateur zealots. But, says McCoy, “I’d be a fool to write it all off. There is a new realization that some myths have something to say.” Myths can sometimes alert researchers to previously unheeded geohazards; in other cases, where science has demonstrated the danger, legends “enrich the record” and reinforce the fact that people lie in harm’s way, says paleoseismologist Brian Atwater of the U.S. Geological Survey (USGS) in Seattle, who has spearheaded many studies of seismic events in the Pacific Northwest. The trick is teasing out which myths carry kernels of truth that can be connected to hard data. The movement traces in part to the 1980s, when scientists realized that the slow march of geologic time is sometimes punctuated by biblical-scale catastrophes, such as the giant meteorite that wiped out dinosaurs 65 million years ago. After this was accepted, some (usually those with tenure) felt freer to wonder if near-universal myths of great floods and fires implied that such disasters also have punctuated human time. (…) Paleoseismologists have a modern explanation: Quaking along the offshore subduction zone has produced at least a dozen huge tsunamis at intervals of 200 to 1000 years, as shown by shore deposits including inland sand sheets and mud that buried native camps. The most recent wave is dated through tree rings and other evidence to January 1700; scientists agree the next can come any time. The utility of myth became clear in the Indian Ocean tsunami of 2004. While up to 300,000 people are thought to have died, the indigenous seafaring Moken people of Thailand almost all survived. Their traditions warn that when the tide recedes far and fast—as happens before tsunamis—a man-eating wave is coming, and everyone should run. They did. Patrick Nunn, a geoscientist at the University of the South Pacific in Suva, Fiji, believes such stories can be harnessed to find other hidden geohazards. He currently has a grant from the French government to collect tales that might pinpoint islands where scientists should look for warnings of earthquakes, volcanoes, or catastrophic landslides not included in written records. These include common motifs in which deities “fish up” islands from the water and sometimes throw them back. Nunn thinks such tales may encode sudden uplifts, subsidences, or flank collapses of islands, and he has already confirmed that sinking islands are not just myths. (…) Myth has also figured in work at Nyos, a crater lake in Cameroon that exploded and killed 1700 people in 1986. The disaster was at first a mystery, with no signs of volcanic eruption. Scientists finally figured out that carbon dioxide bubbling from deep rocks had slowly built up in the water, then burst out and suffocated all living things nearby—a phenomenon never observed by scientists. It could have been dismissed as a one-time fluke except for the fact that the region is full of stories about haunted lakes that rise, sink, or blow up. Anthropologist Eugenia Shanklin of The College of New Jersey in Trenton, who collected the stories, says many local people have taboos against living near lakes and instead dwell on high ground. Scientists now know that gas buildup affects at least one other lake in the region, Lake Monoun, as well as giant Lake Kivu in east Africa, which has 2 million people living on its shores. The myths “helped tell us it happened before, and it will happen again,” says geochemist William Evans of USGS in Menlo Park, California, who is working to remove gas now rebuilding in Nyos and Monoun. Next year, the Geological Society of London will publish Geology and Myth, a collection of papers by Shanklin, Nunn, and others. Co-editor Luigi Piccardi, a structural geologist at the National Research Council of Italy, says he hopes it will lead colleagues to take the field more seriously. Among other work, Piccardi has studied a cataclysmic 493 C.E. appearance at southern Italy’s Monte Sant’Angelo by the Archangel Michael, said to have left his footprint in the rocks—code, Piccardi says, for a big, previously unauthenticated earthquake. In the late 1990s, Piccardi found ample physical evidence for the event, including a dramatic fault scarp in the floor of the popular shrine to the apparition, long hidden until it was uncovered in archaeological excavations—the apparent “footprint.” In 2001, the National Institute of Geophysics and Volcanology in Rome upgraded the area to seismic high risk. This may also be an example of how geomyths are periodically reinvented in places where disasters reoccur: The shrine was previously an oracle and supposed entry to the underworld dedicated to the Greek seer Kalchas, who is mentioned in The Iliad. Piccardi’s description of the shrine is in press at Tectonophysics. Piccardi is currently studying the possibility that many ancient sites of worship and miracles are over active faults, on the theory that past rumblings and cracking have been transmuted into visits by monsters and gods. One such example is the oracle at Delphi, Greece. Here, priestesses were said to enter prophetic trances by inhaling the breath of the god Apollo from a magical chasm; people came from around the ancient world to hear their words. While the oracle was indisputably real, classical scholars wrote off the chasm as an invention—until geologist Jelle de Boer of Wesleyan University in Middletown, Connecticut, and archaeologist John Hale of the University of Louisville in Kentucky published a series of papers on the oracle over the past few years. De Boer and Hale showed that the ruins of Delphi lie over the juncture of two faults that conduct up psychoactive hydrocarbon gases through a spring, exactly as described in ancient accounts. (Why some prophecies were uncannily accurate is another question.) This summer, de Boer and Hale visited the partially excavated ruins of the oracles of Apollo at Klaros and Didyma in southwest Turkey and detected hydrocarbon gases there too. The process of translating myth into geology, or vice versa, can be murky, but Elizabeth Barber, a professor of linguistics and archaeology at Occidental College in Los Angeles, California, believes it can be done scientifically. In the recent book When They Severed Earth From Sky: How the Human Mind Shapes Myth, she argues that transmutations of reality into myth take predictable courses, with natural forces often turned into supernatural beings (Science,27 May, p. 1261). Some examples seem straightforward. A story from the Klamath people of Oregon about a battle between the chiefs of Above World and Below World is faithful in every geologic detail to the volcanic explosion of Mount Mazama and the formation of Crater Lake in its place, from the rain of burning ash and rock to many years of rainfall afterward that eventually filled in the crater—a process that started 7000 years ago. Other legends are more confusing. These include a hypothesis that the pillars of cloud and fire that guided the Hebrews from Egypt came from the 1625 B.C.E. volcanic eruption of Thera in the Mediterranean. Here, mismatches between dates of the events and problems with the Hebrews’route lead Barber to think the account is conflated from several real but distinct events. “The question is how often and in what cases you can take it back literally,” she said. Other researchers’ hypotheses about events as widely varied as the destruction of Sodom and Gomorrah and the death of King Arthur (said by some to relate to a catastrophic comet impact) suffer similar problems of time and space. Efforts to connect myths with comet or meteorite impacts have met with skepticism. Repeated, undetected big impacts in human time “contradict everything we know about the rate of impacts on Earth, and the inventory of what’s out there now, and their dynamics,” says David Morrison of NASA’s Ames Research Center in Mountain View, California, head of the global Near Earth Object Working Group, which tracks celestial objects that might endanger Earth. The pendulum may have swung too far in favor of accepting myths, says social anthropologist Benny Peiser of Liverpool John Moores University in the U.K., who runs the Cambridge Conference Network, an Internet clearinghouse for catastrophist theories. Now that more people are willing to listen, he says, too many scientists are invoking myth “left, right, and center to explain everything.” In a paper at a late-October workshop on natural catastrophes in the ancient Mediterranean, he asserts that no major myths have yet met scientific standards, although he does credit some regional ones, such as the Pacific Northwest earthquakes. Kevin Krajick
From the Egyptian standpoint the departure of the Hebrews from Egypt was actually a justifiable expulsion. The main sources are the writings of Manetho and Apion, which are summarized and refuted in Josephus’s work Against Apion . . . Manetho was an Egyptian priest in Heliopolis. Apion was an Egyptian who wrote in Greek and played a prominent role in Egyptian cultural and political life. His account of the Exodus was used in an attack on the claims and rights of Alexandrian Jews . . . [T]he Hellenistic-Egyptian version of the Exodus may be summarized as follows: The Egyptians faced a major crisis precipitated by a group of people suffering from various diseases. For fear the disease would spread or something worse would happen, this motley lot was assembled and expelled from the country. Under the leadership of a certain Moses, these people were dispatched; they constituted themselves then as a religious and national unity. They finally settled in Jerusalem and became the ancestors of the Jews. James G. Williams
What in the world is going on with Exodus: Gods and Kings? It’s as if Scott couldn’t choose between two titles—one for the biblically attuned, another for everyone else—so he just crammed them together with a colon as buffer. Christopher Orr
Écrit par les juifs en exil à Babylone (597-537 avant J.-C.), l’Exode est une longue méditation sur un peuple sans roi et avec un Dieu, qui affronte un peuple avec des Rois considérés comme des dieux. C’est aussi une réflexion sur la place du roi et de la loi, face à l’arbitraire et à la dictature. De cela, l’auteur ne s’embarrasse malheureusement guère. Même si on peut lui savoir gré d’une certaine sobriété dans la représentation du divin. C’est à travers la bouche d’un enfant, un enfant têtu, parfois colérique, que Dieu parle à Moïse, et l’idée fonctionne bien. Mais Moïse, interprété par Christian Bale, manque d’épaisseur, et au fond, d’humanité. On ne ressent guère le déchirement d’un homme entre deux peuples, hébreu par sa naissance, égyptien par son éducation. Les quelques scènes domestiques avec sa femme Tsipporah sont convenues, et, au-delà des deux héros (Pharaon est joué par Joel Edgerton), aucune place n’est laissée aux seconds rôles, Aaron comme la mère et la sœur de Moïse sont tout juste évoqués. Le combat fratricide qui oppose Moïse au pharaon (Ramsès II, traditionnellement considéré comme le pharaon de Moïse, même s’il n’en existe aucune preuve) donne les meilleures scènes du film. Les dix plaies qui s’abattent sur l’Égypte, l’entêtement du pharaon, la cruauté du Dieu des Hébreux qui se venge sur les enfants égyptiens premiers-nés sont, finalement, assez fidèles au genre des pages bibliques. Cela se gâte pour le passage de la mer Rouge, noyé par une sorte de tsunami improbable et ennuyeux. Et la traversée du désert est bâclée en quelques images, alors que c’est bien là que se joue la constitution du peuple Juif. Au fond, c’est l’Égypte qui intéresse Ridley Scott, et non le peuple hébreu. Il reste de belles images d’un film très familial, qui peut au moins permettre d’éveiller l’intérêt des plus jeunes sur l’un des textes fondateurs de la civilisation judéo-chrétienne. La Croix
The maledictions in the curse-lists of Leviticus and Deuteronomy have been shown to be part of a stock of traditional curses employed during the biblical period in the geographical area extending from Israel to ancient Mesopotamia. Not only are they attested in the Torah (the Five Books of Moses), but also in the prophets; they also appear in the “curse” sections of contemporaneous ancient Near Eastern treaties.These “curses” reflect the kinds of things that could, and probably did, happen in this geographical area as a result of natural or humanly-imposed calamities. (…) perhaps a series of natural disasters occurred in Egypt in a relatively short period of time. Egyptian religion would have had to explain it. A link between these disasters and various Egyptian deities (expressing their displeasure) formed. No matter how Egyptians interpreted these disasters, Israelites could have accepted the notion that they were divinely caused but would have viewed them as contests between their patron and the gods of Egypt, the result of which were judgments against the gods of Egypt and their earthly representatives.Trace of this stage in the development of the tradition can be found in the Biblical narrative. During this, the interpretative stage, the plagues were theologized, providing cosmic meaning to the natural phenomena even as they were removed from the realm of what we would call “nature.” The Plague traditions, which were maintained orally by the Israelites until some time after the establishment of the monarchy, continued to be reworked in the land of Israel. There, far from the ecological context of Egypt, some phenomena natural in Egypt would have appeared incomprehensible to them and even fantastic, inviting imaginative embellishment. The Israelite traditors, those who passed on the tradition, were no longer familiar with the Egyptian cultural milieu in which the disasters had been theoligized and made meaningful by their ancestors. These traditors, therefore, made them meaningful within their own world view by connection the plagues, which initiated the emergence of Israel as a covenant community, with the creation of the world. Ziony Zevit
Not only have the exciting Biblical elements, such as a lonely baby floating down a raging Nile, a hero with a speech impediment sent to speak to the most powerful leader in the world, a brotherly side-kick, been edited out of the movie, God has been turned into a petulant child. This is the precise opposite of the narrative, which depicts a God who has control of every element of nature, including death and Pharaoh. But movie Moses’ exasperated cry, “Who are you punishing?” misses the textual point that the Hebrews were not subjected to the majority of the plagues. I should not be surprised as it seems no one involved with this movie has ever read the Biblical account. The movie is manipulative in its anti-religious polemic. All the supernatural elements of the story (which are in the Bible to make theological points about the God of the Hebrews and thus are literarily important to the characterization of God, regardless of one’s faith position) are stripped away or given a “scientific” explanation within the dialogue. It’s amazing that the movie had time for that when it rushed through the plagues. To my count, only eight or possibly nine were depicted (though the alligator plague might be an improvement on the text). The Egyptian priestess (apparently there was only one in Memphis) and the prophet are slain for incompetence. Moses is a firm atheist until he suffers a traumatic brain injury which makes him hallucinate a boy-god. Which brings us to the petulant, malicious boy-god, who plagues the Hebrews alongside the Egyptians, ignores Moses’ pleas for mercy and binds the Hebrews to him without choice in the final plague. Ellen White

Cachez ces boucs émissaires que je ne saurai voir !

Fleuve changé en sang et ulcères, invasion de grenouilles, poux, mouches et sauterelles, grêle et ténèbres, mort des troupeaux et des premiers-nés …

En ces temps étranges, en ce dixième anniversaire du tsunami de Noël 2004, où il est moins offensant de tuer des musulmans par drones que de critiquer leur religion

Et où une crèche de Noël peut se révéler plus menaçante que la dite religion qui appelle ses fidèles à égorger nos fils et nos compagnes

Où, à la Richard Dawkins, nos contemporains n’ont pas de mots assez durs pour dénoncer la Bible et le Dieu de la Bible

Et où, à l’instar de nos théologiens, scientifiques ou cinéastes, l’on s’escrime pour justifier la « cruauté d’un Dieu qui se venge sur les enfants égyptiens premiers-nés » …

Pendant des juristes égyptiens proposent de poursuvre les juifs en justice pour l’argenterie embarquée lors de l’exode …

Comment ne pas s’étonner, avec la sortie en salle de la toute dernière version hollywoodienne de l’Exode – déjà interdite, comme il se doit, au Maroc et probablement bientôt en Egypte même  …

De ce remarquable refus, en une année pourtant riche en films religieux, de notre époque de repérer dans les sociétés archaïques, comme le rappelle Girard, ce que l’on repère si facilement dans notre propre Moyen-Age ou l’Angleterre victorienne …

Qui, derrière une liste aussi incroyable et stéréotypée de malédictions et de calamités attribuées aux premiers hébreux, s’interdit de voir les mêmes fausses accusations d’empoisonnement des sources d’eau ou de crime rituel d’enfants qui justifièrent bien plus tard chez nous l’expulsion de leurs descendants médiévaux ?

Et qui, au-delà de son évidente dimension mythologique, finit par perdre toute la grandeur et la subversion d’un texte biblique …

Qui non content de se choisir, comme héros national, un métèque au nom égyptien et fils d’on ne sait pas trop qui (son maitre Ramses était au moins  fils de Ra), maqué de surcroit avec une Ethiopienne et qui n’atteindra et ne sera meme pas enterré sur la terre ancestrale …

Retourne, en une sorte de contre-histoire, lesdites accusations en actes délibérés d’une libération divine …

Jusqu’à en tirer, à la manière de ces hérétiques juifs qui un millénaire plus tard fonderont leur religion sur la plus infâme des mises à mort, … son propre récit fondateur ?

Review: ‘Exodus’ Is God-Awful

Scott Mendelson

Forbes

12/05/2014

Exodus: Gods and Kings comes to us courtesy of 20th Century Fox, which is distributing Ridley Scott’s $140 million would-be epic. The producers this time around are Chernin Entertainment, Scott Free Productions, Babieka, and Volcano Films. The film opens wide in America on December 12th, 2014, and it has already opened in some overseas markets as of December 3rd. Over the next few months, it will of course attempt to play a two-sided game. On on hand, the film will be targeting the overtly religious moviegoers that have made quite a bit of noise this year. On the other hand, 20th Century Fox wants the general moviegoers worldwide who just want a major spectacle-filled blockbuster regardless of the film’s would-be religious dogma.

Working in the film’s favor is the relatively well-known (if not “all-star” in a box office sense) cast, featuring the likes of Christian Bale, Joel Edgerton, Aaron Paul, Sigourney Weaver, Ben Kingsley, and John Turturro in roles of various sizes. Also of note is director Ridley Scott, who allows Fox to put things like “from the director of Gladiator” on the marketing materials. 20th Century Fox is one of the best studios in terms of overseas box office, so I can’t imagine anything less than a worldwide hit regardless of the film’s quality or racially-correct casting.

I’d love to tell you that the controversy over the race bending/whitewashing of the film’s cast will affect the box office in some kind of “that will teach you” kind of way, but that’s not true. Ridley Scott was mostly correct when he discussed the challenges of getting financing for a mega-budget spectacle without major (read – mostly white) movie stars. Until Hollywood puts more effort into actually crafting major movie stars outside of the mostly Anglo-Saxon variety, this is going to be an ongoing issue, even if I would argue that really only Christian Bale counts as a “movie star.” That’s of course why I was so tough on the new Star Wars film, because it by virtue of its guaranteed bank-ability has at least the potential to do things differently.

For those who aren’t Middle Earth junkies, Exodus has positioned itself as the proverbial “event film” of the Christmas season, where it will presumably get a boost after opening weekend from both Hanukkah (which starts on December 16th) and Christmas (December 25th). The big Christmas releases are mostly smaller-scale pictures, such as Into the Woods and the Oscar bait vehicles Unbroken and American Sniper. Not to spoil the review, but Exodus is not an Oscar contender. But considering Fox’s overseas mojo, it’s tough not to imagine the film becoming something of a global hit.

The Review:
Ridley Scott’s Exodus: Gods and Kings (trailer) is a terrible film. It is a badly acted and badly written melodrama that takes what should be a passionate and emotionally wrenching story and drains it of all life and all dramatic interest. It hits all the major points, like checking off boxes on a list, yet tells its tale at an arms-length reserve with paper-thin characters. It is arguably a film intended for adults, with violence that makes a mockery of its PG-13 rating, yet it has far less nuance, emotional impact, and moral shading than DreamWorks Animation’s PG-rated and seemingly kid-targeted The Prince of Egypt.

The film starts with an arbitrary mass battle scene, one which serves no purpose save for having a mass battle sequence to toss into the trailers. The primary alteration to the story is the inclusion of said gratuitous action beats. The film is relentlessly grim yet oddly unemotional, which is a tricky balance to accidentally pull off. The actors (who have all done excellent work elsewhere) are all oddly miscast, and that’s not even getting to the whole “really white actors playing Egyptians” thing. Oh right, that little issue… It’s actually worse than you’ve heard.

In retrospect, it may have been better to just make a 100% white cast similar to Noah. This film instead is filled with minorities in subservient roles, be it slaves, servants, or (implied) palace sex toys. Instead of merely having a film filled with only white actors, what the film does is implicitly impose a racially-based class system, where the white characters are prestigious and/or important while the various minorities are inherently second or third-class citizens almost by virtue of their skin color. I am sure this was unintentional, but that’s the visual picture that Exodus paints.

Now to be absolutely fair, even if Exodus was cast with 100% racial/ethnic authenticity, it would still be a pretty bad motion picture. The screenplay has our poor, miscast actors speaking in various accents and in a bizarre hybrid of “ancient times period piece” English and more modern American English, which leads to lines like “From an economic standpoint alone, what you’re asking is problematic,” which is Rameses’s (Joel Edgerton) response to Moses’s initial plea to “Let my people go!”

The key fatal flaws of Exodus is the lack of any emotional focal point and a lack of any real urgency to the proceedings. The film is so emotionally flat, really throughout the entire 150-minute run time, that it feels less like a movie than a handsomely-staged and visually-spectacular book report of the story of Moses and the Jews. The film stumbles badly in its second half as well, attempting to “deepen” the story by making Moses conflicted and offering hints that he was basically a terrorist (he explicitly states that they have to attack the civilians to nudge the government), regardless of the fact that God is basically going to do what God is going to do with or without his help.

As is arguably the case in the original text, Moses is a pretty passive protagonist. That would be less problematic with an additional character arc, like (for example) the conflict between loving brothers that powered The Prince of Egypt, but absent such a hook the film basically amounts to watching events we know all-too-well unfold onscreen with no engagement beyond visceral appreciation of the violence. Yes, the scene of chariots tumbling off a collapsing mountainside is pretty awesome, but it’s a weird thing to watch thousands of civilians die horribly and merely be impressed by the special effects.

There is one pretty terrific artistic choice. Ridley Scott cast an eleven-year old boy, Brit Isaac Andrews, to represent the all-might Lord and it’s divine. Eschewing the standard “might voice from the sky” shtick, Andrews plays God as a pissed-off, impatient, and petulant child. It’s both genuinely captivating and deliciously entertaining. It’s the kind of outside-the-box and courageous artistic gamble that exemplifies what is lacking in the rest of the picture.

I wasn’t a huge fan of Noah, but I admired that film’s go-for-broke imagination and relentless pessimism and for what was clearly as a “new” take on the old story. Nearly all of Exodus is a routine by-the-numbers retelling of an oft-told tale with little to justify itself beyond improved special effects. If I had to take a guess, I would speculate that the filmmakers were caught between two opposing goals. There was perhaps an intent to update the Exodus story not just with grander special effects and grimmer storytelling but with a certain ambivalence and reflection. But there was also the pressure to deliver a big-budget blockbuster that would appeal to mass audiences who don’t always want moral shades of grey in their spectacles as well as the devoutly religious who will walk into the film expecting to be offended on a theological level.

So the film ends up being arguably the worst of both worlds. It’s “dark and gritty,” utterly lacking in humor or excitement, and yet it’s simplistic and painfully straight-forward, offering little nuance and little artistic interpretation beyond hitting the expected goal posts. It adds needless action scenes in order to appear more action-packed and yet adds little emotional engagement or character development to make us care about said action. It is overly reverent to the sacred text yet offers no religious emphasis for the sake of not offending those outside the dogma. By playing it weirdly “safe”, it old-school pulpy excitement of Gladiator or the emotional and social nuances of the painfully underrated Kingdom of Heaven (which may be my favorite Ridley Scott film).

The film’s final moment is an onscreen text card dedicating the film to Tony Scott, who of course committed suicide two years ago. In that flash, we get all the makings of an entirely different film, a potentially superior and certainly more personal one that told the Moses/Ramesses story through the prism of Tony and Ridley’s relationship, whatever that might have been. I don’t know what that version of Exodus might have been, and it’s not my job to tell filmmakers what artistic choices they should have made, but that closing title card contains more emotional oomph that the entire 150-minutes of Exodus: Gods and Kings preceding it.

Voir aussi

Excruciating Exodus Movie Exudes Errors
Exodus: Gods and Kings reeks with wretchedness
Ellen White
Biblical archeology
12/18/2014
Colossal expense equals colossal waste for the new Ridley Scott movie Exodus: Gods and Kings (2014). The story has been changed so much from the Biblical narrative that it is barely recognizable.
My mother always taught me that if I don’t have anything nice to say, I should say nothing at all. If I were to follow her policy, this review of Ridley Scott’s Exodus: Gods and Kings (2014) would end now.

I should say I am not a purist. I understand that Biblical material needs to be added to in order to make a motion picture. After all, very rarely does the Bible give a physical description of a character. I also understand that changes might need to be made for technical reasons or to make the story flow — though Scott’s explanation for the racial make-up of his casting falls flat. Heck, I even like Dan Brown books. Sure, I notice the inaccuracies, but the man tells good stories. So why am I annoyed that Exodus: Gods and Kings bears almost no resemblance to the Biblical narrative? Because it pretends to be something that it is not.

It is beyond me to understand why one of the most action-packed, intense Biblical narratives needed such dramatic altering by writers Adam Cooper, Bill Collage, Jeffrey Caine and Steven Zaillian. Their story was so different that if they didn’t use the Biblical names and released the same movie with a different title, I might not have even recognized it—especially with all the Arthurian mythology woven in—though the caricature and stereotypes that ran through the film shoved the viewer in that direction.

exodus-comic

Not only have the exciting Biblical elements, such as a lonely baby floating down a raging Nile, a hero with a speech impediment sent to speak to the most powerful leader in the world, a brotherly side-kick, been edited out of the movie, God has been turned into a petulant child. This is the precise opposite of the narrative, which depicts a God who has control of every element of nature, including death and Pharaoh. But movie Moses’ exasperated cry, “Who are you punishing?” misses the textual point that the Hebrews were not subjected to the majority of the plagues. I should not be surprised as it seems no one involved with this movie has ever read the Biblical account. This comic visually demonstrates the plague of darkness that affected the Egyptians but not the Israelites (Exodus 10:22–23). Image: bit.ly/1C3fxnd courtesy Barer at Pardes Institute of Jewish Studies.
The movie is manipulative in its anti-religious polemic. All the supernatural elements of the story (which are in the Bible to make theological points about the God of the Hebrews and thus are literarily important to the characterization of God, regardless of one’s faith position) are stripped away or given a “scientific” explanation within the dialogue. It’s amazing that the movie had time for that when it rushed through the plagues. To my count, only eight or possibly nine were depicted (though the alligator plague might be an improvement on the text). The Egyptian priestess (apparently there was only one in Memphis) and the prophet are slain for incompetence. Moses is a firm atheist until he suffers a traumatic brain injury which makes him hallucinate a boy-god. Which brings us to the petulant, malicious boy-god, who plagues the Hebrews alongside the Egyptians, ignores Moses’ pleas for mercy and binds the Hebrews to him without choice in the final plague. All of these alterations were designed to make religion look senile. This is misdirection at best considering the blatant attempt to attract religious viewers with the movie’s “Biblical” subject matter.

My intention was to create a list of all the changes made to the text, the historical inaccuracies and the archaeological brutalities, but there are just too many of them. To do this would result in a review that was twice the length of the script itself. Even where I might be able to offer praise at the movie’s use of paleo-Hebrew (a single rudimentary mem), it was written on a full sheet of papyrus by a slave. Seriously?! What slave can afford to buy papyrus? Not to mention can read or write? I know I am not supposed to ask these questions, but I am also supposed to find at least something nice to say about everything. I guess I am just not very good at doing what I am supposed to.

Leaving aside the mutilations to the text, the historical record and the archaeological remains, the melodramatic nature of the characters made them phony and dislikable. Thus, even if you can put everything else aside, I would still recommend you skip this incredible waste of time and money.

ellen-whiteEllen White, Ph.D. (Hebrew Bible, University of St. Michael’s College), is the senior editor at the Biblical Archaeology Society. She has taught at five universities across the U.S. and Canada and spent research leaves in Germany and Romania. She has also been actively involved in digs at various sites in Israel.

Voir également:

« Exodus », Ridley Scott plus fasciné par l’Egypte que par Moïse

Ridley Scott livre un film aux beaux effets spéciaux, à l’image soignée, mais manquant d’humanité.
La Croix

23/12/14

EXODUS : GODS AND KINGS

de Ridley Scott
Film américain, 2 h 35

Après Noé au printemps dernier, voici Moïse : la Bible reste décidément une inépuisable source d’inspiration pour les cinéastes américains. Mais si le Noé de Darren Aronofsky était un film assez prétentieux, ce Moïse (Exodus, Gods and Kings) a l’avantage de n’être rien d’autre que ce qu’il annonce : un blockbuster à gros moyens financiers et humains, filmé par un Ridley Scott agnostique, et visiblement surtout intéressé par les scènes de combat ou les effets spéciaux. De ce point de vue, on ne s’ennuie pas, car le cinéaste de Gladiator (2000) parvient à recréer l’atmosphère de l’Égypte dans ses moindres détails, grâce à une utilisation astucieuse de la 3D et des images somptueuses.
Moïse manque d’épaisseur

Écrit par les juifs en exil à Babylone (597-537 avant J.-C.), l’Exode est une longue méditation sur un peuple sans roi et avec un Dieu, qui affronte un peuple avec des Rois considérés comme des dieux. C’est aussi une réflexion sur la place du roi et de la loi, face à l’arbitraire et à la dictature. De cela, l’auteur ne s’embarrasse malheureusement guère. Même si on peut lui savoir gré d’une certaine sobriété dans la représentation du divin. C’est à travers la bouche d’un enfant, un enfant têtu, parfois colérique, que Dieu parle à Moïse, et l’idée fonctionne bien.

Mais Moïse, interprété par Christian Bale, manque d’épaisseur, et au fond, d’humanité. On ne ressent guère le déchirement d’un homme entre deux peuples, hébreu par sa naissance, égyptien par son éducation. Les quelques scènes domestiques avec sa femme Tsipporah sont convenues, et, au-delà des deux héros (Pharaon est joué par Joel Edgerton), aucune place n’est laissée aux seconds rôles, Aaron comme la mère et la sœur de Moïse sont tout juste évoqués.
Un film très familial, aux belles images

Le combat fratricide qui oppose Moïse au pharaon (Ramsès II, traditionnellement considéré comme le pharaon de Moïse, même s’il n’en existe aucune preuve) donne les meilleures scènes du film. Les dix plaies qui s’abattent sur l’Égypte, l’entêtement du pharaon, la cruauté du Dieu des Hébreux qui se venge sur les enfants égyptiens premiers-nés sont, finalement, assez fidèles au genre des pages bibliques. Cela se gâte pour le passage de la mer Rouge, noyé par une sorte de tsunami improbable et ennuyeux. Et la traversée du désert est bâclée en quelques images, alors que c’est bien là que se joue la constitution du peuple Juif. Au fond, c’est l’Égypte qui intéresse Ridley Scott, et non le peuple hébreu. Il reste de belles images d’un film très familial, qui peut au moins permettre d’éveiller l’intérêt des plus jeunes sur l’un des textes fondateurs de la civilisation judéo-chrétienne.

Voir encore:

Exodus : que dit la science sur « les dix plaies d’Egypte » ?
Le film de Ridley Scott sort mercredi en salles. Quels événements réels auraient pu expliquer les 10 plaies d’Egypte ? L’analyse des chercheurs.
Hervé Ratel
Sciences et avenir
22-12-2014

INSPIRATION. Au moment où sort sur nos écrans « Exodus » de Ridley Scott, resucée de la superproduction de 1956 de Cecil B.DeMille « Les 10 commandements » en à peine moins kitsch, il peut sembler opportun de se poser la question : les multiples fléaux-invasions d’espèces nuisibles, phénomènes météorologiques exceptionnels, épidémies animales et humaines dont l’Egypte aurait été la victime lors de cet épisode biblique de l’Exode auraient-ils pu s’inspirer de faits réels ?

En effet, il est frappant de constater que la succession des plaies qui s’abattent alors sur pharaon et sur son peuple obéit à un enchaînement quasi naturel, chaque fléau pouvant se lire comme la conséquence des précédents selon la dynamique d’un terrifiant effet domino. D’ailleurs, dans le film de Ridley Scott, un des conseillers du pharaon s’essaye bien à une ébauche d’explication rationnelle pour expliquer la série de catastrophes en cours : la mort des poissons du Nil qui engendre une invasion terrestre de grenouilles, la pourriture des poissons attirant les mouches et les parasites, qui propagent des maladies parmi les animaux et les Hommes, et ainsi de suite… Las, dans le film, la clairvoyance de ce proto-scientifique contrariera pharaon et vaudra au malheureux de se tortiller le lendemain au bout d’une potence…

Pourtant, il est un évènement géologique majeur qui pourrait effectivement avoir donné naissance à la série de cataclysmes qui frappèrent l’Egypte ancienne et servi de ferment au mythe de la fuite de Moïse et des siens : l’éruption du mont Santorin.

CATACLYSME. Situé à 800 km à vol d’oiseau au nord-ouest du pays des pharaons, ce volcan de la mer Égée en bordure de la Crète entra en éruption en l’an 1645 avant notre ère avec la puissance explosive d’une quarantaine de bombes atomiques, ne laissant en lieu et place du cône volcanique qu’une immense caldeira béante ! En deux jours, 120 km3 de matières éruptives, soit 40 fois plus que lors de l’éruption du Vésuve qui ensevelira Pompéi en 79 après JC, furent expulsées à 30 km d’altitude dans un panache qui tutoya la stratosphère.

Sur place, les dégâts matériels et humains furent bien évidemment absolus : l’île et ses habitants cessèrent purement et simplement d’exister. On oublia même totalement durant des siècles que Santorin ait accueilli un jour une activité humaine jusqu’à ce que des fouilles entamées en 1967 exhument sous des couches épaisses de cendres et de pierres ponces, les restes d’Akrotiri, une des villes naguère florissantes de l’île.

En tout, une centaine d’autres éruptions du Santorin ont eu lieu au cours des 400.000 dernières années. La dernière en date remonte à 1950 et les géologues sont sur le pied de guerre pour repérer la prochaine à venir.

L’archipel de Santorin, constitué aujourd’hui de cinq îles, dont les trois principales Santorin, Thirassia et Aspronissi, est le vestige d’une seule île volcanique que la forme sphérique de l’archipel permet encore de se représenter.

CONSÉQUENCES. Mais, au delà des mers, quelles furent les conséquences de cette gigantesque éruption ? Ce qui est certain, c’est que les cendres du Santorin ont atteint le delta du Nil, des relevés stratigraphiques en attestent. De là à en conclure que l’un des plus violents évènements volcaniques à laquelle l’espèce humaine put être témoin ait inspiré un épisode de la Bible, il n’y a qu’un pas, franchi par Gilles Lericolais, géologue et directeur des affaires européennes et internationales de l’Ifremer qui travailla sur la question il y a quelques années avec un collègue new-yorkais, William Ryan. « À cause la courbure de la Terre, explique-t-il, les égyptiens n’ont pas été en mesure de voir l’éruption du Santorin. Mais nous pensons qu’ils ont du en subir fortement les conséquences. »

Première plaie d’Egypte
« ….toutes les eaux qui sont dans le fleuve se chargèrent en sang »

Autour du Santorin, on retrouve des ignimbrites rouges, des roches constituées de débris de laves acides. Charriées en masse lors de l’éruption, elles auraient été transportées jusqu’au Nil lui conférant une teinte carmin à l’image de la coloration que ces roches donnent à certaines plages de Santorin.

Certains chercheurs évoquent également la prolifération massive d’algues rouges éventuellement toxiques dans le fleuve suite au changement de conditions climatiques.

Deuxième plaie
« …les grenouilles montèrent et recouvrirent l’Egypte »

Les pluies torrentielles et l’augmentation du taux d’humidité de l’air consécutives à l’éruption auraient poussé les batraciens à sortir de leurs cachettes pour envahir en masse les villages et rejoindre leurs lieux de reproduction. Autre hypothèse : surchargé en sédiments rouges, le Nil s’est appauvri en oxygène, décimant les poissons et poussant les amphibiens à s’en extirper pour respirer.

Troisième et quatrième plaies
« …toute la poussière du sol se changea en moustiques »

« …des taons en grand nombre entrèrent […] dans tout le pays d’Egypte »

Sauve qui peut ! ont dû s’écrier les insectes devant le cataclysme, se repliant en masse vers le sud pour fuir son avancée. Profitant de la pluviosité, ils se sont mis à pulluler d’autant, transportant avec eux une kyrielle de maladies et d’affections diverses.

Cinquième plaie
« …tous les troupeaux des égyptiens moururent »

Rien d’étonnant à ce que la prolifération soudaine d’insectes nuisibles ait décimé le bétail. Plusieurs suspects ont été montrés du doigt. John Marr et Curtis Malloy, épidémiologistes au département de santé publique de New York penchent pour un moucheron du genre Culicoïdes. Porteur d’agents pathogènes pour les animaux, l’insecte présente la particularité de pouvoir véhiculer deux maladies virales distinctes : la peste équine et la maladie de la langue bleue qui touche principalement le bétail.

Sixième plaie
« …gens et bêtes furent couverts d’ulcères bourgeonnant en pustules »

Pour expliquer cette plaie, nous avons l’embarras du choix. Des larves de diptères, des maladies parasitaires comme la leishmaniose ou encore le caractère acide des précipitations peuvent tout à fait expliquer l’apparition de lésions cutanées sur les humains et les animaux.

Septième plaie
« …Yahvé fit tomber la grêle sur le pays d’Egypte »

Il n’est pas rare qu’une éruption volcanique s’accompagne d’orages de gros grêlons formés, non de glace, mais d’accrétions de cendres. Ce fut notamment le cas lors de l’éruption du mont Saint-Helens en 1980.

Huitième plaie
« …les sauterelles […] couvrirent toute la surface du pays… »

Suivant le sillage des autres insectes fuyant vers le sud, une infestation de criquets pélerins, dont l’une des aires de regroupement se situe justement autour de la mer rouge, a pu traverser l’Egypte ravageant les cultures et la végétation.

Neuvième plaie
« …il y eut d’épaisses ténèbres… »

Pour des raisons d’intensité dramatique devant aller crescendo, il se pourrait que les auteurs de cet épisode de la Bible aient bousculé la chronologie des évènements. Si les ténèbres ont envahi la région, c’est plus sûrement aux premiers temps de l’éruption, un nuage de poussières ayant obscurci le ciel des jours durant.

Dixième plaie
« …tous les premiers-nés mourront dans le pays d’Egypte… »

Ce dernier fléau, apex de la colère divine, ne doit pas être pris au pied de la lettre. Il semble plus vraisemblable que les conséquences de l’éruption et le déferlement de pluies acides aient rendu l’eau potable impropre à la consommation et qu’une famine ait commencé à se développer suite aux récoltes dévastées. « De plus, un changement d’hygiène dans la société égyptienne a pu provoquer le développement du choléra, en plus du paludisme et du typhus » ajoute Gilles Lericolais. Toutes les conditions étaient alors réunies pour éliminer les plus faibles et les nouveaux-nés.

Reste une interrogation : la gigantesque éruption du mont Santorin a-t-elle eu des conséquences à l’échelle mondiale ? Ce cataclysme majeur a-t-il été ressenti ailleurs qu’en Égypte? Pour entrevoir un début de réponse, il nous faut faire un bond dans le futur, au tout début du 19e siècle de notre ère. À suivre dans la seconde partie de cet article.

-Citations de la Bible extraites du Livre de l’Exode, chapitres 7 à 12. Bible de Jérusalem, traduction des dominicains de l’Ecole biblique. Editions Fleurus/Cerf

-D’autres exemples de bouleversements géologiques ayant pu inspirer des mythes : Science, Sep 2005, Kevin Krajick « Tracking myth to geological reality »

Voir de plus:

Once dismissed, myths are winning new attention from geologists
who find that they may encode valuable data about earthquakes,
volcanoes, tsunamis, and other stirrings of the earth
Kevin Krajick
UC Denver
Seattle, Washington: James Rasmussen, owner of a funky used-record store called Bud’s Jazz, and Ruth Ludwin, a seismologist at the University of Washington, Seattle, make an unlikely professional team. Late last year, they were walking down the beach near the bustling Fauntleroy ferry dock, searching for a reddish sandstone boulder. Native American legends—Rasmussen belongs to the local Duwamish people—say the boulder is haunted by a’yahos, a spirit with the body of a serpent and the antlers and forelegs of a deer. Old folks used to say not to look in the direction of a’yahos because it could shake the ground or turn you to stone.
“It was not at all clear to me what my grand-dad was talking about when he said you should be careful as you travel through here along the shore,” said Rasmussen. “Then I heard the scientific evidence, and it got me
thinking about the old stories.” The evidence is this: In the 1990s, geophysical images and excavations revealed a huge, hidden fault traversing Seattle. Disturbed soils and other evidence show that 1100 years ago, it produced a quake that would level Seattle today. Scientists agree that the fault could slip again at any time, toppling buildings and elevated highways. The city’s infrastructure is now being reinforced for disaster. Ludwin, Rasmussen, and others have documented at least five Seattle-area legend sites related to shaking, including the boulder, all aligned along the fault near old landslides and other signs of seismic violence. They conclude that the threat was encoded in folklore long before scientists uncovered physical signs.
More and more geoscientists are willing to combine their work with such stories these days, in a budding discipline called geomythology. Volcanologist Floyd McCoy of the University of Hawaii, Manoa, says discussing myth has traditionally been “a good way to sink your own credibility”; it can put you on the list with flaky Atlantologists and other amateur zealots. But, says McCoy, “I’d be a fool to write it all off. There is a
new realization that some myths have something to say.” Myths can sometimes alert researchers to previously unheeded geohazards; in other cases, where science has demonstrated the danger, legends “enrich the record” and reinforce the fact that people lie in harm’s way, says paleoseismologist Brian Atwater of the U.S. Geological Survey (USGS) in Seattle, who has spearheaded many studies of seismic events in the Pacific
Northwest. The trick is teasing out which myths carry kernels of truth that can be con- nected to hard data.
Deities of flood and fire
The movement traces in part to the 1980s, when scientists realized that the slow march of geologic time is sometimes punctuated by biblical-scale catastrophes, such as the giant meteorite that wiped out dinosaurs 65 million years ago. After this was accepted, some (usually those with tenure) felt freer to wonder if near-universal myths of great floods and fires implied that such disasters also have punctuated human time. In the
1990s, Columbia University marine geologists Walter Pitman and William Ryan argued that rising Mediterranean sea levels following the last deglaciation topped what is now the Bosporus Strait and roared into the Black Sea 7600 years ago, serving as the original inspiration for the biblical flood. Their work triggered sharp criticism and a torrent of research, resulting in growing acceptance of some sort of Black Sea flooding (
Science, 22 September 2000, p. 2021). Whether the book of Genesis somehow grew from this is a further step, admits Ryan, who presented his latest findings at the International Geoscience Program in Istanbul, Turkey, in early October. Recent studies on more local disasters have raised the field’s stock, with geoscientists connecting myths to past disasters in North America, the Mideast, Africa, Europe, and the Pacific. For example, Ludwin’s study on the Seattle fault came out this year in Seismological Research Letters, along with a paper in which she discusses dozens of aboriginal stories about times when the ocean along British Columbia, Washington, and Oregon rolled up in great waves, carrying away coastal villages. Native people often described these events as a battle between a great whale and a thunderbird.
Paleoseismologists have a modern explanation: Quaking along the offshore subduction zone has produced at least a dozen huge tsunamis at intervals of 200 to 1000 years, as shown by shore deposits including inland sand sheets and mud that buried native camps. The most recent wave is dated through tree rings and other evidence to January 1700; scientists agree the next can come any time.
The utility of myth became clear in the Indian Ocean tsunami of 2004. While up to 300,000 people are thought to have died, the indigenous seafaring Moken people of Thailand almost all survived. Their traditions warn that when the tide recedes far and fast—as happens before tsunamis—a man-eating wave is coming, and everyone should run. They did. Patrick Nunn, a geoscientist at the University of the South Pacific in Suva, Fiji, believes such stories can be harnessed to find other hidden geohazards. He currently has a grant from the French government to collect tales that might pinpoint islands where scientists should look for warnings of earthquakes, volcanoes, or catastrophic landslides not included in written records. These include common motifs in which deities “fish up” islands from the water and sometimes throw them back. Nunn thinks such tales may encode sudden uplifts, subsidences, or flank collapses of islands, and he has already confirmed that sinking islands are not just myths.
He has correlated at least a half-dozen stories with actual land masses seen by early European seafarers but which are now gone; a few were never charted but have since been located just under the waves, exactly where the stories said they were. Nunn’s studies have also turned up a surprise. People on the volcanic island of Kadavu, Fiji, have a suggestive legend about a big mountain that popped up one night, and locals say they have heard rumbling from the main cone recently. In 1998, Nunn and others investigated the volcano but decided on preliminary evidence that it had not erupted for 50,000 years. The island has been inhabited for only 3000 years, so they concluded that the myth was imported.
Months later, a new road cut revealed pot shards under a meter-deep layer of ash. “The myth was right, and we were wrong,” says Nunn. Myths may provide unusually precise tools in the Pacific because some are tied to royal genealogies that can be roughly dated. In Hawaii, where the genealogies go back 95 generations, archaeologist Bruce Masse of Los Alamos National Laboratory in New Mexico has compiled stories of battles
between the fire deity Pele and others that seem to relate to volcanic eruptions; the reigns of kings at the time of the “battles” correlate within a few decades to radiocarbon dates of burned vegetation under lava sheets. Other tales apparently record celestial events. One, said to have taken place during the reign of King Kakuhihewa, narrates a human sacrifice at dawn interrupted by giant owls who fly across the sun. When Masse lined up the number of generations with recent NASA tables that calculate times of past events, he hit a match: A rare solar eclipse took place over Hawaii precisely at sunrise on 10 April 1679.
Myth has also figured in work at Nyos, a crater lake in Cameroon that exploded and killed 1700 people in 1986. The disaster was at first a mystery, with no signs of volcanic eruption. Scientists finally figured out that carbon dioxide bubbling from deep rocks had slowly built up in the water, then burst out and suffocated all living things nearby—a phenomenon never observed by scientists. It could have been dismissed as a one-time fluke except for the fact that the region is full of stories about haunted lakes that rise, sink, or blow up. Anthropologist Eugenia Shanklin of The College of New Jersey in Trenton, who collected the stories,
says many local people have taboos against living near lakes and instead dwell on high ground. Scientists now know that gas buildup affects at least one other lake in the region, Lake Monoun, as well as giant Lake Kivu in east Africa, which has 2 million people living on its shores. The myths “helped tell us it happened before, and it will happen again,” says geochemist William Evans of USGS in Menlo Park, California, who is working to remove gas now rebuilding in Nyos and Monoun.
Next year, the Geological Society of London will publish Geology and Myth, a collection of papers by Shanklin, Nunn, and others. Co-editor Luigi Piccardi, a structural geologist at the National Research Council of
Italy, says he hopes it will lead colleagues to take the field more seriously. Among other work, Piccardi has studied a cataclysmic 493 C.E. appearance at southern Italy’s Monte Sant’Angelo by the Archangel Michael, said to have left his footprint in the rocks—code, Piccardi says, for a big, previously unauthenticated earthquake. In the late 1990s, Piccardi found ample physical evidence for the event, including a dramatic fault scarp in the floor of the popular shrine to the apparition, long hidden until it was uncovered in archaeological excavations—the apparent “footprint.” In 2001, the National Institute of Geophysics and Volcanology in Rome upgraded the area to seismic high risk. This may also be an example of how geomyths are periodically reinvented in places where disasters reoccur: The shrine was previously an oracle and supposed entry to the underworld dedicated to the Greek seer Kalchas, who is mentioned in The Iliad. Piccardi’s description of the shrine is in press at Tectonophysics. Piccardi is currently studying the possibility that many ancient sites of worship and miracles are over active faults, on the theory that past rumblings and cracking have been transmuted into visits by monsters and gods.

One such example is the oracle at Delphi, Greece. Here, priestesses were said to enter prophetic trances by inhaling the breath of the god Apollo from a magical chasm; people came from around the ancient world to hear their words. While the oracle was indisputably real, classical scholars wrote off the chasm as an invention—until geologist Jelle de Boer of Wesleyan University in Middletown, Connecticut, and archaeologist John Hale of the University of Louisville in Kentucky published a series of papers on the oracle over the past few years. De Boer and Hale showed that the ruins of Delphi lie over the juncture of two faults that conduct up psychoactive hydrocarbon gases through a spring, exactly as described in ancient accounts. (Why some prophecies were uncannily accurate is another question.) This summer, de Boer and Hale visited the partially excavated ruins of the oracles of Apollo at Klaros and Didyma in southwest Turkey and detected hydrocarbon gases there too.

From story to data
The process of translating myth into geology, or vice versa, can be murky, but Elizabeth Barber, a professor of linguistics and archaeology at Occidental College in Los Angeles, California, believes it can be done scientifically. In the recent book When They Severed Earth From Sky: How the Human Mind Shapes Myth, she argues that transmutations of reality into myth take predictable courses, with natural forces often turned into supernatural beings (Science,27 May, p. 1261). Some examples seem straightforward. A story from the Klamath people of Oregon about a battle between the chiefs of Above World and Below World is faithful in every geologic detail to the volcanic explosion of Mount Mazama and the formation of Crater Lake in its place, from the rain of burning ash and rock to many years of rainfall afterward that eventually filled in the crater—a process that started 7000 years ago. Other legends are more confusing. These include a hypothesis that the pillars of cloud and fire that guided the Hebrews from Egypt came from the 1625 B.C.E. volcanic eruption of Thera in the Mediterranean. Here, mismatches between dates of the events and problems with the Hebrews’route lead Barber to think the account is conflated from several real but distinct
events. “The question is how often and in what cases you can take it back literally,” she said.
Other researchers’ hypotheses about events as widely varied as the destruction of Sodom and Gomorrah and the death of King Arthur (said by some to relate to a catastrophic comet impact) suffer similar problems of time and space. Efforts to connect myths with comet or meteorite impacts have met with skepticism. Repeated, undetected big impacts in human time “contradict everything we know about the rate of impacts on Earth, and the inventory of what’s out there now, and their dynamics,” says David Morrison of NASA’s Ames Research Center in Mountain View, California, head of the global Near Earth Object Working Group, which tracks celestial objects that might endanger Earth.
The pendulum may have swung too far in favor of accepting myths, says social anthropologist Benny Peiser of Liverpool John Moores University in the U.K., who runs the Cambridge Conference Network, an Internet clearinghouse for catastrophist theories. Now that more people are willing to listen, he says, too many scientists are invoking myth “left, right, and center to explain everything.” In a paper at a late-October workshop on natural catastrophes in the ancient Mediterranean, he asserts that no major myths have yet met scientific standards, although he does credit some regional ones, such as the Pacific Northwest earthquakes. “That’s not all bad,” he says. “This is all so new, you expect more speculation than hard evidence. The refinements can come later.”
From his perspective as a storyteller, James Rasmussen, the record-store owner, also expresses reservations about how much myths can reveal. When he and Ludwin reached the spot where the a’yahos boulder was supposed to be, it was gone. In its place was a big wooden chair in front of someone’s beach house. “Maybe it’s been hauled away,” said Ludwin. “Maybe the tide buried it in the sand,” said Rasmussen. They poked around for a while among the foam cups, logs, and newspapers littering the beach and finally gave up. “Maybe some things show themselves for a while, and we get a little understanding,” said Rasmussen. “Then they go away again, and they don’t want to be found.”
Kevin Krajick is the author of Barren Lands: An Epic Search for Diamonds in the North American Arctic
Voir de plus:

Exodus in the Bible and the Egyptian Plagues

Ziony Zevit

Biblical Archaeology Society

May 5, 2014

The Book of Exodus in the Bible describes ten Egyptian plagues that bring suffering to the land of pharaoh. Are these Biblical plagues plausible on any level? In the following article, “Three Ways to Look at the Ten Plagues,” Ziony Zevit looks at these Biblical plagues from various vantage points. There’s something unique about these Egyptian plagues as presented in Exodus in the Bible. They’re different from the curses to Israelites as mentioned in Leviticus. Some have connected the Egyptian plagues to natural phenomena that were possible in ancient Egypt. Torrential rains in Ethiopia could have sent red clay (“blood”) into the Nile, which could have caused a migration of frogs, further causing lice and flies, which caused the death of cattle and human boils. A second set of meteorological disasters, hailstorms (the seventh of the Biblical plagues) and locusts, may have been followed by a Libyan dust storm—causing darkness.

Many of the Egyptian plagues could also be interpreted as “attacks against the Egyptian pantheon,” Zevit notes. Many of the Egyptian plagues mentioned in Exodus in the Bible have some correlation to an Egyptian god or goddess. For example, Heket was represented as a frog and Hathor as a cow. An ancient Egyptian “Coffin Text” refers to the slaying of first-born gods.

A third way to look at the Biblical plagues is by asking, “why ten?” Ultimately the plagues served to increase the faith of the surviving Israelites. On this count ten could be connected to the ten divine utterances of the creation account of Genesis 1. In relating the ten Egyptian plagues, the Exodus in the Bible could represent a parallel account of liberation, affecting all aspects of the created world.

Three Ways to Look at the Ten Plagues
Were they natural disasters, a demonstration of the impotence of the Egyptian gods or an undoing of Creation?

Ziony Zevit

Biblical archeology

When the enslaved Israelites sought to leave Egypt, Pharaoh said no. The Lord then visited ten plagues upon the Egyptians until finally Pharaoh permanently relented—the last of the plagues being the slaying of the first-born males of Egypt. Some of the plagues are the type of disasters that recur often in human history—hailstorms and locusts—and therefore appear possible and realistic. Others, less realistic, border on the comic—frogs and lice. Still others are almost surrealistic—blood and darkness—and appear highly improbable.

Many questions have been raised about the plagues on different levels. Some questions are naturalistic and historical: Did the plagues actually occur in the order and manner described in Exodus? Are there any ancient documents or other types of evidence corroborating that they took place or that something like them took place? Can the less realistic and surrealistic plagues be explained as natural phenomena? Other questions are literary and theological: Is the plague narrative a hodgepodge of sources pasted together by ancient editors (redactors)? What is the origin of the traditions in the extant plague narrative? What is the meaning of the narrative in its biblical context? Beyond the obvious story, did the plague narrative have any theological implications for ancient Israel?

My research has not provided answers to all these questions, but it will, I believe, provide some new insights.

For centuries exegetes have been struggling with the order, the number and the meaning of the plagues. As early as the medieval period, Jewish commentators noticed certain patterns in the narrative that reflected a highly organized literary structure. In the 12th century, a rabbi known as the Rashbam (Rabbi Samuel ben Meir),1 [2] who lived in northern France, recognized that only certain plagues were introduced by warnings to Pharaoh, while others were not. To appreciate the pattern, divide the first nine plagues into three groups each; in the first two of each group, Pharaoh is warned that if he does not let the Israelites go, the plague will be visited on the Egyptians; in the third plague of each group, the plague strikes without warning.

In the 13th century Bahya ben Asher2 [3] and in the 15th century Don Isaac Abravanel3 [4] noted a certain repetitive pattern in who brought on the plagues. The first three plagues are brought on by Moses’ brother Aaron, who holds out his staff as the effective instrument (Exodus 7:19; 8:1; 8:12).a [5] In the next group of three, the first two are brought on by God and the third by Moses (Exodus 8:20: 9:6; 9:10). In the last group of three the plagues are brought on by Moses’ holding out his arm with his staff (Exodus 9:22–23; 10:12–13; 10:21 [the last without mention of his staff]).

These patterns indicate that the plague narrative is a conscientiously articulated and tightly wrought composition.

Taking the plagues as a whole, however, it is clear that they differ considerably from the curses with which the Israelites are threatened in the so-called curse-lists of Leviticus and Deuteronomy. In the curse-lists, the Lord tells the Israelites what will happen to them if they do not obey the Lord’s laws and commandments, if they breach the covenant. They will suffer, according to Leviticus, terror, consumption, fever, crop failure, defeat at the hands of their enemies, unnecessary fear; wild beasts will consume their children and cattle; they will die by the sword; they will be so hungry that they will eat the flesh of their children and, in the end, go into exile (Leviticus 26:14–26). Similarly in the augmented list of curses in Deuteronomy 28:15–60, they will suffer confusion, consumption, inflammation, madness, blindness, social chaos, military defeat, etc.

The maledictions in the curse-lists of Leviticus and Deuteronomy have been shown to be part of a stock of traditional curses employed during the biblical period in the geographical area extending from Israel to ancient Mesopotamia. Not only are they attested in the Torah (the Five Books of Moses), but also in the prophets; they also appear in the “curse” sections of contemporaneous ancient Near Eastern treaties.4 [6] These “curses” reflect the kinds of things that could, and probably did, happen in this geographical area as a result of natural or humanly-imposed calamities. True there is some overlap between these curses and the plagues. Dever (pestilence) occurs both in the Egyptian plagues and in the curse lists of Leviticus. 26:25 and Deuteronomy 28:21. “Boils” occurs in the curse list of Deuteronomy 28:35 while a locust-like plague is mentioned in. Deuteronomy 28:42. Nevertheless, in the Pentateuchal curse lists, the Israelites—on their way to the Promised land—are threatened with disasters they might expect in the ecological system of the land to which they were headed, not those of the land of Egypt from which they were fleeing.

The plagues visited on the Egyptians are quite different.5 [7] To understand their significance we should focus on Egypt in particular rather than the ancient Near East as a whole.

The most sophisticated attempt to relate the Egyptian plagues to natural phenomena does so in terms of Egypt’s ecosystem. According to this interpretation, the first six plagues can even be explained in their sequential order: The naturalistic account is connected initially with the violent rain storms that occur in the mountains of Ethiopia. The first plague, blood, is the red clay swept down into the Nile from the Ethiopian highlands. The mud then choked the fish in the area inhabited by the Israelites. The fish clogged the swamps where the frogs lived; the fish, soon infected with anthrax, caused the frogs (the second plague) to leave the Nile for cool areas, taking refuge in people’s houses. But, since the frogs were already infected with the disease, they died in their new habitats. As a consequence, lice, the third plague, and flies, the fourth plague, began to multiply, feeding off the dead frogs. This gave rise to a pestilence that attacked animals, the fifth plague, because the cattle were feeding on grass which by then had also become infected. In man, the symptom of the same disease was boils, the sixth plague.

A second sequence of plagues, according to this explanation, is related to atmospheric and climatic conditions in Egypt. Hailstorms, the seventh plague, came out of nowhere. Although not common, hailstorms do occur rarely in Upper Egypt and occasionally in Lower Egypt during late spring and early fall. In this reconstruction, the hailstorm was followed by the eighth plague, locusts, a more common occurrence. The ninth plague, darkness, was a Libyan dust storm.6 [8]

The final plague, the death of the first-born, although not strictly commensurate with the other plagues, can be explained in ecological terms. It may be a reflection of the infant mortality rate in ancient Egypt.7 [9] There is a problem with this explanation, however. According to the biblical narrative, the tenth plague struck all first-born males of whatever age, not just new-born infants.

This ecological explanation of the plagues does not prove that the biblical account is true, but only that it may have some basis in reality. As indicated, it also has weaknesses: The ecological chain is broken after the sixth plague, there being no causality between the plague of boils (the sixth plague) and the hail. The chain is again broken between the ninth and tenth plagues. In addition, there is no real link between the plagues in the seventh-eighth-ninth sequence (hail-locusts-darkness). Nevertheless, this explanation does firmly anchor the first six plagues in the Egyptian ecosystem, just as the curse-lists in the Torah reflect real conditions in the Land of Israel.

Moreover, two ancient Egyptian texts provide additional support. One is relevant to the first plague, blood. In “The Admonitions of Ipu-Wer,” dated at the latest to 2050 B.C.E., the author describes a chaotic period in Egypt: “Why really, the River [Nile] is blood. If one drinks of it, one rejects (it) as human and thirsts for water.”8 [10]

The second text, known as “The Prophecy of Nefer-Rohu” dates towards the beginning of the Middle Kingdom, about 2040–1650 B.C.E.; it relates to the ninth plague, darkness: “The sun disc is covered over. It will not shine (so that) people may see … No one knows when midday falls, for his shadow cannot be distinguished.”9 [11]

The ten plagues may also be interpreted as a series of attacks against the Egyptian pantheon. This suggestion finds support in Numbers 33:4 where we are told that the Egyptians buried those who had died by the tenth plague, by which plague “the Lord executed judgments against their gods.”

According to this suggestion, the plague of blood (No. 1) was directed against the god Khnum, creator of water and life; or against Hapi, the Nile god; or against Osiris, whose bloodstream was the Nile. Frogs (No.2) was directed against Heket, a goddess of childbirth who was represented as a frog. The pestilence against cattle (No. 5) might have been directed against Hathor, the mother and sky goddess, represented in the form of a cow; or against Apis, symbol of fertility represented as a bull. Hail (No. 7) and locusts (No. 8 ) were, according to this explanation, directed against Seth, who manifests himself in wind and storms; and/or against Isis, goddess of life, who grinds, spins flax and weaves cloth; or against Min, who was worshiped as a god of fertility and vegetation and as a protector of crops. Min is an especially likely candidate for these two plagues because the notations in Exodus 9:31 indicate that the first plague came as the flax and barley were about to be harvested, but before the wheat and spelt had matured. A widely celebrated “Coming out of Min” was celebrated in Egypt at the beginning of the harvest.10 [13] These plagues, in effect, devastated Min’s coming-out party.

Darkness (No. 9), pursuing this line of interpretation, could have been directed against various deities associated with the sun—Amon-Re, Aten, Atum or Horus.

Finally, the death of the firstborn (No. 10) was directed against the patron deity of Pharaoh, and the judge of the dead, Osiris.

Additional data from Egyptian religious texts clarifies the terrifying tenth plague. The famous “Cannibal Hymn,” carved in the Old Kingdom pyramid of Unas at Saqqara, about 2300 B.C.E., states: “It is the king who will be judged with Him-whose-name-is-hidden on that day of slaying the first born.” Variations of this verse appear in a few Coffin Texts, magic texts derived from royal pyramid inscriptions of the Old Kingdom and written on the coffins of nobility of the Middle Kingdom, about 2000 B.C.E. For example, “I am he who will be judged with Him-whose-name-is-hidden on that night of slaying the first born.”11 [14] Although the first-born referred to in the Coffin Text and probably also in the “Cannibal Hymn” are the first-born of gods, these texts indicate that an ancient tradition in Egypt recalled the slaying of all or some of the first-born of gods on a particular night.12 [15]

Assuming that some form of this pre-Israelite Egyptian tradition was known during the period of the enslavement, it may have motivated the story of the final plague. However, in the biblical story, he who revealed his hidden name to Moses at the burning bramble bush revealed himself as the Him-whose-name-is-hidden of the Egyptian myth, and alone slew the first-born males of Egypt. In this final plague, then, there was no conflict between the Lord and an Egyptian deity; rather through this plague the triumphant god of Israel fulfilled the role of an anonymous destroyer in a nightmarish prophecy from the Egyptian past.

One weakness in interpreting the plagues solely as a religious polemic against Egyptian gods, however, is that some of the plagues are unaccounted for; and not all of the plagues can be conveniently matched up with Egyptian gods or texts. Specifically, divine candidates are lacking for the third, fourth and sixth plagues—lice, flies and boils. Even if scratching through Egyptian sources might produce some minor candidates that could fill these lacunae, there is another difficulty with the religious polemic interpretation. The Egyptian material on which this interpretation rests comes from different times and different places. The extant data do not enable us to claim that the perception of the pantheon presented above was historically probable in the Western Delta during the 14th–12th centuries B.C.E. when and where Israelites became familiar with it. Nevertheless, despite these difficulties, the Egyptian material describing links between Egyptian deities and natural phenomena does provide us with some insights into the way the plagues were intended to be understood.

Another line of interpretation, however, results from Posing the questions: Why ten plagues? Why these ten plagues?

According to Exodus 7:4–5, the function of the plagues is didactic: “I will lay my hands upon Egypt and deliver hosts, my people, the Israelites, from the land of Egypt with great acts of judgment. And the Egyptians shall know that I am God when I stretch out my hand against Egypt.” Despite the reference to the Egyptians learning a lesson—namely, the Lord’s power—it seems clear that the real beneficiaries of the plagues were not intended to be Egyptians. If the education of the Egyptians was the reason for the plagues, the lesson was certainly lost on the intended beneficiaries. The true beneficiaries of the lesson that God said he would teach were the Israelites. As we read in Exodus 14:31: “When Israel saw the mighty act [literally ‘hand/arm’] which the Lord had done in Egypt, the people feared the Lord, and they believed in the Lord and in his servant Moses.”

What ignited the faith of the Israelites was not their physical redemption from Egypt, but rather “the mighty act which the Lord had done in Egypt”—that is, the plagues.

What was there about the plagues that triggered Israel’s response in faith? Through the plagues the Lord demonstrated that he was the God of creation. As we examine the narrative closely, we will see how this notion is conveyed.

The first plague, blood, is described in Exodus 7:19. There we are told that Aaron is to take his staff and hold it over all of Egypt’s bodies (or gatherings) of water and they will become blood. The Hebrew word for “bodies” or “gatherings” of water is mikveh. This is the same word that appears in the opening chapters of Genesis when God creates the seas: “God called the dry land Earth, and the gatherings (mikveh) of waters He called Seas. And God saw that it was good” (Genesis 1:10). The use of the word mikveh in Exodus 7:19 in connection with the plague of blood cannot fail to evoke an association with the creation of the seas in Genesis 1:10 and indicates the cosmic import of the plague. Similarly, the expression in Exodus 7:19 “Let them become blood” echoes the use of “Let there be(come)” in the creation story in Genesis.

However, in contrast to the creation, where the primeval waters are not altered by a creative act, the first plague demonstrates that God is able to change the very nature of things.

Plagues two, three and four—frogs, lice and flies—form an interesting triad. The frogs are associated with water, the lice with earth, and the flies with air. Frogs, we are told, came out of the “rivers, the canals, and the ponds of Egypt” (Exodus 8:1). In Exodus, the Nile swarmed with frogs which then covered all the land (Exodus 7:28–29), while in Genesis God says, “Let the waters swarm with swarms of living creatures” (Genesis 1:20). Understood against the background of Genesis, the frog plague in Egypt was a new creation of life, although not a beneficent one.

Similarly, with lice (the third plague) that came forth from the dust of the earth (Exodus 8:12–13). The lice correspond to the crawling creatures (remes) that come forth from the earth in Genesis 1:24.

Flies (the fourth plague) correspond to the flying creatures; in Genesis God orders that “flying creatures multiply in the land” (Genesis 1:22). In Egypt, the flies not only multiplied in the land, they filled the land. After the fly plague the situation in Egypt was a complete reversal of the one anticipated by the divine blessing to mankind in Genesis 1:28, where God tells man to “Rule the fish of the sea, the winged creatures of the heavens, and all living creatures which creep on the earth.” In Egypt, these creatures were totally out of control.

The fifth plague (pestilence) affected only animals, not men; and only the field animals of the Egyptians, not those of the Israelites (Exodus 9:3–7). In Genesis 2:18–20 the animals are created specifically for man. In the plague of pestilence, the domestic animals that were under man’s dominion were taken away from the Egyptians. That which was first created for man was first removed from the Egyptians by the first plague directed specifically against created things.

The sixth plague, boils, is the only one that does not fit easily into the pattern I have been describing. Perhaps it should be understood against the background of the Torah’s laws of purity: A person afflicted with boils is ritually unclean (Leviticus 13:18–23). This is complemented by the stringent demands of Egyptian religion during the New Kingdom, about 1550–1080 B.C.E., concerning the ritual and physical purity requited of priests before entering a sanctuary.13 [17] Egyptians considered themselves superior to other peoples. Pharaoh himself was a god and his officers were priests. Perhaps the image of these superior, “holier than thou” individuals suffering from boils, a painful and unaesthetic affliction, was humorous to the Israelites and was considered a barb against Egyptian religion.

The next two plagues, hail and locusts involve the destruction of another part of creation, primarily vegetation. What was not destroyed by the hail was consumed by the locusts. When these two plagues had run their course, Egypt could be contrasted to the way the world appeared after the third day of creation: “The land brought forth vegetation: seed bearing fruit with seed in it” (Genesis 1:12). By contrast, in Exodus 10:15 we are told that “nothing green was left of tree or grass of the field in all the land of Egypt.”

Perhaps the most misunderstood of all the plagues is darkness, the ninth plague. In Exodus 10:21–23 we read that a thick darkness descended upon all the land of Egypt for three days. “People could not see one another, and for three days no one could get up from where he was; but all the Israelites enjoyed light in their dwellings” (Exodus 10:23). What is described here is not simply the absence of light. The darkness is something physical, “a darkness that can be touched” (Exodus 10:21b). The alternation of light and darkness, of day and night, has ceased. Yet darkness and light exist side by side in geographically distinct places. The Israelites did have light. In short, in Egypt, God had reverted the relationship between darkness and light to what had been prior to the end of the first day of creation—that is, to the state that existed briefly between Genesis 1:4 and Genesis 1:5.

The final plague, the death of the first-born, is only a forerunner to the complete destruction of all the Egyptians at the Red Sea, or Reed Sea.b [18] Here we hear a twisted, obverse echo of the optimism expressed in Genesis 1:26, where God said, “I will make man in my image and after my likeness.” Instead of creating, he is destroying—first, the first-born, and then, at the sea, all of Egypt.

At the end of the narrative in Exodus, Israel looks back over the stilled water of the sea at a land with no people, no animals and no vegetation, a land in which creation had been undone. Israel is convinced that her redeemer is the Lord of all creation. It is this implicit theological principle that motivated the explicit creation of the literary pattern. He who had just reduced order to chaos was the same as he who had previously ordered the chaos.

One question still remains. What is the significance of the number ten in the Exodus tradition? Why ten plagues? The answer, I believe, is clear. The number of plagues in Exodus was meant to correspond to the ten divine utterances by which the world was created and ordered (Genesis 1:3, 6, 9, 11, 14, 20, 24, 26, 28, 29).14 [19] The destruction of Egypt was part of the redemption of Israel, so the Exodus narrator tied his story of redemption to the story of creation through subtle echoes and word plays.15 [20]

Interestingly enough, there are two other accounts of the plagues in the Bible, one in Psalm 78:44–51 and the other in Psalm 105:28–36. These psalms differ somewhat between themselves; they also differ with the narrative in Exodus—regarding what constitutes a plague and the order in which they occurred.16 [21] These differences can be taken to indicate that the specific number and order of the plagues was less important to Israel than the fact of the plagues and what was revealed to Israel through them.

For the psalmists, authors of liturgical texts, there were only seven plagues, a number clearly evoking the seven days of creation. In Egypt, however, the cycle did not end in a Sabbath; it culminated in a silent devastation. At the end of the seventh day (plague), creation in Egypt had been undone.

This tangle of threads—creation, on the one hand, and deliverance from slavery, on the other—is gathered together and neatly knotted in the Sabbath commandment of the Ten Commandments. In the Ten Commandments as set forth in Exodus, the motivation for observing the sabbath (the fifth commandment) is to commemorate creation: “Six days you shall labor and do all your work, but the seventh day is a sabbath of the Lord your God: You shall not do any work … for in six days the Lord made heaven and earth and sea, and all that is in them, and he rested on the seventh day” (Exodus 20:9–11). In the Ten Commandments as set forth in Deuteronomy, however, the reason Israel is commanded to observe the sabbath is different—not creation, but the delivery from Egyptian slavery. After being told to refrain from work on the sabbath—in the same language as in Exodus—the reason is given: “Remember that you were a slave in the land of Egypt and the Lord your God freed you from there with a mighty hand and an outstretched arm [a reference to the plagues]; therefore the Lord your God has commanded you to observe the sabbath day” (Deuteronomy 5:15).

As we have already noted, Psalms 78 and 105 preserve a tradition of seven plagues. In the Ten Commandments in Exodus 20, Israel is told to remember the seventh-day sabbath to commemorate the six-day creation; in Deuteronomy 5, Israel is to observe the seventh-day sabbath to commemorate the deliverance from Egyptian slavery by God’s outstretched arm involving, according to the tradition in the Psalms, seven plagues.

This explanation of the plagues and their number also answers some historical questions concerning the biblical tradition of the ten plagues:

1. The plague tradition includes calamitous events that do not derive from experiences in the Land of Israel; this establishes a prima facie case that the tradition has roots in an ecological system unknown to the Israelites living in their own land.

2. An Egyptian milieu not only provides a basis for explaining the plagues in terms of natural phenomena, it also allows us plausibly to link at least some of the sequences of plagues.

These two points lead me to conclude that a historical kernel must underlie the Egyptian plague traditions preserved in the Bible.

3. We can speculate a bit further: perhaps a series of natural disasters occurred in Egypt in a relatively short period of time. Egyptian religion would have had to explain it. A link between these disasters and various Egyptian deities (expressing their displeasure) formed.17 [22] No matter how Egyptians interpreted these disasters, Israelites could have accepted the notion that they were divinely caused but would have viewed them as contests between their patron and the gods of Egypt, the result of which were judgments against the gods of Egypt and their earthly representatives.18 [23] Trace of this stage in the development of the tradition can be found in the Biblical narrative. During this, the interpretative stage, the plagues were theologized, providing cosmic meaning to the natural phenomena even as they were removed from the realm of what we would call “nature.”

4. The Plague traditions, which were maintained orally by the Israelites until some time after the establishment of the monarchy, continued to be reworked in the land of Israel. There, far from the ecological context of Egypt, some phenomena natural in Egypt would have appeared incomprehensible to them and even fantastic, inviting imaginative embellishment.

The Israelite traditors, those who passed on the tradition, were no longer familiar with the Egyptian cultural milieu in which the disasters had been theoligized and made meaningful by their ancestors. These traditors, therefore, made them meaningful within their own world view by connection the plagues, which initiated the emergence of Israel as a covenant community, with the creation of the world.

For further details, see “The Priestly Redaction and Interpretation of the Plague Narrative in Exodus,” Jewish Quarterly Review 66 (1976) 193–211. The present article contains new material, however, some of which was not available when the aforementioned study was written, as well as a reevaluation of the significance of the data discussed there. Readers interested in a more technical discussion or in the literary history of the plague narratives or in more bibliographical information that is presented here may consult my earlier study and the remarks of N. M. Sarna, Exploring Exodus (New York: Schocken Books, 1986) 68–80.

“Three Ways to Look at the Ten Plagues” [24] by Ziony Zevit originally appeared in Bible Review, June 1990.

Notes
1. [25] Commentary to Exodus 7:26. The verse citations follow the traditional Hebrew enumeration.

2. [26] Commentary to Exodus 10:1.

3. [27] Commentary to Exodus 7:26.

4. [28] D. R. Hillers, Treaty and the Old Testament Prophets (Rome: PBI, 1964); M. Weinfeld, Deuteronomy and the Deuteronomy School (Oxford: Clarendon Press, 1972), pp. 116–146.

5. [29] The devastating plague of locusts described in the book of Joel (6th century B.C.E.) is considered a unique event, not comparable to the Egyptian plagues. Similarly, in Joel 3:3–4 (2:30–31 in English), where the moon turns to blood and the sun to darkness; this is very unlike the plagues in Egypt if, in fact, the images in Joel are to be taken literally and not metaphorically.

6. [30] G. Hort, “The Plagues of Egypt,” Zeitschrift für die alttestamentliche Wissenschaft 69 (1957), pp. 84–103; 70 (1958), pp. 48–59. This is a very important and very sophisticated study which is most humble in drawing its conclusions.

7. [31] P. Montet, L’Egypte et la Bible (Neuchatel: Paris, 1959), pp. 97–98.

8. [32] J. B. Pritchard Ancient Near Eastern Texts Relating to the Old Testament (ANET), (Princeton: Princeton University Press, 1955), p. 441.

9. [33] Pritchard, ANET. p. 445.

10. [34] J. Cerny, Ancient Egyptian Religion (AER) (London: Hutchison’s University Library, 1952), pp. 119–120.

11. [35] M. Gilula, “The Smiting of the First-Born—An Egyptian Myth?” Tel Aviv 4 (1977), p. 94. Technical references and additional discussion are available in this brief study. M. Lichtheim renders the line from the ‘Cannibal Hymn’: “Unas will judge with Him-whose-name-is-hidden on the day of slaying the eldest,” noting that the line is difficult (Ancient Egyptian Literature. A Book of Readings. Vol 1: The Old and Middle Kingdoms [Berkeley: University of California Press, 1973], pp. 36–38). The Coffin Text cited is CT VI:178.

12. [36] M. Gilula, p. 95.

13. [37] Cerny, AER, 118; S. Sauneron, The Priests of Ancient Egypt (New York: Grove Press, 1960), pp. 37–39.

14. [38] Cf. Mishnah Aboth 5:1, 4.

15. [39] This conclusion does not contradict the findings of source criticism. According to source criticism, the final redactor of the plague narratives and of the creation stories was from the priestly school, P.

16. [40] Both psalms are pre-Exilic, and probably formed part of the temple liturgy. (D. A. Robertson, Linguistic Evidence in Dating Early Hebrew Poetry [Missoula, Montana: SBL, 1972], pp. 135, 138, 143, 15–52; A. Hurvitz, The Transition Period in Biblical Hebrew: A study in Post-Exilic Hebrew and Its Implications for the Dating of Psalms [Jerusalem: Mossad Bialik, 1972] finds no linguistic reason to consider these psalms late.) A comparison of the three different presentations indicates a certain plasticity in the Israelite tradition of the plagues. The coexistence of conflicting, somewhat contradictory, parallel plague traditions tells against any attempt to explain the order of the ten plagues as reflecting a connected series of natural catastrophes and provides a qualification to the discussion above concerning the possibility of a sequential disaster. Although it is not impossible that some natural disasters ultimately lie behind the various plagues, the traditions in their extant forms cannot be employed to reconstruct what actually occurred. The implication of the three lists of plagues is that Israel did not preserve the details of the plagues or their number for their own sake, but rather recalled the significance of the plagues as events demonstrating a theological principle.

17. [41] Natural disasters would be perceived as forms of divine communication. Compare Amos 4:6–12.

18. [42] Cf. the contest between Elijah and the priests of Baal in 1 Kings 18.

a. [43] The verse citations follow the traditional Hebrew enumeration. See, for example, the New Jewish Publication Society translation (Philadelphia: 1985).

b. [44] See Bernard F. Batto, “Red Sea or Reed Sea? [45]” BAR 10:04.

Ziony Zevit is professor of Biblical literature and Northwest Semitic languages at the University of Judaism, the Los Angeles affiliate of the Jewish Theological Seminary of America.
[1] Ancient Israel in Egypt and the Exodus: http://www.biblicalarchaeology.org/free-ebooks/ancient-israel-in-egypt-and-the-exodus/

[2] 1: #note01

[3] 2: #note02

[4] 3: #note03

[5] a: #end01

[6] 4: #note04

[7] 5: #note05

[8] 6: #note06

[9] 7: #note07

[10] 8: #note08

[11] 9: #note09

[12] Out of Egypt: Israel’s Exodus Between Text and Memory, History and Imagination: http://www.biblicalarchaeology.org/daily/biblical-topics/exodus/out-of-egypt-israels-exodus-between-text-and-memory-history-and-imagination/

[13] 10: #note10

[14] 11: #note11

[15] 12: #note12

[16] Was Moses more than an Exodus hero? Discovering the Biblical Moses in “The Man Moses” by Peter Machinist, originally published in Bible Review and now available for free in Bible History Daily.: http://www.biblicalarchaeology.org/daily/biblical-topics/exodus/who-was-moses-was-he-more-than-an-exodus-hero/

[17] 13: #note13

[18] b: #end02

[19] 14: #note14

[20] 15: #note15

[21] 16: #note16

[22] 17: #note17

[23] 18: #note18

[24] “Three Ways to Look at the Ten Plagues”: http://members.bib-arch.org/publication.asp?PubID=BSBR&Volume=6&Issue=3&ArticleID=13&

[25] 1.: #note01r

[26] 2.: #note02r

[27] 3.: #note03r

[28] 4.: #note04r

[29] 5.: #note05r

[30] 6.: #note06r

[31] 7.: #note07r

[32] 8.: #note08r

[33] 9.: #note09r

[34] 10.: #note10r

[35] 11.: #note11r

[36] 12.: #note12r

[37] 13.: #note13r

[38] 14.: #note14r

[39] 15.: #note15r

[40] 16.: #note16r

[41] 17.: #note17r

[42] 18.: #note18r

[43] a.: #end01r

[44] b.: #end02r

[45] Red Sea or Reed Sea?: http://members.bib-arch.org/publication.asp?PubID=BSBA&Volume=10&Issue=04&ArticleID=03&

Voir par ailleurs:

Mahomet, Jésus et Moïse
Non, tous les déséquilibrés ne crient pas « Allah akbar »
La gamme, déjà très riche, des pathologies répertoriées par la psychiatrie vient de s’enrichir. Comme la France, cette discipline est d’une fabuleuse diversité…
Benoît Raysky

Atlantico

23 Décembre 2014

L’individu qui a fauché une dizaine de piétons à Dijon était donc suivi psychiatriquement depuis longtemps. Ce n’est pas contestable et pas contesté. En revanche le fait qu’il portait une djellaba ne constitue aucunement un signe de dérèglement psychologique. Le fait qu’il ait crié « Allah akbar » en tentant de semer la mort sur son passage non plus.

Des déséquilibrés, il y en a à la pelle en France. Certains d’entre eux, sortis prématurément des unités de soins où ils auraient dû rester, tuent parfois, agressent, blessent.

On n’en parle pas trop. Juste ce qu’il faut. Si celui de Dijon fait la une des médias c’est précisément parce qu’il a crié « Allah akbar » et qu’il portait une djellaba. Il s’agit là d’un constat d’évidence. Et merci de n’y voir rien d’autre. Après c’est comme on veut. Si on est islamophobe on insiste sur son « Allah akbar » et sa djellaba. Si on est islamophile on appuiera très fort sur le bouton qui affichera le mot « déséquilibré » en évitant soigneusement toute allusion à la djellaba et à « Allah akbar ». Ainsi France Info, radio très peu casher mais très halal a beaucoup parlé du « déséquilibré » de Dijon.

Et, profitant de cet effet d’aubaine, la radio s’est gravement posée la question de savoir si peut-être l’islamiste de Joué-lès-Tours, abattu par la police, n’était pas lui aussi un « déséquilibré ». Dans la fabrique de l’info on fabrique de l’info selon une recette dont cette radio détient le secret.

Pour ma part soucieux d’équilibre (le contraire de déséquilibre !) et de modération je serais enclin au compromis c’est-à-dire au cumul. On peut être déséquilibré et musulman. Ou musulman et déséquilibré. Il faut noter qu’en France la majorité des déséquilibrés – c’est logiquement mathématique – est composée de chrétiens. On signalera aussi qu’il y a des déséquilibrés juifs, même peut-être beaucoup car ces gens-là se tourmentent depuis 2000 ans…

Cependant, il n’a pas été porté à notre connaissance que des déséquilibrés chrétiens soient allés renverser des piétons ou attaquer à l’arme blanche des policiers en criant « gloire au Christ-Roi ». On ne nous a pas fait savoir non plus que des déséquilibrés juifs se soient rendus dans une banlieue « sensible » dans le but de tuer et de blesser en hurlant « l’an prochain à Jérusalem ! ». C’est pourquoi il me semble que le cas de Dijon, et peut-être celui de Joué-lès-Tours (si les espoirs de France Info se confirment), doivent être immédiatement retirés des mains de M. Cazeneuve pour être confié à celles, plus adéquates, de Marisol Touraine.

Il s’agit bien là d’une nouvelle pathologie, inconnue jusqu’à maintenant et que la France peut être fière de breveter. Une discipline parfaitement reconnue de la psychiatrie porte le nom d’ethnopsychiatrie. Elle postule, avec bon sens, que les manifestations psychotiques d’un guerrier Masai ne sont pas tout à fait identiques à celles d’un berger corse. Que la paranoïa d’un chercheur d’or d’Amazonie peut revêtir d’autres formes que les crises d’un chasseur de phoques eskimo. Que les névroses d’un habitué des pagodes bouddhistes font appel à d’autres références inconscientes que celles d’un catholique confit en dévotion. On pourrait imaginer que – déséquilibré pour déséquilibré – lire le Coran n’appelle pas tout à fait les mêmes réactions que la lecture de l’Ancien et du Nouveau Testament. En conséquence de quoi on ne voit pas pourquoi on s’arrêterait aux cas de Dijon et peut-être de Joué-lès-Tours (toujours selon France Info que je me plais à citer pour le plaisir).

En effet, croit-on que les milliers de ressortissants européens qui partent égorger en Irak et en Syrie soient très équilibrés ? Que des centaines de milliers d’autres, qui eux aussi, hurlent « Allah akbar » réclamant des fatwas contre les infidèles soient parfaitement sains d’esprit ? Plus il y a de fous moins on rit.

PS : Un désiquilibré a foncé avec sa camionnette dans la foule à Nantes. Il s’appelle Sébastien F. (ouf !).Il ne portait pas de djellaba (ouf !). Il n’a pas crié « Allah akbar » (ouf !). Suite à tous ces événements, Hollande a convoqué d’urgence pour ce mardi matin un conseil interministériel. Sans doute pour parler des déséquilibrés. De tous les déséquilibrés ?

Voir par ailleurs

Des juristes égyptiens réclament aux ‘Juifs’ des dédommagements pour ‘les milliards’ de tonnes d’or prétendument spoliés lors de l’exode d’Egypte

MEMRI
Dans son numéro du 9 août 2003, l’hebdomadaire égyptien Al-Ahram Al-Arabi publie une interview du Dr Nabil Hilmi, doyen de la faculté de droit de l’université d’Al-Zaqaziq qui, en collaboration avec un groupe d’Egyptiens expatriés en Suisse, prépare un énorme procès contre « tous les Juifs du monde ». Voici quelques extraits de l’interview: [1]

Dr Hilmi : « (…) Puisque les Juifs manifestent des exigences à l’égard des Arabes et du monde, revendiquant des droits sur la base de documents historiques et religieux, un groupe d’Egyptiens en Suisse a ouvert le dossier du dénommé ‘grand exode des Juifs de l’Egypte des Pharaons’. En ce temps-là, ils ont volé aux Egyptiens de l’époque pharaonique de l’or, des bijoux, des ustensiles de cuisine, de l’argenterie, des vêtements, et plus encore, quittant l’Egypte au milieu de la nuit avec toutes ces richesses, aujourd’hui d’une valeur inestimable ».

Question: « Que vont faire les membres de ce groupe d’Egyptiens en Suisse à ce propos? »

Hilmi: « Le Dr Gamil Yaken, vice-président de la communauté égyptienne de Suisse, est venu recueillir des informations en Egypte. Nous avons constitué une équipe de juristes pour préparer la confrontation légale de rigueur qui vise la restitution, par les Juifs, de ce qu’ils ont volé il y a longtemps, [délit] à propos duquel il n’est pas possible d’invoquer la prescription. En outre, [ce vol] se base sur leur livre saint, qu’ils ont aussi invoqué en envahissant [la terre] des autres peuples.

Le Pharaon égyptien a été surpris de découvrir, un beau jour, des milliers de femmes égyptiennes pleurant sous le balcon du palais, implorant de l’aide et se plaignant de ce que les Juifs leur aient dérobé leurs habits et leurs bijoux, au cours de la plus grande escroquerie collective que l’histoire ait connue.

Le pillage ne concernait pas uniquement l’or. Les voleurs se sont emparé de tout ce que l’on peut imaginer. Ils ont vidé les maisons égyptiennes de leurs ustensiles de cuisine. Une des femmes s’est avancée vers le Pharaon, les yeux baissés, pour lui dire que sa voisine juive, qui vivait dans la maison située à droite de la sienne, était venue la trouver pour lui emprunter ses objets d’or, prétendant avoir été invitée à un mariage (…) Cette voisine juive a pris [les objets], promettant de les ramener le jour suivant. Quelques minutes plus tard, la voisine de la maison de gauche frappait à sa porte pour lui emprunter ses ustensiles de cuisine parce qu’elle avait des invités à dîner. En utilisant le même stratagème trompeur, les voleurs se sont emparés de tous les ustensiles de cuisine (…) »

Question: « On comprend qu’ils aient volé l’or, mais pourquoi les ustensiles de cuisine? »

Hilmi: « S’emparer de l’or était compréhensible. Il s’agit là clairement du pillage des ressources et des richesses d’un pays d’accueil, ce qui correspond bien aux mœurs et au caractère des Juifs. Le vol des ustensiles de cuisine, quand d’autres objets d’une valeur supérieure auraient pu leur être préférés, paraissait assez incompréhensible aux Egyptiennes. L’un des prêtres égyptiens a assuré que telle a toujours a été la sournoise méthode juive: chercher à provoquer un problème mineur lié aux besoins de la vie quotidienne pour occuper les gens et détourner leur attention de l’or volé et de sa restitution (…)

Une enquête de police a révélé que Moïse et Aaron – que la paix soit sur eux ! – avaient compris qu’il était impossible d’habiter en Egypte, malgré les plaisirs qu’offrait ce pays et alors même que les Egyptiens les associaient à toutes leurs activités, en raison de la nature perverse des Juifs avec lesquels les Egyptiens s’étaient réconciliés, bien que contre leur gré. Donc, ordre fut donné par les rabbins juifs de fuir le pays et de garder le secret sur cet exode – qui devrait se faire à la faveur de l’obscurité et en emportant le plus grand butin possible. Le code était: ‘A minuit’. En outre, les femmes juives avaient reçu l’ordre de voler l’or et les ustensiles de cuisine des Egyptiennes, et avaient obtempéré.«
Question:« Sont-ils partis individuellement ou en groupe? »

Hilmi: « Ils sont partis dans un convoi de 600.000 personnes, soit environ 120.000 familles. Il y avait quelques chariots dans le convoi, et une longue file d’ânes chargés des biens spoliés (…) Ils se sont enfoncés jusqu’au cœur du désert du Sinaï, pour tromper l’armée de Pharaon qui était à leur poursuite (…) Plus tard, ils se sont reposés et ont entrepris de faire le compte de l’or volé, découvrant qu’il y en avait 300.000 kilos. »

Question: « Mais les Juifs peuvent mettre en doute cette histoire avec leurs méthodes habituelles. Quelle est la preuve religieuse dont vous avez dit qu’elle se trouve dans la Torah? »

Hilmi: « Naturellement, les Juifs mettent en doute cette histoire parce que c’est dans leur intérêt. Mais la réponse est que ce récit se fonde sur ce qui est écrit dans la Torah. On peut le trouver dans l’Exode, [chapitre] 35, versets 12 à 36… »

Question:« Alors, quels arguments invoquer pour obtenir la restitution de notre or volé? »

Hilmi: « Il y a deux types de plaintes, l’une afférente à la religion, et l’autre afférente au droit. D’un point de vue religieux, toutes les religions monothéistes interdisent le vol (…) Cette interdiction figure également dans les Dix Commandements, que les Juifs ont reçu l’ordre [d’observer]. Ils ont donc le devoir religieux élémentaire de restituer ce qui a été volé, s’il existe encore.

D’un point de vue juridique, fuir en emportant les biens des Egyptiens peut revenir à un emprunt ou à un vol. S’il s’agit d’un emprunt, la chose a, sur le plan juridique, un caractère provisoire et non pas permanent, et donc [l’or] doit être restitué, avec intérêt, à ses propriétaires.
Par contre, si les Juifs ont pris les biens des Egyptiens non pas dans le but de les emprunter mais afin de les garder pour eux, en termes juridiques, il s’agit d’un vol, et ils doivent donc restituer les biens volés à leurs propriétaires, en plus de l’intérêt pour l’usage qu’ils en ont fait durant toute la période du vol ».

Question:« A combien estimez-vous la valeur de l’or, de l’argent et des vêtements qui ont été volés, et comment calculez-vous leur équivalent actuel ? »

Hilmi: « Si nous supposons que le poids de ce qui a été volé était d’une tonne, [sa valeur] a doublé tous les 20 ans, même si l’intérêt annuel n’est que de 5%. Une tonne d’or équivaut à 700 kilogrammes d’or pur – car nous devons nous rappeler que ce sont des bijoux qui ont été volés, et donc [que l’or contenait] un alliage de cuivre. Par conséquent, au bout de 1.000 ans, cela représenterait 1.125.898.240 millions de tonnes, soit 1.125.898 milliards de tonnes pour 1.000 années. En d’autres termes, 1.125.000 milliards de tonnes d’or, c.-à-d., un million multiplié par un million de tonnes d’or. Ceci pour une tonne volée. L’or volé est estimé à 300 tonnes, et le vol n’a pas duré 1.000 ans, mais 5.758 ans, d’après le comput juif. Par conséquent, la dette est très importante (…)
Sa valeur doit être calculée rigoureusement et conformément à l’information récoltée; après quoi, il convient d’ouvrir une action judiciaire contre tous les Juifs du monde, et d’Israël en particulier, de manière à ce qu’ils remboursent aux Egyptiens la dette mentionnée dans la Torah ».

Question: « Une solution de compromis est-elle possible? »

Hilmi: « On peut envisager un compromis. La dette peut être ré-échelonnée sur 1.000 ans, avec l’ajout d’un intérêt cumulatif durant cette période ».
[1] Al-Ahram Al-Arabi (Egypte), le 9 août 2003

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Violences: C’est la polygamie, imbécile ! (Polygamous societies are just more violent, researchers say)

21 décembre, 2014
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Tu ne prendras pas pour autre épouse la sœur de ta femme, car tu provoquerais des rivalités entre elles en ayant des relations avec la sœur, tant que ta femme est en vie. Lévitique 18: 18
C’est à cause de la dureté de votre coeur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes; au commencement, il n’en était pas ainsi. Mais je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour infidélité, et qui en épouse une autre, commet un adultère. (…) Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent. Jésus (Matthieu 19: 8-14)
J’ai une prémonition qui ne me quittera pas: ce qui adviendra d’Israël sera notre sort à tous. Si Israël devait périr, l’holocauste fondrait sur nous. Eric Hoffer
Tuez-les, crachez-leur au visage, et écrasez-les avec vos voitures. Jihadiste français (Etat islamique)
Aujourd’hui, c’est le jour du marché aux esclaves. C’est le jour de la distribution, et si Dieu le veut, chacun aura sa part. Militant de l’Etat islamique
Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen – en particulier les méchants et sales Français – ou un Australien ou un Canadien, ou tout […] citoyen des pays qui sont entrés dans une coalition contre l’État islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n’importe quelle manière. (…) Tuez le mécréant qu’il soit civil ou militaire. (…) Frappez sa tête avec une pierre, égorgez-le avec un couteau, écrasez-le avec votre voiture, jetez-le d’un lieu en hauteur, étranglez-le ou empoisonnez-le. Abou Mohammed al-Adnani (porte-parole de l’EI)
What do we want? Dead cops! When do we want it? Now! Manifestants de New York (13.12.14)
Plus de 1.000 combattants européens enrôlés dans ses rangs sont revenus dans l’espace Schengen. (…) L’adversaire n’est plus seulement aux portes de l’Europe, il en a franchi le seuil.  [d’où] la nécessité d’intégrer encore plus dans notre réflexion le retour de l’armée de terre sur son milieu naturel, celui du sol national, pour pourvoir y faire face, avec les forces de sécurité, à tous types de menaces dont celles que ces vingt dernières années avaient confinées à l’extérieur. Général Jean-Pierre Bosser (chef d’état-major de l’armée de terre)
C’est la peur aussi sciemment installée d’une religion, l’Islam, qui de façon inacceptable est présentée par certains comme incompatible avec la République, alors que la République a toujours respecté les religions, et que les religions ont toujours été capables de comprendre les valeurs qui devaient être respectées. Le fait nouveau, c’est que ces vents mauvais soufflent de plus en plus, et pas seulement en France, partout en Europe. C’est pourquoi il nous faut une fois encore reprendre le combat et faire en sorte de répondre et de ne rien laisser passer, en montrant d’abord la force de l’intégration. François Hollande
De nouveaux détails ont émergé sur le calvaire que subissent les femmes otages et esclaves sexuelles de l’État islamique. Un site d’informations irakien affirme avoir trouvé une grille de tarifs de vente des yazidies et des chrétiennes capturées par les combattants de Daech. Quiconque ne respecte pas ces prix sera exécuté, met en garde cette note, dont l’authenticité n’a pas été contestée à ce jour. Elle rappelle qu’un homme ne peut pas «acquérir» plus de trois femmes, sauf, précision étrange, s’il est un étranger originaire de Syrie, de Turquie, d’Arabie saoudite ou des Émirats. Les femmes les plus chères sont les plus jeunes. Pour une enfant âgée de moins de 10 ans, il en coûtera 200.000 dinars (138 euros). Pour une jeune femme de moins de 20 ans 100.000 dinars (104 euros). Pour une trentenaire 75.000 dinars (52 euros). Pour une femme quadragénaire 50.000 dinars (35 euros). Le document déplore même que «le marché de la femme soit à la baisse, ce qui a nui aux finances de l’État islamique». Une vidéo, tournée à Mossoul et traduite il y a quelques jours en anglais, donne une illustration glaçante de ces pratiques. On y voit des combattants islamiques échanger des conseils pour bien négocier les prix. «Aujourd’hui, c’est le jour du marché aux esclaves. C’est le jour de la distribution, et si Dieu le veut, chacun aura sa part», se réjouit un militant. (…) D’après des ONG, plus de 4.600 femmes yazidies sont portées disparues depuis l’offensive de Daech en Syrie et en Irak. Dans les premières semaines, des otages arrivaient encore à contacter des associations décrivant des bordels où les femmes étaient traitées comme du bétail et où certaines étaient violées plus de 30 fois par jour. Mais désormais, c’est le silence le plus total. D’après des témoignages de djihadistes, l’État islamique a fait de son trafic de femmes un argument de recrutement, faisant miroiter aux nouveaux venus une abondance de concubines. Le Figaro
Peut-on imaginer personnage littéraire plus désagréable que le Dieu de l’Ancien Testament? Jaloux et en étant fier; obsédé de l’autorité, mesquin, injuste et impitoyable; vengeur et sanguinaire tenant de l’épuration ethnique; tyrannique, misogyne, homophobe, raciste, infanticide, génocidaire, fillicide, pestilentiel, mégalomane, sadomasochiste et capricieusement diabolique. Richard Dawkins (2006)
Je m’ennuie follement dans la monogamie, même si mon désir et mon temps peuvent être reliés à quelqu’un et que je ne nie pas le caractère merveilleux du dévelopement d’une intimité. Je suis monogame de temps en temps mais je préfère la polygamie et la polyandrie. Carla Bruni
Avec la crise économique dans mon pays, peu d’hommes peuvent entretenir plusieurs épouses. En France, c’est différent, tous ces enfants sont une source de revenus. Oumar Dicko (ministre chargé des Maliens de l’extérieur)
Mais les fils n’ont pas ce choix. Ils ont grandi dans les basses couches de la société, sans les compétences intellectuelles nécessaires pour améliorer leur position. Ce sont ces garçons qui mettent le feu à Paris, ou dans des quartiers de Brême. Certains d’entre eux parviennent jusqu’à l’université et deviennent des leaders pour les autres – pas des pauvres, mais de jeunes hommes de rang social peu élevé, qui croient être opprimés à cause de leur confession musulmane, alors qu’en réalité c’est le système social qui a créé cette classe de perdants. Gunnar Heinsohn
Certains islamistes peuvent se montrer respectueux des lois et raisonnables, mais ils font partie d’un mouvement totalitariste et, à ce titre, doivent être considérés comme des meurtriers potentiels. Daniel Pipes
Il arriverait, si nous savions mieux analyser nos amours, de voir que souvent les femmes ne nous plaisent qu’à cause du contrepoids d’hommes à qui nous avons à les disputer. Proust
Ceux qui considèrent l’hébraïsme et le christianisme comme des religions du bouc émissaire parce qu’elles le rendent visible font comme s’ils punissaient l’ambassadeur en raison du message qu’il apporte. René Girard
De nombreux commentateurs veulent aujourd’hui montrer que, loin d’être non violente, la Bible est vraiment pleine de violence. En un sens, ils ont raison. La représentation de la violence dans la Bible est énorme et plus vive, plus évocatrice, que dans la mythologie même grecque. (…) Il est une chose que j’apprécie dans le refus contemporain de cautionner la violence biblique, quelque chose de rafraîchissant et de stimulant, une capacité d’indignation qui, à quelques exceptions près, manque dans la recherche et l’exégèse religieuse classiques. (…) Une fois que nous nous rendons compte que nous avons à faire au même phénomène social dans la Bible que la mythologie, à savoir la foule hystérique qui ne se calmera pas tant qu’elle n’aura pas lynché une victime, nous ne pouvons manquer de prendre conscience du fait de la grande singularité biblique, même de son caractère unique. (…) Dans la mythologie, la violence collective est toujours représentée à partir du point de vue de l’agresseur et donc on n’entend jamais les victimes elles-mêmes. On ne les entend jamais se lamenter sur leur triste sort et maudire leurs persécuteurs comme ils le font dans les Psaumes. Tout est raconté du point de vue des bourreaux. (…) Pas étonnant que les mythes grecs, les épopées grecques et les tragédies grecques sont toutes sereines, harmonieuses et non perturbées. (…) Pour moi, les Psaumes racontent la même histoire de base que les mythes mais retournée, pour ainsi dire. (…) Les Psaumes d’exécration ou de malédiction sont les premiers textes dans l’histoire qui permettent aux victimes, à jamais réduites au silence dans la mythologie, d’avoir une voix qui leur soit propre. (…) Ces victimes ressentent exactement la même chose que Job. Il faut décrire le livre de Job, je crois, comme un psaume considérablement élargi de malédiction. Si Job était un mythe, nous aurions seulement le point de vue des amis. (…) La critique actuelle de la violence dans la Bible ne soupçonne pas que la violence représentée dans la Bible peut être aussi dans les évènements derrière la mythologie, bien qu’invisible parce qu’elle est non représentée. La Bible est le premier texte à représenter la victimisation du point de vue de la victime, et c’est cette représentation qui est responsable, en fin de compte, de notre propre sensibilité supérieure à la violence. Ce n’est pas le fait de notre intelligence supérieure ou de notre sensibilité. Le fait qu’aujourd’hui nous pouvons passer jugement sur ces textes pour leur violence est un mystère. Personne d’autre n’a jamais fait cela dans le passé. C’est pour des raisons bibliques, paradoxalement, que nous critiquons la Bible. (…) Alors que dans le mythe, nous apprenons le lynchage de la bouche des persécuteurs qui soutiennent qu’ils ont bien fait de lyncher leurs victimes, dans la Bible nous entendons la voix des victimes elles-mêmes qui ne voient nullement le lynchage comme une chose agréable et nous disent en des mots extrêmement violents, des mots qui reflètent une réalité violente qui est aussi à l’origine de la mythologie, mais qui restant invisible, déforme notre compréhension générale de la littérature païenne et de la mythologie. René Girard
Le seul point sur lequel les Etats, les théologiens et les juristes musulmans font une quasi-unanimité, c’est la question de l’interdiction de la polygamie réclamée par certaines associations féminines. Une telle interdiction serait illicite, de leur point de vue, parce qu’elle équivaudrait à rendre illicite ce que Dieu a déclaré licite, puisque c’est le Coran lui-même qui a explicitement défini le statut juridique de la polygamie. (…) De nombreux auteurs estiment que la polygamie se justifiait, au temps de la Révélation, du fait des circonstances très particulières de l’époque. On cite souvent, à ce propos, l’exemple du Prophète, qui s’est marié à plusieurs femmes, pendant les dix dernières années de sa vie, du temps de son séjour à Médine. « C’était une période de guerres, et il y avait un très grand nombre de femmes qui n’avaient personne pour s’enquérir de leur sort. La plupart des femmes du Prophète étaient veuves ou âgées. Beaucoup d’entre elles avaient des enfants de leurs ex-maris. » D’après ces auteurs, la polygamie peut continuer de se justifier, dans les temps modernes, dans des circonstances exceptionnelles. Par exemple, à la suite d’une guerre meurtrière qui a décimé les hommes au front, le nombre de femmes en âge de se marier peut largement dépasser celui des hommes. Khalid Chraibi
Our goal was to understand why monogamous marriage has become standard in most developed nations in recent centuries, when most recorded cultures have practiced polygyny. The emergence of monogamous marriage is also puzzling for some as the very people who most benefit from polygyny — wealthy, powerful men — were best positioned to reject it. Our findings suggest that institutionalized monogamous marriage provides greater net benefits for society at large by reducing social problems that are inherent in polygynous societies. (…)  The scarcity of marriageable women in polygamous cultures increases competition among men for the remaining unmarried women. Prof. Joseph Henrich (University of British Columbia)
Considered the most comprehensive study of polygamy and the institution of marriage, the study finds significantly higher levels rape, kidnapping, murder, assault, robbery and fraud in polygynous cultures. According to Henrich and his research team, which included Profs. Robert Boyd (UCLA) and Peter Richerson (UC Davis), these crimes are caused primarily by pools of unmarried men, which result when other men take multiple wives. Science Daily
Selon les données anthropologiques disponibles, environ 85 % des sociétés humaines passées ont permis aux hommes d’avoir plus d’une épouse par un mariage polygame. On pourrait empiriquement penser que l’accroissement de la richesse des « élites » devraient favoriser encore plus les mariages polygames18. Or, la tendance est contraire : le mariage monogame s’est propagé à travers l’Europe, et plus récemment dans le monde, même chez les « élites », alors même que les écarts de richesse ont grandi. Peter Richerson et son équipe (Université UC Davis, Californie) ont utilisé les données criminologiques disponibles pour comparer sociétés polygames et monogames. Elles laissent penser que les cultures monogames connaissent moins de viol, d’enlèvement, assassinat et maltraitance d’enfants, et d’autres crimes que les sociétés polygames. Comparativement, selon cette étude, l’institutionnalisation du mariage ou couple monogame semble apporter plus d’avantages nets pour la société. Une explication proposée par les auteurs est que dans les sociétés polygames, de nombreux hommes sont contraints au célibat et laissés pour compte, avec moins d’espoir de pouvoir vivre avec une femme. Ils seraient alors plus susceptibles de violence et de comportements asociaux ; Peter Richerson pose l’hypothèse que la monogamie institutionnalisée est associée à un modèle culturel mieux adapté au monde moderne, réduisant la compétition intrasexuelle chez les jeunes, et réduisant par suite le taux de criminalité (dont en termes de viol, assassinat, agression, vol et fraude, ou de certains abus personnels) tout en diminuant les écarts d’âge entre conjoints, la fertilité, et l’inégalité des sexes et en déplaçant les efforts des hommes de la recherche d’une épouse vers plus d’investissement paternel, et une meilleure productivité économique. Peter Richerson estime qu’en augmentant le degré de parenté au sein des ménages, la monogamie normative réduit les conflits intra-ménage, et conduisant= à moins de négligence envers les enfants, moins d’abus, de mort accidentelle et d’homicide. Wikipedia

Viols, enlèvements, assassinats, maltraitance d’enfants, vols, fraudes, inégalités homme-femme …

A l’heure où après avoir exposé au monde, dans les textes sacrés les plus violents de l’histoire de l’humanité et d’Abraham à Jacob et de David à Salomon, tous les travers et méfaits imaginables des relations homme-femme …

Et démontré enfin avec la monogamie tout le bien-fondé d’une singularité judéo-chrétienne que nos élites s’étaient imposées contre leurs intérêts immédiats mêmes …

Nos sociétés dites avancées n’ont pas de mots plus durs pour la source de leurs avancées …

Et, après l’exaltation de la sérialité (polygamique ou monogamique) et du métissage, nous matraquent à présent avec l’aberration du « mariage homosexuel » …

Pendant qu’entre enlèvements, ventes et massacres de femmes et d’enfants et du Proche-Orient au Sous-continent indien et en passant par l’Afrique, la religion de paix et d’amour démontre chaque jour un peu plus malgré les premiers revers le véritable fond de sa pensée …

Et que poussés au passage à l’acte par la  fureur djihadiste ou la victimose ambiante et leur faisant éprouver à leur tour ce que subit depuis des années Israël, s’installent durablement en leur sein même, de New York à Ottawa et de Sydney à New York ou de Tours à Dijon, une véritable classe de perdants

Comment ne pas voir avec une récente étude canadienne …

L’une des évidentes sources, via le surplus de jeunes désoeuvrés et frustrés qu’elle produit, de la violence spécifique des sociétés musulmanes

A savoir sous couvert de défense de la veuve et de l’orphelin suite à leurs incessantes guerres …

La tolérance de la polygamie ?

Monogamy reduces major social problems of polygamist cultures
Science Daily
January 24, 2012

Source:
University of British Columbia
Summary:
In cultures that permit men to take multiple wives, the intra-sexual competition that occurs causes greater levels of crime, violence, poverty and gender inequality than in societies that institutionalize and practice monogamous marriage. That is a key finding of a new study that explores the global rise of monogamous marriage as a dominant cultural institution. The study suggests that institutionalized monogamous marriage is rapidly replacing polygamy because it has lower levels of inherent social problems.

In cultures that permit men to take multiple wives, the intra-sexual competition that occurs causes greater levels of crime, violence, poverty and gender inequality than in societies that institutionalize and practice monogamous marriage.

That is a key finding of a new University of British Columbia-led study that explores the global rise of monogamous marriage as a dominant cultural institution. The study suggests that institutionalized monogamous marriage is rapidly replacing polygamy because it has lower levels of inherent social problems.

« Our goal was to understand why monogamous marriage has become standard in most developed nations in recent centuries, when most recorded cultures have practiced polygyny, » says UBC Prof. Joseph Henrich, a cultural anthropologist, referring to the form of polygamy that permits multiple wives, which continues to be practiced in some parts of Africa, Asia, the Middle East and North America.

« The emergence of monogamous marriage is also puzzling for some as the very people who most benefit from polygyny — wealthy, powerful men — were best positioned to reject it, » says Henrich, lead author of the study that was recently published in the journal Philosophical Transactions of the Royal Society. « Our findings suggest that institutionalized monogamous marriage provides greater net benefits for society at large by reducing social problems that are inherent in polygynous societies. »

Considered the most comprehensive study of polygamy and the institution of marriage, the study finds significantly higher levels rape, kidnapping, murder, assault, robbery and fraud in polygynous cultures. According to Henrich and his research team, which included Profs. Robert Boyd (UCLA) and Peter Richerson (UC Davis), these crimes are caused primarily by pools of unmarried men, which result when other men take multiple wives.

« The scarcity of marriageable women in polygamous cultures increases competition among men for the remaining unmarried women, » says Henrich, adding that polygamy was outlawed in 1963 in Nepal, 1955 in India (partially), 1953 in China and 1880 in Japan. The greater competition increases the likelihood men in polygamous communities will resort to criminal behavior to gain resources and women, he says.

According to Henrich, monogamy’s main cultural evolutionary advantage over polygyny is the more egalitarian distribution of women, which reduces male competition and social problems. By shifting male efforts from seeking wives to paternal investment, institutionalized monogamy increases long-term planning, economic productivity, savings and child investment, the study finds. Monogamy’s institutionalization has been assisted by its incorporation by religions, such as Christianity.

Monogamous marriage also results in significant improvements in child welfare, including lower rates of child neglect, abuse, accidental death, homicide and intra-household conflict, the study finds. These benefits result from greater levels of parental investment, smaller households and increased direct « blood relatedness » in monogamous family households, says Henrich, who served as an expert witness for British Columbia’s Supreme Court case involving the polygamous community of Bountiful, B.C.

Monogamous marriage has largely preceded democracy and voting rights for women in the nations where it has been institutionalized, says Henrich, the Canadian Research Chair in Culture, Cognition and Evolution in UBC’s Depts. of Psychology and Economics. By decreasing competition for younger and younger brides, monogamous marriage increases the age of first marriage for females, decreases the spousal age gap and elevates female influence in household decisions which decreases total fertility and increases gender equality.

Story Source:

The above story is based on materials provided by University of British Columbia. Note: Materials may be edited for content and length.

Journal Reference:

J. Henrich, R. Boyd, P. J. Richerson. The puzzle of monogamous marriage. Philosophical Transactions of the Royal Society B: Biological Sciences, 2012; 367 (1589): 657 DOI: 10.1098/rstb.2011.0290

In cultures that permit men to take multiple wives, the intra-sexual competition that occurs causes greater levels of crime, violence, poverty and gender inequality than in societies that institutionalize and practice monogamous marriage.

That is a key finding of a new University of British Columbia-led study that explores the global rise of monogamous marriage as a dominant cultural institution. The study suggests that institutionalized monogamous marriage is rapidly replacing polygamy because it has lower levels of inherent social problems.

« Our goal was to understand why monogamous marriage has become standard in most developed nations in recent centuries, when most recorded cultures have practiced polygyny, » says UBC Prof. Joseph Henrich, a cultural anthropologist, referring to the form of polygamy that permits multiple wives, which continues to be practiced in some parts of Africa, Asia, the Middle East and North America.

« The emergence of monogamous marriage is also puzzling for some as the very people who most benefit from polygyny — wealthy, powerful men — were best positioned to reject it, » says Henrich, lead author of the study that was recently published in the journal Philosophical Transactions of the Royal Society. « Our findings suggest that that institutionalized monogamous marriage provides greater net benefits for society at large by reducing social problems that are inherent in polygynous societies. »

Considered the most comprehensive study of polygamy and the institution of marriage, the study finds significantly higher levels rape, kidnapping, murder, assault, robbery and fraud in polygynous cultures. According to Henrich and his research team, which included Profs. Robert Boyd (UCLA) and Peter Richerson (UC Davis), these crimes are caused primarily by pools of unmarried men, which result when other men take multiple wives.

« The scarcity of marriageable women in polygamous cultures increases competition among men for the remaining unmarried women, » says Henrich, adding that polygamy was outlawed in 1963 in Nepal, 1955 in India (partially), 1953 in China and 1880 in Japan. The greater competition increases the likelihood men in polygamous communities will resort to criminal behavior to gain resources and women, he says.

According to Henrich, monogamy’s main cultural evolutionary advantage over polygyny is the more egalitarian distribution of women, which reduces male competition and social problems. By shifting male efforts from seeking wives to paternal investment, institutionalized monogamy increases long-term planning, economic productivity, savings and child investment, the study finds. Monogamy’s institutionalization has been assisted by its incorporation by religions, such as Christianity.

Monogamous marriage also results in significant improvements in child welfare, including lower rates of child neglect, abuse, accidental death, homicide and intra-household conflict, the study finds. These benefits result from greater levels of parental investment, smaller households and increased direct « blood relatedness » in monogamous family households, says Henrich, who served as an expert witness for British Columbia’s Supreme Court case involving the polygamous community of Bountiful, B.C.

Monogamous marriage has largely preceded democracy and voting rights for women in the nations where it has been institutionalized, says Henrich, the Canadian Research Chair in Culture, Cognition and Evolution in UBC’s Depts. of Psychology and Economics. By decreasing competition for younger and younger brides, monogamous marriage increases the age of first marriage for females, decreases the spousal age gap and elevates female influence in household decisions which decreases total fertility and increases gender equality.

Story Source:

The above story is based on materials provided by University of British Columbia. Note: Materials may be edited for content and length.

Journal Reference:

J. Henrich, R. Boyd, P. J. Richerson. The puzzle of monogamous marriage. Philosophical Transactions of the Royal Society B: Biological Sciences, 2012; 367 (1589): 657 DOI: 10.1098/rstb.2011.0290

Voir aussi:
Biblical Polygamy Does Not Turn out Well

Curated by Mike Schultz

Though polygamy is clearly allowed in the Bible, it almost always leads to really bad situations. Of the three religions coming out of the Bible, Christianity (early) and Judaism (much later) ended polygamy while Islam continued it.

Jacob Marries Two Sisters: Rachel and Leah
Source: biblegateway.com

There are several stories of polygamy in the Bible, and they almost all turn out badly.

In Genesis 29 (see this article attached to this learning for the complete story), Jacob has fled Canaan from his murderous brother Esau after deceptively obtaining Esau’s blessing from Isaac. He makes his way to Haran, to his uncle Laban’s house. There he ends up marrying Laban’s two daughters, Leah and Rachel, as well as their two handmaidens, Bilhah and Zilpah. But he only married Leah because he was tricked into it, and as verse 29:31 records, Leah was hated. Some translations offer the nicer « unloved » or « not loved, » but the literal Hebrew is quite clearly hate.

Reading through this chapter, and the explanations that Leah gives to the names each of her children receives, it’s heart-wrenching to see what it can be like for one wife when a different wife is clearly preferred by her husband. And when they’re sisters, of course, it’s that much worse.

This dynamic doesn’t end – the children of Rachel are preferred by Jacob to the children of Leah, leading to a lot of resentment and ultimately the brothers’ selling Joseph (Rachel’s son) down to Egypt.

Later on in the Bible, the reality that it’s not such a good idea to marry two sisters is turned into a proper prohibition:

« You shall not take a woman as a wife after marrying her sister, as her rival, to uncover her nakedness beside the other during her lifetime. » (Vayikra 18:18)

Abraham, Sarah and Hagar: Hagar Is Banished
Source: torah.org

A couple of generations earlier, Abraham’s wife, Sarah, who he loves, is barren for many years. So she suggests that Abraham take her maidservant, Hagar, as his second wife. But she ends up regretting it pretty quickly, as Hagar starts disrespecting her from the moment that she becomes pregnant. In two separate episodes, Sarah demands that Abraham banish Hagar, first when she is pregnant and then after Hagar’s teenaged son, Ishmael, is mistreating Sarah’s young son, Isaac (don’t let the image trick you – Ishmael is 13 years older than Isaac, not the same age as in this painting). In each case, Hagar and Ishmael almost perish in the desert but are miraculously saved.

So Sarah and Hagar did really poorly as co-wives. This post retells the full story and suggests based on a rabbinic source that Sarah acted inappropriately. Here maybe the message is not to marry your wife and her servant.

Very interestingly, after Sarah dies, the midrash suggests that Isaac took an unusual step. Abraham’s servant was off searching for a wife for Isaac. Isaac, according to the midrash, felt that the least he could in return was make sure his father wasn’t alone. So in Genesis 24:62, he went to the Well of the Eternal One Who Sees, the well named by Hagar after her miraculous salvation. Why did he go there? The midrash suggests that this is where Hagar went to live after having been sent away the second time. (Interestingly, I believe Islam says the same thing – this is the Zamzam well outside of Mecca.) And Isaac went there to bring Hagar back to be his father’s wife once more.

So there you have quite a co-wife dynamic: the son of the preferred wife encouraging his father to remarry the rejected wife after his preferred wife passes away. And then after Abraham dies, it says in 25:11 that Isaac went back to the Well again, to ensure that Hagar remains part of the family.

Rival Wives: Hannah and Peninah
Source: biblehub.com

Even when there’s no prior relationship between two wives, it still can go quite badly. In the beginning of the Book of Samuel, as you can read in this post, Elkanah has two wives, and as usual the one he loves better (Hannah) is barren while the one he loves less (Peninah) has kids. And just as this painting captures, Peninah does not hesitate to torture Hannah with incessant reminders of her barrenness.

In Biblical Hebrew, the word tzarah means both « trouble » and « co-wife. » So that makes it pretty clear, I’d say – no illusions here about whether co-wives were likely to get along happily.

King David & King Solomon and Their Many Wives
Source: mechon-mamre.org

When it came to the kings, they can’t say they weren’t warned. Deuteronomy 17:16-17 warns, « The king must not acquire great numbers of horses for himself or make the people return to Egypt to get more of them, for the Lord has told you, « You are not to go back that way again. » He must not take many wives, or his heart will be led astray. »

King David took at least 22 wives and concubines, and suffered greatly from the infighting as to who would inherit his throne.

But King Solomon’s story offers more of a warning. This learning takes you to I Kings 11, where we read of King Solomon’s 1000 wives (which doesn’t include the Queen of Sheba, pictured here, with whom he had a more ambiguous relationship, but the Ethiopian Orthodox Church claims descent from their union, as well as the resulting possession of the holy Ark of the Covenant).

Just as Deuteronomy warned, they lead him astray, building sites of idol worship in his old age, as a result of which he is punished by having the kingdom torn in two in the next generation.

Why (and When) Did Christianity Outlaw Polygamy?
Source: en.wikipedia.org

If polygamy was so clearly allowed in the Hebrew Bible, how did it come to pass that the early Church prohibited it?

You could say they were good readers of the Hebrew Bible and saw how this didn’t go so well. But this Wikipedia article suggests that a major driving force may have been the fact that Roman marriage had to be monogamous. And since Christianity began within the Roman empire, that may well have had a major impact.

As you can see in this article, there is debate as to what the Christian Bible has to say about polygamy. Though there are several Biblical passages that seem to outlaw it, none of them are 100% clear, leaving open the possibility that the Christian prohibition came only after the Bible.

TLC’s Sister Wives: Mormonism and Polygamy
Source: learni.st

It’s well known, thanks to shows like Big Love and the TLC’s series of documentaries of real-life families, that an offshoot of the Mormon church still practices polygamy today.

This  documentary from Discovery highlights TLC’s « Sister Wives »  featuring Kody Brown and his four wives. There’s also an interesting learning about the history of polygamy in the US and the original position of the Mormon church on the question.

Finally, there’s a learning that looks at this issue from a totally different perspective. Many traditional African societies today have polygamy, and in this learning the author argues why polygamy is a good thing.

Maasai Tribe: The Meaning of Love & Polygamy
Source: youtube.com

From the BBC show « Tribal Wives » (where British women get integrated into indigenous tribes around the world), this video provides some interesting perspective on polygamy. If marriage is not about love but about successfully running a household, then polygamy could take on a totally different feel. In the Bible, it kind of feels like marriage is about both love and practicality, or sometimes one and sometimes the other.

Does Jewish Law Forbid Polygamy?
Source: chabad.org

In Judaism, there’s no mention of polygamy in the rabbinic period (~2000 years ago), so it seems to have been a permitted but very uncommon practice. But 1000 years ago, the head of the Ashkenazi (Northern European) Jewish community, Rabbeinu Gershom, put out a new decree. Among other things (like forbidding reading other people’s mail), Rabbeinu Gershom outlawed polygamy.

This article suggests 5 different reasons for Rabbeinu Gershom’s decree, most of them to do with ensuring greater happiness within the home, either because of infighting between the wives or a husband not being nice to all his wives or just because of the financial strain.

However, this decree did not apply to the Sephardic Jewish communities in Spain and later on North Africa and the Middle East.

Jewish Polygamy
Source: jewishencyclopedia.com

This 1906 entry from the Jewish Encyclopedia gives a very thorough look at polygamy in Judaism, from a close reading of the Bible (When did polygamy start? What was the ideal, as represented by Adam and Eve? Why did the Judges take multiple wives? Why did the Prophets not do so?) through the rabbinic period and into the last millenia. Polygamy in the Sephardic world was certainly rare, but it remained a possibility until recent years, when there were basically almost no Jews left living in countries that permitted polygamy.

Why Polygamy Is Allowed in Islam
Source: patheos.com

This blog post written by a Muslim woman attempts to explain the underlying reason behind Islam’s allowing a man to take up to four wives. In addition, she offers suggestions to the women for how to make it work.

In Islam, explicit in the Quran and Hadith (oral teachings of the Prophet Muhammad), a man is allowed to marry up to 4 women. It’s neither encouraged nor discouraged, just allowed. The author argues, based on the context in the Quran of these teachings, that after a time of war, with so many fallen men, polygamy is a means of caring for the widows and orphans.

Islam requires the husband to treat all his wives equally – to divide his time and financial resources evenly and provide similar housing for each.

Towards the end of this post, the author provides an interesting collection of tips and advice for women considering marrying someone who is already married.

Polygyny in Islam: The Historical Context
Source: en.wikipedia.org

Among many interesting pieces in this Wikipedia article, two in particular jump out as worth paying attention to:

1) The historical context. In the Arabian peninsula in the time of the Prophet Muhammad, there were no limits on the number of wives a man could take. There was also in general a good deal of variety of the kinds of marriages allowed by different societies in the region. It was most definitely not a Christian-ruled area with monogamy as the norm. It’s quite possible that Islam actually greatly limited polygamy and added protections for that time period.

2) A current list of Muslim countries with some restrictions on polygamy and what those restrictions are.

Voir enfin:

La charia et la polygamie (1/4)

La polygamie en question

Khalid Chraibi

Oumma.com

25 septembre 2009

Afin de réduire les méfaits importants et amplement documentés de la polygamie, les associations féminines du monde musulman réclament une application plus stricte des prescriptions coraniques en la matière, voire même l’interdiction de la polygamie, comme le fit la Tunisie en 1956. Mais, les Etats musulmans, ultimes décideurs en la matière, ont des points de vue très divergents sur ce qu’il est approprié de faire en ce domaine. D’une part, les versets coraniques relatifs à la polygamie (et en particulier les conditions qu’ils imposent) sont interprétés différemment, d’un Etat à l’autre. D’autre part, pendant treize siècles, un état de laisser-faire a prévalu sur cette question, que les responsables politiques et religieux sont réticents à bousculer trop vigoureusement.

A propos de l’auteur
Khalid Chraibi

Economiste (U. de Paris, France, et U. de Pittsburgh, USA), a occupé des fonctions de consultant économique à Washington D.C., puis de responsable à la Banque Mondiale, avant de se spécialiser dans le montage de nouveaux projets dans son pays.
A Rachida Benchemsi
« Une vie conjugale heureuse dépend de la sincérité, de la tolérance, du sacrifice et de l’harmonie dans le couple. Toutes ces qualités sont menacées lorsqu’il y a polygamie. » Mortada Motahari (1)

Dans les sociétés islamiques, les hommes sont autorisés à épouser jusqu’à 4 femmes à la fois, à la condition de pouvoir les traiter avec équité et d’avoir des ressources suffisantes pour pouvoir subvenir aux besoins de plusieurs ménages.

Mais, dans la pratique, ces conditions sont rarement respectées. Compte tenu de ce dérapage dans l’application des conditions instituées dans le Coran pour la pratique de la polygamie, et des effets néfastes de cette pratique sur la vie quotidienne des femmes et des enfants vivant dans un foyer polygame, tant sur le plan matériel que moral, les ONG féminines réclament, depuis plusieurs décennies, soit son interdiction pure et simple, soit, si cela n’est pas possible, du moins l’institution de contrôles sévères pour réduire ses effets pernicieux sur les familles et sur la société.

Du fait que le statut de la polygamie est défini dans des versets coraniques, les oulémas sont concernés au premier plan par cette question. Dans leur majorité, ils sont partisans du maintien du laisser-faire qui a prévalu jusqu’ici dans ce domaine. Ils estiment que chaque homme est responsable de ses actes devant Dieu, comme l’enseignent les juristes musulmans depuis les temps de la Révélation.

Mais, au 19è s., le mufti d’Egypte Muhammad Abduh a ouvert la voie à de nouveaux axes de réflexion sur cette question, en affirmant qu’en droit musulman, non seulement le mari, mais sa femme également, a des droits institués par la charia. D’après lui, ces derniers doivent être respectés au même titre que ceux du mari.

Analysant le dossier de la polygamie dans cette nouvelle optique, il débouche sur la conclusion qu’il est licite, en droit musulman, d’interdire la polygamie, compte tenu de tous ses effets pernicieux sur les familles et sur la société, qui dépassent très largement tous les « bienfaits » que les hommes peuvent en retirer, sur un plan purement sexuel.

La polygamie en perspective

La polygamie (ou plus exactement la polygynie, c’est-à-dire le mariage d’un homme avec plusieurs femmes) a communément existé dans les sociétés humaines depuis les temps les plus anciens. Les différentes religions l’ont explicitement acceptée ou tacitement tolérée pendant des siècles, avant de l’interdire parfois, comme ce fut le cas du Judaïsme et du Christianisme.(2) (3)

En Arabie, au début du 7è siècle, les Arabes pratiquaient une polygamie débridée, certains hommes prenant jusqu’à 10 épouses et plus, à la fois, en fonction de leurs moyens. L’Islam réforma cet état des choses, plafonnant à quatre le nombre de femmes qu’un homme pouvait épouser en même temps, et uniquement s’il remplissait certaines conditions. Mais, il appartenait à chaque individu de déterminer par lui-même s’il les satisfaisait.

Depuis le milieu du 20e siècle, sous la pression conjointe des mouvements féministes, des mouvements nationalistes et des intellectuels, certains Etats ont institué des procédures de contrôle du régime de la polygamie, qui diffèrent d’ailleurs d’un pays à l’autre. Ces procédures ont été, dans l’ensemble, peu efficaces, parce qu’elles se basent sur des critères d’ordre qualitatif, qui laissent une grande marge de manœuvre à l’appréciation des magistrats et des notaires chargés de leur application.

Cependant, aujourd’hui, dans la majorité des sociétés islamiques, la polygamie est sur le déclin, du fait de nombreux facteurs, dont les conditions socio-économiques plus difficiles et le niveau d’éducation plus élevé. Elle concerne, le plus souvent, moins du dixième des foyers, et est plus répandue en milieu rural qu’urbain. Son taux est particulièrement élevé dans les familles aux revenus modestes, et au faible niveau d’éducation, alors qu’elle diminue de manière considérable, au fur et à mesure que le niveau de revenu et d’éducation du chef du foyer augmente. ( 4) Depuis quelques années, elle retrouve une nouvelle vigueur dans certains pays, du fait de sa promotion par les groupes fondamentalistes.
La polygamie en question

La polygamie se justifie-t-elle dans le monde musulman, en ce début du 21e siècle ? Les associations de défense des droits des femmes répondent par la négative. Elles soulignent ses effets néfastes sur la femme, les enfants et la vie quotidienne au foyer, lorsque le mari prend une nouvelle épouse. De plus, la polygamie réduit de manière considérable les ressources du foyer, quand le même revenu du mari doit être redistribué de manière équitable entre plusieurs épouses et leurs enfants. La communauté elle-même se trouve concernée, parce que des femmes et des enfants en grands nombres se retrouvent abandonnés sans ressources et sans abri, par un mari et un père parti vivre avec sa nouvelle femme.

Afin de réduire les méfaits importants et amplement documentés de la polygamie, les associations féminines du monde musulman réclament une application plus stricte des prescriptions coraniques en la matière, (5) voire même l’interdiction de la polygamie, comme le fit la Tunisie en 1956. (6)
Mais, les Etats musulmans, ultimes décideurs en la matière, ont des points de vue très divergents sur ce qu’il est approprié de faire en ce domaine. D’une part, les versets coraniques relatifs à la polygamie (et en particulier les conditions qu’ils imposent) sont interprétés différemment, d’un Etat à l’autre. D’autre part, pendant treize siècles, un état de laisser-faire a prévalu sur cette question, que les responsables politiques et religieux sont réticents à bousculer trop vigoureusement.

Le seul point sur lequel les Etats, les théologiens et les juristes musulmans font une quasi-unanimité, c’est la question de l’interdiction de la polygamie réclamée par certaines associations féminines. Une telle interdiction serait illicite, de leur point de vue, parce qu’elle équivaudrait à rendre illicite ce que Dieu a déclaré licite, puisque c’est le Coran lui-même qui a explicitement défini le statut juridique de la polygamie.

Le statut juridique de la polygamie

Les versets 3 et 129 de la sourate « an-Nissa » (n° 4) du Coran énoncent les règles de base concernant la pratique de la polygamie dans la société musulmane :
« 3. Si vous craignez de n’être pas équitables en matière d’orphelins… alors épousez ce qui vous plaira d’entre les femmes, par deux, ou trois, ou quatre. Mais si vous craignez de n’être pas justes, alors seulement une, ou contentez-vous de votre droite propriété, plus sûr moyen d’échapper à la partialité. »

« 129. Vous ne pourrez être justes envers vos épouses, même si vous y veillez. Du moins, n’allez pas jusqu’au bout de votre penchant, jusqu’à laisser la (défavorisée) comme en l’air. » (7)

Pour bien saisir le sens de ces versets, et l’importance des règles qu’ils instituent, il faut les replacer dans le contexte de l’époque de leur Révélation.
En Arabie, avant l’Islam, les tribus étaient souvent en conflit, et subissaient de lourdes pertes en hommes. Il en résultait, au niveau de la communauté, un excédent de femmes en état de se marier, par rapport aux hommes. En fonction de leur libido, de leur état de santé et de leurs moyens financiers, les hommes avaient pour habitude d’épouser autant de femmes qu’ils le voulaient, ce qui aidait à résorber une partie de cet excédent.

La polygamie, qui était pratiquée sans aucune restriction, à l’époque, répondait ainsi à un besoin social, même si ses adeptes ne pensaient qu’à satisfaire leurs désirs sexuels personnels. Cependant, les épouses ne jouissaient d’aucun droit et servaient, avant toute chose, à satisfaire les désirs de leur mari. (8)

Par ailleurs, à l’époque de Révélation de ces versets, il y avait à Médine de nombreuses filles orphelines disposant de richesses personnelles, vivant sous la tutelle d’hommes qui envisageaient de les épouser pour mettre la main sur leurs biens. Mais, ces hommes se demandaient, malgré tout, en toute sincérité, si cela était compatible avec les enseignements de la foi à laquelle ils s’étaient convertis.

Le verset 3 s’inscrit dans le contexte de cette situation. Il décourage les hommes de tels agissements, leur recommandant de chercher d’autres femmes à épouser, en dehors de celles sous leur tutelle. Mais, il réforme à cette occasion le statut de la polygamie. Il plafonne à quatre le nombre maximum d’épouses par homme, et établit des conditions et des exigences que l’homme doit satisfaire, « de telle sorte que se marier avec plus d’une femme n’est pas donné à n’importe qui, n’importe comment. » (9)

La condition d’équité envers toutes les épouses

D’après les juristes, le verset 3 impose à l’homme la nécessité de réserver un traitement juste et égal à toutes ses épouses, dans tous les domaines, sur le plan matériel, en respectant scrupuleusement les droits de chacune, sans témoigner de préférence à aucune d’elles par rapport aux autres. S’il craint de ne pas pouvoir faire cela, il doit se limiter à une seule épouse. De telles règles constituaient une innovation fondamentale en Arabie.

Le verset 3 impose également au mari d’avoir des ressources financières adéquates pour subvenir aux besoins de plusieurs foyers, avant qu’il n’ait le droit de prendre plus d’une femme. Les capacités physiques et sexuelles du mari sont également des facteurs dont il doit être tenu compte.
L’islam n’encourageait donc pas la polygamie. Bien au contraire, il la restreignait, puisqu’il limitait, désormais, à quatre le nombre de femmes qu’un homme pouvait prendre simultanément, et établissait la contrainte de l’équité à respecter.

Le verset 129 avertissait, pour sa part, les hommes qu’ils ne pourraient pas faire preuve d’équité (dans les sentiments qu’ils ressentiraient, en leur for intérieur), envers plusieurs épouses. (10) Mais il n’interdisait pas la pratique. Il appartenait à chaque homme de prendre ses responsabilités en la matière, de décider en son âme et conscience s’il serait capable de faire preuve d’équité, sur le plan matériel, et s’il serait capable de subvenir aux besoins de toutes ses femmes dans les conditions fixées par le Coran.

Justification de la polygamie dans des circonstances exceptionnelles
De nombreux auteurs estiment que la polygamie se justifiait, au temps de la Révélation, du fait des circonstances très particulières de l’époque. (11) On cite souvent, à ce propos, l’exemple du Prophète, qui s’est marié à plusieurs femmes, pendant les dix dernières années de sa vie, du temps de son séjour à Médine. « C’était une période de guerres, et il y avait un très grand nombre de femmes qui n’avaient personne pour s’enquérir de leur sort. La plupart des femmes du Prophète étaient veuves ou âgées. Beaucoup d’entre elles avaient des enfants de leurs ex-maris. » (12)

D’après ces auteurs, la polygamie peut continuer de se justifier, dans les temps modernes, dans des circonstances exceptionnelles. Par exemple, à la suite d’une guerre meurtrière qui a décimé les hommes au front, le nombre de femmes en âge de se marier peut largement dépasser celui des hommes. (13) De même, si l’épouse est stérile, ou si elle est atteinte d’une maladie qui l’empêche d’avoir des rapports sexuels avec son mari, la majorité des auteurs pensent que le mari devrait pouvoir prendre une deuxième femme. (14)
Mais, tous les juristes soulignent que la pratique de la polygamie n’est légitime, en Islam, que lorsqu’elle est assortie des conditions et des limites prescrites dans le Coran ; et uniquement lorsque ces conditions sont scrupuleusement et rigoureusement respectées.

Or, observe le philosophe Mortada Motahari à ce propos : « Pour être équitable, il faut dire que le nombre de ceux qui respectent la lettre et l’esprit de toutes les conditions prescrites par l’Islam concernant la polygamie, est insignifiant. » (15)

Notes

(1) Mortada Motahari, « L’Islam et les droits de la femme », Ed. Al Bouraq, 2000, p. 305

(2) Gamal A. Badawi, « Polygamy in Islamic law »

(3) Eric Chaumont, article “Polygamie”, Dictionnaire du Coran, Robert Laffont, Bouquins, Paris, 2007

(4) Mohamed Chafi, “La polygamie”, Marrakech, 2000

(5) Sisters in Islam, Malaysia, Reform of the Islamic family laws on Polygamy, 11 December 1996, a memorandum to the Malaysian authorities

(6) Collectif 95 Maghreb-Egalité : “Cent mesures et dispositions pour une codification égalitaire des Codes de Statut Personnel”, 1995

(7) Le Coran, Traduction par Jacques Berque, Edition de poche, Albin Michel, Paris, 2002, p. 95 et p. 113

(8) Muhammad Abduh, « fatwa fi ta’addud al-zawjate » (fatwa sur la polygamie) dans “al-A’mal al kamila” (Oeuvres complètes éditées par Muhammad Amara) tome 2, 1ère éd. Beyrouth, (1972), p. 91

(9) Mortada Motahari, ibid, p. 260

(10) Muhammad Abduh, « fatwa fi ta’addud al-zawjate », ibid, p. 93

(11) Riffat Hassan, “al-Islam wa huquq al mar’a” (L’Islam et les droits de la femme), Casablanca, 2000, pp. 88-92

(12) Mortada Motahari, ibid, p. 319

(13) Mortada Motahari, ibid, p. 324

(14) Muhammad Abduh, « ta’addud al-zawjate » (La polygamie) dans “al-A’mal al kamila” (Oeuvres complètes éditées par Muhammad Amara) tome 2, p. 87, 1ère éd. Beyrouth, (1972) et « fatwa fi ta’addud al-zawjate », ibid, p. 95

(15) Mortada Motahari, ibid, p. 322

Voir également:

Le trafic de femmes, une source de revenus pour Daech
Le Figaro
06/11/2014

Un site d’informations irakien dit avoir mis la main sur une «grille de tarifs» à appliquer sur les marchés où sont vendues les femmes chrétiennes et yazidies. Des profits qu’empoche ensuite l’organisation terroriste.

De nouveaux détails ont émergé sur le calvaire que subissent les femmes otages et esclaves sexuelles de l’État islamique. Un site d’informations irakien affirme avoir trouvé une grille de tarifs de vente des yazidies et des chrétiennes capturées par les combattants de Daech. Quiconque ne respecte pas ces prix sera exécuté, met en garde cette note, dont l’authenticité n’a pas été contestée à ce jour. Elle rappelle qu’un homme ne peut pas «acquérir» plus de trois femmes, sauf, précision étrange, s’il est un étranger originaire de Syrie, de Turquie, d’Arabie saoudite ou des Émirats.

Les femmes les plus chères sont les plus jeunes. Pour une enfant âgée de moins de 10 ans, il en coûtera 200.000 dinars (138 euros). Pour une jeune femme de moins de 20 ans 100.000 dinars (104 euros). Pour une trentenaire 75.000 dinars (52 euros). Pour une femme quadragénaire 50.000 dinars (35 euros).

Un marché aux esclaves à Mossoul
Le document déplore même que «le marché de la femme soit à la baisse, ce qui a nui aux finances de l’État islamique». Une vidéo, tournée à Mossoul et traduite il y a quelques jours en anglais, donne une illustration glaçante de ces pratiques. On y voit des combattants islamiques échanger des conseils pour bien négocier les prix. «Aujourd’hui, c’est le jour du marché aux esclaves. C’est le jour de la distribution, et si Dieu le veut, chacun aura sa part», se réjouit un militant.

Un marchand propose d’échanger une fille contre un pistolet. Un djihadiste est prêt à avancer 500 dollars pour une captive. Des combattants expliquent que le montant qu’ils sont disposés à offrir dépend du physique des femmes: celles qui ont les yeux bleus ou verts sont très recherchées. Ils recommandent aussi de vérifier l’état de leurs dents.

D’après des ONG, plus de 4.600 femmes yazidies sont portées disparues depuis l’offensive de Daech en Syrie et en Irak. Dans les premières semaines, des otages arrivaient encore à contacter des associations décrivant des bordels où les femmes étaient traitées comme du bétail et où certaines étaient violées plus de 30 fois par jour. Mais désormais, c’est le silence le plus total. D’après des témoignages de djihadistes, l’État islamique a fait de son trafic de femmes un argument de recrutement, faisant miroiter aux nouveaux venus une abondance de concubines.

Voir encore:

« Pour les djihadistes les femmes sont des esclaves sexuelles »
Tatiana Chadenat

19 août 2014

Les fanatiques de l’Etat islamique vendraient des captives pour 150 dollars. Myriam Benraad, politologue spécialiste de l’Irak, nous en parle

En Irak et en Syrie les djihadistes de l’État islamique se sont emparés de vastes régions et y ont proclamé un califat. Ils capturent et « vendent les femmes pour une centaine de dollars », assure le porte-parole du ministère des Droits de l’homme irakien. S’il faut rester prudent, car les rumeurs pullulent et les combattants jouent sur une communication de la terreur, cette marchandisation semble vraisemblable. On fait le point avec Myriam Benraad, politologue spécialiste de l’Irak, chercheuse au CERI.

Lefigaro/madame.fr. – La vente de femmes dénoncée par le porte-parole du ministère des Droits de l’homme Irakien est-elle réelle ?
Myriam Benraad. Elle est vraisemblable car depuis 2003, les djihadistes sont de mèche avec des réseaux de prostitution. Pour l’État islamique les femmes doivent être assujetties et déshumanisées. Les combattants les considèrent comme des objets commerciaux et sexuels. Ils les capturent, les enferment et en font des butins de guerre. Dans le califat proclamé, la femme n’est pas une citoyenne, mais une esclave domestique et sexuelle à la merci de son mari. Récemment, ils ont imposé le voile à Mossoul, dans le Nord de l’Irak et en Syrie. Ces hommes assassinent froidement des populations. Mais la situation des femmes était déjà très périlleuse en Irak depuis 2003.

Ces violences dénoncées aujourd’hui par le porte-parole du ministre existent depuis longtemps ?
Le sort des Irakiennes s’est dégradé progressivement depuis dix ans. Le porte-parole est courageux d’avoir condamné ses exactions. Mais il faut que cela soit suivi d’actes, car jusqu’à présent le gouvernement n’a rien fait pour les protéger. Jusque dans les années 1970, les Irakiennes avait des droits. Avec le premier embargo en 1990, il y a eu une régression juridique et sociale. Dans les provinces tribales, le crime d’honneur est apparu : une femme violée est tuée par son clan car elle a été souillée. Après l’invasion américaine en 2003, l’État qui leur garantissait un statut, s’est effondré. Sans État de droit, elles sont particulièrement exposées à la violence, et ne peuvent pas faire porter leur droit devant les tribunaux. Pendant les élections en avril 2014, il y a eu des candidates, des affiches de campagne qui essayaient de mettre en avant la parité, mais en réalité cela ne changeait pas le fond du problème, les femmes restent exposées. Avec l’État islamique on parle souvent du danger encouru par les minorités, rarement du sort des Irakiennes. Or, elles sont les premières victimes de la guerre, de l’occupation américaine et des djihadistes. Il ne s’agit pas seulement de celles issues des minorités yézidis et chrétiennes, mais de l’ensemble des femmes, sunnites et chiites.

Comment expliquer cette haine des djihadistes envers la femme ?
Une femme libre est le symbole de tout ce que les djihadistes détestent : l’Occident et la liberté. Les islamistes radicaux ont interdit le port du jean ou des vêtements qui laissent apparaître la chair car ils y voient une influence néfaste et mécréante de l’Occident. Ces extrémistes pensent qu’en les soumettant, ils reviennent aux bases de l’Islam. Mais c’est faux. Il n’est écrit nul part dans le Coran qu’il faut asservir, violer, assassiner… ou même imposer le port du voile. C’est un choix personnel pas une obligation. Là aussi, il y a dérive. Les djihadistes vont chercher n’importe quelle justification dans le Coran ou certains Hadith (les paroles prêtées au prophète Mahomet), pour légitimer leurs actions, l’asservissement et le meurtre. Ils opèrent un glissement des textes. C’est une interprétation absurde et meurtrière qu’il ne faut pas chercher à expliquer rationnellement car elle relève d’une dérive salafiste et radicale. Les femmes disposent pourtant de nombreux droits dans l’Islam. Khadija bint Khuwaylid, la première épouse du prophète Mahomet, riche et indépendante, a largement contribué à son succès.

Voir de plus:

Isis morale falls as momentum slows and casualties mount
Erika Solomon in Beirut
Financial Times
December 19, 2014

Flagging morale, desertion and factionalism are starting to affect the Islamic State of Iraq and the Levant, known as Isis, testing the cohesion of the jihadi force as its military momentum slows.

Activists and fighters in parts of eastern Syria controlled by Isis said as military progress slows and focus shifts to governing the area, frustration has grown among militants who had been seen as the most disciplined and effective fighting force in the country’s civil war.

The group hurtled across western Iraq and eastern Syria over the summer in a sudden offensive that shocked the world. Isis remains a formidable force: it controls swaths of territory and continues to make progress in western Iraq. But its fighters have reached the limit of discontented Sunni Muslim areas that they can easily capture and US-led coalition air strikes partnered with offensives by local ground forces have begun to halt their progress.

The US military announced this week that air strikes had killed two senior Isis leaders — though there has been no confirmation of the claim by the group — and on Friday Kurdish peshmerga fighters broke the jihadis’ five-month siege of Mount Sinjar in Iraq.

“Morale isn’t falling — it’s hit the ground,” said an opposition activist from Isis-controlled areas of Syria’s eastern Deir Ezzor province. “Local fighters are frustrated — they feel they’re doing most of the work and the dying . . . foreign fighters who thought they were on an adventure are now exhausted.”

An activist opposed to both the Syrian regime and Isis, and well known to the Financial Times, said he had verified 100 executions of foreign Isis fighters trying to flee the northern Syrian city of Raqqa, Isis’s de facto capital. Like most people interviewed or described in this article, he asked for his name to be withheld for security reasons.

“After the fall of Mosul in June, Isis was presenting itself as unstoppable and it was selling a sense of adventure,” a US official said. He added that the dynamics have changed since the US launched air strikes in August and helped break the momentum of the Isis advance, which has helped stem the flow of foreign recruits — though he warned that the change of mood “doesn’t affect the hardcore people of Isis”.

Analyst Torbjorn Soltvedt, of Verisk Maplecroft, a UK-based risk analysis group, said morale may be taking a hit as militants grapple with the shift from mobile army to governing force.
« They feel they are the ones going to die in big numbers on the battlefield but they don’t enjoy any of the foreigners’ benefits »

“Before they were seizing territory, forcing armies in Iraq and Syria to retreat,” he said. “Now they’re basically an occupying force trying to govern.”

After flocking to Syria and Iraq during Isis’s heady days of quick victories, some foreigners may also be questioning the long, gruelling fight ahead.

Mr Solvedt said his organisation has had many reports of foreign fighters, including Britons, contacting family members and state authorities seeking ways to return home.

Isis members in Raqqa said the organisation has created a military police to crack down on fighters who fail to report for duty. According to activists, dozens of fighters’ homes have been raided and many have been arrested. Militants told a local journalist that they must now carry a document identifying them as a fighter and showing whether they are assigned to a mission.

An opposition activist in close contact with Isis fighters in Raqqa showed the Financial Times a document listing new regulations restricting jihadis’ behaviour. The paper, which could not be verified and which did not appear to have been issued in other Isis-held areas, warned that those who did not report to their offices within 48 hours of receiving the regulations would be punished.

“In Raqqa, they have arrested 400 members so far and printed IDs for the others,” the activist said.

The identification document for one fighter from the Gulf consisted of a printed form stating “name, location, section and mission assignment”, with his details filled in by hand.

“The situation is not good,” he grumbled, adding that fighters have become increasingly discontented with their leaders. He refused to give more details, saying only: “We aren’t able to speak the truth and we are forced to do useless things.”

Activists in Isis-held parts of Syria said many fighters in Raqqa were angry about being sent to Kobani, a small Kurdish town near the Syrian border with Turkey that has become a focal point for coalition strikes. The fighters argued that the town was not strategically important enough to justify the losses they were incurring. According to a December 7 report by the Syrian Observatory for Human Rights, a UK-based monitoring group with a network of activists across Syria, Isis lost about 1,400 fighters in 80 days of fighting. The US official said many Isis fighters have been killed in the town.

Foreign militants have often been the most active in major battles but opposition activists said as fighting intensifies, more demands are being made on local fighters who do not have deep-rooted loyalties to Isis.

Thousands of foreign fighters have flocked to Syria to help create an austere Islamic state harking back to the past. But as Erika Solomon, FT correspondent in Beirut, found out, they have retained their taste for modern-day snacks and gadgets. She spoke to Fiona Symon about what she discovered.

“They pledged allegiance to Isis so they could keep fighting the [Assad] regime and not have to go against Isis,” the Deir Ezzor activist said. “They feel they are the ones going to die in big numbers on the battlefield but they don’t enjoy any of the foreigners’ benefits — high salaries, a comfortable life, female slaves.”

Another problem, locals said, may be a rise in tensions among ethnic groups. Many fighters apparently group themselves by ethnicity or nationality — a practice which undermines Isis’s claim to be ridding Muslims of national borders.

A widely publicised example was a clash between Uzbek and Chechen fighters in Raqqa in early November over control of some villas near the captured Tabqa air base.

“Just like the Uzbek and Chechen issues in Tabqa, we are having similar issues in Manbij with the Tunisians,” said an activist in Syria’s northern city of Manbij. “They won’t let some of the highest level security members [of other nationalities] on to their bases.”

Residents in Raqqa also said they have seen growing signs of discontent. One man recalled a speech at the Fardous mosque last Friday by a Tunisian cleric who often appears in Isis videos.

“He urged the brothers to put aside their disputes, and said all brothers should stay together as one hand,” the man said. “Now I realise why the preacher was saying this . . . Something is wrong.”

(A journalist in Isis-held territory contributed reporting to this article. The name has been withheld for safety reasons.)

Voir enfin:

Discours d’inauguration du Musée de l’histoire de l’immigration
François Hollande

15 Décembre 2014

Présidence de la République française – Élysée.fr

Mesdames et messieurs les ministres,

Mesdames et messieurs les parlementaires,

Mesdames et messieurs les ambassadeurs,

Monsieur le Défenseur des droits,

Madame la Présidente du Conseil d’Administration, chère Mercedes ERRA,

Monsieur le Président du Conseil d’Orientation, Cher Benjamin STORA,

Monsieur le Directeur Général,

Mesdames, messieurs,

Je suis fier d’inaugurer aujourd’hui le Musée de l’Histoire de l’Immigration et de rappeler le rôle qui est le sien, dans nos institutions culturelles et éducatives.

Il s’agit de comprendre notre histoire pour aller vers l’avenir. Fernand BRAUDEL avait eu cette formule dans son dernier livre : « définir le passé de la France, c’est situer les Français dans leur propre existence ». Telle est la vocation du Musée national de l’Histoire de l’Immigration, rendre aux immigrés la place qui leur revient dans le récit national et se donner ainsi les moyens d’aborder de façon sereine la question toujours posée de l’immigration.

La vocation de votre musée est de montrer le processus continu par lequel la Nation a intégré les populations d’origine étrangère et a su préserver son unité tout en reconnaissant la diversité des origines et des cultures. Ce musée est plus qu’un symbole. C’est un message de confiance dans l’histoire de notre pays mais aussi dans ce que nous sommes et de ce que nous pouvons faire.

La France est un vieux pays d’immigration, l’un des plus vieux pays d’immigration d’Europe. Commencée dès la deuxième moitié du XIXème siècle pour répondre aux besoins de ce qu’on appelait la première révolution industrielle, l’immigration s’est poursuivie tout au long du XXème siècle et s’est amplifiée avec la reconstruction du pays après la guerre, avec la décolonisation et enfin avec la mondialisation. Aujourd’hui un Français sur quatre a au moins un grand parent étranger. Evoquer l’histoire de l’immigration, c’est évoquer l’histoire de France, c’est l’histoire, c’est notre histoire.

Et pourtant, jusqu’à récemment, l’immigration n’apparaissait que faiblement dans les manuels scolaires. Elle n’était guère présentée comme une chance pour notre récit national et était souvent ignorée des Français y compris même de ceux qui en étaient issus. Elle n’avait pas de lieu de mémoire, pas de lieu pour partager les histoires familiales pour retrouver les récits, pour suivre les parcours qui avaient fait que des hommes, des femmes, des familles étaient venus s’échouer ici en France pour mieux réussir.

Il fallait donc une initiative, et je veux rendre justice à Lionel JOSPIN d’avoir dès 2001, pris conscience de cet étrange oubli, et d’avoir eu la volonté de le réparer en proposant la création d’un musée de l’immigration. Ce projet s’est poursuivi sous la présidence de Jacques CHIRAC, qui a chargé Jacques TOUBON de la responsabilité de faire aboutir cette belle entreprise. Le Palais de la Porte Dorée, qui avait connu son heure de gloire d’une époque dépassée, fut choisi. C’était en 2004. Ce lieu qui avait été celui de l’exposition coloniale, allait devenir le musée de toutes les immigrations, de toutes les fiertés après avoir été ce lieu où des peuples avaient exposé devant le colonisateur, leurs plus belles réussites. Le Musée national a finalement ouvert ses portes en octobre 2007, c’était il y a 7 ans.

Sept ans c’est long pour une inauguration officielle. Il fallait qu’elle soit suffisamment réfléchie pour qu’elle puisse avoir lieu aujourd’hui, comme si l’immigration devait être toujours un sujet difficile dont il vaudrait mieux ne pas parler, ou alors avec certains mots et dans certaines circonstances. Mais le principal, c’est qu’aujourd’hui ce musée soit là et que la France soit dotée d’une institution destinée à conserver et à mettre en valeur le patrimoine de l’immigration, à montrer, à mesurer l’apport des immigrés et de leurs descendants, leur apport à la Nation. Par le sang versé, par le travail, par le talent, par la réussite. Ce Musée a une double volonté : la reconnaissance de toutes ces origines, de tous ces parcours, de toutes ces nationalités et en même temps, le rassemblement dans un même projet, celui de la France.

Je tiens à remercier les équipes de l’établissement qui, malgré les vicissitudes, ne se sont jamais découragées. Les efforts ont porté leurs fruits : l’exposition permanente aura vu passer 500.000 visiteurs depuis 2007. Deux mille enseignants viennent s’y former chaque année. Et les chiffres de fréquentation ne cessent d’augmenter grâce aux expositions temporaires qui s’y succèdent.

Ce musée doit être à la hauteur de l’ambition qui était celle de ses concepteurs, ce qui suppose à mes yeux de réaffirmer sa dimension culturelle et scientifique. C’est un lieu où il convient de mener un travail, un travail long, un travail obscur parfois, un travail de mémoire. Il convient de lui donner les moyens qui jusqu’à présent ne lui ont pas été accordés. C’est pourquoi une augmentation de près d’un million d’euros sera effective dès l’année prochaine, pour parvenir à un doublement de son budget en 5 ans.

Mais ce qui fait l’originalité, la spécificité de ce musée, c’est d’être à la fois une référence en matière de recherche, un espace de débat et une expression de la diversité, de la multiplicité de toutes les migrations, pour qu’il puisse y avoir cette mise en valeur des souvenirs, des mémoires ici rassemblées à travers ces objets familiers. Je remercie les donateurs qui ont fait en sorte de pouvoir par un instrument de musique, une machine, une étoffe, démontrer le lien qu’ils avaient avec la France et avec aussi leur pays d’origine. Comme si le pays d’origine venait ici s’offrir au pays d’accueil, c’est-à-dire à la France.

Comme la mémoire individuelle, la mémoire d’une Nation est capricieuse, tantôt elle est ingrate, tantôt elle est généreuse. Elle a ses propres rythmes et regarde trop souvent le passé avec les yeux du présent. C’est pourquoi nous avons besoin des historiens, c’est leur rôle. Ce sont eux qui nous rappellent que l’immigration fut à la fois le produit de nos propres nécessités, de nos propres besoins, j’entends par là ceux de la France, et en même temps des convulsions de l’Histoire, qui ont fait que des femmes et des hommes sont partis de très loin pour venir s’établir ici. D’abord ce furent des ouvriers, ce fut le labeur qui fut la justification de l’immigration.

Les premiers vinrent de tout près, ce furent les Belges, dans l’industrie textile du nord. Puis les Italiens dans l’industrie lourde de l’Est, les Polonais dans les mines. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, les Espagnols, les Portugais, les Maghrébins, les Africains, qui contribuèrent à leur façon à la reconstruction du pays, à sa croissance à ce qu’on a appelé les trente glorieuses. Au bout de 30 ans après la guerre, on a estimé que ces forces-là auront construit l’équivalent d’un logement sur deux, d’une machine sur sept, et de 90% des autoroutes de notre pays.

Les crises des années 70 paradoxalement n’ont pas tari les flux, parce que les entreprises continuaient d’appeler de nouveaux immigrés, qui venaient chaque fois de plus loin pour pouvoir occuper des emplois que nul ne voulait occuper. Ce mouvement ne s’est arrêté que récemment.

Enfin la décolonisation poussa des populations jusque-là intimement liées à la France à venir y travailler. Je veux saluer ici, le Président Abdou DIOUF qui jusqu’à récemment était le Secrétaire Général de l’Organisation Internationale de la Francophonie, et qui est là pour nous rappeler ce lien qui unit les pays autrefois dans la communauté française, et qui aujourd’hui ont un lien qui demeure avec la France, et qui parlent en français. Ces populations venaient de cette Afrique, de ce Maghreb, et considéraient qu’elles avaient le droit de venir, ici. Elles avaient le droit parce que l’histoire leur rappelait le rôle qui avait été celui des plus anciens, ce qu’on appelait les « troupes coloniales », et qui étaient venues sauver la France. Ces troupes venaient de partout. Parmi les « Poilus » de 14-18, on comptait ainsi 180.000 Algériens, 60.000 Tunisiens, 37.000 Marocains, 134.000 soldats d’Afrique noire, 34.000 Malgaches. C’était l’empire qui était venu sauver la France.

Comment oublier 30 ans après, les 100.000 soldats africains de l’Armée de De LATTRE, qui accomplirent le débarquement de Provence, les tirailleurs sénégalais, les goumiers, les tabors, les spahis, les zouaves. Comment oublier les résistants de la MOI (Main d’Œuvre Immigrée), juifs, arméniens, les martyrs de l’affiche rouge chantés par Aragon.

Comment oublier le dernier Poilu, Lazare PONTICELLI, né en 1897 dans un petit village en Italie. Il n’était même pas français lorsqu’il s’était engagé dans une unité étrangère à 17 ans, en trichant sur son âge. En 1939, il avait demandé à être naturalisé pour participer à la seconde guerre qui venait d’être déclarée. C’était finalement plus qu’un symbole que le Musée national de l’Histoire de l’Immigration l’ait invité à célébrer son 110ème anniversaire ici-même. Tous s’étaient battus pour la France, mais pour une certaine idée de la France. Pour la France universelle, la France ouverte au monde, pour la France capable de promouvoir des idéaux de progrès. Cette France qu’ils voulaient rejoindre pour la servir, cette France qui était la terre espérée de ceux qui ont fui tout au long du 19ème et du 20ème siècle, les massacres, les pogroms, les guerres, les dictatures, et qui trouvèrent dans notre pays un refuge pour fonder leur foyer.

C’est une grande réussite de ce musée que d’évoquer toutes ces mémoires, de nous rappeler que les immigrés, les enfants d’immigrés ont apporté à la science française, à la physique à la chimie, aux mathématiques. Combien de Prix Nobel et de récompenses glorieuses, de Marie CURIE (qui s’appelait de son nom de jeune fille Maria SKLODOWSKA), à Arthur AVILA, franco-brésilien, qui a reçu la médaille Fields de Mathématiques. Tous ces étrangers, tous ces immigrés qui ont fait la fierté de la France dans les domaines qui paraissaient les plus inaccessibles. S’il fallait livrer ici tous les noms de ces milliers d’étrangers, d’immigrés, d’enfants d’immigrés devenus célèbres dans le cinéma, dans la littérature, la peinture, la musique, le sport et la mode. Je veux ici saluer cette belle exposition sur la mode. La mode fait partie de l’excellence française, la mode fait rayonner la France et nous donne à chaque fois la conviction que nous avons tout inventé. Cette mode, nous en savons maintenant toutes les origines, toutes les provenances, ce sont le plus souvent des créateurs, des créatrices qui ont permis à la France d’être toujours en avant-garde, toujours admirée, toujours reconnue. Voilà ce que montre ce musée, que notre réussite, la réussite la plus flamboyante de la France, elle est celle de tous les Français, et donc de tous ceux qui nés ici ou nés ailleurs, ont donné ce qu’ils avaient de meilleur pour la création, pour l’entreprise, pour l’innovation, pour la recherche, bref, pour la France.

Ce musée national est l’hommage de la Nation à ces millions de gens, qui sont venus en France, qui y ont donné le meilleur d’eux-mêmes et dont les enfants sont pleinement devenus Français et qui en même temps veulent que leur histoire, que leur parcours, que leur diversité, leur singularité et leur origine puissent être reconnus par la République, par celle qu’ils ont voulu servir et à laquelle ils ont profondément adhéré.

L’histoire de l’immigration rappelle néanmoins qu’elle fut toujours l’objet de controverses.

La présence de personnes étrangères a toujours suscité à toutes les époques de l’inquiétude, de la peur, de l’appréhension, surtout quand aux différences de langue, de culture, s’ajoutent des différences de couleur et de religion. Il y a toujours eu des démagogues, pour les attiser, pour utiliser les manquements aux règles communes – qu’il faut déplorer, pour justifier le rejet et démontrer qu’il y en a qui ne s’assimileront jamais. L’exploitation des questions migratoires jusqu’à la tragédie, n’est donc en rien une nouveauté et c’est ce que montre la recherche historique.

Dès août 1893, à Aigues-Mortes, des Français excités par d’absurdes rumeurs, avaient massacré des travailleurs italiens, parce qu’ils venaient prendre des emplois, occuper des villages et finalement mettre en cause les équilibres de telle ou telle famille. Puis la boue antisémite s’est déversée lors de l’affaire DREYFUS.

Les archives de ce musée sont pleines de témoignages dans lesquels des pseudo-scientifiques, mais de vrais idéologues tentaient de démontrer pourquoi les Italiens, les Polonais, les Espagnols, les Arméniens ne pourraient jamais être assimilés par la société française.

Dois-je évoquer la période si noire de la collaboration, le déchaînement des haines, les délations, les compromissions ? Puis la guerre d’Algérie qui déchaîna d’autres passions ? Les années 60 furent aussi des années de violence, des ratonnades. Les années 70 avec – on ne s’en souvient déjà plus, des attentats racistes, des assassinats ? Chaque époque fut marquée par des violences et des intolérances. On pourrait se dire que le pire est passé. Il y a toujours cette récurrence, il y a toujours ce retour.

Certes, il n’y a rien de neuf dans les discours, mais les contextes changent. Les étrangers sont toujours accusés des mêmes maux : venir prendre l’emploi des Français, bénéficier d’avantages sociaux indus quand bien même les études les plus sérieuses montrent qu’ils contribuent davantage aux comptes sociaux qu’ils n’en bénéficient.

Ce sont toujours les mêmes préjugés, les mêmes suspicions qui sont invariablement colportés. Mais le fait nouveau, et nous devons le regarder en face, c’est la pénétration de ces thèses dans un contexte de crise, qui paraît interminable, et d’une mondialisation qui est elle-même insaisissable. C’est là que réside le fait nouveau, le doute qui s’est installé sur notre capacité à vivre ensemble. Est-ce que la France sera encore la France ? Est-ce qu’elle sera en mesure d’intégrer, d’absorber, d’assimiler, de prendre le meilleur et d’éviter le pire ? C’est cette question qui taraude beaucoup de nos compatriotes. C’est la peur aussi sciemment installée d’une religion, l’Islam, qui de façon inacceptable est présentée par certains comme incompatible avec la République, alors que la République a toujours respecté les religions, et que les religions ont toujours été capables de comprendre les valeurs qui devaient être respectées.

Le fait nouveau, c’est que ces vents mauvais soufflent de plus en plus, et pas seulement en France, partout en Europe. C’est pourquoi il nous faut une fois encore reprendre le combat et faire en sorte de répondre et de ne rien laisser passer, en montrant d’abord la force de l’intégration.

Le musée restitue le parcours de ces millions d’exilés dont la plupart ont fait souche dans notre pays pour devenir français soit directement par la naturalisation. Le musée montre bien les actes qui ont été ainsi posés, ainsi délivrés. On m’a rappelé cette reconnaissance de l’artiste à qui l’on demandait si elle voulait une décoration. « La décoration ? », a-t-elle répondu, « c’est mon acte de naturalisation, me faire devenir français c’est la plus belle reconnaissance que pouvait m’accorder la République ». Il y a aussi par la succession des générations, le droit du sol, le fait que ces descendants d’étrangers sont devenus des citoyens français, pleinement français, et donc pleinement citoyens.

C’est ainsi que les immigrés d’hier et les enfants se sont fondus dans notre société, et en même temps que s’est enrichie à chaque étape, à chaque période leur contribution. Voilà ce message que le musée transmet : avoir confiance dans notre histoire pour être capable de regarder le présent avec suffisamment de sérénité, de responsabilité et de force pour ne pas nous laisser emporter là où ne voulons pas aller. Les enfants des immigrés dépeints comme inassimilables hier, sont devenus des patriotes sans avoir jamais à renier leurs origines. Parce que depuis 150 ans, la République n’est pas liée aux origines, c’est l’adhésion à un projet commun. Renan, dans sa fameuse conférence de 1882, affirmait que l’existence d’une Nation était un plébiscite de tous les jours, comme l’existence de l’individu était une affirmation perpétuelle de la vie. Savoir tous les jours que nous sommes Français, vouloir être Français, être pleinement conscient que de vivre en France, c’est une somme de devoirs et de droits. De GAULLE, lui-même, ne disait pas autre chose en disant qu’« Est Français celui qui souhaite que la France continue ». Continue dans sa marche, continue dans son destin, continue de porter le progrès, continue d’être à la hauteur de l’idéal qu’elle porte.

Pour y parvenir, l’école joue un rôle fondamental. Elle reste le creuset de l’intégration. Elle est de plus en plus sollicitée. L’école à qui l’on demande à la fois de former, avec une transmission du savoir exigeante et en même temps d’accueillir, d’accueillir parfois des enfants qui n’ont jamais été dans leur famille éduqués dans une autre langue que leur langue d’origine. On demande beaucoup à l’école, on lui demande aussi de faire en sorte que tous les enfants soient dans les mêmes conditions d’égalité. Les réussites scolaires en matière d’intégration sont multiples. Je veux saluer les enseignants qui s’y dévouent et qui parviennent à chaque fois, à chaque année qu’ils ont à recevoir des enfants, à les porter au plus haut niveau. Mais nous devons aussi regarder les échecs. Ils sont là : les décrochages concernent principalement certains quartiers et certains jeunes. Notre premier devoir est de tenir la promesse de l’égalité républicaine. C’est pourquoi la révision des cartes de l’enseignement prioritaire, les moyens donnés à l’éducation nationale, sont des leviers essentiels si nous voulons aller toujours vers une intégration réussie.

De même la lutte contre les discriminations qui existent dans l’orientation, dans la formation, dans l’accès à l’emploi, doivent être également combattues.

Le second pilier de l’intégration, c’est la laïcité. Elle est proclamée. Elle doit donc être enseignée, traduite en principes simples, intelligibles. La laïcité n’est ni la lutte contre la religion, contre une religion. La laïcité n’est pas la suspicion non plus à l’égard de telle ou telle communauté. La laïcité est une école de respect, de la règle commune, une reconnaissance de la liberté de croire ou de ne pas croire. Cette laïcité, nous devons l’ériger en valeur fondamentale mais nous devons aussi faire en sorte qu’elle puisse être, pour chaque jeune, non pas un concept mais une manière vivre, de respecter l’autre, de pouvoir être pleinement lui-même tout en étant entièrement dans la République. La laïcité n’est pas simplement un principe que l’on voudrait poser, c’est ce qui permet dans les actes de la vie quotidienne de savoir ce qu’il est possible de faire et ce qu’il n’est pas possible de montrer ou de faire.

Nous devons faire en sorte que la laïcité soit célébrée partout le 9 décembre, jour anniversaire de la loi de 1905, et en particulier dans les écoles où désormais est affichée la « Charte de la Laïcité ».

Traiter de façon républicaine la question de l’immigration, c’est imposer la vérité des faits mais c’est aussi nous obliger à agir.

La vérité, c’est de ne rien ignorer des tensions, des difficultés et des risques. L’obligation d’agir, c’est d’aller jusqu’au bout de l’intégration, de traiter avec fermeté aussi et humanité, l’immigration clandestine mais de mieux accompagner l’immigration régulière. Agir, c’est être convaincu que la République doit être sûre de ses principes, fière de ses valeurs mais ne doit jamais céder un pouce de terrain à la facilité et au repli sur soi.

C’est pourquoi, j’ai voulu que la lutte contre le racisme et l’antisémitisme devienne une grande cause nationale. Parce que lorsque l’on a notre Histoire, que l’on porte nos valeurs, lorsque l’on a cette République qui nous rassemble tous, la France ne peut tolérer qu’un citoyen soit agressé pour sa religion, sa couleur de peau, ses origines.

Rien ne sera passé sous silence. Rien ne doit rester impuni. Rien de ce qui fait une insulte à notre République, à notre Histoire, rien ne doit pouvoir passer à côté de la punition qui est justifiée.

Certains s’interrogent sur la volonté des immigrés de s’intégrer – je l’ai dit, le thème n’est pas nouveau – d’autres dissertent sur la capacité de la France à accueillir ces étrangers qui sont là depuis longtemps, ou ces enfants d’étrangers qui sont devenus Français, et se posent la question de l’avenir même de notre identité. Il y en a même qui s’inquiètent de l’efficacité de notre politique migratoire à l’échelle de l’Europe et veulent la reconsidérer.

Nous devons répondre à toutes ces questions. Nous ne devons pas faire comme si elles devaient par principe ou par précaution être écartées. Car sinon, si nous n’avons pas cette franchise entre nous, nous laisserons la place vide pour des discours qui instrumentalisent la peur, la peur de la dissolution de notre pays, de la dislocation, de la disparition.

Vous savez, ceux qui rêvent d’une France en petit, d’une France de dépit, d’une France en repli, bref d’une France qui ne serait plus la France.

C’est pourquoi, nous devons lutter contre ces thèses au nom de la France, pour la France, pour une France qui sera non seulement à la hauteur de son Histoire mais capable de porter un grand projet, de bâtir un avenir, de forger un destin.

C’est pourquoi, au sentiment de dépossession qui est entretenu avec malice, pour ne pas dire avec malignité, il nous faut rappeler à chaque fois aux Français d’où ils viennent, quelles sont les valeurs sur lesquelles notre pays s’est bâti et où nous voulons aller ensemble.

La France est un pays qui porte plus qu’une histoire mais une ambition, qui ne conçoit son destin que dans l’ouverture.

Certes nous devons nous protéger contre toutes les menaces mais la France n’a été victorieuse que lorsqu’elle a été capable de se dépasser. Un pays comme la France n’a pas besoin d’haïr les autres pour aimer les siens. Un pays qui a confiance en lui-même et d’abord dans sa jeunesse. Un pays qui croit en la place de chacun, qui pense que l’éducation est la matrice de tout ce qui fait la citoyenneté, qui fait confiance à la culture pour permettre que chacun puisse s’élever au-delà même de sa condition. Un pays qui veut aller jusqu’au bout de la citoyenneté.

C’est sur ces bases-là que nous devons définir une politique migratoire. Elle est nécessaire.

D’abord, pour ne pas affaiblir les pays d’émigration qui doivent s’appuyer sur leur dynamisme démographique pour leur développement, sur les compétences de leur jeunesse, sur la présence de leurs élites. C’est pourquoi, nous ne pouvons plus regarder le Sud avec les mêmes yeux. Le Sud et notamment l’Afrique qui est un continent de croissance, de développement qui n’a pas besoin de laisser partir sa population, qui a besoin qu’on lui apporte nos investissements, nos technologies et également notre capacité à créer ensemble.

Nous devons aussi avoir une politique migratoire parce que les pays d’accueil ne peuvent pas, justement, accorder aux migrants, notamment à ceux qui sont persécutés dans leur pays, une place digne si les conditions ne sont pas réunies. C’est-à-dire une capacité à donner un avenir et d’abord un emploi.

Nous devons enfin avoir une politique migratoire pour lutter contre les trafics, contre tous ceux qui font commerce. Il y en a toujours eu dans l’Histoire des étrangers avec des réseaux criminels qui mettent en danger la vie des hommes et des femmes chaque jour. Près de 3500 sont morts depuis janvier dans les eaux de la Méditerranée, la route la plus dangereuse du monde.

Cette politique passe par l’Europe. Notre frontière, c’est Schengen. Cet accord est né de la volonté de remplacer des contrôles aux frontières nationales qui n’avaient plus d’efficacité par des coopérations uniques et sans précédent en termes de liberté, de sécurité et de justice. Et on voudrait faire éclater Schengen ? C’est assez facile, personne ne sait exactement ce qu’est Schengen. Peut-être que certains croient que c’est un personnage dont il faudrait rechercher au plus vite l’identité et la personnalité pour le traduire en justice. Mais Schengen, c’est justement ce qui a permis à tous les pays d’Europe de s’organiser pour justement contrôler l’immigration et avoir une coordination des politiques.

Faire éclater Schengen ? Faire disparaître Schengen ? Mais cela serait reculer, aboutir à rétablir des frontières, pays par pays. Peut-être est-ce pour créer des emplois que certains nous font la proposition, mais enfin généralement ce ne sont pas les fonctionnaires qui justifient leurs sentiments les plus doux et les plus accommodants.

Nous devons donc défendre ce principe et faire que l’avenir de l’Europe soit de bâtir avec l’ensemble des Etats du voisinage, une politique permettant – je pense à la Méditerranée et au-delà – de conjuguer, la gestion des crises, l’aide au développement, et les contrôles des mouvements de population.

La France sera à l’initiative dans les mois qui viennent, non pas pour défaire Schengen mais pour mieux assurer la sécurité à l’intérieur et le contrôle à l’extérieur, et pour mieux répartir les charges qui pèsent sur les Etats membres, en Europe.

Pour la France, où la question de l’immigration revient régulièrement, un devoir de vérité s’impose.

Depuis 10 ans, notre pays accueille environ 200 000 personnes par an, soit la proportion la plus faible d’Europe, rapportée, bien sûr, à notre propre population. 200 000, certains disent que c’est trop. Qui trouve-t-on ? 90 000 viennent au titre de l’immigration familiale, c’est notamment le cas des conjoints de citoyens français : va-t-on interdire un rapprochement dès lors que le lien a pu être vérifié ? Ce serait insupportable ! Ce serait même contraire aux principes du droit européen et même du droit international.

60 000 autres arrivent chaque année comme étudiants. C’est une volonté pour notre pays, c’est un enjeu d’accueillir les élites de demain, le temps de leur formation. Devrait-on préférer qu’ils se forment ailleurs, aux Etats-Unis, au Canada ou en Australie ? Alors que tout le discours que je porte depuis deux ans et demi, c’est de dire que nous avons besoin de plus d’étudiants étrangers parce que c’est un investissement considérable pour la France, c’est une chance extraordinaire de pouvoir avoir les meilleurs talents, chercheurs qui viennent, ici, en France, étudier.

Que serait la France dans 20 ou 30 ans si elle ne les accueillait plus alors que le nombre d’étudiants dans le monde va doubler d’ici 2020 ? C’est la raison pour laquelle, les obstacles concernant les mobilités étudiantes ont été progressivement levés parce que la France doit attirer tous les talents du monde entier.

Il y a deux ans, il y avait une circulaire – je ne rappellerais pas le nom de son auteur, qu’importe- dont le seul objet était de limiter le droit au séjour des étudiants et des chercheurs. Cette circulaire a été abrogée mais notre réglementation est encore trop dissuasive. C’est pourquoi, le Gouvernement a créé les « passeports talents » ouvrant un droit à séjour de quatre ans qui seront délivrés de manière simplifiée et de plein droit dès lors que les critères prévus (les ressources, le niveau d’études, le contrat de travail) seront remplis. « Passeport talent », il ne s’agit plus là, d’étudiants, il s’agit de chefs d’entreprise, de cadres, de jeunes techniciens. Ils amplifieront le mouvement initié avec les visas « talents internationaux » qui ont permis une augmentation de 7% du nombre d’étudiants venant en France, et de 20% pour les chercheurs.

Curieux paradoxe, notre pays ! Quand un jeune Français va à l’étranger, on considère que c’est un exil, que nous n’avons pas pu le retenir. Quand un étudiant étranger vient en France, on viendrait le suspecter. Nous devons faire en sorte qu’il y ait plus d’étudiants français qui aillent aussi à l’étranger pour revenir ensuite et que nous puissions accueillir plus d’étudiants étrangers en France.

Puis, pour arriver aux 200 000, il y a l’asile, c’est-à-dire un droit constitutionnel qui fait partie de l’identité même de la France. Il n’est pas tolérable que notre système d’examen du droit d’asile fonctionne aussi mal. Le constat a été fait depuis longtemps. Plus de 18 mois pour avoir une réponse, on a réduit les délais déjà depuis deux ans mais nous devons encore accélérer parce que c’est un double risque que nous faisons courir.

Si le refus est prononcé, toute chance que celui qui est là depuis 18 mois essaie de se réfugier dans l’immigration illégale et si c’est pour une réponse favorable, pourquoi ne lui a-t-elle pas été communiquée plus tôt pour qu’il puisse pleinement s’insérer ?

Nous avons donc préparé un texte qui est en ce moment en discussion au Parlement qui va être voté – je crois avec une large majorité – pour réduire à 9 mois le délai pour traiter une réponse en termes de droit d’asile.

Quant à l’immigration économique, qui a été considérable, elle est devenue résiduelle dans notre pays. La présence de ceux qu’on appelle les travailleurs détachés et qui n’a rien avoir avec ce que l’on croit être l’immigration économique, mais plutôt un abus de situation – ces travailleurs détachés qui ne sont d’ailleurs pas en cause en tant que tels mais qui sont ceux qui viennent en France, de pays européens pour être moins payés parce que les cotisations sociales ne sont pas facturées aux employeurs.

Alors si nous devons respecter la libre circulation qui est un acquis fondamental de l’Europe, elle ne doit pas être détournée, dévoyée parce qu’aujourd’hui la question des travailleurs détachés fait que sur le plan politique il y a l’exacerbation de tensions et sur le plan économique il y a une concurrence déloyale.

Je ferai donc en sorte dans les prochains Conseils européens de clarifier cette notion de travailleur détaché et d’éviter tous les abus.

Trop de nos concitoyens issus de l’immigration se considèrent encore comme des étrangers, assignés à leurs origines. Et trop de nos compatriotes ont le sentiment qu’ils ne sont plus chez eux quand d’autres se placent en dehors des règles communes. Voilà la tension principale qui existe dans notre pays. Dans les deux cas, c’est la France qui est atteinte, qui est blessée. Nous devons donc réagir à cette double dislocation du pacte républicain pour que chacun se considère français en France et capable de vivre ensemble.

La République n’a d’avenir que si elle sait construire une politique de citoyenneté dont le principe est simple et clair : c’est l’égalité.

La République n’a d’avenir que si les droits et les devoirs sont rappelés à tous, quelle que soit leur nationalité.

La République n’a d’avenir que si aucun territoire n’est relégué, abandonné, oublié. Elle n’a d’avenir que si les quartiers ne deviennent pas des ensembles où vivent les mêmes populations dont la communauté de destin serait celle de leurs communautés supposées d’origines. C’est le sens de la politique de la ville : éviter les concentrations des mêmes sur les mêmes lieux, agir sur les causes des inégalités, multiplier les leviers d’insertion, offrir un avenir en termes de formation, d’emploi, d’accès à la culture.

Le sujet que nous avons à régler, c’est l’immigration d’hier et même d’avant-hier que nous avons à mieux appréhender, où le critère, d’ailleurs, n’est plus la nationalité mais la citoyenneté effective. Quant à l’immigration d’aujourd’hui – dont j’ai dit ici le caractère limité, elle doit être néanmoins accompagnée. C’est le sens du projet de loi sur le séjour des étrangers qui sera discuté au Parlement l’année prochaine. Toute personne qui arrivera en France, quelles qu’en soient les raisons –j’ai évoqué les sources de cette immigration- devra apprendre le français, être formé aux valeurs de la République, à ses règles, à ses usages, à ses droits, à ses devoirs.

Ce parcours d’intégration s’accompagnera de la remise de titres de séjour pluriannuels. A quoi sert-il de faire subir à des étrangers en situation régulière une attente interminable devant les Préfectures, les Sous-préfectures, pour le renouvellement de leur titre de séjour, comme pour bien les punir de ce qu’ils viennent réclamer : un titre de séjour. Ils l’ont déjà, c’est juste pour le renouvellement. Ils l’auront mais ils doivent attendre dans le froid, au petit matin, rien que pour leur montrer qu’ils ne sont pas vraiment, ici, bienvenus.

Ce n’est digne ni pour les fonctionnaires qui ont à traiter ces questions – je veux les saluer, ce n’est pas facile- ni digne pour les personnes ainsi traitées. A quoi sert-il d’instaurer une précarité inutile alors que ces étrangers ont déjà une activité professionnelle ?

Beaucoup d’étrangers, ce ne sont plus les mêmes, sont là depuis des décennies. Ils ont parfois gardé leur nationalité d’origine tout en étant parfaitement intégrés à la société française. C’était leur droit. Ils n’ont pas voulu changer de nationalité ou peut-être n’ont pas pu y accéder. C’est cette situation d’étranger depuis longtemps en France qui a justifié la revendication de leur ouvrir le droit de vote aux élections locales. Beaucoup de pays européens l’ont fait. Pour y parvenir en France, chacun en connait les conditions. Mieux vaut un langage de vérité si l’on veut éviter les passions ou les illusions. Rien ne peut se faire sans une révision de la Constitution, ce qui suppose, dans notre droit, une majorité des 3/5ème au Parlement. C’est-à-dire l’accord de toutes les forces républicaines. J’y suis pour ma part favorable, à elles de prendre leur responsabilité.

Ces difficultés – que nous connaissons depuis 30 ans – ne doivent pas nous empêcher d’agir pour favoriser l’autre versant de la citoyenneté, l’accès à la naturalisation. Il n’y a pas de meilleure preuve d’amour à la République que cette déclaration d’allégeance à ses principes et à ses valeurs. Dans le passé récent, certains ont été tentés de réduire le nombre de naturalisations, de compliquer ces procédures comme si devenir Français pour des étrangers qui étaient là depuis des années, qui avaient servi la France, constituait une menace. C’était encore une fois oublier, les vertus intégratrices de la République.

C’est pourquoi, j’ai demandé au Gouvernement, dès 2012, de fixer de nouveaux critères justes et transparents pour l’accès à la nationalité française. Des progrès ont été faits. Le nombre des naturalisations a augmenté mais il y a lieu, encore, d’accélérer les procédures, de les unifier sur le territoire et de bien fixer la nature des critères.

Je souhaite également que la République marque enfin sa reconnaissance à l’égard des vieux immigrés, ceux que l’on appelle les Chibanis. Beaucoup ont été recrutés, il y a des décennies, avec l’espoir d’un retour rapide au pays. Puis, ils ont fait souche dans le nôtre et ont contribué à sa construction.

A la France, ils ont donné leur jeunesse, leur labeur, leurs bras. Il est temps que l’on cesse de leur opposer des règles tatillonnes pour qu’ils ne puissent accéder véritablement à leurs droits ou à leurs prestations sociales.

Il est temps aussi que leur naturalisation soit facilitée, comme l’a proposé un rapport parlementaire. C’est la raison pour laquelle la loi sur le vieillissement, puisqu’il s’agit de travailleurs âgés, ouvrira la naturalisation de plein droit à tous les étrangers âgés de plus de 65 ans qui ont vécu plus de 25 ans en France et qui ont au moins un enfant français.

Il y a aussi les jeunes français qui veulent pleinement participer à la vie de notre pays. C’est toute la question de la représentation. Elle n’obéit pas à des logiques législatives, à des quotas ou des règles.

C’est une obligation pour toutes les forces politiques sociales économiques de notre pays. Faire en sorte que ceux qui parlent au nom des autres puissent ressembler aux autres. Faire en sorte que ceux qui décident pour les autres puissent être finalement comme les autres.

Ce travail-là doit être mené systématiquement parce que lorsqu’une représentation n’est plus fidèle à l’état d’une société, la société ne se reconnait plus dans celles et ceux qui les représentent.

C’est un grand enjeu. Des progrès ont été faits lors des élections locales – je sais que dans les entreprises, il y a également cette volonté – mais pourquoi y aurait-il cette facilité dans la culture, dans le sport et cette résistance dans nos institutions ou dans les entreprises ?

Bien sûr qu’il y a la méritocratie scolaire, et elle donne des résultats. Combien de jeunes qui sont de toutes les couleurs de la France ont réussi les meilleurs examens, obtenu les meilleurs diplômes ? Ils frappent à la porte, à leur tour, demandent leur part et à qui on demande plus qu’à d’autres d’attendre, d’attendre encore ? Eh bien non ! Il n’est plus temps d’attendre. Il faut que la société française puisse être représentée avec toutes les couleurs, toutes les forces, toutes les forces vives de la France.

L’immigration en France, c’est l’histoire de millions de personnes venues d’ailleurs, de très loin ou parfois de plus près qui voulurent un jour fondre leurs aspirations personnelles, familiales dans le rêve français.

C’est ainsi que notre histoire s’est faite. Notre pays ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui sans cette multiplication de talents et d’atouts. Bien sûr que cette immigration a suscité également tout au long de son histoire, frustrations, fractures, frictions, nous ne devons ni ignorer les talents ni occulter les peurs.

Cette diversité est une chance si nous savons la valoriser, l’enrichir, la dépasser, si nous savons affirmer une volonté commune de vivre ensemble, ce qui suppose une pleine adhésion à la République. Sinon c’est le piège de la division, la menace du communautarisme, la confrontation des cultures et donc, le racisme, l’antisémitisme, la détestation de l’autre.

C’est en prenant en compte ces risques qui sont là, dans la France du 21ème siècle, que nous ne pensions plus imaginer ou voir, c’est en prenant en compte ces risques que nous devons nous élever, pour faire en sorte que la Nation redevienne facteur d’espoir. La France doit avoir confiance dans la France.

C’est une responsabilité dont l’Etat a la charge pour garantir la cohésion et l’apaisement. Je l’ai dit, l’éducation en est la première condition mais l’école ne peut pas répondre à un défi aussi grand. Toutes les institutions sont concernées : les institutions publiques mais également les entreprises privées. La réussite de notre pays dépend de notre capacité à régler cette question de la citoyenneté et de l’immigration.

C’est aussi une responsabilité individuelle car l’histoire de l’immigration nous l’enseigne aussi. Vivre en France, c’est une chance. Elle doit être ressentie, comprise, saisie pour pouvoir être mise au service du destin commun.

Votre musée montre que cet espoir est possible puisqu’il apporte la preuve que des femmes et des hommes arrachés parfois dans la douleur à leur pays d’origine, qui ont connu bien des épreuves, ont été capables, sur notre propre sol, de donner le meilleur de leur vie, de faire en sorte que leurs enfants puissent être pleinement des citoyens et d’accomplir ce qui a été, un moment, leur destin.

L’histoire de l’immigration fait partie de notre histoire nationale mais la réussite de l’intégration déterminera notre destin national.

Votre musée, votre institution, votre Cité a l’immense mérite de donner à des générations d’immigrés la place qui doit leur revenir et de nous faire comprendre qu’ils ont fait le visage de la France.

Un visage qui a la couleur de la République. Celle qui unit, rassemble et fédère. Une Nation qui doit être fière d’elle-même et sûre de son destin. C’est quand la Nation est fière, quand elle sait où elle va et quand son destin est partagé que cette grande Nation qui s’appelle la France peut résister à tout pour faire le meilleur et conjurer le pire.

Merci.


Rapport sur la CIA: A qui profite le crime ? (Cui bono ? – A month after their historic defeat, Senate democrats drop one last, lobbed stink bomb)

12 décembre, 2014
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https://i1.wp.com/www.garciamedia.com/assets/uploads/blog/SIMONSCARR9_11jpeg_thumb.jpgLa Cour tient à souligner à ce propos que l’interdiction d’un traitement contraire à l’article 3 revêtant un caractère absolu indépendamment des agissements de la personne concernée et même en cas de danger public menaçant la vie de la nation – ou, a fortiori celle d’un individu – l’interdiction d’infliger des mauvais traitements à un individu afin de lui extorquer des informations vaut quelles que soient les raisons pour lesquelles les autorités souhaitent extorquer ces déclarations, que ce soit pour sauver la vie d’une personne ou pour permettre des poursuites pénales. En outre, le traitement que le requérant a subi doit passer pour lui avoir causé de vives souffrances mentales, ce que démontre aussi le fait que, ayant invariablement refusé de formuler des déclarations exactes jusqu’alors, l’intéressé a avoué sous l’influence de ce traitement où il avait caché J. La Cour estime dès lors que s’il avait été mis à exécution, le traitement dont le requérant a été menacé aurait été constitutif de torture. Cependant, l’interrogatoire n’a duré qu’une dizaine de minutes et, comme la procédure pénale dirigée contre les policiers a permis de l’établir (paragraphe 46 ci-dessus), a eu lieu dans une atmosphère empreinte d’une tension et d’émotions exacerbées car les policiers, totalement épuisés et soumis à une pression extrême, croyaient ne disposer que de quelques heures pour sauver la vie de J. ; ce sont des éléments qui doivent être considérés comme des circonstances atténuantes (…) D’ailleurs, les menaces de mauvais traitements ne furent pas mises à exécution et il n’a pas été démontré qu’elles aient eu de graves répercussions à long terme sur la santé du requérant. Cour européenne des Droits de l’Homme (Strasbourg, le 30 juin 2008)
Ziad Abu Ein was a senior Palestinian politician, who held a number of roles in the Fatah political party, the Palestinian Liberation Organization, and the Palestinian Authority. Abu Ein previously served time in an Israeli prison for his role in a 1979 attack, where a bomb exploded in the city center in Tiberias, in the midst of a group of Israeli youth celebrating the Jewish holiday of Lag BaOmer. Thirty-six youths were wounded with two 16-year-olds, Boaz Lahav and David Lankri, killed. Abu Ein fled to the United States, but was arrested there and, in 1981, became the first Palestinian to be extradited from the United States to Israel, where he was sentenced to life imprisonment, but was released in 1985, as part of the Jibril prisoner exchange deal. Wikipedia
Les drones américains ont liquidé plus de monde que le nombre total des détenus de Guantanamo. Pouvons nous être certains qu’il n’y avait parmi eux aucun cas d’erreurs sur la personne ou de morts innocentes ? Les prisonniers de Guantanamo avaient au moins une chance d’établir leur identité, d’être examinés par un Comité de surveillance et, dans la plupart des cas, d’être relâchés. Ceux qui restent à Guantanamo ont été contrôlés et, finalement, devront faire face à une forme quelconque de procédure judiciaire. Ceux qui ont été tués par des frappes de drones, quels qu’ils aient été, ont disparu. Un point c’est tout. Kurt Volker
We have to do some things that historically we have not wanted to do to protect ourselves. Dianne Feinstein
We understood what the CIA was doing. We gave the CIA our bipartisan support; we gave the CIA funding to carry out its activities. Porter Goss (Pelosi’s chairman on the House committee)
Nous avons fait ce qui nous a été demandé (…) et nous savons que cela a été efficace. Une décennie plus tard, en guise de récompense nous entendons certains de ces mêmes politiques faire part de leur indignation et – pire – déformer les faits et minimiser les succès obtenus. Jose Rodriguez (ancien responsable de la CIA)
[It] demonstrates not just the shamelessness of Democrats today denouncing practices to which, at the time and at the very least, they made no objection. It demonstrates also how near-consensual was the idea that our national emergency might require extraordinary measures. This is not to say that in carrying out the program there weren’t abuses, excesses, mismanagement and appalling mistakes (such as the death in custody — unintended but still unforgivable — of two detainees). It is to say that the root-and-branch denunciation of the program as, in principle, unconscionable is not just hypocritical but ahistorical. To make that case, to produce a prosecutorial brief so entirely and relentlessly one-sided, the committee report (written solely by Democrats) excluded any testimony from the people involved and variously accused. None. No interviews, no hearings, no statements. The excuse offered by the committee is that a parallel Justice Department inquiry precluded committee interviews. Rubbish. That inquiry ended in 2012. It’s December 2014. Why didn’t they take testimony in the interval? Moreover, even during the Justice Department investigation, the three CIA directors and many other officials were exempt from any restrictions. Why weren’t they interviewed? Answer: So that committee Democrats could make their indictment without contradiction. So they could declare, for example, the whole program to be a failure that yielded no important information — a conclusion denied by practically every major figure involved, including Democrat and former CIA director Leon Panetta; Obama’s current CIA director, John Brennan; and three other CIA directors (including a Clinton appointee).  Perhaps, say the critics, but we’ll never know whether less harsh interrogation would have sufficed. So what was the Bush administration to do? Amid the smoking ruins of Ground Zero, conduct a controlled experiment in gentle interrogation and wait to see if we’d be hit again? A nation attacked is not a laboratory for exquisite moral experiments. It’s a trust to be protected, by whatever means meet and fit the threat. Accordingly, under the direction of the Bush administration and with the acquiescence of congressional leadership, the CIA conducted an uncontrolled experiment. It did everything it could, sometimes clumsily, sometimes cruelly, indeed, sometimes wrongly. But successfully. It kept us safe. Charles Krauthammer
One of the great problems with the word “torture” is that it tolerates no ambiguity. It is a taboo word, like racism or incest. Once you call something torture, the conversation is supposed to end. It’s a line no one may cross. As a result, if you think the enhanced interrogation techniques are necessary, or simply justified, you have to call them something else. Similarly, many sincere opponents of these techniques think that if they can simply call them “torture,” their work is done. The problem is that the issue isn’t nearly so binary. Even John McCain — a vocal opponent of any kind of torture — has conceded that in some hypothetical nuclear ticking-time-bomb scenario, torture might be a necessary evil. His threshold might be very high, but the principle is there nonetheless. And nearly everyone understands the point: When a greater evil is looming in the imminent future, the lesser evil becomes more tolerable. This is why opponents of the interrogation program are obsessed with claiming that it never worked, at all. And this suggests why the talking point about drone strikes has such power. Killing is worse than torture. Life in prison might be called torture for some people, and yet we consider the death penalty a more severe punishment. Most people would prefer to be waterboarded than killed. All sane and decent people would rather go through what Khalid Sheikh Mohammed went through than see their whole family slaughtered from 10,000 feet by a drone. And yet President Obama routinely sanctions drone strikes while piously outlawing the slapping of prisoners who might have information that would make such strikes less necessary — and, more importantly, would prevent the loss of innocent American lives. It’s odd: Even though killing is a graver moral act, there’s more flexibility to it. America killed hundreds of thousands of innocent people in World War II, but few would call that murder because such actions as the firebombing of Dresden were deemed necessary to win the war. In other words, we have the moral vocabulary to talk about kinds of killing — from euthanasia and abortion to capital punishment, involuntary manslaughter and, of course, murder — but we don’t have a similar lexicon when it comes to kinds of torture. When John McCain was brutally tortured — far, far more severely than anything we’ve done to the 9/11 plotters — it was done to elicit false confessions and other statements for purposes of propaganda. When we tortured Khalid Sheikh Mohammed, it was to get actionable intelligence on ongoing plots. It seems to me that’s an important moral distinction. If I torture a fiend to find out where he left a child to suffocate or starve in some dungeon, that’s a less evil act than torturing someone just to hear them renounce their god or country. Also, KSM was not some innocent subjected to torture to satisfy the grotesque desires of some sadists. He is an unlawful combatant responsible for murdering thousands of innocent Americans. This may sound like nothing more than a rationalization. But that is to be expected when you try to reason through a morally fraught problem. If you believe torture is wrong no matter what, then any sentence that begins, “Yeah, but . . . ” will seem like so much bankrupt sophistry. The same goes for truly devout believers in nonviolence who think any and all killing is wrong. I can respect that, because I think the taboo against torture is important and honorable, just like the taboos against killing. And just like the taboos against killing, sometimes the real world gets a veto. Jonah Goldberg
Astonishingly, the staff avoided interviewing any of us who had been involved in establishing or running the program, the first time a supposedly comprehensive Senate Select Committee on Intelligence study has been carried out in this way. The excuse given by majority senators is that CIA officers were under investigation by the Justice Department and therefore could not be made available. This is nonsense. The investigations referred to were completed in 2011 and 2012 and applied only to certain officers. They never applied to six former CIA directors and deputy directors, all of whom could have added firsthand truth to the study. Yet a press account indicates that the committee staff did see fit to interview at least one attorney for a terrorist at Guantanamo Bay. We can only conclude that the committee members or staff did not want to risk having to deal with data that did not fit their construct. Which is another reason why the study is so flawed. What went on in preparing the report is clear: The staff picked up the signal at the outset that this study was to have a certain outcome, especially with respect to the question of whether the interrogation program produced intelligence that helped stop terrorists. The staff members then “cherry picked” their way through six million pages of documents, ignoring some data and highlighting others, to construct their argument against the program’s effectiveness. In the intelligence profession, that is called politicization. Ex-CIA chiefs
With the release of the Feinstein report on CIA interrogations of high-value terrorists a decade ago, let’s consider the situation of intelligence personnel who have been involved, not in that program but in drone strikes against terrorists, conducted in a variety of countries around the world. They have four sources of direction and protection: Their strikes are authorized by the president, briefed to Congress, deemed lawful by the attorney general and determined useful by the CIA director. Yet people in the drone program know that co-workers involved in enhanced interrogation had these assurances as well. And the drone program has some distinctive characteristics. Instead of employing waterboarding, stress positions and sleep deprivation, the targets are killed (sometimes with collateral damage to the innocent). President Obama dramatically expanded the use of drones, increasing the proportion of attacks that are “signature strikes” — meaning those authorizing attacks don’t know the identities of the targets, just their likely value. Some may argue a subtle moral distinction between harshly interrogating a terrorist and blowing his limbs apart. But international human rights groups and legal authorities generally look down on both. The main difference? One is Obama’s favorite program. A few years from now, a new president and new congressional leaders may take a different view. At the CIA, these concerns are not hypothetical. “I know the Predator program intimately,” a former senior intelligence officer told me. “There have been hundreds and hundreds of Predator shots, the most carefully targeted in the history of warfare, but not 100 percent right. What if the next president, [say] Rand Paul or Elizabeth Warren, comes after people involved in this program?” “If you have to worry about a new administration coming along 10 years down the road,” the intelligence officer told me, “making villains out of agency officials following the exact letter of the law, it is sobering. We think about that all the time.” This is the scrutiny that comes only with success. For many, the 9/11 attacks are becoming as historically and emotionally distant as Pearl Harbor. But if the United States had the equivalent of a 9/11 attack each year, the range of acceptable responses would expand. V-E Day, after all, partially resulted from the firebombing of Dresden. V-J Day encompassed Hiroshima. Both involved tickertape parades and incinerated children. The U.S. response in the war against terrorism has been dramatically more selective and focused on combatants. Even so, the CIA is often forced to operate at the edge of the United States’ acceptable response — currently with drone strikes and a variety of activities to degrade and dismantle the Islamic State. The avoidance of “boots on the ground” in the Middle East has placed an additional burden on intelligence services to work with (often flawed) allies, target enemies and strike from afar. Political leaders, once again, urge intelligence officials to do what is necessary. So the Feinstein report comes in the middle of a war, targeting many Americans who are still engaged in it. It is an act of exceptional congressional recklessness. (…) So why has Feinstein donned her Guy Fawkes mask? Tension with the CIA? Simple stubbornness? The main reason, I suspect, is different. Democrats who approved of enhanced interrogation at the time (such as Feinstein) must now construct an elaborate fantasy world in which they were not knowledgeable and supportive. They postulate a new reality in which they were innocent and deceived — requiring a conspiracy from three former CIA directors, three former deputy directors and hundreds of others. Occam would indicate a different answer: guilt, hypocrisy and betrayal. Michael Gerson
I do not need to read the report to know that the Democratic staff alone wrote it. The Republicans checked out early when they determined that their counterparts started out with the premise that the CIA was guilty and then worked to prove it. When Congress created the intelligence committees in the 1970’s, the purpose was for people’s representatives to stand above the fray and render balanced judgments about this most sensitive aspect of national security. This committee departed from that high road and slipped into the same partisan mode that marks most of what happens on Capitol Hill these days. (…) The Senate’s Intelligence Committee staff chose to interview no one. Their rationale – that some officers were under investigation and could not be made available – is not persuasive. Most officers were never under investigation and for those who were, the process ended by 2012. Fairness should dictate that the examination of documents alone do not eliminate the need for interviews conducted by the investigators. Isolated emails, memos and transcripts can look much different when there is no context or perspective provided by those who sent, received or recorded them. It is important for all of us to remember how unprepared we were for the attacks of September 11, 2001 and how unprepared we were to do the things necessary to keep the country from being attacked again. There was no operating manual to guide the choices and decisions made by the men and women in charge of protecting us. (…) The worse consequence of a partisan report can be seen in this disturbing fact: It contains no recommendations. This is perhaps the most significant missed opportunity, because no one would claim the program was perfect or without its problems. But equally, no one with real experience would claim it was the completely ineffective and superfluous effort this report alleges. Our intelligence personnel – who are once again on the front lines fighting the Islamic State – need recommended guidance from their board of governors: The U.S. Congress. Remarkably this report contains none. Bob Kerrey
There are more questions about the report. One is that it is generally understood to reflect longstanding tensions between the committee and the CIA. Another is the timing—the report was issued just as a defeated Democratic majority walked out the door, and has the look of a last, lobbed stink bomb: “See what the terrible Bush administration did? Bye now!” There is about the entire enterprise a sense of sin being expiated at someone else’s expense. The committee’s job is to oversee the CIA. If its own report is true, it didn’t do a very good job. It can be hard to take seriously a report that seems largely a product of partisan resentment, guilt and blame shifting. Peggy Noonan

Attention: une dérive peut en cacher une autre !

En ces temps étranges où la simple crise cardiaque, lors d’une manifestation dite pacifique, d’un « ministre » et, ce que se gardent bien de rappeler nos belles âmes et nos médias, auteur d’un attentat à la bombe contre un groupe de jeunes ayant fait deux morts et 36 victimes il y a 35 ans se voit qualifier d’ « acte barbare » et de « meurtre » avec demande d’enquête du Conseil de sécurité de l’ONU …

Mais où une Cour européenne des Droits de l’Homme déboute il y a six ans un étudiant en droit de sa plainte pour obtention d’aveux sous la contrainte et torture de la part de policiers lors de son interrogatoire (menaces de grande souffrance et de viol) suite à l’enlèvement et au meurtre de l’enfant d’une famille célèbre de banquiers, exonérant, en une argumentation classique du dilemme de la bombe à retardement, les policiers pour circonstances atténuantes, (courte durée des traitements infligés, pression extrême et l’urgence pour sauver la vie de l’enfant, non-mise en exécution des menaces de mauvais traitements, absence de graves répercussions à long terme sur la santé du plaignant) …

A l’heure où « au milieu d’une guerre qui vise de nombreux Américains toujours impliqués dans les combats » …

Et un mois après la cinglante et historique perte de la majorité de son parti dans les deux chambres du Congrès …

Par une Administration Obama qui a fait et continue à faire, en quelques années et par drones interposés, au moins trois fois plus de victimes que le nombre total de détenus de Guantanamo

Ressort mystérieusement un rapport vieux de cinq ans sur les techniques d’interrogation de la CIA suite aux attentats du 11 septembre 2001 …

Comment ne pas voir, avec le chroniqueur du Washington Post Michael Gerson, non seulement « un acte exceptionnel d’insouciance de la part du Sénat » ….

Mais une peu glorieuse tentative de se dédouaner pour des méthodes qu’ils avaient à l’époque largement approuvées ?

Releasing the Feinstein report is an act of exceptional recklessness
Michael Gerson
Washington Post
December 8, 2014

With the release of the Feinstein report on CIA interrogations of high-value terrorists a decade ago, let’s consider the situation of intelligence personnel who have been involved, not in that program but in drone strikes against terrorists, conducted in a variety of countries around the world.

They have four sources of direction and protection: Their strikes are authorized by the president, briefed to Congress, deemed lawful by the attorney general and determined useful by the CIA director.
Michael Gerson is a nationally syndicated columnist who appears twice weekly in The Post. View Archive

Yet people in the drone program know that co-workers involved in enhanced interrogation had these assurances as well. And the drone program has some distinctive characteristics. Instead of employing waterboarding, stress positions and sleep deprivation, the targets are killed (sometimes with collateral damage to the innocent). President Obama dramatically expanded the use of drones, increasing the proportion of attacks that are “signature strikes” — meaning those authorizing attacks don’t know the identities of the targets, just their likely value.

Some may argue a subtle moral distinction between harshly interrogating a terrorist and blowing his limbs apart. But international human rights groups and legal authorities generally look down on both. The main difference? One is Obama’s favorite program. A few years from now, a new president and new congressional leaders may take a different view.

At the CIA, these concerns are not hypothetical. “I know the Predator program intimately,” a former senior intelligence officer told me. “There have been hundreds and hundreds of Predator shots, the most carefully targeted in the history of warfare, but not 100 percent right. What if the next president, [say] Rand Paul or Elizabeth Warren, comes after people involved in this program?”

“If you have to worry about a new administration coming along 10 years down the road,” the intelligence officer told me, “making villains out of agency officials following the exact letter of the law, it is sobering. We think about that all the time.”

This is the scrutiny that comes only with success. For many, the 9/11 attacks are becoming as historically and emotionally distant as Pearl Harbor. But if the United States had the equivalent of a 9/11 attack each year, the range of acceptable responses would expand. V-E Day, after all, partially resulted from the firebombing of Dresden. V-J Day encompassed Hiroshima. Both involved tickertape parades and incinerated children.

The U.S. response in the war against terrorism has been dramatically more selective and focused on combatants. Even so, the CIA is often forced to operate at the edge of the United States’ acceptable response — currently with drone strikes and a variety of activities to degrade and dismantle the Islamic State. The avoidance of “boots on the ground” in the Middle East has placed an additional burden on intelligence services to work with (often flawed) allies, target enemies and strike from afar. Political leaders, once again, urge intelligence officials to do what is necessary.

So the Feinstein report comes in the middle of a war, targeting many Americans who are still engaged in it. It is an act of exceptional congressional recklessness. Democratic senators on the Intelligence Committee interviewed none of the key figures in the program, yet fought for months to make it easier to identify the targets of their report. “Those personnel,” said (soon to be former) Sen. Mark Udall (D-Colo.), “if they have that worry, can be given some legitimate security.” This is clearly what some committee members intended: exposure and a bodyguard.

Sen. Dianne Feinstein (D-Calif.), the outgoing chair of the committee, was thought to be more responsible. But her legacy is a massive dump of intelligence details useful to the enemy in a time of war. And she knows the likely results. Secretary of State John Kerry expressed the concerns of allies about increased violence. A National Intelligence Council report warned of threats to embassies, installations and individuals, and explored how partners would react to the disclosure.

So why has Feinstein donned her Guy Fawkes mask? Tension with the CIA? Simple stubbornness? The main reason, I suspect, is different. Democrats who approved of enhanced interrogation at the time (such as Feinstein) must now construct an elaborate fantasy world in which they were not knowledgeable and supportive. They postulate a new reality in which they were innocent and deceived — requiring a conspiracy from three former CIA directors, three former deputy directors and hundreds of others.

Occam would indicate a different answer: guilt, hypocrisy and betrayal.

Voir aussi:

Partisan torture report fails America
Intelligence agencies need guidance to do better, Senate Democrats failed to provide it.
Bob Kerrey
USA Today
December 10, 2014

I regret having to write a piece that is critical of the Democratic members of the Senate Select Committee on Intelligence. Most of them are former colleagues and friends. I hope they will remain friends after reading this.

For eight years I served on this committee. I know how difficult and important the work of providing tough and fair oversight of our nation’s $50 billion top-secret intelligence network.

I will wait until I have fully read and considered Tuesday’s report to enter the debate over whether the CIA handled interrogation of detainees in an appropriate manner. Thanks to the 2005 and 2006 efforts of Senator John McCain I do not have to wait to be certain our interrogation policies and procedures are aligned with our core values.

I also do not have to wait to know we are fighting a war that is different than any in our country’s past. The enemy does not have an easy to identify and analyze military. In the war against global jihadism, human intelligence and interrogation have become more important, and I worry that the partisan nature of this report could make this kind of collection more difficult.

I do not need to read the report to know that the Democratic staff alone wrote it. The Republicans checked out early when they determined that their counterparts started out with the premise that the CIA was guilty and then worked to prove it.

When Congress created the intelligence committees in the 1970’s, the purpose was for people’s representatives to stand above the fray and render balanced judgments about this most sensitive aspect of national security. This committee departed from that high road and slipped into the same partisan mode that marks most of what happens on Capitol Hill these days.

I have participated in two extensive investigations into intelligence failures, once when Aldrich Ames was discovered to be spying for Russia after he had done substantial damage to our human intelligence collection capability and another following the 9/11 attacks. In both cases we were very critical of the practices of the intelligence agencies. In both cases we avoided partisan pressure to blame the opposing party. In both cases Congress made statutory changes and the agencies changed their policies. It didn’t make things perfect, but it did make them better.

In both of these efforts the committee staff examined documents and interviewed all of the individuals involved. The Senate’s Intelligence Committee staff chose to interview no one. Their rationale – that some officers were under investigation and could not be made available – is not persuasive. Most officers were never under investigation and for those who were, the process ended by 2012.

Fairness should dictate that the examination of documents alone do not eliminate the need for interviews conducted by the investigators. Isolated emails, memos and transcripts can look much different when there is no context or perspective provided by those who sent, received or recorded them.

It is important for all of us to remember how unprepared we were for the attacks of September 11, 2001 and how unprepared we were to do the things necessary to keep the country from being attacked again. There was no operating manual to guide the choices and decisions made by the men and women in charge of protecting us. I will continue to read the report to learn of the mistakes we apparently made. I do not need to read the report in full to know this: We have not been attacked since and for that I am very grateful.

It is important for all of us to not let Congress dodge responsibility. Congressional oversight of intelligence is notoriously weak. The 9/11 Commission recommended a number of changes in the authorities of Congressional committees but the proposal – advanced by Senator McCain – did not come close to gathering a majority of votes in either the Senate or the House.

The worse consequence of a partisan report can be seen in this disturbing fact: It contains no recommendations. This is perhaps the most significant missed opportunity, because no one would claim the program was perfect or without its problems. But equally, no one with real experience would claim it was the completely ineffective and superfluous effort this report alleges.

Our intelligence personnel – who are once again on the front lines fighting the Islamic State – need recommended guidance from their board of governors: The U.S. Congress. Remarkably this report contains none. I hope – for the sake of our security and our values – Congress will follow the leadership of Senator McCain and give them this guidance.

Bob Kerrey, former governor of Nebraska and U.S. senator, is now the managing director of Allen and Company.

Voir également:

Declarations
A Flawed Report’s Important Lesson
Americans regardless of party should agree torture is wrong.
Peggy Noonan
WSJ
Dec. 11, 2014

The “torture report” exists. It shouldn’t—a better, more comprehensive, historically deeper and less partisan document should have been produced, and then held close for mandatory reading by all pertinent current and future officials—but it’s there. Anyone in the world who wants to read it can do a full download, and think what they think.

Its overall content left me thinking of a conversation in the summer of 1988 with the pollster Bob Teeter, a thoughtful man who worked for George Bush’s presidential campaign, as I did. I asked if he ever found things in polls that he wasn’t looking for and that surprised him. Bob got his Thinking Look, and paused. Yes, he said, here’s one: The American people don’t like the Japanese.

It surprised him, and me, and I asked what he thought it was about.

He didn’t think it was economic—he saw in the data that Americans admired Japan’s then-rising economy. He didn’t think it was World War II per se—he didn’t find quite the same kind of responses about Germany. We were quiet for a moment, and then our minds went to exactly the same place at the same time: Japanese torture of American soldiers in the Pacific war. The terrible, vicious barbarity of it. When the war ended, American boys went home, and the story of what they’d seen, experienced and heard filtered through families, workplaces and VFW halls. More than 40 years later, maybe it was still there, showing up in a poll.

It was just our guess, but I think a good one. A nation’s reputation in the world will not soon recover from such cruel, systemic actions, which seemed to bubble up from a culture. You’ll pay a price in terms of the world’s regard.

This is one of the reasons, only a practical one, torture is bad. It makes people lose respect for you. And when you come most deeply to terms with it, it can make you lose respect for you, too.

The arguments over the deficiencies of the torture report—we’ll get to some in a moment—have in a way overwhelmed that point.

But America should never again do what is asserted and outlined in the report, which enumerates various incidents of what I believe must honestly be called torture. American policy should be to treat prisoners the way we would hope—with clear eyes, knowing it is a hope—our prisoners would be treated.

The war we are engaged in is different, we know, and it is still going on and will be for some time, but it won’t help us fight it to become less like ourselves and more like those we oppose. Torture is not like us. It’s not part of the American DNA. We think of ourselves as better than that because we’ve been better than that.

It is almost childish to say it, yet children sometimes see obvious truths. We can’t use torture methods and still at the same time be the hope of the world. You’re an animal like the other animals or you’re something different, something higher, and known to be different and higher.

Someone has to be the good guy. For a long time in the world that has been our role. You might say it bubbled up from our culture.

We should not judge those who, in the months and years after 9/11, did what they thought necessary to forestall further attacks on America’s civilian population. They went with the legal guidance they had, propelled by the anxiety we all experienced. “There was no operating manual to guide the choices and decisions made by the men and women in charge of protecting us,” wrote former Nebraska Sen. Bob Kerrey this week in USA Today. None of them should be abused, embarrassed or prosecuted now.

But who is more hawkish and concerned about our security than Sen. John McCain , and who has more standing on the subject of torture, having been tortured over 5½ years as a prisoner of war in North Vietnam? He was denied medical treatment, starved, beaten, his arm rebroken and his ribs shattered; he was made to stand and put in stress positions, and put in solitary confinement for two years. This week on the floor of the Senate, he said the kind of practices outlined in the report, whose issuance he supported, do not produce actionable intelligence and “actually damage our security interests as well as our reputation as a force for good in the world.” He added: “The use of torture compromises that which most distinguishes us from our enemies, our belief that all people, even captured enemies, possess basic human rights.”

What the report contains is believable but insufficient; it’s not the whole story, it’s part of the story. Those involved in the episodes outlined should have been interviewed, and were not. The investigation and report should have been conducted so that they could win full bipartisan involvement and support, and were not.

The most stinging critique came from Mr. Kerrey, a Democrat who served eight years on the Senate Select Committee on Intelligence, which issued the report. In his USA Today piece he slammed the report’s partisanship: “I do not need to read the report to know that the Democratic staff alone wrote it.” The Republicans refused to take part “when they determined that their counterparts started out with the premise that the CIA was guilty and then worked to prove it.”

The purpose of the committee is “to stand above the fray and render balanced judgments,” but “this committee departed from that high road.”

As for not interviewing all individuals involved, the committee staff’s rationale—“that some officers were under investigation and could not be made available—is not persuasive.” Most officers were not under investigation, and those who were saw the process end in 2012.

Worse, wrote Mr. Kerrey, is the “disturbing fact” that the report “contains no recommendations. This is perhaps the most significant missed opportunity, because no one would claim the program was perfect or without its problems.” At the same time, he said, no one with real experience would claim it was completely ineffective. “Our intelligence personnel—who are once again on the front lines fighting the Islamic State—need recommended guidance from their board of governors: The U.S. Congress.”

There are more questions about the report. One is that it is generally understood to reflect longstanding tensions between the committee and the CIA. Another is the timing—the report was issued just as a defeated Democratic majority walked out the door, and has the look of a last, lobbed stink bomb: “See what the terrible Bush administration did? Bye now!” There is about the entire enterprise a sense of sin being expiated at someone else’s expense. The committee’s job is to oversee the CIA. If its own report is true, it didn’t do a very good job.

It can be hard to take seriously a report that seems largely a product of partisan resentment, guilt and blame shifting. And yet it outlines believable incidents of what is clearly torture.

The report is out there. If any good comes of it, it can be as a final demarcation between an old way of operating and a new one.

Voir encore:

A travesty of a report
Charles Krauthammer
Washington Post

December 11

The report by Democrats on the Senate Intelligence Committee regarding CIA interrogation essentially accuses the agency under George W. Bush of war criminality. Committee Chair Dianne Feinstein appears to offer some extenuation when she reminds us in the report’s preamble of the shock and “pervasive fear” felt after 9/11.

It’s a common theme (often echoed by President Obama): Amid panic and disorientation, we lost our moral compass and made awful judgments. The results are documented in the committee report. They must never happen again.

It’s a kind of temporary-insanity defense for the Bush administration. And it is not just unctuous condescension but hypocritical nonsense. In the aftermath of 9/11, there was nothing irrational about believing that a second attack was a serious possibility and therefore everything should be done to prevent it. Indeed, this was the considered opinion of the CIA, the administration, the congressional leadership and the American people.

Al-Qaeda had successfully mounted four major attacks on American targets in the previous three years. The pace was accelerating and the scale vastly increasing. The country then suffered a deadly anthrax attack of unknown origin. Al-Qaeda was known to be seeking weapons of mass destruction.

We were so blindsided that we established a 9/11 commission to find out why. And we knew next to nothing about the enemy: its methods, structure, intentions, plans. There was nothing morally deranged about deciding as a nation to do everything necessary to find out what we needed to prevent a repetition, or worse. As Feinstein said at the time, “We have to do some things that historically we have not wanted to do to protect ourselves.”

Nancy Pelosi, then ranking member of the House Intelligence Committee, was briefed about the interrogation program, including the so-called torture techniques. As were the other intelligence committee leaders. “We understood what the CIA was doing,” wrote Porter Goss, Pelosi’s chairman on the House committee. “We gave the CIA our bipartisan support; we gave the CIA funding to carry out its activities.”

Democrat Jay Rockefeller, while the vice chairman of the Senate Intelligence Committee, was asked in 2003 about turning over Khalid Sheik Mohammed to countries known to torture. He replied: “I wouldn’t take anything off the table where he is concerned.”

There was no uproar about this open countenancing of torture-by-proxy. Which demonstrates not just the shamelessness of Democrats today denouncing practices to which, at the time and at the very least, they made no objection. It demonstrates also how near-consensual was the idea that our national emergency might require extraordinary measures.

This is not to say that in carrying out the program there weren’t abuses, excesses, mismanagement and appalling mistakes (such as the death in custody — unintended but still unforgivable — of two detainees). It is to say that the root-and-branch denunciation of the program as, in principle, unconscionable is not just hypocritical but ahistorical.

To make that case, to produce a prosecutorial brief so entirely and relentlessly one-sided, the committee report (written solely by Democrats) excluded any testimony from the people involved and variously accused. None. No interviews, no hearings, no statements.

The excuse offered by the committee is that a parallel Justice Department inquiry precluded committee interviews. Rubbish. That inquiry ended in 2012. It’s December 2014. Why didn’t they take testimony in the interval? Moreover, even during the Justice Department investigation, the three CIA directors and many other officials were exempt from any restrictions. Why weren’t they interviewed?

Answer: So that committee Democrats could make their indictment without contradiction. So they could declare, for example, the whole program to be a failure that yielded no important information — a conclusion denied by practically every major figure involved, including Democrat and former CIA director Leon Panetta; Obama’s current CIA director, John Brennan; and three other CIA directors (including a Clinton appointee).
Speaking from the Senate floor, Senate Intelligence Chair Sen. Dianne Feinstein (D-Calif.) outlined the four categories of the 20 findings in a report released Tuesday regarding CIA interrogation techniques used between late 2001 and Jan. 2009. (AP)

Perhaps, say the critics, but we’ll never know whether less harsh interrogation would have sufficed.

So what was the Bush administration to do? Amid the smoking ruins of Ground Zero, conduct a controlled experiment in gentle interrogation and wait to see if we’d be hit again?

A nation attacked is not a laboratory for exquisite moral experiments. It’s a trust to be protected, by whatever means meet and fit the threat.

Accordingly, under the direction of the Bush administration and with the acquiescence of congressional leadership, the CIA conducted an uncontrolled experiment. It did everything it could, sometimes clumsily, sometimes cruelly, indeed, sometimes wrongly.

But successfully. It kept us safe.

Voir de plus:

The Torture Taboo
The taboo against torture is important and honorable, but sometimes the real world gets a veto. By Jonah Goldberg
Jonah Goldberg

National Review online

December 12, 2014

For a long time I resisted the word “torture” when discussing the “enhanced interrogation techniques” used against high-value captives in the War on Terror. I don’t think I can do that anymore.

The report put out by Dianne Feinstein and her fellow Democrats may be partisan, one-sided, tendentious, and “full of crap,” as Dick Cheney put it the other night on Special Report with Bret Baier. But even the selective use and misuse of facts doesn’t change their status as facts. What some of these detainees went through pretty obviously amounted to torture. You can call it “psychological torture” or something to that effect, but such qualifiers don’t get you all that far.

It’s true that torture is to some extent in the eye of the beholder. Everyone can agree that hot pokers, the rack, and the iron maiden qualify. But loud music, sleep deprivation, and even waterboarding? At first, maybe not. But over time, yes. Torture can be a lot like poison: The dosage matters.

One of the great problems with the word “torture” is that it tolerates no ambiguity. It is a taboo word, like racism or incest. Once you call something torture, the conversation is supposed to end. It’s a line no one may cross. As a result, if you think the enhanced interrogation techniques are necessary, or simply justified, you have to call them something else. Similarly, many sincere opponents of these techniques think that if they can simply call them “torture,” their work is done.

The problem is that the issue isn’t nearly so binary. Even John McCain — a vocal opponent of any kind of torture — has conceded that in some hypothetical nuclear ticking-time-bomb scenario, torture might be a necessary evil. His threshold might be very high, but the principle is there nonetheless. And nearly everyone understands the point: When a greater evil is looming in the imminent future, the lesser evil becomes more tolerable. This is why opponents of the interrogation program are obsessed with claiming that it never worked, at all.

And this suggests why the talking point about drone strikes has such power. Killing is worse than torture. Life in prison might be called torture for some people, and yet we consider the death penalty a more severe punishment. Most people would prefer to be waterboarded than killed. All sane and decent people would rather go through what Khalid Sheikh Mohammed went through than see their whole family slaughtered from 10,000 feet by a drone. And yet President Obama routinely sanctions drone strikes while piously outlawing the slapping of prisoners who might have information that would make such strikes less necessary — and, more importantly, would prevent the loss of innocent American lives.

It’s odd: Even though killing is a graver moral act, there’s more flexibility to it. America killed hundreds of thousands of innocent people in World War II, but few would call that murder because such actions as the firebombing of Dresden were deemed necessary to win the war.

In other words, we have the moral vocabulary to talk about kinds of killing — from euthanasia and abortion to capital punishment, involuntary manslaughter and, of course, murder — but we don’t have a similar lexicon when it comes to kinds of torture.

When John McCain was brutally tortured — far, far more severely than anything we’ve done to the 9/11 plotters — it was done to elicit false confessions and other statements for purposes of propaganda. When we tortured Khalid Sheikh Mohammed, it was to get actionable intelligence on ongoing plots. It seems to me that’s an important moral distinction. If I torture a fiend to find out where he left a child to suffocate or starve in some dungeon, that’s a less evil act than torturing someone just to hear them renounce their god or country. Also, KSM was not some innocent subjected to torture to satisfy the grotesque desires of some sadists. He is an unlawful combatant responsible for murdering thousands of innocent Americans.

This may sound like nothing more than a rationalization. But that is to be expected when you try to reason through a morally fraught problem. If you believe torture is wrong no matter what, then any sentence that begins, “Yeah, but . . . ” will seem like so much bankrupt sophistry. The same goes for truly devout believers in nonviolence who think any and all killing is wrong.

I can respect that, because I think the taboo against torture is important and honorable, just like the taboos against killing. And just like the taboos against killing, sometimes the real world gets a veto.

— Jonah Goldberg is a senior editor of National Review and a fellow at the American Enterprise Institute. You can write to him by e-mail at [email protected] or via Twitter @JonahNRO. © 2014 Tribune Content Agency, LLC

Voir par ailleurs:

Today’s CIA critics once urged the agency to do anything to fight al-Qaeda
Jose A. Rodriguez Jr.
Washington Post
December 5

Jose A. Rodriguez Jr. is a 31-year veteran of the CIA. He is the author of “Hard Measures: How Aggressive CIA Actions After 9/11 Saved American Lives.”

The men and women of my former organization, the CIA, are accustomed to frequent and sudden reversals of direction from their political leaders. But the latest twists and turns are especially dramatic.

In one ear they hear the public, the media and members of Congress raising alarms about the terrorist threat from the Islamic State: Do something! Do it now! Why didn’t you do something sooner? Politicians from both sides of the aisle are saying that the militant group is an enormous challenge and must be prevented from bringing its brutality to America’s shores. The president assures us that the United States will “degrade and ultimately destroy” these terrorists, while the vice president doubles down and says we will follow the Islamic State to “the gates of hell.”

But shouting in CIA officers’ other ear are people such as Sen. Dianne Feinstein (D-Calif.) regarding the 500-page summary of the Senate Intelligence Committee’s report on the agency’s interrogation efforts, which is expected to be released next week. The report’s leaked conclusion, which has been reported on widely, that the interrogation program brought no intelligence value is an egregious falsehood; it’s a dishonest attempt to rewrite history. I’m bemused that the Senate could devote so many resources to studying the interrogation program and yet never once speak to any of the key people involved in it, including the guy who ran it (that would be me).

According to news accounts of the report, Feinstein and her supporters will say that the CIA violated American principles and hid the ugly truth from Congress, the White House and the public. When the report comes out, I expect that few of the critics who will echo Feinstein’s charges will have read it — and far fewer will read or understand the minority response and the CIA’s rebuttal.

The interrogation program was authorized by the highest levels of the U.S. government, judged legal by the Justice Department and proved effective by any reasonable standard. The leaders of the Senate and House Intelligence Committees and of both parties in Congress were briefed on the program more than 40 times between 2002 and 2009. But Rep. Nancy Pelosi (D-Calif.) tried to deny that she was told in 2002 that detainees had been waterboarded. That is simply not true. I was among those who briefed her.

There’s great hypocrisy in politicians’ criticism of the CIA’s interrogation program. In the wake of the Sept. 11, 2001, attacks, lawmakers urged us to do everything possible to prevent another attack on our soil. Members of Congress and the administration were nearly unanimous in their desire that the CIA do all that it could to debilitate and destroy al-Qaeda. The CIA got the necessary approvals to do so and kept Congress briefed throughout. But as our successes grew, some lawmakers’ recollections shrank in regard to the support they once offered. Here are a couple of reminders.

On May 26, 2002, Feinstein was quoted in the New York Times saying that the attacks of 9/11 were a real awakening and that it would no longer be “business as usual.” The attacks, she said, let us know “that the threat is profound” and “that we have to do some things that historically we have not wanted to do to protect ourselves.”

After extraordinary CIA efforts, aided by information obtained through the enhanced-interrogation program, Khalid Sheik Mohammed, the self-proclaimed architect of the 9/11 attacks, was captured in Pakistan. Shortly afterward, Sen. John D. Rockefeller IV (D-W.Va.), then the ranking Democrat on the Senate Intelligence Committee, appeared on CNN’s “Late Edition” on March 2, 2003. Rockefeller, who had been extensively briefed about the CIA’s efforts, told Wolf Blitzer that “happily, we don’t know where [KSM] is,” adding: “He’s in safekeeping, under American protection. He’ll be grilled by us. I’m sure we’ll be proper with him, but I’m sure we’ll be very, very tough with him.”

When Blitzer asked about how KSM would be interrogated, Rockefeller assured him that “there are presidential memorandums that prescribe and allow certain measures to be taken, but we have to be careful.” Then he added: “On the other hand, he does have the information. Getting that information will save American lives. We have no business not getting that information.”

And that’s not all. Blitzer asked if the United States should turn over KSM to a friendly country with no restrictions against torture. Rockefeller, laughing, said he wouldn’t rule it out: “I wouldn’t take anything off the table where he is concerned, because this is the man who has killed hundreds and hundreds of Americans over the last 10 years.”

If Feinstein, Rockefeller and other politicians were saying such things in print and on national TV, imagine what they were saying to us in private. We did what we were asked to do, we did what we were assured was legal, and we know our actions were effective. Our reward, a decade later, is to hear some of these same politicians expressing outrage for what was done and, even worse, mischaracterizing the actions taken and understating the successes achieved.

I’m confident that my former CIA colleagues who are still on the job will do what is necessary to protect the nation from new Islamic State and continuing al-Qaeda threats. But in the back of their minds will be the nagging thought that, as they carry out legal, authorized and necessary actions, they may be only a few years away from being criticized and second-guessed by the people who today are urging them onward to the “gates of hell.”

Voir aussi:

 CIA saved lives
Introduction
The recently released Senate Select Committee on Intelligence (SSCI) Majority report on the CIA’s Rendition, Detention, and Interrogation Program is marred by errors of facts and interpretation and is completely at odds with the reality that the leaders and officers of the Central Intelligence Agency lived through. It represents the single worst example of Congressional oversight in our many years of government service.

Astonishingly, the SSCI Majority staff interviewed no CIA officers responsible for establishing, implementing, or evaluating the program’s effectiveness. Let us repeat, no one at the CIA was interviewed.

Worse, the Committee selectively used documents to try to substantiate a point of view where ample and contrary evidence existed. Over 5 years and at a cost of $40 million, the staff « cherry picked » through 6 million pages of documents to produce an answer they knew the Majority wanted. In the intelligence profession, that is called politicization.

The SSCI Majority would have the American people believe that the program was initiated by a rogue CIA that consistently lied to the President, the National Security Council, the Attorney General, and the Congress. Nothing could be further from the truth. Nothing.

We, as former senior officers of the Central Intelligence Agency, created this website to present documents that conclusively demonstrate that the program was: authorized by the President, overseen by the National Security Council, and deemed legal by the Attorney General of the United States on multiple occasions. None of those officials were interviewed either. None. CIA relied on their policy and legal judgments. We deceived no one. You will not find this truth in the Majority Report.

Absent from the report is any discussion of the context the United States faced after 9/11. This was a time we had solid evidence that al Qaida was planning a second wave of attacks against the U.S.; we had certain knowledge that bin Laden had met with Pakistani nuclear scientists and wanted nuclear weapons; we had reports that nuclear weapons were being smuggled into New York City; and we had hard evidence that al Qaida was trying to manufacture anthrax. It felt like a « ticking time bomb » every single day.

In this atmosphere, time was of the essence. We had a deep responsibility to do everything within the law to stop another attack. We clearly understood that, even with legal and policy approvals, our decisions would be questioned years later. But we also understood that we would be morally culpable for the deaths of fellow citizens if we failed to gain information that could stop the next attacks.

The report defies credulity by saying that the interrogation program did not produce any intelligence value. In fact, the program led to the capture of senior al Qaida leaders, including helping to find Usama bin Ladin, and resulted in operations that led to the disruption of terrorist plots that saved thousands of American and allied lives.

Finally, Congress was in the loop. The so-called « Gang of Eight” of top Congressional leaders were briefed in detail on the program. The briefings were detailed and drew reactions that ranged from approval to no objection to encouragement to be even more aggressive. Again, none of this context appears in the Majority’s report.

Our views are shared by the current CIA and the Senate Select Committee on Intelligence Republican Minority, both of which have released rebuttals to the Majority’s report. Both critiques are clear-eyed, fact-based assessments which challenge the Majority’s contention in a nonpartisan way. We urge all Americans to read them carefully before reaching any judgments.

Voir de même:

Ex-CIA Directors: Interrogations Saved Lives
The Senate Intelligence investigators never spoke to us—the leaders of the agency whose policies they are now assailing for partisan reasons.
WSJ

Dec. 10, 2014
The Senate Intelligence Committee has released its majority report on Central Intelligence Agency detention and interrogation in the wake of 9/11. The following response is from former CIA Directors George J. Tenet, Porter J. Goss and Michael V. Hayden (a retired Air Force general), and former CIA Deputy Directors John E. McLaughlin, Albert M. Calland (a retired Navy vice admiral) and Stephen R. Kappes :

The Senate Intelligence Committee’s report on Central Intelligence Agency detention and interrogation of terrorists, prepared only by the Democratic majority staff, is a missed opportunity to deliver a serious and balanced study of an important public policy question. The committee has given us instead a one-sided study marred by errors of fact and interpretation—essentially a poorly done and partisan attack on the agency that has done the most to protect America after the 9/11 attacks.

Examining how the CIA handled these matters is an important subject of continuing relevance to a nation still at war. In no way would we claim that we did everything perfectly, especially in the emergency and often-chaotic circumstances we confronted in the immediate aftermath of 9/11. As in all wars, there were undoubtedly things in our program that should not have happened. When we learned of them, we reported such instances to the CIA inspector general or the Justice Department and sought to take corrective action.

The country and the CIA would have benefited from a more balanced study of these programs and a corresponding set of recommendations. The committee’s report is not that study. It offers not a single recommendation.

Our view on this is shared by the CIA and the Senate Intelligence Committee’s Republican minority, both of which are releasing rebuttals to the majority’s report. Both critiques are clear-eyed, fact-based assessments that challenge the majority’s contentions in a nonpartisan way.

What is wrong with the committee’s report?

First, its claim that the CIA’s interrogation program was ineffective in producing intelligence that helped us disrupt, capture, or kill terrorists is just not accurate. The program was invaluable in three critical ways:

• It led to the capture of senior al Qaeda operatives, thereby removing them from the battlefield.

• It led to the disruption of terrorist plots and prevented mass casualty attacks, saving American and Allied lives.

• It added enormously to what we knew about al Qaeda as an organization and therefore informed our approaches on how best to attack, thwart and degrade it.

A powerful example of the interrogation program’s importance is the information obtained from Abu Zubaydah, a senior al Qaeda operative, and from Khalid Sheikh Muhammed, known as KSM, the 9/11 mastermind. We are convinced that both would not have talked absent the interrogation program.

Information provided by Zubaydah through the interrogation program led to the capture in 2002 of KSM associate and post-9/11 plotter Ramzi Bin al-Shibh. Information from both Zubaydah and al-Shibh led us to KSM. KSM then led us to Riduan Isamuddin, aka Hambali, East Asia’s chief al Qaeda ally and the perpetrator of the 2002 Bali bombing in Indonesia—in which more than 200 people perished.

The removal of these senior al Qaeda operatives saved thousands of lives because it ended their plotting. KSM, alone, was working on multiple plots when he was captured.

Here’s an example of how the interrogation program actually worked to disrupt terrorist plotting. Without revealing to KSM that Hambali had been captured, we asked him who might take over in the event that Hambali was no longer around. KSM pointed to Hambali’s brother Rusman Gunawan. We then found Gunawan, and information from him resulted in the takedown of a 17-member Southeast Asian cell that Gunawan had recruited for a “second wave,” 9/11-style attack on the U.S. West Coast, in all likelihood using aircraft again to attack buildings. Had that attack occurred, the nightmare of 9/11 would have been repeated.

Once they had become compliant due to the interrogation program, both Abu Zubaydah and KSM turned out to be invaluable sources on the al Qaeda organization. We went back to them multiple times to gain insight into the group. More than one quarter of the nearly 1,700 footnotes in the highly regarded 9/11 Commission Report in 2004 and a significant share of the intelligence in the 2007 National Intelligence Estimate on al Qaeda came from detainees in the program, in particular Zubaydah and KSM.

The majority on the Senate Intelligence Committee further claims that the takedown of bin Laden was not facilitated by information from the interrogation program. They are wrong. There is no doubt that information provided by the totality of detainees in CIA custody, those who were subjected to interrogation and those who were not, was essential to bringing bin Laden to justice. The CIA never would have focused on the individual who turned out to be bin Laden’s personal courier without the detention and interrogation program.

Specifically, information developed in the interrogation program piqued the CIA’s interest in the courier, placing him at the top of the list of leads to bin Laden. A detainee subjected to interrogation provided the most specific information on the courier. Additionally, KSM and Abu Faraj al-Libi—both subjected to interrogation—lied about the courier at a time when both were providing honest answers to a large number of other critical questions. Since other detainees had already linked the courier to KSM and Abu Faraj, their dissembling about him had great significance.

So the bottom line is this: The interrogation program formed an essential part of the foundation from which the CIA and the U.S. military mounted the bin Laden operation.

The second significant problem with the Senate Intelligence Committee’s report is its claim that the CIA routinely went beyond the interrogation techniques as authorized by the Justice Department. That claim is wrong.

President Obama ’s attorney general, Eric Holder , directed an experienced prosecutor, John Durham, to investigate the interrogation program in 2009. Mr. Durham examined whether any unauthorized techniques were used by CIA interrogators, and if so, whether such techniques could constitute violations of U.S. criminal statutes. In a press release, the attorney general said that Mr. Durham “examined any possible CIA involvement with the interrogation and detention of 101 detainees who were alleged to have been in U.S. custody” after the terrorist attacks of Sept. 11, 2001. The investigation was concluded in August 2012. It was professional and exhaustive and it determined that no prosecutable offenses were committed.

Third, the report’s argument that the CIA misled the Justice Department, the White House, Congress, and the American people is also flat-out wrong. Much of the report’s reasoning for this claim rests on its argument that the interrogation program should not have been called effective, an argument that does not stand up to the facts.

Fourth, the majority left out something critical to understanding the program: context.

The detention and interrogation program was formulated in the aftermath of the murders of close to 3,000 people on 9/11. This was a time when:

• We had evidence that al Qaeda was planning a second wave of attacks on the U.S.

• We had certain knowledge that bin Laden had met with Pakistani nuclear scientists and wanted nuclear weapons.

• We had reports that nuclear weapons were being smuggled into New York City.

• We had hard evidence that al Qaeda was trying to manufacture anthrax.

It felt like the classic “ticking time bomb” scenario—every single day.

In this atmosphere, time was of the essence and the CIA felt a deep responsibility to ensure that an attack like 9/11 would never happen again. We designed the detention and interrogation programs at a time when “relationship building” was not working with brutal killers who did not hesitate to behead innocents. These detainees had received highly effective counter-interrogation training while in al Qaeda training camps. And yet it was clear they possessed information that could disrupt plots and save American lives.

The Senate committee’s report says that the CIA at that point had little experience or expertise in capture, detention or interrogation of terrorists. We agree. But we were charged by the president with doing these things in emergency circumstances—at a time when there was no respite from threat and no luxury of time to act. Our hope is that no one ever has to face such circumstances again.

The Senate committee’s report ignores this context.

The committee also failed to make clear that the CIA was not acting alone in carrying out the interrogation program. Throughout the process, there was extensive consultation with the national security adviser, deputy national security adviser, White House counsel, and the Justice Department.

The president approved the program. The attorney general deemed it legal.

The CIA went to the attorney general for legal rulings four times—and the agency stopped the program twice to ensure that the Justice Department still saw it as consistent with U.S. policy, law and our treaty obligations. The CIA sought guidance and reaffirmation of the program from senior administration policy makers at least four times.

We relied on their policy and legal judgments. We deceived no one.

The CIA reported any allegations of abuse to the Senate-confirmed inspector general and the Justice Department. CIA senior leadership forwarded nearly 20 cases to the Justice Department, and career Justice officials decided that only one of these cases—unrelated to the formal interrogation program—merited prosecution. That person received a prison term.

The CIA briefed Congress approximately 30 times. Initially, at presidential direction the briefings were restricted to the so-called Gang of Eight of top congressional leaders—a limitation permitted under covert-action laws. The briefings were detailed and graphic and drew reactions that ranged from approval to no objection. The briefings held nothing back.

Congress’s view in those days was very different from today. In a briefing to the Senate Intelligence Committee after the capture of KSM in 2003, committee members made clear that they wanted the CIA to be extremely aggressive in learning what KSM knew about additional plots. One senator leaned forward and forcefully asked: “Do you have all the authorities you need to do what you need to do?”

In September 2006, at the strong urging of the CIA, the administration decided to brief full committee and staff directors on the interrogation program. As part of this, the CIA sought to enter into a serious dialogue with the oversight committees, hoping to build a consensus on a way forward acceptable to the committee majority and minority and to the congressional and executive branches. The committees missed a chance to help shape the program—they couldn’t reach a consensus. The executive branch was left to proceed alone, merely keeping the committees informed.

How did the committee report get these things so wrong? Astonishingly, the staff avoided interviewing any of us who had been involved in establishing or running the program, the first time a supposedly comprehensive Senate Select Committee on Intelligence study has been carried out in this way.

The excuse given by majority senators is that CIA officers were under investigation by the Justice Department and therefore could not be made available. This is nonsense. The investigations referred to were completed in 2011 and 2012 and applied only to certain officers. They never applied to six former CIA directors and deputy directors, all of whom could have added firsthand truth to the study. Yet a press account indicates that the committee staff did see fit to interview at least one attorney for a terrorist at Guantanamo Bay.

We can only conclude that the committee members or staff did not want to risk having to deal with data that did not fit their construct. Which is another reason why the study is so flawed. What went on in preparing the report is clear: The staff picked up the signal at the outset that this study was to have a certain outcome, especially with respect to the question of whether the interrogation program produced intelligence that helped stop terrorists. The staff members then “cherry picked” their way through six million pages of documents, ignoring some data and highlighting others, to construct their argument against the program’s effectiveness.

In the intelligence profession, that is called politicization.

As lamentable as the inaccuracies of the majority document are—and the impact they will have on the public’s understanding of the program—some consequences are alarming:

• Many CIA officers will be concerned that being involved in legally approved sensitive actions can open them to politically driven scrutiny and censure from a future administration.

• Foreign intelligence partners will have even less confidence that Washington, already hemorrhaging with leaks, will be able to protect their cooperation from public scrutiny. They will cooperate less with the United States.

• Terrorists, having acquired now the largest haven (in the Middle East and North Africa) and string of successes they have had in a decade, will have yet another valuable recruitment tool.

All of this means more danger for the American people and for our allies.

Anyone who has led a U.S. intelligence agency supports strong congressional oversight. It is essential as a check on leadership judgment in a profession that deals constantly with uncertainty, crises and the potential for surprise. We have all experienced and benefited from that in our careers, including at times when the judgment of overseers was critical.

When oversight works well, it is balanced, constructively critical and discreet—and offers sound recommendations. The Senate Intelligence Committee’s report is disrespectful of that standard.

It’s fair to ask whether the interrogation program was the right policy, but the committee never takes on this toughest of questions.

On that important issue it is important to know that the dilemma CIA officers struggled with in the aftermath of 9/11 was one that would cause discomfort for those enamored of today’s easy simplicities: Faced with post-9/11 circumstances, CIA officers knew that many would later question their decisions—as we now see—but they also believed that they would be morally culpable for the deaths of fellow citizens if they failed to gain information that could stop the next attacks.

Between 1998 and 2001, the al Qaeda leadership in South Asia attacked two U.S. embassies in East Africa, a U.S. warship in the port of Aden, Yemen, and the American homeland—the most deadly single foreign attack on the U.S. in the country’s history. The al Qaeda leadership has not managed another attack on the homeland in the 13 years since, despite a strong desire to do so. The CIA’s aggressive counterterrorism policies and programs are responsible for that success.

Related documents are available at ciasavedlives.com.

Voir enfin:

ÉTATS-UNIS
La CIA et la torture, un rapport explosif
La commission du renseignement du Sénat devait dévoiler les résultats de ses travaux sur les techniques d’interrogatoire de la CIA le 9 décembre. Résultat d’années d’enquêtes, cette publication, très attendue, a été plusieurs fois reportée et fait déjà polémique.
Courrier international
9 Décembre 2014

L’utilisation par la CIA de la torture après le 11 septembre 2001 fait l’objet d’un rapport qui devait être rendu public par le Sénat ce mardi 9 décembre. Rédigé par la commission du Sénat chargée du renseignement au terme d’une enquête lancée en 2009, ce rapport était attendu depuis plusieurs mois. Ce qui est rendu public n’est qu’un résumé du contenu d’un document de 6 000 pages.

Un brouillon avait été remis en 2012 au Sénat mais la CIA avait alors demandé à lancer sa propre enquête interne, soulignant les nombreuses erreurs du rapport établi par le Sénat. La réponse de la CIA a été d’ailleurs incluse dans le document final, explique The Washington Post.

Le chroniqueur conservateur Michael Gerson du Washington Post voit dans la publication de ce rapport « au milieu d’une guerre qui vise de nombreux Américains toujours impliqués » dans les combats, « un acte exceptionnel d’insouciance de la part du Sénat ». A ses yeux, cette publication n’a qu’un seul objectif : permettre aux démocrates de se dédouaner. « Les démocrates qui ont approuvé à l’époque ces méthodes d’interrogatoire musclées doivent maintenant construire une fiction selon laquelle ils n’avaient pas donné leur soutien et ne connaissaient rien à cette question. » Ils créent ainsi « une nouvelle réalité selon laquelle ils seraient innocents et auraient été trompés ».

Des méthodes sans résultats

La commission du Sénat, dirigée par la sénatrice démocrate de Californie Dianne Feinstein, a commencé à s’intéresser au programme de tortures de la CIA à la suite des révélations en 2007 de la destruction des vidéos montrant les détenus subissant le « supplice de la baignoire » – ou simulation de noyade –, une méthode de torture qui consiste à bloquer les voies respiratoires du détenu par un linge mouillé régulièrement aspergé.

Deux ans plus tard, détaille The Washington Post, dans un autre article consacré au même sujet, la commission du Sénat a lancé une enquête officielle sur ce programme. Si les élus républicains ont dans un premier temps soutenu l’initiative, ils se sont par la suite retirés de l’enquête.

Le Washington Post s’interroge pour savoir si les méthodes d’interrogatoire musclées ont permis d’obtenir des informations qui ont conduit à Oussama Ben Laden. Et la réponse est en demi-teinte, puisque certains détenus ont parlé avant même d’être torturés alors que d’autres ont fourni de fausses informations, sous la torture.

Les avocats du ministère de la Justice avaient conclu que les techniques autorisées par la CIA, dont la possibilité de gifler les détenus, la privation de sommeil ou la simulation de noyade, « ne pouvaient être assimilées » à de la torture. Après sa prise de fonction en janvier 2009, le président Barack Obama avait interdit le recours à ces techniques, les qualifiant de torture.

Faut-il absoudre les responsables de la torture ?

Mais aucune poursuite n’a été engagée alors que la loi américaine interdit le recours à la torture. Et pour cause, en 2012, le ministre de la Justice, Eric Holder, avait annoncé qu’aucune charge ne pourrait être retenue contre les membres de la CIA ayant effectué des actes de torture.

Une impunité qui fait dire à Anthony Romero, le directeur de l’American Civil Liberties Union, principale organisation de défense des libertés civiles américaine et qui demande depuis treize ans des poursuites judiciaires pour ces crimes, que Barack Obama doit officiellement absoudre les responsables de cette politique.

« Reconnaître que les plus hautes personnalités de l’Etat ont autorisé des conduites qui violent les lois fondamentales » permettrait de tourner la page et « serait un signal à ceux qui, dans le futur, envisageraient le recours à la torture », plaide Anthony Romero dans The New York Times.

Dans la liste des personnalités à absoudre, Anthony Romero nomme notamment l’ancien président George W. Bush, l’ancien vice-président Dick Cheney pour avoir supervisé l’ensemble du programme, mais aussi l’ancien directeur de la CIA Georges Tenet pour avoir autorisé la torture dans les prisons secrètes de la CIA, ainsi que l’ancien ministre de la Défense Donald Rumsfeld pour avoir donné le feu vert à l’utilisation de la torture dans la prison de Guantanamo Bay.

Mais le militant des droits de l’homme reconnaît que le spectacle du président Obama accordant l’absolution aux bourreaux « lui retournerait l’estomac ».


Frontières de 1967: La question de l’État juif dépasse les frontières (How can you push the indefensible on your friends when the barbarians are within your own gates ?)

7 décembre, 2014

https://i0.wp.com/israelpalestine.blog.lemonde.fr/files/2009/06/map6.1245230979.thumbnail.jpghttps://i2.wp.com/anidom.blog.lemonde.fr/files/2009/02/carte-israel-1947-1949.1233585853.jpghttps://i2.wp.com/anidom.blog.lemonde.fr/files/2009/02/carte-israel-1967-1973.1233586037.jpghttps://i1.wp.com/www.mideastweb.org/Rossmap_7_camp_david.gifhttps://i0.wp.com/upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/f/fe/1947-UN-Partition-Plan-1949-Armistice-Comparison.png/320px-1947-UN-Partition-Plan-1949-Armistice-Comparison.png
L’antisémitisme religieux dit : Vous n’avez pas le droit de vivre parmi nous si vous restez juif. L’antisémitisme politique dit : Vous n’avez pas le droit de vivre parmi nous. L’antisémitisme racial dit : Vous n’avez pas le droit de vivre. Raul Hilberg
J’ai une prémonition qui ne me quittera pas: ce qui adviendra d’Israël sera notre sort à tous. Si Israël devait périr, l’holocauste fondrait sur nous. Eric Hoffer
Les frontières d’Israël et de la Palestine devraient être fondées sur les lignes de 1967 avec des échanges sur lesquels les deux parties seraient d’accord, afin d’établir des frontières sûres et reconnues pour les deux États. Barack Obama (2011)
A la lumière des nouvelles réalités sur le terrain, y compris d’importants centres de population israéliens déjà existants, il est irréaliste de s’attendre à ce que le résultat des négociations sur le statut final entérine un retour total et entier aux lignes d’armistices de 1949. Tous les précédents efforts pour négocier une solution à deux Etats (israélien et palestinien) sont arrivés à la même conclusion. George W. Bush (Lettre à Netanyahou, 2004)
Il y aura une grande guerre entre les Musulmans et l’Occident quand la Syrie sera totalement conquise (…) notre drapeau flottera sur Jérusalem ainsi que sur la Mecque et Médine, même si ça ne plait pas aux Juifs et aux croisés. Dabiq (magazine djihadiste)
Plus de 1.000 combattants européens enrôlés dans ses rangs sont revenus dans l’espace Schengen. (…) L’adversaire n’est plus seulement aux portes de l’Europe, il en a franchi le seuil.  [d’où] la nécessité d’intégrer encore plus dans notre réflexion le retour de l’armée de terre sur son milieu naturel, celui du sol national, pour pourvoir y faire face, avec les forces de sécurité, à tous types de menaces dont celles que ces vingt dernières années avaient confinées à l’extérieur. Général Jean-Pierre Bosser (chef d’état-major de l’armée de terre)
[Cette problématique est là] pour rappeler le lien très fort, le continuum, qui existe entre sécurité extérieure et sécurité intérieure. Ces combattants étrangers sont un vrai défi pour notre sécurité, celles des Français et plus généralement celle des Européens. (…) il ne faut d’ailleurs pas exclure que cette menace agisse en utilisant des modes d’actions de nature militaire, et se concrétise par des actions armées contre des militaires. Ne perdons pas de vue qu’il s’agissait d’un des objectifs poursuivis par Mohammed Merah. Outre-Atlantique, des attaques isolées ont déjà été perpétrées. Nous avons hélas vécu à deux reprises en France et une fois en Belgique des attaques assez similaires. Général Pierre de Villiers
C’est un moment génial de l’histoire de France. Toute la communauté issue de l’immigration adhère complètement à la position de la France. Tout d’un coup, il y a une espèce de ferment. Profitons de cet espace de francitude nouvelle. Jean-Louis Borloo (ministre délégué à la Ville, avril 2003)
Cette motion est conforme à ce que nous avons toujours défendu. Elle est d’autre part tout à fait opportune sur le plan électoral. Il s’agit du meilleur moyen pour récupérer notre électorat des banlieues et des quartiers, qui n’a pas compris la première prise de position pro-israélienne de Hollande, et qui nous a quittés au moment de la guerre à Gaza. Benoit Hamon (19.11. 2014)
Les frontières dites de 1967, que les Palestiniens et les instances internationales revendiquent, ont été créées par des accords d’armistice de 1949 qui n’ont établi que des lignes de démarcation. La Cisjordanie d’abord occupée par la Jordanie, puis par Israël n’a jamais été palestinienne. Une résolution sur les lignes de 1967 serait une violation flagrante des accords conclus, dans le cadre des accords d’Oslo en 1995. Elle contreviendrait aux résolutions de l’ONU : résolution 242 en 1967, 338 en 1973 et celle du 29 novembre 1947 établissant deux Etats, un Juif et un Arabe dans des frontières sûres et reconnues. La série des accords entre l’OLP et Israël réaffirme la volonté des parties à négocier des frontières définitives. On entend souvent l’expression de frontière de 1967 pour affirmer qu’Israël occupe illégalement la Judée et la Samarie. Or cette ligne verte ne date pas de 1967 et n’est pas une frontière. Elle ne correspond à aucune réalité historique, géographique ou politique. Il n’y a jamais eu de Palestine si ce n’est depuis les années 1970 à la suite d’un changement de stratégie palestinienne qui se définissait alors par son appartenance à la nation arabe islamique et non à une nation palestinienne. La création de la Palestine avait pour seul but que de contrer l’existence d’Israël. Il n’existe aucune disposition dans aucun des accords signés entre Israël et la Palestine qui exige le retrait Israélien sur la frontière dite de 1967. En réalité en 1967 les Palestiniens n’avaient aucune revendication territoriale spécifique, ne disposant d’aucun moyen d’expression politique. C’est à cette époque qu’a été inventé un sentiment national exprimé dans l’article 15 de la chartre de l’OLP. C’est la ligne où les Israéliens ont réussi à repousser les envahisseurs Egyptiens, Jordaniens, Syriens, Irakiens, Libanais et Saoudiens pendant la guerre de 1948. L’article V de l’accord Israélo-égyptien d’armistice général du 24 février 1949, précise « la ligne de démarcation de l’armistice ne doit être interprétée d’aucune façon comme une frontière politique ou territoriale … » L’article Ⅱ de l’accord jordano-israélien d’armistice général du 3 avril 1949 précise de son côté : « aucun avantage militaire ou politique ne devait être acquis pendant la trêve ordonnée par le conseil de sécurité ». Aujourd’hui la guerre extrêmement violente entre Chiites et Sunnites a aggravé sérieusement la situation dans la région. L’Arabie sunnite et l’Iran chiite ont transformé la Syrie en centre de combat sans merci pour l’hégémonie régionale, les frontières du Liban, de la Syrie et de l’Irak fixées par les accords SYKES-PICOT imposées par la France et l’Angleterre sont en voie d’implosion. Les crises irakienne et syrienne, la création par l’E.I.I.L d’un Etat Islamique à cheval sur les deux pays et bientôt sur d’autres pays islamiques a pour ambition d’instaurer un califat sunnite, qui menace l’ensemble des pays de la région. Roger Pinto
Why in the world did the parliamentary Left insist upon a foreign policy resolution that the governing Left had no intention of implementing? Dogmatism may be at stake: supporting the state of Palestine, whatever that means and even if it might turn into an Islamic State of Palestine, is part of the Left and Far Left mantras worldwide. A further explanation may be that the Left’s last hope to survive in the coming election is to garner as much support as possible from the immigrant Muslim community, which will provide an average of 5 to 10% of the vote. Finally, Hollande and Valls are so unpopular among their own constituency that the entire socialist and left-wing political class needs to distance themselves from them on almost all issues, either domestic or international. Sarkozy, who was elected on November 30 as the new chairman of the conservative UMP party — an important step for being reelected as president in 2017 — campaigned against the Palestine resolution. This point will not be lost on pro-Israel voters in the future, nor on a growing number of voters, both on the Right and the Left, that are concerned with the rise of jihadism in Europe as well as in the Middle East. Sarkozy’s main rivals among the conservatives, Alain Juppé and François Fillon, both of them former prime ministers, did not take part in the ballot. They had previously supported the socialist resolution; this too will not be easily forgotten. The two National Front members of the National Assembly abstained, but one of them, barrister Gilbert Collard, delivered a passionately pro-Israel speech on November 28. While the National Front’s old guard is seen as “anti-Zionist,” its new supporters are generally pro-Israel. In a rare instance of circumstantial convergence, Meyer Habib, the centrist representative for the 8th French expatriates district (Italy, Israel, and other Eastern Mediterranean countries), heartily applauded Collard’s speech. Some Eastern European countries recognized a so-called state of Palestine even before the Oslo accords and the creation of the Palestinian Authority, when they were still under Soviet control, and neglected thereafter to mend that move. Sweden — under a leftwing coalition dependent on the immigrant vote — was the first Western European country last September to grant formal recognition to post-Oslo Palestine. Some national assemblies, in the United Kingdom, in Spain, and now in France, followed and quite frivolously indulged in non-binding resolutions. However, the French vote was passed under such Pyrrhic conditions that the whole exercise may come to an end. Michel Gurfinkiel
Les juifs sont de loin la communauté la plus acceptée en France », assure Nonna Mayer. « Si l’indice d’acceptation des juifs a baissé de six points depuis 2009, où il atteignait un niveau record de 85 sur cent, il reste de très loin supérieur à celui de tous les autres groupes. Six points au-dessus des noirs, 21 points au-dessus des Maghrébins et 28 points au-dessus des musulmans. Nonna Mayer (Sciences Po, Commission nationale consultative des droits de l’homme)
Le directeur de la Fondapol prend ainsi ses distances avec d’autres analyses, notamment celles de sa consoeur de Sciences Po, Nonna Mayer, et de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), pour lesquelles les opinions hostiles aux Juifs ne progressent pas, à la différence des actes antisémites, qui ont presque doublé sur les sept premiers mois de l’année par rapport à 2013. Le Point
Je ne comprends pas ceux qui appellent à deux États pour deux peuples, mais qui, en même temps, s’opposent au caractère juif de l’État d’Israël. Ils sont prompts à reconnaître un foyer national palestinien, mais sont farouchement opposés à un foyer national juif . Benjamin Netanyahou
Ceux qui pensent qu’Israéliens et Palestiniens sont égaux ont le devoir moral d’exiger des Palestiniens exactement ce qu’ils exigent des Israéliens. Les Palestiniens ne renonceront jamais à leur exigence du droit au retour. La Nakba est leur traumatisme fondateur. (…) le peuple juif est un peuple de ce pays qui a sa propre histoire, sa propre tragédie et sa propre légitimité. Il n’y aura pas de paix si les enfants qui grandissent à Dheisheh (camp de réfugiés palestiniens, en Cisjordanie) ne savent pas que l’Etat de l’autre côté de la frontière est l’Etat d’un peuple juif légitime et réel. (…) Tandis qu’Israël cédera à son voisin des actifs, des territoires et des droits souverains, les Palestiniens feront à Israël le seul don qu’ils sont en mesure de faire : la légitimité. Sans reconnaissance par les Palestiniens de notre nom, de notre identité et de nos droits, il n’y aura pas de paix. Ari Shavit (journaliste et écrivain israélien)
Nous nous sommes réunis aujourd’hui pour réparer une injustice historique, concernant près d’un million de Juifs, des immigrants en provenance de pays arabes et d’Iran, dont les histoires ont été reléguées aux marges de la narration sioniste. (…) Bien avant l’annonce de la création de l’Etat mais surtout juste après, les Juifs des pays arabes et d’Iran se sont retrouvés emprisonnés dans leurs propres pays, soumis à des restrictions et au harcèlement, exposés sans protection aucune, à des massacres et au pillage – jusqu’aux émeutes de Tripoli à Eden. Beaucoup ont été expulsés. D’autres n’ont pu faire face au harcèlement et ont été forcés de quitter leur pays, laissant derrière eux toute l’histoire d’une vie, leurs souvenirs, les tombes de leurs parents, une langue, leur culture et leurs biens matériels. (…) Jusqu’à ce jour, à Téhéran, Khaled, Bagdad, Sana’a et Tripoli, il y a encore des lieux interdits aux Juifs israéliens, même les trésors et autres biens culturels qui y ont été abandonnés ont été vandalisés et pillés, plus d’une fois par les régimes détestables. Aujourd’hui, cette journée de commémoration de l’expulsion et de l’exil des Juifs des pays arabes et d’Iran, est l’occasion de rendre justice à l’histoire. Reuven Rivlin (Président de l’Etat d’Israël)
Aucun avantage militaire ou politique ne devait être acquis pendant la trêve ordonnée par le conseil de sécurité. Accord Jordano-israélien d’armistice général du 3 Avril 1949 (article II)
La ligne de démarcation de l’armistice ne doit être interprétée d’aucune façon comme une frontière politique ou territoriale. Accord Israélo-égyptien d’armistice général du 24 Février 1949 (Article V)
Le Conseil de sécurité, Exprimant l’inquiétude que continue de lui causer la grave situation au Proche-Orient, Soulignant l’inadmissibilité de l’acquisition de territoires par la guerre et la nécessité d’œuvrer pour une paix juste et durable permettant à chaque État de la région de vivre en sécurité, Soulignant en outre que tous les États Membres, en acceptant la Charte des Nations unies, ont contracté l’engagement d’agir conformément à l’Article 2 de la Charte, 1. Affirme que l’accomplissement des principes de la Charte exige l’instauration d’une paix juste et durable au Proche-Orient qui devrait comprendre l’application des deux principes suivants :a. Retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés au cours du récent conflit ; b. Fin de toute revendication ou de tout état de belligérance, respect et reconnaissance de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique de chaque État de la région et de son droit de vivre en paix à l’intérieur de frontières sûres et reconnues, à l’abri de menaces ou d’actes de violence ; 2. Affirme d’autre part la nécessité. De garantir la liberté de navigation sur les voies d’eau internationales de la région ; b. De réaliser un juste règlement du problème des réfugiés ; c. De garantir l’inviolabilité territoriale et l’indépendance politique de chaque État de la région, par des mesures comprenant la création de zones démilitarisées ; 3. Prie le Secrétaire général de désigner un représentant spécial pour se rendre au Proche-Orient afin d’y établir et d’y maintenir des rapports avec les États concernés en vue de favoriser un accord et de seconder les efforts tendant à aboutir à un règlement pacifique et accepté, conformément aux dispositions et aux principes de la présente résolution ; 4. Prie le Secrétaire général de présenter aussitôt que possible au Conseil de sécurité un rapport d’activité sur les efforts du représentant spécial. Résolution 242 du Conseil de sécurité (22 novembre 1967)
As of today there no longer exists an international emergency force to protect Israel. We shall exercise patience no more. We shall not complain anymore to the UN about Israel. The sole method we shall apply against Israel is total war, which shall result in the termination of Zionist existence. Egypt’s radio (May 16, 1967)
Our basic objective will be the destruction of Israel. Nasser (May 27, 1967)
We will not accept any … coexistence with Israel. Nasser (May 28, 1967)
All of us recognize that peace is the prize. None of us wishes a temporary truce or a superficial accommodation. We could never advocate a return to uneasy hostility. As I have said, my Government would never wish to be associated with any so-called settlement which was only a continuation of a false truce, and all of us without any hesitation at all can agree that we seek a settlement within the principles laid down in Article 2 of the Charter. So much for the preamble. As to the first operative paragraph, and with due respect for fulfillment of Charter principles, we consider it essential that there should be applied the principles of both withdrawal and security, and we have no doubt that the words set out throughout that paragraph are perfectly clear. As to the second operative paragraph, there is I believe no vestige of disagreement between us all that there must be a guarantee of freedom of navigation through international waterways. There must be a just settlement of the refugee problem. There must be a guarantee and adequate means to ensure the territorial inviolability and political independence of every State in the area. As to the third operative paragraph, I have said before that I consider that the United Nations special representative should be free to decide himself the exact means and methods by which he pursues his endeavors in contact with the States concerned both to promote agreement and to assist efforts to achieve a peaceful and accepted and final settlement. Lord Carandon
Knowing as I did the unsatisfactory nature of the 1967 line I was not prepared to use wording in the Resolution which would have made that line permanent. Nevertheless it is necessary to say again that the overriding principle was the « inadmissibility of the acquisition of territory by war » and that meant that there could be no justification for annexation of territory on the Arab side of the 1967 line merely because it had been conquered in the 1967 war. The sensible way to decide permanent « secure and recognized » boundaries would be to set up a Boundary Commission and hear both sides and then to make impartial recommendations for a new frontier line, bearing in mind, of course, the « inadmissibility » principle. The purposes are perfectly clear, the principle is stated in the preamble, the necessity for withdrawal is stated in the operative section. And then the essential phrase which is not sufficiently recognized is that withdrawal should take place to secure and recognized boundaries, and these words were very carefully chosen: they have to be secure and they have to be recognized. They will not be secure unless they are recognized. And that is why one has to work for agreement. This is essential. I would defend absolutely what we did. It was not for us to lay down exactly where the border should be. I know the 1967 border very well. It is not a satisfactory border, it is where troops had to stop in 1948, just where they happened to be that night, that is not a permanent boundary. Lord Caradon
We didn’t say there should be a withdrawal to the ’67 line; we did not put the ‘the’ in, we did not say all the territories, deliberately.. We all knew – that the boundaries of ’67 were not drawn as permanent frontiers, they were a cease-fire line of a couple of decades earlier… We did not say that the ’67 boundaries must be forever; it would be insanity. Lord Caradon
It would have been wrong to demand that Israel return to its positions of June 4, 1967, because those positions were undesirable and artificial. Lord Caradon (British UN Ambassador)
It has been said that in the Resolution we treated Palestinians only as refugees, but this is unjustified. We provided that Israel should withdraw from occupied territories and it was together with that requirement for a restoration of Arab territory that we also called for a settlement of the refugee problem. Lord Caradon
Does Resolution 242 as unanimously adopted by the UN Security Council require the withdrawal of Israeli armed forces from all of the territories occupied by Israel during the 1967 war? The answer is no. In the resolution, the words the and all are omitted. Resolution 242 calls for the withdrawal of Israeli armed forces from territories occupied in the 1967 conflict, without specifying the extent of the withdrawal. The resolution, therefore, neither commands nor prohibits total withdrawal. If the resolution is ambiguous, and purposely so, on this crucial issue, how is the withdrawal issue to be settled? By direct negotiations between the concerned parties. Resolution 242 calls for agreement between them to achieve a peaceful and accepted settlement. Agreement and acceptance necessarily require negotiations. Arthur J. Goldberg
That Resolution did not say ‘withdrawal to the pre-June 5 lines’. The Resolution said that the parties must negotiate to achieve agreement on the so-called final secure and recognized borders. In other words, the question of the final borders is a matter of negotiations between the parties. » Mr. Sisco was actively involved in drafting the Resolution in his capacity as Assistant Secretary of State for International Organization Affairs in 1967. Joseph J. Sisco, Assistant Secretary of State, NBC « Meet the Press », 12 July 1970)
There was much bickering over whether that resolution should say from « the » territories or from « all » territories. In the French version, which is equally authentic, it says withdrawal de territory, with de meaning « the. » We wanted that to be left a little vague and subject to future negotiation because we thought the Israeli border along the West Bank could be « rationalized »; certain anomalies could easily be straightened out with some exchanges of territory, making a more sensible border for all parties. We also wanted to leave open demilitarization measures in the Sinai and the Golan Heights and take a fresh look at the old city of Jerusalem. But we never contemplated any significant grant of territory to Israel as a result of the June 1967 war. On that point we and the Israelis to this day remain sharply divided. This situation could lead to real trouble in the future. Although every President since Harry Truman has committed the United States to the security and independence of Israel, I’m not aware of any commitment the United States has made to assist Israel in retaining territories seized in the Six-Day War. Dean Rusk (secrétaire d’Etat américain)
As I have explained before, there is reference, in the vital United Nations Security Council Resolution, both to withdrawal from territories and to secure and recognized boundaries. As I have told the House previously, we believe that these two things should be read concurrently and that the omission of the word ‘all’ before the word ‘territories’ is deliberate. Michael Stewart (Secretary of State for Foreign and Commonwealth Affairs, reply to a question in Parliament, 9 December 1969)
I have been asked over and over again to clarify, modify or improve the wording, but I do not intend to do that. The phrasing of the Resolution was very carefully worked out, and it was a difficult and complicated exercise to get it accepted by the UN Security Council. I formulated the Security Council Resolution. Before we submitted it to the Council, we showed it to Arab leaders. The proposal said ‘Israel will withdraw from territories that were occupied’, and not from ‘the’ territories, which means that Israel will not withdraw from all the territories. George Brown (British Foreign Secretary )
You note that the Arabs feel the US interprets the draft resolution to imply a change of frontiers to their detriment. We have no preconceptions on frontiers as such. What we believe to be important is that the frontiers be secure. For this the single most vital condition is that they be acceptable to both sides. It is a source of regret to us that the Arabs appear to misunderstand our proposal and misread our motives. Lyndon Johnson
The crisis underlines the importance of respect for political independence and territorial integrity of all the states of the area. We reaffirmed that principle at the height of this crisis. We reaffirm it again today on behalf of all. This principle can be effective in the Middle East only on the basis of peace between the parties. The nations of the region have had only fragile and violated truce lines for 20 years. What they now need are recognized boundaries and other arrangements that will give them security against terror, destruction, and war. There are some who have urged, as a single, simple solution, an immediate return to the situation as it was on June 4. As our distinguished and able Ambassador, Mr. Arthur Goldberg, has already said, this is not a prescription for peace but for renewed hostilities. Certainly troops must be withdrawn, but there must also be recognized rights of national life, progress in solving the refugee problem, freedom of innocent maritime passage, limitation of the arms race, and respect for political independence and territorial integrity. Lyndon B. Johnson
Rostow said … resolution required agreement on « secure and recognized » boundaries, which, as practical matter, and as matter of interpreting resolution, had to precede withdrawals. Two principles were basic to Article I of resolution. Paragraph from which Dobrynin quoted was linked to others, and he did not see how anyone could seriously argue, in light of history of resolution in Security Council, withdrawal to borders of June 4th was contemplated. These words had been pressed on Council by Indians and others, and had not been accepted. Rusk
The Israelis had by now anexed de facto, if not formally, large new areas of Arab land, and there were now very many more Arab refugees. It was clear that what Israel or at least many of her leaders, really wanted was permanently to colonize much of this newly annexed Arab territory, particularly the Jordan valley, Jerusalem, and other sensitive areas. This led me into a flurry of activity at the United Nations, which resulted in the near miracle of getting the famous resolution – Resolution 242 – unanimously adopted by the Security Council. It declares « the inadmissibility of territory by war » and it also affirms the necessity « for guaranteeing the territorial inviolability and political independence of every state in the area ». It calls for « withdrawal of Israeli forces from territories occupied during the recent conflict. » It does not call for Israeli withdrawal from “the” territories recently occupied, nor does it use the word “all”. It would have been impossible to get the resolution through if either of these words had been included, but it does set out the lines on which negotiations for a settlement must take place. Each side must be prepared to give up something: the resolution doesn’t attempt to say precisely what, because that is what negotiations for a peace-treaty must be about. George Brown (British Foreign Secretary, 1967)
You and I both know they can’t go back to the other [1967] borders. But we must not, on the other hand, say that because the Israelis win this war, as they won the ’67 War, that we just go on with status quo. It can’t be done. Richard Nixon (to Kissinger)
 The U.S. further supports the position that a just and lasting peace, which remains our objective, must be acceptable to both sides. The U.S. has not developed a final position on the borders. Should it do so it will give great weight to Israel’s position that any peace agreement with Syria must be predicated on Israel remaining on the Golan Heights. Gerald Ford
In the pre-1967 borders Israel was barely 10 miles wide at its narrowest point. The bulk of Israel’s population lived within artillery range of hostile Arab armies. I am not about to ask Israel to live that way again… So the United States will not support the establishment of an independent Palestinian state in the West Bank and Gaza, and we will not support annexation or permanent control by Israel. There is, however, another way to peace. The final status of these lands must, of course, be reached through the give-and-take of negotiations; but it is the firm view of the United States that self-government by the Palestinians of the West Bank and Gaza in association with Jordan offers the best chance for a durable, just and lasting peace. It is the United States’ position that – in return for peace – the withdrawal provision of Resolution 242 applies to all fronts, including the West Bank and Gaza. When the border is negotiated between Jordan and Israel, our view on the extent to which Israel should be asked to give up territory will be heavily affected by the extent of true peace and normalization and the security arrangements offered in return. Finally, we remain convinced that Jerusalem must remain undivided, but its final status should be decided through negotiations. Ronald Reagan (1982)
Israel will never negotiate from, or return to, the lines of partition or to the 1967 borders. George Shultz
I would like to reiterate our position that Israel is entitled to secure and defensible borders, which should be directly negotiated and agreed with its neighbors. Christopher (letter to Netanyahu)
The United States reiterates its steadfast commitment to Israel’s security, including secure, defensible borders.  George W. Bush (to Israeli Prime Minister Ariel Sharon, April 14, 2004)
Both the British and the Americans pointed out that 242 was a British resolution; therefore, the English language text was authoritative and would prevail in any dispute over interpretation. David A. Korn
There is one final thing to be said concerning the missing « the. » Some commentators have argued that since the French « version » of 242 does contain the phrase « the territories, » the resolution does in fact require total Israeli withdrawal. This is incorrect — the practice in the UN is that the binding version of any resolution is the one voted upon, which is always in the language of the introducing party. In the case of 242 that party was Great Britain, thus the binding version of 242 is in English. The French translation is irrelevant. Finally, it should also be noted that by withdrawing from Sinai after the peace treaty with Egypt, Israel has already vacated 91 percent of the territories it gained in 1967.
L’Organisation des Nations unies, après avoir obtenu un cessez-le-feu durable à la Guerre des Six jours en 1967, a adopté la résolution 242 [archive], qui requiert selon sa version officielle en français, « retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés lors du récent conflit » ; selon sa version officielle en anglais, « withdrawal of Israel armed forces from territories occupied in the recent conflict » ; selon ses versions officielles en espagnol, arabe, russe et chinois (autres langues officielles de l’ONU), un texte dont le sens est le même qu’en français. L’ONU connaît six langues officielles, mais l’anglais et le français ont une prééminence, à égalité, au sein du Conseil de sécurité. La divergence entre la version en anglais et la version française de la même résolution a conduit à des interprétations incompatibles entre elles. L’application de la résolution dans sa version en français signifierait le retrait d’Israël de la totalité des territoires occupés en 1967. La résolution dans sa version en anglais emploie l’expression « from territories » qui pourrait se traduire soit par « de territoires », soit par « des territoires » ; la première traduction sous-entendrait un retrait d’une partie des territoires seulement. Plusieurs diplomates anglo-saxons, protagonistes de la rédaction de la résolution, ont par la suite déclaré que l’absence de l’article défini était volontaire. Arthur Goldberg, ambassadeur des États-Unis à l’ONU à l’époque et Eugene Rostow (en), sous-secrétaire d’État américain aux Affaires politiques sous le gouvernement Lyndon Johnson, ont défendu la position que l’absence de l’article défini afin de marquer qu’Israël n’était pas tenue d’évacuer l’ensemble des territoires occupés. Le diplomate britannique Hugh Foot, connu également en tant que Lord Caradon et parfois présenté comme « l’architecte » de la résolution a été interrogé plusieurs fois sur cette question précise, notamment dans une interview accordée au Journal of Palestine Studies (en) en 1976. Tout en réaffirmant le principe de « l’inadmissibilité de l’acquisition de territoires par la guerre », il précise : « Nous aurions pu dire : ‘Bon, vous revenez à la ligne de 1967’. Mais je connais la ligne de 1967, et elle est mauvaise. On ne peut pas faire pire pour des frontières internationales permanentes. C’est juste là où les troupes se sont arrêtées une certaine nuit de 1948, sans aucun lien avec les besoins de la situation. (…) Si nous avions dit de retourner à la ligne de 1967 — ce qui se serait produit si nous avions spécifié que le retrait devait avoir lieu de tous les territoires — nous aurions eu tort (…) le retrait doit se faire sur la base de — lisons les mots attentivement — frontières sécurisées et reconnues ». Le Conseil de sécurité n’a depuis pas pris de résolution « interprétative » qui aurait levé l’ambiguïté entre les versions linguistiques et les résolutions ultérieures du conseil de sécurité conservent l’ambiguïté. Par exemple la résolution 476 du 30 juin 1980 indique dans sa version française que le Conseil de sécurité « [r]éaffirme la nécessité impérieuse de mettre fin à l’occupation prolongée des territoires arabes occupés par Israël depuis 1967, y compris Jérusalem » avec la locution « of Arab territories ». La résolution 478 du 20 août 1980 reprend dans son point 1 exactement la même formulation. Wikipedia
In the eastern theater, there is no substitute for the Jordan Valley; its location and unique topographical features make it the only feasible eastern border for the State of Israel. Dayan
Il est impossible d’imaginer qu’Israël revienne un jour aux frontières de 1967 et se retire complètement de la Cisjordanie ; cela priverait le peuple israélien de frontières défendables, vitales pour sa sécurité, et cela en dépit de la nouvelle ère de technologie de pointe. Général Earl B. Halston (ancien commandant des Marines en Irak et en Afghanistan)
Dans la perspective d’un soldat, je dois vous dire que les frontières d’avant 1967 ne sont pas défendables à long terme pour Israël, l’Etat juif ne pourrait vivre avec ces frontières. Général John Foss (ancien commandant de la 82ème division aéroportée de l’armée américaine, 2005)
Je soutiens en particulier le message clair selon lequel les frontières d’Israël et de la Palestine devraient se baser sur les lignes de 1967 avec des échanges mutuellement acceptés. William Hague
Le projet de loi qui sera voté par la Knesset est destiné d’empêcher toute tentative future d’éroder le caractère juif et démocratique d’Israël. Ce projet vise à conserver ces principes en tant que Loi fondamentale, à la constitution de facto d’Israël. La gauche politique en Israël, comme prévu, est farouchement opposé au projet de loi. (…) Le Premier Ministre Netanyahu a fait valoir que « le caractère juif d’Israël consacré dans la Constitution était nécessaire en raison de la poursuite des efforts visant à le délégitimer. » Netanyahu a ajouté : « Il y a beaucoup de gens qui ont des difficultés avec le caractère d’Israël comme l’Etat-nation du peuple juif. Outre le refus des Palestiniens de reconnaître (Israël) comme un Etat juif, il y avait aussi une opposition de l’intérieur ». (…) D’une part, les mondes musulman et arabe sont remplis d’Etats qui s’identifient comme des Etats musulmans. De nombreux pays musulmans ont le droit islamique dans le cadre de leurs systèmes juridiques. Un certain nombre de pays musulmans ont déclaré l’Islam comme leur religion d’Etat dans leurs constitutions. Des pays tels que l’Afghanistan, l’Iran, la Mauritanie, le Pakistan et le Yémen sont des républiques islamiques et les Etats arabes du Golfe dont l’Arabie saoudite sont des monarchies islamiques. En Algérie, l’Egypte, la Jordanie, la Libye et la Somalie, pour n’en nommer que quelques-uns, la religion officielle est l’islam. Contrairement à Israël cependant, aucun des Etats musulmans mentionnés ci-dessus ne peuvent être considérés comme démocratiques, en vertu de ces critères. Alors que les chrétiens et les juifs sont des citoyens de seconde classe dans le monde arabe et musulman, et inégaux selon la loi islamique, les Arabes israéliens jouissent de droits égaux au regard du droit israélien. Selon le Premier ministre Netanyahu, la loi sur la nationalité également « affirme la nature démocratique d’Israël, stipulant l’égalité des droits civiques et personnels de tous ses citoyens, y compris l’affirmation d’un droit à la préservation de sa culture, le patrimoine et l’identité de chaque résident d’Israël, peu importe sa religion, sa race ou son origine ethnique. » S’exprimant au début de la réunion du cabinet dimanche (23 Novembre 2014), Netanyahu a ajouté « qu’Il y a ceux qui veulent que l’élément démocratique prenne la priorité sur l’élément juif, et il y a ceux qui veulent que l’élément juif prenne le pas sur la démocratie. Et le principe de la loi que nous proposons ici aujourd’hui – tient compte à la fois de ces valeurs aussi. En outre, le document fondateur d’Israël – la Déclaration d’Indépendance – n’a jamais été institutionnalisé comme la loi de la terre. Elle a ainsi permis aux autorités judiciaires, y compris la Haute Cour d’Israël, de coopter politiquement le document fondateur, et de modifier le caractère juif essentiel de l’État. La Haute Cour a tenté de contourner la volonté du peuple à travers ses représentants à la Knesset, pour annuler la « loi illégale des réfugiés », qui visait à empêcher l’infiltration en Israël de demandeurs d’emploi soudanais, tout cela au nom de l’universalisme judiciaire et du multiculturalisme. (…) En outre, l’absence d’une définition plus forte de l’identité nationale d’Israël renforce les mains de ceux qui cherchent à faire d’Israël un «Etat binational. » Et la critique externe du caractère juif d’Israël exige une législation qui empêcherait ceux qui cherchent à annuler le droit du peuple juif à avoir un foyer national sur sa terre. Le débat israélien sur les avantages et les inconvénients de la loi sur la nationalité, la gauche politique en Israël a oublié que l’ennemi extérieur est également accordée au débat, en utilisant les mots du député de la Knesset Zahava Gal-On pour diaboliser Israël. (…) David Ben Gourion lui-même, l’un des pères fondateurs de l’Israël moderne, a appelé à un Etat juif sur la terre d’Israël. (…) En fait, alors que la Déclaration d’Indépendance est remplie de références à un « Etat juif », il n’y a aucune mention des mots « Etat démocratique ». Pourtant, la Déclaration stipule également que « L’Etat d’Israël sera ouvert à l’immigration juive et au rassemblement des exilés ; il favorisera le développement du pays pour le bénéfice de tous ses habitants ; il sera fondé sur la liberté, la justice et la paix comme prévu par les prophètes d’Israël ; il assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses habitants, sans distinction de religion, de race ou de sexe ; il garantira la liberté de religion, de conscience, de langue, de l’éducation et de la culture ; il sauvegardera les Lieux saints de toutes les religions et il sera fidèle aux principes de la Charte de l’ONU .» Ces Etats européens qui se sont précipités à reconnaître un Etat palestinien, mais qui s’opposent à la reconnaissance d’Israël comme un Etat juif, savent trop bien que la Palestine sera un autre État autoritaire islamiste, régi par la loi islamique. Joseph Puder
Le 29 novembre 1947, l’ONU permettait la création conjointe en Palestine d’un Etat arabe et d’un Etat juif, lequel est devenu le 14 mai 1948 l’Etat d’Israël. Ce nouvel Etat était défini par des lois fondamentales dont celle votée le 5 juillet 1950 autorisant le « droit au retour de tout Juif en tant que peuple » (Livre des Lois n° 51). Mais le caractère juif du nouvel Etat n’a pas été défini clairement. La question pourtant est devenue primordiale avec la montée du nationalisme palestinien et les revendications des deux camps sur le même territoire. Discorde entre les deux peuples dont Jérusalem est devenu le symbole. Dans le contexte régional actuel, et l’environnement mondial très antisioniste, personne ne conteste qu’il y a bien une légitimité arabe en Palestine, légitimité dont la nature serait historique, religieuse et politique. Mais de plus en plus de voix contestent ouvertement et critiquent avec force l’idée même qu’il puisse y avoir une légitimité juive de même nature, c’est-à-dire historique, religieuse et politique. Or, peut-il y avoir un Etat palestinien sans Etat juif ? (…) Ainsi, le statut juif de l’Etat a besoin d’une définition, non pas ethnique ou religieuse, mais juridique et constitutionnelle, conforme aux lois civiles et à l’égalité des citoyens. (…) Sans entrer dans les controverses conceptuelles, les pièges d’un discours identitariste, les querelles politiciennes israélo-israéliennes, et les dérives subversives de la presse française, on comprend que le fond du débat est essentiel pour l’avenir du pays, de ses habitants et bien au-delà. Car la question de l’Etat-peuple juif dépasse les frontières. Jean-Paul Fhima

Attention: un problème de frontières peut en cacher d’autres !

Précarisation organisée depuis plus de 60 ans, interdiction de jouer au football et obligation de prier avec leur dos sur leur 3e lieu le plus sacré, reconnaissance, admission à l’UNESCO et à l’ONU comme État observateur ainsi que reconnaissances démagogissimes par plusieurs parlements européens pour un « état dont ni les frontières ni le territoire ne sont définis, dont le gouvernement est non seulement bicéphale mais de surcroit illégal puisque sa date d’échéance est largement dépassée » …

Appels à la disparition ou à l’effacement de la carte, menaces de sanctions et de levée de sanctions, interdiction de prier sur leur lieu le plus sacré, appels à protéger ledit lieu sacré juif de la « contamination juive », dénonciation comme raciste d’un projet d’inscription dans la loi de la nature juive de l’Etat « hébreu », imposition de frontières d’armistice proprement indéfendables

A l’heure où, au mépris de toutes les frontières et des plaines du nord de l’Irak à l’Esplanade du temple ou aux synagogues de Jérusalem, les djihadistes du dit Etat islamique ou leurs versions palestiniennes poursuivent, pour ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre, la démonstration de la nature proprement génocidaire de leur mouvement et, poussant désormais leurs jeunes recrues à s’attaquer à des juifs locaux, affichent explicitement leur volonté expansionniste

Et où nos propres généraux ou services de sécurité rappellent que lesdits djihadistes ont depuis longtemps franchi les frontières de l’Europe et, après le plus rapide prix Nobel de l’histoire, en sont réduits à prôner pour ces derniers les mêmes méthodes d’élimination ciblée jadis si violemment reprochées à leurs homologues israéliens …

Pendant que, voyant doubler les actes et baisser les opinions hostiles à son égard, la communauté la plus acceptée de France devance à présent l’Ukraine, la Russie et les Etats-Unis pour l’émigration vers Israël

Comment ne pas s’étonner avec Jean-Paul Fhima dans le dernier numéro de Tribune juive …

De la singulière insistance de nos belles âmes à refuser au seul peuple juif ce que l’on prône depuis si longtemps pour le peuple palestinien ?

Et ne pas voir, derrière la question des fameuses « frontières (dites) de 1967″ et la longue controverse sur les textes anglais et français de la résolution 242 appelant l’un au retrait « des » territoires occupés et l’autre « from territories occupied » …

Que le destin d’Israël n’est désormais plus seulement celui de tous les juifs ?

Pas d’Etat palestinien sans Etat juif
Jean-Paul Fhima
Tribune juive
4 décembre 2014

En réponse au discours du Caire du président américain Barack Obama, le 14 juin 2009, Benjamin Netanyahu s’était dit favorable à la création d’un Etat palestinien à condition que l’Etat hébreu soit reconnu comme un Etat juif (discours de l’université de Bar Ilan, Tel Aviv). Or, au Caire justement, le 29 novembre dernier, Mahmoud Abbas a scandé avec force, devant les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe : « Nous ne reconnaitrons jamais Israël comme un Etat juif. » Ce qui ne l’a pas empêché de demander à l’ONU la reconnaissance d’un Etat palestinien.

La racine du conflit ?
« La racine du conflit est bien là » a reconnu le gouvernement israélien. Comment reconnaître l’existence d’un Etat arabe palestinien sans garantie bilatérale sur la légitimité d’un foyer national juif ? Or, Israël est « l’Etat national du peuple juif » comme veut le confirmer, juridiquement et constitutionnellement, un projet de loi en cours.

L’enjeu est sans doute crucial.

Le 29 novembre 1947, l’ONU permettait la création conjointe en Palestine d’un Etat arabe et d’un Etat juif, lequel est devenu le 14 mai 1948 l’Etat d’Israël. Ce nouvel Etat était défini par des lois fondamentales dont celle votée le 5 juillet 1950 autorisant le « droit au retour de tout Juif en tant que peuple » (Livre des Lois n° 51). Mais le caractère juif du nouvel Etat n’a pas été défini clairement.

La question pourtant est devenue primordiale avec la montée du nationalisme palestinien et les revendications des deux camps sur le même territoire. Discorde entre les deux peuples dont Jérusalem est devenu le symbole.

Dans le contexte régional actuel, et l’environnement mondial très antisioniste, personne ne conteste qu’il y a bien une légitimité arabe en Palestine, légitimité dont la nature serait historique, religieuse et politique. Mais de plus en plus de voix contestent ouvertement et critiquent avec force l’idée même qu’il puisse y avoir une légitimité juive de même nature, c’est-à-dire historique, religieuse et politique.

Or, peut-il y avoir un Etat palestinien sans Etat juif ?

Une première forme de patriotisme arabe nait en Palestine mandataire, dès les années 1920, par une opposition au « projet sioniste » (Camille Mansour, « Le nationalisme palestinien en miroir du nationalisme israélien », revue Mouvements, n°33-34, mars 2004). Ce mouvement arabe, tout aussi antibritannique qu’anti, trouve un premier leader, charismatique et trouble, dans la personne de Mohammed Amin El Husseini. Désigné grand mufti de Jérusalem en 1921, ce représentant de l’élite arabe de Palestine est la figure centrale d’un mouvement politique antisioniste. Il organise notamment la grande grève arabe en 1936 (six mois de heurts et de violences) et revendique la création d’un Etat palestinien indépendant. C’est avec le soutien d’Hitler, en 1941, qu’il espère empêcher à tout prix la création d’un Etat juif. Admiratif des Nazis « sans pitié (…et qui) n’ont besoin d’aucun encouragement pour exterminer les Juifs », il est considéré par les Britanniques, après 1945, comme un criminel de guerre. C’est cet homme-là qui prend donc la tête d’un premier mouvement arabe palestinien lequel se définit, dès les origines, par une volonté sans équivoque d’éradiquer toute présence juive en Palestine.

De la charte de l’OLP à la charte du Hamas
On peut parler d’un nationalisme palestinien avec la création du Fatah en 1959 (Mouvement de libération nationale) et de l’OLP en 1964 (Organisation de libération de la Palestine). La Charte de l’OLP, amendée en 1968, prévoyait dans un premier temps « l’anéantissement d’Israël. » En 1974-76, l’OLP obtient des Nations Unies le statut d’observateur ainsi que celui de membre de plein droit de la Ligue arabe. En 1988, à Alger, l’indépendance de la Palestine est symboliquement proclamée. L’année suivante, Arafat en devient le président.

Un rapprochement puis des négociations avec l’Etat hébreu conduisent aux accords d’Oslo (1993-95). Les accords prévoient un transfert progressif d’autorité à l’OLP (résolutions 242 et 339 de l’ONU) pour aboutir à terme à l’indépendance palestinienne après une période transitoire de cinq ans. Au cours de cette période intermédiaire de négociations, il est prévu d’aborder les questions du retour des réfugiés et des implantations. Arafat est élu président de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie et dans bande de Gaza en 1996 (jusqu’à sa mort en 2004).

Il faut tout de même attendre 1996-1998 pour que soient abrogés définitivement tous les passages de la Charte de l’OLP appelant à la destruction d’Israël et que soient adoptées par le Conseil national palestinien (CNP) des dispositions « reconnaissant le droit d’Israël d’exister et de vivre dans la sécurité ».

Refusant tout compromis ni dialogue avec Israël, le Hamas, qui veut reprendre une lutte armée, concurrence l’OLP jugé faible et corrompu. Créé en décembre 1987, ce mouvement séparé devient vite populaire. En 2007, après une guerre civile, un gouvernement palestinien d’Union nationale échoue. Le Hamas contrôle la totalité de la bande de Gaza.

Dans sa charte, le Hamas applique l’idéologie islamiste radicale, déclare le jihad contre « l’invasion sioniste en terre d’islam » et instaure un « nationalisme musulman » qui promet « la destruction d’Israël. » La résistance contre Israël devient « une profession de foi » et surtout il est dit que « toute la Palestine appartient aux musulmans », ce qui rend de facto la négociation impossible puisque les initiatives de paix sont considérées comme « des activités futiles. » Surtout, et plus gravement, on considère que tout Juif est sioniste, que le sionisme veut dominer le monde et qu’il faut appeler au meurtre des Juifs, en Palestine et partout ailleurs (articles 6,7, 11, 13, 17, 22, 34 et 35).

Le nationalisme palestinien de l’OLP, politique et laïque, né dans la mouvance indépendantiste et panarabe de Nasser, fait place, à Gaza, à un ultranationalisme religieux né dans la mouvance radicale des Frères musulmans. Ainsi, le Hamas ne se contente pas de « reprendre la lutte armée contre Israël » (Anne-Lucie Chaigne-Oudin, Clés du Moyen-Orient, 9 mars 2010). Il s’inscrit dès lors dans la droite ligne du mufti SS de Jérusalem : exterminer l’Etat sioniste et tous les Juifs.

Le sentiment national palestinien peine à élaborer un projet politique cohérent. Avec la division en deux autorités distinctes, Gaza et Cisjordanie, il devient difficile de créer concrètement un Etat viable, comme il devient hasardeux de mener de nouvelles négociations de paix. Sans unité, « le nationalisme palestinien est dans l’impasse (…) étouffé par ces luttes fratricides » (Ilham Younes, Clés du Moyen-Orient, 4 et 24 mars 2014).

Aujourd’hui, malgré les promesses d’une énième tentative de réconciliation (accord du Caire, 14 mai 2013), une Union nationale (entre le Fatah, à la tête de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, et le Hamas, au pouvoir à Gaza) est encore loin d’aboutir. « Or, la viabilité d’un futur Etat passe nécessairement par une réconciliation inter-palestinienne. » (Ilham Younès, ibid).

Au lieu d’organiser les élections prévues par cette réconciliation de façade, querelles intestines, suspicions réciproques et surtout attaques et attentats (à Gaza début novembre), semblent avoir (encore) eu raison de ce 6ème accord entre le Fatah et le Hamas, signé en juin et septembre 2014. Un porte-parole du Hamas, Sami Abu Zuhri, a affirmé d’ailleurs, le 30 novembre dernier, qu’en l’absence d’un consensus national et sans négociations concrètes, « le mandat du gouvernement d’unité a pris fin. ». Suite à l’opération Bordure protectrice de l’été dernier, le Fatah accuse même le Hamas d’avoir volontairement provoqué de lourdes pertes humaines et « des dommages inacceptables. » i24 News

Ce serait donc un pari bien risqué que de miser trop vite sur une possible « double-paix », extérieure avec Israël, et intérieure entre Palestiniens. Benjamin Netanyahu a appelé à « choisir entre la paix et le Hamas » et Mahmoud Abbas a répondu qu’« il n’existe aucune incompatibilité entre la réconciliation et les négociations » (Le monde, 25 avril 2014). Les faits démontrent cruellement le contraire.

L’utopie en politique est un mauvais conseiller. Car le Hamas, organisation terroriste, n’est pas un interlocuteur envisageable. Car l’autre organisation palestinienne, tout aussi terroriste et dissidente de l’OLP, le Jihad islamique, proche du Hezbollah comme de l’Iran, renforce ses positions et sème le trouble. La situation interne de l’Etat palestinien est précaire et explosive. Au Caire, le 12 octobre dernier, à la conférence internationale des donateurs pour la reconstruction de Gaza, Hamas et Autorité palestinienne ont présenté un semblant de front uni. Sourires et embrassades ne sont qu’un leurre pour tromper les Européens. Et l’ingénue diplomatie de John Kerry.

Le problème des réfugiés palestiniens
L’autre difficulté qui pèse dans la reconnaissance mutuelle des deux Etats est le problème des réfugiés palestiniens et de leurs descendants : il y aurait six millions de Palestiniens dans le monde susceptibles de prétendre à un retour, y compris en Israël (résolution 194 de l’ONU).

Ce droit au retour est une revendication majeure du programme de l’Autorité palestinienne depuis Arafat dans les négociations de paix. Difficile pourtant de l’envisager dans l’Etat hébreu.

Benjamin Netanyahu a prévenu : « Je ne présenterai pas [aux Israéliens] un accord qui ne prévoirait pas l’abolition du droit au retour (des réfugiés palestiniens)» (AFP, 14 mars 2014). Pourquoi cette position, jugée abrupte et radicale ?

Les Palestiniennes font 4,4 enfants en moyenne ; les Israéliennes seulement 3,3 (Bureau central des Statistiques israélien, 2012). « Cet aspect démographique est une condition sine qua non de l’existence d’Israël » (Liliane Charrier, TV5, 21 janvier 2013).

En 1947, lorsque la population était encore à 55% arabe, la première guerre israélo-arabe a poussé 700 000 Palestiniens à l’exil. Ceux qui sont restés (environ 150 000) représentent aujourd’hui 20 % de la population d’Israël. Un basculement démographique massif mettrait en péril la survie du projet sioniste. C’est la nature même de l’Etat juif qui s’en trouverait compromise.

La seule issue évidente est celle de deux peuples pour deux Etats, c’est-à-dire deux entités nationales distinctes. « Si celles-ci ne parviennent pas à se partager le territoire, le conflit glissera sur le terrain identitaire. » (Gershon Baskin, IPCRI, Israel/Palestine Center for Research and Information, Jérusalem). N’est-ce pas déjà fait ?

Le caractère juif de l’Etat d’Israël
Les récents attentats en Israël, dont celui qui a tué cinq Israéliens dans une synagogue de Jérusalem-Ouest (le 18 novembre 2014), font craindre un embrasement généralisé (AFP).

C’est donc sur fond de tensions judéo-arabes, qu’un projet de loi souhaite renforcer le caractère juif de l’Etat d’Israël. Certains sont contre, d’autres s’en félicitent et disent qu’il est grand temps. Au contraire du nationalisme palestinien qui n’a cessé de se renforcer depuis cinquante ans, ledit projet soulève sans doute la question d’un nationalisme juif mal défini.

Ce projet de loi est en cours depuis l’été 2009. Une première version finale a déjà été présentée à la Knesset à l’été 2011. On y aborde explicitement une approche constitutionnelle de l’État en tant que nation juive. Il s’agit d’une part, de combler un vide juridique parmi les 11 lois fondamentales en vigueur dans le pays qui ne définissent pas clairement l’identité de l’État, et d’autre part, d’en garantir le caractère juif tout en confirmant les droits des minorités ethniques et religieuses, droits que personne, bien sûr, ne conteste.

Vu de France, le projet de loi serait pourtant discriminant (L’Express, 24 novembre 2014) et même « raciste » à l’égard des minorités arabes du pays (Le Point, 23 novembre 2014). Il traduirait une tentation d’apartheid (éditorial de Michel Colomès, le Point 24 novembre 2014).

Dès les origines, le caractère juif de l’Etat hébreu ne relevait pas pour Theodor Herzl, père du sionisme, d’un caractère religieux mais d’un projet politique. « L’Etat juif n’est pas une théocratie. » disait-il à juste titre. La Shoah a montré ensuite que les Juifs n’étaient pas exterminés en Europe du fait de leur appartenance seule à une religion mais parce que leurs traditions et leur histoire faisaient d’eux un peuple à part entière. Au moment de la création de l’Etat hébreu, ce peuple juif est devenu une nation, libre de son destin et de ses choix.

En toute logique, le projet d’un foyer national juif s’est construit en même temps que la mise en place d’un régime ouvert et démocratique. « En Israël, la mention ‘’Juif’’ n’est pas une religion, c’est une nationalité qui apparaît avec une majuscule sur la carte d’identité « (Slimane Zeghidour, journaliste et chercheur à l’IRIS, Institut de Relations internationales et Stratégiques, Paris).

Ainsi, le statut juif de l’Etat a besoin d’une définition, non pas ethnique ou religieuse, mais juridique et constitutionnelle, conforme aux lois civiles et à l’égalité des citoyens. Cette conformité légale sera-t-elle consubstantielle à la démocratie ? Aux responsables politiques de s’en assurer.

Sans entrer dans les controverses conceptuelles, les pièges d’un discours identitariste, les querelles politiciennes israélo-israéliennes, et les dérives subversives de la presse française, on comprend que le fond du débat est essentiel pour l’avenir du pays, de ses habitants et bien au-delà. Car la question de l’Etat-peuple juif dépasse les frontières.

Le destin d’Israël est celui de tous les Juifs.
Le destin des Juifs est celui d’Israël.
Le premier ministre Benjamin Netanyahu s’en est expliqué en précisant que le caractère juif de l’Etat d’Israël est « nécessaire au moment où beaucoup de gens remettent en question l’idée d’un foyer national du peuple juif. (…) Je ne comprends pas ceux qui appellent à deux États pour deux peuples, mais qui, en même temps, s’opposent au caractère juif de l’État d’Israël. Ils sont prompts à reconnaître un foyer national palestinien, mais sont farouchement opposés à un foyer national juif », a-t-il déclaré (JTA, 23 novembre 2014).

Robert Wexler, qui dirige le Centre S. Daniel Abraham pour la Paix au Proche-Orient à Washington, considère que les Palestiniens peuvent reconnaître Israël en tant qu’État juif (Huffington post, 29 janvier 2014) sans remettre en question leurs propres revendications nationales. Car le projet de loi sur le caractère juif de l’Etat d’Israël s’inscrit, à ses yeux, dans la droite ligne des mesures historiques en faveur de la création de l’Etat juif : la Déclaration Balfour de 1917, le Mandat pour la Palestine de la Société des Nations de 1922, la Commission Peel de 1937 et le Plan de partage de la Palestine mandataire approuvé par les Nations Unies en 1947.

L’Initiative de Genève (signée le 1er décembre 2003 par d’anciens responsables israéliens et palestiniens) confirmait en son temps « […] la reconnaissance du droit du peuple juif à un État et celle du peuple palestinien à son propre État, sans qu’il soit porté atteinte à l’égalité des droits des citoyens respectifs des parties ». Le temps de Genève est-il révolu ?

Sylvain Cypel voit dans le projet de loi israélien un « instrument récurrent de la tactique de blocage » et un « obstacle pour la paix » (Orient XXI, 5 mai 2014). Cet ancien journaliste militant du journal Le Monde est persuadé de longue date que la société israélienne est dans « l’impasse » (titre de son livre paru en 2006), proche d’un prophétique chaos final. Alexis Varende va encore plus loin quand il considère que « la reconnaissance d’Israël en tant qu’État juif par les Palestiniens est une menace [qui] les conduirait à adopter comme irréfutable la lecture sioniste de l’histoire de la région qui s’étend de la Méditerranée au Jourdain (Orient XXI, 4 mars 2014). » Ce qui revient à justifier une position indéfendable nourrie d’un révisionnisme historique buté qui conteste l’évidence d’une présence millénaire juive dans la région. Entre militantisme et révisionnisme, ces ‘’experts’’ font-ils encore leur travail ?

Il n’y a pas si longtemps, Alain Juppé (alors ministre des Affaires étrangères), admettait qu’ « il n’y aura pas de solution au conflit du Proche-Orient sans reconnaissance de deux États-nations pour deux peuples. L’État-nation d’Israël pour le peuple juif, l’État-nation de Palestine pour le peuple palestinien » (Madrid, 20 juillet 2011). Nicolas Sarkozy se déclarait quant à lui favorable à un « Etat du peuple juif » (19 octobre 2011, AFP).

Aujourd’hui, le président Hollande ne s’est pas prononcé sur la question mais les députés socialistes, profondément allergiques semble-t-il à l’idée de l’Etat-nation … juif, ne le sont plus quand il s’agit de l’Etat-nation … palestinien. Deux poids deux mesures ?

Sans reconnaissance bilatérale,
il n’y aura pas de paix.
Pour Ari Shavit, journaliste et écrivain, la grande réussite du sommet de Camp David en 2000 a été la reconnaissance par Israël de la nécessité d’un Etat palestinien. « Ceux qui pensent qu’Israéliens et Palestiniens sont égaux ont le devoir moral d’exiger des Palestiniens exactement ce qu’ils exigent des Israéliens. Les Palestiniens ne renonceront jamais à leur exigence du droit au retour. La Nakba est leur traumatisme fondateur. » De même, dit-il, il faut exiger d’eux la même chose : « le peuple juif est un peuple de ce pays qui a sa propre histoire, sa propre tragédie et sa propre légitimité. Il n’y aura pas de paix si les enfants qui grandissent à Dheisheh (camp de réfugiés palestiniens, en Cisjordanie) ne savent pas que l’Etat de l’autre côté de la frontière est l’Etat d’un peuple juif légitime et réel. »
Seule la reconnaissance d’Israël comme Etat juif, dit-il encore, peut transformer cet accord tant attendu en acte bilatéral. « Tandis qu’Israël cédera à son voisin des actifs, des territoires et des droits souverains, les Palestiniens feront à Israël le seul don qu’ils sont en mesure de faire : la légitimité. Sans reconnaissance par les Palestiniens de notre nom, de notre identité et de nos droits, il n’y aura pas de paix » (Haaretz 13 février 2014).

Le 31 octobre 2011, l’UNESCO vote l’admission de la Palestine comme État membre à part entière. Le 29 novembre 2012, la Palestine devient État observateur non membre de l’Organisation des Nations unies (ONU). L’Assemblée législative française a adopté le 2 décembre 2014, par 339 voix contre 151, la résolution du groupe socialiste de l’Assemblée invitant le gouvernement à reconnaître l’Etat palestinien.

Pendant que le nationalisme palestinien marque des points importants et incontestables, le nationalisme juif semble sur la défensive et en plein questionnement existentiel.

Reconnaître un Etat palestinien malgré le flou et l’instabilité qui le caractérisent, sans exiger la contrepartie explicite de la reconnaissance de l’Etat juif, est un « « laisser faire-laisser passer » de mauvais augure qui confirme la crise sans précédent des gouvernances internationales, ni lucides ni crédibles, et conforte le nouvel antisémitisme mondial dans ses élans sans fin de haine et de violence.

La paix est encore loin.

Voir aussi:

L’argument en faveur de la loi sur la nationalité d’Israël
Joseph Puder
Europe-Israël
déc 05, 2014

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a viré la semaine dernière deux ministres clés, Yair Lapid, ministre des Finances et leader du Parti Yesh Atid, et la ministre de la Justice Tzipi Livni, présidente du Parti Tenuah. Il a également appelé à de nouvelles élections,  plus probablement qui se tiendront en Mars 2015. Netanyahu est déterminé à faire passer la loi de la Nationalité, cela a été « la goutte qui a fait déborder le vase. »

Netanyahu, lors d’une conférence de presse, a souligné que le gouvernement ne pourrait pas fonctionner avec une opposition interne. Pourtant, une majorité de 14-6 dans le cabinet Netanyahu a approuvé le projet de loi proposé sur la nationalité.

La nouvelle législation fournirait simplement fortification juridique légale à la notion qu’Israël est « l’Etat-nation du peuple juif ». Le projet de loi qui sera voté par la Knesset est destiné d’empêcher toute tentative future d’éroder le caractère juif et démocratique d’Israël. Ce projet vise à conserver ces principes en tant que Loi fondamentale, à la constitution de facto d’Israël.

La gauche politique en Israël, comme prévu, est farouchement opposé au projet de loi.

Lapid et Livni se sont opposés au projet de loi approuvé par la majorité du cabinet.

La Député Zahava Gal-On, présidente du parti d’extrême gauche Meretz, a accusé Netanyahou et ses partenaires de la coalition de droite de commettre un «  crime contre la démocratie israélienne ». Gal-On a même renchéri qu’une version du projet de loi amélioré approuvé par le cabinet porterait néanmoins atteinte au principe d’égalité et de changer le statut de la population arabe d’Israël en citoyens de seconde classe.

Le Premier Ministre Netanyahu a fait valoir que « le caractère juif d’Israël consacré dans la Constitution était nécessaire en raison de la poursuite des efforts visant à le délégitimer. » Netanyahu a ajouté : « Il y a beaucoup de gens qui ont des difficultés avec le caractère d’Israël comme l’Etat-nation du peuple juif. Outre le refus des Palestiniens de reconnaître (Israël) comme un Etat juif, il y avait aussi une opposition de l’intérieur ».

Le débat en Israël sur la loi sur la nationalité a fourni au  leadership palestinien des munitions pour renforcer leur refus de reconnaître Israël comme l’Etat-nation du peuple juif.

Arab News (Novembre 25, 2014) a signalé que (OLP) l’Organisation de libération de la Palestine comité exécutif a publié une déclaration qui a exprimé « la ferme condamnation et le rejet de cette loi. » L’OLP, qui domine l’Autorité palestinienne basée à Ramallah, a déclaré que « la loi vise à tuer la solution à deux Etats en imposant le projet du ‘’Grand Israël’’, aussi bien que la judaïté de l’Etat sur la terre historique de la Palestine ».

L’OLP et son président, Mahmoud Abbas, doivent mieux utiliser de tels arguments fragiles comme accuser la loi sur la nationalité d’Israël pour imposer « le Grand Israël » et la « judéité de l’État. »

D’une part, les mondes musulman et arabe sont remplis d’Etats qui s’identifient comme des Etats musulmans. De nombreux pays musulmans ont le droit islamique dans le cadre de leurs systèmes juridiques. Un certain nombre de pays musulmans ont déclaré l’Islam comme leur religion d’Etat dans leurs constitutions. Des pays tels que l’Afghanistan, l’Iran, la Mauritanie, le Pakistan et le Yémen sont des républiques islamiques et les Etats arabes du Golfe dont l’Arabie saoudite sont des monarchies islamiques. En Algérie, l’Egypte, la Jordanie, la Libye et la Somalie, pour n’en nommer que quelques-uns, la religion officielle est l’islam. Contrairement à Israël cependant, aucun des Etats musulmans mentionnés ci-dessus ne peuvent être considérés comme démocratiques, en vertu de ces critères.

Alors que les chrétiens et les juifs sont des citoyens de seconde classe dans le monde arabe et musulman, et inégaux selon la loi islamique, les Arabes israéliens jouissent de droits égaux au regard du droit israélien.

Selon le Premier ministre Netanyahu, la loi sur la nationalité également « affirme la nature démocratique d’Israël, stipulant l’égalité des droits civiques et personnels de tous ses citoyens, y compris l’affirmation d’un droit à la préservation de sa culture, le patrimoine et l’identité de chaque résident d’Israël, peu importe sa religion, sa race ou son origine ethnique. »

S’exprimant au début de la réunion du cabinet dimanche (23 Novembre 2014), Netanyahu a ajouté « qu’Il y a ceux qui veulent que l’élément démocratique prenne la priorité sur l’élément juif, et il y a ceux qui veulent que l’élément juif prenne le pas sur la démocratie. Et le principe de la loi que nous proposons ici aujourd’hui – tient compte à la fois de ces valeurs aussi.

En outre, le document fondateur d’Israël – la Déclaration d’Indépendance – n’a jamais été institutionnalisé comme la loi de la terre. Elle a ainsi permis aux autorités judiciaires, y compris la Haute Cour d’Israël, de coopter politiquement le document fondateur, et de modifier le caractère juif essentiel de l’État. La Haute Cour a tenté de contourner la volonté du peuple à travers ses représentants à la Knesset, par annuler la « loi illégale des réfugiés », qui visait à empêcher l’infiltration en Israël de demandeurs d’emploi soudanais, tout cela au nom de l’universalisme judiciaire et du multiculturalisme.

Autres décisions récentes de la Haute Cour d’Israël, sur la base de la formulation actuelle des lois fondamentales, qui sont conformes à la pensée « post-sioniste », nécessite un nouveau cadre juridique qui réaffirme l’intérêt national d’Israël comme un principe fondamental à côté de celui des droits universels. En outre, l’absence d’une définition plus forte de l’identité nationale d’Israël renforce les mains de ceux qui cherchent à faire d’Israël un «Etat binational. » Et la critique externe du caractère juif d’Israël exige une législation qui empêcherait ceux qui cherchent à annuler le droit du peuple juif à avoir un foyer national sur sa terre.

Le débat israélien sur les avantages et les inconvénients de la loi sur la nationalité, la gauche politique en Israël a oublié que l’ennemi extérieur est également accordée au débat, en utilisant les mots du député de la Knesset Zahava Gal-On pour diaboliser Israël.

Utilisant des expressions telles que « raciste » et « discriminatoire » pour décrire un projet de loi du Cabinet, Gal-On a aidé et encouragé les ennemis d’Israël. En outre, étant donné que ses accusations ne sont pas fondées, ses accusations sont absurdes. David Ben Gourion lui-même, l’un des pères fondateurs de l’Israël moderne, a appelé à un Etat juif sur la terre d’Israël.

A la lecture de la Déclaration d’Indépendance le 14 mai 1948, Ben Gurion déclarait : « Cette reconnaissance par les Nations unies du droit du peuple juif à établir son propre État est irrévocable … Le droit est un droit naturel du peuple juif d’être maître de son propre destin, comme toutes les autres nations, dans leur propre Etat souverain … Nous déclarons la création d’un Etat juif en Eretz-Israël ».

En fait, alors que la Déclaration d’Indépendance est remplie de références à un « Etat juif », il n’y a aucune mention des mots « Etat démocratique ».

Pourtant, la Déclaration stipule également que « L’Etat d’Israël sera ouvert à l’immigration juive et au rassemblement des exilés ; il favorisera le développement du pays pour le bénéfice de tous ses habitants ; il sera fondé sur la liberté, la justice et la paix comme prévu par les prophètes d’Israël ; il assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses habitants, sans distinction de religion, de race ou de sexe ; il garantira la liberté de religion, de conscience, de langue, de l’éducation et de la culture ; il sauvegardera les Lieux saints de toutes les religions et il sera fidèle aux principes de la Charte de l’ONU .»

Ces Etats européens qui se sont précipités à reconnaître un Etat palestinien, mais qui s’opposent à la reconnaissance d’Israël comme un Etat juif, savent trop bien que la Palestine sera un autre État autoritaire islamiste, régi par la loi islamique.

Cette hypocrisie à elle seule mérite la proposition du projet de loi sur la nationalité d’Israël.

Source : Joseph Puder, adapté par Mordeh’aï pour malaassot.com

Voir également:

« Daech n’est plus seulement aux portes de l’Europe, il en a franchi le seuil » (état-major des armées)
Michel Cabirol
Le Figaro
21/11/2014

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait été très clair sur l’arsenal dont dispose Daech. Ses grands subordonnés, qui suivent le dossier, affiche une préoccupation sur la puissance et l’attractivité de ce mouvement terroriste, dont les effectifs sont actuellement évalués à 25.000 djihadistes. Daech, qui dispose notamment de chars, « ne constitue pas qu’un groupe terroriste mais bien une armée qui manœuvre, qui communique, qui s’appuie sur des équipements performants et poursuit des objectifs stratégiques, avec une volonté expansionniste affichée », a expliqué aux sénateurs le chef d’état-major de l’armée de Terre (Cemat), le général Jean-Pierre Bosser.

« Le groupe exerce une forte attraction sur les djihadistes du monde entier, qui rallient l’Irak et la Syrie par milliers », a noté le député UMP des Bouches-du-Rhône Guy Tessier dans son rapport sur le projet de loi de finances pour 2015. « Les djihadistes de Daech représentent une véritable armée terroriste composée d’hommes expérimentés, bien équipés et disposant de ressources financières importantes », a pour sa part confirmé le chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers.

« La rapidité avec laquelle ce mouvement parvient à accroître ses effectifs et à diversifier son matériel est très préoccupante », a précisé le général Bosser. Les percées de Daech contre l’armée irakienne lui ont permis « de mettre la main sur des équipements lourds et modernes. Il bénéficie de ressources financières substantielles, en stock et en flux, grâce à l’exploitation des puits de pétrole, des postes frontaliers ou des barrages sur lesquels il a mis la main », a rappelé Guy Tessier.

« La lutte sera longue »
Pour le Cemat, « la problématique n’est pas seulement militaire, elle porte également sur les flux financiers qui viennent alimenter de véritables mercenaires appointés ». Sur le plan financier Daech a effectivement récupéré à Mossoul 450 millions de dollars dans les banques. En outre, les ressources de Daech proviennent également du pétrole que le mouvement vend à des prix défiant toute concurrence.

« La lutte sera longue et il faudra gérer au mieux la pression du temps court, dans nos sociétés actuelles qui exigeront des résultats rapides », a estimé le Général Pierre de Villiers. Dans ce contexte, la France a, selon le chef d’état-major des armées, « besoin d’une vision stratégique militaire qui intègre les objectifs militaires, mais aussi politiques, diplomatiques et psychologiques. Pour réussir, notre plan de campagne devra donc être global ».

Préoccupations avec le retour des combattants européens
Selon le général Jean-Pierre Bosser, « plus de 1.000 combattants européens enrôlés dans ses rangs sont revenus dans l’espace Schengen ». Une menace pour la France et les pays européens. Car « l’adversaire n’est plus seulement aux portes de l’Europe, il en a franchi le seuil », a souligné le chef d’état-major de l’armée de terre. Il est donc persuadé « de la nécessité d’intégrer encore plus dans notre réflexion le retour de l’armée de terre sur son milieu naturel, celui du sol national, pour pourvoir y faire face, avec les forces de sécurité, à tous types de menaces dont celles que ces vingt dernières années avaient confinées à l’extérieur ».

Cette problématique est là « pour rappeler le lien très fort, le continuum, qui existe entre sécurité extérieure et sécurité intérieure. Ces combattants étrangers sont un vrai défi pour notre sécurité, celles des Français et plus généralement celle des Européens », a de son côté expliqué le général Pierre de Villiers. Et selon le chef d’état-major de l’armée de terre, « il ne faut d’ailleurs pas exclure que cette menace agisse en utilisant des modes d’actions de nature militaire, et se concrétise par des actions armées contre des militaires. Ne perdons pas de vue qu’il s’agissait d’un des objectifs poursuivis par Mohammed Merah. Outre-Atlantique, des attaques isolées ont déjà été perpétrées. Nous avons hélas vécu à deux reprises en France et une fois en Belgique des attaques assez similaires ».

L’armée de terre présente en France
L’armée de terre peut-elle être en première ligne face à Daech sur le sol national ? Le général Bosser en est convaincu : « il me semble raisonnable de considérer que la nature des opérations et l’envergure des défis sécuritaires inscrivent l’action militaire, hors et désormais à l’intérieur de nos frontières, durablement. Ils confortent ainsi le contrat opérationnel de l’armée de terre qui est réaliste et structurant ».

La situation au Levant met l’accent sur l’indispensable nécessité d’une capacité autonome d’appréciation de situation tactique et stratégique, a affirmé le général Pierre de Villiers. « C’est la vocation de nos capteurs de renseignement, de nos satellites, mais aussi des efforts consentis pour améliorer nos capacités Cyber. Ce constat conforte la priorité mise sur le renseignement dans la loi de programmation militaire ».

Les accords Sykes-Picot n’existent plus. Comme les frontières de 1967
Roger Pinto

Président de SIONA

Euope-Israël

juil 01, 2014

Vers un nouveau Moyen-Orient ! Les accords SYKES-PICOT n’existent plus. Les frontières dites de 1967 non pas la moindre légitimité internationale.

L’antisémitisme en Europe qui sommeillait depuis de décennies est revenu en force se servant d’Israël pour porter les pires accusations : impérialisme, colonialisme, apartheid !

L’Europe qui avait tant à se faire pardonner, essaye à moindres frais de laver sa culpabilité d’un passé atroce, en se servant du conflit israélo-palestinien.

Les frontières dites de 1967, que les Palestiniens et les instances internationales revendiquent, ont été créées par des accords d’armistice de 1949 qui n’ont établi que des lignes de démarcation.

La Cisjordanie d’abord occupée par la Jordanie, puis par Israël n’a jamais été palestinienne. Une résolution sur les lignes de 1967 serait une violation flagrante des accords conclus, dans le cadre des accords d’Oslo en 1995.

Elle contreviendrait aux résolutions de l’ONU : résolution 242 en 1967, 338 en 1973 et celle du 29 novembre 1947 établissant deux Etats, un Juif et un Arabe dans des frontières sûres et reconnues. La série des accords entre l’OLP et Israël réaffirme la volonté des parties à négocier des frontières définitives.

On entend souvent l’expression de frontière de 1967 pour affirmer qu’Israël occupe illégalement la Judée et la Samarie. Or cette ligne verte ne date pas de 1967 et n’est pas une frontière. Elle ne correspond à aucune réalité historique, géographique ou politique.

Il n’y a jamais eu de Palestine si ce n’est depuis les années 1970 à la suite d’un changement de stratégie palestinienne qui se définissait alors par son appartenance à la nation arabe islamique et non à une nation palestinienne.

La création de la Palestine avait pour seul but que de contrer l’existence d’Israël.

Il n’existe aucune disposition dans aucun des accords signés entre Israël et la Palestine qui exige le retrait Israélien sur la frontière dite de 1967. En réalité en 1967 les Palestiniens n’avaient aucune revendication territoriale spécifique, ne disposant d’aucun moyen d’expression politique.

C’est à cette époque qu’a été inventé un sentiment national exprimé dans l’article 15 de la chartre de l’OLP.

C’est la ligne où les Israéliens ont réussi à repousser les envahisseurs Egyptiens, Jordaniens, Syriens, Irakiens, Libanais et Saoudiens pendant la guerre de 1948.

L’article V de l’accord Israélo-égyptien d’armistice général du 24 février 1949, précise « la ligne de démarcation de l’armistice ne doit être interprétée d’aucune façon comme une frontière politique ou territoriale … »

L’article Ⅱ de l’accord jordano-israélien d’armistice général du 3 avril 1949 précise de son côté : « aucun avantage militaire ou politique ne devait être acquis pendant la trêve ordonnée par le conseil de sécurité ».

Aujourd’hui la guerre extrêmement violente entre Chiites et Sunnites a aggravé sérieusement la situation dans la région.

L’Arabie sunnite et l’Iran chiite ont transformé la Syrie en centre de combat sans merci pour l’hégémonie régionale, les frontières du Liban, de la Syrie et de l’Irak fixées par les accords SYKES-PICOT imposées par la France et l’Angleterre sont en voie d’implosion.

Les crises irakienne et syrienne, la création par l’E.I.I.L d’un Etat Islamique à cheval sur les deux pays et bientôt sur d’autres pays islamiques a pour ambition d’instaurer un califat sunnite, qui menace l’ensemble des pays de la région.

Alors que le monde arabo-musulman est à feu et à sang : 200.000 morts en Syrie, des dizaines d’attentats et des milliers de morts en Irak, en Libye, au Yémen sans oublier l’Afghanistan et le Pakistan, des condamnations par dizaines en Egypte et en Turquie, alors que djihadistes, au nom de l’Islam pur et dur, assassinent et détruisent partout sur leur passage.

Où sont donc les bonnes âmes bien intentionnées ?

Où sont donc les pétitionnaires inlassables des causes humanitaires ?

Curieusement silencieuse, d’autant plus inquiétante que tuer des Juifs ne provoque plus de grande indignation, il s’est instauré une accoutumance, sur le sol Européen que nous croyions à jamais révolue. Ce long fleuve tranquille des mensonges quotidiens véhiculés par une certaine presse bien connue ne préoccupe ni la droite ni la gauche, ni les grands ténors de l’extrême gauche toujours disponibles pour vilipender le bien fondé d’Israël.

Comment ne pas être sidéré de l’accablement d’Israël par des médias, pour ne citer que l’AFP, France Télévision, « Le Monde » et certains milieux politiques d’extrême droite et d’extrême gauche où M. Mélenchon occupe une place de choix, sans oublier l’ignoble Tarik Ramadan n’hésitant pas à écrire que « les deux touristes de Bruxelles travaillaient pour les services de sécurité israéliens et cet attentat n’était qu’une mesure de diversion du … Mossad ».

En fait, le lynchage politico-médiatique permanent de l’Etat d’Israël continue. Ces actions sont organisées dans le cadre d’une campagne programmée de dénigrement. C’est une réalité, on assiste depuis un certain temps et dans l’indifférence générale à une libération de la parole et à une banalisation du discours antijuif.

Toutes les occasions sont bonnes pour accuser, pour diaboliser et pour délégitimer Israël. Un grand nombre d’hommes politiques sont atteints d’une véritable névrose anti-israélienne d’une compassion obsessionnelle pour les Palestiniens. Internet est devenu le sanctuaire de la haine anti-juive, le refuge de l’Islam radicalisé. Les prêcheurs musulmans de plus en plus nombreux invitent au nom du Coran à tuer des Juifs, des foules fanatiques, issues d’un drôle de « Printemps Arabe » hurlent « mort aux Juifs » sans provoquer d’émotion particulière.

Comment interpréter cette haine des Juifs et cette sublimation obsessionnelle des Palestiniens ?

Comment interpréter cette extrême indulgence occidentale devant la posture victimaire des Palestiniens ?

Ces mêmes Palestiniens qui depuis 1948, sont pris en charge à travers un statut de réfugiés hyper privilégiés héréditaires instauré par l’ONU et entretenu par l’UNWRA, institution créée spécialement à leur intention.

N’en déplaise à tous ses détracteurs, Israël est le seul Etat démocratique de la région, le seul Etat de droit et un des pays les plus avancés au monde.

Où que l’on se tourne, on ne voit que meurtres, violences et prises d’otages…

Mais que fait donc Barak Obama ?

Non, c’est faux ! Ni frontières, ni Palestine en 1967 !

Nessim Cohen-Tanugi

http://www.israel-diaspora.info

24.04.2011

Nous vivons décidément dans un monde intoxiqué par la propagande et empoisonné par le mensonge et l’injustice. Tous les Etats, tous les dirigeants mondiaux de Sarkozy à Obama parlent de « Frontières de 1967 pour la Palestine ». Or en 1967, il n’y avait pas de frontières et pas davantage de Palestine !

Tout d’abord, il n’y a jamais eu, il ne peut pas y avoir de frontières d’un pays ! Toute frontière est frontière avec… Toute frontière est frontière de deux pays puisque celles de l’un est forcément celle de l’autre ! Quant à l’ONU, elle ne peut pas reconnaître de frontières qui ne sont pas acceptées par les pays frontaliers. C’est d’évidence, mais la haine d’Israël et l’amour pour les « Palestiniens » dont la raison d’être est la haine d’Israël font des miracles hallucinants, au sens propre du terme.

En 1967 il n’y avait aucune frontière reconnue entre les pays concernés : Israël, Liban, Syrie, Jordanie, Egypte. Aucun de ces pays n’avaient de frontières reconnues avec Israël. C’est pourquoi la Résolution de l’ONU rappelait la nécessité absolue de reconnaître des « frontières sûres et reconnues » pour mettre fin au conflit israélo-arabe. Alors, comment osent-ils parler de frontières de 1967 ?

Soit dit en passant, il y a bien un conflit israélo-arabe mais aucun conflit israélo-palestinien puisque la Palestine n’existe plus dès lors qu’elle a été remembrée en trois Etats : la Jordanie, Israël et la Cisjordanie. Quand un pays est démembré, son nom disparaît au profit des Etats nouveaux : la Tchécoslovaquie a disparu au profit de la Tchéquie et de la Slovaquie, la Corée a disparu au profit de la Corée du Nord et la Corée du Sud, la Yougoslavie, au profit de la Serbie, la Croatie, la Slovénie etc, et de même l’URSS remplacée par la Russie, la Bielorussie, l’Ukraine etc.

Mais les « Palestiniens » ont tous les droits, en particulier celui de squatter le nom de Palestine, laquelle était juive bien avant qu’aucun Etat arabe existe et que la Jordanie et Israël la remplacent. La Jordanie a décidé de renoncer à la Cisjordanie. Dès lors ces territoires se libèrent et sont dits « disputés » et Israël a des droits indiscutables sur la Cisjordanie, et les Arabes qui y vivent aussi. Donc ils sont logiquement, réellement « disputés » comme le disait clairement d’ailleurs François Mitterrand. Là encore, la haine des Juifs et l’amour de ceux qui haïssent l’existence d’Israël font des miracles. Ces territoires sont dits « occupés » en omettant de préciser qu’ils sont occupés par les Juifs et et par les Arabes, et légitimement.

Cela précisé, il faut rappeler que la résolution de l’ONU n’a reconnu que des LIGNES DE CESSEZ LE FEU et nullement des frontières. Les attendus, comme les précisions qui ont suivi sont formelles : en aucun cas ces lignes ne sont des frontières puisque le but même de cette résolution est de demander aux Arabes concernés et aux Juifs de se mettre d’accord sur des frontières. Les Arabes concernés étaient les pays limitrophes et évidemment il n’y avait pas de Palestine ni de Palestiniens. Il y a bien des Arabes de Palestine comme il y a des juifs de Palestine ou des Chrétiens de Palestine, mais il n’y a pas de Palestine arabe !

Mais ce mensonge perdure grâce à la haine cachée de nombre d’Européens nourris depuis l’enfance de la haine des Juifs.

Comment expliquer alors que, imperturbablement, le monde politique de notre temps continue de mentir effrontément sur des frontières qui n’ont jamais existé avec un Etat qui n’a jamais existé et qui demande comme capitale le seul et unique lieu saint juif pour qu’il devienne… musulman ?!

Nul n’est plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. Les Juifs et les Israélien ont tort, totalement tort d’essayer de convaincre. Il n’y a AUCUNE autre solution et ils ne nous en laissent aucune aucune autre : les vaincre ou périr. Et s’ils veulent nous faire périr alors qu’ils en payent le prix !

L’illusion des «frontières de 1967″ – Ces frontières n’ont jamais existé

Alan Baker
Adapté par Aschkel

21 Décembre 2010

La direction palestinienne est obsédée et fait  pression sur les gouvernements étrangers et l’ONU afin de faire reconnaître un Etat palestinien à l’intérieur  des « frontières de 1967 et ce de façon unilatérale. » En effet, cette campagne semble avoir eu quelques succès initiaux en Décembre 2010, lorsque l’Argentine et le Brésil ont décidé de reconnaître un Etat palestinien comme ils le disent dans  les «frontières de 1967. »

Mais ces frontières n’existent pas et n’ont aucun fondement dans l’histoire, en droit, ou de fait. La seule ligne qui n’ait jamais existé a été la ligne de démarcation d’armistice de 1949, sur la base des lignes de cessez-le feu des armées israélienne et arabe en attendant un accord de paix permanent. Les accords d’armistice de 1949 indiquent expressément  que ces lignes n’ont pas de signification politique ou juridique et ne doivent pas porter préjudice aux négociations futures sur les frontières.

La résolution 242 du Conseil de Sécurité de 1967 a reconnu la nécessité de négocier des frontières sûres et reconnues. D’éminents juristes et  délégués des Nations Unies, y compris en provenance du Brésil et de la Jordanie, ont reconnu que les lignes précédentes ne peuvent pas être considérés comme des frontières internationales.
La série d’accords entre l’OLP et Israël (1993-1999) réaffirment la volonté et l’engagement des parties à négocier des frontières définitives. Pendant toutes les phases de la négociation entre Israël et les Palestiniens, il n’y a jamais eu de décision quant à une frontière sur la base des lignes de 1967.

La direction de l’OLP s’est solennellement engagée que toutes les questions relatives au statut permanent ne seront résolues que par des négociations entre les parties. En 2003, la   « feuille de route» a en outre réitéré la nécessité de négociations pour des  frontières définitives.

Avec une intensité continue et croissante, la direction palestinienne est obsédée par la promotion d’une politique concertée vis-à-vis de la communauté internationale et l’opinion publique, en exigeant la reconnaissance de ce qu’ils prétendent être les « frontières de 1967», et l’acceptation d’un Etat palestinien  déclaré unilatéralement à l’intérieur de ces frontières. En effet, cette campagne semble avoir eu quelques succès initiaux en Décembre 2010, lorsque l’Argentine et le Brésil ont décidé de reconnaître un Etat palestinien dans ce qu’ils pensent être les «frontières de 1967» 1.

En réalité, les dirigeants palestiniens, ainsi que les membres de la communauté internationale, sont bien conscients du fait que ces frontières n’existent pas, pas plus qu’elles aient un jour existées. Elles n’ont jamais été stipulées dans aucun des documents internationaux, dans aucune documentation concernant le conflit israélo-arabe et les questions israélo-palestiniennes, et n’ont aucun fondement que ce soit, ni en droit ni en fait.

Il n’existe aucune disposition dans aucun des accords signés entre Israël et les Palestiniens qui exigent le retrait sur la «frontière de 1967 ». Il n’y avait jamais eu  d’impératifs géographiques qui dessinent les lignes de 1967. De toute évidence, il ne peut y avoir aucune logique juridique ou politique consacrant  une frontière internationale d’un ensemble involontaire et fortuit des lignes de cessez-qui existe depuis moins de 19 ans

Alors que ce qui est mentionné ci-dessus est tout à fait évident pour les dirigeants palestiniens qui pourtant mettent en avant  activement et quotidiennement  cette politique – principalement la tête de l’ Autorité palestinienne  , Mahmoud Abbas, et le chef du département des négociations de l’Autorité, Sa’eb Erekat, qui eux-mêmes participent activement à toutes les étapes de la négociation – ils poursuivent  néanmoins leur fixation pour présenter le concept de « frontières de 1967» comme un terme accepté internationalement  et comme un engagement israélien.

Ce qui suit est un résumé des lignes de 1967 tel que décrit dans la documentation internationale:

Publication du Conseil de sécurité des Nations unies définissant des lignes de cessez-le feu

Le terme «lignes de 1967» fait référence à la ligne à partir desquelles les forces armées israéliennes ont avancé dans les territoires  au début des hostilités, le 4 Juin 1967 (« La guerre des Six Jours»).

Ces lignes ne sont pas fondées sur des faits historiques, sur des tracés  géographiques, sur des considérations démographiques, ou depuis un accord international. En fait, elles avaient été convenues selon et sur les lignes de démarcation de la fin de la guerre d’indépendance de 1948, conformément aux conventions d’armistice signé entre Israël et ses voisins l’Égypte, la Jordanie, la Syrie et le Liban  en 1949. Ces lignes sont restées valables jusqu’à l’éclatement des hostilités de 1967.

La ligne de démarcation de l’armistice ne représentait plus que les lignes avant le déploiement des forces le jour où un cessez-le feu a été déclaré, conformément à la Résolution 62 du Conseil de sécurité du 16 Novembre 1948, qui a appelé à la délimitation des lignes de démarcation de l’armistice permanent au-delà desquelles les forces armées des parties concernées ne doivent pas se déplacer. La ligne a été délimitée sur la carte et jointe à l’accord d’armistice avec un feutre vert et donc reçu le nom de «Ligne verte».

Le Conseil de sécurité dans sa résolution insiste sur le caractère temporaire de la ligne d’armistice qui devait être maintenu « pendant la transition vers une paix permanente en Palestine», laissant entendre que la paix permanente impliquerait la négociation des frontières bilatérales qui serait différentes des lignes de démarcation d’armistice. 2

1949 Accords d’armistice

En fait, l’accord d’armistice signé entre Israël et la Jordanie  le 13 avril 1949, ainsi que tous les autres  accords d’armistice, ont souligné le caractère transitoire de l’armistice comme « une étape indispensable vers la liquidation du conflit armé et le rétablissement de la paix en Palestine. «  La langue de l’accord a donné beaucoup de mal pour souligner que les lignes d’armistice étaient de nature provisoire et non-politique et ne constituent pas les frontières internationales, et en tant que telles et ne portent pas atteinte aux droits, revendications et positions des parties dans le règlement de paix final:

« Aucune disposition du présent Accord ne préjuge en rien des droits, des revendications et positions de l’autre Partie dans le règlement pacifique final de la question de la Palestine, les dispositions du présent accord étant exclusivement dictées par des considérations militaires. » 3

« L’objectif fondamental de la démarcation des lignes d’armistice est de définir les lignes au-delà desquelles les forces armées des parties respectives ne doivent pas se déplacer. » 4

«Les dispositions du présent article ne doit pas être interprétées comme portant atteinte en aucune façon, à une politique de règlement définitif entre les parties du présent accord. » 5

« La démarcation des lignes d’armistice définie sur le présent Accord sont convenues par les parties sans porter préjudice pour des règlements territoriaux ultérieurs, sur le tracé des frontières ou les revendications de chacune des Parties s’y rapportant. » 6

Vues  sur le caractère transitoire de la Ligne :

Des déclarations provenant de sources arabes et d’autres entre 1949 et 1967 confirment la compréhension commune quant à la nature transitoire des lignes. Au cours du débat au Conseil de Sécurité avant le déclenchement des hostilités en 1967, l’ambassadeur de Jordanie a déclaré:

« Il y a un accord d’armistice, l’accord ne fixe pas les frontières;. il fixe une ligne de démarcation. L’accord ne porte pas de jugement sur les droits politiques, militaires ou autres donc je ne connais pas de territoire. Je ne connais pas de frontière, je sais que c’est  une situation gelée par un accord d’armistice »7.

Prof Mughraby a écrit dans le Daily Star de Beyrouth:

« Israël est le seul État au monde qui n’a pas de frontières légales, sauf celle naturelle de la Méditerranée. Le reste ne sont que des lignes d’armistice, et ne pourront jamais être considérées comme  des frontières territoriales et politiques» 8.

Le président Lyndon Johnson a aussi déclaré:

« Les nations de la région ont  violé les fragiles lignes de trêve d’il y a 20 ans. Ce qu’ils doivent désormais faire est de reconnaitre ces limites et autres arrangements qui leur donneront la sécurité contre le terrorisme, la destruction et la guerre. » 9 Dans ce contexte, les juristes internationaux ont également reconnu l’effet limité des lignes d’armistice:

Elihu Lauterpacht, dans son livret, Jerusalem et les Lieux saints, déclare:

« Chacun de ces accords … contient une disposition sur les lignes d’armistice qui y sont prévues ne préjuge pas de la future politique. Il ne serait donc pas exact de prétendre que les questions de titre … dépendent de ces accords d’armistice. Les questions de souveraineté sont tout à fait indépendantes des accords d’armistice »10.

M. Steven Schwebel, ancien président de la Cour internationale de Justice, a déclaré en 1994:

« Les accords d’armistice de 1949 réservent expressément les revendications territoriales de toutes les parties et ne visent pas à établir des frontières définitives entre elles» 11.

Résolution du Conseil de sécurité 242, 1967

La nature transitoire des lignes de démarcation d’armistice de 1949  a été clairement reconnue par le Conseil de sécurité dans la Résolution 242 de 1967, après la « Guerre des Six Jours», qui a affirmé, dans son premier alinéa:

«… Le respect et la reconnaissance de la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance politique de chaque Etat dans la région et leur droit à vivre en paix dans des frontières sûres et reconnues à l’abri des menaces ou d’actes de terrorisme» 12.

Il n’y a pas d’appel dans la présente résolution pour un retour à la ligne de démarcation d’armistice ou de toute autre ligne ou  frontière. Le Conseil de sécurité a expressément rejeté la demande arabe d’un texte dans lequel, Israël devait complètement se retirer de tout le territoire qu’elle occupait lors du conflit de 1967.

Israël a été appelé à se retirer des «territoires occupés lors du récent conflit», pas de «tous les territoires» ou même «les territoires». Dans le même temps, le Conseil a invité les parties à travailler ensemble pour promouvoir un accord sur un règlement pacifique et accepté, conformément aux dispositions et principes de la résolution.

De toute évidence ce règlement visait à inclure la négociation des frontières sûres et reconnues, qui remplacerait les lignes de démarcation d’armistice, conformément à la référence ci-dessus dans les accords d’armistice sur un «règlement pacifique final. »

Au cours du débat du Conseil de sécurité sur l’acceptation de la Résolution 242, le représentant du Brésil, en acceptant la résolution, a déclaré:

« Son acceptation ne signifie pas que la frontière ne peut être corrigée à la suite d’un accord librement conclu entre les États intéressés. Nous gardons constamment à l’esprit qu’une paix juste et durable au Moyen-Orient doit nécessairement être basée sur sécuriser les frontières permanentes librement consenties sures et négociées par les États voisins »13.

-Palestiniens/ Israël  – Déclaration de principes, 1993

Bien que ce fait ait été largement reconnu dans les deux politiques et les écrits juridiques au cours des dernières années 14, la réciproque de base par l’entreprise israélienne et les dirigeants palestiniens à négocier les frontières entre leurs territoires respectifs a été donné par une  confirmation formelle de Yasser Arafat, son adjoint ou son remplaçant comme Mahmoud Abbas , et Sa’eb Erekat lors de l’inauguration «Déclaration de principes sur des arrangements intérimaires d’autonomie des arrangements » (signée notamment par M. Abbas) du 13 Septembre 1993, dans laquelle l’OLP et le gouvernement d’Israël ont reconnu que les négociations sur le statut permanent de la relation entre eux portait sur:

«… Les questions en suspens, y compris: les réfugiés, les colonies, la sécurité, les arrangements de frontières, les relations et la coopération avec d’autres, voisins et autres questions d’intérêt commun, comme Jérusalem »

A la veille de la signature de la déclaration ci-dessus, Arafat a pris cet engagement solennel dans une lettre au Premier ministre israélien Yitzhak Rabin:

«L’OLP s’engage dans le processus de paix au Moyen-Orient, et à une résolution pacifique du conflit entre les deux parties et déclare que toutes les questions en suspens liées au statut permanent seront résolues par la négociation. » 15

De toute évidence, aujourd’hui, la fixation permanente du successeur d’Arafat, Mahmoud Abbas, et son négociateur en chef, Saeb Erekat, en tentant de contourner ce qui a été convenu pour le processus de négociation, afin parvenir à une reconnaissance unilatérale d’un Etat palestinien dans les «frontières de 1967″ va carrément à l’encontre de l’engagement solennel de M. Arafat au nom du peuple palestinien en 1993.

-Accords israélo-palestinien, 1993-1999

Les références ci-dessus pour les négociations sur le statut permanent sur les frontières et à la réalisation des objectifs de la résolution 242 ont été reprises dans une série de documents approuvés d’un commun accord conclus entre l’OLP et le gouvernement d’Israël. 16 En outre, en vue de renforcer cet engagement, ils se sont engagés dans l’Accord intérimaire de 1995 de ne pas agir unilatéralement pour modifier le statut des territoires en attendant l’issue des  négociations sur le statut permanent:

« … Les deux parties s’engagent à ne prendre aucune mesure qui changerait le statut de la « Cisjordanie » et la bande de Gaza  en attendant le résultat des négociations sur le statut permanent. « 17

Cet engagement a été réitéré par les parties dans le Mémorandum dans  l’article 9 de 1999 à Charm el Cheikh :

« Reconnaissant la nécessité de créer un environnement positif pour les négociations, les deux parties s’engagent à ne prendre aucune mesure qui changerait le statut de la « Cisjordanie » et la bande de Gaza, conformément à l’accord intérimaire. »

Tout au long de toutes les phases des négociations sur ces différents accords et mémorandums entre Israël et les Palestiniens, et dans les textes de ces documents, il n’y a jamais aucune référence aux frontières de 1967 en tant que possible  frontière entre les deux voisins, il n’y avait aucune référence à tout engagement ou obligation d’Israël de se retirer sur les lignes de 1967.

Feuille de route, 2003

L’indication supplémentaire de la non-existence de «frontières de 1967» et le rejet de tout acte unilatéral par les Palestiniens est évident d’après les termes de la Feuille de route du Quartet et l’initiative « basée sur la volonté d’une solution permanente pour deux Etats dans le conflit israélo-palestinien « dès le 30 avril 2003. 18 Dans ce document, les parties ont prévu, dans la seconde et troisième phase de mise en œuvre de la Feuille de route » et après l’élection d’un leadership responsable palestinien, d’entamer des négociations en se concentrant sur l’option de créer un Etat indépendant palestinien viable, d’abord avec «frontières provisoires». Il était destiné à servir de halte à l’établissement permanent qui a été prévu pour la troisième phase, où les frontières du statut final serait reconnu par une conférence internationale convoquée à cet effet.

De toute évidence, si et quand le retour des parties à un fonctionnement de la négociation de bonne foi pour parvenir à la question de la définition de leur frontière commune, la ligne de 1967 pourrait en effet faire figure de point de référence dans les négociations entre eux, en supposant qu’elle réponde aux critères énoncés par le Conseil de sécurité pour une frontière qui permettra d’éviter des situations de menaces de terrorisme  et de violence.

Mais cela ne peut émaner que d’une tentative de bonne foi réciproque entre les parties pour agir ensemble, et non pas unilatéralement, dans la détermination de leurs propres frontières, en fonction de leurs intérêts mutuels en tant que voisins. Ces problèmes ne peuvent et ne doivent pas être dictés de l’extérieur, que ce soit par l’ONU ou par d’autres Etats.

Ainsi, à la lumière de ce qui précède, la question se pose  quand et pourquoi la direction palestinienne en est-elle venue à admettre cette absurdité en essayant d’inventer des «frontières de 1967» qui manquent manifestement de base historique, juridique, ou de fait?

De même, on peut se demander quand ils verront l’absence totale de pragmatisme et de réalisme dans leur tentative de dicter à la communauté internationale une déclaration unilatérale palestinienne en violation de leurs propres engagements, de saper le processus de paix internationalement accepté  au Moyen Orient dans les documents.

Adapté par Aschkel – Pour aschkel.info et lessakele.

Understanding Obama’s shift on Israel and the ‘1967 lines’
Glenn Kessler

The Washington Post

05/20/2011

“The borders of Israel and Palestine should be based on the 1967 lines with mutually agreed swaps, so that secure and recognized borders are established for both states.”

— President Obama, May 19, 2011

This sentence in President Obama’s much-anticipated speech on the Middle East caused much consternation Thursday among supporters of the Jewish state. Israeli Prime Minister Binyamin Netanyahu, who will meet with Obama on Friday, adamantly rejected it.

For people not trained in the nuances of Middle East diplomacy, the sentence might appear unremarkable. However, many experts say it represents a significant shift in U.S. policy, and it is certainly a change for the Obama administration.

As is often the case with diplomacy, the context and the speaker are nearly as important as the words. Ever since the 1967 Six-Day War between Israel and its Arab neighbors, it has been clear that peace with the Palestinians would be achieved through some exchange of land for security.

Indeed, Israelis and Palestinians have held several intensive negotiations that involved swapping lands along the Arab-Israeli dividing line that existed before the 1967 war — technically known as the Green Line, or the boundaries established by the 1949 Armistice agreements. (Click here for a visual description of the swaps discussed between Palestinian President Mahmoud Abbas and Israeli Prime Minister Ehud Olmert in 2008.)

So, in many ways, it is not news that the eventual borders of a Palestinian state would be based on land swaps from the 1967 dividing line. But it makes a difference when the president of the United States says it, particularly in a carefully staged speech at the State Department.  This then is not an off-the-cuff remark, but a carefully considered statement of U.S. policy.

Here is a tour through the diplomatic thicket, and how U.S. language on this issue has evolved over the years.

The Facts

The pre-1967 lines are important to both sides for setting the stage for eventual negotiations, but for vastly different reasons.

From an Israeli perspective, the de facto borders that existed before 1967 were not really borders, but an unsatisfactory, indefensible and temporary arrangement that even Arabs had not accepted. So Israeli officials do not want to be bound by those lines in any talks.

From a Palestinian perspective, the pre-1967 division was a border between Israel and neighboring states and thus must be the starting point for negotiations involving land swaps. This way, they believe, the size of a future Palestinian state would end up to be — to the square foot — the exact size of the non-Israeli territories before the 1967 conflict. Palestinians would argue that even this is a major concession, since they believe all of the current state of Israel should belong to the Palestinians.

After the Six-Day War, the United Nations set the stage for decades of fitful peacemaking by issuing Resolution 242, which said that “the establishment of a just and lasting peace in the Middle East” should include the following principles:

1. Withdrawal of Israeli armed forces from territories occupied in the recent conflict.
2. Termination of all claims or states of belligerency and respect for and acknowledgement of the sovereignty, territorial integrity and political independence of every State in the area and their right to live in peace within secure and recognized boundaries free from threats or acts of force.
Since the resolution did not say “the territories,” it has become a full-time employment act for generations of diplomats.

Nevertheless, until Obama on Thursday, U.S. presidents generally have steered clear of saying the negotiations should start on the 1967 lines. Here is a sampling of comments by presidents or their secretaries of state, with some explanation or commentary.

“It is clear, however, that a return to the situation of 4 June 1967 will not bring peace. There must be secure and there must be recognized borders.”

— President Lyndon Johnson, September 1968

“In the pre-1967 borders, Israel was barely ten miles wide at  its  narrowest  point. The bulk of Israel’s population lived within artillery range of hostile armies. I am not about to ask Israel to live that way again.”

— President Ronald Reagan, September 1, 1982

“Israel will never negotiate from or return to the 1967 borders.”

— Secretary of State George Shultz, September 1988

Starting with President Lyndon Johnson, right after the Six-Day War, U.S. presidents often have shown great sympathy for Israel’s contention that the pre-1967 dividing line did not provide security.

“I think there can be no genuine resolution to the conflict without a sovereign, viable, Palestinian state that accommodates Israeli’s security requirements and the demographic realities. That suggests Palestinian sovereignty over Gaza, the vast majority of the West Bank, the incorporation into Israel of settlement blocks … To make the agreement durable, I think there will have to be some territorial swaps and other arrangements.”

— President Bill Clinton, January 7, 2001

In his waning weeks in office, Clinton laid out what are now known as the “Clinton parameters,” an attempt to sketch out a negotiating solution to create two states. His description of the parameters is very detailed, but he shied away from mentioning the 1967 lines even as he spoke of “territorial swaps.”

“Ultimately, Israelis and Palestinians must address the core issues that divide them if there is to be a real peace, resolving all claims and ending the conflict between them. This means that the Israeli occupation that began in 1967 will be ended through a settlement negotiated between the parties, based on UN resolutions 242 and 338, with Israeli withdrawal to secure and recognize borders.”

— President George W. Bush, June 24, 2002

Bush slipped in a mention of 1967 in his famous Rose Garden speech that called for the ouster of then-Palestinian leader Yasser Arafat. One could argue that the reference to Resolution 242 was a de facto mention of the 1967 lines. At the time, the Arab League was promoting a peace initiative based on the idea of Israel returning to the 1967 boundaries, and this reference was seen as a nod to that concept. But most experts did not view his reference to “1967” as a change.

“In light of new realities on the ground, including already existing major Israeli population centers, it is unrealistic to expect that the outcome of final status negotiations will be a full and complete return to the armistice lines of 1949, and all previous efforts to negotiate a two-state solution have reached the same conclusion. It is realistic to expect that any final status agreement will only be achieved on the basis of mutually agreed changes that reflect these realities.”

— Bush, letter to Israeli Prime Minister Ariel Sharon, April 14, 2004

When Sharon agreed to withdraw Jewish settlers from the Gaza Strip, Bush smoothed the deal by exchanging letters that supported the Israeli position that the 1967 lines were not a useful starting point. The letter infuriated Arabs, but it helped Sharon win domestic approval for the Gaza withdrawal. Interestingly, despite Israeli pleas, the Obama administration has refused to acknowledge the letter as binding on U.S. policy.

 “We believe that through good-faith negotiations the parties can mutually agree on an outcome which ends the conflict and reconciles the Palestinian goal of an independent and viable state based on the 1967 lines, with agreed swaps, and the Israeli goal of a Jewish state with secure and recognized borders that reflect subsequent developments and meet Israeli security requirements.”

— Secretary of State Hillary Rodham Clinton, Nov. 25, 2009

When the Israeli government announced a partial settlement freeze, Clinton responded with a statement that specifically mentioned a state based on 1967 lines, but as a “Palestinian goal.”  This was balanced with a description of an “Israeli goal.”

Originally, the Obama administration had hoped both sides would have agreed to acknowledge such goals as a starting point for negotiations — known in the diplomatic trade as “terms of reference.” When that effort failed, Clinton issued the concept in her own name. She would repeat the same sentence, almost word for word, many times over the next 1½ years.

The Bottom Line

 In the context of this history, Obama’s statement Thursday represented a major shift. He did not articulate the 1967 boundaries as a “Palestinian goal” but as U.S. policy. He also dropped any reference to “realities on the ground” — code for Israeli settlements — that both Bush and Hillary Rodham Clinton had used. He further suggested that Israel’s military would need to agree to leave the West Bank.

Obama did not go all the way and try to define what his statement meant for the disputed city of Jerusalem, or attempt to address the issue of Palestinians who want to return to lands now in the state of Israel. He said those issues would need to be addressed after borders and security are settled.  But, for a U.S. president, the explicit reference to the 1967 lines represented crossing the Rubicon.

UPDATE, 4:45 P.M, MAY 20

A number of readers have asked about a statement made by George W. Bush in 2005: “Any final status agreement must be reached between the two parties, and changes to the 1949 Armistice Lines must be mutually agreed to.”

I purposely did not include this in my list because in the annals of diplomacy it is considered a relatively unimportant statement. It was made at a news conference with Palestinian Authority President Mahmoud Abbas, not in a speech or in a letter (where, by contrast, the language is more carefully formulated.) It is essentially a restatement of the 2004 letter, with perhaps a bit more emphasis on “mutual agreement,” designed to please Palestinian ears.

At the time, it was considered an insignificant statement, by the Americans and the Palestinians — and the reporters. I looked back at the 29-paragraph article I wrote on the news conference. It mentioned the sentence in the last paragraph and did not focus at all on the phrase “1949 Armistice Lines.” The New York Times report on the same news conference did not mention Bush’s comment at all.

For diplomatic purposes, speeches and letters will almost always trump remarks at news conferences. The context is also important. As seen by the reporting at the time, no one thought Bush’s comment was remarkable or significant, in contrast to the reception that Obama’s statement on Thursday received. That’s because it was considered simply a restatement of the 2004 letter — which was considered the most explicit description of U.S. policy. Analysts who are citing this as evidence of little difference between Bush and Obama are deceiving themselves.

Les enjeux stratégiques et les frontières défendables d’Israël
Dore Gold

CAPE

8/14/13

Certains pensent que depuis le déclenchement du « Printemps arabe » Israël devrait réviser ses besoins sécuritaires car la donne stratégique au Moyen-Orient a complètement changé. Cependant, en dépit de toutes les turbulences, il est clair que les bases fondamentales sur lesquelles repose la sécurité d’Israël depuis sa création ne vont pas être modifiées dans le temps ni dans l’espace.

Israël demeure un petit pays entouré d’une population de 300 millions d’habitants répartis dans divers Etats dont la superficie est des centaines de fois plus grande que celle de l’Etat juif. Bien que les sites militaires soient concentrés dans une zone géographiquement limitée, les Etats arabes ont réussi à les disperser sur une vaste étendue de territoires.

Certes, les armées arabes se sont affaiblies suite aux confrontations avec les rebelles et aux conflits internes, mais ce serait une erreur fondamentale de planifier nos besoins sécuritaires en fonction d’une situation volatile et temporaire. Par exemple, l’Irak envisage de moderniser ses forces terrestres avec de nouvelles formations blindées et mécanisées et dans les années à venir, l’armée irakienne sera équipée de plus de 2 000 chars de combat.

Nous constatons que d’énormes quantités d’armes iraniennes et libyennes ont été déjà acheminées en Syrie, en Irak et dans la bande de Gaza. La Cisjordanie a été épargnée pour la simple raison que Tsahal contrôle la vallée du Jourdain, mais actuellement les dangers terroristes sont toujours omniprésents.

Les révoltes contre les régimes arabes avaient permis aux diverses organisations terroristes telles que les filiales d’al-Qaïda de s’introduire dans différentes zones d’affrontements et de champs de bataille. La chute de Moubarak en Egypte a aussi renforcé la présence de ces groupes dans la péninsule du Sinaï.

Les pressions actuelles contre l’Etat juif sont exercées dans le but d’obliger Israël à se retirer complètement de la Cisjordanie et ainsi à lui faire perdre ses frontières défendables. L’Etat juif ne peut bien entendu accepter des risques existentiels. Ils sont également en contradiction flagrante avec les engagements internationaux donnés dans le passé notamment par les Etats-Unis.

Au cours des guerres israélo-arabes, les forces militaires arabes avaient bénéficié d’une supériorité quantitative en effectifs et en armes. Notre stratégie fut basée sur une résistance instantanée à toute attaque et sur la mobilisation des unités de réserve dans les 48 heures suivantes. Nos ennemis ont toujours été tentés d’exploiter ces asymétries en lançant des attaques surprise. Rappelons une fois encore que le terrain, la topographie et la profondeur stratégique sont des facteurs essentiels pour la défense d’Israël.

Aujourd’hui, les organisations terroristes sont capables de provoquer immédiatement un conflit armé au Moyen-Orient. Elles sont aussi menaçantes que des armées conventionnelles. En utilisant des tactiques asymétriques, elles opèrent à partir de zones peuplées et utilisent des civils comme boucliers humains. Ces organisations savent parfaitement qu’il est interdit aux armées d’utiliser leur pleine puissance de feu pour éviter la mort de victimes civiles innocentes.

Suite aux retraits unilatéraux du sud Liban et de la bande de Gaza, Tsahal a été injustement accusée de recourir à une force disproportionnée, bien que ses opérations aient été similaires à celles des forces occidentales en Irak ou en Afghanistan. On se souvient du tollé général qu’avait provoqué la fameuse Commission du juge Goldstone.

Depuis nous avons tiré les leçons, mais malgré notre capacité de lancer des raids contre des forces hostiles en territoire ennemi seule une frontière défendable nous permettra de repousser les différentes menaces.

Il existe aussi un autre facteur qui peut influer sur la stratégie d’Israël contre le terrorisme. Il s’agit de l’impact politico-militaire des accords de paix signés avec nos voisins arabes. Dans les années 1950, lorsque l’armée syrienne installée à l’époque sur le plateau du Golan lançait des attaques contre les kibboutzim de la région, Tsahal réagissait avec force contre les positions militaires syriennes. Aujourd’hui, lorsque le sud d’Israël est attaqué par des filiales d’al-Qaïda à partir de la péninsule du Sinaï, Tsahal se retrouve les mains liées et ne peut entreprendre d’action militaire car celle-ci pourrait violer la souveraineté égyptienne et menacer le traité de paix israélo-égyptien signé en 1979.

Tant que les Etats arabes contrôlaient leurs territoires le long des frontières d’Israël, Tsahal ne rencontrait pas de dilemmes de ce genre, à l’exception du Liban où l’autorité gouvernementale s’est effondrée entraînant ainsi des conflits successifs.

Mais avec l’avènement du « Printemps arabe » nous affrontons de nouveaux types de menaces et de défis.

Que faire par exemple si le futur Etat palestinien plonge un jour dans l’anarchie et se trouve incapable de maintenir l’ordre et d’éviter des attaques contre l’Etat juif ? Que devra faire Israël ? Envahir l’Etat avec lequel il a signé un traité de paix ? La communauté internationale reconnaîtra-t-elle son droit de légitime défense ? Bien évidemment, ce scénario ne se produira pas si qu’Israël est doté de frontières sûres et défendables.

Après l’abandon dans la bande de Gaza du corridor de Philadelphie le long de la frontière avec l’Egypte, cette zone s’est transformée en passoire et a été inondée d’armes iraniennes et libyennes. Par contre, en Cisjordanie, où Israël contrôle la vallée du Jourdain, les organisations terroristes telles que le Hamas ou le Djihad islamique ne peuvent s’infiltrer.

Soulignons que plusieurs groupes terroristes se conduisent comme des armées conventionnelles et sont même équipés comme le Hezbollah de missiles de croisière et de drones. Le Hezbollah dispose également d’un arsenal de missiles et de roquettes plus important que celui de la plupart des Etats du Moyen-Orient. L’acquisition d’armes de destruction massive n’est pas non plus exclue.

Dans les années 1960, le nationalisme arabe a formé des coalitions militaires contre Israël. Dans le Moyen-Orient d’aujourd’hui, l’islamisme peut aussi servir de base à des coalitions hostiles qui menaceront les alliés occidentaux et poseront un nouveau défi à Israël. Comme à l’époque du nassérisme, l’islamisme est une force hégémonique qui n’accepte pas seulement les frontières nationales.

C’est déjà évident en Egypte, alors que la confrérie des Frères musulmans a subi un sérieux revers en juillet 2013 avec la chute du président Mohamed Morsi, la situation demeure volatile et il est difficile de prédire si les Frères musulmans seront en mesure de retourner sur le devant de la scène. La Turquie est devenue un nouveau centre d’activité des Frères musulmans, hébergeant son réseau mondial et organisant des conférences internationales à Istanbul. La confrérie s’installe également en Jordanie et son objectif n’a jamais varié : créer un nouveau califat qui deviendra la base d’un Etat islamique mondial.

Rappelons que les accords d’Oslo signés en 1993, il y a tout juste 20 ans, et l’accord intérimaire israélo-palestinien de 1995 portent les signatures, en tant que témoins, du président Bill Clinton, de l’Union européenne et de la Russie. Ils envisageaient une solution négociée au conflit israélo-palestinien et donc les futures frontières devaient être décidées par les parties elles-mêmes et non être imposées par des coalitions internationales ou par des actions unilatérales.

Soulignons qu’après les accords d’Oslo et malgré les promesses de paix et l’instauration d’un nouveau Proche-Orient, plus de 1 000 Israéliens ont été tués par des attentats et des bombes humaines. Après le désengagement unilatéral de la bande de Gaza en 2005, les roquettes n’ont cessé de tomber sur les villages israéliens.

Le peuple israélien souhaite assurer sa sécurité et ce droit est inaliénable. Il veut avoir la certitude absolue que les erreurs de ces dernières années ne se répéteront pas, surtout avec ces turbulences qui affectent aujourd’hui l’ensemble du Moyen-Orient.

Israel
Les frontières d’avant 1967 ne sont pas défendables

Dore Gold

CAPE

Ce n’est un secret pour personne que le Président de l’Autorité palestinienne envisage d’exercer des pressions sur l’Assemblée générale des Nations Unies pour qu’elle adopte en septembre prochain une résolution qui prédéterminera les résultats de toute négociation sur l’avenir de nos frontières. Récemment, dans une interview qu’il a accordé au New York Times, Mahmoud Abbas a précisé qu’il insistera pour que les Etats membres reconnaissent l’Etat palestinien dans les lignes de 1967, ce qui signifie les frontières israéliennes d’avant la guerre des Six jours.

Malheureusement, même le Président Barack Obama semble avoir été influencé par cette position. Lors de son dernier discours, il a affirmé que » l’avenir des frontières doivent être fondées sur la base des lignes de 1967″. Une position qu’il a tenté de rectifier en ajoutant « avec un échange de territoire par un commun accord. » Mahmoud Abbas a dit à maintes reprises que tout échange de terre avec Israël serait bien minuscule.

Rappelons qu’avant la Guerre des Six jours, les lignes de démarcation en Cisjordanie n’ont que seulement été délimité puisque les armées arabes ont interrompues leur invasion au même moment où l’Etat d’Israël a vu le jour, 19 ans plus tôt. Légalement, elles n’ont formé qu’une ligne d’armistice et non pas une frontière reconnue internationalement. Aucun Etat palestinien n’a jamais existé auparavant et donc on ne pourrait affirmer que ces lignes sont d’avant guerre. La Jordanie a occupé la Cisjordanie après l’invasion arabe, mais sa prétention à la souveraineté n’a pas été reconnue par aucun des membres des Nations Unies excepté le Pakistan et le Royaume Uni. Comme l’a bien dit l’ambassadeur de Jordanie aux Nations Unies avant la guerre, les anciennes lignes d’armistice « n’ont pas fixé les frontières. » Ainsi, l’axe central de la diplomatie israélo-arabe est depuis plus de 30 ans qu’Israël devrait négocier une nouvelle frontière convenue avec ses voisins arabes. Sur ce point, la Résolution 242 du Conseil de sécurité adoptée en novembre 1967 est éloquente. Elle n’a pas exigé qu’Israël se retire complètement des lignes d’avant 1967, sa clause de retrait appelle Israël de se retirer seulement « de territoires » et non de « tous les territoires ». Le ministre britannique des Affaires étrangères de l’époque, George Brown, a souligné : « si la proposition dit « Israël se retirera de territoires qui ont étaient occupés » et non « des », « les » territoires, signifie qu’Israël ne se retirera pas de tous les territoires. »

Avant la guerre des Six jours, Jérusalem a été coupé en deux, et le peuple juif s’est vu refuser l’accès à la vieille ville et ses lieux saints. La population chrétienne de Jérusalem a également été confrontée à des restrictions. Comme l’explique Arthur Goldberg, ambassadeur américain aux Nations Unies, la Résolution 242 ne fait pas obstacle à la réunification israélienne de Jérusalem. En fait, la Résolution 242 est devenue la seule base convenue dans tous les accords israélo-arabes, depuis le traité de paix israélo-égyptien de 1979 aux accords d’Oslo de 1993 entre Israël et les Palestiniens.

Comment les droits juridiques d’Israël aux frontières nouvelles étaient justifiés ? Une bonne explication est celle du juge Stephen Schwebel, qui allait devenir plus tard conseiller au Département d’Etat, et ensuite président de la Cour internationale de Justice à la Haye. Il a précisé le fait qu’Israël a agi dans un exercice légitime de ses droits à l’auto défense. Il n’était pas l’agresseur.

La flexibilité de créer de nouvelles frontières a été préservée pendant des décennies. En effet, les Accords d’Oslo de 1993, signés par Yitzhak Rabin et Yasser Arafat sur la pelouse de la Maison blanche, n’ont pas stipulé que les frontières définitives entre Israël et les Palestiniens seraient les lignes de 1967. Les frontières devraient être l’objet de futures négociations. En avril 2004, la missive américaine soutenue par un consensus bipartite des deux chambres du Congrès, a stipulé qu’Israël ne devait pas se retirer complètement des territoires, mais avait droit aux « frontières défendables. » Les Secrétaires d’Etat américains depuis Henry Kissinger à Warren Christopher ont réitéré la même assurance.

La question est de savoir si Mahmoud Abbas négociera sincèrement avec Israël s’il peut compter d’avance sur la majorité automatique des pays du tiers monde à l’Assemblée générale des Nations Unies et pourra renforcer ses positions sur d’autres points qui sont en litige, comme l’avenir de Jérusalem, la question des réfugiés et les problèmes sécuritaires?

La démarche unilatérale de Mahmoud Abbas aux Nations Unies représente une violation flagrante des accords d’Oslo dans lesquels Israéliens et Palestiniens se sont engagés. L’ancien Premier ministre Itzhak Rabin a été très précis durant ces négociations en préservant les droits des citoyens israéliens à construire leurs foyers dans ces zones disputées, en insistant que les implantations seraient l’un des sujets dans les négociations sur le statut final entre les deux parties.

En se tournant vers les Nations Unies, Mahmoud Abbas souhaite utiliser la communauté internationale pour modifier le statut légal des territoires et a choisi la voie unilatérale aux négociations. Son sort est lié aujourd’hui au Hamas, une organisation extrémiste qui demeure l’antithèse de la paix. Sa fameuse charte de 1988 appelle à la destruction de l’Etat d’Israël et l’Islam comme moyen dans une bataille historique contre le peuple juif. Les dirigeants de ce mouvement ont déclaré publiquement qu’ils ne changeraient pas un seul iota de leur charte et leur orientation djihadiste est celle d’Ossama Ben Laden.

Tous les Premiers ministres israéliens ont souhaité que les négociations servent de moyen pour mettre fin au conflit israélo-arabe et aux revendications palestiniennes. Mahmoud Abbas souhaite surtout l’internationalisation du conflit sur le plan juridique. Il n’est pas prêt manifestement de faire un compromis historique. En allant aux Nations Unies et en s’alignant avec le Hamas, il se soustrait à des choix difficiles, et rend la solution du conflit israélo-arabe beaucoup plus difficile pour les générations futures.

L’intégralité de l’article original a été publié dans le Wall Street Journal du 21 mai 2011

Source : Le CAPE de Jerusalem

http://www.jcpa-lecape.org/ViewNews.aspx?ArticleId=388

Article mis à jour le 27-05-2011

– See more at: http://www.upjf.org/fr/3988-les-frontieres-d%E2%80%99avant-1967-ne-sont-pas-defendables-dore-gold.html#sthash.YtlUDnof.dpuf

Les frontières défendables à l’ère des missiles

Dore Gold

CAPE – JCPA

24 janvier 2011

Le fait de pouvoir se doter de « frontières défendables » demeure un facteur important dans notre région.

Yossi Beilin a écrit, ces jours-ci, dans sa tribune régulière d’Israel Hayom, que la formule « frontières défendables » est devenue « anachronique » depuis la publication de la résolution 242 du Conseil de sécurité de l’ONU adoptée en novembre 1967. Il précise que le concept est aujourd’hui ridicule en raison des modifications technologiques intervenues dans les rangs de Tsahal et chez nos ennemis, et il s’interroge sur son efficacité dans « un monde de missiles ». Des experts étrangers notoires ont rejeté cet argument. Selon le général Earl B. Halston, ancien commandant des Marines en Irak et en Afghanistan, « il est impossible d’imaginer qu’Israël revienne un jour aux frontières de 1967 et se retire complètement de la Cisjordanie ; cela priverait le peuple israélien de frontières défendables, vitales pour sa sécurité, et cela en dépit de la nouvelle ère de technologie de pointe ».

Lors d’une réunion tenue à Washington en 2005, le général John Foss, ancien commandant de la 82ème division aéroportée de l’armée américaine a déclaré : « du point de vue d’un soldat, je dois vous dire que les frontières d’avant 1967 ne sont pas défendables à long terme pour Israël, l’Etat juif ne pourrait vivre dans ces frontières ».

Le général Foss et d’autres militaires admettent que les dirigeants politiques exerceront, lors du tracé des frontières, des pressions sur l’état-major, pour obtenir des concessions, mais en réalité cela ne change en rien la conception militaire, selon laquelle les frontières défendables ont une importance cruciale aujourd’hui encore.

On peut toujours se demander quel sens ont des frontières défendables si des missiles et des roquettes peuvent passer au travers. Des généraux américains évoquent souvent le fait que, durant la première guerre du Golfe, déclenchée en 1991, les Etats-Unis ont attaqué l’Irak en lançant des milliers de missiles de croisière et des bombes, mais que Saddam Hussein n’a capitulé devant la coalition dirigée par les Etats-Unis que lorsque les divisions blindées américaines ont conquis le tiers de l’Irak et que la route vers Bagdad a été ouverte. Lors de la deuxième invasion américaine en 2003, la capitulation n’a pas été non plus obtenue par les tirs de missiles.

Dans le contexte israélien, les frontières défendables n’ont jamais été considérées comme un élément qui protégerait hermétiquement Israël de toutes les menaces, mais comme une zone tampon qui empêcherait des forces terrestres ennemies d’exploiter l’infériorité numérique de l’armée israélienne régulière en occupant la zone en question.

En fait, à l’ère de missiles, les frontières défendables peuvent être plus importantes que jamais. Par exemple, dans le passé, 48 heures étaient nécessaires pour réaliser la mobilisation des soldats de réserve. Lors d’une éventuelle attaque de missiles balistiques ou de faible portée, on peut supposer que le recrutement des réservistes prendra plus de temps.

L’armée régulière sera dans l’obligation de se battre plus longtemps en attendant les renforts et l’intégration des réservistes. En outre, l’aviation sera occupée à des missions de repérage et à la destruction des lance-roquettes au delà des frontières ; de ce fait, elle ne sera pas en mesure de fournir un appui aérien dans les premières heures des combats. De ce fait, le déploiement de forces régulières le long des frontières défendables est plus qu’indispensable.

Certains diront que la définition de frontières défendables en Cisjordanie était pertinente jusqu’en 1991, lorsque Israël craignait que le tiers de l’armée irakienne se joigne au front oriental et attaque Israël, comme elle l’avait fait en 1948, en 1967 et en 1973.

Toutefois, nous ne pouvons procéder à une planification stratégique sur la base d’une situation temporaire et ponctuelle. L’Iran entretient des liens étroits avec de nombreux hommes politiques shiites qui contrôlent le nouvel Irak. Dans les documents révélés par Wikileaks, le roi Abdallah d’Arabie Saoudite a accusé le Premier ministre irakien, Nourri al Maliki, d’être un « agent iranien ». Ces documents ont aussi dévoilé que l’Iran verse chaque année 100 à 200 millions de dollars à des hommes politiques irakiens. Certaines analyses estiment, avec prudence, que l’Irak pourra devenir un jour un Etat satellite de l’Iran, aussitôt après que les Etats-Unis auront retiré leurs derniers soldats du pays.

Les frontières défendables sont nécessaires dans des guerres conventionnelles, mais surtout dans le combat incessant contre le terrorisme. Israël est l’un des rares pays au monde, qui lutte contre les islamistes sur les différents champs de bataille, sans pour autant faire face à des milliers de volontaires venus de l’extérieur, comme en Afghanistan, au Yémen, en Irak ou en Somalie.

Israël a également réussi à contrer l’acheminement d’armes en Cisjordanie grâce au fait qu’il contrôle la vallée du Jourdain (depuis le retrait de l’axe de Philadelphie, des grosses quantités d’armes sont introduites quotidiennement dans la bande de Gaza). En 2005, la branche irakienne d’Al Qaïda a réussi à créer un avant-poste dans la ville jordanienne d’Irbid. Actuellement, le Hezbollah est déjà en Irak, si Israël renonce à la vallée du Jourdain et à son droit de se doter de frontières défendables à l’est, la lutte contre le Hamas sera bien différente.

Finalement, ceux qui rejettent la définition de frontières défendables en insistant sur le fait qu’il s’agit d’un concept démodé, croient en général qu’Israël est capable d’utiliser des armes de forte puissance et d’écraser ses ennemis lors d’une éventuelle guerre. Certains affirment même que les frontières n’ont pas d’importance et qu’il est donc possible de se retirer des territoires, car, « le jour où ils oseront tirer une seule roquette, nous rayerons leur village de la carte ».

Ces déclarations sont évidemment immorales et trahissent une ignorance de la réalité de terrain.

Israël devrait trouver le juste équilibre entre la volonté de résoudre les conflits territoriaux avec ses voisins, et le devoir de réduire ses points vulnérables. Celui qui pense que les frontières défendables n’ont plus de place dans la conception réaliste de la défense d’Israël se berce sans doute d’illusions.

Dore Gold

© CAPE – JCPA de Jérusalem

[Texte relayé par Aschkel.info et aimablement signalé par O. Peel.]

Mis en ligne le 25 janvier 2011, par Menahem Macina, sur le site France-Israel.org

Voir aussi:

Les frontières de 1967, l’arme de distraction massive
Shmuel Rosner
Selon Shmuel Rosner, chroniqueur israélien, Barack Obama n’aurait pas dû réactiver le débat israélo-palestinien sur le tracé antérieur à la Guerre des Six Jours.

Slate

31.05.2011

Le 19 mai, le président Barack Obama s’apprêtait à présenter la position américaine vis-à-vis du «printemps arabe». Du moins, c’est ce qu’on pensait. Il allait expliquer le rôle que pouvaient tenir les États-Unis dans la défense de la liberté, la fin des dictatures, le soutien aux manifestants… tout en préservant l’intérêt national, et en gardant un œil sur le prix et la disponibilité du pétrole.

Et c’est ce qu’il a fait. Enfin, presque. Pourtant, son message est passé totalement inaperçu, à cause de quelques mots qui n’avaient que lointainement à voir avec le printemps arabe ou le sujet principal de ce discours attendu.

Ces quelques mots étaient: «basés sur les lignes de 1967, avec des échanges de territoires».

Cela a suffi. Depuis, Obama n’a pas arrêté. Tour à tour surpris (par la réaction), en colère (de la «déformation» de ses propos), se faisant sermonner (j’y reviendrai), obligé de préciser sa position (dans un nouveau discours), se chamaillant (avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou), réaffirmant son engagement (il est toujours l’ami d’Israël) et cherchant à apaiser (les nerfs des Juifs américains pro-israéliens inquiets). Bref, le président américain a perdu un temps précieux: le sien, et le nôtre (moins précieux, mais tout de même).
Il y a une semaine auparavant, Benjamin Netanyahou se préparait à un agréable séjour aux États-Unis. La pression d’accepter plus de compromis avec les Palestiniens semblait être retombée, à la suite de l’annonce-surprise d’un gouvernement d’unité palestinien incluant le groupe terroriste Hamas. Tout était en place pour un discours triomphaliste devant les deux chambres du Parlement américain, dans lequel le premier ministre israélien devait présenter, du moins c’est ce qu’avait laissé fuiter son bureau, «de nouvelles idées» pour le processus de paix.

La Jewish Telegraphic Agency avait choisi un gros titre presque comique rétrospectivement: «A la veille de la visite de Netanyahou et de la conférence de l’AIPAC, Obama et Bibi [Netanyahou] semblent sur la même longueur d’onde.»

Sur la même longueur d’onde, mais pas de la même radio! Résultat, ces derniers jours, c’était le retour du cirque habituel: la réaffirmation de l’absence de désaccord entre les deux pays, la résurgence du vieux «ils ne se supportent pas» et le retour de la «défiance mutuelle».

Procrastination
Ces derniers jours, le premier ministre israélien n’a pas arrêté: tour à tour surpris (il est tombé dans un guet-apens), en colère (contre le président américain), se faisant sermonner (sur l’importance du processus de paix), devant se justifier (la position américaine met Israël en danger), obligé de formuler des demandes (qu’Obama revienne aux propositions de George W. Bush) et cherchant à apaiser (pour que la querelle reste mesurée). Bref, le premier ministre israélien a gâché un temps précieux: le sien, et le nôtre (moins précieux, mais tout de même).

Bref rappel historique: la ligne de 1967 est la frontière qui séparait Israël de ses voisins (la Jordanie, l’Égypte et la Syrie) avant, donc, 1967 et la guerre des Six Jours.

Et aujourd’hui, pour la première fois, un président américain dit que ce tracé devrait être le point de départ des négociations de paix entre Israël et les Palestiniens quand ils en viendront à discuter des futures frontières du futur État palestinien. Est-ce un changement politique majeur ou une simple évidence? Les spécialistes débattent de cette question depuis plusieurs jours, mais il semble que le président lui-même ne s’est pas encore décidé, ou qu’il use de la stratégie du déni plausible.

Le 22 mai au matin, dans son discours aux délégués pro-israéliens de l’Aipac (Comité aux affaires publiques israélo-américaines ou «lobby américain pro-israélien»), le président Obama a affirmé:

«Je sais fort bien que la solution de facilité, pour un président qui brigue un second mandat, c’est d’éviter la controverse. Mais comme je l’ai dit au premier ministre Netanyahou, je suis persuadé que la situation actuelle au Proche-Orient ne sera pas résolue par la procrastination.»
Cela semble suggérer que le président américain est prêt à faire œuvre de pionnier pour éviter la «procrastination». Pourtant, dans le même discours, il déclare: «Il n’y avait rien de particulièrement original dans ma proposition; ce cadre des négociations est depuis longtemps la base des discussions entre les parties», suggérant que le barouf des jours précédents aurait été beaucoup de bruit pour rien.

Obama, un président rentre-dedans ou sans idée?
Beaucoup de bruit pour rien? C’est vrai. Barack Obama l’a re-suggéré le 22 mai, en déclarant qu’«Israël n’est pas tenu de négocier avec des Palestiniens qui ne reconnaissent pas son droit à l’existence» (visant ainsi le Hamas, qui a formé avec le Fatah un gouvernement d’unité). Mais pas que pour rien. Il a aussi déclaré: «Malgré les difficultés à entamer des négociations significatives dans les circonstances actuelles, il faut à tout prix essayer.»

Il faudrait savoir: «n’est pas tenu de négocier» ou «il faut à tout prix essayer»? À qui a-t-on affaire? À un président rentre-dedans opérant un virage audacieux, ou à un président sans idée débitant une banalité?

Obama a surpris Netanyahou, en le mettant délibérément dans l’embarras. Et Netanyahou a tenu son rôle en étant… embarrassé. Et, malheureusement, un peu hystérique aussi.

«Bien qu’Israël soit prêt à de généreux compromis pour la paix, il ne peut pas revenir aux lignes de 1967, parce que ces lignes sont indéfendables», a déclaré le premier ministre israélien au président américain, alors même qu’Obama n’a jamais suggéré de revenir au tracé de 1967.

Au lieu de désamorcer le message du président américain, au lieu d’essayer de limiter les dégâts, Netanyahou a jeté de l’huile sur le feu en attribuant à Obama des positions qu’il n’avait pas encore adoptées (pensant peut-être qu’avec ce président-là, ce n’était qu’une question de temps), en lui faisant la leçon sur la pelouse de la Maison-Blanche, ce qui a achevé de l’agacer, et en posant des exigences qui ne peuvent qu’obliger Obama à rappeler à son invité que c’est lui, le dirigeant de la nation la plus puissante. («Le premier ministre israélien attend que le président Obama réaffirme l’engagement américain pris envers Israël en 2004», a tweeté le bureau de Netanyahou.)

Mais en vérité, c’est surtout Obama, le responsable de cette querelle inutile. Sans doute agacé par la demande de Netanyahou de s’adresser au Congrès, sans doute méfiant des véritables intentions de celui-ci, sans doute frustré de son échec à faire avancer le processus de paix, le président Obama a provoqué cette querelle au pire moment possible.

La situation au Proche-Orient est instable (le chef d’État avec lequel on négocie aujourd’hui ne sera peut-être plus là demain), les dirigeants palestiniens refusent de suivre les conseils américains, les dirigeants israéliens sont échaudés par leurs précédents différends avec Obama.

Pourtant, le président américain n’a fourni aucune explication. Pourquoi maintenant? Pourquoi cet effet de surprise? Pourquoi cette urgence? Pourquoi ce changement de langage?

Au niveau de la délicate gestion du processus de paix, Obama ne semble pas avoir appris de ses erreurs. Il y a deux ans, il n’avait que les mots «gel de la colonisation» à la bouche.

L’art d’Obama
Pendant un temps, il a obtenu ce qu’il voulait, mais au final, il n’est parvenu à rien. «La décision du gouvernement Obama d’arrêter d’exiger le gel des colonies a mis fin à des mois d’échanges diplomatiques éreintants. Le gouvernement américain en a conclu qu’en se focalisant sur les colonies, les parties se détournaient des questions-clés», ont rapporté des agences de presse.

Si les événements récents prouvent quelque chose, c’est qu’Obama est toujours aussi doué pour les diversions inutiles.

Au revoir, gel des colonies, bonjour, 1967.

Une fois de plus, les Israéliens se demandent si le président américain est un vrai ami d’Israël, comme il l’affirme; une fois de plus, les Palestiniens ont des exigences irréalistes que ne peuvent satisfaire les États-Unis; une fois de plus, la base des négociations (directes ou indirectes) n’est pas satisfaisante; une fois de plus, un président américain est acclamé par ses alliés européens toujours ravis de voir le premier ministre israélien se faire chahuter.

Nous n’avons pas la paix, nous n’avons pas de chemin menant à la paix, mais, au moins, nous avons un sujet de conversation, grâce au distracteur en chef.

Traduit par Florence Curet

Voir également:

Les frontières de 1967 : un mythe devenu vérité universelle
Jonathan-Simon Sellem
JSSNews
22 décembre 2010

Le monde entier ne parle que de cela : les frontières de 1967. Ces fameuses lignes de démarcation entre israéliens et palestiniens. Plus de 100 pays soint déjà prêt à reconnaitre la création d’un Etat Palestinien Indépendant dans l’enceinte de ces lignes. Mais qui sait vraiment ce qu’elles sont ? Explications…

Dans les faits, le seul problème est que ces frontières n’existent pas et n’ont aucun fondement historique ou juridique. La seule ligne qui n’ait jamais existé a été la ligne de démarcation d’armistice de 1949, sur la base des lignes de cessez-des armées israéliennes et arabes, en attendant un accord sur une paix permanente. L’accord de 1949 indique expressément que ces lignes n’ont pas de signification politique ou juridique et ne portent pas préjudice aux négociations futures sur les frontières.

Le Conseil de Sécurité de l’ONU a déjà voté une résolution, la numéro 242, qui porte sur ces lignes de 1967. L’ONU a reconnu la nécessité de négocier des frontières sûres et reconnues. D’éminents juristes et des délégués des Nations Unies, y compris en provenance du Brésil et de la Jordanie, ont reconnu que ces lignes ne peuvent pas être considérées comme des frontières internationales.

La série d’accords entre l’OLP et Israël (1993-1999) réaffirme la volonté et l’engagement des parties à négocier les frontières définitives. Pendant toutes les phases de la négociation entre Israël et les Palestiniens, il n’y a jamais eu de décision quant à une frontière sur la base des frontières de 1967.

La direction de l’OLP s’est solennellement engagée à ce que toutes les questions sur le statut permanent ne soient résolues que par des négociations entre les parties. En 2003, la « feuille de route » a en outre réitéré la nécessité de le faire pour les négociations sur les frontières définitives.

Avec une intensité continue et croissante, la direction palestinienne est aujourd’hui obsédée par la promotion d’une politique concertée vis-à-vis de la communauté internationale et de l’opinion publique, en exigeant la reconnaissance de ce qu’ils prétendent être les « frontières de 1967″, et l’acceptation d’un État palestinien unilatéralement déclaré à l’intérieur de ces frontières.

En réalité, les dirigeants palestiniens, ainsi que les membres de la communauté internationale, sont bien conscients du fait que ces frontières n’existent pas, pas plus qu’elles n’ont jamais existé. Elles n’ont jamais figurées dans aucun accord international, dans aucun document concernant le conflit israélo-arabe et ces lignes de 67 n’ont aucun fondement.

Il n’existe aucune disposition dans aucun des accords signés entre Israël et les Palestiniens qui exige le retrait israélien sur la « frontière de 1967. » Il n’y a jamais eu d’impératif géographique qui sanctifie les lignes de 1967.

Ce qui suit est un résumé de l’arrière-plan des lignes de 1967 tel que décrit dans la documentation internationale :

Le Conseil de sécurité des Nations Unies définit des lignes de cessez-le-feu. Le terme « lignes de 1967″ fait référence à la ligne à partir de laquelle les forces armées israéliennes ont évolués au début des hostilités lors de la guerre des 6 jours en 4 juin 1967.

Ces lignes ne sont pas fondées sur des faits historiques, géographiques, sur des considérations démographiques, ou sur un accord international.

Le Conseil de sécurité dans ses résolutions insiste sur le caractère temporaire de la ligne d’armistice qui devait être maintenu « pendant la transition vers une paix permanente en Palestine », laissant entendre que la paix permanente impliquerait la négociation permanente des frontières qui seraient différentes des lignes de démarcation d’armistice.

Les références ci-dessus et la résolution 242 ont servi de base aux négociations d’accords entre l’OLP et le gouvernement israélien.  En 1995, les États-Unis ont publiés cette déclaration : « … Les deux parties s’engagent à ne prendre aucune mesure qui changerait le statut de la Judée-Samarie et de la bande de Gaza en attendant le résultat des négociations sur le statut permanent ».

Cet engagement a été réitéré par les parties dans l’article 9 des accords de 1999 à Charm el Cheikh : « Reconnaissant la nécessité de créer un environnement positif pour les négociations, les deux parties s’engagent à ne prendre aucune mesure qui changerait le statut de la Judée-Samarie et la bande de Gaza, conformément à l’accord intérimaire. »

Tout au long de toutes les phases des négociations sur ces différents accords et mémorandums entre Israël et les Palestiniens, et dans les textes de ces documents, il n’y a jamais aucune référence aux frontières de 1967 en tant que possibles frontières entre les deux voisins, il n’y jamais eu aucune référence à un engagement ou obligation d’Israël de se retirer sur les lignes de 1967.

Des indications supplémentaires de la non-existence des « frontières de 1967″ et le rejet de tout acte unilatéral par les Palestiniens est évident d’après les termes de la Feuille de route du Quartet « basée sur l’objectif d’une solution permanente à deux États » daté du 30 avril 2003. Dans ce document, les parties devaient, dans les deuxième et troisième phases de mise en œuvre de la Feuille de route  et après l’élection d’un responsable palestinien, entamer des négociations portant sur la possibilité de créer un organisme indépendant, État palestinien viable, avec dans un premier temps des « frontières provisoires ».

En réalité, en 1967, les palestiniens n’avaient aucune revendication territoriale spécifique faute tout d’abord de disposer de moyens politiques d’expression mais surtout, de volonté de partager la terre avec une population juive. C’est de cette volonté de chasser les juifs de la terre de Palestine que va naître le sentiment national palestinien parfaitement exprimé dans l’article 15 de la charte de l’OLP de 1964 (approuvé en 1968) qui dispose :

Article 15 : La libération de la Palestine est un devoir national afin de refouler l’invasion sioniste et impérialiste du sol de la patrie arabe et dans le but de purifier la Palestine de l’existence sioniste…. La nation arabe se doit de mobiliser tout son potentiel militaire, humain, matériel et spirituel dans le but d’assister activement le peuple arabe palestinien dans la libération de la Palestine ….. »
Depuis, le Fatah n’a jamais voulu supprimer le paragraphe de sa charte.

La référence aux « frontières de 1967″ concerne également Jérusalem annexée par Israël à la suite de la guerre des 6 jours de 1967. Il convient donc de s’interroger sur le point de savoir si les « frontières de 1967″ mentionnées par le Président de l’Autorité Palestinienne concernent la période antérieure ou postérieure à cette guerre, car la notion a une portée différente suivant que l’on se place avant ou après l’annexion. S’il s’agit des frontières de 1967 postérieures à l’annexion, il n’y a aucune difficulté puisque Jérusalem fait partie intégrante du territoire israélien. Si, en revanche, le Président de l’Autorité Palestinienne fait référence aux frontières de 1967 avant l’annexion, le retour à ces frontières exigerait une restitution de la partie orientale de Jérusalem à la Jordanie qui en a été dépossédée à cette époque. Autrement dit, cela reviendrait à restituer la partie orientale de Jérusalem à un État qui a signé la paix avec Israël et qui, de surcroît, refuse de diriger la vie des palestiniens (même au sein de son propre territoire).

Les fameuses frontières de 1967
Alain Legaret

22 avril 2011

Tous ceux qui s’occupent de vouloir fixer des limites à l’Etat d’Israël pour lui coller un état palestinien qui ne sera en rien démocratique comme ils osent le prétendre, utilisent un jour ou l’autre l’expression qui présente l’état palestinien dans « les frontières de 1967 ».

Remarquez que la phrase n’est jamais finie. Les frontières de 1967 oui, mais de quel pays au juste ?

La méthode est malhonnête parce qu’elle laisse entendre q’un état palestinien existait avant 1967 et qu’il a été occupé par Israël, faisant de l’Etat juif une puissance impérialiste et colonialiste d’un état souverain.
Or si les médias malhonnêtes ne précisent pas à quels pays appartiennent ces frontières, on doit dire ici même aux lecteurs la vérité, la seule véritable et vérifiable partout sauf chez les émules des nouveaux nazis, à savoir qu’en 1967, les frontières étaient entre Israël, et ses voisins la Jordanie, l’Egypte, le Liban et la Syrie.
D’Etat palestinien, il n’y en avait point. Mais comme c’est Israël qu’on veut clouer au pilori, tous les moyens sont bons pour le rendre coupable aux yeux des lecteurs.

Ce que l’on appelle couramment aujourd’hui les « territoires palestiniens occupés », ont été curieusement appelés « territoires palestiniens occupés » que depuis qu’Israël les a conquis à l’Egypte et à la Jordanie lors de la guerre des six jours en 1967.

Pourquoi n’étaient-ils pas appelés palestiniens quand ils étaient sous domination égyptienne et jordanienne ?

Pourquoi n’étaient-ils pas considérés occupés ?

Il faut chercher dans le « manuel du petit antisémite déguisé en antisioniste » pour y trouver sa réponse. Et apparemment, ce manuel fait fürher, dans les chancelleries et les rédactions du monde, y compris chez certains qui se présentent comme les « amis » d’Israël pour mieux le trahir.

Aujourd’hui, dans une interview de Mahmoud Abbas , président illégitime des Palestiniens puisque son mandat de président s’est terminé en 2009, que de nouvelles élections n’ont pas eu lieu depuis de peur de les perdre devant le Hamas, mais qui continue d’être reconnu par la communauté internationale tant qu’il peut nuire à Israël, le Figaro pousse encore le bouchon un peu plus loin dans l’accusation d’Israël. Il pose la question suivante : « vous comptez obtenir, en septembre, à l’assemblée générale des Nations Unies, une reconnaissance internationale de l’Etat palestinien, dans SES frontières de 1967 ».

Le Figaro, parle de l’Etat palestinien et de SES FRONTIERES DE 1967, inventant du coup un état qui n’a jamais existé, et présentant de fait Israël comme coupable d’occuper un pays souverain. Alors que les salauds précédents avaient au moins la pudeur de laisser la phrase incomplète, laissant à l’imagination du lecteur-futur-antisémite le soin de voir en Israël un occupant, le Figaro, lui, emporté par son phantasme de culpabiliser l’Etat Juif, fait du révisionniste et transforme l’histoire.

La faute n’est pas tant à faire porter par les seuls journalistes-propagandistes. La responsabilité de donner au public des fausses informations, pour les orienter vers une haine d’Israël revient aussi aux politiques qui côtoient et se font interviewer par ces mêmes organes de presse, leur donnant ainsi une certaine légitimité. Le mensonge devient alors la règle.

Israël est une fois de plus diabolisé, comme on diabolisait les Juifs dans les années 30.

Israel’s Critical Requirements for Defensible Borders

The Foundation for a Secure Peace

While there has been significant public discussion about Palestinian demands in the peace process, there has been little in-depth analysis of Israel’s rights and requirements.

This study is intended to fill that vacuum, presenting a comprehensive assessment of Israel’s critical security requirements, particularly the need for defensible borders that was enshrined in UN Security Council Resolution 242 and endorsed by past U.S. administrations. The study also details the key elements of a demilitarized Palestinian state, as was proposed by Prime Minister Benjamin Netanyahu shortly after taking office in 2009.

The vital importance of Israel’s control over West Bank airspace is also carefully considered, as are the risks to Israel of deploying international forces there.

Historically, every peace accord the State of Israel has reached with its neighbors has been challenged by other Middle Eastern states across the region or by international terrorist organizations. Given that experience, the only peace that will last over time is a peace that Israel can defend.

Top IDF Generals Outline Israel’s Security Needs

In the study, a number of retired IDF generals explain the philosophy behind the concept of defensible borders.

Maj.-Gen. Moshe Ya’alon (ret.), a former IDF chief of staff who currently serves as Israeli minister of defense, has emphasized the importance of a security-first approach to Israeli-Palestinian negotiations – an approach, he said, that is “firmly rooted in Israel’s longstanding commitment to defend itself by itself.”

Israel’s vital security requirements, Ya’alon wrote, include “defensible borders, a demilitarized Palestinian entity, control of a unified airspace within Judea and Samaria, electromagnetic communications frequency security and other guarantees.”

The Importance of the Jordan Valley

Maj.-Gen. (ret.) Uzi Dayan, former IDF deputy chief of staff, has written a detailed analysis of Israel’s security requirements. He focused on the importance of Israel retaining the Jordan Valley, a natural physical barrier that can be defended with relative ease.

“In the eastern theater, there is no substitute for the Jordan Valley; its location and unique topographical features make it the only feasible eastern border for the State of Israel,” Dayan wrote.

It is not only Israel that should be concerned, Dayan noted, but also the Hashemite Kingdom of Jordan. If the IDF evacuates the Jordan Valley, the main effort for the prevention of smuggling will fall on the Jordanian army. Once it is widely known that Israel is no longer present to seal off the West Bank from the east, Dayan said, regional terrorist groups will seek forward positions within Jordan.

The Risks of Foreign Peacekeeping Forces

Israel has a history of bad experiences with international peacekeeping forces. Many top former IDF generals have rejected the option of relying on foreign forces in the Jordan Valley as part of an Israeli-Palestinian agreement.

Maj.-Gen. (ret.) Yaakov Amidror, former national security advisor to Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu, has highlighted Israel’s experiences with unreliable international peacekeepers and explained how foreign forces would constrain Israel’s ability to protect itself without outside help.

“Israel takes great pride in the fact that it has never asked Western soldiers – including American troops – to risk their lives in its defense,” Amidror wrote.

Additional Key Principles

Maj.-Gen. (ret.) Aharon Ze’evi Farkash, former head of IDF intelligence, has articulated the key principles of a demilitarized Palestinian state, which Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu said he supported in his 2009 speech at Bar-Ilan University.

“Israel’s definition of demilitarization is that no security threat develop either within or by way of Palestinian territory,” Farkash wrote.

In addition, Brig.-Gen (ret.) Udi Dekel, former head of the IDF Strategic Planning Division, has focused on the need for Israel to retain control of the territorial airspace and electromagnetic spectrum.

“Israel must guarantee that the Palestinians do not exploit their topographical advantage to block or neutralize Israel’s communication systems, or to gather intelligence on their own behalf or on behalf of hostile states,” Dekel wrote.

Finally, Ambassador Meir Rosenne explains UN Security Council Resolution 242 and Ambassador Dore Gold recounts the history of the U.S. position on the pre-1967 lines, while analyst Dan Diker discusses Israel’s return to security-based diplomacy.

– See more at: http://jcpa.org/requirements-for-defensible-borders/#sthash.XV20WXJY.dpuf

Voir également:

27 Mai 2008
Israël : des frontières défendables pour la paix et la sécurité Par Freddy Eytan, Dore Gold, Yaacov Amidror et Meir Rosenne (*)

On a assez dit et répété qu’Israël, remarquable par son intrépidité et son courage sur les champs de bataille, réputé pour ses performances extraordinaires en matière de haute technologie ou pour la qualité de ses productions artistiques et littéraires, est un piètre communiquant, que son talon d’Achille a pour nom « Information et propagande » alors que les Palestiniens excellent dans l’art de monter en épingle le moindre incident, pour ne pas se réjouir de la parution , sous l’égide du Centre des Affaires Publiques et de l’Etat d’un ouvrage de référence qui expose, documents, cartes, photos et toutes preuves à l’appui, le point de vue israélien sur ce que peuvent être les limites acceptables dans le cadre d’une future négociation de paix entre Israël et les Palestiniens.

Quatre spécialistes de renommée internationale conjuguent leurs talents pour nous offrir une analyse pertinente et indiscutable. Freddy Eytan, politologue, premier ambassadeur d’Israël en république islamique de Mauritanie, Dore Gold, ancien ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, le général de réserve Yaacov Amidror, ancien directeur de l’Institut de la Défense Nationale et chef du Département de recherche des services de renseignements de Tsahal, Meir Rosenne, enfin, ancien ambassadeur d’Israël en France et aux Etats-Unis.
Pour cette équipe de pointe, toute l’attention des négociateurs doit se porter sur la fameuse résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée à l’unanimité le 22 novembre 1967 et sur la notion essentielle, pour l’avenir d’Israël, de « frontières sûres et reconnues », c’est-à-dire défendables. Certes, d’autres considérations entreront en jeu lors de futures discussion de paix : le problème de l’eau ou encore les questions démographiques. Mais nos auteurs considèrent, à raison, que c’est la question des frontières futures qui prime et qu’il faut l’examiner sereinement, d’un point de vue juridique et diplomatique, mais avec fermeté. L’explosion du pouvoir palestinien, la fragilité des régimes « modérés », la menace nucléaire iranienne, l’ombre menaçante d’Al-Qaïda font que « pour suivre une vie normale dans un environnement hostile, Israël devrait se munir d’une infrastructure de sécurité complète. L’Etat hébreu doit pouvoir assurer une profondeur stratégique, défendre ses points vitaux et protéger sa population dans les zones urbaines surpeuplées qui se trouvent le long de la plaine côtière et la région de Jérusalem ». Bref, « seules des frontières défendables et des mesures de sécurité adéquates assureront la stabilité du Proche-Orient et la pérennité du processus de paix »
Jetons un œil sur une carte de la région : la vulnérabilité stratégique d’Israël à partir de la Cisjordanie saute aux yeux. Du nord au sud. Haïfa est à quarante kilomètres de Djenine, la base aérienne de Ramat David à une vingtaine. Nétanya se trouve à 14 kilomètres de Tulkarem, Kfar Saba à 700 mètres de Kalkilia et Tel Aviv comme l’aéroport de Sdé Dov sont à 20 kilomètres des territoires. L’aéroport international Ben Gourion est encore plus proche : 9,5 km ! Il suffirait d’un seul tir de mortier par semaine depuis les collines surplombant l’aéroport pour paralyser complètement le trafic aérien en Israël. Et même si elles sont un peu plus éloignées, les bases aériennes de Tel Nof et de Hazor ne sont pas à l’abri. Bethléem est à 400 mètres de Jérusalem. Enfin, plus au sud, Béer Sheva et la base aérienne de Hatzerim sont à 17 km et la base aérienne de Nevatim à une vingtaine. On frémit à l’examen de ce véritable étranglement d’un territoire dans lequel sont concentrés 70% de la population israélienne et 80% de la capacité industrielle du pays.
On parle souvent de « retour aux frontières de 1967 ». C’est une hérésie. Comme l’a confirmé le général Moshé Bougy Yahalom, le 24 janvier 2006 :
« Dans le contexte actuel, les frontières d’avant 1967 ne sont ni sûres, ni défendables ». Israël est appelé, rappelons-le, dans la version anglaise qui fait autorité, à se retirer « de » territoires. C’est pourquoi, aussi bien le président Lyndon Johnson considérait en son temps qu’un retour au statu quo ante conduirait inévitablement à une nouvelle guerre, que le ministre britannique des Affaires étrangères, George Brown, a confirmé en 1970, que la résolution 242 est formulée de manière à ce que « Israël ne se retirera pas de tous les territoires » et que le 14 avril 2004, le président américain George Bush a confirmé cette vision au Premier ministre israélien Ariel Sharon. Au long des années, cette vision a été cautionnée par de nombreuses personnalités politiques, de Margaret Thatcher à François Mitterrand en passant par Richard Nixon, Ronald Reagan, Gerald Ford, Warren Christopher et Henry Kissinger. Mais cette position a tendance à s’éroder, notamment en Europe. Le 24 octobre 2004, Javier Solana, haut représentant de l’Union Européenne pour la politique étrangère et la sécurité commune a évoqué un retrait d’Israël « de tous les territoires occupés » et Chris Patten, commissaire européen aux relations extérieures se réfère aux frontières de 1967. Or, comme le redit avec force le général Amidror, « D’un point de vue purement technique, dans les frontières d’avant 1967, Israël perdrait sa capacité de défense. Il faut disposer d’une profondeur suffisante pour concentrer les forces de défense, ainsi que d’une distance adéquate pour permettre un temps nécessaire à leur entrée en action avant que les forces de l’ennemi ne parviennent dans l’hinterland stratégique du pays ». C’est à cette conclusion que sont parvenus les chefs d’état-majors armés des Etats-Unis : « D’un point de vue strictement militaire, Israël devra conserver une partie des territoires arabes conquis pour disposer de frontières militairement défendables. En Cisjordanie, Israël doit contrôler les territoires en altitude s’étendant du nord au sud ».
Au lendemain de l’adoption de la résolution 242, le vice-ministre soviétique des Affaires étrangères, Vassili Kouznetsov, reconnaissait : « Il ne fait aucun doute qu’il existe une grande marge d’interprétation donnant à Israël le droit d’établir de nouvelles frontières et de retirer ses forces seulement jusqu’aux endroits qu’il jugera opportun ». Eminent spécialiste de droit international, Eliahou Lauterpacht établit une distinction salutaire entre une modification territoriale illégale réalisée par un agresseur et une modification légale en riposte à une agression.
Des cartes et des documents annexes très précieux comme la missive du président Bush à Ariel Sharon complètent cette étude remarquable. Un travail de référence.

Jean-Pierre Allali

(*) Editions du Jerusalem Center for Public Affairs. 2007. 74 pages grand format.

Voir enfin:

BACKGROUNDER: Camp David 2000
Facts and Final Status Issues
Alex Safian, PhD
Camera
July 1, 2000

Many media accounts have misrepresented the « final status » issues that are now the subject of intensive negotiations at Camp David, often distorting Oslo, UN resolutions, the demographics and history of Jerusalem, and Middle East history in general.

Thus on July 6th Reuters ran a « fact box » which grossly misstated the terms of UN Resolution 242 (passed in the wake of the June 1967 Arab war against Israel), grossly misstated the terms of UN Resolution 194 (passed in the wake of the 1948 Arab war against Israel), and greatly exaggerated the Palestinian population of the city of Jerusalem by confusing the city itself with the Palestinian Authority-designated Jerusalem Governorate, a far wider area encompassing numerous surrounding towns and villages.

In a story on July 11th the New York Times made similar errors concerning Resolution 242, informing readers that « The Palestinians want a settlement based on United Nations Resolution 242, which calls for an end to Israeli occupation of the entire West Bank and Gaza, seized in the 1967 war. » That is not what the resolution says.

• UN Security Council Resolution 242

Context for the resolution: On May 15 of 1967 Egypt’s President Nasser sent columns of tanks and troops – eventually numbering 1000 top line Soviet-built tanks and 100,000 troops – across the Suez Canal and into Sinai where they continued until they reached the Israeli border. The following day Nasser ordered UN peacekeeping troops to leave the border region, where they had been stationed since 1956. The UN peacekeepers complied immediately, whereupon official Egyptian radio announced:

As of today there no longer exists an international emergency force to protect Israel. We shall exercise patience no more. We shall not complain anymore to the UN about Israel. The sole method we shall apply against Israel is total war, which shall result in the termination of Zionist existence.
On May 22 Egypt blockaded Israel’s southern port of Eilat, under international law a casus belli, or act of war. On May 27 Nasser stated « Our basic objective will be the destruction of Israel, » and the following day he stated « We will not accept any … coexistence with Israel. »

After the war, which the Israelis won decisively, the UN Security Council passed Resolution 242, which, after difficult negotiations, was carefully worded to require that Israel withdraw from « territories » rather than « the territories. » This construction, leaving out « the, » was intentional, because it was not envisioned that Israel would withdraw from all the territories, thereby returning to the vulnerable pre-war borders. And any withdrawal would be such as to create « secure and recognized boundaries. »

The British UN Ambassador at the time, Lord Caradon, who introduced the resolution to the Council, has stated that, « It would have been wrong to demand that Israel return to its positions of June 4, 1967, because those positions were undesirable and artificial. »

Our UN Ambassador at the time, former Supreme Court Justice Arthur Goldberg, has stated that, « The notable omissions – which were not accidental – in regard to withdrawal are the words ‘the’ or ‘all’ and the ‘June 5, 1967 lines’ … the resolution speaks of withdrawal from occupied territories without defining the extent of withdrawal. » This would encompass « less than a complete withdrawal of Israeli forces from occupied territory, inasmuch as Israel’s prior frontiers had proved to be notably insecure. »

The reasoning of the United States and its allies at the time was clear: Any resolution which, in the face of the aggressive war launched in 1967 against Israel, required complete Israeli withdrawal, would have been seen as a reward for aggression and an invitation to future aggression. This is assuredly not what the UN voted for, or had in mind, when it passed Resolution 242.

There is one final thing to be said concerning the missing « the. » Some commentators have argued that since the French « version » of 242 does contain the phrase « the territories, » the resolution does in fact require total Israeli withdrawal. This is incorrect — the practice in the UN is that the binding version of any resolution is the one voted upon, which is always in the language of the introducing party. In the case of 242 that party was Great Britain, thus the binding version of 242 is in English. The French translation is irrelevant

Finally, it should also be noted that by withdrawing from Sinai after the peace treaty with Egypt, Israel has already vacated 91 percent of the territories it gained in 1967.

• UN General Assembly Resolution 194

Reuters and other media outlets have uncritically accepted Palestinian claims that Resolution 194 established a Palestinian « right to return to their homes in villages and towns now part of Israel. » No such right was established; instead, in its relevant paragraph, the resolution suggested (not required, since it was passed by the General Assembly rather than the Security Council) that:

refugees wishing to return to their homes and live at peace with their neighbors should be permitted to do so at the earliest practicable date … [R]epatriation, resettlement and economic and social rehabilitation of refugees and payment of compensation [should be facilitated].
Thus the resolution required any returning Palestinian refugees to first accept living at peace with their neighbors in Israel, therefore accepting Israel’s right to exist. Very few of those refugees, even today, seem truly willing to accept this. It should also be noted that (1) the resolution applies equally to Palestinian refugees from Israel, and to the similar number of Jewish refugees from Arab countries who came to Israel after 1948, and (2) that it placed repatriation, resettlement, and payment of compensation on an equal footing.

Finally it should be noted that all the Arab states voted against Resolution 194, precisely because it did not establish a « right of return, » and because it implicitly recognized Israel.

• How many Palestinian refugees?

Many reporters have uncritically accepted Palestinian claims that there are today roughly 4 million Palestinian refugees, and that these people were somehow expelled from Israel. Thus, the usually reliable John McWethy on ABC’s World News Tonight reported that « 3.7 million refugees … were forced out of Israel and are demanding the right to return and be compensated. » Recent research by Israeli scholars such as Efraim Karsh (Fabricating Israeli History: The New Historians) have thoroughly discredited authors such as Benny Morris and Ilan Pappe who had charged Israel with mass expulsion of Palestinians during the 1948-49 Arab-Israeli war. Of course, it should be remembered that the Palestinian refugee problem was caused by this war, and that the war was initiated by the Palestinians themselves and by the five Arab states whose armies invaded Israel the day it declared independence. It should also be remembered that the roughly 550,000 Palestinian refugees were not alone — there were a similar number of Jewish refugees from Arab countries. At great expense and effort the newly born state of Israel settled these Jewish refugees. Unfortunately, the Arab states, many of them flush with oil wealth, made no such effort, often acting to keep the Palestinian refugees in continuing, festering poverty, all the better to use them as a weapon against Israel.

With regard to the Palestinian refugees today, according to the « Report of the Commissioner-General of the United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East – 1 July 1997 – 30 June 1998 » there were 3,521,130 refugees as of June 30, 1998 (Table 1). However, the report (available at http://www.unrwa.org) also states that:

UNRWA registration figures are based on information voluntarily supplied by refugees primarily for the purpose of obtaining access to Agency services, and hence cannot be considered statistically valid demographic data; the number of registered refugees present in the Agency’s area of operations is almost certainly less that the population recorded.
Moreover, not only does the UN admit the figures are of doubtful accuracy, there being obvious reason for families to claim more members and thereby receive more aid, the UN also admits that the total includes 1,463,064 Jordanian citizens, who cannot by any stretch be considered refugees. Indeed, if they are refugees, then the more than 500,000 Jewish refugees from Arab countries who came to Israel after 1948 were nonetheless still refugees even after receiving Israeli citizenship, as are their descendants (since, in these claims, descendants of Palestinian refugees are themselves considered refugees). That is, there would be in Israel today at least 2 million Jewish refugees from Arab countries. Whether or not one accepts that the descendants of refugees are themselves refugees, if the claims of the Palestinian refugees are now being discussed, so should the claims of these Jewish refugees.

• Arabs refused Israel’s 1949 offer to unconditionally admit 100,000 Palestinians

As a goodwill gesture during the Lausanne negotiations in 1949, Israel offered to take back 100,000 Palestinian refugees prior to any discussion of the refugee question. The Arab states, who had refused even to negotiate face-to-face with the Israelis, turned down the offer because it implicitly recognized Israel’s existence.

Despite this, on humanitarian grounds Israel has since the 1950’s allowed more than 50,000 refugees to return to Israel under a family reunification program, and between 1967 and 1993 allowed a further 75,000 to return to the West Bank or Gaza. Since the beginning of the Oslo process Israel has allowed another 90,000 Palestinians to gain residence in PA-controlled territory.

• Israeli compensation to Arabs who lost property; no Arab compensation to Jews

Arabs who lost property in Israel are eligible to file for compensation from Israel’s Custodian of Absentee Property. As of the end of 1993, a total of 14,692 claims had been filed, claims were settled with respect to more than 200,000 dunums of land, more than 10,000,000 NIS (New Israeli Sheckels) had been paid in compensation, and more than 54,000 dunums of replacement land had been given in compensation. Israel has followed this generous policy despite the fact that not a single penny of compensation has ever been paid to any of the more than 500,000 Jewish refugees from Arab countries, who were forced by the Arab governments to abandon their homes, businesses and savings.

• Jerusalem

Many press reports have repeated Palestinian claims that Israel is « ethnically cleansing » Jerusalem of its Arab residents. Some, like Agence France-Presse (AFP), have even used the offensive term « judaisation » (July 5, 2000). Once again the facts are otherwise — since 1967 Jerusalem’s Arab population has grown faster than its Jewish population. For example in the period 1967 – 1996 the city’s Jewish population grew by 113.1 percent, while its Arab population grew by 163.7 percent. Similarly, home construction in the Arab sector also outpaced home construction in the Jewish sector.

rev 11/03/2000
UN Security Council Resolution 242
The Security Council,
Expressing its continuing concern with the grave situation in the Middle East,
Emphasizing the inadmissibility of the acquisition of territory by war and the need to work for a just and lasting peace in which every State in the area can live in security,
Emphasizing further that all Member States in their acceptance of the Charter of the United Nations have undertaken a commitment to act in accordance with Article 2 of the Charter.
1. Affirms that the fulfillment of Charter principles requires the establishment of a just and lasting peace in the Middle East which should include the application of both the following principles:
(i) Withdrawal of Israeli armed forces from territories occupied in the recent conflict;
(ii) Termination of all claims or states of belligerency and respect for and acknowledgement of the sovereignty, territorial integrity and political independence of every State in the area and their right to live in peace within secure and recognized boundaries free from threats or acts of force;
2. Affirms further the necessity:
(a) For guaranteeing freedom of navigation through international waterways in the area;
(b) For achieving a just settlement of the refugee problem;
(c) For guaranteeing the territorial inviolability and political independence of every State in the area, through measures including the establishment of demilitarized zones;
3. Requests the Secretary General to designate a Special Representative to proceed to the Middle East to establish and maintain contacts with the States concerned in order to promote agreement and assist efforts to achieve a peaceful and accepted settlement in accordance with the provisions and principles in this resolution;
4. Requests the Secretary General to report to the Security Council on the progress of the efforts of the Special Representative as soon as possible.

 Voir encore:

On Multi-Lingual Interpretation -UN Security Council Res 242-
Shabtai Rosenne

Israel Law Review, Vol. 6, 1971; reprinted in The Arab-Israeli Conflict, Vol. II: Readings, ed. John Norton Moore (Princeton University Press, 1974)

01 Jan 1971

(Former Permanent Representative of Israel to the United Nations Office at Geneva. Member of the United Nations International Law Commission. The views expressed in this note are personal to the writer.)

Security Council resolution 242 (1967), adopted on November 22, 1967, contains the following phrase:

« Withdrawal of Israeli armed forces from territories occupied in the recent conflict. »
In the other languages used by the Security Council (except Chinese), that phrase is framed as follows:

« Retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés lors du récent conflit. »

« Vyvod izrailskikh voruzhennykh sit s territorii, okkupirovannykh vo vremya n’edavn’ego konflikta. »

« Retiro de las fuerzas armadas israelís de los territorios que ocuparon durante el reciente conflicto. »

That phrase has produced considerable controversy inside Israel, but within that controversy a secondary issue has arisen, of some juridical interest, since some of the protagonists of one point of view or another have purported to see a fundamental difference between one or other of these language versions of this phrase. We have no intention of taking sides in that particular controversy. The aim of this note is more limited, namely, to indicate certain factors relevant to the interpretation of a multi-lingual resolution of an organ of the United Nations.

The above quoted phrase in resolution 242 (1967) is identical with the draft submitted by the United Kingdom on November 16, 1967, in Security Council document S/8247: similarly the French and Russian versions of the resolution are identical with the translations into those languages, prepared by the United Nations Secretariat, of the draft resolution S/8247. On the other hand, there is a not insignificant difference between the Spanish translation of the draft resolution and the official Spanish version of the resolution itself, the draft reading: « Retiro de todas las fuerzas armadas israelís de territorios que occuparon durante el reciente conflicto ».1

Of these four languages, two, the English and the French, had, under the Provisional Rules of Procedure of the Security Council in force in November, 1967, the status of working languages, and the others the status of official languages. The regulatory texts-in this case the Charter of the United Nations and the Provisional Rules of Procedure of the Security Council do nothing to refine the concept of the status of the working languages as compared with the official languages, and the distinction is even more blurred in fact, since on the one hand the procedure of simultaneous interpretation (as distinguished from consecutive interpretation, and translation) is now employed in the meetings of the Security Council, and on the other hand the Secretariat is expeditious in issuing the documents simultaneously in all the languages. By rule 45 of the Provisional Rules of Procedure, verbatim records of the meetings of the Security Council shall be drawn tip in the working languages; but by rule 46: « All resolutions and other important documents shall forthwith be made available in the official languages… ».2 To some extent, it may be assumed for practical purposes that the working languages have a standing roughly equivalent to that of the authentic texts of an international treaty, although the analogy must be treated with considerable caution, bearing in mind that in the law of treaties the status of « authentic text » derives from the agreement of the parties, and is not imposed by mere procedure. That standing itself will when necessary relate back to the language in which the negotiation and drafting took place, there being all the difference in the world between a negotiated language version and one produced mechanically by some translation service, however competent. Here it must also be recalled that the function performed by interpretation, when the object of the exercise is a treaty being interpreted by its parties for the purposes of its own application by them, in the nature of things differs from that of interpretation of a resolution of an international organ, especially when the interpretation is being undertaken not by a party for the purposes of application by it, but fly a State which was not even a member of the organ when the resolution in question was adopted.

A close study of the rules for the interpretation of a multi-lingual treaty embodied in articles 31 to 33 of the Vienna Convention on the Law of Treaties of May 23, 19693 suggests that what the International Law Commission wanted to stress, when it put forward the draft of these rules, was, in case of doubt, the importance of determining the history of the multi-lingual texts concerned in order to establish their interrelationship as a matter of fact, as the point of departure for an operation designed to establish the intention of the parties to the treaty in question. Already in 1964 the Commission indicated that it would not be content to rely oil purely doctrinal studies, and requested the Secretariat to furnish further information regarding the practice of the United Nations in drawing up the texts of multi-lingual instruments.4 The practical considerations which prompted that attitude in relation to the interpretation of a multi-lingual treat) obviously apply with even greater force when what is being interpreted is a resolution which itself exists in a number of language versions, the precise status of which differ.

As stated, the draft of resolution 242 (1967) was submitted by the United Kingdom and naturally the original text is English. It is an historical fact, which nobody has ever attempted to deny, that the negotiations between the members of the Security Council, and with the other interested parties, which preceded the adoption of that resolution, were conducted on the basis of English texts, ultimately consolidated in Security Council document S/8247. Investigations which have since been made establish that at some stage the question was raised whether the translations prepared by the Secretariat (and especially the French translation) were adequate and accurate renderings of that original. This question was answered in the affirmative. The translations were prepared in the usual way by the appropriate language services of the Secretariat. It appears that these translations were checked by the substantive Secretariat officials in the Department of Political and Security Council Affairs of the Secretariat assigned to the Security Council, and later by the members of the Security Council themselves in informal meetings, those checks supplying the necessary political controls over the technical work. There is also some evidence to indicate that contemporary independent checks were made in different Foreign Ministries.5 The upshot was at the time a general understanding that, in the same way that the English and Russian languages can get by without use of the definite (or indefinite) article, the genius of the French and Spanish languages requires use of definite articles to a degree which a non-Latinist may find excessive and misleading, or at least confusing. A suggestion that the translation may have been faulty (although in what respect is not clear) has only been advanced recently: but even so the question is, and will remain, an open one. Many experts in the French language, including academics with no political axe to grind, have advised that the French translation is an accurate and idiomatic rendering of the original English text, and possibly even the only acceptable rendering into French. As an independent scholar of the law has recently written: « the expression ‘des territoires’ in [the French] translation may be viewed merely as an idiomatic rendering into French, not intended to depart … from the English… ».6

This contention is further supported by the proceedings in the Security Council itself. In its composition on the date in question, English was the language used by ten members (Brazil, Canada, China, Denmark, Ethiopia, India, Japan, Nigeria, United Kingdom and the United States); French was used by three members, (Bulgaria, France and Mali); and Russian and Spanish by one each, the USSR and Argentina (it will be noted that all the French-speaking delegations were then favourable to the Arab thesis). Furthermore, of the non-members invited to take part in those meetings – UAR, Israel, Jordan and Syria – all were habitually using the English language both in the meetings of the Security Council and in the private negotiations.

The draft resolution was introduced by the United Kingdom at the 1379th meeting of the Security Council on November 16, 1967. In subsequent meetings there was sporadic mention – without particular stress on linguistic problems of the meaning to be given to the phrase under consideration here. On the question of concordance, the French representative was explicit in stating that the French text was « identical » with the English text.7 The Israel representative intervened at the end of the debate to state that he was communicating to his Government nothing else except the original English text of the draft resolution as presented by the original sponsor on November 16.8 It is known from an outside source that the sponsors resisted all attempts to insert words such as « all » or « the » in the text of this phrase in the English text of the resolution,9 and it will not be overlooked that when that very word « all » erroneously crept into the Spanish translation of the draft, it was subsequently removed.

It is submitted that when resolution 242 is closely examined in the light of the practice and procedure of the Security Council and the Secretariat and of its own legislative history, the supposition of any real or assumed lack of concordance between some of the language versions of the official text of that resolution is not helpful in resolving any interpretation problems which that resolution may present. One reason for this is that in order to remove such lack of concordance, one or other of the language versions would have to be rewritten. But that process would in the nature of things introduce arbitrariness and subjectivities into the matter. For instance, it is said that the indefinite quality of the English and Russian versions – which was a matter of political determinism-ought to be met by the introduction of a word such as « certains » into the French version (and its equivalent in the Spanish). But in such a context, certains would need some equivalent in English, for instance some, a word which does not appear in the English text and which, moreover, it is unlikely that a draftsman with any command of the English language, from either side of the Atlantic, would have willingly or wittingly inserted. If on this score there is any ambiguity in resolution 242 as it stands (which we do not think to be the case), it is rendered neither greater nor less by comparison of the different language versions, but is inherent in the text as adopted, in all its language versions. In this connection it may be observed that categorical assertions that the resolution obliges Israel completely to withdraw all its armed forces from all the occupied territories are not based on preference for one or other of the language versions of the resolution, but on the resolution in its integrity, in each one of its language versions. That was made clear, by the pro-Arab spokesmen, using the English, French and Russian languages, in the Security Council debate in November 1967. However, the real problem of what the resolution means on this cardinal question, or to put it differently, what the Security Council intended, arises whatever the language in which the resolution be read or a given contention expressed.

Curiously enough, there is remarkably little international jurisprudence on the interpretation of multi-lingual resolutions of international organs. In the South-West Africa-Voting Procedure case the International Court of Justice noted that there was a slight difference between the English and French texts of a resolution of the General Assembly, and reached the conclusion, from an examination of the debates in the General Assembly, that the French version seemed to express more precisely the intention of the General Assembly.10 Applying that test to the Security Council resolution under discussion, it would follow that in order to reach viable conclusions as to the intention of the Security Council (assuming that to be the aim of the process of interpretation), all the antecedent discussions in the Security Council (from May, 1967) and in the Fifth Emergency Special Session of the General Assembly, must be taken into account.11 That includes the rejection of all resolutions calling for the complete withdrawal of all Israeli armed forces from all the occupied territories. It also includes the predominant position in fact occupied by the English language in all the formal and informal meetings and negotiations which preceded the adoption of the Security Council’s resolution under consideration here.

It is commonplace to say that interpretation is an art, not an exact science. Likewise, translation is an art, not an exact science. The most the law call do in such circumstances is to indicate in general terms, as we have done here, the nature of the rules governing the process by which this art is applied in a concrete case, the kind of intellectual discipline with which the interpreter must gird himself. In this connection, the wise counsel furnished by the greatest of Jewish jurists to the translator may appropriately be recalled:

Any translator who intends to render a work from one language to another merely by rendering word for word, and slavishly following the order of the chapters and sentences in the original, will come to grief. The product of his labor will be unintelligible and ludicrous. That method is utterly incorrect. The first step is to read the original until the translator is fully at home in it and has complete understanding of what the author has written. Then he should render the contents clearly and idiomatically. However, this can be done only if he grasps syntax by the neck and vigorously shakes it, changing the order of paragraphs and words, substituting many words for one when necessary and vice versa, and altering punctuation until the translation reads clearly, gracefully and meaningfully.12

The critic of the different language versions of the Security Council resolution would do well to keep that in his mind.

1. The change in the Spanish text was probably the result of renewed scrutiny following the intervention of the only Spanish-speaking member of the Security Council at that time, the representative of Argentina. S/PV. 1382 at 78 (Provisional English version).

2. Document S/96/Rev. 4. Following Security Council resolution 263, adopted on January 24, 1969, Russian and Spanish now have the status of working languages consequential amendments being made in the Rules of Procedure in force since then, doc. S/96/Rev. 5.

3. The Law of Treaties: A Guide to the Legislative History of the Vienna Convention, by the present writer (1970). For the draft articles on the law of treaties submitted by the International Law Commission, see Reports of the International Law Commission on the work of the second part of its seventeenth session and on it eighteenth session, in U.N. Official Records of the General Assembly, twenty-first session, supplement No. 9 (A/6309/Rev. 1), Part II, Chapter II. Yearbook of the International Law Commission (1966), vol. II at 173.

4. Report of the International Law Commission on the work of its sixteenth session, footnote 170. Official Records of the General Assembly, nineteenth session, supplement No. 9 (A/5809), Yearbook of the International Law Commission (1964), vol. II at 206. See also the discussion at the 767th meeting of the Commission, Yearbook of the International Law Commission (1964), vol. I at 298. For the memorandum of the Secretariat (in the preparation of which the present writer assisted), see document A/CN.4/187, Yearbook of the International Law Commission (1966), vol. II at 104.

5. Eugene Rostow, « The United Nations and Legal Aspects of the Search for Peace in the Middle East » (1970), Proceedings of the American Society of International Law, 69. In 1967, Dean Rostow occupied a responsible position in the State Department during the administration of President Johnson, and his remarks were made with personal knowledge and authority.

6. Julius Stone, « The ‘November Resolution’ and Middle East Peace: Pitfall of Guidance » in A Collection of Essays in honor of Josef L. Kunz (reprinted from (1970) Toledo Law Review), footnote 7.

7. S/PV.1382 at 58 (Provisional English version). Note also the remark of the representative of France at the 1895th plenary meeting of the General Assembly on November 3, 1970, insisting « in order to avoid reviving an old quarrel » that this part of resolution 242 (1967) must be quoted in exactly the same terms as those that were adopted, the English text in the original English, the French text in the original French version, the Russian text in the original Russian version, and so on. A/PV.1895 at 53 (Provisional English version). This is probably the most authoritative confirmation one could have that the French text was intended to convey exactly the same meaning as the English, and not vice versa.

8. S/PV.1382 at 96 (Provisional English version). Note also on this point Mr. Eban’s Press Conference of March 7, 1971.

9. Arthur Lall, The U.N. and the Middle East Crisis (1968) at 253-4. Ambassador Lall had earlier been Deputy Permanent Representative of India to the United Nations, and although in 1967 he held a teaching post at Columbia University, in the City of New York, he is widely regarded as reflecting the views of the Indian delegation, which at that time was a member of the Security Council.

10. I.C.J. Reports, 1955, 67 at 72.

11. See, for instance, document S/8235, circulating as a Security Council document the text of a draft resolution (which was not adopted) submitted by a group of delegations at the emergency meetings of the General Assembly. That circulation was undertaken at the request of India, made at the 1373rd meeting of the Council on November 9, 1967.

12. Maimonides to Shmuel ibn Tibbon in 1199. Translation from Leo W. Schwarz, Memoirs of My People (1943) at x.

Voir enfin:

#ArabRefuJews 10/12 : première conférence sur les réfugies juifs du monde arabe
A la une, Opinions, Société
Cool Israel
1 Dec 2014

Le 23 Juin 2014, la Knesset a adopté une loi qui désigne le 30 Novembre comme Journée nationale annuelle de commémoration pour les 850 000 réfugiés juifs qui ont été déplacés des pays arabes et d’Iran au 20e siècle. Parmi eux, 300.000 debarquèrent en France.

Les Juifs vivaient en terres arabes depuis des milliers d’années et beaucoup de leurs communautés ont précédé l’avènement de l’Islam. Mais au 20e siècle, avec la montée du nationalisme arabe et le conflit en Palestine, les nouveaux régimes arabes ont commencé une campagne de violations massives des droits de leurs citoyens juifs. Les Etats arabes ont expropriés et dénaturé les propriétés de leurs Juifs indigènes, qui ont été expulsés, arrêtés, torturés et parmi lesquels beaucoup furent assassinés.

Les récits du départ des Juifs des pays arabes diffèrent dans le détail, selon leur pays d’origine et d’une famille à une autre, mais en substance leurs histoires sont similaires.

Le 30 Novembre, l’Etat d’Israël commémore désormais l’expulsion des Juifs des pays arabes.

A l’initiative conjointe de l’Ambassade d’Israël, du Centre Simon Wiesenthal et de l’association Mémoire Sepharade, pour la première fois en France, un événement majeur marquera cette commémoration autour d’une table ronde réunissant les meilleurs experts français sur le sujet et la projection d’un film de témoignages. Le public est convié à la Mairie du XVIIè arrondissement le mercredi 10 décembre à 18h30 précises.

Télécharger l’invitation en PDF

Discours du Président de l’Etat d’Israël, Reuven Rivlin, lors d’une cérémonie à sa résidence marquant lapremière Journée de l’expulsion et de l’exode des Juifs des pays arabes et d’Iran – 30 Novembre 2014

“Nous nous sommes réunis aujourd’hui pour réparer une injustice historique, concernant près d’un million de Juifs, des immigrants en provenance de pays arabes et d’Iran, dont les histoires ont été reléguées aux marges de la narration sioniste. En effet, ceci intervient trop tard, sur une échelle trop petite, et sans impact sur la conscience du public. Cependant, il est important de chercher à corriger, sans que rien de tout cela ne soit sous-estimé. Il en va de la nature de la guérison de la conscience, qui a le pouvoir de dissoudre le résidu, de modifier l’avenir et d’établir une nouvelle conscience, qui illuminera le passé à la lumière de la justice historique. Au fil des ans, les réfugiés des communautés arabes ont estimé que la création de l’Etat elle-même, les avait relégués dans un coin d’ombre. L’établissement de l’Etat lui-même aurait brouillé la trace de leurs récits parmi les pages de l’histoire officielle. Comme si les immigrants en provenance des pays arabes n’avaient pas défilé fièrement le long des routes de « colonne de feu et de fumée » appartenant à l’histoire de notre peuple.

Les Juifs dans les pays arabes sont nés sionistes de Sion. Nul besoin de promouvoir cette idée au sein de leurs communautés ou de les convaincre de l’importance du retour du peuple à sa terre, de la mise en oeuvre d’un Etat ou de la construction du pays. Ils n’osaient pas concevoir le plan «Ouganda», après tout, l’Ouganda était pour eux un exil plutôt qu’un salut. L’amour de Sion était et reste dans leur sang. Ils s’en sont nourris comme du lait de leur mère, des versets de la prière et des histoires de leurs pères.

Bien avant l’annonce de la création de l’Etat mais surtout juste après, les Juifs des pays arabes et d’Iran se sont retrouvés emprisonnés dans leurs propres pays, soumis à des restrictions et au harcèlement, exposés sans protection aucune, à des massacres et au pillage – jusqu’aux émeutes de Tripoli à Eden. Beaucoup ont été expulsés. D’autres n’ont pu faire face au harcèlement et ont été forcés de quitter leur pays, laissant derrière eux toute l’histoire d’une vie, leurs souvenirs, les tombes de leurs parents, une langue, leur culture et leurs biens matériels.

Pendant des années, leurs voix n’ont pas été entendues et leur immense perte n’a pas été exprimée. Les horribles tragédies qui se sont produites à l’égard de notre peuple ont capté toute l’attention. Beaucoup d’immigrants ont été envoyés loin des lieux de pouvoir, pour relever les défis de la périphérie, à Dimona, Beit She’an ou Hatsor Haglilit. Ils étaient tenus de développer des villes à partir de rien, de traiter le sol du désert aride et de gérer, sur une base quotidienne, la protection des frontières de l’Etat d’Israël.

Ce n’était pas la méchanceté qui a conduit à leur exclusion de la direction du jeune Etat, mais cette exclusion a causé de la frustration et une souffrance légitime. Leurs voix ont été mises en sourdine, mais les mots étaient sans cesse sur leurs lèvres, même s’ils étaient exprimés dans un hébreu à fort accent persan ou en arabe, ce qui en Israël, était ressenti comme des langues ennemies et considéré comme une source de honte. Il a fallu du temps, trop longtemps, jusqu’à ce que les récits des immigrants juifs des pays arabes et d’Iran puissent trouver place au sein de la conscience de l’opinion publique israélienne. Et aujourd’hui, nous avons la chance d’entendre leur histoire d’une voix forte, fière et éloquente, de la bouche même de leurs fils et filles.

Cette voix, cette histoire, doit être entendue au sein du système éducatif, dans les médias, dans les arts et dans toutes les institutions officielles du pays, car elle doit aussi se faire entendre sur la scène internationale afin de réparer cette injustice historique et de garantir des réparations financières.

Jusqu’à ce jour, à Téhéran, Khaled, Bagdad, Sana’a et Tripoli, il y a encore des lieux interdits aux Juifs israéliens, même les trésors et autres biens culturels qui y ont été abandonnés ont été vandalisés et pillés, plus d’une fois par les régimes détestables. Aujourd’hui, cette journée de commémoration de l’expulsion et de l’exil des Juifs des pays arabes et d’Iran, est l’occasion de rendre justice à l’histoire. Avec un point de vue rafraîchi et pris en considération, qui n’ignore pas les problèmes du passé. Mais plus que cela, cette journée nous demande de nous souvenir et d’embrasser dans nos cœurs les trésors culturels créés dans ces communautés juives des pays arabes et d’Iran, et d’apprendre à reconnaître le rôle important qu’ils ont joué dans la création de l’avenir commun tissé ici aujourd’hui, tout au long de l’histoire de l’Etat d’Israël “.

Déclaration du Premier ministre Benjamin Netanyahu à l’occasion de la Journée de commémoration de l’expulsion et de l’exode forcé des Juifs des pays arabes et d’Iran – dimanche, 30 Novembre 2014

(Communiqué du conseiller du Premier ministre)

“Aujourd’hui, pour la première fois, nous commémorons l’expulsion de centaines de milliers de Juifs des pays arabes et d’Iran dans les années qui ont suivi  la création de l’Etat d’Israël. Ce n’est pas par hasard que ce jour est marqué au lendemain du 29 Novembre. Les pays arabes, qui n’ont jamais accepté la déclaration des Nations Unies sur la création d’un Etat juif, ont contraint les Juifs vivant sur leurs territoires de quitter leurs maisons en laissant tous leurs biens derrière eux. Dans plusieurs cas, leurs départs étaient accompagnés de pogroms et de violences contre les Juifs. Nous avons agi – et nous continuerons à agir – de telle sorte que ni eux ni leurs revendications ne soient oubliés “.

Dans le film qui suit, Aharon Abudi, raconte l’histoire de son éducation en Irak et l’histoire de sa famille, à travers le pogrom Farhud puis leur expulsion, leur intégration en Israël et toute une vie à reconstruire, à partir de ruines transformées en simple récit :

Ainsi, la communauté juive d’Irak a existé pendant plus de 2.500 ans et fut un centre culturel majeur du judaïsme, là où le Talmud de Babylone a été écrit et compilé. Cette ancienne communauté a été attaquée par le gouvernement irakien dans le sillage de la création d’Israël, elle a été expulsée -provoquant de nombreux morts- après avoir été agressée et leurs biens ou avoirs ayant été confisqué


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