Diplomatie: Vous avez dit pays de merde ? (It’s not shit holes, it’s shit shows, stupid !)

15 janvier, 2018
Lorsqu’un Sanhédrin s’est déclaré unanime pour condamner, l’accusé sera acquitté. Le Talmud
Un jeune homme à cheveux longs grimpait le Golgotha. La foule sans tête  était à la fête  Pilate a raison de ne pas tirer dans le tas  C’est plus juste en somme  d’abattre un seul homme.  Ce jeune homme a dit la vérité  Il doit être exécuté… Guy Béart
Tous les problèmes du monde viennent actuellement de ce petit pays de merde Israël. Pourquoi accepterions-nous une troisième guerre mondiale à cause de ces gens là? Daniel Bernard (ambassadeur de France, Londres, décembre 2001)
Over the past few days, I have been the subject of grave accusations because of a comment I am reported to have made during a conversation with Lord Black. The facts are: while we were discussing the Israeli-Palestinian issue, I pointed out to Lord Black that this tragedy was taking place in a geographically limited area (I even specified that it was the equivalent of three French departments) that for 40 years had been suffering from a conflict whose equitable solution seems more out of reach than ever. Of course, I never meant to insult Israel or any other part of that region. The deliberately biased presentation of this conversation in some circles, accompanied by malicious accusations, is deeply shocking and insulting. Daniel Bernard
In the course of the discussion the ambassador referred to ‘little Israel’ in the sense that it is geographically small, but that nevertheless the scale of the consequences is huge and the repercussions around the world are tremendous. Yves Charpentier (French embassy spokesman)
Bernard assure ne pas s’en souvenir et le Quai d’Orsay a qualifié l’attribution de cette phrase à l’ambassadeur de France d’insinuations malveillantes. Libération
Beaucoup de déçus dans la lutte entre le monde islamique et les infidèles ont essayé de rejeter la responsabilité en annonçant qu’il n’est pas possible d’avoir un monde sans les États-Unis et le sionisme. Mais vous savez que ce sont un but et un slogan réalisables. Pour étayer ses propos, le président se réfère à la chute, dans l’histoire récente, de plusieurs régimes que personne ne voyait sombrer. Lorsque notre cher imam (Khomeiny) a annoncé que le régime (du Shah) devait être supprimé, beaucoup de ceux qui prétendaient être politiquement bien informés ont déclaré que ce n’était pas possible. Qui pouvait penser qu’un jour, nous pourrions être témoins de l’effondrement de l’empire de l’Est (Union soviétique) ? L’Imam a annoncé que Saddam devait s’en aller puis a ajouté qu’il s’affaiblirait plus vite que personne ne l’imagine.  L’Imam (Khomeiny) a annoncé que le régime occupant Jérusalem devait disparaître de la page du temps. Ahmadinejad (Conférence du monde sans sionisme, 25 octobre 2005)
L’Imam disait que ce régime qui occupe Jérusalem doit être rayé de la carte. Ahmadinejad (traduction fautive de l’Islamic Republic New Agency)
Mess is the president’s diplomatic term; privately, he calls Libya a “shit show,” in part because it’s subsequently become an isis haven—one that he has already targeted with air strikes. It became a shit show, Obama believes, for reasons that had less to do with American incompetence than with the passivity of America’s allies and with the obdurate power of tribalism. Jeffrey Goldberg (The Atlantic, April 2016)
You said at the outset that we need to phase this. I think the first phase is what Chuck and Steny and I have mentioned, and others as well: We have a deadline looming and a lot of lives hanging. We can agree on some very fundamental and important things together on border security, on chain, on the future of diversity visas. Comprehensive, though, I worked on it for six months with Michael Bennet, and a number of — Bob Menendez, and Schumer, and McCain, and Jeff Flake — and it took us six months to put it together. We don’t have six months for the DACA bill. Dick Durbin
The people coming across the southern border live in hellholes. They don’t like that. They want to come here. Our problem is we can’t have everybody in the world who lives in a hellhole come to America. There are 11 million people coming through the southern border ‘cause they come from countries where they can’t find work, and life is miserable. So it seems to me that if you can control who gets a job you’ve gone a long way in controlling illegal immigration. Because as long as the jobs are available in America you can’t build a fence high enough to stop people. (…) I wasn’t slandering Mexico, I was just talking about all the places people want to leave, for whatever reason. Lindsay Graham (2013)
President Donald Trump is absolutely right. When you have heads of state who mess with the constitutions to perpetuate their power. When you have rebel factions that kill children, disembowel women as saints, who mutilate innocent civilians. Mamady Traore (sociologist, Guinea)
La gauche angélique et irresponsable fait faussement passer Emmanuel Macron pour un opposant déterminé à l’immigration de peuplement. (…) Cet étalement de bons sentiments en dit long sur l’aveuglement face au raidissement de l’opinion. Partout en Europe, et singulièrement en France, les gens rejettent majoritairement une immigration qui ne s’assimile plus et qui porte en elle un nouvel antisémitisme. Reste que Macron n’est pas l’homme à poigne que croient voir les inconditionnels de l’accueil pour tous. Son soutien à la politique d’Angela Merkel, qui a fait entrer en Allemagne plus d’un million de « migrants » musulmans en 2015, ajouté à son mépris des « populistes » qui réclament le retour aux frontières, ne font pas du président un obstacle sérieux à l’idéologie immigrationniste. Tandis que les pays d’Europe de l’Est, qui ont déjà sauvé l’Europe de l’envahisseur ottoman en 1683, sonnent une nouvelle fois l’alarme sur une histoire qui se répète, Macron joint sa voix à celle de l’Union européenne pour accabler la Pologne ou la Hongrie. Le député Guy Verhofstadt a récemment sermonné ces deux nations : « Il n’y a pas de place pour des pays qui rejettent nos valeurs. Toute référence à l’identité nationale est potentiellement fanatique ». Pour sa part, le commissaire européen aux migrations, Dimitris Avramopoulos, a admis (Le Figaro, vendredi), parlant d’ »impératif moral » mais aussi d’impératif « économique et social » : « Il est temps de regarder en face la vérité. Nous ne pourrons pas arrêter la migration ». Macron l’européen demeure, jusqu’à présent, dans cette logique de l’ouverture et du remplacement. Ivan Rioufol
Autant je n’apprecie pas l’homme mais cette fois-ci,Il a dit tout haut ce que les autres pensent tout bas.cette sortie mediatique doit interpeller nos decideurs africains qui appauvrissent leurs peuples.qui sont obligEs d’immigrer a la recherche d’une vie meilleure et certains au peril de leurs vie. Lûcïus L’inusable Ngoy
Il lui fallait un minimum de diplomatie. Il a parlé tout haut ce que les autres pensent tout bas. C est aux presidents africains de faire respecter leurs gouvernés. Madeleine Ngendakumana
J’espère juste que les dirigeants africains qui se plient devant les USA en tireront des leçons et seront agir dorénavant avec dignité sous la dépendance des grandes nations. André Bernard
Les autres utilisent les paroles diplomatiques pour cajoler les maux,mais Trump n’a pas besoin de ca. Il est direct dans ses propos et les diplomates les traitent d’un malade mental.Non,non,non il dit ce que les autres disent tt bas car depuis que les paroles diplomatiques sont prononces les maux ont atteint un niveau inexprimable. Adjuabe Tanzi
Mr Trump peut être qualifié de tous les maux sauf d’être hypocrite. Il reste cohérent ici et ailleurs lorsqu’il parle du système des nations unies , de l’ otan ou autres G5 SAHEL. Amara Tidiani Kante
N a t il pas raison? Pourtant en se retournant la tete on peut voir des presidents a vie, une pauvrete extreme, des pilleurs de l economie, des manipulations constitutionnelle et beaucoup d autres choses, alors si tu veux etre respecter, respecte toi le premier. Balde Moutarou
Ce président est tres important pour l’afrique! il aide les africains à faire l’introspection! il a dit la verité! mais ces africains qui viennent chez-vous cher puissant président ont peur de l’insécurité créée par des dirigeants africains mediocres et qui veulent s’eterniser au pouvoir! comme tu es puissant, aide les africains à faire partir ces dirigeants mediocres et ils ne viendront plus là chez-toi au paradis! je t’admire puisque tu n’est pas hypocrite, donc diplomate comme les autres le disent! Pascal Murhula
c’est que j’aime chez ce monsieur quoi qu’on dise de lui il ne pas hypocrite, il parle tout haut ce que les autres disent tout bas. il est temps de faire comprendre aux médiocres qu’ils sont mesquins. Ntinti Luzolo Junior (RFI)
Trump Is a Racist. Period. I find nothing more useless than debating the existence of racism, particularly when you are surrounded by evidence of its existence. It feels to me like a way to keep you fighting against the water until you drown. The debates themselves, I believe, render a simple concept impossibly complex, making the very meaning of “racism” frustratingly murky. (…) The history of America is one in which white people used racism and white supremacy to develop a racial caste system that advantaged them and disadvantaged others. (…) Trump is a racist. We can put that baby to bed. Charles M. Blow (NYT)
The recent protests by black players in the National Football League were rather sad for their fruitlessness. They may point to the end of an era for black America, and for the country generally—an era in which protest has been the primary means of black advancement in American life. There was a forced and unconvincing solemnity on the faces of these players as they refused to stand for the national anthem. They seemed more dutiful than passionate, as if they were mimicking the courage of earlier black athletes who had protested: Tommie Smith and John Carlos, fists in the air at the 1968 Olympics; Muhammad Ali, fearlessly raging against the Vietnam War; Jackie Robinson, defiantly running the bases in the face of racist taunts. The NFL protesters seemed to hope for a little ennoblement by association.(…) For the NFL players there was no real sacrifice, no risk and no achievement. Still, in black America there remains a great reverence for protest. Through protest—especially in the 1950s and ’60s—we, as a people, touched greatness. Protest, not immigration, was our way into the American Dream. Freedom in this country had always been relative to race, and it was black protest that made freedom an absolute. It is not surprising, then, that these black football players would don the mantle of protest. The surprise was that it didn’t work. They had misread the historic moment. They were not speaking truth to power. Rather, they were figures of pathos, mindlessly loyal to a black identity that had run its course. What they missed is a simple truth that is both obvious and unutterable: The oppression of black people is over with. This is politically incorrect news, but it is true nonetheless. We blacks are, today, a free people. It is as if freedom sneaked up and caught us by surprise. (…) Freedom came to blacks with an overlay of cruelty because it meant we had to look at ourselves without the excuse of oppression. Four centuries of dehumanization had left us underdeveloped in many ways, and within the world’s most highly developed society. When freedom expanded, we became more accountable for that underdevelopment. So freedom put blacks at risk of being judged inferior, the very libel that had always been used against us. To hear, for example, that more than 4,000 people were shot in Chicago in 2016 embarrasses us because this level of largely black-on-black crime cannot be blamed simply on white racism. (…) That’s why, in the face of freedom’s unsparing judgmentalism, we reflexively claim that freedom is a lie. We conjure elaborate narratives that give white racism new life in the present: “systemic” and “structural” racism, racist “microaggressions,” “white privilege,” and so on. All these narratives insist that blacks are still victims of racism, and that freedom’s accountability is an injustice. We end up giving victimization the charisma of black authenticity. Suffering, poverty and underdevelopment are the things that make you “truly black.” Success and achievement throw your authenticity into question. (…) For any formerly oppressed group, there will be an expectation that the past will somehow be an excuse for difficulties in the present. This is the expectation behind the NFL protests and the many protests of groups like Black Lives Matter. The near-hysteria around the deaths of Trayvon Martin, Michael Brown, Freddie Gray and others is also a hunger for the excuse of racial victimization, a determination to keep it alive. To a degree, black America’s self-esteem is invested in the illusion that we live under a cloud of continuing injustice. (…) Watching the antics of Black Lives Matter is like watching people literally aspiring to black victimization, longing for it as for a consummation. But the NFL protests may be a harbinger of change. They elicited considerable resentment. There have been counterprotests. TV viewership has gone down. Ticket sales have dropped. What is remarkable about this response is that it may foretell a new fearlessness in white America—a new willingness in whites (and blacks outside the victim-focused identity) to say to blacks what they really think and feel, to judge blacks fairly by standards that are universal. We blacks have lived in a bubble since the 1960s because whites have been deferential for fear of being seen as racist. The NFL protests reveal the fundamental obsolescence—for both blacks and whites—of a victim-focused approach to racial inequality. It causes whites to retreat into deference and blacks to become nothing more than victims. It makes engaging as human beings and as citizens impermissible, a betrayal of the sacred group identity. Black victimization is not much with us any more as a reality, but it remains all too powerful as a hegemony. Shelby Steele
I have interviewed six presidents of the United States. I have traveled with them. I have been in their homes. They’ve been in my home on multiple occasions. I have flown on Air Force One with them and commercial jets and private jets and car caravans and Winnebagos. Went to Disney World with one. They all have used the ‘S-word.’ Even that old gentleman, Ronald Reagan, would sometimes occasionally, rarely use the ‘F-word.’ So, the White house is going to endure. Doug Wead
Sometimes choice words were reserved for the political opponents. President Reagan famously referred to enemies a few times as “SOBs.” While former President Obama once called Mitt Romney a « bullshitter » in a “Rolling Stone” interview. One of the more profane presidents in recent history was Richard Nixon. Nixon was caught on White House tapes using numerous vulgarities, including some offensive terms about gay people. Likewise, President Johnson was accused of often using the “N-word” when talking about African-Americans. Some of these remarks were caught on video. In 2000, George W. Bush was caught on a hot mic during a campaign rally calling Adam Clymer, a reporter with The New York Times, a « major league asshole. » In fact, both the younger Bush and his father, former President George H.W. Bush, are quoted in Mark Updegrove’s book, “The Last Republicans,” as dropping the “F-bomb.” George W. Bush even had this to say about two former colleagues. « [Former Vice President Dick Cheney and Defense Secretary Donald Rumsfeld] never made one f—-ing decision. » Even the silver-tongued President Clinton had his moments. In 2008, Clinton forgot to hang up a phone call with reporter Susan Phillips before saying he wouldn’t take any « shit » from Obama, then a candidate. The Hill
« Shithole countries » : l’expression grossière utilisée par Donald Trump suscite un tollé mondial depuis vendredi. Mais comment est elle traduite ? Incontestablement vulgaire, le terme « shithole » a nécessité quelques trésors d’imagination aux médias du monde entier pour exprimer de manière fidèle la réalité de la grossièreté de Trump sans trop choquer le public. Car Shithole se réfère aux latrines extérieures pour désigner un endroit particulièrement repoussant. En français, de nombreux médias, dont l’AFP ou LCI, ont retenu la formule très crue de « pays de merde », proche du sens littéral et conforme au style souvent sans fioritures de Donald Trump. Des dictionnaires bilingues comme le Harrap’s suggèrent toutefois des alternatives moins grossières, comme « porcherie », « taudis » ou « trou paumé ». LCI
Dismissing places where human rights abuses, hunger, and disease are rampant as “shitholes” without offering a viable alternative for running their governments is unproductive. But silencing anyone who dares speak the truth about these places – and what that says about their ruling ideologies – is even worse. Frances Martel

Attention: un pays de merde peut en cacher un autre !

Alors qu’après la reconnaissance de Jérusalem

C’est avec la même belle unanimité …

Que nos belles âmes condamnent à nouveau …

Une expression volée du président Trump lors d’une réunion à huis clos avec des sénateurs américains …

Sur les « pays merdiques » – l’anglais étant plus proche de « pays taudis » ou « trous paumés – dont les ressortissants continuent à se bousculer, on se demande bien pourquoi, pour entrer aux Etats-Unis …

Comment ne pas rappeler …

Sans parler au sein même de l’ONU de certains pays appelant explicitement à l’annihilation d’un de ses membres …

A cette tristement fameuse petite phrase, volée elle aussi il y a 17 ans, d’un ambassadeur de France sur le « petit pays de merde Israël » …

Ou à cette allusion en privée de l’ancien président Obama sur le « show de merde » libyen …

Ou à l’évocation il y a quelques semaines par le même sénateur ayant probablement dénoncé M. Trump …

Des termes mêmes d’immigration « en chaine » qu’il lui reprochait quelques jours plus tard …

Ou la référence il y a à peine cinq ans du sénateur Graham aux « trous d’enfer » mexicains ?

Et comment ne pas  repenser …

Alors que contre les derniers défenseurs de la terre plate, l’essouflement du mouvement des droits civiques afro-américain est de plus en plus patent …

Comme le confirme la réaction – « inattendue » dixit RFI –  de nombre de commentateurs africains

A l’instar des millions de migrants des pays évoqués votant ou s’apprêtant à voter avec leurs pieds …

Tandis qu’au niveau de nos élites et face à l’immigration clandestine, c’est l’aveuglement à tous les étages …

A la fameuse chanson de Guy Béart …

Sur les appels, vieux comme le monde, à l’exécution de celui qui dit  la vérité ?

Martel: The Value of Calling a Shithole a ‘Shithole’

In a news cycle full of poverty, war, political intrigue, and all the usual torment, America’s media have wasted valuable time this week debating the value of President Donald Trump’s use of a bad word.

Leftist journalists, politicians, and celebrities have scuttled out of the woodwork to decry that Trump allegedly branded some unspecified nations “shitholes.” The use of the term, they argue, proves the president is racist – and, as we all learned during the Obama era, all “racist” talk must be silenced.

The circumstances surrounding how we got to this point in the news cycle – where a nation is hanging on to every word of the president’s, and this word happens to be “shithole” – matter little in comparison to what this outbreak of decency among the elite liberal left exposes. It is a fact that those of us with family roots in oppressed nations know all too well: the left divides the world into “paradises” and “shitholes” all the time, depending on how much money there is to be had in duping apolitical Americans into buying their classifications.

It takes barely any time to find a handful of examples of profiteers selling naive thrill seekers the notion that any variety of impoverished, exploited underdeveloped country is a secret oasis full of exotic beauty and free of the “stain” of Western luxury.

“North Korea is probably one of the safest places on Earth to visit provided you follow the laws as provided by our documentation and pre-tour briefings,” Young Pioneer Tours, the company that swindled 22-year-old Otto Warmbier into an excruciating state murder, still boasts on its website today. “North Korean’s [sic] are friendly and accommodating, if you let them into your world and avoid insulting their beliefs or ideology.”

“Deeply embedded in the past, Belarus offers a rare insight into a bygone world,” the British travel website Wanderlust boasts of Europe’s last remaining communist nation, which remains heavily contaminated after Soviet negligence resulted in 2.2 million citizens being bombarded with radioactive waste in the 1986 Chernobyl nuclear disaster. “Located in the heart of Europe, Belarus is a living museum to Soviet Communism.”

“For 2,500 years, this powerful country has entranced, mystified and beguiled the world,” the New York Times boasts of the Islamic Republic of Iran (the Times offers its wealthiest subscribers tours to some of the world’s most repressive destinations through its “journeys” travel program). The tour includes a tour of the “family home of the religious leader who engineered Iran’s transition to an Islamic republic,” presumably former Supreme Leader Ruhollah Khomenei.

“Though Iran often rejects Western ways and is frequently under fire for its positions on human rights, its nuclear program and Israel, its role as a birthplace of civilization cannot be denied,” the Times gushes.

“The Republic of Congo is on the cusp of becoming one of the finest ecotourism destinations in Africa,” the travel guide publisher Lonely Planet‘s website claims, listing “a pleasantly laid-back capital city in Brazzaville, some decent beaches on its Atlantic coastline and the warm and welcoming Congolese culture” as its evidence.

Amnesty International’s page on Congo lists repression of dissidents, lack of press freedom, “harsh and inhumane” prison conditions, and widespread discrimination against the Pigmy ethnic minority as human rights concerns in the country. The World Bank found in its 2017 assessment that two-thirds of students who graduate primary school lack basic literacy and mathematical skills and nearly half the nation’s residents live below the poverty line.

Cuba, a nation drowning in garbage where unarmed mothers are beaten and arrested for going to church, you can find a “sexual Disneyland” where, “thankfully,” the Cuban government turns a blind eye to rampant sex trafficking.

Venezuela, where Marxism has forced people to actually eat the garbage laying around everywhere, was a “paradise for $20” in 2015, according to a Reuters headline quoting tourists at the time. “People should come. It’s so cheap, it’s ridiculous,” one tourist is featured as urging in the piece.

Do not be deceived by the earlier date on that piece – In 2015, Venezuela’s maternity wards were already killing infants with vermin infestations and McDonald’s was charging $133 for an order of fries.

Zimbabwe, a tyranny under leftist nonagenarian Robert Mugabe – and now spring chicken Emmerson Mnangagwa, 75 – for decades, isn’t a tragedy, but a profitable investment opportunity. “For companies willing to take on some risks, now is the time to buy local assets, which, though priced in USD [U.S. dollars], are still fairly cheap because of the associated risk,” the Harvard Business Review suggested last week, despite Mnangagwa exhibiting the same signs of authoritarianism as his predecessor and the nation’s impoverished growing impatient.

Silence is complicit in the propaganda of the oppression of these “shitholes.” Silence is necessary to keep the pockets of everyone from Carnival Cruises to the New York Times to the tourism arms of the regimes that welcome them.

President Trump’s alleged “crudening” of the language to describe these places from which so many flee serves as an opportunity to deny those who profit from masking reality the ability to do so.

President Trump is, of course, not the prime vehicle for the message that truth sets nations free in this particular case. His sons have publicly showcased vacations in Zimbabwe, very likely profiting longtime tyrant Robert Mugabe with their presence. Though, conversely, it is worth noting that Trump himself has, on multiple occasions, written about his refusal to build real estate commodities in Cuba citing human rights concerns. And then there’s the fact that the reporting surrounding Trump’s comments during the meeting in question is so convoluted and weaponized that it is difficult to even understand what argument he was trying to make by using the word.

Dismissing places where human rights abuses, hunger, and disease are rampant as “shitholes” without offering a viable alternative for running their governments is unproductive. But silencing anyone who dares speak the truth about these places – and what that says about their ruling ideologies – is even worse.

Voir aussi:

« Pays de merde » : les mille et une manières de traduire les « Shithole countries » de Trump

LCI
TRADUCTION – L’expression « pays de merde » que Donald Trump aurait prononcée alors qu’il abordait le thème de l’immigration venant de pays d’Afrique, du Salvador ou d’Haïti n’est pas traduite de manière équivalente par nos voisins. Certains sont plus poétiques que d’autres.

« Shithole countries » : l’expression grossière utilisée par Donald Trump  suscite un tollé mondial depuis vendredi. Mais comment est elle traduite ?  Incontestablement vulgaire, le terme « shithole » a nécessité quelques trésors d’imagination aux médias du monde entier pour exprimer de manière fidèle la réalité d e la grossièreté de Trump sans trop choquer le public. Car Shithole se réfère aux  latrines extérieures pour  désigner un endroit particulièrement repoussant.

En français, de nombreux médias, dont l’AFP ou LCI, ont retenu la formule très crue de « pays de merde », proche du sens littéral et conforme au style souvent  sans fioritures de Donald Trump. Des dictionnaires bilingues comme le Harrap’s suggèrent toutefois des  alternatives moins grossières, comme « porcherie », « taudis » ou « trou paumé ».

« Pays de chiottes » pour les Grecs, « endroit où les loups copulent » pour les Serbes

 La presse espagnole est à l’unisson de la française avec « paises de  mierda », des médias grecs introduisant quant à eux une nuance : « pays de  chiottes ».   Aux Pays-Bas, le grand quotidien Volkskrant et une bonne partie de la  presse néerlandophone esquivent la vulgarité en utilisant le terme  « achterlijke », ou « arriéré ». En Russie Ria Novosti parle de « trou sale », mais Troud (journal syndical)  va plus loin avec « trou à merde ». En Italie, le Corriere della Sera avance « merdier » (merdaio), et l’agence  tchèque CTK choisit de son côté de parler de « cul du monde ».

Les médias allemands optent souvent pour l’expression « Dreckslöcher », qui  peut se traduire par « trous à rats ». L’allégorie animalière est aussi de mise  dans la presse serbe, avec l’expression « vukojebina », à savoir « l’endroit où  les loups copulent ».

« Pays où les oiseaux ne pondent pas d’oeufs »

En Asie les médias semblent davantage à la peine pour trouver le mot juste  en langue locale, tout en évitant parfois de choquer.  Au Japon, la chaîne NHK a choisi de parler de « pays crasseux », l’agence  Jiji utilisant un terme familier mais pas forcément injurieux pouvant de  traduire par « pays ressemblant à des toilettes ».

Les médias chinois se contentent en général de parler de « mauvais pays »,  évitant de reproduire l’expression originale dans sa grossièreté. La version la plus allusive et la plus imagée revient sans conteste à  l’agence taïwanaise CNA, qui évoque des « pays où les oiseaux ne pondent pas  d’oeufs ».

Voir encore:

WATCH: A history of presidential potty mouths

« I have interviewed six presidents of the United States. I have traveled with them. I have been in their homes. They’ve been in my home on multiple occasions. I have flown on Air Force One with them and commercial jets and private jets and car caravans and Winnebagos. Went to Disney World with one. They all have used the ‘S-word.’ Even that old gentleman, Ronald Reagan, would sometimes occasionally, rarely use the ‘F-word.’ So, the White house is going to endure, » conservative author Doug Wead said.

Let’s take a look at some presidential profanity throughout history.

Sometimes choice words were reserved for the political opponents. President Reagan famously referred to enemies a few times as “SOBs.” While former President Obama once called Mitt Romney a « bullshitter » in a “Rolling Stone” interview.

One of the more profane presidents in recent history was Richard Nixon. Nixon was caught on White House tapes using numerous vulgarities, including some offensive terms about gay people.

Likewise, President Johnson was accused of often using the “N-word” when talking about African-Americans.

Some of these remarks were caught on video.

In 2000, George W. Bush was caught on a hot mic during a campaign rally calling Adam Clymer, a reporter with The New York Times, a « major league asshole. »

In fact, both the younger Bush and his father, former President George H.W. Bush, are quoted in Mark Updegrove’s book, “The Last Republicans,” as dropping the “F-bomb.”

George W. Bush even had this to say about two former colleagues.

« [Former Vice President Dick Cheney and Defense Secretary Donald Rumsfeld] never made one f—-ing decision. »

Even the silver-tongued President Clinton had his moments. In 2008, Clinton forgot to hang up a phone call with reporter Susan Phillips before saying he wouldn’t take any « shit » from Obama, then a candidate.

Voir par ailleurs:

Immigration : Macron, ce faux dur

La gauche angélique et irresponsable fait faussement passer Emmanuel Macron pour un opposant déterminé à l’immigration de peuplement. Ce lundi, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, a de nouveau jugé « scandaleux » le « tri » voulu selon lui par le gouvernement entre les « bons » et les « mauvais » migrants. ‘L’histoire de notre pays et le devoir de notre pays c’est d’accueillir des gens qui sont dans la souffrance, les accueillir tous, tous », a déclaré Martinez sur France Inter. Jeudi, sur RTL, l’ancien candidat à la présidentielle, Benoit Hamon, avait déjà asséné : ‘Le tri des migrants, c’est le tri des pauvres ». Dimanche, sur BFMTV, le socialiste Julien Dray a comparé le recensement des migrants dans les centres d’hébergement d’urgence – opérations diligentées par des fonctionnaires et annoncées 48 h à l’avance – à des « rafles », assimilables à celle du Vel d’Hiv organisée en France occupée (1942) contre les juifs étrangers ou apatrides : une outrance inaugurée par L’Obs qui, sur sa une de jeudi, représente le visage de Macron entouré de barbelés. Déjà en 2015, le prix Nobel de littérature Jean-Marie Le Clézio, un des témoins cités dans le dossier de L’Obs, déclarait à l’hebdomadaire argentin Revista N : « Nous devrions éliminer les frontières pour laisser les gens circuler (…) Les restrictions de l’espace Schengen sont une honte. On ferme l’Europe à l’Afrique, l’Orient, l’Amérique latine, on se referme sur nous ».

Cet étalement de bons sentiments en dit long sur l’aveuglement face au raidissement de l’opinion. Partout en Europe, et singulièrement en France, les gens rejettent majoritairement une immigration qui ne s’assimile plus et qui porte en elle un nouvel antisémitisme. Reste que Macron n’est pas l’homme à poigne que croient voir les inconditionnels de l’accueil pour tous. Son soutien à la politique d’Angela Merkel, qui a fait entrer en Allemagne plus d’un million de « migrants » musulmans en 2015, ajouté à son mépris des « populistes » qui réclament le retour aux frontières, ne font pas du président un obstacle sérieux à l’idéologie immigrationniste. Tandis que les pays d’Europe de l’Est, qui ont déjà sauvé l’Europe de l’envahisseur ottoman en 1683, sonnent une nouvelle fois l’alarme sur une histoire qui se répète, Macron joint sa voix à celle de l’Union européenne pour accabler la Pologne ou la Hongrie. Le député Guy Verhofstadt a récemment sermonné ces deux nations : « Il n’y a pas de place pour des pays qui rejettent nos valeurs. Toute référence à l’identité nationale est potentiellement fanatique ». Pour sa part, le commissaire européen aux migrations, Dimitris Avramopoulos, a admis (Le Figaro, vendredi), parlant d’ »impératif moral » mais aussi d’impératif « économique et social » : « Il est temps de regarder en face la vérité. Nous ne pourrons pas arrêter la migration ». Macron l’européen demeure, jusqu’à présent, dans cette logique de l’ouverture et du remplacement.

Voir encore:

Black Protest Has Lost Its Power
Have whites finally found the courage to judge African-Americans fairly by universal standards?
Shelby Steele
WSJ
Jan. 12, 2018

The recent protests by black players in the National Football League were rather sad for their fruitlessness. They may point to the end of an era for black America, and for the country generally—an era in which protest has been the primary means of black advancement in American life.

There was a forced and unconvincing solemnity on the faces of these players as they refused to stand for the national anthem. They seemed more dutiful than passionate, as if they were mimicking the courage of earlier black athletes who had protested: Tommie Smith and John Carlos, fists in the air at the 1968 Olympics; Muhammad Ali, fearlessly raging against the Vietnam War; Jackie Robinson, defiantly running the bases in the face of racist taunts. The NFL protesters seemed to hope for a little ennoblement by association.

And protest has long been an ennobling tradition in black American life. From the Montgomery bus boycott to the march on Selma, from lunch-counter sit-ins and Freedom Rides to the 1963 March on Washington, only protest could open the way to freedom and the acknowledgment of full humanity. So it was a high calling in black life. It required great sacrifice and entailed great risk. Martin Luther King Jr. , the archetypal black protester, made his sacrifices, ennobled all of America, and was then shot dead.

For the NFL players there was no real sacrifice, no risk and no achievement. Still, in black America there remains a great reverence for protest. Through protest—especially in the 1950s and ’60s—we, as a people, touched greatness. Protest, not immigration, was our way into the American Dream. Freedom in this country had always been relative to race, and it was black protest that made freedom an absolute.

It is not surprising, then, that these black football players would don the mantle of protest. The surprise was that it didn’t work. They had misread the historic moment. They were not speaking truth to power. Rather, they were figures of pathos, mindlessly loyal to a black identity that had run its course.

What they missed is a simple truth that is both obvious and unutterable: The oppression of black people is over with. This is politically incorrect news, but it is true nonetheless. We blacks are, today, a free people. It is as if freedom sneaked up and caught us by surprise.

Of course this does not mean there is no racism left in American life. Racism is endemic to the human condition, just as stupidity is. We will always have to be on guard against it. But now it is recognized as a scourge, as the crowning immorality of our age and our history.

Protest always tries to make a point. But what happens when that point already has been made — when, in this case, racism has become anathema and freedom has expanded?

What happened was that black America was confronted with a new problem: the shock of freedom. This is what replaced racism as our primary difficulty. Blacks had survived every form of human debasement with ingenuity, self-reliance, a deep and ironic humor, a capacity for self-reinvention and a heroic fortitude. But we had no experience of wide-open freedom.

Watch out that you get what you ask for, the saying goes. Freedom came to blacks with an overlay of cruelty because it meant we had to look at ourselves without the excuse of oppression. Four centuries of dehumanization had left us underdeveloped in many ways, and within the world’s most highly developed society. When freedom expanded, we became more accountable for that underdevelopment. So freedom put blacks at risk of being judged inferior, the very libel that had always been used against us.

To hear, for example, that more than 4,000 people were shot in Chicago in 2016 embarrasses us because this level of largely black-on-black crime cannot be blamed simply on white racism.

We can say that past oppression left us unprepared for freedom. This is certainly true. But it is no consolation. Freedom is just freedom. It is a condition, not an agent of change. It does not develop or uplift those who win it. Freedom holds us accountable no matter the disadvantages we inherit from the past. The tragedy in Chicago—rightly or wrongly—reflects on black America.

That’s why, in the face of freedom’s unsparing judgmentalism, we reflexively claim that freedom is a lie. We conjure elaborate narratives that give white racism new life in the present: “systemic” and “structural” racism, racist “microaggressions,” “white privilege,” and so on. All these narratives insist that blacks are still victims of racism, and that freedom’s accountability is an injustice.

We end up giving victimization the charisma of black authenticity. Suffering, poverty and underdevelopment are the things that make you “truly black.” Success and achievement throw your authenticity into question.

The NFL protests were not really about injustice. Instead such protests are usually genuflections to today’s victim-focused black identity. Protest is the action arm of this identity. It is not seeking a new and better world; it merely wants documentation that the old racist world still exists. It wants an excuse.

For any formerly oppressed group, there will be an expectation that the past will somehow be an excuse for difficulties in the present. This is the expectation behind the NFL protests and the many protests of groups like Black Lives Matter. The near-hysteria around the deaths of Trayvon Martin, Michael Brown, Freddie Gray and others is also a hunger for the excuse of racial victimization, a determination to keep it alive. To a degree, black America’s self-esteem is invested in the illusion that we live under a cloud of continuing injustice.

When you don’t know how to go forward, you never just sit there; you go backward into what you know, into what is familiar and comfortable and, most of all, exonerating. You rebuild in your own mind the oppression that is fading from the world. And you feel this abstract, fabricated oppression as if it were your personal truth, the truth around which your character is formed. Watching the antics of Black Lives Matter is like watching people literally aspiring to black victimization, longing for it as for a consummation.

But the NFL protests may be a harbinger of change. They elicited considerable resentment. There have been counterprotests. TV viewership has gone down. Ticket sales have dropped. What is remarkable about this response is that it may foretell a new fearlessness in white America—a new willingness in whites (and blacks outside the victim-focused identity) to say to blacks what they really think and feel, to judge blacks fairly by standards that are universal.

We blacks have lived in a bubble since the 1960s because whites have been deferential for fear of being seen as racist. The NFL protests reveal the fundamental obsolescence—for both blacks and whites—of a victim-focused approach to racial inequality. It causes whites to retreat into deference and blacks to become nothing more than victims. It makes engaging as human beings and as citizens impermissible, a betrayal of the sacred group identity. Black victimization is not much with us any more as a reality, but it remains all too powerful as a hegemony.

Mr. Steele, a senior fellow at Stanford University’s Hoover Institution, is author of “Shame: How America’s Past Sins Have Polarized Our Country” (Basic Books, 2015).

Voir enfin:

Trump Is a Racist. Period.
Charles M. Blow
The NYT
Jan. 14, 2018

I find nothing more useless than debating the existence of racism, particularly when you are surrounded by evidence of its existence. It feels to me like a way to keep you fighting against the water until you drown.

The debates themselves, I believe, render a simple concept impossibly complex, making the very meaning of “racism” frustratingly murky.

So, let’s strip that away here. Let’s be honest and forthright.

Racism is simply the belief that race is an inherent and determining factor in a person’s or a people’s character and capabilities, rendering some inferior and others superior. These beliefs are racial prejudices.

The history of America is one in which white people used racism and white supremacy to develop a racial caste system that advantaged them and disadvantaged others.

Understanding this, it is not a stretch to understand that Donald Trump’s words and deeds over the course of his life have demonstrated a pattern of expressing racial prejudices that demean people who are black and brown and that play to the racial hostilities of other white people.

It is not a stretch to say that Trump is racist. It’s not a stretch to say that he is a white supremacist. It’s not a stretch to say that Trump is a bigot.

Those are just facts, supported by the proof of the words that keep coming directly from him. And, when he is called out for his racism, his response is never to ameliorate his rhetoric, but to double down on it.

I know of no point during his entire life where he has apologized for, repented of, or sought absolution for any of his racist actions or comments.

Instead, he either denies, deflects or amps up the attack.

Trump is a racist. We can put that baby to bed.

“Racism” and “racist” are simply words that have definitions, and Trump comfortably and unambiguously meets those definitions.

We have unfortunately moved away from the simple definition of racism, to the point where the only people to whom the appellation can be safely applied are the vocal, violent racial archetypes.

Racism doesn’t require hatred, constant expression, or even conscious awareness. We want racism to be fringe rather than foundational. But, wishing isn’t an effective method of eradication.

We have to face this thing, stare it down and fight it back.

The simple acknowledgment that Trump is a racist is the easy part. The harder, more substantive part is this: What are we going to do about it?

Every weekday, get thought-provoking commentary from Op-Ed columnists, the Times editorial board and contributing writers from around the world.

First and foremost, although Trump is not the first president to be a racist, we must make him the last. If by some miracle he should serve out his first term, he mustn’t be allowed a second. Voters of good conscience must swarm the polls in 2020.

But before that, those voters must do so later this year, to rid the House and the Senate of as many of Trump’s defenders, apologists and accomplices as possible. Should the time come where impeachment is inevitable, there must be enough votes in the House and Senate to ensure it.

We have to stop thinking that we can somehow separate what racists believe from how they will behave. We must stop believing that any of Trump’s actions are clear of the venom coursing through his convictions. Everything he does is an articulation of who he is and what he believes. Therefore, all policies he supports, positions he takes and appointments he makes are suspect.

And finally, we have to stop giving a pass to the people — whether elected official or average voter — who support and defend his racism. If you defend racism you are part of the racism. It doesn’t matter how much you say that you’re an egalitarian, how much you say that you are race blind, how much you say that you are only interested in people’s policies and not their racist polemics.

As the brilliant James Baldwin once put it: “I can’t believe what you say, because I see what you do.” When I see that in poll after poll a portion of Trump’s base continues to support his behavior, including on race, I can only conclude that there is no real daylight between Trump and his base. They are part of his racism.

When I see the extraordinary hypocrisy of elected officials who either remain silent in the wake of Trump’s continued racist outbursts or who obliquely condemn him, only to in short order return to defending and praising him and supporting his agenda, I see that there is no real daylight between Trump and them either. They too are part of his racism.

When you see it this way, you understand the enormity and the profundity of what we are facing. There were enough Americans who were willing to accept Trump’s racism to elect him. There are enough people in Washington willing to accept Trump’s racism to defend him. Not only is Trump racist, the entire architecture of his support is suffused with that racism. Racism is a fundamental component of the Trump presidency.

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Reconnaissance de Jérusalem/Trump: Quand la condamnation est unanime (From Lincoln to Ike, Reagan or Bush, almost all GOP presidents have been stereotyped as not very bright and guess who got to have the last laugh in the end ?)

29 décembre, 2017
Lorsqu’un Sanhédrin s’est déclaré unanime pour condamner, l’accusé sera acquitté. Le Talmud
George Orwell disait,  je crois dans 1984, que dans les temps de tromperie généralisée, dire la vérité est un acte révolutionnaire. David Hoffmann
Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l’apparence de la solidité à ce qui n’est que vent. George Orwell
Tout racisme est un essentialisme et le racisme de l’intelligence est la forme de sociodicée caractéristique d’une classe dominante dont le pouvoir repose en partie sur la possession de titres qui, comme les titres scolaires, sont censés être des garanties d’intelligence et qui ont pris la place, dans beaucoup de sociétés, et pour l’accès même aux positions de pouvoir économique, des titres anciens comme les titres de propriété et les titres de noblesse. Pierre Bourdieu
Reagan, je l’ai trouvé comme il est : habité de certitudes. Américain typique, il n’est pas très exportable. Mitterrand (sommet d’Ottawa, 1981)
Son étroitesse d’esprit est évidente. Cet homme n’a que quelques disques qui tournent et retournent dans sa tête. Mitterrand (sommet de Williamsburg, 1983)
Il est temps de tuer le président. Monisha Rajesh
Trump c’est le candidat qui redonne aux Américains l’espoir, l’espoir qu’il soit assassiné avant son investiture. Pablo Mira (France Inter)
This is a message to Trump the idiot. You idiot, your promise to Israel will not be successful. You idiot, Jerusalem is the capital of Palestine for all eternity. Idriss
The Palestinians could have issued a low-key response, saying simply that no one, not even Trump, could decide the future of Jerusalem without their agreement. They could have kept their channels to the United States open and waited to see if anything would come of the much-vaunted Trump peace proposal. Instead, they declared “days of rage” that quickly fizzled, and then effectively severed ties with the Americans by announcing they would be boycotting any scheduled meetings with administration officials. This is idle talk based on wishful thinking. No other country has the resources, the skilled and experienced diplomatic corps, the investment in the region and the credibility to become the brokers of the process. The European Union is mired in a near-existential crisis, with Brexit cutting off one of its major members; its unofficial leader, German Chancellor Angela Merkel, is struggling to build a coalition at home; and its unofficial leader-in-waiting, French President Emmanuel Macron, lacks the experience and attention span to devote himself properly. Russia has ulterior motives and does not really wish to help bring peace, just enhance its influence. China, which launched a Mideast conference this past week, is too far away – physically and mentally – to be much more than a bystander. And, most important, Israel can and will veto any other partner besides the Americans. Haaretz
Securing national borders seems pretty orthodox. In an age of anti-Western terrorism, placing temporary holds on would-be immigrants from war-torn zones until they can be vetted is hardly radical. Expecting “sanctuary cities” to follow federal laws rather than embrace the nullification strategies of the secessionist Old Confederacy is a return to the laws of the Constitution. Using the term “radical Islamic terror” in place of “workplace violence” or “man-caused disasters” is sensible, not subversive. Insisting that NATO members meet their long-ignored defense-spending obligations is not provocative but overdue. Assuming that both the European Union and the United Nations are imploding is empirical, not unhinged. Questioning the secret side agreements of the Iran deal or failed Russian reset is facing reality. Making the Environmental Protection Agency follow laws rather than make laws is the way it always was supposed to be. Unapologetically siding with Israel, the only free and democratic country in the Middle East, used to be standard U.S. policy until Obama was elected. (…) Expecting the media to report the news rather than massage it to fit progressive agendas makes sense. In the past, proclaiming Obama a “sort of god” or the smartest man ever to enter the presidency was not normal journalistic practice. (…) Half the country is having a hard time adjusting to Trumpism, confusing Trump’s often unorthodox and grating style with his otherwise practical and mostly centrist agenda. In sum, Trump seems a revolutionary, but that is only because he is loudly undoing a revolution. Victor Davis Hanson
Donald Trump is on course to win re-election in 2020, senior British diplomats believe, as he approaches his first full year in office. They think that despite a string of negative headlines the US president has largely kept his support base onside since entering White House. Possible Democratic contenders are seen as either too old – such as Bernie Sanders and Joe Biden – or lacking in the name recognition needed to defeat Mr Trump. There is also a belief the US president has curbed some of his most radical policy instincts since taking office, such as ignoring Nato or pulling out of Afghanistan. The Telegraph
Nearly a year into his presidency, Mr. Trump remains an erratic, idiosyncratic leader on the global stage, an insurgent who attacks allies the United States has nurtured since World War II and who can seem more at home with America’s adversaries… He has assiduously cultivated President Xi Jinping of China and avoided criticizing President Vladimir V. Putin of Russia — leaders of the two countries that his own national security strategy calls the greatest geopolitical threats to America. NYT
A website archiving all of Donald Trump’s tweets calculated that he “stupid-tweeted” 183 times since Oct. 7, 2011. That’s a whole lot of stupid. It’s over 30 stupids per year for the past 6 years, not to mention his oral stupids. In fact, calling people stupid is probably Donald Trump’s crowning example of staying on message. And I suspect he’ll continue to use this art form for as long as his mouth works and his fingers – or even just his middle ones – can gesticulate. But stupid-speak does not stupid make. In fact, his stupid strategy can be called insightful, crafty, and productive. His bullying paid off. He has earned the title America’s stupid-caller-in-chief. Stupid people can’t do that. But what’s impeccably good for the goose is not necessarily good for those of us who would love a gander at his impeachment. And the principal difference between him calling us stupid and us returning the favor is that he is in power. (…) Speaking from experience, no single political party or their voters has a lock on stupid. (…) While it may be good for a chuckle, calling or even thinking someone else stupid is virtually guaranteed to give them the last laugh. Jason Lorber (Vermont Democrat)
This time one year ago, the assumption dominating political coverage was that the only people more stupid than Donald Trump were the deplorables who elected him. Since then, of course, President-elect Trump has become President Trump. Over his 11 months in office, he has put Neil Gorsuch on the Supreme Court and four times as many judges on the appellate courts as Barack Obama did his first year; recognized Jerusalem as the capital of Israel; withdrawn from the Paris climate accord; adopted a more resolute policy on Afghanistan than the one he’d campaigned on; rolled back the mandate forcing Catholic nuns, among others, to provide employees with contraception and abortifacients; signed legislation to open up drilling for oil in the Arctic National Wildlife Refuge; initiated a bold, deregulatory assault on the administrative state—and topped it all off with the first major overhaul of the tax code in more than 30 years. And yet that Mr. Trump is a very stupid man remains the assumption dominating his press coverage. Add to this the sorry experience America had recently had with men, also outside conventional politics, who ran successfully for governorships: former pro wrestler and Navy SEAL Jesse Ventura in Minnesota and actor Arnold Schwarzenegger in California. Their respective administrations each began with high enthusiasm but ended in defeat and disillusionment. What would make anyone think Mr. Trump would do better? In one sense he is not unique: Almost all GOP presidents are stereotyped as not very bright. Ask Ike, or George W. Bush, or even Lincoln. Nor is it uncommon, in the headiness of a White House, for even the lowliest staffer to come to regard himself as the intellectual superior of the president he works for. In Mr. Trump’s case, critics equate lowbrow tastes (e.g., well-done steaks covered in ketchup) as confirmation of a lack of brainpower. It can make for great sport. But starting out with the assumption that the president you are covering is a boob can prove debilitating to clear judgment. Quick show of hands: How many of those in the press who continue to dismiss Mr. Trump as stupid publicly asserted he could never win the 2016 election—or would never get anyone decent to work for him in the unlikely miracle he did get elected? The WSJ
Jérusalem est, évidemment, et depuis toujours, la capitale d’Israël. Et il y a quelque chose, non seulement d’absurde, mais de choquant dans le tollé planétaire qui a suivi la reconnaissance, par les Etats-Unis, de cette évidence. (…) D’où vient, alors, mon malaise ? (…) Et, deux semaines après cette annonce que j’attendais, moi aussi, depuis des années, pourquoi cette inquiétude qui m’étreint ? (…) D’abord Trump. Je sens trop le côté gros malin, acculé par des défaites diverses et consécutives, qui a trouvé là son coup fumant de fin de première année de mandat. Ami des juifs, dit-il ? Protecteur et saint patron d’Israël ? Pardon, mais je n’y crois guère. Je ne pense absolument pas que Donald Trump soit mû par le sentiment d’une union sacrée de l’Amérique et d’Israël ou, comme on disait déjà du temps des Pères pèlerins des Etats-Unis, de la nouvelle et de l’ancienne Jérusalem. Je n’imagine pas l’âme de Trump disponible, de quelque façon que ce soit, à la reconnaissance de la singularité juive, à la célébration des paradoxes de la pensée talmudique ou au goût de l’aventure qui animait la geste ardente, lyrique et héroïque des pionniers laïques du sionisme. Et je ne pense pas davantage que les fameux néo-évangélistes qui forment, paraît-il, ses bataillons d’électeurs les plus solides aient la moindre idée de ce qu’est, en vérité, cet Etat nommé par des poètes, bâti par des rêveurs et poursuivi jusqu’à aujourd’hui, dans le même souffle ou presque, par un peuple dont le roman national est semé de miracles rationnels, d’espérances sous les étoiles et de ferveurs logiques. Eh bien ? Eh bien l’Histoire nous apprend qu’un geste d’amitié abstrait, insincère, délié de l’Idée et de la Vérité, amputé de cette connaissance et de cet amour profonds qu’on appelle, en hébreu, l’Ahavat Israël, ne vaut, finalement, pas grand-chose – ou, pire, elle nous enseigne comment, en vertu d’une mauvaise chimie des fièvres politiques dont le peuple juif n’a eu que trop souvent à endurer l’épreuve et les foudres, il y a tous les risques que ce geste, un jour, se retourne en son contraire. (…) M. Trump a-t-il pensé à tout cela quand il a mis ses petites mains dans le dossier «Jérusalem» ? Bernard-Henri Lévy
Je partage l’attachement à Israël, de tous les juifs, mais d’un autre côté, la décision de Trump me paraît catastrophique parce qu’elle risque d’embraser la région, parce qu’elle risque d’empêcher la reprise des négociations entre les Palestiens et les Israéliens. Les Américains auraient dû procéder tout autrement. Benyamin Netanyahu ne propose rien aux Palestiniens. Il les pousse au désespoir et à l’extrémisme. Alain Finkielkraut
BHL n’a pas besoin des éditoriaux du Monde, ni même de ceux de Ha’aretz, car il sait déjà. Il sait ce qui est bon pour Israël et ce qui ne l’est pas. Il sait que Jérusalem est la capitale d’Israël, mais il sait aussi que Trump ne peut pas faire quelque chose de bon pour les Juifs. Ainsi BHL peut écrire dans son dernier éditorial que “Jérusalem est, évidemment, et depuis toujours, la capitale d’Israël” et qu’il “y a quelque chose, non seulement d’absurde, mais de choquant dans le tollé planétaire qui a suivi la reconnaissance, par les Etats-Unis, de cette évidence”. Mais dans la même foulée, il va convoquer A. B. Yehoshua, Amos Oz et même le rav Steinman z.l. pour nous expliquer doctement pourquoi la reconnaissance de la capitale d’Israël par les Etats-Unis n’est pas bonne pour les Juifs. (…) Dans son envolée lyrique sur tout ce que “l’âme de Trump” est incapable de saisir des subtilités du judaïsme, BHL commet une double erreur. La première est d’opposer de manière caricaturale la grandeur d’Israël et des Juifs et les basses motivations qu’il attribue (sans aucune preuve) à Donald Trump. En cela, il rejoint les pires adeptes du “Trump bashing”, qu’il prétend ne pas imiter. La seconde, plus grave encore, est de croire qu’en politique – et en politique internationale surtout – les intentions priment sur les actes. Or rien n’est plus faux. Car en réalité, peu nous importe ce que pense Trump, en son for intérieur, des Juifs. Après tout, l’histoire récente est pleine d’exemples de dirigeants politiques qui appréciaient les Juifs et le fameux “génie juif” célébré par BHL, et qui ont été les pires adversaires de l’Etat d’Israël. Ce qui compte ce sont les actes envers Israël, Etat et peuple. A cet égard, la reconnaissance de notre capitale Jérusalem est un acte fort et riche de signification, qui n’engage pas seulement le président Trump et les Etats-Unis, mais le reste du monde, qui s’engagera lui aussi sur cette voie, comme c’est déjà le cas. Cette reconnaissance est une décision politique capitale, qui n’obéit pas à un calcul passager et mesquin, comme le prétend BHL, car elle engage les Etats-Unis de manière ferme, et quasiment irréversible. Peu nous importe, dans ces circonstances, de savoir si Trump apprécie la “pensée talmudique” ou l’esprit juif viennois… L’attitude de BHL et d’autres intellectuels juifs vis-à-vis de Trump (et de Nétanyahou) ressemble à celle des rabbins non sionistes (et des Juifs assimilés) à l’égard de Theodor Herzl, qui n’était pas assez “casher” (ou trop Juif) à leurs yeux. Dans son mépris pour Donald Trump et pour l’Amérique qu’il incarne (ces “fameux néo-évangélistes” dont il parle avec dédain), BHL montre qu’il ne comprend rien à ce pays et à l’identification spirituelle et charnelle des chrétiens américains, sionistes ou évangélistes, au peuple et à la terre d’Israël. En réalité, BHL sait très bien que la reconnaissance de notre capitale par le président Trump est une bonne chose pour Israël. Seulement voilà, il éprouve comme il l’avoue un sentiment de “malaise”. Pour la simple et bonne raison que depuis des mois, depuis l’élection de Trump et même avant, BHL explique à qui veut l’entendre que Trump n’est pas un ami des Juifs. Il l’a dit à maintes reprises, sur CNN où il expliquait en février dernier que “Trump a un problème avec les Juifs” et dans le New York Times où il appelait les Juifs à se méfier du président américain. La seconde erreur de BHL est de croire qu’en politique internationale, les intentions priment sur les actes. “Trump, Dioclétien et le gardien de cochons” : sous ce titre quelque peu mystérieux, BHL s’était livré il y a presqu’un an à une attaque au vitriol contre le nouveau président des Etats-Unis, Donald Trump, accusé par avance de trahison envers Israël et de mépris envers les Juifs. Et pour mieux asséner ses coups, BHL conviait en renfort Freud, le Talmud, Kafka, Rachi et Proust… Après avoir pronostiqué pendant des semaines que Trump allait perdre car “l’Amérique de Tocqueville” n’élirait pas un tel homme, BHL annonçait alors l’inéluctable trahison de Trump envers Israël. C’est pourtant le même BHL qui avait, avec une certaine dose de courage intellectuel, et contrairement à d’autres, reconnu le danger de la politique d’Obama envers Israël à l’occasion du vote de la Résolution 2334 au Conseil de Sécurité. (“Mais voir cette administration qui a tant concédé à l’Iran, tant cédé à la Russie… se rattraper en donnant de la voix, in extremis, contre ce mouton noir planétaire, ce pelé, ce galeux, qu’est le Premier ministre d’Israël, quelle misère !” écrivait-il alors.) Entretemps, Trump a été élu, il est devenu le président américain le plus pro-israélien depuis 1948, comme l’ont prouvé non seulement sa dernière décision sur Jérusalem, mais aussi son attitude à l’ONU et face au président de l’Autorité palestinienne (ce sinistre has-been que même les pays arabes ont fini par lâcher et que seule la France continue de soutenir). Trump est en train de promouvoir une véritable “révolution copernicienne” au Moyen-Orient, pour reprendre l’expression de Michel Gurfinkiel, en reléguant au second plan le conflit israélo-arabe et en abandonnant la politique désastreuse du soutien à “l’Etat palestinien” et aux concessions israéliennes. Mais tout cela est trop simple et limpide pour notre amateur de “paradoxes talmudiques”. Aussi BHL s’évertue à démontrer, faisait feu de tout bois, que cela n’est pas bon pour Israël. Peu importe si les faits lui donnent tort, puisque lui-même est persuadé d’avoir raison. Pierre Lurçat
Toute unanimité est suspecte. Le Talmud stipule que si une condamnation est unanime, le tribunal doit gracier l’accusé. (…) Depuis 70 ans Jérusalem est la capitale en activité d’Israël et les Etats qui ont reconnu Israël ont reconnu cette réalité. N’est-ce pas à la résidence du Président à Jérusalem que leurs Ambassadeurs déposent leurs lettres de créance ? N’est-ce pas dans la Knesset à Jérusalem que Nicolas Sarkozy et François Hollande ont prononcé leurs importants discours ? Jérusalem est pour les diplomates le sein que l’hypocrite Tartuffe ne saurait voir. Déterminer sa capitale est un acte de souveraineté nationale : l’Allemagne réunifiée a choisi Berlin et malgré les souvenirs sinistres, personne n’a protesté. Ne pas admettre Jérusalem capitale d’Israël, c’est sous-entendre que bien que l’Etat d’Israël existe, il n’est pas totalement légitime. C’est ouvrir un boulevard à ceux qui espèrent la destruction du pays. La décision de Trump avait été actée il y a vingt-cinq ans par le Congrès américain et réitérée par l’ensemble des candidats à la Présidence, dont Barack Obama à l’Aipac en juin 2008. Sommes-nous si habitués à ce que les promesses n’engagent que ceux qui y croient, que nous trouvions choquant qu’elles soient respectées ? D’autant que les mots prononcés avec la reconnaissance n’écartent aucune évolution géopolitique ultérieure. Le problème de cette déclaration n’est pas son contenu mais le haro général qu’elle a suscité. Si l’accusé n’a trouvé personne pour le soutenir, disent les commentateurs du traité Sanhedrin, un soupçon pèse sur le travail des juges. Le soupçon est ici celui du panurgisme : montrer qu’on est un partisan de la paix, comme « l’ensemble de la communauté internationale», cette paix que recherchent, c’est un axiome, les dirigeants palestiniens. Ce discours lénifiant a conforté l’ambiguïté et n’a rien apporté à la résolution du conflit. Depuis que l’Unesco a déclaré, dans une résolution qui a bénéficié de beaucoup de lâchetés et de silences, que Jérusalem n’avait historiquement à voir qu’avec l’Islam, les dernières illusions sont tombées sur la validité de ces institutions internationales, perverties par le jeu des majorités automatiques et des pressions qui les accompagnent. Négliger les réalités présentes, discourir sur Jérusalem « capitale de la paix », ce qu’elle n’a malheureusement presque jamais été, voire rêver à un « corpus separatum », probablement défendu par des soldats népalais et bangladais, c’est rêver. La situation aurait été différente si les États arabes n’avaient pas déclenché la guerre en 1947, si les Jordaniens avaient écouté les objurgations israéliennes en juin 1967, et a fortiori si les Israéliens avaient perdu l’un ou l’autre de ces conflits. On ne refait pas le passé. Esquiver la vérité sous prétexte de ne pas heurter les sensibilités des ennemis d’Israël a fait suppurer la plaie qu’est devenu le conflit israélo-palestinien. Craindre de dire la vérité sous prétexte que cela pourrait « entraîner l’enfer sur la terre » (dixit le Hamas), c’est fortifier la menace terroriste. Les marionnettistes qui attisent les braises sont iraniens ou islamistes sunnites et pas américains. Ceux qui l’ignorent regardent le doigt quand le sage désigne la lune. C’est ce que dit non pas la Guemara, mais un proverbe chinois… Richard Prasquier

Rira bien qui rira le dernier !

Insultes, moqueries, appels à l’assassinat, condamnations, imprécations …

A l’heure où se confirme chaque un peu plus…

L’étendue des mensonges  que le précédent leader du Monde libre était prêt à couvrir …

Pour finaliser, avant la déjudaïsation de Jérusalem des derniers jours de son mandat, son tristement fameux accord nucléaire …

Avec, entre trafic de drogue et assassinats politiques, l’Etat terroriste iranien et ses affidés libanais ou argentins …

Et au lendemain d’une reconnaissance de Jérusalem

Qui a fait à nouveau le plein d’unanimité contre le président Trump …

Y compris – ô combien significativement ! – par ceux-là mêmes …

Qui comme notre BHL national ou même, plus étonnament, notre Finkielkraut l’appelaient depuis longtemps de leurs voeux …

Comment ne pas repenser …

Avec l’un de nos rares dirigeants à avoir sauvé l’honneur, le président du CRIF Richard Pasquier …

Et au-delà du racisme de l’intelligence si caractéristique justement de nos intelligentsias …

Au fameux avertissement du Talmud contre les verdicts trop unanimes …

Mais aussi ne pas déjà entrevoir …

Avec les plus lucides de ses critiques …

Comme les conseillers mêmes de la Première ministre britannique …

Que la plaisanterie pourrait bien un jour se retourner contre eux ?

Johnny, Trump et Jérusalem. Que dit la Guemara ?
Richard Prasquier
CRIF
15/12/2017

Cette semaine, l’actualité impose son contenu. Pour Johnny, respect. Il a rendu service en amortissant par l’impact médiatique de son décès le déchaînement de critiques qui a accueilli la déclaration du Président américain sur Jérusalem. Belle conclusion pour cet homme qui fut un authentique ami d’Israël.

L’unanimité des dithyrambes adressés au rocker français, qui n’avait pourtant pas que des admirateurs, fait pendant à l’unanimité des blâmes adressés au président américain. Toute unanimité est suspecte. Le Talmud stipule que si une condamnation est unanime, le tribunal doit gracier l’accusé. Cette décision saugrenue, je la comprends mieux aujourd’hui.

Laissons les arguments juridiques et historiques qui soulignent que l’illégalité de la décision du président américain n’est pas si flagrante que cela. Ils confortent les convaincus, mais glissent malheureusement sur les autres. Les considérations religieuses et mystiques ne sont pas recevables, laïcité oblige.

Limitons-nous aux faits. Depuis 70 ans Jérusalem est la capitale en activité d’Israël et les Etats qui ont reconnu Israël ont reconnu cette réalité. N’est-ce pas à la résidence du Président à Jérusalem que leurs Ambassadeurs déposent leurs lettres de créance ? N’est-ce pas dans la Knesset à Jérusalem que Nicolas Sarkozy et François Hollande ont prononcé leurs importants discours ?

Jérusalem est pour les diplomates le sein que l’hypocrite Tartuffe ne saurait voir. Déterminer sa capitale est un acte de souveraineté nationale : l’Allemagne réunifiée a choisi Berlin et malgré les souvenirs sinistres, personne n’a protesté. Ne pas admettre Jérusalem capitale d’Israël, c’est sous-entendre que bien que l’Etat d’Israël existe, il n’est pas totalement légitime. C’est ouvrir un boulevard à ceux qui espèrent la destruction du pays.

« Ne pas admettre Jérusalem capitale d’Israël, c’est sous-entendre que bien que l’Etat d’Israël existe, il n’est pas totalement légitime.»

La décision de Trump avait été actée il y a vingt-cinq ans par le Congrès américain et réitérée par l’ensemble des candidats à la Présidence, dont Barack Obama à l’Aipac en juin 2008. Sommes-nous si habitués à ce que les promesses n’engagent que ceux qui y croient, que nous trouvions choquant qu’elles soient respectées ? D’autant que les mots prononcés avec la reconnaissance n’écartent aucune évolution géopolitique ultérieure.

Le problème de cette déclaration n’est pas son contenu mais le haro général qu’elle a suscité. Si l’accusé n’a trouvé personne pour le soutenir, disent les commentateurs du traité Sanhedrin, un soupçon pèse sur le travail des juges. Le soupçon est ici celui du panurgisme : montrer qu’on est un partisan de la paix, comme « l’ensemble de la communauté internationale», cette paix que recherchent, c’est un axiome, les dirigeants palestiniens. Ce discours lénifiant a conforté l’ambiguïté et n’a rien apporté à la résolution du conflit.

Depuis que l’Unesco a déclaré, dans une résolution qui a bénéficié de beaucoup de lâchetés et de silences, que Jérusalem n’avait historiquement à voir qu’avec l’Islam, les dernières illusions sont tombées sur la validité de ces institutions internationales, perverties par le jeu des majorités automatiques et des pressions qui les accompagnent.

Négliger les réalités présentes, discourir sur Jérusalem « capitale de la paix », ce qu’elle n’a malheureusement presque jamais été, voire rêver à un « corpus separatum », probablement défendu par des soldats népalais et bangladais, c’est rêver. La situation aurait été différente si les États arabes n’avaient pas déclenché la guerre en 1947, si les Jordaniens avaient écouté les objurgations israéliennes en juin 1967, et a fortiori si les Israéliens avaient perdu l’un ou l’autre de ces conflits. On ne refait pas le passé.

Esquiver la vérité sous prétexte de ne pas heurter les sensibilités des ennemis d’Israël a fait suppurer la plaie qu’est devenu le conflit israélo-palestinien. Craindre de dire la vérité sous prétexte que cela pourrait « entraîner l’enfer sur la terre » (dixit le Hamas), c’est fortifier la menace terroriste. Les marionnettistes qui attisent les braises sont iraniens ou islamistes sunnites et pas américains. Ceux qui l’ignorent regardent le doigt quand le sage désigne la lune. C’est ce que dit non pas la Guemara, mais un proverbe chinois…

Voir aussi:

The ‘Stupidity’ of Donald Trump

He’s had far more success than Arnold Schwarzenegger or Jesse Ventura

This time one year ago, the assumption dominating political coverage was that the only people more stupid than Donald Trump were the deplorables who elected him.

Since then, of course, President-elect Trump has become President Trump. Over his 11 months in office, he has put Neil Gorsuch on the Supreme Court and four times as many judges on the appellate courts as Barack Obama did his first year; recognized Jerusalem as the capital of Israel; withdrawn from the Paris climate accord; adopted a more resolute policy on Afghanistan than the one he’d campaigned on; rolled back the mandate forcing Catholic nuns, among others, to provide employees with contraception and abortifacients; signed legislation to open up drilling for oil in the Arctic National Wildlife Refuge; initiated a bold, deregulatory assault on the administrative state—and topped it all off with the first major overhaul of the tax code in more than 30 years.

And yet that Mr. Trump is a very stupid man remains the assumption dominating his press coverage.

Let this columnist confess: He did not see Mr. Trump’s achievements coming, at least at first. In the worst sense, populism means pandering to public appetites at the expense of sound policy. Too often populists who get themselves elected find either that they cannot implement what they promised, or that when they do, there are disastrous and unexpected consequences.

Add to this the sorry experience America had recently had with men, also outside conventional politics, who ran successfully for governorships: former pro wrestler and Navy SEAL Jesse Ventura in Minnesota and actor Arnold Schwarzenegger in California. Their respective administrations each began with high enthusiasm but ended in defeat and disillusionment. What would make anyone think Mr. Trump would do better?

Start with Mr. Ventura. His populism, like Mr. Trump’s, featured open ridicule of the press. At one point he issued press cards listing them as “official jackals.” Also like Mr. Trump, he was treated as simple-minded because he was not a professional pol. When David Letterman listed his top 10 campaign slogans for Mr. Ventura, No. 1 was “it’s the stupidity, stupid.”

In his first year Mr. Ventura’s approval rating soared to 73%, and while in office he did manage to push through tax rebates and a property-tax reform. By his last year, however, his vetoes were regularly overridden, spending had shot up, and the magic was gone. In the end, he decided against seeking a second term.

Next came Mr. Schwarzenegger, who in 2003 announced his run for governor on “The Tonight Show.” Mr. Schwarzenegger’s pitch was essentially Mr. Trump’s: The state’s politics had been so corrupted by the political class that Californians needed a strongman from the outside to shake it up.

The Governator did succeed in getting himself re-elected three years later, which is more than Mr. Ventura did. In the end, however, he was defeated by those he’d denounced as the “girlie men” of Sacramento, and his package of reforms went nowhere. The man who entered office promising to cut spending and revive the state’s economy ended up signing a huge tax increase, while debt nearly tripled under his watch.

Now we have President Trump. In one sense he is not unique: Almost all GOP presidents are stereotyped as not very bright. Ask Ike, or George W. Bush, or even Lincoln. Nor is it uncommon, in the headiness of a White House, for even the lowliest staffer to come to regard himself as the intellectual superior of the president he works for.

In Mr. Trump’s case, critics equate lowbrow tastes (e.g., well-done steaks covered in ketchup) as confirmation of a lack of brainpower. It can make for great sport. But starting out with the assumption that the president you are covering is a boob can prove debilitating to clear judgment.

Quick show of hands: How many of those in the press who continue to dismiss Mr. Trump as stupid publicly asserted he could never win the 2016 election—or would never get anyone decent to work for him in the unlikely miracle he did get elected?

The Trump presidency may still go poof for any number of reasons—if the promised economic growth doesn’t materialize, if the public concludes that his inability to ignore slights on Twitter is getting the best of his presidency, or if Democrats manage to leverage his low approval ratings and polarizing personality into a recapture of the House and Senate this coming November. And yes, it’s possible to regard Mr. Trump’s presidency as not worth the price.

But stupid? Perhaps the best advice for anti-Trumpers comes from one of their own, a Vermont Democrat named Jason Lorber. Way back in April, in an article for the Burlington Free Press, the retired state politician wrote that “while it may be good for a chuckle, calling or even thinking someone else stupid is virtually guaranteed to give them the last laugh.”

Is that not what Mr. Trump is now enjoying at the close of his first year?

 Voir également:

Trump, the Insurgent, Breaks With 70 Years of American Foreign Policy
President Trump has transformed the world’s view of the United States from an anchor of the international order into something more inward-looking and unpredictable.
Mark Landler
New York Times
Dec. 28, 2017

WASHINGTON — President Trump was already revved up when he emerged from his limousine to visit NATO’s new headquarters in Brussels last May. He had just met France’s recently elected president, Emmanuel Macron, whom he greeted with a white-knuckle handshake and a complaint that Europeans do not pay their fair share of the alliance’s costs.

On the long walk through the NATO building’s cathedral-like atrium, the president’s anger grew. He looked at the polished floors and shimmering glass walls with a property developer’s eye. (“It’s all glass,” he said later. “One bomb could take it out.”) By the time he reached an outdoor plaza where he was to speak to the other NATO leaders, Mr. Trump was fuming, according to two aides who were with him that day.

He was there to dedicate the building, but instead he took a shot at it.

“I never asked once what the new NATO headquarters cost,” Mr. Trump told the leaders, his voice thick with sarcasm. “I refuse to do that. But it is beautiful.” His visceral reaction to the $1.2 billion building, more than anything else, colored his first encounter with the alliance, aides said.

Nearly a year into his presidency, Mr. Trump remains an erratic, idiosyncratic leader on the global stage, an insurgent who attacks allies the United States has nurtured since World War II and who can seem more at home with America’s adversaries. His Twitter posts, delivered without warning or consultation, often make a mockery of his administration’s policies and subvert the messages his emissaries are trying to deliver abroad.

Mr. Trump has pulled out of trade and climate change agreements and denounced the 2015 nuclear deal with Iran. He has broken with decades of American policy in the Middle East by recognizing Jerusalem as the capital of Israel. And he has taunted Kim Jong-un of North Korea as “short and fat,” fanning fears of war on the peninsula.

He has assiduously cultivated President Xi Jinping of China and avoided criticizing President Vladimir V. Putin of Russia — leaders of the two countries that his own national security strategy calls the greatest geopolitical threats to America.

Above all, Mr. Trump has transformed the world’s view of the United States from a reliable anchor of the liberal, rules-based international order into something more inward-looking and unpredictable. That is a seminal change from the role the country has played for 70 years, under presidents from both parties, and it has lasting implications for how other countries chart their futures.

Mr. Trump’s unorthodox approach “has moved a lot of us out of our comfort zone, me included,” the national security adviser, Lt. Gen. H. R. McMaster, said in an interview. A three-star Army general who served in Iraq and Afghanistan and wrote a well-regarded book about the White House’s strategic failure in Vietnam, General McMaster defined Trump foreign policy as “pragmatic realism” rather than isolationism.

“The consensus view has been that engagement overseas is an unmitigated good, regardless of the circumstances,” General McMaster said. “But there are problems that are maybe both intractable and of marginal interest to the American people, that do not justify investments of blood and treasure.”

Mr. Trump’s advisers argue that he has blown the cobwebs off decades of foreign policy doctrine and, as he approaches his first anniversary, that he has learned the realities of the world in which the United States must operate.

They point to gains in the Middle East, where Crown Prince Mohammed bin Salman is transforming Saudi Arabia; in Asia, where China is doing more to pressure a nuclear-armed North Korea; and even in Europe, where Mr. Trump’s criticism has prodded NATO members to ante up more for their defense.

The president takes credit for eradicating the caliphate built by the Islamic State in Syria and Iraq, though he mainly accelerated a battle plan developed by President Barack Obama. His aides say he has reversed Mr. Obama’s passive approach to Iran, in part by disavowing the nuclear deal.

While Mr. Trump has held more than 130 meetings and phone calls with foreign leaders since taking office, he has left the rest of the world still puzzling over how to handle an American president unlike any other. Foreign leaders have tested a variety of techniques to deal with him, from shameless pandering to keeping a studied distance.

“Most foreign leaders are still trying to get a handle on him,” said Richard N. Haass, a top State Department official in the George W. Bush administration who is now the president of the Council on Foreign Relations. “Everywhere I go, I’m still getting asked, ‘Help us understand this president, help us navigate this situation.’

“We’re beginning to see countries take matters into their own hands. They’re hedging against America’s unreliability.”

Few countries have struggled more to adapt to Mr. Trump than Germany, and few leaders seem less personally in sync with him than its leader, Chancellor Angela Merkel, the physicist turned politician. After she won a fourth term, their relationship took on weighty symbolism: the great disrupter versus the last defender of the liberal world order.

In one of their first phone calls, the chancellor explained to the president why Ukraine was a vital part of the trans-Atlantic relationship. Mr. Trump, officials recalled, had little idea of Ukraine’s importance, its history of being bullied by Russia or what the United States and its allies had done to try to push back Mr. Putin.

German officials were alarmed by Mr. Trump’s lack of knowledge, but they got even more rattled when White House aides called to complain afterward that Ms. Merkel had been condescending toward the new president. The Germans were determined not to repeat that diplomatic gaffe when Ms. Merkel met Mr. Trump at the White House in March.
Trump’s Way

At first, things again went badly. Mr. Trump did not shake Ms. Merkel’s hand in the Oval Office, despite the requests of the assembled photographers. (The president said he did not hear them.)

Later, he told Ms. Merkel that he wanted to negotiate a new bilateral trade agreement with Germany. The problem with this idea was that Germany, as a member of the European Union, could not negotiate its own agreement with the United States.

Rather than exposing Mr. Trump’s ignorance, Ms. Merkel said the United States could, of course, negotiate a bilateral agreement, but that it would have to be with Germany and the other 27 members of the union because Brussels conducted such negotiations on behalf of its members.

“So it could be bilateral?” Mr. Trump asked Ms. Merkel, according to several people in the room. The chancellor nodded.

“That’s great,” Mr. Trump replied before turning to his commerce secretary, Wilbur Ross, and telling him, “Wilbur, we’ll negotiate a bilateral trade deal with Europe.”

Afterward, German officials expressed relief among themselves that Ms. Merkel had managed to get through the exchange without embarrassing the president or appearing to lecture him. Some White House officials, however, said they found the episode humiliating.

For Ms. Merkel and many other Germans, something elemental has changed across the Atlantic. “We Europeans must really take our destiny into our own hands,” she said in May. “The times in which we can fully count on others — they are somewhat over.”

Mr. Trump gets along better with Mr. Macron, a 40-year-old former investment banker and fellow political insurgent who ran for the French presidency as the anti-Trump. Despite disagreeing with him on trade, immigration and climate change, Mr. Macron figured out early how to appeal to the president: He invited him to a military parade.

But Mr. Macron has discovered that being buddies with Mr. Trump can also be complicated. During the Bastille Day visit, officials recalled, Mr. Trump told Mr. Macron he was rethinking his decision to pull out of the Paris climate accord.

That prompted French diplomats to make a flurry of excited calls to the White House for clarification the following week, only to find out that American policy had not changed. White House officials say that Mr. Trump was merely reiterating that the United States would be open to rejoining the pact on more advantageous terms.

But the exchange captures Mr. Trump’s lack of nuance or detail, which leaves him open to being misunderstood in complex international talks.

There have been fewer misunderstandings with autocrats. Mr. Xi of China and King Salman of Saudi Arabia both won over Mr. Trump by giving him a lavish welcome when he visited. The Saudi monarch projected his image on the side of a hotel; Mr. Xi reopened a long-dormant theater inside the Forbidden City to present Mr. Trump and his wife, Melania, an evening of Chinese opera.

“Did you see the show?” Mr. Trump asked reporters on Air Force One after he left Beijing in November. “They say in the history of people coming to China, there’s been nothing like that. And I believe it.”

Later, chatting with his aides, Mr. Trump continued to marvel at the respect Mr. Xi had shown him. It was a show of respect for the American people, not just for the president, one adviser replied gently.

Then, of course, there is the strange case of Mr. Putin. The president spoke of his warm telephone calls with the Russian president, even as he introduced a national security strategy that acknowledged Russia’s efforts to weaken democracies by meddling in their elections.

Mr. Trump has had a bumpier time with friends. He told off Prime Minister Theresa May on Twitter, after she objected to his exploitation of anti-Muslim propaganda from a far-right group in Britain.

“Statecraft has been singularly absent from the treatment of some of his allies, particularly the U.K.,” said Peter Westmacott, a former British ambassador to the United States.

Mr. Trump’s feuds with Ms. May and other British officials have left him in a strange position: feted in Beijing and Riyadh but barely welcome in London, which Mr. Trump is expected to visit early next year, despite warnings that he will face angry protesters.

Aides to Mr. Trump argue that his outreach to autocrats has been vindicated. When Crown Prince Mohammed bin Salman visited the White House in March, the president lavished attention on him. Since then, they say, Saudi Arabia has reopened cinemas and allowed women to drive.

But critics say Mr. Trump gives more than he gets. By backing the 32-year-old crown prince so wholeheartedly, the president cemented his status as heir to the House of Saud. The crown prince has since jailed his rivals as Saudi Arabia pursued a deadly intervention in Yemen’s civil war.

Mr. Trump granted an enormous concession to Prime Minister Benjamin Netanyahu when he announced this month that the United States would formally recognize Jerusalem as the capital of Israel. But he did not ask anything of Mr. Netanyahu in return.

That showed another hallmark of Mr. Trump’s foreign policy: how much it is driven by domestic politics. In this case, he was fulfilling a campaign promise to move the American Embassy to Jerusalem from Tel Aviv. While evangelicals and some hard-line, pro-Israel American Jews exulted, the Palestinians seethed — leaving Mr. Trump’s dreams of brokering a peace accord between them and the Israelis in tatters.

With China, Mr. Trump’s cultivation of Mr. Xi probably persuaded him to put more economic pressure on its neighbor North Korea over its provocative behavior. But even the president has acknowledged, as recently as Thursday, that it is not enough. And in return for Mr. Xi’s efforts, Mr. Trump has largely shelved his trade agenda vis-à-vis Beijing.

“It was a big mistake to draw that linkage,” said Robert B. Zoellick, who served as United States trade representative under Mr. Bush. “The Chinese are playing him, and it’s not just the Chinese. The world sees his narcissism and strokes his ego, diverting him from applying disciplined pressure.”

Mr. Trump’s protectionist instincts could prove the most damaging in the long term, Mr. Zoellick said. Trade, unlike security, springs from deeply rooted convictions. Mr. Trump believes that multilateral accords — like the Trans-Pacific Partnership, from which he pulled out in his first week in office — are stacked against America.

“He views trade as zero-sum, win-lose,” Mr. Zoellick said.

For some of Mr. Trump’s advisers, the key to understanding his statecraft is not how he deals with Mr. Xi or Ms. Merkel, but the ideological contest over America’s role that plays out daily between the West Wing and agencies like the State Department and the Pentagon.

“There’s a chasm that can’t be bridged between the globalists and the nationalists,” said Stephen K. Bannon, the president’s former chief strategist and the leader of the nationalist wing, who has kept Mr. Trump’s ear since leaving the White House last summer.

On the globalist side of the debate stand General McMaster; Secretary of Defense Jim Mattis; Secretary of State Rex W. Tillerson; and Mr. Trump’s chief economic adviser, Gary D. Cohn. On the nationalist side, in addition to Mr. Bannon, stand Stephen Miller, the president’s top domestic adviser, and Robert Lighthizer, the chief trade negotiator. On many days, the nationalist group includes the commander in chief himself.

The globalists have curbed some of Mr. Trump’s most radical impulses. He has yet to rip up the Iran nuclear deal, though he has refused to recertify it. He has reaffirmed the United States’ support for NATO, despite his objections about those members he believes are freeloading. And he has ordered thousands of additional American troops into Afghanistan, even after promising during the campaign to stay away from nation-building.

This has prompted a few Europeans to hope that “his bark is worse than his bite,” in the words of Mr. Westmacott.

Mr. Trump acknowledges that being in office has changed him. “My original instinct was to pull out,” he said of Afghanistan, “and, historically, I like following my instincts. But all my life I’ve heard that decisions are much different when you sit behind the desk in the Oval Office.”

Yet some things have not changed. Mr. Trump’s advisers have utterly failed to curb his Twitter posts, for example. Some gamely suggest that they create diplomatic openings. Others say they roll with the punches when he labels Mr. Kim of North Korea “Little Rocket Man.” For Mr. Tillerson, however, the tweets have severely tarnished his credibility in foreign capitals.

“All of them know they still can’t control the thunderbolt from on high,” said John D. Negroponte, who served as the director of national intelligence for Mr. Bush.

The tweets highlight that Mr. Trump still holds a radically different view of the United States’ role in the world than most of his predecessors. His advisers point to a revealing meeting at the Pentagon on July 20, when Mr. Mattis, Mr. Tillerson and Mr. Cohn walked the president through the country’s trade and security obligations around the world.

The group convened in the secure conference room of the Joint Chiefs of Staff, a storied inner sanctum known as the tank. Mr. Mattis led off the session by declaring that “the greatest thing the ‘greatest generation’ left us was the rules-based postwar international order,” according to a person who was in the room.

After listening for about 50 minutes, this person said, Mr. Trump had heard enough. He began peppering Mr. Mattis and Mr. Tillerson with questions about who pays for NATO and the terms of the free trade agreements with South Korea and other countries.

The postwar international order, the president of the United States declared, is “not working at all.”

Voir enfin:

Analysis The Palestinians Just Gave Netanyahu What He Always Wanted for Christmas

If there is one goal the Israeli premier has devoted his entire career to, it is trying to sever ties between the Americans and the Palestinians – and Abbas has handed it to him wrapped with a bow
Anshel Pfeffer

Haaretz

Dec 27, 2017

Ever since President Donald Trump announced the United States’ decision to recognize Jerusalem as Israel’s capital, the focus has been almost entirely on the global chorus of condemnation, the overwhelming votes against Trump’s proclamation in the UN Security Council and General Assembly, and the – so far – tiny handful of countries supporting the move.

But while attention has largely been on these symbolic moves, something that escaped notice is that, in the aftermath of the recognition gesture, Prime Minister Benjamin Netanyahu has accomplished one of his most cherished policy goals: Finally driving a massive wedge between the United States and the Palestinians.

When last Friday Palestinian President Mahmoud Abbas published his Christmas message, announcing that the Palestinians “will not accept the U.S. as the mediator in the peace process, nor are we going to accept any plan from the U.S. side,” he could not have come up with a better Christmas present for Netanyahu.
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If there is one goal Netanyahu has devoted his career to – from the days when he was a Zionist student activist at MIT in the early 1970s – it is trying to sever ties between the Americans and the Palestinians. And Abbas gave it to him, just like that.

The battle against the U.S. administration recognizing the PLO and entering official talks with it dominated Israeli foreign policy throughout the 1980s, when Netanyahu was a diplomat in Washington and at the UN.

Thirty years ago, when leaving the diplomatic service to enter politics full-time with the Likud party, Netanyahu timed his resignation to follow a meeting between then-Secretary of State George P. Shultz and PLO-affiliated Palestinian academics, to portray it as an act of protest against the talks. Between 1988 and 1991, as deputy foreign minister his brief was mainly devoted to appearing in the American media, advocating against U.S.-PLO ties.

As prime minister (initially from 1996-1999 and then from 2009), Netanyahu had to contend with the new realities of the post-Oslo era – and, of course, with the administrations of Bill Clinton and Barack Obama, which openly supported a Palestinian state. But every engagement of his with the Palestinians was slow, grudging and through gritted teeth.

He has never given up on his stated intent to convince the world – and when Netanyahu thinks of the world, it will always be the world as it looks from the Oval Office – that the Palestinian issue is a sideshow and its leadership does not deserve an equal place at the table.
U.S. President Donald Trump and Prime Minister Benjamin Netanyahu in Jerusalem, May 23, 2017.
U.S. President Donald Trump and Prime Minister Benjamin Netanyahu in Jerusalem, May 23, 2017.Stephen Crowley/NYT

Netanyahu has never really cared about Jerusalem, beyond its symbolic significance. His government has not made any real efforts to solve the everyday problems of Israel’s poorest city. And even the much-beloved canard of moving the U.S. Embassy from Tel Aviv to Jerusalem was never that high on his priority list. But the support for recognizing Jerusalem among Trump’s evangelical base, and the fact the U.S. president was willing to go ahead with the recognition as a low-cost (from his perspective) way of signaling he was keeping his election promises and showing how different he was from Obama, was a wonderful opportunity for Netanyahu.

He didn’t expect the world to suddenly fall in line with the U.S. president’s proclamation. Quite the opposite. He saw how much anger and opposition it would provoke, and therefore stoked Trump’s ego with encouragement and praise.

Netanyahu played the cards dealt to him brilliantly. The bigger the hoopla around Trump’s empty gesture, the bigger the insult to the Palestinians – an insult not delivered by Israel, but directly by the White House.

Trump himself made it clear the recognition of Jerusalem was not meant to prejudice the outcome of future negotiations between Israel and the Palestinians. He even emphasized that the United States was not recognizing any specific borders of Israel’s capital. The United States hasn’t even changed its policy on not writing “Israel” in the passports of U.S. citizens born in Jerusalem, much less made any concrete steps for actually moving the embassy. But Netanyahu still declared that Trump’s announcement was an event of great historical importance, on a par with the Balfour Declaration and King Cyrus’ decree to rebuild the Jewish temple in Jerusalem.

The Palestinians could have issued a low-key response, saying simply that no one, not even Trump, could decide the future of Jerusalem without their agreement. They could have kept their channels to the United States open and waited to see if anything would come of the much-vaunted Trump peace proposal.

Instead, they declared “days of rage” that quickly fizzled, and then effectively severed ties with the Americans by announcing they would be boycotting any scheduled meetings with administration officials.

No one has any illusions that this a favorable presidency as far as they are concerned. But, let’s face it, every single U.S. presidency has always been much more pro-Israel than pro-Palestinian. The “honest broker” label has always been a myth. The only reason the United States has been mediating between the two sides for so long is that it’s the world’s sole superpower and has been invested in the region for so many years.

There is always talk of another government stepping in as a potential mediator between Israel and the Palestinians. This is idle talk based on wishful thinking. No other country has the resources, the skilled and experienced diplomatic corps, the investment in the region and the credibility to become the brokers of the process.

The European Union is mired in a near-existential crisis, with Brexit cutting off one of its major members; its unofficial leader, German Chancellor Angela Merkel, is struggling to build a coalition at home; and its unofficial leader-in-waiting, French President Emmanuel Macron, lacks the experience and attention span to devote himself properly. Russia has ulterior motives and does not really wish to help bring peace, just enhance its influence. China, which launched a Mideast conference this past week, is too far away – physically and mentally – to be much more than a bystander. And, most important, Israel can and will veto any other partner besides the Americans.

All of this may change in the future if successive administrations follow Obama and Trump’s example by retreating from America’s traditional role in the region. But it will take decades for a new player to grow into the role of ultimate patron of the diplomatic process. By the time that happens, Abbas and Netanyahu will no longer be on the stage themselves.

It is much more likely that a new U.S. administration will reassert itself within a few years. When that happens, the Palestinians will have to rebuild their relationship with Washington and, depending on the views of that administration, it may be a better one than they had in the past. But for now at least, they have given Netanyahu what he’s always wanted for Christmas.
read more: https://www.haaretz.com/israel-news/1.831169


Reconnaissance de Jérusalem: Le NYT veut-il la paix au Moyen-Orient ? (Its track record so far gives little evidence that it has the temperament or skill to navigate such a nuanced position)

8 décembre, 2017

The Old City of Jerusalem. The United States, like the rest of the world, hasn’t recognized the city as Israeli territory (NYT)

Jews leaving a section of Jerusalem’s Old City in 1948 (NYT)

al Aqsa

Spot the error: Praying with their behinds towards their holy Muslim site?

Si je t’oublie, Jérusalem, Que ma droite m’oublie! Que ma langue s’attache à mon palais, Si je ne me souviens de toi, Si je ne fais de Jérusalem Le principal sujet de ma joie! Psaume 137: 5-6
Voici, je ferai de Jérusalem une coupe d’étourdissement pour tous les peuples d’alentour, et aussi pour Juda dans le siège de Jérusalem. En ce jour-là, je ferai de Jérusalem une pierre pesante pour tous les peuples; tous ceux qui la soulèveront seront meurtris; et toutes les nations de la terre s’assembleront contre elle. Zacharie 12: 2-3
When the Muslims in Jerusalem pray in their mosques, even in the « Al Aktza » mosque built on the edge of Temple Mount, they actually stand with their back turned to Temple Mount. And, when they bow down in their prayers they show their behind to the site of the Holy Temple. How consistent is that with considering it a Muslim holy site? Holyland
Je partage l’attachement à Israël, de tous les juifs, mais d’un autre côté, la décision de Trump me paraît catastrophique parce qu’elle risque d’embraser la région, parce qu’elle risque d’empêcher la reprise des négociations entre les Palestiens et les Israéliens. Les Américains auraient dû procéder tout autrement. Benyamin Netanyahu ne propose rien aux Palestiniens. Il les pousse au désespoir et à l’extrémisme. Alain Finkielkraut
If nothing else, Donald Trump’s decision on Wednesday to recognize Jerusalem as Israel’s capital shows how disenthralled his administration is with traditional pieties about the Middle East. It’s about time. (…) What Jerusalem is is the capital of Israel, both as the ancestral Jewish homeland and the modern nation-state. When Richard Nixon became the first American president to visit the country in 1974, he attended his state dinner in Jerusalem. It’s where President Anwar Sadat of Egypt spoke when he decided to make peace in 1977. It’s what Congress decided as a matter of law in 1995. When Barack Obama paid his own presidential visit to Israel in 2013, he too spent most of his time in Jerusalem. So why maintain the fiction that Jerusalem isn’t the capital? The original argument, from 1947, was that Jerusalem ought to be under international jurisdiction, in recognition of its religious importance. But Jews were not allowed to visit the Western Wall during the 19 years when East Jerusalem was under Jordanian occupation. Yasir Arafat denied that Solomon’s Temple was even in Jerusalem, reflecting an increasingly common Palestinian denial of history. Would Jews be allowed to visit Jewish sites, and would those sites be respected, if the city were redivided? Doubtful, considering Palestinian attacks on such sites, which is one of the reasons why it shouldn’t be. The next argument is that any effort by Washington to recognize Jerusalem as Israel’s capital would set the proverbial Arab street on fire and perhaps lead to another intifada. But this misapprehends the nature of the street, which has typically been a propaganda tool of Arab leaders to channel domestic discontent and manipulate foreign opinion. And it also misrepresents the nature of the last intifada, which was a meticulously preplanned event waiting for a convenient pretext (Ariel Sharon’s September 2000 walk on the Temple Mount) to look like a spontaneous one. (…) Then again, recognition does several genuinely useful things. It belatedly aligns American words with deeds. It aligns word as well as deed with reality. And it aligns the United States with the country toward which we are constantly professing friendship even as we have spent seven decades stinting it of the most basic form of recognition. Recognition also tells the Palestinians that they can no longer hold other parties hostage to their demands. East Jerusalem could have been the capital of a sovereign Palestinian state 17 years ago, if Arafat had simply accepted the terms at Camp David. He didn’t because he thought he could dictate terms to stronger powers. Nations pay a price for the foolhardiness of their leaders, as the Kurds recently found out. (…) For the international community, that means helping Palestinians take steps to dismantle their current klepto-theocracy, rather than fueling a culture of perpetual grievance against Israel. Mahmoud Abbas is now approaching the 13th anniversary of his elected four-year term. Someone should point this out. Hamas has run Gaza for a decade, during which it has spent more time building rockets and terror tunnels than hotels or hospitals. Someone should point this out, too. It is indicative of the disastrous political choices that help explain 70 years of Palestinian failure. Meantime, Jerusalem is the capital of Israel. For those who have lived in denial, it must be some sort of shock. Bret Stephens
Although Israel’s government has been located in Jerusalem since its founding in 1948, the United States, like the rest of the world, hasn’t recognized the city as Israeli territory, even after the Arab-Israeli War in 1967, when Israel drove back Jordan from East Jerusalem and occupied it. Under the Oslo Accords, Israel promised to negotiate Jerusalem’s future as part of a peace agreement. It has been assumed that under any deal, the city would remain its capital. Palestinians anticipated being able to locate their capital in East Jerusalem and to have access to Muslim holy sites there. East Jerusalem was exclusively Arab in 1967, but Israel has steadily built settlements there, placing some 200,000 of its citizens among the Arab population and complicating any possible peace agreement. Mr. Trump boasts of being a consummate dealmaker, but dealmakers don’t usually make concessions before negotiations begin, as the president has here. The big winner is Prime Minister Benjamin Netanyahu of Israel, whose hard-line government has shown no serious interest in peace, at least not a two-state solution that could win Palestinian support. The blowback was swift. The Palestinian president, Mahmoud Abbas, warned of “dangerous consequences” to the peace process, while Jordan’s King Abdullah II, the royal palace said, cautioned against the move, “stressing that Jerusalem is the key to achieving peace and stability in the region and the world.” Turkey threatened to cut diplomatic ties with Israel; other criticism came from Egypt, the Arab League and France. King Salman of Saudi Arabia told Mr. Trump a decision on Jerusalem before a final peace deal would hurt talks and increase regional tensions. (…) But some analysts doubt Mr. Trump really wants a peace agreement and say any possible proposal may be intended as political cover so Israel and the Sunni Arabs, once enemies, can intensify their incipient collaboration against Iran. The constituency Mr. Trump is most clearly courting is his own political base of evangelicals and other pro-Israel hard-liners. His predecessors had also made pandering campaign promises in support of moving the American Embassy to Jerusalem. But once in office they chose not to prioritize their domestic politics over delicate peace diplomacy, and they put that promise on hold. Some optimists think that Mr. Trump could lessen the harm of a decision on Jerusalem by making clear he will not prejudge the future of East Jerusalem or other core questions like the borders of a Palestinian state. His track record so far gives little evidence that he has the temperament or skill to navigate such a nuanced position. The NYT
Seul contre tous. Donald Trump a ignoré tous les avertissements, polis ou pressants selon les dirigeants, toutes les suppliques, jusqu’à celle du pape François, avant d’annoncer, mercredi 6 décembre, sa décision de reconnaître officiellement Jérusalem comme capitale d’Israël. Les réactions d’alarme et d’indignation qui ont accueilli cette décision au sein de la communauté internationale – à l’exception du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui a applaudi des deux mains – confirment, pour ceux qui en doutaient encore, que le président américain n’hésite à transgresser aucun tabou. Il est clair à présent que les Etats-Unis de Donald Trump ne se contentent pas de décider de façon unilatérale, en faisant fi de l’avis de leurs partenaires les plus proches. Ils ont entrepris le démantèlement d’un système de relations internationales qu’ils ont eux-mêmes édifié après la deuxième guerre mondiale. L’annonce de M. Trump sur Jérusalem est, tout simplement, un viol de la diplomatie comme mode de règlement des conflits. En vertu des accords d’Oslo, signés sous les auspices des Etats-Unis en 1993, Israël s’était engagé à négocier le statut futur de Jérusalem dans le cadre d’accords de paix. Le roi de Jordanie, l’un des dirigeants les plus modérés du Moyen-Orient, a souligné que la question de Jérusalem « est cruciale pour parvenir à la paix et la stabilité dans la région et dans le monde ». Le processus de paix lancé à Oslo est malheureusement aujourd’hui au point mort : il n’y a pas, à l’heure actuelle, de négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens. Mais en rallumant l’étincelle de Jérusalem, le président américain prend ouvertement le risque d’accroître les tensions et de provoquer de nouvelles violences dans une région toujours au bord de l’explosion, sans pour autant préciser ses projets sur une relance d’un processus de paix. L’envoi du vice-président Michael Pence au Proche-Orient ne fait guère illusion à cet égard. Pis, par sa décision, M. Trump consacre la politique du fait accompli de M. Nétanyahou. Si le gouvernement israélien a été installé à Jérusalem dès 1948, Jérusalem-Est était entièrement arabe jusqu’à 1967. [sic] Depuis, à la faveur de colonies de peuplement construites par Israël, quelque 200 000 Israéliens se sont installés parmi les Palestiniens, rendant la question du statut de la ville encore plus complexe. Jérusalem capitale de l’Etat d’Israël est « une réalité », clame Donald Trump, évitant soigneusement de mentionner Jérusalem-Est comme possible capitale d’un Etat palestinien. Logiquement, ce raisonnement entérine aussi les colonies de peuplement dans les territoires occupés comme « une réalité », au mépris du droit international. Mais, pas plus que l’art de la diplomatie, le droit international n’entre visiblement pas dans les paramètres de la politique étrangère trumpienne, tout entière guidée par son obsession de rompre avec ses prédécesseurs et ses impératifs de politique intérieure – en l’occurrence le souci de satisfaire les chrétiens évangéliques et les lobbys pro-israéliens. La liste des engagements internationaux auxquels M. Trump a tourné le dos depuis son entrée en fonctions, en janvier, s’allonge (…) Le moment est venu de prendre acte de cette réalité. Comme cela se fait déjà pour l’accord sur le climat, il faut apprendre à contourner une administration fédérale américaine engagée dans une dangereuse déstabilisation de la communauté internationale. Le Monde
Amidst some questionable journalism about the American move to acknowledge the location of Israel’s capital, a passage in yesterday’s New York Times editorial stands out as particularly stunning and perverse. The editorial, titled « Does Trump Want Peace in the Middle East, » effectively ratifies the cleansing of Jews from Jerusalem’s Old City and other formerly Jewish areas of Jerusalem during the 1948 Independence War. In a paragraph criticizing the return of Jews to what the newspaper describes as « settlements » in those parts of Jerusalem, the editorial bases its disapproval on the fact that « East Jerusalem was exclusively Arab in 1967. » It is true that this section of Jerusalem was exclusively Arab in 1967. This is because Jews, long a majority and plurality in these parts of the city, were forced out in 1948, when the area was seized by Jordanian troops. Jerusalem neighborhoods like the Jewish Quarter, Shimon Hatzadik, and Silan indeed became Jew-free, their synagogues razed and their cemeteries desecrated. To consider the 19-year period during which Jews were exiled from the Old City and surrounding areas as the starting point of history, and to use it as a bludgeon to attack Israel and delegitimize the presence of Jews in eastern Jerusalem, effectively communicates the newspaper’s acceptance of the expulsion of the Jews and seeming endorsement of an ethically cleansed eastern Jerusalem. In 1948, the New York Times published the following account of Jews pouring out from the Old City walls: Thus the Jews have been eliminated from the City of David for the first time since the sixteenth century. Except for sixty years in the sixteenth century they are believed to have been there continuously since the return from the Babylonian captivity. New Jerusalem was largely created in the last seventy years. All last night and early today the noncombatants were trekking out through the Zion Gate over Mount Zion and through the Valley of Hinnon to the Yemin Moshe quarter from where they were driven to billets in the Katamon quarter. They are mostly orthodox and poor. This is why « east Jerusalem was exclusively Arab in 1967, » as today’s editorial writers who represent the voice of The New York Times know. To omit the purge of Jews from their neighborhoods and holy places while approvingly citing the ethnically « exclusive » nature of eastern Jerusalem amounts to the promotion of a revisionist history by The Times. Camera

Attention: un nettoyage ethnique peut en cacher un autre !

 Au lendemain de la décision historique du Président Trump …
De reconnaitre enfin en Jérusalem une réalité juive plus que multi-millénaire …
Quelle meilleure illustration comme le montre bien la réponse du site de réinformation Camera
De la mauvaise foi d’une communauté occidentale largement hostile à toute réelle avancée de situation dans la région …
Que cet ultime éditorial du quotidien de référence américain …
Suivi le lendemain de son homologue parisien
Mettant en cause la veille même de ladite annonce la volonté et la compétence de leur président sur la question …
Et lui attribuant de sombres projets d’expulsion de la présence arabe de la Ville sainte …
A l’instar de la photo illustrant l’article …
En contredisant d’ailleurs une autre d’un article précédent lui aussi hautement révisionniste
Sur la base justement d’une présentation tronquée et trompeuse de ladite réalité sur le terrain …
 Omettant notamment de préciser que la réalité « exclusivement arabe » de la ville en 1967  (Vieille ville et Quartier juif compris) …
Sans compter la prière face à la Mecque et donc fesses à Al Aqsa
N’a non seulement duré que 19 ans …
Mais résultait d’une éviction forcée de sa population juive par l’Armée jordanienne ?
Does President Trump Want Peace in the Middle East?
The editorial board
NYT
Dec. 5, 2017
In the debate over a potential Israeli-Palestinian peace agreement, no issue is more charged with emotion than the future of Jerusalem. Should the holy city be the capital of the Israelis alone or shared with the Palestinians?
Yet now, with no serious peace talks underway, President Trump is reportedly planning to grant the Israelis’ wish and confound the Palestinians by recognizing Jerusalem as Israel’s capital and moving the American Embassy there from Tel Aviv, thereby tossing aside decades of American diplomacy. Why?
Mr. Trump insists he is committed to achieving the “ultimate” Middle East peace agreement that eluded his predecessors. But his decision to tip the scales toward Israel on this critical matter, communicated to Arab and Israeli leaders on Tuesday, almost certainly will make an agreement harder to reach by inflaming doubts about America’s honesty and fairness as a broker in negotiations, raising new tension in the region and perhaps inciting violence.
Although Israel’s government has been located in Jerusalem since its founding in 1948, the United States, like the rest of the world, hasn’t recognized the city as Israeli territory, even after the Arab-Israeli War in 1967, when Israel drove back Jordan from East Jerusalem and occupied it. Under the Oslo Accords, Israel promised to negotiate Jerusalem’s future as part of a peace agreement. It has been assumed that under any deal, the city would remain its capital.
Palestinians anticipated being able to locate their capital in East Jerusalem and to have access to Muslim holy sites there. East Jerusalem was exclusively Arab in 1967, but Israel has steadily built settlements there, placing some 200,000 of its citizens among the Arab population and complicating any possible peace agreement.
Mr. Trump boasts of being a consummate dealmaker, but dealmakers don’t usually make concessions before negotiations begin, as the president has here. The big winner is Prime Minister Benjamin Netanyahu of Israel, whose hard-line government has shown no serious interest in peace, at least not a two-state solution that could win Palestinian support. The blowback was swift. The Palestinian president, Mahmoud Abbas, warned of “dangerous consequences” to the peace process, while Jordan’s King Abdullah II, the royal palace said, cautioned against the move, “stressing that Jerusalem is the key to achieving peace and stability in the region and the world.” Turkey threatened to cut diplomatic ties with Israel; other criticism came from Egypt, the Arab League and France. King Salman of Saudi Arabia told Mr. Trump a decision on Jerusalem before a final peace deal would hurt talks and increase regional tensions.
That Saudi warning might be expected, given that Jerusalem is home to the Aqsa Mosque and that the Saudi king holds the title of custodian of Islam’s two other holiest mosques, in Mecca and Medina. A Saudi-sponsored Arab peace initiative still on the table calls for a full Israeli withdrawal from East Jerusalem as part of a far-reaching deal. Yet the Saudis may well be edging away from that position. Mohammed bin Salman, the crown prince, has close ties to Jared Kushner, Mr. Trump’s son-in-law and Middle East adviser, who is drafting a comprehensive peace plan.
While that plan is not yet public, Crown Prince Mohammed is said to have outlined a proposal to Mr. Abbas last month that favored the Israelis more than any proposal previously embraced by the American government. Palestinians would get limited sovereignty over a state that covers only noncontiguous parts of the West Bank. Most Israeli settlements in the West Bank, which most of the world considers illegal, would remain. The Palestinians would not get East Jerusalem as their capital, and there would be no right of return for Palestinian refugees and their descendants.
No Palestinian leader could accept such a plan and retain popular support, and the White House and Saudis denied they are working on such ideas. But some analysts doubt Mr. Trump really wants a peace agreement and say any possible proposal may be intended as political cover so Israel and the Sunni Arabs, once enemies, can intensify their incipient collaboration against Iran.
The constituency Mr. Trump is most clearly courting is his own political base of evangelicals and other pro-Israel hard-liners. His predecessors had also made pandering campaign promises in support of moving the American Embassy to Jerusalem. But once in office they chose not to prioritize their domestic politics over delicate peace diplomacy, and they put that promise on hold.
Some optimists think that Mr. Trump could lessen the harm of a decision on Jerusalem by making clear he will not prejudge the future of East Jerusalem or other core questions like the borders of a Palestinian state. His track record so far gives little evidence that he has the temperament or skill to navigate such a nuanced position.

Voir aussi:

Ignoring Exile of Jews, NY Times Approvingly Notes East Jerusalem « Was Exclusively Arab in 1967 »
Gilead Ini
Camera
December 7, 2017

Amidst some questionable journalism about the American move to acknowledge the location of Israel’s capital, a passage in yesterday’s New York Times editorial stands out as particularly stunning and perverse.

The editorial, titled « Does Trump Want Peace in the Middle East, » effectively ratifies the cleansing of Jews from Jerusalem’s Old City and other formerly Jewish areas of Jerusalem during the 1948 Independence War.

In a paragraph criticizing the return of Jews to what the newspaper describes as « settlements » in those parts of Jerusalem, the editorial bases its disapproval on the fact that « East Jerusalem was exclusively Arab in 1967. »

new york times exclusively arab editorial

It is true that this section of Jerusalem was exclusively Arab in 1967. This is because Jews, long a majority and plurality in these parts of the city, were forced out in 1948, when the area was seized by Jordanian troops. Jerusalem neighborhoods like the Jewish Quarter, Shimon Hatzadik, and Silan indeed became Jew-free, their synagogues razed and their cemeteries desecrated.

To consider the 19-year period during which Jews were exiled from the Old City and surrounding areas as the starting point of history, and to use it as a bludgeon to attack Israel and delegitimize the presence of Jews in eastern Jerusalem, effectively communicates the newspaper’s acceptance of the expulsion of the Jews and seeming endorsement of an ethically cleansed eastern Jerusalem.

In 1948, the New York Times published the following account of Jews pouring out from the Old City walls:

Thus the Jews have been eliminated from the City of David for the first time since the sixteenth century. Except for sixty years in the sixteenth century they are believed to have been there continuously since the return from the Babylonian captivity. New Jerusalem was largely created in the last seventy years.

All last night and early today the noncombatants were trekking out through the Zion Gate over Mount Zion and through the Valley of Hinnon to the Yemin Moshe quarter from where they were driven to billets in the Katamon quarter. They are mostly orthodox and poor.

This is why « east Jerusalem was exclusively Arab in 1967, » as today’s editorial writers who represent the voice of The New York Times know. To omit the purge of Jews from their neighborhoods and holy places while approvingly citing the ethnically « exclusive » nature of eastern Jerusalem amounts to the promotion of a revisionist history by The Times.
Voir également:

New York Times Downplays Judaism’s Ties to Jerusalem
Ricki Hollander, Tamar Sternthal
Camera
December 7, 2017

In advance of President Trump’s official recognition of Jerusalem as Israel’s capital, The New York Times engaged in historical revisionism about Jerusalem with the publication of a lengthy background essay that minimizes historic Jewish ties to the city (« The Conflict in Jerusalem Is Dinstinctly Modern: Here’s the History« ). The article was filled with erroneous assertions, misleading quotes and belittling aspersions about Jewish belief.

The article’s historical departure point is « 1917-48: British Mandate, » and it begins with a quote, devoid of context, to imply that Jerusalem was relatively unimportant to Jews both before and during that time:

« It was for the British that Jerusalem was so important – they are the ones who established Jerusalem as a capital, » said Prof. Yeshoshua Ben-Arieh, a historical geographer at Hebrew University. « Before, it was not anyone’s capital since the times of the First and Second Temples. »

Not mentioned in the article is that the same professor noted in his book, Jerusalem in the Nineteenth Century, that under the Ottoman empire, in the 19th century, « Jerusalem became the principal town of Eretz Israel (or Palestine, as it was then known). » He wrote that the Jewish population comprised a majority in Jerusalem’s Old City, which prompted construction of new Jewish neighborhoods outside the walls of the Old City to accommodate the population growth. « By the start of the First World War, » Ben-Arieh wrote, « the Jewish community in Jerusalem numbered about 45,000, out of a population of 70,000 (with 12,000 Muslims and 13,000 Christians). »

Why would so many Jews want to live in Jerusalem, if it was unimportant to them? As the author explained in his book:

The basis for the great increase in the Jewish population of Jerusalem was the intense yearning for the eternal city and the flow of immigrants into it, which began, for religious motives, in the 1840’s. Jews continued to come to Jerusalem in the periods of the First and Second Aliyah as well.

During the period of early Zionism, Ben-Arieh acknowledged, Jews flocked more to Jerusalem than to the agricultural settlements outside the city because « many Jews preferred to come and settle in Jerusalem. »

Contrary to the article’s implication, Jerusalem remained the central focus of tradition, prayer, and yearning for the nearly two millenia after the destruction of the second Jewish Temple in 70 CE. Daily prayers (said while facing Jerusalem and the Temple Mount, Judaism’s holiest site) and grace after meals include multiple supplications for the restoration of Jerusalem and the temple. Jews observe the ninth day of the Hebrew month of Av, the date on which both the First and Second Temples were destroyed, as a day of mourning. The Jewish wedding ceremony concludes with the chanting of the biblical phrase, « If I forget thee, O Jerusalem, let my right hand forget its cunning, » and the breaking of a glass by the groom to commemorate the destruction of the Temples. And Yom Kippur services and the Passover Seder conclude each year with the phrase « Next Year in Jerusalem. »

While ignoring the inconvenient facts mentioned in Ben Arieh’s book, the article continues to offer quotes from those identified as experts to suggest that early Zionists did not care for Jerusalem.

« Zionism recoiled from Jerusalem, particularly the Old City…Jerusalem was regarded as a symbol of the diaspora… »

« Jerusalem was something of a backwater, a regression to a conservative culture that they were trying to move away from… »

And later:

The early Israeli state was hesitant to focus too much on Jerusalem, given pressure from the United Nations and from the European powers, according to Issam Nassar, a historian at Illinois State University.

Having accepted the idea of international control of Jerusalem, the early Israeli leadership sought alternatives for a capital, perhaps Herzliya or somewhere in the south. They also realized that not having control of Jerusalem’s holy sites might have some advantages, according to Dr. Ramon.

These quotes and paraphrases, however, are completely belied by the direct statements of Israel’s early leaders. Although they accepted the temporary exclusion of Jerusalem as part of the partition proposal, they did so very reluctantly, with the hope and belief that the status of the city would change in the intended referendum following the planned 10-year-period of internationalization. Below are excerpts from their statements, ignored by the article, which eloquently articulate Jerusalem’s place in pre- and early-state Zionist thinking:

Chaim Weizmann (Statement to Jerusalem’s Advisory Council, December 1, 1948):

Jerusalem holds a unique place in the heart of every Jew. Jerusalem is to us the quintessence of the Palestine idea. Its restoration symbolizes the redemption of Israel. Rome was to the Italians the emblem of their military conquests and political organization. Athens embodies for the Greeks the noblest their genius had wrought in art and thought. To us, Jerusalem has both a spiritual and a temporal significance. It is the City of God, the seat of our ancient sanctuary. But it is also the capital of David and Solomon, the City of the Great King, the metropolis of our ancient commonwealth.

To the followers of the two other great monotheistic religions, Jerusalem is a site of sacred associations and holy memories. To us it is that and more than that. It is the centre of our ancient national glory. It was our lodestar in all our wanderings. It embodies all that is noblest in our hopes for the future. Jerusalem is the eternal mother of the Jewish people, precious and beloved even its desolation. When David made Jerusalem the capital of Judea, on that day there began the Jewish Commonwealth. When Titus destroyed it on the 9th of Av, on that day, there ended the Jewish Commonwealth. But even though our Commonwealth was destroyed, we never gave up Jerusalem….

…An almost unbroken chain of Jewish settlement connects the Jerusalem of our day with the Holy City of antiquity. To countless generations of Jews in every land of their dispersion the ascent to Jerusalem was the highest that life could offer. In every generation, new groups of Jews from one part or another of our far-flung Diaspora came to settle here. For over a hundred years, we have formed the majority of its population. And now that, by the will of God, a Jewish Commonwealth has been re-established, is it to be conceived that Jerusalem – Jerusalem of all places – should be out of it?

David Ben Gurion (Statement to Knesset, December 5, 1949):

…Jewish Jerusalem is an organic and inseparable part of the state of Israel, as it is an inseparable part of the history and religion of Israel and of the soul of our people. Jerusalem is the very heart of the State of Israel. We feel pride in that Jerusalem is sanctified – also in the eyes of adherents of other faiths, and we freely and willingly are ready to make all the necessary arrangements to enable the adherents of the other faiths to enjoy their religious needs in Jerusalem. Moreover, we will give to the United Nations all our assistance to assure this. But we cannot conceive that the United Nations will try to tear Jerusalem form Israel or to impair the sovereignty of Israel in its eternal capital.

David Ben Gurion (Statement to Knesset, December 13, 1949):

From the establishment of the Provisional Government we made the peace, the security and the economic consolidation of Jerusalem our principal care. In the stress of war, when Jerusalem was under siege, we were compelled to establish the seat of Government in Ha’Kirya at Tel Aviv. But for the State of Israel there has always been and always will be one capital only – Jerusalem the Eternal. Thus it was 3,000 years ago – and thus it will be, we believe, until the end of time.

The article further deceives by suggesting that Jewish attachment to the city is an invention of recent decades, following Israel’s victory in the Six-Day-War. The article deceptively talks of a « new emphasis on Jerusalem as integral to Israel’s identity. »

This is obviously false. The newspaper’s current journalists authors and editors would be well-served by acquainting themselves with the history they purport to write about, perhaps even by reading archived editions of their own newspaper. Nearly seventy years ago, the New York Times, reporting on the expulsion of Jews from eastern Jerusalem, wrote:

Because it was important to religious Jews and also to many non-religious Zionists that Jews should live in the « City of David » at the spiritual center of Zion beside the Wailing [Western] Wall, which they consider to be part of the western wall of King Solomon’s Temple, the army of Israel was willing to pay a high price to defend this quarter. (May 30, 1948)

But apparently, the current crop of journalists at the New York Times prefer to rely on Rashid Khalidi, a Palestinian-American propagandist  and PLO associate under Yasir Arafat  who is quoted in support of their false assertion:

« [After 1967] Jerusalem became the center of a cult-like devotion that had not really existed previously, » said Rashid Khalidi, a professor of modern Arab studies at Columbia University. « This has now been fetishized to an extraordinary degree as hard-line religious nationalism has come to predominate in Israeli politics, with the Western Wall as its focus. »

« Cult-like? » « Fetishized? » « Not existed previously? » Not only is this quote outrageously dishonest, it diminishes and deprecates the reverence for Judaism’s holiest sites. It is hard to imagine the Times relying on similar slurs about Muslim devotion to Mecca, Medina or even the Al Aqsa Mosque.

But double standards and dishonesty apparently rule the day, even in a news article purporting to provide historical background of current events. It is all part of the revisionist history offered by the increasingly agenda-driven New York Times
Voir également:

Jerusalem Denial Complex

If nothing else, Donald Trump’s decision on Wednesday to recognize Jerusalem as Israel’s capital shows how disenthralled his administration is with traditional pieties about the Middle East. It’s about time.
One piety is that “Mideast peace” is all but synonymous with Arab-Israeli peace. Seven years of upheaval, repression, terrorism, refugee crises and mass murder in Libya, Egypt, Yemen, Iraq and Syria have put paid to that notion.
Another piety is that only an Israeli-Palestinian peace deal could reconcile the wider Arab world to the Jewish state. Yet relations between Jerusalem and Riyadh, Cairo, Abu Dhabi and Manama are flourishing as never before, even as the prospect of a Palestinian state is as remote as ever.
A third is that intensive mediation by the United States is essential to progress on the ground. Yet recent American involvement — whether at the Camp David summit in 2000 or John Kerry’s efforts in 2013 — has had mostly the opposite effect: diplomatic failure, followed by war.
Which brings us to Jerusalem, and the piety that pretending it isn’t what it is can be a formula for anything except continued self-delusion.
What Jerusalem is is the capital of Israel, both as the ancestral Jewish homeland and the modern nation-state. When Richard Nixon became the first American president to visit the country in 1974, he attended his state dinner in Jerusalem. It’s where President Anwar Sadat of Egypt spoke when he decided to make peace in 1977. It’s what Congress decided as a matter of law in 1995. When Barack Obama paid his own presidential visit to Israel in 2013, he too spent most of his time in Jerusalem.
So why maintain the fiction that Jerusalem isn’t the capital?
The original argument, from 1947, was that Jerusalem ought to be under international jurisdiction, in recognition of its religious importance. But Jews were not allowed to visit the Western Wall during the 19 years when East Jerusalem was under Jordanian occupation. Yasir Arafat denied that Solomon’s Temple was even in Jerusalem, reflecting an increasingly common Palestinian denial of history.
Would Jews be allowed to visit Jewish sites, and would those sites be respected, if the city were redivided? Doubtful, considering Palestinian attacks on such sites, which is one of the reasons why it shouldn’t be.
The next argument is that any effort by Washington to recognize Jerusalem as Israel’s capital would set the proverbial Arab street on fire and perhaps lead to another intifada.
But this misapprehends the nature of the street, which has typically been a propaganda tool of Arab leaders to channel domestic discontent and manipulate foreign opinion. And it also misrepresents the nature of the last intifada, which was a meticulously preplanned event waiting for a convenient pretext (Ariel Sharon’s September 2000 walk on the Temple Mount) to look like a spontaneous one.
Finally there’s the view that recognition is like giving your college freshman a graduation gift: a premature reward for an Israeli government that hasn’t yet done what’s needed to make a Palestinian state possible.
But this also gets a few things wrong. It will have no effect on whether or how a Palestinian state comes into being, whatever the current histrionics in Ramallah. And it’s not much of a bargaining chip, since most Israelis couldn’t care less where the embassy is ultimately located.
Then again, recognition does several genuinely useful things.
It belatedly aligns American words with deeds. It aligns word as well as deed with reality. And it aligns the United States with the country toward which we are constantly professing friendship even as we have spent seven decades stinting it of the most basic form of recognition.
Recognition also tells the Palestinians that they can no longer hold other parties hostage to their demands. East Jerusalem could have been the capital of a sovereign Palestinian state 17 years ago, if Arafat had simply accepted the terms at Camp David. He didn’t because he thought he could dictate terms to stronger powers. Nations pay a price for the foolhardiness of their leaders, as the Kurds recently found out.
Peace and a Palestinian state will come when Palestinians aspire to create a Middle Eastern Costa Rica — pacifist, progressive, neighborly and democratic — rather than another Yemen: by turns autocratic, anarchic, fanatical and tragic.
For the international community, that means helping Palestinians take steps to dismantle their current klepto-theocracy, rather than fueling a culture of perpetual grievance against Israel. Mahmoud Abbas is now approaching the 13th anniversary of his elected four-year term. Someone should point this out.
Hamas has run Gaza for a decade, during which it has spent more time building rockets and terror tunnels than hotels or hospitals. Someone should point this out, too. It is indicative of the disastrous political choices that help explain 70 years of Palestinian failure.
Meantime, Jerusalem is the capital of Israel. For those who have lived in denial, it must be some sort of shock.
Voir par ailleurs:
Photo

An aerial view of Jerusalem’s Old City. Credit Ariel Schalit/Associated Press

In December 1917 — 100 years ago this month — the British general Edmund Allenby seized control of Jerusalem from its Ottoman Turkish defenders. Dismounting his horse, he entered the Old City on foot, through Jaffa Gate, out of respect for its holy status.

In the century since, Jerusalem has been fought over in varying ways, not only by Jews, Christians and Muslims but also by external powers and, of course, modern-day Israelis and Palestinians.

It is perhaps fitting that President Trump appears to have chosen this week to announce that the United States will recognize Jerusalem as Israel’s capital, despite concerns from leaders of Arab countries, Turkey and even close allies like France.

Conflicts over Jerusalem go back thousands of years — including biblical times, the Roman Empire and the Crusades — but the current one is a distinctly 20th-century story, with roots in colonialism, nationalism and anti-Semitism. The New York Times asked several experts to walk readers through pivotal moments of the past century.

1917-48: British Mandate

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British soldiers awaiting the arrival of Gen. Edmund Allenby at
Jaffa Gate in 1917. Credit Culture Club/Getty Images
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Palestinian prisoners in the Old City of Jerusalem during the British Mandate.
Credit Fox Photos, via Getty Images
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The British authorities deported Jewish immigrants from Haifa
in 1947. Credit Pinn Hans/Agence France-Press – Getty Images
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Haganah fighters in Jerusalem in April 1948.
Credit Israeli Government Press Office, via Getty Images

“It was for the British that Jerusalem was so important — they are the ones who established Jerusalem as a capital,” said Prof. Yehoshua Ben-Arieh, a historical geographer at Hebrew University. “Before, it was not anyone’s capital since the times of the First and Second Temples.”

The three decades of British rule that followed Allenby’s march on Jerusalem saw an influx of Jewish settlers drawn by the Zionist vision of a Jewish homeland, while the local Arab population adjusted to the reality of the collapse of the Ottoman Empire, which had ruled the city since 1517.

“Paradoxically, Zionism recoiled from Jerusalem, particularly the Old City,” said Amnon Ramon, senior researcher at the Jerusalem Institute for Policy Research. “First because Jerusalem was regarded as a symbol of the diaspora, and second because the holy sites to Christianity and Islam were seen as complications that would not enable the creation of a Jewish state with Jerusalem as its capital.”

Many early Zionists were secular European socialists, motivated more by concerns about nationalism, self-determination and escape from persecution than by religious visions.

“Jerusalem was something of a backwater, a regression to a conservative culture that they were trying to move away from,” according to Michael Dumper, professor in Middle East politics at the University of Exeter in England. “Tel Aviv was the bright new city on a hill, the encapsulation of modernity.”

For Arabs, he said: “There was still something of the shock at not being in the Ottoman Empire. There was a reordering of their society. The local Palestinian aristocracy, the big families of Jerusalem, emerged as leaders of the Palestinian national movement, which was suddenly being confronted by Jewish migration.”

Opposition to that migration fueled several deadly riots by Palestinians, while Jews chafed at British rule and at immigration restrictions imposed in 1939 — restrictions that blocked many Jews fleeing the Holocaust from entering. After the war, in 1947, the United Nations approved a partition plan that provided for two states — one Jewish, one Arab — with Jerusalem governed by a “special international regime” owing to its unique status.

1948-67: A Divided City

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David Ben-Gurion reading Israel’s Declaration of Independence
on May 14, 1948, in Tel Aviv.
Credit Zoltan Kluger/Israeli Government Press Office, via Getty Images
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Damaged buildings in Ben Yehuda Street in central Jerusalem
after car bombs in February 1948.
Credit Hugo H. Mendelsohn/Agence France-Presse — Getty Images
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Palestinians in Jerusalem leaving the Jewish sector to go to Arab
territory around 1948. Credit Three Lions/Getty Images
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Jews leaving a section of Jerusalem’s Old City in 1948. Credit John Phillips/The LIFE Picture Collection, via Getty Images

The Arabs rejected the partition plan, and a day after Israel proclaimed its independence in 1948, the Arab countries attacked the new state. They were defeated. Amid violence by militias and mobs on both sides, huge numbers of Jews and Arabs were displaced.

Jerusalem was divided: The western half became part of the new state of Israel (and its capital, under an Israeli law passed in 1950), while the eastern half, including the Old City, was occupied by Jordan. “For the Palestinians, it was seen as a rallying point,” Professor Dumper said.

Israel and Jordan, he said, were largely focused elsewhere. Israel built up its prosperous coastal areas — including Haifa, Tel Aviv and Ashkelon — into a thriving commercial zone, while the Jordanian king, Abdullah I, focused on the development of Amman, Jordan’s capital.

The early Israeli state was hesitant to focus too much on Jerusalem, given pressure from the United Nations and from the European powers, according to Issam Nassar, a historian at Illinois State University.

Having accepted the idea of international control of Jerusalem, the early Israeli leadership sought alternatives for a capital, perhaps Herzliya or somewhere in the south. They also realized that not having control of Jerusalem’s holy sites might have some advantages, according to Dr. Ramon.

While Israel moved many government functions to Jerusalem during the country’s first two decades, foreign governments largely avoided Jerusalem and opened embassies in Tel Aviv, in recognition of the United Nations resolution.

1967-93: Two Wars and an Intifada

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Israeli soldiers at the Aqsa Mosque during the Arab-Israeli War of 1967.
Credit Gilles Caron/Gamma-Rapho, via Getty Images
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After Israel seized East Jerusalem in 1967, its soldiers carried a
confiscated portrait of King Hussein of Jordan.
Credit Leonard Freed/Magnum Photos
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A wall dividing East and West Jerusalem, near the Damascus Gate,
in 1967. Credit Micha Bar-Am/Magnum Photos
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Palestinians and Israelis clashing in Jerusalem in 1993.
Credit Menahem Kahana/Agence France-Presse — Getty Images

No event has shaped the modern contest over Jerusalem as much as the Arab-Israeli War of 1967, in which Israel not only defeated invading Arab armies but also seized control of the Gaza Strip and the Sinai Peninsula from Egypt; the West Bank and East Jerusalem from Jordan; and the Golan Heights from Syria.

“The turning points in 1967 were two: the great victory, including the fast shift from fears of defeat before the war to euphoria and the feeling that everything was possible, and the emotional impact of occupying the Old City,” said Menachem Klein, a political scientist at Bar-Ilan University in Israel.

Images of Israeli soldiers praying at the Western Wall, to which they had been denied access during Jordanian rule, became seared into Israel’s national consciousness.

“Jerusalem became the center of a cultlike devotion that had not really existed previously,” said Rashid Khalidi, a professor of modern Arab studies at Columbia University. “This has now been fetishized to an extraordinary degree as hard-line religious nationalism has come to predominate in Israeli politics, with the Western Wall as its focus.”

The victory of the right-leaning party Likud in 1977, under the leadership of Menachem Begin, helped solidify this new emphasis on Jerusalem as integral to Israel’s identity. Religious settlers became more prominent in political life in Israel, beginning a long ascendance that has never really halted. Old-line socialists with roots in Russia and Eastern Europe gave way to a more diverse — and also more religious — population of Israelis with origins in the Middle East, North Africa and other regions.

As part of this shift, Jerusalem’s symbolic importance intensified. Its role in Jewish history was emphasized in military parades and curriculums, and students from across Israel were taken there on school visits. This process culminated in 1980, when lawmakers passed a bill declaring that “Jerusalem, complete and united, is the capital of Israel” — although Israel stopped short of annexing East Jerusalem, a move that would most likely have drawn international outrage.

1993-present: Oslo and Beyond

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Israeli soldiers refusing Palestinians entry into Jerusalem from
the West Bank in 2016. Credit Daniel Berehulak for The New York Times
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Palestinians hurling shoes at the Israeli police at the Aqsa Mosque
in 2001, during the second intifada. Credit Getty Images
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The scene after a Palestinian suicide bomber blew himself up in
West Jerusalem in 2001. Credit Getty Images
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Construction work in a Jewish settlement in the mainly Palestinian
eastern sector of Jerusalem in November.
Credit Ahmad Gharabli/Agence France-Presse — Getty Images

The 1993 Oslo accords provided for the creation of a Palestinian Authority to govern the West Bank and the Gaza Strip, while deferring a resolution on core issues: borders, refugees and Jerusalem’s status. In the nearly quarter-century since, the prospects for a lasting peace deal have seemed ever more elusive.

A visit by the right-wing politician Ariel Sharon in 2000 to the sacred complex known to Jews as the Temple Mount and to Muslims as the Noble Sanctuary — which contains Al Aqsa Mosque and the Dome of the Rock — set off violent clashes and led to a second Palestinian uprising that claimed the lives of about 3,000 Palestinians and 1,000 Israelis over five years.

Palestinians say that Jewish settlers have encroached on East Jerusalem, and that Israel has compounded the problem by revoking residency permits. Even so, the ethnic composition of Jerusalem’s population has remained about 30 percent to 40 percent Arab.

“The entire international community has been in accord that Israeli annexation and settlement of East Jerusalem since 1967 is illegal, and refuses to recognize Jerusalem as Israel’s capital,” Professor Khalidi said. “If Trump changes this position, given the importance of Jerusalem to Arabs and Muslims, it is hard to see how a sustainable Palestinian-Israeli agreement or lasting Arab-Israeli normalization is possible.”

Professor Ben-Arieh says the conflict over the city is likely to endure. “The Arab-Jewish conflict escalated into a nationalistic conflict, with Jerusalem at its center,” he said. “Jerusalem was a city holy to three religions, but the moment that, in the land of Israel, two nations grew — the Jewish people and the local Arab people — both embraced Jerusalem. More than Jerusalem needed them, they needed Jerusalem. »

 Voir enfin:

Donald Trump, seul contre tous

Editorial. En décidant de reconnaître officiellement Jérusalem comme capitale d’Israël, le président américain transgresse les règles de la diplomatie, piétine les accords passés et s’isole un peu plus.

Le Monde

Editorial du « Monde ». Seul contre tous. Donald Trump a ignoré tous les avertissements, polis ou pressants selon les dirigeants, toutes les suppliques, jusqu’à celle du pape François, avant d’annoncer, mercredi 6 décembre, sa décision de reconnaître officiellement Jérusalem comme capitale d’Israël. Les réactions d’alarme et d’indignation qui ont accueilli cette décision au sein de la communauté internationale – à l’exception du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui a applaudi des deux mains – confirment, pour ceux qui en doutaient encore, que le président américain n’hésite à transgresser aucun tabou.

Il est clair à présent que les Etats-Unis de Donald Trump ne se contentent pas de décider de façon unilatérale, en faisant fi de l’avis de leurs partenaires les plus proches. Ils ont entrepris le démantèlement d’un système de relations internationales qu’ils ont eux-mêmes édifié après la deuxième guerre mondiale. L’annonce de M. Trump sur Jérusalem est, tout simplement, un viol de la diplomatie comme mode de règlement des conflits.

En vertu des accords d’Oslo, signés sous les auspices des Etats-Unis en 1993, Israël s’était engagé à négocier le statut futur de Jérusalem dans le cadre d’accords de paix. Le roi de Jordanie, l’un des dirigeants les plus modérés du Moyen-Orient, a souligné que la question de Jérusalem « est cruciale pour parvenir à la paix et la stabilité dans la région et dans le monde ». Le processus de paix lancé à Oslo est malheureusement aujourd’hui au point mort : il n’y a pas, à l’heure actuelle, de négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens.

Mépris du droit international

Mais en rallumant l’étincelle de Jérusalem, le président américain prend ouvertement le risque d’accroître les tensions et de provoquer de nouvelles violences dans une région toujours au bord de l’explosion, sans pour autant préciser ses projets sur une relance d’un processus de paix. L’envoi du vice-président Michael Pence au Proche-Orient ne fait guère illusion à cet égard.

Pis, par sa décision, M. Trump consacre la politique du fait accompli de M. Nétanyahou. Si le gouvernement israélien a été installé à Jérusalem dès 1948, Jérusalem-Est était entièrement arabe jusqu’à 1967. Depuis, à la faveur de colonies de peuplement construites par Israël, quelque 200 000 Israéliens se sont installés parmi les Palestiniens, rendant la question du statut de la ville encore plus complexe. Jérusalem capitale de l’Etat d’Israël est « une réalité », clame Donald Trump, évitant soigneusement de mentionner Jérusalem-Est comme possible capitale d’un Etat palestinien. Logiquement, ce raisonnement entérine aussi les colonies de peuplement dans les territoires occupés comme « une réalité », au mépris du droit international.

Mais, pas plus que l’art de la diplomatie, le droit international n’entre visiblement pas dans les paramètres de la politique étrangère trumpienne, tout entière guidée par son obsession de rompre avec ses prédécesseurs et ses impératifs de politique intérieure – en l’occurrence le souci de satisfaire les chrétiens évangéliques et les lobbys pro-israéliens.

Contourner les Etats-Unis

La liste des engagements internationaux auxquels M. Trump a tourné le dos depuis son entrée en fonctions, en janvier, s’allonge : l’accord de libre-échange transpacifique ; l’accord de Paris sur le climat ; l’accord sur le nucléaire iranien ; l’Unesco, dont Washington et Israël ont annoncé leur retrait ; l’Organisation mondiale du commerce (OMC), où les délégués américains sont de plus en plus réfractaires, et, tout récemment, le pacte mondial sur la gestion des migrants et des réfugiés adopté à l’ONU. Sans parler du discours très offensif à l’égard du système multilatéral prononcé par M. Trump en septembre devant l’Assemblée générale des Nations unies et de la destruction de l’appareil diplomatique américain. Cette liste est suffisamment longue pour faire prendre conscience aux alliés des Etats-Unis que le monde est entré dans une nouvelle ère.

Le moment est venu de prendre acte de cette réalité. Comme cela se fait déjà pour l’accord sur le climat, il faut apprendre à contourner une administration fédérale américaine engagée dans une dangereuse déstabilisation de la communauté internationale.

Voir par ailleurs:

VIDÉO – Jérusalem, capitale d’Israël ? Pour Alain Finkielkraut, « la décision de Trump risque d’embraser la région »

PARTI PRIS – Invité de « L’Entretien d’Audrey » sur LCI ce dimanche, le philosophe Alain Finkielkraut a dénoncé la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël. Il a aussi jugé que le Crif avait outrepassé ses prérogatives en demandant à Emmanuel Macron de suivre la voie de son homologue américain.

« Catastrophique ». C’est l’adjectif employé par Alain Finkielkraut pour dénoncer la décision historique de Donald Trump de reconnaîre Jérusalem comme la capitale d’Israël. Invité ce dimanche de « L’Entretien d’Audrey » sur LCI, le philosophe et écrivain s’est prononcé contre le choix du président des États-Unis, qui a d’ailleurs ravivé les tensions autour de la bande de Gaza.

« Je partage l’attachement à Israël, de tous les juifs, mais d’un autre côté, la décision de Trump me paraît catastrophique parce qu’elle risque d’embraser la région, parce qu’elle risque d’empêcher la reprise des négociations entre les Palestiens et les Israéliens. Les Américains auraient dû procéder tout autrement », a-t-il regretté, fustigeant également la position du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu : « Il ne propose rien aux Palestiniens. Il les pousse au désespoir et à l’extrémisme. »

Dans la foulée de cette prise de position par Trump, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) et le Consistoire ont appelé dès jeudi le président français Emmanuel Macron à faire de même. Une déclaration qui ne fait pas l’unanimité au sein de la communauté juive, allant même jusqu’à la crisper, a estimé Finkielkraut. « Le Crif me semble sortir de ses prérogatives et je ne suis pas sûr qu’il soit répresentatif dans le monde juif. La plupart des juifs, pas tous, sont attachés à Israël, soucieux d’Israël et sont conscients de la vulnérabilité d’Israël (…). Il n’en reste pas moins que tous les juifs ne sont pas d’accord avec la politique de Netanyahu. Le Crif, au lieu de demander à Macron de s’aligner sur Trump, devrait lui ne pas s’aligner sur Netanyahu et le gouvernement d’Israël parce que ces décisions peuvent être et doivent être discutées.

Interrogé sur une (possible) montée de l’antisémitisme en France suite à ces deux décisions communes qu’il « dénonce », Alain Finkielkraut a estimé qu’il « était possible qu’elles alimentent cette haine ». « Aujourd’hui, il y a en effet un nouveau antisémiste qui prend prétexte de la situation faite aux Palestiniens pour attaquer, voire molester, des juifs comme on l’a vu tout récemment à Livry-Gargan (en Seine-Saint-Denis, ndlr). Ce prétexte palestinien ne doit pas être accepté. »


Reconnaissance de Jérusalem: Trump, le président qui tient ses promesses (Trump: Today, I am delivering)

6 décembre, 2017
Jérusalem. Illustration. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)
Avenir, l’afficheur qui tient ses promesses. Avenir

Les principaux extraits de l’annonce de Trump sur Jérusalem

Verbatim: Voici les annonces les plus importantes de l’allocution de Donald Trump mercredi, lorsque le président américain a déclaré qu’il reconnaissait Jérusalem comme capitale d’Israël

OLJ/AFP
06/12/2017

– ‘Jérusalem comme capitale d’Israël’ –

« Ce n’est rien de moins qu’une reconnaissance de la réalité », a-t-il ajouté pour justifier son choix.
« Après plus de deux décennies de dérogations nous ne sommes pas plus près d’un accord de paix entre Israël et les Palestiniens », a-t-il également assuré, en référence à une loi américaine de 1995 imposant le déplacement de l’ambassade.
Une clause permet cependant aux présidents de repousser son application pour six mois. Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama l’ont systématiquement actionnée.
« Ce serait une folie de penser que répéter la même formule permettrait maintenant de produire un résultat meilleur ou différent », a-t-il martelé, alors qu’il devait cependant lui aussi signer la dérogation, la nouvelle ambassade n’étant pas encore construite.

– ‘Déménagement de l’ambassade’ –

– « Je demande au département d’Etat de préparer le déménagement de l’ambassade américaine de Tel-Aviv vers Jérusalem », a annoncé le président républicain debout à son pupitre, devant un portrait du premier président américain George Washington.
« Cela va lancer un processus de recrutement d’architectes, d’ingénieurs et d’urbanistes pour que la nouvelle ambassade, lorsqu’elle sera finie, soit un magnifique hommage à la paix », a-t-il développé en évoquant sa construction dans la ville sainte.

– ‘Capitale du peule juif’ –

« Il y a 70 ans les Etats-Unis, sous le président Truman, ont reconnu l’Etat d’Israël. Depuis, Israël a établi sa capitale dans la ville de Jérusalem – la capitale choisie par le peuple juif dans les temps anciens. De nos jours, Jérusalem est le siège du gouvernement israélien moderne. C’est le siège du Parlement israélien, la Knesset, et de la Cour suprême israélienne », a déclaré le président américain.
« Jérusalem est aujourd’hui, et doit le rester, un endroit où les Juifs vont prier au mur des Lamentations, où les chrétiens suivent le Chemin de croix, et où les musulmans vont prier à la mosquée al-Aqsa », sur l’esplanade des Mosquées, a-t-il ajouté.

– ‘Solution à deux Etats’ –

« Les Etats-Unis restent déterminés à aider à faciliter un accord de paix acceptable pour les deux parties », a déclaré Donald Trump, en précisant: « J’ai l’intention de faire tout ce qui est en mon pouvoir pour aider à sceller un tel accord ».
Le milliardaire a également assuré que les Etats-Unis soutenaient une « solution à deux Etats », si les deux parties « se mettaient d’accord » sur cette question.
« En attendant, j’appelle toutes les parties à maintenir le statu quo sur les lieux sacrés de Jérusalem, dont le mont du Temple, aussi connu comme Haram Al-Sharif », une autre appellation donnée à l’esplanade des Mosquées, a-t-il conclu.

– ‘Appel au calme’ –

« Avec la déclaration d’aujourd’hui, je réaffirme l’engagement de longue date de mon administration en faveur de la paix et de la sécurité dans la région ».
« Aujourd’hui nous appelons au calme, à la modération, et à ce que les voix de la tolérance l’emportent sur les pourvoyeurs de haine », a-t-il enfin déclaré, en ajoutant que son vice-président Mike Pence se rendrait « dans la région dans les jours à venir ».
« Merci. Dieu vous bénisse. Dieu bénisse Israël. Dieu bénisse les Palestiniens. Et Dieu bénisse les Etats-Unis », a-t-il déclaré pour clore son discours.

Voir aussi:

À La Une

Jérusalem capitale d’Israël : Décision « historique », « regrettable », « irresponsable »… Les réactions

Israël-Palestine
OLJ/Agences
06/12/2017

Suite à la déclaration du président américain, Donald Trump, qui a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël et annoncé le début des préparatifs pour le transfert de l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, les réactions ont fusé de toutes parts :

– Premier à réagir, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué mercredi comme un « jour historique » la reconnaissance par le président américain de Jérusalem comme capitale d’Israël. M. Netanyahu a aussi affirmé que la décision du président américain ne changerait rien en ce qui concerne les lieux saints des trois grandes religions monothéistes à Jérusalem, affirmant l’engagement israélien à maintenir le « statu quo ».

-Le président palestinien Mahmoud Abbas a, quant à lui, affirmé que les Etats-Unis ne pouvaient plus jouer leur rôle historique d’intermédiaire de la paix avec les Israéliens. « Par ces décisions déplorables, les Etats-Unis sapent délibérément tous les efforts de paix et proclament qu’ils abandonnent le rôle de sponsor du processus de paix qu’ils ont joué au cours des dernières décennies », a-t-il dit sur la télévision palestinienne. « Jérusalem est la capitale éternelle de l’Etat de Palestine », a-t-il ajouté.

– Le Hamas a, lui, déclaré, que Trump a ouvert « les portes de l’enfer » pour les intérêts américains dans la région. Ismaïl Radouane, un haut responsable du Hamas s’exprimant devant des journalistes dans la bande de Gaza, a appelé les pays arabes et musulmans à « couper les liens économiques et politiques » avec les ambassades américaines, et à expulser les ambassadeurs américains.

-Le secrétaire général de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), Saëb Erakat, a déclaré que le président américain avait « détruit » la solution dite à deux Etats en annonçant la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël. M. Trump a aussi « disqualifié les Etats-Unis de tout rôle dans un quelconque processus de paix », a ajouté M. Erakat devant des journalistes.

– La décision du président américain de reconnaître « unilatéralement » Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël est « regrettable », a déclaré, pour sa part Emmanuel Macron. « C’est une décision regrettable, que la France n’approuve pas et qui contrevient au droit international et aux résolutions du Conseil de sécurité de l’Onu », a déclaré le chef de l’Etat français lors d’une conférence de presse, à Alger. « Le statut de Jérusalem est une question de sécurité internationale qui concerne toute le communauté internationale, le statut de Jérusalem devra être déterminé par les Israéliens et les Palestiniens dans le cadre de négociations sous l’égide des Nations unies », a-t-il ajouté.
Le chef de l’Etat a rappelé « l’attachement de la France et de l’Europe à la solution de deux Etats, Israël et la Palestine, vivant côte à côte en paix et en sécurité dans des frontières internationalement reconnues avec Jérusalem comme capitale des deux Etats. »
« Pour l’heure je lance un appel au calme, à l’apaisement et à la responsabilité de tous, nous devons éviter à tout prix les violences et privilégier le dialogue », a-t-il dit. « La France est prête avec ses partenaires à prendre toutes les initiatives utiles en ce sens ».

– Le statut de Jérusalem ne peut être résolu que par une « négociation directe » entre Israéliens et Palestiniens, a déclaré, de son côté, le secrétaire général de l‘ONU, Antonio Guterres en rappelant avoir toujours été « contre toute mesure unilatérale ». « Il n’y a pas d’alternative à la solution de deux Etats » avec « Jérusalem comme capitale d’Israël et de la Palestine », a ajouté le patron des Nations unies.

-La Turquie a pour sa part qualifié d' »irresponsable », a décision de M. Trump. « Nous condamnons la déclaration irresponsable de l’administration américaine (…) cette décision est contraire au droit international et aux résolutions de l’ONU », a réagi le ministre turc des Affaires étrangères Mevlut Cavusoglu sur Twitter.

-« Le royaume exprime de profonds regrets après la décision de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël. Il a déjà mis en garde contre les graves conséquences que peut avoir cette décision injustifiée et irresponsable », a souligné, dans un communiqué, l’Arabie saoudite.

-L‘Iran a, lui, prévenu que la décision de Trump provoquera une « nouvelle Intifada ». Le ministère des Affaires étrangères a dénoncé dans un communiqué une « provocation et une décision insensée de la part des Etats-Unis (…) qui va provoquer une nouvelle Intifada et pousser à des comportements plus radicaux, à davantage de colère et de violence ».

La présidence syrienne, sur page officielle Facebook, estime que « l’avenir de Jérusalem n’est pas déterminé par un Etat ou un président mais par son histoire, sa volonté et la détermination de ceux qui sont loyaux à la cause palestinienne ».

-La Jordanie a, quant à elle, dénoncé une violation du droit international. « La décision du président américain de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, et le transfert de l’ambassade des Etats-Unis vers cette ville, constitue une violation des décisions du droit international et de la charte des Nations unies », a estimé le porte-parole du gouvernement jordanien, Mohammed Moumeni, dans un communiqué.

– Le président libanais, Michel Aoun, a affirmé mercredi que la décision de Donald Trump « menace le processus de paix et la stabilité dans la région ». « La décision de M. Trump est dangereuse, a souligné le président Aoun. Elle menace la crédibilité des États-Unis en tant que parrain du processus de paix dans la région et torpille la situation particulière acquise par Jérusalem tout au long de l’histoire. Cette décision a ramené le processus de paix entre les Palestiniens et les Israéliens dix ans en arrière et a abattu toutes les tentatives de rapprocher les points de vue entre les deux parties ». M. Aoun a également mis en garde contre « les retombées que pourrait avoir cette décision sur la stabilité de la région et peut être sur le monde entier ». Le président libanais a appelé « les pays arabes à faire front pour rendre à Jérusalem son identité arabe et à faire pression pour rendre toute leur considération aux résolutions internationales et à l’initiative de paix arabe, seul moyen pour parvenir à une paix juste et globale ».

– Le Premier ministre libanais, Saad Hariri, a affirmé que la décision du président Trump est « une démarche rejetée par le monde arabe et augure de dangers qui menacent la région ». « Le Liban condamne et rejette cette décision et annonce en ce jour le plus haut degré de solidarité avec le peuple palestinien et son appui à son droit à l’édification d’un Etat indépendant avec pour capitale Jérusalem », a-t-il ajouté.

Le Royaume-Uni n’est « pas d’accord » avec la décision du président Trump, a déclaré la Première ministre britannique Theresa May. Elle a également estimé que cette décision n’était « d’aucune aide » pour les perspectives de paix dans la région.

– La cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini a exprimé au nom de l’Union européenne sa « sérieuse préoccupation » après la décision du président Donald Trump. « L’Union européenne exprime sa sérieuse préoccupation à propos de l’annonce aujourd’hui du président des Etats-Unis Trump sur Jérusalem et les répercussions que cela peut avoir sur la perspective de paix », a affirmé Mme Mogherini dans un communiqué.

– Le Canada a estimé que le statut de Jérusalem dépend de la résolution du conflit israélo-palestinien. « La question du statut de Jérusalem ne peut être résolue que dans le cadre d’un règlement général du conflit israélo-palestinien », a affirmé Chrystia Freeland, ministre des Affaires étrangères.
« Nous demeurons fermement engagés envers l’objectif d’une paix juste, globale et durable au Moyen-Orient qui inclut la création d’un Etat palestinien vivant côte à côte avec l’Etat d’Israël dans la paix et dans la sécurité », a-t-elle ajouté dans un communiqué. Le gouvernement canadien, « allié indéfectible de l’Etat d’Israël », appelle l’ensemble des protagonistes au « calme » et fera son possible pour « soutenir la création de conditions nécessaires pour que les parties puissent trouver une solution ».

– La chancelière allemande Angela Merkel a déclaré mercredi que son gouvernement ne soutenait pas la décision du président américain. Le gouvernement allemand « ne soutient pas cette position car le statut de Jérusalem ne peut être négocier que dans le cadre d’une solution de deux Etats », a déclaré la chancelière, citée dans un tweet de son porte-parole, Steffen Seibert.

Voir également:

 

Russia Recognizes Jerusalem as Israel’s Capital. Why Can’t the U.S.?
Trump must soon decide whether to move the embassy. Doing so would help promote peace.
Eugene Kontorovich
May 14, 2017

President Trump’s visit to Israel next week is expected to lead to some announcement about his Jerusalem policy. The trip will coincide with celebrations of the 50th anniversary of the city’s reunification after the Six Day War. Only days after the visit, the president will have to decide between waiving an act of Congress or letting it take effect and moving the U.S. Embassy to Jerusalem from Tel Aviv—as he promised last year to do if elected.

Jerusalem is the only world capital whose status is denied by the international community. To change that, in 1995 Congress passed the Jerusalem Embassy Act, which mandates moving the U.S. Embassy to a “unified” Jerusalem. The law has been held in abeyance due to semiannual presidential waivers for “national security” reasons. President Obama’s final waiver will expire June 1.
There’s no good reason to maintain the charade that Jerusalem is not Israeli, and every reason for Mr. Trump to honor his campaign promise. The main arguments against moving the embassy—embraced by the foreign-policy establishment—is that it would lead to terrorism against American targets and undermine U.S. diplomacy. But the basis of those warnings has been undermined by the massive changes in the region since 1995.

While the Palestinian issue was once at the forefront of Arab politics, today Israel’s neighbors are preoccupied with a nuclear Iran and radical Islamic groups. For the Sunni Arab states, the Trump administration’s harder line against Iran is far more important than Jerusalem. To be sure, a decision to move the embassy could serve as a pretext for attacks by groups like al Qaeda. But they are already fully motivated against the U.S.
Another oft-heard admonition is that America would be going out on a limb if it “unilaterally” recognized Jerusalem when no other country did. An extraordinary recent development has rendered that warning moot. Last month Russia suddenly announced that it recognized Jerusalem as the capital of Israel.
Note what happened next: No explosions of anger at the Arab world. No end to Russia’s diplomatic role in the Middle East. No terror attacks against Russian targets. Moscow’s dramatic Jerusalem reversal has largely been ignored by the foreign-policy establishment because it disproves their predictions of mayhem.

To be sure, Russia limited its recognition to “western Jerusalem.” Even so, it shifted the parameters of the discussion. Recognizing west Jerusalem as Israeli is now the position of a staunchly pro-Palestinian power. To maintain the distinctive U.S. role in Middle East diplomacy—and to do something historic—Mr. Trump must go further. Does the U.S. want to wind up with a less pro-Israel position than Vladimir Putin’s ?
The American response to real attacks against U.S. embassies has always been to send a clear message of strength. After the 1998 al Qaeda bombings of U.S. embassies in Kenya and Tanzania, Washington did not shut down those missions. Instead it invested in heavily fortified new facilities—and in hunting down the perpetrators.

Moving the embassy to Jerusalem would also improve the prospect of peace between Israel and the Palestinians. It would end the perverse dynamic that has prevented such negotiations from succeeding: Every time the Palestinians say “no” to an offer, the international community demands a better deal on their behalf. No wonder no resolution has been reached. Only last week, Palestinian Authority President Mahmoud Abbas insisted that new negotiations “start” with the generous offer made by Israel’s Prime Minister Ehud Olmert in 2008. Relocating the embassy would demonstrate to the Palestinian Authority that rejectionism has costs.

If Mr. Trump nonetheless signs the waiver, he could do two things to maintain his credibility in the peace process. First, formally recognize Jerusalem—the whole city—as the capital of Israel, and reflect that status in official documents. Second, make clear that unless the Palestinians get serious about peace within six months, his first waiver will be his last. He should set concrete benchmarks for the Palestinians to demonstrate their commitment to negotiations. These would include ending their campaign against Israel in international organizations and cutting off payments to terrorists and their relatives.

This is Mr. Trump’s moment to show strength. It cannot be American policy to choose to recognize a capital, or not, based on how terrorists will react—especially when they likely won’t.

Mr. Kontorovich is a department head at the Kohelet Policy Forum and a law professor at Northwestern University.

Voir de même:

Sputnik

Moscou réitère sa position selon laquelle les peuples israélien et palestinien doivent former deux États indépendants avec leurs capitales à Jérusalem-Ouest et à Jérusalem-Est respectivement, et appelle les parties à revenir à la table des négociations.

Moscou considère que Jérusalem-Est doit être la capitale du futur État palestinien et Jérusalem-Ouest celle d’Israël, a déclaré jeudi le ministère russe des Affaires étrangères.

Jérusalem
« Nous confirmons notre attachement aux résolutions de l’Onu quant aux principes de règlement, y compris le statut de Jérusalem-Est en tant que capitale du futur État palestinien. Parallèlement, nous jugeons nécessaire de déclarer que dans ce contexte, nous considérons Jérusalem-Ouest comme la capitale de l’État israélien », lit-on dans un communiqué.Les paramètres du règlement des problèmes relatifs au statut définitif des territoires palestiniens, y compris celui de Jérusalem, doivent être concertés au cours de négociations directes entre les parties concernées, a encore souligné le ministère.

La Russie s’engage à poursuivre son assistance au processus de paix entre Palestiniens et Israéliens. Une attention soutenue sera accordée au libre-accès des croyants aux lieux saints de Jérusalem.

Jérusalem
Moscou considère toujours que la formule « deux Etats pour deux peuples » est optimale pour le règlement de ce conflit, et correspond aux intérêts des peuples israélien et palestinien comme des pays de la région et de la communauté internationale.En revanche, le vide dans les relations israélo-palestiniennes, alors que les deux parties ont suspendu les négociations politiques depuis déjà trois ans, aggrave la situation, souligne encore le communiqué.

Voir encore:

La Russie reconnait Jérusalem Ouest comme capitale d’Israël et Jérusalem est comme capitale des palestinien, quel est le contexte?

07 Avr 2017

La Russie est l’un des premiers pays à afficher cette position ; elle réaffirme que Jérusalem Est devrait être la capitale d’un futur état palestinien, pourquoi Poutine et le ministère des affaires étrangères russes ont-ils fait une tel choix?  L’article du Jerusalem Times en général favorable à la Russie se félicite de cette décision, dont nous tentons de voir les implications géostratégiques et de montrer en quoi le choix de l’intervention de Trump est susceptible de bouleverser une donne de négociation et d’équilibre au Moyen orient.  (note de Danielle Bleitrach)

TIMES OF ISRAEL STAFF

6 avril 2017

La Russie a annoncé jeudi qu’elle reconnaissait Jérusalem Ouest comme la capitale d’Israël, ce qui en fait l’un des premiers pays au monde à prendre cette décision.

Dans un communiqué publié sur son site internet, le ministère russe des Affaires étrangères indique qu’il pense que Jérusalem Est devrait être la capitale d’un futur état palestinien. Voici une rapide traduction de ce communique:

« Parallèlement, nous devons établir que dans ce contexte, nous voyons Jérusalem Ouest comme la capitale d’Israël », a indiqué le ministère.

Moscou continue de considérer la formule pour la négociation d’un règlement à deux Etats comme la meilleurs et la plus amicale  pour le peuple palestinien et le peuple  israélien, ainsi que favorable aux intérêts de tous les pays de la région et de  la communauté internationale dans son ensemble.
Nous réaffirmons notre attachement aux résolutions de l’ ONU sur les principes du règlement, y compris le statut de Jérusalem – Est comme capitale du futur Etat palestinien. En même temps, nous estimons qu’il est nécessaire de dire que dans ce contexte , nous considérons Jérusalem – Ouest comme la capitale de l’Etat d’Israël

Les paramètres spécifiques pour aborder l’ensemble des questions du statut final des territoires palestiniens, y compris le problème de Jérusalem, devraient être l’objet de  négociations directes entre les parties.

Commentaire de danielle Bleitrach:

Cette déclaration nous parait devoir être  doit être vue dans le contexte de la guerre contre la Syrie et les menaces que Donald Trimp a mis hier à exécution et que nous analysons également dans . le contexte des négociations de ce dernier avec la Chine.

.la déclaration reprend les anciennes déclarations de la Russie mais y inclut une  reconnaissance de la capitale jérusalem ouest mais la subordonne  à la création d’un Etat palestinien ( « dans ce contexte »)

Donc cette affirmation nouvelle doit être lue selon nous également comme une tentative de réduire les tensions en Syrie.  La pression sur le président Trump pour lancer une guerre contre le gouvernement de la Syrie ne cesse d’augmenter et l’accusation apparemment absurde et obsessionnelle d’une élection de Trimp qui serait le produit de l’intervention russe en fait partie, elle est même centrale, elle vise d’ailleurs non seulement la Syrie mais l’Iran.  Et l’affaire de l’attaque chimique attribuée au gouvernement syrien alors que l’on ne voit pas qu’elle serait son intérêt semble entrer dans ces manoeuvres. L’intervention cette nuit contre le gouvernement syrien témoignerait de la victoire de ce camp.

le ministre de la Défense israélien Lieberman, qui a toujours eu d’excellent rapport avec Poutine,  a accusé la Syrie et a relayé les accusations contre Bachar El assad.: :

Lieberman a dit que les avions syriens ont effectué les deux attaques chimiques, qui ont été « directement ordonné et planifié par le président syrien Bachar el-Assad. » Il a souligné qu’il était « 100 pour cent certain. » Le ministre de la Défense a dit qu’il ne savait pas si la Russie était impliqué dans l’attaque.
La Russie et la Syrie ont nié que l’un d’eux utilisé des munitions chimiques. Ils disent que la force aérienne syrienne a bombardé un dépôt de munitions d’Al-Qaïda qui, à leur insu, peuvent avoir inclus des armes chimiques.

Hier le premier ministre israélien Netanyahoo a appelé le président russe et on sait qu’il y a eu une discussion orageuse alors que jusqu’ici les relations étaient positives (Tel Aviv a même à l’inverse de paris été illuminée aux couleurs russes après l’attentat de saint Petesbourg) M. Poutine a souligné, en particulier, qu’il est inacceptable de faire des accusations sans fondement contre toute partie jusqu’à ce qu’une enquête internationale approfondie et objective ait été menée.A-t-il été question de l’évolution de la position russe sur Jérusalem Ouest? on l’ignore… En tous les cas c’est une offre qui légitimerait la décision parallèle de Trump d’installer l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, même si la déclaration russe la subordonne à la reconnaissance d’un Etat palestinien. Ne pas oublier qu’en 2013, l’intervention russe aux côtés des Syriens a débuté par l’obtention de la démolition par la Syrie de son arsenal chimique sous contrôle international, par cet acte la Russie a marqué ce qui demeure sa position être le garant de l’existence de la Syrie mais aussi d’Israêl. On ne comprend rien au coup d’Etat peu de temps après en Ukraine si on ne le lie pas à ce relatif succès et à l’implication de la Russie dans une solution qui préserve l’existence des Etats et leur souveraineté. A la même époque, aux Etats-Unis la pression montait de la part d’une partie des juifs américains les plus à droite et des néo-conservateurs pour qu’il y ait intervention en Syrie. En tous les cas, le choix de Trump n’a pas été de saisir le rameau d’olivier mais bien d’affirmer la volonté des Etats-Unis d’intervenir partout ou les intérêts des Etats Unis et de ses alliés paraissaient menacés. C’est un choix qui remet en cause tout position internationale et qui revendique le rôle de gendarme sans la moindre caution internationale. Nul doute qu’elle ravisse l’aile la plus extrémiste partout mais elle est auto-suicidaire.

Un million d’Israéliens sont d’origine russe. Ils ont émigré en Israël dans les années 1980 et 90. Ils  votent en majorité pour les conservateurs. Ils admirent aussi et chérissent Poutine. C’est une raison pour laquelle aucun homme politique israélien, en particulier Netanyahoo,jusqu’ici ne pouvait se permettre un grand conflit politique avec la Russie. le cas Liberman est particulièrement illustrateur de ce groupe. Jusqu’à présent tout a été fait pour préserver l’équilibre de cette politique de la part des uns et des autres,et il est clair que ce qu’avait obtenu le gouvernement israélien avec cette reconnaissance est désormais éclipsé par l’intervention de Trump.Est-ce qu’elle a été accomplie avec l’accord ou sans l’aval du dit gouvernement israélien? Nul ne peut le dire mais il est clair qu’une bataille diplomatique a été perdue au profit de l’exercice de la force dont nul ne peut prévoir l’issue.

l’intervention hier de Domald Trump qui selon nous s’explique beaucoup plus dans le cadre des relations avec la Chine et les négociations entamées en Floride pourraient bien remettre en cause ce qui a été jusqu’ici un facteur d’équilibre tout à fait relatif  au Moyen orient dans une transaction permanente où les alliances étaient préservées et le donnant-donnant la règle. ici aussi la stratégie du fou de la nouvelle administration est devenue l’inauguration d’un nouveau far west. Apocalypse now!

Danielle Bleitrach

Voir de même:

Trump Exposes the Cause of Palestinian Rage

Jonathan S. Tobin

National Review

6 December, 2017

If recognizing Jerusalem as Israel’s capital leads to violence, that’s a rejection of any idea of peace. The reaction from the foreign-policy establishment and America’s European and Arab allies is unanimous. All are opposed to President Donald Trump’s decision to recognize Jerusalem as Israel’s capital. Moreover, the very real possibility of violence from the Palestinians, and perhaps even bloody riots throughout the Muslim world, in reaction to a statement scheduled to be delivered today has once again brought down a hail of criticism assailing the president’s judgment. But while this may complicate America’s position in the Middle East and further confuse an already muddled peace process between Israel and the Palestinians, the brickbats aimed at Trump are ignoring the most significant aspect of the controversy.

If Trump acknowledges something that has been a reality for nearly 70 years — Jerusalem has been Israel’s capital since the conclusion of its War of Independence in 1949 — but, as is likely, doesn’t immediately move the U.S. embassy from Tel Aviv or explicitly recognize Israel’s right to all of Jerusalem, then any resulting Arab or Muslim violence will make explicit something that most of those opposed to the president usually refuse to acknowledge. The anger about a change in U.S. policy won’t stem from its supposed negative impact on peace negotiations but from a desire to destroy the Jewish state.

The timing of Trump’s statement is curious given the fact that his son-in-law, Jared Kushner, has been trying to revive peace negotiations with Saudi help. But continuing America’s historic refusal to recognize Israel’s rights in Jerusalem would have meant continuing to allow U.S. policy to be held hostage by extremists who have no interest in peace on any terms.

While any mention of a shift on Jerusalem is being treated as demonstrating pro-Israel bias and a virtual Trump declaration of war on Middle East peace, the likely details of the statement contradict those assumptions. If Trump fails to refer to Jerusalem as a “united” city, he will actually be preserving the ambiguity in the U.S. position that peace-process advocates claim is necessary to keep the flagging hopes for a two-state solution alive.

The 1947 United Nations partition resolution, which called for the creation of Jewish and Arab states in what was then British Mandate for Palestine, set aside Jerusalem as an international zone. This impractical plan was a dead letter from the outset, since neither the Palestinian Arabs nor the rest of the Arab and Muslim world were prepared to accept the creation of a Jewish state even if it did not include even part of the holy city and was matched by a new Arab nation. But the lack of international sanction for Israeli sovereignty in Jerusalem that has served as the pretext for non-recognition of the city’s status as the capital is no bar to a two-state solution. In what must now be conceded as the unlikely prospect that the Palestinian Authority will ever agree to peace with Arab neighborhoods in the city serving as a capital for a second state, what possible reason could anyone have for opposing American recognition that western Jerusalem is Israeli?

The answer is painfully obvious.

The ceasefire that ended the first Arab–Israeli war in 1949 left Jerusalem split, with the western portion controlled by Israel and the rest, including the Old City and the most sacred Jewish shrines, occupied (illegally, as far as every nation in the world other than Britain and Pakistan were concerned) by Jordan. In 1967, the Six-Day War ended with the barriers dividing the city torn down as Israeli forces unified Jerusalem. The Jewish state soon annexed the portions that Jordan had occupied, but the international community still did not recognize Israel’s hold on the city and the continued presence of its government.

The conceit of a two-state solution is that both Israel and the putative Palestine would have their capital in Jerusalem. How the city would be repartitioned without reverting to its pre-1967 status, in which two armed enemies were separated only by ugly walls and a no man’s land, has never been made clear. Moreover, despite the constant criticism of Israel’s desire to keep the capital united — the only time in history that the holy places of the three monotheistic religions have been open to all has been during the last 50 years of Israeli sovereignty — or its building of new Jewish neighborhoods there or settlements elsewhere in the West Bank, the main reason why a Palestinian state has not been created is the Palestinians’ refusal to accept such a solution. Israel offered the Palestinians independence in a state that included a share of Jerusalem in 2000, 2001, and 2008 but was turned down each time (first by Yasir Arafat and then by his successor Mahmoud Abbas). That’s why Trump giving U.S. recognition to western Jerusalem as Israel’s capital is not even a theoretical bar to a two-state solution. Yet Palestinians consider even that minimal step, without moving the U.S. embassy to the place where Israel’s government actually sits, a flagrant insult to their national pride — and many of their supporters feel the same way. If their anger is expressed in riots, which might bring to mind the reaction to 2005 publication of satirical cartoons in a Danish newspaper, then Trump will be accused of fomenting violence.

But while all of Trump’s predecessors considered this threat reason enough to avoid recognizing Jerusalem as Israel’s capital — which entailed signing repeated waivers to a 1995 law that mandated moving the U.S. embassy there — what this does is essentially allow terrorists to dictate U.S. policy on a matter that wouldn’t preclude peace. What the foreign-policy establishment — including many State Department veterans responsible for decades of failure in the Middle East — also fails to see is that allowing that current situation to continue is itself a barrier to peace. As long as the Palestinians and their foreign enablers are allowed to hold on to the illusion that their century-old war on Zionism will eventually succeed, the sea change in their political culture that might enable peace will never happen.

While there is little chance that Trump’s attempt to jolt them into reality will succeed, such a change is a prerequisite for successful negotiations, not a barrier to them. That said, it should also be conceded that Trump’s entirely defensible stand on Jerusalem is at odds with the strategy his son-in-law is pursuing toward Middle East peace. Kushner’s “outside-in” approach, which rests on the assumption that the Saudis can bribe or bully an unwilling Palestinian Authority and its Hamas rivals into peace, is just as unlikely to succeed as any other plan. It’s hard to imagine the Saudis’ willingly allowing themselves to be construed as backing Israeli sovereignty over any part of Jerusalem even if Riyadh views the Jewish state as an ally against Iran and has little real sympathy for the addition of another unstable Arab nation to the region. That illustrates the uncoordinated and often confused attitude of a Trump administration that similarly can’t decide between its justified hostility toward Iran and its desire for détente with Russia. But no matter what happens after Trump’s Jerusalem statement, it is wrong to blame him for any violence or subsequent lack of progress toward peace between Israel and the Palestinians. The continued Palestinian refusal to accept the legitimacy of a Jewish state or Jewish ties to Jerusalem that is made manifest by their threats of a new intifada over a largely meaningless gesture by Trump remains the real problem. Trump may not be advancing a peace process that is already doomed, but he may give those willing to look clearly at the situation another demonstration of Palestinian intransigence.

— Jonathan S. Tobin is the editor in chief of JNS.org and a contributor to National Review Online.

Voir de même:

Donald Trump Strikes a Blow against International Anti-Semitism

By moving America’s embassy to Jerusalem, the U.S. confronts the bigoted double standards of the international community.

David French

National Review

December 6, 2017

President Trump’s decision to formally recognize that Jerusalem is the capital of Israel and to announce plans to move America’s embassy to the seat of Israel’s government is one of the best, most moral, and important decisions of his young administration. On this issue, he is demonstrating greater resolve than Republican and Democratic presidents before him, and he is defying some of the worst people in the world.

Think I’m overstating this? Think I’m too enthusiastic about an isolated diplomatic maneuver — especially when that maneuver, to quote the New York Times, “isolates the U.S.” and “has drawn a storm of criticism from Arab and European leaders”? Let’s consider some law, history, and context.

First, sovereign nations are entitled to name their capital, and it is the near-universal practice of other nations to locate their embassies in that same capital. I say “near-universal” because the nations of the world have steadfastly refused to recognize Israel’s capital. They’ve steadfastly placed their embassies outside of Jerusalem. They do so in spite of the Jewish people’s ancient connection to the City of David and in spite of the fact that no conceivable peace settlement would turn over the seat of Israel’s government to Palestinian control — even if parts of East Jerusalem are reserved for a Palestinian capital. Israel’s government sits on Israeli land, and it will remain Israeli land.

Yet the international community condemns America for recognizing reality, for treating Israel the way the world treats every other nation. Why?

Powered by From the birth of the modern nation-state of Israel, an unholy mixture of anti-Semites and eliminationists have both sought to drive the Jewish people into the sea and — when military measures failed — isolate the Jewish nation diplomatically, militarily, and culturally. Working through the U.N. and enabled by Soviet-bloc (and later) European allies, these anti-Semites and eliminationists have waged unrelenting “lawfare” against Israel. (Lawfare is the abuse of international law and legal processes to accomplish military objectives that can’t be achieved on the battlefield.)

The scam works like this: The U.N. and other international bodies establish rules that apply only to Israel, or they hold Israel to higher standards than any other nation on earth; then, when Israel (or its primary ally, America) object to those unjust rules and double standards, the Arab world threatens unrest, riots, or, at worst, renewed jihad. A cowardly European community goes along, perpetuating injustice in the name of “stability.”

The examples are legion. Time and again the U.N. Human Rights Council and the U.N. General Assembly dedicate more resolutions to condemning Israel than the rest of the world’s nations combined. The world’s Islamic countries vote in unified lockstep against Israel, in spite of the fact that many of these countries are thousands of miles from the Middle East. They’re often motivated by vile anti-Semitic bias, and their populations are shot-through with bigotry. According to a 2013 Anti-Defamation League survey, a whopping 74 percent of North African and Middle Eastern residents registered anti-Semitic beliefs. Even 61 percent of far-away Malaysians have anti-Semitic attitudes.

The U.N., moreover, adjusted its definition of refugees for the special and sole benefit of Palestinians. Contrary to conventional international law, the U.N. treats the descendants of Palestinian war refugees as refugees themselves. Thus, incredibly, the population of Palestinian “refugees” from the 1948 and 1967 conflicts is growing. The result is a perpetual, unique, and artificial crisis, one that is designed specifically to place pressure on one nation on planet Earth: Israel.

When it comes to the scrutiny placed on the Israeli military, one hardly knows where to begin. The IDF takes greater care than any other actively engaged military in the world (including the U.S.) to avoid civilian casualties. Its routine conduct of military operations goes above and beyond the requirements of the law of armed conflict. By contrast, Israel’s terrorist opponents violate the law of armed conflict not just as a matter of course but as a matter of strategy. They target civilians on purpose. They use human shields. They hide weapons in civilian locations like mosques and hospitals. Yet when armed conflict breaks out, the anti-Semitic legions cheer Hamas and condemn the IDF.

The bottom line is that to be Israeli in the world is to face unique challenges. In international competitions, athletes will sometimes forfeit rather than compete against Israelis. Universities will impose sanctions on Israeli academics that they’ll impose on no one else. You’ll find yourself barred from entering numerous countries. And when defenders of these double standards bleat about “Israeli occupation,” remember that they don’t impose the same penalties on nations with far worse records on human rights. That, friends, is textbook anti-Semitism.

If ‘stability’ means the perpetuation of double standards, the isolation of Israel, and continued kowtowing to threats of violence, then it’s time to call the Arabs’ bluff. If “stability” means the perpetuation of double standards, the isolation of Israel, and continued kowtowing to threats of violence, then it’s time to call the Arabs’ bluff. If the most powerful nation in the history of the world doesn’t have the moral strength to even properly recognize Israel’s capital, it gives aid and comfort to those who impose unique burdens on the Jewish state. Will America’s Arab allies — nations that depend on our alliances to confront a growing Iranian threat — forsake their own national security to protest an embassy location? It’s time to find out.

The Trump administration has made the right move. Now let’s see how the bigots respond.

Voir enfin:

Full Video and Transcript: Trump’s Speech Recognizing Jerusalem as the Capital of Israel, “The Recognition of Reality”

Today, President Trump officially recognized Jerusalem as the capital of Israel finally moving forward Jerusalem embassy act of 1995. This is a truly historic day. President Trump’s speech today is one for the ages. He is now a historical figure of monumental proportion.

Mr. Trump made the formal announcement during a speech in the Diplomatic Reception Room of the White House, with Vice President Mike Pence standing behind him.

_______

PRESIDENT TRUMP:

Thank you. When I came into office, I promised to look at the world’s challenges with open eyes and very fresh thinking.

We cannot solve our problems by making the same failed assumptions and repeating the same failed strategies of the past. All challenges demand new approaches.

My announcement today marks the beginning of a new approach to conflict between Israel and the Palestinians.

In 1995, Congress adopted the Jerusalem Embassy Act urging the federal government to relocate the American Embassy to Jerusalem and to recognize that that city, and so importantly, is Israel’s capital. This act passed congress by an overwhelming bipartisan majority. And was reaffirmed by unanimous vote of the Senate only six months ago.

Yet, for over 20 years, every previous American president has exercised the law’s waiver, refusing to move the U.S. Embassy to Jerusalem or to recognize Jerusalem as Israel’s capital city. Presidents issued these waivers under the belief that delaying the recognition of Jerusalem would advance the cause of peace. Some say they lacked courage but they made their best judgments based on facts as they understood them at the time. Nevertheless, the record is in.

After more than two decades of waivers, we are no closer to a lasting peace agreement between Israel and the Palestinians.

It would be folly to assume that repeating the exact same formula would now produce a different or better result.

Therefore, I have determined that it is time to officially recognize Jerusalem as the capital of Israel.

While previous presidents have made this a major campaign promise, they failed to deliver.

Today, I am delivering. I’ve judged this course of action to be in the best interests of the United States of America and the pursuit of peace between Israel and the Palestinians. This is a long overdue step to advance the peace process. And to work towards a lasting agreement.

Israel is a sovereign nation with the right, like every other sovereign nation, to determine its own capital. Acknowledging this is a fact is a necessary condition for achieving peace. It was 70 years ago that the United States under President Truman recognized the state of Israel.

Ever since then, Israel has made its capital in the city of Jerusalem, the capital the Jewish people established in ancient times.

Today, Jerusalem is the seat of the modern Israeli government. It is the home of the Israeli Parliament, the Knesset, as well as the Israeli Supreme Court. It is the location of the official residence of the prime minister and the president. It is the headquarters of many government ministries.

For decades, visiting American presidents, secretaries of State and military leaders have met their Israeli counterparts in Jerusalem, as I did on my trip to Israel earlier this year.

Jerusalem is not just the heart of three great religions, but it is now also the heart of one of the most successful democracies in the world. Over the past seven decades, the Israeli people have by the a country where Jews, Muslims and Christians and people of all faiths are free to live and worship according to their conscience and according to their beliefs.

Jerusalem is today and must remain a place where Jews pray at the Western Wall, where Christians walk the stations of the cross, and where Muslims worship at Al Aqsa Mosque. However, through all of these years, presidents representing the United States have declined to officially recognize Jerusalem as Israel’s capital. In fact, we have declined to acknowledge any Israeli capital at all.

But today we finally acknowledge the obvious. That Jerusalem is Israel’s capital. This is nothing more or less than a recognition of reality. It is also the right thing to do. It’s something that has to be done.

That is why consistent with the Jerusalem embassy act, I am also directing the State Department to begin preparation to move the American embassy from Tel Aviv to Jerusalem. This will immediately begin the process of hiring architects, engineers and planners so that a new embassy, when completed, will be a magnificent tribute to peace.

In making these announcements, I also want to make one point very clear. This decision is not intended in any way to reflect a departure from our strong commitment to facilitate a lasting peace agreement.

We want an agreement that is a great deal for the Israelis and a great deal for the Palestinians. We are not taking a position of any final status issues including the specific boundaries of the Israeli sovereignty in Jerusalem or the resolution of contested borders. Those questions are up to the parties involved.

The United States remains deeply committed to helping facilitate a peace agreement that is acceptable to both sides. I intend to do everything in my power to help forge such an agreement.

Without question, Jerusalem is one of the most sensitive issues in those talks. The United States would support a two-state solution if agreed to by both sides. In the meantime, I call on all parties to maintain the status quo at Jerusalem’s holy sites including the Temple Mount, also known as Haram al-Sharif. Above all, our greatest hope is for peace. The universal yearning in every human soul.

With today’s action, I reaffirm my administration’s longstanding commitment to a future of peace and security for the region. There will, of course, be disagreement and dissent regarding this announcement. But we are confident that ultimately, as we work through these disagreements, we will arrive at a peace and a place far greater in understanding and cooperation. This sacred city should call forth the best in humanity.

Lifting our sights to what is possible, not pulling us back and down to the old fights that have become so totally predictable.

Peace is never beyond the grasp of those willing to reach it.

So today we call for calm, for moderation, and for the voices of tolerance to prevail over the purveyors of hate. Our children should inherit our love, not our conflicts. I repeat the message I delivered at the historic and extraordinary summit in Saudi Arabia earlier this year: The Middle East is a region rich with culture, spirit, and history. Its people are brilliant, proud and diverse. Vibrant and strong.

But the incredible future awaiting this region is held at bay by bloodshed, ignorance and terror.

Vice President Pence will travel to the region in the coming days to reaffirm our commitment to work with partners throughout the Middle East to defeat radicalism that threatens the hopes and dreams of future generations.

It is time for the many who desire peace to expel the extremists from their midsts. It is time for all civilized nations and people to respond to disagreement with reasoned debate, not violence. And it is time for young and moderate voices all across the Middle East to claim for themselves a bright and beautiful future.

So today, let us rededicate ourselves to a path of mutual understanding and respect. Let us rethink old assumptions and open our hearts and minds to possible and possibilities.

And finally, I ask the leaders of the region political and religious, Israeli and Palestinian, Jewish and Christian and Muslim to join us in the noble quest for lasting peace.

Thank you. God bless you. God bless Israel. God bless the Palestinians and God bless the United States.

Thank you very much. Thank you.

COMPLEMENT:

Why Trump is right in recognizing Jerusalem as Israel’s capital

Alan Dershowitz
Washington Examiner

President Trump’s decision to recognize Jerusalem as Israel’s capital is a perfect response to former President Barack Obama’s benighted decision to change American policy by engineering the United Nations Security Council resolution declaring Judaism’s holiest places in Jerusalem to be occupied territory and a “flagrant violation under international law.” It was Obama who changed the status quo and made peace more difficult, by handing the Palestinians enormous leverage in future negotiations and disincentivizing them from making a compromised peace.

It had long been American foreign policy to veto any one-sided Security Council resolutions that declared Judaism’s holiest places to be illegally occupied. Obama’s decision to change that policy was not based on American interests or in the interests of peace. It was done out of personal revenge against Prime Minister Netanyahu and an act of pique by the outgoing president. It was also designed improperly to tie the hands of President-elect Trump. President Trump is doing the right thing by telling the United Nations that the United States now rejects the one-sided Security Council resolution.
So if there is any change to the status quo, let the blame lie where it should be: at the hands of Obama for his cowardly decision to wait until he was a lame-duck president to get even with Prime Minister Netanyahu. Trump deserves praise for restoring balance in negotiations with Israel and the Palestinians. It was Obama who made peace more difficult. It was Trump who made it more feasible again.
The outrageously one-sided Security Council resolution declared that “any changes to the 4 June 1967 lines, including with regard to Jerusalem,” have “no legal validity and constitutes a flagrant violation under international law.” This means, among other things, that Israel’s decision to build a plaza for prayer at the Western Wall — Judaism’s holiest site — constitutes a “flagrant violation of international law.” This resolution was, therefore, not limited to settlements in the West Bank, as the Obama administration later claimed in a bait-and-switch. The resolution applied equally to the very heart of Israel.
Before June 4, 1967, Jews were forbidden from praying at the Western Wall, Judaism’s holiest site. They were forbidden to attend classes at the Hebrew University at Mt. Scopus, which had been opened in 1925 and was supported by Albert Einstein. Jews could not seek medical care at the Hadassah Hospital on Mt. Scopus, which had treated Jews and Arabs alike since 1918. Jews could not live in the Jewish Quarter of Jerusalem, where their forbearers had built homes and synagogues for thousands of years.
These Judenrein prohibitions were enacted by Jordan, which had captured by military force these Jewish areas during Israel’s War of Independence, in 1948, and had illegally occupied the entire West Bank, which the United Nations had set aside for an Arab state. When the Jordanian government occupied these historic Jewish sites, they destroyed all the remnants of Judaism, including synagogues, schools, and cemeteries, whose headstones they used for urinals. Between 1948 and 1967, the United Nations did not offer a single resolution condemning this Jordanian occupation and cultural devastation.
When Israel retook these areas in a defensive war that Jordan started by shelling civilian homes in West Jerusalem, and opened them up as places where Jews could pray, study, receive medical treatment and live, the United States took the official position that it would not recognize Israel’s legitimate claims to Jewish Jerusalem.
It stated that the status of Jerusalem, including these newly liberated areas, would be left open to final negotiations and that the status quo would remain in place. That is the official rationale for why the United States refused to recognize any part of Jerusalem, including West Jerusalem, as part of Israel. That is why the United States refused to allow an American citizen born in any part of Jerusalem to put the words “Jerusalem, Israel” on his or her passport as their place of birth.
But even that ahistoric status quo was changed with Obama’s unjustified decision not to veto the Security Council Resolution from last December. The United Nations all of the sudden determined that subject to any further negotiations and agreements, the Jewish areas of Jerusalem recaptured from Jordan in 1967 are not part of Israel. Instead, they were territories being illegally occupied by Israel, and any building in these areas — including places for prayer at the Western Wall, access roads to Mt. Scopus, and synagogues in the historic Jewish Quarter — “constitutes a flagrant violation under international law.” If that indeed is the new status quo, then what incentives do the Palestinians have to enter negotiations? And if they were to do so, they could use these Jewish areas to extort unreasonable concessions from Israel, for which these now “illegally occupied” areas are sacred and non-negotiable.
Obama’s refusal to veto this one-sided resolution was a deliberate ploy to tie the hands of his successors, the consequence of which was to make it far more difficult for his successors to encourage the Palestinians to accept Israel’s offer to negotiate with no preconditions. No future president can undo this pernicious agreement since a veto not cast can never be retroactively cast. And a resolution once enacted cannot be rescinded unless there is a majority vote against it, with no veto by any of its permanent members, which include Russia and China, who would be sure to veto any attempt to undo this resolution.
Trump’s decision to officially recognize Jerusalem as Israel’s capital helps to restore the appropriate balance. It demonstrates that the United States does not accept the Judenrein effects of this bigoted resolution on historic Jewish areas of Jerusalem, which were forbidden to Jews. The prior refusal of the United States to recognize Jerusalem as Israel’s capital was based explicitly on the notion that nothing should be done to change the status quo of that city, holy to three religions. But the Security Council resolution did exactly that. It changed the status quo by declaring Israel’s de facto presence on these Jewish holy sites to be a “flagrant violation under international law” that “the U.N. will not recognize.”
Since virtually everyone in the international community acknowledges that any reasonable peace would recognize Israel’s legitimate claims to these and other areas in Jerusalem, there is no reason for allowing the U.N. resolution to make criminals out of every Jew or Israeli who sets foot on these historically Jewish areas. (Ironically, Obama prayed at what he regarded as the illegally occupied Western Wall.)
After the United Nations, at the urging of Obama, made it a continuing international crime for there to be any Israeli presence in disputed areas of Jerusalem, including areas whose Jewish provenance is beyond dispute, Trump was right to untie his own hands and to undo the damage wrought by his predecessor. Some have argued that the United States should not recognize Jerusalem because it will stimulate violence by Arab terrorists.
No American decision should ever be influenced by the threat of violence. Terrorists should not have a veto over American policy. If the United States were to give in to threat of violence, it would only incentivize others to threaten violence in response to any peace plan. So let’s praise Trump for doing the right thing by undoing the wrong thing Obama did at the end of his presidency. Alan Dershowitz

Diplomatie. Plusieurs pontes démocrates ont soutenu par le passé et soutiennent aujourd’hui la reconnaissance de la ville sainte comme capitale de l’État hébreu.

Valeurs actuelles

7 décembre 2017

La décision historique de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël a été condamnée quasi unanimement dans le monde entier, des chancelleries européennes aux pays arabes en passant par le pape François, mais a reçu toutefois des soutiens aux États-Unis, de la part des élus républicains mais aussi de plusieurs pontes démocrates du Capitole, alors que les parlementaires du parti de gauche restent divisés.

Le leader de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a ainsi conseillé en privé le président américain de déclarer la ville israélienne capitale “indivisible” de l’État hébreu. En 1995, une loi votée par le Congrès affirmait déjà que Jérusalem devait “rester une ville indivisible” et “être reconnue comme capitale de l’État d’Israël”, tout en autorisant le président à reporter le transfert de l’ambassade pour des raisons de sécurité nationale.

En octobre dernier, Chuck Schumer appelait encore Donald Trump à transférer l’ambassade de Tel Aviv à Jérusalem, arguant que cette décision allait “montrer au monde que les États-Unis reconnaissent définitivement Jérusalem comme la capitale d’Israël”. Le sénateur Ben Cardin, leader démocrate au sein de la commission aux Affaires étrangères, a lui aussi réitéré son soutien. “Jérusalem est la capitale d’Israël, il n’y a rien de nouveau”, a-t-il déclaré.

Les Clinton et Obama aussi

Par le passé, la candidate malheureuse à la Maison Blanche, Hillary Clinton, a elle-même défendu la position actuelle de Donald Trump. En 1999, alors First Lady, elle considérait ainsi Jérusalem comme la “capitale éternelle et indivisible d’Israël” et avait juré de se faire “un défenseur actif et engagé” du transfert de l’ambassade américaine, en cas d’élection au siège de sénateur de l’État de New York. Son mari Bill, alors candidat à la Maison Blanche, avait lui aussi promis, en 1992, de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’État hébreu.

Plus récemment, le candidat démocrate Barack Obama avait, lui aussi, défendu l’actuelle décision du président Trump. “Tout accord négocié avec le peuple palestinien doit préserver l’identité d’Israël en tant qu’État juif, doté de frontières sûres, reconnues et défendables, déclarait-il, le 4 juin 2008, dans un discours prononcé devant l’AIPAC, principal lobby pro-israélien aux États-Unis. Et Jérusalem restera la capitale d’Israël et elle doit rester indivise.” Quelques heures, plus tard, le sénateur de l’Illinois en campagne rétropédalait face au tollé.


Syrie/Irak: Attention, un triomphe peut en cacher un autre ! (Obama legacy: After the nuclear deal and the Islamic state, guess on whose doorstep Iranian troops are now being delivered ?)

3 juillet, 2017
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Les forces irakiennes affirment avoir délogé les combattants de l’Etat islamique de la mosquée Al-Nouri de Mossoul, haut lieu symbolique de la ville mais également du pouvoir des djihadistes en Irak. Les forces irakiennes ont annoncé ce 29 juin avoir pris le contrôle de la mosquée Al-Nouri de Mossoul, où Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de l’Etat islamique, avait donné en juillet 2014 son premier prêche en tant que chef de l’Etat islamique – sa dernière apparition publique connue à ce jour. (…) Le général-brigadier Yahya Rasool se félicite de son côté d’une victoire qui, selon lui, marque un triomphe sur l’Etat islamique. «Leur Etat illusoire s’est effondré», s’est-il réjoui. «Nous assistons à la fin du faux Etat de Daesh», a déclaré le Premier ministre irakien Haider al-Abadi en anglais sur son compte Twitter. RT
Je n’ai pas énoncé que la destitution de Bachar al-Assad était un préalable à tout. Car personne ne m’a présenté son successeur légitime ! Mes lignes sont claires. Un : la lutte absolue contre tous les groupes terroristes. Ce sont eux, nos ennemis. […] Nous avons besoin de la coopération de tous pour les éradiquer, en particulier de la Russie. Deux : la stabilité de la Syrie, car je ne veux pas d’un État failli. L’utilisation d’armes chimiques donnera lieu à des répliques, y compris de la France seule. Emmanuel Macron
La mairie de Londres a autorisé la tenue dimanche d’un rassemblement anti-israélien organisé par des sympathisants du groupe terroriste chiite libanais Hezbollah. Selon les organisateurs de la Journée d’Al-Quds, les participants ont été autorisés par la mairie à manifester avec le drapeau du groupe terroriste car l’aile politique du Hezbollah n’est pas une organisation proscrite par les autorités britanniques. Les États-Unis, le Canada, l’Australie et la Ligue arabe ont placé le Hezbollah sur leur liste officielle des organisations terroristes. L’Union européenne ne considère pas l’ensemble du groupe comme terroriste mais a inscrit la branche militaire de l’organisation chiite sur sa liste noire, car « liée à des actes terroristes perpétrés sur le territoire européen ». Instaurée en 1979 par l’Ayatollah Khomeini, fondateur de la République Islamique d’Iran, la Journée mondiale d’Al-Quds est un événement anti-israélien annuel destiné à protester contre le contrôle israélien sur Jérusalem (Al-Quds en arabe) et à exprimer la solidarité avec le peuple palestinien. Au cours de cet événement, célébré dans le monde entier dans les communautés chiites, les manifestants scandent des slogans appelant à la destruction d’Israël et brûlent des drapeaux israéliens. Le Monde juif info
Un adage largement admis par la sagesse populaire est malmené depuis près de soixante dix ans au Moyen Orient. «On ne peut faire la paix qu’avec ses ennemis». Car, encore faut-il être capable de définir l’ennemi. La nébuleuse terroriste étant multicéphale, le monde musulman ayant, dans son ensemble, rejeté Israël depuis sa fondation et l’Autorité Palestinienne ne symbolisant qu’un point d’achoppement d’un conflit bien plus large, le simple fait d’avoir rebaptisé le conflit israélo-arabe (qui s’étend à l’Iran depuis la révolution de 1979 ) en conflit israélo-palestinien, cache une réalité bien plus vaste à laquelle Israël ne cesse d’être confronté. S’il est tout à fait légitime de critiquer le gouvernement israélien, comme celui de n’importe quel pays, et même de s’insurger contre nombre de ses politiques, il serait dommageable de passer à coté de certaines vérités, qui font que les Israéliens s’inquiètent de la crédibilité du partenaire pour la paix que l’on tente de leur imposer. (…) la situation au Proche Orient s’affirmant de plus en plus volatile, un nouveau projet de processus plus global, impliquant les pays limitrophes semble se profiler à l’horizon. Trump et ses conseillers, sans se ranger complètement du coté de la position israélienne, ont fini par comprendre qu’Israël n’a aucun intérêt à accepter une paix telle que définie par l’Autorité Palestinienne, et qui n’impliquerait pas la participation intégrale du monde arabe. La confrontation décadaire pourrait bien de la sorte reprendre son identité de conflit israélo-arabe, duquel il ressortirait enfin un authentique projet de paix. Car on ne peut faire la paix qu’avec ses ennemis… dans leur ensemble et pas seulement avec la partie immergée de l’Iceberg. Pierre Rehov
En sus de la chute imminente de ces deux places fortes, l’EI a perdu la plus grande partie de son territoire et de ses revenus, selon une évaluation divulguée jeudi par le cabinet de référence des questions militaires et de conflits, IHS Markit. A son apogée à l’été 2014, il assurait une souveraineté quasi étatique (armée, taxes, justice expéditive, versement d’allocations, administration) sur environ 8 millions de personnes et un territoire grand comme 4 régions françaises, quoique largement désertique. Depuis lors, il a perdu 60 % de ce territoire, estime IHS Markit (ex-Jane’s), dont 40 % depuis janvier. Son effondrement financier est encore plus spectaculaire. Les revenus de l’EI sont tombés à 16 millions au deuxième trimestre 2017, exactement 5 fois moins qu’il y a deux ans. Les salaires des combattants avaient été divisés par 2, à 400 dollars par mois pour les djihadistes étrangers, début 2016 et auraient encore été baissés cette année. IHS ne donne pas d’indication sur les réserves de l’EI, censées avoir atteint 1 milliard de dollars en 2014 à la suite du pillage (non confirmé) de la succursale de la Banque centrale d’Irak à Mossoul. Les revenus pétroliers de l’EI ont été divisés par 10 à cause de la chute mondiale des cours, de la destruction de ses puits par l’aviation russe et occidentale et des pertes de territoires. Les autres revenus de l’EI, trafic d’antiquités, racket et rançons, ont, pour leur part, été divisés par 5 en raison, là aussi, de la perte de territoires, souligne Ludovico Carlino, analyste à IHS Markit. « Le projet de gouvernance du califat a échoué », conclut Columb Strack, spécialiste du Moyen-Orient à IHS. Mais IHS estime que l’EI va tenter d’intensifier sa campagne terroriste en Occident pour compenser ses pertes territoriales. Les pressions des gouvernements égyptien et saoudien sur les religieux pour qu’ils interprètent le Coran dans un sens « plus moderne » risquent de pousser certains conservateurs à basculer dans la violence, avertit IHS, qui affirme que le « risque terroriste va augmenter ». Paris estime que 700 Français ont rejoint l’EI. Quelque 200 d’entre eux sont revenus et un nombre équivalent a été abattu. C’est de loin le plus fort contingent parmi les 3.000 djihadistes européens. Les Echos
Les principales puissances impliquées dans la guerre en Syrie sont engagés dans une course visant à engranger le maximum de bénéfices tirés de l’effondrement de l’Etat Islamique, dans l’Est et le Sud de la Syrie. Les avancées continues des forces du régime syrien et de milices appuyées par l’Iran vers la base d’Al-Tanf tenue par les forces spéciales américaines et occidentales – ainsi que les avancées potentielles des deux côtés de la frontière irakienne – élève le risque d’affrontements supplémentaires susceptibles d’entraîner lers Etats-Unis et la Russie, bien que cette dernière n’aient pas voulu défier les Etats-Unis, après leurs frappes délibérées contre un convoi et des avions de chasse syriens. Jforum
La bataille de Raqqa, du point de vue stratégique, est une affaire classée. L’unique inconnue consiste à savoir combien de temps les 3 000 miliciens islamistes de DAESH acculés et encerclés dans la ville résisteront aux 20 000 combattants kurdes, à leurs 4 000 alliés tribaux arabes dans les FDS, et à l’extraordinaire puissance de feu des avions, des canons et des commandos américains. On ne voit pas les Alaouites, les Syriens, les chiites libanais ou les Russes se risquer à déranger la ripaille ; pour Raqqa, ils arrivent trop tard. Le véritable enjeu des incidents de dimanche se nomme Deïr ez-Zor, la ville située à 125km en aval de Raqqa sur l’Euphrate. Pour l’Armée d’Assad, appuyée par ses acolytes perses et libanais, qui, depuis l’offensive victorieuse des FDS face à l’Etat Islamique – mais uniquement à partir de ce moment – progresse sur trois fronts, nord, centre et sud, l’objectif est d’arriver à Deïr ez-Zor avant les Américains et leurs alliés kurdes. D’abord pour libérer les soldats gouvernementaux encerclés, mais c’est secondaire, car la finalité stratégique de cette course poursuite, c’est l’occupation de la frontière avec l’Irak afin de permettre la consolidation du corridor terrestre chiite : Téhéran-Bagdad-Damas-Beyrouth. Pour l’Amérique, ses alliés européens, arabes et israéliens, le but stratégique est bien sûr inverse. Nombre d’analystes se demandent cette semaine si les menaces russes et les tirs de missiles iraniens, n’avait pas pour but de tester les Américains et Donald Trump. Pour savoir jusqu’où le nouveau président U.S est prêt à impliquer son armée pour empêcher les Iraniens de parvenir à leur fin. (…) L’enjeu du questionnement est considérable. De l’ « autoroute chiite » dépend par exemple l’avenir du Liban, déjà sous le joug impitoyable de Téhéran mais que les ayatollahs doivent entretenir. Et aussi la confiance que Riyad, Le Caire, les Etats du Golfe et toute l’arabité sunnite ont placée en Donald Trump qui est venu la leur demander. Simplement dit : si Trump laisse les Iraniens et le régime prendre Deïr ez-Zor, la brève lune de miel entre le monde arabe et Trump sera déjà terminée. On comprend soudain le rôle de contrepoids que jouait l’Etat Islamique (sunnite) dans l’est syrien pour contrecarrer l’expansion iranienne (chiite), bien plus menaçante pour les Occidentaux au niveau stratégique que la présence des djihadistes salafistes dans la région. Pendant que la coalition leur assène les derniers coups de boutoir à Raqqa, on réalise à Washington qu’il va falloir remplir le vide que va laisser DAESH le long de la frontière irakienne si l’on ne veut pas perdre la Guerre de Syrie et d’Irak et participer à la création d’un empire persan au Proche et au Moyen-Orient. La neutralisation de l’Etat Islamique, qu’on accusait à tort de tirer les ficelles des attentats terroristes en Europe à partir de Raqqa et Mossoul, a été une erreur. Il suffisait de le circonscrire à l’Est et de couper son cordon ombilical avec Recep Erdogan pour que DAESH continue à servir nos intérêts sans avoir à risquer une confrontation avec les Russes et la régionalisation du conflit. Mais Obama, Catherine Ashton, Federica Mogherini, et les pleutres dirigeants de l’Europe avaient peur de froisser le dictateur constitutionnel turc et l’ont laissé agir. Or les arrangements diplomatiques ne justifient jamais de ne pas prendre les décisions qui s’imposent du point de vue stratégique. L’Occident, qui est en train de s’empêtrer en Syrie, en fait une nouvelle fois l’expérience. Comme s’il était incapable de retenir les leçons de l’histoire.   « L’autoroute chiite » permettrait, premièrement, pour Téhéran, de maintenir le contrôle des territoires conquis. Ensuite de fournir des armes lourdes et encombrantes, dans ces pays, à ses supplétifs. Et pour finir, de dépêcher des conseillers et des soldats dans tout le Moyen-Orient, y compris à la frontière d’Israël, afin d’y instiller l’instabilité et d’y combattre les alliés sunnites de Jérusalem. Mena press
Les forces régulières iraniennes ont profité du vide créé par le retrait de l’Etat islamique et ont conquis les étendues désertiques de la Syrie centrale et orientale. J’estime que l’Iran contrôle maintenant plus de 60% de la Syrie, à la fois directement par les forces régulières des Gardiens de la révolution et indirectement par le Hezbollah et d’autres milices chiites, il s’agit de terrains désertiques à faible densité de population. Les forces militaires iraniennes en Syrie ont des bases importantes qui leur donnent toute liberté d’action. D’abord et avant tout parmi ces bases se trouve l’aéroport de Palmyre qui permet à l’Iran de transférer vers la Syrie par voie aérienne, par des vols directs en provenance d’Iran n’importe quel équipement militaire en particulier des missiles, des obus et d’autres types de munitions. (…) Cela met en évidence un changement fondamental dans le comportement iranien: jusqu’à récemment, l’Iran utilisait des vols commerciaux déguisés pour transférer des armes et des missiles à l’aéroport international de Damas (…) Mais (…)  (…) L’Iran est en train de devenir dans les faits une puissance régionale qui contrôle militairement un immense territoire, de l’Asie centrale à la Méditerranée. Le détail important dans ce contexte est que tout cela se déroule sous l’œil vigilant des deux puissances mondiales, la Russie et les États-Unis, chacune selon son intérêt. Pour les Russes, il s’agit de renforcer le régime d’Assad et d’éliminer toutes les organisations sunnites financées et conseillées par l’Arabie saoudite et les autres Etats arabes sunnites y compris la Turquie. Poutine a réussi à apprivoiser Erdogan qui désormais craint davantage les Kurdes de Syrie qu’il ne déteste Assad et ses alliés iraniens et il est ainsi devenu un maillon important dans la coalition russo-iranienne qui soutient Assad. Les Etats-Unis ont observé le renforcement militaire de l’Iran en Syrie, qui a commencé il y a quatre ans sans s’y être opposés sérieusement, sauf récemment en abattant des drones, un petit coup pour l’Iran. Jusqu’en janvier 2017, les États-Unis ont laissé faire parce qu’Obama a voulu favorisé l’hégémonie des Chiites arabes et iraniens sur le Mashreq, monde arabe situé à l’Est d’Israël, alors que le Maghreb resterait une zone sunnite. Depuis que Trump est entré dans la Maison Blanche, l’objectif principal de l’action américaine en Syrie est la destruction de l’Etat islamique. Les Forces américaines sont engagées principalement dans la formation de forces rebelles modérées et dans l’alliance avec les Kurdes qui avec l’aide des forces aériennes américaines vont éliminer Abou Bakar Al Bagdadi et son Etat. La raison a été la crainte des Américains et des Européens que le modèle politique terroriste de l’Etat islamique devienne un modèle de réussite dans la conscience des musulmans ce qui pourrait conduire à la multiplication de colonies d’Etats islamiques à travers le monde, y compris en Europe, sur la base des communautés musulmanes locales. Il est également possible qu’il y ait une entente entre le gouvernement Trump et les Russes permettant à l’Iran de contrôler les parties centrale et orientale de la Syrie  qui n’intéressent pas les Russes afin que ces zones ne deviennent pas un asile pour l’Etat islamique suivant l’amère expérience des Américains en Afghanistan où les Talibans ont repris le contrôle de vastes territoires alors qu’ils avaient été vaincus. Les forces de la coalition chiite qui ont envahi la Syrie (Iraniens, Libanais, Irakiens, Afghans) sont en train d’effectuer un nettoyage ethnique visant les citoyens syriens sunnites dans différentes régions du pays en les expulsant pour installer dans leurs maisons et dans leurs communautés des immigrants chiites de Syrie, d’Irak et d’Afghanistan. Ainsi, suite aux mauvaises intentions de l’administration Obama et aux choix prioritaires de l’administration Trump, l’Iran est devenu le vainqueur manifeste de la guerre en Syrie. Personne dans le monde ne réussira à chasser l’armée iranienne de Syrie et nous devons – en Israël, en Europe et aux Etats-Unis – s’habituer au fait que l’Iran s’étend désormais sur une grande partie de l’Irak, de la Syrie et du Liban. (…) L’Iran est le vainqueur éclatant, ultime de la guerre civile en Syrie, et le plus tôt, nous en Israël et dans le monde, nous le reconnaitrons, le mieux sera pour nous et pour le monde entier. Mordechai Kedar

Attention: un triomphe peut en cacher un autre !

A l’heure où nos médias nous abreuvent quotidiennement d’images et de communiqués chaque fois plus triomphants de la chute programmée et en cours de l’Etat islamique …

Et où commence le retour lui aussi programmé en Europe des djihadistes aguerris s’apprêtant notamment à rejoindre les quelque 15 000 fichés S et leurs amis prieurs de rue répartis sur le territoire français …

Pendant que comme aux plus beaux jours du Londonistan et entre deux attentats islamistes, Londres laisse appeler dans ses rues drapeau du Hezbollah en tête à la destruction d’Israël …

Et que dans la bouche du néo-filloniste président Macron, Paris appelle en Syrie à la coopération avec Poutine …

Qui prend la peine de rappeler (merci Danilette) …

Derrière la course de vitesse qui est en train de se jouer entre les différentes forces sur le terrain, y compris russes et américaines …

Une autre conséquence jusqu’ici oubliée du funeste retrait des troupes américaines décidées par Obama à la veille de sa réélection de 2012 …

A savoir après celle du feu vert accordé à l’Iran pour l’arme nucléaire

Et le basculement – la nature ayant horreur du vide – de toute la partie sunnite de l’Irak et de la Syrie dans les bras des djihadistes de Rakka …

L’ultime triomphe iranien de la création d’une véritable autoroute Téhéran-Bagdad-Damas-Beyrouth

Permettant au régime terroriste de Téhéran d’acheminer dorénavant en toute tranquillité par la route …

Non seulement les armes et missiles qu’il transférait jusque là par vols commerciaux déguisés à ses supplétifs libanais …

Mais toutes espèces d’armes lourdes, conseillers et soldats à la porte même d’Israël ?

L’Iran a conquis la Syrie
Mordechai Kedar
Adapté par Danilette
2 juillet 2017

Depuis les deux dernières années, nous nous sommes habitués au fait que la Russie a transporté des forces armées en Syrie et contrôle la bande côtière, ses ports et deux bases aériennes. Nous nous sommes également habitués à voir le Hezbollah et les milices libanaises chiites impliqués dans le conflit syrien apportant un renfort important à l’armée d’Assad. Nous avons entendu que d’autres milices chiites supplémentaires sont arrivées d’Irak, Afghanistan sous le commandement des Gardiens de la révolution et que de temps en temps ces forces chiites enregistrent des pertes sur le sol syrien. L’impression qui en résulte est que l’Iran a envoyé plusieurs gangs chiites combattre des gangs sunnites sur le sol syrien.

Mais la situation sur le terrain est totalement différente, car les forces iraniennes qui se trouvent en Syrie ne sont plus depuis longtemps des  gangs ou des milices mais une véritable armée à tout point de vue, dirigée par les Gardiens de la révolution, avec des unités d’infanterie, des commandos, des chars, de l’artillerie, une force aérienne, des unités de renseignements et de logistique et cela s’est construit peu à peu au cours des quatre années écoulées, pratiquement sans couverture médiatique.

L’opération militaire la plus importante effectuée par l’armée iranienne en Syrie a été la libération de la ville d’Alep dans le nord de la Syrie qui s’est terminé en décembre 2016. Cette opération a été une coopération entre la Russie et l’Iran, les forces aériennes russes bombardant alors que les forces iraniennes et le Hezbollah et les autres milices chiites d’infanterie avançaient sur le terrain pour transférer les zones libérées à l’armée d’Assad.

Depuis le début de 2017, l’Iran étend son contrôle sur les déserts central et méridional de la Syrie dont certaines parties étaient contrôlées par l’Etat islamique sunnite jusqu’à il y a quelques mois. Aujourd’hui, cette organisation se bat pour sa survie à trois endroits : dans la ville irakienne de Mossoul, dans sa « capitale », la ville de Raqqa en Syrie et à Deir ez-Zor en Syrie orientale. Quand Mossoul tombera aux mains de l’armée irakienne alors très probablement, Raqqa et Deir al-Zour tomberont à leur tour.

Les forces régulières iraniennes ont profité du vide créé par le retrait de l’Etat islamique et ont conquis les étendues désertiques de la Syrie centrale et orientale. J’estime que l’Iran contrôle maintenant plus de 60% de la Syrie, à la fois directement par les forces régulières des Gardiens de la révolution et indirectement par le Hezbollah et d’autres milices chiites, il s’agit de terrains désertiques à faible densité de population.

Les forces militaires iraniennes en Syrie ont des bases importantes qui leur donnent toute liberté d’action. D’abord et avant tout parmi ces bases se trouve l’aéroport de Palmyre qui permet à l’Iran de transférer vers la Syrie par voie aérienne, par des vols directs en provenance d’Iran n’importe quel équipement militaire en particulier des missiles, des obus et d’autres types de munitions.

Israël était très préoccupé et cette année des cibles ont été attaquées dans la région de Palmyre. Selon des sources étrangères, les cibles visées étaient des dépôts de missiles importés d’Iran.

Cela met en évidence un changement fondamental dans le comportement iranien: jusqu’à récemment, l’Iran utilisait des vols commerciaux déguisées pour transférer des armes et des missiles à l’aéroport international de Damas, et selon des sources étrangères, Israël a attaqué à plusieurs reprises ces entrepôts dans l’aéroport et aux alentours. Les Iraniens en ont conclu que le renseignement israélien a recruté des citoyens syriens travaillant dans l’aéroport ou vivant à proximité qui lui servent de sources d’information. La proximité géographique de Damas permet à l’armée israélienne d’agir efficacement contre des cibles près de la capitale syrienne.

Cependant, l’aéroport de Palmyre se trouvent à des centaines de kilomètres d’Israël, la région est peu peuplée et il est plus difficile d’y trouver des sources d’information sur les transferts d’armes iraniennes. Mais Israël a quand même réussi à lancer une attaque sur Palmyre à partir d’autres sources d’information. Cette question montre comment la guerre des renseignements continue même si le public n’en a pas connaissance, ce qui est mieux.

Récemment des informations ont fait état du fait que l’Iran a mis en service un autre aéroport, Alsin qui se trouve dans le sud de la Syrie dans la région d’Al Tanaf proche de la frontière triangulaire entre la Syrie, l’Irak et la Jordanie, dans cet endroit il y a un poste-frontière entre l’Irak et la Syrie et son contrôle permet aux Iraniens de déplacer des forces sans entrave jusqu’au Liban  qui est déjà depuis longtemps sous le contrôle effectif du Hezbollah, la branche libanaise de la pieuvre iranienne.

L’Iran est en train de devenir dans les faits une puissance régionale qui contrôle militairement un immense territoire, de l’Asie centrale à la Méditerranée.

Le détail important dans ce contexte est que tout cela se déroule sous l’œil vigilant des deux puissances mondiales, la Russie et les États-Unis, chacune selon son intérêt. Pour les Russes, il s’agit de renforcer le régime d’Assad et d’éliminer toutes les organisations sunnites financées et conseillées par l’Arabie saoudite et les autres Etats arabes sunnites y compris la Turquie. Poutine a réussi à apprivoiser Erdogan qui désormais craint davantage les Kurdes de Syrie qu’il ne déteste Assad et ses alliés iraniens et il est ainsi devenu un maillon important dans la coalition russo-iranienne qui soutient Assad.

Les Etats-Unis ont observé le renforcement militaire de l’Iran en Syrie, qui a commencé il y a quatre ans sans s’y être opposés sérieusement, sauf récemment en abattant des drones, un petit coup pour l’Iran. Jusqu’en janvier 2017, les États-Unis ont laissé faire parce qu’Obama a voulu favorisé l’hégémonie des Chiites arabes et iraniens sur le Mashreq, monde arabe situé à l’Est d’Israël, alors que le Maghreb resterait une zone sunnite.
Depuis que Trump est entré dans la Maison Blanche, l’objectif principal de l’action américaine en Syrie est la destruction de l’Etat islamique. Les Forces américaines sont engagées principalement dans la formation de forces rebelles modérées et dans l’alliance avec les Kurdes qui avec l’aide des forces aériennes américaines vont éliminer Abou Bakar Al Bagdadi et son Etat. La raison a été la crainte des Américains et des Européens que le modèle politique terroriste de l’Etat islamique devienne un modèle de réussite dans la conscience des musulmans ce qui pourrait conduire à la multiplication de colonies d’Etats islamiques à travers le monde, y compris en Europe, sur la base des communautés musulmanes locales.

Il est également possible qu’il y ait une entente entre le gouvernement Trump et les Russes permettant à l’Iran de contrôler les parties centrale et orientale de la Syrie  qui n’intéressent pas les Russes afin que ces zones ne deviennent pas un asile pour l’Etat islamique suivant l’amère expérience des Américains en Afghanistan où les Talibans ont repris le contrôle de vastes territoires alors qu’ils avaient été vaincus.

Les forces de la coalition chiite qui ont envahi la Syrie (Iraniens, Libanais, Irakiens, Afghans) sont en train d’effectuer un nettoyage ethnique visant les citoyens syriens sunnites dans différentes régions du pays en les expulsant pour installer dans leurs maisons et dans leurs communautés des immigrants chiites de Syrie, d’Irak et d’Afghanistan.

Ainsi, suite aux mauvaises intentions de l’administration Obama et aux choix prioritaires de l’administration Trump, l’Iran est devenu le vainqueur manifeste de la guerre en Syrie. Personne dans le monde ne réussira à chasser l’armée iranienne de Syrie et nous devons – en Israël, en Europe et aux Etats-Unis – s’habituer au fait que l’Iran s’étend désormais sur une grande partie de l’Irak, de la Syrie et du Liban. Le Hezbollah libanais est désormais relié avec l’Iran et c’est la raison pour laquelle Hassan Nasrallah se sent tellement sûr face à Israël qui hésite même à établir un mur de béton sur son territoire pour protéger ses citoyens contre les snipers du Hezbollah.

Il y a deux ans, alors que la Syrie était pleine désintégration, il y avait des Israéliens pour prétendre que la situation sécuritaire d’Israël s’était améliorée, qu’il n’y avait plus de menaces de la part de la Syrie et que le Hezbollah s’était profondément englué dans la boue syrienne !

Aujourd’hui l’évaluation est complètement différente : à la place de la Syrie, nous avons l’Iran comme voisin immédiat et le Hezbollah n’est plus une organisation isolée au Liban mais un bras important des forces iraniennes vraiment dures et menaçantes, stationnées à une courte distance de la frontière iranienne.

Le pire, c’est le fait que les média israéliens, même s’ils rapportent de temps en temps des nouvelles des forces iraniennes en Syrie, ne montrent pas une image de la situation menaçante résultant de la présence iranienne reliant les points sur la carte du pays qui était autrefois la Syrie.

L’Iran est le vainqueur éclatant, ultime de la guerre civile en Syrie, et le plus tôt, nous en Israël et dans le monde, nous le reconnaitrons, le mieux sera pour nous et pour le monde entier.

Voir aussi:

Syrie : le risque d’affrontement direct USA-Russie a soudainement augmenté
Stéphane Juffa
avec Jean Tsadik et Perwer Emmal
Mena press
21 juin 2017

L’US Air Force abat un Soukhoï syrien. Premiers combats entre les Kurdes et l’Armée gouvernementale.

Pendant que les Forces Démocratiques Syriennes, à forte prééminence kurde, combattent désormais à l’intérieur de Raqqa, où elles ont entamé une manœuvre en tenaille pour couper les quartiers nord de la capitale de l’Etat Islamique (DAESH) du reste de la cité de 200 000 habitants, nous avons assisté, ces trois derniers jours, à une extension majeure du conflit en Syrie.

D’abord, profitant de l’affaiblissement notoire de DAESH, qui se trouve acculé par les FDS et leurs alliés américains sur l’ensemble du front, l’Armée gouvernementale d’al Assad, soutenue par la milice chiite libanaise du Hezbollah, et de plus en plus massivement par des soldats réguliers iraniens, a, pour la première fois, attaqué les FDS.

Les combats se sont déroulés dimanche dans la localité de Ja’din (carte), à 40km au sud-ouest de Raqqa. A 17h43 GMT, ce jour-là, un Soukhoï-22 gouvernemental a largué des bombes sur les positions des FDS dans ce secteur, blessant plusieurs combattants.

L’appareil a immédiatement été abattu par un F/A-18 de l’U.S Air Force, en vertu des règles d’engagement au sein de la coalition et du principe de légitime défense, d’après un communiqué du commandement de la coalition.

« Les projets et les actes hostiles des forces pro-régime à l’encontre de la coalition et de ses partenaires en Syrie qui mènent des opérations anti-EI légitimes, ne seront pas tolérés », a précisé le communiqué.

On y lit encore que la coalition internationale « ne cherche pas à attaquer le régime syrien, les forces russes ou les forces pro-régime qui collaborent avec eux, mais elle n’hésitera pas à défendre la coalition ou ses partenaires face à toute menace éventuelle ».

L’incident a été suivi par des combats au sol opposant l’axe Assad-Iran-Hezbollah aux FDS. Ces dernières ont menacé explicitement le régime de Damas, au cas où les affrontements s’amplifieraient dans la périphérie de Raqqa, de s’emparer des quartiers et de l’aéroport de Qamishli, à 370km au nord-est, où des forces gouvernementales, complètement encerclées par les Peshmerga kurdes, sont encore tolérées. Le même sort serait réservé au minuscule détachement gouvernemental à Assaké.

Ja’din se trouve à proximité immédiate du carrefour stratégique de Resafa, pour l’instant toujours partiellement aux mains de DAESH, qui conduit à Raqqa au Nord, et à Deïr ez Zor au sud-est. Deïr ez-Zor, où la 104ème brigade d’élite aéroportée de la garde Républicaine gouvernementale, commandée par le Brigadier-Général Issam Zahreddine, se trouve complètement encerclée par DAESH depuis deux ans.

Depuis, selon nos informations, les affrontements entre les Forces Démocratiques Syriennes et l’alliance pro-Assad ont cessé, mais les deux armées se regardent en chiens de faïence à quelques kilomètres l’une de l’autre.

Les Russes menacent directement les Américains

En revanche, suite à l’interception du Soukhoï syrien, les relations entre les Russes et les Américains se sont dégradées, au point de courir le risque d’une confrontation armée entre eux. Tout d’abord, avant-hier, lundi, Moscou a déclaré la suspension du canal de communication militaire avec Washington. Car, pour les Russes, les Américains auraient dû l’utiliser afin de prévenir qu’ils s’apprêtaient à abattre le bombardier de leur allié.

Bien plus inquiétant encore, le ministère russe de la Guerre a annoncé que « ses moyens de défense antiaérienne et ses avions suivraient et prendraient pour cibles les appareils et les drones de la coalition évoluant à l’ouest [au sud, dans la région de Raqqa] de l’Euphrate ». Presqu’au même moment, le gouvernement de Vladimir Poutine avait annoncé, plus globalement encore, qu’ « il pointerait ses missiles vers tout avion de la coalition internationale survolant la Syrie ».

Rien ne dit que le Tzarévitch mettra sa menace à exécution, mais il y a lieu de la prendre au sérieux. C’est par exemple ce qu’ont déjà fait les Australiens, qui ont décidé, par mesure de précaution, d’interrompre leurs missions d’attaque en Syrie, après que le Kremlin a déclaré considérer à partir de maintenant les appareils de la coalition comme des « cibles ».

Le contingent australien compte trois cents hommes, six chasseurs-bombardiers F/A-18, un appareil de surveillance et d’alerte avancée E-7A, et un avion de transport et de ravitaillement aérien KC-30A.

Quant aux Américains, dans un souci d’apaisement, ils ont annoncé vouloir rétablir le canal de communication, mais ils ont également déclaré qu’ils réagiraient sans état d’âme à toute attaque visant leurs avions.

En sus de plusieurs douzaines de chasseurs et de bombardiers dont disposent les Russes en Syrie, et qui ont déjà tué des dizaines de milliers de personnes, ils ont également déployé des systèmes de défense antiaériens S-300 et S-400, qui passent pour très performants. Reste que notre analyse est sans appel : les Russes, malgré leur équipement, ne sont pas de taille à se mesurer aux Américains en Syrie ; ce, même si une confrontation armée ne serait assurément pas une partie de plaisir pour les fils de l’Oncle Sam et qu’ils y perdraient des plumes.

La vraie préoccupation est celle d’éviter un affrontement militaire ente les deux plus grandes puissances militaires du globe. Ce, alors que Vladimir Poutine bluffe manifestement, dans le plus pur style de ses prédécesseurs soviétiques, voulant donner l’impression qu’il n’hésiterait pas un instant avant d’actionner la détente de son pistolet. A Métula, nous pensons au contraire qu’il y réfléchira à plusieurs fois avant de se lancer dans une telle aventure dans laquelle il n’a rien à gagner.

L’Iran tire sept de ses missiles les plus précis sur Deïr ez-Zor, seulement deux y parviennent

L’autre nouvelle, c’est le lancement par l’Iran de sept missiles balistiques sol-sol de portée intermédiaire Zulfiqar [le nom du sabre recourbé d’Ali, qu’il aurait reçu des mains du Prophète Mahomet. Ali fut le 4ème calife de l’islam et le 1er imam du chiisme] sur les positions de l’Etat Islamique dans la ville de Deïr ez-Zor.

Ces fusées étaient considérées jusqu’à dimanche comme les plus précises de l’arsenal des ayatollahs, et capables de parcourir entre 7 et 800km. Dimanche, à partir de la ville perse de Kermanshah, ils n’avaient à survoler que 450km, pourtant rien ne s’est passé comme prévu par la dictature chiite. Seuls deux missiles ont atteint leur but, n’infligeant que des dommages mineurs aux islamistes, tandis que trois autres explosaient sur le territoire irakien, et que les deux restants manquaient leur cible de plusieurs kilomètres, explosant dans des zones non habitées de Syrie.

Ce qui devait constituer un message d’intimidation destiné aux USA, aux sunnites et à Israël, de l’aveu même de la presse téhéranaise, a tourné en eau de boudin. Il en faudra beaucoup plus pour impressionner Jérusalem, dont les missiles frappent leurs cibles au mètre près en Syrie. Les Hébreux sont parés pour administrer une correction aux apprentis sorciers iraniens, s’il leur prenait la très mauvaise idée de se frotter à Israël ; à Téhéran, les décideurs ont probablement tiré les leçons de ce fiasco. Tandis qu’à Jérusalem, on se contente, comme l’a répété Binyamin Netanyahu, « de surveiller l’activité de l’Iran en Syrie ».

Deux incidents graves pour un même enjeu

La bataille de Raqqa, du point de vue stratégique, est une affaire classée. L’unique inconnue consiste à savoir combien de temps les 3 000 miliciens islamistes de DAESH acculés et encerclés dans la ville résisteront aux 20 000 combattants kurdes, à leurs 4 000 alliés tribaux arabes dans les FDS, et à l’extraordinaire puissance de feu des avions, des canons et des commandos américains.

On ne voit pas les Alaouites, les Syriens, les chiites libanais ou les Russes se risquer à déranger la ripaille ; pour Raqqa, ils arrivent trop tard.

Le véritable enjeu des incidents de dimanche se nomme Deïr ez-Zor, la ville située à 125km en aval de Raqqa sur l’Euphrate. Pour l’Armée d’Assad, appuyée par ses acolytes perses et libanais, qui, depuis l’offensive victorieuse des FDS face à l’Etat Islamique – mais uniquement à partir de ce moment – progresse sur trois fronts, nord, centre et sud, l’objectif est d’arriver à Deïr ez-Zor avant les Américains et leurs alliés kurdes.

D’abord pour libérer les soldats gouvernementaux encerclés, mais c’est secondaire, car la finalité stratégique de cette course poursuite, c’est l’occupation de la frontière avec l’Irak afin de permettre la consolidation du corridor terrestre chiite : Téhéran-Bagdad-Damas-Beyrouth.

Pour l’Amérique, ses alliés européens, arabes et israéliens, le but stratégique est bien sûr inverse. Nombre d’analystes se demandent cette semaine si les menaces russes et les tirs de missiles iraniens, n’avait pas pour but de tester les Américains et Donald Trump. Pour savoir jusqu’où le nouveau président U.S est prêt à impliquer son armée pour empêcher les Iraniens de parvenir à leur fin.

Nous l’ignorons pour le moment, et ne sommes pas absolument certains que M. Trump ait déjà décidé. Nous sentons les conciliabules se multiplier à Washington et sommes fort intéressés à connaître la position finale qu’adopteront les Etats-Unis.

L’enjeu du questionnement est considérable. De l’ « autoroute chiite » dépend par exemple l’avenir du Liban, déjà sous le joug impitoyable de Téhéran mais que les ayatollahs doivent entretenir. Et aussi la confiance que Riyad, Le Caire, les Etats du Golfe et toute l’arabité sunnite ont placée en Donald Trump qui est venu la leur demander. Simplement dit : si Trump laisse les Iraniens et le régime prendre Deïr ez-Zor, la brève lune de miel entre le monde arabe et Trump sera déjà terminée.

On comprend soudain le rôle de contrepoids que jouait l’Etat Islamique (sunnite) dans l’est syrien pour contrecarrer l’expansion iranienne (chiite), bien plus menaçante pour les Occidentaux au niveau stratégique que la présence des djihadistes salafistes dans la région. Pendant que la coalition leur assène les derniers coups de boutoir à Raqqa, on réalise à Washington qu’il va falloir remplir le vide que va laisser DAESH le long de la frontière irakienne si l’on ne veut pas perdre la Guerre de Syrie et d’Irak et participer à la création d’un empire persan au Proche et au Moyen-Orient. La neutralisation de l’Etat Islamique, qu’on accusait à tort de tirer les ficèles des attentats terroristes en Europe à partir de Raqqa et Mossoul, a été une erreur. Il suffisait de le circonscrire à l’Est et de couper son cordon ombilical avec Recep Erdogan pour que DAESH continue à servir nos intérêts sans avoir à risquer une confrontation avec les Russes et la régionalisation du conflit. Mais Obama, Catherine Ashton, Federica Mogherini, et les pleutres dirigeants de l’Europe avaient peur de froisser le dictateur constitutionnel turc et l’ont laissé agir. Or les arrangements diplomatiques ne justifient jamais de ne pas prendre les décisions qui s’imposent du point de vue stratégique. L’Occident, qui est en train de s’empêtrer en Syrie, en fait une nouvelle fois l’expérience. Comme s’il était incapable de retenir les leçons de l’histoire.

« L’autoroute chiite » permettrait, premièrement, pour Téhéran, de maintenir le contrôle des territoires conquis. Ensuite de fournir des armes lourdes et encombrantes, dans ces pays, à ses supplétifs. Et pour finir, de dépêcher des conseillers et des soldats dans tout le Moyen-Orient, y compris à la frontière d’Israël, afin d’y instiller l’instabilité et d’y combattre les alliés sunnites de Jérusalem.

Parmi les unités entretenues par Téhéran, la plus menaçante pour l’Etat hébreu est probablement celle du « Régiment du Golan ». Une petite organisation pestilentielle, initialement organisée par l’archi-terroriste assassin d’enfants Samir Kuntar, neutralisé par les Israéliens en plein cœur de Damas en décembre 2015, qui regroupe des commandos des Gardiens de la Révolution khomeyniste, des chefs du Hezbollah libanais et des Druzes égarés, qui ont déjà changé plusieurs fois de camp.

Eh bien la Ména livre en exclusivité à ses lecteurs l’information qu’elle a reçue de ses amis du côté syrien du Golan : Majid Hammoud, le chef du « Régiment du Golan » et successeur de Kuntar, aurait été liquidé samedi dernier dans la ville de Khan Arnabeh, à 6km d’Israël, qui abrite le quartier général de cette organisation. La neutralisation de Hammoud succède à celle, le 19 mars dernier, de Yasser Hussein al-Sayyed, qui avait précédé Majid Hammoud à son poste, où on ne vit ostensiblement pas jusqu’à l’âge de la retraite. Il avait été stoppé net dans son automobile par un drone alors qu’il se rendait à Damas. Deux ans plus tôt, le 18 janvier 2015, le jeune chef militaire du Hezbollah, Jihad Morgnieh, cinq autres membres de son organisation criminelle, de même qu’un général iranien de la Force al Quds [Jérusalem], Mohammad Ali Allahdadi, avaient également été éliminés alors qu’ils participaient à des activités du « Régiment du Golan », non loin de la frontière israélienne.

A noter que le weekend dernier, le Wall Street Journal a donné des indications concernant la coopération entre Tsahal et certaines unités de la rébellion, côté syrien du Golan, afin de contrer l’expansion iranienne et de préserver notre frontière. Des informations que les lecteurs de la Ména connaissent de manière bien plus détaillée que ce qu’a publié le WSJ depuis plusieurs années.

Voir également:

L’Iran teste les USA dans le Sud-Syrien
Jforum
Juin 7, 2017

Les principales puissances impliquées dans la guerre en Syrie sont éngagés dans une course visant à engranger le maximum de bénéfices tirés de l’effondrement de l’Etat Islamique, dans l’Est et le Sud de la Syrie. Les avancées continues des forces du régime syrien et demilices appuyées par l’Iran vers la base d’Al-Tanf tenue par les forces spéciales américaines et occidentales – ainsi que les avancées potentielles des deux côtés de la frontière irakienne – élève le risque d’affrontements supplémentaires susceptibles d’entraîner lers Etats-Unis et la Russie, bien que cette dernière n’aient pas voulu défier les Etats-Unis, après leurs frappes délibérée contre un convoi et des avions de chasse syriens.

Les brigades Sayyid al Shuhada contrôlées par Téhéran ont reconnu un mort et six blessés à la suite de cette frappe et ont posté une vidéo en ligne, faisant de cette frappe la première de la part des Etats-Unis contre de telles ms irakiennes pro-iraniennes au cours de cette guerre qui dure depuis 6 ans. 

La milice classe son appartenance aux Forces de Mobilisation Populaire (FMP) comme représentant sa 14ème Brigade.

Des forces spéciales américaines, britanniques et norvégiennes opèrent dans cette zone, aux côtés de groupes appartenant à l’Armée Libre Syrienne, depuis des mois.

Les forces soutenues, d’une part, par l’Iran, de l’autre par les Etats-Unis se sont confrontées du côté du carrefour de Zaza, près d’Al-Tanf, selon la  Brigade de l’Imam Ali et des groupes paramilitaires soutenus par les USA. Le mois dernier, des forces du régime avaient arraché le contrôle du carrefour aux forces appuyées par l’Amérique, plusieurs jours avant la frappe américaine.

Les groupes portant le label de l’Armée Libre Syrienne accusent la Russie d’avoir frappé leurs forces au cours d’une offensive sur Zaza. L’un d’eux prétend auprès de Reuters que des avions russes les auraient touchés alors qu’ils déferlaient sur les défenses des milices appuyées par l’Iran. Les responsables américains doivent encore se prononcer publiquement sur cette assertion. Si elle s’avérait vraie, cette frappe indiquerait que la Russie est décidée à passer à l’action contre les forces soutenues par les Etats-Unis, mais jusqu’à quelle point Moscou souhaite aller reste difficile à déterminer.

Voir encore:

Londres : le maire musulman Sadiq Khan autorise le drapeau du groupe terroriste Hezbollah à une marche anti-israélienne
La mairie de Londres a autorisé la tenue dimanche d’un rassemblement anti-israélien organisé par des sympathisants du groupe terroriste chiite libanais Hezbollah.
Monde juif info
18 Juin 2017

Selon les organisateurs de la Journée d’Al-Quds, les participants ont été autorisés par la mairie à manifester avec le drapeau du groupe terroriste car l’aile politique du Hezbollah n’est pas une organisation proscrite par les autorités britanniques.

Les États-Unis, le Canada, l’Australie et la Ligue arabe ont placé le Hezbollah sur leur liste officielle des organisations terroristes. L’Union européenne ne considère pas l’ensemble du groupe comme terroriste mais a inscrit la branche militaire de l’organisation chiite sur sa liste noire, car « liée à des actes terroristes perpétrés sur le territoire européen ».

Instaurée en 1979 par l’Ayatollah Khomeini, fondateur de la République Islamique d’Iran, la Journée mondiale d’Al-Quds est un événement anti-israélien annuel destiné à protester contre le contrôle israélien sur Jérusalem (Al-Quds en arabe) et à exprimer la solidarité avec le peuple palestinien.

Au cours de cet événement, célébré dans le monde entier dans les communautés chiites, les manifestants scandent des slogans appelant à la destruction d’Israël et brûlent des drapeaux israéliens.

Voir encore:

Pourquoi la paix continue d’être impossible entre Israël et Palestine
Pierre Rehov
Le Figaro
30/06/2017

FIGAROVOX/ANALYSE – Après dix ans de présence du Hamas dans la bande de Gaza, le reporter Pierre Rehov fait le point sur le conflit Israélo-Palestinien. Il rappelle quelles sont les raisons principales qui rendent la paix toujours aussi improbable.


Pierre Rehov est reporter, écrivain et réalisateur de documentaires, dont le dernier, «Unveiling Jérusalem», retrace l’histoire de la ville trois fois sainte.


Un adage largement admis par la sagesse populaire est malmené depuis près de soixante dix ans au Moyen Orient. «On ne peut faire la paix qu’avec ses ennemis». Car, encore faut-il être capable de définir l’ennemi.

La nébuleuse terroriste étant multicéphale, le monde musulman ayant, dans son ensemble, rejeté Israël depuis sa fondation et l’Autorité Palestinienne ne symbolisant qu’un point d’achoppement d’un conflit bien plus large, le simple fait d’avoir rebaptisé le conflit Israélo-Arabe (qui s’étend à l’Iran depuis la révolution de 1979 ) en conflit Israélo-Palestinien, cache une réalité bien plus vaste à laquelle Israël ne cesse d’être confronté.

S’il est tout à fait légitime de critiquer le gouvernement Israélien, comme celui de n’importe quel pays, et même de s’insurger contre nombre de ses politiques, il serait dommageable de passer à coté de certaines vérités, qui font que les israéliens s’inquiètent de la crédibilité du partenaire pour la paix que l’on tente de leur imposer.

1- L’Autorité Palestinienne verse des pensions aux responsables d’attentats terroristes et à leurs familles.

Tout en affirmant avoir une main tendue vers la réconciliation, Mahmud Abbas continue de consacrer une partie du budget de l’autorité palestinienne à la rémunération des terroristes enfermés dans les prisons israéliennes, de leurs familles et de celles dont les membres ont été éliminés au cours d’un attentat. La loi palestinienne est claire dans ce sens. Le montant des allocations et des pensions versées est proportionnel à la lourdeur de la peine, autrement dit au nombre des victimes, juives ou non juives, entrainé par le terroriste bénéficiaire.

Il s’agit d’une pratique décriée depuis longtemps par les gouvernements israéliens successifs et, depuis peu, par la Maison Blanche et certains gouvernements européens.

Pour l’Autorité Palestinienne, s’infiltrer dans une maison et assassiner une jeune fille endormie dans son sommeil, tirer à vue sur des consommateurs attablés à la terrasse d’un restaurant, ou se faire exploser au milieu d’adolescents devant une boite de nuit, est un acte de résistance contre l’occupation israélienne. Soit dit en passant, ces «actes contre l’occupation» étaient monnaie courante avant 1967 et la conquête par Israël des territoires préalablement occupés par l’Egypte et la Jordanie.

Selon le code civil palestinien, ces terroristes bénéficient du titre de mujahid (combattants) lorsqu’ils sont vivants, ou de shahid (martyrs) lorsqu’ils ont perdu la vie au cours de leur «mission».

Très récemment, Mahmud Abbas a été jusqu’à traiter le premier ministre israélien de «raciste» pour avoir osé affirmer que ces sommes monstrueuses, (7% du budget de l’AP) finançaient et incitaient au terrorisme. Interrogé sur la nécessité et la raison de cette pratique, il a répondu que c’était son «obligation sociale inscrite dans la loi».

Imaginons un instant la France voulant faire la paix avec Daesh, tandis que Daesh continue à promettre des retraites à vie et autres récompenses, à quiconque renouvellerait le massacre du Bataclan ou de la promenade des Anglais à Nice.

Impensable.

C’est pourtant la situation à laquelle est confrontée Israël, tant que son seul interlocuteur reste l’Autorité Palestinienne.

2 – Mahmud Abbas, élu pour 4 ans en 2005, est toujours au pouvoir

Ce simple fait affaiblit la position du Président de l’Autorité Palestinienne qui n’a donc aucune légitimité démocratique. Un moindre mal dans une région accoutumée aux dictatures. Mais si les dirigeants occidentaux continuent de lui accorder leur soutien total, c’est qu’il est talonné dans les sondages par l’organisation terroriste Hamas. En acceptant la moindre concession en faveur d’Israël, qui lui permettrait de retourner à la table de négociations, Abbas risque de perdre le peu de légitimité dont il bénéficie encore et peut-être même de se faire assassiner. Il ne souhaite pas, non plus, entrer dans l’histoire comme le premier dirigeant palestinien ayant normalisé ses relations avec l’ennemi sioniste.

3 – Les Arabes de Palestine ne sont pas prêts à renoncer au «droit au retour»

Si nombre d’exigences arabes sont négociables, il va sans dire que le droit au retour des descendants de descendants des «réfugiés» de 48, maintenus dans des camps par les pays arabes avoisinant, et privés de la quasi totalité de leurs droits, notamment au Liban et en Syrie, est une impossibilité majeure, qui entrainerait la disparition d’Israël sous un flot incontrôlable d’individus sans qualification et nourris dans la haine d’Israël.

Interrogé sur ce point, Abbas répond systématiquement que c’est leur droit inaliénable.

Sa vision de la paix, issue du concept «deux pays pour deux peuples» se résume à une Palestine judenrein ( dans laquelle aucun Juif ne serait toléré) d’un coté, et une nation multiculturelle de l’autre, que la démographie musulmane rendrait rapidement majoritaire.

Autrement dit, deux pays pour un peuple. Un concept inscrit dans la Charte du Fatah et de l’OLP, déclaré caduque par Yasser Arafat, mais qui n’en a jamais été retiré.

Incidemment, aucune mention n’est jamais faite du million de Juifs spoliés et chassés des pays arabes après 1948.

4 – Les manuels scolaires palestiniens ne reconnaissent pas l’existence de l’état d’Israël

Un rapport publié par l’Institut de Suivi de la Paix et de la Tolérance Culturelle, établit que «le programme pour les écoles élémentaires de l’AP, apprend aux élèves à être des martyrs, diabolise et nie l’existence d’Israël, et se concentre sur un retour à un pays exclusivement palestinien». Parmi les documents cités dans le rapport, il y a notamment des cartes dans lesquelles Israël ne figure pas et des passages qui semblent glorifier les attaquants. Récemment, l’UNRWA, organisation créée par l’ONU en 1948 pour venir au secours des réfugiés palestiniens, que l’on ne peut soupçonner de sympathie à l’égard d’Israël, s’est même insurgé contre le contenu des nouveaux manuels scolaires, provoquant l’ire de l’Autorité Palestinienne qui refuse d’en changer le contenu.

5 – L’Autorité Palestinienne voudrait faire annuler la declaration Balfour de 1917

En demandant à l’Angleterre de s’excuser un siècle plus tard pour la déclaration Balfour, qui promettait aux Juifs d’établir un foyer national sur leur terre ancestrale, et en manipulant l’UNESCO et autres organisations dépendant de l’ONU pour systématiquement diaboliser Israël, grâce à la majorité arabe automatique dont elle dispose et aux abstentions européennes, l’AP se met en porte à faux vis à vis des Accords d’Oslo, qui lui interdisent de tenter de résoudre le conflit en dehors de négociations directes.

6 – Yasser Arafat et Mahmud Abbas n’ont jamais accepté les propositions de paix faites par Israël

Arafat l’avait indiqué le 10 mai 1994, à la grande mosquée de Johannesburg, juste après avoir signé les accords d’Oslo. «Ce compromis n’a d’autre valeur que l’agrément accordé à la tribu Koraichi par le prophète Mahomet.» Autrement dit, tout accord avec Israël ne peut être que provisoire et avoir pour but sa disparition.

En août et septembre 2000, en réponse à la proposition de Ehud Barak de reconnaître un état Palestinien démilitarisé, sur 94% des territoires, avec Jérusalem Est pour capitale, et le partage des lieux saints, Yasser Arafat s’est enfui de Camp David, pour annoncer avec fierté à son peuple qu’il avait rejeté les pressions israéliennes et américaines. Résultat: la seconde indifada, avec son concert d’attentats terroristes et de représailles, faisant des milliers de victimes des deux cotés, et laissant à tout jamais deux peuples meurtris et méfiants.

Le successeur d’Arafat, considéré comme modéré comparativement à l’ancien chef terroriste, a également rejeté la proposition encore plus généreuse d’Ehud Olmert en 2006, qui lui aurait accordé le contrôle absolu de 98% des territoires, un droit au retour limité et le contrôle total du Mont du Temple, rebaptisé «Esplanade des mosquées». De fait, Mahmud Abbas n’a même jamais daigné répondre à Olmert, et s’en vante sous divers prétextes chaque fois qu’il en a l’occasion.

7 – Le retrait de Gaza a entrainé la prise de pouvoir du Hamas, et trois guerres meurtrières

La restitution du Sinaï à l’Egypte ayant abouti à un fragile accord de paix entre les deux pays, scrupuleusement respecté depuis, le Premier Ministre Ariel Sharon a voulu retenté l’expérience, en offrant l’intégralité de Gaza à l’Autorité Palestinienne en 2005, déracinant par la même occasion plus de 10,000 habitants juifs de la bande. L’idée était de faire de cette ancienne enclave égyptienne un nouveau Singapour, avec l’aide de la communauté internationale. Un coup d’état suivi d’une purge sanguinaire ont malheureusement conduit l’organisation terroriste Hamas au pouvoir. Les roquettes ont commencé de pleuvoir sur Israël, provoquant trois confrontations, en 2009, 2012 et 2014.

8 – L’Autorité Palestinienne voudrait obtenir en préalable à toute négociation l’intégralité de ce qui pourrait lui accordé en cas d’accord final

Mahmud Abbas le répète à l’envie. Toute négociation avec Israël doit être basée sur la création d’un Etat Palestinien dans les frontières de 67, avec Jérusalem pour capitale et une juste résolution du problème des réfugiés.

Autrement dit, en préalable à tout nouveau processus de paix, l’AP doit être garantie d’obtenir ce qu’elle souhaite, sans faire de son coté aucune concession.

Chaque fois qu’Israël s’insurge contre son intransigeance, l’AP l’accuse de détruire le processus de paix, ce qui la justifie d’avoir recour au terrorisme.

Ces huit points étant des faits incontestables, ont conduit l’actuelle administration américaine à reconsidérer son implication au Moyen Orient, après la visite expresse de Jason Greenblatt et Jared Kushner auprès des deux parties.

Mais la situation au Proche Orient s’affirmant de plus en plus volatile, un nouveau projet de processus plus global, impliquant les pays limitrophes semble se profiler à l’horizon.

Trump et ses conseillers, sans se ranger complètement du coté de la position israélienne, ont fini par comprendre qu’Israël n’a aucun intérêt à accepter une paix telle que définie par l’Autorité Palestinienne, et qui n’impliquerait pas la participation intégrale du monde arabe.

La confrontation décadaire pourrait bien de la sorte reprendre son identité de conflit Israelo-Arabe, duquel il ressortirait enfin un authentique projet de paix. Car on ne peut faire la paix qu’avec ses ennemis… dans leur ensemble et pas seulement avec la partie immergée de l’Iceberg.

Voir de plus:

L’Irak annonce la fin de «l’Etat illusoire» de Daesh après la prise de la mosquée Al-Nouri à Mossoul
Russia Today
29 juin 2017

Les forces irakiennes affirment avoir délogé les combattants de l’Etat islamique de la mosquée Al-Nouri de Mossoul, haut lieu symbolique de la ville mais également du pouvoir des djihadistes en Irak.

Les forces irakiennes ont annoncé ce 29 juin avoir pris le contrôle de la mosquée Al-Nouri de Mossoul, où Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de l’Etat islamique, avait donné en juillet 2014 son premier prêche en tant que chef de l’Etat islamique – sa dernière apparition publique connue à ce jour.

L’annonce a été faite par l’armée irakienne selon qui les Forces spéciales avaient pris la mosquée aux djihadistes. Un commandant des Forces spéciales a cependant précisé à l’AFP que le site n’avait pas encore été repris mais que ses forces étaient sur le point de le faire. «Le Service du contre-terrorisme (CTS) contrôle la mosquée Al-Nouri et (le minaret) Al-Hadba», a déclaré le Commandement des opérations conjointes dans un communiqué.

Mais le général Abdelwahab al-Saadi a, lui, affirmé que les forces irakiennes étaient près de s’emparer de la mosquée, et qu’elles se trouvaient à une vingtaine de mètres des lieux. Le général-brigadier Yahya Rasool se félicite de son côté d’une victoire qui, selon lui, marque un triomphe sur l’Etat islamique. «Leur Etat illusoire s’est effondré», s’est-il réjoui.

«Nous assistons à la fin du faux Etat de Daesh», a déclaré le Premier ministre irakien Haider al-Abadi en anglais sur son compte Twitter.

Ce bâtiment construit au XIIe siècle, ainsi que le minaret penché, connu sous le nom de «Hadba» (la bossue), détruits la semaine dernière par les djihadistes, étaient des monuments emblématiques de Mossoul, mais aussi symboliques du règne des terroristes dans la ville. C’est dans cette mosquée qu’Al-Baghdadi était apparu peu après que les djihadistes se furent emparés de la deuxième ville d’Irak, appelant dans un prêche les musulmans à lui obéir.

Le 22 juin dernier, la Russie annonçait la mort «très probable» d’Abou Bakr al-Baghdadi. «Il est hautement probable que le chef de l’Etat islamique [Abou Bakr] al-Baghdadi ait été éliminé par une frappe de l’aviation russe sur un centre de commandement situé dans la banlieue sud de la ville de Raqqa, à la fin du mois de mai», avait déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères Oleg Syromolotov, citant des données collectées par le ministère de la Défense.

Voir enfin:

L’Etat islamique au bord de l’effondrement militaire et financier
L’EI a vu ses revenus divisés par 5 en quelques mois et est en passe de perdre ses capitales syrienne et irakienne
Yves Bourdillon
Les Echos
02/07/2017

Daech est aux abois. L’armée irakienne a repris jeudi, symbole fort, le site quasi détruit de la mosquée Al Nouri, où le chef de l’Etat islamique en Syrie et Irak (EI, Daech) avait proclamé le « califat » islamiste il y a exactement trois ans dans la ville irakienne de Mossoul. Vendredi, l’armée irakienne a annoncé que la victoire sur l’EI serait proclamée dans les prochains jours. Il ne resterait plus que 200-300 djihadistes dans un carré de quelques centaines de mètres de côté dans la vieille ville. Un général américain a confirmé le même jour que la reprise totale de Mossoul était « une question de jours ».

Parallèlement, les djihadistes sont désormais encerclés à Raqqa, la capitale syrienne de leur califat. Les forces kurdo-arabes soutenues par des commandos et l’aviation des Occidentaux ont coupé jeudi leur dernière voie de sortie. Londres estime que l’EI dispose encore de 2.500 combattants dans Raqqa.

60 % de territoire perdu

En sus de la chute imminente de ces deux places fortes, l’EI a perdu la plus grande partie de son territoire et de ses revenus, selon une évaluation divulguée jeudi par le cabinet de référence des questions militaires et de conflits, IHS Markit. A son apogée à l’été 2014, il assurait une souveraineté quasi étatique (armée, taxes, justice expéditive, versement d’allocations, administration) sur environ 8 millions de personnes et un territoire grand comme 4 régions françaises, quoique largement désertique. Depuis lors, il a perdu 60 % de ce territoire, estime IHS Markit (ex-Jane’s), dont 40 % depuis janvier.

Son effondrement financier est encore plus spectaculaire. Les revenus de l’EI sont tombés à 16 millions au deuxième trimestre 2017, exactement 5 fois moins qu’il y a deux ans. Les salaires des combattants avaient été divisés par 2, à 400 dollars par mois pour les djihadistes étrangers, début 2016 et auraient encore été baissés cette année. IHS ne donne pas d’indication sur les réserves de l’EI, censées avoir atteint 1 milliard de dollars en 2014 à la suite du pillage (non confirmé) de la succursale de la Banque centrale d’Irak à Mossoul.

Les revenus pétroliers de l’EI ont été divisés par 10 à cause de la chute mondiale des cours, de la destruction de ses puits par l’aviation russe et occidentale et des pertes de territoires. Les autres revenus de l’EI, trafic d’antiquités, racket et rançons, ont, pour leur part, été divisés par 5 en raison, là aussi, de la perte de territoires, souligne Ludovico Carlino, analyste à IHS Markit.

700 Français dans ses rangs

« Le projet de gouvernance du califat a échoué », conclut Columb Strack, spécialiste du Moyen-Orient à IHS. Mais IHS estime que l’EI va tenter d’intensifier sa campagne terroriste en Occident pour compenser ses pertes territoriales. Les pressions des gouvernements égyptien et saoudien sur les religieux pour qu’ils interprètent le Coran dans un sens « plus moderne » risquent de pousser certains conservateurs à basculer dans la violence, avertit IHS, qui affirme que le « risque terroriste va augmenter ». Paris estime que 700 Français ont rejoint l’EI. Quelque 200 d’entre eux sont revenus et un nombre équivalent a été abattu. C’est de loin le plus fort contingent parmi les 3.000 djihadistes européens.


Jérusalem/50e: Attention, un statu quo peut en cacher un autre ! (Curse in disguise : Could warmer US relations and its new leader’s passion for deal-making paradoxically work against Israel’s best interests ?)

3 juin, 2017
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Pourquoi Jérusalem est bien la capitale d'Israël
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C’était une cité fortement convoitée par les ennemis de la foi et c’est pourquoi, par une sorte de syndrome mimétique, elle devint chère également au cœur des Musulmans. Emmanuel Sivan
J’ai une prémonition qui ne me quittera pas: ce qui adviendra d’Israël sera notre sort à tous. Si Israël devait périr, l’holocauste fondrait sur nous. Eric Hoffer
Si Israël est un occupant dans son pays, le christianisme, qui tire sa légitimité de l’histoire d’Israël, l’est aussi comme le serait tout autre État infidèle. Bat Ye’or
Tuez les Juifs partout où vous les trouverez. Cela plaît à Dieu, à l’histoire et à la religion. Cela sauve votre honneur. Dieu est avec vous. (…) [L]es Allemands n’ont jamais causé de tort à aucun musulman, et ils combattent à nouveau contre notre ennemi commun […]. Mais surtout, ils ont définitivement résolu le problème juif. Ces liens, notamment ce dernier point, font que notre amitié avec l’Allemagne n’a rien de provisoire ou de conditionnel, mais est permanente et durable, fondée sur un intérêt commun. Haj Amin al-Husseini (moufti de Jérusalem, discours sur Radio Berlin, le 1er mars 1944)
Israël existe et continuera à exister jusqu’à ce que l’islam l’abroge comme il a abrogé ce qui l’a précédé. Hasan al-Bannâ (préambule de la charte du Hamas, 1988)
Les enfants de la nation du Hezbollah au Liban sont en confrontation avec [leurs ennemis] afin d’atteindre les objectifs suivants : un retrait israélien définitif du Liban comme premier pas vers la destruction totale d’Israël et la libération de la Sainte Jérusalem de la souillure de l’occupation … Charte du Hezbollah (1985)
Depuis les premiers jours de l’islam, le monde musulman a toujours dû affronter des problèmes issus de complots juifs. (…) Leurs intrigues ont continué jusqu’à aujourd’hui et ils continuent à en ourdir de nouvelles. Sayd Qutb (membre des Frères musulmans, Notre combat contre les Juifs)
La libération de la Palestine a pour but de “purifier” le pays de toute présence sioniste. Charte de l’OLP (article 15, 1964)
Les nazis ont probablement tué moins d’un million de Juifs et le mouvement sioniste a participé au massacre. Abou Mazen (alias Mahmoud Abbas, thèse, 1982)
Ce sera une guerre d’extermination, un massacre dont on parlera comme des invasions mongoles et des croisades. Azzam Pasha (président de la ligue arabe, le 14 mai 1948)
L’Allemagne national-socialiste lutte contre la juiverie mondiale. Comme dit le Coran : “Tu apprendras que les Juifs sont les pires ennemis des musulmans.” Les principes de l’islam et ceux du nazisme présentent de remarquables ressemblances, en particulier dans l’affirmation de la valeur du combat et de la fraternité d’armes, dans la prééminence du rôle du chef, dans l’idéal de l’ordre. Voilà ce qui rapproche étroitement nos visions du monde et facilite la coopération. Haj Amin al-Husseini
Tuez les Juifs partout où vous les trouverez. Cela plaît à Dieu, à l’histoire et à la religion. Cela sauve votre honneur. Dieu est avec vous. (…) [L]es Allemands n’ont jamais causé de tort à aucun musulman, et ils combattent à nouveau contre notre ennemi commun […]. Mais surtout, ils ont définitivement résolu le problème juif. Ces liens, notamment ce dernier point, font que notre amitié avec l’Allemagne n’a rien de provisoire ou de conditionnel, mais est permanente et durable, fondée sur un intérêt commun. Haj Amin al-Husseini (mufti de Jérusalem, discours sur Radio Berlin, le 1er mars 1944)
Nous vous bénissons, nous bénissons les Mourabitoun (hommes) et les Mourabitat (femmes). Nous saluons toutes gouttes de sang versées à Jérusalem. C’est du sang pur, du sang propre, du sang qui mène à Dieu. Avec l’aide de Dieu, chaque djihadiste (shaheed) sera au paradis, et chaque blessé sera récompensé. Nous ne leur permettrons aucune avancée. Dans toutes ses divisions, Al-Aqsa est à nous et l’église du Saint Sépulcre est notre, tout est à nous. Ils n’ont pas le droit de les profaner avec leurs pieds sales, et on ne leur permettra pas non plus. Mahmoud Abbas
Cet accord (…) doit inclure (…) un accès libre aux Lieux saints et aux institutions culturelles et l’utilisation du cimetière du Mont des oliviersAccord entre la Transjordanie et Israël (3 avril 1949)
Les Lieux Saints seront protégés contre la profanation et contre toute atteinte, ainsi que contre tout ce qui peut prévenir la liberté d’accès des croyants des différentes religions à leurs lieux sacrés, et tout ce qui peut heurter leurs sentiments à l’égard de ces lieux. Loi fondamentale sur Jérusalem (30 juillet 1980)
Nous ne sommes pas venus pour conquérir les lieux saints des autres ou restreindre leurs droits religieux, mais pour assurer l’intégrité de la ville et y vivre avec d’autres dans la fraternité. Moshe Dayan
C’est une mosquée depuis mille trois cents ans, les Juifs doivent se contenter de la visiter et de prier devant les tombes. Moshe Dayan
Hezbollah is sponsored by Iran and has become increasingly brazen in the last decade. It is now more militarily powerful than most North Atlantic Treaty Organization members. It has 150,000 missiles and could launch 1,500 of them a day. From the ground, air or sea, it can strike anywhere in Israel. Lebanon’s president, Michel Aoun, hasn’t distanced the Lebanese army from Iran’s proxy. Rather, he has embraced it. “Hezbollah’s weapons do not contradict the national project,” he said in February, but are “a principal element of Lebanon’s defense.” (…) Like many U.N. resolutions, 1701 has been thoroughly ineffective. Hezbollah is 10 times as strong now as it was in 2006, and its military infrastructure permeates Lebanon. Yet Unifil claims ignorance of the terror organization’s arms buildup. Unifil’s March 2017 report reaches new heights of absurdity, even for a U.N. organization: “To date, Unifil has neither been provided with, nor found, evidence of an unauthorized transfer of arms into its area of operations.” As usual, the tab for U.N. failure in Lebanon is being paid by American taxpayers. The U.S. picks up 43% of Unifil’s $488 million annual budget. Congress should make that funding conditional on performance. Ron Prosor (former Israeli ambassador to the U.N)
Tout Jérusalem appartient à l’Islam et qu’aucun Juif ne mettra jamais ses pieds immondes sur l’esplanade des mosquées. Mahmoud Abbas
C’est très intéressant que notre réunion se passe juste après l’horrible soirée de mort pour de jeunes innocents. La paix ne peut pas prendre racine dans un environnement où la violence est tolérée, financée et récompensée. Donald Trump (s’adressant à Mahmoud Abbas)
Vous m’avez menti. Vous me parlez de paix quand les Israéliens m’ont apporté la preuve que vous êtes personnellement responsable de l’incitation à la violence. Donald Trump
Nous pouvons vous donner une liste de toutes les choses que nous avons tenté de faire, les Israéliens sont partout, comme une éruption cutanée. Martina Anderson  (députée européenne d’Irlande du Nord)
They have talked tougher, which isn’t hard because the Obama administration was very appeasing. So yes, there’s tougher talk, and I think the Iranians are being a bit more cautious, but the main thrust of the policy was to get rid of the deal – and it’s still there. (…) again, it’s words rather than actions. It’s talking about radical Islam and terrorism. To be sure, a step forward, but the two efforts to control immigration have both failed. (…) I think so long as he makes the right sounds and has the right tone, he has a lot of time. From the pro-Israel point of view, the right music is key. The words are secondary. If you say nice things about Israel and talk about the strength of the American-Israeli relationship, you have credit that will take you a long way. (…) I co-authored an article with Professor Gunnar Heinsohn of Germany in 2007 in which we had found the total number of Arab-Israeli fatalities at that point since World War II numbered 51,000. Also, the conflict numbered 49th on the list of fatalities in international war. So yes, that’s fewer deaths than in four dozen other conflicts. The Arab-Israeli conflict is the ultimate deal in the sense that this is the most complex and intractable international question. There are so many parties involved, including the great powers, the regional powers, the Islamic states, the Jewish community, and the other religious communities. It is the ultimate prize to get a Nobel Peace Prize. There’s nothing comparable to it, nothing as complex and long lasting. As for Trump not focusing on it [yet], I’m not sure that he won’t because he sees himself as the author of The Art of the Deal, and he has said this he wants to broker this one. He’s got other things on the plate now, as you’ve pointed out – immigration, the wall, the healthcare repeal that didn’t work, taxation, education, and so forth. But I think solving this is a luring prospect, and I wouldn’t be at all surprised if he turns his attention to this at some point. I also wouldn’t be surprised if he turned against Israel, seeing it as the intractable party because that is what often happens. Look at Jimmy Carter and Barack Obama: they make efforts and they get frustrated that the Israelis don’t give more because there is an enduring belief that if only the Israelis gave more, the Palestinians would relent and stop being rejectionists and everything would be fine. So, I am worried. (…) Overall, I worry about this lack of experience. There is a theme in American history going back to World War I, of presidents appointing people who have no knowledge of a topic, with the idea being that they’re unbiased and will bring fresh eyes to the issue. It has never worked. It has always led down rabbit holes. I would rather have people who have been doing this for a while. You know, if you went for heart surgery, would you want someone who’s never done anything like this before or would you prefer one that’s been practicing for a while? I worry about freelancing with amateurs. There’s a lot of experience in this area. It’s a very complex topic. I worry people are wandering in and being considered sudden experts. Daniel Pipes
Despite not moving the U.S. Embassy to Jerusalem, President Trump’s evident affection for Israel during his recent visit understandably cheered Israelis after eight years of cool relations with President Obama. Alas, nothing is simple in the Arab-Israeli conflict: A look at historical patterns suggests that, paradoxically, Israel does best with an Obama-style level of tension with Washington. The explanation of this paradox starts with the observation that all American administrations since 1973, regardless of which party holds the presidency, have been convinced the Arabs are ready for peace with Israel. This problem has been especially acute since the establishment of the Palestinian Authority in 1994. American presidents consistently ignore the authority’s revolutionary nature. In this spirit, after a meeting with PA leader Mahmoud Abbas, Mr. Trump deemed him a “strategic partner” for Israel and “ready for peace.” American leaders often insist that if only Jerusalem handed over yet more money, land and recognition, the Palestinian Authority would be inspired to make peace.​In the face of near-infinite deceit, hostility, bellicosity and violence, this touching faith in Palestinian good neighborliness can be explained only by psychology. Former deputy national security adviser Elliott Abrams helpfully comparesit to Tinker Bell in Peter Pan: “If you believe, clap your hands.” When Israeli governments concur with this fanciful thinking, as has happened under Labor and Kadima prime ministers, U.S.-Israel relations soar: Think of Bill Clinton’s famously warm ties with Yitzhak Rabin. But when Israelis resist such wishful assumptions, as does Prime Minister Benjamin Netanyahu, tensions arise. Washington pushes for more concessions and Jerusalem resists. American presidents then face a choice: moan and criticize, or embrace and encourage. Mr. Obama chose the petulant route, as symbolized by his choice to eat dinner with his family in 2010 while Mr. Netanyahu cooled his heels in the Roosevelt Room. As longtime American diplomat Dennis Ross has said for decades, Israel’s cooperation increases when the White House focuses on building its confidence. Without doubting the sincerity of Mr. Trump’s warmth for Israel, the deal maker in him intuitively seems to understand that wooing Israelis provides the basis for later pressure. During his recent trip to Israel, Mr. Trump took every opportunity to lavish affection on Jerusalem, Jews, Zionism and Israel. (…) This sentimental response provides an opening for Mr. Trump to demand that the Israeli government trust Mr. Abbas and make yet more unilateral concessions, a process that has apparently already begun with pressure to hand over territory on the West Bank. Given their bromance, how can Mr. Netanyahu deny Mr. Trump’s requests? This harks back to a pattern: Israelis and their supporters tend to pay more attention to mood and symbolism than to policies. “Unlike other diplomatic bonds, which pivot on such national interests as trade and security interests, the U.S.-Israeli relationship has an emotional base,” I wrote in 1992. “Feelings, not a cool assessment of interests, drive its every aspect. Tone, style, mood, and perception often matter more than hard facts.” Sadly, good relations cause Jerusalem to accede to Washington’s consistently poor judgment. That’s the peril of warm U.S.-Israel relations and the solace of poor ones. Better for Israel to be chastised by a lousy U.N. Security Council resolution than to relinquish more territory to genocidal thugs. Whereas U.S.-Israel relations blow hot or cold depending on the political winds, Israeli concessions to the Palestinians are unalterable mistakes that encourage irredentism, cost lives, prolong the conflict, and impede U.S. interests. Thus my counterintuitive conclusion: Cool relations are better for Israeli—and by implication, American—security. Daniel Pipes
La problématique, plus délicate qu’elle n’y paraît, remonte à une loi du 23 octobre 1995 votée par le Congrès qui impose le déplacement de l’ambassade, mais laisse au président en exercice la possibilité d’en retarder l’échéance tous les six mois, pour des raisons de sécurité. Israël est le seul pays au monde dont la capitale officielle n’est pas reconnue. Les ambassades de la quasi totalité des pays sont donc établies à Tel Aviv, à quelques soixante kilomètres des ministères. Depuis cette fameuse loi, chaque président américain, de Clinton à Obama en passant par George W. Bush a reconduit l’échéance qui tombe le 1er décembre et le 1er juin. Les raisons en sont toujours les mêmes. Pression du monde arabe, chantage au terrorisme, volonté de trouver une solution au conflit par l’établissement de deux pays pour deux peuples se partageant la capitale, intérêts financiers liés aux hydrocarbures. Cette année, cependant, montre sous un jour nouveau sur ce qui apparaît comme une simple formalité. Il aurait suffi en effet, au président Trump de ne rien faire, autrement dit ne pas signer le document de reconduction, pour que David Friedman, le nouvel ambassadeur américain, établisse son quartier général à Jérusalem plutôt qu’à Tel Aviv. Cela semblerait logique puisque, quel que soit le statut final de la ville trois fois sainte, Jérusalem ouest restera rattachée à Israël. Quant aux Palestiniens, leur centre administratif, y compris l’incroyablement luxueux palais présidentiel de Mahmud Abbas, est établi à Ramallah. (…) Le plan de l’ONU de 1947, qui devait donner naissance à deux pays, l’un Juif et l’autre Arabe dans les 20% restant de la Palestine mandataire, prévoyait l’internationalisation de Jérusalem. Sans le refus arabe, traduit dans les faits par l’attaque des cinq pays limitrophes du tout jeune État hébreu, avec une volonté génocidaire affichée, la fameuse «Naqba» ou «Catastrophe», c’est-à-dire le départ volontaire ou non de quelques centaines de milliers de Palestiniens devenus «réfugiés», n’aurait jamais eu lieu. (…) La Jordanie s’empara de la partie est de la ville, en chassa tous les Juifs, détruisit 60 synagogues, et désacralisa la quasi totalité des cimetières. De ce jour, et jusqu’en 1967, les Juifs n’eurent plus accès à leur lieu saint le plus sacré, le mur des lamentations, désormais sous contrôle jordanien. Il est à noter qu’à peine cette partie de Jérusalem conquise, le royaume s’en désintéressa totalement jusqu’en 67, où elle devient officiellement le «troisième lieu saint de l’Islam». Au cours des dix-neuf années qui suivirent, aucun chef de gouvernement arabe ne s’y rendit en visite officielle, ne serait-ce que pour prier au dôme du rocher ou à la mosquée Al Aqsa. Des photographies d’époque montrent des bâtiments mal entretenus, entourant une esplanade envahie par les herbes hautes. La vieille ville de Jérusalem, Al Quds pour les musulmans, ne présentait plus d’intérêt, puisqu’elle leur appartenait. Un intérêt qui d’ailleurs ne s’est jamais révélé au cours des siècles, si ce n’est au tout début de l’ère islamique, lorsque, 40 ans après la mort du prophète Mahomet, le calife Umar ibn Al-Kattâb, décida de permettre aux fidèles syriens d’y effectuer un pèlerinage, puisqu’ils étaient interdits de séjour à la Mecque. Ainsi que l’indique le professeur Gabriel Barkay, historien et archéologue: «Il substituait ainsi le rocher blanc de la fondation du monde à la Kaaba, la météorite noire d’Arabie». Pour justifier sa décision, Al-Kattâb se servit d’une légende présente dans le Coran, selon laquelle le prophète Mahomet se serait, au cours d’une nuit, envolé vers le Paradis sur sa jument Al Buraq, depuis la «mosquée lointaine» (Al Aqsa). Les historiens, y compris les spécialistes de l’Islam, parmi lesquels le docteur Mordehai Kédar, situent cette mosquée non pas à Jérusalem, mais à Ji’irrana, une petite ville au nord de la Mecque, sur la route de Taaf où Mahomet se rendait régulièrement pour prier. Le nom de Jérusalem, qui apparaît 700 fois dans l’ancien Testament et régulièrement dans les Évangiles, n’est pas cité une seule fois dans le Coran. (…) En 1967, alors en pleine guerre avec l’Égypte et la Syrie, l’État hébreu recommanda au roi Hussein de Jordanie de ne pas intervenir dans le conflit, au risque pour lui de perdre sa mainmise sur la ville sainte. Une recommandation qu’il ne voulut pas entendre. À l’issue de la guerre éclair, Israël, vainqueur, réunifia Jérusalem, pour, plus tard, l’annexer, donnant par la même occasion à la population locale un statut de résident, proche de la citoyenneté. Depuis, toutes les religions sont respectées dans cette ville modernisée et relativement prospère où chacun, Musulman, Juif ou Chrétien, peut accéder librement à ses lieux saints. Enfin, pas tout à fait… Malgré sa victoire écrasante, Israël a continué d’autoriser le Waqf, organisation islamique jordanienne, à administrer l’esplanade des mosquées, pourtant construite sur les restes des Temples de Hérode et de Salomon. Selon la loi coranique, seul un musulman a le droit de prier sur les lieux saints de l’Islam, ce qui conduit à une situation intenable, puisqu’aucun Juif ni Chrétien ne peut donc se recueillir à l’emplacement du Temple détruit par les romains. C’est ce que l’actualité retient sous le nom de «statu quo». Un statu quo de plus en plus difficile à respecter, des deux côtés. Car, comme son prédécesseur Yasser Arafat, le président actuel de l’Autorité Palestinienne, Mahmud Abbas, élu pour quatre ans en 2005 et toujours au pouvoir, trouve aisé d’inciter régulièrement son peuple à la révolte contre Israël par la diffusion de fausses nouvelles, où il apparaîtrait que les Juifs s’apprêtent à détruire la mosquée Al Aqsa pour y construire leur troisième temple. Cette tactique, destinée à unifier les foules contre un ennemi commun, a fonctionné en 1929, entraînant le massacre de la population juive de Hébron, puis en 2000, après qu’Arafat a refusé l’accord de paix qui lui était proposé à Camp David, et plus récemment en 2014 et 2015, tandis que Mahmud Abbas déclarait sur sa chaîne de télévision nationale que «tout Jérusalem appartient à l’Islam et qu’aucun Juif ne mettrait jamais ses pieds immondes sur l’esplanade des mosquées ». Pierre Rehov

Attention, un statu quo peut en cacher un autre !

Rémunération et glorification du terrorisme, appels à son annihilation et surarmement à ses frontières de ses prétendus partenaires, délégitimation et prières interdites sur les vestiges mêmes de son lieu le plus sacré, déni du droit à avoir sa propre capitale, qualification d’ « éruption cutanée » par une députée européenne, accords fournissant à ses pires ennemis l’arme fatale de sa destruction, demandes et pressions toujours plus fortes y compris de ses alliés les mieux intentionnés  pour des concessions toujours plus risquées …

En ce 50e anniversaire de la réunification de Jérusalem

Où en repoussant sa promesse d’y déplacer l’ambassade américaine …

Le président Trump vient de décevoir ceux qui après son retrait de l’Accord de Paris sur le climat …

Se préparaient à dénoncer de sa part une nouvelle folie et dangereuse perturbation de la situation actuelle …

Devinez ce qui depuis un demi-siècle passe en fait pour le statu quo ?

Pourquoi Jérusalem est bien la capitale d’Israël

Pierre Rehov
Le Figar
02/06/20

FIGAROVOX/TRIBUNE – Face aux résistances arabes, Donald Trump n’honorera pas immédiatement sa promesse de campagne visant à déplacer l’ambassade américaine en Israël de Tel Aviv à Jérusalem. Le point de vue de Pierre Rehov.


Par Pierre Rehov. Reporter, écrivain, réalisateur de documentaires dont le dernier «Unveiling Jérusalem», retrace l’histoire de la ville trois fois sainte et prend position sur le conflit israëlo-palestinien.


Donald Trump l’avait promis durant sa campagne. À peine élu, il s’empresserait de déplacer l’ambassade américaine de Tel Aviv à Jérusalem, capitale d’Israël non reconnue par la communauté internationale, et pourtant, dans les faits, son centre administratif. Le président Trump est pourtant, provisoirement, revenu sur sa parole, promettant tout de même de s’exécuter avant la fin de son mandat. Cela peut se comprendre, de la part d’un homme qui a bâti sa carrière sur «l’art de la négociation» et assure être capable de conclure le deal le plus difficile de tous les temps, rien de moins que la résolution du conflit israélo-arabe

La problématique, plus délicate qu’elle n’y paraît, remonte à une loi du 23 octobre 1995 votée par le Congrès qui impose le déplacement de l’ambassade, mais laisse au président en exercice la possibilité d’en retarder l’échéance tous les six mois, pour des raisons de sécurité.

Israël est le seul pays au monde dont la capitale officielle n’est pas reconnue. Les ambassades de la quasi totalité des pays sont donc établies à Tel Aviv, à quelques soixante kilomètres des ministères.

Depuis cette fameuse loi, chaque président américain, de Clinton à Obama en passant par George W. Bush a reconduit l’échéance qui tombe le 1er décembre et le 1er juin. Les raisons en sont toujours les mêmes. Pression du monde arabe, chantage au terrorisme, volonté de trouver une solution au conflit par l’établissement de deux pays pour deux peuples se partageant la capitale, intérêts financiers liés aux hydrocarbures.

Cette année, cependant, montre sous un jour nouveau sur ce qui apparaît comme une simple formalité. Il aurait suffi en effet, au président Trump de ne rien faire, autrement dit ne pas signer le document de reconduction, pour que David Friedman, le nouvel ambassadeur américain, établisse son quartier général à Jérusalem plutôt qu’à Tel Aviv. Cela semblerait logique puisque, quel que soit le statut final de la ville trois fois sainte, Jérusalem ouest restera rattachée à Israël. Quant aux Palestiniens, leur centre administratif, y compris l’incroyablement luxueux palais présidentiel de Mahmud Abbas, est établi à Ramallah.

Pourquoi, dans ce cas, une telle frénésie autour d’un événement qui, tout compte fait, n’aurait d’autre valeur que symbolique? Justement. Au Moyen Orient les symboles ont une force qui surpasse la logique ou le simple pragmatisme.

Mais, tout d’abord, quelques faits historiques et religieux qu’il n’est pas inutile de rappeler.

En 1870, d’après plusieurs études, regroupant, entre autres, celles de Karl Marx, Gerardy Santine, et Nu‘aman Al Qasatli, mais laissant de côté le recensement effectué par l’empire Ottoman, car celui-ci ne tenait compte que ses citoyens officiels, la population de Jérusalem se décomposait de la façon suivante: 11.000 Juifs, 6500 Musulmans, 4500 Chrétiens.

Une grande majorité de Juifs, donc, malgré une réécriture progressive de l’histoire de la région à fins de propagande.

Le plan de l’ONU de 1947, qui devait donner naissance à deux pays, l’un Juif et l’autre Arabe dans les 20% restant de la Palestine mandataire, prévoyait l’internationalisation de Jérusalem.

Sans le refus arabe, traduit dans les faits par l’attaque des cinq pays limitrophes du tout jeune État hébreu, avec une volonté génocidaire affichée, la fameuse «Naqba» ou «Catastrophe», c’est-à-dire le départ volontaire ou non de quelques centaines de milliers de Palestiniens devenus «réfugiés», n’aurait jamais eu lieu. Il est clair que les leaders arabes ne s’attendaient pas à ce que le jeune pays, refuge des survivants des camps de la mort, repousse leurs armées d’invasion.

L’une des batailles les plus acharnées fut celle pour la libération de Jérusalem. La Jordanie s’empara de la partie est de la ville, en chassa tous les Juifs, détruisit 60 synagogues, et désacralisa la quasi totalité des cimetières. De ce jour, et jusqu’en 1967, les Juifs n’eurent plus accès à leur lieu saint le plus sacré, le mur des lamentations, désormais sous contrôle jordanien.

Il est à noter qu’à peine cette partie de Jérusalem conquise, le royaume s’en désintéressa totalement jusqu’en 67, où elle devient officiellement le «troisième lieu saint de l’Islam». Au cours des dix-neuf années qui suivirent, aucun chef de gouvernement arabe ne s’y rendit en visite officielle, ne serait-ce que pour prier au dôme du rocher ou à la mosquée Al Aqsa. Des photographies d’époque montrent des bâtiments mal entretenus, entourant une esplanade envahie par les herbes hautes. La vieille ville de Jérusalem, Al Quds pour les musulmans, ne présentait plus d’intérêt, puisqu’elle leur appartenait.

Un intérêt qui d’ailleurs ne s’est jamais révélé au cours des siècles, si ce n’est au tout début de l’ère islamique, lorsque, 40 ans après la mort du prophète Mahomet, le calife Umar ibn Al-Kattâb, décida de permettre aux fidèles syriens d’y effectuer un pèlerinage, puisqu’ils étaient interdits de séjour à la Mecque. Ainsi que l’indique le professeur Gabriel Barkay, historien et archéologue: «Il substituait ainsi le rocher blanc de la fondation du monde à la Kaaba, la météorite noire d’Arabie». Pour justifier sa décision, Al-Kattâb se servit d’une légende présente dans le Coran, selon laquelle le prophète Mahomet se serait, au cours d’une nuit, envolé vers le Paradis sur sa jument Al Buraq, depuis la «mosquée lointaine» (Al Aqsa).

Les historiens, y compris les spécialistes de l’Islam, parmi lesquels le docteur Mordehai Kédar, situent cette mosquée non pas à Jérusalem, mais à Ji’irrana, une petite ville au nord de la Mecque, sur la route de Taaf où Mahomet se rendait régulièrement pour prier. Le nom de Jérusalem, qui apparaît 700 fois dans l’ancien Testament et régulièrement dans les Évangiles, n’est pas cité une seule fois dans le Coran.

Il est également utile de noter que Jérusalem, tout au long de son Histoire, n’a jamais été la capitale d’aucun pays à part Israël.

En 1967, alors en pleine guerre avec l’Égypte et la Syrie, l’État hébreu recommanda au roi Hussein de Jordanie de ne pas intervenir dans le conflit, au risque pour lui de perdre sa mainmise sur la ville sainte. Une recommandation qu’il ne voulut pas entendre. À l’issue de la guerre éclair, Israël, vainqueur, réunifia Jérusalem, pour, plus tard, l’annexer, donnant par la même occasion à la population locale un statut de résident, proche de la citoyenneté.

Depuis, toutes les religions sont respectées dans cette ville modernisée et relativement prospère où chacun, Musulman, Juif ou Chrétien, peut accéder librement à ses lieux saints.

Enfin, pas tout à fait…

Malgré sa victoire écrasante, Israël a continué d’autoriser le Waqf, organisation islamique jordanienne, à administrer l’esplanade des mosquées, pourtant construite sur les restes des Temples de Hérode et de Salomon. Selon la loi coranique, seul un musulman a le droit de prier sur les lieux saints de l’Islam, ce qui conduit à une situation intenable, puisqu’aucun Juif ni Chrétien ne peut donc se recueillir à l’emplacement du Temple détruit par les romains. C’est ce que l’actualité retient sous le nom de «statu quo».

Un statu quo de plus en plus difficile à respecter, des deux côtés.

Car, comme son prédécesseur Yasser Arafat, le président actuel de l’Autorité Palestinienne, Mahmud Abbas, élu pour quatre ans en 2005 et toujours au pouvoir, trouve aisé d’inciter régulièrement son peuple à la révolte contre Israël par la diffusion de fausses nouvelles, où il apparaîtrait que les Juifs s’apprêtent à détruire la mosquée Al Aqsa pour y construire leur troisième temple.

Cette tactique, destinée à unifier les foules contre un ennemi commun, a fonctionné en 1929, entraînant le massacre de la population juive de Hébron, puis en 2000, après qu’Arafat a refusé l’accord de paix qui lui était proposé à Camp David, et plus récemment en 2014 et 2015, tandis que Mahmud Abbas déclarait sur sa chaîne de télévision nationale que «tout Jérusalem appartient à l’Islam et qu’aucun Juif ne mettrait jamais ses pieds immondes sur l’esplanade des mosquées» (clip diffusé et traduit par Palestinian Media Watch).

La grande question est de savoir jusqu’à quel point les médias, comme les dirigeants occidentaux, se sont laissés berner par ce double langage, pourtant habituel des dirigeants palestiniens.

Récemment, une procédure intégrée dans la loi palestinienne, qui consiste à verser des sommes importantes aux terroristes enfermés dans les prisons israéliennes ainsi qu’aux familles des «martyrs» tués au cours d’une mission, souvent un acte suicidaire visant les populations civiles, a fait réagir le gouvernement américain, ainsi que d’autres pays occidentaux. Il a même été rapporté par les services secrets qu’au cours de sa visite auprès du président de l’autorité palestinienne, Donald Trump se serait emporté contre Mahmud Abbas, pour cette même raison: «Vous m’avez menti, lui aurait-il hurlé. Vous me parlez de paix quand les Israéliens m’ont apporté la preuve que vous êtes personnellement responsable de l’incitation à la violence».

À son tour, la Norvège, ulcérée que des sommes versées à l’Autorité Palestinienne aient servi à financer un centre pour la jeunesse baptisée Dalal Mughrabi, du nom d’une terroriste ayant massacré 38 Israéliens dont 12 enfants en 1978, a annoncé qu’elle se désolidarisait du projet et exigeait la restitution des aides engagées. Les Nations unies ne sont pas en reste, malgré des décennies d’attaques systématiques contre l’État hébreu dues à la majorité arabe automatique. Le nouveau secrétaire général Gutteres a également retiré son soutien à de tels projets, regrettant la glorification du terrorisme qui est de mise sous la responsabilité du Fatah et de l’OLP.

Pour en revenir à Jérusalem, c’est ce courant nouveau, issu d’un peu de réalisme, qui pourrait peut-être pousser, non seulement les États Unis, mais un grand nombre d’autres pays, à reconnaître enfin la capitale d’Israël. C’est d’ailleurs ce qu’a fait la Russie de Poutine, courant avril, en annonçant qu’elle reconnaissait Jérusalem ouest comme capital de l’État Juif mais n’y déplacerait pas son ambassade pour l’instant. Plus récemment, le parlement de la République Tchèque, à son tour, a exigé la même reconnaissance de son exécutif.

Tout a été essayé pour tenter de satisfaire l’Autorité Palestinienne au détriment de l’État hébreu, y compris fermer les yeux sur sa forme de terrorisme promue au titre de «combat contre l’occupation». La paix était à ce prix, selon l’Union Européenne et l’administration d’Obama. Seulement le vent a tourné, et le terrorisme, qu’il soit islamiste ( Isis ) ou palestinien ( Hamas, Jihad Islamique et Fatah ), n’est plus toléré par un occident blessé et révulsé.

Car, si Mahmud Abbas voulait vraiment un pays pour son peuple, mettant ainsi fin à ce qu’il est convenu d’appeler «l’occupation israélienne», il lui aurait suffi d’accepter la main tendue d’Ehud Olmert en 2008. 98% de la Cisjordanie (ou Judée Samarie) ainsi que tout Gaza, lui étaient offerts sur un plateau, y compris le contrôle d’une grande partie de la vieille ville. Il lui aurait également suffi de retourner à la table de négociations, sans pré-condition, après l’échec des pourparlers de 2014, sous la houlette d’Obama et de Kerry.

Il lui suffirait peut-être maintenant d’accepter de reconnaître Israël comme État Juif, de renoncer à l’inonder par des millions de réfugiés non intégrables… Et d’accepter ce que l’Histoire, les guerres, les défaites, la logique territoriale, ont bien voulu lui donner.

Ramallah comme capitale d’un état démilitarisé.

À ce prix, la paix pourrait se faire. Mais il ne faut pas rêver.

Voir aussi:

Israël: la presse dresse le bilan de la visite de Donald Trump

La visite du président américain, Donald Trump en Israël a été diversement appréciée par la presse du pays. Si les journaux de la droite ont été euphoriques, la presse libérale a plutôt pointé du doigt le discours creux du président américain.

C’est une visite qui a fait l’affaire d’une bonne partie de la droite israélienne, et le quotidien Israël Hayom, proche du Likoud, le parti du premier ministre israélien Benyamin Netanyahu, s’en est bien fait l’écho. « Je serai toujours aux côtés d’Israël », a affirmé le président Trump, et c’est le titre choisi par le quotidien a noté notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul. L’éditorialiste du journal le proclame : « voilà le retour de l’Amérique qui nous manquait ». Ouf de soulagement donc pour l’aile droite de la coalition gouvernementale qui parle du New Deal de l’administration Trump.

« Pas de miracle »

Le feu est désormais dirigé vers les Palestiniens. Sarcastique, un commentateur affirme que la menace d’un accord de paix est désormais écartée. C’est ce ton que l’on retrouve ainsi dans plusieurs éditoriaux. Pour beaucoup d’autres journaux, la venue de Trump est une visite qui n’incite pas au respect. « Non ! il n’y a pas eu de miracle », estime une chroniqueuse qui fait remarquer que « rien de concret n’a été décidé ».

Un discours vide de sens

Il y a plusieurs articles particulièrement critiques dans le quotidien libéral Haaretz : un éditorialiste taxe le discours de Trump de « sioniste », mais totalement vide de sens. « Offensive de charme, mais sans plus, ajoute un journaliste. Dans Yediot Aharonot, on s’interroge : Comment peut-on utiliser tant de mots pour ne rien dire ? En gros, estime la journaliste, Trump dit à Netanyahu : « Faites ce que vous voulez. Pas étonnant donc que le Premier ministre israélien se frotte les mains. »

Voir également:

8 questions clés sur la visite de Trump en Israël et en Palestine

Après sa visite en Arabie saoudite, le président américain veut résoudre le conflit israélo-palestinien. Ambitieux.

L’Obs
22 mai 2017

Un déplacement crucial et symbolique. Les actes et les mots de Donald Trump seront scrutés à la loupe, lundi et mardi, lors de sa visite à Jérusalem et à Bethléem, en Cisjordanie occupée. Celui qui affirme vouloir résoudre le vieux conflit israélo-palestinien sera sur un terrain sensible .

Que va faire Donald Trump en Arabie saoudite ?

1Dans quel contexte Trump arrive-t-il ?

Presque soixante-dix ans après la création d’Israël, la paix reste à faire. 2017 marque cinquante années d’occupation par Israël des Territoires palestiniens. Israël et le Hamas islamiste, qui gouverne la bande de Gaza, préparent depuis trois ans leur prochaine confrontation armée et les violences à faible intensité persistent en Cisjordanie. Les dernières négociations de paix, sous les auspices des Etats-Unis, ont capoté en 2014.

2A-t-il un plan ?

Donald Trump se targue de son expérience d’homme d’affaires pour présider à « l’accord ultime » mais la Maison-Blanche déclare de ne pas attendre un vaste plan quatre mois seulement après l’investiture. Le président américain cherche simplement à « faciliter » la reprise de l’effort de paix et à obtenir, des deux bords, des engagements et des mesures de confiance, disent ses collaborateurs. Le scepticisme reste de mise, tant Israéliens et Palestiniens sont éloignés. « Enclencher le début d’un processus ne signifie pas aller jusqu’à sa fin », dit Ali al-Jarbawi, politologue palestinien.

3Réunira-t-il les parties ?

Le président palestinien Mahmoud Abbas et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou n’ont pas eu d’entretien direct substantiel depuis 2010. Mahmoud Abbas a rapporté avoir dit à Donald Trump à la Maison-Blanche début mai qu’il était prêt à rencontrer Benjamin Netanyahou sous son « parrainage ». Des sources américaines ont dit dans la presse que l’hypothèse était très improbable, tout en soulignant le caractère imprévisible du président Trump.

4Evoquera-t-il la solution à deux Etats ?

Donald Trump a semé le trouble en prenant initialement ses distances avec la solution dite à deux Etats. La création d’un Etat palestinien coexistant avec Israël est la référence de la communauté internationale. Son conseiller à la Sécurité nationale, le général HR McMaster, a cependant signifié que le président pourrait s’être ravisé depuis. « Quand il rencontrera Mahmoud Abbas, Donald Trump exprimera son « désir de dignité et d’autodétermination pour les Palestiniens« .

5Quel rôle pour les pays arabes ?

Donald Trump arrive d’Arabie saoudite, acteur primordial de l’effort de paix. L’idée dominante de la Maison-Blanche semble « d’impliquer des pays arabes clés :  l’Egypte, la Jordanie, l’Arabie Saoudite, les Emirats arabes unis et d’autres alliés des Etats-Unis dans un processus régional qui créerait ce que Trump appelle un canevas plus large pour parvenir à la paix », dit l’analyste Ghaith al-Omari.

6Quel discours sur la colonisation ?

Sur la colonisation, considérée par la communauté internationale comme illégale et un obstacle majeur à la paix, Donald Trump a déjà réfréné Israël. Mais « nous n’avons aucune exigence de gel », a dit le nouvel ambassadeur américain David Friedman. Une déclaration ferme mettrait sous pression Benjamin Netanyahou, confronté à la surenchère du lobby des colons auquel son gouvernement fait la part belle.

Ces derniers avaient salué l’avènement de Donald Trump comme le début d’une nouvelle ère dans laquelle la colonisation reprendrait sans frein et qui permettrait peut-être même d’annexer une partie de la Cisjordanie.

7Et sur l’ambassade et le statut de Jérusalem ?

Donald Trump a promis, pendant sa campagne électorale, de déménager l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem et de reconnaître Jérusalem capitale d’Israël, rompant avec la diplomatie historique des Etats-Unis et le consensus observé par la communauté internationale du fait du statut disputé de la ville. Renouvellera-t-il cette promesse alors qu’il est tenu par l’agenda politique américain de prendre une décision d’ici à début juin ?

8Avec qui Trump ira-t-il au mur des Lamentations ?

Donald Trump devrait être le premier président américain en exercice à se rendre au mur des Lamentations, situé à Jérusalem-Est, annexé et occupé par Israël. Les préparatifs de cette visite ont suscité une controverse et l’indignation de la droite israélienne : reflétant une position traditionnelle consistant à ne pas se prononcer sur les questions de souveraineté à Jérusalem, l’administration américaine s’est gardée de dire que le mur était en Israël. Elle a précisé qu’aucun responsable israélien n’accompagnerait Donald Trump au mur.

Voir de plus:

L’ambassade américaine à Jérusalem: Trump semble reculer

L’Obs

14 février 2017

Washington (AFP) – Un casus belli pour les Palestiniens, un sujet secondaire pour Israël: le transfert de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem pourrait être remis aux calendes grecques par le président Trump, qui en avait pourtant fait une promesse de campagne.

Juste avant de recevoir le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu mercredi à la Maison Blanche, Donald Trump avait déjà semblé reculer: vendredi, il affirmait au quotidien israélien Israel Hayom qu’il réfléchissait « très sérieusement » à déplacer la chancellerie américaine de Tel-Aviv à Jérusalem, mais que cette décision, « pas facile », n’était pas encore prise.

Rompant avec la position historique des Etats-Unis, le candidat Trump avait pourtant promis de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et d’y installer l’ambassade, au grand dam des Palestiniens et de la majeure partie de la communauté internationale.

Elu, le 45e président des Etats-Unis avait enfoncé le clou en nommant en décembre comme prochain ambassadeur en Israël un avocat américain juif, David Friedman, partisan de la colonisation et de l’annexion par Israël de parties de la Cisjordanie occupée.

– ‘Capitale éternelle d’Israël’ –

M. Friedman, honni par des associations d’Américains juifs et qui doit être auditionné jeudi par le Sénat en vue d’être éventuellement confirmé à son poste, avait proclamé sa « hâte de travailler depuis l’ambassade américaine dans la capitale éternelle d’Israël, Jérusalem ».

L’Etat hébreu considère l’ensemble de Jérusalem, y compris la partie orientale conquise et annexée en 1967, comme sa capitale indivisible. Quelque 200.000 Israéliens se sont installés dans des quartiers de colonisation à Jérusalem-Est. Les Palestiniens, qui représentent environ un tiers de la population de la ville, veulent quant à eux faire de Jérusalem-Est la capitale de l’Etat auquel ils aspirent.

Officiellement, Benjamin Netanyahu continue d’affirmer que Jérusalem « réunifiée », c’est-à-dire comprenant Jérusalem-Est annexée, est la « capitale éternelle d’Israël ». « L’ambassade des Etats-Unis doit se trouver ici à Jérusalem » et non à Tel-Aviv, avait-il martelé fin janvier.

Mais officieusement, le transfert de l’ambassade ne semble pas être la priorité des priorités du Premier ministre israélien. Experts et commentateurs en Israël et aux Etats-Unis pensent plutôt qu’un feu vert, même tacite, du nouveau président américain à la poursuite de la colonisation en Cisjordanie est bien plus important dans l’immédiat.

D’après le New York Times de lundi, M. Trump a d’ores et déjà reculé sur l’ambassade, M. Netanyahu ayant fait savoir qu’une décision aussi lourde en symboles – avec la réaction qu’elle provoquerait chez les Palestiniens et dans les pays arabes – n’était pas la priorité numéro un.

– Risque d »explosion absolue’ –

L’Organisation de libération de la Palestine (OLP) a en effet menacé la semaine dernière de « révoquer la reconnaissance de l’Etat d’Israël le jour même » de l’éventuel transfert de la chancellerie. Et avant de quitter la tête de la diplomatie américaine fin janvier, John Kerry avait prévenu d’un risque d' »explosion absolue » au Proche-Orient.

De fait, reconnaît Jonathan Schanzer, vice-président du centre de recherche conservateur Foundation for Defense of Democracies, si « les Israéliens sont évidemment favorables » à une ambassade américaine à Jérusalem, « ils veulent avancer lentement » afin de privilégier leur « premier objectif, le soutien des Etats-Unis à la sécurité » de l’Etat hébreu.

Son collègue Robert Satloff, analyste au Washington Institute for Near East Policy et partisan du déplacement de l’ambassade, pense également que Donald Trump temporise. « Le calendrier du déménagement est crucial: si le président s’engage à le mettre en oeuvre, il doit le faire rapidement, dans les prochaines semaines », presse-t-il.

Mais dès le lendemain de l’investiture du président Trump, la Maison Blanche avait exclu toute annonce précipitée sur le sujet.

Un des compromis évoqués par des diplomates à Washington serait plutôt d’installer symboliquement le bureau du prochain ambassadeur des Etats-Unis au consulat américain de Jérusalem-Ouest, tout en conservant l’ambassade à Tel-Aviv.

Voir encore:

Une élue européenne compare les Israéliens à “une éruption cutané »
Le président du congrès juif européen demande une sanction contre l’ancienne terroriste de l’IRA, Martina Anderson
JTA
31 mai 2016

Le Congrès juif européen (EJC) demande qu’une action soit entreprise à l’encontre d’une députée irlandaise au Parlement européen, qui a comparé Israël à une maladie dermatologique.

« Nous pouvons vous donner une liste de toutes les choses que nous avons tenté de faire, les Israéliens sont partout, comme une éruption cutanée », a déclaré Martina Anderson, d’Irlande du Nord, la semaine dernière pendant une réunion au Parlement à Bruxelles le 25 mai.

Le président de l’ECJ, Moshe Kantor, a appelé lundi le président du Parlement européen Martin Schulz à prendre des mesures disciplinaires à son encontre.

« Une fois encore, nous entendons des déclarations profondément offensantes sur les juifs par un personnage public européen, et nous demandons une action, a déclaré Kantor dans un communiqué. La comparaison des Israéliens, ou plus précisément des juifs, à une maladie est de l’incitation [à la haine] et trouve ses racines dans le discours des néo-nazis et de l’extrême-droite. »

« Démontrant ainsi une fois encore que l’extrême-gauche et l’extrême-droite parlent trop fréquemment la même langue et utilisent les mêmes termes pour faire référence aux juifs ou à l’Etat juif. »

Anderson représente le parti Sinn Féin, qui soutient l’indépendance de l’Irlande du Nord du Royaume-Uni et était autrefois affilié au groupe terroriste IRA, à présent démantelé.

Elle a été reconnue coupable de terrorisme au sein de l’IRA.

Elle a purgé une partie d’une condamnation à perpétuité après avoir été jugée coupable d’avoir participé à l’explosion d’une bombe dans un hôtel de Brighton, en Angleterre, en 1984, et d’avoir prévu des attaques massives à la bombe dans 12 villes touristiques anglaises.

« Les opinions d’Anderson sont enracinées dans une idéologie sanglante qui a été façonnée quand l’IRA et l’OLP [Organisation de libération de la Palestine] étaient partenaires dans le terrorisme et les carnages », a continué Kantor.

Ses opinions et ses déclarations « devraient être condamnées et nous appelons les autorités européennes à prendre position aussi fortement que si elles provenaient d’un membre de l’extrême-droite. »

Voir enfin:

Voir encore:

Voir enfin:

There’s Still Time to Avert War in Lebanon

Hezbollah’s strength has multiplied, and conflict is inevitable unless the world acts.

Donald Trump called out Hezbollah at both stops on his Middle East trip last week. In Saudi Arabia he praised the Gulf Cooperation Council for designating the Iranian-backed Lebanese Shiite militia a terrorist organization and noted that Riyadh had placed sanctions on a senior Hezbollah figure. In Jerusalem Mr. Trump scored Hezbollah for launching rockets “into Israeli communities where schoolchildren have to be trained to hear the sirens and run to the bomb shelters—with fear, but with speed.”

The president and his national-security team must have taken a good look across Israel’s northern border. Lebanon is at a crossroads. Decisions the president makes now could help prevent a devastating war between Israel and Hezbollah. Such a war would severely damage Lebanon and could drag the U.S. into another complex and costly entanglement in the Middle East. Engagement today can prevent risks to American lives tomorrow.

Hezbollah is sponsored by Iran and has become increasingly brazen in the last decade. It is now more militarily powerful than most North Atlantic Treaty Organization members. It has 150,000 missiles and could launch 1,500 of them a day. From the ground, air or sea, it can strike anywhere in Israel. Lebanon’s president, Michel Aoun, hasn’t distanced the Lebanese army from Iran’s proxy. Rather, he has embraced it. “Hezbollah’s weapons do not contradict the national project,” he said in February, but are “a principal element of Lebanon’s defense.”

Yet when Hezbollah acts, it does so with Iran’s interests in mind—not Lebanon’s. Iran would have no qualms spilling Lebanese blood in a war with Israel. Just look at Syria, where under Iranian direction, the Assad regime has unleashed genocide against the Sunni Arab population using Hezbollah as its storm troops.

War between Israel and Lebanon is avoidable, but only if the world acts now—with American leadership. Hezbollah’s ability to destabilize the region stems from the abject failure of U.N. Security Council Resolution 1701 and the peacekeeping force tasked with enforcing it, the United Nations Interim Force in Lebanon, or Unifil.

Resolution 1701 was adopted unanimously after Israel was forced to fight a defensive war against Hezbollah in 2006. It mandated that Unifil keep southern Lebanon “free of any armed personnel, assets and weapons” and prevent the area from being used “for hostile activities of any kind.”

Like many U.N. resolutions, 1701 has been thoroughly ineffective. Hezbollah is 10 times as strong now as it was in 2006, and its military infrastructure permeates Lebanon. Yet Unifil claims ignorance of the terror organization’s arms buildup. Unifil’s March 2017 report reaches new heights of absurdity, even for a U.N. organization: “To date, Unifil has neither been provided with, nor found, evidence of an unauthorized transfer of arms into its area of operations.”

Hezbollah must not be allowed to impose war on the region and tragedy on Lebanon while the Iranian regime rubs its hands. What can Mr. Trump do?

The U.S. should seek a U.N. Security Council resolution amending 1701 and providing Unifil with explicit powers to disarm Hezbollah and demilitarize South Lebanon under Chapter 7 of the U.N. charter, the section that deals with peace enforcement. Currently Unifil derives its legal mandate from Chapter 6, which deals with peacekeeping. Peacekeeping helps local restaurants stay in business but does little to enforce peace.

As usual, the tab for U.N. failure in Lebanon is being paid by American taxpayers. The U.S. picks up 43% of Unifil’s $488 million annual budget. Congress should make that funding conditional on performance.

Now is the time to update Resolution 1701. War between Lebanon and Israel would be detrimental to Russian interests in Syria, so Vladimir Putin could be convinced to help rein in Hezbollah. For the Arab states, led by Saudi Arabia and Egypt, containing Hezbollah and Iran is a priority. Western Europe should be eager to avoid a war that would worsen its refugee crisis. Meanwhile, finding common ground over Lebanon and Syria could strengthen cooperation between Israel and the Sunni Arab states searching for a lasting solution to the Israeli-Palestinian problem.

President Trump and Secretary of State Rex Tillerson have a historic opportunity to do the right thing, at the right time, in the right place: to show that U.S. diplomatic intervention today can prevent the need to make terrible decisions about U.S. military intervention tomorrow.

Mr. Prosor, a former Israeli ambassador to the U.N., is chairman of the Interdisciplinary Center’s International Diplomacy Institute and an executive-in-residence at Liontree.

Voir enfin:

Will Trump Turn Against Israel?
Rebel Media
March 27, 2017

Nikki Haley [recording]: Nowhere has the UN’s failure been more consistent, and more outrageous, than its bias against our close ally, Israel. In the general assembly session just completed, the UN adopted 20 resolutions against Israel and only six targeting the rest of the world’s countries combined.

Ezra Levant: That’s Nikki Haley at her confirmation hearing. She is now Donald Trump’s ambassador to the United Nations, taking a very pro-Israel approach, a marked departure from President Obama’s approach. But other than Nikki Haley, how has Donald Trump done in terms of Israel and the Middle East? Has he kept the promise of being pro-Israel, moving the embassy from Tel Aviv to Jerusalem, backing off of bullying the Israelis about their construction of settlements? Joining us now in the studio to talk about this is our friend, Dr. Daniel Pipes, up here from the Middle East Forum. Great to see you again!

Daniel Pipes: You too, Ezra.

Levant: Welcome to our humble studios. I like what Nikki Haley has done so far. She has kept talking about this anti-Israel bias, even now that she’s within the bosom of the UN, so I don’t think she’s being co-opted by the career diplomats and bureaucrats. How has Trump done on the other aspects?

Pipes: Nikki Haley’s been fantastic. The other aspects are not so good. When you look at the most important issue of all, the Iran deal, the JCPOA, which Trump called the « worst deal in history, » nothing in a little over two months has happened. Nothing at all.

Levant: What could happen? What could he do? What should he do? What did he promise to do?

Pipes: He never exactly said what he would do, but he called it very bad things. And the striking thing about the Iran deal is that it’s not a deal. It’s a one-sided proposal by the United States. No one else signed it, just the US government. No other government. Not the Iranian, not the other five states. So Trump could simply terminate it. He could change the enforcement of it. He could do all sorts of things, but he hasn’t. Nothing’s happened, at least publicly, that we know of.

Levant: As his rhetoric changed, I see that Iran’s rhetoric is getting tougher in the Persian Gulf. Has Trump or his secretary of state said a different kind of language? I noticed a change in language with North Korea. The secretary of state, Rex Tillerson, has basically said there’s no more fruit to be found in negotiation. Have they said the same about Iran?

Pipes: No, but they have talked tougher, which isn’t hard because the Obama administration was very appeasing. So yes, there’s tougher talk, and I think the Iranians are being a bit more cautious, but the main thrust of the policy was to get rid of the deal – and it’s still there.

You mentioned the move of the embassy to Jerusalem. Mike Pence just reaffirmed it, but, in fact, nothing has happened. You also mentioned the Israeli building of housing units in the West Bank: there, it looks like more continuity than change. More importantly, on Israeli-Palestinian negotiations, it looks, at this point, like there’s no real change. Furthermore, a number of key Obama administration personnel on the National Security Council and the State Department are in place and it looks like they have more power than ever. So, overall, other than the United Nations, it looks like continuity more than change.

This points to an interesting pattern that I have been following since the early 90s: that politicians and diplomats in the United States, and presumably elsewhere, who talk warmly about Israel receive such great thanks for this that they don’t have to actually do anything. In fact, they can do things which are otherwise anathema. In contrast, politicians who are not warm toward Israel don’t get any credit even when they do things which are good for it. So, for example, Barack Obama had, from Israel’s point of view, the best-ever weapons delivery, but he got no credit for it because he was nasty to Israel. Trump, because he and his team have been friendly in words, are getting credit even though they haven’t actually done anything.

Levant: Well, it’s only been a couple of months and, obviously, building the wall and the immigration issue are pretty core Trump promises. In their own way, they benefit Israel. Also, they name terrorism and call it Islamic. The word Islamic, Islamist, or political Islam has been said more in the last two-three months by the U.S. administration than in the last ten years.

Pipes: Yeah, but, again, it’s words rather than actions. It’s talking about radical Islam and terrorism. To be sure, a step forward, but the two efforts to control immigration have both failed.

Levant: Well, that’s at the feet of judges. Perhaps the executive orders could be more finely crafted, and I think eventually they will succeed.

But what do you think the time limit is? I mean, you say Pence reiterated America’s plan to move the embassy. (I trust that was said at the AIPAC convention on right now.) How long before people start calling him on that promise? It’s just been a couple, three months.

Pipes: I think so long as he makes the right sounds and has the right tone, he has a lot of time. From the pro-Israel point of view, the right music is key. The words are secondary. If you say nice things about Israel and talk about the strength of the American-Israeli relationship, you have credit that will take you a long way.

Levant: You know, we at Rebel Media just went on a mission to Israel. We took five or six of our team. I had been to Israel before, but no one else had. It was a real eye-opener. I didn’t think I would learn a lot because I had been there before – but one thing I learned that really struck me, and let me run this by you. Our guide said that in the total of modern history, like the last century of Arab-Israeli conflict, all the wars combined, all the terrorism combined, the total death toll, on both sides, he said, and you can correct me if this wrong, was less than a hundred thousand.

Now, that’s still an enormous tragedy. Every one of those is a tragedy, but compare that to the last six months in Syria, or to what ISIS is doing in northern Iraq. Compared to any other crisis in a hundred years, less than a hundred thousand casualties, and I’m not being condescending towards the gravity of that, but I’m thinking this is not the world’s greatest problem. This is not the world’s most intractable problem. This is not, I mean, Donald Trump said this is the deal to end all deals to solve this problem. No, it ain’t. In fact, it’s like a fake, or a distraction, or a placebo. Focus on Israel and lay off of Saudi Arabia, Iran, ISIS, all these other countries. Do you think Trump’s sort of ignoring Israel is a hidden plus because he’s not going to obsess over it like Bill Clinton did, he’s not going to try and push Israel into a deal like other presidents have?

Pipes: Two points. First, you’re absolutely right about the numbers. I co-authored an article with Professor Gunnar Heinsohn of Germany in 2007 in which we had found the total number of Arab-Israeli fatalities at that point since World War II numbered 51,000. Also, the conflict numbered 49th on the list of fatalities in international war. So yes, that’s fewer deaths than in four dozen other conflicts.

The Arab-Israeli conflict is the ultimate deal in the sense that this is the most complex and intractable international question. There are so many parties involved, including the great powers, the regional powers, the Islamic states, the Jewish community, and the other religious communities. It is the ultimate prize to get a Nobel Peace Prize. There’s nothing comparable to it, nothing as complex and long lasting.

As for Trump not focusing on it [yet], I’m not sure that he won’t because he sees himself as the author of The Art of the Deal, and he has said this he wants to broker this one. He’s got other things on the plate now, as you’ve pointed out – immigration, the wall, the healthcare repeal that didn’t work, taxation, education, and so forth. But I think solving this is a luring prospect, and I wouldn’t be at all surprised if he turns his attention to this at some point.

I also wouldn’t be surprised if he turned against Israel, seeing it as the intractable party because that is what often happens. Look at Jimmy Carter and Barack Obama: they make efforts and they get frustrated that the Israelis don’t give more because there is an enduring belief that if only the Israelis gave more, the Palestinians would relent and stop being rejectionists and everything would be fine. So, I am worried.

Levant: Last question. I see criticism of Ivanka Trump and Jared Kushner, Trump’s daughter and son-in-law, because they have an unusual relationship with the president. They have security clearance. They sit in on meetings. We all know that Kushner and Ivanka were parts of Donald Trump’s business empire and they’re trusted counselors. It’s not surprising to me that he would want his trusted advisers admitted. It’s not like Chelsea Clinton tagging along with mom and dad, when she was just a family member and not a deeply engaged adviser.

Kushner’s an observant Jew. Ivanka converted. They seem to identify in that way. They have some ties to Israel. Do you think that they are an important source of advice on Israel, and if so, how would you then classify them on the Israel-issue spectrum? Would they be right-wing? Would they be left-wing? Are they Peace-Now types? Are they Likud types?

Pipes: Allow me to extend your question also to include David Friedman, Trump’s bankruptcy lawyer who’s just been confirmed as U.S. ambassador to Israel, and Jason Greenblatt, a Manhattan real estate lawyer who serves as the president’s special representative for international negotiations. So, four people have no history of involvement in Israeli-Palestinian or other negotiations, are rank amateurs, bringing the freshness of amateurs and also their inexperience.

I don’t know exactly all their views. The only one we really know is Friedman, who has a history of writing about the conflict, and is very much on the Likud side of the spectrum, but the others we don’t really know about. Greenblatt, from what we heard about his negotiations in Jerusalem and Ramallah, seems to be fitting into the same old pattern of « put pressure on Israel and placate the Palestinians. » The daughter and the son-in-law? I don’t know what their views are.

Overall, I worry about this lack of experience. There is a theme in American history going back to World War I, of presidents appointing people who have no knowledge of a topic, with the idea being that they’re unbiased and will bring fresh eyes to the issue. It has never worked. It has always led down rabbit holes.

I would rather have people who have been doing this for a while. You know, if you went for heart surgery, would you want someone who’s never done anything like this before or would you prefer one that’s been practicing for a while? I worry about freelancing with amateurs. There’s a lot of experience in this area. It’s a very complex topic. I worry people are wandering in and being considered sudden experts.

Levant: Well, we’ll keep in touch in the months ahead, and it’s still early days, and the only substantive sign that I see is Nikki Haley. Everything else is a possibility, or a prospect, or a process, but I think we’ll probably know before the end of the year.

Pipes: Yeah, the UN is great, but the rest I worry about.

Levant: Dr. Daniel Pipes of the Middle East Forum, great to have you here in the studio.


Piratage russe: A qui profite le crime ? (Cui bono: Warning, a Manchurian candidate can hide another)

11 janvier, 2017

chicago-politicsManchurian candidate

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likeAudaciter calomniare semper aliquid haeret (Calomniez audacieusement, il en restera toujours quelque chose.) Proverbe latin médiéval
Messieurs, disait un fameux délateur Aux courtisans de Philippe, son maître : Quelque grossier qu’un mensonge puisse être, Ne craignez rien, calomniez toujours. Quand l’accusé confondrait vos discours, La plaie est faite; et, quoiqu’il en guérisse, On en verra du moins la cicatrice. Rousseau
Calomnions, calomnions, il en restera toujours quelque chose.  Beaumarchais (Le Barbier de Séville)
I don’t think people want a lot of talk about change; I think they want someone with a real record, a doer not a talker. For legislators who don’t want to take a stand, there’s a third way to vote. Not yes, not no, but present, which is kind of like voting maybe. (…) A president can’t vote present; a president can’t pick or choose which challenges he or she will face. Hillary Clinton (Dec. 2007)
Ma propre ville de Chicago a compté parmi les villes à la politique locale la plus corrompue de l’histoire américaine, du népotisme institutionnalisé aux élections douteuses. Barack Obama (Nairobi, Kenya, août 2006)
C’est bon d’être à la maison. (…) Je suis arrivé à Chicago pour la première fois à l’âge de 20 ans, essayant toujours de comprendre qui j’étais; toujours à la recherche d’un but à ma vie. C’est dans les quartiers non loin d’ici que j’ai commencé à travailler avec des groupes religieux dans l’ombre des aciéries fermées. C’est dans ces rues où j’ai été témoin du pouvoir de la foi et de la dignité tranquille des travailleurs face à la lutte et à la perte. C’est là que j’ai appris que le changement ne se produit que lorsque des gens ordinaires s’impliquent, s’engagent et se rassemblent pour le demander.  (…) Si je vous avais dit il y a huit ans que l’Amérique inverserait une grande récession, redémarrerait notre industrie automobile et libérerait la plus longue période de création d’emplois de notre histoire … Si je vous avais dit que nous ouvririons un nouveau chapitre avec le peuple cubain, stopperions le programme nucléaire iranien sans tirer un coup de feu et que nous nous débarrasserions du cerveau du 11 septembre … Si je vous avais dit que nous aurions obtenu l’égalité du mariage et garanti le droit à l’assurance maladie pour 20 millions de nos concitoyens. Vous auriez pensé qu’on visait un peu trop haut. Mais c’est ce que nous avons fait. (…) par presque toutes les mesures, l’Amérique va mieux et est plus forte qu’avant. Dans dix jours, le monde sera témoin d’une caractéristique de notre démocratie: le transfert pacifique du pouvoir d’un président élu librement à un autre. J’ai confié au président élu Trump que mon administration assurerait la transition la plus harmonieuse possible, tout comme le président Bush l’avait fait pour moi. Parce que c’est à nous tous de nous assurer que notre gouvernement peut nous aider à relever les nombreux défis auxquels nous sommes encore confrontés. (…) Oui, nous pouvons le faire. Oui, nous l’avons fait. Barack Hussein Obama (Chicago, 10.01.2017)
As his second marriage to Sexton collapsed in 1998, Sexton filed an order of protection against him, public records show. Hull won’t talk about the divorce in detail, saying only that it was « contentious » and that he and Sexton are friends. The Chicago Tribune (15.02.04)
Though Obama, the son of a Kenyan immigrant, lagged in polls as late as mid-February, he surged to the front of the pack in recent weeks after he began airing television commercials and the black community rallied behind him. He also was the beneficiary of the most inglorious campaign implosion in Illinois political history, when multimillionaire Blair Hull plummeted from front-runner status amid revelations that an ex-wife had alleged in divorce papers that he had physically and verbally abused her. After spending more than $29 million of his own money, Hull, a former securities trader, finished third, garnering about 10 percent of the vote. (…) Obama ascended to front-runner status in early March as Hull’s candidacy went up in flames amid the divorce revelations, as well as Hull’s acknowledgment that he had used cocaine in the 1980s and had been evaluated for alcohol abuse. The Chicago Tribune (17.03.04)
Axelrod is known for operating in this gray area, part idealist, part hired muscle. It is difficult to discuss Axelrod in certain circles in Chicago without the matter of the Blair Hull divorce papers coming up. As the 2004 Senate primary neared, it was clear that it was a contest between two people: the millionaire liberal, Hull, who was leading in the polls, and Obama, who had built an impressive grass-roots campaign. About a month before the vote, The Chicago Tribune revealed, near the bottom of a long profile of Hull, that during a divorce proceeding, Hull’s second wife filed for an order of protection. In the following few days, the matter erupted into a full-fledged scandal that ended up destroying the Hull campaign and handing Obama an easy primary victory. The Tribune reporter who wrote the original piece later acknowledged in print that the Obama camp had  »worked aggressively behind the scenes » to push the story. But there are those in Chicago who believe that Axelrod had an even more significant role — that he leaked the initial story. They note that before signing on with Obama, Axelrod interviewed with Hull. They also point out that Obama’s TV ad campaign started at almost the same time. The NYT (01.04.07)
After an unsuccessful campaign for Congress in 2000, Illinois state Sen. Barack Obama faced serious financial pressure: numerous debts, limited cash and a law practice he had neglected for a year. Help arrived in early 2001 from a significant new legal client — a longtime political supporter. Chicago entrepreneur Robert Blackwell Jr. paid Obama an $8,000-a-month retainer to give legal advice to his growing technology firm, Electronic Knowledge Interchange. It allowed Obama to supplement his $58,000 part-time state Senate salary for over a year with regular payments from Blackwell’s firm that eventually totaled $112,000. A few months after receiving his final payment from EKI, Obama sent a request on state Senate letterhead urging Illinois officials to provide a $50,000 tourism promotion grant to another Blackwell company, Killerspin. Killerspin specializes in table tennis, running tournaments nationwide and selling its own line of equipment and apparel and DVD recordings of the competitions. With support from Obama, other state officials and an Obama aide who went to work part time for Killerspin, the company eventually obtained $320,000 in state grants between 2002 and 2004 to subsidize its tournaments. Obama’s staff said the senator advocated only for the first year’s grant — which ended up being $20,000, not $50,000. The day after Obama wrote his letter urging the awarding of the state funds, Obama’s U.S. Senate campaign received a $1,000 donation from Blackwell. (…) Business relationships between lawmakers and people with government interests are not illegal or uncommon in Illinois or other states with a part-time Legislature, where lawmakers supplement their state salaries with income from the private sector. But Obama portrays himself as a lawmaker dedicated to transparency and sensitive to even the appearance of a conflict of interest. (…) In his book « The Audacity of Hope, » Obama tells how his finances had deteriorated to such a point that his credit card was initially rejected when he tried to rent a car at the 2000 Democratic convention in Los Angeles. He said he had originally planned to dedicate that summer « to catching up on work at the law practice that I’d left unattended during the campaign (a neglect that had left me more or less broke). » Six months later Blackwell hired Obama to serve as general counsel for his tech company, EKI, which had been launched a few years earlier. The monthly retainer paid by EKI was sent to the law firm that Obama was affiliated with at the time, currently known as Miner, Barnhill & Galland, where he worked part time when he wasn’t tending to legislative duties. The business arrived at an especially fortuitous time because, as the law firm’s senior partner, Judson Miner, put it, « it was a very dry period here, » meaning that the ebb and flow of cases left little work for Obama and cash was tight. The entire EKI retainer went to Obama, who was considered « of counsel » to the firm, according to details provided to The Times by the Obama campaign and confirmed by Miner. Blackwell said he had no knowledge of Obama’s finances and hired Obama solely based on his abilities. « His personal financial situation was not and is not my concern, » Blackwell said. « I hired Barack because he is a brilliant person and a lawyer with great insight and judgment. » Obama’s tax returns show that he made no money from his law practice in 2000, the year of his unsuccessful run for a congressional seat. But that changed in 2001, when Obama reported $98,158 income for providing legal services. Of that, $80,000 was from Blackwell’s company. In 2002, the state senator reported $34,491 from legal services and speeches. Of that, $32,000 came from the EKI legal assignment, which ended in April 2002 by mutual agreement, as Obama ceased the practice of law and looked ahead to the possibility of running for the U.S. Senate. (…) Illinois ethics disclosure forms are designed to reveal possible financial conflicts by lawmakers. On disclosure forms for 2001 and 2002, Obama did not specify that EKI provided him with the bulk of the private-sector compensation he received. As was his custom, he attached a multi-page list of all the law firm’s clients, which included EKI among hundreds. Illinois law does not require more specific disclosure. Stanley Brand, a Washington lawyer who counsels members of Congress and others on ethics rules, said he would have advised a lawmaker in Obama’s circumstances to separately disclose such a singularly important client and not simply include it on a list of hundreds of firm clients, even if the law does not explicitly require it. « I would say you should disclose that to protect and insulate yourself against the charge that you are concealing it, » Brand said. LA Times
One lesson, however, has not fully sunk in and awaits final elucidation in the 2012 election: that of the Chicago style of Barack Obama’s politicking. In 2008 few of the true believers accepted that, in his first political race, in 1996, Barack Obama sued successfully to remove his opponents from the ballot. Or that in his race for the US Senate eight years later, sealed divorced records for both his primary- and general-election opponents were mysteriously leaked by unnamed Chicagoans, leading to the implosions of both candidates’ campaigns. Or that Obama was the first presidential candidate in the history of public campaign financing to reject it, or that he was also the largest recipient of cash from Wall Street in general, and from BP and Goldman Sachs in particular. Or that Obama was the first presidential candidate in recent memory not to disclose either undergraduate records or even partial medical. Or that remarks like “typical white person,” the clingers speech, and the spread-the-wealth quip would soon prove to be characteristic rather than anomalous. Few American presidents have dashed so many popular, deeply embedded illusions as has Barack Obama. And for that, we owe him a strange sort of thanks. Victor Davis Hanson
Selon le professeur Dick Simpson, chef du département de science politique de l’université d’Illinois, «c’est à la fin du XIXe siècle et au début du XXe que le système prend racine». L’arrivée de larges populations immigrées peinant à faire leur chemin à Chicago pousse les politiciens à «mobiliser le vote des communautés en échange d’avantages substantiels». Dans les années 1930, le Parti démocrate assoit peu à peu sa domination grâce à cette politique «raciale». Le système va se solidifier sous le règne de Richard J. Daley, grande figure qui régnera sur la ville pendant 21 ans. Aujourd’hui, c’est son fils Richard M. Daley qui est aux affaires depuis 18 ans et qui «perpétue le pouvoir du Parti démocrate à Chicago, en accordant emplois d’État, faveurs et contrats, en échange de soutiens politiques et financiers», raconte John McCormick. «Si on vous donne un permis de construction, vous êtes censés “payer en retour”», explique-t-il. «Cela s’appelle payer pour jouer», résume John Kass, un autre éditorialiste. Les initiés affirment que Rod Blagojevich ne serait jamais devenu gouverneur s’il n’avait croisé le chemin de sa future femme, Patricia Mell, fille de Dick Mell, un conseiller municipal très influent, considéré comme un rouage essentiel de la machine. (…) Dans ce contexte local plus que trouble, Peraica affirme que la montée au firmament d’Obama n’a pu se faire «par miracle».«Il a été aidé par la machine qui l’a adoubé, il est cerné par cette machine qui produit de la corruption et le risque existe qu’elle monte de Chicago vers Washington», va-t-il même jusqu’à prédire. Le conseiller régional républicain cite notamment le nom d’Emil Jones, l’un des piliers du Parti démocrate de l’Illinois, qui a apporté son soutien à Obama lors de son élection au Sénat en 2004. Il évoque aussi les connexions du président élu avec Anthony Rezko, cet homme d’affaires véreux, proche de Blagojevich et condamné pour corruption, qui fut aussi le principal responsable de la levée de fonds privés pour le compte d’Obama pendant sa course au siège de sénateur et qui l’aida à acheter sa maison à Chicago. «La presse a protégé Barack Obama comme un petit bébé. Elle n’a pas sorti les histoires liées à ses liens avec Rezko», s’indigne Peraica, qui cite toutefois un article du Los Angeles Times faisant état d’une affaire de financement d’un tournoi international de ping-pong qui aurait éclaboussé le président élu. (…) Pour la plupart des commentateurs, Barack Obama a su naviguer à travers la politique locale «sans se compromettre. Le Figaro
La condamnation de M. Blagojevich met une fois de plus la lumière sur la scène politique corrompue de l’Etat dont la plus grande ville est Chicago. Cinq des neuf gouverneurs précédents de l’Illinois ont été accusés ou arrêtés pour fraude ou corruption. Le prédécesseur de M. Blagojevich, le républicain George Ryan, purge actuellement une peine de six ans et demi de prison pour fraude et racket. M. Blagojevich, qui devra se présenter à la prison le 16 février et verser des amendes de près de 22 000 dollars, détient le triste record de la peine la plus lourde jamais infligée à un ex-gouverneur de l’Illinois. Ses avocats ont imploré le juge de ne pas chercher à faire un exemple avec leur client, notant que ce dernier n’avait pas amassé d’enrichissement personnel et avait seulement tenté d’obtenir des fonds de campagne ainsi que des postes bien rémunérés. En plein scandale, M. Blagojevich était passé outre aux appels à la démission venus de son propre parti et avait nommé procédé à la nomination d’un sénateur avant d’être destitué. Mais le scandale a porté un coup à la réputation des démocrates dans l’Illinois et c’est un républicain qui a été élu l’an dernier pour occuper l’ancien siège de M. Obama. AFP (08.12.11)
Dès qu’un organisateur entre dans une communauté, il ne vit, rêve, mange, respire et dort qu’une chose, et c’est d’établir la base politique de masse de ce qu’il appelle l’armée. Saul Alinsky (mentor politique d’Obama)
On se retrouve avec deux conclusions: 1) un président très inexpérimenté a découvert que toute la rhétorique de campagne facile et manichéenne de 2008 n’est pas facilement traduisible en gouvernance réelle. 2) Obama est engagé dans une course contre la montre pour imposer de force un ordre du jour plutôt radical et diviseur à un pays de centre-droit avant que celui-ci ne se réveille et que ses sondages atteignent le seuil fatidique des 40%. Autrement dit, il y a deux options possibles: Ou bien le pays bascule plus à gauche en quatre ans qu’il ne l’a fait en cinquante ou Obama entraine dans sa chute le Congrès démocrate et la notion même de gouvernance de gauche responsable, laissant ainsi derrière lui un bilan à la Carter. Victor Davis Hanson
Bientôt, M. Obama aura ses propres La Mecque et Téhéran à traiter, peut-être à Jérusalem et au Caire. Il ferait bien de jeter un œil au bilan de son co-lauréat au prix Nobel de la paix, comme démonstration de la manière dont les motifs les plus purs peuvent entrainer les résultats les plus désastreux. Bret Stephens
C’est ma dernière élection. Après mon élection, j’aurai plus de flexibilité. Obama (à Medvedev, 27.03.12)
Dans le milieu du renseignement, nous dirions que M. Trump a été recruté comme un agent russe qui s’ignore. Michael Morell (ancien directeur de la CIA)
Republicans, independents, swing voters and GOP members of the House and Senate who are staking their reelection campaigns on their support for Trump to be president and commander in chief should thoughtfully reflect on the recent op-ed in The New York Times by former acting CIA Director Michael Morell. The op-ed is titled “I ran the CIA. Now I’m endorsing Hillary Clinton.” Morell, who has spent decades protecting our security in the intelligence business, offered high praise for the Democratic nominee and former secretary of State based on his years of working closely with her in the high councils of government. But Morell went even further than praising and endorsing Clinton. In one of the most extraordinary and unprecedented statements in the history of presidential politics, which powerfully supports the case that every Republican running for office should unequivocally state that they will refuse to vote for Trump or face potentially catastrophic consequences at the polls, Morell wrote: “In the intelligence business, we would say that Mr. Putin had recruited Mr. Trump as an unwitting agent of the Russian Federation.” This brings to mind the novel and motion picture “The Manchurian Candidate,” which about an American who was captured during the Korean War and brainwashed to unwittingly carry out orders to advance the interests of communists against America. I offer no suggestion about Trump’s motives in repeatedly saying things, and advocating positions, that are so destructive to American national security interests, though Trump owes the American people full and immediate disclosure of his tax returns for them to determine what, if any, business interests or debt may exist with Russian or other hostile foreign sources. Whatever Trump’s motivation, Morell is right in suggesting the billionaire nominee is at the least acting as an “unwitting agent” who often advances the interests of foreign actors hostile to America. Most intelligence experts believe the email leaks attacking Hillary Clinton at the time of the Democratic National Convention were originally obtained through espionage by Russian intelligence services engaging in cyberwar against America, and then shared with WikiLeaks by Russian sources engaged in an infowar against America. Do Republicans running for the House and Senate in 2016 want to be aligned with a Russian strongman and his intelligence services engaging in covert action against America for the presumed purpose of electing Putin’s preferred candidate? Do they believe Trump when he says he was only kidding when he publicly supported these espionage practices and called for them to be escalated? Do Republicans running in 2016 believe that America should have a commander in chief who has harshly criticized NATO and stated that if Russia invades the Baltic states, Eastern Europe states such as Poland, or Western Europe he is not committed to defending our allies against this aggression? Do Republicans running in 2016 support a commander in chief who has endorsed Britain’s vote to leave the European Union, appeared to endorse Russia’s annexation of Crimea, and falsely stated that Russia “is not in Ukraine”? (…) I do not question Donald Trump’s patriotism. But for whatever reason Trump advocates policies, again and again, that would help America’s adversaries like Russia and enemies like ISIS and make him, in Morell’s powerful words, “an unwitting agent of the Russian Federation.” In “The Manchurian Candidate,” our enemies sought to influence our politics at the highest level. What troubles a growing number of Republicans in Congress, and so many Republican and Democratic national security leaders, is that in 2016 life imitates art, aided and abetted by what appears to be a Russian covert action designed to elect the next American president. Brent Budowsky
A former senior intelligence officer for a Western country who specialized in Russian counterintelligence tells Mother Jones that in recent months he provided the bureau with memos, based on his recent interactions with Russian sources, contending the Russian government has for years tried to co-opt and assist Trump—and that the FBI requested more information from him. « This is something of huge significance, way above party politics, » the former intelligence officer says. « I think [Trump’s] own party should be aware of this stuff as well. » Does this mean the FBI is investigating whether Russian intelligence has attempted to develop a secret relationship with Trump or cultivate him as an asset? Was the former intelligence officer and his material deemed credible or not? An FBI spokeswoman says, « Normally, we don’t talk about whether we are investigating anything. » But a senior US government official not involved in this case but familiar with the former spy tells Mother Jones that he has been a credible source with a proven record of providing reliable, sensitive, and important information to the US government. In June, the former Western intelligence officer—who spent almost two decades on Russian intelligence matters and who now works with a US firm that gathers information on Russia for corporate clients—was assigned the task of researching Trump’s dealings in Russia and elsewhere, according to the former spy and his associates in this American firm. This was for an opposition research project originally financed by a Republican client critical of the celebrity mogul. (Before the former spy was retained, the project’s financing switched to a client allied with Democrats.) « It started off as a fairly general inquiry, » says the former spook, who asks not to be identified. But when he dug into Trump, he notes, he came across troubling information indicating connections between Trump and the Russian government. According to his sources, he says, « there was an established exchange of information between the Trump campaign and the Kremlin of mutual benefit. » This was, the former spy remarks, « an extraordinary situation. » He regularly consults with US government agencies on Russian matters, and near the start of July on his own initiative—without the permission of the US company that hired him—he sent a report he had written for that firm to a contact at the FBI, according to the former intelligence officer and his American associates, who asked not to be identified. (He declines to identify the FBI contact.) The former spy says he concluded that the information he had collected on Trump was « sufficiently serious » to share with the FBI. Mother Jones has reviewed that report and other memos this former spy wrote. The first memo, based on the former intelligence officer’s conversations with Russian sources, noted, « Russian regime has been cultivating, supporting and assisting TRUMP for at least 5 years. Aim, endorsed by PUTIN, has been to encourage splits and divisions in western alliance. » It maintained that Trump « and his inner circle have accepted a regular flow of intelligence from the Kremlin, including on his Democratic and other political rivals. » It claimed that Russian intelligence had « compromised » Trump during his visits to Moscow and could « blackmail him. » It also reported that Russian intelligence had compiled a dossier on Hillary Clinton based on « bugged conversations she had on various visits to Russia and intercepted phone calls. » The former intelligence officer says the response from the FBI was « shock and horror. » The FBI, after receiving the first memo, did not immediately request additional material, according to the former intelligence officer and his American associates. Yet in August, they say, the FBI asked him for all information in his possession and for him to explain how the material had been gathered and to identify his sources. The former spy forwarded to the bureau several memos—some of which referred to members of Trump’s inner circle. After that point, he continued to share information with the FBI. « It’s quite clear there was or is a pretty substantial inquiry going on, » he says. « This is something of huge significance, way above party politics, » the former intelligence officer comments. « I think [Trump’s] own party should be aware of this stuff as well. » Mother Jones (Oct 31, 2016)
A quelques jours de l’intronisation d’un multimilliardaire de l’immobilier qui a gagné seul contre tous, Hollywood entre en Résistance. Le scud lancé par Meryl Streep en direction de Donald Trump à la soirée des Golden Globes, traduit fidèlement la posture de la grande majorité des stars américaines, depuis le début de la campagne présidentielle. Il suffit d’évoquer notamment les insultes de Robert de Niro, traitant carrément le futur leader des USA de chien et de porc, entre autres amabilités. L’immense interprète qu’est Meryl Streep a dénoncé, sans jamais le nommer, la violence de celui qui se serait moqué d’un journaliste handicapé, version qui, depuis longtemps, a été catégoriquement contestée par Trump, que l’on sait pourtant capable d’excès en tout genre. Mais c’est ici le mot «violence» qui interpelle. Aux Oscars comme au Grammy Awards, dans toutes ces cérémonies où les millionnaires du grand et du petit écran se coagulent et se congratulent dans une autosatisfaction permanente, on n’a jamais entendu une seule vedette dénoncer – à l’exception, évidemment, de l’après 11 septembre 2001 – les attentats de Paris et de Bruxelles, du Texas et de Floride, de Madrid et de Londres, de Jérusalem et d’Ankara, les ethnocides de communautés entières et les mille et une manières de se débarrasser des homosexuels, des femmes et des apostats, dans un certain nombre de pays de l’hémisphère Sud. Pour les étoiles filantes du Camp du Bien, les évidentes vulgarités de Trump sont beaucoup plus insupportables que la manière dont on assaisonne féministes et gays, athées et libres penseurs, à quelques milliers de kilomètres de leurs somptueuses villas super-protégées de Beverly Hills. Cependant, imperceptiblement mais sûrement, quelque chose est en train de changer. Face à la bonne conscience des privilégiés portant leur humanité en sautoir, le plouc chef de chantier Trump, à coups de tweets et de rendez-vous pris à toute vitesse, modifie d’ores et déjà le paysage. Il ne se passe pas de jour sans que telle compagnie automobile annonce qu’elle crée une usine dans le Michigan ; tel fabricant d’ordinateurs relocalise ses ateliers dans le Middle West, et l’un de nos multimilliardaires, Bernard Arnault, vient de s’engager, dans le hall de la Trump Tower, à créer des milliers d’emplois supplémentaires aux Etats-Unis. Et cela, avant même l’investiture officielle du candidat Républicain, sur la victoire duquel, rappelons-le quand même, personne ne pariait un centime il y a moins d’un an. Tout se passe comme si nous assistons à la fin du «soft power» pratiqué, avec l’insuccès que l’on sait, par Barack Obama. La difficulté du temps présent appelle, qu’on le déplore ou que l’on s’en réjouisse, à un volontarisme vigilant et à un réarmement lucide que les princes qui nous gouvernent avaient totalement oubliés, de part et d’autre de l’Atlantique. Si Hollywood pourra continuer à être «peace and love» en toute tranquillité, elle le devra à des hommes et à des femmes qui sauront faire comprendre aux totalitaires et aux intégristes de tous bords, qu’au-delà de telle limite, leur ticket ne sera jamais plus valable. Ironie du sort: ce sera peut-être grâce à Trump que Meryl Streep et les autres pourront pratiquer, en toute sécurité, leur non-violence considérée comme un des beaux-arts. André Bercoff
Our primary targets are those highly oppressive regimes in China, Russia and Central Eurasia, but we also expect to be of assistance to those in the West who wish to reveal illegal or immoral behavior in their own governments and corporations. Julian Assange (2006)
In Russia, there are many vibrant publications, online blogs, and Kremlin critics such as [Alexey] Navalny are part of that spectrum. There are also newspapers like « Novaya Gazeta », in which different parts of society in Moscow are permitted to critique each other and it is tolerated, generally, because it isn’t a big TV channel that might have a mass popular effect, its audience is educated people in Moscow. So my interpretation is that in Russia there are competitors to WikiLeaks, and no WikiLeaks staff speak Russian, so for a strong culture which has its own language, you have to be seen as a local player. WikiLeaks is a predominantly English-speaking organisation with a website predominantly in English. We have published more than 800,000 documents about or referencing Russia and president Putin, so we do have quite a bit of coverage, but the majority of our publications come from Western sources, though not always. For example, we have published more than 2 million documents from Syria, including Bashar al-Assad personally. Sometimes we make a publication about a country and they will see WikiLeaks as a player within that country, like with Timor East and Kenya. The real determinant is how distant that culture is from English. Chinese culture is quite far away ». (…) “Our primary targets are those highly oppressive regimes in China, Russia and Central Eurasia, but we also expect to be of assistance to those in the West who wish to reveal illegal or immoral behavior in their own governments and corporations.(…) We have published some things in Chinese. It is necessary to be seen as a local player and to adapt the language to the local culture« . Julian Assange (2016)
It was not the quantity of Mr. Snowden’s theft but the quality that was most telling. Mr. Snowden’s theft put documents at risk that could reveal the NSA’s Level 3 tool kit—a reference to documents containing the NSA’s most-important sources and methods. Since the agency was created in 1952, Russia and other adversary nations had been trying to penetrate its Level-3 secrets without great success. Yet it was precisely these secrets that Mr. Snowden changed jobs to steal. In an interview in Hong Kong’s South China Morning Post on June 15, 2013, he said he sought to work on a Booz Allen contract at the CIA, even at a cut in pay, because it gave him access to secret lists of computers that the NSA was tapping into around the world. He evidently succeeded. In a 2014 interview with Vanity Fair, Richard Ledgett, the NSA executive who headed the damage-assessment team, described one lengthy document taken by Mr. Snowden that, if it fell into the wrong hands, would provide a “road map” to what targets abroad the NSA was, and was not, covering. It contained the requests made by the 17 U.S. services in the so-called Intelligence Community for NSA interceptions abroad. On June 23, less than two weeks after Mr. Snowden released the video that helped present his narrative, he left Hong Kong and flew to Moscow, where he received protection by the Russian government. In much of the media coverage that followed, the ultimate destination of these stolen secrets was fogged over—if not totally obscured from the public—by the unverified claims that Mr. Snowden was spoon feeding to handpicked journalists. In his narrative, Mr. Snowden always claims that he was a conscientious “whistleblower” who turned over all the stolen NSA material to journalists in Hong Kong. He has insisted he had no intention of defecting to Russia but was on his way to Latin America when he was trapped in Russia by the U.S. government in an attempt to demonize him. The transfer of state secrets from Mr. Snowden to Russia did not occur in a vacuum. The intelligence war did not end with the termination of the Cold War; it shifted to cyberspace. Even if Russia could not match the NSA’s state-of-the-art sensors, computers and productive partnerships with the cipher services of Britain, Israel, Germany and other allies, it could nullify the U.S. agency’s edge by obtaining its sources and methods from even a single contractor with access to Level 3 documents. Russian intelligence uses a single umbrella term to cover anyone who delivers it secret intelligence. Whether a person acted out of idealistic motives, sold information for money or remained clueless of the role he or she played in the transfer of secrets—the provider of secret data is considered an “espionage source.” By any measure, it is a job description that fits Mr. Snowden. Wall Street Journal
Une enquête choc sur l’ancien employé de la NSA soutient qu’Edward Snowden a volé surtout des documents portant sur des secrets militaires et qu’il a collaboré avec le renseignement russe. (…) il prétend que Snowden se serait fait embaucher intentionnellement par la société Booz Allen Hamilton, afin de se retrouver au contact de documents secrets de la NSA. Sous-entendu: il avait l’intention dès le départ d’intercepter des informations critiques. (…) II trouve également louche que l’informaticien se soit enfui avec son larcin seulement six semaines après avoir pris ses fonctions. Par ailleurs, Epstein souligne que la majeure partie des 1,5 million de documents subtilisés ne concernaient pas les pratiques abusives des services de renseignements américains. (…) Mais Snowden aurait en fait surtout récupéré des détails précieux sur l’organisation et les méthodes de la NSA mettant en péril les intérêts et la défense du pays contre le terrorisme et des Etats rivaux. Des informations de niveau 3 encore jamais dérobées par des espions étrangers depuis la guerre froide. C’est en tous cas ce qu’en disent les militaires qui ont examiné le vol de Snowden à la demande du Pentagone. La démonstration est encore plus troublante concernant la façon dont Snowden a trouvé refuge en Russie, même si elle repose souvent sur des sources de seconde main comme des articles de presse et des reportages. Le jeune homme prétend avoir fui Hong-Kong pour rejoindre l’Amérique latine. Mais les Etats-Unis auraient révoqué son passeport, alors qu’il était en plein vol, le contraignant à trouver refuge en Russie. Faux rétorque le journaliste, les Etats-Unis auraient annulé ses papiers alors qu’il se trouvait encore à Hong-Kong. Snowden aurait donc su dès le départ qu’il se rendait en Russie. Etant donné que le jeune homme se retrouvait sans passeport valide, ni visa russe, la compagnie Aeroflot, à bord de laquelle il a voyagé, était forcément complice de sa fuite, avance l’enquêteur. Cette main tendue d’Aeroflot aurait été confirmée par l’avocat de Snowden dès 2013. Mais Epstein va plus loin en affirmant que toute l’opération d’exfiltration a été pilotée par le gouvernement russe avec l’accord de Poutine en personne. Une équipe des opérations spéciales l’aurait même accueilli à l’arrivée de l’avion, tandis que Sarah Harrison, la porte-parole de Wikileaks – site qu’on dit proche des intérêts russes depuis la publication des documents de la Convention démocrate américaine – aurait été dépêchée pour escorter l’analyste jusqu’en Russie et lui acheter de faux billets d’avion pour brouiller les pistes. Enfin, Edward Snowden avait affirmé avoir détruit ses documents en arrivant à Moscou et être resté à distance des services de renseignements russes. Là encore, Epstein prétend le contraire en s’appuyant sur le témoignage direct d’un parlementaire et d’un avocat russe, tous deux proches du Kremlin. Ils affirment que Snowden avait encore en sa possession des données secrètes et qu’elles lui ont servi de monnaie d’échange avec la Russie. Ce qui expliquerait pourquoi des informations ont continué à fuiter après l’arrivée de Snowden à Moscou comme la révélation embarrassante sur le téléphone de la chancelière allemande Angela Merkel qui était surveillé par la NSA. Epstein semble enfin convaincu que Snowden continue de partager ses informations avec la Russie. BFMTV
As a political leader, Obama has been a disaster for his party. Since his inauguration in 2009, roughly 1,100 elected Democrats nationwide have been ousted by Republicans. Democrats lost their majorities in the US House and Senate. They now hold just 18 of the 50 governorships, and only 31 of the nation’s 99 state legislative chambers. After eight years under Obama, the GOP is stronger than at any time since the 1920s, and the outgoing president’s party is in tatters. In almost every respect, Obama leaves behind a trail of failure and disappointment In his rush to pull US troops out of Iraq and Afghanistan, he created a power vacuum into which terror networks expanded and the Taliban revived. Islamic State’s jihadist savagery not only plunged a stabilized Iraq back into shuddering violence, but also inspired scores of lethal terrorist attacks in the West. For months, Obama and his lieutenants insisted that Syrian dictator Bashar al-Assad could be induced to « reform, » and pointedly refused to intervene as an uprising against him metastasized into genocidal slaughter. At last Obama vowed to take action if Assad crossed a « red line » by deploying chemical weapons — but when those weapons were used, Obama blinked. The death toll in Syria climbed into the hundreds of thousands, triggering a flood of refugees greater than any the world had seen since the 1940s. (…) Determined to conciliate America’s adversaries, the president indulged dictatorial regimes in Iran, Russia, and Cuba. They in turn exploited his passivity with multiple treacheries — seizing Crimea and destroying Aleppo (Russia), abducting American hostages for ransom and illicitly testing long-range missiles (Iran), and cracking down mercilessly on democratic dissidents (Cuba). For eight years the nation has been led by a president intent on lowering America’s global profile, not projecting military power, and “leading from behind.” The consequences have been stark: a Middle East awash in blood and bombs, US troops re-embroiled in Iraq and Afghanistan, aggressive dictators ascendant, human rights and democracy in retreat, rivers of refugees destabilizing nations across three continents, the rise of neo-fascism in Europe, and the erosion of US credibility to its lowest level since the Carter years. According to Gallup, Obama became the most polarizing president in modern history. Like all presidents, he faced partisan opposition, but Obama worsened things by regularly taking the low road and disparaging his critics’ motives. In his own words, his political strategy was one of ruthless escalation: “If they bring a knife to the fight, we bring a gun.” During his 2012 reelection campaign, Politico reported that “Obama and his top campaign aides have engaged far more frequently in character attacks and personal insults than the Romney campaign.” And when a Republican-led Congress wouldn’t enact legislation he sought, Obama turned to his “pen and phone” strategy of governing by diktat that polarized politics even more. To his credit, Obama acknowledges that he didn’t live up to his promise to reduce the angry rancor of Washington politics. Had he made an effort to do so, perhaps the campaign to succeed him would not have been so mean. And perhaps 60 percent of voters would not feel that their country, after two terms of Obama’s administration, is “on the wrong track”. Jeff Jacoby
Après son départ de la Maison-Blanche, George W. Bush a mis un point d’honneur à ne pas intervenir dans les débats politiques de son pays. Il s’est notamment gardé de critiquer son successeur, se contentant de défendre sa présidence dans des mémoires ou des conférences et de peindre des tableaux naïfs. Barack Obama ne semble pas vouloir suivre cet exemple après le 20 janvier. Il faut dire qu’il n’est pas aussi impopulaire que son prédécesseur au moment de quitter le 1600 Pennsylvania Avenue. Bush récoltait alors 24% d’opinions favorables. À 58%, Obama se situe, à la fin de sa présidence, dans une zone de popularité supérieure, en compagnie des Bill Clinton (61%) et Ronald Reagan (63%), selon les données du Pew Research Center. Mais le 44e président doit s’acquitter d’une lourde dette politique. Une dette envers son propre parti. Les démocrates peuvent se targuer d’avoir remporté le vote populaire dans six des sept dernières élections présidentielles. Mais ils ont été décimés au cours de l’ère Obama dans les deux chambres du Congrès et dans les législatures des États américains. On peut parler d’hécatombe : de 2009 à 2016, le Parti démocrate a perdu 1042 sièges de parlementaire ou postes de gouverneur, à Washington et dans les législatures d’État. Après les élections du 8 novembre, les républicains ont désormais la mainmise complète non seulement sur les branches exécutive et législative à Washington, mais également dans la moitié des États américains. Il s’agit d’un des aspects les plus frappants – et douloureux pour les démocrates – de l’héritage d’Obama, qui doit en porter une part de responsabilité importante.Barack Obama pourrait s’écarter d’une autre façon de l’exemple établi par George W. Bush après son départ de la Maison-Blanche. Il pourrait se permettre de critiquer son successeur. Peut-être pas au cours de la première année de Donald Trump à la Maison-Blanche, mais assurément dans les moments où «certaines questions fondamentales de [la] démocratie [américaine]» seront mises en cause, a-t-il précisé lors d’une baladodiffusion récente animée par son ancien conseiller David Axelrod. Richard Hétu
Attention: un candidat mandchourien peut en cacher un autre !

Invalidations systématiques, dès son premier casse électoral de Chicago de 1996  pour les sénatoriales d’état, des candidatures de ses rivaux sur les plus subtils points de procédure (la qualité des signatures) jusqu’à se retrouver seul en lice, déballages forcés,  quatre ans plus tard aux élections sénatoriales fédérales de 2004, des problèmes de couple (un cas apparemment de violence domestique) ou frasques supposées (des soirées dans des club échangistes) de ses adversaires, que ce soit son propre collègue Blair Hull aux primaires ou le Républicain Jack Ryan à la générale de manière à se retrouver sans opposition devant les électeurs, tentative de rebelote, lors des primaires de 2008, contre sa rivale démocrate malheureuse Hillary Clinton, abandon précipité d’un Irak pacifié puis d’une Syrie fragile à l’avatar survitaminé d’Al Qaeda, extension exponentielle à l’échelle de la planète des éliminations ciblées à coup discrets de drones, abandon à l’ennemi d’un transfuge détenteur de la boite à outil même de ses services de renseignement, lâchage dans la nature des terroristes les plus dangereux de Guantanamo, attribution du droit et des moyens d’accès à l’arme nucléaire d’un pays ayant explicitement appelé à l’effacement de la carte d’un de ses voisins, offre de « flexibilité » post-électorale au principal adversaire strratégique de son propre pays, mise au pilori universel et vote d’une résolution délégitimant la présence même de son principal allié au Moyen-Orient sur ses lieux les plus sacrés …

Alors qu’à moins de dix jours de son investiture à la Maison Blanche …

Et que sur fond, après le retrait américain précipité de la région que l’on sait,  d’un Moyen-Orient à feu et à sang …

Et,  entre arrivée massive de prétendus réfugiés et retour annoncé de milliers de terroristes aguerris, d’une Europe plus que jamais fragilisée …

S’accumulent, entre mise au pilori d’Israël et appui explicite de l’hégémonisme iranien, les dossiers et les menaces potentiellement encore plus explosifs …

Et qu’entre accusations de « candidat mandchourien » et avant les révélations annoncées sans la moindre preuve les plus compromettantes

Via nul doute les canaux habituels de celui qui explique tranquillement l’étrange exclusivité américaine de ses révélations par la trop grand liberté de Moscou et la trop grande distance de Pékin …

Se multiplient, entre Maison Blanche, Hollywood et leur claques médiatiques respectives, les doutes sur la légitimité de l’élection …

Du nouveau président que, contre tous les pronostics et les imprécations de leurs élites, se sont choisis les Américains …

Devinez qui du haut d’une des cotes les plus élevées pour un président américain sortant …

Mais du véritable champ de ruines – du jamais-vu depuis la Seconde Guerre mondiale: quelque 1042 sièges de parlementaire ou postes de gouverneur perdus – qu’il laisse à son propre parti …

Est sur le point d’ajouter entre blâme de son prédécesseur au début et de son successeur à la fin …

Un énième hold up parfait à la longue liste de ceux qui l’ont amené là où il est  ?

Les Russes détiendraient des informations compromettantes sur Trump
Philippe Gélie
Le Figaro
11/01/2017

Selon CNN, les responsables du renseignement américain auraient informé Donald Trump dans un rapport confidentiel que les agents du Kremlin sont en possession d’informations personnelles et financières à son sujet susceptibles de le discréditer.

De notre correspondant à Washington,

Lorsqu’ils lui ont présenté vendredi dernier leur rapport confidentiel sur les interférences russes dans la campagne présidentielle, les responsables du renseignement américain auraient informé Donald Trump que les agents du Kremlin possédaient des «informations compromettantes, personnelles et financières» à son sujet, affirme CNN. L’assertion figurerait dans un addendum de deux pages remis parallèlement à Barack Obama.

Cette allégation proviendrait d’un ancien agent du MI6 britannique, jugé crédible en raison de ses «vastes réseaux» de contacts à travers l’Europe. Celui-ci s’en serait ouvert auprès du FBI dès l’été. La police fédérale aurait attendu de vérifier la fiabilité de ses sources pour inclure l’information dans le rapport sur les piratages russes. Les agences américaines n’auraient pas, à ce stade, vérifié la substance de l’addendum de manière indépendante.

Un ex-ambassadeur britannique aurait cependant eu lui aussi accès aux mêmes informations, par d’autres voies. Il les aurait transmises directement au sénateur John McCain, président de la Commission de la défense du Sénat, qui s’en serait ouvert auprès du directeur du FBI, James Comey, cosignataire du rapport.

Une activité informatique suspecte identifiée

CNN affirme également que, selon l’addendum secret, des personnes liées à Donald Trump auraient communiqué régulièrement avec des proches du Kremlin durant la campagne. Des experts du piratage informatique avaient déjà identifié une activité suspecte entre un serveur du groupe Trump et une adresse e-mail russe fonctionnant en circuit fermé.

Pour les responsables du renseignement, le fait que les Russes n’aient pas diffusé les éléments «compromettants» en leur possession confirmerait leur analyse selon laquelle le Kremlin a tenté de favoriser l’élection de Donald Trump au détriment de Hillary Clinton.

Le président élu ne manquera pas d’être interrogé sur ces nouveaux éléments lors de la conférence de presse qu’il doit tenir ce mercredi, la première du genre depuis juillet. Il a jusqu’ici mis en doute ou minimisé la responsabilité de la Russie dans les piratages, soucieux que rien ne puisse entamer la légitimité de sa victoire.

Si elles sont avérées, ces révélations ne manqueront pas de relancer les soupçons sur les raisons du penchant prorusse de Trump. De nombreux démocrates, mais aussi d’importants élus républicains comme John McCain, le soupçonnent à mots couverts d’être une «marionnette» de Moscou. À l’été, Michael Morell, ancien directeur de la CIA, l’avait quasiment accusé dans le New York Times d’être un «candidat mandchourien»: «Dans le milieu du renseignement, nous dirions que M. Trump a été recruté comme un agent russe qui s’ignore».

Voir aussi:

Brent Budowsky: Donald Trump, a real-life Manchurian candidate
Brent Budowsky
The Hill
08/09/16

With Republicans facing the growing prospect of a landslide defeat that could return control of the Senate and potentially the House to Democrats, 50 leading GOP national security figures announced on Monday that they refuse to vote for Donald Trump because they consider him a danger to American national security.

For many months I have written in The Hill that Trump, now the GOP nominee, has a strange and disquieting habit of offering sympathy and praise to foreign dictators who wish America ill. He has favorably tweeted the words of Benito Mussolini, the Italian fascist from darker days. He has had kind words for Kim Jong Il, the mass murdering dictator of North Korea. And the words of mutual praise exchanged between Trump and former KGB officer and Russian strongman Vladimir Putin will someday be legendary in the history of presidential politics.

Republicans, independents, swing voters and GOP members of the House and Senate who are staking their reelection campaigns on their support for Trump to be president and commander in chief should thoughtfully reflect on the recent op-ed in The New York Times by former acting CIA Director Michael Morell. The op-ed is titled “I ran the CIA. Now I’m endorsing Hillary Clinton.” Morell, who has spent decades protecting our security in the intelligence business, offered high praise for the Democratic nominee and former secretary of State based on his years of working closely with her in the high councils of government. But Morell went even further than praising and endorsing Clinton.

In one of the most extraordinary and unprecedented statements in the history of presidential politics, which powerfully supports the case that every Republican running for office should unequivocally state that they will refuse to vote for Trump or face potentially catastrophic consequences at the polls, Morell wrote: “In the intelligence business, we would say that Mr. Putin had recruited Mr. Trump as an unwitting agent of the Russian Federation.”

This brings to mind the novel and motion picture “The Manchurian Candidate,” which about an American who was captured during the Korean War and brainwashed to unwittingly carry out orders to advance the interests of communists against America.

I offer no suggestion about Trump’s motives in repeatedly saying things, and advocating positions, that are so destructive to American national security interests, though Trump owes the American people full and immediate disclosure of his tax returns for them to determine what, if any, business interests or debt may exist with Russian or other hostile foreign sources.

Whatever Trump’s motivation, Morell is right in suggesting the billionaire nominee is at the least acting as an “unwitting agent” who often advances the interests of foreign actors hostile to America.

Most intelligence experts believe the email leaks attacking Hillary Clinton at the time of the Democratic National Convention were originally obtained through espionage by Russian intelligence services engaging in cyberwar against America, and then shared with WikiLeaks by Russian sources engaged in an infowar against America.

Do Republicans running for the House and Senate in 2016 want to be aligned with a Russian strongman and his intelligence services engaging in covert action against America for the presumed purpose of electing Putin’s preferred candidate? Do they believe Trump when he says he was only kidding when he publicly supported these espionage practices and called for them to be escalated?

Do Republicans running in 2016 believe that America should have a commander in chief who has harshly criticized NATO and stated that if Russia invades the Baltic states, Eastern Europe states such as Poland, or Western Europe he is not committed to defending our allies against this aggression?

Do Republicans running in 2016 support a commander in chief who has endorsed Britain’s vote to leave the European Union, appeared to endorse Russia’s annexation of Crimea, and falsely stated that Russia “is not in Ukraine”?

Do Republicans running in 2016 favor a commander in chief who disdains heroic American POWs by saying he prefers troops who were never captured, and says he would order American troops to commit torture in violation of the Geneva Conventions and international law?

Do Republicans running in 2016 favor a president who campaigns for a ban on immigration of Muslims so extreme that a long list of experts, including retired Gen. and former CIA Director David Petraeus, correctly argue it would help ISIS and other terror groups that seek to kill us?

Do Republicans running in 2016 realize that Trump’s proposal to build a wall on our borders similar to the Berlin Wall erected by the Soviets, coupled with his defamation of immigrants as rapists and murderers, would not only alienate Hispanic voters for a generation but provide a major boost to anti-American extremists across Latin America more successfully than any words Fidel Castro could say today?

I do not question Donald Trump’s patriotism. But for whatever reason Trump advocates policies, again and again, that would help America’s adversaries like Russia and enemies like ISIS and make him, in Morell’s powerful words, “an unwitting agent of the Russian Federation.”

In “The Manchurian Candidate,” our enemies sought to influence our politics at the highest level. What troubles a growing number of Republicans in Congress, and so many Republican and Democratic national security leaders, is that in 2016 life imitates art, aided and abetted by what appears to be a Russian covert action designed to elect the next American president.

Budowsky was an aide to former Sen. Lloyd Bentsen (D-Texas) and Rep. Bill Alexander (D-Ark.), then chief deputy majority whip of the House. He holds an LL.M. in international financial law from the London School of Economics

Voir également:

I Ran the C.I.A. Now I’m Endorsing Hillary Clinton

02/01/2017

Une enquête choc sur l’ancien employé de la NSA soutient qu’Edward Snowden a volé surtout des documents portant sur des secrets militaires et qu’il a collaboré avec le renseignement russe.

Voir de même:

La dette d’Obama

Richard Hétu
La Presse
09 janvier 2017

(New York) Après son départ de la Maison-Blanche, George W. Bush a mis un point d’honneur à ne pas intervenir dans les débats politiques de son pays. Il s’est notamment gardé de critiquer son successeur, se contentant de défendre sa présidence dans des mémoires ou des conférences et de peindre des tableaux naïfs.

Barack Obama ne semble pas vouloir suivre cet exemple après le 20 janvier. Il faut dire qu’il n’est pas aussi impopulaire que son prédécesseur au moment de quitter le 1600 Pennsylvania Avenue. Bush récoltait alors 24% d’opinions favorables. À 58%, Obama se situe, à la fin de sa présidence, dans une zone de popularité supérieure, en compagnie des Bill Clinton (61%) et Ronald Reagan (63%), selon les données du Pew Research Center.

Mais le 44e président doit s’acquitter d’une lourde dette politique. Une dette envers son propre parti. Les démocrates peuvent se targuer d’avoir remporté le vote populaire dans six des sept dernières élections présidentielles. Mais ils ont été décimés au cours de l’ère Obama dans les deux chambres du Congrès et dans les législatures des États américains.

On peut parler d’hécatombe : de 2009 à 2016, le Parti démocrate a perdu 1042 sièges de parlementaire ou postes de gouverneur, à Washington et dans les législatures d’État. Après les élections du 8 novembre, les républicains ont désormais la mainmise complète non seulement sur les branches exécutive et législative à Washington, mais également dans la moitié des États américains.

Il s’agit d’un des aspects les plus frappants – et douloureux pour les démocrates – de l’héritage d’Obama, qui doit en porter une part de responsabilité importante.

Dès les élections de mi-mandat de 2010

L’hécatombe démocrate a commencé de façon spectaculaire lors des élections de mi-mandat de 2010. Porté par la colère du Tea Party à l’égard de l’Obamacare et des plans de sauvetage des secteurs financier et automobile, le Parti républicain a notamment reconquis la majorité à la Chambre des représentants en réalisant un gain net de 63 sièges, du jamais-vu depuis la Seconde Guerre mondiale.

Aujourd’hui, Obama se reproche de ne pas avoir consacré assez de temps à la promotion de ses politiques. Il pourrait évidemment se demander si ses politiques répondaient vraiment à l’insatisfaction économique de bon nombre d’Américains, qui ont préféré le message de Donald Trump à celui d’Hillary Clinton dans certains États-clés, dont l’Ohio, la Pennsylvanie, le Michigan et le Wisconsin.

D’autres facteurs

Mais l’hécatombe démocrate tient à d’autres facteurs pour lesquels Obama ne peut être blâmé. L’un d’eux résulte de la plus faible participation de l’électorat démocrate – les jeunes et les minorités en particulier – aux élections de mi-mandat. Un autre découle du découpage des circonscriptions électorales qui favorise les républicains. Lors des élections de mi-mandat de 2014, par exemple, ils ont remporté 57% des sièges du Congrès avec 52% des voix.

Et c’est en contribuant à corriger cette situation que Barack Obama veut acquitter une partie de sa dette envers les démocrates. Avant même la victoire de Donald Trump, il avait annoncé son soutien à un nouveau groupe, le National Democratic Redistricting Committee, dont la mission consistera à renverser les gains républicains dans les législatures d’État et à la Chambre des représentants. Le 44e président s’est engagé à participer à des activités de collecte de fonds pour ce groupe et à faire campagne pour des candidats à des postes de gouverneur et de parlementaire à la Chambre des représentants et dans les législatures d’État.

Une priorité

Les élections de 2017 et de 2018 représentent une priorité pour Obama et le nouveau groupe démocrate, qui sera présidé par l’ancien ministre de la Justice Eric Holder. Ces élections éliront les gouverneurs et parlementaires qui approuveront dans chaque État les nouvelles circonscriptions électorales qui seront créées après le recensement américain de 2020. Or, si les démocrates ne parviennent pas à réaliser des gains dans les législatures d’État, ils risquent de continuer à être désavantagés pendant une autre décennie par un redécoupage partisan des circonscriptions électorales.

Barack Obama pourrait s’écarter d’une autre façon de l’exemple établi par George W. Bush après son départ de la Maison-Blanche. Il pourrait se permettre de critiquer son successeur. Peut-être pas au cours de la première année de Donald Trump à la Maison-Blanche, mais assurément dans les moments où «certaines questions fondamentales de [la] démocratie [américaine]» seront mises en cause, a-t-il précisé lors d’une baladodiffusion récente animée par son ancien conseiller David Axelrod.

«Vous savez, a-t-il ajouté, je suis encore un citoyen, et cela comporte des devoirs et des obligations.»

Mais l’acquittement de sa dette envers le Parti démocrate restera sans doute la plus importante de ses obligations au cours des prochaines années.

Voir de plus:

A Veteran Spy Has Given the FBI Information Alleging a Russian Operation to Cultivate Donald Trump

Has the bureau investigated this material?

On Friday, FBI Director James Comey set off a political blast when he informed congressional leaders that the bureau had stumbled across emails that might be pertinent to its completed inquiry into Hillary Clinton’s handling of emails when she was secretary of state. The Clinton campaign and others criticized Comey for intervening in a presidential campaign by breaking with Justice Department tradition and revealing information about an investigation—information that was vague and perhaps ultimately irrelevant—so close to Election Day. On Sunday, Senate Minority Leader Harry Reid upped the ante. He sent Comey a fiery letter saying the FBI chief may have broken the law and pointed to a potentially greater controversy: « In my communications with you and other top officials in the national security community, it has become clear that you possess explosive information about close ties and coordination between Donald Trump, his top advisors, and the Russian government…The public has a right to know this information. »

Reid’s missive set off a burst of speculation on Twitter and elsewhere. What was he referring to regarding the Republican presidential nominee? At the end of August, Reid had written to Comey and demanded an investigation of the « connections between the Russian government and Donald Trump’s presidential campaign, » and in that letter he indirectly referred to Carter Page, an American businessman cited by Trump as one of his foreign policy advisers, who had financial ties to Russia and had recently visited Moscow. Last month, Yahoo News reported that US intelligence officials were probing the links between Page and senior Russian officials. (Page has called accusations against him « garbage. ») On Monday, NBC News reported that the FBI has mounted a preliminary inquiry into the foreign business ties of Paul Manafort, Trump’s former campaign chief. But Reid’s recent note hinted at more than the Page or Manafort affairs. And a former senior intelligence officer for a Western country who specialized in Russian counterintelligence tells Mother Jones that in recent months he provided the bureau with memos, based on his recent interactions with Russian sources, contending the Russian government has for years tried to co-opt and assist Trump—and that the FBI requested more information from him.

« This is something of huge significance, way above party politics, » the former intelligence officer says. « I think [Trump’s] own party should be aware of this stuff as well. »

Does this mean the FBI is investigating whether Russian intelligence has attempted to develop a secret relationship with Trump or cultivate him as an asset? Was the former intelligence officer and his material deemed credible or not? An FBI spokeswoman says, « Normally, we don’t talk about whether we are investigating anything. » But a senior US government official not involved in this case but familiar with the former spy tells Mother Jones that he has been a credible source with a proven record of providing reliable, sensitive, and important information to the US government.

In June, the former Western intelligence officer—who spent almost two decades on Russian intelligence matters and who now works with a US firm that gathers information on Russia for corporate clients—was assigned the task of researching Trump’s dealings in Russia and elsewhere, according to the former spy and his associates in this American firm. This was for an opposition research project originally financed by a Republican client critical of the celebrity mogul. (Before the former spy was retained, the project’s financing switched to a client allied with Democrats.) « It started off as a fairly general inquiry, » says the former spook, who asks not to be identified. But when he dug into Trump, he notes, he came across troubling information indicating connections between Trump and the Russian government. According to his sources, he says, « there was an established exchange of information between the Trump campaign and the Kremlin of mutual benefit. »

This was, the former spy remarks, « an extraordinary situation. » He regularly consults with US government agencies on Russian matters, and near the start of July on his own initiative—without the permission of the US company that hired him—he sent a report he had written for that firm to a contact at the FBI, according to the former intelligence officer and his American associates, who asked not to be identified. (He declines to identify the FBI contact.) The former spy says he concluded that the information he had collected on Trump was « sufficiently serious » to share with the FBI.

Mother Jones has reviewed that report and other memos this former spy wrote. The first memo, based on the former intelligence officer’s conversations with Russian sources, noted, « Russian regime has been cultivating, supporting and assisting TRUMP for at least 5 years. Aim, endorsed by PUTIN, has been to encourage splits and divisions in western alliance. » It maintained that Trump « and his inner circle have accepted a regular flow of intelligence from the Kremlin, including on his Democratic and other political rivals. » It claimed that Russian intelligence had « compromised » Trump during his visits to Moscow and could « blackmail him. » It also reported that Russian intelligence had compiled a dossier on Hillary Clinton based on « bugged conversations she had on various visits to Russia and intercepted phone calls. »

The former intelligence officer says the response from the FBI was « shock and horror. » The FBI, after receiving the first memo, did not immediately request additional material, according to the former intelligence officer and his American associates. Yet in August, they say, the FBI asked him for all information in his possession and for him to explain how the material had been gathered and to identify his sources. The former spy forwarded to the bureau several memos—some of which referred to members of Trump’s inner circle. After that point, he continued to share information with the FBI. « It’s quite clear there was or is a pretty substantial inquiry going on, » he says.

« This is something of huge significance, way above party politics, » the former intelligence officer comments. « I think [Trump’s] own party should be aware of this stuff as well. »

The Trump campaign did not respond to a request for comment regarding the memos. In the past, Trump has declared, « I have nothing to do with Russia. »

The FBI is certainly investigating the hacks attributed to Russia that have hit American political targets, including the Democratic National Committee and John Podesta, the chairman of Clinton’s presidential campaign. But there have been few public signs of whether that probe extends to examining possible contacts between the Russian government and Trump. (In recent weeks, reporters in Washington have pursued anonymous online reports that a computer server related to the Trump Organization engaged in a high level of activity with servers connected to Alfa Bank, the largest private bank in Russia. On Monday, a Slate investigation detailed the pattern of unusual server activity but concluded, « We don’t yet know what this [Trump] server was for, but it deserves further explanation. » In an email to Mother Jones, Hope Hicks, a Trump campaign spokeswoman, maintains, « The Trump Organization is not sending or receiving any communications from this email server. The Trump Organization has no communication or relationship with this entity or any Russian entity. »)

According to several national security experts, there is widespread concern in the US intelligence community that Russian intelligence, via hacks, is aiming to undermine the presidential election—to embarrass the United States and delegitimize its democratic elections. And the hacks appear to have been designed to benefit Trump. In August, Democratic members of the House committee on oversight wrote Comey to ask the FBI to investigate « whether connections between Trump campaign officials and Russian interests may have contributed to these [cyber] attacks in order to interfere with the US. presidential election. » In September, Sen. Dianne Feinstein and Rep. Adam Schiff, the senior Democrats on, respectively, the Senate and House intelligence committees, issued a joint statement accusing Russia of underhanded meddling: « Based on briefings we have received, we have concluded that the Russian intelligence agencies are making a serious and concerted effort to influence the U.S. election. At the least, this effort is intended to sow doubt about the security of our election and may well be intended to influence the outcomes of the election. » The Obama White House has declared Russia the culprit in the hacking capers, expressed outrage, and promised a « proportional » response.

There’s no way to tell whether the FBI has confirmed or debunked any of the allegations contained in the former spy’s memos. But a Russian intelligence attempt to co-opt or cultivate a presidential candidate would mark an even more serious operation than the hacking.

In the letter Reid sent to Comey on Sunday, he pointed out that months ago he had asked the FBI director to release information on Trump’s possible Russia ties. Since then, according to a Reid spokesman, Reid has been briefed several times. The spokesman adds, « He is confident that he knows enough to be extremely alarmed. »

Voir aussi:

Barack Obama’s legacy of failure
Jeff Jacoby
The Boston Globe
January 8, 2017

AS HE PREPARES to move out of the White House, Barack Obama is understandably focused on his legacy and reputation. The president will deliver a farewell address in Chicago on Tuesday; he told his supporters in an e-mail that the speech would « celebrate the ways you’ve changed this country for the better these past eight years, » and previewed his closing argument in a series of tweets hailing « the remarkable progress » for which he hopes to be remembered.

Certainly Obama has his admirers. For years he has enjoyed doting coverage in the mainstream media. Those press ovations will continue, if a spate of new or forthcoming books by journalists is any indication. Moreover, Obama is going out with better-than-average approval ratings for a departing president. So his push to depict his presidency as years of « remarkable progress » is likely to resonate with his true believers.

But there are considerably fewer of those true believers than there used to be. Most Americans long ago got over their crush on Obama , as they repeatedly demonstrated at the polls.

In 2010, two years after electing him president, voters trounced Obama’s party, handing Democrats the biggest midterm losses in 72 years. Obama was reelected in 2012, but by nearly 4 million fewer votes than in his first election, making him the only president ever to win a second term with shrunken margins in both the popular and electoral vote. Two years later, with Obama imploring voters , « [My] policies are on the ballot — every single one of them, » Democrats were clobbered again. And in 2016, as he campaigned hard for Hillary Clinton, Obama was increasingly adamant that his legacy was at stake. « I’m not on this ballot, » he told campaign rallies in a frequent refrain, « but everything we’ve done these last eight years is on the ballot. » The voters heard him out, and once more turned him down.

As a political leader, Obama has been a disaster for his party. Since his inauguration in 2009, roughly 1,100 elected Democrats nationwide have been ousted by Republicans. Democrats lost their majorities in the US House and Senate. They now hold just 18 of the 50 governorships, and only 31 of the nation’s 99 state legislative chambers. After eight years under Obama, the GOP is stronger than at any time since the 1920s, and the outgoing president’s party is in tatters.

When Obama touts the way he « changed this country for the better these past eight years, » the wreckage of the Democratic Party — to say nothing of the election of Donald Trump — presumably isn’t what he has in mind. Yet the Democrats’ repudiation can’t be divorced from the president and policies he embraced. Obama urged Americans to cast their vote as a thumbs-up or thumbs-down on his legacy. That’s what they did.

In almost every respect, Obama leaves behind a trail of failure and disappointment. Consider just some of his works:

The economy . Obama took office during a painful recession and (with Congress’s help) made it even worse. Historically, the deeper a recession, the more robust the recovery that follows, but the economy’s rebound under Obama was the worst in seven decades. Annual GDP growth since the recession ended has averaged a feeble 2.1 percent, by far the puniest economic performance of any president since World War II. Obama spent more public funds on « stimulus » than all previous stimulus programs combined, with wretched, counterproductive results. On his watch, millions of additional Americans fell below the poverty line. The number of food stamp recipients soared. The national debt doubled to an incredible $20 trillion. According to the Pew Research Center, the share of young adults (18- to 34-year-olds) living in their parents’ homes is the highest it has been since the Great Depression — particularly young men , whose employment and earning levels are far lower than they were a generation ago.

In 2008, when Obama was first elected president, 63 percent of Americans considered themselves middle class. Seven years later, only 51 percent still felt the same way. Obama argues energetically that his economic policies have delivered prosperity and employment. Countless Americans disagree — including many who aren’t Republican. « Millions and millions and millions and millions of people look at that pretty picture of America he painted, » said Bill Clinton after Obama extolled the recovery in his last State of the Union speech, « and they cannot find themselves in it to save their lives. »

The president’s endlessly-repeated vow that Obamacare would not force anyone to give up a health plan they liked was PolitiFact’s 2013 « Lie of the Year. »

Health care . The Affordable Care Act should never have been enacted. Survey after survey confirmed that it lacked majority support, and only through hard-knuckled, party-line maneuvering was the wrenching health-care overhaul rammed through Congress. But Obama was certain the measure would win public support, because of three promises he made over and over: that the law would extend health insurance to the 47 million uninsured, that it would significantly reduce health-insurance costs, and that Americans who had health plans or doctors they liked could keep them.

But Obamacare has been a fiasco. At least 27 million Americans are still without health insurance , and many of those who are newly insured have simply been added to the Medicaid rolls. Far from reducing costs, Obamacare sent premiums and deductibles skyrocketing. Insurance companies, having suffered billions of dollars in losses on the Obamacare exchanges, have pulled out from many of them, leaving consumers in much of the country with few or no options. And the administration, it transpired, knew all along that millions of Americans would lose their medical plans once the law took effect. The deception was so egregious that in December 2013, PolitiFact dubbed « If you like your health plan, you can keep it » as its  » Lie of the Year . »

Foreign policy. The 44th president came to office vowing not to repeat the foreign-policy mistakes of his predecessor. His own were exponentially worse.

In his rush to pull US troops out of Iraq and Afghanistan, he created a power vacuum into which terror networks expanded and the Taliban revived . Islamic State’s jihadist savagery not only plunged a stabilized Iraq back into shuddering violence, but also inspired scores of lethal terrorist attacks in the West . For months, Obama and his lieutenants insisted that Syrian dictator Bashar al-Assad could be induced to « reform, » and pointedly refused to intervene as an uprising against him metastasized into genocidal slaughter. At last Obama vowed to take action if Assad crossed a « red line » by deploying chemical weapons — but when those weapons were used, Obama blinked. The death toll in Syria climbed into the hundreds of thousands, triggering a flood of refugees greater than any the world had seen since the 1940s.

Determined to conciliate America’s adversaries, the president indulged dictatorial regimes in Iran, Russia, and Cuba. They in turn exploited his passivity with multiple treacheries — seizing Crimea and destroying Aleppo (Russia), abducting American hostages for ransom and illicitly testing long-range missiles (Iran), and cracking down mercilessly on democratic dissidents (Cuba). Meanwhile, American friends and allies — Israel, Ukraine, Poland and the Czech Republic — Obama undermined or betrayed.

Syria’s dictator slaughtered innocent civilians with chemical weapons, crossing a « red line » that President Obama warned he would not tolerate. But he did tolerate it, with devastating results.

For eight years the nation has been led by a president intent on lowering America’s global profile, not projecting military power, and « leading from behind. » The consequences have been stark: a Middle East awash in blood and bombs, US troops re-embroiled in Iraq and Afghanistan, aggressive dictators ascendant, human rights and democracy in retreat, rivers of refugees destabilizing nations across three continents, the rise of neo-fascism in Europe, and the erosion of US credibility to its lowest level since the Carter years.

National unity . As a candidate for president, Obama promised to soothe America’s bitter and divisive politics, and to replace Red State/Blue State animosity with cooperation and bipartisanship. But the healer-in-chief millions of Americans voted for never showed up.

According to Gallup, Obama became the most polarizing president in modern history. Like all presidents, he faced partisan opposition, but Obama worsened things by regularly taking the low road and disparaging his critics’ motives. In his own words, his political strategy was one of ruthless escalation : « If they bring a knife to the fight, we bring a gun. » During his 2012 reelection campaign, Politico reported that « Obama and his top campaign aides have engaged far more frequently in character attacks and personal insults than the Romney campaign. » And when a Republican-led Congress wouldn’t enact legislation he sought, Obama turned to his « pen and phone » strategy of governing by diktat that polarized politics even more.

To his credit, Obama acknowledges that he didn’t live up to his promise to reduce the angry rancor of Washington politics. Had he made an effort to do so, perhaps the campaign to succeed him would not have been so mean. And perhaps 60 percent of voters would not feel that their country, after two terms of Obama’s administration, is  » on the wrong track . »

Obama’s accession in 2008 as the nation’s first elected black president was an achievement that even Republicans and conservatives could cheer . It marked a moment of hope and transformation; it genuinely did change America for the better.

It was also the high point of Obama’s presidency. What followed, alas, was eight long years of disenchantment and incompetence. Our world today is more dangerous, our country more divided, our national mood more toxic. In a few days, Donald Trump will become the 45th president of the United States. Behold the legacy of the 44th.

( Jeff Jacoby is a columnist for The Boston Globe )

Voir de plus:

Transition 2016

About that Explosive Trump Story: Take a Deep Breath

Benjamin Wittes, Susan Hennessey, Quinta Jurecic

Lawfare

January 10, 2017

This afternoon, CNN reported that President Barack Obama and President-Elect Donald Trump had been briefed by the intelligence community on the existence of a cache of memos alleging communication between the Trump campaign and Russian officials and the possession by the Russian government of highly compromising material against Trump. The memos were compiled by a former British intelligence officer on behalf of anti-Trump Republicans and, later, Democrats working against Trump in the general election. According to CNN, the intelligence officer’s previous work is credible, but the veracity of the specific allegations set forth in the document have not yet been confirmed. Notably, Mother Jones journalist David Corn reported the week before the election on similar allegations that Trump had been “cultivated” by Russian intelligence, on the basis of a memos produced by “a former senior intelligence officer for a Western country.” A similar report also appeared in Newsweek.

This cache of memos has been kicking around official Washington for several weeks now. A great many journalists have been feverishly working to document the allegations within it, which are both explosive and quite various: some of them relate to alleged collusion between Trump campaign officials and Russian intelligence, while others relate to personal sexual conduct by Trump himself that supposedly constitutes a rip-roaring KOMPROMAT file.

If you are finding Lawfare useful in these times, please consider making a contribution to support what we do.We have had the document for a couple of weeks and have chosen, as have lots of other publications, not to publish it while the allegations within it remain unproven. In response to CNN’s report, however, Buzzfeed has now released the underlying document itself, which is available here.

Whether or not its release is defensible in light of the CNN story, it is now important to emphasize several points.

First, we have no idea if any of these allegations are true. Yes, they are explosive; they are also entirely unsubstantiated, at least to our knowledge, at this stage. For this reason, even now, we are not going to discuss the specific allegations within the document.

Second, while unproven, the allegations are being taken quite seriously. The President and President-elect do not get briefed on material that the intelligence community does not believe to be at least of some credibility. The individual who generated them is apparently a person whose work intelligence professionals take seriously. And at a personal level, we can attest that we have had a lot of conversations with a lot of different people about the material in this document. While nobody has confirmed any of the allegations, both inside government and in the press, it is clear to us that they are the subject of serious attention.

Third, precisely because it is being taken seriously, it is—despite being unproven and, in public anyway, undiscussed—pervasively affecting the broader discussion of Russian hacking of the election. CNN reported that Senator John McCain personally delivered a copy of the document to FBI Director James Comey on December 9th. Consider McCain’s comments about the gravity of the Russian hacking episode at last week’s Armed Services Committee hearing in light of that fact. Likewise, consider Senator Ron Wyden’s questioning of Comey at today’s Senate Intelligence Committee hearing, in which Wyden pushed the FBI Director to release a declassified assessment before January 20th regarding contact between the Trump campaign and the Russian government. (Comey refused to comment on an ongoing investigation.)

So while people are being delicate about discussing wholly unproven allegations, the document is at the front of everyone’s minds as they ponder the question: Why is Trump so insistent about vindicating Russia from the hacking charges that everyone else seems to accept?

Fourth, it is significant that the document contains highly specific allegations, many of which are the kind of facts it should be possible to prove or disprove. This is a document about meetings that either took place or did not take place, stays in hotels that either happened or didn’t, travel that either happened or did not happen. It should be possible to know whether at least some of these allegations are true or false.

Finally, fifth, it is important to emphasize that this is not a case of the intelligence community leaking sensitive information about an investigative subject out of revenge or any other improper motive. This type of information, referencing sensitive sources and methods and the identities of U.S. persons, is typically treated by the intelligence community with the utmost care. And this material, in fact, does not come from the intelligence community; it comes, rather, from private intelligence documents put together by a company. It is actually not even classified.

All of which is to say to everyone: slow down, and take a deep breath. We shouldn’t assume either that this is simply a “fake news” episode directed at discrediting Trump or that the dam has now broken and the truth is coming out at last. We don’t know what the reality is here, and the better part of valor is not to get ahead ahead of the facts—a matter on which, incidentally, the press deserves a lot of credit.

 Voir de même:

Conférence du 15 janvier 2017: l’esprit de Munich s’invite à Paris !

Dora Marrache
Europe Israël
Déc 28, 2016

« Vous aviez le choix entre le déshonneur et la guerre. Vous avez choisi le déshonneur, et vous aurez la guerre ». (Winston Churchill)

Le 23 décembre, le vote de la Résolution 2334, a permis aux Juifs de découvrir le vrai Obama, celui qui se cache sous des dehors affables. Bien sûr,  on se console en se disant que Donald Trump fera révoquer cette « honteuse » résolution. Mais là rien n’est moins sûr, car il est à craindre qu’il ne réussisse pas à obtenir les 9 voix qui le soutiendront.

Hélas, Obama n’a pas encore assouvi pleinement son désir de vengeance. La Conférence de Paris permettra au gouvernement israélien de découvrir sans doute l’aspect maléfique du premier président noir des États-Unis, mais aussi  celui du président français qui proclame  son amour des Juifs de France, mais enfonce un couteau dans le dos de leurs frères israéliens.

Prévue initialement en mai 2016, cette conférence a été reportée à plusieurs reprises mais,  à moins d’un report fort improbable (après le 20 janvier, Obama n’aura plus aucun pouvoir),  elle aura lieu le 15 janvier 2017, à Paris.

« La ConférenceBottom of Form sur la paix de Paris : une feuille de route cauchemardesque? » écrivait en juin Shimon Samuels, le directeur des Relations internationales du Centre Simon Wiesenthal, et il  en parlait comme d’un autre Munich. En effet, difficile de ne pas penser à la conférence de Munich quand on parle de la conférence de Paris. Les ressemblances sont frappantes, on pourrait même envisager des Accords calqués sur ceux de Munich.

En revanche, si nombreux étaient ceux qui, au lendemain des Accords de Munich,  ont parlé de « la lâcheté de Munich », il est, hélas fort peu probable qu’ils le soient pour parler de « la lâcheté de Paris ».

Aujourd’hui, le dictateur c’est Abbas qui promet la paix et la fin du terrorisme si on lui donne les territoires qu’il convoite afin de pouvoir ensuite s’accaparer tout Israël.  On va donc tenter de les lui livrer sur un plateau d’argent.

But de la conférence de Paris-  La résolution du conflit israélo-palestinien par la création de l’État palestinien.

Un peu comme la conférence de Munich qui fut organisée à la demande de Paris les 29 et 30 septembre 1938 pour régler le problème germano-tchèque, celle de Paris, organisée également à la demande du gouvernement français, a pour objectif de résoudre le conflit israélo-palestinien. Paris, l’allié inconditionnel des « Palestiniens » feint de vouloir instaurer la paix dans cette région du monde,  alors qu’il ne fait qu’obéir aux ordres de Ramallah.

À cette conférence à laquelle 70 pays sont conviés – plus on est de fous, plus on s’amuse- Israël a choisi,  depuis longtemps d’ailleurs,  de ne pas participer.  L’État juif veut des négociations bilatérales, mais Abbas évidemment préfère obtenir ce qu’il désire sans devoir faire la moindre concession. La conférence aura donc lieu en l’absence du principal intéressé, tout comme celle de Munich organisée en l’absence de la Tchécoslovaquie. Mais tandis que la Russie, allié de la Tchécoslovaquie n’avait pas été invitée à Munich,  l’Amérique, allié-traitre de l’État juif, sera à Paris car le gouvernement est assuré de son soutien depuis mai 2016 et le vote du 23 décembre le lui a confirmé.

On peut donc dire d’ores et déjà que, à l’instar de la Tchécoslovaquie qui fut trahie par la France qui lui avait pourtant garanti ses frontières, Israël sera trahi encore une fois par l’Amérique.

Abbas / Hitler  Abbas se frotte déjà les mains : tout comme Hitler a pu obtenir la Tchécoslovaquie sans rien donner en retour, Abbas espère bien obtenir que l’État juif se retire aux lignes du cessez-le-feu de la guerre de 48.

« La feuille de route, nous explique Shimon Samuels, consiste alors en une résolution préparée par la conférence internationale organisée à Paris, qui doit être votée par les quinze États membres du Conseil de sécurité dans les cinquante jours qui précèdent l’intronisation du président Trump, le 20 janvier prochain ». Et il ajoutait : « Si elle n’est pas rejetée par l’habituel veto américain, qui s’applique à chaque fois que les intérêts vitaux d’Israël sont en jeu, cette résolution fera d’Israël un État paria, passible de sanctions ».

On peut maintenant, à la lumière du vote du 23 décembre, assurer qu’elle ne le sera pas. La France peut dormir tranquille, Obama la suivra fidèlement et sera même disposé à aller encore plus loin.  Comme l’État juif ne se soumettra pas au diktat de Abbas, contrairement aux autres pays, l’ONU votera une résolution pour isoler complètement l’État juif en élargissant le boycott à tous les produits israéliens, puis une autre pour  la proclamation unilatérale de l’État « palestinien » (ce qu’avait suggéré Fabius).

Les Accords de Paris

Pourquoi ne pas les imaginer calqués sur les « Accords de Munich »? Ils se liraient alors ainsi :

(LE 15 JANVIER 2016 LES puissances  (à définir) réunies sont convenues des dispositions et conditions suivantes règlementant ladite cession, et des mesures qu’elle comporte. Chacune d’elles, par cet accord, s’engage à accomplir les démarches nécessaires pour en assurer l’exécution :

  1. L’évacuation des territoires occupés commencera le ….
  2. Ils conviennent que l’évacuation des territoires en question devra être achevée le … sans qu’aucune des installations existantes ait été détruite. Le gouvernement d’Israël, la Puissance occupante, aura la responsabilité d’effectuer cette évacuation sans qu’il en résulte aucun dommage aux dites installations.
  3. Les conditions de cette évacuation seront déterminées dans le détail par une commission internationale, composée de représentants de la France, des États-Unis, … de la Palestine et d’Israël, la Puissance occupante.
  4. L’occupation progressive par l’armée de l’Autorité Palestinienne commencera le … Les zones indiquées sur la carte ci-jointe seront occupées par les soldats palestiniens à des dates fixées ultérieurement et dans l’ordre suivant :
  • la zone 1, les …
  • la zone 2, les …
  • la zone 3, les …
  • la zone 4, les  …
  1. La commission internationale mentionnée au paragraphe 3 déterminera les territoires où doit être effectué un plébiscite. (Ce paragraphe n’apparaitra pas puisque de la Cisjordanie rien ne sera laissé aux Juifs)
  2. La fixation finale des frontières sera établie par la commission internationale.
  3. Il existera un droit d’option permettant d’être inclus dans les territoires transférés ou d’en être exclu. (Ce droit n’existera même pas, Abbas exige un territoire judenrein)
  4. Le gouvernement d’Israël, la Puissance occupante,  libèrera, dans un délai de quatre semaines à partir de la conclusion du présent accord, tous les prisonniers palestiniens retenus dans les prisons d’Israël, et ce quels que soient les délits dont ils se sont rendus coupables

Paris, le 15 janvier 2017

Le président de l’Autorité palestinienne
Abou MAZEN

Le président français
François Hollande

Le président des États-Unis
Barak Hussein Obama

Tout cela est bien beau et c’est le rêve de Abbas. Il caresse l’espoir insensé que la communauté internationale réussira à mettre Israël au pied du mur et qu’il réalisera la première étape de son plan diabolique, à savoir obtenir la totalité de l’État juif. Car il faut être lucide: toutes les guerres qui ont été déclenchées contre l’État juif l’ont été dans ce but et, aujourd’hui, près de 70 ans plus tard,  les Arabes n’ont nullement renoncé à l’objectif qu’ils se sont fixé.

Conclusion  Seulement voilà : Israël n’est pas la Tchécoslovaquie, Israël ne capitulera pas comme l’avait fait le gouvernement tchécoslovaque.

Si Abbas et tous ses acolytes s’imaginent qu’Israël se soumettra aux résolutions de l’ONU -ce qui n’est nullement dans ses habitudes- et qu’il va assister au démantèlement de Jérusalem et de la Judée-Samarie en restant les bras croisés, ce qu’ils se gourent! Ce qu’ils se gourent! Après Munich, conscient que le pire était à venir, Daladier en faisant allusion au peuple français qui croyait avoir obtenu la paix, avait murmuré : « Ah les cons s’ils savaient ! ». Après Paris, y aura-t-il au moins quelques chefs d’État qui se feront la même réflexion? J’en doute fort!

Tous sont tellement aveuglés par la haine qu’ils nourrissent à l’égard de l’État juif qu’ils ne sont pas même capables de réaliser qu’ils ont à faire à un adversaire de taille qui se battra avec le même acharnement qu’au cours des guerres que ses ennemis lui ont déclarées. Les Juifs auxquels ils se heurtent n’ont plus rien en commun avec le Juif honteux, celui qui a servi de bouc émissaire pendant les 2000 ans d’exil.  Les Israéliens sont prêts à la guerre pour défendre leur territoire lilliputien. Les « Palestiniens » le sont-ils?

Si à l’issue de cette conférence, la France passe pour l’artisan incontestable de la « paix », si on joue à Paris l’hymne national « palestinien », ne sommes-nous pas en droit de nous demander si la France ne se prépare pas à devenir le plus grand fossoyeur de l’humanité? Il semble bien, hélas,  que tous les pays invités à Paris ont oublié que le passé est garant de l’avenir.

Voir par ailleurs:

Qui a fait élire Trump ? Pas les algorithmes, mais des millions de “tâcherons du clic” sous-payés

Le débat sur les responsabilités médiatiques (et technologiques) de la victoire de Trump ne semble pas épuisé. Moi par contre je m’épuise à expliquer que le problème, ce ne sont pas les algorithmes. D’ailleurs, la candidate “algorithmique” c’était Clinton : elle avait hérité de l’approche big data au ciblage des électeurs qui avait fait gagner Obama en 2012, et sa campagne était apparemment régie par un système de traitement de données personnelles surnommé Ada.

Au contraire, le secret de la victoire du Toupet Parlant (s’il y en a un) a été d’avoir tout misé sur l’exploitation de masses de travailleurs du clic, situés pour la plupart à l’autre bout du monde. Si Hillary Clinton a dépensé 450 millions de dollars, Trump a investi un budget relativement plus modeste (la moitié en fait), en sous-payant des sous-traitants recrutés sur des plateformes d’intermédiation de micro-travail.

Une armée de micro-tâcherons dans des pays en voie de développement

Vous avez peut-être lu la news douce-amère d’une ado de Singapour qui a fini par produire les slides des présentation de Trump. Elle a été recrutée via Fiverr, une plateforme où l’on peut acheter des services de secrétariat, graphisme ou informatique, pour quelques dollars. Ses micro-travailleurs résident en plus de 200 pays, mais les tâches les moins bien rémunérées reviennent principalement à de ressortissants de pays de l’Asie du Sud-Est. L’histoire édifiante de cette jeune singapourienne ne doit pas nous distraire de la vraie nouvelle : Trump a externalisé la préparation de plusieurs supports de campagne à des tacherons numériques recrutés via des plateformes de digital labor, et cela de façon récurrente. L’arme secrète de la victoire de ce candidat raciste, misogyne et connu pour mal payer ses salariés s’avère être l’exploitation de travailleuses mineures asiatiques. Surprenant, non ?

Hrithie, la “tâcheronne numérique” qui a produit les slides de Donal Trump…

Mais certains témoignages de ces micro-travailleurs offshore sont moins édifiants. Vous avez certainement lu l’histoire des “spammeurs de Macédoine”. Trump aurait profité de l’aide opportuniste d’étudiants de milieux modestes d’une petite ville post-industrielle d’un pays ex-socialiste de l’Europe centrale devenus des producteurs de likes et de posts, qui ont généré et partagé les pires messages de haine et de désinformation pour pouvoir profiter d’un vaste marché des clics.

How Teens In The Balkans Are Duping Trump Supporters With Fake News

A qui la faute ? Au modèle d’affaires de Facebook

A qui la faute ? Aux méchants spammeurs ou bien à leur mandataires ? Selon Business Insider, les responsables de la com’ de Trump ont directement acheté presque 60% des followers de sa page Facebook. Ces fans et la vaste majorité de ses likes proviennent de fermes à clic situées aux Philippines, en Malaysie, en Inde, en Afrique du Sud, en Indonesie, en Colombie… et au Mexique. (Avant de vous insurger, sachez que ceci est un classique du fonctionnement actuel de Facebook. Si vous n’êtes pas au fait de la façon dont la plateforme de Zuckerberg limite la circulation de vos posts pour ensuite vous pousser à acheter des likes, cette petite vidéo vous l’explique. Prenez 5 minutes pour finaliser votre instruction.)

Bien sûr, le travail dissimulé du clic concerne tout le monde. Facebook, présenté comme un service gratuit, se révèle aussi être un énorme marché de nos contacts et de notre engagement actif dans la vie de notre réseau. Aujourd’hui, Facebook opère une restriction artificielle de la portée organique des posts partagés par les utilisateurs : vous avez 1000 « amis », par exemple, mais moins de 10% lit vos messages hilarants ou regarde vos photos de chatons. Officiellement, Facebook prétend qu’il s’agit ainsi de limiter les spams. Mais en fait, la plateforme invente un nouveau modèle économique visant à faire payer pour une visibilité plus vaste ce que l’usager partage aujourd’hui via le sponsoring. Ce modèle concerne moins les particuliers que les entreprises ou les hommes politiques à la chevelure improbable qui fondent leur stratégies marketing sur ce réseau social : ces derniers ont en effet intérêt à ce que des centaines de milliers de personnes lisent leurs messages, et ils paieront pour obtenir plus de clics. Or ce système repose sur des « fermes à clics », qui exploitent des travailleurs installés dans des pays émergents ou en voie de développement. Cet énorme marché dévoile l’illusion d’une participation volontaire de l’usager, qui est aujourd’hui écrasée par un système de production de clics fondé sur du travail caché—parce que, littéralement, délocalisé à l’autre bout du monde.

Flux de digital labor entre pays du Sud et pays du Nord

Une étude récente de l’Oxford Internet Institute montre l’existence de flux de travail importants entre le sud et le nord de la planète : les pays du Sud deviennent les producteurs de micro-tâches pour les pays du Nord. Aujourd’hui, les plus grands réalisateurs de micro-taches se trouvent aux Philippines, au Pakistan, en Inde, au Népal, à Hong-Kong, en Ukraine et en Russie, et les plus grands acheteurs de leurs clics se situent aux Etats-Unis, au Canada, en Australie et au Royaume-Uni. Les inégalités classiques Nord/Sud se reproduisent à une échelle planétaire. D’autant qu’il ne s’agit pas d’un phénomène résiduel mais d’un véritable marché du travail : UpWork compte 10 millions d’utilisateurs, Freelancers.com, 18 millions, etc.

Micro-travailleurs d’Asie, et recruteurs en Europe, Australie et Amérique du Nord sur une plateforme de digital labor.

Nouvel “i-sclavagisme” ? Nouvel impérialisme numérique ? Je me suis efforcé d’expliquer que les nouvelles inégalités planétaires relèvent d’une marginalisation des travailleurs qui les expose à devoir accepter les tâches les plus affreuses et les plus moralement indéfendables (comme par exemple aider un candidat à l’idéologie clairement fasciste à remporter les élections). Je l’explique dans une contribution récente sur la structuration du digital labor en tant que phénomène global (attention : le document est en anglais et fait 42 pages).  Que se serait-il passé si les droits de ces travailleurs du clic avaient été protégés, s’ils avaient eu la possibilité de résister au chantage au micro-travail, s’il avaient eu une voix pour protester contre et pour refuser de contribuer aux rêves impériaux d’un homme politique clairement dérangé, suivi par une cour de parasites corrompus ? Reconnaître ce travail invisible du clic, et le doter de méthodes de se protéger, est aussi – et avant tout – un enjeux de citoyenneté globale. Voilà quelques extraits de mon texte

Extrait de “Is There a Global Digital Labor Culture?” (Antonio Casilli, 2016)

Conclusions:
Pour être plus clair : ce ne sont pas ‘les algorithmes’ ni les ‘fake news’, mais la structure actuelle de l’économie du clic et du digital labor global qui ont aidé la victoire de Trump.
Pour être ENCORE plus clair : la montée des fascismes et l’exploitation du digital labor s’entendent comme larrons en foire. Comme je le rappelais dans un billet récent de ce même blog :

L’oppression des citoyens des démocraties occidentales, écrasés par une offre politique constamment revue à la baisse depuis vingt ans, qui in fine a atteint l’alignement à l’extrême droite de tous les partis dans l’éventail constitutionnel, qui ne propose qu’un seul fascisme mais disponible en différents coloris, va de pair avec l’oppression des usagers de technologies numériques, marginalisés, forcés d’accepter une seule offre de sociabilité, centralisée, normalisée, policée, exploitée par le capitalisme des plateformes qui ne proposent qu’une seule modalité de gouvernance opaque et asymétrique, mais disponible via différents applications.

Voir aussi:

Facebook accusé d’avoir fait le jeu de Donald Trump
Le réseau social a réagi aux critiques en annonçant que les sites publiant de fausses informations ne pourront plus monétiser leur audience sur la plate-forme.
Michaël Szadkowski, Damien Leloup et William Audureau
Le Monde
16.11.2016

Moins d’une semaine après l’élection de Donald Trump, Facebook est pris dans ses contradictions. Accusé d’avoir influencé le dénouement du scrutin en laissant des articles mensongers remonter dans les fils d’actualité de ses utilisateurs, le réseau social est en pleine remise en question. Une première mesure a été annoncée dans la nuit de lundi 14 à mardi 15 novembre : les sites publiant de fausses informations ne pourront plus utiliser Facebook Audience Network, l’outil de monétisation publicitaire de la plate-forme, rapporte le Wall Street Journal citant un porte-parole de Facebook. Il s’agit d’une première disposition face à un phénomène d’une ampleur nouvelle.

Google a pris le même jour une mesure similaire. « Nous allons commencer à interdire les publicités sur les contenus trompeurs, de la même manière que nous interdisons les publicités mensongères », a déclaré le groupe à l’AFP.

Selon le PewResearch Center, 44 % des Américains s’informent directement sur le réseau social. Le site BuzzFeed a calculé que 20 % des articles de médias partisans des démocrates étaient mensongers, et 38 % côté républicain. Une fausse information publiée en juillet annonçant le soutien du pape François à Donald Trump a notamment été partagée près d’un million de fois, relate le New York Times. Une situation déplorée par Bobby Goodlatte, ancien ingénieur de Facebook : « Malheureusement, le News Feed [le fil d’actualité de Facebook] est optimisé pour intéresser et générer des réactions. Comme nous l’avons appris avec cette…

Voir également:

Trump team outsourced making presentation slides to S’porean teen via freelancer site Fiverr

The East View Secondary School student, Hrithie Menon, helped create a Prezi presentation targeted at youths that was used as part of Trump’s presidential campaign after his team approached her for her services via Fiverr, a site that aggregates vendors for digital services.

Prezi is an alternative slide-making programme to PowerPoint.

The teen said she didn’t know who Trump was last year as she did not follow US politics.

She was unable to provide more details about the work done as she is bound by a non-disclosure agreement.

She began doing such work when she was in Primary 4. She has been doing freelance work for clients for the past two years.

She charges US$100 a project and has made about US$2,000 in total so far.

The money help pay for her dental braces.

Hrithie said she completed the Trump campaign slides within two hours in one day.

Ironically, during Trump’s campaigning period at a rally in Florida on Sunday, Nov. 6, the then presidential hopeful told his supporters that they are “living through the greatest jobs theft in the history of the world” and in the process, naming Singapore as one of the culprits of stealing American jobs.

He said then that the United States has lost about 70,000 factories since China joined the World Trade Organisation.

He said: “Goodrich Lighting Systems laid off 255 workers and moved their jobs to India. Baxter Health Care laid off 199 workers and moved their jobs to Singapore. It’s getting worse and worse and worse.”

Yes, 320 million people in the United States and no one can make slides.

Voir de même:

Tech-savvy S’porean teen played part in Trump campaign
Toh Ee Ming
November 17, 2016

SINGAPORE — When the request came from American billionaire Donald Trump’s campaign team to help create a Prezi presentation for youth as part of his presidential campaign last August, East View Secondary School student Hrithie Menon treated it as “just another project” to pay for her own dental braces.

Prezi is a presentation tool used as an alternative to traditional slide-making programmes such as PowerPoint. Hrithie, 15, told TODAY that it was one of the “easiest” projects she has had to do, because it was fairly straightforward and she completed it within two hours.

“At that time, I didn’t really know who he was, so I didn’t (think) it was such a big deal,” the Singaporean student said. It was only when she heard news of the United States presidential election that she realised she did “play a part” in the event, even though she admitted that she does not follow US politics.

While she is unable to share too many details because she is bound to a non-disclosure agreement, she said that the slides were shared across various colleges and university campuses in the US aimed at capturing young people’s votes.

Her parents consider Mr Trump, now the US President-elect, Hrithie’s “biggest client” so far.

Her mother, Madam Shenthil Ranie, 44, who works in the media entertainment industry, said: “(I remember) my husband texting me to say, ‘You’ll never know who this new client is’ … It was so hilarious … That was a big moment for us, to think that my daughter’s freelance work could actually get her such a big gig.”

Hrithie, who learnt the skills herself, has done projects for 20 clients in the last two years, such as creating a Prezi on safety guidelines for the United States Polo Association and working with various brands in Spain and Vietnam.

Clients approach her on the website Fiverr — a marketplace for digital services — where they provide her with the content that she turns into a Prezi video. She charges about US$100 (S$140) a project and has earned close to US$2,000 to date.

The digital native uses with ease various software and tools such as Prezi, Adobe After Effects and VideoScribe, and completes these projects typically within a day.

Her interest in such work was sparked when her father first tasked her to create some videos during her school holidays, when she was in Primary 4. She went on to develop some 15 to 20 android apps, including a celebrity-inspired news app about artistes such as One Direction and Selena Gomez. She also used to buy in bulk various accessories or monopods for taking selfies from e-commerce site AliExpress, to sell through her own Instagram account.

Her father, Mr Haridas Menon, 49, founder of the Singapore Internet Marketing Academy, said: “She somehow has the knack of picking up trends, she has her ears to the ground.”

While she excels in the technical area, Hrithie sometimes has to turn to her parents for help when clients are not as clear in their briefs or when she encounters language difficulties. Even so, her parents are amazed at her abilities and resourceful nature.

“When I see her on this path and what she has achieved, it is mind-blowing for me, to think that she’s so young,” her mother said, hoping that schools may nurture students with similar talents to do more digital work or for them to build new products online.

In her spare time, Hrithie is keen on learning how to help businesses tighten their cyber security on WordPress. Cyber security is an area she is looking to study in a polytechnic in future to enhance her skills.

On how others may pick up skills like hers, Hrithie said: “You just have to have the initiative to go and search for (them) on YouTube. Everything is on the Internet.”

Inside Hillary Clinton’s campaign, she was known as Ada. Like the candidate herself, she had a penchant for secrecy and a private server. As blame gets parceled out Wednesday for the Democrat’s stunning loss to Republican President-elect Donald Trump, Ada is likely to get a lot of second-guessing.

Ada is a complex computer algorithm that the campaign was prepared to publicly unveil after the election as its invisible guiding hand. Named for a female 19th-century mathematician — Ada, Countess of Lovelace — the algorithm was said to play a role in virtually every strategic decision Clinton aides made, including where and when to deploy the candidate and her battalion of surrogates and where to air television ads — as well as when it was safe to stay dark.

The campaign’s deployment of other resources — including  county-level campaign offices and the staging of high-profile concerts with stars like Jay Z and Beyoncé — was largely dependent on Ada’s work, as well.

While the Clinton campaign’s reliance on analytics became well known, the particulars of Ada’s work were kept under tight wraps, according to aides. The algorithm operated on a separate computer server than the rest of the Clinton operation as a security precaution, and only a few senior aides were able to access it.

According to aides, a raft of polling numbers, public and private, were fed into the algorithm, as well as ground-level voter data meticulously collected by the campaign. Once early voting began, those numbers were factored in, too.

What Ada did, based on all that data, aides said, was run 400,000 simulations a day of what the race against Trump might look like. A report that was spit out would give campaign manager Robby Mook and others a detailed picture of which battleground states were most likely to tip the race in one direction or another — and guide decisions about where to spend time and deploy resources.

The use of analytics by campaigns was hardly unprecedented. But Clinton aides were convinced their work, which was far more sophisticated than anything employed by President Obama or GOP nominee Mitt Romney in 2012, gave them a big strategic advantage over Trump.

So where did Ada go wrong?

About some things, she was apparently right. Aides say Pennsylvania was pegged as an extremely important state early on, which explains why Clinton was such a frequent visitor and chose to hold her penultimate rally in Philadelphia on Monday night.

But it appears that the importance of other states Clinton would lose — including Michigan and Wisconsin — never became fully apparent or that it was too late once it did.

Clinton made several visits to Michigan during the general election, but it wasn’t until the final days that she, Obama and her husband made such a concerted effort.

As for Wisconsin: Clinton didn’t make any appearances there at all.

Like much of the political establishment Ada appeared to underestimate the power of rural voters in Rust Belt states.

Clearly, there were things neither she nor a human could foresee — like a pair of bombshell letters sent by the FBI about Clinton’s email server. But in coming days and weeks, expect a debate on how heavily campaigns should rely on data, particularly in a year like this one in which so many conventional rules of politics were cast aside.

Voir encore:

Trump spent about half of what Clinton did on his way to the presidency

Jacob Pramuk
9 Nov 2016

Donald Trump threw out campaign spending conventions as he stormed his way to the American presidency.

The businessman racked up 278 electoral votes as of Wednesday morning, versus 228 for Clinton, with three states still not called by NBC News.

Trump did so with thin traditional campaign spending. His chaotic and often divisive campaign drew constant eyeballs, earning him billions of dollars in free media and allowing him to spend comparatively little on television ads and ground operations.

His campaign committee spent about $238.9 million through mid-October, compared with $450.6 million by Clinton’s. That equals about $859,538 spent per Trump electoral vote, versus about $1.97 million spent per Clinton electoral vote.

Those numbers do not include spending from Oct. 20 to Election Day.

While Trump’s campaign increased its spending on television ads in its final election push, it still used the traditional outreach tool much less than Clinton’s did. As of late October, Clinton spent’s campaign spent about $141.7 million on ads, compared with $58.8 million for Trump’s campaign, according to NBC News.

That disparity extended to campaign payrolls. For example, Clinton’s campaign had about 800 people on payroll at the end of August, versus about 130 for Trump’s. Democrats often have larger ground operations than Republicans.

Still, it wasn’t just Clinton who heavily outspent Trump. He shelled out much less money than other recent nominees, as well.

Through mid-October 2012, the campaigns of President Barack Obama and Mitt Romney spent $630.8 million and $360.7 million, respectively.

Obama’s campaign also spent about $593.9 million through mid-October 2008. Sen. John McCain’s 2008 campaign actually spent less than Trump, about $216.8 million through mid-October.

Voir encore:

But the disclosure of the still-classified findings prompted a blistering attack against the intelligence agencies by Mr. Trump, whose transition office said in a statement on Friday night that “these are the same people that said Saddam Hussein had weapons of mass destruction,” adding that the election was over and that it was time to “move on.”

Mr. Trump has split on the issue with many Republicans on the congressional intelligence committees, who have said they were presented with significant evidence, in closed briefings, of a Russian campaign to meddle in the election.

The rift also raises questions about how Mr. Trump will deal with the intelligence agencies he will have to rely on for analysis of China, Russia and the Middle East, as well as for covert drone and cyberactivities.

At this point in a transition, a president-elect is usually delving into intelligence he has never before seen, and learning about C.I.A. and National Security Agency abilities. But Mr. Trump, who has taken intelligence briefings only sporadically, is questioning not only analytic conclusions, but also their underlying facts.

“To have the president-elect of the United States simply reject the fact-based narrative that the intelligence community puts together because it conflicts with his a priori assumptions — wow,” said Michael V. Hayden, who was the director of the N.S.A. and later the C.I.A. under President George W. Bush.

With the partisan emotions on both sides — Mr. Trump’s supporters see a plot to undermine his presidency, and Mrs. Clinton’s supporters see a conspiracy to keep her from the presidency — the result is an environment in which even those basic facts become the basis for dispute.

Mr. Trump’s team lashed out at the agencies after The Washington Post reported that the C.I.A. believed that Russia had intervened to undercut Mrs. Clinton and lift Mr. Trump, and The New York Times reported that Russia had broken into Republican National Committee computer networks just as they had broken into Democratic ones, but had released documents only on the Democrats.

For months, the president-elect has strenuously rejected all assertions that Russia was working to help him, though he did at one point invite Russia to find thousands of Mrs. Clinton’s emails. There is no evidence that the Russian meddling affected the outcome of the election or the legitimacy of the vote, but Mr. Trump and his aides want to shut the door on any such notion, including the idea that Mr. Putin schemed to put him in office.

Instead, Mr. Trump casts the issue as an unknowable mystery. “It could be Russia,” he recently told Time magazine. “And it could be China. And it could be some guy in his home in New Jersey.”

The Republicans who lead the congressional committees overseeing intelligence, the Pentagon and the Department of Homeland Security take the opposite view. They say that Russia was behind the election meddling, but that the scope and intent of the operation need deep investigation, hearings and public reports.

One question they may want to explore is why the intelligence agencies believe that the Republican networks were compromised while the F.B.I., which leads domestic cyberinvestigations, has apparently told Republicans that it has not seen evidence of that breach. Senior officials say the intelligence agencies’ conclusions are not being widely shared, even with law enforcement.

“We cannot allow foreign governments to interfere in our democracy,” Representative Michael McCaul, a Texas Republican who is the chairman of the Homeland Security Committee and was considered by Mr. Trump for secretary of Homeland Security, said at the conservative Heritage Foundation. “When they do, we must respond forcefully, publicly and decisively.”

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He has promised hearings, saying the Russian activity was “a call to action,” as has Senator John McCain of Arizona, one of the few senators left from the Cold War era, when the Republican Party made opposition to the Soviet Union — and later deep suspicion of Russia — the centerpiece of its foreign policy.

Representative Peter T. King, Republican of New York and a member of the House Intelligence Committee, said there was little doubt that the Russian government was involved in hacking the Democratic National Committee. “All of the intelligence analysts who looked at it came to the conclusion that the tradecraft was very similar to the Russians,” he said.

Even one of Mr. Trump’s most enthusiastic supporters, Representative Devin Nunes, Republican of California, said on Friday that he had no doubt about Russia’s culpability. His complaint was with the intelligence agencies, which he said had “repeatedly” failed “to anticipate Putin’s hostile actions,” and with the Obama administration’s lack of a punitive response.

Mr. Nunes, the chairman of the House Intelligence Committee, said that the intelligence agencies had “ignored pleas by numerous Intelligence Committee members to take more forceful action against the Kremlin’s aggression.” He added that the Obama administration had “suddenly awoken to the threat.”

Like many Republicans, Mr. Nunes is threading a needle. His statement puts him in opposition to the position taken by Mr. Trump and his incoming national security adviser, Michael Flynn, who has traveled to Russia as a private citizen for RT, the state-controlled news operation, and attended a dinner with Mr. Putin.

Mr. Nunes’s contention that Mr. Obama was captivated by a desire to “reset” relations with Russia is also notable, because Mr. Trump has said he is trying to do the same — though he is avoiding that term, which was made popular by Mrs. Clinton in her failed effort as secretary of state in 2009.

There are splits both within the intelligence agencies and the congressional committees that oversee them. Officials say the C.I.A. and the N.S.A. have not always shared their findings with the F.B.I., which they often distrust. The question of how vigorously to investigate also has a political tinge: Democrats on the Senate Intelligence Committee, for example, are pushing hard for a broad investigation, while some Republicans are resisting.

Intelligence can also get politicized, of course, and one of the running debates about the disastrously mistaken assessments of Iraq that Mr. Trump often cites is whether the intelligence itself was tainted or whether the Bush White House read it selectively to support its march to war in 2003.

But what is unfolding in the argument over the Russian hacking is more complex, because tracking the origin of cyberattacks is complicated. It is made all the harder by the fact that the C.I.A. and the N.S.A. do not want to reveal human sources or technical abilities, including American software implants in Russian computer networks.

This much is known: In mid-2015, a hacking group long associated with the F.S.B. — the successor to the old Soviet K.G.B. — got inside the Democratic National Committee’s computer systems. The intelligence gathering appeared to be fairly routine, and it was unsurprising: The Chinese, for instance, penetrated Mr. Obama’s and Mr. McCain’s presidential campaign communications in 2008.

In the spring of 2016, a second group of Russian hackers, long associated with the G.R.U., a military intelligence agency, attacked the D.N.C. again, along with the private email accounts of prominent Washington figures like John D. Podesta, the chairman of Mrs. Clinton’s campaign. Those emails were ultimately published — a step the Russians had never taken before in the United States, though the tactic has been used often in former Soviet states and elsewhere in Europe. That moved the issue from espionage to an “information operation” with a political motive.

One person who attended a classified briefing on the intelligence said that the investigators had explained that the malware used in the cyberattack on the D.N.C. matched tools previously used by hackers with proven ties to the Russian government. That sort of “pattern analysis” is common in cyberinvestigations, though it is not conclusive.

But the intelligence agencies had more: They had managed to identify the individuals from the G.R.U. who oversaw the hacking efforts. That may have come from intercepted conversations, spying efforts, or implants in computer systems that allow the tracking of emails and text messages.

In briefings to Mr. Obama and on Capitol Hill, intelligence agencies have said they now believe that what began as an effort to undermine the credibility of American elections morphed over time into a much more targeted effort to harm Mrs. Clinton, whom Mr. Putin has long accused of interfering in Russian parliamentary elections in 2011.

But to hedge their bets before the election, according to the briefings, the Russians also targeted the Republican National Committee, Republican operatives and prominent members of the Republican establishment, like former Secretary of State Colin L. Powell. However, few of those emails have ever surfaced, save for Mr. Powell’s, which were critical of Mrs. Clinton’s campaign for trying to draw him into a defense of her use of a private computer server.

A spokesman for the Republican National Committee, Sean Spicer, disputed the report in The Times that the intelligence community had concluded that the R.N.C. had been hacked.

“The RNC was not ‘hacked,’” he said on Twitter. “The @nytimes was told and chose to ignore.” On Friday night, before The Times published its report, the committee had refused to comment.

Voir de plus:

Piratage imputé à la Russie : Poutine mis en cause, Trump minimise

Le rapport des agences de renseignement affirme que le président russe a influencé la campagne américaine.

Gilles Paris (Washington, correspondant)

 Le Monde

07.01.2017 

Il n’est plus vraiment question d’« un type de 180 kg » vautré sur son lit ni d’« un adolescent de 14 ans », prodiges du piratage informatique. A l’issue d’un briefing avec les responsables de la Direction nationale du renseignement (DNI), du FBI, de la CIA et de l’Agence nationale de sécurité (NSA) américaine, à New York, vendredi 6 janvier, le président élu Donald Trump a semblé faire légèrement machine arrière à propos du vol de données confidentielles du Parti démocrate. Ces données avaient été diffusées pendant la campagne présidentielle, manifestement pour nuire à sa candidate, Hillary Clinton. Le nom du président russe, Vladimir Poutine, figure en bonne place dans le rapport des agences de renseignement rendu public vendredi 6 janvier.

Pendant des semaines, M. Trump a pourtant jeté la suspicion sur les accusations du renseignement américain dirigées vers Moscou dès le 7 octobre, c’est-à-dire un mois avant sa victoire. Séchant ostensiblement les réunions quotidiennes sur la sécurité prévues pour que la future administration soit capable d’assurer ses fonctions dans les meilleures conditions dès son arrivée à la Maison Blanche, M. Trump a multiplié en outre les propos désobligeants vis-à-vis du renseignement, parfois mentionné sur son compte Twitter affublé de guillemets.

Mercredi, au lendemain d’un entretien sur Fox News de Julian Assange, fondateur du site WikiLeaks à l’origine de la publication de ces données, M. Trump avait relayé sans la moindre distance les affirmations selon lesquelles n’importe qui aurait pu accéder aux données du Parti démocrate et qu’elles n’avaient pas été fournies au site par les autorités russes. Le lendemain, au cours d’une audition par la commission des forces armées du Sénat, le directeur du renseignement national, James Clapper, avait jugé que M. Assange n’était pas une source crédible.

Lire aussi :   La transition entre Obama et Trump tourne à la guerre froide

Les républicains également visés

Dans le communiqué publié aussitôt après la fin du briefing de vendredi, M. Trump s’est félicité de sa teneur et a assuré avoir « le plus grand respect » pour les agences de renseignement. Il s’est cependant gardé d’opérer un revirement complet sur la responsabilité de la Russie, mentionnée au même titre que « la Chine, d’autres pays, des groupes extérieurs et des individus » jugés « constamment » à la manœuvre pour « s’introduire » dans les sites « d’institutions gouvernementales, d’entreprises et d’organisations dont le Comité national démocrate », la plus haute instance de ce parti.

A part la volonté de renforcer les moyens de défense américains, M. Trump a surtout voulu retenir du rapport qui lui a été présenté un élément jugé primordial. Il a estimé qu’il prouvait que les piratages n’avaient eu « absolument aucun effet sur l’issue de l’élection ». Renvoyant le Parti démocrate à ses responsabilités, il a ajouté que sa formation avait également été visée mais qu’elle avait bénéficié de meilleures protections.

Cette présentation des faits diffère pourtant de ce qui a été publié, quelques heures après le briefing de M. Trump, par la Direction nationale du renseignement. Le rapport public, qui ne comprend donc pas les éléments restés classifiés, affirme qu’il y a eu des tentatives d’intrusion par « des acteurs russes » dans les données électorales de certains Etats, parallèlement au piratage du Parti démocrate, même s’il reconnaît que ces tentatives « ne concernaient pas le comptage des votes ».

Lire aussi :   La riposte d’Obama envers la Russie pour le piratage de l’élection

Le rapport indique également que des données appartenant au Parti républicain ont également été dérobées par le biais de piratages similaires, mais qu’elles n’ont pas été rendues publiques.

Ces deux points mis à part, le rapport de vingt-cinq pages destiné au public (celui resté classifié en comporte vingt-cinq de plus, selon la presse américaine) est très économe en révélations. Il ne permet pas d’aller beaucoup plus loin, dans le détail, que les informations publiées jusqu’à présent. La mise en cause de la Russie et de l’implication des plus hautes autorités est devenue la position officielle de l’administration dès le 7 octobre. L’information restée confidentielle, évoquée par le Washington Post jeudi, selon laquelle les services de renseignement américains auraient intercepté une conversation de responsables russes analysant la victoire de M. Trump comme « un succès géopolitique » pour la Russie, n’est pas beaucoup plus convaincante.

La différence principale réside dans la mention explicite du président Poutine, comme le véritable architecte de ce projet : « Nous pouvons affirmer que le président russe, Vladimir Poutine, a ordonné une campagne visant à influencer la campagne électorale de 2016. » La motivation de ces interférences, à savoir favoriser la candidature de Donald Trump en visant son adversaire démocrate, avait déjà été évoquée en décembre par le Washington Post, sur la foi de sources anonymes du renseignement. Le rapport est plus explicite : « Poutine a eu de nombreuses expériences positives en travaillant avec des responsables politiques occidentaux dont les intérêts commerciaux les rendaient plus disposés à discuter avec la Russie, comme l’ancien premier ministre italien Silvio Berlusconi et l’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder. »

Mise en garde

Comme l’avait précisé M. Clapper au Sénat, le rapport inscrit le piratage du Parti démocrate dans une stratégie plus générale visant « à affaiblir la foi du public dans le processus démocratique américain », « à dénigrer Mme Clinton, et à nuire à sa capacité à être élue et à sa présidence éventuelle ». Ce projet, met en garde le rapport, pourrait être dupliqué pour viser d’autres pays, notamment des alliés des Etats-Unis. L’Allemagne a publiquement mis en cause sur les risques d’interférences russes dans les élections législatives prévues à l’automne.

Moscou a mobilisé, selon le rapport, « les agences gouvernementales » chargées du renseignement. Le principal service russe pour les opérations extérieures, le GRU, est cité comme source indirecte crédible des documents publiés par WikiLeaks. Mais cet effort ne s’est pas limité aux services. Il a également impliqué « des médias officiels russes, des intermédiaires et des usagers rémunérés des réseaux sociaux, des trolls ».

Le rapport met ainsi en cause la couverture de la chaîne officielle Russia Today, au-delà même de la présidentielle. Il pointe notamment la campagne qui lui est prêtée sur les risques pour l’environnement provoqués par le développement de l’extraction du gaz de schiste américain, que le renseignement analyse comme un élément perturbateur pour les intérêts énergétiques russes. Il évoque également la préparation d’un mouvement de contestation sur les réseaux sociaux des résultats de l’élection, alors que la victoire de Mme Clinton était redoutée (#DemocracyRIP). Ce mouvement est resté dans les cartons après sa défaite.

Il est plausible que ce rapport soit enterré dès l’arrivée à la Maison Blanche de M. Trump, qui s’accompagnera en outre d’un renouvellement d’une partie des responsables des services, dont ceux de la CIA et la DNI. Si la partie classifiée est plus convaincante, elle pourrait cependant entretenir l’hostilité traditionnelle d’une partie significative du Parti républicain envers la Russie. Et contrarier une éventuelle tentative de rapprochement de la future administration américaine avec Moscou.

Voir enfin:

National Security

The Unraveling of Julian Assange

Jan 6, 2017

You almost have to feel sorry for Julian Assange. Shut in at the Ecuadorean Embassy in London without access to sunlight, the founder of WikiLeaks is reduced to self-parody these days.

Here is a man dedicated to radical transparency, yet he refuses to go to Sweden despite an arrest warrant in connection with allegations of sexual assault. His organization retweets the president-elect who once called for him to be put to death. He spreads the innuendo that Seth Rich, a Democratic National Committee staffer, was murdered this summer because he was the real source of the e-mails WikiLeaks published in the run-up to November’s election. And now he tells Fox News’s Sean Hannity that it’s the U.S. media that is deeply dishonest.

This is the proper context to evaluate Assange’s claim, repeated by Donald Trump and his supporters, that Russia was not the source for the e-mails of leading Democrats distributed by WikiLeaks.

We all know that the U.S. intelligence community is standing by its judgment that Russia hacked the Democrats’ e-mails and distributed them to influence the election. And while it’s worrisome that Trump would dismiss this judgment out of hand, this also misses the main point. Sometimes the spies get it wrong, like the “slam-dunk” conclusion that Saddam Hussein was concealing Iraqi weapons of mass destruction.

The real issue is Assange. The founder of WikiLeaks has a history of saying paranoid nonsense. This is particularly true of Assange’s view of Hillary Clinton. His delusions have led him to justify the interference in our elections as an act of holding his nemesis accountable to the public.

Bill Keller, the former New York Times executive editor, captured Assange’s penchant for dark fantasy in a 2011 essay that described him casually telling a group of journalists from the Guardian that former Stasi agents were destroying East German archives of the secret police. A German reporter from Der Spiegel, John Goetz, was incredulous. “That’s utter nonsense, he said. Some former Stasi personnel were hired as security guards in the office, but the records were well protected,” Keller recounts him as saying.

In this sense, WikiLeaks’s promotion of the John Grishamesque yarn that Seth Rich was murdered on orders from Hillary Clinton’s network is in keeping with a pattern. Both Rich’s family and the Washington police have dismissed this as a conspiracy theory. That, however, did not stop WikiLeaks from raising a $20,000 reward to find his “real” killers.

Add to this Assange’s approach to Russia. It’s well known that his short-lived talk show, which once aired a respectful interview with the leader of the Lebanese terrorist group Hezbollah, was distributed by Russian state television. WikiLeaks has also never published sensitive documents from Russian government sources comparable to the State Department cables it began publishing in 2010, or the e-mails of leading Democrats last year.

When an Italian journalist asked him last month why WikiLeaks hasn’t published the Kremlin’s secrets, Assange’s answer was telling. “In Russia, there are many vibrant publications, online blogs, and Kremlin critics such as [Alexey] Navalny are part of that spectrum,” he said. “There are also newspapers like Novaya Gazeta, in which different parts of society in Moscow are permitted to critique each other and it is tolerated, generally, because it isn’t a big TV channel that might have a mass popular effect, its audience is educated people in Moscow. So my interpretation is that in Russia there are competitors to WikiLeaks, and no WikiLeaks staff speak Russian, so for a strong culture which has its own language, you have to be seen as a local player.”

This is bizarre for a few reasons. To start, Assange’s description of the press environment in Russia has a curious omission. Why no mention of the journalists and opposition figures who have been killed or forced into exile? Assange gives the impression that the Russian government is just as vulnerable to mass disclosures of its secrets as the U.S. government has been. That’s absurd, even if it’s also true that some oppositional press is tolerated there.

Also WikiLeaks once did have a Russian-speaking associate. His name is Yisrael Shamir, and according to former WikiLeaks staffer James Ball, he worked closely with the organization when it began distributing the State Department cables. Shamir is a supporter of Vladimir Putin.

This is all a pity. A decade ago, when Assange founded WikiLeaks, it was a very different organization. As Raffi Khatchadourian reported in a 2010 New Yorker profile, Assange told potential collaborators in 2006, “Our primary targets are those highly oppressive regimes in China, Russia and Central Eurasia, but we also expect to be of assistance to those in the West who wish to reveal illegal or immoral behavior in their own governments and corporations.”

For a while, WikiLeaks followed this creed. The first document published, but not verified, was an internal memo purporting to show how Somalia’s Islamic Courts Union intended to murder members of the transitional government there. It published the e-mails of University of East Anglia climate scientists discussing manipulation of climate change data. In its early years, WikiLeaks published information damaging to the U.S. as well. But no government or entity or political side appeared to be immune from the organization’s anonymous whistle-blowers.

Today, WikiLeaks’s actions discredit its original mission. Does anyone believe Assange when he darkly implies that he received the DNC e-mails from a whistleblower? Even if you aren’t persuaded that Russia was behind it, there is a preponderance of public evidence that the e-mail account of Hillary Clinton’s campaign chairman John Podesta was hacked, such as the e-mail that asked him to give his password in a phishing scam. Assange himself is not even sticking to his old story: He told Hannity that a 14-year-old could have hacked Podesta’s emails. Good to know.

In short, the founder of a site meant to expose the falsehoods of governments and large institutions has been gaslighting us. Just look at the WikiLeaks statement on the e-mails right before the election. “To withhold the publication of such information until after the election would have been to favour one of the candidates above the public’s right to know,” it said.

That’s precious. WikiLeaks did favor a candidate in the election simply by publishing the e-mails. And the candidate it aided, Donald Trump, is so hostile to the public’s right know that he won’t even release his tax returns. In two weeks, he will be in charge of an intelligence community that asserts with high confidence the e-mails WikiLeaks made public were stolen by Russian government hackers. Assange, of course, denies it, and Trump seems to believe him. Sad!

Voir de plus:

Julian Assange: « Donald? It’s a change anyway »

The interview. The Wikileaks cofounder: « Our source Chelsea Manning tortured in Usa »

Stefania Maurizi

Reppublica

23 decembri 2016

LONDON – When they appeared on the scene for the first time in 2006, few noticed them. And when four years later they hit worldwide media headlines with their publication of over 700,000 secret US government documents, many assumed that Julian Assange and his organisation, WikiLeaks, would be annihilated very shortly.

Since 2010 Assange has lived first under house arrest and then confined to the Ecuadorian embassy in London, where he has been granted asylum by Ecuador. The country’s officials judged  his concerns of being extradited to Sweden and then to the US to be put on trial for the WikiLeaks’ revelations well-grounded.

Repubblica met Julian Assange in the embassy, nicely decorated for the Christmas season. These last ten years have been intense ones for his organisation, but the last two months have been truly hectic: WikiLeaks’ publication of Hillary Clinton’s and US Democrats’ emails hit headlines around the world. The US government hit back, accusing WikiLeaks of having received these materials from Russian cybercriminals with the political agenda of influencing the US elections, a claim some experts question. In the midst of these publications, Ecuador even cut off Julian Assange’s internet connection. Finally, in November, Swedish prosecutors travelled to London to question the WikiLeaks’ founder after six years of judicial paralysis. In a matter of a few weeks, they will be deciding whether to charge or absolve him once and for all. Next February, Ecuador will be holding political elections. If Julian Assange loses asylum, will he be extradited to Sweden and then to the US?

How did it all start? Back in 2006, why did you think a new media organisation was necessary?
« I had watched the Iraq War closely, and in the aftermath of the Iraq War a number of individuals from the security services, including the Australian [ones], came out saying how they had attempted to reveal information before the war began and had been thwarted. People who wanted to be whistleblowers before the Iraq war had not found a channel to get the information out. I felt that this was a general problem and set about to construct the system which could solve this problem in general ».

In a famous interview, you declared that at the beginning you thought that your biggest role would be in China and in some of the former Soviet states and North Africa. Quite the opposite, most of WikiLeaks’ biggest revelations concern the US military-industrial complex, its wars in Afghanistan and in Iraq and its serious human rights violations in the war on terror. These abuses have had a heavy impact in an open and democratic society like the United States and produced ‘dissidents’ like Chelsea Manning willing to expose them. Why aren’t human rights abuses producing the same effects in regimes like China or Russia, and what can be done to democratise information in those countries?

« In Russia, there are many vibrant publications, online blogs, and Kremlin critics such as [Alexey] Navalny are part of that spectrum. There are also newspapers like « Novaya Gazeta », in which different parts of society in Moscow are permitted to critique each other and it is tolerated, generally, because it isn’t a big TV channel that might have a mass popular effect, its audience is educated people in Moscow. So my interpretation is that in Russia there are competitors to WikiLeaks, and no WikiLeaks staff speak Russian, so for a strong culture which has its own language, you have to be seen as a local player. WikiLeaks is a predominantly English-speaking organisation with a website predominantly in English. We have published more than 800,000 documents about or referencing Russia and president Putin, so we do have quite a bit of coverage, but the majority of our publications come from Western sources, though not always. For example, we have published more than 2 million documents from Syria, including Bashar al-Assad personally. Sometimes we make a publication about a country and they will see WikiLeaks as a player within that country, like with Timor East and Kenya. The real determinant is how distant that culture is from English. Chinese culture is quite far away ».

What can be done there?
« We have published some things in Chinese. It is necessary to be seen as a local player and to adapt the language to the local culture ».

There is strict control of the web in China…
« China banned us in 2007, we have worked around that censorship at various times, publishers there were too scared to publish [our documents]. The feeling is mixed within China: they of course like to see the Western critique that a number of our publications enable. China is not a militaristic society, they don’t see they have a comparative advantage in making warfare, so they presumably like general critiques of war, but it is a society that is authority-structured, which is terrified of dissidents, whereas if you compare it to Russia, it too is an increasingly authoritarian society, but one that has a cultural tradition of lionising dissidents ».

Why aren’t the US and UK intelligence agencies leaking to WikiLeaks about their enemies, like Russia or China? They could do it using NGOs or even activists as a cover and they could expose WikiLeaks, if your organisation didn’t publish their documents…
« We publish full information, pristine archives, verifiable. That often makes it inconvenient for propaganda purposes, because for many organisations you see the good and the bad, and that makes the facts revealed harder to spin. If we go back to the Iraq War in 2003, let’s imagine US intelligence tried to leak us some of their internal reports on Iraq. Now we know from US intelligence reports that subsequently came out that there was internal doubt and scepticism about the claim that there were weapons of mass destruction in Iraq. Even though there was intense pressure on the intelligence services at the political level to create reports that supported the rush towards the war, internally their analysts were hedging. The White House, Downing Street, the New York Times, the Washington Post and CNN stripped off those doubts. If WikiLeaks had published those reports, these doubts would have been expressed and the war possibly adverted ».

WikiLeaks published documents on Hillary Clinton and the US Democrats. How do you reply to those who accuse you of having helped to elect Mr. Trump?
« What is the allegation here exactly? We published what the Democratic National Committee, John Podesta, Hillary Clinton’s campaign manager, and Hillary Clinton herself were saying about their own campaign, which the American people read and were very interested to read, and assessed the elements and characters, and then they made a decision. That decision was based on Hillary Clinton’s own words, her campaign manager’s own words. That’s democracy ».

Do you agree with those who say that it was a hit job, because you hit Hillary Clinton when she was most vulnerable, during the final weeks of her campaign?
« No, we have been publishing about Hillary Clinton for many years, because of her position as Secretary of State. We have been publishing her cables since 2010 and her emails also. We are domain experts on Clinton and her post 2008 role in government. This is why it is natural for sources who have information on Hillary Clinton to come to us. They know we will understand its significance ».

So Clinton is gone, has WikiLeaks won?
« We were pleased to see how much of the American public interacted with the material we published. That interaction was on both sides of politics, including those to the left of Hillary Clinton those who supported Bernie Sanders, who were able to see the structure of power within the Democratic National Committee (DNC) and how the Clintons had placed Debbie Wasserman Schultz to head up the DNC and as a result the DNC had tilted the scales of the process against Bernie Sanders ».

What about Donald Trump? What is going to happen?
« If the question is how I personally feel about the situation, I am mixed: Hillary Clinton and the network around her imprisoned one of our alleged sources for 35 years, Chelsea Manning, tortured her according to the United Nations, in order to implicate me personally. According to our publications Hillary Clinton was the chief proponent and the architect of the war against Libya. It is clear that she pursued this war as a staging effort for her Presidential bid. It wasn’t even a war for an ideological purpose. This war ended up producing the refugee crisis in Europe, changing the political colour of Europe, killing more than 40,000 people within a year in Libya, while the arms from Libya went to Mali and other places, boosting or causing civil wars, including the Syrian catastrophe. If someone and their network behave like that, then there are consequences. Internal and external opponents are generated. Now there is a separate question on what Donald Trump means ».

What do you think he means?
« Hillary Clinton’s election would have been a consolidation of power in the existing ruling class of the United States. Donald Trump is not a DC insider, he is part of the wealthy ruling elite of the United States, and he is gathering around him a spectrum of other rich people and several idiosyncratic personalities. They do not by themselves form an existing structure, so it is a weak structure which is displacing and destabilising the pre-existing central power network within DC. It is a new patronage structure which will evolve rapidly, but at the moment its looseness means there are opportunities for change in the United States: change for the worse and change for the better ».

In these ten years of WikiLeaks, you and your organisation have experienced all sorts of attacks. What have you learned from this warfare?
« Power is mostly the illusion of power. The Pentagon demanded we destroy our publications. We kept publishing. Clinton denounced us and said we were an attack on the entire « international community ». We kept publishing. I was put in prison and under house arrest. We kept publishing. We went head to head with the NSA getting Edward Snowden out of Hong Kong, we won and got him asylum. Clinton tried to destroy us and was herself destroyed. Elephants, it seems, can be brought down with string. Perhaps there are no elephants ».

You have spent six years under arrest and confinement, the UN established that you are arbitrarily detained, the UK appealed against the UN decision and lost, so this decision is now final. What is going to happen now?
« That’s all politics, that’s something that people cannot properly understand, unless they been through the legal system themselves in high-profile cases. This decision by the UN in my case is really an historical decision. What is someone to do when they are in a multi-jurisdictional conflict, that is politicised and involves big powers? There is too much pressure for domestic courts to resist, so you need an international court with representation from different countries which are not allied to each other to be able to come to a fair decision. That is what happened in my situation. Sweden and the United Kingdom have refused to implement this decision so far, of course it costs both Sweden and the UK on a diplomatic level and the question is how long they are willing to pay that cost ».

After six years, the Swedish prosecutors questioned you in London, as you had requested from the beginning. What happens if you get charged, extradited to Sweden and then to the United States? Will WikiLeaks survive?
« Yes, we have contingency plans that you have seen in action when my Internet was cut off and while I was in prison before. An organisation like WikiLeaks cannot be structured such that a single person can be a point of failure in the organisation, it makes him or her a target ».

Is the internet still cut off?
« The internet has been returned ».

You’ve declared on more than one occasion that what you really miss after 6 years of arrest and confinement is your family. Your children gave you a present to make you to feel less alone: a kitten. Have you ever reconsidered your choices?
« Yes, of course. Fortunately I’m too busy to think about these things all the time. I know that my family and my children are proud of me, that they benefit in some ways from having a father who knows some parts of the world and has become very good in a fight, but in other ways they suffer ».

One of the first times we met I noticed a book on your table: « The Prince » by Machiavelli. What have you learned about power in 10 years of WikiLeaks?
« My conclusion is that most power structures are deeply incompetent, staffed by people who don’t really believe in their institutions and that most power is the projection of the perception of power. And the more secretively it works, the more incompetent it is, because secrecy breeds incompetence, while openness breeds competence, because one can see and can compare actions and see which one is more competent. To keep up these appearances, institutional heads or political heads such as presidents spend most of the time trying to walk in front of the train and pretending that it is following them, but the direction is set by the tracks and by the engine of the train. Understanding that means that small and committed organisations can outmanoeuvre these institutional dinosaurs, like the State Department, the NSA or the CIA ».

Voir également:

The United States has complained to Russia’s Foreign Ministry over what it says is a bid to smear a diplomat with a fabricated sex tape, the U.S. ambassador in Moscow told ABC television.

Ambassador John Beyrle said a video apparently featuring the diplomat and prostitutes that appeared in the Russian media was « clearly fabricated, » according to a transcript of an interview broadcast late on Wednesday on ABC.

Ties with Moscow sank to a post-Cold War low under the last U.S. administration but President Barack Obama, who met Russian President Dmitry Medvedev in New York on Wednesday, has said he wants to press the « reset » button on the relationship.

« I think there are people here who don’t want the U.S.-Russian relationship to get better. That’s unfortunate, » Beyrle said.

Russia’s Foreign Ministry said it would issue a statement on the case later on Thursday. A spokesman for the U.S. embassy in Moscow said it had nothing to add to Beyrle’s comments on ABC.

Beyrle said that the video, posted last month on the web site of the Komsomolskaya Pravda newspaper, http://www.kp.ru, spliced genuine footage of diplomat Kyle Hatcher in a Moscow hotel room with staged footage of a couple having sex.

« Kyle Hatcher has done nothing wrong, » Beyrle said. « Clearly the video we saw was a montage of lot of different clips, some of which are clearly fabricated, » he told ABC News.

Hatcher works in the embassy’s political section and is responsible for outreach to religious, civil society and human rights organizations.

« There may be some people here who don’t like that job description and would like to discredit him in the eyes of his contacts, » Beyrle said.

« I have full confidence in him and he is going to continue his work here at the embassy. » (Writing by Conor Humphries; Editing by Jon Boyle)

Voir enfin:

Read the full transcript of President Obama’s farewell speech

 LA Times
January 10, 2017

Here is an unedited transcript of President Obama’s prepared remarks during his farewell address in Chicago, as provided by the White House.

It’s good to be home.  My fellow Americans, Michelle and I have been so touched by all the well-wishes we’ve received over the past few weeks.  But tonight it’s my turn to say thanks.  Whether we’ve seen eye-to-eye or rarely agreed at all, my conversations with you, the American people – in living rooms and schools; at farms and on factory floors; at diners and on distant outposts – are what have kept me honest, kept me inspired, and kept me going.  Every day, I learned from you.  You made me a better president, and you made me a better man.

I first came to Chicago when I was in my early 20s, still trying to figure out who I was; still searching for a purpose to my life.  It was in neighborhoods not far from here where I began working with church groups in the shadows of closed steel mills.  It was on these streets where I witnessed the power of faith, and the quiet dignity of working people in the face of struggle and loss.  This is where I learned that change only happens when ordinary people get involved, get engaged, and come together to demand it.

After eight years as your president, I still believe that.  And it’s not just my belief.  It’s the beating heart of our American idea – our bold experiment in self-government.

It’s the conviction that we are all created equal, endowed by our creator with certain unalienable rights, among them life, liberty, and the pursuit of happiness.

It’s the insistence that these rights, while self-evident, have never been self-executing; that we, the people, through the instrument of our democracy, can form a more perfect union.

This is the great gift our Founders gave us.  The freedom to chase our individual dreams through our sweat, toil, and imagination – and the imperative to strive together as well, to achieve a greater good.

For 240 years, our nation’s call to citizenship has given work and purpose to each new generation.  It’s what led patriots to choose republic over tyranny, pioneers to trek west, slaves to brave that makeshift railroad to freedom.  It’s what pulled immigrants and refugees across oceans and the Rio Grande, pushed women to reach for the ballot, powered workers to organize.  It’s why GIs gave their lives at Omaha Beach and Iwo Jima; Iraq and Afghanistan – and why men and women from Selma to Stonewall were prepared to give theirs as well.

So that’s what we mean when we say America is exceptional.  Not that our nation has been flawless from the start, but that we have shown the capacity to change, and make life better for those who follow.

Yes, our progress has been uneven.  The work of democracy has always been hard, contentious and sometimes bloody.  For every two steps forward, it often feels we take one step back.  But the long sweep of America has been defined by forward motion, a constant widening of our founding creed to embrace all, and not just some.

If I had told you eight years ago that America would reverse a great recession, reboot our auto industry, and unleash the longest stretch of job creation in our history…if I had told you that we would open up a new chapter with the Cuban people, shut down Iran’s nuclear weapons program without firing a shot, and take out the mastermind of 9/11…if I had told you that we would win marriage equality, and secure the right to health insurance for another 20 million of our fellow citizens – you might have said our sights were set a little too high.

But that’s what we did.  That’s what you did.  You were the change.  You answered people’s hopes, and because of you, by almost every measure, America is a better, stronger place than it was when we started.

In 10 days, the world will witness a hallmark of our democracy:  the peaceful transfer of power from one freely elected president to the next.  I committed to President-elect Trump that my administration would ensure the smoothest possible transition, just as President Bush did for me.  Because it’s up to all of us to make sure our government can help us meet the many challenges we still face.

We have what we need to do so.  After all, we remain the wealthiest, most powerful, and most respected nation on Earth.  Our youth and drive, our diversity and openness, our boundless capacity for risk and reinvention mean that the future should be ours.

But that potential will be realized only if our democracy works.  Only if our politics reflects the decency of the our people.  Only if all of us, regardless of our party affiliation or particular interest, help restore the sense of common purpose that we so badly need right now.

That’s what I want to focus on tonight – the state of our democracy.

Understand, democracy does not require uniformity.  Our founders quarreled and compromised, and expected us to do the same. But they knew that democracy does require a basic sense of solidarity – the idea that for all our outward differences, we are all in this together; that we rise or fall as one.

There have been moments throughout our history that threatened to rupture that solidarity.  The beginning of this century has been one of those times.  A shrinking world, growing inequality; demographic change and the specter of terrorism – these forces haven’t just tested our security and prosperity, but our democracy as well.  And how we meet these challenges to our democracy will determine our ability to educate our kids, and create good jobs, and protect our homeland.

In other words, it will determine our future.

Our democracy won’t work without a sense that everyone has economic opportunity.  Today, the economy is growing again; wages, incomes, home values, and retirement accounts are rising again; poverty is falling again.  The wealthy are paying a fairer share of taxes even as the stock market shatters records.  The unemployment rate is near a 10-year low.  The uninsured rate has never, ever been lower.  Healthcare costs are rising at the slowest rate in 50 years.  And if anyone can put together a plan that is demonstrably better than the improvements we’ve made to our healthcare system – that covers as many people at less cost – I will publicly support it.

That, after all, is why we serve – to make people’s lives better, not worse.

But for all the real progress we’ve made, we know it’s not enough.  Our economy doesn’t work as well or grow as fast when a few prosper at the expense of a growing middle class.  But stark inequality is also corrosive to our democratic principles.  While the top 1% has amassed a bigger share of wealth and income, too many families, in inner cities and rural counties, have been left behind – the laid-off factory worker; the waitress and healthcare worker who struggle to pay the bills – convinced that the game is fixed against them, that their government only serves the interests of the powerful – a recipe for more cynicism and polarization in our politics.

There are no quick fixes to this long-term trend.  I agree that our trade should be fair and not just free.  But the next wave of economic dislocation won’t come from overseas.  It will come from the relentless pace of automation that makes many good, middle-class jobs obsolete.

And so we must forge a new social compact – to guarantee all our kids the education they need; to give workers the power to unionize for better wages; to update the social safety net to reflect the way we live now and make more reforms to the tax code so corporations and individuals who reap the most from the new economy don’t avoid their obligations to the country that’s made their success possible.  We can argue about how to best achieve these goals.  But we can’t be complacent about the goals themselves.  For if we don’t create opportunity for all people, the disaffection and division that has stalled our progress will only sharpen in years to come.

There’s a second threat to our democracy – one as old as our nation itself.  After my election, there was talk of a post-racial America.  Such a vision, however well-intended, was never realistic.  For race remains a potent and often divisive force in our society.  I’ve lived long enough to know that race relations are better than they were 10, or 20, or 30 years ago – you can see it not just in statistics, but in the attitudes of young Americans across the political spectrum.

But we’re not where we need to be.  All of us have more work to do.  After all, if every economic issue is framed as a struggle between a hard-working white middle class and undeserving minorities, then workers of all shades will be left fighting for scraps while the wealthy withdraw further into their private enclaves.  If we decline to invest in the children of immigrants, just because they don’t look like us, we diminish the prospects of our own children – because those brown kids will represent a larger share of America’s workforce.  And our economy doesn’t have to be a zero-sum game.  Last year, incomes rose for all races, all age groups, for men and for women.

Going forward, we must uphold laws against discrimination – in hiring, in housing, in education and the criminal justice system.  That’s what our Constitution and highest ideals require.  But laws alone won’t be enough.  Hearts must change.  If our democracy is to work in this increasingly diverse nation, each one of us must try to heed the advice of one of the great characters in American fiction, Atticus Finch, who said, “You never really understand a person until you consider things from his point of view…until you climb into his skin and walk around in it.”

For blacks and other minorities, it means tying our own struggles for justice to the challenges that a lot of people in this country face – the refugee, the immigrant, the rural poor, the transgender American, and also the middle-aged white man who from the outside may seem like he’s got all the advantages, but who’s seen his world upended by economic, cultural, and technological change.

For white Americans, it means acknowledging that the effects of slavery and Jim Crow didn’t suddenly vanish in the ‘60s; that when minority groups voice discontent, they’re not just engaging in reverse racism or practicing political correctness; that when they wage peaceful protest, they’re not demanding special treatment, but the equal treatment our Founders promised.

For native-born Americans, it means reminding ourselves that the stereotypes about immigrants today were said, almost word for word, about the Irish, Italians, and Poles.  America wasn’t weakened by the presence of these newcomers; they embraced this nation’s creed, and it was strengthened.

So regardless of the station we occupy; we have to try harder; to start with the premise that each of our fellow citizens loves this country just as much as we do; that they value hard work and family like we do; that their children are just as curious and hopeful and worthy of love as our own.

None of this is easy.  For too many of us, it’s become safer to retreat into our own bubbles, whether in our neighborhoods or college campuses or places of worship or our social media feeds, surrounded by people who look like us and share the same political outlook and never challenge our assumptions.  The rise of naked partisanship, increasing economic and regional stratification, the splintering of our media into a channel for every taste – all this makes this great sorting seem natural, even inevitable.  And increasingly, we become so secure in our bubbles that we accept only information, whether true or not, that fits our opinions, instead of basing our opinions on the evidence that’s out there.

This trend represents a third threat to our democracy.  Politics is a battle of ideas; in the course of a healthy debate, we’ll prioritize different goals, and the different means of reaching them.  But without some common baseline of facts; without a willingness to admit new information, and concede that your opponent is making a fair point, and that science and reason matter, we’ll keep talking past each other, making common ground and compromise impossible.

Isn’t that part of what makes politics so dispiriting?  How can elected officials rage about deficits when we propose to spend money on preschool for kids, but not when we’re cutting taxes for corporations?  How do we excuse ethical lapses in our own party, but pounce when the other party does the same thing?  It’s not just dishonest, this selective sorting of the facts; it’s self-defeating.  Because as my mother used to tell me, reality has a way of catching up with you.

Take the challenge of climate change.  In just eight years, we’ve halved our dependence on foreign oil, doubled our renewable energy, and led the world to an agreement that has the promise to save this planet.  But without bolder action, our children won’t have time to debate the existence of climate change; they’ll be busy dealing with its effects: environmental disasters, economic disruptions, and waves of climate refugees seeking sanctuary.

Now, we can and should argue about the best approach to the problem.  But to simply deny the problem not only betrays future generations; it betrays the essential spirit of innovation and practical problem-solving that guided our Founders.

It’s that spirit, born of the Enlightenment, that made us an economic powerhouse – the spirit that took flight at Kitty Hawk and Cape Canaveral; the spirit that that cures disease and put a computer in every pocket.

It’s that spirit – a faith in reason, and enterprise, and the primacy of right over might, that allowed us to resist the lure of fascism and tyranny during the Great Depression, and build a post-World War II order with other democracies, an order based not just on military power or national affiliations but on principles – the rule of law, human rights, freedoms of religion, speech, assembly, and an independent press.

That order is now being challenged – first by violent fanatics who claim to speak for Islam; more recently by autocrats in foreign capitals who see free markets, open democracies, and civil society itself as a threat to their power.  The peril each poses to our democracy is more far-reaching than a car bomb or a missile.  It represents the fear of change; the fear of people who look or speak or pray differently; a contempt for the rule of law that holds leaders accountable; an intolerance of dissent and free thought; a belief that the sword or the gun or the bomb or propaganda machine is the ultimate arbiter of what’s true and what’s right.

Because of the extraordinary courage of our men and women in uniform, and the intelligence officers, law enforcement, and diplomats who support them, no foreign terrorist organization has successfully planned and executed an attack on our homeland these past eight years; and although Boston and Orlando remind us of how dangerous radicalization can be, our law enforcement agencies are more effective and vigilant than ever.  We’ve taken out tens of thousands of terrorists – including Osama bin Laden.  The global coalition we’re leading against ISIL has taken out their leaders, and taken away about half their territory.  ISIL will be destroyed, and no one who threatens America will ever be safe.  To all who serve, it has been the honor of my lifetime to be your Commander-in-Chief.

But protecting our way of life requires more than our military.  Democracy can buckle when we give in to fear.  So just as we, as citizens, must remain vigilant against external aggression, we must guard against a weakening of the values that make us who we are.  That’s why, for the past eight years, I’ve worked to put the fight against terrorism on a firm legal footing.  That’s why we’ve ended torture, worked to close Gitmo, and reform our laws governing surveillance to protect privacy and civil liberties.  That’s why I reject discrimination against Muslim Americans.  That’s why we cannot withdraw from global fights – to expand democracy, and human rights, women’s rights, and LGBT rights – no matter how imperfect our efforts, no matter how expedient ignoring such values may seem.  For the fight against extremism and intolerance and sectarianism are of a piece with the fight against authoritarianism and nationalist aggression.  If the scope of freedom and respect for the rule of law shrinks around the world, the likelihood of war within and between nations increases, and our own freedoms will eventually be threatened.

So let’s be vigilant, but not afraid.  ISIL will try to kill innocent people.  But they cannot defeat America unless we betray our Constitution and our principles in the fight.  Rivals like Russia or China cannot match our influence around the world – unless we give up what we stand for, and turn ourselves into just another big country that bullies smaller neighbors.

Which brings me to my final point – our democracy is threatened whenever we take it for granted.  All of us, regardless of party, should throw ourselves into the task of rebuilding our democratic institutions.  When voting rates are some of the lowest among advanced democracies, we should make it easier, not harder, to vote.  When trust in our institutions is low, we should reduce the corrosive influence of money in our politics, and insist on the principles of transparency and ethics in public service.  When Congress is dysfunctional, we should draw our districts to encourage politicians to cater to common sense and not rigid extremes.

And all of this depends on our participation; on each of us accepting the responsibility of citizenship, regardless of which way the pendulum of power swings.

Our Constitution is a remarkable, beautiful gift.  But it’s really just a piece of parchment.  It has no power on its own.  We, the people, give it power – with our participation, and the choices we make.  Whether or not we stand up for our freedoms.  Whether or not we respect and enforce the rule of law.  America is no fragile thing.  But the gains of our long journey to freedom are not assured.

In his own farewell address, George Washington wrote that self-government is the underpinning of our safety, prosperity, and liberty, but “from different causes and from different quarters much pains will be taken…to weaken in your minds the conviction of this truth;” that we should preserve it with “jealous anxiety;” that we should reject “the first dawning of every attempt to alienate any portion of our country from the rest or to enfeeble the sacred ties” that make us one.

We weaken those ties when we allow our political dialogue to become so corrosive that people of good character are turned off from public service; so coarse with rancor that Americans with whom we disagree are not just misguided, but somehow malevolent.  We weaken those ties when we define some of us as more American than others; when we write off the whole system as inevitably corrupt, and blame the leaders we elect without examining our own role in electing them.

It falls to each of us to be those anxious, jealous guardians of our democracy; to embrace the joyous task we’ve been given to continually try to improve this great nation of ours.  Because for all our outward differences, we all share the same proud title:  Citizen.

Ultimately, that’s what our democracy demands.  It needs you.  Not just when there’s an election, not just when your own narrow interest is at stake, but over the full span of a lifetime.  If you’re tired of arguing with strangers on the Internet, try to talk with one in real life.  If something needs fixing, lace up your shoes and do some organizing.  If you’re disappointed by your elected officials, grab a clipboard, get some signatures, and run for office yourself.  Show up.  Dive in.  Persevere.  Sometimes you’ll win.  Sometimes you’ll lose.  Presuming a reservoir of goodness in others can be a risk, and there will be times when the process disappoints you.  But for those of us fortunate enough to have been a part of this work, to see it up close, let me tell you, it can energize and inspire.  And more often than not, your faith in America – and in Americans – will be confirmed.

Mine sure has been.  Over the course of these eight years, I’ve seen the hopeful faces of young graduates and our newest military officers.  I’ve mourned with grieving families searching for answers, and found grace in a Charleston church.  I’ve seen our scientists help a paralyzed man regain his sense of touch, and our wounded warriors walk again.  I’ve seen our doctors and volunteers rebuild after earthquakes and stop pandemics in their tracks.  I’ve seen the youngest of children remind us of our obligations to care for refugees, to work in peace, and above all to look out for each other.

That faith I placed all those years ago, not far from here, in the power of ordinary Americans to bring about change – that faith has been rewarded in ways I couldn’t possibly have imagined.  I hope yours has, too.  Some of you here tonight or watching at home were there with us in 2004, in 2008, in 2012 – and maybe you still can’t believe we pulled this whole thing off.

You’re not the only ones.  Michelle – for the past 25 years, you’ve been not only my wife and mother of my children, but my best friend.  You took on a role you didn’t ask for and made it your own with grace and grit and style and good humor.  You made the White House a place that belongs to everybody.  And a new generation sets its sights higher because it has you as a role model.  You’ve made me proud.  You’ve made the country proud.

Malia and Sasha, under the strangest of circumstances, you have become two amazing young women, smart and beautiful, but more importantly, kind and thoughtful and full of passion.  You wore the burden of years in the spotlight so easily.  Of all that I’ve done in my life, I’m most proud to be your dad.

To Joe Biden, the scrappy kid from Scranton who became Delaware’s favorite son:  You were the first choice I made as a nominee, and the best.  Not just because you have been a great vice president, but because in the bargain, I gained a brother.  We love you and Jill like family, and your friendship has been one of the great joys of our life.

To my remarkable staff:  For eight years – and for some of you, a whole lot more – I’ve drawn from your energy, and tried to reflect back what you displayed every day: heart, and character, and idealism.  I’ve watched you grow up, get married, have kids, and start incredible new journeys of your own.  Even when times got tough and frustrating, you never let Washington get the better of you.  The only thing that makes me prouder than all the good we’ve done is the thought of all the remarkable things you’ll achieve from here.

And to all of you out there – every organizer who moved to an unfamiliar town and kind family who welcomed them in, every volunteer who knocked on doors, every young person who cast a ballot for the first time, every American who lived and breathed the hard work of change – you are the best supporters and organizers anyone could hope for, and I will forever be grateful.  Because, yes, you changed the world.

That’s why I leave this stage tonight even more optimistic about this country than I was when we started.  Because I know our work has not only helped so many Americans; it has inspired so many Americans – especially so many young people out there – to believe you can make a difference; to hitch your wagon to something bigger than yourselves.  This generation coming up – unselfish, altruistic, creative, patriotic – I’ve seen you in every corner of the country.  You believe in a fair, just, inclusive America; you know that constant change has been America’s hallmark, something not to fear but to embrace, and you are willing to carry this hard work of democracy forward.  You’ll soon outnumber any of us, and I believe as a result that the future is in good hands.

My fellow Americans, it has been the honor of my life to serve you.  I won’t stop; in fact, I will be right there with you, as a citizen, for all my days that remain.  For now, whether you’re young or young at heart, I do have one final ask of you as your president – the same thing I asked when you took a chance on me eight years ago.

I am asking you to believe.  Not in my ability to bring about change – but in yours.

I am asking you to hold fast to that faith written into our founding documents; that idea whispered by slaves and abolitionists; that spirit sung by immigrants and homesteaders and those who marched for justice; that creed reaffirmed by those who planted flags from foreign battlefields to the surface of the moon; a creed at the core of every American whose story is not yet written:

Yes We Can.

Yes We Did.

Yes We Can.

Thank you.  God bless you.  And may God continue to bless the United States of America.


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