Héritage Obama: Nous avions un messie à la Maison Blanche et nous ne le savions pas (Misunderstood Messiah: Far from the skeptic of American messianism that many see in him, Obama is animated by an overwhelming faith in the unstoppable power of American ideals)

18 janvier, 2016
  St MLK
ObamaMessiah
SecondComing
O'sHalo
O'sCrusade
SurrenderGI'sFarsi-IslandobamaangelNe croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée. Car je suis venu mettre la division entre l’homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère; et l’homme aura pour ennemis les gens de sa maison. Jésus (Matthieu 10 : 34-36)
Le monde moderne n’est pas mauvais : à certains égards, il est bien trop bon. Il est rempli de vertus féroces et gâchées. Lorsqu’un dispositif religieux est brisé (comme le fut le christianisme pendant la Réforme), ce ne sont pas seulement les vices qui sont libérés. Les vices sont en effet libérés, et ils errent de par le monde en faisant des ravages ; mais les vertus le sont aussi, et elles errent plus férocement encore en faisant des ravages plus terribles. Le monde moderne est saturé des vieilles vertus chrétiennes virant à la folie.  G.K. Chesterton
We are powerful enough to be able to test these propositions without putting ourselves at risk. And that’s the thing … people don’t seem to understand. You take a country like Cuba. For us to test the possibility that engagement leads to a better outcome for the Cuban people, there aren’t that many risks for us. It’s a tiny little country. It’s not one that threatens our core security interests, and so [there’s no reason not] to test the proposition. And if it turns out that it doesn’t lead to better outcomes, we can adjust our policies. The same is true with respect to Iran, a larger country, a dangerous country, one that has engaged in activities that resulted in the death of U.S. citizens, but the truth of the matter is: Iran’s defense budget is $30 billion. Our defense budget is closer to $600 billion. Iran understands that they cannot fight us. … You asked about an Obama doctrine. The doctrine is: We will engage, but we preserve all our capabilities.” The notion that Iran is undeterrable — “it’s simply not the case,” he added. “And so for us to say, ‘Let’s try’ — understanding that we’re preserving all our options, that we’re not naïve — but if in fact we can resolve these issues diplomatically, we are more likely to be safe, more likely to be secure, in a better position to protect our allies, and who knows? Iran may change. If it doesn’t, our deterrence capabilities, our military superiority stays in place. … We’re not relinquishing our capacity to defend ourselves or our allies. In that situation, why wouldn’t we test it? Barack Hussein Obama
It’s the dreamers — no matter how humble or poor or seemingly powerless — that are able to change the course of human events. We saw it in South Africa, where citizens stood up to the scourge of apartheid. We saw it in Europe, where Poles marched in Solidarity to help bring down the Iron Curtain. In Argentina, where mothers of the disappeared spoke out against the Dirty War. It’s the story of my country, where citizens worked to abolish slavery, and establish women’s rights and workers’ rights, and rights for gays and lesbians. It’s not to say that my country is perfect — we are not. And that’s the point. We always have to have citizens who are willing to question and push our government, and identify injustice. We have to wrestle with our own challenges — from issues of race to policing to inequality. But what makes me most proud about the extraordinary example of the United States is not that we’re perfect, but that we struggle with it, and we have this open space in which society can continually try to make us a more perfect union. (…) As the United States begins a new chapter in our relationship with Cuba, we hope it will create an environment that improves the lives of the Cuban people -– not because it’s imposed by us, the United States, but through the talent and ingenuity and aspirations, and the conversation among Cubans from all walks of life so they can decide what the best course is for their prosperity. As we move toward the process of normalization, we’ll have our differences, government to government, with Cuba on many issues — just as we differ at times with other nations within the Americas; just as we differ with our closest allies. There’s nothing wrong with that. (…) And whether it’s crackdowns on free expression in Russia or China, or restrictions on freedom of association and assembly in Egypt, or prison camps run by the North Korean regime — human rights and fundamental freedoms are still at risk around the world. And when that happens, we believe we have a moral obligation to speak out. (…) As you work for change, the United States will stand up alongside you every step of the way. We are respectful of the difference among our countries. The days in which our agenda in this hemisphere so often presumed that the United States could meddle with impunity, those days are past. (…) We have a debt to pay, because the voices of ordinary people have made us better. That’s a debt that I want to make sure we repay in this hemisphere and around the world. (…) God bless you. Barack Hussein Obama (Sommet des Amériques, Panama city, April 10, 2015)
Nous vivons dans une époque de changement extraordinaire – le changement qui est le remodelage de la façon dont nous vivons, la façon dont nous travaillons, notre planète et de notre place dans le monde. Il est le changement qui promet d’étonnantes percées médicales, mais aussi des perturbations économiques qui grèvent les familles de travailleurs. Cela promet l’éducation des filles dans les villages les plus reculés, mais aussi relie des terroristes qui fomentent séparés par un océan de distance. Il est le changement qui peut élargir l’occasion, ou élargir les inégalités. Et que cela nous plaise ou non, le rythme de ce changement ne fera que s’accélérer. L’Amérique s’est faite par le biais de grands changements avant – la guerre et la dépression, l’afflux d’immigrants, les travailleurs qui luttent pour un accord équitable, et les mouvements pour les droits civiques. Chaque fois, il y a eu ceux qui nous disaient de craindre l’avenir; qui prétendaient que nous ne pourrions freiner le changement, promettant de restaurer la gloire passée si nous venons de quelque groupe ou une idée qui menaçait l’Amérique sous contrôle. Et à chaque fois, nous avons surmonté ces craintes. Nous ne sommes pas, selon les mots de Lincoln, à adhérer aux « dogmes du passé calme. » Au lieu de cela nous avons pensé de nouveau, et de nouveau agi. Nous avons fait le travail de changement pour nous, étendant toujours la promesse de l’Amérique vers l’extérieur, à la prochaine frontière, à de plus en plus de gens. Et parce que nous l’avons fait – parce que nous avons vu des opportunités là où d’autres ne voyaient que péril – nous sommes sortis plus forts et mieux qu’avant. Ce qui était vrai, alors peut être vrai aujourd’hui. Nos atouts uniques en tant que nation – notre optimisme et notre éthique de travail, notre esprit de découverte et d’innovation, notre diversité et de l’engagement à la règle de droit – ces choses nous donnent tout ce dont nous avons besoin pour assurer la prospérité et la sécurité pour les générations à venir. En fait, il est cet esprit qui a fait le progrès de ces sept dernières années possible. Il est comment nous avons récupéré de la pire crise économique depuis des générations. Il est comment nous avons réformé notre système de soins de santé, et réinventé notre secteur de l’énergie; comment nous avons livré plus de soins et les avantages pour nos troupes et les anciens combattants, et comment nous avons obtenu la liberté dans tous les états d’épouser la personne que nous aimons. Mais ces progrès ne sont pas inévitables. Il est le résultat de choix que nous faisons ensemble. Et nous sommes confrontés à ces choix en ce moment. Allons-nous répondre aux changements de notre temps avec la peur, le repli sur soi en tant que nation, et en nous tournant les uns contre les autres en tant que peuple ? Ou allons-nous affronter l’avenir avec confiance dans ce que nous sommes, ce que nous représentons, et les choses incroyables que nous pouvons faire ensemble ? Donc, nous allons parler de l’avenir, et de quatre grandes questions que nous avons en tant que pays à répondre – peu importe qui sera le prochain président, ou qui contrôlera le prochain Congrès. Tout d’abord, comment pouvons-nous donner à chacun une chance équitable de l’occasion et de la sécurité dans cette nouvelle économie ? Deuxièmement, comment pouvons-nous mettre la technologie pour nous, et non contre nous – surtout quand cela concerne la résolution de problèmes urgents comme le changement climatique? Troisièmement, comment pouvons-nous garder l’Amérique en sécurité et conduire le monde sans en devenir le policier ? (…) Il y a soixante ans, quand les Russes nous ont battus dans l’espace, nous ne niions pas que Spoutnik était là-haut. Nous ne disputions pas sur la science, ou aller à réduire notre budget de recherche et développement. Nous avons construit un programme spatial presque du jour au lendemain, et douze ans plus tard, nous marchions sur la lune. Cet esprit de découverte est dans notre ADN. Nous sommes Thomas Edison et Carver les frères Wright et George Washington. Nous sommes Grace Hopper et Katherine Johnson et Sally Ride. Nous sommes tous les immigrants et entrepreneurs de Boston à Austin à la Silicon Valley dans la course à façonner un monde meilleur. Et au cours des sept dernières années, nous avons nourri cet esprit. (…) Je vous ai dit plus tôt tous les discours sur le déclin économique de l’Amérique est de l’air chaud politique. Eh bien, il en est pareil de toute la rhétorique d’entendre dire que nos ennemis deviennent plus forts et que l’Amérique est en train de devenir plus faible. Les Etats-Unis d’Amérique sont la nation la plus puissante de la Terre. Point final. Ce n’ est même pas proche. Nous dépensons plus sur nos militaires que les huit pays suivants combinés. Nos troupes sont la force de combat la plus belle dans l’histoire du monde. Aucune nation n’ose nous défier ou nos alliés attaquer parce qu’ils savent que ce serait leurn perte. Les enquêtes montrent notre position dans le monde est plus élevée que lorsque je fus élu à ce poste, et quand il vient à chaque question internationale importante, les gens du monde ne regardent pas Pékin ou Moscou  – ils nous appellent. Comme quelqu’un qui commence chaque journée par un briefing sur le renseignement, je sais que cela est un moment dangereux. Mais cela ne cause de la puissance américaine diminution ou une superpuissance imminente. Dans le monde d’aujourd’hui, nous sommes moins menacés par les empires du mal et plus par les Etats défaillants. Le Moyen-Orient passe par une transformation qui va se jouer pour une génération, enracinée dans les conflits qui remontent à des millénaires. Les difficultés économiques soufflent d’une économie chinoise en transition. Même que leurs contrats de l’économie, la Russie verse des ressources pour soutenir l’Ukraine et la Syrie – Unis qu’ils voient glisser hors de leur orbite. Et le système international que nous avons construit après la Seconde Guerre mondiale a maintenant du mal à suivre le rythme de cette nouvelle réalité. Il est à nous pour aider à refaire ce système. Et cela signifie que nous devons établir des priorités. La priorité numéro un est de protéger le peuple américain et aller après les réseaux terroristes. Les deux d’Al-Qaïda et maintenant ISIL posent une menace directe pour notre peuple, parce que dans le monde d’aujourd’hui, même une poignée de terroristes qui ne donnent aucune valeur à la vie humaine, y compris leur propre vie, peut faire beaucoup de dégâts. Ils utilisent l’Internet pour empoisonner l’esprit des individus à l’intérieur de notre pays; ils sapent nos alliés. Mais comme nous nous concentrons sur la destruction ISIL, over-the-top on affirme que cela est la troisième guerre mondiale qui vient jouer dans leurs mains. Messes de combattants à l’arrière de camionnettes et âmes tordues traçage dans des appartements ou des garages posent un énorme danger pour les civils et doivent être arrêtés. Mais ils ne menacent pas notre existence nationale. Voilà ce que l’histoire ISIL veut dire; Voilà le genre de propagande qu’ils utilisent pour recruter. Nous ne devons pas les faire augmenter pour montrer que nous sommes sérieux, et nous ne devons repousser nos alliés essentiels dans ce combat en faisant l’écho  du mensonge que ISIL est représentant d’une des plus grandes religions du monde. Nous avons juste besoin de les appeler ce qu’ils sont – des tueurs et des fanatiques qui doivent être extirpés, traqués et détruits. (…) Nous ne pouvons pas essayer de prendre le relais et de reconstruire tous les pays qui tombent dans la crise. Cela ne se veut pas le leadership; qui est une recette pour un bourbier, déversant du sang américain et le trésor qui nous affaiblit finalement. C’ est la leçon du Vietnam, de l’Irak – et nous devrions avoir appris par l’entreprise. Heureusement, il y a une approche plus intelligente, une stratégie patiente et disciplinée qui utilise tous les éléments de notre puissance nationale. Elle dit que l’Amérique agira toujours, seule si nécessaire, pour protéger notre peuple et nos alliés; mais sur des questions d’intérêt mondial, nous mobiliserons le monde pour travailler avec nous, et s’assurer que les autres pays fassent leur part. Voilà notre approche de conflits comme la Syrie, où nous travaillons en partenariat avec les forces locales et conduisant efforts internationaux pour aider cette société brisée à poursuivre une paix durable. Voilà pourquoi nous avons construit une coalition mondiale, avec des sanctions et la diplomatie de principe, pour empêcher un Iran nucléaire. A l’heure où nous parlons, l’Iran a réduit son programme nucléaire, expédié ses stocks d’uranium, et le monde a évité une autre guerre. (…) Voilà la force. Voilà le leadership. Et ce genre de leadership dépend de la puissance de notre exemple. (…) Voilà pourquoi nous devons rejeter toute politique qui vise les personnes en raison de la race ou de la religion. Ce ne sont pas une question de politiquement correct. Il est une question de comprendre ce qui nous rend forts. Le monde nous respecte pas seulement pour notre arsenal; il nous respecte pour notre diversité et notre ouverture et de la façon dont nous respectons toutes les religions. Sa Sainteté, François, dit ce corps de l’endroit même je me tiens ce soir que « d’imiter la haine et la violence des tyrans et des meurtriers est le meilleur moyen de prendre leur place. » Quand les politiciens insultent les musulmans, quand une mosquée est vandalisée, ou un enfant victime d’intimidation, qui ne nous rend pas plus sûr. Cela ne la raconte comme il est. Il est tout simplement faux. Il nous diminue dans les yeux du monde. Il rend plus difficile à atteindre nos objectifs. Et il trahit qui nous sommes en tant que pays. (…) Ce ne sera pas facile. Notre modèle de démocratie est difficile. Mais je peux vous promettre que dans un an à partir de maintenant, quand je ne tiens plus ce bureau, je serai là avec vous en tant que citoyen – inspiré par ces voix de l’équité et de la vision, de courage et de bonne humeur et de gentillesse qui ont aidé l’Amérique voyager si loin. Voix qui nous aident à nous voyons pas en premier lieu comme noir ou blanc ou asiatique ou latino, non pas comme gay ou hétéro, immigrant ou natifs; pas tant que démocrates ou républicains, mais en tant que premier Américains, liés par une croyance commune. La Voix du Dr King aurait cru avoir le dernier mot – voix de la vérité désarmée et l’amour inconditionnel. Ils sont là, ces voix. Ils ne reçoivent pas beaucoup d’attention, ils ne sollicitent pas, mais ils sont en train de faire le travail ce pays a besoin de faire. (…) Voilà l’Amérique que je connais. Voilà le pays que nous aimons. Lucide. Grand coeur. Optimiste que la vérité désarmée et l’amour inconditionnel auront le dernier mot. Voilà ce qui me rend si optimiste sur notre avenir. À cause de toi. Je crois en toi. Voilà pourquoi je suis ici convaincu que l’état de notre Union est forte. Merci, que Dieu vous bénisse, et que Dieu bénisse les Etats-Unis d’Amérique. Barack Hussein Obama
C’est un bon jour parce qu’une nouvelle fois nous voyons ce qu’il est possible de faire grâce à une diplomatie américaine forte. Ces choses nous rappellent ce que nous pouvons obtenir quand nous agissons avec force et sagesse. Barack Hussein Obama
Since the end of the Second World War, no country has been able to arrest American military personnel. I saw the weakness, cowardice, and fear of American soldiers myself. Despite having all of the weapons and equipment, they surrendered themselves with the first action of the guardians of Islam. American forces receive the best training and have the most advanced weapons in the world. But they did not have the power to confront the Guard due to weakness of faith and belief. We gave all of the weapons and equipment to American forces according to an Islamic manner. They formally apologized to the Islamic Republic. Be certain that with the blood of martyrs, the revolution advances. No one can inflict the smallest insult upon our Islamic country. Ahmad Dolabi (IRGC commander)
This incident was a quiet yet an important battle, since it took place off the Saudi coast, targeted an American force, and triggered American [responses expressing] hope [that Iran would not hurt the sailors], which were akin to apologizing to Iran. Washington did not threaten war or raise its voice… (…) The Revolutionary Guards, which are in charge of defending the Gulf, are known to ‘see but not be seen’ – a term coined by the head of their navy, General Ali Fadavi. This means that they watch [the goings on] in the Gulf without being noticed by anyone, and in an emergency, they suddenly appear. (…) The Revolutionary Guards possibly wanted to send a message to all, that if Iran feels that its interests and security are at stake, it will be willing to enter any conflict, even with the U.S…. [Furthermore,] dealing with Washington in this way ensures that smaller [countries] understand that Tehran will never hesitate to respond to any violation of its sovereignty, and that the rules of the game have changed, and therefore certain [elements] should recognize the limits of their power. Lebanese daily Al-Akhbar (close to Hizbullah)
When Iran’s Revolutionary Guards seized two American naval craft in the Gulf on Tuesday evening [January 13, 2016], with ten American sailors on board, it was not the sailors who were the important point, but the fact that the Revolutionary Guards effectively kidnapped U.S. President Barak Obama [himself only] a few hours before he was to deliver his final State of the Union address, towards the end of his second term in office. The crisis of the American sailors [detained by] Iran ended [just] a few hours after their arrest, but it was Obama’s speech that was hijacked, since the Iranians deprived Obama of the opportunity to appear as the strong man who had forced Iran to capitulate on the nuclear dossier. The sailors’ arrest deprived Obama of the chance to boast of the legitimacy of the nuclear agreement and to tell America, which is divided on the Iranian issue, as is the entire world, that Iran has changed and will once again become an active member of the international community, [a country] that renounces violence and respects international treaties and agreements. Some may say that the Iranians’ conduct was foolish, and this is true – but so was placing faith in the Iranian regime! (…) Hence, the arrest of the Iranian sailors [right] before Obama’s address exposed the weakness of the American president and sparked doubts even in those who defend his foreign policy, especially [his policy] towards Iran’s [behavior] in our region. Embarrassment was apparent even among the White House staff, as manifest in leaks and excuses conveyed by Obama’s staff to the U.S. media during the sailors’ detention. The biggest embarrassment was over Obama’s handling of the incident… and [the question of] whether or not he would refer to it in his pre-prepared speech. So what we witnessed was not so much the abduction of the sailors but the abduction of the American president himself. His ransom was the missed opportunity to present himself as a strong president enjoying the legitimacy of achieving the nuclear agreement with Iran. (…) With the premeditated intent to abuse the American president and to present his weakness to all, the Revolutionary Guards arrested the American sailors, and in fact kidnapped Obama himself, [just] days before the expected implementation of the nuclear agreement they will not submit and that Obama is too weak to boast of victory over them. Likewise, the Revolutionary Guards seek to tell anyone, in Iran and outside it, that their hand is still uppermost in Tehran, despite everything that has happened to Iran recently, after the wild attack on the Saudi Embassy in Iran and Tehran’s apology to the [UN] Security Council for this. Additionally, the IRGC’s action [i.e. detaining the sailors] is a response that embarrasses the propaganda of the Iranian president [Rohani] and his men – particularly the wily foreign minister [Zarif] and others – who claim that they want peace and openness, as they market lies and corrupt accusations against Saudi Arabia. (…) Obama’s predicament is not manifested only in his kidnapping, but [also] in that he wants to take a neutral stand vis-à-vis the recent Iranian hostility against Saudi Arabia and the entire region. But he himself became a victim of Iran when [Iran] kidnapped him [just] before his final State of the Union address, and wrecked his opportunity to present himself as an accomplished hero when [his accomplishments] are in fact not yet completed. Tareq Al-Homayed (former editor of the London-based Saudi daily Al-Sharq Al-Awsat)
L’activisme intensif de Barack Obama résulte d’une part du sentiment d’un « non- accompli » sur la scène interne – celle sur laquelle il pensait agir dès la crise financière – et d’autre part, il a compris que constitutionnellement le président n’a pas beaucoup de marge de manœuvre interne. Elu pour son charisme, il pensait, pouvoir gouverner grâce à celui-ci. Ce n’est pourtant pas possible car le Congrès est en place pour une durée plus longue que la présidence et a beaucoup plus de pouvoir sur les affaires internes. Comme beaucoup de présidents qui font leur deuxième mandat aux Etats-Unis, il se penche donc sur la politique étrangère car c’est le seul domaine dans lequel il peut agir. Mais surtout, il pense à son héritage politique : il faut qu’Obama représente quelque chose. A-t-il finalement réussi à convaincre ? Auprès d’une grande partie du public américain, la réponse est négative. Son bilan international se résume en une énorme déception du peu de travail accompli pendant six ans alors qu’il apprenait les rouages du pouvoir. Il a finalement réussi à s’imposer sur ces derniers mois : les dossiers les plus importants ne seront pas le retrait de l’Afghanistan et de l’Irak, ce seront les accords sur le nucléaire iranien et les politiques contre le changement climatique sur lesquels il suit la France, pour le meilleur. (…) Ce modèle multilatéraliste a très difficilement pris racine pendant les mandats d’Obama et survivra aussi très difficilement. Les décideurs américains ne s’intéressent pas à la conception des Etats-Unis dans un monde multipolaire, ils cherchent à réactiver la suprématie américaine. On accuse Obama de manque de cohérence mais il y a, de fait, fait une « Doctrine Obama ». Il l’a très bien exposée dans son discours à l’académie militaire de West Point en mai 2014 mais l’establishment à Washington D.C. et plus largement dans le pays n’a ni compris ni accepté la nécessité pour les Etats-Unis de se positionner correctement dans un monde multipolaire dans lequel ils ne sont pas la puissance prédominante. Nicholas Dungan 
All jawboning by ‪#‎Kerry‬ and other numbskulls aside, this photo will forever represent the disaster that was ‪#‎Obama‬ James Woods5:53 PM – 13 Jan 2016
President Obama (…) believes history follows some predetermined course, as if things always get better on their own. Obama often praises those he pronounces to be on the “right side of history.” He also chastises others for being on the “wrong side of history” — as if evil is vanished and the good thrives on autopilot. When in 2009 millions of Iranians took to the streets to protest the thuggish theocracy, they wanted immediate U.S. support. Instead, Obama belatedly offered them banalities suggesting that in the end, they would end up “on the right side of history.” Iranian reformers may indeed end up there, but it will not be because of some righteous inanimate force of history, or the prognostications of Barack Obama. Obama often parrots Martin Luther King Jr.’s phrase about the arc of the moral universe bending toward justice. But King used that metaphor as an incentive to act, not as reassurance that matters will follow an inevitably positive course. Another of Obama’s historical refrains is his frequent sermon about behavior that doesn’t belong in the 21st century. At various times he has lectured that the barbarous aggression of Vladimir Putin or the Islamic State has no place in our century and will “ultimately fail” — as if we are all now sophisticates of an age that has at last transcended retrograde brutality and savagery. In Obama’s hazy sense of the end of history, things always must get better in the manner that updated models of iPhones and iPads are glitzier than the last. In fact, history is morally cyclical. Even technological progress is ethically neutral. It is a way either to bring more good things to more people or to facilitate evil all that much more quickly and effectively. In the viciously modern 20th century — when more lives may have been lost to war than in all prior centuries combined — some 6 million Jews were put to death through high technology in a way well beyond the savagery of Attila the Hun or Tamerlane. Beheading in the Islamic world is as common in the 21st century as it was in the eighth century — and as it will probably be in the 22nd. The carnage of the Somme and Dresden trumped anything that the Greeks, Romans, Franks, Turks, or Venetians could have imagined. (…) What explains Obama’s confusion? A lack of knowledge of basic history explains a lot. (…) Obama once praised the city of Cordoba as part of a proud Islamic tradition of tolerance during the brutal Spanish Inquisition — forgetting that by the beginning of the Inquisition an almost exclusively Christian Cordoba had few Muslims left. (…) A Pollyannaish belief in historical predetermination seems to substitute for action. If Obama believes that evil should be absent in the 21st century, or that the arc of the moral universe must always bend toward justice, or that being on the wrong side of history has consequences, then he may think inanimate forces can take care of things as we need merely watch. In truth, history is messier. Unfortunately, only force will stop seventh-century monsters like the Islamic State from killing thousands more innocents. Obama may think that reminding Putin that he is now in the 21st century will so embarrass the dictator that he will back off from Ukraine. But the brutish Putin may think that not being labeled a 21st-century civilized sophisticate is a compliment. In 1935, French foreign minister Pierre Laval warned Joseph Stalin that the Pope would admonish him to go easy on Catholics — as if such moral lectures worked in the supposedly civilized 20th century. Stalin quickly disabused Laval of that naiveté. “The Pope?” Stalin asked, “How many divisions has he got?” There is little evidence that human nature has changed over the centuries, despite massive government efforts to make us think and act nicer. What drives Putin, Boko Haram, or ISIS are the same age-old passions, fears, and sense of honor that over the centuries also moved Genghis Khan, the Sudanese Mahdists, and the Barbary pirates. Obama’s naive belief in predetermined history — especially when his facts are often wrong — is a poor substitute for concrete moral action. Victor Davis Hanson
Barack Obama is the Dr. Frankenstein of the supposed Trump monster. If a charismatic, Ivy League-educated, landmark president who entered office with unprecedented goodwill and both houses of Congress on his side could manage to wreck the Democratic Party while turning off 52 percent of the country, then many voters feel that a billionaire New York dealmaker could hardly do worse. If Obama had ruled from the center, dealt with the debt, addressed radical Islamic terrorism, dropped the politically correct euphemisms and pushed tax and entitlement reform rather than Obamacare, Trump might have little traction. A boring Hillary Clinton and a staid Jeb Bush would most likely be replaying the 1992 election between Bill Clinton and George H.W. Bush — with Trump as a watered-down version of third-party outsider Ross Perot. But America is in much worse shape than in 1992. And Obama has proved a far more divisive and incompetent president than George H.W. Bush. Little is more loathed by a majority of Americans than sanctimonious PC gobbledygook and its disciples in the media. And Trump claims to be PC’s symbolic antithesis. Making Machiavellian Mexico pay for a border fence or ejecting rude and interrupting Univision anchor Jorge Ramos from a press conference is no more absurd than allowing more than 300 sanctuary cities to ignore federal law by sheltering undocumented immigrants. Putting a hold on the immigration of Middle Eastern refugees is no more illiberal than welcoming into American communities tens of thousands of unvetted foreign nationals from terrorist-ridden Syria. In terms of messaging, is Trump’s crude bombast any more radical than Obama’s teleprompted scripts? Trump’s ridiculous view of Russian President Vladimir Putin as a sort of « Art of the Deal » geostrategic partner is no more silly than Obama insulting Putin as Russia gobbles up former Soviet republics with impunity. Obama callously dubbed his own grandmother a « typical white person, » introduced the nation to the racist and anti-Semitic rantings of the Rev. Jeremiah Wright, and petulantly wrote off small-town Pennsylvanians as near-Neanderthal « clingers. » Did Obama lower the bar for Trump’s disparagements? Certainly, Obama peddled a slogan, « hope and change, » that was as empty as Trump’s « make America great again. » (…) How does the establishment derail an out-of-control train for whom there are no gaffes, who has no fear of The New York Times, who offers no apologies for speaking what much of the country thinks — and who apparently needs neither money from Republicans nor politically correct approval from Democrats? Victor Davis Hanson
President Obama has a habit of asserting strategic nonsense with such certainty that it is at times embarrassing and frightening. Nowhere is that more evident than in his rhetoric about the Middle East. (…) in July 2015, Obama claimed that the now growing ISIS threat could not be addressed through force of arms, assuring the world that “Ideologies are not defeated with guns, they are defeated by better ideas.” Such a generic assertion seems historically preposterous. The defeat of German Nazism, Italian fascism, and Japanese militarism was not accomplished by Anglo-American rhetoric on freedom. What stopped the growth of Soviet-style global communism during the Cold War were both armed interventions such as the Korean War and real threats to use force such as during the Berlin Airlift and Cuban Missile Crisis— along with Ronald Reagan’s resoluteness backed by a military buildup that restored credible Western military deterrence. In contrast, Obama apparently believes that strategic threats are not checked with tough diplomacy backed by military alliances, balances of power, and military deterrence, much less by speaking softly and carrying a big stick. Rather, crises are resolved by ironing out mostly Western-inspired misunderstandings and going back on heat-of-the moment, ad hoc issued deadlines, red lines, and step-over lines, whether to the Iranian theocracy, Vladimir Putin, or Bashar Assad. Sometimes the administration’s faith in Western social progressivism is offered to persuade an Iran or Cuba that they have missed the arc of Westernized history—and must get back on the right side of the past by loosening the reins of their respective police states. Obama believes that engagement with Iran in non-proliferation talks—which have so far given up on prior Western insistences on third-party, out of the country enrichment, on-site inspections, and kick-back sanctions—will inevitably ensure that Iran becomes “a successful regional power.” That higher profile of the theocracy apparently is a good thing for the Middle East and our allies like Israel and the Gulf states.  (…) In his February 2, 2015 outline of anti-ISIS strategy—itself an update of an earlier September 2014 strategic précis—Obama again insisted that “one of the best antidotes to the hateful ideologies that try to recruit and radicalize people to violent extremism is our own example as diverse and tolerant societies that welcome the contributions of all people, including people of all faiths.” The idea, a naïve one, is that because we welcome mosques on our diverse and tolerant soil, ISIS will take note and welcome Christian churches. One of Obama’s former State Department advisors, Georgetown law professor Rosa Brooks, recently amplified that reductionist confidence in the curative power of Western progressivism. She urged Americans to tweet ISIS, which, like Iran, habitually executes homosexuals. Brooks hoped that Americans would pass on stories about and photos of the Supreme Court’s recent embrace of gay marriage: “Do you want to fight the Islamic State and the forces of Islamic extremist terrorism? I’ll tell you the best way to send a message to those masked gunmen in Iraq and Syria and to everyone else who gains power by sowing violence and fear. Just keep posting that second set of images [photos of American gays and their supporters celebrating the Supreme Court decision]. Post them on Facebook and Twitter and Reddit and in comments all over the Internet. Send them to your friends and your family. Send them to your pen pal in France and your old roommate in Tunisia. Send them to strangers.” Such zesty confidence in the redemptive power of Western moral superiority recalls First Lady Michelle Obama’s efforts to persusade the murderous Boko Haram to return kidnapped Nigerian preteen girls. Ms. Obama appealed to Boko Haram on the basis of shared empathy and universal parental instincts. (“In these girls, Barack and I see our own daughters. We see their hopes, their dreams and we can only imagine the anguish their parents are feeling right now.”) Ms. Obama then fortified her message with a photo of her holding up a sign with the hash-tag #BringBackOurGirls. Vladimir Putin’s Russia has added Crimea and Eastern Ukraine to his earlier acquisitions in Georgia. He is most likely eyeing the Baltic States next. China is creating new strategic realities in the Pacific, in which Japan, South Korea, Taiwan, and the Philippines will eventually either be forced to acquiesce or to seek their own nuclear deterrent. The Middle East has imploded. Much of North Africa is becoming a Mogadishu-like wasteland. The assorted theocrats, terrorists, dictators, and tribalists express little fear of or respect for the U.S. They believe that the Obama administration does not know much nor cares about foreign affairs. They may be right in their cynicism. A president who does not consider chlorine gas a chemical weapon could conceivably believe that the Americans once liberated Auschwitz, that the Austrians speak an Austrian language, and that the Falklands are known in Latin America as the Maldives. Both friends and enemies assume that what Obama or his administration says today will be either rendered irrelevant or denied tomorrow. Iraq at one point was trumpeted by Vice President Joe Biden as the administration’s probable “greatest achievement.” Obama declared that Iraq was a “stable and self-reliant” country in no need of American peacekeepers after 2011. Yanking all Americans out of Iraq in 2011 was solely a short-term political decision designed as a 2012 reelection talking point. The American departure had nothing to do with a disinterested assessment of the long-term security of the still shaky Iraqi consensual government. When Senator Obama damned the invasion of Iraq in 2003; when he claimed in 2004 that he had no policy differences with the Bush administration on Iraq; when he declared in 2007 that the surge would fail; when he said in 2008 as a presidential candidate that he wanted all U.S. troops brought home; when he opined as President in 2011 that the country was stable and self-reliant; when he assured the world in 2014 that it was not threatened by ISIS; and when in 2015 he sent troops back into an imploding Iraq—all of these decisions hinged on perceived public opinion, not empirical assessments of the state of Iraq itself. The near destruction of Iraq and the rise of ISIS were the logical dividends of a decade of politicized ambiguity. After six years, even non-Americans have caught on that the more Obama flip-flops on Iraq, deprecates an enemy, or ignores Syrian redlines, the less likely American arms will ever be used and assurances honored. The world is going to become an even scarier place in the next two years. The problem is not just that our enemies do not believe our President, but rather that they no longer even listen to him. Victor Davis Hanson
President Obama has deep-sixed the ‘realism’ that marked the first two years of his approach to the Middle East.  He has returned to the foreign policy of George W. Bush. The United States is no longer, the President told us in words he could have borrowed from his predecessor, a status quo power in the Middle East.  The realist course of cooperating with oppressive regimes in a quest for international calm is a dead end.  It breeds toxic resentment against the United States; it stores up fuel for an inevitable conflagration when the oppressors weaken; it stokes anti-Israel resentment when hatred of Israel becomes the only form of political activism open to ordinary people; it strengthens the hold of extremist religion and strangles the growth of liberal forces. More, he attacked Iran.  All that talk about avoiding polarization with Iran is gone.  Instead, President Obama singled out Iran as an oppressive, tyrannical regime supporting terror and running an “illicit nuclear program” as well. He also followed Bush in attacking some US allies, calling on Bahrain and Yemen to make changes.  It was a speech that enraged almost every powerful actor in the Middle East and put America out on a limb.  Like Bush, Obama is willing to confront some of America’s closest allies (the Saudis, who back the crackdown in Bahrain).  Like Bush, he hailed Iraq as an example of democracy and pluralism that can play a vital role in the transformation of the region. Like Bush, he proposes to work with opposition groups in friendly countries. His policy on Israel-Palestine is also looking Bushesque.  Like Bush, he wants a sovereign but demilitarized Palestinian state.  Like Bush, he believes that the 1967 lines with minor and mutually agreed changes should be the basis for the permanent boundaries between the two countries — and like Bush he set Jerusalem and the refugees to one side. Walter Russell Mead
President Obama’s approach to Iran, the lynchpin of his Middle Eastern strategy, is a classic example of Jeffersonian statecraft through which Obama hopes to stabilize and ultimately democratize the Middle East while reducing America’s profile in the region. By achieving a nuclear agreement and reopening Iran’s economy to the world, Obama hopes to reduce the chances for war (and the need for close American alliances with difficult allies like Israel and Saudi Arabia) while accelerating the democratic transition of a modernizing Iran by integrating that country into international markets. The original ‘grand design’ of the Obama global strategy was loosely modeled on the Nixon/Kissinger foreign policy: a mix of détente, withdrawal and engagement. Where Nixon and Kissinger pursued détente with the Soviet Union, withdrawal from Indochina and outreach to China, Obama proposed détente with Russia, Sunni Islam, and Iran; withdrawal from Iraq; and the ‘pivot to Asia’ as a new kind of American engagement in Asia. (…) The most important open question remains the fate of President Obama’s outreach to Iran. The nuclear agreement, slated to go into effect the same week as the State of the Union address, was the most important diplomatic agreement reached under President Obama and remains highly controversial in the United States. The controversy is less over the specific terms of the agreement than about whether détente with Iran can be achieved on terms that reduce rather than exacerbate the chaotic situation in the Middle East as a whole. The logic of President Obama’s Iran and Russia policies, for example, strongly suggests an ultimate American acquiescence in the continued presence of the Assad government in Damascus as part of an overall political settlement in Syria. For President Obama, acquiescing in a de facto Iranian sphere of influence extending from Basra in southern Iraq to Beirut, even if Iran and Russia remain aligned, can potentially be seen as the first step in stabilizing the Middle East while reducing America’s profile there. (…) Ultimately, the future of President Obama’s Iran policy will be decided by events on the ground. Traditional American allies in the region, Saudi Arabia, Egypt, Israel and now increasingly Turkey are pushing against the outreach to Iran; the President remains committed to his policy but as President Obama approaches the end of his term, both in Iran and elsewhere policymakers will increasingly discount him as a factor in future American policy and it is impossible to predict how the regional environment will evolve. Jihadi violence is another wild card. Sensational attacks, like the one in Paris, or ‘lone wolf’ attacks like the one in San Bernardino are deeply unsettling to American public opinion. The President is committed to the argument that overreaction leads to counterproductive policy decisions; he has so far failed to bring the public with him. If the pace and/or the intensity of such attacks increases during 2016, the impact on public opinion and even on the election could be decisive, with major consequences for the President’s legacy. Many observers at home and abroad misunderstand President Obama’s foreign policy, seeing him as skeptical of American claims to a unique global role. On the contrary, President Obama’s Jeffersionian minimalism is animated by an overwhelming faith in the unstoppable power of American ideals. Iran in particular, the President believes, is moving America’s way. The young, educated population of the Islamic Republic will push the country irresistibly toward some kind of accommodation with western ideas in ways that the less advanced Gulf monarchies cannot hope to emulate. The President has repeatedly declared that the tide of history will carry everyone to liberal democratic shores. He dismisses challenges to American power as mere short-term concerns; Putin, the mullahs and the terrorists are incapable of reversing the march of history or of destabilizing the world system. The next President is unlikely to be as optimistic; what that means for American foreign policy remains to be seen. Walter Russell Mead

Attention: un messianisme peut en cacher un autre !

« Connaître la sécurité et de diriger le monde sans devenir son policier », « faire en sorte que notre vie politique reflète le meilleur en nous », « puissance de notre exemple », « amour inconditionnel », références appuyées au Pape et à Martin Luther King …

En cette Journée Martin Luther King

Et au lendemain du dernier discours de l’Etat de l’union, véritable testament politique avancé d’une semaine pour ne pas être parasité par le début de la campagne électorale pour sa succession, d’un président américain qui après le cowboy messianiste Bush aura soulevé presque autant d’espoirs que de déceptions

Prononcé, ironie de l’histoire, au moment même de l’incroyable humiliation de soldats américains par un Iran qui venait d’obtenir la levée de sanctions économiques et le débloquage de dizaines de millliards de dollars de ses avoirs bancaires …

Pendant qu’entre diatribes anti-femmes, anti-immigrés et anti-musulmanes, son possible successeur et maitre du politiquement incorrect mutliplie les occasions de se faire détester

Comment ne pas voir, dans la pose quasi-christique des ces soldats agenouillés et implorant la merci de leurs ennemis si bien repérée par l’acteur américain James Woods, l’image qui résume le mieux la présidence et la doctrine Obama ?

A savoir, de la part de celui qui avait passé 20 ans à écouter les sermons de feu du révérend Jeremiah Wright puis abandonné en quelques mois et avec les conséquences que l’on sait jusque dans nos rues européennes l’Irak à ses démons djiahdistes et avalé entre ses occasionnels coups de mentons bellicistes et ses drones toutes les couleuvres et provocations d’un Iran recherchant ostensiblement à se doter de l’arme nucléaire …

La folle conviction, comme le rappelle aussi le politologue américain Walter Russell Mead, d’être dans le sens de l’histoire et le pari fou de la victoire à terme de l’exemplarité américaine ?

Mais peut-être aussi, comme l’avait annoncé le Christ lui-même, non la venue de la paix mais de l’épée dans le monde ?

Assessing Obama’s foreign policy
Walter Russell Mead
ISPI
13 January, 2016

President Obama’s final State of the Union address comes at a time when, for the first time in his administration, the public believes that the nation’s most serious problems involve foreign policy rather than domestic issues, the majority disapproves of the President’s handling of foreign affairs, and 73 percent say they want the next President to take a “different approach” to foreign policy. President Obama, for his part, remains deeply committed to his approach to foreign affairs, is determined to continue on his current course through the end of his mandate, and wants a new kind of foreign policy to be part of the political legacy of his administration.

This will be an uphill battle. Even Hillary Clinton, the President’s former Secretary of State, has moved to distance herself from some of the President’s signature policies. (She would have been more interventionist in Syria, more patient with Israel, less forthcoming with Russia.) As for the Republicans, Senator Rand Paul was the candidate whose foreign policy views most resemble those of the President, and in large part because of the changes in public sentiment that the President is struggling with, Senator Paul has now been relegated to the second, insignificant tier of Republican hopefuls and dropped from the principal debates.

President Obama and Senator Paul both stand within the Jeffersonian tradition of American foreign policy. This school of thought believes that the principles of the American Revolution fare best when American foreign policy is least active. To actively seek America’s Manifest Destiny through the expansion of America’s global role, Jeffersonians believe, exposes the United States to foreign hostility, endangers civil liberties at home, and entangles the United States with untrustworthy powers who are fundamentally hostile to American ideals. America can best change the world, Jeffersonians believe, by cultivating its own garden and setting an example of democratic prosperity that others will emulate.

President Obama’s approach to Iran, the lynchpin of his Middle Eastern strategy, is a classic example of Jeffersonian statecraft through which Obama hopes to stabilize and ultimately democratize the Middle East while reducing America’s profile in the region. By achieving a nuclear agreement and reopening Iran’s economy to the world, Obama hopes to reduce the chances for war (and the need for close American alliances with difficult allies like Israel and Saudi Arabia) while accelerating the democratic transition of a modernizing Iran by integrating that country into international markets.

The original ‘grand design’ of the Obama global strategy was loosely modeled on the Nixon/Kissinger foreign policy: a mix of détente, withdrawal and engagement. Where Nixon and Kissinger pursued détente with the Soviet Union, withdrawal from Indochina and outreach to China, Obama proposed détente with Russia, Sunni Islam, and Iran; withdrawal from Iraq; and the ‘pivot to Asia’ as a new kind of American engagement in Asia.

Parts of the Obama policy are less controversial than others. In particular, the pursuit of closer ties with Asian nations concerned about a rising China is likely to remain a feature in American foreign policy no matter who occupies the White House in January of next year. Other elements of his foreign strategy are generally considered to have failed. The next White House, Democratic or Republican, is likely to take a harder line with Moscow and to take a hard and skeptical look at the President’s counterterrorism strategy.

The most important open question remains the fate of President Obama’s outreach to Iran. The nuclear agreement, slated to go into effect the same week as the State of the Union address, was the most important diplomatic agreement reached under President Obama and remains highly controversial in the United States. The controversy is less over the specific terms of the agreement than about whether détente with Iran can be achieved on terms that reduce rather than exacerbate the chaotic situation in the Middle East as a whole. The logic of President Obama’s Iran and Russia policies, for example, strongly suggests an ultimate American acquiescence in the continued presence of the Assad government in Damascus as part of an overall political settlement in Syria. For President Obama, acquiescing in a de facto Iranian sphere of influence extending from Basra in southern Iraq to Beirut, even if Iran and Russia remain aligned, can potentially be seen as the first step in stabilizing the Middle East while reducing America’s profile there. It is not at all clear that any of the current contenders for the presidency, Hillary Clinton not excluded, would agree with that assessment.

Ultimately, the future of President Obama’s Iran policy will be decided by events on the ground. Traditional American allies in the region, Saudi Arabia, Egypt, Israel and now increasingly Turkey are pushing against the outreach to Iran; the President remains committed to his policy but as President Obama approaches the end of his term, both in Iran and elsewhere policymakers will increasingly discount him as a factor in future American policy and it is impossible to predict how the regional environment will evolve.

Jihadi violence is another wild card. Sensational attacks, like the one in Paris, or ‘lone wolf’ attacks like the one in San Bernardino are deeply unsettling to American public opinion. The President is committed to the argument that overreaction leads to counterproductive policy decisions; he has so far failed to bring the public with him. If the pace and/or the intensity of such attacks increases during 2016, the impact on public opinion and even on the election could be decisive, with major consequences for the President’s legacy.

Many observers at home and abroad misunderstand President Obama’s foreign policy, seeing him as skeptical of American claims to a unique global role. On the contrary, President Obama’s Jeffersionian minimalism is animated by an overwhelming faith in the unstoppable power of American ideals. Iran in particular, the President believes, is moving America’s way. The young, educated population of the Islamic Republic will push the country irresistibly toward some kind of accommodation with western ideas in ways that the less advanced Gulf monarchies cannot hope to emulate. The President has repeatedly declared that the tide of history will carry everyone to liberal democratic shores. He dismisses challenges to American power as mere short-term concerns; Putin, the mullahs and the terrorists are incapable of reversing the march of history or of destabilizing the world system.

The next President is unlikely to be as optimistic; what that means for American foreign policy remains to be seen.

Walter Russell Mead is the Distinguished Scholar in American Strategy and Statesmanship at the Hudson Institute, the James Clarke Chace Professor of Foreign Affairs and Humanities at Bard College, and Editor-at-Large of The American Interest.

Voir aussi:

Obama’s Hazy Sense of History
For the president, belief in historical predetermination substitutes for action.
Victor Davis Hanson
National Review On line
August 28, 2014
President Obama doesn’t know much about history.
In his therapeutic 2009 Cairo speech, Obama outlined all sorts of Islamic intellectual and technological pedigrees, several of which were undeserved. He exaggerated Muslim contributions to printing and medicine, for example, and was flat-out wrong about the catalysts for the European Renaissance and Enlightenment.
He also believes history follows some predetermined course, as if things always get better on their own. Obama often praises those he pronounces to be on the “right side of history.” He also chastises others for being on the “wrong side of history” — as if evil is vanished and the good thrives on autopilot.
When in 2009 millions of Iranians took to the streets to protest the thuggish theocracy, they wanted immediate U.S. support. Instead, Obama belatedly offered them banalities suggesting that in the end, they would end up “on the right side of history.” Iranian reformers may indeed end up there, but it will not be because of some righteous inanimate force of history, or the prognostications of Barack Obama.
Obama often parrots Martin Luther King Jr.’s phrase about the arc of the moral universe bending toward justice. But King used that metaphor as an incentive to act, not as reassurance that matters will follow an inevitably positive course.
Another of Obama’s historical refrains is his frequent sermon about behavior that doesn’t belong in the 21st century. At various times he has lectured that the barbarous aggression of Vladimir Putin or the Islamic State has no place in our century and will “ultimately fail” — as if we are all now sophisticates of an age that has at last transcended retrograde brutality and savagery.
In Obama’s hazy sense of the end of history, things always must get better in the manner that updated models of iPhones and iPads are glitzier than the last. In fact, history is morally cyclical. Even technological progress is ethically neutral. It is a way either to bring more good things to more people or to facilitate evil all that much more quickly and effectively.
In the viciously modern 20th century — when more lives may have been lost to war than in all prior centuries combined — some 6 million Jews were put to death through high technology in a way well beyond the savagery of Attila the Hun or Tamerlane. Beheading in the Islamic world is as common in the 21st century as it was in the eighth century — and as it will probably be in the 22nd. The carnage of the Somme and Dresden trumped anything that the Greeks, Romans, Franks, Turks, or Venetians could have imagined.
What explains Obama’s confusion?
A lack of knowledge of basic history explains a lot. Obama or his speechwriters have often seemed confused about the liberation of Auschwitz, “Polish death camps,” the political history of Texas, or the linguistic relationship between Austria and Germany. Obama reassured us during the Bowe Bergdahl affair that George Washington, Abraham Lincoln, and Franklin Roosevelt all similarly got American prisoners back when their wars ended — except that none of them were in office when the Revolutionary War, Civil War, or World War II officially ended.
Contrary to Obama’s assertion, President Rutherford B. Hayes never dismissed the potential of the telephone. Obama once praised the city of Cordoba as part of a proud Islamic tradition of tolerance during the brutal Spanish Inquisition — forgetting that by the beginning of the Inquisition an almost exclusively Christian Cordoba had few Muslims left.
A Pollyannaish belief in historical predetermination seems to substitute for action. If Obama believes that evil should be absent in the 21st century, or that the arc of the moral universe must always bend toward justice, or that being on the wrong side of history has consequences, then he may think inanimate forces can take care of things as we need merely watch. In truth, history is messier. Unfortunately, only force will stop seventh-century monsters like the Islamic State from killing thousands more innocents. Obama may think that reminding Putin that he is now in the 21st century will so embarrass the dictator that he will back off from Ukraine. But the brutish Putin may think that not being labeled a 21st-century civilized sophisticate is a compliment.
In 1935, French foreign minister Pierre Laval warned Joseph Stalin that the Pope would admonish him to go easy on Catholics — as if such moral lectures worked in the supposedly civilized 20th century. Stalin quickly disabused Laval of that naiveté. “The Pope?” Stalin asked, “How many divisions has he got?”
There is little evidence that human nature has changed over the centuries, despite massive government efforts to make us think and act nicer. What drives Putin, Boko Haram, or ISIS are the same age-old passions, fears, and sense of honor that over the centuries also moved Genghis Khan, the Sudanese Mahdists, and the Barbary pirates. Obama’s naive belief in predetermined history — especially when his facts are often wrong — is a poor substitute for concrete moral action.

— Victor Davis Hanson is a classicist and historian at the Hoover Institution, Stanford University, and the author, most recently, of The Savior Generals.

Voir également:

Obama’s failings among reasons for Trump’s rise
Victor Davis Hanson

San Jose Mercury news

01/13/2016

Three truths fuel Donald Trump.

One, Barack Obama is the Dr. Frankenstein of the supposed Trump monster.

If a charismatic, Ivy League-educated, landmark president who entered office with unprecedented goodwill and both houses of Congress on his side could manage to wreck the Democratic Party while turning off 52 percent of the country, then many voters feel that a billionaire New York dealmaker could hardly do worse.

If Obama had ruled from the center, dealt with the debt, addressed radical Islamic terrorism, dropped the politically correct euphemisms and pushed tax and entitlement reform rather than Obamacare, Trump might have little traction. A boring Hillary Clinton and a staid Jeb Bush would most likely be replaying the 1992 election between Bill Clinton and George H.W. Bush — with Trump as a watered-down version of third-party outsider Ross Perot.

But America is in much worse shape than in 1992. And Obama has proved a far more divisive and incompetent president than George H.W. Bush.

Little is more loathed by a majority of Americans than sanctimonious PC gobbledygook and its disciples in the media. And Trump claims to be PC’s symbolic antithesis.

Making Machiavellian Mexico pay for a border fence or ejecting rude and interrupting Univision anchor Jorge Ramos from a press conference is no more absurd than allowing more than 300 sanctuary cities to ignore federal law by sheltering undocumented immigrants. Putting a hold on the immigration of Middle Eastern refugees is no more illiberal than welcoming into American communities tens of thousands of unvetted foreign nationals from terrorist-ridden Syria.

In terms of messaging, is Trump’s crude bombast any more radical than Obama’s teleprompted scripts?

Trump’s ridiculous view of Russian President Vladimir Putin as a sort of « Art of the Deal » geostrategic partner is no more silly than Obama insulting Putin as Russia gobbles up former Soviet republics with impunity.

Obama callously dubbed his own grandmother a « typical white person, » introduced the nation to the racist and anti-Semitic rantings of the Rev. Jeremiah Wright, and petulantly wrote off small-town Pennsylvanians as near-Neanderthal « clingers. » Did Obama lower the bar for Trump’s disparagements?

Certainly, Obama peddled a slogan, « hope and change, » that was as empty as Trump’s « make America great again. »

Two, the Republican establishment also jolted Trump to life.

Trump supporters apparently don’t believe that Chamber of Commerce, Wall Street or Republican Party grandees offer many antidotes to Obamaism.

Three, Trump is a nihilist, but he is a canny nihilist unlike any we have seen in recent campaigns.

In about a day, Trump wrecked Hillary Clinton’s planned « war on women » talking points that had helped to win the election for Obama in 2012. « If Hillary thinks she can unleash her husband, with his terrible record of women abuse, while playing the women’s card on me, she’s wrong, » Trump declared recently.

Street fighter Trump has an uncanny ability to spot these apparent contradictions. Trump’s unkind « low-energy » label of Jeb Bush stuck.

Politicians really do pander in shameless fashion to big-money donors. Who better than Trump to know that? He claims he used to lavish cash on lots of them. Trump does not play by any political rules because he has always made up or bought his own rules.

How does the establishment derail an out-of-control train for whom there are no gaffes, who has no fear of The New York Times, who offers no apologies for speaking what much of the country thinks — and who apparently needs neither money from Republicans nor politically correct approval from Democrats?

Voir encore:

Obama’s Dangerous Rhetoric
Victor Davis Hanson
Hoover

July 22, 2015

President Obama has a habit of asserting strategic nonsense with such certainty that it is at times embarrassing and frightening. Nowhere is that more evident than in his rhetoric about the Middle East.

Not long ago, Obama reassured the world that, despite evidence of the use of chemical weapons in Syria, “Chlorine itself is not listed as a chemical weapon.” What could he have meant by that? Obama apparently was referring to the focus on Sarin gas by the Organization for Prohibition of Chemical Weapons, the UN watchdog agency that was supposed to monitor Obama’s Syria red line warnings against further gas attacks. To reassure the public that the United States would not consider chlorine gas a violation of its own red line about chemical weapons use in Syria—and, therefore, to assure the public that his administration would not intervene militarily in Syria—Obama said:  “Chlorine itself, historically, has not been listed as a chemical weapon.”

Nothing could be further from the truth. Chlorine was the father of poison gas, the first chemical agent used in World War I—and it was used to lethal effect by the Germans at the battle of Ypres in April 1915. Subsequently, it was mixed and upgraded with phosgene gas to make an even deadlier brew and employed frequently throughout the war—most infamously at the Battle of the Somme.

The president was clearly bothered that he had boxed himself into a rhetorical corner and might have had to order air strikes against the defiant Assad regime—lest he appear wavering in carrying out his earlier threats. One way out of that dilemma would be to deny that chorine constituted a serious weapon used to kill soldiers and civilians. Another would simply be to claim that he had never issued such a red line to Bashar al-Assad at all. That refuge is exactly what Obama fell back upon at press conference on September 4, 2013: “I didn’t set a red line. The world set a red line.”

Here is what the president had earlier stated on August 20, 2012, in threatening Assad: “We have been very clear to the Assad regime, but also to other players on the ground, that a red line for us is we start seeing a whole bunch of chemical weapons moving around or being utilized. That would change my calculus. That would change my equation.”

The use of the presidential pronouns “we” and “my” are synonymous with the voice of his administration. Indeed, Obama had doubled down on his 2012 red line with the clarification that, “When I said that the use of chemical weapons would be a game-changer, that wasn’t unique to—that wasn’t a position unique to the United States and it shouldn’t have been a surprise.”

In the summer of 2014, Obama had dismissed the emergence of ISIS with colorful language about its inability to project terrorism much beyond its local Iraqi embryo: “I think the analogy we use around here sometimes, and I think is accurate, is if a JV team puts on Lakers uniforms, that doesn’t make them Kobe Bryant. I think there is a distinction between the capacity and reach of a bin Laden and a network that is actively planning major terrorist plots against the homeland versus jihadists who are engaged in various local power struggles and disputes, often sectarian.”

ISIS, remember, had already conducted terrorist operations across the Mediterranean. Both organized and lone-wolf terrorists, with claims of ISIS ties or inspiration, would go on to attack Westerners from France to Texas.

Obama compounded his obfuscations by later claiming to Meet the Press anchor Chuck Todd that he had never said such a thing at all about ISIS—an assertion that was deemed false by even the liberal fact-checking organization PolitiFact. More recently, in July 2015, Obama claimed that the now growing ISIS threat could not be addressed through force of arms, assuring the world that “Ideologies are not defeated with guns, they are defeated by better ideas.”

Such a generic assertion seems historically preposterous. The defeat of German Nazism, Italian fascism, and Japanese militarism was not accomplished by Anglo-American rhetoric on freedom. What stopped the growth of Soviet-style global communism during the Cold War were both armed interventions such as the Korean War and real threats to use force such as during the Berlin Airlift and Cuban Missile Crisis— along with Ronald Reagan’s resoluteness backed by a military buildup that restored credible Western military deterrence.

In contrast, Obama apparently believes that strategic threats are not checked with tough diplomacy backed by military alliances, balances of power, and military deterrence, much less by speaking softly and carrying a big stick. Rather, crises are resolved by ironing out mostly Western-inspired misunderstandings and going back on heat-of-the moment, ad hoc issued deadlines, red lines, and step-over lines, whether to the Iranian theocracy, Vladimir Putin, or Bashar Assad.

Sometimes the administration’s faith in Western social progressivism is offered to persuade an Iran or Cuba that they have missed the arc of Westernized history—and must get back on the right side of the past by loosening the reins of their respective police states. Obama believes that engagement with Iran in non-proliferation talks—which have so far given up on prior Western insistences on third-party, out of the country enrichment, on-site inspections, and kick-back sanctions—will inevitably ensure that Iran becomes “a successful regional power.” That higher profile of the theocracy apparently is a good thing for the Middle East and our allies like Israel and the Gulf states.

In his well-publicized Cairo speech of June 2009, Obama declared that Islam had a hand in prompting the Western Renaissance and Enlightenment, as well as offering other underappreciated gifts to the West, from medicine to navigation. Obama’s tutorial was offered to remind the Muslim Brotherhood members in his audience that the West really does owe much to the Muslim World—and thus by inference should expect reciprocal consideration in the current war on terror.

In his February 2, 2015 outline of anti-ISIS strategy—itself an update of an earlier September 2014 strategic précis—Obama again insisted that “one of the best antidotes to the hateful ideologies that try to recruit and radicalize people to violent extremism is our own example as diverse and tolerant societies that welcome the contributions of all people, including people of all faiths.” The idea, a naïve one, is that because we welcome mosques on our diverse and tolerant soil, ISIS will take note and welcome Christian churches.

One of Obama’s former State Department advisors, Georgetown law professor Rosa Brooks, recently amplified that reductionist confidence in the curative power of Western progressivism. She urged Americans to tweet ISIS, which, like Iran, habitually executes homosexuals. Brooks hoped that Americans would pass on stories about and photos of the Supreme Court’s recent embrace of gay marriage: “Do you want to fight the Islamic State and the forces of Islamic extremist terrorism? I’ll tell you the best way to send a message to those masked gunmen in Iraq and Syria and to everyone else who gains power by sowing violence and fear. Just keep posting that second set of images [photos of American gays and their supporters celebrating the Supreme Court decision]. Post them on Facebook and Twitter and Reddit and in comments all over the Internet. Send them to your friends and your family. Send them to your pen pal in France and your old roommate in Tunisia. Send them to strangers.”

Such zesty confidence in the redemptive power of Western moral superiority recalls First Lady Michelle Obama’s efforts to persusade the murderous Boko Haram to return kidnapped Nigerian preteen girls. Ms. Obama appealed to Boko Haram on the basis of shared empathy and universal parental instincts. (“In these girls, Barack and I see our own daughters. We see their hopes, their dreams and we can only imagine the anguish their parents are feeling right now.”) Ms. Obama then fortified her message with a photo of her holding up a sign with the hash-tag #BringBackOurGirls.

Vladimir Putin’s Russia has added Crimea and Eastern Ukraine to his earlier acquisitions in Georgia. He is most likely eyeing the Baltic States next. China is creating new strategic realities in the Pacific, in which Japan, South Korea, Taiwan, and the Philippines will eventually either be forced to acquiesce or to seek their own nuclear deterrent. The Middle East has imploded. Much of North Africa is becoming a Mogadishu-like wasteland.

The assorted theocrats, terrorists, dictators, and tribalists express little fear of or respect for the U.S. They believe that the Obama administration does not know much nor cares about foreign affairs. They may be right in their cynicism. A president who does not consider chlorine gas a chemical weapon could conceivably believe that the Americans once liberated Auschwitz, that the Austrians speak an Austrian language, and that the Falklands are known in Latin America as the Maldives.

Both friends and enemies assume that what Obama or his administration says today will be either rendered irrelevant or denied tomorrow. Iraq at one point was trumpeted by Vice President Joe Biden as the administration’s probable “greatest achievement.” Obama declared that Iraq was a “stable and self-reliant” country in no need of American peacekeepers after 2011.

Yanking all Americans out of Iraq in 2011 was solely a short-term political decision designed as a 2012 reelection talking point. The American departure had nothing to do with a disinterested assessment of the long-term security of the still shaky Iraqi consensual government. When Senator Obama damned the invasion of Iraq in 2003; when he claimed in 2004 that he had no policy differences with the Bush administration on Iraq; when he declared in 2007 that the surge would fail; when he said in 2008 as a presidential candidate that he wanted all U.S. troops brought home; when he opined as President in 2011 that the country was stable and self-reliant; when he assured the world in 2014 that it was not threatened by ISIS; and when in 2015 he sent troops back into an imploding Iraq—all of these decisions hinged on perceived public opinion, not empirical assessments of the state of Iraq itself. The near destruction of Iraq and the rise of ISIS were the logical dividends of a decade of politicized ambiguity.

After six years, even non-Americans have caught on that the more Obama flip-flops on Iraq, deprecates an enemy, or ignores Syrian redlines, the less likely American arms will ever be used and assurances honored.

The world is going to become an even scarier place in the next two years. The problem is not just that our enemies do not believe our President, but rather that they no longer even listen to him.

Voir de plus:

Moyen-Orient

Vidéo : images de l’arrestation des marins américains en Iran
FRANCE 24
13/01/2016

La télévision iranienne a diffusé les images de l’arrestation des 10 marins américains qui s’étaient égarés dans les eaux territoriales iraniennes. Ils ont depuis repris leur route.
Mains sur la tête, agenouillés et ne pouvant plus bouger, les marins des deux navires américains arraisonnés mardi au large des côtes iranienne ont été filmés par la télévision du pays (IRNN) et les images diffusées mercredi sur les réseaux sociaux.

Neuf hommes et une femme avaient été interceptés mardi alors qu’ils étaient entrés de « deux kilomètres à l’intérieur des eaux territoriales iraniennes », selon l’agence Fars, proche des Gardiens de la révolution. Ils avaient été emmenés sur l’île Farsi située dans la partie nord du Golfe.

Les 10 marins américains, arrêtés à la suite d’une panne de leur système de navigation qui les a amenés dans les eaux territoriales de l’Iran, « ont été libérés » après avoir présenté leurs excuses. Les autorités iraniennes se sont assurées que leur action n’était pas « intentionnelle ».

Voir également:

Iran: ‘American Sailors Started Crying After Arrest’
IRGC Official: ‘I saw the weakness, cowardice, and fear of American soldiers myself’
Adam Kredo
Washington Beacon
January 16, 2016

A senior Iranian military commander in charge of the country’s Revolutionary Guard Corps claimed that the 10 U.S. sailors who were recently captured and subsequently released by the Islamic Republic “started crying after [their] arrest,” according to Persian language comments made during military celebrations this weekend.

Hossein Salami, deputy commander of the IRGC, which is responsible for boarding the U.S. ships and arresting the sailors, claimed in recent remarks, the “American sailors started crying after arrest, but the kindness of our Guard made them feel calm.”

Hossein went on to brag that the incident provides definitive evidence of the Iranian military’s supremacy in the region.

“Since the end of the Second World War, no country has been able to arrest American military personnel,” the commander said, according to an independent translation of his Persian-language remarks made Friday during a “martyrs’ commemoration ceremony” in Isfahan.

Since the capture and release of the U.S. sailors this week, critics of the Obama administration’s handling of the situation have expressed embarrassment at State Department’s move to profusely thank Iran, despite its release of photos depicting the sailors on their knees with their hands held over their heads.

Iranian state television additionally published video purporting to show one of the detained soldiers apologizing to Iran.

Meanwhile, during Friday prayers in Iran, a commander of the IRGC unit that detained the U.S. boats and claimed that the American military cowered when faced down by Iranian troops.

“I saw the weakness, cowardice, and fear of American soldiers myself. Despite having all of the weapons and equipment, they surrendered themselves with the first action of the guardians of Islam,” Ahmad Dolabi, an IRGC commander, said in Persian-language remarks at a prayer service in Iran’s Bushehr providence.

“American forces receive the best training and have the most advanced weapons in the world,” he added. “But they did not have the power to confront the Guard due to weakness of faith and belief.”

Dolabi emphasized that the Obama administration formally apologized over the incident, a claim that senior White House official continue to dispute.

“We gave all of the weapons and equipment to American forces according to an Islamic manner. They formally apologized to the Islamic Republic,” Dolabi said. “Be certain that with the blood of martyrs, the revolution advances. No one can inflict the smallest insult upon our Islamic country.”

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Administration Obama : un héritage qui s’inscrira sur le long terme ?
Interview
Nicholas Dungan
9 septembre 2015

Comment expliquer l’activisme intensif de Barack Obama sur les crises et les accords internationaux ces derniers mois ? A-t-il finalement réussi à convaincre en politique étrangère ? Quelle est votre analyse de son bilan international ?

L’activisme intensif de Barack Obama résulte d’une part du sentiment d’un « non- accompli » sur la scène interne – celle sur laquelle il pensait agir dès la crise financière – et d’autre part, il a compris que constitutionnellement le président n’a pas beaucoup de marge de manœuvre interne. Elu pour son charisme, il pensait, pouvoir gouverner grâce à celui-ci. Ce n’est pourtant pas possible car le Congrès est en place pour une durée plus longue que la présidence et a beaucoup plus de pouvoir sur les affaires internes. Comme beaucoup de présidents qui font leur deuxième mandat aux Etats-Unis, il se penche donc sur la politique étrangère car c’est le seul domaine dans lequel il peut agir. Mais surtout, il pense à son héritage politique : il faut qu’Obama représente quelque chose. A-t-il finalement réussi à convaincre ? Auprès d’une grande partie du public américain, la réponse est négative.
Son bilan international se résume en une énorme déception du peu de travail accompli pendant six ans alors qu’il apprenait les rouages du pouvoir. Il a finalement réussi à s’imposer sur ces derniers mois : les dossiers les plus importants ne seront pas le retrait de l’Afghanistan et de l’Irak, ce seront les accords sur le nucléaire iranien et les politiques contre le changement climatique sur lesquels il suit la France, pour le meilleur.

Obama a voulu inscrire les Etats-Unis dans un monde multipolaire. Pensez- vous que ce modèle, à l’opposé de l’ère Bush, survivra à l’administration Obama ?

Ce modèle multilatéraliste a très difficilement pris racine pendant les mandats d’Obama et survivra aussi très difficilement. Les décideurs américains ne s’intéressent pas à la conception des Etats-Unis dans un monde multipolaire, ils cherchent à réactiver la suprématie américaine. On accuse Obama de manque de cohérence mais il y a, de fait, fait une « Doctrine Obama ». Il l’a très bien exposée dans son discours à l’académie militaire de West Point en mai 2014 mais l’establishment à Washington D.C. et plus largement dans le pays n’a ni compris ni accepté la nécessité pour les Etats-Unis de se positionner correctement dans un monde multipolaire dans lequel ils ne sont pas la puissance prédominante.

Concernant les primaires démocrates et républicaines qui auront lieu en 2016, quels grands thèmes de la politique étrangère américaine pourraient mettre les candidats au défi ?

Ce seront les grands thèmes de l’administration Obama : les accords sur le nucléaire iranien et la lutte contre le changement climatique. La droite aux Etats-Unis ne pardonnera pas : le républicain Donald Trump tentera de démontrer qu’il faut rejeter ces politiques multilatérales pour « make America great again ». Les autres républicains auront beaucoup de mal, par exemple Jeb Bush, s’il arrive à survivre jusqu’à la nomination républicaine, à contrer cette position extrêmement dure de Donald Trump.
Et bien sûr, la question de l’immigration, à cheval entre politique interne et étrangère, sera à l’ordre du jour : la problématique des sans-papiers, des naturalisations des enfants nés aux Etats-Unis d’immigrés illégaux, etc. A l’heure actuelle, le droit du sol est encore strictement appliqué aux Etats-Unis mais Donald Trump déclare vouloir changer cette accession à la nationalité américaine, en tout cas pour ces catégories de migrants illégaux.

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Sept phrases à retenir du dernier discours sur l’état de l’Union de Barack Obama
Dans un discours résolument optimiste, le président des Etats-Unis a exhorté l’Amérique à ne pas céder à la peur.
Francetv info avec AFP
13/01/2016

Barack Obama a prononcé, mardi 12 janvier, son ultime discours sur l’état de l’Union. Ce rendez-vous traditionnel était pour le 44e président des Etats-Unis la dernière occasion de s’adresser aux Américains en prime time, avant que Washington et le reste du pays ne braquent tous leurs projecteurs sur les primaires démocrates et républicaines, qui débutent le 1er février dans l’Iowa.

Dans un discours résolument optimiste, le président a exhorté l’Amérique à ne pas céder à la peur, face aux turbulences économiques comme à la menace du groupe Etat islamique qu’il a appelé à ne pas surestimer. Déterminé à marquer le contraste avec les républicains qui espèrent lui succéder à la Maison Blanche en 2017, le président démocrate, très à l’aise, enjoué, a invité ses concitoyens à accompagner les « extraordinaires changements » en cours. Retour sur ses principales déclarations en sept phrases-clés.

« Les Etats-Unis ont l’économie la plus forte, la plus durable du monde »
Barack Obama a battu en brèche les déclarations alarmistes du milliardaire Donald Trump, candidat à la primaire républicaine. Parler du déclin de l’économie américaine est « une fiction politique ». « Laissez-moi commencer avec l’économie et un fait basique : les Etats-Unis d’Amérique, à l’heure actuelle, ont l’économie la plus forte, la plus durable du monde, a lancé le président américain. Tous ceux qui affirment que l’économie américaine est en déclin, ce n’est que de la fiction. Mais ce qui est vrai, et c’est la raison pour laquelle beaucoup d’Américains sont inquiets, c’est que l’économie change profondément, des changements qui ont démarré longtemps avant la grande récession qui nous a frappés. »

« L’Etat islamique ne représente pas une menace existentielle pour notre nation »
A l’attention de ses adversaires, Barack Obama a mis en garde contre les déclarations excessives sur l’Etat islamique selon lesquelles le monde serait engagé dans « la troisième guerre mondiale ». « Elles font le jeu » des jihadistes, a-t-il averti. « Des masses de combattants à l’arrière de pick-ups et des esprits torturés complotant dans des appartements ou des garages posent un énorme danger pour les civils et doivent être arrêtés. Mais ils ne représentent pas une menace existentielle pour notre nation, a-t-il martelé. Nous devons simplement les désigner pour ce qu’ils sont, des tueurs et des fanatiques qui doivent être éradiqués, pourchassés et détruits. »

Sûr de son effet, il a précisé : « Si vous doutez de la détermination de l’Amérique, ou de la mienne, pour que justice soit faite, demandez à Oussama Ben Laden ! » Avant d’ajouter : « Le monde va se tourner vers nous pour aider à résoudre ces problèmes, et notre réponse doit être plus que des mots durs ou des appels à couvrir de bombes des civils. Cela peut marcher pour des slogans chocs à la télé, mais cela ne passera pas sur la scène mondiale. »

Changement climatique : si vous voulez le nier, « vous allez vous sentir assez seuls »
Autre avertissement à ses adversaires républicains : il est vain de nier le réchauffement de la planète sous l’effet des émissions de carbone. « Si quelqu’un veut encore nier la science autour du changement climatique, allez-y, a-t-il prévenu. Mais vous allez vous sentir assez seuls, parce que vous allez devoir débattre avec nos militaires, avec la plupart des patrons américains, avec la majorité des Américains, avec presque toute la communauté scientifique et avec 200 pays à travers le monde qui sont d’accord pour dire que c’est un problème et qui entendent le régler. »

D’autant que ce changement peut être une opportunité : « Même si la planète n’était pas en jeu, même si 2014 n’avait pas été l’année la plus chaude jamais enregistrée, jusqu’à ce que 2015 s’avère encore plus chaude, pourquoi voudrions-nous laisser passer la chance pour les entreprises américaines de produire et de vendre l’énergie du futur ? » a questionné Barack Obama.

Immigration :  « A chaque fois, nous avons vaincu ces peurs »
Même chose sur l’immigration : évoquant les bouleversements profonds qui ont touché les Etats-Unis au cours de l’histoire, il a appelé à garder le cap : « A chaque fois, certains nous disaient d’avoir peur de l’avenir. (…) A chaque fois, nous avons vaincu ces peurs. » Début décembre, la Maison Blanche avait dénoncé les propos « cyniques » et « destructeurs » de Donald Trump après sa proposition visant, sur fond de craintes d’attentats jihadistes, à interdire temporairement l’entrée des Etats-Unis aux musulmans.

« J’annonce un nouvel effort national » contre le cancer
Le président américain a annoncé une grande offensive pour « éradiquer » le cancer aux Etats-Unis. Une mission confiée à son vice-président Joe Biden, dont le fils est mort d’un cancer au cerveau.

« L’an dernier, le vice-président Biden avait dit que l’Amérique pourrait soigner le cancer comme elle a su conquérir la Lune. Le mois dernier, il a travaillé avec le Congrès pour donner aux scientifiques de l’Institut national de la santé les ressources les plus importantes qu’ils aient eues depuis plus de dix ans. Ce soir, j’annonce un nouvel effort national pour faire ce qu’il faut, a-t-il déclaré solennellement. Pour ceux qui nous sont chers et que nous avons perdus, pour les familles que nous pouvons encore sauver, faisons de l’Amérique le pays qui éradique le cancer une fois pour toutes. »

« Je continuerai à m’efforcer de fermer la prison de Guantanamo, tract de recrutement pour nos ennemis »
Le président a enfin replacé au premier plan une ancienne promesse de campagne sur laquelle il a jusqu’ici échoué : fermer la prison de Guantanamo, ouverte après les attentats du 11 septembre 2001. « Elle coûte cher, elle est inutile, et elle n’est qu’un tract de recrutement pour nos ennemis », a-t-il lancé, sous des applaudissements nourris.

Cuba : « Levez l’embargo ! »
Mettant en avant le chemin parcouru depuis l’annonce il y a un an du rapprochement avec Cuba, Barack Obama a une nouvelle fois appelé le Congrès à lever l’embargo économique américain. « Cinquante ans passés à isoler Cuba n’ont pas réussi à promouvoir la démocratie et nous ont fait reculer en Amérique latine. Vous voulez renforcer notre leadership et notre crédibilité sur le continent ? Admettez que la guerre froide est finie. Levez l’embargo ! »

Voir encore:
Obama Embraces His Inner Bush
Walter Russell Mead
The American interest
May 19, 2011

President Obama’s speech to State Department employees today was billed as a major address on recasting American foreign policy in the Middle East.
It lived up to its billing. President Obama has deep-sixed the ‘realism’ that marked the first two years of his approach to the Middle East. He has returned to the foreign policy of George W. Bush. [I’m not sure of either contention] [but he has returned to Bush lite] [and Bush lite was very much Clinton who was very much Bush 41] [and US foreign policy is mostly continuity with incremental change and very little dramatic change] [and that’s just the way it is] [*]
The United States is no longer, the President told us in words he could have borrowed from his predecessor, a status quo power in the Middle East. The realist course of cooperating with oppressive regimes in a quest for international calm is a dead end. It breeds toxic resentment against the United States; it stores up fuel for an inevitable conflagration when the oppressors weaken; it stokes anti-Israel resentment when hatred of Israel becomes the only form of political activism open to ordinary people; it strengthens the hold of extremist religion and strangles the growth of liberal forces. [again, did we hear and read different speeches?] [or is this just the gas that is punditry?] [*]
More, he attacked Iran. All that talk about avoiding polarization with Iran is gone. Instead, President Obama singled out Iran as an oppressive, tyrannical regime supporting terror and running an “illicit nuclear program” as well.
He also followed Bush in attacking some US allies, calling on Bahrain and Yemen to make changes. It was a speech that enraged almost every powerful actor in the Middle East and put America out on a limb. Like Bush, Obama is willing to confront some of America’s closest allies [?] [*] (the Saudis, who back the crackdown in Bahrain). Like Bush, he hailed Iraq as an example of democracy and pluralism that can play a vital role in the transformation of the region. Like Bush, he proposes to work with opposition groups in friendly countries. [he pointedly avoided mentioning the Saudis] [*]
His policy on Israel-Palestine is also looking Bushesque. Like Bush, he wants a sovereign but demilitarized Palestinian state. Like Bush, he believes that the 1967 lines with minor and mutually agreed changes should be the basis for the permanent boundaries between the two countries — and like Bush he set Jerusalem and the refugees to one side. [yes] [*]
The President is nailing his colors to the mast of the Anglo-American revolutionary tradition. Open societies, open economies, religious freedom, minority rights: these are revolutionary ideas in much of the world. Americans have often been globally isolated as we stand for the rights of ordinary people (like immigrant African chambermaids in New York hotels) against the privilege of elites. [perhaps true but they have long been the stuff of U.S. mythology and therefore implicitly in US foreign policy] [take a look at Truman’s two models! Ours and theirs] [*] A faith in the capacity of the common woman and the common man to make good decisions (and in their right to make those decisions even if they are sometimes wrong) is the basis of America’s political faith; President Obama proclaimed today that this needs to be the basis of our policy in the Middle East.
In Power, Terror, Peace, and War, I wrote that the Bush administration had articulated a post 9/11 national strategy for the United States that was not only right, it was inescapable. But the Bush administration’s tactical errors and profoundly wrongheaded public diplomacy undermined support for those policies at home and abroad. [they made a hash of Iraq, to be sure] [I’m not sure there was any other option once in?] [*]
President Obama has long hesitated between the idea that Bush had the wrong strategy and the idea that the strategy was sound but that the tactics and presentation was poor. He seems now to have come down firmly on the side of the core elements of the Bush strategy. This frankly is more or less where I thought he would end up; American interests, American values and the state of the region don’t actually leave us that many alternatives.
The question President Obama — and we — now face is whether he can advance this strategy more effectively than President Bush did. I very much hope so, but the obstacles are high. [*] President Obama offended and annoyed virtually every important leader in the Middle East during his short speech. Some of the objectives he outlined (in particular, for successful economic development in Egypt) are horribly difficult to achieve. [any time a president says anything, he offends many of the leaders of the Middle East] [*] Our open enemies and many of our so-called ‘friends’ in the region will be working to foil our plans. One of the President’s assets, his relative popularity in the Arab world, is in free-fall as the latest Pew Survey reveals.
President Bush was and President Obama is, I believe, right to proclaim that history, even in the Middle East, is on America’s side. But history doesn’t always move on America’s timetable.

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Iran. Une nouvelle ère s’ouvre après la levée des sanctions économiques
Courrier international
17/01/2016

L’accord sur le nucléaire entre l’Iran et les puissances occidentales est entré en vigueur samedi après d’ultimes négociations à Vienne. Les sanctions économiques sur l’Iran sont désormais levées. Premier signe de réchauffement : Washington et Téhéran ont chacun libéré des prisonniers.

Une étape décisive a été franchie samedi 16 janvier dans la réconciliation entre l’Iran, les Etats-Unis et les puissances occidentales. “En fin de journée, après une gesticulation diplomatique empreinte de dramaturgie, écrit le New York Times, les Etats-Unis et les nations européennes ont levé les sanctions financières et sur le pétrole à l’encontre de l’Iran et débloqué quelque 100 milliards de dollars d’avoirs gelés [91 milliards d’euros]”.

Après l’accord historique sur le nucléaire signé le 14 juillet 2015 entre l’Iran et les chefs de la diplomatie américaine et européenne, par lequel Téhéran s’est engagé à limiter ses capacités nucléaires à un usage civil, il fallait encore attendre le verdict des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) sur “les promesses de l’Iran de démanteler de larges parts de son programme nucléaire”, explique le New York Times.

C’est donc chose faite, rapporte le quotidien iranien anglophone Tehran Times , qui annonce que “l’accord entre formellement en vigueur ce samedi”.

Cité par le journal, le président iranien Hassan Rouhani a déclaré en termes solennels que “les Iraniens ont fait un geste amical en direction du monde, laissant les inimitiés de côté, ainsi que les suspicions et les complots et ouvrant un nouveau chapitre des relations de l’Iran avec le monde”.

Signe de bonne volonté générale, dans la journée de samedi, annonce la presse américaine, le président Obama a libéré sept prisonniers iraniens tandis que l’Iran libérait de son côté quatre Américains dont le journaliste du Washington Post Jason Rezaian. Ce correspondant, qui possède la double nationalité américaine et iranienne, était en poste à Téhéran depuis 2012 pour le journal, rappelle le Washington Post qui accueille la nouvelle avec le titre “Enfin libre !”.

Les prisonniers, enjeu de la dispute
Jason Rezaian a été arrêté avec son épouse Yeganeh Salehi Rezaian le 22 juillet 2014, explique le Washington Post, “supposément en raison de ses ‘conspirations’ pour améliorer les relations des Etats-Unis avec l’Iran, ce que le chef suprême Ali Khameini s’était promis d’empêcher”. Malgré ces libérations de prisonniers en Iran, le quotidien demeure manifestement très réservé sur “le changement de cap de l’Iran” et inquiet “quant à ses transgressions du droit international”.

De leur côté, note le New York Times, les sept Iraniens libérés par les Etats-Unis étaient emprisonnés “pour violation des sanctions” économiques contre l’Iran. Le quotidien observe que cet échange de prisonniers “a effacé l’une des grandes causes d’irritation entre les deux parties”. L’administration Obama a prudemment devancé les critiques des opposants – républicains – à ces tractations souligne le journal. “Il a expliqué qu’il s’agissait d’une décision propice à renforcer le climat diplomatique qui s’est développé au cours des négociations sur le nucléaire”.

Au demeurant, les Iraniens “avaient soumis une liste bien plus longue de prisonniers à libérer”, poursuit le New York Times. De son côté, Téhéran n’a donné aucune indication aux Américains sur l’un de leurs ressortissants Robert A.Levinson, un agent du FBI à la retraite, “disparu” en 2007 en Iran.

Un grand marché qui s’ouvre
Sur le plan économique, l’accord sur le nucléaire qui entre en vigueur est vécu comme une excellente nouvelle pour toutes les parties. “La levée des sanctions est un tournant pour notre économie”, a souligné le président Hassan Rouhani dans un discours cité par Tehran Times.
A Munich, la Süddeutsche Zeitung rappelle que les sanctions économiques contre l’Iran ont aussi pénalisé les pays européens privés de pétrole et de gaz iranien depuis 2012. “Les importations ont alors chuté de 112 milliards de dollars à 42 milliards entre 2011 et 2013”, écrit le quotidien allemand.
La levée des sanctions profitera aussi “ à de nombreuses entreprises occidentales qui voient ainsi s’ouvrir un marché de 78 millions d’habitants”, conclut le journal.

Tout le monde ne se réjouit pas pour autant. En Algérie par exemple, le quotidien El Watan s’inquiète du retour du pétrole iranien sur le marché alors que les cours du pétrole sont déjà au plus bas, autour des 30 dollars le baril. Va-t-on “vers un baril à 20 dollars ?” titre le quotidien d’Alger. “Ce qui est certaitn pour bon nombre d’observateurs, c’est que l’excédent de pétrole stocké en Iran recherchera un débouché dès la levée des sanctions”, introduisant ainsi une nouvelle concurrence entre pays exportateurs dont l’Algérie fait partie.

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Donald Trump : pourquoi l’Amérique adore le détester
Métro news
14-09-2015
ETATS UNIS – Le magnat de l’immobilier, qui participe mercredi au second débat pour la primaire républicaine, est le grand favori des sondages. Une ascension surprenante pour un candidat habitué aux polémiques en tous genres. La preuve par cinq.

Parmi les 17 candidats encore en lice, l’homme qui valait 4 milliards de dollars est en effet en tête des sondages.

Sa candidature devait être un feu de paille. Las, trois mois après son lancement dans la course à l’investiture républicaine, Donald Trump continue de faire cavalier seul. Parmi les 17 candidats encore en lice, l’homme qui valait 4 milliards de dollars est en effet en tête des sondages :  Il recueille 32% des intentions de vote dans un nouveau sondage CNN, publié la semaine dernière. Une ascension faite à coup de grosses polémiques et de petites phrases, comme en témoignent les morceaux choisis suivants.

► Le racisme
Dès l’annonce de sa candidature, Donald Trump a stigmatisé les immigrés illégaux arrivant du Mexique, estimant que certains »sont des gens biens » mais que »la plupart sont des criminels et des violeurs. » Les communautés noire ou juive ne sont pas en reste, comme en témoigne cette anecdote rapportée par un ancien associé dans un livre : « Des Noirs qui comptent mon argent ? Je déteste ça. Les seules personnes que je veux voir compter mon argent sont des petits hommes portant la kippa tous les jours. »

► La misogynie
Jamais avare d’un commentaire salace sur Twitter, Donald Trump s’en est déjà pris à Hillary Clinton : « Comment peut-elle satisfaire son pays si elle ne satisfait pas son mari ? ». Même tonalité à l’égard de la patronne du Huffington Post, Arian na Huffington : « Elle est laide, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Je comprends tout à fait que son ex-mari l’ait quittée pour un homme : il a pris la bonne décision. »

► La méchanceté gratuite
En 2008, le candidat républicain John McCain s’incline face à Barack Obama. Est-ce la raison pour laquelle Donal Trump osera s’en prendre à ce vétéran du Vietnam ? « Il n’est pas un héros. Il est un héros de guerre parce qu’il a été capturé. J’aime les gens qui n’ont pas été capturés. » Plus récemment, c’est au tour de  Rick Perry, ex-gouverneur du Texas, de faire les frais du milliardaire : « Il met des lunettes pour faire croire qu’il est intelligent, mais ça ne marche pas. »

► L’art du raccourci
Simple manque de culture ou bêtise profonde ? Donald Trump se fait régulièrement épingler durant ses interviews pour son incapacité à répondre à des questions évidentes quand on postule au poste de patron de la plus grande puissance du monde. Dernier exemple en date vendredi, sur une radio américaine : questionné sur l’importance de connaître la différence entre le Hamas et le Hezbollah, deux groupes qui menacent Israël, il a répondu : « Ce le sera quand ce sera approprié ». L’an passé, il soutient mordicus que les vaccins sont responsables de l’autisme : « Plus d’injections massives. Les petits enfants ne sont pas des chevaux. »

► Un ego surdimensionné
« Le festival du narcissisme de Donal Trump ». En juin dernier, le Washington Post s’est amusé à compiler les citations auto promotionnelles du candidat. Garanties sans trucages : « Je ferais le meilleur président des Etats-Unis jamais créé par Dieu », « Personne ne serait aussi efficace contre Daech que moi. Personne », « Je donne beaucoup d’argent à des œuvres caritatives et d’autres associations. Au fond, je pense être une bonne personne. » Rien que ça.

Voir de même:

Robert Levinson ne fait pas partie des prisonniers libérés par l’Iran
i24news
Publié: 17/01/201

Robert Levinson, 68 ans, a disparu en 2007 dans l’île iranienne de Kish

Téhéran nie toute implication officielle dans sa disparition survenue il y a neuf ans
Le Juif américain Robert Levinson n’a pas été inclus dans l’échange de prisonniers avec l’Iran, a rapporté dimanche le quotidien Haaretz.

L’ Iran a libéré samedi cinq Américains, détenus dans ses prisons, dont quatre dans le cadre d’un échange de prisonniers qui incluait la libération de Jason Rezaian, un journaliste du Washington Post arrêté sur des accusations d’espionnage depuis 2014.

Levinson, 68 ans, originaire de Coral Springs, une ville située dans le sud-est de la Floride, a disparu depuis près de neuf ans.

CNN a cité la famille de Levinson exprimant son bonheur pour les autres familles, mais a déclaré être « dévastée » qu’il ne fasse pas partie des personnes libérées.

Sa famille a reconnu ces dernières années que Levinson, père de sept enfants, avait travaillé pour la CIA dans une opération secrète au moment de sa disparition dans l’île iranienne de Kish.

Levinson est un détective privé et ancien agent du FBI. Pendant des années, il a été rapporté qu’il travaillait en tant que détective privé quand il a disparu.
En 2013, le Washington Post et l’Associated Press ont révélé qu’il travaillait alors pour la CIA et était rémunéré par elle pour des missions, a rappelé le Times of Israel. Selon les mêmes sources, il se serait rendu sur place pour rencontrer un informateur en Iran, dans le but de récupérer des informations sur le programme nucléaire iranien.

« Bob Levinson n’était pas un employé du gouvernement américain quand il a disparu en Iran », avait affirmé le porte-parole de la Maison Blanche, en 2013.

L’Iran nie toute implication officielle dans sa disparition et le Washington Post, a cité un responsable américain anonyme déclarant que dans le cadre de l’accord d’échange, l’Iran « s’engageait à continuer à coopérer avec les Etats-Unis pour déterminer la localisation de Robert Levinson ».

Voir enfin:

Obama son ultime discours sur l’état de l’union (SOTU, 2016)

Monsieur le Président, Monsieur le Vice-président, les membres du Congrès, mes compatriotes américains :
Ce soir marque la huitième année, je suis venu ici pour rendre compte de l’état de l’Union. Et pour cette dernière, je vais essayer de faire court. Je sais que certains d’entre vous sont impatients de revenir à Iowa.

Je comprends également que parce qu’elle est une saison d’élection, les attentes pour ce que nous allons atteindre cette année sont faibles. Pourtant, Monsieur le Président, je vous remercie de l’approche constructive que vous et les autres dirigeants ont pris à la fin de l’année dernière à adopter un budget et de faire des réductions d’impôt permanentes pour les familles qui travaillent. Donc, je l’espère, nous pouvons travailler ensemble cette année sur les priorités bipartites comme la réforme de la justice pénale, et aider les gens qui luttent contre l’abus de médicaments. Nous venons peut surprendre à nouveau les cyniques.
Mais ce soir, je veux aller simple sur la liste traditionnelle des propositions pour l’année à venir. Ne vous inquiétez pas, j’en ai beaucoup, d’aider les élèves à apprendre  à écrire du code informatique de personnaliser les traitements médicaux pour les patients. Et je vais continuer à pousser pour des progrès sur le travail qui reste à faire. La réparation d’un système d’immigration cassé. Protéger nos enfants contre la violence armée. L’égalité de rémunération pour un travail égal, les congés payés, augmentation du salaire minimum. Toutes ces choses ont encore de l’importance pour les familles qui travaillent dur; elles sont toujours la bonne chose à faire; et je ne vais pas laisser tomber jusqu’à ce qu’elles se fassent.

Mais pour ma dernière allocution à cette chambre, je ne veux pas seulement parler de la prochaine année. Je veux me concentrer sur les cinq prochaines années, dix ans, et au-delà.
Je veux me concentrer sur notre avenir.
Nous vivons dans une époque de changement extraordinaire – le changement qui est le remodelage de la façon dont nous vivons, la façon dont nous travaillons, notre planète et de notre place dans le monde. Il est le changement qui promet d’étonnantes percées médicales, mais aussi des perturbations économiques qui grèvent les familles de travailleurs. Cela promet l’éducation des filles dans les villages les plus reculés, mais aussi relie des terroristes qui fomentent séparés par un océan de distance. Il est le changement qui peut élargir l’occasion, ou élargir les inégalités. Et que cela nous plaise ou non, le rythme de ce changement ne fera que s’accélérer.
L’Amérique s’est faite par le biais de grands changements avant – la guerre et  la dépression, l’afflux d’immigrants, les travailleurs qui luttent pour un accord équitable, et les mouvements pour les droits civiques. Chaque fois, il y a eu ceux qui nous disaient de craindre l’avenir; qui prétendaient que nous ne pourrions freiner le changement, promettant de restaurer la gloire passée si nous venons de quelque groupe ou une idée qui menaçait l’Amérique sous contrôle. Et à chaque fois, nous avons surmonté ces craintes. Nous ne sommes pas, selon les mots de Lincoln, à adhérer aux « dogmes du passé calme. » Au lieu de cela nous avons pensé de nouveau, et de nouveau agi. Nous avons fait le travail de changement pour nous, étendant toujours la promesse de l’Amérique vers l’extérieur, à la prochaine frontière, à de plus en plus de gens. Et parce que nous l’avons fait – parce que nous avons vu des opportunités là où d’autres ne voyaient que péril – nous sommes sortis plus forts et mieux qu’avant.
Ce qui était vrai, alors peut être vrai aujourd’hui. Nos atouts uniques en tant que nation – notre optimisme et notre éthique de travail, notre esprit de découverte et d’innovation, notre diversité et de l’engagement à la règle de droit – ces choses nous donnent tout ce dont nous avons besoin pour assurer la prospérité et la sécurité pour les générations à venir.
En fait, il est cet esprit qui a fait le progrès de ces sept dernières années possible. Il est comment nous avons récupéré de la pire crise économique depuis des générations. Il est comment nous avons réformé notre système de soins de santé, et réinventé notre secteur de l’énergie; comment nous avons livré plus de soins et les avantages pour nos troupes et les anciens combattants, et comment nous avons obtenu la liberté dans tous les états d’épouser la personne que nous aimons.
Mais ces progrès ne sont pas inévitables. Il est le résultat de choix que nous faisons ensemble. Et nous sommes confrontés à ces choix en ce moment. Allons-nous répondre aux changements de notre temps avec la peur, le repli sur soi en tant que nation, et en nous tournant les uns contre les autres en tant que peuple ? Ou allons-nous affronter l’avenir avec confiance dans ce que nous sommes, ce que nous représentons, et les choses incroyables que nous pouvons faire ensemble ?
Donc, nous allons parler de l’avenir, et de quatre grandes questions que nous avons en tant que pays à répondre – peu importe qui sera le prochain président, ou qui contrôlera le prochain Congrès.
Tout d’abord, comment pouvons-nous donner à chacun une chance équitable de l’occasion et de la sécurité dans cette nouvelle économie ?
Deuxièmement, comment pouvons-nous mettre la technologie pour nous, et non contre nous – surtout quand cela concerne la résolution de problèmes urgents comme le changement climatique?
Troisièmement, comment pouvons-nous garder l’Amérique en sécurité et conduire le monde sans en devenir le policier ?
Et enfin, comment pouvons-nous faire que nos politiques reflètent ce qui est meilleur en nous, et non pas ce qui est pire ?
Permettez-moi de commencer par l’économie, et un fait de base : les États-Unis d’Amérique, en ce moment, a la plus forte économie, la plus durable dans le monde. Nous sommes au milieu de la plus longue série de la création d’emplois par le secteur privé dans l’histoire. Plus de 14 millions de nouveaux emplois; les deux plus fortes années de croissance de l’emploi depuis les années 90; un taux de chômage réduit de moitié. Notre industrie automobile a juste eu sa meilleure année. Le secteur manufacturier a créé près de 900 000 nouveaux emplois au cours des six dernières années. Et nous avons fait tout cela tout en réduisant nos déficits de près des trois quarts.

Toute personne affirmant que l’économie américaine est en déclin colporte une fiction. Ce qui est vrai – et la raison pour laquelle beaucoup d’Américains se sentent anxieux – est que l’économie a changé de manière profonde, changements qui ont commencé bien avant la Grande Récession et ne l’ont pas laissée en place. Aujourd’hui, la technologie ne remplace pas simplement des emplois sur la ligne d’assemblage, mais tout emploi où le travail peut être automatisé. Les entreprises dans une économie mondiale peuvent localiser n’importe où, et faire face à une concurrence accrue. En conséquence, les travailleurs ont moins de levier pour une relance. Les entreprises ont moins de loyauté à leurs communautés. Et de plus en plus de richesses et de revenus sont concentrées au sommet.
Toutes ces tendances ont pressé les travailleurs, même quand ils ont un emploi; même lorsque l’économie est en croissance. Il est rendu plus difficile pour une famille travailleuse de se sortir de la pauvreté, plus difficile pour les jeunes de commencer leur carrière, et plus difficile pour les travailleurs de prendre leur retraite quand ils veulent. Et même si aucune de ces tendances n’est unique en Amérique, elles n’ offensent pas notre conviction typiquement américaine que tout le monde qui travaille dur devrait avoir une chance équitable.
Pour les sept dernières années, notre objectif a été de plus en plus une économie qui fonctionne mieux pour tout le monde. Nous avons fait des progrès. Mais nous devons en faire plus. Et malgré tous les arguments politiques que nous avons eus ces dernières années, il y a certains domaines où les Américains s’accordent dans l’ensemble.
Nous convenons que la réelle opportunité exige que chaque Américain puisse obtenir l’éducation et la formation dont il a besoin pour décrocher un emploi bien rémunéré. La réforme bipartisane de No Child Left Behind a été un début important, et ensemble, nous avons augmenté l’éducation de la petite enfance, levé le taux de diplome du secondaire à de nouveaux sommets, et stimulé les diplômés dans des domaines tels que l’ingénierie. Dans les prochaines années, nous devons nous appuyer sur ces progrès, en fournissant Pre-K pour tous, offrant à chaque élève les mains sur les classes d’informatique et de mathématiques faisant de ses élèves  prêts à l’emploi le jour J, et nous devons recruter et soutenir une plus grande quantité d’enseignants pour nos enfants.

Et nous devons faire l’université abordable pour tous les Américains. Parce qu’aucun étudiant travailleur ne doit être coincé dans le rouge. Nous avons déjà réduit les paiements de prêts aux étudiants de dix pour cent du revenu de l’emprunteur. Maintenant, nous sommes effectivement arrivés à réduire le coût de collège. Fournir deux années de collège communautaire à aucun coût pour chaque étudiant responsable est l’une des meilleures façons de faire cela, et je vais continuer à me battre pour obtenir cela en commençant cette année.
Bien sûr, une bonne éducation n’est pas tout ce dont nous avons besoin dans cette nouvelle économie. Nous devons aussi les avantages et les protections qui fournissent une mesure de sécurité de base. Après tout, il n’y a pas beaucoup de dire que certaines des seules personnes en Amérique qui vont travailler le même travail, au même endroit, avec un package de santé et de retraite, pendant 30 ans, sont assis dans cette chambre. Pour tous les autres, en particulier les gens dans la quarantaine et la cinquantaine, l’épargne pour la retraite ou rebondissant d’une perte d’emploi c’est beaucoup plus difficile. Aux Américains de comprendre qu’à un certain moment de leur carrière, ils peuvent avoir à se rééquiper et se recycler. Mais ils ne doivent pas perdre ce qu’ils ont déjà travaillé si dur à construire.
Voilà pourquoi la sécurité sociale et l’assurance-maladie sont plus importants que jamais; nous ne devrions pas les affaiblir, nous devrions les renforcer. Et pour les Américains à court de retraite, les prestations de base devraient être tout aussi mobiles que tout le reste aujourd’hui. Voilà ce que l’Affordable Care Act représente. Il s’agit de combler les lacunes dans les soins par l’employeur de sorte que lorsque nous perdons un emploi ou si on retourne à l’école, de démarrer cette nouvelle activité, nous aurons encore la couverture. Près de dix-huit millions ont acquis la couverture jusqu’ici. L’inflation des soins de santé  a ralenti. Et nos entreprises ont créé des emplois chaque mois depuis que c’est devenu loi.

Maintenant, je devine que nous ne serons pas d’accord sur les soins de santé de sitôt. Mais il devrait y avoir d’autres façons pour les deux parties d’améliorer la sécurité économique. Dites un travailleur perd son emploi américain – nous ne devrions pas faire en sorte qu’il puisse obtenir l’assurance-chômage; nous devons nous assurer que le programme l’encourage à se recycler pour une entreprise qui est prête à l’embaucher. Si ce nouvel emploi ne paie pas autant, il devrait y avoir un système d’assurance de salaire en place de sorte qu’il peut encore payer ses factures. Et même s’il va d’un emploi à un autre, il devrait encore être en mesure d’épargner pour la retraite et de prendre ses économies avec lui. Voilà la façon dont nous faisons au mieux, travail pour tout le monde la nouvelle économie.
Je sais aussi le Président Ryan a parlé de son intérêt dans la lutte contre la pauvreté. L’Amérique c’est de donner un coup de main à tous prêts à travailler , et je serais heureux d’une discussion sérieuse sur les stratégies que nous pouvons tous à appuyer, comme l’expansion des réductions d’impôt pour les travailleurs à faible revenu sans enfants.
Mais il y a d’autres domaines où il a été plus difficile de trouver un accord au cours des sept dernières années – à savoir quel rôle le gouvernement devrait jouer pour assurer le système pas truqué en faveur des sociétés les plus riches et les plus grands. Et ici, le peuple américain a un choix à faire.
Je crois à un secteur privé florissant l’élément vital de notre économie. Je pense qu’il y a des règlements désuets qui ont besoin d’être changés, et il y a la paperasserie qui doit être coupée. Mais après des années de bénéfices des sociétés records, les familles de travailleurs n’auront pas obtenu plus de chances ou de grands chèques de paie en laissant de grandes banques ou des fonds de gros de pétrole ou de hedge funds qui font leurs propres règles au détriment de tout le monde; ou en permettant que des attaques sur la négociation collective restent sans réponse. Les bénéficiaires de bons d’alimentation n’ont pas causé la crise financière; l’imprudence de Wall Street l’a fait. Les immigrants ne sont pas la raison de la hausse des salaires ; ces décisions sont prises dans les conseils d’administration qui mettent trop souvent des résultats trimestriels plus que rendements à long terme. Il est sûr que ce n’est pas la famille moyenne qui regarde ce soir qui évite de payer des impôts à travers des comptes offshore. Dans cette nouvelle économie, les travailleurs et les start-ups et les petites entreprises ont besoin de plus d’une voix, pas moins. Les règles devraient travailler pour eux. Et cette année, je prévois de lever les nombreuses entreprises qui ont compris que faire le droit par leurs travailleurs finit par être bon pour leurs actionnaires,  leurs clients et leurs collectivités, de sorte que nous pouvons diffuser ces meilleures pratiques à travers l’Amérique.
En fait, beaucoup de nos meilleures entreprises citoyennes sont aussi nos plus créatives. Cela nous amène à la deuxième grande question que nous devons répondre en tant que pays : comment pouvons-nous raviver cet esprit d’innovation pour répondre à nos plus grands défis ?
Il y a soixante ans, quand les Russes nous ont battus dans l’espace, nous ne niions pas que Spoutnik était là-haut. Nous ne disputions pas sur la science, ou aller à réduire notre budget de recherche et développement. Nous avons construit un programme spatial presque toute la nuit, et douze ans plus tard, nous marchions sur la lune.
Cet esprit de découverte est dans notre ADN. Nous sommes Thomas Edison et Carver les frères Wright et George Washington. Nous sommes Grace Hopper et Katherine Johnson et Sally Ride. Nous sommes tous les immigrants et entrepreneurs de Boston à Austin à la Silicon Valley dans la course à façonner un monde meilleur. Et au cours des sept dernières années, nous avons nourri cet esprit.
Nous avons protégé un internet ouvert, et pris de nouvelles mesures audacieuses pour obtenir plus d’étudiants et les Américains à faible revenu en ligne. Nous avons lancé des  centres de fabrication de la prochaine génération, et des outils en ligne qui donnent à un entrepreneur tout ce qu’il ou elle a besoin pour démarrer une entreprise en une seule journée.
Mais nous pouvons faire beaucoup plus. L’année dernière, le vice-président Biden a déclaré que, avec une nouvelle moonshot, l’Amérique ne peut guérir le cancer. Le mois dernier, il a travaillé avec le Congrès pour donner des scientifiques des National Institutes of Health des ressources les plus fortes qu’ils aient eues depuis plus d’une décennie. Ce soir, je vais annoncer une nouvelle initiative nationale pour le faire. Et parce qu’il est allé au charbon pour nous tous, sur tant de questions au cours des quarante dernières années, je suis en train de mettre Joe en charge du contrôle de la mission. Pour les proches, nous avons tous perdu, pour la famille, nous pouvons encore sauver, nous allons faire de l’Amérique le pays qui guérit le cancer une fois pour toutes.
La recherche médicale est critique. Nous avons besoin du même niveau d’engagement en matière de développement de sources d’énergie propre.
Regardez, si quelqu’un veut encore contester la science dans le changement climatique, … Vous serez assez solitaire, parce que vous serez à vous débatter contre nos militaires, la plupart de l’Amérique des chefs d’entreprise, la majorité du peuple américain, la quasi-totalité de la communauté scientifique, et 200 pays à travers le monde qui sont d’accord que c’est un problème et qui tentent de le résoudre.

Mais même si la planète n’était pas en jeu; même si 2014 n’avait pas été l’année la plus chaude enregistrée – jusqu’en 2015 avérée encore plus chaud – pourquoi voudrions-nous laisser passer la chance pour les entreprises américaines de produire et vendre l’énergie de l’avenir?
Il y a sept ans, nous avons fait le plus gros investissement dans l’énergie propre dans notre histoire. Voici les résultats. Dans les champs de l’Iowa au Texas, l’énergie éolienne est maintenant moins chère que sale, puissance conventionnelle. Sur les toits de l’Arizona à New York, l’énergie solaire aide des Américains à sauver des dizaines de millions  de dollars par an sur leurs factures d’énergie, et emploie plus d’Américains que le charbon – dans des emplois qui paient mieux que la moyenne. Nous prenons des mesures pour donner aux propriétaires la liberté de produire et de conserver leur propre énergie – quelque chose écologiste et Tea Partiers se sont associés pour soutenir. Pendant ce temps, nous avons réduit nos importations de pétrole étranger de près de soixante pour cent, et réduirt la pollution de carbone de plus que tout autre pays sur Terre.
l’essence à moins de deux dollars par gallon c’est pas mal non plus.

Maintenant, nous devons accélérer la transition loin de l’énergie sale. Plutôt que de subventionner le passé, nous devons investir dans l’avenir – en particulier dans les communautés qui dépendent des combustibles fossiles. Voilà pourquoi je vais pousser à changer la façon dont nous gérons nos ressources de pétrole et de charbon, afin qu’ils reflètent mieux les coûts qu’ils imposent aux contribuables et de notre planète. De cette façon, nous avons mis de l’argent dans ces communautés et de mettre des dizaines de milliers d’Américains à travailler à la construction d’un système de transport du 21e siècle.
Rien de tout cela ne se produira du jour au lendemain, et oui, il ya beaucoup d’intérêts bien établis qui veulent protéger le statu quo. Mais les emplois, nous allons créer, l’argent que nous allons économiser, et la planète nous allons préserver – voilà le genre d’avenir à nos enfants et petits-enfants méritent.
Le changement climatique est l’une des nombreuses questions où notre sécurité est liée au reste du monde. Et voilà pourquoi la troisième grande question que nous devons répondre est de savoir comment garder l’Amérique sûre et forte sans que ni nous isoler ou d’essayer de nation-construction partout il ya un problème.
Je vous ai dit plus tôt tous les discours sur le déclin économique de l’Amérique est de l’air chaud politique. Eh bien, il en est pareil de toute la rhétorique d’entendre parler que nos ennemis deviennent plus forts et que l’Amérique est en train de devenir plus faible. Les Etats-Unis d’Amérique est la nation la plus puissante de la Terre. Point final. Ce n’ est même pas proche. Nous dépensons plus sur nos militaires que les huit pays suivants combinés. Nos troupes sont la force de combat la plus belle dans l’histoire du monde. Aucune nation n’ose nous défier ou nos alliés attaquer parce qu’ils savent que le chemin est vers la ruine. Les enquêtes montrent notre position dans le monde est plus élevée que lorsque je fus élu à ce poste, et quand il vient à chaque question internationale importante, les gens du monde ne regardent pas à Pékin ou Moscou  – ils nous appellent.
Comme quelqu’un qui commence chaque journée par un briefing sur le renseignement, je sais que cela est un moment dangereux. Mais cela ne cause de la puissance américaine diminution ou une superpuissance imminente. Dans le monde d’aujourd’hui, nous sommes moins menacés par les empires du mal et plus par les Etats défaillants. Le Moyen-Orient passe par une transformation qui va se jouer pour une génération, enracinée dans les conflits qui remontent à des millénaires. Les difficultés économiques soufflent d’une économie chinoise en transition. Même que leurs contrats de l’économie, la Russie verse des ressources pour soutenir l’Ukraine et la Syrie – Unis qu’ils voient glisser hors de leur orbite. Et le système international que nous avons construit après la Seconde Guerre mondiale a maintenant du mal à suivre le rythme de cette nouvelle réalité.
Il est à nous pour aider à refaire ce système. Et cela signifie que nous devons établir des priorités.
La priorité numéro un est de protéger le peuple américain et aller après les réseaux terroristes. Les deux d’Al-Qaïda et maintenant ISIL posent une menace directe pour notre peuple, parce que dans le monde d’aujourd’hui, même une poignée de terroristes qui ne donnent aucune valeur à la vie humaine, y compris leur propre vie, peut faire beaucoup de dégâts. Ils utilisent l’Internet pour empoisonner l’esprit des individus à l’intérieur de notre pays; ils sapent nos alliés.
Mais comme nous nous concentrons sur la destruction ISIL, over-the-top on affirme que cela est la troisième guerre mondiale qui vient jouer dans leurs mains. Messes de combattants à l’arrière de camionnettes et âmes tordues traçage dans des appartements ou des garages posent un énorme danger pour les civils et doivent être arrêtés. Mais ils ne menacent pas notre existence nationale. Voilà ce que l’histoire ISIL veut dire; Voilà le genre de propagande qu’ils utilisent pour recruter. Nous ne devons pas les faire augmenter pour montrer que nous sommes sérieux, et nous ne devons repousser nos alliés essentiels dans ce combat en faisant l’écho  du mensonge que ISIL est représentant d’une des plus grandes religions du monde. Nous avons juste besoin de les appeler ce qu’ils sont – des tueurs et des fanatiques qui doivent être extirpés, traqués et détruits.
Voilà exactement ce que nous faisons. Pendant plus d’un an, l’Amérique a mené une coalition de plus de 60 pays pour couper le financement de ISIL, perturber leurs parcelles, arrêter le flux de combattants terroristes et éradiquer leur idéologie vicieuse. Avec près de 10 000 frappes aériennes, nous prenons leur leadership, leur pétrole, leurs camps d’entraînement, et leurs armes. Nous formons, l’armement, et de soutenir les forces qui vont régulièrement récupéer ses territoires en Irak et la Syrie.
Si ce Congrès est sérieux au sujet de gagner cette guerre, et veut envoyer un message à nos troupes et au monde, vous devriez enfin autoriser l’usage de la force militaire contre ISIL. Prenez un vote. Mais le peuple américain doit savoir que, avec ou sans action du Congrès, ISIL va apprendre les mêmes leçons que les terroristes avant eux. Si vous doutez de l’engagement de l’Amérique – ou du mien – de voir que justice soit faite, demander à Oussama ben Laden. Demandez au chef d’Al-Qaïda au Yémen, qui a été pris l’an dernier, ou l’auteur des attaques de Benghazi, qui se trouve dans une cellule de prison. Quand vous venez après les Américains, nous allons après vous. Cela peut prendre du temps, mais nous avons la mémoire longue, et notre portée n’a pas de limite.
Notre politique étrangère doit être axée sur la menace de ISIL et al-Qaïda, mais elle ne peut pas s’arrêter là. Car même sans ISIL, l’instabilité continuera pendant des décennies dans de nombreuses parties du monde – dans le Moyen-Orient, en Afghanistan et au Pakistan, dans certaines parties de l’Amérique centrale, en Afrique et en Asie. Certains de ces endroits peuvent devenir des refuges pour les nouveaux réseaux terroristes; d’autres seront victimes de conflit ethnique, ou la faim, nourrir la prochaine vague de réfugiés. Le monde se tournent vers nous pour aider à résoudre ces problèmes, et notre réponse doit être plus que de parler dur ou des appels aux civils tapis de bombes. Cela peut fonctionner comme une morsure sonore du téléviseur, mais il ne passe pas de rassemblement sur la scène mondiale.

Nous ne pouvons pas essayer de prendre le relais et de reconstruire tous les pays qui tombent dans la crise. Cela ne se veut pas le leadership; qui est une recette pour un bourbier, déversant du sang américain et le trésor qui nous affaiblit finalement. C’ est la leçon du Vietnam, de l’Irak – et nous devrions avoir appris par l’entreprise.
Heureusement, il y a une approche plus intelligente, une stratégie patiente et disciplinée qui utilise tous les éléments de notre puissance nationale. Il dit l’Amérique agira toujours, seule si nécessaire, pour protéger notre peuple et nos alliés; mais sur des questions d’intérêt mondial, nous allons mobiliser le monde pour travailler avec nous, et assurez-vous que les autres pays tirent leur propre poids.
Voilà notre approche de conflits comme la Syrie, où nous travaillons en partenariat avec les forces locales et conduisant efforts internationaux pour aider cette société brisée à poursuivre une paix durable.
Voilà pourquoi nous avons construit une coalition mondiale, avec des sanctions et la diplomatie de principe, pour empêcher un Iran nucléaire. Alors que nous parlons, l’Iran a roulé en arrière de son programme nucléaire, expédié ses stocks d’uranium, et le monde a évité une autre guerre.
Voilà comment nous nous sommes arrêtés la propagation du virus Ebola en Afrique de l’Ouest. Notre armée, nos médecins et nos travailleurs de développement mis en place la plate-forme qui a permis à d’autres pays à se joindre à éradiquer cette épidémie.
Voilà comment nous avons noué un partenariat Trans-Pacifique à ouvrir les marchés, protéger les travailleurs et l’environnement, et de faire progresser le leadership américain en Asie. Il coupe 18.000 taxes sur les produits Made in America, et prend en charge plus de bons emplois. Avec PPT, la Chine ne définit pas les règles dans cette région, ce que nous faisons. Vous voulez montrer notre force dans ce siècle ? Approuver cet accord. Donnez-nous les outils pour le faire respecter.
Cinquante ans d’isolement de Cuba ont échoué à promouvoir la démocratie, nous mettant de retour en Amérique latine. Voilà pourquoi nous avons rétabli des relations diplomatiques, a ouvert la porte de voyager et de commerce, et nous sommes positionnés pour améliorer la vie du peuple cubain. Vous souhaitez consolider notre leadership et la crédibilité dans l’hémisphère ? Reconnaître que la guerre froide est terminée. Levez l’embargo.
Le leadership américain dans le 21e siècle n’est pas un choix entre ignorer le reste du monde – sauf quand nous tuons les terroristes; ou l’occupation et la reconstruction de ce que la société se délite. Leadership signifie une application judicieuse de la puissance militaire, et de rallier le monde derrière les causes qui sont droites. Cela signifie voir notre aide à l’étranger dans le cadre de notre sécurité nationale, pas la charité. Lorsque nous menons près de 200 nations à l’accord le plus ambitieux de l’histoire à lutter contre le changement climatique – qui aide les pays vulnérables, mais il protège aussi nos enfants. Lorsque nous aidons l’Ukraine à défendre sa démocratie, ou la Colombie à résoudre une guerre longue de plusieurs décennies, qui renforce l’ordre international nous dépendons. Lorsque nous aidons les pays africains à nourrir leur population et de soins pour les malades, qui empêche la prochaine pandémie d’atteindre nos côtes. En ce moment, nous sommes sur la bonne voie pour mettre fin au fléau du VIH / sida, et nous avons la capacité d’accomplir la même chose avec le paludisme – quelque chose que je vais poussais ce Congrès pour financer cette année.
Voilà la force. Voilà leadership. Et ce genre de leadership dépend de la puissance de notre exemple. Voilà pourquoi je vais continuer à travailler pour fermer la prison de Guantanamo: il est coûteux, il est inutile, et il ne sert que d’une brochure de recrutement pour nos ennemis.
Voilà pourquoi nous devons rejeter toute politique qui vise les personnes en raison de la race ou de la religion. Ce ne sont pas une question de rectitude politique. Il est une question de comprendre ce qui nous rend forts. Le monde nous respecte pas seulement pour notre arsenal; il nous respecte pour notre diversité et notre ouverture et de la façon dont nous respectons toutes les religions. Sa Sainteté, François, dit ce corps de l’endroit même je me tiens ce soir que « d’imiter la haine et la violence des tyrans et des meurtriers est le meilleur moyen de prendre leur place. » Quand les politiciens insulte les musulmans, quand une mosquée est vandalisée, ou un enfant victime d’intimidation, qui ne nous rend pas plus sûr. Cela ne la raconte comme il est. Il est tout simplement faux. Il nous diminue dans les yeux du monde. Il rend plus difficile à atteindre nos objectifs. Et il trahit qui nous sommes en tant que pays.
« Nous le peuple. »
Notre Constitution commence par ces trois mots simples, des mots que nous avons appris à reconnaître signifient toutes les personnes, pas seulement certains; mots qui insistent pour que nous ascension et la chute ensemble. Cela me amène à la quatrième, et peut-être la chose la plus importante que je veux dire ce soir.
L’avenir que nous voulons – possibilités et la sécurité pour nos familles; une progression du niveau de vie et, une planète pacifique durable pour nos enfants – tout ce qui est à notre portée. Mais il ne se produira que si nous travaillons ensemble. Il ne se produira que si nous pouvons avoir des débats constructifs, rationnels.
Il ne se produira que si nous fixons notre politique.
Une meilleure politique ne signifie pas que nous avons d’accord sur tout. Ceci est un grand pays, avec différentes régions et les attitudes et les intérêts. Voilà une de nos forces, aussi. Nos fondateurs distribués pouvoir entre les Etats et les branches du gouvernement, et nous attend pour faire valoir, tout comme ils l’ont fait, au cours de la taille et la forme du gouvernement, sur le commerce et les relations étrangères, sur le sens de la liberté et les impératifs de sécurité.
Mais la démocratie exige obligations de base de la confiance entre ses citoyens. Il ne fonctionne pas si nous pensons que les gens qui sont en désaccord avec nous sont tous motivés par la malveillance, ou que nos adversaires politiques sont antipatriotiques. Démocratie enraye sans volonté de compromis; ou quand même des faits fondamentaux sont contestés, et nous écoutent qu’à ceux qui sont d’accord avec nous. Notre vie publique flétrit lorsque seules les voix les plus extrêmes attirer l’attention. La plupart de tous, la démocratie tombe en panne lorsque la personne moyenne se sent leur voix n’a pas d’importance; que le système est truqué en faveur de la riche ou puissant ou un certain intérêt étroit.
Trop nombreux Américains se sentent de cette façon en ce moment. Il est l’un des quelques regrets de ma présidence – que la rancœur et de méfiance entre les parties a empiré au lieu de mieux. Il ne fait aucun doute un président avec les dons de Lincoln ou Roosevelt pourrait avoir mieux comblé le fossé, et je vous garantis que je vais continuer à essayer de mieux tant que je tiens ce bureau.
Mais, mes chers compatriotes, ce ne peut pas être ma tâche – ou tout président de – seul. Il ya un tas de gens dans cette enceinte qui aimeraient voir plus de coopération, un débat plus élevée à Washington, mais se sentent piégés par les exigences de se faire élire. Je sais; vous me l’avez dit. Et si nous voulons une meilleure politique, il ne suffit pas de simplement changer un député ou d’un sénateur ou même un président; nous devons changer le système afin de refléter nos meilleures mêmes.
Nous devons mettre fin à la pratique du dessin nos districts du Congrès afin que les politiciens peuvent choisir leurs électeurs, et non l’inverse. Nous devons réduire l’influence de l’argent dans notre politique, de sorte que d’une poignée de familles et intérêts cachés ne peut pas financer nos élections – et si notre approche actuelle de financement de la campagne ne peut pas passer rassemblement devant les tribunaux, nous avons besoin de travailler ensemble de trouver une vraie solution. Nous devons rendre le vote plus facile, pas plus dur, et le moderniser pour la façon dont nous vivons aujourd’hui. Et au cours de cette année, je me propose de parcourir le pays pour promouvoir des réformes qui le font.
Mais je ne peux pas faire ces choses sur mon propre. Des changements dans notre processus politique – dans non seulement qui est élu, mais la façon dont ils sont élus – qui ne se produira que lorsque les Américains l’exigent. Il dépendra de vous. Voilà ce qui signifiait par un gouvernement de, par et pour le peuple.
Qu’est-ce que je demande est difficile. Il est plus facile d’être cynique; à accepter que le changement est impossible, et la politique est sans espoir, et de croire que nos voix et les actions ne comptent pas. Mais si nous abandonnons maintenant, alors que nous abandonnons un avenir meilleur. Ceux qui ont de l’argent et le pouvoir aura un plus grand contrôle sur les décisions qui pourraient envoyer un jeune soldat à la guerre, ou permettre à un autre désastre économique, ou reculer l’égalité des droits et des droits de vote que des générations d’Américains ont combattu, même morts, à sécuriser. Comme la frustration grandit, il y aura des voix qui nous exhortent à se replier en tribus, bouc émissaire concitoyens qui ne nous ressemblent pas, ou de prier comme nous, ou voter comme nous le faisons, ou de partager le même fond.
Nous ne pouvons pas aller dans cette voie. Il ne livrera pas l’économie que nous voulons, ou la sécurité que nous voulons, mais la plupart de tous, il contredit tout ce qui fait l’envie du monde.
Donc, mon compagnon Américains, tout ce que vous pouvez croire, si vous préférez un parti ou d’aucun parti, notre avenir collectif dépend de votre volonté de respecter vos obligations en tant que citoyen. Voter. Pour parler. Pour se lever pour d’autres, en particulier les faibles, en particulier les plus vulnérables, sachant que chacun de nous est ici seulement parce que quelqu’un, quelque part, se leva pour nous. Pour rester actif dans notre vie publique de sorte qu’il reflète la bonté et de la décence et d’optimisme que je vois dans le peuple américain chaque jour.
Ce ne sera pas facile. Notre marque de la démocratie est difficile. Mais je peux vous promettre que dans un an à partir de maintenant, quand je ne tiens plus ce bureau, je serai là avec vous en tant que citoyen – inspiré par ces voix de l’équité et de la vision, de courage et de bonne humeur et de gentillesse qui ont aidé l’Amérique voyager si loin. Voix qui nous aident à nous voyons pas en premier lieu comme noir ou blanc ou asiatique ou latino, non pas comme gay ou hétéro, immigrant ou nées; pas tant que démocrates ou républicains, mais en tant que premier Américains, liés par une croyance commune. La Voix du Dr King aurait cru avoir le dernier mot – voix de la vérité désarmée et l’amour inconditionnel.
Ils sont là, ces voix. Ils ne reçoivent pas beaucoup d’attention, ils ne sollicitent pas, mais ils sont en train de faire le travail ce pays a besoin de faire.
Je les vois partout où je voyage dans cet incroyable pays qu’est le nôtre. Je te vois. Je sais que vous êtes là. Vous êtes la raison pour laquelle je dois tels incroyable confiance en notre avenir. Parce que je vois votre calme, la citoyenneté solide tout le temps.
Je le vois dans le travailleur sur la ligne d’assemblage qui a réussi quarts de travail supplémentaires pour garder son entreprise ouverte, et le patron qui lui verse des salaires plus élevés pour le garder à bord.
Je le vois dans le Rêveur qui reste jusqu’à la fin pour terminer son projet de science, et l’enseignant qui vient au début parce qu’il sait qu’elle pourrait un jour guérir une maladie.
Je le vois dans l’américain qui a servi son temps, et rêve de partir sur – et le propriétaire de l’entreprise qui lui donne une deuxième chance. Le manifestant déterminé à prouver que les questions de justice, et le jeune flic marchant le rythme, traiter tout le monde avec respect, faire le brave, le travail calme de nous protéger.
Je le vois dans le soldat qui donne presque tout pour sauver ses frères, l’infirmière qui tend à lui ’til il peut courir un marathon, et la communauté qui aligne pour l’encourager.
Il est le fils qui trouve le courage de sortir de qui il est, et le père dont l’amour pour ce fils l’emporte sur tout ce qu’il a été enseigné.
Je le vois dans la femme âgée qui va attendre en ligne pour jeter son vote tant qu’elle doit; le nouveau citoyen qui lui jette pour la première fois; les bénévoles dans les urnes qui croient que chaque vote doit compter, parce que chacun d’entre eux de différentes manières savent combien ce droit précieux vaut.
Voilà l’Amérique que je connais. Voilà le pays que nous aimons. Lucide. Grand coeur. Optimiste que la vérité désarmée et l’amour inconditionnel auront le dernier mot. Voilà ce qui me rend si optimiste sur notre avenir. À cause de toi. Je crois en toi. Voilà pourquoi je suis ici convaincu que l’état de notre Union est forte.
Merci, que Dieu vous bénisse, et que Dieu bénisse les Etats-Unis d’Amérique.


Attentats de Paris: Attention, un Etat islamique peut en cacher un autre ! (Sleeping with the enemy: When will the West finally recognize its real enemy ?)

21 novembre, 2015
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nos-amis

epa04589159 A handout picture provided by the Saudi Press Agency (SPA) shows US President, Barack Obama (centre - L) accompanied by his wife, Michelle Obama (centre - R), the new Saudi King, Salman bin Abdul Aziz (R), and deputy Crown Prince and Interior Minister, Mohammed bin Nayef (2 - L) shortly after his arrival in Riyadh, Saudi Arabia, 27 January 2015. Obama cut short his trip to India to head a high profile delegation to one of America's closest allies in the Middle East to offer his condolences on the death of the late King Abdullah bin Abdulaziz al-Saud and attend a bilateral meeting at the Erga Palace, to discuss regional developments including Yemen, Iran and the ongoing unrest resulting form the activities of the group calling themselves the Islamic State (IS). EPA/SAUDI PRESS AGENCY / HANDOUT HANDOUT EDITORIAL USE ONLY/NO SALES

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Quiconque reçoit en mon nom un petit enfant comme celui-ci, me reçoit moi-même. Mais, si quelqu’un scandalisait un de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu’on suspendît à son cou une meule de moulin, et qu’on le jetât au fond de la mer. Jésus (Matthieu 18: 6)
Une civilisation est testée sur la manière dont elle traite ses membres les plus faibles. Pearl Buck
L’esclavage fait partie de l’islam et quiconque souhaite son abrogation est un infidèle. Sheikh Saleh Al-Fawzan (autorité religieuse saoudienne)
The recent marriage of a 90-year-old Saudi man to a 15-year-old girl has sparked condemnation from human rights and social media activists in the kingdom. In an interview, the groom insisted that his marriage was “legal and correct,” and that he paid a $17,500 (SAR 65,000) dowry to marry the girl, who is the daughter of a Yemeni father and Saudi mother. The 90-year-old told the story of his first night with the bride. He said she entered the bedroom before him, and she locked the door from inside so he could not enter. This, he said, made him “suspicious about some kind of conspiracy” by the girl and her mother. He vowed to sue his in-laws to give him back the girl or return him the expensive dowry. Al Arabiya
Selon une information révélée par nos confrères du New-York Times, samedi 27 décembre, Usaid Barho, un jeune Syrien de 14 ans, a réussi à échapper aux fanatiques de Daesh, en se portant volontaire pour une mission suicide. L’adolescent, revêtu d’une ceinture d’explosifs, se rend à Bagdad, dans une mosquée chiite du quartier de Bayaa. C’est le lieu de culte dans lequel il doit se faire exploser. Mais, selon nos confrères, au lieu de déclencher sa charge, Usaid décide de vivre et se rend aux forces de sécurité : « J’ai ouvert ma veste et j’ai dit : ‘Je porte une ceinture d’explosifs, mais je ne veux pas me faire sauter' », a-t-il raconté au New York Times. Il est arrêté, sa ceinture désamorcée, mais il a la vie sauve. Le Midi libre
Aujourd’hui encore, des musulmans veulent épouser des petites filles en prenant exemple sur le Prophète. Ayaan Hirsi Ali
Il suffirait d’un mot du clergé saoudien et ce serait le commencement de la fin pour l’Etat islamique. Malcom Nance
Le problème qui se pose est d’imposer à certains pays un minimum. Je pense en particulier à la Turquie, compte tenu de l’ambiguïté de ses relations avec l’OEI. (…) Plus largement, la France n’est pas crédible dans ses relations avec l’Arabie saoudite . Nous savons très bien que ce pays du Golfe a versé le poison dans le verre par la diffusion du wahhabisme. Les attentats de Paris en sont l’un des résultats. Proclamer qu’on lutte contre l’islam radical tout en serrant la main au roi d’Arabie saoudite revient à dire que nous luttons contre le nazisme tout en invitant Hitler à notre table. Marc Trévidic
Pour Alain Chouet, ancien chef du service de renseignements de sécurité à la DGSE, la “guerre de civilisation” et celle contre le “terrorisme” brandies par le gouvernement comme par l’opposition de droite constituent une imposture qui en masque une autre, celle de l’alliance militaire entre les pays occidentaux et les parrains financiers du djihad. L’Humanité
 Ce que nous appelons « salafisme », en arabe, cela s’appelle « wahhabisme». Et là nous sommes à contre-emploi de manière systématique et dans toutes les situations d’affrontement militaire, puisqu’au Moyen-Orient, au Sahel, en Somalie, au Nigeria, etc., nous sommes alliés avec ceux qui sponsorisent depuis trente ans le phénomène terroriste. (…) On s’épuise à s’attaquer aux exécutants, c’est-à-dire aux effets du salafisme, mais pas à ses causes. Alain Chouet
Il y a un toboggan dans lequel on est installés depuis plusieurs années, et qui nous amène à l’irréparable, puisque maintenant, malheureusement, ces quartiers produisent des terroristes. Dix ans après, ce ne sont plus des émeutiers, ce sont des terroristes. Malek Boutih
Peu à peu, dans les anciennes banlieues rouges, sous l’effet conjugué de l’explosion des flux migratoires et de la désindustrialisation, l’intégration des nouveaux venus et de leurs enfants est devenue plus difficile, voire dans certains cas impossible. À ce phénomène s’est ajouté le choix de nos élites de renoncer au modèle traditionnel d’assimilation. Celui qui avait pourtant fait ses preuves avec des générations d’Italiens, de Polonais, de Portugais ou d’Espagnols. Ils ont penché pour la société multiculturelle et ouvert la porte à toutes les revendications particulières. Ghettoïsés, frustrés de ne pas avoir accès à la société de consommation, nourris d’idéologie victimaire, les enfants de la deuxième ou de la troisième génération ont fait sécession avec la nation française. Déshérités, déracinés, désintégrés, ils se cherchent une identité de substitution dans l’islam ou dans un ailleurs fantasmé. Certains se contentent de siffler La Marseillaise ou de brandir #JesuisKouachi comme un étendard. Les plus fanatiques partent grossir les rangs de Daech. Longtemps la violence des banlieues a été circonscrite de l’autre côté du périphérique. On sait maintenant qu’elle peut venir percuter les quartiers branchés de la capitale. Une jeunesse enfiévrée par une mystique mortifère de l’islam radical en a visé une autre. Une jeunesse perçue comme privilégiée et qui avait les charmes de l’innocence. Ils étaient venus supporter leur équipe de foot, applaudir leur groupe de rock préféré ou savourer en terrasse les derniers jours de douceur de l’automne. Leurs parents n’avaient pas connu la guerre et rêvé d’une société où il serait interdit d’interdire. Cette jeunesse devait être à l’avant-garde d’une humanité «festive, plurielle et métissée», pionnière d’un monde sans frontières qui communierait dans le culte de la consommation et du vivre-ensemble. Après les attentats de janvier, elle avait cru que les marches blanches et les slogans suffiraient à congédier les ombres. Moins d’un an plus tard, elle découvre de la façon la plus épouvantable que l’on puisse imaginer que l’Histoire est tragique. Alexandre Devecchio
C’était une idée simple. Facebook propose un filtre qui permet de mettre le drapeau tricolore sur sa photo, en signe de solidarité avec les victimes des attentats du 13 novembre 2015. Il y a bien un petit parfum de marketing à l’opération, mais l’intention est pour la bonne cause. Des personnes de toutes les générations et de toutes les conditions l’ont adopté. Et évidemment, les critiques ont commencé. Il y a l’écologiste prudent qui considère que le drapeau BBR a une « connotation agressive » et que, par conséquent, cela le gêne de le mettre en ligne, surtout vis-à-vis de ses amis étrangers. Un « ami » lui rappelle que les étrangers précisément ont utilisé le tricolore pour signaler leur amour de la France et leur solidarité face à la violence. Un pacifiste s’avise soudain que le drapeau français a une portée impérialiste. Il oublie que ses couleurs devaient manifester le retour de la concorde en un temps où le pays frisait la guerre civile, à l’aube de la Révolution. Plus radical, un militant d’extrême gauche déclare « effacer tous ses amis fb qui mettront le drapeau » et il conclut sans plus d’explication « Désolé, il existe d’autres symboles ». Une féministe extrême accentue l’attaque, tout ce bleu, blanc, rouge « donne une allure FN à Facebook ». (…) Etrange retournement que de se déclarer citoyen d’un pays et d’en rejeter les symboles, complaisance étonnante à un moment où le tricolore porte un idéal de solidarité et de paix à l’heure du deuil. Fabrice d’Almeida
On sait que l’Arabie saoudite a financé et armé les factions les plus radicales de la rébellion et que la Turquie a laissé massivement passer des armes vers ces groupes pour précipiter la chute de Bachar el-Assad. Si les États-Unis ne s’y sont pas opposés activement, on ne peut pas dire pour autant qu’ils aient encouragé les djihadistes. François Géré
President Obama and other Western leaders desperate to resolve the conflict in Syria should keep in mind that the enemy of your enemy can also be your enemy. For the U.S. and the West, allying with Iran, Mr. Putin’s Russia and the Assad regime would be morally repugnant, strategically disastrous and entirely unnecessary. The immorality of such an alliance is self-evident: The U.S. officially designates Iran and Syria as state sponsors of terror. The argument in favor of such an alliance cites the World War II precedent that the Allies joined Stalin to defeat Hitler. The comparison is inapt. First, NATO doesn’t need the help of Mr. Putin or Iran to defeat ISIS; NATO simply needs the resolve to do it. Second, such an alliance would only undermine the effort. Seeing the U.S. working with Mr. Assad and the Shiites of Iran—who essentially control Baghdad, too—would further convince the region’s Sunnis that they have no choice but to turn to ISIS for protection. Americans above all should realize the importance of the Sunnis. The 2007 U.S. military surge in Iraq was so successful because it included the protection and recruitment of Sunni tribes to fight Sunni extremists. The Obama administration’s hasty exit from Iraq left the Sunnis at the mercy of a hostile Shiite government in Baghdad. Conditions were made ripe for the rise of Islamic State. Even with France’s stepped-up bombing campaign against ISIS in Syria, and U.S. vows to intensify its own bombing effort, the fact remains: You can’t win hearts and minds from 30,000 feet. The problem with an air-power-only offensive is not only that you don’t always kill the right people, but that you can’t protect anyone. The people of Syria and Iraq need the protection and stability that will starve ISIS of its main source of recruits. No bombs, whether American or French, can provide that. Airstrikes will inspire as many ISIS volunteers as they kill, while also creating countless new refugees. Destroying infrastructure makes the refugees’ eventual return less likely. “Boots on the ground” is the phrase that must never be mentioned, but mention it we must. Anything less than a major U.S. and NATO-led ground offensive against ISIS will be a guarantee of continued failure and more terror attacks in the West. It is immoral to continue putting civilians—Syrian and Western alike—instead of soldiers on the front line against terrorists. (…) Heartfelt expressions of solidarity and candlelight vigils for the victims won’t stop ISIS unless that goodwill is turned to action. Playing defense is hopeless. The world today is too small, the threats too big. The only solution is to fight the problem at its source. You cannot have liberté, égalité, fraternité without sécurité. Garry Kasparov
Comme le rappelait (…) Jean-Pierre Le Goff, la disparition des grandes idéologies avait pu laisser croire à l’avènement d’un monde unifié et pacifié sous la triple modalité de l’économie de marché, d’Internet et des droits de l’homme. Cette illusion se dissipe brutalement: nous vivons la fin de la fin de l’Histoire. L’Histoire fait son retour dans un pays et sur un continent qui se croyaient définitivement hors d’atteinte. Et cette Histoire n’est pas belle à voir. Ce n’est pas la réalisation triomphale de l’esprit décrite par Hegel. Ce n’est pas le grand récit palpitant de l’émancipation universelle. Ce n’est pas le progrès de l’humanité jusqu’à son accomplissement final. Ce n’est pas, entre guerre d’Espagne et 2e DB, la geste héroïque rêvée par Régis Debray et tant d’autres. Bref, ce n’est pas Madame H. (1), c’est l’Histoire avec une grande hache, qui, au titre de «croisés», d’«impies» ou d’«idolâtres», peut nous faucher n’importe où, à tout moment, quels que soient notre âge, notre sexe, notre profession ou notre appartenance. Les spectateurs du Bataclan et les clients de La Bonne Bière, de La Belle Équipe, du Carillon et du Petit Cambodge ne portaient pas d’uniforme. Ils ne militaient pour aucune cause, ils ne remplissaient aucun mandat. Ils buvaient un coup, ils partageaient un repas, ils écoutaient un concert: ils ont pourtant été tués. Nous avons beau vivre en démocratie, le totalitarisme de l’Histoire est désormais notre lot. Totalitarisme, en effet, car, loin d’accoucher de la liberté, la violence qui se déchaîne est une calamité sans échappatoire, un fléau auquel personne n’est libre de se soustraire. Envolée comme promesse, l’Histoire ressurgit comme destin et nous dépouille pour longtemps de notre droit à l’insouciance. (…) Nous avons voulu, avec l’Union européenne, instaurer le règne de la paix perpétuelle. Notre grand rêve helvétique se fracasse aujourd’hui sur la réalité de l’islamisme. De la haine qu’il nous voue, cet ennemi n’a jamais fait mystère. Il joue cartes sur table et pourtant nous avons longtemps refusé de l’identifier.(…) Pour ne pas récidiver, le parti intellectuel composé aujourd’hui d’universitaires, de journalistes et de personnalités du show-biz en appelle, quand surgit l’ennemi, au respect de l’Autre. Dans l’Europe posthitlérienne, l’antiracisme tient lieu de vision du monde et on expie le fait d’avoir pris l’Autre pour l’ennemi en prenant l’ennemi pour l’Autre. Ce contresens fatal a survécu au 11 janvier. Survivra-t-il au traumatisme du 13 novembre? C’est toute la question. (…) Les semaines qui ont précédé le carnage ont été occupées par une campagne de presse assourdissante contre les «néoréacs». Les éditorialistes dressaient des listes. Des historiens, des sociologues, des philosophes, des «humoristes» même s’inquiétaient des risques de contamination et préconisaient la plus extrême vigilance. (…) On préfère anéantir le messager plutôt que d’entendre un message qui oblige à voir la réalité et à penser autrement. (…) L’islamisme n’est pas tout l’islam, loin s’en faut. Mais ce n’est pas non plus un phénomène marginal ni une création de l’Occident. Nous n’avons pas, par nos politiques néocoloniales, nos guerres impérialistes et nos pratiques discriminatoires, enfanté ce monstre. Nous ne payons pas pour nos crimes. (…) le djihad n’est pas un retour de bâton, c’est un projet de conquête. (…) Daech constitue une menace pour le monde entier. Mais ce n’est pas en bombardant Raqqa qu’on réglera le problème posé par la sécession culturelle à Molenbeek et dans de nombreuses cités françaises ou par la montée de l’intégrisme religieux jusque chez les chauffeurs de bus de la RATP. (…) Lutter contre l’islamisme, c’est se donner les moyens de reprendre les territoires perdus de la nation en reconstruisant l’école républicaine abêtie, abîmée et même saccagée par un demi-siècle de réformes démagogiques et en maîtrisant les flux migratoires, car plus il y a d’immigrés venus du monde arabo-musulman, plus la communauté nationale se fragmente et plus se développe la propagande radicale. Mais est-il encore temps? (…) L’esprit du 11 janvier était un leurre. Mon seul et fragile espoir est que le 13 novembre nous ait enfin ouvert les yeux. Alain Finkielkraut
Les événements dont nous sommes témoins sont la conséquence prévisible de décennies de propagande, d’une part, et de laxisme, de l’autre. Un affrontement est imminent à l’échelle mondiale. L’avancée rapide des mouvements terroristes, qui tuent dans des buts à la fois politiques et religieux, est en train de provoquer des vocations chez un nombre effarant de jeunes. Chaque attentat procure aux islamistes une publicité effrénée qui fait rêver beaucoup d’adolescents, partout dans le monde. Qui peut leur faire comprendre qu’ils sont exploités quand ils acceptent de se transformer en bombes humaines? (…) En 2005, un ancien directeur de la CIA évaluait les sommes dépensées par l’Arabie saoudite en prosélytisme wahhabite dans le monde, à 90 milliards de dollars. Ceci, sans compter l’argent versé à des organisations terroristes, comme celle de Ben Laden à ses débuts, ou celui utilisé pour tenter de déstabiliser d’autres pays, influer sur leurs élections et acheter leurs politiciens. Ce n’est pas grand-chose pour la dynastie saoudienne, qui exporte, chaque jour, 10 millions de barils de pétrole brut. Cela lui procurait 1,5 milliard de dollars par jour quand le baril était à 150 dollars (en 2014). Maintenant que le baril est à 50 dollars, elle encaisse 500 millions par jour. Et elle laisse le peuple saoudien dans la pauvreté. Depuis les années 2000, d’autres pays financent l’islamisme dans le monde, notamment le Qatar qui tire d’énormes revenus de l’exportation de son gaz naturel. (…) Les islamistes, comme Ben Laden et Baghdadi, sont francs et vous montrent le couteau. Les islamistes «polis» enveloppent des lames de rasoir dans des gâteaux à la crème. (…) Daech a promis de faire du Vatican une mosquée, de prendre la Maison-Blanche et de remplir de sang les rues de Paris et de Londres. Pour atteindre ce but, tous les moyens sont bons. L’immigration illégale en masse est, peut-être, l’un de ces moyens. Les islamistes «polis» disent aussi qu’ils prendront l’Europe, par la conquête démographique et les conversions. Mais dans quelle mesure ces conversions sont-elles volontaires, quand on sait la pression morale et financière qui s’exerce dans certains quartiers? Des dons appelés «aumônes» sont offerts aux convertis, aux prédicateurs et aux femmes qui acceptent de se voiler. Il n’y a pas de liberté quand il y a de l’argent. Il n’y en a pas non plus quand il y a une propagande phénoménale, surtout sur les réseaux sociaux. Lina Murr Nehmé
L’Arabie Saoudite n’est rien d’autre qu’un Daesh qui a réussi. Éric Zemmour
Daesh noir, Daesh blanc. Le premier égorge, tue, lapide, coupe les mains, détruit le patrimoine de l’humanité, et déteste l’archéologie, la femme et l’étranger non musulman. Le second est mieux habillé et plus propre, mais il fait la même chose. L’Etat islamique et l’Arabie saoudite. Dans sa lutte contre le terrorisme, l’Occident mène la guerre contre l’un tout en serrant la main de l’autre. Mécanique du déni, et de son prix. On veut sauver la fameuse alliance stratégique avec l’Arabie saoudite tout en oubliant que ce royaume repose sur une autre alliance, avec un clergé religieux qui produit, rend légitime, répand, prêche et défend le wahhabisme, islamisme ultra-puritain dont se nourrit Daesh. (…)  L’Arabie saoudite est un Daesh qui a réussi. Le déni de l’Occident face à ce pays est frappant: on salue cette théocratie comme un allié et on fait mine de ne pas voir qu’elle est le principal mécène idéologique de la culture islamiste. Les nouvelles générations extrémistes du monde dit « arabe » ne sont pas nées djihadistes. Elles ont été biberonnées par la Fatwa Valley, espèce de Vatican islamiste avec une vaste industrie produisant théologiens, lois religieuses, livres et politiques éditoriales et médiatiques agressives. (…) Il faut vivre dans le monde musulman pour comprendre l’immense pouvoir de transformation des chaines TV religieuses sur la société par le biais de ses maillons faibles : les ménages, les femmes, les milieux ruraux. La culture islamiste est aujourd’hui généralisée dans beaucoup de pays — Algérie, Maroc, Tunisie, Libye, Egypte, Mali, Mauritanie. On y retrouve des milliers de journaux et des chaines de télévision islamistes (comme Echourouk et Iqra), ainsi que des clergés qui imposent leur vision unique du monde, de la tradition et des vêtements à la fois dans l’espace public, sur les textes de lois et sur les rites d’une société qu’ils considèrent comme contaminée. Il faut lire certains journaux islamistes et leurs réactions aux attaques de Paris. On y parle de l’Occident comme site de « pays impies »; les attentats sont la conséquence d’attaques contre l’Islam ; les musulmans et les arabes sont devenus les ennemis des laïcs et des juifs. On y joue sur l’affect de la question palestinienne, le viol de l’Irak et le souvenir du trauma colonial pour emballer les masses avec un discours messianique. Alors que ce discours impose son signifiant aux espaces sociaux, en haut, les pouvoirs politiques présentent leurs condoléances à la France et dénoncent un crime contre l’humanité. Une situation de schizophrénie totale, parallèle au déni de l’Occident face à l’Arabie Saoudite. Ceci laisse sceptique sur les déclarations tonitruantes des démocraties occidentales quant à la nécessité de lutter contre le terrorisme. Cette soi-disant guerre est myope car elle s’attaque à l’effet plutôt qu’à la cause. Daesh étant une culture avant d’être une milice, comment empêcher les générations futures de basculer dans le djihadisme alors qu’on n’a pas épuisé l’effet de la Fatwa Valley, de ses clergés, de sa culture et de son immense industrie éditoriale? Kamel Daoud

Attention: un Etat islamique peut en cacher un autre !

Multiplication des veillées aux bougies et des slogans les plus creux,  « défis à la barbarie » tournant aux mouvements de panique sur la même place et les mêmes rues qui accueillaient l’an dernier le drapeau noir du djihad ou des cris de « mort aux juifs », locutions alambiquées et euphémismes frisant le ridicule (entre le prétendu arabe dialectal d’un Daesh et le carrément grotesque Dash aux sonorités de lessive américaine !), anathèmes, sur fond d’invasion de l’Occident par les crieurs d’Allah Akabar, contre les seuls lanceurs d’alerte dénoncés comme racistes et fascistes, redécouverte du drapeau ou de l’hymne national jusque là abandonnés à la seule extrême-droite …

Au lendemain, suite aux plus graves attentats qu’ait connu la France, d’un assaut dont la violence (5 000 balles, destruction d’habitations, évacuation forcée d’habitants et déshabillage des suspects pour repérer les gilets explosifs) se serait vite vu qualifier sous d’autre cieux de « disproportionnée » …

Et à  l’heure où comme après le coup de semonce de janvier dernier ou ceux qui se préparent ailleurs et malgré  les mesures – avec dix mois de retard – de l’état d’urgence …

Une  France qui redécouvre la guerre semble repartie comme les Etats-Unis ou le reste du monde occidental pour un nouveau tour de déni …

Pendant  que s’accumulent, après le catastrophique abandon de l’Irak et de la Syrie par l’Amérique d’Obama,  les preuves de l’incroyable faillite de nos services de renseignement et de sécurité ainsi que de nos gouvernants

Comme de l’invraisemblable cynisme et duplicité de nos prétendus amis turcs, qataris, saoudiens et à présent iraniens …

Qui de nos responsables politiques et médiatiques aura le courage de désigner, trop gros pour être vu, le véritable éléphant dans la pièce ?

Qui,  à l’instar d’un Eric Zemmour ou d’un Kamal Daoud, criera haut et fort …

Qu’égorger, tuer, lapider, couper les mains, crucifier et abuser des enfants, c’est ce que fait depuis plus d’un demi-siècle cet Etat islamique qui a réussi qu’est l’Arabie saoudite ?

Que ce sont les représentants du même Etat qui, propres sur eux et bien mis, passent leur temps dans nos palaces et sur nos tapis rouges …

Et qui depuis tout ce temps répandent sur l’ensemble de la planète le poison du même djihadisme qui nourrit l’Etat islamique ?

Et ce au-delà des Ben Laden, kamikazés du 11 septembre et gros bataillons des bouchers de Rakka …

Via un véritable complexe religio-industriel,  produisant théologiens, lois religieuses, livres et politiques éditoriales et médiatiques agressives …

Qui derrière les faux sourires et les prétendues condoléances et à coup de dizaines de milliards de dollars …

Instrumentalise le conflit israélo-palestinien, la guerre d’Irak ou l’histoire de la colonisation ..

Pour instiller à l’ensemble du monde musulman cette même haine de l’Occident, des juifs et des chrétiens …

Et transformer, comme on vient de le revoir à Paris, nos émeutiers en terroristes ?

Mais surtout qui refuse, dans sa lutte à mort avec ses frères ennemis chiites de Téhéran, de prononcer le seul mot …

Qui pourrait condamner dans l’instant même l’Etat islamique aux poubelles de l’histoire ?

L’Arabie saoudite, un Daesh qui a réussi
Kamel Daoud

The New York Times

Nov. 20, 2015

Daesh noir, Daesh blanc. Le premier égorge, tue, lapide, coupe les mains, détruit le patrimoine de l’humanité, et déteste l’archéologie, la femme et l’étranger non musulman. Le second est mieux habillé et plus propre, mais il fait la même chose. L’Etat islamique et l’Arabie saoudite. Dans sa lutte contre le terrorisme, l’Occident mène la guerre contre l’un tout en serrant la main de l’autre. Mécanique du déni, et de son prix. On veut sauver la fameuse alliance stratégique avec l’Arabie saoudite tout en oubliant que ce royaume repose sur une autre alliance, avec un clergé religieux qui produit, rend légitime, répand, prêche et défend le wahhabisme, islamisme ultra-puritain dont se nourrit Daesh.

Le wahhabisme, radicalisme messianique né au 18ème siècle, a l’idée de restaurer un califat fantasmé autour d’un désert, un livre sacré et deux lieux saints, la Mecque et Médine. C’est un puritanisme né dans le massacre et le sang, qui se traduit aujourd’hui par un lien surréaliste à la femme, une interdiction pour les non-musulmans d’entrer dans le territoire sacré, une loi religieuse rigoriste, et puis aussi un rapport maladif à l’image et à la représentation et donc l’art, ainsi que le corps, la nudité et la liberté. L’Arabie saoudite est un Daesh qui a réussi.

Le déni de l’Occident face à ce pays est frappant: on salue cette théocratie comme un allié et on fait mine de ne pas voir qu’elle est le principal mécène idéologique de la culture islamiste. Les nouvelles générations extrémistes du monde dit « arabe » ne sont pas nées djihadistes. Elles ont été biberonnées par la Fatwa Valley, espèce de Vatican islamiste avec une vaste industrie produisant théologiens, lois religieuses, livres et politiques éditoriales et médiatiques agressives.

On pourrait contrecarrer : Mais l’Arabie saoudite n’est-elle pas elle-même une cible potentielle de Daesh ? Si, mais insister sur ce point serait négliger le poids des liens entre la famille régnante et le clergé religieux qui assure sa stabilité — et aussi, de plus en plus, sa précarité. Le piège est total pour cette famille royale fragilisée par des règles de succession accentuant le renouvellement et qui se raccroche donc à une alliance ancestrale entre roi et prêcheur. Le clergé saoudien produit l’islamisme qui menace le pays mais qui assure aussi la légitimité du régime.

Il faut vivre dans le monde musulman pour comprendre l’immense pouvoir de transformation des chaines TV religieuses sur la société par le biais de ses maillons faibles : les ménages, les femmes, les milieux ruraux. La culture islamiste est aujourd’hui généralisée dans beaucoup de pays — Algérie, Maroc, Tunisie, Libye, Egypte, Mali, Mauritanie. On y retrouve des milliers de journaux et des chaines de télévision islamistes (comme Echourouk et Iqra), ainsi que des clergés qui imposent leur vision unique du monde, de la tradition et des vêtements à la fois dans l’espace public, sur les textes de lois et sur les rites d’une société qu’ils considèrent comme contaminée.
Il faut lire certains journaux islamistes et leurs réactions aux attaques de Paris. On y parle de l’Occident comme site de « pays impies »; les attentats sont la conséquence d’attaques contre l’Islam ; les musulmans et les arabes sont devenus les ennemis des laïcs et des juifs. On y joue sur l’affect de la question palestinienne, le viol de l’Irak et le souvenir du trauma colonial pour emballer les masses avec un discours messianique. Alors que ce discours impose son signifiant aux espaces sociaux, en haut, les pouvoirs politiques présentent leurs condoléances à la France et dénoncent un crime contre l’humanité. Une situation de schizophrénie totale, parallèle au déni de l’Occident face à l’Arabie Saoudite.

Ceci laisse sceptique sur les déclarations tonitruantes des démocraties occidentales quant à la nécessité de lutter contre le terrorisme. Cette soi-disant guerre est myope car elle s’attaque à l’effet plutôt qu’à la cause. Daesh étant une culture avant d’être une milice, comment empêcher les générations futures de basculer dans le djihadisme alors qu’on n’a pas épuisé l’effet de la Fatwa Valley, de ses clergés, de sa culture et de son immense industrie éditoriale?

Guérir le mal serait donc simple ? A peine. Le Daesh blanc de l’Arabie Saoudite reste un allié de l’Occident dans le jeu des échiquiers au Moyen-Orient. On le préfère à l’Iran, ce Daesh gris. Ceci est un piège, et il aboutit par le déni à un équilibre illusoire : On dénonce le djihadisme comme le mal du siècle mais on ne s’attarde pas sur ce qui l’a créé et le soutient. Cela permet de sauver la face, mais pas les vies.

Daesh a une mère : l’invasion de l’Irak. Mais il a aussi un père : l’Arabie saoudite et son industrie idéologique. Si l’intervention occidentale a donné des raisons aux désespérés dans le monde arabe, le royaume saoudien leur a donné croyances et convictions. Si on ne comprend pas cela, on perd la guerre même si on gagne des batailles. On tuera des djihadistes mais ils renaîtront dans de prochaines générations, et nourris des mêmes livres.

Les attaques à Paris remettent sur le comptoir cette contradiction. Mais comme après le 11 septembre, nous risquons de l’effacer des analyses et des consciences.

Kamal Daoud, chroniqueur au Quotidien d’Oran, est l’auteur de “Meursault, contre-enquête.”

Voir aussi:

Fatwas et caricatures, la stratégie de l’islamisme. «Un affrontement est imminent à l’échelle mondiale»

L’Hebdo mgazine

20 novembre 2015

Dans son ouvrage Fatwas et caricatures, la stratégie de l’islamisme, Lina Murr Nehmé se base sur des documents pointus pour tenter de répondre à toutes les questions suscitées par la montée de l’islamisme. Un document référence à découvrir… avec stupéfaction.

En revenant dans votre livre à tous les ouvrages, les fatwas, les sermons, les livres qui ont déclenché la montée des mouvances extrémistes, à quelles conclusions êtes-vous arrivée?

A ceci: les événements dont nous sommes témoins sont la conséquence prévisible de décennies de propagande, d’une part, et de laxisme, de l’autre. Un affrontement est imminent à l’échelle mondiale. L’avancée rapide des mouvements terroristes, qui tuent dans des buts à la fois politiques et religieux, est en train de provoquer des vocations chez un nombre effarant de jeunes. Chaque attentat procure aux islamistes une publicité effrénée qui fait rêver beaucoup d’adolescents, partout dans le monde. Qui peut leur faire comprendre qu’ils sont exploités quand ils acceptent de se transformer en bombes humaines?

Qui finance al-Qaïda et Daech?

En 2005, un ancien directeur de la CIA évaluait les sommes dépensées par l’Arabie saoudite en prosélytisme wahhabite dans le monde, à 90 milliards de dollars. Ceci, sans compter l’argent versé à des organisations terroristes, comme celle de Ben Laden (Oussama, ndlr) à ses débuts, ou celui utilisé pour tenter de déstabiliser d’autres pays, influer sur leurs élections et acheter leurs politiciens. Ce n’est pas grand-chose pour la dynastie saoudienne, qui exporte, chaque jour, 10 millions de barils de pétrole brut. Cela lui procurait 1,5 milliard de dollars par jour quand le baril était à 150 dollars (en 2014). Maintenant que le baril est à 50 dollars, elle encaisse 500 millions par jour. Et elle laisse le peuple saoudien dans la pauvreté. Depuis les années 2000, d’autres pays financent l’islamisme dans le monde, notamment le Qatar qui tire d’énormes revenus de l’exportation de son gaz naturel.

Tous les islamistes, dites-vous, même ceux qu’on qualifie de «polis», sont à mettre dans le même sac. Quel est l’enseignement essentiel qu’ils dispensent notamment en Occident?

Les islamistes, comme Ben Laden et Baghdadi, sont francs et vous montrent le couteau. Les islamistes «polis» enveloppent des lames de rasoir dans des gâteaux à la crème. Mais leurs résultats les trahissent. Regardez la haine que les admirateurs de Tarik Ramadan ont pour les Européens. Pourtant, Tarik Ramadan parle beaucoup d’amour. Comparez-le au cheikh Maher Hammoud qui, lui, a l’amour pour résultat. Et, comme par hasard, les islamistes font la promotion de Tarik Ramadan et cherchent à tuer Maher Hammoud.

Quel est le but ultime des islamistes? Islamiser ces terres ou protéger leurs fidèles des «mécréants» en terre d’Occident?

Daech a promis de faire du Vatican une mosquée, de prendre la Maison-Blanche et de remplir de sang les rues de Paris et de Londres. Pour atteindre ce but, tous les moyens sont bons. L’immigration illégale en masse est, peut-être, l’un de ces moyens. Les islamistes «polis» disent aussi qu’ils prendront l’Europe, par la conquête démographique et les conversions. Mais dans quelle mesure ces conversions sont-elles volontaires, quand on sait la pression morale et financière qui s’exerce dans certains quartiers? Des dons appelés «aumônes» sont offerts aux convertis, aux prédicateurs et aux femmes qui acceptent de se voiler. Il n’y a pas de liberté quand il y a de l’argent. Il n’y en a pas non plus quand il y a une propagande phénoménale, surtout sur les réseaux sociaux.

Propos recueillis par Danièle Gergès

C’est la fille de May et Alfred Murr, écrivains libanais célèbres. C’est une historienne et politologue franco-libanaise, spécialiste de l’islam et du monde arabe contemporain. Elle est professeur à l’Université libanaise. Durant 35 ans, elle a fait des recherches intensives au sujet des guerres contemporaines du Moyen-Orient, des mouvements terroristes. Lina Murr Nehmé a pris aussi  l’initiative de défendre des sites archéologiques voués à la destruction à Beyrouth dans le but de préserver l’héritage culturel du pays. Elle a plusieurs ouvrages à son actif dont Les Otages libanais dans les prisons syriennes,Le Liban assassiné, lettre ouverte à monsieur Sarkozy, 1453, Mahomet II impose le schisme orthodoxe, Baalbeck, monument phénicien,Si Beyrouth parlait…

Voir également:

Marriage or rape? 90-year-old Saudi weds 15-year-old girl
Reem Hanbazazah
Al Arabiya
07 January 2013

The recent marriage of a 90-year-old Saudi man to a 15-year-old girl has sparked condemnation from human rights and social media activists in the kingdom.

A member of the Saudi National Society for Human Rights (NSHR), urged authorities to intervene to save the child.
On Twitter especially, activists criticized the parents of the girl for giving her to a man decades older than her.

In an interview, the groom insisted that his marriage was “legal and correct,” and that he paid a $17,500 (SAR 65,000) dowry to marry the girl, who is the daughter of a Yemeni father and Saudi mother.

The 90-year-old told the story of his first night with the bride. He said she entered the bedroom before him, and she locked the door from inside so he could not enter. This, he said, made him “suspicious about some kind of conspiracy” by the girl and her mother.

He vowed to sue his in-laws to give him back the girl or return him the expensive dowry.

Close friends of the bride’s family said she was frightened on the wedding night, and locked herself in the room for two successive days before fleeing back to her parents’ home.

The member of the Saudi National Association for Human Rights (NSHR), Suhaila Zein al-Abedin, urged authorities to intervene “as soon as possible to save this child from tragedy.”

Abedin noted that marriage in Islam must be based on mutual consent, and this was not satisfied, as demonstrated by the girl’s move to lock herself in the room.

She said the girl’s parents were also to be held responsible for marrying their daughter to a man the age of her great grandfather.

Abedin urged the establishment of a minimum age of 18 for marrying girls, saying this would pave the way for punishing violators, according to a report by al-Hayat newspaper.

Jamal al-Toueiki, a psychologist, said forced marriage may subject girls to abuse and violence, and this could lead to their suicide if nothing is done to save them.
Twitter reaction
On Twitter, Mouhammad Khaled Alnuzha ‏@mkalnuzha, a legal expert, asked: “Is this a case of human trafficking crimes punishable by law?”

‏@sx84, who identifies himself as another legal expert, stated: « She is still considered as a product! A father sells his daughter without mercy, to be bought by money and status and power; all of it for the sake of fulfilling a desire.”

Nawal Saad @lhnalkhlwd wrote on his account: “When people of reason and wisdom are asked to be silent and the ludicrous are set loose, we will see these anti-human behaviors.”

Samira al-Ghamdi @SamiraAlGhamdi, a psychologist at a child protection center, wrote: “We need a law to penalize these acts … enough child abuse.”
She added that the story of the child bride should be titled “A 90 years old ‘buys’ a girl … or : A father ‘sells’ his daughter…”

Voir de plus:

Il devient kamikaze à 14 ans pour échapper à Daesh
Le Midi Libre
28.12.14

L ‘adolescent, revêtu d’une ceinture d’explosifs, se rend  à Bagdad, dans une mosquée chiite du quartier de Bayaa. C’est le lieu de culte dans lequel il doit se faire  exploser.

Selon une information révélée par nos confrères du New-York Times, samedi 27 décembre, Usaid Barho, un jeune Syrien de 14 ans, a réussi à échapper aux fanatiques de Daesh, en se portant volontaire pour une mission suicide. L’adolescent, revêtu d’une ceinture d’explosifs, se rend  à Bagdad, dans une mosquée chiite du quartier de Bayaa. C’est le lieu de culte dans lequel il doit se faire  exploser. Mais, selon nos confrères,  au lieu de déclencher sa charge, Usaid décide de vivre et se rend aux forces de sécurité  : « J’ai ouvert ma veste et j’ai dit : ‘Je porte une ceinture d’explosifs, mais je ne veux pas me faire sauter' »,  a-t-il raconté au New York Times. Il est arrêté, sa ceinture désamorcée, mais il a la vie sauve.

Un calcul risqué mais nécessaire
Comment Usaid en est-il arrivé là ? Après avoir rejoint l’Etat islamique, il se rend vite compte qu’il a « mis les pieds en enfer ». Il ne pense plus qu’à s’évader. Un jour, on lui donne à choisir entre partir au front ou commettre un attentat-suicide. « J’ai levé la main pour me porter volontaire pour une attaque kamikaze », raconte l’adolescent au New-York Times qui sait alors la balle au bond.  Une ruse qui lui a finalement permis, après s’être rendu aux forces de sécurité chiites,  d’échapper aux griffes de Daesh. Un calcul risqué mais nécessaire quand on sait que la sentence appliquée, à ceux qui tentent d’échapper à l’Etat islamique, est la peine de mort. L’exécution récente, par Daesh , d’une centaine de jihadistes étrangers, qui tentaient de s’enfuir, en est la preuve macabre.

BAGHDAD — Before war convulsed his hometown in Syria, Usaid Barho played soccer, loved Jackie Chan movies and adored the beautiful Lebanese pop singer Nancy Ajram. He dreamed of attending college and becoming a doctor.

His life, to say the least, took a detour.

On a recent evening in Baghdad, Usaid, who is 14, approached the gate of a Shiite mosque, unzipped his jacket to show a vest of explosives, and surrendered himself to the guards.

“They seduced us to join the caliphate,” he said several days later in an interview at a secret Iraqi intelligence site where he is being held.

Usaid described how he had been recruited by the Sunni extremists of the Islamic State from a mosque in his hometown, Manbij, near Aleppo. He said he joined the group willingly because “I believed in Islam.”

“They planted the idea in me that Shiites are infidels and we had to kill them,” he said in the interview, which took place in the presence of an Iraqi intelligence official.

If he did not fight, he was told, Shiites would come and rape his mother.

He soon found himself in Iraq, but he quickly had misgivings and wanted to escape. His best chance, he decided, was a risky deception: volunteer to be a suicide bomber so he could surrender to security forces.

The wars in Syria and Iraq have set grim new standards for the exploitation and abuse of children. Thousands of them have been killed or maimed through indiscriminate bombings, in crossfire and, in some cases, executions. Young girls from minority groups, especially Yazidis in Iraq, have been captured as sex slaves by the Islamic State, also known as ISIS or ISIL. Young boys have been given rifles and told to staff checkpoints or patrol neighborhoods — or have been recruited, as Usaid was, to become suicide bombers.

In the areas it controls in Iraq and Syria, the Islamic State has established centers for the military and religious training of children, in an effort to indoctrinate them and build a new generation of warriors.

One of the group’s videos, depicting a camp near Mosul, in northern Iraq, calls the children the “cubs of the caliphate.” At the camp — named for the brutal leader of Al Qaeda in Iraq, Abu Musab al-Zarqawi, who was killed by an American airstrike in 2006 — children are shown doing physical fitness exercises and reciting the Quran, while an instructor explains that they are being trained to fight “hate-filled Shiites.”

The United Nations wrote in a report last month that “ISIS prioritizes children as a vehicle for ensuring long-term loyalty, adherence to their ideology and a cadre of devoted fighters that will see violence as a way of life.”

The United Nations has released a catalog of horrors inflicted on children by the Islamic State. In Raqqa, Syria, the militants’ de facto capital, the group has gathered children for screenings of execution videos. It has forced children to participate in public stonings. And in many of the group’s grisly execution videos, children are seen among the audience. (Usaid said that his parents did not allow him to attend the public executions in his town, typically held after Friday Prayer.)

In the aftermath of one videotaped beheading in Deir al-Zour, Syria, children are seen playing with the victim’s head and mocking the corpse, according to the SITE Intelligence Group, which monitors the communications of extremist groups.

Referring to past wars and the role of children, Laurent Chapuis, the regional child protection adviser for the Middle East and North Africa for the United Nations Children’s Fund, or Unicef, said: “When it comes to recruitment, in the past, kids were predominantly supporters — messengers or spies. It seems now they are pushed to take a more active role.”

Mr. Chapuis said that all parties in the wars, including pro-government militias in both countries, were guilty of abuses of children. What sets the Islamic State apart, he said, is how “public and aggressive” they are in their exploitation.

Usaid’s account of how he went from a Syrian childhood that he said was not particularly religious to become a jihadist held in an Iraqi cell is one of the few firsthand accounts from an Islamic State child soldier turned defector.

The Iraqi authorities have increasingly showcased Islamic State detainees to the public, as part of a strategy to demonstrate  that the government is making progress in the fight, although they have not typically made detainees available for interviews with journalists. The details of Usaid’s personal background could not be independently verified, but his surrender at the mosque gate was captured on cellphone video by a bystander.

First, after the Islamic State took control of his town, Usaid was drawn to the local mosque. “We started being taught that Shiites were raping Sunni women, and that Shiites were killing Sunni men,” he said.

He now says he was brainwashed. But he admitted that he willingly ran away from home one morning on his way to school and joined a training camp in the desert. For about a month, he was put through military training, and he was taught how to shoot an assault rifle and how to storm a building. He had two meals a day, mostly cheese and eggs.

Soon, though, he said, “I noticed things I saw that were different from Islam.”

Back home he saw the group inflict severe punishments on men who were caught smoking cigarettes, yet in the camp, he said, he saw fighters smoking. He said he saw men having sex with other men behind the tents in the desert night. And, he said, he was increasingly put off by “the way they are killing innocent people.”

At the end of the training, he was told his trainers wanted him to go fight in Iraq. He was driven, with other new fighters, in a minibus to Mosul.

There, the recruits were given a choice: be a fighter or a suicide bomber.

“I raised my hand to be a suicide bomber,” he said. That, he figured, would give him the best chance at defecting.

“If I were a fighter and tried to surrender to security forces they might kill me, with my gun in my hand,” he said.

Within a few days, he was taken, along with a German volunteer, on a circuitous journey to Baghdad. He said he was passed from one Islamic State operative to another and stayed at various safe houses along the way — including a photography studio and a house covered by reeds. He spent a week in Falluja, waiting. Finally, he arrived in the early morning at an apartment in Baghdad, where he had tea and kebabs for breakfast.

He was shuttled to another apartment, where he took a nap. Two hours later, he was shaken awake.

“Wake up, wake up, it is time to put your vest on,” he was told.

He was given his target: a Shiite mosque in the neighborhood of Bayaa.

A few hours later, at dusk, he walked up to the mosque gate.

“I opened up my jacket and said, ‘I have a suicide vest, but I don’t want to blow myself up.’ ”

The chaotic scene that unfolded, as a plainclothes officer snipped off the vest, was captured on cellphone video by a bystander and distributed over social media. “Keep the people away!” one officer yelled.

What happens now to Usaid is unclear. He said he wanted to be reunited with his family in Syria, but the Iraqi authorities have not tried to reach them. The intelligence officer who has been interrogating him said he needed more time to investigate the case.

During the interview, the officer playfully tapped Usaid on the knee and the top of his head, and urged him to eat baklava. “Eat more sweets, they are good for you,” he said.

Usaid said he still planned to become a doctor, and hoped to study in Turkey. He said that he missed his mother, and that the Iraqis had promised to return him to his parents one day.

Before the war, he said: “We were a normal family. It was just a normal life.”

Whether he has a chance at a normal life again depends, in part, on how the Iraqis treat him: as a terrorist or as an exploited child.

During the interview, Usaid was dressed in a gray sweatshirt and cargo pants, and he was not handcuffed. A few days later, though, he appeared on state television in handcuffs and a yellow prison jumpsuit. The television host labeled him a terrorist, and he was made to re-enact his surrender.

Yet Saad Maan, the spokesman for both the Interior Ministry and the Baghdad Operations Command, appeared on Tuesday on state television and described Usaid as a victim of the Islamic State.

And the intelligence officer who has been interrogating Usaid, who spoke on the condition of anonymity because of the secretive nature of his work, said he and other intelligence agents would oppose any efforts to prosecute Usaid.

“Even if he was brought to court, we would be on his side, because he saved lives,” he said.

Omar Al-Jawoshy contributed reporting

Voir de plus:

Quand la jeunesse de France entre en guerre
Alexandre Devecchio
Le Figaro
16/11/2015

FIGAROVOX/ANALYSE – Les terroristes qui ont frappé le vendredi 13 novembre étaient très jeunes. Leurs victimes également. Pour Alexandre Devecchio, ces enfants du siècle sont le miroir d’une France fracturée par un profond malaise culturel et social.

«J’ai pu regarder l’un des assaillants, il m’a semblé très jeune, c’est ce qui m’a tout de suite frappé. Ce visage juvénile, extrêmement déterminé.» Le témoignage de Julien Pearce, journaliste d’Europe 1 présent dans la salle de concert du Bataclan lors de ce vendredi 13 infernal, glace le sang. Il est à mettre en parallèle avec l’information de la chaîne i-Télé selon laquelle l’un des trois terroristes du stade de France serait âgé de 15 ans. Encore une fois, les Français constatent horrifiés que la barbarie islamiste ne vient pas d’un ailleurs lointain, mais a le visage de jeunes gens qui ont grandi en France. Ismaël Omar Mostefaï, le djihadiste qui a déclenché sa ceinture d’explosifs dans la salle de spectacle, n’avait pas 30 ans et était né à Courcouronnes, dans l’Essonne. Comme Mehdi Nemmouche ou Mohamed Merah, il appartient à cette «génération radicale», que Malek Boutih décrit dans un rapport choc. Comme eux, il est le produit des territoires perdus de la République. «Il y a un toboggan dans lequel on est installés depuis plusieurs années, et qui nous amène à l’irréparable, puisque maintenant, malheureusement, ces quartiers produisent des terroristes»,affirmait justement Boutih à propos des dix ans des émeutes en banlieue. «Dix ans après, ce ne sont plus des émeutiers, ce sont des terroristes», insistait le député de l’Essonne, prophétique.

Peu à peu, dans les anciennes banlieues rouges, sous l’effet conjugué de l’explosion des flux migratoires et de la désindustrialisation, l’intégration des nouveaux venus et de leurs enfants est devenue plus difficile, voire dans certains cas impossible. À ce phénomène s’est ajouté le choix de nos élites de renoncer au modèle traditionnel d’assimilation. Celui qui avait pourtant fait ses preuves avec des générations d’Italiens, de Polonais, de Portugais ou d’Espagnols. Ils ont penché pour la société multiculturelle et ouvert la porte à toutes les revendications particulières. Ghettoïsés, frustrés de ne pas avoir accès à la société de consommation, nourris d’idéologie victimaire, les enfants de la deuxième ou de la troisième génération ont fait sécession avec la nation française. Déshérités, déracinés, désintégrés, ils se cherchent une identité de substitution dans l’islam ou dans un ailleurs fantasmé. Certains se contentent de siffler La Marseillaise ou de brandir #JesuisKouachi comme un étendard. Les plus fanatiques partent grossir les rangs de Daech.

Longtemps la violence des banlieues a été circonscrite de l’autre côté du périphérique. On sait maintenant qu’elle peut venir percuter les quartiers branchés de la capitale. Une jeunesse enfiévrée par une mystique mortifère de l’islam radical en a visé une autre. Une jeunesse perçue comme privilégiée et qui avait les charmes de l’innocence. Ils étaient venus supporter leur équipe de foot, applaudir leur groupe de rock préféré ou savourer en terrasse les derniers jours de douceur de l’automne. Leurs parents n’avaient pas connu la guerre et rêvé d’une société où il serait interdit d’interdire. Cette jeunesse devait être à l’avant-garde d’une humanité «festive, plurielle et métissée», pionnière d’un monde sans frontières qui communierait dans le culte de la consommation et du vivre-ensemble. Après les attentats de janvier, elle avait cru que les marches blanches et les slogans suffiraient à congédier les ombres. Moins d’un an plus tard, elle découvre de la façon la plus épouvantable que l’on puisse imaginer que l’Histoire est tragique.

Bien avant «Charlie», une troisième jeunesse se construit dans l’angoisse: celle de la France périphérique. Une jeunesse silencieuse qui se considère victime de l’insécurité physique et culturelle liée à l’immigration. Celle des «petits Blancs» dont les parents ne sont pas assez aisés pour vivre dans les quartiers protégés des grandes métropoles et qui sont relégués dans des villes dortoirs où les barres de béton encerclent les quartiers pavillonnaires. Humiliée de devoir baisser les yeux devants les caïds et les petits ayatollahs, c’est cette jeunesse qui crie les soirs d’élections: «On est chez nous!» Le FN y récolte en masse des électeurs et même des militants. Il n’est pas impossible qu’elle bascule un jour, elle aussi, dans la violence.

Tous ces enfants du siècle sont le miroir d’une France fracturée par un profond malaise culturel et social. Au Bourget, François Hollande avait fait de la jeunesse sa priorité. En prononçant les prénoms des victimes à la tribune du Congrès, le chef de l’État avait du mal à cacher son émotion. La génération 68 voulait jouir sans entraves. Pouvait-elle se douter que ses enfants tomberaient sous les rafales de kalachnikovs tirées par des fous de Dieu haïssant les valeurs qu’ils avaient tant chéries ?

Voir de même:

« Nous vivons la fin de la fin de l’Histoire »
Alain Finkielkraut
Le Figaro
20 novembre 2015

INTERVIEW EXCLUSIVE – Une semaine après le carnage du 13 novembre, le philosophe exprime son accablement et son inquiétude devant la confirmation du retour violent d’une Histoire qui «n’est pas belle à voir». Il s’élève contre «l’ethnocentrisme de la mauvaise conscience de l’Occident».Sa parole exigeante trouve un écho profond dans l’inconscient collectif. Comme il est écouté, comme il est lu, il est régulièrement qualifié de «populiste», en tête de la nuée des «oiseaux de malheurs». Ces intellectuels que certains voulaient faire taire quand il fallait, plus que jamais, les entendre. Dans La Seule Exactitude*, son dernier ouvrage, Alain Finkielkraut intitule son chapitre consacré aux attentats de Copenhague (en février 2015) «Le tragique de répétition».Une semaine après les attentats du 13 novembre, le philosophe espère qu’un sursaut national permettra à la France de reprendre les territoires qui, sur notre sol, sont déjà entrés en sécession culturelle.

LE FIGARO. – Dix mois après les attentats des 7, 8 et 9 janvier, Paris et sa banlieue ont été le théâtre de scènes de guerre. Cent trente personnes sont mortes. On compte des centaines de blessés. Le pays est traumatisé. Le mot «guerre» est sur toutes les lèvres. Quel sentiment prime chez vous: le chagrin, l’inquiétude ou la colère?

Alain FINKIELKRAUT. – Ce qui domine en moi, c’est l’accablement et même le désespoir. Comme le rappelait dans ces colonnes Jean-Pierre Le Goff, la disparition des grandes idéologies avait pu laisser croire à l’avènement d’un monde unifié et pacifié sous la triple modalité de l’économie de marché, d’Internet et des droits de l’homme. Cette illusion se dissipe brutalement: nous vivons la fin de la fin de l’Histoire. L’Histoire fait son retour dans un pays et sur un continent qui se croyaient définitivement hors d’atteinte. Et cette Histoire n’est pas belle à voir. Ce n’est pas la réalisation triomphale de l’esprit décrite par Hegel. Ce n’est pas le grand récit palpitant de l’émancipation universelle. Ce n’est pas le progrès de l’humanité jusqu’à son accomplissement final. Ce n’est pas, entre guerre d’Espagne et 2e DB, la geste héroïque rêvée par Régis Debray et tant d’autres. Bref, ce n’est pas Madame H. (1), c’est l’Histoire avec une grande hache, qui, au titre de «croisés», d’«impies» ou d’«idolâtres», peut nous faucher n’importe où, à tout moment, quels que soient notre âge, notre sexe, notre profession ou notre appartenance. Les spectateurs du Bataclan et les clients de La Bonne Bière, de La Belle Équipe, du Carillon et du Petit Cambodge ne portaient pas d’uniforme. Ils ne militaient pour aucune cause, ils ne remplissaient aucun mandat. Ils buvaient un coup, ils partageaient un repas, ils écoutaient un concert: ils ont pourtant été tués. Nous avons beau vivre en démocratie, le totalitarisme de l’Histoire est désormais notre lot. Totalitarisme, en effet, car, loin d’accoucher de la liberté, la violence qui se déchaîne est une calamité sans échappatoire, un fléau auquel personne n’est libre de se soustraire. Envolée comme promesse, l’Histoire ressurgit comme destin et nous dépouille pour longtemps de notre droit à l’insouciance. Pour résumer le bonheur parfait, les Juifs d’Europe centrale disaient: «Wie Gott in Frankreich.» Selon Saul Bellow, cette expression signifie que «Dieu serait parfaitement heureux en France parce qu’il ne serait pas dérangé par les prières, rites, bénédictions et demandes d’interprétation de délicates questions diététiques. Environné d’incroyants, Lui aussi pourrait se détendre le soir venu tout comme des milliers de Parisiens dans leur café préféré. Peu de choses sont plus agréables, plus civilisées qu’une terrasse tranquille au crépuscule.» Paris était «la ville sainte de la laïcité», mais les massacres du 13 novembre ont fait le malheur de Dieu.

Une rhétorique antiterroriste rythme les discours de nos gouvernants et de nos politiques. Notre ennemi, c’est le terrorisme?

Nous avons voulu, avec l’Union européenne, instaurer le règne de la paix perpétuelle. Notre grand rêve helvétique se fracasse aujourd’hui sur la réalité de l’islamisme. De la haine qu’il nous voue, cet ennemi n’a jamais fait mystère. Il joue cartes sur table et pourtant nous avons longtemps refusé de l’identifier. Lâcheté? Non, mémoire. Du Juif, c’est-à-dire, selon l’expression de Jankélévitch, de l’Autre indiscernable, de l’Autre imperceptiblement Autre, Hitler avait fait l’ennemi, et même l’ennemi absolu. Pour ne pas récidiver, le parti intellectuel composé aujourd’hui d’universitaires, de journalistes et de personnalités du show-biz en appelle, quand surgit l’ennemi, au respect de l’Autre. Dans l’Europe posthitlérienne, l’antiracisme tient lieu de vision du monde et on expie le fait d’avoir pris l’Autre pour l’ennemi en prenant l’ennemi pour l’Autre. Ce contresens fatal a survécu au 11 janvier. Survivra-t-il au traumatisme du 13 novembre? C’est toute la question.

Avant le 13 novembre, le débat intellectuel était très tendu. L’unité nationale est-elle possible chez les intellectuels?

Les semaines qui ont précédé le carnage ont été occupées par une campagne de presse assourdissante contre les «néoréacs». Les éditorialistes dressaient des listes. Des historiens, des sociologues, des philosophes, des «humoristes» même s’inquiétaient des risques de contamination et préconisaient la plus extrême vigilance. Ma tête était mise à prix pour ce crime: nommer l’ennemi au lieu de dénoncer les humiliations infligées à l’Autre et de faire le procès du Même (c’est-à-dire de l’identité nationale). Contre cette pensée «nauséabonde» et «putride», L’Obs a battu le rappel des nouveaux intellos de gauche et promis sur une pastille jaune (oui, jaune!) en couverture «0 % de Finkielkraut, Zemmour et les autres», et Alain Badiou, sur le site de ce journal où soufflait naguère l’esprit d’Albert Camus, a expliqué le plus sérieusement du monde qu’il ne pouvait se rendre à mon émission «Répliques» (où je l’avais invité pour le mois de janvier prochain) du fait du «devenir central» dans ma pensée «du concept néonazi d’État ethnique». Le fils d’un rescapé d’Auschwitz nazifié alors qu’il puise son inspiration dans l’œuvre de Péguy et non dans celle de Barrès ou de Vacher de Lapouge! Cette impudence témoigne de la férocité de l’idéologie aujourd’hui en France. Démentie par les faits, elle se jette sauvagement sur celui qui les rapporte. On préfère anéantir le messager plutôt que d’entendre un message qui oblige à voir la réalité et à penser autrement.

Voir la réalité, n’est-ce pas résister à la tentation de l’amalgame?

Par la multiplication des attentats, l’État islamique veut provoquer des lynchages, des attaques de mosquées, des agressions contre les femmes voilées et déclencher ainsi une guerre civile. Ce serait donc tomber dans le piège mortel qu’il nous tend que d’incriminer l’ensemble des musulmans de France. Nombre d’entre eux se sentent pris en otages par les barbares. L’islamisme n’est pas tout l’islam, loin s’en faut. Mais ce n’est pas non plus un phénomène marginal ni une création de l’Occident. Nous n’avons pas, par nos politiques néocoloniales, nos guerres impérialistes et nos pratiques discriminatoires, enfanté ce monstre. Nous ne payons pas pour nos crimes. L’obligation du djihad, rappelle Bernard Lewis, se fonde sur l’universalité de la révélation musulmane: «Cette obligation n’a de limite ni dans le temps ni dans l’espace. Elle doit durer jusqu’à ce que le monde entier ait rallié la foi musulmane ou se soit soumis à l’autorité de l’État islamique. Jusqu’à ce moment, le monde est partagé en deux: la maison de l’islam et la maison de la guerre. Entre les deux existe un état de guerre moralement nécessaire, juridiquement et religieusement obligatoire jusqu’au triomphe final et inévitable de l’islam sur l’incroyance.»Bref, le djihad n’est pas un retour de bâton, c’est un projet de conquête. L’Occident doit se défaire de la croyance mégalomaniaque que, pour le meilleur et pour le pire, c’est toujours lui qui mène le bal. Il faut en finir avec l’ethnocentrisme de la mauvaise conscience. Les islamistes ne sont pas des corollaires, ce sont des sujets historiques à part entière. Aujourd’hui l’État islamique a une adresse. Le califat n’est plus un rêve mais un lieu. On peut donc et on doit répondre par la guerre à la terreur qu’il répand. Daech constitue une menace pour le monde entier. Mais ce n’est pas en bombardant Raqqa qu’on réglera le problème posé par la sécession culturelle à Molenbeek et dans de nombreuses cités françaises ou par la montée de l’intégrisme religieux jusque chez les chauffeurs de bus de la RATP.

Lutter contre l’islamisme, c’est se donner les moyens de reprendre les territoires perdus de la nation en reconstruisant l’école républicaine abêtie, abîmée et même saccagée par un demi-siècle de réformes démagogiques et en maîtrisant les flux migratoires, car plus il y a d’immigrés venus du monde arabo-musulman, plus la communauté nationale se fragmente et plus se développe la propagande radicale. Mais est-il encore temps?

Dans votre dernier ouvrage,La Seule Exactitude (Stock), vous méditez sur le sursaut du 11 janvier, les espérances et les déceptions que cette marche a pu faire naître. S’agit-il désormais d’histoire ancienne?

L’esprit du 11 janvier était un leurre. Mon seul et fragile espoir est que le 13 novembre nous ait enfin ouvert les yeux.(1) Titre du dernier ouvrage de Régis Debray consacré à la disparition de l’Histoire.* La Seule Exactitude (Stock). 20 €.

Voir enfin:

A propos de la polémique sur le drapeau français sur Facebook

Fabrice d’Almeida
Huffington Post
15/11/2015

RÉSEAUX SOCIAUX – Bleu, blanc rouge, un symbole national partagé. A propos de la polémique sur les réseaux sociaux.
C’était une idée simple. Facebook propose un filtre qui permet de mettre le drapeau tricolore sur sa photo, en signe de solidarité avec les victimes des attentats du 13 novembre 2015. Il y a bien un petit parfum de marketing à l’opération, mais l’intention est pour la bonne cause. Des personnes de toutes les générations et de toutes les conditions l’ont adopté. Et évidemment, les critiques ont commencé. Il y a l’écologiste prudent qui considère que le drapeau BBR a une « connotation agressive » et que, par conséquent, cela le gêne de le mettre en ligne, surtout vis-à-vis de ses amis étrangers. Un « ami » lui rappelle que les étrangers précisément ont utilisé le tricolore pour signaler leur amour de la France et leur solidarité face à la violence. Un pacifiste s’avise soudain que le drapeau français a une portée impérialiste. Il oublie que ses couleurs devaient manifester le retour de la concorde en un temps où le pays frisait la guerre civile, à l’aube de la Révolution. Plus radical, un militant d’extrême gauche déclare « effacer tous ses amis fb qui mettront le drapeau » et il conclut sans plus d’explication « Désolé, il existe d’autres symboles ». Une féministe extrême accentue l’attaque, tout ce bleu, blanc, rouge « donne une allure FN à Facebook ». Et voici peu à la télévision un ancien footballeur regrettait que l’on fasse le procès de ceux qui ne connaissent pas la Marseillaise et préfèrent un autre drapeau, comme s’ils étaient de « mauvais Français ». Etrange retournement que de se déclarer citoyen d’un pays et d’en rejeter les symboles, complaisance étonnante à un moment où le tricolore porte un idéal de solidarité et de paix à l’heure du deuil.

Le drapeau français n’est pas l’apanage d’une force politique. Depuis l’apparition de la cocarde, vers 1789, ces couleurs ont traversé tous les régimes, dans la peine ou dans la gloire, avant d’être adoptées par notre Constitution, en 1958. Ce symbole appartient à tous et à chacun. Ne pas le comprendre aujourd’hui paraît totalement décalé, tout comme ne pas admettre que la Marseillaise, l’hymne national depuis 1879, est, certes, un chant guerrier, mais qu’elle dit aussi l’espoir des dépossédés et que, pour cette raison, des révolutionnaires en ont fait partout dans le monde le chant de la liberté. Prétendre préférer des icônes bricolées en un jour à un signe fondateur de la République signale un raisonnement à courte vue et l’oubli que le contrat qui nous lie à la nation suppose d’en adopter les signes.

Voir aussi:

Sept heures d’assaut et 5000 munitions: le récit d’une opération d’une violence rare
Christophe Cornevin
Le Figaro
18/11/2015

VIDÉO – Plus de 110 policiers d’élite ont tué mercredi matin au moins deux terroristes dans un appartement «conspiratif». Le commanditaire présumé des attaques de vendredi dernier pourrait figurer parmi les membres du groupe islamiste.

Après l’épouvante, l’assaut final, puis la sidération. Depuis cinq jours, la traque hors norme menée pour neutraliser les complices des sept kamikazes qui ont frappé le cœur de la région parisienne, avec un bilan encore provisoire de 129 morts identifiés, devait déboucher sur l’interpellation de deux «cibles prioritaires» en cavale. À savoir Salah Abdeslam et un neuvième kamikaze, tous deux impliqués dans les fusillades qui ont ensanglanté les terrasses des cafés des Xe et XIe arrondissements. Il n’en a rien été.

C’est un extravagant nid de terroristes, l’un des plus venimeux que la France ait jamais abrité en son sein, qui a été mis au jour en plein quartier historique de Saint-Denis, à deux pas de la basilique des rois et à moins de 1 km du Stade de France, visé par trois opérations suicides. La cellule était composée de sept islamistes, vraisemblablement passés par les camps d’entraînement de l’État islamique, qui a revendiqué les attaques. Au moins deux sont morts, dont la première femme kamikaze à périr sur le sol français. Cinq ont été interpellés, après avoir été «extraits» de force par les unités d’élite ou retrouvés tapis dans les décombres de leur appartement transformé en Fort Chabrol.

Le commanditaire serait venu en personne s’installer aux portes de la capitale
Parmi eux pourraient figurer, à la stupeur générale, Abdelhamid Abaaoud, inspirateur ou commanditaire présumé des huit attaques coordonnées en 33 minutes que François Hollande avait présentées comme «planifiées depuis la Syrie». Cette hypothèse, si elle se confirme, administrerait donc la preuve inverse. Fossoyeur, puis sergent recruteur de Daech, avant d’être érigé comme une figure emblématique du djihadisme européen, celui qui s’affichait dans les images de propagande sous le nom guerrier d’«Abou Omar al-Baljiki» serait venu en personne s’installer aux portes même de la capitale pour superviser les équipées barbares.

S’il ne figure pas au nombre des gardés à vue, son empreinte ADN est en cours de comparaison avec les échantillons génétiques prélevés sur les cadavres et débris de corps des terroristes neutralisés mercredi. La chasse à l’homme s’est accélérée mardi, a révélé le procureur de la République de Paris, François Molins: «Beaucoup de travail a été effectué et a permis d’obtenir par la téléphonie, les surveillances ainsi qu’un témoignage recoupé par données bancaires, les éléments qui pouvaient laisser penser que le nommé Abaaoud était susceptible de se trouver dans un appartement conspiratif, à Saint-Denis.»Surplombant une rue piétonne du centre-ville, l’immeuble vétuste où sommeille la cellule islamiste est cerné dans la nuit. Le siège, tenu par 70 superflics du Raid pendant plus de sept heures, a été émaillé d’épisodes d’une violence inouïe.

Les policiers auraient «sous-estimé la violence qu’ils allaient affronter»
Sur place, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a évoqué «des conditions jusqu’à présent jamais rencontrées». Le chef de l’État allant même jusqu’à considérer, devant l’Association des maires de France, que les policiers auraient «sous-estimé la violence qu’ils allaient affronter». Alors que les unités d’élite progressent dans les étages sous la protection de leurs boucliers «sarcophages», deux hélicoptères survolent le quartier, qui se transforme en scène de guerre. Les façades blanches de l’immeuble assiégé sont balayées par la lumière de puissants projecteurs et les faisceaux des rayons laser d’une demi-douzaine de tireurs d’élite postés sur les toits. «Nous savions qu’il y avait trois personnes sans doute équipées d’armes de guerre, dont a priori Abaaoud et une femme kamikaze, retranchées dans l’appartement situé au troisième et dernier étage»,raconte au Figaro

À 4 h 16, l’assaut est déclenché lorsque les policiers tentent de faire sauter la porte. Mais le blindage de celle-ci résiste. L’effet de surprise n’est plus dans le camp de la police. Embusqués, les terroristes commencent à faire parler leurs kalachnikovs, ouvrant un feu nourri sur les colonnes des policiers qui ont lancé des grenades assourdissantes pour «sidérer» leurs adversaires. «Pendant des dizaines de minutes, des centaines de coups de feu ont été tirés coup par coup et en rafales sur mes fonctionnaires, poursuit Jean-Michel Fauvergue. Bien que protégés par leurs porte-boucliers, cinq d’entre eux ont été blessés par des balles, des éclats ou des ricochets, à la main, au bras, dans les jambes ou encore dans le bas du dos…» Vers 4 h 45, le Raid interpelle trois islamistes, dont l’un blessé au bras.

Les terroristes se sont relayés pour ne jamais interrompre le feu
Au terme d’une fusillade de forte intensité, les terroristes continuent de tirer de manière plus sporadique. Sans discontinuer, ils se sont relayés pour ne jamais interrompre le feu. À l’occasion d’une brève accalmie, un maître-chien du Raid reçoit l’autorisation de lâcher Diesel, sa chienne d’attaque de race berger malinois. Mais l’animal est mortellement fauché par un tir de gros calibre. Passé 7 heures, l’un des snipers avise dans sa lunette un des forcenés qui tire en rafales. Il le neutralise, sans savoir si cet assaillant est mort ou non. À ses côtés, la femme kamikaze tire aussi sans discontinuer. «Elle s’est fait sauter toute seule dans l’appartement, en espérant que la force de l’explosion nous touche, explique le patron du Raid. Le souffle de la déflagration fait voler les vitres en éclats et tomber un des murs porteurs. Un bout de colonne vertébrale passe par la fenêtre avant de chuter sur une de nos voitures.» Une vingtaine de grenades assourdissantes sont à nouveau lancées pour maintenir la pression sur les irréductibles.

«Pour mieux comprendre la situation, nous avions envoyé un drone de surveillance pour capter des images depuis les Velux, mais la visibilité était nulle, se rappelle encore Jean-Michel Fauvergue. On balance un premier robot muni d’une caméra pour faire une reconnaissance des lieux. Mais il est bloqué par les gravats. On emprunte un robot plus gros, celui de la sécurité civile qui sert au déminage, mais il ne peut pas non plus progresser.» Les policiers empruntent alors un appartement du deuxième étage, situé juste en dessous de celui où la bataille a fait rage, pour laisser passer une caméra télescopique. Là, ils tombent sur le cadavre d’un second terroriste au travers d’un plancher effondré. Criblé d’éclats de grenade et enseveli par une poutre, ce corps méconnaissable lui non plus n’a pu être identifié.

À la nuit tombée, la police scientifique inspectait toujours l’immeuble criblé de balles
Au prix d’une interminable progression méthodique dans les décombres, susceptibles d’être piégés, les policiers du Raid ont gagné jusqu’au plus près les lieux de la fusillade, avant de maîtriser les ultimes forcenés vers 11 heures. Au total, trois terroristes ont été interpellés dans les étages, deux autres ont été découverts alors qu’ils se cachaient sous un inextricable fatras de gravats et de vêtements, ainsi qu’un suspect blessé dans la rue. De leur côté, une quarantaine de leurs collègues de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI, antigang) ont perquisitionné des appartements voisins pour débusquer des complices.

Jawad, le locataire de l’appartement assiégé, a reconnu avoir offert l’hospitalité «pour quelques jours à deux potes d’un ami qui venaient de Belgique». Placé en garde à vue, il avait été condamné pour «coups mortels» à huit ans de prison par la cour d’assises de Seine-Saint-Denis en novembre 2008. Il était sorti en septembre 2013. Une de ses connaissances, qui dit avoir dormi dans l’appartement la semaine dernière, a quant à elle expliqué qu’il s’agissait d’un logement dont son ami avait forcé la porte, «une sorte de squat». Toujours selon ses dires, les visiteurs belges étaient arrivés «il y a deux jours». La jeune femme est également en garde à vue.

Tandis que la police scientifique inspecte toujours à la nuit tombée l’immeuble criblé de balles et d’éclats et menaçant de s’effondrer, 830 limiers de la brigade criminelle et de la sous-direction antiterroriste, mais aussi ceux de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), ne relâchent rien de leur traque pour retrouver les derniers membres de la nébuleuse terroriste. Outre Salah Abdeslam et le neuvième kamikaze, un autre objectif est dans le collimateur des enquêteurs: Jean-Michel et son frère Fabien Clain, vétéran du djihadisme, qui apparaît dans un enregistrement de revendication des attentats par l’État islamique. «Grâce à une logistique d’ampleur minutieusement mise en œuvre, selon le procureur de la République François Molins, les terroristes étaient programmés dans une logique jusqu’au-boutiste. Tout laisse à penser que le commando neutralisé à Saint-Denis pouvait passer à l’acte» pour un nouvel attentat, a ajouté le haut magistrat. À l’instar de tous les responsables de l’antiterrorisme, il n’ignore pas que la guerre contre le djihadisme n’en est qu’à ses prémices.

Voir enfin:

Mouvements de panique dans le centre de Paris suite à une fausse alerte
Noémie Halioua
Le Figaro
15/11/2015

VIDÉO – Plusieurs scènes de panique ont eu lieu dimanche dans Paris, sur la place de la République et près des Halles, après de fausses alertes.

En fin d’après-midi, une fausse alerte a déclenché un mouvement de panique dans le centre de la capitale. Des témoins et des journalistes ont rapporté des scènes de confusion dans plusieurs rues de Paris, près des Halles, dans le premier arrondissement, et sur la place de la République.

Rue Étienne Marcel, vers 18h45, les policiers ont demandé aux gens de quitter les terrasses. Les cafés ont alors baissé le rideau. Le même scénario s’est produit à la cantine de Belleville, où un mouvement de panique a eu lieu avec des personnes qui couraient dans la rue. Soixante-dix personnes se seraient réfugiées à l’intérieur.

Autre témoignage d’un journaliste du Parisien, qui se trouvait rue Saint-Denis: «J’étais en terrasse, trois types sont remontés dans la rue en courant et en hurlant qu’il y avait des tirs, ça a été la panique, il y a eu un mouvement de foule, toutes les tables ont volé, on s’est mis les uns sur les autres, mais on ne sait pas ce qui s’est passé».

La place de la République brutalement vidée de ses occupants
Tandis que sur la Place de la République, plusieurs milliers de personnes se rassemblaient pour rendre hommage aux victimes des attaques de vendredi soir, celle-ci s’est brutalement vidée. Après un jet de pétards et l’éclatement d’une ampoule ou d’un chauffage de terrasse, les gens effrayés par le bruit se sont rués vers le canal Saint-Martin ou se sont engouffrés dans les cafés à proximité.

«Tout le monde se bousculait, se piétinait, et les CRS nous demandaient de nous protéger, c’était horrible» raconte Rachida, 51 ans, présente au pied de la statue de Marianne au moment des faits. Eric, lui, était attablé à l’intérieur du café «Chez Prune» quand le mouvement de foule s’est déclenché. Immédiatement, le gérant a baissé les volets et les personnes attablées se sont couchées à même le sol. «Difficile de dire combien de temps» raconte-t-il. Avant d’ajouter: «Je me disais comme ça, si je reçois des balles, je les reçois dans le dos».

Présente également, Caroline Piquet, journaliste du Figaro, relate la scène: «Des gens se sont aplatis par terre à des terrasses de cafés, certains relayaient des rumeurs sur des hommes portant des kalachnikov». La reporter s’est réfugiée dans un magasin avec d’autres personnes. «Les gens étaient paniqués, certains ont laissé des valises, ce qui a interrompu le métro en plusieurs endroits pour vérification de colis abandonnés», précise-t-elle.

La station Hôtel de ville a été fermée quelques minutes «par mesure de sécurité», avant que le trafic ne reprenne normalement quelques instants plus tard. Vers 19h30, la place était toujours encerclée de CRS armés de fusils d’assaut mais le calme était revenu.


Attentats de Paris: Lutter contre le nazisme tout en invitant Hitler à sa table (Like the Obama administration’s hasty exit from Iraq, working with Iran would only push more Sunnis into the arms of the Islamic State)

19 novembre, 2015
nos-amis

RohaniHollandeObama-and-Hassan-RohaniAnkararohani_w_de_villepin

AlloFrançois
Le problème qui se pose est d’imposer à certains pays un minimum. Je pense en particulier à la Turquie, compte tenu de l’ambiguïté de ses relations avec l’OEI. (…) Plus largement, la France n’est pas crédible dans ses relations avec l’Arabie saoudite . Nous savons très bien que ce pays du Golfe a versé le poison dans le verre par la diffusion du wahhabisme. Les attentats de Paris en sont l’un des résultats. Proclamer qu’on lutte contre l’islam radical tout en serrant la main au roi d’Arabie saoudite revient à dire que nous luttons contre le nazisme tout en invitant Hitler à notre table. Marc Trévidic
Il y a un toboggan dans lequel on est installés depuis plusieurs années, et qui nous amène à l’irréparable, puisque maintenant, malheureusement, ces quartiers produisent des terroristes. Dix ans après, ce ne sont plus des émeutiers, ce sont des terroristes. Malek Boutih
Tu crois quand même pas ce qu’ils nous racontent!. Réfléchis trois secondes: un musulman, ça tue pas. Tuer, chez nous, c’est haram. C’est marqué dans le Coran. (…) Un communiqué, ça se fabrique, c’est comme les images: tout est bidon. La vérité, de toute façon, on la connaît: c’est un complot contre nous et contre l’islam, comme avec Merah et le reste. Tu vois, les Kouachi. J’ai un copain qui les connaissait bien. Il m’a dit que le deuxième frère était mort en 2009. C’est pas une preuve, ça? Le but, c’est de salir les musulmans. Malik
Les gros salauds, les barbares, les criminels qu’faudrait régler à la kalach, c’est les Juifs! Mais ça, tu pourras pas l’écrire dans ton journal vu qu’ils contrôlent tout. Reda
Les Juifs, enfin les sionistes plutôt. C’est eux les grands caïds. Même l’Etat français est une marionnette entre leurs mains. Kamel
Demain, il nous faudra résister et combattre. Résister au repli sur soi et aux tentations radicales. Combattre la peur, les amalgames et la haine. Plus que jamais, Saint-Denis est une ville populaire, tolérante et ouverte. C’est cette coexistence inépuisable qui permet aux 110 000 Dionysiens, issus de plus de 130 nationalités différentes, de vivre, de travailler, de s’épanouir ensemble, autour de notre bien le plus précieux, les valeurs démocratiques de liberté, d’égalité et de fraternité. C’est pour revendiquer ces valeurs et repousser les peurs que je vous invite à vous joindre au rassemblement en hommage aux victimes des attentats du vendredi 13 novembre qui se tiendra demain soir, jeudi 19 novembre à 18h, devant le Stade de France (avenue Jules-Rimet). En France, à Saint-Denis, la meilleure réponse à la barbarie, c’est de faire face, ensemble. Didier Paillard (Maire de Saint-Denis)
Vendredi, l’ancien directeur de France Inter était chez des amis lorsqu’il a appris que des fusillades simultanées avaient lieu dans la capitale. (…)  Sur le chemin du retour, se tenant au courant par la radio du scénario macabre qui était en train de se dérouler, il est passé, raconte-t-il, devant une pizza halal où des jeunes barbus ou encapuchonnés nés ne cachaient pas leur joie… Écœuré, groggy, Philippe Val n’a pas dormi jusque tard dans la nuit. Et lui qui dénonce dans son dernier livre (C’était Charlie, Grasset) les dérives d’une gauche « rouge-brune » – qui, sous couvert de protéger le peuple, le méprise en réalité – , peine depuis à contenir sa colère. «Je suis ulcéré par ce que j’entends en ce moment. On ne nomme pas le danger. On va en crever !  On parle de guerre, certes, mais on ne nomme pas l’ennemi, nous déclarait-il hier. Dans les années 1930, Winston Churchill, lui, était le seul à nommer Hitler et à dire « il faut tuer Hitler ». On a l’impression que certains aujourd’hui ont le même réflexe que dans les années 1930. Ils relativisent. Au discours, « il ne faut pas humilier les Allemands de l’époque, on a substitué un réflexe similaire vis-à-vis de l’islam radical – étant entendu naturellement que tous les musulmans ne sont pas des islamistes», s’indigne-t-il. Un refus, une incapacité à nommer les choses que l’on retrouve dans les médias, mais aussi, regrette-t-il, chez les politiques et certains intellectuels. Philippe Val
La France est-elle à ce point naïve qu’elle imagine pouvoir déclarer la guerre à des pays musulmans sans que ceux-ci ripostent ? Michel Onfray 
Les Européens ont compris qu’il y avait un danger, mais les mesures qui auraient dû être prises ne l’ont pas été, comme par exemple une réforme de la législation permettant l’écoute de terroristes potentiels. Moshe Yaalon
Quand on est en guerre, il ne faut pas avoir peur de tuer, et il ne faut pas avoir peur d’être tué. On ne vainc pas la terreur depuis le ciel. Daech a des points de vulnérabilité, surtout s’il est attaqué sur terre. Général Ashkenazi
En Europe, l’équilibre entre la sécurité et les droits de l’homme penchait jusqu’à présent en faveur des droits de l’homme. Mais il n’y a plus le choix : il faut faire pencher la balance du côté de la sécurité pour défendre la démocratie. dans la lutte antiterroriste, nous sommes tous dans le même bateau. Ministre israélien de la Défense
Gaby Ashkenazi, comme d’autres responsables actifs de la défense israélienne estime que Daech a exploité les failles et les points faibles des régimes démocratiques européens, qui de leur côté ont préféré continuer à croire que le conflit se limitait au Proche-Orient et ne les concernait pas directement. Pour faire face à cette nouvelle réalité qu’il est désormais impossible d’occulter, la doctrine de défense telle que les Israéliens la recommandent aujourd’hui à leurs alliés français et européens, repose sur trois piliers : frontières, renseignement et actions préventives. L’espace Shengen a vécu. La France et l’Europe, depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, ont voulu croire que les conflits de civilisation étaient révolus, et depuis la fin de l’ère soviétique, que leurs frontières pouvaient s’ouvrir sans limitation, car la démocratie avait gagné et ne serait plus jamais menacée. Le terrorisme islamiste vient de s’engouffrer dans la brèche qu’il faut donc refermer. Les Etats d’Europe vont devoir reprendre le contrôle de leurs frontières, et en particulier avec la Turquie, recommande notamment le ministre israélien de la Défense, Moshe Yaalon. Actualité juive
Un rapport explosif fourni par le département d’État et le Pentagone circule depuis plusieurs semaines sur les sites d’information alternatifs, sans que les grands médias américains – hormis quelques titres conservateurs – ne s’en fassent l’écho. Il met pourtant en avant le fiasco de l’administration Obama dans sa gestion des crises syrienne et irakienne, qui ont enfanté l’organisation État islamique (EI). Dès le 5 août 2012, ce rapport d’information de la DIA (Defense Intelligence Agency, les services de renseignements du Pentagone) alarmait les responsables de la CIA, du département d’État, et du Pentagone sur la radicalisation de la rébellion syrienne et le possible établissement d’un « État islamique » à l’est de la Syrie, avec de « graves conséquences en Irak . Deux ans plus tard, la « prédiction » devenait réalité avec la proclamation en juin 2014 d’un « califat » à cheval sur la Syrie et l’Irak. Le Point (10/06/2015)
On sait que l’Arabie saoudite a financé et armé les factions les plus radicales de la rébellion et que la Turquie a laissé massivement passer des armes vers ces groupes pour précipiter la chute de Bachar el-Assad. Si les États-Unis ne s’y sont pas opposés activement, on ne peut pas dire pour autant qu’ils aient encouragé les djihadistes. François Géré
Le califat islamique de Daech entend simplement refaire ce qu’ont fait les premiers califes qui ont étendu le royaume de l’Arabie aux portes de la Chine jusqu’au Sud de l’Espagne. Ils expriment aujourd’hui cette volonté de conquête massive globale où l’ennemi n’est pas que le juif, mais l’Occident chrétien. L’attaque spectaculaire à Paris vise à sidérer l’ennemi, créer l’effroi général, créer un syndrome de Stokhcolm généralisé chez les populations pour que celle-ci exigent un infléchissement de la stratégie syrienne et arabe de la France. (…) La hiérarchie est la suivante: en premier il y a les « vrais » musulmans, les salafstes, puis les autres musulmans sunnites, puis les chiites orthodoxes, puis les chrétiens et les juifs, puis, bien plus bas, les sectes hétérodoxes « apostates » issues du chisme (Alaouites, druzes, etc) et les idolâtres. Enfin, l’objectif des Jihadistes est atteint: le pays ennemi est plongé dans l’effroi, les magasins et lieux publics sont sur contrôlés, les citoyens sont terrifiés par les médias qui ne parlent que de cela en boucle et qui ne cessent de relayer les revendications des Jihadistes. Pendant ce temps, Daech continue d’envoyer des activistes futurs terroristes dans le flux global des immigrés clandestins… (…)  Tout d’abord, Abou Moussab Al-Souri, de son vrai nom, Setmariam Nazar possédant la double nationalité syro-espagnole (par mariage), est un idéologue d’Al-Qaida « canal historique », bien qu’ayant toujours fait preuve d’une grande indépendance personnelle vis-à-vis de la direction du mouvement. Comme cela est dit dans le film « les barbouzes », « il encombre aux archives » de tous les services de renseignement. Seul détail gênant, depuis sa libérations des geôles syriennes en 2011 (il avait été « rendu » au régime de Bachar el-Assad par les Américains – qui l’avaient arrêté en 2005 – quand celui-ci était encore fréquentable), personne ne sait où il est passé. Ses théories vont à l’opposé de celles de Daech dans le cadre de la création d’un « État » islamique. Il jugeait cette façon de faire comme trop dangereuse car présentant une cible trop facile à frapper par les Occidentaux. Ayant une grande connaissance de l’étranger, il prônait la créations de cellules clandestines sans liens avec un commandement central pour ne pas se faire détecter. Ces cellules devaient pouvoir passer à l’action avec leurs propres moyens pour déclencher une guerre civile en créant des divisions entre les musulmans et les populations locales. (…) Daech, à la différence d’Al-Qaida « canal historique », ne possède pas (encore) de « réseau » à l’étranger. Cela dit, Al-Qaida « canal historique » a perdu beaucoup de ses contacts à l’étranger en dehors de ses mouvements affiliés (AQMI au Sahel, AQAP au Yémen, etc.). C’est pour cette raison que Daech lance des « appels au meurtre » via le net en espérant que des adeptes s’en inspireront. Daech qui « patine » sur le front syro-irakien depuis l’été, en particulier en raison des frappes de la coalition, de la résilience des Kurdes et de l’appui apporté par Téhéran (et le Hezbollah libanais) à Bagdad et à Damas, souhaite desserrer l’étau qui pèse sur lui en déclenchant des actions terroristes de par le monde. En dehors des mouvements qui lui ont fait allégeance en Libye, en Tunisie, en Algérie, au Liban, dans le Sinaï et en Extrême-Orient, il n’en a pas les moyens matériels et humains. En Occident, il est particulièrement démuni, ce qui explique son « appel dans le désert ». Le problème réside dans le fait que des individus isolés trouvent dans la « cause » de l’État Islamique la raison de passer à l’action. Cette « cause » est différente de celle d’Al-Qaida car il existe aujourd’hui un véritable État islamique situé à cheval sur la Syrie et l’Irak. C’est du « concret ». Les motivations des nouveaux adeptes sont souvent dictées par la volonté de venir à bout d’un mal-être personnel. Daech ne s’en prend pas plus aux Occidentaux qu’Al-Qaida. De plus, il profite des combattants étrangers pour se fournir en « chair à canon ». Il est en effet en sous-effectifs par rapport aux territoires qu’il tente de contrôler. Les djihadistes étrangers sont priés de ne pas repartir. Pour ce faire, leurs papiers leur sont confisqués dès leur arrivée. La rumeur court qu’une centaine auraient été exécutés car ils souhaitaient déserter. Il n’est toutefois pas impossible que quelques fanatiques puissent revenir et se lancer dans des attentats vengeurs.(…) Ce qui est inquiétant, c’est la surenchère qui existe aujourd’hui entre Al-Qaida « canal historique » et  Daech. C’est à celui qui fera parler le plus de lui. D’ailleurs, Al-Qaida qui n’a pas dit son dernier mot est en train de créer un État dans le nord-ouest de la Syrie. Son objectif est de faire la pige à Daech. Il va falloir aussi voir ce que va faire Al-Qaida en Afghanistan quand les talibans mèneront leur « offensive de printemps » qui pourrait voir, à terme,  l’effondrement du régime en place à Kaboul. (…) . Al-Qaida se livrait essentiellement à du prosélytisme via des mosquées, des clubs sportifs et des associations. Cette phase semble terminée car les services de police surveillent particulièrement ces structures. Le principe pour recruter des activistes est de les valoriser personnellement en leur démontrant qu’ils sont « maltraités » par la société. Cette manière de faire est aussi valable pour d’autres mouvements contestataires ou séparatistes. Il n’y a rien de nouveau dans le monde révolutionnaire. D’ailleurs, si le salafisme-djihadiste disparaissait demain, d’autres mouvements révolutionnaires utiliseraient alors le terrorisme qui n’est, en fin de compte qu’un moyen de combat (« mouvement terroriste » ne veut rien dire. Il faudrait dire un mouvement idéologique, politique, religieux, sectaire, etc. qui « utilise » l’arme du terrorisme). Alexandre Del Valle
Au lendemain des attentats du 7 janvier, j’ai passé deux jours scotché aux informations télévisées en continu sans pouvoir en détourner les yeux. Au lendemain des attentats du 13 novembre, je crois que je n’ai même pas allumé la télévision. Je me suis contenté d’appeler les amis et les connaissances qui habitent dans les quartiers touchés (et ça représente du monde). On s’habitue à tout, même aux attentats. La France résistera. Les Français sauront résister même sans se prévaloir d’un héroïsme exceptionnel, sans même avoir besoin d’un +sursaut+ collectif d’orgueil national (…). Ils résisteront parce qu’on ne peut pas faire autrement, et que l’on s’habitue à tout. Parce qu’aucune émotion humaine, pas même la peur, est plus forte que l’habitude. +keep calm and carry on+. Reste calme et avance. D’accord, on va faire exactement comme ça (même si – hélas – nous n’avons pas un Churchill à la tête du pays). Contrairement à ce que l’on pense, les Français sont plutôt dociles et ils se laissent gouverner facilement, ce qui ne veut pas dire qu’ils sont de complets imbéciles. Leur principal défaut est une sorte de superficialité qui incline à l’oubli, ce qui signifie qu’il faut leur rafraîchir la mémoire périodiquement. La situation regrettable dans laquelle nous nous trouvons doit être attribuée à des responsabilités politiques spécifiques ; et ces responsabilités politiques devront tôt ou tard être étudiées à la loupe. Il est très improbable que l’insignifiant opportuniste qui occupe le fauteuil de chef de l’Etat, tout comme l’attardé congénital qui occupe les fonctions de Premier ministre, pour ne rien dire des +ténors de l’opposition+ (LOL) sortent avec les honneurs d’un tel examen. Qui a décidé les coupes dans les forces de police, jusqu’à réduire ces dernières à l’exaspération, [ à les rendre ] quasiment incapables d’effectuer leurs missions ? Qui, pendant des années, nous a répété que les frontières sont une antique absurdité, symbole d’un nationalisme dépassé et nauséabond ? Il ne faut pas longtemps pour comprendre que ces responsabilités ont été largement partagées. (…) Les gouvernements qui se sont succédé au cours des dix (vingt ? trente ?) dernières années ont failli péniblement, systématiquement, lourdement, dans leur mission fondamentale qui consiste à protéger la population française dont ils ont la charge (…). On pourrait multiplier à l’infini les exemples de la fracture – aujourd’hui abyssale – qui existe entre les citoyens et ceux qui devraient les représenter. Michel Houellebecq
Cela ne fait jamais que quarante ans que la gauche, mimée par la droite, poursuit cette politique désastreuse. Un effet d’optique laisse croire que la France ne serait en guerre que contre le « terrorisme djihadiste », que François Hollande n’a d’ailleurs pas osé nommer plus précisément, mardi devant le Congrès réuni à Versailles. Or, si l’idéologie salafiste menace la France, c’est bien parce qu’elle a pu s’y installer et y prospérer sans contraintes, sous la protection des belles âmes aveuglées par leur dévotion à la « diversité ». C’est donc aussi l’idéologie relativiste et sansfrontiériste, toujours en vigueur quand on observe Bartolone s’enfermer dans les mêmes dénis des réalités, qu’il s’agit de combattre. Ivan Rioufol
President Obama and other Western leaders desperate to resolve the conflict in Syria should keep in mind that the enemy of your enemy can also be your enemy. For the U.S. and the West, allying with Iran, Mr. Putin’s Russia and the Assad regime would be morally repugnant, strategically disastrous and entirely unnecessary. The immorality of such an alliance is self-evident: The U.S. officially designates Iran and Syria as state sponsors of terror. The argument in favor of such an alliance cites the World War II precedent that the Allies joined Stalin to defeat Hitler. The comparison is inapt. First, NATO doesn’t need the help of Mr. Putin or Iran to defeat ISIS; NATO simply needs the resolve to do it. Second, such an alliance would only undermine the effort. Seeing the U.S. working with Mr. Assad and the Shiites of Iran—who essentially control Baghdad, too—would further convince the region’s Sunnis that they have no choice but to turn to ISIS for protection. Americans above all should realize the importance of the Sunnis. The 2007 U.S. military surge in Iraq was so successful because it included the protection and recruitment of Sunni tribes to fight Sunni extremists. The Obama administration’s hasty exit from Iraq left the Sunnis at the mercy of a hostile Shiite government in Baghdad. Conditions were made ripe for the rise of Islamic State. Even with France’s stepped-up bombing campaign against ISIS in Syria, and U.S. vows to intensify its own bombing effort, the fact remains: You can’t win hearts and minds from 30,000 feet. The problem with an air-power-only offensive is not only that you don’t always kill the right people, but that you can’t protect anyone. The people of Syria and Iraq need the protection and stability that will starve ISIS of its main source of recruits. No bombs, whether American or French, can provide that. Airstrikes will inspire as many ISIS volunteers as they kill, while also creating countless new refugees. Destroying infrastructure makes the refugees’ eventual return less likely.  “Boots on the ground” is the phrase that must never be mentioned, but mention it we must. Anything less than a major U.S. and NATO-led ground offensive against ISIS will be a guarantee of continued failure and more terror attacks in the West. It is immoral to continue putting civilians—Syrian and Western alike—instead of soldiers on the front line against terrorists. (…) Heartfelt expressions of solidarity and candlelight vigils for the victims won’t stop ISIS unless that goodwill is turned to action. Playing defense is hopeless. The world today is too small, the threats too big. The only solution is to fight the problem at its source. You cannot have liberté, égalité, fraternité without sécurité. Garry Kasparov

Attention: un ennemi peut en cacher un autre !

A l’heure où suite au plus grave acte terroriste qu’ait connu la France …

Pendant que dans l’indifférence générale continue à frapper en Israël le terrorisme palestinien

Se confirment  tant les risques d’une immigration incontrôlée que la présence et la mort dans la ville aux 110 000 habitants  et  130 communautés d’un des terroristes les plus recherchés d’Europe …

Et où l’on apprend sur fond d’emballement des théories du complot voire de franche réjouissance dans nos banlieues dites « sensibles » et de propagation des menaces en Allemagne, Italie ou Suède

Que les autorités françaises auraient refusé, si l’on en croit un ancien responsable des services secrets, une liste de djhadistes français en Syrie sous prétexte qu’elle était proposée par les services syriens …

Pendant qu’après cet incroyable ratage dix mois après le tragique avertissement de Charlie hebdo et de l’Hyper cacher, le gouvernement français consent enfin à reconnaitre que nous sommes en guerre (et que, comme le rappellent nos écrivain et philosophe groupies des dhimmis Villepin et Chirac, faire la guerre, ça se paie) …

Mais, non content de frayer depuis des décennies avec les financiers (Arabie saoudite et Qatar) et soutiens (Turquie) mêmes du terrorisme mondial, annonce à présent son ralliement avec des partenaires aussi peu fiables que la Russie et l’Iran …

Comment ne pas voir, avec Garry Kasparov, autre chose que l’aggravation de la mesure même qui a donné le jour à l’Etat islamique

A savoir le retrait inconsidéré, par le président Obama, des troupes en Irak …

Et l’abandon consécutif au pouvoir et aux milices chiites de Bagdad …

D’une minorité sunnite sans laquelle, comme l’avait brillamment démontré et réussi le général Pretaeus juste avant la funeste décision de l’actuelle administration américaine, toute défaite de l’Etat islamique est parfaitement illusoire ?

Dancing With Dictators Against Islamic State
The U.S. and its allies can defeat ISIS. Joining with Putin, Assad and Iran’s regime would be immoral.
Garry Kasparov
The Wall Street Journal
Nov. 17, 2015

Three days after coordinated terror attacks in Paris killed at least 129 people and put the lie to President Obama’s recent claim that Islamic State was “contained,” Mr. Obama took to the podium on Monday. Speaking from Antalya, Turkey, where he was attending a G-20 meeting, he threw the full weight of his rhetoric behind solidarity with France and behind the French military response against Islamic State, or ISIS. But he offered no policy changes. In other words, once again America is leading from behind.

Mr. Obama’s remarks in Turkey came after he sat down for an impromptu discussion with Russian dictator Vladimir Putin, who has shipped troops and military hardware to Syria to prop up the Bashar Assad regime and to produce desperately needed new war propaganda back home. A suggestion gaining currency in recent days—encouraged by the Putin-Obama photo op—that the U.S. and NATO cooperate with Mr. Putin against ISIS is ludicrous on many levels. The most obvious one being that Russian forces aren’t in Syria to fight ISIS.

Even after the death of 224 people—most of them Russian tourists—in the Oct. 31 Metrojet crash in Egypt that was almost certainly an ISIS terror bombing, Mr. Putin remains focused on his goals. He is in Syria to help Iran and Mr. Assad destroy any legitimate alternatives to the status quo. What is that status quo? The Assad regime and its Iranian backers controlling the region by force.

The Kremlin also wants to maintain a stream of Syrian refugees pouring into Europe. The migrant crisis is useful to Mr. Putin in two ways. It distracts European attention from his continuing military campaign against Ukraine. And the flood of refugees will enhance the fortunes of far-right European parties that openly embrace Mr. Putin, increasing pressure on the European Union to lift sanctions against Russia. If one of the terrorists in the Paris attack slipped into Europe with Syrian refugees, so much the better.

President Obama and other Western leaders desperate to resolve the conflict in Syria should keep in mind that the enemy of your enemy can also be your enemy. For the U.S. and the West, allying with Iran, Mr. Putin’s Russia and the Assad regime would be morally repugnant, strategically disastrous and entirely unnecessary. The immorality of such an alliance is self-evident: The U.S. officially designates Iran and Syria as state sponsors of terror.

The argument in favor of such an alliance cites the World War II precedent that the Allies joined Stalin to defeat Hitler. The comparison is inapt. First, NATO doesn’t need the help of Mr. Putin or Iran to defeat ISIS; NATO simply needs the resolve to do it. Second, such an alliance would only undermine the effort. Seeing the U.S. working with Mr. Assad and the Shiites of Iran—who essentially control Baghdad, too—would further convince the region’s Sunnis that they have no choice but to turn to ISIS for protection.

Americans above all should realize the importance of the Sunnis. The 2007 U.S. military surge in Iraq was so successful because it included the protection and recruitment of Sunni tribes to fight Sunni extremists. The Obama administration’s hasty exit from Iraq left the Sunnis at the mercy of a hostile Shiite government in Baghdad. Conditions were made ripe for the rise of Islamic State.

Even with France’s stepped-up bombing campaign against ISIS in Syria, and U.S. vows to intensify its own bombing effort, the fact remains: You can’t win hearts and minds from 30,000 feet. The problem with an air-power-only offensive is not only that you don’t always kill the right people, but that you can’t protect anyone. The people of Syria and Iraq need the protection and stability that will starve ISIS of its main source of recruits. No bombs, whether American or French, can provide that. Airstrikes will inspire as many ISIS volunteers as they kill, while also creating countless new refugees. Destroying infrastructure makes the refugees’ eventual return less likely.

“Boots on the ground” is the phrase that must never be mentioned, but mention it we must. Anything less than a major U.S. and NATO-led ground offensive against ISIS will be a guarantee of continued failure and more terror attacks in the West. It is immoral to continue putting civilians—Syrian and Western alike—instead of soldiers on the front line against terrorists.

Pacifying the region and protecting its people from the predation of terrorists and brutal dictatorships is the only path left. It is also the only way to ever repatriate the millions of refugees the Syrian civil war has created. We must support these people now, not watch from afar as they are slaughtered and enslaved, paying attention only when the horror makes its way into our capitals. Our fate is tied to theirs.

Heartfelt expressions of solidarity and candlelight vigils for the victims won’t stop ISIS unless that goodwill is turned to action. Playing defense is hopeless. The world today is too small, the threats too big. The only solution is to fight the problem at its source. You cannot have liberté, égalité, fraternité without sécurité.

Mr. Kasparov is the chairman of the New York-based Human Rights Foundation and the author of “Winter Is Coming: Why Vladimir Putin and the Enemies of the Free World Must Be Stopped” (PublicAffairs, 2015).

Voir aussi:

Après les attentats à Paris, le « J’accuse » de Michel Houellebecq
Jean Michel Gradt

Les Echos

Le 19/11/15

Dans une tribune publiée par le quotidien transalpin, « Il Corriere della Sera », l’écrivain fustige les gouvernements de droite comme de gauche qui ont failli dans leur mission de protection de la population française. Il a des mots particulièrement durs pour François Hollande et Manuel Valls.

Son dernier roman « Soumission », une farce grinçante dans laquelle il décrit une France gouvernée par un parti islamiste en 2022, était paru le… 7 janvier, jour de l’attentat contre « Charlie Hebdo ». Puis la terreur a frappé à nouveau la capitale le 13 novembre. Ce jeudi, Michel Houellebecq revient sur ces attentats, dans une tribune intitulée « J’accuse Hollande et je défends les Français » parue dans le grand quotidien transalpin « Il Corriere della Sera ».

L’occasion pour lui d’administrer une volée de bois vert aux hommes politiques français et à leur action diplomatique.

« Au lendemain des attentats du 7 janvier, j’ai passé deux jours scotché aux informations télévisées en continu sans pouvoir en détourner les yeux. Au lendemain des attentats du 13 novembre, je crois que je n’ai même pas allumé la télévision. Je me suis contenté d’appeler les amis et les connaissances qui habitent dans les quartiers touchés (et ça représente du monde) », confie-t-il.

« On s’habitue à tout, même aux attentats »
Avant d’ajouter, sur le mode désabusé. « On s’habitue à tout, même aux attentats. La France résistera. Les Français sauront résister même sans se prévaloir d’un héroïsme exceptionnel, sans même avoir besoin d’un +sursaut+ collectif d’orgueil national (…). Ils résisteront parce qu’on ne peut pas faire autrement, et que l’on s’habitue à tout. Parce qu’aucune émotion humaine, pas même la peur, est plus forte que l’habitude. »

Puis, on note une rupture de ton. Après la résignation (feinte ?), il amorce l’offensive : « +keep calm and carry on+. Reste calme et avance. D’accord, on va faire exactement comme ça (même si – hélas – nous n’avons pas un Churchill à la tête du pays). Contrairement à ce que l’on pense, les Français sont plutôt dociles et ils se laissent gouverner facilement, ce qui ne veut pas dire qu’ils sont de complets imbéciles. Leur principal défaut est une sorte de superficialité qui incline à l’oubli, ce qui signifie qu’il faut leur rafraîchir la mémoire périodiquement. »

Puis l’écrivain se fait procureur, passe du réquisitoire à la charge : « la situation regrettable dans laquelle nous nous trouvons doit être attribuée à des responsabilités politiques spécifiques ; et ces responsabilités politiques devront tôt ou tard être étudiées à la loupe. Il est très improbable que l’insignifiant opportuniste qui occupe le fauteuil de chef de l’Etat, tout comme l’attardé congénital qui occupe les fonctions de Premier ministre, pour ne rien dire des +ténors de l’opposition+ (LOL) sortent avec les honneurs d’un tel examen. »

Les gouvernements entre faillite et discrédit
L’auteur de « Extension du domaine de la lutte » interroge : « qui a décidé les coupes dans les forces de police, jusqu’à réduire ces dernières à l’exaspération, [ à les rendre ] quasiment incapables d’effectuer leurs missions ? Qui, pendant des années, nous a répété que les frontières sont une antique absurdité, symbole d’un nationalisme dépassé et nauséabond ? Il ne faut pas longtemps pour comprendre que ces responsabilités ont été largement partagées. »

Michel Houellebecq reproche aux leaders politiques français – exception faite de Dominique de Villepin dont il salue l e discours contre la guerre en Irak en 2003 à l’ONU – d’avoir engagé le pays dans des opérations militaires « absurdes et coûteuses » qui ont eu pour principal résultat d’avoir « plongé dans le chaos, d’abord l’Irak, puis la Libye. Et ces dirigeants étaient sur le point, il y a peu de temps encore, de faire la même chose en Syrie ».

Conclusion : « Les gouvernements qui se sont succédé au cours des dix (vingt ? trente ?) dernières années ont failli péniblement, systématiquement, lourdement, dans leur mission fondamentale qui consiste à protéger la population française dont ils ont la charge (…). On pourrait multiplier à l’infini les exemples de la fracture – aujourd’hui abyssale – qui existe entre les citoyens et ceux qui devraient les représenter. »

Voir également:

SCANDALE D’ÉTAT ? : Valls a refusé la liste des djihadistes français proposée par la Syrie !
Olivier Berruyer

Les Crises

18 nov 2015

Yves de Kerdrel, directeur de la publication de Valeurs actuelles, révèle l’information inédite de l’interview de Bernard Squarcini (ancien chef du renseignement français) qui paraîtra dans l’édition de ce jeudi 19 novembre :

L’ancien directeur de la DCRI y affirme que :

les services secrets syriens ont la liste des combattants djihadistes français opérant en Syrie, qu’ils l’ont proposée à la France il y a deux ans, que Manuel Valls a répondu “pas question, nous n’échangeons pas d’informations avec un régime tel que la Syrie”

Kerdrel commente “cette information a de quoi faire sauter un certain nombre de personnes en France” – tu m’étonnes !

Squarcini n’est pas un ange, Valeurs actuelles non plus, mais enfin, on parle ici du chef de la DST ! Qui ne s’amuse pas à proférer des accusations pareilles sans biscuits… Et si on attend que ces informations sortent dans Libé…

Il a donné une intéressante interview ici en 2014 :

 Vous êtes politisé ?

Je n’ai pas de couleur politique, je n’ai même pas de carte. Enfin si… Carte Vitale, de police et de préfet. J’ai servi la gauche avec force avant de servir la droite et vice versa. On m’a relié à un homme. Certains disent de vous que vous étiez l’homme de Sarkozy… S’ils savaient… Je disais « non » neuf fois sur dix. Le grand journaliste Georges Malbrunot dénonce ces politiques délirantes depuis longtemps :

mais là on apprend surtout, non pas le crétinisme de la décision, mais la valeur de ce qui a été refusé…

Cette histoire va finir par être très intéressante, car la vérité va finir par apparaître :

un ministre des affaires étrangères qui fricotte avec des islamistes, qui trouve qu’al-Qaïda fait du bon boulot sur le terrain en Syrie, qui déclare que “Bachar el-Assad ne mérite pas d’être sur terre” (empêchant toute coopération, et suscitant nombre de vocation dans les banlieues du coup, répondant à son appel… Mais QUI lui a confié la Diplomatie)
un Premier Ministre comme ça…
un Président qui a reconnu avoir livré des tonnes d’armes aux rebelles syrien, 90 % ayant fini chez les islamistes d’al-Qaïda ou de Daesh…  (ce qui est interdit par le Droit international pour mémoire)
tout ça pour mettre à terre un régime certes pas sympathique et autoritaire (avec des crimes encore limités en 2011), mais qui ne nous a rien fait, ne nous menaçait en rien, était même un régime ami il y a 5 ans !

On a confié notre sécurité à des clowns. N’y voyez pas de polémique partisane, c’est Alain Juppé qui a commencé, en reconnaissant les “islamistes modérés” comme légitimes.

Grace à Chirac et Villepin, la France était aimée de tout le monde arabe en 2007. Passent le cyclone Sarkozy puis le typhon Hollande, alimentés par la dépression BHL, et on se retrouve ennemi n’°1 de l’État islamique !

Ces droits-de-l’hommistes ayant d’ailleurs une grande cohérence dans leurs relations, ne fréquentant que des “démocrates”…

“Démocrates” qui, certes, financent le terrorisme, mais bon, comme ils ne financent pas que ça…

Réécoutez-le hier, défendant ses amis, dénoncés partout :

“Plus largement, la France n’est pas crédible dans ses relations avec l’Arabie saoudite . Nous savons très bien que ce pays du Golfe a versé le poison dans le verre par la diffusion du wahhabisme. Les attentats de Paris en sont l’un des résultats. Proclamer qu’on lutte contre l’islam radical tout en serrant la main au roi d’Arabie saoudite revient à dire que nous luttons contre le nazisme tout en invitant Hitler à notre table.” [Marc Trevidic, juge antiterroriste français, 15/11/2015]

À suivre demain avec l’article, ce n’est que le début…

En route vers une commission d’enquête !

Voir encore:

Comment les experts israéliens analysent les attentats de Paris

Pour les spécialistes de la défense israélienne, les attentats de Paris s’expliquent d’abord par une conception du monde dépassée et inadaptée de la part de la France et des autres pays d’Europe.

« L’Europe n’était pas préparée à ce type d’attaque ». Au lendemain des attentats qui ont frappé Paris, le diagnostic de Gaby Ashkénazi est sans appel. Pour l’ancien chef d’état-major de Tsahal, la France n’est pas seule à avoir refusé de regarder la réalité en face, même après les attentats de janvier. Daech n’a jamais caché ses objectifs et c’est ouvertement que le mouvement terroriste a promis de s’en prendre à la France. Gaby Ashkenazi, comme d’autres responsables actifs de la défense israélienne estime que Daech a exploité les failles et les points faibles des régimes démocratiques européens, qui de leur côté ont préféré continuer à croire que le conflit se limitait au Proche-Orient et ne les concernait pas directement.

Pour faire face à cette nouvelle réalité qu’il est désormais impossible d’occulter, la doctrine de défense telle que les Israéliens la recommandent aujourd’hui à leurs alliés français et européens, repose sur trois piliers : frontières, renseignement et actions préventives. L’espace Shengen a vécu. La France et l’Europe, depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, ont voulu croire que les conflits de civilisation étaient révolus, et depuis la fin de l’ère soviétique, que leurs frontières pouvaient s’ouvrir sans limitation, car la démocratie avait gagné et ne serait plus jamais menacée. Le terrorisme islamiste vient de s’engouffrer dans la brèche qu’il faut donc refermer. Les Etats d’Europe vont devoir reprendre le contrôle de leurs frontières, et en particulier avec la Turquie, recommande notamment le ministre israélien de la Défense, Moshe Yaalon.

Les mesures n’ont pas été prises

Le renseignement doit être plus efficace. « Les Européens ont compris qu’il y avait un danger, mais les mesures qui auraient dû être prises ne l’ont pas été, comme par exemple une réforme de la législation permettant l’écoute de terroristes potentiels » estime encore Moshe Yaalon. Sans tomber dans certains excès américains, il y a des dispositions qui peuvent améliorer le traitement et l’analyse des informations pour une utilisation optimale. Cela passe aussi par la coopération internationale, qu’Israël pratique déjà avec ses alliés européens, dont la France. « Israël a des informations. Nous ne sommes pas exactement un acteur subalterne dans ce domaine. Les renseignements que nous obtenons, nous les partageons avec la France et avec d’autres Etats concernés; et pas seulement depuis hier » a déclaré Binyamin Netanyahou au lendemain des attentats du 13 novembre.

« Quand on est en guerre, il ne faut pas avoir peur de tuer, et il ne faut pas avoir peur d’être tué » rappelle pour sa part le général Ashkenazi. « On ne vainc pas la terreur depuis le ciel », estime l’ancien chef d’état-major, convaincu que les frappes aériennes en Syrie ou en Irak ne seront pas la solution. « Daech a des points de vulnérabilité, surtout s’il est attaqué sur terre ». Des actions contre le mouvement terroriste sur son terrain sont possibles et nécessaires.

« En Europe, l’équilibre entre la sécurité et les droits de l’homme penchait jusqu’à présent en faveur des droits de l’homme. Mais il n’y a plus le choix : il faut faire pencher la balance du côté de la sécurité pour défendre la démocratie » affirme le ministre israélien de la Défense, qui espère que la France et l’Europe ont maintenant compris que « dans la lutte antiterroriste, nous sommes tous dans le même bateau ».

Voir aussi:

Europe
Key ISIS figure targeted in Paris raid may have slipped in and out of Europe
Anthony Faiola

The Washington Post

November 18

PARIS — French security forces mobilized Wednesday on a surprising lead: The man considered to be the ringleader of the Paris attacks — an Islamic State operative and the puppet master of its effort to terrorize Europe — was potentially hiding out right under the noses of French intelligence.

Based on the lead, police officers and soldiers launched a seven-hour siege on an apartment building in Paris’s Saint-Denis district that left at least two dead, officials said.

Two senior European officials familiar with the investigation said they received confirmation from the French that one of the dead was Abdelhamid Abaaoud — a 28-year-old Belgian of Moroccan descent who cajoled his own 13-year-old brother into fighting in Syria.

French officials Wednesday said they could not confirm that Abaaoud was among the two dead. But they said he was not among the eight taken alive.

Social video captures police raid in Saint-Denis
Gunfire broke out in the northern Paris suburb of Saint-Denis early on Nov. 18 as police pursued suspects from the terror attacks on Nov. 13. Witnesses documented the flood of police into the historic suburb as the raid grew. (Jenny Starrs/The Washington Post)
His death would bring a measure of justice to the French investigation into the deadliest attack on French soil since World War II, an assault in which three squads of militants killed 129 people and left more than 300 wounded. But Abaaoud’s ability to successfully traverse the porous borders of Europe and hide in France would also suggest just how large a security threat the continent is facing.

Officials believe the man who has boasted of easily escaping “crusader intelligence” as he sneaked in and out of Europe is a guru behind the Paris massacre. In the hours and days after the attacks — which struck a stadium, a concert hall, bars and restaurants — authorities have pieced together a picture of a network of attackers with ties that radiate back to Abaaoud.

Two European officials familiar with the case said Abaaoud is thought to have arrived in Syria sometime in 2013 or 2014 and to have slipped in and out of Europe since. Following the Paris attacks, the intelligence community was divided on where Abaaoud might be. Some officials believed he might be in Syria. But Paris prosecutor François Molins said Wednesday that investigators received information from a witness Monday that Abaaoud was in France.

 “It was taken very seriously and was double-checked through the verification of phone records and banking operations,” he said.

At least two of the men believed to be directly involved in the Paris attacks — including Salah Abdeslam, a 26-year-old who is on the run — had years-long connections to Abaaoud and came from the same hardscrabble neighborhood in Brussels that has become a breeding ground for European jihadists. The bearded Islamic State operative, officials say, may also have been directly involved in the recruitment of other assailants in Friday’s attacks, and he was actively involved in several other attempts this year to stage terrorist acts in Europe.

Abaaoud has been linked by authorities to several foiled terrorist plots in France and Belgium over the past two years, including the attempted attack in August on a Paris-bound high-speed train from Amsterdam that was thwarted with the aid of three Americans.

Authorities say as many as 20 people may have been involved in the plot to attack Paris. Here’s what we know about them so far. (Gillian Brockell/The Washington Post)
In August, Reda Hame, a French foreign fighter, was arrested in France after returning home from Syria. He told the police that he had met Abaaoud in Syria and had been instructed to strike at densely populated targets. He said he had been given several targets for attacks in France, including “concert halls” and “food markets.”

“These weren’t specific targets,” a French official said, “rather, ideas of places to strike, so as to spread fear everywhere.”

Abaaoud spent his youth in the Molenbeek neighborhood of Brussels and was arrested for petty crimes — a profile common among young jihadists who were also wayward youths. But he is thought to have later associated with members of Sharia4Belgium, an Islamist activist group that was designated a terrorist organization this year.

Abaaoud is believed to have joined the Islamic State, also known as ISIS or ISIL, sometime in 2013. He has appeared in a number of its videos, including one from March 2014 in which he drives a pickup truck with a string of dead bodies attached.

 “He contributed to sending hundreds of Belgians to Syria, coordinating departures,” said Jean-Charles Brisard, a counterterrorism expert based in Paris. “He has a big role in recruitment of the French-speaking jihadists.”

Voir de plus:

Attentats – Goldnadel : « Et dire qu’il était interdit avant vendredi de lier invasion migratoire et risque terroriste »
Gilles-William Goldnadel

Valeurs actuelles

18 Novembre 2015

Stop ou encore ? Mots belliqueux creux ou détermination ? Certes, nous ne sommes plus dans l’escroquerie Charlie, mais sommes-nous vraiment sortis de 30 ans de complaisance médiatique et politique pour la radicalité islamique ? Le jour d’avant le vendredi noir, il était encore interdit de lier invasion migratoire et risque terroriste, tous les migrants étant indiscutablement cultivés et pacifiques. Le jour d’avant, le président d’une Europe crépusculaire et démissionnaire tançait le « nombrilisme » des Européens égoïstes. Ceux qui osaient penser que c’était mieux avant la société multiculturelle et le métissage obligatoire étaient d’affreux « déclinistes » rétrogrades. Le jour d’avant, une marche « des dignités » pouvait tranquillement insulter les policiers « violents » et vouloir exclure les  blancs « racistes ».Le jour d’avant, le seul danger qui guettait la France s’appelait le « populisme », du moins celui de droite. La fermeture des frontières était une chimère. Mais le samedi matin, rien n’était encore dit, au nom d’une commode « unité nationale », sur la dimension religieuse antichrétienne contenue dans le message de revendication de l’État islamique. Aucune réflexion n’était amorcée sur cette société multiculturelle avancée qui tourne au cauchemar, sur la dangerosité avérée d’une invasion qu’on n’a pas le droit de nommer. Stop ou encore ? Sommes-nous vraiment au jour d’après ?

Voir de même:

Saint-Denis, cité des rois et désormais de l’islam

C’est à deux pas de la basilique Saint-Denis, là où se trouve le gisant de Charles Martel, qu’un assaut des forces de l’ordre a été mené, ce mercredi matin, contre des suspects liés aux attentats islamistes de vendredi. Deux d’entre eux ont été tués, dont une femme qui a actionné sa ceinture d’explosifs. Sept personnes ont été interpellées, tandis que l’armée a massivement pris position dans ce quartier central. Difficile ce matin, devant les images télévisées de ces soldats surarmés patrouillant dans les rues, de ne pas faire le rapprochement avec des scènes souvent vues en Israël. Certes, Saint-Denis n’est pas Jérusalem-est. Néanmoins, comme l’explique Gilles Kepel dans  son livre, Quatre-vingt-treize, « l’ancienne ville des rois puis de la Révolution et de la classe ouvrière est devenue La Mecque de l’islam de France ». Le département de Seine-Sain-Denis, choisi pour promouvoir la candidature de Paris aux Jeux Olympiques, fait lui-même partie de ces territoires qui ont largement entamé leur bascule démographique et culturelle, sous le poids de l’immigration arabo-musulmane et de sa fécondité.  Les derniers autochtones quittent progressivement les lieux pour rejoindre la France périphérique. Il n’est donc guère étonnant que des islamistes aient pu trouver refuge, aux portes de Paris, dans cette ville de plus en plus homogène, par l’effet d’une substitution de population, d’un changement de peuple. Ce matin, sur Europe 1, le député PS du département, Claude Bartolone, a appelé à ne pas faire de lien entre les « banlieues populaires » et « ces terroristes ». Il a juré, sans rire, qu’ « il n’y avait jamais eu d’angélisme » dans son camp. Il a donc continué à défendre les mérites du « vivre ensemble ». Cela ne fait jamais que quarante ans que la gauche, mimée par la droite, poursuit cette politique désastreuse.
Un effet d’optique laisse croire que la France ne serait en guerre que contre le « terrorisme djihadiste », que François Hollande n’a d’ailleurs pas osé nommer plus précisément, mardi devant le Congrès réuni à Versailles. Or, si l’idéologie salafiste menace la France, c’est bien parce qu’elle a pu s’y installer et y prospérer sans contraintes, sous la protection des belles âmes aveuglées par leur dévotion à la « diversité ». C’est donc aussi l’idéologie relativiste et sansfrontiériste, toujours en vigueur quand on observe Bartolone s’enfermer dans les mêmes dénis des réalités, qu’il s’agit de combattre. L’éventuel  démantèlement du commando d’assassins d’une jeunesse parisienne ne mettra pas pour autant la France à l’abri, tant les cités elles-mêmes sont devenues inflammables. Le député PS, Malek Boutih, estime que les « terroristes » ont remplacé les « émeutiers », le rejet de la République et de ses valeurs étant très profond selon lui. Les lanceurs d’alerte qui, en 2002, avaient en vain sonné le glas sur les « territoires perdus de la République » voient leurs craintes confortées. L’un de ceux-là, Georges Bensoussan, explique ce mercredi dans Le Figaro : « Une partie de la population française ne se reconnaît plus dans les valeurs démocratiques et républicaines de la France. Et encore moins dans son histoire. La radicalisation islamiste de certains, et l’approbation apportée par les mêmes aux attentats de janvier 2015, évoquent les germes d’une guerre civile ». En fait, cette guerre civile est déjà là, quand des Français tuent d’autres Français et quand l’armée se déploie dans les villes. Elle peut en rester à ce stade, si le gouvernement affronte enfin clairement l’ennemi, sans désespérer les citoyens déjà en rupture avec l’Etat. Sinon, l’autodéfense pourrait être le risque.
Voir aussi:
FIGAROVOX/TRIBUNE – La journaliste et philosophe Alexandra Laignel-Lavastine, qui habite en Seine-Saint-Denis, a interrogé les jeunes de son quartier dès le matin du 14 novembre. Si leurs propos ne reflètent pas l’opinion majoritaire dans ce département, ils traduisent une réalité dérangeante.Alexandra Laignel-Lavastine a fait ses études à l’Université Paris Sorbonne-Paris IV puis au Centre de formation des journalistes (CFJ), avant de se consacrer à une carrière d’essayiste, d’universitaire et d’éditeur, collaborant aussi, depuis 1987, à de nombreux médias écrits et audiovisuels, dont Le Monde (près de 250 articles, portraits et chroniques de 1998 à 2009, accessibles via le site du quotidien), Libération, Le Monde des débats, Philosophie Magazine… Elle est l’auteur d’ un livre de combat sur les enjeux de l’après Charlie, intitulé La Pensée égarée(Grasset, Prix de la Licra, mai 2015)* et sous titré «Islamisme, populisme, antisémitisme: essai sur les penchants suicidaires de l’Europe». La chronique d’une catastrophe annoncée en même temps qu’une invitation à décréter l’état d’urgence intellectuel.

Alors qu’en ce lugubre matin du samedi 14 novembre, la France était en état de choc et le monde glacé d’effroi, comment les jeunes de mon quartier, dans le 93, avaient-ils vécu, eux, les carnages de la nuit? Un vague espoir m’avait saisi: et si les tueurs islamistes venaient, par ce bain de sang, de s’aliéner un peu leurs admirateurs de banlieue, généralement fascinés par leurs «exploits guerriers»? Dans cet univers clos et à la dérive, où la fêlure morale est souvent vertigineuse, le principe qui prédomine est en effet celui de la valeur contraire. Les décapitations en ligne, les prières de rue et le voile intégral horrifient ou dérangent? Ils «kiffent» puisqu’ils «niquent la France». Mais cette fois? Se pouvait-il que les images atroces des tueries les laissent de marbre et ne suscitent pas l’ombre d’un écœurement ou d’une identification aux victimes? En s’en prenant au public jeune et festif d’un concert de rock ; pis, en ciblant les spectateurs d’un match de foot, leur passion, de surcroît au Stade de France, situé à quelques encablures de là et où ils auraient tous pu se trouver, les tueurs de Daech n’avaient-ils pas commis une erreur d’appréciation? J’avoue que je m’attendais au moins à un vague: «Là quand même, ils abusent!». Je descends au bistrot du coin vers 10 heures.

Aussi brillant que celui d’Emmanuel Todd et d’une bonne partie de la doxa de gauche politiquement correcte, pour qui il ne s’agissait déjà plus, quatre mois après « Charlie », de combattre l’islamisme, mais le « laïcisme radical » porté par les néo-réactionnaires, très vite tenus, en toute indécence, pour les coupables indirects des crimes de janvier.
Première surprise: rien n’y laisse deviner qu’une tragédie vient de frapper le pays. La télé est pourtant allumée au-dessus du comptoir, le film des événements passe et repasse en boucle. La clientèle, exclusivement masculine, regarde du coin de l’œil, mais personne ne semble concerné. J’interroge le patron, les yeux rougis par l’absence de sommeil, un sympathique arabe chrétien qui se définit comme «assyro-babylonien»: «J’y crois pas», me dit-il à voix basse. Depuis que j’ai ouvert à 8 heures, les gens parlent de tout et de rien, mais surtout pas de ce qui vient de se passer. C’est biz as usual: circulez, y’a rien à voir. Je m’attable avec Malik* en train de boire son café, le visage fermé. Je lui dit qu’il a une mine fatiguée et qu’il y a de quoi après les massacres horribles des dernières heures. «Pourquoi horribles?», me lance-t-il d’un air hostile, «tu crois quand même pas ce qu’ils nous racontent!». Ma crédulité lui fait même «pitié»: «Réfléchis trois secondes: un musulman, ça tue pas. Tuer, chez nous, c’est haram. C’est marqué dans le Coran». Je tente la carte bobo nunuche bien-pensante: l’islam est certes une religion-de-tolérance-et-de-paix, mais il peut y avoir de mauvais musulmans, des fanatiques qui le déforment et s’en servent à de vilaines fins politiques. «C’est quoi ces conneries?», poursuit-il. «Un communiqué, ça se fabrique, c’est comme les images: tout est bidon». Et comme un musulman ne peut donc être un meurtrier, il faut bien que «y’ai un truc derrière tout ça». Le raisonnement est implacable. Aussi brillant que celui d’Emmanuel Todd et d’une bonne partie de la doxa de gauche politiquement correcte, pour qui il ne s’agissait déjà plus, quatre mois après «Charlie», de combattre l’islamisme, mais le «laïcisme radical» porté par les néo-réactionnaires, très vite tenus, en toute indécence, pour les coupables indirects des crimes de janvier.

Or on a quand même le droit de se sentir chez soi, c’est normal ! ». J’ose faire remarquer que Nicolas Sarkozy a pourtant l’air de se trouver physiquement à Paris. « Ben c’est normal, vu que c’est Rockefeller qui dirige BFM et iTélé». J’admet que je n’y avais pas pensé… De toute façon, « ils sont tous islamophobes, faut arrêter de nous stigmatiser », conclut un autre.

Entre temps, les copains de Malik sont arrivés et ils se mêlent à la conversation. Nidal, passablement agressif, renchérit: «La vérité, de toute façon, on l’a connaît: c’est un complot contre nous et contre l’islam, comme avec Merah et le reste». Le reste? Un autre m’éclaire de façon assez prévisible en m’expliquant que les chambres à gaz seraient une «invention sioniste», le 11-Septembre un complot du Mossad et le massacre de Charlie-Hebdo un coup monté de la DCRI. «Tu vois, les Kouachi. J’ai un copain qui les connaissait bien. Il m’a dit que le deuxième frère était mort en 2009. C’est pas une preuve, ça? Le but, c’est de salir les musulmans». Avant, m’expliquent-ils, ils ne disposaient que de la version officielle que leur servaient «les médias». Désormais, ils possèdent un savoir inaccessible au profane: «On peut plus nous enfumer». À ce propos, je leur demande quels sont leurs sites préférés: Dieudonné, Soral, Médiapart, oumma.com, les Indigènes de la République? Ils ne comprennent pas le sens de ma question: «Internet, quoi, YouTube. Tu connais YouTube?». Je n’insiste pas, voyant que la notion même de source leur échappe. Je me résigne aussi assez vite à laisser de côté la question de la vraisemblance dudit complot — la paranoïa conspirationniste étant par définition immunisée contre tout démenti en provenance des faits —, pour m’intéresser aux chefs d’orchestres cachés: un complot, mais orchestré par qui? «Justement, on le saura jamais», dit Kevin d’un air grave et dubitatif. «Tu déconnes!», s’énerve Réda qui prend à son tour la parole avec véhémence: «T’sé quoi Madame, avec tout mon respect: les gros salauds, les barbares, les criminels qu’faudrait régler à la kalach, c’est les Juifs! Mais ça, tu pourras pas l’écrire dans ton journal vu qu’ils contrôlent tout». Vraiment tout? «Nan, en fait, seulement 80 %», estime Kamel, plus raisonnable et qui dispose de chiffres plus… exacts. Son voisin, un peu gêné devant moi, tient lui aussi à… nuancer: «Les Juifs, enfin les sionistes plutôt. C’est eux les grands caïds. Même l’Etat français est une marionnette entre leurs mains». Tous acquiescent avec vigueur et considèrent, pour de mystérieuses raisons, que seul Poutine, «un mec génial», pourrait nous «sauver».

Les trois mots magiques — «Juif», «sioniste» et «complot» — étant lâchés, ces vocables ont aussitôt pour effet d’échauffer le groupe, toujours aussi peu disposé, autour de midi, à verser une larme de compassion, même une toute petite, envers les morts et les blessés de la nuit. Une insensibilité et une indifférence absolues. Tandis que je songe à la réflexion d’Hannah Arendt sur le fait que c’est aussi dans le vide de la pensée et l’incapacité d’être ému que la barbarie se déploie, voilà que Toufik infléchit avec succès la discussion sur les francs-maçons, «les alliés du grand caïd» qui, manifestement, les passionnent. Et d’ajouter: «De toute façon, en France, c’est simple: si tu fais pas partie d’une loge, t’as pas de boulot». Son pote le coupe: «Faut pas oublier non plus Sarko et sa bande qui, après avoir vendu cinq tonnes d’or aux Américains pour une bouchée de pain, se sont tous tirés à Tel-Aviv». Son voisin complète: «Même les Français en ont marre, ils sont plus chez eux avec ces Juifs pourris. Or on a quand même le droit de se sentir chez soi, c’est normal!». J’ose faire remarquer que Nicolas Sarkozy a pourtant l’air de se trouver physiquement à Paris. «Ben c’est normal, vu que c’est Rockefeller qui dirige BFM et iTélé». J’admet que je n’y avais pas pensé… De toute façon, «ils sont tous islamophobes, faut arrêter de nous stigmatiser», conclut un autre.

Là, il me sidère: ces jeunes esprits déstructurés, abreuvés aux discours de haine et aux fantasmes complotistes, ont en même temps très bien capté le prêt-à-penser du jour et l’intérêt qu’ils pouvaient en retirer, entre chantage à l’islamophobie, vulgate du padamalgame (les procès en dérive «néo-réac», ils ne connaissent pas encore) et complaisance victimaire. Il est vrai que l’axiome de Malik — «Un musulman, ça tue pas» — rejoint le principe intangible de la bien-pensance contemporaine, à savoir que le Mal ne saurait en aucun cas surgir du camp du Bien, celui des anciens «damnés de la terre». D’où l’exploit d’Edwy Plenel qui, en 2013, osait encore parler d’un «terrorisme dit islamiste».

C’est ainsi que sans ces territoires occupés de la pensée progressiste, toute à son déni idéologique du réel, Les Territoires perdus de la République*, un livre qui réunissait dès 2002 les témoignages alarmés de professeurs du secondaire, aurait pu permettre de faire — à temps? — le bon diagnostic. La gauche, dont la lâcheté fut affligeante, a préféré le bouder et le considérer comme raciste: comment osait-on constater une offensive salafiste dans certains quartiers? Scandaleux. Résultat: la France enregistre quinze ans de retard à l’allumage face à la menace représentée par un islam qui se radicalise. À se demander où réside le plus horrifiant. Dans cette perte absolue de repères parmi une jeunesse pourtant née et éduquée en France? Ou dans le manque de courage de nos élites somnambules qui, de renoncements en capitulations, ont contribué à accuser cette fracture qu’il était jusqu’à présent de mauvais goût de vouloir voir et sur laquelle il était donc de bon ton de ne rien savoir. Tragique. Au début des années 2000, mes interlocuteurs étaient encore enfants. Nos milliers de djihadistes de fabrication locale — dont les massacreurs du 13 novembre —, l’étaient aussi.

* 220 pages, 18 €.

* Les prénoms ont été changés

Voir aussi:

Philippe Val, celui qui « vit avec »
Anne Fulda
Le Figaro
17 novembre 2015

PORTRAIT – L’ancien directeur de Charlie Hebdo, qui vit depuis dix ans sous protection policière, vient de publier un livre dans lequel il raconte l’histoire du journal et fustige la dérive d’une gauche qui nie la réalité. La trahison des clercs revisitée.

«C’est terrible tout ça. On a l’impression que cela ne finira jamais, qu’il faudra vivre avec…» Philippe Val est choqué, peiné, mais pas vraiment étonné par les attentats dramatiques intervenus dans la nuit de vendredi à samedi. Lui, il «vit avec» depuis près de dix ans, ne se déplaçant jamais sans protection policière depuis qu’il publié, quand il était directeur de la rédaction de Charlie Hebdo, de 1992 à 2009, les fameuses caricatures de Mahomet.

Vendredi, l’ancien directeur de France Inter était chez des amis lorsqu’il a appris que des fusillades simultanées avaient lieu dans la capitale. Comme un citoyen à part qu’il est devenu, il a été aussitôt « exfiltré. Comme Hollande l’a été du Stade de France. « Ses » policiers à lui sont venus le chercher: « Il faut partir ».  Sur le chemin du retour, se tenant au courant par la radio du scénario macabre qui était en train de se dérouler, il est passé, raconte-t-il, devant une pizza halal où des jeunes barbus ou encapuchonnés nés ne cachaient pas leur joie… Écœuré, groggy, Philippe Val n’a pas dormi jusque tard dans la nuit. Et lui qui dénonce dans son dernier livre (C’était Charlie, Grasset) les dérives d’une gauche « rougebrune » – qui, sous couvert de protéger le peuple, le méprise en réalité – , peine depuis à contenir sa colère.

«Je suis ulcéré par ce que j’entends en ce moment. On ne nomme pas le danger. On va en crever !  On parle de guerre, certes, mais on ne nomme pas l’ennemi, nous déclarait-il hier. Dans les années 1930, Winston Churchill, lui, était le seul à nommer Hitler et à dire « il faut tuer Hitler ». On a l’impression que certains aujourd’hui ont le même réflexe que dans les années 1930. Ils relativisent. Au discours, « il ne faut pas humilier les Allemands de l’époque, on a substitué un réflexe similaire vis-à-vis de l’islam radical – étant entendu naturellement que tous les musulmans ne sont pas des islamistes», s’indigne-t-il. Un refus, une incapacité à nommer les choses que l’on retrouve dans les médias, mais aussi, regrette-t-il, chez les politiques et certains intellectuels.

Nommer les choses

Zappant d’une chaine à l’autre dans la nuit de vendredi à samedi, il s’étonne ainsi de n’avoir jamais entendu parler de « terrorisme islamiste ».  Or, objecte-il, on doit pouvoir nommer les choses et de parler d’islamofascisme, même avec l’épicier du coin. Et d’enfoncer le clou : « Lorsque l’on n’ose pas mettre le mot islam dans la problématique, c’est comme si on disait que l’Inquisition n’a rien à voir avec le catholicisme».

Évidemment, ces propos ne vont pas arranger l’image de Philippe Val parmi certains de ses anciens de ses anciens petits camarades gauchistes. Pour eux, c’est clair : Philippe Val  est devenu « réac». Infréquentable. Il a mal tourné. Il est devenu le traitre majuscule. Il a l’habitude. Lui qui dans d’autres vies a été artiste – humoriste en duo avec Font – chanteur compositeur, journaliste puis directeur de journal et de radio a affronté les mêmes adversaires à plusieurs reprise ces dernières années. Au moment de la guerre du Kosovo, du référendum sur la constitution européenne, quand il a licencié Siné en 2008 ou lorsqu’il s’est retrouvé seul lors d’un dîner aveec des amis journalistes, qu’il raconte dans son livre, à se dire favorable à l’interdiction des signes religieux à l’école.

Cette mise au ban de la gauche politiquement correcte ne le touche pas outre mesure. Désormais, en liberté mais conditionnelle, entravé dans sa manière de vivre, de travailler et circuler, celui qui a passé sa vie dans un univers peuplé d’anars et de gauchistes n’entend pas museler sa liberté de parole. Ni rentrer dans le rang. Il se sent toujours proche d’une gauche laïque et politiquement libérale qu’il regrette de ne pas voir incarnée.

Conformisme moralisateur

Déjà, dans son livre précédent, Ravage dans l’inculture, Philippe Val dénonçait les ravages du « sociologisme », ce conformisme moralisateur cher à une bonne partie de la gauche et visant à finira jamais, qu ‘ü faudra  .  une bonne partie de la gauche et visant à expliquer pratiquement tout par un déterminisme social exemptant l’individu de toute responsabilité individuelle. Dans c’était Charlie, il raconte dans un même élan l’aventure de Charlie hebdo et la poussée d’une gauche antisioniste et anticapitaliste qui a érigé l’islam en religion des opprimés, interdisant de ce fait toute réflexion concernant les crimes commis en son nom. C’est selon lui la trahison des clercs revisitée. L’expression aussi d’une blessure, d’une incompréhension: pourquoi après l’attentat du 7 janvier, certains journaux de gauche ont-ils pris leur distance ou insinué que les journalistes de Charlie hebdo avaient insulté l’islam pour gagner de l’argent ? Pourquoi à l’époque la presse n’a-t-elle pas eu le courage de publier les caricatures  , ce qui aurait dilué le danger et n’aurait pas transformé charlie en symbole et en cible ?

Philippe Val n’a pas vraiment de réponse. Ou alors celle-ci, guère encourageante: la peur. Et d’expliciter: « Je pense que lorsque les élites sentent un danger massif, structurel, elles ont tendance à défendre l’ennemi plutôt que le peuple. »
Voir par ailleurs:

Terrorisme. Les menaces d’attentats gagnent l’Allemagne

Courrier international

18/11/2015

Cela devait être un “symbole de liberté” malgré les menaces terroristes, commente Der Spiegel. Ces dernières ont fini par avoir le dessus. A moins d’une heure du coup d’envoi d’Allemagne – Pays-Bas mardi 17 novembre à Hanovre, la rencontre est annulée, le stade évacué. Le chef de la police de la ville évoque “une situation de grave mise en danger”.

Le ministre de l’Intérieur Thomas de Maizière a confirmé la menace, sans donner de précisions. Selon Der Spiegel, les services de renseignements français auraient alerté les autorités allemandes d’un danger planant sur le match.

Faux colis piégé

Pour le président par intérim de la Fédération allemande de football, Reinhard Rauball, il s’agit là d’un “triste jour pour l’Allemagne et le football allemand”, selon la Süddeutsche Zeitung. “Que notre équipe [nationale] vive deux fois en quatre jours de tels événements tragiques, ce n’est pas imaginable.” La Mannschaft avait déjà passé la nuit de vendredi à samedi au Stade de France, à la suite des attentats à Paris.

Hanovre a également été le théâtre d’une plaisanterie macabre : la police a retrouvé dans un train, toujours mardi soir, un faux colis piégé. “Une fausse bombe bien réalisée, et pas une vraie, comme on l’a craint dans un premier temps”, rapporte Der Spiegel.

Une annulation “justifiée”

“Hanovre n’est pas devenu un deuxième Paris”, se félicite Die Welt. Le quotidien salue l’attitude du public et des policiers, qui ont réagi avec calme à l’annulation de la rencontre. “Hanovre a envoyé un signal fort et a bravé la terreur – même sans football.”

L’annulation du match était “absolument justifiée”, commente la Frankfurter Allgemeine Zeitung, une ligne suivie par une large majorité des médias allemands. “Mais que l’organisation appelée ‘Etat islamique’, ou ses imitateurs, décide de l’agenda public, cela ne doit pas créer un précédent”, prévient le quotidien, qui appelle l’Etat et tous les citoyens à “opposer à cette idéologie meurtrière leur culture de la liberté”.

Voir de même:

Attentats : le FBI inquiet pour Rome et Milan

Scala de Milan, place Saint-Pierre au Vatican… La police fédérale américaine s’inquiète d’attentats potentiels dans des sites touristiques italiens et désigne cinq suspects.

Le Parisien

19 Nov. 2015
Les Etats-Unis ont mis en garde contre des menaces d’attentats en Italie. Ils ont également signalé cinq suspect aux autorités italiennes qui tentaient ce jeudi de les identifier.

Sur son site internet, l’ambassade des Etats-Unis à Rome énumère les sites «identifiés comme cibles potentielles» par le FBI.

La police fédérale américaine cite ainsi la place Saint-Pierre à Rome, le Duomo, la Scala de Milan et «les églises, synagogues, restaurants, théâtres et hôtels» des deux villes.

«Des groupes terroristes peuvent utiliser des méthodes similaires à celles utilisées dans les récents attentats de Paris», ajoute l’ambassade, en appelant les Américains à la «vigilance». Toutefois, l’ambassade ne déconseille pas directement de se rendre dans ces lieux.

150 sites identifiés comme à risque

Par ailleurs, le FBI a signalé mercredi cinq suspects aux forces de sécurité italiennes, qui «travaillent pour (les) identifier», a déclaré le ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, à la télévision Rai 3. Le même jour, la police a contrôlé plusieurs «bed and breakfast» de Rome, pour tenter de trouver un suspect recherché par les autorités françaises, selon des médias italiens.

Au lendemain des attentats à Paris, l’Italie est passée au niveau 2 de l’alerte sécurité, juste un cran en-dessous du niveau maximal déclenché en cas d’attentat sur son sol. «Le ministère de l’Intérieur a déjà expliqué plusieurs fois que nous étions à des niveaux d’alerte très élevés pour les sites symboliques», a rappelé le ministre des Affaires étrangères. A Rome, où patrouillaient déjà 1300 militaires, 700 hommes supplémentaires ont été déployés dans les rues, le métro ou encore les centres commerciaux. Selon les médias, le nombre de sites identifiés comme à risque est passé de 90 à 150.

La sécurité du Pape en question

A moins d’un mois de la grande célébration du Jubilée au Vatican, qui devrait attirer des millions de personnes à Rome, les médias italiens s’inquiètent pour la sécurité du souverain pontife.

Le 14 novembre, au lendemain des attentats de Paris, une menace circulait par ailleurs sur les réseaux sociaux : «C’est maintenant le tour de Rome, Londres et Washington.», a relayé le quotidien Il Sole 24 Ore.

En avril dernier, le FBI avait arrêté un adolescent de 15 ans à Philadelphie qui avait planifié une attaque contre le pape François, s’inspirant du groupe terroriste Etat islamique.

En octobre 2014, Qatib, le magazine de propagande de Daech, publiait une photo du drapeau de l’organisation terroriste hissé en plein milieu du Vatican, rapportait à l’époque Le Corriere della Sera.

 Voir de même:

Suède : un homme activement recherché pour «préparation d’acte terroriste»

 AFP/Direct matin
18 Novembre 2015

Un homme soupçonné d’avoir préparé un attentat en Suède était recherché mercredi par toutes les polices du pays, où le niveau d’alerte antiterroriste a été relevé, ont annoncé les services de sécurité.

La Norvège et le Danemark, théâtre en février d’attaques meurtrières commises par un Danois d’origine palestinienne, ont également relevé leur niveau d’alerte face à la menace terroriste.

L’homme traqué en Suède, dont l’identité n’a pas été révélée, fait l’objet d’un «mandat d’arrêt dans le cadre d’une enquête pour préparation d’acte terroriste», a indiqué le chef des services de renseignement intérieur et du contreterrorisme (Säpo), Anders Thornberg. «Il est activement recherché», a-t-il ajouté au cours d’une conférence de presse à Stockholm. Il s’est refusé à confirmer des informations de presse selon lesquelles il s’agit d’un Irakien formé au combat en Syrie.

Pas de lien avec les attentats de Paris

Les recherches se concentrent sur le territoire suédois et aucun élément de l’enquête ne permet pour l’heure d’établir un lien avec les attentats du 13 novembre à Paris, selon la Säpo. La Suède a relevé mercredi son niveau de menace terroriste à «élevé», le deuxième le plus haut sur une échelle de cinq, invoquant des «renseignements concrets». «Les attentats à Paris le 13 novembre démontrent probablement des capacités accrues» pour Daesh «de perpétrer des attentats relativement complexes en Europe.

Certains individus pourraient éventuellement s’en inspirer», craint la Säpo. De fait le groupe terroriste «considère la Suède comme une cible légitime», a souligné le directeur du Centre d’évaluation national de la menace terroriste (NTC), Mats Sandberg, lors de cette conférence de presse.

La Norvège et le Danemark en alerte

Au Danemark, le «niveau d’alerte interne» a été fixé à «préparation considérablement élevée», soit le deuxième le plus haut sur une échelle de cinq, «à la suite des attaques terroristes à Paris», a indiqué la police dans un communiqué. En février, Omar El-Hussein, 22 ans, avait tué à Copenhague un réalisateur en marge d’un débat sur la liberté d’expression puis un juif qui montait la garde devant la synagogue de la capitale. Mercredi, l’un des deux terminaux de l’aéroport de Copenhague a été brièvement évacué à la mi-journée après que deux hommes eurent été entendus en train de discuter de la présence d’une bombe dans leurs bagages. Placés en garde à vue, «ils ont dit qu’ils plaisantaient», a rapporté à l’AFP un porte-parole de la police, Steen Hansen.

En Norvège, le service de renseignement intérieur (PST) a indiqué mercredi que le niveau d’alerte des forces de sécurité avait déjà été relevé lundi dans le sillage des attentats de Paris. Interrogée mercredi par l’AFP, Mona Sahlin, coordinatrice pour la protection de la démocratie contre la violence extrémiste en Suède, a estimé qu’il fallait «faire plus en termes de répression, nos lois ne sont pas à la hauteur». «Une partie de la société suédoise ne prend pas le jihadisme comme un problème pour le pays», selon Mona Sahlin qui déplore une certaine «naïveté». Le gouvernement doit présenter avant Noël un projet de loi de sécurité qui va, entre autres, alourdir les peines pour voyage à l’étranger dans le cadre d’une entreprise terroriste ou utilisation de passeport falsifié, a annoncé le ministre de l’Intérieur Anders Ygeman.

La Suède a jusqu’ici été épargnée par le terrorisme islamiste, à l’exception d’une attaque-suicide à la bombe sur un marché de Stockholm en décembre 2010, lancée par un Suédo-Irakien qui avait trouvé la mort et seulement blessé légèrement des passants.

Voir également:

Pourquoi l’Etat islamique n’est pas dans une fuite en avant désordonnée mais dans une stratégie extrêmement pensée de déclenchement d’une guerre civile en Europe

Les actions se réclamant du terrorisme islamiste en Occident s’inscrivent dans une stratégie plus large, théorisée en 2004 par un dénommé Abou Moussab Al-Souri dans un ouvrage de 2 500 pages. On en retrouve l’idée dans la revendication de l’Etat islamique des attentats perpétrés vendredi 13 novembre à Paris.

Atlantico : Quelle analyse peut-on faire du communiqué de l’Etat islamique revendiquant les attentats perpétrés vendredi 13 novembre à Paris quant à la stratégie de l’EI ?

Alexandre Del Valle : Tout d’abord, nous pouvons constater la marque de fabrique de Daech, une extrême radicalité barbare mêlée à des références coraniques et chariatiques orthodoxes et rigoureuses puis le souvenir idéalisé de l’Age d’or du Califat conquérant. Le Communiqué commence d’ailleurs par une citation de la sourate 59, verset 2. et le titre du communiqué, « L’Attaque bénie de Paris contre la France croisée » s’inscrit dans une stratégie de choc civilisationnel global et dans une symbolique de longue durée. Une fois encore, Daech tente de s’inscrire dans la tradition des grands califats des premiers siècles de l’islam. C’est une stratégie efficace et très séduisante pour le monde musulman car dans ces pays, surtout arabes, contrairement à l’Europe, le passé califal est très fortement et unanimement valorisé et glorifié, y compris aux niveaux éducatifs et officiels. Daech escompte donc prendre aux mots les leaders musulmans qui ont inculqué cette fierté impériale et tentent d’être ainsi cohérents avec les racines de leur histoire religieuse. En commençant avec une sourate du Coran, les jihadistes essayent de se montrer comme très orthodoxes, ce qui est le propre et la raison des succès des salafistes en général partout dans le monde. Les acteurs de l’EI essayent ainsi de séduire les cœurs des croyants intégristes qui ne sont pas forcement totalitaires. En prônant la mort pour les croisés, les blasphémateurs et les idolâtres, la déclaration ne fait que s’appuyer sur la Tradition islamique sunnite orthodoxe jamais réformée et qui prévoit en effet la mort pour les blasphémateurs, les idolâtres et les croisés qui attaquent un territoire islamique. Et la dimension de guerre psychologique, vrai but de tout terrorisme, est très présente à travers l’expression « jeter l’effroi et la peur dans le coeur des ennemis infidèles ».

Ensuite, dans ce communiqué, les cibles-ennemis sont les Français dans leur semble : qu’ils soient favorables à Charlie Hebdo, païens, non croyants ou croisés catholiques. Cela fait écho à l’expansion de l’Etat islamique qui ne s’appelle d’ailleurs plus DAECH (Etat islamique en Irak et au Levant) depuis l’été 2014 mais Etat islamique tout court, à l’image de sa prétention planétaire. Ainsi, Daech veut clairement reprendre le flambeau des premiers califats, successeurs de Mahomet, qui s’en prenaient au monde croisé, au monde byzantin, au monde mécréant, ou au monde perse et avec succès foudroyants grâce à la stratégie de la «  sidération ». Les Jihadistes se réfèrent aux grands premiers califes (Rachidoun, omeyyades, abbassides) des premiers siècles de l’islam conquérant. à cette époque, le jihad permanent rencontrait des succès extraordinaires et permettait d’étendre le règne de l’islam. Le califat islamique de Daech entend simplement refaire ce qu’ont fait les premiers califes qui ont étendu le royaume de l’Arabie aux portes de la Chine jusqu’au Sud de l’Espagne. Ils expriment aujourd’hui cette volonté de conquête massive globale où l’ennemi n’est pas que le juif, mais l’Occident chrétien. L’attaque spectaculaire à Paris vise à sidérer l’ennemi, créer l’effroi général, créer un syndrome de Stokhcolm généralisé chez les populations pour que celle-ci exigent un infléchissement de la stratégie syrienne et arabe de la France. Bizarrement, la Russie n’est pas mentionnée clairement. Mais l’Allemagne l’est.  La France est présentée comme ce qu’il y a de pire au sein des nations « Mécréantes ». Elle cumule à la fois la tare d’être la fille aînée de l’Eglise, le pays de croisés et en même temps d’être le pays de la révolution française, le pays de Charlie Hebdo, le pays qui a « humilié » les religions, et surtout l’Islam, et qui a en plus d’avoir participé à des guerres contre les musulmans au Mali et en Syrie. C’est de ce point de vue un désaveu total de la politique de François Hollande qui a voulu choisir ni entre l’Etat islamique ni entre Bachar El-Assad.

Ridiculisation et discrédit du dirigeant français 

Dans le cadre de l’efficace et froide guerre psychologique livrée par l’Etat islamique, François Hollande est traité comme un imbécile, « l’imbécile de France François Hollande ». Cette attaque en ridiculisation ne doit pas être sous-estimée ou considérée comme un délire pamphlétaire ou un dérapage verbal qui témoignerait d’une pauvreté intellectuelle. En stratégie de communication, la ridiculisation d’un chef d’Etat, d’un responsable et de n’importe quel dirigeant est très puissante et dommageable. Ici, Daech ne se contente pas de diaboliser l’ennemi, il cherche aussi à le ridiculiser pour lui faire perdre le peu de crédit qui lui reste encore au sein des populations. Lorsqu’on veut détruire un ennemi dans le cadre d’une guerre psychologique, c’est extrêmement habile d’allier la diabolisation au ridicule. Le but est de discréditer l’autorité suprême au sein de sa propre population, afin d’entraîner le chaos et la division, ce que préconisait d’ailleurs Sun Tzu. J’appelle cette guerre des représentations ou guerre psychologique la « DCR2 (Discréditer, Culpabiliser, Ridiculiser et Renverser) : 1/ Discréditer: ici le chef illégitime est jugé responsable des attentats a cause de l’intervention en Syrie contre Daech et du refus de renverser Bachar, 2/ Culpabiliser :la France est le pays « croisé ancien colonisateur qui persécute l’islam »), 3/ Ridiculiser : Daech tente de faire perdre le respect et l’autorité morale du dirigeant. 4/ Renverser: le « vrai » responsable des attentats et des morts français n’est pas le barbare jihadiste kamikaze mais le dirigeant qui a fait bombarder les camps terroristes.

L’extension du domaine de l’ennemi: la France pays des croisés et des idolâtres

Le communiqué de Daech met en fait en avant une rhétorique double : il accuse les victimes des attentats de Paris d’avoir été soit des « idolâtres » soit des « croisés ». L’attaque vise donc le monde païen mécréant autant que et le monde chrétien. Il s’agit d’une revendication tout à fait nouvelle car l’ennemi sioniste, juif, « apostat » ou « blasphémateur », qui avait motivé les attentats de ces dernières années, a été remplacé par un ennemi plus large encore: l’ensemble des Français (croyants ou pas) et l’ensemble du monde chrétien ou post-chrétien. La France est maintenant visée sous tous ces régimes, dans l’ensemble de son histoire, à travers toutes ses composantes et pour des raisons à la fois religieuses et géopolitiques (action militaire en Syrie et refus de combattre Bachar al-Assad).

-Avant, les islamistes évoquaient les croisés sionistes, les judéo-croisés, on tuait soit des Juifs enfants ou adultes, on visait des écoles ou centres juifs (Hypercasher), des journaux « anti-musulmans » (Charlie Hebdo) ou des soldats ou policiers français souvent « apostats » d’origine maghrébine. La cible était plus « ciblée ». Cette fois-ci, l’élément juif est beaucoup moins présent que d’habitude, et le mobile puis les cible sont élargis à un niveau bien plus global. Autant l’an dernier, en janvier 2015, les attaques étaient portées surtout contre des juifs et un journal « blasphémateur » « païen ». Autant cette fois-ci le communiqué désigne l’ennemi français de façon globale, en tant que croisé et idolâtre à la fois. Dans la traduction du monde salafiste djihadiste, le « croisé » renvoie à l’époque où la France était à la tête de la lutte contre le Califats islamiques et de l’occupation de la terre sainte. La France est depuis lors considérée dans les représentations islamistes comme le pays « porte-bannière de la croix », ce qui est évoqué dans le communiqué. Paris est représentée, à égalité avec Rome, comme la capitale de la chrétienté croisée. La France est visée ici dans sa globalité, dans son histoire de longue durée et sous tous ses régimes, en tant que royaume des Francs, fille aînée de l’Eglise, et du fait qu’il existe dans ce pays la plus forte mobilisation catholique, comme on l’a vu notamment  à l’occasion du mariage pour tous.

-D’un autre côté, la France représente également pour DAECH et les islamistes en général, le pays du blasphème, la république laïque qui offense l’islam, interdit le voile et la burka et pratique le sacrilège (Charlie Hebdo), lequel a déjà été puni pour avoir « insulté le prophète ». Les islamistes jihadistes voient donc dans la France une double matrice anti-islamique, à la fois catholique de l’Ancien Régime et républicaine laïcarde et anticléricale depuis la Révolution française. D’un point de vue philosophique, la revue de DAECH en français (Dar al-Islam, n° de juillet dernier) et ce communiqué de revendication des attentats de vendredi soir soulignent le fait que la France est la « pire » des nations d’Occident et la plus « anti-islamique » pour ces raisons. Les Jihadistes accusent également la France d’abriter des «  idolâtres », donc des païens, pire accusation théologique dans l’islam sunnite car les païens sont considérés comme les plus hostiles au Dieu unique et à la religion monothéiste islamique en vertu du principe de base des salafistes qui est le culte du Tawhid, l’Unicité. Ainsi, le communiqué décrit les victimes présentes au Bataclan au concert de Hard Rock comme des « idolâtres » assistant un un évènement de « perversité » (hard rock). Ces Idolâtres et « associateurs » (Muchrikûn) pervers représentent ce qu’il y a de pire dans les écrits du Coran et de la Charia et dans la démonologie islamiste. La hiérarchie est la suivante: en premier il y a les « vrais » musulmans, les salafstes, puis les autres musulmans sunnites, puis les chiites orthodoxes, puis les chrétiens et les juifs, puis, bien plus bas, les sectes hétérodoxes « apostates » issues du chisme (Alaouites, druzes, etc) et les idolâtres.

Enfin, l’objectif des Jihadistes est atteint: le pays ennemi est plongé dans l’effroi, les magasins et lieux publics sont sur contrôlés, les citoyens sont terrifiés par les médias qui ne parlent que de cela en boucle et qui ne cessent de relayer les revendications des Jihadistes. Pendant ce temps, Daech continue d’envoyer des activistes futurs terroristes dans le flux global des immigrés clandestins…

Atlantico : En 2004, Abou Moussab Al-Souri, théoricien du djihadisme, publiait un ouvrage de 2500 pages donnant les indications des actions à mener pour composer un djihadisme mondial, qui ne s’arrêterait pas à la seule région du Proche et Moyen-Orient. Qu’est-ce qui dans ses écrits prédit un projet de guerre civile ? Quelle était le processus imaginé en théorie ? 

Alain Rodier : Tout d’abord, Abou Moussab Al-Souri, de son vrai nom, Setmariam Nazar possédant la double nationalité syro-espagnole (par mariage), est un idéologue d’Al-Qaida « canal historique », bien qu’ayant toujours fait preuve d’une grande indépendance personnelle vis-à-vis de la direction du mouvement. Comme cela est dit dans le film « les barbouzes », « il encombre aux archives » de tous les services de renseignement. Seul détail gênant, depuis sa libérations des geôles syriennes en 2011 (il avait été « rendu » au régime de Bachar el-Assad par les Américains – qui l’avaient arrêté en 2005 – quand celui-ci était encore fréquentable), personne ne sait où il est passé. Ses théories vont à l’opposé de celles de Daech dans le cadre de la création d’un « État » islamique. Il jugeait cette façon de faire comme trop dangereuse car présentant une cible trop facile à frapper par les Occidentaux. Ayant une grande connaissance de l’étranger, il prônait la créations de cellules clandestines sans liens avec un commandement central pour ne pas se faire détecter. Ces cellules devaient pouvoir passer à l’action avec leurs propres moyens pour déclencher une guerre civile en créant des divisions entre les musulmans et les populations locales.

L’Etat islamique semble vouloir « rationaliser » ses actions sur le territoire européen – et français – avec des appels à recrutement, et à mener des actions, lancées depuis la Syrie notamment. En quoi leur modèle d’importation de la « guerre civile » en France diffère-il de celui des précurseurs d’Al-Qaïda ? Pourquoi ? 

Daech, à la différence d’Al-Qaida « canal historique », ne possède pas (encore) de « réseau » à l’étranger. Cela dit, Al-Qaida « canal historique » a perdu beaucoup de ses contacts à l’étranger en dehors de ses mouvements affiliés (AQMI au Sahel, AQAP au Yémen, etc.). C’est pour cette raison que Daech lance des « appels au meurtre » via le net en espérant que des adeptes s’en inspireront. Daech qui « patine » sur le front syro-irakien depuis l’été, en particulier en raison des frappes de la coalition, de la résilience des Kurdes et de l’appui apporté par Téhéran (et le Hezbollah libanais) à Bagdad et à Damas, souhaite desserrer l’étau qui pèse sur lui en déclenchant des actions terroristes de par le monde. En dehors des mouvements qui lui ont fait allégeance en Libye, en Tunisie, en Algérie, au Liban, dans le Sinaï et en Extrême-Orient, il n’en a pas les moyens matériels et humains. En Occident, il est particulièrement démuni, ce qui explique son « appel dans le désert ». Le problème réside dans le fait que des individus isolés trouvent dans la « cause » de l’État Islamique la raison de passer à l’action. Cette « cause » est différente de celle d’Al-Qaida car il existe aujourd’hui un véritable État islamique situé à cheval sur la Syrie et l’Irak. C’est du « concret ». Les motivations des nouveaux adeptes sont souvent dictées par la volonté de venir à bout d’un mal-être personnel.

Daech cible beaucoup plus les étrangers qu’Al-Qaïda ne le faisait, et fait plus confiance à des « 100% occidentaux » pour mener des actions. Pourquoi cette plus forte internationalisation ?  

Daech ne s’en prend pas plus aux Occidentaux qu’Al-Qaida. De plus, il profite des combattants étrangers pour se fournir en « chair à canon ». Il est en effet en sous-effectifs par rapport aux territoires qu’il tente de contrôler. Les djihadistes étrangers sont priés de ne pas repartir. Pour ce faire, leurs papiers leur sont confisqués dès leur arrivée. La rumeur court qu’une centaine auraient été exécutés car ils souhaitaient déserter. Il n’est toutefois pas impossible que quelques fanatiques puissent revenir et se lancer dans des attentats vengeurs.

Al-Qaïda a déjà largement mis en oeuvre en son temps un processus structuré pour mener ce djihadisme mondial. In fine, quel était leur but en Europe ? Quel était l’objectif final des réseaux qui ont mené des actions comme les attentats de Londres ou de Madrid ? 

Al-Qaida « canal historique » souhaite créer un « califat mondial ». Ses leaders savent que cela devrait prendre plusieurs générations. En Europe comme ailleurs, l’objectif est de créer le chaos qui devrait amener la destruction des sociétés en vigueur. Sur ce chaos, l’islam radical serait alors imposé comme la solution. Toutefois, cette organisation n’a plus les moyens nécessaires pour déclencher des attentats du type « 11 septembre ». Cela n’exclue pas des opérations de moindre importance mais pouvant être meurtrières du style des attentats de Londres. Ce qui est inquiétant, c’est la surenchère qui existe aujourd’hui entre Al-Qaida « canal historique » et  Daech. C’est à celui qui fera parler le plus de lui. D’ailleurs, Al-Qaida qui n’a pas dit son dernier mot est en train de créer un État dans le nord-ouest de la Syrie. Son objectif est de faire la pige à Daech. Il va falloir aussi voir ce que va faire Al-Qaida en Afghanistan quand les talibans mèneront leur « offensive de printemps » qui pourrait voir, à terme,  l’effondrement du régime en place à Kaboul.

Quel était le modèle de recrutement et d’endoctrinement pour créer des « ennemis de l’intérieur » dans les pays occidentaux ? Comment sont formés ceux qui étaient chargés de continuer le combat en Occident ? 

Les islamistes radicaux ne sont pas le KGB. Ils n’ont pas de techniques de recrutement en vigueur comme dans les services secrets. Al-Qaida se livrait essentiellement à du prosélytisme via des mosquées, des clubs sportifs et des associations. Cette phase semble terminée car les services de police surveillent particulièrement ces structures. Le principe pour recruter des activistes est de les valoriser personnellement en leur démontrant qu’ils sont « maltraités » par la société. Cette manière de faire est aussi valable pour d’autres mouvements contestataires ou séparatistes. Il n’y a rien de nouveau dans le monde révolutionnaire. D’ailleurs, si le salafisme-djihadiste disparaissait demain, d’autres mouvements révolutionnaires utiliseraient alors le terrorisme qui n’est, en fin de compte qu’un moyen de combat (« mouvement terroriste » ne veut rien dire. Il faudrait dire un mouvement idéologique, politique, religieux, sectaire, etc. qui « utilise » l’arme du terrorisme).

Voir enfin:

Les services secrets américains avaient prédit l' »État islamique »
DOCUMENT. Un rapport déclassifié des services du Pentagone alertait dès août 2012 sur la possible formation d’un califat islamique à l’est de la Syrie.
Armin Arefi
Le Point
10/06/2015

Un rapport explosif fourni par le département d’État et le Pentagone circule depuis plusieurs semaines sur les sites d’information alternatifs, sans que les grands médias américains – hormis quelques titres conservateurs – ne s’en fassent l’écho. Il met pourtant en avant le fiasco de l’administration Obama dans sa gestion des crises syrienne et irakienne, qui ont enfanté l’organisation État islamique (EI). Dès le 5 août 2012, ce rapport d’information de la DIA (Defense Intelligence Agency, les services de renseignements du Pentagone) alarmait les responsables de la CIA, du département d’État, et du Pentagone sur la radicalisation de la rébellion syrienne et le possible établissement d’un « État islamique » à l’est de la Syrie, avec de « graves conséquences en Irak . Deux ans plus tard, la « prédiction » devenait réalité avec la proclamation en juin 2014 d’un « califat » à cheval sur la Syrie et l’Irak.

« Il s’agit d’une compilation d’informations extrêmement précises qui prédit tout ce qui allait arriver dans la région avec l’essor de l’EI », se félicite Tom Fitton, président de Judicial Watch,un cabinet d’avocats spécialisé dans la surveillance des activités du gouvernement américain. Classée à droite de l’échiquier politique, l’organisation, qui se déclare « conservatrice » mais « non partisane », a obtenu les documents après avoir poursuivi l’administration Obama en mai 2015 devant la justice fédérale au nom du Freedom of Information Act (Loi pour la liberté d’information), qui oblige l’exécutif américain à fournir à tout citoyen qui en fait la demande des documents classifiés. « C’est tout bonnement incroyable », poursuit Tom Fitton. « Quatorze mois après que le département de la Défense eut tiré la sonnette d’alarme, Obama décrivait l’EI comme une équipe de juniors », rappelle le président du Judicial Watch, pour qui Washington aurait clairement minimisé l’impact du rapport pour garantir les chances de réélection du président en novembre 2012.

Parmi la centaine de pages de rapports déclassifiés obtenus par l’ONG, notamment au sujet de l’attaque du consulat américain de Benghazi, dans laquelle est mort l’ambassadeur Christopher Stevens le 11 septembre 2012, sept sont consacrées à la situation en Syrie en août 2012, un an et demi après le début de la « révolution ». Largement censuré, le document, classé « Secret » (l’équivalent du « confidentiel-défense » en France, soit un faible niveau de confidentialité), résume les forces en présence sur le terrain, leurs alliés internationaux, leurs motivations politiques, les gains territoriaux acquis et les scénarios possibles.

Rebelles islamistes
« La source est tout à fait fiable, souligne François Géré, directeur de l’Institut français d’analyse stratégique (Ifas). Il s’agit d’une méthode de renseignements classique. On décrit avec précision une menace sans savoir pour autant comment elle va évoluer. C’est ensuite au destinataire politique d’évaluer ces renseignements et de prendre des décisions. » Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les conclusions du rapport tranchent radicalement avec les analyses en cours à l’époque au département d’État. À ce moment-là, aux yeux de l’administration Obama comme du Quai d’Orsay, la rébellion syrienne est dominée par des forces modérées, qui ont entamé un an plus tôt des manifestations pacifiques aux slogans démocratiques. Mais face à la répression aveugle de Damas, des officiers déserteurs de l’armée régulière syrienne ont pris les armes dès septembre 2011 pour créer « l’Armée syrienne libre », une force rebelle présentée à l’époque comme laïque.

« Les salafistes, les Frères musulmans et Al-Qaïda en Irak (l’ancêtre de l’EI) sont les forces principales conduisant l’insurrection en Syrie », estime pourtant le document, qui affirme qu’un an après avoir débuté, la révolte prend une « tournure sectaire majeure ». « Après le début de l’insurrection en Syrie, explique le rapport, les forces religieuses et tribales dans la région ont commencé à adhérer à cette insurrection sectaire. Cette (sympathie) est apparue dans les sermons de la mosquée du vendredi, qui appelaient les volontaires à soutenir les sunnites (majoritaires en Syrie). »

Scénario écrit
Mais le rapport frappe surtout par la troublante justesse de ses prévisions quant à l’évolution de la crise, qui s’apparente même aujourd’hui à une « prophétie ». Après avoir brièvement évoqué la possibilité d’une victoire finale du régime syrien, le service de renseignements américain s’attarde sur le scénario d’une guerre par procuration entre les parrains étrangers de chaque camp, conduisant à une partition de facto du pays. « Avec le soutien de la Russie, de la Chine et de l’Iran, le régime contrôle(rait) les zones d’influence le long de la côte (villes de Tartous et de Latakié), et défend(rait) avec vigueur Homs, qui est considérée comme la principale voie de transport en Syrie. De l’autre côté, poursuit le rapport, les forces d’opposition essaie(raient) de contrôler les zones de l’Est adjacentes aux provinces orientales irakiennes, en plus de la frontière turque. Les pays occidentaux, les États du Golfe et la Turquie soutien(draient) ces efforts. »

Un scénario – il est vrai déjà potentiellement valable à l’été 2012, avant que Damas ne reprenne le dessus sur la rébellion – qui demeure plus que jamais d’actualité en 2015, à l’heure où le régime syrien, massivement soutenu par Moscou et Téhéran, est acculé sur la côte, après avoir enchaîné les défaites dans la province d’Idleb (Ouest) face à l’armée de la Conquête, une coalition islamiste dominée par le Front al-Nosra et financée par l’Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie.

Toutefois, le rapport commet une erreur de taille, en confondant Al-Qaïda en Irak, ancêtre de l’EI, créé en 2004 dans le pays au lendemain de l’intervention américaine et contrôlant l’est du pays, où il a établi son califat, et le Front al-Nosra (Front de défense du peuple syrien), organisation djihadiste créée à l’été 2011 après que Bachar el-Assad a libéré de prison la quasi-totalité des djihadistes syriens. D’ailleurs, les deux groupes s’affrontent sur le terrain depuis janvier 2014, Al-Nosra faisant de la chute de Bachar el-Assad sa priorité, au contraire de l’EI qui reste concentré sur l’établissement de son « califat ».

« Principauté salafiste »
En revanche, le service de renseignements américain voit juste en pointant les graves risques que fait peser la crise en Syrie sur l’avenir de l’Irak voisin. « Si la situation se démêle, affirme le document, il y a une possibilité que s’établisse une principauté salafiste déclarée ou non déclarée dans l’est de la Syrie (dans les provinces de Hassaké et de Deir Ezzor) », indique le rapport, près de deux ans avant la proclamation du « califat ». « Cela crée une atmosphère idéale pour qu’Al-Qaïda retourne dans ses anciennes poches de Mossoul et de Ramadi (en Irak), pour fournir un nouvel élan à l’unification du djihad entre les sunnites d’Irak et de Syrie », poursuit-il, allant même jusqu’à parler de l’établissement d’un « État islamique » à travers l’union d’Al-Qaïda en Irak avec d’ « autres organisations terroristes en Irak et en Syrie ». Un scénario qui se vérifie au mot près deux ans plus tard, l’EI ayant pu se servir de son territoire à l’est de la Syrie pour se lancer à l’assaut des villes irakiennes de Mossoul en juin 2014, et de Ramadi en mai 2015.

S’il juge le rapport « intéressant et bien renseigné », l’expert François Heisbourg, président de l’Institut international des études stratégiques (IISS), lui reproche néanmoins ses imprécisions. « Tous les différents scénarios sont présentés de façon égale, sans aucune hiérarchie ni degré de crédibilité des sources, comme il est pourtant de coutume » de le faire, souligne-t-il. « Le champ des hypothèses est très large, ce qui empêche la prise d’une décision politique. » Outre la confusion entre EI et Front al-Nosra, la DIA commet une autre approximation en jugeant crédible l’hypothèse de zones d’exclusion aérienne pour servir de refuge aux populations syriennes déplacées. Or celles-ci n’ont en réalité jamais été sérieusement envisagées.

« Washington savait »
Enfin, le rapport fournit un dernier élément troublant, en totale contradiction avec le discours officiel occidental. Outre le soutien aux rebelles islamistes déjà évoqué, il affirme que l’Occident, les États du Golfe et la Turquie seraient favorables à l’établissement de la « principauté salafiste » dans l’est de la Syrie. « C’est exactement ce que les puissances soutenant l’opposition veulent, dans le but d’isoler le régime syrien, qui est considéré comme la profondeur stratégique de l’expansion chiite (Irak et Iran) », affirme le service de renseignements du Pentagone.

« Il s’agit d’un scénario prospectif pour le moins fantaisiste, qui ne signifie en aucun cas qu’il allait se réaliser », réagit l’expert François Géré. « On sait que l’Arabie saoudite a financé et armé les factions les plus radicales de la rébellion et que la Turquie a laissé massivement passer des armes vers ces groupes pour précipiter la chute de Bachar el-Assad. Si les États-Unis ne s’y sont pas opposés activement, on ne peut pas dire pour autant qu’ils aient encouragé les djihadistes. »

« On peut déduire de cet excellent rapport que Washington savait ce qui allait se passer », tranche Alain Rodier, directeur de recherche au Centre français de recherche sur le renseignement (CF2R). Et d’interroger : « Mais qu’auraient pu faire les États-Unis ? »


Lieux saints: Attention, un statu quo peut en cacher un autre ! (Unlike the powers who have ruled Jerusalem in the past, Israel respects the holy sites and freedom of worship of all)

22 octobre, 2015

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rubinMa maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples. Esaïe 56: 7
S’ils se taisent, les pierres crieront! Jésus (Luc 19 : 40)
Imaginons deux enfants dans une pièce pleine de jouets identiques. Le premier prend un jouet, mais il ne semble pas fort intéressé par l’objet. Le second l’observe et essaie d’arracher le jouet à son petit camarade. Celui-là n’était pas fort captivé par la babiole, mais – soudain – parce que l’autre est intéressé cela change et il ne veut plus le lâcher. Des larmes, des frustrations et de la violence s’ensuivent. Dans un laps de temps très court un objet pour lequel aucun des deux n’avait un intérêt particulier est devenu l’enjeu d’une rivalité obstinée. René Girard
C’était une cité fortement convoitée par les ennemis de la foi et c’est pourquoi, par une sorte de syndrome mimétique, elle devint chère également au cœur des Musulmans. Emmanuel Sivan
Ceux qui ne peuvent se souvenir de leur passé sont condamnés à le répéter. George Santayana
Le choix du lieu lui-même est extrêmement symbolique : lieu sacré juif, où restent encore des ruines des temples hérodiens, laissé à l’abandon par les chrétiens pour marquer leur triomphe sur cette religion, il est à nouveau utilisé sous l’Islam, marquant alors la victoire sur les Chrétiens et, éventuellement, une continuité avec le judaïsme. (…) Enfin, l’historien Al-Maqdisi, au Xe siècle, écrit que le dôme a été réalisé dans la but de dépasser le Saint-Sépulcre, d’où un plan similaire, mais magnifié. De cette analyse on a pu conclure que le dôme du Rocher peut être considéré comme un message de l’Islam et des Umayyades en direction des chrétiens, des Juifs, mais également des musulmans récemment convertis (attirés par les déploiements de luxe des églises chrétiennes) pour marquer le triomphe de l’Islam. Wikipedia 
L’Esplanade des Mosquées ou Mont du Temple ou encore Esplanade du Temple est le premier lieu saint du judaïsme, et le troisième de l’islam sunnite (après La Mecque et Médine). Située dans la vieille ville de Jérusalem sur le mont du Temple, elle est aussi appelée « mont de la Maison [de Dieu] » par les juifs (en hébreu : הר הבית, har ha bayit), « mont du Temple » par les chrétiens, en référence au Temple de Jérusalem, et « Noble Sanctuaire » (en arabe : الحرم الشريف al-Ḥaram aš-Šarīf) par les musulmans. Elle constitue, depuis le VIIe siècle un haut lieu de l’islam réunissant la mosquée Al-Aqsa et le dôme du Rocher (ainsi que la petite mosquée du Bouraq). En contre-bas se trouve le mur des Lamentations vestige du mur occidental du Second Temple. (…) Selon Jérôme Bourdon, l’expression « Esplanade des Mosquées » est une ancienne appellation utilisée par la presse française qui n’a pas d’équivalent dans d’autres langues. Pour les juifs, c’est le mont du Temple, pour les musulmans le Haram al Sharif, c’est-à-dire le Noble Sanctuaire4. La presse anglophone utilise plutôt « Mont du temple » (Temple Mount) ou plus récemment « Haram al-Sharif ». Un exemple de cette différence d’appellation entre anglophones et francophones est donné par l’ouvrage de Bill Clinton My life qui évoque page 923 le Mont du Temple (Temple Mount) quand la traduction française « Ma vie » parle, page 965, de « l’esplanade des Mosquées » Le mont a une signification très importante dans le judaïsme (le lieu le plus sacré) et le christianisme. Selon le Talmud, c’est du sol de ce lieu que Dieu rassemble l’argile qui forme Adam. C’est là qu’Adam puis, selon son exemple, Caïn, Abel et Noé font leur holocauste. La tradition juive place aussi à cet endroit, le dôme du Rocher actuel et le mont Moriah de la Bible, le geste sacrificiel d’Abraham (…) Le roi David achète cette terre pour y construire un autel permanent (II Samuel 24:24). Le roi Salomon réalise ce vœu en construisant à cet endroit le premier Temple en -950, détruit par Nabuchodonosor II en -586, date qui marque l’exil des Juifs à Babylone. Le second Temple y est établi à partir de -516, après le retour d’exil. Il est détruit par Titus Flavius Vespasianus en 70, à l’exception du mur ouest, aujourd’hui connu comme le mur des Lamentations, lieu de prière le plus important des juifs contemporains. C’est aussi le site du troisième Temple de Jérusalem lors du retour du Messie selon la tradition juive. Wikipedia
La Porte dorée (שער הרחמים, Sha’ar Harahamim) est la plus ancienne ouverture pratiquée dans les fortifications de la vieille ville de Jérusalem et date du Ve siècle. Appelée aussi Porte de la Miséricorde ou encore Porte de la Vie éternelle, elle est située au milieu de la muraille Est et c’est la seule qui permettait d’accéder directement au Mont du Temple, de l’extérieur de la ville. Elle aurait été utilisée à des fins rituelles dans les temps bibliques. Cette porte est fermée depuis 1541, sur l’ordre de Soliman le Magnifique, car, selon la tradition juive, c’est par celle-ci que le Messie entrera dans Jérusalem. Un cimetière fut également établi devant celle-ci, car les musulmans auraient été convaincus par la prophétie d’Élie, précurseur du Messie, qui annonçait que, lors de son retour tant attendu par les juifs, le nouveau prophète n’oserait pas pénétrer dans un tel lieu étant donné que celui-ci était un Cohen. En effet, l’entrée des cimetières est théoriquement interdit à cette lignée sacerdotale pour cause d’impureté (Lv 10,6, Lv 21,1–5; 44,20-25). Wikipedia
« L’échelle inamovible » (en hébreu : סולם הסטטוס קוו, littéralement « l’échelle du statu quo ») est une échelle en bois située sous l’une des fenêtres de la façade de l’église du Saint-Sépulcre dans le quartier chrétien de la Vieille ville de Jérusalem. Faite de bois de cèdre, éventuellement en provenance du Liban, cette échelle est mentionnée la première fois en 1757 et est restée au même emplacement depuis le XVIIIe siècle, hormis deux déplacements temporaires. L’échelle est désignée comme « inamovible » en raison du fait qu’aucun clerc des six ordres chrétiens œcuméniques ne peut déplacer, réorganiser ou modifier quelque chose sans le consentement des cinq autres ordres. Sur les ordres pontificaux du pape Paul VI en 1964, l’échelle doit rester en place jusqu’au moment où l’Église catholique et l’Église orthodoxe atteignent un état d’œcuménisme. L’échelle est depuis liée à l’accord de Statu quo. Wikipedia
J’ai une prémonition qui ne me quittera pas: ce qui adviendra d’Israël sera notre sort à tous. Si Israël devait périr, l’holocauste fondrait sur nous. Eric Hoffer
Si Israël est un occupant dans son pays, le christianisme, qui tire sa légitimité de l’histoire d’Israël, l’est aussi comme le serait tout autre État infidèle. Bat Ye’or
Si à Poitiers Charles Martel avait été battu, le monde aurait changé de face. Puisque le monde était déjà condamné à l’influence judaïque (et son sous-produit le christianisme est une chose si insipide !), il aurait mieux valu que l’islam triomphe. Cette religion récompense l’héroïsme, promet au guerrier les joies du septième ciel… Animé d’un esprit semblable, les Germains auraient conquis le monde. Ils en ont été empêchés par le christianisme. Hitler (1942)
Nous ne savons pas si Hitler est sur le point de fonder un nouvel islam. Il est d’ores et déjà sur la voie; il ressemble à Mahomet. L’émotion en Allemagne est islamique, guerrière et islamique. Ils sont tous ivres d’un dieu farouche. Jung (1939)
Mein Kampf (…) Tel était le nouveau Coran de la foi et de la guerre: emphatique, fastidieux, sans forme, mais empli de son propre message. Churchill
Si le Reich allemand s’impose comme protecteur de tous ceux dont le sang allemand coule dans les veines, et bien la foi musulmane impose à chaque Musulman de se considérer comme protecteur de toute personne ayant été imprégnée de l’apprentissage coranique. Hassan el Banna (fondateur des Frères musulmans et grand-père de Tariq et Hani Ramadan)
Tuez les Juifs partout où vous les trouverez. Cela plaît à Dieu, à l’histoire et à la religion. Cela sauve votre honneur. Dieu est avec vous. (…) [L]es Allemands n’ont jamais causé de tort à aucun musulman, et ils combattent à nouveau contre notre ennemi commun […]. Mais surtout, ils ont définitivement résolu le problème juif. Ces liens, notamment ce dernier point, font que notre amitié avec l’Allemagne n’a rien de provisoire ou de conditionnel, mais est permanente et durable, fondée sur un intérêt commun. Haj Amin al-Husseini (moufti de Jérusalem, discours sur Radio Berlin, le 1er mars 1944)
Israël existe et continuera à exister jusqu’à ce que l’islam l’abroge comme il a abrogé ce qui l’a précédé. Hasan al-Bannâ (préambule de la charte du Hamas, 1988)
Les enfants de la nation du Hezbollah au Liban sont en confrontation avec [leurs ennemis] afin d’atteindre les objectifs suivants : un retrait israélien définitif du Liban comme premier pas vers la destruction totale d’Israël et la libération de la Sainte Jérusalem de la souillure de l’occupation … Charte du Hezbollah (1985)
Depuis les premiers jours de l’islam, le monde musulman a toujours dû affronter des problèmes issus de complots juifs. (…) Leurs intrigues ont continué jusqu’à aujourd’hui et ils continuent à en ourdir de nouvelles. Sayd Qutb (membre des Frères musulmans, Notre combat contre les Juifs)
La libération de la Palestine a pour but de “purifier” le pays de toute présence sioniste. Charte de l’OLP (article 15, 1964)
Les nazis ont probablement tué moins d’un million de Juifs et le mouvement sioniste a participé au massacre. Abou Mazen (alias Mahmoud Abbas, thèse, 1982)
Ce sera une guerre d’extermination, un massacre dont on parlera comme des invasions mongoles et des croisades. Azzam Pasha (président de la ligue arabe, le 14 mai 1948)
L’Allemagne national-socialiste lutte contre la juiverie mondiale. Comme dit le Coran : “Tu apprendras que les Juifs sont les pires ennemis des musulmans.” Les principes de l’islam et ceux du nazisme présentent de remarquables ressemblances, en particulier dans l’affirmation de la valeur du combat et de la fraternité d’armes, dans la prééminence du rôle du chef, dans l’idéal de l’ordre. Voilà ce qui rapproche étroitement nos visions du monde et facilite la coopération. Haj Amin al-Husseini
Tuez les Juifs partout où vous les trouverez. Cela plaît à Dieu, à l’histoire et à la religion. Cela sauve votre honneur. Dieu est avec vous. (…) [L]es Allemands n’ont jamais causé de tort à aucun musulman, et ils combattent à nouveau contre notre ennemi commun […]. Mais surtout, ils ont définitivement résolu le problème juif. Ces liens, notamment ce dernier point, font que notre amitié avec l’Allemagne n’a rien de provisoire ou de conditionnel, mais est permanente et durable, fondée sur un intérêt commun. Haj Amin al-Husseini (mufti de Jérusalem, discours sur Radio Berlin, le 1er mars 1944)
Le collaborateur le plus important des nazis et un antisémite arabe absolu était Haj Amin Al-Husseini, le mufti de Jérusalem. Klaus Michael Mallmann et Martin Cueppers
Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen – en particulier les méchants et sales Français – ou un Australien ou un Canadien, ou tout […] citoyen des pays qui sont entrés dans une coalition contre l’État islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n’importe quelle manière. (…) Tuez le mécréant qu’il soit civil ou militaire. (…) Frappez sa tête avec une pierre, égorgez-le avec un couteau, écrasez-le avec votre voiture, jetez-le d’un lieu en hauteur, étranglez-le ou empoisonnez-le. Abou Mohammed al-Adnani (porte-parole de l’EI)
Nous vous bénissons, nous bénissons les Mourabitoun (hommes) et les Mourabitat (femmes). Nous saluons toutes gouttes de sang versées à Jérusalem. C’est du sang pur, du sang propre, du sang qui mène à Dieu. Avec l’aide de Dieu, chaque djihadiste (shaheed) sera au paradis, et chaque blessé sera récompensé. Nous ne leur permettrons aucune avancée. Dans toutes ses divisions, Al-Aqsa est à nous et l’église du Saint Sépulcre est notre, tout est à nous. Ils n’ont pas le droit de les profaner avec leurs pieds sales, et on ne leur permettra pas non plus. Mahmoud Abbas
Cet accord (…) doit inclure (…) un accès libre aux Lieux saints et aux institutions culturelles et l’utilisation du cimetière du Mont des oliviersAccord entre la Transjordanie et Israël (3 avril 1949)
Les Lieux Saints seront protégés contre la profanation et contre toute atteinte, ainsi que contre tout ce qui peut prévenir la liberté d’accès des croyants des différentes religions à leurs lieux sacrés, et tout ce qui peut heurter leurs sentiments à l’égard de ces lieux. Loi fondamentale sur Jérusalem (30 juillet 1980)
Nous ne sommes pas venus pour conquérir les lieux saints des autres ou restreindre leurs droits religieux, mais pour assurer l’intégrité de la ville et y vivre avec d’autres dans la fraternité. Moshe Dayan
C’est une mosquée depuis mille trois cents ans, les Juifs doivent se contenter de la visiter et de prier devant les tombes. Moshe Dayan
Président Abbas (…) cessez de répandre des mensonges sur les intentions alléguées d’Israël pour le Mont du Temple. Israël est pleinement engagé au maintien du statu quo là-bas. Ce que le président Abbas doit critiquer, ce sont les actions des militants islamistes qui introduisent en contrebande des explosifs dans la mosquée Al Aqsa et qui essaient d’empêcher les Juifs et les Chrétiens de visiter des lieux saints. Telle est la véritable menace sur ces lieux saints. Un millier d’années avant la naissance du christianisme, plus de 1500 ans avant la naissance de l’islam, le roi David a fait de Jérusalem notre capitale, et le roi Salomon a construit le Temple sur ce Mont. Or Israël, respectera toujours les Lieux saints de tout le monde. Dans une région empestée par la violence et par une intolérance inimaginable, où des fanatiques islamiques détruisent les trésors antiques de la civilisation, Israël se dresse comme un phare de lumière et de tolérance. Loin de mettre en danger les sites sacrés, c’est Israël qui assure leur sauvegarde. Parce qu’à la différence des pouvoirs qui ont gouverné Jérusalem dans le passé, Israël respecte les Lieux saints et la liberté de croyance de tout le monde, Juifs, Musulmans, Chrétiens, tout le monde. Benyamin Nétanyahu
 Haj Amin Al-Husseini fut l’un des architectes de la “solution finale”. Il s’était rendu à Berlin. Il avait fait pression et imploré Hitler (…) et le persuada plus que quiconque de conduire la “solution finale”. Ne pas laisser les juifs partir de peur qu’ils ne viennent ici, mais les annihiler, les brûlerJe n’avais pas l’intention d’absoudre Hitler de sa responsabilité dans la destruction diabolique de la communauté juive européenne. Hitler était responsable de la solution finale pour l’extermination de six millions de juifs. Il a pris la décision. » Mais  il serait « absurde d’ignorer le rôle joué par le mufti Haj Amin Al-Husseini. » Je voulais montrer que les aïeux de la nation palestinienne, sans pays et sans la soi-disant “occupation”, sans territoire et sans colonie, aspiraient déjà à inciter systématiquement à l’extermination des juifs. Benyamin Nétanyahou (Knesset, janvier 2012)
Le Mont du Temple est le site le plus sacré du judaïsme, et ce bien avant l’Islam, toutefois Israël n’a jamais eu l’intention de violer le statu quo. Affirmer le contraire est un mensonge. (…) Les Arabes mentent depuis 100 ans sur Al-Aqsa. (…) Israël et le seul pays au Moyen-Orient qui protège ses mosquées alors que les combats partout dans la région les réduisent en miettes. (…) Pour la première fois dans l’histoire de notre peuple, nous faisons face à une menace qui allie des accusations antijuives ancestrales à la technologie d’aujourd’hui. Tous les crimes contre les Juifs sont précédés par des mensonges contre notre peuple. (…) Les pogroms antijuifs de 1920, 1921, 1929, ont été incités par le Grand Mufti de Jérusalem, un criminel de guerre reconnu en tant que tel lors du Procès de Nuremberg pour son implication dans la Solution finale contre les Juifs. Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs à l’époque, il voulait les expulser. Et Mohammed Amin al-Husseini est allé voir Hitler et lui a dit: si vous les expulsez, ils vont tous venir ici. Hitler a alors demandé: que dois-je faire ?, et le Mufti a répondu: « Brûlez-les. » Benyamin Nétanyahu (37e Congrès sioniste, Jérusalem)
Je n’avais pas l’intention d’absoudre Hitler de sa responsabilité dans la destruction diabolique de la communauté juive européenne. Hitler était responsable de la solution finale pour l’extermination de six millions de juifs. Il a pris la décision. » Mais  il serait « absurde d’ignorer le rôle joué par le mufti Haj Amin Al-Husseini. » Je voulais montrer que les aïeux de la nation palestinienne, sans pays et sans la soi-disant “occupation”, sans territoire et sans colonie, aspiraient déjà à inciter systématiquement à l’extermination des juifs. Benyamin Nétanyahu
Nétanyahou a résumé ce que le mufti voulait accomplir. Je pense que Hitler et le mufti se sont inspirés mutuellement. On ne peut pas dire qui voulait le plus tuer les juifs. Par contre, il faut souligner que la “solution finale” n’a débuté qu’après sa visite à Berlin. C’est lui qui a inventé l’idée selon laquelle la mosquée Al-Aqsa était en péril. Il voulait l’aide du monde arabe, de l’argent et des armes, mais ces pays ont hésité. Or le mufti était très intelligent. Il a dit que les juifs voulaient détruire Al-Aqsa pour y construire un troisième temple. Il a été le premier à les accuser de ça. Edy Cohen (université Bar-Ilan)
Qu’a dit Netanyahu ? Dans un discours devant le 37ème Congrès Sioniste Mondial à Jérusalem, il a expliqué que plusieurs attaques contre la communauté juive, dont celles de 1920, 1921 et 1929 (massacre de Hébron, ncgqdi) ont été menés à l’appel du Grand Mufti de Jérusalem, Hadj Amin Al Husseini qui sera ensuite recherché pour crimes de guerre dans le Procès de Nuremberg pour avoir joué un rôle central dans la fomentation de la solution finale. C’est là que Netanyahu prononce la phrase qui va lui être reprochée toute sa vie parce que tronquée et sortie de son contexte. Il dit « Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs à l’époque, il voulait les expulser ! » Ensuite, il résume de façon très succincte et limite caricaturale une conversation entre le Grand Mufti et Hitler en disant que le Mufti serait allé voir Hitler et lui aurait dit que s’il expulsait les Juifs, ils viendraient tous ici (en Palestine, ncgqdi). Hitler lui aurait répondu « Que dois-je donc en faire ? » et le Mufti aurait répondu « Brûlez-les ». Il conclue cette conversation en expliquant que c’est le même homme, Hadj Amin Al Husseini, qui dès les années 20, fomentait des troubles en prétextant que les Juifs allaient détruire la Mosquée Al Aqsa et que ce mensonge (qui est agité aujourd’hui par Abbas) était donc vieux d’un siècle. Et voilà comment toute la presse mondiale et tous les opposants à Netanyahu tirent la phrase qu’ils vont utiliser pendant des décennies pour nuire à Netanyahu : « Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs. » Sauf que ce n’est pas ce qu’il a dit et que sa phrase a été coupée au moment qui arrange ses opposants. Il a dit « Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs, à l’époque« . Donc c’est justement cette époque qui nous intéresse. Dans son article sur ce discours, Haaretz explique que Netanyahu situe cette conversation entre Hitler et le Mufti dans le contexte du mois de novembre 1941. J’invite chacun à lire la page sur la Conférence de Wannsee de Janvier 1942 sur le site de l’United States Holocaust Memorial Museum. On y lit que, bien que les meurtres de Juifs étaient déjà bien engagés, la décision finale d’une extermination a été prise dans le courant de l’année 1941, avec comme dates plus précises, la mention de Septembre 1941 où Hitler autorise la déportation des Juifs allemands, autrichiens et tchèques en Pologne et celle de l’Automne 1941 pour le déploiement en Lettonie de l’Einzatzcommando 2 du Major Lange. Dans d’autres sources, on peut lire que les Einzatzgruppen commencent leur action en Juillet 1941 en Lituanie et que le massacre du ravin de Babi Yar, en Ukraine a lieu en Septembre 1941. On constate plusieurs choses: Dans les faits, les meurtres de masse de Juifs ont commencé avant la conférence de Wannsee qui est pourtant considérée comme la conférence fondatrice de la « solution finale à la question juive dans la sphère d’influence », selon l’expression employée lors de la conférence. Ces meurtres de masse ne sont pas encore une volonté exterminatrice écrite en tant que politique du Reich. Ils sont un nettoyage ethnique de « l’espace vital » allemand à l’Est, tel que théorisé par Hitler dans Mein Kampf. Il est important de préciser qu’on est déjà, avec ce nettoyage ethnique, dans la notion de crime contre l’humanité. L’extermination, entérinée à Wannsee, est une aggravation et une radicalisation du crime contre l’humanité déjà existant, pas une nouveauté. Cette aggravation est effectivement décidée en 1941, vraisemblablement au cours du second semestre et probablement à l’automne, entre Septembre et Décembre 1941, la conférence de Wannsee étant la réunion d’organisation administrative de cette aggravation. Donc, en remettant les choses dans une perspective plus historique et moins politicienne, on peut dire que Netanyahu n’a pas fait de révisionnisme, bien au contraire. A-t-il pour autant raison de sous-entendre que le Mufti a eu une influence importante sur cette aggravation ? Haaretz, en fin d’article explique que cette thèse a récemment été portée par deux auteurs, Barry Rubin et Wolfgang Schwanitz, dans un livre intitulé « Nazis, Islamists, and the Making of the Modern Middle East », publié aux Editions Universitaires de Yale (qui n’est pas la plus médiocre université au monde). Si les auteurs n’évoquent pas spécifiquement la rencontre et les mots utilisés par Netanyahu, ils soutiennent cependant que la décision d’extermination a été prise par Hitler en partie pour satisfaire le Mufti qui refusait la déportation des Juifs en Palestine. En réaction à la polémique, Netanyahu a expliqué qu’il n’avait aucune intention de minimiser le rôle d’Hitler qui a pris la décision d’assassiner 6 millions de juifs mais qu’il était également absurde de minimiser le rôle du Grand Mufti qui encourageait Hitler, Ribbentrop et Himmler à exterminer les Juifs d’Europe, citant le témoignage de l’adjoint d’Adolf Eichmann au Procès de Nuremberg qui qualifiait le Mufti de « partenaire » et de « conseiller » d’Hitler et d’Eichmann dans la solution finale. On peut donc en effet reprocher à Netanyahu une simplification à outrance et même, si cette conversation n’a pas eu lieu, une forme de malhonnêteté politicienne qui invente une histoire simple pour résumer un contexte général complexe mais on ne peut pas simplement balayer ses propos comme des distorsions coupables de l’histoire ou comme du révisionnisme à la sauce de Faurrisson. Pug
Netanyahu’s quotation of the Grand Mufti is word-for-word accurate, but it is not true that the Fuhrer needed the advice of Islam’s leading anti-Jewish fanatic to implement the Final Solution. That was his dream as far back as 1919 as a letter that he authored and signed now on display at the Simon Wiesenthal Center Museum of Tolerance documents. Prime Minister Netanyahu has been accused of “a dangerous historical distortion” and even “Holocaust Denial” from the predictable political quarters who even dismiss the Grand Mufti as “a lightweight” inconsequential in the history of the Holocaust. This claim wrongly mitigates the Mufti’s mindset and crimes as one of the Hitler era’s leading anti-Jewish haters. (…) A relative of Yasser Arafat as well as ally of Hassan al-Banna, originator of Hamas’ parent organization, the Muslim Brotherhood, the Grand Mufti was a moving force behind Palestinian Jew hatred, from the riots of 1920 and 1929 through the 1936-1939 bloody Arab Uprising against the Holy Land’s Jewish community, long before his WWII support of Nazi Germany. According to Historian Robert Wistrich’s Hitler and the Holocaust (2001), the Mufti escaped British scrutiny in Jerusalem after the war’s outbreak for the more friendly confines of Berlin, where, in November, 1941, he had tea with Hitler who asked him “to lock in the innermost depths of his heart” that he (Hitler) “would carry on the battle to the total destruction of the Judeo-Communist Empire in Europe.” In 1942, Fred Grobba wrote approvingly of the Mufti’s visit with members of the Nazi elite to “the concentration camp Oranienburg . . . . The visit lasted about two hours with very satisfying results . . . . the Jews aroused particular interest among the Arabs. . . . It [the visit] . . . made a very favorable impression on the Arabs.” In 1943, the Mufti extended his relations with the German Foreign Office and Abwehr directly to the SS Main Office. Gottlob Berger arranged a meeting between al-Husayni and SS chief Heinrich Himmler on July 3, 1943. Al-Husayni sent Himmler birthday greetings on October 6, and expressed the hope that “the coming year would make our cooperation even closer and bring us closer to our common goals.” The Grand Mufti also helped organize a Muslim Waffen SS Battalion, known as the Hanjars, that slaughtered ninety percent of Bosnia’s Jews, and were dispatched to Croatia and Hungary. The Mufti also made broadcasts to the Middle East urging Arabs and Muslims to honor Allah by implementing their own Final Solution. After the War, Great Britain, the U.S., and Yugoslavia indicted the Mufti as a war criminal, but Yugoslavia dropped its extradition request to France, and legal proceedings were abandoned so as not to upset the Arab world. Escaping back to the Middle East, Al-Husseini continued his genocidal exhortations and rejectionist demands that the Jewish presence be erased from Palestine continued unabated before and during the 1948 War by five Arab states against Israel. Only then, did his influence gradually decline. He died in 1974, not long after Arab armies almost succeeded in destroying Israel in an attack launched on Judaism’s holiest day, Yom Kippur. Far from “a light weight,” the Grand Mufti will be remembered as one the twentieth century’s most virulent Jew haters and a key cheerleader for Hitler’s genocidal Final Solution. Simon Wiesenthal Center
The now widely accepted international consensus among historians of the Holocaust is that Hitler had both made the decisions to implement the Final Solution and had communicated those decisions to key actors in the Nazi regime at the latest a month before his meeting with Husseini on November 28th. Husseini owed his life to Mussolini and Hitler, both of whom aided his escape from British forces chasing him after the British overthrew the pro-Nazi government he had helped to establish in early 1941. While he agreed with Hitler about fundamental ideological issues, he was in no position to have a major influence on decision-making about German policy toward the Jews in Europe. I examined Husseini’s meeting with Hitler in my Nazi Propaganda for the Arab World. As the text published by this paper yesterday indicates, Hitler told the Mufti that when the German armies drove south from the Caucuses, « Germany’s objective would then be solely the destruction of the Jewish element residing in the Arab sphere under the protection of British power. In that hour the Mufti would be the most authoritative spokesman for the Arab world. It would then be his task to set off the Arab operations, which he had secretly prepared. » Hitler had referred to « the total destruction of the Judeo-Communist empire in Europe, » a typically vague and sinister reference to his anti-Jewish policies in Europe. Yet he was very clear that he was eager to enlist Husseini in his plans to extend the final solution beyond Europe to encompass the Jews of North Africa and the Middle East. It is in this effort to extend the Final Solution beyond the shores of Europe, not its implementation within Europe, that Husseini came to play a prominent role. (…) As the German historians Klaus Michael Mallmann and Martin Cuppers have documented in Nazi Palestine: Plans for the Extermination of the Jews of Palestine, had the Germans won the Battle of Al Alamein, an SS Einsatzgruppe was prepared to come to Egypt to carry out mass murders with techniques that had been perfected on the Eastern Front in Europe. The record of Husseini’s ranting and raving on Nazi radio was well documented by American diplomats at the Embassy in wartime Cairo.  (…) As the British historian David Motadel has recently shown in his important work Islam and Nazi Germany’s War, Husseini and other Muslim clerics did play an important role in German policy in Europe but it was not by exerting an important influence on Holocaust decision-making. Rather he helped to recruit Imams who preached to tens of thousands of Muslims who fought with Wehrmacht, especially on the Eastern Front against the Red Army. While some of these units took part in actions against Jews, this considerable collaboration did not have an influence on Hitler’s decision-making. (…) Though Netanyahu is thus wrong about Husseini’s role in the decisions that led to the Holocaust of the Jews in Europe, he is right to draw attention to Husseini’s disastrous impact on Palestinian politics and society. In response to the storm of criticism that greeted his remarks, Netanyahu replied: My intention was not to absolve Hitler of his responsibility, but rather to show that the forefathers of the Palestinian nation, without a country and without the so-called ‘occupation’, without land and without settlements, even then aspired to systematic incitement to exterminate the Jews. » Husseini absolutely wanted to exterminate the Jews, above all, the Jews of pre-state Palestine, and then the Jews of Israel. The evidence of Husseini’s pleas to kill the Jews, of his boundless hatred of Judaism as a religion and the Jews as a people is well documented in Nazi Propaganda for the Arab World. Husseini embedded his Jew-hatred in his understanding of Islam as early as a 1937 speech in Syria that the Germans published in German the following year. In the midst of the terrorist attacks he led and incited from 1936 to 1939 in Palestine, it was Husseini who claimed that the Zionists wanted to seize or destroy the Al Aksa Mosque. This lie became a central element of Palestinian propaganda over the decades until recent weeks. (…) Haj Amin al-Husseini’s very regrettable but consequential accomplishment was to fuse secular Arab anti-Zionism with the Islamist and thus theologically inspired hatred of the Jews and Judaism. The lies which Mahmoud Abbas and others have told in recent weeks about Israel’s supposed desire to somehow infringe on the rights of Muslims to pay at the Al Aksa Mosque have their origins in lies that are now at least 75 years old. Netanyahu added the following: Unfortunately, Haj Amin al-Husseini is still a revered figure in Palestinian society. He appears in textbooks and it is taught that he is one of the founding fathers of the nation, and this incitement that started then with him, inciting the murder of Jews – continues. Not in the same format, but in a different one, and this is the root of the problem. To stop the murders, it is necessary to stop the incitement. What is important is to recognize the historical facts and not ignore them, not then and not today. (…) The Prime Minister has erred in his understanding of the timing of Hitler’s decision-making but he is right about Husseini’s disastrous impact on Palestinian political culture. I hope that the discussion his comments have generated will draw more attention to the now abundant scholarship on Husseini’s role in collaborating with the Nazis in their failed efforts to murder the Jews of North African and the Middle East during World War II. We need more public discussion about the atrocious legacy he left behind that has been playing itself out, yet again, in the knife attacks on the streets of Israel’s cities. That legacy of a political culture that venerates violence and anti-Semitism is a huge barrier to successful diplomacy and resolution of the old conflict. Jeffrey Herf
Hitler’s interpreter, Paul Schmidt, recorded the meeting with the mufti, and his memorandum of the meeting has long been available in the official publication of German foreign-policy documents. According to Schmidt, it was Hitler who assured the mufti that he had no territorial ambitions in the Middle East. Germans would come as liberators: “Germany’s objective would then be solely the destruction of the Jewish element residing in the Arab sphere under the protection of British power.” Hitler conveniently and deceptively did not tell the Husseini that he deferred to Italy’s Benito Mussolini concerning the final disposition of Arab-populated territories in the Mediterranean region. As Hitler had done with Ukrainians, Lithuanians, Latvians, and others, he seemed to be playing upon the wishful thinking of the grand mufti, trying to give the impression that if Arabs helped in the murder of Jews, this would facilitate their own national independence. Husseini, rather, was not the instigator of the Final Solution but rather the target of Hitler’s attempted manipulations.(…) During the 1930s, the Nazis ignored him entirely, as they gave priority to the emigration of German Jews to Palestine over the objections of Husseini or concerns about the Palestinians. During the war, the mufti was a useful but minor collaborator in disseminating Nazi propaganda in the Arab world. Late in the war, when he was no longer of any use, some in the Nazi regime wanted to cut off the subsidy that the mufti’s entourage in Berlin had been receiving for years. They were deterred from that by a Foreign Office expert who advised that open disregard of their Arab ally would signal defeatism by acknowledging that Germany had given up any hope of affecting Middle Eastern affairs. Christopher R. Browning
Avec les troubles que connaît Israël autour du mont du Temple (« l’esplanade des Mosquées » des musulmans et des journalistes), le conflit du Proche-Orient s’embrase en son cœur le plus profond, en dévoilant qu’il n’est ni national ni territorial comme le voudraient bien les utopies de gauche, mais religieux, une guerre de religion découlant du scandale inadmissible que représente pour l’islam la souveraineté d’un peuple qui n’a le droit de (sur)vivre que comme « dhimmi ». La rumeur que les « Juifs » veulent détruire la mosquée El Aksa est un vieux leurre, manipulé cycliquement depuis les émeutes de 1929 et destiné à susciter la fureur musulmane et à la focaliser sur les Juifs. C’est un mensonge éhonté, du type de ceux qui donnaient naissance à des pogroms. C’est en effet à des actes pogromiques brutaux que nous avons assisté ces derniers jours, comme dans les temps anciens. Je pense notamment à la scène de la femme poignardée appelant au secours sous les lazzis, les crachats et les coups des commerçants des échoppes environnantes. Celà montre bien jusqu’où peut aller le penchant suprématiste, même « sous occupation ». C’est ce que fait entendre la « Liste unie » des députés arabes israéliens qui décrètent (Hanan Zoabi dixit) que c’est toute la montagne qui est une mosquée. Au déni musulman de la sainteté du lieu pour le judaïsme s’ajoute l’intolérance qui veut interdire aux Juifs l’accès non pas aux mosquées mais aux immenses terrasses de la montagne. Le plus piquant c’est que ceux qui hurlent à la profanation des Juifs (Abbas a parlé de « leurs pieds sales… »), sont aussi ceux qui ont effectué en catimini d’immenses excavations sous le mont pour construire sans permis une mosquée souterraine de 12 000 places dans un lieu dénommé « les écuries de Salomon », en détruisant des vestiges inestimables des temples juifs de l’antiquité, à l’instar des destructions de monuments façon Etat islamique. Ceci dit, l’Etat d’Israël retire les fruits amers d’une démission et d’une négligence. La première commence avec Moshe Dayan qui, en 1967, a remis les clefs du mont du Temple au Waqf jordanien, à une puissance qui avait profané tous les lieux saints juifs et interdit aux Juifs tout accès à leurs sites. (…) Mais la situation découle aussi de deux négligences israéliennes : tout d’abord avoir laissé se développer depuis plus de 10 ans la « Ligue du nord », un mouvement islamiste israélien qui est le maître d’œuvre de la crise cyclique « les Juifs vont détruire El Aqsa » et qui stipendie les émeutiers installés dans la mosquée avec armes et munitions.  (…) La deuxième négligence israélienne est de ne pas avoir intenté une procédure en inconstitutionnalité de la Liste arabe unifiée à la Knesset qui est une liste non politique mais ethnique rassemblant des islamistes aux communistes, sur une base ethnico-religieuse, ce qu’une démocratie normale (Cour Suprême ?) ne devrait pas accepter car c’est là le contraire du multipartisme, une forme d’irrédentisme national. Shlomo Trigano
Irrecevable encore, la formule « cycle de violences », ou « spirale des représailles », qui, en renvoyant dos à dos les kamikazes et leurs victimes, entretient la confusion et vaut incitation à recommencer. Insupportable, pour la même raison, la rhétorique de l’« appel à la retenue », ou de l’invitation à ne pas « enflammer la rue », qui renverse, elle aussi, l’ordre des causes et fait comme si le militaire ou le civil en situation de légitime défense avaient les mêmes torts que celui qui a pris le parti de mourir après avoir semé la plus grande terreur autour de lui. Étranges, oui, ces indignations embarrassées et dont on ne peut s’empêcher de penser qu’elles seraient probablement plus fermes si c’était dans les rues de Washington, de Paris ou de Londres que l’on se mettait à occire le premier venu ou à lancer des voitures béliers sur les arrêts de bus. Plus qu’étrange, troublante, la différence de ton entre ces réactions et l’émotion mondiale, la solidarité internationale sans faille ni nuance, suscitées, le 22 mai 2013, par la mort d’un militaire, en pleine rue, à Londres, assassiné à l’arme blanche et selon un scénario pas très différent de celui qui a cours, aujourd’hui, à Jérusalem et Tel-Aviv. (…) Et insupportable enfin, la petite mythologie en train de se constituer autour de cette histoire de poignards : l’arme du pauvre, seulement ? Celle dont on se sert parce qu’elle est là, sous la main, et qu’il n’en est point d’autre ? Quand je vois ces lames, je pense à la lame de la mise à mort de Daniel Pearl ; je pense à celle des décapitations d’Hervé Gourdel, James Foley ou David Haines – je pense que les vidéos de Daesh ont, décidément, fait école et que l’on se trouve là au seuil d’une barbarie qu’il faut inconditionnellement dénoncer si l’on ne veut pas qu’elle exporte partout, je dis bien partout, ses procédures. Bernard-Henri Lévy
Jérusalem est surtout devenue « sainte » depuis que les Juifs sont de retour dans leur unique ville sainte, sainte depuis 3000 ans ! La mosquée Al Aqsa, le soi-disant 3ème Lieu saint de l’islam, à ne pas confondre avec le Dôme du rocher, est le nom de la mosquée « la plus lointaine » citée dans le coran à propos du voyage nocturne de Mahomet qui aurait été transporté à la mosquée Al Aqsa sur sa monture Al Burak et serait monté au ciel où il aurait rencontré les précédents prophètes juifs et chrétien. Historiquement cela ne peut pas être à Jérusalem puisque la mosquée Al Aqsa a été construite bien après la mort en 632 de Mahomet ! (…) Ce n’est que tardivement, qu’après avoir construit une mosquée sur l’esplanade du Temple juif, puis l’avoir nommée Al Aqsa qu’elle est devenue miraculeusement la mosquée Al Aqsa du coran comme l’islam en a la spécialité, puisque d’après lui, même Adam et Eve étaient musulmans et à fortiori tous les personnages de la bible hébraïque et ceux des Evangiles, même Jésus est un prophète musulman et donc il est palestinien ! Jérusalem apparaît 669 fois dans la Bible juive, 154 fois dans la Bible chrétienne mais pas une seule fois dans le Coran, ni Jérusalem, ni Al Qods, le nom arabe de Jérusalem ! Il n’y a jamais eu de pèlerinage à Jérusalem pour les musulmans contrairement aux pèlerinages pratiqués dans leurs autres villes saintes ! Jérusalem n’a jamais été la capitale d’un pays arabe ou même d’une province arabe ! Danilette
Une résolution sur la Palestine critiquant notamment la politique d’Israël à Jérusalem a été votée mercredi à l’Unesco, dans une version expurgée d’une revendication initiale sur le Mur des Lamentations qui avait suscité la colère de l’Etat hébreu. Soumis par un groupe de pays arabes aux 58 membres du Conseil exécutif de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), le texte a recueilli 26 voix en sa faveur, tandis que six délégations ont voté contre, 25 se sont abstenues et une dernière était absente au moment du vote, selon des sources diplomatiques. Les Etats-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la République tchèque et l’Estonie sont les six pays qui s’y sont opposés. La France s’est pour sa part abstenue, d’après les mêmes sources. La résolution votée, dont l’AFP a pris connaissance du contenu, « condamne fermement les agressions israéliennes et les mesures illégales limitant la liberté de culte et l’accès des musulmans au site sacré de la mosquée al-Aqsa ». Elle « déplore vivement » en outre les « irruptions persistantes d’extrémistes de la droite israélienne sur le site » et « exhorte Israël » à « prendre les mesures nécessaires pour empêcher les agissements provocateurs qui violent (son) caractère sacré ». (…) Toute référence a en revanche été abandonnée à la « place Al Buraq », nom employé par les musulmans pour désigner les abords du Mur des Lamentations, révéré par les juifs, en contrebas de l’esplanade des Mosquées. La rédaction initiale du texte, déposé par l’Algérie, l’Egypte, les Emirats arabes unis, le Koweït, le Maroc et la Tunisie, avait suscité mardi l’ire d’Israël et l’inquiétude de la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, opposée à une remise en cause du statut des Lieux saints de Jérusalem. Dans un paragraphe finalement supprimé, les auteurs du texte affirmaient que « la place Al Buraq fait partie intégrante de la mosquée al-Aqsa ». Israël avait dénoncé « une tentative honteuse et trompeuse de réécrire l’Histoire » et Mme Bokova avait « déploré » les initiatives susceptibles d’être « perçues comme des modifications au statut de la Vieille Ville de Jérusalem et de ses remparts », appelant le Conseil à « prendre des décisions qui n’alimentent pas davantage les tensions sur le terrain ». (…) En vertu de ces règles tacites, les juifs peuvent se rendre sur le site, à la fois troisième lieu saint de l’islam et le plus révéré du judaïsme, sous le nom de mont du Temple, mais seuls les musulmans ont le droit d’y prier. Ces dernières semaines, à l’occasion des fêtes juives du mois de septembre, les tensions ont atteint un niveau rarement égalé autour du site, de violents affrontements ayant gagné l’esplanade même. Les Palestiniens qualifient la recrudescence des visites de juifs de tentative israélienne de prendre le contrôle du lieu saint, actuellement sous la garde de la Jordanie. Israël de son côté assure vouloir maintenir le statu quo et ne pas vouloir céder aux appels d’une frange minoritaire mais de plus en plus audible parmi ses citoyens. I24news
Le coup d’État du 2 décembre 1851 et la création du Second Empire par le président Louis-Napoléon Bonaparte, qui se fit proclamer Napoléon III l’année suivante, mit l’Europe en ébullition. La prise de pouvoir du neveu de Napoléon Ier raviva d’anciennes craintes et les puissances européennes se préparèrent à la guerre65,66. Afin de les rassurer, Napoléon déclara en octobre que « L’Empire, c’est la paix ! », même s’il n’était pas satisfait de la carte de l’Europe issue du congrès de Vienne67. Sa politique étrangère fut donc essentiellement destinée à restaurer l’influence française en Europe et il estima que la meilleure manière d’y parvenir serait de se rapprocher du Royaume-Uni. À l’inverse, le souvenir de la retraite de Russie et le rejet du principe des nationalités par le tsar le poussaient à vouloir s’opposer à la Russie68. En ce sens, la question des lieux saints en Palestine fournissait un prétexte idéal pour une confrontation car elle permettrait de satisfaire la droite catholique désireuse de contrer l’influence orthodoxe tandis que la gauche, opposée au Second Empire, serait ravie d’une guerre pour la liberté contre le « gendarme de l’Europe ». Ces lieux saints, comme le Saint-Sépulcre de Jérusalem ou la basilique de la Nativité de Bethléem, étaient occupés conjointement par diverses congrégations religieuses chrétiennes. Cependant, les différences liturgiques et les luttes de pouvoirs entre catholiques et orthodoxes compliquaient cette cohabitation ; les Ottomans étaient parfois contraints de poster des soldats devant et à l’intérieur des églises pour éviter les affrontements. Cela n’était cependant pas toujours suffisant et le jour de Pâques 1846, une dispute pour savoir qui des orthodoxes ou des catholiques aurait la priorité pour célébrer la messe au Saint-Sépulcre dégénéra en un affrontement sanglant qui fit quarante morts70. La rivalité entre catholiques et orthodoxes fut attisée par le développement de nouveaux moyens de transport comme le chemin de fer et les bateaux à vapeur qui permettaient à un nombre grandissant de pèlerins de se rendre en Terre sainte. Cela était particulièrement vrai pour les Russes orthodoxes dont le nombre augmenta fortement dans la première moitié du XIXe siècle ; dans les années 1840, plus de 15 000 pèlerins russes participaient aux célébrations de Pâques à Jérusalem. Cet accroissement inquiétait les chrétiens occidentaux qui craignaient d’être évincés des lieux saints et irritait les catholiques français pour qui la France avait, depuis les croisades, pour mission de défendre la foi en Palestine. L’empereur français Napoléon III désirait une guerre avec la Russie pour restaurer l’influence de la France en Europe et mettre fin à la Sainte-Alliance. Cette question devint un sujet brûlant à la suite des actions de Charles de La Valette que Napoléon III avait nommé ambassadeur à Constantinople en 1849. Ce dernier était opposé à toute négociation avec les orthodoxes sur l’administration des lieux saints et, en août 1851, il déclara que leur contrôle par les catholiques était « clairement établi » par la Capitulation de 1740 et que la France irait jusqu’à prendre des « mesures extrêmes » pour les faire respecter. Cette déclaration ulcéra les Russes qui avertirent les Ottomans qu’une reconnaissance des revendications catholiques entraînerait la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays76. La Valette fut rappelé à l’été 1852 mais Napoléon III estimait que ces déclarations servaient ses intérêts et il continua à faire pression sur les Ottomans pour obtenir des concessions qui seraient inacceptables pour la Russie et ainsi contraindre le Royaume-Uni à s’allier avec lui contre l’agression russe. En novembre 1852, il envoya le navire de ligne Charlemagne venant à peine d’entrer en service à Constantinople, en violation de la convention de Londres, pour forcer le sultan à accorder aux catholiques les clés de la basilique de la Nativité. En réponse, Nicolas Ier mobilisa plus de 100 000 hommes en Bessarabie et entama des négociations avec le Royaume-Uni dont la flotte jouerait un rôle décisif dans le cas d’une guerre entre la France et la Russie. Les Britanniques hésitèrent sur la politique à adopter car en plus de se méfier tout autant des Russes que des Français, ils étaient divisés entre ceux qui voulaient laisser du temps à la réforme de l’Empire et ceux qui estimaient qu’il n’était pas juste de soutenir un État où les chrétiens étaient persécutés. Pour forcer le sultan à abroger les concessions faites aux catholiques, Nicolas Ier envoya en février 1853 le général Alexandre Menchikov à Constantinople. Allant au-delà de la seule question des lieux saints, les Russes exigèrent un nouveau traité leur garantissant le droit d’intervenir dans tout l’Empire pour protéger les orthodoxes ; en pratique, les provinces européennes deviendraient un protectorat russe tandis que l’Empire ottoman ne serait guère plus qu’un vassal de la Russie. Wikipedia
At the end of World War I, discussions commenced on the future of the Middle East, including the disposition of Palestine. On April 19, 1920, the Allies, Britain, France, Italy and Greece, Japan and Belgium, convened in San Remo, Italy to discuss a peace treaty with Turkey. The Allies decided to assign Great Britain the mandate over Palestine on both sides of the Jordan River, and the responsibility for putting the Balfour Declaration into effect. Arab nationalists were unsure how best to react to British authority. The two preeminent Jerusalem clans, the el-Husseinis and the Nashashibis, battled for influence throughout the mandate, as they had for decades before. The former was very anti-British, whereas the latter favored a more conciliatory policy. One of the el-Husseinis, Haj Amin, who emerged as the leading figure in Palestinian politics during the mandate period, first began to organize small groups of suicide groups, fedayeen (“one who sacrifices himself”), to terrorize Jews in 1919 in the hope of duplicating the success of Kemal in Turkey and drive the Jews out of Palestine, just as the Turkish nationalists were driving the Greeks from Turkey. The first large Arab riots took place in Jerusalem in the intermediary days of Passover, April 1920. (…) Six Jews were killed and some 200 injured in Jerusalem in the course of the 1920 riots. (…) Had it not been for the preliminary organization of Jewish defense, the number of victims would have undoubtedly been much greater. (…) In 1921, Haj Amin el-Husseini began to organize larger scale fedayeen to terrorize Jews. (…) In fact, the British encouraged the Arabs to attack the Jews. According to Meinertzhagen, Col. Waters Taylor, financial adviser to the Military Administration in Palestine 1919-23, met with Haj Amin a few days before Easter, in 1920, and told him “he had a great opportunity at Easter to show the world…that Zionism was unpopular not only with the Palestine Administration but in Whitehall and if disturbances of sufficient violence occurred in Jerusalem at Easter, both General Bols [Chief Administrator in Palestine, 1919-20] and General Allenby [Commander of Egyptian Force, 1917-19, then High Commissioner of Egypt] would advocate the abandonment of the Jewish Home. (…) Haj Amin took the Colonel’s advice and instigated a riot. The British withdrew their troops and the Jewish police from Jerusalem, and the Arab mob attacked Jews and looted their shops. Due to Haj Amin’s overt role in instigating the pogrom, the British arrested him. Yet, despite the arrest, Haj Amin escaped to Jordan, but he was sentenced to 10 years imprisonment in absentia. A year later, however, British Arabists convinced High Commissioner Herbert Samuel to pardon Haj Amin and to appoint him Mufti. (…) Three weeks later, however, riots in Jaffa and Petah Tikvah, instigated by the Mufti, left 43 Jews dead.  (…) Another wave of riots, however, broke out in 1924 after another wave of pogrom’s sent 67,000 Polish Jewish refugees to Palestine. After a week of skirmishes in Jerusalem between the Haganah and Arab mobs, 133 Jews and 116 Arabs lay dead.  (…) Led by Haj Amin al-Husseini once again, rumors of a Jewish plot to seize control of Muslim holy places began to spread. Violence erupted soon after, causing extensive damage. Rioting and looting were rampant throughout Palestine. In Jerusalem, Muslims provoked the violence and tensions by building and praying on or near the holiest place in the world for Jews, the Western Wall. By late August, the Arabs, in well organized formation, attacked Jewish settlements near Jerusalem. The disturbances spread to Hebron and Tsfat, including many settlements in between, and on the Kfar Dorom kibbutz in the Gaza Strip. After six days of rioting, the British finally brought in troops to quell the disturbance. Despite the fact that Jews had been living in Gaza and Hebron for centuries, following these riots, the British forced Jews to leave their homes and prohibited Jews from living in the Gaza strip and Hebron in an attempt to appease Arabs and quell violence. By the end of the rioting, 135 Jews (including eight Americans) were killed, with more than 300 wounded. (…) The Arabs found rioting to be a very effective political tool because the British attitude toward violence against Jews, and their response to the riots, encouraged more outbreaks of violence. In each riot, the British would make little or no effort to prevent the Arabs from attacking the Jews. After each incident, a commission of inquiry would try to establish the cause of the riot. The conclusions were always the same: the Arabs were afraid of being displaced by Jewish immigrants. To stop the disturbances, the commissions routinely recommended that restrictions be made on Jewish immigration. Thus, the Arabs came to recognize that they could always stop Jewish immigration by staging a riot. Jewish Virtual library
Throughout the 1920s, tension had been brewing between Palestinian Jews and Arabs for some time, with little or no action by the mandate government to alleviate it. The Arabs of Palestine had come to be dominated by two clans, the Husseinis and the Nashashibis. The Husseinis controlled the Palestine Arab Executive and Supreme Muslim Council. Haj Amin El Husseini was Grand Mufti of Jerusalem. The Nashashibis became the mu’aridan, the opposition. The Husseinis hoped to further their position by exploiting hatred against the Jews. The issue that generated tension was not land purchases or Jewish immigration. Though there had been large land purchases in the Valley of Jezreel, there was not much Jewish immigration during this period. The issue of contention was an imagined Jewish threat to the Al-Aqsa mosque in Jerusalem, centering around Jewish attempts to improve the facilities of the nearby wailing wall, a remnant of the Jewish temple, where they gathered for prayer. The wailing wall is part of the West Wall, Al Buraq, where according to Muslim belief, Muhammed tethered his horse when he was miraculously transported to Jerusalem. Thus, it is holy to Muslims too. There is no doubt that the mosque built on the site of the temple was never a source of joy for Jews, but Jewish tradition holds that the temple can only be rebuilt when the messiah comes. The Zionists certainly had no designs on the mosque itself. The wailing wall however, because of its proximity to the mosque of Al Aqsa, was long a source of friction. Islamic law holds that no non-Muslims may pray in proximity to a mosque while prayers are held in the mosque, because that would disturb the prayers of the faithful. The Jews of Jerusalem had gotten many warnings during the hundreds of years of Muslim rule, about prayer at the wailing wall or in synagogues in the Jewish quarter that supposedly disturbed the prayers of the Muslims. This « Holy Place » was a natural place of contention. (…) In 1928, the Muslims tried to get the British to confirm their rights over the Western Wall, including the space used by Jews for worship. Husseini had helped to organize refurbishing of the long neglected mosques in Jerusalem now he initiated new construction activities in October of 1928. Bricks from the « construction » fell « accidentally » on Jewish worshippers in the wailing wall area below. The Arabs drove mules through the prayer area. Muezins (the announcers of the mosques) who called the faithful to prayer turned up the volume in their PA systems so as to disturb the Jewish prayer. The Zionist community, especially the right, took up the challenge. Right-wing Zionists of the revisionist movement demanded Jewish control of the wall. Some even demanded rebuilding the temple, alarming the Muslims even more and providing a factual basis for the agitation. On August 14, 1929, about 6,000 Jews paraded in Tel Aviv and that evening, about 3,000 gathered at the wall in Jerusalem for prayer, a huge crowd for the then very cramped space. The next day the right-wing Betar revisionist youth paraded by the hundreds, carrying billy-club batons. Rumors circulated that the Jews were about to march on the Haram as Sharif – the Al-Aqsa mosque compound. The Arabs circulated inflammatory leaflets, apparently printed earlier. One read, « Hearts are in tumult because of these barbaric deeds, and the people began to break out in shouts of ‘war, Jihad… rebellion.’… O Arab nation, the eyes of your brothers in Palestine are upon you… and they awaken your religious feelings and national zealotry to rise up against the enemy who violated the honor of Islam and raped the women and murdered widows and babies. » The Jews had killed no-one, and had attacked no-one. On Friday August 16, after an inflammatory sermon, a mass of Arab demonstrators proceeded from the mosques to the Western Wall, where they burned prayer books. (…) On August 17, a riot in the Bukharian Jewish quarter of Jerusalem left one Jew dead. The funeral, held August 20, turned into a mass demonstration with cries for vengeance. Beginning on August 22, Arab villagers, armed with sticks, knives and guns, gathered in the Haram as Sharif. Following Friday prayers and the usual inflammatory sermon on August 23, they poured out into the streets of Jerusalem and proceeded to murder and loot. By the time the riots were over in Jerusalem on August 24, 17 Jews were dead. The rioters opened fire simultaneously in several neighborhoods, evidence indicating that the massacres were probably orchestrated by the Supreme Muslim Council. Near Jerusalem, the small town of Motza was attacked by Arabs who killed every member of the Makleff family but one. (…) Several settlements next to Motza had to be abandoned. In other settlements, the inhabitants were protected by friendly Arab neighbors. Kibbutz Hulda was evacuated by the British. Arab marauders burned the kibbutz. The British killed 40 Arabs there. The worst fury of the Arabs, however, was directed at the tiny ancient Jewish community of Hebron, where 64-67 Jews were massacred in a few hours of rioting on August 24, 1924. The British flew in additional reinforcements from Egypt and elsewhere. The riots spread to Tel-Aviv and Haifa and Safed.  In Safed, 18 Jews were killed and 80 injured. In all 133 Jews and 116 Arabs were killed in the riots, 339 Jews and 232 Arabs were injured. Most of the Arabs were killed by the British police and some by the Haganah in self defense. There were also instances of Jewish atrocities. Jews broke into a mosque and destroyed a Quran. In Tel Aviv, Arabs killed four Haganah men, so the Haganah retaliated by raiding an Arab house and killing four people. (…) The massacres of 1929 had thus launched two themes that were to recur in the history of Israel and Palestine: agitation related to the al-Aqsa mosques and the Jewish desire for separation from the Arabs of Palestine, for self-protection. (…) The British also issued a set of discriminatory regulations that restricted Jewish rights in the wailing wall, returning the situation to the same state as existed under the Ottoman Empire, when Muslim – Jewish relations were governed by the inferior dhimmi status of Jews in Islam. Jewish Virtual Library
L’Unesco a adopté une résolution réaffirmant que le tombeau des Patriarches à Hébron et la Tombe de Rachel à Bethléem font partie intégrante de la Palestine. Mais le paragraphe controversé qui aurait modifié le statut du mur des Lamentations en affirmant que la place Buraq faisait partie intégrante de la mosquée Al Aqsa, sur la très sensible esplanade et lieu saint de l’islam, a été retiré du texte dans la nuit de mardi à mercredi. Néanmoins la résolution « déplore vivement » les « irruptions persistantes d’extrémistes de la droite israélienne sur le site » et « exhorte Israël » à « prendre les mesures nécessaires pour empêcher les agissements provocateurs qui violent (son) caractère sacré ». Les rumeurs d’une éventuelle restriction de l’accès à l’esplanade des mosquées à Jérusalem est une des causes de la récente flambée de violences qui a coûté la vie à une cinquantaine de personnes en quelques semaines. Le ministère israélien des Affaires étrangères avait lui dénoncé dans un communiqué publié lundi une « falsification des faits historiques à Jérusalem » et une « manœuvre sournoise ». « La tentative palestinienne présente le Mur des Lamentations comme un lieu Saint Musulman », écrivait-il. « Cette tentative est clairement un effort pour détruire l’histoire, pour effacer le lien entre le peuple Juif et ses lieux Saints, et pour créer une fausse réalité. » L’Humanité
Malgré la fausse affirmation selon laquelle Israël a récemment changé le statu quo sur la montagne, le Waqf jordanien en fait continue d’en détenir le contrôle de facto et interdit la prière juive en dépit de la loi israélienne qui stipule que la liberté de culte doit être respectée. Les forces de sécurité ont provisoirement limité l’accès des arabes au Mont du temple comme mesure préventive, étant donné les émeutes arabes fréquentes et violentes qui ont vu la mosquée Al-Aqsa se transformer en base du terrorisme à partir duquel des pierres et des explosifs ont été lancés contre la police. (…) Le Kotel n’est pas le seul site juif que l’AP cherche à usurper dans sa proposition; elle appelle également à la récupération du caveau des patriarches à Hébron – où les patriarches et matriarches juifs sont enterrés (sauf Rachel) – ainsi que le Tombeau de Rachel à Bethléem , et que ces lieux soient déclarés comme partie intégrante de la Palestine. La tentative de revendication du Tombeau de Rachel relève d’un révisionnisme musulman récent selon lequel il serait le tombeau de Bilal ibn Rabah, un compagnon de Mahomet, qui n’a jamais  mis les pieds en Israël. Enfin, la proposition condamne la violence alléguée des juifs qui cherchent à changer le «caractère» musulman de Hébron, alors qu’il s’agit de l’ancienne ville biblique de Judée où vivaient les patriarches et matriarches juives. Arutz 7
It is a historical fact that the Grand Mufti of Jerusalem al-Hajj Amin al-Husaini was an accomplice whose collaboration with Adolf Hitler played an important role in the Holocaust. He was the foremost extra-European adviser in the process to destroy the Jews of Europe. Wolfgang G. Schwanitz
At their meeting [on November 28, 1941, Hitler and al-Husaini] concluded the pact of Jewish genocide in Europe and the Middle East, and immediately afterward, Hitler gave the order to prepare for the Holocaust. The next day invitations went out to thirteen Nazis for the Wannsee Conference to begin organizing the logistics of this mass murder. (…) And since any European Jews let out of Europe might later go to Palestine, al-Husaini made it clear that if Hitler wanted Muslims and Arabs as allies he must close Europe’s exits to Jews. At the same time, al-Husaini and Arab rulers also told Britain that if it wanted to keep Arabs and Muslims from being enemies, it must close entrance to Palestine to all Jews. By succeeding on both fronts, al-Husaini contributed to the Holocaust doubly, directly, and from the start.  Wolfgang G. Schwanitz and Barry Rubin (Nazis, Islamists, and the Making of the Modern Middle East, 2014)

Attention: un statu quo peut en cacher un autre !

A l’heure où sous prétexte d’une prétendue volonté israélienne de changement du statu quo, on tente de réserver aux seuls musulmans, et à coups de couteau de boucher s’il vous plait, l’accès aux lieux saints juifs comme chrétiens

Et où  après le Tombeau de Joseph et sans compter la Basilique de la Nativité profanée par des terroristes palestiniens en 2002 puis inscrite au patrimoine de l’UNESCO en 2012, c’est au Caveau des patriarches, à la Tombe de Rachel  et même, dans le projet de départ, au Mur dit des lamentations, et avec l’habituelle complicité de l’ONU, qu’on s’attaque à présent …

Pendant qu’avec la controverse soulevée par les propos de Benyamin Nétanyahou d’hier, on  feint d’oublier la collaboration, attestée historiquement, du Moufti de Jérusalem avec les nazis et leur projet d’extermination Einsatgruppen compris de la totalité du peuple juif, Moyen-orient et Palestine compris …

Qui, parmi nos journalistes et nos gouvernants englués dans leur réthorique de fausse symétrie de « cycle de violences » et de « spirale des représailles », prend la peine de rappeler que ce sont là les mêmes mensonges qui, depuis déjà les pogroms des années 20, tentent de nier l’évidence de la  présence et de l’attachement juifs multimillénaires à une terre que n’a tout simplement jamais pu et ne pourra jamais avoir un islam qui n’existe lui-même que depuis le VIIe siècle ?

Mais aussi qui se souvient qu’à l’instar du statu quo chrétien et de par exemple la fameuse échelle inamovible ledit statu quo n’est en fait que le produit de toute une série de conflits (Guerre de Crimée comprise !) et de statu quos successifs entre des communautés rivales ?

Et  qui sait encore sans parler du Mont du temple, premier lieu sacré et quasiment seul endroit au monde où un juif ne peut prier

Qu’inscrit dans l’architecture même de la Ville sainte à l’image de la fameuse Porte dorée expressément murée (et doublement condamnée, s’il vous plait, par la présence profanante d’un cimetière !) depuis 1541 par Soliman le Magnifique pour en interdire l’entrée au Messie lui-même …

Le statu quo en question est le produit de la même volonté délibérée de négation d’un peuple et d’une religion sans lesquels il n’y aurait jamais eu ni islam ni christianisme ?

Statu quo (lieux saints)

Wikipedia

Le Statu quo, également appelé Status quo, désigne la situation dans laquelle se trouvent les communautés chrétiennes de la Terre sainte dans leurs relations avec les gouvernements de la région, notamment dans le contrôle des sanctuaires des principaux lieux saints chrétiens (église du Saint-Sépulcre, basilique de la Nativité, Sépulcre de Marie, église de l’Ascension).

Historique
À partir du IIIe siècle, sous l’influence des chrétiens qui sont devenus de plus en plus puissants, surtout après l’adoption du christianisme par l’empereur Constantin Ier au IVe siècle, la Palestine prend un statut moral particulier en étant considérée comme Terre sainte. Après la conquête musulmane et les Croisades, la région est sous domination ottomane de 1244 jusqu’au XIXe siècle. Le sultan de l’Empire ottoman confie alternativement les principaux lieux saints chrétiens aux Catholiques (notamment l’Ordre franciscain qui envoie des missions en terre sainte dès le XIIIe siècle) et aux Orthodoxes , ces communautés chrétienne (réunies sous le vocable de al-ṭawā’if al-masīḥiyya) étant organisées sur le modèle des millet et dotées de droits de propriété et d’usage de chaque sanctuaire (communautés gardiennes, propriétaires, ayant-droit, usagères). Chaque communauté religieuse obtient, sur fond de pression politique et de corruption, des capitulations et firmans accordés par la « Sublime Porte », ce qui cause régulièrement des affrontements violents quant à l’administration et l’utilisation des sanctuaires. À partir du XVe siècle, le clergé grec orthodoxe étend son influence en Palestine avec le sultan Mehmed II qui proclame le Patriarche grec de Constantinople autorité religieuse et civile pour l’ensemble des chrétiens résidant dans son empire1.

À la faveur de la défaite des Ottomans à la bataille de Vienne en 1683, un firman de 1690 oblige les Grecs à restituer aux catholiques le contrôle principal des sanctuaires. Les conflits de cohabitation atteignent leur apogée le 2 avril 1757, date à laquelle, la nuit des Rameaux, un soulèvement populaire évince les Franciscains du Saint-Sépulcre. Le nouveau rapport de force favorable aux Grecs orthodoxes est confirmé par le firman de 1767 qui leur remet une grande partie de la basilique de la Nativité, la tombe de la Très Sainte Vierge Marie et la presque totalité de la Basilique du Saint Sépulcre. En 1847, le vol de l’étoile incrustée sous l’autel de la Nativité, vol que les Latins attribuent aux grecs orthodoxes (ces derniers n’auraient pas accepté que l’inscription gravée soit rédigée en latin, est une des causes directes de la participation française à la guerre de Crimée contre la Russie2. Le 8 février 1852, l’empereur ottoman, sous la pression du tsar Nicolas, promulgue un firman qui confirme le Statu Quo (c’est-à-dire la situation de 1767) tel qu’il existe encore aujourd’hui. Confirmé par le traité de Paris de 1856 et déclaré inviolable dans le traité de Berlin de 1878, le Statu Quo jouit en effet d’une garantie continue dans le droit international.

Voir aussi:

Status Quo

Custodia

« Status quo » — ou « Statu quo », comme il est d’usage de dire en Terre Sainte et dans de nombreuses publications – au sens large, se réfère à la situation dans laquelle se trouvent les Communautés chrétiennes de la Terre Sainte dans leurs relations avec les gouvernements de la région.

En particulier, le « Status quo » indique la situation dans laquelle se trouvent les Communautés chrétiennes dans les Sanctuaires de Terre Sainte. Ces situations concernent tant la propriété que les droits qu’elles ont soit seules soit avec d’autres rites au Saint Sépulcre, dans la Basilique de la Nativité à Bethléem et à la Tombe de la Très Sainte Vierge Marie à Jérusalem.

La vie des Sanctuaires est inséparable des régimes politiques de la Terre Sainte qui conduisirent progressivement à la situation actuellement encore en vigueur.

Au cours des XVII° et XVIII° siècles, les Grecs orthodoxes et les Catholiques furent en controverse continuelle à propos de certains Sanctuaires (Saint Sépulcre, Tombe de la Très Sainte Vierge Marie et Bethléem). Ce fut une période de « luttes fraternelles et d’interventions politiques ». Au travers de ces douloureuses vicissitudes, on arriva à la situation ratifiée par un firman du 8 février 1852 et indiqué par le terme de « Statu quo ».

Le « Statu quo » dans les Sanctuaires de Terre Sainte, et spécialement au Saint Sépulcre, détermine les sujets de la propriété des Lieux Saints et plus concrètement les espaces à l’intérieur du Sanctuaire ainsi que les horaires et la durée des fonctions, les déplacements, les parcours et la manière de les réaliser, tant en chant qu’en simple lecture.

Il faut rappeler que les communautés officiant au Saint Sépulcre, outre les Latins, sont les Grecs, les Arméniens, les Coptes et les Syriens et que, pour tout changement, il faut tenir compte de toutes les communautés. Les communautés du Saint Sépulcre se règlent selon le calendrier propre à chacun des rites.

En ce qui concerne la communauté catholique, les Franciscains suivent les fêtes selon le degré de solennité précédent la réforme de Vatican II parce que c’est ce qui détermine le droit acquis avec le « Statu quo » en ce qui concerne les Premières Vêpres solennelles, les Matines, la Messe et autres fonctions qui y sont liées (processions, encensements etc.).

Pour mieux comprendre une telle situation, il est nécessaire d’ajouter quelques notations historiques. Immédiatement après son entrée à Constantinople, Mahomet II proclama le Patriarche grec de Constantinople autorité religieuse et civile pour l’ensemble des chrétiens résidant dans son empire.

Depuis lors, les communautés orthodoxes de Grèce, arguant du fait d’être composées de sujets de l’empire ottoman, purent affluer en Terre Sainte et exercer l’une des plus efficaces influence sur les sultans pour obtenir en leur faveur des avantages dans les sanctuaires. Le clergé grec réussit progressivement à remplacer le clergé autochtone. A partir de 1634, le Patriarche orthodoxe de Jérusalem sera toujours un grec. Au cours de cette période commencent également les revendications de la part du clergé grec sur les Lieux Saints. En 1666, le Patriarche orthodoxe Germain revendiqua les droits des orthodoxes sur la Basilique de Bethléem, comme l’avaient fait avant lui les Patriarches Sophronios IV (1579-1608) et Théphanios (1608-1644). De semblables revendications furent également avancées en ce qui concerne le Saint Sépulcre à Jérusalem.

Les tentatives en question furent bloquées surtout grâce à l’intervention de Venise et de la France auprès de la Sublime Porte (ainsi qu’était appelée l’instance suprême de l’Empire ottoman). En 1633, le Patriarche Théphanios réussit à obtenir un firman antidaté au temps d’Omar (638) qui conférait au Patriarcat grec orthodoxe les droits exclusifs sur la Grotte de la Nativité, le Calvaire et la Pierre de l’Onction.

Les Puissances occidentales réussirent à obtenir, sous la pression du Pape Urbain VII, le retrait du firman. Toutefois, il fut émané une deuxième fois en 1637. A cette époque, Venise, l’Autriche et la Pologne étaient en guerre contre l’Empire et ne purent donc avoir aucune influence en faveur des Franciscains. La situation se fit encore plus drastique en 1676 lorsque le Patriarche Dositeos (1669-1707) reçut un autre firman par lequel il obtint la possession exclusive du Saint Sépulcre. Suite aux protestations occidentales, la Sublime Porte nomma un tribunal spécial chargé d’examiner les différents documents.

En 1690, par un firman ad hoc, ce dernier déclara que les Franciscains sont les légitimes propriétaires de la Basilique. Depuis lors, les puissances occidentales furent toujours plus actives auprès du gouvernement ottoman afin de garantir les droits catholiques dans les Lieux Saints. Ce fut ainsi avec la paix de Carlowitz (1699), Passarowitz (1718), Belgrade (1739) et Sistow (1791). Toutefois, les résultats effectifs de ces interventions ne furent pas des plus importants.

En 1767, suite notamment aux affrontements violents et aux actes de vandalisme qui virent la participation de la population locale, des Grecs orthodoxes et des Franciscains, la Sublime Porte émana un firman qui remettait aux Grecs orthodoxes la Basilique de Bethléem, la tombe de la Très Sainte Vierge Marie et la presque totalité de la Basilique du Saint Sépulcre. Malgré les appels répétés du Pape Clément XIII aux puissances occidentales, le firman fut confirmé et fixa de manière désormais définitive, à part quelques détails, la situation des Lieux Saints jusqu’à nos jours. Au XIX° siècle, la question des Lieux Saints devint un contentieux politique, spécialement entre la France et la Russie.

La France obtint la protection exclusive des droits des Catholiques et la Russie celle des chrétiens orthodoxes. En 1808, un grand incendie dans la Basilique du Saint Sépulcre détruisit presque entièrement l’édicule croisée du Saint Sépulcre. Les grecs obtinrent la permission de reconstruire une nouvelle édicule qui est celle actuellement existante. En 1829, les droits actuels dans la Basilique étaient reconnus de manière définitive aux Arméniens orthodoxes.

En 1847, les grecs enlevèrent l’étoile d’argent située sur le lieu de la naissance du Seigneur dans la Grotte de Bethléem. Sur l’étoile se trouvait en effet une inscription en latin qui attestait ainsi de la propriété latine du lieu. En 1852, l’Ambassadeur français près la Sublime Porte, au nom des puissances catholiques, demanda le rétablissement des droits des Franciscains précédents à 1767 et en particulier le replacement de l’étoile.

L’Empereur ottoman, sous la pression du Tsar Nicolas, refusa et émana un firman par lequel il décrétait que le Status Quo (c’est-à-dire la situation de 1767) devait être maintenu.

Depuis lors, malgré les tentatives répétées et les guerres qui se sont succédées, la situation demeura inchangée même si l’étoile fut remise à sa place. Pas même la chute de l’Empire ottoman et la création du mandat britannique ne conduisirent à la modification du Status Quo.

Une telle situation est aujourd’hui considérée comme un fait acquis.

Les relations et les rapports entre les différentes communautés chrétiennes sont encore réglés par le Status Quo, mais ils sont cordiaux et amicaux.
Le dialogue œcuménique a définitivement affaibli les conflits historiques. Il n’existe plus, au moins pour la partie catholique, d’accusation d’« usurpation » des Lieux Saints.
Au contraire, on considère que la présence chrétienne multiforme en de tels lieux est une richesse à préserver et un droit acquis et inaliénable.
Les rencontres périodiques et les négociations entre les différentes communautés se concentrent aujourd’hui sur les restaurations des Basiliques et sur la possibilité d’une meilleure distribution des différentes liturgies.
Les décisions sont prises d’un commun accord entre les différentes communautés religieuses, sans aucune intervention extérieure qu’elle soit de nature politique ou civile.

Voir également:

Netanyahu et le Mufti

Oh qu’ils sont contents ! Je les imagine trépignants d’une indignation qui masque à peine leur jubilation ! Tous ceux qui essaient depuis si longtemps de faire qualifier le gouvernement Netanyahu « d’extrême-droite » tiennent enfin leur « preuve », leur « argument indiscutable ! ». Netanyahu est un négationniste ! Tellement aveuglé par sa haine des Palestiniens, Benjamin Netanyahu dévoile son « vrai visage » en dédouanant Hitler de la responsabilité de la Shoah et en accusant Hadj Amin Al Husseini, le Grand Mufti de Jérusalem. Haaretz titre fièrement : « Netanyahu : Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs »

Qu’a dit Netanyahu ? Dans un discours devant le 37ème Congrès Sioniste Mondial à Jérusalem, il a expliqué que plusieurs attaques contre la communauté juive, dont celles de 1920, 1921 et 1929 (massacre de Hébron, ncgqdi) ont été menés à l’appel du Grand Mufti de Jérusalem, Hadj Amin Al Husseini qui sera ensuite recherché pour crimes de guerre dans le Procès de Nuremberg pour avoir joué un rôle central dans la fomentation de la solution finale.

C’est là que Netanyahu prononce la phrase qui va lui être reprochée toute sa vie parce que tronquée et sortie de son contexte. Il dit « Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs à l’époque, il voulait les expulser ! » Ensuite, il résume de façon très succincte et limite caricaturale une conversation entre le Grand Mufti et Hitler en disant que le Mufti serait allé voir Hitler et lui aurait dit que s’il expulsait les Juifs, ils viendraient tous ici (en Palestine, ncgqdi). Hitler lui aurait répondu « Que dois-je donc en faire ? » et le Mufti aurait répondu « Brûlez-les ». Il conclue cette conversation en expliquant que c’est le même homme, Hadj Amin Al Husseini, qui dès les années 20, fomentait des troubles en prétextant que les Juifs allaient détruire la Mosquée Al Aqsa et que ce mensonge (qui est agité aujourd’hui par Abbas) était donc vieux d’un siècle.

Et voilà comment toute la presse mondiale et tous les opposants à Netanyahu tirent la phrase qu’ils vont utiliser pendant des décennies pour nuire à Netanyahu : « Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs. »

Sauf que ce n’est pas ce qu’il a dit et que sa phrase a été coupée au moment qui arrange ses opposants. Il a dit « Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs, à l’époque« . Donc c’est justement cette époque qui nous intéresse.

Dans son article sur ce discours, Haaretz explique que Netanyahu situe cette conversation entre Hitler et le Mufti dans le contexte du mois de novembre 1941. J’invite chacun à lire la page sur la Conférence de Wannsee de Janvier 1942 sur le site de l’United States Holocaust Memorial Museum. On y lit que, bien que les meurtres de Juifs étaient déjà bien engagés, la décision finale d’une extermination a été prise dans le courant de l’année 1941, avec comme dates plus précises, la mention de Septembre 1941 où Hitler autorise la déportation des Juifs allemands, autrichiens et tchèques en Pologne et celle de l’Automne 1941 pour le déploiement en Lettonie de l’Einzatzcommando 2 du Major Lange. Dans d’autres sources, on peut lire que les Einzatzgruppen commencent leur action en Juillet 1941 en Lituanie et que le massacre du ravin de Babi Yar, en Ukraine a lieu en Septembre 1941.

On constate plusieurs choses :

  • Dans les faits, les meurtres de masse de Juifs ont commencé avant la conférence de Wannsee qui est pourtant considérée comme la conférence fondatrice de la « solution finale à la question juive dans la sphère d’influence », selon l’expression employée lors de la conférence. Ces meurtres de masse ne sont pas encore une volonté exterminatrice écrite en tant que politique du Reich. Ils sont un nettoyage ethnique de « l’espace vital » allemand à l’Est, tel que théorisé par Hitler dans Mein Kampf. Il est important de préciser qu’on est déjà, avec ce nettoyage ethnique, dans la notion de crime contre l’humanité. L’extermination, entérinée à Wannsee, est une aggravation et une radicalisation du crime contre l’humanité déjà existant, pas une nouveauté.
  • Cette aggravation est effectivement décidée en 1941, vraisemblablement au cours du second semestre et probablement à l’automne, entre Septembre et Décembre 1941, la conférence de Wannsee étant la réunion d’organisation administrative de cette aggravation.

Donc, en remettant les choses dans une perspective plus historique et moins politicienne, on peut dire que Netanyahu n’a pas fait de révisionnisme, bien au contraire.

A-t-il pour autant raison de sous-entendre que le Mufti a eu une influence importante sur cette aggravation ? Haaretz, en fin d’article explique que cette thèse a récemment été portée par deux auteurs, Barry Rubin et Wolfgang Schwanitz, dans un livre intitulé « Nazis, Islamists, and the Making of the Modern Middle East », publié aux Editions Universitaires de Yale (qui n’est pas la plus médiocre université au monde). Si les auteurs n’évoquent pas spécifiquement la rencontre et les mots utilisés par Netanyahu, ils soutiennent cependant que la décision d’extermination a été prise par Hitler en partie pour satisfaire le Mufti qui refusait la déportation des Juifs en Palestine.

En réaction à la polémique, Netanyahu a expliqué qu’il n’avait aucune intention de minimiser le rôle d’Hitler qui a pris la décision d’assassiner 6 millions de juifs mais qu’il était également absurde de minimiser le rôle du Grand Mufti qui encourageait Hitler, Ribbentrop et Himmler à exterminer les Juifs d’Europe, citant le témoignage de l’adjoint d’Adolf Eichmann au Procès de Nuremberg qui qualifiait le Mufti de « partenaire » et de « conseiller » d’Hitler et d’Eichmann dans la solution finale.

Il eut été bon également de préciser que satisfaire les exigences des Nationalistes arabes, représentés par le Mufti, était capital pour Hitler en novembre 1941, dans son contexte stratégique. Il ne s’agit pas simplement d’une influence morale du Mufti ou d’une volonté de lui plaire mais bien une volonté de sécuriser des positions stratégiques dans une guerre qui commençait à mal tourner pour le 3ème Reich.

Rappelons que l’Afrika Korps est présent en Libye depuis Février 1941 et qu’en Novembre 1941, il obtient une victoire cruciale contre les Britanniques à Tobrouk, ce qui ouvre à l’Allemagne les portes de l’Egypte britannique. La stratégie allemande au Moyen-Orient est claire : isoler la Grande-Bretagne de ses sources d’approvisionnement en capturant le Canal de Suez et en capturant les zones pétrolifères du Golfe Persique. L’Allemagne fomente également en 1941 un soulèvement nationaliste de l’Irak pour gêner les approvisionnements pétroliers britanniques. A cette époque, le Royaume-Uni est très isolé. Harcelé dans les airs par la Luftwaffe, assiégé par la Kriegsmarine et les U-Boots, il a perdu l’ensemble de ses alliés, à commencer par la France en 1940 et il ne parvient pas à convaincre les USA d’entrer formellement en guerre. Il faudra attendre Pearl Harbor en décembre 1941 pour que les USA entrent définitivement dans le conflit.

La fin de l’année 1941 est donc cruciale pour l’Allemagne. Elle vient d’entamer une invasion de l’URSS qui a échoué puisque l’Armée Rouge a réussi à faire durer sa résistance, au prix de pertes inimaginables, jusqu’au terrible hiver russe qui lui donne un répit. Ce semi-échec allemand fait perdurer une situation qu’Hitler redoute par-dessus tout : la guerre sur plusieurs fronts. Il n’a pas réussi à abattre le Royaume-Uni à l’été 1940 et il n’a pas réussi à abattre l’URSS à l’été 1941. Il sait que la riposte soviétique sera difficile, il sait qu’il doit y concentrer un maximum de forces et il est donc pressé d’en finir avec les Britanniques. Un soulèvement général des Arabes contre les Britanniques en Egypte, Palestine et Mésopotamie est capital pour priver ces derniers de leurs ressources pétrolières et de leurs voies d’approvisionnement par la Méditerranée et ainsi, les contraindre à rechercher la paix avant que les Américains ne s’engagent formellement contre l’Axe Tokyo-Berlin-Rome.

Dans ce contexte, il semble évident qu’Hitler a un besoin impératif de s’attirer les bonnes grâces du Grand Mufti de Jérusalem qui a des intentions compatibles avec les siennes. Sans accuser l’un et excuser l’autre, il semble évident que leurs opinions, leurs options stratégiques et leurs choix politiques respectifs les ont conduit à se radicaliser mutuellement dans le traitement de la question juive.

On peut donc en effet reprocher à Netanyahu une simplification à outrance et même, si cette conversation n’a pas eu lieu, une forme de malhonnêteté politicienne qui invente une histoire simple pour résumer un contexte général complexe mais on ne peut pas simplement balayer ses propos comme des distorsions coupables de l’histoire ou comme du révisionnisme à la sauce de Faurrisson.

La solution nazie finale à la question juive, que l’on appelle Shoah, Holocauste ou génocide des Juifs d’Europe est quelque chose de beaucoup plus complexe qu’on ne le pense et c’est un sujet qui, surtout lorsqu’on aborde les responsabilités morales ou opérationnelles, ne souffre pas d’approximations, de simplifications ou de caricatures. C’est donc le seul reproche que je ferais à Benjamin Netanyahu.

Voir  encore:

La bataille du mont du Temple
Shmuel Trigano

« C’est à des actes pogromiques brutaux que nous avons assisté ces derniers jours »
Le billet de Shmuel Trigano, Professeur des Universités en sociologie

Actualité juive

16/10/2015

Avec les troubles que connaît Israël autour du mont du Temple (« l’esplanade des Mosquées » des musulmans et des journalistes), le conflit du Proche-Orient s’embrase en son cœur le plus profond, en dévoilant qu’il n’est ni national ni territorial comme le voudraient bien les utopies de gauche, mais religieux, une guerre de religion découlant du scandale inadmissible que représente pour l’islam la souveraineté d’un peuple qui n’a le droit de (sur)vivre que comme « dhimmi ». La rumeur que les « Juifs » veulent détruire la mosquée El Aksa est un vieux leurre, manipulé cycliquement depuis les émeutes de 1929 et destiné à susciter la fureur musulmane et à la focaliser sur les Juifs. C’est un mensonge éhonté, du type de ceux qui donnaient naissance à des pogroms.

C’est en effet à des actes pogromiques brutaux que nous avons assisté ces derniers jours, comme dans les temps anciens. Je pense notamment à la scène de la femme poignardée appelant au secours sous les lazzis, les crachats et les coups des commerçants des échoppes environnantes. Celà montre bien jusqu’où peut aller le penchant suprématiste, même « sous occupation ». C’est ce que fait entendre la « Liste unie » des députés arabes israéliens qui décrètent (Hanan Zoabi dixit) que c’est toute la montagne qui est une mosquée. Au déni musulman de la sainteté du lieu pour le judaïsme s’ajoute l’intolérance qui veut interdire aux Juifs l’accès non pas aux mosquées mais aux immenses terrasses de la montagne. Le plus piquant c’est que ceux qui hurlent à la profanation des Juifs (Abbas a parlé de « leurs pieds sales… »), sont aussi ceux qui ont effectué en catimini d’immenses excavations sous le mont pour construire sans permis une mosquée souterraine de 12 000 places dans un lieu dénommé « les écuries de Salomon », en détruisant des vestiges inestimables des temples juifs de l’antiquité, à l’instar des destructions de monuments façon Etat islamique.

Ceci dit, l’Etat d’Israël retire les fruits amers d’une démission et d’une négligence. La première commence avec Moshe Dayan qui, en 1967, a remis les clefs du mont du Temple au Waqf jordanien, à une puissance qui avait profané tous les lieux saints juifs et interdit aux Juifs tout accès à leurs sites. Assumer la souveraineté de l’Etat sur le mont du Temple semblait sans doute trop lourd à porter symboliquement à l’élite politique israélienne. C’est ce qu’ont bien compris les stratèges arabes : ici s’arrêtait la souveraineté d’Israël, bien que le lieu fût en son pouvoir, et c’est dans ce vacuum d’une puissance symbolique planétaire que l’islamisme s’insinuerait pour contester la souveraineté d’Israël en elle-même. Telle est bien la plate-forme idéologique de la Liste arabe unifiée. La démission suprême d’Israël dans sa victoire offrait aux vaincus une bascule pour renverser la situation sans tanks ni avions, ciblant Israël en son point le plus faible : l’assomption de son identité.

« La deuxième négligence israélienne est de ne pas avoir intenté une procédure en inconstitutionnalité de la Liste arabe unifiée à la Knesset  »

Mais la situation découle aussi de deux négligences israéliennes : tout d’abord avoir laissé se développer depuis plus de 10 ans la « Ligue du nord », un mouvement islamiste israélien qui est le maître d’œuvre de la crise cyclique « les Juifs vont détruire El Aqsa » et qui stipendie les émeutiers installés dans la mosquée avec armes et munitions. Les activistes islamistes israéliens (une expression  incroyable !) sont libres de leurs mouvements. Ils drainent avec eux non seulement une partie des Arabes d’Israël mais aussi des territoires. L’intervention de la Turquie de l’islamiste Erdogan est aussi patente.

La deuxième négligence israélienne est de ne pas avoir intenté une procédure en inconstitutionnalité de la Liste arabe unifiée à la Knesset qui est une liste non politique mais ethnique rassemblant des islamistes aux communistes, sur une base ethnico-religieuse, ce qu’une démocratie normale (Cour Suprême ?) ne devrait pas accepter car c’est là le contraire du multipartisme, une forme d’irrédentisme national. Or cette Liste, depuis son élection, montre qu’elle est le ferment de la révolte civile et de la discorde. Ce sont ses députés qui ont pris la tête de la guerre d’El Aqsa. Ils sont les chefs de file de la démonstration de force couplée, selon toute vraisemblance, avec la levée du drapeau palestinien à l’ONU. On subodorait qu’une fois l’Etat proclamé, les Arabes israéliens entreraient en lice. C’est ce scénario qui est simulé aujourd’hui, sans doute fatalement trop intempestif. Merci la France !

Comment la mosquée Al Aqsa peut-elle être un Lieu Saint pour les musulmans ?

Danilette

20 octobre 2015

Le Har HaBayt des Juifs vers lequel sont tournées les prières juives 3 fois par jour et cité dans les Actions de Grâces après chaque repas, le nom original en arabe est la traduction de Har Ha Bayt, c’est Bayt al-Maqdis !!! !

Rappelons d’abord que Jérusalem est considérée aujourd’hui comme le 3ème Lieu Saint de l’islam pour les musulmans sunnites et non pas pour les musulmans chiites qui sont restés avec leurs Lieux saints inchangés à savoir : La Mecque, Médine, Najaf, Kerbala, Meched. Le narratif musulman cherchant à tout prix à sanctifier Jérusalem comme une ville sainte pour les musulmans est en train de gagner du terrain et on s’en aperçoit en faisant une recherche google, il faut désormais bien chercher pour trouver la vérité historique, certaines entrées ont été supprimées, d’autres modifiées ou falsifiées comme sur wikipédia !

Jérusalem est surtout devenue « sainte » depuis que les Juifs sont de retour dans leur unique ville sainte, sainte depuis 3000 ans !

La mosquée Al Aqsa, le soi-disant 3ème Lieu saint de l’islam, à ne pas confondre avec le Dôme du rocher, est le nom de la mosquée « la plus lointaine » citée dans le coran à propos du voyage nocturne de Mahomet qui aurait été transporté à la mosquée Al Aqsa sur sa monture Al Burak et serait monté au ciel où il aurait rencontré les précédents prophètes juifs et chrétien. Historiquement cela ne peut pas être à Jérusalem puisque la mosquée Al Aqsa a été construite bien après la mort en 632 de Mahomet !

D’après les anciens exégètes du coran, il y a différentes interprétations, certains affirment que la mosquée Al Aqsa citée dans le coran est située dans le sinaï, Mohammed al-Ghazalï, un théologien du 11 ème siècle affirme qu’Al Aqsa se trouve au ciel, pour beaucoup d’autres le lieu originel d’Al Aqsa se trouve entre La Mecque et Ta’if comme le rapporte l’historien et géographe musulman al-Waqidi, auteur du « Kitab al-maghazi» :

il y avait deux lieux de prière à al-Gi’ranah, village situé entre La Mecque et Ta’if : l’un était « la Mosquée la plus proche » (al-adana), et l’autre, « la Mosquée la plus éloignée » (al-aqsa), où Muhammad priait lorsqu’il n’était pas à La Mecque

Ce n’est que tardivement, qu’après avoir construit une mosquée sur l’esplanade du Temple juif, puis l’avoir nommée Al Aqsa qu’elle est devenue miraculeusement la mosquée Al Aqsa du coran comme l’islam en a la spécialité, puisque d’après lui, même Adam et Eve étaient musulmans et à fortiori tous les personnages de la bible hébraïque et ceux des Evangiles, même Jésus est un prophète musulman et donc il est palestinien !
Jérusalem apparaît 669 fois dans la Bible juive, 154 fois dans la Bible chrétienne mais pas une seule fois dans le Coran, ni Jérusalem, ni Al Qods, le nom arabe de Jérusalem !
Il n’y a jamais eu de pèlerinage à Jérusalem pour les musulmans contrairement aux pèlerinages pratiqués dans leurs autres villes saintes ! Jérusalem n’a jamais été la capitale d’un pays arabe ou même d’une province arabe !

Il ne s’agit pas de dénier aux musulmans quoi que ce soit mais de rappeler que la tolérance doit être réciproque et partagée,

The Church of the Holy Sepulchre: A Work in Progress

The Status Quo (capitalized) has referred to the customary set of arrangements regulating possession, usage, and liturgy at the holy places. It allows rivals to live and worship alongside each other in a confined space. Without it there would be a free-for-all. Because the major communities realize this, they insist on its strict observance, though it includes many inconvenient provisions. The Status Quo is a seamless web: if you pick and choose, it will fall apart. Change is not completely ruled out, however, provided the parties can amicably agree.

Raymond Cohen

Chaim Weizmann Professor of International Relations,

Hebrew University, Jerusalem and Corcoran Visiting Professor, Boston College.

He is author of Saving the Holy Sepulchre: How Rival Christians Came Together to Rescue their Holiest Shrine (New York: Oxford University Press, 2008).

May 2009

When the nun Egeria came on pilgrimage to Jerusalem in the early fifth century, she found the communities worshipping together harmoniously at Easter in the Anastasis, the Church of the Resurrection. Though the bishop always spoke Greek, his words were translated into Aramaic and Latin, “that all may understand what is being explained.”

Out of communion for centuries, six ancient churches are represented today at the Holy Sepulchre by communities of monks. The three major communities administering the Holy Sepulchre, the Greek Orthodox, Roman Catholics—represented by the Franciscan Order—and Armenian Orthodox have their own chapels and share common areas, which include the stone of unction, the edicule containing Christ’s tomb, and surrounding paving. Two minor communities, the Coptic Orthodox and Syrian Orthodox, have rights of usage, but no say in the running of the church. The tiny Ethiopian Orthodox community, living on the roof, has no rights in the Anastasis.

Over the centuries, the Catholic and Orthodox Churches, known in Jerusalem as Latins and Greeks, drifted apart for cultural and political, as much as theological reasons. Rivalry for control of the Holy Sepulchre reflected the wider conflict between the parent churches. After the crusaders captured Jerusalem in 1099, a Latin bishop was appointed to the vacant Jerusalem patriarchate, traditionally occupied by an Orthodox prelate. The consecration of a new Holy Sepulchre in 1149 marked the high point of Latin primacy. When Saladin retook Jerusalem in 1187, he restored the patriarchal throne to the Orthodox.

During the Ottoman period (1516-1917), Greeks and Latins contested control of the edifice. They fought on three fronts: in the church with stones and staves; through the local Moslem religious courts with ancient deeds, sometimes forged; and in the corridors of power in Istanbul, where bribes and diplomatic pressure were used to obtain imperial firmans bestowing rights of possession and usage.

A surprise attack launched on Palm Sunday, 1757, brought the Greeks control of plum sites in the church. After a fire in 1808, they received imperial permission to carry out repairs and consolidated their position. A new neo-Byzantine edicule set the seal on their victory. The Armenians, like the Greeks’ millet or recognized religious minority, made gains as well. With their patrons, France and Spain at war, the Franciscans were left weakened and vulnerable.

By the mid-19th century, the Ottoman Empire was in terminal decline. Napoleon III of France pressed the sultan to restore the pre-1757 status quo, appealing to a 1740 treaty. Nicholas I of Russia threatened to invade Turkey if this happened. To defuse the crisis, the sultan issued an 1853 firman, which declared that “The actual status quo will be maintained and the Jerusalem shrines, whether owned in common or exclusively by the Greek, Latin, and Armenian communities, will all remain forever in their present state.”

This decree was like the standstill provisions of a ceasefire imposed by the UN. Bitterly resented by Catholics, it locked Orthodox primacy in place. In 1878, the Treaty of Berlin incorporated the status quo into international law.

Since then, the Status Quo (capitalized) has referred to the customary set of arrangements regulating possession, usage, and liturgy at the holy places. It allows rivals to live and worship alongside each other in a confined space. Without it there would be a free-for-all. Because the major communities realize this, they insist on its strict observance, though it includes many inconvenient provisions. The Status Quo is a seamless web: if you pick and choose, it will fall apart. Change is not completely ruled out, however, provided the parties can amicably agree.

In some respects, the Status Quo functions like a railway timetable, specifying for every day of the ecclesiastical year the time and place of services and processions conducted by the communities in public areas of the church. It also acts as a sort of property register, detailing possession of every stone and nail. Not a carpet can be laid, a candle lit, or a step swept unless it is the custom.

There is not, and never has been, a single, agreed version, so the term The Status Quo, implying the existence of a single, definitive code, is misleading. Rather, it consists of several overlapping bodies of traditional practice. Each community has its own private compilation. Discrepancies between these versions are notoriously hard to reconcile. For instance, in the present dispute between Greeks and Armenians over the choreography of the Easter Saturday Holy Fire ceremony, the parties refute each other by referring back to contradictory practices existing at different points in time.

Historically, disputes were settled by the Moslem religious courts. This was no longer possible after the 1853 firman, which froze a contested state of affairs. Henceforth, disputes were handled administratively by the governor, who investigated the facts and made a determination as to customary practice. This prohibition on adjudication by the local courts was formalized by Britain in a 1924 order-in-council. When an administrative ruling was issued, it was accompanied by the disclaimer that it was “without prejudice to existing rights and claims,” allowing the losing community to save face by continuing to maintain its formal claim. In practice, though, an administrative ruling was as binding as any legal judgment.

The system worked smoothly during the Ottoman period because Turkish governors possessed a definitive record of past practice. Subsequent sovereigns did not. When British officials took over Jerusalem in 1917, they found that the governors’ records had disappeared. Consequently, during the Mandate they could not always authoritatively determine customary rights.

As a substitute for the missing archive, the Mandate authorities commissioned a young official, L.G.A. Cust, to draw up a memorandum describing the Status Quo. Cust did his best, but his superior, H.G. Luke, thought that many details were so debatable that he attached to The Status Quo In The Holy Places (1929) the proviso, “The accounts of practice given in this Print are not to be taken as necessarily having official authority.”

Under the Israeli dispensation, the system of administrative judgment has been discontinued, mostly leaving it up to the communities to sort things out for themselves. The authorities prefer to mediate, suggesting, not imposing solutions. This markedly differs from the Jordanian period when the governor acted as arbiter in the Arab tradition.

The Status Quo system was an improvement on previous practice when the Turks arbitrarily transferred rights from one community to another. A grave drawback was that it contained no satisfactory provision for carrying out major repairs. The problem lay with Turkish property law, which held that payment for repair of a structure indicated possession and that the owner of the covering of a building owned the building. Thus, as much as one community wanted to pay for a certain repair as an assertion of ownership, the other two communities were eager to block it.

In July 1927, a major earthquake struck Jerusalem. The Holy Sepulchre, in poor condition after centuries of neglect, was badly damaged, though this was not discovered until 1933 by the British architect William Harvey, who immediately warned of the danger of imminent collapse and the need for emergency scaffolding.

For the next twenty years, a series of convulsions—Arab revolt, world war, and the 1948 Arab-Israel conflict—postponed sustained treatment of the issue. Finally, in 1954, architects for the three major communities drew up a joint report acknowledging the precarious condition of the Holy Sepulchre and outlining a solution.

Even so, it was to take until 1961 before the project got underway. Mistrust naturally did not disappear overnight. Psychological barriers had to come down and the communities reach consensus on big issues of principle. According to a key 1958 agreement, the project was to rest on the territorial status quo, implying the preservation of alterations in the layout of the church made to Greek advantage in 1809-10. (These included the walling-off of the crossing and the partition of the deambulatory in the rotunda.)

Between 1961 and 1980, the edifice was rehabilitated from top to bottom. This immense task required repairing foundations and cisterns; restoring internal and external walls, replacing thousands of stones, removing old mortar and injecting new; reconstructing columns, carving new capitals and bands where needed; rebuilding vaults and domes in the rotunda, north and south transepts, crossing, and Greek choir; strengthening the entire structure with an interlocking system of reinforced concrete beams and pillars hidden under walls, terraces, and floors.

By the time the rotunda dome was finished in December 1980, the monument was in better shape than it had been for 500 years: many beautiful features had been recovered and ugly scaffolding dismantled. The Anastasis would be able to withstand any conceivable future earthquake.

The most difficult challenge facing the communities throughout was not the technical work of reconstruction, however arduous and complex, but the political task of negotiating scores of agreements, definitively settling possessory rights in the entire basilica.

A set of propitious circumstances facilitated this achievement:

  • Most important was a meeting of minds at the highest level in Jerusalem. Latin compliance was never in doubt. Wider cooperation became possible with the election of Greek Orthodox Patriach Benediktos in 1957 and Armenian Orthodox Patriarch Yeghishe in 1960. Wholly committed to the project, these were pragmatic prelates able to assert their authority.
  • The wider ecumenical movement at this time had a positive impact on local relations. Ahead of Pope Paul VI’s historical 1964 pilgrimage to the Holy Land and his meeting with Ecumenical Patriarch Athenagoras on the Mount of Olives, the Latins conceded the Seven Arches of the Virgin to the Greeks.
  • A tough but fair Jordanian governor, Hassan Bey al-Katib, intervened at critical moments to break deadlocks. Backed by King Hussein, he was not afraid to threaten coercive measures. He also rejected outside interference.
  • There was a businesslike relationship between church representatives, enjoying the full confidence of their principals. Greek Bishop Daniel, Franciscan Father Rock, and Armenian Bishop Guregh were hard bargainers, vigorously defending their communities’ interests, but also ready to accommodate each other’s vital needs.
  • Finally, a common technical bureau brought together experts speaking a common professional language. The bureau functioned at two levels: Distinguished international architects, including Anastas K. Orlandos, Jean Trouvelot, and Edouard Utudjian, bore overall responsibility. Their local representatives, among others the dedicated Dominican Father Charles Coüasnon, implemented planning decisions and found answers to day-to-day problems.

Following completion of the rotunda dome in 1980, the project ground to a halt. Patriarch Benediktos, the motor of the entire venture, died. At the same time, the common technical bureau ceased to operate. For years, community representatives debated inconclusively the politically sensitive issue of the decoration of the dome.

In the end, an inoffensive compromise design was agreed upon by church leaders and inaugurated in January 1997, enabling the scaffolding disfiguring the rotunda to come down. However, the restoration was unfinished: The edicule was left untouched, visibly disintegrating and only held together by steel bands; paving throughout the church was cracked and shabby; the electrical and sewage systems badly needed renovation, as did the malodorous public latrines.

In late 2007, agreement was reached on a plan for new latrines, partly thanks to markedly improved relations between Latins and Greeks. But this accord has not yet been implemented because of a disagreement between the major communities and the Copts over renovation of the sewage line, which runs under the Coptic patriarchate, and because of tense relations between Greeks and Armenians over rights inside the tomb. Twice in 2008 monks clashed over the presence of a Greek sacristan during Armenian pontifical processions. Precedence at the Holy Fire ceremony continues to be bitterly contested.

These are ancient disputes and in time tensions will doubtless abate, as they have in the past. Repair of the latrines would help to build confidence. Meanwhile, completion of the restoration of Christianity’s holiest place awaits better days.

Une résolution critique d’Israël votée à l’Unesco
Jérusalem rejette la résolution expurgée une revendication sur le Mur des Lamentations

I24news

Une résolution sur la Palestine critiquant notamment la politique d’Israël à Jérusalem a été votée mercredi à l’Unesco, dans une version expurgée d’une revendication initiale sur le Mur des Lamentations qui avait suscité la colère de l’Etat hébreu.

Soumis par un groupe de pays arabes aux 58 membres du Conseil exécutif de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), le texte a recueilli 26 voix en sa faveur, tandis que six délégations ont voté contre, 25 se sont abstenues et une dernière était absente au moment du vote, selon des sources diplomatiques.

Les Etats-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la République tchèque et l’Estonie sont les six pays qui s’y sont opposés. La France s’est pour sa part abstenue, d’après les mêmes sources.

La résolution votée, dont l’AFP a pris connaissance du contenu, « condamne fermement les agressions israéliennes et les mesures illégales limitant la liberté de culte et l’accès des musulmans au site sacré de la mosquée al-Aqsa ».

Elle « déplore vivement » en outre les « irruptions persistantes d’extrémistes de la droite israélienne sur le site » et « exhorte Israël » à « prendre les mesures nécessaires pour empêcher les agissements provocateurs qui violent (son) caractère sacré ».

Israël rejette la décision de l’UNESCO la décrivant comme un abus du mandat donné à l’organisation onusienne. Le ministère israélien des Affaires étrangères a dénoncé une “résolution honteuse qui vise à transformer le conflit israélo-palestinien en une confrontation religieuse.”

Jérusalem accuse l’UNESCO de “se joindre aux pyromanes qui cherchent à mettre le feu aux sites les plus sensibles de l’humanité.”

Toute référence a en revanche été abandonnée à la « place Al Buraq », nom employé par les musulmans pour désigner les abords du Mur des Lamentations, révéré par les juifs, en contrebas de l’esplanade des Mosquées.

La rédaction initiale du texte, déposé par l’Algérie, l’Egypte, les Emirats arabes unis, le Koweït, le Maroc et la Tunisie, avait suscité mardi l’ire d’Israël et l’inquiétude de la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, opposée à une remise en cause du statut des Lieux saints de Jérusalem.

Dans un paragraphe finalement supprimé, les auteurs du texte affirmaient que « la place Al Buraq fait partie intégrante de la mosquée al-Aqsa ».

Israël avait dénoncé « une tentative honteuse et trompeuse de réécrire l’Histoire » et Mme Bokova avait « déploré » les initiatives susceptibles d’être « perçues comme des modifications au statut de la Vieille Ville de Jérusalem et de ses remparts », appelant le Conseil à « prendre des décisions qui n’alimentent pas davantage les tensions sur le terrain ».

Recevant mercredi le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, le président palestinien Mahmoud Abbas a appelé l’Etat hébreu à respecter strictement les règles régissant l’ultra-sensible esplanade des Mosquées.

« La poursuite des agressions (…) contre Al-Aqsa ouvre la porte à un conflit religieux, qui a malheureusement commencé. Nous ne le voulons pas et nous mettons en garde contre ses conséquences », a affirmé M. Abbas.

En vertu de ces règles tacites, les juifs peuvent se rendre sur le site, à la fois troisième lieu saint de l’islam et le plus révéré du judaïsme, sous le nom de mont du Temple, mais seuls les musulmans ont le droit d’y prier.

Ces dernières semaines, à l’occasion des fêtes juives du mois de septembre, les tensions ont atteint un niveau rarement égalé autour du site, de violents affrontements ayant gagné l’esplanade même.

Les Palestiniens qualifient la recrudescence des visites de juifs de tentative israélienne de prendre le contrôle du lieu saint, actuellement sous la garde de la Jordanie.

Israël de son côté assure vouloir maintenir le statu quo et ne pas vouloir céder aux appels d’une frange minoritaire mais de plus en plus audible parmi ses citoyens.

La querelle des Lieux saints de l’islam et du judaïsme à Jérusalem a été la cause directe de certains des épisodes les plus violents du conflit israélo-palestinien depuis un siècle.

(avec AFP)

Voir aussi:

Israël sommé de respecter les sites palestiniens
L’Humanite/AFP
21 Octobre, 2015

Le président palestinien Mahmoud Abbas a appelé Israël à respecter strictement les règles régissant l’esplanade des Mosquées, particulièrement celle d’Al-Aqsa, à Jérusalem. L’Unesco de son côté a adopté une résolution réaffirmant que le tombeau des Patriarches à Hébron et la Tombe de Rachel à Bethléem font partie intégrante de la Palestine.
« La poursuite des agressions (…) contre Al-Aqsa ouvre la porte à un conflit religieux, qui a malheureusement commencé. Nous ne le voulons pas et nous mettons en garde contre ses conséquences », a affirmé Mahmoud Abbas ce mercredi, accusant Israël de ne pas respecter le « statu quo » hérité du conflit de 1967 régissant l’esplanade. En vertu de ces règles, les juifs peuvent se rendre sur le site, à la fois troisième lieu saint de l’islam et le plus révéré du judaïsme, sous le nom de mont du Temple, mais seuls les musulmans ont le droit d’y prier.

Le président palestinien reçoit aujourd’hui le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon en Cisjordanie occupée. « Nous continuerons à soutenir tous les efforts nécessaires pour créer les conditions de véritables négociations. Mais en dernier ressort, c’est aux Palestiniens et aux Israéliens de choisir la paix. Notre défi le plus urgent, c’est d’arrêter la vague de violence actuelle et d’empêcher qu’il y ait plus de morts », a déclaré ce dernier.

Pendant ce temps, l’Unesco a adopté une résolution réaffirmant que le tombeau des Patriarches à Hébron et la Tombe de Rachel à Bethléem font partie intégrante de la Palestine. Mais le paragraphe controversé qui aurait modifié le statut du mur des Lamentations en affirmant que la place Buraq faisait partie intégrante de la mosquée Al Aqsa, sur la très sensible esplanade et lieu saint de l’islam, a été retiré du texte dans la nuit de mardi à mercredi. Néanmoins la résolution « déplore vivement » les « irruptions persistantes d’extrémistes de la droite israélienne sur le site » et « exhorte Israël » à « prendre les mesures nécessaires pour empêcher les agissements provocateurs qui violent (son) caractère sacré ».
Les rumeurs d’une éventuelle restriction de l’accès à l’esplanade des mosquées à Jérusalem est une des causes de la récente flambée de violences qui a coûté la vie à une cinquantaine de personnes en quelques semaines. Le ministère israélien des Affaires étrangères avait lui dénoncé dans un communiqué publié lundi une « falsification des faits historiques à Jérusalem » et une « manœuvre sournoise ». « La tentative palestinienne présente le Mur des Lamentations comme un lieu Saint Musulman », écrivait-il. « Cette tentative est clairement un effort pour détruire l’histoire, pour effacer le lien entre le peuple Juif et ses lieux Saints, et pour créer une fausse réalité. »

La résolution, proposée par l’Algérie, le Koweït, le Maroc, la Tunisie, les Emirats arabes unis et l’Egypte, a été adoptée par 26 voix pour, 6 contre et 25 abstentions par le conseil exécutif de l’organisation des Nations unies. Les Etats-Unis ont voté contre, la France s’est abstenue. L’Unesco « regrette » également le refus d’Israël de se conformer à une décision précédente qui l’appelait à retirer les deux sites de la liste du patrimoine national israélien.

Netanyahou part en vrille. Lors d’un discours prononcé mardi, le chef du gouvernement israélien a affirmé que c’était le mufti de Jérusalem, haut dirigeant musulman dans la Palestine alors sous mandat britannique, qui avait incité en 1941 Hitler au génocide. « Hitler, à ce moment là, ne voulait pas exterminer les juifs mais les expulser. Alors Haj Amin al-Husseini est allé voir Hitler et a dit: +Si vous les expulsez, ils viendront tous ici+ », en Palestine, a dit M. Netanyahu. « +Et qu’est-ce que je vais en faire?+, a demandé (Hitler). Il (le mufti) a dit: +Brûlez-les+ ». L’historienne en chef du mémorial Yad Vashem pour la mémoire de la Shoah, à Jérusalem a immédiatement contredit Netanyahou. « Cette idée est bien antérieure. Dans un discours au Reichstag le 30 janvier 1939, Hitler évoque déjà ‘une extermination de la race juive' », a-t-elle rectifié.

Voir également:

Nétanyahou fait du grand mufti de Jérusalem l’inspirateur de la « solution finale »
Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)

Le Monde

21.10.2015

A la veille de sa visite officielle en Allemagne, Benyamin Nétanyahou a mis en cause, mardi 20 octobre, l’influence qu’aurait exercée le mufti de Jérusalem sur Hitler, pour le persuader de mener l’extermination des juifs européens, pendant la seconde guerre mondiale. Le premier ministre s’exprimait devant le 37e Congrès sioniste mondial, à Jérusalem. Choisissant de passer en revue « les dix grands mensonges » auxquels est confronté Israël, M. Nétanyahou s’est arrêté sur l’instrumentalisation des lieux saints par les Palestiniens pour mener des attaques contre les juifs, à commencer par la mosquée Al-Aqsa, au cœur du cycle de violences actuel.

A cette occasion, il a revisité l’histoire de la Shoah, en présentant le mufti de Jérusalem, Haj Amin Al-Husseini, comme une source d’inspiration de Hitler. « Il s’est envolé vers Berlin, a expliqué M. Nétanyahou. Hitler ne voulait pas à l’époque exterminer les juifs, il voulait expulser les juifs. Et Haj Amin Al-Husseini est allé voir Hitler en disant : “Si vous les expulsez, ils viendront tous ici.” “Que dois-je faire d’eux ?”, demanda-t-il. Il a répondu : “Brûlez-les.” »

« Dangereuse distorsion historique »
Ce dialogue imaginaire qui aurait eu lieu le 28 novembre 1941 lors de la rencontre, tout à fait réelle, entre Hitler et le mufti, a déclenché un incendie sur les réseaux sociaux. Il a obligé les responsables politiques à intervenir dans le débat, tandis que les historiens étaient invités à se prononcer sur la validité de cette thèse. Yitzhak Herzog, le chef des travaillistes, a réagi mercredi sur sa page Facebook en évoquant « une dangereuse distorsion historique ». « Je demande à Nétanyahou de la corriger immédiatement car elle minimise la Shoah, le nazisme et… le rôle de Hitler dans le désastre terrible de notre peuple ».

Mais la réaction la plus tranchante fut celle de Zehava Galon, la cheffe du parti de gauche Meretz : « Peut-être que les 33 771 juifs assassinés à Babi Yar en septembre 1941 – deux mois avant la rencontre entre le mufti et Hitler – devraient être exhumés et mis au courant que les nazis ne voulaient pas les détruire. » Quant à Saëb Erakat, le secrétaire général de l’Organisation pour la libération de la Palestine (OLP), il a affirmé que « Nétanyahou déteste tant les Palestiniens qu’il est prêt à absoudre Hitler pour le meurtre de six millions de juifs ». M. Erakat a aussi souligné la participation de milliers de Palestiniens dans les rangs des Alliés.

« Peut-être que les 33 771 juifs assassinés à Babi Yar en septembre 1941 devraient être exhumés et mis au courant que les nazis ne voulaient pas les détruire », a ironisé Zehava Galon, la cheffe du parti de gauche Meretz
Moshe Yaalon, le ministre de la défense, a semblé prendre ses distances avec les propos du chef du gouvernement. « Bien entendu, a-t-il dit, Haj Amin Al-Husseini n’a pas inventé “la solution finale à la question juive”. L’histoire montre clairement que Hitler en est à l’origine. Haj Amin Al-Husseini l’a rejoint. » Interrogé par le site d’information Ynet, la professeure Dina Porat, historienne en chef de Yad Vashem, a réfuté l’analyse développée par M. Nétanyahou. « On ne peut pas dire que c’est le mufti qui a donné à Hitler l’idée de tuer ou de brûler les juifs, a-t-elle expliqué. C’est faux. Leur rencontre a eu lieu après une série d’événements qui allaient dans ce sens. » Des collègues de Dina Porat abondent en ce sens. « Al-Husseini a soutenu l’extermination des juifs, il a essayé d’empêcher le sauvetage des juifs, il a recruté des Arabes pour les SS, explique pour sa part l’historien Meir Litvak, de l’université de Tel-Aviv. C’était une personne abominable, mais cela ne doit pas minimiser l’ampleur de la culpabilité de Hitler. »

Pression
Chercheur à l’université Bar-Ilan, au Centre Menachem-Begin pour l’étude des mouvements de résistance, Edy Cohen ne partage pas ce point de vue et se dit « d’accord » avec le premier ministre, au-delà de tout débat politique partisan. « Nétanyahou a résumé ce que le mufti voulait accomplir, dit-il au Monde. Je pense que Hitler et le mufti se sont inspirés mutuellement. On ne peut pas dire qui voulait le plus tuer les juifs. Par contre, il faut souligner que la “solution finale” n’a débuté qu’après sa visite à Berlin. » Selon Edy Cohen, M. Nétanyahou a eu raison de rappeler le rôle du mufti dans les incitations à la violence. « C’est lui qui a inventé l’idée selon laquelle la mosquée Al-Aqsa était en péril. Il voulait l’aide du monde arabe, de l’argent et des armes, mais ces pays ont hésité. Or le mufti était très intelligent. Il a dit que les juifs voulaient détruire Al-Aqsa pour y construire un troisième temple. Il a été le premier à les accuser de ça. »

Ce n’est pas la première fois que Benyamin Nétanyahou fait du mufti de Jérusalem la source d’inspiration du régime nazi pour l’extermination des juifs. Dans un discours prononcé en janvier 2012 devant la Knesset (le Parlement israélien), M. Nétanyahou disait déjà ceci : « Haj Amin Al-Husseini fut l’un des architectes de la “solution finale”. Il s’était rendu à Berlin. Il avait fait pression et imploré Hitler (…) et le persuada plus que quiconque de conduire la “solution finale”. Ne pas laisser les juifs partir de peur qu’ils ne viennent ici, mais les annihiler, les brûler. »

Juste avant de prendre l’avion pour Berlin, mercredi, le premier ministre a tenté de limiter les dégâts causés par ses propos de la veille. « Je n’avais pas l’intention d’absoudre Hitler de sa responsabilité dans la destruction diabolique de la communauté juive européenne. Hitler était responsable de la solution finale pour l’extermination de six millions de juifs. Il a pris la décision. » Mais, selon Benyamin Nétanyahou, il serait « absurde d’ignorer le rôle joué par le mufti Haj Amin Al-Husseini. » Il a expliqué que son intention était de « montrer que les aïeux de la nation palestinienne, sans pays et sans la soi-disant “occupation”, sans territoire et sans colonie, aspiraient déjà à inciter systématiquement à l’extermination des juifs. »

Vive polémique après les propos de Nétanyahou sur la Shoah
Mathilde Golla , AFP, AP, Reuters Agences
Le Figaro
21/10/2015

Le premier ministre israélien a affirmé que le mufti de Jérusalem de l’époque a donné à Hitler l’idée d’exterminer les juifs d’Europe. En pleine escalade de la violence entre Israéliens et Palestiniens, ces propos ont créé l’émoi.

Une polémique dont Israël se serait bien passée. Le premier ministre israélien a été la cible de nombreuses critiques ce mercredi après ses déclarations sur la Shoah. Lors d’un discours prononcé devant le Congrès sioniste à Jérusalem et faisant référence à une rencontre en novembre 1941 en Allemagne entre Adolf Hitler et le grand mufti de Jérusalem, Haj Amin al-Husseini, Benyamin Nétanyahou a indiqué: «Hitler, à ce moment là, ne voulait pas exterminer les juifs mais les expulser. Alors Haj Amin al-Husseini est allé voir Hitler et a dit: Si vous les expulsez, ils viendront tous ici, en Palestine. Et qu’est-ce que je vais en faire?, a demandé (Hitler). Il (le mufti) a dit: Brûlez-les», a déclaré le premier ministre.

Benyamin Nétanyahou a évoqué cette période de l’histoire pour, selon lui, tenter de réfuter des accusations qu’il juge historiquement mensongères selon lesquelles les juifs ou Israël chercheraient à détruire ou s’accaparer l’esplanade des Mosquées et la mosquée Al-Aqsa qui s’y trouve à Jérusalem, en pleine escalade de la violence entre Israéliens et Palestiniens.

L’Allemagne réaffirme sa responsabilité «inhérente»
Les propos de Benyamin Nétanyahou ont été l’objet de vigoureuses réactions. À commencer par Berlin qui a réaffirmé mercredi la responsabilité «inhérente» de l’Allemagne dans la Shoah. «Je peux dire au nom du gouvernement que, nous Allemands, connaissons très exactement l’Histoire de l’avènement de la folie raciste meurtrière des nationaux-socialistes qui a conduit à la rupture civilisationnelle de la Shoah», a souligné lors d’une conférence de presse Steffen Seibert, porte-parole de la chancelière Angela Merkel.

«Je ne vois aucune raison de changer de quelque manière que ce soit notre vision de l’Histoire. Nous savons que la responsabilité allemande pour ce crime contre l’humanité est inhérente», a-t-il ajouté tout en refusant de commenter directement les propos de Benyamin Nétanyahou.

Levée de boucliers en Israël
En Israël aussi, les propos choc de Benyamin Nétanyahou ont suscité une véritable levée de boucliers. «Même le fils d’un historien doit être précis lorsqu’il s’agit d’histoire», a écrit sur sa page Facebook le chef de l’opposition travailliste Isaac Herzog, faisant allusion au père de Benyamin Nétanyahu, Benzion Nétanyahou, spécialiste de l’histoire juive, décédé en 2012. Il a en outre estimé que les propos du premier ministre sont une «déformation historique dangereuse (…) minimisant la Shoah, les nazis, et la part qu’Adolf Hitler a prise dans la terrible tragédie qu’a subie notre peuple pendant la Shoah». Il lui a demandé de corriger «immédiatement» ses paroles.

L’historienne en chef du mémorial Yad Vashem pour la mémoire de la Shoah, à Jérusalem, a quant à elle estimé que les propos de Benyamin Nétanyahou n’étaient pas «historiquement exacts». «Ce n’est pas le mufti, même s’il avait des positions antijuives très extrêmes, qui a donné à Hitler l’idée d’exterminer les juifs», a déclaré Dina Porat. «Cette idée est bien antérieure à leur rencontre de novembre 1941. Dans un discours au Reichstag le 30 janvier 1939, Hitler évoque déjà ‘une extermination de la race juive’», a-t-elle dit. Husseini, réfugié en Allemagne en 1941, avait demandé à Hitler son soutien pour l’indépendance de la Palestine et des pays arabes, et empêcher la création d’un foyer juif. L’État d’Israël a été proclamé en 1948.

Les Palestiniens et les internautes vent debout
Les Palestiniens et les internautes ont également vivement condamné les propos du premier ministre. Le négociateur palestinien Saëb Erakat a déploré que le «chef du gouvernement israélien haïsse son voisin (palestinien) au point d’être prêt à absoudre le premier criminel de guerre de l’Histoire, Adolf Hitler, du meurtre de six millions de juifs pendant l’Holocauste».

Sur Twitter, l’incompréhension est totale.

Des plaisantins ont par ailleurs diffusé sur internet des caricatures ou des détournements comme celui des Beatles à une fenêtre étreignant le mufti, avec cette légende: «Il était temps qu’on sache vraiment à cause de qui les Beatles ont rompu». Les internautes ont ainsi décliné la responsabilité du mufti sur de nombreux thèmes.

Face à ces réactions, le premier ministre israélien a pris le temps de se justifier au pied de l’avion qui devait l’emmener en Allemagne. «C’est absurde. Je n’avais aucune intention d’absoudre Hitler de sa responsabilité dans la destruction démoniaque du judaïsme européen. Hitler était responsable de la solution finale», a-t-il dit. Reste à savoir si ces précisions permettront d’apaiser la colère des contradicteurs de Benyamin Nétanyahou.

Voir de plus:

Cisjordanie : le Tombeau de Joseph endommagé par un incendie
Cyrille Louis
Le Figaro
16/10/2015

Des émeutiers palestiniens ont lancé jeudi soir des cocktails Molotov sur cet édifice révéré par les juifs à Naplouse. Le président Mahmoud Abbas a condamné «un acte irresponsable».
Correspondant à Jérusalem

Le Tombeau de Joseph, un site funéraire situé à la périphérie de Naplouse et révéré par les juifs, a été partiellement endommagé par un incendie dans la nuit de jeudi à vendredi. Une centaine de jeunes Palestiniens, selon l’armée israélienne, ont pénétré dans l’enceinte sacrée avant d’y jeter plusieurs cocktails Molotov. La police de l’Autorité palestinienne, territorialement compétente, est aussitôt intervenue pour disperser les émeutiers, tandis que les pompiers s’appliquaient à maîtriser les flammes. Cette attaque «constitue une violation flagrante de la valeur fondamentale de liberté de culte», a dénoncé le lieutenant-colonel Peter Lerner, porte-parole de l’armée, avant de prévenir: «Nous ferons le nécessaire pour traduire les auteurs de cet acte méprisable devant la justice, remettre le site en état et garantir la liberté de culte au Tombeau de Joseph».

L’incendie, condamné par l’Autorité palestinienne ainsi que par la totalité de la classe politique israélienne, survient dans un contexte de très forte tension en Cisjordanie. Le meurtre d’Eitam et Naama Henkin à quelques kilomètres de Naplouse, le 1er octobre, a provoqué un regain de violences entre colons israéliens et villageois palestiniens. Des heurts éclatent, chaque ou presque, aux abords de check-points tenus par l’armée israélienne, et la plupart des factions ont appelé ce vendredi à une «journée de la révolution». Depuis deux semaines, une vingtaine d’attaques au couteau ont par ailleurs visé des juifs dans les Territoires palestiniens et en Israël. Vendredi encore, un Palestinien – déguisé en journaliste selon l’armée israélienne – a poignardé et blessé sérieusement un soldat près de la colonie de Kiryat Arba, non loin de Hébron, avant d’être abattu.

Point de tension entre juifs et musulmans
Le site visé par les émeutiers, qui fut révéré à travers les âges par les juifs, les musulmans, les chrétiens et les Samaritains, est réputé être le lieu de sépulture du patriarche Joseph, fils de Jacob et de Rachel. Il est situé à proximité immédiate du camp de réfugiés de Balata, qui fut l’un des foyers les plus actifs de la seconde intifada. L’armée israélienne fut alors contrainte d’en abandonner le contrôle, si bien que le maintien de l’ordre y est désormais assuré par la police palestinienne. En vertu de la coordination sécuritaire entre les deux parties, elle autorise les fidèles juifs à venir y prier une fois par mois sous sa protection. Mais le lieu, qui fut par le passé le théâtre de plusieurs incendies comme de violents affrontements, demeure un point de tension entre juifs et musulmans.

Sitôt informé de l’incendie, le président Mahmoud Abbas a dénoncé «un acte irresponsable». «Cette attaque nous rappelle les actes des factions islamistes les plus extrémistes, en Afghanistan ou en Libye, a pour sa part dénoncé Dore Gold, directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères. Elle illustre clairement ce qui arriverait si les Lieux saints de Jérusalem se trouvaient sous le contrôle de la direction palestinienne.» Moti Yegev, député du parti nationaliste-religieux Foyer juif, a menacé: «Quiconque brûle la Tombe de Joseph montre que sa place n’est pas ici, de même que ceux qui jettent des explosifs et des pierres autour de la mosquée al-Aqsa prouvent ce lieu n’est pas sacré à leurs yeux. Mais ces endroits finiront par revenir entre nos mains.»

Voir de plus:

Les mensonges palestiniens patrimoine de l’humanité
Arutz 7
20 octobre 2015

La proposition appelle à revendiquer le Kotel à Jérusalem – qui est une paroi externe du Mont du Temple qui est le site le plus saint du judaïsme – pour qu’il soit reconnu comme faisant partie de la mosquée Al-Aqsa situé sur les hauteurs du mont, a rapporté Yedioth Aharonoth vendredi.

L’Autorité palestinienne n’est pas un membre du Conseil exécutif de l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture), et par conséquent la proposition sera soumise à un vote la semaine prochaine en son nom par les six Etats membres arabes de l’UNESCO qui sont l’Algérie, l’Egypte, le Koweït, le Maroc, la Tunisie et les Émirats arabes unis (EAU ).

Des sources israéliennes de haut rang ont révélé que l’Autorité palestinienne travaille en parallèle pour que la proposition soit soumise au plénum de l’UNESCO, où l’AP est reconnue comme un état.

En réponse, Israël travaille en coulisse pour rallier l’opposition à la proposition, bien qu’il y ait une majorité musulmane automatique faisant craindre son adoption presque certaine.

Une copie de la proposition révèle ses points principaux, qui commencent par l’appel « à déclarer et confirmer que le Mur occidental fait partie de la mosquée Al-Aqsa, et est appelé Buraq Plaza. Il en va de même pour la Porte des Maghrébins. »

Buraq Plaza se réfère à la « Al-Buraq » (mur) le nom donné par les musulmans au Kotel dans les années 1920 dans une tentative de le revendiquer. Le nom fait référence au « coursier ailé» de Mohammed qui l’aurait amené à Jérusalem dans son « voyage nocturne. »

L’Autorité palestinienne a longtemps essayé de révisiter l’histoire et réclamer le Kotel comme le «Al-Buraq », tout récemment encore dans un appel du Grand Mufti de l’AP, le Sheikh Mohammed Hussein en août dernier.

« Condamner Israël – pour tout »

La proposition continue, exigeant que le monde condamne Israël pour ses appels à ce que ses citoyens soient armés pour se défendre de la nouvelle vague de terrorisme arabe, faisant référence  à commentaire récent de maire de Jérusalem, Nir Barkat qui recommandait à tous les citoyens ayant un permis de port d’armes de les porter.

Il appelle de même à la condamnation des actions sécuritaires de Tsahal à Jérusalem, « la capitale occupée de la Palestine», et la condamnation d’Israël pour les fouilles près du Mont du Temple, où les archéologues ont été contraints de passer au peigne fin les décombres après que les Arabes aient démoli les vestiges juifs sur le Mont.

La proposition exige la condamnation de « l’agression israélienne et les mesures illégales prises contre la liberté de culte et l’accès des musulmans à la mosquée Al-Aqsa et les tentatives d’Israël de briser le statu quo de 1967. »

Malgré la fausse affirmation selon laquelle Israël a récemment changé le statu quo sur la montagne, le Waqf jordanien en fait continue d’en détenir le contrôle de facto et interdit la prière juive en dépit de la loi israélienne qui stipule que la liberté de culte doit être respectée.

Les forces de sécurité ont provisoirement limité l’accès des arabes au Mont du temple comme mesure préventive, étant donné les émeutes arabes fréquentes et violentes qui ont vu la mosquée Al-Aqsa se transformer en base du terrorisme à partir duquel des pierres et des explosifs ont été lancés contre la police.

La proposition poursuit en appelant à condamner les « attaques » contre la mosquée par des «extrémistes juifs, et même condamnant Israël pour la construction d’un tramway dans la partie est et nord de la capitale, qui a été construit afin de faciliter le transport des résidents arabes  dont les émeutiers ont détruit trois stations situées dans ces quartiers l’été dernier.

Le Kotel n’est pas le seul site juif que l’AP cherche à usurper dans sa proposition; elle appelle également à avoir posséder le caveau des patriarches à Hébron – où les patriarches et matriarches juifs sont enterrés (sauf Rachel) – ainsi que le Tombeau de Rachel à Bethléem , et que ces lieux soient déclarés comme partie intégrante de la Palestine.

La tentative de revendication du Tombeau de Rachel relève d’un révisionnisme musulman récent selon lequel il serait le tombeau de Bilal ibn Rabah, un compagnon de Mahomet, qui n’a jamais  mis les pieds en Israël.

Enfin, la proposition condamne la violence alléguée des juifs qui cherchent à changer le «caractère» musulman de Hébron, alors qu’il s’agit de l’ancienne ville biblique de Judée où vivaient les patriarches et matriarches juives .

« Mensonges palestiniens sont un patrimoine de l’humanité »

En réponse à la multitude d’appels à la condamnation que contient cette proposition, l’ambassadeur d’Israël auprès de l’UNESCO Carmel Shama Hacohen a accusé l’Autorité palestinienne d’alimenter l’incitation au terrorisme.

« Les Palestiniens continuent de mettre de l’huile sur le feu et l’incitation au terrorisme continue », a déclaré Shama Hacohen. « Dans mon premier discours à l’UNESCO l’année dernière j’ai prévenu les pays du monde que les fausses accusations des Palestiniens contre Israël en particulier concernant le Mont du Temple signifie jouer avec le feu. Lors de la dernière conférence de Bonn, je proposai de faire rentrer les mensonges issus de la culture palestinienne comme patrimoine culturel immatériel au patrimoine mondial de l’humanité. »

« La nouvelle proposition équivaut à jeter de l’huile sur le feu de l’incitation et de la terreur continue au lieu d’être responsable et calmer la situation vers le bas », a noté l’ambassadeur.

« Bien sûr, nous ne devons pas désespérer ou s’alarmer, car ce sont des mensonges alors que nous avons la vérité éthique, réaliste et historique pour nous, et elle triomphera. Le peuple juif et le Mur occidental sont l’une des tentatives des Palestiniens d’islamiser le mur occidental qui sont les mêmes que les tentatives d’islamiser le peuple juif. Mais même au lendemain du vote le drapeau israélien flottera encore sur le mur « .

« Nous payons un coût élevé pour notre existence dans notre pays, mais il n’y a pas de partenaire responsable en mesure de réduire ce coût dans un proche avenir, car mis à la question de leur droit à d’avoir un Etat, leur conduite est critiquable. Leur capacité à agir en tant que pays responsable est loin d’être acquise, et cela représente le constat le plus triste de la conduite de l’Autorité palestinienne à l’UNESCO « , a-t-elle conclu.

Ari Yashar – Aroutz7 traduction JForuVoir edemême:

Voir de même:

Rachel’s Tomb, a Jewish Holy Place, Was Never a Mosque

Nadav Shragai
JCPA
November 8, 2010

No. 580 

  • UNESCO has declared that Rachel’s Tomb near Jerusalem is the Bilal ibn Rabah mosque – endorsing a Palestinian claim that first surfaced only in 1996 and which ignores centuries of Muslim tradition.
  • As opposed to the Temple Mount and the Cave of the Patriarchs which also serve as the location of mosques, Rachel’s Tomb never served as a mosque for the Muslims. The Muslim connection to the site derives from its relation to Rachel and has no connection to Bilal ibn Rabah, Mohammed’s first muezzin.
  • Rachel’s Tomb, located some 460 meters south of Jerusalem’s municipal boundary, has been identified for over 1,700 years as the grave of the Jewish matriarch Rachel. Many generations of Jews have visited the place for prayer. The depiction of Rachel’s Tomb has appeared in thousands of Jewish religious books, paintings, photographs, stamps, and works of art.
  • There is a Muslim cemetery on three sides of the compound mainly belonging to the Bedouin Taamra tribe, which began burying its dead at the site due to its proximity to a holy personality. Members of the Taamra tribe harassed Jews visiting the tomb and collected extortion money to enable them to visit the site. With this background, Moses Montefiore obtained a permit from the Turks to build another room adjacent to Rachel’s Tomb in 1841 to keep the Muslims away from the room of the grave and to help protect the Jews at the site.
  • Jewish caretakers managed the site from 1841 until it fell into Jordanian hands in 1948. In contravention of the armistice agreement, Jordan prevented Jews from accessing the site during all the years of its rule (1948-1967). On October 19, 2010, the anniversary of her death, some 100,000 Jews visited Rachel’s Tomb.
  • In 1830 the Turks issued the firman that gave legal force to Rachel’s Tomb being recognized as a Jewish holy site. The governor of Damascus sent a written order to the Mufti of Jerusalem to fulfill the Sultan’s order: “the tomb of esteemed Rachel, the mother of our Lord Joseph…they (the Jews) are accustomed to visit it from ancient days; and no one is permitted to prevent them or oppose them (from doing) this.”
  • Ironically, Turkish Prime Minister Erdogan, whose government has been described as “neo-Ottoman” in outlook, told the Saudi paper al-Watan (March 7, 2010) that the Cave of the Patriarchs and Rachel’s Tomb “were not and never will be Jewish sites, but Islamic sites.”

On October 21, 2010, UNESCO (the UN Educational, Scientific, and Cultural Organization) declared that Rachel’s Tomb near Jerusalem is the Bilal ibn Rabah mosque – endorsing a Palestinian claim that first surfaced only in 1996 and which ignores centuries of Muslim tradition.

In a series of decisions condemning Israel, the UNESCO board called upon the government of Israel to rescind its decision in February to include Rachel’s Tomb and the Cave of the Patriarchs in Hebron on Israel’s official list of national heritage sites. The sharp protests by Israeli Ambassador to UNESCO Nimrod Barkan to the UN body’s decision were expunged from the record by the chairman of the session, the Russian representative, on the pretext that they were too aggressive.1

A scrupulous examination of testimonies and historical sources demonstrates that defining Rachel’s Tomb as a mosque does an injustice to historical facts and traditions anchored in both Muslim documents and Jewish sources, and constitutes distortion, bias, and deception. As opposed to the Temple Mount and the Cave of the Patriarchs which also serve as the location of mosques, Rachel’s Tomb never served as a mosque for the Muslims. The Muslim connection to the site derives from its relation to Rachel and has no connection to Bilal ibn Rabah, Mohammed’s first muezzin.

Rachel’s Tomb – A Jewish Holy Site

Rachel’s Tomb is located on the northern outskirts of Bethlehem some 460 meters south of Jerusalem’s municipal boundary. The site has been identified for over 1,700 years as the grave of the Jewish matriarch Rachel. The copious literature of Jewish, Christian, and Muslim pilgrims identifies and documents the spot as the place where Rachel is buried.2

Many generations of Jews have visited the place for prayer, requests, and entreaties. The site has become a sort of Wailing Wall to which Jews come to pour out their hearts and share their troubles and requests with the beloved matriarch, hoping to find solace and healing. Jewish tradition attributes unique and wondrous qualities to Rachel’s tears,3 and visitors to her grave ask her to cry and pray on their behalf.

According to the Book of Genesis (ch. 35), Rachel died when she gave birth to Benjamin: “And Rachel died, and was buried on the way to Ephrath, which is Bethlehem.” In Jewish tradition, her tears have been identified by authors, poets, and biblical commentators with almost every disaster that befell the Jewish people.4

Over hundreds of years, visitors to her grave have established the tie between Rachel and her burial place. “The house with the dome and the olive tree” became a Jewish symbol.5 An additional room that was attached to the original structure by Sir Moses Montefiore in 1841 has only enhanced the link. The depiction of Rachel’s Tomb has appeared in thousands of Jewish religious books, paintings, photographs, stamps, and works of art.

Yet anyone visiting the site today will find it difficult to identify the image known to generations of Jews. The small, domed structure now sits within an armored concrete sleeve containing firing positions and defensive fortifications, and covered with camouflage netting. At the height of the Second Intifada, the Israeli government decided on September 11, 2002, to place the sacred compound inside the area of the Israeli security barrier in the Jerusalem area.

The Muslim Link to Rachel

The Muslim link to the site derives from the figure of Rachel rather than from Bilal ibn Rabah, who is buried in Damascus. The accepted Muslim tradition which venerates Rachel identifies the site at the outskirts of Bethlehem as her grave. According to Muslim tradition, Rachel’s name comes from the word “to wander,” because she found her death on one of her wanderings and was buried on the way to Bethlehem.6 Rachel is alluded to in the Koran7 and other Muslim sources where, just as in Jewish sources, Joseph tearfully falls upon the grave of his mother, Rachel, when the caravan of his captors passes by the site.8

For hundreds of years, the shape of Rachel’s Tomb resembled the grave of a vali (a Muslim saint). The building received its distinctive shape in 1622 when the Turkish governor of Jerusalem, Mohammad Pasha, permitted the Jews to wall off the four pillars that supported the dome and for the first time Rachel’s Tomb became a closed building.9 This was allowed by the Turkish governor to prevent Arab shepherds from grazing their flocks at the site.10 Yet according to one report, an English traveler claims this was done “to make access to it more difficult for the Jews.”11

For centuries, Rachel’s Tomb was considered only a Jewish holy place. The sixteenth-century Arab historian Mujir al-Din regarded Rachel’s Tomb as a Jewish holy place.12 Beginning in 1841, the keys to the place were deposited exclusively with Jewish caretakers who managed the site until it fell into Jordanian hands in 1948.13 In contravention of the armistice agreement, Jordan prevented Jews from accessing the site during all the years of its rule (1948-1967).14 Following the Six-Day War, Jews returned to Rachel’s Tomb, with millions of Jews from around the world having visited the site. According to Jewish tradition, Rachel died on the 11th day of the Hebrew month of Heshvan (October 19); in 2010, some 100,000 Jews visited Rachel’s Tomb on that day.15

The Harassment of Jews at Rachel’s Tomb

For many centuries, Jews were compelled to pay protection money and ransom to the Arabs who lived in the area so they wouldn’t harm Rachel’s Tomb and the Jews who visited it. In 1796, Rabbi Moshe Yerushalmi, an Ashkenazi Jew from central Europe who immigrated to Israel, related that a non-Jew sits at Rachel’s Tomb and collects money from Jews seeking to visit the site.16 Other sources attest to Jews who paid taxes, levies, and presented gifts to the Arab residents of the region.

Dr. Ludwig August Frankl of Vienna, a poet and author, related that the Sephardi community in Jerusalem was compelled to pay 5,000 piastres to an Arab from Bethlehem at the start of the nineteenth century for the right to visit Rachel’s Tomb.17 Other testimonies relate that in order to prevent damage to Rachel’s Tomb, payment was transferred to Bedouin members of the Taamra tribe who lived in the region, who had also begun to bury their dead near the tomb during that era.18 There is a Muslim cemetery on three sides of the compound that mainly belongs to the Taamra tribe and the entire attitude of the Muslims to Rachel’s Tomb derives to a large extent from this tribe, which began burying its dead at the site during the eighteenth and nineteenth centuries due to its proximity to Rachel’s Tomb. The origins of the practice, as the Land of Israel researcher Eli Schiller writes, is the popular Muslim belief that “the closer that the deceased is buried to the tomb of a sainted personality, the greater will be his rewards in the world to come.”19

Taxes were also collected from the Sephardi Jewish community in Jerusalem to pay the authorities for various “rights,” such as passage to the Western Wall, passage of funerals to the Mount of Olives, and for the protection of gravestones there, as well as payment to the Arabs of Bethlehem for safeguarding Rachel’s Tomb.20

One of the scribes who managed the accounts of the Sephardi Kolel during the eighteenth century reported on the protection money that the Jewish community at that time had to transfer to the “non-Jews and lords of the lands who are called toeffendis…(15,000) Turkish grush…and these are the people who patrol the ways of Jaffa Road, Kiryat Yearim, the people of the Rama, the site of Samuel the Prophet, the people of Nablus Road, the people of the Efrat Road, the tomb of our matriarch Rachel…so they would not come to grave-robbing, heaven forbid. And sometimes they complain to us that we have fallen behind on their routine payments and they come scrabbling on the gravestones in the dead of night, and they did their things in stealth because their home is there. Therefore, we are compelled against our will to propitiate them.”21

Rabbi David d’Beth Hillel, a resident of Vilna who visited Syria and the Land of Israel in 1824, testified about a Muslim cemetery in the region of Rachel’s Tomb. “No person is living there, but there was a cemetery. On the opposite hill there is a village whose residents are Arabs and they are most evil. A stranger who comes to visit Rachel’s Tomb is robbed by them.”22

In 1856, fifteen years after Montefiore had built another room to Rachel’s Tomb, James Finn, the British consul who served in Palestine during the days of Turkish rule, spoke about the payments that the Jews were forced to pay to Muslim extortionists at some holy places including Rachel’s Tomb: “300 lira per annum to the effendi whose house is adjacent to the site of crying” (the Western Wall) for the right to pray there and “100 lira a year to the Taamra Arabs for not wrecking Rachel’s Tomb near Bethlehem.”23

Jews Expand Rachel’s Tomb in 1841 to Prevent Muslim Violence and Strengthen the Jewish Presence at the Site 

In 1841 Moses Montefiore obtained a license from the Turkish authorities to refurbish Rachel’s Tomb and add another room to it, which changed its appearance and improved its formerly neglected status. A door to the domed room was installed and keys were given to two Jewish caretakers, one Sephardi and the other Ashkenazi. Fourteen years previously, an official of the Sephardi Kolelim (religious study centers) in Jerusalem, Avraham Behar Avraham, laid the groundwork for Montefiore’s activity at Rachel’s Tomb when he obtained recognition from the Turkish authorities for the status and rights of Jews at the site. This was, in practice, the original firman (royal decree)24 issued by the Ottoman authorities in Turkey recognizing Jewish rights at Rachel’s Tomb.

The firman was necessary since the Muslims disputed ownership by the Jews of Rachel’s Tomb and even tried by brute force to prevent Jewish visits to the site. From time to time Jews were robbed or beaten by Arab residents of the vicinity, and even the protection money that was paid did not always prevail. Avraham Behar Avraham approached the authorities in Istanbul on this matter and in 1830 the Turks issued the firman that gave legal force to Rachel’s Tomb being recognized as a Jewish holy site.25 Additionally, the governor of Damascus sent a written order to the Mufti of Jerusalem to fulfill the Sultan’s order.

This is our order to you: (the following matter) was submitted to us by the subject of our order, the sage representative of honored Jerusalem’s Jewry and his translator that the tomb of esteemed Rachel, the mother of our Lord Joseph…they (the Jews) are accustomed to visit it from ancient days; and no one is permitted to prevent them or oppose them (from doing) this….It turned out that at this holy site, they have been visiting since ancient times, without any person preventing them or trespassing on their property and they (have it) as was their custom. In accordance with the respected judgment, I order that our commandment be issued to you so you will treat them accordingly without addition or without subtraction, without hindrance and without opposition to them by anyone in any way whatsoever  – written August 10, 1830.26

An additional firman from April 1831, eight months later, determined inter alia:27

To inform and demonstrate to all interested parties and the appointed officials, the right of the Jews who are residents of holy Jerusalem to visit the grave of Rachel, the mother of the Prophet Joseph, peace be upon him, without hindrance….The deputy translator and other public functionaries, members of the Jewish community of Jerusalem, approached me with many requests regarding the tomb of Rachel, may peace be upon her, the mother of the Prophet Joseph, peace be upon him, and it is known that this grave is located outside the city of Jerusalem opposite the town of Bethlehem, on the highway…and that since ancient times the Jews have tended to visit this holy grave without anybody preventing them from doing so, as an inviolable law. And now people have emerged who have begun to hinder them, although as aforesaid and as proven the Jews have a right to visit the grave according to the Sultan’s order. Hence I approach his honor the governor, may he be exalted, reminding him of the contents of the existing order. I also order him to attempt to remove the obstacles from the Jews, residents of Holy Jerusalem and others, so they can visit the aforementioned holy grave unhindered. Rendered in Istanbul at the end of the month of Shawwal in the year 1246 to the Hejira. Signed: The Sublime Porte.

Ironically, Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan, whose government has been described as “neo-Ottoman” in outlook, told the Saudi paper al-Wattan (March 7, 2010) that the Cave of the Patriarchs and Rachel’s Tomb “were not and never will be Jewish sites, but Islamic sites.”28

The two firmans were preserved in the archives of the Sephardic Community Committee in Jerusalem. In 1910 they were transferred to Pinhas Grayevsky, one of Jerusalem’s most important researchers, who published them 22 years later. They were also published in Miginzei Kedem, a more scientific publication.29

Montefiore received the permit for building an additional room attached to the existing structure from the Sublime Porte in Constantinople. The permit, bearing the seal of the Sublime Porte, resided for many years in the museum named after Sir Isaac and Lady Edith Wolfson at Hechal Shlomo in Jerusalem. Many saw it, but it was lost and quite possibly stolen.30

We have no details regarding the conversations of Montefiore with the Turkish authorities on this topic. Nevertheless, one can assume that Montefiore arrived at an informal arrangement with the authorities on a modus for dividing the rights to use the additional room, the room that leans on the older structure from the south.

We can find support for this in the mihrab – a niche symbolizing the direction of prayer to Mecca that was built in the new room.31 Subsequently, Muslim dead were purified in this room on occasion.32Yehuda Burla, the son of Yehoshua Burla, the caretaker of Rachel’s Tomb, and his wife Miriam recount in their memoirs that the additional room was built so the Muslims would keep their hands off of the room marking the grave itself.33 The Jews who came to Rachel’s Tomb also used this room either as a waiting room or as a prayer room, especially on those days when a large public had gathered at Rachel’s Tomb.34 In practice, in any event, presumptive ownership at the location was Jewish. Shlomo Freiman, the last Ashkenazi caretaker of Rachel’s Tomb, documents in his diary the friction with the Muslims who from time to time attempted to purify their dead in the additional room until they desisted from the practice in return for a sizable amount of money.35

Here, for example, is one of Freiman’s descriptions from his diaries:

The 18th day of Sivan 5705: On Wednesday they brought a slain person from Bethlehem. We suffered greatly. They spent around two hours in the outer room and fought among themselves regarding revenge….The sheiks said that one had to wait three more days and the others claimed that it was a pity to wait. The grave was closed until they quitted the place.

Elul 5706: Most of the (Muslim) dead do not enter inside (the anteroom). Only in isolated cases where they bring a slain person from Jerusalem, or a dead person from the hospital, and have not managed to pray at the spot, they bring the dead body into the corridor and pray. Many times they bring the dead deliberately in order to disturb the prayers, for they as well recite a long prayer. Many times they sit for hours upon hours without disturbance….I think that one has to correct this distortion and must not allow them to do as they want. Yesterday I felt that they were afraid. They saw many Jews, so they didn’t bring the dead person inside.

How Rachel’s Tomb Was Islamicized and Became the Bilal Ibn Rabah Mosque 

Between 1993 and 1995, Palestinian groups committed terror and suicide attacks that killed 80 Israelis. In February 1996, the Israel Defense Forces feared that Rachel’s Tomb would furnish a convenient target for an attack of this sort, as it was situated on the main highway connecting Jerusalem and Hebron, with heavy Jewish and Arab traffic. Demonstrations of a nationalist Palestinian character erupted at Rachel’s Tomb as Muslims began to raise the argument that the site involved “Islamic soil.”36

At the end of September 1996 the “Western Wall Tunnel Riots” broke out. After the attack on Joseph’s Tomb in Nablus and its fall to the Palestinians, hundreds of Arab residents from Bethlehem and the Aida refugee camp attacked Rachel’s Tomb. They set on fire the scaffolding that was erected around the tomb as part of fortification work at the site and tried to break into the compound. Marching at their head was Muhammad Rashad al-Jabari, the Governor of Bethlehem, an appointee of the Palestinian Authority. The IDF dispersed the demonstrators with gunfire and stun grenades. Scores were wounded, including Kifah Barakat, the commander of Force 17, the presidential guard force of Palestinian Authority Chairman Yasser Arafat.37

With the outbreak of the Second Intifada in 2000, Palestinians again attacked Rachel’s Tomb, and for 41 days Jews were prevented from visiting the site due to shooting incidents.38

The Muslims also escalated their rhetoric. They stopped calling the site “Rachel’s Dome,” as they had done for hundreds of years, and began calling it the mosque of Bilal ibn Rabah.39 The Muslim religious authorities (wakf) first began to employ this name in 1996, and it eventually took root in Palestinian national discourse.

Bilal ibn Rabah, an Ethiopian by origin, is known in Islamic history as a black slave who served the household of the prophet Mohammed as the person in charge of calling the Muslims to prayer five times a day – the first muezzin.40 Upon the death of Mohammed he went to fight the wars of Islam in Syria, was killed there in 642 CE, and was buried in Damascus.41 The Palestinian Authority raised the argument that, according to Islamic tradition, the Islamic conquerors of the country called the mosque that was established at Rachel’s Tomb after Bilal ibn Rabah.

Yet the Palestinian argument ignores the presumptive ownership that the Jews acquired at the site for many hundreds of years and from the firmans that the Ottoman authorities issued awarding Rachel’s Tomb to the Jews at the beginning of the nineteenth century.42

The Palestinian arguments ignore even the accepted Muslim tradition that venerates Rachel and identifies the site as her burial place. Professor Yehoshua Porat termed the claim of a mosque at Rachel’s Tomb as mendacious. He noted that the place was known in Arabic as “Rachel’s Dome, a Jewish place of worship.”43

For many years in official publications of Palestinian national bodies, there was no reference to any other name for the site, including in the Palestinian Lexicon issued by the Arab League and the PLO in 1984, or in the Al-mawsu’ah al-filastiniyah published in Italy by the Palestinian Encyclopedia organization after 1996. The book Palestine the Holy Land simply relates that “At the northern entrance to the city the Tomb of Rachel appears, the mother of the matriarchs, who died while giving life to Benjamin.”44 The book The West Bank and Gaza – Palestine also fails to mention the location of Rachel’s Tomb as a mosque.45 Despite this, the Deputy Minister of Religious Trusts and Religious Affairs in the Palestinian Authority defined Rachel’s Tomb as an Islamic site.46

On Yom Kippur 2000, six days after the IDF retreated from Joseph’s Tomb in Nablus, the official PLO newspaper Al-Hayat al-Jadida published an article indicating Rachel’s Tomb as the next Palestinian target. “Bethlehem – Rachel’s Tomb or the Mosque of Bilal ibn Rabah is one of the stakes that the occupation government and the Zionist movement drove into most of the Palestinian cities….This grave is spurious and was originally a Muslim mosque.”47 During the Second Intifada, Rachel’s Tomb was attacked by gunfire both from the direction of the Aida refugee camp between Beit Jalla and Bethlehem, as well as from the rooftops of houses to the west, south and east. Palestinian Authority forces, who were presumably in charge of preserving order and should have prevented violence, not only did not prevent it but took an active part in the fighting.

At one point, 50 Jews found themselves besieged at Rachel’s Tomb while a gun battle between the IDF and Palestinian Authority forces was taking place around them.48 On April 2, 2002, the IDF returned to Bethlehem in the framework of Operation Defensive Shield and remained there for a protracted time. At the outset, the IDF besieged wanted terrorists holed up in the Church of the Nativity in Bethlehem not far from Rachel’s Tomb. Violence continued sporadically in the following years as well. A bomb was thrown at Rachel’s Tomb on April 10, 2005, and another on December 27, 2006, while on February 10, 2007, scores of Palestinians attacked the site with rocks.49 Israel’s High Court of Justice has recognized the clear security need of defending this holy site. On February 3, 2005, it rejected petitions by Palestinians who wanted to change the route of the security barrier near Rachel’s Tomb, ruling that the current location of the barrier preserved the balance between freedom of religion and the local residents’ freedom of movement.50

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Notes

1. Report by Gideon Kutz, Israel Radio, October 29, 2010.

2. For more documentation, see Avraham Yaari, Jewish Pilgrims’ Journeys to the Land of Israel  (Gazit, 1946) (Hebrew); Zeev Vilnai, Sacred Tombstones in the Land of Israel (Rav Kook Institute, 1963) (Hebrew); Michael Ish Shalom, Christian Pilgrimages to the Land of Israel (Am Oved, 1979) (Hebrew); Natan Shor, “The Jewish Settlement in Jerusalem according to Franciscan Chronicles and Travelers’ Letters” (Yad Ben-Tzvi, 1979) (Hebrew); Eli Schiller, The Tomb of Rachel (Ariel, 1977) (Hebrew). For a summary of these and other sources, see Nadav Shragai, At the Crossroads, The Story of the Tomb of Rachel, Part I, 1700 Years of Testimony (Jerusalem Studies, 2005) (Hebrew).

3. See the summary in Gilad Messing, And You Were Better than Us All (Private Publication, 2001) (Hebrew), pp. 161-4.

4. See, for example, Shragai, At the Crossroads, pp. 163-5.

5. Ibid., p. 14.

6. Eli Schiller, The Tomb of Rachel, p. 18.

7. Ibid.

8. Ibid.

9. Mendel Reicher, The Gates of Jerusalem (Warsaw, 5639), p. 40, Entry: Bethlehem.

10. See Mordechai Ha’Kohen, The Holy Places in the Land of Israel (Ministry of Religious Affairs, 1971) (Hebrew), p. 33.

11. Shor, p. 413, cites the words of the English traveler Richard Pocock and writes: “in speaking about Rachel’s Tomb he says, the Turks closed the spaces between the arches in order to make access to it more difficult for the Jews.”

12. Shmuel Berkowitz, The Wars of the Holy Places (Jerusalem Institute for Israeli Studies and Hed Artzi, 2000), p. 301.

13. Shragai, At the Crossroads, pp. 65-76.

14. See Nadav Shragai, “The Palestinian Authority and the Jewish Holy Sites in the West Bank: Rachel’s Tomb as a Test Case” November 14, 2007

15.  Data from the Authority for the Holy Places.

16. Yaari, Jewish Pilgrims’ Journeys to the Land of Israel, p. 450.

17. Shoshana Halevi, Affairs at the Beginning of the Yishuv’s History (1989) (Hebrew), p. 71.

18. S. Avitzur, Daily Life in the Land of Israel in the 19th Century (Am Ha’Sefer, 1972) (Hebrew), p. 108.

19. Schiller, The Tomb of Rachel.

20. Yehoshua Kaniel, In Transition, Selected Articles (Yad Yitzhak Ben Zvi, 2000) (Hebrew), p. 29. For details, see Yehoshua Ben Hananiah, “Taxes and Burial Pangs in Jerusalem,” Yerushalayim[n.d.], pp. 43-46, and Meir Benayahu “More on Burial Taxes in Jerusalem,” ibid., pp. 47-49.

21. Avraham Ben Yaakov, Jerusalem between the Walls: a History of the Meyuhas Family (Reuven Maas, 1977) (Hebrew), pp. 60-70.

22. Yaari, pp. 508-9.

23. Ish Shalom, p. 635.

24. A firman was an official order by the governor in the oriental countries. In this case it was a letter on behalf of the central government in Constantinople bestowing authorization and rights.

25. The firmans that were found in the Sephardic Community Committee and subsequently published bear the dates 1830 and 1831. They were received after an agreement in principle obtained in 1827 by Avraham Behar Avraham to award a firman.

26. Malachi Ha’Doar XXVI (5707), Issue 38, pp. 1170-1171; Meir Benayahu “Five Years that Turned Jerusalem into Bedlam,” in Asufot (Yad Harav Nissim, 5752) (Hebrew), pp. 250ff.

27. Miginzei KedemDocuments and Sources from the Writings of Pinhas Grayevsky, ed. Yitzhak Beck (Yad Yitzhak Ben-Tzvi, 1977) (Hebrew), pp. 33-34.

28. “Rachel’s Tomb Was Never Jewish,” Jerusalem Post, March 7, 2010, http://www.jpost.com/MiddleEast/Article.aspx?id=170394.

29. Miginzei Kedem, pp. 30-32.

30. Dov Genachowski, the author and journalist who studied this document when it was still preserved at the Wolfson Museum, told me that it was signed by the Sublime Porte. A search conducted by museum personnel for the documents in October 2003 did not turn up anything. Genachowski also saw the accompanying letter of Montefiore’s secretary, Eliezer Halevi, beseeching Jerusalem’s rabbis in Montefiore’s name not to commemorate his name because of the site’s refurbishing and the construction of the additional room. A copy of this letter is preserved with Genachowski.

31. The mihrab was installed in the southern wall to the right of the window and was concealed after 1967. Details on this matter are included in a letter from Shmuel Hamburger, the Coordinator of Religious Affairs in the Judea and Samaria Civil Administration, to Minister of Religious Affairs Rabbi Yitzhak Cohen, dated November 15, 1999.

32. Details on this matter are included in the Rachel’s Tomb diaries of Shlomo Freiman, the caretaker of Rachel’s Tomb between the years 1918-1948. Photocopies from its pages are in the author’s possession, as well as in the explanations by Yitzhak Ben Zvi, the second president of the State of Israel, that are included in a letter dated November 22, 1961, after information was received that the Jordanians were desecrating Rachel’s Tomb, State Archives Het Tzadi 2963/2. Eli Schiller informs that the purification of the dead at the site was stopped just before the War of Independence in return for a substantial bribe. Miriam Burla also divulges this in her memoirs.

33. Miriam Burla’s Memoirs, photo of a printout in the author’s possession.

34. Freiman Diaries.

35. This emerges from a study of the Freiman Diaries.

36. Danny Rubinstein, “Bethlehem Does Not Want to Be Berlin,” Ha’aretz, February 16, 1996.

37. Shragai, At the Crossroads, p. 216.

38. Ibid., p. 229.

39. Ibid., pp. 230-231.

40. Danny Rubinstein, “The Slave and the Mother,” Ha’aretz, October 9, 1996, and a private conversation with Orientalist Yoni Dehoah-Halevi.

41. Ibid.

42. Shragai, At the Crossroads, pp. 48-52; Miginzei Kedem, pp. 30-32.

43. Yehoshua Porat, “Two Graves, Two Worlds,” from an issue of Maariv from that period.

44. The book was published by PACDAR with an introduction by Yasser Arafat.

45. Islam adopted a similar fable regarding the Western Wall. Further information can be found in Dr. Berkowitz’ book. He found that until the eleventh century Muslim scholars disagreed as to where the prophet Muhammad had tethered al-Buraq, his winged horse, after he had landed following his celestial night ride from Mecca. Some identified the place as the southern wall of the Temple Mount, others as the eastern wall, but none of them suggested any connection to the western wall, sacred to Judaism. The claim was only raised after the “Wall conflict” broke out between Jews and Muslims before the 1929 riots.

46. Shragai, At the Crossroads, p. 233.

47. Al-Hayat al-Jadida, October 8, 2000.

48. Shragai, At the Crossroads, p. 242.

49. From newspaper chronicles and reports on Israeli websites based on the IDF Spokesperson’s Office.

50.  From the High Court of Justice decision on this matter.

*     *     *

Nadav Shragai, author of At the Crossroads, the Story of Rachel’s Tomb (2005), is a senior researcher at the Jerusalem Center for Public Affairs. His recent publications include Demography, Geopolitics, and the Future of Israel’s Capital: Jerusalem’s Proposed Master Plan (2010); Jerusalem: The Dangers of Division, An Alternative to Separation from the Arab Neighborhoods (2008); “Protecting the Continuity of Israel: The E-1 Area and the Link Between Jerusalem and Maale Adumim” (2009); “The U.S.-Israeli Dispute Over Building in Jerusalem: The Sheikh Jarrah-Simon HaTzadik Neighborhood” (2009); and “The Mount of Olives in Jerusalem: Why Continued Israeli Control is Vital” (2009). His books include: The Mount of Foundation, The Struggle for the Temple Mount, Jews and Muslims, Religion and Politics Since 1967 (1995); and the essay: “Jerusalem Is Not the Problem, It Is the Solution,” in Mr. Prime Minister: Jerusalem (2005). He served as a journalist and commentator at Ha’aretz between 1983 and 2009, and has documented the dispute over Jerusalem for 30 years.

Appendix:

Turkish Prime Minister Erdogan Contradicts Ottoman Sultan on Rachel’s TombTurkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan, whose government has been described as “neo-Ottoman” in outlook, told the Saudi paper Al Wattan (March 7, 2010) that the Cave of the Patriarchs and Rachel’s Tomb “were not and never will be Jewish sites, but Islamic sites.”

Yet Erdogan’s statement contradicts firmans (deeds of rights) issued by the Ottoman authorities in Turkey recognizing Jewish rights at Rachel’s Tomb.

In 1827 the Turks issued the firman that gave legal force to the Jewish presumption of ownership at the site. Additionally, the governor of Damascus sent a written order to the Mufti of Jerusalem to fulfill the Sultan’s order.

This is our order to you: (the following matter) was submitted to us by the subject of our order, the sage representative of honored Jerusalem’s Jewry and his translator that the tomb of esteemed Rachel, the mother of our Lord Joseph…they (the Jews) are accustomed to visit it from ancient days; and no one is permitted to prevent them or oppose them (from doing) this….It turned out that at this holy site, they have been visiting since ancient times, without any person preventing them or trespassing on their property and they (have it) as was their custom. In accordance with the respected judgment, I order that our commandment be issued to you so you will treat them accordingly without addition or without subtraction, without hindrance and without opposition to them by anyone in any way whatsoever  – written August 10, 1830.

An additional firman from April 1831, eight months later, determined inter alia:

To inform and demonstrate to all interested parties and the appointed officials, the right of the Jews who are residents of holy Jerusalem to visit the grave of Rachel, the mother of the Prophet Joseph, peace be upon him, without hindrance….The deputy translator and other public functionaries, members of the Jewish community of Jerusalem, approached me with many requests regarding the tomb of Rachel, may peace be upon her, the mother of the Prophet Joseph, peace be upon him, and it is known that this grave is located outside the city of Jerusalem opposite the town of Bethlehem, on the highway…and that since ancient times the Jews have tended to visit this holy grave without anybody preventing them from doing so, as an inviolable law. And now people have emerged who have begun to hinder them, although as aforesaid and as proven the Jews have a right to visit the grave according to the sultan’s order. Hence I approach his honor the governor, may he be exalted, reminding him of the contents of the existing order. I also order him to attempt to remove the obstacles from the Jews, residents of Holy Jerusalem and others, so they can visit the aforementioned holy grave unhindered. Rendered in Istanbul at the end of the month of Shawwal in the year 1246 to the Hejira. Signed: The Sublime Porte.

About Nadav Shragai:

Nadav Shragai is the author of The « Al-Aksa Is in Danger » Libel: The History of a Lie and the ebook Jerusalem: Correcting the International Discourse – How the West Gets Jerusalem Wrong. He was a reporter for Ha’aretz in 1983-2010 and currently writes for Israel Hayom.

Voir par ailleurs:

Mufti Advised Hitler on Holocaust, Says Middle East Forum Scholar
Middle East Forum

October 21, 2015

Noted Middle East Forum scholar Dr. Wolfgang G. Schwanitz responds to criticism of Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu. Schwanitz, a leading expert on ties between Nazis and Islamists, says al-Hajj Amin al-Husaini was instrumental in the decision to exterminate the Jews of Europe.

« The Mufti of Jerusalem al-Hajj Amin al-Husaini was a war criminal whose collaboration with Adolf Hitler played a key role in the Holocaust, » says noted Middle East Forum scholar Dr. Wolfgang G. Schwanitz.

Philadelphia, PA – Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu has drawn criticism for comments about the role of al-Hajj Amin al-Husaini, the Grand Mufti of Jerusalem, in conceiving and perpetrating the Holocaust. Indeed, leading Nazi aides testified that al-Husaini was one of the instigators of the genocide. In his Damascus memoirs, the mufti admitted how he advised Hitler and other leading Nazis, and that he acquired full knowledge of the ongoing mass murder.

Middle East Forum scholar, historian, and author Wolfgang G. Schwanitz added, « It is a historical fact that the Grand Mufti of Jerusalem al-Hajj Amin al-Husaini was an accomplice whose collaboration with Adolf Hitler played an important role in the Holocaust. He was the foremost extra-European adviser in the process to destroy the Jews of Europe. »

Although Schwanitz hadn’t previously heard the dialogue between Hitler and al-Husaini as told by Netanyahu, he says it is absurd to ignore the role played by al-Hajj Amin al-Husaini, a war criminal, in encouraging and urging Hitler and other leading Nazis to exterminate European Jewry.

According to the foremost expert on the ties between Nazis and Islamists, there is much evidence that al-Husaini’s primary goal was blocking all of the ways out of Europe. He pushed Hitler to slam the last doors of a burning house shut.

In their 2014 book Nazis, Islamists, and the Making of the Modern Middle East, published by Yale University Press, Schwanitz and co-author Barry Rubin delve into the deep ties between Hitler and the Grand Mufti:

At their meeting [on November 28, 1941, Hitler and al-Husaini] concluded the pact of Jewish genocide in Europe and the Middle East, and immediately afterward, Hitler gave the order to prepare for the Holocaust. The next day invitations went out to thirteen Nazis for the Wannsee Conference to begin organizing the logistics of this mass murder.
The highly acclaimed book also examined the Grand Mufti’s efforts to prevent Europe’s Jews from finding refuge in the land that would become Israel:

And since any European Jews let out of Europe might later go to Palestine, al-Husaini made it clear that if Hitler wanted Muslims and Arabs as allies he must close Europe’s exits to Jews. At the same time, al-Husaini and Arab rulers also told Britain that if it wanted to keep Arabs and Muslims from being enemies, it must close entrance to Palestine to all Jews. By succeeding on both fronts, al-Husaini contributed to the Holocaust doubly, directly, and from the start.

About the Middle East Forum

The Middle East Forum, a Philadelphia-based think tank, is dedicated to defining American interests in the Middle East and protecting America from Islamist threats. It achieves its goals through intellectual, activist, and philanthropic efforts. For more information, visit http://www.meforum.org.

Voir de même:

Roots of Hatred
Nazis, Islamists, and the Making of the Modern Middle East, by Barry Rubin and Wolfgang G. Schwanitz (Yale, 360 pp., $35)
David Pryce-Jones

National Review
March 10, 2014

In Islamic societies, Jews are still widely thought of as people of bad character who cannot help engaging in criminal conspiracy. Muslims are advised several times in their canonical writings and by Middle Eastern rulers that the rightful ordering of the world depends upon destroying Jews for fear Jews may destroy them. Recent times have fueled this murderous fantasy. The Jewish state is conceived as the outcome of a criminal conspiracy involving Britain and now the United States. Merely by existing, Israel turns up side down the superiority that Muslims believe is their God-given due and induces a sense of shame that must be wiped out by whatever means are available. Huge crowds assemble to shout “Death to America! Death to Israel!” They mean it.
Ayatollah Khamenei, the “Supreme Leader” in Tehran, describes Israel as “a cancerous tumor” that must be removed. One spokesman of his says that “Zionist officials cannot be called human,” while another goes further, finding “jurisprudential justification” to kill all Jews. The Turkish prime minister is not so far behind in his enmity. All over the region, imams are preaching that Jews are descendants of pigs and apes. Hamas, the Palestinian Islamist militia in Gaza, has the intention to annihilate Israel written into its foundational charter. Their Palestinian rivals on the West Bank treat as national heroes those who have killed an Israeli. Sunni Islamists fighting in Syria promise that after they have settled the score with the Shiites, it will be the turn of the Jews.

…the pathological incitement to mass murder owes more to the recent history of European politics and ideology than it does to religious faith.
Barry Rubin, who recently died at age 64, was a professor involved in the cut-and- thrust of Arab–Israeli polemics; his co-author, Wolfgang Schwanitz, is in the same field. Their new book puts the case that the pathological incitement to mass murder owes more to the recent history of European politics and ideology than it does to religious faith. A combination of accident, superstition, and misjudgment left the Arabs losers rather than winners in the two world wars, and no one among them has yet been able to devise a way to be rid of the consequences.

Early chapters of the book show things beginning to go wrong in the 19th century, with the ambition of Germany’s Kaiser Wilhelm to have an empire that rivaled imperial Britain. For the purpose, Germany was to acquire a hold over Ottoman Turkey by training its army and building its railway system. The Kaiser appeared so enthusiastic about Islam that he was rumored to have converted. Fifty-seven professorships were established in 21 universities to provide the expertise necessary if Germany was to increase its presence in the Middle East. With the onset of World War I, German strategists planned to undermine the British by appealing to Muslims everywhere to acknowledge the Ottoman sultan as their caliph and volunteer for jihad in his name. Christians, in short, were provoking Muslims to fight other Christians, leading to the disastrous slaughter and expulsion of a million or more Armenians by the Ottoman Turks. When the British paid the Arabs of Arabia to drive the Ottomans out of the Levant, Christians were provoking Muslims to fight one another. Treating Arabs with hostility, Britain inspired the nationalism that was soon to be her empire’s undoing.

One of the rising generation of Arab nationalists was Haj Amin al-Husseini (al-Husaini in Rubin and Schwanitz’s spelling). Several biographies and studies have already established the immense harm this single-minded and violent man did, above all to his own people. A well-connected Palestinian from Jerusalem, Haj Amin was a natural adventurer whose career is a genuine example of constant criminal conspiracy. As a junior officer in the Ottoman army, according to Rubin and Schwanitz, he became a paid agent of the British, recruiting about 1,500, mainly Palestinians, to fight the Otto mans. Wrongly believing him to be trustworthy, the British rigged his election to be the grand mufti of Jerusalem. This position further enabled him to accumulate enough money and power for the next step of betraying the British. In all but name, he became the dictator of Palestine.

…All over the region, imams are preaching that Jews are descendants of pigs and apes.
Between the wars, Palestinians had to decide how to handle Jews seeking to escape from Nazism to the homeland the British had promised them. From the outset, Haj Amin launched all-out confrontation that could end only with an absolute winner and an absolute loser. Any Arab disposed to compromise was murdered on his orders. Had the Jews not been obliged to mobilize in self-defense, they might have been absorbed and the Jewish state would then not have come into being.

Once in power after 1933, Adolf Hitler set about another and more intensive promotion of German interests in the Middle East. A reliable network was set up of officials, Nazi Party members with local connections of one sort or another, and intelligence agents under cover as scholars or archaeologists. Among the well-known figures were Fritz Grobba, the ambassador in Baghdad, and Paula Koch, a nurse and a spy in Aleppo. Others are more obscure but nevertheless important, for instance Willi Steffen, a Nazi as well as the head of a Christian mission who became “a key figure in planning how to make Iraq into a German client state.” In the Beirut area alone, there were 36 agents. Subsidies were paid to anyone in a position to damage British interests. Four thousand rifles and ammunition were smuggled via Saudi Arabia to the Palestinians.

On the principle that my enemy’s enemy is my friend, Haj Amin hurried to offer Hitler his allegiance. Both men hoped to benefit from making the British position in Palestine untenable, and both anticipated doing down the Jews. After encouraging the Palestinians to revolt and then participating in the fiasco of the pro-Nazi uprising in Iraq, Haj Amin fled to Berlin, where he was to spend the rest of the war. He was given a palatial house, a capital sum of 100,000 reichmarks, and a monthly income of 20,000 more. In an exchange of letters and at subsequent meetings face to face, he and Hitler assured each other of their common hatred of Britain and of the Jews. He and the leading Nazi exponents of racism and anti- Semitism, Josef Goebbels and Alfred Rosenberg, indulged in mutual admiration.

…Thoroughly researched and closely argued…
In July 1943, Heinrich Himmler confided to him that 3 million Jews had already been murdered. Adolf Eichmann was Himmler’s man in charge of the logistics of genocide, and, according to an Eichmann aide with no reason to lie, he escorted Haj Amin in person on an inspection of the killing centers of Auschwitz and Maidanek. It was entirely in keeping with Haj Amin’s conspiratorial character that he wrote secretly to the Yugoslav Communist Josip Tito, asking to be put in touch with the Soviets. He did his utmost to ensure that no Jew was spared in the Holocaust, and furthermore arranged that when the Germans won the war they would extend genocide to the Jews of the Middle East. In which case, as Haj Amin later exulted, “no trace would have been left of Zionists in Palestine and Arab areas.” In the judgment of Rubin and Schwanitz, Haj Amin was Hitler’s most important non-state ally.

Arrested after the war, he conspired with the Allies to escape trial. Returning to the Middle East, he immediately mobilized Palestinians all over again to fight the emerging state of Israel.  Obsession drove him to keep promising what he could not perform. The Muslim troops that he had been able to enroll in the German army were a mixed and untrained lot unable to back up his words with action. Drumming the Palestinians into battle against Jews determined to do or die, he made certain that they, and then other Arabs as well, were absolute losers. Hitler had similarly misled and abused the German people.

In common with Haj Amin, innumerable Arabs had concluded that Hitler would and should win the war. Two final chapters are devoted to the fallout of this wishful mistake. Germans compromised by their Nazi past took refuge in Arab countries. Among them were Walter Rauff and Alois Brunner, two of the more sinister practitioners of genocide. Fugitive and unrepentant Nazis were saying what many in the Middle East wanted to hear, namely that dictatorship is better than democracy and that it is only right and proper to kill Jews. Rubin and Schwanitz take care to make a necessary distinction: Haj Amin and his successors and imitators are not themselves actual Nazis, but the process of interaction led them to adopt whatever they found congenial in that inhuman ideology.

…Muslims in the grip of murderous fantasy should take the indispensable first step by looking at the big historical picture and doing some serious rethinking.
Thoroughly researched and closely argued, this book exposes the reality that the selfsame follies and crimes that wrecked the continent of Europe are now wrecking the Muslim Middle East. The stalemate will endure until rationality ultimately breaks through primitive misrepresentation. Rubin and Schwanitz are suggesting that Muslims in the grip of murderous fantasy should take the indispensable first step by looking at the big historical picture and doing some serious rethinking.

Voir aussi:

FALL 2014 • VOLUME 21: NUMBER 4
Nazis, Islamists, and the Making of the Modern Middle East.
Barry Rubin and Wolfgang G. Schwanitz
New Haven: Yale University Press, 2014. 340 pp. $35

Reviewed by Lionel Gossman
Princeton University
Middle East Quarterly
Fall 2014

With Islamist groups taking advantage of uprisings across the Middle East, notably in Egypt, where the Muslim Brotherhood succeeded for a time in gaining power and is still widely viewed as the democratically elected government of Egypt, the publication of this richly researched book, a joint production of two leading Middle East scholars, could not be timelier. While many analysts ascribe the so-called « Arab Spring » to a yearning for democracy, Rubin and Schwanitz remind us of a deep and abiding connection between radical Islamism and imperial, then later, Nazi Germany.

It was Kaiser Wilhelm II who first set the template in his cynical World War I strategy of fomenting jihad among Muslim subjects in British, French, and Russian territories in the Near East and North Africa. One side-effect of this strategy was German complicity in the Armenian massacres, which could well have served as a model for Hitler’s treatment of the Jews.

Most of the book is devoted to demonstrating the close collaboration between National Socialism and Islamism, based on a common deployment of racism, nationalism, religious bigotry, and intolerance. Begun before World War II, this collaboration continued for decades after the Nazi defeat with the help of numerous war criminals who found refuge in Arab lands. The key figure in this dark saga was the British-installed Grand Mufti of Jerusalem, Hajj Amin Husseini, an eager associate of Hitler, and just as viciously anti-Semitic.

The authors contend that Husseini was himself partly responsible for the Holocaust. It was almost immediately after his meeting with Hitler on November 28, 1941, at which time the Palestinian leader demanded and received the cessation of all Jewish emigration to Palestine in exchange for Muslim support for the Axis, that Hitler convoked the Wannsee Conference. Having closed the door on the last possible escape route for the Jews, genocide became the « final solution. »

The authors’ essential thesis is that, without Husseini’s influence, more moderate Arab voices might have prevailed over radicalism, and « there might have been other options » to war in 1948: « Once al-Husaini was allowed to re-establish himself as unchallengeable leader of the Palestinian Arabs, this ensured that no compromise or two-state solution would be considered, while making certain that Arab leaders would be intimidated and driven to war. Al-Husaini’s and the radical legacy have continued to dominate the Palestinian national and the Islamist global movement down to the present day. »

The failure of Husseini’s plan to expunge all Jews from Palestine led him to adapt the hitherto rejected notion of partition to his own ends. The two-stage strategy—essentially gaining a foothold in the West Bank and Gaza and using this land as a base for destroying Israel—was crafted by Husseini and passed along to his protégé Yasser Arafat.

Rubin and Schwanitz offer a compelling and somber insight into Islamism that must be taken into account when reflecting on the problems of the Middle East today, not least by thoughtful and open-minded Muslims. Sadly, Rubin did not see the finished product of collaboration with Schwanitz. He died just as their book was coming off the presses.

 Voir également:

The truth about Jerusalem’s grand mufti, Hitler and the Holocaust
Abraham Cooper and Harold Brackman

Simon Wiesenthal Center

Oct. 21, 2015

Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu went too far in recent comments that Nazi collaborator Haj Amin al-Husseini, the Grand Mufti of Jerusalem before and during World War II, played a “central role in fomenting the Final Solution” by trying to convince Hitler to destroy the Jews during a 1941 meeting in Berlin. But Netanyahu was right on when he emphasized the Mufti’s Holocaust complicity and activities before, during, and after the war when the Mufti lied about alleged Jewish intentions to expel Muslim and Islam from Jerusalem’s Temple Mount—the same lie that Palestinian Authority President Mahmoud Abbas repeats today in support of the current “knife Intifada.”

Netanyahu said: “Hitler didn’t want to exterminate the Jews at the time, he wanted to expel the Jews.  « And Haj Amin al-Husseini went to Hitler and said, ‘If you expel them, they’ll all come here.’ ‘So what should I do with them?’ he asked. He said, ‘Burn them’.”

Netanyahu’s quotation of the Grand Mufti is word-for-word accurate, but it is not true that the Fuhrer needed the advice of Islam’s leading anti-Jewish fanatic to implement the Final Solution. That was his dream as far back as 1919 as a letter that he authored and signed now on display at the Simon Wiesenthal Center Museum of Tolerance documents.

Prime Minister Netanyahu has been accused of “a dangerous historical distortion” and even “Holocaust Denial” from the predictable political quarters who even dismiss the Grand Mufti as “a lightweight” inconsequential in the history of the Holocaust. This claim wrongly mitigates the Mufti’s mindset and crimes as one of the Hitler era’s leading anti-Jewish haters.

Who was Haj Amin al-Husseini and what was his historical significance? A relative of Yasser Arafat as well as ally of Hassan al-Banna, originator of Hamas’ parent organization, the Muslim Brotherhood, the Grand Mufti was a moving force behind Palestinian Jew hatred, from the riots of 1920 and 1929 through the 1936-1939 bloody Arab Uprising against the Holy Land’s Jewish community, long before his WWII support of Nazi Germany.

According to Historian Robert Wistrich’s Hitler and the Holocaust (2001), the Mufti escaped British scrutiny in Jerusalem after the war’s outbreak for the more friendly confines of Berlin, where, in November, 1941, he had tea with Hitler who asked him “to lock in the innermost depths of his heart” that he (Hitler) “would carry on the battle to the total destruction of the Judeo-Communist Empire in Europe.” In 1942, Fred Grobba wrote approvingly of the Mufti’s visit with members of the Nazi elite to “the concentration camp Oranienburg . . . . The visit lasted about two hours with very satisfying results . . . . the Jews aroused particular interest among the Arabs. . . . It [the visit] . . . made a very favorable impression on the Arabs.”

In 1943, the Mufti extended his relations with the German Foreign Office and Abwehr directly to the SS Main Office. Gottlob Berger arranged a meeting between al-Husayni and SS chief Heinrich Himmler on July 3, 1943. Al-Husayni sent Himmler birthday greetings on October 6, and expressed the hope that “the coming year would make our cooperation even closer and bring us closer to our common goals.” The Grand Mufti also helped organize a Muslim Waffen SS Battalion, known as the Hanjars, that slaughtered ninety percent of Bosnia’s Jews, and were dispatched to Croatia and Hungary. The Mufti also made broadcasts to the Middle East urging Arabs and Muslims to honor Allah by implementing their own Final Solution.

After the War, Great Britain, the U.S., and Yugoslavia indicted the Mufti as a war criminal, but Yugoslavia dropped its extradition request to France, and legal proceedings were abandoned so as not to upset the Arab world. Escaping back to the Middle East, Al-Husseini continued his genocidal exhortations and rejectionist demands that the Jewish presence be erased from Palestine continued unabated before and during the 1948 War by five Arab states against Israel. Only then, did his influence gradually decline. He died in 1974, not long after Arab armies almost succeeded in destroying Israel in an attack launched on Judaism’s holiest day, Yom Kippur.

Far from “a light weight,” the Grand Mufti will be remembered as one the twentieth century’s most virulent Jew haters and a key cheerleader for Hitler’s genocidal Final Solution.

Rabbi Abraham Cooper is Associate Dean of the Simon Wiesenthal Center. Dr. Harold Brackman, a historian is a consultant for the Simon Wiesenthal Center.

Voir encore:

Ce qu’il ne faudrait plus entendre sur l’Intifada des couteaux

Bernard-Henri lévy

Le Monde juif

20 oct 2015

Il est inacceptable de renvoyer dos à dos les kamikazes et leurs victimes, et de laisser croire que cette nouvelle flambée de violence est spontanée.

Inaudible, de plus en plus inaudible, la formule « loups solitaires » au sujet de ces poignées, peut-être demain de ces dizaines et, après-demain, de ces centaines, d’assassins de juifs « likés » par des milliers d’« amis », suivis par des dizaines de milliers de « twittos » et connectés à une constellation de sites (l’« Al-Aqsa Media Center », la page « La troisième intifada de Jérusalem »…) qui, pour partie au moins, orchestrent le ballet sanglant.

Inaudible, de plus en plus inaudible, le refrain sur la « jeunesse palestinienne échappant à tout contrôle » quand on a vu la série de prêches, opportunément mis en ligne par le Memri, où des prédicateurs de Gaza, poignard à la main, face à la caméra, appellent à descendre dans la rue pour supplicier le maximum de juifs, faire couler le maximum de sang ; ou quand on se souvient de Mahmoud Abbas lui-même, il y a quelques semaines, au début de la séquence tragique, trouvant d’abord « héroïque » l’assassinat des époux Henkin en présence de leurs enfants, puis s’indignant de voir des juifs « souiller » de leurs « pieds sales » l’esplanade des Mosquées et, dans la même déclaration, décrétant « pure », à l’inverse, « chaque goutte de sang » de « chaque chahid » tombé pour Jérusalem.

Insupportable et, surtout, irrecevable, le couplet connexe sur la « désespérance politique et sociale » expliquant, ou excusant, ces actes criminels quand tout ce que l’on sait des nouveaux terroristes, de leurs mobiles et, souvent, de la fierté des proches transmuant, après leur mort, le crime en martyre et l’infamie en sacrifice est beaucoup plus proche, hélas, du portrait-robot du djihadiste parti se sacrifier, hier au Cachemire, aujourd’hui en Syrie ou en Irak.

Pas sûr, du coup, que soit toujours approprié le mot d’« intifada » pour désigner ce qui ressemble davantage à un énième épisode de ce djihad mondial dont Israël est une des scènes, mais une des scènes seulement.

La cause palestinienne n’a rien à gagner à cette montée aux extrêmes

Pas sûr que les doctes analyses sur l’occupation, la colonisation, l’intransigeance netanyahesque expliquent encore grand-chose d’une vague de violences qui compte au nombre de ses cibles prioritaires les juifs à papillotes ; donc les juifs les plus visiblement et ostensiblement juifs ; donc ceux que leurs assassins doivent tenir, j’imagine, pour l’image même du juif et qui, soit dit en passant, se tiennent parfois eux-mêmes à grande distance de l’État d’Israël, quand ce n’est pas en sécession ouverte avec lui.

Pas sûr, d’ailleurs, que la question même de l’État, celle des deux États et, donc, du partage négocié de la terre qui est, pour les modérés des deux bords, la seule question qui vaille, ait quoi que ce soit à voir avec cet embrasement où le politique cède la place au fanatisme, voire au complotisme, et où on décide de poignarder un passant, n’importe quel passant, à l’aveugle, du fait d’une vague rumeur rapportant que l’on aurait ourdi le plan secret d’interdire à tout jamais l’accès au troisième lieu saint de l’islam.

Pas sûr, en d’autres termes, que la cause palestinienne gagne quelque chose à cette montée aux extrêmes – et sûr, absolument sûr, qu’elle a tout à y perdre ; que ce sont les esprits raisonnables qui, en son sein, achèveront d’être laminés par ce déferlement ; et que ce sont les derniers partisans du compromis qui, avec ce qui reste du camp de la paix en Israël, paieront au prix fort les imprécations irresponsables des imams de Rafah et Khan Younès.

Irrecevable encore, la formule « cycle de violences », ou « spirale des représailles », qui, en renvoyant dos à dos les kamikazes et leurs victimes, entretient la confusion et vaut incitation à recommencer.

Insupportable, pour la même raison, la rhétorique de l’« appel à la retenue », ou de l’invitation à ne pas « enflammer la rue », qui renverse, elle aussi, l’ordre des causes et fait comme si le militaire ou le civil en situation de légitime défense avaient les mêmes torts que celui qui a pris le parti de mourir après avoir semé la plus grande terreur autour de lui.

Étranges indignations embarrassées

Étranges, oui, ces indignations embarrassées et dont on ne peut s’empêcher de penser qu’elles seraient probablement plus fermes si c’était dans les rues de Washington, de Paris ou de Londres que l’on se mettait à occire le premier venu ou à lancer des voitures béliers sur les arrêts de bus.

Plus qu’étrange, troublante, la différence de ton entre ces réactions et l’émotion mondiale, la solidarité internationale sans faille ni nuance, suscitées, le 22 mai 2013, par la mort d’un militaire, en pleine rue, à Londres, assassiné à l’arme blanche et selon un scénario pas très différent de celui qui a cours, aujourd’hui, à Jérusalem et Tel-Aviv.

Insupportable encore que la plupart des grands médias ne portent pas aux familles israéliennes endeuillées le dixième de l’intérêt qu’ils portent aux familles des Palestiniens.

Et insupportable enfin, la petite mythologie en train de se constituer autour de cette histoire de poignards : l’arme du pauvre, seulement ? Celle dont on se sert parce qu’elle est là, sous la main, et qu’il n’en est point d’autre ? Quand je vois ces lames, je pense à la lame de la mise à mort de Daniel Pearl ; je pense à celle des décapitations d’Hervé Gourdel, James Foley ou David Haines – je pense que les vidéos de Daesh ont, décidément, fait école et que l’on se trouve là au seuil d’une barbarie qu’il faut inconditionnellement dénoncer si l’on ne veut pas qu’elle exporte partout, je dis bien partout, ses procédures.

Voir de même:

Pre-State Israel: Arab Riots of the 1920’s
Jacqueline Shields
Jewish virtual library

At the end of World War I, discussions commenced on the future of the Middle East, including the disposition of Palestine. On April 19, 1920, the Allies, Britain, France, Italy and Greece, Japan and Belgium, convened in San Remo, Italy to discuss a peace treaty with Turkey. The Allies decided to assign Great Britain the mandate over Palestine on both sides of the Jordan River, and the responsibility for putting the Balfour Declaration into effect. Arab nationalists were unsure how best to react to British authority. The two preeminent Jerusalem clans, the el-Husseinis and the Nashashibis, battled for influence throughout the mandate, as they had for decades before. The former was very anti-British, whereas the latter favored a more conciliatory policy.

One of the el-Husseinis, Haj Amin, who emerged as the leading figure in Palestinian politics during the mandate period, first began to organize small groups of suicide groups, fedayeen (“one who sacrifices himself”), to terrorize Jews in 1919 in the hope of duplicating the success of Kemal in Turkey and drive the Jews out of Palestine, just as the Turkish nationalists were driving the Greeks from Turkey. The first large Arab riots took place in Jerusalem in the intermediary days of Passover, April 1920. The Jewish community had anticipated the Arab reaction to the Allies’ convention, and was ready to meet it. Jewish affairs in Palestine were then being administered from Jerusalem by the Vaad Hatzirim (Council of Delegates), appointed by the World Zionist Organization (WZO) (which became the Jewish Agency in 1929). The Vaad Hatzirim charged Ze’ev (Vladimir) Jabotinsky with the task of organizing Jewish self-defense. Jabotinsky was one of the founders of the Jewish battalions, which had served in the British Army during the First World War and had participated in the conquest of Palestine from the Turks. Acting under the auspices of the Vaad Hatzirim, Jabotinsky lead the Haganah (self-defense) organization in Jerusalem, which succeeded in repelling the Arab attack. Six Jews were killed and some 200 injured in Jerusalem in the course of the 1920 riots. In addition, two Americans, Jakov Tucker and Ze’ev Scharff, both WWI veterans, were killed resisting an Arab attack on the Jewish settlementof Tel Hai in March 1920. Had it not been for the preliminary organization of Jewish defense, the number of victims would have undoubtedly been much greater.

After the riots, the British arrested both Arabs and Jews. Among those arrested was Jabotinsky, together with 19 of his associates, on a charge of illegal possession of weapons. Jabotinsky was sentenced to 15 years imprisonment with hard labor and deportation from the country after completion of his sentence. When the sentence became known, the Vaad Hatzirim made plans for widespread protests, including mass demonstrations and a national fast. Meanwhile, however, the mandate for Palestine had been assigned to Great Britain, and the jubilation of the Yishuv outweighed the desire to protest against the harsh sentence imposed on Jabotinsky and his comrades.

With the arrival in Jerusalem of the first High Commissioner, Sir Herbert Samuel, British military government was superseded by a civilian administration. As a gesture toward the civilian population, the High Commissioner proclaimed a general amnesty for both Jews and Arabs who had been involved in the April 1920 riots. Jabotinsky and his comrades were released from prison to an enthusiastic welcome by the Yishuv, but Jabotinsky insisted that the sentence passed against them be revoked entirely, arguing that the defender should not be placed on trial with the aggressor. After months of struggle, the British War Office finally revoked the sentences.

In 1921, Haj Amin el-Husseini began to organize larger scale fedayeen to terrorize Jews. Colonel Richard Meinertzhagen, former head of British military intelligence in Cairo, and later Chief Political Officer for Palestine and Syria, wrote in his diary that British officials “incline towards the exclusion of Zionism in Palestine.” In fact, the British encouraged the Arabs to attack the Jews. According to Meinertzhagen, Col. Waters Taylor, financial adviser to the Military Administration in Palestine 1919-23, met with Haj Amin a few days before Easter, in 1920, and told him “he had a great opportunity at Easter to show the world…that Zionism was unpopular not only with the Palestine Administration but in Whitehall and if disturbances of sufficient violence occurred in Jerusalem at Easter, both General Bols [Chief Administrator in Palestine, 1919-20] and General Allenby [Commander of Egyptian Force, 1917-19, then High Commissioner of Egypt] would advocate the abandonment of the Jewish Home. Waters-Taylor explained that freedom could only be attained through violence.”

Haj Amin took the Colonel’s advice and instigated a riot. The British withdrew their troops and the Jewish police from Jerusalem, and the Arab mob attacked Jews and looted their shops. Due to Haj Amin’s overt role in instigating the pogrom, the British arrested him. Yet, despite the arrest, Haj Amin escaped to Jordan, but he was sentenced to 10 years imprisonment in absentia. A year later, however, British Arabists convinced High Commissioner Herbert Samuel to pardon Haj Amin and to appoint him Mufti.

Samuel met with Haj Amin on April 11, 1921, and was assured “that the influences of his family and himself would be devoted to tranquility.” Three weeks later, however, riots in Jaffa and Petah Tikvah, instigated by the Mufti, left 43 Jews dead. Following these riots England established the Haycraft Commission to evaluate the cause of these riots. The appendix of the report reads, “The fundamental cause of the Jaffa riots and the subsequent acts of violence was a feeling among the Arabs of discontent with, and hostility to, the Jews, due to political and economic causes, and connected with Jewish immigration, and with their conception of Zionist policy as derived from Jewish exponents . . . the Arab majority, who were generally the aggressors, inflicted most of the casualties.”

Following these riots, Haj Amin consolidated his power and took control of all Muslim religious funds in Palestine. He used his authority to gain control over the mosques, the schools and the courts. No Arab could reach an influential position without being loyal to the Mufti. As the “Palestinian” spokesman, Haj Amin wrote to Colonial Secretary Winston Churchill in 1921, demanding that restrictions be placed on Jewish immigration and that Palestine be reunited with Syria and Transjordan. Churchill issued the White Paper of 1922, which tried to allay Arab fears about the Balfour Declaration. The White Paper acknowledged the need for Jewish immigaration to enable the Jewish community to grow, but placed the familiar limit of the country’s absorptive capacity on immigration. Although not pleased with Churchill’s diplomatic Paper, the Zionists accepted it; the Arabs, however, rejected it.

Despite the disturbances in 1920-1921, the yishuv continued to develop in relative peace and security. Another wave of riots, however, broke out in 1924 after another wave of pogrom’s sent 67,000 Polish Jewish refugees to Palestine. After a week of skirmishes in Jerusalem between the Haganah and Arab mobs, 133 Jews and 116 Arabs lay dead. The yishuv’s main concern at that time was its financial difficulties; the economic crisis of 1926-1928 led many to believe that the Zionist enterprise would fail due to lack of funds. Zionist leaders attempted to rectify the situation by expanding the Jewish Agency to incorporate non-Zionists who were willing to contribute to the practical settlement of Palestine.

The prospects for renewed financial support for the yishuv upset Arab leaders who feared economic domination by the Zionists. Led by Haj Amin al-Husseini once again, rumors of a Jewish plot to seize control of Muslim holy places began to spread. Violence erupted soon after, causing extensive damage. Rioting and looting were rampant throughout Palestine. In Jerusalem, Muslims provoked the violence and tensions by building and praying on or near the holiest place in the world for Jews, the Western Wall. By late August, the Arabs, in well organized formation, attacked Jewish settlements near Jerusalem. The disturbances spread to Hebron and Tsfat, including many settlements in between, and on the Kfar Dorom kibbutz in the Gaza Strip. After six days of rioting, the British finally brought in troops to quell the disturbance. Despite the fact that Jews had been living in Gaza and Hebron for centuries, following these riots, the British forced Jews to leave their homes and prohibited Jews from living in the Gaza strip and Hebron in an attempt to appease Arabs and quell violence. By the end of the rioting, 135 Jews (including eight Americans) were killed, with more than 300 wounded.

Like the riots earlier in the decade, afterward the British appointed Sir William Shaw to head an inquiry into the causes of the riots. The Shaw Commission found that the violence occurred due to “racial animosity on the part of the Arabs, consequent upon the disappointment of their political and national aspirations and fear for their economic future.” The report claimed that the Arabs feared economic domination by a group who seemed to have, from their perspective, unlimited funding from abroad. The Commission reported that the conflict stemmed from different interpretations of British promises to both Arabs and Jews. The Commission acknowledged the ambiguity of former British statements and recommended that the government clearly define its intentions for Palestine. It also recommended that the issue of further Jewish immigration be more carefully considered to avoid “a repetition of the excessive immigration of 1925 and 1926.” The issue of land tenure would only be eligible for review if new methods of cultivation stimulated considerable growth of the agricultural sector. The Shaw Commission frustrated Zionists, but the two subsequent reports issued on the future of Palestine were more disturbing. The Hope Simpson report of 1930 painted an unrealistic picture of the economic capacity of the country. It cast doubt on the prospect of industrialization and incorrectly asserted that no more than 20,000 families could be accomodated by the land. The Hope Simpson report was overshadowed, however, by the simultaneous release of the Passfield White Paper, which reflected colonial Secretary Passfield’s deep-seated animus toward Zionism. This report asserted that Britain’s obligations to the Arabs were very weighty and should not be overlooked to satisfy Jewish interests. Many argued that the Passfield Paper overturned the Balfour Declaration, essentialy saying that Britain should not plan to establish a Jewish state. The Passfield Paper greatly upset Jews, and interestingly, also the labor and conservative parties in the British Parliament. The result of this widespread outcry to the Secretary’s report was a letter from British Prime Minister MacDonald to Dr. Chaim Weizmann, reaffirming the commitment to create a Jewish homeland.

The Arabs found rioting to be a very effective political tool becasue the British attitude toward violence against Jews, and their response to the riots, encouraged more outbreaks of violence. In each riot, the British would make little or no effort to prevent the Arabs from attacking the Jews. After each incident, a commission of inquiry would try to establish the cause of the riot. The conclusions were always the same: the Arabs were afraid of being displaced by Jewish immigrants. To stop the disturbances, the commissions routinely recommended that restrictions be made on Jewish immigration. Thus, the Arabs came to recognize that they could always stop Jewish immigration by staging a riot. Despite the restrictions placed on its growth, the Jewish population increased to more than 160,000 by the 1930s, and the community became solidly entrenched in Palestine. Unfortunately, as the Jewish presence grew stronger, so did the Arab opposition. The riots brought recognition from the international Jewish community to the struggle of the settlers in Palestine, and more than $600,000 was raised for an emergency fund that was used to finance the cost of restoring destroyed or damaged homes, establish schools, and build nurseries.

Sources: Mitchell G. Bard, The Complete Idiot’s Guide to Middle East Conflict. 4th Edition. NY: Alpha Books, 2008.
Ahron Bregman, A History of Israel, Palgrave MacMillan; New York, 2002.
The Irgun Site
The Jewish Agency for Israel and The World Zionist Organization.
Leslie Stein, The Hope Fulfilled: The Rise of Modern Israel. CT: Praeger Publishers; 2003.
Michael Oren. Power, Faith and Fantasy: America in the Middle East, 1776 to the Present. NY: W. W. Norton & Company, 2007.

Voir de plus:

Pre-State Israel:
The Hebron Massacre
(August 23, 1929)

Pre-State Israel: Table of Contents | Jewish Claim to Israel | Arab Riots of the 1920’s

For many years, the small Jewish community in the ancient city of Hebron lived in peace with their tens of thousands of Arab neighbors. But, on the night of August 23, 1929, the tension simmering within this cauldron of nationalities bubbled over and for a period of three days, Hebron turned into a city of terror and murder as the Arab residents led a rampaging massacre against the bewildered and helpless Jewish community.

By the time the massacre ended, 67 Jews lay dead – their homes and synagogues destroyed – and the few hundred survivors were relocated to Jerusalem.  The aftermath left Hebron barren of Jews for the first time in hundreds of years.

Destruction at the Avraham Avinu Synagogue in the Jewish Quarter

The summer of 1929 was one of unrest in Palestine as Jewish immigrants were arriving in increasing numbers and the agitations of the mufti in Jerusalem spurred on Jewish-Arab tensions. Just one day prior to the start of the Hebron massacre, three Jews and three Arabs were killed in Jerusalem when fighting broke out after a Muslim prayer service on the Temple Mount. Arabs spread false rumors and libels throughout their communities, saying that Jews were carrying out « wholesale killings of Arabs. »

Hebron had up until this time been outwardly peaceful, although tensions hid below the surface. The Sephardi Jewish community (Jews who were originally from Spain, North Africa and Arab countries) in Hebron had lived quietly with its Arab neighbors for centuries. Theses Sephardi Jews spoke Arabic and had a cultural connection with the the Arabs of Hebron. In the mid-1800s, Ashkenazi (native European) Jews started moving to Hebron and, in 1925, the Slobodka Yeshiva – officially called the Yeshiva of Hevron Knesset Yisrael-Slobodka – was opened.

Yeshiva students lived separately from both the Sephardi Jewish community and from the Arab population.  This isolation fed the Arab views that these « Zionist immigrants » were suspicious and thus hated. Despite the general suspicion, however, one yeshiva student, Dov Cohen, still recalled being on « very good » terms with the Arab neighbors. He remembered yeshiva boys taking long walks late at night on the outskirts of the city and not feeling afraid even though only one British policeman guarded the entire city.

On Friday, August 23, 1929, that tranquility was lost.

Arab youths began the riots by hurling rocks at the yeshiva students as they walked by. That afternoon, student Shmuel Rosenholtz went to the yeshiva alone. Arab rioters broke in to the building and killed him.  Rosenholtz’s was but the first of dozens of murders.

On Friday night, Rabbi Ya’acov Slonim’s son invited any Jews fearful of the worsening situation to stay in their family house. The rabbi was highly regarded in the community, and he kept a gun. Many of the Jews in the community took this offer for shelter.  Unfortunately, many of these people were eventually murdered there.

As early as 8:00 a.m. on Saturday morning – the Jewish Sabbath – Arabs began to gather en masse around the Jewish community. They came in mobs, armed with clubs, knives and axes. While the women and children threw stones, the men ransacked Jewish houses and destroyed Jewish property. With only a single police officer in all of Hebron, the Arabs were able to enter Jewish courtyards with literally no opposition.

Jewish Home in Hebron Plundered
Rabbi Slonim, who had tried to shelter the Jews, was approached by the rioters and offered a deal. If all the Ashkenazi yeshiva students were given over to the Arabs, the rioters would spare the lives of the Sephardi community.

Rabbi Slonim refused to turn over the students.  The Arabs killed him on the spot.

By the end of the massacre, 12 Sephardi Jews and 55 Ashkenazi Jews were murdered.

A few Arabs did try to help the Jews. Nineteen Arab families saved dozens if not hundreds of Hebron’s Jews. Zmira Mani wrote about an Arab named Abu Id Zaitoun who brought his brother and son to rescue her family. The Arab family protected the Manis with their swords, hid them in a cellar along with other Jews they had saved, and eventually found a policeman to escort them safely to the police station at Beit Romano.

The Beit Romano police station turned into a shelter for the Jews on the morning of Saturday, August 24. It also became a synagogue when the Orthodox Jews gathered there said their morning prayers. As they finished praying, they began to hear noises outside the building. Thousands of Arabs descended from Har Hebron, shouting « Kill the Jews! » in Arabic. They even tried to break down the doors of the station.

For three days, the Jews were besieged in Beit Romano by the rampaging Arabs. Each night, ten men were allowed to leave the building and go to Hebron’s ancient Jewish cemetery to conduct a funeral for any Jews murdered that day.

Following the massacre, the surviving Jews of Hebron were forced to leave their city and resettle in Jerusalem. A number of Jewish families tried to move back to Hebron, but were removed by the British authorities in 1936 at the start of the Arab revolt.

In 1948, Israel gained its independence from Britian, but Hebron was captured by King Abdullah’s Arab Legion during the War of Independence and ultimately annexed to Jordan.

When Israel finally regained control of the city in 1967, a small number of survivors from the massacre again tried to reclaim their old houses. Then-Defense Minister Moshe Dayan supposedly told the survivors that if they returned, they would be arrested, and that they should be patient while the government worked out a solution to get their houses back. Years later, settlers moved to parts of Hebron without the permission of the government, but for those massacre survivors still seeking their original homes, that solution never came.

Sources: Arutz Sheva (August 1, 1999); The Jerusalem Post (July 23, 1999).

Voir encore:

The Palestine Riots and Massacres of  1929

The Jewish Virtual Library

In the summer of 1929 the Arabs of Palestine initiated rioting and massacres against the Jewish population in several towns. The targets were not Zionists who had dispossessed Arabs of their lands, but for the most part Jewish communities of the « old Yishuv, » communities that had lived in Palestine for many hundreds of years. The pogroms were of the same general character as pogroms that had taken place sporadically  in Palestine for hundreds of years, usually referred to euphemistically by Jews of Safed, Tiberias, Jerusalem and Hebron as « Meoraot » – « events. » The worst massacres took place in Safed, Hebron, Jerusalem and Motza. Like the pogroms of past ages, these « disturbances » featured angry crowds stirred up over a religious or other dispute, Imams preaching « Kill the Jews wherever you find them » and mobs screaming « Aleihum » (get them) and « Itbach Al Yahood » – murder the Jews. In a few days, over a hundred Jews were murdered and several hundreds were wounded.

The racist riots of 1929, like those of 1920 and 1921, were distinguished from those that took place under the Ottoman Turks by two features. Supposedly, Palestine was now under a British Mandate, and being built as a Jewish national  home, a place of refuge and safety for Jews. The occurrence of the riots did tremendous damage to the Zionist cause, far beyond the actual loss of lives and property, because they it seem that Palestine was unsafe for the Jews after all, just like everywhere else. The second feature was that the riots were part of the anti-Zionist agitation stirred up by the Husseini family, even though they were not directed against Zionist settlers, but against the old communities.

Throughout the 1920s, tension had been brewing between Palestinian Jews and Arabs for some time, with little or no action by the mandate government to alleviate it. The Arabs of Palestine had come to be dominated by two clans, the Husseinis and the Nashashibis. The Husseinis controlled the Palestine Arab Executive and Supreme Muslim Council. Haj Amin El Husseini was Grand Mufti of Jerusalem. The Nashashibis became the mu’aridan, the opposition. The Husseinis hoped to further their position by exploiting hatred against the Jews. The issue that generated tension was not land purchases or Jewish immigration. Though there had been large land purchases in the Valley of Jezreel, there was not much Jewish immigration during this period. The issue of contention was an imagined Jewish threat to the Al-Aqsa mosque in Jerusalem, centering around Jewish attempts to improve the facilities of the nearby wailing wall, a remnant of the Jewish temple, where they gathered for prayer. The wailing wall is part of the West Wall, Al Buraq, where according to Muslim belief, Muhammed tethered his horse when he was miraculously transported to Jerusalem. Thus, it is holy to Muslims too.

There is no doubt that the mosque built on the site of the temple was never a source of joy for Jews, but Jewish tradition holds that the temple can only be rebuilt when the messiah comes. The Zionists certainly had no designs on the mosque itself. The wailing wall however, because of its proximity to the mosque of Al Aqsa, was long a source of friction. Islamic law holds that no non-Muslims may pray in proximity to a mosque while prayers are held in the mosque, because that would disturb the prayers of the faithful. The Jews of Jerusalem had gotten many warnings during the hundreds of years of Muslim rule, about prayer at the wailing wall or in synagogues in the Jewish quarter that supposedly disturbed the prayers of the Muslims. This « Holy Place » was a natural place of contention.

In 1922, a Palestinian delegation to the Hajj (pilgrimage) in Mecca had declared:

The Islamic Palestinian Nation that has been guarding al-Aksa Mosque and Holy Rock since 1,300 years declares to the Muslim world that the Holy Places are in great danger on account of the horrible Zionist aggressions… The Zionist Committee, which is endeavoring to establish Jewish rule in Palestine and to rob al-Aksa from the Muslims on the plea that it was built on the ruins of Solomon’s Temple, aims at making Palestine a base of Jewish influence over the [Arabian] peninsula and the whole East.

In 1928, the Muslims tried to get the British to confirm their rights over the Western Wall, including the space used by Jews for worship. Husseini had helped to organize refurbishing of the long neglected mosques in Jerusalem now he initiated new construction activities in October of 1928. Bricks from the « construction » fell « accidentally » on Jewish worshippers in the wailing wall area below. The Arabs drove mules through the prayer area. Muezins (the announcers of the mosques) who called the faithful to prayer turned up the volume in their PA systems so as to disturb the Jewish prayer.

The Zionist community, especially the right, took up the challenge. Right-wing Zionists of the revisionist movement demanded Jewish control of the wall. Some even demanded rebuilding the temple, alarming the Muslims even more and providing a factual basis for the agitation. On August 14, 1929, about 6,000 Jews paraded in Tel Aviv and that evening, about 3,000 gathered at the wall in Jerusalem for prayer, a huge crowd for the then very cramped space. The next day the right-wing Betar revisionist youth paraded by the hundreds, carrying billy-club batons. Rumors circulated that the Jews were about to march on the Haram as Sharif – the Al-Aqsa mosque compound. The Arabs circulated inflammatory leaflets, apparently printed earlier. One read, « Hearts are in tumult because of these barbaric deeds, and the people began to break out in shouts of ‘war, Jihad… rebellion.’… O Arab nation, the eyes of your brothers in Palestine are upon you… and they awaken your religious feelings and national zealotry to rise up against the enemy who violated the honor of Islam and raped the women and murdered widows and babies. » The Jews had killed no-one, and had attacked no-one.

On Friday August 16, after an inflammatory sermon, a mass of Arab demonstrators proceeded from the mosques to the Western Wall, where they burned prayer books. The British High Commissioner, Sir John Chancellor, was on leave in England. The acting British  High Commissioner, Harry Luke, ignored the problem and claimed that « only pages » of prayer books had been burned.

The British were woefully unprepared to deal with disturbances. In all of Palestine there were 292 British police. In Hebron, there was a single British police officer commanding a tine force of Arabs, many of them old, and one Jew.

On August 17, a riot in the Bukharian Jewish quarter of Jerusalem left one Jew dead. The funeral, held August 20, turned into a mass demonstration with cries for vengeance. Beginning on August 22, Arab villagers, armed with sticks, knives and guns, gathered in the Haram as Sharif. Following Friday prayers and the usual inflammatory sermon on August 23, they poured out into the streets of Jerusalem and proceeded to murder and loot. By the time the riots were over in Jerusalem on August 24, 17 Jews were dead. The rioters opened fire simultaneously in several neighborhoods, evidence indicating that the massacres were probably orchestrated by the Supreme Muslim Council.Near Jerusalem, the small town of Motza was attacked by Arabs who killed every member of the Makleff family but one. A very young boy, Mordechai Makleff, hid under a bed. He grew up to be Chief of Staff of the IDF for a brief time during the War of Independence. Several settlements next to Motza had to be abandoned. In other settlements, the inhabitants were protected by friendly Arab neighbors. Kibbutz Hulda was evacuated by the British. Arab marauders burned the kibbutz. The British killed 40 Arabs there. The worst fury of the Arabs, however, was directed at the tiny ancient Jewish community of Hebron, where 64-67 Jews were massacred in a few hours of rioting on August 24, 1924.

The British flew in additional reinforcements from Egypt and elsewhere. The riots spread to Tel-Aviv and Haifa and Safed.  In Safed, 18 Jews were killed and 80 injured.

In all 133 Jews and 116 Arabs were killed in the riots, 339 Jews and 232 Arabs were injured. Most of the Arabs were killed by the British police and some by the Haganah in self defense. There were also instances of Jewish atrocities. Jews broke into a mosque and destroyed a Quran. In Tel Aviv, Arabs killed four Haganah men, so the Haganah retaliated by raiding an Arab house and killing four people.

The riots of 1929 changed the attitudes of Jews to the Arabs. Arthur Ruppin, who had helped found the Brit Shalom peace group, which advocated a binational state, withdrew from the group. He could no longer believe in Jewish-Arab coexistence. The writer Shai Agnon wrote, « I do not hate them [the Arabs] and I do not love them; I do not wish to see their faces. In my humble opinion we shall now build a large ghetto of half a million Jews in Palestine, because if we do not, we will, heaven forbid, be lost. »

The massacres of 1929 had thus launched two themes that were to recur in the history of Israel and Palestine: agitation related to the al-Aqsa mosques and the Jewish desire for separation from the Arabs of Palestine, for self-protection.

The British were horrified by the massacre. However many of the British personnel had no great love for Zionism or Jews, and the British government was unwilling to subsidize Palestine, which would be required to support a large police force, and no desire to incur the enmity of the Arab world. They refused adamantly to allow any independent legal Jewish self defense force.

The immediate consequences of the riots were that the British caved in to every demand of the Arabs. Though only a small number of Jews had immigrated to Palestine under the mandate, the British accepted at face value the claim of the Mufti that these immigrants, rather than the world economic depression, were at fault for the real or imagined woes of the Arabs of Palestine. In the year 1930, when unemployment reached 25% in some countries, Palestinian Arabs had an unemployment rate of 4%. This « misery » was the « fault » of the Zionist immigration. These were the findings of the Shaw commission which investigated the « causes » of the riots, and of the Hope-Simpson report, which was commissioned to justify the policy changes. Simultaneously with the Hope-Simpson report the British Government issued the Passfield White Paper, which made it clear that Britain intended to sharply curtail Jewish immigration. The Passfield White Paper of 1930 caused an uproar in Parliament however. Moreover, the League of Nations indicated that Britain would be violating the terms of its mandate to foster a national home for the Jewish people if it curtailed immigration. Consequently, Prime Minister Ramsay Macdonald soon backed down and wrote a letter to Chaim Weizmann, read publicly in Parliament, which « explained » that « His Majesty’s Government never proposed to pursue such a policy. »

The British also issued a set of discriminatory regulations that restricted Jewish rights in the wailing wall, returning the situation to the same state as existed under the Ottoman Empire, when Muslim – Jewish relations were governed by the inferior dhimmi status of Jews in Islam.

Ami Isseroff

See here for a General history of Zionism and the Creation of Israel

See here for details about  the Arab-Israeli conflict and History of Israel and Palestine.

See also Zionism and its Impact

This history is based in part on:

Morris, B., Righteous Victims, Alfred Knopf, New York  1994 pages 111-120.

Segev, T., One Palestine Complete,  Henry Holt, N.Y. 1999, pp 294-327

Coins from 17AD found under Jerusalem’s Western Wall hints sacred site NOT built by Herod

Rob Waugh

The Daily Mail
25 November 2011

Ancient site holy to both Jews AND Muslims
Coins stamped with successor to Pontius Pilate
Construction ‘had not even begun’ by Herod’s death

Two ancient bronze coins, which according to Israel Antiquities Authority archaeologists were struck by the Roman procurator of Judea, Valerius Gratus, in the year 17/18 CE – raising questions over the history of Jerusalem
The history of one of the world’s holiest sites – sacred to both Jews and Muslims – is set to be rewritten, following a surprise discovery in a ritual bath beneath the complex.
It proves that the Wall – supposedly built by Herod, the Jewish king who features prominently in the Gospels, was in fact built much later.
Newly found coins underneath Jerusalem’s Western Wall could change the accepted belief about the construction of one of the world’s most sacred sites two millennia ago, Israeli archaeologists said Wednesday.

The man usually credited with building the compound known to Jews as the Temple Mount and to Muslims as the Noble Sanctuary is Herod, a Jewish ruler who died in 4 B.C.
Herod’s monumental compound replaced and expanded a much older Jewish temple complex on the same site.

But archaeologists with the Israel Antiquities Authority now say diggers have found coins underneath the massive foundation stones of the compound’s Western Wall that were stamped by a Roman proconsul 20 years after Herod’s death.
That indicates that Herod did not build the wall – part of which is venerated as Judaism’s holiest prayer site – and that construction was not close to being complete when he died.

‘The find changes the way we see the construction, and shows it lasted for longer than we originally thought,’ said the dig’s co-director, Eli Shukron.

Coins dated 17/18 CE were discovered beneath the Western Wall of Temple Mount, providing scientific confirmation that the Western Wall and Robinsons Arch construction were not completed in King Herods lifetime

Underground archaeological excavations continue along the 600 metre long drainage channel running from the Siloam Pool in the City of David to the Jerusalem Archaeological Garden near the Western Wall
The four bronze coins were stamped around 17 A.D. by the Roman official Valerius Gratus.
He preceded Pontius Pilate of the New Testament story as Rome’s representative in Jerusalem, according to Ronny Reich of Haifa University, one of the two archaeologists in charge of the dig.

Jesus with Pontius Pilate: Pilate was the successor of the official whose face was printed on the coins
The coins were found inside a ritual bath that predated construction of the renovated Temple Mount complex and which was filled in to support the new walls, Reich said.

They show that construction of the Western Wall had not even begun at the time of Herod’s death. Instead, it was likely completed only generations later by one of his descendants.

The Western Wall is Judaism’s holiest site in Jerusalem’s Old City: The new find raises questions over its origins

Archaeologists in Jerusalem have uncovered coins inside an ancient Jewish ritual bath by the Wailing Wall in the Old City which challenge the assumption that all of the walls of the Second Jewish Temple were built by King Herod
The coins confirm a contemporary account by Josephus Flavius, a Jewish general who became a Roman historian.
Writing after a Jewish revolt against Rome and the destruction of the Temple by legionnaires in 70 A.D., he recounted that work on the Temple Mount had been completed only by King Agrippa II, Herod’s great-grandson, two decades before the entire compound was destroyed.

Israeli Archaeologist Eli Shukron of the Israel Antiquities Authority looks inside a ritual bath exposed beneath the Western Wall on November 23, 2011

The coins provide concrete proof that the Western Wall – Judaism’s holiest site – was built at a later date than previously thought
Scholars have long been familiar with Josephus’ account, but the find is nonetheless important because it offers the ‘first clear-cut archaeological evidence that part of the enclosure wall was not built by Herod,’ said archaeologist Aren Maeir of Bar-Ilan University, who was not involved in the dig.

THE WESTERN WALL: A HISTORY

The Western Wall – or Wailing Wall – is a remnant of the ancient wall that surrounded the Jewish Temple’s courtyard,  located in the Old City of Jerusalem at the foot of the western side of the Temple Mount.
It is one of the most sacred sites in Judaism outside of the Temple Mount itself.
According to the Tanakh, Solomon’s Temple was built atop the Temple Mount in the 10th century BC and destroyed by the Babylonians in 586 BC.
The Second Temple was completed and dedicated in 516 BC.
It is believed that more than half the current wall, including a large below current  street level, was constructed around 19 BC by Herod the Great as he launched a massive expansion of the temple.
The remaining layers were added from the 7th century onwards.
It has been a site for Jewish prayer and pilgrimage for centuries, the earliest source mentioning Jewish attachment to the site dating from the 4th century.

After the 1948 Arab-Israeli War the wall came under Jordanian control and Jews were barred from the site for 19 years until Israel captured the Old City in 1967.
Josephus also wrote that the end of construction left 18,000 workmen unemployed in Jerusalem. Some historians have linked this to discontent that eventually erupted in the Jewish revolt.

The compound, controlled since 1967 by Israel, now houses the Al-Aqsa Mosque and the golden-capped Muslim shrine known as the Dome of the Rock

The fact that the compound is holy both to Jews and Muslims makes it one of the world’s most sensitive religious sites.

The dig in which the coins were discovered cleared a Roman-era drainage tunnel that begins at the biblical Pool of Siloam, one of the city’s original water sources, and terminates with a climb up a ladder out onto a 2,000-year-old street inside Jerusalem’s Old City.
The tunnel runs by the foundation stones of the compound’s western wall, where the coins were found.

‘The excavation of the tunnel also yielded a Roman sword that scholars believe are likely debris from a Jewish rebellion’

The drainage tunnel was excavated as part of the dig at the City of David, which is perhaps Israel’s richest archaeological excavation and its most contentious.

The dig is being carried out inside the Palestinian neighborhood of Silwan, and is funded by a group associated with the Israeli settlement movement that opposes any division of the city as part of a future peace deal.

The excavation of the tunnel has also yielded a Roman sword, oil lamps, pots and coins that scholars believe are likely debris from an attempt by Jewish rebels to hide in the underground passage as they fled from the Roman soldiers.

 Voir par ailleurs:

Palestine
À Bethléem, la décision de l’Unesco fait polémique
Fabien Trécourt

Le Monde des religions

06/07/2012

Lieu présumé de la naissance du Christ, l’église de la Nativité a donné lieu à une passe d’armes entre officiels israéliens et palestiniens, dans le cadre de son rattachement au patrimoine mondial de l’Unesco.

C’est le premier site palestinien inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Vendredi 28 juin à Saint-Pétersbourg, l’église de la Nativité de Bethléem a été admise par treize voix contre six, et deux abstentions, lors d’un vote des 21 membres du comité du patrimoine. La session s’est déroulée dans le cadre d’une procédure d’urgence, les représentants palestiniens arguant du « délabrement et de la dégradation des l’ensemble architectural », notamment du fait « des forces d’occupation » israéliennes.

L’Autorité palestinienne s’est félicitée du vote de l’Unesco, première victoire diplomatique depuis son admission l’an dernier. « Cette reconnaissance par le monde des droits du peuple palestinien est une victoire pour notre cause », a déclaré Nabil Abou Roudeina, porte-parole de Mahmoud Abbas. « Merci pour tous les efforts entrepris pour permettre au peuple palestinien de prendre son droit culturel à l’auto-détermination », a ajouté un délégué palestinien, dont le nom n’a pas été cité.

« Ces sites sont menacés de destruction totale par l’occupation israélienne, la construction du mur de séparation, à cause des sanctions israéliennes et des mesures prises pour opprimer l’identité palestinienne. » Les délégués israéliens ont pour leur part avancé n’avoir eu « aucune objection » à l’inscription du site, mais ont contesté le recours à la procédure d’urgence, estimant que c’était « une façon de laisser entendre qu’Israël ne protégeait pas le site ».

Au contraire, précise un communiqué israélien, l’église de la Nativité, « sacrée pour les chrétiens, a été profanée dans le passé par des terroristes palestiniens ». Pour le correspondant du journal Le Monde, Laurent Zecchini, cette allusion au siège de la basilique en 2002, »tord quelque peu la réalité  (?) : lors de l’opération « Rempart » menée par l’armée israélienne en Cisjordanie, 200 militants palestiniens armés avaient trouvé refuge dans l’édifice. »

Pour Israël et les Etats-Unis, ce verdict prouve que l’Unesco s’est prononcée « sur la base de considérations politiques et non culturelles ». « Au lieu de prendre des décisions pour faire avancer la paix, les Palestiniens adoptent des initiatives unilatérales qui ne font que l’éloigner », insiste le bureau du premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, tandis que l’administration américaine se déclarait « profondément déçue »» : Ce « site est sacré pour tous les chrétiens » et l’Unesco « ne devrait pas être politisée », a souligné l’ambassadeur américain auprès de cette instance, David Killion, dans un communiqué.

La basilique a été construite par l’empereur romain Constantin Ier, au IVe siècle, sur le lieu présumé de la naissance de Jésus Christ. Elle est restée, depuis, quasiment inchangée, mis à part une restauration au VIe siècle, sous l’empire de Justinien Ier, et quelques ajouts pendant la première croisade. C’est l’une des plus anciennes églises au monde. Les chrétiens la considèrent comme sacrée, mais aussi les musulmans qui reconnaissent en Jésus de Nazareth un prophète.

Aujourd’hui, les Églises grecques orthodoxes, arméniennes et catholiques administrent conjointement le site. Une polémique s’est d’ailleurs déclenchée s’agissant de leur positionnement : « Des diplomates palestiniens ont fait savoir qu’elles soutenaient l’inscription en urgence de la basilique, rapporter Laurent Zecchini, alors que ce n’était manifestement pas le cas. » Fort de cette décision, les Palestiniens espèrent inscrire d’autres sites sur la liste du patrimoine mondial, notamment le site de Battir, alors qu’un mur de sécurité israélien doit être érigé à proximité.

Situé à flanc de colline à proximité de Bethléem, ce village est célèbre pour ces cultures en terrasses de la vigne et de l’olivier, ainsi que son système d’irrigation. Néanmoins, la décision de l’Unesco pourrait déboucher sur une nouvelle dégradation des relations israélo-palestiniennes, analyse Laurent Zecchini. La rencontre qui devait avoir lieu -la première à ce niveau depuis septembre 2010- dimanche 1er juillet, à Ramallah, entre le vice-premier ministre israélien, Shaul Mofaz, et Mahmoud Abbas a été annulée.


Héritage Obama: La meilleure arme de Poutine et de Khamenei (While the rest of the world has to live with the consequences, Obama votes present again and turns out to be Putin and the mullahs’s best weapon)

1 octobre, 2015
Putin-vs-ObamaFlexible Odummy Leader
La démocratie incline à méconnaître, voire à nier les menaces dont elle est l’objet, tant elle répugne à prendre les mesures propres à y répliquer. Elle ne se réveille que lorsque le danger devient mortel, imminent, évident. Mais alors soit le temps lui manque pour qu’elle puisse le conjurer, soit le prix à payer pour survivre devient accablant. (…) La civilisation démocratique est la première dans l’histoire qui se donne tort, face à la puissance qui travaille à la détruire. Jean-François Revel,  Comment les démocraties finissent, 1983)
I don’t think people want a lot of talk about change; I think they want someone with a real record, a doer not a talker. For legislators who don’t want to take a stand, there’s a third way to vote. Not yes, not no, but present, which is kind of like voting maybe. (…) A president can’t vote present; a president can’t pick or choose which challenges he or she will face. Hillary Clinton (Dec. 2007)
C’est ma dernière élection. Après mon élection, j’aurai plus de flexibilité. Obama (à Medvedev, 27.03.12)
Mr. Obama’s aides and some allies dispute the characterization that a present vote is tantamount to ducking an issue. They said Mr. Obama cast 4,000 votes in the Illinois Senate and used the present vote to protest bills that he believed had been drafted unconstitutionally or as part of a broader legislative strategy. (…) An examination of Illinois records shows at least 36 times when Mr. Obama was either the only state senator to vote present or was part of a group of six or fewer to vote that way. In more than 50 votes, he seemed to be acting in concert with other Democrats as part of a strategy. (…) In other present votes, Mr. Obama, who also taught law at the University of Chicago while in the State Senate, said he had concerns about the constitutionality or effectiveness of some provisions. Among those, Mr. Obama did not vote yes or no on a bill that would allow certain victims of sexual crimes to petition judges to seal court records relating to their cases. He also voted present on a bill to impose stricter standards for evidence a judge is permitted to consider in imposing a criminal sentence. On the sex crime bill, Mr. Obama cast the lone present vote in a 58-to-0 vote. Mr. Obama’s campaign said he believed that the bill violated the First Amendment. The bill passed 112-0-0 in the House and 58-0-1 in the Senate. In 2000, Mr. Obama was one of two senators who voted present on a bill on whether facts not presented to a jury could later be the basis for increasing an offender’s sentence beyond the ordinary maximum. State Representative Jim Durkin, a Republican who was a co-sponsor of the bill, said it was intended to bring state law in line with a United States Supreme Court decision that nullified a practice of introducing new evidence to a judge in the sentencing phase of the trial, after a jury conviction on other charges. The bill sailed through both chambers. Out of 174 votes cast in the House and Senate, two were against and two were present, including Mr. Obama’s. “I don’t understand why you would oppose it,” Mr. Durkin said. “But I am more confused by a present vote.” Mr. Obama’s campaign said he voted present to register his dissatisfaction with how the bill was put together. He believed, the campaign said, that the bill was rushed to the floor and that lawmakers were deprived of time to consider it. Mr. Obama was also the sole present vote on a bill that easily passed the Senate that would require teaching respect for others in schools. NYT
C’est très bien qu’il y ait des Français jaunes, des Français noirs, des Français bruns. Ils montrent que la France est ouverte à toutes les races et qu’elle a une vocation universelle. Mais à condition qu’ils restent une petite minorité. Sinon, la France ne serait plus la France. Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne. Qu’on ne se raconte pas d’histoires ! Les musulmans, vous êtes allés les voir ? Vous les avez regardés avec leurs turbans et leurs djellabas ? Vous voyez bien que ce ne sont pas des Français ! Ceux qui prônent l’intégration ont une cervelle de colibri, même s’ils sont très savants. Essayez d’intégrer de l’huile et du vinaigre. Agitez la bouteille. Au bout d’un moment, ils se sépareront de nouveau. Les Arabes sont des Arabes, les Français sont des Français. Vous croyez que le corps français peut absorber dix millions de musulmans, qui demain seront vingt millions et après-demain quarante ? Si nous faisions l’intégration, si tous les Arabes et Berbères d’Algérie étaient considérés comme Français, comment les empêcherait-on de venir s’installer en métropole, alors que le niveau de vie y est tellement plus élevé ? Mon village ne s’appellerait plus Colombey-les-Deux-Églises, mais Colombey-les-Deux-Mosquées ! Charles De Gaulle (5 mars 1959, en pleine guerre d’Algérie, conversation avec Alain Peyrrefitte)
Pour qu’il y ait une cohésion nationale, il faut garder un équilibre dans le pays, c’est-à-dire sa majorité culturelle. Nous sommes un pays judéo-chrétien – le général de Gaulle le disait –, de race blanche, qui accueille des personnes étrangères. J’ai envie que la France reste la France. Je n’ai pas envie que la France devienne musulmane. Nadine Morano
Belle image de la ville d’Evry… Tu me mets quelques Blancs, quelques Whites, quelques Blancos… Manuel Valls (Evry, 06.06.09)
On a une télévision d’hommes blancs de plus de 50 ans, et ça, il va falloir que cela change. Delphine Ernotte (nouvelle présidente de France Télévisions)
Si le mot « race » figure évidemment dans le dictionnaire, le Larousse met en garde ses lecteurs. David Perrotin
La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. Constitution de la république française (Article 1, 1958)
L’inscription du terme « race », dans l’article même qui dispose des valeurs fondamentales de la République, est inadmissible même dans une « phrase qui a pour objet de lui dénier toute portée ». Proposition de loi du groupe socialiste (Assemblée nationale, nov. 2004)
Regardez la pauvre Morano, pour un mot! On voit bien ce qu’elle a voulu dire. (…) La France, à l’origine, est un pays de race blanche. Aujourd’hui, la France n’est pas un pays de race blanche, elle est multi-ethnique, mais elle est uni-culturelle. (…) Si on lui tombe dessus aujourd’hui, c’est parce qu’il y a une préférence musulmane. Regardez ce qu’il se passe: l’accueil des migrants. On est en train de fabriquer un Kosovo islamique. (…) Je sais ce qu’elle a voulu dire, Morano. Elle n’a pas voulu dire qu’elle était raciste! Qu’est-ce qu’il faut dire? La France est un pays de race noire? (…) En fait , c’est la christianophobie! La christianophobie est une opinion, on a le droit de profaner la croix du christ, mais l’islamophobie est un délit. Si moi je dis quelque chose sur l’islam, là dans un instant, je risque la prison. (…) Pour aller chercher les électeurs, il sont allés chercher les immigrés. (…) Le seul recours aujourd’hui de Hollande et des bobos pour pouvoir gagner, c’est de pouvoir utiliser le vote des banlieues, et ça c’est un scandale parce que ça se fait sur le dos de la France (…) L’ennemi numéro un pour tous les Occidentaux, c’est l’Etat islamique. Pour la France, l’ennemi numéro un, c’est Assad. (…) la classe politique française est en grande partie achetée par le Qatar et par l’Arabie Saoudite. Philippe De Villiers
L’analyse que Luttwak a livrée au journal italien « il Giornale » est sans appel: “L’Europe risque l’islamisation. Ce sera l’Europe chrétienne qui devra s’adapter aux Musulmans et non le contraire”. Luttwak s’en prend surtout au pape François qui a fait un pèlerinage à Lampedusa: “il ne se rend pas compte qu’il collabore au suicide de l’Europe chrétienne … Et ce Pape croit qu’on doit accueillir tous les migrants. Pour le politologue, l’Italie n’est pas en reste, elle devrait bombarder les navires vides des passeurs (…) et sans attendre l’autorisation de l’Onu. Elle en a la force mais pas la volonté”. Edward Luttwak accuse aussi le président turc Erdogan d’œuvrer à l’islamisation progressive de l’Europe, car il tolère ou encourage l’invasion, essentiellement musulmane, à travers les Balkans. Luttwak rappelle en conclusion la fin de la civilisation romaine : “Les barbares arrivèrent du Nord, maintenant ils viennent du Sud …Dans l’Europe actuelle  je ne vois aucune volonté de survie. Les murs ne suffiront pas. Il faut des interventions directes et la première à le faire, devrait être l’Italie”. Europe-Israël
Nous avons en face de nous un groupe ­terroriste plus puissant que jamais. Bien plus puissant qu’Al-Qaïda à sa grande époque. L’EI, fort d’environ 30 000 “soldats” sur le terrain, a recruté plus de membres que l’organisation fondée par Ben Laden en quinze ans ! Et ce n’est pas fini. La France est, de fait, confrontée à une double menace. Celle du déferlement de ce que j’appelle les “scuds” humains du djihad individuel, ces hommes qui passent à l’action sans grande formation ni préparation, agissant seuls, avec plus ou moins de réussite, comme on a pu le voir ces derniers temps. Et celle, sans commune mesure, que je redoute : des actions d’envergure que prépare sans aucun doute l’EI, comme celles menées par Al-Qaïda, qui se sont soldées parfois par des carnages effroyables. (…) Ceux que l’on arrête et qui acceptent de parler nous disent que l’EI a l’intention de nous frapper systématiquement et durement. Comprenez-moi bien, il ressort de nos enquêtes que nous sommes indubitablement l’ennemi absolu. Les hommes de Daech ont les moyens, l’argent et la faculté d’acquérir facilement autant d’armes qu’ils veulent et d’organiser des attaques de masse. Le terrorisme est une surenchère ; il faut toujours aller plus loin, frapper plus fort. Et puis, il reste “le prix ­Goncourt du terrorisme” à atteindre, et je fais là référence aux attentats du 11 septembre 2001 contre les tours du World Trade Center. Je n’imagine pas un instant qu’un homme tel qu’Abou Bakr ­al-Baghdadi et son armée vont se satisfaire longtemps d’opérations extérieures de peu d’envergure. Ils sont en train de penser à quelque chose de bien plus large, visant en tout premier lieu l’Hexagone. (…) Traditionnellement, l’adversaire numéro un du terrorisme djihadiste a longtemps été les Etats-Unis, mais les paramètres ont changé. Les Américains sont plus difficiles à atteindre. La France, elle, est facile à toucher. Il y a la proximité géographique, il y a des relais partout en Europe, il y a la facilité opérationnelle de renvoyer de Syrie en France des volontaires aguerris, des Européens, membres de ­l’organisation, qui peuvent revenir légalement dans l’espace Schengen­ et s’y fondre avant de passer à l’action. (…) La France est devenue l’allié numéro un des Etats-Unis dans la guerre contre Daech et les filières djihadistes. Nous combattons par les armes aux côtés des Etats-Unis. Nous avons mené des raids aériens contre l’EI en Irak. Maintenant, nous intervenons en Syrie. (…) Longtemps notre dispositif antiterroriste nous a permis de porter des coups sévères aux terroristes et aux ­djihadistes de toute obédience. (…)  la donne a changé. L’évidence est là : nous ne sommes plus en mesure de prévenir les attentats comme par le passé. On ne peut plus les empêcher. Il y a là quelque chose d’inéluctable. Bien sûr, on arrête des gens, on démantèle des cellules, on a de la chance aussi, comme on a pu le voir avec certaines affaires récentes, mais la chance ou le fait que les terroristes se plantent dans leur mode opérationnel, ou encore que des citoyens fassent preuve de grande bravoure, ça ne peut pas durer éternellement. Quant aux moyens affectés à la lutte antiterroriste, ils sont clairement devenus très insuffisants, et je pèse mes mots. On frise l’indigence à l’heure où la menace n’a jamais été aussi forte. Ces deux dernières années, j’ai constaté par moi-même qu’il n’y avait parfois plus d’enquêteurs pour mener les investigations dont nous avions besoin ! On fait donc le strict minimum, sans pouvoir pousser les enquêtes, sans “SAV”, au risque de passer à côté de graves menaces. Les politiques prennent des postures martiales, mais ils n’ont pas de vision à long terme. Nous, les juges, les policiers de la DGSI, les hommes de terrain, nous sommes complètement débordés. Nous risquons d’“aller dans le mur”. (…) Sentinelle, Vigipirate, on ne peut pas se permettre de s’en priver, la population ne le comprendrait pas, mais fondamentalement cela ne résout rien. Cela ne freinera pas les hommes de l’EI le jour où ils décideront de passer à la vitesse supérieure et de commettre des attentats d’ampleur. D’autant que nous sommes incapables d’enrayer leur montée en puissance constante. Nul doute que le groupe soit actuellement en train de bâtir les structures, les réseaux, de former les hommes pour concevoir des plans d’attentats de masse. Ils préparent le terrain pour pouvoir frapper fort. (…) Procéder à des frappes “extra-judiciaires” revient à se calquer sur le modèle américain. Cela fait des années que les Etats-Unis éliminent des chefs, des stratèges, des recruteurs au Yémen, en Afghanistan, en Somalie, mais sans affaiblir les groupes visés. Cela n’a jamais marché ! (…) Si l’on prend l’exemple des frères Kouachi, les auteurs de la fusillade de “Charlie Hebdo”, ils étaient, au vu de ce que l’on sait, “en route” pour une campagne d’attentats. On y a échappé parce que, dans un accident de voiture, l’un des frères a perdu sa carte d’identité. C’est cela qui a permis de les identifier et de lancer la chasse à l’homme qui s’est soldée par la mort des deux terroristes, tués par le GIGN. Les Kouachi n’étaient pas partis pour une opération suicide ! S’ils avaient pu, ils auraient continué à frapper. Comme Nemmouche, le tueur du Musée juif de Bruxelles, comme Merah… L’an dernier, j’ai fait neutraliser un réseau de djihadistes très dangereux qui voulait créer un commando de dix “Merah” autonomes, opérant simultanément sur l’ensemble du territoire. L’idée que nous soyons un jour confrontés à une ou plusieurs campagnes d’attentats majeurs ne peut être écartée. Ceux qui nous attaquent veulent nous faire le plus de mal possible. Et le faire dans la durée. Ils s’y préparent. Les Français vont devoir ­s’habituer non à la menace des attentats, mais à la réalité des attentats, qui vont à mes yeux immanquablement survenir. Il ne faut pas se voiler la face. Nous sommes désormais dans l’œil du cyclone. Le pire est devant nous. Marc Trévidic
The president (…) has an overarching moral theory about American power, expressed in his 2009 contention in Prague that “moral leadership is more powerful than any weapon.” At the time, Mr. Obama was speaking about the end of the Cold War—which, he claimed, came about as a result of “peaceful protest”—and of his desire to see a world without nuclear weapons. It didn’t seem to occur to him that the possession of such weapons by the U.S. also had a hand in winning the Cold War. Nor did he seem to contemplate the idea that moral leadership can never safely be a substitute for weapons unless those leaders are willing to throw themselves at the mercy of their enemies’ capacity for shame. In late-era South Africa and the Soviet Union, where men like F.W. de Klerk and Mikhail Gorbachev had a sense of shame, the Obama theory had a chance to work. In Iran in 2009, or in Syria today, it doesn’t. (…)9Mr. Obama believes history is going his way. “What? Me worry?” says the immortal Alfred E. Neuman, and that seems to be the president’s attitude toward Mr. Putin’s interventions in Syria (“doomed to fail”) and Ukraine (“not so smart”), to say nothing of his sang-froid when it comes to the rest of his foreign-policy debacles. In this cheapened Hegelian world view, the U.S. can relax because History is on our side, and the arc of history bends toward justice. Why waste your energies to fulfill a destiny that is already inevitable? And why get in the way of your adversary’s certain doom? It’s easy to accept this view of life if you owe your accelerated good fortune to a superficial charm and understanding of the way the world works. It’s also easier to lecture than to learn, to preach than to act. History will remember Barack Obama as the president who conducted foreign policy less as a principled exercise in the application of American power than as an extended attempt to justify the evasion of it. From Aleppo to Donetsk to Kunduz, people are living with the consequences of that evasion. Bret Stephens
Si le retrait des troupes américaines d’Irak a été à la fois bien intentionné et populaire, et si la Maison Blanche a su présenter à son avantage les concessions octroyées à M. Assad en 2013, les résultats n’en ont pas moins été désastreux. Un simple regard sur la carte de l’Irak et de la Syrie montre que l’essor de l’Etat islamique était une réponse logique à l’abandon américain des Sunnites de la région. Un groupe comme l’Etat islamique ne peut se développer sans le soutien des populations locales, dans ce cas précis les Sunnites qui ne voient d’autre façon de se défendre contre les forces chiites de l’Iran et de la Syrie qui les massacrent par centaines de milliers. En géopolitique comme aux échecs, il faut jouer à partir de la position qui est la vôtre sur l’échiquier au moment où vous commencez à jouer. Reprocher à George W. Bush d’avoir lancé la guerre d’Irak en 2003 ne change rien au fait qu’en 2008 il n’y avait ni crise massive de réfugiés ni armée de l’Etat islamique en ordre de bataille. Les négociations avec les groupes sunnites de la province d’Anbar avaient sapé le soutien à Al Qaeda, une politique qui avait complètement changé la donne et autant contribué à la réduction de la violence que le renforcement des forces américaines. Le départ des troupes américaines et le refus de M. Obama de dissuader M. Assad ont mis fin à toute possibilité de sécurité. La population n’avait d’autre choix que de lutter, fuir ou mourir,  alors elle l’a fait, massivement, comme le confirment des chiffres horribles. (…) Aucun accord ne va changer cela. L’Iran et la Russie ont leurs propres ordres du jour dans la région et ceux-ci n’ont rien de pacifique ni pour l’un ni pour l’autre. L’Iran est le principal soutien mondial du terrorisme. La méthode Poutine pour mener la guerre contre le terrorisme en Tchétchénie était le tapis de bombes. Quand cela n’a pas réussi, il a « acheté » le seigneur de la guerre le plus brutal de la région, Ramzan Kadyrov. La poursuite du massacre de Sunnites dans la région y attirera un afflux sans cesse accru d’aides des Saoudiens et de combattants étrangers du Pakistan, d’Afghanistan et de Russie. La situation va se métastaser, ce qui convient parfaitement à M. Poutine. La guerre et le chaos lui fournissent toujours plus d’ennemis et ainsi plus d’occasions de jouer au dur à la télévison publique russe. Le régime iranien a besoin du conflit pour des raisons semblables et ne peut donc jamais renoncer à ses “Mort à l’Amérique ». Une aggravation du conflit fera aussi monter le prix du pétrole, un avantage qui n’échappe ni à Téhéran ni à Moscou. Ces conséquences peuvent être acceptables pour M. Obama, mais il ne peut faire semblant d’en ignorer sa part de responsabilité. Moi aussi, je voudrais vivre dans le monde de diplomatie et de droit où M. Obama pense vivre. Mais hélas ce n’est pas le cas. Le pouvoir et l’action comptent toujours et dans des endroits comme la Syrie et l’Irak, vous ne pouvez pas avoir le pouvoir sans l’action. M. Poutine n’a rien dit de nouveau à l’ONU, parce qu’il n’en avait pas besoin. Il sait qu’il a des atouts concrets autrement plus efficaces que de simples paroles. Il a des chars en Ukraine, des avions de chasse en Syrie et Barack Obama à la Maison Blanche. Garry Kasparov

Attention: une menace peut en cacher une autre !

A l’heure où, avec la bénédiction du pays auto-proclamé des droits de l’homme et du prétendu chef de la chrétienté, le drapeau d’un Etat fantôme et d’un mouvement qui appelle toujours à la Solution finale et revendique la propriété exclusive des lieux saints juifs comme chrétiens de Jérusalem flotte ignominieusement sur l’esplanade des Nations unies …

Et où, avec la bénédiction des mêmes plus celle du Contorsioniste-en-chef de la Maison Blanche et prétendu chef du Monde dit libre, un régime qui appelle lui aussi à la même Solution finale et finance ou commandite l’essentiel des activités terroristes de la planète se voit non seulement attribué, pour ses faux frais, quelque 100 milliards de dollars mais pleinement reconnu le droit à l’arme ultime pour réaliser ses projets …

Pendant que sur fond d’invasion, une Europe et une France qui n’ont rien de mieux à faire que de dénoncer (jusqu’aux dictionnaires et à la Constitution !) ceux qui tentent  de garder leur esprit critique et de sonner l’alarme,  sont plus que jamais menacées d’attentats majeurs de la part de l’Etat islamique …

Quel meilleur analyste, pour décrire la partie particulièrement compliquée d’échecs qu’est en train de jouer sur fond de Bérezina économique mais à l’échelle de la planète entière Monsieur Poutine et ses amis iraniens et peut-être même chinois que l’ancien champion du monde, russe lui aussi et enfin dessillé lui aussi, Garry Kasparov ?

Et comment ne pas voir, dans sa dernière et magistrale tribune du Wall Street journal (merci Roger) …

La contribution toute particulière qu’y fait le Professeur Diafoirus de la Maison Blanche …

Qui après avoir abandonné l’Irak alors largement pacifié et s’être fameusement couché en Syrie comme ailleurs …

Se révèle être, par sa seule ineptitude, la meilleure pièce de l’ancien kégébiste et de ses afffidés iraniens ou chinois ?

Poutine en met plein la vue à Obama
Le chaos syrien fait très bien l’affaire du président russe et la hausse du prix du pétrole fera le bonheur de Moscou comme de Téhéran.
Garry Kasparov
WSJ
29 septembre 2015

Avec l’actuel chaos au Moyen-Orient et un régime russe belliciste qui attise les flammes, le véritable duel, par discours interposés, entre les présidents Barack Obama et Vladimir Poutine à l’ONU lundi s’annonçait prometteur. Ce à quoi le monde a alors assisté était en fait écrit d’avance.

M. Obama avait depuis longtemps décidé de poursuivre sa politique de désengagement du Moyen-Orient et ses platitudes sur la coopération et la primauté du droit international ont sonné bien creux dans la salle de l’Assemblée générale de l’ONU. Du conflit en Syrie, a-t-il dit, « nous devons reconnaître qu’il ne peut y avoir,  après tant de sang versé et de carnages, un retour au statu quo d’avant la guerre. » Mais chaque auditeur savait que M. Obama n’avait aucune intention d’appuyer ses mots par la moindre action.

Prenant à son tour la parole une heure plus tard dans la même salle, M. Poutine a ressorti ses diatribes habituelles contre l’ONU ainsi que d’évidentes contre-vérités. “Nous estimons que refuser de coopérer avec les autorités syriennes, avec l’armée gouvernementale, qui affrontent courageusement le terrorisme, est une grave erreur. » Il a parlé de souveraineté nationale — toujours très importante pour M. Poutine, à moins que ce ne soit la souveraineté de la Géorgie, de l’Ukraine ou de quelque autre endroit où il souhaite intervenir.

Autrement dit, le discours de M. Obama n’avait rien de nouveau parce qu’il sait qu’il n’agira pas. Le discours de M. Poutine n’avait rien de nouveau parce qu’il sait qu’il agira de toute façon. Le contenu des discours n’avait donc aucune importance pour M. Poutine avant même qu’il ouvre la bouche. Il a fait son premier discours à l’ONU en dix ans parce que faire le grand homme sur la scène internationale est la seule chose qui lui reste pour justifier son pouvoir en Russie. Le pacte avec le diable conclu avec le peuple russe il y a une dizaine d’années était de leur offrir la prospérité en échange de leurs droits et de la démocratie. Aujourd’hui, nous n’avons ni l’un ni l’autre. La seule manoeuvre qui reste à M. Poutine est de prétendre qu’il défend la grandeur russe contre un nombre toujours plus grand d’ennemis (qu’il excelle à créer). Avec son offensive en Ukraine qui piétine, de nouveaux fronts étaient nécessaires. Et c’est en Syrie et à l’ONU qu’il les a trouvés.

De ce point de vue, l’entretien privé dont on attendait tant entre MM. Obama et Poutine représentait la plus grande récompense possible. La seule déclaration qui en est sortie est que les Etats-Unis et la Russie pourraient envisager de travailler ensemble contre l’État islamique. Non que M. Poutine se soucie de coopération, aussi longtemps que cela ne nuit pas à son objectif de préserver la dictature meurtrière de Bachar al-Assad en Syrie.

Pourtant, les images des deux dirigeants réunis sont présentées dans l’ensemble des médias russes comme un énorme triomphe pour M. Poutine. L’interprétation qui en a été faite et qui a commencé à circuler dès l’annonce de la réunion, est que non seulement le vaillant M. Poutine a confronté et condamné le pusillanime M. Obama et les méchants États-Unis mais qu’il l’a fait à New York, dans le ventre de la bête elle-même. Dès les premières photos, la réunion est devenue un grand succès pour M. Poutine et une nouvelle défaite auto-infligée pour la politique étrangère américaine – et la stabilité et  la démocratie au Moyen-Orient.

Si le retrait des troupes américaines d’Irak a été à la fois bien intentionné et populaire, et si la Maison Blanche a su présenter à son avantage les concessions octroyées à M. Assad en 2013, les résultats n’en ont pas moins été désastreux.

Un simple regard sur la carte de l’Irak et de la Syrie montre que l’essor de l’Etat islamique était une réponse logique à l’abandon américain des Sunnites de la région. Un groupe comme l’Etat islamique ne peut se développer sans le soutien des populations locales, dans ce cas précis les Sunnites qui ne voient d’autre façon de se défendre contre les forces chiites de l’Iran et de la Syrie qui les massacrent par centaines de milliers.

En géopolitique comme aux échecs, il faut jouer à partir de la position qui est la vôtre sur l’échiquier au moment où vous commencez à jouer. Reprocher à George W. Bush d’avoir lancé la guerre d’Irak en 2003 ne change rien au fait qu’en 2008 il n’y avait ni crise massive de réfugiés ni armée de l’Etat islamique en ordre de bataille. Les négociations avec les groupes sunnites de la province d’Anbar avaient sapé le soutien à Al Qaeda, une politique qui avait complètement changé la donne et autant contribué à la réduction de la violence que le renforcement des forces américaines.

Le départ des troupes américaines et le refus de M. Obama de dissuader M. Assad ont mis fin à toute possibilité de sécurité. La population n’avait d’autre choix que de lutter, fuir ou mourir, alors elle l’a fait, massivement, comme le confirment des chiffres horribles. Il est important de se souvenir que les vagues de réfugiés qui atteignent aujourd’hui l’Europe ne fuient pas l’Etat islamique. Ils fuient M. Assad — qui lui-même compte sur le soutien actif de l’Iran et maintenant de la Russie.

Aucun accord ne va changer cela. L’Iran et la Russie ont leurs propres ordres du jour dans la région et ceux-ci n’ont rien de pacifique ni pour l’un ni pour l’autre. L’Iran est le principal soutien mondial du terrorisme. La méthode Poutine pour mener la guerre contre le terrorisme en Tchétchénie était le tapis de bombes. Quand cela n’a pas réussi, il a « acheté » le seigneur de la guerre le plus brutal de la région, Ramzan Kadyrov.

La poursuite du massacre de Sunnites dans la région y attirera un afflux sans cesse accru d’aides des Saoudiens et de combattants étrangers du Pakistan, d’Afghanistan et de Russie. La situation va se métastaser, ce qui convient parfaitement à M. Poutine. La guerre et le chaos lui fournissent toujours plus d’ennemis et ainsi plus d’occasions de jouer au dur à la télévison publique russe. Le régime iranien a besoin du conflit pour des raisons semblables et ne peut donc jamais renoncer à ses “Mort à l’Amérique ». Une aggravation du conflit fera aussi monter le prix du pétrole, un avantage qui n’échappe ni à Téhéran ni à Moscou.

Ces conséquences peuvent être acceptables pour M. Obama, mais il ne peut faire semblant d’en ignorer sa part de responsabilité. Moi aussi, je voudrais vivre dans le monde de diplomatie et de droit où M. Obama pense vivre. Mais hélas ce n’est pas le cas. Le pouvoir et l’action comptent toujours et dans des endroits comme la Syrie et l’Irak, vous ne pouvez pas avoir le pouvoir sans l’action.

M. Poutine n’a rien dit de nouveau à l’ONU, parce qu’il n’en avait pas besoin. Il sait qu’il a des atouts concrets autrement plus efficaces que de simples paroles. Il a des chars en Ukraine, des avions de chasse en Syrie et Barack Obama à la Maison Blanche.

Putin Takes a Victory Lap While Obama Watches
More chaos in Syria suits the Russian president just fine. Higher oil prices will please Moscow and Tehran.
Garry Kasparov
WSJ
Sept. 29, 2015

With the Middle East in chaos and a belligerent Russian regime stoking the turmoil, the dueling speeches at the United Nations on Monday by presidents Barack Obama and Vladimir Putin might have offered new insight. What the world saw instead was entirely predictable.

Mr. Obama has already decided to continue his policy of disengagement from the Middle East, and his platitudes about cooperation and the rule of law rang hollow in the U.N.’s General Assembly hall. Of the conflict in Syria, he said, “we must recognize that there cannot be, after so much bloodshed, so much carnage, a return to the prewar status quo.” But every listener was aware that Mr. Obama had no intention of backing his words with action.

Mr. Putin, speaking about an hour later in the same room, included his usual NATO-bashing and obvious lies. “We think it is an enormous mistake,” Mr. Putin said, “to refuse to cooperate with the Syrian government and its armed forces, who are valiantly fighting terrorism face to face.” He spoke of national sovereignty—which is very important to Mr. Putin, unless it’s the sovereignty of Georgia, Ukraine or another place where he wishes to meddle.

In other words, Mr. Obama’s speech was routine because he knows he will not act. Mr. Putin’s speech was routine because he knows he will act anyway.
The content of the speeches was irrelevant to Mr. Putin before he even opened his mouth. He made his first U.N. address in 10 years because looking like a big man on the international stage is the only ploy he has left to justify his rule in Russia. His devil’s bargain with the Russian people a decade ago was to provide prosperity in exchange for their giving up their rights and democracy. Now we have none of the above. Mr. Putin’s only remaining gambit is to claim that he is defending Russian greatness while surrounded by enemies (whom that he is an expert at creating). With his offensive in Ukraine sputtering along, new fronts were needed. He has found them in Syria and at the U.N.

In this light, the much-hyped private meeting between Messrs. Obama and Putin was the biggest possible prize. The only statement to come out of the meeting was that the U.S. and Russia would consider working together against Islamic State, also known as ISIS. Not that Mr. Putin cares about cooperation, as long as his goal of preserving Bashar Assad’s murderous dictatorship in Syria isn’t interfered with.

Yet the images of the two leaders together are being splashed across the Russian media as a huge triumph for Mr. Putin. The narrative, which began circulating as soon as the meeting was announced, is that not only did the valiant Mr. Putin confront and condemn the weak Mr. Obama and the evil United States, he did so in New York City, the belly of the beast itself. As soon as the first pictures were taken, the meeting became a great success for Mr. Putin, and another self-inflicted defeat for American foreign policy—and for stability and democracy in the Middle East.

No matter how well-intentioned and popular the U.S. exit from Iraq was, or how well the White House spun its concessions to Mr. Assad in 2013, the results clearly have been disastrous. A look at a map of Iraq and Syria shows that the rise of ISIS was a logical response to American abandonment of the region’s Sunnis. A group like ISIS cannot thrive without support from locals, in this case Sunnis who see no other way to defend against the Shiite forces of Iran and Syria that are slaughtering them by the hundreds of thousands.

In world affairs, as in chess, you have to play the position that’s on the board when you sit down. Criticizing George W. Bush for starting the Iraq war in 2003 does not change the fact that in 2008 there was no mass refugee crisis or massive ISIS army on the march. Support for al Qaeda had been undercut by negotiations with Sunni groups in Anbar province, a game-changing policy that was as responsible for reduced violence as the surge of new American forces.

The American exit and Mr. Obama’s refusal to deter Mr. Assad ended any possibility of security. The people had to fight, flee or die, and they are doing all three in horrific numbers. It’s important to remember that the waves of refugees reaching Europe are not running from ISIS. They are fleeing Mr. Assad—who counts on active support from Iran and now Russia.

No deal is going to change that. Iran and Russia have their own agendas in the region, and peace is not on either of them. Iran is the world’s leading state supporter of terrorism. Mr. Putin’s method of fighting the war on terror in Chechnya was carpet bombing. When that didn’t succeed, he bought off the region’s most brutal warlord, Ramzan Kadyrov.

The continued slaughter of Sunnis in the region will draw in more support from the Saudis and more foreign fighters from Pakistan, Afghanistan and Russia. The situation will metastasize like a cancer, which suits Mr. Putin fine. War and chaos create more enemies and more opportunities for him to look like a tough guy on Russian state TV. Iran’s regime needs conflict for similar reasons, which is why it can never give up “Death to America.” A growing war will also drive up the price of oil, a benefit that isn’t lost on Tehran or Moscow.

These consequences may be acceptable to Mr. Obama, but he cannot pretend to be ignorant of his role in creating them. I, too, would like to live in the world of diplomacy and law that Mr. Obama seems to believe we inhabit. But unfortunately we do not. Power and action still matter, and in places like Syria and Iraq you cannot have power without action.

Mr. Putin didn’t say anything new at the U.N., because he didn’t need to. He knows that he has concrete assets that are more effective than mere words. He has tanks in Ukraine, jet fighters in Syria, and Barack Obama in the White House.

Mr. Kasparov, chairman of the New York-based Human Rights Foundation, is the author of “Winter Is Coming: Why Vladimir Putin and the Enemies of the Free World Must Be Stopped,” out next month from Public Affairs.

Voir aussi:

An Unteachable President
For Obama, it isn’t the man in the arena who counts. It’s the speaker on the stage.
Bret Stephens
Wall Street Journal
Sept. 28, 2015

Barack Obama told the U.N.’s General Assembly on Monday he’s concerned that “dangerous currents risk pulling us back into a darker, more disordered world.” It’s nice of the president to notice, just don’t expect him to do much about it.

Recall that it wasn’t long ago that Mr. Obama took a sunnier view of world affairs. The tide of war was receding. Al Qaeda was on a path to defeat. ISIS was “a jayvee team” in “Lakers uniforms.” Iraq was an Obama administration success story. Bashar Assad’s days were numbered. The Arab Spring was a rejoinder to, rather than an opportunity for, Islamist violence. The intervention in Libya was vindication for the “lead from behind” approach to intervention. The reset with Russia was a success, a position he maintained as late as September 2013. In Latin America, the “trend lines are good.”

“Overall,” as he told Tom Friedman in August 2014—shortly after ISIS had seized control of Mosul and as Vladimir Putin was muscling his way into eastern Ukraine—“I think there’s still cause for optimism.”

It’s a remarkable record of prediction. One hundred percent wrong. The professor president who loves to talk about teachable moments is himself unteachable. Why is that?

Some of the explanations are ordinary and almost forgivable. All politicians like to boast. The predictions seemed reasonably well-founded at the time they were made. Mr. Obama wasn’t really making predictions: He was choosing optimism, placing a bet on hope. His successes were of his own making; the failures owed to forces beyond his control. And so on.

But there’s a deeper logic to the president’s thinking, starting with ideological necessity. The president had to declare our foreign policy dilemmas solved so he could focus on his favorite task of “nation-building at home.” A strategy of retreat and accommodation, a bias against intervention, a preference for minimal responses—all this was about getting America off the hook, doing away with the distraction of other people’s tragedies.

When you’ve defined your political task as “fundamentally transforming the United States of America”—as Mr. Obama did on the eve of his election in 2008—then your hands are full. Let other people sort out their own problems.

But that isn’t all. The president also has an overarching moral theory about American power, expressed in his 2009 contention in Prague that “moral leadership is more powerful than any weapon.”

At the time, Mr. Obama was speaking about the end of the Cold War—which, he claimed, came about as a result of “peaceful protest”—and of his desire to see a world without nuclear weapons. It didn’t seem to occur to him that the possession of such weapons by the U.S. also had a hand in winning the Cold War. Nor did he seem to contemplate the idea that moral leadership can never safely be a substitute for weapons unless those leaders are willing to throw themselves at the mercy of their enemies’ capacity for shame.

In late-era South Africa and the Soviet Union, where men like F.W. de Klerk and Mikhail Gorbachev had a sense of shame, the Obama theory had a chance to work. In Iran in 2009, or in Syria today, it doesn’t.

Then again, that distinction doesn’t much matter to this president, since he seems to think that seizing the moral high ground is victory enough. Under Mr. Obama, the U.S. is on “the right side of history” when it comes to the territorial sovereignty of Ukraine, or the killing fields in Syria, or the importance of keeping Afghan girls in school.

Having declared our good intentions, why muck it up with the raw and compromising exercise of power? In Mr. Obama’s view, it isn’t the man in the arena who counts. It’s the speaker on the stage.

Finally, Mr. Obama believes history is going his way. “What? Me worry?” says the immortal Alfred E. Neuman, and that seems to be the president’s attitude toward Mr. Putin’s interventions in Syria (“doomed to fail”) and Ukraine (“not so smart”), to say nothing of his sang-froid when it comes to the rest of his foreign-policy debacles.

In this cheapened Hegelian world view, the U.S. can relax because History is on our side, and the arc of history bends toward justice. Why waste your energies to fulfill a destiny that is already inevitable? And why get in the way of your adversary’s certain doom?

It’s easy to accept this view of life if you owe your accelerated good fortune to a superficial charm and understanding of the way the world works. It’s also easier to lecture than to learn, to preach than to act. History will remember Barack Obama as the president who conducted foreign policy less as a principled exercise in the application of American power than as an extended attempt to justify the evasion of it.

From Aleppo to Donetsk to Kunduz, people are living with the consequences of that evasion.

Voir également:

Exclusif. Le cri d’alarme du juge Trévidic
« La France est l’ennemi numéro un de l’Etat islamique »
30 septembre 2015
Interview Frédéric Helbert
Pendant dix ans, il a animé le Pôle judiciaire antiterroriste. Forcé de quitter ses fonctions en pleine tempête pour devenir vice-Président du tribunal de grande instance de Lille, Marc Trévidic nous parle sans tabous.

Paris Match. Pouvez-vous estimer aujourd’hui le niveau de risque que courent les Français ?

Marc Trévidic. La menace est à un niveau maximal, jamais atteint jusqu’alors. D’abord, nous sommes devenus pour l’Etat islamique [EI] l’ennemi numéro un. La France est la cible principale d’une armée de terroristes aux moyens illimités. Ensuite, il est clair que nous sommes particulièrement vulnérables du fait de notre position géographique, de la facilité d’entrer sur notre territoire pour tous les djihadistes d’origine européenne, ­Français ou non, et du fait de la volonté clairement et sans cesse exprimée par les hommes de l’EI de nous frapper. Et puis, il faut le dire : devant l’ampleur de la menace et la diversité des formes qu’elle peut prendre, notre dispositif de lutte antiterroriste est devenu perméable, faillible, et n’a plus l’efficacité qu’il avait auparavant. Enfin, j’ai acquis la conviction que les hommes de Daech [acronyme de l’Etat islamique] ont l’ambition et les moyens de nous atteindre beaucoup plus durement en organisant des actions d’ampleur, incomparables à celles menées jusqu’ici. Je le dis en tant que technicien : les jours les plus sombres sont devant nous. La vraie guerre que l’EI entend porter sur notre sol n’a pas encore commencé.

Pourquoi un constat si alarmant ?

Nous avons en face de nous un groupe ­terroriste plus puissant que jamais. Bien plus puissant qu’Al-Qaïda à sa grande époque. L’EI, fort d’environ 30 000 “soldats” sur le terrain, a recruté plus de membres que l’organisation fondée par Ben Laden en quinze ans ! Et ce n’est pas fini. La France est, de fait, confrontée à une double menace. Celle du déferlement de ce que j’appelle les “scuds” humains du djihad individuel, ces hommes qui passent à l’action sans grande formation ni préparation, agissant seuls, avec plus ou moins de réussite, comme on a pu le voir ces derniers temps. Et celle, sans commune mesure, que je redoute : des actions d’envergure que prépare sans aucun doute l’EI, comme celles menées par Al-Qaïda, qui se sont soldées parfois par des carnages effroyables.

Disposez-vous d’éléments indiquant qu’on se dirige vers ce type d’actions d’envergure ?

Ceux que l’on arrête et qui acceptent de parler nous disent que l’EI a l’intention de nous frapper systématiquement et durement. Comprenez-moi bien, il ressort de nos enquêtes que nous sommes indubitablement l’ennemi absolu. Les hommes de Daech ont les moyens, l’argent et la faculté d’acquérir facilement autant d’armes qu’ils veulent et d’organiser des attaques de masse. Le terrorisme est une surenchère ; il faut toujours aller plus loin, frapper plus fort. Et puis, il reste “le prix ­Goncourt du terrorisme” à atteindre, et je fais là référence aux attentats du 11 septembre 2001 contre les tours du World Trade Center. Je n’imagine pas un instant qu’un homme tel qu’Abou Bakr ­al-Baghdadi et son armée vont se satisfaire longtemps d’opérations extérieures de peu d’envergure. Ils sont en train de penser à quelque chose de bien plus large, visant en tout premier lieu l’Hexagone.

« L’EI a recruté plus de membres qu’Al Qaïda en quinze ans »
Comment en est-on arrivé là ? Pourquoi la France ?

Parce qu’on revient à cette idée qu’on est la cible idéale ! Traditionnellement, l’adversaire numéro un du terrorisme djihadiste a longtemps été les Etats-Unis, mais les paramètres ont changé. Les Américains sont plus difficiles à atteindre. La France, elle, est facile à toucher. Il y a la proximité géographique, il y a des relais partout en Europe, il y a la facilité opérationnelle de renvoyer de Syrie en France des volontaires aguerris, des Européens, membres de ­l’organisation, qui peuvent revenir légalement dans l’espace Schengen­ et s’y fondre avant de passer à l’action.

Il y a aussi des raisons politiques, idéologiques ?

Evidemment ! La France est devenue l’allié numéro un des Etats-Unis dans la guerre contre Daech et les filières djihadistes. Nous combattons par les armes aux côtés des Etats-Unis. Nous avons mené des raids aériens contre l’EI en Irak. Maintenant, nous intervenons en Syrie. De plus, la France a un lourd “passif” aux yeux des islamistes. Pour eux, c’est toujours une nation coloniale, revendiquant parfois ses racines chrétiennes, soutenant ouvertement Israël, vendant des armes aux pays dits “mécréants et corrompus” du Golfe ou du Moyen-Orient. Et une nation qui opprimerait délibérément son importante communauté musulmane. Ce dernier argument est un axe de propagande essentiel pour l’EI. Nos forces armées sont aussi intervenues au Mali pour arrêter les islamistes, même si ce ne sont pas les mêmes réseaux. Ajoutons enfin que, en France, nous sommes depuis des années en première ligne pour combattre le “djihad global”. Longtemps notre dispositif antiterroriste nous a permis de porter des coups sévères aux terroristes et aux ­djihadistes de toute obédience.

Ce n’est plus le cas aujourd’hui ?

Non, la donne a changé. L’évidence est là : nous ne sommes plus en mesure de prévenir les attentats comme par le passé. On ne peut plus les empêcher. Il y a là quelque chose d’inéluctable. Bien sûr, on arrête des gens, on démantèle des cellules, on a de la chance aussi, comme on a pu le voir avec certaines affaires récentes, mais la chance ou le fait que les terroristes se plantent dans leur mode opérationnel, ou encore que des citoyens fassent preuve de grande bravoure, ça ne peut pas durer éternellement. Quant aux moyens affectés à la lutte antiterroriste, ils sont clairement devenus très insuffisants, et je pèse mes mots. On frise l’indigence à l’heure où la menace n’a jamais été aussi forte. Ces deux dernières années, j’ai constaté par moi-même qu’il n’y avait parfois plus d’enquêteurs pour mener les investigations dont nous avions besoin ! On fait donc le strict minimum, sans pouvoir pousser les enquêtes, sans “SAV”, au risque de passer à côté de graves menaces. Les politiques prennent des postures martiales, mais ils n’ont pas de vision à long terme. Nous, les juges, les policiers de la DGSI, les hommes de terrain, nous sommes complètement débordés. Nous risquons d’“aller dans le mur”.

Et le dispositif Sentinelle, qui mobilise des milliers d’hommes pour protéger des lieux symboliques, des sites sensibles, il n’est pas efficace ?

Ce dispositif protège certains endroits, rassure la population. Mais, en fait, il déplace la menace. Cela n’évitera jamais que des hommes déterminés passent à l’action ici ou ailleurs. Si cela leur paraît trop compliqué de s’en prendre à un objectif sous surveillance, ils en trouveront un autre. Un cinéma, un centre commercial, un rassemblement populaire… Sentinelle, Vigipirate, on ne peut pas se permettre de s’en priver, la population ne le comprendrait pas, mais fondamentalement cela ne résout rien. Cela ne freinera pas les hommes de l’EI le jour où ils décideront de passer à la vitesse supérieure et de commettre des attentats d’ampleur. D’autant que nous sommes incapables d’enrayer leur montée en puissance constante. Nul doute que le groupe soit actuellement en train de bâtir les structures, les réseaux, de former les hommes pour concevoir des plans d’attentats de masse. Ils préparent le terrain pour pouvoir frapper fort.

Que penser, alors, de la nouvelle stratégie française ? Des ­premières frappes aériennes ont visé Daech sur le sol syrien. La France invoque un “droit de légitime défense” et dit vouloir cibler les terroristes à la base…

Procéder à des frappes “extra-judiciaires” revient à se calquer sur le modèle américain. Cela fait des années que les Etats-Unis éliminent des chefs, des stratèges, des recruteurs au Yémen, en Afghanistan, en Somalie, mais sans affaiblir les groupes visés. Cela n’a jamais marché ! Je ne crois pas au bien-fondé de la stratégie française. Peut-on penser déstabiliser Daech et nuire à ses objectifs en éliminant des leaders, des “opérationnels” qui auraient été repérés ? Y a-t-il des chefs d’une telle importance qu’ils ne puissent être remplacés dans l’heure par d’autres hommes ? Rien n’est moins sûr. De toute façon, ils nous ont “dans le collimateur” et, de ce point de vue-là, ça ne changera rien ! Cela peut même avoir l’effet inverse que celui recherché en créant des “vocations”. Si, d’aventure, il y avait quelques ciblages réellement pointus, le bras de la justice n’étant pas très long, j’aurais tendance à me dire qu’une petite roquette fera l’affaire ; mais, clairement, il n’est rien dans cette stratégie qui permette de renverser le cours d’une guerre contre une armée de terroristes et de la gagner.

Est-on à l’abri d’une campagne d’attentats sur notre sol ?

Non. Si l’on prend l’exemple des frères Kouachi, les auteurs de la fusillade de “Charlie Hebdo”, ils étaient, au vu de ce que l’on sait, “en route” pour une campagne d’attentats. On y a échappé parce que, dans un accident de voiture, l’un des frères a perdu sa carte d’identité. C’est cela qui a permis de les identifier et de lancer la chasse à l’homme qui s’est soldée par la mort des deux terroristes, tués par le GIGN. Les Kouachi n’étaient pas partis pour une opération suicide ! S’ils avaient pu, ils auraient continué à frapper. Comme Nemmouche, le tueur du Musée juif de Bruxelles, comme Merah… L’an dernier, j’ai fait neutraliser un réseau de djihadistes très dangereux qui voulait créer un commando de dix “Merah” autonomes, opérant simultanément sur l’ensemble du territoire. L’idée que nous soyons un jour confrontés à une ou plusieurs campagnes d’attentats majeurs ne peut être écartée. Ceux qui nous attaquent veulent nous faire le plus de mal possible. Et le faire dans la durée. Ils s’y préparent. Les Français vont devoir ­s’habituer non à la menace des attentats, mais à la réalité des attentats, qui vont à mes yeux immanquablement survenir. Il ne faut pas se voiler la face. Nous sommes désormais dans l’œil du cyclone. Le pire est devant nous.

Voir enfin:

Pour l’un des plus grands stratèges au monde, l’Europe chrétienne est en train de se suicider
Europe-Israël

sept 19, 2015

Quand un économiste et historien prolifique et reconnu comme Edward Luttwak s’exprime à propos de l’arrivée massive de migrants moyen-orientaux en Europe, les spécialistes de stratégie et de sciences politiques tendent l’oreille. Ce géopoliticien très influent, n’y va pas par quatre chemins. Le Pape, le président turc, l’Italie et l’Europe en général en prennent pour leur grade.

L’analyse que Luttwak a livrée au journal italien « il Giornale » est sans appel: “L’Europe risque l’islamisation. Ce sera l’Europe chrétienne qui devra s’adapter aux Musulmans et non le contraire”. Luttwak s’en prend surtout au pape François qui a fait un pèlerinage à Lampedusa: “il ne se rend pas compte qu’il collabore au suicide de l’Europe chrétienne … Et ce Pape croit qu’on doit accueillir tous les migrants.

Edward Luttwak
Pour le politologue, l’Italie n’est pas en reste, elle devrait bombarder les navires vides des passeurs (…) et sans attendre l’autorisation de l’Onu. Elle en a la force mais pas la volonté”. Edward Luttwak accuse aussi le président turc Erdogan d’œuvrer à l’islamisation progressive de l’Europe, car il tolère ou encourage l’invasion, essentiellement musulmane, à travers les Balkans.

Luttwak rappelle en conclusion la fin de la civilisation romaine : “Les barbares arrivèrent du Nord, maintenant ils viennent du Sud …Dans l’Europe actuelle  je ne vois aucune volonté de survie. Les murs ne suffiront pas. Il faut des interventions directes et la première à le faire, devrait être l’Italie”.

Source (Traduction Coolamnews)

Russie : la Bérézina économique
La prospérité économique ne semble pas être l’objectif majeur du Kremlin, ce qui devrait inquiéter.
Jacques Garello

Contrepoints

30 septembre 2015

Tous les indicateurs conjoncturels sont au rouge. Une communication de la Banque Centrale de Russie ne cache pas les difficultés actuelles, mais prévoit une amélioration pour la deuxième partie de l’année 2016. Cet optimisme est de pure façade, car tout le monde sait bien que ce sont les structures qui sont inadaptées. L’économie russe n’a jamais bénéficié de l’élan de sa libération. Mais la prospérité économique n’est pas l’objectif majeur du Kremlin.

Voilà de quoi s’inquiéter peut-être.

La Bérézina

Pour se faire une idée, même atténuée, de la conjoncture en Russie, il suffit de se référer au rapport de la Banque Centrale de Russie publié la semaine dernière. Certes le taux de croissance semble enviable (comparé à celui du reste de l’Europe) : il pourrait même passer de 3,9 % actuellement à 4,4 % l’an prochain : ce sont les données et les prévisions de la Banque, qu’il faut évidemment traiter avec prudence. Mais d’autres chiffres ne peuvent être masqués : une inflation à 15,8 %, une dévaluation de 45 % du rouble par rapport au dollar en moins de six mois, l’effondrement du cours mondial du baril de pétrole, principale recette à l’exportation, et le poids du blocus européen, qui prive les Russes de plusieurs produits de première nécessité, notamment pour l’alimentation. Évidemment, ce sont ces derniers éléments que la Banque met en avant, pour suggérer que le malaise est accidentel, et ne doit rien à la politique économique menée par le Kremlin. D’ailleurs, en conclusion, la Banque se refuse à réviser son taux d’intérêt : la politique monétaire « expansionniste » ne changera pas.

Une économie politisée et désarticulée

En fait, les espoirs nourris pendant l’ère Eltsine n’ont jamais eu de suite. Certaines causes remontent à loin. Lorsque l’ossature des grands kombinats (groupes industriels géants) a été démantelée, la propriété des nouvelles entreprises a été confisquée par des directeurs et des équipes qui les ont rachetées à vil prix. Ainsi les nouveaux millionnaires et la mafia ont-ils colonisé l’industrie. Ils sont toujours en place, dans la mesure où ils n’ont pas contrarié le pouvoir en place, qui n’a cessé de se renforcer avec l’ère Poutine. L’exemple le plus significatif est celui de Gazprom. Monopole du gaz naturel et du pétrole russes, l’une des cinq plus fortes capitalisations boursières du monde, cette entreprise est en fait sous contrôle de l’État russe, qui détient la majorité des actions. Gazprom a deux mérites aux yeux du Kremlin : elle alimente 20 % du budget de l’État et elle exerce un chantage sur les pays européens clients.

Parallèlement, le reste de l’économie n’a pas eu le développement attendu, si l’on excepte l’implantation d’usines européennes en quête de main d’œuvre russe à bon marché. En particulier, l’agriculture est toujours désorganisée, ce qui place la population russe sous dépendance des importations alimentaires. La structure du commerce russe est donc exactement celle d’un pays sous-développé : exportation de ressources naturelles et importation de produits manufacturés.

L’arroseur arrosé

Après avoir cru mettre les Européens, voire les Américains, à sa merci, le Kremlin subit actuellement des revers. D’une part le marché mondial des produits pétroliers et des matières premières s’est inversé. Le chantage aux oléoducs et aux prix a moins de prise, et les recettes ont diminué en quelques mois – à ce jour on estime la perte à quelque 10 milliards de dollars.

D’autre part le chantage sur l’Ukraine a mal tourné, et les Européens ont mis en place un embargo qui renchérit les importations vitales pour la population russe. Les prix de détail ont bondi, et la Banque Centrale n’a pas l’intention de lutter contre l’inflation. Enfin, la Commission Européenne a réagi contre le dumping (sic) des prix du gaz pratiqué par Gazprom, qui vend à l’étranger entre quatre et six fois plus cher qu’aux nationaux. La politique économique, naguère agressive, tourne à l’avantage de l’étranger.

Politique d’abord

Les mécomptes économiques de son pays perturbent-ils Vladimir Poutine ? Il ne semble pas. Il dispose d’un filet de sécurité avec sa place dans le marché mondial de l’énergie, même si elle n’est plus dominante comme naguère. Les réserves de l’Arctique sont une promesse de recettes futures, dont les Russes revendiquent la propriété. Les placements dans plusieurs branches de l’économie mondiale (assurances, finances, sport) demeurent rentables.

Mais, par-dessus tout, c’est l’impérialisme qui guide la politique du Kremlin. La reconquête de la grande Russie a été bien avancée jusqu’à présent en dépit de la résistance de l’Ukraine et de la Géorgie. La présence de troupes russes au Moyen Orient et le soutien à Damas rendent difficile toute solution pacifique dans la région. La solidarité avec les pays du BRIC, en particulier le Brésil et la Chine est un axe diplomatique confirmé et efficace dans les négociations mondiales.

Ces relations internationales s’organisent au nom de la souveraineté de la Grande Russie, ce qui vaut à Poutine toute sa popularité. Le pouvoir intérieur du Kremlin vient d’être confirmé par les élections régionales : plus de 90 % des votants pour l’Union Russe, et aucun siège pour la maigre opposition, sinon celle du Parti Communiste ; les libéraux ont disparu de la vie politique russe. La liberté aussi. Ne pas oublier que la Bérézina a été une victoire du tsar.

Voir par ailleurs:

40 ans d’attentats par des musulmans sur le sol français

Dreuz

29 septembre 2015

Dans un article sur les crimes de l’islam depuis les origines, je pensais que la liste vous ferait tourner la tête.

Voici la liste des crimes de l’islam – sur le sol français cette fois.

Vous allez vous demander quelle mouche les a piqué, ceux qui parlent d’une religion de paix et d’amour. Ils doivent confondre avec les boudhistes.

9 janvier 1973: bombe à l’Agence juive à Paris.

5 septembre 1973: prise d’otages à l’ambassade d’Arabie saoudite par un commando palestinien.

15 septembre 1974: Attentat à la grenade au drugstore Saint-Germain-des-Prés à Paris, 2 morts et 34 blessés.

13 janvier 1975: A l’aéroport d’Orly, des Palestiniens du FPLP (dont un des membres sera décoré de la médaille des droits de l’homme par Christiane Taubira) avec Carlos à leur tête, tirent au lance-roquettes et manquent un Boeing 707 de El Al, atteignent un DC-9 yougoslave. Trois blessés. L’attentat est revendiqué à Beyrouth par l’organisation palestinienne « Septembre noir ».

19 janvier 1975: Carlos réattaque l’aéroport d’Orly et obtient un avion pour s’enfuir à Bagdad. Il y aura 21 blessés.

10 mars 1975: Attentat de la gare de l’Est à Paris, 1 mort et 7 blessés.

20 mai 1975: des Palestiniens tirent contre le comptoir d’El Al d’Orly, et tuent une personne.

22 février 1976: attentat à l’Office de tourisme algérien (revendiqué par le Front de libération unifié de la nouvelle Algérie).

2 novembre 1976: tentative d’assassinat contre Homayoun Keykavoussi, attaché culturel de l’ambassade iranienne (revendiqué par les Brigades internationales Reza Rezayi, groupe maoïste issu de la Gauche prolétarienne.)

7 juillet 1977: tentative d’assassinat contre l’ambassadeur de Mauritanie (revendiqué par les Brigades internationales Mustapha El Wali Sayed).

20 mai 1978: A l’aéroport d’Orly, un commando de trois hommes ouvre le feu dans la salle d’embarquement d’El Al, faisant 4 morts et 5 blessés. L’attentat est revendiqué par une organisation libanaise inconnue, « les Fils du Liban ».

31 juillet 1978: Prise d’otages à l’ambassade d’Irak à Paris exécuté par un militant de l’Organisation de libération de la Palestine et commandité par Yasser Arafat, son président (qui recevra des obsèques nationales en France). 1 policier trouve la mort.

3 août 1978: Assassinat à Paris du représentant de l’OLP Izz al-Din al-Kalak et un de ses assistants, par l’organisation Abu Nidal.

2 décembre 1978: Attentat du BHV. Huit blessés dont un grave, revendiqué par

31 août 1978: attentat au domicile d’Yves Mourousi, revendiqué par la section franco-arabe du front du Refus (10 blessés).

27 mars 1979: Une explosion fait 33 blessés dans un foyer israélite, rue Médicis, à Paris VIe, au lendemain de la signature du traité de paix israélo-égyptien, revendiqué par une organisation antisioniste, le Collectif autonome d’intervention contre la présence sioniste en France et la paix israëlo-égyptienne.

17 janvier 1980: Assassinat du directeur de la librairie palestinienne à Paris, Yusef Mubarak, par l’organisation Abu Nidal.

18 Juillet 1980: L’ancien Premier ministre iranien Chapour Bakthiar échappe à une tentative d’assassinat menée par un commando iranien. 2 personnes sont tuées et 6 sont blessées durant l’attaque.

3 octobre 1980: Une bombe dissimulée dans la sacoche d’une moto explose devant la synagogue de la rue Copernic, à Paris XVIe. 4 morts et une vingtaine de blessés. Trente-quatre ans après, en novembre 2014, un suspect libano-canadien, Hassan Diab, est extradé du Canada et écroué en France. Considéré comme proche du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), il est accusé d’avoir confectionné et posé la bombe.

29 août 1981: attentat par un groupe terroriste palestinien à l’hôtel Intercontinental à Paris. 15 blessés.

18 janvier 1982: assassinat de Charles Robert Ray, attaché militaire américain, à Paris. Revendiqué par les FARL, fractions armées révolutionnaires libanaises.

3 avril 1982: Le diplomate israélien Yacov Barsimantov est assassiné à Boulogne-Billancourt. Le Libanais Georges Ibrahim Abdallah, chef des Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), condamné à perpétuité à Paris en 1987, notamment pour complicité de ce crime, est détenu depuis octobre 1984.

22 avril 1982: une voiture piégée explose au siège du magazine Al Watan Al Arabi rue Marbeuf à Paris. Un mort, 63 blessés (attentat revendiqué par Carlos et semblant être commandité par la Syrie)

9 août 1982: Un commando de 5 arabes appartenant au Fatah et au Conseil révolutionnaire d’Abou Nidal – un groupe palestinien dissident de l’OLP, ouvre le feu rue des Rosiers, à Paris, et jette des grenades à l’intérieur du restaurant juif Goldenberg, faisant 6 morts et 22 blessés.

17 septembre 1982: Le diplomate israélien Amos Manel est gravement blessé à Paris par l’explosion de sa voiture piégée, rue Cardinet. Une cinquantaine de personnes sont blessées, en majorité des élèves du lycée Carnot. L’attentat est revendiqué par les FARL libanaises.

30 septembre 1983: Une bombe explose au Palais des congrès de Marseille, près des pavillons américain, soviétique et algérien lors d’une foire internationale. 1 mort, 26 blessés. Revendiqué par les FARL.

7 février 1984: Assassinat de Gholam Ali Oveisi, ex gouverneur militaire de Téhéran, et de son frère, en exil à Paris. L’attentat est revendiqué par le Jihad islamique.

8 février 1984: Assassinat de l’ambassadeur des Etats arabes unis en France, Khalifa Abdel Aziz al-Mubarak dans une rue de Paris, attribué à l’organisation Abu Nidal.

23 février 1985: Explosion d’une bombe au magasin Marks & Spencer du boulevard Haussmann, revendiquée par l’Organisation Arabe du 15-Mai faisant partie du Hezbollah, fait un mort et 14 blessés.

29 mars 1985: A Paris, une explosion fait 18 blessés au cinéma « Le Rivoli Beaubourg », lors du 4e festival international du cinéma juif. L’attentat est attribué au Hezbollah.

7 décembre 1985: Double attentat au Printemps Haussmann et aux Galeries Lafayette, 43 blessés. Revendiqués par le CSPPA, Comité de Solidarité avec les prisonniers politiques arabes et du Proche-Orient, organisation marxiste liée au Hezbollah et au Djihad islamique animé par des Musulmans chiites inspirés et financés par Téhéran.

3 février 1986: Une explosion au rez-de-chaussée de la galerie du Claridge, avenue des Champs-Elysées, également attribuée au Hezbollah, fait un mort et huit blessés.

3 février 1986: Le même jour, un engin explosif est désamorcé au troisième étage de la Tour Eiffel.

4 février 1986: Une explosion suivie d’un incendie au sous-sol de la librairie Gibert-Jeune, place Saint-Michel, fait cinq blessés. L’acte s’inscrit également dans la liste des attentats commis par le Hezbollah.

5 février 1986: Explosion à la FNAC-Sports au Forum des Halles. 22 blessés, dont un très grave. Revendiqué par le CSPPA à Paris.

17 mars 1986: Explosion dans le TGV Paris-Lyon à la hauteur de Brunoy. Neuf blessés légers. Revendiqué par le CSPPA à Paris.

20 mars 1986: Attentat Galerie «Point Show», avenue des Champs-Elysées. Deux morts et 29 blessés, dont neuf graves. Revendiqué par le CSPPA à Beyrouth.

8 septembre 1986: Attentat au bureau de poste de l’Hôtel de Ville de Paris. Un mort et 21 blessés. Revendiqué par le CSPPA à Beyrouth et à Paris et le PDL affilié au Hezbollah à Beyrouth.

12 septembre 1986: Explosion à la cafétéria de l’hypermarché Casino du centre commercial des «Quatre-Temps» à la Défense. 54 blessés. Revendiquée par le CSPPA à Paris et le PDL à Beyrouth.

14 septembre 1986: Attentat au sous-sol du «Pub-Renault» sur les Champs-Elysées. Deux policiers morts, un blessé grave. Revendiqué par le CSPPA et le PDL à Beyrouth.

15 septembre 1986: Attentat dans la salle de délivrance des permis de conduire de la préfecture de police de Paris. Un mort, 56 blessés. L’attentat est revendiqué par le Hezbollah (CSPPA et PDL à Beyrouth).

16 septembre 1986: Une bombe explose dans un restaurant au nord de Paris.

17 septembre 1986: A Paris, attentat rue de Rennes, dans le magasin Tati, sept personnes trouvent la mort et 55 autres sont blessées lors de l’explosion revendiquée par le CSPPA, Comité de Solidarité avec les prisonniers politiques arabes et du Proche-Orient.

7 avril 1987 : Assassinat d’Ali André Mécili, avocat et politique algérien, à Paris. Le principal suspect, Mohamed Ziane Hasseni, bénéficie d’un non lieu dans des conditions floues qui ressemblent à une collusion entre l’Etat français et algérien.

24 décembre 1994 – 26 décembre 1994: détournement du vol AF 8969 par le GIA, Groupe islamique armé. Après deux jours de prise d’otage du vol Alger-Paris par des membres du GIA algérien, l’assaut du GIGN à l’aéroport de Marignane fait 3 morts (plus les 4 preneurs d’otages).

11 juillet 1995: assassinat de l’imam Abdelbaki Sahraoui, cofondateur du Front islamique du salut (organisation concurrente du GIA), et son secrétaire, abattus dans la mosquée de la rue Myrha à Paris par deux musulmans armés d’un fusil à pompe et d’un pistolet.

15 juillet 1995: Fusillade à Bron entre les policiers et Khaled Kelkal, du GIA qui tente de forcer un barrage de police. Kelkal sera abattu le 29 septembre 1995.

25 juillet 1995: Gare Saint-Michel une bombe explose dans un train du RER B. Revendiqué par le Groupe islamique armé algérien. L’attentat a coûté la vie à 8 personnes et a fait 117 blessés.

17 août 1995: Une bonbonne de gaz avec des clous, signature du GIA, explose à Paris près de la place Charles-de-Gaulle. 16 blessés.

26 août 1995: une bombe est découverte sur la ligne TGV Sud-Est près de Lyon avant d’exploser au passage du TGV. Les empreintes de Khaled Kelkal et de Boualem Bensaïd sont retrouvées sur la bombe.

3 septembre 1995: une cocotte-minute remplie de clous et d’écrous explose sur le marché du boulevard Richard-Lenoir dans le 11e. Quatre blessés légers. C’est toujours la signature du GIA.

7 septembre 1995: L’explosion d’une voiture piégée devant l’Ecole juive de Lyon à Villeurbanne (Rhône) fait 14 blessés. Elle est attribuée aux extrémistes islamistes dirigés par Khaled Kelkal, directement lié à l’attaque.

27-29 septembre 1995: Fusillade dans les monts du Lyonnais. Karim Koussa, Abdelkader Bouhadjar et Abdelkader Mameri sont interpelés. Khaled Kelkal est abattu.

6 octobre 1995: Le jour de l’enterrement de Khaled Kelkal, une bombe du GIA (bouteille de gaz avec des clous et boulons) explose près de la station de métro Maison-Blanche. 12 blessés légers. On retrouve sur la bombe les empreintes de Boualem Bensaïd.

7 octobre 1995: Le leader du GIA, Djamel Zitouni annonce qu’il lance le « jihad », des « frappes militaires au cœur même de la France » pour la punir de son soutien au régime d’Alger. Il exige que le président Jacques Chirac se convertisse à l’islam.

17 octobre 1995: Attentat du RER C, une rame est perforée par l’explosion d’une bombe à la station Musée d’Orsay. Smaïn Aït Ali Belkacem, du GIA, est responsable de l’attentat.

(En 2010, Amedy Coulibaly (auteur de l’attentat de la supérette casher en 2015), Djamel Beghal (maître à penser des frères Kouachi qui ont commis l’attentat contre Charlie Hebdo) et une quinzaine de musulmans projettent de faire évader Smaïn Aït Ali Belkacem. Ils sont arrêtés, font un peu de prison, et sont relâchés)

27 mai 1996: Reza Mazlouman, ancien vice-ministre iranien de l’éducation à l’époque du Chah d’Iran est assassiné à Créteil.

3 décembre 1996: Paris, attentat du RER B à Port-Royal. Une bonbonne de gaz remplie d’explosif éclate dans une rame de train. Une lettre du groupe islamique armé (GIA) envoyée à Jacques Chirac signe implicitement la revendication qui fera 4 morts et 91 blessés.

3 décembre 1996: attentat contre le journal Tribune juive. L’attentat est revendiqué dans une lettre anonyme, qui explique que les terroristes «font partie de la grande nation arabe comme certains font partie de la grande nation juive». Le texte poursuit: «A ce titre nous nous sentons solidaire du sort qui est fait à nos frères palestiniens, en particulier à Hébron ».

31 décembre 2001: Une classe de l’école Ozar-Hatorah de Créteil est détruite par un incendie criminel.

1er avril 2002: La synagogue Or Aviv, à Marseille, est détruite par un incendie criminel et terroriste, alors qu’une vague d’attentats aux cocktails Molotov vise des synagogues.

10 avril 2002: Un autocar scolaire est la cible de jets de pierre, rue Piat, à Paris. Une élève est légèrement blessée.

22 mars 2003: En marge du défilé contre la guerre en Irak, deux membres du mouvement juif Hachomer Hatzaïr sont agressés près de leurs locaux.

8 juillet 2003: Des élèves de l’école Jeunesse Beth Loubavitch à Paris sont attaqués à coups de barres de fer.

17 octobre 2003: Le rabbin Michel Serfaty, reconnu par ses vêtements, est frappé au visage à Ris-Orangis (Essonne). Son agresseur, Abdelrahim criait « Palestine, Palestine, on vous casse la gueule, Youd! » pendant l’agression.

17 octobre 2003: L’agression du rabbin Michel Serfaty à Ris-Orangis (Essonne) provoque un intense émoi. L’agresseur est condamné en décembre 2004 à 6 mois de prison dont 2 mois avec sursis.

15 novembre 2003: Un établissement scolaire juif fréquentée par 200 élèves est dévasté par un incendie criminel à Gagny (Seine-Saint-Denis). Le président Jacques Chirac préside le lendemain une réunion interministérielle sur l’antisémitisme qu’il déclare « intolérable » – et offrira des obsèques nationales au terroriste et tueur de juifs Yasser Arafat.

20 novembre 2003: Dans le garage du 5 rue Louis Blanc, à Paris Xe, Adel Amastaibou prend un long couteau et poignarde Sébastien Salem de plusieurs coups de couteau à la poitrine, jusqu’à la mort. Puis il rejoint l’appartement de sa mère et déclare : « J’ai tué un Juif. J’irai au paradis. Allah m’a guidé ! »

8 octobre 2004: attentat contre l’ambassade d’Indonésie à Paris, revendiqué par le Front islamique français armé. 10 blessés.

25 mai 2005: deux jeunes musulmans lancent trois bouteilles d’acide chlorhydrique sur une école juive du XVIIIe, à Paris.

20 janvier 2006: Un jeune juif, Ilan Halimi, 23 ans, est enlevé par le gang des barbares, un gang musulman dirigé par Youssouf Fofana, qui espère faire payer les juifs. Il est torturé pendant trois semaines dans une cité HLM de Bagneux et retrouvé agonisant au bord d’une voie ferrée le 13 février 2006, et meurt lors de son transfert à l’hôpital.

19 avril 2007: le rabbin de la communauté du Nord-Pas-de-Calais, Elie Dahan, reconnaissable par ses vêtements, est violemment frappé par un jeune musulman, gare du Nord à Paris.

6 décembre 2007: À 12h50, l’explosion d’un colis piégé au un cabinet d’avocats du 52 boulevard de Malesherbes à Paris où est domiciliée la Fondation pour la mémoire de la Shoah fait 1 mort et 5 blessés. Le coursier, une jeune femme « brune, d’un mètre cinquante-cinq, la vingtaine et portant un casque », et de type « nord-africain » est activement recherchée.

16 décembre 2008: Le Front révolutionnaire afghan informe les autorités après avoir déposé des bâtons de dynamite (sans détonateurs) au Printemps à Paris.

20 décembre 2008: Arrestation à Paris de Rany Arnaud, 29 ans, un islamiste isolé soupçonné d’avoir voulu faire sauter le bâtiment de la DCRI.

5 janvier 2009: Une voiture bélier est lancée contre la grille d’une synagogue à Toulouse, qui est incendiée.

8 septembre 2009: Des engins explosifs sont lancés depuis l’extérieur et explosent dans une école juive du Xe arrondissement de Marseille dans le but de la faire brûler avec tous les élèves. «Un riverain aurait aperçu quelqu’un de jeune» au moment du drame.

11 et 15 mars 2012: Mohamed Merah assassine trois militaires à Toulouse et Montauban.

19 mars 2012: Trois enfants et l’un de leurs parents sont sauvagement assassinés dans une école juive de Toulouse par Mohamed Merah, un musulman français.

25 mai 2013: La Défense. Un islamiste arrive par derrière et poignarde Cédric Cordier, un militaire français au cou, dans l’intention de le décapiter. L’agresseur portait une barbe et une djellaba de couleur claire.

20 décembre 2014: Joué-lès-Tours. Un homme armé d’un couteau hurle « Allahu Akbar » en entrant dans un commissariat, et se jette sur un officier de police pour le tuer. 3 policiers sont blessés, dont deux gravement. Le musulman est tué.

21 décembre 2014: Dijon. Un homme hurlant « Allahu Akbar » écrase 13 piétons avec sa voiture.

22 décembre 2014: Nantes. Un homme que les témoins entendent crier « Allahu Akbar » écrase des piétons avec sa voiture sur un marché de Noël. 1 mort et 9 blessés dont 3 graves.

7 janvier 2015: Les frères Kouachi commettent un attentat contre le siège de Charlie Hebdo qui fait 12 morts et 11 blessés.

8 janvier 2015 : Amedy Coulibaly abat une jeune policière de 25 ans, Clarissa Jean-Philippe, à Montrouge (Hauts-de-Seine), et blesse un policier.

9 janvier 2015: Yoav Hattab, Yohan Cohen, Philippe Braham et Michel Saada, des clients de la supérette casher HyperCasher de Vincennes sont tués, et cinq autres sont pris en otages par Amedy Coulibaly, membre de l’Etat islamique.

9 janvier 2015 : prise d’otages à Dammartin-en-Goële par les frères Kouachi. Les 2 terroristes sont abattus. Un membre du GIGN est blessé, l’otage est sain et sauf.

3 février 2015: 3 militaires qui protègent un centre communautaire de Nice, sont attaqués par Moussa Coulibaly (sans relation avec Amédy Coulibaly).

19 avril 2015: Un djihadiste algérien tue une jeune femme accidentellement en voulant voler sa voiture, se tire une balle dans la jambe, ce qui l’obligera à renoncer à son attentat terroriste contre deux églises de Villejuif pendant la messe du dimanche.

26 juin 2015: Attentat terroriste dans l’Isère à Saint-Quentin-Fallavier contre une usine de gaz de la société Air Products dans l’intention de la faire exploser. Un cadavre sera retrouvé, décapité, avec des inscriptions en arabe et un drapeau de l’Etat islamique.

21 août 2015: Attentat du Thalys. Un islamiste qui venait de déclencher un attentat terroriste est terrassé par des héros américains. Les employés à la sécurité du train s’étaient enfuis. Quatre blessés, y compris le terroriste.

Eric Denécé évalue à 102 le nombre de victimes françaises du terrorisme islamiste entre 2001 et 2015.

J’ai compté 91 attentats terroristes commis par des musulmans. Imaginez le tableau, si l’islam n’était pas une religion de paix et d’amour !

Voir enfin:

Etats-unis. Obama peut faire tourner le monde plus rond
Die Welt – Berlin
14/11/2008

Garry Kasparov, célèbre joueur d’échec et opposant au régime moscovite, voudrait bien que le nouveau président américain dénonce le système autoritaire, mais qu’il ne confonde pas le peuple russe avec ses dirigeants.

Il ne fait aucun doute que l’élection de Barack Obama va exercer une influence sur la position de bien des habitants de ce monde vis-à-vis de la seule puissance mondiale. Obama est l’incarnation d’un nouveau genre de dirigeant, il ne ressemble à aucun de ses prédécesseurs. Ici, en Russie, l’homme suscite chez tous un intérêt brûlant. Sa victoire annonce la fin d’une image des Etats-Unis qui remonte à l’époque soviétique et que l’on évoquait quand on était interrogé sur l’oppression dont on était l’objet : “Oui, mais aux Etats-Unis, on lynche encore des Nègres !” C’était devenu un lieu commun de dire qu’évidemment aux États-Unis les riches exploitaient les Noirs et les Latinos. Il en va de la victoire d’Obama comme de la Terre : soudain, tout le monde peut constater qu’elle est incontestablement ronde. Malheureusement, beaucoup dans notre pays préfèrent parler du racisme aux Etats-Unis plutôt que de prendre conscience du racisme et de la xénophobie qui règnent en Russie.

Pourtant, la seule chose qui va véritablement compter, c’est de savoir si Obama se comportera différemment. Il aura peu de temps, sa “fenêtre d’opportunité” ne restera pas longtemps ouverte. Car nous sommes environnés de toutes parts par des crises si graves que le nouveau président américain ne pourra bénéficier d’un long état de grâce. Obama est en grande partie devenu président simplement parce qu’il n’est pas George W. Bush. Ce dernier est devenu – pas toujours à tort, mais souvent injustement – le symbole de tous les problèmes que le monde entier pensait avoir avec les Etats-Unis et les Américains. En incarnant toutes sortes de stéréotypes et de préjugés, le président Bush est devenu le point de mire de la détestation du monde entier. Riche, primaire, indifférent au reste du monde, profondément religieux et impétueux. Barack Obama contredit tous ses stéréotypes. Et nous ne tarderons pas à déverser la misère du monde devant sa porte, attendant désormais plus de lui que sa force de persuasion et ses beaux discours.

Un bon début consisterait à faire clairement comprendre qu’il ne considère pas les Russes comme les ennemis des États-Unis. Comme bien souvent dans les régimes autoritaires, Vladimir Poutine ne représente pas la majorité du peuple. La propagande du Kremlin s’efforce par tous les moyens de présenter les États-Unis comme une nation rivale. Le nouveau président américain pourrait d’un seul geste bousculer cet ordre des choses en s’élevant contre les dictatures en Russie et dans le reste du monde avec un peu plus de force que dans son discours postélectoral.


Crise des réfugiés: Attention, une distorsion peut en cacher une autre (Politicians and media’s irresponsible coverage of current refugee invasion of Europe sparks online backlash of fake, twisted, edited or taken out of context refugee images)

27 septembre, 2015

Vlora

Vlora2

Albanians2
https://i2.wp.com/www.letemps.ch/r/Le_Temps/Quotidien/2015/09/02/Eclairages/Images/2015_enfants.jpg
https://i1.wp.com/www.franceinfo.fr/sites/default/files/styles/mea_635x357/public/asset/images/2015/09/sans-tuyrtuitre-2.jpgDans les années 1980, les réformes de Mikhaïl Gorbatchev amènent de grands changement au sein du bloc de l’Est. À partir de 1989, les régimes communistes européens tombent tous les uns après les autres. De nombreux troubles politiques apparaissent en Albanie et plusieurs millions d’albanais fuient le pays. Le 7 août 1991, le Vlora décharge du sucre en provenance de Cuba à Durrës. Pendant le déchargement, plus de 20 000 migrants montent illégalement à bord et forcent le commandant, Halim Milaqi, à les amener en Italie. Celui-ci obtempère et demande l’autorisation d’accoster à Brindisi. Les autorités italiennes refusent et lui demandent de se rendre à Bari afin que des locaux soient aménagés pour les immigrants; mais le manque d’organisation lié à l’absence de plusieurs personnes nécessaires pour obtenir les autorisations (la majorité sont en vacances ce jour-là) fait que le navire arrive à Bari avant que les centres d’accueil pour les migrants ne soient prêts. Pour rentrer dans le port, le commandant mentionne des blessés graves à bord et invoque une impossibilité de reculer en raison de la lourde charge. De nombreux migrants se jettent à l’eau afin d’essayer de rejoindre la rive à la nage. Le navire est amarré au quai Molo Carboni, le plus éloigné de la ville, le 8 août 1991. Il s’agit encore aujourd’hui du plus grand débarquement illégal en Italie. Wikipedia
Face à l’hostilité de certains sur l’accueil des migrants, les Européens feraient bien de se souvenir du passé. Voilà en substance le message qui accompagne une photo relayée à des centaines de reprises depuis quelques jours. Il s’agit d’un détournement. L’image est impressionnante : le bateau déborde littéralement de passagers; des grappes de personnes le recouvre presqu’entièrement. « Voilà des migrants européens vers le Maroc ou la Tunisie pendant la Première Guerre mondiale », précise le message qui accompagne l’image sur les réseaux sociaux. Le souci, c’est que cette photo ne remonte pas du tout au conflit de 1914-1918. Elle montre en fait l’arrivée du cargo Vlora dans le port italien de Bari le 8 août 1991. A son bord, plusieurs milliers de migrants albanais, venus tenter leur chance en Europe un an après la chute du régime communiste. Comme le raconte ce rapport du Conseil de l’Europe, Rome décide alors de regrouper ces candidats à l’asile dans un stade de la ville. De la nourriture et des vêtements sont distribués. Mais « les autorités ont considéré qu’ils étaient venus chercher une amélioration de leur situation économique et ne pouvaient donc pas être assimilés à des réfugiés politiques ». La très grande majorité des migrants albanais a donc été renvoyée en Albanie. Franceinfo
Qui arrêtera cette folie ? La prodigue Union européenne (UE) met le destin des peuples à l’encan en applaudissant, derrière l’Allemagne exaltée, à l’invasion des clandestins qui forcent les portes de Schengen. Des libérateurs ne seraient pas mieux acclamés. Or ils sont des millions, dans les pays arabo-musulmans, à vouloir gagner l’UE enivrée de ses vertus. Cette semaine, la petite île grecque de Lesbos était submergée par 20 000 «  migrants ». Les barrières volent en éclats, depuis qu’Angela Merkel a promis de recevoir 800 000 demandeurs d’asile cette année. François Hollande s’est engagé pour 24 000 personnes en deux ans. Peu importe les chiffres : les feux sont passés au vert, sans discernement ni recul. Les commissaires de Bruxelles, qui ont toujours appelé de leurs vœux une immigratAAæion massive, sans se soucier de son intégration culturelle, sont complices du bouleversement identitaire enclenché. La propagande émotionnelle s’est emballée, après la diffusion de la photo d’un corps d’enfant échoué sur une plage turque. Depuis, les « humanistes » de tréteaux, artistes ou politiques, moralisent sur la « fraternité humaine » en exposant publiquement leur grande bonté. Ils accusent évidemment l’Occident d’être coupable des désastres qui frappent l’Afghanistan, l’Irak, la Syrie, la Libye, etc. Persuadés d’avoir raison, ils exigent des excuses de ceux qui ont soutenu, depuis le 11 septembre 2001, les résistances aux offensives du nazislamisme. Ils crachent par habitude sur les États-Unis et leurs alliés, mais ignorent le totalitarisme coranique, responsable du chaos. Combien de soldats de Daech, infiltrés parmi ces exilés ? L’État islamique avait promis, début 2015, d’utiliser la bombe migratoire pour déstabiliser l’Europe. Mais cela fait longtemps que l’aveuglement narcissique berce les beaux parleurs. Il suffit d’observer la jubilation des idéologues de l’égalitarisme, de l’indifférenciation et de l’homme remplaçable pour les tenir comme inspirateurs de la béatitude des dirigeants et les médias du camp du Bien. Ivan Rioufol
Les « humanistes » sont des dangers publics, quand ils ne voient pas plus loin que leurs psychés. Lorsqu’ils se mêlent de diriger des pays, voire l’Union européenne elle-même, ils montrent leur inconsistance en se révélant incapables de prévoir les conséquences de leurs élans compassionnels. L’ahurissante légèreté Angela Merkel, qui a ouvert ses frontières aux « migrants » sous les hourras des belles âmes, restera probablement comme l’aboutissement de la régression politique réduite aux pulsions émotives. La décision de la chancelière, ce week-end, de rétablir le contrôle aux frontières de son pays soudainement envahi signe sans doute la fin des utopies sur l’accueil pour tous, dont elle était devenue l’étendard. Elle justifie sa volte-face par le fait que Schengen a démontré qu’il ne maîtrisait pas l’immigration et laissait passer, à côté des réfugiés politiques, beaucoup de faussaires. Mais cette situation, décrite ici depuis le début, est connue de tous depuis toujours. Elle n’est d’ailleurs pas un obstacle pour la France, qui se flatte d’accueillir et de prendre en charge des « réfugiés » dont rien ne dit qu’ils le sont tous. Il suffit de relire les dithyrambes de la presse française pour se désoler de la capitulation de l’esprit critique dans une large partie de la profession. « L’incroyable madame Merkel », « La dame de cœur », « le futur prix Nobel de la paix », auront été quelques-uns des lauriers tressés par le camp du Bien, dans un manichéisme réservant aux pays récalcitrants, et singulièrement au premier ministre hongrois Viktor Orban, toutes les réprobations morales. Disons les choses comme elles se présentent : le revirement allemand couvre de ridicule les sermonneurs qui ont semé la tempête migratoire. Le ministre de l’Intérieur français, Bernard Cazeneuve, qui entend faire de la « pédagogie » pour expliquer sa politique d’accueil, ne peut que s’enliser dans une propagande irréfléchie qui n’a évidemment pas le soutien de l’opinion. Incapable idéologiquement de concevoir la moindre vertu aux frontières nationales, il parle d’ouvrir en Grèce, en Italie et en Hongrie des « hot spots », en collaboration avec l’Union européenne. Mais cette dernière se dévoile, avec l’Allemagne immature et la France suiveuse, comme autant de dangers pour l’Europe, fragilisée par quarante ans d’immigration de peuplement et de multiculturalisme imposé. Le cynisme mercantile du président du Medef, Pierre Gattaz, qui salue une « opportunité » dans l’arrivée d’une main d’oeuvre docile, est une autre agression pour les Français soucieux de préserver la cohésion de leur nation ouverte. En réalité, l’effet de cet excès de xénophilie est, dès à présent, de replacer au cœur du débat public des sujets évacués : l’immigration, le retour aux frontières, la préférence nationale, l’expulsion effective des migrants économiques et des clandestins. Sans parler de la faillite des partis politiques et de l’Union européenne elle-même. Dans le fond, merci Angela Merkel pour tant de maladresses ! Ivan Rioufol
Si les dirigeants allemands et français n’avaient pas applaudi quand Obama a retiré toutes les troupes américaines d’Irak ; soutenu ensuite les « rebelles » en Syrie ; défini l’État Islamique, alors embryonnaire, comme une équipe d’amateurs ; voulu, après la chute de Ben Ali et de Mouba­rak, celle de Kadhafi, la situation serait différente. (…) Ils ont voulu les causes. Ils ont les effets. Un président des États-Unis avait énoncé un projet stratégique destiné à éviter tout ce qui est en train de se passer, et qui découle de la guerre déclarée par l’islam radical au monde occidental. Il s’appelait George Walker Bush. Les dirigeants européens l’ont détesté. Ils ont à la Maison Blanche un homme à leur goût. Ils goûtent. Tous ceux qui vivent en Europe doivent déguster, hélas… Guy Millière
Of all the irresponsible decisions taken in recent years by European politicians, few will cause as much human misery as Angela Merkel’s plan to welcome Syrian refugees to Germany. Hailed as enlightened moral leadership, it is in fact the result of panic and muddled thinking. Her pronouncements will lure thousands more into the hands of unscrupulous people-traffickers. Her insistence that the rest of the continent should share the burden will add political instability to the mix. Merkel has made a dire situation worse. (…) The distinction between refugee and economic migrant is also being elided. Many of the Syrians making this journey are fleeing war, but many others are fleeing camps in neighbouring Jordan or Turkey. The incentive to do this is growing, because life there is becoming harsher. As Michael Moller, the head of the UN’s Geneva office, warned this week, these millions will ‘get up and leave and come to Europe’ unless conditions in the camps improve. Iraqis are also joining in; extra flights are being laid on from Baghdad to Turkey as people go on the move in the belief that Merkel has created a window of migration opportunity that may not last. It is at this point that the distinction between refugee and immigrant, on which European law is based, breaks down. The economic pull is exacerbated because, unlike in previous times, the residents of the refugee camps have access to mobile phones and information. They know that Germany has said it expects to accept 800,000 asylum-seekers this year (a figure greater than the population of some EU members). They will have heard about — or seen — the welcome being given to refugees arriving there, the reception committees and the politicians holding placards saying ‘refugees welcome’. All of this will encourage many more to embark on the perilous journey to Europe. The European Union’s energies would be far better spent improving life in the camps and finding ways to allow people to work there, as Professor Paul Collier suggested in these pages last month. (…) Another danger of Merkel’s open-door policy is that it may make Syria’s recovery from civil war harder. By accepting those who have managed to make it to Europe, rather than those still in the camps, Germany is, intentionally or not, cherry-picking the more prosperous members of what used to be Syrian society, those who have sufficient resources to pay the traffickers. Without them, their ravaged country is far less likely to make a recovery once the fighting eventually stops. (…) Merkel’s actions, now, will be hard to correct: her words cannot be unsaid. She has exacerbated a problem that will be with us for years, perhaps decades. More than 40 per cent of those who applied for asylum in Germany in the first half of this year came from the former Yugoslavia; the last of its wars ended 14 years ago. Handling all of this correctly will require true statesmanship, which means thinking through consequences. Merkel is failing that test spectacularly. The Spectator
Few people say it out loud, but it’s the image of Germans welcoming “others” on in-bound trains from the east—from Hungary, very telegenically, when I was there—that arrests their attention. What a contrast with the pictures of other Germans in an earlier time shipping “others” to the east, on out-bound trains, to places like Treblinka and Auschwitz. [But] What sort of sound is that other shoe going to make when it finally does drop? Truth be told, the German leadership—and the EU leadership as well, with Mr. Jean-Claude Juncker of Luxembourg in the lead—are planting the seeds for long-term agony. That agony will comes in three forms: the economics of the welfare state; the self-blinding politics of multiculturalism; and security. (…) If only a tenth of one percent of these Arabs are now or are later turned toward salafi-based political violence for any number of reasons we can all think of, then Germany will have a problem that will shred its esteemed privacy laws to bits, whether Germans like it or not. (…) Meanwhile, the moral hazard problem is getting out of control. The word is out in Syria, and Iraq, and Lebanon, and among Palestinians in various places: They see the pictures, they send the men, then comes family reunification, and the next thing you know, in as little as a year or two, there could be five million Levantine Arabs (and a smattering of Kurds) clotting about in German cities. (…) Only a tiny percentage of these asylum seekers are well enough educated to hold down a middle-class enabling professional job in an economy like Germany’s.So the sound of the other shoe will consist of gunfire and bombs, most likely, and the telltale sucking sound of cash exiting the coffers of the still very generous but increasingly fiscally fragile German welfare state. And what of the politics?The Left’s normative seizure of Germany is truly amazing. Even the Chancellor, who by German standards is far from a raving leftist, appears to firmly believe that everyone must be a multiculturalist for moral reasons, and that all people who want to preserve the ethno-linguistic integrity of their communities—whether in Germany or in Hungary, Poland, and elsewhere—are acting out of base motives. One even sees self-righteous criticism of the Australians now in the German press. The German leadership’s understanding of its moral obligation is without qualification against contingency; they refuse to limit in any way the number of asylum seekers who can be taken into Germany, or the speed with which they may come. But(…) wanting one’s own community to be a certain way is not aggressively or actively prejudicial against others, any more than declining to give money to a beggar on a city street is morally equivalent to hitting him in the head with a crowbar. It is simply preferring the constituency of a high-social trust society, from which, social science suggests, many good things come: widespread security, prosperity, and a propensity toward generosity being prominent among them.It is, in my view, better morally to respect the dignity of difference than it is to try to expunge it though the mindless homogenization of humankind, which is the unstated premise at the base of the “thinking” of much of the EU elite. What better way to get rid of pesky nationalism than to get rid of nations, eh? One can hardly blame contemporary Germans for this sort of thinking, for their own nationalism turned out to be rabidly illiberal at one point in their history. But it is nonetheless an error of moral reasoning. Asylum seekers distort the moral choice with the intensity of their need, and their innocence; but the point is that what we see in Western Europe is not a case of what is moral versus what is base, but two kinds of rights, incommensurate (à la Isaiah Berlin) as they are, clashing. This basic truth seems to have gone missing in Germany lately, and, unfortunately, its expression in Hungary comes from a man who is toxic morally and opportunistic as well, and so gives that side of the argument a very bad name.(…) All this moral unction reminds me of the reality-challenged 1920s in Europe, which gave rise to the very ugly 1930s (and yes, there will be a sharp economic downturn to speed the effect; it’s already begun, in China, because we have allowed a half dozen major regional business cycles with their own, often balancing-out, dynamics to coalesce into one huge global business cycle), and we all know what happened next. How is the thinking in Berlin now different in essence from the calamity of Kellogg-Briand and Locarno? It is downright Kantian: The ethereal categorical imperative über alles. It also seems to me very Christian in the sense that it represents a tilt of intentions over consequences—and Kant was, remember, a Lutheran Pietist, so we know where his basic intellectual urges came from. Indeed, the denizens of the German Left seem to me a very religious people, only they think they’re secularists just because a clutch of proper names has changed, and they don’t often go to church anymore, but rather collect for the functional equivalent of communal worship in political meetings, university seminars, and protest rallies.For all this we can blame the Nazis, because the moral ricochet over time is clear, and it is in many ways very noble. It’s nice that the Germans want to be moral, charitable, hospitable, generous and kind, isn’t it? But absent a heavy doze of Niebuhrian moral realism, they now risk letting dead Nazis derange living thought from beyond the grave. (…) One fears that if reasonable people do not somehow apply a brake to this wild excess of selfless saintliness, unreasonable people eventually will. And guess who might still be around to cheer, encourage, and perhaps even arm the unreasonable? Yes, Vlad the Putin himself, as he is indeed already doing in a minor key. Putin would love to destroy the European Union and all it stands for, almost as much as he would destroy NATO if he could. There are, regrettably, plenty of European leaders these days who are unwittingly pitching in to help him, and so before very long we could be facing another kind of security problem. That would ultimately be a problem for Americans as well as for Europeans. Doesn’t it always go like that, again, whether we like it or not?  The American interest
Les photographies actuelles sont enracinées dans un héritage visuel ancien, celui des boat people, mais notre regard sur elles a changé pour devenir beaucoup plus ambigu. A l’époque, l’arrivée des Vietnamiens était présentée comme une question momentanée. Aujourd’hui, c’est le début d’un phénomène dont on ne voit pas la fin. On évoque en outre une masse uniforme d’immigrés; les panoplies de raisons qui les poussent à partir sont mises de côté au profit de la gestion de la crise. L’information n’est pas pourquoi ils viennent mais combien ils sont et comment y faire face. On oscille entre peur et compassion. [Avec les Albanais] Nous ne sommes plus dans une logique de Guerre froide puisque le Rideau de fer est tombé. Il n’y a plus de justification à la fuite. L’idée est ici celle du débarquement d’un flux immaîtrisé d’Albanais, avec cette question sous-jacente: «Que venez-vous faire chez nous maintenant que le régime autoritaire de votre pays a chuté?». La multitude est toujours menaçante si elle n’est pas accompagnée d’un discours, et la crainte d’une invasion est très claire dans cette image. On sent le débordement, la déferlante, comme aujourd’hui. [Avec les Africains] C’est une sorte de jeu des voleurs et du gendarme. Il y a un seul policier essayant de maîtriser un groupe dont on peut supposer qu’il est plus nombreux encore. Ces jeunes hommes semblent bien habillés et l’on pense tout de suite à un flux économique et non à des personnes en train de fuir un danger. Ils ne suscitent guère d’empathie; le policier est seul face à eux et s’il brandit sa matraque, il ne l’utilise pas. Evidemment, l’interprétation de cette image basculerait si c’était le cas. Là, on est dans l’idée de la défense de l’Europe face à l’afflux de migrants économiques. [Avec une petite fille dans un camp de réfugiés syriens] On est ici dans la tradition de la photographie humanitaire. L’enfant qui pleure ou qui a faim est une figure attendrissante qui revient depuis la Seconde Guerre mondiale. Cette gamine représente ce qu’il y a de plus inoffensif face à un barbelé qui ne peut être perçu que comme une exagération. Elle suscite forcément de la compassion et exacerbe le drame. On aurait le même sentiment si elle se trouvait face à un policier, tandis que des adultes dans le même cas émeuvent beaucoup moins. Gianni Haver (Université de Lausanne)
Angela Merkel’s humane stance on immigration is a lesson to us all. The German leader has stood up to be counted. Europe should rally to her side. The Guardian
As debate about how to solve Europe’s refugee crisis continues, right-wing groups and commentators are using photos and memes to demonise the desperate people risking their lives to reach the continent. But many of the photos are being faked, twisted, edited or taken out of context in an effort to support the following myths and arguments. (…) In one of the most heartless conspiracy theories circulating online, people are claiming that the body of three-year-old Aylan Kurdi was “staged” on a Turkish beach as part of a political plot to garner global sympathy.  People have seized on an image of a Turkish police officer picking up a child’s body on a markedly different section of beach to argue that the child’s body was moved for a photo opportunity. But the photo used as “evidence” of the alleged forgery is actually of Aylan’s older brother, five-year-old Galip, who also drowned alongside his mother as they tried to cross the Aegean Sea. His body, washed up on a different stretch of beach nearby, is visibly larger and dressed in different clothing and shoes. And far from it being a “staged” shot, the photographer who took the now iconic image of Aylan has told how she was in Bodrum to await refugee arrivals and noticed “lifeless bodies” on the beach by chance. (… ) Although the number of refugees and migrants arriving in Europe is undeniably huge – with estimates for this year so far hitting 500,000 people – many of the alarmist photos being circulated are fake. Belgian television station RTBF revealed that this image, claiming to show the “invasion of Italy” by “illegal immigrants” actually dates from 1991 and showed “La Vlora” bringing 20,000 migrants to the Italian port of Bari. The Independent

Attention: une distorsion peut en cacher une autre !

A l’heure où après le coup de folie pénitentiel de Mutti Merkel d’il y a deux semaines …

Et, entre le prétendu chef du Monde libre et celui de la chrétienté, l’orgie de bondieuseries des derniers jours…

L’Allemagne et le reste de l’Europe semblent enfin se réveiller …

Face à la véritable invasion de prétendus réfugiés qui à coup de pierres et d’Allah Akbar …

Ne sont pas loin, comme après la chute du communisme en Albanie il y a 25 ans et suite à la vacance du pouvoir à la tête du Monde libre aujourd’hui, de submerger le Vieux Continent …

Comment ne pas voir contre l’actuelle chape de plomb bien-pensante qu’illustre parfaitement l’hebdomadaire britannique The Independent …

Mais aussi, du côté musulman cette fois (?), les prétendues images de « migrants européens vers le Maroc ou la Tunisie pendant la Première Guerre mondiale » …

La flopée d’images fausses, distordues, recadrées ou prises hors contexte qui inondent actuellement l’internet …

Comme autre chose que le contrecoup logique du véritable tombereau d’images et de reportages pro-migrants …

Que taxant toute opinion contraire ou critique de racisme et de xénophobie …

Pour masquer la dimension totalement inouïe de l’évènement et de leur irresponsabilité …

Nous font subir à longueur de journée nos dirigeants et nos médias ?

The fake refugee images that are being used to distort public opinion on asylum seekers
The outpouring of public support for refugees in the wake of the death of Aylan Kurdi has sparked an online backlash
Lizzie Dearden
The Independent
16 September 2015

As debate about how to solve Europe’s refugee crisis continues, right-wing groups and commentators are using photos and memes to demonise the desperate people risking their lives to reach the continent.

But many of the photos are being faked, twisted, edited or taken out of context in an effort to support the following myths and arguments.

‘Isis jihadists are using the crisis to infiltrate Europe’
Several photos have surfaced online claiming to show Isis militants arriving in Europe, comparing images of men in battle dress and pictures of people arriving on the continent.
This man and several others ‘outed’ as Isis militants fought against the group, not with it
But even in cases where the photos do appear to be of the same person, claims that they are members of the so-called Islamic State have been wrong.

A widely shared picture claiming to be of refugees attacking police with an Isis flag actually showed a protest in Germany in 2012 – before the rise of the so-called Islamic State.
This photo is one of the many being wrongly used as ‘proof’ Isis militants are arriving in Europe
Several other images claiming to show refugees fighting for Isis wearing assault rifles and fatigues have also been debunked, with at least two of the men shown actually being part of groups fighting the jihadist group, including Kurdish forces and the Free Syrian Army.

Another meme shared by an anti-immigration group in Croatia claims to show another « Islamist » arriving in Europe. But online analysts said his uniform and equipment identified him as an anti-Isis fighter.

While there is a strong possibility that some of the people migrating to Europe may have been involved in armed conflict or linked with extremist groups, the UN has repeatedly dismissed claims that “thousands” of jihadists are arriving.

Following a Lebanese government minister’s assertion that one in 50 Syrians entering Europe could be Isis members, a  spokesperson for refugee agency the UNHCR said: “This kind of statement is extremely unhelpful.

“A refugee has a genuine fear of persecution, if you have any military connection at all then you lose your status as a refugee. There are over a million Syrians in Lebanon there is no legitimate way of providing figures like that.”

‘Refugees are healthy/rich and don’t need our help’
Pegida UK, a branch of the German group known for its huge “anti-Islamism” protests, has been sharing numerous photos claiming to show “fake” or undeserving refugees.

Many of the assertions are based on the fact people in the pictures appear not to be malnourished.

In one post spotted by news website France 24, photos of a muscular man are sarcastically labelled: “Please help feed and house this poor, defenceless refugee…’I heard we can get free steroids in England – don’t be racist and let me in!’”
But the photos were actually taken in 2013 on Christmas Island in Australia.

In other images taken at the same time, the border police’s blue uniforms can clearly be seen with “Australian Customs and Border Protection” written on them.
Numerous images of mainly Syrian refugees carrying smartphones have also been shared by right-wing blogs and commentators on social media arguing they do not need Europe’s help.

But as James O’Malley wrote in a comment piece for The Independent, possessing a phone is no indicator of how deserving an asylum seeker is of refuge, and middle-income countries like Syria are clearly just as susceptible to conflict as anywhere else.

“The answer to how surprised should we be that many of the Syrian refugees have smartphones is a resounding ‘not very’,” he said.

“The world isn’t a binary split between ‘rich’ and ‘poor’ – and we should adjust our assumptions about the countries in the middle accordingly.”

‘Aylan Kurdi’s dead body was staged to sway opinion’
In one of the most heartless conspiracy theories circulating online, people are claiming that the body of three-year-old Aylan Kurdi was “staged” on a Turkish beach as part of a political plot to garner global sympathy.

So the staged photo of poor little Aylan worked then? 20,000 Syrian. Not so much outcry if they used the original. pic.twitter.com/pLiBfZQIRc

— Lurkio (@alrightlandlord) September 7, 2015
People have seized on an image of a Turkish police officer picking up a child’s body on a markedly different section of beach to argue that the child’s body was moved for a photo opportunity.

“Little Aylan Kurdi, if he is dead, did not drown. He was killed. And the picture is a set-up fake. His body has been arranged in position,” one person wrote on Twitter.

Knights Templar International wrote: “Goulish (sic) propagandists moved and used the dead body of the little boy drowned on a Turkish beach to get pictures that would ‘best’ manipulate public opinion.”

“The media, who buy in to the UN’s politics, can not only advance its ideological aim, they can also financially benefit from twisting the true facts of the death of poor little Aylan Shenu,” a conspiracy blog added.

“And if there ever was a doubt about this being anything else, please, consider this, most telling fact:  before the most heart-wrenching photos of little Aylan were taken, his body was specifically and intentionally posed!”
Aylan Kurdi (L) and his brother Galip both died in the disaster
But the photo used as “evidence” of the alleged forgery is actually of Aylan’s older brother, five-year-old Galip, who also drowned alongside his mother as they tried to cross the Aegean Sea.

His body, washed up on a different stretch of beach nearby, is visibly larger and dressed in different clothing and shoes.

And far from it being a “staged” shot, the photographer who took the now iconic image of Aylan has told how she was in Bodrum to await refugee arrivals and noticed “lifeless bodies” on the beach by chance.

‘Europe is being invaded by swarms of refugees’
Although the number of refugees and migrants arriving in Europe is undeniably huge – with estimates for this year so far hitting 500,000 people – many of the alarmist photos being circulated are fake.

Belgian television station RTBF revealed that this image, claiming to show the “invasion of Italy” by “illegal immigrants” actually dates from 1991 and showed “La Vlora” bringing 20,000 migrants to the Italian port of Bari.

Zakia Khattabi, co-president of the country’s Ecolo party, reposted the photo on Twitter, writing that she’d had “enough” of the “disgusting political game” being played in Europe.

Another image of La Vlora, showing desperate Albanians climbing ion to the ship before it set off, was shared by Pegida UK on its Facebook page in a post that garnered comments calling for it to be “torpedoed”.

‘If refugees needed protection, they would bring their wives and children’
A much-shared meme posted on Facebook by far-right group the English Defence League (EDL) contrasts photos of British soldiers and male refugees arriving in Germany.
Above the soldiers, the caption reads: “Go to warzone. Leave women and children in safe country.” By the refugees, the writing says: “Go to safe country. Leave women and children in warzone.”

The image, which has been “liked” more than 2,200 times, summed up widely circulating claims that many of the people arriving are male “economic migrants” rather than asylum seekers.

But as Vice pointed out, it appears to have been taken from Reuters footage that shows dozens of women and children of all ages arriving on the same train.

The argument has been made by politicians across the world, including David Davies, the Conservative MP for Monmouth, who told BBC Radio Wales that refugees attempting to reach the UK were “mostly young men, mostly with mobile phones, chancing their luck”.

According to UNHCR figures, around 72 per cent of refugees and migrants arriving in Europe across the Mediterranean are men, with 13 per cent women and 15 per cent children.

Some aid workers have suggested the demographics may be caused by the danger of the journey, causing men to go ahead of their families in attempt to secure refuge in Europe and a home before more vulnerable relatives set off.

Voir aussi:

Non, ce bateau n’est pas rempli de migrants européens vers le Maroc
Le vrai du faux numérique

Antoine Krempf

15 septembre 2015

Face à l’hostilité de certains sur l’accueil des migrants, les Européens feraient bien de se souvenir du passé. Voilà en substance le message qui accompagne une photo relayée à des centaines de reprises depuis quelques jours. Il s’agit d’un détournement.
L’image est impressionnante : le bateau déborde littéralement de passagers; des grappes de personnes le recouvre presqu’entièrement. « Voilà des migrants européens vers le Maroc ou la Tunisie pendant la Première Guerre mondiale », précise le message qui accompagne l’image sur les réseaux sociaux.

Le souci, c’est que cette photo ne remonte pas du tout au conflit de 1914-1918. Elle montre en fait l’arrivée du cargo Vlora dans le port italien de Bari le 8 août 1991. A son bord, plusieurs milliers de migrants albanais, venus tenter leur chance en Europe un an après la chute du régime communiste.

Comme le raconte ce rapport du Conseil de l’Europe, Rome décide alors de regrouper ces candidats à l’asile dans un stade de la ville. De la nourriture et des vêtements sont distribués. Mais « les autorités ont considéré qu’ils étaient venus chercher une amélioration de leur situation économique et ne pouvaient donc pas être assimilés à des réfugiés politiques ». La très grande majorité des migrants albanais a donc été renvoyée en Albanie.

Voir encore:

« Un regard ambigu sur les migrants »
Caroline Stevan

Le Temps
01 septembre 2015

L’image des réfugiés a-t-elle évolué des boat people à aujourd’hui? Lectures de photographies avec le sociologue Gianni Haver, spécialiste des images et des médias

Il y a les chiffres, impressionnants. Il y a les histoires, effroyables. Puis il y a les images, saisissantes. Chaque jour depuis des mois, Internet et les médias relaient la tragédie de ces milliers de personnes fuyant la Syrie, l’Irak, la Libye ou l’Erythrée, s’entassant derrière des fils barbelés, crevant en mer ou pourrissant dans un camion. On s’interroge sur le sens et le poids des mots utilisés. «Migrants» n’est-il pas trop neutre face au drame vécu? «Réfugiés» peut-il être admis hors de sa définition en droit international?

Les termes, évidemment, reflètent le regard porté sur une réalité. Et les photographies, que disent-elles? Racontent-elles la même chose que celles qui montraient les boat people il y a quarante ans ou les Cubains dans les années 1990?

Le Temps a soumis six clichés au sociologue Gianni Haver, spécialiste des images et des médias. «Les photographies actuelles sont enracinées dans un héritage visuel ancien, celui des boat people, mais notre regard sur elles a changé pour devenir beaucoup plus ambigu, estime en préambule le professeur à l’Université de Lausanne. A l’époque, l’arrivée des Vietnamiens était présentée comme une question momentanée. Aujourd’hui, c’est le début d’un phénomène dont on ne voit pas la fin. On évoque en outre une masse uniforme d’immigrés; les panoplies de raisons qui les poussent à partir sont mises de côté au profit de la gestion de la crise. L’information n’est pas pourquoi ils viennent mais combien ils sont et comment y faire face. On oscille entre peur et compassion.»

«La terminologie de boat people est née avec la deuxième vague de réfugiés vietnamiens, embarqués sur des bateaux de fortune en 1979. Ceux-là sont ramenés directement par les Etats-Unis. Le cargo est bondé mais semble en bon état, avec la figure bienveillante du soldat américain. Il s’agit ici de sauver des gens du régime communiste, une logique d’accueil qui se monnaie en termes de communication. Cela valorise le système occidental par rapport à l’autre camp et cette politique n’a, du coup, jamais rencontré d’opposition malgré l’ampleur des chiffres. Les Américains ont ramené 200 000 Vietnamiens, les Français 123 000!»

«La logique ici est celle du «Radeau de la Méduse»; il y a même le drapeau qui flotte. On voit les visages, on reconnaît les gens, leur nombre est fini et on peut supposer une variété sociale. Ce n’est pas un hasard si on les présente souriants et tranquilles, c’est l’héritage de l’«exode de Mariel» en 1980, où 125 000 Cubains expulsés par Castro ont été accueillis en Floride. Ils ont directement reçu la Green Card, ce qui serait impensable aujourd’hui. On ne pensait pas aux camps de réfugiés. On était dans la même stratégie d’accueil et de communication anticommuniste que pour les Vietnamiens.»

«Nous ne sommes plus dans une logique de Guerre froide puisque le Rideau de fer est tombé. Il n’y a plus de justification à la fuite. L’idée est ici celle du débarquement d’un flux immaîtrisé d’Albanais, avec cette question sous-jacente: «Que venez-vous faire chez nous maintenant que le régime autoritaire de votre pays a chuté?». La multitude est toujours menaçante si elle n’est pas accompagnée d’un discours, et la crainte d’une invasion est très claire dans cette image. On sent le débordement, la déferlante, comme aujourd’hui.»

«Cette image symbolise les situations d’urgence en Méditerranée qui se succèdent et dont on a trouvé un coupable unique: le passeur. Les régimes que fuient ces gens et les pays qu’ils visent n’ont aucune responsabilité, toute la faute revient aux passeurs. On perçoit le drame mais, étonnamment, on est moins dans la compassion que pour les Cubains par exemple. La photographie est prise
de trop loin, on ne lit pas les visages, on ne se projette pas. La multitude provoque une mise à distance et une déshumanisation.»

«C’est une sorte de jeu des voleurs et du gendarme. Il y a un seul policier essayant de maîtriser un groupe dont on peut supposer qu’il est plus nombreux encore. Ces jeunes hommes semblent bien habillés et l’on pense tout de suite à un flux économique et non à des personnes en train de fuir un danger. Ils ne suscitent guère d’empathie; le policier est seul face à eux et s’il brandit sa matraque, il ne l’utilise pas. Evidemment, l’interprétation de cette image basculerait si c’était le cas. Là, on est dans l’idée de la défense de l’Europe face à l’afflux de migrants économiques.»

«On est ici dans la tradition de la photographie humanitaire. L’enfant qui pleure ou qui a faim est une figure attendrissante qui revient depuis la Seconde Guerre mondiale. Cette gamine représente ce qu’il y a de plus inoffensif face à un barbelé qui ne peut être perçu que comme une exagération. Elle suscite forcément de la compassion et exacerbe le drame. On aurait le même sentiment si elle se trouvait face à un policier, tandis que des adultes dans le même cas émeuvent beaucoup moins.»

La déchéance d’Angela Merkel
Guy Milliere
Les 4 vérités
25 septembre 2015

Je n’ai pu m’empêcher, ces derniers jours, de poser un regard ironique sur la situation de chaos qui règne en Europe.

Angela Merkel, que la gauche médiatique s’empressait de béatifier, a dû revenir sur ses promesses, dans la panique et l’improvisation. Après avoir annoncé que les frontières de son pays étaient grandes ouvertes à tous les gens venus d’Afrique et d’Asie qui voulaient venir, elle a dû prendre une décision inverse et fermer les frontières de l’Allemagne.

Les arrivants se sont faits, d’un seul coup, trop nombreux. Ils ont trop demandé. Des désordres ont commencé à éclater, les gares d’arrivée se sont mises à ressembler à des lieux insalubres du tiers-monde.

Sainte Angela a dû poser les pieds sur terre, avant que les dégâts ne soient irréversibles. Des petits musulmans, venus d’un Proche-Orient où l’on s’étripe volontiers ou d’une Afrique où l’on ne fait pas mieux, a-t-elle semblé découvrir d’un seul coup, ne pourront pas si facilement remplacer les enfants blonds que les femmes allemandes ne font plus.

Des gens venus parce que les assistances sociales sont généreuses, a-t-elle semblé découvrir au même instant, ne permettront pas obligatoirement des gains de productivité mirifiques.

Je ne doute pas, pour autant, que, dès qu’elle en aura l’opportunité, elle renouvellera l’appel : elle veut vraiment, je pense, que l’Allemagne soit le pays où se pratiquera en premier le grand remplacement promis à toute l’Europe.

Hollande, qui suivait la ligne Merkel, et qui avait envoyé des émissaires à Munich pour ramener de futurs nouveaux Français bien sous tous rapports, car priant vers La Mecque, s’est plié à la volte-face de Merkel, et, dès que celle-ci reviendra à sa position initiale, il continuera à sui­vre la ligne.

Pour diluer sa responsabilité, Merkel a appelé à une réunion européenne destinée à mettre en place des quotas d’accueil obligatoire, et à forcer la main des autres pays de l’Union : la réunion s’est achevée par un échec.

Merkel et Hollande ont dû voir la réalité en face : il y a des dirigeants en Europe qui comprennent que davantage de musulmans et d’assistés en Europe, ce n’est pas nécessairement un atout.

Sans doute ces dirigeants n’ont-ils pas vu les reportages diffusés en Allemagne et en France, où on répète que tous ces jeunes hommes qui arrivent sont médecins, avocats, professeurs ou ingénieurs. Apparemment, ils raisonnent plutôt comme Viktor Orban, qui n’est pas un cas isolé et a, sur ce plan, de nombreux équivalents.

L’Europe centrale, dès lors, se hérisse de barbelés et de cordons militaires. Schengen se porte très mal. L’Union elle-même ne va pas bien du tout. Il est aisé d’anticiper que tout cela aura des conséquences politiques, en Allemagne, en France, ailleurs, et si Merkel et Hollande insistent, les conséquences seront plus lourdes encore.

Dois-je le dire ? Ce qui se passe était très prévisible. Merkel n’a pas prévu. Hollande non plus. Ils ont été aveugles et débordés. Merkel a montré son vrai visage. Hollande a montré, une fois de plus, qui il était.

La gauche médiatique a, elle, montré, une fois encore, sa xénophilie multiculturaliste et anti-occidentale et son aveuglement.

Dois-je l’ajouter ? L’appel d’air venu de Merkel (et, accessoirement, de Hollande) va continuer à faire son effet et à se diffuser. La vague qui se porte à l’assaut de l’Europe ne va pas retomber. Barbelés et cordons militaires ne vont pas disparaître de sitôt.

Dois-je l’ajouter aussi ? Si les dirigeants allemands et français n’avaient pas applaudi quand Obama a retiré toutes les troupes américaines d’Irak ; soutenu ensuite les « rebelles » en Syrie ; défini l’État Islamique, alors embryonnaire, comme une équipe d’amateurs ; voulu, après la chute de Ben Ali et de Mouba­rak, celle de Kadhafi, la situation serait différente.

Ils ont voulu les causes. Ils ont les effets. Un président des États-Unis avait énoncé un projet stratégique destiné à éviter tout ce qui est en train de se passer, et qui découle de la guerre déclarée par l’islam radical au monde occidental. Il s’appelait George Walker Bush. Les dirigeants européens l’ont détesté. Ils ont à la Maison Blanche un homme à leur goût. Ils goûtent. Tous ceux qui vivent en Europe doivent déguster, hélas…

Voir également:

Merkel’s grandstanding on Syrian refugees will lead to many more deaths at sea
The incentive is greater for people to risk the perilous journey to Europe
James Forsyth
The Spectator
12 September 2015

Of all the irresponsible decisions taken in recent years by European politicians, few will cause as much human misery as Angela Merkel’s plan to welcome Syrian refugees to Germany. Hailed as enlightened moral leadership, it is in fact the result of panic and muddled thinking. Her pronouncements will lure thousands more into the hands of unscrupulous people-traffickers. Her insistence that the rest of the continent should share the burden will add political instability to the mix. Merkel has made a dire situation worse.

On Tuesday last week, Germany declared that any Syrian who reaches the country can claim asylum there. In the days that followed, 25,000 arrived at Munich central station and that number is growing fast. Some trains from Austria have been diverted to other German cities to ease the pressure. Merkel now wants to use her clout to distribute these refugees around Europe — arguing that EU plans to resettle 160,000 may not be sufficient.

The current wave of migration started about 15 years ago, an unforeseen side-effect of globalisation. It has been vastly intensified by the chaos which followed the Arab Spring, and particularly the civil war in Syria. The EU’s responsibility is laid out in the Dublin Convention of 1990, which decrees that refugees must claim asylum in the first European Union country that they reach. This crucial safeguard was torn up by Merkel when her government declared that it will be ‘responsible’ for processing the claims of Syrians. The Dublin rules were made for a reason: to save lives, as well as to protect Europe’s borders. German panic has imperilled both priorities.

The welcome that has been given to refugees in Germany is remarkable. But encouraging these people to continue their journey is risky. The 71 refugees found dead in a lorry on an Austrian motorway last month might still be alive today had they ended their journey in Budapest. Some 7,000 refugees are estimated to have passed through Vienna during one day this week, but fewer than 100 claimed asylum there, choosing instead to head on north. Austria is rich, but Merkel’s promise exerts such a pull that people don’t want to stop until they reach Germany.

The distinction between refugee and economic migrant is also being elided. Many of the Syrians making this journey are fleeing war, but many others are fleeing camps in neighbouring Jordan or Turkey. The incentive to do this is growing, because life there is becoming harsher. As Michael Moller, the head of the UN’s Geneva office, warned this week, these millions will ‘get up and leave and come to Europe’ unless conditions in the camps improve. Iraqis are also joining in; extra flights are being laid on from Baghdad to Turkey as people go on the move in the belief that Merkel has created a window of migration opportunity that may not last. It is at this point that the distinction between refugee and immigrant, on which European law is based, breaks down.

The economic pull is exacerbated because, unlike in previous times, the residents of the refugee camps have access to mobile phones and information. They know that Germany has said it expects to accept 800,000 asylum-seekers this year (a figure greater than the population of some EU members). They will have heard about — or seen — the welcome being given to refugees arriving there, the reception committees and the politicians holding placards saying ‘refugees welcome’. All of this will encourage many more to embark on the perilous journey to Europe.

The European Union’s energies would be far better spent improving life in the camps and finding ways to allow people to work there, as Professor Paul Collier suggested in these pages last month. The camps should be properly funded. The UNHCR claims it currently has a $795 million funding gap in its Syrian operation. France has given a fraction of what Britain has to this work, which puts a rather different perspective on François Hollande’s insistence that Britain must take on more of the refugee burden. No country in Europe has given more to the refugee camps than Britain.

Another danger of Merkel’s open-door policy is that it may make Syria’s recovery from civil war harder. By accepting those who have managed to make it to Europe, rather than those still in the camps, Germany is, intentionally or not, cherry-picking the more prosperous members of what used to be Syrian society, those who have sufficient resources to pay the traffickers. Without them, their ravaged country is far less likely to make a recovery once the fighting eventually stops. As the French foreign minister Laurent Fabius warned this week, ‘If all these refugees come to Europe or elsewhere, then Isis has won the game.’

Compounding Merkel’s folly is her desire to impose mandatory refugee quotas on the rest of the EU. (Britain won’t be part of this, we are one of the countries with an opt-out.) Forcing countries to accept refugees they don’t want is bound to boost support for populist anti-immigrant parties. German public opinion might be strikingly liberal on these issues — it is important to remember that, before her recent announcements, Merkel was being criticised for not doing enough to help — but opinion in other European countries is far less so. Strong-arming recalcitrant eastern European countries into taking a significant numbers of refugees will push politics to the nationalist right in these countries. In France, Marine Le Pen has already been making political hay out of Merkel’s actions.

Given the disaster unfolding on the continent, it’s odd to see Britain coming under pressure to become more like Germany. The Prime Minister’s decision to accept refugees from the camps, rather than send thousands more into the hands of people traffickers, seems to demonstrate a better understanding of the issue. To criticise the Prime Minister for not taking those refugees who have already reached Europe is bizarre; it seems to play into the hands of the people-traffickers, who would be pushing for their customers — those who have reached Europe — to be given priority over those who are still on the Syrian border.

Many in Cameron’s circle are furious at Merkel. There is a suspicion that, as one of the Prime Minister’s confidants puts it, ‘This has more to do with what happened in Europe 70 years ago than what is happening today.’ There is also anger at the criticism being directed at London from other European capitals. One Downing Street figure says that if Britain were not supporting the camps on Syria’s borders, at least a million more people would be coming to Europe. And we should remember those who aren’t even in the camps, those who have been forced from their homes but remain trapped inside Syria.

To save lives, Europe needs to stop people from thinking that if they take the risk of trying to cross into the European Union, then they will be able to claim asylum. This means turning around the boats that attempt the journey, and paying for processing stations in Turkey and Egypt. This may be hard, but there is nothing compassionate about giving desperate people false hope.

Britain can be the voice of sanity in this debate, while others panic. Cameron can point out that refugees and migrants who are already in Europe are not in imminent fear for their lives. Those gathered at Calais trying to cross the Channel might have once fled Syria, Somali or other war-torn countries — but they are now risking their lives to leave France, which is another matter entirely.

Merkel’s actions, now, will be hard to correct: her words cannot be unsaid. She has exacerbated a problem that will be with us for years, perhaps decades. More than 40 per cent of those who applied for asylum in Germany in the first half of this year came from the former Yugoslavia; the last of its wars ended 14 years ago. Handling all of this correctly will require true statesmanship, which means thinking through consequences. Merkel is failing that test spectacularly.

Voir encore:

Insane asylum
Adam Garfinkle
Germany’s warm welcome to Syria’s refugees is earning the country good press, but it may also be sowing the seeds of long-term agony.
The American interest
September 12, 2015

I happened to be in Germany when the current refugee/asylum crisis struck. Indeed, for about a week I was in Berlin, the capital, in the Kreuzberg section of town, which happens to be about as multicultural as any thirty square block area in Germany. I did a “brown bag” seminar, as they are called, at the Aspen Institute, and also lucked into a fairly long meeting with an old friend who now works as a special assistant to the German President, Joachim Gauck. All anyone wanted to talk about, really, was the refugee crisis, and the first feeling that came to the fore was how proud—indeed astonishingly so—everyone was at the outpouring of welcome encouragement, volunteerism, and outright nobility on display in Munich and elsewhere around (most of) the country. Even columnists in Handelsblatt were blushing with pride.
Sober souls, my old friend among them in the 1994 “disappearing” black office building right next to Bellevueschloss, the President’s sprawling office complex, are counting mounting costs and waiting for the next shoe to drop. They know it will, even as they share in the wonderment that refugees far away in the Middle East could think of Germany as a country of hope. Few people say it out loud, but it’s the image of Germans welcoming “others” on in-bound trains from the east—from Hungary, very telegenically, when I was there—that arrests their attention. What a contrast with the pictures of other Germans in an earlier time shipping “others” to the east, on out-bound trains, to places like Treblinka and Auschwitz.Germans say they have an identity problem, and so they do. It’s mainly because they believe it to be so, in other words. But there are also reasons beyond self-perception. This is neither the time nor place to go into why this is, but certainly what has happened in recent days has transformed the question of Germans’ self-image. It hasn’t answered the question, but it has rephrased it in what most take to be a felicitous way. It goes something like this: We may not know exactly who we are, but whoever we are, we’re better people that we have feared we might be. We believed we could change. Now we see, at an unexpected moment of testing, that we have changed. The earth no long trembles beneath our feet as much as it did even a month ago.That is the sense of things, as I observed it, and it seems to me, further, to be infusing in the German elite a greater sense of self-confidence and willingness to lead within European affairs—at least for the time being. It has certainly transformed Chancellor Merkel from an austerity scold to someone with what we could call, for lack of a better phrase, abundant moral capital in a part of the world that values such a thing far more than it does other virtues of leadership.What sort of sound is that other shoe going to make when it finally does drop? Truth be told, the German leadership—and the EU leadership as well, with Mr. Jean-Claude Juncker of Luxembourg in the lead—are planting the seeds for long-term agony. That agony will comes in three forms: the economics of the welfare state; the self-blinding politics of multiculturalism; and security.As to this third matter, DNI General James Clapper’s warning earlier this week, that this surge of Arabs into Europe is a security nightmare in the making, is surely correct. I tried to express this at a dinner in Warsaw on Tuesday evening, with an assortment of Poles, Germans, Norwegians, Brits, a Ukrainian, and some miscellaneous others present. I predicted that within five years Poland will be forced to erect passport control at airports for incoming European flights. (In case you are not aware, dear reader, there are none now. We flew from Berlin to Warsaw by way of Munich, and when one lands there is simply no passport control at all—meaning that any non-EU national who can get into Germany and pay for a ticket to get to Poland can indeed fly to Poland without anyone so much as asking his name or how long he intends to stay.) They all said I was wrong, but just a few days ago look what the Danes did: They basically sealed the border to rail and road traffic from Germany. And they were right to do it. If only a tenth of one percent of these Arabs are now or are later turned toward salafi-based political violence for any number of reasons we can all think of, then Germany will have a problem that will shred its esteemed privacy laws to bits, whether Germans like it or not.I confess I do not understand Juncker’s thinking. With the Schengen Zone in effect, what is to keep arriving refugees in the place to which they are originally assigned—assuming for a moment that some form of his share-the-burden scheme is agreed to? After a year or a month or in some cases even a few days they can pick themselves up and come to Berlin if they so desire, can’t they? Even if they are not supposed to, they will do it anyway—and who is going to stop them now? What Germans, in the mood the country is now in, are willing to shove them on a train against their will heading back east? (Imagine what those photos would look like . . . some ass will surely airbrush “Arbeit macht frei” into the pictures.) Why would a Syrian family want to stay in Poland, where nearly everyone quietly hates them, when they can come to Berlin, where nearly everyone, in public anyway, professes to love them?Meanwhile, the moral hazard problem is getting out of control. The word is out in Syria, and Iraq, and Lebanon, and among Palestinians in various places: They see the pictures, they send the men, then comes family reunification, and the next thing you know, in as little as a year or two, there could be five million Levantine Arabs (and a smattering of Kurds) clotting about in German cities.I do not wish to delve into the economic side of the story. The numbers are too soft in every sense, and I am not very good at the bean-counting business. I will only note that many Germans seem to think that the Levantine Arabs now entering their country by the hundreds of thousands will act like their Gastarbeiter Turks. They are in for a shock. Many also think that they’re getting the cream of the educated crop from Syria. I heard several observers note that the people coming are young men, coming not directly from Syria but from camps in Jordan and Turkey. They are presumed to be engineers, doctors, and the like, and given Germany’s age-cohort imbalanced demographic picture, the consensus among the saintly is that they will boost the German economy in the not-too-distant future. This means that they know not the first thing about the real status of education in the Arab world. Only a tiny percentage of these asylum seekers are well enough educated to hold down a middle-class enabling professional job in an economy like Germany’s.So the sound of the other shoe will consist of gunfire and bombs, most likely, and the telltale sucking sound of cash exiting the coffers of the still very generous but increasingly fiscally fragile German welfare state. And what of the politics?The Left’s normative seizure of Germany is truly amazing. Even the Chancellor, who by German standards is far from a raving leftist, appears to firmly believe that everyone must be a multiculturalist for moral reasons, and that all people who want to preserve the ethno-linguistic integrity of their communities—whether in Germany or in Hungary, Poland, and elsewhere—are acting out of base motives. One even sees self-righteous criticism of the Australians now in the German press. The German leadership’s understanding of its moral obligation is without qualification against contingency; they refuse to limit in any way the number of asylum seekers who can be taken into Germany, or the speed with which they may come. But more in Europe—a place of bloodline nationalisms compared to the U.S. creedal version—than in the United States there is a moral basis, too, for a community’s own sense of self-determination, which presumes the right of self-definition and self-composition. That is not racism in Europe any more than nervousness about immigrants is racism here in the United States. Wanting one’s own community to be a certain way is not aggressively or actively prejudicial against others, any more than declining to give money to a beggar on a city street is morally equivalent to hitting him in the head with a crowbar. It is simply preferring the constituency of a high-social trust society, from which, social science suggests, many good things come: widespread security, prosperity, and a propensity toward generosity being prominent among them.It is, in my view, better morally to respect the dignity of difference than it is to try to expunge it though the mindless homogenization of humankind, which is the unstated premise at the base of the “thinking” of much of the EU elite. What better way to get rid of pesky nationalism than to get rid of nations, eh? One can hardly blame contemporary Germans for this sort of thinking, for their own nationalism turned out to be rabidly illiberal at one point in their history. But it is nonetheless an error of moral reasoning. Asylum seekers distort the moral choice with the intensity of their need, and their innocence; but the point is that what we see in Western Europe is not a case of what is moral versus what is base, but two kinds of rights, incommensurate (à la Isaiah Berlin) as they are, clashing. This basic truth seems to have gone missing in Germany lately, and, unfortunately, its expression in Hungary comes from a man who is toxic morally and opportunistic as well, and so gives that side of the argument a very bad name.What the Europeans are doing, under the aegis of the European Union, but really at the instigation of Germany most of all, will have two basic political effects. First it will split the EU east and west, possibly even more bitterly than the economic woes of the past five years have split north and south. Indeed, it is doing so already. Second, it will reshape politics within most, if not all, West European countries.As to the former effect, think about Poland for just a moment. When Poland re-emerged into independence after World War I, it was a highly heterogeneous place. And that was troublesome for nearly every community involved, to put it mildly. The situation of most other Central and East European states was roughly comparable. Thanks to World War II and then the Russian insistence on a postwar territorial settlement of a westward-displaced kind, far more homogenous states emerged from the bloodbath. Poland today is vastly more homogeneous, both in ethno-linguistic and sectarian terms, than it ever was, and Poles by and large seem quite happy with the current situation—and they are doing well as a post-Warsaw Pact, post-communist society by most measures partly because of it. Why should they jump for joy when Mr. Juncker and the Commission in Brussels tell them that all this needs to end? They clearly are not jumping for joy, and the pressure from without is bound to help President Duda’s party in next month’s parliamentary elections.To Poland’s west we are about to witness the biggest boon for right-wing xenophobes since the 1930s. All this moral unction reminds me of the reality-challenged 1920s in Europe, which gave rise to the very ugly 1930s (and yes, there will be a sharp economic downturn to speed the effect; it’s already begun, in China, because we have allowed a half dozen major regional business cycles with their own, often balancing-out, dynamics to coalesce into one huge global business cycle), and we all know what happened next. How is the thinking in Berlin now different in essence from the calamity of Kellogg-Briand and Locarno? It is downright Kantian: The ethereal categorical imperative über alles. It also seems to me very Christian in the sense that it represents a tilt of intentions over consequences—and Kant was, remember, a Lutheran Pietist, so we know where his basic intellectual urges came from. Indeed, the denizens of the German Left seem to me a very religious people, only they think they’re secularists just because a clutch of proper names has changed, and they don’t often go to church anymore, but rather collect for the functional equivalent of communal worship in political meetings, university seminars, and protest rallies.For all this we can blame the Nazis, because the moral ricochet over time is clear, and it is in many ways very noble. It’s nice that the Germans want to be moral, charitable, hospitable, generous and kind, isn’t it? But absent a heavy doze of Niebuhrian moral realism, they now risk letting dead Nazis derange living thought from beyond the grave. At this point, most sober Germans in the elite strata are worried about money, about what all this will cost. But this is not really about money. It’s about much more important kinds of business, political business ultimately, and politics is trump.I would love to be proved wrong about all this. But the derangement of moral reasoning in Western Europe seems so advanced and deep that it is hard to be optimistic. One fears that if reasonable people do not somehow apply a brake to this wild excess of selfless saintliness, unreasonable people eventually will. And guess who might still be around to cheer, encourage, and perhaps even arm the unreasonable? Yes, Vlad the Putin himself, as he is indeed already doing in a minor key. Putin would love to destroy the European Union and all it stands for, almost as much as he would destroy NATO if he could. There are, regrettably, plenty of European leaders these days who are unwittingly pitching in to help him, and so before very long we could be facing another kind of security problem. That would ultimately be a problem for Americans as well as for Europeans. Doesn’t it always go like that, again, whether we like it or not?Anyway, folks, that’s my slant on this week’s news from Germany and Poland. Darn good beer in both countries, however. So not all the news is bad.

Voir enfin:

Thousands of Albanians Flee Aboard Ships to Italy
David Binder
The New York Times
March 7, 1991

WASHINGTON, March 6— For the third time in seven months, thousands of Albanians are fleeing their country, this time by sea as well as by land as the Communist Government sinks into what a resident of the capital called paralysis.

Since Monday, mass departures from the Adriatic ports of Vlora and Durres have been under way, virtually stripping the harbors of seaworthy vessels. A thousand or more ethnic Slavs made their way to the northern frontier, seeking entry to Yugoslavia, while other citizens in the south continue to flee to Greece.

In Tirana, huge crowds tried to storm heavily guarded Skanderbeg Square, site of half a dozen foreign embassies, on the strength of rumors that visas were available. They were driven back by security forces firing warning shots and using tear gas and water cannon, Tirana residents said. Some spoke of casualties, but offered no specifics.

Since May, when President Ramiz Alia began a program of democratization in a country where Communist doctrine held sway for 45 years, Albania has been swept by waves of unrest. The pauses between the waves have grown shorter and shorter. The latest flights are inspired at least as much by severe food shortages as by political fears stirred by arrests in the aftermath of anti-Communist demonstrations that led to bloodshed in the capital last month.

« There is no milk, » a Tirana resident said by telephone this afternoon. A member of the opposition Democratic Party in Vlora said « there is no food in the stores » in that harbor city.

Vlora, a city of about 65,000, is where the latest exodus started several days ago on the basis of rumors that ships were ferrying Albanians 50 miles across the Strait of Otranto to Italy. About 600 Albanians made it across on Tuesday, aboard a rust-spotted tugboat, a Soviet freighter and an Albanian naval tugboat.

Another 600 arrived from the port of Durres this morning aboard a Romanian freighter.

With crowds numbering in the thousands in Vlora and Durres, harbor security forces apparently gave up trying to exercise control, allowing people to swarm aboard vessels and commandeer them for transport to Italy.

Earlier today the vessel Ibridim radioed in midpassage, saying it was crammed with refugees and required assistance. Later, the freighters Tirana and Lirija approached Brindisi purportedly carrying a total of 6,000 Albanians, only to be told by Italian harbor officials to lie offshore until reception centers could be prepared.

Voir enfin:

Angela Merkel’s humane stance on immigration is a lesson to us all
The German leader has stood up to be counted. Europe should rally to her side
Will Hutton
The Guardian
30 August 2015

German chancellor Angela Merkel and Saxony state governor Stanislaw Tillich leave after their visit to a refugee shelter that was attacked by far-right protesters over the weekend in Heidenau, eastern Germany. Photograph: Jens Meyer/AP
Sunday 30 August 2015 00.04 BST Last modified on Monday 31 August 2015 08.14 BST
The list of horrors swells. Last week, 71 migrants were found asphyxiated in an abandoned truck in Austria to add to the tally of hundreds of migrants drowning almost by the day in the Mediterranean. The few in Calais who die trying to get to Britain are but tragic notes in the margin of an unfolding narrative of death. The migrants know the odds; nonetheless, the UN says in the next few months the numbers will grow to 3,000 every day taking the risk and successfully entering Europe alive.

It is not Britain, the alleged “soft touch”, which is the favoured destination for what is emerging as one of the great movements of people in history, fleeing the mayhem of Syria, North Africa, Afghanistan, Eritrea or northern Nigeria aided and abetted by sinister, organised gangs of people traffickers. Instead, they prefer Germany. In the last 12 months alone, it has received some 300,000 asylum claims, 12 times more than Britain, on top of the immigration it receives within the EU under the freedom of movement rules it defends to the last. During 2015, the number of asylum seekers to Germany is set to rise to 800,000. Germany is becoming a country of immigration, the most popular destination for the global dispossessed.

If this happened here, the hysteria would be overwhelming. Ukip would perhaps have more than 100 MPs in the House of Commons. There would be a huge majority in favour of leaving the European Union. The air would be thick with calls for ever-tighter controls of our borders, the creation of mass detention centres and forced expulsion of hundreds of thousands of migrants. British Conservatives and their press allies would be adopting attitudes ominously similar to the darkest periods in European history.

Yet last week, Chancellor Merkel visited a centre for asylum seekers in Heidenau in east Germany where there had been rightwing extremist rioting a few days earlier.

“There can be no tolerance of those who question the dignity of other people,” she said, standing in front of placards accusing her of being the people’s traitor. “There is no tolerance of those who are not ready to help, where, for legal and humanitarian reasons, help is due.”

Confronted by forces that would overwhelm British leaders, the woman the Greek left (and many on the British left who should know better) mistakenly accuse of being the leading advocate of conservative neoliberalism has stood up to be counted. Being the country to which so many want to migrate should be a source of pride, she says. She wants to keep Germany and Europe open, to welcome legitimate asylum seekers in common humanity, while doing her very best to stop abuse and keep the movement to manageable proportions. Which demands a European-wide response. So far, her electorate and her press back her.

Transposed to Germany, British Tories would be adopting attitudes ominously close to the darkest periods of history
She is right and deserving of support from every European. Migration is what we have done since the earliest of times, triggering growth and enlarging our circles of possibility. Whether we’re discussing the Roman or British empires, 15th-century Venice or 20th-century New York or London today, great civilisations and dynamic cities have been defined by being open to immigrants and refugees.

They are, as migration specialist Ian Goldin characterises them, “exceptional people”. Over centuries, as he painstakingly details, it has been immigrants and refugees who have been part of the alchemy of any country’s success: they are driven, hungry and talented and add to the pool of entrepreneurs, innovators and risk-takers. The hundreds of thousands today who have trekked across continents and dangerous seas are by any standards unusually driven. They are also, as Angela Merkel says, fellow human beings. To receive them well is not only in our interests, it is fundamental to an idea of what it means to be human.

But the disruption induced by migration is not all creative: it is disruptive and has downsides. It brings sometimes unwelcome traditions, notably Islamic fundamentalism, although witnesses to the nihilist barbarism of Isis, al-Qaida and the Taliban are least likely to be credulous adherents to global jihad or some mystic caliphate.

Wages are lowered in those low-skill, high-labour turnover occupations that are necessarily migrants’ first port of call; for example, around a fifth of the new jobs in British cafes, restaurants and bars are reckoned now to have been taken by immigrants. Meanwhile, the capacity in schools and hospitals is further stretched. And as immigration sceptic David Goodhart persuasively argues, it makes “host” communities fearful that immigrants are free-riding on social structures built up over decades and for which they have not paid. To ride roughshod over these powerful feelings is to make a cardinal mistake.

Politicians and their electorates now have to make a choice. There is no middle way. The choice is between building walls and electrified fences, creating mass detention centres, organising mass repatriation and conceding to the fear of the other or it is to find a way of sustaining openness while doing the very best that can be done to allay the natural fears and apprehensions of host populations.

Above all, it is to recognise this is a European – even a global – problem. Germany needs Europe to rally to its side. Together with France, Angela Merkel has called for a pan-European response jointly financing appraisal and screening centres in Greece and Italy, co-ordinating reprisals against traffickers and sharing out the numbers of asylum seekers.

Inevitably, the Cameron government has given the initiative the cold shoulder, preoccupied with negotiating a one-sided relationship with the EU in which Britain accepts as few European obligations as possible, but retains all the gains.

If everyone played that game, the whole project would implode. This is a moment for political vision and bravery, not least from the Labour party. Over the years ahead, and in the run-up to the referendum on EU membership, neither Britain or its left can risk having a leader tempted by leaving the EU, the only organisation we have that, however imperfectly, might address this crisis.

Eurosceptic Mr Corbyn, if elected, would have no authority nor place any sustained pressure on the Cameron government to do the right thing at this pivotal moment. He would accelerate our retreat from making common European cause, leaving all the burden to be borne by Germany.

Sustained selfishness in foreign affairs can only work for so long. Britain, within limits, needs to be as open as possible, with a Europe similarly open, and it needs to share the costs. The alternative is too dark to contemplate.


Crise des réfugiés: Cachez cette invasion que je ne saurai voir (How the West was lost: A political and media Potemkin village is papering over a potentially irreversible and catastrophic change of the world we live in)

23 septembre, 2015
https://i0.wp.com/images.macmillan.com/folio-assets/macmillan_us_frontbookcovers_1000H/9780374533212.jpghttps://jcdurbant.files.wordpress.com/2015/09/a844b-globalspreadofislam.jpg?w=450&h=383https://i0.wp.com/www.dw.com/image/0,,18594221_401,00.jpg https://i0.wp.com/media.fyre.co/kwYkDvikT2W90f16fok0_RTS1DQ9.jpghungaryriottakingtheposeforthecmershttps://pbs.twimg.com/media/CO5Iz2qWEAEhEKt.jpghttps://i0.wp.com/static.europe-israel.org/wp-content/uploads/2015/09/heurts-%C3%A0-J%C3%A9rusalem.jpghttps://i1.wp.com/www.financialsense.com/sites/default/files/imagecache/desktop/images/potemkin-village.jpgCeux même d’entre les Russes qui sont fâchés de n’avoir pas été avec nous prétendront qu’on nous a trompés et que nous trompons. On a déjà répandu le conte ridicule qu’on faisoit transporter sur notre route des villages de carton de cent lieues à la ronde ; que les vaisseaux et les canons étoient en peinture, la cavalerie sans chevaux, etc. […] Je sais très bien ce qui est escamotage : par exemple, l’impératrice, qui ne peut pas courir à pied comme nous, doit croire que quelques villes, pour lesquelles elle a donné de l’argent, sont achevées; tandis qu’il y a souvent des villes sans rues, des rues sans maisons et des maisons sans toit, porte ni fenêtres. On ne montre à l’impératrice que les boutiques bien bâties en pierres, et les colonnades des palais des gouverneurs généraux, à quarante-deux desquels elle a fait présent d’une vaisselle d’argent de cent couverts. On nous donne souvent, dans les capitales des provinces, des soupers et des bals de deux cents personnes. Prince Charles-Joseph de Ligne
L’expression « villages Potemkine » désigne un trompe-l’œil à des fins de propagande. Selon une légende historique, de luxueuses façades avaient été érigées à base de carton-pâte, à la demande du ministre russe Potemkine, afin de masquer la pauvreté des villages lors de la visite de l’impératrice Catherine II en Crimée en 1787. (…) Dans les années 1960, au travers de visites de villages Potemkine, au Tibet, les autorités chinoises conduisaient des visiteurs étrangers dans une ferme, une usine ou un hôpital modèles. D’anciens « serfs » étaient systématiquement présents, prêts à conter de terribles histoires. Wikipedia
The Nazi German Theresienstadt concentration camp, called « the Paradise Ghetto » in World War II, was designed as a concentration camp that could be shown to the Red Cross, but was really a Potemkin village: attractive at first, but deceptive and ultimately lethal, with high death rates from malnutrition and contagious diseases. It ultimately served as a way-station to Auschwitz-Birkenau. In 1998, the energy services company Enron built and maintained a fake trading floor on the 6th story of its downtown Houston headquarters. The trading floor was used to impress Wall Street analysts attending Enron’s annual shareholders meeting and even included rehearsals conducted by Enron executives Kenneth Lay and Jeffrey Skilling. According to journalist and author Rory Carroll, Venezuelan President Hugo Chávez had routes in Caracas that would be visited by foreign dignitaries fixed up, with workers placing new paint on the streets and painting rocks and other fragments that were inside of potholes. In 2010, 22 vacant houses in a blighted part of Cleveland, USA, were disguised with fake doors and windows painted on the plywood panels used to close them up, so the houses looked occupied. A similar program has been undertaken in Chicago and in Detroit during the World Series festivities in 1984. In preparation for hosting the July 2013 G8 summit in Enniskillen, Northern Ireland, large photographs were put up in the windows of closed shops in the town so as to give the appearance of thriving businesses for visitors driving past them. In 2013 before Vladimir Putin’s visit to Suzdal most of the old and ruined homes in the city center were covered with large posters with doors and windows printed on them. Sub-par accommodations in Sochi, ahead of the 2014 Winter Olympics held there, were described as « more Potemkin village than Olympic village »: « The top-grade hotels […appeared] splendid at first look, with gilt and brocade in chandeliered lobbies. But 15 minutes on the premises showed the feint behind the façade. » The phrase « Potemkin village » is also often used by judges, especially members of a multiple-judge panel who dissent from the majority’s opinion on a particular matter, to describe an inaccurate or tortured interpretation and/or application of a particular legal doctrine to the specific facts at issue. Use of the phrase is meant to imply that the reasons espoused by the panel’s majority in support of its decision are not based on accurate or sound law, and their restrictive application is merely a masquerade for the court’s desire to avoid a difficult decision. Often, the dissent will attempt to reveal the majority’s adherence to the restrictive principle at issue as being an inappropriate function for a court, reasoning that the decision transgresses the limits of traditional adjudication because the resolution of the case will effectively create an important and far-reaching policy decision, which the legislature would be the better equipped and more appropriate entity to address. For example, in Planned Parenthood of Southeastern Pa. v. Casey (1992), chief justice of the US William Rehnquist wrote that Roe v. Wade « stands as a sort of judicial Potemkin Village, which may be pointed out to passers-by as a monument to the importance of adhering to precedent ». The phrase « Potemkin court » implies that the court’s reason to exist is being called into question … Wikipedia
Contes de l’Âge d’Or (Amintiri din Epoca de Aur) est un film roumain réalisé par Hanno Höfer, Razvan Marculescu, Cristian Mungiu, Constantin Popescu et Ioana Uricaru, sorti en 2009. Il s’agit d’un film à sketches en 5 parties se déroulant durant les dernières années du règne de Nicolae Ceaușescu. 1 – Legenda activistului în inspecjie (La légende de la visite officielle) Le maire de Visuresti et son assistant sont sur les dents : on attend la visite officielle d’un dignitaire étranger (un certain Giscard d’Estaing). Pour cela, on a tout repeint, on a sorti les drapeaux, on va mettre des vaches partout et on a fait apprendre un poème au fils du maire. Et lorsque les camarades-inspecteurs du parti viennent passer l’inspection, ils refusent qu’on sorte les vaches (il y a un Indien dans la délégation) pour les remplacer par des moutons qu’il faut ramener, du coup, des pâturages. Wikipedia
Local Party officials scurry into action when a motorcade of VIPs and foreign dignitaries promises to pass through the village. A government official arrives and attention is paid to the smallest detail, yet the people are let down when a phone call reveals the motorcade is no longer coming. With everyone disconsolate and the worse for drink, the official orders everyone to ride together on the children’s carousel, but as the mayor passes out, they realize that there is no one to switch the machine off and get them down. Legend tells that they were all still trapped there when the motorcade did after all pass through. Wikipedia
Tales from the Golden Age est une histoire hors du commun sur fond de légendes urbaines racontée du point de vue des gens ordinaires. L’action se déroule à la fin de la période communiste en Roumanie. Ces légendes à la fois comiques, bizarres et surprenantes, puisent dans les événements souvent surréalistes vécus au quotidien sous le régime communiste. L’humour fut à cette époque la bouée de sauvetage des Roumains et Tales from the Golden Age tente de restituer cette atmosphère en montrant une nation luttant pour sa survie au quotidien face à la logique insensée de la dictature. Tales from the Golden Age se compose de cinq histoires courtes liées entre elles par leur état d’esprit, leur structure narrative et leur contexte historique : la seule marque de voiture qu’on voit partout dans les rues, c’est la Dacia, fabriquée en Roumanie ; tout le monde survit en volant l’Etat ; il faut obéir aux ordres du Parti même s’ils sont illogiques et absurdes. Les gens semblent abattus, pourtant au fond d’eux, ils sont en vie. Ce qu’ils désirent, c’est aimer et être aimés. Universciné
Contes de l’âge d’or c’est ainsi l’anti-La Vie des autres (voir notre site pédagogique) : les petits tracas de l’homme de la rue plutôt que la grande tragédie des dissidents, la satire plutôt que le réquisitoire. Zéro de conduite
Nous appelions l’Amérique de nos voeux et nous sommes exaucés: même nos « problèmes », désormais, sont américains. René Girard
J’ai une prémonition qui ne me quittera pas: ce qui adviendra d’Israël sera notre sort à tous. Si Israël devait périr, l’holocauste fondrait sur nous. Eric Hoffer
Si Israël est un occupant dans son pays, le christianisme, qui tire sa légitimité de l’histoire d’Israël, l’est aussi comme le serait tout autre État infidèle. Bat Ye’or
La sentence a été prononcée l’année dernière. Et Ali Mohammed al-Nimr, 21 ans, vient de perdre son dernier appel rejeté. L’exécution publique du jeune chiite peut intervenir à tout moment. Le condamné sera décapité. Son corps sera ensuite monté sur une croix et exposé publiquement jusqu’au pourrissement de ses chairs. Son principal tort: avoir participé en 2012 à une manifestation contre le régime dans la région majoritairement chiite de Qatif. Il était alors seulement âgé de 17 ans. Le jeune homme est également accusé de faire partie d’une organisation terroriste. Armé, il aurait jeté des cocktails Molotov contre les forces de l’ordre. Selon l’ONG Reprieve, qui assure sa défense, les aveux signés par l’accusé ont été obtenus sous la torture. (…) À en croire ses défenseurs, Ali Mohammed al-Nimr paie surtout pour son oncle, le cheikh al-Nimr. Le haut dignitaire chiite est l’un des plus virulents opposants de la monarchie. Au terme de huit mois de procès, il a lui-même été condamné à mort le 15 octobre 2014 pour «sédition», «désobéissance au souverain» et «port d’armes». Peu avant son arrestation, le cheikh al-Nimr s’était réjoui de la disparition du prince héritier Nayef Ben Abdel Aziz, le tenant pour responsable de la répression contre les chiites. Un an plus tôt, il s’était également prononcé en faveur d’une sécession des régions de Qatif et d’Al-Hassa et de leur rattachement au royaume chiite de Bahreïn. L’exécution d’Ali Mohammed al-Nimr intervient au plus mauvais moment pour Riyad. Car l’ambassadeur saoudien auprès des Nations Unies à Genève, Faisal bin Hassan Trad, occupe actuellement un poste important au sein de Conseil de Droits de l’homme. Longtemps passée inaperçue, sa nomination en juin à la tête du Groupe consultatif de l’institution a été dénoncée la semaine dernière par l’ONG, UN Watch. Ce poste aurait servi de lot de consolation aux Saoudiens qui ambitionnaient de prendre en 2016 la présidence du Conseil des droits de l’homme. (…) Selon un décompte effectué par Human Rights Watch, plus de 80 personnes ont déjà été exécutées en Arabie saoudite depuis le début de l’année. Le Figaro
The Al-Aqsa [Mosque] is ours… and they have no right to defile it with their filthy feet. We will not allow them to, and we will do everything in our power to protect Jerusalem. We bless every drop of blood that has been spilled for Jerusalem, which is clean and pure blood, blood spilled for Allah, Allah willing. Every Martyr (Shahid) will reach Paradise, and everyone wounded will be rewarded by Allah. Mahmoud Abbas [Official PA TV, Sept. 16, 2015 and official website of PA Chairman Abbas, Sept. 16, 2015]
Nous vous bénissons, nous bénissons les Mourabitoun (hommes) et les Mourabitat (femmes). Nous saluons toutes gouttes de sang versées à Jérusalem. C’est du sang pur, du sang propre, du sang qui mène à Dieu. Avec l’aide de Dieu, chaque djihadiste (shaheed) sera au paradis, et chaque blessé sera récompensé. Nous ne leur permettrons aucune avancée. Dans toutes ses divisions, Al-Aqsa est à nous et l’église du Saint Sépulcre est notre, tout est à nous. Ils n’ont pas le droit de les profaner avec leurs pieds sales, et on ne leur permettra pas non plus. Mahmoud Abbas
(The infidels) want us to be tormented. They want us to be humiliated. (The Quran) says: Tthe [sic] Jews and the Christians will never be pleased with you,’ but we will never follow their religion. This dark night will be over, and soon, we will trample them underfoot, Allah willing. Germany is not a compassionate country that wishes to absorb refugees from Syria and Iraq, and Palestinian refugees in the Levant and elsewhere. Europe has become old and decrepit, and needs human reinforcement. No force is more powerful than the human force of us Muslims. Oh Muslims, the Germans say, in their economic reports, that they need 50,000 young workers. Now, they have got 20,000, and they want another 30,000 and more, to work in their factories. They are not motivated by compassion for the Levant, its people, and its refugees. Throughout Europe, all the hearts are infused with hatred toward Muslims. They wish that we were dead. But they have lost their fertility, so they look for fertility in their midst. We will give them fertility! We will breed children with them, because we shall conquer their countries – whether you like it or not, oh Germans, oh Americans, oh French, oh Italians, and all those like you. Take the refugees! We shall soon collect them in the name of the coming Caliphate. We will say to you: These are our sons. Send them, or we will send our armies to you. Sheikh Muhammad Ayed (Al-Aqsa)
The Syrian citizens are mainly Muslim and speak Arabic. The refugees have their own culture. Because our school is directly next to where they are staying, modest clothing should be worn in order to avoid disagreements. Revealing tops or blouses, short shorts or miniskirts could lead to misunderstandings. Lettre aux parents du lycée allemand Wilhelm-Diess-Gymnasium
When Muslim teenage boys go to open air swimming pools, they are overwhelmed when they see girls in bikinis. These boys, who come from a culture where for women it is frowned upon to show naked skin, will follow girls and bother them without their realizing it. Naturally, this generates fear. German local politician
Selon le journal Westfalen Blatt, la police refuse de rendre publics les crimes impliquant des réfugiés et des migrants, car ils ne veulent pas donner une légitimité à la critique de l’immigration massive. (…) Pendant ce temps, on demande aux parents de faire attention à leurs filles. La police de la ville bavaroise de Mering, où une jeune fille de 16 ans a été violée le 11 septembre, a émis un avertissement aux parents, les enjoignant de ne pas laisser leurs enfants sortir dehors non accompagnés. Elle a également conseillé aux femmes de ne pas marcher de ou vers la gare seules en raison de sa proximité avec un refuge de réfugiés. Dans la ville bavaroise de Pöcking, les responsables de l’établissement Wilhelm-Dies ont enjoint les parents de ne pas laisser leurs filles porter des vêtements révélateurs afin d’éviter les «malentendus» avec les 200 réfugiés musulmans logés dans des hébergements d’urgence dans un bâtiment à côté de l’école. Soeren Kern
Le président a fait part à Sa Majesté Abdallah II, Roi de Jordanie, de sa vive préoccupation face à la multiplication des affrontements violents sur et autour de l’Esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est, et de la nécessité que tout soit mis en œuvre pour apaiser la situation. Communiqué de l’Elysée
Il existe un mot qui sert à définir le comportement des électeurs, des citoyens et des peuples quand il échappe à l’analyse de leurs élus, de leurs concitoyens, de leurs partenaires diplomatiques: l’irrationnel. On l’applique souvent en ce moment à la Hongrie mais pour quiconque y a vécu, et s’est penché sur le passé de ce pays qui a subi une transfusion complète au 17ème siècle, puis a été mutilé par plusieurs opérations chirurgicales en 1921, l’irrationnel n’échappe pas à toute tentative d’explication. La première tient à la façon dont un pays de huit millions d’habitants seulement peut percevoir, en quelques mois, l’arrivée, le transit forcé, le campement provisoire, voire l’établissement durable d’une population largement musulmane qui peut représenter, même temporairement une part non négligeable son effectif alors que le pourcentage était pratiquement nul il y a moins d’un an. Pour les commentateurs européens et pour Mme Merkel, les Hongrois devraient rester dans le rationnel mais à ce stade c’est déjà difficile. La chose se complique si l’on examine l’histoire du pays. Dans la série «le saviez-vous?», dans les dernières années du règne de Louis XIV, trois millions de Hongrois ont été réduits en esclavage par les Turcs et dispersés à travers la Turquie après une invasion complète de leur territoire, un anéantissement de leur culture, une multiplication des écoles coraniques, le tout dans un pays aussi farouchement catholique que pouvait l’être la France des abbayes cisterciennes. Malgré une lobotomie permanente sur le thème «c’est du passé tout ça», les Hongrois d’aujourd’hui, dont l’esprit de famille est obsessionnel, ne peuvent pas oublier les cruautés et les dévastations commises, car leur littérature et leurs livres d’histoire sont pleins de ce désastre quasi-biblique. On a beau leur dire, et nous dire, «vous mélangez tout, les deux situations n’ont rien à voir», il n’appartient à personne de se glisser dans l’imaginaire des Hongrois pour décréter qu’il doivent cesser de faire des cauchemars à propos des grandes invasions qu’ils ont subies. On ne peut pas mettre un peuple entier, qui a été martyrisé pendant un siècle, sous thérapie forcée en lui répétant que ses craintes sont vaines et que tout va bien se passer. Christian Combaz
Les plus ouverts et réceptifs à l’accueil des migrants sont des Chrétiens qui s’ignorent. Il y a, certes, les Catholiques qui répondent à l’appel du Pape François, au nom d’une idéologie chrétienne d’une très touchante naïveté et qui optent pour un accueil organisé des réfugiés. Mais, ceux-là, ne sont pas ceux qui sont le plus engagés à défendre une immigration de masse, qui fait abstraction de toutes les nuances, y compris les plus marquées, entre un réfugié, un immigré, un migrant, un opportuniste. En effet, les plus fidèles à l’héritage chrétien de la France et de l’Europe sont ceux qui sont ancrés le plus dans l’idéologie anti-chrétienne qu’ils ont héritée d’un passé anticlérical. Ils l’ignorent, certes, mais leur compassion pour une misère qui pourrait bien se retourner contre eux un jour est en réalité très chrétienne… aimer l’autre jusqu’au renoncement à soi-même… Ils n’ignorent pas pourtant qu’au Moyen-Orient, seul le Liban, petit pays aux capacités si limitées et qui partage avec la France ces mêmes racines chrétiennes, a volontairement ouvert ses frontières, et massivement, aux réfugiés syriens qui fuyaient pour certains la guerre et pour d’autres la misère. Ce pays, ouvert et tolérant, et où l’implantation sournoise et définitive de 2,5 millions de réfugiés syriens et palestiniens condamne irrémédiablement sa diversité, fait exception dans son environnement… ou, plutôt, faisait exception… Ainsi, si la Jordanie, qui entasse les réfugiés syriens, provenant de zones tribales proches, dans des camps financés par les donateurs étrangers, vient juste après le Liban comme premier pays d’accueil des Syriens, les autres pays arabes, notamment les riches pays du Golfe, les rejettent et se contentent de fournir quelques aides matérielles limitées aux populations entassées au Liban et en Jordanie. Ces pays musulmans, qui ferment leurs frontières aux réfugiés musulmans de Syrie, d’Irak ou d’ailleurs, savent parfaitement bien mesurer les risques et dangers qui menaceront leurs sociétés et leur propre stabilité avec l’offensive démographique que les guerres voisines annoncent. (…) Ils n’hésitent pas, non plus, à invoquer des différences culturelles avec leurs propres frères arabes sunnites. Par contre, ils condamnent dans leurs médias la frilosité des Etats européens dans l’accueil de ces flux migratoires. Pourquoi cette lucidité sélective, pourquoi tous ces arabes sunnites seraient-ils mieux en Europe, là où tout les sépare (langue, culture, religion…) que dans les pays du Golfe où tous les réunit (langue, culture et religion…).Voilà une question que les pays humanistes pourraient se poser… (..) La Turquie refile donc à l’Europe les centaines de milliers de réfugiés qui sont devenus une menace pour elle… Peut-on raisonnablement penser qu’ils ne le seront pas pour les pays d’accueil ? Ils le seront doublement d’ailleurs. Ils le seront au plan sécuritaire parce que dans leurs rangs se comptent des milliers de djihadistes qui vont pouvoir pénétrer en Europe et renforcer tous les réseaux qui existent déjà. Ils le seront au plan économique et social tant cette masse intarissable va déstabiliser tous les systèmes sociaux d’Europe pourtant déjà exsangue. Charité bien ordonné commence par soi-même…voilà une leçon bien comprise par nos amis turcs. (…) Mon petit pays en a fait la cruelle expérience dans l’accueil charitable de centaines de milliers de Palestiniens, qui le moment venu, et avec ceux qui chez nous partageaient la même religion, se sont coalisés pour atomiser mon pays que tous appelaient jusqu’alors la Suisse du Moyen-Orient. (…) Pour qu’elles restent ouvertes, accueillantes, et tolérantes, les sociétés européennes et occidentales, doivent pouvoir transformer ceux qui désirent adhérer à leurs valeurs, et ne pas se transformer elles-mêmes. La Mer Méditerranée et la Turquie, parfois complices d’ailleurs, lâcheront encore des millions de migrants, Syriens, Irakiens, Palestiniens, Afghans et autres, vers l’Europe occidentale. Le stock est, à l’évidence, inépuisable. C’est à l’Europe de repenser sa défense morale. Juste une petite question pour conclure qui s’adresse aux bonnes consciences empruntes d’un catholicisme dévoyé : peut-on vouloir le bien jusqu’au mal ? Fadi Assaf et Joss Monclar
Quand on pense dans ces termes-là, effectivement, il n’y a pas d’ »invasion » puisqu’il n’y a pas de nations mais uniquement des individus et puisqu’il n’y a pas d’Etat, pas de pouvoir et donc pas de frontières. Quant aux « migrants », ils ne sont pas considérés dans leur identité puisqu’on ne se soucie que des « droits de l’homme », de l’homme en général et pas des droits des citoyens qui sont toujours citoyens d’un Etat particulier, identifié, etc. L’empaquetage victimaire et compassionnel des faits devient possible et crédible, en puisant dans le meilleur des sentiments humains. Ainsi ce qui se passe ne constitue pas une crise politique et militaire mais humanitaire. Le martyre de la traversée en mer efface le risque pris par les immigrants et la culpabilité des passeurs mais aussi des pays qui les laissent accomplir leurs forfaits. (…) Le chaos identitaire que l’Union Européenne en position de Diafoirus est en train de programmer s’avérera terrible. S’il conforte le pouvoir central sans identité de l’Union, il recèle une explosion atomique dans l’ordre du symbolique et du politique pour les ex-Etats européens, auxquels ces populations poseront demain un grave défi quant à leur continuité culturelle et identitaire. Le mépris que les économistes et technocrates européens témoignent pour la dimension symbolique et identitaire se retournera contre leurs constructions technocratiques décollées de la réalité. A Bruxelles comme à Strasbourg on a perdu le sens du réel, et le réel se vengera. (…) Le chaos européen que je viens de décrire annonce quelque chose d’inquiétant et de monstrueux. Nous sommes les témoins de la fin d’une civilisation et d’un ordre du monde. Shmuel Trigano

Cachez cette invasion que je ne saurai voir !

En ces temps étranges …

Où des masses de populations, dignes des plus folles de nos images bibliques et  des plus délirants de nos films-catastrophes, déferlant à coups de pierres et de Allah Akbar sur un continent se voient présentées comme le simple accueil de réfugiés en danger qui vont « payer nos retraites » …

Où les viols et violences ou même la localisation des camps de populations qui après avoir littéralement nettoyé les populations juives et chrétiennes de leurs prétendus territoires et fait fuir les populations juives d’Europe sont désormais étouffés pour ne pas encourager le racisme et ceux qui s’opposent à ces transferts massifs de populations …

Où le chaos provoqué par l’exaucement de nos rêves les plus chers et les plus fous tels que l’abolition des frontières (médecins sans frontières, reporters sans frontières) est méthodiquement nié par les plus hautes autorités …

Où le refus de quelques rares pays ou individus de saborder en quelques jours ou semaines l’indépendance, l’unité nationale et l’ensemble de leurs valeurs les plus chèrement acquises se voient mis au pilori et qualifiés de racistes et réactionnaires ….

Où la seule démocratie du Moyen-Orient se voit menacée de boycott commercial et culturel et constamment dénoncée pour son refus obstiné de disparaitre dans la masse de près d’un milliard de ses voisins …

Où un régime qui soutient  le terrorisme international depuis des décennies, est en train de mettre toute une région du monde à feu et à sang  et continue à appeler ouvertement à la disparition d’un de ses voisins se voit récompenser par non seulement la récupération de la centaine de milliards de dollars de ses avoirs gelés mais par l’accès au nucléaire qui pourrait enfin lui permettre de mettre ses menaces à exécution …

Où le lieu le plus sacré et le plus fondateur de la religion et de la culture la plus ancienne dudit Moyen-Orient se voit interdit à ses seuls fidèles …

Où le chef élu pour cinq ans il y a plus de dix ans d’un Etat qui n’existe pas et d’un mouvement dont la charte appelle ouvertement à l’annihilation pure et simple de ses voisins et qui vient juste de revendiquer la récupération par le sang du terrorisme des lieux saints des deux religions les universelles de la planète se voit accueilli en grande pompe et dument décoré par la  capitale du Pays dit des droits de l’homme …

Où, abrité derrière ses immenses réserve de pétrole et  les centaines de milliards de dollars que lui envoie depuis plus de 60 ans le reste du monde, une famille qui sème et finance au nom d’une religion prétendument d’amour et de paix tant les discours de haine que les actes terroristes (11/9 compris) de par le monde depuis des décennies et qui pratique des châtiments d’un autre âge dont prochainement la décapitation et la crucifixion du corps jusqu’à pourrissement se voit attribuer la direction d’un conseil des droits de l’homme de l’ONU …

Où le chef prétendu du Monde dit libre et maitre du défaitisme révolutionnaire qui a en quelques années abandonné à eux-mêmes l’indépendance chèrement acquise par les soldats de son propre pays des nations entières, ouvert la voie à des barbaries d’un autre âge et à des déplacements de populations proprement apocalyptiques et imposé à la planète entière l’accès au feu nucléaire d’un des régimes le plus suicidaires de ladite planète se voit récompenser, dès avant même sa prise de fonctions, par la plus haute distinction honorifique du temps …

Comment ne pas repenser devant ce véritable « village Potemkine de la pensée » à l’instar d’autres maquillages aussi aberrants que massifs de la réalité tels que le mensonge du « mariage pour tous » ou ceux des renseignements américains sur la lutte contre l’Etat islamique ou du premier constructeur mondial automobile

A ce sketch d’un film roumain de 2009  (« La légende de la visite officielle » in » Contes de l’Âge d’Or« ) moquant les efforts désespérés, comme on vient de le voir dans la prison à ciel ouvert de Cuba pour la visite du prétendu pape des pauvres, d’un village entier pour accueillir comme il se doit un dignitaire étranger (un certain Giscard d’Estaing) ?

Mais surtout comment ne pas s’inquiéter avec le sociologue Shmuel Trigano …

Devant la terrible irresponsabilité et responsabilité de nos technocrates et de nos médias …

Qui, condamnant à l’avance toute vision critique et interdisant tout débat, habillent des plus beaux atours détournés de nos plus hautes valeurs à savoir l’omniprésent « empaquetage victimaire et compassionnel »  …

Un « bouleversement historique comme l’histoire de l’humanité en a rarement connus » et dont les conséquences à terme ne peuvent être que catastrophiques ?

Les Syriens arrivent, les Juifs s’en vont et le boycott d’Israël s’installe
Shmuel Trigano
Actualité juive
22 septembre 2015

L’Europe nous offre ces jours ci un spectacle de fin des temps. Elle est la scène d’un bouleversement historique comme l’histoire de l’humanité en a rarement connus. Au plus près des faits – et donc très loin de l’habillage sémantique des médias – c’est d’un transfert de populations qu’il s’agit, du Moyen Orient vers l’Europe.

« Migration » relève du jugement sociologique, mais, en termes politiques et donc militaires, lorsque des masses considérables de population forcent les frontières, s’imposent à des Etats qui n’ont pas été sollicités et n’ont pas donné leur accord, et de surcroît avec des exigences en matière de droits, on aurait parlé, en d’autres temps, d’ »invasion ».

Les populations en question en effet ne sont pas, dans leur majorité, constituées de réfugiés loqueteux mais de gens capables de payer jusqu’à 3000 euros à des passeurs et leurs places de train, détenteurs de Iphones etc. Du flot d’images qui apparaissent sur les écrans, se dégage la figure d’une population de jeunes hommes dans la force de l’âge et plus rarement de femmes (la plupart voilées) et d’enfants.
Il est très clair que leurs deux points d’entrées sont la Libye et, surtout ces derniers temps, la Turquie. On sait ce qu’il en est de la Libye, par contre la responsabilité de la Turquie dans cet exode de masse reste un tabou malgré le déluge médiatique.

Or, il ne fait pas de doute qu’en laissant partir ces populations par la mer, tant par les moyens qu’elle leur fournit (vente de canots, etc) que par sa tolérance du trafic des passeurs et l’absence de surveillance de ses frontières, la Turquie porte un coup à l’Union Européenne qu’une Europe anémique est incapable de fustiger. Ce coup violent prend une ampleur stratégique quand on le replace dans la perspective du soutien de facto des Turcs à l’Etat islamique, en matière d’approvisionnement en toutes ressources, de commercialisation du pétrole, d’absence d’attaque réelle de ses troupes, conjuguée aux frappes contre les ennemis kurdes de l’Etat islamique, et, last but not least, la facilitation du passage des djihadistes du monde entier vers la Syrie. Les « réfugiés » actuels ne viennent pas de Syrie mais de Turquie où les rejoignent sans doute les Érythréens qui se trouvent parmi eux.

Dans l’ère des Etats-nations et dans l’ère post-moderniste: c’est selon…
La terminologie privilégiée par les médias – en accord sans doute avec les élites politiques – fait écran à la réalité. Les deux pouvoirs fonctionnent objectivement de concert dans toute l’Union Européenne et donnent le ton de l’interprétation des événements. Nous avons constaté, ces vingt dernières années, l’importance croissante des officines de communication politique qui sont devenues les instruments clefs du pouvoir qu’elles fournissent en dispositifs sémantiques, « éléments de langage » comme on dit aujourd’hui (ce qu’on appelait hier « discours idéologiques »), mots-valises capables d’ »habiller » un événement pour en détourner le sens afin de favoriser une ligne politique. Il y a en effet des mots qui font écran à la compréhension des choses qu’ils désignent.

Ils faussent profondément le débat public, ce qui contribue à obscurcir encore plus la réalité au point qu’on ne comprenne plus rien. Nous avons été quelques uns, depuis 15 ans, à identifier cette nouvelle forme de pouvoir avec le traitement d’Israël et du « nouvel antisémitisme » et c’est vrai de la politique de tous les pays démocratiques[1] : la façon dont les médias construisent les faits et dont il les habille de mots s’inscrit dans la « gouvernance » politique et interdit toute vision critique de la réalité: tout réalisme.
Ces opérations de langage ne sont pas en fait purement manipulatoires, elles s’adossent à une conception idéologique, celle du « post-modernisme »[2]. Dans ses présupposés, ce dernier implique, entre autres choses, le déni radical de la réalité de la nation (qui, cependant, ne cesse pas d’exister car les peuples sont un fondement ineffaçable de l’humanité), le déni de la légitimité de l’identité nationale et des droits du citoyen face aux « droits de l’homme ».

Un autre de ses présupposés est la culpabilité de principe de l’Occident et l’innocence des non-Occidentaux, avec une préférence pour le monde arabo-musulman et noir. Pour intimer la censure sur toute autre perspective il instrumentalise la morale et le savoir académique.

Empaquetage victimaire et compassionnel
Quand on pense dans ces termes-là, effectivement, il n’y a pas d’ »invasion » puisqu’il n’y a pas de nations mais uniquement des individus et puisqu’il n’y a pas d’Etat, pas de pouvoir et donc pas de frontières. Quant aux « migrants », ils ne sont pas considérés dans leur identité puisqu’on ne se soucie que des « droits de l’homme », de l’homme en général et pas des droits des citoyens qui sont toujours citoyens d’un Etat particulier, identifié, etc.
L’empaquetage victimaire et compassionnel des faits devient possible et crédible, en puisant dans le meilleur des sentiments humains. Ainsi ce qui se passe ne constitue pas une crise politique et militaire mais humanitaire. Le martyre de la traversée en mer efface le risque pris par les immigrants et la culpabilité des passeurs mais aussi des pays qui les laissent accomplir leurs forfaits.
Le moment clef de cet empaquetage fut sans nul doute l’exploitation médiatique de la photo de l’enfant mort sur une plage. Elle fut l’occasion d’un coup émotionnel répercuté à outrance par les médias qui ressemble beaucoup à la mort supposée de l’enfant Al Dura sous les balles de l’armée israélienne à Gaza, devenue par la grâce de France 2 l’emblème du nouvel antisémitisme.
Le Wall Street Journal (4 septembre) nous a appris, cependant, les dessous prosaïques et moins glorieux de l’histoire à l’instar de ce qui se passa pour l’affaire Al Dura: la famille de ce malheureux enfant, originaire de Kobané, ne fuyait pas la guerre en catastrophe.

Elle vivait en Turquie depuis 3 ans où le père travaillait. Alors qu’elle devait partir pour le Canada où la sœur du père habite, ce dernier, sur les conseils de son père, décida d’utiliser l’argent qu’elle lui envoyait, pour passer par l’Europe afin de se refaire une dentition gratuitement. Durant le naufrage, il était le seul de sa famille à porter un gilet de sauvetage… L’enfant fut enterré à Kobané, ce qui nécessitait un retour au point de départ, ce que des fuyards hagards jamais n’auraient pu se permettre. Et pourquoi cet enfant uniquement, alors qu’il y a des milliers de morts atroces au même moment? En sélectionnant les images qu’ils répercutent, les médias induisent une compassion « à tempéraments », dans une seule direction.

Redresser la faiblesse démographique de l’Europe
Si l’essentiel de ces populations ne sont pas des immigrants loqueteux qui quémandent un havre, qui sont-elles alors? Pourquoi se sont-elles dirigées vers Europe et pas ailleurs? Et surtout pas vers le reste du monde arabe? Il y a là l’aveu silencieux d’une immense défiance envers leur propre monde, leurs « frères » (pourtant si riches, si solidaires depuis des lustres avec la cause palestinienne) et, peut être leur religion.

Quoique…
Mais ils viennent parce que l’Union Européenne les a appelés. Il n’y a pas que la confondante invitation allemande à rejoindre l’Allemagne par millions qui l’illustre. Les connaisseurs des affaires européennes savent que l’insufflation de populations immigrées s’inscrit dans le projet, très pensé depuis des lustres, de redresser la faiblesse démographique de l’Europe par l’immigration « qui va payer nos retraites », entend-t-on pathétiquement comme argument.

Le chaos identitaire que l’Union Européenne en position de Diafoirus est en train de programmer s’avérera terrible. S’il conforte le pouvoir central sans identité de l’Union, il recèle une explosion atomique dans l’ordre du symbolique et du politique pour les ex-Etats européens, auxquels ces populations poseront demain un grave défi quant à leur continuité culturelle et identitaire.

Le mépris que les économistes et technocrates européens témoignent pour la dimension symbolique et identitaire se retournera contre leurs constructions technocratiques décollées de la réalité. A Bruxelles comme à Strasbourg on a perdu le sens du réel, et le réel se vengera.

Le sens des événements
Si l’on regarde de loin et de haut ce qui se passe, avec la mémoire des 60 dernières années, l’événement auquel nous assistons, sidérés, n’est qu’une phase d’un mouvement historique de grande ampleur que la vulgate de notre époque empêche de voir.

La décolonisation fut l’occasion d’un nettoyage ethnique objectif qui chassa les populations européennes d’Afrique et du Moyen Orient, notamment. Une répartition ethnico-religieuse des populations s’est alors réalisée. Il n’était pas prévu (ni pensable) que les ex-colonisés devenus indépendants, plutôt que d’assumer la responsabilité de leur nouvelle condition, suivent les ex-colonisateurs en repli, de façon continue et soutenue. C’est ce qu’on appela alors « l’immigration ». Le repli consécutif à la décolonisation ouvrit donc la voie à un tel développement.
Ce mouvement de populations concerna presque exclusivement des populations musulmanes. De ce côté là, aussi, s’est produite une évolution inattendue. Les nationalistes arabes auquel les puissances coloniales avaient remis « les clefs » des pays abandonnés se sont vus submergés par la levée en masse de l’islamisme. Il balaya les Etats nations de bric et de broc que la décolonisation avait mis en place, au nom de la Oumma universelle.

L’adoption par les États-Unis d’Obama et l’Union Européenne de la cause des Frères musulmans lors de cet effondrement que l’empaquetage médiatique nomma « printemps arabes », acheva d’installer le chaos dans cet univers.
Ce qui arrive à l’Europe aujourd’hui est aussi le produit direct de la politique de puissance de l’Union européenne qui s’est imaginée qu’elle n’avait pas de frontières et qu’elle incarnait désormais la conscience des droits de l’homme et de la démocratie, ce qui l’autorisait à s’étendre sans fin: Turquie? Maroc? Moldavie? On ne sait pas où doit finir l’Europe et jusqu’où son autorité doit porter.

Cette ambition enivrante (le projet d’un pouvoir moral et universel) l’a conduite à intervenir militairement en Lybie pour installer la « démocratie », diplomatiquement en Egypte, et (à peine) en Syrie-Irak, ne parlons pas de son obsession de la cause palestinienne, sans doute due à sa culpabilité passée envers les Juifs, qui l’a conduit à un activisme délirant au regard de l’importance des Palestiniens.
Le flou des frontières est le propre des régimes impériaux, ce qui confirme en retour l’orientation anti-démocratique du pouvoir de l’Union Européenne. Il ne faut pas oublier dans ce tableau européen l’ambition, portée notamment par le Quai d’Orsay, d’une Europe méditerranéenne qui fasse que « le Sud », c’est à dire le monde arabe, devienne un allié très proche de l’UE et que des circulations de populations s’y fassent (mais uniquement dans un sens!). De leur côté, les Américains, déjà avec les néo-conservateurs, se sont crus autorisés à installer par tous les moyens la « démocratie » sur toute la planète.

Leurs interventions catastrophiques en Afghanistan et en Irak, en Libye ont achevé de faire de ces pays des champs de ruines. Elles ont fait de la Russie une ennemie.
L’afflux actuel des populations musulmanes de ces pays vers l’Europe s’inscrit ainsi dans l’ordre des choses, une fois la griserie des sommets à l’européenne évanouie. Le bilan européen est à la hauteur de son projet utopique.

L’Union européenne n’a objectivement pas de frontières, ce que prouve l’irruption violente de très grandes populations, elle a affaibli les Etats, pulvérisé les nations, et été incapable de forger une entente entre ses membres sur des enjeux vitaux. On comprend qu’Israël, un Etat nation florissant, puisse tourmenter la conscience européenne et lui renvoyer l’image de sa démission mégalomane. Les Juifs ont su en premier que la corne de brume retentissait avec l’installation à demeure du « nouvel antisémitisme », du fait de la complaisance européenne, mais ils ne furent pas entendus.

L’Allemagne syro-turque?
La division des Etats européens sur la question des « migrants » est aussi pleine d’enseignements. Les peuples à la conscience et à l’identité les plus fortes s’opposent avec force aux pays « fatigués » comme l’Allemagne. Les pays d’Europe centrale, terres d’anciennes guerres de religion, ont en effet affirmé à travers l’histoire leur identité contre les empires qui les dévoraient (Allemagne, Autriche Hongrie, Russie et Turquie ottomane) en la cristallisant autour de la religion, saint des saints de leur continuité. Ce sont des populations qui savent quelque chose du réalisme des identités. Les Etats latins se situent à mi chemin des Etats nordiques, dont l’affaissement identitaire est bien connu depuis fort longtemps.
Mais le cas le plus fascinant est celui de l’Allemagne qui s’est dite prête à accueillir un afflux massif de populations musulmanes. L’histoire retiendra la démarche politiquement irresponsable de la chancelière qui a lancé une invitation à immigrer, susceptible de soulever une masse de populations dans le monde et d’amplifier de façon inédite la vague d’immigration. On parle déjà de 800 000 personnes, d’un million de personnes. Le fait est incommensurable: Merkel programme un changement de population qui changera la face de son pays, comme elle l’a dit elle même. On n’a jamais vu cela. C’est un fait unique dans les annales. D’autant plus inquiétant et terrifiant: nous nous retrouverons face à une Allemagne turco- syrienne. Un cauchemar au regard de l’état de ces peuples aujourd’hui. N’oublions pas, pour notre part, que ces populations viennent de pays et de cultures où la haine d’Israël et des Juifs est universelle. La Syrie fut un des pays les plus hostiles à Israël. Sa population a baigné dans cette hostilité au moins depuis 70 ans. Elle la transportera en Europe.
Comment cela est-il possible? On évoque à ce propos la terrible faiblesse démographique allemande qui devait voir le peuple allemand réduit à la portion congrue dans les 20 années à venir, la faiblesse des naissances ne permettant pas à la population actuelle de se maintenir en nombre: un peuple en voie de disparition. La démographie reflète aussi l’état des peuples. On peut penser que ce jugement porté sur soi, que révèle le refus de faire des enfants, est en rapport avec la culpabilité découlant du passé nazi. Et c’est sans doute cette même culpabilité envers les Juifs qui motive l’accueil chaleureux des Syriens. C’est profondément pathétique et poignant quand on compare avec la façon dont les réfugiés juifs ont été refoulés de toute parts en Europe et au Moyen Orient britannique pour échapper au nazisme avec les applaudissements qui saluent les Syriens, qui ne se comptent pas parmi les amis des Juifs, arrivant dans les gares allemandes et autrichiennes.
A ce portrait de l’Union Européenne, s’ajoute la touche la plus terrible : récemment Mogherini, sa « ministre » des affaires étrangères, a appelé avec 16 ministres des affaires étrangères européens à mettre en pratique le boycott des produits israéliens étiquetés originaires des Territoires mais qui, en fait, s’avère être un boycott pur et simple d’Israël, lui infligeant un traitement discriminatoire qu’elle n’inflige à aucun autre Etat du monde, dans des situations bien plus graves et parmi ses plus proches amis: l’occupation turque de Chypre, l’occupation marocaine du Sahara occidental. Et quid des décapitations saoudiennes et du financement du terrorisme international par le Qatar? « La France des droits de l’homme », bien au contraire, leur vend des armes agressives!
Pendant ce temps-là, dans ce concert médiatique, conduit au nom de la mémoire de la Shoah, le mouvement de départ des Juifs continue. On entend dire maintenant que c’est le judaïsme britannique qui se prépare à immigrer en Israël. Avant Rosh Hashana un sondage mené dans 179 communautés juives d’Europe montrait que 85% des Juifs ne voulaient pas envoyer leurs enfants à la synagogue pour les fêtes par crainte pour leur sécurité. D’un côté on accueille les Syriens avec des fleurs, de l’autre les Juifs cachent leur identité dans la rue pour se protéger de l’insécurité.
Le chaos européen que je viens de décrire annonce quelque chose d’inquiétant et de monstrueux. Nous sommes les témoins de la fin d’une civilisation et d’un ordre du monde.
Gmar Hatima Tova !

Shmuel Trigano
*À partir d’une chronique sur Radio J le vendredi 18 septembre 2015.
[1] En France, « tensions intercommunautaires », « conflit importé » furent dans cette affaire le modèle du genre. Le chef d’œuvre du genre en Israël fut la « hitnatkout » (l’ »auto-coupure ») pour « emballer » le retrait de Gaza.
[2] Cf. Shmuel Trigano, La nouvelle idéologie dominante. Le postmodernisme, Éditions Hermann-Philosophie (2013).

Voir aussi:

Mahmoud Abbas décoré par la Ville de Paris

Le Figaro.fr avec AFP

21/09/2015

Le président palestinien Mahmoud Abbas a été décoré aujourd’hui à l’Hôtel de Ville de la médaille Grand Vermeil par la maire de Paris Anne Hidalgo (PS), en hommage à son action pour la paix. « Parce que vous êtes un homme de paix, je suis heureuse de vous remettre cette médaille de la Ville de Paris » a déclaré Anne Hidalgo, lors de la cérémonie à l’Hôtel de Ville.

La maire socialiste de la capitale a salué « un homme d’État exceptionnel ». « Vous n’avez jamais eu d’autre fin que le paix, et vous n’avez jamais employé d’autre moyen que la légalité internationale », a-t-elle dit. « Paris est votre alliée », a déclaré Anne Hidalgo, « Paris soutient la création d’un État palestinien vivant en paix et en sérénité auprès d’Israël ».

Mahmoud Abbas, qui avait participé le 11 janvier dans la capitale à la marche contre le terrorisme, a salué « les relations d’amitiés très fortes qui lient (les Palestiniens) à la France ». « Nous en sommes fiers et nous souhaitons qu’elles progressent afin de servir l’intérêt des deux États », a-t-il ajouté.

Voir également:

Mahmoud Abbas, à la mairie de Paris, tient des propos jihadistes – vidéo.
Dépêches
22 septembre 2015

Le président palestinien, Mahmoud Abbas, décoré lundi à l’Hôtel de Ville de la médaille Grand Vermeil par la maire de Paris Anne Hidalgo (PS), tient en langue arabe un discours jihadiste.

La folie diplomatique française n’a de cesse de soutenir les pires régimes, mouvements, associations de malfaiteurs de la planète. Alors qu’Anne Hidalgo s’empressait dans l’après midi du 21 septembre 2015 de décorer le président autoproclamé de l’autorité palestinien « en hommage à son action pour la paix », ce dernier, avant son départ pour la France s’est laissé aller ouvertement à un discours excessivement obscurantiste digne d’un chef de gang jihadiste.

Il en revient à la Mairie de Paris de trouver les mots et l’inspiration pour justifier le discours ci-dessous:
« Nous vous bénissons, nous bénissons les Mourabitoun (hommes) et les Mourabitat (femmes). Nous saluons toutes gouttes de sang versées à Jérusalem. C’est du sang pur, du sang propre, du sang qui mène à Dieu. Avec l’aide de Dieu, chaque djihadiste (shaheed) sera au paradis, et chaque blessé sera récompensé. Nous ne leur permettrons aucune avancée. Dans toutes ses divisions, Al-Aqsa est à nous et l’église du Saint Sépulcre est notre, tout est à nous. Ils n’ont pas le droit de les profaner avec leurs pieds sales, et on ne leur permettra pas non plus. »

Voir encore:

Google Deletes Map of German Refugee Camps Amid Spate of Attacks
Bloomberg business
July 17, 2015

Google Inc. deleted an anonymous map depicting the location of dozens of refugee centers in Germany amid concern it could make them a target for anti-immigrant attacks and hate crimes.

Google took the action because it violates the Internet search engine’s internal rules, it said on Friday. The diagram, entitled “No refugee camp in my neighborhood,” displayed red arrows pinpointing the shelters, many of which disclosed specific addresses.

“Whenever content is illegal, we remove it from our products,” Lena Heuermann, a spokeswoman for Google in Germany, said in an e-mailed statement. “That’s also how we handle content that violates our guidelines and terms of use, which also include inflicting damage or promoting hatred.”

The step came a day after an empty shelter preparing to accommodate 67 people fleeing conflict zones was set ablaze in the southern town of Reichertshofen in the state of Bavaria, which police are investigating for possible arson. The map is linked prominently on the homepage of a right-wing extremist group active mainly in southern and eastern Germany.

The number of attacks by right-wing extremists on refugee shelters in Germany tripled to 170 last year, according to a report by the Interior Ministry. Last week, unknown perpetrators attacked a building housing 150 asylum seekers in the state of Saxony. No one was injured.

The number of attacks by right-wing extremists on refugee shelters in Germany tripled to 170 last year

An influx of refugees, mainly from war-torn Syria, the Kosovo and Albania, is stirring public debate as towns and cities struggle to accommodate the surge. Local authorities are turning empty schools, camping sites and recreational halls into refugee centers, spurring protests and straining budgets.

The number of asylum seekers in Germany may double to 450,000 this year, approaching levels last reached during the conflict that led to the breakup of the former Yugoslavia in the 1990s, according to the Interior Ministry.

Their plight was encapsulated in an encounter this week between Chancellor Angela Merkel and a Palestinian schoolgirl whose family is at risk of deportation after fleeing to Germany from a refugee camp in Lebanon four years ago. The girl, who spoke fluent German, told Merkel that she wants to stay and pursue her dream of studying in Germany.

She burst into tears when the chancellor responded by saying that while conditions for Palestinians in Lebanon are difficult, the country no longer has a civil war and Germany has to make room for refugees from other regions.

A video showing Merkel comforting the girl caused a stir on social media.

Voir encore:

Crise des migrants : une petite histoire de la Hongrie
Christian Combaz
Le Figaro

17/09/2015

FIGAROVOX/HUMEUR – Christian Combaz a vécu en Hongrie et souvent écrit sur ce pays. Il se demande si les appels à la raison venus d’Allemagne et de France n’ont pas déjà raté leur cible par ignorance de l’Histoire.

Christian Combaz est l’auteur de De l’Est, de la Peste et du reste (Laffont, 1993) et du Roman de Budapest (2005).

Il existe un mot qui sert à définir le comportement des électeurs, des citoyens et des peuples quand il échappe à l’analyse de leurs élus, de leurs concitoyens, de leurs partenaires diplomatiques: l’irrationnel. On l’applique souvent en ce moment à la Hongrie mais pour quiconque y a vécu, et s’est penché sur le passé de ce pays qui a subi une transfusion complète au 17ème siècle, puis a été mutilé par plusieurs opérations chirurgicales en 1921, l’irrationnel n’échappe pas à toute tentative d’explication.

On ne peut pas mettre un peuple entier, qui a été martyrisé pendant un siècle, sous thérapie forcée en lui répétant que ses craintes sont vaines et que tout va bien se passer.
La première tient à la façon dont un pays de huit millions d’habitants seulement peut percevoir, en quelques mois, l’arrivée, le transit forcé, le campement provisoire, voire l’établissement durable d’une population largement musulmane qui peut représenter, même temporairement une part non négligeable son effectif alors que le pourcentage était pratiquement nul il y a moins d’un an. Pour les commentateurs européens et pour Mme Merkel, les Hongrois devraient rester dans le rationnel mais à ce stade c’est déjà difficile. La chose se complique si l’on examine l’histoire du pays. Dans la série «le saviez-vous?», dans les dernières années du règne de Louis XIV, trois millions de Hongrois ont été réduits en esclavage par les Turcs et dispersés à travers la Turquie après une invasion complète de leur territoire, un anéantissement de leur culture, une multiplication des écoles coraniques, le tout dans un pays aussi farouchement catholique que pouvait l’être la France des abbayes cisterciennes. Malgré une lobotomie permanente sur le thème «c’est du passé tout ça», les Hongrois d’aujourd’hui, dont l’esprit de famille est obsessionnel, ne peuvent pas oublier les cruautés et les dévastations commises, car leur littérature et leurs livres d’histoire sont pleins de ce désastre quasi-biblique. On a beau leur dire, et nous dire, «vous mélangez tout, les deux situations n’ont rien à voir», il n’appartient à personne de se glisser dans l’imaginaire des Hongrois pour décréter qu’il doivent cesser de faire des cauchemars à propos des grandes invasions qu’ils ont subies. On ne peut pas mettre un peuple entier, qui a été martyrisé pendant un siècle, sous thérapie forcée en lui répétant que ses craintes sont vaines et que tout va bien se passer. Mais il existe un troisième volet de l’irrationnel, qui serait la conséquence directe des leçons de bonne conduite européenne qu’on inflige en ce moment aux Hongrois: il s’agit d’un peuple farouche, susceptible, qui est un peu la Corse des pays de l’Est, une nation humiliée par le traité de Trianon, dont un tiers de la population s’est retrouvé chez ses voisins sur un trait de plume de Clemenceau, et qui ne demande qu’à retrouver l’unité perdue sur un thème vraiment fédérateur.

Lequel? Devinez.

Voir par ailleurs:

« Contes de l’âge d’or » : la folie du régime de Ceausescu en quatre histoires
Jean-Luc Douin
Le Monde

29.12.2009

C’est sous la houlette de Cristian Mungiu, Palme d’or à Cannes en 2007 pour 4 mois, 3 semaines et 2 jours, qu’a été écrit et réalisé ce film à sketches par cinq cinéastes. Ces quatre histoires (une seconde partie sortira en mars) – aussi absurdes et métaphoriques qu’un récit d’Ionesco – se seraient passées durant les quinze dernières années du régime dictatorial de Ceausescu, une époque que la propagande nommait « l’âge d’or ».

Le peuple roumain se les racontait en riant sous cape. Vraies ou pas, qu’importe ! On peut considérer comme dans le film Kérity, la maison des contes, sorti il y a quinze jours, que « c’est pas parce que c’est inventé que ça n’existe pas ».

Première légende urbaine, la visite officielle. Dans l’attente du passage imminent d’un cortège de personnalités du parti, un village se prépare fiévreusement, houspillé par un fonctionnaire vérifiant que les drapeaux sont aux fenêtres, les costumes folkloriques bien pimpants, les slogans en évidence sur des banderoles. Le maire et ses adjoints sont en effervescence, on a repavé la route, peint les arbres, pomponné le bétail. L’inspection des enfants des écoles détecte un môme aux oreilles décollées que l’on préfère renvoyer chez lui.

Le superviseur de la capitale exige des pigeons blancs. Panique et ordres en cascade. Blancs ou pas, des pigeons on va en trouver en pagaille ; ce sont les hôtes mobilisés pour cette mascarade, auxquels on annonce au dernier moment que le cortège passera plus loin, non sans que les huiles aient touché un bakchich au passage. On se console par un banquet à l’issue duquel tout le monde monte dans un manège qui, image symbolique d’un régime dont le mécanicien a perdu la tête, tourne sans fin.

On se délecte aussi de l’histoire du photographe de presse d’un journal à la solde du pouvoir communiste. La rédaction en chef se rend compte que sur l’image de la visite de Giscard d’Estaing, qui doit figurer en « une » le lendemain, le camarade Ceausescu est nu tête tandis que le président français porte un chapeau. Le président roumain donne l’impression de se découvrir devant le capitalisme ! Déjà qu’il a l’air d’un nabot à côté de Giscard !

Mais on a l’expérience du trucage des photos. Gommer un personnage, en agrandir un autre, sont des jeux d’enfant pour une presse rompue à la censure. Un stagiaire suggère une solution qui soulage la hiérarchie : rajoutons une toque au secrétaire général. Mais les rotatives sont en marche lorsqu’on s’aperçoit que Ceausescu a une toque sur le crâne, et une autre à la main ! Ce jour-là, le Scinteia ne paraît pas, confisqué par la milice.

Autre cocasserie, l’aventure de ce policier héritant d’un cochon grognant qu’il entreprend de tuer au plus vite afin de ne pas être repéré par ses voisins. Spectacle burlesque d’un fonctionnaire de l’Etat, chargé de traquer le marché noir, et entreprenant d’asphyxier son porc au gaz dans sa cuisine.

Plus faible, l’aventure d’un membre du parti chargé d’aller lutter contre l’analphabétisme dans les campagnes et qui oppose une méthode autoritaire au bon sens populaire. Contraint de faire intervenir la police, il est mis K-O par la foudre.

Ces mises en boîte de la bureaucratie rappellent le ton des films de la Nouvelle Vague tchèque et les comédies à l’italienne d’autrefois, teintées de dérision.

Contes de l’âge d’or, film à sketches roumain de Cristian Mungiu, Iona Maria Uricaru, Hanno Höfer, Razvan Marculescu, Constantin Popescu (1h20)

Voir encore:

Crise des migrants: Peut-on vouloir le bien jusqu’au mal*
Fadi Assaf et Joss Monclar

MESP

September 23, 2015

Les plus ouverts et réceptifs à l’accueil des migrants sont des Chrétiens qui s’ignorent. Il y a, certes, les Catholiques qui répondent à l’appel du Pape François, au nom d’une idéologie chrétienne d’une très touchante naïveté et qui optent pour un accueil organisé des réfugiés. Mais, ceux-là, ne sont pas ceux qui sont le plus engagés à défendre une immigration de masse, qui fait abstraction de toutes les nuances, y compris les plus marquées, entre un réfugié, un immigré, un migrant, un opportuniste. En effet, les plus fidèles à l’héritage chrétien de la France et de l’Europe sont ceux qui sont ancrés le plus dans l’idéologie anti-chrétienne qu’ils ont héritée d’un passé anticlérical. Ils l’ignorent, certes, mais leur compassion pour une misère qui pourrait bien se retourner contre eux un jour est en réalité très chrétienne… aimer l’autre jusqu’au renoncement à soi-même…

Ils n’ignorent pas pourtant qu’au Moyen-Orient, seul le Liban, petit pays aux capacités si limitées et qui partage avec la France ces mêmes racines chrétiennes, a volontairement ouvert ses frontières, et massivement, aux réfugiés syriens qui fuyaient pour certains la guerre et pour d’autres la misère. Ce pays, ouvert et tolérant, et où l’implantation sournoise et définitive de 2,5 millions de réfugiés syriens et palestiniens condamne irrémédiablement sa diversité, fait exception dans son environnement… ou, plutôt, faisait exception…

Ainsi, si la Jordanie, qui entasse les réfugiés syriens, provenant de zones tribales proches, dans des camps financés par les donateurs étrangers, vient juste après le Liban comme premier pays d’accueil des Syriens, les autres pays arabes, notamment les riches pays du Golfe, les rejettent et se contentent de fournir quelques aides matérielles limitées aux populations entassées au Liban et en Jordanie. Ces pays musulmans, qui ferment leurs frontières aux réfugiés musulmans de Syrie, d’Irak ou d’ailleurs, savent parfaitement bien mesurer les risques et dangers qui menaceront leurs sociétés et leur propre stabilité avec l’offensive démographique que les guerres voisines annoncent.

Pour se limiter au cas de l’Arabie Saoudite, pays vaste, riche et peu peuplé, les responsables saoudiens refusent d’accueillir ces migrants Syriens, fuyant la guerre et pourtant musulmans sunnites comme eux. Les Saoudiens considèrent qu’avec un taux de natalité élevé, qui rivalise avec celui de la société saoudienne, un radicalisme religieux, qui peut lui aussi se mesurer à l’obscurantisme du wahhabisme saoudien même s’il est différent et rival (Frères Musulmans, al-Qaëda, Etat Islamique) le risque est en réalité trop élevé pour leur sécurité et leur stabilité. Les Saoudiens pensent être en droit de refuser l’asile à des non musulmans, et même à y compris des musulmans que le wahhabisme considère comme hérétiques (Alaouites, Chiites etc.) et à des adeptes d’idéologies laïcisantes radicales (communistes, baasistes, etc.), au nom de l’Islam… Ils n’hésitent pas, non plus, à invoquer des différences culturelles avec leurs propres frères arabes sunnites. Par contre, ils condamnent dans leurs médias la frilosité des Etats européens dans l’accueil de ces flux migratoires. Pourquoi cette lucidité sélective, pourquoi tous ces arabes sunnites seraient-ils mieux en Europe, là où tout les sépare (langue, culture, religion…) que dans les pays du Golfe où tous les réunit (langue, culture et religion…).Voilà une question que les pays humanistes pourraient se poser…

Quant à la Turquie, d’Erdogan, islamiste et très engagée dans le conflit syrien, elle a, certes, ouvert ses frontières avec la Syrie, et dans les deux sens. Base-arrière de l’Etat Islamique et des groupes djihadistes les plus radicaux, et autoroute du djihad européen, arabe et asiatique vers la Syrie, la Turquie s’est embourbée dans le conflit syrien jusqu’à voir sa stabilité interne directement menacée par ceux qu’elle avait soutenus et encouragés. Erdogan a du oublier qu’en Orient on trouve toujours plus radical que soit… Mais, la voilà, maintenant qui retourne sa veste et qu’elle ouvre l’autoroute européenne dans le sens inverse, encourageant les djihadistes, leurs familles, et avec eux toutes sortes de réfugiés et de migrants économiques, à monter vers l’Europe… La Turquie refile donc à l’Europe les centaines de milliers de réfugiés qui sont devenus une menace pour elle… Peut-on raisonnablement penser qu’ils ne le seront pas pour les pays d’accueil ? Ils le seront doublement d’ailleurs. Ils le seront au plan sécuritaire parce que dans leurs rangs se comptent des milliers de djihadistes qui vont pouvoir pénétrer en Europe et renforcer tous les réseaux qui existent déjà. Ils le seront au plan économique et social tant cette masse intarissable va déstabiliser tous les systèmes sociaux d’Europe pourtant déjà exsangue. Charité bien ordonné commence par soi-même…voilà une leçon bien comprise par nos amis turcs.

Ces migrants, souvent des Syriens, jeunes hommes en âge de se battre, ont fui la Syrie, pour fuir la dictature Assad ou quand il s’agit des Kurdes celle d’un islam dégénéré. C’est leur version officielle censée toucher le plus grand public en Europe qui culpabilise d’être riche et en sécurité. Mais rassurez-vous cela ne durera plus très longtemps…

Mon petit pays en a fait la cruelle expérience dans l’accueil charitable de centaines de milliers de Palestiniens, qui le moment venu, et avec ceux qui chez nous partageaient la même religion, se sont coalisés pour atomiser mon pays que tous appelaient jusqu’alors la Suisse du Moyen-Orient. D’ailleurs quand je vois l’accueil que vous faites aux réfugiés venant de Turquie, la richesse débordante de votre compassion, votre soif inaltérable de différence, les Libanais souhaiteraient vous faire un cadeau qui réjouirait vos âmes. Nous sommes un petit pays de 10.452 km² et de 4, 5 millions d’habitants, surfragmenté au plan confessionnel, et nous avons en plus près de 2 millions de réfugiés syriens et près de 500.000 Palestiniens qui pourrissent dans des camps insalubres et pas digne de l’humanité depuis plus de 50 ans…: nous proposons d’organiser, avec vous, leur migration vers l’Europe…

Pour qu’elles restent ouvertes, accueillantes, et tolérantes, les sociétés européennes et occidentales, doivent pouvoir transformer ceux qui désirent adhérer à leurs valeurs, et ne pas se transformer elles-mêmes. La Mer Méditerranée et la Turquie, parfois complices d’ailleurs, lâcheront encore des millions de migrants, Syriens, Irakiens, Palestiniens, Afghans et autres, vers l’Europe occidentale. Le stock est, à l’évidence, inépuisable. C’est à l’Europe de repenser sa défense morale. Juste une petite question pour conclure qui s’adresse aux bonnes consciences empruntes d’un catholicisme dévoyé : peut-on vouloir le bien jusqu’au mal ?

* Une version de cet article, écrit par Fadi ASSAF et Joss MONCLAR, est parue dans Le Figaro (21/09), sous le titre : “Crise des migrants: Le regard d’un Libanais”

Voir  enfin:

L’Arabie saoudite va décapiter et crucifier un chiite de 21 ans
Le Figaro
22/09/2015

VIDÉO – Ali Mohammed al-Nimr, neveu de l’un des plus fervents opposants au régime, était encore mineur au moment de son arrestation en 2012. Il aurait participé à une manifestation dans la région majoritairement chiite de Qatif.

La sentence a été prononcée l’année dernière. Et Ali Mohammed al-Nimr, 21 ans, vient de perdre son dernier appel rejeté. L’exécution publique du jeune chiite peut intervenir à tout moment. Le condamné sera décapité. Son corps sera ensuite monté sur une croix et exposé publiquement jusqu’au pourrissement de ses chairs.

Son principal tort: avoir participé en 2012 à une manifestation contre le régime dans la région majoritairement chiite de Qatif. Il était alors seulement âgé de 17 ans. Le jeune homme est également accusé de faire partie d’une organisation terroriste. Armé, il aurait jeté des cocktails Molotov contre les forces de l’ordre. Selon l’ONG Reprieve, qui assure sa défense, les aveux signés par l’accusé ont été obtenus sous la torture. Les conditions dans lesquelles s’est déroulé son procès sont sujettes à caution. «Le tribunal l’a déclaré coupable sans ordonner aucune enquête sur ses allégations de torture», critiquait l’an passé Amnesty International. «Pire encore, Ali était un enfant vulnérable quand il a été arrêté», s’insurge Maya Foa, l’une des responsables de Reprieve.

À en croire ses défenseurs, Ali Mohammed al-Nimr paie surtout pour son oncle, le cheikh al-Nimr. Le haut dignitaire chiite est l’un des plus virulents opposants de la monarchie. Au terme de huit mois de procès, il a lui-même été condamné à mort le 15 octobre 2014 pour «sédition», «désobéissance au souverain» et «port d’armes». Peu avant son arrestation, le cheikh al-Nimr s’était réjoui de la disparition du prince héritier Nayef Ben Abdel Aziz, le tenant pour responsable de la répression contre les chiites. Un an plus tôt, il s’était également prononcé en faveur d’une sécession des régions de Qatif et d’Al-Hassa et de leur rattachement au royaume chiite de Bahreïn.

Une nomination polémique
L’exécution d’Ali Mohammed al-Nimr intervient au plus mauvais moment pour Riyad. Car l’ambassadeur saoudien auprès des Nations Unies à Genève, Faisal bin Hassan Trad, occupe actuellement un poste important au sein de Conseil de Droits de l’homme. Longtemps passée inaperçue, sa nomination en juin à la tête du Groupe consultatif de l’institution a été dénoncée la semaine dernière par l’ONG, UN Watch. Ce poste aurait servi de lot de consolation aux Saoudiens qui ambitionnaient de prendre en 2016 la présidence du Conseil des droits de l’homme. À la tête du Groupe consultatif, Faisal bin Hassan Trad est chargé de sélectionner les experts indépendants envoyés sur le terrain. Toutefois, rassure le Haut-Commissariat aux droits de l’homme de l’ONU, la décision revient en dernier recours au président de l’organisation, l’Allemand Joachim Rücker.

Selon un décompte effectué par Human Rights Watch, plus de 80 personnes ont déjà été exécutées en Arabie saoudite depuis le début de l’année.