Présidence Trump: Le pire des présidents (What if Trump’s very flaws were his strengths and his unpresidentiality the very quality needed to bring long-overdue changes to America and the world ?)

13 juillet, 2019
Image result for High noon Trump Là où le péché abonde, la grâce surabonde. Paul (Romains 5 : 20)
Où est le péril, croît, le salutaire aussi. Hölderlin
Le monde moderne n’est pas mauvais : à certains égards, il est bien trop bon. Il est rempli de vertus féroces et gâchées. Lorsqu’un dispositif religieux est brisé (comme le fut le christianisme pendant la Réforme), ce ne sont pas seulement les vices qui sont libérés. Les vices sont en effet libérés, et ils errent de par le monde en faisant des ravages ; mais les vertus le sont aussi, et elles errent plus férocement encore en faisant des ravages plus terribles. Le monde moderne est saturé des vieilles vertus chrétiennes virant à la folie.  G.K. Chesterton
Comme une réponse, les trois slogans inscrits sur la façade blanche du ministère de la Vérité lui revinrent à l’esprit. La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force. 1984 (George Orwell)
La liberté, c’est la liberté de dire que deux et deux font quatre. Lorsque cela est accordé, le reste suit. George Orwell (1984)
Les intellectuels sont portés au totalitarisme bien plus que les gens ordinaires. George Orwell
Le langage politique est destiné à rendre vraisemblables les mensonges, respectables les meurtres, et à donner l’apparence de la solidité à ce qui n’est que vent. George Orwell
Parler de liberté n’a de sens qu’à condition que ce soit la liberté de dire aux gens ce qu’ils n’ont pas envie d’entendre. George Orwell
I suppose if I had lost the war, I would have been tried as a war criminal. General Curtis LeMay
La démocratie est le pire système de gouvernement, à l’exception de tous les autres qui ont pu être expérimentés dans l’histoire. Winston Churchill (1947)
To label him a great or good or even a weak president misses the point. He was merely necessary. Herbert Parmet (Eisenhower, 1972)
Sur les plans géographique, culturel et social, il existe bien des points communs entre les situations françaises et américaines, à commencer par le déclassement de la classe moyenne. C’est « l’Amérique périphérique » qui a voté Trump, celle des territoires désindustrialisés et ruraux qui est aussi celle des ouvriers, employés, travailleurs indépendants ou paysans. Ceux qui étaient hier au cœur de la machine économique en sont aujourd’hui bannis. Le parallèle avec la situation américaine existe aussi sur le plan culturel, nous avons adopté un modèle économique mondialisé. Fort logiquement, nous devons affronter les conséquences de ce modèle économique mondialisé : l’ouvrier – hier à gauche –, le paysan – hier à droite –, l’employé – à gauche et à droite – ont aujourd’hui une perception commune des effets de la mondialisation et rompent avec ceux qui n’ont pas su les protéger. La France est en train de devenir une société américaine, il n’y a aucune raison pour que l’on échappe aux effets indésirables du modèle. (…) Dans l’ensemble des pays développés, le modèle mondialisé produit la même contestation. Elle émane des mêmes territoires (Amérique périphérique, France périphérique, Angleterre périphérique… ) et de catégories qui constituaient hier la classe moyenne, largement perdue de vue par le monde d’en haut. (…) Faire passer les classes moyennes et populaires pour « réactionnaires », « fascisées », « pétinisées » est très pratique. Cela permet d’éviter de se poser des questions cruciales. Lorsque l’on diagnostique quelqu’un comme fasciste, la priorité devient de le rééduquer, pas de s’interroger sur l’organisation économique du territoire où il vit. L’antifascisme est une arme de classe. Pasolini expliquait déjà dans ses Écrits corsaires que depuis que la gauche a adopté l’économie de marché, il ne lui reste qu’une chose à faire pour garder sa posture de gauche : lutter contre un fascisme qui n’existe pas. C’est exactement ce qui est en train de se passer. Christophe Guilluy
Madame Hidalgo persécute l’artisan qui roule dans une vieille camionnette, mais elle rêve d’attirer toujours plus de touristes dont les autocars font trembler les pavés parisiens, elle veut une ville verte et cycliste pour accueillir des foules livrées par Airbus. Bref, elle psalmodie avec la même conviction l’urgence écologique et l’impératif touristique, ce qui est à hurler de rire. (…) On ne cesse de nous rappeler que la planète n’est pas renouvelable, mais les vieilles pierres, les églises, les temples ne le sont pas non plus. Il est tout de même curieux qu’on trouve normal de pénaliser un travailleur qui n’a pas les moyens de se payer une voiture propre mais qu’on refuse toute mesure de restriction touristique au prétexte que les classes moyennes brésiliennes ou indiennes ont aussi le droit de visiter Chambord. Du reste, cet argument est d’une rare hypocrisie: si nous nous mettons en quatre pour recevoir le touriste, même modeste, ce n’est évidemment pas par esprit démocratique mais parce que, pauvre ou pas, nous pourrons le soulager de quelques devises. Rassurez-vous, je ne prétends pas qu’il faudrait interdire le tourisme, mais au moins le réguler. On somme les Chinois de modérer leurs émissions de carbone, pourquoi serait-il intolérable de leur demander de réduire leurs voyages? Alors oui, peut-être faudra-t-il à l’avenir attendre plus longtemps et payer plus cher pour visiter nos monuments. Mais si on ne restreint pas les flux, ces générations futures pour lesquelles on nous demande de changer nos habitudes n’auront plus rien à visiter. (…) On a (…) vendu la mobilité, la flexibilité, la désaffiliation comme des idéaux à des classes populaires ou moyennes qui non seulement n’ont pas les moyens financiers et culturels de passer leur vie à sauter les frontières ou à s’installer ailleurs que dans l’endroit où ils ont acheté une maison invendable, mais qui, en plus, semblent assez largement rétives aux beautés du nomadisme. (…) Le tourisme éthique et citoyen inventé par les marchands de voyages et le «guide du Roublard» (encore Muray) n’étaient pas mal non plus. Encore une fois, le tourisme écologique est un oxymore. Ou pour le dire autrement, une vaste blague. Cependant, aujourd’hui, certains écolos (et les technos du ministère) rêvent de «valoriser» la nature et d’en faire à son tour un patrimoine touristique bien plus profitable que l’élevage qui occupe actuellement les déserts français. Les promoteurs de ce Yellowstone à la française, sur lequel Causeur publie une enquête, aimeraient donc se débarrasser du pastoralisme, cette activité humaine ancestrale, pour implanter des loups et des ours. Le calcul est simple: des touristes fortunés susceptibles de payer pour voir des prédateurs, il y en a beaucoup, alors que ces éleveurs nous coûtent un pognon de dingue. En somme, cette écologie de l’ensauvagement lutte contre l’homme et pour le touriste. (…) Je ne me moque nullement de ces bénéfices, je me désole que nous acceptions de n’être plus qu’un pays où on vient passer ses vacances ou, pire encore, un pays qu’on traverse pour aller en Italie ou en Espagne. Nous sommes fiers de notre médaille d’or du nombre de touristes mais ce chiffre masque le fait que beaucoup ne dépensent chez nous que le prix de deux pleins et de trois sandwiches. Par ailleurs, on oublie toujours, quand on parle des recettes du tourisme, de compter le coût des nuisances qu’il occasionne et des investissements qu’il nécessite, dont une partie notable est à la charge de la collectivité. Cela dit, je ne me désole pas que des milliards d’étrangers rêvent de visiter Paris, je me désole du fait que «la ville de demain», comme dit la maire, soit d’abord conçue pour eux et si peu pour ceux qui y vivent. Et aussi que nous renoncions à être une grande nation industrielle pour être la première destination touristique du monde. Comme si nous n’avions plus rien d’autre à vendre que notre passé débité en visites guidées et produits dérivés. (…) Quand Paris a «gagné» les JO, – contre personne car il n’y avait pas d’autres candidats – nous avons été les seuls à dénoncer cette catastrophe. On nous disait: vous n’aimez rien, ce sera formidable pour la ville, la grande fête du sport, et tout ce baratin. Plus l’échéance approche et plus on se rend compte que ce sera, comme toujours, la grande fête du business, de la pub, de la vente de bière, de la fête obligatoire et du bruit. Paris va se transformer en ville-sandwich mais joue les vertueuses en refusant Total, un peu comme une prostituée qui refuserait les hommes mariés. Et je ne vous parle même pas des retards dans les chantiers et des dépassements de budget qui s’annoncent. Dans quatre ans, tous ceux qui nous sommaient hier de nous enthousiasmer hurleront au scandale. (…) Muray était un prophète, il a deviné toutes les potentialités diaboliques et comiques de notre époque sans autre et sans ailleurs bien avant qu’elles soient accomplies. Autant dire que les occasions de lui rendre hommage ne manquent pas. Il est impossible de comprendre ce qui se joue dans l’arraisonnement touristique du monde sans le lire. Elisabeth Lévy
I don’t believe only in reproductive freedom, I believe in reproductive justice. And what that means is just because a woman, or let’s also not forget someone in the trans community — a trans female — is poor, doesn’t mean they shouldn’t exercise that right to choose. So I absolutely would cover that right to have an abortion. Julian Castro
Let me just be very clear: we have to have a secure border. But I am in favor of saying that we’re not going to treat people who are undocumented [and] cross the borders as criminals, that is correct. What we cannot do is have any more policy like we have under this current president that is about inhumane conduct, that is about putting babies in cages, that is about separating children from their parents and we have got to have policy that is about passing comprehensive immigration reform with a pathway toward citizenship. I would not make it punishable by jail. It should be a civil enforcement issue, but not a criminal enforcement issue. Sen. Kamala Harris (D-Calif.)
I’ve been to that facility, where they talk about cages. That facility was built under President Obama under (Homeland Security) Secretary Jeh Johnson. I was there because I was there when it was built. The kids are being house in the same facility built under the Obama administration.’ If you want to call them cages, call them cages. But if the left wants to call them cages and the Democrats want to call them cages then they have to accept the fact that they were built and funded in FY 2015. It’s chain link dividers that keeps children separate from unrelated adults. It’s about protecting children. Thomas Homan (Obama’s executive associate director of Immigration and Customs Enforcement)
Ne fermez pas les portes à ceux qui frappent. Le monde des migrants et des réfugiés est la croix de l’humanité. Pape François
Des associations comme SOS Méditerranée et Sea Watch nous honorent et nous obligent face à l’inertie des gouvernements européens. Carola Rackete et Pia Klemp sont les emblèmes de ce combat, porteuses des valeurs européennes auxquelles la Ville de Paris appelle une nouvelle fois notre continent à rester fidèle. Patrick Klugman (adjoint à la maire de Paris chargé des Relations internationales)
L’Eglise est dans son rôle quand elle fait preuve de compassion et de charité pour les plus vulnérables. Elle sort de ses fonctions quand elle fait de la politique, par son opposition aux Etats qui entendent contrôler leurs frontières. Une chose est d’aider des migrants qui risquent la mort. Une autre est de rester indifférent aux peuples d’Europe qui voient l’immigration de masse comme une force potentielle de déstabilisation de leur civilisation fatiguée. François se comporte comme s’il avait déjà tiré un trait sur la vieille Europe infertile et décadente, pour lui préférer la plus prolifique clientèle du tiers-monde. Et se plaçant en chef de file des humanitaires, sans manifester de curiosité particulière pour leurs arrangements avec les passeurs en Méditerranée, le Pape est en train de transformer l’Eglise catholique en une super-ONG à la George Soros. Il est également en train de vider de sa substance le subtil message religieux, qui s’adresse à chaque croyant soucieux de sa rédemption, au profit de lourds slogans humanitaires culpabilisant les Etats. Le plus grave est que François ne semble pas vouloir mesurer la force conquérante de l’islam au contact de l’Occident, et la faiblesse de l’Europe oublieuse de ses propres racines. Le cardinal Robert Sarah remarque avec justesse : « L’Europe veut s’ouvrir à toutes les cultures – ce qui peut être louable et source de richesse – et à toutes les religions du monde, mais elle ne s’aime plus« . Le pape, non plus, n’aime pas l’Europe. Ivan Rioufol
Arrêtée par la police italienne, le capitaine du bateau Sea Watch, Carola Rackete, semble être devenue l’héroïne de toute une gauche européenne dont l’activisme humanitaire et victimiste pro-migrants sert en réalité une idéologie anti-nationale, anti-frontières et viscéralement hostile à la civilisation européenne-occidentale assimilée au Mal et dont les « fautes » passées et présentes ne pourraient être expiées qu’en acceptant l’auto-submersion migratoire et islamique… Rappelons que le Sea-Watch 3, navire de 600 tonnes battant pavillon hollandais et cofinancé par les fonds de George Soros et autres riches contributeurs, a non seulement « récupéré » des migrants illégaux acheminés par des passeurs nord-africains, ce qui est en soi un viol de la loi, mais a délibérément forcé le blocus des eaux territoriales italiennes, donc violé la souveraineté de ce pays. De ce fait, son capitaine, l’Allemande Carola Rackete, va être présentée à un juge en début de semaine, à Agrigente, dans le sud de la Sicile, puis répondra des faits « d’aide à l’immigration clandestine » (punie de prison par la loi italienne et le « décret-sécurité » (decreto-sicurezza) du gouvernement / Ligue (5 étoiles de Rome), puis de « résistance à un bateau de guerre ». Quant aux 42 migrants clandestins de la Sea Watch 3 débarqués après l’arrestation de la capitaine-activiste allemande (11 migrants plus « vulnérables » avaient déjà été débarqués légalement), ils ont fini par débarquer à Lampedusa après que la France, l’Allemagne, le Portugal, le Luxembourg et la Finlande ont accepté un plan de répartition visant à en accueillir chacun quelques-uns. (…) Pendant ce temps, des petites embarcations moins identifiables et qui ne font pas la une des médias continuent d’arriver chaque jour à Lampedusa et au sud d’Agrigente (200 ces derniers jours). Et d’autres navires affrétés par des ONG pro-migrants continuent de défier les autorités italiennes ou d’autres pays (Malte, Espagne, Grèce, etc.) dans l’indifférence générale et en violation banalisée de la loi et du principe de protection des frontières. On peut citer par exemple l’ONG espagnole Proactiva open arms, qui patrouille au large de la Libye malgré la menace d’une amende de 200 000 à 900 000 euros brandie par les autorités espagnoles. « Si je dois payer par la prison ou par une amende le fait de sauver les vies de quelques personnes, je le ferais », a d’ailleurs assuré Oscar Camps, fondateur de l’ONG. Utilisant la même rhétorique de « résistance » et de « désobéissance civile » face à une autorité étatique « répressive », Carola Rackette expliquait elle aussi au Spiegel, quelques jours seulement avant d’accoster à Lampedusa : « Si nous ne sommes pas acquittés par un tribunal, nous le serons dans les livres d’histoire. » (…) La stratégie d’intimidation psychologique des ONG et lobbies subversifs pro-migrants consiste en fait à adopter une rhétorique victimaire et hautement culpabilisatrice qui a pour but de faire passer pour des horribles racistes / fascistes les défenseurs des frontières et des lois sécuritaires pourtant démocratiquement adoptées. Carola Rackete a ainsi déclaré au journal italien La Repubblica : « J’ai la peau blanche, j’ai grandi dans un pays riche, j’ai le bon passeport, j’ai pu faire trois universités différentes et j’ai fini mes études à 23 ans. Mon obligation morale est d’aider les gens qui n’ont pas bénéficié des mêmes conditions que moi (…). Les pauvres, ils ne se sentent pas bienvenus, imaginez leur souffrance (…), j’ai voulu accoster de force car beaucoup risquaient de se suicider sur la bateau et étaient en danger depuis 17 jours d’immobilisation ». (…) Très fier de lui et de son « coup », Chris Grodotzki, le président de l’ONG Sea Watch, se réjouit que « dans toute l’Europe, Carole est devenue un symbole. Nous n’avons jamais reçu autant de dons », indiquant qu’en Italie une cagnotte a recueilli dimanche 400 000 euros. Samedi, en Allemagne, deux stars de la télévision, Jan Böhmermann et Klaas Heufer-Umlauf, ont lancé quant à eux une cagnotte et 500 000 euros ont été récoltés en moins de vingt-quatre heures. En fait, l’aide aux migrants clandestins est une activité lucrative pour les ONG, et pas seulement pour les passeurs et les établissements payés pour offrir le gîte et l’accueil avec les deniers publics. (…) D’après Matteo Salvini, Carola Rackete serait une « criminelle » qui aurait tenté de « tuer des membres des forces de l’ordre italienne ». Il est vrai que la vedette de la Guarda della Finanza, (12 mètres), très légère, n’aurait pas résisté au choc du navire de la Sea Watch (600 tonnes) si elle ne s’était pas retirée. Inculpée par le procureur d’Agrigente, la capitaine de la Sea Watch risque jusqu’à dix ans de prison pour « résistance ou violence envers un navire de guerre ». En fait, bien moins que dans de nombreux autres pays du monde, y compris démocratiques comme l’Australie, les Etats-Unis ou la Hongrie. Le procureur d’Agrigente, Luigi Patronaggio, qui est pourtant connu pour ne pas être du tout favorable à la Ligue de Matteo Salvini, a d’ailleurs qualifié le geste de Carola Rackete de « violence inadmissible » et placé la capitaine du navire humanitaire aux « arrêts domiciliaires » (contrôle judiciaire avec assignation à résidence), avant le lancement d’une procédure de flagrant délit. L’intéressée a répondu via le Corriere della Sera, en affirmant que « ce n’était pas un acte de violence, seulement de désobéissance ». (…) Depuis, de Rome à Berlin, et au sein de toute la gauche et l’extrême-gauche européenne, « Carola » est devenue une nouvelle « héroïne de la désobéissance civile », le concept clef de la gauche marxiste ou libertaire pour justifier moralement le fait de bafouer délibérément les règles des Etats et de violer les lois démocratiques qui font obstacle à leur idéologie anti-nationale. Et la désinformation médiatique consiste justement à faire passer l’appui que Carola Rackete a reçu – de la part de stars de TV, de politiques bien-pensants et de lobbies pro-migrants chouchoutés par les médias – pour un « soutien de l’Opinion publique ». En Allemagne, du président de l’Église évangélique, Heinrich Bedford-Strohm, au PDG de Siemens, Joe Kaeser, de nombreuses voix se sont élevées pour prendre sa défense comme si elle était une nouvelle Pasionaria « antifasciste / antinazie », 90 ans plus tard… (…) En Italie, outre la figure de Leo Luca Orlando, le maire de Palerme, qui accorde régulièrement la « citoyenneté d’honneur » de sa ville aux dirigeants d’ONG pro-migrants et qui assimile les « cartes de séjours » et contrôles aux frontières à des « instruments de torture », l’ensemble de la gauche (hors le parti 5 étoiles allié de la Ligue), et surtout le parti démocrate, (PD), jouent cette carte de « l’illégalité légitime » et appuie les ONG anti-frontières. « Par nécessité, vous pouvez enfreindre la loi », ont déclaré aux membres de la Sea Watch les députés de gauche montés à bord du bateau Sea Watch 3 avant l’arrestation de Carole Rackete. Premier à être monté à bord du Sea Watch 3, l’élu du PD Graziano Delrio ose lancer : « Dans certains cas, vous ne pouvez pas respecter les lois et vous pouvez même au contraire, dans des cas de nécessité, enfreindre les lois. » (..;) Détail stupéfiant, les représentants du PD venus manifester leur solidarité avec la capitaine (étrangère) d’un navire (étranger) faisant le travail de passeurs / trafiquants d’êtres humains, n’ont pas même condamné ou regretté le fait que la « militante humanitaire Carole » a failli tuer les policiers de la vedette de la Guardia di Finanza qui bloquait le Sea Watch 3. Estimant qu’il ne pouvait manquer ce « coup médiatique » afin de complaire aux lobbies et médias immigrationnistes dominant, l’ex-Premier ministre (PD) Matteo Renzi était lui aussi sur le pont du Sea Watch 3 lorsque Carola Rackete a décidé de forcer le blocus. Avec lui, d’autres parlementaires de gauche (Matteo Orfini, Davide Faraone, Nicola Fratoianni et Riccardo Magi) ont carrément « béni » cette action illégale et violente qui a pourtant mis en danger les membres des forces de leur propre pays. (..;) Étaient également venus applaudir la capitaine allemande et son action illégale : le curé de Lampedusa, Don Carmelo La Magra ; l’ancien maire de l’île Giusi Nicolini, le médecin et député européen Pietro Bartolo, et le secrétaire local du parti PD Peppino Palmeri, lequel a déclaré pompeusement que « l’humanité a gagné, (…). Je pense que oui, nous devons être unis dans une fraternité universelle »… Plutôt que de respecter la légalité des lois approuvées démocratiquement par le Parlement de leur propre pays dont ils sont élus, ces représentants de la gauche ont accusé le gouvernement Ligue / 5 étoiles d’avoir « laissé au milieu de la mer pendant 16 jours un bateau qui avait besoin d’un refuge » (Matteo Orfini), alors qu’en réalité, sur les 53 migrants illégaux au départ présents sur le Sea Watch 3, onze avaient été débarqués en Italie en raison de leur état vulnérable, les autres étant nourris et auscultés par des médecins envoyés par l’Etat italien. (..;) Dès qu’elle est descendue du navire accompagnée des policiers italiens venus l’arrêter, Carola Rackete a été saluée par les ovations d’un groupe d’activistes ainsi que par le curé de la paroisse de Lampedusa, Carmelo La Magra, lequel dormait dans le cimetière de sa paroisse depuis une semaine « en signe de solidarité ». Rivalisant avec les plus virulents pro-migrants d’extrême-gauche, le curé de Lampedusa a exulté : « Noël vient quand il arrive. Bienvenue aux migrants à Porto Salvo di Lampedusa. » Le prêtre de l’église de San Gerlando di Lampedusa s’est ainsi joint à l’appel de l’Action catholique italienne « à permettre le débarquement immédiat des 42 personnes à bord du Sea Watch ». (..;) Au début du mois de mai dernier, lors de son voyage en Bulgarie, le Pape avait donné le ton et répondu ainsi à la politique des « ports fermés » de Matteo Salvini : « Ne fermez pas les portes à ceux qui frappent. Le monde des migrants et des réfugiés est la croix de l’humanité. » Preuve que les curés pro-migrants et l’Église catholique de plus en plus immigrationniste sont, comme la gauche anti-nationale post-ouvrière, totalement déconnectés des peuples et de leurs ouailles : rappelons qu’à Lampedusa la Ligue de Salvini est arrivée en tête avec 45 % des voix aux dernières élections européennes ; que plus de 65 % des Italiens (catholiques) approuvent ses lois et actions visant à combattre l’immigration clandestine ; et que le Pape François, certes populaire auprès des médias quand il défend les migrants, exaspère de plus en plus et a même rendu antipapistes des millions d’Italiens qui se sentent trahis par un souverain Pontife qui semble préférer les musulmans aux chrétiens et les Africains aux Européens. A tort ou à raison d’ailleurs. (…) Il est vrai que la Sicile et en particulier Lampedusa sont plus que jamais en première ligne face à l’immigration clandestine : rien que pendant les deux dernières semaines durant lesquelles le Sea Watch est resté bloqué au large de l’île, Lampedusa a assisté impuissante, malgré la politique des « ports fermés » de Matteo Salvini et de son nouveau « décret sécurité », plus de 200 clandestins (majoritairement tunisiens et aucunement des « réfugiés » politiques syriens) acheminés par des barques de fortunes plus difficiles à repérer que les navires des ONG. Depuis des années, la ville est littéralement défigurée, l’arrivée de migrants entraînant des faits quotidiens de violences, d’agressions, de vols et destructions de commerces. (…) Malgré cela, le médiatique curé de Lampedusa, grand adepte du pape François, martèle qu’il faut « accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les migrants et les réfugiés ». Dans une autre ville de Sicile, Noto, où nous nous sommes rendus le 27 juin dernier, une immense croix en bois a été construite à partir de morceaux d’une embarcation de migrants et a été carrément érigée dans l’entrée de la plus grande église du centre-ville. A Catania, ville très catholique-conservatrice et de droite – où se déroule chaque année début février la troisième plus grande fête chrétienne au monde, la Santa Agata – la cathédrale a été prise d’assauts par des sit-in pro-migrants en défense de Carola Rackete et de la Sea Watch. (…) Quant à Palerme, l’alliance entre l’Église catholique et le maire de la Ville, Leo Luca Orlando, chef de file de la lutte contre la politique migratoire de Matteo Salvini, est totale, alors même que Orlando est un anticlérical patenté à la fois islamophile et pro-LGBT. Sa dernière trouvaille a consisté à proposer d’éliminer le terme même de « migrant », puisque « nous sommes tous des personnes ». D’après lui, le terme « migrants » devrait être supprimé, tout comme la gauche a réussi à faire supprimer celui de « clandestin », remplacé dans le jargon journalistique par celui, trompeur, mais plus valorisant, de « migrant ». Cette manipulation sémantique visant à abolir la distinction migrant régulier / illégal est également très présente dans le pacte de Marrakech des Nations-unies. (..;) Récemment, à l’occasion de la rupture du jeûne du ramadan, le médiatique maire palermitain s’est affiché en train de prier avec une assemblée de musulmans, consacrant même une « journée consacrée à l’islam » en rappelant le « glorieux passé arabo-islamique » de la Sicile (en réalité envahie et libérée deux siècles plus tard par les Normands). Orlando utilise lui aussi à merveille l’arme de la culpabilisation lorsqu’il ne cesse de justifier l’immigration illimitée au nom du fait que les Siciliens « ont eu eux aussi des grands-parents qui ont décidé d’aller vivre dans un autre pays en demandant à être considérés comme des personnes humaines ». Bref, « on est tous des migrants ». Une musique bien connue aussi en France. (…) A chaque nouvelle affaire de blocage de bateaux d’ONG pro-migrants par les autorités italiennes obéissant à la politique de la Ligue, le maire de Palerme se déclare prêt à accueillir des navires dans le port de Palerme. Lors de notre visite, le 26 juin dernier, Orlando nous a d’ailleurs remis une brochure consacrée à l’accueil des migrants, « chez eux chez nous ». Comme le Pape ou l’ex-maire de Lampedusa, Leoluca Orlando est depuis quelques années tellement obsédé par « l’impératif d’accueil » des migrants, alors que la Sicile connaît encore une grande pauvreté et un chômage de masse, qu’il suscite une réaction de rejet et d’exaspération, d’autant que de nombreuses initiatives en faveur des migrants sont financées par des citoyens italiens-siciliens hyper-taxés et précarisés. (…) Le 28 juin, lorsque nous avons parlé de la question migratoire au maire de la seconde ville de Sicile, Catania, Salvatore Pogliese, ex-membre d’Alleanza nazionale élu député européen et maire sous les couleurs de Forza Italia, celui-ci nous confiait qu’il jugeait absurdes et extrêmes les vues du maire de Palerme ou du curé de Lampedusa. Et il rappelait que lorsque des maires pro-migrants jouent aux « héros » en réclamant l’ouverture sans limites des ports pour accueillir les « réfugiés » du monde entier, ils mentent puisque l’ouverture des ports relève, comme en France, non pas des maires, mais de l’Etat central (ministères des Transports et de l’Intérieur). (..;) Une autre alliance de forces « progressistes » / pro-migrants n’a pas manqué de surprendre les analystes de la vie politique italienne, notamment à l’occasion de la Gay Pride, organisée à Milan le 28 juin, par le maire de gauche, Beppe Sala, champion de la « diversité » et des minorités en tout genre : l’alliance de la gauche et des multinationales et des Gafam. C’est ainsi que certains journaux italiens de droite ont relevé le fait que les sponsors de la Gay Pride, officiellement indiqués sur le site de l’événement – Google, Microsoft, eBay, Coca-Cola, PayPal, RedBull, Durex, Benetton, etc. – ont tenu et obtenu que soient associées à la cause des gays celle des migrants afin de « prendre en compte toutes les différences, pas seulement liées à l’identité et à l’orientation sexuelle (immigration, handicap, appartenance ethnique, etc.) ». (..;) Les « migrants » illégaux et autres faux réfugiés secourus par les ONG immigrationnistes, adeptes des « ports ouverts », ont donc eu droit à un traitement de faveur et ont pu officiellement venir « exprimer toute sa solidarité avec le capitaine du navire (Sea Watch 3) Carola Rackete, avec les membres de l’équipage et avec toutes les personnes à bord », écrit sur Facebook « Ensemble sans murs », qui « participera avec enthousiasme au défilé de mode de Milan ». L’idéologie diversitaire est si puissante, et l’accueil des migrants est tellement devenu la « cause des causes » capable de surpasser les autres, qu’elle s’invite même chez les lobbies LGBT, pourtant la « minorité » la plus directement persécutée – avec les juifs – par l’islamisme. (..;) Or, une grande majorité d’immigrés clandestins est de confession musulmane : Subsahariens, Erythréens, Soudanais, Égyptiens, Syriens, Turcs, Maghrébins ou Pakistanais et Afghans qui émigrent en masse dans la Vieille Europe de façon tant légale (regroupement familial, migrations économiques, visas étudiants, mineurs non-accompagnés…) qu’illégale. (..;) Pour bien comprendre « d’où parlent » les défenseurs des migrants clandestins qui ne cessent d’apostropher Victor Orban, Matteo Salvini ou encore le « diable en chef » Donald Trump pour leurs politiques de contrôle de l’immigration, il suffit de constater le deux poids deux mesures et l’indignation sélective de la gauche et de l’Église catholique qui dénoncent les « populistes européens xénophobes / islamophobes / racistes » mais très peu le néo-Sultan Erdogan et encore moins les pays d’Afrique, du Maghreb, d’Amérique latine ou d’Asie qui répriment extrêmement sévèrement et violemment l’immigration clandestine et / ou l’islamisme. (…) Deux exemples flagrants suffiront à s’en convaincre : l’ONU a récemment condamné « l’islamophobie » européenne et occidentale, notamment de la France et de l’Italie, mais pas les massacres de masse de musulmans en Chine ou en Inde. Ensuite, le 5 septembre 2018, lorsque la marine marocaine a fait tirer sur une embarcation de migrants clandestins, faisant un mort et un blessé grave, puis fait arrêter le capitaine espagnol du bateau, l’ONU n’a pas bronché. Pas plus dans de nombreux cas de mauvais traitements, persécutions de migrants subsahariens ou de chrétiens dans l’ensemble des pays d’Afrique du Nord et arabes. (..;) Les Etats européens et les « militants » antifascistes hostiles aux « populistes » n’ont pas manifesté la moindre indignation face à ces phénomènes récurrents. Pas plus que les antiracistes français et leurs alliés féministes et pro-LGBT ne dénoncent la misogynie et l’homophobie islamiques, de facto exonérées par primat xénophile et auto-racisme anti-occidental. Ce dernier exemple est significatif : loin de se laisser culpabiliser, les autorités marocaines ont pourtant assumé le fait qu’une « unité de combat de la Marine royale » a ouvert le feu sur l’embarcation (un « go-fast » léger) en tuant une passagère. Comme Carola Rackete, le capitaine de la vedette de clandestins n’avait pas obéi aux ordres des militaires marocains l’intimant de stopper sa course. (..;) Morale de l’histoire : l’immigrationnisme des ONG comme la Sea Watch et autres « No Borders » est – comme l’antiracisme à sens unique – une arme subversive tournée contre les seuls peuples blancs-judéo-chrétiens-occidentaux et leurs Etats-Nations souverains. D’évidence, les forces cosmopolitiquement correctes (gauche internationaliste-marxiste ; libéraux-multiculturalistes ; multinationales / Mc Word ; Église catholique ; fédéralistes européens et autres instances onusiennes) veulent détruire en premier lieu les vieilles nations européennes culpabilisées et vieillissantes, sorte de terra nullius en devenir conçue comme le laboratoire de leurs projets néo-impériaux / mondialistes respectifs. (..) Ces différentes forces ne sont pas amies, mais elles convergent dans un même projet de destruction des Etats-souverains occidentaux. Voilà d’où parlent les No Borders. Et à l’aune de ce constat, le fait que le milliardaire Soros et les multinationales précitées sponsorisent des opérations pro-migrants, pourtant exécutées par des ONG et forces de gauche et d’extrême-gauche ou chrétiennes / tiersmondistes, en dit long sur la convergence des forces cosmopolitiquement correctes hostiles à l’Etat-Nation et à la défense de l’identité occidentale. Alexandre del Valle
Cela s’inscrit dans la ligne politique engagée par l’Iran depuis quarante ans. Ils déploient une politique de chantage sans pour autant l’assumer. Ils déploient une politique de chantage sans pour autant l’assumer. Ils jettent de l’huile sur le feu, mais de manière modérée. La seule chose qui leur reste, c’est leur pouvoir de nuisance. Mahnaz Shirali
Le Président américain Donald Trump est présenté comme un abruti erratique guidé par ses impulsions, ignorant et dangereux. Bien que le rapport Mueller ait montré qu’il n’y a jamais eu aucune «collusion» entre Trump et la Russie, les journalistes français en leur grande majorité se refusent à le dire explicitement et à reconnaître qu’ils ont pratiqué la désinformation à dose intensive pendant deux ans. Les résultats obtenus par ­Trump, tant sur le plan intérieur que sur le plan extérieur, sont à peine notés et ne le sont parfois pas du tout. Quand ils le sont, le nom de Trump est le plus souvent omis, comme si le citer positivement, ne serait-ce qu’une seule fois, était absolument impensable. Ce n’est, en soi, pas grave: ­Trump gouverne sans se préoccuper de ce que diront des journalistes français. Cela contribue néanmoins à entraver la compréhension des choses de tous ceux qui ne s’informeraient que grâce à la presse française, et nombre de gens seront dès lors surpris lorsque Trump sera réélu en novembre 2020 (car tout l’indique: il sera réélu). On leur expliquera sans doute que c’est parce que le peuple américain est lui-même ignorant et dangereux. Cela contribue aussi à empêcher de voir que l’action et les idées de Trump ont un impact beaucoup plus vaste, et qui excède de beaucoup les frontières des États-Unis. La politique économique menée par Donald Trump – qui ajoute à une forte baisse des impôts et à une déréglementation radicale, un refus de se soumettre aux lubies écologistes et un nationalisme économique basé sur la renégociation de tous les accords internationaux antécédemment négociés et sur la création de rapports de force – porte ses fruits et mène divers gouvernements sur la planète à adopter des mesures allant dans la même direction. Sa politique intérieure – basée sur un retour à une immigration strictement contrôlée et sur la réaffirmation des valeurs qui fondent la civilisation occidentale – porte, elle aussi, ses fruits, même si elle est, dans plusieurs États du pays, entravée par les décisions délétères de la gauche américaine qui entend protéger les immigrants illégaux (criminels compris). Plusieurs gouvernements sur la planète adoptent des mesures allant dans le même sens. Au Proche-Orient, Donald ­Trump conduit une asphyxie du régime iranien qui progresse et, n’en déplaise à ceux qui refusent de le voir, diminue la dangerosité de celui-ci. Il met en place un rapprochement entre les pays du monde arabe sunnite et Israël qui modifie profondément la donne régionale et, n’en déplaise là encore à ceux qui refusent de le voir, fait apparaître pour la première fois des espoirs réels qu’émerge une paix durable. L’anéantissement de l’État islamique permet de juguler le terrorisme islamique sur les cinq continents. L’action d’endiguement de la Chine communiste déstabilise celle-ci et freine les ambitions hégémoniques nourries par Xi Jinping. La Corée du Nord n’est plus une menace pour la Corée du Sud et le Japon. L’arrivée au pouvoir de Jaïr Bolsonaro au Brésil est au cœur d’un changement majeur dans toute l’Amérique latine. En Europe, Trump ne cesse d’appuyer les dirigeants «populistes» d’Europe centrale contre les orientations anti-démocratiques et islamophiles de l’Union européenne, et la perspective d’une Europe des nations souveraines fait son chemin. L’ère Trump est en son aurore. La grande presse du monde qui parle anglais le dit explicitement. Ne comptez pas sur la grande presse française pour vous le dire! Guy Millière
Trump ne voulait pas du rôle de policier mondial, mais il se trouve obligé de l’assumer, puisqu’il n’y a aucune puissance capable de remplacer les États-Unis dans ce domaine-clé. C’est l’Amérique, pas l’ONU impotente et corrompue, qui maintient les routes commerciales, et le monde entier en profite, gratuitement – comme si cela allait de soi. Or, non seulement, cela ne va pas de soi, mais beaucoup d’obligés geignent contre un pseudo «impérialisme américain», sans jamais se remettre en question. Si l’Amérique trouve certes son compte dans ce service planétaire assuré à grands frais par sa flotte et ses services de surveillance, ce n’est pas elle qui en a le plus besoin, mais ses alliés qui, eux, ne sont pas sevrés du brut que leur vend l’OPEP. C’est aussi l’Amérique qui en assume les risques comme on vient de voir avec la descente en flammes d’un drone de 100 millions de dollars, heureusement sans pilote, qui croisait dans l’espace international et non iranien. Cela, après des attaques iraniennes, sans raison non plus, sur des pétroliers norvégien et japonais. Alors, «l’opinion internationale» (c’est-à-dire la gauche mondialiste et ses médias désinformateurs) se dit «soulagée» que Trump n’ait pas poursuivi «son escalade», mais tous ces trolls qui renversent ignominieusement les responsabilités, déplorent à présent son «manque de stratégie». Qu’est-ce que des anti-américains et anti-militaristes primaires peuvent comprendre aux questions de stratégie avec leur logiciel bloqué? La véritable question est: pourquoi l’ayatollah Khamenei décide-t-il maintenant de provoquer Trump? Les sanctions asphyxient son économie de rente, d’autant que l’aide concoctée par les Européens cupides, hypocrites et lâches, tarde à se matérialiser. Les dirigeants de l’UE, qui mar­chent au pas de l’oie avec Merkel, entretiennent une cécité criminelle vis-à-vis de l’Iran. Sous Merkel, l’Allemagne oublie qu’elle doit tout aux États-Unis. Elle remercie par une politique teigneuse de tarifs douaniers. Elle se targue cyniquement d’être la plus mauvaise payeuse de l’OTAN, achète le gaz de la Russie et refuse le gaz américain. Et voici qu’elle pactise avec les ayatollahs contre les USA. L’Allemagne et l’UE illustrent tout ce qui est inacceptable pour Trump: l’archétype de l’allié félon aux prétentions disproportionnées au vu de la réalité. Et elles sont coupables de négligence inadmissible envers notre sécurité collective en dissimulant le danger pour l’Occident qu’est la République islamique, nullement différente (dans ses visées hégémoniques et ses méthodes internes brutales) de l’État islamique que l’Iran aidait et que Trump a éradiqué. L’Iran n’a jamais cessé l’enrichissement d’uranium et continue d’alimenter le terrorisme islamique. Les sanctions ne sont que justice et, malgré leur dureté renforcée, Trump espère des Iraniens éclairés un énième et décisif soulèvement contre ses dirigeants. Car il n’en a qu’après ce régime meurtrier et sympathise avec les Iraniens, mais il leur rappelle qu’il ne peut intervenir militairement, sauf attaque avec victimes américaines, auquel cas la réponse serait foudroyante. Loin de vouloir la guerre, il veut «redonner à l’Iran sa grandeur». Khamenei sait qu’à la Maison Blanche, Trump s’est entouré volontairement de conseillers aux vues opposées qui représentent chacun une partie de la base de Trump et qui constituent un «brain-trust». Il table sur le fait que Trump est tenu par l’impératif de sa réélection. Les « deux côtés de l’équation », comme Trump les appelle, sont parfaitement honorables et défendent des arguments que l’on ne peut négliger. Pour le moment, le côté «colombe» exulte, les isolationnistes, les libertariens, et toute la mouvance du «The American Conservative». Les «faucons» comprennent que l’heure de l’action militaire n’est pas venue. Mais ce serait mal connaître ­Trump que de penser qu’il ne va pas trouver le moyen de faire payer aux criminels de Téhéran leurs méfaits. Il doit, seul, parvenir à empêcher les ayatollahs d’accéder au nucléaire et faire cesser leur financement du terrorisme, sans engager de troupes et sans dépenser des milliards. C’est une tâche de police mondiale à laquelle les Européens devraient participer. La stratégie de Trump, c’est de voir venir, de ne pas dévoiler son jeu et de se tenir prêt à frapper. Ceux qui lui font confiance ne sont pas inquiets et savourent un divertissement politique quotidien de qualité. Evelyne Joslain
Critics describe President Donald Trump’s foreign policy as a muddled, unpredictable collection of impulses, with the one organizing principle being the coddling of like-minded, ruthless dictators. But there is, in fact, a defining diplomatic strategy: He is cleaning up the messes left by his predecessors. Trump, regularly derided as the most irresponsible of presidents, is actually taking ownership of the most terrifying problems the country faces and trying to solve them in a direct way that his recent predecessors avoided. With respect to Iran, China, North Korea and even Russia, Trump is taking tough stances. He is getting cozy with dictators because the man who considers himself an artist of the deal understands that those are the people he must strike bargains with. Under Trump, China has finally been recognized as a long-term strategic opponent and potential enemy, rather than a nation of billions yearning for democracy. Capitalism has indeed taken hold in China — though without economic nor political liberalization. Instead, authoritarian China is using its newfound riches to expand its economic, political and military influence. Since Clinton permanently normalized trade relations with China in 2000, American manufacturing has relocated to China for its cheap labor, the Chinese have consistently cheated on trade and the annual U.S. trade deficit with China has soared from $83 billion to a record $419 billion in 2018. Recognizing that placating China and quietly nudging it to play fair is not going to work; Trump has taken a more direct approach and assessed tariffs on Chinese imports while threatening even more. The Chinese are now at the table, talking, and Washington may at last secure a more equitable deal. After two and a half decades of Washington dithering, by 2017 the North Koreans were on the cusp of being able to load their bombs on missiles that could reach the continental United States. So Trump decided to try something different. (…) Trump likely cannot succeed in disarming Kim of his weapons by disarming him personally. The North Korean dictator is probably just buying more time. But Trump is at least taking an unconventional approach rather than re-enacting the failures of the past. Since Clinton, administrations have fostered quixotic illusions of reasonable moderates within the Tehran leadership. But there was little change in that country’s behavior — which has included supporting terrorist groups like Hezbollah and killing more than 600 U.S. troops in Iraq through militia surrogates. Obama’s 2015 Iran deal was the ultimate can-kicking exercise, granting Iran sanctions relief in return for limits on its nuclear program that would expire over the next dozen years. The arrangement could have given Iran the cash it would need to complete its nuclear ambitions once sunset clauses allowing it to enrich more uranium were invoked. (…) But Trump has reasoned the time to get tough with Iran is now, not in a dozen years when they are stronger and have perfected technologies related to nuclear weapons. U.S. policy toward Russia pre-Trump had also been marked by years of complacency — remember Russian President Vladimir Putin convincing Bush there was a soul behind his eyes? During the 2012 presidential campaign, Obama dismissed Republican nominee Mitt Romney’s concerns about Russia with a quip about the 1980s wanting its foreign policy back. Obama was also caught on an open mic whispering to Russia’s then-President Dmitri Medvedev that he’d have more “flexibility” after the election. (…) Trump’s administration, Foreign Policy explained, “has held a tough line on Russia, building on his predecessor’s policies by layering on further sanctions, expelling dozens of Russian diplomats, and providing lethal weapons support to Ukraine — a step that former President Barack Obama had been unwilling to take.” Trump’s demand that European nations pay their North Atlantic Treaty Organization obligations — another can regularly kicked down the road — might seem hostile toward long-time allies, but ensures they have skin in the game when it comes to confronting Russia. The Washington establishment, so used to conventional ways, is aghast. But business as usual has strengthened our enemies. Trump’s iconoclasm is worth a try. Keith Koffler
Presidents are drawn to intellectuals — thinkers who can elevate their impulses, distill coherence from chaos and sometimes write the very history they helped shape. It is not always a fruitful partnership. John F. Kennedy had wordsmiths and chroniclers in Ted Sorensen and Arthur Schlesinger Jr., as well as the whiz kids who authored Vietnam. George W. Bush met with historians, philosophers and theologians during dark times in his presidency, when the fiasco of Iraq weighed heavy. Ronald Reagan leaned on the governing plans of the Heritage Foundation, while Bill Clinton combined endless policy salons with the centrist blueprints of the Democratic Leadership Council. Barack Obama had, well, himself. And recall how Jimmy Carter took inspiration from the writings of Christopher Lasch for his ill-fated “malaise” speech in 1979. Yes, surrounding yourself with the brightest does not always prove best. Being a Trump intellectual is an entirely different task. Donald Trump won the White House campaigning against established expertise. He doesn’t like to read beyond a page or so. His brain trust is more “Fox & Friends” than American Enterprise Institute, his influences more Bannon than Buckley. (…) Presidents and intellectuals are always an awkward love affair, especially so when one side seems desperate and the other indifferent. Trump has seemed more concerned about retaining the affections of conservative media figures such as Fox News host Sean Hannity or commentator Ann Coulter, whose 2015 book “Adios, America” likely inspired his attack on Mexican immigrants in the speech announcing his presidential bid. Yet, for all their declared high principle, Trump’s intellectuals have tied themselves to the whims and feuds of their leader, captive minds to that indefinable mix of ideology, impulse and invective known as Trumpism. Hanson, to his credit, attempts to define it in broad terms. Trumpism, he concludes, “was the idea that there were no longer taboo subjects. Everything was open for negotiation; nothing was sacred.” A useful interpretation, but a partial one. Even if nothing is sacred, must everything be profane? (…)  In September 2016, Michael Anton, a former aide in the George W. Bush White House, published “The Flight 93 Election,” a pseudonymous essay that previewed this adversarial fixation in melodramatic terms. Voting for Trump, he wrote in the Claremont Review of Books, was like charging the cockpit of a hijacked plane on Sept. 11, 2001. You might die, but if you do nothing, death is certain. A Hillary Clinton presidency would constitute an extinction-level event for American freedom and true conservatism; it would be “pedal-to-the-metal on the entire progressive-Left agenda.” Or, as Anton put it in an excess of metaphor, “Russian Roulette with a semi-auto.” The essay drew criticism for its imagery, anonymity and hostility toward conventional conservatives as well as immigrants — Anton decried America’s “ceaseless importation of Third World foreigners” — thus making the writer a perfect candidate for a job in the Trump White House. Anton, whose identity was revealed by the late Weekly Standard, served for 14 months as a National Security Council official. Then-White House chief strategist Stephen Bannon dubbed him “one of the most significant intellects in this nationalist movement.” So with his new book, “After the Flight 93 Election,” Anton would seem well-positioned to move beyond the election and argue a more concrete case for the president, drawing on the administration’s first two years and on the author’s experience in the Trump White House. Except Anton doesn’t even try; the “After” of his title is an afterthought. Instead, he reprints his original essay, plus a follow-up “restatement” that was posted a week later, arguing that Trump constituted “the first serious national-political defense of the Constitution in a generation” and that concerns over despotism were pointless because the candidate was more “buffoon” than tyrant. Also, Hillary was still way worse. The book’s only new material is the preface and a lengthy rumination (titled “Pre-Statement on Flight 93”) that purports to explain “the essences of conservatism, Americanism, and Western civilization, and to review the main threats to their survival.” The system of federalism, separation of powers and limited government bequeathed to us by the founders is under siege, Anton writes, and the barbarians rattling the gate are the latest iteration of early-20th-century progressives and 1960s radicals, justifying an ever-expanding administrative state with social-justice mantras of personal identity. “The post-1960s Left co-opts the language of ‘justice’ and ‘rights’ as a rhetorical device to get what it wants: the transfer of power, honor, and wealth between groups as retribution for past offenses.” The result, Anton contends, is crime, family dissolution, weak foreign policy, limitless government and restricted speech. (…) In “The Case for Trump,” historian Victor Davis Hanson also treats 2016 as a reaction by voters tired of progressive orthodoxy, globalization and left-wing identity politics. “Trump did not create these divides,” Hanson writes. “He simply found existing sectarianism politically useful.” Trump’s insults, vile language and incessant denigration of opponents are just part of his “uncouth authenticity,” which appeals to supporters and enrages the rest. From the start of his campaign, Trump displayed “an uncanny ability to troll and create hysteria among his media and political critics,” Hanson marvels. “In their anti-Trump rage, they revealed their own character flaws.” Hanson relishes those flaws, and, despite the title, his book focuses less on the case for Trump than on the case against everyone else. Hillary Clinton’s infamous “basket of deplorables” line typified the “toxic venom” with which liberals regard the nation’s interior, he writes, while Clinton’s past misdeeds, real or alleged, provided “scandal vaccination” for Trump’s bankruptcies, sexual misconduct and endless lawsuits. Clinton’s problem, Hanson explains, was threefold: She lied so much that her various deceptions could not be reconciled; she never learned from her past scandals; and she thought herself exempt from accountability. The fact that this trifecta nicely describes Trump’s behavior while in office does not seem to occur to Hanson. He’d rather indulge in casual sexism, criticizing Clinton’s “shrill” voice and her “signature off-putting laugh,” and inexplicably suggesting that while “Trump’s bulk fueled a monstrous energy; Hillary’s girth sapped her strength.” Hanson, a senior fellow with Stanford University’s Hoover Institution, assails the “deep state,” even while acknowledging that Trump’s use of the term is so vague as to be meaningless. He praises the “inspired” and “impressive” Cabinet members Trump has assembled, largely forgetting their high-profile scandals, conflicts of interest, obeisance and resignations. “The Case for Trump” is notable for such omissions. (…) Stephen Moore and Arthur Laffer disagree with some of Trump’s hard-line positions on immigration and worry about his trade protectionism. “To say the least, Donald Trump is a work in progress on trade,” they admit. “He is playing a high-stakes game of poker here with a big upside. But if it doesn’t work, the ramifications scare us to death.” So why did the veteran conservative economists sign on as advisers for Trump’s 2016 campaign, and why did they write a book — titled “Trumponomics” and published late last year — enthusiastically defending the economic policies and instincts of a leader who thinks trade wars are good and easy to win? The answer is simple: “We liked his tax plan.” Forget single-issue voters; Moore and Laffer are single-issue thinkers. Cutting taxes is the siren that lured them to Trump, and for which they appear willing to make any substantive or intellectual sacrifices. The authors recount their role in helping shape the 2017 tax bill — they’re especially proud of their op-eds, which they quote extensively in the book, along with praise thereof — and reiterate their belief that tax cuts and deregulation will unleash so much economic activity that hard choices melt away. “We have always believed that the shrewdest way to make entitlement programs solvent is to restore rapid growth,” they write. And they swoon over Trump’s “unyielding optimism” about the nation’s economic potential, even when he embraces growth projections that the two economists consider unrealistic. Washington Post
Hanson himself calls Trump “flawed,” but his presidency exemplary. Hanson is a retired classics professor from California State University, Fresno, and senior fellow in military history at the Hoover Institution at Stanford University, and he has written two dozen books on topics ranging from the ancient world to the Second World War. He lives on a working farm in a multiracial, rural area in the interior of California, southeast of San Francisco. He doesn’t live in an Ivory Tower. He also uses his hometown of Selma as a classic example of why America elected Trump. Once prosperous with family-run farms and food-processing plants and other manufacturing jobs, now most jobs are gone, unemployment high, crime and drug abuse commonplace. “In 1970, we did not have keys for our outside doors; in 2018, I have six guard dogs,” he writes.  While he is a conservative with an upfront agenda, his critics come from the left and the right. One of the nastiest attacks upon Hanson comes from a Republican who worked on Mitt Romney’s 2012 presidential campaign and calls him a “Nazi sympathizer,” “racist enabler” and a “treasonous sophist.” A liberal writer says it’s oxymoronic to call Hanson a “pro-Trump intellectual.” If his ideas are ticking off both ends of the spectrum, they must have some merit, or, at the very least, be interesting. In defending his book, Hanson’s tone is civil. He tells stories from antiquity to make a point; or he acknowledges that Trump is a blowhard like the character Rodney Dangerfield played in the movie Caddyshack. But that doesn’t mean Trump’s policies aren’t working, he says. When one defends a position with reasoned thought, instead of rants and personal attacks like so many Trump supporters and detractors, it’s a welcome change. Some of Hanson’s observations are disagreeable, others are worthy of pointing out and giving Trump his due.  For example, Trump’s stand towards China and its murky trade practices is a reprieve from the appeasement of recent years. His support of the Catholic and Jewish faiths is also admirable. Ultimately, though, The Case for Trump crumbles on two fundamental points. It is disingenuous to separate the man from the presidency, but Hanson does. “Trump’s own uncouthness,” he writes, “was in its own manner contextualized by his supporters as a long overdue pushback to the elite disdain and indeed hatred shown them.”  Hanson also points out character flaws in former presidents as somehow a reason to hand Trump a “get-out-of-jail-free-card” for his extracurricular activities with hookers and porn stars. “It doesn’t mean Donald Trump is a saint,” Hanson said during a recorded book tour event, “but he’s not an aberration either.” My mother often said “two wrongs don’t make a right” and that applies here, along with Trump’s penchant to surround himself with hucksters, grifters, con men, liars and felons. Then there are the relentless and often vicious personal tweets and attacks on the Constitution. Sorry, but these character cancers cannot be ignored simply because one likes Trump’s tax cuts and deregulation that may or may not have boosted economic growth. Besides, Hanson doesn’t make the case — with hard facts — that Trump’s policies are actually working. Has picking on allies like Canada really helped Wisconsin dairy farmers? Has he really tamed Kim Jong Un and his nuclear aspirations? Have Trump policies really boosted growth more than simply the cyclical nature of the economy itself? The list goes on and on. Trump opponents probably won’t read the book, but it’s not your regular right-wing diatribe camouflaged as a book. It’s readable and, at times, highly entertaining in how he skewers Trump’s adversaries. But, in the end, the book can’t make a case that electing a status quo disruptor like Donald Trump is any more than a Pyrrhic victory in the classical tragic sense. Bob Brehl
Securing national borders seems pretty orthodox. In an age of anti-Western terrorism, placing temporary holds on would-be immigrants from war-torn zones until they can be vetted is hardly radical. Expecting “sanctuary cities” to follow federal laws rather than embrace the nullification strategies of the secessionist Old Confederacy is a return to the laws of the Constitution. Using the term “radical Islamic terror” in place of “workplace violence” or “man-caused disasters” is sensible, not subversive. Insisting that NATO members meet their long-ignored defense-spending obligations is not provocative but overdue. Assuming that both the European Union and the United Nations are imploding is empirical, not unhinged. Questioning the secret side agreements of the Iran deal or failed Russian reset is facing reality. Making the Environmental Protection Agency follow laws rather than make laws is the way it always was supposed to be. Unapologetically siding with Israel, the only free and democratic country in the Middle East, used to be standard U.S. policy until Obama was elected. (…) Expecting the media to report the news rather than massage it to fit progressive agendas makes sense. In the past, proclaiming Obama a “sort of god” or the smartest man ever to enter the presidency was not normal journalistic practice. (…) Half the country is having a hard time adjusting to Trumpism, confusing Trump’s often unorthodox and grating style with his otherwise practical and mostly centrist agenda. In sum, Trump seems a revolutionary, but that is only because he is loudly undoing a revolution. Victor Davis Hanson
What makes such men and women both tragic and heroic is their knowledge that the natural expression of their personas can lead only to their own destruction or ostracism from an advancing civilization that they seek to protect. And yet they willingly accept the challenge to be of service . . . Yet for a variety of reasons, both personal and civic, their characters not only should not be altered, but could not be, even if the tragic hero wished to change . . . In the classical tragic sense, Trump likely will end in one of two fashions, both not particularly good: either spectacular but unacknowledged accomplishments followed by ostracism . . . or, less likely, a single term due to the eventual embarrassment of his beneficiaries. Victor Davis Hanson
Trump’s own uncouthness was in its own manner contextualized by his supporters as a long overdue pushback to the elite disdain and indeed hatred shown them. (…) Trumpism was the idea that there were no longer taboo subjects. Everything was open for negotiation; nothing was sacred. Victor Davis Hanson
The very idea that Donald Trump could, even in a perverse way, be heroic may appall half the country. Nonetheless, one way of understanding both Trump’s personal excesses and his accomplishments is that his not being traditionally presidential may have been valuable in bringing long-overdue changes in foreign and domestic policy. Tragic heroes, as they have been portrayed from Sophocles’ plays (e.g., Ajax, Antigone, Oedipus Rex, Philoctetes) to the modern western film, are not intrinsically noble. Much less are they likeable. Certainly, they can often be obnoxious and petty, if not dangerous, especially to those around them. These mercurial sorts never end well — and on occasion neither do those in their vicinity. Oedipus was rudely narcissistic, Hombre’s John Russell (Paul Newman) arrogant and off-putting. Tragic heroes are loners, both by preference and because of society’s understandable unease with them. Ajax’s soliloquies about a rigged system and the lack of recognition accorded his undeniable accomplishments are Trumpian to the core — something akin to the sensational rumors that at night Trump is holed up alone, petulant, brooding, eating fast food, and watching Fox News shows. Outlaw leader Pike Bishop (William Holden), in director Sam Peckinpah’s The Wild Bunch, is a killer whose final gory sacrifice results in the slaughter of the toxic General Mapache and his corrupt local Federales. A foreboding Ethan Edwards (John Wayne), of John Ford’s classic 1956 film The Searchers, alone can track down his kidnapped niece. But his methods and his recent past as a Confederate renegade make him suspect and largely unfit for a civilizing frontier after the expiration of his transitory usefulness. These characters are not the sorts that we would associate with Bob Dole, Paul Ryan, Mitch McConnell, or Mitt Romney. The tragic hero’s change of fortune — often from good to bad, as Aristotle reminds us — is due to an innate flaw (hamartia), or at least in some cases an intrinsic and usually uncivilized trait that can be of service to the community, albeit usually expressed fully only at the expense of the hero’s own fortune. The problem for civilization is that the creation of those skill sets often brings with it past baggage of lawlessness and comfortability with violence. Trump’s cunning and mercurialness, honed in Manhattan real estate, global salesmanship, reality TV, and wheeler-dealer investments, may have earned him ostracism from polite Washington society. But these talents also may for a time be suited for dealing with many of the outlaws of the global frontier. (…) So what makes such men and women both tragic and heroic is their full knowledge that the natural expression of their personas can lead only to their own destruction or ostracism. Yet for a variety of reasons, both personal and civic, their characters not only should not be altered but could not be, even if the tragic hero wished to change, given his megalomania and Manichean views of the human experience. Clint Eastwood’s Inspector “Dirty” Harry Callahan cannot serve as the official face of the San Francisco police department. But Dirty Harry alone has the skills and ruthlessness to ensure that the mass murderer Scorpio will never harm the innocent again. So, in the finale, he taunts and then shoots the psychopathic Scorpio, ending both their careers, and walks off — after throwing his inspector’s badge into the water. Marshal Will Kane (Gary Cooper) of High Noon did about the same thing, but only after gunning down (with the help of his wife) four killers whom the law-abiding but temporizing elders of Hadleyville proved utterly incapable of stopping. (…) In other words, tragic heroes are often simply too volatile to continue in polite society. In George Stevens’s classic 1953 western Shane, even the reforming and soft-spoken gunslinger Shane (Alan Ladd) understands his own dilemma all too well: He alone possesses the violent skills necessary to free the homesteaders from the insidious threats of hired guns and murderous cattle barons. (And how he got those skills worries those he plans to help.) Yet by the time of his final resort to lethal violence, Shane has sacrificed all prior chances of reform and claims on reentering the civilized world of the stable “sodbuster” community. (…) Trump could not cease tweeting, not cease his rallies, not cease his feuding, and not cease his nonstop motion and unbridled speech if he wished to. It is his brand, and such overbearing made Trump, for good or evil, what he is — and will likely eventually banish him from establishment Washington, whether after or during his elected term. His raucousness can be managed, perhaps mitigated for a time — thus the effective tenure of his sober cabinet choices and his chief of staff, the ex–Marine general, no-nonsense John Kelly — but not eliminated. His blunt views cannot really thrive, and indeed can scarcely survive, in the nuance, complexity, and ambiguity of Washington. Trump is not a mannered Mitt Romney, who would never have left the Paris climate agreement. He is not a veteran who knew the whiz of real bullets and remains a Washington icon, such as John McCain, who would never have moved the American embassy to Jerusalem. Marco Rubio or Jeb Bush certainly would never have waded into no-win controversies such as the take-a-knee NFL debacle and unvetted immigration from suspect countries in the Middle East and Africa, or called to account sanctuary cities that thwarted federal law. Our modern Agamemnon, Speaker Paul Ryan, is too circumspect to get caught up with Trump’s wall or a mini-trade war with China. Trump does not seem to care whether he is acting “presidential.” The word — as he admits — is foreign to him. He does not worry whether his furious tweets, his revolving-door firing and hiring, and his rally counterpunches reveal a lack of stature or are becoming an embarrassing window into his own insecurities and apprehensions as a Beltway media world closes in upon him in the manner that, as the trapped western hero felt, the shrinking landscape was increasingly without options in the new 20th century. The real moral question is not whether the gunslinger Trump could or should become civilized (again, defined in our context as becoming normalized as “presidential”) but whether he could be of service at the opportune time and right place for his country, crude as he is. After all, despite their decency, in extremis did the frontier farmers have a solution without Shane, or the Mexican peasants a realistic alternative to the Magnificent Seven, or the town elders a viable plan without Will Kane? Perhaps we could not withstand the fire and smoke of a series of Trump presidencies, but given the direction of the country over the last 16 years, half the population, the proverbial townspeople of the western, wanted some outsider, even with a dubious past, to ride in and do things that most normal politicians not only would not but could not do — before exiting stage left or riding off into the sunset, to the relief of most and the regrets of a few. The best and the brightest résumés of the Bush and Obama administrations had doubled the national debt — twice. Three prior presidents had helped to empower North Korea, now with nuclear-tipped missiles pointing at the West Coast. Supposedly refined and sophisticated diplomats of the last quarter century, who would never utter the name “Rocket Man” or stoop to call Kim Jong-un “short and fat,” nonetheless had gone through the “agreed framework,” “six-party talks,” and “strategic patience,” in which three administrations gave Pyongyang quite massive aid to behave and either not to proliferate or at least to denuclearize. And it was all a failure, and a deadly one at that. For all of Obama’s sophisticated discourse about “spread the wealth around” and “You didn’t build that,” quantitative easing, zero interest rates, massive new regulations, the stimulus, and shovel-ready, government-inspired jobs, he could not achieve 3 percent annualized economic growth. Half the country, the more desperate half, believed that the remedy for a government in which the IRS, the FBI, the DOJ, and the NSA were weaponized, often in partisan fashion and without worry about the civil liberties of American citizens, was not more temporizing technicians but a pariah who cleaned house and moved on. Certainly Obama was not willing to have a showdown with the Chinese over their widely acknowledged cheating and coerced expropriation of U.S. technology, with the NATO allies over their chronic welching on prior defense commitments, with the North Koreans after they achieved the capability of hitting U.S. West Coast cities, or with the European Union over its mostly empty climate-change accords. Moving on, sometimes fatally so, is the tragic hero’s operative exit. Antigone certainly makes her point about the absurdity of small men’s sexism and moral emptiness in such an uncompromising way that her own doom is assured. Tom Doniphon (John Wayne), in John Ford’s The Man Who Shot Liberty Valance, unheroically kills the thuggish Liberty Valance, births the career of Ranse Stoddard and his marriage to Doniphon’s girlfriend, and thereby ensures civilization is Shinbone’s frontier future. His service done, he burns down his house and degenerates from feared rancher to alcoholic outcast. (…) He knows that few appreciate that the tragic heroes in their midst are either tragic or heroic — until they are safely gone and what they have done in time can be attributed to someone else. Worse, he knows that the tragic hero’s existence is solitary and without the nourishing networks and affirmation of the peasant’s agrarian life. (…) By his very excesses Trump has already lost, but in his losing he might alone be able to end some things that long ago should have been ended. Victor Davis Hanson
That is how human nature is. (…) if you talk to people in the military, the diplomatic corps, the academic world, and, just to take one example, China, they will tell you in the last two years they have had an awakening. They feel that Chinese military superiority is now to deny help to America’s allies. They believe that the trade deficit is unsustainable. They will tell you all of that, and you are almost listening to Donald Trump in 2015, but they won’t mention the word “Trump,” because to do so would contaminate that argument. What I am getting at is he looked at the world empirically. (…) he said, “This is what’s wrong, and this is what we would have to do to address this problem.” And he said it in such a way—whether he wanted to say it in that way or whether he was forced to say it in that way, I don’t know—but he said it in such a way that was designed to grab attention, to be polarizing, to get through bureaucratic doublespeak. So now he succeeded, but if I were to ask anybody at Stanford University, or anybody that I know is a four-star general or a diplomat, “What caused your sudden change about China?,” they would not say Donald Trump, and yet we know who it was. [Like a hero out of Greek myth] as long as we understand the word “hero.” Americans don’t know what that word means. They think it means you live happily ever after or you are selfless. Whether it is Achilles or Sophocles’s Ajax or Antigone, they can act out of insecurity, they can act out of impatience—they can act out of all sorts of motives that are less than what we say in America are heroic. But the point that they are making is, I see a skill that I have. I see a problem. I want to solve that problem, and I want to solve that problem so much that the ensuing reaction to that solution may not necessarily be good for me. And they accept that. (…) I tried to use as many examples as I could of the classic Western, whether it was “Shane” or “High Noon” or “The Magnificent Seven.” They all are the same—the community doesn’t have the skills or doesn’t have the willpower or doesn’t want to stoop to the corrective method to solve the existential problem, whether it is cattle barons or banditos. So they bring in an outsider, and immediately they start to be uneasy because he is uncouth—his skills, his attitude—and then he solves the problem, and they declare to him, whether it is Gary Cooper in “High Noon” or Alan Ladd in “Shane,” “I think it’s better you leave. We don’t need you anymore. We feel dirty that we ever had to call you in.” I think that is what is awaiting Trump. (…) I think Trump really did think that there were certain problems and he had particular skills that he could solve. Maybe in a naïve fashion. But I think he understood, for all the emoluments-clause hysteria, that he wasn’t going to make a lot of money from it or be liked for it. (…) I look at everything empirically. I know what the left said, and the media said, but I ask myself, “What actually happened?” There are a billion Muslims in the world, and he has, I think, six countries who were not able to substantiate that their passports were vetted. [Trump’s final travel plan limits or prevents travel from seven countries.] We didn’t even, in the final calibration, base it on religion. I think we have two countries that are not predominantly Muslim. (…) As far as separation, I remember very carefully that the whole child separation was started during Barack Obama. (…) It was unapologetically said this came from Obama and we are going to continue to practice deterrence. As someone who lives in a community that is ninety per cent Hispanic, probably forty per cent undocumented, I can tell you that it’s a very different world from what people are talking about in Washington. I have had people knock on my door and ask me where the ob-gyn lives, because they got her name in Oaxaca. And the woman in the car is six months pregnant and living across the border and given the name of a nice doctor in Selma, California, that will deliver the baby. (…) It has happened once, but I know people who come from Mexico with the names of doctors and clinics in Fresno County where they know they will get, for free, twenty to thirty thousand dollars of medical care and an anchor baby. I know that’s supposed to be an uncouth thing to say. (…) As I am talking right now, I have a guy, a U.S. citizen, tiling my kitchen, and he does not like the idea that people hire people illegally for twelve dollars an hour in cash, when he should be getting eighteen, nineteen, twenty dollars. But, when you make these arguments, they are just brushed aside by the left or the media, by saying, oh, these are anecdotal or racist or stereotype. (…) [Trump saying there were good people on both sides] was very clumsy (…) But there wasn’t a monolithic white racist protest movement. There were collections of people. Some of them were just out there because maybe they are deluded and maybe they are not. I don’t know what their hearts are like, but they did not want statues torn down or defaced. (…) You can argue that what was O.K. in 2010 suddenly was racist in 2017. But, in today’s polarized climate, Trump should have said, “While both groups are demonstrating, we can’t have a group on any side that identifies by race.” He should have said that. He just said there were good people on both sides. It was clumsy. (…) I was trying to look at Trump in classical terms, so words like eirôneia, or irony—how could it be that the Republican Party supposedly was empathetic, but a millionaire, a billionaire Manhattanite started using terms I had never heard Romney or McCain or Paul Ryan say? He started saying “our.” Our miners. And then, on the left, every time Hillary Clinton went before a Southern audience, she started speaking in a Southern accent. And Barack Obama, I think you would agree, when he gets before an inner-city audience, he suddenly sounded as if he spoke in a black patois. When Trump went to any of these groups, he had the same tie, the same suit, the same accent. What people thought was that, whatever he is, he is authentic. (…) I read a great deal about the Mar-a-Lago project, and I was shocked that the people who opposed that on cultural and social grounds were largely anti-Semitic. Trump had already announced that he was not going to discriminate against Jews and Mexicans and other people. He said, “I want wealthy people.” I went to Palm Beach and talked to wealthy Jewish donors and Cubans, and they said the same thing to me—“He likes rich people. He doesn’t care what you look like.” (…) I don’t know what the driving force was, but I found that he was indifferent. And I think the same thing is true of blacks and Hispanics. (…)  [using birtherism as a way of discrediting Obama]  was absurd. I think it was demonstrable that Obama was born in the United States. The only ambiguity was that two things gave rise to the conspiracy theorists. One was—and I think this is a hundred-per-cent accurate—an advertising group that worked in concert with his publisher put on a booklet that Obama was born in Kenya. That gave third-world cachet to “Dreams from My Father.” And he didn’t look at it or didn’t change it. [In 1991, four years before Obama’s first book was published, his literary agency incorrectly stated on a client list that Obama was born in Kenya.] And he left as a young kid and went to Indonesia and applied when he came back as a Fulbright Fellow, and I don’t know if this is substantiated or just rumor, but he probably was given dual citizenship. [The claim that Obama was a Fulbright Fellow from Indonesia, and therefore had Indonesian citizenship, originated in a hoax e-mail, from April 1, 2009, and has been discredited.] (…) What I am getting at is, here you have a guy named Barack Obama, who grew up in Hawaii, and there were indications in his past that there was ambiguity. (…) I think Trump was doing what Trump does, which is trying to sensationalize it. I don’t think it was racial. I think it was political. (…) I mean carefully calibrated in a political sense. That’s my point. Not that it was careful in the sense of being humane or sympathetic. By that I mean, there were elements in Ted Cruz’s personality that offended people. And he got Ted Cruz really angry, and Ted Cruz doesn’t come across well. (…) if you go back and look at the worst tweets, they are retaliatory. What he does is he waits like a coiled cobra until people attack him, and then he attacks them in a much cruder, blunter fashion. And he has an uncanny ability to pick people that have attacked him, whether it’s Rosie O’Donnell, Megyn Kelly—there were elements in all those people’s careers that were starting to bother people, and Trump sensed that out. I don’t think he would have gotten away with taking on other people that were completely beloved. Colin Kaepernick. People were getting tired of him, so he took him on. All that stuff was calibrated. Trump was replying and understood public sympathy would be at least fifty-fifty, if not in his favor. Victor Davis Hanson

Et si, à l’instar de la démocratie selon Churchill, Donald Trump était le pire des présidents – à l’exception de tous les autres ?

En ces temps proprement orwelliens

Où des élus démocrates assimilent aux camps nazis les camps de rétention pour migrants clandestins …

Ou, entre deux subventions de l’avortement à quasi-terme ou des transsexuels, des candidats du même parti proposent de décriminaliser l’immigration illégale …

Pendant que de l’autre côté de l’Atlantique, on célèbre avec le maître-démagoque du Vatican et une Mairie de Paris plus touristophile que jamais le trafic d’êtres humains …

Et après 30 ou 40 ans de tolérance …

D’une Corée du nord finalement capable d’atteindre avec ses missiles nucléaires la totalité du territoire américain

D’un Iran menaçant un de ses voisins de rayage de la carte et mettant l’ensemble de la région à feu et à sang …

D’une Chine empilant les surplus commerciaux grâce au pillage des secrets industriels de ses partenaires tout en militarisant les eaux territoriales de ses voisins

D’une Allemagne accumulant elle aussi les excédents commerciaux tout en réduisant à 1,25% sa contribution à ses défenses militaires …

Comment brusquement ne pas voir …

Avec l’historien américain Victor Davis Hanson

Ou les politologues français Guy Millière ou Evelyne Joslain

Et avec ses électeurs de 2016 comme probablement de 2020 …

La véritable force finalement des si nombreuses faiblesses …

D’un président aussi peu « présidentiel » que l’actuel président américain ?

Donald Trump, Tragic Hero
His very flaws may be his strengths
Victor Davis Hanson
April 12, 2018

The very idea that Donald Trump could, even in a perverse way, be heroic may appall half the country. Nonetheless, one way of understanding both Trump’s personal excesses and his accomplishments is that his not being traditionally presidential may have been valuable in bringing long-overdue changes in foreign and domestic policy.

Tragic heroes, as they have been portrayed from Sophocles’ plays (e.g., Ajax, Antigone, Oedipus Rex, Philoctetes) to the modern western film, are not intrinsically noble. Much less are they likeable. Certainly, they can often be obnoxious and petty, if not dangerous, especially to those around them. These mercurial sorts never end well — and on occasion neither do those in their vicinity. Oedipus was rudely narcissistic, Hombre’s John Russell (Paul Newman) arrogant and off-putting.

Tragic heroes are loners, both by preference and because of society’s understandable unease with them. Ajax’s soliloquies about a rigged system and the lack of recognition accorded his undeniable accomplishments are Trumpian to the core — something akin to the sensational rumors that at night Trump is holed up alone, petulant, brooding, eating fast food, and watching Fox News shows.

Outlaw leader Pike Bishop (William Holden), in director Sam Peckinpah’s The Wild Bunch, is a killer whose final gory sacrifice results in the slaughter of the toxic General Mapache and his corrupt local Federales. A foreboding Ethan Edwards (John Wayne), of John Ford’s classic 1956 film The Searchers, alone can track down his kidnapped niece. But his methods and his recent past as a Confederate renegade make him suspect and largely unfit for a civilizing frontier after the expiration of his transitory usefulness. These characters are not the sorts that we would associate with Bob Dole, Paul Ryan, Mitch McConnell, or Mitt Romney.

The tragic hero’s change of fortune — often from good to bad, as Aristotle reminds us — is due to an innate flaw (hamartia), or at least in some cases an intrinsic and usually uncivilized trait that can be of service to the community, albeit usually expressed fully only at the expense of the hero’s own fortune. The problem for civilization is that the creation of those skill sets often brings with it past baggage of lawlessness and comfortability with violence. Trump’s cunning and mercurialness, honed in Manhattan real estate, global salesmanship, reality TV, and wheeler-dealer investments, may have earned him ostracism from polite Washington society. But these talents also may for a time be suited for dealing with many of the outlaws of the global frontier.

At rare times, a General George S. Patton (“Give me an army of West Point graduates and I’ll win a battle. Give me a handful of Texas Aggies and I’ll win a war”) could be harnessed to serve the country in extremis. General Curtis LeMay did what others could not — and would not: “I suppose if I had lost the war, I would have been tried as a war criminal. . . . Every soldier thinks something of the moral aspects of what he is doing. But all war is immoral and if you let that bother you, you’re not a good soldier.” Later, the public exposure given to the mentalities and behaviors of such controversial figures would only ensure that they would likely be estranged from or even caricatured by their peers — once, of course, they were no longer needed by those whom they had benefited. When one is willing to burn down with napalm 75 percent of the industrial core of an often-genocidal wartime Japan, and thereby help bring a vicious war to an end, then one looks for sorts like Curtis LeMay and his B-29s. In the later calm of peace, one is often shocked that one ever had. A sober and judicious General Omar Bradley grows on us in peace even if he was hardly Patton in war.

So what makes such men and women both tragic and heroic is their full knowledge that the natural expression of their personas can lead only to their own destruction or ostracism. Yet for a variety of reasons, both personal and civic, their characters not only should not be altered but could not be, even if the tragic hero wished to change, given his megalomania and Manichean views of the human experience. Clint Eastwood’s Inspector “Dirty” Harry Callahan cannot serve as the official face of the San Francisco police department. But Dirty Harry alone has the skills and ruthlessness to ensure that the mass murderer Scorpio will never harm the innocent again. So, in the finale, he taunts and then shoots the psychopathic Scorpio, ending both their careers, and walks off — after throwing his inspector’s badge into the water. Marshal Will Kane (Gary Cooper) of High Noon did about the same thing, but only after gunning down (with the help of his wife) four killers whom the law-abiding but temporizing elders of Hadleyville proved utterly incapable of stopping.

The out-of-place Ajax in Sophocles’ tragedy of the same name cannot function apart from the battlefield. Unlike Odysseus, he lacks the tact and fluidity to succeed in a new world of nuanced civic rules. So he would rather “live nobly, or nobly die” — “nobly” meaning according to an obsolete black-and-white code that is no longer compatible with the ascendant polis.

In other words, tragic heroes are often simply too volatile to continue in polite society. In George Stevens’s classic 1953 western Shane, even the reforming and soft-spoken gunslinger Shane (Alan Ladd) understands his own dilemma all too well: He alone possesses the violent skills necessary to free the homesteaders from the insidious threats of hired guns and murderous cattle barons. (And how he got those skills worries those he plans to help.) Yet by the time of his final resort to lethal violence, Shane has sacrificed all prior chances of reform and claims on reentering the civilized world of the stable “sodbuster” community. As Shane tells young Joey after gunning down the three villains of the film and thereby saving the small farming community: “Can’t break the mold. I tried it, and it didn’t work for me. . . . Joey, there’s no living with . . . a killing. There’s no going back from one. Right or wrong, it’s a brand. A brand sticks. There’s no going back.”

Trump could not cease tweeting, not cease his rallies, not cease his feuding, and not cease his nonstop motion and unbridled speech if he wished to. It is his brand, and such overbearing made Trump, for good or evil, what he is — and will likely eventually banish him from establishment Washington, whether after or during his elected term. His raucousness can be managed, perhaps mitigated for a time — thus the effective tenure of his sober cabinet choices and his chief of staff, the ex–Marine general, no-nonsense John Kelly — but not eliminated. His blunt views cannot really thrive, and indeed can scarcely survive, in the nuance, complexity, and ambiguity of Washington.

Trump is not a mannered Mitt Romney, who would never have left the Paris climate agreement. He is not a veteran who knew the whiz of real bullets and remains a Washington icon, such as John McCain, who would never have moved the American embassy to Jerusalem. Marco Rubio or Jeb Bush certainly would never have waded into no-win controversies such as the take-a-knee NFL debacle and unvetted immigration from suspect countries in the Middle East and Africa, or called to account sanctuary cities that thwarted federal law. Our modern Agamemnon, Speaker Paul Ryan, is too circumspect to get caught up with Trump’s wall or a mini-trade war with China.

Trump does not seem to care whether he is acting “presidential.” The word — as he admits — is foreign to him. He does not worry whether his furious tweets, his revolving-door firing and hiring, and his rally counterpunches reveal a lack of stature or are becoming an embarrassing window into his own insecurities and apprehensions as a Beltway media world closes in upon him in the manner that, as the trapped western hero felt, the shrinking landscape was increasingly without options in the new 20th century.

The real moral question is not whether the gunslinger Trump could or should become civilized (again, defined in our context as becoming normalized as “presidential”) but whether he could be of service at the opportune time and right place for his country, crude as he is. After all, despite their decency, in extremis did the frontier farmers have a solution without Shane, or the Mexican peasants a realistic alternative to the Magnificent Seven, or the town elders a viable plan without Will Kane?

Perhaps we could not withstand the fire and smoke of a series of Trump presidencies, but given the direction of the country over the last 16 years, half the population, the proverbial townspeople of the western, wanted some outsider, even with a dubious past, to ride in and do things that most normal politicians not only would not but could not do — before exiting stage left or riding off into the sunset, to the relief of most and the regrets of a few.

The best and the brightest résumés of the Bush and Obama administrations had doubled the national debt — twice. Three prior presidents had helped to empower North Korea, now with nuclear-tipped missiles pointing at the West Coast. Supposedly refined and sophisticated diplomats of the last quarter century, who would never utter the name “Rocket Man” or stoop to call Kim Jong-un “short and fat,” nonetheless had gone through the “agreed framework,” “six-party talks,” and “strategic patience,” in which three administrations gave Pyongyang quite massive aid to behave and either not to proliferate or at least to denuclearize. And it was all a failure, and a deadly one at that.

For all of Obama’s sophisticated discourse about “spread the wealth around” and “You didn’t build that,” quantitative easing, zero interest rates, massive new regulations, the stimulus, and shovel-ready, government-inspired jobs, he could not achieve 3 percent annualized economic growth. Half the country, the more desperate half, believed that the remedy for a government in which the IRS, the FBI, the DOJ, and the NSA were weaponized, often in partisan fashion and without worry about the civil liberties of American citizens, was not more temporizing technicians but a pariah who cleaned house and moved on. Certainly Obama was not willing to have a showdown with the Chinese over their widely acknowledged cheating and coerced expropriation of U.S. technology, with the NATO allies over their chronic welching on prior defense commitments, with the North Koreans after they achieved the capability of hitting U.S. West Coast cities, or with the European Union over its mostly empty climate-change accords.

Moving on, sometimes fatally so, is the tragic hero’s operative exit. Antigone certainly makes her point about the absurdity of small men’s sexism and moral emptiness in such an uncompromising way that her own doom is assured. Tom Doniphon (John Wayne), in John Ford’s The Man Who Shot Liberty Valance, unheroically kills the thuggish Liberty Valance, births the career of Ranse Stoddard and his marriage to Doniphon’s girlfriend, and thereby ensures civilization is Shinbone’s frontier future. His service done, he burns down his house and degenerates from feared rancher to alcoholic outcast.

The remnants of The Magnificent Seven would no longer be magnificent had they stayed on in the village, settled down to age, and endlessly rehashed the morality and utility of slaughtering the outlaw Calvera and his banditos. As Chris rides out, he sums up to Vin their dilemma: “The old man was right. Only the farmers won. We lost. We always lose.” He knows that few appreciate that the tragic heroes in their midst are either tragic or heroic — until they are safely gone and what they have done in time can be attributed to someone else. Worse, he knows that the tragic hero’s existence is solitary and without the nourishing networks and affirmation of the peasant’s agrarian life.

John Ford’s most moving scene in his best film, The Searchers, is Ethan Edwards’s final exit from a house of shadows, swinging open the door and walking alone into sunlit oblivion. If he is lucky, Trump may well experience the same self-inflicted fate.

By his very excesses Trump has already lost, but in his losing he might alone be able to end some things that long ago should have been ended.

Voir aussi:

Q & A
The Classicist Who Sees Donald Trump as a Tragic Hero
Isaac Chotiner
The New Yorker
February 20, 2019

Many of the books written in support of Donald Trump’s Presidency have been authored by Trump family hangers-on or charlatans looking to make a buck. (Examples include “Trump’s Enemies: How the Deep State Is Undermining the Presidency,” by Corey Lewandowski and David N. Bossie, and “The Russia Hoax: The Illicit Scheme to Clear Hillary Clinton and Frame Donald Trump,” by Gregg Jarrett.) “The Case for Trump,” by Victor Davis Hanson, is different. (There isn’t even a subtitle.) Hanson, a senior fellow at Stanford’s Hoover Institution, is a classicist and military historian, who was awarded the National Humanities Medal by George W. Bush, in 2007. His previous book, “The Second World Wars,” was respectfully reviewed by the Times and The New Yorker.

But Hanson has another side, one that is well suited for the age of Trump. A longtime contributor to the National Review, he has a history of hostility to undocumented Mexican and Central American immigrants, who he claims are undermining American culture, and to African-Americans who speak about the persistence of racism, including Barack Obama, whom he has described as a leading member of “the new segregationists.” In his new book, which will be published by Basic Books, in March, Hanson explains why he thinks Trump was elected, and why he views the President as akin to a classically tragic hero, whom America needs but will never fully appreciate.

I recently spoke by phone with Hanson, who was in his home, in California. During our conversation, which has been edited and condensed for clarity, we discussed whether Trump should be compared to heroes of Greek myth, Hanson’s view of the Charlottesville protesters, and whether the President is carefully choosing the people he attacks.

I want to start with a quote from your book. You compare the President to others you admire in American history, writing, “What makes such men and women both tragic and heroic is their knowledge that the natural expression of their personas can lead only to their own destruction or ostracism from an advancing civilization that they seek to protect. And yet they willingly accept the challenge to be of service . . . Yet for a variety of reasons, both personal and civic, their characters not only should not be altered, but could not be, even if the tragic hero wished to change . . . In the classical tragic sense, Trump likely will end in one of two fashions, both not particularly good: either spectacular but unacknowledged accomplishments followed by ostracism . . . or, less likely, a single term due to the eventual embarrassment of his beneficiaries.” I wonder how your training as a classicist informs this passage, but I also want to ask, is our flawed, sinful country not worthy of Donald Trump?

No, I don’t mean that, as to the latter. I mean that that is how human nature is. So, if you talk to people in the military, the diplomatic corps, the academic world, and, just to take one example, China, they will tell you in the last two years they have had an awakening. They feel that Chinese military superiority is now to deny help to America’s allies. They believe that the trade deficit is unsustainable. They will tell you all of that, and you are almost listening to Donald Trump in 2015, but they won’t mention the word “Trump,” because to do so would contaminate that argument. What I am getting at is he looked at the world empirically.

Empirically?

Yes, empirically, and he said, “This is what’s wrong, and this is what we would have to do to address this problem.” And he said it in such a way—whether he wanted to say it in that way or whether he was forced to say it in that way, I don’t know—but he said it in such a way that was designed to grab attention, to be polarizing, to get through bureaucratic doublespeak. So now he succeeded, but if I were to ask anybody at Stanford University, or anybody that I know is a four-star general or a diplomat, “What caused your sudden change about China?,” they would not say Donald Trump, and yet we know who it was.

Do you feel that in some ways he is a hero out of Greek myth?

Yeah, as long as we understand the word “hero.” Americans don’t know what that word means. They think it means you live happily ever after or you are selfless. Whether it is Achilles or Sophocles’s Ajax or Antigone, they can act out of insecurity, they can act out of impatience—they can act out of all sorts of motives that are less than what we say in America are heroic. But the point that they are making is, I see a skill that I have. I see a problem. I want to solve that problem, and I want to solve that problem so much that the ensuing reaction to that solution may not necessarily be good for me. And they accept that.

It reminds me of Trump saying that people will get sick of winning. It seems like you are saying we have gotten sick of it, and that is the tragedy of Trump.

I think so. I tried to use as many examples as I could of the classic Western, whether it was “Shane” or “High Noon” or “The Magnificent Seven.” They all are the same—the community doesn’t have the skills or doesn’t have the willpower or doesn’t want to stoop to the corrective method to solve the existential problem, whether it is cattle barons or banditos. So they bring in an outsider, and immediately they start to be uneasy because he is uncouth—his skills, his attitude—and then he solves the problem, and they declare to him, whether it is Gary Cooper in “High Noon” or Alan Ladd in “Shane,” “I think it’s better you leave. We don’t need you anymore. We feel dirty that we ever had to call you in.” I think that is what is awaiting Trump.

How does this fit, in a Greek sense, with the man we are often confronted with—constantly tweeting, spending much of his day watching cable news, obsessed with small slights. Do these things, allowing for the modern context, also remind you of great heroes of myth?

Have you read Sophocles’s Ajax ever? It’s one of his best plays.

No, I haven’t.

You have a neurotic hero who cannot get over the fact that he was by all standards the successor to Achilles and deserves Achilles’s armor, and yet he was outsmarted by this wily, lesser Odysseus, who rigged the contest and got the armor. All he does is say, “This wasn’t fair. I’m better. Doesn’t anybody know this?” It’s true, but you want to say to Ajax, “Shut up and just take it.” Achilles has elements of a tragic hero. He says, at the beginning of the Iliad, “I do all the work. I kill all the Trojans. But when it comes to assigning booty, you always give it to mediocrities—deep-state, administrative nothings.” So he stalks off. And the gods tell him, “If you come back in, you will win fame, but you are going to end up dead.” So he makes a tragic, heroic decision that he is going to do that.

I think Trump really did think that there were certain problems and he had particular skills that he could solve. Maybe in a naïve fashion. But I think he understood, for all the emoluments-clause hysteria, that he wasn’t going to make a lot of money from it or be liked for it.

You don’t have much to say about child separation, the ban on certain Muslims, Charlottesville—the more controversial aspects of his Presidency. Are these nicks on a glorious record, or are they actually accomplishments?

I look at everything empirically. I know what the left said, and the media said, but I ask myself, “What actually happened?” There are a billion Muslims in the world, and he has, I think, six countries who were not able to substantiate that their passports were vetted. [Trump’s final travel plan limits or prevents travel from seven countries.] We didn’t even, in the final calibration, base it on religion. I think we have two countries that are not predominantly Muslim.

It was very clever how they did that.

Yeah. And so that’s one thing. As far as separation, I remember very carefully that the whole child separation was started during Barack Obama.

The policy of separating was a Trump thing.

It was used by Trump. It was unapologetically said this came from Obama and we are going to continue to practice deterrence. As someone who lives in a community that is ninety per cent Hispanic, probably forty per cent undocumented, I can tell you that it’s a very different world from what people are talking about in Washington. I have had people knock on my door and ask me where the ob-gyn lives, because they got her name in Oaxaca. And the woman in the car is six months pregnant and living across the border and given the name of a nice doctor in Selma, California, that will deliver the baby.

This has happened once? More than once?

It has happened once, but I know people who come from Mexico with the names of doctors and clinics in Fresno County where they know they will get, for free, twenty to thirty thousand dollars of medical care and an anchor baby. I know that’s supposed to be an uncouth thing to say.

Just a bit.

And they will be here. As I am talking right now, I have a guy, a U.S. citizen, tiling my kitchen, and he does not like the idea that people hire people illegally for twelve dollars an hour in cash, when he should be getting eighteen, nineteen, twenty dollars. But, when you make these arguments, they are just brushed aside by the left or the media, by saying, oh, these are anecdotal or racist or stereotype.

Right, people hear a story about someone knocking on your door wanting an ob-gyn and they say that is anecdotal. Charlottesville was the last one you are going to address, Trump saying there were good people on both sides.

That was very clumsy to say. But there wasn’t a monolithic white racist protest movement. There were collections of people. Some of them were just out there because maybe they are deluded and maybe they are not. I don’t know what their hearts are like, but they did not want statues torn down or defaced.

History buffs, really.

Yeah. You can argue that what was O.K. in 2010 suddenly was racist in 2017. But, in today’s polarized climate, Trump should have said, “While both groups are demonstrating, we can’t have a group on any side that identifies by race.” He should have said that. He just said there were good people on both sides. It was clumsy.

This is what you were saying about Greek heroes. You don’t get the perfect person who will phrase everything or do everything perfectly.

You don’t. You don’t. I was trying to look at Trump in classical terms, so words like eirôneia, or irony—how could it be that the Republican Party supposedly was empathetic, but a millionaire, a billionaire Manhattanite started using terms I had never heard Romney or McCain or Paul Ryan say? He started saying “our.” Our miners. And then, on the left, every time Hillary Clinton went before a Southern audience, she started speaking in a Southern accent. And Barack Obama, I think you would agree, when he gets before an inner-city audience, he suddenly sounded as if he spoke in a black patois. When Trump went to any of these groups, he had the same tie, the same suit, the same accent. What people thought was that, whatever he is, he is authentic.

Honest, authentic.

I don’t know about honest, but authentic and genuine. Honest in the sense that . . .

The larger sense.

Yeah.

Race has been a big part of Trump’s Presidency. There is not a lot of that in your book. The index contains an entry for “blacks,” which just says, when you turn to the page, that “African-Americans increasingly began to control big-city governments.” But there wasn’t a larger discussion of race. Where do you think Trump stands on racial issues?

When I wrote the book, I was interested, so I actually looked at things. I read a great deal about the Mar-a-Lago project, and I was shocked that the people who opposed that on cultural and social grounds were largely anti-Semitic. Trump had already announced that he was not going to discriminate against Jews and Mexicans and other people. He said, “I want wealthy people.” I went to Palm Beach and talked to wealthy Jewish donors and Cubans, and they said the same thing to me—“He likes rich people. He doesn’t care what you look like.”

Egalitarian, yeah.

I don’t know what the driving force was, but I found that he was indifferent. And I think the same thing is true of blacks and Hispanics.

What did you think about him using birtherism as a way of discrediting Obama?

You mean when he was a private citizen? He dropped that.

Well, what do you think about it?

I think it was absurd. I think it was demonstrable that Obama was born in the United States. The only ambiguity was that two things gave rise to the conspiracy theorists. One was—and I think this is a hundred-per-cent accurate—an advertising group that worked in concert with his publisher put on a booklet that Obama was born in Kenya. That gave third-world cachet to “Dreams from My Father.” And he didn’t look at it or didn’t change it. [In 1991, four years before Obama’s first book was published, his literary agency incorrectly stated on a client list that Obama was born in Kenya.] And he left as a young kid and went to Indonesia and applied when he came back as a Fulbright Fellow, and I don’t know if this is substantiated or just rumor, but he probably was given dual citizenship. [The claim that Obama was a Fulbright Fellow from Indonesia, and therefore had Indonesian citizenship, originated in a hoax e-mail, from April 1, 2009, and has been discredited.]

Rumors are fine.

Yeah. While in Indonesia. What I am getting at is, here you have a guy named Barack Obama, who grew up in Hawaii, and there were indications in his past that there was ambiguity.

You don’t think Trump was using it as a racially—

No, no, I think Trump was doing what Trump does, which is trying to sensationalize it. I don’t think it was racial. I think it was political.

You write, “Trump picked his targets carefully. His epithets even more carefully.” On the other hand, you have him making fun of Mika Brzezinski’s looks or saying that Ted Cruz’s dad had a role in the J.F.K. assassination.

I mentioned how that was crude in the book.

O.K., so do we think he picks his targets carefully, or maybe not?

If you go back and look at that, I mean carefully calibrated in a political sense. That’s my point. Not that it was careful in the sense of being humane or sympathetic. By that I mean, there were elements in Ted Cruz’s personality that offended people. And he got Ted Cruz really angry, and Ted Cruz doesn’t come across well.

Right, if someone accused your dad of killing J.F.K., or said that your wife was unattractive, you might get a little—

I think so. But if you go back and look at the worst tweets, they are retaliatory.

What he does is he waits like a coiled cobra until people attack him, and then he attacks them in a much cruder, blunter fashion. And he has an uncanny ability to pick people that have attacked him, whether it’s Rosie O’Donnell, Megyn Kelly—there were elements in all those people’s careers that were starting to bother people, and Trump sensed that out. I don’t think he would have gotten away with taking on other people that were completely beloved. Colin Kaepernick. People were getting tired of him, so he took him on. All that stuff was calibrated. Trump was replying and understood public sympathy would be at least fifty-fifty, if not in his favor.

No, I mean, if you are going to attack a woman as ugly you want to make sure you at least have public sympathy on your side.

I think so. There are certain women that may be homely.

Voir également:

Book paints Trump as tragic hero
Robert Brehl
The Catholic register
March 26, 2019

In a new book, The Case for Trump, scholarly classicist Victor Davis Hanson paints the U.S. president as a tragic hero like Achilles or Ajax from classic Greek literature.

“What makes such men and women both tragic and heroic is their knowledge that the natural expression of their personas can lead only to their own destruction or ostracism from an advancing civilization that they seek to protect. And yet they willingly accept the challenge to be of service,” Hanson writes.

“Yet for a variety of reasons, both personal and civic, their characters not only should not be altered, but could not be, even if the tragic hero wished to change. … In the classical tragic sense, Trump likely will end in one of two fashions, both not particularly good: either spectacular but unacknowledged accomplishments followed by ostracism … or, less likely, a single term due to the eventual embarrassment of his beneficiaries.”

Donald Trump, with metaphorical sword and shield in hand, slaying 21st century dragons like illegal immigrants or foreign despots threatening America; all the while, his selfless bravery misunderstood. It’s quite an image.

But it would be wrong to swiftly dismiss Hanson’s ideas and his book, especially by those opposed to the president and his policies. Hanson himself calls Trump “flawed,” but his presidency exemplary.

Hanson is a retired classics professor from California State University, Fresno, and senior fellow in military history at the Hoover Institution at Stanford University, and he has written two dozen books on topics ranging from the ancient world to the Second World War. He lives on a working farm in a multiracial, rural area in the interior of California, southeast of San Francisco. He doesn’t live in an Ivory Tower.

He also uses his hometown of Selma as a classic example of why America elected Trump. Once prosperous with family-run farms and food-processing plants and other manufacturing jobs, now most jobs are gone, unemployment high, crime and drug abuse commonplace. “In 1970, we did not have keys for our outside doors; in 2018, I have six guard dogs,” he writes. 

While he is a conservative with an upfront agenda, his critics come from the left and the right. One of the nastiest attacks upon Hanson comes from a Republican who worked on Mitt Romney’s 2012 presidential campaign and calls him a “Nazi sympathizer,” “racist enabler” and a “treasonous sophist.” A liberal writer says it’s oxymoronic to call Hanson a “pro-Trump intellectual.”

If his ideas are ticking off both ends of the spectrum, they must have some merit, or, at the very least, be interesting.

In defending his book, Hanson’s tone is civil. He tells stories from antiquity to make a point; or he acknowledges that Trump is a blowhard like the character Rodney Dangerfield played in the movie Caddyshack. But that doesn’t mean Trump’s policies aren’t working, he says. When one defends a position with reasoned thought, instead of rants and personal attacks like so many Trump supporters and detractors, it’s a welcome change.

Some of Hanson’s observations are disagreeable, others are worthy of pointing out and giving Trump his due. 

For example, Trump’s stand towards China and its murky trade practices is a reprieve from the appeasement of recent years. His support of the Catholic and Jewish faiths is also admirable.

Ultimately, though, The Case for Trump crumbles on two fundamental points.

It is disingenuous to separate the man from the presidency, but Hanson does. “Trump’s own uncouthness,” he writes, “was in its own manner contextualized by his supporters as a long overdue pushback to the elite disdain and indeed hatred shown them.” 

Hanson also points out character flaws in former presidents as somehow a reason to hand Trump a “get-out-of-jail-free-card” for his extracurricular activities with hookers and porn stars. 

“It doesn’t mean Donald Trump is a saint,” Hanson said during a recorded book tour event, “but he’s not an aberration either.”

My mother often said “two wrongs don’t make a right” and that applies here, along with Trump’s penchant to surround himself with hucksters, grifters, con men, liars and felons. Then there are the relentless and often vicious personal tweets and attacks on the Constitution. 

Sorry, but these character cancers cannot be ignored simply because one likes Trump’s tax cuts and deregulation that may or may not have boosted economic growth.

Besides, Hanson doesn’t make the case — with hard facts — that Trump’s policies are actually working. Has picking on allies like Canada really helped Wisconsin dairy farmers? Has he really tamed Kim Jong Un and his nuclear aspirations? Have Trump policies really boosted growth more than simply the cyclical nature of the economy itself? The list goes on and on.

Trump opponents probably won’t read the book, but it’s not your regular right-wing diatribe camouflaged as a book. It’s readable and, at times, highly entertaining in how he skewers Trump’s adversaries.

But, in the end, the book can’t make a case that electing a status quo disruptor like Donald Trump is any more than a Pyrrhic victory in the classical tragic sense.

Voir de même:

Trump’s policies on Iran, North Korea and Russia are cleaning up messes left by Obama, Bush and Clinton

Business as usual has strengthened our enemies for decades. Trump’s iconoclasm is worth a try.
Keith Koffler

Trump, however, has decided a nuclear Iran is not acceptable — neither now nor 12 years from now. He withdrew from the deal and re-invoked sanctions in the hope that the Iranians will renegotiate the terms that legally could have put them on a path toward nuclear weapons.

Of course, this path too has drawbacks — Iran responded by claiming it will increase its uranium enrichment. But Trump has reasoned the time to get tough with Iran is now, not in a dozen years when they are stronger and have perfected technologies related to nuclear weapons.

U.S. policy toward Russia pre-Trump had also been marked by years of complacency — remember Russian President Vladimir Putin convincing Bush there was a soul behind his eyes? During the 2012 presidential campaign, Obama dismissed Republican nominee Mitt Romney’s concerns about Russia with a quip about the 1980s wanting its foreign policy back. Obama was also caught on an open mic whispering to Russia’s then-President Dmitri Medvedev that he’d have more “flexibility” after the election.

In key ways, the White House has been strengthening U.S. posture toward Russia — even if Trump seems to be buddying up to Putin. The Brookings Institution noted this, asserting, “The Trump administration’s policy actions often seem at odds with the president’s rhetoric,” and listing a series of Trump policy actions toward Russia.

Trump’s administration, Foreign Policy explained, “has held a tough line on Russia, building on his predecessor’s policies by layering on further sanctions, expelling dozens of Russian diplomats, and providing lethal weapons support to Ukraine — a step that former President Barack Obama had been unwilling to take.”

Trump’s demand that European nations pay their North Atlantic Treaty Organization obligations — another can regularly kicked down the road — might seem hostile toward long-time allies, but ensures they have skin in the game when it comes to confronting Russia.

The Washington establishment, so used to conventional ways, is aghast. But business as usual has strengthened our enemies. Trump’s iconoclasm is worth a try.

Guy Milliere

Les 4 vérités
02 juillet , 2019

Les semaines se suivent et se ressemblent dans la grande presse française.

Le Président américain Donald Trump est présenté comme un abruti erratique guidé par ses impulsions, ignorant et dangereux.

Bien que le rapport Mueller ait montré qu’il n’y a jamais eu aucune «collusion» entre Trump et la Russie, les journalistes français en leur grande majorité se refusent à le dire explicitement et à reconnaître qu’ils ont pratiqué la désinformation à dose intensive pendant deux ans.

Les résultats obtenus par ­Trump, tant sur le plan intérieur que sur le plan extérieur, sont à peine notés et ne le sont parfois pas du tout. Quand ils le sont, le nom de Trump est le plus souvent omis, comme si le citer positivement, ne serait-ce qu’une seule fois, était absolument impensable.

Ce n’est, en soi, pas grave: ­Trump gouverne sans se préoccuper de ce que diront des journalistes français. Cela contribue néanmoins à entraver la compréhension des choses de tous ceux qui ne s’informeraient que grâce à la presse française, et nombre de gens seront dès lors surpris lorsque Trump sera réélu en novembre 2020 (car tout l’indique: il sera réélu).

On leur expliquera sans doute que c’est parce que le peuple américain est lui-même ignorant et dangereux.

Cela contribue aussi à empêcher de voir que l’action et les idées de Trump ont un impact beaucoup plus vaste, et qui excède de beaucoup les frontières des États-Unis.

J’ai écrit en 2017 un premier livre sur l’action et les idées de ­Trump et j’y disais que la révolution Trump venait de commencer.

Depuis, la révolution Trump suit son cours, aux États-Unis et sur le reste de la planète.

J’ai écrit en 2018 un deuxième livre expliquant la doctrine ­Trump («Ce que veut Trump»).

Je publierai un troisième livre en 2020 qui portera sur l’ère Trump. Car nous sommes dans l’ère ­Trump.

La politique économique menée par Donald Trump – qui ajoute à une forte baisse des impôts et à une déréglementation radicale, un refus de se soumettre aux lubies écologistes et un nationalisme économique basé sur la renégociation de tous les accords internationaux antécédemment négociés et sur la création de rapports de force – porte ses fruits et mène divers gouvernements sur la planète à adopter des mesures allant dans la même direction.

Sa politique intérieure – basée sur un retour à une immigration strictement contrôlée et sur la réaffirmation des valeurs qui fondent la civilisation occidentale – porte, elle aussi, ses fruits, même si elle est, dans plusieurs États du pays, entravée par les décisions délétères de la gauche américaine qui entend protéger les immigrants illégaux (criminels compris).

Plusieurs gouvernements sur la planète adoptent des mesures allant dans le même sens.

La façon de Trump d’affronter la gauche et les médias désinformateurs contribue à donner à d’autres dirigeants conservateurs le courage d’affronter la gauche et les médias désinformateurs d’une même façon.
La politique étrangère menée par Donald Trump change le monde.

Au Proche-Orient, Donald ­Trump conduit une asphyxie du régime iranien qui progresse et, n’en déplaise à ceux qui refusent de le voir, diminue la dangerosité de celui-ci.

Il met en place un rapprochement entre les pays du monde arabe sunnite et Israël qui modifie profondément la donne régionale et, n’en déplaise là encore à ceux qui refusent de le voir, fait apparaître pour la première fois des espoirs réels qu’émerge une paix durable.

L’anéantissement de l’État islamique permet de juguler le terrorisme islamique sur les cinq continents.

L’action d’endiguement de la Chine communiste déstabilise celle-ci et freine les ambitions hégémoniques nourries par Xi Jinping. La Corée du Nord n’est plus une menace pour la Corée du Sud et le Japon.

L’arrivée au pouvoir de Jaïr Bolsonaro au Brésil est au cœur d’un changement majeur dans toute l’Amérique latine.

En Europe, Trump ne cesse d’appuyer les dirigeants «populistes» d’Europe centrale contre les orientations anti-démocratiques et islamophiles de l’Union européenne, et la perspective d’une Europe des nations souveraines fait son chemin.

L’ère Trump est en son aurore. La grande presse du monde qui parle anglais le dit explicitement. Ne comptez pas sur la grande presse française pour vous le dire!

Voir encore:

Evelyne Joslain

02 juillet, 2019

Trump ne voulait pas du rôle de policier mondial, mais il se trouve obligé de l’assumer, puisqu’il n’y a aucune puissance capable de remplacer les États-Unis dans ce domaine-clé.

C’est l’Amérique, pas l’ONU impotente et corrompue, qui maintient les routes commerciales, et le monde entier en profite, gratuitement – comme si cela allait de soi. Or, non seulement, cela ne va pas de soi, mais beaucoup d’obligés geignent contre un pseudo «impérialisme américain», sans jamais se remettre en question.

Si l’Amérique trouve certes son compte dans ce service planétaire assuré à grands frais par sa flotte et ses services de surveillance, ce n’est pas elle qui en a le plus besoin, mais ses alliés qui, eux, ne sont pas sevrés du brut que leur vend l’OPEP.

C’est aussi l’Amérique qui en assume les risques comme on vient de voir avec la descente en flammes d’un drone de 100 millions de dollars, heureusement sans pilote, qui croisait dans l’espace international et non iranien. Cela, après des attaques iraniennes, sans raison non plus, sur des pétroliers norvégien et japonais.

Alors, «l’opinion internationale» (c’est-à-dire la gauche mondialiste et ses médias désinformateurs) se dit «soulagée» que Trump n’ait pas poursuivi «son escalade», mais tous ces trolls qui renversent ignominieusement les responsabilités, déplorent à présent son «manque de stratégie».

Qu’est-ce que des anti-américains et anti-militaristes primaires peuvent comprendre aux questions de stratégie avec leur logiciel bloqué?

La véritable question est: pourquoi l’ayatollah Khamenei décide-t-il maintenant de provoquer Trump?

Les sanctions asphyxient son économie de rente, d’autant que l’aide concoctée par les Européens cupides, hypocrites et lâches, tarde à se matérialiser.
Les dirigeants de l’UE, qui mar­chent au pas de l’oie avec Merkel, entretiennent une cécité criminelle vis-à-vis de l’Iran.

Sous Merkel, l’Allemagne oublie qu’elle doit tout aux États-Unis. Elle remercie par une politique teigneuse de tarifs douaniers. Elle se targue cyniquement d’être la plus mauvaise payeuse de l’OTAN, achète le gaz de la Russie et refuse le gaz américain. Et voici qu’elle pactise avec les ayatollahs contre les USA.

L’Allemagne et l’UE illustrent tout ce qui est inacceptable pour Trump: l’archétype de l’allié félon aux prétentions disproportionnées au vu de la réalité. Et elles sont coupables de négligence inadmissible envers notre sécurité collective en dissimulant le danger pour l’Occident qu’est la République islamique, nullement différente (dans ses visées hégémoniques et ses méthodes internes brutales) de l’État islamique que l’Iran aidait et que Trump a éradiqué.

L’Iran n’a jamais cessé l’enrichissement d’uranium et continue d’alimenter le terrorisme islamique. Les sanctions ne sont que justice et, malgré leur dureté renforcée, Trump espère des Iraniens éclairés un énième et décisif soulèvement contre ses dirigeants. Car il n’en a qu’après ce régime meurtrier et sympathise avec les Iraniens, mais il leur rappelle qu’il ne peut intervenir militairement, sauf attaque avec victimes américaines, auquel cas la réponse serait foudroyante. Loin de vouloir la guerre, il veut «redonner à l’Iran sa grandeur».

Khamenei sait qu’à la Maison Blanche, Trump s’est entouré volontairement de conseillers aux vues opposées qui représentent chacun une partie de la base de Trump et qui constituent un «brain-trust». Il table sur le fait que Trump est tenu par l’impératif de sa réélection. Les « deux côtés de l’équation », comme Trump les appelle, sont parfaitement honorables et défendent des arguments que l’on ne peut négliger.
Pour le moment, le côté «colombe» exulte, les isolationnistes, les libertariens, et toute la mouvance du «The American Conservative».

Les «faucons» comprennent que l’heure de l’action militaire n’est pas venue. Mais ce serait mal connaître ­Trump que de penser qu’il ne va pas trouver le moyen de faire payer aux criminels de Téhéran leurs méfaits.

Il doit, seul, parvenir à empêcher les ayatollahs d’accéder au nucléaire et faire cesser leur financement du terrorisme, sans engager de troupes et sans dépenser des milliards.

C’est une tâche de police mondiale à laquelle les Européens devraient participer.

La stratégie de Trump, c’est de voir venir, de ne pas dévoiler son jeu et de se tenir prêt à frapper.

Ceux qui lui font confiance ne sont pas inquiets et savourent un divertissement politique quotidien de qualité.

Voir par ailleurs:

Alexandre del Valle

Valeurs actuelles

1 juillet 2019

De retour de Sicile, Alexandre del Valle revient sur l’affaire du bateau de l’ONG pro-migrants Sea Watch qui avait « secouru » 53 clandestins dans les eaux internationales au large de la Libye, mi-juin et dont le capitaine fait la une des journaux depuis que son navire a risqué, dans la nuit du 28 juin, d’écraser une vedette de la Guardia della Finanza qui l’empêchait d’accoster.

Arrêtée par la police italienne, le capitaine du bateau Sea Watch, Carola Rackete, semble être devenue l’héroïne de toute une gauche européenne dont l’activisme humanitaire et victimiste pro-migrants sert en réalité une idéologie anti-nationale, anti-frontières et viscéralement hostile à la civilisation européenne-occidentale assimilée au Mal et dont les « fautes » passées et présentes ne pourraient être expiées qu’en acceptant l’auto-submersion migratoire et islamique…

La stratégie culpabilisatrice et victimaire des ONG / lobbies pro-Migrants

Rappelons que le Sea-Watch 3, navire de 600 tonnes battant pavillon hollandais et cofinancé par les fonds de George Soros et autres riches contributeurs, a non seulement « récupéré » des migrants illégaux acheminés par des passeurs nord-africains, ce qui est en soi un viol de la loi, mais a délibérément forcé le blocus des eaux territoriales italiennes, donc violé la souveraineté de ce pays. De ce fait, son capitaine, l’Allemande Carola Rackete, va être présentée à un juge en début de semaine, à Agrigente, dans le sud de la Sicile, puis répondra des faits « d’aide à l’immigration clandestine » (punie de prison par la loi italienne et le « décret-sécurité » (decreto-sicurezza) du gouvernement / Ligue (5 étoiles de Rome), puis de « résistance à un bateau de guerre ». Quant aux 42 migrants clandestins de la Sea Watch 3 débarqués après l’arrestation de la capitaine-activiste allemande (11 migrants plus « vulnérables » avaient déjà été débarqués légalement), ils ont fini par débarquer à Lampedusa après que la France, l’Allemagne, le Portugal, le Luxembourg et la Finlande ont accepté un plan de répartition visant à en accueillir chacun quelques-uns.

Pendant ce temps, des petites embarcations moins identifiables et qui ne font pas la une des médias continuent d’arriver chaque jour à Lampedusa et au sud d’Agrigente (200 ces derniers jours). Et d’autres navires affrétés par des ONG pro-migrants continuent de défier les autorités italiennes ou d’autres pays (Malte, Espagne, Grèce, etc.) dans l’indifférence générale et en violation banalisée de la loi et du principe de protection des frontières. On peut citer par exemple l’ONG espagnole Proactiva open arms, qui patrouille au large de la Libye malgré la menace d’une amende de 200 000 à 900 000 euros brandie par les autorités espagnoles. « Si je dois payer par la prison ou par une amende le fait de sauver les vies de quelques personnes, je le ferais », a d’ailleurs assuré Oscar Camps, fondateur de l’ONG. Utilisant la même rhétorique de « résistance » et de « désobéissance civile » face à une autorité étatique « répressive », Carola Rackette  expliquait elle aussi au Spiegel, quelques jours seulement avant d’accoster à Lampedusa : « Si nous ne sommes pas acquittés par un tribunal, nous le serons dans les livres d’histoire. » Niente di meno !

Mon obligation morale est d’aider les gens qui n’ont pas bénéficié des mêmes conditions que moi.

La stratégie d’intimidation psychologique des ONG et lobbies subversifs pro-migrants consiste en fait à adopter une rhétorique victimaire et hautement culpabilisatrice qui a pour but de faire passer pour des horribles racistes / fascistes les défenseurs des frontières et des lois sécuritaires pourtant démocratiquement adoptées. Carola Rackete a ainsi déclaré au journal italien La Repubblica : « J’ai la peau blanche, j’ai grandi dans un pays riche, j’ai le bon passeport, j’ai pu faire trois universités différentes et j’ai fini mes études à 23 ans. Mon obligation morale est d’aider les gens qui n’ont pas bénéficié des mêmes conditions que moi (…). Les pauvres, ils ne se sentent pas bienvenus, imaginez leur souffrance (…), j’ai voulu accoster de force car beaucoup risquaient de se suicider sur la bateau et étaient en danger depuis 17 jours d’immobilisation ».

Très fier de lui et de son « coup », Chris Grodotzki, le président de l’ONG Sea Watch, se réjouit que « dans toute l’Europe, Carole est devenue un symbole. Nous n’avons jamais reçu autant de dons », indiquant qu’en Italie une cagnotte a recueilli dimanche 400 000 euros. Samedi, en Allemagne, deux stars de la télévision, Jan Böhmermann et Klaas Heufer-Umlauf, ont lancé quant à eux une cagnotte et 500 000 euros ont été récoltés en moins de vingt-quatre heures. En fait, l’aide aux migrants clandestins est une activité lucrative pour les ONG, et pas seulement pour les passeurs et les établissements payés pour offrir le gîte et l’accueil avec les deniers publics.

Quand la gauche italienne et européenne appelle à violer les lois des Etats souverains

D’après Matteo Salvini, Carola Rackete serait une « criminelle » qui aurait tenté de « tuer des membres des forces de l’ordre italienne ». Il est vrai que la vedette de la Guarda della Finanza, (12 mètres), très légère, n’aurait pas résisté au choc du navire de la Sea Watch (600 tonnes) si elle ne s’était pas retirée. Inculpée par le procureur d’Agrigente, la capitaine de la Sea Watch risque jusqu’à dix ans de prison pour « résistance ou violence envers un navire de guerre ». En fait, bien moins que dans de nombreux autres pays du monde, y compris démocratiques comme l’Australie, les Etats-Unis ou la Hongrie. Le procureur d’Agrigente, Luigi Patronaggio, qui est pourtant connu pour ne pas être du tout favorable à la Ligue de Matteo Salvini, a d’ailleurs qualifié le geste de Carola Rackete de « violence inadmissible » et placé la capitaine du navire humanitaire aux « arrêts domiciliaires » (contrôle judiciaire avec assignation à résidence), avant le lancement d’une procédure de flagrant délit. L’intéressée a répondu via le Corriere della Sera, en affirmant que « ce n’était pas un acte de violence, seulement de désobéissance ».

Depuis, de Rome à Berlin, et au sein de toute la gauche et l’extrême-gauche européenne, « Carola » est devenue une nouvelle « héroïne de la désobéissance civile », le concept clef de la gauche marxiste ou libertaire pour justifier moralement le fait de bafouer délibérément les règles des Etats et de violer les lois démocratiques qui font obstacle à leur idéologie anti-nationale. Et la désinformation médiatique consiste justement à faire passer l’appui que Carola Rackete a reçu – de la part de stars de TV, de politiques bien-pensants et de lobbies pro-migrants chouchoutés par les médias – pour un « soutien de l’Opinion publique ». En Allemagne, du président de l’Église évangélique, Heinrich Bedford-Strohm, au PDG de Siemens, Joe Kaeser, de nombreuses voix se sont élevées pour prendre sa défense comme si elle était une nouvelle Pasionaria « antifasciste / antinazie », 90 ans plus tard…

Dans certains cas, vous ne pouvez pas respecter les lois et vous pouvez même au contraire, dans des cas de nécessité, enfreindre les lois.

En Italie, outre la figure de Leo Luca Orlando, le maire de Palerme, qui accorde régulièrement la « citoyenneté d’honneur » de sa ville aux dirigeants d’ONG pro-migrants et qui assimile les « cartes de séjours » et contrôles aux frontières à des « instruments de torture », l’ensemble de la gauche (hors le parti 5 étoiles allié de la Ligue), et surtout le parti démocrate, (PD), jouent cette carte de « l’illégalité légitime » et appuie les ONG anti-frontières. « Par nécessité, vous pouvez enfreindre la loi », ont déclaré aux membres de la Sea Watch les députés de gauche montés à bord du bateau Sea Watch 3 avant l’arrestation de Carole Rackete. Premier à être monté à bord du Sea Watch 3, l’élu du PD Graziano Delrio ose lancer : « Dans certains cas, vous ne pouvez pas respecter les lois et vous pouvez même au contraire, dans des cas de nécessité, enfreindre les lois. »

Détail stupéfiant, les représentants du PD venus manifester leur solidarité avec la capitaine (étrangère) d’un navire (étranger) faisant le travail de passeurs / trafiquants d’êtres humains, n’ont pas même condamné ou regretté le fait que la « militante humanitaire Carole » a failli tuer les policiers de la vedette de la Guardia di Finanza qui bloquait le Sea Watch 3. Estimant qu’il ne pouvait manquer ce « coup médiatique » afin de complaire aux lobbies et médias immigrationnistes dominant, l’ex-Premier ministre (PD) Matteo Renzi était lui aussi sur le pont du Sea Watch 3 lorsque Carola Rackete a décidé de forcer le blocus. Avec lui, d’autres parlementaires de gauche (Matteo Orfini, Davide Faraone, Nicola Fratoianni et Riccardo Magi) ont carrément « béni » cette action illégale et violente qui a pourtant mis en danger les membres des forces de leur propre pays.

Étaient également venus applaudir la capitaine allemande et son action illégale : le curé de Lampedusa, Don Carmelo La Magra ; l’ancien maire de l’île Giusi Nicolini, le médecin et député européen Pietro Bartolo, et le secrétaire local du parti PD Peppino Palmeri, lequel a déclaré pompeusement que « l’humanité a gagné, (…). Je pense que oui, nous devons être unis dans une fraternité universelle »… Plutôt que de respecter la légalité des lois approuvées démocratiquement par le Parlement de leur propre pays dont ils sont élus, ces représentants de la gauche ont accusé le gouvernement Ligue / 5 étoiles d’avoir « laissé au milieu de la mer pendant 16 jours un bateau qui avait besoin d’un refuge » (Matteo Orfini), alors qu’en réalité, sur les 53 migrants illégaux au départ présents sur le Sea Watch 3, onze avaient été débarqués en Italie en raison de leur état vulnérable, les autres étant nourris et auscultés par des médecins envoyés par l’Etat italien.

L’alliance immigrationniste entre la gauche anti-nationale ; l’Eglise catholique et le grand Capital !

Dès qu’elle est descendue du navire accompagnée des policiers italiens venus l’arrêter, Carola Rackete a été saluée par les ovations d’un groupe d’activistes ainsi que par le curé de la paroisse de Lampedusa, Carmelo La Magra, lequel dormait dans le cimetière de sa paroisse depuis une semaine « en signe de solidarité ». Rivalisant avec les plus virulents pro-migrants d’extrême-gauche, le curé de Lampedusa a exulté : « Noël vient quand il arrive. Bienvenue aux migrants à Porto Salvo di Lampedusa. » Le prêtre de l’église de San Gerlando di Lampedusa s’est ainsi joint à l’appel de l’Action catholique italienne « à permettre le débarquement immédiat des 42 personnes à bord du Sea Watch ».

Au début du mois de mai dernier, lors de son voyage en Bulgarie, le Pape avait donné le ton et répondu ainsi à la politique des « ports fermés » de Matteo Salvini : « Ne fermez pas les portes à ceux qui frappent. Le monde des migrants et des réfugiés est la croix de l’humanité. » Preuve que les curés pro-migrants et l’Église catholique de plus en plus immigrationniste sont, comme la gauche anti-nationale post-ouvrière, totalement déconnectés des peuples et de leurs ouailles : rappelons qu’à Lampedusa la Ligue de Salvini est arrivée en tête avec 45 % des voix aux dernières élections européennes ; que plus de 65 % des Italiens (catholiques) approuvent ses lois et actions visant à combattre l’immigration clandestine ; et que le Pape François, certes populaire auprès des médias quand il défend les migrants, exaspère de plus en plus et a même rendu antipapistes des millions d’Italiens qui se sentent trahis par un souverain Pontife qui semble préférer les musulmans aux chrétiens et les Africains aux Européens. A tort ou à raison d’ailleurs.

Il est vrai que la Sicile et en particulier Lampedusa sont plus que jamais en première ligne face à l’immigration clandestine : rien que pendant les deux dernières semaines durant lesquelles le Sea Watch est resté bloqué au large de l’île, Lampedusa a assisté impuissante, malgré la politique des « ports fermés » de Matteo Salvini et de son nouveau « décret sécurité », plus de 200 clandestins (majoritairement tunisiens et aucunement des « réfugiés » politiques syriens) acheminés par des barques de fortunes plus difficiles à repérer que les navires des ONG. Depuis des années, la ville est littéralement défigurée, l’arrivée de migrants entraînant des faits quotidiens de violences, d’agressions, de vols et destructions de commerces.

Nous sommes tous des personnes.

Malgré cela, le médiatique curé de Lampedusa, grand adepte du pape François, martèle qu’il faut « accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les migrants et les réfugiés ». Dans une autre ville de Sicile, Noto, où nous nous sommes rendus le 27 juin dernier, une immense croix en bois a été construite à partir de morceaux d’une embarcation de migrants et a été carrément érigée dans l’entrée de la plus grande église du centre-ville. A Catania, ville très catholique-conservatrice et de droite – où se déroule chaque année début février la troisième plus grande fête chrétienne au monde, la Santa Agata – la cathédrale a été prise d’assauts par des sit-in pro-migrants en défense de Carola Rackete et de la Sea Watch.

Quant à Palerme, l’alliance entre l’Église catholique et le maire de la Ville, Leo Luca Orlando, chef de file de la lutte contre la politique migratoire de Matteo Salvini, est totale, alors même que Orlando est un anticlérical patenté à la fois islamophile et pro-LGBT. Sa dernière trouvaille a consisté à proposer d’éliminer le terme même de « migrant », puisque « nous sommes tous des personnes ». D’après lui, le terme « migrants » devrait être supprimé, tout comme la gauche a réussi à faire supprimer celui de « clandestin », remplacé dans le jargon journalistique par celui, trompeur, mais plus valorisant, de « migrant ». Cette manipulation sémantique visant à abolir la distinction migrant régulier / illégal est également très présente dans le pacte de Marrakech des Nations-unies.

Récemment, à l’occasion de la rupture du jeûne du ramadan, le médiatique maire palermitain s’est affiché en train de prier avec une assemblée de musulmans, consacrant même une « journée consacrée à l’islam » en rappelant le « glorieux passé arabo-islamique » de la Sicile (en réalité envahie et libérée deux siècles plus tard par les Normands). Orlando utilise lui aussi à merveille l’arme de la culpabilisation lorsqu’il ne cesse de justifier l’immigration illimitée au nom du fait que les Siciliens « ont eu eux aussi des grands-parents qui ont décidé d’aller vivre dans un autre pays en demandant à être considérés comme des personnes humaines ». Bref, « on est tous des migrants ». Une musique bien connue aussi en France.

A chaque nouvelle affaire de blocage de bateaux d’ONG pro-migrants par les autorités italiennes obéissant à la politique de la Ligue, le maire de Palerme se déclare prêt à accueillir des navires dans le port de Palerme. Lors de notre visite, le 26 juin dernier, Orlando nous a d’ailleurs remis une brochure consacrée à l’accueil des migrants, « chez eux chez nous ». Comme le Pape ou l’ex-maire de Lampedusa, Leoluca Orlando est depuis quelques années tellement obsédé par « l’impératif d’accueil » des migrants, alors que la Sicile connaît encore une grande pauvreté et un chômage de masse, qu’il suscite une réaction de rejet et d’exaspération, d’autant que de nombreuses initiatives en faveur des migrants sont financées par des citoyens italiens-siciliens hyper-taxés et précarisés.

Le 28 juin, lorsque nous avons parlé de la question migratoire au maire de la seconde ville de Sicile, Catania, Salvatore Pogliese, ex-membre d’Alleanza nazionale élu député européen et maire sous les couleurs de Forza Italia, celui-ci nous confiait qu’il jugeait absurdes et extrêmes les vues du maire de Palerme ou du curé de Lampedusa. Et il rappelait que lorsque des maires pro-migrants jouent aux « héros » en réclamant l’ouverture sans limites des ports pour accueillir les « réfugiés » du monde entier, ils mentent puisque l’ouverture des ports relève, comme en France, non pas des maires, mais de l’Etat central (ministères des Transports et de l’Intérieur).

L’alliance de la gauche et des multinationales

Une autre alliance de forces « progressistes » / pro-migrants n’a pas manqué de surprendre les analystes de la vie politique italienne, notamment à l’occasion de la Gay Pride, organisée à Milan le 28 juin, par le maire de gauche, Beppe Sala, champion de la « diversité » et des minorités en tout genre : l’alliance de la gauche et des multinationales et des Gafam. C’est ainsi que certains journaux italiens de droite ont relevé le fait que les sponsors de la Gay Pride, officiellement indiqués sur le site de l’événement – Google, Microsoft, eBay, Coca-Cola, PayPal, RedBull, Durex, Benetton, etc. – ont tenu et obtenu que soient associées à la cause des gays celle des migrants afin de « prendre en compte toutes les différences, pas seulement liées à l’identité et à l’orientation sexuelle (immigration, handicap, appartenance ethnique, etc.) ».

Les « migrants » illégaux et autres faux réfugiés secourus par les ONG immigrationnistes, adeptes des « ports ouverts », ont donc eu droit à un traitement de faveur et ont pu officiellement venir « exprimer toute sa solidarité avec le capitaine du navire (Sea Watch 3) Carola Rackete, avec les membres de l’équipage et avec toutes les personnes à bord », écrit sur Facebook « Ensemble sans murs », qui « participera avec enthousiasme au défilé de mode de Milan ». L’idéologie diversitaire est si puissante, et l’accueil des migrants est tellement devenu la « cause des causes » capable de surpasser les autres, qu’elle s’invite même chez les lobbies LGBT, pourtant la « minorité » la plus directement persécutée – avec les juifs – par l’islamisme.

Or, une grande majorité d’immigrés clandestins est de confession musulmane : Subsahariens, Erythréens, Soudanais, Égyptiens, Syriens, Turcs, Maghrébins ou Pakistanais et Afghans qui émigrent en masse dans la Vieille Europe de façon tant légale (regroupement familial, migrations économiques, visas étudiants, mineurs non-accompagnés…) qu’illégale.

Deux poids deux mesures

Pour bien comprendre « d’où parlent » les défenseurs des migrants clandestins qui ne cessent d’apostropher Victor Orban, Matteo Salvini ou encore le « diable en chef » Donald Trump pour leurs politiques de contrôle de l’immigration, il suffit de constater le deux poids deux mesures et l’indignation sélective de la gauche et de l’Église catholique qui dénoncent les « populistes européens xénophobes / islamophobes / racistes » mais très peu le néo-Sultan Erdogan et encore moins les pays d’Afrique, du Maghreb, d’Amérique latine ou d’Asie qui répriment extrêmement sévèrement et violemment l’immigration clandestine et / ou l’islamisme.

Deux exemples flagrants suffiront à s’en convaincre : l’ONU a récemment condamné « l’islamophobie » européenne et occidentale, notamment de la France et de l’Italie, mais pas les massacres de masse de musulmans en Chine ou en Inde. Ensuite, le 5 septembre 2018, lorsque la marine marocaine a fait tirer sur une embarcation de migrants clandestins, faisant un mort et un blessé grave, puis fait arrêter le capitaine espagnol du bateau, l’ONU n’a pas bronché. Pas plus dans de nombreux cas de mauvais traitements, persécutions de migrants subsahariens ou de chrétiens dans l’ensemble des pays d’Afrique du Nord et arabes.

Les Etats européens et les « militants » antifascistes hostiles aux « populistes » n’ont pas manifesté la moindre indignation face à ces phénomènes récurrents. Pas plus que les antiracistes français et leurs alliés féministes et pro-LGBT ne dénoncent la misogynie et l’homophobie islamiques, de facto exonérées par primat xénophile et auto-racisme anti-occidental. Ce dernier exemple est significatif : loin de se laisser culpabiliser, les autorités marocaines ont pourtant assumé le fait qu’une « unité de combat de la Marine royale » a ouvert le feu sur l’embarcation (un « go-fast » léger) en tuant une passagère. Comme Carola Rackete, le capitaine de la vedette de clandestins n’avait pas obéi aux ordres des militaires marocains l’intimant de stopper sa course.

Morale de l’histoire : l’immigrationnisme des ONG comme la Sea Watch et autres « No Borders » est – comme l’antiracisme à sens unique – une arme subversive tournée contre les seuls peuples blancs-judéo-chrétiens-occidentaux et leurs Etats-Nations souverains. D’évidence, les forces cosmopolitiquement correctes (gauche internationaliste-marxiste ; libéraux-multiculturalistes ; multinationales / Mc Word ; Église catholique ; fédéralistes européens et autres instances onusiennes) veulent détruire en premier lieu les vieilles nations européennes culpabilisées et vieillissantes, sorte de terra nullius en devenir conçue comme le laboratoire de leurs projets néo-impériaux / mondialistes respectifs.

Ces différentes forces ne sont pas amies, mais elles convergent dans un même projet de destruction des Etats-souverains occidentaux. Voilà d’où parlent les No Borders. Et à l’aune de ce constat, le fait que le milliardaire Soros et les multinationales précitées sponsorisent des opérations pro-migrants, pourtant exécutées par des ONG et forces de gauche et d’extrême-gauche ou chrétiennes / tiersmondistes, en dit long sur la convergence des forces cosmopolitiquement correctes hostiles à l’Etat-Nation et à la défense de l’identité occidentale.


Iran: C’est la nature du régime, imbécile ! (Forty years on, will Europe finally understand the Islamic republic’s vital commitment to the revolutionary principle of permanent war on US interests and allies ?)

13 juin, 2019

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L’ennemi est ici, on nous ment que c’est l’Amérique ! Slogan du peuple iranien
Lâchez la Syrie occupez-vous de nous ! Slogan du peuple iranien
Mort aux paysans ! Vivent les oppresseurs ! Slogan (ironique) de manifestants paysans iraniens
L’Iran aurait pu être la Corée du Sud; il est devenu la Corée du Nord. (…) Mais n’oubliez pas qu’Ahmadinejad n’est que le représentant d’un régime de nature totalitaire, qui ne peut se réformer et évoluer, quelle que soit la personne qui le représente. (…) Le slogan du régime est : « L’énergie nucléaire est notre droit indéniable. » Je lui réponds: ce droit, nous l’avions, c’est vous et les vôtres qui nous en avez privés. (…) Mon père (…) a décidé, dès les années 1970, de lancer un programme de production d’énergie nucléaire à des fins exclusivement civiles. C’est pourquoi nous avons signé le traité de non-prolifération (…) Aujourd’hui, le problème ne vient pas de l’idée de se doter de l’énergie nucléaire ; il provient de la nature du régime islamique. (…) je ne crois pas que les mollahs soient assez fous pour penser un jour utiliser la bombe contre Israël: ils savent très bien qu’ils seraient aussitôt anéantis. Ce qu’ils veulent, c’est disposer de la bombe pour pouvoir s’institutionnaliser une fois pour toutes dans la région et étendre leurs zones d’influence. Ils rêvent de créer un califat chiite du XXIe siècle et entendent l’imposer par la bombe atomique (…) il est manifeste qu’un gouvernement paranoïaque crée des crises un peu partout pour tenter de regagner à l’extérieur la légitimité qu’il a perdue à l’intérieur. Les dérives du clan au pouvoir ne se limitent pas au soutien au Hamas, elles vont jusqu’à l’Amérique latine de Chavez. Il ne s’agit en rien d’une vision qui vise à défendre notre intérêt national. Si le régime veut survivre, il doit absolument mettre en échec le monde libre, combattre ses valeurs. La République islamique ne peut pas perdurer dans un monde où l’on parle des droits de l’homme ou de la démocratie. Tous ces principes sont du cyanure pour les islamistes. Comment voulez-vous que les successeurs de Khomeini, dont le but reste l’exportation de la révolution, puissent s’asseoir un jour à la même table que le président Sarkozy ou le président Obama? Dans les mois à venir, un jeu diplomatique peut s’engager, mais, au final, il ne faut pas se faire d’illusion. Même si Khatami revenait au pouvoir, le comportement du régime resterait identique, car le vrai décideur c’est Khamenei. Je ne vois aucune raison pour laquelle le régime islamiste accepterait un changement de comportement. Cela provoquerait, de manière certaine, sa chute. Il ne peut plus revenir en arrière. J’ai bien peur que la diplomatie ne tourne en rond une nouvelle fois et que la course à la bombe ne continue pendant ce temps. Reza Pahlavi
La légitimité et la crédibilité d’un régime politique ne s’apprécie pas qu’à la seule aune du vote populaire, mais également à celle de sa capacité à assurer le bien être de son peuple et d’œuvrer pour l’intérêt national dans le respect des droits de l’homme. Un pouvoir qui ne puisse satisfaire cette double exigence est aussi digne de confiance qu’un gouvernement d’occupation, c’est hélas, Monsieur Khamenei, le cas de l’Iran de ces trente dernières années. (…) Il n’existe, de par le monde, qu’une poignée de régimes ayant privé leurs peuples aussi bien des droits humains fondamentaux que conduit leurs pays à la faillite économique. Il n’est donc pas étonnant de compter parmi vos rares pays alliés la Syrie, le Soudan ou la Corée du Nord. Reza Pahlavi
The uprising, once again showed that overthrowing theocracy in Iran is a national demand. Prince Reza Pahlavi
Le monde entier comprend que le bon peuple d’Iran veut un changement, et qu’à part le vaste pouvoir militaire des Etats-Unis, le peuple iranien est ce que ses dirigeants craignent le plus. Donald Trump
Les régimes oppresseurs ne peuvent perdurer à jamais, et le jour viendra où le peuple iranien fera face à un choix. Le monde regarde ! Donald Trump
L’Iran échoue à tous les niveaux, malgré le très mauvais accord passé avec le gouvernement Obama. Le grand peuple iranien est réprimé depuis des années. Il a faim de nourriture et de liberté. La richesse de l’Iran est confisquée, comme les droits de l’homme. Il est temps que ça change. Donald Trump
Les Iraniens courageux affluent dans les rues en quête de liberté, de justice et de droits fondamentaux qui leur ont été refusés pendant des décennies. Le régime cruel de l’Iran gaspille des dizaines de milliards de dollars pour répandre la haine au lieu de les investir dans la construction d’hôpitaux et d’écoles. Tenant compte de cela, il n’est pas étonnant de voir les mères et les pères descendre dans les rues. Le régime iranien est terrifié de son propre peuple. C’est d’ailleurs pour cela qu’il emprisonne les étudiants et interdit l’accès aux médias sociaux. Cependant, je suis sûr que la peur ne triomphera pas, et cela grâce au peuple iranien qui est intelligent, sophistiqué et fier. Aujourd’hui, le peuple iranien risque tout pour la liberté, mais malheureusement, de nombreux gouvernements européens regardent en silence alors que de jeunes Iraniens héroïques sont battus dans les rues. Ce n’est pas juste. Pour ma part, je ne resterai pas silencieux. Ce régime essaie désespérément de semer la haine entre nous, mais il échouera. Lorsque le régime tombera enfin, les Iraniens et les Israéliens seront à nouveau de grands amis. Je souhaite au peuple iranien du succès dans sa noble quête de liberté. Benjamin Netanyahou
L’analyse des témoignages des jeunes des grandes villes iraniennes et l’observation de leurs comportements sur les réseaux sociaux montrent que la politique sociale répressive des ayatollahs a produit des effets inattendus. La nouvelle génération de 15 à 25 ans vit dans le rejet du système de valeurs, promulgué par l’école et les médias de la République islamique. Pendant ces dernières décennies, le décalage entre l’espace public, maîtrisé par les agents de mœurs, et l’espace privé, où presque tout est permis, n’a cessé de progresser. Pourtant, malgré le non-respect que les jeunes citadins affichent pour les mesures islamiques – vestimentaires, alimentaires, sexuelles, … –, leurs témoignages révèlent qu’en dépit de leur apparence rebelle, ils ont en partie intériorisé l’image négative que la société leur inflige à cause du rejet de ses normes et valeurs. Cette image devient doublement négative lorsqu’ils se reprochent leur inaction, comme si la capacité d’agir sur leur sort et de faire valoir leurs droits fondamentaux ne dépendait que d’eux et de la volonté individuelle. Les catastrophes naturelles qui dévastent le pays (comme le tremblement de terre, les inondations ou les sècheresses, etc.) et les situations politiques ingérables (comme la menace de guerre, les sanctions économiques, ou certaines décisions politiques jugées inacceptables, etc.) aiguisent leur conscience de l’impuissance et déclenchent chez eux une avalanche de reproches et de haine de soi. Peut-être cette auto culpabilisation relève-t-elle d’un besoin de se sentir responsable, de se procurer une semblable illusion de puissance. Peut-être est-elle un simple mécanisme d’auto-défense. Mais, elle n’en reste pas moins destructrice pour autant, car elle les empêche d’avoir une vision objective de leur situation. Dans un pays où la moindre critique et protestation sont violemment réprimées, et où l’on peut encourir de lourdes peines de prisons pour avoir contesté une décision politique, quelle est la marge de manœuvre des individus? Quatre décennies de l’atteinte physique, l’atteinte juridique, et l’atteinte à la dignité humaine ont profondément privé les jeunes de reconnaissance sociale et les ont affectés dans le sentiment de leur propre valeur. La non reconnaissance du droit et de l’estime sociale en Iran ont créé des conditions collectives dans lesquelles les jeunes ne peuvent parvenir à une attitude positive envers eux-mêmes. En l’absence de confiance en soi, de respect de soi, et d’estime de soi, nul n’est en mesure de s’identifier à ses fins et à ses désirs en tant qu’être autonome et individualisé. Or, faut-il s’étonner si, aujourd’hui, l’émigration est devenue la seule perspective de l’avenir des jeunes Iraniens? Mahnaz Shirali
On his watch, the Russians meddled in our democracy while his administration did nothing about it. The Mueller report flatly states that Russia began interfering in American democracy in 2014. Over the next couple of years, the effort blossomed into a robust attempt to interfere in our 2016 presidential election. The Obama administration knew this was going on and yet did nothing. In 2016, Obama’s National Security Adviser Susan Rice told her staff to « stand down » and « knock it off » as they drew up plans to « strike back » against the Russians, according to an account from Michael Isikoff and David Corn in their book « Russian Roulette: The Inside Story of Putin’s War on America and the Election of Donald Trump ». Why did Obama go soft on Russia? My opinion is that it was because he was singularly focused on the nuclear deal with Iran. Obama wanted Putin in the deal, and to stand up to him on election interference would have, in Obama’s estimation, upset that negotiation. This turned out to be a disastrous policy decision. Obama’s supporters claim he did stand up to Russia by deploying sanctions after the election to punish them for their actions. But, Obama, according to the Washington Post, « approved a modest package… with economic sanctions so narrowly targeted that even those who helped design them describe their impact as largely symbolic. » In other words, a toothless response to a serious incursion. Scott Jennings (CNN)
Radicals linked to Hizbollah, the Lebanese militant group, stashed thousands of disposable ice packs containing ammonium nitrate – a common ingredient in homemade bombs. The plot was uncovered by MI5 and the Metropolitan Police in the autumn of 2015, just months after the UK signed up to the Iran nuclear deal. Three metric tonnes of ammonium nitrate was discovered – more than was used in the Oklahoma City bombing that killed 168 people and damaged hundreds of buildings. Police raided four properties in north-west London – three businesses and a home – and a man in his 40s was arrested on suspicion of plotting terrorism. The man was eventually released without charge. Well-placed sources said the plot had been disrupted by a covert intelligence operation rather than seeking a prosecution. The discovery was so serious that David Cameron and Theresa May, then the prime minister and home secretary, were personally briefed on what had been found. Yet for years the nefarious activity has been kept hidden from the public, including MPs who were debating whether to fully ban Hizbollah, until now. It raises questions about whether senior UK government figures chose not to reveal the plot in part because they were invested in keeping the Iran nuclear deal afloat. (…) It became clear, according to well-placed sources, that the UK storage was not in isolation but part of an international Hizbollah plot to lay the groundwork for future attacks. The group had previously been caught storing ice packs in Thailand. And in 2017, two years after the London bust, a New York Hizbollah member would appear to seek out a foreign ice pack manufacturer. Ice packs provide the perfect cover, according to sources – seemingly harmless and easy to transport. Proving beyond doubt they were purchased for terrorism was tricky.  But the most relevant case was in Cyprus, where a startlingly similar plot had been busted just months before the discovery in London. There, a 26-year-old man called Hussein Bassam Abdallah, a dual Lebanese and Canadian national, was caught caching more than 65,000 ice packs in a basement. During interrogation he admitted to being a member of Hizbollah’s military wing, saying he had once been trained to use an AK47 assault rifle. Abdallah said the 8.2 tonnes of ammonium nitrate stored was for terrorist attacks. He pleaded guilty and was given a six-year prison sentence in June 2015. In Abdallah’s luggage police found two photocopies of a forged British passport. Cypriot police say they were not the foreign government agency that tipped Britain off to the London cell. (…) A UK intelligence source said: “MI5 worked independently and closely with international partners to disrupt the threat of malign intent from Iran and its proxies in the UK.” The decision not to inform the public of the discovery, despite a major debate with Britain’s closest ally America about the success of the Iran nuclear deal, will raise eyebrows. Keeping MPs in the dark amid a fierce debate about whether to designate the entire of Hezbollah a terrorist group – rather than just its militant wing – will also be questioned. The US labelled the entire group a terrorist organisation in the 1990s. But in Britain, only its armed wing was banned. The set-up had led senior British counter-terrorism figures to believe there was some form of understanding that Hizbollah would not target the UK directly. Hizbollah was only added to the banned terrorist group list in its entirety in February 2019 – more than three years after the plot was uncovered. The Telegraph
There is a reason America’s European and Asian allies are determined to end the US quarantine of Iranian businesses. Trump’s increasingly tough sanctions give countries and corporations an uncomfortable pair of options: Buy Iranian oil and invest there, or do business with the US — but you can’t do both. The latest punishment came last Friday, when the administration vowed to sanction anyone doing business with Iran’s petrochemical industry, a lucrative exporting sector run by the Islamic Revolutionary Guard Corps, which is now rightly listed by Washington as a terror organization. America’s allies are eager to revive the smooth flow of goods and business with Iran; their diplomacy is meant to put pressure on Washington to start a process that would lead to new direct talks. Iran, they claim, will behave better, now that its economy is strained. America should take advantage and aim for a fresh rapprochement. The problem with the allies’ theory: No such hunger for reconciliation is in evidence in Tehran. Instead, the regime is still signaling obstinacy. The ayatollahs are as committed as ever to their revolutionary principles, the main one of which is waging war on US interests and allies. Take Foreign Minister Javad Zarif, long touted as a symbol of moderation and openness and a welcome guest in Western TV studios. Yet defending Iran’s habit of hanging gay people in the public square, Zarif told the German newspaper Bild this week: “Our society has moral principles, and according to these principles we live.” Hosting Germany’s Maas this week, Zarif also pushed back against Secretary of State Mike Pompeo’s recent offer of negotiations “without preconditions.” The Islamic Republic won’t talk to those who wage “economic war” against it, Zarif said, threatening for good measure that, as an Iranian enemy, America “cannot expect to stay safe.” The theocracy is hardening, rather than softening, its line, notwithstanding entreaties from Tokyo, Berlin and Brussels. These well-meaning outsiders inevitably point to supposed moderates that America can do business with, and, as always, they urge Washington to ignore Tehran’s malign rhetoric and muscle-flexing. It’s true that some Iranian politicians favor making cosmetic concessions to the West to ensure the Islamic Republic’s survival. But the ultimate decider, Supreme Leader Ali Khamenei, has long soured on such concessions. Negotiation, he recently said, “has no benefit and carries harm.” In a perfect world, the global economy would be better off when everyone can do business with everyone without fear of punishment. But the existence of a militantly anti-Western regime like Iran’s is a reminder that ours isn’t a perfect world. Abe, then, would be better off warning Iran about its joint missile development with Japan’s menacing neighbor, North Korea (a reminder that the regime’s behavior is destructive far beyond its immediate neighborhood.) Talks may be worthwhile — but not before Khamenei leaves the stage. Once the old dictator is gone, the ensuing internal struggle may work to the West’s advantage. Economic pressure may then embolden Iranians hoping to throw off the regime’s yoke. Or it may not. Either way, dealing with the regime as it exists is futile, as more than four decades of experience have shown. Trump should turn a deaf ear to Abe and the rest of the world’s eager go-betweens. Benny Avni
When it comes to countering terrorism: follow the money. The world fought the Taliban, al-Qaeda, and ISIL by cutting off their money. We must do the same today and acknowledge that the epicenter of modern terrorism is IRAN. Iran bankrolls a ‘coalition of terrorists’ around the world that further Iran‘s policy of expansionism. With Iran‘s backing of over $1 billion, Hezbollah has turned Lebanon into a launching pad for terror. Hezbollah’s funding, weaponry and even its food all come from Iran. Iranian money has landed directly in the pockets of Hamas and Islamic Jihad in the Gaza Strip and in Judea and Samaria. With Hamas’ help and the Palestinian branch of the Iranian Quds Force, Iran is trying to turn Judea and Samaria into a fourth military front against Israel. Danny Danon
Après des décennies de complaisance et de lâcheté occidentales avec le régime enturbanné, particulièrement sous les mandats du sinistre Barack « Imam » Hussein Obama, idole de l’établissement culturo-médiatique mondialiste, l’actuel président américain Donald Trump, au grand désespoir des Zéropéens, les Britanniques en tête en leur qualité de soutien traditionnel du clergé chiite, semble déterminé à prendre le taureau par les cornes et étouffer la principale tête de la Bête islamiste. Celle dont l’irruption en 1979 a été le point de départ de l’essor considérable de l’islam politique, cette idéologie mortifère, combinaison du nazisme et du communisme. Après quarante années de turpitudes et de sévices en tous genre infligés principalement au peuple iranien, mais également, par des voies directes ou indirectes, à l’ensemble du monde civilisé, le régime des turbans noirs et des turbans blancs est confronté à la plus grave crise de son histoire, déjà beaucoup trop longue. La pétro-mollahrchie ne peut plus exporter le pétrole iranien qui constitue sa source essentielle de revenus pour financer son activisme terroriste et ses sordides réseaux clientélistes dans la région. Les chiens de garde du régime sont désormais officiellement reconnus par la première puissance mondiale comme ce qu’ils ont toujours été depuis leur naissance, à savoir des terroristes fanatiques aux ordres de leurs maîtres enturbannés. Enfin, la théocratie milicienne n’arrive plus à dériver les colères et frustrations de la population vers l’extérieur. Les Iraniens ont aujourd’hui compris, dans leur immense majorité, que ceux qui les dirigent sont leurs plus grands ennemis. En tout état de cause, les jours de la mafia ochlo-théocratique sont comptés. Quelle que soit l’issue de la présente crise, le désastre économique, la paupérisation générale de la population contrastant avec l’opulence insolente des mollahs au pouvoir, celle de leurs sbires, de leurs familles et de leurs clients, la corruption délirante de l’oligarchie khomeyniste dont l’ampleur insoupçonnée est révélée davantage chaque jour et le discrédit massif de la mollahrchie et de son idéologie condamnent ce régime cauchemardesque aux poubelles de l’Histoire à brève échéance. L’inscription des « Gardiens de la Révolution » sur la liste des organisations terroristes établie par l’administration américaine a étonné nombre de prétendus « observateurs » et « experts » des affaires iraniennes, qui se sont émus notamment qu’une « armée régulière (sic) d’un pays » puisse être assimilée à une entité terroriste. C’est en réalité une décision d’une extrême logique au regard du pédigree de cette sinistre milice dont la dénomination officielle (« Sépâh-é Pâsdârân-é Enghelâb-é Eslâmi » i.e « les Gardiens de la Révolution islamique) fait apparaître expressément que cette organisation paramilitaire n’est nullement en charge de la défense de l’Iran et du peuple iranien, mais de la seule « Révolution islamique » et, par suite, du régime qui en est le fer de lance. (…) Ce n’est, en effet, qu’à compter de 1982 que les voyous fanatisés dénommés « Pasdarans » ont vu leur rôle accru, de manière importante, durant cette guerre, lorsque celle-ci a pris un virage intégralement idéologique, avec la volonté de Khomeyni de la prolonger indéfiniment sous le prétexte d’exporter son abjecte révolution dans la région, au mépris des vies gaspillées sur les théâtres d’opération, pour continuer d’asseoir son pouvoir tyrannique, museler toute critique de sa politique irresponsable et réprimer avec une férocité implacable tous ses opposants. (…) Pour se faire une idée ce qui se passe en Iran depuis quarante ans, il faudrait se représenter une France dans laquelle la voyoucratie et la racaille islamisée de banlieue aurait réussi à s’accaparer la quasi-intégralité des ressources de l’Etat et le contrôle des grands groupes économiques nationaux, industriels et commerciaux, pour les utiliser à son profit exclusif, dans le but non seulement de mener grand train aux dépens du reste de la population, mais aussi de financer un gigantesque réseau clientéliste aux ramifications internationales, aux seules fins de bâtir un système d’influence fondé sur une idéologie mortifère, sans aucune considération de l’intérêt national du peuple français. (…) A la différence de ses prédécesseurs à la Maison Blanche et des nombreux dirigeants occidentaux qui se sont succedés depuis quarante ans, dont l’archétype fut l’Imam Hussein Obama, lequel a fait montre d’une complaisance et d’une lâcheté funeste dans la gestion du « cas iranien », Donald Trump a le mérite de ne pas se laisser intimider par la mafia enturbannée. S’il devait persister dans cette attitude ferme, il pourrait être celui qui aura aidé le peuple iranien, allié naturel du monde libre et civilisé, à terrasser la Bête islamiste avant que les métastases de ce cancer ne finissent de se propager sur la planète. Chasser cette Bête de la tanière qu’elle s’est aménagée, il y a quatre décennies, au détriment d’un pays martyr, serait pour la région un événement d’une portée équivalente à la chute du Mur de Berlin pour l’Europe. Il s’agirait d’un coup décisif à cette synthèse idéologique du nazisme et du communisme que constitue l’islam politique. Car n’en déplaisent aux fascistes tiers-mondistes, aux obsédés de l’« antisionisme » et autres anti-américains pavloviens qui fantasment sur la « résistance » de la dictature des turbans noirs et des turbans blancs, la disparition de l’ochlo-théocratie khomeyniste et l’avènement d’un Iran libre, laïque et démocratique, renouant avec le sillon tracé par la dynastie Pahlavi, serait un gage considérable de paix dans la région et le monde. En s’alliant au peuple iranien dans ce combat, le président Donald Trump pourrait entrer dans l’Histoire comme le Roosevelt du 21e siècle. Iran-Resist

C’est la nature du régime, imbécile !

Alors que du Golfe d’Oman au Yemen et à la frontière syro-israélienne et à l’instar de son très probablement feu commandant des opérations extérieures, un régime iranien aux abois multiplie les provocations…

Et qu’entre deux manoeuvres d’apaisement ou de détournement des sanctions américaines, leurs idiots utiles européens ou asiatiques accusent le président Trump …

Pendant que se confirment pour préserver un accord nucléaire iranien plus que douteux

Tant l’insigne lâcheté d’une Administration Obama prête, entre deux actes de haute trahison avec les Iraniens ou les Russes, à tolérer une ingérence étrangère dans ses propres élections …

Que celle de dirigeants britanniques n’hésitant pas à taire la découverte de trois tonnes d’explosifs stockés sur leur propre sol par le mouvement terroriste Hezbollah  …

Comment ne pas voir avec nos amis du site de résistance iranien Iran-Resist …

Ou les quelques spécialistes encore un peu lucides comme Mahnaz Shirali ou Benny Avni

L’incroyable cécité d’un Occident …

Qui depuis 40 ans n’a toujours pas compris que la nature même d’un régime révolutionnaire comme la République islamique …

Pour faire oublier la corruption et l’incompétence à l’intérieur …

C’est la provocation et l’agression permanente à l’extérieur …

Du moins, après l’accident industriel Obama, jusqu’à l’arrivée au pouvoir à Washington …

De celui qui avec l’élimination de « l’ochlo-théocratie khomeyniste » et l’avènement enfin d’un « Iran libre, laïc et démocratique » …

Pourrait « entrer dans l’Histoire comme le Roosevelt du 21e siècle » ?

Mollahs : Endgame
Sam Safi
Iran-Resist
06.06.2019

Après des décennies de complaisance et de lâcheté occidentales avec le régime enturbanné, particulièrement sous les mandats du sinistre Barack « Imam » Hussein Obama, idole de l’établissement culturo-médiatique mondialiste, l’actuel président américain Donald Trump, au grand désespoir des Zéropéens, les Britanniques en tête en leur qualité de soutien traditionnel du clergé chiite, semble déterminé à prendre le taureau par les cornes et étouffer la principale tête de la Bête islamiste. Celle dont l’irruption en 1979 a été le point de départ de l’essor considérable de l’islam politique, cette idéologie mortifère, combinaison du nazisme et du communisme.

La récréation est terminée. Après quarante années de turpitudes et de sévices en tous genre infligés principalement au peuple iranien, mais également, par des voies directes ou indirectes, à l’ensemble du monde civilisé, le régime des turbans noirs et des turbans blancs est confronté à la plus grave crise de son histoire, déjà beaucoup trop longue. La pétro-mollahrchie ne peut plus exporter le pétrole iranien qui constitue sa source essentielle de revenus pour financer son activisme terroriste et ses sordides réseaux clientélistes dans la région. Les chiens de garde du régime sont désormais officiellement reconnus par la première puissance mondiale comme ce qu’ils ont toujours été depuis leur naissance, à savoir des terroristes fanatiques aux ordres de leurs maîtres enturbannés. Enfin, la théocratie milicienne n’arrive plus à dériver les colères et frustrations de la population vers l’extérieur. Les Iraniens ont aujourd’hui compris, dans leur immense majorité, que ceux qui les dirigent sont leurs plus grands ennemis.

En tout état de cause, les jours de la mafia ochlo-théocratique sont comptés. Quelle que soit l’issue de la présente crise, le désastre économique, la paupérisation générale de la population contrastant avec l’opulence insolente des mollahs au pouvoir, celle de leurs sbires, de leurs familles et de leurs clients, la corruption délirante de l’oligarchie khomeyniste dont l’ampleur insoupçonnée est révélée davantage chaque jour et le discrédit massif de la mollahrchie et de son idéologie condamnent ce régime cauchemardesque aux poubelles de l’Histoire à brève échéance.

Les molosses de Khamenei aux abois

L’inscription des « Gardiens de la Révolution » sur la liste des organisations terroristes établie par l’administration américaine a étonné nombre de prétendus « observateurs » et « experts » des affaires iraniennes, qui se sont émus notamment qu’une « armée régulière (sic) d’un pays » puisse être assimilée à une entité terroriste. C’est en réalité une décision d’une extrême logique au regard du pédigrée de cette sinistre milice dont la dénomination officielle (« Sépâh-é Pâsdârân-é Enghelâb-é Eslâmi » i.e « les Gardiens de la Révolution islamique) fait apparaître expressément que cette organisation paramilitaire n’est nullement en charge de la défense de l’Iran et du peuple iranien, mais de la seule « Révolution islamique » et, par suite, du régime qui en est le fer de lance.

L’Iran dispose en effet toujours de son armée nationale (« Artesh ») créée par la dynastie Pahlavi. Cependant, celle-ci a été volontairement appauvrie et affaiblie par les mollahs, depuis quatre décennies, en raison de son patriotisme persistant et de son lien historique avec le pouvoir impérial.

Contrairement à ce que tentent de faire croire aujourd’hui les cerbères des tyrans au turban et leurs lobbystes déguisés en « spécialistes » ou « experts », c’est bien l’armée régulière iranienne qui, durant la guerre Iran/Irak, a joué un rôle essentiel dans la libération du territoire national durant la première phase du conflit entre 1980 et 1982.

Ce n’est, en effet, qu’à compter de 1982 que les voyous fanatisés dénommés « Pasdarans » ont vu leur rôle accru, de manière importante, durant cette guerre, lorsque celle-ci a pris un virage intégralement idéologique, avec la volonté de Khomeyni de la prolonger indéfiniment sous le prétexte d’exporter son abjecte révolution dans la région, au mépris des vies gaspillées sur les théâtres d’opération, pour continuer d’asseoir son pouvoir tyrannique, museler toute critique de sa politique irresponsable et réprimer avec une férocité implacable tous ses opposants.

Soutenir le contraire serait méconnaître la réalité historique et surtout oublier que, loin de pouvoir rivaliser initialement avec l’armée nationale iranienne en termes de qualités et de compétences, les membres de cette milice, au début de la contre-révolution khomeyniste, étaient essentiellement issus des fanges les plus sordides de la population criminogène où se recrutaient traditionnellement les membres de la pègre, les loubards à couteau, les proxénètes et autres trafiquants de drogue, activités qu’ils continuent, au demeurant, de pratiquer sous leurs nouveaux habits, mais à une échelle bien plus importante avec des conséquences catastrophiques sur la société iranienne.

C’est, au demeurant, sur cette canaille en uniforme, avec laquelle il a noué une relation privilégiée durant ses années à la présidence du régime (1981-1989), que Khamenei s’est appuyé pour accéder au pouvoir suprême et éliminer ses principaux rivaux, à commencer par Montazeri, pourtant dauphin désigné de Khomeyni jusqu’aux dernières semaines ayant précédé la mort de l’ancien touriste de Neauphle-le-Château.

En contrepartie, le mollah collectionneur de pipes et de bagues, une fois au sommet du pouvoir clerico-mafieux, récompensera ses bouledogues en les autorisant à faire main basse sur la quasi-totalité des secteurs stratégiques de l’économie iranienne, leur permettant ainsi de constituer progressivement un véritable Etat dans l’Etat formant aujourd’hui un complexe militaro-industriel dans lequel réside le pouvoir profond de l’ochlo- théocratie.

Pour se faire une idée ce qui se passe en Iran depuis quarante ans, il faudrait se représenter une France dans laquelle la voyoucratie et la racaille islamisée de banlieue aurait réussi à s’accaparer la quasi-intégralité des ressources de l’Etat et le contrôle des grands groupes économiques nationaux, industriels et commerciaux, pour les utiliser à son profit exclusif, dans le but non seulement de mener grand train aux dépens du reste de la population, mais aussi de financer un gigantesque réseau clientéliste aux ramifications internationales, aux seules fins de bâtir un système d’influence fondé sur une idéologie mortifère, sans aucune considération de l’intérêt national du peuple français.

Quel avenir pour le Grand Timonier enturbanné ?

Outre l’effondrement économique, le mécontentement populaire et la pression militaire américaine, le régime peut également être sérieusement ébranlé par la disparition prochaine de son « Guide Suprême ». Il faut néanmoins rester prudent sur ce point. Ces dernières années, à chaque fois que la cléricature khomeyniste s’est senti sévèrement menacée, elle a fait courir le bruit de l’imminence de la mort de Khamenei pour tromper ses adversaires en leur laissant entrevoir, à court terme, un tournant majeur qui résulterait de cette disparition, conduisant ces derniers à apaiser leur colère ou modérer leurs revendications.

C’est ainsi que lors du soulèvement débuté à l’été 2009, consécutivement à la réélection grossièrement frauduleuse du pantin Ahmadinejad, le parrain de la mollahrchie, Rafsandjani, avait habilement manipulé Wikileaks en laissant fuiter une de ses déclarations prétendant que son ancien compagnon de lutte révolutionnaire, dont la légitimité était alors violemment et ouvertement contestée par les masses de manifestants, souffrait d’un cancer en phase terminale ne lui laissant plus que quelques mois à vivre…

Plusieurs années après la répression féroce de ce mouvement massif de contestation du régime, lors des négociations concernant le prétendu « Iran deal » (cet accord honteux au sujet duquel les mollahs se vantaient régulièrement dans leurs médias d’avoir enfumé les Occidentaux, avant qu’il ne soit dénoncé l’année dernière par le président des USA), les agents de la cléricature sont de nouveau parvenus, en février 2015, à intoxiquer les services et médias étrangers, dont le Figaro, en leur faisant croire que la mort du Guide de l’ochlo-théocratie, atteint d’un cancer de la prostate au stade métastatique, était imminente…

Une fois encore, les années ont passé et Khamenei est toujours vivant. Ce qui n’est plus le cas de son ancien comparse Rafsandjani, le co-fondateur du régime, décédé en janvier 2017 et de celui qui était, un temps, présenté comme son successeur au poste suprême, l’Irakien milliardaire fraîchement naturalisé Shahroudi, disparu en décembre 2018…

Cela dit, jusqu’à preuve du contraire, le Lider Maximo khomeyniste, qui sera octogénaire dans quelques semaines, n’est pas éternel et, si le régime parvient à survivre encore quelques temps, sa succession sera nécessairement ouverte. Elle devrait échoir à son fils Mojtaba ou au fidèle Ebrahim Raissi qui, par son profil de criminel de masse, de mollah borné et son titre de « seyyed », toujours de nature à faire tourner les têtes de sectateurs fidèles prêts à s’extasier à la vue d’un turban noir, semble tout désigné pour cette fonction.

Le scénario d’un coup d’état des Pasdarans paraît, en revanche, peu crédible. Ces miliciens n’ont vocation qu’à être les bras et les couteaux des mollahs. Il est consternant de lire les prédictions de prétendus « experts » annonçant l’avènement prochain parmi eux d’un « Reza Shah islamique » (sic !) en la personne de Ghassem Soleymani, chef de la section Al Qods des Gardiens de la Révolution, dont l’idéologie n’est autre que la variante chiite de celle de l’organisation terroriste Al Qaïda avec laquelle elle entretient du reste des relations très étroites.

Soleymani est un quasi-illettré sans aucune vision politique et stratégique pour l’Iran autre que celle d’être une base arrière de mouvements terroristes djihadistes anti-occidentaux dirigée par des mollahs fanatiques. A ces « experts », il convient de souligner que parler à son sujet d’un futur « Reza Shah islamique » est aussi pertinent que d’évoquer un « Emmanuel Macron communiste », un « Philippe de Villiers europhile », un « Adolf Hitler philosémite », ou un « Robespierre royaliste ».

A court terme, il est néanmoins préférable que Khamenei et les autres vieillards qui l’entourent restent en vie, ne serait-ce que pour répondre, très prochainement, de leurs innombrables crimes et forfaitures devant le peuple iranien.

Une prochaine Chute du Mur islamique ?

A la différence de ses prédécesseurs à la Maison Blanche et des nombreux dirigeants occidentaux qui se sont succédés depuis quarante ans, dont l’archétype fut l’Imam Hussein Obama, lequel a fait montre d’une complaisance et d’une lâcheté funeste dans la gestion du « cas iranien », Donald Trump a le mérite de ne pas se laisser intimider par la mafia enturbannée.

S’il devait persister dans cette attitude ferme, il pourrait être celui qui aura aidé le peuple iranien, allié naturel du monde libre et civilisé, à terrasser la Bête islamiste avant que les métastases de ce cancer ne finissent de se propager sur la planète.

Chasser cette Bête de la tanière qu’elle s’est aménagée, il y a quatre décennies, au détriment d’un pays martyr, serait pour la région un événement d’une portée équivalente à la chute du Mur de Berlin pour l’Europe.

Il s’agirait d’un coup décisif à cette synthèse idéologique du nazisme et du communisme que constitue l’islam politique.

Car n’en déplaisent aux fascistes tiers-mondistes, aux obsédés de l’« antisionisme » et autres anti-américains pavloviens qui fantasment sur la « résistance » de la dictature des turbans noirs et des turbans blancs, la disparition de l’ochlo-théocratie khomeyniste et l’avènement d’un Iran libre, laïque et démocratique, renouant avec le sillon tracé par la dynastie Pahlavi, serait un gage considérable de paix dans la région et le monde.

En s’alliant au peuple iranien dans ce combat, le président Donald Trump pourrait entrer dans l’Histoire comme le Roosevelt du 21e siècle.

Libérés de ce régime sordide qui vampirise leur pays, tous les Iraniens pourront alors entonner avec fierté le chant que nombre d’entre eux ont déjà le courage de scander devant le tombeau du fondateur de leur nation à l’occasion du jour de Cyrus le Grand, le 7 Aban (29 octobre), au grand dam des mollahs et de leurs mercenaires : « Iran vatan-é mâst, Kourosh pédar-é mâst ! » (« L’Iran est notre patrie, Cyrus est notre père ! »).

Voir aussi:

US allies’ sad Tehran wild-goose chase
Benny Avni
New York Post
June 11, 2019

America’s allies are lining up to mediate between Washington and the Tehran regime. But they’re jumping the gun.

Witness Japan’s President Shinzo Abe, who arrives in Tehran Wednesday for a two-day visit, marking the 90th anniversary of diplomatic relations between his country and Iran. Tokyo officials defend their soft-on-Tehran approach as a “balanced” way to deal with the Mideast. Whatever the merits of that claim, the Abe visit is mostly about oil.

The trip comes shortly after the Japanese leader hosted his golfing buddy President Trump in Tokyo. The symbolism is deliberate: Abe seeks to revive a US-Iranian channel of communication, per Japanese media. And he isn’t alone in his efforts. Germany’s foreign minister, Heiko Maas, was in Tehran this week, trying to buck up confidence in the nuclear deal that Trump ditched.

There is a reason America’s European and Asian allies are determined to end the US quarantine of Iranian businesses. Trump’s increasingly tough sanctions give countries and corporations an uncomfortable pair of options: Buy Iranian oil and invest there, or do business with the US — but you can’t do both.

The latest punishment came last Friday, when the administration vowed to sanction anyone doing business with Iran’s petrochemical industry, a lucrative exporting sector run by the Islamic Revolutionary Guard Corps, which is now rightly listed by Washington as a terror organization.

America’s allies are eager to revive the smooth flow of goods and business with Iran; their diplomacy is meant to put pressure on Washington to start a process that would lead to new direct talks. Iran, they claim, will behave better, now that its economy is strained. America should take advantage and aim for a fresh rapprochement.

The problem with the allies’ theory: No such hunger for reconciliation is in evidence in Tehran. Instead, the regime is still signaling obstinacy. The ayatollahs are as committed as ever to their revolutionary principles, the main one of which is waging war on US interests and allies.

Take Foreign Minister Javad Zarif, long touted as a symbol of moderation and openness and a welcome guest in Western TV studios. Yet defending Iran’s habit of hanging gay people in the public square, Zarif told the German newspaper Bild this week: “Our society has moral principles, and according to these principles we live.”

Hosting Germany’s Maas this week, Zarif also pushed back against Secretary of State Mike Pompeo’s recent offer of negotiations “without preconditions.” The Islamic Republic won’t talk to those who wage “economic war” against it, Zarif said, threatening for good measure that, as an Iranian enemy, America “cannot expect to stay safe.”

The theocracy is hardening, rather than softening, its line, notwithstanding entreaties from Tokyo, Berlin and Brussels. These well-meaning outsiders inevitably point to supposed moderates that America can do business with, and, as always, they urge Washington to ignore Tehran’s malign rhetoric and muscle-flexing.

It’s true that some Iranian politicians favor making cosmetic concessions to the West to ensure the Islamic Republic’s survival. But the ultimate decider, Supreme Leader Ali Khamenei, has long soured on such concessions. Negotiation, he recently said, “has no benefit and carries harm.”

In a perfect world, the global economy would be better off when everyone can do business with everyone without fear of punishment. But the existence of a militantly anti-Western regime like Iran’s is a reminder that ours isn’t a perfect world.

Abe, then, would be better off warning Iran about its joint missile development with Japan’s menacing neighbor, North Korea (a reminder that the regime’s behavior is destructive far beyond its immediate neighborhood.)

Talks may be worthwhile — but not before Khamenei leaves the stage. Once the old dictator is gone, the ensuing internal struggle may work to the West’s advantage.

Economic pressure may then embolden Iranians hoping to throw off the regime’s yoke. Or it may not. Either way, dealing with the regime as it exists is futile, as more than four decades of experience have shown.

Trump should turn a deaf ear to Abe and the rest of the world’s eager go-betweens.

Voir également:

Iran-linked terrorists caught stockpiling explosives in north-west London
Ben Riley-Smith
The Telegraph
9 June 2019

Terrorists linked to Iran were caught stockpiling tonnes of explosive materials on the outskirts of London in a secret British bomb factory, The Telegraph can reveal

Radicals linked to Hizbollah, the Lebanese militant group, stashed thousands of disposable ice packs containing ammonium nitrate – a common ingredient in homemade bombs.

The plot was uncovered by MI5 and the Metropolitan Police in the autumn of 2015, just months after the UK signed up to the Iran nuclear deal. Three metric tonnes of ammonium nitrate was discovered – more than was used in the Oklahoma City bombing that killed 168 people and damaged hundreds of buildings.

Police raided four properties in north-west London – three businesses and a home – and a man in his 40s was arrested on suspicion of plotting terrorism.

The man was eventually released without charge. Well-placed sources said the plot had been disrupted by a covert intelligence operation rather than seeking a prosecution.

The discovery was so serious that David Cameron and Theresa May, then the prime minister and home secretary, were personally briefed on what had been found.

Yet for years the nefarious activity has been kept hidden from the public, including MPs who were debating whether to fully ban Hizbollah, until now.

It raises questions about whether senior UK government figures chose not to reveal the plot in part because they were invested in keeping the Iran nuclear deal afloat.

The disclosure follows a three-month investigation by The Telegraph in which more than 30 current and former officials in Britain, America and Cyprus were approached and court documents were obtained.

One well-placed source described the plot as “proper organised terrorism”, while another said enough explosive materials were stored to do “a lot of damage”.

Ben Wallace, the security minister, said: “The Security Service and police work tirelessly to keep the public safe from a host of national security threats. Necessarily, their efforts and success will often go unseen.”

The Telegraph understands the discovery followed a tip-off from a foreign government. To understand what they were facing, agents from MI5 and officers from Metropolitan Police’s Counter Terrorism Command launched a covert operation.

It became clear, according to well-placed sources, that the UK storage was not in isolation but part of an international Hizbollah plot to lay the groundwork for future attacks.

The group had previously been caught storing ice packs in Thailand. And in 2017, two years after the London bust, a New York Hizbollah member would appear to seek out a foreign ice pack manufacturer.

Why ice packs?

Ice packs provide the perfect cover, according to sources – seemingly harmless and easy to transport. Proving beyond doubt they were purchased for terrorism was tricky.

But the most relevant case was in Cyprus, where a startlingly similar plot had been busted just months before the discovery in London. There, a 26-year-old man called Hussein Bassam Abdallah, a dual Lebanese and Canadian national, was caught caching more than 65,000 ice packs in a basement. During interrogation he admitted to being a member of Hizbollah’s military wing, saying he had once been trained to use an AK47 assault rifle.

Abdallah said the 8.2 tonnes of ammonium nitrate stored was for terrorist attacks. He pleaded guilty and was given a six-year prison sentence in June 2015.

In Abdallah’s luggage police found two photocopies of a forged British passport. Cypriot police say they were not the foreign government agency that tipped Britain off to the London cell.

But they did offer assistance when made aware of the UK case, meeting their British counterparts and sharing reports on what they had uncovered.

MI5’s intelligence investigation is understood to have lasted months. The aim was both to disrupt the plot but also get a clearer picture what Hizbollah was up to.

Such investigations can involve everything from eavesdropping on calls to deploying covert sources and trying to turn suspects.

The exact methods used in this case are unknown. Soon conclusions begun to emerge. The plot was at an early stage. It amounted to pre-planning. No target had been selected and no attack was imminent.

Well-placed sources said there was no evidence Britain itself would have been the target. And the ammonium nitrate remained concealed in its ice packs, rather than removed and mixed – a much more advanced and dangerous state. On September 30, the Met made their move.

Officers used search warrants to raid four properties in north-west London – three businesses and one residential address. That same day a man in his 40s was arrested on suspicion of terrorism offences under Section 5 of the Terrorism Act 2006. Neither his name nor his nationality have been disclosed.

His was the only arrest, although sources told The Telegraph at least two people were involved.  The man was released on bail. Eventually a decision was taken not to bring charges.

The exact reasons why remain unclear, but it is understood investigators were confident they had disrupted the plot and gained useful information about Hizbollah’s activities in Britain and overseas.

A UK intelligence source said: “MI5 worked independently and closely with international partners to disrupt the threat of malign intent from Iran and its proxies in the UK.”

The decision not to inform the public of the discovery, despite a major debate with Britain’s closest ally America about the success of the Iran nuclear deal, will raise eyebrows.

Keeping MPs in the dark amid a fierce debate about whether to designate the entire of Hezbollah a terrorist group – rather than just its militant wing – will also be questioned.

The US labelled the entire group a terrorist organisation in the 1990s. But in Britain, only its armed wing was banned. The set-up had led senior British counter-terrorism figures to believe there was some form of understanding that Hizbollah would not target the UK directly.

Hizbollah was only added to the banned terrorist group list in its entirety in February 2019 – more than three years after the plot was uncovered.

A spokesman for the press department of the Iranian Embassy in London said: « Iran has categorically rejected time and again any type of terrorism and extremism, has been victim of terrorism against its innocent people, and is in the forefront fighting this inhuman phenomenon.

« Any attempt to link Iran to terrorism, by claims from unknown sources, is totally rejected. »

Voir encore:

Comment la République islamique réprime les jeunes Iraniens

Malgré le non-respect que les jeunes citadins affichent pour les mesures islamiques, leurs témoignages révèlent qu’ils ont en partie intériorisé l’image négative que la société leur inflige à cause du rejet de ses normes et valeurs.

Mahnaz Shirali Sociologue politique, directrice d’études à l’ICP et enseignante à Sciences-Po
Huffington Post
03/06/2019

Quarante ans de la République islamique ont profondément désislamisé la population. Plus la politique étrangère de Téhéran isole le pays, plus les Iraniens s’éloignent du régime et de sa religion, et plus ils adoptent la culture occidentale.

Les jeunes Iraniens, qu’ils vivent à Téhéran ou dans les villes de provinces, ressemblent davantage à leurs pairs en Europe ou aux Etats-Unis qu’à leurs parents. Ils écoutent la même musique, s’habillent de la même manière et regardent les mêmes séries que les jeunes Parisiens ou New-Yorkais. Sauf que ces derniers ne connaissent pas le même décalage entre la vie privée et l’espace public et n’ont jamais subi les humiliations que les “agents de mœurs” de la République islamique infligent aux jeunes de leur pays.

L’analyse des témoignages des jeunes des grandes villes iraniennes et l’observation de leurs comportements sur les réseaux sociaux montrent que la politique sociale répressive des ayatollahs a produit des effets inattendus. La nouvelle génération de 15 à 25 ans vit dans le rejet du système de valeurs, promulgué par l’école et les médias de la République islamique. Pendant ces dernières décennies, le décalage entre l’espace public, maîtrisé par les agents de mœurs, et l’espace privé, où presque tout est permis, n’a cessé de progresser.

Pourtant, malgré le non-respect que les jeunes citadins affichent pour les mesures islamiques – vestimentaires, alimentaires, sexuelles, … –, leurs témoignages révèlent qu’en dépit de leur apparence rebelle, ils ont en partie intériorisé l’image négative que la société leur inflige à cause du rejet de ses normes et valeurs.

Cette image devient doublement négative lorsqu’ils se reprochent leur inaction, comme si la capacité d’agir sur leur sort et de faire valoir leurs droits fondamentaux ne dépendait que d’eux et de la volonté individuelle. Les catastrophes naturelles qui dévastent le pays (comme le tremblement de terre, les inondations ou les sècheresses, etc.) et les situations politiques ingérables (comme la menace de guerre, les sanctions économiques, ou certaines décisions politiques jugées inacceptables, etc.) aiguisent leur conscience de l’impuissance et déclenchent chez eux une avalanche de reproches et de haine de soi. Peut-être cette auto culpabilisation relève-t-elle d’un besoin de se sentir responsable, de se procurer une semblable illusion de puissance. Peut-être est-elle un simple mécanisme d’auto-défense. Mais, elle n’en reste pas moins destructrice pour autant, car elle les empêche d’avoir une vision objective de leur situation. Dans un pays où la moindre critique et protestation sont violemment réprimées, et où l’on peut encourir de lourdes peines de prisons pour avoir contesté une décision politique, quelle est la marge de manœuvre des individus?

Quatre décennies de l’atteinte physique, l’atteinte juridique, et l’atteinte à la dignité humaine ont profondément privé les jeunes de reconnaissance sociale et les ont affectés dans le sentiment de leur propre valeur. La non reconnaissance du droit et de l’estime sociale en Iran ont créé des conditions collectives dans lesquelles les jeunes ne peuvent parvenir à une attitude positive envers eux-mêmes. En l’absence de confiance en soi, de respect de soi, et d’estime de soi, nul n’est en mesure de s’identifier à ses fins et à ses désirs en tant qu’être autonome et individualisé. Or, faut-il s’étonner si, aujourd’hui, l’émigration est devenue la seule perspective de l’avenir des jeunes Iraniens?

Voir par ailleurs:

Did Team Obama Warn Iranian Terror Commander about Israeli Assassination Attempt?

Debra Heine
PJ media
January 11, 2018

A Kuwaiti newspaper reported last week that Washington gave Israel the green light to assassinate terror mastermind Qassem Soleimani, commander of Iran’s Quds Force (which has been designated a terrorist organization).

New York Times columnist Bret Stephens pointed out a disturbing detail in the story that has long been rumored but has gone largely unreported in the American press:

Bret Stephens @BretStephensNYT

The story here, Kuwaiti-sourced, is that Obama team tipped Tehran to an Israeli attempt to assassinate Qassem Soleimani, the Iranian general who has the blood of hundreds of American troops in his hand. What says @brhodes? https://www.haaretz.com/israel-news/1.832387 

According to the report, Israel was « on the verge » of assassinating Soleimani three years ago near Damascus, but the Obama administration warned Iranian leadership of the plan, effectively quashing the operation. The incident reportedly « sparked a sharp disagreement between the Israeli and American security and intelligence apparatuses regarding the issue. »

Stephens tagged former Obama deputy national security adviser Ben Rhodes in his tweet, but it was ignored until Obama’s former National Security Council spokesman Tommy Vietor saw it on Wednesday:

Tommy Vietor @TVietor08

Yeah WTF Ben? Immediately confirm or deny this totally unsubstantiated claim and then tell us why you don’t support assassinations.

199

Stephens responded by noting dryly that the Iran Contra scandal started in a similar way, and that the Obama administration certainly had no objection to assassinations when it came to other terrorists:

Vieter, who drove Obama’s press van before he became president, responded thus:

Tommy Vietor  @TVietor08

Yeah @BretStephensNYT taking out Osama bin Laden is the same as assassinating an Iranian political leader. https://twitter.com/bretstephensnyt/status/951216401301299202 …Stephens seemed taken aback:

Stephens seemed taken aback:
Bret Stephens @BretStephensNYT

Seriously, @TVietor08? Suleimani is an “Iranian political leader”? Actually he’s head of the Quds Force, which is a US designated sponsor of terrorism. Suleimani is sanctioned by name. Here, read about it: https://www.treasury.gov/press-center/press-releases/Pages/hp644.aspx  https://twitter.com/tvietor08/status/951219021332074496 

Indeed, as the Washington Times reported in 2015, Shiite militants under Qassem Soleimani’s command are responsible for more than 500 U.S. service member deaths in Iraq between 2005-2011.

The Quds forces, led by Gen. Qassem Soleimani, set up factories to produce the weapon, which unleashes rocket-type projectiles that penetrate American armored vehicles. As head of the Islamic Revolutionary Guard Corps’ Quds Force, Gen. Soleimani is Iran’s top terrorist commander, committed to the downfall of Israel and the United States and the destabilization of governments in the region.

But Vieter wasn’t through digging. His next tweet all but confirmed the story.

Tommy Vietor @TVietor08

We were well aware of the dangers posed by QS and the IRGC. Obama sanctioned them repeatedly, among other deterrents. But an assassination of QS by Israel would be destabilizing to put it mildly.

Ben Rhodes finally weighed in, but it was too late.

Voir de même:

Report: U.S. Gives Israel Green Light to Assassinate Iranian General Soleimani
Al Jarida, a Kuwaiti newspaper which in recent years had broken exclusive stories from Israel, says Israel was ‘on the verge’ of assassinating Soleimani, but the U.S. warned Tehran and thwarted the operation
Haaretz
Jan 01, 2018

Washington gave Israel a green light to assassinate Qassem Soleimani, the commander of the Quds Force, the overseas arm of Iran‘s Revolutionary Guard, Kuwaiti newspaper Al-Jarida reported on Monday.

Al-Jarida, which in recent years had broken exclusive stories from Israel, quoted a source in Jerusalem as saying that « there is an American-Israeli agreement » that Soleimani is a « threat to the two countries’ interests in the region. » It is generally assumed in the Arab world that the paper is used as an Israeli platform for conveying messages to other countries in the Middle East.

The agreement between Israel and the United States, according to the report, comes three years after Washington thwarted an Israeli attempt to kill the general.

The report says Israel was « on the verge » of assassinating Soleimani three years ago, near Damascus, but the United States warned the Iranian leadership of the plan, revealing that Israel was closely tracking the Iranian general.

The incident, the report said, « sparked a sharp disagreement between the Israeli and American security and intelligence apparatuses regarding the issue. »

The Kuwaiti report also identified Iran’s second in command in Syria, known as « Abu Baker, » as Mohammad Reda Falah Zadeh. It said he also « might be a target » for Israel, as well as other actors in the region.

Voir enfin:

Iran appoints fiery general who vows to destroy Israel as new IRGC head
Hossein Salami takes command of hardline military force weeks after US blacklisted it as a terror group; Mohammed Ali Jafari pushed out after over a decade at the helm
The Times of Israel
21 April 2019

Supreme Leader Ayatollah Ali Khamenei, right, arrives at a graduation ceremony of the Revolutionary Guard’s officers, while deputy commander of the Revolutionary Guard, Hossein Salami, second right, former commanders of the Revolutionary Guard Mohsen Rezaei, second left, and Yahya Rahim Safavi salute him, on May 20, 2015, in Tehran, Iran. (Official website of the Office of the Iranian Supreme Leader via AP)

Iran’s Supreme Leader Ayatollah Ali Khamenei shuffled the top ranks of the hard-line Islamic Revolutionary Guards Corps Sunday, appointing the deputy chief of the hardline force as its top leader.

Brig. Gen. Hossein Salami was made commander of the IRGC, replacing Maj. Gen. Mohammed Ali Jafari, who has headed the military force since 2007, according to Iranian media reports.

Salami has frequently vowed to destroy Israel and “break America.” Iran was “planning to break America, Israel, and their partners and allies. Our ground forces should cleanse the planet from the filth of their existence,” Salami said in February. The previous month, he vowed to wipe Israel off the “global political map,” and to unleash an “inferno” on the Jewish state.

Brig. Gen. Hossein Salami, the new head of Iran’s Islamic Revolutionary Guard Corps. (YouTube screen capture)

He also said “Iran has warned the Zionist regime not to play with fire, because they will be destroyed before the US helps them.” Any new war, he said, “will result in Israel’s defeat within three days, in a way that they will not find enough graves to bury their dead.”

The IRGC shakeup comes weeks after the US designated the group a terror organization, the first time it has ever blacklisted an entire military branch under the rule.

Tehran has raged against the move, and responded by labeling the US military a terror group under its own designation. It also rallied around the IRGC, with some lawmakers dressing in the division’s uniforms in parliament in reaction to the designation.

Jafari had called the American move “laughable,” even while warning of a possible retaliation.

The Islamic Revolutionary Guard Corps was formed after the 1979 Islamic Revolution, with a mission to defend the clerical regime, and the force has amassed strong power both at home and abroad.

The Guards’ prized unit is the Quds Force, headed by powerful general Qassem Soleimani, which supports Iran-backed forces around the region, including Syrian President Bashar Assad and Lebanese terrorist group Hezbollah.

It also oversees the country’s ballistic missile program and runs its own intelligence operations.

Jafari was demoted to the post of commander of a cultural and educational division, according to reports.

Agencies contributed to this report.


Mur de Trump: Les bonnes clôtures font les bons voisins (Why can’t the misguided left see that building a wall makes Donald Trump the rule, not the exception, among world leaders ?)

2 janvier, 2019
pope
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Divided : Why We're Living in an Age of Walls, Hardback Book
Les bonnes clôtures font les bons voisins. Proverbe anglais
Chacun chez soi et les moutons seront bien gardés. proverbe français
Aimez votre voisin mais n’abattez pas la haie. Autre proverbe français
Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Jésus (Matthieu 10 : 34-36)
Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus Christ. Paul (Galates 3: 28)
Où est Dieu? cria-t-il, je vais vous le dire! Nous l’avons tué – vous et moi! Nous tous sommes ses meurtriers! Mais comment avons-nous fait cela? Comment avons-nous pu vider la mer? Qui nous a donné l’éponge pour effacer l’horizon tout entier? Dieu est mort! (…) Et c’est nous qui l’avons tué ! (…) Ce que le monde avait possédé jusqu’alors de plus sacré et de plus puissant a perdu son sang sous nos couteaux (…) Quelles solennités expiatoires, quels jeux sacrés nous faudra-t-il inventer? Nietzsche
« Dionysos contre le « crucifié » : la voici bien l’opposition. Ce n’est pas une différence quant au martyr – mais celui-ci a un sens différent. La vie même, son éternelle fécondité, son éternel retour, détermine le tourment, la destruction, la volonté d’anéantir pour Dionysos. Dans l’autre cas, la souffrance, le « crucifié » en tant qu’il est « innocent », sert d’argument contre cette vie, de formulation de sa condamnation. (…) L’individu a été si bien pris au sérieux, si bien posé comme un absolu par le christianisme, qu’on ne pouvait plus le sacrifier : mais l’espèce ne survit que grâce aux sacrifices humains… La véritable philanthropie exige le sacrifice pour le bien de l’espèce – elle est dure, elle oblige à se dominer soi-même, parce qu’elle a besoin du sacrifice humain. Et cette pseudo-humanité qui s’institue christianisme, veut précisément imposer que personne ne soit sacrifié. Nietzsche
Je condamne le christia­nisme, j’élève contre l’Église chrétienne la plus terrible de toutes les accusa­tions, que jamais accusateur ait prononcée. Elle est la plus grande corruption que l’on puisse imaginer, elle a eu la volonté de la dernière corruption possible. L’Église chrétienne n’épargna sur rien sa corruption, elle a fait de toute valeur une non-valeur, de chaque vérité un mensonge, de chaque intégrité une bassesse d’âme (…) L’ « égalité des âmes devant Dieu », cette fausseté, ce prétexte aux rancunes les plus basses, cet explosif de l’idée, qui finit par devenir Révo­lution, idée moderne, principe de dégénérescence de tout l’ordre social — c’est la dynamite chrétienne… (…) Le christianisme a pris parti pour tout ce qui est faible, bas, manqué (…) La pitié entrave en somme la loi de l’évolution qui est celle de la sélection. Elle comprend ce qui est mûr pour la disparition, elle se défend en faveur des déshérités et des condamnés de la vie. Par le nombre et la variété des choses manquées qu’elle retient dans la vie, elle donne à la vie elle-même un aspect sombre et douteux. On a eu le courage d’appeler la pitié une vertu (— dans toute morale noble elle passe pour une faiblesse —) ; on est allé plus loin, on a fait d’elle la vertu, le terrain et l’origine de toutes les vertus. Nietzsche
A l’origine, la guerre n’était qu’une lutte pour les pâturages. Aujourd’hui la guerre n’est qu’une lutte pour les richesses de la nature. En vertu d’une loi inhérente, ces richesses appartiennent à celui qui les conquiert. Les grandes migrations sont parties de l’Est. Avec nous commence le reflux, d’Ouest en Est. C’est en conformité avec les lois de la nature. Par le biais de la lutte, les élites sont constamment renouvelées. La loi de la sélection naturelle justifie cette lutte incessante en permettant la survie des plus aptes. Le christianisme est une rébellion contre la loi naturelle, une protestation contre la nature. Poussé à sa logique extrême, le christianisme signifierait la culture systématique de l’échec humain. Hitler
Jésus a tout fichu par terre. Le Désaxé (Les braves gens ne courent pas les rues, Flannery O’Connor)
Depuis que l’ordre religieux est ébranlé – comme le christianisme le fut sous la Réforme – les vices ne sont pas seuls à se trouver libérés. Certes les vices sont libérés et ils errent à l’aventure et ils font des ravages. Mais les vertus aussi sont libérées et elles errent, plus farouches encore, et elles font des ravages plus terribles encore. Le monde moderne est envahi des veilles vertus chrétiennes devenues folles. Les vertus sont devenues folles pour avoir été isolées les unes des autres, contraintes à errer chacune en sa solitude.  G.K. Chesterton
La même force culturelle et spirituelle qui a joué un rôle si décisif dans la disparition du sacrifice humain est aujourd’hui en train de provoquer la disparition des rituels de sacrifice humain qui l’ont jadis remplacé. Tout cela semble être une bonne nouvelle, mais à condition que ceux qui comptaient sur ces ressources rituelles soient en mesure de les remplacer par des ressources religieuses durables d’un autre genre. Priver une société des ressources sacrificielles rudimentaires dont elle dépend sans lui proposer d’alternatives, c’est la plonger dans une crise qui la conduira presque certainement à la violence. Gil Bailie
The gospel revelation gradually destroys the ability to sacralize and valorize violence of any kind, even for Americans in pursuit of the good. (…) At the heart of the cultural world in which we live, and into whose orbit the whole world is being gradually drawn, is a surreal confusion. The impossible Mother Teresa-John Wayne antinomy Times correspondent (Lance) Morrow discerned in America’s humanitarian 1992 Somali operation is simply a contemporary manifestation of the tension that for centuries has hounded those cultures under biblical influence. Gil Bailie
La Raison sera remplacée par la Révélation. À la place de la Loi rationnelle et des vérités objectives perceptibles par quiconque prendra les mesures nécessaires de discipline intellectuelle, et la même pour tous, la Connaissance dégénérera en une pagaille de visions subjectives (…) Des cosmogonies complètes seront créées à partir d’un quelconque ressentiment personnel refoulé, des épopées entières écrites dans des langues privées, les barbouillages d’écoliers placés plus haut que les plus grands chefs-d’œuvre. L’Idéalisme sera remplacé par Matérialisme. La vie après la mort sera un repas de fête éternelle où tous les invités auront 20 ans … La Justice sera remplacée par la Pitié comme vertu cardinale humaine, et toute crainte de représailles disparaîtra … La Nouvelle Aristocratie sera composée exclusivement d’ermites, clochards et invalides permanents. Le Diamant brut, la Prostituée Phtisique, le bandit qui est bon pour sa mère, la jeune fille épileptique qui a le chic avec les animaux seront les héros et héroïnes du Nouvel Age, quand le général, l’homme d’État, et le philosophe seront devenus la cible de chaque farce et satire. Hérode (Pour le temps présent, oratorio de Noël, W. H. Auden, 1944)
Just over 50 years ago, the poet W.H. Auden achieved what all writers envy: making a prophecy that would come true. It is embedded in a long work called For the Time Being, where Herod muses about the distasteful task of massacring the Innocents. He doesn’t want to, because he is at heart a liberal. But still, he predicts, if that Child is allowed to get away, « Reason will be replaced by Revelation. Instead of Rational Law, objective truths perceptible to any who will undergo the necessary intellectual discipline, Knowledge will degenerate into a riot of subjective visions . . . Whole cosmogonies will be created out of some forgotten personal resentment, complete epics written in private languages, the daubs of schoolchildren ranked above the greatest masterpieces. Idealism will be replaced by Materialism. Life after death will be an eternal dinner party where all the guests are 20 years old . . . Justice will be replaced by Pity as the cardinal human virtue, and all fear of retribution will vanish . . . The New Aristocracy will consist exclusively of hermits, bums and permanent invalids. The Rough Diamond, the Consumptive Whore, the bandit who is good to his mother, the epileptic girl who has a way with animals will be the heroes and heroines of the New Age, when the general, the statesman, and the philosopher have become the butt of every farce and satire. »What Herod saw was America in the late 1980s and early ’90s, right down to that dire phrase « New Age. » (…) Americans are obsessed with the recognition, praise and, when necessary, the manufacture of victims, whose one common feature is that they have been denied parity with that Blond Beast of the sentimental imagination, the heterosexual, middle-class white male. The range of victims available 10 years ago — blacks, Chicanos, Indians, women, homosexuals — has now expanded to include every permutation of the halt, the blind and the short, or, to put it correctly, the vertically challenged. (…) Since our newfound sensitivity decrees that only the victim shall be the hero, the white American male starts bawling for victim status too. (…) European man, once the hero of the conquest of the Americas, now becomes its demon; and the victims, who cannot be brought back to life, are sanctified. On either side of the divide between Euro and native, historians stand ready with tarbrush and gold leaf, and instead of the wicked old stereotypes, we have a whole outfit of equally misleading new ones. Our predecessors made a hero of Christopher Columbus. To Europeans and white Americans in 1892, he was Manifest Destiny in tights, whereas a current PC book like Kirkpatrick Sale’s The Conquest of Paradise makes him more like Hitler in a caravel, landing like a virus among the innocent people of the New World. Robert Hughes (24.06.2001)
La vérité biblique sur le penchant universel à la violence a été tenue à l’écart par un puissant processus de refoulement. (…) La vérité fut reportée sur les juifs, sur Adam et la génération de la fin du monde. (…) La représentation théologique de l’adoucissement de la colère de Dieu par l’acte d’expiation du Fils constituait un compromis entre les assertions du Nouveau Testament sur l’amour divin sans limites et celles sur les fantasmes présents en chacun. (…) Même si la vérité biblique a été de nouveau  obscurcie sur de nombreux points, (…) dénaturée en partie, elle n’a jamais été totalement falsifiée par les Églises. Elle a traversé l’histoire et agit comme un levain. Même l’Aufklärung critique contre le christianisme qui a pris ses armes et les prend toujours en grande partie dans le sombre arsenal de l’histoire de l’Eglise, n’a jamais pu se détacher entièrement de l’inspiration chrétienne véritable, et par des détours embrouillés et compliqués, elle a porté la critique originelle des prophètes dans les domaines sans cesse nouveaux de l’existence humaine. Les critiques d’un Kant, d’un Feuerbach, d’un Marx, d’un Nietzsche et d’un Freud – pour ne prendre que quelques uns parmi les plus importants – se situent dans une dépendance non dite par rapport à l’impulsion prophétique. Raymund Schwager
L’acte surréaliste le plus simple consiste, revolvers au poing, à descendre dans la rue et à tirer, au hasard, tant qu’on peut dans la foule. André Breton
Il faut avoir le courage de vouloir le mal et pour cela il faut commencer par rompre avec le comportement grossièrement humanitaire qui fait partie de l’héritage chrétien. (..) Nous sommes avec ceux qui tuent. Breton
Bien avant qu’un intellectuel nazi ait annoncé ‘quand j’entends le mot culture je sors mon revolver’, les poètes avaient proclamé leur dégoût pour cette saleté de culture et politiquement invité Barbares, Scythes, Nègres, Indiens, ô vous tous, à la piétiner. Hannah Arendt (1949)
L’Occident s’achève en bermuda […] Craignez le courroux de l’homme en bermuda. Craignez la colère du consommateur, du voyageur, du touriste, du vacancier descendant de son camping-car ! Vous nous imaginez vautrés dans des plaisirs et des loisirs qui nous ont ramollis. Eh bien,nous lutterons comme des lions pour protéger notre ramollissement.  Chers djihadistes, chevauchant vos éléphants de fer et de feu, vous êtes entrés avec fureur dans notre magasin de porcelaine. Mais c’est un magasin de porcelaine dont les propriétaires de longue date ont entrepris de réduire en miettes tout ce qui s’y trouvait entassé. […] Vous êtes les premiers démolisseurs à s’attaquer à des destructeurs. Les premiers incendiaires en concurrence avec des pyromanes. […] À la différence des nôtres, vos démolitions s’effectuent en toute illégalité et s’attirent un blâme quasi unanime. Tandis que c’est dans l’enthousiasme général que nous mettons au point nos tortueuses innovations et que nous nous débarrassons des derniers fondements de notre ancienne civilisation.  Chers djihadistes, nous triompherons de vous. Nous vaincrons parce que nous sommes les plus morts. Philippe Muray
L’erreur est toujours de raisonner dans les catégories de la « différence », alors que la racine de tous les conflits, c’est plutôt la « concurrence », la rivalité mimétique entre des êtres, des pays, des cultures. La concurrence, c’est-à-dire le désir d’imiter l’autre pour obtenir la même chose que lui, au besoin par la violence. Sans doute le terrorisme est-il lié à un monde « différent » du nôtre, mais ce qui suscite le terrorisme n’est pas dans cette « différence » qui l’éloigne le plus de nous et nous le rend inconcevable. Il est au contraire dans un désir exacerbé de convergence et de ressemblance. (…) Ce qui se vit aujourd’hui est une forme de rivalité mimétique à l’échelle planétaire. Lorsque j’ai lu les premiers documents de Ben Laden, constaté ses allusions aux bombes américaines tombées sur le Japon, je me suis senti d’emblée à un niveau qui est au-delà de l’islam, celui de la planète entière. Sous l’étiquette de l’islam, on trouve une volonté de rallier et de mobiliser tout un tiers-monde de frustrés et de victimes dans leurs rapports de rivalité mimétique avec l’Occident. Mais les tours détruites occupaient autant d’étrangers que d’Américains. Et par leur efficacité, par la sophistication des moyens employés, par la connaissance qu’ils avaient des Etats-Unis, par leurs conditions d’entraînement, les auteurs des attentats n’étaient-ils pas un peu américains ? On est en plein mimétisme.Ce sentiment n’est pas vrai des masses, mais des dirigeants. Sur le plan de la fortune personnelle, on sait qu’un homme comme Ben Laden n’a rien à envier à personne. Et combien de chefs de parti ou de faction sont dans cette situation intermédiaire, identique à la sienne. Regardez un Mirabeau au début de la Révolution française : il a un pied dans un camp et un pied dans l’autre, et il n’en vit que de manière plus aiguë son ressentiment. Aux Etats-Unis, des immigrés s’intègrent avec facilité, alors que d’autres, même si leur réussite est éclatante, vivent aussi dans un déchirement et un ressentiment permanents. Parce qu’ils sont ramenés à leur enfance, à des frustrations et des humiliations héritées du passé. Cette dimension est essentielle, en particulier chez des musulmans qui ont des traditions de fierté et un style de rapports individuels encore proche de la féodalité. (…) Cette concurrence mimétique, quand elle est malheureuse, ressort toujours, à un moment donné, sous une forme violente. A cet égard, c’est l’islam qui fournit aujourd’hui le ciment qu’on trouvait autrefois dans le marxismeRené Girard
Nous sommes encore proches de cette période des grandes expositions internationales qui regardait de façon utopique la mondialisation comme l’Exposition de Londres – la « Fameuse » dont parle Dostoievski, les expositions de Paris… Plus on s’approche de la vraie mondialisation plus on s’aperçoit que la non-différence ce n’est pas du tout la paix parmi les hommes mais ce peut être la rivalité mimétique la plus extravagante. On était encore dans cette idée selon laquelle on vivait dans le même monde: on n’est plus séparé par rien de ce qui séparait les hommes auparavant donc c’est forcément le paradis. Ce que voulait la Révolution française. Après la nuit du 4 août, plus de problème ! René Girard
Ce concept de « droitisation » est le plus sûr indice de la confusion mentale qui s’est emparée de certains esprits. Si la « droitisation » consiste à prendre en compte la souffrance sociale des Français les plus exposés et les plus vulnérables, c’est que les anciennes catégories politiques n’ont plus guère de sens… et que le PS est devenu – ce qui me paraît une évidence – l’expression des nouvelles classes dominantes. (…) Est-ce Nicolas Sarkozy qui se « droitise » en plaçant la maîtrise des flux migratoires au cœur de la question sociale ou la gauche qui se renie en substituant à la question sociale le combat sociétal en faveur d’un communautarisme multiculturel ? L’impensé du candidat socialiste sur l’immigration est tout sauf accidentel : il témoigne d’une contradiction à ce jour non résolue. L’idéologie du « transfrontiérisme » n’est pas celle des Français. Près de deux Français sur trois et près d’un sympathisant de gauche sur deux approuvent la proposition de Nicolas Sarkozy de réduire de moitié l’immigration légale. Le projet que porte Nicolas Sarkozy s’adresse à tout l’électorat populaire. Il est clairement le candidat d’une Europe des frontières. C’est en cela qu’il est le candidat du peuple qui souffre de l’absence de frontières et de ses conséquences en chaîne : libre-échangisme sans limites, concurrence déloyale, dumping social, délocalisation de l’emploi, déferlante migratoire. Les frontières, c’est la préoccupation des Français les plus vulnérables. Les frontières, c’est ce qui protège les plus pauvres. Les privilégiés, eux, ne comptent pas sur l’Etat pour construire des frontières. Ils n’ont eu besoin de personne pour se les acheter. Frontières spatiales et sécuritaires : ils habitent les beaux quartiers. Frontières scolaires : leurs enfants fréquentent les meilleurs établissements. Frontières sociales : leur position les met à l’abri de tous les désordres de la mondialisation et en situation d’en recueillir tous les bénéfices. Patrick Buisson
Le mépris dans lequel les tient la classe dirigeante a quelque chose de sidérant. Nos élites sont mues par une invraisemblable prolophobie dont elles n’ont parfois même pas conscience. (…) Les impensés de la gauche sur la sécurité et l’immigration témoignent d’un déni persévérant de celle-ci face à l’expression de certaines souffrances sociales. (…) Avant d’être une posture politique, le front républicain est d’abord un réflexe de classe et de caste. Patrick Buisson
The Secure Fence Act of 2006, which was passed by a Republican Congress and signed by President George W. Bush, authorized about 700 miles of fencing along certain stretches of land between the border of the United States and Mexico. (…) At the time the act was being considered, Barack Obama, Hillary Clinton and Chuck Schumer were all members of the Senate. (…) Obama, Clinton, Schumer and 23 other Democratic senators voted in favor of the act when it passed in the Senate by a vote of 80 to 19. (…) Currently, 702 miles of fencing separates the United States from Mexico, according to U.S. Customs and Border Protection. Trump plans for the wall are vague, but here’s what we know. He said the wall doesn’t need to run the nearly 2,000 miles of the border, but about 1,000 miles because of natural barriers. He said it could cost between $8 billion and $12 billion, be made of precast concrete, and rise 35 to 40 feet, or 50 feet, or higher. Experts have repeatedly told PolitiFact that the differences in semantics between a wall and a fence are not too significant because both block people. (…) A 2016 Associated Press report from the border described « rust-colored thick bars » that form « teeth-like slats » 18 feet high. « There are miles of gaps between segments and openings in the fence itself, » the report said. Trump criticized the 2006 fence as too modest during the 2016 campaign. (…) It’s also worth noting that the political context surrounding the 2006 vote was different, too. Democrats normally in favor of looser immigration laws saw the Secure Fence Act of 2006 as the lesser of two evils, according to a Boston Globe report that detailed the legislative process. Around that same time, the House passed legislation that would make any undocumented immigrant a felon. « It didn’t have anywhere near the gravity of harm, » Angela Kelley, who in 2006 was the legislative director for the National Immigration Forum, told the Boston Globe. « It was hard to vote against it because who is going to vote against a secure fence? And it was benign compared with what was out there. » Politifact
No country can exist without borders. Hillary and Obama have all but destroyed them; Trump must remind us how he will restore them. Walls throughout history have been part of the solution, from Hadrian’s Wall to Israel’s fence with the Palestinians. “Making Mexico pay for the wall” is not empty rhetoric, when $26 billion in remittances go back to Mexico without taxes or fees, largely sent from those here illegally, and it could serve as a source of funding revenue.Trump can supersede “comprehensive immigration” with a simple program: Secure and fortify the borders first; begin deporting those with a criminal record, and without a work history. Fine employers who hire illegal aliens. Any illegal aliens who choose to stay, must be working, crime-free, and have two years of residence. They can pay a fine for having entered the U.S. illegally, learn English, and stay while applying for a green card — that effort, like all individual applications, may or may not be approved. He should point out that illegal immigrants have cut in line in front of legal applicants, delaying for years any consideration of entry. That is not an act of love. Sanctuary cities are a neo-Confederate idea, and should have their federal funds cut off for undermining U.S. law. The time-tried melting pot of assimilation and integration, not the bankrupt salad bowl of identity politics, hyphenated nomenclature, and newly accented names should be our model of teaching new legal immigrants how to become citizens. Victor Davis Hanson
Securing national borders seems pretty orthodox. In an age of anti-Western terrorism, placing temporary holds on would-be immigrants from war-torn zones until they can be vetted is hardly radical. Expecting “sanctuary cities” to follow federal laws rather than embrace the nullification strategies of the secessionist Old Confederacy is a return to the laws of the Constitution. Using the term “radical Islamic terror” in place of “workplace violence” or “man-caused disasters” is sensible, not subversive. Insisting that NATO members meet their long-ignored defense-spending obligations is not provocative but overdue. Assuming that both the European Union and the United Nations are imploding is empirical, not unhinged. Questioning the secret side agreements of the Iran deal or failed Russian reset is facing reality. Making the Environmental Protection Agency follow laws rather than make laws is the way it always was supposed to be. Unapologetically siding with Israel, the only free and democratic country in the Middle East, used to be standard U.S. policy until Obama was elected. (…) Expecting the media to report the news rather than massage it to fit progressive agendas makes sense. In the past, proclaiming Obama a “sort of god” or the smartest man ever to enter the presidency was not normal journalistic practice. (…) Half the country is having a hard time adjusting to Trumpism, confusing Trump’s often unorthodox and grating style with his otherwise practical and mostly centrist agenda. In sum, Trump seems a revolutionary, but that is only because he is loudly undoing a revolution. Victor Davis Hanson
There was likely never going to be “comprehensive immigration reform” or any deal amnestying the DACA recipients in exchange for building the wall. Democrats in the present political landscape will not consent to a wall. For them, a successful border wall is now considered bad politics in almost every manner imaginable. Yet 12 years ago, Congress, with broad bipartisan support, passed the Secure Fence of Act of 2006. The bill was signed into law by then-President George W. Bush to overwhelming public applause. The stopgap legislation led to some 650 miles of a mostly inexpensive steel fence while still leaving about two-thirds of the 1,950-mile border unfenced. In those days there were not, as now, nearly 50 million foreign-born immigrants living in the United States, perhaps nearly 15 million of them illegally. Sheer numbers have radically changed electoral politics. Take California. One out of every four residents in California is foreign-born. Not since 2006 has any California Republican been elected to statewide office. The solidly blue states of the American Southwest, including Colorado, Nevada and New Mexico, voted red as recently as 2004 for George W. Bush. Progressives understandably conclude that de facto open borders are good long-term politics. Once upon a time, Democrats such as Hillary and Bill Clinton and Barack Obama talked tough about illegal immigration. They even ruled out amnesty while talking up a new border wall. In those days, progressives saw illegal immigration as illiberal — or at least not as a winning proposition among union households and the working poor. Democratic constituencies opposed importing inexpensive foreign labor for corporate bosses. Welfare rights groups believed that massive illegal immigration would swamp social services and curtail government help to American poor of the barrios and the inner city. So, what happened? Again, numbers. Hundreds of thousands of undocumented immigrants have flocked into the United States over the last decade. In addition, the Obama administration discouraged the melting-pot assimilationist model of integrating only legal immigrants. Salad-bowl multiculturalism, growing tribalism and large numbers of unassimilated immigrants added up to politically advantageous demography for Democrats in the long run. In contrast, a wall would likely reduce illegal immigration dramatically and with it future Democratic constituents. Legal, meritocratic, measured and diverse immigration in its place would likely end up being politically neutral. And without fresh waves of undocumented immigrants from south of the border, identity politics would wane. A wall also would radically change the optics of illegal immigration. Currently, in unsecured border areas, armed border patrol guards sometimes stand behind barbed wire. Without a wall, they are forced to rely on dogs and tear gas when rushed by would-be border crossers. They are easy targets for stone-throwers on the Mexican side of the border. A high wall would end that. Border guards would be mostly invisible from the Mexican side of the wall. Barbed wire, dogs and tear gas astride the border — the ingredients for media sensationalism — would be unnecessary. Instead, footage of would-be border crossers trying to climb 30-foot walls would emphasize the degree to which some are callously breaking the law. Such imagery would remind the world that undocumented immigrants are not always noble victims but often selfish young adult males who have little regard for the millions of aspiring immigrants who wait patiently in line and follow the rules to enter the United State lawfully. More importantly, thousands of undocumented immigrants cross miles of dangerous, unguarded borderlands each year to walk for days in the desert. Often, they fall prey to dangers ranging from cartel gangs to dehydration. Usually, the United States is somehow blamed for their plight, even though a few years ago the Mexican government issued a comic book with instructions on how citizens could most effectively break U.S. law and cross the border. The wall would make illegal crossings almost impossible, saving lives. Latin American governments and Democratic operatives assume that lax border enforcement facilitates the outflow of billions of dollars in remittances sent south of the border and helps flip red states blue. All prior efforts to ensure border security — sanctions against employers, threats to cut off foreign aid to Mexico and Central America, and talk of tamper-proof identity cards — have failed. Instead, amnesties, expanded entitlements and hundreds of sanctuary jurisdictions offer incentives for waves of undocumented immigrants. The reason a secure border wall has not been — and may not be — built is not apprehension that it would not work, but rather real fear that it would work only too well. Victor Davis Hanson
New House majority leader Nancy Pelosi reportedly spent the holidays at the Fairmont Orchid on Kona, contemplating future climate-change legislation and still adamant in opposing the supposed vanity border wall. But in a very different real world from the Fairmont Orchid or Pacific Heights, other people each day deal with the results of open borders and sanctuary jurisdictions. The results are often nihilistic and horrific. (…)These incidents, and less violent ones like them, are not all that rare in rural California. The narratives are tragically similar and hinge on our society’s assumptions of tolerance and its belief that entering and residing illegally in the United States are not really crimes. Fraudulent identification and fake names are not really felonious behaviors. Driving under the influence is no reason for deportation — all crimes that can ruin careers and have expensive consequences for citizens. Statisticians argue that immigrants commit fewer crimes than the native born, but never quite calibrate illegal immigrants into the equation (in part because no one has any idea who, where, or how many they are, as estimates range from 11 to 20 million) or note that second-generation native-born children of immigrants have much higher violent-crime rates than do their immigrant parents, and in circular fashion add to the general pool of violent Americans who then are used to contrast immigrants as less violent. Immorality is undermining, in Confederate fashion, federal law, and normalizing exemptions that allow felons such as Garcia and Arriaga to wreak havoc on the innocent and defenseless. Too often the architects of open borders and sanctuary jurisdictions are not on the front lines where the vulnerable suffer the all-too-real consequences of distant others, who can rely on their own far greater safety nets when their grand abstractions become all too concrete. And, finally, we forget that so often the victims of illegal aliens are (in California where one in four residents was not born in the U.S.) legal immigrants like officer Singh, and members of the Hispanic community like the late Mr. Soto. Polls show that support for open borders is not popular and most Americans want an end to illegal immigration and catch and release, as well as stricter enforcement of current federal immigration laws. Victor Davis Hanson
Donald Trump n’en finit plus de s’agacer à propos de la construction de son mur à la frontière mexicaine. Ce vendredi, il a menacé de fermer la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique si les démocrates du Congrès n’acceptaient pas de financer la construction d’un mur. (…) Un sujet qui a déjà provoqué un « shutdown » depuis une semaine, soit la paralysie partielle des administrations fédérales et qui a mis des centaines de milliers de fonctionnaires au chômage forcé. Tant que républicains et démocrates ne trouveront pas d’accord au Congrès, les financements de 25% des ministères et administrations fédérales resteront suspendus. Jeudi, les négociations ont encore échoué. Le président républicain exige cinq milliards de dollars pour construire le mur tandis que les démocrates refusent de le financer, mais ont proposé une enveloppe de plus d’un milliard pour d’autres mesures de sécurité à la frontière. Les républicains sont majoritaires au Congrès, mais avec 51 sièges au Sénat, ils ont besoin de soutiens démocrates pour atteindre les 60 voix sur 100 nécessaires afin d’approuver le Budget. Mais si la question cristallise autant, c’est que la mesure est symbolique de la présidence de Donald Trump. Lors la campagne, le milliardaire a construit sa popularité à coup de propositions chocs et fait de la lutte contre l’immigration l’une de ses priorités. « Je vais construire un grand mur sur notre frontière sud, et le Mexique paiera pour le construire. Prenez-en bien note », avait-il alors promis. Une promesse déjà bien entamée par le refus mexicain de financer la construction du mur. Le président américain a été contraint d’admettre que les Etats-Unis allaient lancer le projet avant même d’avoir l’assurance du financement mexicain. Selon un sondage de Politico, la base électorale du président américain est, en effet, très attachée à cette proposition. 78% des électeurs de Trump en 2016 considèrent qu’il s’agit d’un projet important (25%) voire prioritaire (53%) au cours de son mandat. (…) Mais en attendant, Donald Trump doit trouver des financements. En totalité, l’ouvrage devrait coûter entre 22 à 25 milliards de dollars. Faute d’accord de compromis et dans un hémicycle quasi désert, le Sénat a décidé jeudi à l’unanimité d’ajourner la séance jusqu’à lundi 10h et de ne reprendre l’examen d’une loi budgétaire que mercredi 2 janvier, à partir de 16h. Or, à chaque jour qui passe, la position des démocrates se renforce. Ils prendront le contrôle de la Chambre des représentants dès le 3 janvier, tandis que les républicains auront une majorité renforcée au Sénat (53). Il est donc fort probable que Donald Trump soit obligé de faire des concessions, ce que le président américain ne semble pour l’instant pas prêt à faire. Le gouvernement restera paralysé jusqu’à « ce que nous ayons un mur, une barrière, peu importe comment ils veulent l’appeler », avait ainsi déclaré Donald Trump le 25 décembre. JDD
Why is our age of walls also the most open age in humanity’s history? Why is the march of globalisation now being kept company by re-activated nationalisms? Samanth Subramanian
I learnt early on in Bosnia, to understand the terrain in order to understand the story. There’s two things often, even in conflict zones, that some journalists don’t do. One is understanding religion, I mean really understand it. When all this started [the Arab uprisings] there was a whole generation of journalists who because they come from a secular society, thought religion was not a major factor. I think they found it hard to believe that these people actually do believe what they say, whereas I always knew to take them at their word. They believe this stuff, which is their right. I think some people just couldn’t bring themselves to believe people believe this in the 21st century. The other one is terrain. I was also influenced (and I acknowledge it) by Robert Kaplan’s Revenge of Geography. So I took all these ideas that have been swirling around for so long and packed in work to write. Then we start talking about identity, about national symbols and the emotional buttons they press [see Worth Dying For: The Power and Politics of Flags, 2016]. In all my travels, I would always ask, “Who is that statue of? Why is your flag the colour it is?”. You would learn the emotional buttons that are pushed in populations. I do see my latest three books as a trilogy because it all comes together. This last one I wanted to call Us and Them, but that’s been done, so Divided is the title. It’s realistic but depressing stuff, but I do think it’s a fair reflection of where we are, and I think slowly dawning on the Western peoples is the realisation that advancement is not a given. Progression is not a given. (…) It is somewhat deterministic in that yes, these things do, partially determine what happens, but that’s the key word, partially. I’ve had a great response to it, half a million sales, and some very nice reviews. Where it has been criticised, is that it is “too deterministic”. I think that ignores the six or seven times I say in the book, ‘this is a determining factor, not the determining factor’. There is obviously ideas, technology, politics, great leaders. All this stuff goes into make up [international politics], but the one that is overlooked is [physical] geography. That is precisely because intellectuals have a problem with anything deterministic because it is something beyond their control. The new book features a lot on borders. The ‘Open Borders’ theory is right in its idea of oneness, which I happen to agree with, we are one. However, for a whole bunch of reasons, including geography, we are divided from each other. That includes rivers, oceans and mountains, which have divided us from each other and made us different from each other, to the extent I would argue that I cannot see, in the foreseeable future us actually being one. Nor do I think dropping borders would make us one people; I think it would make us kill even more of each other than we already do. I’m reasonably utilitarian on this – the fewest people get killed, that’s good with me. I think their way [‘open border’ scholars] would get a lot more people killed than there already are, and there’s a lot. It’s a utopian idea that I like the idea of, but I’m not convinced it works. These divisions appear to be endemic. This might be a bit trite -and an academic would find it trite- but go up to someone you know and like, and who knows and likes you, and put your nose closer and closer [to their face]. At a certain point, that person is uncomfortable with it, with you in their space. That to me is a starting point, extrapolate from that. We need space, and self-identifying groups require space. Religions have tried to make us one, but it hasn’t quite worked, maybe it’s impossible precisely because we’re human. I suppose I am [pro-borders]. I dislike borders, however I think the way humanity is, and always has been structured, they are inevitable. If you try to get rid of that you’re going to open up a horrible can of worms. This is very unfashionable: I think the nation-state is probably the best unit for organising peoples. Without nation-states, of course there wouldn’t be interstate wars, but we’d be back to fiefdoms before you know it. (…) Divided is (…) about walls and divisions and fences going up all over the place. There’s a chapter on the Indian subcontinent, the walls, barriers and internal divisions in Pakistan, Bangladesh, Myanmar and India. Then a chapter on the USA, starting on walls and moving to racial divisions. Chapters on Europe, Israel, the Middle East, the UK – Brexit is part of it. That little strip of water called the Channel I think has a huge physical and psychological effect on the British. Without it, we wouldn’t have voted for Brexit, for two reasons. One, psychologically, we would feel less distinct, and secondly because of that our history would be very different: we might well have suffered the shock and trauma of the Second World War to the extent that continental Europe did. I read something just yesterday which struck a chord; the British experience of Hitler was such that we could make him a figure of fun, but the Russian experience was such that they don’t do that, it’s too traumatic. I’m interested in something that I completely disagree with: the open borders movement, which in academia is a ‘thing’. I’ve got a problem with ‘no borders’. There’s a very nice guy who helped me on the book called Professor Reece Jones from the University of Hawaii (author of Violent Borders, 2016). He gave me a few quotes for the book and I really like him, but some of his colleagues in this spectrum argue completely to bring borders down, almost overnight. They don’t factor in what will happen to the politics of the countries. We’ve seen with the movement we’ve had already, what’s happening to the politics of Europe, Austria as an example, Germany, France, Sweden, the Netherlands. Magnify that several times if you have no borders – it’s a utopian view. Tim Marshall
This is a mammoth subject and not just because Donald Trump based much of his success in the US electoral college (if not the US popular vote) by claiming at every opportunity that he would “build that wall”. So Marshall explores how different societies have responded to the changes wrought by our globalised world and how they rise to the challenge of maintaining national identity. Trump’s America, he argues, is “the only major power that can absorb the potential losses of withdrawing from globalisation without seriously endangering itself in the short term”. But Trump’s border wall is a rhetorical device that plays on a fear of other peoples. It is unlikely ever to be built, not least because about two-thirds of southern borderland property and land is in private ownership, but it reassures his core voters. Next Marshall turns his attentions to China, home of the Great Wall, where the state has responded to global upheaval by restricting its citizens’ access to the internet. This is his cue to explore cyber security and “the Great Firewall of China”. As Marshall argues, “internet censorship does restrict China’s economic potential” but that is a price that the Chinese Communist Party is willing to pay to maintain both its power and national unity. Subsequent chapters examine Israel and Palestine where walls are a necessity but they are “containing the violence – for now”. In the wider Middle East, Marshall argues that “ironically, another wall is needed… between religion and politics” if the region is to escape its troubled past. The Indian subcontinent contains the longest border fence in the world which runs for 2,500 miles between India and Bangladesh. But the area is still struggling to cope with mass migration as well as climate change. Seven out of 10 of the world’s most unequal countries are to be found in Africa. Marshall focuses on the legacy of colonialism and influences of globalisation which, he argues, “has lifted hundreds of millions of people out of poverty” while widening the gap “between the rich and not rich”. The final two chapters focus on Europe and the UK with Marshall exploring “the new realities of mass immigration and the moral necessities to take in refugees”. He shows how population pressures have led to the rise of nationalism and the Far-Right. Nonetheless he argues that we still need our nation states because “communities need to be bound together in shared experience”. Walls, Marshall concedes, have their place and we need not necessarily “decry the trend of wall-building… they can also provide temporary and partial alleviation of problems, even as countries work towards more lasting solutions, especially in areas of conflict”. Huston Gilmore
According to Tim Marshall, the fall of the Berlin Wall was the exception rather than the rule. ‘We are seeing walls being built along borders everywhere,’ he writes. The numbers support his argument. Fortified borders have increased from almost zero at the end of WWII to around 70 today, with the vast majority having been built since 2000. The divides continue to steer geopolitics and national identities, and countries appear to be goading each other into more wall building. ‘These are the fault lines that will shape our world for years to come,’ says Marshall. In that sense, President Trump’s campaign border wall seems less a shocking new policy than a repeating pattern. As one of the most high-profile border issues, Marshall devotes an early chapter to the Mexico/US divide and uses it to lay the foundations for what makes hard borders persuasive in popular politics – even if they are ineffective at preventing illegal immigration. Marshall puts it bluntly: ‘they make people who want something to be done feel that something is being done… Ultimately, very few barriers are impenetrable. People are resourceful, and those desperate enough will find a way around.’ Marshall takes us on a tour of some of the most relevant border divides in the world: India’s borders with Pakistan and Bangladesh, the Israel and Palestine border in the West Bank, the new borders across the Middle East and those running across Europe. (…) Where Divided is in its most revelatory, however, is where it looks at borders on an internal level, such as gated communities in South Africa and the US. Here Marshall shows how levels of exclusivity can spiral inward from the international to the regional to the local. ‘The new model of urban and suburban living is designed to be exclusionary: you can only get to the town square if you can get through the security surrounding the town. This lack of interaction may shrink the sense of civic engagement, encourage group-think among those on the inside and lead to a psychological division, with poorer people left feeling like “outsiders”, as though they have been walled off.’ In China, he argues, it is the entire population who are excluded. The ‘Great Firewall’ of China keeps the country’s 700 million users (roughly one-quarter of the world’s online population) excluded from the foreign media, meanwhile, internal firewalls and censorship keep the users from connecting too much with each other. ‘The party particularly fears social media being used to organise like-minded groups who might then gather in public places to demonstrate, which in turn could lead to rioting,’ he writes. Laura Cole
There is now a loose consortium of influential academics, pundits and businesspeople known as “New Optimists” dedicated to promoting the proposition that we are living in the best of times. If they are all correct, how do we explain what looks and feels like the world’s collective descent into chaos over the past decade-and-a-half? The optimists overlook the experience of a substantial mass of humanity for whom the world – even after being purged of the ills of the past centuries and endowed with modern technology – remains a forbidding place. The optimists’ exaltation of modernity is accompanied by the myth that modernity has created benefits for all. (…) The majority are “more divided than ever”, as Tim Marshall, who is a contributor to The National, notes in his new book. (…) Everywhere there is evidence of people retreating into narrow identities. Marshall, unlike the western commentators who rushed to pronounce this the Chinese century, is not sed­uced by the glitz of Shanghai’s skyscrapers. His eye is trained on the human cost of China’s progress: the disparities generated by it, the exodus from village to city, the loss of individual dignity. Beijing is altering the demographics of Buddhist Tibet, which it violently subsumed in the 1950s, and Muslim Xinjiang by flooding them with Han Chinese. It is in Beijing’s ethnic engineering that Marshall espies “the greatest threat to the prospects of long-term prosperity and unity in China”. Looking at India, Marshall contends that the subcontinent has not fully recovered from the invasions of the past millennium. The people on the peripheries continue to be haunted by the division of India to create Pakistan and the subsequent partition of Pakistan to birth Bangladesh. Bengalis in India resent the influx of migrants from Bangladesh because they are mostly Muslim. India has erected state-of-the-art fences on its eastern border. But as vast swathes of Bangladesh are poised to sink into the waters as sea levels rise, where will the climate refugees of the future go? Marshall’s chapter on the European Union is the most powerful. Ever since Britain voted to leave Europe, extraordinary claims have been made for the EU. But if the EU is the nec plus ultra of political co-operation, why did so many people choose to turn away from it? “The EU,” Marshall writes, “has never really succeeded in replacing the nation state in the hearts of most Europeans.” The EU hierarchs’ revulsion for nationalism doesn’t negate the importance many attach to national identity. As Marshall warns in his chapter on Britain, to “dismiss people who enjoyed their relatively homogeneous cultures and who are now unsure of their place in the world merely drives them into the arms of those who would exploit their anxieties – the real bigots”. By magnifying religion and culture as the causes of division, Marshall exposes himself to the charge of advancing a deterministic view of the world. Yet this is where Divided draws its strength from. As Raymond Aron said in response to French intellectuals who sought to blunt Algerian demands for independence with talk of progress under French rule, “it is a denial of the experience of our century to suppose that men will sacrifice their passions to their interests”. Marshall can’t be faulted for identifying the sources of those passions. He has written frankly about the world. We deny this at our own peril. Kapil Komireddi
What kind of a president would build a wall to keep out families dreaming of a better life? It’s a question that has been asked world over, especially after the outrage last week over migrant children at the American border. Donald Trump’s argument, one which his supporters agree with, is that the need to split parents from children at the border strengthens his case for a hardline immigration policy. Failure to patrol the border, he says, encourages tens of thousands to cross it illegally — with heartbreaking results. His opponents think he is guilty, and that his wall is a symbol of America closing in on itself… In fact, building a wall would make Trump the norm, not the exception. Those who denounced as crazy Trump’s campaign promise to build a wall did not appreciate how popular such a policy would be, nor how common. Nation states have started to matter again, and people care about borders — not just on the Texan side of the Rio Grande. Today more than 65 countries now wall or fence themselves off from their neighbours — a third of all nation states. And this is no historical legacy. Of all the border walls and fences constructed since the second world war, more than half have been built this century. It wasn’t supposed to be this way. Thirty years ago a wall came down, ushering in what looked like a new era of openness. In 1987 Ronald Reagan went to Berlin and called out to his opposite number in the Soviet Union, ‘Mr. Gorbachev — tear down this wall!’ Two years later it fell. In those heady times some intellectuals predicted an end of history. History had other ideas. (…) At the turn of the century migration sped up and that began to tear down hopes of a borderless world. We’ve grown used to the new barriers that European nations have erected — between Greece and Turkey, for instance, or Serbia and Hungary, or Slovenia and Croatia — but many more are being built. To the east, Estonia, Latvia and Lithuania are working on defensive fortifications on their borders with Russia. These measures are more to do with a perceived Russian military threat than with mass migration, but they are part of the overall trend — reinforcing the physical boundaries of the nation state — and contribute to the hard border which runs from the Baltic to the Black Sea. Saudi Arabia has fenced off its border with Iraq. Turkey has constructed a 700-mile concrete wall to separate it from Syria. The Iranian/Pakistan border, all 435 miles of it, is now fenced. In Central Asia, Uzbekistan, despite being landlocked, has closed itself off from its five neighbours. On the story goes, through the barriers separating Brunei and Malaysia, Pakistan and India, India and Bangladesh and so on around the world. The India/Bangladesh fence is instructive in showing us how the era of wall-building is not just about people in the developing world moving to the industrialised nations. The barrier runs the entire length of the 2,500-mile frontier and is New Delhi’s response to 15 million Bangladeshis moving into the Indian border states this century. This has led to ethnic clashes and many deaths. Wherever this mass movement of peoples happens at pace it seems to assist a retreat into identity. Almost all recent election results in Europe bear this out. Concurrent is the rise of extremes. Following the Dutch and French elections in 2016, there was an assumption in the media that Europe had halted the rise of the right. This was a complacent attitude at odds with the evidence. In the Netherlands, Geert Wilders increased both vote share and parliamentary seats. The French election in particular was used to show that President Emmanuel Macron’s ‘open society’ model was triumphing against the ‘closed society’ model of his opponent Marine Le Pen. However, what Le Pen achieved as to almost double the far-right vote to 34 per cent, compared with when her father (Jean-Marie) stood against President Jacques Chirac in 2002. He won 5.25 million votes; last year 10.6 million voters supported the Front National. Austria’s choice of president, the entry of the AfD into the Bundestag, Hungary’s right-wing landslide and Italy’s new government all point to a rightward direction of travel in European politics. In all cases, concern about mass migration is among the driving forces. Voters are worried and tend to support parties which voice their concerns. This is true of Trump’s presidential victory and public support for his wall. To an extent we are dealing with psychology here. It is not true to say that ‘walls don’t work’ — some do, some don’t — but they do give the psychological impression, via their physicality, that ‘something is being done’. They address concerns about migrant invasions in a way that rhetoric about ‘getting tough’ on immigration does not. (…) The headlines afforded Trump’s ‘anti-immigrant’ stance detract from the bigger picture. It is easier to have the big bad wolf to huff and puff against than it is to see him as part of a global phenomenon. Concentrating on the Donald’s evils allows the Mexican government to quietly get on with deporting far more Central Americans from its country each year than does the United States. Granted, the US assists Mexico in this, but last year Mexico deported 165,000 central Americans, while the US expelled 75,000. The tales of hardship crossings, exploitation and human rights violations on the almost ignored Mexican/Guatemala border are, if anything, more harrowing than those on the border 900 miles to the north. (…) The new wall-building is driven by recent events. The cry ‘tear down this wall’ is losing the argument against ‘fortress mentality’. It is struggling to be heard, unable to compete with the frightening heights of mass migration, the backlash against globalisation, the resurgence of nationalism, the collapse of communism and the 2008 financial crash. On the other hand, our ability to cooperate, to think, and to build, also gives us the capacity to fill the spaces between the walls with hope and to build bridges. However, first must come an acceptance of the situation, and a very open and honest discussion of how we got here. Key to that is the debate on migration and identity and that requires a reaching out across the divides on all sides. Tim Marshall

Pourquoi la gauche irénique ne voit-elle pas que la construction d’un mur fait de Donald Trump la règle plutôt que l’exception parmi les dirigeants du monde ?

A l’heure où de l’électoralisme bien compris des Démocrates américains à l’irénisme intéressé des belles âmes des beaux quartiers du reste du monde …

L’hystérie anti-Trump concernant sa volonté d’un autre âge de terminer, sur la frontière sud de son pays, un mur voté à une large majorité démocrates compris il y a douze ans …
Prend des proportions proprement hystériques …
Refusant de voir à la fois l’origine de l’ouverture effectivement inouïe de notre monde dans l’histoire humaine (le travail de sape d’une révélation biblique nous privant progressivement de nos béquilles sacrificielles)…
Et les conséquences, potentiellement apocalyptiques, d’une telle dissolution des barrières et des interdits (que des traditions millénaires avaient savamment bâtis pour empêcher les humains que nous sommes de s’entretuer) …
Autrement dit, comme nous l’avait enseigné René Girard, que ce ne sont pas les différences mais leur disparition qui génère la pire violence …
D’où la fonction fondamentalement protectrice et l’actuelle demande populaire d’un certain retour, physique ou dentitaire, à certaines formes de barrières …
Petit retour à la réalité avec Tim Marshall …
Qui dans son dernier livre montre en fait …
Que loin d’être la bizarre exception que ses opposants nous présentent …
Le président américain est en réalité la règle parmi les dirigeants mondiaux !

Mass immigration has destroyed hopes of a borderless society

Building a wall makes Donald Trump the rule, not the exception, among world leaders

Tim Marshall
The Spectator
30 June 2018
What kind of a president would build a wall to keep out families dreaming of a better life? It’s a question that has been asked world over, especially after the outrage last week over migrant children at the American border. Donald Trump’s argument, one which his supporters agree with, is that the need to split parents from children at the border strengthens his case for a hardline immigration policy. Failure to patrol the border, he says, encourages tens of thousands to cross it illegally — with heartbreaking results. His opponents think he is guilty, and that his wall is a symbol of America closing in on itself…

In fact, building a wall would make Trump the norm, not the exception. Those who denounced as crazy Trump’s campaign promise to build a wall did not appreciate how popular such a policy would be, nor how common. Nation states have started to matter again, and people care about borders — not just on the Texan side of the Rio Grande. Today more than 65 countries now wall or fence themselves off from their neighbours — a third of all nation states. And this is no historical legacy. Of all the border walls and fences constructed since the second world war, more than half have been built this century.

It wasn’t supposed to be this way. Thirty years ago a wall came down, ushering in what looked like a new era of openness. In 1987 Ronald Reagan went to Berlin and called out to his opposite number in the Soviet Union, ‘Mr. Gorbachev — tear down this wall!’ Two years later it fell. In those heady times some intellectuals predicted an end of history. History had other ideas.

This does not mean Hillary Clinton was wrong when in 2012 she predicted that in the 21st century ‘nations will be divided not between east and west, or along religious lines, but between open and closed societies’. Still, so far she is not right either.

At the turn of the century migration sped up and that began to tear down hopes of a borderless world. We’ve grown used to the new barriers that European nations have erected — between Greece and Turkey, for instance, or Serbia and Hungary, or Slovenia and Croatia — but many more are being built. To the east, Estonia, Latvia and Lithuania are working on defensive fortifications on their borders with Russia. These measures are more to do with a perceived Russian military threat than with mass migration, but they are part of the overall trend — reinforcing the physical boundaries of the nation state — and contribute to the hard border which runs from the Baltic to the Black Sea.

Saudi Arabia has fenced off its border with Iraq. Turkey has constructed a 700-mile concrete wall to separate it from Syria. The Iranian/Pakistan border, all 435 miles of it, is now fenced. In Central Asia, Uzbekistan, despite being landlocked, has closed itself off from its five neighbours.

On the story goes, through the barriers separating Brunei and Malaysia, Pakistan and India, India and Bangladesh and so on around the world. The India/Bangladesh fence is instructive in showing us how the era of wall-building is not just about people in the developing world moving to the industrialised nations. The barrier runs the entire length of the 2,500-mile frontier and is New Delhi’s response to 15 million Bangladeshis moving into the Indian border states this century. This has led to ethnic clashes and many deaths.

Wherever this mass movement of peoples happens at pace it seems to assist a retreat into identity. Almost all recent election results in Europe bear this out. Concurrent is the rise of extremes.

Following the Dutch and French elections in 2016, there was an assumption in the media that Europe had halted the rise of the right. This was a complacent attitude at odds with the evidence. In the Netherlands, Geert Wilders increased both vote share and parliamentary seats. The French election in particular was used to show that President Emmanuel Macron’s ‘open society’ model was triumphing against the ‘closed society’ model of his opponent Marine Le Pen. However, what Le Pen achieved as to almost double the far-right vote to 34 per cent, compared with when her father (Jean-Marie) stood against President Jacques Chirac in 2002. He won 5.25 million votes; last year 10.6 million voters supported the Front National. Austria’s choice of president, the entry of the AfD into the Bundestag, Hungary’s right-wing landslide and Italy’s new government all point to a rightward direction of travel in European politics. In all cases, concern about mass migration is among the driving forces. Voters are worried and tend to support parties which voice their concerns.

This is true of Trump’s presidential victory and public support for his wall. To an extent we are dealing with psychology here. It is not true to say that ‘walls don’t work’ — some do, some don’t — but they do give the psychological impression, via their physicality, that ‘something is being done’. They address concerns about migrant invasions in a way that rhetoric about ‘getting tough’ on immigration does not. Hence, despite the evidence, many Americans appear to believe still that the wall with Mexico will be built and that it will work. This belief ignores the fact that there is a treaty between the two countries in which both agree they will not build on the Rio Grande flood plain, and that despite (somewhat half-hearted) efforts by the President, Congress has not agreed to fund his plan.

The headlines afforded Trump’s ‘anti-immigrant’ stance detract from the bigger picture. It is easier to have the big bad wolf to huff and puff against than it is to see him as part of a global phenomenon. Concentrating on the Donald’s evils allows the Mexican government to quietly get on with deporting far more Central Americans from its country each year than does the United States. Granted, the US assists Mexico in this, but last year Mexico deported 165,000 central Americans, while the US expelled 75,000. The tales of hardship crossings, exploitation and human rights violations on the almost ignored Mexican/Guatemala border are, if anything, more harrowing than those on the border 900 miles to the north.

The walls and fences built this century mirror the divides which have also grown in political discourse and especially on social media. A decade ago Mark Zuckerberg believed social media would unite us all. He now says ‘the world is today more divided than I would have expected for the level of openness and connection that we have’. In some ways he was right — we are more connected and there are many positive aspects to this, but what surprised him is how many of us use that connectedness to abuse the ‘other’. The internet has allowed us to divide into social media tribes howling into a void, an echo chamber or across the divides at each other. This level of abuse has crawled out of the worldwide web and into worldwide politics — Mr Trump being the best-known beneficiary.

The Chinese led the way in great wall- building and are becoming world leaders in using the internet as a wall. We all know of the ‘great firewall of China’, which they call the ‘golden shield’. This is intended to block the outside world from infecting the Middle Kingdom with harmful ideas such as democracy. Less well known are the internal firewalls within China.

Beijing likes to ensure that people in the restless province of Xinjiang, a Turkic-speaking Muslim state, cannot easily converse with those in Tibet. Both have independence movements, and allowing them to form cybernetworks might be detrimental to the unity of the People’s Republic, so they have extra firewalls around them. China is probably the world’s leader in using new technology to build virtual walls. The Russians are the leaders in working inside other countries’ social media to sow division and use disinformation to muddy debate. It used to be argued that the internet would undermine the nation state as citizens of the world simply bypassed governments in a free-flow exchange of ideas and information. Again, this may come true, but it might also be that as the years pass more legislation will be enacted allowing the state to control the net.

We seem to have always divided ourselves one way or another. From the moment we stopped being hunter-gathers about 12,000 years ago, we began to build walls. We ploughed the fields and didn’t scatter. Instead we waited around for the results. More and more of us needed to build barriers: walls and roofs to house ourselves and our livestock, fences to mark our territory, fortresses to retreat to if the territory was overrun. The age of walls was upon us and has gripped our imagination ever since. We still tell stories of the walls of Troy, Constantinople, the Inca in Peru and many others.

The new wall-building is driven by recent events. The cry ‘tear down this wall’ is losing the argument against ‘fortress mentality’. It is struggling to be heard, unable to compete with the frightening heights of mass migration, the backlash against globalisation, the resurgence of nationalism, the collapse of communism and the 2008 financial crash.

On the other hand, our ability to cooperate, to think, and to build, also gives us the capacity to fill the spaces between the walls with hope and to build bridges.

However, first must come an acceptance of the situation, and a very open and honest discussion of how we got here. Key to that is the debate on migration and identity and that requires a reaching out across the divides on all sides.

Tim Marshall is the author of Divided: Why We’re Living In An Age Of Walls, Elliott and Thompson £16.99.

Voir aussi:

Review: ‘Divided: Why We’re Living in an Age of Walls’ by Tim Marshall

While Barack Obama once claimed that we are living in ‘the best of times’, many across the world would beg to differ. A perceptive new book unravels the consequences of this pessimistic mood

Kapil Komireddi

The National

March 25, 2018

“If you had to choose a moment in history to be born,” Barack Obama told an audi­ence in Athens during his final overseas visits as president of the United States in November 2016, “you’d choose now”. Obama’s optimism was out of step with his surroundings. Riot police were busy restraining thousands of Greek protesters as Obama proclaimed confidently that the world had never “been wealthier, better educated, healthier, less violent than it is today”.

It is a message amplified by the Harvard psychologist Steven Pinker in his books The Better Angels of Our Nature (2015) and Enlightenment Now (2018), and there is now a loose consortium of influential academics, pundits and businesspeople known as “New Optimists” dedicated to promoting the proposition that we are living in the best of times. If they are all correct, how do we explain what looks and feels like the world’s collective descent into chaos over the past decade-and-a-half?

The optimists overlook the experience of a substantial mass of humanity for whom the world – even after being purged of the ills of the past centuries and endowed with modern technology – remains a forbidding place. The optimists’ exaltation of modernity is accompanied by the myth that modernity has created benefits for all. Consider, for instance, the frequently repeated claim by the optimists that we live in the most open age in human history: it presupposes that all humans have access to this open world, when only a relatively small portion do.

The majority are “more divided than ever”, as Tim Marshall, who is a contributor to The National, notes in his new book. The pessimism that leaps from the pages of Divided shouldn’t be mistaken for the author’s attitude. It is, rather, the mood of the world as it stands. In eight chapters on China, the United States, Israel and Palestine, West Asia, India, Africa, Europe and the United Kingdom, Marshall examines the walls – physical, religious, ethnic, psychological – that fence people off or, at times, pen them in.

Everywhere there is evidence of people retreating into narrow identities. Marshall, unlike the western commentators who rushed to pronounce this the Chinese century, is not sed­uced by the glitz of Shanghai’s skyscrapers. His eye is trained on the human cost of China’s progress: the disparities generated by it, the exodus from village to city, the loss of individual dignity. Beijing is altering the demographics of Buddhist Tibet, which it violently subsumed in the 1950s, and Muslim Xinjiang by flooding them with Han Chinese. It is in Beijing’s ethnic engineering that Marshall espies “the greatest threat to the prospects of long-term prosperity and unity in China”.

Looking at India, Marshall contends that the subcontinent has not fully recovered from the invasions of the past millennium. The people on the peripheries continue to be haunted by the division of India to create Pakistan and the subsequent partition of Pakistan to birth Bangladesh. Bengalis in India resent the influx of migrants from Bangladesh because they are mostly Muslim. India has erected state-of-the-art fences on its eastern border. But as vast swathes of Bangladesh are poised to sink into the waters as sea levels rise, where will the climate refugees of the future go?

Marshall’s chapter on the European Union is the most powerful. Ever since Britain voted to leave Europe, extraordinary claims have been made for the EU. But if the EU is the ne plus ultra of political co-operation, why did so many people choose to turn away from it? “The EU,” Marshall writes, “has never really succeeded in replacing the nation state in the hearts of most Europeans.”

The EU hierarchs’ revulsion for nationalism doesn’t negate the importance many attach to national identity. As Marshall warns in his chapter on Britain, to “dismiss people who enjoyed their relatively homogeneous cultures and who are now unsure of their place in the world merely drives them into the arms of those who would exploit their anxieties – the real bigots”.

By magnifying religion and culture as the causes of division, Marshall exposes himself to the charge of advancing a deterministic view of the world. Yet this is where Divided draws its strength from. As Raymond Aron said in response to French intellectuals who sought to blunt Algerian demands for independence with talk of progress under French rule, “it is a denial of the experience of our century to suppose that men will sacrifice their passions to their interests”. Marshall can’t be faulted for identifying the sources of those passions. He has written frankly about the world. We deny this at our own peril.

Voir également:

  • Laura Cole
  • Geographical
16 May 2018
by Tim Marshall • Elliott & Thompson • £16.99 (hardback)

According to Tim Marshall, the fall of the Berlin Wall was the exception rather than the rule. ‘We are seeing walls being built along borders everywhere,’ he writes.

The numbers support his argument. Fortified borders have increased from almost zero at the end of WWII to around 70 today, with the vast majority having been built since 2000. The divides continue to steer geopolitics and national identities, and countries appear to be goading each other into more wall building. ‘These are the fault lines that will shape our world for years to come,’ says Marshall.

In that sense, President Trump’s campaign border wall seems less a shocking new policy than a repeating pattern. As one of the most high-profile border issues, Marshall devotes an early chapter to the Mexico/US divide and uses it to lay the foundations for what makes hard borders persuasive in popular politics – even if they are ineffective at preventing illegal immigration. Marshall puts it bluntly: ‘they make people who want something to be done feel that something is being done… Ultimately, very few barriers are impenetrable. People are resourceful, and those desperate enough will find a way around.’

Marshall takes us on a tour of some of the most relevant border divides in the world: India’s borders with Pakistan and Bangladesh, the Israel and Palestine border in the West Bank, the new borders across the Middle East and those running across Europe. The effectiveness of barriers are explored but more important to the author is the desire for divide – ‘us and them thinking’ – and where it gets us in the 21st century.

Readers of Prisoners of Geography, Marshall’s previous work, will be familiar with his global sweep explained through history and geography. Occasionally, his strokes are too broad. For example, only a single chapter is given to the whole continent of Africa, which suffers for it.

Where Divided is in its most revelatory, however, is where it looks at borders on an internal level, such as gated communities in South Africa and the US. Here Marshall shows how levels of exclusivity can spiral inward from the international to the regional to the local. ‘The new model of urban and suburban living is designed to be exclusionary: you can only get to the town square if you can get through the security surrounding the town. This lack of interaction may shrink the sense of civic engagement, encourage group-think among those on the inside and lead to a psychological division, with poorer people left feeling like “outsiders”, as though they have been walled off.’

In China, he argues, it is the entire population who are excluded. The ‘Great Firewall’ of China keeps the country’s 700 million users (roughly one-quarter of the world’s online population) excluded from the foreign media, meanwhile, internal firewalls and censorship keep the users from connecting too much with each other. ‘The party particularly fears social media being used to organise like-minded groups who might then gather in public places to demonstrate, which in turn could lead to rioting,’ he writes.

Divided also shines a light on the future of borders. ‘The technology becomes more sophisticated each year,’ Marshall warns. ‘The barriers along the majority of the thousands of miles of frontiers are now being built higher and wider and are becoming more technologically sophisticated… such barriers don’t stop people from attempting to cross anyway – many don’t have any other choice but to try – and increasingly violent policing of borders can lead to terrible human consequences.’ With border deaths at the highest numbers in history, it begs the question, what will more efficient borders – utilising drones, motion sensors and higher walls – mean to the people near to them?

Answers are where Divided leaves us hanging. Perhaps this is because of the global scope of the book – there is probably no one-size-fits-all solution to the wall-building spree – but also because of the tricky nature of barriers themselves. Walls can prevent violence, but they can cause it too. Having heard, however, about some of the most entrenched borders in the world, the reader has a natural appetite for solutions to remove them, or at least to stem the rate of barriers rising elsewhere. Something Marshall is surprisingly on the fence about.

Voir de même:

Divided by Tim Marshall — to the barricades

Samanth Subramanian

The Financial Times

March 16, 2018

We live in a time of openness, globalisation — and walls. A study of the world’s fraught borderlands seeks to explain why

Of all the walls ever raised, my favourite remains the Indian Salt Hedge, built not of stone — or indeed of salt — but of the thorniest vegetation India could provide. The British, always avid about their gardening, tended to the hedge from the 1840s to 1879, using it to cramp the smuggling of untaxed salt. At its most prosperous, the hedge was 12 feet high and 14 feet thick, jagging for 2,500 miles from India’s left hipbone to right shoulder. It was, like all such barriers, a geopolitical form of Freudian repression. The salt tax was both unfair and unwise, and the British had little moral right to impose it, but they ignored these troublesome truths by walling them away.

Time sheared down the Indian Salt Hedge. Most of the walls we’ve built have crumbled, yet we keep putting up new ones, as if panicked that the planet will run out. By early February, the Berlin Wall had been down longer than it was up, and Europe might have commended itself if so many of its countries hadn’t been busily fencing each other off. We inhabit an age of walls, the journalist Tim Marshall observes in Divided. Half of all border barriers erected around the world since 1945 have appeared in this century. “Within a few years, the European nations could have more miles of walls, fences and barriers on their borders than there were at the height of the Cold War.” We seem to loathe each other more than at any point in living memory — a rebuke both to the evangelists for unfettered globalisation and to the techno-optimists who find so much to cheer in our time.

Any reader of Prisoners of Geography, Marshall’s 2015 bestseller, will recognise his approach here. He first lights upon an indisputable thesis: that the destiny of nations is hewn by their geography, or that humans are dividing themselves from each other. Then he tours the map with that thesis, describing how it applies in as many countries as possible. The tour in Divided is, unfortunately, figurative. Marshall has reported from dozens of countries, often when they were passing through moments of howling drama, but few of those tales filter in. Instead, the case studies seem to draw more on dry policy journals and faraway newspapers than his own first-hand observation.

Marshall opens each of his eight geographically demarcated chapters by discussing a barrier: the Great Wall of China; the Moroccan Wall, a berm of sand slaloming though Western Sahara; the double-layered fence separating India from Bangladesh; the slices of concrete between Israel and the West Bank. These barriers are only physical manifestations of deeper disunities, though, and our world is rife with these.

In China, invisible fissures set apart rural people from urban, the Han from other ethnicities, and older generations from younger. These are new tears in the fabric, wrought by the way China has changed over the past half-century. Elsewhere, Marshall subscribes to the much-derided notion of ancient hatreds, animosities that have boiled forever. The theory suggests that people — usually in the developing world — cleave to a one-dimensional identity, defending it with atavistic violence. Marshall decides that in Africa, the faultlines are tribal, and in the Middle East, they’re religious. He will yield only a minor role for poverty and poor education: “Neither factor can be ignored; however, too much importance is attached to them.” He limits the pernicious effects of colonialism merely to thoughtlessly drawn borders, a final act of haste before the European powers vacated the premises.

The most-deliberated wall over the past year is one that doesn’t yet exist. Donald Trump’s proposed blockade of the US-Mexico border is a ruse, a kneading of white anxieties about the economic and demographic transitions eddying around the country. The older rupture of racism has yet to be sealed. “In this febrile atmosphere Trump’s rhetoric about the wall plays on historical and new divisions within the nation, speaking of a narrow definition of ‘American’,” Marshall writes.

A giant paradox undergirds Marshall’s book, but he never quite looks it in the eye. Why is our age of walls also the most open age in humanity’s history? Why is the march of globalisation now being kept company by re-activated nationalisms? Divided exhibits a deterministic streak that feels wearying and shallow in the face of such questions. The world being what it is, states have no choice but to act in certain ways. To draw borders and defend them is simply “human nature”, he writes in his conclusion. That must mean that every age — and not just this one — is an age of walls. It must also mean, unhappily, that as long as we’re human, this is what we will be: wall-builders, fence-erectors, architects of schisms between ourselves and the rest of our species.

Divided: Why We’re Living in an Age of Walls, by Tim Marshall, Elliott & Thompson, RRP£16.99, 272 pages Samanth Subramanian is author of ‘This Divided Island: Stories from the Sri Lankan War’ (Atlantic)

Voir de plus:

Divided review: A readable primer on the world’s biggest problems
The world is divided by more physical walls than at any time since the Second World War. And, according to this informative and timely account of division in the 21st century, written by the author of the bestselling Prisoners Of Geography, these “physical divisions are mirrored by those in the mind”.
Huston Gilmore
The Express
Mar 9, 2018This is a mammoth subject and not just because Donald Trump based much of his success in the US electoral college (if not the US popular vote) by claiming at every opportunity that he would “build that wall”.So Marshall explores how different societies have responded to the changes wrought by our globalised world and how they rise to the challenge of maintaining national identity.Trump’s America, he argues, is “the only major power that can absorb the potential losses of withdrawing from globalisation without seriously endangering itself in the short term”.But Trump’s border wall is a rhetorical device that plays on a fear of other peoples. It is unlikely ever to be built, not least because about two-thirds of southern borderland property and land is in private ownership, but it reassures his core voters.Next Marshall turns his attentions to China, home of the Great Wall, where the state has responded to global upheaval by restricting its citizens’ access to the internet.This is his cue to explore cyber security and “the Great Firewall of China”. As Marshall argues, “internet censorship does restrict China’s economic potential” but that is a price that the Chinese Communist Party is willing to pay to maintain both its power and national unity.Subsequent chapters examine Israel and Palestine where walls are a necessity but they are “containing the violence – for now”.In the wider Middle East, Marshall argues that “ironically, another wall is needed… between religion and politics” if the region is to escape its troubled past.The Indian subcontinent contains the longest border fence in the world which runs for 2,500 miles between India and Bangladesh.

But the area is still struggling to cope with mass migration as well as climate change.

Seven out of 10 of the world’s most unequal countries are to be found in Africa. Marshall focuses on the legacy of colonialism and influences of globalisation which, he argues, “has lifted hundreds of millions of people out of poverty” while widening the gap “between the rich and not rich”.

The final two chapters focus on Europe and the UK with Marshall exploring “the new realities of mass immigration and the moral necessities to take in refugees”.

He shows how population pressures have led to the rise of nationalism and the Far-Right. Nonetheless he argues that we still need our nation states because “communities need to be bound together in shared experience”.

Walls, Marshall concedes, have their place and we need not necessarily “decry the trend of wall-building… they can also provide temporary and partial alleviation of problems, even as countries work towards more lasting solutions, especially in areas of conflict”.

The book closes with suggested solutions to the world’s problems, including “a 21st-century Marshall Plan for the developing world to harness the riches of the G20 group of nations in a global redistribution of wealth”.

Some of these ideas are intriguing but Marshall barely gives them room to breathe and his conclusion feels rushed.

However he has delivered a readable primer to many of the biggest problems facing the world.

Voir encore:

INTERVIEW: Tim Marshall

Geopolitics, territory and security

19th December 2017

Tim Marshall is the author of Prisoners of Geography (2015), a New York Times and Sunday Times bestseller. Originally from Yorkshire, Marshall started his career in journalism in London at LBC and the BBC, and then spent three years as IRN’s correspondent in Paris. Marshall then joined Sky News, as a Middle East correspondent based in Jerusalem and later as Diplomatic Editor, covering twelve wars and three US presidential elections. He has written for several national newspapers, including the Times, the Guardian, the Daily Telegraph and the Sunday Times, and frequently appears as a guest commentator on global events for the BBC and Sky News. In 2016, Marshall published Worth Dying For: The Power and Politics of Flags. The next title in Marshall’s geographical trilogy, Divided: Why We’re Living in an Age of Walls, is due to be released in March 2018.

As you mentioned in a recent talk organised by the Diplomacy Society at King’s College London, you left school at 16 and went straight into the world of work. How did you start your career as a journalist?

Tim Marshall: “I’d wanted to be a journalist since I was about 11, but it just wasn’t on the radar. I left school at 16, I was a painter and decorator. I always read a lot, and had always been interested in history, [but] it just wasn’t on the cards. So I joined up and when I was in the Forces, I went to night school and got myself a couple of O-levels. On the strength of two O-levels, I then got into a college of higher education and did a degree in American Politics and History. And then I was unemployed in London, and took a French conversation course at night school in the Ken Livingstone era  -when things were free- and I met the newsdesk assistant at IRN and LBC. I gave her a very badly typed CV, probably full of mistakes, which would have gone in the bin if I’d sent it in the post. But because it was by hand, to the woman in charge of the research department at LBC, she gave me a chance. She got me in for an interview and gave me three days’ work which turned into 30 years.”

Did your military experience affect how you reported from the war zone? What is it like to report on conflicts at the frontline?

TM: “I was a telegraphist in the RAF, a radio operator. I thought, ‘I’ve seen that in the films, I’ll do that’. And I did for four years, at Strike Command and later in what was then West Germany. It got me out of my environment. It definitely gave me a discipline I didn’t have – if you want to get something done, do it. It gave me an understanding of military life, which became very useful down the line when I had to work a lot in military situations in Northern Ireland, Gaza/West Bank, Iraq, Afghanistan, Croatia, Bosnia, Kosovo, Macedonia, Libya, Tunisia, Syria…

I don’t really tell war stories because I would go for a couple of weeks and then go home. But people there would live it. However, there were several extremely close situations, one of which, following the death of a colleague, persuaded me I was going to pack it in and not do it any more. I thought, ‘I’m running out of luck here’. I know about twelve colleagues that have been killed over the years, and the last one was a friend, Micky Deane, and shortly after that (he was killed in Cairo), I had a narrow escape in Syria, and I thought, ‘I’ve had enough of this’.”

What inspired you to write Prisoners of Geography, and to produce a trilogy of ‘popular geography’ books?

TM: “I learnt early on in Bosnia, to understand the terrain in order to understand the story. There’s two things often, even in conflict zones, that some journalists don’t do. One is understanding religion, I mean really understand it. When all this started [the Arab uprisings] there was a whole generation of journalists who because they come from a secular society, thought religion was not a major factor. I think they found it hard to believe that these people actually do believe what they say, whereas I always knew to take them at their word. They believe this stuff, which is their right. I think some people just couldn’t bring themselves to believe people believe this in the 21st century. The other one is terrain. I was also influenced (and I acknowledge it) by Robert Kaplan’s Revenge of Geography. So I took all these ideas that have been swirling around for so long and packed in work to write.

Then we start talking about identity, about national symbols and the emotional buttons they press [see Worth Dying For: The Power and Politics of Flags, 2016]. In all my travels, I would always ask, “Who is that statue of? Why is your flag the colour it is?”. You would learn the emotional buttons that are pushed in populations. I do see my latest three books as a trilogy because it all comes together. This last one I wanted to call Us and Them, but that’s been done, so Divided is the title. It’s realistic but depressing stuff, but I do think it’s a fair reflection of where we are, and I think slowly dawning on the Western peoples is the realisation that advancement is not a given. Progression is not a given.”

The theory behind Prisoners of Geography is deterministic, would you agree?

TM: “It is somewhat deterministic in that yes, these things do, partially determine what happens, but that’s the key word, partially. I’ve had a great response to it, half a million sales, and some very nice reviews. Where it has been criticised, is that it is “too deterministic”. I think that ignores the six or seven times I say in the book, ‘this is a determining factor, not the determining factor’. There is obviously ideas, technology, politics, great leaders. All this stuff goes into make up [international politics], but the one that is overlooked is [physical] geography. That is precisely because intellectuals have a problem with anything deterministic because it is something beyond their control.

The new book features a lot on borders. The ‘Open Borders’ theory is right in its idea of oneness, which I happen to agree with, we are one. However, for a whole bunch of reasons, including geography, we are divided from each other. That includes rivers, oceans and mountains, which have divided us from each other and made us different from each other, to the extent I would argue that I cannot see, in the foreseeable future us actually being one. Nor do I think dropping borders would make us one people; I think it would make us kill even more of each other than we already do. I’m reasonably utilitarian on this – the fewest people get killed, that’s good with me. I think their way [‘open border’ scholars] would get a lot more people killed than there already are, and there’s a lot. It’s a utopian idea that I like the idea of, but I’m not convinced it works.

These divisions appear to be endemic. This might be a bit trite -and an academic would find it trite- but go up to someone you know and like, and who knows and likes you, and put your nose closer and closer [to their face]. At a certain point, that person is uncomfortable with it, with you in their space. That to me is a starting point, extrapolate from that. We need space, and self-identifying groups require space. Religions have tried to make us one, but it hasn’t quite worked, maybe it’s impossible precisely because we’re human. I suppose I am [pro-borders]. I dislike borders, however I think the way humanity is, and always has been structured, they are inevitable. If you try to get rid of that you’re going to open up a horrible can of worms. This is very unfashionable: I think the nation-state is probably the best unit for organising peoples. Without nation-states, of course there wouldn’t be interstate wars, but we’d be back to fiefdoms before you know it.”

Have you got any particularly memorable border experiences?

TM: “Going through to Gaza is quite an intense experience. You go past a massive wall, and through two or threecheckpoints. You’re all by yourself in this empty echoing steel and concrete corridor, and there’s cameras everywhere. Suddenly you hear a click, and the door swings open. It’s like a dystopian sci-fi film. The door swings open and you’re now in Gaza. You walk down another 200 yards of corridor and then out into the open but its scrubland, no-mans-land. Another 600 yards and then you meet a Hamas checkpoint. It’s just this weird, cold experience.

Crossing from Tajikistan into Afghanistan, was pretty interesting. A Russian soldier aimed his rifle through our truck window because we were getting impatient to go through the border fence. Then, when we got across, there was a river. It was pitch-black and we went across on a raft with all our kit, with an exchange of mortars going on around us. Then the Northern Alliance were on the other side of the Tajikistan river to greet us. That was intense. Crossing borders is always fun.

Iraq – when we used to go during the Saddam years, they hit upon this great money-making thing at the border with Jordan. You had a choice. They [Iraqi border patrol] would get out this huge rusty knitting needle with a syringe on the end of it and say, “You can have your AIDS test”, and we would say, “Ah, maybe there’s a facility fee, a special tax we can pay?”. So you’d pay $50 and not get jabbed in the backside with this thing. It’s just a money-making thing. Another one, you can leave a bottle of whiskey on the dashboard while they check the car. Then when you come back it wasn’t there anymore. Ok, it’s corruption, but you weren’t getting into Iraq without it – and that was more important.”

What is your next book about?

TM: “Divided is coming out in March; it’s about walls and divisions and fences going up all over the place. There’s a chapter on the Indian subcontinent, the walls, barriers and internal divisions in Pakistan, Bangladesh, Myanmar and India. Then a chapter on the USA, starting on walls and moving to racial divisions. Chapters on Europe, Israel, the Middle East, the UK – Brexit is part of it. That little strip of water called the Channel I think has a huge physical and psychological effect on the British. Without it, we wouldn’t have voted for Brexit, for two reasons. One, psychologically, we would feel less distinct, and secondly because of that our history would be very different: we might well have suffered the shock and trauma of the Second World War to the extent that continental Europe did. I read something just yesterday which struck a chord; the British experience of Hitler was such that we could make him a figure of fun, but the Russian experience was such that they don’t do that, it’s too traumatic.

I’m interested in something that I completely disagree with: the open borders movement, which in academia is a ‘thing’. I’ve got a problem with ‘no borders’. There’s a very nice guy who helped me on the book called Professor Reece Jones from the University of Hawaii (author of Violent Borders, 2016). He gave me a few quotes for the book and I really like him, but some of his colleagues in this spectrumargue completely to bring borders down, almost overnight. They don’t factor in what will happen to the politics of the countries. We’ve seen with the movement we’ve had already, what’s happening to the politics of Europe, Austria as an example, Germany, France, Sweden, the Netherlands. Magnify that several times if you have no borders – it’s a utopian view.”

Prisoners of Geography and Worth Dying For: The Power and Politics of Flags are available here. Marshall’s next book, Divided: Why We’re Living in an Age of Walls, is due to be published by Elliott & Thompson in March 2018. Check out Marshall’s foreign affairs website The What and the Why for more information and geopolitical analysis.

Voir par ailleurs:

It Was Always about the Wall
Victor Davis Hanson
National Review
December 20, 2018

A high wall would end the border patrol’s reliance on dogs and tear gas when rushed by would-be border crossers throwing stones. There was likely never going to be “comprehensive immigration reform” or any deal amnestying the DACA recipients in exchange for building the wall. Democrats in the present political landscape will not consent to a wall. For them, a successful border wall is now considered bad politics in almost every manner imaginable.

Yet 12 years ago, Congress, with broad bipartisan support, passed the Secure Fence of Act of 2006. The bill was signed into law by then-President George W. Bush to overwhelming public applause. The stopgap legislation led to some 650 miles of a mostly inexpensive steel fence while still leaving about two-thirds of the 1,950-mile border unfenced.

In those days there were not, as now, nearly 50 million foreign-born immigrants living in the United States, perhaps nearly 15 million of them illegally.

Sheer numbers have radically changed electoral politics. Take California. One out of every four residents in California is foreign-born. Not since 2006 has any California Republican been elected to statewide office.

The solidly blue states of the American Southwest, including Colorado, Nevada and New Mexico, voted red as recently as 2004 for George W. Bush. Progressives understandably conclude that de facto open borders are good long-term politics.

Once upon a time, Democrats such as Hillary and Bill Clinton and Barack Obama talked tough about illegal immigration. They even ruled out amnesty while talking up a new border wall.

In those days, progressives saw illegal immigration as illiberal — or at least not as a winning proposition among union households and the working poor.

Democratic constituencies opposed importing inexpensive foreign labor for corporate bosses. Welfare rights groups believed that massive illegal immigration would swamp social services and curtail government help to American poor of the barrios and the inner city.

So, what happened? Again, numbers.

Hundreds of thousands of undocumented immigrants have flocked into the United States over the last decade. In addition, the Obama administration discouraged the melting-pot assimilationist model of integrating only legal immigrants.

Salad-bowl multiculturalism, growing tribalism and large numbers of unassimilated immigrants added up to politically advantageous demography for Democrats in the long run.

In contrast, a wall would likely reduce illegal immigration dramatically and with it future Democratic constituents. Legal, meritocratic, measured and diverse immigration in its place would likely end up being politically neutral. And without fresh waves of undocumented immigrants from south of the border, identity politics would wane.

A wall also would radically change the optics of illegal immigration. Currently, in unsecured border areas, armed border patrol guards sometimes stand behind barbed wire. Without a wall, they are forced to rely on dogs and tear gas when rushed by would-be border crossers. They are easy targets for stone-throwers on the Mexican side of the border.

A high wall would end that. Border guards would be mostly invisible from the Mexican side of the wall. Barbed wire, dogs and tear gas astride the border — the ingredients for media sensationalism — would be unnecessary. Instead, footage of would-be border crossers trying to climb 30-foot walls would emphasize the degree to which some are callously breaking the law.

Such imagery would remind the world that undocumented immigrants are not always noble victims but often selfish young adult males who have little regard for the millions of aspiring immigrants who wait patiently in line and follow the rules to enter the United State lawfully.

More importantly, thousands of undocumented immigrants cross miles of dangerous, unguarded borderlands each year to walk for days in the desert. Often, they fall prey to dangers ranging from cartel gangs to dehydration.

Usually, the United States is somehow blamed for their plight, even though a few years ago the Mexican government issued a comic book with instructions on how citizens could most effectively break U.S. law and cross the border.

The wall would make illegal crossings almost impossible, saving lives.

Latin American governments and Democratic operatives assume that lax border enforcement facilitates the outflow of billions of dollars in remittances sent south of the border and helps flip red states blue.

All prior efforts to ensure border security — sanctions against employers, threats to cut off foreign aid to Mexico and Central America, and talk of tamper-proof identity cards — have failed.

Instead, amnesties, expanded entitlements and hundreds of sanctuary jurisdictions offer incentives for waves of undocumented immigrants.

The reason a secure border wall has not been — and may not be — built is not apprehension that it would not work, but rather real fear that it would work only too well.

Voir encore:

The Immorality of Illegal Immigration
Victor Davis Hanson
National Review
December 31, 2018

New House majority leader Nancy Pelosi reportedly spent the holidays at the Fairmont Orchid on Kona, contemplating future climate-change legislation and still adamant in opposing the supposed vanity border wall.

But in a very different real world from the Fairmont Orchid or Pacific Heights, other people each day deal with the results of open borders and sanctuary jurisdictions. The results are often nihilistic and horrific. Here in California’s Central Valley over the holidays we were reminded of the wages of illegal immigration in general — and of California’s sanctuary-city laws in particular, which restrict formal cooperation between local and state law enforcement with federal immigration authorities in matters of deporting illegal aliens under detention.

In the first case, one Gustavo Garcia, a previously deported 36-year-old illegal alien, murdered a 51-year-old Visalia resident on December 17, gratuitously shooting his random victim, Rocky Jones, at a gas station. He apparently had been arrested two days prior and released.

Garcia entered the U.S. illegally in 1998 and was deported for a second time in 2014. He has been charged with at least three immigration violations since illegally returning to the U.S., and has been a convicted felon since at least 2002 for assaults with a deadly weapon, contributing to the delinquency of a minor, possession of a controlled substance, etc. In addition to the murder of Jones, Garcia shot a farmworker who was on a ladder working, and followed a woman to her car at a Motel 6 and shot her too. At the beginning of his violent spree, he seems also to have murdered Rolando Soto, 38, of nearby Lindsay.

Indeed, Garcia was a suspect in a number of prior shootings and thefts. During his final rampage, inter alia, Garcia tried to shoot his ex-girlfriend, then stole a truck from farmworkers and led police on a chase, deliberately veering into opposing traffic, and by intent injuring four more innocents, one critically. During the chase, he fired on police, who returned fire, before Garcia finally wrecked the stolen vehicle and perished in the crash.

The local sheriff of Tulare County, in understated fashion, labeled Garcia’s violent spasm of shootings and car wrecks a “reign of terror.” Garcia had an accomplice who is still at large.

Local law enforcement blamed state sanctuary restrictions on their inability to notify ICE that the felonious illegal alien Garcia was about to be released among the general public. Or as the sheriff put it, “Gustavo Garcia would have been turned over to ICE officials. That’s how we’ve always done it, day in and day out. But after SB 54, we no longer have the power to do that. Under the new state law, we must have a ‘federally signed warrant’ in order to do that. We didn’t honor the detainer because state law doesn’t allow us to.”

Less than two weeks later, there was yet another example of Central Valley illegal-immigration mayhem. To the north in Newman, another twice-deported illegal alien, Gustavo Perez Arriaga (he apparently had a number of aliases), stands accused of shooting and killing Newman policeman Ronil Singh, who pulled him over on suspicion of drunk driving (Arriaga also had two prior DUIs).

Arriaga fled after murdering Officer Singh and evaded law enforcement for a few days thanks to at least seven enablers (brothers, girlfriend, friends, etc.), some of them confirmed also to be illegal aliens.  They either gave police officials false information about Arriaga’s whereabouts or helped him on his planned flight to Mexico, finally aborted 200 miles to the south near Bakersfield.

The suspect’s brother, 25-year-old Adrian Virgen, and a co-worker, 32-year-old Erik Razo Quiroz, were arrested on “accessory after the fact” charges for attempting to protect Arriaga. Authorities report both men are also in the country illegally. Arriaga was at large for five days, also in part because he had so many fake identities and aliases that no one knew really who he was.

Stanislaus County sheriff Adam Christianson noted that SB54 prevents departments “from sharing any information with ICE about this criminal gang member.” He added, “this is a criminal illegal alien with prior criminal activity that should have been reported to ICE.” Christianson finished, “Law enforcement was prohibited because of sanctuary laws and that led to the encounter with Officer Singh. I’m suggesting that the outcome could have been different if law enforcement wasn’t restricted, prohibited or had their hands tied because of political interference.”

These incidents, and less violent ones like them, are not all that rare in rural California. The narratives are tragically similar and hinge on our society’s assumptions of tolerance and its belief that entering and residing illegally in the United States are not really crimes. Fraudulent identification and fake names are not really felonious behaviors. Driving under the influence is no reason for deportation — all crimes that can ruin careers and have expensive consequences for citizens. Statisticians argue that immigrants commit fewer crimes than the native born, but never quite calibrate illegal immigrants into the equation (in part because no one has any idea who, where, or how many they are, as estimates range from 11 to 20 million) or note that second-generation native-born children of immigrants have much higher violent-crime rates than do their immigrant parents, and in circular fashion add to the general pool of violent Americans who then are used to contrast immigrants as less violent.

We should redefine the entire morality of multifaceted illegal immigration.

Immorality is undermining, in Confederate fashion, federal law, and normalizing exemptions that allow felons such as Garcia and Arriaga to wreak havoc on the innocent and defenseless. Too often the architects of open borders and sanctuary jurisdictions are not on the front lines where the vulnerable suffer the all-too-real consequences of distant others, who can rely on their own far greater safety nets when their grand abstractions become all too concrete.

And, finally, we forget that so often the victims of illegal aliens are (in California where one in four residents was not born in the U.S.) legal immigrants like officer Singh, and members of the Hispanic community like the late Mr. Soto. Polls show that support for open borders is not popular and most Americans want an end to illegal immigration and catch and release, as well as stricter enforcement of current federal immigration laws.

(I took a break from writing this on a Sunday afternoon to talk about the volatile Central Valley landscape with an immigrant from India, whose stolen and stripped spray rig I discovered last night in our orchard.)

Voir enfin:

Etats-Unis : pourquoi Donald Trump tient tant à son mur

Le président américain Donald Trump a menacé de fermer la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique si les démocrates du Congrès n’acceptaient pas de financer la construction d’un mur.

  • Alexis Boisselier

Donald Trump n’en finit plus de s’agacer à propos de la construction de son mur à la frontière mexicaine. Ce vendredi, il a menacé de fermer la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique si les démocrates du Congrès n’acceptaient pas de financer la construction d’un mur. « Nous allons être contraints de fermer la Frontière Sud complètement si les Démocrates Obstructionnistes ne nous donnent pas l’argent pour terminer le mur », a tweeté le président américain en leur demandant également de « changer les ridicules lois sur l’immigration dont notre pays est affublé ».

Le milliardaire a ensuite dit qu’il considérerait une telle fermeture comme une « opération rentable », arguant du fait que « les Etats-Unis perdent tellement d’argent en faisant du commerce avec le Mexique avec l’Aléna ». Poursuivant une série de tweets, il a réitéré sa menace plusieurs fois : « Nous construisons un mur ou fermons la Frontière Sud. »

« Shutdown » prolongé

Un sujet qui a déjà provoqué un « shutdown » depuis une semaine, soit la paralysie partielle des administrations fédérales et qui a mis des centaines de milliers de fonctionnaires au chômage forcé. Tant que républicains et démocrates ne trouveront pas d’accord au Congrès, les financements de 25% des ministères et administrations fédérales resteront suspendus.

Jeudi, les négociations ont encore échoué. Le président républicain exige cinq milliards de dollars pour construire le mur tandis que les démocrates refusent de le financer, mais ont proposé une enveloppe de plus d’un milliard pour d’autres mesures de sécurité à la frontière. Les républicains sont majoritaires au Congrès, mais avec 51 sièges au Sénat, ils ont besoin de soutiens démocrates pour atteindre les 60 voix sur 100 nécessaires afin d’approuver le Budget.

Mesure symbolique

Mais si la question cristallise autant, c’est que la mesure est symbolique de la présidence de Donald Trump. Lors la campagne, le milliardaire a construit sa popularité à coup de propositions chocs et fait de la lutte contre l’immigration l’une de ses priorités. « Je vais construire un grand mur sur notre frontière sud, et le Mexique paiera pour le construire. Prenez-en bien note », avait-il alors promis.

Une promesse déjà bien entamée par le refus mexicain de financer la construction du mur. Le président américain a été contraint d’admettre que les Etats-Unis allaient lancer le projet avant même d’avoir l’assurance du financement mexicain. En août 2017, la publication d’une retranscription d’une conversation téléphonique entre les présidents américain et mexicain révélait que Donald Trump considérait le mur comme un coup politique. « C’est la chose la plus futile dont nous parlons, mais politiquement, c’est la plus importante », aurait-il dit à son homologue.

Selon un sondage de Politico, la base électorale du président américain est, en effet, très attachée à cette proposition. 78% des électeurs de Trump en 2016 considèrent qu’il s’agit d’un projet important (25%) voire prioritaire (53%) au cours de son mandat.

Le Mexique ne veut pas payer

Fin mai, le président de l’époque, Enrique Peña Nieto, a pourtant conclu le débat sur Twitter en promettant que « le Mexique ne paiera jamais pour un mur. Pas aujourd’hui, jamais ». Une position de laquelle n’a pas dévié son successeur Andres Manuel Lopez Obrador et qui a poussé Donald Trump à évoluer légèrement sur la question.

« Le Mexique devra payer pour cela, en remboursant ou de toute autre manière », a-t-il déclaré fin août. Par cette déclaration, Donald Trump mettait la pression sur le Mexique pour renégocier l’Accord de libre-échange nord-américain (Aléna) qui lie les Etats-Unis au Canada et au Mexique. Un traité que le président américain critique régulièrement. Si un nouvel accord a été signé en novembre, il n’a pas encore été ratifié.

Le temps court pour les démocrates

Mais en attendant, Donald Trump doit trouver des financements. En totalité, l’ouvrage devrait coûter entre 22 à 25 milliards de dollars. Faute d’accord de compromis et dans un hémicycle quasi désert, le Sénat a décidé jeudi à l’unanimité d’ajourner la séance jusqu’à lundi 10h et de ne reprendre l’examen d’une loi budgétaire que mercredi 2 janvier, à partir de 16h. Or, à chaque jour qui passe, la position des démocrates se renforce. Ils prendront le contrôle de la Chambre des représentants dès le 3 janvier, tandis que les républicains auront une majorité renforcée au Sénat (53).

Il est donc fort probable que Donald Trump soit obligé de faire des concessions, ce que le président américain ne semble pour l’instant pas prêt à faire. Le gouvernement restera paralysé jusqu’à « ce que nous ayons un mur, une barrière, peu importe comment ils veulent l’appeler », avait ainsi déclaré Donald Trump le 25 décembre.

Voir par ailleurs:

« They voted for (a border wall) in 2006. Then-Senator Obama voted for it. Sen. Schumer voted for it. Sen. Clinton voted for it. »

Mick Mulvaney on Sunday, April 23rd, 2017 in a segment on « Fox News Sunday »

Fact-check: Did top Democrats vote for a border wall in 2006?

White House budget director Mick Mulvaney said he doesn’t understand Democratic opposition to funding the border wall because top Democrats voted for it just over 10 years ago.

During an April 23 segment on Fox News Sunday, Mulvaney talked down concerns about a government shutdown, but scolded Democrats for obstructing action on Trump’s border wall. Mulvaney pointed to the voting record of top Democrats in 2006 to explain his confusion.

« We want our priorities funded and one of the biggest priorities during the campaign was border security, keeping Americans safe, and part of that was a border wall, » he said.

« We still don’t understand why the Democrats are so wholeheartedly against it. They voted for it in 2006. Then-Sen. Obama voted for it. Sen. Schumer voted for it. Sen. Clinton voted for it. So we don’t understand why Democrats are now playing politics just because Donald Trump is in office. »

Mulvaney is referencing their votes on an act that authorized a fence, but as we’ve noted several times in the past, the 2006 fence was less ambitious than the wall Trump is proposing.

The Secure Fence Act of 2006

The Secure Fence Act of 2006, which was passed by a Republican Congress and signed by President George W. Bush, authorized about 700 miles of fencing along certain stretches of land between the border of the United States and Mexico.

The act also authorized the use of more vehicle barriers, checkpoints and lighting to curb illegal immigration, and the use of advanced technology such as satellites and unmanned aerial vehicles.

At the time the act was being considered, Barack Obama, Hillary Clinton and Chuck Schumer were all members of the Senate. (Schumer of New York is now the Senate minority leader.)

Obama, Clinton, Schumer and 23 other Democratic senators voted in favor of the act when it passed in the Senate by a vote of 80 to 19.

Originally, the act called on the Department of Homeland Security to install at least two layers of reinforced fencing along some stretches of the border. That was amended later, however, through the Consolidated Appropriations Act of 2008, which got rid of the double-layer requirement.

Currently, 702 miles of fencing separates the United States from Mexico, according to U.S. Customs and Border Protection.

So how does that compare to Trump’s wall?

Trump plans for the wall are vague, but here’s what we know.

He said the wall doesn’t need to run the nearly 2,000 miles of the border, but about 1,000 miles because of natural barriers. He said it could cost between $8 billion and $12 billion, be made of precast concrete, and rise 35 to 40 feet, or 50 feet, or higher.

Experts have repeatedly told PolitiFact that the differences in semantics between a wall and a fence are not too significant because both block people.

Still, there are obvious differences between the fence and Trump’s wall proposal.

A 2016 Associated Press report from the border described « rust-colored thick bars » that form « teeth-like slats » 18 feet high. « There are miles of gaps between segments and openings in the fence itself, » the report said.

Trump criticized the 2006 fence as too modest during the 2016 campaign.

« Now we got lucky because it was such a little wall, it was such a nothing wall, no, they couldn’t get their environmental — probably a snake was in the way or a toad, » Trump said. (Actually, the project didn’t face environmental hurdles; we rated that part of the claim Mostly False.)

It’s also worth noting that the political context surrounding the 2006 vote was different, too.

Democrats normally in favor of looser immigration laws saw the Secure Fence Act of 2006 as the lesser of two evils, according to a Boston Globe report that detailed the legislative process. Around that same time, the House passed legislation that would make any undocumented immigrant a felon.

« It didn’t have anywhere near the gravity of harm, » Angela Kelley, who in 2006 was the legislative director for the National Immigration Forum, told the Boston Globe. « It was hard to vote against it because who is going to vote against a secure fence? And it was benign compared with what was out there. »

Democrats have described Trump’s wall proposal as overkill and too expensive. Recently, Democrats penned a letter to Senate GOP saying border funding should not be included in the latest budget agreement to keep the government open.

Our ruling

Mulvaney said that Obama, Schumer and Clinton voted for a border wall in 2006.

They did vote for the Secure Fence Act of 2006, which authorized building a fence along about 700 miles of the border between the United States and Mexico.

Still, the fence they voted for is not as substantial as the wall Trump is proposing. Trump himself called the 2006 fence a « nothing wall. »

Mulvaney’s statement is partially accurate, but ignores important context. We rate it Half True.


Retrait américain de Syrie: Quelle mauvaise foi ? (Damned if you do, damned if you don’t: Guess who after being blamed for his war-mongering is now blamed for his non-interventionism ?)

28 décembre, 2018

No automatic alt text available.SyriaThere will be a strong, deliberate, and orderly withdrawal of U.S. forces from Syria — very deliberate, very orderly — while maintaining the U.S. presence in Iraq to prevent an ISIS resurgence and to protect U.S. interests, and also to always watch very closely over any potential reformation of ISIS and also to watch over Iran. We’ll be watching. (..) Now … the nations of the region must step up and take more responsibility for their future. While American might can defeat terrorist armies on the battlefield, each nation of the world must decide for itself what kind of future it wants to build for its people, and what kind of sacrifices they are willing to make for their children. America shouldn’t be doing the fighting for every nation on Earth not being reimbursed, in many cases, at all. (…) If they want us to do the fighting, they also have to pay a price — and sometimes that’s also a monetary price — so we’re not the suckers of the world. We’re no longer the suckers, folks. And people aren’t looking at us as suckers. Donald Trump
De l’extrême gauche anarchiste aux « identitaires » de la droite dure, tout le monde veut voir sa victoire dans le recul de Macron face aux gilets jaunes. Mais au-delà des agendas politiques français, ce sont bien les conservateurs américains qui voient leur vision du monde confortée ! Certains esprits ont vu dans le mouvement des gilets jaunes une exaltation des valeurs françaises. Rien de moins ! (…) Les acteurs les plus variés ont vu dans le mouvement des gilets jaunes l’expression populaire bienvenue de leurs propres revendications. Par exemple, lorsque les graves débordements éclatent à Paris, du NPA d’Olivier Besancenot à la droite identitaire, tous les radicaux se réjouissent et comptent leurs troupes en présence. Dans la partie plus présentable de l’échiquier politique, c’est un peu la même chose. Les libéraux ont vu dans le mouvement l’expression du trop-plein de taxes, amplifié par un président pourtant un temps identifié comme libéral. Les socialistes, eux, ont cru y voir le « retour de la question sociale », alors que le débat politique et intellectuel hexagonal était, selon eux, occupé par les questions d’identité ou de sécurité depuis des mois. On le voit : chacun a endossé son gilet jaune. Le philosophe Alain Finkielkraut déclare préférer les « ploucs » de province aux « bobos » parisiens. Il est gilet jaune. Mais le romancier Edouard Louis aussi, même si c’est dans une approche bien différente, et peut-être car il a des choses à se faire pardonner… Un soutien de plus, en tout cas. De peur apparaître « déconnectés » dans leurs rédactions parisiennes, les médiatiques n’ont jamais osé vraiment recadrer les propos parfois outranciers de certains gilets jaunes qui se pressaient devant les micros. Sans vouloir manifester ici le moindre mépris de classe, il faut reconnaître que les propos les plus crétins ont parfois été largement diffusés. De peur de passer pour « bourgeois » ou pour un « jaune » (le comble !), les esprits sensés se sont effacés devant les plus forts en gueule. Après les mesures lâchées, lundi soir, par un Macron en pleine tourmente, tout le monde devrait avoir remporté une grande victoire. Seul le président semble affaibli. Mais n’oublions pas que c’est notre chef pour encore quelques années. Macron voit le rythme des réformes de son quinquennat brutalement interrompu, tout comme son combat pour le « rafraîchissement » de la planète. (…) De leur côté, les conservateurs américains ne demandaient qu’à voir le programme de Trump appliqué dans leur coin… Même si la voix de la France ne porte plus tant que ça, ils ont été à de nombreuses reprises contrariés par les reproches français d’un Macron arrogant présenté comme le nouveau leader du monde libre (par une presse et une intelligentsia en sédition avec le pouvoir politique). Aussi, l’occasion était trop bonne : les conservateurs américains voient dans la situation sociale française actuelle une raison de plus de se détourner des politiques « vertes ». Outre-Atlantique, on ne se demande pas qui est gagnant ou perdant parmi les Français ou leurs élites politiques. C’est Trump : 1, Macron : 0. La croissance économique française déjà faiblarde ne pâtit-elle pas du mouvement social ? On évalue son impact à – 0,1 point. En termes d’image du pays à l’étranger ou de concorde civile, les dégâts sont désastreux et plus difficiles encore à mesurer. (…) Alors que la situation s’envenimait en France, Donald Trump s’est ainsi autorisé un tweet dont il a la recette à l’attention de son « ami » Emmanuel. Dans son esprit, les protestations des gilets jaunes et le recul de Macron ne font que confirmer ce qu’il disait des accords de Paris depuis deux ans. Les images de violence parisienne relayées par les télévisions comme Fox News sont l’illustration d’un petit peuple qui n’en peut plus d’être pressuré de taxes vertes et que l’administration Trump se garde bien d’imiter. Selon la rhétorique trumpiste, des élites technocratiques ont mis en place chez nous des politiques environnementales qui étranglent les familles modestes de la périphérie, bien contraintes d’utiliser leurs véhicules diesel. Pour les conservateurs américains, le peuple français rural – comme l’électorat de Trump – n’a pas d’autre choix pour aller travailler. Le mécontentement envers Macron était déjà grandissant : politique économique qui tarde à porter ses fruits et adoubement devant une vision mondialiste de l’économie qui fracasse les classes moyennes inférieures. Lesquelles entrent en révolte contre une élite qui les dirige depuis des métropoles où l’on se déplace en transport en commun… Martin Pimentel
L’idéologie encore dominante dans les médias de grande surface, mais en deuil de son pouvoir monopolistique à cause des courants d’information et d’opinion souterrains, aimerait pouvoir édicter de nouveaux principes moraux d’intimidation. C’est ainsi qu’il devrait être acquis sans discussions aux débats que les «fake news» relèvent précisément des réseaux underground et qu’il serait inconvenant parce qu’antidémocratique et complotiste de critiquer irrespectueusement les médias respectables. Malheureusement pour nous et eux, les grands cas de désinformation médiatique des dernières années proviennent des courants d’information de grande surface et sont précisément à l’origine de la profonde défiance publique souterraine. La semaine passée est tristement illustrative de cette réalité inavouée. C’est ainsi que Claas Relotius, l’un des journalistes vedettes du Spiegel, hebdomadaire emblématique de la gauche libérale allemande, vient d’être convaincu de falsifications et mensonges grossiers dans ses articles sur les orphelins syriens et les migrants mexicains refusés par Trump, sujets à haute teneur idéologique. En France, le 15 décembre, était découvert un trucage intervenu lors du journal télévisé «Soir 3» de la chaîne de service public France 3. Il est apparu en effet qu’une pancarte tenue par un gilet jaune et portant l’inscription «Macron dégage!» avait fait l’objet d’un nettoyage circonstancié et ne portait plus que l’improbable et laconique inscription «Macron»… La manipulation du soir mise à jour, la journaliste présentait le lendemain aux téléspectateurs mystifiés des excuses inexcusables car aggravantes, en invoquant, contre l’évidence aveuglante, une «erreur humaine» extravagante. Deux jours plus tard, avec une spontanéité relative, la présidente de France Télévisions, Delphine Ernotte, sentant venir le vent du boulet, réclamait des sanctions à l’égard d’une faute délibérée dont elle ne pouvait contester la gravité. Dans ce cadre médiatique rien moins que sécure, et où l’idéologie affleure, comment dès lors empêcher le public de douter de ceux qui l’informent en le désinformant? Comment ne pas voir que ce journalisme idéologique fait le jeu des conspirationnistes de tous poils, rien n’étant plus incontrôlable qu’un paranoïaque victime d’un apparent complot? Gilles William Goldnadel
Trump, le golem du business ? Pur produit du capitalisme le plus cynique, spéculateur immobilier sans scrupule, milliardaire ostentatoire et provocant, héros d’une émission de télé-réalité (The Apprentice) dont le leitmotiv symbolise le fantasme des patrons décomplexés – «you’re fired», «vous êtes viré» -, il échappe désormais à son milieu d’origine, jusqu’à angoisser la Bourse, éternel thermomètre des investisseurs. Ceux-ci l’avaient pourtant accueilli à bras ouverts, transportés de bonheur par les baisses d’impôt massives prévues dans son programme. Mais voici que ce capitaliste emblématique inquiète désormais les capitalistes eux-mêmes. Le monde des affaires aime la stabilité : l’imprévisibilité fantasque du Président heurte son amour de l’ordre ; les démissions qui se succèdent jettent un doute sur la santé mentale de celui qui gère la Maison Blanche avec la même devise que son émission ; ses attaques répétées contre le président de la Banque centrale américaine (qu’il a lui-même nommé) ébranlent cette institution que les épargnants voient comme un rempart contre les folies spéculatives ; son bras de fer avec la Chambre des représentants démocrate autour de la construction d’un mur à la frontière sud des Etats-Unis jette le désordre dans l’administration… Bref, l’hubris de ce président adepte plus qu’un autre des lois du marché vient troubler le bon fonctionnement dudit marché. Péché que les capitalistes jugent à tous égards… capital. Cela suffira-t-il à dessiller les yeux de la démocratie américaine ? Sans doute non. Trump est l’homme de la démagogie plus que des milieux d’affaires. A moins que son comportement n’en vienne à provoquer un véritable ralentissement économique. Auquel cas ses électeurs pourraient l’abandonner. Faudra-t-il une récession mondiale pour éviter la réélection de Trump ? Voilà le peu réjouissant paradoxe devant lequel nous sommes. Laurent Joffrin (Libération)
Le retour du balancier est en cours. Non seulement la montée des droites partout dans le monde a déjà pour effet de mater les excès de la rectitude, mais cette dernière commence à douter d’elle-même. La constance de Trump aux États-Unis n’y est pas étrangère. La victoire récente de Bolsonaro au Brésil non plus, de même que la résistance culturelle de certains pays d’Europe de l’Est. Trop longtemps refoulée, l’identité refait surface. L’identité malheureuse, diront certains, sera peut-être finalement l’identité victorieuse. Ils se sont employés à multiplier les tabous et les interdits. Ils ont surfé sur la vague de la déconstruction sans réaliser qu’ils déclencheraient un tsunami en sens inverse. Ils ont voulu assurer leur mainmise sur le langage, important des États-Unis une multitude de concepts que la population n’allait pas digérer. Ils ont décrit le monde avec des mots que le peuple ne connaissait pas, pour marquer sa distance avec lui et le faire passer pour ignorant. Ils ont décrit la France avec des mots qui niaient son universalité, pour lui dérober subtilement ce qui faisait sa grandeur. Ils ont racialisé tous les rapports sociaux au nom de l’antiracisme. Sont devenus presque courants en France les concepts de racisme systémique, de violence symbolique et d’appropriation culturelle, autant d’outils idéologiques destinés à cadenasser le débat. Au Québec, il y a quelques années, certains ont inventé la « laïcité ouverte » pour ne prôner rien d’autre que l’absence de laïcité. Si la première fonction du langage est de nommer la réalité, force est de constater que c’est de moins en moins vrai. Pour certains intellectuels, leur tâche n’est plus de décrire le réel, mais de faire abstraction des enjeux qui préoccupent les gens ordinaires. Le peuple a toujours tort prétendent des néo-progressistes, contrairement à ce que disait Rousseau. Comme dans le vaste monde de la sexualité, les tabous et les interdits ne produisent que des phénomènes de refoulement. Aux États-Unis, plusieurs observateurs ont déjà écrit que le phénomène Trump visait directement à rompre avec le politiquement correct. En fait, le refoulement lié aux interdits produit souvent des déviances. L’avènement de Trump est une extravagance de l’histoire venue répondre à un trop-plein. La gauche américaine en prendra-t-elle acte durant l’année qui vient ? (…) Il y a un parfum de conservatisme dans l’air, qui est de plus en plus difficile à ignorer un peu partout en Occident. Jérome Blanchet-Gravel
After only two years in office, in the face of unprecedented and relentless resistance from the Democrats, the media, and the metastasizing Mueller investigation, President Trump has accomplished more than many presidents accomplish in two terms. He has not, of course, achieved all of his goals. The most obvious disappointments involved Obamacare and the border wall. Yet, even in these areas, his administration has made measureable progress and there is good reason to believe that he will eventually overcome Democratic obstructionism and achieve his ultimate objectives. Meanwhile, Trump’s long list of unalloyed successes keeps growing. Trump’s most conspicuous successes have involved the economy. Under his predecessor GDP growth was characterized by the kind of malaise that prevailed during the Carter era, and we were told that a growth rate of about 2% and an unemployment rate of about 4.5% was the new normal. Trump rejected that prognosis and took steps to energize the economy. Now, despite the somewhat inexplicable meddling with interest rates by the Fed, GDP growth is at 3.4% and the unemployment rate is 3.7%. As Investor’s Business Daily points out, much of this is directly attributable to the Trump tax cuts so often maligned by the Democrats and the media: Contrary to Democrats’ claims, workers are clearly sharing in the tax-cut windfall. Not just through tax-cut bonuses and lower withholdings, but through increased opportunities and wage growth.… Average hourly wages are rising at 3.1%, the fastest rate since 1999. Unemployment rates are at lows not seen since 1969, and for minority groups, they’re lower than any time on record. Median household income is at all-time highs. This means job opportunities for the blue collar “deplorables” who voted for Trump. Of the more than 4 million jobs created during his tenure in the White House, at least 10% have been in the manufacturing sector that the Democrats long ago left for dead. And among the most delicious ironies of the Trump economy is its positive effect on the job prospects of minority voters ostensibly represented by the Democrats. Black and Hispanic unemployment rates are at all-time lows. Female unemployment and youth unemployment are at their lowest points in half a century. Meanwhile, household incomes are rising. Yet Nancy Pelosi insists that all this is bad news: From day one, the White House and Republicans in Congress have sold out working and middle class families to further enrich the wealthy and big corporations shipping jobs overseas.… At the same time, the President’s reckless policies are exploding gas prices, wiping out the few meager gains that some families should have received from the GOP tax scam, as wages remain stagnant.… Democrats will never stop fighting for the hard-working middle class families. Every syllable of this is nonsense, of course. Pelosi’s claim that Americans are experiencing “exploding gas prices,” for example, is Orwellian fiction. Either the presumptive Speaker of the House doesn’t read the news or she is just another Democrat fabulist. In reality gas prices are dropping all across the country. U.S. News & World Report advised its readers last week that the average cost of gas has hit its lowest level in six years: “The national average price of gas dropped below $2 Monday morning for the first time since 2009, according to AAA. The average price at the pump was $1.998 per gallon.” If that’s hurting us, beat us harder please. But Pelosi and the Democrats have no choice but to lie about the positive changes that have occurred on Trump’s watch. This is particularly true of the Tax Cuts and Jobs Act that he signed into law last year. They can’t admit that most of its $5.5 trillion in gross cuts eased the tax burden on families. They must mislead the voters about its dramatic increase in the standard deduction for individuals and families. They can’t admit that it doubled the child tax credit. They can’t tell the truth about the 85% of American workers who saw their paychecks increase as a result of the cuts, or the entrepreneurs who can now deduct 20% of their business income. Likewise, the Democrats can’t tell the truth about the President’s efforts to free Americans from the Obamacare gulag by expanding short-term, limited-duration health plans and enabling more small businesses to join Association Health Plans. The Democrats can’t talk honestly about the repeal of the law’s “death panel,” the Independent Payment Advisory Board (IPAB), whose sole purpose was the rationing of essential health care to the elderly. They must lie about the effective repeal of Obamacare’s individual insurance mandate when the President and Congress eliminated the law’s “tax-penalty” for failing to purchase exorbitantly priced health plans. Nor can the Democrats tell the truth about Trump’s progress in reforming the federal judiciary by appointing judges willing to follow the Constitution. They can’t talk about his nomination and the Senate’s confirmation of two Supreme Court Justices — Neil Gorsuch and Brett Kavanaugh. Nor can they discuss the President’s nomination and the Senate’s confirmation of 83 additional federal judges who will sit on United States Courts of Appeals and United States District Courts. And they certainly can’t breathe a word about the very real possibility that he may well have to appoint a third justice to the Supreme Court during the next two years. The Democrats must also remain mum about the benefits of Trump energy initiatives like the approval of the Keystone XL Pipeline, opening up the Alaska National Wildlife Refuge to energy exploration, withdrawing from the economically unsustainable Paris climate agreement, reforming National Ambient Air Quality Standards, rescinding his predecessor’s deliberately cumbersome hydraulic fracturing rule, expansion of offshore drilling, ad infinitum. They can’t admit that Trump has largely defanged the disastrous Dodd-Frank “reform” legislation that has been strangling credit unions, community banks, and regional financial institutions. And then there’s foreign policy and defense. The President moved the U.S. Embassy in Israel to Jerusalem. He withdrew from the outrageous Obama Iran deal and re-imposed nuclear-related sanctions. He initiated an historic summit with North Korean President Kim Jong-Un in an effort to denuclearize the Korean Peninsula. Trump changed the rules of engagement with regard to the fight against ISIS resulting in the liberation of virtually all Iraqi territory from the tender mercies of that terrorist group, and announced the withdrawal of U.S. forces from Syria. Finally, Trump dramatically increased military funding to more than $700 billion for FY 2018. The list of Trump’s accomplishments is far longer than the above, but the point should be obvious. So let’s wrap it up with Criminal Justice Reform, something to which several administrations have devoted earnest lip service. As Wayne Allyn Root put it a few days ago, “If Obama passed criminal justice reform, he’d be hailed as a hero by the media, black leaders, the black community and the ACLU.… Trump did. I hear crickets.” Instead, the Democrats, the media, and Robert Mueller want to take him down. Why? Precisely because he has been so successful. I think he’ll beat them in the end, and I know he’ll get my vote in 2020. David Catron
Many observers have asserted that the withdrawal gives victory in Syria to Russia, Iran and the Syrian government. That’s absurd. Bashar al-Assad’s regime already controls about two-thirds of Syria, including all of the major cities. The portion of Syria that U.S. forces control alongside their Syrian Democratic Forces (SDF) allies is mostly either desert or drought-prone plains. The oil fields there produce high-sulfur, low-value crude, and production has long been diminishing. Oil revenue made up only about 5 percent of Syrian gross domestic product before the 2011 uprising, according to the International Monetary Fund. In sum, holding northeastern Syria would not have enabled Washington to leverage any important concessions from Damascus, Tehran or Moscow. Stability, not a deeply embattled Syrian Kurdish autonomous zone, is the vital long-term U.S. interest in northeastern Syria. Turkey can accept with conditions the return of Syrian government forces into the area, as Russia and Iran want. Ankara dislikes the Assad government, but it dislikes more the prospect of an autonomous Kurdish region along its border. The United States’ erstwhile friends, the Syrian Kurds, have always allowed Damascus to keep its security offices open in northeastern Syria; the Kurds never closed that channel of communication. If anything, the Syrian Kurds prefer the deployment of Syrian government forces along the Turkish border to deter Ankara. Agile Russian diplomacy should be able to secure the deal for an orderly, perhaps gradual, deployment of those Syrian government forces into the region formerly controlled by the United States. Nor will the U.S. withdrawal be a game changer for Israeli security. Already, Yaakov Amidror, a former chief of Israeli military intelligence, noted that the U.S. troops’ contribution against the Iranian forces in Syria was “marginal to zero.” If Iran tries to build a land bridge from Tehran to its allies in Lebanon, the Israeli Air Force is more than capable of interdicting those convoys. Critics also warn that the U.S. withdrawal could lead to a resurgence of the Islamic State. This is possible, although in western Syria, which is under the control of the Syrian government and its allies, there is little visible Islamic State activity. In any case, U.S. troops can’t destroy the Islamic State ideology, and restraining future recruitment by the extremist group requires more than some infrastructure rehabilitation projects. Syrians had electricity and water when they rose up against Assad in 2011; it is Syria’s underlying societal problems that spawned the unrest and spurred Islamist extremist recruitment. Only Syrians, not U.S. troops and stabilization teams, can reverse that. We would do well to be humbler about our abilities, especially in the face of sustained, widespread regional hostility. Going forward, the Trump administration should use the next few weeks to support SDF fighters’ efforts to capture remaining villages in eastern Syria still held by the Islamic State. Meanwhile, the administration needs to deliver three messages to Moscow. First, it should offer Russia cooperation in smoothing the way for a deal between the SDF and Damascus that would allow Syrian troops to return to eastern Syria in a manner that meets Turkish security concerns and gives no new space to the Islamic State. Second, Washington could offer to share with the Russians actionable intelligence about the Islamic State in eastern Syria and arrange an effective hotline in case the United States decides that a strike force stationed in the region should hit Islamic State targets inside Syria. Third, it should inform the Kremlin that the United States will support Israeli moves to counter Iranian actions in Syria that threaten Israel’s security. Finally, the president needs to consider how his own foreign policy team got so far out ahead of him on Syria. He needs a National Security Council staff that can more clearly relay his cautions and concerns about U.S. foreign policy to the people in charge of executing it. That staff needs to make clear to officials in the departments that, while he hears various departments’ views, those departments must act on his guidance. Ensuring implementation is the NSC’s job. The president would benefit politically and, more importantly, U.S. national security would benefit from a more effective foreign policy team. Robert S. Ford (Middle East Institute and Yale University, U.S. ambassador to Syria from 2011 to 2014)
C’est là un paradoxe inédit : la Maison Blanche, longtemps critiquée pour son interventionnisme sous couvert de « bienfaisance » (ou de « Manifest Destiny), est aujourd’hui fustigée pour son attitude inverse ! Les contempteurs de Trump en appellent ainsi au rôle de « leader » dévolu aux États-Unis depuis la seconde guerre mondiale, et à défaut attendent du reste du monde qu’il reprenne le flambeau de la protection de « l’ordre mondial », de la démocratie et du libre marché. Alors que l’Union Européenne manœuvre pour contrecarrer la Russie perçue comme l’ennemi existentiel, soutient un projet mondialiste sous couvert de globalisation, les États-Unis montrent un sens de la mesure et de la realpolitik inédits. (…) Choqué, le Secrétaire de la Défense, James Mattis, dont on attendait qu’il émousse la vision « America First » du président Trump, a remis sa démission en signe de désaccord total. Les « alliés » occidentaux s’en inquiètent, car Mattis était vu comme un grand soutien de l’OTAN, là où Trump menaçait (bluff) parfois même d’en sortir, au motif que les pays membres de l’Alliance ne prennent pas leur part du fardeau financier, ce qui est la stricte vérité. Cette plainte n’est d’ailleurs pas nouvelle, car tous les présidents des États-Unis ont regretté depuis des décennies que le budget devant être alloué à la défense n’ait jamais été atteint par les pays membres, notamment ceux de la « vieille Europe ». (…) Les États-Unis supportent en fait près de 75% des coûts de l’OTAN, dont l’objectif est pourtant en premier lieu de défendre la sécurité européenne, objectif hérité de la guerre froide et qui n’a plus grand sens aujourd’hui pour certains. (…) Cependant, ceux qui, parmi les capitales occidentales moralisatrices, accusent Donald Trump « d’abandonner les Kurdes », se sont souvent bien gardés de dénoncer les agissements d’Erdogan contre les kurdes, et ce dans une logique du double standard devenue la norme à l’international ces dernières années. Ils se gardent également de noter qu’en réalité, le président américain respecte tout simplement le droit international, et en particulier celui des Nations Unies, en réitérant son attachement non seulement au « patriotisme » (« America first ») mais aussi par là même occasion, celui de l’intangibilité des frontières. Un principe fondateur du droit international que la plupart des prédécesseurs de « Donald » ont tous violé, à commencer par les Bush et les Clinton, que ce soit en Amérique latine, en Irak, ou en ex-Yougoslavie. Les kurdes ont certes combattu avec une bravoure remarquée par la « communauté internationale », mais leur désir de former un État indépendant ne pouvait signifier, en cas de victoire pour eux, que la fin de la Syrie telle qu’on la connaît, et de surcroit la déstabilisation des trois autres pays abritant des forces et populations kurdes travaillées par le désir séparatiste (Irak, Iran, Turquie). (…) Et l’aide militaire américaine apportée aux milices kurdes et FDS à l’est de l’Euphrate n’est pas pour autant totalement supprimée : tout dépendra en fait de la façon dont l’armée turque et le néo-Sultan Erdogan profitera de façon sage ou inconsidérée du vide stratégique laissé par le retrait américain. (…) de l’avis de nombre de ses soutiens et électeurs, globalement restés fidèles, les mesures prises par le président américain depuis le début de sa présidence ont eu un effet particulièrement positif pour les Américains : le taux de chômage est au plus bas – y compris chez les Noirs américains, le prix du carburant a chuté, et la bourse n’a cessé de progresser jusqu’à la très récente crise du shutdown. Comme le rappelle Randall Schweller dans Foreign Affairs, Trump respecte en fait son engagement de mettre fin à l’ère où « nos politiciens semblent plus intéressés de défendre les frontières d’autres pays que du leur ». C’est d’ailleurs dans ce contexte qu’on peut comprendre le bras de fer actuel du président avec son administration visant à faire voter le financement du mur de la frontière sud avec le Mexique. Plutôt qu’un retrait du jeu mondial dont il laisserait la direction à d’autres, Trump entend en fait « responsabiliser » ses alliés, qu’ils soient latino-américains, européens ou asiatiques, et par conséquent redistribuer les cartes. (…) La triste ironie est que ces élites moralisatrices cosmopolitiquement correctes qui blâment les États-Unis de Donald Trump pour leur « manque d’engagement dans la grande lutte mondiale contre le réchauffement climatique » ou le fait de resserrer l’étau sur les tarifs douaniers avec la Chine, se couchent devant la Chine néo-impériale et feignent de nier la stratégie déloyale de Pékin qui pille les technologies occidentales, viole les règles de libre-échange de l’OMC, pratique un protectionnisme sournois et demeure de loin le plus grand pollueur au monde. A noter d’ailleurs que ce que les experts annonçaient comme un « désastre économique » pour les Américains a en fait été l’occasion de redresser un rapport de forces complètement déséquilibré entre la Chine et les États-Unis. En effet, Beijing a fini par céder en offrant à l’administration de Donald Trump d’augmenter ses importations de produits américains en échange du desserrement par les Etats-Unis de l’étau sur la douane et de la baisse sa taxe sur les voitures à 15 % (contre 25%, sachant que la taxe américaine équivalente était de 2,5% !). De même, alors que les États non-signataires du Pacte global sur les Migrations qui a tant fait jaser le « boboland » immigrationniste se voyaient sermonnés sur leur manque de vision – Donald Trump s’étant retiré de la table des négociations déjà un an avant le document final – on feint d’oublier que les États-Unis ont le plus haut pourcentage de migrants dans le monde. (…) Le recentrage voulu par Trump montre en fait que cette administration « isolationniste » est veut faire entrer les Etats-Unis dans une phase de maturité « multipolariste » alors que ses autres partenaires occidentaux (européens et canadien) de l’OTAN puis « l’Etat profond » démocrate-néo-cons américain s’enfonce dans ce qui ressemble très fort à de l’hubris. Il est facile de tout mettre sur le compte d’une « folie » du président américain, mais nombre des accords qu’il a répudiés (accord sur le nucléaire iranien, accord sur le climat, pacte global sur la migration) et des organisations qu’il critique étaient problématiques à plusieurs points de vue, et avant tout du point de vue américain lui-même qui en supporte le coût financier. Là où en Europe, on fait fi du contexte et de l’histoire, Donald Trump est finalement plus attentif à la situation actuelle de « multipolarisation » du monde de l’après-guerre froide. En effet, n’en déplaise à ceux qui s’évertuent à faire de Moscou l’œil de Sauron, la Guerre froide n’est plus, et le rôle de l’OTAN est donc à revoir de fond en comble. Ce qui ne veut pas dire détruire cette organisation, contrairement à ce que l’on a stupidement reproché à Donald Trump. La réelle aversion de Trump à faire usage de l’interventionnisme militaire et à privilégier la négociation (même très « hard » ou « cash »), dans un style souvent discutable, peut choquer, mais force est de constater son efficacité, comme on l’a vu par exemple avec la Corée du Nord, et peut être bientôt avec le régime totalitaire iranien, sur le point d’être économiquement à genoux. Alexandre Del Valle

Retrait de l’accord iranien, retrait du traité de Paris, transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem, accord sur la Corée du nord, pressions sur les mauvais payeurs de l’OTAN, renégociation des traités avec Chine, Canada et Europe, records de croissance et de baisse du chômage, minorités comprises …

Y aura-t-il une gaffe aux conséquences catastrophiques annoncées que Trump n’aura pas faite ?

Et comment ne pas comprendre …

L’embarras et la rage décuplée de ses nombreux détracteurs et ennemis …

Entre une dénonciation de ses « fake news » et de sa dernière théorie du complot anti-Père Noël

Qui lorsqu’ils ne se voient pas complètement rejetés par leur propre population

En sont réduits pour le remettre enfin à sa place au rêve, souvent évoqué et à chaque fois démenti, d’une catastrophe boursière et financière américaine …

Et à lui reprocher aujourd’hui après son annonce du retrait de Syrie …

Après lui avoir si longtemps reproché hier son bellicisme…

Son coupable non-interventionnisme ?

Le président américain est en plein bras de fer avec son gouvernement, décidé à maintenir son shutdown jusqu’à ce que le budget devant financer le mur de la frontière sud avec le Mexique soit approuvé. Politique « à la force du poignet » ou façon de responsabiliser les acteurs tant au pays qu’à l’étranger

Alors que le retrait des troupes américaines de Syrie, annoncé le 19 décembre par Donald Trump, a largement été commenté ces derniers jours, Alexandre del Valle analyse l’envers d’une telle décision et dégage ce qu’elle signifie pour l’avènement d’un « monde multipolaire ». C’est là un paradoxe inédit : la Maison Blanche, longtemps critiquée pour son interventionnisme sous couvert de « bienfaisance » (ou de « Manifest Destiny), est aujourd’hui fustigée pour son attitude inverse ! Les contempteurs de Trump en appellent ainsi au rôle de « leader » dévolu aux États-Unis depuis la seconde guerre mondiale, et à défaut attendent du reste du monde qu’il reprenne le flambeau de la protection de « l’ordre mondial », de la démocratie et du libre marché. Alors que l’Union Européenne manœuvre pour contrecarrer la Russie perçue comme l’ennemi existentiel, soutient un projet mondialiste sous couvert de globalisation, les États-Unis montrent un sens de la mesure et de la realpolitik inédits. L’abandon des Kurdes – critiqué avec justesse – est, certes, le dommage collatéral de l’opposition entre deux visions du monde totalement opposées: l’hyper-globalisation d’un côté, le « pays » d’abord de l’autre.

Décidément, Donald Trump a le don de tenir ses promesses de campagne, au grand dam de ses contempteurs qui avaient cyniquement compté sur son « assagissement » post-victoire – c’est-à-dire escompté qu’il n’ait fait que de l’esbroufe pour gagner mais qu’il rentre dans les rangs par la suite et trahissent ainsi ses électeurs. Le président américain avait promis de mettre un terme aux guerres coûteuses et interminables menées par les États-Unis à l’étranger, et voilà qu’il retire ses troupes de Syrie. Il compte également réduire de moitié la présence des troupes américaines en Afghanistan, après 18 ans de guerre « interminable ». Choqué, le Secrétaire de la Défense, James Mattis, dont on attendait qu’il émousse la vision « America First » du président Trump, a remis sa démission en signe de désaccord total. Les « alliés » occidentaux s’en inquiètent,  car Mattis était vu comme un grand soutien de l’OTAN, là où Trump menaçait (bluff) parfois même d’en sortir, au motif que les pays membres de l’Alliance ne prennent pas leur part du fardeau financier, ce qui est la stricte vérité. Cette plainte n’est d’ailleurs pas nouvelle, car tous les présidents des États-Unis ont regretté depuis des décennies que le budget devant être alloué à la défense n’ait jamais été atteint par les pays membres, notamment ceux de la « vieille Europe ». Toutefois, Donald Trump, avec sa verve coutumière, l’a exprimé plus clairement encore, avec sa manière toute particulière de mener des « deals », c’est-à-dire des « propositions que l’on ne peut pas refuser », pour paraphraser un célèbre mafieux new yorkais… Les États-Unis supportent en fait près de 75% des coûts de l’OTAN, dont l’objectif est pourtant en premier lieu de défendre la sécurité européenne, objectif hérité de la guerre froide et qui n’a plus grand sens aujourd’hui pour certains.

L’abandon des forces kurdes qui ont combattu DAECH ?

Le retrait de Syrie pourrait signer le coup d’arrêt pour les forces Kurdes qui ont pourtant joué un rôle crucial dans les multiples défaites de l’Etat Islamique depuis 2016. D’un autre côté, sans leur allié américain, les Kurdes pourraient être amenés à reformer leur alliance avec les forces pro-gouvernementales afin de contrer la répression turque, Erdogan cherchant à les écraser des deux côtés de l’Euphrate. Ce serait donc l’opportunité pour le régime de Bachar Al-Assad de recouvrer l’entièreté du territoire syrien, avec bien sûr un fort appui russe, territoire pour l’instant laissé à la gestion des Forces de Défense Syriennes (principalement composées de Kurdes des YPG et de leurs alliés arabes locaux), ceci du fait de la faiblesse de l’armée syrienne qui devait privilégier l’ennemi principal, à savoir les jihadistes internationaux et les rebelles sunnites arabes et turcophones. Il est clair que sans les Américains sur le sol syrien, le jeu des forces en présence (Russie, Turquie, Iran) peut basculer à tout moment sans qu’on en connaisse l’issue.

Cependant, ceux qui, parmi les capitales occidentales moralisatrices, accusent Donald Trump « d’abandonner les Kurdes », se sont souvent bien gardés de dénoncer les agissements d’Erdogan contre les kurdes, et ce dans une logique du double standard devenue la norme à l’international ces dernières années. Ils se gardent également de noter qu’en réalité, le président américain respecte tout simplement le droit international, et en particulier celui des Nations Unies, en réitérant son attachement non seulement au « patriotisme » (« America first ») mais aussi par là même occasion, celui de l’intangibilité des frontières. Un principe fondateur du droit international que la plupart des prédécesseurs de « Donald » ont tous violé, à commencer par les Bush et les Clinton, que ce soit en Amérique latine, en Irak, ou en ex-Yougoslavie. Les kurdes ont certes combattu avec une bravoure remarquée par la « communauté internationale », mais leur désir de former un État indépendant ne pouvait signifier, en cas de victoire pour eux, que la fin de la Syrie telle qu’on la connaît, et de surcroit la déstabilisation des trois autres pays abritant des forces et populations kurdes travaillées par le désir séparatiste (Irak, Iran, Turquie).

Cette fois-ci, c’est peut-être donc l’occasion pour le régime syrien de contrôlée à nouveau l’ensemble de son territoire, ce que Trump semble bien avoir à la fois compris et accepté, voir négocié tant avec les Turcs qu’avec les Russes. En fait, en bon adepte de la Realpolitik, certes, non fait de bons sentiments mais de réalisme et de cynisme, le président étatsunien a de facto décidé de laisser la main haute aux deux puissances étrangères les plus décisives en Syrie : la Russie et la Turquie, lesquelles se sont elles-mêmes entendues depuis 2016 dans le cadre des accords d’Astana (militaires) et de Sotchi (politiques), alors qu’elles poursuivent au départ des intérêts totalement opposés en Syrie. De ce fait, si Ankara s’est vengée du soutien américain aux forces kurdes en se rapprochant depuis 2016 de Moscou (après une crise pourtant très grave en 2015), le retrait américain peut finalement rééquilibrer la donne et finalement mener à une sortie du conflit. Et l’aide militaire américaine apportée aux milices kurdes et FDS à l’est de l’Euphrate n’est pas pour autant totalement supprimée : tout dépendra en fait de la façon dont l’armée turque et le néo-Sultan Erdogan profitera de façon sage ou inconsidérée du vide stratégique laissé par le retrait américain.

Les Américains se retirent-ils du jeu mondial ?

Les réactions au retrait américain n’ont pas manqué, certains estimant que le « versatile » Donald Trump « lâchait » ses alliés. En réalité, les critiques viennent de deux camps opposés. D’une part, celle des néoconservateurs et des Démocrates, adeptes de l’interventionnisme américain, et qui voient dans le « repli » de leur Président « l’abandon » du rôle de « leader mondial » dévolu aux États-Unis, voire même un « manquement au devoir moral » de répandre la démocratie et le « bien » puis soutenir la « liberté dans le monde». Ce n’est d’ailleurs sans doute pas Donald Trump qui les détromperait : après tout, sa promesse est de mettre « l’Amérique d’abord », et l’on ne soigne jamais aussi bien son chez-Soi qu’en cessant de se dépenser pour le compte des Autres. L’autre camp des critiques est celui des Européens qui s’indignent de ce que les États-Unis ne jouent plus le « jeu mondial », celui de la globalisation d’abord, entendue non plus comme des moyens d’échanges mais comme un projet mondialiste, nuance que Trump a explicitement évoquée.

Or de l’avis de nombre de ses soutiens et électeurs, globalement restés fidèles, les mesures prises par le président américain depuis le début de sa présidence ont eu un effet particulièrement positif pour les Américains : le taux de chômage est au plus bas – y compris chez les Noirs américains, le prix du carburant a chuté, et la bourse n’a cessé de progresser jusqu’à la très récente crise du shutdown. Comme le rappelle Randall Schweller dans Foreign Affairs, Trump respecte en fait son engagement de mettre fin à l’ère où « nos politiciens semblent plus intéressés de défendre les frontières d’autres pays que du leur ».

C’est d’ailleurs dans ce contexte qu’on peut comprendre le bras de fer actuel du président avec son administration visant à faire voter le financement du mur de la frontière sud avec le Mexique. Plutôt qu’un retrait du jeu mondial dont il laisserait la direction à d’autres, Trump entend en fait « responsabiliser » ses alliés, qu’ils soient latino-américains, européens ou asiatiques, et par conséquent redistribuer les cartes.

Trump à contre-courant de la grande unification « libérale »

Alors qu’en Europe les alliances se succèdent dans le sens d’un soutien idéologique à une globalisation effrénée qui cache mal un projet mondialiste, Trump a clairement montré son intention de recentrer la politique américaine sur les intérêts des citoyens américains. Qu’on le dénonce comme téméraire, imprudent ou irréfléchi ne le gêne pas outre-mesure, autre pied de nez à la règle informelle internationale du « (cosmo)politiquement correct » qui veut que « dénoncer » les trublions suffirait à les faire rentrer dans le rang. Or Donald Trump est bien décidé à mettre fin au multilatéralisme excessif, pas celui des années 1950 originel, mais celui, actuel, hérité de l’Après-Guerre froide, qui réduit la capacité des Etats à contrôler « leurs » affaires nationales propres par toute une série de contraintes morales et juridictionnelles.

Les Etats-Unis se sont ainsi retirée de l’accord sur le nucléaire avec l’Iran, de l’accord de Libre-échange pacifique TTIP ; des négociations sur le Pacte global sur la migration des Nations Unies, etc. En d’autres mots, Trump va entièrement à l’encontre du mouvement que poursuit l’Establishment européen, canadien et états-unien, plus soucieux d’ouvrir les frontières, de favoriser la « migration », et d’accélérer la globalisation que de répondre aux « passions » dangereuses et « identitaires » des citoyens lambdas que l’on doit de ce fait « rééduquer ». La triste ironie est que ces élites moralisatrices cosmopolitiquement correctes qui blâment les États-Unis de Donald Trump pour leur « manque d’engagement dans la grande lutte mondiale contre le réchauffement climatique » ou le fait de resserrer l’étau sur les tarifs douaniers avec la Chine, se couchent devant la Chine néo-impériale et feignent de nier la stratégie déloyale de Pékin qui pille les technologies occidentales, viole les règles de libre-échange de l’OMC, pratique un protectionnisme sournois et demeure de loin le plus grand pollueur au monde. A noter d’ailleurs que ce que les experts annonçaient comme un « désastre économique » pour les Américains a en fait été l’occasion de redresser un rapport de forces complètement déséquilibré entre la Chine et les États-Unis. En effet, Beijing a fini par céder en offrant à l’administration de Donald Trump d’augmenter ses importations de produits américains en échange du desserrement par les Etats-Unis de l’étau sur la douane et de la baisse sa taxe sur les voitures à 15 % (contre 25%, sachant que la taxe américaine équivalente était de 2,5% !).

De même, alors que les États non-signataires du Pacte global sur les Migrations qui a tant fait jaser le « boboland » immigrationniste se voyaient sermonnés sur leur manque de vision – Donald Trump s’étant retiré de la table des négociations déjà un an avant le document final – on feint d’oublier que les États-Unis ont le plus haut pourcentage de migrants dans le monde.

Deux visions du monde, deux types de gouvernance ?

Les critiques ne manquent pas, en particulier concernant le dédain supposé de Trump pour ses alliés. Or derrière cette critique, il convient de voir deux visions du monde – et du rôle joué par les États-Unis – qui s’opposent radicalement. Le respect des alliés est en fait l’autre face de l’interventionnisme américain sous couvert de « répandre » la démocratie – comme si l’on pouvait l’étaler à travers le monde, au mépris des spécificités géopolitiques et des jeux d’équilibres précaires propres à la région du Moyen-Orient.

Le recentrage voulu par Trump montre en fait que cette administration « isolationniste » est veut faire entrer les Etats-Unis dans une phase de maturité « multipolariste » alors que ses autres partenaires occidentaux (européens et canadien) de l’OTAN puis « l’Etat profond » démocrate-néo-cons américain s’enfonce dans ce qui ressemble très fort à de l’hubris. Il est facile de tout mettre sur le compte d’une « folie » du président américain, mais nombre des accords qu’il a répudiés (accord sur le nucléaire iranien, accord sur le climat, pacte global sur la migration) et des organisations qu’il critique étaient problématiques à plusieurs points de vue, et avant tout du point de vue américain lui-même qui en supporte le coût financier. Là où en Europe, on fait fi du contexte et de l’histoire, Donald Trump est finalement plus attentif à la situation actuelle de « multipolarisation » du monde de l’après-guerre froide. En effet, n’en déplaise à ceux qui s’évertuent à faire de Moscou l’œil de Sauron, la Guerre froide n’est plus, et le rôle de l’OTAN est donc à revoir de fond en comble. Ce qui ne veut pas dire détruire cette organisation, contrairement à ce que l’on a stupidement reproché à Donald Trump.

La réelle aversion de Trump à faire usage de l’interventionnisme militaire et à privilégier la négociation (même très « hard » ou « cash »), dans un style souvent discutable, peut choquer, mais force est de constater son efficacité, comme on l’a vu par exemple avec la Corée du Nord, et peut être bientôt avec le régime totalitaire iranien, sur le point d’être économiquement à genoux. C’est d’ailleurs peut-être le secrétaire d’État américain Michael Pompeo qui l’a le mieux exprimé, notamment lorsqu’il a parlé de la capacité de Donald Trump à discuter même avec ses adversaires les plus déterminés : comme Ronald Reagan en son temps, Trump a le mérite de mélanger la clarté morale et l’acuité diplomatique. Une forme de réalisme politique auquel on aimerait voir nos dirigeants revenir.

Voir aussi:

Gilets jaunes: le vrai gagnant, c’est Donald Trump?

Je vous l’avais bien dit que les gens ne voulaient pas de votre écologie!


Tout le monde a vu sa victoire dans la « défaite » de Macron. Mais le vrai gagnant du mouvement des gilets jaunes est peut-être à chercher ailleurs. De l’autre côté de l’Atlantique…


De l’extrême gauche anarchiste aux « identitaires » de la droite dure, tout le monde veut voir sa victoire dans le recul de Macron face aux gilets jaunes. Mais au-delà des agendas politiques français, ce sont bien les conservateurs américains qui voient leur vision du monde confortée !

Certains esprits ont vu dans le mouvement des gilets jaunes une exaltation des valeurs françaises. Rien de moins ! Les regroupements spontanés de nombreux citoyens sur les ronds-points de France font certes plaisir à voir. Mais tout de même : quelle France divisée ! N’oublions pas trop vite tous ceux qui ont pris peur en restant des samedis entiers devant BFM TV. Ni ceux qui regrettent qu’un mouvement de contestation ait pu arriver à ses fins en faisant plier le pouvoir. Mouvement d’autant plus inquiétant qu’il est complètement désorganisé et manipulé de toutes parts. Je reconnais pour ma pomme m’être uniquement réjoui que le pays ne soit pas complètement mort, finalement.

Chacun voit la victoire à sa porte

Les acteurs les plus variés ont vu dans le mouvement des gilets jaunes l’expression populaire bienvenue de leurs propres revendications. Par exemple, lorsque les graves débordements éclatent à Paris, du NPA d’Olivier Besancenot à la droite identitaire, tous les radicaux se réjouissent et comptent leurs troupes en présence. Dans la partie plus présentable de l’échiquier politique, c’est un peu la même chose. Les libéraux ont vu dans le mouvement l’expression du trop-plein de taxes, amplifié par un président pourtant un temps identifié comme libéral. Les socialistes, eux, ont cru y voir le « retour de la question sociale », alors que le débat politique et intellectuel hexagonal était, selon eux, occupé par les questions d’identité ou de sécurité depuis des mois.

On le voit : chacun a endossé son gilet jaune. Le philosophe Alain Finkielkraut déclare préférer les « ploucs » de province aux « bobos » parisiens. Il est gilet jaune. Mais le romancier Edouard Louis aussi, même si c’est dans une approche bien différente, et peut-être car il a des choses à se faire pardonner… Un soutien de plus, en tout cas. De peur apparaître « déconnectés » dans leurs rédactions parisiennes, les médiatiques n’ont jamais osé vraiment recadrer les propos parfois outranciers de certains gilets jaunes qui se pressaient devant les micros. Sans vouloir manifester ici le moindre mépris de classe, il faut reconnaître que les propos les plus crétins ont parfois été largement diffusés. De peur de passer pour « bourgeois » ou pour un « jaune » (le comble !), les esprits sensés se sont effacés devant les plus forts en gueule. Après les mesures lâchées, lundi soir, par un Macron en pleine tourmente, tout le monde devrait avoir remporté une grande victoire. Seul le président semble affaibli. Mais n’oublions pas que c’est notre chef pour encore quelques années.

Macron vertement affaibli

Macron voit le rythme des réformes de son quinquennat brutalement interrompu, tout comme son combat pour le « rafraîchissement » de la planète. Sarkozy, qui le conseillerait discrètement, aurait vu venir la catastrophe. Le 1er novembre dans Le Point, il déclarait : « A peine le président émerge-t-il que le système cherche à laffaiblir ou à le détruire à travers les réseaux sociaux. » Il ajoutait aussi : « Le modèle démocratique touche aujourdhui brutalement ses limites. » Prémonitoire ?

De leur côté, les conservateurs américains ne demandaient qu’à voir le programme de Trump appliqué dans leur coin… Même si la voix de la France ne porte plus tant que ça, ils ont été à de nombreuses reprises contrariés par les reproches français d’un Macron arrogant présenté comme le nouveau leader du monde libre (par une presse et une intelligentsia en sédition avec le pouvoir politique). Aussi, l’occasion était trop bonne : les conservateurs américains voient dans la situation sociale française actuelle une raison de plus de se détourner des politiques « vertes ».

Trump et les « rednecks » français

Outre-Atlantique, on ne se demande pas qui est gagnant ou perdant parmi les Français ou leurs élites politiques. C’est Trump : 1, Macron : 0. La croissance économique française déjà faiblarde ne pâtit-elle pas du mouvement social ? On évalue son impact à – 0,1 point. En termes d’image du pays à l’étranger ou de concorde civile, les dégâts sont désastreux et plus difficiles encore à mesurer. Il est connu que Trump se moque éperdument du rafraichissement du climat. Sur les questions d’écologie, si l’on caricature un peu, le plus important pour le président américain est de s’assurer qu’il pourra continuer à arroser les greens des nombreux golfs qu’il possède. Alors que la situation s’envenimait en France, Donald Trump s’est ainsi autorisé un tweet dont il a la recette à l’attention de son « ami » Emmanuel.

Dans son esprit, les protestations des gilets jaunes et le recul de Macron ne font que confirmer ce qu’il disait des accords de Paris depuis deux ans. Les images de violence parisienne relayées par les télévisions comme Fox News sont l’illustration d’un petit peuple qui n’en peut plus d’être pressuré de taxes vertes et que l’administration Trump se garde bien d’imiter. Selon la rhétorique trumpiste, des élites technocratiques ont mis en place chez nous des politiques environnementales qui étranglent les familles modestes de la périphérie, bien contraintes d’utiliser leurs véhicules diesel. Pour les conservateurs américains, le peuple français rural – comme l’électorat de Trump – n’a pas d’autre choix pour aller travailler. Le mécontentement envers Macron était déjà grandissant : politique économique qui tarde à porter ses fruits et adoubement devant une vision mondialiste de l’économie qui fracasse les classes moyennes inférieures. Lesquelles entrent en révolte contre une élite qui les dirige depuis des métropoles où l’on se déplace en transport en commun…

Selon le président américain, les manifestants français qui ont déboulé dans la capitale – qu’il adore – chantaient « We want Trump ! » dans les rues. Voilà autre chose ! Si j’en crois les nombreux comptes-rendus des journalistes français présents sur place, on a quand même envie de crier à la fake news…


Hystérie anti-Trump: C’est une nouvelle guerre civile, imbécile ! (Who cares for the color of the cat if it catches the mice ?)

7 septembre, 2018
Peu importe que le chat soit noir ou blanc pourvu qu’il attrape les souris. Deng Xiaoping
Le problème – dont le président n’a pas pris toute la mesure – est que de nombreux hauts responsables de sa propre administration œuvrent activement de l’intérieur pour bloquer certains de ses projets et faire obstacle à ses pires penchants. Je suis bien placé pour le savoir. Je suis l’un de ces responsables. Soulignons tout de suite que notre action n’a rien à voir avec la “résistance” populaire menée par la gauche. Nous souhaitons la réussite de cette administration et pensons que nombre de mesures qu’elle a prises ont d’ores et déjà rendu l’Amérique plus sûre et plus prospère. Mais nous sommes convaincus que notre premier devoir est à l’égard de ce pays, et que le président persiste à agir d’une façon qui nuit à la santé de notre république. C’est pour cette raison que de nombreux responsables nommés par M. Trump se sont engagés à faire tout leur possible pour préserver nos institutions démocratiques et contrecarrer les impulsions les plus nocives de M. Trump jusqu’à ce qu’il quitte ses fonctions. La racine du problème, c’est l’amoralité du président. Quiconque travaille avec lui se rend rapidement compte que ses décisions ne se fondent sur aucun principe fondamental discernable auquel il serait attaché. Bien qu’élu sous l’étiquette républicaine, le président montre peu d’attachement aux idéaux portés depuis longtemps par les conservateurs : esprits libres, marchés libres, peuple libre. Au mieux il invoque ces idéaux dans des occasions soigneusement mises en scène. Au pire, il les attaque frontalement. Outre son acharnement à répandre l’idée selon laquelle la presse est “l’ennemie du peuple”, les réflexes du président Trump sont en général hostiles au commerce et à la démocratie. Que l’on ne se méprenne pas. Il y a eu, sur certains points, des avancées brillantes dont la couverture médiatique négative quasi permanente de cette administration n’a pas su rendre compte : une déréglementation efficace, une réforme fiscale historique, des forces armées plus puissantes, etc. Mais ces réussites ont été acquises en dépit, et non grâce au style de leadership du président, qui est impétueux, dans l’affrontement, mesquin et inefficace. Chaque jour, que ce soit à la Maison Blanche ou dans les différents départements et agences du gouvernement, les hauts responsables font part en privé de leur incrédulité devant les déclarations et les initiatives du commandant en chef. La plupart s’efforcent de protéger leurs activités de ses coups de tête. Les réunions avec lui s’égarent dans tous les sens, il se lance dans des diatribes à répétition, et son impulsivité débouche sur des décisions mal mûries, mal informées et parfois irresponsables, sur lesquelles il faut ensuite revenir. “Il est absolument impossible de prévoir s’il va changer d’avis ou pas dans la minute qui suit”, me confiait récemment un haut responsable exaspéré à la sortie d’une réunion dans le bureau Ovale au cours de laquelle le président avait opéré un virage à 180 degrés sur une décision politique majeure qu’il avait prise une semaine auparavant. Son comportement erratique serait plus inquiétant encore sans la présence dans et autour de la Maison Blanche de discrets héros. Certains de ses conseillers sont traités de scélérats par les médias. En privé pourtant, ils se démènent pour que les mauvaises décisions restent confinées dans l’Aile ouest – même s’il est évident qu’ils n’y réussissent pas toujours. Cela leur sera peut-être d’un maigre réconfort dans cette période chaotique, mais les Américains doivent savoir qu’il y a des adultes dans la pièce. Résistant et membre autoproclamé du cabinet Trump (NYT)
La politique du journal, c’est de décourager les sources anonymes au sein même des papiers des journalistes. Donc, publier une tribune anonyme, c’est très inhabituel ! Je ne crois pas que cela soit contesté au sein de la rédaction. On accepte les explications du chef de rubrique Opinions et de la porte-parole du journal, selon lesquels le sujet est d’une telle importance qu’il fallait faire une exception à la règle. Cela restera l’exception. (…) Je ne dirais pas que c’est du sabotage. Ce personnage, homme, femme, je ne sais pas qui a témoigné, n’a révélé que ce qu’on savait déjà à travers plusieurs déclarations de gens qui connaissent bien le fonctionnement, ou plutôt le dysfonctionnement, de la Maison Blanche actuelle, puis par le livre de Bob Woodward qui dit exactement la même chose. La seule nouveauté, c’est que cela vienne directement de l’intérieur de la Maison Blanche. (…) Trump lui-même a dit pendant la campagne qu’il pourrait se promener sur la Ve avenue à New York en tirant sur les gens et que ça ne lui coûterait aucune voix. Il s’est toujours placé en dehors de la moralité, et ses électeurs ont approuvé. (…) Un tiers de l’électorat continuera à le soutenir quoi qu’il arrive. C’est vérifié dans les sondages. Ils sont inébranlables. Ensuite, une autre partie des Républicains, environ 10% de l’électorat, flotte un peu. A des doutes. Un article comme celui qu’on vient de publier pourrait les faire basculer, ou du moins semer le trouble. Il faut aussi regarder les sondages sur la popularité de Trump, autour de 43-44%, ce qui est très mauvais pour un Président à ce stade de son mandat. Cela signifie qu’il va largement perdre les élections de mi-mandat le 6 novembre prochain, où la totalité de la Chambre des représentants est renouvelée. Tous les sondages donnent les Républicains perdants. Les Démocrates n’ont besoin de faire tomber que vingt-trois sièges pour avoir la majorité, ce n’est pas énorme. (…) Nous savions déjà qu’une majorité de Républicains émettait des doutes sur le fonctionnement de Donald Trump. Ils disent tous en « off » leur inquiétude. Et comment pour un observateur rationnel ne pas être convaincu que ce monsieur n’est à pas à la hauteur, qu’il est incapable, et dangereux ? Mais en public, les responsables républicains, à de rares exceptions près, ne vont jamais admettre que l’empereur est nu. (…) La déclaration de Michael Cohen est beaucoup plus grave pour Trump, elle l’a clairement placé dans l’illégalité. Michael Cohen a accusé, avec des preuves, Donald Trump d’avoir commis des actes illégaux. Le Président devrait donc être inculpé pour cela. (…) Il semble qu’il y ait eu une discussion entre membres de la haute administration là-dessus et qu’ils aient renoncé. Il me semble beaucoup plus probable que les démocrates, s’ils gagnent en novembre, enclenchent la procédure de destitution (impeachment). Qui échouera d’ailleurs, car s’il suffit d’une majorité à la Chambre pour déclencher la procédure, il faut les deux tiers au Sénat pour la condamnation, et les Démocrates n’auront jamais les deux tiers. (…) Ce sont surtout les grandes entreprises qui enregistrent des profits spectaculaires, pour une bonne part à cause des baisses d’ impôts. Mais les salaires stagnent, les gens ne voient pas de changement dans leur vie. Sauf ceux qui ont des titres en Bourse, c’est-à-dire une minorité d’Américains. L’Amérique qui était déjà prospère est encore plus prospère. L’ironie, c’est que l’électorat de Trump, «my guys» comme il les appelle, la classe ouvrière blanche, démunie, reste démunie. Elle n’a pas bénéficié de la politique de Trump, mais pas du tout. (…) Les contre-pouvoirs, dont la presse, font la démonstration que les Etats-Unis sont un Etat de droit. L’erreur de Trump est d’avoir pensé qu’il pouvait les balayer d’un revers de main, qu’il s’agisse de la presse, ou des institutions judiciaires. Ce n’est pas possible dans une vieille République comme la nôtre. Les institutions sont bien ancrées, on voit qu’elles réagissent. La démocratie américaine a plus de deux cents ans, elle se réveille. C’est vrai qu’on était endormi. On ne se rendait pas compte de l’enjeu. Tous les résultats des élections partielles montrent une très forte mobilisation de la résistance contre Trump. C’est parce qu’on croit très fort dans les valeurs de la démocratie. (…) Je ne suis pas naïf, j’ai fait presque toute ma carrière dans le sud profond, je connais très bien l’électorat Trump. Il faut absolument que les démocrates incorporent dans leurs programmes ces inquiétudes. Il faut absolument plus d’égalité dans la distribution des richesses. On voit d’ailleurs la percée d’une gauche qu’on croyait morte. Les élections partielles portent au pouvoir des hommes et femmes politiques qui s’affichent clairement à gauche, presque dans le socialisme à l’européenne – Bernie Sanders portait ce message, mais avec des failles, trop vieux, trop tourné vers le passé. Je pense à cette latino-américaine qui vient d’être élue dans le Bronx, Alexandra Ocasio-Cortez, et à cette jeune femme noire à Boston, Ariana Presley. Avec ces femmes démocrates très à gauche, un grand chamboulement est en train de se produire. Adam Nossiter (correspondant du “New York Times” en France)
Une autre chose qui devrait compter, c’est la décision prise par le Times de publier un éditorial anonyme. Il n’y a pas si longtemps, le journal avait juré qu’il allait sévir contre l’utilisation de sources anonymes dans ses reportages. L’argument pour cela était et demeure que c’est une erreur de laisser des personnes s’en prendre anonymement à d’autres sans risquer d’être réfutées et également d’empêcher les lecteurs de porter des jugements sur la véracité et les motivations d’un auteur. Mais cela c’était à l’ère A.T. – Avant Trump. Depuis la candidature à la présidence de Trump, le rédacteur en chef, Dean Baquet, a décidé que Trump ne méritait pas d’être traité selon les normes traditionnelles d’équité parce qu’il fallait l’empêcher de devenir président. C’est ainsi que chaque article est devenu un article d’opinion anti-Trump. À présent, les sources anonymes font partie de la routine, et en effet beaucoup de reportages n’existeraient pas sans elles. Cette pratique déloyale s’est maintenant déplacée dans la section éditoriale. Les mauvaises idées sont contagieuses. En réalité, ce qu’a fait le New York Times, c’est éliminer les reportages et les faits et se cacher derrière une longue et péjorative citation anonyme. Ce n’est pas du journalisme. C’est de la lacheté. Michel Goodwin
La ministre des Armées Florence Parly a annoncé un investissement massif dans les moyens spatiaux de l’armée. Une réponse à l’ »arsenalisation » de l’espace par les Etats-Unis, la Russie et la Chine… et à l’espionnage du satellite français Athena Fidus par un satellite russe l’an dernier. Challenges
Mounk convincingly argues that democracy and liberalism are not synonymous and that in the face of uneven growth and a multicultural world, friction (or worse) between the two concepts is now almost predictable. The People vs Democracy delivers a clear-eyed take on how liberal democracy fell out of favor in swaths of the Anglosphere and elsewhere. Not surprisingly, Mounk is alarmed by the rise of populism and what he diagnoses as liberal democracy’s fragility. He acknowledges that nationalism will be with us for the foreseeable future and posits the possibility that “citizens have built up loyalty to their political system because it kept the peace and swelled their pocketbooks, not because they hold a deep commitment to its most fundamental principles”. Does he overstate? Only maybe. Over decades, political values become baked into the national DNA. In the US, they are embedded in the constitution and celebrated on 4 July. Yet those same conventions are being buffeted by sustained centrifugal forces. In Mounk’s words, “democracy is deconsolidating”. (…) Although Mounk is openly discomfited by nationalism, he is impressed by its potency and durability, calling it the “most defining political force of its time”. He contends that in the 18th and 19th centuries, nationalism “nearly always took the form of a hankering for ethnic purity as well as democracy”. To be sure, the homogeneous impulse, a frequent component of nation-building, was a part of the American Genesis. In the drive to ratify the constitution, common ancestry and religion were enlisted, with English and Protestant the operative ties that bound. John Jay, the nation’s first chief justice and an abolitionist, wrote of Americans being “a people descended from the same ancestors, speaking the same language, professing the same religion”. Alexander Hamilton was not the only voice; the debate still rages. An immigration proponent, Mounk observes that going back in time citizenship was usually restricted to a subset of the overall population. In ancient Athens, the status of citizen was limited to the offspring of two Athenian parents. By contrast, the Roman empire was more elastic in its approach, mindful that citizenship and ethnic sameness counted for less when an emperor occupied the throne. The People vs Democracy is conscious of how the west arrived at its current inflection point. In addition to listing the usual causes, Mounk writes that too much distance emerged between government and the governed. As an illustration he points to the European commission, an opaque and unelected bureaucracy that affects the lives of hundreds of millions. Mounk also casts a wary eye at tribalism. Like Columbia University’s Mark Lilla, he rejects identity politics as antithetical to the “possibility of a truly open and multiethnic society”. And therein lies the challenge for Mounk and proponents of modern-day liberal democracy: preserving democracy with its attendant checks and balances while protecting individual freedoms in the face of growing antagonisms. As expected, The People vs Democracy lists possible remedies to this malaise, including “inclusive patriotism”. Mounk’s solutions will probably come up short as the haves and have-nots continue to move down separate paths, with the rich hiving off and the cognitive elites pairing off. Moreover, in the US reconciliation is further complicated by political affiliation becoming increasingly aligned with race and religion. These divides are organic if not intractable. Mounk is dead-on when he observes that candidates can no longer preach the virtues of the status quo when life is an unbridgeable moat to far too many. Citizens do not want to be sneered at as would-be vandals by their duly elected stewards. The world is no longer flat and, once again, blood and soil are relevant. Voters derided as “deplorables”, that is those who came up short in the march toward globalization, will no longer tolerate being ignored. How liberalism and democracy eventually respond to this latest test is the critical but unanswered question. The Guardian
If advisors [and] Trump staffers are working to undermine him because they know better on everything. If he can’t impose his will on his own branch of government, then what’s the difference between a government run by a technocratic junta and what we have now? There’s a reason people across the political spectrum were using the word “coup” yesterday after the op-ed appeared. Although to lefties, of course, the main knock on the junta is that they haven’t done enough to restrain him. Republicans are collaborators, they insist, not resisters. Hot air
Aside from the cultists, millions of voters cast their ballots knowing that he was a flawed man. They knew, and still know, that he’s cheated on his wife. They wished, and still wish, that he wouldn’t rage on Twitter, that he showed more self-discipline, and that he had more integrity. But they preferred him to Hillary Clinton, another corrupt candidate. But there’s something else that voters have “priced in,” too: They expect that Trump will face stiff resistance from the Republican establishment, and that the permanent class of civil servants — the “deep state” we hear so much about — will loathe and seek to undermine him. So when you run to the Times or to the Post and make anonymous claims, Trump’s supporters quite fairly question your motives. If the crisis is so bad, and your motives are so pure, why not go on the record? That said, I’ve been living alongside Trump supporters every day of my life since he came down that escalator. I know what they see in him. I know what they expect in him. And I’ll tell you what’s not “priced-in”: Actual instability. True stories of dangerous behavior. Some certain hardcore cohort of Twitter trolls and Trumpists will never leave their man. Some number of Republican congressmen would stand by his side no matter what, too. But constitutional correction in this case doesn’t require unanimity. It does require testimony and evidence that verifies your claims. We have reached a miserable point in American democracy. Unelected public servants so distrust the political branches of government that they actually work to undermine elected officials or refuse to even attempt to utilize constitutional systems of checks and balances. If you’re telling the truth, there exist within the Trump administration people who believe that our nation is led by a man who’s too unstable to govern. Yet to these people, even that level of a national emergency doesn’t justify the risk to career and reputation inherent in resignation and public testimony? A nation once worth dying for is now only worth leaking for? The alternative explanation, of course, is even worse: Maybe you and your fellow anonymous leakers aren’t telling the truth. Maybe you’re exaggerating so much that you’re stoking a false sense of fear and urgency. Based on the gap between the president’s Twitter feed and the administration’s actions, it’s clear that something is happening to thwart his will or change his mind. But is there a real fire behind all this smoke? We just don’t know. David French
The number of Americans filing new claims for unemployment benefits dropped to its lowest level in 49 years last week. Labor Department data released on Thursday show that seasonally adjusted initial claims filed in the week ending September 1 fell to 203,000, down 10,000 from the previous week. The last time the number of weekly jobless claims was this low was December, 1969, when 202,000 filed initial requests for benefits. Job openings started outstripping job seekers in March, and the labor market is now considered near full employment. The U.S. economy reached a record 6.7 million job openings in April, hundreds of thousands more than the number of unemployed workers. The number of openings has never been higher than the number of job seekers since the government started keeping statistics on both in 2000. At the same time, wages have mostly stagnated, confusing economists who continue to expect that their growth will pick up. The economy grew at a 4.2 percent rate in the second quarter of 2018, the fastest in four years. The Federal Reserve has hiked interest rates twice this year and is considering doing so again in response to the economy’s robust growth. National Review
Le président Donald Trump éprouve une difficulté indiscutable à former et à garder une équipe opérationnelle autour de lui ainsi qu’à prévenir des commentaires moqueurs à son égard par des membres de son gouvernement. Ajoutons à cela l’enquête en cours sur une éventuelle collusion entre son équipe de campagne et le gouvernement russe, et alors tous les ingrédients d’un film de suspense, à rebondissements, se trouvent réunis. Au milieu de la tourmente, cependant, le président américain peut éprouver un certain réconfort dans l’aide non intentionnelle que lui apportent ses ennemis idéologiques, c’est-à-dire les membres d’une gauche – représentée par le Parti démocrate et des analystes politiques proches de ce parti – dont les critiques envers Trump sont tellement biaisées et incohérentes qu’elles perdent largement en crédibilité et en lisibilité. (…) Prenons d’emblée le cas du conflit syrien. Après avoir établi une « ligne rouge » concernant l’éventuel usage d’armes chimiques en Syrie, le Président Obama renonça à mettre sa menace à exécution lorsque le régime de Bachar el-Assad employa ce type d’armes contre la population civile de son pays. La reculade d’Obama envoya un signal clair aux adversaires des États-Unis dans la région, notamment l’Iran et la Russie : ces derniers pouvaient désormais occuper le terrain en Syrie (comme ils ne se privèrent pas de le faire) sans craindre une riposte américaine. Et pourtant, cela ne dérangea guère, ou pas du tout, les membres du Parti démocrate. Or, lorsque le président Trump décida en mai de l’an passé de lancer des attaques aériennes sur les installations militaires du régime de Bachar el-Assad (et ce en réaction à l’emploi à nouveau d’armes chimiques par ce régime), le Parti démocrate offrit le spectacle de la division. En effet, tandis que les leaders de ce parti dans les deux chambres du pouvoir législatif américain – Chuck Schumer et Nancy Pelosi – manifestèrent un soutien, certes mitigé, à cette initiative, bien de leurs camarades condamnèrent leur prise de position, montrant de ce fait un parti sans position claire à cet égard. En ce qui concerne la Corée du Nord, la gauche américaine n’a pas lésiné sur les critiques à la rhétorique belliciste de Donald Trump à l’égard du dictateur Kim Jong-un. Elle a été, en revanche, bien avare de mots pour admettre que la fameuse « patience stratégique » d’Obama, appliquée à la Corée du Nord, fut un véritable fiasco ayant permis au dictateur Kim Jong-un de faire des progrès considérables dans la militarisation de son programme nucléaire. L’attitude de l’opposition démocrate sur le dossier nord-coréen est devenue encore moins lisible, et plus intenable, après l’annonce d’une rencontre prochaine entre Donald Trump et Kim Jong-un. En effet, plutôt que de montrer un enthousiasme quelconque pour la fenêtre d’opportunité qu’ouvre une telle rencontre, bien des membres de ce parti – y compris la candidate à la présidence lors des élections de 2016, Hillary Clinton – mettent l’emphase sur le manque de sobriété et d’expérience diplomatique de Donald Trump, ce qui, martèlent-ils, peut faire capoter les négociations entre les deux pays. Qu’on se le dise : le sommet États-Unis-Corée du Nord peut finir dans un cul-de-sac, ou même pourrait ne pas avoir lieu du tout. Mais indépendamment de l’issue de cette initiative, il n’en demeurera pas moins que le prédécesseur de Trump, en dépit de son expérience politique et de sa prudence diplomatique, n’était pas parvenu à mettre  Kim Jong-un en disposition de négocier. Puis, de même qu’au sujet de la Corée du Nord, les démocrates américains ne cessent de dénoncer la rhétorique offensive de Donald Trump à l’égard de Téhéran et sa menace de sortir les États-Unis de l’accord négocié par Barak Obama sur le nucléaire iranien. Il n’empêche que c’est bien cette rhétorique qui a poussé les partenaires européens concernés par cet accord à tenter de revoir celui-ci dans le but d’accommoder les objections et les exigences de Donald Trump. Dernier mais non le moindre, des membres de la gauche américaine ont regretté à maintes reprises l’absence d’une « grande stratégie » de politique extérieure chez Donald Trump. Et ils n’ont pas entièrement tort ; car le document publié par l’administration américaine en janvier dernier à ce sujet est prolixe en déclarations de principes et d’objectifs mais ne détaille pas les moyens d’y parvenir. Or, là où se trouve l’inconsistance de la gauche américaine à cet égard, c’est dans le fait qu’elle rechigne à admettre que le Président Obama, lui, ne mit en place une stratégie pouvant être classée parmi les grandes stratégies. Pourquoi, alors, s’en prendre exclusivement à la stratégie de Trump au lieu de proposer quelque chose de nouveau à ce sujet ? D’autre part, affirmer que « Trump a créé un vide temporaire dans le leadership mondial » – comme le fait Jake Sullivan, un haut fonctionnaire du Département d’État dans l’administration Obama – équivaut à ignorer un fait fondamental, à savoir : le vide en question existait déjà avant la présidence de Donald Trump et trouve en grande partie sa cause dans les atermoiements de Barak Obama face aux multiples contentieux internationaux. Les incohérences à répétition de la gauche américaine trahissent un manque d’idées en matière de politique extérieure, comme le reconnaît Zack Beauchamp, ancien chercheur d’un groupe de réflexion (think tank) de centre gauche : le Center for American Progress. Tirer à boulets rouges sur tout ce que Donald Trump puisse dire ou faire en matière de politique extérieure ne parviendra jamais à cacher ou à compenser les atavismes et les carences de la gauche américaine en ce domaine. Une aubaine pour l’actuel président américain. Fabio Raphael Fallio
Derrière les menaces tous azimuts qu’a brandies Donald Trump au cours des derniers mois, l’administration américaine joue en réalité un jeu assez complexe à l’échelle mondiale, vis-à-vis de ses partenaires de l’ALENA (Canada et Mexique), de l’UE, de la Chine ainsi que du Japon et de la Corée du Sud. La méthode se déploie en plusieurs temps. En premier lieu, ont été mises en place les taxes douanières sur l’acier et l’aluminium, assez généralisées, et qui ne sont pas d’une grande efficacité en termes de protection. En réalité, au-delà même du message à l’attention de l’électorat populaire américain, elles consistaient surtout à envoyer un message de détermination aux partenaires commerciaux des Etats-Unis dans le conflit commercial qui s’annonçait. Les taxes sur l’acier n’étaient toutefois pas à même d’enclencher une négociation commerciale poussée, que ce soit à l’échelle de l’ALENA ou avec l’UE. La deuxième phase repose sur la menace, bien plus redoutable, de mesures douanières substantielles dans l’industrie automobile. Sur la base de ce qui a déjà été mis en place dans l’acier, on constate que les menaces sur les industries automobiles des divers pays partenaires sont prises très au sérieux, que ce soit au Mexique, au Canada, en Europe ou au Japon. On a vu le Mexique s’engager dans une renégociation commerciale poussée, en acceptant des quotas et une révision des règles encadrant la provenance des composants des produits pouvant bénéficier d’une exemption de taxes douanières. L’enjeu de l’Alena est, de toute évidence, également majeur pour le Canada, dont les Etats-Unis sont de loin la première destination d’exportation.Il apparaissait clairement que les menaces douanières des Etats-Unis vis-à-vis des ses deux voisins visaient à une reconfiguration de l’accord de libre-échange, en maintenant cet accord in fine à condition que les trois pays se mettent d’accord sur un certain nombre de conditions. On voit en fait une stratégie à peu près comparable vis-à-vis de l’Europe. La Commission européenne insiste sur le fait qu’il ne s’agit en aucun cas de négocier sous la menace un accord commercial alternatif au défunt TTIP. On voit néanmoins une négociation large s’enclencher, sur la base des menaces qui pèsent sur le secteur automobile européen, et allemand en particulier. L’administration américaine était parvenue à un embryon d’accord avec la Commission lors du voyage de Jean-Claude Juncker en juillet à Washington, visant à supprimer les taxes douanières sur les produits industriels en dehors du secteur automobile. Derrière l’objectif de la suppression des droits de douane, on constate une négociation par secteurs. La partie américaine cherche surtout, pour rééquilibrer dans une certaine mesures les échanges, à développer les débouchés des entreprises américaines en Europe. Pour des raisons électorales notamment, Donald Trump insiste constamment sur l’accroissement par l’Europe mais aussi par la Chine des importations de soja américain. De la même façon, les négociations comportent systématiquement un volet sur les exportations de LNG américain. La proposition européenne consistant à supprimer les droits de douane dans l’automobile sur une base réciproque présente un certain intérêt pour les Etats-Unis, puisque les droits de douane européens sur les automobiles sont plus élevés que leur équivalent américain (bien que les USA taxent plus fortement les camions). Mais Donald Trump cherche avant tout à obtenir une renégociation plus générale qui amènent à un rééquilibrage partiel des échanges. Comme le montre son insistance sur les exportations de soja, il n’est sans doute pas guidé par une grande vision technologique. A ce stade, la méthode offre néanmoins une certaine lisibilité. Alors que le Mexique et le Canada (plus progressivement) en sont amenés à accepter une révision de l’Alena, l’UE s’efforce de présenter les négociations comme ne visant qu’à éviter une surenchère douanière. La partie américaine tente néanmoins de mettre au centre de son jeu vis-à-vis de l’Europe ce qui s’apparenterait également à une reconfiguration des échanges. (…) L’éditorial de Mohamed El Erian, célèbre économiste et financier, est un signe marquant, parmi de nombreux autres récemment, de l’évolution du débat sur la question commerciale aux Etats-Unis. L’amorce du débat par Trump sous la forme de menaces à tout va centrées sans grande cohérence sur la métallurgie semblait indiquer une approche chaotique sans véritable objectif si ce n’est électoral. Si la finalité de la stratégie en termes de promotions de certains secteurs interroge encore, il s’avère que l’on a affaire à une stratégie en plusieurs temps visant à une reconfiguration généralisée des échanges des Etats-Unis avec ses principaux partenaires commerciaux. Le cas européen présente tout de même une difficulté particulière, puisque l’UE, mais surtout la zone euro, évoluent vers un modèle généralisé d’excédents commerciaux. Au cœur de ce système, l’Allemagne présente un excédent de sa balance courante qui dépasse désormais largement les 8% du PIB. L’abaissement du taux de change de l’euro a été rendu indispensable par la crise qui a frappé l’union monétaire et fragilisé toute sa partie Sud. Ce faisant, le taux de change de l’euro est bien trop bas pour l’Allemagne, dont les excédents, par conséquent, ne cessent de croître. De plus, l’ensemble des pays de la zone se sont lancés sur la voie de la compression salariale pour compenser l’atonie de leur productivité et relancer tant bien que mal leur croissance par les exportations vers le reste du monde, et notamment vers les Etats-Unis. Le déséquilibre commercial européen est, d’une certaine façon, inhérent à l’union monétaire et à sa philosophie économique. Mohamed El Erian a raison dans son analyse de la dynamique des négociations, et de l’importance des négociations au sein de l’Alena pour la suite des négociations avec le reste du monde, et notamment avec la Chine. Les négociations avec l’Europe sont néanmoins bien plus compliquées qu’elles ne le sont avec le Mexique et le Canada. Donald Trump peut obtenir des concessions visant à accroitre les exportations américaines vers l’Europe dans certains secteurs, mais il est considérablement plus compliqué de parvenir à un véritable rééquilibrage, puisque les déséquilibres européens sont inhérents à la structure monétaire et politique de la zone euro. L’inertie liée à cette situation peut permettre à la partie européenne d’éviter le fond du sujet. Sur le plan monétaire notamment, l’euro est fortement sous-évalué pour l’Allemagne, mais les dirigeants américains étaient les premiers à justement encourager la BCE sur la voie de la relance monétaire et donc de l’affaiblissement du taux de change de l’euro pour maintenir à flot les économies en crise au sein de la zone. Par ailleurs, l’économie européenne montre déjà d’importants signes d’essoufflement, alors que les Etats-Unis affichent actuellement des chiffres de croissance élevés, à la suite du programme de baisse d’impôts. La dimension intrinsèque des excédents commerciaux européens avait permis à l’UE d’éviter ce débat à l’époque où Barack Obama n’avait de cesse de l’évoquer. Le risque lié à une approche comparable face à Donald Trump reste celui d’une fuite en avant sur le plan des tensions et des menaces. (…) Dans le fond, au-delà de la politique douanière ou de la construction de terminaux pour le LNG américain, tout véritable rééquilibrage des échanges entre l’Europe et le reste des pays développés nécessiterait un rééquilibrage, en premier lieu, au sein de l’Union européenne et de la zone euro en particulier. Ce sujet est le grand absent des débats européens, qui ont tendance à se focaliser sur les aspects plus institutionnels, comme le dispositif anti-crise de la zone euro, qui est au cœur des projets d’Emmanuel Macron. La zone euro suit un modèle d’accroissement continu de ses excédents commerciaux, à une échelle désormais massive. Les excédents de l’Allemagne vis-à-vis du reste de la zone euro se sont transformés, au cours de la crise de l’euro, en excédents vis-à-vis du reste du monde. Le débat européen devrait se concentrer sur les moyens de rééquilibrer la dynamique intra-européenne, au moyen d’un modèle de développement qui ne repose pas autant sur la demande extérieure comme moteur de la croissance. De plus, la France, qui n’a pas suivi les mêmes ajustements que les pays les plus durement touchés par la crise comme l’Espagne, le Portugal ou l’Italie, connait pour sa part une situation de déficit commercial chronique. Autant que la question du dispositif institutionnel de la zone euro, les efforts de rééquilibrage européen devraient se concentrer sur les conditions économiques réelles, qu’il s’agisse de salaires, d’investissement ou de moyens technologiques. Cette approche serait gagnante dans le sens où elle permettrait à l’Europe de s’ancrer dans une dynamique de croissance de meilleure qualité tout en limitant sa vulnérabilité face aux aléas mondiaux. Rémi Bourgeot
L’auteur –pour des raisons de simplification, on va partir du principe que c’est un auteur– choisit de rester anonyme pour des raisons évidentes. Pas seulement parce que cette lettre lui coûterait sa place (au minimum), mais parce que ce qu’il raconte est injustifiable. Les procédés qu’il décrit sont un coup terrible porté à la démocratie américaine et à la fonction présidentielle. Il s’agit presque d’un coup d’État clandestin. La crise constitutionnelle est déjà là, et c’est lui et ses homologues agissant dans l’ombre qui l’ont déclenchée. David A. Graham souscrit à cette thèse. Dans The Atlantic, il évoque un «coup d’État anti-démocratique». Et de fait, voici un haut fonctionnaire –nommé, donc, pas élu!– qui se vante de désobéir au président démocratiquement élu et se félicite que des membres de l’exécutif contournent les ordres présidentiels, travaillent à «piloter l’administration dans la bonne direction jusqu’à ce que –d’une manière ou d’une autre– tout cela se termine». Comme le dit Graham, «si contrôler le président demande de désobéir aux ordres et de recourir à la tromperie, cela devient plus dur à défendre». En vertu de quelle autorité de hauts fonctionnaires justifient-ils de tels agissements? Si l’on apprenait que l’entourage d’Obama en avait fait autant, comment réagirait-on? Mais Obama n’était pas fou, ni dangereux, ni impulsif, répondrez-vous. Eh bien, c’est une question de point de vue. On est tous le fou de quelqu’un. Dans la mesure où aucune preuve scientifique n’est établie de la folie de Trump, et même si la majorité de son entourage, voire du monde, estime qu’il a les fils qui se touchent, la loi américaine ne permet pas que des individus prennent de leur propre chef des décisions contraires aux devoirs que leur impose leur fonction. «TRAHISON?», a rageusement tweeté Trump après la publication de cet article. La question se pose, en effet. Car soit l’entourage de Trump estime qu’il est inapte à gouverner, que c’est un danger pour son pays et dans ce cas, son devoir est de mettre en branle une procédure de destitution pour l’empêcher de nuire, soit cet entourage se trompe ou est de mauvaise foi, auquel cas cette dénonciation et ces actes de rébellion larvée relèvent de la trahison. Voilà à la fois le problème et le talent de Trump: en rabaissant le niveau de la plus haute fonction de l’État, il a fait dégringoler tout son entourage avec lui. Celles et ceux qui œuvrent autour de lui à défaire ce qu’il fait utilisent des méthodes répréhensibles, hors de toute morale. Et l’’amoralité, c’est justement ce que reproche l’auteur de l’éditorial à Donald Trump, et ce qu’il évoque pour justifier son action et celle des autres «résistants». Si le mot «résistant» a une connotation en français qu’elle n’a pas en anglais américain –question d’histoire nationale bien sûr, le vocabulaire choisi par l’auteur anonyme pour se désigner et désigner ses homologues n’en est pas moins très fort, quasiment lyrique: il parle de «héros méconnus dans et autour de la Maison-Blanche», rien de moins. Il explique que «certains de ses conseillers ont été présentés comme des scélérats par les médias. Mais en privé, ils se donnent beaucoup de mal pour contenir les mauvaises décisions dans l’aile ouest, même si clairement, ils n’y arrivent pas toujours». Ce sont, selon lui, les «adultes» qui surveillent Donald Trump et qui l’empêchent de nuire. Curieusement, ces «adultes» ne trouvent pas la situation suffisamment alarmante pour continuer à respecter la loi. Le vingt-cinquième amendement permet à l’exécutif d’engager une procédure de destitution –certes complexe, heureusement d’ailleurs– du président. Ces «adultes» ne sont pourtant pas confrontés à une situation désespérée qui exige des actes de résistance héroïque –par exemple une dictature où la vie des lanceurs et lanceuses d’alerte serait en danger, et le président indéboulonnable par des voies légales. C’est loin d’être le cas aux États-Unis. Si ces personnes n’engagent pas de procédure de destitution, alors que de leur propre aveu la situation est grave et que Trump est fou, il s’agit d’un choix. C’est qu’elles risquent quelque chose (au hasard: perdre la majorité républicaine un peu partout, au Congrès, à la présidentielle de 2020), parce que la base qui soutient Trump est encore forte, mais que au cas où ça tournerait au vinaigre pour le quarante-cinquième président des États-Unis, au cas où, «d’une manière ou d’une autre», son mandat s’achevait de manière un peu précipitée, elles puissent sortir de l’ombre et sauver leur peau en clamant: «Moi, j’étais résistant» à toutes celles et ceux qui ne manqueront pas de demander des comptes aux responsables de cette calamiteuse administration et seront tentés de raser quelques crânes. Pour Ben Mathis-Lilley, journaliste politique à Slate.com, «c’est définitivement une explication très plausible pour expliquer pourquoi cette personne a choisi de publier cette tribune». « Mais d’un autre côté, spécule-t-il, peut-être que cet individu anonyme en avait tout simplement assez de lire et d’entendre des critiques de l’administration Trump, et qu’il n’a pour seule motivation que l’envie de se défendre en public. » Slate
The anonymous op-ed was also perfectly timed: It ran just days before Woodward’s book on Trump hits the shelves. The book tells of a White House in chaos and a mentally deranged president (I didn’t know Woodward had credentials in psychiatry), based on what he was told by Chief of Staff John Kelly. Kelly, by the way, denies everything. But that’s a minor detail. The author of the op-ed concedes that the Trump administration has accomplishments, but claims that they were made in spite of, not thanks to, Trump. Failures are attributed to Trump but accomplishments are assigned to his team. In reality, the Trump administration has generated unbelievable economic growth (4.1%), unemployment in the U.S. is at a record low, there are millions of new jobs, and millions of citizens have come off food stamps. A second Supreme Court justice will soon be appointed. China and Europe are yielding to Trump’s will. He is forcing NATO allies to pay more, improving the NAFTA treaty (despite warnings that Trump’s election would prompt Mexico to sever ties with the U.S.), stepping up sanctions against Russia, convincing North Korea to give up nuclear weapons, and has withdrawn from the 2015 nuclear agreement with Iran. He has moved the U.S. Embassy in Israel to Jerusalem. He has fulfilled his campaign promises, including making tax cuts. But the only thing that the liberal media can see is that Trump is deranged. James Freeman, a senior opinions editor at the Wall Street Journal, said in an interview Thursday that it might be acceptable to run an anonymous op-ed if, for example, revealing the name would endanger the author’s life. But that is not the case here. We’re talking about something very unusual – an op-ed that disputes the incredible achievements of the current administration. The American Left has lost its head. Its anti-Trump sentiment is taking this camp to alarming places. The New York Times, which a week before the election said there was a 95% chance that Democratic candidate Hillary Clinton would win, is keeping up its anti-Trump campaign. That is why it hired « Anonymous. » Anonymous became the resident hero of this shameful campaign, fueled not by the good of the public but rather by a power-hungry agenda. Nothing more. In the meantime, the New York Times, the Washington Post, CNN, and MSNBC are enthusiastically reporting and discussing this op-ed. At this rate, they’ll want to give him a Pulitzer even though (between us) the anonymous « hero » is nothing more than a coward with an agenda. I wonder: What will the American media do if Trump wins in 2020? Boaz Bismuth
The same “Resistance” howling about Trump’s desire to forge a détente with Russia based on a shared interest in fighting Islamic terrorists and preventing Iran from becoming the nuclear hegemon of the Middle East once bent over backwards to empower Iran. They gave the ayatollahs a clear path to a nuclear weapon, as well as $150 billion to finance their wars in Syria and Yemen, and their global terror attacks. The same Never Trump Republicans attacking Trump for his efforts to denuclearize the Korean Peninsula without war happily supported then-Secretary of State Condoleezza Rice as she cut a deal that only empowered Pyonyang. The Obama administration alumni who now insist that Putin is America’s number-one enemy did everything they could to appease him – in exchange for nothing — for years. As for Israel, the Israeli Left, and its American and European supporters, they have been attacking Netanyahu relentlessly for fostering close ties with the leaders of Hungary, Lithuania, Poland, Rwanda, Kenya, and the Philippines. At the same time, they insist that Israel must cough up its capital city and its heartland to the Palestine Liberation Organization (PLO) and its terrorist regime. Just last week, a delegation of leftist lawmakers and political activists made a pilgrimage to Ramallah, where they met with PLO chief and Palestinian Authority Chairman Mahmoud Abbas. They cooed and purred about his great visionary leadership, and insisted forcefully that Israel and the Trump administration must recognize his greatness. This would be the same Abbas who spends hundreds of millions of donor-transferred dollars every year to pay the salaries of terrorists. This is the same Abbas that continues to reject Israel’s right to exist, who wrote a dissertation arguing that the Holocaust is a Zionist fabrication; who has spent the past fifty years waging a political war to delegitimize Israel’s very existence. Beyond the rank hypocrisy of these critics and their criticism, their “morality” card ignores the key fact that Trump’s policies, like Netanyahu’s policies, are succeeding in making the U.S. and Israel stronger, and making the world safer. In contrast, the “moral” policies of their opponents made the world more threatening and dangerous to the U.S. and to Israel. (…) Like Israel, the U.S. cannot help its allies if it doesn’t help itself. The U.S. cannot advance its interests if they are subjected to automatic vetoes by allies acting selfishly. It cannot advance its interests if it maintains faith with “moral” policies, like the Iran nuclear deal and similarly failed nuclear agreements with North Korea, at the expense of actual counter-proliferation strategies that may involve smiling and waving while standing next to Kim Jong-un and Vladimir Putin. The hypocrisy and substantive failure of the “moral” policies of Trump’s and Netanyahu’s critics show that the assaults against these leaders are not about the proper ends of foreign policy, or even about morality. They are a power play. And given the disastrous failures of the “Resistance’s” foreign policies, it is clear that the outcome of this power struggle is something to which no one can be indifferent. Caroline Glick
Lyndon Johnson had a repulsive habit of referring openly to his sexual organ as “Jumbo”—and occasionally displaying it to startled staffers—a felony in our present culture. Worse still, he often gave dictation while defecating on the toilet. John Kennedy crudely seduced dozens of his own female staffers. One, Mimi Alford, who came to work a 19-year-old virgin, wrote an entire memoir of her mechanical trysts inside the White House with JFK, including his inaugural seduction, which, by any contemporary definition, would now qualify as sexual assault. She lamented that he once had pawned her off to fellate one of his aides. A perverted rapist as our beloved commander-in-chief? No need to imagine a Wolff version of the Clinton White House. I could an imagine a Wolff in FDR’s White House circa early 1945 having a field day: jazzing up the clandestine nocturnal trysts between the wheelchair-bound president and his mistress Lucy Mercer. His daughter Anna would be exposed as the go-between, the upstart young proto-Ivanka who had moved into the White House and became virtually a ceremonial First Lady. All the while the Roosevelt team would struggle to lie to the press about the president’s sky-high blood pressure, chain-smoking, martini drinking, and growing feebleness. In place of Steve Bannon’s shoot-from-the-hip notions of geopolitics, a Harry Hopkins or freelancing and estranged Eleanor Roosevelt could offer mini-interviews on the administration’s successful politicking with good old Uncle Joe at Yalta. The difference is that FDR had the press in his pocket and even was too crafty to trust any of his “friends” with unfettered access. Wolff’s ogre purportedly sloppily eats Big Macs in bed, golfs more than Obama did, has no hair at all on the top of his head, and at 71 is supposedly functionally illiterate. OK, perhaps someone the last half-century read out loud to Trump the thousands of contracts he signed. But what we wish to know from Wolff is how did his trollish Trump figure out that half the country—the half with the more important Electoral College voice—was concerned about signature issues that either were unknown to or scorned by his far more experienced and better-funded rivals? Why did not a well-read Marco Rubio or later Yale Law graduate Hillary Clinton focus on unfair trade and declining manufacturing, illegal immigration, unnecessary and optional overseas interventions, and the excesses of the deep administrative “swamp” state? Who discovered these issues or knew how to develop them? Was it really the feisty Corey Lewandowski? The genius Paul Manafort? How, then, could Wolff’s idiot grasp that these concerns were the keys to flipping purple swing-states that had previously been written off as reliably Democratically patronized clinger/irredeemable/deplorable territory by far better informed and more tech-savvy campaign operatives? Once Trump was in power, how does Wolff explain the near phenomenal economic turnaround in the latter part of 2017? Does he not see that the stupider you make Trump in his successful first year, by inference the even stupider you make the supposedly smarter actors in their many failed years? Although psychological in part, the upswing is not accidental. So far economic robustness seems predicated on massive deregulation, the expectation and then the reality of comprehensive tax reform and reduction, wooing home capital and industry, expanded energy production, loud business boosterism, recalibrating foreign investment and trade, and declining illegal immigration. Did Trump do that between scarfing down cups of Häagen-Dazs? Did his team act on their own while Trump was too busy scraping the crumbs out of the bottoms of his barrels of KFC? Why did not the supposedly far more sober and judicious Obama comprehend how to achieve 3 percent GDP growth. Could not Larry Summers or Timothy Geithner have ushered in record consumer and business confidence? Why did not black employment reach 2018 levels in 2013? Is not a man like Obama who eats arugula instead of daily swigging a dozen diet sodas far more studious and intellectually curious on all matters economic? Are we dunces really to believe merely building a high-rise in Manhattan takes more savvy than editing in near absentia the Harvard Law Review? Abroad, why did not the supposedly worldly Hillary Clinton as secretary of state tweet her support for the Iranian revolutionaries in the streets in 2009—in the manner that a supposedly buffoonish and semi-literate and combed-over Donald Trump instinctively did in 2018 ? Victor Davis Hanson
The Peter Strzok–Lisa Page texts, along with the careers of former FBI director James Comey and his deputy Andrew McCabe, reveal a politicized and in some sense rotten FBI hierarchy, beholden far more to its own exalted sense of a progressive self than merely to investigating crimes against the people. Lois Lerner was a clumsy reflection of how the IRS long ago became weaponized in service to auditing deplorables. Former CIA director John Brennan and Director of National Intelligence James Clapper used their supposedly nonpartisan positions to further political agendas. That each in his own way is clownish does not mitigate their rank efforts to graft intelligence agencies onto political causes. The same deterioration is true of many in the Department of Justice, who, along with the FBI, misled FISA-court justices, as if that were the only, or perhaps the easiest, way to obtain politically driven surveillance on U.S. citizens. Americans now are woke to the reality that straying too much into the forbidden zone guarantees that their communications can be monitored on the pretense that they’re colluding with some nefarious power. Yet if foreigners are the menace, why did our proverbial best and brightest traffic with a paid foreign spy at election time to sabotage a political campaign, then trump even the improper use of electronic surveillance with the insertion of paid informants? Google, Facebook, and Twitter are facing accusations of censoring social-media accounts and massaging Internet searches according to their progressive political agendas. The masters of the universe have given us the stereotype of 20- and 30-something social-warrior geeks, fiddling with their algorithms to virtue-signal their left-wing fides to a global audience. YouTube restricted more than 50 Prager University videos — often because either a human or computerized auditor did not approve of the videos’ presentation of America’s historical role as beneficent. Tie-dyed T-shirts, flip-flops, and faded jeans do not mask the reality that some $3 trillion in global capitalization is pledged to ensure that the nations’ computers, pads, and smartphones will not be polluted by traditionalist thinking. First-time congressional candidate Elizabeth Heng, a conservative from central California, found her video ad blocked on Facebook and Twitter. Apparently, her description of the Cambodian holocaust that her parents fled was too graphic or politically incorrect, or both. But then again, in California, everything is politicized, from plastic straws to single-user restrooms, in an Orwellian effort to distract us from the fact that we do not have enough water, usable roads, or workable public schools to remain a civilized state. Language is especially enlisted to disguise bothersome reality. During the Obama administration, no one would ever have known from “overseas contingency operations,” “man-caused disasters,” “workplace disasters,” and “holy struggles” that radical Islamic terrorists were seeking to kill Westerners from San Bernardino to Paris. As in the case of illegal aliens, undocumented aliens, illegal immigrants, undocumented immigrants, immigrants migrants, the progressive rationale is that anyone killed or harmed by a terrorist or migrant is usually a nobody and so an acceptable casualty in the greater war against incorrect speech and attitude. When our public colleges now find that an increasing number of newly admitted students cannot do college-level work when they begin their courses, administrators drop the old idea of catch-up “remedial” classes or compensatory “remediation” courses. The new language conveys that students are now suddenly qualified, or at least it virtue-signals the university’s effort to be suitably sensitive to the fact that in California nearly half of those entering the CSU system cannot read or compute at what previously had been thought to be a college level. Our very names and identities have become politicized. Desperate to highlight their progressive purity (or to enhance careers), politicians sometimes reinvent their nomenclatures and ancestries to suggest solidarity with those deemed racially, ethnically, or economically oppressed. Who now is who or what? Senator Elizabeth Warren claimed falsely — albeit not quite in the clumsy fashion of left-wing political activist and professor Ward Churchill — that she was part Native American. Socialist New York state senate candidate Julia Salazar recently and falsely rebranded herself as a virtual foreign-born immigrant. Was their intent to pose as poorer, more victimized Americans without actually having to become poorer or more victimized? White-male aspirant for a Texas Senate seat Patrick Francis O’Rourke has used the Latino nickname “Beto,” probably on the assumption that “Beto O’Rourke” might ensure a little more street cred among Texas’s Latino voters. I suppose “Pat O’Lopez” would be too shameless? But then again, California Senate candidate Kevin de León has added both a “de” and an accent to remind voters that he is not just an Anglicized Kevin Leon who could be mistaken for a third-generation Portuguese American. Americans have long accepted that Hollywood movies no longer seek just to entertain or inform, but to indoctrinate audiences by pushing progressive agendas. That commandment also demands that America be portrayed negatively — or better yet simply written out of history. Take the new film First Man, about the first moon landing. Apollo 11 astronaut Neil Armstrong became famous when he emerged from The Eagle, the two-man lunar module, and planted an American flag on the moon’s surface. Yet that iconic act disappears from the movie version. (At least Ryan Gosling, who plays Armstrong, does not walk out of the space capsule to string up a U.N. banner.) Gosling claimed that the moon landing should not be seen as an American effort. Instead, he advised, it should be “widely regarded as a human achievement” — as if any nation’s efforts or the work of the United Nations in 1969 could have pulled off such an astounding and dangerous enterprise. I suppose we are to believe that Gosling’s Canada might just as well have built a Saturn V rocket. Comic-book sales are static, purportedly because tired readers now find their make-believe heroes sermonizing, preachy, and predictable rather than one-dimensionally heroic. Social justice has entered the world of fantasy — and extends to science-fiction novels as well. Will 1984 have to be either banned or subjected to race/class/gender Bowdlerization? Sports offers no relief. It is now no more a refuge from political indoctrination than is Hollywood. Yet it is about as difficult to find a jock who can pontificate about politics as it is to encounter a Ph.D. or politico who can pass or pitch. The National Football League, the National Basketball Association, and sports channels are now politicalized in a variety of ways, from not standing up or saluting the flag during the National Anthem to pushing social-justice issues as part of televised sports analysis. What a strange sight to see tough sportsmen of our Roman-style gladiatorial arenas become delicate souls who wilt on seeing a dreaded hand across the heart during the playing of the National Anthem. Even when we die, we do not escape politicization. At a recent eight-hour, televised funeral service for singer Aretha Franklin, politicos such as Jesse Jackson and Al Sharpton went well beyond their homages into political harangues. Pericles or Lincoln they were not. Activist professor Michael Eric Dyson laced his supposed eulogy with an adolescent rant against Donald Trump: “Your lugubrious leach, your dopey doppelgänger of deceit and deviance” — and all that alliterative gibberish that apparently follows from a Ph.D. Politics likewise absorbed Senator John McCain’s funeral the next day. Sarah Palin —his persistently loyal 2008 running mate, who has never uttered an unkind word about him — was not invited. Apparently, her presence would now be seen as too politically incorrect; it might have polluted the observance with a deplorable odor or reminded us that she was once considered useful in appealing to the clinger/irredeemable/“crazies” vote. Meghan McCain, Barack Obama, and former president George W. Bush all did their best to praise the deceased, but in passing could not resist deprecating the current president. We have forgotten that the ancillary to de mortuis nihil nisi bonum dicendum est (about the dead nothing but good should be said) is “in speaking of the dead, nothing but good should be said about the still living.” It is certainly not an admirable trait to deplore incivility by gratuitously attacking a sitting president at a funeral — especially when neither the presidential encomiasts, nor the object of their encomia, had always been particularly civil and polite to each another in the past. Even the long-ago dead are fair game. Dark Age iconoclasm has returned to us with a fury. Any statue at any time might be toppled — if it is deemed to represent an idea or belief from the distant past now considered racist, sexist, or somehow illiberal. Representations of Columbus, the Founding Fathers, and Confederate soldiers have all been defaced, knocked down, or removed. The images of mass murderers on the left are exempt, on the theory that good ends always allow a few excessive means. So are the images and names of robber barons and old bad white guys, whose venerable eponymous institutions offer valuable brands that can be monetized. At least so far, we are not rebranding Stanford and Yale with indigenous names. Victor Davis Hanson
Donald Trump in his Twitter storms apparently has no idea that he is winning. The Brett Kavanaugh opening hearing turned into a progressive circus, with shouting would-be Democratic presidential candidates vying with screaming protesters to see who could be the most obnoxious. Ossified senior Democrat senators appeared bewildered how to match or somehow channel the street theater of activists on their left flank and ended up being sort of punked by their own protesters. It will be hard for network news to find a soundbite from all that to look presentable, given that democracy cannot function when elected officials join the mob. The consecutive Friday and Saturday funerals of the late Aretha Franklin and Senator John McCain reminded us why funerals are not good occasions for politicking and editorializing and end up reflecting poorly on those who try. There are 364 days a year to damn Trump without doing so at a funeral, especially by crowd-pleasing invective from those who call for civility and unity — and in the past often have shown neither to each other. New revelations about the strange nexus between Christopher Steele, Bruce Ohr, and a Russian oligarch only remind the public that Robert Mueller is looking for Russian collusion (to the extent that he is now, or ever was really) in all the wrong places. Future unredacted disclosures about the FISA warrants or communications between now-disgraced DOJ and FBI officials will be interesting. The great economic news — unemployment, GDP growth, Wall Street records, energy production, retail sales, and consumer confidence — continues to outpace even optimistic predictions. Abroad, the Iranian and Turkish economies are in shambles, and those countries’ hostility to the U.S. is proving to be a bad economic gamble. There is progress on NATO funding. Nobody is protesting over the supposedly radical decisions of leaving the Paris climate accord and the Iran deal, moving the U.S. embassy to Jerusalem, or assuming that, after 70 years, the surviving Palestinian “refugees” and their children, grandchildren, and great-grandchildren — like the 13 million who in 1945-7 walked back from Eastern Europe into Germany, or the 1 million Jews long ago ethnically cleansed from the Arab world, or the millions of “displaced persons” in post-war Western Europe — are no longer refugees. China shows signs of economic tension and does not seem to have its heart in an existential trade war with the U.S., given that it could probably keep its huge trade surpluses by simply trimming them down in art-of-the-deal fashion. NAFTA might be rebranded and improved. In other words, Trump’s superb foreign-policy team (Pompeo, Mattis, Bolton, and Haley) and his economic and judicial-appointments advisers have real accomplishments that reflect well on the Trump administration, and thus are driving the media and the Left into abject hysteria. All this is missing is a little silent forbearance on Trump’s own part to allow both his achievements and his critics, respectively, to speak for themselves, without need of his Twitter editorialization. Victor Davis Hanson
At the recent eight-hour, televised funeral of iconic singer Aretha Franklin, many of the speakers such as Al Sharpton and Jesse Jackson turned the event into a political wake—calling for everything from increased voter registration to tighter standards on drinking water. Activist and professor Michael Eric Dyson embarrassed himself with adolescent hits against President Donald Trump: “You lugubrious leach, you dopey doppelganger of deceit and deviance, you lethal liar, you dimwitted dictator, you foolish fascist.” On the next day, the televised state funeral for Sen. John McCain likewise soon became just as political. McCain and President Trump were hardly friends. During the 2016 election, Trump had in crude fashion impugned McCain’s stellar military service, which included a horrific five-and-a-half years as a prisoner of war in a dank North Vietnamese prison. For his part, McCain had earlier cruelly called Trump supporters “crazies.” Later he helped to bring the largely discredited anti-Trump Fusion GPS dossier to the attention of federal authorities. And he flipped on Obamacare to cast the deciding vote that defeated Trump’s effort to repeal and replace it. That McCain-Trump discord soon became thematic in the funeral eulogies. In not-so-veiled allusions, daughter Meghan McCain received loud applause for blasting Trump, as if she had delivered a partisan campaign speech: “We gather here to mourn the passing of American greatness, the real thing, not cheap rhetoric from men who will never come near the sacrifice he gave so willingly, nor the opportunistic appropriation of those who live lives of comfort and privilege while he suffered and served.” Former President Barack Obama used his time similarly to reference Trump, with similar not so subtle attacks, “Much of our politics can seem small and mean and petty. Trafficking in bombast and insult, phony controversies and manufactured outrage.” Likewise, former President George W. Bush, no friend of Trump, took a swipe as well. He contrasted McCain with Trump’s policies on illegal immigration and the summit with Vladimir Putin, “He (McCain) respected the dignity inherent in every life, a dignity that does not stop at borders and cannot be erased by dictators.” Once a funeral is turned into politics, then politics takes on a life of its own. Meghan McCain, Obama, and Bush were apparently all unaware of the paradox of calling for greater tolerance and civility while using a funeral occasion to score political uncivil points against a sitting president. Once solemnity is sacrificed, it becomes legitimate to remember that Bush himself once infamously looked into the eyes of Putin and said he saw a soul “straightforward” and “trustworthy”—a characterization mocked by John McCain. Obama had waged an often brutal 2008 campaign against McCain that saw low insinuations leveled at McCain as too old and at times near senile. Bush was accused by McCain in 2000 of running a dirty primary battle. Why are funerals of celebrities and politicians turning into extended and televised political rallies? Partly, the volatile Donald Trump and his frantic political and media critics are locked in a crude, no-holds-barred war against each other—waged everywhere nonstop. Partly, everything in America has become politicized. There is no escape from partisanship—not in movies, sitcoms, comic books, late-night TV, professional sports, social media, the Internet and 24/7 cable news. Not even the dead escape it. Now the funerals of notables apparently will be televised, scripted, and offer good ratings for political score-settling. Nothing is left sacrosanct. Victor Davis Hanson
The all-seeing social-justice eye penetrates every aspect of our lives: sports, movies, public monuments, social media, funerals . . .A definition of totalitarianism might be the saturation of every facet of daily life by political agendas and social-justice messaging. At the present rate, America will soon resemble the dystopias of novels such as 1984 and Brave New World in which all aspects of life are warped by an all-encompassing ideology of coerced sameness. Or rather, the prevailing orthodoxy in America is the omnipresent attempt of an elite — exempt from the consequences of its own ideology thanks to its supposed superior virtue and intelligence — to mandate an equality of result. We expect their 24/7 political messaging on cable-channel news networks, talk radio, or print and online media. And we concede that long ago an NPR, CNN, MSNBC, or New York Times ceased being journalistic entities as much as obsequious megaphones of the progressive itinerary. But increasingly we cannot escape anywhere the lidless gaze of our progressive lords, all-seeing, all-knowing from high up in their dark towers. (…) Americans have long accepted that Hollywood movies no longer seek just to entertain or inform, but to indoctrinate audiences by pushing progressive agendas. That commandment also demands that America be portrayed negatively — or better yet simply written out of history. Take the new film First Man, about the first moon landing. Apollo 11 astronaut Neil Armstrong became famous when he emerged from The Eagle, the two-man lunar module, and planted an American flag on the moon’s surface. Yet that iconic act disappears from the movie version. (At least Ryan Gosling, who plays Armstrong, does not walk out of the space capsule to string up a U.N. banner.) Gosling claimed that the moon landing should not be seen as an American effort. Instead, he advised, it should be “widely regarded as a human achievement” — as if any nation’s efforts or the work of the United Nations in 1969 could have pulled off such an astounding and dangerous enterprise. I suppose we are to believe that Gosling’s Canada might just as well have built a Saturn V rocket. (…) Sports offers no relief. It is now no more a refuge from political indoctrination than is Hollywood. Yet it is about as difficult to find a jock who can pontificate about politics as it is to encounter a Ph.D. or politico who can pass or pitch. The National Football League, the National Basketball Association, and sports channels are now politicalized in a variety of ways, from not standing up or saluting the flag during the National Anthem to pushing social-justice issues as part of televised sports analysis. What a strange sight to see tough sportsmen of our Roman-style gladiatorial arenas become delicate souls who wilt on seeing a dreaded hand across the heart during the playing of the National Anthem. Even when we die, we do not escape politicization. At a recent eight-hour, televised funeral service for singer Aretha Franklin, politicos such as Jesse Jackson and Al Sharpton went well beyond their homages into political harangues. Pericles or Lincoln they were not. (…) Politics likewise absorbed Senator John McCain’s funeral the next day. (…) Even the long-ago dead are fair game. Dark Age iconoclasm has returned to us with a fury. Any statue at any time might be toppled — if it is deemed to represent an idea or belief from the distant past now considered racist, sexist, or somehow illiberal. Representations of Columbus, the Founding Fathers, and Confederate soldiers have all been defaced, knocked down, or removed. The images of mass murderers on the left are exempt, on the theory that good ends always allow a few excessive means. So are the images and names of robber barons and old bad white guys, whose venerable eponymous institutions offer valuable brands that can be monetized. At least so far, we are not rebranding Stanford and Yale with indigenous names. This new politicized borg ferrets out every aspect of our lives. Nothing is safe, nothing sacred. Dead or alive, the relentless social-justice messaging continues. Like some sort of time machine, we go back in time to alter history as if a few corrections and adjustments will change and thus improve the entire present. Progressive politics seeks to connect and energize us as millions of shared malignant cells inside a metastasizing tumor — or to destroy us in the attempt. Victor Davis Hanson
Quel crédit peut-on attribuer à un auteur qui reste anonyme et qui explique qu’il reste à son poste parce qu’il veut limiter les dégâts et contenir le Président ? Cela ne parle ni en faveur de la moralité ni de la stabilité psychologique de la dite personne. De deux choses l’une, soit nous avons affaire à un clone de tous ces responsables de la haute administration allemande entre 1933 et 1945 qui expliquaient qu’ils servaient Hitler pour “éviter le pire”; soit nous avons affaire à la énième opération de l’establishment washingtonien pour déstabiliser Donald Trump, qui ne respecte pas les moeurs de la tribu. Nous sommes dans une guerre des mots sans précédent, entre les élites néo-libérales (qu’elles soient républicaines ou démocrates) et un selfmade man vulgaire, coureur, égotiste, qui ne recule devant aucune surenchère de communication pour faire plier ses adversaires. Il est très frappant de voir que, depuis le début de sa campagne des primaires, les adversaires de Trump commettent toujours la même erreur : ils le sous-estiment. Et plus ils le sous-estiment, plus Trump en profite. Insulter Donald Trump c’est d’abord le sous-estimer. Surtout, c’est alimenter ce qui le rend attractif auprès de ses électeurs: le fait qu’il soit rejeté par le système le rend éligible pour tous ces “déplorables” que la classe supérieure a écrasé de son mépris pendant toutes les années de la mondialisation néolibérale. Ajoutons un élément: combien pouvons-nous citer de présidents américains depuis Wilson qui n’aient pas été amoraux ou instables ou les deux? Peut-être Coolidge et Hoover; éventuellement Eisenhower; sûrement Carter. Mais dans le cas des deux derniers, ils ont tout de même alimenté la logique de guerre (renversement des gouvernements légitimes de l’Iran en 1953 et du Guatemala en 1954 par Eisenhower; ingérence en Afghanistan de Carter en 1978 afin de pousser l’URSS à l’invasion). Quant à nos icônes, Roosevelt, Kennedy, Obama, cela fait longtemps que leur légende a été écornée. C’est le moment de citer Lord Acton: “Tout pouvoir corrompt. Le pouvoir absolu corrompt absolument”. (…) On juge un arbre à ses fruits. Les adversaires de Trump peuvent raconter ce qu’ils veulent sur la personnalité de Trump, il reste à expliquer qu’au bout du compte il y ait une politique cohérente – détestable, si vous voulez, mais qui est lisible. Vous avez le droit de haïr la personne de Trump; vous pouvez enrager à lire son compte twitter; mais l’ordre ne sort jamais du chaos. Il y a une politique trumpienne, différente mais aussi cohérente que celle de Reagan en son temps. Jean-Pierre Chevènement la résume dans Le Figaro du 5 septembre: “Il rompt avec le multilatéralisme qui organisait autour de l’establishment américain la solidarité de tous les autres, y compris le Parti communiste chinois au sein d’un ensemble mondial hiérarchisé. Son mot d’ordre: “America first!” exprime avant tout la volonté de rebattre les cartes d’un jeu dont il estime que les règles doivent être revues, l’objectif central étant évidemment d’enrayer la montée de la Chine sur le long terme et de perpétuer l’hégémonie mondiale des Etats-Unis”. Nous ne comprenons pas la cohérence de la politique produite parce que nous sommes fascinés par le concepteur de cette politique, qui cultive son personnage comme un leurre, à l’abri duquel il avance en grande partie masqué. Trump n’est pas fou; il pratique la diagonale du fou, ce qui est très différent. Le personnage historique auquel il me fait le plus penser, c’est Bismarck : le fondateur de la première unité allemande annonçait toujours ce qu’il ferait et personne ne le croyait ou on le jugeait dérangé tellement il savait être grossier, direct, brutal en paroles. Il a été constamment sous-estimé et a pu engranger succès après succès en divisant ses adversaires. Bismarck aussi était à bien des égards haïssable mais il a au bout du compte réorganisé l’Europe autour de l’Allemagne, industrialisé le pays, développé ses infrastructures, créé le premier Etat-providence. (…) L’ouverture la plus large possible de l’économie américaine s’est produite au détriment de la cohésion sociale et territoriale du pays. Effectivement, Trump s’est adressé à tous ceux qu’Hillary Clinton appelait “les déplorables”. On pourrait parler de “l’Amérique périphérique”, même si elle est géographiquement centrale. Cette Amérique adhère à l’idée que l’on puisse refonder l’industrie américaine en élevant les droits de douane – en fait ce que fait Trump c’est de renégocier les accords commerciaux pour qu’ils deviennent à l’avantage des Etats-Unis. Elle est d’accord pour limiter la poussée des salaires vers le bas que permet l’immigration massive, régulière ou clandestine. En fait, nous assistons à une nouvelle Guerre de Sécession. La côte Est et la côte Ouest avaient tendance, depuis la présidence du premier Bush, à vouloir faire sécession, politiquement, économiquement, socialement, sous l’impulsion des élites néo-libérales. Et Donald Trump a pris la tête de l’autre Amérique, celle des perdants de la mondialisation, pour défendre l’unité du pays. A la différence de la première “Guerre Civile”, il n’y a pas de batailles rangées ni de morts de masse ; il y a en revanche une guerre sociale qui a produit des millions de pauvres et de forçats de l’emploi multiple ; c’est une guerre institutionnelle, médiatique, politique, financière, une sorte de “guerre civile froide”, dont nous ne devons pas sous-estimer la violence ni les dévastations psychologiques. Deux visions des Etats-Unis s’affrontent : celle d’une Amérique impériale dont les élites néolibérales éclairées se sont accommodées pendant vingt-cinq ans de la paupérisation d’une grande partie de la population ; ou bien celle du retour des Etats-Unis à un pacte national fondé sur la protection commerciale, la réindustrialisation, le contrôle de l’immigration, une politique favorable à la famille traditionnelle etc…. Et personne ne peut dire à ce jour qui va gagner cette guerre : a première vue, les élites néo-libérales devaient la gagner, tout comme les classes aisées de l’Italie antique ont imposé la fin de la République romaine et la création de l’Empire; un peu comme à la fin de la République romaine, on a oscillé dans l’Amérique des années 1990-2015 entre “optimates” républicains et “popolares” démocrates; mais Hillary Clinton ou les innombrables candidats républicains issus de l’establishment, n’avaient pas prévu qu’un milliardaire impulsif puisse se faire le porte-parole de “l’Amérique périphérique”, non pas pour entretenir l’alternance entre les factions oligarchiques mais pour revenir à la logique nationale, pré-impériale. Il était prévisible que les impériaux cherchent par tous les moyens à abattre le chef d’une armée qui se débanderait sans lui. C’est une lutte implacable et nous ne devons pas être dupes des apparences, surtout si notre sympathie va au camp impérial. Il serait temps que les néolibéraux acceptent de reconnaître leur propre violence; au lieu de passer leur temps à se donner bonne conscience en dénonçant celle de Trump. Edouard Husson

Et si comme l’ont bien compris ses partisans et s’obstinent à l’ignorer ses détracteurs, c’était la méthode apparemment « folle » de Trump qui à l’instar du chat de Deng Xiaoping était la plus efficace pour attraper les souris ?

En ces temps devenus fous …

Où en une Amérique n’ayant pas connu, minorités comprises, de chômage aussi bas depuis près de 50 ans …

Et en train de largement retrouver, y compris dans l’espace, sa puissance militaire …

Alors qu’autour d’elle, sans parler des Etats-voyous comme l’Iran ou des organisations terroristes comme l’Autorité palestinienne …

Les profiteurs de la mondialisation et du parapluie atomique américain commencent pour la première fois, de la Chine à l’Europe, à se calmer ou s’amender

Tout semble permis …

Jusqu’à la subversion revendiquée – mais courageusement anonyme en pleine campagne comme par hasard des élections de mi-mandat – de l’élu du peuple …

Ou la transformation de son propre enterrement en arme de guerre contre l’exécutif de son propre pays …

Du moment qu’on est du côté de la bonne cause, c’est-à-dire de gauche …

Il faut d’urgence lire l’analyse de l’historien Edouard Husson sur Atlantico …

Qui bien seul avec quelques rares commentateurs français comme Laure Mandeville du Figaro ou avec sa fougue habituelle l’universitaire Guy Millière

Ou américains comme l’historien militaire Victor Davis Hanson ou israéliens comme l’éditorialiste Caroline Glick

Garde la tête froide et rappelle, de Wilson, Coolidge et Hoover à Eisenhower, Reagan et Carter (sans parler de Kennedy ou Clinton), les nombreux autres cas de présidents américains dits « instables » …

Mais surtout pointe ce qui se joue vraiment derrière les actuelles gesticulations et imprécations …

A savoir une véritable nouvelle guerre civile pour l’instant froide …

Pour tenter d’arracher à des élites néolibérales dites « éclairées » le rééquilibrage de la prospérité en faveur d’une “Amérique périphérique » paupérisée par la mondialisation (les fameux « accros de la religion et des armes d’Obama et les « deplorables » d’Hillary Clinton) …

Autrement dit, le  « retour à un pacte national fondé sur la protection commerciale, la réindustrialisation, le contrôle de l’immigration, une politique favorable à la famille traditionnelle » …

Trump instable, dangereux et surveillé par sa propre administration… et pourtant efficace : comment comprendre ce qui se passe vraiment à Washington
Un membre de l’administration de Donald Trump vient de publier, anonymement, une tribune dans le New York Times. Tribune, dans laquelle, il s’attaque à la méthode de gouvernement d’un Trump qu’il juge amoral et instable.
Atlantico
7 Septembre 2018

Atlantico : Dans une tribune anonyme publiée par le New York Times, un haut membre de l’administration de Donald Trump s’attaque à la méthode de gouvernement d’une personnalité jugée amorale, instable. Au delà de la ligne politique, et en ne prenant en compte que la personnalité de Donald Trump, comment évaluer le risque que celle-ci peut représenter pour les Etats-Unis ?

Edouard Husson : Quel crédit peut-on attribuer à un auteur qui reste anonyme et qui explique qu’il reste à son poste parce qu’il veut limiter les dégâts et contenir le Président ? Cela ne parle ni en faveur de la moralité ni de la stabilité psychologique de la dite personne. De deux choses l’une, soit nous avons affaire à un clone de tous ces responsables de la haute administration allemande entre 1933 et 1945 qui expliquaient qu’ils servaient Hitler pour “éviter le pire”; soit nous avons affaire à la éniième opération de l’establishment washingtonien pour déstabiliser Donald Trump, qui ne respecte pas les moeurs de la tribu. Nous sommes dans une guerre des mots sans précédent, entre les élites néo-libérales (qu’elles soient républicaines ou démocrates) et un selfmade man vulgaire, coureur, égotiste, qui ne recule devant aucune surenchère de communication pour faire plier ses adversaires. Il est très frappant de voir que, depuis le début de sa campagne des primaires, les adversaires de Trump commettent toujours la même erreur : ils le sous-estiment. Et plus ils le sous-estiment, plus Trump en profite. Insulter Donald Trump c’est d’abord le sous-estimer. Surtout, c’est alimenter ce qui le rend attractif auprès de ses électeurs: le fait qu’il soit rejeté par le système le rend éligible pour tous ces “déplorables” que la classe supérieure a écrasé de son mépris pendant toutes les années de la mondialisation néolibérale.

Ajoutons un élément: combien pouvons-nous citer de présidents américains depuis Wilson qui n’aient pas été amoraux ou instables ou les deux? Peut-être Coolidge et Hoover; éventuellement Eisenhower; sûrement Carter. Mais dans le cas des deux derniers, ils ont tout de même alimenté la logique de guerre (renversement des gouvernements légitimes de l’Iran en 1953 et du Guatemala en 1954 par Eisenhower; ingérence en Afghanistan de Carter en 1978 afin de pousser l’URSS à l’invasion). Quant à nos icônes, Roosevelt, Kennedy, Obama, cela fait longtemps que leur légende a été écornée. C’est le moment de citer Lord Acton: “Tout pouvoir corrompt. Le pouvoir absolu corrompt absolument”.

Dans cette même tribune, l’auteur anonyme indique cependant « Il y a des points positifs que la couverture systématiquement négative ne parvient pas à « capturer » ». Derrière l’amoralité et l’instabilité décrite, comment juger de la cohérence de la politique menée par Donald Trump depuis le début de son mandat ? Dès lors, comment comprendre ce paradoxe entre instabilité personnelle et cohérence politique ?

On juge un arbre à ses fruits. Les adversaires de Trump peuvent raconter ce qu’ils veulent sur la personnalité de Trump, il reste à expliquer qu’au bout du compte il y ait une politique cohérente – détestable, si vous voulez, mais qui est lisible. Vous avez le droit de haïr la personne de Trump; vous pouvez enrager à lire son compte twitter; mais l’ordre ne sort jamais du chaos. Il y a une politique trumpienne, différente mais aussi cohérente que celle de Reagan en son temps.

Jean-Pierre Chevènement la résume dans Le Figaro du 5 septembre: “Il rompt avec le multilatéralisme qui organisait autour de l’establishment américain la solidarité de tous les autres, y compris le Parti communiste chinois au sein d’un ensemble mondial hiérarchisé. Son mot d’ordre: “America first!” exprime avant tout la volonté de rebattre les cartes d’un jeu dont il estime que les règles doivent être revues, l’objectif central étant évidemment d’enrayer la montée de la Chine sur le long terme et de perpétuer l’hégémonie mondiale des Etats-Unis”.

Nous ne comprenons pas la cohérence de la politique produite parce que nous sommes fascinés par le concepteur de cette politique, qui cultive son personnage comme un leurre, à l’abri duquel il avance en grande partie masqué. Trump n’est pas fou; il pratique la diagonale du fou, ce qui est très différent. Le personnage historique auquel il me fait le plus penser, c’est Bismarck : le fondateur de la première unité allemande annonçait toujours ce qu’il ferait et personne ne le croyait ou on le jugeait dérangé tellement il savait être grossier, direct, brutal en paroles. Il a été constamment sous-estimé et a pu engranger succès après succès en divisant ses adversaires. Bismarck aussi était à bien des égards haïssable mais il a au bout du compte réorganisé l’Europe autour de l’Allemagne, industrialisé le pays, développé ses infrastructures, créé le premier Etat-providence.

La logique d’une attaque provenant de l’administration elle-même, dans un objectif évident de déstabilisation, ne rate-t-elle pas l’essentiel de ce qu’est Donald Trump – c’est à dire le symptôme d’une population qui se retrouve majoritaire dans des idées liées au protectionnisme, ou au contrôle de l’immigration ? Ce type d’attaques n’est-elle pas, en ce sens, vouée à l’échec ?

L’ouverture la plus large possible de l’économie américaine s’est produite au détriment de la cohésion sociale et territoriale du pays. Effectivement, Trump s’est adressé à tous ceux qu’Hillary Clinton appelait “les déplorables”. On pourrait parler de “l’Amérique périphérique”, même si elle est géographiquement centrale. Cette Amérique adhère à l’idée que l’on puisse refonder l’industrie américaine en élevant les droits de douane – en fait ce que fait Trump c’est de renégocier les accords commerciaux pour qu’ils deviennent à l’avantage des Etats-Unis. Elle est d’accord pour limiter la poussée des salaires vers le bas que permet l’immigration massive, régulière ou clandestine.

En fait, nous assistons à une nouvelle Guerre de Sécession. La côte Est et la côte Ouest avaient tendance, depuis la présidence du premier Bush, à vouloir faire sécession, politiquement, économiquement, socialement, sous l’impulsion des élites néo-libérales. Et Donald Trump a pris la tête de l’autre Amérique, celle des perdants de la mondialisation, pour défendre l’unité du pays. A la différence de la première “Guerre Civile”, il n’y a pas de batailles rangées ni de morts de masse ; il y a en revanche une guerre sociale qui a produit des millions de pauvres et de forçats de l’emploi multiple ; c’est une guerre institutionnelle, médiatique, politique, financière, une sorte de “guerre civile froide”, dont nous ne devons pas sous-estimer la violence ni les dévastations psychologiques.

Deux visions des Etats-Unis s’affrontent : celle d’une Amérique impériale dont les élites néolibérales éclairées se sont accommodées pendant vingt-cinq ans de la paupérisation d’une grande partie de la population ; ou bien celle du retour des Etats-Unis à un pacte national fondé sur la protection commerciale, la réindustrialisation, le contrôle de l’immigration, une politique favorable à la famille traditionnelle etc….

Et personne ne peut dire à ce jour qui va gagner cette guerre : a première vue, les élites néo-libérales devaient la gagner, tout comme les classes aisées de l’Italie antique ont imposé la fin de la République romaine et la création de l’Empire; un peu comme à la fin de la République romaine, on a oscillé dans l’Amérique des années 1990-2015 entre “optimates” républicains et “popolares” démocrates; mais Hillary Clinton ou les innombrables candidats républicains issus de l’establishment, n’avaient pas prévu qu’un milliardaire impulsif puisse se faire le porte-parole de “l’Amérique périphérique”, non pas pour entretenir l’alternance entre les factions oligarchiques mais pour revenir à la logique nationale, pré-impériale. Il était prévisible que les impériaux cherchent par tous les moyens à abattre le chef d’une armée qui se débanderait sans lui. C’est une lutte implacable et nous ne devons pas être dupes des apparences, surtout si notre sympathie va au camp impérial. Il serait temps que les néolibéraux acceptent de reconnaître leur propre violence; au lieu de passer leur temps à se donner bonne conscience en dénonçant celle de Trump.

Voir aussi:

Indoctrination Saturation

The all-seeing social-justice eye penetrates every aspect of our lives: sports, movies, public monuments, social media, funerals . . .A definition of totalitarianism might be the saturation of every facet of daily life by political agendas and social-justice messaging.

At the present rate, America will soon resemble the dystopias of novels such as 1984 and Brave New World in which all aspects of life are warped by an all-encompassing ideology of coerced sameness. Or rather, the prevailing orthodoxy in America is the omnipresent attempt of an elite — exempt from the consequences of its own ideology thanks to its supposed superior virtue and intelligence — to mandate an equality of result.

We expect their 24/7 political messaging on cable-channel news networks, talk radio, or print and online media. And we concede that long ago an NPR, CNN, MSNBC, or New York Times ceased being journalistic entities as much as obsequious megaphones of the progressive itinerary.

But increasingly we cannot escape anywhere the lidless gaze of our progressive lords, all-seeing, all-knowing from high up in their dark towers.

The Peter Strzok–Lisa Page texts, along with the careers of former FBI director James Comey and his deputy Andrew McCabe, reveal a politicized and in some sense rotten FBI hierarchy, beholden far more to its own exalted sense of a progressive self than merely to investigating crimes against the people.

Lois Lerner was a clumsy reflection of how the IRS long ago became weaponized in service to auditing deplorables. Former CIA director John Brennan and Director of National Intelligence James Clapper used their supposedly nonpartisan positions to further political agendas. That each in his own way is clownish does not mitigate their rank efforts to graft intelligence agencies onto political causes.

The same deterioration is true of many in the Department of Justice, who, along with the FBI, misled FISA-court justices, as if that were the only, or perhaps the easiest, way to obtain politically driven surveillance on U.S. citizens. Americans now are woke to the reality that straying too much into the forbidden zone guarantees that their communications can be monitored on the pretense that they’re colluding with some nefarious power. Yet if foreigners are the menace, why did our proverbial best and brightest traffic with a paid foreign spy at election time to sabotage a political campaign, then trump even the improper use of electronic surveillance with the insertion of paid informants?

Google, Facebook, and Twitter are facing accusations of censoring social-media accounts and massaging Internet searches according to their progressive political agendas. The masters of the universe have given us the stereotype of 20- and 30-something social-warrior geeks, fiddling with their algorithms to virtue-signal their left-wing fides to a global audience.

YouTube restricted more than 50 Prager University videos — often because either a human or computerized auditor did not approve of the videos’ presentation of America’s historical role as beneficent. Tie-dyed T-shirts, flip-flops, and faded jeans do not mask the reality that some $3 trillion in global capitalization is pledged to ensure that the nations’ computers, pads, and smartphones will not be polluted by traditionalist thinking.

First-time congressional candidate Elizabeth Heng, a conservative from central California, found her video ad blocked on Facebook and Twitter. Apparently, her description of the Cambodian holocaust that her parents fled was too graphic or politically incorrect, or both. But then again, in California, everything is politicized, from plastic straws to single-user restrooms, in an Orwellian effort to distract us from the fact that we do not have enough water, usable roads, or workable public schools to remain a civilized state.

Language is especially enlisted to disguise bothersome reality. During the Obama administration, no one would ever have known from “overseas contingency operations,” “man-caused disasters,” “workplace disasters,” and “holy struggles” that radical Islamic terrorists were seeking to kill Westerners from San Bernardino to Paris. As in the case of illegal aliens, undocumented aliens, illegal immigrants, undocumented immigrants, immigrants migrants, the progressive rationale is that anyone killed or harmed by a terrorist or migrant is usually a nobody and so an acceptable casualty in the greater war against incorrect speech and attitude.

When our public colleges now find that an increasing number of newly admitted students cannot do college-level work when they begin their courses, administrators drop the old idea of catch-up “remedial” classes or compensatory “remediation” courses. The new language conveys that students are now suddenly qualified, or at least it virtue-signals the university’s effort to be suitably sensitive to the fact that in California nearly half of those entering the CSU system cannot read or compute at what previously had been thought to be a college level.

Our very names and identities have become politicized. Desperate to highlight their progressive purity (or to enhance careers), politicians sometimes reinvent their nomenclatures and ancestries to suggest solidarity with those deemed racially, ethnically, or economically oppressed. Who now is who or what?

Senator Elizabeth Warren claimed falsely — albeit not quite in the clumsy fashion of left-wing political activist and professor Ward Churchill — that she was part Native American. Socialist New York state senate candidate Julia Salazar recently and falsely rebranded herself as a virtual foreign-born immigrant. Was their intent to pose as poorer, more victimized Americans without actually having to become poorer or more victimized?

White-male aspirant for a Texas Senate seat Patrick Francis O’Rourke has used the Latino nickname “Beto,” probably on the assumption that “Beto O’Rourke” might ensure a little more street cred among Texas’s Latino voters. I suppose “Pat O’Lopez” would be too shameless? But then again, California Senate candidate Kevin de León has added both a “de” and an accent to remind voters that he is not just an Anglicized Kevin Leon who could be mistaken for a third-generation Portuguese American.

Americans have long accepted that Hollywood movies no longer seek just to entertain or inform, but to indoctrinate audiences by pushing progressive agendas. That commandment also demands that America be portrayed negatively — or better yet simply written out of history. Take the new film First Man, about the first moon landing. Apollo 11 astronaut Neil Armstrong became famous when he emerged from The Eagle, the two-man lunar module, and planted an American flag on the moon’s surface. Yet that iconic act disappears from the movie version. (At least Ryan Gosling, who plays Armstrong, does not walk out of the space capsule to string up a U.N. banner.)

Gosling claimed that the moon landing should not be seen as an American effort. Instead, he advised, it should be “widely regarded as a human achievement” — as if any nation’s efforts or the work of the United Nations in 1969 could have pulled off such an astounding and dangerous enterprise. I suppose we are to believe that Gosling’s Canada might just as well have built a Saturn V rocket.

Comic-book sales are static, purportedly because tired readers now find their make-believe heroes sermonizing, preachy, and predictable rather than one-dimensionally heroic. Social justice has entered the world of fantasy — and extends to science-fiction novels as well. Will 1984 have to be either banned or subjected to race/class/gender Bowdlerization?

Sports offers no relief. It is now no more a refuge from political indoctrination than is Hollywood. Yet it is about as difficult to find a jock who can pontificate about politics as it is to encounter a Ph.D. or politico who can pass or pitch.

The National Football League, the National Basketball Association, and sports channels are now politicalized in a variety of ways, from not standing up or saluting the flag during the National Anthem to pushing social-justice issues as part of televised sports analysis. What a strange sight to see tough sportsmen of our Roman-style gladiatorial arenas become delicate souls who wilt on seeing a dreaded hand across the heart during the playing of the National Anthem.

Even when we die, we do not escape politicization. At a recent eight-hour, televised funeral service for singer Aretha Franklin, politicos such as Jesse Jackson and Al Sharpton went well beyond their homages into political harangues. Pericles or Lincoln they were not.

Activist professor Michael Eric Dyson laced his supposed eulogy with an adolescent rant against Donald Trump: “Your lugubrious leach, your dopey doppelgänger of deceit and deviance” — and all that alliterative gibberish that apparently follows from a Ph.D.

Politics likewise absorbed Senator John McCain’s funeral the next day. Sarah Palin —his persistently loyal 2008 running mate, who has never uttered an unkind word about him — was not invited. Apparently, her presence would now be seen as too politically incorrect; it might have polluted the observance with a deplorable odor or reminded us that she was once considered useful in appealing to the clinger/irredeemable/“crazies” vote.

Meghan McCain, Barack Obama, and former president George W. Bush all did their best to praise the deceased, but in passing could not resist deprecating the current president. We have forgotten that the ancillary to de mortuis nihil nisi bonum dicendum est (about the dead nothing but good should be said) is “in speaking of the dead, nothing but good should be said about the still living.” It is certainly not an admirable trait to deplore incivility by gratuitously attacking a sitting president at a funeral — especially when neither the presidential encomiasts, nor the object of their encomia, had always been particularly civil and polite to each another in the past.

Even the long-ago dead are fair game. Dark Age iconoclasm has returned to us with a fury.

Any statue at any time might be toppled — if it is deemed to represent an idea or belief from the distant past now considered racist, sexist, or somehow illiberal. Representations of Columbus, the Founding Fathers, and Confederate soldiers have all been defaced, knocked down, or removed. The images of mass murderers on the left are exempt, on the theory that good ends always allow a few excessive means. So are the images and names of robber barons and old bad white guys, whose venerable eponymous institutions offer valuable brands that can be monetized. At least so far, we are not rebranding Stanford and Yale with indigenous names.

This new politicized borg ferrets out every aspect of our lives. Nothing is safe, nothing sacred. Dead or alive, the relentless social-justice messaging continues. Like some sort of time machine, we go back in time to alter history as if a few corrections and adjustments will change and thus improve the entire present.

Progressive politics seeks to connect and energize us as millions of shared malignant cells inside a metastasizing tumor — or to destroy us in the attempt.

Voir également:

Comment Donald Trump est en train de gagner le défi de la guerre commerciale (curieusement, sans humilier ses partenaires)

L’accord entre les Etats-Unis et le Mexique s’apparente à une victoire politique pour Donald Trump, sans trop de dégâts économiques pour le Mexique, incite le Canada et sans doute les Européens à accélérer les négociations pour éviter le pire.

Rémi Bourgeot

Atlantico

2 septembre 2018

Atlantico : A l’occasion d’une interview donnée à Bloomberg, Donald Trump a jugé insuffisantes les propositions faites par les Européens de réduire à 0 les droits de douane sur les automobiles, tout en menaçant d’une sortie des Etats-Unis de l’OMC. Après avoir conclu un accord le Mexique, et dans le contexte d’une négociation qui pourrait aboutir avec le Canada, comment évaluer les récents rapports de force entre Donald Trump et les Européens ? Comment expliquer le refus par Donald Trump des propositions européennes : peut-il réellement obtenir plus ?

Rémi Bourgeot : Derrière les menaces tous azimuts qu’a brandies Donald Trump au cours des derniers mois, l’administration américaine joue en réalité un jeu assez complexe à l’échelle mondiale, vis-à-vis de ses partenaires de l’ALENA (Canada et Mexique), de l’UE, de la Chine ainsi que du Japon et de la Corée du Sud.La méthode se déploie en plusieurs temps. En premier lieu, ont été mises en place les taxes douanières sur l’acier et l’aluminium, assez généralisées, et qui ne sont pas d’une grande efficacité en termes de protection. En réalité, au-delà même du message à l’attention de l’électorat populaire américain, elles consistaient surtout à envoyer un message de détermination aux partenaires commerciaux des Etats-Unis dans le conflit commercial qui s’annonçait. Les taxes sur l’acier n’étaient toutefois pas à même d’enclencher une négociation commerciale poussée, que ce soit à l’échelle de l’ALENA ou avec l’UE.

La deuxième phase repose sur la menace, bien plus redoutable, de mesures douanières substantielles dans l’industrie automobile. Sur la base de ce qui a déjà été mis en place dans l’acier, on constate que les menaces sur les industries automobiles des divers pays partenaires sont prises très au sérieux, que ce soit au Mexique, au Canada, en Europe ou au Japon. On a vu le Mexique s’engager dans une renégociation commerciale poussée, en acceptant des quotas et une révision des règles encadrant la provenance des composants des produits pouvant bénéficier d’une exemption de taxes douanières. L’enjeu de l’Alena est, de toute évidence, également majeur pour le Canada, dont les Etats-Unis sont de loin la première destination d’exportation.Il apparaissait clairement que les menaces douanières des Etats-Unis vis-à-vis des ses deux voisins visaient à une reconfiguration de l’accord de libre-échange, en maintenant cet accord in fine à condition que les trois pays se mettent d’accord sur un certain nombre de conditions.

On voit en fait une stratégie à peu près comparable vis-à-vis de l’Europe. La Commission européenne insiste sur le fait qu’il ne s’agit en aucun cas de négocier sous la menace un accord commercial alternatif au défunt TTIP. On voit néanmoins une négociation large s’enclencher, sur la base des menaces qui pèsent sur le secteur automobile européen, et allemand en particulier. L’administration américaine était parvenue à un embryon d’accord avec la Commission lors du voyage de Jean-Claude Juncker en juillet à Washington, visant à supprimer les taxes douanières sur les produits industriels en dehors du secteur automobile. Derrière l’objectif de la suppression des droits de douane, on constate une négociation par secteurs. La partie américaine cherche surtout, pour rééquilibrer dans une certaine mesures les échanges, à développer les débouchés des entreprises américaines en Europe. Pour des raisons électorales notamment, Donald Trump insiste constamment sur l’accroissement par l’Europe mais aussi par la Chine des importations de soja américain. De la même façon, les négociations comportent systématiquement un volet sur les exportations de LNG américain.

La proposition européenne consistant à supprimer les droits de douane dans l’automobile sur une base réciproque présente un certain intérêt pour les Etats-Unis, puisque les droits de douane européen sur les automobiles sont plus élevés que leur équivalent américain (bien que les USA taxent plus fortement les camions). Mais Donald Trump cherche avant tout à obtenir une renégociation plus générale qui amènent à un rééquilibrage partiel des échanges. Comme le montre son insistance sur les exportations de soja, il n’est sans doute pas guidé par une grande vision technologique. A ce stade, la méthode offre néanmoins une certaine lisibilité. Alors que le Mexique et le Canada (plus progressivement) en sont amenés à accepter une révision de l’Alena, l’UE s’efforce de présenter les négociations comme ne visant qu’à éviter une surenchère douanière. La partie américaine tente néanmoins de mettre au centre de son jeu vis-à-vis de l’Europe ce qui s’apparenterait également à une reconfiguration des échanges.

Selon un éditorial de Mohammed El-Erian, paru dans les colonnes de Bloomberg, l’accord signé avec le Mexique mettrait les Etats-Unis en position de force concernant les prochaines négociations qui s’annoncent. Quelles seraient les conséquences pour l’Europe d’une défaite politique, et économique dans le cadre de la guerre commerciale ? 

L’éditorial de Mohamed El Erian, célèbre économiste et financier, est un signe marquant, parmi de nombreux autres récemment, de l’évolution du débat sur la question commerciale aux Etats-Unis. L’amorce du débat par Trump sous la forme de menaces à tout va centrées sans grande cohérence sur la métallurgie semblait indiquer une approche chaotique sans véritable objectif si ce n’est électoral. Si la finalité de la stratégie en termes de promotions de certains secteurs interroge encore, il s’avère que l’on a affaire à une stratégie en plusieurs temps visant à une reconfiguration généralisée des échanges des Etats-Unis avec ses principaux partenaires commerciaux.

Le cas européen présente tout de même une difficulté particulière, puisque l’UE, mais surtout la zone euro, évoluent vers un modèle généralisé d’excédents commerciaux. Au cœur de ce système, l’Allemagne présente un excédent de sa balance courante qui dépasse désormais largement les 8% du PIB. L’abaissement du taux de change de l’euro a été rendu indispensable par la crise qui a frappé l’union monétaire et fragilisé toute sa partie Sud. Ce faisant, le taux de change de l’euro est bien trop bas pour l’Allemagne, dont les excédents, par conséquent, ne cessent de croître. De plus, l’ensemble des pays de la zone se sont lancés sur la voie de la compression salariale pour compenser l’atonie de leur productivité et relancer tant bien que mal leur croissance par les exportations vers le reste du monde, et notamment vers les Etats-Unis. Le déséquilibre commercial européen est, d’une certaine façon, inhérent à l’union monétaire et à sa philosophie économique.

Mohamed El Erian a raison dans son analyse de la dynamique des négociations, et de l’importance des négociations au sein de l’Alena pour la suite des négociations avec le reste du monde, et notamment avec la Chine. Les négociations avec l’Europe sont néanmoins bien plus compliquées qu’elles ne le sont avec le Mexique et le Canada. Donald Trump peut obtenir des concessions visant à accroitre les exportations américaines vers l’Europe dans certains secteurs, mais il est considérablement plus compliqué de parvenir à un véritable rééquilibrage, puisque les déséquilibres européens sont inhérents à la structure monétaire et politique de la zone euro. L’inertie liée à cette situation peut permettre à la partie européenne d’éviter le fond du sujet. Sur le plan monétaire notamment, l’euro est fortement sous-évalué pour l’Allemagne, mais les dirigeants américains étaient les premiers à justement encourager la BCE sur la voie de la relance monétaire et donc de l’affaiblissement du taux de change de l’euro pour maintenir à flot les économies en crise au sein de la zone. Par ailleurs, l’économie européenne montre déjà d’importants signes d’essoufflement, alors que les Etats-Unis affichent actuellement des chiffres de croissance élevés, à la suite du programme de baisse d’impôts.

La dimension intrinsèque des excédents commerciaux européens avait permis à l’UE d’éviter ce débat à l’époque où Barack Obama n’avait de cesse de l’évoquer. Le risque lié à une approche comparable face à Donald Trump reste celui d’une fuite en avant sur le plan des tensions et des menaces.

Quels sont les leviers dont disposent les Européens pour permettre une accalmie sur le front de la guerre commerciale, tout en aboutissant à un résultat « gagnant-gagnant » ? 

Dans le fond, au-delà de la politique douanière ou de la construction de terminaux pour le LNG américain, tout véritable rééquilibrage des échanges entre l’Europe et le reste des pays développés nécessiterait un rééquilibrage, en premier lieu, au sein de l’Union européen et de la zone euro en particulier. Ce sujet est le grand absent des débats européens, qui ont tendance à se focaliser sur les aspects plus institutionnels, comme le dispositif anti-crise de la zone euro, qui est au cœur des projets d’Emmanuel Macron. La zone euro suit un modèle d’accroissement continu de sesexcédents commerciaux, à une échelle désormais massive. Les excédents de l’Allemagne vis-à-vis du reste de la zone euro se sont transformés, au cours de la crise de l’euro, en excédents vis-à-vis du reste du monde. Le débat européen devrait se concentrer sur les moyens de rééquilibrer la dynamique intra-européenne, au moyen d’un modèle de développement qui ne repose pas autant sur la demande extérieure comme moteur de la croissance. De plus, la France, qui n’a pas suivi les mêmes ajustements que les pays les plus durement touchés par la crise comme l’Espagne, le Portugal ou l’Italie, connait pour sa part une situation de déficit commercial chronique. Autant que la question du dispositif institutionnel de la zone euro, les efforts de rééquilibrage européen devraient se concentrer sur les conditions économiques réelles, qu’il s’agisse de salaires, d’investissement ou de moyens technologiques. Cette approche serait gagnante dans le sens où elle permettrait à l’Europe de s’ancrer dans une dynamique de croissance de meilleure qualité tout en limitant sa vulnérabilité face aux aléas mondiaux.

Voir de même:

Les perdants de Novembre 2016 cherchent à instaurer un régime totalitaire aux Etats-Unis

Guy Millière

Dreuz

24 août 2018

L’article que j’ai rédigé pour fournir un antidote à la désinformation française n’a pu prendre en compte les développements les plus récents.

Ceux-ci, comme je m’y attendais, ont suscité une frénésie médiatique délirante en France, ce qui est logique : les journalistes français (à de rares exceptions près) ne font que recopier stupidement ce qu’écrivent leurs confrères de gauche et d’extrême gauche aux Etats-Unis, en y ajoutant quelquefois leur propre haine envers les millions d’Américains qui ont voté pour Donald Trump.

Disons donc ce qui doit l’être.

La présidence Trump n’est pas “cernée par les affaires judiciaires”, comme l’écrit le correspondant du journal de gauche Le Figaro. Aucune affaire judiciaire ne concerne la présidence Trump. Strictement aucune.

Stormy Daniels ne fait pas “trembler Donald Trump”, comme l’écrit un autre gratte papier ignare du même journal de gauche. Stormy Daniels est une prostituée vieillissante qui ne peut plus exhiber ses parties intimes dans des films pour adolescent acnéique et qui a cherché à gagner de l’argent facile en faisant chanter Donald Trump avant l’élection de 2016. Donald Trump a payé en lui faisant signer un document demandant qu’elle cesse son chantage. Il n’a aucunement tremblé. Il a fait ce qu’ont fait avant lui des milliers d’hommes riches aux Etats-Unis confrontés à des chantages du même type. Certains hommes riches refusent de payer. On peut comprendre que Donald Trump ait payé. L’élection était importante, et il avait à sauver les Etats-Unis et le monde d’une présidence Hillary Clinton. La prostituée vieillissante a violé le contrat qu’elle a signé ce qui, si la justice américaine fonctionnait normalement, devrait lui coûter cher. Que le parti démocrate et les médias aient transformé en star une personne aussi sordide montre qu’ils se vautrent dans la fange : je ne comparerai pas le parti démocrate et les médias qui ont glorifié Stormy Daniels a des porcs, ce serait insultant pour les porcs.

Michael Cohen n’est pas un “fidèle déchu”, et ne fera pas “tomber Donald Trump” : Michael Cohen se révèle être un avocat sans scrupules, coupable de quelques fraudes qui n’ont rien à voir avec Donald Trump. Il a été l’un des avocats de Donald Trump. Il a été mis sous pression par un procureur voulant le pousser à accuser Trump : il a accusé Trump et s’est accusé lui-même d’actes qui ne sont ni des crimes ni des délits. Il s’est conduit en minable lâche. Il a pris comme avocat l’un des exécuteurs des basses œuvres du clan mafieux Clinton, Lanny Davis. Il a échangé les soixante-cinq ans de prison dont on le menaçait contre (vraisemblablement) cinq ans de prison, à la condition qu’il accuse Trump. Ce dont il a accusé Trump ne fait pas courir le moindre risque à Trump, puisqu’il ne s’agit pas de crimes ou de délits. Trump a payé la prostituée maître chanteuse (et une autre prostituée maître chanteuse) avec son propre argent pour se protéger de la diffamation. Aucun texte de loi n’interdit de faire ce que Trump a fait. Et il ne s’agit pas de contribution illégale à la campagne électorale. L’accusation énoncée par Michael Cohen est tout juste destinée à exciter les médias de gauche et d’extrême gauche et à calomnier. Michael Cohen fera sa peine de prison et apparaîtra comme ce qu’il est : un minable lâche. Il a perdu toute chance d’être amnistié par Trump. Il a fait son choix et a préféré la prison. C’est son droit. Fin de l’histoire.

Il n’y a aucun “coup dur judiciaire” pour Donald Trump, comme l’écrit la correspondante venimeuse du magazine de gauche Le Point. Michael Cohen n’est plus l’avocat de Donald Trump et Donald Trump n’est aucunement concerné par les turpitudes de Michael Cohen. Paul Manafort, accusé lui-même de fraude fiscale, a travaillé pour la campagne électorale de Trump moins de cent jours, et n’a aucun autre lien avec Donald Trump, qui n’a aucun lien avec les crimes éventuels de Paul Manafort. Vu le traitement odieux subi par Paul Manafort, incriminé seulement parce qu’il a travaillé pour Donald Trump, il est très vraisemblable que Paul Manafort sera amnistié par Donald Trump.

Donald Trump n’est pas “ébranlé”, et il n’y a pas de “revers judiciaires de deux collaborateurs de Trump”, comme l’écrit le correspondant du journal de gauche Le Monde. Donald Trump préside. Michael Cohen et Paul Manafort ne sont pas des “collaborateurs de Trump”. Ni l’un ni l’autre n’a depuis des mois le moindre contrat ni le moindre contact avec Trump. Ils ne subissent pas des “revers judiciaires” mais des pratiques judiciaires totalement arbitraires venues de l’Etat profond mis en place par Obama.

Il y a eu des agents russes qui ont acheté des espaces publicitaires pour quelques milliers de dollars, ce qui se produit lors de chaque élection, mais il n’y a pas eu d’“ingérence russe” comme l’écrit un ignorant sournois dans le journal d’extrême gauche Libération. Et il n’y a eu aucun lien entre la Russie et la campagne de Donald Trump. Il y a eu, par contre, des liens entre des agents russes et la campagne de Hillary Clinton, avec la complicité de l’administration Obama finissante. Comme quasiment tous les journaux et magazines français, Libération, de manière crapuleuse, soutient les crapules Hillary Clinton et Barack Obama et accuse Trump des crimes commis par Hillary Clinton et Barack Obama.

Libération interviewe un ancien de l’administration Obama (à ce stade de conduite crapuleuse, pourquoi se gêner ?), un certain Norman Eisen, qui dit que la présidence Trump est “la présidence la plus corrompue de l’histoire” : quel élément apporte-t- il à l’appui de ses dires ? Aucun. Absolument aucun. Aucune trace de corruption n’existe chez Donald Trump, qui, étant multimilliardaire, n’a nul besoin de la présidence pour s’enrichir et a même renoncé à son salaire de Président pour le donner à des œuvres charitables. Norman Eisen venant de la présidence la plus crapuleuse de l’histoire, la présidence Obama, qu’il énonce des vomissures n’a rien d’étonnant.

Il n’y a rien à reprocher à Donald Trump. Ni “collusion”. Ni “obstruction à la justice”.

Il y a eu, par contre, une tentative d’empêcher l’élection de Donald Trump par une utilisation crapuleuse de la CIA, du FBI, du Ministère de la justice, d’agents russes et d’un agent britannique par le parti démocrate, Hillary Clinton et Barack Obama.

Il y a eu, dès le jour de l’élection de Donald Trump, une tentative par un réseau de crapules totalitaires d’annihiler le résultat d’élections démocratiques et de renverser un Président démocratiquement élu. Cela s’appelle une tentative de coup d’Etat.

Depuis le 9 novembre 2016, une opération de type totalitaire est menée pour renverser Donald Trump. C’est extrêmement grave. C’est la démocratie et l’état de droit qui sont menacés aux Etats Unis. C’est dangereux pour le monde.

Je dois l’ajouter : l’opération de type totalitaire ne pourrait se mener sans des complicités parmi les Républicains.

L’erreur la plus grave de Donald Trump a été de nommer Jeff Sessions au Ministère de la justice et d’avoir choisi Rod Rosenstein comme vice-ministre de la justice. L’un et l’autre n’ont cessé de se comporter en traîtres. Sans leur trahison, les choses seraient très différentes. Des criminels seraient en prison (Hillary Clinton, John Brennan, James Clapper, Andrew McCabe, James Comey) et des innocents (Carter Page, George Papadopoulos, Michael Flynn) ne seraient pas persécutés. Robert Mueller serait hors d’état de nuire. Donald Trump ne pouvait pas savoir que Jeff Sessions et Rod Rosenstein étaient des traîtres. Il aurait le droit constitutionnel de les évincer. Il ne peut pas, car l’establishment républicain s’y oppose.

Cinq forces sont à l’œuvre pour mener l’opération de type totalitaire : le parti démocrate, les grands médias devenus organes de propagande, l’état profond mis en place par Obama, l’establishment républicain, les imposteurs appelés Never Trumpers. Jeff Sessions et Rod Rosenstein sont à l’intersection de l’état profond et de l’establishment républicain. Robert Mueller est une émanation de l’état profond.

Une sixième force est à l’œuvre : les “médias sociaux” (Facebook, Twitter, YouTube, etc.) qui, façon Goebbels, commencent à sortir leur revolver quand ils voient la parole ou les écrits d’un conservateur soutenant Trump. C’est extrêmement grave, oui.

Dois-je le dire pour rassurer ceux qui me lisent ? L’opération de type totalitaire ne réussira pas. Soit Donald Trump gagnera les élections de mi-mandat, et il pourra se défaire de Jeff Sessions et Rod Rosenstein et nommer un Ministre de la justice digne de ce nom qui en finira avec Robert Mueller, et, en ce cas, il poursuivra sa politique. Soit les Démocrates obtiendront la majorité à la Chambre des représentants, et Donald Trump ne sera pas destitué (il faudrait une majorité des deux tiers au Senat, soit soixante-six voix sur cent, et les Démocrates ne l’auront pas), mais son action intérieure et extérieure sera fortement entravée par la frénésie destructrice des forces totalitaires.

Voir de plus:

McCain a fait de son enterrement un meeting anti-Trump
Guy Millière
Dreuz

3 septembre 2018

Pour lui rendre hommage à Phoenix en Arizona, [MCCain] a choisi deux Démocrates, dont Joe Biden, ancien vice-président d’Obama, qui n’a pas manqué l’occasion de s’en prendre à Donald Trump. Et pour lui rendre hommage à Washington, il a choisi George Walker Bush, Barack Obama, et sa fille Meghan. George Walker Bush, un homme que j’ai estimé quand il était Président (mais beaucoup moins depuis) s’est à nouveau conduit de manière peu estimable. Barack Obama a tenu un discours perfide et mensonger qui lui ressemble et a montré qu’il était plus que jamais un être sordide. Meghan McCain a montré, elle, que son but n’était pas de faire l’éloge de son père, mais de s’en prendre à Donald Trump avec autant de bassesse que le plus vil des Démocrates. Je respecte sa douleur. Je ne respecte pas ce qu’elle a fait lors de la cérémonie d’enterrement, et, dès lors que tout a été préparé avant la mort de John McCain, j’imagine aisément la haine ressentimentale qui a imprégné celui-ci à la fin de sa vie.

Le parti démocrate est devenu un parti infect, crapuleux, aux tentations totalitaires, flirtant avec des comportements fascistes.

L’establishment républicain que George Walker Bush a incarné est complice des Démocrates.

Meghan McCain, qui a une place à la télévision dans un talk show gauchiste, appartient à la cohorte des Never Trumpers qui font le lit de la destruction de l’Amérique.

Avoir dit que l’Amérique était grande avant Trump est cautionner tout ce qu’a fait Obama, que je ne vais pas rappeler ici en détail. Mais cela veut dire que l’Amérique était grande aux yeux de Meghan McCain quand un Président provoquait des émeutes raciales, laissait proliférer les gangs, monter le chômage, la pauvreté, l’immigration illégale, les meurtes de policiers, et permettait à l’Etat Islamique de massacrer et de former des terroristes.

Donald Trump a été élu contre les gens qui pensent ainsi, contre Obama, contre Hillary Clinton, contre les Démocrates crapuleux, contre l’establishment républicain, contre des médias également crapuleux, contre des conservateurs méprisant le peuple, contre des traîtres tels que John et Meghan McCain.

Ces gens là le haïssent parce qu’il n’est pas de leur monde. Ils crachent sur lui et ils crachent sur le peuple de l’Amérique profonde, qu’ils disent “déplorable”.

Le but de ces gens là est que la tentative de transformation des Etats-Unis en une république bananière, voire bien pire encore, à la fin de la présidence Obama ne soit pas mise au jour et que leurs petites et grandes turpitudes puissent se poursuivre.

Leur but est que le peuple américain ne découvre pas que comparé à ce qu’ils ont fait, le Watergate a été une infime broutille.

Leur but est que le peuple américain ne sache pas que Donald Trump accomplit immensément, dans tous les domaines, et de diffamer, salir, en espérant que cela aura un effet.

Ces gens là ont beau s’activer, le peuple américain qu’ils méprisent voit la croissance, le plein emploi, le retour à la sécurité dans le pays. Il voit aussi ce que Trump accomplit ailleurs sur la planète.

La “vague démocrate” dont on ne cesse de parler semble s’essoufler avant d’atteindre le rivage. Qu’en restera-t-il début novembre ?

Le parti démocrate choisit des candidats gauchistes abrutis et incultes (pléonasme). Les candidats soutenus par Trump montent en puissance. La crédibilité des grands médias est en chute libre.

Etant pour le pluralisme, je souhaite une défaite cuisante aux Démocrates aux fins que le parti démocrate redevienne un parti digne de ce nom.

Aimant profondément un pays qui est désormais mon pays, je souhaite que le redressement enclenché par Trump se poursuive.

Je souhaite pour les mêmes raisons que Jeff Sessions et Rod Rosenstein soient chassés du gouvernement au plus tôt, parce qu’ils couvrent les activités de criminels : Hillary Clinton, Barack Obama, John Brennan, James Comey, Andrew McCabe, et parce que c’est à cause d’eux que le grand inquisiteur Mueller mène une chasse aux sorcières monstrueuse et que les grands médias peuvent mentir impunément. Et je souhaite que Trump déclassifie les documents accablants que Jeff Sessions se refuse à divulguer. Il se dit qu’il va le faire. J’espère que c’est vrai. Il serait temps !

Je ne doute pas un seul instant que le redressement se poursuivra. Je vois ce que voient les Américains qui m’entourent car je partage leur vie.

Je connais un pays que les correspondants des médias français qui vivent en vase clos entre New York City et Washington DC ne connaissent pas et méprisent parce qu’il méprisent le peuple américain. Leur mépris suinte de leurs articles et de leurs commentaires. Ils intoxiquent les esprits. Ils mentent. Ils occultent. Ils ont renoncé au métier de journalistes. Donald Trump a dit que les médias désinformateurs américains sont les ennemis du peuple américain. Il a raison. Les médias désinformateurs français sont les ennemis du peuple français.

Lire un titre (presque identique) dans deux Pravda francaises (Le Figaro et Le Point) disant que “L’Amérique rend hommage à John McCain, l’anti-Trump” est consternant. L’Amérique n’est pas composée uniquement de journalistes de gauche et de politiciens de Washington, et l’essentiel du peuple américain n’a pas rendu hommage à John McCain, et ne s’est pas interessé au meeting politique anti-Trump qui s’est tenu à Washington. John McCain était si anti-Trump qu’il méprisait les électeurs de Trump (qu’il a traité de malades mentaux), soit plusieurs dizaines de millions d’Américains. John McCain est très différent de Trump : il n’a jamais été Président, s’est montré incapable de gagner une élection présidentielle et a trahi son camp. Donald Trump s’est montré capable d’être élu Président, a accompli davantage en vingt mois que John McCain dans toute sa vie politique, et n’a trahi personne. Lire dans les articles français que Donald Trump vient de la téléréalité est honteux et montre la prépondérance du crétinisme en milieu journalistique. Les journalistes français pensent que gérer pendant quatre décennies une entreprise planétaire, c’est faire de la téléréalité, et ne savent apparemment rien de ce que fait Donald Trump pour l’économie et la société américaine et pour le monde. S’ils savent, ils n’en parlent pas. Ils préfèrent Emmanuel Macron qui, lui, n’a rien accompli de sa vie et se montre plus minable que François Hollande. Crétinisme en milieu journalistique, disais-je ?

Guy Millière

PS. Donald Trump dénonce les biais des “médias sociaux”. Il a raison là encore. Google n’est plus un moteur de recherche, mais un vecteur de propagande (si vous cherchez quelque chose sur Israël en utilisant Google, vous trouverez à torrent de la propagande “palestinienne”, et si vous cherchez un article sur un Israélien tué par un terroriste, vous trouverez des articles d’Electronic Intifada accusant l’armée israélienne ; sur tous les sujets, c’est la même chose). Youtube et Twitter censurent les conservateurs, Facebook suit le même mouvement. C’est scandaleux. Ce qui devait être un vecteur de liberté devient un instrument d’oppression.

Voir de plus:

L’édito du New York Times révèle un danger peut-être plus grand que Trump lui-même

L’auteur de la tribune qui a semé le chaos à la Maison-Blanche peut avoir agi dans son seul intérêt.
Bérengère Viennot
Slate
7 septembre 2018

Difficile d’ignorer que depuis quelques jours, un véritable séisme secoue la Maison-Blanche et l’Amérique tout entière. Mardi 11 septembre sortira un livre –Fear: Trump in the White House de Bob Woodward, l’un des journalistes du Washington Post qui ont contribué à révéler le scandale du Watergate– qui affirme qu’en coulisses, l’entourage de Trump le prend pour un sombre crétin.

On pourra y lire, entre autres, qu’outre les jugements personnels peu flatteurs portés à l’encontre du président des États-Unis, un certain nombre de ses hauts fonctionnaires agissent derrière son dos pour contrer ses décisions.

Au lendemain de l’annonce de la parution du livre et de la publication de ses extraits les plus croustillants, le New York Times a publié un éditorial anonyme écrit par un haut fonctionnaire de l’administration Trump, où l’on peut lire que nombre de membres de l’entourage présidentiel savent pertinemment que le président américain est un danger pour la nation et qu’une résistance s’est organisée au sein même de la Maison-Blanche.

Prouver, pas juste dire

Cet éditorial est à la fois fascinant et terrifiant. Il décrit un Donald Trump «impétueux», «belliqueux», «mesquin», qui fait des «caprices», prend des décisions «qui ne tiennent pas debout, mal informées et parfois dangereuses». L’article montre Trump tel que tout le monde le connaît déjà, mais cette fois de l’intérieur, confortant dans son opinion la grande partie du monde qui était déjà convaincue que le président américain ne tournait pas rond.

Son auteur –son autrice?– explique qu’il écrit cette lettre pour rassurer le public: certes, Trump déraille, mais «des adultes» sont là et veillent au grain. Que si les hauts fonctionnaires «résistants» n’invoquent pas le vingt-cinquième amendement, celui qui permettrait de déclencher une procédure de destitution de Trump, c’est uniquement pour éviter de provoquer une «crise constitutionnelle».

La lecture de cet éditorial fantasque provoque chez le lectorat un enchaînement de réactions à la fois épidermiques et intellectuelles. Ah, on en était sûr, Trump est un malade, ça fait du bien de le lire noir sur blanc, et écrit par des témoins directs en plus, maintenant on a des preuves. Spoiler: non, on n’en a pas. Ce n’est pas parce qu’une source anonyme le dit que c’est vrai.

Ensuite: youpi, voilà qui va apporter de l’eau au moulin de celles et ceux qui veulent destituer Trump. Or non, désolée encore une fois pour le faux espoir: personne en l’état actuel des choses n’a les moyens de le faire. Il faudrait pouvoir prouver, pas juste dire, qu’il agit comme un dingue, ce qui ne risque pas d’être possible sur la seule foi de sources anonymes, ni sur celle de révélations d’un livre, que ce soit celui de Woodward ou de ceux qui l’ont précédé.

Coup terrible porté à la démocratie

L’auteur –pour des raisons de simplification, on va partir du principe que c’est un auteur– choisit de rester anonyme pour des raisons évidentes. Pas seulement parce que cette lettre lui coûterait sa place (au minimum), mais parce que ce qu’il raconte est injustifiable. Les procédés qu’il décrit sont un coup terrible porté à la démocratie américaine et à la fonction présidentielle. Il s’agit presque d’un coup d’État clandestin. La crise constitutionnelle est déjà là, et c’est lui et ses homologues agissant dans l’ombre qui l’ont déclenchée.

David A. Graham souscrit à cette thèse. Dans The Atlantic, il évoque un «coup d’État anti-démocratique». Et de fait, voici un haut fonctionnaire –nommé, donc, pas élu!– qui se vante de désobéir au président démocratiquement élu et se félicite que des membres de l’exécutif contournent les ordres présidentiels, travaillent à «piloter l’administration dans la bonne direction jusqu’à ce que –d’une manière ou d’une autre– tout cela se termine». Comme le dit Graham, «si contrôler le président demande de désobéir aux ordres et de recourir à la tromperie, cela devient plus dur à défendre».

En vertu de quelle autorité de hauts fonctionnaires justifient-ils de tels agissements? Si l’on apprenait que l’entourage d’Obama en avait fait autant, comment réagirait-on? Mais Obama n’était pas fou, ni dangereux, ni impulsif, répondrez-vous. Eh bien, c’est une question de point de vue. On est tous le fou de quelqu’un.

Dans la mesure où aucune preuve scientifique n’est établie de la folie de Trump, et même si la majorité de son entourage, voire du monde, estime qu’il a les fils qui se touchent, la loi américaine ne permet pas que des individus prennent de leur propre chef des décisions contraires aux devoirs que leur impose leur fonction.

«TRAHISON?», a rageusement tweeté Trump après la publication de cet article.

La question se pose, en effet. Car soit l’entourage de Trump estime qu’il est inapte à gouverner, que c’est un danger pour son pays et dans ce cas, son devoir est de mettre en branle une procédure de destitution pour l’empêcher de nuire, soit cet entourage se trompe ou est de mauvaise foi, auquel cas cette dénonciation et ces actes de rébellion larvée relèvent de la trahison.

«Résistants»

Voilà à la fois le problème et le talent de Trump: en rabaissant le niveau de la plus haute fonction de l’État, il a fait dégringoler tout son entourage avec lui. Celles et ceux qui œuvrent autour de lui à défaire ce qu’il fait utilisent des méthodes répréhensibles, hors de toute morale. Et l’’amoralité, c’est justement ce que reproche l’auteur de l’éditorial à Donald Trump, et ce qu’il évoque pour justifier son action et celle des autres «résistants».

Si le mot «résistant» a une connotation en français qu’elle n’a pas en anglais américain –question d’histoire nationale bien sûr, le vocabulaire choisi par l’auteur anonyme pour se désigner et désigner ses homologues n’en est pas moins très fort, quasiment lyrique: il parle de «héros méconnus dans et autour de la Maison-Blanche», rien de moins.

Il explique que «certains de ses conseillers ont été présentés comme des scélérats par les médias. Mais en privé, ils se donnent beaucoup de mal pour contenir les mauvaises décisions dans l’aile ouest, même si clairement, ils n’y arrivent pas toujours». Ce sont, selon lui, les «adultes» qui surveillent Donald Trump et qui l’empêchent de nuire.

Curieusement, ces «adultes» ne trouvent pas la situation suffisamment alarmante pour continuer à respecter la loi. Le vingt-cinquième amendement permet à l’exécutif d’engager une procédure de destitution –certes complexe, heureusement d’ailleurs– du président.

Ces «adultes» ne sont pourtant pas confrontés à une situation désespérée qui exige des actes de résistance héroïque –par exemple une dictature où la vie des lanceurs et lanceuses d’alerte serait en danger, et le président indéboulonnable par des voies légales. C’est loin d’être le cas aux États-Unis.

Un coup monté par Trump lui-même?

Si ces personnes n’engagent pas de procédure de destitution, alors que de leur propre aveu la situation est grave et que Trump est fou, il s’agit d’un choix. C’est qu’elles risquent quelque chose (au hasard: perdre la majorité républicaine un peu partout, au Congrès, à la présidentielle de 2020), parce que la base qui soutient Trump est encore forte, mais que au cas où ça tournerait au vinaigre pour le quarante-cinquième président des États-Unis, au cas où, «d’une manière ou d’une autre», son mandat s’achevait de manière un peu précipitée, elles puissent sortir de l’ombre et sauver leur peau en clamant: «Moi, j’étais résistant» à toutes celles et ceux qui ne manqueront pas de demander des comptes aux responsables de cette calamiteuse administration et seront tentés de raser quelques crânes.

Pour Ben Mathis-Lilley, journaliste politique à Slate.com, «c’est définitivement une explication très plausible pour expliquer pourquoi cette personne a choisi de publier cette tribune». «Mais d’un autre côté, spécule-t-il, peut-être que cet individu anonyme en avait tout simplement assez de lire et d’entendre des critiques de l’administration Trump, et qu’il n’a pour seule motivation que l’envie de se défendre en public.»

À moins, bien sûr, comme le suggère Corentin Sellin, spécialiste de la politique américaine, dans une interview accordée à Libération, que cette lettre ne soit «un coup monté par Trump pour discréditer le New York Times». Ce qui expliquerait le côté fantasque de la lettre et son absurdité, car ces «résistants», en la publiant, se condamnent eux-mêmes à devoir arrêter leurs activités souterraines.

Selon Dick Howard, professeur de philosophie politique à l’université de Stony Brook (New York) et auteur de Les ombres de l’Amérique, de Kennedy à Trump (à paraître le 20 septembre), ce serait en effet pour Trump un moyen de rassembler ses troupes autour de lui avant les élections de mi-mandat, en novembre, qui pourraient le voir perdre sa majorité à la Chambre des représentants et une majorité démocrate lancer une procédure de destitution.

Pour Howard, cet épisode marque possiblement la fin d’un cycle politique, un «réalignement» de la politique américaine, où les trente ans de règne républicain entamé avec l’élection de Reagan en 1981 et interrompu par les deux doubles mandats démocrates de Clinton et d’Obama arrivent à leur terme dans une apothéose.

La politique non-partisane d’Obama, qui refusait de régner sur un seul parti et voulait se placer au-dessus de la politique, aurait provoqué un retour de bâton d’une violence folle avec la présidence Trump et son sectarisme politique poussé à l’excès, avance Howard. Reste à savoir ce qui pourra le remplacer…

Si on veut être encore plus kafkaïen, on peut même imaginer que c’est l’entourage de Trump qui a monté ce coup dans son intérêt sans le lui dire, le sachant bien incapable, intellectuellement, de fomenter une stratégie aussi élaborée. À ce stade de spéculation, comme aurait dit John Kelly, le chef de cabinet de la Maison-Blanche: «On est chez les fous.

Voir par ailleurs:

Entre Trump et Merkel, adapter la politique de la France
Jean-Pierre Chevènement

Le Figaro

6 septembre 2018

La critique que l’establishment nord-américain exerce à l’égard de la politique de Donald Trump juxtapose de très nombreux griefs. Ainsi, l’ancien président Obama incrimine un réflexe de conservatisme émanant de couches sociales menacées dans leur «stabilité économique», leur «statut social», leurs «privilèges» ou leur «identité culturelle» (discours de Johannesburg du 17 juillet 2018). Cette critique trop rapide me paraît révélatrice d’une certaine tache aveugle qui dissimule à l’establishment nord-américain les fractures sociales engendrées par la globalisation dans les régions industrielles traditionnelles – ainsi la «Rust Belt» – et surtout la montée d’une inquiétude plus générale dans la société américaine: et si la globalisation conduisait non seulement à la désindustrialisation mais aussi à un certain déclin des États-Unis?

Trump, sans le dire explicitement, incrimine les conséquences des choix opérés il y a quatre décennies par l’establishment américain, républicain d’abord puis démocrate, en faveur du libre-échange notamment avec la Chine. L’actuel déficit commercial américain (862,7 milliards de dollars en 2017 dont 395,8 milliards avec la Chine) ne montre pas que les États-Unis vivent au-dessus de leurs moyens: pour Trump, ce déficit abyssal est d’abord le résultat de l’alliance déséquilibrée nouée entre les firmes multinationales américaines et le Parti communiste chinois au temps de Deng Xiaoping.

Trump attaque sur tous les fronts à la fois. D’abord le déficit commercial avec la Chine, dont par ailleurs le PIB (en dollars courants) s’approche de celui des États-Unis (12.237 milliards de dollars contre 19.390) et l’a même nettement dépassé en parité de pouvoir d’achat (23.000 milliards de dollars contre 19.000), selon la Banque mondiale, une Chine qui n’applique qu’avec réticence les règles de l’OMC en matière de propriété intellectuelle et de subventions publiques. Ensuite la dénucléarisation de la Corée du Nord, véritable test à l’égard de Pékin. En troisième lieu le déficit avec l’Union européenne (160,8 milliards de dollars), principalement avec l’Allemagne qui ne consacre par ailleurs qu’un très modeste effort à sa défense (1,1 % de son PIB). Trump, enfin, veut remettre en cause la domination de l’Iran sur le Moyen-Orient, résultat des deux guerres du Golfe, en dénonçant l’accord du 14 juillet 2015 qui était pourtant un autre moyen de la contenir.

Le président des États-Unis se veut «antisystème»: il combat le libre-échange qui est la philosophie de base des institutions de Bretton Woods (FMI, Banque mondiale) et plus encore de l’OMC. Il rompt avec le multilatéralisme qui organisait autour de l’establishment américain la solidarité de tous les autres, y compris le Parti communiste chinois, au sein d’un ensemble mondial hiérarchisé. Son mot d’ordre: «America first!» exprime avant tout la volonté de rebattre les cartes d’un jeu dont il estime que les règles doivent être revues, l’objectif central étant évidemment d’enrayer la montée de la Chine sur le long terme et de perpétuer l’hégémonie mondiale des États-Unis.

Ce retournement de tendance historique par rapport au paradigme libre-échangiste et multilatéral qui organisait depuis quarante ans l’hégémonie «soft» des États-Unis sur leurs alliés prend ceux-ci par surprise. Ils sont confrontés à une hégémonie «hard» qui les transforme en États tributaires. Ainsi leurs entreprises, si elles rechignent à plier devant les oukases du Centre (en matière d’investissements à l’étranger par exemple), sont-elles mises à l’amende en vertu de l’extraterritorialité du droit américain. En maintenant un conflit à demi gelé en Ukraine, les États-Unis croient s’être enfin approprié la clé de la sécurité européenne.

Dans le système de domination états-unien, un paradigme dur s’est ainsi substitué à un paradigme mou. À bien y réfléchir, cela a commencé avant Trump: avec les «révolutions arabes» et la crise ukrainienne. Dans les deux cas, la volonté d’exporter les «valeurs occidentales» a engendré la crise (sanctions ou diverses formes d’ingérence en Libye et en Syrie).

Ce changement de paradigme se fait au nom de l’intérêt national américain: ce sont deux conceptions de l’intérêt national qui s’affrontent dans le débat de politique intérieure américaine sur le multilatéralisme.

La cristallisation de ce débat autour de la Russie n’est qu’un trompe-l’œil. Le vrai sujet, c’est la Chine. Trump avec elle raisonne d’abord en termes commerciaux. L’establishment traditionnel met davantage en avant les «valeurs» face aux régimes qualifiés d’«autoritaires». La Russie à cet égard n’est qu’une pièce dans un dispositif plus vaste. Confrontés à l’échec de leur politique de «changement de régime» à Moscou, les États-Unis aujourd’hui ne peuvent espérer freiner le rapprochement de la Russie avec la Chine et l’Asie qu’en revoyant une politique des sanctions manifestement contreproductive. Il suffirait pour cela d’exercer sur l’Ukraine les pressions qui l’amèneraient à appliquer enfin les clauses de l’accord de Minsk qui lui incombent. Tel ne semble pas être aujourd’hui le chemin choisi. En attendant, rien ne s’opposerait à des «deals» circonscrits (à la Syrie par exemple), où la realpolitik, des deux côtés, trouverait son compte, si la question de l’Iran n’y faisait obstacle.

Fondée sur des rapports de force brutaux, la politique de Trump peut paraître procéder d’une logique simpliste: un déficit commercial abyssal peut-il être réduit par la hausse des droits de douane? Cette politique ne sera-t elle qu’une parenthèse qui se refermera bien vite? Il peut paraître bizarre de substituer à une politique étrangère globale visant à rassembler des alliés une somme de «deals» dont le premier effet est de rapprocher adversaires et partenaires. Ceux-ci dans l’immédiat paraissent tétanisés et divisés quant à la réponse à apporter à une politique dont le véritableobjet – la perpétuation de la suprématie américaine – est soustrait au débat public.

L’Union européenne est divisée par nature. Elle n’est pas capable aujourd’hui de définir une relation stratégique avec la Chine ou face aux États-Unis. Sur l’Iran ou en matière commerciale, Trump est en position de force. Il peut sans peine exciter au sein de l’Union européenne les contradictions: Brexit, taxation des grosses cylindrées, insuffisant effort de défense des Européens, et notamment de l’Allemagne, dont le statut politico-militaire limite la capacité qu’elle a de jouer «dans la cour des grands», sanctions rédhibitoires à l’égard des entreprises qui ne respecteraient pas les orientations de la politique américaine en Iran, faiblesse intrinsèque de la monnaie unique face aux secousses internationales prévisibles, etc.

Une lecture historique de la première mondialisation (1860-1914) ne permet pas sans aveuglement d’écarter un scénario qui ressusciterait encore une fois le «piège de Thucydide», c’est-à-dire le déclenchement par accident d’une «guerre préventive» entre deux coalitions formées l’une autour d’une puissance dominante (Athènes au Ve siècle avant J.-C. ou la Grande-Bretagne au XIXe siècle), l’autre autour d’une puissance montante (Sparte dans la guerre du Péloponnèse ou le IIe Reich allemand avant 1914).

Ce scénario qui fait partie du jeu de Trump face à la Chine peut rester virtuel. Y a-t-il une alternative? La Chine sera de toute façon demain une très grande puissance mais pas forcément la puissance hégémonique mondiale.

L’Union européenne, à certaines conditions réalistes, pourra peut-être devenir une entité stratégique. Ce n’est pas tant le néoprotectionnisme de Trump qui menace la paix dans le monde. En effet, le regain du protectionnisme à la fin du XIXe siècle a montré que la croissance de l’économie mondiale et même celle du commerce international pouvaient s’en accommoder. L’accord avec le Mexique est un bon accord, malheureusement trop peu commenté, qui subordonne l’importation aux États-Unis de voitures fabriquées au Mexique à un salaire minimum des ouvriers mexicains. Le néoprotectionnisme peut aller de pair avec le recentrage des économies chinoise et américaine sur leur marché intérieur. C’est plutôt de la configuration bipolaire du monde (en «G2») et de l’exacerbation des tensions entre les deux pôles que procède aujourd’hui le plus grand danger.

Un certain multilatéralisme peut-il être restauré? Avec peu de moyens, la Russie a rétabli sa souveraineté. L’Union européenne ne peut, selon moi, y parvenir par la voie de l’intégration. Les rapports de force en son sein sont trop déséquilibrés. Les résultats de notre commerce extérieur témoignent du manque de compétitivité de l’économie française qui depuis quatre décennies a laissé s’effilocher son industrie. Moins que jamais le gouvernement de Mme Merkel issu des élections de 2017 ne veut d’une «union de transferts» que le président Macron ne lui a d’ailleurs pas proposée. Un budget de la zone euro «à deux chiffres» ne peut être l’outil d’une politique économique contracyclique sérieuse. Certes la France pourrait proposer une politique contracyclique plus efficace où les investissements s’effectueraient principalement sur le territoire des pays contributeurs. Il serait peut-être ainsi possible de tempérer le mercantilisme allemand (un excédent de la balance courante, manifestement excessif,de 8,1 % du PIB).

La France et l’Allemagne pourraient aussi essayer de promouvoir l’euro comme monnaie internationale parallèlement au dollar, mais la volonté politique en existe-t-elle alors que les Européens, depuis les accords de la Jamaïque (1976), se sont toujours accommodés de l’abus du privilège du dollar par les États-Unis?

Plus encore qu’une politique économique contracyclique, ce qui fait défaut à l’Union européenne, c’est une capacité d’action stratégique dans le domaine monétaire mais aussi en matière de politique extérieure et d’intervention militaire, de politique migratoire, d’aide au développement, et enfin de promotion des technologies du futur.

À ces défis, l’intégration n’est pas une bonne réponse: les processus de décision à vingt-sept ou à dix-neuf sont trop lents. Surtout manque la volonté politique appuyée sur un puissant sentiment d’adhésion populaire qui pourrait fonder une ambition stratégique à l’échelle mondiale. Soyons réalistes: l’Union européenne restera pour l’essentiel une union de nations, c’est-à-dire une confédération. La nation reste en effet le cadre de la démocratie et de l’affirmation de la volonté politique des peuples. Au sein de l’Union européenne, plusieurs grands États pourraient ensemble constituer le noyau d’une entité stratégique opérationnelle. Un traité dans les traités serait sans doute pour cela nécessaire. Il n’y a pas de contradiction entre ce «noyau dur» et l’UE à vingt-sept ou la zone euro à dix-neuf, mais au contraire complémentarité. Ce qui compte, c’est la volonté politique de défendre les intérêts européens. Par ailleurs, le bon sens commanderait de réfléchir à un nouveau partenariat stratégique avec la Russie pour lever l’hypothèque de la sécurité européenne.
Desserrer les pinces du «G2» et contribuer à restaurer un véritable multilatéralisme

L’Europe, à ces conditions seulement, pourrait peser comme acteur stratégique mondial. Elle pourrait ainsi desserrer les pinces du «G2» et contribuer à restaurer un véritable multilatéralisme, plus propice que le tête-à-tête sino-américain à la stabilité et à la paix dans le monde.

L’Union européenne pourrait même tirer parti du néoprotectionnisme américain: la défense de l’État social en effet exige des frontières. Une certaine régionalisation de l’économie mondiale permettrait une meilleure régulation sociale au plan intérieur. De même, en matière migratoire, la prise en compte de tous les facteurs (développement des pays d’origine qui ont besoin de leurs élites, capacité d’intégration des sociétés d’accueil) pourrait conduire à un «mix» consensuel entre pays du Nord et pays du Sud, autour de formules équilibrées, cohérentes avec le maintien des valeurs universelles: il faudrait pour cela aider les pays du Sud à devenir de véritables États nations.

Trump incarne un défi qui ne peut être relevé que sur la base d’une vision stratégique, par une France remise au centre du jeu européen», selon la formule employée, un jour, parle président de la République. De toute évidence, des révisions s’imposent à notre politique pour tenir compte des changements majeurs intervenus depuis un an.

Voir encore:

La gauche américaine a fait de l’anti-Trumpisme sa nouvelle politique étrangère

Tirer à boulets rouges sur tout ce que Donald Trump puisse dire ou faire en matière de politique extérieure ne parviendra jamais à cacher les carences de la gauche américaine en ce domaine.
Fabio Rafael Fiallo
Contretemps
4 avril 2018

Le président Donald Trump éprouve une difficulté indiscutable à former et à garder une équipe opérationnelle autour de lui ainsi qu’à prévenir des commentaires moqueurs à son égard par des membres de son gouvernement. Ajoutons à cela l’enquête en cours sur une éventuelle collusion entre son équipe de campagne et le gouvernement russe, et alors tous les ingrédients d’un film de suspense, à rebondissements, se trouvent réunis.

Au milieu de la tourmente, cependant, le président américain peut éprouver un certain réconfort dans l’aide non intentionnelle que lui apportent ses ennemis idéologiques, c’est-à-dire les membres d’une gauche – représentée par le Parti démocrate et des analystes politiques proches de ce parti – dont les critiques envers Trump sont tellement biaisées et incohérentes qu’elles perdent largement en crédibilité et en lisibilité.

Le phénomène est devenu manifeste dans le domaine de la politique extérieure.

L’exemple syrien

Prenons d’emblée le cas du conflit syrien. Après avoir établi une « ligne rouge » concernant l’éventuel usage d’armes chimiques en Syrie, le Président Obama renonça à mettre sa menace à exécution lorsque le régime de Bachar el-Assad employa ce type d’armes contre la population civile de son pays. La reculade d’Obama envoya un signal clair aux adversaires des États-Unis dans la région, notamment l’Iran et la Russie : ces derniers pouvaient désormais occuper le terrain en Syrie (comme ils ne se privèrent pas de le faire) sans craindre une riposte américaine. Et pourtant, cela ne dérangea guère, ou pas du tout, les membres du Parti démocrate.

Or, lorsque le président Trump décida en mai de l’an passé de lancer des attaques aériennes sur les installations militaires du régime de Bachar el-Assad (et ce en réaction à l’emploi à nouveau d’armes chimiques par ce régime), le Parti démocrate offrit le spectacle de la division. En effet, tandis que les leaders de ce parti dans les deux chambres du pouvoir législatif américain – Chuck Schumer et Nancy Pelosi – manifestèrent un soutien, certes mitigé, à cette initiative, bien de leurs camarades condamnèrent leur prise de position, montrant de ce fait un parti sans position claire à cet égard.

En ce qui concerne la Corée du Nord, la gauche américaine n’a pas lésiné sur les critiques à la rhétorique belliciste de Donald Trump à l’égard du dictateur Kim Jong-un. Elle a été, en revanche, bien avare de mots pour admettre que la fameuse « patience stratégique » d’Obama, appliquée à la Corée du Nord, fut un véritable fiasco ayant permis au dictateur Kim Jong-un de faire des progrès considérables dans la militarisation de son programme nucléaire.

Face à la Corée du Nord

L’attitude de l’opposition démocrate sur le dossier nord-coréen est devenue encore moins lisible, et plus intenable, après l’annonce d’une rencontre prochaine entre Donald Trump et Kim Jong-un. En effet, plutôt que de montrer un enthousiasme quelconque pour la fenêtre d’opportunité qu’ouvre une telle rencontre, bien des membres de ce parti – y compris la candidate à la présidence lors des élections de 2016, Hillary Clinton – mettent l’emphase sur le manque de sobriété et d’expérience diplomatique de Donald Trump, ce qui, martèlent-ils, peut faire capoter les négociations entre les deux pays.

Qu’on se le dise : le sommet États-Unis-Corée du Nord peut finir dans un cul-de-sac, ou même pourrait ne pas avoir lieu du tout. Mais indépendamment de l’issue de cette initiative, il n’en demeurera pas moins que le prédécesseur de Trump, en dépit de son expérience politique et de sa prudence diplomatique, n’était pas parvenu à mettre  Kim Jong-un en disposition de négocier.

Puis, de même qu’au sujet de la Corée du Nord, les démocrates américains ne cessent de dénoncer la rhétorique offensive de Donald Trump à l’égard de Téhéran et sa menace de sortir les États-Unis de l’accord négocié par Barak Obama sur le nucléaire iranien.

L’absence de « grande stratégie »

Il n’empêche que c’est bien cette rhétorique qui a poussé les partenaires européens concernés par cet accord à tenter de revoir celui-ci dans le but d’accommoder les objections et les exigences de Donald Trump.

Dernier mais non le moindre, des membres de la gauche américaine ont regretté à maintes reprises l’absence d’une « grande stratégie » de politique extérieure chez Donald Trump. Et ils n’ont pas entièrement tort ; car le document publié par l’administration américaine en janvier dernier à ce sujet est prolixe en déclarations de principes et d’objectifs mais ne détaille pas les moyens d’y parvenir.

Or, là où se trouve l’inconsistance de la gauche américaine à cet égard, c’est dans le fait qu’elle rechigne à admettre que le Président Obama, lui, ne mit en place une stratégie pouvant être classée parmi les grandes stratégies. Pourquoi, alors, s’en prendre exclusivement à la stratégie de Trump au lieu de proposer quelque chose de nouveau à ce sujet ?

D’autre part, affirmer que « Trump a créé un vide temporaire dans le leadership mondial » – comme le fait Jake Sullivan, un haut fonctionnaire du Département d’État dans l’administration Obama – équivaut à ignorer un fait fondamental, à savoir : le vide en question existait déjà avant la présidence de Donald Trump et trouve en grande partie sa cause dans les atermoiements de Barak Obama face aux multiples contentieux internationaux.

Les incohérences à répétition de la gauche américaine trahissent un manque d’idées en matière de politique extérieure, comme le reconnaît Zack Beauchamp, ancien chercheur d’un groupe de réflexion (think tank) de centre gauche : le Center for American Progress.

Tirer à boulets rouges sur tout ce que Donald Trump puisse dire ou faire en matière de politique extérieure ne parviendra jamais à cacher ou à compenser les atavismes et les carences de la gauche américaine en ce domaine. Une aubaine pour l’actuel président américain.

Voir enfin:

Pourquoi la France doit se préparer à la guerre des étoiles

La ministre des Armées Florence Parly a annoncé un investissement massif dans les moyens spatiaux de l’armée. Une réponse à l’ »arsenalisation » de l’espace par les Etats-Unis, la Russie et la Chine… et à l’espionnage du satellite français Athena Fidus par un satellite russe l’an dernier.

C’est un satellite russe discret, connu sous le nom de Louch (ou Olymp). Lancé en 2014, l’engin s’était rapidement signalé en allant renifler d’un peu trop près des satellites de l’opérateur américain Intelsat situés sur l’orbite géostationnaire (36.000 km de la Terre). Ce n’était qu’un apéritif. La ministre des Armées Florence Parly a révélé vendredi 7 septembre que ce satellite de trois tonnes s’était approché « d’un peu trop près », en 2017, du satellite militaire français Athena-Fidus, dédié aux communications militaires sécurisées. « De tellement près qu’on aurait pu croire qu’il tentait de capter nos communications », a ironisé la ministre, en visite au Centre spatial toulousain du CNES, l’agence spatiale française. Avant d’envoyer un message clair à Moscou : « Tenter d’écouter ses voisins, ce n’est pas seulement inamical. C’est un acte d’espionnage. Nous avons pris les mesures qui s’imposaient. Nous le surveillons attentivement. »

Cette tentative d’espionnage par un satellite « butineur », le terme consacré, est loin d’être une première. Depuis une dizaine d’années, l’espace s’est lourdement militarisé. Une véritable « arsenalisation », selon le cabinet de la ministre, qui va obliger la France à repenser totalement la protection de ses satellites, civils comme militaires. « Nous savons très bien que d’autres très grandes puissances spatiales déploient en orbite des objets intrigants, expérimentent des capacités potentiellement offensives, conduisent des manœuvres qui ne laissent guère de doutes sur leur vocation agressive, a martelé Florence Parly. Nous ne sommes pas protégés contre ces menaces. Nous sommes en danger si nous ne réagissons pas. »

Destruction au laser

En quoi consistent ces menaces ? Il y a d’abord les satellites butineurs, comme le fameux Louch, qui viennent se placer dans les cônes d’émission des satellites pour tenter de capter les communications. « Il y a aussi la possibilité de corruption de personnels des stations-sols, d’installation de logiciels espions, et l’utilisation de satellites capables de désorbiter les nôtres grâce à des bras mécaniques », indique-t-on au cabinet de Florence Parly, qui évoque aussi des lasers capables de saturer les capteurs des satellites, des brouilleurs de télécommunications et, stade ultime, des armes capables de détruire les engins spatiaux (lasers, armes à impulsions électromagnétiques, missiles anti-satellites).

Ces scénarios n’ont rien du film de science-fiction : dès 2007, la Chine avait détruit un de ses vieux satellites avec un missile pour démontrer sa capacité spatiale offensive, ce qui avait généré des dizaines de milliers de débris. Les Etats-Unis avaient répondu en faisant de même en 2008. Une « guerre des étoiles », terme employé par Florence Parly dans son discours, n’est donc clairement plus à exclure. « Les Etats-Unis, la Chine et la Russie sont convaincus qu’il peut y avoir un intérêt à détruire des systèmes spatiaux, assure Xavier Pasco, directeur de la Fondation pour la recherche stratégique (FRS). Les Etats-Unis envisagent carrément une dissuasion spatiale (« space deterrence » : quiconque leur cherche des noises sur orbite en paiera le prix fort.) Donald Trump a même ordonné au Pentagone, en juin dernier, de créer d’ici à 2020 une Space Force, sixième branche des forces armées.

100 milliards par an dans le spatial

La France peut-elle rester dans le jeu ? Elle ne boxe évidemment pas dans la même catégorie que Washington. Selon le cabinet de la ministre, 100 milliards de dollars sont investis tous les ans dans le secteur spatial, dont la moitié par les Etats-Unis (50 milliards dont 20 pour la NASA, 20 milliards pour le département de la défense, et 10 milliards pour les autres agences). Ce qui place les Etats-Unis loin devant la Chine (10 à 11 milliards), la Russie (4 milliards) et la France (environ 2 milliards).

Florence Parly assure pourtant que rien n’est perdu. Emmanuel Macron a chargé la ministre de lui présenter une « stratégie spatiale de défense » d’ici la fin de l’année. Un groupe de travail rassemblant le Commandement interarmées de l’espace, la DGA, la Direction du renseignement militaire ou encore l’Onera, est à l’œuvre au ministère des Armées. Piloté par le cabinet de la ministre, il remettra ses conclusions à Florence Parly en novembre. Un grand discours présidentiel sur le sujet est prévu début 2019.

La France ne part heureusment pas de zéro. Elle dispose de satellites d’observation Helios, qui seront remplacés par trois nouveaux satellites CSO : le premier sera lancé de Kourou dès la fin de l’année. Elle disposera de satellites d’interception électromagnétique, dits CERES, à partir de 2020, permettant de repérer les commandements ennemis. Les forces françaises peuvent aussi compter sur deux satellites de télécommunications militaires Syracuse 3, qui seront remplacés à partir de 2021 par trois Syracuse 4. Au total, la loi de programmation militaire 2019-2025 prévoit un investissement de 3,6 milliards d’euros dans le spatial.

La surveillance spatiale, talon d’Achille français

Ce montant pourrait pourtant se révéler insuffisant. C’est du côté de la surveillance de l’espace que le bât blesse. Certes, le radar français GRAVES, développé par l’Onera, permet de repérer les objets de plus d’un mètre carré sur les orbites basses, soit 3.000 objets environ. Certes, ce système va être modernisé pour pouvoir repérer 5 à 6.000 objets. Certes, les armées peuvent aussi compter sur le système GeoTracker de l’industriel ArianeGroup et sur les télescopes TAROT du CNRS pour repérer les objets en orbite géostationnaire (36.000 km).

Mais ces moyens apparaissent insuffisants pour surveiller un trafic spatial en forte croissance, avec un nombre de satellites qui devrait passer de 1.500 à 7.000 engins dans dix ans. Pour être réellement efficace, souligne-t-on au ministère des Armées, il faut observer l’espace depuis l’espace. Une première étape sera, indique Florence Parly, de « placer des charges utiles secondaires d’observation de l’environnement de nos satellites, autrement dit des caméras de surveillance ». Ce sera le cas sur la prochaine génération de satellites Syracuse. Le ministère devrait aussi s’appuyer sur les services des futures constellations de satellites des acteurs du New Space, mais aussi des systèmes développés par les acteurs traditionnels (Airbus, Thales) pour améliorer ses capacités de surveillance.

Vers des armes anti-satellites françaises ?

La France pourrait-elle par la suite passer aux armes spatiales offensives ? Le scénario n’est absolument pas exclu. « Toutes les options sont sur la table, martèle Florence Parly. Comme je n’ai pas hésité à armer les drones ou à me battre pour les budgets de défense, je n’hésiterai pas proposer au président de la République des décisions fortes. » Mais ce genre de « décisions fortes » risque de coûter cher : si la France veut vraiment peser dans le spatial militaire, il sera probablement nécessaire de débloquer des fonds supérieurs aux 500 millions annuels consacrés au segment. Ce qui obligerait le ministère à trouver des marges de manoeuvre à l’intérieur du cadrage budgétaire de la LPM… ou d’augmenter encore le budget des armées.

En attendant le grand soir, Florence Parly a annoncé le lancement d’un chantier moins onéreux : simplifier la gouvernance du spatial de défense. La responsabilité est aujourd’hui partagée entre une multitude d’acteurs (CNES, Onera, DGA, DRM, COSMOS, CIE…). Une rationalisation ne sera probablement pas de trop.


Présidence Trump: Vous avez dit accident de l’histoire ? (As Trump keeps defying economic and diplomatic logic, even critics wonder if pigs can fly after all)

29 juillet, 2018
Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres. Antonio Gramsci
Si Trump est élu, l’économie américaine va s’écrouler et les marchés financiers ne vont jamais s’en remettre. Paul Krugman (2016)
No, pigs do not fly. Donald Trump is dreaming. Robert Brusca (FAO Economics, 12.10.2016)
Au moins, Donald Trump a eu le mérite d’encourager le débat sur l’impact de la mondialisation sur l’économie, c’est sain. Steven Friedman
Was Trump disqualified by his occasional but demonstrable character flaws and often rank vulgarity? To believe that plaint, voters would have needed a standard by which both past media of coverage of the White House and the prior behavior of presidents offered some useful benchmarks. Unfortunately, the sorts of disturbing things we know about Trump we often did not know in the past about other presidents. By any fair measure, the sexual gymnastics in the White House and West Wing of JFK and Bill Clinton, both successful presidents, were likely well beyond President Trump’s randy habits. Harry Truman’s prior Tom Pendergast machine connections make Trump steaks and Trump university seem minor. By any classical definition, Lyndon Johnson could have been characterized as both a crook and a pervert. In sum, the public is still not convinced that Trump’s crudities are necessarily different from what they imagine of some past presidents. But it does seem convinced, in our age of a 24/7 globalized Internet, that 90 percent negative media coverage of the Trump tenure is quite novel. Personal morality and public governance are related, but we are not always quite sure how. Jimmy Carter was both a more moral person and a worse president than Bill Clinton. Jerry Ford was a more ethical leader than Donald Trump — and had a far worse first 16 months. FDR was a superb wartime leader — and carried on an affair in the White House, tried to pack and hijack the Supreme Court, sent U.S. citizens into internment camps, and abused his presidential powers in ways that might get a president impeached today. In the 1944 election, the Republican nominee Tom Dewey was the more ethical — and stuffy — man. In matters of spiritual leadership and moral role models, we wish that profane, philandering (including an affair with his step-niece), and unsteady General George S. Patton had just conducted himself in private and public as did the upright General Omar Bradley. But then we would have wished even more that Bradley had just half the strategic and tactical skill of Patton. If he had, thousands of lives might have been spared in the advance to the Rhine. Trump is currently not carrying on an affair with his limousine driver, as Ike probably was with Kay Summersby while commanding all Allied forces in Europe following D-Day. Rarely are both qualities, brilliance and personal morality, found in a leader — even among our greatest, such as the alcoholic Grant or the foul-mouthed and occasionally crude Truman. Richard Feynman in some ways may have been the most important — or at least the most interesting — physicist of our age, but his tawdry and sometimes callous private life would have made Feynman Target No. 1 of the MeToo movement. Trump did not run in a vacuum. A presidential vote is not a one-person race for sainthood but, like it or not, often a choice between a bad and worse option. Hillary Clinton would have likely ensured a 16-year progressive regnum. As far as counterfactual “what ifs” go, by 2024, at the end of Clinton’s second term, a conservative might not have recognized the federal judiciary, given the nature of lifetime appointees. The lives of millions of Americans would have been radically changed in an Obama-Clinton economy that probably would not have seen GDP or unemployment levels that Americans are now enjoying. Fracking, coal production, and new oil exploration would have been vastly curtailed. The out-of-control EPA would have become even more powerful. Half the country simply did not see the democratic socialist European Union, and its foreign and domestic agendas, as the model for 21st-century America. (…) Open borders, Chinese trade aggression, the antics of the Clinton Foundation, the Uranium One deal, the Iran deal, estrangement from Israel and the Gulf states, a permanently nuclear North Korea, leading from behind — all that and far more would be the continued norm into the 2020s. Ben Rhodes, architect of the Iran deal and the media echo chamber, might have been the national-security adviser. The red-state losers would be institutionalized as clingers, crazies, wackos, deplorables, and irredeemables in a Clinton administration. A Supreme Court with justices such as Loretta Lynch, Elizabeth Warren, and Eric Holder would have made the court little different in its agendas from those of the ACLU, Planned Parenthood, and Harvard Law School. (…) The proverbial Republican elite had become convinced that globalization, open borders, and free but unfair trade were either unstoppable or the fated future or simply irrelevant. Someone or something — even if painfully and crudely delivered — was bound to arise to remind the conservative Washington–New York punditocracy, the party elite, and Republican opinion makers that a third of the country had all but tuned them out. It was no longer sustainable to expect the conservative base to vote for more versions of sober establishmentarians like McCain and Romney just because they were Republicans, well-connected, well-résuméd, well-known, well-behaved, and played by the gloves-on Marquess of Queensberry political rules. Instead, such men and much of orthodox Republican ideology were suspect. Amnestied illegal aliens would not in our lifetimes become conservative family-values voters. Vast trade deficits with China and ongoing chronic commercial cheating would not inevitably lead to the prosperity that would guarantee Chinese democracy. Asymmetrical trade deals were not sacrosanct under the canons of free trade. Unfettered globalization, outsourcing, and offshoring were not both inevitable and always positive. The losers of globalization did not bring their misery on themselves. The Iran deal was not better than nothing. North Korea would not inevitably remain nuclear. Middle East peace did not hinge of constant outreach to and subsidy of the corrupt and autocratic Palestinian Authority and Hamas cliques. Lots of deep-state rust needed scraping. Yet it is hard to believe that either a Republican or Democratic traditionalist would have seen unemployment go below 4 percent, or the GDP rate exceed 3 percent, or would have ensured the current level of deregulation and energy production. A President Mitt Romney might not have rammed through a tax-reform policy like that of the 2017 reform bill. I cannot think of a single Republican 2016 candidate who either could or would have in succession withdrawn from the Paris Climate Accord, moved the U.S. embassy to Jerusalem, demanded China recalibrate its asymmetrical and often unfair mercantile trade policies, sought to secure the border, renounced the Iran deal, moved to denuclearize North Korea, and hectored front-line NATO allies that their budgets do not reflect their promises or the dangers on their borders. The fact that Trump never served in the military or held a political office before 2016 may explain his blunders and coarseness. But such lacunae in his résumé also may account for why he is not constrained by New York–Washington conventional wisdom. His background makes elites grimace, though their expertise had increasingly calcified and been proved wrong and incapable of innovative approaches to foreign and domestic crises. Something or someone was needed to remind the country that there is no longer a Democratic party as we once knew it. It is now a progressive and identity-politics religious movement. Trump took on his left-wing critics as few had before, did not back down, and did not offer apologies. He traded blow for blow with them. The result was not just media and cultural hysteria but also a catharsis that revealed what Americans knew but had not seen so overtly demonstrated by the new Left: the unapologetic media bias; chic assassination talk; the politicization of sports, Hollywood, and entertainment in slavish service to progressivism; the Internet virtue-signaling lynch mob; the out-of-control progressive deep state; and the new tribalism that envisions permanent ethnic and racial blocs while resenting assimilation and integration into the melting pot. For good or evil, the trash-talking and candid Trump challenged progressives. They took up the offer in spades and melted down — and America is getting a good look at where each side really sits. In the end, only the people will vote on Trumpism. His supporters knew full well after July 2016 that his possible victory would come with a price — one they deemed more than worth paying given the past and present alternatives. Most also no longer trust polls or the media. To calibrate the national mood, they simply ask Trump voters whether they regret their 2016 votes (few do) and whether any Never Trump voters might reconsider (some are), and then they’re usually reassured that what is happening is what they thought would happen: a 3 percent GDP economy, low unemployment, record energy production, pushbacks on illegal immigration, no Iran deal, no to North Korean missiles pointed at the U.S., renewed friendship with Israel and the Gulf states, a deterrent foreign policy, stellar judicial appointments — along with Robert Mueller, Stormy Daniels, Michael Cohen, and lots more, no doubt, to come. Victor Davis Hanson
Donald Trump has a big promise for the U.S. economy: 4% growth. No chance, say 11 economists surveyed by CNNMoney. And a paper published Tuesday by the Federal Reserve Bank of San Francisco backs them up. (…) The Republican presidential nominee made the promise in a speech in New York in September. « I believe it’s time to establish a national goal of reaching 4% economic growth, » he said. Since the Great Recession, growth has averaged 2%. Brusca and the other economists surveyed say that 4% growth is impossible, or at least highly unlikely. The reasons: Unemployment is already really low, lots of Baby Boomers are retiring, and there are far fewer manufacturing jobs today than in past decades. Trump’s team says it will get to 4% growth with tax cuts, better trade deals and more manufacturing jobs. One reason for slower growth is lower productivity — for example, how many widgets an assembly line worker can produce in an hour. Another problem is that the example of the assembly line worker is increasingly outdated: America has shed about 5.6 million manufacturing jobs since 2000, mostly because of innovation and partly because of trade, studies show. Manufacturing jobs tend to have higher productivity — and wages — than jobs in other service industries like retail, education and health care, which have added lots of low-productivity jobs while manufacturing jobs have disappeared. Interestingly, American manufacturers are producing more than ever before — in dollar terms. But as technology replaces jobs on the assembly line, more goods can be produced with fewer workers. On top of that, the economy is already near what economists consider full employment, meaning the unemployment rate can’t go much lower. The unemployment rate is 5% and was as low as 4.7% earlier this year. It can’t go much lower because there will always be people leaving jobs or searching for them. If the job market is already near capacity, the economy can’t expand much more, economists say. Unemployment did go really low in 2000 — as low as 3.8% — and the economy was growing above a 4% pace. But the San Francisco Fed attributes those good times to the late 1990s internet revolution. (…) Many economists call for more spending on building new roads, bridges and highways, as do both Trump and Hillary Clinton. (…) Many experts say comprehensive immigration reform — a path to citizenship — would create more documented workers. Historically, documented workers tend to have higher productivity than undocumented workers because they generally have higher job skills and can take on jobs that produce more valuable goods. Productivity has nothing to do with work ethic. CNN (12.10.2018)
The Soviet Union was famously described as « Upper Volta with rockets », a catchphrase that was updated by the geographically precise to become « Burkina Faso with rockets ». It was a powerfully succinct description. The United States was rich and space-age powerful; the Soviet Union was poor and space-age powerful. The contradictions and paradoxes that stemmed from that could never fully be resolved – least of all by the citizens of the Soviet Union themselves. During the 1930s, Stalin turned Russia into an industrially powerful nation, and made his Soviet compatriots feel proud of what they had achieved. The defeat of Hitler’s might, at the cost of millions of lives, was also seen as proof of Soviet greatness. The idea that Soviet was best took deep root. It convinced some Western visitors, and millions of Russians. Even now, many Russians find it hard to believe that there was anything wrong with the model itself. In last night’s episode of the Cold War series, interviewees visibly hankered after a time when Khrushchev was in his Kremlin, and all was right with the Soviet world. (…) While Cold War stripped some of the humbug from old-fashioned propaganda, Tim Whewell’s Correspondent special, « Two Weddings and the Rouble », was a bleak illustration of life in Russia today, seven years after the final collapse of the superpower and the propaganda machine. The Cold War has vanished; and with it, the heart of Russia’s pride. (…) The film resolutely avoided politics, though the story of the collapsing rouble – six to the dollar one day, 20 to the dollar a few days later – always lurked in the background. But the underlying theme was best expressed by the father who angrily complained that « this once-great country has been robbed and humiliated ». Humiliated: certainly. Russia these days is now Upper Volta without the rockets (all its best scientists have gone abroad; those who remain are usually unpaid). But robbed? Who did the robbing, and why? The comment reflected the still-deep Russian fatalism which enables millions to believe that somebody else is always responsible, and that Russians can change nothing themselves. It is not true – but many Russians believe it to be true, which comes to almost the same thing. (…) As Whewell noted, this is a country which has worshipped « one false prophet too many ». Gagarin and the sputnik era are still glowingly remembered as the time when the Soviet Union truly seemed great. As for the future: it sometimes seems difficult to find a Russian who has room for any optimism at all. Katya’s parents, it seems fair to guess, will never believe in anything again. As for Katya herself – maybe. If not, Russia is truly lost. The Independent
We hear too much about Vladimir Putin these days and not nearly enough about the actual forces reshaping the world. Yes, the Russian president has proved a brilliant tactician. And, President Trump’s fantasies aside, he is a ruthless enemy of American power and European coherence. Yet Russia remains a byword for backwardness and corruption. Its gross domestic product is less than 10% that of the U.S. or the European Union. With a declining population and a fundamentally adverse geopolitical situation, the Russian Federation remains a shadow of its Soviet predecessor. Add up the consequences of Mr. Putin’s troops, nukes, disinformation campaigns, financial aid to populist parties—and throw in the power of his authoritarian example. Russia still does not have the ability to roll back the post-1990 democratic revolution, overpower the North Atlantic Treaty Organization, or dissolve the EU. The West is in crisis because of European weakness, not Russian strength. Some of the Continent’s difficulties are well known. France foolishly imagined the euro would contain the rise of a newly united Germany after the Cold War. In fact it has propelled Germany’s unprecedented economic rise while driving a wedge between Europe’s indebted South and creditor North. The Continent’s so-called migration policy is a humanitarian and a political disaster. Berlin’s feckless approach to security has left Europe’s most important power a geopolitical midget, lecturing sanctimoniously while others shape the world. Meanwhile the EU’s Byzantine government machinery grinds at an ever slower pace, creating openings for Mr. Putin and Turkish President Recep Tayyip Erdogan. Europe’s weakness invites authoritarian assertion in the borderlands. Walter Russell Mead
My [Chinese] interlocutors say that Mr Trump is the US first president for more than 40 years to bash China on three fronts simultaneously: trade, military and ideology. They describe him as a master tactician, focusing on one issue at a time, and extracting as many concessions as he can. They speak of the skilful way Mr Trump has treated President Xi Jinping. “Look at how he handled North Korea,” one says. “He got Xi Jinping to agree to UN sanctions [half a dozen] times, creating an economic stranglehold on the country. China almost turned North Korea into a sworn enemy of the country.” But they also see him as a strategist, willing to declare a truce in each area when there are no more concessions to be had, and then start again with a new front. For the Chinese, even Mr Trump’s sycophantic press conference with Vladimir Putin, the Russian president, in Helsinki had a strategic purpose. They see it as Henry Kissinger in reverse. In 1972, the US nudged China off the Soviet axis in order to put pressure on its real rival, the Soviet Union. Today Mr Trump is reaching out to Russia in order to isolate China. In the short term, China is talking tough in response to Mr Trump’s trade assault. At the same time they are trying to develop a multiplayer front against him by reaching out to the EU, Japan and South Korea. But many Chinese experts are quietly calling for a rethink of the longer-term strategy. They want to prepare the ground for a new grand bargain with the US based on Chinese retrenchment. Many feel that Mr Xi has over-reached and worry that it was a mistake simultaneously to antagonise the US economically and militarily in the South China Sea. Instead, they advocate economic concessions and a pullback from the aggressive tactics that have characterised China’s recent foreign policy. Mark Leonard
In the one year since President Trump took office, the first quarter of 2017 through the first quarter of 2018, real GDP grew at a 2.55 percent annual rate. This is higher than the growth for six of the eight years former President Obama was in office, or even five of the eight years when former President George W. Bush was in office. Moreover, the economic growth rate in the first year of Trump in office is higher than the average annual growth rate for the entire presidencies of both Obama at 2.05 percent and Bush at 1.71 percent. For the full 65 years from the first quarter of 1953 through the first quarter of 2018, annual real GDP growth in the United States averaged 2.95 percent, which is still substantially higher than the first year under Trump. The growth rate for the second quarter of 2018 is 4.1 percent. This is a nice sign of American prosperity and is the strongest quarter of economic growth since the third quarter of 2014. Net exports contributed about 1 percent, while the change in private inventories subtracted 1 percent. Lots of changes like this happen on a quarter by quarter basis and should not be taken too seriously. (…) While the GDP growth of any one quarter can be offset, revised or magnified in subsequent quarters, a pattern appears to be emerging under the stewardship of the Trump administration, which makes a lot of sense, at least to me. (…) When it comes to trade, there are problems and risks in the vision Trump is carrying out. Trade should be free and with minimum barriers placed on American exports to other countries and foreign exports to the United States. (…) Finally, we have had a serious government spending problem in the United States for years. The economist Milton Friedman was famous for saying “government spending is taxation.” (…) The latest GDP figure is a great number that aids our recovery from the awful 16 years under Bush and Obama. It will also reduce deficits in the long term if such robust economic growth continues. But the challenge is far from over. We have a lot of work to do to fan the flames of prosperity and to hold at bay the prosperity killers. But one step forward is still one step forward, and it is a heck of a lot better than one step backward. Arthur B. Laffer
So much for “secular stagnation.” You remember that notion, made fashionable by economist Larry Summers and picked up by the press corps to explain why the U.S. economy couldn’t rise above the 2.2% doldrums of the Obama years. Well, with Friday’s report of 4.1% growth in the second quarter, the U.S. economy has now averaged 3.1% growth for the last six months and 2.8% for the last 12. The lesson is that policies matter and so does the tone set by political leaders. For eight years Barack Obama told Americans that inequality was a bigger problem than slow economic growth, that stagnant wages were the fault of the rich, and that government through regulation and politically directed credit could create prosperity. The result was slow growth, and secular stagnation was the intellectual attempt to explain that policy failure. The policy mix changed with Donald Trump’s election and a Republican Congress to turn it into law. Deregulation and tax reform were the first-year priorities that have liberated risk-taking and investment, spurring a revival in business confidence and growth to give the long expansion a second wind. (…) Deregulation signaled to business that arbitrary enforcement and compliance costs wouldn’t be imposed on ideological whim. Tax reform broke the bottleneck on capital mobility and investment from the highest corporate tax rate in the developed world. Above all, the political message from Washington after eight years is that faster growth is possible and investment to turn a profit is encouraged. (…) It would be nice to think that all Americans would take satisfaction in this growth. But in the polarized politics of 2018, the same people who said this growth revival could never happen are now saying that it can’t last. It’s a “sugar high,” as Mr. Summers has put it, due to one-time boosts like government spending and consumption. (…) There are risks to this outlook, not least from Mr. Trump’s tariff policies.. (…) The way to help the economy is for Mr. Trump to build on this week’s trade truce with the European Union, withdraw the tariffs on both sides, and work toward a “zero tariff” deal. Meantime, wrap up the Nafta revision with Mexico and Canada within weeks so Congress can approve it this year. Mr. Trump could claim he had honored another campaign promise while removing a pall on investmentWSJ
One thing came through loud and clear in President Trump’s press conference Wednesday with European Commission President Jean-Claude Juncker. When they announced an alliance against third parties’ “unfair trading practices,” they didn’t even have to mention China by name for listeners to know who their target was. Cooperation between the U.S. and EU will squeeze China’s protectionist model, and even before this agreement, there’s been evidence that China is already running up the white flag. Yes, China is acting tough in one sense, quickly imposing tariffs in retaliation for those enacted by the Trump administration. But while U.S. stocks approach all-time highs and the dollar grows stronger, Chinese stocks are in a bear market, down 25% since January. The yuan had its worst single month ever in June, and is well on its way to a repeat this month. Chinese corporate bonds have defaulted at a record rate in the past six months, yet this week China unveiled a new stimulus program designed to encourage even more corporate borrowing. (…) Weakening one’s currency is a standard weapon in trade wars, and one that China has often been accused of using—including in a tweet by Mr. Trump last week. Devaluation would be even more dangerous in this case because of China’s power to dump the $1.4 trillion in U.S. Treasury securities it holds. But by denying its intention to plunge the yuan, China has disarmed itself voluntarily. This was no act of noble pacifism; it had to be done. Devaluing the currency would risk scaring investors away, an existential threat to an emerging economy. For China, whose state-capitalism model has so far never produced a recession, such capital flight might expose previously hidden economic weaknesses. These weaknesses accumulate without the market discipline that occasional recessions impose. The fragility of China’s economy can be seen in its growth rate, which is slowing despite rising financial leverage, and in its overinvestment in commodities and real estate. The escalating trade war with the U.S. could tip China into the unknown territory of recession—and then capital flight could push it into a financial crash and depression. That would create mass joblessness in an economy that has never recorded unemployment higher than 4.3%. With that scenario in mind, the Chinese government must be wondering whether it has enough riot police. The risk of capital flight is real. The last time China let the yuan weaken—a slide that began in early 2014 and was punctuated in mid-2015 by the abandonment of the dollar peg in favor of a basket of currencies—the Chinese ended up losing almost $1 trillion in foreign reserves, which they have yet to recover. Now the sharp weakening of the yuan shows some degree of capital flight again is under way. No wonder that, despite tough talk from some quarters, the PBOC disarmed itself voluntarily to avoid further capital flight. The bank also is already offering to reimburse local firms for tariffs on imported U.S. goods. What’s more, China has put out a yard sign for international investors by announcing unilateral easing of foreign-ownership restrictions in some industries. China is beginning to realize that trade war isn’t really war. It’s more like a drinking contest at a fraternity: the game is less inflicting harm on your opponent than inflicting it on yourself, turn by turn. In trade wars, nations impose burdensome import tariffs on themselves in the hope that they’ll be able to stomach the pain longer than their competitor. Why play such a game? Because a carefully chosen act of self-harm can be an investment toward a worthy goal. For example, President Reagan’s arms race against the Soviet Union in the 1980s was in some sense a costly self-imposed tax. But it turned out the U.S. could bear the burden better than the Soviets could—Uncle Sam eventually out-drank the Russian bear and won the Cold War. The U.S. will win the trade war with China in the same way. The PBOC’s statements show that the Chinese understand they are too vulnerable to take very many more drinks. The only question is what they will be willing to offer Mr. Trump to get him to take yes for an answer. No wonder Beijing has ordered its state-influenced media to stop demonizing Mr. Trump—officials are desperate to minimize the pain when President Xi Jinping has to cut the inevitable deal. The drinking-contest metaphor takes us only so far. The wonderful thing about reciprocal trade is that it is a positive-sum game in which all contestants are made better off. If the conflict forces China to accept more foreign investors and goods, comply with World Trade Organization rules, and respect foreign intellectual property, it may feel it has lost but will in fact be better off. With this openness, both economic and political, China could spur a decadeslong second wave of growth that would bring hundreds of millions still living in rural poverty into glittering new cities. It took Nixon to go to China and show it the way to the 20th century. Now, through the unlikely method of trade war, Donald Trump is ushering China into the 21st century. Donald Luskin
Si l’on regarde les faits, et uniquement les faits, un constat s’impose: on ne peut pas trouver dans l’histoire récente des Etats-Unis un président ayant mené à bien autant de réformes en un laps de temps si court. Même Reagan a mis trois ans à réformer la fiscalité américaine! Trump, lui, l’a fait en quelques mois. Alors certes, «The Donald» n’a pas réussi à démanteler complètement l’Obamacare, suite aux oppositions rencontrées dans son propre parti ; mais sa réforme fiscale inclut la fin du «mandat individuel», cette fameuse obligation de souscrire à une assurance santé. Plus exactement, l’amende pour le non-respect de cette obligation est supprimée par la réforme. Cette mesure était nécessaire. En 2009, les conséquences de cette mesure coercitive, emblématique de la présidence d’Obama, ne s’étaient pas fait attendre. Il y avait eu d’énormes bugs informatiques qui ont découragé des millions de personnes de souscrire en ligne. Puis des millions d’Américains ont été contraints de résilier leur assurance privée, alors que nombre d’entre eux n’en ressentaient nullement l’envie. Depuis 2009, plus de 2 400 pages de réglementations se sont accumulées pour réguler le fonctionnement du système. Le président Obama avait promis de baisser les franchises de santé grâce à ce programme, mais ce fut tout le contraire: elles ont augmenté de 60 % en moyenne. Les primes d’assurance ont bondi dans l’ensemble de 25 % (et même jusqu’à 119 % dans l’état d’Arizona). Les assureurs ne s’en sortaient plus à cause des réglementations très strictes qui leur ont été imposées. Obama avait aussi promis de baisser le prix de l’assurance santé d’environ 2 500 dollars par famille et par an ; en réalité, le prix a augmenté de 2 100 dollars! Trump met fin à cette dérive en ouvrant le système un peu plus à la concurrence et en donnant aux Américains la liberté de choisir. (…) La réforme fiscale adoptée par le Congrès des États-Unis contient de nombreuses mesures audacieuses, que les Américains attendaient. Par exemple la baisse de la taxe sur les bénéfices des entreprises (de 35 % à 21 %), qui s’accompagne d’une déduction fiscale généreuse pour les entreprises dont les profits ne sont déclarés qu’au travers des revenus de leurs propriétaires. Plusieurs taxes ont par ailleurs été supprimées, comme la taxe minimum de 20 % sur les bénéfices effectifs. Surtout, le président Trump a entamé une vaste opération visant à rapatrier entre 2 000 et 4 000 milliards de dollars de profits placés à l’étranger, en diminuant la taxe sur ces profits de 35 % à moins de 15 %. Autre mesure symbolique: la suppression de la taxe sur les héritages au-dessous de 10 millions de dollars satisfait une large partie de l’électorat républicain. Certains Etats dont la fiscalité est particulièrement élevée, comme la Californie, seront également obligés de se réformer pour faire face à la suppression de certaines déductions fiscales. Leurs habitants ne pourront plus en effet déduire l’impôt sur le revenu local de leurs impôts fédéraux. Plusieurs mesures abolissent l’interdiction des forages de pétrole en Alaska. À l’heure actuelle, Trump a ouvert toutes les possibilités d’exploitation sur le continent américain, ce qui fera du pays l’un des principaux exportateurs de matières premières. Trump se positionne ainsi en ennemi du politiquement correct et reste méfiant à l’égard des gourous du réchauffement climatique. Il a été le seul à avoir le courage de se retirer de la COP 21, cette mascarade coûteuse qui consiste à organiser de gigantesques réunions de chefs d’État aux frais des contribuables. Il a supprimé la prime à la voiture électrique (pour une économie de 7 milliards de dollars) ainsi que les subventions aux parcs d’éoliennes. Enfin, Trump s’est attaqué aux réglementations. Entre janvier et décembre 2017, il a supprimé la moitié (45 000) des pages que contient le Code des réglementations. Plus de 1 500 réglementations importantes ont été abolies, dont beaucoup dans le domaine de l’environnement. Les économies obtenues sont estimées à plus de 9 milliards de dollars. Faisant fi des protestations, il a libéré le secteur d’internet de plusieurs contraintes anachroniques. Au plan international, Trump s’oppose à la Chine dont les pratiques commerciales douteuses ont fait l’objet d’enquêtes de la part de Washington. Mais cette position juste face aux Chinois ne devrait pas conduire la Maison Blanche à cautionner des mesures restrictives de la liberté du commerce et des échanges, qui risqueraient de peser sur la croissance américaine et même mondiale. (…) En tout état de cause, en ce début janvier 2018, l’économie américaine semble partir sur des bases solides. Le troisième trimestre de croissance s’est élevé à plus de 3 %, et le taux de chômage est au plus bas, à seulement 4.1 % (2.1 millions d’emplois créés en une année, du jamais vu depuis 1990), et même à 6.8 % pour la population noire, un taux qui n’a jamais été si faible depuis 1973. Les effets des baisses d’impôt se font d’ores et déjà sentir: des entreprises comme AT&T, Comcast, Wells Fargo, Boeing, Nexus Services ont annoncé des primes et des hausses de salaires. Nicolas Lecaussin
Volontarisme fiscal, brutalité commerciale : les critiques pleuvent sur la méthode du président américain, mais les États-Unis affichent d’excellentes performances économiques. Sur le climat, l’Iran, Israël, il s’est mis au ban de la communauté internationale. Ses tweets rageurs matinaux, son imprévisibilité, sa brutalité, laissent pantois. Ses démêlés avec le FBI et la justice interrogent sur sa capacité à mener son mandat jusqu’à son terme. Et pourtant. La méthode de Donald Trump, exposée il y a trente ans déjà, dans son best-seller l’Art du deal, du temps où le futur président de la première puissance mondiale n’était qu’un loup new-yorkais de l’immobilier, semble faire mouche. Depuis qu’il est installé à la Maison-Blanche, Donald Trump l’a éprouvée à plusieurs reprises, notamment avec la Corée du Nord. Il profère les pires menaces, exerce une pression maximale sur l’adversaire ou le partenaire, puis se dit prêt à discuter. Sur le front commercial, le président américain a marqué des points. Il a arraché des concessions au Brésil, son deuxième fournisseur d’acier ainsi qu’à la Corée du Sud. Évidemment, disposer du plus gros budget militaire de la planète (610 milliards de dollars, davantage que les sept pays suivants réunis) et diriger la première économie (un PIB de 19.000 milliards de dollars, une fois et demie celui de la Chine) offre quelques arguments. (…) L’issue est encore très incertaine, mais Trump a réussi à amener les Chinois à la table pour discuter d’une réduction du déficit commercial américain. Washington n’a pas non plus gagné son bras de fer contre l’Europe. (…) «Sa tactique de négociation est de taper fort et de se faire mousser auprès de son électorat, ajoute Florence Pisani, économiste chez Candriam et coauteur d’un livre sur l’économie américaine. C’est un jeu assez dangereux, car cela crée de l’incertitude et reporte les projets d’investissement.» Les bons indicateurs qui se succèdent semblent pourtant démentir cette vision pessimiste. À 3,9 %, le chômage est au plus bas depuis près de vingt ans, l’industrie crée des emplois, les ménages ont davantage confiance qu’au début du mandat. (…) « Il n’y a pas eu de changement majeur de tendance depuis l’arrivée de Trump, nuance Christian Leuz, économiste allemand installé depuis quinze ans aux États-Unis, à l’University of Chicago Booth School of Business. Obama a laissé une économie en bonne santé, il est encore trop tôt pour attribuer les bons résultats à Trump. » Ce leg solide est aussi largement imputable à dix ans de politique monétaire généreuse de la Fed, rappellent de nombreux économistes. Sa réforme fiscale, arrachée de haute lutte au Congrès, devrait tout de même avoir un impact positif sur l’économie. Elle a gonflé le profit des entreprises et permis à certaines comme Apple de rapatrier des milliards mis à l’abri à l’étranger. Florence Pisani pondère encore: une enquête récente de la réserve fédérale d’Atlanta indique que moins de 10 % des entreprises envisagent d’investir davantage malgré les réductions d’impôt. Quant aux ménages, ils pourraient perdre en impôts locaux (ceux des États) ce qu’ils ont gagné sur les impôts fédéraux. Même si le programme des grands travaux reste encore dans le flou, les dépenses votées par le Congrès devraient cependant soutenir l’activité de 0,3 % de PIB supplémentaire, concède Florence Pisani. Un surcroît de dépenses qui pourrait léguer au successeur de Trump «un déficit budgétaire de plus de 5 % du PIB et une dette alourdie», avertit Steven Friedman. Fabrice Nodé-Langlois
Selon la première estimation du Département du commerce, la croissance au second trimestre atteint 4,1% en rythme annuel. On n’a pas vu de conjoncture aussi favorable aux États-Unis depuis 2014. Donald Trump qualifie ces chiffres de «fascinants» et de «tout à fait tenables». Il y voit la preuve que sa politique de déréglementation et de baisses d’impôts porte ses fruits. D’autant que l’estimation de l’expansion de janvier à mars est révisée à la hausse de 2 à 2, 2% en rythme annuel. (…) Voilà déjà plus d’un an qu’il tourne en dérision les experts qui affirment qu’il ne sera pas possible de dépasser durablement 3% de croissance. Leurs arguments sont toujours que l’Amérique approche de la fin d’un très long cycle d’expansion engagé depuis l’été 2009, que la croissance démographique est désormais modeste et surtout que les hausses de productivité ne sont pas suffisantes pour renouer avec des taux de croissance dignes des années Reagan. Au cours du premier semestre l’expansion atteint néanmoins 3,1%. Si la montée des barrières douanières, les relèvements de taux directeurs par la Réserve fédérale et la hausse des coûts des matières premières ne font pas dérailler la conjoncture, le pari de Donald Trump peut être gagné, au moins en 2018. (…) Avec un taux de chômage au plus bas depuis la fin du siècle dernier, des créations d’emplois encore très fortes en moyenne de 215.000 postes par mois depuis janvier et une inflation de l’ordre de 2%, il pense présenter à l’opinion un premier bilan positif. Surtout s’il arrive à passer sous silence que, contrairement à l’orthodoxie fiscale prônée jadis par le Parti républicain, le déficit budgétaire en forte hausse est en partie responsable de l’accélération actuelle de la croissance. Signe de la confiance et du moral élevé des Américains, la consommation, qui représente plus des deux tiers du Produit intérieur brut (PIB) aux États-Unis, bondit au rythme de 4% au second trimestre, après une maigre progression de 0,5% de janvier à mars. Paradoxalement, les fortes tensions commerciales entre Washington et ses partenaires ont stimulé la croissance au cours du printemps. Dans l’anticipation de droits de douane chinois sur les denrées agricoles, les producteurs américains de soja ont par exemple tout fait pour avancer leurs livraisons avant le mois de juillet, date d’entrée en vigueur des mesures de rétorsion décidées par Pékin. Près d’un quart de la croissance a été donc généré par le commerce extérieur. Pierre-Yves Dugua
En 1917, contre les thèses de Marx, c’est en Russie, à Saint Pétersbourg, qu’éclate la Révolution. Enjeu intellectuel et enjeu politique, [Gramsci] va s’efforcer de comprendre pourquoi la Révolution a eu lieu en Russie et non en Allemagne, en France ou dans le Nord de l’Italie. Autour de la Révolution de 1917, s’ordonnent aussi une série de questionnements fondamentaux pour comprendre la pensée de Gramsci: hégémonie, crises, guerres de mouvements ou de positions, blocs historiques… Il distingue deux types de sociétés. Pour faire simple, celles où il suffit, comme en Russie, de prendre le central téléphonique et le palais présidentiel pour prendre le pouvoir. La bataille pour «l’hégémonie» vient après, ce sont les sociétés «orientales» qui fonctionnent ainsi… Et celles, plus complexes, où le pouvoir est protégé par des tranchées et des casemates, qui représentent des institutions culturelles ou des lieux de productions intellectuelles, de sens, qui favorisent le consentement. Dans ce cas, avant d’atteindre le central téléphonique, il faut prendre ces lieux de pouvoir. C’est ce que l’on appelle le front culturel, c’est le cas des sociétés occidentales comme la société française, italienne ou allemande d’alors. Au contraire de François Hollande et de François Lenglet, Antonio Gramsci ne croit pas à l’économicisme, c’est-à-dire à la réduction de l’histoire à l’économique. Il perçoit la force des représentations individuelles et collectives, la force de l’idéologie… Ce refus de l’économicisme mène à ouvrir le «front culturel», c’est-à-dire à développer une bataille qui porte sur la représentation du monde tel qu’on le souhaite, sur la vision du monde… Le front culturel consiste à écrire des articles au sein d’un journal, voire à créer un journal, à produire des biens culturels (pièces de théâtre, chansons, films etc…) qui contribuent à convaincre les gens qu’il y a d’autres évidences que celles produites jusque-là par la société capitaliste. La classe ouvrière doit produire, selon Gramsci, ses propres références. Ses intellectuels, doivent être des «intellectuels organiques», doivent faire de la classe ouvrière la «classe politique» chargée d’accomplir la vraie révolution: c’est-à-dire une réforme éthique et morale complète. L’hégémonie, c’est l’addition de la capacité à convaincre et à contraindre. Convaincre c’est faire entrer des idées dans le sens commun, qui est l’ensemble des évidences que l’on ne questionne pas. La crise (organique), c’est le moment où le système économique et les évidences qui peuplent l’univers mental de chacun «divorcent». Et l’on voit deux choses: le consentement à accepter les effets matériels du système économique s’affaiblit (on voit alors des grèves, des mouvements d’occupation des places comme Occupy Wall Street, Indignados, etc); et la coercition augmente: on assiste alots à la répression de grèves, aux arrestations de syndicalistes etc… Au contraire, un «bloc historique» voit le jour lorsqu’un mode de production et un système idéologique s’imbriquent parfaitement, se recoupent: le bloc historique néolibéral des années 1980 à la fin des années 2000 par exemple. Car le néolibéralisme n’est pas qu’une affaire économique, il est aussi une affaire éthique et morale. (…) il apporte à l’œuvre de Marx l’une des révisions ou l’un des compléments les plus riches de l’histoire du marxisme. Pour beaucoup de socialistes, il faut attendre que les lois de Marx sur les contradictions du capitalisme se concrétisent pour que la Révolution advienne. La Révolution d’Octobre, selon Gramsci, invalide cette thèse. Elle se fait «contre le Capital», du nom du grand livre de Karl Marx. Antonio Gramsci fascine au-delà de la gauche… Ainsi en France, en Italie ou en Autriche, des courants d’extrême droite se sont réclamés d’une version tronquée et biaisée du gramscisme. Ce «gramscisme de droite» faisait l’impasse sur l’aspect «économique» du gramscisme et le caractère émancipateur pour n’en retenir que la méthode le «combat culturel». Gaël Brustier
Les prédécesseurs de Trump, depuis la seconde guerre mondiale, voyaient dans la promotion d’un ordre libéral international, appuyé sur un tissu d’alliances, de forums multilatéraux et d’interdépendances économiques, la source de projection de la puissance américaine. Trump renverse la table. Ces règles restreignent l’Amérique: elles lui imposent des tabous et des normes bridant sa puissance, ne lui permettant pas de défendre au mieux ses intérêts. L’Amérique se laisse berner par ses partenaires commerciaux ; ses alliés profitent de sa générosité pour se comporter en passagers clandestins et financer leurs systèmes sociaux sous couvert de parapluie militaire américain. Dans un monde de jeu à somme nulle, le rapport de force brut favorisera le plus fort, donc l’Amérique. Ces thèmes ne sont pas nouveaux pour Trump qui répète ces antiennes depuis les années 1980. Sur le plan intérieur comme international, la question se pose: Donald Trump est-il un accident de l’histoire, élu sur un concours de circonstances, ou la manifestation de forces plus profondes traversant l’Amérique? Certes les idiosyncrasies du président sont incontestables. Sa vulgarité et sa personnalité brutale, son parcours d’homme d’affaires passé par la télé réalité ainsi que son inexpérience gouvernementale en font à coup sûr un animal politique sans précédent dans l’histoire américaine. De plus, son impopularité (à relativiser par le soutien fidèle de sa base) et les incertitudes pesant autour de l’enquête du Procureur Muller laissent certains espérer que la parenthèse sera de courte durée, qu’il suffit de s’armer de patience. Il faut doucher cet optimisme: le parti démocrate est profondément divisé et peine à faire émerger de nouvelles personnalités. L’économie américaine se porte bien, malgré des réalités souvent plus dures masquées par les statistiques, des inégalités aux addictions aux drogues. La réélection de Trump en 2020 n’est pas du tout à exclure ; mais l’enjeu va bien au-delà. Traiter Donald Trump comme une aberration historique qui sera suivie par un retour à «la normale» représenterait une erreur majeure de la part des Européens, pour trois raisons principales. Tout d’abord, l’Amérique traverse une période de questionnement profond sur son leadership international et les objectifs de sa politique étrangère, conséquence tardive de la fin de la Guerre Froide qui l’a privée d’adversaire clair et donc de continuité stratégique. Tous les présidents élus depuis la fin de la guerre froide, l’ont été sur une plateforme plaçant la priorité sur le plan intérieur: Bill Clinton insistant sur l’économie, George W. Bush comme Barack Obama contre l’interventionnisme de leur prédécesseur. Les divisions profondes qui affectent les États-Unis et l’absence de priorité internationale qui fasse consensus, Chine, terrorisme, immigration, commerce international, doivent nous préparer à une politique américaine plus erratique et déterminée par des considérations intérieures et électorales. Deuxièmement, le désastre irakien et la crise financière ont encouragé une tendance au repli et nourri le scepticisme d’une partie non négligeable de l’électorat quant à l’engagement international des États-Unis. L’observateur de Washington ne peut à cet égard que constater le décalage profond entre les experts de politique étrangère peuplant les think tanks et revues du reste de la population américaine. Durant la campagne présidentielle, Hillary Clinton avait ainsi dû changer de position sur le traité de libre-échange transpacifique pour suivre l’électorat, tandis que Trump pouvait brandir avec fierté la longue liste des experts de sécurité nationale «Never Trump» qui s’opposait à lui. Le fameux volte-face d’Obama sur la ligne rouge en Syrie a été largement critiqué à Washington comme à Paris, y compris par des membres de son entourage, mais soutenu par une large majorité de la population. À cet égard, Trump s’inscrit dans une forme de continuité avec son prédécesseur, Barack Obama, tout aussi prompt à dénoncer les experts interventionnistes de Washington. Les deux présidents partagent un scepticisme face à la notion «d’exceptionnalisme» américain. Obama comme Trump se gardent bien de voir une quelconque mission civilisatrice dans la politique étrangère américaine, promouvant le «nation building at home». Les conséquences étaient différentes: le scepticisme d’Obama sur les limites de puissance américaine l’entraînait à favoriser les accords multilatéraux comme le JCPOA ou l’accord de Paris sur le climat. À l’inverse, Trump prône l’unilatéralisme botté, dans la tradition du nationalisme martial d’un Andrew Jackson, président entre 1829 et 1837. Mais les deux approches sont deux pôles d’un même mouvement de retrait et de normalisation de la puissance américaine. Enfin, repli ou non, l’Europe perd sa centralité stratégique pour les États-Unis. Obama dénonçait déjà dans un entretien au journaliste Jeffrey Goldberg les alliés européens «passagers clandestins». Plutôt que de regretter sa non-intervention en Syrie, c’est l’intervention en Libye qu’Obama désigne comme son principal échec de politique étrangère, pointant du doigt la France et la Grande Bretagne responsables de ne pas avoir assuré la reconstruction post-conflit. L’une des principales annonces de politique étrangère fut le «pivot» vers l’Asie. Le réengagement américain en Europe fut tardif et réticent, provoqué par l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014. Mais ici aussi Obama a laissé Angela Merkel et François Hollande en première ligne pour négocier les accords de Minsk avec Vladimir Poutine. Les années 1990, caractérisées par l’attention portée à l’expansion de l’OTAN et les interventions américaines (tardives) dans les Balkans seront probablement une exception, reliquat de la guerre froide et d’un bref moment unipolaire triomphant. (…) Cela implique un investissement considérable dans notre défense et sécurité: l’Europe est-elle prête à affronter seule une crise comparable aux Balkans dans sa périphérie demain? La crise syrienne, avec ses conséquences sur l’Union Européenne en matière de réfugiés et l’émergence de Daesh, devrait servir de réveil stratégique. Or, la posture européenne s’est essentiellement limitée à espérer un engagement américain. Au-delà de l’investissement dans le militaire, les Européens doivent prendre les mesures pour se préserver des conséquences des décisions américaines, en particulier des sanctions extraterritoriales. Aujourd’hui Trump exploite la faiblesse des Européens. Peut-être cette séquence n’est elle qu’un cycle de plus dans le balancier permanent entre repli égoïste et aventurisme messianique qu’Henry Kissinger a souvent déploré dans l’histoire diplomatique américaine. Après les années de doute de la présidence Carter, post Watergate et Vietnam ont suivi l’optimisme triomphant des années Reagan. Mais l’Europe ne peut fonder sa stratégie sur cet espoir. De plus, même si le successeur de Trump renoue avec l’internationalisme, l’Europe n’en sera pas moins vue comme un partenaire secondaire, grevée par ses divisions et sa faiblesse militaire. Benjamin Haddad
Donald Trump est un cauchemar pour ses angéliques adversaires. Ils voudraient voir en lui un plouc en sursis. Mais les faits leur donnent tort. Certes, l’acteur Robert De Niro a reçu, dimanche, les vivats du public new-yorkais pour avoir crié sur scène, les poings levés : « Fuck Trump  !  » (« J’emmerde Trump  !  »). Après la décision du président américain de suspendre un temps, le 24 mai, les discussions avec la Corée du Nord, Le Monde avait titré, avec d’autres : « La méthode Trump en échec ». Or l’Histoire se montre aimable avec le proscrit du show-biz, des médias et autres enfants de chœur. L’accord conclu, mardi à Singapour, entre Trump et Kim Jong-un est un coup de maître. Il se mesure à l’aigreur des dépités. Alors que les « experts » prédisaient le clash et la duperie, tous deux ont signé un document dans lequel le Coréen réaffirme « son engagement ferme et inébranlable en faveur d’une dénucléarisation complète de la péninsule coréenne ». Les pinailleurs pinaillent. Le jeune tyran n’est pas devenu pour autant fréquentable, après s’être ainsi habilement hissé au niveau de la première démocratie du monde. Sa dictature communiste demeure encore ce qui se fait de pire. Toutefois, ce qui restait d’anachronique dans ce reliquat de guerre froide prend théoriquement fin. Il est à espérer que Trump et les dirigeants de la Corée du Sud sauront inciter le despote à ouvrir rapidement son pays-prison au monde qu’il a choisi d’approcher et de visiter. La poignée de main de mardi est déjà de celles qui resteront dans les livres. À ce rituel, le Coréen n’a pas eu à malaxer les doigts de l’Américain, à la manière d’Emmanuel Macron, pour mimer sa domination. Vendredi, des médias ont désigné le président français vainqueur de Trump, au G7 (Québec), au prétexte qu’il avait laissé la trace « féroce » de son pouce sur la peau de son rival. « Ma poignée de main, ce n’est pas innocent  », avait théorisé le chef de l’État il y a un an. En dépit de ses pénibles défauts, Trump se grandit de l’infantilisme de ses adversaires. Ceux qui reprochent au milliardaire hâbleur ses foucades et son narcissisme se comportent en prêcheurs apeurés et plaintifs, dépassés par les événements. Ivan Rioufol
Emmanuel Macron ne voit pas que l’histoire s’écrit sans lui. Les « populistes » qu’il méprise sont ceux qui, forts du soutien de leurs électeurs, remportent les victoires. Donald Trump vient de signer avec la Corée du Nord, mardi, un accord capital sur la dénucléarisation progressive de la péninsule coréenne. Le texte, à compléter, éloigne la perspective d’un conflit nucléaire. En s’opposant à l’arrivée en Italie d’un bateau transportant des clandestins, Matteo Salvini, le ministre de l’Intérieur italien, a également démontré que la détermination d’un homme à appliquer son programme était plus efficace qu’un bavardage multilatéral, incapable de produire une ligne claire. Face à Trump et à Salvini, Macron ne cache plus son aversion. Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, a qualifié le rapprochement historique entre les Etats-Unis et la Corée du nord de simple « événement significatif », alors même que Trump et Kim Jong Un ont confirmé, ce mercredi, des invitations dans leur pays respectif. Hier, le chef de l’Etat a dénoncé, parlant du refus italien d’accueillir l’Aquarius et ses 629 clandestins, « la part de cynisme et d’irresponsabilité » du nouveau gouvernement. La France s’est pourtant gardée d’ouvrir, même en Corse, un de ses ports au navire indésirable. L’Aquarius a finalement trouvé à accoster à Valence (Espagne). Les donneurs de leçons feraient mieux de s’abstenir quand eux-mêmes se révèlent incapables d’appliquer ce qu’ils exigent des autres… Le président français a eu les honneurs de la presse américaine pour sa « féroce » poignée de main avec Trump, lors du G7 : elle a laissé la trace de son pouce sur la peau du président américain. Cette vacuité dans l’évaluation des rapports de force résume la détresse du camp du Bien, confronté à sa marginalisation. Car un basculement idéologique est en cours, sous la pression des nations excédées. Trump est plus populaire aux Etats-Unis que Macron ne l’est en France. Les sondages soutiennent Salvini. Le chef de l’Etat se trompe d’adversaires quand il réserve ses attaques à ces fortes têtes, tout en ménageant ceux qui insultent la France. Ivan Rioufol
Selon moi, Macron n’a pas apporté une révolution telle qu’il le prétend. Au contraire, il nous fait vivre un grand bond en arrière. Il fait revivre ce que les Français croyaient pouvoir rejeter. Les Français pensaient avoir compris que Macron avait analysé la fracture entre les élites et le peuple. Malheureusement, on se rend compte, au contraire, que Macron a redynamisé le pouvoir des élites en canalisant la société civile qu’il avait appelée à la rescousse pour en faire un parti godillot. (…) Macron achève le système. C’est un accident de l’Histoire dans la mesure où sa venue a surpris tout le monde. Il y a encore un an, personne ne le voyait arriver à ce point de son parcours politique. Il a bénéficié d’un effondrement des partis qui étaient des partis vermoulus. Il n’a suffi qu’à donner un coup d’épaule pour qu’ils s’effondrent. Il a également bénéficié de cette coalition des affaires contre François Fillon dans la dernière ligne droite. Il est le produit d’un monde finissant. Il est un des rares, en Europe, à défendre une vision postnationale, une Europe souveraine, et à ne pas comprendre que tout ne se résume pas à l’économie. (…) Il ne veut expliquer les grandes questions sociétales qu’à travers l’économie et, donc, avec une vue beaucoup trop restreinte pour répondre aux questions liées à l’immigration, au communautarisme et à la montée de l’islam radical. Ce sont des sujets qui, pour lui, sont des impensés politiques. (…) Je pense qu’il y a beaucoup d’impostures dans ses postures. Il fait croire qu’il est ce Nouveau Monde. Pour l’instant, tout démontre qu’il n’a fait que reproduire la vieille technocratie, le monde des experts, le monde des financiers, le monde de Bercy. Tout ce monde-là a repris les commandes. Au contraire, François Fillon avait demandé le courage de la vérité. On peut donc se demander si son éviction n’était pas due au fait qu’il se soit peut-être approché de trop près du sujet brûlant de la dénonciation de cette mascarade et ces grands mensonges qui font croire qu’on peut faire une démocratie sans le peuple. Macron a théorisé lui-même son rôle de Président Jupiter, c’est-à-dire de Dieu coupé du peuple. (…)  je pense qu’il n’a fait que reprendre ce que les Américains ont précisément rejeté. Je vois notre Président comme étant un Barack Obama blanc ou un Justin Trudeau intellectuel. On voit bien que la politique de Barack Obama a conduit à l’éviction de Hillary Clinton et à l’élection de son exact contraire Donald Trump. Je fais le pari que si Macron poursuit dans cette voie du politiquement correct qu’il a réhabilité à l’image de ce qu’était Barack Obama, il va accélérer les processus de rejet de ce monde faux et de cet establishment que Donald Trump a réussi à pulvériser malgré tous ses défauts. (…) Si on trace ces lignes tel que je vous les décris, je pense que son essoufflement est programmé. Il a fait l’impasse sur de grandes questions qui se posent dès à présent. Comment répondre à une immigration de peuplement ? Comment répondre à un islam radical et colonisateur ? Comment répondre à une fracturation de la société ? Comment répondre au terrorisme ? Nous ne pouvons pas répondre à toutes ces questions simplement par l’économie. Toute sa campagne a été construite sur le rejet des populismes et sur le rejet d’un discours qui, précisément, alerte sur ces grandes questions sociétales. Or, nous voyons bien que, partout en Europe, l’opinion se raidit. Par conséquent, soit Macron est obligé de se dédire, et dans ce cas il va falloir qu’il fasse un grand travail de retour sur lui-même, soit il continue dans un aveuglement et dans une sorte d’idéologie « béni-oui-ouiste » qui l’empêchera d’apporter les réponses qu’attendent les Français. Nous le voyons en Allemagne, avec le discrédit de la chancelière après sa politique qui avait été soutenue par Emmanuel Macron. Nous le voyons aussi en Autriche, en Catalogne et même chez nous, en Corse, avec ce réveil identitaire. Toutes ces réactions sont le produit d’un impensé d’une partie de la politique qui se berce de politiquement correct, qui pense que l’immigration n’est pas un problème et que les peuples peuvent indifféremment se remplacer. Ivan Rioufol

Attention: un accident historique peut en cacher un autre !

Croissance à plus de 4%, taux de chômage au plus bas (4.1 % , 2.1 millions d’emplois créés en une année, du jamais vu depuis 1990), y compris pour les minorités (6.8 % pour la population noire, du jamais vu depuis 45 ans !), renégociation d’accords ou de traités commerciaux (Brésil, Corée du sud, Europe, Chine) …

A l’heure où après avoir prédit l’apocalypse …

Suite à l’élection du président Trump …

Nos beaux et bons esprits ont de plus en plus de mal à expliquer …

Sans compter, avec peut-être 10 points d’écart, l‘inversion des courbes de popularité entre les deux côtés de l’Atlantique …

La désormais indéniable embellie de l’économie américaine …

Comme, à l’instar d’une « Haute Volta » réduite outre « ses fusées » à sa capacité de nuisance et de l’Iran à la Corée du nord ou aux territoires dit palestiniens, le début de reflux et de marginalisation des forces du mal les plus radicales …

Comment ne pas voir …

L’obstination économiciste comme l’aveuglement post-nationaliste et immigrationniste des conséquences sociales et culturelles de la mondialisation ….

De la part de ses homologues français ou allemand  pour ce qu’elle est vraiment ….

A savoir de plus en plus décalée par rapport aux aspirations des peuples

Comme à la réalité gramcscienne de l’histoire elle-même ?

« Emmanuel Macron est un accident de l’Histoire. Il a bénéficié de l’effondrement des partis vermoulus »

Ivan Rioufol publie, aux Éditions de L’Artilleur, un livre intitulé Macron, la grande mascarade. Sa thèse est limpide : Macron n’a pas apporté la révolution, comme il veut le faire croire, mais il fait vivre au contraire un grand bond en arrière. Il a redynamisé le pouvoir des élites en canalisant la société civile qu’il avait appelée à la rescousse pour n’en faire qu’un parti godillot.
Boulevard Voltaire
21 décembre 2017

Ivan Rioufol, vous publiez aux Éditions de L’Artilleur un livre intitulé Macron, la grande mascarade. Pourquoi ce titre ?

J’ai appelé ce livre ainsi en hommage à Nicolás Gómez Dávila. Il explique, dans l’un de ses aphorismes, que toute époque finit en mascarade.
La thèse que je défends est le fruit de mes observations quasi quotidiennes. Selon moi, Macron n’a pas apporté une révolution telle qu’il le prétend. Au contraire, il nous fait vivre un grand bond en arrière. Il fait revivre ce que les Français croyaient pouvoir rejeter. Les Français pensaient avoir compris que Macron avait analysé la fracture entre les élites et le peuple. Malheureusement, on se rend compte, au contraire, que Macron a redynamisé le pouvoir des élites en canalisant la société civile qu’il avait appelée à la rescousse pour en faire un parti godillot.

Vous affirmez que Macron n’est qu’un accident de l’Histoire. Ne serait-il pas davantage une conséquence de notre époque ?

Macron achève le système. C’est un accident de l’Histoire dans la mesure où sa venue a surpris tout le monde. Il y a encore un an, personne ne le voyait arriver à ce point de son parcours politique. Il a bénéficié d’un effondrement des partis qui étaient des partis vermoulus. Il n’a suffi qu’à donner un coup d’épaule pour qu’ils s’effondrent. Il a également bénéficié de cette coalition des affaires contre François Fillon dans la dernière ligne droite. Il est le produit d’un monde finissant. Il est un des rares, en Europe, à défendre une vision postnationale, une Europe souveraine, et à ne pas comprendre que tout ne se résume pas à l’économie. Je lui fais le procès de ne voir que d’un œil. Il ne veut expliquer les grandes questions sociétales qu’à travers l’économie et, donc, avec une vue beaucoup trop restreinte pour répondre aux questions liées à l’immigration, au communautarisme et à la montée de l’islam radical. Ce sont des sujets qui, pour lui, sont des impensés politiques.

Pour reprendre Gramsci, Macron serait-il le vieux monde qui tarde à disparaître ?

En effet, c’est un peu cela. Je pense qu’il y a beaucoup d’impostures dans ses postures. Il fait croire qu’il est ce Nouveau Monde. Pour l’instant, tout démontre qu’il n’a fait que reproduire la vieille technocratie, le monde des experts, le monde des financiers, le monde de Bercy. Tout ce monde-là a repris les commandes. Au contraire, François Fillon avait demandé le courage de la vérité. On peut donc se demander si son éviction n’était pas due au fait qu’il se soit peut-être approché de trop près du sujet brûlant de la dénonciation de cette mascarade et ces grands mensonges qui font croire qu’on peut faire une démocratie sans le peuple. Macron a théorisé lui-même son rôle de Président Jupiter, c’est-à-dire de Dieu coupé du peuple.

Tsípras, Renzi, Trudeau… Le monde occidental semble céder à la mode du Young Leaders. Cela expliquerait-il l’élection de Macron ?

Non, je pense que le jeunisme est accessoire, dans cette affaire-là. Naturellement, sa jeunesse, son intelligence tactique incontestable, sa dextérité et ses qualités lui ont facilité la tâche. Je ne dis pas qu’il en soit dépourvu, mais je pense qu’il n’a fait que reprendre ce que les Américains ont précisément rejeté. Je vois notre Président comme étant un Barack Obama blanc ou un Justin Trudeau intellectuel. On voit bien que la politique de Barack Obama a conduit à l’éviction de Hillary Clinton et à l’élection de son exact contraire Donald Trump. Je fais le pari que si Macron poursuit dans cette voie du politiquement correct qu’il a réhabilité à l’image de ce qu’était Barack Obama, il va accélérer les processus de rejet de ce monde faux et de cet establishment que Donald Trump a réussi à pulvériser malgré tous ses défauts.

Selon vous, la mascarade cessera d’ici 2022, ou est-il parti pour rester un 2e mandat ? La bulle Macron pourrait-elle éclater ?

Si on trace ces lignes tel que je vous les décris, je pense que son essoufflement est programmé. Il a fait l’impasse sur de grandes questions qui se posent dès à présent. Comment répondre à une immigration de peuplement ? Comment répondre à un islam radical et colonisateur ? Comment répondre à une fracturation de la société ? Comment répondre au terrorisme ? Nous ne pouvons pas répondre à toutes ces questions simplement par l’économie.
Toute sa campagne a été construite sur le rejet des populismes et sur le rejet d’un discours qui, précisément, alerte sur ces grandes questions sociétales. Or, nous voyons bien que, partout en Europe, l’opinion se raidit. Par conséquent, soit Macron est obligé de se dédire, et dans ce cas il va falloir qu’il fasse un grand travail de retour sur lui-même, soit il continue dans un aveuglement et dans une sorte d’idéologie « béni-oui-ouiste » qui l’empêchera d’apporter les réponses qu’attendent les Français. Nous le voyons en Allemagne, avec le discrédit de la chancelière après sa politique qui avait été soutenue par Emmanuel Macron. Nous le voyons aussi en Autriche, en Catalogne et même chez nous, en Corse, avec ce réveil identitaire. Toutes ces réactions sont le produit d’un impensé d’une partie de la politique qui se berce de politiquement correct, qui pense que l’immigration n’est pas un problème et que les peuples peuvent indifféremment se remplacer.

Macron serait-il capable d’éviter, pour reprendre le titre d’un de vos livres, « cette guerre civile qui vient » ?

Je ne dis pas que Macron va accélérer ce processus. Mais je crains que, par la paresse intellectuelle de son idéologie et le confort intellectuel qui consiste à ne pas vouloir s’arrêter sur les grandes questions existentielles, il aggrave cette lente dissolution de la France. Cela pourrait aussi désemparer davantage cette société oubliée, cette France périphérique qui ne se reconnaît ni en lui ni en d’autres. En général, elle s’abstient ou vote pour le Front national.

Voir aussi:

Et si Donald Trump n’était pas qu’un accident historique ?

FIGAROVOX/ANALYSE – Benjamin Haddad pense que les Européens auraient tort de croire que Donald Trump est une parenthèse historique.


Benjamin Haddad est chercheur au Hudson Institute, un think tank spécialisé dans les relations internationales à Washington.


Le sommet du G7 au Canada, quelques jours après l’imposition de tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium sur les partenaires commerciaux des États-Unis, a illustré une fois de plus les différends entre les Européens et le président Donald Trump. On a finalement surestimé, peut-être par vœu pieux, l’imprévisibilité de Trump. Sur les tarifs douaniers, l’accord nucléaire iranien, Jérusalem ou encore le climat, le président américain, inspiré de son slogan America First, finit par mettre en œuvre ses promesses de campagnes de façon unilatérale et péremptoire, au détriment de la relation transatlantique.

Les prédécesseurs de Trump, depuis la seconde guerre mondiale, voyaient dans la promotion d’un ordre libéral international, appuyé sur un tissu d’alliances, de forums multilatéraux et d’interdépendances économiques, la source de projection de la puissance américaine. Trump renverse la table. Ces règles restreignent l’Amérique: elles lui imposent des tabous et des normes bridant sa puissance, ne lui permettant pas de défendre au mieux ses intérêts. L’Amérique se laisse berner par ses partenaires commerciaux ; ses alliés profitent de sa générosité pour se comporter en passagers clandestins et financer leurs systèmes sociaux sous couvert de parapluie militaire américain. Dans un monde de jeu à somme nulle, le rapport de force brut favorisera le plus fort, donc l’Amérique. Ces thèmes ne sont pas nouveaux pour Trump qui répète ces antiennes depuis les années 1980.

Sur le plan intérieur comme international, la question se pose: Donald Trump est-il un accident de l’histoire, élu sur un concours de circonstances, ou la manifestation de forces plus profondes traversant l’Amérique? Certes les idiosyncrasies du président sont incontestables. Sa vulgarité et sa personnalité brutale, son parcours d’homme d’affaires passé par la télé réalité ainsi que son inexpérience gouvernementale en font à coup sûr un animal politique sans précédent dans l’histoire américaine. De plus, son impopularité (à relativiser par le soutien fidèle de sa base) et les incertitudes pesant autour de l’enquête du Procureur Muller laissent certains espérer que la parenthèse sera de courte durée, qu’il suffit de s’armer de patience.

Il faut doucher cet optimisme: le parti démocrate est profondément divisé et peine à faire émerger de nouvelles personnalités. L’économie américaine se porte bien, malgré des réalités souvent plus dures masquées par les statistiques, des inégalités aux addictions aux drogues. La réélection de Trump en 2020 n’est pas du tout à exclure ; mais l’enjeu va bien au-delà.

Traiter Donald Trump comme une aberration historique qui sera suivie par un retour à «la normale» représenterait une erreur majeure de la part des Européens, pour trois raisons principales.

Tout d’abord, l’Amérique traverse une période de questionnement profond sur son leadership international et les objectifs de sa politique étrangère, conséquence tardive de la fin de la Guerre Froide qui l’a privée d’adversaire clair et donc de continuité stratégique. Tous les présidents élus depuis la fin de la guerre froide, l’ont été sur une plateforme plaçant la priorité sur le plan intérieur: Bill Clinton insistant sur l’économie, George W. Bush comme Barack Obama contre l’interventionnisme de leur prédécesseur. Les divisions profondes qui affectent les États-Unis et l’absence de priorité internationale qui fasse consensus, Chine, terrorisme, immigration, commerce international, doivent nous préparer à une politique américaine plus erratique et déterminée par des considérations intérieures et électorales.

Deuxièmement, le désastre irakien et la crise financière ont encouragé une tendance au repli et nourri le scepticisme d’une partie non négligeable de l’électorat quant à l’engagement international des États-Unis. L’observateur de Washington ne peut à cet égard que constater le décalage profond entre les experts de politique étrangère peuplant les think tanks et revues du reste de la population américaine. Durant la campagne présidentielle, Hillary Clinton avait ainsi dû changer de position sur le traité de libre-échange transpacifique pour suivre l’électorat, tandis que Trump pouvait brandir avec fierté la longue liste des experts de sécurité nationale «Never Trump» qui s’opposait à lui. Le fameux volte-face d’Obama sur la ligne rouge en Syrie a été largement critiqué à Washington comme à Paris, y compris par des membres de son entourage, mais soutenu par une large majorité de la population.

À cet égard, Trump s’inscrit dans une forme de continuité avec son prédécesseur, Barack Obama, tout aussi prompt à dénoncer les experts interventionnistes de Washington. Les deux présidents partagent un scepticisme face à la notion «d’exceptionnalisme» américain. Obama comme Trump se gardent bien de voir une quelconque mission civilisatrice dans la politique étrangère américaine, promouvant le «nation building at home». Les conséquences étaient différentes: le scepticisme d’Obama sur les limites de puissance américaine l’entraînait à favoriser les accords multilatéraux comme le JCPOA ou l’accord de Paris sur le climat. À l’inverse, Trump prône l’unilatéralisme botté, dans la tradition du nationalisme martial d’un Andrew Jackson, président entre 1829 et 1837.

Mais les deux approches sont deux pôles d’un même mouvement de retrait et de normalisation de la puissance américaine.

Enfin, repli ou non, l’Europe perd sa centralité stratégique pour les États-Unis. Obama dénonçait déjà dans un entretien au journaliste Jeffrey Goldberg les alliés européens «passagers clandestins». Plutôt que de regretter sa non-intervention en Syrie, c’est l’intervention en Libye qu’Obama désigne comme son principal échec de politique étrangère, pointant du doigt la France et la Grande Bretagne responsables de ne pas avoir assuré la reconstruction post-conflit. L’une des principales annonces de politique étrangère fut le «pivot» vers l’Asie. Le réengagement américain en Europe fut tardif et réticent, provoqué par l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014. Mais ici aussi Obama a laissé Angela Merkel et François Hollande en première ligne pour négocier les accords de Minsk avec Vladimir Poutine. Les années 1990, caractérisées par l’attention portée à l’expansion de l’OTAN et les interventions américaines (tardives) dans les Balkans seront probablement une exception, reliquat de la guerre froide et d’un bref moment unipolaire triomphant.

Que peuvent les Européens face à cette puissance plus erratique, plus repliée, moins européenne? À court terme, rester unis et fermes sur leurs positions tout en essayant de maintenir le lien avec le président pour assurer le damage control: l’approche privilégiée par Emmanuel Macron est la seule réaliste. À cet égard, il est le pendant international du Congrès, de la justice américaine, voire de certains conseillers du président Trump qui ont, tant bien que mal, réussi à maîtriser certains des instincts présidentiels. Le Pentagone, dirigé par le général James Mattis, assure la continuité de la fermeté vis-à-vis de Moscou: les sanctions contre la Russie n’ont pas été levées par exemple, et l’administration a renforcé la présence militaire en Europe de l’Est dans le cadre de l’opération de réassurance de l’OTAN.

Les décrets exécutifs sur l’immigration ont été fortement retoqués par la justice, tandis que les principales dispositions d’Obamacare n’ont pu être annulées, faute de majorité au Sénat.

Mais à long terme, les Européens doivent se préparer à une Amérique distante voire hostile. L’Europe ne doit pas abandonner la promotion de son modèle de multilatéralisme et de coopération mais sa défense passe par la prise en compte du fait qu’il est l’exception, plutôt que la norme aujourd’hui. Cela implique un investissement considérable dans notre défense et sécurité: l’Europe est-elle prête à affronter seule une crise comparable aux Balkans dans sa périphérie demain? La crise syrienne, avec ses conséquences sur l’Union Européenne en matière de réfugiés et l’émergence de Daesh, devrait servir de réveil stratégique. Or, la posture européenne s’est essentiellement limitée à espérer un engagement américain. Au-delà de l’investissement dans le militaire, les Européens doivent prendre les mesures pour se préserver des conséquences des décisions américaines, en particulier des sanctions extraterritoriales. Aujourd’hui Trump exploite la faiblesse des Européens.

Peut-être cette séquence n’est elle qu’un cycle de plus dans le balancier permanent entre repli égoïste et aventurisme messianique qu’Henry Kissinger a souvent déploré dans l’histoire diplomatique américaine. Après les années de doute de la présidence Carter, post Watergate et Vietnam ont suivi l’optimisme triomphant des années Reagan. Mais l’Europe ne peut fonder sa stratégie sur cet espoir. De plus, même si le successeur de Trump renoue avec l’internationalisme, l’Europe n’en sera pas moins vue comme un partenaire secondaire, grevée par ses divisions et sa faiblesse militaire. L’incertitude durable autour de la posture américaine doit entraîner l’Europe à s’engager dans la voie de l’autonomie stratégique.

Voir également:

Croissance : la conjoncture sourit à Donald Trump
Les États-Unis enregistrent au second trimestre la plus forte croissance depuis 2014, à 4,1% en rythme annuel, selon une première estimation. De quoi renforcer le président dans sa certitude que sa politique de déréglementation et de baisses d’impôts est la bonne.
Pierre-Yves Dugua
Le Figaro
27/07/2018

De notre correspondant à Washington

L’économie américaine se porte aussi bien que prévu. Selon la première estimation du Département du commerce, la croissance au second trimestre atteint 4,1% en rythme annuel. On n’a pas vu de conjoncture aussi favorable aux États-Unis depuis 2014.

Donald Trump qualifie ces chiffres de «fascinants» et de «tout à fait tenables». Il y voit la preuve que sa politique de déréglementation et de baisses d’impôts porte ses fruits. D’autant que l’estimation de l’expansion de janvier à mars est révisée à la hausse de 2 à 2, 2% en rythme annuel.

«Le monde entier nous envie», selon Trump

«Depuis notre arrivée nous constatons la création de 400.000 emplois dans le secteur manufacturier… des milliards de dollars reviennent vers les États-Unis… des usines rouvrent… les demandes d’indemnisation chômage sont au plus bas depuis près de 50 ans… Le monde entier nous envie» proclame le président, convaincu que la presse américaine refuse d’admettre le succès de sa politique.

Voilà déjà plus d’un an qu’il tourne en dérision les experts qui affirment qu’il ne sera pas possible de dépasser durablement 3% de croissance. Leurs arguments sont toujours que l’Amérique approche de la fin d’un très long cycle d’expansion engagé depuis l’été 2009, que la croissance démographique est désormais modeste et surtout que les hausses de productivité ne sont pas suffisantes pour renouer avec des taux de croissance dignes des années Reagan.

Au cours du premier semestre l’expansion atteint néanmoins 3,1%. Si la montée des barrières douanières, les relèvements de taux directeurs par la Réserve fédérale et la hausse des coûts des matières premières ne font pas dérailler la conjoncture, le pari de Donald Trump peut être gagné, au moins en 2018.

Les élections législatives en ligne de mire

En fait, il ne faut à Donald Trump que cinq mois de conjoncture aussi porteuse. C’est l’horizon économique très court qui suffit à ce président politiquement incorrect pour aborder avec sérénité les élections législatives de novembre prochain. Avec un taux de chômage au plus bas depuis la fin du siècle dernier, des créations d’emplois encore très fortes en moyenne de 215.000 postes par mois depuis janvier et une inflation de l’ordre de 2%, il pense présenter à l’opinion un premier bilan positif. Surtout s’il arrive à passer sous silence que, contrairement à l’orthodoxie fiscale prônée jadis par le Parti républicain, le déficit budgétaire en forte hausse est en partie responsable de l’accélération actuelle de la croissance.

Signe de la confiance et du moral élevé des Américains, la consommation, qui représente plus des deux tiers du Produit intérieur brut (PIB) aux États-Unis, bondit au rythme de 4% au second trimestre, après une maigre progression de 0,5% de janvier à mars.

Paradoxalement, les fortes tensions commerciales entre Washington et ses partenaires ont stimulé la croissance au cours du printemps. Dans l’anticipation de droits de douane chinois sur les denrées agricoles, les producteurs américains de soja ont par exemple tout fait pour avancer leurs livraisons avant le mois de juillet, date d’entrée en vigueur des mesures de rétorsion décidées par Pékin. Près d’un quart de la croissance a été donc généré par le commerce extérieur.

Voir de même:

Économie américaine: et si Trump réussissait?

Fabrice Nodé-Langlois

Le Figaro

18/05/2018

DÉCRYPTAGE – Volontarisme fiscal, brutalité commerciale : les critiques pleuvent sur la méthode du président américain, mais les États-Unis affichent d’excellentes performances économiques.

Sur le climat, l’Iran, Israël, il s’est mis au ban de la communauté internationale. Ses tweets rageurs matinaux, son imprévisibilité, sa brutalité, laissent pantois. Ses démêlés avec le FBI et la justice interrogent sur sa capacité à mener son mandat jusqu’à son terme.

Et pourtant. La méthode de Donald Trump, exposée il y a trente ans déjà, dans son best-seller l’Art du deal, du temps où le futur président de la première puissance mondiale n’était qu’un loup new-yorkais de l’immobilier, semble faire mouche. Depuis qu’il est installé à la Maison-Blanche, Donald Trump l’a éprouvée à plusieurs reprises, notamment avec la Corée du Nord. Il profère les pires menaces, exerce une pression maximale sur l’adversaire ou le partenaire, puis se dit prêt à discuter.

Sur le front commercial, le président américain a marqué des points. Il a arraché des concessions au Brésil, son deuxième fournisseur d’acier ainsi qu’à la Corée du Sud. Évidemment, disposer du plus gros budget militaire de la planète (610 milliards de dollars, davantage que les sept pays suivants réunis) et diriger la première économie (un PIB de 19.000 milliards de dollars, une fois et demie celui de la Chine) offre quelques arguments. «Face à des “petits” pays, les États-Unis ont des leviers de négociations, commente Steven Friedman, économiste américain chez BNP Paribas AM. Mais avec des grands pays comme la Chine, il faudra sûrement de longues négociations pour trouver un compromis.»

De fait, Washington et Pékin ont repris leurs négociations vendredi. L’Administration Trump a fixé un ultimatum à mardi prochain, 22 mai: faute d’accord, les États-Unis imposeront des droits de douane sur des produits chinois importés représentant une valeur de 50 milliards de dollars. L’issue est encore très incertaine, mais Trump a réussi à amener les Chinois à la table pour discuter d’une réduction du déficit commercial américain.

L’Europe prévient l’OMC qu’elle est prête à riposter

Washington n’a pas non plus gagné son bras de fer contre l’Europe. L’Union européenne affiche au moins une unité de façade. Elle a même notifié, vendredi, à l’OMC (Organisation mondiale du commerce) qu’elle est prête à prendre des contre-mesures tarifaires. Au sommet de Sofia, jeudi, les chefs d’État européens ont répété qu’ils voulaient d’abord une exemption définitive des surtaxes sur l’acier et l’aluminium avant de négocier une plus grande ouverture de leur marché.

«Au moins, Donald Trump a eu le mérite d’encourager le débat sur l’impact de la mondialisation sur l’économie, c’est sain», remarque Steven Friedman, pourtant critique du président. «Sa tactique de négociation est de taper fort et de se faire mousser auprès de son électorat, ajoute Florence Pisani, économiste chez Candriam et coauteur d’un livre sur l’économie américaine (*). C’est un jeu assez dangereux, car cela crée de l’incertitude et reporte les projets d’investissement.» Les bons indicateurs qui se succèdent semblent pourtant démentir cette vision pessimiste. À 3,9 %, le chômage est au plus bas depuis près de vingt ans, l’industrie crée des emplois, les ménages ont davantage confiance qu’au début du mandat. Résumé en langage Trump, cela donne ce tweet, publié jeudi: «Malgré la chasse aux sorcières dégoûtante, illégale et injustifiée, nous avons accompli les meilleurs 17 premiers mois d’une Administration dans l’histoire américaine».

Un leg solide

«Il n’y a pas eu de changement majeur de tendance depuis l’arrivée de Trump, nuance Christian Leuz, économiste allemand installé depuis quinze ans aux États-Unis, à l’University of Chicago Booth School of Business. Obama a laissé une économie en bonne santé, il est encore trop tôt pour attribuer les bons résultats à Trump.»

Ce leg solide est aussi largement imputable à dix ans de politique monétaire généreuse de la Fed, rappellent de nombreux économistes. Sa réforme fiscale, arrachée de haute lutte au Congrès, devrait tout de même avoir un impact positif sur l’économie. Elle a gonflé le profit des entreprises et permis à certaines comme Apple de rapatrier des milliards mis à l’abri à l’étranger. Florence Pisani pondère encore: une enquête récente de la réserve fédérale d’Atlanta indique que moins de 10 % des entreprises envisagent d’investir davantage malgré les réductions d’impôt.

Quant aux ménages, ils pourraient perdre en impôts locaux (ceux des États) ce qu’ils ont gagné sur les impôts fédéraux. Même si le programme des grands travaux reste encore dans le flou, les dépenses votées par le Congrès devraient cependant soutenir l’activité de 0,3 % de PIB supplémentaire, concède Florence Pisani.

Un surcroît de dépenses qui pourrait léguer au successeur de Trump «un déficit budgétaire de plus de 5 % du PIB et une dette alourdie», avertit Steven Friedman. Il faudra attendre la fin de l’année pour mieux mesurer l’impact des mesures de Trump. Surtout, il ne faut jamais oublier qu’aux États-Unis, en matière de politique intérieure, rien ou presque ne se décide sans le Congrès. «Il y a comme un pacte de Faust entre Trump et les parlementaires républicains, explique Christian Leuz. En échange d’avancées sur des sujets qui leur sont chers, ils sont obligés d’accepter le style Trump.» Jusqu’à ce que les divergences sur l’immigration et le libre-échange, ou les élections de novembre, ne fassent voler ce pacte en éclats.

(*) «L’Économie américaine», avec Anton Brender, éditions La Découverte.

Voir de plus:

Politiquement incorrectes, les réformes de Trump sont un succès pour l’économie américaine

FIGAROVOX/TRIBUNE – Un an après l’arrivée fracassante du nouvel occupant de la Maison-Blanche, l’économie américaine est au beau fixe. Nicolas Lecaussin décrypte les réussites de la politique fiscale de Trump.


Nicolas Lecaussin est directeur de l’IREF (Institut de Recherches Économiques et Fiscales, Paris).


Dans un éditorial publié en 2016, avant le changement à la Maison Blanche, l’économiste Paul Krugman, titulaire du prix Nobel, écrivait: «Si Trump est élu, l’économie américaine va s’écrouler et les marchés financiers ne vont jamais s’en remettre». Un an après sa prise de fonction, le président Trump est à la tête d’un pays en plein boom économique, et dont l’indice boursier a battu tous les records.

On m’objectera que Trump est provocateur, imprévisible, irascible. Qu’il ne peut pas s’empêcher de tweeter tout (et surtout n’importe quoi). Mais si l’on regarde les faits, et uniquement les faits, un constat s’impose: on ne peut pas trouver dans l’histoire récente des Etats-Unis un président ayant mené à bien autant de réformes en un laps de temps si court. Même Reagan a mis trois ans à réformer la fiscalité américaine! Trump, lui, l’a fait en quelques mois.

Alors certes, «The Donald» n’a pas réussi à démanteler complètement l’Obamacare, suite aux oppositions rencontrées dans son propre parti ; mais sa réforme fiscale inclut la fin du «mandat individuel», cette fameuse obligation de souscrire à une assurance santé. Plus exactement, l’amende pour le non-respect de cette obligation est supprimée par la réforme.

Cette mesure était nécessaire. En 2009, les conséquences de cette mesure coercitive, emblématique de la présidence d’Obama, ne s’étaient pas fait attendre. Il y avait eu d’énormes bugs informatiques qui ont découragé des millions de personnes de souscrire en ligne. Puis des millions d’Américains ont été contraints de résilier leur assurance privée, alors que nombre d’entre eux n’en ressentaient nullement l’envie. Depuis 2009, plus de 2 400 pages de réglementations se sont accumulées pour réguler le fonctionnement du système. Le président Obama avait promis de baisser les franchises de santé grâce à ce programme, mais ce fut tout le contraire: elles ont augmenté de 60 % en moyenne. Les primes d’assurance ont bondi dans l’ensemble de 25 % (et même jusqu’à 119 % dans l’état d’Arizona).

Les assureurs ne s’en sortaient plus à cause des réglementations très strictes qui leur ont été imposées. Obama avait aussi promis de baisser le prix de l’assurance santé d’environ 2 500 dollars par famille et par an ; en réalité, le prix a augmenté de 2 100 dollars! Trump met fin à cette dérive en ouvrant le système un peu plus à la concurrence et en donnant aux Américains la liberté de choisir.

Ce n’est pas tout. La réforme fiscale adoptée par le Congrès des États-Unis contient de nombreuses mesures audacieuses, que les Américains attendaient. Par exemple la baisse de la taxe sur les bénéfices des entreprises (de 35 % à 21 %), qui s’accompagne d’une déduction fiscale généreuse pour les entreprises dont les profits ne sont déclarés qu’au travers des revenus de leurs propriétaires. Plusieurs taxes ont par ailleurs été supprimées, comme la taxe minimum de 20 % sur les bénéfices effectifs.

Surtout, le président Trump a entamé une vaste opération visant à rapatrier entre 2 000 et 4 000 milliards de dollars de profits placés à l’étranger, en diminuant la taxe sur ces profits de 35 % à moins de 15 %.

Autre mesure symbolique: la suppression de la taxe sur les héritages au-dessous de 10 millions de dollars satisfait une large partie de l’électorat républicain.

Certains Etats dont la fiscalité est particulièrement élevée, comme la Californie, seront également obligés de se réformer pour faire face à la suppression de certaines déductions fiscales. Leurs habitants ne pourront plus en effet déduire l’impôt sur le revenu local de leurs impôts fédéraux.

Plusieurs mesures abolissent l’interdiction des forages de pétrole en Alaska. À l’heure actuelle, Trump a ouvert toutes les possibilités d’exploitation sur le continent américain, ce qui fera du pays l’un des principaux exportateurs de matières premières. Trump se positionne ainsi en ennemi du politiquement correct et reste méfiant à l’égard des gourous du réchauffement climatique. Il a été le seul à avoir le courage de se retirer de la COP 21, cette mascarade coûteuse qui consiste à organiser de gigantesques réunions de chefs d’État aux frais des contribuables. Il a supprimé la prime à la voiture électrique (pour une économie de 7 milliards de dollars) ainsi que les subventions aux parcs d’éoliennes.

Enfin, Trump s’est attaqué aux réglementations. Entre janvier et décembre 2017, il a supprimé la moitié (45 000) des pages que contient le Code des réglementations. Plus de 1 500 réglementations importantes ont été abolies, dont beaucoup dans le domaine de l’environnement. Les économies obtenues sont estimées à plus de 9 milliards de dollars. Faisant fi des protestations, il a libéré le secteur d’internet de plusieurs contraintes anachroniques.

Au plan international, Trump s’oppose à la Chine dont les pratiques commerciales douteuses ont fait l’objet d’enquêtes de la part de Washington. Mais cette position juste face aux Chinois ne devrait pas conduire la Maison Blanche à cautionner des mesures restrictives de la liberté du commerce et des échanges, qui risqueraient de peser sur la croissance américaine et même mondiale. On songe ici à la proposition faite par la Chambre des Représentants de faire payer aux multinationales une taxe de 20 % sur les achats faits à des filiales étrangères de leur groupe. Ou encore, celle du Sénat de réimposer les sociétés américaines au taux de 13 % sur les services facturés de l’étranger par les sociétés du groupe.

En tout état de cause, en ce début janvier 2018, l’économie américaine semble partir sur des bases solides. Le troisième trimestre de croissance s’est élevé à plus de 3 %, et le taux de chômage est au plus bas, à seulement 4.1 % (2.1 millions d’emplois créés en une année, du jamais vu depuis 1990), et même à 6.8 % pour la population noire, un taux qui n’a jamais été si faible depuis 1973.

Les effets des baisses d’impôt se font d’ores et déjà sentir: des entreprises comme AT&T, Comcast, Wells Fargo, Boeing, Nexus Services ont annoncé des primes et des hausses de salaires.

Le pire ennemi de Trump est certainement lui-même. Cet homme d’affaires n’est pas un politicien professionnel. Saura-t-il alors se contrôler, pour continuer à remettre l’Amérique sur les rails et mépriser l’idéologiquement correct, sans se laisser aller à des provocations futiles?

Voir encore:

Donald Trump has a big promise for the U.S. economy: 4% growth.

No chance, say 11 economists surveyed by CNNMoney. And a paper published Tuesday by the Federal Reserve Bank of San Francisco backs them up.
« No, pigs do not fly, » says Robert Brusca, senior economist at FAO Economics, a research firm. « Donald Trump is dreaming. »
The Republican presidential nominee made the promise in a speech in New York in September. « I believe it’s time to establish a national goal of reaching 4% economic growth, » he said.
Since the Great Recession, growth has averaged 2%. Brusca and the other economists surveyed say that 4% growth is impossible, or at least highly unlikely. The reasons: Unemployment is already really low, lots of Baby Boomers are retiring, and there are far fewer manufacturing jobs today than in past decades.

Trump’s team says it will get to 4% growth with tax cuts, better trade deals and more manufacturing jobs.

One reason for slower growth is lower productivity — for example, how many widgets an assembly line worker can produce in an hour.

Another problem is that the example of the assembly line worker is increasingly outdated: America has shed about 5.6 million manufacturing jobs since 2000, mostly because of innovation and partly because of trade, studies show.

Manufacturing jobs tend to have higher productivity — and wages — than jobs in other service industries like retail, education and health care, which have added lots of low-productivity jobs while manufacturing jobs have disappeared.

Interestingly, American manufacturers are producing more than ever before — in dollar terms. But as technology replaces jobs on the assembly line, more goods can be produced with fewer workers.

On top of that, the economy is already near what economists consider full employment, meaning the unemployment rate can’t go much lower.

The unemployment rate is 5% and was as low as 4.7% earlier this year. It can’t go much lower because there will always be people leaving jobs or searching for them.

If the job market is already near capacity, the economy can’t expand much more, economists say.

Unemployment did go really low in 2000 — as low as 3.8% — and the economy was growing above a 4% pace. But the San Francisco Fed attributes those good times to the late 1990s internet revolution.

There are solutions to boost growth, the Fed notes.

Many economists call for more spending on building new roads, bridges and highways, as do both Trump and Hillary Clinton.

After World War II, the creation of the Interstate Highway System was a major boost to productivity and growth. You could go much faster from point A to point B.

Other solutions are a little more dreamy.

Many experts say comprehensive immigration reform — a path to citizenship — would create more documented workers. Historically, documented workers tend to have higher productivity than undocumented workers because they generally have higher job skills and can take on jobs that produce more valuable goods. Productivity has nothing to do with work ethic.

Outside of immigration reform and infrastructure spending, the Federal Reserve says America needs a game-changing invention, such as the IT innovation in the 1990s. New technology from fast-growing countries like China and India may also help too.

« Another wave of the IT revolution from machine learning and robots could boost productivity growth, » says Federal Reserve senior research adviser John Fernald.

Voir aussi:

American prosperity of Trump era marks real turning point in history
Arthur Laffer
The Hill
07/28/18

Gross domestic product, or GDP, is the measure of choice when assessing the health of any economy, especially in the United States. GDP, which is measured at annual rates, includes the value of production of all goods and services produced in a country. In the one year since President Trump took office, the first quarter of 2017 through the first quarter of 2018, real GDP grew at a 2.55 percent annual rate. This is higher than the growth for six of the eight years former President Obama was in office, or even five of the eight years when former President George W. Bush was in office.

Moreover, the economic growth rate in the first year of Trump in office is higher than the average annual growth rate for the entire presidencies of both Obama at 2.05 percent and Bush at 1.71 percent. For the full 65 years from the first quarter of 1953 through the first quarter of 2018, annual real GDP growth in the United States averaged 2.95 percent, which is still substantially higher than the first year under Trump.

The growth rate for the second quarter of 2018 is 4.1 percent. This is a nice sign of American prosperity and is the strongest quarter of economic growth since the third quarter of 2014. Net exports contributed about 1 percent, while the change in private inventories subtracted 1 percent. Lots of changes like this happen on a quarter by quarter basis and should not be taken too seriously.

The Commerce Department releases its quarterly estimates, but it has also revised a lot of historical numbers, although usually by only very small amounts. Perhaps its biggest revision was for the first four quarters of the Trump presidency. What had been an estimated annual growth of 2.82 percent was revised down to 2.55 percent, even though the first quarter of 2018 itself was revised up from 2 percent to 2.2 percent. This example is only meant to show the fragility of these numbers.

While the GDP growth of any one quarter can be offset, revised or magnified in subsequent quarters, a pattern appears to be emerging under the stewardship of the Trump administration, which makes a lot of sense, at least to me. I believe that people individually, and the economy collectively, respond strongly to economic incentives.

Other economists do not concur on this point. Jason Furman, the top economist for Obama, disagrees with me on the effects that Trump policies have on real GDP growth. In fact, using the ploy of damning with faint praise, he said of the 2017 tax cuts in a recent debate, “I think policy can make a difference. The tax cuts will make a very, very small positive difference, probably about half of one-tenth of 1 percent.”

History tells us a very different story than the naysayers. Lowering taxes and decreasing regulation has had powerful effects on growth over long periods of time. Taxes have a very important impact on employment, jobs, output and growth. An economy quite simply cannot be taxed into prosperity. The tax cuts signed by Trump stand in stark contrast to the tax increases under Obama. Corporate and personal tax rates were way too high. The Republican bill reduced those tax rates a lot. It included 100 percent expensing of capital expenditures, territorial taxation, and the elimination of state and local tax deductions to promote growth.

Trump has also waged war on debilitating regulations, including eliminating the Affordable Care Act individual mandate, along with reducing other health care and energy regulations as well. Monetary policy is now refocusing on market forces rather than zero interest rates, which means that money will flow to where it is needed, not to where some university professors believe it should go.

When it comes to trade, there are problems and risks in the vision Trump is carrying out. Trade should be free and with minimum barriers placed on American exports to other countries and foreign exports to the United States. We should, as a world, move to zero tariffs everywhere. We should eliminate other barriers and trade subsidies. Obviously, such an ideal world is not plausible, but there is no reason we cannot try.

Foreigners produce some things better than we do, and we produce some things better than they do. Both Americans and foreigners alike would be foolish in the extreme if Americans did not sell foreigners those products Americans make better than foreigners in exchange for those products foreigners make better than Americans do. It is a winning strategy for everyone and makes for great prosperity around the world.

Finally, we have had a serious government spending problem in the United States for years. The economist Milton Friedman was famous for saying “government spending is taxation.” He is completely correct. If a country taxes people who work and pays people when they do not work, then it is unsurprising if a lot more people choose not to work.

The latest GDP figure is a great number that aids our recovery from the awful 16 years under Bush and Obama. It will also reduce deficits in the long term if such robust economic growth continues. But the challenge is far from over. We have a lot of work to do to fan the flames of prosperity and to hold at bay the prosperity killers. But one step forward is still one step forward, and it is a heck of a lot better than one step backward.

Arthur B. Laffer is chairman of Laffer Associates. He was an economic adviser to the 2016 presidential campaign of Donald Trump and served as an economic adviser to the White House during the Reagan administration.

Voir également:

The Return of 3% Growth
Tax reform and deregulation have lifted the economy out of the Obama doldrums.
The Wall Street Journal
July 28, 2018

So much for “secular stagnation.” You remember that notion, made fashionable by economist Larry Summers and picked up by the press corps to explain why the U.S. economy couldn’t rise above the 2.2% doldrums of the Obama years. Well, with Friday’s report of 4.1% growth in the second quarter, the U.S. economy has now averaged 3.1% growth for the last six months and 2.8% for the last 12.

The lesson is that policies matter and so does the tone set by political leaders. For eight years Barack Obama told Americans that inequality was a bigger problem than slow economic growth, that stagnant wages were the fault of the rich, and that government through regulation and politically directed credit could create prosperity. The result was slow growth, and secular stagnation was the intellectual attempt to explain that policy failure.

The policy mix changed with Donald Trump’s election and a Republican Congress to turn it into law. Deregulation and tax reform were the first-year priorities that have liberated risk-taking and investment, spurring a revival in business confidence and growth to give the long expansion a second wind.

The nearby chart shows GDP growth by quarter over the last four years. The numbers show that the long, weak expansion that began in mid-2009 had flagged to below 2% growth in the last half of 2015 and in 2016. Nonresidential fixed investment in particular had slumped to an average quarterly increase of merely 0.6% in those final two years of the Obama Presidency. An economic expansion that was already long in the tooth began to fade and could have slid into recession with a negative shock.

The Paul Ryan-Donald Trump growth agenda was targeted to revive that investment weakness. Deregulation signaled to business that arbitrary enforcement and compliance costs wouldn’t be imposed on ideological whim. Tax reform broke the bottleneck on capital mobility and investment from the highest corporate tax rate in the developed world. Above all, the political message from Washington after eight years is that faster growth is possible and investment to turn a profit is encouraged.

The chart and the second-quarter GDP report show that this policy mix is working. Growth popped to a higher plane of nearly 3% in the middle of 2017 as business and consumer confidence increased with the Trump Administration’s policies taking center stage. A growth dip in the last quarter of 2017 on tax-reform uncertainties carried over to the start of the first quarter, but growth has since accelerated.

The acceleration has been driven by business investment, which increased 6.3% in 2017 and has averaged 9.4% in the first half of 2018. This investment surge has come in productive areas like equipment and commercial construction. It has not come from padding inventories that have to be sold down, or in a housing mania like the one that drove growth in the mid-2000s. Both housing and inventories subtracted from growth in the second quarter.

It would be nice to think that all Americans would take satisfaction in this growth. But in the polarized politics of 2018, the same people who said this growth revival could never happen are now saying that it can’t last. It’s a “sugar high,” as Mr. Summers has put it, due to one-time boosts like government spending and consumption.

But there are reasons to think that a 3% growth pace can continue with the right policies. The investment boom will drive productivity gains and job creation that will flow to higher wages and lift consumer spending. Inventories will have to be replenished and new household formation is increasing again, which should help housing demand.

Most intriguing is that the government’s annual revisions to long-term GDP on Friday showed a sharp increase in the personal savings rate. The increase was due to an upward revision in wages and salaries and jumped to 6.7% from 3.4% for 2017 and averaged 7% in the first half of this year. That’s about $500 billion more in the pockets of Americans than previously estimated and helps to explain why consumer spending has remained strong. With tight labor markets, consumer spending should keep contributing to growth.

There are risks to this outlook, not least from Mr. Trump’s tariff policies. This is the President’s version of Mr. Obama’s regulatory assault, with arbitrary victims, uncertainty that limits business investment, and the risks of escalation. Mr. Trump crowed at the White House on Friday that his trade policies are helping the economy, but the second-quarter lift from net exports isn’t likely to last amid foreign retaliation for his steel and aluminum tariffs.

The way to help the economy is for Mr. Trump to build on this week’s trade truce with the European Union, withdraw the tariffs on both sides, and work toward a “zero tariff” deal. Meantime, wrap up the Nafta revision with Mexico and Canada within weeks so Congress can approve it this year. Mr. Trump could claim he had honored another campaign promise while removing a pall on investment.

The other major risk is the Federal Reserve’s attempt to unwind the extraordinary monetary policies of the last decade. If near-zero rates and trillions in bond-buying lifted asset prices artificially, as some of our friends think, then reversing those policies could cause those prices to fall with uncertain results.
All of which is another reason to thank tax reform and deregulation for unleashing animal spirits and giving the expansion renewed life. It’s worth recalling that not a single Democrat in Congress voted for tax reform and nearly all of them opposed every vote to repeal the Obama Administration’s onerous rules. Had they prevailed, we’d still be experiencing secular stagnation instead of arguing if 4.1% growth is too much of a good thing.

Voir par ailleurs:

Putin Is Weak. Europe Doesn’t Have to Be
Moscow is a sideshow. The real dangers come from within the Continent.
Walter Russell Mead
WSJ
July 23, 2018

We hear too much about Vladimir Putin these days and not nearly enough about the actual forces reshaping the world. Yes, the Russian president has proved a brilliant tactician. And, President Trump’s fantasies aside, he is a ruthless enemy of American power and European coherence. Yet Russia remains a byword for backwardness and corruption. Its gross domestic product is less than 10% that of the U.S. or the European Union. With a declining population and a fundamentally adverse geopolitical situation, the Russian Federation remains a shadow of its Soviet predecessor. Add up the consequences of Mr. Putin’s troops, nukes, disinformation campaigns, financial aid to populist parties—and throw in the power of his authoritarian example. Russia still does not have the ability to roll back the post-1990 democratic revolution, overpower the North Atlantic Treaty Organization, or dissolve the EU.

The West is in crisis because of European weakness, not Russian strength. Some of the Continent’s difficulties are well known. France foolishly imagined the euro would contain the rise of a newly united Germany after the Cold War. In fact it has propelled Germany’s unprecedented economic rise while driving a wedge between Europe’s indebted South and creditor North. The Continent’s so-called migration policy is a humanitarian and a political disaster. Berlin’s feckless approach to security has left Europe’s most important power a geopolitical midget, lecturing sanctimoniously while others shape the world. Meanwhile the EU’s Byzantine government machinery grinds at an ever slower pace, creating openings for Mr. Putin and Turkish President Recep Tayyip Erdogan. Europe’s weakness invites authoritarian assertion in the borderlands.

Another failure of equal consequence still is not widely understood: the failure to integrate the countries of Central and Eastern Europe into Western prosperity and institutional life. The world’s 10 fastest-shrinking countries are all in Eastern Europe: Bulgaria, Croatia, Hungary, Latvia, Lithuania, Moldova, Poland, Romania, Serbia and Ukraine. All expect to see their populations shrink at least 15% by 2050. For the enterprising and mobile, there is good news; between three million and five million Romanians live and work in other EU countries, enjoying opportunities they could not find at home. But for those who cannot or do not wish to move on, life can be hard. Almost 30 full years after the fall of communism, more than one-fourth of Romanians live on less than $5.50 a day. Across Romania, less than half of households have an internet connection, and only 52% have a computer. Romania and Bulgaria—where living standards are lower than in Turkey—are exceptionally poor. Conditions are better elsewhere, but the gap between prosperous European countries like Germany and postcommunist states like Poland remains immense. Poles on average earn only a third as much as Germans. The rural, eastern parts of Poland are poorer still. Conditions in ex-Soviet countries like Armenia, Belarus, Georgia and Ukraine are even worse. Corruption is rampant, with weak institutions unable to stop it.

The hubris that led so many in the West to believe that Europe had entered a posthistorical paradise is fading. A clearer if darker picture has emerged. Swaths of Central and Eastern Europe will not smoothly and painlessly assimilate into the West. If voters in these countries lose faith that Western ideas and institutions can improve their lives, the political gap between East and West will widen. When the EU is more preoccupied with internal divisions, it is less able to respond effectively to Russian moves.

Europe’s weakness has provided Mr. Putin with opportunities to promote Russian power by supporting populist parties across the EU and deepening his relationship with leaders like Hungary’s Viktor Orbán. Yet even in the age of Trump, Moscow is too weak, too poor, too regressive and too remote to shape European politics. The days when Russian rulers like Catherine the Great and Alexander I could direct events across the Continent are gone for good. The collapse of the Soviet Union and the unification of Germany mean the most important relationship in the trans-Atlantic world is between Washington and Berlin.

President Trump is right that much of the trans-Atlantic relationship needs to be rethought. He is right that Germany asks too much and offers too little for the current relationship to be sustainable. He is right that the European Union has worked itself into a political crisis, and that the Continent’s errors and illusions strengthen Mr. Putin’s hand. But if the president thinks Mr. Putin’s Russia can serve as the linchpin of a new American security strategy, he is overestimating Russia’s capacity, misreading Mr. Putin’s goals, and underestimating the importance of the trans-Atlantic alliance. Moscow is a sideshow. To protect American prosperity and security, Mr. Trump most needs to strike a deal with Berlin.

Voir également:

Televison: From Burkina Faso with rockets to Upper Volta without
Steve Crashaw
The Independent
15 November 1998

The Soviet Union was famously described as « Upper Volta with rockets », a catchphrase that was updated by the geographically precise to become « Burkina Faso with rockets ». It was a powerfully succinct description. The United States was rich and space-age powerful; the Soviet Union was poor and space-age powerful. The contradictions and paradoxes that stemmed from that could never fully be resolved – least of all by the citizens of the Soviet Union themselves.

During the 1930s, Stalin turned Russia into an industrially powerful nation, and made his Soviet compatriots feel proud of what they had achieved. The defeat of Hitler’s might, at the cost of millions of lives, was also seen as proof of Soviet greatness.

The idea that Soviet was best took deep root. It convinced some Western visitors, and millions of Russians. Even now, many Russians find it hard to believe that there was anything wrong with the model itself. In last night’s episode of the Cold War series, interviewees visibly hankered after a time when Khrushchev was in his Kremlin, and all was right with the Soviet world.

« Sputnik », the title of last night’s episode, is the Russian word for a fellow-traveller: the spaceship was seen as a travelling companion for the planet earth. Here it was that we found true Soviet heroes, including Yuri Gagarin, the first man in space. As a Moscow baker declared – still misty-eyed, after all these years: « Gagarin, he was everybody’s love. He and his smile. I still keep his photograph. »

Television news may sometimes seem deeply superficial – never mind the reality, listen to that fabulous soundbite. But television history, with the participation of those who were in the front row of the stalls or even centre-stage at the events described, can, at its best, be more enlightening than anything that you could have read in the newspapers at the time. Series like the Cold War put things neatly into perspective, with descriptions of historic events coming directly from witnesses and participants – last night included a Soviet rocket designer, an aide to Khrushchev, and Gagarin’s running-mate. The heroism and the lies are equally visible.

The Cold War series gives a small example of why it must sometimes be quite fun to be a media billionaire. You flick your fingers, and unbelievable projects just happen. A few years ago, Ted Turner, creator of CNN, mused that he would like to do a definitive history of the Cold War. And thus it came to pass, without all the doggedly begging memos to potential backers which are usually par for the course. Turner was put in touch with Jeremy Isaacs, who had produced the landmark World at War series. Isaacs, in turn, gathered a team of experienced producers and writers, including highly respected figures like the journalist Neal Ascherson and (for last night’s programme on the space race) defence specialist Lawrence Freedman. Unsurprisingly, the result is much more than just televisual flam.

Last night’s programme included some dramatic eyewitness accounts of events – like a Soviet space disaster, where one woman remembered how « people fell like burning torches from the top of the rocket ». Her words were accompanied by dramatic pictures from the heart of the conflagration – pictures that you can be sure never appeared on the Soviet Nine O’Clock News. At that time, Soviet disasters were strictly not for public consumption.

At the same time, Sputnik exposed the absurdity that accompanied the whole notion of the space race. Shamed by the early Soviet lead, America had to prove that anything Russia could do, America could do better; Russia responded in kind. America became so fixated with the idea of the « missile gap » – that is, let’s spend more billions of dollars on defence – that they found one even when it did not exist. Almost forty years on, President Kennedy’s defence secretary, Robert McNamara, cheerfully acknowledged: « A major charge was that there was a missile gap. It took us about three weeks to determine: yes, there is a gap – but the gap is in our favour. » Was that what Time or Newsweek were writing at the time? Unlikely.

While Cold War stripped some of the humbug from old-fashioned propaganda, Tim Whewell’s Correspondent special, « Two Weddings and the Rouble », was a bleak illustration of life in Russia today, seven years after the final collapse of the superpower and the propaganda machine. The Cold War has vanished; and with it, the heart of Russia’s pride. Whewell’s film focused on two newly-marrieds. On the one hand, there was Yuri, the self-confident young entrepreneur who was about to take his new wife Yulia on a honeymoon to Thailand (they had already been to Cyprus; but there were too many Russians, so they wanted something more exotic). On the other, there was Katya, the 18-year-old accounts clerk who trudged round looking for jobs that might, if she was lucky, pay her one or two dollars a day.

Hauntingly photographed by Ian Perry (lots of wistfully Russian townscapes at dawn), « Two Weddings », a depiction of life in the provincial town of Yaroslavl, painted a simple portrait of Russia’s sadness. We saw the queues of blood donors, who come back day after day in the hope that they can thus earn a few more kopecks. We met the father who boasted of a good day in the potato fields by telling us of what he had managed to steal: « Today I took three buckets out. » And, above all, we are confronted with the despair. Vodka was described as the only way of blotting everything else out, if only for a short while. As one character said: « A swamp doesn’t go anywhere. It silts up – that’s what’s happening to our state. »

The film resolutely avoided politics, though the story of the collapsing rouble – six to the dollar one day, 20 to the dollar a few days later – always lurked in the background. But the underlying theme was best expressed by the father who angrily complained that « this once-great country has been robbed and humiliated ». Humiliated: certainly. Russia these days is now Upper Volta without the rockets (all its best scientists have gone abroad; those who remain are usually unpaid). But robbed? Who did the robbing, and why? The comment reflected the still-deep Russian fatalism which enables millions to believe that somebody else is always responsible, and that Russians can change nothing themselves. It is not true – but many Russians believe it to be true, which comes to almost the same thing.

As Whewell noted, this is a country which has worshipped « one false prophet too many ». Gagarin and the sputnik era are still glowingly remembered as the time when the Soviet Union truly seemed great. As for the future: it sometimes seems difficult to find a Russian who has room for any optimism at all. Katya’s parents, it seems fair to guess, will never believe in anything again. As for Katya herself – maybe. If not, Russia is truly lost.

Voir de plus:

The Chinese are wary of Donald Trump’s creative destruction

Mark Leonard

The Financial Times

July 24, 2018

Donald Trump is leading a double life. In the west, most foreign policy experts see him as reckless, unpredictable and self-defeating. But though many in Asia dislike him as much as the Europeans do, they see him as a more substantial figure. I have just spent a week in Beijing talking to officials and intellectuals, many of whom are awed by his skill as a strategist and tactician.

One of the people I met was the former vice-foreign minister He Yafei. He shot to global prominence in 2009 when he delivered a finger-wagging lecture to President Barack Obama at the Copenhagen climate conference before blowing up hopes of a deal. He is somewhat less belligerent where Mr Trump is concerned. He worries that strategic competition has become the new normal and says that “trade wars are just the tip of the iceberg”.

Few Chinese think that Mr Trump’s primary concern is to rebalance the bilateral trade deficit. If it were, they say, he would have aligned with the EU, Japan and Canada against China rather than scooping up America’s allies in his tariff dragnet. They think the US president’s goal is nothing less than remaking the global order.

They think Mr Trump feels he is presiding over the relative decline of his great nation. It is not that the current order does not benefit the US. The problem is that it benefits others more in relative terms. To make things worse the US is investing billions of dollars and a fair amount of blood in supporting the very alliances and international institutions that are constraining America and facilitating China’s rise.

In Chinese eyes, Mr Trump’s response is a form of “creative destruction”. He is systematically destroying the existing institutions — from the World Trade Organization and the North American Free Trade Agreement to Nato and the Iran nuclear deal — as a first step towards renegotiating the world order on terms more favourable to Washington.

Once the order is destroyed, the Chinese elite believes, Mr Trump will move to stage two: renegotiating America’s relationship with other powers. Because the US is still the most powerful country in the world, it will be able to negotiate with other countries from a position of strength if it deals with them one at a time rather than through multilateral institutions that empower the weak at the expense of the strong.

My interlocutors say that Mr Trump is the US first president for more than 40 years to bash China on three fronts simultaneously: trade, military and ideology. They describe him as a master tactician, focusing on one issue at a time, and extracting as many concessions as he can. They speak of the skilful way Mr Trump has treated President Xi Jinping. “Look at how he handled North Korea,” one says. “He got Xi Jinping to agree to UN sanctions [half a dozen] times, creating an economic stranglehold on the country. China almost turned North Korea into a sworn enemy of the country.” But they also see him as a strategist, willing to declare a truce in each area when there are no more concessions to be had, and then start again with a new front.

For the Chinese, even Mr Trump’s sycophantic press conference with Vladimir Putin, the Russian president, in Helsinki had a strategic purpose. They see it as Henry Kissinger in reverse. In 1972, the US nudged China off the Soviet axis in order to put pressure on its real rival, the Soviet Union. Today Mr Trump is reaching out to Russia in order to isolate China.

In the short term, China is talking tough in response to Mr Trump’s trade assault. At the same time they are trying to develop a multiplayer front against him by reaching out to the EU, Japan and South Korea. But many Chinese experts are quietly calling for a rethink of the longer-term strategy. They want to prepare the ground for a new grand bargain with the US based on Chinese retrenchment. Many feel that Mr Xi has over-reached and worry that it was a mistake simultaneously to antagonise the US economically and militarily in the South China Sea.

Instead, they advocate economic concessions and a pullback from the aggressive tactics that have characterised China’s recent foreign policy. They call for a Chinese variant of “splendid isolationism”, relying on growing the domestic market rather than disrupting other countries’ economies by exporting industrial surpluses.

So which is the real Mr Trump? The reckless reactionary destroying critical alliances, or the “stable genius” who is pressuring China? The answer seems to depend on where you ask the question. Things look different from Beijing than from Brussels.

The writer is director of the European Council on Foreign Relations

Voir encore:

China Is Losing the Trade War With Trump
It’s like a drinking contest: You harm yourself and hope your opponent isn’t able to withstand as much.
Donald L. Luskin
WSJ
July 27, 2018

One thing came through loud and clear in President Trump’s press conference Wednesday with European Commission President Jean-Claude Juncker. When they announced an alliance against third parties’ “unfair trading practices,” they didn’t even have to mention China by name for listeners to know who their target was. Cooperation between the U.S. and EU will squeeze China’s protectionist model, and even before this agreement, there’s been evidence that China is already running up the white flag.

Yes, China is acting tough in one sense, quickly imposing tariffs in retaliation for those enacted by the Trump administration. But while U.S. stocks approach all-time highs and the dollar grows stronger, Chinese stocks are in a bear market, down 25% since January. The yuan had its worst single month ever in June, and is well on its way to a repeat this month. Chinese corporate bonds have defaulted at a record rate in the past six months, yet this week China unveiled a new stimulus program designed to encourage even more corporate borrowing.

That’s probably why Yi Gang, a governor of the People’s Bank of China, took the extraordinary step of channeling Herbert Hoover, saying in a statement this month that “the fundamentals of China’s economy are sound.” And it’s why Sun Guofeng, head of the PBOC’s financial research institute, said, China “will not make the yuan’s exchange rate a tool to cope with trade conflicts.”

Weakening one’s currency is a standard weapon in trade wars, and one that China has often been accused of using—including in a tweet by Mr. Trump last week. Devaluation would be even more dangerous in this case because of China’s power to dump the $1.4 trillion in U.S. Treasury securities it holds. But by denying its intention to plunge the yuan, China has disarmed itself voluntarily. This was no act of noble pacifism; it had to be done. Devaluing the currency would risk scaring investors away, an existential threat to an emerging economy. For China, whose state-capitalism model has so far never produced a recession, such capital flight might expose previously hidden economic weaknesses.

These weaknesses accumulate without the market discipline that occasional recessions impose. The fragility of China’s economy can be seen in its growth rate, which is slowing despite rising financial leverage, and in its overinvestment in commodities and real estate. The escalating trade war with the U.S. could tip China into the unknown territory of recession—and then capital flight could push it into a financial crash and depression. That would create mass joblessness in an economy that has never recorded unemployment higher than 4.3%. With that scenario in mind, the Chinese government must be wondering whether it has enough riot police.
The risk of capital flight is real. The last time China let the yuan weaken—a slide that began in early 2014 and was punctuated in mid-2015 by the abandonment of the dollar peg in favor of a basket of currencies—the Chinese ended up losing almost $1 trillion in foreign reserves, which they have yet to recover. Now the sharp weakening of the yuan shows some degree of capital flight again is under way.
No wonder that, despite tough talk from some quarters, the PBOC disarmed itself voluntarily to avoid further capital flight. The bank also is already offering to reimburse local firms for tariffs on imported U.S. goods. What’s more, China has put out a yard sign for international investors by announcing unilateral easing of foreign-ownership restrictions in some industries.
China is beginning to realize that trade war isn’t really war. It’s more like a drinking contest at a fraternity: the game is less inflicting harm on your opponent than inflicting it on yourself, turn by turn. In trade wars, nations impose burdensome import tariffs on themselves in the hope that they’ll be able to stomach the pain longer than their competitor.
Why play such a game? Because a carefully chosen act of self-harm can be an investment toward a worthy goal. For example, President Reagan’s arms race against the Soviet Union in the 1980s was in some sense a costly self-imposed tax. But it turned out the U.S. could bear the burden better than the Soviets could—Uncle Sam eventually out-drank the Russian bear and won the Cold War.
The U.S. will win the trade war with China in the same way. The PBOC’s statements show that the Chinese understand they are too vulnerable to take very many more drinks. The only question is what they will be willing to offer Mr. Trump to get him to take yes for an answer. No wonder Beijing has ordered its state-influenced media to stop demonizing Mr. Trump—officials are desperate to minimize the pain when President Xi Jinping has to cut the inevitable deal.
The drinking-contest metaphor takes us only so far. The wonderful thing about reciprocal trade is that it is a positive-sum game in which all contestants are made better off. If the conflict forces China to accept more foreign investors and goods, comply with World Trade Organization rules, and respect foreign intellectual property, it may feel it has lost but will in fact be better off. With this openness, both economic and political, China could spur a decadeslong second wave of growth that would bring hundreds of millions still living in rural poverty into glittering new cities.
It took Nixon to go to China and show it the way to the 20th century. Now, through the unlikely method of trade war, Donald Trump is ushering China into the 21st century.
 
Mr. Luskin is chief investment officer at Trend Macrolytics LLC.

Voir enfin:

Pourquoi citent-ils tous Gramsci?

Le nom de Gramsci revient sans cesse depuis plusieurs mois, dans les médias, sur les réseaux sociaux, il est cité en permanence. Qui est-il et quelle est sa pensée?

Gaël Brustier
Slate
24 janvier 2017

Le 9 novembre 2016, au lendemain de l’élection de Donald Trump, sur les réseaux sociaux circulait cette phrase d’Antonio Gramsci:

«Le vieux monde se meurt, le nouveau monde tarde à apparaître et dans ce clair-obscur surgissent les monstres».

Lundi 23 janvier, au lendemain du premier tour de la primaire de gauche, Benoît Hamon citait le philosophe à son tour :

«Je pense à cette définition de la crise d’Antonio Gramsci qui dit que la crise c’est quand le vieux est mort et que le neuf ne peut pas naître et nous sommes dans un moment comme celui-là, et il a rajouté que de ce clair-obscur peut naître un monstre.»

Il est devenu fréquent d’entendre des hommes politiques ou des commentateurs invoquer Gramsci, souvent pour dire que les victoires des idées précèdent les victoires politiques ou électorales. Mais cet intellectuel italien est un penseur trop important pour en rester là et ne pas le découvrir un peu davantage. S’il est autant cité en ce début de XXIe c’est qu’il a forgé des outils intellectuels essentiels aujourd’hui…

L’unité obsessionnelle

Homme politique, journaliste et penseur italien né en 1891, Gramsci est d’abord sarde, c’est-à-dire d’une île de Méditerranée périphérique par rapport au reste du Royaume d’Italie tout juste unifié. Issu d’un milieu pauvre, élève particulièrement brillant, enfant très tôt atteint de tuberculose osseuse qui le maintient à une taille de 1m50, il sera préoccupé par la question de cette unité du pays.

Son parcours le mène à Turin dans le Piémont, au Nord, où il fera ses études. C’est là qu’il s’établit et vit, en tant que journaliste et intellectuel, parmi les ouvriers de la capitale du Piémont. Il participe notamment à l’aventure du Biennio Rosso, «deux années rouges», faites de mobilisations paysannes et de manifestations ouvrières qui descendent jusqu’aux zones rurales du Pô.

Du Piémont, Gramsci est bien placé pour analyser ces fractures du pays. Le Nord industriel et le Sud paysan ne sont un que formellement par la couronne royale, et maintenus d’un bloc seulement par un système politique à la fois libéral et autoritaire qui parvient, notamment, à susciter le consentement des masses paysannes du Sud, au sein d’un «bloc méridional».

Sa vie intellectuelle le mène alors d’abord vers le socialisme car pour Gramsci, c’est l’avènement d’une société socialiste qui peut permettre d’achever l’unité italienne, et accomplira un saut civilisationnel de l’ampleur de la Renaissance.

Ouvrir le front culturel

En 1917, contre les thèses de Marx, c’est en Russie, à Saint Pétersbourg, qu’éclate la Révolution. Enjeu intellectuel et enjeu politique, il va s’efforcer de comprendre pourquoi la Révolution a eu lieu en Russie et non en Allemagne, en France ou dans le Nord de l’Italie. Autour de la Révolution de 1917, s’ordonnent aussi une série de questionnements fondamentaux pour comprendre la pensée de Gramsci: hégémonie, crises, guerres de mouvements ou de positions, blocs historiques…

Il distingue deux types de sociétés. Pour faire simple, celles où il suffit, comme en Russie, de prendre le central téléphonique et le palais présidentiel pour prendre le pouvoir. La bataille pour «l’hégémonie» vient après, ce sont les sociétés «orientales» qui fonctionnent ainsi… Et celles, plus complexes, où le pouvoir est protégé par des tranchées et des casemates, qui représentent des institutions culturelles ou des lieux de productions intellectuelles, de sens, qui favorisent le consentement. Dans ce cas, avant d’atteindre le central téléphonique, il faut prendre ces lieux de pouvoir. C’est ce que l’on appelle le front culturel, c’est le cas des sociétés occidentales comme la société française, italienne ou allemande d’alors.

Au contraire de François Hollande et de François Lenglet, Antonio Gramsci ne croit pas à l’économicisme, c’est-à-dire à la réduction de l’histoire à l’économique. Il perçoit la force des représentations individuelles et collectives, la force de l’idéologie… Ce refus de l’économicisme mène à ouvrir le «front culturel», c’est-à-dire à développer une bataille qui porter sur la représentation du monde tel qu’on le souhaite, sur la vision du monde…

Le front culturel consiste à écrire des articles au sein d’un journal, voire à créer un journal, à produire des biens culturels (pièces de théâtre, chansons, films etc…) qui contribuent à convaincre les gens qu’il y a d’autres évidences que celles produites jusque-là par la société capitaliste.

L’hégémonie, c’est l’addition de la capacité à convaincre et à contraindre

La classe ouvrière doit produire, selon Gramsci, ses propres références. Ses intellectuels, doivent être des «intellectuels organiques», doivent faire de la classe ouvrière la «classe politique» chargée d’accomplir la vraie révolution: c’est-à-dire une réforme éthique et morale complète. L’hégémonie, c’est l’addition de la capacité à convaincre et à contraindre.

Convaincre c’est faire entrer des idées dans le sens commun, qui est l’ensemble des évidences que l’on ne questionne pas.

La crise (organique), c’est le moment où le système économique et les évidences qui peuplent l’univers mental de chacun «divorcent». Et l’on voit deux choses: le consentement à accepter les effets matériels du système économique s’affaiblit (on voit alors des grèves, des mouvements d’occupation des places comme Occupy Wall Street, Indignados, etc); et la coercition augmente: on assiste alots à la répression de grèves, aux arrestations de syndicalistes etc…

Au contraire, un «bloc historique» voit le jour lorsqu’un mode de production et un système idéologique s’imbriquent parfaitement, se recoupent: le bloc historique néolibéral des années 1980 à la fin des années 2000 par exemple. Car le néolibéralisme n’est pas qu’une affaire économique, il est aussi une affaire éthique et morale.

Le communisme

C’est en France, à Lyon, en janvier 1926, qu’Antonio Gramsci prend la tête du Parti communiste italien, issu d’une scission de l’aile gauche du Parti socialiste italien au congrès de Livourne, cinq ans plus tôt. Faisant le choix des communistes contre les socialistes «maintenus», il est donc chargé de forger le noyau dirigeant du parti qui deviendra après 1945 le plus puissant et le plus brillant d’Occident. Son portrait orne encore les permanences du parti centriste, très lointain héritier (!) du PCI.

En 1922, son ancien collègue à Avanti!, un journal socialiste, Benito Mussolini (1883-1945), socialiste renégat qui a fondé le mouvement fasciste, a pris le pouvoir. Il fait voter en 1926 des lois qui lui donnent de larges pouvoirs. Gramsci, pourtant député de Venise, est arrêté en novembre de cette même année.

En 1927, Mussolini le fait emprisonner pour vingt ans, «pour empêcher son cerveau de fonctionner», dixit le procureur fasciste de l’époque. Il ne tiendra que 10 ans, avant de mourir des conséquences d’une tuberculose osseuse mal soignée, dans les geôles, puis les cliniques du régime. Mais il aura auparavant réussi à écrire une œuvre politique majeure: les Cahiers de prison.

Car dans sa cellule, il obtient progressivement le droit de disposer de quatre livres en même temps, et de quoi écrire. Naît alors progressivement une somme dans laquelle il utilise des «codes» pour tromper la censure..

A travers ces écrits, il devient le grand penseur des crises, casquette qui lui donne tant de pertinence aujourd’hui, et surtout depuis 2007 et 2008 que la crise financière propage ses effets. Dans ces Cahiers, il apporte à l’œuvre de Marx l’une des révisions ou l’un des compléments les plus riches de l’histoire du marxisme. Pour beaucoup de socialistes, il faut attendre que les lois de Marx sur les contradictions du capitalisme se concrétisent pour que la Révolution advienne. La Révolution d’Octobre, selon Gramsci, invalide cette thèse. Elle se fait «contre le Capital», du nom du grand livre de Karl Marx.

Au-delà de la gauche

Antonio Gramsci fascine au-delà de la gauche… Ainsi en France, en Italie ou en Autriche, des courants d’extrême droite se sont réclamés d’une version tronquée et biaisée du gramscisme. Ce «gramscisme de droite» faisait l’impasse sur l’aspect «économique» du gramscisme et le caractère émancipateur pour n’en retenir que la méthode le «combat culturel».

A gauche, en France, il a souvent été caricaturé ou dédaigné. On parle souvent de «combat culturel contre le FN» alors que le changement éthique et moral concerne, si l’on suit Gramsci, tous les aspects de la vie sociale et englobe donc, logiquement, le combat contre l’extrême droite, qui ne peut pas être «détaché».

On retrouve Gramsci dans les combats du Tiers Monde, on le retrouve dans les travaux d’Edward Said ou de Joseph Massad, dans les Subaltern Studies en Inde notamment…

En France, le philosophe André Tosel se réclame de Gramsci, auteur cette année d’un Étudier Gramsci paru aux Editions Kimé, ouvrage majeur pour comprendre l’auteur des Cahiers de Prison. Les économiste et sociologue Cédric Durand et Razmig Keucheyan, appliquent les outils de Gramsci notamment à l’analyse et la critique du processus d’intégration européenne. Il font le lien avec les thèses de Nicos Poulantzas qui prolongea, comme Stuart Hall, ainsi qu’Ernesto Laclau et Chantal Mouffe, les thèses et travaux de Gramsci. Appartenant au courant post-marxiste, Chantal Mouffe, qui intervient de plus en plus en France, est l’inspiratrice de PODEMOS, le nouveau parti de la gauche radicale espagnole. Deux de ses fondateurs et principaux animateurs –Pablos Iglesias et Inigo Errejon– se réclament de l’héritage de Gramsci.

Le penseur italien fait partie du patrimoine intellectuel de l’Europe. Il a forgé des outils qui sont utiles aujourd’hui pour analyser le monde, comprendre comment les gens le voient et participent à la vie sociale, comment individus et médias interagissent, comment les représentations et les identités se forment continuellement et magmatiquement. Il a donné naissance à des écoles de pensée foisonnantes et utiles pour qui veut agir sur le monde.

Voir par ailleurs:

The Trump Rationale

 

 

 

His voters knew what they were getting, and most support him still.Why exactly did nearly half the country vote for Donald Trump?

Why also did the arguments of Never Trump Republicans and conservatives have marginal effect on voters? Despite vehement denunciations of the Trump candidacy from many pundits on the right and in the media, Trump nonetheless got about the same percentage of Republican voters (88–90 percent) as did McCain in 2008 and Romney in 2012, who both were handily defeated in the Electoral College.

Here are some of reasons voters knew what they were getting with Trump and yet nevertheless assumed he was preferable to a Clinton presidency.

1) Was Trump disqualified by his occasional but demonstrable character flaws and often rank vulgarity? To believe that plaint, voters would have needed a standard by which both past media of coverage of the White House and the prior behavior of presidents offered some useful benchmarks. Unfortunately, the sorts of disturbing things we know about Trump we often did not know in the past about other presidents. By any fair measure, the sexual gymnastics in the White House and West Wing of JFK and Bill Clinton, both successful presidents, were likely well beyond President Trump’s randy habits. Harry Truman’s prior Tom Pendergast machine connections make Trump steaks and Trump university seem minor. By any classical definition, Lyndon Johnson could have been characterized as both a crook and a pervert. In sum, the public is still not convinced that Trump’s crudities are necessarily different from what they imagine of some past presidents. But it does seem convinced, in our age of a 24/7 globalized Internet, that 90 percent negative media coverage of the Trump tenure is quite novel.

2) Personal morality and public governance are related, but we are not always quite sure how. Jimmy Carter was both a more moral person and a worse president than Bill Clinton. Jerry Ford was a more ethical leader than Donald Trump — and had a far worse first 16 months. FDR was a superb wartime leader — and carried on an affair in the White House, tried to pack and hijack the Supreme Court, sent U.S. citizens into internment camps, and abused his presidential powers in ways that might get a president impeached today. In the 1944 election, the Republican nominee Tom Dewey was the more ethical — and stuffy — man. In matters of spiritual leadership and moral role models, we wish that profane, philandering (including an affair with his step-niece), and unsteady General George S. Patton had just conducted himself in private and public as did the upright General Omar Bradley. But then we would have wished even more that Bradley had just half the strategic and tactical skill of Patton. If he had, thousands of lives might have been spared in the advance to the Rhine.

Trump is currently not carrying on an affair with his limousine driver, as Ike probably was with Kay Summersby while commanding all Allied forces in Europe following D-Day. Rarely are both qualities, brilliance and personal morality, found in a leader — even among our greatest, such as the alcoholic Grant or the foul-mouthed and occasionally crude Truman. Richard Feynman in some ways may have been the most important — or at least the most interesting — physicist of our age, but his tawdry and sometimes callous private life would have made Feynman Target No. 1 of the MeToo movement.

3) Trump did not run in a vacuum. A presidential vote is not a one-person race for sainthood but, like it or not, often a choice between a bad and worse option. Hillary Clinton would have likely ensured a 16-year progressive regnum. As far as counterfactual “what ifs” go, by 2024, at the end of Clinton’s second term, a conservative might not have recognized the federal judiciary, given the nature of lifetime appointees. The lives of millions of Americans would have been radically changed in an Obama-Clinton economy that probably would not have seen GDP or unemployment levels that Americans are now enjoying. Fracking, coal production, and new oil exploration would have been vastly curtailed. The out-of-control EPA would have become even more powerful. Half the country simply did not see the democratic socialist European Union, and its foreign and domestic agendas, as the model for 21st-century America.

What John Brennan, James Clapper, James Comey, Loretta Lynch, Andrew McCabe, Lisa Page, Samantha Power, Susan Rice, Peter Strzok, Sally Yates, and others did in 2016 would never have been known — given that their likely obstruction, lying, and lawbreaking were predicated on being unspoken recommendations for praise and advancement in a sure-thing Clinton administration. Christopher Steele might have either been unknown — or lionized.

Open borders, Chinese trade aggression, the antics of the Clinton Foundation, the Uranium One deal, the Iran deal, estrangement from Israel and the Gulf states, a permanently nuclear North Korea, leading from behind — all that and far more would be the continued norm into the 2020s. Ben Rhodes, architect of the Iran deal and the media echo chamber, might have been the national-security adviser. The red-state losers would be institutionalized as clingers, crazies, wackos, deplorables, and irredeemables in a Clinton administration. A Supreme Court with justices such as Loretta Lynch, Elizabeth Warren, and Eric Holder would have made the court little different in its agendas from those of the ACLU, Planned Parenthood, and Harvard Law School.

4) Something had gone haywire with the Republican party at the national level. Since 1988, it had failed to achieve 51 percent of the popular presidential vote, losing the popular vote in five out of the past six elections, writing off as permanently lost the purple states of the Midwest. Most Republicans privately had all but given up on cracking the Electoral College matrix, given the lost-for-good big blue states such as California, Illinois, Massachusetts, and New York, changing demography in the Southwest, and the supposedly permanently forfeited Florida, Michigan, Ohio, Pennsylvania, and Wisconsin.

The proverbial Republican elite had become convinced that globalization, open borders, and free but unfair trade were either unstoppable or the fated future or simply irrelevant. Someone or something — even if painfully and crudely delivered — was bound to arise to remind the conservative Washington–New York punditocracy, the party elite, and Republican opinion makers that a third of the country had all but tuned them out. It was no longer sustainable to expect the conservative base to vote for more versions of sober establishmentarians like McCain and Romney just because they were Republicans, well-connected, well-résuméd, well-known, well-behaved, and played by the gloves-on Marquess of Queensberry political rules. Instead, such men and much of orthodox Republican ideology were suspect.

Amnestied illegal aliens would not in our lifetimes become conservative family-values voters. Vast trade deficits with China and ongoing chronic commercial cheating would not inevitably lead to the prosperity that would guarantee Chinese democracy. Asymmetrical trade deals were not sacrosanct under the canons of free trade. Unfettered globalization, outsourcing, and offshoring were not both inevitable and always positive. The losers of globalization did not bring their misery on themselves. The Iran deal was not better than nothing. North Korea would not inevitably remain nuclear. Middle East peace did not hinge of constant outreach to and subsidy of the corrupt and autocratic Palestinian Authority and Hamas cliques.

5) Lots of deep-state rust needed scraping. Yet it is hard to believe that either a Republican or Democratic traditionalist would have seen unemployment go below 4 percent, or the GDP rate exceed 3 percent, or would have ensured the current level of deregulation and energy production. A President Mitt Romney might not have rammed through a tax-reform policy like that of the 2017 reform bill. I cannot think of a single Republican 2016 candidate who either could or would have in succession withdrawn from the Paris Climate Accord, moved the U.S. embassy to Jerusalem, demanded China recalibrate its asymmetrical and often unfair mercantile trade policies, sought to secure the border, renounced the Iran deal, moved to denuclearize North Korea, and hectored front-line NATO allies that their budgets do not reflect their promises or the dangers on their borders.

The fact that Trump never served in the military or held a political office before 2016 may explain his blunders and coarseness. But such lacunae in his résumé also may account for why he is not constrained by New York–Washington conventional wisdom. His background makes elites grimace, though their expertise had increasingly calcified and been proved wrong and incapable of innovative approaches to foreign and domestic crises.

Something or someone was needed to remind the country that there is no longer a Democratic party as we once knew it. It is now a progressive and identity-politics religious movement. Trump took on his left-wing critics as few had before, did not back down, and did not offer apologies. He traded blow for blow with them. The result was not just media and cultural hysteria but also a catharsis that revealed what Americans knew but had not seen so overtly demonstrated by the new Left: the unapologetic media bias; chic assassination talk; the politicization of sports, Hollywood, and entertainment in slavish service to progressivism; the Internet virtue-signaling lynch mob; the out-of-control progressive deep state; and the new tribalism that envisions permanent ethnic and racial blocs while resenting assimilation and integration into the melting pot. For good or evil, the trash-talking and candid Trump challenged progressives. They took up the offer in spades and melted down — and America is getting a good look at where each side really sits.

In the end, only the people will vote on Trumpism. His supporters knew full well after July 2016 that his possible victory would come with a price — one they deemed more than worth paying given the past and present alternatives. Most also no longer trust polls or the media. To calibrate the national mood, they simply ask Trump voters whether they regret their 2016 votes (few do) and whether any Never Trump voters might reconsider (some are), and then they’re usually reassured that what is happening is what they thought would happen: a 3 percent GDP economy, low unemployment, record energy production, pushbacks on illegal immigration, no Iran deal, no to North Korean missiles pointed at the U.S., renewed friendship with Israel and the Gulf states, a deterrent foreign policy, stellar judicial appointments — along with Robert Mueller, Stormy Daniels, Michael Cohen, and lots more, no doubt, to come.


Sommet d’Helsinki: Attention, une faute peut en cacher une autre ! (Leftist witch hunt: Guess who forced Trump into the impossible choice of kowtowing to Putin or to the delegitimization of his own election ?)

19 juillet, 2018

Sur toutes ces questions, mais particulièrement la défense antimissiles, on peut trouver une solution, mais il doit me laisser une marge de manœuvre. Sur toutes ces questions, mais particulièrement la défense antimissiles, on peut trouver une solution, mais il doit me laisser une marge de manœuvre. (…) C’est ma dernière élection. Après mon élection, j’aurai plus de flexibilité. Barack Obama (27.03.2012)
Je n’ai jamais vu de ma vie, ou dans l’histoire politique moderne, un candidat à la présidentielle chercher à discréditer les élections et le processus électoral avant que le vote n’ait lieu. C’est sans précédent et ce n’est basé sur aucun fait. Si quand les choses tournent mal pour vous et que vous commencez à perdre, vous rejetez le blâme sur autrui, alors vous n’avez pas ce qu’il faut pour faire ce boulot. (…) Mais le point important sur lequel je veux insister ici, c’est qu’il n’y a pas de personne sérieuse qui pourrait suggérer que vous pourriez même manipuler les élections américaines, en partie parce qu’elles sont très décentralisées et que le nombre de votes est important. Il n’y a aucune preuve que cela s’est déjà produit par le passé ou qu’il y a des cas où cela se produira cette fois-ci. Et donc je conseillerais à M. Trump d’arrêter de pleurnicher et d’essayer de défendre ses opinions pour obtenir des suffrages. Barack Obama (18.10. 2016)
Il n’y a jamais eu collusion, l’élection, je l’ai gagnée haut la main. Cette enquête russe nous empêche de coopérer, alors qu’il y a tant à faire. Donald Trump
The probe is a disaster for our country. I think it’s kept us apart. It’s kept us separated. There was no collusion at all. Everybody knows it. People are being brought out to the fore, so far that I know virtually none of it related to the campaign. And they are going to have to try really hard to find somebody that did relate to the campaign. It was a clean campaign. (…) I do have a relationship with him. And I think that he’s done a very brilliant and amazing job. Really, a lot of people would say, he has put himself at the forefront of the world as a leader. Donald Trump
First of all, he said there was no collusion whatsoever. I guess he said he said as strongly as you can say it. (…) I think it’s a shame, we are talking about nuclear proliferation. We’re talking about Syria and humanitarian aid, we’re talking about all these different things, and we get questions on the witch hunt. And I don’t think the people out in the country buy it. But the reporters like to give it a shot. I thought that President Putin was very, very strong. (…) And at the end of this meeting, I think we really came to a lot of good conclusions, a really good conclusion for Israel. Something very strong.(…) in Syria, we are getting very close. I think it’s becoming a humanitarian situation, and a lot of people are going to move back to Syria from Turkey and from Jordan and from different places, they’re going to move back, less so from Europe. But they will be moving back from lots of different places. So I really think we are not far apart on Syria. I do think that on Iran, he probably would have liked to keep the deal in place because that’s good for Russia. You know, they do business with — it’s good for a lot of the countries that do business with Iran, but it’s not good for this country and it’s ultimately not good for the world. And if you look at what is happening, is falling apart, they have rights in all their cities. The inflation is rampant and going through the roof, and not that you want to hurt anybody, but that regime, we will let the people know that we are behind them 100 percent. But they are having big protests all over the country, probably as big as they have ever had before. And that all happens since I terminated that deal. (…) And he also said he wants to be very helpful with North Korea. We are doing well with North Korea. We have time. There is no rush. You know, it’s been going on for many years, but we are doing very well. As you know, we got our hostages back. There’s been no testing. There’s been no nuclear explosion, which we would have known about immediately. There’s been no rockets going over Japan. No missiles going over Japan. And that’s now been nine months, and the relationship is very good. You saw the nice letter he wrote. (…) I think it was great today, but I think it was really bad five hours ago. I think we really had a potential problem. I think with two nuclear nations. Ninety percent of the nuclear power in the world between these two nations, and we’ve had a phony witch hunt deal drive us apart. (…) You have to understand, you take a look, you look at all these people, I mean, some were hackers, some of them. Then again, you know, these are 14 people and they have 12 people. These aren’t 12 people involve in the campaign. Then you have many other people. Some told a lie. You look at Flynn, it’s a shame. But the FBI didn’t think he was lying. With Paul Manafort, who clearly is a nice man. You look at what’s going on with him. It’s like Al Capone. Donald Trump
I’ll begin by stating that I have full faith and support for America’s great intelligence agencies. Always have. And I have felt very strongly that, while Russia’s actions had no impact at all on the outcome of the election, let me be totally clear in saying that — and I’ve said this many times — I accept our intelligence community’s conclusion that Russia’s meddling in the 2016 election took place. Could be other people also; there’s a lot of people out there. There was no collusion at all. And people have seen that, and they’ve seen that strongly. The House has already come out very strongly on that. A lot of people have come out strongly on that. (…)  Now (…) I got a transcript. I reviewed it. I actually went out and reviewed a clip of an answer that I gave, and I realized that there is need for some clarification. It should have been obvious — I thought it would be obvious — but I would like to clarify, just in case it wasn’t. In a key sentence in my remarks, I said the word « would » instead of « wouldn’t. » The sentence should have been: I don’t see any reason why I wouldn’t — or why it wouldn’t be Russia. So just to repeat it, I said the word « would » instead of « wouldn’t. » And the sentence should have been — and I thought it would be maybe a little bit unclear on the transcript or unclear on the actual video — the sentence should have been: I don’t see any reason why it wouldn’t be Russia. Sort of a double negative. (…) I have, on numerous occasions, noted our intelligence findings that Russians attempted to interfere in our elections. Unlike previous administrations, my administration has and will continue to move aggressively to repeal any efforts — and repel — we will stop it, we will repel it — any efforts to interfere in our elections. (…) As you know, President Obama was given information just prior to the election — last election, 2016 — and they decided not to do anything about it. The reason they decided that was pretty obvious to all: They thought Hillary Clinton was going to win the election, and they didn’t think it was a big deal. When I won the election, they thought it was a very big deal. And all of the sudden they went into action, but it was a little bit late. So he was given that in sharp contrast to the way it should be. And President Obama, along with Brennan and Clapper and the whole group that you see on television now — probably getting paid a lot of money by your networks — they knew about Russia’s attempt to interfere in the election in September, and they totally buried it. And as I said, they buried it because they thought that Hillary Clinton was going to win. (…) Yesterday, we made significant progress toward addressing some of the worst conflicts on Earth. So when I met with President Putin for about two and a half hours, we talked about numerous things. (…) President Putin and I addressed the range of issues, starting with the civil war in Syria and the need for humanitarian aid and help for people in Syria. We also spoke of Iran and the need to halt their nuclear ambitions and the destabilizing activities taking place in Iran. As most of you know, we ended the Iran deal, which was one of the worst deals anyone could imagine. And that’s had a major impact on Iran. And it’s substantially weakened Iran. And we hope that, at some point, Iran will call us and we’ll maybe make a new deal, or we maybe won’t. But Iran is not the same country that it was five months ago, that I can tell you. They’re no longer looking so much to the Mediterranean and the entire Middle East. They’ve got some big problems that they can solve, probably much easier if they deal with us. (…) We discussed Israel and the security of Israel. And President Putin is very much involved now with us in a discussion with Bibi Netanyahu on working something out with surrounding Syria and — Syria, and specifically with regards to the security and long-term security of Israel. A major topic of discussion was North Korea and the need for it to remove its nuclear weapons. Russia has assured us of its support. President Putin said he agrees with me 100 percent, and they’ll do whatever they have to do to try and make it happen. Donald Trump

Today is about how we can strengthen America’s economy even more. And we think the best place to start is with America’s middle-class families and our small businesses. So today, we’re here to talk to you about making permanent this tax relief — one, so they can continue to grow; two, so we can add a million and a half new jobs; and three, we can protect them against a future Washington trying to steal back those hard-earned dollars that you and the Republican Congress has given them.J’ai relu le texte de mes déclarations et je me suis aperçu qu’il manquait une négation. Je voulais dire: «Je ne vois pas de raison pour que la Russie ne l’ait pas fait» (interférer dans l’élection, NDLR). Je pense que ceci clarifie la question. J’ai une foi et une confiance entières en nos formidables agences de renseignement. J’accepte leurs conclusions selon lesquelles des interventions de la Russie ont eu lieu. Nous agirons avec force pour repousser et stopper toute (nouvelle) interférence dans nos élections. Cette ingérence de Moscou «n’a eu aucun impact» sur le résultat du scrutin qu’il a remporté.
Donald Trump
Many on the left, they want you to believe this alleged interference is shocking, unprecedented turn of events, but we all know that Russian election meddling is not new at all. Now, remember, ahead of the 2016 presidential election cycle. In 2014, the House Intel Committee chairman, Devin Nunes, he issued a very stern warning about Putin’s belligerent actions and attempts to denigrate the United States and, by the way, yes, impact our 2016 election. And we also know, you can go way back to 2008, we know that Russia hacked into both the McCain campaign and even the presidential campaign of Barack Obama himself. And despite this, in 2016, when Hillary Clinton appeared to have a firm lead in the polls — oh, just before the election, it was President Obama who laughed off any notion that American elections could possibly be tampered with. How wrong he was. (…) That’s when he thought Hillary was going to win. Now that Trump is president, after nearly a decade of playing down Russian interference and its impact on our elections, the left is in total freak out mode, trying desperately to connect Russian hacking to the Trump presidency. This is a total left-wing conspiracy, a fantasy. This is the witch hunt. Every single report, every investigation into our election shows absolutely no votes were changed, none were altered in the 2016 election. Not a single vote. And by the way, it’s important to point out every major country in the world engages in election interference. As Senator Rand Paul put it, we all do it, and this includes the Clinton campaign. In fact, if you’re looking for Russian interference, look no further than Hillary Clinton and the DNC in 2016. They actually paid, oh, yes, through a law firm that they funnel money, Fusion GPS. Yes, then they got a foreign entity, foreign spy by the name of Christopher Steele, he put together phony opposition research, and now the infamous dossier, which has been debunked, filled with lies, Russian lies, Russian propaganda, and all paid for by Hillary Clinton and the Democratic Party to manipulate you, the American people in the lead up to the 2016 election. Nobody in the media seems to care about Obama’s attempt at interference in the last Israeli election against our number one ally in the Middle East, Israel, and Prime Minister Benjamin Netanyahu. And by all accounts, today’s meeting, always productive and very important. As we all know, there are a lot of serious issues between the U.S. and Russia, but predictably, even before this meeting took place, yes, the destroy Trump, hate Trump media, they were already, hoping and predicting failure. You see, success for Donald Trump is bad for their agenda, especially in the lead up to the 2018 midterm elections. (…) Former CIA director, you know the guy that was a former communist turned CNN paid hack, John Brennan, he actually tweeted out: Donald Trump’s press conference performance in Helsinki rises to and exceeds the threshold of high crimes and misdemeanors. It was nothing short of treasonous. Not only were his comments imbecilic, he is wholly in the pocket of Putin. Republican patriots, where are you? John, let’s address you for a second here. What have you done on Obama’s watch to prevent Russian meddling? What role did you play in all of this?  (…) As you can see, it was all a predetermined outcome. It didn’t matter what happened at today’s meeting. Your mainstream media just blind hatred for President Trump and they long predetermined that anything the president does is terrible. It’s devastating, apocalyptic. And at this point, they are just a broken record. (…) Look at the economy. Look at the progress in North Korea. And while the left always acts like the sky is literally falling because Donald Trump actually wants to discuss safety and security with nuclear weapons, nuclear proliferation, Syria, Iran, a lot of other important issues, including interference. By the way, meeting with Putin is that bad, we all know the truth. U.S. diplomacy is in good hands, despite what they have told you. The president has never been afraid to walk away from a bad deal, never been afraid to call out foreign leaders, and hold all of them accountable. As we saw, he was critical of the British government’s execution of Brexit. And, by the way, he rightfully called out many of our allies in NATO. Why? They are not paying their fair share for their own national defense, even criticizing the German Chancellor Angela Merkel, and her country’s lucrative energy deals Vladimir Putin’s Russia, which creates a dangerous dependency on Russia and energy, which is the lifeblood of their economy. After all, if the West is so worried about Russia, well, why would they be willing to give him billions and billions of dollars to make Russia rich again? Instead, the president is now rightly pushing Germany to kill its oil and gas deals with Russia and get their energy from us in that the United States, which would also mean millions of high-paying career jobs for Americans. Now, this move would not only benefit the United States, it would also absolutely wreck Russia’s economy. Now, Putin should be very concerned about that possibility, as it would literally destroy Russia’s economy and probably destroy him politically. (…) And now, the president has been even more forceful with our enemies. Look at North Korea, little rocket man, fire and fury. Our button works, yours doesn’t, and it’s bigger. Now, despite what the media predicted, there is real progress on the Korean peninsula, because the president’s peace through strength strategy is working. It always works. Appeasement doesn’t work. Bribing dictators doesn’t work. Now, there hasn’t been a single rocket fired in months, American hostages, thank God, they have come home. One nuclear site in fact has been dismantled and shuttered, and the process continues to this day. And this is something else that the mainstream media will never tell you. President Trump has been incredibly tough on Russia. This is something they won’t report under his administration, the U.S. issued sanctions against roughly 200 individuals and entities related to Russia. Other stinging economic sanctions against Russia have also increased, and U.S. forces on the ground in Syria inflicted heavy casualties on even Russian soldiers during a skirmish earlier this year, an enormous embarrassment for Vladimir Putin. And the United States has been busy arming Ukraine with lethal weapon systems, but the media, they are not going to focus on any of this. Instead, it’s Russia, Russia, Russia, collusion, collusion, collusion. If they are not talking about Stormy, it’s all the time. It’s 24/7. Now, with this is a backdrop, the president moves forward with his very important diplomacy and as a leader of the free world, President Trump, he must meet with the leaders of Russia, China, North Korea, and others (…) And specifically, Russia must stop coordinating with the Iranian regime. They must stop supporting President Assad in Syria. And yes, they need to stop, yes, meddling in anybody’s elections and be held accountable for their actions. Now, the years of weak and feckless leadership under Obama are now over. No more cargo planes full of cash, and as President Trump frequently says, a good relationship with Putin and Russia, when you’re not trying to bribe them, it is very positive thing for the country. However, under President Trump, any hostile or aggressive action by Putin’s regime will be and should be met with strength, not appeasement, not bribery, not cash, not kissing the rings of dictators. And while the mainstream media and left, as they peddle their conspiracy theories, well, the administration is now putting forth some truth and some precedent and some facts. And by the way, Reagan proved it to all of us. Peace through strength works. Diplomacy is important. Trust but verify. Sean Hannity
Let me go back, because everybody in the media is so focused on this. In 2014, in « The Washington times, » Devin Nunes said with certainty that Russia would try to impact the 2016 elections. Barack Obama in the month before the 2016 elections, and I will read and I will quote , « No serious person out there would suggest that somehow you can even rig America’s elections, no evidence that it has happened in the past, which is not true, and number two, or that it could happen in this election, and I invite Mr. Trump to stop whining and to go out there and try to get votes. » He said that two weeks before the election. Sean Hannity
L’un des premiers producteurs d’aluminium du monde, le russe Rusal, s’est retrouvé gravement fragilisé ce lundi par les nouvelles sanctions décrétées par les Etats-Unis contre des oligarques russes et leurs entreprises, qui risquent de porter un nouveau coup à l’économie russe. (…) Confronté à un vent de panique boursière généralisé sur les marchés russes, le gouvernement russe a dû monter au créneau pour assurer qu’il soutiendrait les entreprises visées par ce nouveau train de mesures punitives, qui constituent une escalade d’une violence inattendue dans la confrontation entre Moscou et Washington. Au total, ces sanctions, censées punir Moscou notamment pour ses « attaques » « les démocraties occidentales », ciblent 38 personnes et entreprises qui ne peuvent plus faire affaire avec des Américains, notamment sept Russes désignés comme des « oligarques » proches du Kremlin par l’administration de Donald Trump, présents dans des dizaines de sociétés en Russie comme à l’étranger. Le Dauphiné Libéré (09.04.2018)
How did Trump luck out by getting such hopeless geebos for opponents? It can’t just be chance. At every turn, these dummies choose to lock themselves into the most implausible and indefensible positions imaginable, then push all their chips into the center of the table. It’s almost supernatural – maybe Trump won the intervention of some ancient demon by heading over to the offices of the Weekly Standard and snatching away one of its Never Trump scribblers to use as a virgin sacrifice. How did this guy win, and in doing so crush the avatar of the establishment, the smartest woman in the world, Felonia Milhous von Pantsuit? One of his secrets to success is really no secret at all. It is to embrace the obvious. Unlike our exhausted establishment, Trump rarely holds to bizarre, indefensible positions. You would think that would be an instinctive thing for politicians of both parties – “I know! I’ll adopt stands on issues that won’t make my constituents ask ‘What the hell is wrong with you?’” – but it isn’t. Instead, the establishment has somehow talked itself into taking positions that are so clearly ridiculous that Normals scratch their heads, baffled at what they are being told by their betters via the lapdog liberal media. Look at NATO. The entire foreign policy establishment is scandalized that Trump says he expects the Europeans to cover their fair share of the NATO nut. Now a normal American is going to think “Yeah, I think they ought to pay their share of their own defense. Sounds reasonable.” But the establishment collectively wets itself – “HE’S DESTROYING THIS ESSENTIAL ALLIANCE BY ASKING THE PEOPLE BENEFITING FROM IT MOST TO ACTUALLY PARTICIPATE IN IT!” And the Normals (many of whom, like me, actually served in NATO) wonder, “Well, if it’s so essential, why aren’t the allies eager to pay for it?” And the establishment responds, “SHUT UP, RUSSIAN STOOGE! ASKING THE ALLIES TO MAKE NATO MORE EFFECTIVE BY PAYING WHAT THEY PROMISED, WHICH IS STILL A FRACTION OF WHAT THE U.S. PAYS, IS PLAYING RIGHT INTO PUTIN’S HANDS. ALSO, THE EMOLUMENTS CLAUSE SOMEHOW.” Here’s a test. Leave DC or New York, drive a few hours out to America, find a random guy on the street and ask, “Hey, don’t you think it’s awful that Trump wants our allies to increase their contributions to their own defense to just about half of what the U.S. pays?” You can safely assume he’ll respond, “Wait, why only half?” The Normal/Elite disconnect was also in full effect regarding the new SCOTUS dude. The establishment decided it’s going to bork Brett by pointing out that he bought baseball tickets and apparently liked beer in college, like there’s not a significant portion of Americans who wouldn’t be thrilled to have their next justice be nicknamed “Kegmaster K.” And what’s the new fussiness about alcohol, or are they upset because he quaffs brewskis (RUSSIANS!) instead of guzzling chardonnay? The Dems weren’t so picky about partying in 2016 when Stumbles McMyTurn was staggering all over the map. Well, not in Wisconsin. Then the establishment attacked Brett’s family for looking like a normal family instead of a traveling freak show. The Kavanaugh kids didn’t have nose rings or teen tatts, and they presumably know which bathroom to use. This, to the establishment, is unforgiveable. To Normal Americans, this constant social warfare against people who don’t want to be sketchy mutants is just more inspiration for more militancy. The Democrats have also decided that they want to go into November on the platform of abolishing ICE and opening the borders to future Democrat voters from festering Third World hellholes. Perhaps they didn’t read the polls, but Normal Americans – the ones not appearing on CNN, working for Soros-funded agitator collectives, or in college squandering their dads’ money on degrees in Oppression Studies – actually like borders. If Trump’s brain trust gathered together in his palatial Mar-a-Lago estate to concoct a scheme to get the Democrat Party to adopt the most tone-deaf possible platform, they could not have drafted one better than what the Democrats have created for themselves. The Dems ought to be required to report everything they have done lately to the Federal Elections Commission as an in-kind donation to the Republicans in 2018. And then there is the Mueller/ FBI/Collusion/Treason charade, which has normal people asking, “Is that still a thing?” Yeah, kind of, though it becomes less thingy every day as it becomes obvious that Sad Bassett Hound Mueller and the Conflict-of-Interest Crew’s got no-thing. The establishment is convinced that Peter Strzok came out of that hearing not looking like a guy who probably has a sex dungeon in his basement. But he totally looked like he has a sex dungeon in his basement, thereby launching a thousand memes of him leering, smirking, and generally channeling Paul Lynde. One of the secrets of Trump’s success is having really, really stupid enemies, enemies who are so tone-deaf and out-of-touch that they simply cannot adopt commonsense positions that resonate among normal Americans. The establishment instead insists on telling Americans that up is down, black is white, and girls can have penises. Nope. No wonder the Normals have gotten militant, and no wonder a leader like Donald Trump came along with the vision to exploit the opening the establishment left for an outsider to rise and prevail by embracing the obvious. Kurt Sclichter
Trump being Trump, he is unable to separate (a) the way Russia’s perfidy has been exploited by his political opponents to attack him (i.e., the unsuccessful attempt to delegitimize his presidency) from (b) Russia’s perfidy itself, as an attack on the United States. No matter how angry this president may be at the Democrats and the media, the significance to any president of Russia’s influence operation must be that it succeeded beyond Putin’s wildest dreams. Whether you’re a Democrat invested in the narrative that Russia’s shenanigans cost Hillary Clinton the presidency, or a Republican in denial that Putin sought to boost Trump at Clinton’s expense, the reality is that Putin was undoubtedly trying to sow discord in our body politic. That interpretation of events is something any president should be able to rally most of the country behind. The provocation warrants a determined response that bleeds Putin, the very opposite of kowtowing to the despot on the world stage. Now, let’s put to the side the recent cyber-espionage and other influence operations directed at our country. It has been only four months since Putin’s regime attempted to murder former double agent Sergei Skripal and his daughter, Yulia, in the British city of Salisbury. It has been only a few days since a British couple fell into a coma after exposure to the same Soviet-era nerve agent (Novichok) used on the Skripals. The second incident happened just seven miles from the first, strongly suggesting that Putin’s regime is guilty of depraved indifference to the dangers its targeted assassinations on Western soil — the territory of our closest ally — pose to innocent bystanders. In 2006, the Putin regime similarly murdered a former Russian spy, Alexander Litvinenko, in London, poisoning his tea with radioactive polonium. Meanwhile, reporting that is based mainly on the account of a former KGB agent (who defected to the West and has been warned he is a target) indicates that Putin’s operatives are working off a hit list of eight people (including Sergei Skirpal) who reside in the West. Putin’s annexation of Crimea was just the most notorious of his recent adventures in territorial aggression. He has effectively annexed the Georgian regions of Abkhazia and South Ossetia, and the separatist war he is puppeteering in eastern Ukraine still rages in this its fifth year. He is casting a menacing eye at the Baltics. This, even as Russia props up the monstrous Assad regime in Syria and allies with Iran, the jihadist regime best known for sponsoring anti-American terrorism around the world. And just five months ago, at a major speech touting improved weapons capabilities, Putin spiced up the demonstration with a video diagramming a hypothetical nuclear missile attack on . . . yes . . . Florida. There is no doubt that we have to deal with this monster. Realpolitik adherents may even be right that there is potential for cooperation with Russia in areas of mutual interest (at least provided that the dealing is done with eyes open about Putin’s core anti-Americanism). But there is no reason why we need to deal with Russia in a forum at which the U.S. president stands there and pretends that a brutal autocrat, who has become incalculably rich by looting his crumbling country, is a statesman promoting peace and better relations. I would say that no matter who was president. In the case of President Trump specifically, for all his “you’re fired” bravado and reports of mercurial outbursts at some subordinates, he does not like unpleasant face-to-face confrontations. He may unload at a rally, but face to face, the president’s m.o. is to defuse confrontation with unctuous banter — an easy solution for someone who seems not to believe that anything he says in the moment will bind him in the future. This, inevitably, leads to foolish and sometimes reprehensible assertions (e.g., saying, in apparent defense of Putin, “There are a lot of killers. What? You think our country’s so innocent?”). The president appears to subscribe to the Swamp school of thought that negotiations are good for their own sake — though he conflates what is good for him (promoting his image as a master deal-maker) with what is good for the country (negotiations often aren’t). This is another iteration of the president’s tendency to personalize things, particularly relations between governments. That trait puts him at a distinct disadvantage with someone like Putin, who knows well the uses of flattery and grievance.
Donald Trump avait déjà tenu de tels propos et indiqué ses doutes sur le rapport des renseignements concluant à l’ingérence de la Russie dans l’élection, au premier semestre 2017. Mais ce qui était peu prévisible, c’est qu’il a remis en cause le travail des renseignements américains devant Vladimir Poutine, et en terre étrangère. Cela montre qu’il a franchi un seuil, une étape. (…) Cela choque les Républicains qui ne peuvent désormais plus ignorer la position de Donald Trump, qui a dit devant des caméras, et face à Vladimir Poutine, qu’il fait davantage confiance au président russe qu’à la justice et la police de son pays. Or, le parti des Républicains est le parti de la loi et de l’ordre. Pour eux, voir un président des Etats-Unis faire moins confiance aux institutions qu’à un dirigeant étranger, cela pose un énorme problème. D’autant plus qu’avant l’élection de Trump, les Républicains étaient en opposition avec la Russie de Poutine. Leurs critiques reflètent aussi ce malaise. (…) au-delà des protestations verbales symboliques, il ne devrait rien se passer concrètement, pour trois raisons. D’abord, Trump est aujourd’hui bien plus proche de l’électorat républicain que ne le sont les élus du parti au Congrès (élus en 2012, 2014 et 2016). La preuve, c’est que selon l’institut de sondages américain Gallup, en 2014 22 % des sympathisants républicains sondés jugeait la Russie comme étant une amie ou un allié, mais ils sont 40 % aujourd’hui. L’électorat républicain, sans doute sous l’effet de Trump, s’est radouci envers la Russie. Deuxièmement, que pourraient faire les Républicains ? Les institutions américaines permettent au président des Etats-Unis de faire à peu près ce qu’il veut en politique étrangère. Un impeachment ou une motion de censure sont hautement improbables. D’autant que les élus sont en pleine campagne électorale des mid-terms, ils n’ont pas d’intérêt à aller contre le président. Enfin, il faut se souvenir que les Républicains ont passé un pacte faustien avec Trump. La plupart des élus y sont allés avec des pincettes, en se bouchant le nez, mais Trump leur a apporté la Maison Blanche, de manière inespérée, et il a exécuté l’agenda économique et social des conservateurs : baisse d’impôts, nomination de deux juges conservateurs à la Cour suprême… Cela vaut bien un Helsinki. (…) Trump n’a jamais fait mystère de sa volonté d’un « reboot », un redémarrage dans les échanges avec la Russie. Sauf qu’à Helsinki on a plutôt vu une soumission, une vassalisation du président américain. Pour Poutine, dont le pays est sous le coup de fortes sanctions à la fois américaines et européennes, c’est une victoire diplomatique et symbolique importante. C’est tout de même très étrange, pour un président dont l’entourage est sous le coup d’enquêtes fédérales pour une collusion avec la Russie, de donner autant de gages éventuels de quelque chose de trouble dans son lien avec Poutine. (…) Par ailleurs, sur le fond, les deux dirigeants n’ont pas annoncé grand-chose à l’issue de leur tête à tête de 2 heures et de leur entretien avec leurs conseillers d’une heure. Ils ont relancé l’idée d’un groupe commun de cybersécurité, mais c’est tout. En dépit de cette volonté affichée d’un nouveau départ, comme avec la Corée du Nord d’ailleurs, il n’y a aucune matière pour l’instant. Le seul dossier sur lequel ils ont insisté, c’est le désarmement nucléaire et la lutte contre la prolifération nucléaire. Mais Poutine a réitéré à Helsinki son soutien à l’Iran, à l’encontre de la position de Trump. Corentin Sellin
Les excuses ne sont pas le fort de Donald Trump. Il a été nourri par ses mentors – feus son père, Fred, et l’avocat maccarthyste Roy Cohn – dans la conviction qu’elles ne sont qu’un aveu de faiblesse. Depuis, il s’y tient: ne jamais reconnaître une erreur, ne jamais battre en retraite. Il faut donc que la tempête ait été puissante pour que le président américain ait effectué mardi un repli tactique. À Helsinki, la veille, il avait accordé plus de crédit aux protestations d’innocence de Vladimir Poutine qu’aux accusations étayées de ses services de renseignements à propos des interférences russes dans la campagne de 2016. Il était parfaitement satisfait de sa prestation, confirme un collaborateur à la Maison-Blanche, jusqu’à ce qu’il prenne la mesure des reproches quasi universels en regardant la télévision à bord d’Air Force One durant le vol de retour. Même Fox News, qui l’applaudit en tout, jugeait «une clarification nécessaire». Même Newt Gingrich, l’ancien speaker de la Chambre, qui a écrit deux livres en deux ans pour donner du sens au trumpisme, l’appelait à «corriger immédiatement la plus grave erreur de sa présidence». Trump s’est donc plié à cet exercice déplaisant, à sa manière. Il a formulé le démenti le moins vraisemblable qu’on puisse trouver, afin que ses supporteurs ne soient pas dupes. «Je voulais dire: je ne vois aucune raison pour laquelle ce ne serait PAS la Russie», a déclaré le président. (…) «Cette excuse défie toute crédibilité, estime Jonathan Lemire, le correspondant de l’Associated Press dont la question avait provoqué le dérapage. Pour admettre que sa langue ait fourché dans cette phrase, il faudrait ignorer tout le reste de sa conférence de presse» avec le président russe. (…) Bien peu, chez ses partisans comme parmi ses adversaires, ont pris cette mise au point pour argent comptant. Car Donald Trump l’a lue ostensiblement devant les caméras avec le ton mécanique de quelqu’un qui accomplit une formalité, et en s’écartant deux fois du script préparé par ses collaborateurs. D’abord pour s’exclamer: «Il n’y a pas eu de collusion du tout!», une phrase qu’il avait rajoutée à la main. Ensuite pour atténuer le démenti tout juste formulé: «J’accepte la conclusion de notre communauté du renseignement selon laquelle l’interférence de la Russie dans l’élection de 2016 a eu lieu. Ce pourrait aussi être d’autres gens ; des tas de gens un peu partout.» (…) «Trump a mis au point une méthode d’excuses composée à parts égales de retraite et de réaffirmation», analyse Marc Fisher dans le Washington Post, pointant «le changement de ton quand il exprime ses véritables sentiments». Selon lui, on assiste au même «processus» que l’été dernier lors des incidents racistes de Charlottesville: «Insulte, excuses réticentes, signal clair qu’il croit vraiment ce qu’il avait dit au départ, répétition.» De fait, le correctif de mardi ne vise pas à clore la polémique, il lui offre seulement la protection d’avoir dit une chose et son contraire. Maintenant qu’il a rempli cette «obligation formelle», le chef de la Maison-Blanche peut continuer à asséner sa version des faits. Le Figaro
Sous les yeux d’un Poutine buvant visiblement du petit-lait, Donald Trump lâche une réponse surréaliste ce lundi au palais présidentiel d’Helsinki où il donne une conférence de presse avec son homologue russe, au terme de leur sommet bilatéral de quelques heures, face à une salle pleine à craquer de journalistes. Du jamais-vu. Le reporter de l’agence AP vient tout juste de lui demander qui il croit, concernant l’existence d’une immixtion russe dans la campagne présidentielle de 2016. Ses propres services qui affirment unanimes qu’il y a eu une attaque russe massive pour orienter le cours de l’élection? Ou Poutine qui dément absolument? À la stupéfaction générale des journalistes, Donald Trump ne veut pas trancher. «J’ai confiance dans les deux. Je fais confiance à mes services, mais la dénégation de Vladimir Poutine a été très forte et très puissante», déclare-t-il. Ce faisant, il assène un coup terrible aux services de renseignement de son propre pays, au vu et su de la planète entière. C’est une manière de dire qu’il est si soupçonneux à l’encontre de l’enquête russe qu’il pencherait presque pour «la vérité» que Poutine entend imposer. «Ce que j’aimerais savoir, c’est où sont passés les serveurs?» (du Parti démocrate, qui ont été hackés par la Russie, NDLR), s’interroge Trump. Il insiste: «Et où sont passés les 33.000 e-mails de Hillary Clinton, ce n’est pas en Russie qu’ils se seraient perdus!» Pour le président américain, «il n’y a jamais eu collusion, l’élection, je l’ai gagnée haut la main», sans l’aide de personne. «Cette enquête russe nous empêche de coopérer, alors qu’il y a tant à faire», dit Trump. Sur l’estrade, où les deux hommes sont côte à côte, Poutine jubile, comme s’il assistait à un spectacle qui ne semble pas le concerner mais dont il se délecte néanmoins. Événement sans précédent dans l’histoire des deux pays, Trump ouvre un boulevard à son homologue qui a toujours défendu une forme de relativisme, destiné à démontrer que les institutions démocratiques des États-Unis ne sont pas plus fiables que la parole du président russe. C’est une technique éprouvée. (…) Avant la séance de questions, la conférence de presse avait pourtant plutôt bien commencé, les deux hommes mettant l’accent sur la nécessité de reconstruire une relation «très détériorée» sur une base pragmatique. «Notre relation n’a jamais été aussi mauvaise mais depuis quatre heures, cela a changé», avait déclaré Donald Trump, visiblement satisfait, mais plutôt sérieux et contenu. Lisant ses fiches d’un ton neutre, Vladimir Poutine, lui, avait énuméré une longue liste de sujets sur lesquels Washington et Moscou pourraient coopérer, de l’établissement d’un cessez-le-feu entre Israël et la Syrie sur le plateau du Golan jusqu’au désarmement bilatéral entre les deux plus grandes puissances nucléaires, en passant par la dénucléarisation de la péninsule nord-coréenne. Cerise sur le gâteau, le chef du Kremlin a aussi proposé de prolonger l’accord de livraison de gaz qui unit son pays à l’Ukraine et qui doit expirer à la fin de cette année. Une initiative susceptible d’apaiser à la fois Washington et l’Union européenne. Mais très vite, la relation russo-américaine a été rattrapée par ses vieux démons, ceux de l’ingérence russe dans le scrutin présidentiel de 2016. Toutes les inquiétudes que les observateurs américains et européens nourrissaient vis-à-vis de l’ambiguïté de Trump sur la Russie, et de sa capacité à être manipulé par l’ex-espion du KGB Vladimir Poutine, ont soudain trouvé confirmation. Ce lundi soir, des réactions indignées commençaient à fuser depuis Washington. Le Figaro
De retour d’Helsinki, le président américain s’est employé mardi à éteindre la tempête politique provoquée par ses propos tenus la veille, dans lesquels il désavouait ses propres services secrets. Au milieu des critiques suscitées par son attitude devant Poutine à Helsinki, Donald Trump, de retour mardi à Washington DC, a profité d’une réunion à la Maison-Blanche avec des élus pour se dédire: «J’ai relu le texte de mes déclarations et je me suis aperçu qu’il manquait une négation. Je voulais dire: «Je ne vois pas de raison pour que la Russie ne l’ait pas fait» (interférer dans l’élection, NDLR). Je pense que ceci clarifie la question. J’ai une foi et une confiance entières en nos formidables agences de renseignement. J’accepte leurs conclusions selon lesquelles des interventions de la Russie ont eu lieu. Nous agirons avec force pour repousser et stopper toute (nouvelle) interférence dans nos élections.» Cette ingérence de Moscou «n’a eu aucun impact» sur le résultat du scrutin qu’il a remporté, a toutefois tenu à souligner le milliardaire républicain. Difficile de se contredire plus explicitement, une démarche en soi remarquable de la part d’un président allergique à admettre le moindre tort. Mais les accusations touchaient un nerf sensible, jetant sur lui le soupçon infamant de faiblesse, ou pire, de trahison. «J’ai vu les renseignements russes manipuler beaucoup de gens dans ma carrière, mais je n’aurais jamais cru que le président des États-Unis serait l’un d’eux», avait ainsi déclaré Will Hurd, un ancien de la CIA élu républicain du Texas. Le Washington Post dénonçait «la collusion, à la vue de tous», entre Trump et Poutine. Le New York Times l’accusait de «s’être couché aux pieds» du président russe, par «mollesse» et «obséquiosité». Même le conservateur Wall Street Journal avait dénoncé son «empressement» auprès du chef du Kremlin comme «un embarras national». Le Figaro
Dans le flot de réactions inquiètes qui fusent, trois explications du «mystère d’Helsinki» émergent. La première, revendiquée à demi-mot par nombre de leaders démocrates et même républicains, est une explication carrément complotiste. Elle présuppose que Donald Trump a été «ferré» depuis longtemps par les services secrets russes et que ces derniers auraient finalement fini par le propulser au sommet du pouvoir américain, au terme d’une magnifique opération de déstabilisation. Une variante de cette hypothèse est que Trump a été compromis lors de son voyage russe de 2013 et que Moscou «le tient». Deuxième hypothèse, sans doute plus crédible: celle de l’obsession de la légitimité chez un président en divorce total avec le système politique qu’il est censé présider. Parce qu’il a le sentiment que toute la machine d’État – ce fameux État profond qu’il déteste – est contre lui et que son élection est constamment en question, Trump semble incapable d’accepter l’idée qu’une immixtion russe ait pu faciliter sa victoire. Son insécurité est telle qu’il préfère croire aux «contes» politiques de Poutine plutôt que de reconnaître les conclusions de ses services sur les attaques russes contre la démocratie américaine. Un scénario qui aurait été facilité par son ego surdimensionné, face à un ancien espion du KGB ultra-expérimenté. À ces versions peut s’en ajouter une troisième. Celle d’un plan de Trump en direction de la Russie, pour la rallier à l’Amérique, sur des dossiers clé comme la en dépit des divergences idéologiques et des conseils quasi unanimes des experts (que Trump a toujours méprisés). Ce mardi, plusieurs observateurs russes évoquaient une telle hypothèse, soulignant que la première partie de la conférence de presse avait fait apparaître certains thèmes de coopération potentiels, notamment le soutien à Israël (contre l’Iran?). «Je suis prêt à prendre un risque politique pour promouvoir la paix, plutôt que de sacrifier la paix à la politique», a d’ailleurs dit Trump pendant la conférence de presse, phrase qui a été noyée dans le scandale de la question de l’immixtion. Laure Mandeville
NATO’s problems predated Trump and in many ways come back to Germany, whose example most other NATO nations ultimately tend to follow. The threat to both the EU and NATO is not Trump’s America, but a country that is currently insisting on an artificially low euro for mercantile purposes and that is at odds with its southern Mediterranean partners over financial liabilities, with its Eastern European neighbors over illegal immigration, with the United Kingdom over the conditions of Brexit, and with the U.S. over a paltry investment in military readiness of 1.3 percent of GDP while it’s piling up the largest account surplus in the world, at over $260 billion, and a $65 billion trade surplus with the U.S. Germany, a majority of whose tanks and fighters are thought not to be battle-ready, cannot expect an American-subsidized united NATO front against the threat of Vladimir Putin if it is now cutting a natural-gas agreement with Russia that undermines the Baltic States and Ukraine — countries that Putin is increasingly targeting. The gas deal will not only empower Putin; it will make Germany dependent on Russian energy — an untenable situation. Merkel can package all that in mellifluous diplomatic-speak, and Trump can rail about it in crude polemics, but the facts remain facts, and they are of Merkel’s making, not Trump’s. The same themes hold true regarding attitudes toward Putin, who (again) predated Trump and his press conference in Helsinki, where the president gave to the press an unfortunate apology-tour/Cairo-speech–like performance, reminiscent of past disastrous meetings with or assessments of Russian leaders by American presidents, such as FDR on Stalin: “I just have a hunch that Stalin is not that kind of man. Harry [Hopkins] says he’s not and that he doesn’t want anything but security for his country, and I think if I give him everything I possibly can and ask for nothing in return, noblesse oblige, he won’t try to annex anything and will work with me for a world of democracy and peace.” Or Kennedy’s blown summit with Khrushchev in Geneva: “He beat the hell out of me. It was the worst thing in my life. He savaged me.” Or Reagan’s weird offer to share American SDI technology and research with Gorbachev or, without much consultation with his advisers, to eliminate all ballistic missiles at Reykjavik. Trump confused trying to forge a realist détente with some sort of bizarre empathy for Putin, whose actions have been hostile and bellicose to the U.S. and based on perceptions of past American weakness. But again, Trump did not create an empowered Putin — and he has done more than any other president so far to check Putin’s ambitions. Putin in 2016 continued longstanding Russian cyberattacks and election interference because of past impunity (Obama belatedly told Putin to “cut it out” only in September 2016). He swallowed Crimea and parts of eastern Ukraine after the famous Hillary-managed “reset” — a surreal Chamberlain-like policy in which we simultaneously appeased Putin in fact while in rhetoric lecturing him about his classroom cut-up antics and macho style. Had Trump been overheard on a hot mic in Helsinki promising more flexibility with Putin on missile defense after our midterm elections, in expectation for electorally advantageous election-cycle quid pro quo good behavior from the Russians, we’d probably see articles of impeachment introduced on charges of Russian collusion. And yet the comparison would be even worse than that. After all, America kept Obama’s 2011 promise “to Vladimir,” in that we really did give up on creating credible missile defenses in Eastern Europe, breaking pledges made by a previous administration — music to Vladimir Putin’s ears. It would be preferable if Trump’s rhetoric reinforced his solid actions, which in relation to Putin’s aggression consist of wisely keeping or increasing tough sanctions, accelerating U.S. oil production, decimating Russian mercenaries in Syria, and arming Ukrainian resistance. But then again, Trump has not quite told us that he has looked into Putin’s eyes and seen a straightforward and trustworthy soul. Nor in desperation did he invite Putin into the Middle East after a Russian hiatus of nearly 40 years to prove to the world that Bashar al-Assad had eliminated his WMD trove — which Assad subsequently continued to use at his pleasure. There is currently no scandal over uranium sales to Russia, and the secretary of state’s spouse has not been discovered to have recently pocketed $500,000 to speak in Moscow. In a perfect world, we would like to see carefully chosen words enhancing effective muscular action. Instead, in the immediate past, we heard sober and judicious rhetoric ad nauseam, coupled with abject appeasement and widely perceived dangerous weakness. Now we have ill-timed bombast that sometimes mars positive achievement. Neither is desirable. But the latter is far preferable to the former. Victor Davis Hanson
We are in dangerous times. Amid the hysteria over the Russian summit, the Mueller collusion probe, nonstop unsupported allegations and rumors, the Strzok and Page testimonies, the ongoing congressional investigations into improper CIA and FBI behavior, and a completely unhinged media, there is a growing crisis of rising tensions between two superpowers that together possess a combined arsenal of 3,000 instantly deployable nuclear weapons and another 10,000 in storage. That latter existential fact apparently has been forgotten in all the recriminations. So it is time for all parties to deescalate and step back a bit. Trump understandably wants to avoid progressive charges that he is obstructing Robert Mueller’s ostensible investigation of Russian collusion, and he also wants some sort of détente with Russia. Mueller has likely indicted Russians, timed on the eve of the summit, in part on the assumption that they would more or less not personally defend themselves and never appear on U.S. soil. Add that all up, and Trump apparently has discussed with Putin an idea of allowing Mueller’s investigators to visit Russia to interview those they have indicted. But in the quid pro quo world of big-power rivalry, Putin, of course, wants reciprocity — the right also to interview American citizens or residents (among them a former U.S. ambassador to Russia) whom he believes have transgressed against Russia. Trump needs to squash Putin’s ridiculous “parity” request immediately. Mueller would learn little or nothing from interviewing his targets on Russian soil — and likely never imagined that he would or could. On the other hand, given recent Russian attacks on critics abroad, Moscow’s interviewing any Russian antagonist anywhere is not necessarily a safe or sane enterprise. And being indicted under the laws of a constitutional republic is hardly synonymous with earning the suspicion of the Russian autocracy. Most importantly, the idea that a former U.S. ambassador to Russia, Professor Michael McFaul — long after the expiration of his government tenure — would submit to Russian questioning is absurd. Of course, it would also undermine the entire sanctity of American ambassadorial service. So, Putin’s offer, to the extent we know the details of it, will soon upon examination be seen as patently unhinged. In refusal, Trump has a good opportunity to remind the world why all American critics of the Putin government — and especially of his own government as well — are uniquely free and protected to voice any notion they wish. Victor Davis Hanson
AP reporter John Lemire placed Trump in an impossible position. Noting that Putin denied meddling in the 2016 elections and the intelligence community insists that Russia meddled, he asked Trump, “Who do you believe?” If Trump had said that he believed his intelligence community and gave no credence to Putin’s denial, he would have humiliated Putin and destroyed any prospect of cooperative relations.Trump tried to strike a balance. He spoke respectfully of both Putin’s denials and the US intelligence community’s accusation. It wasn’t a particularly coherent position. It was a clumsy attempt to preserve the agreements he and Putin reached during their meeting. And it was blindingly obviously not treason. In fact, Trump’s response to Lemire, and his overall conduct at the press conference, did not convey weakness at all. Certainly he was far more assertive of US interests than Obama was in his dealings with Russia. In Obama’s first summit with Putin in July 2009, Obama sat meekly as Putin delivered an hour-long lecture about how US-Russian relations had gone down the drain. As Daniel Greenfield noted at Frontpage magazine Tuesday, in succeeding years, Obama capitulated to Putin on anti-missile defense systems in Poland and the Czech Republic, on Ukraine, Georgia and Crimea. Obama gave Putin free rein in Syria and supported Russia’s alliance with Iran on its nuclear program and its efforts to save the Assad regime. He permitted Russian entities linked to the Kremlin to purchase a quarter of American uranium. And of course, Obama made no effort to end Russian meddling in the 2016 elections. Trump in contrast has stiffened US sanctions against Russian entities. He has withdrawn from Obama’s nuclear deal with Iran. He has agreed to sell Patriot missiles to Poland. And he has placed tariffs on Russian exports to the US. So if Trump is Putin’s agent, what was Obama? (…) The Democrats and their allies in the media use the accusation that Trump is an agent of Russia as an elections strategy. Midterm elections are consistently marked with low voter turnout. So both parties devote most of their energies to rallying their base and motivating their most committed members to vote. (…) But (…) the problem with playing domestic politics on the international scene is that doing so has real consequences for international security and for US national interests.(…)  for instance (…) Europe is economically dependent on trade with the US and strategically dependent on NATO. So why are the Europeans so open about their hatred of Trump and their rejection of his trade policies, his policy towards Iran and his insistence that they pay their fair share for their own defense? (…) The answer of course is that they got a green light to adopt openly anti-American policies from the forces in the US that have devoted their energies since Trump’s election nearly two years ago to delegitimizing his victory and his presidency. Those calling Trump a traitor empowered the Europeans to defy the US on every issue. Trump’s opponents’ unsubstantiated allegation that his campaign colluded with Russia during the 2016 elections has constrained Trump’s ability to perform his duties.(…) Time will tell if we just averted war. But what we did learn is that Israel’s position in a war with Iran is stronger than it could have been if the two leaders hadn’t met in Helsinki. (…) Trump’s opponents’ obsession with bringing him down has caused great harm to his presidency and to America’s position worldwide. It is a testament to Trump’s commitment to the US and its allies that he met with Putin this week. And the success of their meeting is something that all who care about global security and preventing a devastating war in the Middle East should be grateful for. Caroline Glick

C’est bien la chasse aux sorcières et la conspiration gauchiste, imbécile !

A l’heure où au lendemain d’un aussi calamiteux qu’énigmatique sommet du président américain avec son homologue russe …

Qui nous a valu un surréaliste – mais depuis doublement désavoué – numéro de génuflexion de Donald Trump devant un Poutine empoisonneur des peuples et maitre reconnu des fausses équivalences morales

Comme, entre les références à – excusez du peu ! – Pearl Harbor, la Nuit de cristal et le 11/9, un tout aussi invraisemblable déluge des plus délirantes critiques de la part de ses adversaires politiques ou médiatiques …

Qui rappelle …

Mis à part le chroniqueur de Fox news Sean Hannity, l’historien militaire américain Victor Davis Hanson ou la célèbre éditorialiste du Jerusalem Post Caroline Glick

Qui il y à peine six ans ces mêmes belles âmes n’avaient rien trouvé à redire lorsque le président Obama avait fait part à Poutine, sur un micro resté ouvert, de sa « flexibilité » possible après sa réélection …

Que deux semaines avant l’élection présidentielle de 2016 le même Obama rappelait au candidat Trump « l’impossibilité de manipuler les élections » américaines du fait de leur caractère « décentralisé » et du « nombre de bulletins » …

Et qu’enfin, contrairement à l‘Administration précédente et entre sanctions et actions militaires ou dénonciations de mauvais traités, il y a longtemps qu’il n’y avait pas eu un gouvernement américain aussi intransigeant avec la Russie et ses affidés ?

Et dès lors comment qualifier …

Pour expliquer un comportement aussi mystérieux et schizophrénique de la part du président américain …

Les agissements d’une gauche américaine qui n’ayant toujours pas digéré sa défaite de 2016 …

Court-circuite totalement, via ses chiens de garde médiatiques, les réelles avancées dudit sommet notamment concernant la sécurité d’Israël face à l’aventurisme militaire iranien …

Et place délibérément son président à nouveau devant un choix impossible

A savoir celui cette fois-ci de la génuflexion devant Poutine ..

Contre ses propres services qui n’avaient alors rien fait …

Ou sous prétexte d’une influence russe qui, hostilité anti-démocrate oblige après huit ans d’administration Obama, ne pouvait avoir qu’un effet marginal ou anecdotique …

L’assentiment à la délégitimation de sa propre élection ?

Le voyage européen de Trump, un «carnage» et une énigme
Laure Mandeville
Le Figaro
17/07/2018

DÉCRYPTAGE – Durant son périple de cinq jours sur le Vieux continent, le président américain a mis l’Otan en ébullition tout en amorçant un redémarrage des relations russo-américaines, quitte à provoquer le désarroi américain et occidental.

Le voyage avait commencé par une volée de bois de vert administrée à ses alliés de l’Otan et de l’Union européenne. Il s’est fini par une «génuflexion» devant le président Poutine à Helsinki et un désaveu de son propre pays, exprimé à la face du monde entier. «Un carnage diplomatique», a pour sa part écrit l’éditorialiste du Financial Times Edward Luce, qui affirme que le contraste entre la brutalité utilisée face aux Européens et le soutien inconditionnel apporté à Poutine (malgré l’annexion de la Crimée, l’invasion rampante de l’Ukraine, l’attaque au poison Novitchok contre l’ex-espion Skripal, les mensonges répétés sur la frappe d’un missile russe contre un avion de ligne néerlandais et, pour finir, les tentatives de déstabilisation des élections) a jeté «l’Occident dans une crise existentielle».

«Le résultat du voyage de cinq jours de M. Trump, est un Otan en ébullition et un redémarrage réel des relations russo-américaines, entièrement en faveur de M. Poutine», constate-t-il.

Difficile d’être en désaccord avec l’analyse. Mais reste une lourde énigme. Pourquoi Donald Trump a-t-il pris le risque de susciter un séisme américain et occidental, en prenant fait et cause pour Vladimir Poutine sur la question de l’immixtion russe dans la campagne présidentielle, allant jusqu’à dénigrer ses propres services de renseignements en sa présence?

Quand on revient sur le fil des événements, la séquence «occidentale» du voyage d’Europe est finalement assez compréhensible. Face à l’Otan, l’ancien homme d’affaires s’est comporté en accord avec ses priorités de toujours, à savoir qu’il lui fallait absolument arracher à ses alliés ce que ses prédécesseurs avaient toujours échoué à obtenir, faute, selon lui, de ténacité: un rééquilibrage du budget de la défense de l’Alliance qui allégerait le fardeau américain. «Il faut que ça change, l’état des lieux est injuste pour l’Amérique», n’a-t-il cessé de tonner, avant de parler de l’Otan comme d’un «facteur d’unification formidable». Tout dans cette partie était du Trump classique. Les «coups de poing» sur la table, la capacité à hurler le matin puis à apaiser le jeu le soir. Tout ne visait qu’un but: obtenir un changement favorable à l’intérêt de «L’Amérique d’abord».

Séquence russe

Le problème de la mystérieuse et scandaleuse séquence russe qui a suivi à Helsinki est que, en désavouant son pays, Trump a semblé oublier qu’il était le président des États-Unis. «À la fin de la semaine, “L’Amérique d’abord” s’est mise à ressembler incroyablement à “La Russie d’abord”», a résumé d’un tweet l’expert Richard Haas. À travers toute la classe politique américaine, les accusations de «trahison» et de «faiblesse» se sont multipliées. Interrogé sur le fait de savoir si on pouvait comparer le comportement de Trump avec Poutine à celui de Roosevelt face à Staline à Yalta, l’historien Robert Dallek semblait perplexe: «Roosevelt était face aux dures réalités de la sortie de la Seconde Guerre mondiale. Nous n’avons pas d’idée claire mais juste des hypothèses sur la question de savoir pourquoi Trump semble être à un tel degré dans la poche de Vladimir Poutine», a-t-il répondu.

Dans le flot de réactions inquiètes qui fusent, trois explications du «mystère d’Helsinki» émergent. La première, revendiquée à demi-mot par nombre de leaders démocrates et même républicains, est une explication carrément complotiste. Elle présuppose que Donald Trump a été «ferré» depuis longtemps par les services secrets russes et que ces derniers auraient finalement fini par le propulser au sommet du pouvoir américain, au terme d’une magnifique opération de déstabilisation. Une variante de cette hypothèse est que Trump a été compromis lors de son voyage russe de 2013 et que Moscou «le tient».

L’obsession de la légitimité

Deuxième hypothèse, sans doute plus crédible: celle de l’obsession de la légitimité chez un président en divorce total avec le système politique qu’il est censé présider. Parce qu’il a le sentiment que toute la machine d’État – ce fameux État profond qu’il déteste – est contre lui et que son élection est constamment en question, Trump semble incapable d’accepter l’idée qu’une immixtion russe ait pu faciliter sa victoire. Son insécurité est telle qu’il préfère croire aux «contes» politiques de Poutine plutôt que de reconnaître les conclusions de ses services sur les attaques russes contre la démocratie américaine. Un scénario qui aurait été facilité par son ego surdimensionné, face à un ancien espion du KGB ultra-expérimenté.

À ces versions peut s’en ajouter une troisième. Celle d’un plan de Trump en direction de la Russie, pour la rallier à l’Amérique, sur des dossiers clé comme la Corée, la Chine ou l’Iran, en dépit des divergences idéologiques et des conseils quasi unanimes des experts (que Trump a toujours méprisés). Ce mardi, plusieurs observateurs russes évoquaient une telle hypothèse, soulignant que la première partie de la conférence de presse avait fait apparaître certains thèmes de coopération potentiels, notamment le soutien à Israël (contre l’Iran?). «Je suis prêt à prendre un risque politique pour promouvoir la paix, plutôt que de sacrifier la paix à la politique», a d’ailleurs dit Trump pendant la conférence de presse, phrase qui a été noyée dans le scandale de la question de l’immixtion.

Les deux heures de conversation en tête à tête entre les deux hommes ont-elles pu déboucher sur un accord stratégique secret, que Trump a jugé suffisamment important pour faire front avec Poutine, sur la question de l’immixtion dans la campagne américaine? «On avait l’impression qu’ils étaient alliés face aux journalistes», a noté un observateur russe. Le résultat immédiat de ce plan, s’il existe, sera sans doute à l’opposé de ce que voulait Trump. Un désarroi américain et occidental qui devrait susciter une levée de boucliers contre Poutine. «Je crains la réponse qui va venir Washington», a noté l’éditorialiste du Moskovski Komsomolets, appelant à ne pas crier victoire.

Voir aussi:

Trump prend parti pour Poutine, contre ses propres services
Laure Mandeville et Pierre Avril
Le Figaro
16/07/2018

VIDÉO – À Helsinki, le président des Etats-Unis a obstinément refusé de condamner Moscou pour l’ingérence dans la campagne présidentielle américaine.

À Helsinki

Sous les yeux d’un Poutine buvant visiblement du petit-lait, Donald Trump lâche une réponse surréaliste ce lundi au palais présidentiel d’Helsinki où il donne une conférence de presse avec son homologue russe, au terme de leur sommet bilatéral de quelques heures, face à une salle pleine à craquer de journalistes. Du jamais-vu. Le reporter de l’agence AP vient tout juste de lui demander qui il croit, concernant l’existence d’une immixtion russe dans la campagne présidentielle de 2016. Ses propres services qui affirment unanimes qu’il y a eu une attaque russe massive pour orienter le cours de l’élection? Ou Poutine qui dément absolument? À la stupéfaction générale des journalistes, Donald Trump ne veut pas trancher. «J’ai confiance dans les deux. Je fais confiance à mes services, mais la dénégation de Vladimir Poutine a été très forte et très puissante», déclare-t-il.

Ce faisant, il assène un coup terrible aux services de renseignement de son propre pays, au vu et su de la planète entière. C’est une manière de dire qu’il est si soupçonneux à l’encontre de l’enquête russe qu’il pencherait presque pour «la vérité» que Poutine entend imposer. «Ce que j’aimerais savoir, c’est où sont passés les serveurs?» (du Parti démocrate, qui ont été hackés par la Russie, NDLR), s’interroge Trump. Il insiste: «Et où sont passés les 33.000 e-mails de Hillary Clinton, ce n’est pas en Russie qu’ils se seraient perdus!» Pour le président américain, «il n’y a jamais eu collusion, l’élection, je l’ai gagnée haut la main», sans l’aide de personne. «Cette enquête russe nous empêche de coopérer, alors qu’il y a tant à faire», dit Trump.

Poutine jubile

Sur l’estrade, où les deux hommes sont côte à côte, Poutine jubile, comme s’il assistait à un spectacle qui ne semble pas le concerner mais dont il se délecte néanmoins. Événement sans précédent dans l’histoire des deux pays, Trump ouvre un boulevard à son homologue qui a toujours défendu une forme de relativisme, destiné à démontrer que les institutions démocratiques des États-Unis ne sont pas plus fiables que la parole du président russe. C’est une technique éprouvée.

«Moi aussi j’ai travaillé dans les services de renseignement, lance le chef du Kremlin au journaliste américain. Mais la Russie est un pays démocratique. Les États-Unis aussi non? Si l’on veut tirer un bilan définitif de cette affaire, cela doit être réglé non pas par un service de renseignement mais par la justice.» Au reporter qui le presse de dire s’il est intervenu dans le processus électoral américain, il répond seulement: «Je voulais que Trump gagne parce qu’il voulait normaliser les relations russo-américaines… Mais laissez tomber cette histoire d’ingérence, c’est une absurdité totale!… La Russie ne s’est jamais ingérée dans un processus électoral et ne le fera jamais.»

Vladimir Poutine a été piqué par la question d’un journaliste de Reuters qui évoquait la possibilité d’une extradition des douze agents russes suspectés par le procureur Robert Mueller d’avoir piraté le compte du serveur démocrate. «Nous y sommes prêts à condition que cette coopération soit réciproque», a rétorqué le chef du Kremlin, laissant entendre que les États-Unis devaient eux aussi poursuivre les espions américains opérant sur le sol russe.

Avant la séance de questions, la conférence de presse avait pourtant plutôt bien commencé, les deux hommes mettant l’accent sur la nécessité de reconstruire une relation «très détériorée» sur une base pragmatique. «Notre relation n’a jamais été aussi mauvaise mais depuis quatre heures, cela a changé», avait déclaré Donald Trump, visiblement satisfait, mais plutôt sérieux et contenu.

Lisant ses fiches d’un ton neutre, Vladimir Poutine, lui, avait énuméré une longue liste de sujets sur lesquels Washington et Moscou pourraient coopérer, de l’établissement d’un cessez-le-feu entre Israël et la Syrie sur le plateau du Golan jusqu’au désarmement bilatéral entre les deux plus grandes puissances nucléaires, en passant par la dénucléarisation de la péninsule nord-coréenne.

Cerise sur le gâteau, le chef du Kremlin a aussi proposé de prolonger l’accord de livraison de gaz qui unit son pays à l’Ukraine et qui doit expirer à la fin de cette année. Une initiative susceptible d’apaiser à la fois Washington et l’Union européenne. Mais très vite, la relation russo-américaine a été rattrapée par ses vieux démons, ceux de l’ingérence russe dans le scrutin présidentiel de 2016. Toutes les inquiétudes que les observateurs américains et européens nourrissaient vis-à-vis de l’ambiguïté de Trump sur la Russie, et de sa capacité à être manipulé par l’ex-espion du KGB Vladimir Poutine, ont soudain trouvé confirmation.

«Un signe de faiblesse»

Ce lundi soir, des réactions indignées commençaient à fuser depuis Washington. «La Maison-Blanche est maintenant confrontée à une seule, sinistre question: qu’est-ce qui peut bien pousser Donald Trump à mettre les intérêts de la Russie au-dessus de ceux des États-Unis», a écrit le chef de l’opposition démocrate au Sénat, Chuck Schumer, sur Twitter après la conférence de presse commune des deux dirigeants à Helsinki, parlant de propos «irréfléchis, dangereux et faibles».

«Le président Trump a raté une occasion de tenir la Russie clairement responsable pour son ingérence dans les élections de 2016 et de lancer un avertissement ferme au sujet des prochains scrutins», a regretté le sénateur républicain Lindsey Graham. «Cette réponse du président Trump sera considérée par la Russie comme un signe de faiblesse», a ajouté cet élu souvent en phase avec le milliardaire républicain. «C’est une honte», a dénoncé pour sa part l’ancien sénateur d’Arizona Jeff Flake, dans l’opposition républicaine à Trump. «Je n’aurais jamais pensé voir un jour notre président américain se tenir à côté du président russe et mettre en cause les États-Unis pour l’agression russe.»

Voir également:

Après avoir rencontré Poutine à Helsinki, Trump est-il «un faible» ou «un traître» ?
Philippe Gélie
Le Figaro
17/07/2018

Le chef de la Maison-Blanche a fait l’unanimité contre lui aux États-Unis en se désolidarisant de ses services de renseignement devant le président russe.

De notre correspondant à Washington,

Donald Trump est parvenu à faire quasiment l’unanimité contre lui avec sa prestation à Helsinki face à Vladimir Poutine. «Lamentable», «surréaliste», «répugnant», «horrible», «antipatriotique», «une honte nationale»… Un déluge de commentaires négatifs venus de la droite comme de la gauche. Même Fox News a eu des états d’âme, c’est dire.

Si l’empressement de Trump auprès de Poutine lui a valu son lot de reproches, c’est surtout l’échange avec Jonathan Lemire de l’Associated Press qui a marqué les esprits. «Le président russe nie avoir interféré dans l’élection de 2016, toutes les agences de renseignement américaines concluent l’inverse: qui croyez-vous?» À question simple, réponse alambiquée. «Où sont les serveurs (informatiques du Parti démocrate, NDLR)?», s’est lancé Trump, avant de donner son sentiment: «Le président Poutine dit que ce n’est pas la Russie. Je ne vois pas de raison pour que ce soit elle

Le directeur du renseignement national, Dan Coats, nommé par Trump, a jugé bon de publier une mise au point immédiate, apparemment sans l’avoir fait valider par la Maison-Blanche: «Nous avons été clairs dans notre évaluation des interférences russes dans l’élection de 2016 et de leurs efforts persistants, généralisés, de saper notre démocratie. Nous continuerons à fournir du renseignement objectif et sans fard en appui de notre sécurité nationale.»

Le «Charlottesville» de la politique étrangère?

«Extraordinaire», s’est exclamé le New York Times, pour qui cet épisode est «l’équivalent de Charlottesville en politique étrangère», une référence aux événements racistes de l’été dernier où Donald Trump avait vu «des gens bien des deux côtés». Cette fois, «il a jeté aux orties toute notion conventionnelle sur la façon dont un président doit se comporter à l’étranger. Au lieu de défendre l’Amérique contre ceux qui la menacent, il attaque ses propres concitoyens et institutions tout en applaudissant le chef d’une puissance hostile.»

Le site du Washington Post affichait lundi soir une pleine page de chroniques aux titres incendiaires: «Trump remplace la fierté nationale par la vanité personnelle», «C’est un fan de Poutine, un jour nous saurons pourquoi»… Même le Wall Street Journal, habituellement mesuré dans ses critiques, s’est fendu d’un éditorial sévère, titré: «La doctrine ‘Trump d’abord’». Estimant que son «empressement» au côté du président russe fut «un embarras national», il l’accuse «d’avoir projeté de la faiblesse.»

Plus que les adjectifs désobligeants, c’est ce soupçon qui risque de toucher un point sensible chez Trump. La plupart des interrogations suscitées par le sommet d’Helsinki oscillent entre deux infamies: est-il un faible ou un traître?

Les démocrates confortés dans leur thèse

Le représentant républicain du Texas Will Hurd, un ancien agent de la CIA, déclare sur CNN: «J’ai vu les renseignements russes manipuler beaucoup de gens dans ma carrière. Je n’aurais jamais cru que le président des États-Unis serait l’un d’eux.» John O’Brennan, ancien directeur de la CIA sous Barack Obama, ose tweeter le mot: la conférence de presse de Trump «n’était rien moins que de la trahison.» Nancy Pelosi, chef des démocrates à la Chambre, embraye: «Cela prouve que les Russes ont quelque chose sur le président, personnellement, financièrement ou politiquement.»

Dans les rangs républicains, John McCain est le plus sévère, comme d’habitude, l’accusant «d’avoir été non seulement incapable, mais de n’avoir pas voulu se dresser contre Poutine» et d’avoir fait «le choix conscient de défendre un tyran.» Lindsey Graham déplore «une occasion manquée» qui sera «perçue comme de la faiblesse» et recommande de vérifier si un système d’écoute n’a pas été dissimulé dans le ballon de foot offert par Poutine à Trump! Côté démocrate, le sénateur Chuck Schumer reproche lui aussi au président d’être «inconséquent, dangereux et faible.»

Ari Fleisher, ancien porte-parole de George W. Bush et supporteur de Trump, avoue son désarroi sur Twitter: «Je continue à croire qu’il n’y a pas eu de collusion entre sa campagne et la Russie, mais quand Trump accepte les arguments de Poutine aussi facilement et naïvement, je peux comprendre pourquoi les démocrates pensent que Poutine doit avoir quelque chose sur lui.»

Une rencontre programmée avec les élus du Congrès

Sur Fox News, Bret Baier a qualifié la performance présidentielle de «surréaliste» et Neil Cavuto de «répugnante», un ton inédit sur cette antenne. Il ne s’est guère trouvé que Sean Hannity, confident et inconditionnel du président, pour le défendre dans son émission lundi soir: c’est la «chasse aux sorcières», la «conspiration gauchiste» qui est «dégoûtante», a-t-il martelé, avant de diffuser l’interview que lui avait accordée Trump juste après le sommet. On n’y a rien appris de plus, mais le journaliste a fait de son mieux, saluant d’emblée la réponse «très forte» du chef de la Maison-Blanche sur «les serveurs démocrates».

Durant le vol du retour, Donald Trump a tweeté à bord d’Air Force One: «J’ai une grande confiance dans mes responsables du renseignement. Toutefois, pour construire un meilleur avenir, nous ne pouvons pas nous focaliser sur le passé. Les deux plus grandes puissances nucléaires doivent s’entendre!» Une rencontre avec les élus du Congrès a été ajoutée à son agenda ce mardi pour tenter d’apaiser leurs inquiétudes.

Voir de même:

Trump se dédit et accuse la Russie d’ingérence dans la présidentielle de 2016
Philippe Gélie
Le Figaro
17/07/2018

De retour d’Helsinki, le président américain s’est employé mardi à éteindre la tempête politique provoquée par ses propos tenus la veille, dans lesquels il désavouait ses propres services secrets.

Au milieu des critiques suscitées par son attitude devant Poutine à Helsinki, Donald Trump, de retour mardi à Washington DC, a profité d’une réunion à la Maison-Blanche avec des élus pour se dédire: «J’ai relu le texte de mes déclarations et je me suis aperçu qu’il manquait une négation. Je voulais dire: «Je ne vois pas de raison pour que la Russie ne l’ait pas fait» (interférer dans l’élection, NDLR). Je pense que ceci clarifie la question. J’ai une foi et une confiance entières en nos formidables agences de renseignement. J’accepte leurs conclusions selon lesquelles des interventions de la Russie ont eu lieu. Nous agirons avec force pour repousser et stopper toute (nouvelle) interférence dans nos élections.» Cette ingérence de Moscou «n’a eu aucun impact» sur le résultat du scrutin qu’il a remporté, a toutefois tenu à souligner le milliardaire républicain.

Difficile de se contredire plus explicitement, une démarche en soi remarquable de la part d’un président allergique à admettre le moindre tort. Mais les accusations touchaient un nerf sensible, jetant sur lui le soupçon infamant de faiblesse, ou pire, de trahison. «J’ai vu les renseignements russes manipuler beaucoup de gens dans ma carrière, mais je n’aurais jamais cru que le président des États-Unis serait l’un d’eux», avait ainsi déclaré Will Hurd, un ancien de la CIA élu républicain du Texas. Le Washington Post dénonçait «la collusion, à la vue de tous», entre Trump et Poutine. Le New York Times l’accusait de «s’être couché aux pieds» du président russe, par «mollesse» et «obséquiosité». Même le conservateur Wall Street Journal avait dénoncé son «empressement» auprès du chef du Kremlin comme «un embarras national».

Stupéfaction générale

Lundi, les dénégations du 45e président des États-Unis sur la question brûlante de l’ingérence russe dans la campagne 2016, attestée de façon unanime par les enquêteurs du FBI et les agences américaines du renseignement, avaient provoqué la stupéfaction générale. Interrogé lors d’une conférence de presse commune avec le président Vladimir Poutine à Helsinki sur la question d’une ingérence russe dans la présidentielle américaine, Trump avait affirmé que cette information lui avait été fournie par le chef de la CIA, mais qu’il n’avait aucune raison de la croire. «J’ai le président Poutine qui vient de dire que ce n’était pas la Russie (…) Et je ne vois pas pourquoi cela le serait», avait lancé Donald Trump, laissant entendre qu’il était plus sensible aux dénégations du dirigeant russe qu’aux conclusions de ses propres services.

Lors de son vol de retour de la capitale finlandaise, le président américain n’avait pu que constater les conséquences de ses égards vis-à-vis de son homologue russe, se retrouvant vertement critiqué jusque par des ténors du parti républicain. Donald Trump doit réaliser que «la Russie n’est pas notre alliée», a ainsi lancé le chef de file des républicains au Congrès, Paul Ryan. Le sénateur républicain John McCain a quant à lui dénoncé «un des pires moments de l’histoire de la présidence américaine».

Voir de plus:

Les zigzags diplomatiques de Trump sèment le trouble
Philippe Gélie
Le Figaro
18/07/2018

VIDÉOS – Les changements de pied du président américain sur l’attitude à adopter face à la Russie suscitent l’incompréhension en Europe et aux États-Unis.

De notre correspondant à Washington

Les excuses ne sont pas le fort de Donald Trump. Il a été nourri par ses mentors – feus son père, Fred, et l’avocat maccarthyste Roy Cohn – dans la conviction qu’elles ne sont qu’un aveu de faiblesse. Depuis, il s’y tient: ne jamais reconnaître une erreur, ne jamais battre en retraite.

Il faut donc que la tempête ait été puissante pour que le président américain ait effectué mardi un repli tactique. À Helsinki, la veille, il avait accordé plus de crédit aux protestations d’innocence de Vladimir Poutine qu’aux accusations étayées de ses services de renseignements à propos des interférences russes dans la campagne de 2016. Il était parfaitement satisfait de sa prestation, confirme un collaborateur à la Maison-Blanche, jusqu’à ce qu’il prenne la mesure des reproches quasi universels en regardant la télévision à bord d’Air Force One durant le vol de retour. Même Fox News, qui l’applaudit en tout, jugeait «une clarification nécessaire». Même Newt Gingrich, l’ancien speaker de la Chambre, qui a écrit deux livres en deux ans pour donner du sens au trumpisme (1), l’appelait à «corriger immédiatement la plus grave erreur de sa présidence».

Trump s’est donc plié à cet exercice déplaisant, à sa manière. Il a formulé le démenti le moins vraisemblable qu’on puisse trouver, afin que ses supporteurs ne soient pas dupes. «Je voulais dire: je ne vois aucune raison pour laquelle ce ne serait PAS la Russie», a déclaré le président. «On se demande bien qui a pensé à ça, mais peu importe», ironisait mercredi le Wall Street Journal dans son éditorial. «Cette excuse défie toute crédibilité, estime Jonathan Lemire, le correspondant de l’Associated Press dont la question avait provoqué le dérapage. Pour admettre que sa langue ait fourché dans cette phrase, il faudrait ignorer tout le reste de sa conférence de presse» avec le président russe. Même en lui faisant crédit de rectifier le tir, «cette déclaration a été faite avec 24 heures de retard et au mauvais endroit», a déclaré le sénateur démocrate Chuck Schumer.

«Obligation formelle»
Bien peu, chez ses partisans comme parmi ses adversaires, ont pris cette mise au point pour argent comptant. Car Donald Trump l’a lue ostensiblement devant les caméras avec le ton mécanique de quelqu’un qui accomplit une formalité, et en s’écartant deux fois du script préparé par ses collaborateurs. D’abord pour s’exclamer: «Il n’y a pas eu de collusion du tout!», une phrase qu’il avait rajoutée à la main. Ensuite pour atténuer le démenti tout juste formulé: «J’accepte la conclusion de notre communauté du renseignement selon laquelle l’interférence de la Russie dans l’élection de 2016 a eu lieu. Ce pourrait aussi être d’autres gens ; des tas de gens un peu partout.» Pour faire bonne mesure, il avait biffé de sa plume une phrase l’engageant à «amener toute personne impliquée devant la justice», une promesse qu’il n’a pas faite.

«Trump a mis au point une méthode d’excuses composée à parts égales de retraite et de réaffirmation», analyse Marc Fisher dans le Washington Post, pointant «le changement de ton quand il exprime ses véritables sentiments». Selon lui, on assiste au même «processus» que l’été dernier lors des incidents racistes de Charlottesville: «Insulte, excuses réticentes, signal clair qu’il croit vraiment ce qu’il avait dit au départ, répétition.» De fait, le correctif de mardi ne vise pas à clore la polémique, il lui offre seulement la protection d’avoir dit une chose et son contraire. Maintenant qu’il a rempli cette «obligation formelle», le chef de la Maison-Blanche peut continuer à asséner sa version des faits: «Tellement de gens au sommet du renseignement ont adoré ma performance à la conférence de presse d’Helsinki», a-t-il tweeté mercredi. Et: «Si la réunion de l’Otan a été un triomphe reconnu […], la rencontre avec la Russie pourrait se révéler être, sur le long terme, un succès encore plus grand.»

Les supporteurs du président l’approuvent quoi qu’il fasse et, lorsqu’ils ont des doutes, se convainquent qu’«il est plus dur en privé» ou qu’«il a un plan» ou qu’il concocte en secret «un mégadeal». Mais les responsables républicains semblent de moins en moins enclins à cette crédulité.

Tandis que le Wall Street Journalappelle le Congrès à «endiguer Poutine – et Trump», les élus envisagent d’adopter de nouvelles sanctions contre le Kremlin, voire d’inscrire la Russie sur la liste des États sponsors du terrorisme. Les démocrates demandent aussi à auditionner tous les participants au sommet d’Helsinki, ce que le secrétaire d’État, Mike Pompeo, fera mercredi prochain devant le Sénat.

(1) Understanding Trump , 2017, et Trump’s America , 2018.

Voir encore:

Sommet d’Helsinki: «On a vu une soumission, une vassalisation de Trump» face à Poutine
INTERVIEW Le spécialiste des Etats-Unis Corentin Sellin revient pour « 20 Minutes » sur l’attitude de Donald Trump lors de sa rencontre avec Vladimir Poutine…
Propos recueillis par Laure Cometti
20 minutes
17/07/18

Les propos de Donald Trump sur l’éventuelle ingérence russe lors de l’élection présidentielle de 2016 ont provoqué un coup de tonnerre outre-Atlantique. Lors de sa rencontre avec Vladimir Poutine à Helsinki, le président américain a indiqué croire davantage aux dénégations de son homologue russe  qu’aux rapports établis par les services de renseignements de son pays.

Ces déclarations faites lors d’une conférence de presse commune ont suscité de très virulentes critiques, même au sein de l’entourage du président des Etats-Unis. 20 Minutes revient sur cette séquence diplomatique et politique avec Corentin Sellin, agrégé d’histoire, professeur en classe préparatoire et spécialiste des Etats-Unis*.

Les propos de Donald Trump sur l’ingérence russe dans l’élection de 2016 sont-ils si nouveaux ?

Ils étaient prévisibles car Donald Trump avait déjà tenu de tels propos et indiqué ses doutes sur le rapport des renseignements concluant à l’ingérence de la Russie dans l’élection, au premier semestre 2017. Mais ce qui était peu prévisible, c’est qu’il a remis en cause le travail des renseignements américains devant Vladimir Poutine, et en terre étrangère. Cela montre qu’il a franchi un seuil, une étape.

Pourquoi cette prise de position du président américain choque autant aux Etats-Unis, même ses alliés Républicains ?

Cela choque les Républicains qui ne peuvent désormais plus ignorer la position de Donald Trump, qui a dit devant des caméras, et face à Vladimir Poutine, qu’il fait davantage confiance au président russe qu’à la justice et la police de son pays. Or, le parti des Républicains est le parti de la loi et de l’ordre. Pour eux, voir un président des Etats-Unis faire moins confiance aux institutions qu’à un dirigeant étranger, cela pose un énorme problème. D’autant plus qu’avant l’élection de Trump, les Républicains étaient en opposition avec la Russie de Poutine. Leurs critiques reflètent aussi ce malaise.

Ce tollé suscité par Trump chez les Républicains peut-il lui coûter quelque chose politiquement ?

Non, au-delà des protestations verbales symboliques, il ne devrait rien se passer concrètement, pour trois raisons. D’abord, Trump est aujourd’hui bien plus proche de l’électorat républicain que ne le sont les élus du parti au Congrès (élus en 2012, 2014 et 2016). La preuve, c’est que selon l’institut de sondages américain Gallup, en 2014 22 % des sympathisants républicains sondés jugeait la Russie comme étant une amie ou un allié, mais ils sont 40 % aujourd’hui. L’électorat républicain, sans doute sous l’effet de Trump, s’est radouci envers la Russie.

Deuxièmement, que pourraient faire les Républicains ? Les institutions américaines permettent au président des Etats-Unis de faire à peu près ce qu’il veut en politique étrangère. Un impeachment ou une motion de censure sont hautement improbables. D’autant que les élus sont en pleine campagne électorale des mid-terms, ils n’ont pas d’intérêt à aller contre le président.

Enfin, il faut se souvenir que les Républicains ont passé un pacte faustien avec Trump. La plupart des élus y sont allés avec des pincettes, en se bouchant le nez, mais Trump leur a apporté la Maison Blanche, de manière inespérée, et il a exécuté l’agenda économique et social des conservateurs : baisse d’impôts, nomination de deux juges conservateurs à la Cour suprême… Cela vaut bien un Helsinki.

Ce sommet marque-t-il un tournant dans les relations entre Washington et Moscou ?

Trump n’a jamais fait mystère de sa volonté d’un « reboot », un redémarrage dans les échanges avec la Russie. Sauf qu’à Helsinki on a plutôt vu une soumission, une vassalisation du président américain. Pour Poutine, dont le pays est sous le coup de fortes sanctions à la fois américaines et européennes, c’est une victoire diplomatique et symbolique importante.

C’est tout de même très étrange, pour un président dont l’entourage est sous le coup d’enquêtes fédérales pour une collusion avec la Russie, de donner autant de gages éventuels de quelque chose de trouble dans son lien avec Poutine. Selon le Washington Post, il y a aussi un problème interne à la Maison Blanche, car Trump n’a pas suivi les recommandations de ses conseillers.

Par ailleurs, sur le fond, les deux dirigeants n’ont pas annoncé grand-chose à l’issue de leur tête à tête de 2 heures et de leur entretien avec leurs conseillers d’une heure. Ils ont relancé l’idée d’un groupe commun de cybersécurité, mais c’est tout. En dépit de cette volonté affichée d’un nouveau départ, comme avec la Corée du Nord d’ailleurs, il n’y a aucune matière pour l’instant. Le seul dossier sur lequel ils ont insisté, c’est le désarmement nucléaire et la lutte contre la prolifération nucléaire. Mais Poutine a réitéré à Helsinki son soutien à l’Iran, à l’encontre de la position de Trump.

* Coauteur de Les Etats-Unis et le monde de la doctrine de Monroe à la création de l’ONU : (1823-1945) (Ed. Atlande).

Voir aussi:

Who is betraying America?
So far, unlike Obama’s foreign policy by this point in his presidency, none of Trump’s exchanges have brought disaster on America or its allies.
Caroline B. Glick
The Jerusalem Post
07/20/2018

Did US President Donald Trump commit treason in Helsinki when he met Monday with Russian President Vladimir Putin? Should he be impeached?

That is what his opponents claim. Former president Barack Obama’s CIA director John Brennan accused Trump of treason outright.
Brennan tweeted, “Donald Trump’s press conference performance in Helsinki [with Putin] rises to and exceeds the threshold of ‘high crimes and misdemeanors.’ It was nothing short of treasonous.”

Fellow senior Obama administration officials, including former FBI director James Comey, former defense secretary Ashton Carter, and former deputy attorney general Sally Yates parroted Brennan’s accusation.

Almost the entire US media joined them in condemning Trump for treason.

Democratic leaders have led their own charge. Democratic Congressman Steve Cohen from Tennessee insinuated the US military should overthrow the president, tweeting, “Where are our military folks? The Commander-in-Chief is in the hands of our enemy!”

Senate minority leader Charles Schumer said that Trump is controlled by Russia. And Trump’s Republican opponents led by senators Jeff Flake and John McCain attacked him as well.

Trump allegedly committed treason when he refused to reject Putin’s denial of Russian interference in the US elections in 2016 and was diffident in relation to the US intelligence community’s determination that Russia did interfere in the elections.

Trump walked back his statement from Helsinki at a press appearance at the White House Tuesday. But it is still difficult to understand what all the hullaballoo about the initial statement was about.

AP reporter John Lemire placed Trump in an impossible position. Noting that Putin denied meddling in the 2016 elections and the intelligence community insists that Russia meddled, he asked Trump, “Who do you believe?”

If Trump had said that he believed his intelligence community and gave no credence to Putin’s denial, he would have humiliated Putin and destroyed any prospect of cooperative relations.

Trump tried to strike a balance. He spoke respectfully of both Putin’s denials and the US intelligence community’s accusation. It wasn’t a particularly coherent position. It was a clumsy attempt to preserve the agreements he and Putin reached during their meeting.

And it was blindingly obviously not treason.

In fact, Trump’s response to Lemire, and his overall conduct at the press conference, did not convey weakness at all. Certainly he was far more assertive of US interests than Obama was in his dealings with Russia.

In Obama’s first summit with Putin in July 2009, Obama sat meekly as Putin delivered an hour-long lecture about how US-Russian relations had gone down the drain.

As Daniel Greenfield noted at Frontpage magazine Tuesday, in succeeding years, Obama capitulated to Putin on anti-missile defense systems in Poland and the Czech Republic, on Ukraine, Georgia and Crimea. Obama gave Putin free rein in Syria and supported Russia’s alliance with Iran on its nuclear program and its efforts to save the Assad regime. He permitted Russian entities linked to the Kremlin to purchase a quarter of American uranium. And of course, Obama made no effort to end Russian meddling in the 2016 elections.

TRUMP IN contrast has stiffened US sanctions against Russian entities. He has withdrawn from Obama’s nuclear deal with Iran. He has agreed to sell Patriot missiles to Poland. And he has placed tariffs on Russian exports to the US.

So if Trump is Putin’s agent, what was Obama?

Given the nature of Trump’s record, and the context in which he made his comments about Russian meddling in the 2016 elections, the question isn’t whether he did anything wrong. The question is why are his opponents accusing him of treason for behaving as one would expect a president to behave? What is going on?

The answer to that is clear enough. Brennan signaled it explicitly when he tweeted that Trump’s statements “exceed the threshold of ‘high crimes and misdemeanors.’” The unhinged allegations of treason are supposed to form the basis of impeachment hearings.

The Democrats and their allies in the media use the accusation that Trump is an agent of Russia as an elections strategy. Midterm elections are consistently marked with low voter turnout. So both parties devote most of their energies to rallying their base and motivating their most committed members to vote.

To objective observers, the allegation that Trump betrayed the United States by equivocating in response to a rude question about Russian election interference is ridiculous on its face. But Democratic election strategists have obviously concluded that it is catnip for the Democratic faithful. For them it serves as a dog whistle.

The promise of impeachment for votes is too radical to serve as an official campaign strategy. For the purpose of attracting swing voters and not scaring moderate Democrats away from the party and the polls, Democratic leaders Nancy Pelosi and Steny Hoyer say they have no interest in impeaching Trump. Impeachment talk, they insist, is a mere distraction.

But by embracing Brennan’s claim of treason, Pelosi, Hoyer, Schumer and other top Democrats are winking and nodding to the progressive radicals now rising in their party. They are telling the Linda Sarsours and Cynthia Nixons of the party that they will impeach Trump if they win control of the House of Representatives.

The problem with playing domestic politics on the international scene is that doing so has real consequences for international security and for US national interests.

Consider, for instance, Europe’s treatment of Trump.

Europe is economically dependent on trade with the US and strategically dependent on NATO. So why are the Europeans so open about their hatred of Trump and their rejection of his trade policies, his policy towards Iran and his insistence that they pay their fair share for their own defense?

Why did EU Council President Donald Tusk attack Trump with such contempt and condescension in Brussels? Tusk, who chairs the meetings of EU leaders, is effectively the EU president. And the day before last week’s NATO conference he chided Trump for criticizing Europe’s low defense spending.

“America,” he said with a voice dripping with contempt, “appreciate your allies. After all you don’t have that many.”

That of course, was news to the countries of Asia, Africa, Latin America, Europe and the Middle East that depend on America and work diligently to develop and maintain strong ties to Washington.

Leaving aside the ridiculousness of his remarks, where did Tusk get the idea that it is reasonable to speak so scornfully to an American president?

Where did EU’s foreign policy commissioner Federica Mogherini get the idea that it is okay for her to work urgently and openly to undermine legally constituted US sanctions against Iran for its illicit nuclear weapons program?

The answer of course is that they got a green light to adopt openly anti-American policies from the forces in the US that have devoted their energies since Trump’s election nearly two years ago to delegitimizing his victory and his presidency. Those calling Trump a traitor empowered the Europeans to defy the US on every issue.

Trump’s opponents’ unsubstantiated allegation that his campaign colluded with Russia during the 2016 elections has constrained Trump’s ability to perform his duties.

Consider his relations with Putin.

If there is anything to criticize about Trump’s summit with Putin it is that it came too late. It should have happened a year ago. That it happened this week speaks not to Trump’s eagerness to meet Putin but to the urgency of the hour.

After securing control over the Deraa province along Syria’s border with Jordan last week, the Assad regime, supported by Iranian regime forces, Hezbollah forces and Shiite militia forces began its campaign to restore regime control over the Quneitra province along the Syrian border with Israel.

As Prime Minister Binyamin Netanyahu and all government and military officials have stated clearly and consistently for years, Israel cannot accept Iranian presence in Syria. If Iran does not remove its forces from Syria generally and from southern Syria specifically, there will be war imminently between Israel, Iran and its Hezbollah, Shiite militia and Syrian regime allies.

Israel prefers to fight that war sooner rather than later to prevent Iran and its allies from entrenching their positions in Syria and make victory more difficult. So, in the interest of preventing such a war, Trump had no choice but to bite the political bullet and sit down to discuss Syria face to face with Putin to try to come up with a deal that would see Russia push Iran and Hezbollah out of Syria.

From what the two leaders said at their joint press conference it’s hard to know what was agreed to. But Netanyahu’s jubilant response indicates that some deal was reached.

Certainly their statements were strong, unequivocal signals to Iran. When Trump said, “The United States will not allow Iran to benefit from our successful campaign against ISIS,” he signaled strongly that US forces in eastern Syria will support Israel in a war against Iran and its allied forces in Syria just as it fought with the Kurds and its other allies in Syria against ISIS.

When Putin endorsed Israel’s position that the 1974 Syrian-Israeli disengagement agreement must be implemented along the border, he told the Iranians that in any Iranian-Israeli war in Syria, Putin will not side with Iran.

Time will tell if we just averted war. But what we did learn is that Israel’s position in a war with Iran is stronger than it could have been if the two leaders hadn’t met in Helsinki.

And this is exceedingly important.

Trump is being condemned for adopting a conciliatory tone towards Putin while employing a combative tone towards the Europeans and particularly Germany at the NATO summit. This criticism ignores how Trump operates in the international arena.

Trump views his exchanges with foreign leaders as separate engagements. He has goals he wishes to advance with China; with North Korea; with Russia; with Canada; with Mexico; with Europe; with Britain; with US Arab allies. In each separate engagement, Trump employs a combination of carrots and sticks. In each engagement he adopts a distinct manner that he believes advances his goals.

So far, unlike Obama’s foreign policy by this point in his presidency, none of Trump’s exchanges have brought disaster on America or its allies. To the contrary, America and its allies have much greater strategic maneuver room across a wide spectrum of threats and joint adversaries than they had when Obama left office.

Trump’s opponents’ obsession with bringing him down has caused great harm to his presidency and to America’s position worldwide. It is a testament to Trump’s commitment to the US and its allies that he met with Putin this week. And the success of their meeting is something that all who care about global security and preventing a devastating war in the Middle East should be grateful for.

Voir également:

Peter Beinart’s Amnesia
NATO’s problems, Putin’s aggression, and American passivity predate Trump, who had my vote in 2016 — a vote I don’t regret.
Victor Davis Hanson
National Review
July 17, 2018

Peter Beinart has posted a trademark incoherent rant, this time against Rich Lowry and me over our supposed laxity in criticizing Trumpian over-the-top rhetoric on NATO.

At various times, I have faulted Germany for much of NATO’s problems; I was delighted that we got out of the Iran deal and happier still that we pulled out of the empty Paris climate-change accord; and I agree that NAFTA needs changes. All that apparently for Beinart constitutes support for Trump’s sin of saying that the U.S. has “no obligation to meet America’s past commitments to other countries.”

Last time I looked, the Paris climate accord and the Iran deal (and its stealth “side” deals) were pushed through as quasi-executive orders and never submitted to Congress as treaties — largely because the Obama administration understood that both deals would have been summarily rejected and lacked support from most of Congress and also the American people, owing to the deal’s inherent flaws.

The U.S. may soon come closer to meeting carbon-emission-reduction goals than most of the signatories of the Paris farce. Following the Iran pullout, Iranians now seem more inclined to protest their theocratic government. They are confident in voicing their dissent in a way we have not seen since we ignored Iranian protesters during the Green Revolution of 2009. Incidents of Iranian harassment of U.S. ships in the Persian Gulf this year have mysteriously declined to almost zero.

The architects of NAFTA who in 1993 promised normalization and parity in North America through free trade and porous borders apparently did not envision something like the Andrés Manuel López Obrador presidency, which seems to think it exercises sovereignty over U.S. immigration policy, a cumulative influx of some 20 million foreign nationals illegally crossing the southern border over the last three decades, a current $71 billion Mexican trade surplus, $30 billion in remittances sent annually out of the U.S. to Mexico, record numbers of assassinations, and a nearly failed state as cartels virtually run affairs in some areas of Mexico. After all that, asking for clarifications of and likely modification to NAFTA is hardly breaking American commitments.

Beinart believes that, by giving some credence to Trump’s art-of-the-deal bombast about NATO, I therefore have excused Trump’s existential threats to the alliance. Beinart needs to take a deep breath and examine carefully whether Trump’s rhetoric about the vast majority of NATO’s members’ reluctance to meet their past promises undermines the alliance more than what the members themselves have actually done.

So far, Trump has upped U.S. defense spending and by extension its contribution to NATO’s military readiness, and he has gained some traction in getting members to pay what they pledged after the utter failure of past presidential jawboning (Obama rebuked “free-riders”). The real crisis in NATO is not U.S. capability or willpower, but whether a Dutch or Belgian youth would, could, or should march off to Erdogan’s Turkey should Ankara invoke Article V in a dispute with Israel, the Kurds, or Iraq, or whether governments such as those in Spain or Italy would really keep commitments and order their troops to Estonia if Russian troops swarmed in.

So NATO’s problems predated Trump and in many ways come back to Germany, whose example most other NATO nations ultimately tend to follow. The threat to both the EU and NATO is not Trump’s America, but a country that is currently insisting on an artificially low euro for mercantile purposes and that is at odds with its southern Mediterranean partners over financial liabilities, with its Eastern European neighbors over illegal immigration, with the United Kingdom over the conditions of Brexit, and with the U.S. over a paltry investment in military readiness of 1.3 percent of GDP while it’s piling up the largest account surplus in the world, at over $260 billion, and a $65 billion trade surplus with the U.S.

Germany, a majority of whose tanks and fighters are thought not to be battle-ready, cannot expect an American-subsidized united NATO front against the threat of Vladimir Putin if it is now cutting a natural-gas agreement with Russia that undermines the Baltic States and Ukraine — countries that Putin is increasingly targeting. The gas deal will not only empower Putin; it will make Germany dependent on Russian energy — an untenable situation.

Merkel can package all that in mellifluous diplomatic-speak, and Trump can rail about it in crude polemics, but the facts remain facts, and they are of Merkel’s making, not Trump’s.

The same themes hold true regarding attitudes toward Putin, who (again) predated Trump and his press conference in Helsinki, where the president gave to the press an unfortunate apology-tour/Cairo-speech–like performance, reminiscent of past disastrous meetings with or assessments of Russian leaders by American presidents, such as FDR on Stalin: “I just have a hunch that Stalin is not that kind of man. Harry [Hopkins] says he’s not and that he doesn’t want anything but security for his country, and I think if I give him everything I possibly can and ask for nothing in return, noblesse oblige, he won’t try to annex anything and will work with me for a world of democracy and peace.” Or Kennedy’s blown summit with Khrushchev in Geneva: “He beat the hell out of me. It was the worst thing in my life. He savaged me.” Or Reagan’s weird offer to share American SDI technology and research with Gorbachev or, without much consultation with his advisers, to eliminate all ballistic missiles at Reykjavik.

Trump confused trying to forge a realist détente with some sort of bizarre empathy for Putin, whose actions have been hostile and bellicose to the U.S. and based on perceptions of past American weakness. But again, Trump did not create an empowered Putin — and he has done more than any other president so far to check Putin’s ambitions.

Putin in 2016 continued longstanding Russian cyberattacks and election interference because of past impunity (Obama belatedly told Putin to “cut it out” only in September 2016). He swallowed Crimea and parts of eastern Ukraine after the famous Hillary-managed “reset” — a surreal Chamberlain-like policy in which we simultaneously appeased Putin in fact while in rhetoric lecturing him about his classroom cut-up antics and macho style.

Had Trump been overheard on a hot mic in Helsinki promising more flexibility with Putin on missile defense after our midterm elections, in expectation for electorally advantageous election-cycle quid pro quo good behavior from the Russians, we’d probably see articles of impeachment introduced on charges of Russian collusion. And yet the comparison would be even worse than that. After all, America kept Obama’s 2011 promise “to Vladimir,” in that we really did give up on creating credible missile defenses in Eastern Europe, breaking pledges made by a previous administration — music to Vladimir Putin’s ears.

It would be preferable if Trump’s rhetoric reinforced his solid actions, which in relation to Putin’s aggression consist of wisely keeping or increasing tough sanctions, accelerating U.S. oil production, decimating Russian mercenaries in Syria, and arming Ukrainian resistance. But then again, Trump has not quite told us that he has looked into Putin’s eyes and seen a straightforward and trustworthy soul. Nor in desperation did he invite Putin into the Middle East after a Russian hiatus of nearly 40 years to prove to the world that Bashar al-Assad had eliminated his WMD trove — which Assad subsequently continued to use at his pleasure. There is currently no scandal over uranium sales to Russia, and the secretary of state’s spouse has not been discovered to have recently pocketed $500,000 to speak in Moscow.

In a perfect world, we would like to see carefully chosen words enhancing effective muscular action. Instead, in the immediate past, we heard sober and judicious rhetoric ad nauseam, coupled with abject appeasement and widely perceived dangerous weakness. Now we have ill-timed bombast that sometimes mars positive achievement.

Neither is desirable. But the latter is far preferable to the former.

Finally, Beinart ends by mistakenly suggesting that in 2016 I weighed in with “count us out” Republicans along with the other National Review authors. And he now suggests that I have flipped back to Trump: “Now, it appears, Lowry and Hanson want back in.”

But here, too, he is mistaken. I never participated in the “Against Trump” NR issue and never counted myself “out” during the November 2016 election, so how could I beg to be let back in?

Rather, like about half the country and 90 percent of the Republican party, I (as a deplorable) saw the choice in 2016 as a rather easy one between the latest iteration of Hillary Clinton and her known progressive agenda and Trump’s proposed antithesis to the ongoing Obama project of fundamental transformation.

And so far, nothing since November 2016 has convinced me otherwise.

Voir de même:

Putin’s False Equivalency
Victor Davis Hanson
National Review
July 19, 2018

We are in dangerous times. Amid the hysteria over the Russian summit, the Mueller collusion probe, nonstop unsupported allegations and rumors, the Strzok and Page testimonies, the ongoing congressional investigations into improper CIA and FBI behavior, and a completely unhinged media, there is a growing crisis of rising tensions between two superpowers that together possess a combined arsenal of 3,000 instantly deployable nuclear weapons and another 10,000 in storage. That latter existential fact apparently has been forgotten in all the recriminations. So it is time for all parties to deescalate and step back a bit.

Trump understandably wants to avoid progressive charges that he is obstructing Robert Mueller’s ostensible investigation of Russian collusion, and he also wants some sort of détente with Russia. Mueller has likely indicted Russians, timed on the eve of the summit, in part on the assumption that they would more or less not personally defend themselves and never appear on U.S. soil.

Add that all up, and Trump apparently has discussed with Putin an idea of allowing Mueller’s investigators to visit Russia to interview those they have indicted.

But in the quid pro quo world of big-power rivalry, Putin, of course, wants reciprocity — the right also to interview American citizens or residents (among them a former U.S. ambassador to Russia) whom he believes have transgressed against Russia.

Trump needs to squash Putin’s ridiculous “parity” request immediately. Mueller would learn little or nothing from interviewing his targets on Russian soil — and likely never imagined that he would or could.

On the other hand, given recent Russian attacks on critics abroad, Moscow’s interviewing any Russian antagonist anywhere is not necessarily a safe or sane enterprise. And being indicted under the laws of a constitutional republic is hardly synonymous with earning the suspicion of the Russian autocracy.

Most importantly, the idea that a former U.S. ambassador to Russia, Professor Michael McFaul — long after the expiration of his government tenure — would submit to Russian questioning is absurd. Of course, it would also undermine the entire sanctity of American ambassadorial service.

McFaul, a colleague at the Hoover Institution, who would probably disagree with most of my views, years ago was targeted as an enemy by Vladimir Putin and more recently has been sharply critical of the Trump administration. But, of course, he is a widely admired patriot, a scholar, and voices his candid views, like all of us, under the assumption of free speech and absolute protection under the Constitution. As an ambassador, he was also accorded diplomatic immunity as insurance that his implementation of then U.S. policy would not earn him retaliation from Moscow, both then or now. McFaul is wise enough not to voluntarily submit to be questioned by Russian operatives, and the U.S. government must never suggest that he should.

So, Putin’s offer, to the extent we know the details of it, will soon upon examination be seen as patently unhinged. In refusal, Trump has a good opportunity to remind the world why all American critics of the Putin government — and especially of his own government as well — are uniquely free and protected to voice any notion they wish.

No, the President Did Not Need to Meet with Putin
Andrew C. McCarthy
National Review
July 17, 2018

The United States should have contacts with Russia, but the president should not be holding summit meetings with a despot.Prior to President Trump’s dismal performance at Monday’s meeting with Russian despot Vladimir Putin, I expressed bafflement over his longstanding insistence that we need to have good relations with Moscow. This has never made sense to me. We have often done quite well, thank you very much, while having a strained modus vivendi with Moscow, even when it was the seat of a much more important power than today’s Russia.

It is not possible to have good relations with a thug regime unless one is willing to overlook and effectively ratify its thug behavior. Yet the widely perceived “need” to have good relations with Russia leads seamlessly to a second wrongheaded notion: It was appropriate, indeed essential, for the two leaders to meet at a ceremonial summit.

There is no need, nor is it desirable, for the president of the United States to give the dictator of the Kremlin the kind of prestigious spectacle Putin got in Helsinki. When I’ve made this point, as recently as Monday night in a panel on The Story, Martha MacCallum’s Fox News program, I’ve gotten pushback that, I respectfully suggest, misses the point.

The counterargument, premised on the fact that it is important for the United States and Russia to have dialogue, maintains that this dialogue must be conducted at the chief-executive-to-chief-executive level. There is, after all, a long history of such meetings, tracing back to FDR’s recognition of the Soviet Union in 1933 (only after, I would note, years of antagonistic relations following the October Revolution).

To be clear, I did not and do not take the position that the United States should not have contacts with Russia in areas of mutual concern, or that it should not defuse tensions lest they escalate into unnecessary confrontations between the world’s two dominant nuclear powers. But these communications channels have long existed. They range from diplomatic, military, intelligence, and even law-enforcement contacts all the way up to occasional phone calls between the heads of state, and even the odd sidelines conferral between leaders at this or that multilateral conference.

The question, to the contrary, is whether the president of the United States should hold summit-style meetings with the Russian despot, complete with the pride, pomp, and circumstance of a glorious press conference, at which the two stand before the world as if they were amiable peers, trying their best to address the world’s problems.

We are no longer in the era of the Second World War, or even the Cold War. We are not in a ferocious global conflict in which a grudging alliance with Stalin’s Soviet Union makes sense (especially when the Russians are taking the vast majority of the casualties). Nor are we in a bipolar global order in which we are rivaled by a tyrannical Soviet empire. Modern Russia is a fading country. Yes, it has a worrisome nuclear stockpile, strong armed forces, and highly capable intelligence services; but these assets can scarcely obscure Russia’s declining population, pervasive societal dysfunction (high levels of drunkenness, disease, and unemployment), low life expectancy, and third-rate economy. Putin’s regime — more like a marriage of rulers and organized crime than a principled system of government — must terrorize its people to maintain its grip on power.

We don’t need summit meetings between our head of state and theirs. Even during the Cold War, when it could rightly be argued that we had to deal with our ubiquitous geopolitical foe, such meetings did not happen very often. For example, in the decade-plus between President Kennedy’s Vienna meeting with Khrushchev and President Nixon’s trip to Moscow, there appears to have been just one meeting (between LBJ and Alexei Kosygin in 1967). Contact was also sparse in the decade between the end of the Nixon–Ford term and Reagan’s first meeting with Gorbachev in 1985 (after which the meetings became more frequent as the Soviet Union declined and collapsed). Many of these meetings are memorable precisely because they were unusual events. Whether the top-level U.S.–U.S.S.R. meetings succeeded or not, they were arguably worth having because there was something potentially highly beneficial in them for us.

That is not true of top-level meetings with Putin’s Russia. We could have them or not have them and nothing would change for the better — in fact, as yesterday shows, things are more apt to change for the worse. Putin should be made to earn his meeting with America’s president by good behavior.

Whether you’re a Democrat invested in the narrative that Russia’s shenanigans cost Hillary Clinton the presidency, or a Republican in denial that Putin sought to boost Trump at Clinton’s expense, the reality is that Putin was undoubtedly trying to sow discord in our body politic.

Let’s consider the background circumstances of Monday’s meeting.

There is, of course, the cyber-espionage attack on the election. Trump being Trump, he is unable to separate (a) the way Russia’s perfidy has been exploited by his political opponents to attack him (i.e., the unsuccessful attempt to delegitimize his presidency) from (b) Russia’s perfidy itself, as an attack on the United States. No matter how angry this president may be at the Democrats and the media, the significance to any president of Russia’s influence operation must be that it succeeded beyond Putin’s wildest dreams.

Whether you’re a Democrat invested in the narrative that Russia’s shenanigans cost Hillary Clinton the presidency, or a Republican in denial that Putin sought to boost Trump at Clinton’s expense, the reality is that Putin was undoubtedly trying to sow discord in our body politic. That interpretation of events is something any president should be able to rally most of the country behind. The provocation warrants a determined response that bleeds Putin, the very opposite of kowtowing to the despot on the world stage.

Now, let’s put to the side the recent cyber-espionage and other influence operations directed at our country. It has been only four months since Putin’s regime attempted to murder former double agent Sergei Skripal and his daughter, Yulia, in the British city of Salisbury. It has been only a few days since a British couple fell into a coma after exposure to the same Soviet-era nerve agent (Novichok) used on the Skripals. The second incident happened just seven miles from the first, strongly suggesting that Putin’s regime is guilty of depraved indifference to the dangers its targeted assassinations on Western soil — the territory of our closest ally — pose to innocent bystanders. In 2006, the Putin regime similarly murdered a former Russian spy, Alexander Litvinenko, in London, poisoning his tea with radioactive polonium. Meanwhile, reporting that is based mainly on the account of a former KGB agent (who defected to the West and has been warned he is a target) indicates that Putin’s operatives are working off a hit list of eight people (including Sergei Skirpal) who reside in the West.

Putin’s annexation of Crimea was just the most notorious of his recent adventures in territorial aggression. He has effectively annexed the Georgian regions of Abkhazia and South Ossetia, and the separatist war he is puppeteering in eastern Ukraine still rages in this its fifth year. He is casting a menacing eye at the Baltics. This, even as Russia props up the monstrous Assad regime in Syria and allies with Iran, the jihadist regime best known for sponsoring anti-American terrorism around the world.

He may unload at a rally, but face to face, the president’s m.o. is to defuse confrontation with unctuous banter — an easy solution for someone who seems not to believe that anything he says in the moment will bind him in the future.

And just five months ago, at a major speech touting improved weapons capabilities, Putin spiced up the demonstration with a video diagramming a hypothetical nuclear missile attack on . . . yes . . . Florida.

There is no doubt that we have to deal with this monster. Realpolitik adherents may even be right that there is potential for cooperation with Russia in areas of mutual interest (at least provided that the dealing is done with eyes open about Putin’s core anti-Americanism). But there is no reason why we need to deal with Russia in a forum at which the U.S. president stands there and pretends that a brutal autocrat, who has become incalculably rich by looting his crumbling country, is a statesman promoting peace and better relations.

I would say that no matter who was president. In the case of President Trump specifically, for all his “you’re fired” bravado and reports of mercurial outbursts at some subordinates, he does not like unpleasant face-to-face confrontations. He may unload at a rally, but face to face, the president’s m.o. is to defuse confrontation with unctuous banter — an easy solution for someone who seems not to believe that anything he says in the moment will bind him in the future. This, inevitably, leads to foolish and sometimes reprehensible assertions (e.g., saying, in apparent defense of Putin, “There are a lot of killers. What? You think our country’s so innocent?”).

The president appears to subscribe to the Swamp school of thought that negotiations are good for their own sake — though he conflates what is good for him (promoting his image as a master deal-maker) with what is good for the country (negotiations often aren’t). This is another iteration of the president’s tendency to personalize things, particularly relations between governments. That trait puts him at a distinct disadvantage with someone like Putin, who knows well the uses of flattery and grievance.

Summit meetings with brutal dictators do not well serve the president. More important, they do not well serve the nation.

Voir de plus:

The Likeliest Explanation for Trump’s Helsinki Fiasco
Jonah Goldberg
National review
July 18, 2018

Character, not collusion, best explains the president’s bizarre deference to Vladimir Putin.Last week, I wrote that the best way to think about a Trump Doctrine is as nothing more than Trumpism on the international stage. By Trumpism, I do not mean a coherent ideological program, but a psychological phenomenon, or simply the manifestation of his character.

On Monday, we literally saw President Trump on an international stage, in Helsinki, and he seemed hell-bent on proving me right.

During a joint news appearance with Russian president Vladimir Putin, Trump demonstrated that, when put to the test, he cannot see any issue through a prism other than his grievances and ego.

In a performance that should elicit some resignations from his administration, the president sided with Russia over America’s national-security community, including Dan Coats, the Trump-appointed director of national intelligence.

Days ago, Coats issued a blistering warning that not only had Russia meddled in our election — undisputed by almost everyone save the president himself — but it is preparing to do so again. But when asked about Russian interference in Helsinki, Trump replied, “All I can do is ask the question. My people came to me, Dan Coats came to me and some others. They said they think it’s Russia. I have President Putin. He just said it’s not Russia. I will say this. I don’t see any reason why it would be [Russia]. . . . I have confidence in both parties.”

Separately, when asked about the frosty relations between the two countries, Trump said, “I hold both countries responsible. . . . I think we’re all to blame. . . . I do feel that we have both made some mistakes.”

Even if Russia hadn’t meddled in the election at all, Trump would still admire Putin because Trump admires men like Putin — which is why he’s praised numerous other dictators and strongmen.

Amid these and other appalling statements, Trump made it clear that he can only understand the investigation into Russian interference as an attempt to rob him of credit for his electoral victory, and thus to delegitimize his presidency.

For most people with a grasp of the facts — supporters and critics alike — the question of Russian interference and the question of Russian collusion with the Trump campaign are separate. Russia did interfere in the election, full stop. Whether there was collusion is still an open question, even if many Trump supporters have made up their minds about it. Whether Russian interference, or collusion, got Trump over the finish line is ultimately unknowable, though I think it’s very unlikely.

But for Trump these distinctions are meaningless. Even when his own Department of Justice indicts twelve Russian intelligence agents, the salient issue for Trump in Helsinki is that “they admit these are not people involved in the campaign.” All you need to know is: We ran a brilliant campaign, and that’s why I’m president.

The great parlor game in Washington (and beyond) is to theorize why Trump is so incapable of speaking ill of Putin and so determined to make apologies for Russia.

Among the self-styled “resistance,” the answer takes several sometimes overlapping, sometimes contradictory forms. One theory is that the Russians have “kompromat” — that is, embarrassing or incriminating intelligence on Trump. Another is that he is a willing asset of the Russians — “Agent Orange” — with whom he colluded to win the presidency.

These theories can’t be wholly dismissed, even if some overheated versions get way ahead of the available facts. But their real shortcoming is that they are less plausible than the Aesopian explanation: This is who Trump is. Even if Russia hadn’t meddled in the election at all, Trump would still admire Putin because Trump admires men like Putin — which is why he’s praised numerous other dictators and strongmen.

The president’s steadfast commitment to a number of policies — animosity toward NATO, infatuation with protectionism, an Obama-esque obsession with eliminating nuclear weapons, and his determination that a “good relationship” with Russia should be a policy goal rather than a means to one — may have some ideological underpinning. (These policies all seem to be rooted in intellectual fads of the 1980s.)

But Trump’s stubborn refusal to listen to his own advisers in the matter of the Russia investigation likely stems from his inability to admit that his instincts are ever wrong. As always, Trump’s character trumps all.

Voir encore:

Sanctions américaines : le géant russe Rusal dégringole de 50 % en bourse
Les nouvelles sanctions décrétées par les Etats-Unis contre des oligarques russes et leurs entreprises ont fait l’effet d’un coup de tonnerre ce lundi.
Le Dauphiné libéré
09.04.2018

L’un des premiers producteurs d’aluminium du monde, le russe Rusal, s’est retrouvé gravement fragilisé ce lundi par les nouvelles sanctions décrétées par les Etats-Unis contre des oligarques russes et leurs entreprises, qui risquent de porter un nouveau coup à l’économie russe.

À la Bourse de Hong Kong, où ce géant est coté, l’action de Rusal a perdu 50 % de sa valeur, soit plus de 3,5 milliards d’euros partis en fumée. Le groupe a prévenu que les sanctions « pourraient aboutir à un défaut technique sur certaines obligations du groupe », affirmant évaluer « l’impact de tels défauts techniques sur sa position financière ».

Au delà de l’entreprise, qui joue un rôle majeur sur les marchés des matières premières, le prix de l’aluminium a connu sa plus forte hausse en trois ans sur la Bourse des métaux de Londres, le LME, la tonne prenant 3,55 %.

À Moscou, le marchés boursiers, pourtant habitués à de réguliers durcissements des sanctions occidentales depuis 2014, ont réagi violemment, chutant ce lundi de près de 10 %, tandis que le rouble revenait à ses plus bas niveau depuis plusieurs mois.

38 personnes et entreprises visées par les sanctions

Confronté à un vent de panique boursière généralisé sur les marchés russes, le gouvernement russe a dû monter au créneau pour assurer qu’il soutiendrait les entreprises visées par ce nouveau train de mesures punitives, qui constituent une escalade d’une violence inattendue dans la confrontation entre Moscou et Washington.

Au total, ces sanctions, censées punir Moscou notamment pour ses « attaques » « les démocraties occidentales », ciblent 38 personnes et entreprises qui ne peuvent plus faire affaire avec des Américains, notamment sept Russes désignés comme des « oligarques » proches du Kremlin par l’administration de Donald Trump, présents dans des dizaines de sociétés en Russie comme à l’étranger.

Parmi ces multimilliardaires figure Oleg Deripaska et les actifs sous son contrôle : les holdings Basic Element et En+ mais aussi Rusal, l’un des premiers producteurs mondiaux d’aluminium, dont il représente environ 7% de la production mondiale d’aluminium, au risque de déstabiliser tout ce secteur à l’échelle de la planète.

Oleg Deripaska, 50 ans et déjà proche du clan de Boris Eltsine dans les années 1990, a déclaré que son inclusion dans la liste était « désagréable mais anticipée » : « Les raisons de me mettre sur la liste des sanctions sont complètement dépourvues de fondements, ridicules, et simplement absurdes ».

Sa holding En+, également en chute libre à la bourse de Londres, a été « suspendue temporairement » par l’autorité financière. Elle avait débuté en fanfare sa cotation à Londres en novembre 2017, première société russe à s’y introduire depuis les sanctions de 2014.

« Il est très probable que l’impact soit défavorable aux activités et aux perspectives du groupe », a déclaré En+ dans un communiqué ce lundi. « Le groupe a l’intention de continuer à remplir ses engagements tout en recherchant des solutions (…) pour gérer l’impact des sanctions »

Moscou entend riposter

Moscou ayant promis une réponse « dure » dès vendredi, elle pourrait entraîner une nouvelle surenchère. « Cette h