Dhimmitude: Un tas de fanatiques qui tirent au hasard dans un tas de gens dans une épicerie à Paris (Wrong place, wrong time: Paris shooter ‘randomly’ selected deli and targets, Obama)

12 février, 2015
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https://i0.wp.com/prophecytracker.org/wp/uploads/2013/09/president-obama-bows-to-saudi-king-abdullah-and-receives-saudi-medal-of-honor.jpgQuatre Saoudiens condamnés à mort pour meurtre et vol et un Pakistanais jugé pour trafic de drogue ont été décapités jeudi en Arabie saoudite, portant à 26 le nombre de personnes exécutées dans ce royaume ultraconservateur depuis le début de l’année. (…) Viol, meurtre, apostasie, vol à main armée et trafic de drogue sont passibles de la peine capitale en Arabie saoudite, royaume régi par une version rigoriste de la charia, la loi islamique. Peine de mort.org (5 février 2015)
Nous tentons d’éviter de décrire quelqu’un comme un terroriste, ou un geste comme étant terroriste. (…) Les Nations unies ont tenté pendant une décennie de définir ce mot, sans y parvenir. C’est très délicat. Nous savons ce qu’est la violence politique, nous savons ce que sont les meurtres, les attentats et les fusillades et nous pouvons les décrire. Et cela explique bien plus de choses, à nos yeux, qu’utiliser le mot ‘terrorisme’. » Tarik Kafala (service arabophone de la BBC)
Personne ne souffre plus que le peuple palestinien. Barack Obama (Des Moines, le 27 avril 2007)
Mon père était originaire du Kenya, et beaucoup de gens dans son village étaient musulmans. Il ne pratiquait pas l’islam. La vérité est qu’il n’était pas très religieux. Il a rencontré ma mère. Ma mère était une chrétienne originaire du Kansas, et ils se marièrent puis divorcèrent. Je fus élevé par ma mère. Aussi j’ai toujours été chrétien. Le seul lien que j’ai eu avec l’islam est que mon grand-père du côté de mon père venait de ce pays. Mais je n’ai jamais pratiqué l’islam. Pendant un certain temps, j’ai vécu en Indonésie parce que ma mère enseignait là-bas. Et c’est un pays musulman. Et je suis allé à l’école. Mais je ne pratiquais pas. Mais je crois que cela m’a permis de comprendre comment pensaient ces gens, qui partagent en partie ma façon de voir, et cela revient à dire que nous pouvons instaurer de meilleurs rapports avec le Moyen-Orient ; cela contribuerait à nous rendre plus assurés si nous pouvons comprendre comment ils pensent sur certains sujets. Barack Hussein Obama (Oskaloosa, Iowa, décembre 20007)
Je n’ai jamais été musulman. (…) à part mon nom et le fait d’avoir vécu dans une population musulmane pendant quatre ans étant enfant [Indonésie, 1967-1971], je n’ai que très peu de lien avec la religion islamique. Barack Hussein Obama (février 2008)
Nous cherchons à ouvrir un nouveau chemin en direction du monde musulman, fondé sur l’intérêt mutuel et le respect mutuel. (…) Nous sommes une nation de chrétiens, de musulmans, de juifs, d’hindous et de non croyants. Barack Hussein Obama (discours d’investiture, le 20 janvier 2009)
… une nation de musulmans, de chrétiens et de juifs … Barack Hussein Obama (Entretien à la télévision saoudienne Al-Arabiya, 27 janvier, 2009)
Nous exprimerons notre appréciation profonde de la foi musulmane qui a tant fait au long des siècles pour améliorer le monde, y compris mon propre pays. Barack Hussein Obama (Ankara, avril 2009)
Les Etats-Unis et le monde occidental doivent apprendre à mieux connaître l’islam. D’ailleurs, si l’on compte le nombre d’Américains musulmans, on voit que les Etats-Unis sont l’un des plus grands pays musulmans de la planète. Barack Hussein Obama (entretien pour Canal +, le 2 juin 2009)
Salamm aleïkoum (…) Comme le dit le Saint Coran, « Crains Dieu et dis toujours la vérité ». (…) Je suis chrétien, mais mon père était issu d’une famille kényane qui compte des générations de musulmans. Enfant, j’ai passé plusieurs années en Indonésie où j’ai entendu l’appel à la prière (azan) à l’aube et au crépuscule. Jeune homme, j’ai travaillé dans des quartiers de Chicago où j’ai côtoyé beaucoup de gens qui trouvaient la dignité et la paix dans leur foi musulmane. Barack Hussein Obama (Prêche du Caire)
En tant que citoyen, en tant que président, je crois que les musulmans ont autant le droit de pratiquer leur religion que quiconque dans ce pays. Cela inclut le droit de construire un lieu de culte et un centre socio-culturel sur un terrain privé dans le lower Manhattan, en respect des lois et décrets locaux. Nous sommes en Amérique. Notre engagement en faveur de la liberté de religion doit être inébranlable. Barack Hussein Obama
L’avenir ne doit pas appartenir à ceux qui calomnient le prophète de l’Islam. Barack Obama (siège de l’ONU, New York, 26.09.12)
Nous montons sur nos grands chevaux mais souvenons-nous que pendant les croisades et l’inquisition, des actes terribles ont été commis au nom du Christ. Dans notre pays, nous avons eu l’esclavage, trop souvent justifié par le Christ. Barack Hussein Obama
Il est tout à fait légitime pour le peuple américain d’être profondément préoccupé quand vous avez un tas de fanatiques vicieux et violents qui décapitent les gens ou qui tirent au hasard dans un tas de gens dans une épicerie à Paris. Barack Hussein Obama
Il ressort clairement de la bouche des terroristes et de certains des écrits qu’ils ont fait circuler par la suite ce qui était leur motivation. L’adverbe que le président a choisi a été utilisé pour indiquer que les personnes qui ont été tuées dans cet incident terrible et tragique ont été tuées non en raison de qui elles étaient, mais au hasard de l’endroit où elles se sont trouvées être. (…) Ces individus n’ont pas été ciblés par nom. (…) Il n’y avait pas que des juifs dans cette épicerie. Josh Earnest (porte-parole de la Maison blanche)
Yes, Charlie Hebdo was a magazine that delighted in controversy and provocation. Yes, it skewered religion and took joy in giving offense. Yes, the magazine knowingly antagonized extremists — Charlie Hebdo’s web site had been hacked and its offices firebombed before today; French Foreign Minister Laurent Fabius had asked of its cartoons, « Is it really sensible or intelligent to pour oil on the fire? » And yes, Charlie Hebdo’s editor said in 2012, prophetically, that « I prefer to die than live like a rat. » But this isn’t about Charlie Hebdo’s cartoons, any more than a rape is about what the victim is wearing, or a murder is about where the victim was walking. What happened on Wednesday, according to current reports, is that two men went on a killing spree. Their killing spree, like most killing sprees, will have some thin rationale. Even the worst villains believe themselves to be heroes. But in truth, it was unprovoked slaughter. The fault lies with no one but them and their accomplices. Their crime isn’t explained by cartoons or religion. Plenty of people read Charlie Hebdo’s cartoons and managed to avoid responding with mass murder. Plenty of people follow all sorts of religions and somehow get through the day without racking up a body count. The answers to what happened today won’t be found in Charlie Hebdo’s pages. They can only be found in the murderers’ sick minds. (…) Part of Charlie Hebdo’s point was that respecting these taboos strengthens their censorial power. Worse, allowing extremists to set the limits of conversation validates and entrenches the extremists’ premises: that free speech and religion are inherently at odds (they are not), and that there is some civilizational conflict between Islam and the West (there isn’t). These are also arguments, by the way, made by Islamophobes and racists, particularly in France, where hatred of Muslim immigrants from north and west Africa is a serious problem. And that is exactly why Charlie Hebdo’s « Love is stronger than hate » cover so well captures the magazine’s oft-misunderstood mission and message. Yes, the slobbery kiss between two men is surely meant to get under the skin of any conservative Muslims who are also homophobic, but so too is it an attack on the idea that Muslims or Islam are the enemy, rather than extremism and intolerance. Allowing extremists to set the limits of conversation validates and entrenches the extremists’ premises. That was true in the criticism of Charlie Hebdo’s covers, and it’s even truer in today’s crimes. These murders can’t be explained by a close read of an editorial product, and they needn’t be condemned on free speech grounds. They can only be explained by the madness of the perpetrators, who did something horrible and evil that almost no human beings anywhere ever do, and the condemnation doesn’t need to be any more complex than saying unprovoked mass slaughter is wrong. This is a tragedy. It is a crime. It is not a statement, or a controversy. Ezra Klein (Vox)
I was stunned that the president could say something so at once banal and offensive. Here we are now two days away from an act shocking barbarism, the burning alive of a prisoner of war, and Obama’s message is that we should remember the crusades and the inquisition. I mean, for him to say that all of us have sinned, all religions have been transgressed, is, you know, is adolescent stuff. Everyone knows that. What’s important is what’s happening now. Christianity no longer goes on crusades and it gave up the inquisition a while ago. The Book of Joshua is knee deep in blood. That story is over too. The story of today, of our generation, is the fact that the overwhelming volume of the violence and the barbarism that we are seeing in the world from Nigeria to Paris all the way to Pakistan and even to the Philippines, the island of Mindanao in the Philippines — is coming from one source. And that’s from inside Islam. It is not the prevalent idea of Islam, but it is coming from Islam, as many Islamic leaders including the president of Egypt and many others have admitted. And there needs to be a change in Islam. It is not a coincidence that all of these attacks on other religions are happening, all over the world, in a dozen countries, two dozen countries, all in the name of one religion. It’s not a coincidence. And for the president to be lecturing us and to say we shouldn’t get on our high horse and to not remember our own path is ridiculous. The present issue is Muslim radicalism and how to attack it. (…) From Obama’s first speech at West Point in December 2009, ironically announcing the surge in Afghanistan, you could tell that his heart has never been in this fight, never. He’s the commander in chief and yet he announces one sentence after he talks about the surge, he talks about the day to withdraw. Everyone in the region knows that. Everyone in the Middle East knows that he took on the fight on ISIS only because of the public reaction to the video of the beheading of the two Americans. He never would have lifted a finger otherwise. He hasn’t helped the rebels in Syria. He has not given the weapons that Jordan needs. The Kurds, who are actually able, courageous, and well — and committed to the fight against is, still cannot get direct arms from the United States. Charles Krauthammer
His secretary of defense says “the world is exploding all over.” His attorney general says that the threat of terror “keeps me up at night.” The world bears them out. On Tuesday, American hostage Kayla Mueller is confirmed dead. On Wednesday, the U.S. evacuates its embassy in Yemen, cited by President Obama last September as an American success in fighting terrorism. Yet Obama’s reaction to, shall we say, turmoil abroad has been one of alarming lassitude and passivity. Not to worry, says his national security adviser: This is not World War II. As if one should be reassured because the current chaos has yet to achieve the level of the most devastating conflict in human history. Indeed, insists the president, the real source of our metastasizing anxiety is . . . the news media. Russia pushes deep into eastern Ukraine. The Islamic State burns to death a Jordanian pilot. Iran extends its hegemony over four Arab capitals — Beirut, Damascus, Baghdad, and now Sanaa. And America watches. Obama calls the policy “strategic patience.” That’s a synonym for “inaction,” made to sound profoundly “strategic.” (…) Such on-the-ground appeasement goes well with the linguistic appeasement whereby Obama dares not call radical Islam by name. And whereby both the White House and State Department spend much of a day insisting that the attack on the kosher grocery in Paris had nothing to do with Jews. It was just, as the president said, someone “randomly shoot[ing] a bunch of folks in a deli.” (By the end of the day, the administration backed off this idiocy. By tweet.) Charles Krauthammer
At least Obama was kind enough to acknowledge that Americans had some reason to be concerned about “a bunch of violent, vicious zealots who behead people or randomly shoot a bunch of folks.” As it turns out, these random people who got themselves shot in a “deli” in Paris happen to have been Jewish. The random people getting themselves shot at a satirical newspaper happened to have mocked Mohammad. And those 10 random people who were murdered and had their churches burned down by mobs in Niger last week, well they happened to be Christian folks. It’s likely that all these victims would – with astonishing precision – be able to pinpoint both the religious affiliation and rationale of those responsible for their deaths. President Obama refuses to do the same. For the president, acknowledging who the victims of Islamic terrorism are means acknowledging the motives that drive it. Recognizing what drives a terrorist undermines the progressive theory that says this movement is merely a byproduct of shiftlessness, criminality and poverty rather than a movement driven by faith and political goals. Gone are the days when were allowed to make (appropriate) distinctions between peaceful and radical Islam. Now we’re supposed to accept that these string of events are executed by aimless zealots, detached from any tradition or faith. Random. We are supposed to believe that this problem can be dealt with, as the president notes, in “the same way a big city mayor’s got to cut the crime rate down if he wants that city to thrive.” Dealing with political Islam is just like getting rid of graffiti and waiting for gentrification. You know, if only Saudi Arabia had a few extra bucks laying around, we’d rid the world of all of these delinquents. For Jews, there is another reality that wishful thinking can’t change. According to Pew, there is rampant anti-Semitism in the Islamic world. Not only among radical factions, but everywhere. In moderate Jordan, 97 percent of the folks unfavorable view of Jews (not Zionists, Jews). The ADL found that 74 percent of the folks surveyed in the Middle East and North Africa had anti-Semitic attitudes. The number was 24 percent in Western Europe and 34 percent in Eastern Europe. Not all of this aversion to Jews is equality vitriolic or dangerous, of course. But it is undeniable that in Europe there is increasing violence, and much of it comes from Muslims. (…) Put it this way: the president is more inclined to call out Christian crimes against the Rhineland Jews of 1096 than Islamic crimes against Jews today. He’d rather dissemble for the sake of political correctness, using heavy-handed historical comparisons that aren’t only irrelevant to contemporary discussions about religious violence, but a stretch even if we discussed them in the context of history. David Harsanyi
Sous la pression de critiques grandissantes, qui se plaignent que le Président Obama n’a aucune stratégie susceptible de combattre l’Etat Islamique, la Conseillère à la Sécurité Nationale, Susan Rice, a dû déployer une nouveau plan de bataille, la semaine dernière. Loin de résorber cette volée de mises en cause, les omissions, inexactitudes et incohérences ne feront qu’ajouter aux accusations formulées par les détracteurs de l’Administration Obama qu’elle ne connaît rien en matière de sécurité nationale. L’une des erreurs les plus flagrantes de la nouvelle stratégie, c’est la façon dont elle colle à la pratique spécieuse de l’équipe Obama, dans la manière de faire référence aux groupes terroristes comme l’EI et Al Qaïda, en les désignant comme de « violents extrémistes », en refusant de les nommer selon les termes « d’Islam radical », « Islamistes radicaux » et « Jihadistes ». Cette stratégie répète à l’infini la mauvaise interprétation du Président, en situant cette extrémisme violent comme une simple idéologie, tout en ne parvenant pas à reconnaître l’idéologie réelle qui guide Al Qaïda et l’EI, dans leur campagne mondiale de déclenchement d’actes de violence : l’Islam radical et la doctrine de la Chari’a.  Plutôt que de reconnaître que ces groupes sont motivés par l’Islam radical, cette stratégie prétend affirmer qu’il ne s’agit que d’opportunistes qui exploitent l’instabilité, l’oppression et le manque d’opportunités économiques. Les preuves abondent pourtant que ce n’est pas le cas. Osama Ben Laden n’a pas formé Al Qaïda parce qu’il était pauvre : son père était milliardaire. L’Etat Islamique reçoit des financements de richissimes donneurs d’Arabie Saoudite, du Qatar et du Koweit. Les fameux terroristes islamistes « autoradicalisés » sont recrutés ou simplement inspirés par Internet, pour commettre des actes de terreur aux Etats-Unis,au Canada, en Australie, au Royaume-Uni, en France et, pourtant, ils vivent bien dans des sociétés où se présentent des opportunités économiques. Et il y a même pire que le refus de cette « nouvelle stratégie de sécurité nationale » de reconnaître la menace provenant de l’Islam radical. Elle minorise, en effet, totalement l’urgence d’agir contre cette menace, en affirmant que les Etats-Unis doivent faire preuve de « patience stratégique ».  Susan Rice et le Président Obama a, récemment, déclenché une controverse, lorsqu’ils ont fait des déclarations identiques, qui minimisaient la menace venant de ces groupes terroristes, en prétendant que le terrorisme ne représente pas une « menace existentielle » pour les Etats-Unis. Fred Fleitz

Cachez cet islam que je ne saurai voir !

Un mois après le massacre djihadiste de Paris …

Et la Marche républicaine contre le terrorisme et la liberté d’expression …

Pendant qu’entre la Syrie et l’Irak mais aussi de l’Afrique sahélienne au Mahgreb, les djihadistes imposent leur barbarie à des millions de personnes …

Et qu’alors que du Liban au Yemen et au Soudan, nos futurs amis iraniens continuent à attiser les flammes du terrorisme tout en préparant leur bombe, chez nos amis saoudiens, on en est déjà à 26 décapitations en un peu plus d’un mois …

Comment ne pas voir avec l’interview de l’ « Equivocater » et « Executioner in chief  » (bientôt 4 000 discrètes éliminations ciblées) …

Qui après avoir comparé l’actuelle violence djihadiste à nos croisades et refusé de recevoir un dirigeant israélien invité à parler devant le Congrès, réduit le massacre de quatre juifs dans l’épicerie cachère Hyper cacher il y avait exactement un mois jour pour jour  …

A un « tas de fanatiques vicieux et violents qui tirent au hasard dans un tas de gens dans une épicerie à Paris » …

Sur le blog d’une belle âme qui affirmait deux jours plus tôt …

Que ledit massacre n’avait « rien à voir avec les caricatures ou la religion » …

Confirmant l’absence remarquée de tout officiel américain de premier plan tant à la Marche de Paris qu’au 70e anniversaire de la libération d’Auschwitz

L’incapacité presque congénitale de l’Administration Obama, à l’instar de la BBC elle-même, à prendre la véritable mesure de ce qui se joue actuellement ?

Et ne pas s’inquiéter, avec nombre de commentateurs américains, de l’efficacité face à ladite menace de concepts tels que celui de « patience stratégique » ?

Attentat de l’Hyper Cacher : aucun caractère antijuif pour Obama, juste le « hasard »

Katty Scott

Le Monde Juif .info

11 février 2015

Le président américain, Barack Obama, a créé lundi une polémique après avoir expliqué que les quatre victimes françaises de confession juive assassinées début janvier par un djihadiste français dans une épicerie casher, ont été abattues « au hasard ».

« Il est tout à fait légitime pour le peuple américain d’être profondément préoccupé quand vous avez un tas de fanatiques vicieux et violents qui décapitent les gens ou qui tirent au hasard dans un tas de gens dans une épicerie à Paris », a déclaré le dirigeant américain lors d’une interview accordée à la chaine allemande Vox.

L’auteur de l’attentat, Amédy Coulibaly, avait déclaré à BFMTV qu’il avait ciblé les clients de l’épicerie casher « parce qu’ils étaient Juifs » ainsi que « pour venger les Palestiniens ».

Embarrassés par la sortie de leur président, les porte-paroles de l’administration Obama ont expliqué que les victimes ont été probablement tuées parce que présentes « au mauvais moment, au mauvais endroit » et ont rappelé que les États-Unis avaient qualifié « d’antisémite » l’attaque contre le commerce juif.

L’absence de Barack Obama à la marche républicaine à Paris en soutien aux victimes des attentats parisiens avait été vivement critiquée par la presse française et américaine.

Voir aussi:

Le refus radical d’Obama de regarder en face les dégâts commis par la Chari’a exaspère les experts en Amérique

Fred Fleitz

World tribune

Adaptation : Marc Brzustowski/J Forum

Obama :  comment lutter contre le terrorisme dont on occulte les causes ? Telle semble bien la question centrale que pose la polémique gonflée à bloc autour de la visite controversée de Binyamin Netanyahu et de son discours devant le Congrès.

Sous la pression de critiques grandissantes, qui se plaignent que le Président Obama n’a aucune stratégie susceptible de combattre l’Etat Islamique, la Conseillère à la Sécurité Nationale, Susan Rice, a dû déployer une nouveau plan de bataille, la semaine dernière.

Loin de résorber cette volée de mises en cause, les omissions, inexactitudes et incohérences ne feront qu’ajouter aux accusations formulées par les détracteurs de l’Administration Obama qu’elle ne connaît rien en matière de sécurité nationale.

L’une des erreurs les plus flagrantes de la nouvelle stratégie, c’est la façon dont elle colle à la pratique spécieuse de l’équipe Obama, dans la manière de faire référence aux groupes terroristes comme l’EI et Al Qaïda, en les désignant comme de « violents extrémistes », en refusant de les nommer selon les termes « d’Islam radical », « Islamistes radicaux » et « Jihadistes ». Cette stratégie répète à l’infini la mauvaise interprétation du Président, en situant cette extrémisme violent comme une simple idéologie, tout en ne parvenant pas à reconnaître l’idéologie réelle qui guide Al Qaïda et l’EI, dans leur campagne mondiale de déclenchement d’actes de violence : l’Islam radical et la doctrine de la Chari’a.

Plutôt que de reconnaître que ces groupes sont motivés par l’Islam radical, cette stratégie prétend affirmer qu’il ne s’agit que d’opportunistes qui exploitent l’instabilité, l’oppression et le manque d’opportunités économiques.

Les preuves abondent pourtant que ce n’est pas le cas. Osama Ben Laden n’a pas formé Al Qaïda parce qu’il était pauvre : son père était milliardaire. L’Etat Islamique reçoit des financements de richissimes donneurs d’Arabie Saoudite, du Qatar et du Koweit.

Les fameux terroristes islamistes « autoradicalisés » sont recrutés ou simplement inspirés par Internet, pour commettre des actes de terreur aux Etats-Unis,au Canada, en Australie, au Royaume-Uni, en France et, pourtant, ils vivent bien dans des sociétés où se présentent des opportunités économiques.

Et il y a même pire que le refus de cette « nouvelle stratégie de sécurité nationale » de reconnaître la menace provenant de l’Islam radical. Elle minorise, en effet, totalement l’urgence d’agir contre cette menace, en affirmant que les Etats-Unis doivent faire preuve de « patience stratégique ».

Susan Rice et le Président Obama a, récemment, déclenché une controverse, lorsqu’ils ont fait des déclarations identiques, qui minimisaient la menace venant de ces groupes terroristes, en prétendant que le terrorisme ne représente pas une « menace existentielle » pour les Etats-Unis.

Le fatras de propositions incohérentes, en matière de politique étrangère, fait partie des autres aspects de cette soi-disant « stratégie » : « le pouvoir en douceur » (smart power) et des prétentions douteuses à des succès en matière de relations extérieures. Ignorant totalement la détérioration de la sécurité en Irak et en Afghanistan depuis 2009, cette stratégie tisse des couronnes au retrait des troupes américaines de ces pays et affirme que les Etats-Unis y ont engagés dans des efforts en matière de contre-terrorisme, aussi bien que dans un effort complet en vue de détériorer et de vaincre finalement l’Etat Islamique.

Selon cette stratégie, les progrès du programme nucléaire iranien ont été stoppés et « nous avons clairement fait comprendre à l’Iran qu’il doit remplir ses obligations internationales et exposer la réalité de son programme nucléaire ». En se fondant sur les concessions énormes faites par les Etats-Unis à l’Iran, au cours de l’année passée et du fait que l’Iran n’a pas réduit son programme d’enrichissement d’uranium, ces prétentions apparaissent fausses. La stratégie souligne les succès d’un « rebalancement américain vers l’Asie » (qu’on connaît sous le nom de pivot vers l’Asie), même si, finalement, l’Administration a fait très peu dans ce domaine pour instaurer efficacement cette initiative.

Le changement climatique a aussi été ajouté à la liste prioritaire des menaces stratégiques des Etats-Unis. Les Etats-Unis ont un besoin urgent d’une stratégie nationale de sécurité claire, reconnaissant la menace de l’Islam radical comme une idéologie globale qui a déclaré la guerre à la civilisation occidentale. La nouvelle stratégie de sécurité nationale d’Obama est une occasion manquée qui démontre que le Président Obama demeure déterminé à nier l’évidence et à ne reconnaître d’aucune façon l’ampleur et la réalité de cette menace.

Le Centre d’étude des Politiques de Sécurité a présenté, dans son rapport, la Chari’a et l’Islam radical comme des menaces graves qui ne peuvent être vaincues aussi longtemps que les responsables américains refusent de les regarder en face. Ce Centre parraine, le mercredi 11 février, à Washington DC : « Le Sommet de la Défaite du Jihad ». Ce programme évoquera lanature de la menace isalmiste, une évaluation des politiques américaines pour y faire face et les meilleures approches en vue de vaincre cette menace.

Les participants attendus comprennent Le Sénateur du Texas, Ted Cruz, Louisiana Gov. Bobby Jindal, l’ancien Procureur Général Michael Mukaseyl’ancien porte-parole du Congrès, Newt Gingrich, le député hollandais Geert Wilders, Lord Malcolm Pearson de Grande-Bretagne, L’ancien Président de la Commission des Renseignements  Pete Hoekstra, Le défenseur danois de la liberté d’expression Lars Hedegaard, et l’ancien procureur fédéral Andrew McCarthy.

Cet évènement sera rediffusé en direct sur le site du Centre pour les Politiques de Sécurité :

http://www.centerforsecuritypolicy.org/, de 9 a.m. to 2 p.m. le 11 Fev.

Fred Fleitz a couvert le programme nucléaire iranien pour la CIA, le Départment d’Etat,et la Commission des renseignements du Congrès. Il est actuellement chercheur principal au Centre des Politiques de Sécurité.

Voir également:

 White House stands behind Obama’s claim that Paris shooter ‘randomly’ selected kosher deli and targets – but admits Jewish heritage was a factor
In an interview released Monday Obama referred to ‘violent, vicious zealots who behead people or randomly shoot a bunch of folks in a deli in Paris’
Today the White House argued Obama merely meant to say the victims ‘were not specifically targeted’ and ‘happened to randomly be in this deli’
The president’s spokesman eventually said that Obama has ‘no’ doubt the grocery was selected because it was frequented by Jews
But not before stating ‘there were people other than just Jews who were in that…deli’
Francesca Chambers

Dailymail.com

10 February 2015

President Barack Obama’s claim that a gunman who last month killed four French Jews inside a kosher deli ‘randomly’ selected the location and his targets came under heavy scrutiny today at a White House briefing, with multiple reporters badgering the president’s spokesman to admit a tie between the victims’ religion and their murders.

In an interview with Vox published on Monday Obama said, ‘It is entirely legitimate for the American people to be deeply concerned when you’ve got a bunch of violent, vicious zealots who behead people or randomly shoot a bunch of folks in a deli in Paris.’

Today the White House Press Secretary argued that his boss merely meant to say they ‘were not specifically targeted’ and ‘were individuals who happened to randomly be in this deli.’

The shooter, Amedy Coulibaly, told French television station BFM-TV in a newly released interview that he picked kosher grocery Hyper Cacher because, according to the station, ‘he was targeting Jews.’

A journalist with the station says he also explained ‘why he did this: to defend oppressed Muslims…notably in Palestine.’

‘He claimed to be part of the Islamic State [ISIS] very clearly,’ BFM reporter Sarah-Lou Cohen said of the phone conversation with Coulibaly. ‘He said he had instructions from the caliphate. And then another very important element, evidently, as we were saying in the afternoon, he established a link with the Kouachi brothers.’

Saïd and Chérif Kouachi, the brothers allegedly behind the attack on the Paris-based satirical publication Charlie Hebdo, were later killed in stand off with police, as was Couilbaly.

Coulibaly’s ties to ISIS are documented by a propaganda video taped by his wife, possibly a co-conspirator in the grocery store siege, in which she calls for French Muslims to carry out additional acts of terror.

The White House found itself in several testy back and forths with reporters this afternoon over Obama’s statement – provided to Vox more than a week ago but released just yesterday.

First asked about Obama’s remark by CNN’s Jim Acosta, White House Press Secretary Josh Earnest replied, ‘I believe the point that the president was trying to make is that these individuals were not specifically targeted.’

He added: ‘These were individuals who happened to randomly be in this deli and were shot while they were there. And that is the point that the president was making.’

Flabbergasted, ABC News’ Jon Karl pressed Earnest to confirm that president believes the deli goers’ Jewish heritage were related to the assault.

‘It is clear from the terrorists and some of the writings they’ve put out afterward what their motivation was,’ Obama’s spokesman told him.

‘The adverb that the president chose was used to indicate that the individuals who were killed in that terrible, tragic incident were killed not because of who they were, but because of where they randomly happened to be.

Not satisfied, Karl again pointed out that they were in a kosher deli when they were killed, moments later contending that even if they weren’t personally targeted they were attacked because of their religion, to which Earnest told him ‘there were people other than just Jews who were in that…deli.’

‘Does he have any doubt…that deli was attacked because it was a kosher deli, it was not any random deli, it was a kosher deli,’ Karl eventually shouted at Earnest, who interrupted him to say, ‘no,’ Obama does not doubt that.

Picking up where Karl left off, seconds later Fox News’ White House Correspondent Ed Henry asked, why then, ‘didn’t the president acknowledge that? If he knows that, and it’s obvious, why didn’t he say that?’

‘The president has acknowledged that on many occasions when he’s had the opportunity to speak about this incident,’ Earnest tersely told him

‘But he didn’t there!’ Henry noted before moving on to another topic.

Voir encore:

One of the alleged Charlie Hebdo shooters called a French reporter. Here’s what he said.
Libby Nelson

Vox

January 9, 2015

Chérif Kouachi, one of the alleged perpetrators of the Charlie Hebdo massacre, spoke to a French journalist by phone at around 10 a.m. Paris time on Friday, according to the reporter. Shortly after, Kouachi was killed by police. In the call, he stated that he had been sent by al-Qaeda’s Yemen-based branch.

« I was sent, me, Chérif Kouachi, by al-Qaeda of Yemen, » he says in the call, mentioning Anwar al-Awlaki specifically.

He spoke to Igor Sahiri, a journalist from BFM-TV, who recorded the conversation. In a video clip above, the TV news channel plays part of the tape and discusses the call that yielded it. The channel chose not to broadcast the phone conversations because, at the time, Kouachi was still in a standoff with police.

According to BFM journalist Sarah-Lou Cohen, Koauchi went on to say that he was seeking revenge for the Prophet Mohammed.

« They explained as well that they deny having killed civilians, » Cohen said, paraphrasing from parts of the call that were not played on-air. « That’s important, because for them, the journalists at Charlie Hebdo were not civilians, they were targets, » Cohen said. « Then he continued, very calmly, explaining that they did not come to kill women and children but it’s us, the Westerners, he said, who are killing children in Iraq, in Afghanistan and in Syria. »

« He spoke in a manner … that was very calm and very determined, » Cohen said, « as if he had also prepared answers. » It was « extremely troubling, » she said. « The message was to pass along his claim of responsibility. He intended that his claims be publicly known. »

In a separate interview slightly after 3 p.m. Paris time, the channel also spoke with Amedy Coulibaly. « That was a different situation, because we got a phone call, » Cohen said. « He called us because in fact he was looking to contact the police. »

« He claimed to be part of the Islamic State [ISIS] very clearly, » Cohen said. « He said he had instructions from the caliphate. And then another very important element, evidently, as we were saying in the afternoon, he established a link with the Kouachi brothers. »

Coulibaly told Alexis Delahousse, another BFM journalist, that he and the Kouachi brothers had planned their attacks together but had not been in touch since they began the operations. This detail has puzzled terrorism analysts, as al-Qaeda and ISIS are rivals rather than allies.

« Finally, he explained also why he did this: to defend oppressed Muslims, he said, notably in Palestine, » Cohen said. « And finally he explained his target, why this kosher store: because he was targeting Jews. »

Voir par ailleurs:

Don’t let murderers pretend their crimes are about cartoons
Ezra Klein

Vox

January 7, 2015

Yes, Charlie Hebdo was a magazine that delighted in controversy and provocation. Yes, it skewered religion and took joy in giving offense. Yes, the magazine knowingly antagonized extremists — Charlie Hebdo’s web site had been hacked and its offices firebombed before today; French Foreign Minister Laurent Fabius had asked of its cartoons, « Is it really sensible or intelligent to pour oil on the fire? » And yes, Charlie Hebdo’s editor said in 2012, prophetically, that « I prefer to die than live like a rat. »

But this isn’t about Charlie Hebdo’s cartoons, any more than a rape is about what the victim is wearing, or a murder is about where the victim was walking.

What happened on Wednesday, according to current reports, is that two men went on a killing spree. Their killing spree, like most killing sprees, will have some thin rationale. Even the worst villains believe themselves to be heroes. But in truth, it was unprovoked slaughter. The fault lies with no one but them and their accomplices. Their crime isn’t explained by cartoons or religion. Plenty of people read Charlie Hebdo’s cartoons and managed to avoid responding with mass murder. Plenty of people follow all sorts of religions and somehow get through the day without racking up a body count. The answers to what happened today won’t be found in Charlie Hebdo’s pages. They can only be found in the murderers’ sick minds.

Today is a good day to honor Charlie Hebdo and to share its work. It’s a good day to do that because good people died today and we should remember them. It’s a good day to do that because much of the work in Charle Hebdo was brilliant and any day is a good day to share it.

Don’t allow extremists to set the terms of the conversation

But we shouldn’t buy into the bullshit narrative of a few madmen that their murders were a response to some cartoons. We shouldn’t buy into it even if we’re saying that murdering in response to cartoons is always wrong. This is related to a point Charlie Hebdo made often and well. As my colleague Max Fisher wrote about the magazine’s wonderful cover, « Love is Stronger Than Hate » (pictured above):

Part of Charlie Hebdo’s point was that respecting these taboos strengthens their censorial power. Worse, allowing extremists to set the limits of conversation validates and entrenches the extremists’ premises: that free speech and religion are inherently at odds (they are not), and that there is some civilizational conflict between Islam and the West (there isn’t).

These are also arguments, by the way, made by Islamophobes and racists, particularly in France, where hatred of Muslim immigrants from north and west Africa is a serious problem.

And that is exactly why Charlie Hebdo’s « Love is stronger than hate » cover so well captures the magazine’s oft-misunderstood mission and message. Yes, the slobbery kiss between two men is surely meant to get under the skin of any conservative Muslims who are also homophobic, but so too is it an attack on the idea that Muslims or Islam are the enemy, rather than extremism and intolerance.
Allowing extremists to set the limits of conversation validates and entrenches the extremists’ premises. That was true in the criticism of Charlie Hebdo’s covers, and it’s even truer in today’s crimes.

These murders can’t be explained by a close read of an editorial product, and they needn’t be condemned on free speech grounds. They can only be explained by the madness of the perpetrators, who did something horrible and evil that almost no human beings anywhere ever do, and the condemnation doesn’t need to be any more complex than saying unprovoked mass slaughter is wrong.

This is a tragedy. It is a crime. It is not a statement, or a controversy.

Voir de même:

A War on ‘Random’ Terror
Kayla Jean Mueller and the nature of the Islamist threat.
WSJ

Feb. 10, 2015

Each day seems to bring new testament to the nature of the Islamist terror threat, the latest casualty another American. If only it brought more clarity from the U.S. government about the threat.

On Tuesday U.S. officials confirmed the death of Kayla Jean Mueller, a 26-year-old humanitarian from Arizona who was snatched by the Islamic State while helping Syrian refugees. Neither the U.S. nor her family disclosed details of how she died, though in a statement President Obama blamed “unconscionable evil” and promised to “find and bring to justice the terrorists who are responsible for Kayla’s captivity and death.”

In a different context, however, the Commander in Chief was more equivocal. In an interview with the liberal Vox.com website, Mr. Obama explained that while terrorism is merely one danger among many such as climate change or cybersecurity, “It is entirely legitimate for the American people to be deeply concerned when you’ve got a bunch of violent, vicious zealots who behead people or randomly shoot a bunch of folks in a deli in Paris.”

His choice of words was strange, given that the Charlie Hedbo assassins were explicit about their ideological and anti-Semitic reasons for targeting a kosher grocery. White House press secretary Josh Earnest on Tuesday didn’t help with his explanation: “The adverb that the President chose was used to indicate that the individuals who were killed in that terrible tragic incident were killed not because of who they were, but because of where they randomly happened to be.”

The State Department’s Jen Psaki also refused to explore the motivations of the killers, adding that “there were not all victims of one background or one nationality.” All the victims were Jewish.

This is the confusion that arises among those who are unwilling to confront the character of America’s enemies.

Voir aussi:

There’s Nothing ‘Random’ About Islamic Terrorism, Mr. President

Acknowledging who the victims of Islamic terrorism are means acknowledging its motivations

During his sycophantic conversation with President Barack Obama, Vox’s Matthew Yglesias poses a “question” that I imagine reflects the opinion of many on the Left these days: “Do you think the media sometimes overstates the level of alarm people should have about terrorism and this kind of chaos, as opposed to a longer-term problem of climate change and epidemic disease?”

Obama:

Look, the point is this: my first job is to protect the American people. It is entirely legitimate for the American people to be deeply concerned when you’ve got a bunch of violent, vicious zealots who behead people or randomly shoot a bunch of folks in a deli in Paris.

The president, in his own peripatetic way, ends up concurring with Yglesias’ appraisal of the world. Terrorism, the violent arm of a religious movement that threatens innocent lives and liberal ideals on every continent and people of every faith (including other Muslims), is entirely overblown when compared to a slight variation in the climate or some highly debatable assumptions about the future of human progress.

And, as you all know, there is a dearth of chilling stories about climate change in the media.

At least Obama was kind enough to acknowledge that Americans had some reason to be concerned about “a bunch of violent, vicious zealots who behead people or randomly shoot a bunch of folks.” As it turns out, these random people who got themselves shot in a “deli” in Paris happen to have been Jewish. The random people getting themselves shot at a satirical newspaper happened to have mocked Mohammad. And those 10 random people who were murdered and had their churches burned down by mobs in Niger last week, well they happened to be Christian folks.

It’s likely that all these victims would – with astonishing precision – be able to pinpoint both the religious affiliation and rationale of those responsible for their deaths. President Obama refuses to do the same. For the president, acknowledging who the victims of Islamic terrorism are means acknowledging the motives that drive it. Recognizing what drives a terrorist undermines the progressive theory that says this movement is merely a byproduct of shiftlessness, criminality and poverty rather than a movement driven by faith and political goals.

Gone are the days when were allowed to make (appropriate) distinctions between peaceful and radical Islam. Now we’re supposed to accept that these string of events are executed by aimless zealots, detached from any tradition or faith. Random. We are supposed to believe that this problem can be dealt with, as the president notes, in “the same way a big city mayor’s got to cut the crime rate down if he wants that city to thrive.”

Dealing with political Islam is just like getting rid of graffiti and waiting for gentrification. You know, if only Saudi Arabia had a few extra bucks laying around, we’d rid the world of all of these delinquents.

For Jews, there is another reality that wishful thinking can’t change. According to Pew, there is rampant anti-Semitism in the Islamic world. Not only among radical factions, but everywhere. In moderate Jordan, 97 percent of the folks unfavorable view of Jews (not Zionists, Jews). The ADL found that 74 percent of the folks surveyed in the Middle East and North Africa had anti-Semitic attitudes. The number was 24 percent in Western Europe and 34 percent in Eastern Europe. Not all of this aversion to Jews is equality vitriolic or dangerous, of course. But it is undeniable that in Europe there is increasing violence, and much of it comes from Muslims.

All of which makes Obama’s politically correct construing of events even more disturbing.

Put it this way: the president is more inclined to call out Christian crimes against the Rhineland Jews of 1096 than Islamic crimes against Jews today. He’d rather dissemble for the sake of political correctness, using heavy-handed historical comparisons that aren’t only irrelevant to contemporary discussions about religious violence, but a stretch even if we discussed them in the context of history.

It should go without saying that Americans deserve a more accurate conversation about the threats they face.  Maintaining precision of language throughout a long interview is probably tough. So I imagine Obama’s liberal use of “folks” wasn’t meant in a dismissive way. I don’t believe he has a problem with Jews – though, as Jonathan Tobin puts it, he sure has a blind spot. And his contention that terrorism isn’t tied to any specific religion comports well with things he’s said before. There was little chance the president would say the words “Islamic terrorists” – actually, “Islam” doesn’t make an appearance at all– to strip the conversation of a reality.  But there was nothing “random” or senseless about these events. The message was sent. It’s why French soldiers have to stand outside synagogues and satirical newspapers today.

It’s also why, incidentally, a random bunch of folks with a nuclear weapon might make the Jews even more nervous.

Voir également:

Obama’s Blind Spot About Anti-Semitism
Jonathan S. Tobin

Commentary

02.09.2015

There has been a great deal of justified criticism about President Obama’s unwillingness to respond to terrorist outrages with the sort of moral leadership that can rally the West to fight back. His comments at last week’s National Prayer Breakfast in which he sought to create a false moral equivalency between ISIS’s horrific burning alive of a captured Jordanian pilot and the Christian West’s past sins during the Inquisition and even the Crusades have been rightly blasted for his tone-deaf approach to terrorism. The president seems so mired in his deep ambivalence about the West’s role in world history that he is unable to play his part as leader of the free world in what is, like it or not, a life-and-death struggle against truly evil forces. It is also revealed in his administration’s refusal to call Islamist terrorism by that name. But just as troubling is his unwillingness to address one of the primary characteristics of this brand of terror: anti-Semitism. In an interview with Vox’s Matthew Yglesias, he described the terror attack on a Paris kosher market as a “random” event rather than an act of murder motivated by Jew hatred. Though it won’t get the same attention as his outrageous speech last week, it gives us just as much insight into the president’s foreign-policy mindset.

It should be recalled that in the immediate aftermath of the shootings at the Hyper Cacher market by killers associated with those who perpetrated the Charlie Hebdo massacre days earlier, President Obama also refused to call it an act of anti-Semitism. That was, in its own way, as shocking as the president’s decision to not send any high-ranking U.S. official to the Paris unity march that took place to protest the murders or to go himself as did many other Western leaders.

But official American statements that did mention anti-Semitism and the subsequent rally boycott overtook this controversy. The kerfuffle over that initial comment was soon forgotten. But the president’s return to this topic has brought that statement back to mind.

His Vox comments are, in fact, far worse than his initial reaction which was more a matter of omission than a conscious twisting of events. Here’s what the president said in response to a question about whether the media is blowing terrorist incidents out of proportion:

It is entirely legitimate for the American people to be deeply concerned when you’ve got a bunch of violent, vicious zealots who behead people or randomly shoot a bunch of folks in a deli in Paris.
Let’s first note that his characterization of the assailants again omits their Islamist loyalties and the fact that religion was the motivating factor for their crime. This is consistent with administration policy that seeks to cleanse ISIS, al-Qaeda, or other Islamists of any connection with the Muslim faith. This is absurd not just because it is wrong. It also puts Obama in the position of trying to play the pope of Islam who can decide who is or is not a real Muslim, a responsibility that no American president should try to usurp.

But it is also significant that once again the president chooses to treat a deliberate targeting of a Jewish business filled with Jewish customers as something that is random rather than an overt act of anti-Semitism. Doing so once might be excused as an oversight. The second time makes it a pattern that can’t be ignored.

This is a peculiar talking point especially since the increase of anti-Semitism in Europe with violent incidents going up every year is something that even the Obama State Department has dubbed a “rising tide” of hate.

Why does the president have such a blind spot when it comes to anti-Semitism? His critics will jump to conclusions that will tell us more about their views of Obama than about his thinking. But suffice it to say that this is a president who finds it hard to focus on the siege of Jews in Europe or of the State of Israel in the Middle East. Nor can it be entirely coincidental that a president who treats Israeli self-defense and concerns for its security as a bothersome irritant to his foreign policy or seeks to blame the Jewish state’s leaders for obstructing a peace process that was actually blown up by the Palestinians would have a blind spot about anti-Semitism.

To address the spread of violent anti-Semitism in Europe would require the administration to connect the dots between slaughters such as the ones that took place at Charlie Hebdo and Hyper Cacher and the hate spread by the Islamists of Iran with whom Obama is so keen on negotiating a new détente. To put these awful events in a context that properly labels them an outbreak of violent Muslim Jew-hatred would require the administration to rethink its policies toward Israel as well as Iran. And that is something this president has no intention of doing.

You can’t defeat an enemy that you refuse to call by his right name. That’s why ignoring Islamism and calling ISIS and the Paris killers mere “zealots” or “extremists” not only misses the point but also hampers the West’s ability to resist them. By the same token, the omission of any discussion of anti-Semitism about an event that was an unambiguous act of Jew hatred similarly undermines the effort to strike back at such atrocities. When a president calls one of the more egregious acts of anti-Semitism in recent years a mere “random” shooting, it trivializes the victims and places the U.S. on the wrong side of the moral divide. In doing so, Obama does the nation and the cause of freedom a grave disservice.

Voir encore:

Obama Keeps Bowing In The Middle East
David Harsanyi
The Federalist
January 27, 2015

At the World Economic Forum last week, Secretary of State John Kerry argued that while extremists may cite Islam as a justification for terrorism, the world should refrain from using the term “Islamic radicals.” Extremism, Kerry maintained, is apart from Islam, and the millions who support or engage in violence in its name are driven by “criminal conduct rooted in alienation, poverty, thrill-seeking and other factors.”

This soothing half-baked philosophy is cant in the Obama Administration. So when ISIS takes credit for beheading the Japanese hostage Haruna Yukawa, it shouldn’t have been surprising that the most important thing Rick Stengel, an undersecretary of state for happy thoughts, could think to tweet to his followers was that the decapitation had, “Nothing religious about it.”

We’ve gone from incessantly offering (appropriate) distinctions between factions of Islam to fantasizing that terrorists are a bunch of shiftless underprivileged adrenaline junkies with no particular philosophy at all. Religion is an organized collection of beliefs that makes sense of existence. Under no definition of “faith” is there a stipulation that it must be devoid of any violence. And whether or not violence used in Islam is a distortion of the faith is for people of that religion to work out for themselves, not for a talking head from Vermont to decree.

If the administration is interested in seeing how this works, we don’t have to look farther than our good allies in Saudi Arabia, where the national flag features an inscription of the Islamic creed – “There is no god but God, Muhammad is the messenger of God” – which is neatly underlined by a sword. This, I think is fair to say, may insinuate that a coupling of violence and faith is indeed possible in modern religion.

Perhaps Barack Obama can ask new Saudi King Salman bin Abdulaziz when he pays his respects (an honor the victims in Paris did not receive) what the deal is. He could ask how women are thrown into the streets for public beheadings has anything to do with religion and violence. The Saudi government, after all, has defended the recent decapitation of a Burmese woman (caught on video) as compulsory to “implement the rulings of God.” It’s the ninth such execution this year. (All these beheadings sure are a weird coincidence, no?) Perhaps Saudi monarchs are driven by alienation and poverty when they are induced to flog writers who insult them? And perhaps Kerry has a better grasp of Islamic law than the Wahhabi sect running the religious police force in the Kingdom of Saudi Arabia, the birthplace of Islam? I imagine he thinks he does.

I don’t propose invading the Arabian Peninsula, or anyone else for that matter. But George Bush, another House of Saud coddler, used to claim that U.S.’s fight in the Middle East was about promoting democracy. Obama has talked about how important it is for our diplomacy to mirror our values. In reality, of course, friendly autocrats help us fight stateless Islamic extremism and offer stability. King Abdullah and his successor have also acted as a counterbalance to Iran – a precarious situation we helped establish. (Though, under this president, we do not afford an Egyptian army that scuttled the Muslim Brotherhood takeover of that nation the same courtesy.)

So everyone understands why we ignore the fact that King Abdullah’s Saudi Arabia became the world’s largest source of funds of Salafist jihadism and the fact that religious state institutions are the leading voices perpetuating that jihadism. Obama will pay his respects to the government in a nation that has no real elections, political parties or dissent. We ignore that, too. And Saudi Arabia also proves that governments run by certain faiths have been more inclined to create alienation, poverty and a whole lot of thrillseekers – even when in the fortuitous position of sitting on a wealth-producing commodity.

But surely there is some kernel of moral duty among American leaders to promote liberal values around the world. Juxtapose how this administration treats allies; how the president admonishes and undermines an elected leader he doesn’t particularly care for and, at the same time, reveres and celebrates the life of a degenerate dictator. King Abdullah had “about” 30 wives, and fathered “about” 35 children, according to sources. Some of them were only young teens when they were forced to wed the then middle-aged King. Some of these women remained prisoners for many decades against their will. Considering the human trafficking and white slavery that is generally overlooked by the monarchs, perhaps he really is a moderate. The freshly deceased King Abdullah, says the president, was “a candid leader who had the courage of his convictions, including his passionate belief in the importance of the U.S.-Saudi relationship as a force for stability and security in the Middle East.”

While this administration is having a meltdown over the fact that Benjamin Netanyahu will be speaking to congress about the threat Iranian nuclear ambitions, the chairman of the Joint Chiefs of Staff is sponsoring an essay competition in the United States to Honor former Saudi King. Marine Corps Maj. Gen. Frederick M. Padilla, the president of the National Defense University, want to challenge future students “while honoring the late king.” “This scholarly research competition presents NDU students with a unique opportunity to focus their research and writing efforts on relevant issues at the intersection of U.S. security interests and the Arab-Muslim world,” the release said.

It’s fair to say that every administration has gone out of its way to avoid insulting these immoral dictatorships. It’s just that so few have been as consistent and obsequious as this one.

ETATS-UNIS Selon les conservateurs, le président «insulte» les chrétiens…

Obama attaqué pour avoir comparé la violence djihadiste aux croisades
Philippe Berry
20 minutes

07.02.2015

Il y a trois thèmes qui font démarrer les républicains au quart de tour: Obamacare, l’oléoduc Keystone et l’islam. Jeudi, à l’occasion du petit-déjeuner annuel de prière, le président américain a voulu jouer les rassembleurs, dans un moment d’union spirituelle. C’est raté: toute la journée de vendredi, les conservateurs ont tiré à boulets rouges sur ses remarques.

Evoquant les violences et les actes «barbares» des djihadistes de Daesh (Isis, en anglais), Obama a invité les chrétiens à ne pas jeter la première pierre. «Nous montons sur nos grands chevaux mais souvenons-nous que pendant les croisades et l’inquisition, des actes terribles ont été commis au nom du Christ. Dans notre pays, nous avons eu l’esclavage, trop souvent justifié» par la religion.

«S’occuper de la menace de l’islam radical»
«Les commentaires du président au petit-déjeuner de prière sont les plus insultants que j’ai entendus de ma vie», a attaqué le républicain Jim Gilmore. «Il a insulté tous les Chrétiens des Etats-Unis. Cela prouve une fois de plus que Mr Obama ne croit pas en nos valeurs américaines et ne les partage pas.»

L’ex-candidat Rick Santorum, très catholique, estime, lui, que les mots présidentiels étaient «inappropriés alors que des Chrétiens sont décapités et persécutés au Moyen-Orient». «La menace chrétienne médiévale est sous contrôle, Mr le président. Il serait temps de s’occuper de la menace de l’islam radical d’aujourd’hui», a renchéri Bobby Jindal, qui pourrait se lancer dans la primaire républicaine. L’outrage est parfois une arme politique.

Voir aussi:

Krauthammer: Obama’s prayer breakfast remarks ‘banal and offensive’

Fox news
February 05, 2015

SEAN HANNITY, HOST: Welcome back to « Hannity. » Now more on the big two top stories of the day. Catching headlines, Brian Williams caught red handed and the president lecturing Christians at the National Prayer Breakfast.  Here with reaction, author of the number one New York Times bestseller « Things that Matter, » Fox News contributor, the one and only Charles Krauthammer. Charles, good to see you, my friend.

CHARLES KRAUTHAMMER, SYNDICATED COLUMNIST: Pleasure to be with you again.

HANNITY: What was your reaction to the prayer breakfast?

KRAUTHAMMER: I was stunned that the president could say something so at once banal and offensive. Here we are now two days away from an act shocking barbarism, the burning alive of a prisoner of war, and Obama’s message is that we should remember the crusades and the inquisition.

I mean, for him to say that all of us have sinned, all religions have been transgressed, is, you know, is adolescent stuff. Everyone knows that.

What’s important is what’s happening now. Christianity no longer goes on crusades and it gave up the inquisition a while ago. The Book of Joshua is knee deep in blood. That story is over too. The story of today, of our generation, is the fact that the overwhelming volume of the violence and the barbarism that we are seeing in the world from Nigeria to Paris all the way to Pakistan and even to the Philippines, the island of Mindanao in the Philippines –

HANNITY: Australia –

KRAUTHAMMER: — is coming from one source. And that’s from inside Islam. It is not the prevalent idea of Islam, but it is coming from Islam, as many Islamic leaders including the president of Egypt and many others have admitted. And there needs to be a change in Islam.

It is not a coincidence that all of these attacks on other religions are happening, all over the world, in a dozen countries, two dozen countries, all in the name of one religion. It’s not a coincidence. And for the president to be lecturing us and to say we shouldn’t get on our high horse and to not remember our own path is ridiculous. The present issue is Muslim radicalism and how to attack it.

HANNITY: I actually think –

KRAUTHAMMER: A lot of people are dying.

HANNITY: I think it’s not only ridiculous but it’s dangerous that he can’t identify this enemy. A quick example, the Jordanian reaction to the killing of the mass murder — the murder of this Jordanian pilot burned to death and then bulldozed, you know, compare the president’s reaction to James Foley and his beheading, a quick, you know, three-minute comment.  Three minutes later he’s on the golf course for five hours, and no strong statement or reaction from the president.

KRAUTHAMMER: From Obama’s first speech at West Point in December 2009, ironically announcing the surge in Afghanistan, you could tell that his heart has never been in this fight, never. He’s the commander in chief and yet he announces one sentence after he talks about the surge, he talks about the day to withdraw. Everyone in the region knows that. Everyone in the Middle East knows that he took on the fight on ISIS only because of the public reaction to the video of the beheading of the two Americans. He never would have lifted a finger otherwise. He hasn’t helped the rebels in Syria. He has not given the weapons that Jordan needs. The Kurds, who are actually able, courageous, and well — and committed to the fight against is, still cannot get direct arms from the United States.

HANNITY: Yes.

KRAUTHAMMER: The world knows this. Our enemies know it and our friends know it.

HANNITY: And so not only West Point but the first summer being president when he goes to a foreign country apologizing at foreign capitals for America for sins real and even imagined.

Let me transition and ask you, we work in the media business. You’ve been following the story of Brian Williams of NBC News.

KRAUTHAMMER: Yes.

HANNITY: To me it’s bewildering. I’ve met him. He seemed like a nice guy. Why would somebody risk their credibility in a totally fabricated story that got bigger and bigger and bigger every time he told it?

KRAUTHAMMER: Look, this is a big mistake on his part. I don’t like to pile on. I mean, all of us have embellished. Once you start to embellish you’re trapped in it and you can’t escape. Let’s remember Hillary made the story about being shot at in Bosnia.

HANNITY: I know. That’s true.

KRAUTHAMMER: And she is the odds on favorite to be the Democratic nominee of the presidency. So course you expect a politician to lie and not a broadcaster. So I can understand the difference. But what stuns me is how dumb this is. If you’re going to make up a story, do it when there aren’t other people around. You know, you tell a story –

(LAUGHTER)

HANNITY: If you’re going to tell a lie, don’t have witnesses, is that what you’re saying?

KRAUTHAMMER: Exactly. You tell a story about wrestling a lion to the ground because generally speaking lions don’t have access to the Internet. But you don’t do it about an event that everybody saw.

HANNITY: That’s a good point.

KRAUTHAMMER: You know in the end you’re going to be unmasked about it.

HANNITY: All right, last question. The phenomenon of « American Sniper, » I’ve interviewed Chris Kyle’s wife, brother, his father. They’re amazing people. He was an amazing man, more confirmed kills than anybody else in military history. But yet people still pile on. The latest person is Jesse Ventura on our mutual friend Alan Colmes’ radio show. Here’s what he said.

(BEGIN VIDEO CLIP, ALAN COLMES RADIO, FEB. 3)

JESSE VENTURA: He was obviously a great sniper. He’s obviously a great shot. He obviously did his job correctly. Alan, let me fire this one at you. Do you think the Nazis have heroes?

(END VIDEO CLIP)

HANNITY: What is it about people that just have total contempt and lack of understanding for what it is that we are given as a gift from those brave men and women that the American people obviously responded to at the box office?

KRAUTHAMMER: I think it’s fairly simple. I think the whole fight over the meaning and popularity of the movie is a surrogate for rearguing the war in Iraq. What worries the left is that they thought they won the argument. And here’s a movie amazingly popular that actually acknowledges the courage and heroism and sacrifice of those who fought in Iraq. And I think that is sort of unpalatable.

Remember, Hollywood put out half a dozen anti-war, anti-Iraq, we are the bad guy movies, and nobody went to see any of them. And here is one movie which celebrates a courageous soldier, and it is extremely popular and actually rather artistically done, well-done by Clint Eastwood. And the left has to now re-litigate the war because they thought they had won the argument and they want to make sure that they retain that at least ideological victory.

HANNITY: All right, Charles Krauthammer, always good to see you.  Thank you so much for being with us.

KRAUTHAMMER: Pleasure.

Voir de plus:

Obama défend son refus de rencontrer Nétanyahou
La presse

09 février 2015
Agence France-Presse
WASHINGTON
Le premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou a dit lundi sa détermination à prononcer un discours sur le nucléaire iranien en mars à Washington, mais n’y verra pas Barack Obama, qui a invoqué des raisons protocolaires pour justifier son refus.
«Je suis déterminé à prononcer un discours devant le Congrès, c’est pourquoi je suis décidé à me rendre à Washington et à présenter la position d’Israël» sur le dossier iranien, a lancé M. Nétanyahou lors d’une réunion électorale, à un peu plus d’un mois des législatives, prévues le 17 mars.

La Maison-Blanche a fait part de son irritation à la suite de l’annonce de l’invitation lancée par des élus républicains du Congrès à M. Nétanyahou.

Le vice-président américain Joe Biden a annoncé qu’il serait absent lors du discours qui doit avoir lieu le 3 mars.

Et Barack Obama a de nouveau explicité lundi sa décision de ne pas rencontrer M. Nétanyahou lors de son séjour à Washington.

«Notre politique est de ne jamais organiser de rencontres avec des dirigeants avant les élections», a déclaré le président américain lors d’une conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande Angela Merkel.

La relation entre les États-Unis et Israël «transcende les partis. C’est un lien indestructible, nous sommes attachés à la sécurité d’Israël, nous partageons des valeurs», a-t-il ajouté.

Mais le président américain a reconnu avoir «un vrai différend» avec Israël au sujet de l’Iran, surtout depuis que M. Nétanyahou a annoncé qu’il allait s’exprimer devant le Congrès, dont des élus menacent d’adopter de nouvelles sanctions contre Téhéran.

En Israël, plusieurs chefs de file de l’opposition centriste et de gauche en Israël, ainsi que de nombreux commentateurs ont multiplié les appels à Benyamin Nétanyahou à annuler son discours pour ne pas fragiliser la «relation spéciale» entre les États-Unis et leur pays.

M. Nétanyahou a rejeté toutes ces pressions en expliquant qu’un «mauvais accord est en préparation avec l’Iran qui va mettre en danger l’existence de l’État d’Israël. Il est de mon devoir de tout faire pour l’empêcher».

«Depuis la création de l’État d’Israël jusqu’à aujourd’hui, il y a eu des divergences de fond entre Israël et les États-Unis, mais nos relations sont restées solides et il en sera de même cette fois-ci», a prédit le premier ministre.

En novembre, l’Iran et le groupe 5+1 (États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) se sont entendus pour parvenir d’abord à un accord politique avant le 31 mars et ensuite en finaliser les détails techniques pour un accord global avant le 1er juillet.

Mais ces négociations piétinent, laissant craindre une nouvelle extension des discussions, déjà prorogées à deux reprises.

M. Obama a prévenu lundi l’Iran qu’il n’y aurait pas de prolongation au-delà du 31 mars et que Téhéran devait dorénavant se décider.

«Les problèmes ne sont plus techniques. Les problèmes sont maintenant de savoir si l’Iran a la volonté politique et le désir de conclure un accord», a-t-il souligné.

Voir par ailleurs:

ROYAUME-UNI

Pour la BBC, il ne faut pas qualifier de « terroristes » les tueurs de « Charlie Hebdo »
Le responsable du service arabophone de la BBC refuse que les journalistes de la radio utilisent le terme de « terrorisme » pour parler des tueurs de Charlie Hebdo. C’est un terme trop connoté politiquement, a-t-il expliqué hier à The Independent.

Courrier international
27 janvier 2015

Non, les frères Kouachi ne sont pas des terroristes. Du moins pas aux yeux des journalistes du service arabophone de la BBC, le plus important service hors langue anglaise de la radio publique britannique, suivi chaque semaine par près de 36 millions d’auditeurs. Son responsable, Tarik Kafala, s’en est expliqué le 26 janvier dans une interview au quotidien The Independent : « Nous tentons d’éviter de décrire quelqu’un comme un terroriste, ou un geste comme étant terroriste. »

La raison ? La notion de « terrorisme » est politiquement trop connotée, note Tarik Kafala, qui explique que sa chaîne évite d’employer le terme « terroriste ». Dans le cas des attentats de Paris, on a immédiatement entendu parler d' »attaques terroristes » et du déploiement de la « police anti-terroriste » dans les rues de la capitale française. « Clairement, tous les officiels et les commentateurs utilisent ce mot pour qu’il soit repris par tous les médias », ajoute le journaliste.

Aucune définition internationale claire

D’une manière générale, la BBC a des règles éditoriales spécifiques concernant le terme « terrorisme », rappelle The Independent. Sans interdire l’utilisation de ce terme, la chaîne demande à ses journalistes d’être « très attentifs » lorsqu’ils évoquent des actes considérés comme des actes de terreur, expliquant qu’il y a des termes plus précis pour les expliquer que le mot « terrorisme ». En anglais, le mot « terroriste » n’a pas non plus été utilisé par la BBC pour désigner les frères Kouachi.

Même s’il est sans doute l’un des plus utilisés aujourd’hui dans le monde, le terme « terrorisme » ne fait l’objet d’aucune définition internationale claire, rappelle enfin Tarik Kafala : « Les Nations unies ont tenté pendant une décennie de définir ce mot, sans y parvenir. C’est très délicat. Nous savons ce qu’est la violence politique, nous savons ce que sont les meurtres, les attentats et les fusillades et nous pouvons les décrire. Et cela explique bien plus de choses, à nos yeux, qu’utiliser le mot ‘terrorisme’. »

Voir enfin:

 OBAMA

The Vox conversation

Februray 9, 2015

In his 2007 book The Audacity of Hope, then-Sen. Barack Obama laid out his theory of America’s political and policy problems as it stood on the eve of his first presidential campaign. He worried, he said, about « the gap between the magnitude of our challenges and the smallness of our politics. »

On January 23, he sat down with Vox for a wide-ranging interview about his theory of America’s political and policy problems as it stands at the beginning of the seventh year of his presidency. What follows is a lightly edited transcript of the first part of the conversation, which focused on domestic policy and politics. You can find the second half, which focuses on America’s role in the world, here.

Ezra Klein
The economy is growing. We have very high corporate profits. We have a record stock market. And yet for decades now, we’ve not been seeing significant wage increases for the American people. How have we gotten to a point where businesses can be doing so well but workers don’t necessarily share in that prosperity? 1

1 Corporate profits and workers’ wages
as a share of GDP

Source: St. Louis Fed
Barack Obama
Well, this has been at least a three-decade-long trend. And this was a major topic in my State of the Union address. We obviously came in at a time of enormous crisis, and the first task was making sure we didn’t have a complete global economic meltdown. The steps we took, whether making sure the financial system was functioning — saving the auto industry, encouraging state and local spending — all those things made a difference in buoying the economy. And then it’s been a hard but steady slog to the point where now we’re growing at a robust pace and unemployment has come down faster than any time in the last 30 years.

Obama on why income inequality has skyrocketed

In some ways we’re now back to the position where we can focus on what is this longer-term trend, and that is a larger and larger share of wealth and income going to the very top, and the middle class or folks trying to get into the middle class feeling increasingly squeezed because their wages have stagnated.

Now, there are a whole bunch of reasons for that. Some of it has to do with technology and entire job sectors being eliminated — travel agents, bank tellers, a lot of middle management — because of efficiencies with the internet and a paperless office. A lot of it has to do with globalization and the rest of the world catching up. Post-World War II, we just had some enormous structural advantages because our competitors had been devastated by war, and we had also made investments that put us ahead of the curve, whether in education or infrastructure or research and development.

And around the ’70s and ’80s and then accelerating beyond that, those advantages went away at the same time as, because of technology, companies are getting a lot more efficient. One last component of this is that workers increasingly had less leverage because of changes in labor laws and the ability for capital to move and labor not to move. 2 You combine all that stuff, and it’s put workers in a tougher position. So our job now is to create additional tools that, number one, make sure that everybody’s got a baseline of support to be able to succeed in a constantly moving economy. Whether it’s health care that survives job loss. Whether it is making sure we have child care that allows a two-working-household family to prosper while still caring for their kids. Having a certain baseline in terms of wages, through the minimum wage. 3 So that’s one set of issues.

2 Union membership, in millions

Source: Pew Research Center
3 Because of inflation, today’s federal minimum wage of $7.25 is worth significantly less than the minimum wage in the ’70s. The Obama administration has proposed raising it to $10.10.
A second set of issues then becomes: how do we make sure that everybody has the tools to succeed in an economy where they constantly have to adapt? And how do they move up the value chain, essentially because they can work in higher-wage, higher-skill professions, and were able to compete for those jobs internationally?

Then the third thing is making sure that we have an economy that’s productive. Now, if we do all those things, then what I’m confident about is that we can continue to lower the unemployment rate, increase the participation rate, and continue to grow and increase productivity. We’re still going to have a broader, longer-term, global question, and that is: how do we make sure that the folks at the very top are doing enough of their fair share? The winner-take-all aspect of this modern economy means that you’ve got some people who just control enormous amounts of wealth. We don’t really resent their success; on the other hand, just as a practical matter, if we’re going to pay for schools, roads, et cetera, and you’ve got, you know, 50 people or 80 people having as much wealth as 3 billion, you know you’re going to have problems making sure that we’re investing enough in the common good to be able to move forward. 4 So that’s a long-term question. But right now, there’s some very specific things we can do that can make a difference and help middle-class families. And that’s why I called it middle-class economics.

4 It’s worth noting that this statistic is as much a reflection of global indebtedness as global wealth.
Ezra Klein
To focus a bit on that long-term question, does that put us in a place where redistribution becomes, in a sense, a positive good in and of itself? Do we need the government playing the role not of powering the growth engine — which is a lot of what had to be done after the financial crisis — but of making sure that while that growth engine is running, it is ensuring that enough of the gains and prosperity is shared so that the political support for that fundamental economic model remains strong?

Barack Obama
That’s always been the case. I don’t think that’s entirely new. The fact of the matter is that relative to our post-war history, taxes now are not particularly high or particularly progressive compared to what they were, say, in the late ’50s or the ’60s. 5 And there’s always been this notion that for a country to thrive there are some things, as Lincoln says, that we can do better together than we can do for ourselves. And whether that’s building roads, or setting up effective power grids, or making sure that we’ve got high-quality public education — that teachers are paid enough — the market will not cover those things. And we’ve got to do them together. Basic research falls in that category. So that’s always been true.

5 The history of effective federal tax rates in America

Source: Quartz/The Tax Foundation
I think that part of what’s changed is that a lot of that burden for making sure that the pie was broadly shared took place before government even got involved. 6 If you had stronger unions, you had higher wages. If you had a corporate culture that felt a sense of place and commitment so that the CEO was in Pittsburgh or was in Detroit and felt obliged, partly because of social pressure but partly because they felt a real affinity toward the community, to re-invest in that community and to be seen as a good corporate citizen. Today what you have is quarterly earning reports, compensation levels for CEOs that are tied directly to those quarterly earnings. You’ve got international capital that is demanding maximizing short-term profits. And so what happens is that a lot of the distributional questions that used to be handled in the marketplace through decent wages or health care or defined benefit pension plans — those things all are eliminated. And the average employee, the average worker, doesn’t feel any benefit.

6 What Obama is talking about here is the difference between pre-tax and post-tax inequality. It’s possible to have low inequality either because the market itself spreads gains widely, or because the government intervenes at tax time to spread gains widely. Germany and Britain have higher pre-tax inequality than the US, but lower actual inequality because the government does so much through taxes and transfers.
So part of our job is, what can government do directly through tax policy? What we’ve proposed, for example, in terms of capital gains — that would make a big difference in our capacity to give a tax break to a working mom for child care. And that’s smart policy, and there’s no evidence that would hurt the incentives of folks at Google or Microsoft or Uber not to invent what they invent or not to provide services they provide. It just means that instead of $20 billion, maybe they’ve got 18, right? But it does mean that Mom can go to work without worrying that her kid’s not in a safe place.

We also still have to focus on the front end. Which is even before taxes are paid, are there ways that we can increase the bargaining power: making sure that an employee has some measurable increases in their incomes and their wealth and their security as a consequence of an economy that’s improving. And that’s where issues like labor laws make a difference. That’s where say in shareholder meetings and trying to change the culture in terms of compensation at the corporate level could make a difference. And there’s been some interesting conversations globally around issues like inclusive capitalism and how we can make it work for everybody.

Ezra Klein
When you drill into that pre-tax portion, one thing you can find in wages is health-care costs.

Barack Obama
Yeah.

Ezra Klein
And when you drill deeper into the health-care costs, one thing you find is that a major piece of why Americans pay so much more is that when we go to a hospital, an MRI, or an appendectomy, or even a bottle of cholesterol drugs just costs much more for an American to buy than it does in Germany, in Japan, in Canada, in Great Britain. Why do you think Americans pay so much higher health-care prices than folks in other countries? 7

7 The seminal paper on this is the wonderfully named « It’s the Prices, Stupid: Why the United States Is So Different From Other Countries. »
Barack Obama
Well, you know there are a lot of theories about this. But I think the evidence points to a couple of key factors. One is that we’ve got a third-party system. Mostly we’ve got a system where everybody gets their health insurance through their employers. Obviously the Affordable Care Act, Obamacare, helps to cover the gap for those who aren’t in that system. But for those of us who have an insurer, we don’t track it. And the market then becomes really opaque and really hard to penetrate. Health providers are able to, I think, charge without much fear that somebody’s looking over their shoulders and asking, well, why does this cost that much?

That’s one of the reasons [that with] the Affordable Care Act, a lot of the attention’s been on making sure that the uninsured have peace of mind, and people who currently have insurance but at some point might lose it or have pre-existing conditions are going to have it. That’s obviously the moral basis for what we did. But people haven’t been paying as much attention to the delivery-system reforms that we’re trying to institute through the Affordable Care Act as well.

I can’t take credit for all four years of the lowest health-care inflation in the last 50 that we’ve seen since the Affordable Care Act passed. 8 Some of the trends, I think, were already on their way. But we are accelerating a lot of reforms. For example, what do we do to make sure that instead of paying a doctor in a hospital for just providing a service, let’s make sure that they’re being rewarded for a good outcome? Which may mean in some cases fewer tests or a less expensive generic drug, or just making sure that all your employees are washing your hands so that you’re cutting the infection rate, or making sure that hospitals are reimbursed when there’s a lower readmissions rate, as opposed to when they’re doing more stuff. And using Medicare as a lever, I think, is creating an environment in the health-care field where we can start getting better outcomes and lower costs at the same time. 9 There are still going to be those who argue that unless you get a single-payer system, you’re never going to get all the efficiencies. There’s certain areas like drugs, where the fact that Congress — and the Republican Party in particular — has been resistant to letting drug makers and Medicare negotiate for the lowest price. It results in us paying a lot more than we should. But if we’re paying 4, 5, 6, 8 percent more than other countries for the same outcomes, I’d be pretty happy where we’re only paying 2 or 3 percent more. Because that represents hundreds of billions of dollars, and means we can do a lot with that money.

8 Annual growth in health-care spending

Source: Centers for Medicare & Medicaid Services
9 The White House is proposing tying 85 percent of all Medicare payments to outcomes by the end of 2016 — rising to 90 percent by 2018.
Ezra Klein
When you talk about Medicare as a lever, Medicare tends to pay a lot less per service than private insurers by a margin. Before single-payer there’s also this idea you hear occasionally of letting private insurers band together with Medicare, with Medicaid, to jointly negotiate prices. 10 Do you think that’s a good idea?

10 The technical term for this is « all-payer rate setting. »
Barack Obama
You know, I think that moving in the direction where consumers and others can have more power in the marketplace, particularly when it comes to drugs, makes a lot of sense. Now, you’ll hear from the drug companies that part of the reason other countries pay less for drugs is they don’t innovate; we, essentially through our system, subsidize the innovation, and other countries are free riders. There’s probably a little bit of truth to that, but when you look at the number of breakthrough drugs and the amount of money that drug companies now are putting into research and where they’re putting it, a whole lot of it is actually in redesigning, modestly, existing drugs so they can renew patents and maintain higher prices and higher profits. That’s not entirely true, but there’s some of that. So there is a lot of savings that could be achieved while still making sure that our drug industry is the best in the world, and will still be making a healthy profit.

Obama on why he’s such a polarizing president

Ezra Klein
To turn a bit towards politics, at this point, according to the polls, you are the most polarizing president really since we began polling. 11 But before you, the record was set by George W. Bush, and before George W. Bush the record was set by Bill Clinton. It seems that there’s something structural happening there in terms of party polarization and the way it affects approval ratings and cooperation with presidents. In your State of the Union, you struck back at critics who say that the idea of healing some of these divisions is naïve or impossible. So when you welcome your successor into office, what would you tell them is worth trying that you think can still work, that would reduce the polarization?

11 Presidents’ popularity gaps

Source: Gallup
Barack Obama
Well, there are a couple of things that in my mind, at least, contribute to our politics being more polarized than people actually are. And I think most people just sense this in their daily lives. Everybody’s got a family member or a really good friend from high school who is on the complete opposite side of the political spectrum. And yet, we still love them, right? Everybody goes to a soccer game, or watching their kids, coaching, and they see parents who they think are wonderful people, and then if they made a comment about politics, suddenly they’d go, « I can’t believe you think that! » But a lot of it has to do with the fact that a) the balkanization of the media means that we just don’t have a common place where we get common facts and a common worldview the way we did 20, 30 years ago. And that just keeps on accelerating, you know. And I’m not the first to observe this, but you’ve got the Fox News/Rush Limbaugh folks and then you’ve got the MSNBC folks and the — I don’t know where Vox falls into that, but you guys are, I guess, for the brainiac-nerd types. But the point is that technology which brings the world to us also allows us to narrow our point of view. That’s contributed to it.

Gerrymandering contributes to it. 12 There’s no incentive for most members of Congress, on the House side at least, in congressional districts, to even bother trying to appeal. And a lot of it has to do with just unlimited money. So people are absorbing an entirely different reality when it comes to politics, even though the way they’re living their lives and interacting with each other isn’t that polarizing. So my advice to a future president is increasingly try to bypass the traditional venues that create divisions and try to find new venues within this new media that are quirkier, less predictable.

12 For an interesting discussion of the evidence around gerrymandering and political polarization, see Vox’s gerrymandering card stack.
You know, yesterday I did three interviews with YouTube stars that generally don’t spend a lot of time talking about politics. And the reason we did it is because they’re reaching viewers who don’t want to be put in some particular camp. On the other hand, when you talk to them very specifically about college costs or about health care or about any of the other things that touch on their individual lives, it turns out that you can probably build a pretty good consensus.

Now, that doesn’t ignore the fact that I would love to see some constitutional process that would allow us to actually regulate campaign spending the way we used to, and maybe even improve it. I’d love to see changes at the state level that reduce political gerrymandering. So there’s all kinds of structural things that I’d like to see that I think would improve this but, you know, there’ve been periods in the past where we’ve been pretty polarized. I think there just wasn’t polling around. As I recall, there was a whole civil war — that was a good example of polarization that took place.

Ezra Klein
Do you think if we don’t get some of those structural reforms, and more to the point, if we continue along this path, in terms of where the parties are in Congress, are there ways to govern with polarization? It occurs to me that [this was] your argument when you came to office. But before you, Bush was a « uniter not a divider, » and before him Clinton, who was going to moderate and change the Democratic party with his sort of Third Way approach. The last couple of presidents have come to office promising the way they would get things done is to reduce polarization. Is there an argument or an approach that can be made to govern amidst polarization?

Barack Obama
A couple observations. Number one is that in American history — even during the so-called golden age where, you know, you had liberal Republicans and conservative Democrats and there was deal-cutting going on in Congress — generally speaking, big stuff didn’t get done unless there was a major crisis and/or you had big majorities of one party controlling the Congress and a president of the same party. I mean, that’s just been the history. There have been exceptions, but that’s often been the case in terms of big-muscle movements in the political system. And you know, my first two years in office when I had a Democratic majority and Democratic House and Democratic Senate, we were as productive as any time since Lyndon Johnson. And when the majority went away, stuff got blocked.

Probably the one thing that we could change without a constitutional amendment that would make a difference here would be the elimination of the routine use of the filibuster in the Senate. 13 Because I think that does, in an era in which the parties are more polarized, it almost ensures greater gridlock and less clarity in terms of the positions of the parties. There’s nothing in the Constitution that requires it. The framers were pretty good about designing a House, a Senate, two years versus six-year terms, every state getting two senators. There were a whole bunch of things in there to assure that a majority didn’t just run rampant. The filibuster in this modern age probably just torques it too far in the direction of a majority party not being able to govern effectively and move forward its platform. And I think that’s an area where we can make some improvement.

13 For more on the filibuster, see Vox’s card stack on Congressional dysfunction.
Ezra Klein
One of the powerful things that’s happened as polarization has increased politically is it’s begun structuring people’s other identities. The one I’m particularly interested in here is race. If you look back at polling around the OJ Simpson verdict or the Bernhard Goetz shooting in New York, Republicans and Democrats — you basically couldn’t tell them apart. Now you look at the Zimmerman verdict or you look at what’s going on in Ferguson, and opinion on racial issues is very sharply split by party. 14 Do you worry about the merging of racial and partisan identity?

In his 2007 book The Audacity of Hope, then-Sen. Barack Obama laid out his theory of America’s political and policy problems as it stood on the eve of his first presidential campaign. He worried, he said, about « the gap between the magnitude of our challenges and the smallness of our politics. »

On January 23, he sat down with Vox for a wide-ranging interview about his theory of America’s political and policy problems as it stands at the beginning of the seventh year of his presidency. What follows is a lightly edited transcript of the first part of the conversation, which focused on domestic policy and politics. You can find the second half, which focuses on America’s role in the world, here.

Ezra Klein
The economy is growing. We have very high corporate profits. We have a record stock market. And yet for decades now, we’ve not been seeing significant wage increases for the American people. How have we gotten to a point where businesses can be doing so well but workers don’t necessarily share in that prosperity? 1

1 Corporate profits and workers’ wages
as a share of GDP

Source: St. Louis Fed
Barack Obama
Well, this has been at least a three-decade-long trend. And this was a major topic in my State of the Union address. We obviously came in at a time of enormous crisis, and the first task was making sure we didn’t have a complete global economic meltdown. The steps we took, whether making sure the financial system was functioning — saving the auto industry, encouraging state and local spending — all those things made a difference in buoying the economy. And then it’s been a hard but steady slog to the point where now we’re growing at a robust pace and unemployment has come down faster than any time in the last 30 years.

Obama on why income inequality has skyrocketed

See more videos from the Obama interview
In some ways we’re now back to the position where we can focus on what is this longer-term trend, and that is a larger and larger share of wealth and income going to the very top, and the middle class or folks trying to get into the middle class feeling increasingly squeezed because their wages have stagnated.

Now, there are a whole bunch of reasons for that. Some of it has to do with technology and entire job sectors being eliminated — travel agents, bank tellers, a lot of middle management — because of efficiencies with the internet and a paperless office. A lot of it has to do with globalization and the rest of the world catching up. Post-World War II, we just had some enormous structural advantages because our competitors had been devastated by war, and we had also made investments that put us ahead of the curve, whether in education or infrastructure or research and development.

And around the ’70s and ’80s and then accelerating beyond that, those advantages went away at the same time as, because of technology, companies are getting a lot more efficient. One last component of this is that workers increasingly had less leverage because of changes in labor laws and the ability for capital to move and labor not to move. 2 You combine all that stuff, and it’s put workers in a tougher position. So our job now is to create additional tools that, number one, make sure that everybody’s got a baseline of support to be able to succeed in a constantly moving economy. Whether it’s health care that survives job loss. Whether it is making sure we have child care that allows a two-working-household family to prosper while still caring for their kids. Having a certain baseline in terms of wages, through the minimum wage. 3 So that’s one set of issues.

2 Union membership, in millions

Source: Pew Research Center
3 Because of inflation, today’s federal minimum wage of $7.25 is worth significantly less than the minimum wage in the ’70s. The Obama administration has proposed raising it to $10.10.
A second set of issues then becomes: how do we make sure that everybody has the tools to succeed in an economy where they constantly have to adapt? And how do they move up the value chain, essentially because they can work in higher-wage, higher-skill professions, and were able to compete for those jobs internationally?

Then the third thing is making sure that we have an economy that’s productive. Now, if we do all those things, then what I’m confident about is that we can continue to lower the unemployment rate, increase the participation rate, and continue to grow and increase productivity. We’re still going to have a broader, longer-term, global question, and that is: how do we make sure that the folks at the very top are doing enough of their fair share? The winner-take-all aspect of this modern economy means that you’ve got some people who just control enormous amounts of wealth. We don’t really resent their success; on the other hand, just as a practical matter, if we’re going to pay for schools, roads, et cetera, and you’ve got, you know, 50 people or 80 people having as much wealth as 3 billion, you know you’re going to have problems making sure that we’re investing enough in the common good to be able to move forward. 4 So that’s a long-term question. But right now, there’s some very specific things we can do that can make a difference and help middle-class families. And that’s why I called it middle-class economics.

4 It’s worth noting that this statistic is as much a reflection of global indebtedness as global wealth.
Ezra Klein
To focus a bit on that long-term question, does that put us in a place where redistribution becomes, in a sense, a positive good in and of itself? Do we need the government playing the role not of powering the growth engine — which is a lot of what had to be done after the financial crisis — but of making sure that while that growth engine is running, it is ensuring that enough of the gains and prosperity is shared so that the political support for that fundamental economic model remains strong?

Barack Obama
That’s always been the case. I don’t think that’s entirely new. The fact of the matter is that relative to our post-war history, taxes now are not particularly high or particularly progressive compared to what they were, say, in the late ’50s or the ’60s. 5 And there’s always been this notion that for a country to thrive there are some things, as Lincoln says, that we can do better together than we can do for ourselves. And whether that’s building roads, or setting up effective power grids, or making sure that we’ve got high-quality public education — that teachers are paid enough — the market will not cover those things. And we’ve got to do them together. Basic research falls in that category. So that’s always been true.

5 The history of effective federal tax rates in America

Source: Quartz/The Tax Foundation
I think that part of what’s changed is that a lot of that burden for making sure that the pie was broadly shared took place before government even got involved. 6 If you had stronger unions, you had higher wages. If you had a corporate culture that felt a sense of place and commitment so that the CEO was in Pittsburgh or was in Detroit and felt obliged, partly because of social pressure but partly because they felt a real affinity toward the community, to re-invest in that community and to be seen as a good corporate citizen. Today what you have is quarterly earning reports, compensation levels for CEOs that are tied directly to those quarterly earnings. You’ve got international capital that is demanding maximizing short-term profits. And so what happens is that a lot of the distributional questions that used to be handled in the marketplace through decent wages or health care or defined benefit pension plans — those things all are eliminated. And the average employee, the average worker, doesn’t feel any benefit.

6 What Obama is talking about here is the difference between pre-tax and post-tax inequality. It’s possible to have low inequality either because the market itself spreads gains widely, or because the government intervenes at tax time to spread gains widely. Germany and Britain have higher pre-tax inequality than the US, but lower actual inequality because the government does so much through taxes and transfers.
So part of our job is, what can government do directly through tax policy? What we’ve proposed, for example, in terms of capital gains — that would make a big difference in our capacity to give a tax break to a working mom for child care. And that’s smart policy, and there’s no evidence that would hurt the incentives of folks at Google or Microsoft or Uber not to invent what they invent or not to provide services they provide. It just means that instead of $20 billion, maybe they’ve got 18, right? But it does mean that Mom can go to work without worrying that her kid’s not in a safe place.

We also still have to focus on the front end. Which is even before taxes are paid, are there ways that we can increase the bargaining power: making sure that an employee has some measurable increases in their incomes and their wealth and their security as a consequence of an economy that’s improving. And that’s where issues like labor laws make a difference. That’s where say in shareholder meetings and trying to change the culture in terms of compensation at the corporate level could make a difference. And there’s been some interesting conversations globally around issues like inclusive capitalism and how we can make it work for everybody.

Ezra Klein
When you drill into that pre-tax portion, one thing you can find in wages is health-care costs.

Barack Obama
Yeah.

Ezra Klein
And when you drill deeper into the health-care costs, one thing you find is that a major piece of why Americans pay so much more is that when we go to a hospital, an MRI, or an appendectomy, or even a bottle of cholesterol drugs just costs much more for an American to buy than it does in Germany, in Japan, in Canada, in Great Britain. Why do you think Americans pay so much higher health-care prices than folks in other countries? 7

7 The seminal paper on this is the wonderfully named « It’s the Prices, Stupid: Why the United States Is So Different From Other Countries. »

Barack Obama
Well, you know there are a lot of theories about this. But I think the evidence points to a couple of key factors. One is that we’ve got a third-party system. Mostly we’ve got a system where everybody gets their health insurance through their employers. Obviously the Affordable Care Act, Obamacare, helps to cover the gap for those who aren’t in that system. But for those of us who have an insurer, we don’t track it. And the market then becomes really opaque and really hard to penetrate. Health providers are able to, I think, charge without much fear that somebody’s looking over their shoulders and asking, well, why does this cost that much?

That’s one of the reasons [that with] the Affordable Care Act, a lot of the attention’s been on making sure that the uninsured have peace of mind, and people who currently have insurance but at some point might lose it or have pre-existing conditions are going to have it. That’s obviously the moral basis for what we did. But people haven’t been paying as much attention to the delivery-system reforms that we’re trying to institute through the Affordable Care Act as well.

I can’t take credit for all four years of the lowest health-care inflation in the last 50 that we’ve seen since the Affordable Care Act passed. 8 Some of the trends, I think, were already on their way. But we are accelerating a lot of reforms. For example, what do we do to make sure that instead of paying a doctor in a hospital for just providing a service, let’s make sure that they’re being rewarded for a good outcome? Which may mean in some cases fewer tests or a less expensive generic drug, or just making sure that all your employees are washing your hands so that you’re cutting the infection rate, or making sure that hospitals are reimbursed when there’s a lower readmissions rate, as opposed to when they’re doing more stuff. And using Medicare as a lever, I think, is creating an environment in the health-care field where we can start getting better outcomes and lower costs at the same time. 9 There are still going to be those who argue that unless you get a single-payer system, you’re never going to get all the efficiencies. There’s certain areas like drugs, where the fact that Congress — and the Republican Party in particular — has been resistant to letting drug makers and Medicare negotiate for the lowest price. It results in us paying a lot more than we should. But if we’re paying 4, 5, 6, 8 percent more than other countries for the same outcomes, I’d be pretty happy where we’re only paying 2 or 3 percent more. Because that represents hundreds of billions of dollars, and means we can do a lot with that money.

8 Annual growth in health-care spending

Source: Centers for Medicare & Medicaid Services
9 The White House is proposing tying 85 percent of all Medicare payments to outcomes by the end of 2016 — rising to 90 percent by 2018.
Ezra Klein
When you talk about Medicare as a lever, Medicare tends to pay a lot less per service than private insurers by a margin. Before single-payer there’s also this idea you hear occasionally of letting private insurers band together with Medicare, with Medicaid, to jointly negotiate prices. 10 Do you think that’s a good idea?

10 The technical term for this is « all-payer rate setting. »
Barack Obama
You know, I think that moving in the direction where consumers and others can have more power in the marketplace, particularly when it comes to drugs, makes a lot of sense. Now, you’ll hear from the drug companies that part of the reason other countries pay less for drugs is they don’t innovate; we, essentially through our system, subsidize the innovation, and other countries are free riders. There’s probably a little bit of truth to that, but when you look at the number of breakthrough drugs and the amount of money that drug companies now are putting into research and where they’re putting it, a whole lot of it is actually in redesigning, modestly, existing drugs so they can renew patents and maintain higher prices and higher profits. That’s not entirely true, but there’s some of that. So there is a lot of savings that could be achieved while still making sure that our drug industry is the best in the world, and will still be making a healthy profit.

Obama on why he’s such a polarizing president

Ezra Klein
To turn a bit towards politics, at this point, according to the polls, you are the most polarizing president really since we began polling. 11 But before you, the record was set by George W. Bush, and before George W. Bush the record was set by Bill Clinton. It seems that there’s something structural happening there in terms of party polarization and the way it affects approval ratings and cooperation with presidents. In your State of the Union, you struck back at critics who say that the idea of healing some of these divisions is naïve or impossible. So when you welcome your successor into office, what would you tell them is worth trying that you think can still work, that would reduce the polarization?

11 Presidents’ popularity gaps

Source: Gallup
Barack Obama
Well, there are a couple of things that in my mind, at least, contribute to our politics being more polarized than people actually are. And I think most people just sense this in their daily lives. Everybody’s got a family member or a really good friend from high school who is on the complete opposite side of the political spectrum. And yet, we still love them, right? Everybody goes to a soccer game, or watching their kids, coaching, and they see parents who they think are wonderful people, and then if they made a comment about politics, suddenly they’d go, « I can’t believe you think that! » But a lot of it has to do with the fact that a) the balkanization of the media means that we just don’t have a common place where we get common facts and a common worldview the way we did 20, 30 years ago. And that just keeps on accelerating, you know. And I’m not the first to observe this, but you’ve got the Fox News/Rush Limbaugh folks and then you’ve got the MSNBC folks and the — I don’t know where Vox falls into that, but you guys are, I guess, for the brainiac-nerd types. But the point is that technology which brings the world to us also allows us to narrow our point of view. That’s contributed to it.

Gerrymandering contributes to it. 12 There’s no incentive for most members of Congress, on the House side at least, in congressional districts, to even bother trying to appeal. And a lot of it has to do with just unlimited money. So people are absorbing an entirely different reality when it comes to politics, even though the way they’re living their lives and interacting with each other isn’t that polarizing. So my advice to a future president is increasingly try to bypass the traditional venues that create divisions and try to find new venues within this new media that are quirkier, less predictable.

12 For an interesting discussion of the evidence around gerrymandering and political polarization, see Vox’s gerrymandering card stack.
You know, yesterday I did three interviews with YouTube stars that generally don’t spend a lot of time talking about politics. And the reason we did it is because they’re reaching viewers who don’t want to be put in some particular camp. On the other hand, when you talk to them very specifically about college costs or about health care or about any of the other things that touch on their individual lives, it turns out that you can probably build a pretty good consensus.

Now, that doesn’t ignore the fact that I would love to see some constitutional process that would allow us to actually regulate campaign spending the way we used to, and maybe even improve it. I’d love to see changes at the state level that reduce political gerrymandering. So there’s all kinds of structural things that I’d like to see that I think would improve this but, you know, there’ve been periods in the past where we’ve been pretty polarized. I think there just wasn’t polling around. As I recall, there was a whole civil war — that was a good example of polarization that took place.

Ezra Klein
Do you think if we don’t get some of those structural reforms, and more to the point, if we continue along this path, in terms of where the parties are in Congress, are there ways to govern with polarization? It occurs to me that [this was] your argument when you came to office. But before you, Bush was a « uniter not a divider, » and before him Clinton, who was going to moderate and change the Democratic party with his sort of Third Way approach. The last couple of presidents have come to office promising the way they would get things done is to reduce polarization. Is there an argument or an approach that can be made to govern amidst polarization?

Barack Obama
A couple observations. Number one is that in American history — even during the so-called golden age where, you know, you had liberal Republicans and conservative Democrats and there was deal-cutting going on in Congress — generally speaking, big stuff didn’t get done unless there was a major crisis and/or you had big majorities of one party controlling the Congress and a president of the same party. I mean, that’s just been the history. There have been exceptions, but that’s often been the case in terms of big-muscle movements in the political system. And you know, my first two years in office when I had a Democratic majority and Democratic House and Democratic Senate, we were as productive as any time since Lyndon Johnson. And when the majority went away, stuff got blocked.

Probably the one thing that we could change without a constitutional amendment that would make a difference here would be the elimination of the routine use of the filibuster in the Senate. 13 Because I think that does, in an era in which the parties are more polarized, it almost ensures greater gridlock and less clarity in terms of the positions of the parties. There’s nothing in the Constitution that requires it. The framers were pretty good about designing a House, a Senate, two years versus six-year terms, every state getting two senators. There were a whole bunch of things in there to assure that a majority didn’t just run rampant. The filibuster in this modern age probably just torques it too far in the direction of a majority party not being able to govern effectively and move forward its platform. And I think that’s an area where we can make some improvement.

13 For more on the filibuster, see Vox’s card stack on Congressional dysfunction.
Ezra Klein
One of the powerful things that’s happened as polarization has increased politically is it’s begun structuring people’s other identities. The one I’m particularly interested in here is race. If you look back at polling around the OJ Simpson verdict or the Bernhard Goetz shooting in New York, Republicans and Democrats — you basically couldn’t tell them apart. Now you look at the Zimmerman verdict or you look at what’s going on in Ferguson, and opinion on racial issues is very sharply split by party. 14 Do you worry about the merging of racial and partisan identity?

14 The growing partisan divide on racial issues

Source: Gallup, Pew Research Center, via Michael Tesler
Barack Obama
I don’t worry about that, because I don’t think that’s going to last. I worry very much about the immediate consequences of mistrust between police and minority communities. I think there are things we can do to train our police force and make sure that everybody is being treated fairly. And the task force that I assigned after the Ferguson and New York cases is intended to produce very specific tools for us to deal with it.

But over the long term, I’m pretty optimistic, and the reason is because this country just becomes more and more of a hodgepodge of folks. Again, this is an example where things seem very polarized at the national level and media spotlight, but you go into communities — you know, one of the great things about being president is you travel through the entire country, and you go to Tennessee and it turns out that you’ve got this huge Kurdish community. And you go to some little town in Iowa and you see some Hasidic Jewish community, and then you see a bunch of interracial black and white couples running around with their kids. 15 And this is in these little farm communities, and you’ve got Latinos in the classroom when you visit the schools there. So people are getting more and more comfortable with the diversity of this country, much more sophisticated about both the cultural differences but more importantly, the basic commonality that we have. And, you know, the key is to make sure that our politics and our politicians are tapping into that better set of impulses rather than our baser fears.

15 Specifically you see this in Postville, Iowa, where a Lubavitcher family’s purchase of a meat-processing plant in the late 1980s has led to the migration of a small community of Hasidim to the area.
And my gut tells me, and I’ve seen it in my own career and you see it generally, a politician who plays on those fears in America, I don’t think is going to over time get a lot of traction. Even, you know, it’s not a perfect analogy, but if you think about how rapidly the whole issue of the LGBT community and discrimination against gays and lesbians has shifted. The Republican party, even the most conservative, they have much less ability, I think, to express discriminatory views than they did even 10 years ago. 16 And that’s a source of optimism. It makes me hopeful.

16 Support for same-sex marriage

Source: Pew Research Center
Ezra Klein
On Obamacare, something that members of your administration have always said, and I think you may have said: there’s been a lot of language about it being a good start, a platform to begin building. It’s full of experiments. The idea is that there will be learning, and there will be change. Now we’re in the second year of open enrollment. What would you like to see, if Congress were able to take up a bill, to tweak, to improve, to change, to build on that platform? What specifically from what you wanted in there originally or what we’ve learned since it’s actually been in operation? How would you like to see it improved?

Barack Obama
Well, I’m not sure, Ezra, that we’ve got enough years of it being in place to know perfectly what needs to be improved, where there’s still gaps. It’s been a year. So far the verdict is that this thing’s working for a lot of people. You’ve got 10 million people who’ve been enrolled, you’ve got more folks who’ve been signed up for the expanded Medicaid coverage, you’ve seen health-care inflation stay low or actually be significantly lower than before the ACA was passed, satisfaction with the insurance seems to be high. We haven’t seen major disruptions to the medical system that a lot of people had predicted. So, there’s a lot of stuff that’s working.

Over time, I think seeing if we can do more on delivery-system reform, making sure that we fill the gaps in those states that haven’t expanded Medicaid. The big problem we have right now with Obamacare is that it was designed to make sure that some subset of people qualified for Medicaid, and that’s how they were going to get coverage, and others were going to go into the exchanges because they had slightly higher incomes. And because of the decision of the Roberts court — that we couldn’t incentivize states to expand Medicaid the way we had originally intended — you’ve got a lot of really big states, you’ve got tens of millions of people who aren’t able to get their Medicaid coverage. And so there’s this gap. And that’s probably the biggest challenge for us.

The good news is in dribs and drabs. Much as was true with the original Medicaid program, you’re starting to see Republican governors and Republican state legislatures realize that we’re cutting off our nose to spite our face. We’ve got an ideological objection to us helping our own constituencies and our own health-care systems. And to their credit, you’ve got folks like John Kasich in Ohio and Snyder in Michigan and now, most recently the governor up in Alaska, and others who are saying, « You know what? This is the right thing to do. Let’s go ahead and expand it. » So until that kind of settles, I don’t think we’ll fully know where there’s still gaps in coverage, what more we still need to do. But I think that so far, at least, the performance of the plan itself, not the website in the first three months but the performance of the actual plan, you know, has at least met and perhaps exceeded a lot of people’s expectations. The website, by the way, works great now.

Barack Obama
I don’t worry about that, because I don’t think that’s going to last. I worry very much about the immediate consequences of mistrust between police and minority communities. I think there are things we can do to train our police force and make sure that everybody is being treated fairly. And the task force that I assigned after the Ferguson and New York cases is intended to produce very specific tools for us to deal with it.

But over the long term, I’m pretty optimistic, and the reason is because this country just becomes more and more of a hodgepodge of folks. Again, this is an example where things seem very polarized at the national level and media spotlight, but you go into communities — you know, one of the great things about being president is you travel through the entire country, and you go to Tennessee and it turns out that you’ve got this huge Kurdish community. And you go to some little town in Iowa and you see some Hasidic Jewish community, and then you see a bunch of interracial black and white couples running around with their kids. 15 And this is in these little farm communities, and you’ve got Latinos in the classroom when you visit the schools there. So people are getting more and more comfortable with the diversity of this country, much more sophisticated about both the cultural differences but more importantly, the basic commonality that we have. And, you know, the key is to make sure that our politics and our politicians are tapping into that better set of impulses rather than our baser fears.

15 Specifically you see this in Postville, Iowa, where a Lubavitcher family’s purchase of a meat-processing plant in the late 1980s has led to the migration of a small community of Hasidim to the area.
And my gut tells me, and I’ve seen it in my own career and you see it generally, a politician who plays on those fears in America, I don’t think is going to over time get a lot of traction. Even, you know, it’s not a perfect analogy, but if you think about how rapidly the whole issue of the LGBT community and discrimination against gays and lesbians has shifted. The Republican party, even the most conservative, they have much less ability, I think, to express discriminatory views than they did even 10 years ago. 16 And that’s a source of optimism. It makes me hopeful.

16 Support for same-sex marriage

Source: Pew Research Center
Ezra Klein
On Obamacare, something that members of your administration have always said, and I think you may have said: there’s been a lot of language about it being a good start, a platform to begin building. It’s full of experiments. The idea is that there will be learning, and there will be change. Now we’re in the second year of open enrollment. What would you like to see, if Congress were able to take up a bill, to tweak, to improve, to change, to build on that platform? What specifically from what you wanted in there originally or what we’ve learned since it’s actually been in operation? How would you like to see it improved?

Barack Obama
Well, I’m not sure, Ezra, that we’ve got enough years of it being in place to know perfectly what needs to be improved, where there’s still gaps. It’s been a year. So far the verdict is that this thing’s working for a lot of people. You’ve got 10 million people who’ve been enrolled, you’ve got more folks who’ve been signed up for the expanded Medicaid coverage, you’ve seen health-care inflation stay low or actually be significantly lower than before the ACA was passed, satisfaction with the insurance seems to be high. We haven’t seen major disruptions to the medical system that a lot of people had predicted. So, there’s a lot of stuff that’s working.

Over time, I think seeing if we can do more on delivery-system reform, making sure that we fill the gaps in those states that haven’t expanded Medicaid. The big problem we have right now with Obamacare is that it was designed to make sure that some subset of people qualified for Medicaid, and that’s how they were going to get coverage, and others were going to go into the exchanges because they had slightly higher incomes. And because of the decision of the Roberts court — that we couldn’t incentivize states to expand Medicaid the way we had originally intended — you’ve got a lot of really big states, you’ve got tens of millions of people who aren’t able to get their Medicaid coverage. And so there’s this gap. And that’s probably the biggest challenge for us.

The good news is in dribs and drabs. Much as was true with the original Medicaid program, you’re starting to see Republican governors and Republican state legislatures realize that we’re cutting off our nose to spite our face. We’ve got an ideological objection to us helping our own constituencies and our own health-care systems. And to their credit, you’ve got folks like John Kasich in Ohio and Snyder in Michigan and now, most recently the governor up in Alaska, and others who are saying, « You know what? This is the right thing to do. Let’s go ahead and expand it. » So until that kind of settles, I don’t think we’ll fully know where there’s still gaps in coverage, what more we still need to do. But I think that so far, at least, the performance of the plan itself, not the website in the first three months but the performance of the actual plan, you know, has at least met and perhaps exceeded a lot of people’s expectations. The website, by the way, works great now.

OBAMA The conversation

Part two: Foreign policy

Years before he was a national figure, Barack Obama delivered a speech at a rally against the proposed invasion of Iraq that became integral to his underdog primary campaign in 2008. « I don’t oppose all wars, » he said. « What I am opposed to is a dumb war. What I am opposed to is a rash war. » And yet an actual presidential foreign policy is far more complex than a single speech. The world is vast, and modern technology has rendered war less a binary choice than a broad spectrum of possible uses of force. When Obama sat down with Vox in late January, we asked him not about the crises of the day but about the big ideas that shape his thinking on America’s relationship to the world outside our borders.

Matthew Yglesias
This is a really sort of big-picture question, but over the years, I’ve heard a number of different members of your team refer to your kind of philosophy in foreign affairs as « realism. » 1 Is that a term you would use?

1 Foreign-policy realism is associated with the cold-hearted pursuit of national interests, rather than an emphasis on human rights or international law. The extent of Obama’s realist commitments is frequently debated among foreign-policy insiders.
Barack Obama
You know, traditionally, a lot of American foreign policy has been divided into the realist camp and the idealist camp. And so if you’re an idealist, you’re like Woodrow Wilson, and you’re out there with the League of Nations and imagining everybody holding hands and singing « Kumbaya » and imposing these wonderful rules that everybody’s abiding by. And if you’re a realist, then you’re supporting dictators who happen to be our friends, and you’re cutting deals and solely pursuing the self-interest of our country as narrowly defined. And I just don’t think that describes what a smart foreign policy should be.

Obama on the goal of his foreign policy

See more videos from the Obama interview
I think it is realistic for us to want to use diplomacy for setting up a rules-based system wherever we can, understanding that it’s not always going to work. If we have arms treaties in place, it doesn’t mean that you don’t have a stray like North Korea that may try to do its own thing. But you’ve reduced the number of problems that you have and the security and defense challenges that you face if you can create those norms. And one of the great things about American foreign policy in the post-World War II era was that we did a pretty good job with that. It wasn’t perfect, but the UN, the IMF, and a whole host of treaties and rules and norms that were established really helped to stabilize the world in ways that it wouldn’t otherwise be.

Now, I also think that if we were just resorting to that and we didn’t have a realistic view that there are bad people out there who are trying to do us harm — and we’ve got to have the strongest military in the world, and we occasionally have to twist the arms of countries that wouldn’t do what we need them to do if it weren’t for the various economic or diplomatic or, in some cases, military leverage that we had — if we didn’t have that dose of realism, we wouldn’t get anything done, either. So what I do think is accurate in describing my foreign policy is a strong belief that we don’t have military solutions to every problem in the 21st century. That we don’t have a peer in terms of a state that’s going to attack us and bait us. The closest we have, obviously, is Russia, with its nuclear arsenal, but generally speaking they can’t project the way we can around the world. China can’t, either. We spend more on our military than the next 10 countries combined. 2

2 Military spending by the US vs. other countries

Source: International Institute for Strategic Studies
So the biggest challenge we have right now is disorder. Failed states. Asymmetric threats from terrorist organizations. And what I’ve been trying to do is to make sure that over the course of the last six years and hopefully the next two, we just have more tools in our toolkit to deal with the actual problems that we have now and that we can project into the future, rather than just constantly relying on the same tools that we used when we were dealing with Germany and Japan in World War II.

And so ending two wars was important, not because I was under any illusions that that would mean we wouldn’t have any terrorist threat. 3 It does mean, though, that by not having 180,000 people in Iraq and Afghanistan, we can then more strategically deploy, with a smaller footprint, special forces, trainers, partnering, that allows us to get at the actual problem and then frees us up to be able to send a team to prevent Ebola. To double-down on our investments in things like cybersecurity. To look at the new threats and opportunities that are out there. And that, I think, has been the real challenge over the last six to eight years.

3 There are still about 10,000 American military personnel serving in Afghanistan in training and advisory roles, and about 3,000 American troops are in Iraq to train Iraqi soldiers to fight ISIS.
Matthew Yglesias
In the Middle East, where we’re still very much engaged despite the draw-down from Iraq, the Clinton administration had a policy they called Dual Containment of Iraq and Iran. The Bush administration had an idea about preventative war and about rollback and democracy promotion. Under your administration, the country is still very involved in that region, but I don’t think we have as clear a sense of what is the sort of strategic goal of that engagement.

Barack Obama
Well, partly it’s because of the nature of what’s happened in the Middle East. I came in with some very clear theories about what my goals were going to be. We were going to end the war in Iraq. We were going to prevent Iran from getting a nuclear weapon, trying diplomacy first. We were going to try to promote increased economic development in the Muslim countries to deal with this demographic bulge that was coming into play. We were going to promote Palestinian and Israeli peace talks. So, there were all kinds of theories.

And then the Arab Spring happened. I don’t recall all the wise men in Washington anticipating this. And so this has been this huge, tumultuous change and shift, and so we’ve had to adapt, even as it’s happening in real time, to some huge changes in these societies. But if you look at the basic goals that I’ve set: making sure that we are maintaining pressure on terrorist organizations so that they have a limited capacity to carry out large-scale attacks on the West. Increasing our partnering and cooperation with countries to deal with that terrorist threat. Continuing to prevent Iran from obtaining a nuclear weapon. And using the tool of sanctions to see if we can get a diplomatic breakthrough there. And continuing to try to move the Israeli-Palestinian relationship into a better place, while at the same time helping the region as a whole integrate itself more effectively into the world economy so that there’s more opportunity. Those basic goals still hold true.

But what people rightly have been concerned about [is] that the forces of disorder — sectarianism, most tragically in Syria, but lingering elements of that in Iraq as well, the incapacity of Israelis and Palestinians to get together, and the continued erosion of basic state functions in places like Yemen, mean that there’s more to worry about there than there might have been under the old order. We’re kind of going through a passage that is hard and difficult, but we’re managing it in a way to make sure that Americans are safe and that our interests are secured. And if we can make progress in restoring a functioning, multi-sectarian Iraqi government, and we’re able to get a diplomatic breakthrough with Iran, then we have the basis, I think, for a movement towards greater stability.

But this is going to be a generational challenge in the Muslim world and the Middle East that not only the United States but everybody’s going to have to deal with. And we’re going to have to have some humility in recognizing that we don’t have the option of simply invading every country where disorder breaks out. And that to some degree, the people of these countries are going to have to, you know, find their own way. And we can help them but we can’t do it for them.

Matthew Yglesias
It seems to me, on that point, that members of your administration often seem acutely aware of the idea of limits of American power, maybe to a greater extent than they always feel comfortably articulating publicly. Is it difficult to say, in the political and media system, that there are things that you can’t really do?

Barack Obama
Well, American leadership, in part, comes out of our can-do spirit. We’re the largest, most powerful country on Earth. As I said previously in speeches: when problems happen, they don’t call Beijing. They don’t call Moscow. They call us. And we embrace that responsibility. The question, I think, is how that leadership is exercised. My administration is very aggressive and internationalist in wading in and taking on and trying to solve problems.

Where the issue of limits comes in is what resources do we devote that are going to be effective in solving the problem. So, in Iraq, when ISIL arises, if you think you have no constraints, no limits, then I have the authority as commander-in-chief to send back 200,000 Americans to re-occupy Iraq. I think that’d be terrible for the country. I don’t think it’d be productive for Iraq. What we’ve learned in Iraq is you can keep a lid on those sectarian issues as long as we’ve got the greatest military on Earth there on the ground, but as soon as we leave, which at some point we would, we’d have the same problems again. 4 So what I said was Iraqis have to show us that they are prepared to put together a functioning government, that the Shia majority is prepared to reach out to the Kurds and Sunnis, and that they’re credibly willing to fight on the ground. And if they do those things, then we can help, and we’re going to have a 60-nation coalition to do it. So, if you look at that strategy, yes, it acknowledges limits. It acknowledges that it’s a bad idea for us, after 13 years of war, to take over a country again. But that doesn’t mean we’re not engaged, and it doesn’t mean we’re not leading.

4 Civilian deaths in Iraq, before and after US departure

Source: The Economist
And so, I think the real challenge for the country not just during my presidency but in future presidencies is recognizing that leading does not always mean occupying. That the temptation to think that there’s a quick fix to these problems is usually a temptation to be resisted. And that American leadership means wherever possible leveraging other countries, other resources, where we’re the lead partner because we have capabilities that other folks don’t have. But that way there’s some burden-sharing and there’s some ownership for outcomes. And many of these problems don’t get solved in a year or two years or three years.

I mean, the Shia-Sunni split in the Middle East right now is one that has been playing itself out over centuries. 5 We have the opportunity, I think, to lessen those tensions and to lift up voices that are less prone to exploit those sectarian divides, but, you know, we’re not going to eliminate that stuff overnight.

5 Share of Muslim population that is Shia, by country

Source: Pew Research Center
The trend towards extremism among a small segment of Muslim youth in the region, that’s a trend that’s been building up over a period time in part because of broader demographic problems and economic problems in the region, partly because of a perverted ideology that’s been hypercharged through the internet. It’s winning the hearts and minds of that cohort back. 6 That’s a multi-year project.

6 Obama’s State Department has gone so far as to launch an initiative called « Think Again, Turn Away » that uses YouTube, Twitter, and other platforms to try to convince young people that extremist groups are bad.
And so in the meantime, you take the victories where you can. You make things a little bit better rather than a little bit worse. And that’s in no way a concession to this idea that America is withdrawing or there’s not much we can do. It’s just a realistic assessment of how the world works.

Matthew Yglesias
You seemed to resist the realist label earlier, but when you talked about your goals earlier, you seemed very concerned about disorder, and you didn’t mention anything like democracy and human rights. And the countries you mentioned partnering with, it’s places like Egypt, where they came to power in a military coup; Saudi Arabia, with public beheadings; Bahrain, where during the Arab Spring they were beating nonviolent demonstrators and repressing that violently. Do you have any concerns about the sort of long-term sustainability of those kind of partnerships?

Barack Obama
This is a perfect example, Matt, of where the division between realism and idealism kind of breaks down. I think any realist worth their salt would say that any society that consistently ignores human rights and the dignity of its citizens at some point is going to be unstable and not a great partner. So it’s not just the right thing to do; it’s also very much in our interest to promote reforms throughout the Middle East. Now, the fact that we have to make real-time decisions about who are we partnering with and how perfectly are they abiding by our ideals, and are there times where we’ve got to mute some of our criticism to get some stuff done, are there times where we have an opportunity to press forward — that doesn’t negate the importance of us speaking out on these issues.

As I said during the State of the Union speech and as I’ve said in any speech that I’ve made in the Middle East or anywhere else in the world, it just means that we’ve got to do more than one thing at a time. We need a strong bilateral relationship with China to achieve a bunch of international goals like climate change that are of great national-security importance to us and billions of other people. That doesn’t mean it’s not smart for us also to speak out about censorship and political prisoners in China. We have to do both those things, and there’s going to be some times they come a little more into the fore than in other times. And the same is true in the Middle East and elsewhere. But I am a firm believer that particularly in this modern internet age, the capacity of the old-style authoritarian government to sustain itself and to thrive just is going to continue to weaken. It’s going to continue to crumble that model. My argument to any partner that we have is that you are better off if you’ve got a strong civil society and you’ve got democratic legitimacy and you are respectful of human rights. That’s how you’re going to attract businesses, that’s how you’re going to have a strong workforce, that’s how ultimately you’ve got a more durable not just economy but also political system.

But in those conversations, I’m also going to acknowledge that for a country that, say, has no experience in democracy or has no functioning civil society or where the most organized factions are intolerant, you know, religious sects, that progress is going to be happening in steps as opposed to in one big leap. And, I think, the goal of any good foreign policy is having a vision and aspirations and ideals, but also recognizing the world as it is, where it is, and figuring out how do you tack to the point where things are better than they were before. That doesn’t mean perfect. It just means it’s better. The trajectory of this planet overall is one toward less violence, more tolerance, less strife, less poverty. I’ve said this before and I think some folks in Washington were like, « Oh, he’s ignoring the chaos of all the terrible stuff that’s happening. » Of course, I’m not ignoring it. I’m dealing with it every day. That’s what I wake up to each morning. I get a thick book full of death, destruction, strife, and chaos. That’s what I take with my morning tea.

Matthew Yglesias
Do you think the media sometimes overstates the level of alarm people should have about terrorism and this kind of chaos, as opposed to a longer-term problem of climate change and epidemic disease?

Barack Obama
Absolutely. And I don’t blame the media for that. What’s the famous saying about local newscasts, right? If it bleeds, it leads, right? You show crime stories and you show fires, because that’s what folks watch, and it’s all about ratings. And, you know, the problems of terrorism and dysfunction and chaos, along with plane crashes and a few other things, that’s the equivalent when it comes to covering international affairs. There’s just not going to be a lot of interest in a headline story that we have cut infant mortality by really significant amounts over the last 20 years or that extreme poverty has been slashed or that there’s been enormous progress with a program we set up when I first came into office to help poor farmers increase productivity and yields. 7 It’s not a sexy story. And climate change is one that is happening at such a broad scale and at such a complex system, it’s a hard story for the media to tell on a day-to-day basis.

7 The little-noticed « Feed the Future » initiative has reached about 7 million people already, and introduces farmers in poor countries to more advanced technologies and management practices to boost crop production.
Look, the point is this: my first job is to protect the American people. It is entirely legitimate for the American people to be deeply concerned when you’ve got a bunch of violent, vicious zealots who behead people or randomly shoot a bunch of folks in a deli in Paris. We devote enormous resources to that, and it is right and appropriate for us to be vigilant and aggressive in trying to deal with that — the same way a big city mayor’s got to cut the crime rate down if he wants that city to thrive. But we also have to attend to a lot of other issues, and we’ve got to make sure we’re right-sizing our approach so that what we do isn’t counterproductive. I would argue that our invasion of Iraq was counterproductive to the goal of keeping our country safe.

And despite the incredible valor of our troops — and I’m in awe of them every single day when I work with them — you know, the strategy that was crafted in Washington didn’t always match up with the actual threats that were out there. And we need to make sure that we’re doing the right things and doing those well so that we can also deal with future threats like cybersecurity or climate change or different parts of the world where there are huge opportunities, but [that] before I came into office, we had neglected for quite some time, Asia Pacific being a perfect example. Or our own backyard, the Western Hemisphere, where there’s been real progress in Latin America and we’ve got the opportunity to strengthen our relationships. But there are also some big problems like Central America where, with a relatively modest investment, we could really be making a difference and making ourselves safer. 8

8 This is not necessarily directly relevant to « our safety, » but it’s worth noting the horrific conditions documented by NGOs that have looked at the lives of Central Americans sent back to their homes by US officials. Here’s what the administration is doing now in Central America.
Matthew Yglesias
So there’s this idea of a pivot to Asia, and what does that mean to you in specific terms? 9 A transfer of hard military resources, a transfer of time on your agenda in the National Security Council? Is it something you’ve really managed to pull off or does the Middle East really still have us kind of sucked in?

9 The origins of the « pivot to Asia » term are a bit shrouded, but the strategic concept of focusing more on the Pacific Rim and less on the Middle East dates back to a series of speeches and initiatives starting in the fall of 2011.
Barack Obama
I think it means all of the above. Look, Asia is the fastest growing region in the world, the most populous region in the world, and you’ve got the largest country in the world, China, that has undergone this incredible, dramatic transformation over the several last decades. 10 How well America does, economically, from a security perspective, is going to be linked to our relationship to that region. So we’ve said, a) we’ve got to make sure we’ve got a constructive relationship with China, one that is hardheaded enough to make sure they’re not taking advantage of us, but also sends a message to them that we can create a win-win situation as opposed to a pure competition that could be dangerous. And in order to do that, China, you’ve got to step up and help us underwrite these global rules that in fact help to facilitate your rise. Things like free-trade rules that are fair and maritime rules that don’t allow large countries to bully small ones. So that’s one big piece of it.

10 Growth in China’s Gross Domestic Product

Source: The World Bank
A second big piece of it is making sure that our allies like Japan and South Korea feel confident that we’re always going to be there and that our presence is not one that over time wanes, because they’re looking at a really big neighbor next door. They want to make sure that if America is their key partner, that America is going to stand with them through thick and thin. Then you’ve got all these smaller countries, or countries that are developing, and are coming into their own in the South Pacific, in Southeast Asia, and what we see there is this enormous hunger for more engagement with America. They want to do more business with us. They want to have more defense cooperation with us. And what we’ve been able to do over the last six years is to have systematically built this set of relationships and strengthen trading platforms, strengthen security cooperation — everything from how we deal with disaster relief, so if something like what happened in the Philippines happens in other countries, we can work more robustly, and we’re building resilience to how we’re dealing with deforestation. All these things are areas where we’ve made an enormous investment and there have been significant payoffs.

Obama on what most Americans get wrong about foreign aid

See more videos from the Obama interview
Matthew Yglesias
You mentioned the Philippines, and earlier the idea that there are big gains potentially to be made by giving some assistance to Central America. Does it really make sense to have so much of America’s foreign aid going to a country like Israel that’s quite wealthy when there are other democratic allies in other regions in the world that seem maybe more in need of assistance?

Barack Obama
Well, our relationship with Israel is in many ways unique. It’s our strongest ally in the region. Our people-to-people ties are unmatched. And partly because of world history, the vulnerabilities of a Jewish population in the midst of a really hostile neighborhood create a special obligation for us to help them. I think the more interesting question is if you look at our foreign assistance as a tool in our national security portfolio, as opposed to charity, and you combine our defense budget with our diplomatic budget and our foreign assistance budget, then in that mix there’s a lot more that we should be doing when it comes to helping Honduras and Guatemala build an effective criminal-justice system, effective police, and economic development that creates jobs. 11

11 Composition of US federal budget, 2014

Source: The White House Office of Management and Budget
Matthew Yglesias
So you’re saying it would make sense to reallocate those resources?

Barack Obama
Well, and part of the challenge here is just public awareness. Time and time again, when they do surveys, and they ask people what proportion of the foreign budget is spent on foreign aid, they’ll say, « 25 percent. » They’re pretty sure all their hard-earned money that they pay in taxes is somehow going to other folks. And if we can say, it varies between 1-2 percent depending on how you define it. And if we were to make some strategic investments in countries that really could use our help, we would then not have to deploy our military as often and we would be in a better position to work with other countries to stand down violent extremism. Then I think people could be persuaded by that argument, but we haven’t traditionally talked about it in those terms. It’s one of the things I’d like to do over the next couple of years: to try to erase this very sharp line between our military efforts in national security and our diplomatic and foreign assistance efforts. Because in this environment today, we’ve got to think of it all in one piece.

Matthew Yglesias
The transformation and growing prosperity in China is really probably the biggest story of the times we’re living through. And it’s something that it seems to me as something that causes a lot of anxiety to a lot of Americans. You know, we’ve been having our own economic struggles, but also from a geopolitical standpoint, it’s a country with a very different political system, with very different values. Is this something that you think people should regard as alarming?

Barack Obama
No, we shouldn’t alarm it. In fact, we should welcome China’s peaceful rise, partly from just an ethical perspective. To see hundreds of millions of people rise out of dire poverty and be able to feed their children and have a decent home: that’s a good thing and we should encourage it. In addition, a China that is disorderly is a big problem because there are a lot of Chinese in the world, and if they’re not doing well and they’re unstable, that’s very dangerous for the region.

Where Americans have a legitimate reason to be concerned is that in part this rise has taken place on the backs of an international system in which China wasn’t carrying its own weight or following the rules of the road and we were, and in some cases we got the short end of the stick. 12 This is part of the debate that we’re having right now in terms of the Trans-Pacific Partnership, the trade deal that, you know, we’ve been negotiating. There are a lot of people who look at the last 20 years and say, « Why would we want another trade deal that hasn’t been good for American workers? It allowed outsourcing of American companies locating jobs in low-wage China and then selling it back to Walmart. And, yes, we got cheaper sneakers, but we also lost all our jobs. »

12 The most notable example here is probably the longstanding dispute over Chinese currency policy, which, especially in the late-aughts, seemed calculated to undermine American manufacturers by creating an artificially cheap yuan relative to the dollar.
And my argument is two-fold. Number one: precisely because that horse is out of the barn, the issue we’re trying to deal with right now is, can we make for a higher bar on labor, on environmental standards, et cetera, in that region and write a set of rules where it’s fairer, because right now it’s not fair, and if you want to improve it, that means we need a new trading regime. We can’t just rely on the old one because the old one isn’t working for us.

But the second reason it’s important is because the countries we’re negotiating with are the same countries that China is trying to negotiate with. And if we don’t write the rules out there, China’s going to write the rules. And the geopolitical implications of China writing the rules for trade or maritime law or any kind of commercial activity almost inevitably means that we will be cut out or we will be deeply disadvantaged. Our businesses will be disadvantaged, our workers will be disadvantaged. So when I hear, when I talk to labor organizations, I say, right now, we’ve been hugely disadvantaged. Why would we want to maintain the status quo? If we can organize a new trade deal in which a country like Vietnam for the first time recognizes labor rights and those are enforceable, that’s a big deal. It doesn’t mean that we’re still not going to see wage differentials between us and them, but they’re already selling here for the most part. And what we have the opportunity to do is to set long-term trends that keep us in the game in a place that we’ve got to be.

Matthew Yglesias
Why do you think that you haven’t been able to persuade your friends in the labor movement of that? They presumably look at these issues pretty closely. They know the interests of their members.

Barack Obama
Well, look, the story, the narrative, the experience that people have seen over the last 20 years, that’s a real experience, that’s not something we deny. That’s why during the State of the Union address, I was very explicit. I said, look, not every trade deal has lived up to the hype. And there are real gaps in the current trading regime that mean there are a whole lot of Toyotas sold here and almost no Fords or Chryslers sold in Japan. But what I say to them [is] if, in fact, the current situation disadvantages us, why would we want to stick with the current situation?

Now, sometimes their response will be, well, what you’re doing isn’t enough; what we need to do is to have union recognition in Vietnam or we need Japan to completely open its markets and not have any barriers whatsoever, and we need that immediately. And I say, well, I can’t get that for you. But what I can do is make the current situation better for American workers and American businesses that are trying to export there. I can open up more markets than what we have open right now, so that American farmers can sell their goods there. And, you know, better is better. It’s not perfect.

Those experiences that arose over the last 20 years are not easily forgotten, and the burden of proof is on us, then, to be very transparent and explicit in terms of what we’re trying to accomplish. It’s similar to the challenge we’ve got on the Iran negotiations.

And maybe I’ll close with that point, because that’s been an issue of great interest. People are right to be suspicious of Iran. Iran has sponsored state terrorism. It has consistently, at the highest levels, made deplorable anti-Israeli statements. It is repressive to its own people, and there is clear and unavoidable evidence that in the past they have tried to develop a weapons program and have tried to hide it from view. 13 So that’s a given. And it’s understandable why people are concerned, both here and around the world.

13 Iran has long supported a variety of radical groups around the region, notably including but by no means limited to Hezbollah. The government has brutalized pro-democracy protestors, and a range of leaders have promised to eliminate Israel as a state.
But what I’ve also said is that the deal that we’ve struck, this interim deal brought about by the tough sanctions regime that we put together, offers us our best opportunity to solve the problem of a nuclear Iran without resorting to military force. Iran is negotiating seriously for the first time, and they have made, so far, real concessions in the negotiations. We have been able to freeze the program for the first time and, in fact, roll back some elements of its program, like its stockpiles of ultra highly enriched uranium. And so, for us to give an additional two to three months to exhaust all possibilities of a diplomatic resolution when nobody denies — including our intelligence agencies, and Mossad and others — nobody denies that Iran right now really is abiding by the terms of our agreement, so we’re not losing ground. They’re not surreptitiously developing a weapon while we talk. For us to give two [or] three months to figure that out makes sense.

Now, same thing with respect to trade. You’re going to meet some folks who are going to be skeptical, and their impulse is going to be, well, let’s pile on some more sanctions, and let’s squeeze them a little bit more, and any deal that you’re going to strike, they’re going to cheat, and we can’t trust them, and it’s going to be a bad deal — and I get all that. 14 But my message is that we have to test the proposition, and if, in fact, a deal is struck, then it’s going to be a deal that everyone around the world is going to be able to look at. And everybody’s going to be able to determine, does this in fact prevent Iran from getting a nuclear weapon? And if the answer is yes, then it’s a good deal. If the answer is no, then it’s not a deal that I’m interested in striking. There may be some technical arguments, in part because there are some who will only be satisfied with the Iranian regime being replaced. They don’t even like the idea of Iran having any nuclear technology or nuclear know-how.

14 Obama is referring to a bill introduced into the Senate by Robert Menendez (D-NJ) and Mark Kirk (R-IL) that would impose new sanctions on Iran, violating the US side of the agreement and likely killing the negotiations.
Matthew Yglesias
In your first campaign, there was talk of the idea that you might hold direct negotiations with countries like that.

Barack Obama
Well, we have had direct negotiations. That’s exactly what we’re doing. We’re now testing the proposition, and the question then, Matt, is whether or not Iran can say yes to the world community that has determined this is a fair approach that gives Iran the ability to re-enter the international community and verify that it’s not pursuing a nuclear weapon.

But this is another example of the overall point that I was making at the start. So it’s a good way to summarize: we can’t guarantee that the forces inside of Iran take what should be seen as a good deal for Iran. We can’t guarantee that they make a rational decision any more than we can guarantee Russia and Mr. Putin make rational decisions about something like Ukraine. We’ve got to guard against their efforts militarily. Any aggression they may show we’ve got to meet firmly and forcefully. But we’ve also got to see whether things like diplomacy, things like economic sanctions, things like international pressure and international norms, will in fact make a difference.

Our successes will happen in fits and starts, and sometimes there’s going to be a breakthrough and sometimes you’ll just modestly make things a little better. And sometimes the play you run doesn’t work and you’ve got to have a plan B and a plan C. But the overall trajectory, the overall goal, is a world in which America continues to lead, that we’re pushing in the direction of more security, more international norms and rules, more human rights, more free speech, less religious intolerance. And those efforts over time add up, and I’m confident that there’s a way for us to maintain our idealism, be hardheaded in assessing what’s out there, confronting the dangers that we face without exaggerating them. America, I’m pretty certain, is going to be the indispensable nation for the remainder of this century just like it was the last one. All right. Thanks so much.

Voir aussi:

Remarks by the President at National Prayer Breakfast

Washington Hilton
Washington, D.C.

The White House

Office of the Press Secretary
February 05, 2015

THE PRESIDENT:  Thank you.  Well, good morning.  Giving all praise and honor to God.  It is wonderful to be back with you here.  I want to thank our co-chairs, Bob and Roger.  These two don’t always agree in the Senate, but in coming together and uniting us all in prayer, they embody the spirit of our gathering today.

I also want to thank everybody who helped organize this breakfast.  It’s wonderful to see so many friends and faith leaders and dignitaries.  And Michelle and I are truly honored to be joining you here today.

I want to offer a special welcome to a good friend, His Holiness the Dalai Lama — who is a powerful example of what it means to practice compassion, who inspires us to speak up for the freedom and dignity of all human beings.  (Applause.)  I’ve been pleased to welcome him to the White House on many occasions, and we’re grateful that he’s able to join us here today.  (Applause.)

There aren’t that many occasions that bring His Holiness under the same roof as NASCAR.  (Laughter.)  This may be the first.  (Laughter.)  But God works in mysterious ways.  (Laughter.)   And so I want to thank Darrell for that wonderful presentation.  Darrell knows that when you’re going 200 miles an hour, a little prayer cannot hurt.  (Laughter.)  I suspect that more than once, Darrell has had the same thought as many of us have in our own lives — Jesus, take the wheel.  (Laughter.) Although I hope that you kept your hands on the wheel when you were thinking that.  (Laughter.)

He and I obviously share something in having married up.  And we are so grateful to Stevie for the incredible work that they’ve done together to build a ministry where the fastest drivers can slow down a little bit, and spend some time in prayer and reflection and thanks.  And we certainly want to wish Darrell a happy birthday.  (Applause.)  Happy birthday.

I will note, though, Darrell, when you were reading that list of things folks were saying about you, I was thinking, well, you’re a piker.  I mean, that — (laughter.)  I mean, if you really want a list, come talk to me.  (Laughter.)  Because that ain’t nothing.  (Laughter.)  That’s the best they can do in NASCAR?  (Laughter.)

Slowing down and pausing for fellowship and prayer — that’s what this breakfast is about.  I think it’s fair to say Washington moves a lot slower than NASCAR.  Certainly my agenda does sometimes.  (Laughter.)  But still, it’s easier to get caught up in the rush of our lives, and in the political back-and-forth that can take over this city.  We get sidetracked with distractions, large and small.  We can’t go 10 minutes without checking our smartphones — and for my staff, that’s every 10 seconds.  And so for 63 years, this prayer tradition has brought us together, giving us the opportunity to come together in humility before the Almighty and to be reminded of what it is that we share as children of God.

And certainly for me, this is always a chance to reflect on my own faith journey.  Many times as President, I’ve been reminded of a line of prayer that Eleanor Roosevelt was fond of. She said, “Keep us at tasks too hard for us that we may be driven to Thee for strength.”  Keep us at tasks too hard for us that we may be driven to Thee for strength.  I’ve wondered at times if maybe God was answering that prayer a little too literally.  But no matter the challenge, He has been there for all of us.  He’s certainly strengthened me “with the power through his Spirit,” as I’ve sought His guidance not just in my own life but in the life of our nation.

Now, over the last few months, we’ve seen a number of challenges — certainly over the last six years.  But part of what I want to touch on today is the degree to which we’ve seen professions of faith used both as an instrument of great good, but also twisted and misused in the name of evil.

As we speak, around the world, we see faith inspiring people to lift up one another — to feed the hungry and care for the poor, and comfort the afflicted and make peace where there is strife.  We heard the good work that Sister has done in Philadelphia, and the incredible work that Dr. Brantly and his colleagues have done.  We see faith driving us to do right.

But we also see faith being twisted and distorted, used as a wedge — or, worse, sometimes used as a weapon.  From a school in Pakistan to the streets of Paris, we have seen violence and terror perpetrated by those who profess to stand up for faith, their faith, professed to stand up for Islam, but, in fact, are betraying it.  We see ISIL, a brutal, vicious death cult that, in the name of religion, carries out unspeakable acts of barbarism  — terrorizing religious minorities like the Yezidis, subjecting women to rape as a weapon of war, and claiming the mantle of religious authority for such actions.

We see sectarian war in Syria, the murder of Muslims and Christians in Nigeria, religious war in the Central African Republic, a rising tide of anti-Semitism and hate crimes in Europe, so often perpetrated in the name of religion.

So how do we, as people of faith, reconcile these realities — the profound good, the strength, the tenacity, the compassion and love that can flow from all of our faiths, operating alongside those who seek to hijack religious for their own murderous ends?

Humanity has been grappling with these questions throughout human history.  And lest we get on our high horse and think this is unique to some other place, remember that during the Crusades and the Inquisition, people committed terrible deeds in the name of Christ.  In our home country, slavery and Jim Crow all too often was justified in the name of Christ.  Michelle and I returned from India — an incredible, beautiful country, full of magnificent diversity — but a place where, in past years, religious faiths of all types have, on occasion, been targeted by other peoples of faith, simply due to their heritage and their beliefs — acts of intolerance that would have shocked Gandhiji, the person who helped to liberate that nation.

So this is not unique to one group or one religion.  There is a tendency in us, a sinful tendency that can pervert and distort our faith.  In today’s world, when hate groups have their own Twitter accounts and bigotry can fester in hidden places in cyberspace, it can be even harder to counteract such intolerance. But God compels us to try.  And in this mission, I believe there are a few principles that can guide us, particularly those of us who profess to believe.

And, first, we should start with some basic humility.  I believe that the starting point of faith is some doubt — not being so full of yourself and so confident that you are right and that God speaks only to us, and doesn’t speak to others, that God only cares about us and doesn’t care about others, that somehow we alone are in possession of the truth.

Our job is not to ask that God respond to our notion of truth — our job is to be true to Him, His word, and His commandments.  And we should assume humbly that we’re confused and don’t always know what we’re doing and we’re staggering and stumbling towards Him, and have some humility in that process.  And that means we have to speak up against those who would misuse His name to justify oppression, or violence, or hatred with that fierce certainty.  No God condones terror.  No grievance justifies the taking of innocent lives, or the oppression of those who are weaker or fewer in number.

And so, as people of faith, we are summoned to push back against those who try to distort our religion — any religion — for their own nihilistic ends.  And here at home and around the world, we will constantly reaffirm that fundamental freedom — freedom of religion — the right to practice our faith how we choose, to change our faith if we choose, to practice no faith at all if we choose, and to do so free of persecution and fear and discrimination.

There’s wisdom in our founders writing in those documents that help found this nation the notion of freedom of religion, because they understood the need for humility.  They also understood the need to uphold freedom of speech, that there was a connection between freedom of speech and freedom of religion.  For to infringe on one right under the pretext of protecting another is a betrayal of both.

But part of humility is also recognizing in modern, complicated, diverse societies, the functioning of these rights, the concern for the protection of these rights calls for each of us to exercise civility and restraint and judgment.  And if, in fact, we defend the legal right of a person to insult another’s religion, we’re equally obligated to use our free speech to condemn such insults — (applause) — and stand shoulder-to-shoulder with religious communities, particularly religious minorities who are the targets of such attacks.  Just because you have the right to say something doesn’t mean the rest of us shouldn’t question those who would insult others in the name of free speech.  Because we know that our nations are stronger when people of all faiths feel that they are welcome, that they, too, are full and equal members of our countries.

So humility I think is needed.  And the second thing we need is to uphold the distinction between our faith and our governments.  Between church and between state.  The United States is one of the most religious countries in the world — far more religious than most Western developed countries.  And one of the reasons is that our founders wisely embraced the separation of church and state.  Our government does not sponsor a religion, nor does it pressure anyone to practice a particular faith, or any faith at all.  And the result is a culture where people of all backgrounds and beliefs can freely and proudly worship, without fear, or coercion — so that when you listen to Darrell talk about his faith journey you know it’s real.  You know he’s not saying it because it helps him advance, or because somebody told him to.  It’s from the heart.

That’s not the case in theocracies that restrict people’s choice of faith.  It’s not the case in authoritarian governments that elevate an individual leader or a political party above the people, or in some cases, above the concept of God Himself.  So the freedom of religion is a value we will continue to protect here at home and stand up for around the world, and is one that we guard vigilantly here in the United States.

Last year, we joined together to pray for the release of Christian missionary Kenneth Bae, held in North Korea for two years.  And today, we give thanks that Kenneth is finally back where he belongs — home, with his family.  (Applause.)

Last year, we prayed together for Pastor Saeed Abedini, detained in Iran since 2012.  And I was recently in Boise, Idaho, and had the opportunity to meet with Pastor Abedini’s beautiful wife and wonderful children and to convey to them that our country has not forgotten brother Saeed and that we’re doing everything we can to bring him home.  (Applause.)  And then, I received an extraordinary letter from Pastor Abedini.  And in it, he describes his captivity, and expressed his gratitude for my visit with his family, and thanked us all for standing in solidarity with him during his captivity.

And Pastor Abedini wrote, “Nothing is more valuable to the Body of Christ than to see how the Lord is in control, and moves ahead of countries and leadership through united prayer.”  And he closed his letter by describing himself as “prisoner for Christ, who is proud to be part of this great nation of the United States of America that cares for religious freedom around the world.”  (Applause.)

We’re going to keep up this work — for Pastor Abedini and all those around the world who are unjustly held or persecuted because of their faith.   And we’re grateful to our new Ambassador-at-Large for International Religious Freedom, Rabbi David Saperstein — who has hit the ground running, and is heading to Iraq in a few days to help religious communities there address some of those challenges.  Where’s David?  I know he’s here somewhere.  Thank you, David, for the great work you’re doing.  (Applause.)

Humility; a suspicion of government getting between us and our faiths, or trying to dictate our faiths, or elevate one faith over another.  And, finally, let’s remember that if there is one law that we can all be most certain of that seems to bind people of all faiths, and people who are still finding their way towards faith but have a sense of ethics and morality in them — that one law, that Golden Rule that we should treat one another as we wish to be treated.  The Torah says “Love thy neighbor as yourself.”  In Islam, there is a Hadith that states: « None of you truly believes until he loves for his brother what he loves for himself.”  The Holy Bible tells us to “put on love, which binds everything together in perfect harmony.”  Put on love.

Whatever our beliefs, whatever our traditions, we must seek to be instruments of peace, and bringing light where there is darkness, and sowing love where there is hatred.  And this is the loving message of His Holiness, Pope Francis.  And like so many people around the world, I’ve been touched by his call to relieve suffering, and to show justice and mercy and compassion to the most vulnerable; to walk with The Lord and ask “Who am I to judge?”  He challenges us to press on in what he calls our “march of living hope.”  And like millions of Americans, I am very much looking forward to welcoming Pope Francis to the United States later this year.  (Applause.)

His Holiness expresses that basic law:  Treat thy neighbor as yourself.  The Dalai Lama — anybody who’s had an opportunity to be with him senses that same spirit.  Kent Brantly expresses that same spirit.  Kent was with Samaritan’s Purse, treating Ebola patients in Liberia, when he contracted the virus himself. And with world-class medical care and a deep reliance on faith — with God’s help, Kent survived.  (Applause.)

And then by donating his plasma, he helped others survive as well.  And he continues to advocate for a global response in West Africa, reminding us that “our efforts needs to be on loving the people there.”  And I could not have been prouder to welcome Kent and his wonderful wife Amber to the Oval Office.  We are blessed to have him here today — because he reminds us of what it means to really “love thy neighbor as thyself.”  Not just words, but deeds.

Each of us has a role in fulfilling our common, greater purpose — not merely to seek high position, but to plumb greater depths so that we may find the strength to love more fully.  And this is perhaps our greatest challenge — to see our own reflection in each other; to be our brother’s keepers and sister’s keepers, and to keep faith with one another.  As children of God, let’s make that our work, together.

As children of God, let’s work to end injustice — injustice of poverty and hunger.  No one should ever suffer from such want amidst such plenty.  As children of God, let’s work to eliminate the scourge of homelessness, because, as Sister Mary says, “None of us are home until all of us are home.”  None of us are home until all of us are home.

As children of God, let’s stand up for the dignity and value of every woman, and man, and child, because we are all equal in His eyes, and work to send the scourge and the sin of modern-day slavery and human trafficking, and “set the oppressed free.”  (Applause.)

If we are properly humble, if we drop to our knees on occasion, we will acknowledge that we never fully know God’s purpose.  We can never fully fathom His amazing grace.  “We see through a glass, darkly” — grappling with the expanse of His awesome love.  But even with our limits, we can heed that which is required:  To do justice, and love kindness, and walk humbly with our God.

I pray that we will.  And as we journey together on this “march of living hope,” I pray that, in His name, we will run and not be weary, and walk and not be faint, and we’ll heed those words and “put on love.”

May the Lord bless you and keep you, and may He bless this precious country that we love.

Thank you all very much.  (Applause.)


Djihad sans frontières: Attention, une bible du djihad peut en cacher une autre (Who needs a terror magazine when you’ve got Al Jazeera ?)

21 janvier, 2015
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https://i2.wp.com/www.ffi.no/no/PublishingImages/osama2-680.jpgLes Arabes vivent chez nous, mais le soir ils rentrent chez eux. Les paraboles les relient à Dieu, les pays frères ou la voix de leurs maîtres. Plus la parabole absorbe de signaux lointains venus d’Orient, plus la France devient inutile. Jean de Boishue (ancien secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur, 1995)
Il faut ajouter (…) un apartheid territorial, social, ethnique qui s’est imposé à notre pays (…) Auquel s’additionnent les discriminations quotidiennes parce qu’on n’a pas le bon nom de famille, la bonne couleur de peau, ou bien parce qu’on est une femme. Manuel Vals
Par deux fois, les projections de son film L’Apôtre, qui raconte la conversion d’un musulman au christianisme, ont été annulées. À Nantes donc, mais aussi à Neuilly (Hauts-de-Seine) (…) Des mesures de précaution compréhensibles dans le contexte qui est le nôtre, mais qui entrent en contradiction avec le discours sur la liberté d’expression entendu ces jours-ci. Pourquoi, en effet, interdire à une salle de cinéma ce qu’on autorise à un journal ? (…) Timbuktu, le film d’Abderrahmane Sissako, sélectionné au Festival de Cannes et en lice pour les Oscars, a vu ses projections suspendues à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne). (…) Timbuktu est pourtant justement un vibrant plaidoyer contre l’islamisme des djihadistes, dont il montre l’horreur. (…) Qu’Allah bénisse la France (également très bon), qui raconte la conversion d’un jeune de banlieue à l’islam (…) lui, n’a pas souffert d’annulation. Le Point
Les attentats de Paris ont eu des conséquences dans le monde de la musique et du cinéma mais également dans celui du théâtre. Suite aux attaques du début du mois de janvier, la pièce Lapidée ne sera finalement jouée que trois fois sur les trente séances prévues a révélé mercredi l’AFP. (…) « La préfecture de police, contactée par un membre de la production, nous a dit que dans les circonstances, l’affichage pourrait être considéré comme une provocation ». (…) Il n’était pas possible pour la troupe d’être protégée plus longtemps. «Comme il ne s’agit pas d’un lieu public, nous ne pouvions pas être protégés dans le cadre de vigipirate, et nous devions recourir à une société de sécurité privée: c’est possible pour trois représentations mais pas pour trente» explique Claude Telliez. Le prix de chaque soirée surveillée est estimé à 360 euros par soir. La pièce sera tout de même rejouée en 2016 à Paris selon la presse suisse. «Il ne s’agit pas d’autocensure, il s’agit de responsabilité», affirme Claude Telliez. La pièce raconte l’histoire d’une jeune femme hollandaise, accusée d’adultère par son époux yéménite qui finit par être lapidée au Yémen. Elle a été écrite par le pasteur suisse Jean Chollet-Naguel et crée en 2013 lors du festival d’Avignon. A sa création, elle avait déjà sucité des réactions virulentes de groupes islamistes. Le Figaro
Le Coran, qui est véritablement «la parole de Dieu» pour les musulmans, délivre aux croyants de cette religion des messages que, nous, citoyens de pays démocratiques, considérons être indubitablement des incitations à la haine. En sorte que normalement la diffusion de ces messages devrait tomber sous le coup de la loi. Citons quelques sourates pour illustrer notre propos: L’attitude vis-à-vis des incroyants: «Ô vous qui croyez, combattez ceux de vos voisins qui sont infidèles» (9,123) ; ou encore: «Tuez les polythéistes partout où vous les trouverez» (9,25) ; et aussi: «Ô Prophète, incite les croyants à combattre: vingt braves d’entre eux terrasseront 200 infidèles» (8,65), etc. Avec, pour déculpabiliser les croyants qui en viendraient à tuer des infidèles et qui s’en émouvraient, cette sourate qui leur dit: «Ce n’est pas vous qui les avez tués, c’est Dieu» (8,17). L’attitude vis-à-vis des juifs: «Ô croyants, ne prenez pas pour amis les juifs et les chrétiens» (5,51). D’une façon générale, il faut avoir en mémoire cette sourate où il est dit: «Mahomet est l’envoyé de Dieu. Ses compagnons sont durs envers les infidèles, et miséricordieux entre eux». Dans une société telle que la conçoit l’islam, il faut savoir qu’il n’y a de place que pour des croyants. Les uns sont dans la bonne voie (les musulmans), les autres, «les gens du Livre» qui tiennent à rester dans l’erreur, sont admis: ils ont le mérite de croire en Dieu, et on les tolérera donc, mais en en faisant des citoyens de second rang, dits des «dhimmis». Ces citoyens de second rang se trouveront en permanence brimés dans leur vie de tous les jours, et la situation leur deviendra finalement insupportable. Les incroyants, quant à eux, seront persécutés: ils devront soit se convertir à l’islam soit être éliminés. (…) Certes, on trouve dans la Bible des passages violents. Mais la distinction fondamentale qui est à faire entre la Bible et le Coran se trouve dans le fait que la Bible a été rédigée par des hommes, alors que le Coran est par nature la parole de Dieu. Il faut rappeler que les musulmans nous disent que le message de Dieu délivré aux hommes a depuis la nuit des temps toujours été le même: les prophètes qui ont précédé Mahomet ont été des hommes «inspirés par Dieu» (Moise et Jésus étant les deux principaux d’entre eux). Du fait qu’ils étaient des hommes, le message qu’ils ont délivré était imparfait, mal compris, tronqué… Le message de Dieu a finalement été recueilli dans son intégralité par Mahomet a qui Dieu a dicté son message: c’est donc le message auquel on doit se conformer, car c’est le message parfait, et il n’y en aura plus d’autre. Quand on lit dans le Coran des passages qui prônent la violence, il s’agit donc bien d’injonctions délivrées par le Tout-Puissant, des messages que l’on ne peut donc qu’exécuter si l’on est un croyant sincère et soucieux de son devenir après la mort. (…) la distinction entre «islam radical» et «islam soft» est sans fondement. Elle est l’effet des arrangements que nos sociétés occidentales tentent de trouver pour ne pas condamner les musulmans dans leur refus d’adopter nos valeurs et de se conformer à la manière que nous avons, nous Occidentaux, de concevoir l’organisation de nos sociétés. La démocratie, et les valeurs sur lesquelles elle est fondée, est le système politique inventé par les «chrétiens», un système que les Occidentaux se croient fondés à imposer aujourd’hui aux autres civilisations. (…) Avec la diffusion d’ouvrages qui prônent le djihad et la mort des hérétiques on banalise donc l’islam radical et on barre la voie aux musulmans réformateurs que l’Occident aurait le plus grand intérêt à soutenir dans leur combat. (…) Les musulmans appartiennent à une autre civilisation que la civilisation occidentale. Ils savent que leur civilisation a été plus forte que la nôtre dans le passé, au Moyen Âge, et on ne manque pas de le leur rappeler d’ailleurs. Par la suite, c’est notre civilisation, avec ses avancées extraordinaires aux plans scientifique et technique qui a pris le dessus. Ils nous rappellent que nous sommes allés les dominer pendant plusieurs siècles avec nos techniques et nos armes. Mais tout récemment ils sont parvenus à nous chasser des territoires que nous leur avions pris, et avec le pétrole ils disposent à présent d’une arme redoutable contre nous. Ces peuples qui considèrent que nous les avons soumis, humiliés, pillés en exploitant à notre compte leurs richesses, ont le sentiment que nous les méprisons: ils ont commencé dans la seconde moitié du XXe siècle à prendre leur revanche, et leur ressentiment à l’égard de l’Occident est très fort. Comment veut-on donc que ces musulmans qui viennent s’installer en Europe pour des raisons de commodité et de confort aient envie de quitter sentimentalement leur monde, c’est-à-dire leur civilisation, à un moment où celle-ci prend précisément sa revanche sur la civilisation occidentale, pour devenir «traîtreusement» des «Occidentaux»? (…) On pourrait dire de façon provocatrice que pour qu’un musulman devienne un vrai Occidental, il faut en fait qu’il se convertisse au christianisme. Certes, les Européens sont en majorité agnostiques, mais même cet agnosticisme s’est construit avec une culture et une tradition judéo-chrétienne. Il faut appréhender les problèmes d’intégration avec les approches des anthropologues, et ne pas rester sur des idées simplistes. Le Coran dit aux chrétiens qu’ils sont dans l’erreur: comment donc des musulmans adopteraient-ils les thèses de ces gens que le Prophète a ordonné de combattre? Le message antichrétien est dans le livre saint de l’islam: il ne facilite pas l’intégration des musulmans dans nos sociétés occidentales, des sociétés fondées, il ne faut pas le négliger, sur les valeurs et les traditions chrétiennes. Claude Sicard
La meilleure chose que vous puissiez faire est de vous efforcer de tuer tout infidèle, qu’il soit Français, Américain ou d’un de leurs pays alliés. Si vous ne pouvez pas trouver d’engin explosif ou de munition, alors isolez l’Américain infidèle, le Français infidèle, ou n’importe lequel de ses alliés. Ecrasez-lui la tête à coup de pierre, tuez-le avec un couteau, renversez-le avec votre voiture, jetez-le dans le vide, étouffez-le ou empoisonnez-le.  Abou Mohamed al Adnani (porte-parole du groupe de l’Etat islamique)
It appears that all the labors that had been made by the Taliban government prior to the outbreak of the war to repair the roads have scattered to the wind. Tayseer Allouni (Al-Jazeera)
C’est donc de cette boîte d’allumettes que vient tout ce vacarme. Hosni Moubarak (Octobre 2001)
Al-Jazira a mis le feu en Tunisie, au Liban et dans divers pays arabes. Saëb Erakat (principal négociateur palestinien, 2011)
Without TV coverage, the revolutions would never have assumed such proportions. When people followed the revolutions, to what extent did they use the Internet, versus the extent to which they watched them on the TV channels, which gave them continuous coverage? Clearly, there is no comparison…The best proof [of the impact of] the TV channels is that any popular activity that they do not cover, in any country, will die before it can get off the ground. Some Arab countries are currently seeing… protests and the beginnings of a revolution, but these [events] are not getting the necessary TV coverage, because of the focus on the escalating revolution in Libya. As a result, [these protests] will not gain much momentum… but will fade away and be forgotten. Some might argue that the images broadcast on the satellite channels were often taken from the Internet. That is true, but had the [channels] not repeatedly aired these images, their impact would have remained limited. I have yet to hear any [protesters]… complain of insufficient coverage of their activity on the Internet or on Facebook. But [some protesters are] very angry at the satellite channels, which, they claim, are not giving their activity the necessary media coverage… It is [the satellite channels] that truly fuel the revolutions – with image and sound, which remain more powerful than any other weapon… It is no exaggeration to say that one TV report on a certain country has an impact equal to that of all the websites visited by all the Arabs put together – so much so that [activists] have sometimes said, ‘Let’s postpone our protest, because some satellite channel is busy covering another revolution’… Al-Sharq (Qatar,  March 13, 2011)
J’ai été très impressionnée par l’ouverture de ce pays. Par l’accueil, aussi, sans a priori. J’ai été frappée par l’ouverture, encore une fois, j’insiste, du Qatar. Ségolène Royal
Al Jazeera fait kiffer les cités populaires de la région. Et les cités le lui rendent bien : son audience ne cesse de croître alors même que la version francophone de la chaîne du Qatar reste encore un projet. Elle catalyse les émotions et les frustrations. Est-elle un danger ? Quel point commun entre ces jeunes d’un quartier populaire d’Avignon, les chibanis d’une résidence sociale de Toulon ou les militantes d’une association de femmes de Marseille ? Ils sont férus d’Al Jazeera. Quatorze ans après son lancement, la chaîne arabe a réussi à se faire un nom. Créée au Qatar, elle est née aux yeux du monde avec un scoop : la première vidéo de Ben Laden. Fondée en 1996, elle a, depuis 2006, une petite sœur en langue anglaise. Pour l’heure, en France, la chaîne se regarde un peu du coin de l’œil. Et pour cause ! Très peu de gens la comprennent. Les programmes sur Al Jazeera, sont diffusés en arabe littéraire. Les populations issues de l’immigration maghrébine parlent l’arabe dialectal. Mais son audience, déjà significative, devrait augmenter. Les autorités du Qatar ont l’ambition de lancer, à l’horizon 2011, Al Jazeera en français. Même si rien n’est encore acté, Doha veut récupérer ainsi le marché de la population française d’origine maghrébine et, en Afrique, pénétrer les pays francophones. Sans attendre, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, les toits et les balcons des banlieues fleurissent de paraboles. Al Jazeera, après avoir été la chaîne des parents, est-elle en voie de devenir la chaîne des enfants du bitume, ceux des grandes barres de Marseille, Nice, Avignon et Toulon ? Le sociologue Saïd Bouamama, spécialiste de l’immigration, initiateur de l’appel des Indigènes de la République, a son idée sur la question. « Il y a un réel divorce avec les chaînes nationales qui passent les mêmes images stigmatisantes et dégradantes des banlieues, souligne-t-il. En 2005 lors des émeutes, elles n’ont quasiment pas donné la parole aux jeunes. Les gens de ces quartiers ont soif d’une autre information, plus objective moins réductrice. » (…)  « Pour des gens qui ont le sentiment de vivre dans une société où ils ne sont ni valorisés ni reconnus, Al Jazeera est en quelque sorte un catalyseur, précise Mohamed Adraoui, enseignant à Sciences-Po Paris. Les quartiers ont le sentiment de ne pas être acteurs de leur propre discours, mais d’être des éternels sujets. Le fait que la chaîne existe est important, en terme de symbole et de fierté. » Une sorte de « Renaissance mémorielle » selon la formule de l’intellectuel suisse Jean Ziegler… Ne court-on pas, à terme, le risque de voir une partie de la communauté nationale s’enfermer dans un ghetto cathodique ? C’est la question que s’est posé, à sa manière, Jean de Boishue, conseiller de François Fillon, ancien secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur, qui, dans un livre brûlot intitulé « Banlieue, mon amour » (1) paru en 1995, s’interroge ouvertement : « Les Arabes vivent chez nous, mais le soir ils rentrent chez eux. Les paraboles les relient à Dieu, les pays frères ou la voix de leurs maîtres. Plus la parabole absorbe de signaux lointains venus d’Orient, plus la France devient inutile. » Faut-il sonner le tocsin ? « Pas du tout ! », rassure Claire Talon, doctorante à Sciences-Po Paris, auteure de nombreux travaux sur les médias arabes. Elle publiera en mars un livre sur la chaîne du Qatar. « Al-Jazeera n’a, pour l’heure, pas de programme adapté, pas de discours spécifique à l’attention des Français issus de l’immigration, explique-t-elle. L’impact immédiat est très limité, à cause de la barrière de la langue. Les gens sont comblés, pas forcément par l’offre informative, mais de manière symbolique par les images. » Sauf que les écrans de la chaîne, sont justement ripolinés à coup d’images chocs qui impriment la rétine. En janvier 2009, l’armée israélienne refait la géographie de Gaza à coup de bombes et de missiles. Les reportages sur les réfugiés palestiniens, hagards dans une ville muée en décor sépulcral ont déclenché un immense choc émotionnel dans l’opinion et, accessoirement, converti de nouveaux téléspectateurs. « Avant 2009, les seuls qui choisissaient de regarder les chaînes arabes, c’étaient les parents, constate Fouzia professeur à Toulon. Aujourd’hui, même les « beurs » de la deuxième ou troisième génération regardent Al Jazeera. A la longue, cette chaîne vous fout des cailloux dans la tête. Il n’y a que stigmatisation et violence. Après une journée de problème, si vous regardez ça, ça vous bouffe littéralement. » Elle, résiste encore. Pas Farid, qui vient de fêter ses 30 printemps : « La journée, la société me fait comprendre que je suis différent, pourquoi voulez-vous que le soir je me reconnaisse dans ces chaînes de télé trop blanches où des politiques blancs s’adressent à des blancs ? Et puis faut se rendre compte du traitement de l‘actualité. Quand je voyais, pendant la guerre de Gaza, ce que montrait TF1 ou France 2 et ce que montrait Al Jazeera ! Les chaînes nationales ont présenté une guerre sans victime, avec Al Jazeera, on a vu ce que faisait réellement l’armée israélienne. » ‘Al Jazeera a indiscutablement gagné en notoriété après le conflit de Gaza en 2009, confirme Alain Gresh, directeur adjoint du Monde Diplomatique. La question palestinienne mobilise énormément dans les quartiers. Et la chaîne a su donner un autre récit, en se montrant sur le terrain et en accordant une place centrale aux victimes. L’histoire du monde, depuis des siècles est montrée par des occidentaux, là ce n’est plus le cas. » Tout oppose partisans et détracteurs d’Al Jazeera. Tout, sauf un point essentiel, sur lequel ils s’accordent : l’importance de son auditoire futur si elle devient francophone. Pour la sénatrice, d’Europe-Ecologie, Alima Boumediene-Thiery, cela ne fait aucun doute : « ce sera assurément la chaîne des banlieues ! » Pour d’autres, sans aller jusqu’à « l’odieux visuel » on en est pas loin. « J’ai une certaine inquiétude de voir le conflit israélo-palestinien importé ici, même si Al Jazeera n‘est pas Al Manar je reste vigilant », avoue Clément Yana, ancien président du CRIF Paca, le Conseil représentatif des institutions juives de France. « Il n’y a pas d’inquiétude à avoir, tranche Alain Gresh. Les pressions du gouvernement sont très fortes pour que cette chaîne francophone ne voit jamais le jour. Le gouvernement français a une vision sécuritaire de l’offre télévisuelle arabe, et il et il a peur qu’en cas de nouvelle Intifada, le conflit soit amplifié et importé. » Rafi Hamal
Après l’arabe et l’anglais, les autorités du Qatar ont l’ambition de lancer Al Jazeera en français. Grâce à cette chaîne d’informations en continu, Doha veut récupérer le marché de la francophonie en Afrique, où le minuscule, mais richissime émirat gazier, investit déjà massivement. Le Qatar, et son dynamique ambassadeur en France, Mohammed al-Qouwari, s’intéresse également de près à la population française d’origine maghrébine. Al Jazeera est l’outil de la très active diplomatie du Qatar, qui se veut « ami avec tout le monde », c’est-à-dire des Américains et des Iraniens, des Israéliens et du Hamas, de l’Occident et des islamistes. Une politique qui confine cependant parfois au grand écart. Par ailleurs, selon nos informations, une radio émettant en langue française devrait également voir le jour bientôt à Doha. Partenaire privilégié de la France, le Qatar entretient de bonnes relations avec la Paris. Nicolas Sarkozy y a fait un saut de puce en novembre à son retour d’Arabie, afin d’y récupérer Carla, qui était allée s’entretenir avec la cheikha Moza, la très dynamique deuxième épouse de l’émir. Une visite éclair qui n’a pas fait que des heureux ! Georges Malbrunot (Bientôt Al Jazeera en français, 24 mars 2010)
The remarkable truth is that few in the Middle East would be shocked. From Hamas in the Gaza Strip to radical armed movements in Syria, Qatar’s status as a prime sponsor of violent Islamists, including groups linked to al-Qaeda, is clear to diplomats and experts. Qatar’s promotion of extremism has so infuriated its neighbours that Saudi Arabia, Bahrain and the United Arab Emirates all chose to withdraw their ambassadors from the country in March. Take Syria, where Qatar has been sponsoring the rebellion against Bashar al-Assad’s regime. In itself, that policy places Qatar alongside the leading Western powers and much of the Arab world. But Qatar has deliberately channelled guns and cash towards Islamist rebels, notably a group styling itself Ahrar al-Sham, or « Free Men of Syria ». Only last week, Khalid al-Attiyah, the Qatari foreign minister, praised this movement as « purely » Syrian. He added that its fighters had suffered heavy losses while combating the Islamic State of Iraq and the Levant (Isil), the group behind the murder of David Haines, the British aid worker, and which is holding John Cantlie and Alan Henning hostage. Far from being a force for moderation, Ahrar al-Sham played a key role in transforming the anti-Assad revolt into an Islamist uprising. Its men fought alongside Jabhat al-Nusra, an al-Qaeda affiliate, during the battle for Aleppo and they were accused of at least one sectarian massacre. Instead of fighting Isil, Ahrar al-Sham helped the jihadists to run Raqqa, the town in eastern Syria that is now the capital of the self-proclaimed « Caliphate ». This cooperation with Isil happened for some months until the two groups fell out last year. Last December, the US Treasury designated a Qatari academic and businessman, Abdul Rahman al-Nuaimi, as a « global terrorist ». The US accused him of sending nearly £366,000 to « al-Qaeda’s representative in Syria », named as Abu Khalid al-Suri. Suri has also been a senior commander of Ahrar al-Sham. If America was right to describe him as « al-Qaeda’s representative », then there was an overlap between the leadership of the two groups. Mr Nuaimi is also accused by the US treasury of transferring as much as $2 million per month to « al-Qaeda in Iraq » and $250,000 to al-Shabaab, the movement’s affiliate in Somalia. Mr Nuaimi denies the allegations, saying they are motivated by his own criticism of US policy. But critics question why Qatar has failed to act against him. « It’s deeply concerning that these individuals, where sufficient evidence is in place to justify their inclusion on the US sanctions list, continue to be free to undertake their business dealings, » said Stephen Barclay, the Conservative MP for North East Cambridgeshire. Qatar’s investment in Britain is so extensive, and the Foreign Office is so anxious to win its favour, that some question whether UK diplomats will have the resolve to ask robust questions. « If diplomats are focused on winning commercial contracts, there is a danger they will be reluctant to ask tough questions on the funding of unsavoury groups, » said Mr Barclay.(…) Four branches of the Qatari government handle relations with armed groups in Syria and Libya: the foreign ministry, the defence ministry, the country’s intelligence agency, and the personal office of the ruler, Emir Tamim bin Hamad al-Thani. In the case of Syria, Qatar’s chosen method for supporting its favoured insurgents is to pass large sums to middlemen in Turkey. These figures then use the money to buy weapons from third countries, notably Croatia, and arrange for their onward transfer to rebels in Syria. (…) Last month, Gerd Müller, the German international development minister, implicated Qatar in the rise of Isil. « You have to ask who is arming, who is financing Isil troops. The keyword there is Qatar, » he said. Yet a state endowed with large reserves of gas and oil and one of the world’s biggest sovereign wealth funds can wield immense influence, even over Berlin. Qatar was duly able to secure a formal withdrawal of this charge from the German government. On Wednesday, the 34-year-old Emir of Qatar, who was educated at Harrow and Sandhurst, took pains to deny the accusation while standing alongside Angela Merkel, the German Chancellor. « What is happening in Iraq and Syria is extremism and such organisations are partly financed from abroad, but Qatar has never supported and will never support terrorist organisations, » he said. The credibility of that denial depends partly on how you define a « terrorist organisation ». Qatar has let Hamas, the armed Palestinian movement, base its political leadership in Doha since 2012. Qatar’s government has funded Hamas and the previous Emir paid an official visit to the Hamas-ruled Gaza Strip in 2012. As a small country with relatively weak armed forces and 250,000 citizens, Qatar is trying to guarantee its security by reaching in every direction. As well as providing an office for Hamas, Qatar also hosts the forward headquarters of US Central Command and the al-Udeid military airbase, serving as the hub for all American air operations in the region. Qatar has not completely ignored the concerns of its Western allies. When it transferred surplus arms from Libya to rebels in Syria, Qatari officials weeded out any surface-to-air missiles, in obedience to America’s demand to prevent the supply of this particular category of weapon. But Qatar’s willingness to support extremists has caused private dismay. « It’s a puzzle and, to be honest, it’s a distasteful one, » said a former Western official who has dealt with Qatar.  The Telegraph
Le Qatar constitue un environnement permissif pour le financement du terrorisme  [et refuse d’agir contre] plus de vingt individus sanctionnés par Washington pour financement du terrorisme. Rapport de la Fondation pour la Défense de la Démocratie (Washington)
It was a scoop of truly global proportions. Just a few weeks after al-Qaida redefined the world news agenda for a generation of journalists by attacking New York and Washington on September 11 2001, television reporter Taysir Alouni interviewed the planet’s most wanted man, Osama bin Laden. (…) Alouni’s relationship with al-Qaida, however, started well before he began working with al-Jazeera, according to the judgment. A trained economist, he moved to Spain in the 80s, teaching Arabic and doing various other jobs before ending up as a translator for Spain’s EFE news agency. While there he met some of the people who, many years later in Madrid, would be his co-defendants in Europe’s biggest-ever al-Qaida trial. He also met the senior al-Qaida figures who would not just influence his future career as a journalist, but also be his eventual nemesis. In 2000 his career leapt forward when he was appointed to open and then run a Kabul bureau for al-Jazeera, while Afghanistan was governed by the Taliban regime.(…) In Kabul, apart from interviewing Bin Laden, he was the first to show damage caused to civilian targets by American bombs. « He was able to capture images of civilian victims in the destitute villages of Afghanistan and the miserable streets of Kabul, » the al-Jazeera website that campaigns for his release says. « His coverage triggered international outrage over the US action in Afghanistan. » Shortly after he fled the city, as the Northern Alliance entered Kabul, a US bomb destroyed his bureau. He himself was set upon by unknown attackers as he witnessed things he refuses to talk about. « Scenes that, I’m sorry, I could not describe to anybody, » he once said. Al-Jazeera was impressed. When war broke out in Iraq, he was sent to cover it. Authorities on both sides disliked him.(…) A vast network of al-Jazeera helpers around the country allowed him to stay ahead of others in reporting the war. (…) Crucial to Alouni’s early successes, however, were the names he already had in his contact book when he arrived in Kabul. While living in Spain, he had befriended fellow Syrian Imad Eddin Barakat Yarkas. Barakat was last week sentenced to 27 years after being found guilty of holding a command role in al-Qaida and collaborating with the September 11 plotters. Alouni claimed he had cultivated Barakat for professional reasons. (…) In Spain he had also got to know Mustapha Setmarian and Mohammed Bahaiah, two al-Qaida leaders who would be his key Kabul contacts. Alouni helped Bahaiah obtain Spanish residency papers by allowing him to say he was living at his Granada home – when he was actually in Turkey. When he went to Kabul, Alouni also took $4,000 to Bahaiah. This, he told the court, was done as a favour to a friend who owed Bahaiah money. Alouni said his regular Kabul encounters with Bahaiah and Setmarian had a single aim – to gain intimate knowledge of one of the most secretive and unstructured organisations in the world, al-Qaida, and to make contacts within the Taliban regime. Guardian
The head of the Al Nusrah Front, Abu Muhammad al Julani, finally granted a television interview earlier this month. (…) Al Jazeera’s Tayseer Allouni conducted the interview from inside Syria with the reclusive Julani. It was the latest exclusive for Allouni, who has garnered high-profile interviews with senior al Qaeda leaders before. Allouni was the first to air an interview with Osama bin Laden after the Sept. 11, 2001 terrorist attacks. In the years that followed his interview with bin Laden, Allouni was at the center of a high-profile trial. Spanish authorities accused Allouni of being more than just an enterprising journalist. In 2005, a Spanish court convicted Allouni of supporting al Qaeda and sentenced him to seven years in prison. Allouni spent time in prison and then house arrest. Allouni was released in 2012 and resumed his work for Al Jazeera. After his return to Doha, Allouni denounced his conviction as « political. (…) Among Allouni’s contacts was Imad Yarkas, the accused head of al Qaeda’s network in Spain. (…) The Spanish court focused, in particular, on Allouni’s relationship with two of Yarkas’ associates: Mohammed Bahaiah (a.k.a. Abu Khalid al Suri) and Mustafa Setmariam Nasar (a.k.a. Abu Musab al Suri). (…) Today, Bahaiah is Ayman al Zawahiri’s representative in Syria and throughout the Levant. He is also a founding leader of Ahrar al Sham, a Syrian extremist group that fights alongside al Qaeda’s branches in Syria. (…) Years ago, Allouni « helped Bahaiah obtain Spanish residency papers by allowing him to say he was living at his Granada home – when he was actually in Turkey, » the Guardian reported. And when Allouni traveled to Kabul in March 2000, Allouni « took $4,000 to Bahaiah, » which Allouni claimed he did as a favor « to a friend who owed Bahaiah money. » (…) The Spanish government also claimed that Allouni received assistance from Nasar in setting up Al Jazeera’s presence in Kabul. (…) Allouni « admitted meeting » both Bahaiah and Nasar in Kabul, describing the pair as a « source of information about al Qaeda’s activities, its followers, and the world of radical Islam. » (…) Spanish court records indicate that while Nasar was living in London prior to 2001, Allouni made « frequent phone contacts » with Nasar. And when the media reported in 2000 that Nasar was part of a schism within al Qaeda, Nasar turned to Allouni to publicly deny the charge, via Al Jazeera. After the 9/11 attacks, according to the US government, Nasar swore bayat (an oath of allegiance) to bin Laden. (…) Allouni’s interview with Julani is just the latest example of his work reporting from the post-9/11 battlefields. Allouni has previously reported from both Afghanistan and Iraq. On Oct. 10, 2001, The Washington Post described some of Al Jazeera’s reporters as having « links with the Muslim Brotherhood, a radical Islamic organization with ties to a member of the al-Jazeera board. » Allouni, according to the Post, was the « most prominent such reporter » and « was known in the past for his pro-Taliban views. » In the weeks following the Sept. 11, 2001 terrorist attacks, Allouni became « one of the primary outlets for Taliban statements and denunciations of the United States. » The following day, on Oct. 11, 2001, The New York Times noted that Allouni was « the only reporter » in Taliban-controlled Kandahar. Allouni, the Times reported, had provided a « major exclusive » for Al Jazeera’s coverage – a video of American warplanes bombing Taliban positions that was also aired on CNN. Thomas Joscelyn
Théoricien du jihadisme global, il s’est distingué par sa critique argumentée de la stratégie de l’ex-chef d’Al-Qaïda. Et il passe même, aux yeux des Américains, pour être son possible successeur. (…) Né en 1958 dans une famille de la petite bourgeoisie alépine, Souri, de son vrai nom Mustafa Setmariam Nasar, est un routard du jihadisme global. Étudiant ingénieur en mécanique de l’université d’Alep, il rejoint en 1980 un groupe militant émanant des Frères musulmans. Avec ses camarades, il assiste, impuissant, à la répression féroce du soulèvement armé de Hama, en 1982. Souri rumine depuis les leçons de cette défaite infligée par les troupes de Rifaat al-Assad, le frère du président syrien de l’époque. Dans ses écrits, le militant sans frontières naît à ce moment-là. Il part s’entraîner dans des camps secrets en Jordanie puis en Égypte. Ceinture noire de judo, cet homme charpenté détonne avec sa barbe et ses cheveux roux, ses yeux verts. Pratique pour se fondre dans la foule à Londres, où il a vécu au mitan des années 1990. Auparavant, Souri était en Andalousie, terre mythique des conquérants musulmans, où il est arrivé en 1985. Il épouse Elena Moreno, une ancienne gauchiste qui se convertit à l’islam et avec qui il a quatre enfants. Dans un milieu plutôt macho, Souri cultive les attentions galantes. Un ami barbu s’en étonne. Il répond : « Nous, les Syriens, savons y faire. » Sur place, il entre en contact avec d’autres jeunes islamistes. Il rencontre le « chef d’Al-Qaïda en Espagne », Abou Dahdah, et un certain Tayssir Allouni, futur journaliste à Al-Jazira. Naturalisé espagnol, Souri est désormais libre de ses mouvements. En 1994, il s’installe à Londres, s’impose comme l’un des leaders de la diaspora islamiste et devient l’un des responsables de la revue Al-Ansar, dirigée par le Jordanien Abou Qatada. Mais déjà, Souri lorgne l’Asie centrale. Il a déjà voyagé au Pakistan et en Afghanistan dès 1987. Il aide à organiser des camps d’entraînement pour les moudjahidine lancés contre l’occupation soviétique, notamment ceux du Palestinien Abdallah Azzam, l’un des idéologues qui influencèrent Ben Laden. Véritable « architecte du jihad global », selon l’ouvrage de référence que lui a consacré le chercheur norvégien Brynjar Lia, il est un « dissident, un esprit critique, un intellectuel au sein d’un courant idéologique où l’on s’attendrait à trouver plutôt de l’obéissance ». Le livre où il expose sa doctrine, Appel à la résistance islamique mondiale, publié sur internet en décembre 2004, peut être lu comme une critique argumentée de la stratégie de Ben Laden. Cette bible du jihadiste (1 600 pages) peut sembler répétitive. C’est en réalité un redoutable manuel d’endoctrinement dont se seraient inspirés des personnages aussi divers que le Jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui, le Français Mohamed Merah ou les frères Tsarnaev, Américains d’origine tchétchène auteurs présumés de l’attentat de Boston en avril 2013, et même le Norvégien Anders Behring Breivik. Souri expose une théorie à rebours de celle d’Al-Qaïda, dont il prédisait la logique suicidaire. Dès son retour en Afghanistan en 1998, il s’était opposé à la stratégie du terrorisme spectaculaire. Dans un courriel au chef d’Al-Qaïda en 1999, retrouvé à Kaboul fin 2001 par des journalistes américains, il moque le goût affiché par Ben Laden pour les médias : « Notre frère a été contaminé par la maladie des écrans, des flashs, des fans et des applaudissements. » Piquant, quand on sait que Souri a monté plusieurs interviews du Saoudien, dont celle avec Peter Bergen, de CNN, en 1997. Instruite par la débâcle en Afghanistan, la stratégie de Souri s’appuie, elle, sur des individus ou de petites cellules qui pourraient se former et s’armer tout en restant indépendants. Seul moyen d’échapper à la surveillance et à la lutte antiterroriste. Pas d’organisation, pas de filière, pas de capture. Jeune Afrique
Fin 2004, à partir d’une critique de l’hypercentralisme d’Al-Qaeda et surtout de la stratégie du 11 Septembre, qu’il estime politiquement néfaste car elle a permis aux Etats-Unis de détruire en réaction l’infrastructure afghane de Ben Laden, Al-Souri a construit les bases de ce qui deviendra ultérieurement le soi-disant Etat islamique, la dawla [«Etat» en arabe], comme on dit dans la jihadosphère. Il prônait la multiplication d’actes terroristes de vie quotidienne à des fins de provocations récurrentes dans les sociétés européennes, perpétrés par des musulmans européens visant juifs, intellectuels «impies», musulmans «apostats» et manifestations sportives pour affoler les sociétés occidentales et les faire surréagir – c’est la vieille rengaine gauchiste «provocation-répression-solidarité». A quoi s’ajoute l’idée que les Etats ne seront pas capables d’y faire face, que ça fera monter l’extrême droite qui va brûler les mosquées… et que l’Europe s’effondrera, avant de passer sous domination islamiste. C’est le primat du «rhizome» de Deleuze sur le centralisme léniniste – Al-Souri a vécu et étudié en France dans les années 80 -, projeté à l’ère de YouTube et décliné dans la grammaire du jihad. Il n’y a plus de «donneur d’ordre» et «d’exécutants», comme à l’époque de Ben Laden. Tout est endoctrinement, entraînement militaire et mise en œuvre, avec une assez large marge d’initiative pour de petites cellules fortement idéologisées par «l’inspiration» – d’où le titre du magazine en ligne anglophone d’Al-Qaeda dans la péninsule arabique, Inspire. Quand l’Américano-Yéménite Aulaqi l’a créé, Al-Qaeda était encore le brand le plus célèbre du monde avec Coca. Aujourd’hui, c’est – plus ou moins – Daech. Mais ils ont un problème de label, entre Daech, Isis, Isil et Dawla, qui finira par nuire à leur recherche de notoriété. (…) L’Etat islamique a un territoire, à la différence d’Al-Qaeda. En Irak, il s’est greffé sur la revendication arabo-sunnite de créer un «Sunnistan», à cheval aussi sur la Syrie, et, en ce sens, il aspire des sunnites du monde entier qui viennent l’aider dans sa guerre tribale contre les chiites, les Kurdes, les alaouites, les chrétiens – avant d’être réinjectés, une fois aguerris, pour mener le jihad dans leur pays de départ. Il y a articulation entre les divers territoires du jihad, unifiés par le miroir du monde virtuel : le dialogue ahurissant des frères Kouachi, traqués dans l’imprimerie de Dammartin-en-Goële [Seine-et-Marne], en direct avec BFM TV est en ligne et sous-titré en arabe, à des fins d’édification et de prosélytisme, sur de nombreux sites islamistes du Moyen-Orient. (…) C’est un bricolage sophistiqué qui s’attaque à un symbole très fort : aux valeurs et à la culture de l’adversaire, avec pour message basique : «On a su vous détruire là où vous nous aviez offensés.» Dans la jihadosphère, de même que Merah a eu des milliers de «likes», il y a un certain nombre de gens qui rendent gloire aux trois «héros». Du reste, à la fin de sa vidéo, Coulibaly raconte qu’il est allé faire la tournée des mosquées pleines d’Ile-de-France, qu’il y a vu des milliers de jeunes gens en bonne santé et qu’ils doivent suivre son exemple. L’objectif est l’émulation. Mais est-ce que les terroristes potentiels vont bénéficier d’un effet «poisson dans l’eau» ou, au contraire, seront-ils identifiés, marginalisés et dénoncés comme ce fut le cas dans l’Hexagone lorsque la guerre civile algérienne y a débordé ? La réponse politique doit certainement recréer ces conditions. Dans la communication des autorités, il est fondamental de rappeler à l’ensemble de notre société que, parmi les victimes de prédilection des jihadistes, il y a aussi les musulmans désignés par eux comme «apostats», comme c’est le cas du brigadier Ahmed Merabet qui a été délibérément abattu à terre boulevard Richard-Lenoir. Et que la plupart des victimes de Daech sont des musulmans…(…) Comment retisser un lien social plus prégnant aujourd’hui, c’est toute la question. A la guerre que Daech tente de mener en Europe, il ne faut pas répondre par la guerre mais par des opérations de police efficientes et par l’éducation. Les retours mitigés sur la réaction de certains élèves à la minute de silence en mémoire des victimes en rappellent la nécessité. Se pose aussi en urgence absolue la question du monde carcéral, qui est aujourd’hui l’école supérieure du jihadisme en France, comme l’ont démontré les itinéraires de Chérif Kouachi et Amédy Coulibaly, devenus ce que nous avons vu à cause de leur fréquentation de l’idéologue jihadiste Djamel Beghal en prison, puis lorsqu’il était assigné à résidence au cœur de notre France rurale. Gilles Kepel
En décembre dernier, deux Somaliens ont été arrêtés à Bonn par les Allemands. Ils préparaient un attentat avec une bombe qui était parfaitement comparable à celles décrites dans Inspire. Inspire est la bible en matière de propagande djihadiste. Surtout, elle est conçue comme une vraie revue et on y trouve absolument tout: des conseils opérationnels, de la réflexion idéologique, des témoignages, des reportages… Inspire diffuse du savoir-faire à grande échelle, comme autant de bouteilles lancées à la mer. (…) Dans les années 1990, le GIA a revendiqué des “incivilités”, jusque dans l’est de la France. Yves Trotignon (Risk&Co)
Il y a plusieurs profils. Certains lecteurs s’intéressent surtout à l’aspect technique. Ils commentent les innovations et les astuces qui sont proposées dans la revue. D’autres se penchent plutôt sur l’aspect politique, idéologique. Les derniers enfin, les “théologistes”, étudient comment Inspire justifie par la religion l’action terroriste. Tout cela donne lieu, sur les forums, à de longs débats et les francophones suivent tout cela de près, malgré leur déception de ne pas voir développer une version dans leur langue, qui serait moins concentrée sur les Etats-Unis et plus sur la France. Mathieu Guidère
Interprétation religieuse, témoignages de djihadistes, conseils opérationnels et recettes de bombes faites maison, Inspire vous donne toutes les astuces pour devenir un bon terroriste. La revue, éditée par Aqpa, est téléchargeable tranquillement sur Internet… désignant désormais la France pour cible. Fabriquer une bombe dans la cuisine de maman, incendier une voiture sur un parking en dix étapes, accéder à des forums djihadistes en toute sécurité ou encore «tondre» les «mécréants» avec un pick-up Ford en guise d’engin de mort… ce sont quelques-unes des idées proposées par la revue Inspire pour semer la terreur en toute autonomie. Inspire est un magazine distribué sur Internet, éditée par al-Qaida dans la péninsule arabique (Aqpa) depuis l’été 2010. La revue, dont la maquette ferait pâlir certains canards français, est alors accueillie de manière partagée par la communauté djihadiste comme sécuritaire. Les uns et les autres accusent diverses organisations d’Etat d’avoir organisé un «hoax», une arnaque, pour repérer les internautes soutenant le djihad ou pour décrédibiliser la cause. Rapidement pourtant, l’authenticité de ce document sera admise par tous. Derrière, l’élite d’Aqpa est aux commandes d’un bel outil de propagande dont l’objectif principal est la radicalisation de potentiels terroristes occidentaux, qui pourraient organiser seuls leur propre projet d’attentat. Inspire a été lancé par Anwar al-Awlaki, surnommé le «Ben Laden d’Internet». L’homme est impliqué dans plusieurs grosses affaires d’attentats en Occident, de la radicalisation du major Nidal Malik Hasan, l’auteur de la tuerie sur la base militaire américaine de Fort Hood en novembre 2009; à celle d’Umar Farouk Abdulmutallab, l’auteur d’une tentative échouée d’attentat à coups de slip piégé sur le vol Amsterdam Detroit de Noël 2009. A ses côtés et à la plume dans Inspire, on trouve Adam Yahiye Gadahn, dit Adam l’Américain; Yahya Ibrahim, un prédicateur ayant séjourné au Canada; ou encore Samir Khan, un Américain qui a longtemps entretenu un blog appelant au djihad, depuis sa banlieue new-yorkaise. Beaucoup de ces propagandistes, dont al-Awlaki lui-même, ont été capturés ou tués par des tirs de drones ces dernières années. De plus jeunes, à la tête desquels Adam l’Américain, ont depuis pris le relais. Dans un anglais parfait, ils continuent d’offrir à un public anglophone toutes les cartes pour devenir un djihadiste convaincu et déterminé. Des conseils de fabrication de bombes, dans la rubrique «open source djihad», mais aussi toute l’interprétation idéologique et religieuse nécessaire à la justification des actes les plus graves, nourrissant une auto-radicalisation indispensable au passage à l’acte. Ce qui faisait rire dans un premier temps, n’amuse plus personne au sein de la communauté du renseignement. (…) Pour Aqpa, Inspire est en effet un modeste investissement. Si de telles revues existaient déjà en langue arabe, c’est la première fois qu’un magazine est intégralement écrit en anglais. Entre les différents articles, des affiches sur le modèle des publicités que l’on trouve dans nos revues appellent les musulmans vivant en Occident à soutenir et participer au djihad. Avec Inspire, kalachnikov et autres images épiques parlent à l’imaginaire d’un jeune qui aurait grandi dans un pays riche: le djihad est «cool». Sur Internet, chaque publication de la revue est largement commentée par les scientifiques et les analystes. Les candidats au djihad lisent-ils Inspire et y trouvent-ils des idées? Des exemplaires ont été retrouvés chez des suspects aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Suède ou encore au Pakistan. En France (…) c’est sur les forums djihadistes que l’on trouve des éléments sur la place que peut jouer Inspire dans la radicalisation de certains Français. Lors de la sortie de chaque numéro, les contenus d’Inspire y sont largement débattus. Les internautes les plus motivés s’appliquent même à traduire certains articles en français pour faciliter la lecture à ceux qui auraient été moins attentifs aux cours d’anglais au collège. (…) Inspire est téléchargé principalement en Grande-Bretagne, puis aux Etats-Unis, suivis ensuite par les pays nordiques (Suède, Danemark, Finlande) et l’Australie. Le contenu lui-même fait très largement référence à l’Amérique et à Obama, systématiquement désignés comme l’ennemi à abattre. Une ligne éditoriale qui pourrait cependant évoluer: dans le dernier numéro, paru fin février, la France devient une cible (…) menacée en vertu de son intervention au Mali (…) En conclusion de son article, il appelle «des dizaines de Mohammed Merah» à attaquer Paris. (dans)  la dernière livrée d’Inspire, il (…) est question de faire le djihad en s’attaquant aux voitures. Les auteurs proposent de repérer des parkings discrets pour y brûler des voitures. Ils suggèrent encore de poser des pièges sur les routes pour causer des accidents. L’objectif: semer la terreur… chez les compagnies d’assurance occidentales. Là aussi, la démarche peut paraître invraisemblable. Elle n’est pourtant pas nouvelle, nous explique Yves Trotignon:«Dans les années 1990, le GIA a revendiqué des “incivilités”, jusque dans l’est de la France. » (…) En octobre 2010, Aqpa va envoyer plusieurs imprimantes piégées via de simples colis UPS et FeDex, à destination des Etats-Unis. L’information arrive jusqu’aux services de renseignements qui vont fouiller tous les appareils passant par Dubaï, où un premier engin explosif est neutralisé. Le second sera retrouvé en Grande-Bretagne. Aqpa se fera un malin plaisir de présenter la facture détaillée de ce qu’ont coûté ces bombes dans un numéro spécial de sa revue qui titre en gros caractères, avec un avion UPS en fond: 4.200$. Le document explique intégralement la méthode et incite à la reproduire, causant pour cette modique somme des dépenses de sécurité modérées dans les pays visés. Cette recette aurait même inspiré d’autres apprentis terroristes… chez les anarchistes grecs. Alors que les fidèles d’al-Qaida testaient grandeur nature leurs imprimantes explosives, les Grecs de «Conspiration des cellules de feu» recyclaient la recette avec quelques paquets similaires, envoyés à Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Silvio Berluscioni à la fin 2010. Faut-il y voir un lien? Pour Mathieu Guidère, pas d’hésitation, «les djihadistes et les anarchistes sont les deux publics qui lisent Inspire pour y trouver des idées». Quant à empêcher la lecture d’Inspire, il semble difficile d’enrayer le mal. Après chaque publication, elle circule sur Internet très rapidement et reste facile à télécharger. Les services britanniques seraient à l’origine d’un bug qui avait empêché la lecture du tout premier numéro… mais celui-ci avait été immédiatement rediffusé par les auteurs. Des exemplaires d’Inspire ont même été retrouvés dans la prison de haute sécurité de Guantanamo. Les autorités américaines ont toujours refusé de dire dans quelle cellule. Mais l’information n’est pas rassurante, d’autant plus que l’un des chroniqueurs du magazine revendique d’écrire depuis ces geôles, symbole de la guerre de l’Amérique contre le terrorisme. Romain Mielcarek
A fiercely opinionated group, most are either pan-Arabists — nationalists of a leftist bent committed to the idea of a single nation across the many frontiers of the Arab world — or Islamists who draw their inspiration from the primacy of the Muslim faith in political life. Since their primary allegiance is to fellow Muslims, not Muslim states, Al Jazeera’s reporters and editors have no qualms about challenging the wisdom of today’s Arab rulers. Indeed, Al Jazeera has been rebuked by the governments of Libya and Tunisia for giving opposition leaders from those countries significant air time. Kuwait and Saudi Arabia, for their part, have complained about Al Jazeera’s extensive reporting on the misery of Iraqis living under sanctions. But the five-year-old station has refused to be reined in. The channel openly scorns the sycophantic tone of the state-run Arab media and the quiescence of the mainstream Arab press, both of which play down controversy and dissent. Compared with other Arab media outlets, Al Jazeera may be more independent — but it is also more inflammatory. For the dark side of the pan-Arab worldview is an aggressive mix of anti-Americanism and anti-Zionism, and these hostilities drive the station’s coverage, whether it is reporting on the upheaval in the West Bank or on the American raids on Kandahar. Although Al Jazeera has sometimes been hailed in the West for being an autonomous Arabic news outlet, it would be a mistake to call it a fair or responsible one. Day in and day out, Al Jazeera deliberately fans the flames of Muslim outrage. (…) What’s more, Al Jazeera is a crafty operation. In covering the intifada, its broadcasters perfected a sly game — namely, mimicking Western norms of journalistic fairness while pandering to pan-Arab sentiments. In a seemingly open-minded act, Al Jazeera broke with a widespread taboo of the Arab news media and interviewed Israeli journalists and officials, including Ehud Barak and Shimon Peres. Yet at the same time, it pressed on with unrelenting anti-Zionist reportage that contributed to further alienation between Israelis and Palestinians. What this means is that no matter how many Americans show up on Al Jazeera, the station will pursue its own oppositional agenda. Al Jazeera’s reporters see themselves as « anti-imperialists. » These men and women are convinced that the rulers of the Arab world have given in to American might; these are broadcasters who play to an Arab gallery whose political bitterness they share — and feed. In their eyes, it is an unjust, aggressive war they are covering in Afghanistan. Watching Al Jazeera makes all of this distressingly clear. Al Jazeera is on the ground in Afghanistan and reports the news up close. It is the only television news outlet with a bureau in Kabul. Alas, there is no skyline in the Afghan capital, no bright city lights that can illuminate America’s nighttime raids. What worked so well for CNN in Baghdad has been impossible for Al Jazeera in Kabul and Kandahar. Instead, Al Jazeera’s Afghanistan coverage supplies a pointed contrast between the high-tech foreign power, with its stealth planes and Tomahawk missiles, and the Taliban warriors, with their pickup trucks racing through stark, rubble-strewn landscapes. In its rough outlines, the message of Al Jazeera is similar to that of the Taliban: there is a huge technological imbalance between the antagonists, but the foreign power will nonetheless come to grief. (The channel’s slant is also apparent in tiny modulations of language. Its reporters in Kabul always note that they are reporting from the Islamic Emirate of Afghanistan — the Taliban’s official name for the country. Conversely, Washington’s campaign is being waged not against terror, but against « what it calls terror. » (…) Al Jazeera began broadcasting in October 1996. The preceding year, Sheik Hamad bin Khalifa al-Thani, the crown prince of Qatar, did a most un-Arab thing: he pulled off a palace coup, taking over the government from his father (who was vacationing in Europe at the time). The young ruler promptly announced a new order of things and set out to challenge Saudi primacy in the Gulf region. He hoped to underline his independence and give his small principality a voice in the world. The young emir had good timing. Soon after he ascended the throne, an Arabic television joint venture between the BBC and a Saudi concern, Orbit Communications, foundered over the BBC’s insistence on editorial independence. The Arab reporters and editors who worked on this failed venture were eager for a new opportunity. Qatar’s new emir gave them a new lease on life. With his fortune footing the bill, Al Jazeera was born. The emir’s child has grown quickly. Although it is by no means the biggest Arabic television channel, its reach is expanding. Al Jazeera now reaches viewers in more than 20 Arab countries, mostly through private satellite dishes, which have become tremendously popular in the Middle East. Dishes can be purchased there for less than $100, and tens of millions of Arab families now own them. They are as common in Cairo slums as they are in Dubai mansions. Al Jazeera beams its signal free of charge to most countries. Outside the Arab world, in countries like Great Britain, it is offered as part of a subscription service. In the United States, around 150,000 subscribers pay the Dish Network between $22.99 and $29.99 a month to receive Al Jazeera as part of a multichannel Arabic « package. » (…) Al Jazeera is the only Arab television station to have achieved global fame, but its status is inflated. The truth is, other Arab channels reach much wider audiences. The oldest, most successful of the pan-Arab satellite stations is the London-based Middle East Broadcasting Centre. The station is controlled by an in-law of King Fahd of Saudi Arabia. In addition to broadcasting the region’s most popular program, « Who Wants to Be a Millionaire » MBC has five news broadcasts of its own. MBC’s news programs come across as blandly professional. Compared to Al Jazeera, its reporters are staid, careful not to incur the wrath of Arab rulers or to challenge the established order. There is also the hugely popular Lebanese Broadcasting Corporation International. LBCI is loaded with entertainment programming, but it also regularly presents news. The news on LBCI, a privately owned station, also has a tepid feel. Syria dominates the Lebanese world, and its news broadcasts avoid broadcasting anything that would offend. Despite its comparatively small audience, Al Jazeera has received almost all of the Bush administration’s attention so far. The doors in official Washington have now opened before Al Jazeera’s reporters. Since Sept. 11, there have been interviews with Secretary of State Colin L. Powell, Secretary of Defense Donald Rumsfeld and National Security Adviser Condoleezza Rice. Surely, the emir of Qatar never imagined that the bet he took five years ago would be so amply rewarded. Al Jazeera still requires the emir’s subsidies, but the station’s heightened profile has brought it closer to solvency. Al Jazeera’s footage from Afghanistan, for example, has been sold to news outlets around the world, with individual clips selling for as much as $250,000. And earlier this fall, CNN and ABC made arrangements with Al Jazeera to broadcast the Arabic station’s exclusive video from Afghanistan. Al Jazeera’s defenders tend to applaud its independence from the censors who control state-sponsored outlets in the Arab world. For the Egyptian novelist Ahdaf Soueif, there is the pleasure of channel-hopping at 2 in the morning and hearing a television station breaking with the widespread censorship and silence of the Arab news media. « It provides the one window through which we breathe, » Soueif recently wrote of Al Jazeera. In one sense, Soueif is right: the Arab world needed to be challenged. This was a region where the official media, in August 1990, withheld news of Iraq’s conquest of Kuwait for three days. The pompous, sycophantic press in Arab countries — whose main function has been to report the comings and goings and utterances of the ruler of the land — has been dealt a major blow. For the first time, Arabs with a satellite dish now have access to uncensored news. Al Jazeera’s viewers see things that people of the region are clearly not meant to see. On Oct. 21, Al Jazeera offered silent footage of Bright Star, a joint Egyptian-American military exercise, off the coast of Egypt. It was a potent commentary on the stealth cooperation of the Egyptian military with the Pentagon. And despite the fact that its coverage of the intifada was horribly slanted, Al Jazeera should get some credit for being one of the few Arab TV stations to interview Israelis. That said, Al Jazeera’s virulent anti-American bias undercuts all of its virtues. It is, in the final analysis, a dangerous force. And it should treated as such by Washington. (…) Americans must accept that they are strangers in the Arab world. We can barely understand, let alone control, what Al Jazeera’s flak-jacketed reporters in Kabul and smooth anchorwomen in Doha are saying about us. An American leader being interviewed on Al Jazeera will hardly be able to grasp the insinuations, the hidden meanings, suggested by its hostile reporters. No matter how hard we try, we cannot beat Al Jazeera at its own game. But one thing is sure: there is no need to reward a channel that has made a name for itself through stridency and anti-Americanism. There is a war on the battlefield, and that is America’s to win. But the repair of the Arab political condition — and the weaning of the Arab world away from radicalism — is a burden, and a task, for the Arabs themselves. The only thing America can do is make sure that it never gives this radicalism — and its satellite channel — a helping hand. Fouad Ajami

Devinez qui avait aidé le théoricien du djihad à s’installer en Espagne ?

Après le dernier cas en date (attaque au couteau, travailleur clandestin de Transjordanie, dans un bus de Tel Aviv ce matin, avec les félicitations d’usage du régime terroriste du Hamas) de la stratégie djiahdiste de multiplication des attaques individuelles …

Et, suite aux massacres de Paris il y a deux semaines et aux révélations, dans le Canard enchainé de ce matin du contrôle routier raté de Coulibaly (voiture de location, permis non définitif, inscription au fichier terrorisme islamiste, quartier des Buttes Chaumont) …

Pendant qu’entre le véto annoncé d’un président américain pour toute sanction contre un pays ayant appelé explicitement au rayage de la carte d’un de ses voisins et l’auto-flagellation d’un premier ministre français accusant son propre pays d’apartheid contre les nouveaux damnés de la terre ou l’hallalisation, après les manuels de nos enfants, de nos cinémas et théâtres

Et qu’un magazine djiahdiste en ligne et en anglais, au titre on ne peut plus explicite (Inspire) mais pourtant pris à l’origine comme une parodie ou une manipulation de la CIA, appelle « des dizaines de Mohammed Merah » à attaquer Paris ….

Comment ne pas voir la véritable stratégie, fondée sur la simple émulation et le modèle gauchiste « provocation-répression-solidarité qu’évoquait récemment Gilles Kepel dans Libération, de « multiplication d’actes terroristes de vie quotidienne à des fins de provocations » pour « affoler les sociétés occidentales et les faire surréagir » ?

Mais aussi, bien plus subtilement et subversivement (y compris bientôt en français, s’il vous plait !) comme le rappelait dès le lendemain des attentats du 11 septembre l’islamologue libano-américain Fouad Ajami et sans parler de nos Charles Enderlin à nous, la véritable bible du djihad mondial …

A savoir, des financiers avérés même du PSG et du terrorisme qui continuent à avoir leurs entrées tant à Washington qu’à Londres ou Paris, la chaine satellitaire qatarie Al-Jazeera ?

What the Muslim World Is Watching

Fouad Ajami

The New York Times

November 18, 2001

Al Jazeera is not subtle television. Recently, during a lull in its nonstop coverage of the raids on Kabul and the street battles of Bethlehem, the Arabic-language satellite news station showed an odd but telling episode of its documentary program « Biography and Secrets. » The show’s subject was Ernesto (Che) Guevara. Presenting Che as a romantic, doomed hero, the documentary recounted the Marxist rebel’s last stand in the remote mountains of Bolivia, lingering mournfully over the details of his capture and execution. Even Che’s corpse received a lot of airtime; Al Jazeera loves grisly footage and is never shy about presenting graphic imagery.

The episode’s subject matter was, of course, allegorical. Before bin Laden, there was Guevara. Before Afghanistan, there was Bolivia. As for the show’s focus on C.I.A. operatives chasing Guevara into the mountains, this, too, was clearly meant to evoke the contemporary hunt for Osama, the Islamic rebel.

Al Jazeera, which claims a global audience of 35 million Arabic-speaking viewers, may not officially be the Osama bin Laden Channel — but he is clearly its star, as I learned during an extended viewing of the station’s programming in October. The channel’s graphics assign him a lead role: there is bin Laden seated on a mat, his submachine gun on his lap; there is bin Laden on horseback in Afghanistan, the brave knight of the Arab world. A huge, glamorous poster of bin Laden’s silhouette hangs in the background of the main studio set at Al Jazeera’s headquarters in Doha, the capital city of Qatar.

On Al Jazeera (which means « the Peninsula »), the Hollywoodization of news is indulged with an abandon that would make the Fox News Channel blush. The channel’s promos are particularly shameless. One clip juxtaposes a scowling George Bush with a poised, almost dreamy bin Laden; between them is an image of the World Trade Center engulfed in flames. Another promo opens with a glittering shot of the Dome of the Rock. What follows is a feverish montage: a crowd of Israeli settlers dance with unfurled flags; an Israeli soldier fires his rifle; a group of Palestinians display Israeli bullet shells; a Palestinian woman wails; a wounded Arab child lies on a bed. In the climactic image, Palestinian boys carry a banner decrying the shame of the Arab world’s silence.

Al Jazeera’s reporters are similarly adept at riling up the viewer. A fiercely opinionated group, most are either pan-Arabists — nationalists of a leftist bent committed to the idea of a single nation across the many frontiers of the Arab world — or Islamists who draw their inspiration from the primacy of the Muslim faith in political life. Since their primary allegiance is to fellow Muslims, not Muslim states, Al Jazeera’s reporters and editors have no qualms about challenging the wisdom of today’s Arab rulers. Indeed, Al Jazeera has been rebuked by the governments of Libya and Tunisia for giving opposition leaders from those countries significant air time. Kuwait and Saudi Arabia, for their part, have complained about Al Jazeera’s extensive reporting on the misery of Iraqis living under sanctions. But the five-year-old station has refused to be reined in. The channel openly scorns the sycophantic tone of the state-run Arab media and the quiescence of the mainstream Arab press, both of which play down controversy and dissent.

Compared with other Arab media outlets, Al Jazeera may be more independent — but it is also more inflammatory. For the dark side of the pan-Arab worldview is an aggressive mix of anti-Americanism and anti-Zionism, and these hostilities drive the station’s coverage, whether it is reporting on the upheaval in the West Bank or on the American raids on Kandahar. Although Al Jazeera has sometimes been hailed in the West for being an autonomous Arabic news outlet, it would be a mistake to call it a fair or responsible one. Day in and day out, Al Jazeera deliberately fans the flames of Muslim outrage.

Consider how Al Jazeera covered the second intifada, which erupted in September 2000. The story was a godsend for the station; masked Palestinian boys aiming slingshots and stones at Israeli soldiers made for constantly compelling television. The station’s coverage of the crisis barely feigned neutrality. The men and women who reported from Israel and Gaza kept careful count of the « martyrs. » The channel’s policy was firm: Palestinians who fell to Israeli gunfire were martyrs; Israelis killed by Palestinians were Israelis killed by Palestinians. Al Jazeera’s reporters exalted the « children of the stones, » giving them the same amount of coverage that MSNBC gave to Monica Lewinsky. The station played and replayed the heart-rending footage of 12-year-old Muhammed al-Durra, who was shot in Gaza and died in his father’s arms. The images’ ceaseless repetition signaled the arrival of a new, sensational breed of Arab journalism. Even some Palestinians questioned the opportunistic way Al Jazeera handled the tragic incident. But the channel savored the publicity and the controversy all the same.

Since Sept. 11, I discovered, Al Jazeera has become only more incendiary. The channel’s seething dispatches from the « streets of Kabul » or the « streets of Baghdad » emphasize anti-American feeling. The channel’s numerous call-in shows welcome viewers to express opinions that in the United States would be considered hate speech. And, of course, there is the matter of Al Jazeera’s « exclusive » bin Laden videotapes. On Oct. 7, Al Jazeera broadcast a chilling message from bin Laden that Al Qaeda had delivered to its Kabul bureau. Dressed in a camouflage jacket over a traditional thoub, bin Laden spoke in ornate Arabic, claiming that the terror attacks of Sept. 11 should be applauded by Muslims. It was a riveting performance — one that was repeated on Nov. 3, when another bin Laden speech aired in full on the station. And just over a week ago, Al Jazeera broadcast a third Al Qaeda tape, this one showcasing the military skills of four young men who were said to be bin Laden’s own sons.

The problem of Al Jazeera’s role in the current crisis is one that the White House has been trying to solve. Indeed, the Bush administration has lately been expressing its desire to win the « war of ideas, » to capture the Muslim world’s intellectual sympathy and make it see the war against bin Laden as a just cause. There has been talk of showing American-government-sponsored commercials on Al Jazeera. And top American officials have begun appearing on the station’s talk shows. But my viewing suggests that it won’t be easy to dampen the fiery tone of Al Jazeera. The enmity runs too deep.

Indeed, the truth is that a foreign power can’t easily win a « war of ideas » in the Muslim world. Sure, we can establish « coalition information centers » — as the administration has in Washington, London and Islamabad — and dispatch our diplomats on « listening tours. » We can give Al Jazeera extended access to the highest American officials and hope that these leaders will make an impression on Arab viewers. But anti-Americanism is a potent force that cannot be readily dissolved.

What’s more, Al Jazeera is a crafty operation. In covering the intifada, its broadcasters perfected a sly game — namely, mimicking Western norms of journalistic fairness while pandering to pan-Arab sentiments. In a seemingly open-minded act, Al Jazeera broke with a widespread taboo of the Arab news media and interviewed Israeli journalists and officials, including Ehud Barak and Shimon Peres. Yet at the same time, it pressed on with unrelenting anti-Zionist reportage that contributed to further alienation between Israelis and Palestinians.

What this means is that no matter how many Americans show up on Al Jazeera, the station will pursue its own oppositional agenda. Al Jazeera’s reporters see themselves as « anti-imperialists. » These men and women are convinced that the rulers of the Arab world have given in to American might; these are broadcasters who play to an Arab gallery whose political bitterness they share — and feed. In their eyes, it is an unjust, aggressive war they are covering in Afghanistan. Watching Al Jazeera makes all of this distressingly clear.

l Jazeera is on the ground in Afghanistan and reports the news up close. It is the only television news outlet with a bureau in Kabul. Alas, there is no skyline in the Afghan capital, no bright city lights that can illuminate America’s nighttime raids. What worked so well for CNN in Baghdad has been impossible for Al Jazeera in Kabul and Kandahar. Instead, Al Jazeera’s Afghanistan coverage supplies a pointed contrast between the high-tech foreign power, with its stealth planes and Tomahawk missiles, and the Taliban warriors, with their pickup trucks racing through stark, rubble-strewn landscapes.

In its rough outlines, the message of Al Jazeera is similar to that of the Taliban: there is a huge technological imbalance between the antagonists, but the foreign power will nonetheless come to grief.

In some videotape shown on Oct. 22, a band of Taliban warriors displayed what they claimed to be the wreckage of the second American helicopter they said they had downed. There was twisted steel with American markings shown in close-up. In an interview, a Taliban soldier said triumphantly that after the first helicopter had been hit, the second came in for support and rescue, and the Taliban soldiers downed it as well. There was blood, he said, at the scene of the wreckage — and added that a search was under way for the « remains » of the American crews. A stylish warrior of the Taliban with a bright blue turban, the soldier spoke to the camera with great confidence and defiance. America’s cruise missiles and bombs would not defeat the Taliban, he promised: « If these Americans were men, they would come here and fight on the ground. We would do to them what we did to the British and the Russians. » Another warrior spoke with similar certainty. « God Almighty will grant us victory, » he promised.

Al Jazeera’s report was presented entirely from the Taliban’s point of view. No doubts were expressed about the validity of the Taliban’s military boasts — including one soldier’s claim that the steel from the American helicopters would immediately be sold off as scrap metal. The Western news media presented the same story rather differently. In addition to presenting the Taliban’s claims, CNN noted a strong American denial. In the case of one helicopter, the Pentagon claimed that only the landing gear of a CH-47 had been sheared off, after its pilot flew too close to a ground barrier. And a helicopter that did crash, the Pentagon claimed, did so because of a mechanical malfunction — not Taliban gunfire.

A report on Oct. 30 by Al Jazeera’s main man in Kabul, Tayseer Allouni, similarly underscored the ideological preference of the station’s reporters. « The American planes have resumed their heavy bombing of Kabul, causing massive destruction of the infrastructure of the country, » Allouni reported as his camera surveyed unrelieved scenes of wreckage and waste. Although Al Jazeera’s images revealed a few craters in the street, much of the devastation appeared to be unrelated to American bombs — potholes, a junkyard with discarded shells of cars. Noting that Kabul’s notoriously decayed « roads had not been spared, » Allouni then offered a wistful tribute to the Taliban’s public-works efforts. « It appears that all the labors that had been made by the Taliban government prior to the outbreak of the war to repair the roads, » he said sadly, « have scattered to the wind. »

As Allouni presented it, there appeared to be nobody in Kabul who supported America’s campaign to unseat the Taliban. A man in a telephone booth, wearing a traditional white cap, offered a scripted-sounding lament that even Kabul’s telephone lines had been destroyed. « We have lost so much, » he said, « because of the American bombing. » Allouni then closed his survey with gruesome images of wounded Afghans. The camera zoomed in on an old man lying on his back, his beard crusted with blood; this was followed by the image of a heavily bandaged child who looked propped up, as if to face the camera. The parting shot was an awful close-up of a wounded child’s face.

The channel’s slant is also apparent in tiny modulations of language. Its reporters in Kabul always note that they are reporting from the Islamic Emirate of Afghanistan — the Taliban’s official name for the country. Conversely, Washington’s campaign is being waged not against terror, but against « what it calls terror. »

Al Jazeera has a regular feature in which it briefly replays historical scenes and events that took place on that calendar day. On Oct. 23, the choice was an event that had taken place 18 years earlier. On that very day in 1983, a young man in a Mercedes truck loaded with TNT struck the Marine barracks in Beirut, killing 241 Americans. The segment revisited the horror of that day — the wailing of the wounded, the soot and ruin everywhere. The images were far more horrible than any I had ever seen of the tragedy. There was no sympathy in the narration, and a feeling of indifference, even menace, hung over this dark moment of remembrance. The message was clear: the Middle East was, and is, a region of heartbreak for the foreign power.

Al Jazeera loves the « Pakistani street » as much as it loves the « Afghan street. » In its telling, the Pakistani street is forever on the boil, with « huge throngs » in Rawalpindi and Peshawar and Islamabad. One crowd in Rawalpindi was said to be particularly frenzied. Protesters angrily waved signs, some of them in English: « Afghanistan is in need of reconstruction not destruction. » Anti-American demonstrations are, of course, eagerly covered by the Western news media as well. But by television standards, the Al Jazeera video was notably extended — close to a minute long. In the clip, Islamist leaders prophesied calamity for the military ruler Pervez Musharraf. The crowd was dressed in South Asian white against the glare of the sun, and its rage seemed overwhelming. Looking at all those angry faces, it was easy to forget that General Musharraf, the ruler of Pakistan, was holding back the tide of anger in his country. The clip reached its maximum intensity when the crowd displayed an effigy of George Bush with a cardboard photo of his face. The protesters spat at the cutout, went at it with shoes. They pounded the American president to a pulp. It was a spectacle tailor-made for Al Jazeera.

l Jazeera began broadcasting in October 1996. The preceding year, Sheik Hamad bin Khalifa al-Thani, the crown prince of Qatar, did a most un-Arab thing: he pulled off a palace coup, taking over the government from his father (who was vacationing in Europe at the time). The young ruler promptly announced a new order of things and set out to challenge Saudi primacy in the Gulf region. He hoped to underline his independence and give his small principality a voice in the world.

The young emir had good timing. Soon after he ascended the throne, an Arabic television joint venture between the BBC and a Saudi concern, Orbit Communications, foundered over the BBC’s insistence on editorial independence. The Arab reporters and editors who worked on this failed venture were eager for a new opportunity. Qatar’s new emir gave them a new lease on life. With his fortune footing the bill, Al Jazeera was born.

The emir’s child has grown quickly. Although it is by no means the biggest Arabic television channel, its reach is expanding. Al Jazeera now reaches viewers in more than 20 Arab countries, mostly through private satellite dishes, which have become tremendously popular in the Middle East. Dishes can be purchased there for less than $100, and tens of millions of Arab families now own them. They are as common in Cairo slums as they are in Dubai mansions. Al Jazeera beams its signal free of charge to most countries. Outside the Arab world, in countries like Great Britain, it is offered as part of a subscription service. In the United States, around 150,000 subscribers pay the Dish Network between $22.99 and $29.99 a month to receive Al Jazeera as part of a multichannel Arabic « package. »

Like America’s own 24-hour news outlets, Al Jazeera is a repetitive affair. As with CNN, it is easy to see its luster withering away in a time of peace and normalcy. There are steady news updates throughout the day. (It is always daytime on Al Jazeera, which announces its coming schedule in Mecca time, Greenwich Mean Time and New York time.) There is a financial broadcast of the standard variety — filmed out of London, with a source checking in from the floor of the New York Stock Exchange. Sports (soccer for the most part) gets its own regular report. There is a survey of the world press and a show dedicated to the secrets of the cinema. Oddly for a passionately pan-Arab channel, the station broadcasts dubbed programs bought from old American libraries: a wildlife documentary, a history of French art.

There is little coherence to Al Jazeera’s scheduling — segments about the American bombs in Kabul and the Israeli tanks in the streets of the West Bank alternate with quaint reports on life in Silicon Valley and the patterns of energy consumption in American cities. The end result has a hectic yet anonymous feel. Al Jazeera is not a star-driven channel; no particular anchor dominates it. It’s the BBC pattern, reporter driven, with a succession of reporters and anchors drawn from different Arab lands.

The pride of Al Jazeera lies, without a doubt, in its heavily promoted talk shows, like « Without Borders, » « Opinion and the Other Opinion » and « The Opposite Direction. » One enormously popular program in this genre is « Al-Sharia wa al-Hayat, » or « Islamic Law and Life. » The program, which is full of belligerent piety and religious zeal, appears every Sunday evening at 9:05, Mecca time. It is structured somewhat like « Larry King Live »; an interview with a guest is followed by questions and comments from viewers.

One recent evening, the guest of the program was Sheik Muhammad Ibrahim Hassan, a young Islamic preacher. A large man with a bushy jet-black beard, he was dressed in a white thoub and a loose white kaffiyeh without a headband — an exaggerated Islamist fantasy of what Muslims in seventh-century Arabia looked like. Hassan was interviewed by Hasib Maher, a young, polite Al Jazeera anchorman in suit and tie.

Hassan was fierce; it was easy to imagine him inciting a crowd. He had the verbal skills and eloquence of his homeland. (Egyptians are the people of the spoken and written word in the Arab world; the Gulfies are its silent types.) Hassan knew the sacred scripture by heart: he knew the Sira — the life and the example — of the Prophet Muhammad; he knew the Hadith, the sayings attributed to the Prophet. He tackled the questions thrown at him with gusto.

Al Jazeera’s anchorman asked Hassan about a fatwa issued by a number of religious scholars that ruled that American Muslims were bound to fight under the flag of their country, even if this meant going to war against fellow Muslims. Hassan would have none of this fatwa. « This puzzles the believer, » he said. « I say that the Prophet, peace be upon him, said that the Muslim is the brother of every other Muslim. He can’t oppress his brother Muslim or bring about his surrender or abandon him to non-Muslims. Come to your brother’s aid whether he be oppressor or oppressed, the Prophet taught us. No one can deny that our brothers in Afghanistan are among the oppressed. »

Hassan really knew how to milk the medium. In an extended monologue, he declared that the Islamic community, the pan-national umma, was threatened everywhere — in Palestine, Iraq, Chechnya, Kashmir, Afghanistan, the Philippines. The umma, he said forcefully, should know its pain and heal its wounds. Then he did something you never see on « Hardball »: he broke into free-flowing verse. There was no shred of paper in front of him; this was rote learning and memorization:
Oh Muslims, we have been dying for centuries
What are we in this world? . . .
We are bloodied corpses,
And our blood is being shed.
Oh the honor of Islam,
How that honor is being violated. . . .
We strayed from the faith,
And the world darkened for us.
If the root dies,
The branches and the leaves will die.

Hassan now owned his airwave pulpit. He was in full flight. A look of awe stole upon the anchorman’s face. The anchorman queried Hassan about the attacks of Sept. 11: Did they implicate Islam and Muslims in any way? The preacher answered in his own way. « Oppression always leads to an explosion! » he said angrily. « Under the cover of the new world order, Muslims in Chechnya and Iraq have been brutalized. . . . Any Muslim on the face of the earth who bears faith in God and his Prophet feels oppression today. If a believer feels oppression and thinks that no one listens to him and that power respects only the mighty, that believer could be provoked to violent deeds. We saw things — horrors — in Bosnia that would make young people turn old. . . . Where were the big powers and the coalitions and the international organizations then? Where are they now, given what is going on in Palestine? The satellite channels have spread everywhere a knowledge of this oppression. »

Hassan then answered an e-mail message from a viewer. « Should we turn the other cheek, as Christ advised? » the viewer asked. « No, I say, » Hassan replied. « The Islamic umma must come to the rescue of the oppressed! »

This was soon followed by a call from a Palestinian viewer, Shaker Abdulaziz. He greeted Hassan and the host, wished them God’s peace and mercy, then delivered an angry prose poem. « The wolf, » he said, « should not be blamed if the shepherd is an enemy of his own flock! I saw the people, evildoers living next to evildoers, befriending the wolf and weeping with the shepherd. » Abdulaziz was speaking in code, but Al Jazeera’s viewers would understand his message: the false, treacherous shepherds were, of course, those Arab rulers who had betrayed their peoples and befriended the wolves of the West.

« I greet you from the Dome of the Rock, » Abdulaziz said. « A people are being slaughtered, liquidated and trampled upon. Where are the Arab rulers and armies? They do nothing! » Abdulaziz’s wrath grew stronger. He challenged the show’s guest preacher directly. « Is it not time for Sheik Hassan to call from this pulpit upon the Arab peoples to rebel, trample their rulers and replace them with a just ruler and the rule of the Islamic state? »

Maher, the smooth anchorman, did not challenge his guest’s assertions. He did not mention, for instance, that the West had come to the defense of Muslims in Kosovo. He simply moved on.

Next, a viewer named Hazem Shami — from Denmark, of all places — came on the line. « Peace be upon you, » he began. « The insistence of the colonizing nations, with America as their leader, on tying Islam to terrorism is merely due to the fact that America considers Islam as the sole obstacle to its hegemony over the Islamic world. Even though Islam is a message of peace and mercy, it still refuses the hegemony of the kuffar (infidels) over the Muslims in all matters — cultural, economic, military. Muslims should unite their countries in one Islamic state. Islam is the only challenge to world capitalism, the only hope after a black capitalist century. »

The man in Denmark had posed no question, but Hassan nonetheless took his bait. « The Jews are the ones responsible for spreading this hostile view of Islam, » the preacher explained. « The Jews dominate the Western media, and they feed the decision-makers this distorted view of Islam. No sooner did the attacks in America take place, the Jews came forth accusing the Muslims, without evidence, without proof. »

It was strange hearing this unyielding view of the faith and this talk of « infidels » coming from a man in Denmark. Islam, once a religion of Africa and Asia, had migrated across the globe; it had become part of Western European and North American life. But in bilad al-Kufr (« the lands of unbelief »), it had grown anxious. The caller lived in Western Europe, but the tranquil Danish world had not seeped into him. He had come to this satellite program, to this preacher, like some emissary of war. In close proximity to modern liberties, he had drawn back and, through Al Jazeera, sought the simplifications and certainties of extreme faith.

ne of Al Jazeera’s most heavily promoted talk shows right now is called « The First of the Century’s Wars, » in homage to the battle in Afghanistan. A recent episode featured three guests — one in Washington, one in London and one in the Doha studio. Demure at first glance, Montaha al Ramhi, the anchorwoman who led the discussion, is a woman of will and political preference. She was dressed on this day in the Hillary Clinton style: an orange blouse under a black suit-jacket. I could not make out her exact nationality in the Arab world; her accent didn’t give her away.

Ramhi’s subject for the evening was Osama bin Laden, and the responses of the Arab world to his message. Does bin Laden represent the sentiments of the Arabs, she asked, or is he a « legend » that the West has exaggerated? There would be her guest panelists, she announced, and there would be reports from the field, from the « streets » of the Arab world. The guest in Doha was a Palestinian writer and analyst by the name of Fayez Rashid; the guest in London was Hafez Karmi, director of the Mayfair Islamic Center; the third pundit was Shafeeq Ghabra, a liberal Kuwaiti political scientist who currently lives in Washington.

Karmi, a large man with a close-cropped beard, was dressed in a shiny silk suit, matched by a shiny tie. He had the exile’s emphatic politics, and he had the faith. Ghabra had his work cut out for him. Indeed, as soon as Rashid launched his first salvo, it became clear that Ghabra was to be a mere foil for an evening of boisterous anti-Americanism.

« He is a celebrated resister, » Rashid said of bin Laden. « The U.S. was looking for an enemy, and bin Laden had supplied it with the enemy it needed. He is an Arab symbol of the fight against American oppression, against Israeli oppression. . . . The U.S. had exaggerated Osama bin Laden’s threat. This is the American way: it was done earlier in the case of Iraq when the power of the Iraqi Army was exaggerated before it was destroyed. . . . Now the Americans want to kill bin Laden to defeat this newest Arab symbol. »

When Ghabra spoke, he offered a cautionary refrain. A new international order, he said, was emerging out of the wreckage of Sept. 11. « The world is being reshaped, » he said. He warned against allowing the « Arab street » to dictate policy. Surely, he said, one wanted leadership and judgment from the Arab world, lest it be further marginalized and left out of the order of nations.

For Karmi, however, Osama bin Laden was a « struggler in the path of God. » There was no proof, he added, that Osama bin Laden was responsible for the events of Sept. 11; he was merely a man who cared about the rights of Muslims. He asked and answered his own question: Why did the « Arab Afghans » — by which he meant the Arab volunteers who had gone to Afghanistan in the 1980’s to fight the Soviet Union — turn their wrath against the United States? « They have been made angry that the enemies are inside the Arab world, » he said, echoing bin Laden’s Oct. 7 videotape. « By its presence in the Arabian Peninsula, or in Palestine through its unlimited support for the killing of Palestinians, America has brought this anger on itself! »

Rashid, the guest in Doha, offered further absolution for bin Laden. The man, he argued, was just « part of the Arab anger in the face of American arrogance. »

The show paused for a commercial break. One ad offered a striking counterpoint to the furious anti-Westernism of the call-in program. It was for Hugo Boss « Deep Red » perfume. A willowy Western woman in leather pants strode toward a half-naked young man sprawled on a bed. « Your fragrance, your rules, Hugo Deep Red, » the Arabic voiceover intoned. I imagined the young men in Arab-Muslim cities watching this. In the culture where the commercial was made, it was nothing unusual. But on those other shores, this ad threw into the air insinuations about the liberties of the West — the kind of liberties that can never be had by the thwarted youths of the Islamic world.

Back on the air, Shafeeq Ghabra made his sharpest intervention of the program: There was a « democratic deficit » in the Arab world, he argued. « But if a Saudi citizen had to choose between bin Laden and King Fahd, he should choose King Fahd. Bin Laden has not come forth bearing a democratic project, or a new project to improve the condition of women, or to repair our educational system. What he proposes is a Talibanist project, which would be a calamity for the Arab people. »

Ramhi, the anchorwoman, interrupted him, talking over his voice. « Someone has to say to the United States, this is a red line! » she shouted. « Here and no more, in Palestine and Iraq, in other Arab realms! »

Ramhi soon cut off the discussion and segued to a taped segment from Egypt. The report, a Cairo street scene, was full of anti-Americanism. « Any young Muslim would be proud to be Osama bin Laden, » one young man said. « America is the maker of terrorism, » another asserted, « and it is now tasting its own medicine. » There was authenticity in this rage; it was unrehearsed and unprompted. The segment went on at some length.

Afterward, Ramhi admitted that there was a « minority opinion » to be found in Egypt. She cut to the brief comments of a quiet man, in a white shirt and tie, in the midst of a crowd. He was eager to exonerate his faith. « I am a good Muslim, » he said, « and Islam does not permit the killing of noncombatants. Islam could never countenance the killing of civilians. »

This dissent was immediately followed, however, by more belligerence. Men clamored for the « evidence, » insisting there was no proof of bin Laden’s guilt. And there was the unsettling verdict of the sole « woman on the street » interviewed. The young woman had a certain fundamentalist chic — a colored head scarf arranged with flair and a confident way about her. She spoke of bin Laden with unadorned admiration. « Bin Laden is the only personality who is doing the right thing at this time, » she said. « He is trying to awaken them from their slumber! »

Al Jazeera is the only Arab television station to have achieved global fame, but its status is inflated. The truth is, other Arab channels reach much wider audiences. The oldest, most successful of the pan-Arab satellite stations is the London-based Middle East Broadcasting Centre. The station is controlled by an in-law of King Fahd of Saudi Arabia. In addition to broadcasting the region’s most popular program, « Who Wants to Be a Millionaire » MBC has five news broadcasts of its own. MBC’s news programs come across as blandly professional. Compared to Al Jazeera, its reporters are staid, careful not to incur the wrath of Arab rulers or to challenge the established order. There is also the hugely popular Lebanese Broadcasting Corporation International. LBCI is loaded with entertainment programming, but it also regularly presents news. The news on LBCI, a privately owned station, also has a tepid feel. Syria dominates the Lebanese world, and its news broadcasts avoid broadcasting anything that would offend.

Despite its comparatively small audience, Al Jazeera has received almost all of the Bush administration’s attention so far. The doors in official Washington have now opened before Al Jazeera’s reporters. Since Sept. 11, there have been interviews with Secretary of State Colin L. Powell, Secretary of Defense Donald Rumsfeld and National Security Adviser Condoleezza Rice.

Surely, the emir of Qatar never imagined that the bet he took five years ago would be so amply rewarded. Al Jazeera still requires the emir’s subsidies, but the station’s heightened profile has brought it closer to solvency. Al Jazeera’s footage from Afghanistan, for example, has been sold to news outlets around the world, with individual clips selling for as much as $250,000. And earlier this fall, CNN and ABC made arrangements with Al Jazeera to broadcast the Arabic station’s exclusive video from Afghanistan.

Al Jazeera’s defenders tend to applaud its independence from the censors who control state-sponsored outlets in the Arab world. For the Egyptian novelist Ahdaf Soueif, there is the pleasure of channel-hopping at 2 in the morning and hearing a television station breaking with the widespread censorship and silence of the Arab news media. « It provides the one window through which we breathe, » Soueif recently wrote of Al Jazeera.

In one sense, Soueif is right: the Arab world needed to be challenged. This was a region where the official media, in August 1990, withheld news of Iraq’s conquest of Kuwait for three days. The pompous, sycophantic press in Arab countries — whose main function has been to report the comings and goings and utterances of the ruler of the land — has been dealt a major blow. For the first time, Arabs with a satellite dish now have access to uncensored news.

Al Jazeera’s viewers see things that people of the region are clearly not meant to see. On Oct. 21, Al Jazeera offered silent footage of Bright Star, a joint Egyptian-American military exercise, off the coast of Egypt. It was a potent commentary on the stealth cooperation of the Egyptian military with the Pentagon. And despite the fact that its coverage of the intifada was horribly slanted, Al Jazeera should get some credit for being one of the few Arab TV stations to interview Israelis.

That said, Al Jazeera’s virulent anti-American bias undercuts all of its virtues. It is, in the final analysis, a dangerous force. And it should treated as such by Washington.

A Madison Avenue advertising executive, Charlotte Beers, has been newly designated the under secretary of state for public diplomacy and public affairs. The aim is to win the propaganda war, or the battle of public diplomacy in the Muslim world. She has her work cut out for her. The Bush administration is eager to explain America’s war, eager for the Arabs and the Pakistanis to accept the justness of its military actions. But how can it possibly expect to persuade the reporters at Al Jazeera to change their deep-seated view of this conflict? It would therefore be folly for America’s leaders to spend too much energy trying to moderate Al Jazeera. It would be counterproductive to give Al Jazeera’s editors and reporters a special claim on the time of senior American officials.

There is a better strategy available to Washington. Instead of focusing on Al Jazeera, the White House could grant « pool interviews » to a large number of Arab stations. It could give the less inflammatory satellite stations, like MBC and LBCI, as much attention as Al Jazeera. Or, indeed, it could give them more. After all, MBC has a bigger audience; shouldn’t it have a bigger influence, too? Why not give MBC the scoop of an interview with President Bush? Why not give LBCI some exclusive access to White House officials?

Americans must accept that they are strangers in the Arab world. We can barely understand, let alone control, what Al Jazeera’s flak-jacketed reporters in Kabul and smooth anchorwomen in Doha are saying about us. An American leader being interviewed on Al Jazeera will hardly be able to grasp the insinuations, the hidden meanings, suggested by its hostile reporters. No matter how hard we try, we cannot beat Al Jazeera at its own game. But one thing is sure: there is no need to reward a channel that has made a name for itself through stridency and anti-Americanism.

There is a war on the battlefield, and that is America’s to win. But the repair of the Arab political condition — and the weaning of the Arab world away from radicalism — is a burden, and a task, for the Arabs themselves. The only thing America can do is make sure that it never gives this radicalism — and its satellite channel — a helping hand.

Fouad Ajami, professor of Middle Eastern studies at the School of Advanced International Studies at Johns Hopkins University, is the author most recently of  »The Dream Palace of the Arabs. »

Voir aussi:

When a reporter got too close to the story
Al-Jazeera journalist Taysir Alouni was jailed by a Spanish court last week after being found guilty of collaborating with al-Qaida. Is he a terrorist sympathiser or just very good at his job?

Giles Tremlett in Madrid

The Guardian

3 October 2005

It was a scoop of truly global proportions. Just a few weeks after al-Qaida redefined the world news agenda for a generation of journalists by attacking New York and Washington on September 11 2001, television reporter Taysir Alouni interviewed the planet’s most wanted man, Osama bin Laden.

« The battle has moved to inside America. We will continue this battle, God permitting, until victory or until we meet God, » Bin Laden warned him during an hour-long, recorded chat inside a tent.

Last week, however, it was looking like a scoop too far. Former al-Jazeera television correspondent Alouni was sent to jail for seven years by a Spanish court that deemed he had not just cultivated al-Qaida contacts as he pursued Bin Laden, but had actively collaborated with them.

His meteoric career as a star war correspondent for what has fast become one of the world’s most famous television news stations has been cut short.

« He was found guilty of doing his job. It was because of that Bin Laden interview, » his wife Fatima al-Zahra said after the verdict. She will now appeal on behalf of the 50-year-old Syrian-born reporter, while facing several years looking after their five children on her own.

The Bin Laden interview was not, in fact, the direct reason for the court’s verdict. But it was mentioned in a judgment that contained what was, according to whom you speak, either a frontal assault on journalism or a warning that not everything goes when it comes to chasing a world exclusive.

« Journalistic truth, like all other truths, cannot be obtained at any price, » the 450-page judgment read. « Taysir Alouni committed the wrongdoing of collaborating with a terrorist group and, for that, he must now pay. »

« This whole trial was, from the very beginning, politically motivated, » al-Jazeera chief editor Ahmed Sheikh says. « It is a precedent that is very negative for all of us in the media. It makes our lives much more difficult. If these charges had been brought in an English court, the judge would have surely thrown them in the dustbin. The court violated a legal principle in interpreting the principle of doubt not as in favour of the defendant but against him. »

Alouni’s relationship with al-Qaida, however, started well before he began working with al-Jazeera, according to the judgment. A trained economist, he moved to Spain in the 80s, teaching Arabic and doing various other jobs before ending up as a translator for Spain’s EFE news agency.

While there he met some of the people who, many years later in Madrid, would be his co-defendants in Europe’s biggest-ever al-Qaida trial. He also met the senior al-Qaida figures who would not just influence his future career as a journalist, but also be his eventual nemesis.

In 2000 his career leapt forward when he was appointed to open and then run a Kabul bureau for al-Jazeera, while Afghanistan was governed by the Taliban regime. It was a big step for Alouni.

« I still remember when I went with him to Kabul to open the bureau. It was his first appearance in television journalism. I was there helping show him how to do it in front of a camera, how to edit a story, to cut it and deliver it, » Sheikh says. « He just mastered the whole thing very quickly. He was a very good journalist – dedicated, balanced, with integrity and honour. »

In Kabul, apart from interviewing Bin Laden, he was the first to show damage caused to civilian targets by American bombs. « He was able to capture images of civilian victims in the destitute villages of Afghanistan and the miserable streets of Kabul, » the al-Jazeera website that campaigns for his release says. « His coverage triggered international outrage over the US action in Afghanistan. »

Shortly after he fled the city, as the Northern Alliance entered Kabul, a US bomb destroyed his bureau. He himself was set upon by unknown attackers as he witnessed things he refuses to talk about. « Scenes that, I’m sorry, I could not describe to anybody, » he once said.

Al-Jazeera was impressed. When war broke out in Iraq, he was sent to cover it. Authorities on both sides disliked him. Saddam Hussein ordered his expulsion. Then the Americans again attacked the al-Jazeera bureau, killing a staffer. A vast network of al-Jazeera helpers around the country allowed him to stay ahead of others in reporting the war. « The American troops didn’t like us because we contradicted through images and words what the Americans said, » he explained afterwards.

Crucial to Alouni’s early successes, however, were the names he already had in his contact book when he arrived in Kabul. While living in Spain, he had befriended fellow Syrian Imad Eddin Barakat Yarkas. Barakat was last week sentenced to 27 years after being found guilty of holding a command role in al-Qaida and collaborating with the September 11 plotters. Alouni claimed he had cultivated Barakat for professional reasons. « I was hoovering up professional information, » he said.

The court disagreed, saying things went much further. « Taysir Alouni did not belong to the group led by Barakat. He possibly felt superior to it … but he collaborated with it, » the judgment reads.

In Spain he had also got to know Mustapha Setmarian and Mohammed Bahaiah, two al-Qaida leaders who would be his key Kabul contacts. Alouni helped Bahaiah obtain Spanish residency papers by allowing him to say he was living at his Granada home – when he was actually in Turkey. When he went to Kabul, Alouni also took $4,000 to Bahaiah. This, he told the court, was done as a favour to a friend who owed Bahaiah money.

Alouni said his regular Kabul encounters with Bahaiah and Setmarian had a single aim – to gain intimate knowledge of one of the most secretive and unstructured organisations in the world, al-Qaida, and to make contacts within the Taliban regime. « I took advantage of the situation to extract information from them on what the Taliban were, on what al-Qaida was and on other organisations, » he explained.

The court, once again, disagreed. The reporter, they claimed, traded ethics for access. « Taysir helped them, not out of that sense of helping which forms part of the favours that all good Muslims should do for their fellows, but in order to obtain … exclusive information on al-Qaida and the Taliban regime, » the judges said.

Alouni denied knowing that Setmarian and Bahaiah were al-Qaida members. The court, yet again, did not believe him. He argued that carrying money was an act of Muslim good manners. « I took it, and that is not a bad thing … If you refuse you are looked upon badly. What is more, I was interested in these people because of the information that I needed, » Alouni said.

His boss at al-Jazeera agrees. « This is part of our culture. Taysir did it on a personal, individual basis, » says Sheikh. The broadcaster is backing Alouni’s appeal. In the meantime, it wants him bailed because of a heart condition.

The channel is not the only organisation worried by the sentence. « It sets a dangerous precedent, particularly for anyone who seeks to interview Bin Laden in the future, » says Jean-Francois Julliard of the watchdog Reporters Without Borders. « Journalists have always investigated terrorist groups. It’s part of our job. »

Alouni may now be wondering whether that first major scoop was worth it. Al-Jazeera – already facing US criticism – did not even screen it. Some of it was eventually shown, however, by CNN.

The court insists that too high a price was paid for the scoop. « Supposing that what he did in Afghanistan was done in order to get an interview with Bin Laden (which the defendant claims). If that aim had been achieved using methods that did not require punishment, it would merit recognition as a sign of his great worth; but when this achievement is the result of previous wrongdoings, the professional (journalist) must face up to the consequences of the law, » the judges said.

« We are convinced that he is innocent, » says Sheikh. « He will never lose his job. »

Voir également:

QATAR Le Club Med des terroristes
Alors que le Qatar affirme combattre l’extrémisme et a rejoint la coalition contre l’Etat islamique, différents rapports sur le terrorisme du département d’Etat américain montrent que des Qataris financent, avec l’aval de l’émirat, le mouvement djihadiste en Irak et en Syrie.
The Daily Telegraph/traduction Courrier international
Andrew Gilligan
30 Septembre 2014

Alors que le Royaume-Uni va intervenir en Irak, Alastair Campbell, le grand manitou de la communication de la précédente guerre en Irak [et ancien directeur de la communication de Tony Blair], s’est trouvé un nouveau boulot. Lui et son fils Rory écrivent désormais pour un blog sur le football, The Pressing Game, qui se targue d’être « vraiment indépendant » mais qui passe la majeure partie de son temps à réfuter les critiques concernant l’organisation par le Qatar de la prochaine Coupe du monde.

Malheureusement, comme Channel 4 l’a révélé le 26 septembre, The Pressing Game est un fait financé en secret par des lobbys qui travaillent pour le gouvernement qatari. Ce n’est pas la première fois que le minuscule royaume du Golf fait preuve d’un tel manque de transparence.

La semaine dernière par exemple, le cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, émir du Qatar, a donné sa première interview depuis son accession au trône en 2013. « Nous ne finançons pas les extrémistes, a-t-il déclaré sur CNN. « Si vous voulez parler de certains mouvements, notamment en Syrie et en Irak, sachez que nous les considérons tous comme des mouvements terroristes. » Le Qatar, qui accueille une importante base aérienne américaine, a d’ailleurs rejoint la coalition internationale contre l’Etat islamique (EI).

Les preuves de l’action du Qatar

La vérité est que, sans les financements importants que l’EI a reçus de certains individus au Qatar, il n’y aurait pas eu de guerre au départ. Au Royaume-Uni, Djihad John, l’homme avec un fort accent britannique présent sur les trois vidéos où sont assassinés les otages, incarne désormais aux yeux de l’opinion publique britannique la menace de l’EI.

La semaine dernière, alors même que l’émir du Qatar jurait ses grands dieux que le pays n’avait jamais financé l’EI, le Trésor américain a apporté la première preuve que l’argent du Qatar avait bien permis à Djihad John et à d’autres Britanniques de rejoindre la Syrie.

Dans ce document est ainsi révélé l’identité d’un terroriste du nom de Tariq Al-Harzi, se décrivant comme « l’émir pour la région frontalière entre la Syrie et la Turquie, chargé par l’EI d’accueillir les nouveaux combattants étrangers et de les équiper d’armes légères avant de les envoyer en Syrie ».
Il était d’ailleurs « responsable des combattants étrangers venus du Royaume-Uni ».

La vigilance du Qatar est « inexistante »

En septembre, selon le Trésor américain, Tariq  Al-Harzi « a permis à l’EI de recevoir 2 millions de dollars d’un intermédiaire financier de l’EI basé au Qatar, à condition que cet argent soit affecté uniquement à des opérations militaires. L’intermédiaire financier basé au Qatar avait également recruté Al-Harzi pour lever des fonds au Qatar. »

Doha rétorquera qu’il s’agit d’individus privés et non du gouvernement. Mais tout Etat, et encore plus une autocratie du Golfe, a les moyens d’empêcher ce genre de chose, à condition de le vouloir.

Or, à en croire les derniers rapports sur le terrorisme du département d’Etat américain, la vigilance du Qatar à ce sujet est « inexistante ». Certes, il existe des lois réprimant le blanchiment d’argent et le financement des organisations terroristes mais leur mise en application est « aléatoire » et marquée par de « graves carences ».

Par ailleurs, les preuves des liens du gouvernement qatari avec les extrémistes (dont certains ont réussi à lever des fonds alloués par la suite à l’EI) sont irréfutables. « Entre huit et douze personnalités éminentes au Qatar ont récolté des millions de dollars pour les djihadistes, a déclaré un diplomate occidental local. Et ils ne s’en cachaient guère. »

Des juteuses fusions

La plupart de ces personnalités récoltaient au départ de l’argent pour le Front Al-Nosra, une filiale d’Al-Qaida en Syrie. L’argent a coulé à flots l’année dernière quand Al-Nosra et l’EI ont officiellement fusionné et mis en commun leurs combattants et leur matériel. Mais ce partenariat fut de courte durée et a pris fin en début d’année. Une partie du financement et des armes envoyés par le Qatar à Al-Nosra entre avril 2013 et févier 2014 a alors échu à l’EI.

Le Qatar : « valet des Américains » ou « club Med des terroristes » ?
Arnaud Caldichoury

Challenges
15-01-2015

INTERVIEW Après les attentats djihadistes de Paris, une question revient souvent: Le Qatar finance-t-il l’Etat Islamique? Fabrice Balanche, spécialiste du Moyen-Orient, y répond.

« Le Club Med des terroristes ». Cette périphrase, employée par le journal Courrier International pour désigner le Qatar, en dit long sur les doutes qui pèsent sur ce pays au sujet du financement du terrorisme.

Ce sentiment de défiance envers Doha s’est d’ailleurs accentué depuis la divulgation de rapports du département d’Etat américain, qui s’interroge sur le financement de l’Etat islamique (EI) et d’Al-Qaïda par des fortunes du Qatar. Et les récents attentats qui ont frappé de plein fouet Charlie Hebdo et plus généralement la France, ne font qu’enflammer le débat. Le Qatar serait-il le bailleur de fonds des organisations djihadistes ?

Dans le même temps, le Qatar est en plein essor économique et plusieurs partenaires commerciaux (les Etats-Unis et la France au premier chef) cherchent à profiter de ce marché florissant. Alors qu’Airbus a d’ores et déjà réalisé sa première livraison de l’A350 à la compagnie aérienne Qatar Airways, la France cherche à vendre son Rafale et se veut la plus attractive possible afin d’attirer les investissements qataris, au risque d’enfreindre la loi à travers l’octroi aux Qataris d’avantages fiscaux trop juteux.

Les puissances occidentales fermeraient-elles les yeux sur certains agissements du Qatar, afin de ne pas se mettre à dos un partenaire économique primordial ?

Fabrice Balanche, maître de conférences à l’Université Lyon 2 et directeur du Groupe de Recherches et d’Etudes sur la Méditerranée et le Moyen-Orient  à la Maison de l’Orient, revient sur la question des financements et analyse la situation géopolitique du Qatar au Moyen-Orient.

1) Selon vous, le Qatar finance-t-il l’Etat Islamique ?

Avant toute chose, il faut remettre la question du financement de ces organisations terroristes dans un contexte de rivalité entre l’Arabie Saoudite et le Qatar. En effet, depuis longtemps, l’Arabie Saoudite veut mettre le Qatar et le Koweït sous sa domination. Mais le Qatar ne se laisse pas faire. La compétition entre les deux chaînes télévisées Al-Jazeera (qatarienne) et Al-Arabiya (saoudienne) symbolise cette confrontation âpre entre les deux pays du Golfe.

Au-delà de la sphère médiatique, le Qatar prend très fréquemment le contre-pied de la politique saoudienne. Alors que l’Arabie Saoudite se méfie des Frères musulmans, le Qatar se montre très accueillant à leur égard. Et depuis que l’Arabie Saoudite soutient les groupes salafistes de l’opposition syrienne, le Qatar cherche à faire de même pour limiter l’influence saoudienne dans la région. On a affaire à une véritable lutte d’influence entre le Qatar et l’Arabie Saoudite pour dominer l’opposition syrienne.

Ainsi, le Qatar a financé le Front Al-Nosra (ou Nosra) jusqu’à la scission intervenue en avril 2013. L’organisation, rattachée à Al-Qaïda, est pourtant inscrite sur la liste terroriste des Etats-Unis depuis le 20 novembre 2012 et la déclaration d’Hillary Clinton.

Après la scission en avril 2013 – autrement dit la séparation entre Nosra dirigé par le syrien Al-Joulani et l’Etat islamique (EI) conduit par l’irakien al-Baghdadi – le Qatar a choisi de soutenir l’EI contrairement à l’Arabie Saoudite qui continue de financer Nosra.

Néanmoins, la réalité est bien plus complexe encore. Si l’EI est une organisation soudée et structurée, les groupes de Nosra, bien qu’ils prêtent tous allégeance, semblent bien plus autonomes. Ainsi, le Qatar peut être également amené à financer un groupe de combattants se revendiquant de Nosra pour un intérêt particulier. De même, il existe différents clans en Arabie Saoudite, qui est loin d’être un royaume monolithique. Ces familles soutiennent aussi bien Nosra que l’EI.

Plus largement encore, ce qu’il faut comprendre, c’est que les véritables rivaux de l’Arabie Saoudite et du Qatar, ce sont toutes les entités qui constituent le « croissant chiite » (l’Iran, la Syrie des Alaouites, l’Irak chiite pro-irannienne et le Hezbollah). Dans cette optique, l’EI et Nosra sont en fait des alliés stratégiques, dans le sens où ces organisations peuvent briser cet axe pro-iranien !

Il n’y aura jamais de preuve papier sur ce financement qatari et saoudien des organisations terroristes, mais celui-ci est tout de même probable.

2) Pourtant, le Qatar est également considéré comme un « sous-fifre » des Etats-Unis. Pour preuve, la plus grande base militaire américaine se situe au Qatar, et le Qatar sous-traite la gestion de sa défense nationale aux Etats-Unis. Comment se fait-il que les Etats-Unis cautionne ce genre de financements ?

Les Etats-Unis ont probablement dû taper sur les doigts du Qatar à ce sujet. Mais ils ne contrôlent pas tout ce qui se passe dans la région. Ils ferment parfois les yeux (ou participent même) aux financements de groupes terroristes.

Il est utile de rappeler qu’il y a deux axes principaux dans la politique des Etats-Unis au Moyen-Orient :

Tout d’abord, il faut savoir que les Etats-Unis sont les principaux bénéficiaires de l’essor économique du Qatar. Ils se taillent la part du lion sur le marché qatari et leur objectif principal consiste donc à préserver leur position.
La deuxième priorité des Américains concerne la sécurité d’Israël. Le lobbying israélien aux Etats-Unis est puissant, et cet enjeu sécuritaire est souvent à l’ordre du jour en période électorale.
Afin de remplir ces obligations, les Etats-Unis se doivent de trouver des points d’ancrage dans la région. A cet égard, leur  influence sur l’Arabie Saoudite et le Qatar est considérable. Les Américains jouent d’ailleurs sur la rivalité entre les deux pays en misant sur une stratégie bien connue : « Diviser pour mieux régner ».

Néanmoins, les Etats-Unis ne contrôlent pas tout, et ils se sont même laissés entrainer par le Qatar lors du Printemps arabe. A ce moment-là, le Qatar défendait les mouvements révolutionnaires, et soutenait plus particulièrement la prise de pouvoir des Frères musulmans. Le Qatar se servait du modèle de la Turquie islamo-démocrate d’Erdogan (dont le Parti de la justice et du développement est très proche des Frères musulmans)  pour défendre les Frères musulmans et gagner la confiance de l’administration d’Obama.

 La carte des révoltes du Printemps arabe – Crédit : Le Monde

Les Etats-Unis ont donc laissé faire, en pensant que tout cela allait aboutir à une démocratisation du monde arabe. Il ne fallait, selon eux, pas s’opposer au sens de l’histoire. Ainsi, le Qatar a pu acheter les élections, notamment en Tunisie et en Egypte, qui ont abouti respectivement à la prise de pouvoir du parti Ennahdha et de Mohamed Morsi.

Cependant, les masques sont rapidement tombés : Morsi, surnommé très tôt « le pharaon », s’accordait les pleins pouvoirs en novembre 2012 après cinq mois à la tête de l’Egypte. Et la Turquie d’Erdogan, première prison au monde pour les journalistes, n’est pas exempt de tout reproche non plus.

Les Etats-Unis se sont faits berner en laissant les Frères musulmans prendre le pouvoir. Présentés comme l’alternative idéale, ceux-ci font preuve d’autoritarisme, et c’est le moins que l’on puisse dire!  En 1981, Sadate est assassiné par d’ex-membres de la confrérie des Frères musulmans passés à l’extrémisme. Al-Zawahiri lui-même, le chef du réseau terroriste Al-Qaida, était un frère musulman.

Les Frères musulmans sont-ils des terroristes ? La question se pose. Ils sont en tout cas considérés comme tels par le gouvernement égyptien, la Russie et l’Arabie saoudite. Si on part de cette hypothèse, les Etats-Unis auraient donc comme le Qatar financé des terroristes.

Par ailleurs, les Etats-Unis financent parfois involontairement des djihadistes. Lorsque Al-Nosra a été considéré par les Etats-Unis comme une organisation terroriste, le front a crée de nouveaux groupuscules avec des fausses dénominations afin de capter les financements américains. Le groupe Jaysh al-Islam (Armée de l’Islam) a par exemple été financé par les Etats-Unis avant que son affiliation avec Al-Qaïda ne soit démontrée.

Enfin, lors de la libération d’otages, les pays occidentaux demandent souvent au Qatar de faire la médiation et de payer une rançon aux organisations terroristes.  Cela peut être également considéré comme du financement aux djihadistes.

3) Au-délà de ses investissements dans le sport et les médias, quelle est la stratégie diplomatique du Qatar depuis l’échec des Frères musulmans ?

Les échecs d’Ennahdha en Tunisie et des Frères musulmans en Syrie (le nouveau chef à la tête de la CNS est pro-saoudien), ainsi que le coup d’Etat en Egypte ont considérablement affaibli le Qatar.

Le Qatar utilise dorénavant la cause palestinienne afin de défendre ces intérêts dans la région et de revenir dans le jeu diplomatique international. Doha s’est servi de la guerre de Gaza à l’été 2014  pour s’affirmer comme le médiateur incontournable dans la péninsule arabique. Le pays met en avant son influence considérable sur le Hamas (qu’il finance) et prétend pouvoir négocier un cessez-le-feu ou même résoudre le conflit israélo-palestinien.

4) Al-Qaïda affirme avoir financé l’opération de Charlie Hebdo et recruté les frères Kouachi qui ont assassiné douze personnes. Amedy Coulibaly prétend, lui, avoir été envoyé par l’EI. Comment ces organisations djihadistes manipulent-ils ces jeunes terroristes ?

En France, la situation s’est dégradée de façon continue dans les banlieues, comme à Roubaix ou au nord de Marseille. Les imams radicaux ont prospéré dans ces zones et manipulent des jeunes faibles psychologiquement et complètement perdus socialement.

La mystique djihadiste est simple : le but final est de ré-islamiser la société dans le monde arabe. Selon le Hamas, Dieu les a punis avec la création d’Israël, parce qu’ils n’étaient pas de bons musulmans. Il faut donc s’unir afin de reprendre Jérusalem.

Grâce au développement d’Internet et des chaînes satellitaires, les idéologues montrent à ces populations musulmanes les bombardements incessants d’Israël, soutenu par l’Occident, sur les Palestiniens. Ils les manipulent et les dressent contre l’Occident.  La prise d’otages dans l’hyper casher n’est que la résultante de cet endoctrinement.

La situation en Syrie est également exploitée par les idéologues islamistes. Ils accusent l’Occident de laisser les musulmans rebelles en Syrie se faire tuer. Ils veulent convaincre les jeunes djihadistes que Bachar el-Assad soutient en fait Israël et l’Occident, et que ceux-ci cherchent à affaiblir les musulmans à travers la guerre civile syrienne.

Les récents bombardements de la coalition internationale sur l’EI font d’ailleurs  le jeu des prédicateurs islamistes, qui crient au complot : les Etats-Unis et Bachar el-Assad se seraient alliés pour défendre Israël.

Mohamed Merah, les frères Kouachi, Amedy Coulibaly … ils sont tous manipulés par ces théories djihadistes.

How Qatar is funding the rise of Islamist extremists
The fabulously wealthy Gulf state, which owns an array of London landmarks and claims to be one of our best friends in the Middle East, is a prime sponsor of violent Islamists
David Blair and Richard Spencer
20 Sep 2014

Few outsiders have noticed, but radical Islamists now control Libya’s capital. These militias stormed Tripoli last month, forcing the official government to flee and hastening the country’s collapse into a failed state.
Moreover, the new overlords of Tripoli are allies of Ansar al-Sharia, a brutal jihadist movement suspected of killing America’s then ambassador to Libya, Christopher Stevens, and of trying to murder his British counterpart, Sir Dominic Asquith.
Barely three years after Britain helped to free Libya from Col Gaddafi’s tyranny, anti-Western radicals hold sway. How could Britain’s goal of a stable and friendly Libya have been thwarted so completely?
Step forward a fabulously wealthy Gulf state that owns an array of London landmarks and claims to be one of our best friends in the Middle East.
Qatar, the owner of Harrods, has dispatched cargo planes laden with weapons to the victorious Islamist coalition, styling itself « Libya Dawn ».

Western officials have tracked the Qatari arms flights as they land in the city of Misrata, about 100 miles east of Tripoli, where the Islamist militias have their stronghold. Even after the fall of the capital and the removal of Libya’s government, Qatar is « still flying in weapons straight to Misrata airport », said a senior Western official.

So it is that Qatar buys London property while working against British interests in Libya and arming friends of the jihadists who tried to kill one of our ambassadors. A state that partly owns 1 Hyde Park, London’s most expensive apartment block, and the Shard, the city’s tallest building, is working with people who would gladly destroy Western society.

A view of the Shard and the city

The remarkable truth is that few in the Middle East would be shocked. From Hamas in the Gaza Strip to radical armed movements in Syria, Qatar’s status as a prime sponsor of violent Islamists, including groups linked to al-Qaeda, is clear to diplomats and experts.

Qatar’s promotion of extremism has so infuriated its neighbours that Saudi Arabia, Bahrain and the United Arab Emirates all chose to withdraw their ambassadors from the country in March.

Take Syria, where Qatar has been sponsoring the rebellion against Bashar al-Assad’s regime. In itself, that policy places Qatar alongside the leading Western powers and much of the Arab world.

But Qatar has deliberately channelled guns and cash towards Islamist rebels, notably a group styling itself Ahrar al-Sham, or « Free Men of Syria ». Only last week, Khalid al-Attiyah, the Qatari foreign minister, praised this movement as « purely » Syrian.

He added that its fighters had suffered heavy losses while combating the Islamic State of Iraq and the Levant (Isil), the group behind the murder of David Haines, the British aid worker, and which is holding John Cantlie and Alan Henning hostage.

Far from being a force for moderation, Ahrar al-Sham played a key role in transforming the anti-Assad revolt into an Islamist uprising. Its men fought alongside Jabhat al-Nusra, an al-Qaeda affiliate, during the battle for Aleppo and they were accused of at least one sectarian massacre.

Instead of fighting Isil, Ahrar al-Sham helped the jihadists to run Raqqa, the town in eastern Syria that is now the capital of the self-proclaimed « Caliphate ». This cooperation with Isil happened for some months until the two groups fell out last year.

Last December, the US Treasury designated a Qatari academic and businessman, Abdul Rahman al-Nuaimi, as a « global terrorist ». The US accused him of sending nearly £366,000 to « al-Qaeda’s representative in Syria », named as Abu Khalid al-Suri.

Suri has also been a senior commander of Ahrar al-Sham. If America was right to describe him as « al-Qaeda’s representative », then there was an overlap between the leadership of the two groups.

Mr Nuaimi is also accused by the US treasury of transferring as much as $2 million per month to « al-Qaeda in Iraq » and $250,000 to al-Shabaab, the movement’s affiliate in Somalia. Mr Nuaimi denies the allegations, saying they are motivated by his own criticism of US policy.

Abdul Rahman al-Nuaimi

But critics question why Qatar has failed to act against him. « It’s deeply concerning that these individuals, where sufficient evidence is in place to justify their inclusion on the US sanctions list, continue to be free to undertake their business dealings, » said Stephen Barclay, the Conservative MP for North East Cambridgeshire.

Qatar’s investment in Britain is so extensive, and the Foreign Office is so anxious to win its favour, that some question whether UK diplomats will have the resolve to ask robust questions. « If diplomats are focused on winning commercial contracts, there is a danger they will be reluctant to ask tough questions on the funding of unsavoury groups, » said Mr Barclay.

A Foreign Office spokesman insisted there was no such risk, saying: « We encourage further progress to prevent terrorist financing from individuals in the [Gulf] region. We have honest and robust conversations with all our Gulf partners on these issues, including Qatar. »

One diplomat from a country in the Middle East said Jabhat al-Nusra had been a beneficiary of Qatar’s help for a period last year. « They are partly responsible for Jabhat al-Nusra having money and weapons and everything they need, » said the diplomat.

There was no evidence of Qatar’s largesse going directly to Isil, he added, but this could have taken place by accident rather than design. « I don’t think they have any intention to support Isil, but it’s a fact they did support Jabhat al-Nusra. And some people moved from Jabhat al-Nusra and went over to Isil and they took their weaponry with them, » added the diplomat.

Four branches of the Qatari government handle relations with armed groups in Syria and Libya: the foreign ministry, the defence ministry, the country’s intelligence agency, and the personal office of the ruler, Emir Tamim bin Hamad al-Thani.

In the case of Syria, Qatar’s chosen method for supporting its favoured insurgents is to pass large sums to middlemen in Turkey. These figures then use the money to buy weapons from third countries, notably Croatia, and arrange for their onward transfer to rebels in Syria.

Experts question how much control Qatar has over this process and whether the middlemen might be pursuing their own aims and pocketing much of the money.

« Qatar was handling weapons and supplies for Syria, but they were never really keeping a full grip on the nature of the conflict, » said Michael Stephens, the deputy director of the Royal United Services Institute’s office in Qatar. Others believe that Qatar was acting very deliberately.

Last month, Gerd Müller, the German international development minister, implicated Qatar in the rise of Isil. « You have to ask who is arming, who is financing Isil troops. The keyword there is Qatar, » he said.

Yet a state endowed with large reserves of gas and oil and one of the world’s biggest sovereign wealth funds can wield immense influence, even over Berlin. Qatar was duly able to secure a formal withdrawal of this charge from the German government.

On Wednesday, the 34-year-old Emir of Qatar, who was educated at Harrow and Sandhurst, took pains to deny the accusation while standing alongside Angela Merkel, the German Chancellor. « What is happening in Iraq and Syria is extremism and such organisations are partly financed from abroad, but Qatar has never supported and will never support terrorist organisations, » he said.

The credibility of that denial depends partly on how you define a « terrorist organisation ». Qatar has let Hamas, the armed Palestinian movement, base its political leadership in Doha since 2012. Qatar’s government has funded Hamas and the previous Emir paid an official visit to the Hamas-ruled Gaza Strip in 2012.

As a small country with relatively weak armed forces and 250,000 citizens, Qatar is trying to guarantee its security by reaching in every direction. As well as providing an office for Hamas, Qatar also hosts the forward headquarters of US Central Command and the al-Udeid military airbase, serving as the hub for all American air operations in the region.

Qatar has not completely ignored the concerns of its Western allies. When it transferred surplus arms from Libya to rebels in Syria, Qatari officials weeded out any surface-to-air missiles, in obedience to America’s demand to prevent the supply of this particular category of weapon.

But Qatar’s willingness to support extremists has caused private dismay. « It’s a puzzle and, to be honest, it’s a distasteful one, » said a former Western official who has dealt with Qatar.

« There are people around the Gulf who are supporting people who are grotesque in their values and seem incapable of translating it into their minds how grotesque it is. »

Voir aussi:

Le Qatar pris pour cible
Yves Bourdillon

Les Echos

12/01/15

La France défend la réputation du Qatar. De riches qataris sont soupçonnés d’avoir financé des organisations terroristes.

« Le Qatar finance le PSG… et le terrorisme ». La bannière des supporters bastiais avant le match de football de samedi a choqué (elle a été rapidement retirée). Et poussé Nicolas Sarkozy comme Laurent Fabius à monter au créneau lundi pour défendre la réputation du petit émirat, aux considérables intérêts financiers en France et allié de Paris au Proche-Orient et en Libye. Le ministre français des Affaires étrangères a récusé cette accusation, soulignant qu’ont été « effectuées les vérifications nécessaires, par tous les services. »

Le Qatar, pays de seulement 280.000 citoyens (pour une population totale de 2 millions) mais disposant des troisièmes réserves mondiales de gaz n’est en effet pas seulement propriétaire du PSG. Via notamment son fonds d’investissement, le troisième le plus riche du monde, il est aussi un actionnaire minoritaire, de 1 à 5 %, d’EADS, Vinci, Veolia, Total, Vivendi et LVMH. Il est l’actionnaire principal de Lagardère et possède Le Printemps, l’hôtel Royal Monceau, la chaîne TV beIn Sports.

Sa chaîne à diffusion mondiale, Al Jazeera est aussi la source d’information de référence d’une large partie des musulmans en France. C’est là que le bat blesse car Al Jazeera suit une ligne éditoriale nettement anti-occidentale, relayant notamment les prêches haineux de Youssef Al Qaradawi. Sa direction, selon la fuite d’un mail interne, a critiqué la campagne mondiale de soutien à « Charlie Hebdo », dont les dessins étaient « offensants ».

Ambiguïté
Une ligne éditoriale qui ne suffit pas pour autant à faire du Qatar un sponsor du terrorisme. C’est plutôt sur le plan financier que Doha est critiqué. Le Qatar a joué la carte islamiste durant le printemps arabe, au risque de se fâcher avec ses voisins saoudiens ou du Koweït. Il clame qu’il n’a jamais eu aucun lien avec des terroristes. De fait, ce n’est pas l’Etat qatari qui aurait financé les djihadistes mais de riches qataris, au début de la guerre civile en Syrie.

David Cohen, le sous-secrétaire du Trésor américain, avait affirmé en novembre que deux hommes d’affaires, ayant pignon sur rue à Doha, Khalifa Muhammad Turki Al Subaiy et Abd Al Rahman bin Umayr Al Nuaymi, sont des financiers avérés de l’Etat islamique ou d’Al Qaida. Al Nuaymi, un ancien président de la Fédération qatari de football, fournirait 2 millions de dollars par mois aux djihadistes en Syrie.

« Le Qatar constitue un environnement permissif pour le financement du terrorisme  », résume un rapport de la Fondation pour la Défense de la Démocratie, une ONG à Washington. Qui ajoute que Doha refuse d’agir contre « plus de vingt individus sanctionnés par Washington pour financement du terrorisme ».

Voir également:

 Al Jazeera, le nouveau muezzin des quartiers
Rafi hamal

Le Ravi

le 26/09/2011

Al Jazeera fait kiffer les cités populaires de la région. Et les cités le lui rendent bien : son audience ne cesse de croître alors même que la version francophone de la chaîne du Qatar reste encore un projet. Elle catalyse les émotions et les frustrations. Est-elle un danger ?

Quel point commun entre ces jeunes d’un quartier populaire d’Avignon, les chibanis d’une résidence sociale de Toulon ou les militantes d’une association de femmes de Marseille ? Ils sont férus d’Al Jazeera. Quatorze ans après son lancement, la chaîne arabe a réussi à se faire un nom. Créée au Qatar, elle est née aux yeux du monde avec un scoop : la première vidéo de Ben Laden. Fondée en 1996, elle a, depuis 2006, une petite sœur en langue anglaise. Pour l’heure, en France, la chaîne se regarde un peu du coin de l’œil. Et pour cause ! Très peu de gens la comprennent. Les programmes sur Al Jazeera, sont diffusés en arabe littéraire. Les populations issues de l’immigration maghrébine parlent l’arabe dialectal. Mais son audience, déjà significative, devrait augmenter. Les autorités du Qatar ont l’ambition de lancer, à l’horizon 2011, Al Jazeera en français. Même si rien n’est encore acté, Doha veut récupérer ainsi le marché de la population française d’origine maghrébine et, en Afrique, pénétrer les pays francophones.

Renaissance mémorielle

Sans attendre, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, les toits et les balcons des banlieues fleurissent de paraboles. Al Jazeera, après avoir été la chaîne des parents, est-elle en voie de devenir la chaîne des enfants du bitume, ceux des grandes barres de Marseille, Nice, Avignon et Toulon ? Le sociologue Saïd Bouamama, spécialiste de l’immigration, initiateur de l’appel des Indigènes de la République, a son idée sur la question. « Il y a un réel divorce avec les chaînes nationales qui passent les mêmes images stigmatisantes et dégradantes des banlieues, souligne-t-il. En 2005 lors des émeutes, elles n’ont quasiment pas donné la parole aux jeunes. Les gens de ces quartiers ont soif d’une autre information, plus objective moins réductrice. »

Il est impossible de quantifier avec rigueur l’étendue de l’audimat. Mais incontestablement, la chaîne qatarie s’est ouverte sur ce terreau de nouveaux espaces. Des lieux géographiques, mais aussi des couches sociales, où l’on affirme ouvertement « son ras-le-bol et son mal-être ». Une phrase qui se répète dans toutes les cités de la région chez les chômeurs, les Rmistes comme chez les jeunes militants-intellos déclassés. « Pour des gens qui ont le sentiment de vivre dans une société où ils ne sont ni valorisés ni reconnus, Al Jazeera est en quelque sorte un catalyseur, précise Mohamed Adraoui, enseignant à Sciences-Po Paris. Les quartiers ont le sentiment de ne pas être acteurs de leur propre discours, mais d’être des éternels sujets. Le fait que la chaîne existe est important, en terme de symbole et de fierté. » Une sorte de « Renaissance mémorielle » selon la formule de l’intellectuel suisse Jean Ziegler…

Images chocs

Ne court-on pas, à terme, le risque de voir une partie de la communauté nationale s’enfermer dans un ghetto cathodique ? C’est la question que s’est posé, à sa manière, Jean de Boishue, conseiller de François Fillon, ancien secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur, qui, dans un livre brûlot intitulé « Banlieue, mon amour » (1) paru en 1995, s’interroge ouvertement : « Les Arabes vivent chez nous, mais le soir ils rentrent chez eux. Les paraboles les relient à Dieu, les pays frères ou la voix de leurs maîtres. Plus la parabole absorbe de signaux lointains venus d’Orient, plus la France devient inutile. » Faut-il sonner le tocsin ?

« Pas du tout ! », rassure Claire Talon, doctorante à Sciences-Po Paris, auteure de nombreux travaux sur les médias arabes. Elle publiera en mars un livre sur la chaîne du Qatar. « Al-Jazeera n’a, pour l’heure, pas de programme adapté, pas de discours spécifique à l’attention des Français issus de l’immigration, explique-t-elle. L’impact immédiat est très limité, à cause de la barrière de la langue. Les gens sont comblés, pas forcément par l’offre informative, mais de manière symbolique par les images. » Sauf que les écrans de la chaîne, sont justement ripolinés à coup d’images chocs qui impriment la rétine. En janvier 2009, l’armée israélienne refait la géographie de Gaza à coup de bombes et de missiles. Les reportages sur les réfugiés palestiniens, hagards dans une ville muée en décor sépulcral ont déclenché un immense choc émotionnel dans l’opinion et, accessoirement, converti de nouveaux téléspectateurs.

La chaîne des banlieues ?

« Avant 2009, les seuls qui choisissaient de regarder les chaînes arabes, c’étaient les parents, constate Fouzia professeur à Toulon. Aujourd’hui, même les « beurs » de la deuxième ou troisième génération regardent Al Jazeera. A la longue, cette chaîne vous fout des cailloux dans la tête. Il n’y a que stigmatisation et violence. Après une journée de problème, si vous regardez ça, ça vous bouffe littéralement. » Elle, résiste encore. Pas Farid, qui vient de fêter ses 30 printemps : « La journée, la société me fait comprendre que je suis différent, pourquoi voulez-vous que le soir je me reconnaisse dans ces chaînes de télé trop blanches où des politiques blancs s’adressent à des blancs ? Et puis faut se rendre compte du traitement de l‘actualité. Quand je voyais, pendant la guerre de Gaza, ce que montrait TF1 ou France 2 et ce que montrait Al Jazeera ! Les chaînes nationales ont présenté une guerre sans victime, avec Al Jazeera, on a vu ce que faisait réellement l’armée israélienne. »

« Al Jazeera a indiscutablement gagné en notoriété après le conflit de Gaza en 2009, confirme Alain Gresh, directeur adjoint du Monde Diplomatique. La question palestinienne mobilise énormément dans les quartiers. Et la chaîne a su donner un autre récit, en se montrant sur le terrain et en accordant une place centrale aux victimes. L’histoire du monde, depuis des siècles est montrée par des occidentaux, là ce n’est plus le cas. » Tout oppose partisans et détracteurs d’Al Jazeera. Tout, sauf un point essentiel, sur lequel ils s’accordent : l’importance de son auditoire futur si elle devient francophone.

Pour la sénatrice, d’Europe-Ecologie, Alima Boumediene-Thiery, cela ne fait aucun doute : « ce sera assurément la chaîne des banlieues ! » Pour d’autres, sans aller jusqu’à « l’odieux visuel » on en est pas loin. « J’ai une certaine inquiétude de voir le conflit israélo-palestinien importé ici, même si Al Jazeera n‘est pas Al Manar (2) je reste vigilant », avoue Clément Yana, ancien président du CRIF Paca, le Conseil représentatif des institutions juives de France. « Il n’y a pas d’inquiétude à avoir, tranche Alain Gresh. Les pressions du gouvernement sont très fortes pour que cette chaîne francophone ne voit jamais le jour. Le gouvernement français a une vision sécuritaire de l’offre télévisuelle arabe, et il a peur qu’en cas de nouvelle Intifada, le conflit soit amplifié et importé. » Mais déjà, dans nos villes, des jeunes en mal de repères, cohabitent dans un rapport de totale indifférence avec le reste de la population…

Voir de plus:

Attaques au Canada: le manuel du parfait petit djihadiste appliqué au pied de la lettre
L’Express avec AFP

24/10/2014

En moins d’une semaine, le Canada a été la cible de deux attaques terroristes, l’une dans la région de Montréal, l’autre à Ottawa. Deux soldats ont trouvé la mort. Dans les deux cas, les auteurs semblent avoir agi en dehors de tout réseau organisé.
Abattre un soldat en faction, s’attaquer aux symboles du pouvoir, renverser en voiture un militaire… Si les deux attaques terroristes commises cette semaine au Canada ne sont, selon les services de renseignements, pas liées, elles ont néanmoins un point commun. Michael Zehaf-Bibeau à Ottawa et Martin Rouleau-Couture dans la région de Montréal ont appliqué à la lettre les consignes des organisations terroristes.

Depuis plusieurs années Al-Qaïda exhorte, à longueur d’articles ou de vidéos sur Internet, ses recrues et ses volontaires à passer à l’action sans ordre précis, sans organisation pour les entraîner ou les soutenir, glorifiant à l’avance ces « héros du djihad individuel ». Un leitmotiv repris en septembre par l’organisation Etat islamique (EI). « Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen – en particulier les méchants et sales Français – ou un Australien ou un Canadien (…) alors comptez sur Allah et tuez-le de n’importe quelle manière », a déclaré Abou Mohammed al-Adnani, le porte-parole de l’EI.

« Comment faire une bombe dans la cuisine de votre mère »

Dès l’automne 2010, dans le magazine djihadiste en anglais « Inspire », le converti américain Adam Gadahn (dit « Azzam l’Américain ») évoquait « les devoirs du djihad individuel ». Un peu plus tard, dans une vidéo intitulée « Vous n’êtes responsables que de vous-mêmes », il lançait: « Les Musulmans en Occident doivent savoir qu’ils sont parfaitement positionnés pour jouer un rôle décisif dans le djihad contre les sionistes et les croisés. Alors, qu’attendez-vous? »

Les magazines djihadistes en ligne ont multiplié les recettes de fabrication artisanale de bombes (« Comment en faire une dans la cuisine de votre mère ») et les listes de cibles, au premier rang desquelles figurent systématiquement les militaires occidentaux, suivis des hommes politiques et des lieux de pouvoir symboliques aux Etats-Unis et chez leurs alliés. Contre elles, tout est bon: leur tirer dessus à l’arme de guerre ou de chasse, les poignarder, poser des bombes artisanales, répandre du poison, utiliser voiture ou camion comme arme. « Le moujhahid doit pratiquer le djihad individuel là où il vit et réside, sans avoir à affronter les épreuves du voyage vers les terres où le djihad est possible », expliquait en 2012 la revue. « L’ennemi est partout. »

Des loups solitaires difficiles à neutraliser

Les experts ont depuis longtemps mis en garde contre le danger que représentent des individus isolés qui, s’ils ne sont pas en mesure de monter des attaques de grande envergure, sont, en restant prudents et discrets avant de bouger, quasiment impossibles à repérer. « Comment les neutraliser? C’est très difficile. Il faut une législation adaptée, des moyens préventifs », explique Louis Caprioli, sous-directeur chargé de la lutte anti-terroriste de 1998 à 2004 à la Direction de la surveillance du territoire. « Les deux Canadiens avaient été repérés, les passeports avaient été confisqués, mais la législation canadienne ne permettait pas d’aller au-delà. Dans des cas comme ceux-ci, la seule solution est de les arrêter et de les emprisonner préventivement. C’est ce qui va être possible avec la nouvelle loi antiterroriste qui va être adoptée en France ».

Voir encore:

Inspire, la revue d’al-Qaida veut faire école en France
Romain Mielcarek

Slate

17.04.2013

Interprétation religieuse, témoignages de djihadistes, conseils opérationnels et recettes de bombes faites maison, Inspire vous donne toutes les astuces pour devenir un bon terroriste. La revue, éditée par Aqpa, est téléchargeable tranquillement sur Internet… désignant désormais la France pour cible.

Fabriquer une bombe dans la cuisine de maman, incendier une voiture sur un parking en dix étapes, accéder à des forums djihadistes en toute sécurité ou encore «tondre» les «mécréants» avec un pick-up Ford en guise d’engin de mort… ce sont quelques-unes des idées proposées par la revue Inspire pour semer la terreur en toute autonomie.

Inspire est un magazine distribué sur Internet, éditée par al-Qaida dans la péninsule arabique (Aqpa) depuis l’été 2010. La revue, dont la maquette ferait pâlir certains canards français, est alors accueillie de manière partagée par la communauté djihadiste comme sécuritaire. Les uns et les autres accusent diverses organisations d’Etat d’avoir organisé un «hoax», une arnaque, pour repérer les internautes soutenant le djihad ou pour décrédibiliser la cause.

Rapidement pourtant, l’authenticité de ce document sera admise par tous. Derrière, l’élite d’Aqpa est aux commandes d’un bel outil de propagande dont l’objectif principal est la radicalisation de potentiels terroristes occidentaux, qui pourraient organiser seuls leur propre projet d’attentat.

Inspire a été lancé par Anwar al-Awlaki, surnommé le «Ben Laden d’Internet». L’homme est impliqué dans plusieurs grosses affaires d’attentats en Occident, de la radicalisation du major Nidal Malik Hasan, l’auteur de la tuerie sur la base militaire américaine de Fort Hood en novembre 2009; à celle d’Umar Farouk Abdulmutallab, l’auteur d’une tentative échouée d’attentat à coups de slip piégé sur le vol Amsterdam Detroit de Noël 2009.

A ses côtés et à la plume dans Inspire, on trouve Adam Yahiye Gadahn, dit Adam l’Américain; Yahya Ibrahim, un prédicateur ayant séjourné au Canada; ou encore Samir Khan, un Américain qui a longtemps entretenu un blog appelant au djihad, depuis sa banlieue new-yorkaise.

Beaucoup de ces propagandistes, dont al-Awlaki lui-même, ont été capturés ou tués par des tirs de drones ces dernières années. De plus jeunes, à la tête desquels Adam l’Américain, ont depuis pris le relais.

Dans un anglais parfait, ils continuent d’offrir à un public anglophone toutes les cartes pour devenir un djihadiste convaincu et déterminé. Des conseils de fabrication de bombes, dans la rubrique «open source djihad», mais aussi toute l’interprétation idéologique et religieuse nécessaire à la justification des actes les plus graves, nourrissant une auto-radicalisation indispensable au passage à l’acte.

Un djihad «cool»

Ce qui faisait rire dans un premier temps, n’amuse plus personne au sein de la communauté du renseignement. Yves Trotignon, analyste chargé des questions de terrorisme au sein du cabinet Risk&Co, nous confirme la réalité de cette menace:

«En décembre dernier, deux Somaliens ont été arrêtés à Bonn par les Allemands. Ils préparaient un attentat avec une bombe qui était parfaitement comparable à celles décrites dans Inspire. Inspire est la bible en matière de propagande djihadiste. Surtout, elle est conçue comme une vraie revue et on y trouve absolument tout: des conseils opérationnels, de la réflexion idéologique, des témoignages, des reportages… Inspire diffuse du savoir-faire à grande échelle, comme autant de bouteilles lancées à la mer.»

Pour Aqpa, Inspire est en effet un modeste investissement. Si de telles revues existaient déjà en langue arabe, c’est la première fois qu’un magazine est intégralement écrit en anglais. Entre les différents articles, des affiches sur le modèle des publicités que l’on trouve dans nos revues appellent les musulmans vivant en Occident à soutenir et participer au djihad. Avec Inspire, kalachnikov et autres images épiques parlent à l’imaginaire d’un jeune qui aurait grandi dans un pays riche: le djihad est «cool».

Sur Internet, chaque publication de la revue est largement commentée par les scientifiques et les analystes. Les candidats au djihad lisent-ils Inspire et y trouvent-ils des idées? Des exemplaires ont été retrouvés chez des suspects aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Suède ou encore au Pakistan. «Cela devient malheureusement courant», remarque Yves Trotignon.

En France, les services de renseignement ne communiquent pas sur ce qu’ils trouvent dans les chambres des terroristes suspectés. Ils annoncent sobrement, en général, avoir retrouvé de la «propagande djihadiste», sans donner le détail. Il peut s’agir aussi bien de vidéos de décapitation que de la revue d’Aqpa.

C’est sur les forums djihadistes que l’on trouve des éléments sur la place que peut jouer Inspire dans la radicalisation de certains Français. Lors de la sortie de chaque numéro, les contenus d’Inspire y sont largement débattus. Les internautes les plus motivés s’appliquent même à traduire certains articles en français pour faciliter la lecture à ceux qui auraient été moins attentifs aux cours d’anglais au collège. Mathieu Guidère, spécialiste de la veille multilingue et de la menace djihadiste, a passé beaucoup de temps à analyser ces discussions:

«Il y a plusieurs profils. Certains lecteurs s’intéressent surtout à l’aspect technique. Ils commentent les innovations et les astuces qui sont proposées dans la revue. D’autres se penchent plutôt sur l’aspect politique, idéologique. Les derniers enfin, les “théologistes”, étudient comment Inspire justifie par la religion l’action terroriste. Tout cela donne lieu, sur les forums, à de longs débats et les francophones suivent tout cela de près, malgré leur déception de ne pas voir développer une version dans leur langue, qui serait moins concentrée sur les Etats-Unis et plus sur la France.»
Et effectivement, même en anglais, la barrière de la langue fait son travail. Inspire est téléchargé principalement en Grande-Bretagne, puis aux Etats-Unis, suivis ensuite par les pays nordiques (Suède, Danemark, Finlande) et l’Australie. Le contenu lui-même fait très largement référence à l’Amérique et à Obama, systématiquement désignés comme l’ennemi à abattre. Une ligne éditoriale qui pourrait cependant évoluer: dans le dernier numéro, paru fin février, la France devient une cible. Menacée en vertu de son intervention au Mali, l’auteur s’inspire de la mythologie médiévale et s’amuse des difficultés économiques occidentales. En conclusion de son article, il appelle «des dizaines de Mohammed Merah» à attaquer Paris.

Le «petit chimiste» du terroriste en herbe
Reste à savoir si ces débats et cette propagande amènent à passer à l’acte. Pour reprendre l’exemple de la dernière livrée d’Inspire, il y est question de faire le djihad en s’attaquant aux voitures. Les auteurs proposent de repérer des parkings discrets pour y brûler des voitures. Ils suggèrent encore de poser des pièges sur les routes pour causer des accidents. L’objectif: semer la terreur… chez les compagnies d’assurance occidentales. Là aussi, la démarche peut paraître invraisemblable. Elle n’est pourtant pas nouvelle, nous explique Yves Trotignon:

«Dans les années 1990, le GIA a revendiqué des “incivilités”, jusque dans l’est de la France.»
Difficile dès lors d’évaluer lesquelles, parmi ces incivilités, sont le fait d’une forme de terrorisme ou non. Tout un casse-tête pour les agences de renseignement.

Un autre exemple est évoqué par ce spécialiste de la menace terroriste. En octobre 2010, Aqpa va envoyer plusieurs imprimantes piégées via de simples colis UPS et FeDex, à destination des Etats-Unis. L’information arrive jusqu’aux services de renseignements qui vont fouiller tous les appareils passant par Dubaï, où un premier engin explosif est neutralisé. Le second sera retrouvé en Grande-Bretagne. Aqpa se fera un malin plaisir de présenter la facture détaillée de ce qu’ont coûté ces bombes dans un numéro spécial de sa revue qui titre en gros caractères, avec un avion UPS en fond: 4.200$. Le document explique intégralement la méthode et incite à la reproduire, causant pour cette modique somme des dépenses de sécurité modérées dans les pays visés.

Cette recette aurait même inspiré d’autres apprentis terroristes… chez les anarchistes grecs. Alors que les fidèles d’al-Qaida testaient grandeur nature leurs imprimantes explosives, les Grecs de «Conspiration des cellules de feu» recyclaient la recette avec quelques paquets similaires, envoyés à Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et Silvio Berluscioni à la fin 2010. Faut-il y voir un lien? Pour Mathieu Guidère, pas d’hésitation, «les djihadistes et les anarchistes sont les deux publics qui lisent Inspire pour y trouver des idées».

Quant à empêcher la lecture d’Inspire, il semble difficile d’enrayer le mal. Après chaque publication, elle circule sur Internet très rapidement et reste facile à télécharger. Les services britanniques seraient à l’origine d’un bug qui avait empêché la lecture du tout premier numéro… mais celui-ci avait été immédiatement rediffusé par les auteurs. Des exemplaires d’Inspire ont même été retrouvés dans la prison de haute sécurité de Guantanamo. Les autorités américaines ont toujours refusé de dire dans quelle cellule. Mais l’information n’est pas rassurante, d’autant plus que l’un des chroniqueurs du magazine revendique d’écrire depuis ces geôles, symbole de la guerre de l’Amérique contre le terrorisme.

Voir encore:

Al-Souri, le cerveau du djihad des pauvres
Gilles Kepel (Politologue et spécialiste de l’islam, professeur à Sciences Po)

Le Monde

28.04.2013

Moustapha Sitt Mariam Nassar, plus connu sous le pseudonyme d’Abou Moussab Al-Souri (le Syrien), né à Alep en 1958, a été de tous les combats du djihad depuis qu’il a rejoint en 1976 les rangs de l’Avant-Garde combattante, la branche paramilitaire des Frères musulmans syriens. Etudiant en ingénierie, il assiste au massacre des Frères musulmans par le régime lors du soulèvement de Hama en 1982.

Réfugié en France, il se familiarise avec la production tiers-mondiste. En 1985, il se fixe en Espagne, où il épouse une gauchiste athée qui se convertira à l’islam et lui donnera le précieux passeport européen facilitant ses déplacements. Rejoignant le front afghan sur fond de retraite de l’Armée rouge et proche de l’idéologue du djihad « du premier âge », le Palestinien Abdallah Azzam, assassiné en 1989 à Peshawar, il commence à coucher sur le papier ses réflexions en plein conflit civil afghan, puis revient dans son Andalousie en 1992 – où il soutient le djihad du Groupe islamique armé algérien, dont il se fera le relais depuis le « Londonistan » en Angleterre. Il y publie le journal ronéoté Al Ansar, qui exalte faits d’armes et autres massacres d' »impies ».

En 1996, après la victoire des talibans, il revient en Afghanistan, où il organise les rendez-vous de Ben Laden et des doctrinaires du « deuxième âge du djihad », dont Zawahiri, avec la presse internationale. Il est dubitatif envers les actions spectaculaires montées par Al-Qaida et commence à écrire un premier jet de son opus, Appel à la résistance islamique mondiale. Le déluge de feu qui s’abat sur Al-Qaida après le 11-Septembre, l’invasion de l’Afghanistan et la chute des talibans le renforcent dans ses convictions : errant au Pakistan, il achève son livre, rédigé au format d’un e-book, où les conseils de « manuel du djihad » sont téléchargés par les adeptes.

Capturé en octobre 2005 à Quetta, il est remis aux Américains et, selon ses avocats, livré par ceux-ci aux Syriens autour de 2007 – à une époque où Bachar Al-Assad est en cour en Occident. Selon des sites islamistes « fiables », il est remis en liberté fin 2011, alors que la révolution syrienne a débuté et que le régime s’emploie à inoculer à celle-ci le virus djihadiste pour lui aliéner le soutien occidental. Des rumeurs invérifiables font état de son retour dans sa ville natale d’Alep, place forte de l’insurrection, où les milices djihadistes du Jabhat Al-Nousra ont pignon sur rue – sans que l’on puisse mesurer son rôle exact.

Voir de même:

Terrorisme
Abou Moussab al-Souri, le nouveau Ben Laden ?
Youssef Aït Akdim

Jeune Afrique

09/12/2013

Théoricien du jihadisme global, il s’est distingué par sa critique argumentée de la stratégie de l’ex-chef d’Al-Qaïda. Et il passe même, aux yeux des Américains, pour être son possible successeur.

Personne ne sait où il se trouve. Mais deux ans et demi après la mort d’Oussama Ben Laden, il dispose de nombreux atouts pour devenir le vrai patron du terrorisme post-Al-Qaïda. Libéré, dit-on, en décembre 2011 par Bachar al-Assad, Abou Moussab al-Souri aurait quitté la Syrie. Mais pour quelle destination ? On évoque le Yémen, repaire d’Al-Qaïda dans la péninsule Arabique (Aqpa). À moins qu’il ne soit resté dans son pays, nouveau ventre mou de la région. Incroyable cynisme du pouvoir de Damas qui aurait libéré à dessein un jihadiste confirmé en pleine guerre civile ? Voire.

Né en 1958 dans une famille de la petite bourgeoisie alépine, Souri, de son vrai nom Mustafa Setmariam Nasar, est un routard du jihadisme global. Étudiant ingénieur en mécanique de l’université d’Alep, il rejoint en 1980 un groupe militant émanant des Frères musulmans. Avec ses camarades, il assiste, impuissant, à la répression féroce du soulèvement armé de Hama, en 1982. Souri rumine depuis les leçons de cette défaite infligée par les troupes de Rifaat al-Assad, le frère du président syrien de l’époque. Dans ses écrits, le militant sans frontières naît à ce moment-là. Il part s’entraîner dans des camps secrets en Jordanie puis en Égypte. Ceinture noire de judo, cet homme charpenté détonne avec sa barbe et ses cheveux roux, ses yeux verts. Pratique pour se fondre dans la foule à Londres, où il a vécu au mitan des années 1990.

Auparavant, Souri était en Andalousie, terre mythique des conquérants musulmans, où il est arrivé en 1985. Il épouse Elena Moreno, une ancienne gauchiste qui se convertit à l’islam et avec qui il a quatre enfants. Dans un milieu plutôt macho, Souri cultive les attentions galantes. Un ami barbu s’en étonne. Il répond : « Nous, les Syriens, savons y faire. » Sur place, il entre en contact avec d’autres jeunes islamistes. Il rencontre le « chef d’Al-Qaïda en Espagne », Abou Dahdah, et un certain Tayssir Allouni, futur journaliste à Al-Jazira. Naturalisé espagnol, Souri est désormais libre de ses mouvements. En 1994, il s’installe à Londres, s’impose comme l’un des leaders de la diaspora islamiste et devient l’un des responsables de la revue Al-Ansar, dirigée par le Jordanien Abou Qatada.

Mais déjà, Souri lorgne l’Asie centrale. Il a déjà voyagé au Pakistan et en Afghanistan dès 1987. Il aide à organiser des camps d’entraînement pour les moudjahidine lancés contre l’occupation soviétique, notamment ceux du Palestinien Abdallah Azzam, l’un des idéologues qui influencèrent Ben Laden. Véritable « architecte du jihad global », selon l’ouvrage de référence que lui a consacré le chercheur norvégien Brynjar Lia, il est un « dissident, un esprit critique, un intellectuel au sein d’un courant idéologique où l’on s’attendrait à trouver plutôt de l’obéissance ». Le livre où il expose sa doctrine, Appel à la résistance islamique mondiale, publié sur internet en décembre 2004, peut être lu comme une critique argumentée de la stratégie de Ben Laden.

Une bible de jihadisme

Cette bible du jihadiste (1 600 pages) peut sembler répétitive. C’est en réalité un redoutable manuel d’endoctrinement dont se seraient inspirés des personnages aussi divers que le Jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui, le Français Mohamed Merah ou les frères Tsarnaev, Américains d’origine tchétchène auteurs présumés de l’attentat de Boston en avril 2013, et même le Norvégien Anders Behring Breivik. Souri expose une théorie à rebours de celle d’Al-Qaïda, dont il prédisait la logique suicidaire. Dès son retour en Afghanistan en 1998, il s’était opposé à la stratégie du terrorisme spectaculaire. Dans un courriel au chef d’Al-Qaïda en 1999, retrouvé à Kaboul fin 2001 par des journalistes américains, il moque le goût affiché par Ben Laden pour les médias : « Notre frère a été contaminé par la maladie des écrans, des flashs, des fans et des applaudissements. » Piquant, quand on sait que Souri a monté plusieurs interviews du Saoudien, dont celle avec Peter Bergen, de CNN, en 1997.

Instruite par la débâcle en Afghanistan, la stratégie de Souri s’appuie, elle, sur des individus ou de petites cellules qui pourraient se former et s’armer tout en restant indépendants. Seul moyen d’échapper à la surveillance et à la lutte antiterroriste. Pas d’organisation, pas de filière, pas de capture. « L’ennemi est fort et puissant, nous sommes faibles et pauvres. La guerre sera longue. Notre seule voie est celle d’un jihad révolutionnaire au nom d’Allah », écrit-il. Cette lutte culminant, dans ses fantasmes les plus fous, avec une guerre chimique ou des bombes à composants radioactifs sur le sol américain. « Une bombe sale pour un pays sale », s’amusait-il.

Abou Moussab al-Souri disparaît des radars

Au même moment, les États-Unis en font l’un des terroristes les plus recherchés, offrant une récompense de 5 millions de dollars (3,7 millions d’euros) pour sa capture. Réponse de Souri : « Je prie Dieu pour que l’Amérique regrette amèrement de m’avoir provoqué et poussé à la combattre par la plume et par l’épée. » Mais c’est un homme aux abois qui écrit ces lignes. En novembre 2005, la sinistre ISI – l’agence pakistanaise de renseignements – le capture à Quetta, capitale du Baloutchistan. Emprisonné à Rawalpindi, il est rapidement livré aux Américains. Souri disparaît des radars. Son nom n’apparaît pas dans les listes des prisonniers de Guantánamo. Comme d’autres « détenus de haute valeur », il est trimbalé entre les prisons noires de la CIA, comme la base secrète de Diego Garcia, perdue au milieu de l’océan Indien, avant d’être remis aux Syriens.

Le retour en force de ses anciens enregistrements vidéo et audio sur les forums jihadistes laisse à penser, selon les spécialistes du terrorisme, qu’il ne va pas tarder à réapparaître. Mais d’autres pensent au contraire que, après avoir passé plus de six ans entre les mains des services secrets les plus brutaux de la planète, Souri a perdu toute crédibilité aux yeux de ses anciens compagnons.

Voir par ailleurs:

Head of Al Nusrah Front interviewed by journalist convicted in Spain on controversial terror charges
Thomas Joscelyn

The long War

December 27, 2013

The head of the Al Nusrah Front, Abu Muhammad al Julani, finally granted a television interview earlier this month. Al Nusrah has long had a prolific media shop. But in a world in which al Qaeda’s jihadists use and manipulate various media channels to get their message out, Julani has pursued a different course. The Al Nusrah head is so secretive that until recently little was known about the man, even as he oversaw one of al Qaeda’s fastest growing branches in Syria.

Al Jazeera’s Tayseer Allouni conducted the interview from inside Syria with the reclusive Julani. It was the latest exclusive for Allouni, who has garnered high-profile interviews with senior al Qaeda leaders before. Allouni was the first to air an interview with Osama bin Laden after the Sept. 11, 2001 terrorist attacks.

In the years that followed his interview with bin Laden, Allouni was at the center of a high-profile trial. Spanish authorities accused Allouni of being more than just an enterprising journalist. In 2005, a Spanish court convicted Allouni of supporting al Qaeda and sentenced him to seven years in prison. Allouni spent time in prison and then house arrest.

Allouni was released in 2012 and resumed his work for Al Jazeera. After his return to Doha, Allouni denounced his conviction as « political. »

Allouni’s conviction was controversial. For Allouni and his advocates, the Spanish courts had trampled on the rights of a proactive journalist who simply used his networking skills to get the story. « I was hoovering up professional information, » Allouni explained, according to an account in the Guardian.

Among Allouni’s contacts was Imad Yarkas, the accused head of al Qaeda’s network in Spain. Yarkas was also convicted on terrorism charges.

The court rejected Allouni’s explanation of his relationship with Yarkas. Tayseer Allouni « did not belong to the group led by [Imad Yarkas]. He possibly felt superior to it … but he collaborated with it, » the Spanish court’s judgment reads. « Journalistic truth, like all other truths, cannot be obtained at any price, » the judgment continued. « Taysir Alouni committed the wrongdoing of collaborating with a terrorist group and, for that, he must now pay. »

Allouni denied providing any real assistance to al Qaeda’s network in Europe or elsewhere.

The Spanish court focused, in particular, on Allouni’s relationship with two of Yarkas’ associates: Mohammed Bahaiah (a.k.a. Abu Khalid al Suri) and Mustafa Setmariam Nasar (a.k.a. Abu Musab al Suri).

Both Bahaiah and Nasar had been imprisoned by Bashar al Assad’s regime. Before joining al Qaeda’s ranks, they were members of the Syrian Muslim Brotherhood, which opposed Assad. Various accounts suggest that Allouni himself was a member of the Syrian Muslim Brotherhood, but he reportedly denied that allegation.

Today, Bahaiah is Ayman al Zawahiri’s representative in Syria and throughout the Levant. He is also a founding leader of Ahrar al Sham, a Syrian extremist group that fights alongside al Qaeda’s branches in Syria. [See LWJ report, Syrian rebel leader was bin Laden’s courier, now Zawahiri’s representative.]

Nasar was also reportedly freed in the wake of the Syrian uprising, but his current status is unknown.

Alleged ties to Bahaiah, Nasar

Spain’s allegations tying Allouni to Bahaiah and Nasar have been previously summarized by the Guardian and by Brynjar Lia in his biography of Nasar, Architect of Global Jihad: The Life of Al Qaeda Strategist Abu Musab al Suri.

Years ago, Allouni « helped Bahaiah obtain Spanish residency papers by allowing him to say he was living at his Granada home – when he was actually in Turkey, » the Guardian reported. And when Allouni traveled to Kabul in March 2000, Allouni « took $4,000 to Bahaiah, » which Allouni claimed he did as a favor « to a friend who owed Bahaiah money. »

According to Spanish court documents, cited by Lia, Allouni described his relationship with Nasar in the following terms:

We exchanged opinions. We are from the same community. I hope that you understand the peculiarity of relations within the Arab community. Thus, it is normal that an Arab and his family, who wishes to spend the night in my house, ask me. … So I invited him [Nasar] – it is not possible to deny that – and hence, relations developed.
The Spanish government also claimed that Allouni received assistance from Nasar in setting up Al Jazeera’s presence in Kabul. « [I]f you wish to come here, I can facilitate things for you and present you to some of the Taliban figures, » court documents quote Nasar as saying to Allouni.

Allouni did not deny knowing the two Syrian al Qaeda operatives, but claimed that his contacts with them were innocuous and that they were not really al Qaeda. During Allouni’s trial in 2005, Lia writes, Allouni « admitted meeting » both Bahaiah and Nasar in Kabul, describing the pair as a « source of information about al Qaeda’s activities, its followers, and the world of radical Islam. »

« I took advantage of the situation to extract information from them on what the Taliban were, on what al Qaeda was and on other organizations, » Allouni said, according to the Guardian.

Spanish court records indicate that while Nasar was living in London prior to 2001, Allouni made « frequent phone contacts » with Nasar. And when the media reported in 2000 that Nasar was part of a schism within al Qaeda, Nasar turned to Allouni to publicly deny the charge, via Al Jazeera. After the 9/11 attacks, according to the US government, Nasar swore bayat (an oath of allegiance) to bin Laden.

Reporting from the post-9/11 battlefields

Allouni’s interview with Julani is just the latest example of his work reporting from the post-9/11 battlefields. Allouni has previously reported from both Afghanistan and Iraq.

On Oct. 10, 2001, The Washington Post described some of Al Jazeera’s reporters as having « links with the Muslim Brotherhood, a radical Islamic organization with ties to a member of the al-Jazeera board. » Allouni, according to the Post, was the « most prominent such reporter » and « was known in the past for his pro-Taliban views. » In the weeks following the Sept. 11, 2001 terrorist attacks, Allouni became « one of the primary outlets for Taliban statements and denunciations of the United States. »

The following day, on Oct. 11, 2001, The New York Times noted that Allouni was « the only reporter » in Taliban-controlled Kandahar. Allouni, the Times reported, had provided a « major exclusive » for Al Jazeera’s coverage – a video of American warplanes bombing Taliban positions that was also aired on CNN.

Writing for the Times in November 2001, Fouad Ajami said Allouni’s coverage of the war in Afghanistan included a « wistful tribute to the Taliban’s public-works efforts. » Allouni portrayed the American bombing campaign as undoing the Taliban’s good work. « It appears that all the labors that had been made by the Taliban government prior to the outbreak of the war to repair the roads have scattered to the wind, » Allouni said during one video shown to Al Jazeera’s viewers.

It is no surprise that as the war in Syria rages on, Tayseer Allouni has received exclusive access once again.

Voir aussi:

5 Reasons to Doubt Al-Qaeda Magazine’s Authenticity
Max Fisher

The Atlantic

Jul 1 2010

Late Wednesday evening, The Atlantic’s Marc Ambinder reported that the first-ever English-language propaganda magazine purportedly written by al-Qaeda officials had surfaced on websites in the vibrant online jihadi community. The publication, « Inspire, » carries the emblem of al-Qaeda’s Yemen-based spin-off, al-Qaeda in the Arabian Peninsula (AQAP). The magazine, which was uploaded in PDF format, carries the bylines of such super-star jihadists as al-Qaeda founders Osama bin Laden and Ayman al-Zawahiri as well as U.S.-born radical cleric Anwar al-Awlaki, who now lives in Yemen. Ambinder’s report cited a U.S. official confirming that the PDF has appear on jihadi web forums, which independent analysts have confirmed to CNN. Still, wrote Ambinder, « It is possible, although not likely, that the magazine is a fabrication. » Indeed, here are some reasons to question the authenticity of this document:

(1) Bin Laden and Zawahiri are extremely secretive and issue statements rarely and directly to the media. It would be unusual for them to write for a third-party publication, especially one put out by the Yemen-based AQAP, with which they have little or no direct ties. However, it is possible that the magazine’s producers simply copied old statements they had made.

(2) The language of the magazine, such as « Make a bomb in the kitchen of your mom, » reflects either a poor command of English or a light-hearted sense of self-parody. AQAP is not known for either. Awlaki, whose location in Yemen makes his participation very plausible, is a native, fluent, and very articulate English speaker. His fiery English-language sermons are not funny.

(3) The magazine includes an essay by Abu Mu’sab al-Suri. But Suri, whose connection to al-Qaeda is uncertain, has been locked up in Guantanamo–and possibly a CIA black site–since 2005. However, as with bin Laden, it is possible the magazine simply copied old statements.

(4) Analysts tell me that the magazine PDF file either does not load properly or carries a trojan virus. This is unusual because al-Qaeda and AQAP have produced and disseminated such PDF publications many times without such problems. If the report was produced by U.S. counterintelligence, or if the U.S. operatives attached the virus to the original file, would the trojan really be so easily detectable by simple, consumer-grade virus scanners? Surely U.S. counterintelligence has less detectable viruses at their disposal.

(5) The web-based « jihadi » community itself seems suspicious. The report has received little attention on web forums, especially given its apparent importance. A publication including such high-profile figures would normally receive far more attention than it has so far.

There are also reasons to doubt that the report was produced by U.S. counterintelligence, as CI officials would likely know enough to edit out these red flags. It’s unclear who that leaves, but the most likely culprit could simply be mischievous, if knowledgeable, pranksters in the U.S. who wanted to disseminate a trojan virus among jihadi forum visitors. That would also explain why the document was written in English.

Of course, none of these doubts are definitive and it remains a significant possibility that the publication is authentic. Leah Farrall, an AQAP expert and former Australian counterterrorism official, expressed doubt about the publication but disputed some of the cases against its authenticity.

« The make a bomb in the kitchen of your mum is not by Awlaki. It may be an effort to play on an old series of manuals released a few years back on how to build IED’s from materials in your home. Many readers would be familiar with these manuals since some sections have been translated into English before. So that by itself is not really enough to bring into question the authenticity of the document, » she wrote in an email. « The addition of an al-Suri excerpt is curious, but not unexpected. AQAP ideologues have mentioned his book before. So, this is also not enough to bring into question the authenticity of the document. »

It’s not clear who produced this PDF and why. But there are some compelling reasons to doubt that it was produced by al-Qaeda in the Arabian Peninsula for the purpose of spreading the group’s message to English speakers.

Voir encore:

Al Qaeda’s chief representative in Syria killed in suicide attack
Thomas Joscelyn

The Long war

February 23, 2014

Abu Khalid al Suri, whose real name is Mohamed Bahaiah, has been reportedly killed in a suicide attack in Aleppo. Al Suri’s death has been confirmed on several Twitter feeds managed by Ahrar al Sham and the Islamic Front.

Al Suri, a longtime al Qaeda operative, was a founding member of Ahrar al Sham and a senior leader in the organization at the time of his death. Ahrar al Sham is arguably the most powerful rebel organization within the Islamic Front, a coalition of rebel groups that was formed late last year.

Hassan Abboud, a top official in Ahrar al Sham and the Islamic Front, confirmed al Suri’s « martyrdom » in a Tweet early this morning. The official Twitter feeds for the Islamic Front and Ahrar al Sham say that al Suri was killed along with his « comrades » in a suicide attack at one the Front’s headquarters in Aleppo. And a hashtag commemorating al Suri’s death is already being used on jihadist Twitter pages.

As of this writing, there has been no official claim of responsibility for al Suri’s death. Some reports on social media implicate the Islamic State of Iraq and the Sham (ISIS), which was recently disowned by al Qaeda’s general command, as the group responsible for the attack.

Al Suri was a key figure in the dispute between ISIS and other jihadist groups inside Syria, including Ahrar al Sham and the Al Nusrah Front, which is an official branch of al Qaeda.

In a May 2013 letter, al Qaeda emir Ayman al Zawahiri named al Suri as his intermediary in a leadership disagreement between ISIS and the Al Nusrah Front. The dispute became public the previous month when ISIS emir Abu Bakr al Baghdadi attempted to subsume control of the Al Nusrah Front. Abu Muhammad al Julani, the emir of Al Nusrah, rejected al Baghdadi’s order and directly reaffirmed his allegiance to Zawahiri instead.

Al Suri’s mediation efforts failed and the dispute between the groups grew more vehement in the months that followed as Ahrar al Sham, Al Nusrah, and other jihadists rejected ISIS’ power grab.

One last attempt at mediation in January, spearheaded by a popular pro-al Qaeda Saudi cleric named Abdallah Muhammad al Muhaysini, failed after ISIS rejected the initiative. All of the other major rebel groups, including Ahrar al Sham and the Al Nusrah Front, endorsed Muhaysini’s proposal, which was released just hours after a similar appeal by Zawahiri. [See LWJ report, Saudi cleric’s reconciliation initiative for jihadists draws wide support, then a rejection.]

Al Qaeda’s general command, or senior leadership, officially disowned ISIS after it rejected Muhaysini’s proposal. The decision was apparently prepared beforehand in the event that ISIS failed to accept the reconciliation initiative.

The Long War Journal reported on Dec. 17, 2013 that al Suri was a senior leader in Ahrar al Sham in addition to being Zawahiri’s main representative in Syria. US intelligence officials told The Long War Journal that al Suri’s placement within Ahrar al Sham, alongside other senior al Qaeda operatives in the group, revealed that al Qaeda has influence in organizations that are not officially recognized as affiliates or branches of the group.

Al Suri’s al Qaeda role was long known in counterterrorism circles. The Spanish government accused him of serving as Osama bin Laden’s chief courier in Europe prior to the Sept. 11, 2001 terrorist attacks. Spanish officials found that he carried surveillance tapes of the World Trade Center and other American landmarks from the operative who made the videos to al Qaeda’s senior leadership in Afghanistan. [See LWJ report, Syrian rebel leader was bin Laden’s courier, now Zawahiri’s representative.]

Shortly after The Long War Journal reported on al Suri’s dual-hatted role in Ahrar al Sham and al Qaeda in December 2013, the US Treasury Department described al Suri as « al Qaeda’s representative in Syria. » Treasury revealed that an al Qaeda supporter in Qatar had transferred nearly « $600,000 to al Qaeda via » al Suri in 2013 and was preparing to transfer an additional $50,000.

Abu Khaled al Suri’s death, therefore, is a major development in the history of the Syrian war and al Qaeda’s role in it. However, al Qaeda retains the loyalty of numerous other senior jihadists on the Syrian battlefield.

Voir de plus:

Le chef d’al-Qaïda perd son représentant en Syrie, tué à Alep
RFI

24-02-2014

Abou Khaled al-Souri, compagnon de route du chef d’al-Qaïda Ayman al-Zawahiri et d’Oussama ben Laden, a été tué dimanche dans un attentat-suicide à Alep, en Syrie. Il jouait le rôle de médiateur entre deux organisations de combattants se réclamant d’al-Qaïda dans le pays, le Front al-Nosra et l’Etat islamique en Irak et au Levant.
Avec notre correspondant à Beyrouth,  Paul Khalifeh

Abou Khaled al-Souri était le représentant personnel en Syrie du chef d’al-Qaïda. En juin dernier, Ayman al-Zawahiri l’avait chargé de trancher tout différend entre les deux branches se réclamant de l’organisation extrémiste : le Front al-Nosra et l’Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL). Ayman al-Zawahiri avait pris fait et cause pour al-Nosra, désigné comme le seul représentant légitime d’al-Qaïda en Syrie.

Présenté comme un compagnon de route d’Oussama ben Laden et de son successeur Ayman al-Zawahiri, le Syrien Abou Khaled n’était pas pour autant membre du Front al-Nosra. Il était l’un des chefs d’un troisième groupe, Ahrar al-Cham, également très proche d’al-Qaïda, bien qu’il n’affiche pas ouvertement ses affinités.

Sur ce dernier point, comment pourrait-il en être autrement puisque ce groupe est l’une des principales composantes du Front islamique, avec qui les Etats-Unis ont exprimé le souhait d’établir un dialogue ? Assumer publiquement ses sympathies pour al-Qaïda serait – c’est le moins que l’on puisse dire – embarrassant aussi bien pour Washington que pour Ahrar al-Cham.

La mort d’Abou Khaled al-Souri et de six autres combattants d’Ahrar al-Cham, dans un attentat-suicide attribué à l’Etat islamique, met fin à la trêve précaire entre les deux organisations dans le Nord syrien, après des semaines de combats qui ont fait plus de 2 000 morts. Les deux frères ennemis se livrent désormais une guerre sans merci.

Voir également:

Zawahiri eulogizes al Qaeda’s slain Syrian representative
Thomas Joscelyn

The Long War

April 4, 2014
The video accompanying Zawahiri’s message shows a clip of Abu Khalid al Suri walking alongside Osama bin Laden and Zawahiri at the Al Farouq camp in Afghanistan in 2000.
Ayman al Zawahiri, the head of al Qaeda, has released an audio message eulogizing Abu Khalid al Suri, who served as Zawahiri’s representative in Syria until he was killed by a suicide bomber on Feb. 23. Al Suri was also a founding member and senior leader in Ahrar al Sham, a powerful militant organization that helps lead the Islamic Front, which is a coalition of several rebel groups.

Al Qaeda has released a video accompanying Zawahiri’s verbal message. The video contains images of other al Qaeda actors, but Zawahiri himself is not shown. Zawahiri’s message and the accompanying video were translated by the SITE Intelligence Group.

Although the Islamic State of Iraq and the Sham (ISIS) is not mentioned in the production, the video and Zawahiri’s message are clearly aimed at the group, which was disowned by al Qaeda’s general command in early February.

Top jihadists have accused ISIS of killing al Suri, and the group remains the most likely culprit in the slaying.

The video opens with a clip of Atiyah Abd al Rahman, who served as al Qaeda’s general manager before he was killed in a US drone strike in August 2011. Rahman discusses the sanctity of Muslim blood and the importance of avoiding Muslim casualties while waging jihad.

Rahman’s message, recorded long before ISIS became a player in the Syrian war, reflects al Qaeda’s sensitivity to the criticisms the group has faced within the Islamic world. Al Qaeda has killed far more Muslims than non-Muslims in its campaign of terror. Here, however, Rahman’s words are intended as a rebuke of ISIS.

The video then cuts to footage of Abu Khalid al Suri walking alongside Osama bin Laden and Zawahiri at the Al Farouq training camp in Afghanistan in 2000. Al Qaeda’s propagandists zoom in on footage of al Suri at the camp.

A longtime al Qaeda operative

Zawahiri says he knew Abu Khalid al Suri « from the days of the jihad against the Russians » and he knew al Suri « until his capture in Pakistan » approximately a decade ago. Abu Khalid al Suri « was a colleague of the professor of the mujahideen, Sheikh Abu Musab al Suri, may Allah release him very soon, Allah willing. »

Abu Musab al Suri is a major jihadist ideologue whose teachings continue to influence al Qaeda’s thinking. The Al Nusrah Front, al Qaeda’s official branch in Syria, openly follows Abu Musab al Suri’s teachings. There are conflicting reports concerning his status in Syria, with some accounts saying he has been freed from Assad’s prisons.

However, Zawahiri’s message is the third instance in which senior al Qaeda leaders have used the phrase « may Allah release him » in reference to Abu Musab al Suri. This is a strong indication that he remains imprisoned.

Zawahiri re-established contact with Abu Khalid al Suri after the Syrian revolution. Zawahiri says the « last message » he received from Abu Khalid al Suri, prior to his capture in Pakistan, « was nearly ten years ago … stating that he supported a speech I gave, where I said that victory is but the patience of an hour. » After al Suri was captured « [c]ommunication was cut off between us, until the outbreak of the blessed Syrian revolution. »

According to Zawahiri, Allah then « facilitated the communication between us after Allah relieved him and spared him from being captured by » Assad’s forces. « He was to me and my brothers such a great advisor, » Zawahiri says.

Abu Khalid warned Zawahiri that he sees in Syria « the seeds of sedition, which he experienced in Peshawar » — a reference to jihadist infighting in the past, which al Qaeda ties to ISIS’ actions in the present. Indeed, al Suri was a strong critic of ISIS and did not hide his rejection of the group’s practices.

« This sedition that Abu Khalid saw and was warning about, Allah willed that it make him a martyr, » Zawahiri says.

Without naming ISIS, Zawahiri calls on Muslims to reject any group that behaves like the former al Qaeda affiliate. « Every Muslim and mujahid must disavow all those who refuse arbitration » by an « independent » sharia court, Zawahiri says. Al Qaeda and other jihadist groups have repeatedly called on ISIS to submit itself to arbitration in a common sharia court, but ISIS has refused to abide.

« Every Muslim and mujahid must not be involved in the blood of the mujahideen, » Zawahiri says, according to SITE’s translation. « And for this, he must refuse to blow up their headquarters or kill their sheikhs. » In addition, « [a]ll Muslims must not help whoever blows up the headquarters of the mujahideen and sends to them car bombs and human bombs, and stop supporting them in any form. »

This is precisely how al Suri was killed.

Jihadist infighting in Syria reminiscent of the past

Zawahiri says that the infighting inside Syria reminds him of Algeria in the 1990s. Veteran jihadists within the Armed Islamic Group (commonly known by its French acronym, GIA) turned on one another and also indiscriminately slaughtered Muslims. Zawahiri says the GIA’s infighting led first to the « spiritual death of that group, followed by [its] physical death. »

In an effort to rectify the GIA’s excess, in the late 1990s al Qaeda helped form the Salafist Group for Preaching and Combat (known as the GSPC) as an offshoot of the GIA. The GSPC then evolved into al Qaeda in the Islamic Maghreb (AQIM), a branch of al Qaeda. Zawahiri personally oversaw AQIM’s official merger with al Qaeda in 2006.

Zawahiri references a meeting he had years ago in Peshawar with Sheikh Abu Muhammad al Maqdisi, an influential jihadist ideologue now imprisoned in Jordan who has issued criticisms of ISIS’ actions from his prison cell. According to the story, which the al Qaeda emir calls « funny yet sad, » Zawahiri said that some had labeled him a disbeliever because he refused to « brand the Afghan mujahideen as disbelievers. » To this Maqdisi allegedly replied, « You do not know that they [this same group] branded me a disbeliever because I did not brand you a disbeliever. »

ISIS today labels everyone who does not agree with the group a disbeliever, including Abu Khalid al Suri.

Voir encore:

Islam : ce que révèlent les livres prônant le djihad en supermarché
Alexandre Devecchio
Le Figaro

29/07/2014 à 17:13

FIGAROVOX/ANALYSE – Pour son «Opération Ramadan», l’éditeur libanais Albouraq met en vente dans 1000 magasins de France des livres prônant le djihad et la mort des «hérétiques». Le décryptage de l’islamologue Claude Sicard.

Claude Sicard est agronome, docteur en économie, spécialiste du développement. Il est l’auteur de deux livres sur l’islam, L’Islam au risque de la démocratie et Le face-à-face islam chrétienté. Quel destin pour l’Europe?
«La Voie du musulman» ou «les jardins des Saints» qui prônent le djihad et la mort des «hérétiques» sont en vente libre dans les grandes surfaces. Ces livres sont-ils fidèles au Coran ou donnent-ils une interprétation dévoyée de l’islam? La violence et le djihad sont-ils intrinsèques à l’islam?

Claude SICARD. – Le Coran, qui est véritablement «la parole de Dieu» pour les musulmans, délivre aux croyants de cette religion des messages que, nous, citoyens de pays démocratiques, considérons être indubitablement des incitations à la haine. En sorte que normalement la diffusion de ces messages devrait tomber sous le coup de la loi. Citons quelques sourates pour illustrer notre propos:

L’attitude vis-à-vis des incroyants: «Ô vous qui croyez, combattez ceux de vos voisins qui sont infidèles» (9,123) ; ou encore: «Tuez les polythéistes partout où vous les trouverez» (9,25) ; et aussi: «Ô Prophète, incite les croyants à combattre: vingt braves d’entre eux terrasseront 200 infidèles» (8,65), etc. Avec, pour déculpabiliser les croyants qui en viendraient à tuer des infidèles et qui s’en émouvraient, cette sourate qui leur dit: «Ce n’est pas vous qui les avez tués, c’est Dieu» (8,17).

L’attitude vis-à-vis des juifs: «Ô croyants, ne prenez pas pour amis les juifs et les chrétiens» (5,51).

D’une façon générale, il faut avoir en mémoire cette sourate où il est dit: «Mahomet est l’envoyé de Dieu. Ses compagnons sont durs envers les infidèles, et miséricordieux entre eux». Dans une société telle que la conçoit l’islam, il faut savoir qu’il n’y a de place que pour des croyants. Les uns sont dans la bonne voie (les musulmans), les autres, «les gens du Livre» qui tiennent à rester dans l’erreur, sont admis: ils ont le mérite de croire en Dieu, et on les tolérera donc, mais en en faisant des citoyens de second rang, dits des «dhimmis». Ces citoyens de second rang se trouveront en permanence brimés dans leur vie de tous les jours, et la situation leur deviendra finalement insupportable. Les incroyants, quant à eux, seront persécutés: ils devront soit se convertir à l’islam soit être éliminés. Et il y aura effectivement beaucoup de fraternité entre les musulmans, mais seulement entre eux, une sourate disant: «Ô croyants, ne vous liez d’amitié qu’entre vous «(3,118). Rappelons aussi la sourate 3,28 qui précise: «Que les croyants ne prennent pas leurs amis parmi les infidèles, au lieu des croyants. Ceux qui feraient ainsi n’auraient rien à attendre de Dieu.»

L’éditeur se défend en arguant que le contenu de la Bible peut lui aussi être choquant. Lorsqu’ils sont lus de manière littérale, tous les livres sacrés ne sont-ils pas sujets à mauvaise interprétation?

Certes, on trouve dans la Bible des passages violents. Mais la distinction fondamentale qui est à faire entre la Bible et le Coran se trouve dans le fait que la Bible a été rédigée par des hommes, alors que le Coran est par nature la parole de Dieu. Il faut rappeler que les musulmans nous disent que le message de Dieu délivré aux hommes a depuis la nuit des temps toujours été le même: les prophètes qui ont précédé Mahomet ont été des hommes «inspirés par Dieu» (Moise et Jésus étant les deux principaux d’entre eux). Du fait qu’ils étaient des hommes, le message qu’ils ont délivré était imparfait, mal compris, tronqué… Le message de Dieu a finalement été recueilli dans son intégralité par Mahomet a qui Dieu a dicté son message: c’est donc le message auquel on doit se conformer, car c’est le message parfait, et il n’y en aura plus d’autre. Quand on lit dans le Coran des passages qui prônent la violence, il s’agit donc bien d’injonctions délivrées par le Tout-Puissant, des messages que l’on ne peut donc qu’exécuter si l’on est un croyant sincère et soucieux de son devenir après la mort.

La distinction entre « islam radical » et « islam soft » est sans fondement. Elle est l’effet des arrangements que nos sociétés occidentales tentent de trouver pour ne pas condamner les musulmans dans leur refus d’adopter nos valeurs et de se conformer à la manière que nous avons, nous Occidentaux, de concevoir l’organisation de nos sociétés.

Le succès de ce type de livre, notamment en période de ramadan, témoigne-t-il, malgré tout, d’une banalisation de l’islam radical? Faut-il s’en inquiéter?

La réponse à cette question est «oui». En effet, la distinction entre «islam radical» et «islam soft» est sans fondement. Elle est l’effet des arrangements que nos sociétés occidentales tentent de trouver pour ne pas condamner les musulmans dans leur refus d’adopter nos valeurs et de se conformer à la manière que nous avons, nous Occidentaux, de concevoir l’organisation de nos sociétés. La démocratie, et les valeurs sur lesquelles elle est fondée, est le système politique inventé par les «chrétiens», un système que les Occidentaux se croient fondés à imposer aujourd’hui aux autres civilisations.

L’islam orthodoxe est bien celui qui est conforme au Coran: mais les intellectuels musulmans modernes sont des réformateurs. Ils refusent de faire du Livre saint de l’islam une lecture «littérale», disant qu’il faut «contextualiser» le Coran» pour le dégager du contexte particulier dans lequel la parole de Dieu a été délivrée: il s’agissait d’une Arabie du septième siècle de notre ère, et le message qui a alors été délivré est à moderniser aujourd’hui en en gardant l’esprit. C’est la position par exemple d’un intellectuel comme Malek Chebel avec son ouvrage à grand succès: «Manifeste pour un islam des Lumières» où cet islamologue propose quelque vingt-sept réformes importantes. Et c’est aussi la position de Tariq Ramadan, ce brillant intellectuel si fortement médiatisé, et inutilement diabolisé, qui s’oppose à une lecture littérale du Coran. Ce prédicateur si écouté des jeunes musulmans européens écrit par exemple dans son ouvrage «L’Islam et le réveil arabe»: «l »islam est en passe à une mutation profonde imposée par l’évolution historique et le nouvel environnement politique, économique culturel et plus largement géopolitique» (page 165).

Tous les intellectuels musulmans vivant en Occident sont donc pour une réforme de l’islam tel qu’il ressort de la lecture du livre saint, mais malheureusement les foules sont et restent sous la tutelle des imams des mosquées qui s’en tiennent à cet islam rigoureux prôné par les wahhabites et les salafistes. Les réformateurs vivant en Occident sont des intellectuels et leur discours n’est pas écouté des religieux. Avec la diffusion d’ouvrages qui prônent le djihad et la mort des hérétiques on banalise donc l’islam radical et on barre la voie aux musulmans réformateurs que l’Occident aurait le plus grand intérêt à soutenir dans leur combat.

Intégrer des musulmans dans une société occidentale qui a pour fondement le christianisme est une utopie. Les musulmans tiennent à conserver leur identité, et on ne peut pas le leur reprocher.
S’agit-il d’un réflexe communautaire lié à l’échec de l’intégration ou d’un réel basculement dans l’intégrisme de toute une partie de la population?

Les musulmans appartiennent à une autre civilisation que la civilisation occidentale. Ils savent que leur civilisation a été plus forte que la nôtre dans le passé, au Moyen Âge, et on ne manque pas de le leur rappeler d’ailleurs. Par la suite, c’est notre civilisation, avec ses avancées extraordinaires aux plans scientifique et technique qui a pris le dessus. Ils nous rappellent que nous sommes allés les dominer pendant plusieurs siècles avec nos techniques et nos armes. Mais tout récemment ils sont parvenus à nous chasser des territoires que nous leur avions pris, et avec le pétrole ils disposent à présent d’une arme redoutable contre nous. Ces peuples qui considèrent que nous les avons soumis, humiliés, pillés en exploitant à notre compte leurs richesses, ont le sentiment que nous les méprisons: ils ont commencé dans la seconde moitié du XXe siècle à prendre leur revanche, et leur ressentiment à l’égard de l’Occident est très fort.

Comment veut-on donc que ces musulmans qui viennent s’installer en Europe pour des raisons de commodité et de confort aient envie de quitter sentimentalement leur monde, c’est-à-dire leur civilisation, à un moment où celle-ci prend précisément sa revanche sur la civilisation occidentale, pour devenir «traîtreusement» des «Occidentaux»? Les musulmans ont le sens de l’honneur et ils trahiraient les leurs s’ils devenaient de bons Occidentaux.

Intégrer des musulmans dans une société occidentale qui a pour fondement le christianisme est une utopie. Les musulmans tiennent à conserver leur identité, et on ne peut pas le leur reprocher. C’est bien ce que leur recommande de faire un prédicateur comme Tariq Ramadan, un prédicateur qui a le succès que l’on sait. Il ne s’agit pas tant d’une affaire de religion que d’une affaire d’identité, et tout individu est prêt à lutter très fort pour défendre son identité. Y compris en y laissant sa vie s’il le faut..

On pourrait dire de façon provocatrice que pour qu’un musulman devienne un vrai Occidental, il faut en fait qu’il se convertisse au christianisme. Certes, les Européens sont en majorité agnostiques, mais même cet agnosticisme s’est construit avec une culture et une tradition judéo-chrétienne. Il faut appréhender les problèmes d’intégration avec les approches des anthropologues, et ne pas rester sur des idées simplistes. Le Coran dit aux chrétiens qu’ils sont dans l’erreur: comment donc des musulmans adopteraient-ils les thèses de ces gens que le Prophète a ordonné de combattre? Le message antichrétien est dans le livre saint de l’islam: il ne facilite pas l’intégration des musulmans dans nos sociétés occidentales, des sociétés fondées, il ne faut pas le négliger, sur les valeurs et les traditions chrétiennes.

Voir par ailleurs:

« Timbuktu » et « L’Apôtre » plus dangereux que « Charlie » ?

VIDÉOS. L’un dénonce le djihadisme, le second décrit la conversion d’un musulman au christianisme. Certaines projections ont été annulées « par précaution ».
« L’Apôtre » raconte l’histoire d’un jeune musulman qui se convertit au christianisme. © Carron Distribution

Phalène de La Valette

Le Point

20/01/2015

« Bonsoir madame, la DGSI nous a vivement conseillé d’annuler notre soirée débat du 23 janvier autour de la projection du film L’Apôtre, devant les risques d’attentats, cette projection pouvant être vue comme une provocation pour la communauté musulmane. » Voilà le message envoyé par la salle municipale de Nantes à la réalisatrice française Cheyenne Carron, quatre jours après la marche républicaine qui avait vu des millions de Français affirmer leur attachement à la liberté d’expression au cri de « Je suis Charlie ».

Par deux fois, les projections de son film L’Apôtre, qui raconte la conversion d’un musulman au christianisme, ont été annulées. À Nantes donc, mais aussi à Neuilly (Hauts-de-Seine), où le cinéma Le Village s’est abstenu à la suite de la demande de la préfecture de police. Des mesures de précaution compréhensibles dans le contexte qui est le nôtre, mais qui entrent en contradiction avec le discours sur la liberté d’expression entendu ces jours-ci. Pourquoi, en effet, interdire à une salle de cinéma ce qu’on autorise à un journal ?

« Pour ouvrir le dialogue »

Cette différence de traitement est d’autant plus frappante que L’Apôtre est une oeuvre dont la diffusion est assez confidentielle (faute de moyens, il n’a pu être projeté que dans une poignée de salles) et beaucoup moins provocante que la plupart des dessins de Charlie Hebdo. En fait, excepté son sujet, susceptible en lui-même de faire frémir certains musulmans, le film est même foncièrement pacifiste. On y suit l’itinéraire d’Akim, jeune Français destiné à devenir imam mais interpellé un jour par le baptême du fils d’un ami chrétien. Sa conversion provoque à l’évidence des remous dans sa communauté et dans sa famille, en particulier chez son frère aîné qui ne s’explique pas ce choix vécu comme une trahison. Mais frères et soeur, père et mère, chacun chemine doucement vers une compréhension mutuelle. Tout cela est filmé tout en nuances et justesse par Cheyenne Carron, dont le travail a été salué par la presse (Le Monde, Le Figaro et même Le Canard enchaîné…).

« L’Apôtre est un film qui parle d’amour. Au lieu de l’interdire, on devrait le projeter à des chrétiens et à des musulmans », a regretté la réalisatrice, elle-même catholique. « J’ai essayé de faire un film qui permette une vraie ouverture vers l’autre et vers la différence. Il est interdit par peur, et je le comprends parfaitement parce que ce qui s’est produit chez Charlie Hebdo, c’est terrifiant. Mais on ne gagne pas des guerres par le silence et en se censurant. Même s’il y a une part de danger, il ne faut pas se priver des outils que nous avons pour ouvrir le dialogue. »

Regardez un extrait du film L’Apôtre

Nommé au césar du meilleur jeune espoir masculin, l’acteur principal, Fayçal Safi, confie quant à lui soutenir la démarche de Cheyenne Carron face à certaines critiques qui l’accusent de mettre de l’huile sur le feu : « Moi, en tant qu’acteur principal de ce film et de culture arabo-musulmane, je suis ouvert et heureux qu’on traite de sujets sensibles au cinéma. Et si cela peut faire progresser les choses, alors, tant mieux. »

Oscars

L’Apôtre n’est pas le seul film à avoir été déprogrammé à la suite des attentats. Timbuktu, le film d’Abderrahmane Sissako, sélectionné au Festival de Cannes et en lice pour les Oscars, a vu ses projections suspendues à Villiers-sur-Marne (Val-de-Marne). « Je n’ai pas reçu de menace, mais j’ai peur que ce film ne fasse l’apologie du terrorisme », avait justifié le maire de la ville Jacques-Alain Bénisti (il est revenu depuis sur sa décision et annonce une reprogrammation dans une quinzaine de jours). Coup de coeur du Point, Timbuktu est pourtant justement un vibrant plaidoyer contre l’islamisme des djihadistes, dont il montre l’horreur.

Ces micro-polémiques peuvent paraître dérisoires au regard des enjeux sécuritaires et politiques actuels. Mais elles alimentent le sentiment d’un « deux poids deux mesures » et font le miel des réseaux sociaux qui font le parallèle avec un autre film, Qu’Allah bénisse la France (également très bon), qui raconte la conversion d’un jeune de banlieue à l’islam et qui, lui, n’a pas souffert d’annulation.

Voir enfin:

La pièce Lapidée reportée après les attentats djihadistes
Claire Courbet, AFP agence
Le Figaro
21/01/2015

THÉÂTRE – Aigle Noir Productions, la société de production du drame écrit par le pasteur suisse Jean Chollet-Naguel a dû annuler sa campagne d’affichage et supprimer 27 représentations.

Les attentats de Paris ont eu des conséquences dans le monde de la musique et du cinéma mais également dans celui du théâtre. Suite aux attaques du début du mois de janvier, la pièce Lapidée ne sera finalement jouée que trois fois sur les trente séances prévues a révélé mercredi l’AFP. La campagne d’affichage qui devait débuter le 12 janvier a elle-aussi été ajournée.

Ces choix ont été faits au moment des drames. «Nous avons pris unanimement cette décision le vendredi 9 janvier, au moment de l’assaut des forces de police dans l’Aisne et à Paris contre les preneurs d’otages», a expliqué à l’AFP Claude Telliez, de la société Aigle Noir Productions.

Il explique que sa société a préféré la prudence: «La préfecture de police, contactée par un membre de la production, nous a dit que dans les circonstances, l’affichage pourrait être considéré comme une provocation».

Réactions virulentes de groupes islamistes
Les trois représentations ont eu lieu du 14 au 16 janvier au théâtre parisien le Ciné XIII. Il n’était pas possible pour la troupe d’être protégée plus longtemps. «Comme il ne s’agit pas d’un lieu public, nous ne pouvions pas être protégés dans le cadre de vigipirate, et nous devions recourir à une société de sécurité privée: c’est possible pour trois représentations mais pas pour trente» explique Claude Telliez. Le prix de chaque soirée surveillée est estimé à 360 euros par soir.

La pièce sera tout de même rejouée en 2016 à Paris selon la presse suisse. «Il ne s’agit pas d’autocensure, il s’agit de responsabilité», affirme Claude Telliez.

La pièce raconte l’histoire d’une jeune femme hollandaise, accusée d’adultère par son époux yéménite qui finit par être lapidée au Yémen. Elle a été écrite par le pasteur suisse Jean Chollet-Naguel et crée en 2013 lors du festival d’Avignon. A sa création, elle avait déjà sucité des réactions virulentes de groupes islamistes.


Je suis Charlie: Attention: un président musulman peut en cacher un autre ! (No-show in Paris: Will the real first Muslim president stand up ?)

14 janvier, 2015
http://www.theyeshivaworld.com/wp-content/uploads/2015/01/dn.jpg https://i1.wp.com/media.cagle.com/46/2015/01/12/158638_600.jpg
 
Obamas Snub © Kevin Siers,The Charlotte Observer,je suis charlie,obama and charlie hebdo,paris,rallyhttps://i2.wp.com/media.cagle.com/180/2015/01/13/158661_600.jpg
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J’ai travaillé sur l’URSS, c’était le même mécanisme de peur. Le seul moyen de lutter contre la censure parmi les dissidents était que tout le monde signe les pétitions. Le Mur est tombé quand les gens ont cessé d’avoir peur. Dès que vous intériorisez la peur, c’est fini. Je crains que cela se produise en Occident face aux radicaux islamistes. La réalité est que nous avons intériorisé la fatwa lancée contre Salman Rushdie pour ses Versets sataniques. Il n’existe pas de loi contre le blasphème en Occident, mais nous avons intériorisé la peur d’une loi qui n’existe pas. (…) Je pensais que notre journal pourrait gagner ce combat.» Oui, nous n’avons pas publié les caricatures après les attaques, c’est grave et triste. Mais je peux comprendre le rédacteur en chef, après ce que je vis depuis neuf ans. Il pense à la sécurité de ses journalistes. Au moins, nous sommes honnêtes. Nous avons publié un éditorial titré «La violence marche». Nous reconnaissons que nous nous soumettons à l’autocensure. L’épée est plus forte que le stylo. Il y a neuf ans, je pensais que c’était l’inverse. Je pensais que notre journal pourrait gagner ce combat. Mais je sais maintenant que nous avons besoin de beaucoup plus de soutien populaire. Je suis très heureux de cette mobilisation. Mais je reste circonspect, car une manifestation ne compte pas à long terme. Ce qui compte, ce sont les décisions au quotidien de chaque journal. Quand Theo Van Gogh a été tué par un extrémiste musulman en 2004, il y a eu une vague de soutien qui s’est essoufflée. On a vu au contraire apparaître, aux Pays-Bas, une pression pour renforcer «les lois contre la propagation d’un discours de haine». Le ministre de la Culture a même dit si que si on avait eu des lois semblables, Theo Van Gogh serait en vie! Sous-entendu, c’était sa faute (…) Cette culture de la défense des offensés est devenue centrale dans les cercles académiques américains. Elle est très dangereuse, car elle détruit la distinction fondamentale, depuis les Lumières, entre le mot et l’action. Elle affirme que dire quelque chose d’offensant est aussi grave que commettre un crime violent. Alors qu’une caricature, c’est ce qu’il y a de plus civilisé et pacifique! Cette érosion de la distinction entre mots et actes sape la liberté de parole. Elle nous rapproche des dictatures. Flemming Rose
Nous aurions dû envoyer quelqu’un du plus haut niveau. Josh Earnest (porte-parole de l’exécutif américain)
More than a million people turned out. More than 40 presidents and prime ministers were there. It was, as the New York Times reported, “the most striking show of solidarity in the West against the threat of Islamic extremism since the Sept. 11 attacks.” But President Obama did not go to Paris. Neither did Joe Biden. Or John Kerry. Attorney General Eric Holder was in the city but he didn’t go to the rally either. There is a visceral reaction, of course. What could Barack Obama have been thinking? How could he not go and show support to a friend who had been attacked? The official explanation is that there were concerns about security and how they would distract from the event. But other world leaders showed up and they managed to figure out a way around the security issues. The (NY) Daily News ran a Front Page headline, sending President Obama a message in type the size of the Eiffel Tower: “You let the world down” The (UK) Daily Mail headline read, “America snubs historic Paris rally” Is it unreasonable to wonder if the President was a no-show precisely because it wasn’t a rally against extremism in general, but against Islamic extremism in particular? Islamic terrorism may be the most challenging issue of our time, but Barack Obama can’t bring himself to utter those two words, side by side. For a while, he wouldn’t even call terrorism … terrorism. Imagine if FDR refused to talk about the Nazi menace but instead tiptoed around the subject and talked instead about “extremism.”  Wouldn’t that seem … odd? (…) Perhaps the president is concerned that he would be offending moderate Muslims if he put the name of their religion alongside the word “terrorism.” But if they’re truly moderate, they’re already offended – by the actions of the terrorists. Or perhaps he’s caving to Muslim civil rights groups in America, or doesn’t want to rile the volatile Arab Street abroad. Whether the president understands it or not, his attempt to avoid being polarizing is having the opposite effect. (…) Words matter. But so does reality, which cannot be changed simply because the leader of the free world refuses to call Islamic terrorism by its name. Bernard Goldberg
There is a long history of this White House being very, very reluctant to talk about terrorism and to call something terrorism. What they haven’t done is call it Islamic terrorism. John Kerry’s remarks, which were great about showing solidarity with France, and by all means let’s show solidarity with France and let’s condemn terrorist attacks, but he didn’t use the word Islam or Muslim once (…) These acts were done by specific people with a specific ideology, and this White House is still incredibly gun shy, no pun intended, about calling any attention to the fact that the people we’re at war with aren’t just generic extremists off the shelf, but they’re a specific ideology with a specific religious orientation. And President Obama won’t even call ISIS Islamic. Jonah Goldberg
President Barack Obama and other top members of his administration have snubbed a historic rally in Paris today that brought together more than 40 world leaders from Europe, Africa, the Middle East and even Russia. ‘France is our oldest ally,’ Obama said during a speech Friday in Tennessee. ‘I want the people of France to know that the United States stands with you today, stands with you tomorrow.’ But he wasn’t standing in Paris as Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu and Palestinian Authority President Mahmoud Abbas put aside their differences and linked arms. Ukrainian President Petro Poroshenko and Russian Foreign Affairs Minister Sergei Lavrov made the same unifying gesture in the march down the Place de la Concorde in defiance of the Islamist terror attacks that rocked the city last week. According to an administration official, President Obama spent part of his Sunday afternoon watching a National Football League game on television. Both games were broadcast hours after the march. Heads of state from every major European power, including British Prime Minister David Cameron and German Chancellor Angela Merkel, joined French President Francois Hollande.  But the U.S.A. was M.I.A. Obama and Vice President Joe Biden remained in Washington, despite having no events on their public schedules Sunday. Secretary of State John Kerry was a world away in India, on a pre-planned trip. Attorney General Eric Holder was in Paris for a terrorism summit held on the march’s sidelines, but he slipped away and made appearances on four American morning television talk shows just as the incredible rally was starting. The US was represented at the march only by Jane Hartley, the American ambassador to France who is unrecognizable to most Americans, let alone the rest of the world. Daily Mail
Reporters sans frontières (RSF) se félicite de la présence de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement étrangers lors du rassemblement du dimanche 11 janvier en hommage aux victimes des attentats, mais s’indigne de la présence de représentants de pays répressifs de la liberté de l’information. Au nom de quoi les représentants de régimes prédateurs de la liberté de la presse viennent-ils défiler à Paris en hommage à un journal qui a toujours défendu la conception la plus haute de la liberté d’expression ? Reporters sans frontières (RSF) s’indigne de la présence à la “marche républicaine” à Paris de dirigeants de pays dans lesquels les journalistes et les blogueurs sont systématiquement brimés, tels l’Egypte, la Russie, la Turquie, l’Algérie et les Emirats arabes unis. Au Classement mondial de la liberté de la presse publié par RSF, ces pays sont respectivement 159e, 148e, 154e, 121e et 118e sur 180.(…) Les autorités ont annoncé la présence du Premier ministre turc Ahmet Davutoglu, des ministres des Affaires étrangères égyptien et russe, Sameh Choukry et Sergueï Lavrov, des ministres des Affaires étrangères d’Algérie et des Emirats arabes unis, Ramtane Lamamra et cheikh Abdallah ben Zayed Al-Nahyane, et du président gabonais Ali Bongo. Reporters sans frontières
Selon les standards du Times, nous ne publions pas d’images ou d’autres matériaux offensant délibérément les sensibilités religieuses. Après concertation, les journalistes du Times ont décidé que décrire les caricatures en question donnerait suffisamment d’informations pour comprendre l’histoire. NYT
Many critics of Israel’s policy would suggest that the Palestinians suffer hugely at Jewish hands as well. (…) But you understand; everything is seen from different perspectives. Tim Wilcox (BBC)
Personne ne souffre plus que le peuple palestinien. Barack Obama (Des Moines, le 27 avril 2007)
Mon père était originaire du Kenya, et beaucoup de gens dans son village étaient musulmans. Il ne pratiquait pas l’islam. La vérité est qu’il n’était pas très religieux. Il a rencontré ma mère. Ma mère était une chrétienne originaire du Kansas, et ils se marièrent puis divorcèrent. Je fus élevé par ma mère. Aussi j’ai toujours été chrétien. Le seul lien que j’ai eu avec l’islam est que mon grand-père du côté de mon père venait de ce pays. Mais je n’ai jamais pratiqué l’islam. Pendant un certain temps, j’ai vécu en Indonésie parce que ma mère enseignait là-bas. Et c’est un pays musulman. Et je suis allé à l’école. Mais je ne pratiquais pas. Mais je crois que cela m’a permis de comprendre comment pensaient ces gens, qui partagent en partie ma façon de voir, et cela revient à dire que nous pouvons instaurer de meilleurs rapports avec le Moyen-Orient ; cela contribuerait à nous rendre plus assurés si nous pouvons comprendre comment ils pensent sur certains sujets. Barack Hussein Obama (Oskaloosa, Iowa, décembre 20007)
Je n’ai jamais été musulman. (…) à part mon nom et le fait d’avoir vécu dans une population musulmane pendant quatre ans étant enfant [Indonésie, 1967-1971], je n’ai que très peu de lien avec la religion islamique. Barack Hussein Obama (février 2008)
Nous cherchons à ouvrir un nouveau chemin en direction du monde musulman, fondé sur l’intérêt mutuel et le respect mutuel. (…) Nous sommes une nation de chrétiens, de musulmans, de juifs, d’hindous et de non croyants. Barack Hussein Obama (discours d’investiture, le 20 janvier 2009)
… une nation de musulmans, de chrétiens et de juifs … Barack Hussein Obama (Entretien à la télévision saoudienne Al-Arabiya, 27 janvier, 2009)
Nous exprimerons notre appréciation profonde de la foi musulmane qui a tant fait au long des siècles pour améliorer le monde, y compris mon propre pays. Barack Hussein Obama (Ankara, avril 2009)
Les Etats-Unis et le monde occidental doivent apprendre à mieux connaître l’islam. D’ailleurs, si l’on compte le nombre d’Américains musulmans, on voit que les Etats-Unis sont l’un des plus grands pays musulmans de la planète. Barack Hussein Obama (entretien pour Canal +, le 2 juin 2009)
Salamm aleïkoum (…) Comme le dit le Saint Coran, « Crains Dieu et dis toujours la vérité ». (…) Je suis chrétien, mais mon père était issu d’une famille kényane qui compte des générations de musulmans. Enfant, j’ai passé plusieurs années en Indonésie où j’ai entendu l’appel à la prière (azan) à l’aube et au crépuscule. Jeune homme, j’ai travaillé dans des quartiers de Chicago où j’ai côtoyé beaucoup de gens qui trouvaient la dignité et la paix dans leur foi musulmane. Barack Hussein Obama (Prêche du Caire)
En tant que citoyen, en tant que président, je crois que les musulmans ont autant le droit de pratiquer leur religion que quiconque dans ce pays. Cela inclut le droit de construire un lieu de culte et un centre socio-culturel sur un terrain privé dans le lower Manhattan, en respect des lois et décrets locaux. Nous sommes en Amérique. Notre engagement en faveur de la liberté de religion doit être inébranlable. Barack Hussein Obama
L’avenir ne doit pas appartenir à ceux qui calomnient le prophète de l’Islam. Barack Obama (siège de l’ONU, New York, 26.09.12)
The … efforts that were made to give … Osama Bin Laden … an appropriate burial … following Islamic … precepts and traditions … were considerable. (long pause) However, I would also say that … uh … there is nothing, um… The — the respect that was shown to him … and his body … uh … was far greater than the respect that Osama Bin Laden showed to … the victims on 9/11 … or any of his other victims. … Uh, and that’s because that’s who we are. … uh… So we feel very comfortable with the fact that we, uhh … took … uh … extraordinary measures to — to show that respect … uh … to the traditions of the Islamic faith. Jay Carney (White House Press Secretary, May 2011)
We are aware that a French magazine published cartoons featuring a figure resembling the Prophet Muhammad. And, obviously, we have questions about the judgment of publishing something like this. We know that these images will be deeply offensive to many and have the potential to be inflammatory. Jay Carney (2012)
Well, I’m firmly on the side of freedom of speech and in our country, defense of the First Amendment. There is no question that a publication like this has every right to publish images like this, to satirize anything and anyone, and there’s never a justification, as I went on to say from the podium back when I was press secretary, there’s never justification for violence in response to being offended by free speech. But I think that we also have to acknowledge that some of these representations in this magazine and elsewhere, including, remember in the video produced in the United States, that represented Muhammad and was offensive to many Muslims that there are risks associated with that and that that kind of offensive representation could be provocative. But I think it’s important especially after what happened in Paris to make it clear that there’s never justification for violence. Jay Carney (2015)
Au sénat de l’état d’Illinois, le sénateur Obama a voté 130 fois ‘present’. Ce n’est pas oui , ce n’est pas non. C’est peut-être. (…) Un président ne peut pas voter ‘présent’. Un président ne peut pas choisir les défis qu’il ou elle décidera de relever. Hillary Rodham Clinton (21 janvier, 2008)
Mr. Obama’s aides and some allies dispute the characterization that a present vote is tantamount to ducking an issue. They said Mr. Obama cast 4,000 votes in the Illinois Senate and used the present vote to protest bills that he believed had been drafted unconstitutionally or as part of a broader legislative strategy. (…) An examination of Illinois records shows at least 36 times when Mr. Obama was either the only state senator to vote present or was part of a group of six or fewer to vote that way. In more than 50 votes, he seemed to be acting in concert with other Democrats as part of a strategy. (…) In other present votes, Mr. Obama, who also taught law at the University of Chicago while in the State Senate, said he had concerns about the constitutionality or effectiveness of some provisions. Among those, Mr. Obama did not vote yes or no on a bill that would allow certain victims of sexual crimes to petition judges to seal court records relating to their cases. He also voted present on a bill to impose stricter standards for evidence a judge is permitted to consider in imposing a criminal sentence. On the sex crime bill, Mr. Obama cast the lone present vote in a 58-to-0 vote. Mr. Obama’s campaign said he believed that the bill violated the First Amendment. The bill passed 112-0-0 in the House and 58-0-1 in the Senate. In 2000, Mr. Obama was one of two senators who voted present on a bill on whether facts not presented to a jury could later be the basis for increasing an offender’s sentence beyond the ordinary maximum. State Representative Jim Durkin, a Republican who was a co-sponsor of the bill, said it was intended to bring state law in line with a United States Supreme Court decision that nullified a practice of introducing new evidence to a judge in the sentencing phase of the trial, after a jury conviction on other charges. The bill sailed through both chambers. Out of 174 votes cast in the House and Senate, two were against and two were present, including Mr. Obama’s. “I don’t understand why you would oppose it,” Mr. Durkin said. “But I am more confused by a present vote.” Mr. Obama’s campaign said he voted present to register his dissatisfaction with how the bill was put together. He believed, the campaign said, that the bill was rushed to the floor and that lawmakers were deprived of time to consider it. Mr. Obama was also the sole present vote on a bill that easily passed the Senate that would require teaching respect for others in schools. NYT
Bizarrement, je pense qu’Obama joue la montre et espère que les manifestants seront écrasés avant que la honte d’avoir fermé les yeux – parfois par son silence et parfois par ses banalités d’équivalence morale – sur la brutale théocratie iranienne ne devienne trop lourde, même pour lui, à supporter. (…) Personne ne demande qu’on envoie la cavalerie ou l’aviation mais juste un certain encouragement moral pour ne pas inciter des gens à descendre dans la rue et puis les abandonner à leur sort au moment où ils ont le plus besoin de notre soutien (comme en Hongrie ou pour les Chiites à Bagdad en 1991), mais à la place accorder notre reconnaissance à ceux qui d’eux-mêmes ont déjà pris cette décision dangereuse et méritent notre admiration en termes bien plus forts que ce que nous avons jusqu’ici vu de la Maison Blanche. (…) Cette crainte d’offenser des théocrates sanguinaires qui soutiennent le terrorisme est évidemment tout à fait ahurissante: un président de l’espoir et du changement se révèle faible et cynique à un moment critique où les pires racailles de la Corée du Nord au Venezuela nous observent attentivement et tentent d’évaluer nos capacités de réaction. Victor Davis Hanson
Les drones américains ont liquidé plus de monde que le nombre total des détenus de Guantanamo. Pouvons nous être certains qu’il n’y avait parmi eux aucun cas d’erreurs sur la personne ou de morts innocentes ? Les prisonniers de Guantanamo avaient au moins une chance d’établir leur identité, d’être examinés par un Comité de surveillance et, dans la plupart des cas, d’être relâchés. Ceux qui restent à Guantanamo ont été contrôlés et, finalement, devront faire face à une forme quelconque de procédure judiciaire. Ceux qui ont été tués par des frappes de drones, quels qu’ils aient été, ont disparu. Un point c’est tout. Kurt Volker
Obama demande pardon pour les faits et gestes de l’Amérique, son passé, son présent et le reste, il s’excuse de tout. Les relations dégradées avec la Russie, le manque de respect pour l’Islam, les mauvais rapports avec l’Iran, les bisbilles avec l’Europe, le manque d’adulation pour Fidel Castro, tout lui est bon pour battre la coulpe de l’Amérique. Plus encore, il célèbre la contribution (totalement inexistante) de l’Islam à l’essor de l’Amérique, et il se fend d’une révérence au sanglant et sectaire roi d’Arabie, l’Abdullah de la haine. Il annule la ceinture anti-missiles sise en Alaska et propose un désarmement nucléaire inutile. (…) Plus encore, cette déplorable Amérique a semé le désordre et le mal partout dans le monde. Au lieu de collaborer multilatéralement avec tous, d’œuvrer au bien commun avec Poutine, Chavez, Ahmadinejad, Saddam Hussein, Bachir al-Assad, et Cie, l’insupportable Bush en a fait des ennemis. (…) Il n’y a pas d’ennemis, il n’y a que des malentendus. Il ne peut y avoir d’affrontements, seulement des clarifications. Laurent Murawiec
Obama se croit apte, en raison de son profil, à engager un dialogue avec l’islam, que c’est la véritable raison pour laquelle il a placé les musulmans avant les juifs dans son discours inaugural, puis avant les chrétiens dans son interview du 27 janvier, et que c’est le sens de ses propos quand il dit que “l’Amérique n’est pas l’ennemie de l’islam” : il sous-entend que l’Amérique, sous l’administration d’un musulman de cœur, ou du moins d’un “vrai croyant”, ce qui selon la théologie islamique revient au même, appartenait désormais au Dar al-Sulh, à la “Maison de la Conciliation”, cette zone grise, ouverte à la prédication musulmane, qui sépare le Dar al-Islam, “Maison de la Soumission”, autrement dit le monde musulman, du Dar al-Harb, “Maison de la Guerre”, autrement dit le monde non-musulman. Michel Gurfinkiel
Dans son « parler vrai » à l’adresse du monde arabe, après avoir commencé par prétendre mensongèrement que, comme l’Amérique, l’islam cultivait « la justice et le progrès, la tolérance et la dignité de tout être humain », Obama a été sciemment et fondamentalement malhonnête. Par cette malhonnêteté, il a entrepris de placer le monde musulman sur un pied d’égalité morale avec le monde libre. (…) Malheureusement, une analyse attentive de ses déclarations montre qu’Obama adopte bel et bien le point de vue des Arabes, selon lequel Israël serait un élément étranger – et donc injustifiable – dans le monde arabe. En réalité, loin de dénoncer leur refus d’accepter Israël, Obama le légitime. L’argument fondamental que les Arabes utilisent contre Israël est que la seule raison de sa création aurait été d’apaiser la mauvaise conscience des Européens après la Shoah. Selon leurs dires, les Juifs n’auraient aucun droit sur la Terre d’Israël du point de vue légal, historique et moral. Or, cet argument est complètement faux ». (…) « La communauté internationale a reconnu les droits légaux, historiques et moraux du peuple juif sur la Terre d’Israël bien avant que quiconque ait jamais entendu parler d’Adolf Hitler. En 1922, la Société des Nations avait mandaté la « reconstitution » – et non la création – du foyer national juif sur la Terre d’Israël dans ses frontières historiques sur les deux rives du Jourdain. Cependant, dans ce qu’il présentait lui-même comme un exemple de parler-vrai, Obama a ignoré cette vérité fondamentale au profit du mensonge arabe. Il a donné du crédit à son mensonge en déclarant, hors de propos, que « l’aspiration à un territoire juif est ancrée dans un passé tragique ». Il a ensuite lié de façon explicite la création de l’État d’Israël à la Shoah, en formulant une leçon d’histoire intéressée sur le génocide des Juifs d’Europe. Pire encore que son aveuglement délibéré vis-à-vis des justifications historiques, légales et morales de la renaissance d’Israël, il y a la manière dont Obama a évoqué Israël même. De façon odieuse et mensongère, Obama a allègrement comparé la manière dont Israël traite les Palestiniens à celle dont les esclavagistes blancs, en Amérique, traitaient leurs esclaves noirs. De même, il a assimilé les terroristes palestiniens à la catégorie, moralement pure, des esclaves. De façon plus ignoble encore, en utilisant le terme de « résistance », euphémisme arabe pour désigner le terrorisme palestinien, Obama a conféré à celui-ci la grandeur morale des révoltes des esclaves et du mouvement des droits civiques. Caroline Glick (Haaretz)
Obama (…) dit que Thomas Jefferson était un lecteur du Coran, mais omet de rappeler, ce que tout lecteur de la correspondance de Jefferson sait, que si celui qui fut le troisième Président des Etats-Unis a lu le Coran, c’était pour comprendre la mentalité de gens qui exerçaient des actes de prédation violente contre des navires marchands américains. Obama cite par ailleurs une phrase de John Adams disant que ‘les Etats-Unis sont en paix’ avec le monde musulman, mais il omet de signaler que la phrase de John Adams figure dans un accord de paix qui suit une action de guerre menée par les Etats-Unis aux fins que les actes de prédation susdits cessent. (…) Et je passe sur les propos concernant l’invention de l’algèbre, du compas, de la boussole, de l’imprimerie de la médecine moderne, par des musulmans. Obama, ou son téléprompteur, n’ont jamais dû ouvrir un livre d’histoire des sciences et des techniques. (..) Je garde le meilleur pour la fin: ‘tout au long de l’histoire, l’islam a démontré, par les paroles et par les actes, les possibilités de la tolérance religieuse et de l’égalité raciale’. (…) Dire une telle phrase en gardant son sérieux implique un talent certain dans l’aptitude à dire n’importe quoi en gardant son sérieux. Enfin, et c’est le plus grave, c’est même si grave que là, on n’est plus dans le douteux, mais dans le répugnant, Obama pousse le relativisme moral et les comparaisons bancales jusqu’à un degré où il frôle le révisionnisme qu’il dénonce par ailleurs. Oser comparer la destruction des Juifs d’Europe par le régime nazi et ses complices au sort subi par le ‘peuple palestinien’ depuis soixante années montre, qu’à force d’écouter des gens comme Jeremiah Wright, il reste des salissures dans les neurones ». Guy Millière
Quoi que l’on pense de l’intervention militaire américaine, il faut bien admettre qu’elle a modifié la dynamique de la région. Les forces d’opposition intérieures, tout en se distançant des États-Unis, ont été remarquablement enhardies au Liban, en Égypte, en Arabie saoudite et ailleurs. Nous sommes tous à la recherche des premiers signes d’ouverture chez nos voisins. Je sais que certains balbutiements démocratiques ont été écrasés par le passé : à Budapest en 1956, à Prague en 1968 et sur la place Tienanmen en 1989. Pourtant, ces derniers mois possèdent un certain parfum de nouveauté irréversible. Il y a trop de gens qui dans plusieurs endroits défient leurs oppresseurs et prennent des risques pour gagner leur liberté. Pour un vieux de la vieille, le climat actuel fleure bon le printemps. Saad Eddin Ibrahim (2005)
The United States and Great Britain share a mission in the world beyond the balance of power or the simple pursuit of interest. We seek the advance of freedom and the peace that freedom brings… By advancing freedom in the greater Middle East, we help end a cycle of dictatorship and radicalism that brings millions of people to misery and brings danger to our own people. The stakes in that region could not be higher. If the Middle East remains a place where freedom does not flourish, it will remain a place of stagnation and anger and violence for export. And as we saw in the ruins of two towers, no distance on the map will protect our lives and way of life. If the greater Middle East joins the democratic revolution that has reached much of the world, the lives of millions in that region will be bettered, and a trend of conflict and fear will be ended at its source… We must shake off decades of failed policy in the Middle East. Your nation and mine, in the past, have been willing to make a bargain, to tolerate oppression for the sake of stability. Longstanding ties often led us to overlook the faults of local elites. Yet this bargain did not bring stability or make us safe. It merely bought time, while problems festered and ideologies of violence took hold. George W. Bush (Londres, 19.11. 2005)
Tant que cette région sera en proie à la tyrannie, au désespoir et à la colère, elle engendrera des hommes et des mouvements qui menacent la sécurité des Américains et de leur alliés. Nous soutenons les progrès démocratiques pour une raison purement pratique : les démocraties ne soutiennent pas les terroristes et ne menacent pas le monde avec des armes de destruction massive. George W. Bush (Congrès, 04.02.04)
L’Irak (…) pourrait être l’un des grands succès de cette administration. Joe Biden (10.02.10)
I know President Obama is not Muslim, but I am tempted nevertheless to think that he is, as are most Muslims I know. In a very unscientific oral poll, ranging from family members to Muslim acquaintances, many of us feel, just as African-Americans did for the non-black but culturally leaning African-American President Bill Clinton, that we have our first American Muslim president in Barack Hussein Obama. (…) They would cite his open nature and habit of reaching out to critics, reminiscent of the Prophet Muhammad’s own approach, and also Obama’s middle name, Hussein. Most of the Muslims I know (me included) can’t seem to accept that Obama is not Muslim. Of the few Muslims I polled who said that Obama is not Muslim, even they conceded that he had ties to Islam. These realists said that, although not an avowed and practicing Muslim, Obama’s exposure to Islam at a young age (both through his father and his stint in Indonesia) has given him a Muslim sensibility. (…) One realist Muslim ventured that Obama worships at a Unitarian Church because it represents the middle ground between Christianity and Islam, incorporating the religious beliefs of the two faiths Obama feels connected to. Unitarianism could be Obama’s way of still being a Muslim. (And let’s not forget that the church Obama worshiped at for so many years had a minister who reminds most Muslims of their own raving, excitable ministers. Even if Obama really is Christian, he picked the most Muslim-esque minister out of the bunch to guide him.) The rationalistic, Western side of me knows that Obama has denied being Muslim, that his father was non-practicing, that he doesn’t attend a mosque. Many Muslims simply say back, “my father’s not a strict Muslim either, and I haven’t been to a mosque in years.” Obama even told The New York Times he could recite the adhan, the Islamic call to prayer, which the vast majority of Muslims, I would guess, do not know well enough to recite. I think many of us Muslims see Obama as Muslim, or at least of Muslim heritage, because his background epitomizes one of the major Muslim experiences–a diverse upbringing that eludes any easy classification as specifically one religion or one culture. (…) So when Obama says he’s not Muslim, my umma mentality says I know better. Once you have a Muslim parent, especially a dad, you’re in. Whether you like it or not, Muslims all over the world see you as one of them. I work with my father, and, once, we were seeking business with a white American man who had married a Muslim woman. Noticing how much fond attention my dad paid to this man, I asked him why he liked the man so much. My dad responded that, in his marriage to a Muslim woman (who wasn’t related to us), “He’s our brother-in-law!” So if that white, middle-aged man can be my brother-in-law, then Obama can certainly be my Muslim president. Asma Gull Hasan
During his White House years, William Jefferson Clinton — someone Judge Sonia Sotomayor might call a “white male” — was dubbed “America’s first black president” by a black admirer. Applying the standard of identity politics and pandering to a special interest that earned Mr. Clinton that distinction, Barack Hussein Obama would have to be considered America’s first Muslim president. This is not to say, necessarily, that Mr. Obama actually is a Muslim any more than Mr. Clinton actually is black. After his five months in office, and most especially after his just-concluded visit to Saudi Arabia and Egypt, however, a stunning conclusion seems increasingly plausible: The man now happy to have his Islamic-rooted middle name featured prominently has engaged in the most consequential bait-and-switch since Adolf Hitler duped Neville Chamberlain over Czechoslovakia at Munich. What little we know about Mr. Obama’s youth certainly suggests that he not only had a Kenyan father who was Muslim, but spent his early, formative years as one in Indonesia. As the president likes to say, “much has been made” — in this case by him and his campaign handlers — of the fact that he became a Christian as an adult in Chicago, under the now-notorious Pastor Jeremiah A. Wright. With Mr. Obama’s unbelievably ballyhooed address in Cairo Thursday to what he calls “the Muslim world” (hereafter known as “the Speech”), there is mounting evidence that the president not only identifies with Muslims, but actually may still be one himself. Frank J. Gaffney Jr.
If Clinton was, as the author Toni Morrison once quipped, America’s first black president, Bush was, at least momentarily, the country’s first Muslim president. As early as 1999, he hosted a series of meetings between Muslim and Republican leaders, and paid a visit himself to an Islamic center in Michigan — the first and only major presidential candidate to do so. The 2000 Republican convention in Philadelphia was the first in either national party’s history to include a Muslim prayer. On the campaign trail, Bush celebrated the faith of Americans who regularly attended a “church, synagogue, or mosque.” After Muslim community leaders told him of their civil liberties concerns over a piece of 1996 immigration enforcement legislation signed into law by Clinton, Bush criticized it himself in one of his presidential debates against Vice President Al Gore. The work paid off. By election day, Bush had been endorsed by eight major Muslim American organizations. He won more than 70 percent of the Muslim vote, including 46,200 ballots in Florida alone, prompting longtime conservative activist Grover Norquist — one of the few prominent movement figures to caution against the current wave of mosque demagoguery — to proclaim in the American Spectator that “Bush was elected President of the United States of America because of the Muslim vote.” The 9/11 tragedy, of course, changed everything. But in the early days after the terrorist attacks, it was Bush who reminded Americans, “Ours is a war not against a religion, not against the Muslim faith…. [O]urs is a war against individuals who absolutely hate what America stands for.” He met with Muslim American leaders on numerous occasions, becoming the only sitting president to visit an American mosque, and appointed Muslim Americans to several prominent government posts. Nor was Bush the only Republican politician to distinguish the United States’ war against Islamist extremism abroad from the religion itself. House Speaker Denny Hastert, former Republican National Committee Chairman Jim Nicholson, and National Republican Congressional Committee Chairman Tom Davis joined Bush in writing letters urging the U.S. Postal Service to issue a postage stamp honoring Eid, the Muslim holiday, in 2001. But as Bush’s first term unfolded, post-9/11 unity gave way to the Iraq war and the Abu Ghraib prisoner abuse scandal; the same Muslim groups that protested over civil liberties infringement under the Clinton administration were predictably upset over the Patriot Act and the Bush administration’s detainment policies and warrantless wiretapping activities. In the 2004 election, more than half of the Muslim vote went to Democrat John Kerry and third-party candidates. And despite Bush’s best efforts to separate terrorism from the faith of Islam, a growing chorus of conservative commentators was failing to make any such distinction. (…) In 2007, after Bush made a statement pointing to Islam’s place alongside Christianity and Judaism in the Abrahamic religious tradition, conservative columnist Cal Thomas asked, “How can the president say that we all worship the same God when Muslims deny the divinity of Jesus?” When the House of Representatives passed a resolution honoring Ramadan in 2007, 42 Republican congressmen declined to vote in favor of it, instead voting “present.” As a Muslim American and a Republican who served in the Bush administration, I always believed that the anti-Muslim backlash was the work of a small number of cynical bigots, not the view of the vast, fair-minded majority of Americans. But as the 2008 election picked up steam, participating in the political process came at a great moral cost, and entailed considerable heartache. (…) If the Republican candidates treated Muslims as the enemy, the Obama campaign treated them like untouchables, keeping the Democratic candidate’s Muslim supporters at arm’s length throughout the election. When prominent Muslim and Arab Americans such as Ellison and Democratic Party superdelegate James Zogby volunteered to campaign for Obama in key states such as North Carolina and Iowa, they were told to stay away. “A lot of us are waiting for [Obama] to say that there’s nothing wrong with being a Muslim,” Ellison lamented. Instead, the campaign treated “Muslim” as an insult, classifying the much-circulated false claim that Obama practiced the religion as a “smear” to be debunked on the campaign’s website. A Muslim American campaign staffer resigned when a reporter for the Wall Street Journal, Glenn Simpson, asked about his religious background. At a rally in Detroit in June 2008, Obama campaign volunteers removed two Muslim American women who were seated behind the podium where the candidate would be speaking (campaign higher-ups later apologized for the incident). Only retired Gen. Colin Powell seemed willing to stand up to the fear mongering. “Is there something wrong with being a Muslim in this country?” he asked in a TV interview days before the election. “The answer is no. That’s not America.” Suhail A. KhanSuhail A. Khan

Attention: un président musulman peut en cacher un autre !

Abandon des manifestants iraniens, du régime égyptien, de la Libye, de l’Irak et bientôt de l’Afghanistan au chaos djihadiste ou taliban …

Alors qu’après la presse et nombre d’Américains, la Maison Blanche elle-même en est à regretter l’absence de plus en plus remarquée du leader du Monde libre à une marche qui, entre Mahmoud Abbas, Ahmet Davitoglu et Sergueï Lavrov, pouvait apparaitre comme une défense de la liberté de blasphème …

Certe pour un pays où à peine plus d’un tiers des personnes interrogées se reconnaissent le droit au blasphème, 37% des Démocrates contre 50% des Républicains sont en faveur de la publication de satires de la religion et où les médias évitent ou floutent régulièrement les caricatures jugées offensantes ou, à l’instar de leurs collègues britanniques, sont passés maitres de l’équivalence morale

Pendant que dans la France des lois mémorielles et de la 17e chambre et entre légions d’honneur, hommages aux Invalides et glas de Notre-Dame, les maitres du bouffage de curés et de l’anti-militarisme croulent à présent sous les hommages posthumes …

Et qu’entre ses multiples références à ses origines, à l’apport de l’islam au monde et à la place de l’islam dans son propre pays ou son soutien pour la mosquée de Ground zero

Et, de la Turquie à l’Iran ou de l’Irak à l’Afghanistan, ses tout aussi multiples prises de positions favorables à des pays musulmans …

Barack Hussein Obama a longtemps été dénoncé ou célébré comme le « premier président musulman » …

Comment ne pas voir au contraire, comme le rappelait il y a cinq ans une tribune de Foreign policy, que le  premier président musulman n’est peut-être pas celui qu’on croit ?

America’s First Muslim President
Muslim Americans helped elect George W. Bush, but now they’re leaving the Republican Party in droves. It didn’t have to be this way.
Suhail A. KhanSuhail A. Khan
Foreign Policy
August 23, 2010

I’ve been involved in politics for well over two decades, so you can imagine how proud I was when I learned that my newly retired mother had signed up to volunteer during the 2008 presidential primary campaign in our native California. But even though she was a longstanding Republican, it came as little surprise that the candidate for whom she was volunteering was not. After years as a GOP loyalist, my mother had come to believe that the party was hostile to her values and faith. Rather than stumping for John McCain’s election effort, she told me, she was working for Barack Obama’s.

My mother wasn’t alone. In recent weeks, Sarah Palin, Newt Gingrich, and other prominent Republicans have loudly voiced their opposition to the proposed Cordoba House project near ground zero in lower Manhattan, fanning the flames of a protest that has since spread into a more generalized criticism of Muslim institutions in the United States. But even before this month’s controversy, the exodus of Muslim Americans from the Republican Party was nearly complete. In 2008, this country’s more than 7 million Muslims voted in record numbers, and nearly 90 percent of their votes went to Obama.

It wasn’t always this way. Muslim Americans are, by and large, both socially and economically conservative. Sixty-one percent of them would ban abortion except to save the life of the mother; 84 percent support school choice. Muslims overwhelmingly support traditional marriage. More than a quarter — over twice the national average — are self-employed small-business owners, and most support reducing taxes and the abolition of the estate tax. By all rights they should be Republicans — and not long ago they were. American Muslims voted two to one for George H.W. Bush in 1992. While they went for Bill Clinton by the same margin in 1996, they were brought back into the Republican fold in 2000 by George W. Bush.

If Clinton was, as the author Toni Morrison once quipped, America’s first black president, Bush was, at least momentarily, the country’s first Muslim president. As early as 1999, he hosted a series of meetings between Muslim and Republican leaders, and paid a visit himself to an Islamic center in Michigan — the first and only major presidential candidate to do so. The 2000 Republican convention in Philadelphia was the first in either national party’s history to include a Muslim prayer. On the campaign trail, Bush celebrated the faith of Americans who regularly attended a “church, synagogue, or mosque.” After Muslim community leaders told him of their civil liberties concerns over a piece of 1996 immigration enforcement legislation signed into law by Clinton, Bush criticized it himself in one of his presidential debates against Vice President Al Gore.

The work paid off. By election day, Bush had been endorsed by eight major Muslim American organizations. He won more than 70 percent of the Muslim vote, including 46,200 ballots in Florida alone, prompting longtime conservative activist Grover Norquist — one of the few prominent movement figures to caution against the current wave of mosque demagoguery — to proclaim in the American Spectator that “Bush was elected President of the United States of America because of the Muslim vote.”

The 9/11 tragedy, of course, changed everything. But in the early days after the terrorist attacks, it was Bush who reminded Americans, “Ours is a war not against a religion, not against the Muslim faith…. [O]urs is a war against individuals who absolutely hate what America stands for.” He met with Muslim American leaders on numerous occasions, becoming the only sitting president to visit an American mosque, and appointed Muslim Americans to several prominent government posts. Nor was Bush the only Republican politician to distinguish the United States’ war against Islamist extremism abroad from the religion itself. House Speaker Denny Hastert, former Republican National Committee Chairman Jim Nicholson, and National Republican Congressional Committee Chairman Tom Davis joined Bush in writing letters urging the U.S. Postal Service to issue a postage stamp honoring Eid, the Muslim holiday, in 2001.

But as Bush’s first term unfolded, post-9/11 unity gave way to the Iraq war and the Abu Ghraib prisoner abuse scandal; the same Muslim groups that protested over civil liberties infringement under the Clinton administration were predictably upset over the Patriot Act and the Bush administration’s detainment policies and warrantless wiretapping activities. In the 2004 election, more than half of the Muslim vote went to Democrat John Kerry and third-party candidates.

And despite Bush’s best efforts to separate terrorism from the faith of Islam, a growing chorus of conservative commentators was failing to make any such distinction. In October 2001, conservative pundit Ann Coulter was fired by the National Review for writing of Muslims, “We should invade their countries, kill their leaders and convert them to Christianity.” But a few years later, such arguments were commonplace. Colorado Republican Rep. Tom Tancredo commented in 2005 that the U.S. response to terrorism should be to bomb Muslim holy cities including Mecca. Virginia Republican Rep. Virgil Goode complained that the 2006 election of Muslim Americans such as Minnesota Democratic Rep. Keith Ellison underscored the need for immigration reform (a curious argument considering that Ellison was born in Detroit to Roman Catholic parents). In 2007, after Bush made a statement pointing to Islam’s place alongside Christianity and Judaism in the Abrahamic religious tradition, conservative columnist Cal Thomas asked, “How can the president say that we all worship the same God when Muslims deny the divinity of Jesus?” When the House of Representatives passed a resolution honoring Ramadan in 2007, 42 Republican congressmen declined to vote in favor of it, instead voting “present.”

As a Muslim American and a Republican who served in the Bush administration, I always believed that the anti-Muslim backlash was the work of a small number of cynical bigots, not the view of the vast, fair-minded majority of Americans. But as the 2008 election picked up steam, participating in the political process came at a great moral cost, and entailed considerable heartache. At Republican campaign rallies, harsh statements about “Muslims” and “Arabs” were ubiquitous. Rod Parsley, an influential evangelical pastor in Ohio and an early McCain supporter, urged Christians to wage a “war” against the “false religion” of Islam (McCain eventually rejected Parsley’s support). Former Massachusetts Gov. Mitt Romney, when asked about putting a Muslim American in his cabinet, replied that he “cannot see that a cabinet position would be justified” based on the percentage of Muslims in the country.

If the Republican candidates treated Muslims as the enemy, the Obama campaign treated them like untouchables, keeping the Democratic candidate’s Muslim supporters at arm’s length throughout the election. When prominent Muslim and Arab Americans such as Ellison and Democratic Party superdelegate James Zogby volunteered to campaign for Obama in key states such as North Carolina and Iowa, they were told to stay away. “A lot of us are waiting for [Obama] to say that there’s nothing wrong with being a Muslim,” Ellison lamented.

Instead, the campaign treated “Muslim” as an insult, classifying the much-circulated false claim that Obama practiced the religion as a “smear” to be debunked on the campaign’s website.
A Muslim American campaign staffer resigned when a reporter for the Wall Street Journal, Glenn Simpson, asked about his religious background. At a rally in Detroit in June 2008, Obama campaign volunteers removed two Muslim American women who were seated behind the podium where the candidate would be speaking (campaign higher-ups later apologized for the incident). Only retired Gen. Colin Powell seemed willing to stand up to the fear mongering. “Is there something wrong with being a Muslim in this country?” he asked in a TV interview days before the election. “The answer is no. That’s not America.”

Despite the cold shoulder from Democrats, most Muslim Americans, like my mother, sided with Obama — and voted in record numbers, particularly in electorally crucial swing states such as Florida, Michigan, Ohio, and Virginia. And though many American Muslims have grown impatient with the Democratic administration’s lack of progress on issues such as civil liberties, peace between Israel and Palestine, and the unfair treatment of Muslim charities, they remain firmly in the Obama camp. Why wouldn’t they? Since the so-called “Ground Zero mosque” controversy erupted last month, New York Republican gubernatorial candidate Rick Lazio has blasted the mosque’s “terrorist-sympathizing” imam; Gingrich has made statements equating Islam with Nazism.

On every issue and by every measure, Muslim Americans should vote firmly with the GOP. But they won’t until the party finds leadership willing to stop playing to the worst instincts of its minority of bigoted supporters. I’m not convinced that’s impossible — for one thing, it’s happened once already, in the GOP’s relationship with Hispanic voters. Republicans lost the broad support of Hispanics — who, like Muslim Americans, tend toward social conservatism — for several elections starting in 1994, when California Gov. Pete Wilson supported the passage of Proposition 187, a ballot initiative that sought to block illegal immigrants from accessing health care, public education, and other social services. But with Bush’s vigorous outreach efforts in 2000 and 2004, Hispanic support for the GOP climbed back up to 45 percent — only to crash again in 2008 amid the rhetorically charged debate over immigration reform.

There are similar rays of hope for Muslim Republicans. Former Bush administration solicitor general Ted Olson, who lost his wife Barbara on 9/11, declared on Aug. 18 that “people of all religions have a right to build … places of religious worship or study, where the community allows them to do it under zoning laws … we don’t want to turn an act of hate against us by extremists into an act of intolerance for people of religious faith.” New Jersey Gov. Chris Christie, an up-and-comer in the national conservative movement, recently warned against “overreacting” to the threat of terrorism and painting “all of Islam” with the brush of terrorism. “We have to bring people together,” he said. Let’s hope that thoughtful voices such as Governor Christie, and not those who rely on mistrust and fear, win the day.

Suhail A. KhanSuhail A. Khan serves on the board of directors of the American Conservative Union and as chairman of the Conservative Inclusion Coalition, an organization dedicated to the political involvement of Americans of all ethnic, racial, and faith backgrounds.

Voir aussi:

America’s first Muslim president?

Frank J. Gaffney Jr.

The Washington Times
June 9, 2009

During his White House years, William Jefferson Clinton — someone Judge Sonia Sotomayor might call a “white male” — was dubbed “America’s first black president” by a black admirer. Applying the standard of identity politics and pandering to a special interest that earned Mr. Clinton that distinction, Barack Hussein Obama would have to be considered America’s first Muslim president.
This is not to say, necessarily, that Mr. Obama actually is a Muslim any more than Mr. Clinton actually is black. After his five months in office, and most especially after his just-concluded visit to Saudi Arabia and Egypt, however, a stunning conclusion seems increasingly plausible: The man now happy to have his Islamic-rooted middle name featured prominently has engaged in the most consequential bait-and-switch since Adolf Hitler duped Neville Chamberlain over Czechoslovakia at Munich.

What little we know about Mr. Obama’s youth certainly suggests that he not only had a Kenyan father who was Muslim, but spent his early, formative years as one in Indonesia. As the president likes to say, “much has been made” — in this case by him and his campaign handlers — of the fact that he became a Christian as an adult in Chicago, under the now-notorious Pastor Jeremiah A. Wright.

With Mr. Obama’s unbelievably ballyhooed address in Cairo Thursday to what he calls “the Muslim world” (hereafter known as “the Speech”), there is mounting evidence that the president not only identifies with Muslims, but actually may still be one himself. Consider the following indicators:

• Mr. Obama referred four times in his speech to “the Holy Koran.” Non-Muslims — even pandering ones — generally don’t use that Islamic formulation.

• Mr. Obama established his firsthand knowledge of Islam (albeit without mentioning his reported upbringing in the faith) with the statement, “I have known Islam on three continents before coming to the region where it was first revealed.” Again, “revealed” is a depiction Muslims use to reflect their conviction that the Koran is the word of God, as dictated to Muhammad.

• Then the president made a statement no believing Christian — certainly not one versed, as he professes to be, in the ways of Islam — would ever make. In the context of what he euphemistically called the “situation between Israelis, Palestinians and Arabs,” Mr. Obama said he looked forward to the day “… when Jerusalem is a secure and lasting home for Jews and Christians and Muslims, and a place for all of the children of Abraham to mingle peacefully together as in the story of Isra, when Moses, Jesus and Muhammad (peace be upon them) joined in prayer.”

Now, the term “peace be upon them” is invoked by Muslims as a way of blessing deceased holy men. According to Islam, that is what all three were – dead prophets. Of course, for Christians, Jesus is the living and immortal Son of God.

In the final analysis, it may be beside the point whether Mr. Obama actually is a Muslim. In the Speech and elsewhere, he has aligned himself with adherents to what authoritative Islam calls Shariah — notably, the dangerous global movement known as the Muslim Brotherhood — to a degree that makes Mr. Clinton’s fabled affinity for blacks pale by comparison.

For example, Mr. Obama has — from literally his inaugural address onward — inflated the numbers and, in that way and others, exaggerated the contemporary and historical importance of Muslim-Americans in the United States. In the Speech, he used the Brotherhood’s estimates of “nearly 7 million Muslims” in this country, at least twice the estimates from other, more reputable sources. (Who knows? By the time Mr. Obama’s friends in the radical Association of Community Organizers for Reform Now (ACORN) perpetrate their trademark books-cooking as deputy 2010 census takers, the official count may well claim considerably morethan 7 million Muslims are living here.)

Even more troubling were the commitments the president made in Cairo to promote Islam in America. For instance, he declared: “I consider it part of my responsibility as president of the United States to fight against negative stereotypes of Islam wherever they appear.” He vowed to ensure that women can cover their heads, including, presumably, when having their photographs taken for passports, driver’s licenses or other identification purposes. He also pledged to enable Muslims to engage in zakat, their faith’s requirement for tithing, even though four of the eight types of charity called for by Shariah can be associated with terrorism. Not surprisingly, a number of Islamic “charities” in this country have been convicted of providing material support for terrorism.

Particularly worrying is the realignment Mr. Obama has announced in U.S. policy toward Israel. While he pays lip service to the “unbreakable” bond between America and the Jewish state, the president has unmistakably signaled that he intends to compel the Israelis to make territorial and other strategic concessions to Palestinians to achieve the hallowed two-state solution. In doing so, he ignores the inconvenient fact that both the Brotherhood’s Hamas and Abu Mazen’s Fatah remain determined to achieve a one-state solution, whereby the Jews will be driven “into the sea.”

Whether Mr. Obama actually is a Muslim or simply plays one in the presidency may, in the end, be irrelevant. What is alarming is that in aligning himself and his policies with those of Shariah-adherents such as the Muslim Brotherhood, the president will greatly intensify the already enormous pressure on peaceful, tolerant American Muslims to submit to such forces – and heighten expectations, here and abroad, that the rest of us will do so as well.

Frank J. Gaffney Jr. is president of the Center for Security Policy.

Voir également:

My Muslim President Obama
Asma Gull Hasan
Forbes
2/25/2009

I know President Obama is not Muslim, but I am tempted nevertheless to think that he is, as are most Muslims I know. In a very unscientific oral poll, ranging from family members to Muslim acquaintances, many of us feel, just as African-Americans did for the non-black but culturally leaning African-American President Bill Clinton, that we have our first American Muslim president in Barack Hussein Obama.

I know it’s odd to say this. At first, I thought I was the only Muslim engaging in this folly, and I am reluctant to express it lest right-wing zealots try to use “Muslim” as a smear and cite my theory as proof of an Islamic traitor in the White House or some such nonsense. But, since Election Day, I have been part of more and more conversations with Muslims in which it was either offhandedly agreed that Obama is Muslim or enthusiastically blurted out. In commenting on our new president, “I have to support my fellow Muslim brother,” would slip out of my mouth before I had a chance to think twice.

“Well, I know he’s not really Muslim,” I would quickly add. But if the person I was talking to was Muslim, they would say, “yes he is.” They would cite his open nature and habit of reaching out to critics, reminiscent of the Prophet Muhammad’s own approach, and also Obama’s middle name, Hussein. Most of the Muslims I know (me included) can’t seem to accept that Obama is not Muslim.

Of the few Muslims I polled who said that Obama is not Muslim, even they conceded that he had ties to Islam. These realists said that, although not an avowed and practicing Muslim, Obama’s exposure to Islam at a young age (both through his father and his stint in Indonesia) has given him a Muslim sensibility. In my book, that makes you a Muslim–maybe not a card-carrying one, but part of the flock for sure. One realist Muslim ventured that Obama worships at a Unitarian Church because it represents the middle ground between Christianity and Islam, incorporating the religious beliefs of the two faiths Obama feels connected to. Unitarianism could be Obama’s way of still being a Muslim. (And let’s not forget that the church Obama worshiped at for so many years had a minister who reminds most Muslims of their own raving, excitable ministers. Even if Obama really is Christian, he picked the most Muslim-esque minister out of the bunch to guide him.)

The rationalistic, Western side of me knows that Obama has denied being Muslim, that his father was non-practicing, that he doesn’t attend a mosque. Many Muslims simply say back, “my father’s not a strict Muslim either, and I haven’t been to a mosque in years.” Obama even told The New York Times he could recite the adhan, the Islamic call to prayer, which the vast majority of Muslims, I would guess, do not know well enough to recite.

I think many of us Muslims see Obama as Muslim, or at least of Muslim heritage, because his background epitomizes one of the major Muslim experiences–a diverse upbringing that eludes any easy classification as specifically one religion or one culture. So many of us Muslims around the world have Islam in common, but an altogether different culture from one another. Many Muslims share a culture with a Christian, Hindu or Buddhist community but not the same religion. When faced with such diversity, there are no hard and fast rules for Muslim identity.

The Qur’an speaks often of the umma, or the worldwide community of Muslims. In the early days of Islam, the Prophet Muhammad led the small umma. Every decision, every effort, everything was for the umma–people who were often unrelated by blood but had become related by choice as Muslims. In those early days, many Muslims had gone against the wishes of their own families in converting to Islam, pitting brother against sister, father against child. Perhaps that’s why the concept of umma became so dear and is still echoed today–in my opinion, echoed more than that Western favorite jihad–in Muslim homes, whether those homes are in the United States or in Palestine.

Perhaps it is my–and most Muslims’– loyalty to the umma that is behind our insistence on seeing Obama as Muslim. Islam survived and continues to survive because Muslims believe we have to respect and take care of each other, as members of the umma. If we were to start excluding members, or revising our broad guidelines for admittance, the very essence of the community feeling that is important in Islam, that gives me and other Muslims comfort everyday, would be undercut. So when Obama says he’s not Muslim, my umma mentality says I know better. Once you have a Muslim parent, especially a dad, you’re in. Whether you like it or not, Muslims all over the world see you as one of them.

I work with my father, and, once, we were seeking business with a white American man who had married a Muslim woman. Noticing how much fond attention my dad paid to this man, I asked him why he liked the man so much. My dad responded that, in his marriage to a Muslim woman (who wasn’t related to us), “He’s our brother-in-law!” So if that white, middle-aged man can be my brother-in-law, then Obama can certainly be my Muslim president.

Asma Gull Hasan is the author of Red, White, and Muslim: My Story of Belief.

Voir encore:

Islamic Terrorism by Any Other Name …
Bernard Goldberg

January 12, 2015

More than a million people turned out. More than 40 presidents and prime ministers were there. It was, as the New York Times reported, “the most striking show of solidarity in the West against the threat of Islamic extremism since the Sept. 11 attacks.”

But President Obama did not go to Paris. Neither did Joe Biden. Or John Kerry. Attorney General Eric Holder was in the city but he didn’t go to the rally either.

There is a visceral reaction, of course. What could Barack Obama have been thinking? How could he not go and show support to a friend who had been attacked? The official explanation is that there were concerns about security and how they would distract from the event. But other world leaders showed up and they managed to figure out a way around the security issues.

The (NY) Daily News ran a Front Page headline, sending President Obama a message in type the size of the Eiffel Tower: “You let the world down”

The (UK) Daily Mail headline read, “America snubs historic Paris rally”

Is it unreasonable to wonder if the President was a no-show precisely because it wasn’t a rally against extremism in general, but against Islamic extremism in particular?

Islamic terrorism may be the most challenging issue of our time, but Barack Obama can’t bring himself to utter those two words, side by side. For a while, he wouldn’t even call terrorism … terrorism. Imagine if FDR refused to talk about the Nazi menace but instead tiptoed around the subject and talked instead about “extremism.”  Wouldn’t that seem … odd?

This is a president who won’t even acknowledge that the Islamic State is … Islamic. Despite the fact that the stated goal of the ISIS jihadists is to create a caliphate in the Middle East, President Obama said the organization “is not Islamic.” He also said they’re not even part of the Muslim religion.

You have to wonder if Mr. Obama thinks that by not linking the words Islamic and terrorism that somehow Islamic terrorism doesn’t really exist. Howard Dean, another so-called progressive, recently said on MSNBC (where else?) that those that many of us call Muslim terrorists are not really Muslims because Islam is a religion of peace. George Orwell must be smiling.

“These acts were done by specific people with a specific ideology,” Jonah Goldberg said on Fox, “and this White House is still incredibly gun shy, no pun intended, about calling any attention to the fact that the people we’re at war with aren’t just generic extremists off the shelf, but they’re a specific ideology with a specific religious orientation. And President Obama won’t even call ISIS Islamic.”

Perhaps the president is concerned that he would be offending moderate Muslims if he put the name of their religion alongside the word “terrorism.” But if they’re truly moderate, they’re already offended – by the actions of the terrorists.

Or perhaps he’s caving to Muslim civil rights groups in America, or doesn’t want to rile the volatile Arab Street abroad.

Whether the president understands it or not, his attempt to avoid being polarizing is having the opposite effect.

But let’s not think this president doesn’t care about terrorism. He most certainly does. That’s why next month he’s holding a “Summit on Countering Violent Extremism” – the purpose of which, according to White House Press Secretary Josh Earnest is “to highlight domestic and international efforts to prevent violent extremists and their supporters from radicalizing, recruiting, or inspiring individuals or groups in the United States and abroad to commit acts of violence, efforts made even more imperative in light of recent, tragic attacks in Ottawa, Sydney, and Paris.”

Did you see the words Islamic or Muslim or even terrorism anyplace in that statement?

Words matter. But so does reality, which cannot be changed simply because the leader of the free world refuses to call Islamic terrorism by its name.

Voir par ailleurs:

America snubs historic Paris rally: Holder was there but skipped out early, Kerry was in India, Obama and Biden just stayed home
Ashley Collman and David Martosko, US Political Editor and Michael Zennie

Daily Mail

11 January 2015

President Barack Obama and other top members of his administration have snubbed a historic rally in Paris today that brought together more than 40 world leaders from Europe, Africa, the Middle East and even Russia.

‘France is our oldest ally,’ Obama said during a speech Friday in Tennessee. ‘I want the people of France to know that the United States stands with you today, stands with you tomorrow.’

But he wasn’t standing in Paris as Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu and Palestinian Authority President Mahmoud Abbas put aside their differences and linked arms.

Ukrainian President Petro Poroshenko and Russian Foreign Affairs Minister Sergei Lavrov made the same unifying gesture in the march down the Place de la Concorde in defiance of the Islamist terror attacks that rocked the city last week.

According to an administration official, President Obama spent part of his Sunday afternoon watching a National Football League game on television. Both games were broadcast hours after the march.

Heads of state from every major European power, including British Prime Minister David Cameron and German Chancellor Angela Merkel, joined French President Francois Hollande.

But the U.S.A. was M.I.A.

Obama and Vice President Joe Biden remained in Washington, despite having no events on their public schedules Sunday. Secretary of State John Kerry was a world away in India, on a pre-planned trip.

Attorney General Eric Holder was in Paris for a terrorism summit held on the march’s sidelines, but he slipped away and made appearances on four American morning television talk shows just as the incredible rally was starting.

The US was represented at the march only by Jane Hartley, the American ambassador to France who is unrecognizable to most Americans, let alone the rest of the world.

A senior administration official was quick to point out, however, that ‘Attorney General Holder – a Cabinet level official – is representing the United States at the security meetings in Paris today.’

‘He is joined by the DHS Deputy Secretary [Alejandro] Mayorkas,’ the official added in a statement to many news outlets.

‘The United States is represented at the march by Ambassador Hartley.’

And ‘as far as public signs of French solidarity from the U.S.,’ the official concluded, ‘don’t forget several public statements from the president, his call to Hollande and a condolence stop to the French embassy.’

Obama went to the French embassy in Washington, D.C. on Thurdsay to pay his respects, and signed a condolence book with the rallying cry ‘Vive la France!’

Holder, Obama’s longest-serving cabinet member, was pictured shaking hands with French officials after the event, but he slipped away – as did Mayorgas – before the march kicked off around 3:00 p.m.

The attorney general appeared on four Sunday morning talk shows around the same time as the march, although it’s unclear whether he spoke live from Paris or if his segments were pre-recorded.

The Department of Justice would not immediately comment on Holder’s schedule with DailyMail.com, and a spokesperson for Homeland Security Secretary Jeh Johnson similarly did not immediately respond to a request for comment.

The White House press office also did not respond to a question seeking confirmation that the president was engrossed in the NFL playoffs on Sunday afternoon.

Vice President Joe Biden often fills in for the president at events that require White House gravitas, but he was nowhere to be seen either, despite his own empty schedule.

Among those who did attend were: Greek Prime Minister Antonis Samaras, Spanish Prime Minister Mariano Rajoy, British Prime Minister David Cameron, Danish Prime Minister Helle Thorning-Schmidt, European Commission President Jean-Claude Juncker, Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu, Malian President Ibrahim Boubacar Keita, German Chancellor Angela Merkel, European Union President Donald Tusk, Palestinian Authority President Mahmud Abbas, Queen Rania and King Abdullah II of Jordan, Italian Prime Minister Matteo Renzi, Turkish Prime Minister Ahmet Davutoglu, Ukrainian President Petro Poroshenko and Russian Foreign Affairs Minister Sergei Lavrov.

Political opponents – and even some allies – were quick to criticize Obama for not showing up himself, or at least sending a senior administration official to represent him at the street-swelling rally.

An incensed former Speaker of the house Newt Gingrich vented on Twitter and told DailyMail.com that it was ‘sad that 50 world leaders could show solidarity in Paris but President Obama refused to participate.’

‘The cowardice continues,’ Gingrich jabbed, referring to Republicans’ refrain that he has shown a weak hand when dealing with terrorism overseas.

Politico reporter Ben White tweeted: ‘Is it just me or does it feel like Obama should be at this big March in Paris?’

Fox News host Greta Van Susteren wrote: ‘This is really embarrassing – WHERE IS PRESIDENT OBAMA? Why didn’t he go?’

Obama’s absence was notable as dozens of nations’ show of solidarity unfolded before a global audience – especially considering his public schedule was wide open.

According to Buzzfeed, Holder left Paris after the summit to return to Washington.

Meanwhile, Secretary of State John Kerry was half a world away in India, preparing for the president’s upcoming trip to the south Asian country in the coming weeks.

The foreign dignitaries were protected with police snipers, plainclothes cops and anti-terror officers. Streets were shut down and parking was restricted.

CNN’s Jake Tapper reported that security for the march was difficult, with 2,300 police officers and paramilitary forces deployed to Paris.

However, the attendance of controversial heads of state like Netanyahu appeared to show that the march was well secured.

‘I don’t mean this as a criticism of the Obama administration,’ Tapper said Sunday while reporting live from Paris, ‘but just as an American I do wish that we were better represented in this beautiful procession of world leaders.’

‘I’m a little disappointed, personally – this is me speaking personally, not as a representative of CNN, but as an American – that there isn’t more of a display of unity here,’ the host of ‘The Lead’ added.

CNN’s Fareed Zakaria was one of the many who noticed President Obama’s absence, and remarked that it was a mistake not to show up and support our ‘deepest ideological ally.’

Zakaria said that it would have sent an important message to have an American face among the wold leaders.

Forbes columnist Stuart Anderson echoed Zakaria’s statements, saying: ‘By not attending the unity rally in Paris on Sunday, President Obama has missed an opportunity to show leadership, to demonstrate that Americans are as committed to fight against terrorism as anyone in the world.

‘And that America stands with its allies in a worldwide battle that, unfortunately, is likely to last many years.’

The White House announced on Sunday that it would convene ‘a Summit on Countering Violent Extremism’ in February ‘to highlight domestic and international efforts to prevent violent extremists and their supporters from radicalizing, recruiting, or inspiring individuals or groups in the United States and abroad to commit acts of violence.’

A statement from White House Press Secretary Josh Earnest made no specific mention of Islam, Islamist terrorism, or Muslims in general.

Voir par ailleurs:

Marche républicaine : Obama « aurait aimé pouvoir se rendre sur place »
Le Monde.fr avec AFP

12.01.2015

La Maison Blanche a regretté, lundi 12 janvier, de ne pas avoir envoyé un responsable de premier plan à la marche citoyenne organisée dimanche à Paris en hommage aux victimes des attentats islamistes. « Nous aurions dû envoyer quelqu’un du plus haut niveau », a admis Josh Earnest, porte-parole de l’exécutif américain, répondant à de nombreuses critiques dans la presse américaine sur l’absence du président Barack Obama.

« Cela étant dit, il ne fait aucun doute que les Américains et cette administration sont pleinement au côté de la France », a ajouté M. Earnest, saluant la « remarquable démonstration d’unité » dont les Français ont fait preuve lors de la manifestation de dimanche. « Si les circonstances avaient été différentes, le président lui-même aurait aimé pouvoir se rendre sur place », a-t-il ajouté, mettant en avant le court délai entre le moment où cette marche a été annoncée et son déroulement, ainsi que les contraintes logistiques liées à un déplacement présidentiel.

Il est reproché à Barack Obama de ne pas avoir au moins dépêché le vice-président, Joe Biden, ou le secrétaire d’Etat, John Kerry. Ce dernier, en visite en Inde, a cependant annoncé lundi lors d’une conférence de presse, qu’il se rendrait cette semaine à Paris pour exprimer la solidarité des Etats-Unis.

« Nul acte de terrorisme, nulle personne armée de [fusil d’assaut] AK47, nulle prise d’otages dans une épicerie n’arrêtera jamais ceux qui sont engagés dans la marche de la liberté.
La relation avec la France ne tient pas à un moment ou un jour particulier. (…) C’est une relation continue très profondément ancrée (…) dans des valeurs communes, en particulier la liberté d’expression. »
Quarante-quatre chefs d’Etat et de gouvernement étaient présents aux côtés de François Hollande, lors de ce rassemblement d’une ampleur sans précédent. Les Etats-Unis étaient représentés par leur ambassadrice en France, Jane Hartley. Le ministre de la justice, Eric Holder, a également rencontré ses homologues européens pour réfléchir aux moyens à mettre en œuvre pour améliorer la coopération dans la lutte contre le terrorisme, mais il n’a pas participé au défilé.

« EMBARRASSANT »

Pour Fareed Zakaria, animateur d’une nouvelle émission sur CNN, l’absence de haut responsable américain était une erreur. « C’est très embarrassant – Où est le président Obama ? Pourquoi n’y est-il pas allé ? », s’interroge quant à elle Greta Van Susteren, de Fox News, sur Twitter.
« Il est triste que cinquante dirigeants étrangers aient exprimé leur solidarité à Paris mais que le président Obama ait refusé d’y participer. La lâcheté continue », écrit Newt Gingrich, ancien président de la Chambre des représentants et candidat à l’investiture républicaine pour la présidentielle de 2012, également sur Twitter.

Politico s’interroge également sur l’absence du chef d’Etat américain à la marche républicaine parisienne. Quant au Daily Mail, il titre en « une » : « Vous avez laissé tomber le monde ».

Barack Obama s’était en revanche rendu jeudi à l’ambassade de France à Washington. « Je tiens à ce que le peuple de France sache que les Etats-Unis sont à leurs côtés et le seront demain », a-t-il déclaré le lendemain. Il présidera en février une conférence internationale sur la lutte contre l’extrémisme à Washington, ont annoncé ses services dimanche. En France, certains notent que sa présence aurait supposé un dispositif de sécurité impensable compte tenu de la mobilisation.

Voir de plus:

Couverture de Charlie Hebdo: ces médias anglo-saxons qui refusent toujours de publier les caricatures
Grégory Raymond

Le HuffPost
08/01/2015

MÉDIAS – De nombreux médias anglo-saxons ont volontairement masqué les caricatures de Mohamet lors du traitement de l’attentat de Charlie Hebdo. Mercredi, la rédaction du journal satirique a été prise pour cible par deux terroristes se revendiquant d’Al Qaida. Douze personnes, dont sept journalistes, ont perdu la vie dans l’attaque.

Ce dilemme de publier (ou non) les caricatures rappelle la controverse de 2005-2006, lorsque les dessins du journal danois Jyllands-Posten avaient défrayé la chronique. Charlie Hebdo avait fait partie des premiers à les relayer, en rajoutant ses propres productions. Devant l’ampleur du drame de mercredi, certains médias se retrouvent ainsi face à un choix: éditorial d’abord, mais aussi de sécurité. Parmi eux, la chaîne d’information en continu CNN a délibérément choisi de pixéliser les caricatures du prophète dans ses sujets.

« Comme cette histoire dramatique ne cesse d’évoluer, nous discutons constamment de la meilleure manière d’aborder les questions clés et les images sur l’ensemble de nos plateformes », s’est justifié un porte-parole de la chaîne auprès de BuzzFeed. « Ces conversations se poursuivront toute la journée et tant que l’histoire continue », laissant penser que rien n’est figé.

Néanmoins, le site Politico a mis la main sur un mémo diffusé en interne. On peut y lire que « jusqu’à présent nous ne montrons par les caricatures de Charlie Hebdo considérées comme offensantes par de nombreux Musulmans, les différentes éditions sont encouragées à les décrire en détails ». Dans le cas où on pourrait les voir dans les mains de personnes défilant dans les rues, CNN fait une dernière recommandation: « D’accord si c’est en plan large ».

Les réseaux câblés NBC, MSNBC, CNBC, ABC News et CBS News ont adopté des politiques similaires. Sur la chaîne conservatrice Fox News, une caricature a été montrée une fois à l’image, relate le Washington Post. Mais il ne serait pas question de rééditer l’opération.

Les astuces utilisées par la presse écrite

En Grande-Bretagne, le Daily Telegraph a aussi « flouté » une des caricatures apparaissant sur la couverture d’un hors-série de Charlie Hebdo. Un internaute évoque sur Twitter la « victoire » des terroristes en réaction à ce traitement.

Le quotidien britannique a utilisé une autre astuce pour illustrer le sujet sans forcément passer par une modification graphique. Ici, le Telegraph a redimensionné une photo de Stéphane Charbonnier (dit « Charb »), le directeur de la publication de Charlie Hebdo, pour relater son meurtre.

Pour le New York Daily News, le choix s’est également porté sur une pixélisation des photos. Sur ce cliché de novembre 2011, Charb devant ses locaux détruits et montrant la « une » à l’origine de l’attaque au cocktail molotov.

Plus étonnant encore, une photo a été altérée alors qu’elle ne contenait aucune référence au prophète Mohamet (dont l’islam interdit sa représentation). Sur la « une » tenue par Charb, on voit une caricature d’un imam en chaise roulante poussé par un rabbin. L’iman seul a été pixélisé par le Daily News, laissant penser que la rédaction n’a voulu prendre aucun risque.

La réponse argumentée du New York Times

Ces cas ne sont pas isolés dans la presse anglo-saxonne. Même le prestigieux New York Times a décidé de faire l’impasse sur la publication des caricatures, mais le procédé est plus élégant. Seules des « unes » dégagées de toute référence religieuse ont servi d’illustrations.

Voici ce qu’a expliqué un porte-parole du quotidien: « Selon les standards du Times, nous ne publions pas d’images ou d’autres matériaux offensant délibérément les sensibilités religieuses. Après concertation, les journalistes du Times ont décidé que décrire les caricatures en question donnerait suffisamment d’informations pour comprendre l’histoire. »

Outre-atlantique, on considère qu’il faut jouer l’apaisement. Le cas d’Associated Press est d’ailleurs démonstratif: alors que l’agence de presse propose des photos comprenant des caricatures et d’autres non, les clients d’AP ont intentionnellement porté leur choix sur les clichés « light ».

Dans ce mouvement qui peut être perçu aussi bien comme de l’autocensure ou du respect, quelques médias décident de tout montrer. C’est le cas de l’Américain BuzzFeed et de nos confrères du Huffington Post US. Mais peu de journaux papier ont fait ce choix: le vénérable Times de Londres en fait partie tout comme le San Francisco Chronicle. Mais les exemples ne sont pas légion.

« Quel droit ai-je de mettre en danger les vies de mon équipe? »

Stephen Pollard, journaliste au Jewish Chronicle de Londres, a expliqué sur Twitter pourquoi il ne voulait pas prendre le risque de les publier.

« Soyez réalistes, les gars. Un journal juif comme le mien qui publierait les caricatures se retrouverait en tête des priorités de meurtre par les islamistes ».

« C’est facile d’attaquer les journaux qui ne montreraient pas les caricatures. Mais voici mon dilemme de journaliste. Tous les principes auxquels je tiens me poussent à les imprimer. Mais quel droit ai-je de mettre en danger les vies de mon équipe pour faire un coup ? »

Plus étonnant encore, aucun dessin de Charlie Hebdo n’ont été publié dans le journal danois qui avait caricaturé Mahomet pour la première fois. Constamment menacé depuis leur publication en 2005, il était le seul de son pays à ne pas reproduire de dessin jeudi. « Je réaffirme mon droit en tant que rédacteur en chef de publier tout type de dessins de nouveau à un certain moment. Mais pas là », s’est justifié Jørn Mikkelsen dans les colonnes de son propre journal, Jyllands-Posten. « Le même débat se poursuit depuis maintenant dix ans, pour ou contre les caricatures, etc. Il faut avancer », a-t-il ajouté.

Depuis 2005, la police a déjoué plusieurs projets d’attentats contre le Jyllands-Posten, autour duquel la sécurité a été encore renforcée mercredi, de même que la protection dont bénéficie l’ex-rédacteur en chef qui avait décidé la publication des caricatures. L’actuel a admis avoir pris en compte la sécurité de ses collègues. « La vérité c’est que pour nous il serait complètement irresponsable de publier de vieux ou de nouveaux dessins du prophète maintenant », a-t-il expliqué. « Beaucoup ne veulent pas l’admettre. Moi si, quoique à contrecoeur. Le Jyllands-Posten a une responsabilité envers lui-même et ses salariés ».

Quand le FT traite Charlie « d’irresponsables »

Preuve que l’attentat de Charlie Hebdo n’en finit plus de déchaîner les passions, voilà qu’un journaliste du Financial Times a essuyé de violentes critiques après une tribune d’opinion. Le rédacteur en chef Europe du quotidien, Tony Barber, a écrit: « La France est le pays de Voltaire mais trop souvent l’irresponsabilité éditoriale a prévalu chez Charlie Hebdo ». Des propos particulièrement violents, seulement quelques heures après la mort des journalistes.

Devant les réactions des internautes, la phrase polémique a été supprimée dans journée. « L’article a été actualisé, cela fait partie du processus éditorial », a justifié Darcy Keller, une représentante du journal. Mais si le texte est resté en ligne dans une version remaniée, l’originale continue de circuler sur les réseaux sociaux.

Néanmoins, la version en ligne comprend toujours une critique de Charlie Hebdo. On peut y lire: « Il ne s’agit pas pour le moins du monde d’excuser les meurtriers, qui doivent être capturés et punis, ou de suggérer que la liberté d’expression ne devrait pas s’appliquer à la représentation satirique de la religion. Mais seulement de dire que le bon sens serait utile dans des publications telles que Charlie Hebdo, ou le journal danois Jyllands-Posten (ndlr: qui a également publié les caricatures de Mahomet), qui prétendent remporter une victoire pour la liberté en provoquant des musulmans ».

Initialement, ce paragraphe s’achevait par, « alors qu’en réalité ils sont seulement stupides. »

Voir aussi:

RSF dénonce une récupération indigne et appelle à la solidarité avec tous les Charlie du monde
RSF

11 janvier 2015.

Reporters sans frontières (RSF) se félicite de la présence de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement étrangers lors du rassemblement du dimanche 11 janvier en hommage aux victimes des attentats, mais s’indigne de la présence de représentants de pays répressifs de la liberté de l’information.

Au nom de quoi les représentants de régimes prédateurs de la liberté de la presse viennent-ils défiler à Paris en hommage à un journal qui a toujours défendu la conception la plus haute de la liberté d’expression ? Reporters sans frontières (RSF) s’indigne de la présence à la “marche républicaine” à Paris de dirigeants de pays dans lesquels les journalistes et les blogueurs sont systématiquement brimés, tels l’Egypte, la Russie, la Turquie, l’Algérie et les Emirats arabes unis. Au Classement mondial de la liberté de la presse publié par RSF, ces pays sont respectivement 159e, 148e, 154e, 121e et 118e sur 180.

“Nous devons nous montrer solidaires de Charlie sans oublier tous les Charlie du monde, déclare Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontières. Il serait intolérable que des représentants d’Etats étrangers qui réduisent les journalistes au silence dans leurs pays profitent de l’émotion pour tenter d’améliorer leur image internationale. Il est à craindre que, de retour dans leurs pays, ces manifestants officiels continuent leurs politiques répressives. Nous ne devons pas laisser les prédateurs de la liberté de la presse cracher sur les tombes de Charlie Hebdo.”

Les autorités ont annoncé la présence du Premier ministre turc Ahmet Davutoglu, des ministres des Affaires étrangères égyptien et russe, Sameh Choukry et Sergueï Lavrov, des ministres des Affaires étrangères d’Algérie et des Emirats arabes unis, Ramtane Lamamra et cheikh Abdallah ben Zayed Al-Nahyane, et du président gabonais Ali Bongo.

Voir enfin:

Flemming Rose : «Dès que les médias intériorisent la peur, c’est fini»
Laure Mandeville
le Figaro

13/01/2015 à 22:00

INTERVIEW – L’ancien rédacteur en chef du journal danois Jyllands Posten réagit à l’attaque contre Charlie Hebdo. En 2005, le quotidien publie douze caricatures de Mahomet.

Aujourd’hui chef de la politique étrangère du grand journal danoisJyllands Posten, dont il était rédacteur en chef pendant la publication des caricatures de Mahomet en 2005, Flemming Rose est l’une des cibles des islamistes radicaux aux côtés du caricaturiste Kurt Westergaard. Il a publié The Tyranny of Silence, sorti en novembre aux États-Unis (Cato Press, 2014).

LE FIGARO.- Votre réaction à l’attaque contre Charlie Hebdo?

Flemming ROSE. – C’est un cauchemar qui devient réalité. Je vis la pire semaine de ma vie professionnelle, depuis les attaques contre nos ambassades après la publication des caricatures de Mahomet en 2006. Mais, contrairement à 2006, je ne suis pas surpris. Il y avait eu une attaque à la bombe contre Charlie Hebdo, des menaces de mort. Il y a eu plusieurs tentatives d’attentats contre notre journal Jyllands Posten, et notamment contre le caricaturiste Kurt Westergaard et moi-même. Seule la vigilance des citoyens danois et le manque de professionnalisme des comploteurs les ont empêchés d’aboutir. Je connaissais certaines des victimes, comme Wolinski. J’ai été témoin au procès de Charlie Hebdo. Tous les journalistes de Jyllands Posten peuvent s’identifier avec Charlie, car ce qui est arrivé peut nous arriver.

Est-ce parce que Charlie Hebdo était isolé dans son combat qu’il a pu être frappé?

Absolument. J’ai travaillé sur l’URSS, c’était le même mécanisme de peur. Le seul moyen de lutter contre la censure parmi les dissidents était que tout le monde signe les pétitions. Le Mur est tombé quand les gens ont cessé d’avoir peur. Dès que vous intériorisez la peur, c’est fini. Je crains que cela se produise en Occident face aux radicaux islamistes. La réalité est que nous avons intériorisé la fatwa lancée contre Salman Rushdie pour ses Versets sataniques. Il n’existe pas de loi contre le blasphème en Occident, mais nous avons intériorisé la peur d’une loi qui n’existe pas.

Jyllands Posten n’a pas publié les caricatures de Charlie Hebdo après les attaques. Pourquoi?

En 2008, après un attentat déjoué contre Kurt Westergaard, tous les journaux danois ont publié des caricatures du Prophète. Puis plus rien. La justification, fallacieuse, a été qu’on les avait publiées souvent…. Quand Kurt Westergaard a failli être assassiné en janvier 2010, personne n’a publié de caricatures, pas même nous. Un autre argument est que nous ne devons pas insulter les sensibilités religieuses d’une minorité vulnérable. Mais cette minorité radicale n’a rien de faible. Ces gens-là sont sacrément puissants pour avoir été capables d’intimider l’espace public en Europe.

«Nous reconnaissons que nous nous soumettons à l’autocensure. L’épée est plus forte que le stylo. Il y a neuf ans, je pensais que c’était l’inverse. Je pensais que notre journal pourrait gagner ce combat.»
Oui, nous n’avons pas publié les caricatures après les attaques, c’est grave et triste. Mais je peux comprendre le rédacteur en chef, après ce que je vis depuis neuf ans. Il pense à la sécurité de ses journalistes. Au moins, nous sommes honnêtes. Nous avons publié un éditorial titré «La violence marche». Nous reconnaissons que nous nous soumettons à l’autocensure. L’épée est plus forte que le stylo. Il y a neuf ans, je pensais que c’était l’inverse. Je pensais que notre journal pourrait gagner ce combat. Mais je sais maintenant que nous avons besoin de beaucoup plus de soutien populaire.

La mobilisation des Français donne-t-il un peu d’espoir?

Je suis très heureux de cette mobilisation. Mais je reste circonspect, car une manifestation ne compte pas à long terme. Ce qui compte, ce sont les décisions au quotidien de chaque journal. Quand Theo Van Gogh a été tué par un extrémiste musulman en 2004, il y a eu une vague de soutien qui s’est essoufflée. On a vu au contraire apparaître, aux Pays-Bas, une pression pour renforcer «les lois contre la propagation d’un discours de haine». Le ministre de la Culture a même dit si que si on avait eu des lois semblables, Theo Van Gogh serait en vie! Sous-entendu, c’était sa faute.

En Amérique, l’on affirme qu’en offensant l’islam, on provoque la violence…

Cette culture de la défense des offensés est devenue centrale dans les cercles académiques américains. Elle est très dangereuse, car elle détruit la distinction fondamentale, depuis les Lumières, entre le mot et l’action. Elle affirme que dire quelque chose d’offensant est aussi grave que commettre un crime violent. Alors qu’une caricature, c’est ce qu’il y a de plus civilisé et pacifique! Cette érosion de la distinction entre mots et actes sape la liberté de parole. Elle nous rapproche des dictatures.

Voir enfin:

EUROPE / ÉTATS-UNIS Qui publie et qui ne publie pas la une du nouveau « Charlie »

La caricature de Mahomet en une de Charlie Hebdo le 14 janvier met la presse étrangère face à un dilemme : faut-il republier un dessin qui peut offenser les musulmans ?
Des journaux japonais ont publié la une de Charlie Hebdo ce 14 janvier - AFP / Kazuhiro NOGI Des journaux japonais ont publié la une de Charlie Hebdo ce 14 janvier – AFP / Kazuhiro NOGI
La une du numéro de Charlie hebdo publié le 14 janvier fait réagir partout dans le monde et pose une question épineuse pour les journaux étrangers : faut-il reproduire le dessin de couverture, une caricature de Mahomet versant une larme et tenant une pancarte “Je suis Charlie” ? “Le choix de republier l’image touche au cœur du débat sur ce qui relève de la liberté d’expression ou bien d’images gratuites que certains lecteurs trouveront offensantes”, écrit The New York Times dans un article sur le sujet.

Le quotidien a lui-même choisi de ne pas reproduire la une, se contentant de fournir un lien sur son site. “Nous ne publions pas d’habitude d’images ou d’autres contenus visant délibérément à heurter des sensibilités religieuses”, avance le directeur de la rédaction, Dean Baquet, qui avait déjà préféré ne pas publier les dessins de Charlie Hebdo après l’attentat du 7 janvier. Un choix critiqué comme pusillanime par certains.

D’autres titres américains ont choisi une approche différente : The Washington Post a reproduit la couverture après avoir publié une caricature de Mahomet dans ses pages. Le site Buzzfeed, qui a lui-même publié des dessins, critique la décision de plusieurs médias de “censurer” les caricatures, notamment le New York Daily News et le britannique The Daily Telegraph, qui ont flouté ou coupé des unes de Charlie Hebdo.

En première page dans certains titres allemands

En Allemagne, le quotidien de la gauche alternative Die Tageszeitung et l’ancien journal communiste Neues Deutschland ont fait le choix de reproduire à la une la première page du nouveau Charlie Hebdo. On le retrouve également en couverture de certains quotidiens régionaux comme la Saarbrücker Zeitung.

Les grands quotidiens ont préféré, eux, titrer sur le rassemblement à Berlin contre le mouvement anti-islam à Dresde et en hommage aux victimes des attentats de Paris, où se sont retrouvées le 13 janvier les plus hautes autorités politiques et religieuses du pays et quelque 10 000 personnes. Le tabloïd Bild, lui, a réservé sa quatrième de couverture à la une du journal satirique.

Une double dans El País

Dès mardi, le journal espagnol La Razón publiait en couverture la nouvelle une de Charlie Hebdo, choix étonnant pour ce quotidien très conservateur. C’est souvent de façon plus discrète – à l’intérieur de leurs pages ou sur leur site – que les autres quotidiens ibériques ont reproduit cette nouvelle caricature du Prophète, ainsi que d’autres dessins de Charlie Hebdo.

El País a pour sa part publié en pages 2 et 3 la double page centrale du Charlie Hebdo « des survivants », en version espagnole. « Le lecteur aura peut-être du mal à comprendre », justifie le quotidien. « Mais même si le style de Charlie Hebdo ne coïncide en rien avec notre ligne éditoriale, nous défendons son droit à exister en toute liberté. »

Distribué avec un quotidien italien

Dans la plupart des villes italiennes, Charlie Hebdo était distribué le 14 janvier, en français, avec le quotidien Il Fatto Quotidiano. « Nous le faisons d’abord par solidarité avec les victimes de Charlie Hebdo, a expliqué Antonio Padellaro, le directeur d‘Il Fatto Quotidiano, mais aussi pour réaffirmer notre défense absolue de la liberté de la presse. » Au départ, le directeur d’Il Fatto Quotidiano n’était pas favorable au fait de participer à la publication de Charlie Hebdo mais il aurait cédé sous la pression des journalistes de sa rédaction, rapporte le Huffington Post en Italie. Selon Antonio Padellaro, ce numéro de mercredi n’a rien d’offensant.

« Dans le passé, certains dessins ont pu offenser la sensibilité de certains lecteurs – et pas seulement musulmans. En tant que directeur d‘Il Fatto Quotidiano, je ne les aurais pas publiés », a-t-il concédé. Depuis hier soir, la sécurité des locaux du quotidien, à Rome, a été renforcée. Une porte blindée a été installée et une patrouille surveille les entrées.

Ceux qui craignent pour leur sécurité

La question de la sécurité fait partie du débat. Stephan Pollard, directeur du quotidien juif britannique The Jewish Chronicle, s’est exprimé, sur Twitter, contre la publication des dessins. « C’est facile d’attaquer les journaux qui ne les publient pas. Moi je me dis : tous les principes dans lesquels je crois m’incitent à les publier. Mais de quel droit vais-je mettre en danger la vie de mes employés uniquement pour prendre position ? » rapporte The Washington Post.

Même décision de la part du Jyllands-Posten, le quotidien danois dont les dessins du Prophète, en 2005, lui avaient valu la colère du monde musulman. L’ancien responsable des pages culture du journal a indiqué que le Jyllands-Posten avait décidé de ne pas publier la nouvelle caricature par crainte d’être de nouveau pris pour cible, rapporte The New York Times. Il juge pourtant impératif de ne pas céder aux islamistes radicaux.


Je suis Charlie: Et moi, je suis Bastia (The biggest danger for any organism is to not identify that it’s being threatened)

12 janvier, 2015
http://i2.wp.com/www.africatopsports.com/wp-content/uploads/2015/01/b7anykviyaatjc1.jpg?fit=710%2C1000https://i1.wp.com/www.corsicainfurmazione.org/wp-content/uploads/2015/01/QatarArabieSaouditeTerrorismerelation.jpg https://i0.wp.com/www.lefigaro.fr/medias/2015/01/11/PHOfbff084c-99ad-11e4-a1d4-039b03f34ee1-805x453.jpg
https://i2.wp.com/www.theyeshivaworld.com/wp-content/uploads/2015/01/dn.jpgNous sommes entrés dans un mouvement qui est de l’ordre du religieux. Entrés dans la mécanique du sacrilège : la victime, dans nos sociétés, est entourée de l’aura du sacré. Du coup, l’écriture de l’histoire, la recherche universitaire, se retrouvent soumises à l’appréciation du législateur et du juge comme, autrefois, à celle de la Sorbonne ecclésiastique. Françoise Chandernagor
L’emprise de la charia en France, ne se réduit pas à des exécutions sommaires. Elle consiste plus largement à interdire toute critique sur l’islam, surtout chez les non-musulmans. (Et dire qu’il comporte la charia et le djihad, c’est une critique. Donc la charia en France consiste à empêcher qu’on la nomme.) Mais si des foules importantes sont prêtes à manifester quand la charia ordonne des exécutions, ou qu’elle appelle à la guerre sainte, très peu sont prêts à descendre dans la rue pour protester contre la censure. Et pour cause, la plupart ne s’en rendent pas compte. Les médias font le black out sur les agressions quotidiennes, et mènent un tir de barrage  contre tout  ce qui laisse entendre qu’il y aurait dans l’islam des appels à la violence envers les autres. Le Coran a beau maudire nommément les « gens du Livre » (juifs et chrétiens) parce qu’« ils se moquent de la religion des musulmans » (5,57), il ne faut pas en parler, car il y a risque d’amalgame, de stigmatisation, d’islamophobie (…) Ainsi on est chaque fois dans une pensée totale : une critique sur les aspects violents que comporte l’islam, dans son texte fondateur, est exclue car elle est prise comme un rejet de tout l’islam, et un rejet de type raciste. C’est sans doute là le véritable amalgame que font ceux qui dénoncent l’amalgame. C’est le fait de mélanger le tout et la partie, et de poser que chaque chose est ce qu’elle est totalement, ou alors elle n’est pas. Or l’objet du débat, qui est le contenu du Coran, est justement partagé : un bon tiers de ce Livre est violent envers les juifs et les chrétiens. Cette partie correspond à ce qu’on appelle les sourates médinoises, les dernières, où Mahomet se déchaîne contre eux parce qu’ils ne l’ont pas suivi. L’autre partie du Coran, plus pacifique, transmet ce qu’il a élaboré dans sa période mecquoise, à partir de ce qu’il a appris des marchands juifs et chrétiens. Un problème majeur, c’est que la partie violente, qui demande que l’on combatte les injustes, les pervers, les infidèles que sont les juifs et les chrétiens,  est édulcorée dans les traductions. On trouvera par exemple : Tuez les faiseurs de dieux partout où vous les trouverez. (9,5). (…) On peut dire que les extrémistes violents qui mettent en acte le texte dur, ont le mérite de le faire connaître aux autres musulmans, qui semblent l’ignorer et qui aimeraient s’en tenir aux parties calmes qu’ils  connaissent.  Ils refusent qu’on les amalgame avec ces extrémistes ; mais l’extrémisme est dans le texte, et nul ne peut dire à l’avance quelle personne ou quel groupe voudra soudain le mettre en acte. Des foules musulmanes nombreuses qui défileraient pour dénoncer cet extrémisme auraient le mérite de s’en démarquer  réellement. Pour l’instant ce n’est pas le cas, la ritournelle obsédante qu’on répète est que la violence qui se réclame de l’islam provient de fous, de détraqués, de cas sociaux, mais qu’elle n’a rien à voir avec l’islam. On voit qu’elle a à voir de façon subtile : ce sont des gens calmes, discrets, comme tout le monde, qui soudain entrent en action. De braves psychologues s’échinent sur l’idée de passage à l’acte, mais elle est inopérante : un passage à l’acte, c’est quand les paroles manquent et que l’acte les remplace ; ici, les paroles sont déjà là, et demandent à être appliquées. Jusqu’à présent, très peu s’y essayaient, la présence islamique n’était pas assez importante dans le pays pour que l’idée d’appliquer la charia en France ait un sens. Mais s’il y a 6 millions de musulmans en France, il suffit que 2 % soient saisis de zèle pour qu’on ait 100 000 personnes décidées à agir. Or il suffirait de 10 000 pour que l’autocensure soit totale, et que la mise au pas dans les écoles, les cités, etc. soit vigoureuse.(…) En somme, les musulmans modérés, qui dénient tout simplement l’existence de la partie violente du Coran, pensent que leur déni couvrira cette partie violente sous des versets pacifiques ; en fait, leur déni protège cette partie violente et donc la transmet. De sorte que la partie dure de l’islam, celle qui en veut aux autres, se transmet efficacement par deux voies : le déni venant des modérés et l’action directe venant des extrémistes. Du reste, après l’exécution des journalistes, l’écart n’était pas si grand dans les discours entre : ils l’ont bien mérité, ils ont insulté le Prophète, et ils ont insulté le Prophète mais c’est une punition trop dure. La même nuance qu’on a connue après le 11 septembre 2001. (…) Bref, on traite des soldats d’un État et d’une Cause très précise comme des fous, des délinquants qui dérapent, des criminels de droit commun ; et c’est logique puisqu’on ne veut pas reconnaître l’existence d’une partie violente de l’islam, qui est endossée et prise en charge par un nombre important de personnes. Il y aura donc régulièrement des sacrifices humains pour payer ce déni qui se révèle confortable. (…) Donc (…) c’est cette liberté que l’on va enterrer en grand cortège. Daniel Sibony
Ne pas craindre de dire les mots : il s’agit d’un attentat terroriste commis au nom de l’islamisme radical. Marine Le Pen
C’est le mot guerre qu’on doit prononcer aujourd’hui. La guerre est déclarée. Je ne suis pas convaincue que les mesures ou les dispositifs législatifs qui sont à notre disposition soient suffisants. Jeannette Bougrab
13h15. Selon notre journaliste sur place, les chefs d’État partiront de l’angle Chemin Vert/Voltaire pour aller place Léon-Blum. Le parcours est long d’une centaine de mètres. François Hollande marchera entre la chancelière allemande Angela Merkel et Ibrahim Boubacar Keïta, le président malien. Libération
Les juifs français ont le choix entre une France de gauche, qui hait Israël; une France conservatrice qui considère que les juifs n’appartiennent pas à sa culture et une Europe islamique, ce qui est impossible. Ou bien, alors, ils peuvent partir… Ce qu’ils sont en train de faire. » « Plus vite l’Europe libérale entrera en lutte, plus elle aura de chances de préserver ses valeurs. Car si l’Europe libérale n’est pas prête à lutter, l’Europe non-libérale sera prête à le faire. Plus la France continuera de fermer les yeux sur la menace et refusera de se préparer à défendre ses valeurs libérales et nationales, plus les forces ultranationalistes et intégristes représenteront l’unique défense. Nathan Sharansky
Les manifestations impressionnantes qui se sont déroulées un peu partout dans l’Hexagone ont surtout, il faut bien le dire, rassemblé une certaine France. D’aucuns ont malignement fait observer que, même à Roubaix, les rassemblements ne semblent guère avoir attiré beaucoup de «musulmans», à s’en tenir aux apparences. On se gardera bien de reprocher aux «jeunes de cités» de ne pas avoir été présents dans les manifs parisiennes. Les craintes et les préjugés se croisent fort malheureusement. Mais c’est un fait. Plus grave, une minorité de déjantés n’a pas hésité à exprimer une certaine complaisance envers les terroristes sur Twitter. Sur le mode: ce n’était peut-être pas bien de les tuer, mais ils l’ont quand même un peu cherché… Un de mes amis, enseignant en banlieue parisienne, m’a rapporté des réactions analogues. Un prof blogueur a confié que la direction de son établissement avait décidé de ne pas respecter la minute de silence de la journée de deuil national de jeudi par peur de «troubles». Cette lâcheté est d’autant plus coupable que cet événement dramatique devrait, bien au contraire, être mis à profit pour conduire une instruction civique in vivo. Oui, il convient d’expliquer à tous les jeunes, quelle que soit leur religion ou leur culture, qu’on a le droit, en France, de critiquer et de se moquer de n’importe quel Dieu. Les fossés culturels qui se sont creusés ne rendent pas cette tâche aisée. La société française –j’ai pu le mesurer dans mes enquêtes de terrain– est terriblement fragmentée. Les systèmes de valeurs des uns et des autres sont de plus en plus éloignés. Cette réalité, qu’il serait vain et dangereux de nier, relativise l’espoir d’une imminente communion nationale face à la barbarie. Le merveilleux sursaut de ce que l’on appelle curieusement la «société civile» laisse progressivement la place à de sombres manœuvres politiciennes. Etait-il judicieux de préparer une «manifestation nationale» entre chefs de partis dans un bureau de l’Assemblée nationale? Qui plus est, sans y avoir convié les responsables du principal parti d’opposition ! François Hollande a rattrapé le coup en invitant Nicolas Sarkozy à l’Elysée. Mais le choix de laisser aux partis le soin d’organiser cette manifestation a fait tomber la mobilisation populaire souhaitée dans un insoluble dilemme. Fallait-il y associer le Front national? Marine Le Pen est reçue par le président de la République, mais les dirigeants socialistes refusent simultanément que le FN soit convié à la manifestation dominicale d’union nationale. Cette incohérence se double d’un piège redoutable. Si le FN a le droit de manifester avec les autres formations, il est de fait réintégré dans l’éventail républicain. Mais s’il en est empêché, «l’union nationale» disparaît et ses dirigeants auront beau jeu de brocarder une «manifestation UMPS». Il aurait été infiniment préférable que toutes les organisations syndicales et professionnelles et l’ensemble des associations diverses et variées qui animent la société française prennent l’initiative de ce rassemblement. Le porte-parole du PS a souhaité que François Hollande prenne la tête de la manifestation du 11 janvier. Il n’est pas certain qu’un tel choix, qui alimentera forcément des procès en récupération, soit d’une extrême habileté. Eric Dupin
Le Qatar finance le PSG… et le terrorisme. Supporters de Bastia
La liberté d’expression peut selon l’actualité prendre des tournures inattendues, comme pour un match de foot où des supporters bastiais déploient une banderole qui remet dans le contexte les incohérences de la France et de ses « sponsors ». Evidemment la liberté d’expression ne sera pas validée par la tribune EST…(…) Pour autant, les supporters ne font que reprendre une caricature de Charlie hebdo, à leur manière. Corsica informazione
Rentré à Paris dans la nuit de samedi à dimanche, Nasser Al-Khelaïfi a été aperçu, ce dimanche, dans l’immense rassemblement organisé dans la capitale à la suite des attentats perpétrés cette semaine, qui ont tué dix-sept personnes. Après avoir remis le trophée de l’open de tennis de Doha à l’Espagnol David Ferrer, en compagnie de David Beckham, le président du PSG a regagné la France pour participer à la grande marche à titre privé. Portant un badge « Je suis Charlie » sur son manteau, le patron de Qatar Sports Investments a notamment croisé Bertrand Delanoë, l’ancien maire de Paris. Au lendemain de la défaite du PSG à Bastia (2-4), Nasser Al-Khelaïfi n’a pas souhaité s’exprimer sur la situation des champions de France, préférant rester concentré sur cette journée de mobilisation. L’Equipe
Cette deuxième défaite de la saison en L1 est un gros bug. Un peu plus tôt, comme sur tous les terrains de France, les joueurs et le public avaient respecté une minute de silence en mémoire des attentats terroristes. Et le fameux « Je suis Charlie » était présent sur le site officiel du PSG pour annoncer l’hommage. Mais, bizarrement, pas dans les huit langues dans lesquelles le site est décliné : aucune trace du rectangle noir dans les versions indonésienne et arabe. Le PSG, détenu par le Qatar, aurait-il ciblé son message en fonction des populations auxquelles il s’adresse? Absolument pas, assure le club, en rappelant que le slogan était présent sur tous ses sites jeudi, à l’heure de la minute de silence. Sa disparition s’expliquerait « par les mises à jour » apportées depuis. Exemple de la bonne foi : l’interview de Gregory van der Wiel, en home des versions arabe et indonésienne, évoque clairement les attentats. JDD
The remarkable truth is that few in the Middle East would be shocked. From Hamas in the Gaza Strip to radical armed movements in Syria, Qatar’s status as a prime sponsor of violent Islamists, including groups linked to al-Qaeda, is clear to diplomats and experts. Qatar’s promotion of extremism has so infuriated its neighbours that Saudi Arabia, Bahrain and the United Arab Emirates all chose to withdraw their ambassadors from the country in March. Take Syria, where Qatar has been sponsoring the rebellion against Bashar al-Assad’s regime. In itself, that policy places Qatar alongside the leading Western powers and much of the Arab world. But Qatar has deliberately channelled guns and cash towards Islamist rebels, notably a group styling itself Ahrar al-Sham, or « Free Men of Syria ». Only last week, Khalid al-Attiyah, the Qatari foreign minister, praised this movement as « purely » Syrian. He added that its fighters had suffered heavy losses while combating the Islamic State of Iraq and the Levant (Isil), the group behind the murder of David Haines, the British aid worker, and which is holding John Cantlie and Alan Henning hostage. Far from being a force for moderation, Ahrar al-Sham played a key role in transforming the anti-Assad revolt into an Islamist uprising. Its men fought alongside Jabhat al-Nusra, an al-Qaeda affiliate, during the battle for Aleppo and they were accused of at least one sectarian massacre. Instead of fighting Isil, Ahrar al-Sham helped the jihadists to run Raqqa, the town in eastern Syria that is now the capital of the self-proclaimed « Caliphate ». This cooperation with Isil happened for some months until the two groups fell out last year. Last December, the US Treasury designated a Qatari academic and businessman, Abdul Rahman al-Nuaimi, as a « global terrorist ». The US accused him of sending nearly £366,000 to « al-Qaeda’s representative in Syria », named as Abu Khalid al-Suri. Suri has also been a senior commander of Ahrar al-Sham. If America was right to describe him as « al-Qaeda’s representative », then there was an overlap between the leadership of the two groups. Mr Nuaimi is also accused by the US treasury of transferring as much as $2 million per month to « al-Qaeda in Iraq » and $250,000 to al-Shabaab, the movement’s affiliate in Somalia. Mr Nuaimi denies the allegations, saying they are motivated by his own criticism of US policy. But critics question why Qatar has failed to act against him. « It’s deeply concerning that these individuals, where sufficient evidence is in place to justify their inclusion on the US sanctions list, continue to be free to undertake their business dealings, » said Stephen Barclay, the Conservative MP for North East Cambridgeshire. Qatar’s investment in Britain is so extensive, and the Foreign Office is so anxious to win its favour, that some question whether UK diplomats will have the resolve to ask robust questions. « If diplomats are focused on winning commercial contracts, there is a danger they will be reluctant to ask tough questions on the funding of unsavoury groups, » said Mr Barclay.(…) Four branches of the Qatari government handle relations with armed groups in Syria and Libya: the foreign ministry, the defence ministry, the country’s intelligence agency, and the personal office of the ruler, Emir Tamim bin Hamad al-Thani. In the case of Syria, Qatar’s chosen method for supporting its favoured insurgents is to pass large sums to middlemen in Turkey. These figures then use the money to buy weapons from third countries, notably Croatia, and arrange for their onward transfer to rebels in Syria. (…) Last month, Gerd Müller, the German international development minister, implicated Qatar in the rise of Isil. « You have to ask who is arming, who is financing Isil troops. The keyword there is Qatar, » he said. Yet a state endowed with large reserves of gas and oil and one of the world’s biggest sovereign wealth funds can wield immense influence, even over Berlin. Qatar was duly able to secure a formal withdrawal of this charge from the German government. On Wednesday, the 34-year-old Emir of Qatar, who was educated at Harrow and Sandhurst, took pains to deny the accusation while standing alongside Angela Merkel, the German Chancellor. « What is happening in Iraq and Syria is extremism and such organisations are partly financed from abroad, but Qatar has never supported and will never support terrorist organisations, » he said. The credibility of that denial depends partly on how you define a « terrorist organisation ». Qatar has let Hamas, the armed Palestinian movement, base its political leadership in Doha since 2012. Qatar’s government has funded Hamas and the previous Emir paid an official visit to the Hamas-ruled Gaza Strip in 2012. As a small country with relatively weak armed forces and 250,000 citizens, Qatar is trying to guarantee its security by reaching in every direction. As well as providing an office for Hamas, Qatar also hosts the forward headquarters of US Central Command and the al-Udeid military airbase, serving as the hub for all American air operations in the region. Qatar has not completely ignored the concerns of its Western allies. When it transferred surplus arms from Libya to rebels in Syria, Qatari officials weeded out any surface-to-air missiles, in obedience to America’s demand to prevent the supply of this particular category of weapon. But Qatar’s willingness to support extremists has caused private dismay. « It’s a puzzle and, to be honest, it’s a distasteful one, » said a former Western official who has dealt with Qatar.  The Telegraph
Il était évident que pas mal de gens défendraient ce jour-là une « liberté d’expression » qu’ils combattaient à longueur d’année en l’appelant « islamophobie ». Que les champions de la repentance et de l’excuse universelle se transformeraient pour une heure en patriotes cocardiers. Que les mêmes qui scandaient avant-hier « un flic, une balle » viendraient applaudir cet après-midi nos gendarmes et policiers. (…) J’avais vu juste : sur le boulevard Richard Lenoir, où j’ai croisé Clémentine Autain qui rattrapait Jean-Luc Mélenchon, quelques panneaux aussi déplacés qu’isolés appelaient à la « dissolution des charlots du FN », à la « solidarité avec Gaza » ou à lutter contre les « fascismes nationalistes ». On est en France, en 2015, et 17 morts sous les balles de terroristes islamistes ne suffisent pas encore à ramener tout le monde à la raison. Mais ils n’étaient qu’une poignée, quelques-uns par ci par là, à ne pas jouer le jeu de bon cœur. A savoir : accepter d’être ensemble, pas forcément pour les mêmes raisons, mais en essayant de laisser au vestiaire tout ce qui nous oppose les uns aux autres. Finalement, l’immense majorité d’entre nous était venue assurer un service minimum : « Nous sommes unis », « ensemble », « contre le terrorisme »… Un pour tous, tous pour un. Tous les « je suis » ne faisaient qu’un : « Charlie », « juif », « flic »… La marche républicaine du 11 janvier 2015 n’était pas la énième manif pour les droits des uns ou des autres. En réalité, c’était la première manif pour tous. Dieu sait combien d’énergie j’ai dépensé pour m’opposer au « mariage pour tous », quelle guerre j’ai mené à ce titre sur le terrain des idées. Voilà pourquoi, ce dimanche, j’ai aimé plus que tout battre le pavé avec ceux qui me désignaient comme leur adversaire. Sur ces boulevards bondés, combien de personnes m’avaient caricaturé, insulté, stigmatisé ? Combien avaient moqué mes valeurs, brocardé mes idées, vomi tout ce que je représentais à leurs yeux ? Une année entière, nous nous étions affrontés autour du projet de loi Taubira, et de ses conséquences dont je savais qu’elles seraient tragiques. Aujourd’hui, ils étaient là, ils me souriaient et s’excusaient lorsqu’on se bousculait. On pouvait vivre ensemble et se respecter, l’essentiel était sauvé. Dès la fin d’après-midi, toutes les chaînes de télévision diffusaient une superproduction inédite : de magnifiques images aériennes de foules innombrables, agglutinées dans toutes les rues de France. A la Bastille, des drapeaux tricolores flottaient dans un ciel rose alors que retentissait la Marseillaise. Place de la Nation, on s’exclamait en boucle : « Vive la France ! » Il y avait un monde fou, partout, et un cœur accroché à la colonne de Juillet. La foule s’applaudissait, on se parlait entre inconnus. Alors bien sûr, ce tableau idyllique n’était qu’un vernis. Ce dimanche, tout le monde disait « Je suis Charlie » mais personne n’allait dans la même direction. N’empêche : c’est bien la France, sa devise, son drapeau et son hymne national qui étaient célébrés dans tout le pays. Et ça, rien ne nous l’enlèvera, n’en déplaise aux derniers dinosaures de l’incitation à la haine de soi. Nous sommes différents, nous ne sommes pas d’accord, nous sommes Français. Pascal Bories
La libération de la Palestine a pour but de “purifier” le pays de toute présence sioniste. (…) Le partage de la Palestine en 1947 et la création de l’État d’Israël sont des événements nuls et non avenus. (…) La Charte ne peut être amendée que par une majorité des deux tiers de tous les membres du Conseil national de l’Organisation de libération de la Palestine réunis en session extraordinaire convoquée à cet effet. Charte de l’OLP (articles 15, 19 et 33, 1964)
Je mentirais si je vous disais que je vais l’abroger. Personne ne peut le faire. Yasser Arafat (Harvard, octobre 1995)
Je n’accepterai pas qu’il y ait des Juifs (…) ni un Israélien sur la Terre de Palestine. Mahmoud Abbas
Nous devons empêcher les juifs d’entrer sur l’esplanade de la mosquée, ils n’ont pas le droit de la souiller. Nous devons les empêcher par tous les moyens. Nous devons les empêcher d’entrer. Dressons-nous devant eux pour protéger les lieux saints. Mahmoud Abbas (17.10.14)
Nous sommes indignés Nous, associations issues de l’immigration et associations de solidarité, avons appris avec consternation la participation de hauts responsables de l’Etat d’Israël à la manifestation de solidarité avec les victimes de l’attentat meurtrier contre « Charlie Hebdo » qui aura lieu ce dimanche 11 janvier 2015 ; Prenant pour prétexte le meurtre raciste et odieux de quatre otages de confession juive le 9 janvier – que nous condamnons avec toute notre énergie –, les responsables des  crimes commis contre le peuple palestinien veulent aujourd’hui se draper d’une virginité anti-raciste, respectueuse des droits de l’Homme et de la liberté d’expression en venant manifester à Paris. Ils sont les mêmes qui assassinent des enfants à Gaza et dans les territoires occupés. Ils sont les mêmes qui ont assassiné le caricaturiste palestinien Naji Al Ali en 1987. Ils oublient que les caricaturistes de « Charlie Hebdo » assassinés ont toujours défendu le droit des Palestiniens à leur Etat. Cette participation est cautionnée par le gouvernement français, qui les accueille et accepte de les faire participer à son cortège officiel. Non, la lutte pour la liberté d’expression et de conscience et contre la barbarie ne peut être menée avec les ennemis de la liberté ! Non, les criminels de guerre n’ont pas leur place dans les cortèges de la dignité et de la solidarité. Leur place est devant les tribunaux internationaux. Communiqué de presse (associations issues de l’Immigration signataires de l’ Appel « Solidarité  Charlie Hebdo » (Paris, le 11 janvier 2015)
Contrairement à leurs voisins des Émirats arabes unis, de la Jordanie et de la Tunisie notamment, l’Arabie saoudite et le Qatar n’étaient représentés dimanche que par un dignitaire de second rang: un frère de l’émir Cheikh Tamin Ben Hamad al-Thani pour Doha ; et par Nizar al-Madani, le numéro deux de la diplomatie de Riyad. Le Qatar et l’Arabie saoudite sont pourtant des partenaires très actifs de Paris sur de nombreux dossiers diplomatiques, qu’il s’agisse de la révolte en Syrie, pour chasser Bachar el-Assad du pouvoir, ou du nucléaire iranien, pour stopper la marche de Téhéran vers la bombe. Le ministre des Affaires étrangères du Maroc, Salaheddine Mezouar, a présenté ses condoléances dimanche matin à l’Élysée, mais il n’a pas participé à la marche «en raison de la présence de caricatures blasphématoires», a indiqué une source officielle. Le ministre émirien des Affaires étrangères, Cheikh Abdallah Ben Zayed avait, lui, dès samedi, annoncé sa participation. Les Émirats, la monarchie du Golfe la plus hostile aux islamistes, ont été le théâtre il y a un mois de l’assassinat d’une Américaine dans un centre commercial d’Abu Dhabi par une femme voilée. Pour les Qatariens et les Saoudiens, en revanche, «c’est l’affaire des caricatures qui est au centre des récriminations contre la France, explique un expert français du Golfe. La majorité de la population est farouchement wahhabite, c’est-à-dire partisane d’un islam ultrarigoriste qui ne peut tolérer qu’on insulte le prophète. Il était donc difficile pour leurs dirigeants de s’afficher à Paris». Georges Malbrunot
La 17e chambre, ou chambre de la Presse est une chambre spécialisée dans les affaires de presse, au tribunal de grande instance de Paris. Elle est composée de magistrats spécialisés, chargés de faire respecter la loi sur la liberté de la presse du 29 juillet 1881 et les principes de la diffamation en droit français, permettant de trouver un compromis entre la défense de la liberté de la presse et le respect de la personne. Wikipedia
L’union nationale autour des victimes oui, l’hypocrisie sur les coupables non (…) Le terrorisme islamiste vient de tuer, mais les responsables sont ceux qui le dénonçaient. Logique. Puisque tout ceci n’a rien à voir avec une quelconque religion. Elisabeth Lévy
Dans cette «marche contre la terreur», combien sont profondément épris de la liberté d’expression sous toutes ses latitudes, et pas seulement de celle de Charlie Hebdo? Combien, au contraire, ne se sont souvenus de cette dernière qu’après les massacres, défenseurs opportunistes sur lesquels le dessinateur Willem et Charlie Hebdo «vomissent»? (…) Que signifie ce consensus factice, cette concorde superficielle qui prétendent, au prétexte que nous aurions le cœur sec en nous abstenant, faire oublier, sans y parvenir, les déchirements, les fractures, les divisions profondes de la France? (…) Est-il honteux de proférer que plutôt que de concevoir cette phénoménale marche internationale, avec un incroyable risque d’insécurité, il n’aurait pas mieux valu, modestement, efficacement, appréhender l’avenir pour convaincre le citoyen que non seulement il ne doit pas avoir peur mais que notre état de droit rendra, autant que faire se peut, inconcevable cette angoisse parce que notre démocratie sera mieux armée, saura mieux suivre et contrôler, sera moins laxiste et libérera moins vite? Les destinées des trois assassins abattus auraient dû être prioritaires plus qu’une grande messe républicaine sans conséquence opératoire. Philippe Bilger
Nous ne sommes pas Charlie pour la bonne raison qu’ils sont morts en raison des risques qu’ils ont pris de continuer à faire leur travail, souvent sous les accusations les plus odieuses de ceux qui ont invoqué le manque de respect, le mauvais goût, l’abus de la liberté d’expression, le racisme ou l’islamophobie… La presse pourrait légitimement arborer ce slogan si, de concert, elle republiait l’ensemble des caricatures qui a valu la mort à ces valeureux caricaturistes. À cette condition seulement. (…) Sur son site, le MRAP dénonce « l’assaut inhumain à la liberté d’expression ». Mais, sur la même page figure la justification datée du 11 février 2006 qu’il donnait au procès qu’il avait intenté à France Soir, pour avoir publié le dessin du prophète au turban explosif. Le MRAP qui, dans son tract du 9 janvier, appelle à manifester ce dimanche, s’il s’émeut des assassinats perpétrés à Charlie Hebdo, Vincennes et Montrouge s’inquiète principalement d’une «escalade dangereuse», en raison des réactions violentes qui se sont produites, en les mettant exactement sur le même plan. Elles sont bien évidemment déplorables et doivent être condamnées. Mais elles ne peuvent être comparées aux attentats islamistes qui ont fait 17 morts. Certes, sur son site, le MRAP dénonce «l’assaut inhumain à la liberté d’expression». Mais, sur la même page figure la justification datée du 11 février 2006 qu’il donnait au procès qu’il avait intenté à France Soir, pour avoir publié le dessin du prophète au turban explosif. D’après le MRAP, ce dessin assimilait musulman à islamiste et à terroriste. Le MRAP n’hésitait pas à faire le parallèle avec les années Trente et voyait dans le dessin «un détournement raciste de la liberté d’expression». Il parlait de piteuse provocation. Il s’agissait là sans doute d’un assaut humain à la liberté d’expression. (…) Combien de politiques qui n’ont aujourd’hui que la liberté d’expression à la bouche, ont, lors de la publication des caricatures danoises, soutenu la liberté d’expression sans restriction, sans invoquer l’esprit de responsabilité, de mesure, de respect, le caractère inopportun ou provocateur des dessins? Beaucoup ont joué la stratégie de l’apaisement. La dénonciation aujourd’hui de l’atteinte à la liberté par la mosquée de Paris et l’UOIF, qui appellent à manifester demain, aurait plus poids si elles n’avaient pas poursuivi Charlie Hebdo en justice alors qu’il exerçait précisément sa liberté. N’oublions pas non plus qu’il s’est trouvé une association musulmane de Seine-Saint-Denis, l’UAM-93, pour demander un vote sur une loi condamnant le blasphème, demande relayée et soutenue par Eric Raoult. Ce que cherche à obtenir sans relâche l’Organisation de la coopération islamique (OCI) aux Nations unies. Et que dire de l’Union européenne qui a abandonné le Danemark en rase campagne quand celui-ci devait faire face à la rage orchestrée contre lui en 2005-2006? Flemming Rose (qui a eu été à l’origine de la publication des caricatures dans le Jyllands-Posten) raconte, dans son livre Tyranny of Silence, que l’UE avait, au contraire, dépêché Javier Solana au Moyen-Orient pour tenter de calmer la colère. Ce dernier s’apprêtait à signer un accord avec l’OCI le 26 janvier 2006 visant à bannir la diffamation des religions. Finalement l’UE ne fut pas représentée lors de la réunion au Qatar. Mais l’Espagne, la Turquie et Koffi Anan signèrent cet accord avec l’OCI alors que cette dernière avait contribué à allumer la mèche. (…) Au lieu d’arpenter le pavé parisien, on aimerait que ces politiciens français et européens s’engagent à protéger la liberté d’expression, par exemple en introduisant l’équivalent d’un 1er amendement à l’américaine, et à cesser les politiques d’apaisement conduites jusque-là vis-à-vis de l’islamisme. (…) On peut juste espérer, avec Flemming Rose, que les Occidentaux cesseront de camoufler leur peur derrière des justifications morales ou humanitaires. Michèle Tribalat
Avec ces meurtres terroristes de sang froid, c’est toute une mentalité pacifiste et angélique, présente en France et dans nombre de pays européens depuis plus de trente ans, qui vole en éclats. (…) En France et au sein d’autres pays européens, une partie de l’opinion a encore du mal à admettre que nous puissions avoir des ennemis qui veulent nous détruire et qu’il faut combattre avec la plus grande fermeté dans le cadre d’un État de droit. On signe des pétitions, on allume des bougies, on se tient la main, on manifeste en silence… Ces manifestations expriment l’indignation et la solidarité avec les victimes, elles montrent l’unité d’un pays dans le refus du terrorisme. Mais la façon dont elles font valoir les valeurs démocratiques ne saurait laisser entendre que tout pourrait être affaire d’ouverture, de tolérance, en dehors de la force, de la puissance, de la fermeté qui permettent de défendre ces valeurs démocratiques. (…) Le problème, est, que même si vous ne voulez pas d’ennemi, «c’est l’ennemi qui vous désigne»: «Et s’il vous choisit vraiment comme ennemi, vous pouvez lui faire les plus belles prestations d’amitié. Du moment qu’il veut que vous soyez l’ennemi, vous l’êtes. Et il vous empêchera de cultiver votre jardin .» (…) Qu’on le veuille ou non, la France est en guerre contre le terrorisme islamiste en Afghanistan, au Mali, en Irak et ce terrorisme a des relais au sein de notre pays. Ce sont précisément ces réalités que beaucoup d’entre nous ont du mal à regarder en face parce qu’ils vivent depuis des années dans l’illusion d’une monde pacifié.  (…) J’ai eu la même réaction que Jean-François Kahn – et je ne suis pas le seul -, en écoutant la première déclaration de Marine le Pen qui parlait clairement face à l’embarras de certains hommes politiques à dire que nous étions en guerre et à nommer nos ennemis. Antérieurement, on a voulu essayer de remplacer à tout prix «État islamique» par «Daesh», en expliquant que cela éviterait une «confusion avec islam, islamisme, musulmans». La crainte justifiée des amalgames ne peut servir d’argument pour ne pas regarder la réalité en face, en parlant d’un terrorisme indéfini créé ex nihilo, venant d’on ne sait où et s’abattant sur le pays comme une catastrophe naturelle. Il en va de même des craintes et des allusions constantes à la montée de l’extrême droite en Europe qui «zappent» et évitent le sujet. Sans parler des allusions constantes à la «zemmourisation des esprits», voire au livre de Houellebecq et aux amalgames les plus grossiers de journalistes militants de gauche qui, depuis des années, ont transformé l’antifascisme en posture identitaire et de valorisation dans les médias bien-pensants. (…) Enfin, le refus de tout amalgame, la lutte contre l’islamophobie et la répression des attaques contre les mosquées, comme tous les autres lieux de culte, ne sauraient passer outre des questions légitimes que se pose l’opinion: comment en est-on arrivé à ce que la France soit devenue un pays où l’on tue des citoyens pour blasphème et liberté d’opinion, où l’on agresse et l’on assassine des enfants et des citoyens parce qu’ils sont «juifs»? Comment de jeunes Français convertis à l’islam en sont-ils arrivés à adhérer à l’islamisme radical et à des groupes barbares et sanguinaires? Comment ont-ils pu partir faire le «djihad» dans des pays en guerre et revenir pour apporter la terreur dans notre pays et dans d’autres pays démocratiques? Répondre à de telles questions n’implique pas seulement de comprendre les situations et la psychologie particulières des «djihadistes» ou de les envisager seulement comme de simples mécanismes sectaires, mais de réexaminer la façon dont depuis des années on a laissé se développer un islam fondamentaliste qui, s’il ne se confond pas avec le terrorisme, n’en a pas moins été souvent le terreau premier des tueurs en question? Ce qui implique d’aborder clairement le délicat problème du financement des mosquées et des imans prêchant un islam intégriste et liés à des pays avec qui nous entretenons de bonnes relations il en va de même pour les discours de haine et l’antisémitisme qui se déploient quotidiennement sur les réseaux sociaux. Ces questions concernent tous les citoyens, en même temps que nos compatriotes musulmans et leurs représentants ont un rôle décisif à jouer pour que domine en France et dans l’Union européenne un islam qui s’intègre à l’héritage des Lumières et à notre modèle républicain.(…) Les événements tragiques que connaît notre pays sont une cruelle épreuve du retour de la réalité après des années de déni ou d’édulcoration de phénomènes comme la montée du communautarisme et de l’intégrisme, les nouvelles formes de banditisme, le développement de l’antisémitisme et de l’islamisme radical…, dont les acteurs de terrain ont une conscience aigüe depuis longtemps. Les travailleurs sociaux dans les quartiers, les enseignants dans des classes difficiles, les magistrats, les policiers et les gendarmes, les services de renseignements… n’ont cessé d’alerter les pouvoirs publics. On n’en a pas moins laissé s’accumuler les tensions et les points de fractures en les recouvrant d’une langue de bois sociologisante, de rapports et d’«outils» d’évaluation en tout genre qui se sont montrés globalement impuissants à contrer ces phénomènes délétères.. (…) Aujourd’hui, il ne s’agit pas seulement de manifester une compassion envers les victimes et leur rendre hommage, mais d’affirmer avec force ce à quoi nous tenons dans notre héritage politique et culturel, français et européen. Jean-Pierre Le Goff
Je le confesse, je ne me suis pas rendu dimanche à la grand-messe républicaine. Je ne jette pas la pierre sur ceux qui s’y sont rendus, je ne veux pas jouer les empêcheurs de marcher en rond, mais je ne marche pas. Je n’ai jamais marché au pas cadencé des pyromanes qui pleurent après l’incendie. La nécessaire compassion pour les victimes devient hypocrite et même contre-productive si l’on n’a pas le courage élémentaire de donner le nom de leurs assassins. La régression politique et intellectuelle à laquelle on a assisté au cours de cette semaine infernale est désespérante. Aux prêcheurs de haine , on a répondu par le prêchi-prêcha du tous ensemble. Même le mot «islamiste» aura été soigneusement proscrit pour cause de substantif amalgamant. Surtout pas d’amalgame! Mantra stupide et incapacitant quand on voit la manière impeccable avec laquelle, tous partis réunis, les Français ont réagi à l’égard de cette grande majorité de musulmans pacifiques. Est-ce si difficile de pointer du doigt l’islam radical, bourreau de l’islam pacifique, mais dont le nombre de partisans et de sympathisants n’a rien de négligeable dans nos banlieues surarmées? Quel niais n’aurait osé incriminer le nazisme de peur d’être taxé de raciste anti-allemand? Était- ce si difficile d’appeler à manifester contre le terrorisme islamiste et ses victimes en France, mais aussi dans le monde? Pour la liberté d’expression en France mais aussi pour les chrétiens accusés de blasphème en Turquie, dans les pays arabes, en Afrique ou au Pakistan? Ils ne m’ont pas fait marcher. J’ai trop l’expérience de ces manifestation monstres contre le racisme, l’antisémitisme et le terrorisme dont les Français, juifs ou non, auront été les dupes. Après Copernic et la rue des Rosiers ou l’idéologie faussement antiraciste a fait descendre dans la rue des centaines de milliers de braves gens contre l’extrême droite, alors que la radicalité islamique était déjà à la manoeuvre. Après l’assassinat d’Ilan Halimi , où, alors que peu de politiques s’étaient déplacés, Philippe de Villiers, fils de résistant et irréprochable sur le sujet, s’était fait expulser du cortège par un petit chefaillon de SOS-Racisme. Je ne l’ai pas oublié. C’est plus fort qu’eux. Marcher sur leurs propres principes. Célébrer la liberté d’expression alors qu’il n’y a pas 15 jours, ils exigeaient la mort civile par le baillon de ces salauds de «pessimistes» qui ont eu le tort d’avoir raison. Chanter l’union nationale, mais décréter, sans doute au nom de leur incompétence avérée, de leur immoralité démontrée, que tel parti n’était pas digne d’en faire partie. Dès lors, qu’ a contrario, la présence de tous les autres était légitimée, il n’était plus question pour moi de défiler à côté des maires communistes de Bezons ou d’ Aubervilliers qui ont fait citoyen d’honneur de leur ville des tueurs palestiniens de juifs. À côté du maire Vert d’un arrondissement parisien, présent lors de cette manifestation de juillet où on a crié «mort aux juifs»! et arboré les drapeaux terroristes du Hamas et du Hezbollah. De croiser peut-être les Indigènes de la République et l’UOIF qui traitaient Charlie hebdo et mon cher Charb d’islamophobe. De marcher à côté des rappeurs de «La Marche», qui qualifiaient Charlie hebdo de salaud, de crier «Je suis Charlie»! à côté de Guy Bedos qui souhaitait au lendemain des caricatures du prophète, dans les colonnes de Var Matin ,que ceux de Charlie hebdo «crèvent». Au passage, je n’ose imaginer la réaction de nos vétilleuses consciences , si, par hypothèse absurde, un homme de droite avait formulé un voeu aussi funestement prémonitoire. Peut-être l’auraient ils piétiné avec leurs gros sabots. Demain, quand les derniers martyrs de la barbarie islamiste reposeront dedans la terre froide, la France se réveillera avec la gueule de bois des lendemains d’ivresse. Avec les mêmes problèmes d’intégration, d’islamisation, d’immigration forcée. Avec un antisémitisme et un antisionisme pathologiques qui viennent encore de frapper durement et qui commencent tellement à se banaliser, qu’il aura fallu 24 heures pour connaître le nom de leurs nouvelles victimes. Avec le retour des mêmes belles âmes lacrymales qui empêcheront l’État-nation de fourbir ses armes, en matière de sécurité , de renseignement et de respect des lois républicaines sur les flux migratoires. Avec de nouveaux Kouachi prêts à assassiner de nouveaux Charlie, de nouveaux flics ou à nouveau des juifs. Avec les tenants médiatiques et politique de cette idéologie qui traitaient dédaigneusement ceux qui osaient suggérer que l’immigration n’est pas une chance pour la France, l’intégration à la française un échec cuisant, l’antisémitisme et la christianophobie islamique un racisme barbare, l’insécurité grandissante, une terrible évidence … Gilles William Goldnadel
For many years we’ve sort of apologized for everything. About the fact that we are here, about the fact that this has been our land for 3,800 years, about the fact that we defend ourselves against Hamas, against Hezbollah.”It’s time we raise our heads and say, ‘We’re here to stay, we’re proud of it, and we’re no longer apologetic. (…) The latest conflict in Gaza was a real earthquake for Israelis. For 50 days we were incurring missiles, and they just went on and on from the very place where we did pull back to the ’67 lines. We did expel all the Jews. We did everything according to the book. The expectation might have been, we’ll get applause from the world—‘you’re OK; it’s they who are attacking you’—but what happened was the opposite. The world got angry at us for defending ourselves. (…) So why would I follow the bad model,  instead of strengthening the good model? Judea and Samaria is imperfect, but it’s working. More Israelis and Palestinians are shopping together. Driving on the same roads. Working together. It’s not ideal there. But it’s working. People get up, go to work in the morning, come home alive. (…) They had all the opportunity in the world to build the Singapore of Gaza. They chose to turn it into Afghanistan. The truth is that no one has a good solution for what’s going on. We have to figure out what we do over the next several decades. Trying to apply a Western full-fledged solution to a problem that is not solvable right now will bring us from an OK situation to a disastrous situation. So the first rule is, do no harm, which is the opposite of the Oslo process. (…) We go along with this vision that is impractical, and then, we are surprised why the world is angry with us for not fulfilling that vision. You can’t say, ‘I support a Palestinian state’ and then not execute according to that. I think people appreciate honesty. If your vision is dividing Israel, then it makes no sense in building somewhere that’s not going to be part of Israel. “If your vision is that you’re not going to divide Jerusalem, then it makes all the sense in the world to build there. Because anyway it’s yours. I’ll just remind you, there was an endless series of cease-fires with Hamas. “And I thought it was a profound mistake to talk to Hamas down in Egypt. You don’t talk to terror organizations! We go in, do what we want to do, get out; if we need to hit them hard we keep it short and keep it very intense. Why do we talk to them? I don’t believe in regime change, certainly not in the Middle East,” he says. “When I look at the whole arena it’s always the law of unintended consequences works. Look at Syria, look at Egypt. If you ask me how to deal with everything, and it applies here also, it’s effectively deterrence—meaning don’t mess with Israel—it’s having a strong military with a tenfold edge on all of our enemies; it’s having a powerful economy; and strengthening our Jewish character. And not giving up land anymore. If we apply these principles we’ll be fine everywhere. Iran’s goal is not to acquire a nuclear weapon today,” he says. “Its goal is to acquire a nuclear weapon tomorrow. So to say that we are postponing the breakout is not the issue. The issue is, do they have a machine that can break out within a relatively short time frame. Roughly 20,000 centrifuges can produce enough nuclear material for a bomb within about four or five weeks. That’s not enough time for the West to identify a breakout. To create a coalition and act, you need about two years. What we need is for the whole machine to be dismantled, not for them to press the pause button. All this will flow over very quickly to the free world. Anyone who thinks—and I’m talking especially about Europe—that if you sell Israel you buy peace and quiet in Madrid and Paris, they’ve got it all wrong. Israel is the bastion against radical Islam hitting Paris, Madrid and London. Naftali Bennett
 Mr. Bennett, however, is making a deeper point. It isn’t only the land-for-peace formula that has failed Israel. The other failure is what one might call land-for-love: the notion that, even if ceding territory doesn’t lead to peace, it will nonetheless help Israel gain the world’s goodwill, and therefore diplomatic and strategic leverage. Instead, after 20 years of seeking peace and giving up land, Israel’s diplomatic isolation has only deepened. And, as he points out, it has deepened over disputes connected to Gaza—from which Israel withdrew—and not the West Bank, where Israel largely remains. Bret Stephens

Bastia a dit la vérité, il doit être exécuté !

Au lendemain de la grand messe d’hier …

Contre un danger, aux côtés d’un Mahmoud Abbas qui appelait récemment ses compatriotes à empêcher les juifs de « souiller » le Mont du Temple (pardon: l’Esplanade des mosquées) et de représentants des financiers du terrorisme qatari et saoudien, qu’à l’instar du prétendu leader du Monde libre qui, lui, brillera par son absence, l’on continue à refuser de nommer …

Et où, reprenant à son compte l’idée d’une manif pour tous contre laquelle il avait tant bataillé, un gouvernement complètement discrédité tentait explicitement de se refaire une santé sur le sang des 17 victimes des djiahdistes de la semaine dernière …

Nombre de nos compatriotes, armés de leurs seules bougies, pétitions et bons sentiments mais sans pour une fois la bannière noire de l’Etat islamique qui avait fait fureur l’été dernier, tentaient de se rassurer …

Pendant qu’au Nigéria, la religion d’amour et de paix accroche des bombes à des fillettes de dix ans ou massacre des civils par milliers …

Comment ne pas s’être réjoui de cette vraie démonstration de courage d’un groupe certes anonyme de supporters bastiais …

Juste avant leur brillante et écrasante victoire (4-2, s’il vous plait !) …

Sur un club parisien justement financé par les mêmes Qataris qui financent les commanditaires des assassins de la semaine dernière ?

Mais surtout comment ne pas être inquiet devant les ô combien significatifs tollé et menaces de poursuites qu’a soulevé ce rare et rafraichissant accès de franchise au pays des lois mémorielles et de la 17e chambre ?

Le gros bug du PSG
Un temps leader virtuel de la L1, le fébrile club parisien a encaissé quatre buts à Bastia.
Le JDD

10 janvier 2015

Même à distance, Nasser Al-Khelaïfi est en colère. Le président du PSG n’a pas vécu la lourde défaite de son équipe à Bastia (4-2), car il est à Doha ce samedi où, en tant que patron de la fédération qatarienne de tennis, il vient de remettre le trophée du tournoi à David Ferrer, vainqueur de Tomas Berdych.

À Furiani, grâce à Lucas et Rabiot, le PSG a pourtant mené 2-0 au bout de seulement 20 minutes. Avant de se faire rejoindre avant la pause et de concéder deux buts improbables signés du latéral Julian Palmieri en seconde période. Le club parisien, qui avait l’occasion de prendre la tête du classement ce samedi, n’a pas profité de la défaite, la veille, de l’OM à Montpellier (1-2). Le double champion en titre est donc loin d’être guéri de ses maux. Il n’a, en tout cas, pas confirmé les bonnes résolutions affichées en Coupe de France à Montpellier (3-0), lundi dernier, apparaissant toujours aussi fébrile notamment en défense.

Cette deuxième défaite de la saison en L1 est un gros bug. Un peu plus tôt, comme sur tous les terrains de France, les joueurs et le public avaient respecté une minute de silence en mémoire des attentats terroristes. Et le fameux « Je suis Charlie » était présent sur le site officiel du PSG pour annoncer l’hommage. Mais, bizarrement, pas dans les huit langues dans lesquelles le site est décliné : aucune trace du rectangle noir dans les versions indonésienne et arabe. Le PSG, détenu par le Qatar, aurait-il ciblé son message en fonction des populations auxquelles il s’adresse? Absolument pas, assure le club, en rappelant que le slogan était présent sur tous ses sites jeudi, à l’heure de la minute de silence. Sa disparition s’expliquerait « par les mises à jour » apportées depuis. Exemple de la bonne foi : l’interview de Gregory van der Wiel, en home des versions arabe et indonésienne, évoque clairement les attentats.

Voir aussi:

La banderole anti-Qatar fait réagir
R.F.

Le Parisien

12 Janv. 2015

« Le Qatar finance le PSG… et le terrorisme ». La banderole déployée lors de Bastia – PSG, samedi, dans un virage du stade Armand-Cesari, n’a laissé personne insensible. Dans leur rapport complémentaire, les délégués de la Ligue de football professionnel (LFP) présents sur place ont mentionné cet élément en précisant que la banderole, scindée en trois parties, avait été installée pendant près de six minutes.

Visible notamment pendant la minute de silence dédiée aux victimes des terroristes jihadistes, elle a ensuite été retirée, non pas par les stewards du club mais par les spectateurs. Quant aux caméras de vidéosurveillance, elles fonctionnaient mais n’enregistraient aucune image, selon une source proche de la LFP. Difficile donc d’identifier, le cas échéant, des responsables. S’estimant diffamé, le PSG envisage de porter plainte dans la semaine. Dans le même temps, la Ligue de football devrait se saisir du dossier.

Voir encore:

Bastia – PSG : la banderole qui lie le Qatar au terrorisme…

Nicolas Lagavardan

Maxi foot

 le 11/01/2015

Des supporters de Bastia se sont fait remarquer samedi, en déployant une banderole accusant le Qatar de financer le terrorisme, liant ainsi le propriétaire du PSG aux attentats survenus en France cette semaine… Bastia – PSG : la banderole qui lie le Qatar au terrorisme… La banderole déployée à Furiani Alors que l’émotion est encore très vive après l’attentat qui a visé le journal Charlie Hebdo et les évènements qui s’en sont suivis, des supporters bastiais ont profité de la réception du PSG pour passer un message samedi à Furiani. A la veille des grands rassemblements prévus ce dimanche partout en France, ils ont manifesté un point de vue qui risque de faire couler beaucoup d’encore. «Le Qatar finance le PSG… et le terrorisme» , était écrit sur la banderole déployée durant les dix minutes qui ont précédé le match, et donc pendant la minute de silence (qui a été parfaitement respectée par tout un stade) en hommage aux 17 victimes des terroristes qui seraient donc selon ces supporters bastiais, à ranger dans le même camp que le propriétaire du club parisien. Le PSG saisit la LFP Le PSG a demandé à la LFP de s’emparer du dossier, a indiqué Canal+ à l’issue de la rencontre. Celui-ci devrait être examiné jeudi lors de la prochaine réunion de la Commission de discipline. Le club corse risque une lourde amende. Interrogé sur le sujet, le président du club corse Pierre-Marie Geronimi ne semblait pas plus choqué que cela. Geronimi ne veut pas polémiquer «On n’est pas là pour polémiquer. On fait en sorte que la politique reste aux portes du stade. Elle est rentrée par morceaux, mais il y a des banderoles bien plus grandes qui sont rentrées dans des stades beaucoup plus grands» , a-t-il réagi, faisant apparemment référence à la banderole anti-Ch’tis déployée par des Parisiens au Stade de France il y a quelques années. «Si une demande et un rapport ont été rédigés (à l’initiative du PSG), alors nous le ferons aussi» , a-t-il ajouté. L’affaire ne devrait pas en rester là.

Que vous inspire la banderole déployée à Furiani ? Pour en débattre, rendez-vous ci-dessous dans l’espace «Publiez un commentaire» …

Voir également:

Charlie Hebdo : le Maroc, le Qatar et l’Arabie saoudite s’en tiennent à un soutien discret
Georges Malbrunot

Le Figaro
11/01/2015

Présent à Paris, le ministre des Affaires étrangères marocain n’a pas participé à la marche républicaine dimanche, alors que l’Arabie saoudite et le Qatar n’étaient représentés dimanche que par un dignitaire de second rang.

Contrairement à leurs voisins des Émirats arabes unis, de la Jordanie et de la Tunisie notamment, l’Arabie saoudite et le Qatar n’étaient représentés dimanche que par un dignitaire de second rang: un frère de l’émir Cheikh Tamin Ben Hamad al-Thani pour Doha ; et par Nizar al-Madani, le numéro deux de la diplomatie de Riyad. Le Qatar et l’Arabie saoudite sont pourtant des partenaires très actifs de Paris sur de nombreux dossiers diplomatiques, qu’il s’agisse de la révolte en Syrie, pour chasser Bachar el-Assad du pouvoir, ou du nucléaire iranien, pour stopper la marche de Téhéran vers la bombe.

Le ministre des Affaires étrangères du Maroc, Salaheddine Mezouar, a présenté ses condoléances dimanche matin à l’Élysée, mais il n’a pas participé à la marche «en raison de la présence de caricatures blasphématoires», a indiqué une source officielle.

Le ministre émirien des Affaires étrangères, Cheikh Abdallah Ben Zayed avait, lui, dès samedi, annoncé sa participation. Les Émirats, la monarchie du Golfe la plus hostile aux islamistes, ont été le théâtre il y a un mois de l’assassinat d’une Américaine dans un centre commercial d’Abu Dhabi par une femme voilée.

Pour les Qatariens et les Saoudiens, en revanche, «c’est l’affaire des caricatures qui est au centre des récriminations contre la France, explique un expert français du Golfe. La majorité de la population est farouchement wahhabite, c’est-à-dire partisane d’un islam ultrarigoriste qui ne peut tolérer qu’on insulte le prophète. Il était donc difficile pour leurs dirigeants de s’afficher à Paris».

Le Hezbollah chiite condamne
Certes, leurs leaders ont condamné ces actes de terrorisme, la presse officielle ou proche, comme le quotidien Ashark al-Awsat, dénonçant «l’horreur» de telles attaques. Dans le même temps, la justice saoudienne a condamné un blogueur à dix ans de prison et à 1 000 coups de fouets pour avoir «insulté l’islam», au grand dam des organisations des droits de l’homme. Le blogueur Raif Badawi a reçu ses 50 premiers coups de fouets vendredi, devant une foule de fidèles rassemblés devant une mosquée de Djedda, dans l’ouest de l’Arabie saoudite, les 950 autres s’étaleront sur 19 semaines.

Dans ces pays, mais pas seulement, la presse généralement proche du pouvoir a dénoncé le «climat d’islamophobie» dont seraient «victimes» les musulmans français, ainsi que les ratés de leur intégration. Ce fut le cas au Liban du quotidien al-Akhbar, proche du Hezbollah. Pourtant, Hassan Nasrallah, le chef du mouvement chiite pro-iranien considéré par la France et l’Union européenne comme une organisation terroriste, a clairement condamné la tragédie de Paris. «À travers leurs actes immondes, violents et inhumains, ces groupes ont porté atteinte au Prophète et aux musulmans plus que ne l’ont fait leurs ennemis, plus que les livres, les films et les caricatures ayant injurié le Prophète.» Une remarque qui ne surprend qu’à moitié, venant d’un mouvement viscéralement hostile à l’islam radical sunnite que les combattants du Hezbollah affrontent en Syrie pour défendre Bachar el-Assad. Comme si les grilles de lecture traditionnelles étaient brouillées par le fossé qui s’est creusé à l’intérieur de l’islam entre ses branches sunnite et chiite. Même quand il s’agit d’actes de violences contre l’Occident.

Voir encore:

Marche républicaine : la manif pour tous
J’ai défilé avec mes adversaires
Pascal Bories

Causeur

12 janvier 2015
Evidemment, c’était un peu n’importe quoi. Comme la plupart des gens sensés que je connais, je ne voulais pas être dupe, on n’allait pas me la faire, à moi. C’était trop gros, le coup de la « marche républicaine », avec son logo « La France est Charlie », comme si tout le pays était abonné au fanzine salace de Charb et Cabu. Comme si j’avais seulement pu être pote avec Tignous, dont je n’avais même jamais entendu parler. Et pourtant, j’y suis allé.

Le matin, ma belle-mère m’avait confié au téléphone : « Le problème, c’est qu’on va marcher avec des cons. » Ne sachant pas – et ne tenant pas forcément à savoir – de quels « cons » elle parlait, je lui avais répondu : « Justement, c’est l’idée, tant qu’on arrive à marcher en compagnie de gens avec qui on n’est pas du tout d’accord, on n’est pas morts. » Elle avait acquiescé. Puis je l’avais rassurée parce qu’elle s’inquiétait un peu, quand même.

Il était évident que pas mal de gens défendraient ce jour-là une « liberté d’expression » qu’ils combattaient à longueur d’année en l’appelant « islamophobie ». Que les champions de la repentance et de l’excuse universelle se transformeraient pour une heure en patriotes cocardiers. Que les mêmes qui scandaient avant-hier « un flic, une balle » viendraient applaudir cet après-midi nos gendarmes et policiers. Et alors ? C’était exactement la raison que j’avais trouvée de ne pas me défiler.

J’avais vu juste : sur le boulevard Richard Lenoir, où j’ai croisé Clémentine Autain qui rattrapait Jean-Luc Mélenchon, quelques panneaux aussi déplacés qu’isolés appelaient à la « dissolution des charlots du FN », à la « solidarité avec Gaza » ou à lutter contre les « fascismes nationalistes ». On est en France, en 2015, et 17 morts sous les balles de terroristes islamistes ne suffisent pas encore à ramener tout le monde à la raison.

Mais ils n’étaient qu’une poignée, quelques-uns par ci par là, à ne pas jouer le jeu de bon cœur. A savoir : accepter d’être ensemble, pas forcément pour les mêmes raisons, mais en essayant de laisser au vestiaire tout ce qui nous oppose les uns aux autres. Finalement, l’immense majorité d’entre nous était venue assurer un service minimum : « Nous sommes unis », « ensemble », « contre le terrorisme »… Un pour tous, tous pour un.

Tous les « je suis » ne faisaient qu’un : « Charlie », « juif », « flic »… La marche républicaine du 11 janvier 2015 n’était pas la énième manif pour les droits des uns ou des autres. En réalité, c’était la première manif pour tous. Dieu sait combien d’énergie j’ai dépensé pour m’opposer au « mariage pour tous », quelle guerre j’ai mené à ce titre sur le terrain des idées. Voilà pourquoi, ce dimanche, j’ai aimé plus que tout battre le pavé avec ceux qui me désignaient comme leur adversaire.

Sur ces boulevards bondés, combien de personnes m’avaient caricaturé, insulté, stigmatisé ? Combien avaient moqué mes valeurs, brocardé mes idées, vomi tout ce que je représentais à leurs yeux ? Une année entière, nous nous étions affrontés autour du projet de loi Taubira, et de ses conséquences dont je savais qu’elles seraient tragiques. Aujourd’hui, ils étaient là, ils me souriaient et s’excusaient lorsqu’on se bousculait. On pouvait vivre ensemble et se respecter, l’essentiel était sauvé.

Dès la fin d’après-midi, toutes les chaînes de télévision diffusaient une superproduction inédite : de magnifiques images aériennes de foules innombrables, agglutinées dans toutes les rues de France. A la Bastille, des drapeaux tricolores flottaient dans un ciel rose alors que retentissait la Marseillaise. Place de la Nation, on s’exclamait en boucle : « Vive la France ! » Il y avait un monde fou, partout, et un cœur accroché à la colonne de Juillet. La foule s’applaudissait, on se parlait entre inconnus.

Alors bien sûr, ce tableau idyllique n’était qu’un vernis. Ce dimanche, tout le monde disait « Je suis Charlie » mais personne n’allait dans la même direction. N’empêche : c’est bien la France, sa devise, son drapeau et son hymne national qui étaient célébrés dans tout le pays. Et ça, rien ne nous l’enlèvera, n’en déplaise aux derniers dinosaures de l’incitation à la haine de soi. Nous sommes différents, nous ne sommes pas d’accord, nous sommes Français.

Voir de plus:

 Ah bon ? Y a un problème avec le Qatar ?
Régis Soubrouillard
Marianne
12 Janvier 2015
Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales En savoir plus sur cet auteur

Invités sur RTL et France inter ce matin, Nicolas Sarkozy et Laurent Fabius, interrogés sur le financement terroriste opéré par l’allié qatari, ont chacun récusé ces accusations. Sur ce plan-là, rien n’a changé, l’hypocrisie et le mensonge demeurent la règle.

L’union nationale de nos politiques a atteint ce matin un point inattendu. C’est sur le Qatar que Nicolas Sarkozy sur RTL et Laurent Fabius, sur France inter sont tombés d’accord. L’ancien président de la République et l’actuel ministre des Affaires étrangères ont chacun défendu la pétromonarchie comme un seul homme.

Nicolas Sarkozy réagissait notamment au déploiement d’une banderole lors du match Bastia-PSG : « Le Qatar finance le PSG…et le terrorisme ». Une accusation déplacée selon Nicolas Sarkozy : « Le Qatar est un pays ami de la France. Pas depuis moi, c’est François Mitterrand ». « Vous croyez, a-t-il poursuivi, que François Mitterrand, Jacques Chirac, moi-même hier, François Hollande aujourd’hui, on aurait cette politique d’amitié avec le Qatar si nous pensions que le Qatar, c’était uniquement le financeur du terrorisme ? ».

C’est bien ça le problème. Habitué des tribunes VIP du PSG, et copain avec toutes les têtes fortunées et enturbannées de l’émirat, Nicolas Sarkozy fait régulièrement des conférences grassement rémunérées dans le pays. La dernière datant de décembre 2014.  On notera que Jean Michel Aphatie, grand donneur de leçon de journalisme, s’est d’ailleurs bien gardé de rappeler les « ménages » que l’ex-président fait régulièrement au Qatar. Ou de l’interroger sur le livre de Vanessa Ratignier et Pierre Péan, Une France sous influence, qui raconte par le menu comment Sarkozy a participé à faire du Qatar une puissance incontournable du Moyen-Orient.

De son côté, Laurent Fabius a été interpellé par un auditeur qui demandait au ministre des Affaires étrangères s’il ne fallait pas changer de diplomatie à l’égard du Qatar, soupçonné de financer le terrorisme. Dans cette période salutaire, où la plupart de nos représentants promettent d’aborder les « vrais problèmes », Fabius a déjà fait une exception. Notre ministre a en effet pris sa voix la plus grave : « C’est une accusation qui est revenue souvent. Nous avons effectué les vérifications nécessaires, par tous les services. Et cette accusation, pour la période depuis laquelle nous sommes au gouvernement, est infondée ». Laurent Fabius a même répété deux fois son affirmation pour bien la faire rentrer dans la tête des auditeurs éventuellement pas convaincus.

Il faut croire que le responsable du quai d’Orsay n’a pas les mêmes renseignements que… nos services de renseignements ! En juin 2012, le Canard enchaîné citait une note de la Direction du renseignement militaire français (DRM) qui décrivait précisément les financements terroristes opérés par l’émirat. « Selon les renseignements recueillis par la DRM, les insurgés touareg du MNLA (indépendantistes et laïcs), les mouvements Ançar Dine, Aqmi (Al Qaïda au Maghreb islamique) et le Mujao (djihad en Afrique de l’Ouest) ont reçu une aide en dollars du Qatar ». « Les officiers de la DRM affirment, eux, que la générosité du Qatar est sans pareille et qu’il ne s’est pas contenté d’aider financièrement, parfois en leur livrant des armes, les révolutionnaires de Tunisie, d’Egypte ou de Libye », ajoutait l’hebdomadaire.

Le rapport venait corroborer une première note diffusée en mars par la DGSE qui précisait les financements de mouvements djihadistes dans le Nord du Mali. Plus récemment, en juin 2014, le site de défense américain Jane’s publiait une photo  d’avions de transports militaires qataris posés sur un aéroport contrôlé par des milices djihadistes libyennes. Dans son numéro daté du 28 novembre  dernier, Marianne évoquait aussi le rôle trouble du Qatar en Libye.

Certes, si le Qatar a revu récemment sa politique de financement tous azimuts des mouvements islamistes, c’est surtout que l’émirat a pris conscience des risques que son soutien aux Frères musulmans lui faisait courir. Par ailleurs, l’influence régionale de l’émirat pétrolier a largement diminué au profit de l’Arabie saoudite et Doha n’a pas pu résister aux multiples pressions notamment américaines et saoudiennes qui lui commandaient de mettre un terme à sa diplomatie du « double jeu ».

Evidemment, Nicolas Sarkozy et Laurent Fabius n’ignorent rien de tout cela mais impossible, pour eux, de jouer franc jeu : l’un assure ses fins de mois dans l’émirat, l’autre connaît trop bien le soutien historique que la pétromonarchie assure à la France sur le plan régional et accessoirement espère toujours, entre deux investissements en France, que le généreux émirat commandera quelques avions Rafale. Sur ce plan-là, rien n’a encore changé. L’hypocrisie et le mensonge demeurent donc la règle…

Voir par ailleurs:

How Qatar is funding the rise of Islamist extremists
The fabulously wealthy Gulf state, which owns an array of London landmarks and claims to be one of our best friends in the Middle East, is a prime sponsor of violent Islamists
David Blair and Richard Spencer
The Telegraph

20 Sep 2014
Few outsiders have noticed, but radical Islamists now control Libya’s capital. These militias stormed Tripoli last month, forcing the official government to flee and hastening the country’s collapse into a failed state.
Moreover, the new overlords of Tripoli are allies of Ansar al-Sharia, a brutal jihadist movement suspected of killing America’s then ambassador to Libya, Christopher Stevens, and of trying to murder his British counterpart, Sir Dominic Asquith.

Barely three years after Britain helped to free Libya from Col Gaddafi’s tyranny, anti-Western radicals hold sway. How could Britain’s goal of a stable and friendly Libya have been thwarted so completely?
Step forward a fabulously wealthy Gulf state that owns an array of London landmarks and claims to be one of our best friends in the Middle East.

Qatar, the owner of Harrods, has dispatched cargo planes laden with weapons to the victorious Islamist coalition, styling itself « Libya Dawn ».

Western officials have tracked the Qatari arms flights as they land in the city of Misrata, about 100 miles east of Tripoli, where the Islamist militias have their stronghold. Even after the fall of the capital and the removal of Libya’s government, Qatar is « still flying in weapons straight to Misrata airport », said a senior Western official.

So it is that Qatar buys London property while working against British interests in Libya and arming friends of the jihadists who tried to kill one of our ambassadors. A state that partly owns 1 Hyde Park, London’s most expensive apartment block, and the Shard, the city’s tallest building, is working with people who would gladly destroy Western society.

The remarkable truth is that few in the Middle East would be shocked. From Hamas in the Gaza Strip to radical armed movements in Syria, Qatar’s status as a prime sponsor of violent Islamists, including groups linked to al-Qaeda, is clear to diplomats and experts.

Qatar’s promotion of extremism has so infuriated its neighbours that Saudi Arabia, Bahrain and the United Arab Emirates all chose to withdraw their ambassadors from the country in March.

Take Syria, where Qatar has been sponsoring the rebellion against Bashar al-Assad’s regime. In itself, that policy places Qatar alongside the leading Western powers and much of the Arab world.

But Qatar has deliberately channelled guns and cash towards Islamist rebels, notably a group styling itself Ahrar al-Sham, or « Free Men of Syria ». Only last week, Khalid al-Attiyah, the Qatari foreign minister, praised this movement as « purely » Syrian.

He added that its fighters had suffered heavy losses while combating the Islamic State of Iraq and the Levant (Isil), the group behind the murder of David Haines, the British aid worker, and which is holding John Cantlie and Alan Henning hostage.

Far from being a force for moderation, Ahrar al-Sham played a key role in transforming the anti-Assad revolt into an Islamist uprising. Its men fought alongside Jabhat al-Nusra, an al-Qaeda affiliate, during the battle for Aleppo and they were accused of at least one sectarian massacre.

Instead of fighting Isil, Ahrar al-Sham helped the jihadists to run Raqqa, the town in eastern Syria that is now the capital of the self-proclaimed « Caliphate ». This cooperation with Isil happened for some months until the two groups fell out last year.

Last December, the US Treasury designated a Qatari academic and businessman, Abdul Rahman al-Nuaimi, as a « global terrorist ». The US accused him of sending nearly £366,000 to « al-Qaeda’s representative in Syria », named as Abu Khalid al-Suri.

Suri has also been a senior commander of Ahrar al-Sham. If America was right to describe him as « al-Qaeda’s representative », then there was an overlap between the leadership of the two groups.

Mr Nuaimi is also accused by the US treasury of transferring as much as $2 million per month to « al-Qaeda in Iraq » and $250,000 to al-Shabaab, the movement’s affiliate in Somalia. Mr Nuaimi denies the allegations, saying they are motivated by his own criticism of US policy.

But critics question why Qatar has failed to act against him. « It’s deeply concerning that these individuals, where sufficient evidence is in place to justify their inclusion on the US sanctions list, continue to be free to undertake their business dealings, » said Stephen Barclay, the Conservative MP for North East Cambridgeshire.

Qatar’s investment in Britain is so extensive, and the Foreign Office is so anxious to win its favour, that some question whether UK diplomats will have the resolve to ask robust questions. « If diplomats are focused on winning commercial contracts, there is a danger they will be reluctant to ask tough questions on the funding of unsavoury groups, » said Mr Barclay.

A Foreign Office spokesman insisted there was no such risk, saying: « We encourage further progress to prevent terrorist financing from individuals in the [Gulf] region. We have honest and robust conversations with all our Gulf partners on these issues, including Qatar. »

One diplomat from a country in the Middle East said Jabhat al-Nusra had been a beneficiary of Qatar’s help for a period last year. « They are partly responsible for Jabhat al-Nusra having money and weapons and everything they need, » said the diplomat.

There was no evidence of Qatar’s largesse going directly to Isil, he added, but this could have taken place by accident rather than design. « I don’t think they have any intention to support Isil, but it’s a fact they did support Jabhat al-Nusra. And some people moved from Jabhat al-Nusra and went over to Isil and they took their weaponry with them, » added the diplomat.

Four branches of the Qatari government handle relations with armed groups in Syria and Libya: the foreign ministry, the defence ministry, the country’s intelligence agency, and the personal office of the ruler, Emir Tamim bin Hamad al-Thani.

In the case of Syria, Qatar’s chosen method for supporting its favoured insurgents is to pass large sums to middlemen in Turkey. These figures then use the money to buy weapons from third countries, notably Croatia, and arrange for their onward transfer to rebels in Syria.

Experts question how much control Qatar has over this process and whether the middlemen might be pursuing their own aims and pocketing much of the money.

« Qatar was handling weapons and supplies for Syria, but they were never really keeping a full grip on the nature of the conflict, » said Michael Stephens, the deputy director of the Royal United Services Institute’s office in Qatar. Others believe that Qatar was acting very deliberately.

Last month, Gerd Müller, the German international development minister, implicated Qatar in the rise of Isil. « You have to ask who is arming, who is financing Isil troops. The keyword there is Qatar, » he said.

Yet a state endowed with large reserves of gas and oil and one of the world’s biggest sovereign wealth funds can wield immense influence, even over Berlin. Qatar was duly able to secure a formal withdrawal of this charge from the German government.

On Wednesday, the 34-year-old Emir of Qatar, who was educated at Harrow and Sandhurst, took pains to deny the accusation while standing alongside Angela Merkel, the German Chancellor. « What is happening in Iraq and Syria is extremism and such organisations are partly financed from abroad, but Qatar has never supported and will never support terrorist organisations, » he said.

The credibility of that denial depends partly on how you define a « terrorist organisation ». Qatar has let Hamas, the armed Palestinian movement, base its political leadership in Doha since 2012. Qatar’s government has funded Hamas and the previous Emir paid an official visit to the Hamas-ruled Gaza Strip in 2012.

As a small country with relatively weak armed forces and 250,000 citizens, Qatar is trying to guarantee its security by reaching in every direction. As well as providing an office for Hamas, Qatar also hosts the forward headquarters of US Central Command and the al-Udeid military airbase, serving as the hub for all American air operations in the region.

Qatar has not completely ignored the concerns of its Western allies. When it transferred surplus arms from Libya to rebels in Syria, Qatari officials weeded out any surface-to-air missiles, in obedience to America’s demand to prevent the supply of this particular category of weapon.

But Qatar’s willingness to support extremists has caused private dismay. « It’s a puzzle and, to be honest, it’s a distasteful one, » said a former Western official who has dealt with Qatar.

« There are people around the Gulf who are supporting people who are grotesque in their values and seem incapable of translating it into their minds how grotesque it is. »

Voir enfin:

Israel’s Minister Without Apologies
A rising conservative star says the old formulas for pursuing peace with the Palestinians are obsolete. The two-state solution? Not anytime soon.
Bret Stephens
WSJ
Jan. 9, 2015
Tel Aviv

It’s election season in Israel, and so far the most talked-about campaign ad features an Orthodox politician in an unorthodox role. In a YouTube video that quickly went viral, Naftali Bennett plays a fashionably bearded Tel Aviv hipster with a compulsion to say sorry—especially when he’s the one being wronged.

A waitress spills coffee on him: He begs her forgiveness. His car gets rear-ended: He steps out to tell the offending driver how sorry he is. He sits on a park bench and reads an editorial in a left-wing newspaper calling on Israel to apologize to Turkey for the 2010 flotilla incident, in which nine pro-Palestinian militants were killed aboard a ship after violently assaulting Israeli naval commandos. “They’re right!” he says of the editorial.

At last the fake beard comes off and the clean-shaven Mr. Bennett, who in real life is Israel’s minister of economy and heads the nationalist Jewish Home Party (in Hebrew, Habayit Hayehudi), looks at the camera and says: “Starting today, we stop apologizing. Join Habayit Hayehudi today.”

***
“For many years we’ve sort of apologized for everything,” Mr. Bennett explains in his Tel Aviv office. “About the fact that we are here, about the fact that this has been our land for 3,800 years, about the fact that we defend ourselves against Hamas, against Hezbollah.” It’s time, he says, “we raise our heads and say, ‘We’re here to stay, we’re proud of it, and we’re no longer apologetic.’ ”

The message has proved a potent one for the 42-year-old newbie politician, who only became a member of the Israeli Knesset in 2013 and immediately took a major ministerial post. The next parliamentary election doesn’t take place until March 17, which is a double eternity in Israeli politics. But Jewish Home is polling well, and Mr. Bennett is being talked about as a likely foreign or finance minister in the next coalition government, assuming it’s still led by Prime Minister Benjamin Netanyahu of the Likud Party.

Should a Likud-Jewish Home government form, it could represent a tectonic shift in Israeli politics. For 25 years, between Israel’s capture of the West Bank and Gaza Strip in the 1967 Six Day War and the 1992 election of Prime Minister Yitzhak Rabin, every Israeli government had categorically rejected the idea of a Palestinian state. Then came the 1993 Oslo Accords with the Palestinians, after which Israeli governments of both the left and right, including Mr. Netanyahu’s, effectively committed Israel to the two-state solution.

Now the wheel is turning again. “The latest conflict in Gaza was a real earthquake for Israelis,” says Mr. Bennett, referring to last summer’s war.

“For 50 days we were incurring missiles, and they just went on and on from the very place where we did pull back to the ’67 lines. We did expel all the Jews. We did everything according to the book. The expectation might have been, we’ll get applause from the world—‘you’re OK; it’s they who are attacking you’—but what happened was the opposite. The world got angry at us for defending ourselves.”

For decades, “land-for-peace” has been the diplomatically accepted equation for solving the Israeli-Arab conflict. Experience has shown Israelis that it doesn’t always work as anticipated. Peace with Egypt, achieved after Israel agreed to return the conquered Sinai Peninsula, has proved durable. But Israel also withdrew all of its forces and settlers from the Gaza Strip in 2005, and what it got was a haven for Hamas, which used it to fire thousands of rockets at Israel. Doing likewise in the West Bank seems to many Israelis a surefire way of achieving the same result over a larger territorial scale.

Mr. Bennett, however, is making a deeper point. It isn’t only the land-for-peace formula that has failed Israel. The other failure is what one might call land-for-love: the notion that, even if ceding territory doesn’t lead to peace, it will nonetheless help Israel gain the world’s goodwill, and therefore diplomatic and strategic leverage. Instead, after 20 years of seeking peace and giving up land, Israel’s diplomatic isolation has only deepened. And, as he points out, it has deepened over disputes connected to Gaza—from which Israel withdrew—and not the West Bank, where Israel largely remains.

“So why would I follow the bad model,” Mr. Bennett asks, “instead of strengthening the good model?”

The “good model,” in Mr. Bennett’s view, is some version of the current arrangement in the West Bank, or what he calls, per official Israeli (and ancient Biblical) usage, Judea and Samaria.

“Judea and Samaria is imperfect,” he allows, “but it’s working. More Israelis and Palestinians are shopping together. Driving on the same roads. Working together. It’s not ideal there. But it’s working. People get up, go to work in the morning, come home alive.”

That’s a depiction that critics of Israeli policy would furiously contest, claiming that current policy gives Jewish settlers privileged access to the land while consigning nearly two million Palestinians to Bantustan-like enclaves. That, they say, risks transforming Israel from a democracy into an ethnocracy and guaranteeing international pariah status.

Mr. Bennett’s answer is that it’s the Palestinians who bear the blame for proving themselves unworthy of statehood. “They had all the opportunity in the world to build the Singapore of Gaza, he says. “They chose to turn it into Afghanistan.” He also believes that it’s better to find ways to make the best of a difficult situation than try to reach for a solution that is destined for failure. He wants a “Marshall Plan” to improve the Palestinian economy, “autonomy on steroids” for Palestinian politics—but no more.

“The truth is that no one has a good solution for what’s going on,” he says. “We have to figure out what we do over the next several decades. Trying to apply a Western full-fledged solution to a problem that is not solvable right now will bring us from an OK situation to a disastrous situation. So the first rule is, do no harm, which is the opposite of the Oslo process.”

Worse, he adds, is that successive Israeli leaders have felt obliged to go along with a commitment to a two-state solution, even as few of them believe it’s possible to achieve, at least with the current generation of Palestinians. As a result, he suggests, Israeli leaders can fairly be accused of insincerity.

“We go along with this vision that is impractical, and then, we are surprised why the world is angry with us for not fulfilling that vision. You can’t say, ‘I support a Palestinian state’ and then not execute according to that. I think people appreciate honesty.”

***
The comment is a not-too-subtle dig at Mr. Netanyahu, who formally embraced the idea of a Palestinian state in a landmark 2009 speech. Mr. Bennett was once the prime minister’s protégé, and served as his chief-of-staff when Mr. Netanyahu was in the political opposition. But the relationship soured as Mr. Bennett went on to become director-general of the Yesha Council, the umbrella group for Israeli settlers, and became even more embittered when Mr. Netanyahu agreed in 2010 to a 10-month settlement freeze. Over the past year relations between the two men have alternated between threats by the prime minister to fire Mr. Bennett and threats from Mr. Bennett to quit the coalition.

Ultimately, the two men are contesting for leadership of the Israeli right. Perhaps it should come as no surprise, given how much they have in common. Like Mr. Netanyahu, who spent much of his early life in the U.S., Mr. Bennett has strong American roots: Both his parents immigrated to Israel from California, and his English is fluent and all but unaccented. Like Mr. Netanyahu, too, who served in the Israeli special forces, Mr. Bennett was a commander in Maglan, a unit that specializes in going behind enemy lines.

And like Mr. Netanyahu, who worked as a management consultant in Boston in the 1970s, Mr. Bennett lived and worked in New York City, where he founded and ran a cybersecurity company called Cyota, which he sold for a neat profit in 2005. Today, he notes with evident pride, 70% of Americans who bank online use software developed by his company.

One difference, however, is that Mr. Netanyahu is a secular Jew, whereas Mr. Bennett, who wears the knitted kippa common to the religious-nationalist camp, is observant. His belief in the importance of holding on to land is therefore more than just a military or political consideration. It’s fundamental to his world view.

“If your vision is dividing Israel, then it makes no sense in building somewhere that’s not going to be part of Israel,” he says, again drawing an implicit contrast with Mr. Netanyahu. “If your vision is that you’re not going to divide Jerusalem, then it makes all the sense in the world to build there. Because anyway it’s yours.”

Mr. Bennett is equally critical of the government’s handling of last summer’s war with Gaza. The war, he says, took much too long, partly in a misbegotten effort to curry international favor. “I’ll just remind you, there was an endless series of cease-fires with Hamas,” he notes. “And I thought it was a profound mistake to talk to Hamas down in Egypt. You don’t talk to terror organizations! We go in, do what we want to do, get out; if we need to hit them hard we keep it short and keep it very intense. Why do we talk to them?”

Lest anyone mistake Mr. Bennett for an Israeli neoconservative, however, he’s quick to disabuse the impression.

“I don’t believe in regime change, certainly not in the Middle East,” he says. “When I look at the whole arena it’s always the law of unintended consequences works. Look at Syria, look at Egypt. If you ask me how to deal with everything, and it applies here also, it’s effectively deterrence—meaning don’t mess with Israel—it’s having a strong military with a tenfold edge on all of our enemies; it’s having a powerful economy; and strengthening our Jewish character. And not giving up land anymore. If we apply these principles we’ll be fine everywhere.”

So how should Israel—and for that matter the West—conduct a sober and realistic Mideast policy? I ask about Iran.

“Iran’s goal is not to acquire a nuclear weapon today,” he says. “Its goal is to acquire a nuclear weapon tomorrow. So to say that we are postponing the breakout is not the issue. The issue is, do they have a machine that can break out within a relatively short time frame. Roughly 20,000 centrifuges can produce enough nuclear material for a bomb within about four or five weeks. That’s not enough time for the West to identify a breakout. To create a coalition and act, you need about two years. What we need is for the whole machine to be dismantled, not for them to press the pause button.”

Mr. Bennett adds the standard Israeli refrain that the government is preparing for all contingencies and will not outsource its security, but he’s quick to underscore that a nuclear Iran—with the inevitable consequent chain of Mideast nuclear proliferation—is not Israel’s problem alone. “All this will flow over very quickly to the free world,” he warns.

The same goes for the broader problem of radical Islam.

“Anyone who thinks—and I’m talking especially about Europe—that if you sell Israel you buy peace and quiet in Madrid and Paris, they’ve got it all wrong. Israel is the bastion against radical Islam hitting Paris, Madrid and London.”

I interviewed Mr. Bennett on Tuesday night. The following day, jihadists stormed the editorial offices of Charlie Hebdo in Paris, massacring 12 people. There will surely be more such attacks, possibly quite soon. Whatever readers think about Mr. Bennett as an Israeli politician, they might do well to heed his warning to the West:

“The biggest danger for any organism is to not identify that it’s being threatened,” he says. “I want to hope that people realize that the source of danger and risk in the Middle East is not the Israeli-Palestinian conflict but the deep radical Islamic vision of forming a global caliphate.”

Mr. Stephens writes the Journal’s Global View column.

Voir de plus:

À propos de l’exécution des journalistes de Charlie Hebdo et du meurtre des Juifs

Daniel Sibony

11 janvier 2015

    Au journal, ils pensaient travailler en France, sous la protection de la loi française. Erreur fatale : il y a la loi française et il y a aussi la charia, la loi islamique, qui aujourd’hui encore, dans des pays musulmans, punit de mort ceux qui se moquent de la religion, qui n’en parlent pas comme il faut, avec une dévotion sans réserve. Donc, un groupe d’islamistes qui est venu exécuter la charia sur ces journalistes qui, croyant vivre sous la loi française, ne pensaient pas transgresser, en faisant des caricatures de l’islam. Ils ont fait comme si, en France, la charia et la loi française n’étaient pas rivales. (Et dans certains territoires – que des historiens qualifient de perdus pour la République, puisque même la police n’y va pas –  il n’y a qu’une loi, la charia.) Et les juifs, dans leur boutique hyper-cachère, croyaient que la France les protégeait du djihad ; du djihad français.

       L’emprise de la charia en France, ne se réduit pas à des exécutions sommaires. Elle consiste plus largement à interdire toute critique sur l’islam, surtout chez les non-musulmans. (Et dire qu’il comporte la charia et le djihad, c’est une critique. Donc la charia en France consiste à empêcher qu’on la nomme.) Mais si des foules importantes sont prêtes à manifester quand la charia ordonne des exécutions, ou qu’elle appelle à la guerre sainte, très peu sont prêts à descendre dans la rue pour protester contre la censure. Et pour cause, la plupart ne s’en rendent pas compte. Les médias font le black out sur les agressions quotidiennes, et mènent un tir de barrage  contre tout  ce qui laisse entendre qu’il y aurait dans l’islam des appels à la violence envers les autres. Le Coran a beau maudire nommément les « gens du Livre » (juifs et chrétiens) parce qu’« ils se moquent de la religion des musulmans » (5,57), il ne faut pas en parler, car il y a risque d’amalgame, de stigmatisation, d’islamophobie (mon logiciel de dictée a écrit islam aux phobies…)

       Ainsi on est chaque fois dans une pensée totale : une critique sur les aspects violents que comporte l’islam, dans son texte fondateur, est exclue car elle est prise comme un rejet de tout l’islam, et un rejet de type raciste. C’est sans doute là le véritable amalgame que font ceux qui dénoncent l’amalgame. C’est le fait de mélanger le tout et la partie, et de poser que chaque chose est ce qu’elle est totalement, ou alors elle n’est pas. Or l’objet du débat, qui est le contenu du Coran, est justement partagé : un bon tiers de ce Livre est violent envers les juifs et les chrétiens. Cette partie correspond à ce qu’on appelle les sourates médinoises, les dernières, où Mahomet se déchaîne contre eux parce qu’ils ne l’ont pas suivi. L’autre partie du Coran, plus pacifique, transmet ce qu’il a élaboré dans sa période mecquoise, à partir de ce qu’il a appris des marchands juifs et chrétiens.

       Un problème majeur, c’est que la partie violente, qui demande que l’on combatte les injustes, les pervers, les infidèles que sont les juifs et les chrétiens,  est édulcorée dans les traductions. On trouvera par exemple : Tuez les faiseurs de dieux partout où vous les trouverez. (9,5). Or aujourd’hui, personne n’est vraiment un faiseur de dieux, donc la phrase semble anodine. Mais ceux qui l’apprennent en arabe savent qu’il s’agit des chrétiens (moushrikines) parce qu’ils font de Jésus un Dieu. Ayant vécu en terre arabe, je peux témoigner que l’accusation suprême, qu’il faut à tout prix éviter, c’est celle  d’avoir insulté la religion (la vraie, bien sûr, l’islamique) ou de s’en être moqué. On comprend que des croyants, soudain saisis  par un élan d’enthousiasme pour leur texte, puissent le mettre à exécution. On peut dire que les extrémistes violents qui mettent en acte le texte dur, ont le mérite de le faire connaître aux autres musulmans, qui semblent l’ignorer et qui aimeraient s’en tenir aux parties calmes qu’ils  connaissent.  Ils refusent qu’on les amalgame avec ces extrémistes ; mais l’extrémisme est dans le texte, et nul ne peut dire à l’avance quelle personne ou quel groupe voudra soudain le mettre en acte. Des foules musulmanes nombreuses qui défileraient pour dénoncer cet extrémisme auraient le mérite de s’en démarquer  réellement. Pour l’instant ce n’est pas le cas, la ritournelle obsédante qu’on répète est que la violence qui se réclame de l’islam provient de fous, de détraqués, de cas sociaux, mais qu’elle n’a rien à voir avec l’islam. On voit qu’elle a à voir de façon subtile : ce sont des gens calmes, discrets, comme tout le monde, qui soudain entrent en action. De braves psychologues s’échinent sur l’idée de passage à l’acte, mais elle est inopérante : un passage à l’acte, c’est quand les paroles manquent et que l’acte les remplace ; ici, les paroles sont déjà là, et demandent à être appliquées. Jusqu’à présent, très peu s’y essayaient, la présence islamique n’était pas assez importante dans le pays pour que l’idée d’appliquer la charia en France ait un sens. Mais s’il y a 6 millions de musulmans en France, il suffit que 2 % soient saisis de zèle pour qu’on ait 100 000 personnes décidées à agir. Or il suffirait de 10 000 pour que l’autocensure soit totale, et que la mise au pas dans les écoles, les cités, etc. soit vigoureuse.

        La réalité semble montrer que l’islam s’intègre à la France si la France s’intègre à l’islam, c’est-à-dire s’aligne sur lui sans objecter.

       En somme, les musulmans modérés, qui dénient tout simplement l’existence de la partie violente du Coran, pensent que leur déni couvrira cette partie violente sous des versets pacifiques ; en fait, leur déni protège cette partie violente et donc la transmet. De sorte que la partie dure de l’islam, celle qui en veut aux autres, se transmet efficacement par deux voies : le déni venant des modérés et l’action directe venant des extrémistes.

       Du reste, après l’exécution des journalistes, l’écart n’était pas si grand dans les discours entre : ils l’ont bien mérité, ils ont insulté le Prophète, et ils ont insulté le Prophète mais c’est une punition trop dure. La même nuance qu’on a connue après le 11 septembre 2001.

       Si les modérés veulent se démarquer de la charia et du djihad, ils ont tout loisir de les dénoncer comme tels. Pour l’instant, ils nient que cela existe dans le Coran.

       Mais tout cela est secondaire par rapport à l’attitude de l’Etat français. Il ne changera pas l’islam, mais peut-il empêcher que l’islam le change? Jusqu’ici, il a repris à son compte ce même déni, il s’interdit de traiter les  intégristes violents comme les combattants d’une idéologie voire d’un pays, l’État islamique. Donc, il leur applique les mesures légales qui protègent l’accusé dans un Etat de droit. Il connaît les réseaux, et il les « suit » de près jusqu’à ce que le meurtre soit commis moyennant quoi il a la preuve que tel et tel, dont on ne l’aurait vraiment pas cru, a tué. Ce fut le cas pour Mérah comme pour les deux frères qui ont « tué Charlie hebdo » On n’avait pas de preuves suffisantes pour les arrêter, jusqu’à ce que la preuve soit inutile. Bref, on traite des soldats d’un État et d’une Cause très précise comme des fous, des délinquants qui dérapent, des criminels de droit commun ; et c’est logique puisqu’on ne veut pas reconnaître l’existence d’une partie violente de l’islam, qui est endossée et prise en charge par un nombre important de personnes.

       Il y aura donc régulièrement des sacrifices humains pour payer ce déni qui se révèle confortable. À long terme, ce déni fait tort à l’islam, puisqu’il le pose comme une entité totale, sans faille, faite d’amour et de tolérance. Il faudra beaucoup d’ignorance et un fort matraquage idéologique pour faire croire qu’il n’y a pas de djihad dans l’islam, sachant que le vaste empire islamique s’est formé au fil des siècles par des djihads successifs.

       En analysant la question des caricatures, comme symbole[1], j’ai montré la difficulté d’auteurs musulmans éclairés à admettre réellement la liberté d’expression. C’est qu’elle entrave leur déni des parties violentes. Donc, à moins d’un réel sursaut  (mais d’où viendrait-il ?), c’est cette liberté que l’on va enterrer en grand cortège. Pourtant l’immense majorité de ceux qui vont défiler sont contre la charia et contre le djihad – qui a encore tué des juifs. Ce sera dur, d’entendre répéter qu’on est contre cette violence  qui n’a rien à voir avec l’islam, qu’elle est importée du dehors, de l’étranger (l’idée que le Coran est importé de l’étranger semble bizarre alors que des écoles coraniques en France enseignent sagement les versets en question.) Ce sera pénible à entendre, parce que Charlie Hebdo touchait à l’islam (qui doit rester intouchable), et qu’il a été tué par des gens qui appliquaient les parties dures de l’islam. Et les autres sont morts parce que « juifs », symbole de ce qui est à la source du Coran, et que le Coran s’acharne en vain à réduire.

[1] Voir Islam, Phobie, Culpabilité


Frontières de 1967: La question de l’État juif dépasse les frontières (How can you push the indefensible on your friends when the barbarians are within your own gates ?)

7 décembre, 2014

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L’antisémitisme religieux dit : Vous n’avez pas le droit de vivre parmi nous si vous restez juif. L’antisémitisme politique dit : Vous n’avez pas le droit de vivre parmi nous. L’antisémitisme racial dit : Vous n’avez pas le droit de vivre. Raul Hilberg
J’ai une prémonition qui ne me quittera pas: ce qui adviendra d’Israël sera notre sort à tous. Si Israël devait périr, l’holocauste fondrait sur nous. Eric Hoffer
Les frontières d’Israël et de la Palestine devraient être fondées sur les lignes de 1967 avec des échanges sur lesquels les deux parties seraient d’accord, afin d’établir des frontières sûres et reconnues pour les deux États. Barack Obama (2011)
A la lumière des nouvelles réalités sur le terrain, y compris d’importants centres de population israéliens déjà existants, il est irréaliste de s’attendre à ce que le résultat des négociations sur le statut final entérine un retour total et entier aux lignes d’armistices de 1949. Tous les précédents efforts pour négocier une solution à deux Etats (israélien et palestinien) sont arrivés à la même conclusion. George W. Bush (Lettre à Netanyahou, 2004)
Il y aura une grande guerre entre les Musulmans et l’Occident quand la Syrie sera totalement conquise (…) notre drapeau flottera sur Jérusalem ainsi que sur la Mecque et Médine, même si ça ne plait pas aux Juifs et aux croisés. Dabiq (magazine djihadiste)
Plus de 1.000 combattants européens enrôlés dans ses rangs sont revenus dans l’espace Schengen. (…) L’adversaire n’est plus seulement aux portes de l’Europe, il en a franchi le seuil.  [d’où] la nécessité d’intégrer encore plus dans notre réflexion le retour de l’armée de terre sur son milieu naturel, celui du sol national, pour pourvoir y faire face, avec les forces de sécurité, à tous types de menaces dont celles que ces vingt dernières années avaient confinées à l’extérieur. Général Jean-Pierre Bosser (chef d’état-major de l’armée de terre)
[Cette problématique est là] pour rappeler le lien très fort, le continuum, qui existe entre sécurité extérieure et sécurité intérieure. Ces combattants étrangers sont un vrai défi pour notre sécurité, celles des Français et plus généralement celle des Européens. (…) il ne faut d’ailleurs pas exclure que cette menace agisse en utilisant des modes d’actions de nature militaire, et se concrétise par des actions armées contre des militaires. Ne perdons pas de vue qu’il s’agissait d’un des objectifs poursuivis par Mohammed Merah. Outre-Atlantique, des attaques isolées ont déjà été perpétrées. Nous avons hélas vécu à deux reprises en France et une fois en Belgique des attaques assez similaires. Général Pierre de Villiers
Il s’agit du meilleur moyen pour récupérer notre électorat des banlieues et des quartiers. Benoit Hamon
Les frontières dites de 1967, que les Palestiniens et les instances internationales revendiquent, ont été créées par des accords d’armistice de 1949 qui n’ont établi que des lignes de démarcation. La Cisjordanie d’abord occupée par la Jordanie, puis par Israël n’a jamais été palestinienne. Une résolution sur les lignes de 1967 serait une violation flagrante des accords conclus, dans le cadre des accords d’Oslo en 1995. Elle contreviendrait aux résolutions de l’ONU : résolution 242 en 1967, 338 en 1973 et celle du 29 novembre 1947 établissant deux Etats, un Juif et un Arabe dans des frontières sûres et reconnues. La série des accords entre l’OLP et Israël réaffirme la volonté des parties à négocier des frontières définitives. On entend souvent l’expression de frontière de 1967 pour affirmer qu’Israël occupe illégalement la Judée et la Samarie. Or cette ligne verte ne date pas de 1967 et n’est pas une frontière. Elle ne correspond à aucune réalité historique, géographique ou politique. Il n’y a jamais eu de Palestine si ce n’est depuis les années 1970 à la suite d’un changement de stratégie palestinienne qui se définissait alors par son appartenance à la nation arabe islamique et non à une nation palestinienne. La création de la Palestine avait pour seul but que de contrer l’existence d’Israël. Il n’existe aucune disposition dans aucun des accords signés entre Israël et la Palestine qui exige le retrait Israélien sur la frontière dite de 1967. En réalité en 1967 les Palestiniens n’avaient aucune revendication territoriale spécifique, ne disposant d’aucun moyen d’expression politique. C’est à cette époque qu’a été inventé un sentiment national exprimé dans l’article 15 de la chartre de l’OLP. C’est la ligne où les Israéliens ont réussi à repousser les envahisseurs Egyptiens, Jordaniens, Syriens, Irakiens, Libanais et Saoudiens pendant la guerre de 1948. L’article V de l’accord Israélo-égyptien d’armistice général du 24 février 1949, précise « la ligne de démarcation de l’armistice ne doit être interprétée d’aucune façon comme une frontière politique ou territoriale … » L’article Ⅱ de l’accord jordano-israélien d’armistice général du 3 avril 1949 précise de son côté : « aucun avantage militaire ou politique ne devait être acquis pendant la trêve ordonnée par le conseil de sécurité ». Aujourd’hui la guerre extrêmement violente entre Chiites et Sunnites a aggravé sérieusement la situation dans la région. L’Arabie sunnite et l’Iran chiite ont transformé la Syrie en centre de combat sans merci pour l’hégémonie régionale, les frontières du Liban, de la Syrie et de l’Irak fixées par les accords SYKES-PICOT imposées par la France et l’Angleterre sont en voie d’implosion. Les crises irakienne et syrienne, la création par l’E.I.I.L d’un Etat Islamique à cheval sur les deux pays et bientôt sur d’autres pays islamiques a pour ambition d’instaurer un califat sunnite, qui menace l’ensemble des pays de la région. Roger Pinto
Why in the world did the parliamentary Left insist upon a foreign policy resolution that the governing Left had no intention of implementing? Dogmatism may be at stake: supporting the state of Palestine, whatever that means and even if it might turn into an Islamic State of Palestine, is part of the Left and Far Left mantras worldwide. A further explanation may be that the Left’s last hope to survive in the coming election is to garner as much support as possible from the immigrant Muslim community, which will provide an average of 5 to 10% of the vote. Finally, Hollande and Valls are so unpopular among their own constituency that the entire socialist and left-wing political class needs to distance themselves from them on almost all issues, either domestic or international. Sarkozy, who was elected on November 30 as the new chairman of the conservative UMP party — an important step for being reelected as president in 2017 — campaigned against the Palestine resolution. This point will not be lost on pro-Israel voters in the future, nor on a growing number of voters, both on the Right and the Left, that are concerned with the rise of jihadism in Europe as well as in the Middle East. Sarkozy’s main rivals among the conservatives, Alain Juppé and François Fillon, both of them former prime ministers, did not take part in the ballot. They had previously supported the socialist resolution; this too will not be easily forgotten. The two National Front members of the National Assembly abstained, but one of them, barrister Gilbert Collard, delivered a passionately pro-Israel speech on November 28. While the National Front’s old guard is seen as “anti-Zionist,” its new supporters are generally pro-Israel. In a rare instance of circumstantial convergence, Meyer Habib, the centrist representative for the 8th French expatriates district (Italy, Israel, and other Eastern Mediterranean countries), heartily applauded Collard’s speech. Some Eastern European countries recognized a so-called state of Palestine even before the Oslo accords and the creation of the Palestinian Authority, when they were still under Soviet control, and neglected thereafter to mend that move. Sweden — under a leftwing coalition dependent on the immigrant vote — was the first Western European country last September to grant formal recognition to post-Oslo Palestine. Some national assemblies, in the United Kingdom, in Spain, and now in France, followed and quite frivolously indulged in non-binding resolutions. However, the French vote was passed under such Pyrrhic conditions that the whole exercise may come to an end. Michel Gurfinkiel
Les juifs sont de loin la communauté la plus acceptée en France », assure Nonna Mayer. « Si l’indice d’acceptation des juifs a baissé de six points depuis 2009, où il atteignait un niveau record de 85 sur cent, il reste de très loin supérieur à celui de tous les autres groupes. Six points au-dessus des noirs, 21 points au-dessus des Maghrébins et 28 points au-dessus des musulmans. Nonna Mayer (Sciences Po, Commission nationale consultative des droits de l’homme)
Le directeur de la Fondapol prend ainsi ses distances avec d’autres analyses, notamment celles de sa consoeur de Sciences Po, Nonna Mayer, et de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), pour lesquelles les opinions hostiles aux Juifs ne progressent pas, à la différence des actes antisémites, qui ont presque doublé sur les sept premiers mois de l’année par rapport à 2013. Le Point
Je ne comprends pas ceux qui appellent à deux États pour deux peuples, mais qui, en même temps, s’opposent au caractère juif de l’État d’Israël. Ils sont prompts à reconnaître un foyer national palestinien, mais sont farouchement opposés à un foyer national juif . Benjamin Netanyahou
Ceux qui pensent qu’Israéliens et Palestiniens sont égaux ont le devoir moral d’exiger des Palestiniens exactement ce qu’ils exigent des Israéliens. Les Palestiniens ne renonceront jamais à leur exigence du droit au retour. La Nakba est leur traumatisme fondateur. (…) le peuple juif est un peuple de ce pays qui a sa propre histoire, sa propre tragédie et sa propre légitimité. Il n’y aura pas de paix si les enfants qui grandissent à Dheisheh (camp de réfugiés palestiniens, en Cisjordanie) ne savent pas que l’Etat de l’autre côté de la frontière est l’Etat d’un peuple juif légitime et réel. (…) Tandis qu’Israël cédera à son voisin des actifs, des territoires et des droits souverains, les Palestiniens feront à Israël le seul don qu’ils sont en mesure de faire : la légitimité. Sans reconnaissance par les Palestiniens de notre nom, de notre identité et de nos droits, il n’y aura pas de paix. Ari Shavit (journaliste et écrivain israélien)
Nous nous sommes réunis aujourd’hui pour réparer une injustice historique, concernant près d’un million de Juifs, des immigrants en provenance de pays arabes et d’Iran, dont les histoires ont été reléguées aux marges de la narration sioniste. (…) Bien avant l’annonce de la création de l’Etat mais surtout juste après, les Juifs des pays arabes et d’Iran se sont retrouvés emprisonnés dans leurs propres pays, soumis à des restrictions et au harcèlement, exposés sans protection aucune, à des massacres et au pillage – jusqu’aux émeutes de Tripoli à Eden. Beaucoup ont été expulsés. D’autres n’ont pu faire face au harcèlement et ont été forcés de quitter leur pays, laissant derrière eux toute l’histoire d’une vie, leurs souvenirs, les tombes de leurs parents, une langue, leur culture et leurs biens matériels. (…) Jusqu’à ce jour, à Téhéran, Khaled, Bagdad, Sana’a et Tripoli, il y a encore des lieux interdits aux Juifs israéliens, même les trésors et autres biens culturels qui y ont été abandonnés ont été vandalisés et pillés, plus d’une fois par les régimes détestables. Aujourd’hui, cette journée de commémoration de l’expulsion et de l’exil des Juifs des pays arabes et d’Iran, est l’occasion de rendre justice à l’histoire. Reuven Rivlin (Président de l’Etat d’Israël)
Aucun avantage militaire ou politique ne devait être acquis pendant la trêve ordonnée par le conseil de sécurité. Accord Jordano-israélien d’armistice général du 3 Avril 1949 (article II)
La ligne de démarcation de l’armistice ne doit être interprétée d’aucune façon comme une frontière politique ou territoriale. Accord Israélo-égyptien d’armistice général du 24 Février 1949 (Article V)
Le Conseil de sécurité, Exprimant l’inquiétude que continue de lui causer la grave situation au Proche-Orient, Soulignant l’inadmissibilité de l’acquisition de territoires par la guerre et la nécessité d’œuvrer pour une paix juste et durable permettant à chaque État de la région de vivre en sécurité, Soulignant en outre que tous les États Membres, en acceptant la Charte des Nations unies, ont contracté l’engagement d’agir conformément à l’Article 2 de la Charte, 1. Affirme que l’accomplissement des principes de la Charte exige l’instauration d’une paix juste et durable au Proche-Orient qui devrait comprendre l’application des deux principes suivants :a. Retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés au cours du récent conflit ; b. Fin de toute revendication ou de tout état de belligérance, respect et reconnaissance de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de l’indépendance politique de chaque État de la région et de son droit de vivre en paix à l’intérieur de frontières sûres et reconnues, à l’abri de menaces ou d’actes de violence ; 2. Affirme d’autre part la nécessité. De garantir la liberté de navigation sur les voies d’eau internationales de la région ; b. De réaliser un juste règlement du problème des réfugiés ; c. De garantir l’inviolabilité territoriale et l’indépendance politique de chaque État de la région, par des mesures comprenant la création de zones démilitarisées ; 3. Prie le Secrétaire général de désigner un représentant spécial pour se rendre au Proche-Orient afin d’y établir et d’y maintenir des rapports avec les États concernés en vue de favoriser un accord et de seconder les efforts tendant à aboutir à un règlement pacifique et accepté, conformément aux dispositions et aux principes de la présente résolution ; 4. Prie le Secrétaire général de présenter aussitôt que possible au Conseil de sécurité un rapport d’activité sur les efforts du représentant spécial. Résolution 242 du Conseil de sécurité (22 novembre 1967)
As of today there no longer exists an international emergency force to protect Israel. We shall exercise patience no more. We shall not complain anymore to the UN about Israel. The sole method we shall apply against Israel is total war, which shall result in the termination of Zionist existence. Egypt’s radio (May 16, 1967)
Our basic objective will be the destruction of Israel. Nasser (May 27, 1967)
We will not accept any … coexistence with Israel. Nasser (May 28, 1967)
All of us recognize that peace is the prize. None of us wishes a temporary truce or a superficial accommodation. We could never advocate a return to uneasy hostility. As I have said, my Government would never wish to be associated with any so-called settlement which was only a continuation of a false truce, and all of us without any hesitation at all can agree that we seek a settlement within the principles laid down in Article 2 of the Charter. So much for the preamble. As to the first operative paragraph, and with due respect for fulfillment of Charter principles, we consider it essential that there should be applied the principles of both withdrawal and security, and we have no doubt that the words set out throughout that paragraph are perfectly clear. As to the second operative paragraph, there is I believe no vestige of disagreement between us all that there must be a guarantee of freedom of navigation through international waterways. There must be a just settlement of the refugee problem. There must be a guarantee and adequate means to ensure the territorial inviolability and political independence of every State in the area. As to the third operative paragraph, I have said before that I consider that the United Nations special representative should be free to decide himself the exact means and methods by which he pursues his endeavors in contact with the States concerned both to promote agreement and to assist efforts to achieve a peaceful and accepted and final settlement. Lord Carandon
Knowing as I did the unsatisfactory nature of the 1967 line I was not prepared to use wording in the Resolution which would have made that line permanent. Nevertheless it is necessary to say again that the overriding principle was the « inadmissibility of the acquisition of territory by war » and that meant that there could be no justification for annexation of territory on the Arab side of the 1967 line merely because it had been conquered in the 1967 war. The sensible way to decide permanent « secure and recognized » boundaries would be to set up a Boundary Commission and hear both sides and then to make impartial recommendations for a new frontier line, bearing in mind, of course, the « inadmissibility » principle. The purposes are perfectly clear, the principle is stated in the preamble, the necessity for withdrawal is stated in the operative section. And then the essential phrase which is not sufficiently recognized is that withdrawal should take place to secure and recognized boundaries, and these words were very carefully chosen: they have to be secure and they have to be recognized. They will not be secure unless they are recognized. And that is why one has to work for agreement. This is essential. I would defend absolutely what we did. It was not for us to lay down exactly where the border should be. I know the 1967 border very well. It is not a satisfactory border, it is where troops had to stop in 1948, just where they happened to be that night, that is not a permanent boundary. Lord Caradon
We didn’t say there should be a withdrawal to the ’67 line; we did not put the ‘the’ in, we did not say all the territories, deliberately.. We all knew – that the boundaries of ’67 were not drawn as permanent frontiers, they were a cease-fire line of a couple of decades earlier… We did not say that the ’67 boundaries must be forever; it would be insanity. Lord Caradon
It would have been wrong to demand that Israel return to its positions of June 4, 1967, because those positions were undesirable and artificial. Lord Caradon (British UN Ambassador)
It has been said that in the Resolution we treated Palestinians only as refugees, but this is unjustified. We provided that Israel should withdraw from occupied territories and it was together with that requirement for a restoration of Arab territory that we also called for a settlement of the refugee problem. Lord Caradon
Does Resolution 242 as unanimously adopted by the UN Security Council require the withdrawal of Israeli armed forces from all of the territories occupied by Israel during the 1967 war? The answer is no. In the resolution, the words the and all are omitted. Resolution 242 calls for the withdrawal of Israeli armed forces from territories occupied in the 1967 conflict, without specifying the extent of the withdrawal. The resolution, therefore, neither commands nor prohibits total withdrawal. If the resolution is ambiguous, and purposely so, on this crucial issue, how is the withdrawal issue to be settled? By direct negotiations between the concerned parties. Resolution 242 calls for agreement between them to achieve a peaceful and accepted settlement. Agreement and acceptance necessarily require negotiations. Arthur J. Goldberg
That Resolution did not say ‘withdrawal to the pre-June 5 lines’. The Resolution said that the parties must negotiate to achieve agreement on the so-called final secure and recognized borders. In other words, the question of the final borders is a matter of negotiations between the parties. » Mr. Sisco was actively involved in drafting the Resolution in his capacity as Assistant Secretary of State for International Organization Affairs in 1967. Joseph J. Sisco, Assistant Secretary of State, NBC « Meet the Press », 12 July 1970)
There was much bickering over whether that resolution should say from « the » territories or from « all » territories. In the French version, which is equally authentic, it says withdrawal de territory, with de meaning « the. » We wanted that to be left a little vague and subject to future negotiation because we thought the Israeli border along the West Bank could be « rationalized »; certain anomalies could easily be straightened out with some exchanges of territory, making a more sensible border for all parties. We also wanted to leave open demilitarization measures in the Sinai and the Golan Heights and take a fresh look at the old city of Jerusalem. But we never contemplated any significant grant of territory to Israel as a result of the June 1967 war. On that point we and the Israelis to this day remain sharply divided. This situation could lead to real trouble in the future. Although every President since Harry Truman has committed the United States to the security and independence of Israel, I’m not aware of any commitment the United States has made to assist Israel in retaining territories seized in the Six-Day War. Dean Rusk (secrétaire d’Etat américain)
As I have explained before, there is reference, in the vital United Nations Security Council Resolution, both to withdrawal from territories and to secure and recognized boundaries. As I have told the House previously, we believe that these two things should be read concurrently and that the omission of the word ‘all’ before the word ‘territories’ is deliberate. Michael Stewart (Secretary of State for Foreign and Commonwealth Affairs, reply to a question in Parliament, 9 December 1969)
I have been asked over and over again to clarify, modify or improve the wording, but I do not intend to do that. The phrasing of the Resolution was very carefully worked out, and it was a difficult and complicated exercise to get it accepted by the UN Security Council. I formulated the Security Council Resolution. Before we submitted it to the Council, we showed it to Arab leaders. The proposal said ‘Israel will withdraw from territories that were occupied’, and not from ‘the’ territories, which means that Israel will not withdraw from all the territories. George Brown (British Foreign Secretary )
You note that the Arabs feel the US interprets the draft resolution to imply a change of frontiers to their detriment. We have no preconceptions on frontiers as such. What we believe to be important is that the frontiers be secure. For this the single most vital condition is that they be acceptable to both sides. It is a source of regret to us that the Arabs appear to misunderstand our proposal and misread our motives. Lyndon Johnson
The crisis underlines the importance of respect for political independence and territorial integrity of all the states of the area. We reaffirmed that principle at the height of this crisis. We reaffirm it again today on behalf of all. This principle can be effective in the Middle East only on the basis of peace between the parties. The nations of the region have had only fragile and violated truce lines for 20 years. What they now need are recognized boundaries and other arrangements that will give them security against terror, destruction, and war. There are some who have urged, as a single, simple solution, an immediate return to the situation as it was on June 4. As our distinguished and able Ambassador, Mr. Arthur Goldberg, has already said, this is not a prescription for peace but for renewed hostilities. Certainly troops must be withdrawn, but there must also be recognized rights of national life, progress in solving the refugee problem, freedom of innocent maritime passage, limitation of the arms race, and respect for political independence and territorial integrity. Lyndon B. Johnson
Rostow said … resolution required agreement on « secure and recognized » boundaries, which, as practical matter, and as matter of interpreting resolution, had to precede withdrawals. Two principles were basic to Article I of resolution. Paragraph from which Dobrynin quoted was linked to others, and he did not see how anyone could seriously argue, in light of history of resolution in Security Council, withdrawal to borders of June 4th was contemplated. These words had been pressed on Council by Indians and others, and had not been accepted. Rusk
The Israelis had by now anexed de facto, if not formally, large new areas of Arab land, and there were now very many more Arab refugees. It was clear that what Israel or at least many of her leaders, really wanted was permanently to colonize much of this newly annexed Arab territory, particularly the Jordan valley, Jerusalem, and other sensitive areas. This led me into a flurry of activity at the United Nations, which resulted in the near miracle of getting the famous resolution – Resolution 242 – unanimously adopted by the Security Council. It declares « the inadmissibility of territory by war » and it also affirms the necessity « for guaranteeing the territorial inviolability and political independence of every state in the area ». It calls for « withdrawal of Israeli forces from territories occupied during the recent conflict. » It does not call for Israeli withdrawal from “the” territories recently occupied, nor does it use the word “all”. It would have been impossible to get the resolution through if either of these words had been included, but it does set out the lines on which negotiations for a settlement must take place. Each side must be prepared to give up something: the resolution doesn’t attempt to say precisely what, because that is what negotiations for a peace-treaty must be about. George Brown (British Foreign Secretary, 1967)
You and I both know they can’t go back to the other [1967] borders. But we must not, on the other hand, say that because the Israelis win this war, as they won the ’67 War, that we just go on with status quo. It can’t be done. Richard Nixon (to Kissinger)
 The U.S. further supports the position that a just and lasting peace, which remains our objective, must be acceptable to both sides. The U.S. has not developed a final position on the borders. Should it do so it will give great weight to Israel’s position that any peace agreement with Syria must be predicated on Israel remaining on the Golan Heights. Gerald Ford
In the pre-1967 borders Israel was barely 10 miles wide at its narrowest point. The bulk of Israel’s population lived within artillery range of hostile Arab armies. I am not about to ask Israel to live that way again… So the United States will not support the establishment of an independent Palestinian state in the West Bank and Gaza, and we will not support annexation or permanent control by Israel. There is, however, another way to peace. The final status of these lands must, of course, be reached through the give-and-take of negotiations; but it is the firm view of the United States that self-government by the Palestinians of the West Bank and Gaza in association with Jordan offers the best chance for a durable, just and lasting peace. It is the United States’ position that – in return for peace – the withdrawal provision of Resolution 242 applies to all fronts, including the West Bank and Gaza. When the border is negotiated between Jordan and Israel, our view on the extent to which Israel should be asked to give up territory will be heavily affected by the extent of true peace and normalization and the security arrangements offered in return. Finally, we remain convinced that Jerusalem must remain undivided, but its final status should be decided through negotiations. Ronald Reagan (1982)
Israel will never negotiate from, or return to, the lines of partition or to the 1967 borders. George Shultz
I would like to reiterate our position that Israel is entitled to secure and defensible borders, which should be directly negotiated and agreed with its neighbors. Christopher (letter to Netanyahu)
The United States reiterates its steadfast commitment to Israel’s security, including secure, defensible borders.  George W. Bush (to Israeli Prime Minister Ariel Sharon, April 14, 2004)
Both the British and the Americans pointed out that 242 was a British resolution; therefore, the English language text was authoritative and would prevail in any dispute over interpretation. David A. Korn
There is one final thing to be said concerning the missing « the. » Some commentators have argued that since the French « version » of 242 does contain the phrase « the territories, » the resolution does in fact require total Israeli withdrawal. This is incorrect — the practice in the UN is that the binding version of any resolution is the one voted upon, which is always in the language of the introducing party. In the case of 242 that party was Great Britain, thus the binding version of 242 is in English. The French translation is irrelevant. Finally, it should also be noted that by withdrawing from Sinai after the peace treaty with Egypt, Israel has already vacated 91 percent of the territories it gained in 1967.
In the eastern theater, there is no substitute for the Jordan Valley; its location and unique topographical features make it the only feasible eastern border for the State of Israel. Dayan
Il est impossible d’imaginer qu’Israël revienne un jour aux frontières de 1967 et se retire complètement de la Cisjordanie ; cela priverait le peuple israélien de frontières défendables, vitales pour sa sécurité, et cela en dépit de la nouvelle ère de technologie de pointe. Général Earl B. Halston (ancien commandant des Marines en Irak et en Afghanistan)
Dans la perspective d’un soldat, je dois vous dire que les frontières d’avant 1967 ne sont pas défendables à long terme pour Israël, l’Etat juif ne pourrait vivre avec ces frontières. Général John Foss (ancien commandant de la 82ème division aéroportée de l’armée américaine, 2005)
Je soutiens en particulier le message clair selon lequel les frontières d’Israël et de la Palestine devraient se baser sur les lignes de 1967 avec des échanges mutuellement acceptés. William Hague
Le projet de loi qui sera voté par la Knesset est destiné d’empêcher toute tentative future d’éroder le caractère juif et démocratique d’Israël. Ce projet vise à conserver ces principes en tant que Loi fondamentale, à la constitution de facto d’Israël. La gauche politique en Israël, comme prévu, est farouchement opposé au projet de loi. (…) Le Premier Ministre Netanyahu a fait valoir que « le caractère juif d’Israël consacré dans la Constitution était nécessaire en raison de la poursuite des efforts visant à le délégitimer. » Netanyahu a ajouté : « Il y a beaucoup de gens qui ont des difficultés avec le caractère d’Israël comme l’Etat-nation du peuple juif. Outre le refus des Palestiniens de reconnaître (Israël) comme un Etat juif, il y avait aussi une opposition de l’intérieur ». (…) D’une part, les mondes musulman et arabe sont remplis d’Etats qui s’identifient comme des Etats musulmans. De nombreux pays musulmans ont le droit islamique dans le cadre de leurs systèmes juridiques. Un certain nombre de pays musulmans ont déclaré l’Islam comme leur religion d’Etat dans leurs constitutions. Des pays tels que l’Afghanistan, l’Iran, la Mauritanie, le Pakistan et le Yémen sont des républiques islamiques et les Etats arabes du Golfe dont l’Arabie saoudite sont des monarchies islamiques. En Algérie, l’Egypte, la Jordanie, la Libye et la Somalie, pour n’en nommer que quelques-uns, la religion officielle est l’islam. Contrairement à Israël cependant, aucun des Etats musulmans mentionnés ci-dessus ne peuvent être considérés comme démocratiques, en vertu de ces critères. Alors que les chrétiens et les juifs sont des citoyens de seconde classe dans le monde arabe et musulman, et inégaux selon la loi islamique, les Arabes israéliens jouissent de droits égaux au regard du droit israélien. Selon le Premier ministre Netanyahu, la loi sur la nationalité également « affirme la nature démocratique d’Israël, stipulant l’égalité des droits civiques et personnels de tous ses citoyens, y compris l’affirmation d’un droit à la préservation de sa culture, le patrimoine et l’identité de chaque résident d’Israël, peu importe sa religion, sa race ou son origine ethnique. » S’exprimant au début de la réunion du cabinet dimanche (23 Novembre 2014), Netanyahu a ajouté « qu’Il y a ceux qui veulent que l’élément démocratique prenne la priorité sur l’élément juif, et il y a ceux qui veulent que l’élément juif prenne le pas sur la démocratie. Et le principe de la loi que nous proposons ici aujourd’hui – tient compte à la fois de ces valeurs aussi. En outre, le document fondateur d’Israël – la Déclaration d’Indépendance – n’a jamais été institutionnalisé comme la loi de la terre. Elle a ainsi permis aux autorités judiciaires, y compris la Haute Cour d’Israël, de coopter politiquement le document fondateur, et de modifier le caractère juif essentiel de l’État. La Haute Cour a tenté de contourner la volonté du peuple à travers ses représentants à la Knesset, pour annuler la « loi illégale des réfugiés », qui visait à empêcher l’infiltration en Israël de demandeurs d’emploi soudanais, tout cela au nom de l’universalisme judiciaire et du multiculturalisme. (…) En outre, l’absence d’une définition plus forte de l’identité nationale d’Israël renforce les mains de ceux qui cherchent à faire d’Israël un «Etat binational. » Et la critique externe du caractère juif d’Israël exige une législation qui empêcherait ceux qui cherchent à annuler le droit du peuple juif à avoir un foyer national sur sa terre. Le débat israélien sur les avantages et les inconvénients de la loi sur la nationalité, la gauche politique en Israël a oublié que l’ennemi extérieur est également accordée au débat, en utilisant les mots du député de la Knesset Zahava Gal-On pour diaboliser Israël. (…) David Ben Gourion lui-même, l’un des pères fondateurs de l’Israël moderne, a appelé à un Etat ​​juif sur la terre d’Israël. (…) En fait, alors que la Déclaration d’Indépendance est remplie de références à un « Etat juif », il n’y a aucune mention des mots « Etat démocratique ». Pourtant, la Déclaration stipule également que « L’Etat d’Israël sera ouvert à l’immigration juive et au rassemblement des exilés ; il favorisera le développement du pays pour le bénéfice de tous ses habitants ; il sera fondé sur la liberté, la justice et la paix comme prévu par les prophètes d’Israël ; il assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses habitants, sans distinction de religion, de race ou de sexe ; il garantira la liberté de religion, de conscience, de langue, de l’éducation et de la culture ; il sauvegardera les Lieux saints de toutes les religions et il sera fidèle aux principes de la Charte de l’ONU .» Ces Etats européens qui se sont précipités à reconnaître un Etat palestinien, mais qui s’opposent à la reconnaissance d’Israël comme un Etat juif, savent trop bien que la Palestine sera un autre État autoritaire islamiste, régi par la loi islamique. Joseph Puder
Le 29 novembre 1947, l’ONU permettait la création conjointe en Palestine d’un Etat arabe et d’un Etat juif, lequel est devenu le 14 mai 1948 l’Etat d’Israël. Ce nouvel Etat était défini par des lois fondamentales dont celle votée le 5 juillet 1950 autorisant le « droit au retour de tout Juif en tant que peuple » (Livre des Lois n° 51). Mais le caractère juif du nouvel Etat n’a pas été défini clairement. La question pourtant est devenue primordiale avec la montée du nationalisme palestinien et les revendications des deux camps sur le même territoire. Discorde entre les deux peuples dont Jérusalem est devenu le symbole. Dans le contexte régional actuel, et l’environnement mondial très antisioniste, personne ne conteste qu’il y a bien une légitimité arabe en Palestine, légitimité dont la nature serait historique, religieuse et politique. Mais de plus en plus de voix contestent ouvertement et critiquent avec force l’idée même qu’il puisse y avoir une légitimité juive de même nature, c’est-à-dire historique, religieuse et politique. Or, peut-il y avoir un Etat palestinien sans Etat juif ? (…) Ainsi, le statut juif de l’Etat a besoin d’une définition, non pas ethnique ou religieuse, mais juridique et constitutionnelle, conforme aux lois civiles et à l’égalité des citoyens. (…) Sans entrer dans les controverses conceptuelles, les pièges d’un discours identitariste, les querelles politiciennes israélo-israéliennes, et les dérives subversives de la presse française, on comprend que le fond du débat est essentiel pour l’avenir du pays, de ses habitants et bien au-delà. Car la question de l’Etat-peuple juif dépasse les frontières. Jean-Paul Fhima

Attention: un problème de frontières peut en cacher d’autres !

Précarisation organisée depuis plus de 60 ans, interdiction de jouer au football et obligation de prier avec leur dos sur leur 3e lieu le plus sacré, reconnaissance, admission à l’UNESCO et à l’ONU comme État observateur ainsi que reconnaissances démagogissimes par plusieurs parlements européens pour un « état dont ni les frontières ni le territoire ne sont définis, dont le gouvernement est non seulement bicéphale mais de surcroit illégal puisque sa date d’échéance est largement dépassée » …

Appels à la disparition ou à l’effacement de la carte, menaces de sanctions et de levée de sanctions, interdiction de prier sur leur lieu le plus sacré, appels à protéger ledit lieu sacré juif de la « contamination juive », dénonciation comme raciste d’un projet d’inscription dans la loi de la nature juive de l’Etat « hébreu », imposition de frontières d’armistice proprement indéfendables

A l’heure où, au mépris de toutes les frontières et des plaines du nord de l’Irak à l’Esplanade du temple ou aux synagogues de Jérusalem, les djihadistes du dit Etat islamique ou leurs versions palestiniennes poursuivent, pour ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre, la démonstration de la nature proprement génocidaire de leur mouvement et, poussant désormais leurs jeunes recrues à s’attaquer à des juifs locaux, affichent explicitement leur volonté expansionniste

Et où nos propres généraux ou services de sécurité rappellent que lesdits djihadistes ont depuis longtemps franchi les frontières de l’Europe et, après le plus rapide prix Nobel de l’histoire, en sont réduits à prôner pour ces derniers les mêmes méthodes d’élimination ciblée jadis si violemment reprochées à leurs homologues israéliens …

Pendant que, voyant doubler les actes et baisser les opinions hostiles à son égard, la communauté la plus acceptée de France devance à présent l’Ukraine, la Russie et les Etats-Unis pour l’émigration vers Israël

Comment ne pas s’étonner avec Jean-Paul Fhima dans le dernier numéro de Tribune juive …

De la singulière insistance de nos belles âmes à refuser au seul peuple juif ce que l’on prône depuis si longtemps pour le peuple palestinien ?

Et ne pas voir, derrière la question des fameuses « frontières (dites) de 1967″ et la longue controverse sur les textes anglais et français de la résolution 242 appelant l’un au retrait « des » territoires occupés et l’autre « from territories occupied » …

Que le destin d’Israël n’est désormais plus seulement celui de tous les juifs ?

Pas d’Etat palestinien sans Etat juif
Jean-Paul Fhima
Tribune juive
4 décembre 2014

En réponse au discours du Caire du président américain Barack Obama, le 14 juin 2009, Benjamin Netanyahu s’était dit favorable à la création d’un Etat palestinien à condition que l’Etat hébreu soit reconnu comme un Etat juif (discours de l’université de Bar Ilan, Tel Aviv). Or, au Caire justement, le 29 novembre dernier, Mahmoud Abbas a scandé avec force, devant les ministres des Affaires étrangères de la Ligue arabe : « Nous ne reconnaitrons jamais Israël comme un Etat juif. » Ce qui ne l’a pas empêché de demander à l’ONU la reconnaissance d’un Etat palestinien.

La racine du conflit ?
« La racine du conflit est bien là » a reconnu le gouvernement israélien. Comment reconnaître l’existence d’un Etat arabe palestinien sans garantie bilatérale sur la légitimité d’un foyer national juif ? Or, Israël est « l’Etat national du peuple juif » comme veut le confirmer, juridiquement et constitutionnellement, un projet de loi en cours.

L’enjeu est sans doute crucial.

Le 29 novembre 1947, l’ONU permettait la création conjointe en Palestine d’un Etat arabe et d’un Etat juif, lequel est devenu le 14 mai 1948 l’Etat d’Israël. Ce nouvel Etat était défini par des lois fondamentales dont celle votée le 5 juillet 1950 autorisant le « droit au retour de tout Juif en tant que peuple » (Livre des Lois n° 51). Mais le caractère juif du nouvel Etat n’a pas été défini clairement.

La question pourtant est devenue primordiale avec la montée du nationalisme palestinien et les revendications des deux camps sur le même territoire. Discorde entre les deux peuples dont Jérusalem est devenu le symbole.

Dans le contexte régional actuel, et l’environnement mondial très antisioniste, personne ne conteste qu’il y a bien une légitimité arabe en Palestine, légitimité dont la nature serait historique, religieuse et politique. Mais de plus en plus de voix contestent ouvertement et critiquent avec force l’idée même qu’il puisse y avoir une légitimité juive de même nature, c’est-à-dire historique, religieuse et politique.

Or, peut-il y avoir un Etat palestinien sans Etat juif ?

Une première forme de patriotisme arabe nait en Palestine mandataire, dès les années 1920, par une opposition au « projet sioniste » (Camille Mansour, « Le nationalisme palestinien en miroir du nationalisme israélien », revue Mouvements, n°33-34, mars 2004). Ce mouvement arabe, tout aussi antibritannique qu’anti, trouve un premier leader, charismatique et trouble, dans la personne de Mohammed Amin El Husseini. Désigné grand mufti de Jérusalem en 1921, ce représentant de l’élite arabe de Palestine est la figure centrale d’un mouvement politique antisioniste. Il organise notamment la grande grève arabe en 1936 (six mois de heurts et de violences) et revendique la création d’un Etat palestinien indépendant. C’est avec le soutien d’Hitler, en 1941, qu’il espère empêcher à tout prix la création d’un Etat juif. Admiratif des Nazis « sans pitié (…et qui) n’ont besoin d’aucun encouragement pour exterminer les Juifs », il est considéré par les Britanniques, après 1945, comme un criminel de guerre. C’est cet homme-là qui prend donc la tête d’un premier mouvement arabe palestinien lequel se définit, dès les origines, par une volonté sans équivoque d’éradiquer toute présence juive en Palestine.

De la charte de l’OLP à la charte du Hamas
On peut parler d’un nationalisme palestinien avec la création du Fatah en 1959 (Mouvement de libération nationale) et de l’OLP en 1964 (Organisation de libération de la Palestine). La Charte de l’OLP, amendée en 1968, prévoyait dans un premier temps « l’anéantissement d’Israël. » En 1974-76, l’OLP obtient des Nations Unies le statut d’observateur ainsi que celui de membre de plein droit de la Ligue arabe. En 1988, à Alger, l’indépendance de la Palestine est symboliquement proclamée. L’année suivante, Arafat en devient le président.

Un rapprochement puis des négociations avec l’Etat hébreu conduisent aux accords d’Oslo (1993-95). Les accords prévoient un transfert progressif d’autorité à l’OLP (résolutions 242 et 339 de l’ONU) pour aboutir à terme à l’indépendance palestinienne après une période transitoire de cinq ans. Au cours de cette période intermédiaire de négociations, il est prévu d’aborder les questions du retour des réfugiés et des implantations. Arafat est élu président de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie et dans bande de Gaza en 1996 (jusqu’à sa mort en 2004).

Il faut tout de même attendre 1996-1998 pour que soient abrogés définitivement tous les passages de la Charte de l’OLP appelant à la destruction d’Israël et que soient adoptées par le Conseil national palestinien (CNP) des dispositions « reconnaissant le droit d’Israël d’exister et de vivre dans la sécurité ».

Refusant tout compromis ni dialogue avec Israël, le Hamas, qui veut reprendre une lutte armée, concurrence l’OLP jugé faible et corrompu. Créé en décembre 1987, ce mouvement séparé devient vite populaire. En 2007, après une guerre civile, un gouvernement palestinien d’Union nationale échoue. Le Hamas contrôle la totalité de la bande de Gaza.

Dans sa charte, le Hamas applique l’idéologie islamiste radicale, déclare le jihad contre « l’invasion sioniste en terre d’islam » et instaure un « nationalisme musulman » qui promet « la destruction d’Israël. » La résistance contre Israël devient « une profession de foi » et surtout il est dit que « toute la Palestine appartient aux musulmans », ce qui rend de facto la négociation impossible puisque les initiatives de paix sont considérées comme « des activités futiles. » Surtout, et plus gravement, on considère que tout Juif est sioniste, que le sionisme veut dominer le monde et qu’il faut appeler au meurtre des Juifs, en Palestine et partout ailleurs (articles 6,7, 11, 13, 17, 22, 34 et 35).

Le nationalisme palestinien de l’OLP, politique et laïque, né dans la mouvance indépendantiste et panarabe de Nasser, fait place, à Gaza, à un ultranationalisme religieux né dans la mouvance radicale des Frères musulmans. Ainsi, le Hamas ne se contente pas de « reprendre la lutte armée contre Israël » (Anne-Lucie Chaigne-Oudin, Clés du Moyen-Orient, 9 mars 2010). Il s’inscrit dès lors dans la droite ligne du mufti SS de Jérusalem : exterminer l’Etat sioniste et tous les Juifs.

Le sentiment national palestinien peine à élaborer un projet politique cohérent. Avec la division en deux autorités distinctes, Gaza et Cisjordanie, il devient difficile de créer concrètement un Etat viable, comme il devient hasardeux de mener de nouvelles négociations de paix. Sans unité, « le nationalisme palestinien est dans l’impasse (…) étouffé par ces luttes fratricides » (Ilham Younes, Clés du Moyen-Orient, 4 et 24 mars 2014).

Aujourd’hui, malgré les promesses d’une énième tentative de réconciliation (accord du Caire, 14 mai 2013), une Union nationale (entre le Fatah, à la tête de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, et le Hamas, au pouvoir à Gaza) est encore loin d’aboutir. « Or, la viabilité d’un futur Etat passe nécessairement par une réconciliation inter-palestinienne. » (Ilham Younès, ibid).

Au lieu d’organiser les élections prévues par cette réconciliation de façade, querelles intestines, suspicions réciproques et surtout attaques et attentats (à Gaza début novembre), semblent avoir (encore) eu raison de ce 6ème accord entre le Fatah et le Hamas, signé en juin et septembre 2014. Un porte-parole du Hamas, Sami Abu Zuhri, a affirmé d’ailleurs, le 30 novembre dernier, qu’en l’absence d’un consensus national et sans négociations concrètes, « le mandat du gouvernement d’unité a pris fin. ». Suite à l’opération Bordure protectrice de l’été dernier, le Fatah accuse même le Hamas d’avoir volontairement provoqué de lourdes pertes humaines et « des dommages inacceptables. » i24 News

Ce serait donc un pari bien risqué que de miser trop vite sur une possible « double-paix », extérieure avec Israël, et intérieure entre Palestiniens. Benjamin Netanyahu a appelé à « choisir entre la paix et le Hamas » et Mahmoud Abbas a répondu qu’« il n’existe aucune incompatibilité entre la réconciliation et les négociations » (Le monde, 25 avril 2014). Les faits démontrent cruellement le contraire.

L’utopie en politique est un mauvais conseiller. Car le Hamas, organisation terroriste, n’est pas un interlocuteur envisageable. Car l’autre organisation palestinienne, tout aussi terroriste et dissidente de l’OLP, le Jihad islamique, proche du Hezbollah comme de l’Iran, renforce ses positions et sème le trouble. La situation interne de l’Etat palestinien est précaire et explosive. Au Caire, le 12 octobre dernier, à la conférence internationale des donateurs pour la reconstruction de Gaza, Hamas et Autorité palestinienne ont présenté un semblant de front uni. Sourires et embrassades ne sont qu’un leurre pour tromper les Européens. Et l’ingénue diplomatie de John Kerry.

Le problème des réfugiés palestiniens
L’autre difficulté qui pèse dans la reconnaissance mutuelle des deux Etats est le problème des réfugiés palestiniens et de leurs descendants : il y aurait six millions de Palestiniens dans le monde susceptibles de prétendre à un retour, y compris en Israël (résolution 194 de l’ONU).

Ce droit au retour est une revendication majeure du programme de l’Autorité palestinienne depuis Arafat dans les négociations de paix. Difficile pourtant de l’envisager dans l’Etat hébreu.

Benjamin Netanyahu a prévenu : « Je ne présenterai pas [aux Israéliens] un accord qui ne prévoirait pas l’abolition du droit au retour (des réfugiés palestiniens)» (AFP, 14 mars 2014). Pourquoi cette position, jugée abrupte et radicale ?

Les Palestiniennes font 4,4 enfants en moyenne ; les Israéliennes seulement 3,3 (Bureau central des Statistiques israélien, 2012). « Cet aspect démographique est une condition sine qua non de l’existence d’Israël » (Liliane Charrier, TV5, 21 janvier 2013).

En 1947, lorsque la population était encore à 55% arabe, la première guerre israélo-arabe a poussé 700 000 Palestiniens à l’exil. Ceux qui sont restés (environ 150 000) représentent aujourd’hui 20 % de la population d’Israël. Un basculement démographique massif mettrait en péril la survie du projet sioniste. C’est la nature même de l’Etat juif qui s’en trouverait compromise.

La seule issue évidente est celle de deux peuples pour deux Etats, c’est-à-dire deux entités nationales distinctes. « Si celles-ci ne parviennent pas à se partager le territoire, le conflit glissera sur le terrain identitaire. » (Gershon Baskin, IPCRI, Israel/Palestine Center for Research and Information, Jérusalem). N’est-ce pas déjà fait ?

Le caractère juif de l’Etat d’Israël
Les récents attentats en Israël, dont celui qui a tué cinq Israéliens dans une synagogue de Jérusalem-Ouest (le 18 novembre 2014), font craindre un embrasement généralisé (AFP).

C’est donc sur fond de tensions judéo-arabes, qu’un projet de loi souhaite renforcer le caractère juif de l’Etat d’Israël. Certains sont contre, d’autres s’en félicitent et disent qu’il est grand temps. Au contraire du nationalisme palestinien qui n’a cessé de se renforcer depuis cinquante ans, ledit projet soulève sans doute la question d’un nationalisme juif mal défini.

Ce projet de loi est en cours depuis l’été 2009. Une première version finale a déjà été présentée à la Knesset à l’été 2011. On y aborde explicitement une approche constitutionnelle de l’État en tant que nation juive. Il s’agit d’une part, de combler un vide juridique parmi les 11 lois fondamentales en vigueur dans le pays qui ne définissent pas clairement l’identité de l’État, et d’autre part, d’en garantir le caractère juif tout en confirmant les droits des minorités ethniques et religieuses, droits que personne, bien sûr, ne conteste.

Vu de France, le projet de loi serait pourtant discriminant (L’Express, 24 novembre 2014) et même « raciste » à l’égard des minorités arabes du pays (Le Point, 23 novembre 2014). Il traduirait une tentation d’apartheid (éditorial de Michel Colomès, le Point 24 novembre 2014).

Dès les origines, le caractère juif de l’Etat hébreu ne relevait pas pour Theodor Herzl, père du sionisme, d’un caractère religieux mais d’un projet politique. « L’Etat juif n’est pas une théocratie. » disait-il à juste titre. La Shoah a montré ensuite que les Juifs n’étaient pas exterminés en Europe du fait de leur appartenance seule à une religion mais parce que leurs traditions et leur histoire faisaient d’eux un peuple à part entière. Au moment de la création de l’Etat hébreu, ce peuple juif est devenu une nation, libre de son destin et de ses choix.

En toute logique, le projet d’un foyer national juif s’est construit en même temps que la mise en place d’un régime ouvert et démocratique. « En Israël, la mention ‘’Juif’’ n’est pas une religion, c’est une nationalité qui apparaît avec une majuscule sur la carte d’identité « (Slimane Zeghidour, journaliste et chercheur à l’IRIS, Institut de Relations internationales et Stratégiques, Paris).

Ainsi, le statut juif de l’Etat a besoin d’une définition, non pas ethnique ou religieuse, mais juridique et constitutionnelle, conforme aux lois civiles et à l’égalité des citoyens. Cette conformité légale sera-t-elle consubstantielle à la démocratie ? Aux responsables politiques de s’en assurer.

Sans entrer dans les controverses conceptuelles, les pièges d’un discours identitariste, les querelles politiciennes israélo-israéliennes, et les dérives subversives de la presse française, on comprend que le fond du débat est essentiel pour l’avenir du pays, de ses habitants et bien au-delà. Car la question de l’Etat-peuple juif dépasse les frontières.

Le destin d’Israël est celui de tous les Juifs.
Le destin des Juifs est celui d’Israël.
Le premier ministre Benjamin Netanyahu s’en est expliqué en précisant que le caractère juif de l’Etat d’Israël est « nécessaire au moment où beaucoup de gens remettent en question l’idée d’un foyer national du peuple juif. (…) Je ne comprends pas ceux qui appellent à deux États pour deux peuples, mais qui, en même temps, s’opposent au caractère juif de l’État d’Israël. Ils sont prompts à reconnaître un foyer national palestinien, mais sont farouchement opposés à un foyer national juif », a-t-il déclaré (JTA, 23 novembre 2014).

Robert Wexler, qui dirige le Centre S. Daniel Abraham pour la Paix au Proche-Orient à Washington, considère que les Palestiniens peuvent reconnaître Israël en tant qu’État juif (Huffington post, 29 janvier 2014) sans remettre en question leurs propres revendications nationales. Car le projet de loi sur le caractère juif de l’Etat d’Israël s’inscrit, à ses yeux, dans la droite ligne des mesures historiques en faveur de la création de l’Etat juif : la Déclaration Balfour de 1917, le Mandat pour la Palestine de la Société des Nations de 1922, la Commission Peel de 1937 et le Plan de partage de la Palestine mandataire approuvé par les Nations Unies en 1947.

L’Initiative de Genève (signée le 1er décembre 2003 par d’anciens responsables israéliens et palestiniens) confirmait en son temps « […] la reconnaissance du droit du peuple juif à un État et celle du peuple palestinien à son propre État, sans qu’il soit porté atteinte à l’égalité des droits des citoyens respectifs des parties ». Le temps de Genève est-il révolu ?

Sylvain Cypel voit dans le projet de loi israélien un « instrument récurrent de la tactique de blocage » et un « obstacle pour la paix » (Orient XXI, 5 mai 2014). Cet ancien journaliste militant du journal Le Monde est persuadé de longue date que la société israélienne est dans « l’impasse » (titre de son livre paru en 2006), proche d’un prophétique chaos final. Alexis Varende va encore plus loin quand il considère que « la reconnaissance d’Israël en tant qu’État juif par les Palestiniens est une menace [qui] les conduirait à adopter comme irréfutable la lecture sioniste de l’histoire de la région qui s’étend de la Méditerranée au Jourdain (Orient XXI, 4 mars 2014). » Ce qui revient à justifier une position indéfendable nourrie d’un révisionnisme historique buté qui conteste l’évidence d’une présence millénaire juive dans la région. Entre militantisme et révisionnisme, ces ‘’experts’’ font-ils encore leur travail ?

Il n’y a pas si longtemps, Alain Juppé (alors ministre des Affaires étrangères), admettait qu’ « il n’y aura pas de solution au conflit du Proche-Orient sans reconnaissance de deux États-nations pour deux peuples. L’État-nation d’Israël pour le peuple juif, l’État-nation de Palestine pour le peuple palestinien » (Madrid, 20 juillet 2011). Nicolas Sarkozy se déclarait quant à lui favorable à un « Etat du peuple juif » (19 octobre 2011, AFP).

Aujourd’hui, le président Hollande ne s’est pas prononcé sur la question mais les députés socialistes, profondément allergiques semble-t-il à l’idée de l’Etat-nation … juif, ne le sont plus quand il s’agit de l’Etat-nation … palestinien. Deux poids deux mesures ?

Sans reconnaissance bilatérale,
il n’y aura pas de paix.
Pour Ari Shavit, journaliste et écrivain, la grande réussite du sommet de Camp David en 2000 a été la reconnaissance par Israël de la nécessité d’un Etat palestinien. « Ceux qui pensent qu’Israéliens et Palestiniens sont égaux ont le devoir moral d’exiger des Palestiniens exactement ce qu’ils exigent des Israéliens. Les Palestiniens ne renonceront jamais à leur exigence du droit au retour. La Nakba est leur traumatisme fondateur. » De même, dit-il, il faut exiger d’eux la même chose : « le peuple juif est un peuple de ce pays qui a sa propre histoire, sa propre tragédie et sa propre légitimité. Il n’y aura pas de paix si les enfants qui grandissent à Dheisheh (camp de réfugiés palestiniens, en Cisjordanie) ne savent pas que l’Etat de l’autre côté de la frontière est l’Etat d’un peuple juif légitime et réel. »
Seule la reconnaissance d’Israël comme Etat juif, dit-il encore, peut transformer cet accord tant attendu en acte bilatéral. « Tandis qu’Israël cédera à son voisin des actifs, des territoires et des droits souverains, les Palestiniens feront à Israël le seul don qu’ils sont en mesure de faire : la légitimité. Sans reconnaissance par les Palestiniens de notre nom, de notre identité et de nos droits, il n’y aura pas de paix » (Haaretz 13 février 2014).

Le 31 octobre 2011, l’UNESCO vote l’admission de la Palestine comme État membre à part entière. Le 29 novembre 2012, la Palestine devient État observateur non membre de l’Organisation des Nations unies (ONU). L’Assemblée législative française a adopté le 2 décembre 2014, par 339 voix contre 151, la résolution du groupe socialiste de l’Assemblée invitant le gouvernement à reconnaître l’Etat palestinien.

Pendant que le nationalisme palestinien marque des points importants et incontestables, le nationalisme juif semble sur la défensive et en plein questionnement existentiel.

Reconnaître un Etat palestinien malgré le flou et l’instabilité qui le caractérisent, sans exiger la contrepartie explicite de la reconnaissance de l’Etat juif, est un « « laisser faire-laisser passer » de mauvais augure qui confirme la crise sans précédent des gouvernances internationales, ni lucides ni crédibles, et conforte le nouvel antisémitisme mondial dans ses élans sans fin de haine et de violence.

La paix est encore loin.

Voir aussi:

L’argument en faveur de la loi sur la nationalité d’Israël
Joseph Puder
Europe-Israël
déc 05, 2014

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a viré la semaine dernière deux ministres clés, Yair Lapid, ministre des Finances et leader du Parti Yesh Atid, et la ministre de la Justice Tzipi Livni, présidente du Parti Tenuah. Il a également appelé à de nouvelles élections,  plus probablement qui se tiendront en Mars 2015. Netanyahu est déterminé à faire passer la loi de la Nationalité, cela a été « la goutte qui a fait déborder le vase. »

Netanyahu, lors d’une conférence de presse, a souligné que le gouvernement ne pourrait pas fonctionner avec une opposition interne. Pourtant, une majorité de 14-6 dans le cabinet Netanyahu a approuvé le projet de loi proposé sur la nationalité.

La nouvelle législation fournirait simplement fortification juridique légale à la notion qu’Israël est « l’Etat-nation du peuple juif ». Le projet de loi qui sera voté par la Knesset est destiné d’empêcher toute tentative future d’éroder le caractère juif et démocratique d’Israël. Ce projet vise à conserver ces principes en tant que Loi fondamentale, à la constitution de facto d’Israël.

La gauche politique en Israël, comme prévu, est farouchement opposé au projet de loi.

Lapid et Livni se sont opposés au projet de loi approuvé par la majorité du cabinet.

La Député Zahava Gal-On, présidente du parti d’extrême gauche Meretz, a accusé Netanyahou et ses partenaires de la coalition de droite de commettre un «  crime contre la démocratie israélienne ». Gal-On a même renchéri qu’une version du projet de loi amélioré approuvé par le cabinet porterait néanmoins atteinte au principe d’égalité et de changer le statut de la population arabe d’Israël en citoyens de seconde classe.

Le Premier Ministre Netanyahu a fait valoir que « le caractère juif d’Israël consacré dans la Constitution était nécessaire en raison de la poursuite des efforts visant à le délégitimer. » Netanyahu a ajouté : « Il y a beaucoup de gens qui ont des difficultés avec le caractère d’Israël comme l’Etat-nation du peuple juif. Outre le refus des Palestiniens de reconnaître (Israël) comme un Etat juif, il y avait aussi une opposition de l’intérieur ».

Le débat en Israël sur la loi sur la nationalité a fourni au  leadership palestinien des munitions pour renforcer leur refus de reconnaître Israël comme l’Etat-nation du peuple juif.

Arab News (Novembre 25, 2014) a signalé que (OLP) l’Organisation de libération de la Palestine comité exécutif a publié une déclaration qui a exprimé « la ferme condamnation et le rejet de cette loi. » L’OLP, qui domine l’Autorité palestinienne basée à Ramallah, a déclaré que « la loi vise à tuer la solution à deux Etats en imposant le projet du ‘’Grand Israël’’, aussi bien que la judaïté de l’Etat sur ​​la terre historique de la Palestine ».

L’OLP et son président, Mahmoud Abbas, doivent mieux utiliser de tels arguments fragiles comme accuser la loi sur la nationalité d’Israël pour imposer « le Grand Israël » et la « judéité de l’État. »

D’une part, les mondes musulman et arabe sont remplis d’Etats qui s’identifient comme des Etats musulmans. De nombreux pays musulmans ont le droit islamique dans le cadre de leurs systèmes juridiques. Un certain nombre de pays musulmans ont déclaré l’Islam comme leur religion d’Etat dans leurs constitutions. Des pays tels que l’Afghanistan, l’Iran, la Mauritanie, le Pakistan et le Yémen sont des républiques islamiques et les Etats arabes du Golfe dont l’Arabie saoudite sont des monarchies islamiques. En Algérie, l’Egypte, la Jordanie, la Libye et la Somalie, pour n’en nommer que quelques-uns, la religion officielle est l’islam. Contrairement à Israël cependant, aucun des Etats musulmans mentionnés ci-dessus ne peuvent être considérés comme démocratiques, en vertu de ces critères.

Alors que les chrétiens et les juifs sont des citoyens de seconde classe dans le monde arabe et musulman, et inégaux selon la loi islamique, les Arabes israéliens jouissent de droits égaux au regard du droit israélien.

Selon le Premier ministre Netanyahu, la loi sur la nationalité également « affirme la nature démocratique d’Israël, stipulant l’égalité des droits civiques et personnels de tous ses citoyens, y compris l’affirmation d’un droit à la préservation de sa culture, le patrimoine et l’identité de chaque résident d’Israël, peu importe sa religion, sa race ou son origine ethnique. »

S’exprimant au début de la réunion du cabinet dimanche (23 Novembre 2014), Netanyahu a ajouté « qu’Il y a ceux qui veulent que l’élément démocratique prenne la priorité sur l’élément juif, et il y a ceux qui veulent que l’élément juif prenne le pas sur la démocratie. Et le principe de la loi que nous proposons ici aujourd’hui – tient compte à la fois de ces valeurs aussi.

En outre, le document fondateur d’Israël – la Déclaration d’Indépendance – n’a jamais été institutionnalisé comme la loi de la terre. Elle a ainsi permis aux autorités judiciaires, y compris la Haute Cour d’Israël, de coopter politiquement le document fondateur, et de modifier le caractère juif essentiel de l’État. La Haute Cour a tenté de contourner la volonté du peuple à travers ses représentants à la Knesset, par annuler la « loi illégale des réfugiés », qui visait à empêcher l’infiltration en Israël de demandeurs d’emploi soudanais, tout cela au nom de l’universalisme judiciaire et du multiculturalisme.

Autres décisions récentes de la Haute Cour d’Israël, sur la base de la formulation actuelle des lois fondamentales, qui sont conformes à la pensée « post-sioniste », nécessite un nouveau cadre juridique qui réaffirme l’intérêt national d’Israël comme un principe fondamental à côté de celui des droits universels. En outre, l’absence d’une définition plus forte de l’identité nationale d’Israël renforce les mains de ceux qui cherchent à faire d’Israël un «Etat binational. » Et la critique externe du caractère juif d’Israël exige une législation qui empêcherait ceux qui cherchent à annuler le droit du peuple juif à avoir un foyer national sur sa terre.

Le débat israélien sur les avantages et les inconvénients de la loi sur la nationalité, la gauche politique en Israël a oublié que l’ennemi extérieur est également accordée au débat, en utilisant les mots du député de la Knesset Zahava Gal-On pour diaboliser Israël.

Utilisant des expressions telles que « raciste » et « discriminatoire » pour décrire un projet de loi du Cabinet, Gal-On a aidé et encouragé les ennemis d’Israël. En outre, étant donné que ses accusations ne sont pas fondées, ses accusations sont absurdes. David Ben Gourion lui-même, l’un des pères fondateurs de l’Israël moderne, a appelé à un Etat ​​juif sur la terre d’Israël.

A la lecture de la Déclaration d’Indépendance le 14 mai 1948, Ben Gurion déclarait : « Cette reconnaissance par les Nations unies du droit du peuple juif à établir son propre État est irrévocable … Le droit est un droit naturel du peuple juif d’être maître de son propre destin, comme toutes les autres nations, dans leur propre Etat souverain … Nous déclarons la création d’un Etat juif en Eretz-Israël ».

En fait, alors que la Déclaration d’Indépendance est remplie de références à un « Etat juif », il n’y a aucune mention des mots « Etat démocratique ».

Pourtant, la Déclaration stipule également que « L’Etat d’Israël sera ouvert à l’immigration juive et au rassemblement des exilés ; il favorisera le développement du pays pour le bénéfice de tous ses habitants ; il sera fondé sur la liberté, la justice et la paix comme prévu par les prophètes d’Israël ; il assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses habitants, sans distinction de religion, de race ou de sexe ; il garantira la liberté de religion, de conscience, de langue, de l’éducation et de la culture ; il sauvegardera les Lieux saints de toutes les religions et il sera fidèle aux principes de la Charte de l’ONU .»

Ces Etats européens qui se sont précipités à reconnaître un Etat palestinien, mais qui s’opposent à la reconnaissance d’Israël comme un Etat juif, savent trop bien que la Palestine sera un autre État autoritaire islamiste, régi par la loi islamique.

Cette hypocrisie à elle seule mérite la proposition du projet de loi sur la nationalité d’Israël.

Source : Joseph Puder, adapté par Mordeh’aï pour malaassot.com

Voir également:

« Daech n’est plus seulement aux portes de l’Europe, il en a franchi le seuil » (état-major des armées)
Michel Cabirol
Le Figaro
21/11/2014

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait été très clair sur l’arsenal dont dispose Daech. Ses grands subordonnés, qui suivent le dossier, affiche une préoccupation sur la puissance et l’attractivité de ce mouvement terroriste, dont les effectifs sont actuellement évalués à 25.000 djihadistes. Daech, qui dispose notamment de chars, « ne constitue pas qu’un groupe terroriste mais bien une armée qui manœuvre, qui communique, qui s’appuie sur des équipements performants et poursuit des objectifs stratégiques, avec une volonté expansionniste affichée », a expliqué aux sénateurs le chef d’état-major de l’armée de Terre (Cemat), le général Jean-Pierre Bosser.

« Le groupe exerce une forte attraction sur les djihadistes du monde entier, qui rallient l’Irak et la Syrie par milliers », a noté le député UMP des Bouches-du-Rhône Guy Tessier dans son rapport sur le projet de loi de finances pour 2015. « Les djihadistes de Daech représentent une véritable armée terroriste composée d’hommes expérimentés, bien équipés et disposant de ressources financières importantes », a pour sa part confirmé le chef d’état-major des armées, le général Pierre de Villiers.

« La rapidité avec laquelle ce mouvement parvient à accroître ses effectifs et à diversifier son matériel est très préoccupante », a précisé le général Bosser. Les percées de Daech contre l’armée irakienne lui ont permis « de mettre la main sur des équipements lourds et modernes. Il bénéficie de ressources financières substantielles, en stock et en flux, grâce à l’exploitation des puits de pétrole, des postes frontaliers ou des barrages sur lesquels il a mis la main », a rappelé Guy Tessier.

« La lutte sera longue »
Pour le Cemat, « la problématique n’est pas seulement militaire, elle porte également sur les flux financiers qui viennent alimenter de véritables mercenaires appointés ». Sur le plan financier Daech a effectivement récupéré à Mossoul 450 millions de dollars dans les banques. En outre, les ressources de Daech proviennent également du pétrole que le mouvement vend à des prix défiant toute concurrence.

« La lutte sera longue et il faudra gérer au mieux la pression du temps court, dans nos sociétés actuelles qui exigeront des résultats rapides », a estimé le Général Pierre de Villiers. Dans ce contexte, la France a, selon le chef d’état-major des armées, « besoin d’une vision stratégique militaire qui intègre les objectifs militaires, mais aussi politiques, diplomatiques et psychologiques. Pour réussir, notre plan de campagne devra donc être global ».

Préoccupations avec le retour des combattants européens
Selon le général Jean-Pierre Bosser, « plus de 1.000 combattants européens enrôlés dans ses rangs sont revenus dans l’espace Schengen ». Une menace pour la France et les pays européens. Car « l’adversaire n’est plus seulement aux portes de l’Europe, il en a franchi le seuil », a souligné le chef d’état-major de l’armée de terre. Il est donc persuadé « de la nécessité d’intégrer encore plus dans notre réflexion le retour de l’armée de terre sur son milieu naturel, celui du sol national, pour pourvoir y faire face, avec les forces de sécurité, à tous types de menaces dont celles que ces vingt dernières années avaient confinées à l’extérieur ».

Cette problématique est là « pour rappeler le lien très fort, le continuum, qui existe entre sécurité extérieure et sécurité intérieure. Ces combattants étrangers sont un vrai défi pour notre sécurité, celles des Français et plus généralement celle des Européens », a de son côté expliqué le général Pierre de Villiers. Et selon le chef d’état-major de l’armée de terre, « il ne faut d’ailleurs pas exclure que cette menace agisse en utilisant des modes d’actions de nature militaire, et se concrétise par des actions armées contre des militaires. Ne perdons pas de vue qu’il s’agissait d’un des objectifs poursuivis par Mohammed Merah. Outre-Atlantique, des attaques isolées ont déjà été perpétrées. Nous avons hélas vécu à deux reprises en France et une fois en Belgique des attaques assez similaires ».

L’armée de terre présente en France
L’armée de terre peut-elle être en première ligne face à Daech sur le sol national ? Le général Bosser en est convaincu : « il me semble raisonnable de considérer que la nature des opérations et l’envergure des défis sécuritaires inscrivent l’action militaire, hors et désormais à l’intérieur de nos frontières, durablement. Ils confortent ainsi le contrat opérationnel de l’armée de terre qui est réaliste et structurant ».

La situation au Levant met l’accent sur l’indispensable nécessité d’une capacité autonome d’appréciation de situation tactique et stratégique, a affirmé le général Pierre de Villiers. « C’est la vocation de nos capteurs de renseignement, de nos satellites, mais aussi des efforts consentis pour améliorer nos capacités Cyber. Ce constat conforte la priorité mise sur le renseignement dans la loi de programmation militaire ».

Les accords Sykes-Picot n’existent plus. Comme les frontières de 1967
Roger Pinto

Président de SIONA

Euope-Israël

juil 01, 2014

Vers un nouveau Moyen-Orient ! Les accords SYKES-PICOT n’existent plus. Les frontières dites de 1967 non pas la moindre légitimité internationale.

L’antisémitisme en Europe qui sommeillait depuis de décennies est revenu en force se servant d’Israël pour porter les pires accusations : impérialisme, colonialisme, apartheid !

L’Europe qui avait tant à se faire pardonner, essaye à moindres frais de laver sa culpabilité d’un passé atroce, en se servant du conflit israélo-palestinien.

Les frontières dites de 1967, que les Palestiniens et les instances internationales revendiquent, ont été créées par des accords d’armistice de 1949 qui n’ont établi que des lignes de démarcation.

La Cisjordanie d’abord occupée par la Jordanie, puis par Israël n’a jamais été palestinienne. Une résolution sur les lignes de 1967 serait une violation flagrante des accords conclus, dans le cadre des accords d’Oslo en 1995.

Elle contreviendrait aux résolutions de l’ONU : résolution 242 en 1967, 338 en 1973 et celle du 29 novembre 1947 établissant deux Etats, un Juif et un Arabe dans des frontières sûres et reconnues. La série des accords entre l’OLP et Israël réaffirme la volonté des parties à négocier des frontières définitives.

On entend souvent l’expression de frontière de 1967 pour affirmer qu’Israël occupe illégalement la Judée et la Samarie. Or cette ligne verte ne date pas de 1967 et n’est pas une frontière. Elle ne correspond à aucune réalité historique, géographique ou politique.

Il n’y a jamais eu de Palestine si ce n’est depuis les années 1970 à la suite d’un changement de stratégie palestinienne qui se définissait alors par son appartenance à la nation arabe islamique et non à une nation palestinienne.

La création de la Palestine avait pour seul but que de contrer l’existence d’Israël.

Il n’existe aucune disposition dans aucun des accords signés entre Israël et la Palestine qui exige le retrait Israélien sur la frontière dite de 1967. En réalité en 1967 les Palestiniens n’avaient aucune revendication territoriale spécifique, ne disposant d’aucun moyen d’expression politique.

C’est à cette époque qu’a été inventé un sentiment national exprimé dans l’article 15 de la chartre de l’OLP.

C’est la ligne où les Israéliens ont réussi à repousser les envahisseurs Egyptiens, Jordaniens, Syriens, Irakiens, Libanais et Saoudiens pendant la guerre de 1948.

L’article V de l’accord Israélo-égyptien d’armistice général du 24 février 1949, précise « la ligne de démarcation de l’armistice ne doit être interprétée d’aucune façon comme une frontière politique ou territoriale … »

L’article Ⅱ de l’accord jordano-israélien d’armistice général du 3 avril 1949 précise de son côté : « aucun avantage militaire ou politique ne devait être acquis pendant la trêve ordonnée par le conseil de sécurité ».

Aujourd’hui la guerre extrêmement violente entre Chiites et Sunnites a aggravé sérieusement la situation dans la région.

L’Arabie sunnite et l’Iran chiite ont transformé la Syrie en centre de combat sans merci pour l’hégémonie régionale, les frontières du Liban, de la Syrie et de l’Irak fixées par les accords SYKES-PICOT imposées par la France et l’Angleterre sont en voie d’implosion.

Les crises irakienne et syrienne, la création par l’E.I.I.L d’un Etat Islamique à cheval sur les deux pays et bientôt sur d’autres pays islamiques a pour ambition d’instaurer un califat sunnite, qui menace l’ensemble des pays de la région.

Alors que le monde arabo-musulman est à feu et à sang : 200.000 morts en Syrie, des dizaines d’attentats et des milliers de morts en Irak, en Libye, au Yémen sans oublier l’Afghanistan et le Pakistan, des condamnations par dizaines en Egypte et en Turquie, alors que djihadistes, au nom de l’Islam pur et dur, assassinent et détruisent partout sur leur passage.

Où sont donc les bonnes âmes bien intentionnées ?

Où sont donc les pétitionnaires inlassables des causes humanitaires ?

Curieusement silencieuse, d’autant plus inquiétante que tuer des Juifs ne provoque plus de grande indignation, il s’est instauré une accoutumance, sur le sol Européen que nous croyions à jamais révolue. Ce long fleuve tranquille des mensonges quotidiens véhiculés par une certaine presse bien connue ne préoccupe ni la droite ni la gauche, ni les grands ténors de l’extrême gauche toujours disponibles pour vilipender le bien fondé d’Israël.

Comment ne pas être sidéré de l’accablement d’Israël par des médias, pour ne citer que l’AFP, France Télévision, « Le Monde » et certains milieux politiques d’extrême droite et d’extrême gauche où M. Mélenchon occupe une place de choix, sans oublier l’ignoble Tarik Ramadan n’hésitant pas à écrire que « les deux touristes de Bruxelles travaillaient pour les services de sécurité israéliens et cet attentat n’était qu’une mesure de diversion du … Mossad ».

En fait, le lynchage politico-médiatique permanent de l’Etat d’Israël continue. Ces actions sont organisées dans le cadre d’une campagne programmée de dénigrement. C’est une réalité, on assiste depuis un certain temps et dans l’indifférence générale à une libération de la parole et à une banalisation du discours antijuif.

Toutes les occasions sont bonnes pour accuser, pour diaboliser et pour délégitimer Israël. Un grand nombre d’hommes politiques sont atteints d’une véritable névrose anti-israélienne d’une compassion obsessionnelle pour les Palestiniens. Internet est devenu le sanctuaire de la haine anti-juive, le refuge de l’Islam radicalisé. Les prêcheurs musulmans de plus en plus nombreux invitent au nom du Coran à tuer des Juifs, des foules fanatiques, issues d’un drôle de « Printemps Arabe » hurlent « mort aux Juifs » sans provoquer d’émotion particulière.

Comment interpréter cette haine des Juifs et cette sublimation obsessionnelle des Palestiniens ?

Comment interpréter cette extrême indulgence occidentale devant la posture victimaire des Palestiniens ?

Ces mêmes Palestiniens qui depuis 1948, sont pris en charge à travers un statut de réfugiés hyper privilégiés héréditaires instauré par l’ONU et entretenu par l’UNWRA, institution créée spécialement à leur intention.

N’en déplaise à tous ses détracteurs, Israël est le seul Etat démocratique de la région, le seul Etat de droit et un des pays les plus avancés au monde.

Où que l’on se tourne, on ne voit que meurtres, violences et prises d’otages…

Mais que fait donc Barak Obama ?

Non, c’est faux ! Ni frontières, ni Palestine en 1967 !

Nessim Cohen-Tanugi

http://www.israel-diaspora.info

24.04.2011

Nous vivons décidément dans un monde intoxiqué par la propagande et empoisonné par le mensonge et l’injustice. Tous les Etats, tous les dirigeants mondiaux de Sarkozy à Obama parlent de « Frontières de 1967 pour la Palestine ». Or en 1967, il n’y avait pas de frontières et pas davantage de Palestine !

Tout d’abord, il n’y a jamais eu, il ne peut pas y avoir de frontières d’un pays ! Toute frontière est frontière avec… Toute frontière est frontière de deux pays puisque celles de l’un est forcément celle de l’autre ! Quant à l’ONU, elle ne peut pas reconnaître de frontières qui ne sont pas acceptées par les pays frontaliers. C’est d’évidence, mais la haine d’Israël et l’amour pour les « Palestiniens » dont la raison d’être est la haine d’Israël font des miracles hallucinants, au sens propre du terme.

En 1967 il n’y avait aucune frontière reconnue entre les pays concernés : Israël, Liban, Syrie, Jordanie, Egypte. Aucun de ces pays n’avaient de frontières reconnues avec Israël. C’est pourquoi la Résolution de l’ONU rappelait la nécessité absolue de reconnaître des « frontières sûres et reconnues » pour mettre fin au conflit israélo-arabe. Alors, comment osent-ils parler de frontières de 1967 ?

Soit dit en passant, il y a bien un conflit israélo-arabe mais aucun conflit israélo-palestinien puisque la Palestine n’existe plus dès lors qu’elle a été remembrée en trois Etats : la Jordanie, Israël et la Cisjordanie. Quand un pays est démembré, son nom disparaît au profit des Etats nouveaux : la Tchécoslovaquie a disparu au profit de la Tchéquie et de la Slovaquie, la Corée a disparu au profit de la Corée du Nord et la Corée du Sud, la Yougoslavie, au profit de la Serbie, la Croatie, la Slovénie etc, et de même l’URSS remplacée par la Russie, la Bielorussie, l’Ukraine etc.

Mais les « Palestiniens » ont tous les droits, en particulier celui de squatter le nom de Palestine, laquelle était juive bien avant qu’aucun Etat arabe existe et que la Jordanie et Israël la remplacent. La Jordanie a décidé de renoncer à la Cisjordanie. Dès lors ces territoires se libèrent et sont dits « disputés » et Israël a des droits indiscutables sur la Cisjordanie, et les Arabes qui y vivent aussi. Donc ils sont logiquement, réellement « disputés » comme le disait clairement d’ailleurs François Mitterrand. Là encore, la haine des Juifs et l’amour de ceux qui haïssent l’existence d’Israël font des miracles. Ces territoires sont dits « occupés » en omettant de préciser qu’ils sont occupés par les Juifs et et par les Arabes, et légitimement.

Cela précisé, il faut rappeler que la résolution de l’ONU n’a reconnu que des LIGNES DE CESSEZ LE FEU et nullement des frontières. Les attendus, comme les précisions qui ont suivi sont formelles : en aucun cas ces lignes ne sont des frontières puisque le but même de cette résolution est de demander aux Arabes concernés et aux Juifs de se mettre d’accord sur des frontières. Les Arabes concernés étaient les pays limitrophes et évidemment il n’y avait pas de Palestine ni de Palestiniens. Il y a bien des Arabes de Palestine comme il y a des juifs de Palestine ou des Chrétiens de Palestine, mais il n’y a pas de Palestine arabe !

Mais ce mensonge perdure grâce à la haine cachée de nombre d’Européens nourris depuis l’enfance de la haine des Juifs.

Comment expliquer alors que, imperturbablement, le monde politique de notre temps continue de mentir effrontément sur des frontières qui n’ont jamais existé avec un Etat qui n’a jamais existé et qui demande comme capitale le seul et unique lieu saint juif pour qu’il devienne… musulman ?!

Nul n’est plus sourd que celui qui ne veut pas entendre. Les Juifs et les Israélien ont tort, totalement tort d’essayer de convaincre. Il n’y a AUCUNE autre solution et ils ne nous en laissent aucune aucune autre : les vaincre ou périr. Et s’ils veulent nous faire périr alors qu’ils en payent le prix !

L’illusion des «frontières de 1967″ – Ces frontières n’ont jamais existé

Alan Baker
Adapté par Aschkel

21 Décembre 2010

La direction palestinienne est obsédée et fait  pression sur les gouvernements étrangers et l’ONU afin de faire reconnaître un Etat palestinien à l’intérieur  des « frontières de 1967 et ce de façon unilatérale. » En effet, cette campagne semble avoir eu quelques succès initiaux en Décembre 2010, lorsque l’Argentine et le Brésil ont décidé de reconnaître un Etat palestinien comme ils le disent dans  les «frontières de 1967. »

Mais ces frontières n’existent pas et n’ont aucun fondement dans l’histoire, en droit, ou de fait. La seule ligne qui n’ait jamais existé a été la ligne de démarcation d’armistice de 1949, sur la base des lignes de cessez-le feu des armées israélienne et arabe en attendant un accord de paix permanent. Les accords d’armistice de 1949 indiquent expressément  que ces lignes n’ont pas de signification politique ou juridique et ne doivent pas porter préjudice aux négociations futures sur les frontières.

La résolution 242 du Conseil de Sécurité de 1967 a reconnu la nécessité de négocier des frontières sûres et reconnues. D’éminents juristes et  délégués des Nations Unies, y compris en provenance du Brésil et de la Jordanie, ont reconnu que les lignes précédentes ne peuvent pas être considérés comme des frontières internationales.
La série d’accords entre l’OLP et Israël (1993-1999) réaffirment la volonté et l’engagement des parties à négocier des frontières définitives. Pendant toutes les phases de la négociation entre Israël et les Palestiniens, il n’y a jamais eu de décision quant à une frontière sur la base des lignes de 1967.

La direction de l’OLP s’est solennellement engagée que toutes les questions relatives au statut permanent ne seront résolues que par des négociations entre les parties. En 2003, la   « feuille de route» a en outre réitéré la nécessité de négociations pour des  frontières définitives.

Avec une intensité continue et croissante, la direction palestinienne est obsédée par la promotion d’une politique concertée vis-à-vis de la communauté internationale et l’opinion publique, en exigeant la reconnaissance de ce qu’ils prétendent être les « frontières de 1967», et l’acceptation d’un Etat palestinien  déclaré unilatéralement à l’intérieur de ces frontières. En effet, cette campagne semble avoir eu quelques succès initiaux en Décembre 2010, lorsque l’Argentine et le Brésil ont décidé de reconnaître un Etat palestinien dans ce qu’ils pensent être les «frontières de 1967» 1.

En réalité, les dirigeants palestiniens, ainsi que les membres de la communauté internationale, sont bien conscients du fait que ces frontières n’existent pas, pas plus qu’elles aient un jour existées. Elles n’ont jamais été stipulées dans aucun des documents internationaux, dans aucune documentation concernant le conflit israélo-arabe et les questions israélo-palestiniennes, et n’ont aucun fondement que ce soit, ni en droit ni en fait.

Il n’existe aucune disposition dans aucun des accords signés entre Israël et les Palestiniens qui exigent le retrait sur la «frontière de 1967 ». Il n’y avait jamais eu  d’impératifs géographiques qui dessinent les lignes de 1967. De toute évidence, il ne peut y avoir aucune logique juridique ou politique consacrant  une frontière internationale d’un ensemble involontaire et fortuit des lignes de cessez-qui existe depuis moins de 19 ans

Alors que ce qui est mentionné ci-dessus est tout à fait évident pour les dirigeants palestiniens qui pourtant mettent en avant  activement et quotidiennement  cette politique – principalement la tête de l’ Autorité palestinienne  , Mahmoud Abbas, et le chef du département des négociations de l’Autorité, Sa’eb Erekat, qui eux-mêmes participent activement à toutes les étapes de la négociation – ils poursuivent  néanmoins leur fixation pour présenter le concept de « frontières de 1967» comme un terme accepté internationalement  et comme un engagement israélien.

Ce qui suit est un résumé des lignes de 1967 tel que décrit dans la documentation internationale:

Publication du Conseil de sécurité des Nations unies définissant des lignes de cessez-le feu

Le terme «lignes de 1967» fait référence à la ligne à partir desquelles les forces armées israéliennes ont avancé dans les territoires  au début des hostilités, le 4 Juin 1967 (« La guerre des Six Jours»).

Ces lignes ne sont pas fondées sur des faits historiques, sur des tracés  géographiques, sur des considérations démographiques, ou depuis un accord international. En fait, elles avaient été convenues selon et sur les lignes de démarcation de la fin de la guerre d’indépendance de 1948, conformément aux conventions d’armistice signé entre Israël et ses voisins l’Égypte, la Jordanie, la Syrie et le Liban  en 1949. Ces lignes sont restées valables jusqu’à l’éclatement des hostilités de 1967.

La ligne de démarcation de l’armistice ne représentait plus que les lignes avant le déploiement des forces le jour où un cessez-le feu a été déclaré, conformément à la Résolution 62 du Conseil de sécurité du 16 Novembre 1948, qui a appelé à la délimitation des lignes de démarcation de l’armistice permanent au-delà desquelles les forces armées des parties concernées ne doivent pas se déplacer. La ligne a été délimitée sur la carte et jointe à l’accord d’armistice avec un feutre vert et donc reçu le nom de «Ligne verte».

Le Conseil de sécurité dans sa résolution insiste sur le caractère temporaire de la ligne d’armistice qui devait être maintenu « pendant la transition vers une paix permanente en Palestine», laissant entendre que la paix permanente impliquerait la négociation des frontières bilatérales qui serait différentes des lignes de démarcation d’armistice. 2

1949 Accords d’armistice

En fait, l’accord d’armistice signé entre Israël et la Jordanie  le 13 avril 1949, ainsi que tous les autres  accords d’armistice, ont souligné le caractère transitoire de l’armistice comme « une étape indispensable vers la liquidation du conflit armé et le rétablissement de la paix en Palestine. «  La langue de l’accord a donné beaucoup de mal pour souligner que les lignes d’armistice étaient de nature provisoire et non-politique et ne constituent pas les frontières internationales, et en tant que telles et ne portent pas atteinte aux droits, revendications et positions des parties dans le règlement de paix final:

« Aucune disposition du présent Accord ne préjuge en rien des droits, des revendications et positions de l’autre Partie dans le règlement pacifique final de la question de la Palestine, les dispositions du présent accord étant exclusivement dictées par des considérations militaires. » 3

« L’objectif fondamental de la démarcation des lignes d’armistice est de définir les lignes au-delà desquelles les forces armées des parties respectives ne doivent pas se déplacer. » 4

«Les dispositions du présent article ne doit pas être interprétées comme portant atteinte en aucune façon, à une politique de règlement définitif entre les parties du présent accord. » 5

« La démarcation des lignes d’armistice définie sur le présent Accord sont convenues par les parties sans porter préjudice pour des règlements territoriaux ultérieurs, sur le tracé des frontières ou les revendications de chacune des Parties s’y rapportant. » 6

Vues  sur le caractère transitoire de la Ligne :

Des déclarations provenant de sources arabes et d’autres entre 1949 et 1967 confirment la compréhension commune quant à la nature transitoire des lignes. Au cours du débat au Conseil de Sécurité avant le déclenchement des hostilités en 1967, l’ambassadeur de Jordanie a déclaré:

« Il y a un accord d’armistice, l’accord ne fixe pas les frontières;. il fixe une ligne de démarcation. L’accord ne porte pas de jugement sur les droits politiques, militaires ou autres donc je ne connais pas de territoire. Je ne connais pas de frontière, je sais que c’est  une situation gelée par un accord d’armistice »7.

Prof Mughraby a écrit dans le Daily Star de Beyrouth:

« Israël est le seul État au monde qui n’a pas de frontières légales, sauf celle naturelle de la Méditerranée. Le reste ne sont que des lignes d’armistice, et ne pourront jamais être considérées comme  des frontières territoriales et politiques» 8.

Le président Lyndon Johnson a aussi déclaré:

« Les nations de la région ont  violé les fragiles lignes de trêve d’il y a 20 ans. Ce qu’ils doivent désormais faire est de reconnaitre ces limites et autres arrangements qui leur donneront la sécurité contre le terrorisme, la destruction et la guerre. » 9 Dans ce contexte, les juristes internationaux ont également reconnu l’effet limité des lignes d’armistice:

Elihu Lauterpacht, dans son livret, Jerusalem et les Lieux saints, déclare:

« Chacun de ces accords … contient une disposition sur les lignes d’armistice qui y sont prévues ne préjuge pas de la future politique. Il ne serait donc pas exact de prétendre que les questions de titre … dépendent de ces accords d’armistice. Les questions de souveraineté sont tout à fait indépendantes des accords d’armistice »10.

M. Steven Schwebel, ancien président de la Cour internationale de Justice, a déclaré en 1994:

« Les accords d’armistice de 1949 réservent expressément les revendications territoriales de toutes les parties et ne visent pas à établir des frontières définitives entre elles» 11.

Résolution du Conseil de sécurité 242, 1967

La nature transitoire des lignes de démarcation d’armistice de 1949  a été clairement reconnue par le Conseil de sécurité dans la Résolution 242 de 1967, après la « Guerre des Six Jours», qui a affirmé, dans son premier alinéa:

«… Le respect et la reconnaissance de la souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance politique de chaque Etat dans la région et leur droit à vivre en paix dans des frontières sûres et reconnues à l’abri des menaces ou d’actes de terrorisme» 12.

Il n’y a pas d’appel dans la présente résolution pour un retour à la ligne de démarcation d’armistice ou de toute autre ligne ou  frontière. Le Conseil de sécurité a expressément rejeté la demande arabe d’un texte dans lequel, Israël devait complètement se retirer de tout le territoire qu’elle occupait lors du conflit de 1967.

Israël a été appelé à se retirer des «territoires occupés lors du récent conflit», pas de «tous les territoires» ou même «les territoires». Dans le même temps, le Conseil a invité les parties à travailler ensemble pour promouvoir un accord sur un règlement pacifique et accepté, conformément aux dispositions et principes de la résolution.

De toute évidence ce règlement visait à inclure la négociation des frontières sûres et reconnues, qui remplacerait les lignes de démarcation d’armistice, conformément à la référence ci-dessus dans les accords d’armistice sur un «règlement pacifique final. »

Au cours du débat du Conseil de sécurité sur l’acceptation de la Résolution 242, le représentant du Brésil, en acceptant la résolution, a déclaré:

« Son acceptation ne signifie pas que la frontière ne peut être corrigée à la suite d’un accord librement conclu entre les États intéressés. Nous gardons constamment à l’esprit qu’une paix juste et durable au Moyen-Orient doit nécessairement être basée sur sécuriser les frontières permanentes librement consenties sures et négociées par les États voisins »13.

-Palestiniens/ Israël  – Déclaration de principes, 1993

Bien que ce fait ait été largement reconnu dans les deux politiques et les écrits juridiques au cours des dernières années 14, la réciproque de base par l’entreprise israélienne et les dirigeants palestiniens à négocier les frontières entre leurs territoires respectifs a été donné par une  confirmation formelle de Yasser Arafat, son adjoint ou son remplaçant comme Mahmoud Abbas , et Sa’eb Erekat lors de l’inauguration «Déclaration de principes sur des arrangements intérimaires d’autonomie des arrangements » (signée notamment par M. Abbas) du 13 Septembre 1993, dans laquelle l’OLP et le gouvernement d’Israël ont reconnu que les négociations sur le statut permanent de la relation entre eux portait sur:

«… Les questions en suspens, y compris: les réfugiés, les colonies, la sécurité, les arrangements de frontières, les relations et la coopération avec d’autres, voisins et autres questions d’intérêt commun, comme Jérusalem »

A la veille de la signature de la déclaration ci-dessus, Arafat a pris cet engagement solennel dans une lettre au Premier ministre israélien Yitzhak Rabin:

«L’OLP s’engage dans le processus de paix au Moyen-Orient, et à une résolution pacifique du conflit entre les deux parties et déclare que toutes les questions en suspens liées au statut permanent seront résolues par la négociation. » 15

De toute évidence, aujourd’hui, la fixation permanente du successeur d’Arafat, Mahmoud Abbas, et son négociateur en chef, Saeb Erekat, en tentant de contourner ce qui a été convenu pour le processus de négociation, afin parvenir à une reconnaissance unilatérale d’un Etat palestinien dans les «frontières de 1967″ va carrément à l’encontre de l’engagement solennel de M. Arafat au nom du peuple palestinien en 1993.

-Accords israélo-palestinien, 1993-1999

Les références ci-dessus pour les négociations sur le statut permanent sur les frontières et à la réalisation des objectifs de la résolution 242 ont été reprises dans une série de documents approuvés d’un commun accord conclus entre l’OLP et le gouvernement d’Israël. 16 En outre, en vue de renforcer cet engagement, ils se sont engagés dans l’Accord intérimaire de 1995 de ne pas agir unilatéralement pour modifier le statut des territoires en attendant l’issue des  négociations sur le statut permanent:

« … Les deux parties s’engagent à ne prendre aucune mesure qui changerait le statut de la « Cisjordanie » et la bande de Gaza  en attendant le résultat des négociations sur le statut permanent. « 17

Cet engagement a été réitéré par les parties dans le Mémorandum dans  l’article 9 de 1999 à Charm el Cheikh :

« Reconnaissant la nécessité de créer un environnement positif pour les négociations, les deux parties s’engagent à ne prendre aucune mesure qui changerait le statut de la « Cisjordanie » et la bande de Gaza, conformément à l’accord intérimaire. »

Tout au long de toutes les phases des négociations sur ces différents accords et mémorandums entre Israël et les Palestiniens, et dans les textes de ces documents, il n’y a jamais aucune référence aux frontières de 1967 en tant que possible  frontière entre les deux voisins, il n’y avait aucune référence à tout engagement ou obligation d’Israël de se retirer sur les lignes de 1967.

Feuille de route, 2003

L’indication supplémentaire de la non-existence de «frontières de 1967» et le rejet de tout acte unilatéral par les Palestiniens est évident d’après les termes de la Feuille de route du Quartet et l’initiative « basée sur la volonté d’une solution permanente pour deux Etats dans le conflit israélo-palestinien « dès le 30 avril 2003. 18 Dans ce document, les parties ont prévu, dans la seconde et troisième phase de mise en œuvre de la Feuille de route » et après l’élection d’un leadership responsable palestinien, d’entamer des négociations en se concentrant sur l’option de créer un Etat indépendant palestinien viable, d’abord avec «frontières provisoires». Il était destiné à servir de halte à l’établissement permanent qui a été prévu pour la troisième phase, où les frontières du statut final serait reconnu par une conférence internationale convoquée à cet effet.

De toute évidence, si et quand le retour des parties à un fonctionnement de la négociation de bonne foi pour parvenir à la question de la définition de leur frontière commune, la ligne de 1967 pourrait en effet faire figure de point de référence dans les négociations entre eux, en supposant qu’elle réponde aux critères énoncés par le Conseil de sécurité pour une frontière qui permettra d’éviter des situations de menaces de terrorisme  et de violence.

Mais cela ne peut émaner que d’une tentative de bonne foi réciproque entre les parties pour agir ensemble, et non pas unilatéralement, dans la détermination de leurs propres frontières, en fonction de leurs intérêts mutuels en tant que voisins. Ces problèmes ne peuvent et ne doivent pas être dictés de l’extérieur, que ce soit par l’ONU ou par d’autres Etats.

Ainsi, à la lumière de ce qui précède, la question se pose  quand et pourquoi la direction palestinienne en est-elle venue à admettre cette absurdité en essayant d’inventer des «frontières de 1967» qui manquent manifestement de base historique, juridique, ou de fait?

De même, on peut se demander quand ils verront l’absence totale de pragmatisme et de réalisme dans leur tentative de dicter à la communauté internationale une déclaration unilatérale palestinienne en violation de leurs propres engagements, de saper le processus de paix internationalement accepté  au Moyen Orient dans les documents.

Adapté par Aschkel – Pour aschkel.info et lessakele.

Understanding Obama’s shift on Israel and the ‘1967 lines’
Glenn Kessler

The Washington Post

05/20/2011

“The borders of Israel and Palestine should be based on the 1967 lines with mutually agreed swaps, so that secure and recognized borders are established for both states.”

— President Obama, May 19, 2011

This sentence in President Obama’s much-anticipated speech on the Middle East caused much consternation Thursday among supporters of the Jewish state. Israeli Prime Minister Binyamin Netanyahu, who will meet with Obama on Friday, adamantly rejected it.

For people not trained in the nuances of Middle East diplomacy, the sentence might appear unremarkable. However, many experts say it represents a significant shift in U.S. policy, and it is certainly a change for the Obama administration.

As is often the case with diplomacy, the context and the speaker are nearly as important as the words. Ever since the 1967 Six-Day War between Israel and its Arab neighbors, it has been clear that peace with the Palestinians would be achieved through some exchange of land for security.

Indeed, Israelis and Palestinians have held several intensive negotiations that involved swapping lands along the Arab-Israeli dividing line that existed before the 1967 war — technically known as the Green Line, or the boundaries established by the 1949 Armistice agreements. (Click here for a visual description of the swaps discussed between Palestinian President Mahmoud Abbas and Israeli Prime Minister Ehud Olmert in 2008.)

So, in many ways, it is not news that the eventual borders of a Palestinian state would be based on land swaps from the 1967 dividing line. But it makes a difference when the president of the United States says it, particularly in a carefully staged speech at the State Department.  This then is not an off-the-cuff remark, but a carefully considered statement of U.S. policy.

Here is a tour through the diplomatic thicket, and how U.S. language on this issue has evolved over the years.

The Facts

The pre-1967 lines are important to both sides for setting the stage for eventual negotiations, but for vastly different reasons.

From an Israeli perspective, the de facto borders that existed before 1967 were not really borders, but an unsatisfactory, indefensible and temporary arrangement that even Arabs had not accepted. So Israeli officials do not want to be bound by those lines in any talks.

From a Palestinian perspective, the pre-1967 division was a border between Israel and neighboring states and thus must be the starting point for negotiations involving land swaps. This way, they believe, the size of a future Palestinian state would end up to be — to the square foot — the exact size of the non-Israeli territories before the 1967 conflict. Palestinians would argue that even this is a major concession, since they believe all of the current state of Israel should belong to the Palestinians.

After the Six-Day War, the United Nations set the stage for decades of fitful peacemaking by issuing Resolution 242, which said that “the establishment of a just and lasting peace in the Middle East” should include the following principles:

1. Withdrawal of Israeli armed forces from territories occupied in the recent conflict.
2. Termination of all claims or states of belligerency and respect for and acknowledgement of the sovereignty, territorial integrity and political independence of every State in the area and their right to live in peace within secure and recognized boundaries free from threats or acts of force.
Since the resolution did not say “the territories,” it has become a full-time employment act for generations of diplomats.

Nevertheless, until Obama on Thursday, U.S. presidents generally have steered clear of saying the negotiations should start on the 1967 lines. Here is a sampling of comments by presidents or their secretaries of state, with some explanation or commentary.

“It is clear, however, that a return to the situation of 4 June 1967 will not bring peace. There must be secure and there must be recognized borders.”

— President Lyndon Johnson, September 1968

“In the pre-1967 borders, Israel was barely ten miles wide at  its  narrowest  point. The bulk of Israel’s population lived within artillery range of hostile armies. I am not about to ask Israel to live that way again.”

— President Ronald Reagan, September 1, 1982

“Israel will never negotiate from or return to the 1967 borders.”

— Secretary of State George Shultz, September 1988

Starting with President Lyndon Johnson, right after the Six-Day War, U.S. presidents often have shown great sympathy for Israel’s contention that the pre-1967 dividing line did not provide security.

“I think there can be no genuine resolution to the conflict without a sovereign, viable, Palestinian state that accommodates Israeli’s security requirements and the demographic realities. That suggests Palestinian sovereignty over Gaza, the vast majority of the West Bank, the incorporation into Israel of settlement blocks … To make the agreement durable, I think there will have to be some territorial swaps and other arrangements.”

— President Bill Clinton, January 7, 2001

In his waning weeks in office, Clinton laid out what are now known as the “Clinton parameters,” an attempt to sketch out a negotiating solution to create two states. His description of the parameters is very detailed, but he shied away from mentioning the 1967 lines even as he spoke of “territorial swaps.”

“Ultimately, Israelis and Palestinians must address the core issues that divide them if there is to be a real peace, resolving all claims and ending the conflict between them. This means that the Israeli occupation that began in 1967 will be ended through a settlement negotiated between the parties, based on UN resolutions 242 and 338, with Israeli withdrawal to secure and recognize borders.”

— President George W. Bush, June 24, 2002

Bush slipped in a mention of 1967 in his famous Rose Garden speech that called for the ouster of then-Palestinian leader Yasser Arafat. One could argue that the reference to Resolution 242 was a de facto mention of the 1967 lines. At the time, the Arab League was promoting a peace initiative based on the idea of Israel returning to the 1967 boundaries, and this reference was seen as a nod to that concept. But most experts did not view his reference to “1967” as a change.

“In light of new realities on the ground, including already existing major Israeli population centers, it is unrealistic to expect that the outcome of final status negotiations will be a full and complete return to the armistice lines of 1949, and all previous efforts to negotiate a two-state solution have reached the same conclusion. It is realistic to expect that any final status agreement will only be achieved on the basis of mutually agreed changes that reflect these realities.”

— Bush, letter to Israeli Prime Minister Ariel Sharon, April 14, 2004

When Sharon agreed to withdraw Jewish settlers from the Gaza Strip, Bush smoothed the deal by exchanging letters that supported the Israeli position that the 1967 lines were not a useful starting point. The letter infuriated Arabs, but it helped Sharon win domestic approval for the Gaza withdrawal. Interestingly, despite Israeli pleas, the Obama administration has refused to acknowledge the letter as binding on U.S. policy.

 “We believe that through good-faith negotiations the parties can mutually agree on an outcome which ends the conflict and reconciles the Palestinian goal of an independent and viable state based on the 1967 lines, with agreed swaps, and the Israeli goal of a Jewish state with secure and recognized borders that reflect subsequent developments and meet Israeli security requirements.”

— Secretary of State Hillary Rodham Clinton, Nov. 25, 2009

When the Israeli government announced a partial settlement freeze, Clinton responded with a statement that specifically mentioned a state based on 1967 lines, but as a “Palestinian goal.”  This was balanced with a description of an “Israeli goal.”

Originally, the Obama administration had hoped both sides would have agreed to acknowledge such goals as a starting point for negotiations — known in the diplomatic trade as “terms of reference.” When that effort failed, Clinton issued the concept in her own name. She would repeat the same sentence, almost word for word, many times over the next 1½ years.

The Bottom Line

 In the context of this history, Obama’s statement Thursday represented a major shift. He did not articulate the 1967 boundaries as a “Palestinian goal” but as U.S. policy. He also dropped any reference to “realities on the ground” — code for Israeli settlements — that both Bush and Hillary Rodham Clinton had used. He further suggested that Israel’s military would need to agree to leave the West Bank.

Obama did not go all the way and try to define what his statement meant for the disputed city of Jerusalem, or attempt to address the issue of Palestinians who want to return to lands now in the state of Israel. He said those issues would need to be addressed after borders and security are settled.  But, for a U.S. president, the explicit reference to the 1967 lines represented crossing the Rubicon.

UPDATE, 4:45 P.M, MAY 20

A number of readers have asked about a statement made by George W. Bush in 2005: “Any final status agreement must be reached between the two parties, and changes to the 1949 Armistice Lines must be mutually agreed to.”

I purposely did not include this in my list because in the annals of diplomacy it is considered a relatively unimportant statement. It was made at a news conference with Palestinian Authority President Mahmoud Abbas, not in a speech or in a letter (where, by contrast, the language is more carefully formulated.) It is essentially a restatement of the 2004 letter, with perhaps a bit more emphasis on “mutual agreement,” designed to please Palestinian ears.

At the time, it was considered an insignificant statement, by the Americans and the Palestinians — and the reporters. I looked back at the 29-paragraph article I wrote on the news conference. It mentioned the sentence in the last paragraph and did not focus at all on the phrase “1949 Armistice Lines.” The New York Times report on the same news conference did not mention Bush’s comment at all.

For diplomatic purposes, speeches and letters will almost always trump remarks at news conferences. The context is also important. As seen by the reporting at the time, no one thought Bush’s comment was remarkable or significant, in contrast to the reception that Obama’s statement on Thursday received. That’s because it was considered simply a restatement of the 2004 letter — which was considered the most explicit description of U.S. policy. Analysts who are citing this as evidence of little difference between Bush and Obama are deceiving themselves.

Les enjeux stratégiques et les frontières défendables d’Israël
Dore Gold

CAPE

8/14/13

Certains pensent que depuis le déclenchement du « Printemps arabe » Israël devrait réviser ses besoins sécuritaires car la donne stratégique au Moyen-Orient a complètement changé. Cependant, en dépit de toutes les turbulences, il est clair que les bases fondamentales sur lesquelles repose la sécurité d’Israël depuis sa création ne vont pas être modifiées dans le temps ni dans l’espace.

Israël demeure un petit pays entouré d’une population de 300 millions d’habitants répartis dans divers Etats dont la superficie est des centaines de fois plus grande que celle de l’Etat juif. Bien que les sites militaires soient concentrés dans une zone géographiquement limitée, les Etats arabes ont réussi à les disperser sur une vaste étendue de territoires.

Certes, les armées arabes se sont affaiblies suite aux confrontations avec les rebelles et aux conflits internes, mais ce serait une erreur fondamentale de planifier nos besoins sécuritaires en fonction d’une situation volatile et temporaire. Par exemple, l’Irak envisage de moderniser ses forces terrestres avec de nouvelles formations blindées et mécanisées et dans les années à venir, l’armée irakienne sera équipée de plus de 2 000 chars de combat.

Nous constatons que d’énormes quantités d’armes iraniennes et libyennes ont été déjà acheminées en Syrie, en Irak et dans la bande de Gaza. La Cisjordanie a été épargnée pour la simple raison que Tsahal contrôle la vallée du Jourdain, mais actuellement les dangers terroristes sont toujours omniprésents.

Les révoltes contre les régimes arabes avaient permis aux diverses organisations terroristes telles que les filiales d’al-Qaïda de s’introduire dans différentes zones d’affrontements et de champs de bataille. La chute de Moubarak en Egypte a aussi renforcé la présence de ces groupes dans la péninsule du Sinaï.

Les pressions actuelles contre l’Etat juif sont exercées dans le but d’obliger Israël à se retirer complètement de la Cisjordanie et ainsi à lui faire perdre ses frontières défendables. L’Etat juif ne peut bien entendu accepter des risques existentiels. Ils sont également en contradiction flagrante avec les engagements internationaux donnés dans le passé notamment par les Etats-Unis.

Au cours des guerres israélo-arabes, les forces militaires arabes avaient bénéficié d’une supériorité quantitative en effectifs et en armes. Notre stratégie fut basée sur une résistance instantanée à toute attaque et sur la mobilisation des unités de réserve dans les 48 heures suivantes. Nos ennemis ont toujours été tentés d’exploiter ces asymétries en lançant des attaques surprise. Rappelons une fois encore que le terrain, la topographie et la profondeur stratégique sont des facteurs essentiels pour la défense d’Israël.

Aujourd’hui, les organisations terroristes sont capables de provoquer immédiatement un conflit armé au Moyen-Orient. Elles sont aussi menaçantes que des armées conventionnelles. En utilisant des tactiques asymétriques, elles opèrent à partir de zones peuplées et utilisent des civils comme boucliers humains. Ces organisations savent parfaitement qu’il est interdit aux armées d’utiliser leur pleine puissance de feu pour éviter la mort de victimes civiles innocentes.

Suite aux retraits unilatéraux du sud Liban et de la bande de Gaza, Tsahal a été injustement accusée de recourir à une force disproportionnée, bien que ses opérations aient été similaires à celles des forces occidentales en Irak ou en Afghanistan. On se souvient du tollé général qu’avait provoqué la fameuse Commission du juge Goldstone.

Depuis nous avons tiré les leçons, mais malgré notre capacité de lancer des raids contre des forces hostiles en territoire ennemi seule une frontière défendable nous permettra de repousser les différentes menaces.

Il existe aussi un autre facteur qui peut influer sur la stratégie d’Israël contre le terrorisme. Il s’agit de l’impact politico-militaire des accords de paix signés avec nos voisins arabes. Dans les années 1950, lorsque l’armée syrienne installée à l’époque sur le plateau du Golan lançait des attaques contre les kibboutzim de la région, Tsahal réagissait avec force contre les positions militaires syriennes. Aujourd’hui, lorsque le sud d’Israël est attaqué par des filiales d’al-Qaïda à partir de la péninsule du Sinaï, Tsahal se retrouve les mains liées et ne peut entreprendre d’action militaire car celle-ci pourrait violer la souveraineté égyptienne et menacer le traité de paix israélo-égyptien signé en 1979.

Tant que les Etats arabes contrôlaient leurs territoires le long des frontières d’Israël, Tsahal ne rencontrait pas de dilemmes de ce genre, à l’exception du Liban où l’autorité gouvernementale s’est effondrée entraînant ainsi des conflits successifs.

Mais avec l’avènement du « Printemps arabe » nous affrontons de nouveaux types de menaces et de défis.

Que faire par exemple si le futur Etat palestinien plonge un jour dans l’anarchie et se trouve incapable de maintenir l’ordre et d’éviter des attaques contre l’Etat juif ? Que devra faire Israël ? Envahir l’Etat avec lequel il a signé un traité de paix ? La communauté internationale reconnaîtra-t-elle son droit de légitime défense ? Bien évidemment, ce scénario ne se produira pas si qu’Israël est doté de frontières sûres et défendables.

Après l’abandon dans la bande de Gaza du corridor de Philadelphie le long de la frontière avec l’Egypte, cette zone s’est transformée en passoire et a été inondée d’armes iraniennes et libyennes. Par contre, en Cisjordanie, où Israël contrôle la vallée du Jourdain, les organisations terroristes telles que le Hamas ou le Djihad islamique ne peuvent s’infiltrer.

Soulignons que plusieurs groupes terroristes se conduisent comme des armées conventionnelles et sont même équipés comme le Hezbollah de missiles de croisière et de drones. Le Hezbollah dispose également d’un arsenal de missiles et de roquettes plus important que celui de la plupart des Etats du Moyen-Orient. L’acquisition d’armes de destruction massive n’est pas non plus exclue.

Dans les années 1960, le nationalisme arabe a formé des coalitions militaires contre Israël. Dans le Moyen-Orient d’aujourd’hui, l’islamisme peut aussi servir de base à des coalitions hostiles qui menaceront les alliés occidentaux et poseront un nouveau défi à Israël. Comme à l’époque du nassérisme, l’islamisme est une force hégémonique qui n’accepte pas seulement les frontières nationales.

C’est déjà évident en Egypte, alors que la confrérie des Frères musulmans a subi un sérieux revers en juillet 2013 avec la chute du président Mohamed Morsi, la situation demeure volatile et il est difficile de prédire si les Frères musulmans seront en mesure de retourner sur le devant de la scène. La Turquie est devenue un nouveau centre d’activité des Frères musulmans, hébergeant son réseau mondial et organisant des conférences internationales à Istanbul. La confrérie s’installe également en Jordanie et son objectif n’a jamais varié : créer un nouveau califat qui deviendra la base d’un Etat islamique mondial.

Rappelons que les accords d’Oslo signés en 1993, il y a tout juste 20 ans, et l’accord intérimaire israélo-palestinien de 1995 portent les signatures, en tant que témoins, du président Bill Clinton, de l’Union européenne et de la Russie. Ils envisageaient une solution négociée au conflit israélo-palestinien et donc les futures frontières devaient être décidées par les parties elles-mêmes et non être imposées par des coalitions internationales ou par des actions unilatérales.

Soulignons qu’après les accords d’Oslo et malgré les promesses de paix et l’instauration d’un nouveau Proche-Orient, plus de 1 000 Israéliens ont été tués par des attentats et des bombes humaines. Après le désengagement unilatéral de la bande de Gaza en 2005, les roquettes n’ont cessé de tomber sur les villages israéliens.

Le peuple israélien souhaite assurer sa sécurité et ce droit est inaliénable. Il veut avoir la certitude absolue que les erreurs de ces dernières années ne se répéteront pas, surtout avec ces turbulences qui affectent aujourd’hui l’ensemble du Moyen-Orient.

Israel
Les frontières d’avant 1967 ne sont pas défendables

Dore Gold

CAPE

Ce n’est un secret pour personne que le Président de l’Autorité palestinienne envisage d’exercer des pressions sur l’Assemblée générale des Nations Unies pour qu’elle adopte en septembre prochain une résolution qui prédéterminera les résultats de toute négociation sur l’avenir de nos frontières. Récemment, dans une interview qu’il a accordé au New York Times, Mahmoud Abbas a précisé qu’il insistera pour que les Etats membres reconnaissent l’Etat palestinien dans les lignes de 1967, ce qui signifie les frontières israéliennes d’avant la guerre des Six jours.

Malheureusement, même le Président Barack Obama semble avoir été influencé par cette position. Lors de son dernier discours, il a affirmé que » l’avenir des frontières doivent être fondées sur la base des lignes de 1967″. Une position qu’il a tenté de rectifier en ajoutant « avec un échange de territoire par un commun accord. » Mahmoud Abbas a dit à maintes reprises que tout échange de terre avec Israël serait bien minuscule.

Rappelons qu’avant la Guerre des Six jours, les lignes de démarcation en Cisjordanie n’ont que seulement été délimité puisque les armées arabes ont interrompues leur invasion au même moment où l’Etat d’Israël a vu le jour, 19 ans plus tôt. Légalement, elles n’ont formé qu’une ligne d’armistice et non pas une frontière reconnue internationalement. Aucun Etat palestinien n’a jamais existé auparavant et donc on ne pourrait affirmer que ces lignes sont d’avant guerre. La Jordanie a occupé la Cisjordanie après l’invasion arabe, mais sa prétention à la souveraineté n’a pas été reconnue par aucun des membres des Nations Unies excepté le Pakistan et le Royaume Uni. Comme l’a bien dit l’ambassadeur de Jordanie aux Nations Unies avant la guerre, les anciennes lignes d’armistice « n’ont pas fixé les frontières. » Ainsi, l’axe central de la diplomatie israélo-arabe est depuis plus de 30 ans qu’Israël devrait négocier une nouvelle frontière convenue avec ses voisins arabes. Sur ce point, la Résolution 242 du Conseil de sécurité adoptée en novembre 1967 est éloquente. Elle n’a pas exigé qu’Israël se retire complètement des lignes d’avant 1967, sa clause de retrait appelle Israël de se retirer seulement « de territoires » et non de « tous les territoires ». Le ministre britannique des Affaires étrangères de l’époque, George Brown, a souligné : « si la proposition dit « Israël se retirera de territoires qui ont étaient occupés » et non « des », « les » territoires, signifie qu’Israël ne se retirera pas de tous les territoires. »

Avant la guerre des Six jours, Jérusalem a été coupé en deux, et le peuple juif s’est vu refuser l’accès à la vieille ville et ses lieux saints. La population chrétienne de Jérusalem a également été confrontée à des restrictions. Comme l’explique Arthur Goldberg, ambassadeur américain aux Nations Unies, la Résolution 242 ne fait pas obstacle à la réunification israélienne de Jérusalem. En fait, la Résolution 242 est devenue la seule base convenue dans tous les accords israélo-arabes, depuis le traité de paix israélo-égyptien de 1979 aux accords d’Oslo de 1993 entre Israël et les Palestiniens.

Comment les droits juridiques d’Israël aux frontières nouvelles étaient justifiés ? Une bonne explication est celle du juge Stephen Schwebel, qui allait devenir plus tard conseiller au Département d’Etat, et ensuite président de la Cour internationale de Justice à la Haye. Il a précisé le fait qu’Israël a agi dans un exercice légitime de ses droits à l’auto défense. Il n’était pas l’agresseur.

La flexibilité de créer de nouvelles frontières a été préservée pendant des décennies. En effet, les Accords d’Oslo de 1993, signés par Yitzhak Rabin et Yasser Arafat sur la pelouse de la Maison blanche, n’ont pas stipulé que les frontières définitives entre Israël et les Palestiniens seraient les lignes de 1967. Les frontières devraient être l’objet de futures négociations. En avril 2004, la missive américaine soutenue par un consensus bipartite des deux chambres du Congrès, a stipulé qu’Israël ne devait pas se retirer complètement des territoires, mais avait droit aux « frontières défendables. » Les Secrétaires d’Etat américains depuis Henry Kissinger à Warren Christopher ont réitéré la même assurance.

La question est de savoir si Mahmoud Abbas négociera sincèrement avec Israël s’il peut compter d’avance sur la majorité automatique des pays du tiers monde à l’Assemblée générale des Nations Unies et pourra renforcer ses positions sur d’autres points qui sont en litige, comme l’avenir de Jérusalem, la question des réfugiés et les problèmes sécuritaires?

La démarche unilatérale de Mahmoud Abbas aux Nations Unies représente une violation flagrante des accords d’Oslo dans lesquels Israéliens et Palestiniens se sont engagés. L’ancien Premier ministre Itzhak Rabin a été très précis durant ces négociations en préservant les droits des citoyens israéliens à construire leurs foyers dans ces zones disputées, en insistant que les implantations seraient l’un des sujets dans les négociations sur le statut final entre les deux parties.

En se tournant vers les Nations Unies, Mahmoud Abbas souhaite utiliser la communauté internationale pour modifier le statut légal des territoires et a choisi la voie unilatérale aux négociations. Son sort est lié aujourd’hui au Hamas, une organisation extrémiste qui demeure l’antithèse de la paix. Sa fameuse charte de 1988 appelle à la destruction de l’Etat d’Israël et l’Islam comme moyen dans une bataille historique contre le peuple juif. Les dirigeants de ce mouvement ont déclaré publiquement qu’ils ne changeraient pas un seul iota de leur charte et leur orientation djihadiste est celle d’Ossama Ben Laden.

Tous les Premiers ministres israéliens ont souhaité que les négociations servent de moyen pour mettre fin au conflit israélo-arabe et aux revendications palestiniennes. Mahmoud Abbas souhaite surtout l’internationalisation du conflit sur le plan juridique. Il n’est pas prêt manifestement de faire un compromis historique. En allant aux Nations Unies et en s’alignant avec le Hamas, il se soustrait à des choix difficiles, et rend la solution du conflit israélo-arabe beaucoup plus difficile pour les générations futures.

L’intégralité de l’article original a été publié dans le Wall Street Journal du 21 mai 2011

Source : Le CAPE de Jerusalem

http://www.jcpa-lecape.org/ViewNews.aspx?ArticleId=388

Article mis à jour le 27-05-2011

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Les frontières défendables à l’ère des missiles

Dore Gold

CAPE – JCPA

24 janvier 2011

Le fait de pouvoir se doter de « frontières défendables » demeure un facteur important dans notre région.

Yossi Beilin a écrit, ces jours-ci, dans sa tribune régulière d’Israel Hayom, que la formule « frontières défendables » est devenue « anachronique » depuis la publication de la résolution 242 du Conseil de sécurité de l’ONU adoptée en novembre 1967. Il précise que le concept est aujourd’hui ridicule en raison des modifications technologiques intervenues dans les rangs de Tsahal et chez nos ennemis, et il s’interroge sur son efficacité dans « un monde de missiles ». Des experts étrangers notoires ont rejeté cet argument. Selon le général Earl B. Halston, ancien commandant des Marines en Irak et en Afghanistan, « il est impossible d’imaginer qu’Israël revienne un jour aux frontières de 1967 et se retire complètement de la Cisjordanie ; cela priverait le peuple israélien de frontières défendables, vitales pour sa sécurité, et cela en dépit de la nouvelle ère de technologie de pointe ».

Lors d’une réunion tenue à Washington en 2005, le général John Foss, ancien commandant de la 82ème division aéroportée de l’armée américaine a déclaré : « du point de vue d’un soldat, je dois vous dire que les frontières d’avant 1967 ne sont pas défendables à long terme pour Israël, l’Etat juif ne pourrait vivre dans ces frontières ».

Le général Foss et d’autres militaires admettent que les dirigeants politiques exerceront, lors du tracé des frontières, des pressions sur l’état-major, pour obtenir des concessions, mais en réalité cela ne change en rien la conception militaire, selon laquelle les frontières défendables ont une importance cruciale aujourd’hui encore.

On peut toujours se demander quel sens ont des frontières défendables si des missiles et des roquettes peuvent passer au travers. Des généraux américains évoquent souvent le fait que, durant la première guerre du Golfe, déclenchée en 1991, les Etats-Unis ont attaqué l’Irak en lançant des milliers de missiles de croisière et des bombes, mais que Saddam Hussein n’a capitulé devant la coalition dirigée par les Etats-Unis que lorsque les divisions blindées américaines ont conquis le tiers de l’Irak et que la route vers Bagdad a été ouverte. Lors de la deuxième invasion américaine en 2003, la capitulation n’a pas été non plus obtenue par les tirs de missiles.

Dans le contexte israélien, les frontières défendables n’ont jamais été considérées comme un élément qui protégerait hermétiquement Israël de toutes les menaces, mais comme une zone tampon qui empêcherait des forces terrestres ennemies d’exploiter l’infériorité numérique de l’armée israélienne régulière en occupant la zone en question.

En fait, à l’ère de missiles, les frontières défendables peuvent être plus importantes que jamais. Par exemple, dans le passé, 48 heures étaient nécessaires pour réaliser la mobilisation des soldats de réserve. Lors d’une éventuelle attaque de missiles balistiques ou de faible portée, on peut supposer que le recrutement des réservistes prendra plus de temps.

L’armée régulière sera dans l’obligation de se battre plus longtemps en attendant les renforts et l’intégration des réservistes. En outre, l’aviation sera occupée à des missions de repérage et à la destruction des lance-roquettes au delà des frontières ; de ce fait, elle ne sera pas en mesure de fournir un appui aérien dans les premières heures des combats. De ce fait, le déploiement de forces régulières le long des frontières défendables est plus qu’indispensable.

Certains diront que la définition de frontières défendables en Cisjordanie était pertinente jusqu’en 1991, lorsque Israël craignait que le tiers de l’armée irakienne se joigne au front oriental et attaque Israël, comme elle l’avait fait en 1948, en 1967 et en 1973.

Toutefois, nous ne pouvons procéder à une planification stratégique sur la base d’une situation temporaire et ponctuelle. L’Iran entretient des liens étroits avec de nombreux hommes politiques shiites qui contrôlent le nouvel Irak. Dans les documents révélés par Wikileaks, le roi Abdallah d’Arabie Saoudite a accusé le Premier ministre irakien, Nourri al Maliki, d’être un « agent iranien ». Ces documents ont aussi dévoilé que l’Iran verse chaque année 100 à 200 millions de dollars à des hommes politiques irakiens. Certaines analyses estiment, avec prudence, que l’Irak pourra devenir un jour un Etat satellite de l’Iran, aussitôt après que les Etats-Unis auront retiré leurs derniers soldats du pays.

Les frontières défendables sont nécessaires dans des guerres conventionnelles, mais surtout dans le combat incessant contre le terrorisme. Israël est l’un des rares pays au monde, qui lutte contre les islamistes sur les différents champs de bataille, sans pour autant faire face à des milliers de volontaires venus de l’extérieur, comme en Afghanistan, au Yémen, en Irak ou en Somalie.

Israël a également réussi à contrer l’acheminement d’armes en Cisjordanie grâce au fait qu’il contrôle la vallée du Jourdain (depuis le retrait de l’axe de Philadelphie, des grosses quantités d’armes sont introduites quotidiennement dans la bande de Gaza). En 2005, la branche irakienne d’Al Qaïda a réussi à créer un avant-poste dans la ville jordanienne d’Irbid. Actuellement, le Hezbollah est déjà en Irak, si Israël renonce à la vallée du Jourdain et à son droit de se doter de frontières défendables à l’est, la lutte contre le Hamas sera bien différente.

Finalement, ceux qui rejettent la définition de frontières défendables en insistant sur le fait qu’il s’agit d’un concept démodé, croient en général qu’Israël est capable d’utiliser des armes de forte puissance et d’écraser ses ennemis lors d’une éventuelle guerre. Certains affirment même que les frontières n’ont pas d’importance et qu’il est donc possible de se retirer des territoires, car, « le jour où ils oseront tirer une seule roquette, nous rayerons leur village de la carte ».

Ces déclarations sont évidemment immorales et trahissent une ignorance de la réalité de terrain.

Israël devrait trouver le juste équilibre entre la volonté de résoudre les conflits territoriaux avec ses voisins, et le devoir de réduire ses points vulnérables. Celui qui pense que les frontières défendables n’ont plus de place dans la conception réaliste de la défense d’Israël se berce sans doute d’illusions.

Dore Gold

© CAPE – JCPA de Jérusalem

[Texte relayé par Aschkel.info et aimablement signalé par O. Peel.]

Mis en ligne le 25 janvier 2011, par Menahem Macina, sur le site France-Israel.org

Voir aussi:

Les frontières de 1967, l’arme de distraction massive
Shmuel Rosner
Selon Shmuel Rosner, chroniqueur israélien, Barack Obama n’aurait pas dû réactiver le débat israélo-palestinien sur le tracé antérieur à la Guerre des Six Jours.

Slate

31.05.2011

Le 19 mai, le président Barack Obama s’apprêtait à présenter la position américaine vis-à-vis du «printemps arabe». Du moins, c’est ce qu’on pensait. Il allait expliquer le rôle que pouvaient tenir les États-Unis dans la défense de la liberté, la fin des dictatures, le soutien aux manifestants… tout en préservant l’intérêt national, et en gardant un œil sur le prix et la disponibilité du pétrole.

Et c’est ce qu’il a fait. Enfin, presque. Pourtant, son message est passé totalement inaperçu, à cause de quelques mots qui n’avaient que lointainement à voir avec le printemps arabe ou le sujet principal de ce discours attendu.

Ces quelques mots étaient: «basés sur les lignes de 1967, avec des échanges de territoires».

Cela a suffi. Depuis, Obama n’a pas arrêté. Tour à tour surpris (par la réaction), en colère (de la «déformation» de ses propos), se faisant sermonner (j’y reviendrai), obligé de préciser sa position (dans un nouveau discours), se chamaillant (avec le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou), réaffirmant son engagement (il est toujours l’ami d’Israël) et cherchant à apaiser (les nerfs des Juifs américains pro-israéliens inquiets). Bref, le président américain a perdu un temps précieux: le sien, et le nôtre (moins précieux, mais tout de même).
Il y a une semaine auparavant, Benjamin Netanyahou se préparait à un agréable séjour aux États-Unis. La pression d’accepter plus de compromis avec les Palestiniens semblait être retombée, à la suite de l’annonce-surprise d’un gouvernement d’unité palestinien incluant le groupe terroriste Hamas. Tout était en place pour un discours triomphaliste devant les deux chambres du Parlement américain, dans lequel le premier ministre israélien devait présenter, du moins c’est ce qu’avait laissé fuiter son bureau, «de nouvelles idées» pour le processus de paix.

La Jewish Telegraphic Agency avait choisi un gros titre presque comique rétrospectivement: «A la veille de la visite de Netanyahou et de la conférence de l’AIPAC, Obama et Bibi [Netanyahou] semblent sur la même longueur d’onde.»

Sur la même longueur d’onde, mais pas de la même radio! Résultat, ces derniers jours, c’était le retour du cirque habituel: la réaffirmation de l’absence de désaccord entre les deux pays, la résurgence du vieux «ils ne se supportent pas» et le retour de la «défiance mutuelle».

Procrastination
Ces derniers jours, le premier ministre israélien n’a pas arrêté: tour à tour surpris (il est tombé dans un guet-apens), en colère (contre le président américain), se faisant sermonner (sur l’importance du processus de paix), devant se justifier (la position américaine met Israël en danger), obligé de formuler des demandes (qu’Obama revienne aux propositions de George W. Bush) et cherchant à apaiser (pour que la querelle reste mesurée). Bref, le premier ministre israélien a gâché un temps précieux: le sien, et le nôtre (moins précieux, mais tout de même).

Bref rappel historique: la ligne de 1967 est la frontière qui séparait Israël de ses voisins (la Jordanie, l’Égypte et la Syrie) avant, donc, 1967 et la guerre des Six Jours.

Et aujourd’hui, pour la première fois, un président américain dit que ce tracé devrait être le point de départ des négociations de paix entre Israël et les Palestiniens quand ils en viendront à discuter des futures frontières du futur État palestinien. Est-ce un changement politique majeur ou une simple évidence? Les spécialistes débattent de cette question depuis plusieurs jours, mais il semble que le président lui-même ne s’est pas encore décidé, ou qu’il use de la stratégie du déni plausible.

Le 22 mai au matin, dans son discours aux délégués pro-israéliens de l’Aipac (Comité aux affaires publiques israélo-américaines ou «lobby américain pro-israélien»), le président Obama a affirmé:

«Je sais fort bien que la solution de facilité, pour un président qui brigue un second mandat, c’est d’éviter la controverse. Mais comme je l’ai dit au premier ministre Netanyahou, je suis persuadé que la situation actuelle au Proche-Orient ne sera pas résolue par la procrastination.»
Cela semble suggérer que le président américain est prêt à faire œuvre de pionnier pour éviter la «procrastination». Pourtant, dans le même discours, il déclare: «Il n’y avait rien de particulièrement original dans ma proposition; ce cadre des négociations est depuis longtemps la base des discussions entre les parties», suggérant que le barouf des jours précédents aurait été beaucoup de bruit pour rien.

Obama, un président rentre-dedans ou sans idée?
Beaucoup de bruit pour rien? C’est vrai. Barack Obama l’a re-suggéré le 22 mai, en déclarant qu’«Israël n’est pas tenu de négocier avec des Palestiniens qui ne reconnaissent pas son droit à l’existence» (visant ainsi le Hamas, qui a formé avec le Fatah un gouvernement d’unité). Mais pas que pour rien. Il a aussi déclaré: «Malgré les difficultés à entamer des négociations significatives dans les circonstances actuelles, il faut à tout prix essayer.»

Il faudrait savoir: «n’est pas tenu de négocier» ou «il faut à tout prix essayer»? À qui a-t-on affaire? À un président rentre-dedans opérant un virage audacieux, ou à un président sans idée débitant une banalité?

Obama a surpris Netanyahou, en le mettant délibérément dans l’embarras. Et Netanyahou a tenu son rôle en étant… embarrassé. Et, malheureusement, un peu hystérique aussi.

«Bien qu’Israël soit prêt à de généreux compromis pour la paix, il ne peut pas revenir aux lignes de 1967, parce que ces lignes sont indéfendables», a déclaré le premier ministre israélien au président américain, alors même qu’Obama n’a jamais suggéré de revenir au tracé de 1967.

Au lieu de désamorcer le message du président américain, au lieu d’essayer de limiter les dégâts, Netanyahou a jeté de l’huile sur le feu en attribuant à Obama des positions qu’il n’avait pas encore adoptées (pensant peut-être qu’avec ce président-là, ce n’était qu’une question de temps), en lui faisant la leçon sur la pelouse de la Maison-Blanche, ce qui a achevé de l’agacer, et en posant des exigences qui ne peuvent qu’obliger Obama à rappeler à son invité que c’est lui, le dirigeant de la nation la plus puissante. («Le premier ministre israélien attend que le président Obama réaffirme l’engagement américain pris envers Israël en 2004», a tweeté le bureau de Netanyahou.)

Mais en vérité, c’est surtout Obama, le responsable de cette querelle inutile. Sans doute agacé par la demande de Netanyahou de s’adresser au Congrès, sans doute méfiant des véritables intentions de celui-ci, sans doute frustré de son échec à faire avancer le processus de paix, le président Obama a provoqué cette querelle au pire moment possible.

La situation au Proche-Orient est instable (le chef d’État avec lequel on négocie aujourd’hui ne sera peut-être plus là demain), les dirigeants palestiniens refusent de suivre les conseils américains, les dirigeants israéliens sont échaudés par leurs précédents différends avec Obama.

Pourtant, le président américain n’a fourni aucune explication. Pourquoi maintenant? Pourquoi cet effet de surprise? Pourquoi cette urgence? Pourquoi ce changement de langage?

Au niveau de la délicate gestion du processus de paix, Obama ne semble pas avoir appris de ses erreurs. Il y a deux ans, il n’avait que les mots «gel de la colonisation» à la bouche.

L’art d’Obama
Pendant un temps, il a obtenu ce qu’il voulait, mais au final, il n’est parvenu à rien. «La décision du gouvernement Obama d’arrêter d’exiger le gel des colonies a mis fin à des mois d’échanges diplomatiques éreintants. Le gouvernement américain en a conclu qu’en se focalisant sur les colonies, les parties se détournaient des questions-clés», ont rapporté des agences de presse.

Si les événements récents prouvent quelque chose, c’est qu’Obama est toujours aussi doué pour les diversions inutiles.

Au revoir, gel des colonies, bonjour, 1967.

Une fois de plus, les Israéliens se demandent si le président américain est un vrai ami d’Israël, comme il l’affirme; une fois de plus, les Palestiniens ont des exigences irréalistes que ne peuvent satisfaire les États-Unis; une fois de plus, la base des négociations (directes ou indirectes) n’est pas satisfaisante; une fois de plus, un président américain est acclamé par ses alliés européens toujours ravis de voir le premier ministre israélien se faire chahuter.

Nous n’avons pas la paix, nous n’avons pas de chemin menant à la paix, mais, au moins, nous avons un sujet de conversation, grâce au distracteur en chef.

Traduit par Florence Curet

Voir également:

Les frontières de 1967 : un mythe devenu vérité universelle
Jonathan-Simon Sellem
JSSNews
22 décembre 2010

Le monde entier ne parle que de cela : les frontières de 1967. Ces fameuses lignes de démarcation entre israéliens et palestiniens. Plus de 100 pays soint déjà prêt à reconnaitre la création d’un Etat Palestinien Indépendant dans l’enceinte de ces lignes. Mais qui sait vraiment ce qu’elles sont ? Explications…

Dans les faits, le seul problème est que ces frontières n’existent pas et n’ont aucun fondement historique ou juridique. La seule ligne qui n’ait jamais existé a été la ligne de démarcation d’armistice de 1949, sur la base des lignes de cessez-des armées israéliennes et arabes, en attendant un accord sur une paix permanente. L’accord de 1949 indique expressément que ces lignes n’ont pas de signification politique ou juridique et ne portent pas préjudice aux négociations futures sur les frontières.

Le Conseil de Sécurité de l’ONU a déjà voté une résolution, la numéro 242, qui porte sur ces lignes de 1967. L’ONU a reconnu la nécessité de négocier des frontières sûres et reconnues. D’éminents juristes et des délégués des Nations Unies, y compris en provenance du Brésil et de la Jordanie, ont reconnu que ces lignes ne peuvent pas être considérées comme des frontières internationales.

La série d’accords entre l’OLP et Israël (1993-1999) réaffirme la volonté et l’engagement des parties à négocier les frontières définitives. Pendant toutes les phases de la négociation entre Israël et les Palestiniens, il n’y a jamais eu de décision quant à une frontière sur la base des frontières de 1967.

La direction de l’OLP s’est solennellement engagée à ce que toutes les questions sur le statut permanent ne soient résolues que par des négociations entre les parties. En 2003, la « feuille de route » a en outre réitéré la nécessité de le faire pour les négociations sur les frontières définitives.

Avec une intensité continue et croissante, la direction palestinienne est aujourd’hui obsédée par la promotion d’une politique concertée vis-à-vis de la communauté internationale et de l’opinion publique, en exigeant la reconnaissance de ce qu’ils prétendent être les « frontières de 1967″, et l’acceptation d’un État palestinien unilatéralement déclaré à l’intérieur de ces frontières.

En réalité, les dirigeants palestiniens, ainsi que les membres de la communauté internationale, sont bien conscients du fait que ces frontières n’existent pas, pas plus qu’elles n’ont jamais existé. Elles n’ont jamais figurées dans aucun accord international, dans aucun document concernant le conflit israélo-arabe et ces lignes de 67 n’ont aucun fondement.

Il n’existe aucune disposition dans aucun des accords signés entre Israël et les Palestiniens qui exige le retrait israélien sur la « frontière de 1967. » Il n’y a jamais eu d’impératif géographique qui sanctifie les lignes de 1967.

Ce qui suit est un résumé de l’arrière-plan des lignes de 1967 tel que décrit dans la documentation internationale :

Le Conseil de sécurité des Nations Unies définit des lignes de cessez-le-feu. Le terme « lignes de 1967″ fait référence à la ligne à partir de laquelle les forces armées israéliennes ont évolués au début des hostilités lors de la guerre des 6 jours en 4 juin 1967.

Ces lignes ne sont pas fondées sur des faits historiques, géographiques, sur des considérations démographiques, ou sur un accord international.

Le Conseil de sécurité dans ses résolutions insiste sur le caractère temporaire de la ligne d’armistice qui devait être maintenu « pendant la transition vers une paix permanente en Palestine », laissant entendre que la paix permanente impliquerait la négociation permanente des frontières qui seraient différentes des lignes de démarcation d’armistice.

Les références ci-dessus et la résolution 242 ont servi de base aux négociations d’accords entre l’OLP et le gouvernement israélien.  En 1995, les États-Unis ont publiés cette déclaration : « … Les deux parties s’engagent à ne prendre aucune mesure qui changerait le statut de la Judée-Samarie et de la bande de Gaza en attendant le résultat des négociations sur le statut permanent ».

Cet engagement a été réitéré par les parties dans l’article 9 des accords de 1999 à Charm el Cheikh : « Reconnaissant la nécessité de créer un environnement positif pour les négociations, les deux parties s’engagent à ne prendre aucune mesure qui changerait le statut de la Judée-Samarie et la bande de Gaza, conformément à l’accord intérimaire. »

Tout au long de toutes les phases des négociations sur ces différents accords et mémorandums entre Israël et les Palestiniens, et dans les textes de ces documents, il n’y a jamais aucune référence aux frontières de 1967 en tant que possibles frontières entre les deux voisins, il n’y jamais eu aucune référence à un engagement ou obligation d’Israël de se retirer sur les lignes de 1967.

Des indications supplémentaires de la non-existence des « frontières de 1967″ et le rejet de tout acte unilatéral par les Palestiniens est évident d’après les termes de la Feuille de route du Quartet « basée sur l’objectif d’une solution permanente à deux États » daté du 30 avril 2003. Dans ce document, les parties devaient, dans les deuxième et troisième phases de mise en œuvre de la Feuille de route  et après l’élection d’un responsable palestinien, entamer des négociations portant sur la possibilité de créer un organisme indépendant, État palestinien viable, avec dans un premier temps des « frontières provisoires ».

En réalité, en 1967, les palestiniens n’avaient aucune revendication territoriale spécifique faute tout d’abord de disposer de moyens politiques d’expression mais surtout, de volonté de partager la terre avec une population juive. C’est de cette volonté de chasser les juifs de la terre de Palestine que va naître le sentiment national palestinien parfaitement exprimé dans l’article 15 de la charte de l’OLP de 1964 (approuvé en 1968) qui dispose :

Article 15 : La libération de la Palestine est un devoir national afin de refouler l’invasion sioniste et impérialiste du sol de la patrie arabe et dans le but de purifier la Palestine de l’existence sioniste…. La nation arabe se doit de mobiliser tout son potentiel militaire, humain, matériel et spirituel dans le but d’assister activement le peuple arabe palestinien dans la libération de la Palestine ….. »
Depuis, le Fatah n’a jamais voulu supprimer le paragraphe de sa charte.

La référence aux « frontières de 1967″ concerne également Jérusalem annexée par Israël à la suite de la guerre des 6 jours de 1967. Il convient donc de s’interroger sur le point de savoir si les « frontières de 1967″ mentionnées par le Président de l’Autorité Palestinienne concernent la période antérieure ou postérieure à cette guerre, car la notion a une portée différente suivant que l’on se place avant ou après l’annexion. S’il s’agit des frontières de 1967 postérieures à l’annexion, il n’y a aucune difficulté puisque Jérusalem fait partie intégrante du territoire israélien. Si, en revanche, le Président de l’Autorité Palestinienne fait référence aux frontières de 1967 avant l’annexion, le retour à ces frontières exigerait une restitution de la partie orientale de Jérusalem à la Jordanie qui en a été dépossédée à cette époque. Autrement dit, cela reviendrait à restituer la partie orientale de Jérusalem à un État qui a signé la paix avec Israël et qui, de surcroît, refuse de diriger la vie des palestiniens (même au sein de son propre territoire).

Les fameuses frontières de 1967
Alain Legaret

22 avril 2011

Tous ceux qui s’occupent de vouloir fixer des limites à l’Etat d’Israël pour lui coller un état palestinien qui ne sera en rien démocratique comme ils osent le prétendre, utilisent un jour ou l’autre l’expression qui présente l’état palestinien dans « les frontières de 1967 ».

Remarquez que la phrase n’est jamais finie. Les frontières de 1967 oui, mais de quel pays au juste ?

La méthode est malhonnête parce qu’elle laisse entendre q’un état palestinien existait avant 1967 et qu’il a été occupé par Israël, faisant de l’Etat juif une puissance impérialiste et colonialiste d’un état souverain.
Or si les médias malhonnêtes ne précisent pas à quels pays appartiennent ces frontières, on doit dire ici même aux lecteurs la vérité, la seule véritable et vérifiable partout sauf chez les émules des nouveaux nazis, à savoir qu’en 1967, les frontières étaient entre Israël, et ses voisins la Jordanie, l’Egypte, le Liban et la Syrie.
D’Etat palestinien, il n’y en avait point. Mais comme c’est Israël qu’on veut clouer au pilori, tous les moyens sont bons pour le rendre coupable aux yeux des lecteurs.

Ce que l’on appelle couramment aujourd’hui les « territoires palestiniens occupés », ont été curieusement appelés « territoires palestiniens occupés » que depuis qu’Israël les a conquis à l’Egypte et à la Jordanie lors de la guerre des six jours en 1967.

Pourquoi n’étaient-ils pas appelés palestiniens quand ils étaient sous domination égyptienne et jordanienne ?

Pourquoi n’étaient-ils pas considérés occupés ?

Il faut chercher dans le « manuel du petit antisémite déguisé en antisioniste » pour y trouver sa réponse. Et apparemment, ce manuel fait fürher, dans les chancelleries et les rédactions du monde, y compris chez certains qui se présentent comme les « amis » d’Israël pour mieux le trahir.

Aujourd’hui, dans une interview de Mahmoud Abbas , président illégitime des Palestiniens puisque son mandat de président s’est terminé en 2009, que de nouvelles élections n’ont pas eu lieu depuis de peur de les perdre devant le Hamas, mais qui continue d’être reconnu par la communauté internationale tant qu’il peut nuire à Israël, le Figaro pousse encore le bouchon un peu plus loin dans l’accusation d’Israël. Il pose la question suivante : « vous comptez obtenir, en septembre, à l’assemblée générale des Nations Unies, une reconnaissance internationale de l’Etat palestinien, dans SES frontières de 1967 ».

Le Figaro, parle de l’Etat palestinien et de SES FRONTIERES DE 1967, inventant du coup un état qui n’a jamais existé, et présentant de fait Israël comme coupable d’occuper un pays souverain. Alors que les salauds précédents avaient au moins la pudeur de laisser la phrase incomplète, laissant à l’imagination du lecteur-futur-antisémite le soin de voir en Israël un occupant, le Figaro, lui, emporté par son phantasme de culpabiliser l’Etat Juif, fait du révisionniste et transforme l’histoire.

La faute n’est pas tant à faire porter par les seuls journalistes-propagandistes. La responsabilité de donner au public des fausses informations, pour les orienter vers une haine d’Israël revient aussi aux politiques qui côtoient et se font interviewer par ces mêmes organes de presse, leur donnant ainsi une certaine légitimité. Le mensonge devient alors la règle.

Israël est une fois de plus diabolisé, comme on diabolisait les Juifs dans les années 30.

Israel’s Critical Requirements for Defensible Borders

The Foundation for a Secure Peace

While there has been significant public discussion about Palestinian demands in the peace process, there has been little in-depth analysis of Israel’s rights and requirements.

This study is intended to fill that vacuum, presenting a comprehensive assessment of Israel’s critical security requirements, particularly the need for defensible borders that was enshrined in UN Security Council Resolution 242 and endorsed by past U.S. administrations. The study also details the key elements of a demilitarized Palestinian state, as was proposed by Prime Minister Benjamin Netanyahu shortly after taking office in 2009.

The vital importance of Israel’s control over West Bank airspace is also carefully considered, as are the risks to Israel of deploying international forces there.

Historically, every peace accord the State of Israel has reached with its neighbors has been challenged by other Middle Eastern states across the region or by international terrorist organizations. Given that experience, the only peace that will last over time is a peace that Israel can defend.

Top IDF Generals Outline Israel’s Security Needs

In the study, a number of retired IDF generals explain the philosophy behind the concept of defensible borders.

Maj.-Gen. Moshe Ya’alon (ret.), a former IDF chief of staff who currently serves as Israeli minister of defense, has emphasized the importance of a security-first approach to Israeli-Palestinian negotiations – an approach, he said, that is “firmly rooted in Israel’s longstanding commitment to defend itself by itself.”

Israel’s vital security requirements, Ya’alon wrote, include “defensible borders, a demilitarized Palestinian entity, control of a unified airspace within Judea and Samaria, electromagnetic communications frequency security and other guarantees.”

The Importance of the Jordan Valley

Maj.-Gen. (ret.) Uzi Dayan, former IDF deputy chief of staff, has written a detailed analysis of Israel’s security requirements. He focused on the importance of Israel retaining the Jordan Valley, a natural physical barrier that can be defended with relative ease.

“In the eastern theater, there is no substitute for the Jordan Valley; its location and unique topographical features make it the only feasible eastern border for the State of Israel,” Dayan wrote.

It is not only Israel that should be concerned, Dayan noted, but also the Hashemite Kingdom of Jordan. If the IDF evacuates the Jordan Valley, the main effort for the prevention of smuggling will fall on the Jordanian army. Once it is widely known that Israel is no longer present to seal off the West Bank from the east, Dayan said, regional terrorist groups will seek forward positions within Jordan.

The Risks of Foreign Peacekeeping Forces

Israel has a history of bad experiences with international peacekeeping forces. Many top former IDF generals have rejected the option of relying on foreign forces in the Jordan Valley as part of an Israeli-Palestinian agreement.

Maj.-Gen. (ret.) Yaakov Amidror, former national security advisor to Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu, has highlighted Israel’s experiences with unreliable international peacekeepers and explained how foreign forces would constrain Israel’s ability to protect itself without outside help.

“Israel takes great pride in the fact that it has never asked Western soldiers – including American troops – to risk their lives in its defense,” Amidror wrote.

Additional Key Principles

Maj.-Gen. (ret.) Aharon Ze’evi Farkash, former head of IDF intelligence, has articulated the key principles of a demilitarized Palestinian state, which Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu said he supported in his 2009 speech at Bar-Ilan University.

“Israel’s definition of demilitarization is that no security threat develop either within or by way of Palestinian territory,” Farkash wrote.

In addition, Brig.-Gen (ret.) Udi Dekel, former head of the IDF Strategic Planning Division, has focused on the need for Israel to retain control of the territorial airspace and electromagnetic spectrum.

“Israel must guarantee that the Palestinians do not exploit their topographical advantage to block or neutralize Israel’s communication systems, or to gather intelligence on their own behalf or on behalf of hostile states,” Dekel wrote.

Finally, Ambassador Meir Rosenne explains UN Security Council Resolution 242 and Ambassador Dore Gold recounts the history of the U.S. position on the pre-1967 lines, while analyst Dan Diker discusses Israel’s return to security-based diplomacy.

- See more at: http://jcpa.org/requirements-for-defensible-borders/#sthash.XV20WXJY.dpuf

Voir également:

27 Mai 2008
Israël : des frontières défendables pour la paix et la sécurité Par Freddy Eytan, Dore Gold, Yaacov Amidror et Meir Rosenne (*)

On a assez dit et répété qu’Israël, remarquable par son intrépidité et son courage sur les champs de bataille, réputé pour ses performances extraordinaires en matière de haute technologie ou pour la qualité de ses productions artistiques et littéraires, est un piètre communiquant, que son talon d’Achille a pour nom « Information et propagande » alors que les Palestiniens excellent dans l’art de monter en épingle le moindre incident, pour ne pas se réjouir de la parution , sous l’égide du Centre des Affaires Publiques et de l’Etat d’un ouvrage de référence qui expose, documents, cartes, photos et toutes preuves à l’appui, le point de vue israélien sur ce que peuvent être les limites acceptables dans le cadre d’une future négociation de paix entre Israël et les Palestiniens.

Quatre spécialistes de renommée internationale conjuguent leurs talents pour nous offrir une analyse pertinente et indiscutable. Freddy Eytan, politologue, premier ambassadeur d’Israël en république islamique de Mauritanie, Dore Gold, ancien ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, le général de réserve Yaacov Amidror, ancien directeur de l’Institut de la Défense Nationale et chef du Département de recherche des services de renseignements de Tsahal, Meir Rosenne, enfin, ancien ambassadeur d’Israël en France et aux Etats-Unis.
Pour cette équipe de pointe, toute l’attention des négociateurs doit se porter sur la fameuse résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée à l’unanimité le 22 novembre 1967 et sur la notion essentielle, pour l’avenir d’Israël, de « frontières sûres et reconnues », c’est-à-dire défendables. Certes, d’autres considérations entreront en jeu lors de futures discussion de paix : le problème de l’eau ou encore les questions démographiques. Mais nos auteurs considèrent, à raison, que c’est la question des frontières futures qui prime et qu’il faut l’examiner sereinement, d’un point de vue juridique et diplomatique, mais avec fermeté. L’explosion du pouvoir palestinien, la fragilité des régimes « modérés », la menace nucléaire iranienne, l’ombre menaçante d’Al-Qaïda font que « pour suivre une vie normale dans un environnement hostile, Israël devrait se munir d’une infrastructure de sécurité complète. L’Etat hébreu doit pouvoir assurer une profondeur stratégique, défendre ses points vitaux et protéger sa population dans les zones urbaines surpeuplées qui se trouvent le long de la plaine côtière et la région de Jérusalem ». Bref, « seules des frontières défendables et des mesures de sécurité adéquates assureront la stabilité du Proche-Orient et la pérennité du processus de paix »
Jetons un œil sur une carte de la région : la vulnérabilité stratégique d’Israël à partir de la Cisjordanie saute aux yeux. Du nord au sud. Haïfa est à quarante kilomètres de Djenine, la base aérienne de Ramat David à une vingtaine. Nétanya se trouve à 14 kilomètres de Tulkarem, Kfar Saba à 700 mètres de Kalkilia et Tel Aviv comme l’aéroport de Sdé Dov sont à 20 kilomètres des territoires. L’aéroport international Ben Gourion est encore plus proche : 9,5 km ! Il suffirait d’un seul tir de mortier par semaine depuis les collines surplombant l’aéroport pour paralyser complètement le trafic aérien en Israël. Et même si elles sont un peu plus éloignées, les bases aériennes de Tel Nof et de Hazor ne sont pas à l’abri. Bethléem est à 400 mètres de Jérusalem. Enfin, plus au sud, Béer Sheva et la base aérienne de Hatzerim sont à 17 km et la base aérienne de Nevatim à une vingtaine. On frémit à l’examen de ce véritable étranglement d’un territoire dans lequel sont concentrés 70% de la population israélienne et 80% de la capacité industrielle du pays.
On parle souvent de « retour aux frontières de 1967 ». C’est une hérésie. Comme l’a confirmé le général Moshé Bougy Yahalom, le 24 janvier 2006 :
« Dans le contexte actuel, les frontières d’avant 1967 ne sont ni sûres, ni défendables ». Israël est appelé, rappelons-le, dans la version anglaise qui fait autorité, à se retirer « de » territoires. C’est pourquoi, aussi bien le président Lyndon Johnson considérait en son temps qu’un retour au statu quo ante conduirait inévitablement à une nouvelle guerre, que le ministre britannique des Affaires étrangères, George Brown, a confirmé en 1970, que la résolution 242 est formulée de manière à ce que « Israël ne se retirera pas de tous les territoires » et que le 14 avril 2004, le président américain George Bush a confirmé cette vision au Premier ministre israélien Ariel Sharon. Au long des années, cette vision a été cautionnée par de nombreuses personnalités politiques, de Margaret Thatcher à François Mitterrand en passant par Richard Nixon, Ronald Reagan, Gerald Ford, Warren Christopher et Henry Kissinger. Mais cette position a tendance à s’éroder, notamment en Europe. Le 24 octobre 2004, Javier Solana, haut représentant de l’Union Européenne pour la politique étrangère et la sécurité commune a évoqué un retrait d’Israël « de tous les territoires occupés » et Chris Patten, commissaire européen aux relations extérieures se réfère aux frontières de 1967. Or, comme le redit avec force le général Amidror, « D’un point de vue purement technique, dans les frontières d’avant 1967, Israël perdrait sa capacité de défense. Il faut disposer d’une profondeur suffisante pour concentrer les forces de défense, ainsi que d’une distance adéquate pour permettre un temps nécessaire à leur entrée en action avant que les forces de l’ennemi ne parviennent dans l’hinterland stratégique du pays ». C’est à cette conclusion que sont parvenus les chefs d’état-majors armés des Etats-Unis : « D’un point de vue strictement militaire, Israël devra conserver une partie des territoires arabes conquis pour disposer de frontières militairement défendables. En Cisjordanie, Israël doit contrôler les territoires en altitude s’étendant du nord au sud ».
Au lendemain de l’adoption de la résolution 242, le vice-ministre soviétique des Affaires étrangères, Vassili Kouznetsov, reconnaissait : « Il ne fait aucun doute qu’il existe une grande marge d’interprétation donnant à Israël le droit d’établir de nouvelles frontières et de retirer ses forces seulement jusqu’aux endroits qu’il jugera opportun ». Eminent spécialiste de droit international, Eliahou Lauterpacht établit une distinction salutaire entre une modification territoriale illégale réalisée par un agresseur et une modification légale en riposte à une agression.
Des cartes et des documents annexes très précieux comme la missive du président Bush à Ariel Sharon complètent cette étude remarquable. Un travail de référence.

Jean-Pierre Allali

(*) Editions du Jerusalem Center for Public Affairs. 2007. 74 pages grand format.

Voir enfin:

BACKGROUNDER: Camp David 2000
Facts and Final Status Issues
Alex Safian, PhD
Camera
July 1, 2000

Many media accounts have misrepresented the « final status » issues that are now the subject of intensive negotiations at Camp David, often distorting Oslo, UN resolutions, the demographics and history of Jerusalem, and Middle East history in general.

Thus on July 6th Reuters ran a « fact box » which grossly misstated the terms of UN Resolution 242 (passed in the wake of the June 1967 Arab war against Israel), grossly misstated the terms of UN Resolution 194 (passed in the wake of the 1948 Arab war against Israel), and greatly exaggerated the Palestinian population of the city of Jerusalem by confusing the city itself with the Palestinian Authority-designated Jerusalem Governorate, a far wider area encompassing numerous surrounding towns and villages.

In a story on July 11th the New York Times made similar errors concerning Resolution 242, informing readers that « The Palestinians want a settlement based on United Nations Resolution 242, which calls for an end to Israeli occupation of the entire West Bank and Gaza, seized in the 1967 war. » That is not what the resolution says.

• UN Security Council Resolution 242

Context for the resolution: On May 15 of 1967 Egypt’s President Nasser sent columns of tanks and troops – eventually numbering 1000 top line Soviet-built tanks and 100,000 troops – across the Suez Canal and into Sinai where they continued until they reached the Israeli border. The following day Nasser ordered UN peacekeeping troops to leave the border region, where they had been stationed since 1956. The UN peacekeepers complied immediately, whereupon official Egyptian radio announced:

As of today there no longer exists an international emergency force to protect Israel. We shall exercise patience no more. We shall not complain anymore to the UN about Israel. The sole method we shall apply against Israel is total war, which shall result in the termination of Zionist existence.
On May 22 Egypt blockaded Israel’s southern port of Eilat, under international law a casus belli, or act of war. On May 27 Nasser stated « Our basic objective will be the destruction of Israel, » and the following day he stated « We will not accept any … coexistence with Israel. »

After the war, which the Israelis won decisively, the UN Security Council passed Resolution 242, which, after difficult negotiations, was carefully worded to require that Israel withdraw from « territories » rather than « the territories. » This construction, leaving out « the, » was intentional, because it was not envisioned that Israel would withdraw from all the territories, thereby returning to the vulnerable pre-war borders. And any withdrawal would be such as to create « secure and recognized boundaries. »

The British UN Ambassador at the time, Lord Caradon, who introduced the resolution to the Council, has stated that, « It would have been wrong to demand that Israel return to its positions of June 4, 1967, because those positions were undesirable and artificial. »

Our UN Ambassador at the time, former Supreme Court Justice Arthur Goldberg, has stated that, « The notable omissions – which were not accidental – in regard to withdrawal are the words ‘the’ or ‘all’ and the ‘June 5, 1967 lines’ … the resolution speaks of withdrawal from occupied territories without defining the extent of withdrawal. » This would encompass « less than a complete withdrawal of Israeli forces from occupied territory, inasmuch as Israel’s prior frontiers had proved to be notably insecure. »

The reasoning of the United States and its allies at the time was clear: Any resolution which, in the face of the aggressive war launched in 1967 against Israel, required complete Israeli withdrawal, would have been seen as a reward for aggression and an invitation to future aggression. This is assuredly not what the UN voted for, or had in mind, when it passed Resolution 242.

There is one final thing to be said concerning the missing « the. » Some commentators have argued that since the French « version » of 242 does contain the phrase « the territories, » the resolution does in fact require total Israeli withdrawal. This is incorrect — the practice in the UN is that the binding version of any resolution is the one voted upon, which is always in the language of the introducing party. In the case of 242 that party was Great Britain, thus the binding version of 242 is in English. The French translation is irrelevant

Finally, it should also be noted that by withdrawing from Sinai after the peace treaty with Egypt, Israel has already vacated 91 percent of the territories it gained in 1967.

• UN General Assembly Resolution 194

Reuters and other media outlets have uncritically accepted Palestinian claims that Resolution 194 established a Palestinian « right to return to their homes in villages and towns now part of Israel. » No such right was established; instead, in its relevant paragraph, the resolution suggested (not required, since it was passed by the General Assembly rather than the Security Council) that:

refugees wishing to return to their homes and live at peace with their neighbors should be permitted to do so at the earliest practicable date … [R]epatriation, resettlement and economic and social rehabilitation of refugees and payment of compensation [should be facilitated].
Thus the resolution required any returning Palestinian refugees to first accept living at peace with their neighbors in Israel, therefore accepting Israel’s right to exist. Very few of those refugees, even today, seem truly willing to accept this. It should also be noted that (1) the resolution applies equally to Palestinian refugees from Israel, and to the similar number of Jewish refugees from Arab countries who came to Israel after 1948, and (2) that it placed repatriation, resettlement, and payment of compensation on an equal footing.

Finally it should be noted that all the Arab states voted against Resolution 194, precisely because it did not establish a « right of return, » and because it implicitly recognized Israel.

• How many Palestinian refugees?

Many reporters have uncritically accepted Palestinian claims that there are today roughly 4 million Palestinian refugees, and that these people were somehow expelled from Israel. Thus, the usually reliable John McWethy on ABC’s World News Tonight reported that « 3.7 million refugees … were forced out of Israel and are demanding the right to return and be compensated. » Recent research by Israeli scholars such as Efraim Karsh (Fabricating Israeli History: The New Historians) have thoroughly discredited authors such as Benny Morris and Ilan Pappe who had charged Israel with mass expulsion of Palestinians during the 1948-49 Arab-Israeli war. Of course, it should be remembered that the Palestinian refugee problem was caused by this war, and that the war was initiated by the Palestinians themselves and by the five Arab states whose armies invaded Israel the day it declared independence. It should also be remembered that the roughly 550,000 Palestinian refugees were not alone — there were a similar number of Jewish refugees from Arab countries. At great expense and effort the newly born state of Israel settled these Jewish refugees. Unfortunately, the Arab states, many of them flush with oil wealth, made no such effort, often acting to keep the Palestinian refugees in continuing, festering poverty, all the better to use them as a weapon against Israel.

With regard to the Palestinian refugees today, according to the « Report of the Commissioner-General of the United Nations Relief and Works Agency for Palestine Refugees in the Near East – 1 July 1997 – 30 June 1998″ there were 3,521,130 refugees as of June 30, 1998 (Table 1). However, the report (available at http://www.unrwa.org) also states that:

UNRWA registration figures are based on information voluntarily supplied by refugees primarily for the purpose of obtaining access to Agency services, and hence cannot be considered statistically valid demographic data; the number of registered refugees present in the Agency’s area of operations is almost certainly less that the population recorded.
Moreover, not only does the UN admit the figures are of doubtful accuracy, there being obvious reason for families to claim more members and thereby receive more aid, the UN also admits that the total includes 1,463,064 Jordanian citizens, who cannot by any stretch be considered refugees. Indeed, if they are refugees, then the more than 500,000 Jewish refugees from Arab countries who came to Israel after 1948 were nonetheless still refugees even after receiving Israeli citizenship, as are their descendants (since, in these claims, descendants of Palestinian refugees are themselves considered refugees). That is, there would be in Israel today at least 2 million Jewish refugees from Arab countries. Whether or not one accepts that the descendants of refugees are themselves refugees, if the claims of the Palestinian refugees are now being discussed, so should the claims of these Jewish refugees.

• Arabs refused Israel’s 1949 offer to unconditionally admit 100,000 Palestinians

As a goodwill gesture during the Lausanne negotiations in 1949, Israel offered to take back 100,000 Palestinian refugees prior to any discussion of the refugee question. The Arab states, who had refused even to negotiate face-to-face with the Israelis, turned down the offer because it implicitly recognized Israel’s existence.

Despite this, on humanitarian grounds Israel has since the 1950’s allowed more than 50,000 refugees to return to Israel under a family reunification program, and between 1967 and 1993 allowed a further 75,000 to return to the West Bank or Gaza. Since the beginning of the Oslo process Israel has allowed another 90,000 Palestinians to gain residence in PA-controlled territory.

• Israeli compensation to Arabs who lost property; no Arab compensation to Jews

Arabs who lost property in Israel are eligible to file for compensation from Israel’s Custodian of Absentee Property. As of the end of 1993, a total of 14,692 claims had been filed, claims were settled with respect to more than 200,000 dunums of land, more than 10,000,000 NIS (New Israeli Sheckels) had been paid in compensation, and more than 54,000 dunums of replacement land had been given in compensation. Israel has followed this generous policy despite the fact that not a single penny of compensation has ever been paid to any of the more than 500,000 Jewish refugees from Arab countries, who were forced by the Arab governments to abandon their homes, businesses and savings.

• Jerusalem

Many press reports have repeated Palestinian claims that Israel is « ethnically cleansing » Jerusalem of its Arab residents. Some, like Agence France-Presse (AFP), have even used the offensive term « judaisation » (July 5, 2000). Once again the facts are otherwise — since 1967 Jerusalem’s Arab population has grown faster than its Jewish population. For example in the period 1967 – 1996 the city’s Jewish population grew by 113.1 percent, while its Arab population grew by 163.7 percent. Similarly, home construction in the Arab sector also outpaced home construction in the Jewish sector.

rev 11/03/2000
UN Security Council Resolution 242
The Security Council,
Expressing its continuing concern with the grave situation in the Middle East,
Emphasizing the inadmissibility of the acquisition of territory by war and the need to work for a just and lasting peace in which every State in the area can live in security,
Emphasizing further that all Member States in their acceptance of the Charter of the United Nations have undertaken a commitment to act in accordance with Article 2 of the Charter.
1. Affirms that the fulfillment of Charter principles requires the establishment of a just and lasting peace in the Middle East which should include the application of both the following principles:
(i) Withdrawal of Israeli armed forces from territories occupied in the recent conflict;
(ii) Termination of all claims or states of belligerency and respect for and acknowledgement of the sovereignty, territorial integrity and political independence of every State in the area and their right to live in peace within secure and recognized boundaries free from threats or acts of force;
2. Affirms further the necessity:
(a) For guaranteeing freedom of navigation through international waterways in the area;
(b) For achieving a just settlement of the refugee problem;
(c) For guaranteeing the territorial inviolability and political independence of every State in the area, through measures including the establishment of demilitarized zones;
3. Requests the Secretary General to designate a Special Representative to proceed to the Middle East to establish and maintain contacts with the States concerned in order to promote agreement and assist efforts to achieve a peaceful and accepted settlement in accordance with the provisions and principles in this resolution;
4. Requests the Secretary General to report to the Security Council on the progress of the efforts of the Special Representative as soon as possible.

 Voir encore:

On Multi-Lingual Interpretation -UN Security Council Res 242-
Shabtai Rosenne

Israel Law Review, Vol. 6, 1971; reprinted in The Arab-Israeli Conflict, Vol. II: Readings, ed. John Norton Moore (Princeton University Press, 1974)

01 Jan 1971

(Former Permanent Representative of Israel to the United Nations Office at Geneva. Member of the United Nations International Law Commission. The views expressed in this note are personal to the writer.)

Security Council resolution 242 (1967), adopted on November 22, 1967, contains the following phrase:

« Withdrawal of Israeli armed forces from territories occupied in the recent conflict. »
In the other languages used by the Security Council (except Chinese), that phrase is framed as follows:

« Retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés lors du récent conflit. »

« Vyvod izrailskikh voruzhennykh sit s territorii, okkupirovannykh vo vremya n’edavn’ego konflikta. »

« Retiro de las fuerzas armadas israelís de los territorios que ocuparon durante el reciente conflicto. »

That phrase has produced considerable controversy inside Israel, but within that controversy a secondary issue has arisen, of some juridical interest, since some of the protagonists of one point of view or another have purported to see a fundamental difference between one or other of these language versions of this phrase. We have no intention of taking sides in that particular controversy. The aim of this note is more limited, namely, to indicate certain factors relevant to the interpretation of a multi-lingual resolution of an organ of the United Nations.

The above quoted phrase in resolution 242 (1967) is identical with the draft submitted by the United Kingdom on November 16, 1967, in Security Council document S/8247: similarly the French and Russian versions of the resolution are identical with the translations into those languages, prepared by the United Nations Secretariat, of the draft resolution S/8247. On the other hand, there is a not insignificant difference between the Spanish translation of the draft resolution and the official Spanish version of the resolution itself, the draft reading: « Retiro de todas las fuerzas armadas israelís de territorios que occuparon durante el reciente conflicto ».1

Of these four languages, two, the English and the French, had, under the Provisional Rules of Procedure of the Security Council in force in November, 1967, the status of working languages, and the others the status of official languages. The regulatory texts-in this case the Charter of the United Nations and the Provisional Rules of Procedure of the Security Council do nothing to refine the concept of the status of the working languages as compared with the official languages, and the distinction is even more blurred in fact, since on the one hand the procedure of simultaneous interpretation (as distinguished from consecutive interpretation, and translation) is now employed in the meetings of the Security Council, and on the other hand the Secretariat is expeditious in issuing the documents simultaneously in all the languages. By rule 45 of the Provisional Rules of Procedure, verbatim records of the meetings of the Security Council shall be drawn tip in the working languages; but by rule 46: « All resolutions and other important documents shall forthwith be made available in the official languages… ».2 To some extent, it may be assumed for practical purposes that the working languages have a standing roughly equivalent to that of the authentic texts of an international treaty, although the analogy must be treated with considerable caution, bearing in mind that in the law of treaties the status of « authentic text » derives from the agreement of the parties, and is not imposed by mere procedure. That standing itself will when necessary relate back to the language in which the negotiation and drafting took place, there being all the difference in the world between a negotiated language version and one produced mechanically by some translation service, however competent. Here it must also be recalled that the function performed by interpretation, when the object of the exercise is a treaty being interpreted by its parties for the purposes of its own application by them, in the nature of things differs from that of interpretation of a resolution of an international organ, especially when the interpretation is being undertaken not by a party for the purposes of application by it, but fly a State which was not even a member of the organ when the resolution in question was adopted.

A close study of the rules for the interpretation of a multi-lingual treaty embodied in articles 31 to 33 of the Vienna Convention on the Law of Treaties of May 23, 19693 suggests that what the International Law Commission wanted to stress, when it put forward the draft of these rules, was, in case of doubt, the importance of determining the history of the multi-lingual texts concerned in order to establish their interrelationship as a matter of fact, as the point of departure for an operation designed to establish the intention of the parties to the treaty in question. Already in 1964 the Commission indicated that it would not be content to rely oil purely doctrinal studies, and requested the Secretariat to furnish further information regarding the practice of the United Nations in drawing up the texts of multi-lingual instruments.4 The practical considerations which prompted that attitude in relation to the interpretation of a multi-lingual treat) obviously apply with even greater force when what is being interpreted is a resolution which itself exists in a number of language versions, the precise status of which differ.

As stated, the draft of resolution 242 (1967) was submitted by the United Kingdom and naturally the original text is English. It is an historical fact, which nobody has ever attempted to deny, that the negotiations between the members of the Security Council, and with the other interested parties, which preceded the adoption of that resolution, were conducted on the basis of English texts, ultimately consolidated in Security Council document S/8247. Investigations which have since been made establish that at some stage the question was raised whether the translations prepared by the Secretariat (and especially the French translation) were adequate and accurate renderings of that original. This question was answered in the affirmative. The translations were prepared in the usual way by the appropriate language services of the Secretariat. It appears that these translations were checked by the substantive Secretariat officials in the Department of Political and Security Council Affairs of the Secretariat assigned to the Security Council, and later by the members of the Security Council themselves in informal meetings, those checks supplying the necessary political controls over the technical work. There is also some evidence to indicate that contemporary independent checks were made in different Foreign Ministries.5 The upshot was at the time a general understanding that, in the same way that the English and Russian languages can get by without use of the definite (or indefinite) article, the genius of the French and Spanish languages requires use of definite articles to a degree which a non-Latinist may find excessive and misleading, or at least confusing. A suggestion that the translation may have been faulty (although in what respect is not clear) has only been advanced recently: but even so the question is, and will remain, an open one. Many experts in the French language, including academics with no political axe to grind, have advised that the French translation is an accurate and idiomatic rendering of the original English text, and possibly even the only acceptable rendering into French. As an independent scholar of the law has recently written: « the expression ‘des territoires’ in [the French] translation may be viewed merely as an idiomatic rendering into French, not intended to depart … from the English… ».6

This contention is further supported by the proceedings in the Security Council itself. In its composition on the date in question, English was the language used by ten members (Brazil, Canada, China, Denmark, Ethiopia, India, Japan, Nigeria, United Kingdom and the United States); French was used by three members, (Bulgaria, France and Mali); and Russian and Spanish by one each, the USSR and Argentina (it will be noted that all the French-speaking delegations were then favourable to the Arab thesis). Furthermore, of the non-members invited to take part in those meetings – UAR, Israel, Jordan and Syria – all were habitually using the English language both in the meetings of the Security Council and in the private negotiations.

The draft resolution was introduced by the United Kingdom at the 1379th meeting of the Security Council on November 16, 1967. In subsequent meetings there was sporadic mention – without particular stress on linguistic problems of the meaning to be given to the phrase under consideration here. On the question of concordance, the French representative was explicit in stating that the French text was « identical » with the English text.7 The Israel representative intervened at the end of the debate to state that he was communicating to his Government nothing else except the original English text of the draft resolution as presented by the original sponsor on November 16.8 It is known from an outside source that the sponsors resisted all attempts to insert words such as « all » or « the » in the text of this phrase in the English text of the resolution,9 and it will not be overlooked that when that very word « all » erroneously crept into the Spanish translation of the draft, it was subsequently removed.

It is submitted that when resolution 242 is closely examined in the light of the practice and procedure of the Security Council and the Secretariat and of its own legislative history, the supposition of any real or assumed lack of concordance between some of the language versions of the official text of that resolution is not helpful in resolving any interpretation problems which that resolution may present. One reason for this is that in order to remove such lack of concordance, one or other of the language versions would have to be rewritten. But that process would in the nature of things introduce arbitrariness and subjectivities into the matter. For instance, it is said that the indefinite quality of the English and Russian versions – which was a matter of political determinism-ought to be met by the introduction of a word such as « certains » into the French version (and its equivalent in the Spanish). But in such a context, certains would need some equivalent in English, for instance some, a word which does not appear in the English text and which, moreover, it is unlikely that a draftsman with any command of the English language, from either side of the Atlantic, would have willingly or wittingly inserted. If on this score there is any ambiguity in resolution 242 as it stands (which we do not think to be the case), it is rendered neither greater nor less by comparison of the different language versions, but is inherent in the text as adopted, in all its language versions. In this connection it may be observed that categorical assertions that the resolution obliges Israel completely to withdraw all its armed forces from all the occupied territories are not based on preference for one or other of the language versions of the resolution, but on the resolution in its integrity, in each one of its language versions. That was made clear, by the pro-Arab spokesmen, using the English, French and Russian languages, in the Security Council debate in November 1967. However, the real problem of what the resolution means on this cardinal question, or to put it differently, what the Security Council intended, arises whatever the language in which the resolution be read or a given contention expressed.

Curiously enough, there is remarkably little international jurisprudence on the interpretation of multi-lingual resolutions of international organs. In the South-West Africa-Voting Procedure case the International Court of Justice noted that there was a slight difference between the English and French texts of a resolution of the General Assembly, and reached the conclusion, from an examination of the debates in the General Assembly, that the French version seemed to express more precisely the intention of the General Assembly.10 Applying that test to the Security Council resolution under discussion, it would follow that in order to reach viable conclusions as to the intention of the Security Council (assuming that to be the aim of the process of interpretation), all the antecedent discussions in the Security Council (from May, 1967) and in the Fifth Emergency Special Session of the General Assembly, must be taken into account.11 That includes the rejection of all resolutions calling for the complete withdrawal of all Israeli armed forces from all the occupied territories. It also includes the predominant position in fact occupied by the English language in all the formal and informal meetings and negotiations which preceded the adoption of the Security Council’s resolution under consideration here.

It is commonplace to say that interpretation is an art, not an exact science. Likewise, translation is an art, not an exact science. The most the law call do in such circumstances is to indicate in general terms, as we have done here, the nature of the rules governing the process by which this art is applied in a concrete case, the kind of intellectual discipline with which the interpreter must gird himself. In this connection, the wise counsel furnished by the greatest of Jewish jurists to the translator may appropriately be recalled:

Any translator who intends to render a work from one language to another merely by rendering word for word, and slavishly following the order of the chapters and sentences in the original, will come to grief. The product of his labor will be unintelligible and ludicrous. That method is utterly incorrect. The first step is to read the original until the translator is fully at home in it and has complete understanding of what the author has written. Then he should render the contents clearly and idiomatically. However, this can be done only if he grasps syntax by the neck and vigorously shakes it, changing the order of paragraphs and words, substituting many words for one when necessary and vice versa, and altering punctuation until the translation reads clearly, gracefully and meaningfully.12

The critic of the different language versions of the Security Council resolution would do well to keep that in his mind.

1. The change in the Spanish text was probably the result of renewed scrutiny following the intervention of the only Spanish-speaking member of the Security Council at that time, the representative of Argentina. S/PV. 1382 at 78 (Provisional English version).

2. Document S/96/Rev. 4. Following Security Council resolution 263, adopted on January 24, 1969, Russian and Spanish now have the status of working languages consequential amendments being made in the Rules of Procedure in force since then, doc. S/96/Rev. 5.

3. The Law of Treaties: A Guide to the Legislative History of the Vienna Convention, by the present writer (1970). For the draft articles on the law of treaties submitted by the International Law Commission, see Reports of the International Law Commission on the work of the second part of its seventeenth session and on it eighteenth session, in U.N. Official Records of the General Assembly, twenty-first session, supplement No. 9 (A/6309/Rev. 1), Part II, Chapter II. Yearbook of the International Law Commission (1966), vol. II at 173.

4. Report of the International Law Commission on the work of its sixteenth session, footnote 170. Official Records of the General Assembly, nineteenth session, supplement No. 9 (A/5809), Yearbook of the International Law Commission (1964), vol. II at 206. See also the discussion at the 767th meeting of the Commission, Yearbook of the International Law Commission (1964), vol. I at 298. For the memorandum of the Secretariat (in the preparation of which the present writer assisted), see document A/CN.4/187, Yearbook of the International Law Commission (1966), vol. II at 104.

5. Eugene Rostow, « The United Nations and Legal Aspects of the Search for Peace in the Middle East » (1970), Proceedings of the American Society of International Law, 69. In 1967, Dean Rostow occupied a responsible position in the State Department during the administration of President Johnson, and his remarks were made with personal knowledge and authority.

6. Julius Stone, « The ‘November Resolution’ and Middle East Peace: Pitfall of Guidance » in A Collection of Essays in honor of Josef L. Kunz (reprinted from (1970) Toledo Law Review), footnote 7.

7. S/PV.1382 at 58 (Provisional English version). Note also the remark of the representative of France at the 1895th plenary meeting of the General Assembly on November 3, 1970, insisting « in order to avoid reviving an old quarrel » that this part of resolution 242 (1967) must be quoted in exactly the same terms as those that were adopted, the English text in the original English, the French text in the original French version, the Russian text in the original Russian version, and so on. A/PV.1895 at 53 (Provisional English version). This is probably the most authoritative confirmation one could have that the French text was intended to convey exactly the same meaning as the English, and not vice versa.

8. S/PV.1382 at 96 (Provisional English version). Note also on this point Mr. Eban’s Press Conference of March 7, 1971.

9. Arthur Lall, The U.N. and the Middle East Crisis (1968) at 253-4. Ambassador Lall had earlier been Deputy Permanent Representative of India to the United Nations, and although in 1967 he held a teaching post at Columbia University, in the City of New York, he is widely regarded as reflecting the views of the Indian delegation, which at that time was a member of the Security Council.

10. I.C.J. Reports, 1955, 67 at 72.

11. See, for instance, document S/8235, circulating as a Security Council document the text of a draft resolution (which was not adopted) submitted by a group of delegations at the emergency meetings of the General Assembly. That circulation was undertaken at the request of India, made at the 1373rd meeting of the Council on November 9, 1967.

12. Maimonides to Shmuel ibn Tibbon in 1199. Translation from Leo W. Schwarz, Memoirs of My People (1943) at x.

Voir enfin:

#ArabRefuJews 10/12 : première conférence sur les réfugies juifs du monde arabe
A la une, Opinions, Société
Cool Israel
1 Dec 2014

Le 23 Juin 2014, la Knesset a adopté une loi qui désigne le 30 Novembre comme Journée nationale annuelle de commémoration pour les 850 000 réfugiés juifs qui ont été déplacés des pays arabes et d’Iran au 20e siècle. Parmi eux, 300.000 debarquèrent en France.

Les Juifs vivaient en terres arabes depuis des milliers d’années et beaucoup de leurs communautés ont précédé l’avènement de l’Islam. Mais au 20e siècle, avec la montée du nationalisme arabe et le conflit en Palestine, les nouveaux régimes arabes ont commencé une campagne de violations massives des droits de leurs citoyens juifs. Les Etats arabes ont expropriés et dénaturé les propriétés de leurs Juifs indigènes, qui ont été expulsés, arrêtés, torturés et parmi lesquels beaucoup furent assassinés.

Les récits du départ des Juifs des pays arabes diffèrent dans le détail, selon leur pays d’origine et d’une famille à une autre, mais en substance leurs histoires sont similaires.

Le 30 Novembre, l’Etat d’Israël commémore désormais l’expulsion des Juifs des pays arabes.

A l’initiative conjointe de l’Ambassade d’Israël, du Centre Simon Wiesenthal et de l’association Mémoire Sepharade, pour la première fois en France, un événement majeur marquera cette commémoration autour d’une table ronde réunissant les meilleurs experts français sur le sujet et la projection d’un film de témoignages. Le public est convié à la Mairie du XVIIè arrondissement le mercredi 10 décembre à 18h30 précises.

Télécharger l’invitation en PDF

Discours du Président de l’Etat d’Israël, Reuven Rivlin, lors d’une cérémonie à sa résidence marquant lapremière Journée de l’expulsion et de l’exode des Juifs des pays arabes et d’Iran – 30 Novembre 2014

“Nous nous sommes réunis aujourd’hui pour réparer une injustice historique, concernant près d’un million de Juifs, des immigrants en provenance de pays arabes et d’Iran, dont les histoires ont été reléguées aux marges de la narration sioniste. En effet, ceci intervient trop tard, sur une échelle trop petite, et sans impact sur la conscience du public. Cependant, il est important de chercher à corriger, sans que rien de tout cela ne soit sous-estimé. Il en va de la nature de la guérison de la conscience, qui a le pouvoir de dissoudre le résidu, de modifier l’avenir et d’établir une nouvelle conscience, qui illuminera le passé à la lumière de la justice historique. Au fil des ans, les réfugiés des communautés arabes ont estimé que la création de l’Etat elle-même, les avait relégués dans un coin d’ombre. L’établissement de l’Etat lui-même aurait brouillé la trace de leurs récits parmi les pages de l’histoire officielle. Comme si les immigrants en provenance des pays arabes n’avaient pas défilé fièrement le long des routes de « colonne de feu et de fumée » appartenant à l’histoire de notre peuple.

Les Juifs dans les pays arabes sont nés sionistes de Sion. Nul besoin de promouvoir cette idée au sein de leurs communautés ou de les convaincre de l’importance du retour du peuple à sa terre, de la mise en oeuvre d’un Etat ou de la construction du pays. Ils n’osaient pas concevoir le plan «Ouganda», après tout, l’Ouganda était pour eux un exil plutôt qu’un salut. L’amour de Sion était et reste dans leur sang. Ils s’en sont nourris comme du lait de leur mère, des versets de la prière et des histoires de leurs pères.

Bien avant l’annonce de la création de l’Etat mais surtout juste après, les Juifs des pays arabes et d’Iran se sont retrouvés emprisonnés dans leurs propres pays, soumis à des restrictions et au harcèlement, exposés sans protection aucune, à des massacres et au pillage – jusqu’aux émeutes de Tripoli à Eden. Beaucoup ont été expulsés. D’autres n’ont pu faire face au harcèlement et ont été forcés de quitter leur pays, laissant derrière eux toute l’histoire d’une vie, leurs souvenirs, les tombes de leurs parents, une langue, leur culture et leurs biens matériels.

Pendant des années, leurs voix n’ont pas été entendues et leur immense perte n’a pas été exprimée. Les horribles tragédies qui se sont produites à l’égard de notre peuple ont capté toute l’attention. Beaucoup d’immigrants ont été envoyés loin des lieux de pouvoir, pour relever les défis de la périphérie, à Dimona, Beit She’an ou Hatsor Haglilit. Ils étaient tenus de développer des villes à partir de rien, de traiter le sol du désert aride et de gérer, sur une base quotidienne, la protection des frontières de l’Etat d’Israël.

Ce n’était pas la méchanceté qui a conduit à leur exclusion de la direction du jeune Etat, mais cette exclusion a causé de la frustration et une souffrance légitime. Leurs voix ont été mises en sourdine, mais les mots étaient sans cesse sur leurs lèvres, même s’ils étaient exprimés dans un hébreu à fort accent persan ou en arabe, ce qui en Israël, était ressenti comme des langues ennemies et considéré comme une source de honte. Il a fallu du temps, trop longtemps, jusqu’à ce que les récits des immigrants juifs des pays arabes et d’Iran puissent trouver place au sein de la conscience de l’opinion publique israélienne. Et aujourd’hui, nous avons la chance d’entendre leur histoire d’une voix forte, fière et éloquente, de la bouche même de leurs fils et filles.

Cette voix, cette histoire, doit être entendue au sein du système éducatif, dans les médias, dans les arts et dans toutes les institutions officielles du pays, car elle doit aussi se faire entendre sur la scène internationale afin de réparer cette injustice historique et de garantir des réparations financières.

Jusqu’à ce jour, à Téhéran, Khaled, Bagdad, Sana’a et Tripoli, il y a encore des lieux interdits aux Juifs israéliens, même les trésors et autres biens culturels qui y ont été abandonnés ont été vandalisés et pillés, plus d’une fois par les régimes détestables. Aujourd’hui, cette journée de commémoration de l’expulsion et de l’exil des Juifs des pays arabes et d’Iran, est l’occasion de rendre justice à l’histoire. Avec un point de vue rafraîchi et pris en considération, qui n’ignore pas les problèmes du passé. Mais plus que cela, cette journée nous demande de nous souvenir et d’embrasser dans nos cœurs les trésors culturels créés dans ces communautés juives des pays arabes et d’Iran, et d’apprendre à reconnaître le rôle important qu’ils ont joué dans la création de l’avenir commun tissé ici aujourd’hui, tout au long de l’histoire de l’Etat d’Israël “.

Déclaration du Premier ministre Benjamin Netanyahu à l’occasion de la Journée de commémoration de l’expulsion et de l’exode forcé des Juifs des pays arabes et d’Iran – dimanche, 30 Novembre 2014

(Communiqué du conseiller du Premier ministre)

“Aujourd’hui, pour la première fois, nous commémorons l’expulsion de centaines de milliers de Juifs des pays arabes et d’Iran dans les années qui ont suivi  la création de l’Etat d’Israël. Ce n’est pas par hasard que ce jour est marqué au lendemain du 29 Novembre. Les pays arabes, qui n’ont jamais accepté la déclaration des Nations Unies sur la création d’un Etat juif, ont contraint les Juifs vivant sur leurs territoires de quitter leurs maisons en laissant tous leurs biens derrière eux. Dans plusieurs cas, leurs départs étaient accompagnés de pogroms et de violences contre les Juifs. Nous avons agi – et nous continuerons à agir – de telle sorte que ni eux ni leurs revendications ne soient oubliés “.

Dans le film qui suit, Aharon Abudi, raconte l’histoire de son éducation en Irak et l’histoire de sa famille, à travers le pogrom Farhud puis leur expulsion, leur intégration en Israël et toute une vie à reconstruire, à partir de ruines transformées en simple récit :

Ainsi, la communauté juive d’Irak a existé pendant plus de 2.500 ans et fut un centre culturel majeur du judaïsme, là où le Talmud de Babylone a été écrit et compilé. Cette ancienne communauté a été attaquée par le gouvernement irakien dans le sillage de la création d’Israël, elle a été expulsée -provoquant de nombreux morts- après avoir été agressée et leurs biens ou avoirs ayant été confisqué


Hong Kong: La montagne est haute et l’empereur est loin (Think local, blame national: countering Beijing’s strategy, Hong Kong protesters blame not the deviant but the too-obedient local servant)

12 novembre, 2014
 L’ordre public doit à tout prix être maintenu, non seulement à Hong Kong mais aussi partout sur la planète. Xi Jinping
Gouverner par la loi est un pilier fondamental pour la stabilité et la prospérité à long terme de Hongkong, a dit le secrétaire général du Parti communiste, cité par l’agence de presse officielle Chine nouvelle. Le gouvernement central soutient entièrement le chef de l’exécutif et son gouvernement pour gouverner, en particulier pour assurer l’autorité de la loi et l’ordre civil.  Xi Jinping
Vous ne montrez pas tant de nouveautés si vous ne voulez pas faire passer un message fort. Je visite des salons d’armement dans le monde entier et vous ne voyez pas ce genre de choses en libre accès. Cela n’arrive pas. Cela ne se passe pas comme ça normalement. (…) C’est comme si nous avions deux réalités – ou une réalité et un spectre. Le sommet de coopération est le spectre, tandis que le salon de Zhuahi est la réalité concrète et matérielle. William Triplett (ancien premier conseiller du Comité américain des relations internationales du Sénat et expert en sécurité nationale)
He wanted to present himself as someone from the grassroots, not linked to the tycoons… but people have been terribly disappointed. Joseph Cheng (City University of Hong Kong)
He is in daily communication with Beijing. C.Y. is a very obedient cadre. (…) Beijing would … lose face if they were to sack Leung in the near future, [but] it’s a foregone conclusion that C.Y. Leung has to go because he is a very divisive and very unpopular figure. Willy Lam (Chinese University of Hong Kong)
One of his nicknames is « 689 » — a sarcastic reference to the number of votes he obtained from the city’s 1,200-strong election committee, a group of people selected from the largely pro-Beijing elite. And Leung, a former surveyor and real estate consultant, has done little to dispel the prevailing view that he is Beijing’s lackey. A day after being elected as chief executive he paid a visit to the central government liaison office, Beijing’s outpost in the city and he was the first leader to make his inauguration speech in Mandarin — rather than the Cantonese that is spoken by most people in this former British colony. Despite this, Leung was not in fact Beijing’s first choice to become chief executive. The early favorite was Henry Tang, a bumbling former financial secretary best known for his penchant for red wine. But revelations that Tang’s home had an enormous basement which hadn’t been approved for planning permission, dubbed an underground palace, derailed his campaign. However, it was later discovered that Leung’s home in the city’s exclusive Peak neighborhood also had an illegal structure. Leung declared ignorance but it undermined trust in the city’s new leader from the get-go and helped earn him another nickname — « wolf. » The moniker sounds similar in Cantonese to his family name but also suggests a cunning political operator.His approval ratings have plummeted since 2012 and a plush toy wolf made by IKEA sold out across the city earlier this year as Hong Kongers, eager to use it as a tongue-in-cheek symbol of protest, snapped it up. A gigantic, enlarged effigy of Leung’s head, replete with lupine fangs, has also been a distinctive sight on the streets during the protests. For all his colorful nicknames, Harry Harrison, political cartoonist at the South China Morning Post, the city’s main English-language newspaper, says Leung is a difficult character to portray.(…) Those that do usually feature Leung sitting in his office with a picture of malevolent panda — symbolizing China — behind him. The reason, says Harrison, is that Leung is rarely out and about and has little public presence, coming across as aloof.(…) Leung has only appeared in public three times; twice for press conferences and once for a National Day flag-raising ceremony attended by dignitaries. Protest leaders have repeatedly called for him to go and refuse to negotiate with him, preferring a meeting with his number two — Carrie Lam. While Leung says he will not resign, many observers feel his days are numbered, with protesters setting up a makeshift tomb at the protest site. « Beijing would … lose face if they were to sack Leung in the near future, » says Lam at the Chinese University of Hong Kong. But « it’s a foregone conclusion that C.Y. Leung has to go because he is a very divisive and very unpopular figure. CNN
The compiled tweets (…) highlight a unique aspect of this protest compared to others across China. Many protests on the mainland condemn local officials for problems — including land seizures, environmental pollution, corruption, and employment discrimination — that citizens may perceive as stemming from noncompliance with central government policies. In contrast, the pro-democracy protests in Hong Kong erupted in late September in response to a central government edict circumscribing universal suffrage in the 2017 local elections for chief executive. Not surprisingly, some Hong Kongers view Leung not as a local official improperly implementing Beijing’s directives, but as the opposite: Beijing’s obedient servant. For example, one tweet reads, « We don’t care if [the] thief executive steps down, he is just Xi Jinping’s puppet. » Several tweets referenced a CNN article that cast Leung as « Beijing’s lackey. » This sentiment is further reflected in the graffiti depicted below, which shows Xi, dressed in Mao-era attire, guiding Leung (as represented by the wolf, the Cantonese word for which sounds similar to Leung’s name) on a leash toward a crowd of yellow umbrella-wielding protesters. Thus while netizens call for Leung to step down, their opposition may ultimately be directed toward Beijing. (…) Of course, this comparison of sentiment toward the two leaders explores merely one aspect of the overall discussion surrounding the Hong Kong protests, much of which may not have been captured on Twitter. Moreover, the discussion on Twitter may have omitted or amplified certain voices; it is possible that a few key individuals may have disproportionately driven conversation targeting either Xi or Leung. In addition, the findings may reflect strategic calculations on the part of protesters who may have sought to avoid direct confrontation with Beijing by purposefully refraining from directly criticizing Xi. Still, when Hong Kong netizens took to Twitter to share their ideas and mobilize support, they revealed the profound disconnect that separates elements of Hong Kong society from their mainland counterparts. These netizens turned « think national, blame local » on its head by blaming « local » for appeasing « national. » For Beijing, that’s worrisome. Douglas Yeung, Astrid Stuth Cevallos

Et si, avec sa  culture propre, Hong Kong  arrivait à contrer Pékin sur son propre terrain ?

A l’heure où, Forum Apec oblige et à coup de décrets de jours de congé (pour réduire la pollution) et de déclarations apaisantes envers ses voisins, la Chine a mis temporairement en veilleuse son incroyable volonté de puissance …

Tout en lançant, au nez et à la barbe du prétendu chef du Monde libre, son propre projet de coopération économique régionale et un nouvel avion furtif

Et rappelant, au nom du « respect du droit » s’il vous plait, son soutien à son pantin de Hong Kong …

Faut-il, avec la revue américaine Foreign policy, voir dans l’insistance des manifestants de Hong Kong à dialoguer directement avec le pouvoir central  …

La subversion de la stratégie chinoise, jusqu’ici particulièrement efficace, de « pensez national et de blamez local »?

Où, loin de menacer les autorités de Pékin, la dénonciation des dirigeants locaux sert à les conforter au contraire.

Sauf que face à une région ayant sa culture propre et notamment sa langue et sa cuisine mais aussi son siècle et demi d’acculturation britannique (où nombre d’adultes « n’y parlent que difficilement le mandarin à tel point que les Chinois du continent doivent parfois leur parler en anglais ») …

Et comme le montre l’analyse par Foreign policy des twits émis à Hong Kong lors des récentes manifestations …

Le dirigeant local n’y est cette fois pas montré du doigt pour son non-respect de la loi nationale …

Mais au contraire pour sa trop grande obéissance !

Tea Leaf Nation
The Mountains Are High and the Emperor Is Far Away
Who do Hong Kong’s netizens blame for the city’s distress?
Douglas Yeung , Astrid Stuth Cevallos
Foreign policy
November 11, 2014

Shan gao, huangdi yuan — « The mountains are high, and the emperor is far away. »

This traditional Chinese saying alludes to local officials’ tendency to disregard the wishes of central authorities in distant Beijing. Indeed, many Chinese believe that social unrest in China occurs when corrupt or incompetent local officials fail to implement well-intentioned central government directives. Eager to deflect citizens’ complaints away from the regime and toward local officials, Chinese leaders have exploited this perception, adopting a strategy that Cheng Li of the Brookings Institution calls « think national, blame local. »

Does this conventional wisdom hold for the recent Hong Kong protest movement? Since Sept. 22, tens of thousands of protesters have flooded the streets, calling for universal suffrage in the 2017 chief executive election and the resignation of current Hong Kong Chief Executive Chun-ying Leung. According to Hong Kong’s Basic Law, the mini-constitution set in place when sovereignty of the former British colony transferred back to mainland China in 1997, Hong Kong must establish « universal suffrage » by 2017. But on Sept. 4, the central government in Beijing, under Chinese President Xi Jinping’s leadership, issued an edict declaring that candidates must be vetted by a Hong Kong committee stacked with pro-Beijing interests — effectively guaranteeing that pro-democracy candidates would not make the ballot. This move ignited the protests that have now roiled the Asian financial center for over six weeks, though Hong Kong authorities now seem to be making plans to clear out the protesters. A court injunction on Nov. 10 granted police the power to arrest protesters who do not cooperate, and on Nov. 11 Hong Kong’s number two Carrie Lam called on demonstrators to end the sit-in. The pro-Beijing Leung’s staunch support of China’s official position, as well as his alternately heavy-handed and evasive approach to the protesters, has vilified him among many of Hong Kong’s pro-democracy supporters.

Which political leader — the local Leung or more distant Xi — appears to be the foremost target of protesters’ discontent?

Measuring sentiment toward these two leaders in netizens’ Twitter posts can help answer this question. Many Hong Kong protesters have used social media platforms like Facebook and Twitter to organize demonstrations and mobilize international support. Facebook and Twitter are blocked on the mainland, but these sites can be accessed freely in Hong Kong. (Although Hong Kongers also use Weibo, the mainland equivalent of Twitter, Weibo is less useful as a means of analyzing popular sentiment in this case because Weibo posts, especially those about sensitive topics like the Hong Kong protests, are subject to censorship.)

From Sept. 10 to Oct. 8, 38,000 tweets were tagged with the hashtags #UmbrellaRevolution or #OccupyCentral, and sent by users who either claimed to be located in Hong Kong or whose posts were geotagged within Hong Kong. Tweets were separated according to mentions of Xi or Leung (or Leung’s nickname, 689, a reference to the number of votes he received from Hong Kong’s 1,200 member election committee). This resulted in just fewer than 1,000 tweets mentioning either leader, with seven times as many tweets about Leung as about Xi. Tweets were processed using Linguistic Inquiry and Word Count (LIWC), an automated content analysis software designed to link word usage to psychological states.

Nearly five times as many tweets about Leung conveyed negative sentiment as tweets about Xi. However, tweets about Xi were more negative in tone than those about Leung. As a percentage of total tweets about each leader, more tweets about Xi contained words conveying negative emotion (e.g., « angry, » « foolish, » « harm, » « lose, » « protesting, » « stupid, » « resign, » « thief ») than those about Leung. Moreover, compared to tweets about Leung, tweets about Xi on average contained a greater proportion of negative emotion words. In particular, words conveying anger (a subset of negative emotion words that includes swearing and words like « hate, » « liar, » and « suck ») were more prevalent in tweets about Xi than in tweets about Leung. (Note: A few hundred of these tweets were written in Chinese. When analyzed, the results appeared similar to those for tweets in English. Because LIWC was not designed to process Cantonese grammar and vocabulary, this analysis focuses on the English-language tweets.)
Hong Kong Twitter users discussing the protests may also have felt more distressed when writing about Leung and more disconnected when writing about Xi. Psychological research has found that use of first-person singular pronouns (e.g., « I, » « my ») is related to self-reflection, while use of third-person pronouns (e.g., « he, » « she, » « they ») suggests that those being referred to are somehow separate or different from oneself and one’s group — that is, they are seen as « others. » As shown above, tweets about Leung used higher rates of first-person singular pronouns than tweets about Xi. Along the same lines, tweets about Xi contained proportionally more third-person pronouns than tweets about Leung.

It is intuitive that Hong Kongers would feel more detached when writing about Xi and more personally affected when writing about Leung, who is both geographically and culturally closer to the protesters. Yet while negative opinion towards Xi may be more strongly felt, the disparity in number of posts about each leader suggests that disapproval of Leung is more widespread than disapproval of Xi. The « othering » of Xi in these tweets parallels a tendency among Hong Kongers to identify less as « Chinese » and more with their city.

The compiled tweets also highlight a unique aspect of this protest compared to others across China. Many protests on the mainland condemn local officials for problems — including land seizures, environmental pollution, corruption, and employment discrimination — that citizens may perceive as stemming from noncompliance with central government policies. In contrast, the pro-democracy protests in Hong Kong erupted in late September in response to a central government edict circumscribing universal suffrage in the 2017 local elections for chief executive.

Not surprisingly, some Hong Kongers view Leung not as a local official improperly implementing Beijing’s directives, but as the opposite: Beijing’s obedient servant. For example, one tweet reads, « We don’t care if [the] thief executive steps down, he is just Xi Jinping’s puppet. » Several tweets referenced a CNN article that cast Leung as « Beijing’s lackey. » This sentiment is further reflected in the graffiti depicted below, which shows Xi, dressed in Mao-era attire, guiding Leung (as represented by the wolf, the Cantonese word for which sounds similar to Leung’s name) on a leash toward a crowd of yellow umbrella-wielding protesters. Thus while netizens call for Leung to step down, their opposition may ultimately be directed toward Beijing.

Of course, this comparison of sentiment toward the two leaders explores merely one aspect of the overall discussion surrounding the Hong Kong protests, much of which may not have been captured on Twitter. Moreover, the discussion on Twitter may have omitted or amplified certain voices; it is possible that a few key individuals may have disproportionately driven conversation targeting either Xi or Leung. In addition, the findings may reflect strategic calculations on the part of protesters who may have sought to avoid direct confrontation with Beijing by purposefully refraining from directly criticizing Xi.

Still, when Hong Kong netizens took to Twitter to share their ideas and mobilize support, they revealed the profound disconnect that separates elements of Hong Kong society from their mainland counterparts. These netizens turned « think national, blame local » on its head by blaming « local » for appeasing « national. » For Beijing, that’s worrisome.

 Voir aussi:

C.Y. Leung: Hong Kong’s unloved leader
Katie Hunt
CNN
October 3, 2014

Hong Kong (CNN) — Cunning wolf? Working class hero? Or bland Beijing loyalist?

C.Y. Leung, the Hong Kong leader whose resignation has become a rallying cry for the protesters that have filled the city’s streets this week, was a relative unknown before he took the top job in 2012.

As the son of a policeman who has used the same briefcase since his student days, his supporters said he would improve the lot of ordinary people in a city that has one of the world’s widest wealth gaps.

« He wanted to present himself as someone from the grassroots, not linked to the tycoons… but people have been terribly disappointed, » says Joseph Cheng, a professor of political science at City University of Hong Kong.

Beijing lackey?

One of his nicknames is « 689 » — a sarcastic reference to the number of votes he obtained from the city’s 1,200-strong election committee, a group of people selected from the largely pro-Beijing elite.

And Leung, a former surveyor and real estate consultant, has done little to dispel the prevailing view that he is Beijing’s lackey.

A day after being elected as chief executive he paid a visit to the central government liaison office, Beijing’s outpost in the city and he was the first leader to make his inauguration speech in Mandarin — rather than the Cantonese that is spoken by most people in this former British colony.

« He is in daily communication with Beijing, » says Willy Lam, an adjunct professor at the Chinese University of Hong Kong. « C.Y. is a very obedient cadre. »

Despite this, Leung was not in fact Beijing’s first choice to become chief executive. The early favorite was Henry Tang, a bumbling former financial secretary best known for his penchant for red wine.

But revelations that Tang’s home had an enormous basement which hadn’t been approved for planning permission, dubbed an underground palace, derailed his campaign.

However, it was later discovered that Leung’s home in the city’s exclusive Peak neighborhood also had an illegal structure.

Leung declared ignorance but it undermined trust in the city’s new leader from the get-go and helped earn him another nickname — « wolf. »

The moniker sounds similar in Cantonese to his family name but also suggests a cunning political operator.

His approval ratings have plummeted since 2012 and a plush toy wolf made by IKEA sold out across the city earlier this year as Hong Kongers, eager to use it as a tongue-in-cheek symbol of protest, snapped it up.

Villain?

For all his colorful nicknames, Harry Harrison, political cartoonist at the South China Morning Post, the city’s main English-language newspaper, says Leung is a difficult character to portray.

« C.Y., despite his pantomime villain appearance, hasn’t really turned out to be all that cartoonable, » he told CNN. « I’ve hardly featured him in any cartoons for months now. »

Those that do usually feature Leung sitting in his office with a picture of malevolent panda — symbolizing China — behind him.

The reason, says Harrison, is that Leung is rarely out and about and has little public presence, coming across as aloof.

His unease with ordinary members of the public has been on display this week.

Leung has only appeared in public three times; twice for press conferences and once for a National Day flag-raising ceremony attended by dignitaries.

Protest leaders have repeatedly called for him to go and refuse to negotiate with him, preferring a meeting with his number two — Carrie Lam.

While Leung says he will not resign, many observers feel his days are numbered, with protesters setting up a makeshift tomb at the protest site.

« Beijing would … lose face if they were to sack Leung in the near future, » says Lam at the Chinese University of Hong Kong.

But « it’s a foregone conclusion that C.Y. Leung has to go because he is a very divisive and very unpopular figure. »

Voir également:

Pékin gonfle les muscles en arrière-plan du Sommet de coopération économique
Joshua Philipp

Epoch Times
11.11.2014

10 novembre 2014: le président américain Barack Obama écoute le Premier ministre australien Tony Abbott lors d’une rencontre bilatérale à Pékin. (AP Photo/Pablo Martinez Monsivais)

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10 novembre 2014: le président américain Barack Obama écoute le Premier ministre australien Tony Abbott lors d’une rencontre bilatérale à Pékin. (AP Photo/Pablo Martinez Monsivais)

Analyse de l’actualité

Robert Gates, ancien Secrétaire américain à la défense de l’administration Obama,pourrait très certainement analyser pour le Président ce qui est en train de se passer cette semaine à Pékin, tandis que les représentants des armées du monde se sont rassemblés dans la ville méridionale de Zhuhai.

M. Gates avait rencontré les dirigeants militaires en Chine en janvier 2010 pour ce qu’il pensait être un dialogue amical et nécessaire. Près de 6 mois avant son voyage, il avait minimisé la menace de l’avion furtif J-20, en déclarant que la Chine ne le mettrait pas en service avant 2020.

Alors que Robert Gates se trouvait en Chine en 2010, le régime chinois avait procédé au premier vol d’essai du J-20.

La communauté de la défense internationale avait reçu ce geste comme un message à l’agressivité clairement marquée.

Le régime chinois semble vouloir reproduire le même jeu. Alors que l’attention du public et des médias du monde est tournée vers le sommet de Coopération économique de la région Asie Pacifique (CEAP) qui s’est tenu cette année à Pékin, le régime chinois a également organisé son salon aéronautique de Zhuhai qui a attiré tous les dirigeants d’armée et les patrons de la sécurité du monde entier.

Les médias officiels chinois répètent tous la même chanson: ce sommet de Coopération économique représente une étape importante et souligne le plus grand rôle joué par la Chine dans la politique mondiale. De Xinhua au Quotidien du Peuple en passant par le Global Times, le régime chinois est présenté comme un État puissant et pacifique prêt à étendre son influence. Les États-Unis, quant à eux, sont décrits comme un pays trouble-fête essayant d’empêcher la Chine d’atteindre ses objectifs légitimes.

Le régime chinois utilise donc le sommet de la CEAP pour présenter une image de paix mondiale et de prospérité tout en envoyant plus clairement que jamais un message d’agression et de puissance militaire à travers l’édition 2014 du salon aéronautique de Zhuhai.

«Vous ne montrez pas tant de nouveautés si vous ne voulez pas faire passer un message fort,» a commenté lors d’un entretien par téléphone William Triplett, ancien premier conseiller du Comité américain des relations internationales du Sénat et expert en sécurité nationale.

À Zhuhai, le régime chinois semble ne rien vouloir garder pour lui. Il a dévoilé plus d’une douzaine de systèmes d’armes à la pointe de la technologie qui pourraient défier la domination militaire américaine, y compris des armes que les spécialistes de la défense pensaient que la Chine était loin de pouvoir développer.

Parmi ces nouvelles armes se trouvent un missile supersonique anti-navire, des obus d’artillerie guidés par GPS, de nouveaux lasers tactiques, une nouvelle version d’exportation de son avion furtif et ses avions cargo qui pourraient aider le régime à étendre sa portée militaire.

«Je visite des salons d’armement dans le monde entier et vous ne voyez pas ce genre de choses en libre accès», s’est étonné M. Triplett. «Cela n’arrive pas. Cela ne se passe pas comme ça normalement.»

Selon M. Triplett, dans la même perspective que le vol d’essai du J-20 pendant sa visite en Chine en 2010, la présentation de tous ces nouveaux systèmes d’armes pendant que les dirigeants du monde se trouvent au sommet de la CEAP à Pékin envoie un message très clair.

«C’est comme si nous avions deux réalités – ou une réalité et un spectre», a analysé M. Triplett. Le sommet de coopération est le spectre, tandis que le salon de Zhuahi est la réalité concrète et matérielle.»

Comment interpréter Zhuhai

Pour démêler la réalité de la vitrine superficielle, il faudra que les États-Unis souhaitent comprendre le message adressé par le salon de Zhuhai.

Selon Richard Fisher Junior, membre éminent du Centre international de stratégie et d’évaluation, interpréter un événement comme Zhuhai a un certain prix pour le gouvernement américain.

Le Navy Times a révélé il y a quelques jours qu’un éminent dirigeant des renseignements de la Marine américaine avait été démis de ses fonctions pour avoir averti les dirigeants américains d’une menace militaire provenant de Chine. Le Capitaine James Fanell était directeur des opérations de renseignement et d’information de la Flotte américaine dans le Pacifique.

«En résumé, il a été averti que dire la vérité est une erreur», a expliqué M. Fisher, avant d’ajouter que le timing de cette décision a été perçue dans l’armée comme un signe que les pressions exercées par la Chine peuvent atteindre l’armée américaine.

«James Fanell est un analyste très respecté», a poursuivi M. Fisher. «La façon dont il est traité représente les risques auxquels sont exposés tous les Américains portant la responsabilité de dire la vérité au sujet de la Chine. Beaucoup d’entre nous avons souffert professionnellement parce que nous avons dit la vérité au sujet de la Chine.»

Dans l’ensemble, le régime chinois a donc présenté deux visages au cours du sommet de Coopération économique de la région Asie Pacifique qui vient de se dérouler à Pékin – un visage tourné vers le public et l’autre vers la communauté mondiale de la défense.

«Ces événements ne sont pas dus au hasard», a conclu M. Fisher. «Le régime chinois est très habile pour combiner plusieurs messages pour des audiences multiples. Cela est une pratique usitée dans l’histoire de la guerre psychologique.»

Version originale: While World Watches APEC, China Sends a Message

La montagne est haute et l’empereur est loin : introduction au Guangdong
Benoit Geffroy

Cette phrase est la traduction d’une maxime chinoise exprimant ce qu’on pourrait appeler « le paradoxe chinois » – ou au moins « un » paradoxe chinois. Pour dire les choses de manières douces, l’Etat chinois a une longue tradition autoritaire et centralisatrice. Il a toujours cherché à imposer son ordre jusque dans les marches les plus reculées de l’empire. Malgré tout, l’immensité du territoire a permis aux communautés locales de conserver une certaine autonomie. Ce proverbe signifie donc que malgré ses velléités dirigistes, la cour n’a pas toujours le bras assez long pour imposer sa loi sur l’ensemble du territoire. Ne prenez toutefois pas ces mots au pied de la lettre : il ne s’agit pas tant d’échapper à la loi que d’instaurer un équilibre tacite entre les directives nationales et les réalités locales.

Ces considérations sont particulièrement vraies en ce qui concerne le Guangdong. Le Guangdong est la province dans laquelle se trouve Guangzhou, plus connue à l’Ouest sous le nom de Canton. Pour ne pas trop vous dépayser, j’appellerai par la suite la province « cantonais ». De par son statue de Région Administrative Spéciale, Hong Kong n’appartient pas au cantonais. Elle se situe néanmoins sur ses côtes. Le nom de Shenzhen est peut-être familier à certains d’entre vous ; cette ville se situe aussi dans le cantonais. Elle est d’ailleurs collée au territoire hong-kongais.

Bien que d’un point de vue administratif Hong Kong n’appartienne pas au cantonais, elle en est en fait très proche, et ce pour des raisons culturelles. Pour oser une rapprochement hasardeux, on pourrait comparer le cantonais à la Bretagne. Les deux régions possèdent chacune une culture propre, à commencer par la langue et la cuisine. Elles ont enduré une phase de « colonisation » par la « métropole », qui leur a imposé sa langue et son identité nationale. J’arrête ici les frais en même temps que les déclarations discutables, mais l’idée est là.

Au premier rang des particularités de la province se trouve la langue. Je zappe la conférence sur les grandes familles de dialecte chinois, retenez juste que la langue cantonaise est plus éloignée du mandarin, la lingua franca imposée par les communistes, que le français ne l’est de l’espagnol. Parmi les autres différences, on peut noter la cuisine (mais chaque province chinoise a ses spécialités) ou l’architecture (je parle de l’architecture traditionnelle : à Canton comme dans les autres villes chinoises l’immeuble a gagné par K.O.).
La dichotomie qui sépare traditionellement le Nord et le Sud de la Chine joue aussi à plein. Ce sont les clans guerriers du Nord, habitués à un environnement rude, proches des nomades de la steppe mongole, qui ont fait l’unité de la Chine. Les peuples de Chine du Sud, commerçants dans l’âme, à la culture plus raffinée, admettent mal la tutelle du gouvernement central. Ce n’est pas un hasard si toutes les capitales dynastiques de la Chine se sont toujours trouvées dans la moitié nord du pays (à l’exception de celles des Song du Sud, chassés du Nord par les Jurchens puis par les Mongols).

Le cantonais étant la province cotière chinoise la plus méridionale, c’est naturellement là que les navigateurs européens débarquèrent au XVIème siècle. Ils furent accueillis par des commerçants plus qu’enclin au négoce, ce qui ne fit qu’accentuer l’ouverture au monde extérieur de la province. Au XIXème siècle, les Cantonais furent ainsi le fer de lance de l’immigration chinoise aux Etats-Unis. C’est aussi dans cette province qu’est né Sun Yat-Sen, l’homme qui abolit l’empire et proclama la république au début du siècle dernier. Autant de faits qui renforcent la réputation frondeuse de la région.

Retenez donc que le cantonais est une province à part en Chine, et ce par bien des aspects. Certains vont même jusqu’à affirmer qu’en cas de démocratisation de la Chine, un mouvement indépendantiste pourrait apparaître. Sans en arriver jusque là, il est indéniable que le Chinois cantonais n’est pas un Chinois comme les autres. Ces particularités ont été quelque peu nivellées par le régime central de Pékin. Les communistes ayant notamment imposer le mandarin à l’école, tous les Cantonais parlent aujourd’hui la langue commune. Ce qui ne les empêche pas de continuer à communiquer entre eux en cantonais.

C’est beaucoup moins vrai pour Hong Kong, qui n’est soumise aux oukases de Pékin que depuis dix ans : la majorité des adultes n’y parlent que difficilement le mandarin (à tel point que les Chinois du continent doivent parfois leur parler en anglais). Cependant il est difficile de tracer le contour de l’identité cantonaise des Hong Kongais, tant ceux-ci ont le regard tourné vers l’Occident.

Voir enfin:

Think National, Blame Local: Central-Provincial Dynamics in the Hu Era
Cheng Li
Leadership Monitor, No. 17
2007

The alarming statistics on public protests recently released by the Chinese authorities have led some analysts to conclude that the Chinese regime is sitting atop a volcano of mass social unrest. But these statistics can also reaffirm the foresight and wisdom of Hu Jintao, especially his recent policy initiatives that place emphasis on social justice rather than GDP growth. The occurrence of these mass protests could actually consolidate, rather than weaken, Hu’s power in the Chinese political establishment. Although Hu’s populist policy shift seems to be timely and necessary, it may lead to a situation in which the public demand for government accountability undermines the stability of the country. Under this circumstance, Hu’s strategy is to localize the social unrests and blame local leaders. This strategy is particularly evident in the case of Guangdong, which recently experienced some major public protests. An analysis of the formation of the current Chinese provincial leadership, including the backgrounds of 616 senior provincial leaders in the country, reveals both the validity and limitations of this strategy.

The ever-growing number of social protests in China has attracted a great deal of attention from those who study Chinese politics.1 Any comprehensive assessment of the political and socioeconomic conditions in present-day China has usually—and rightly so—cited Chinese official statistics on “mass incidents.” The annual number of these mass incidents in the People’s Republic of China (PRC), including protests, riots and group petitioning, rose from 58,000 in 2003 to 74,000 in 2004, and to 87,000 in 2005— almost 240 incidents per day!
These protests were often sparked by local official misdeeds such as uncompensated land seizures, poor response to industrial accidents, arbitrary taxes, and failure to pay wages. The frequency and number of deaths caused by coal mine accidents in the country, for example, were shamefully astonishing. Despite the recent shutdown of a large number of mines by the central government, in 2005 China’s coal-mining industry still suffered 3,341 accidents, which resulted in 5,986 deaths.2 Not surprisingly, these alarming statistics have led some China analysts to conclude that the current Chinese regime is sitting atop a volcano of mass social unrest.3
The issue here is not whether the Chinese government has been beset by mass disturbances and public grievances; it has, of course. The real question is whether thenew administration under the leadership of President Hu Jintao and Premier Wen Jiabao will be able to prevent the country from spinning out of control. Two unusual phenomena have occurred since Hu and Wen assumed the top leadership posts in the spring of 2003. These two developments are extraordinarily important, but have been largely overlooked by overseas China analysts.
The Crisis Mode and the Need for a Policy Shift
The first development relates to the release of these statistics and the resulting crisis mode (weiji yishi). Hu and Wen intend to show both the Chinese public and the political establishment that there exists an urgent need for a major policy shift. It is crucial to note that all of these incidents and statistics made headlines in the Chinese official media during the past two or three years. Issues of governmental accountability, economic equality, and social justice have recently dominated political and intellectual discourse in the country. This was inconceivable only a few years ago when some of these statistics would have been classified as “state secrets.”
In direct contrast to his predecessor, Jiang Zemin, who was more interested in demonstrating achievements than admitting problems, Hu Jintao is willing to address challenging topics. More importantly, Hu has already changed China’s course of development in three significant ways: from obsession with GDP growth to greater concern about social justice; from the single-minded emphasis on coastal development to a more balanced regional development strategy;4 and from a policy in favor of entrepreneurs and other elites to a populist approach that protects the interests of farmers, migrant workers, the urban unemployed, and other vulnerable social groups.

These policy shifts are not just lip service. They have already brought about some important progress. For example, one can reasonably argue that Hu and Wen, more than any other leaders in contemporary China, are implementing the so-called western development strategy (xibu kaifa zhanlue) effectively. During the past five years, 60 major construction projects have been undertaken in the western region with a total investment of 850 billion yuan (US$105.7 billion).5 Additionally, a new industrial renovation project in Chongqing will have a fixed asset investment of 350 billion yuan (US$43.5 billion) in the next five years.6 Meanwhile, the so-called “northeastern rejuvenation” (dongbei zhenxin) and the “take-off of the central provinces” (zhongyuan jueqi), with direct input from Premier Wen, have also made impressive strides.7
During the past few years, Hu and Wen have taken many popular actions: reducing the tax burden on farmers, abolishing discriminatory regulations against migrants, ordering business firms and local governments to pay their debts to migrant workers, restricting land lease for commercial and industrial uses, shaking hands with AIDS patients, visiting the families of coal mine explosion victims, and launching a nationwide donation campaign to help those in need.8 These policy changes and public gestures by Hu and Wen suggest that current top Chinese leaders are not only aware of the tensions and problems confronting the country, but also are willing to respond to them in a timely, and sometimes proactive, fashion.
To a certain extent, the large number of social protests occurring in China today reaffirms the foresight and wisdom of the new leadership, especially its sound policy shift. In an interesting way, the occurrence of these mass protects could actually consolidate, rather than undermine, Hu and Wen’s power in the Chinese political establishment. This, of course, does not mean that the Hu-Wen leadership is interested in enhancing social tensions in the country. On the contrary, their basic strategy is to promote a “harmonious society.” In their judgment, the Chinese public awareness of the frequency of mass unrest and the potential for a national crisis actually highlights the pressing need for social stability in this rapidly changing country.
Localization of Social Protests and the Blame Game
The second interesting new phenomenon in the Hu era is that a majority, if not all, of these mass protests were made against local officials, government agencies, or business firms rather than the central government. During the past few years, there has been an absence of unified nationwide protests against the central authorities.9 This does not mean that the country has been immune from major crises on a national scale. In the spring of 2003, for example, China experienced a severe acute respiratory syndrome (SARS) epidemic, a devastating health crisis that paralyzed the urban life and economic state of the country for several months. The regime survived this “China’s Chernobyl” largely because new top leaders like Hu, Wen, and Vice Premier Wu Yi effectively took charge and confronted the challenge.
It is not a coincidence that protesters often state that their petitions are very much in line with Hu and Wen’s appeal for social justice and governmental accountability. The Chinese public, including public intellectuals, believe that the new national leadership has made an important policy shift to improve the lives of weaker social groups.10 In the eyes of the public, mass protests against local officials are well justified because these local officials refused to implement policy changes made in Zhongnanhai. In Heilongjiang’s Jixi City, for example, the municipal government delayed payment to a construction company for years; consequently, migrant workers employed by the company did not receive their wages. When Premier Wen learned of the situation in Jixi, he requested that the municipal government solve the problem immediately. However, the local officials sent a false report to the State Council, claiming the issue was resolved even though migrant workers remained unpaid. Only after both the Jixi protests and Wen’s request were widely reported by the Chinese media did the municipal government begin to pay migrant workers.11 A recent article published in China Youth Daily used the term “policies decided at Zhongnanhai not making it out of Zhongnanhai” to characterize this prevalent phenomenon of local resistance to the directives of the central government.12
In recent years, the Chinese public, especially vulnerable social groups, seem to hold the assumption that the “bad local officials” often refuse to carry out the right policies of the “good national leaders.” Apparently due to this assumption, mass protests often occur shortly after top leaders visit a region; protesters frequently demand the implementation of the socioeconomic policies initiated by the central government.13 To a great extent, the increasing number of protests in China today can be seen as a result of the growing public consciousness about protecting the rights and interests of vulnerable social groups. Additionally, a multitude of Chinese lawyers who devote their careers to protecting the interests of such groups have recently emerged in the country. They have earned themselves a new Chinese name, “the lawyers of human rights protection” (weiquan lushi).14
Chinese journalists have also become increasingly bold in revealing various economic, sociopolitical, and environmental problems in the country. To a certain extent, the Chinese central authorities encourage the official media to serve as a watchdog over various lower levels of governments. For over a decade, local officials have been anxious when reporters from China’s leading investigative television news programs such as Focus (Jiaodian fangtan) visited their localities. Many local leaders were fired because the media revealed either serious problems in their jurisdiction or outrageous wrongdoings by the officials themselves.
The Hu-Wen leadership’s appeal for transparency of information has provided an opportunity for liberal Chinese journalists to search for real progress in media freedom throughout the country. The Chinese regime under Hu Jintao is apparently not ready to lift the ban on freedom of the press just yet. In recent years, several editors of newspapers and magazines have been fired, their media outlets banned, and several journalists have been jailed.15 But at the same time, some Chinese scholars and journalists such as Jiao Guobiao, a journalism professor at Beijing University, and Li Datong, an editor of China Youth Daily, continue to voice their dissent, and have even sued the top officials of the Propaganda Department of the CCP Central Committee.16
An interesting recent phenomenon in the Chinese media is that some media outlets based in one city or province are often inclined to report the problems and misconducts of leaders in other cities or provinces. Some local officials have banned the media’s negative coverage of their own jurisdiction. But meanwhile, they have actually encouraged the practice of “cross-region media supervision” (meiti yidi jiandu). It isin their interest to have their potential rivals in other regions being criticized by the media, because any damage to their potential rivals’ career could enhance their own chance for promotion. This practice evidently damaged the interests of too many provincial leaders. In the fall of 2005, the authorities of 17 provinces, including Hebei and Guangdong, jointly submitted a petition to the central government, asking to ban the “cross-region media supervision.”17
The dilemma for Hu and his colleagues in the central leadership is that their populist policy shift seems to be timely and necessary on the one hand, but on the other hand it can lead to public demand for social justice, economic equality, and government accountability, all of which can undermine the political stability of the regime. Because of this dilemma, Hu’s strategy has been to localize the social unrest. For the sake of maintaining the vital national interest of political stability, local governments should assume responsibility and accountability for the problems in their jurisdictions. If there is social unrest or other crises, local leaders will be blamed. One may call this strategy of the Chinese central leadership “think national, blame local.”
An important component of this scheme is the new regulations on complaint letters and petition visits that were adopted by the State Council in May 2005. The new regulations emphasize “territorial jurisdiction” and the “responsibility of the departments in charge.”18 Chinese citizens who have complaints and petitions are not encouraged to come to the central government in Beijing. Instead, they are told to go through a step-bystep procedure, submitting their complaints and petitions to the appropriate local government level. In the words of an official of the State Letters and Visits Bureau, the new regulations aim to not only protect “the lawful rights of people with legitimate complaints,” but also to make “local authorities more accountable.”19 This new procedure will place political pressure on local leaders while enabling the central leadership to avoid blame.
The central leadership’s “blame game” has also been facilitated by an allocation of non-economic quotas for provincial governments. In February 2006, Li Yizhong, chair of the State Administration of Work Safety, announced that in order to reduce the number of coal mine explosions and other industrial incidents in the country, the central government would evaluate the performance of provincial governments not only by economic growth, but by four additional indicators: the industrial death rate per 100 million yuan of the GDP, the death rate of work accidents per 100,000 employees in commercial businesses, the death rate per 10,000 automobiles, and the death rate per one million tons produced by coal mines.20
The populist approach of the Hu-Wen leadership has generated or reinforced the public assumption that social protests occurred because local leaders did not comply with the policies of the central government, some officials were notoriously corrupt, and/or these local bosses were incompetent. In the eyes of many people in China, “blaming local” is well justified. Some local governments have constantly resisted the directives of the central government and violated national laws and regulations.
This phenomenon of local resistance to the central authorities is certainly not new to China. The Chinese saying, “The mountain is high and the Emperor is far away,” vividly epitomizes this enduring Chinese trend of local administration. However, the abuse of power by local officials for economic gain has increased during China’s market transition, especially since the mid-1990s when the land lease for commercial and industrial uses spread throughout the country.
A “Wicked Coalition” between Real Estate Firms and Local Governments
It has been widely reported in the Chinese media that business interest groups have routinely bribed local officials and formed a “wicked coalition” (hei tongmeng) with local governments.21 Some Chinese observers believe that various players associated with the property development have emerged as one of the most powerful interest groups in present-day China.22 According to Sun Liping, a sociology professor at Qinghua University, the real estate interest group has accumulated tremendous economic and social capital during the past decade.23 Ever since the real estate bubble in Hainan in the early 1990s, this interest group has consistently attempted to influence governmental policy and public opinion. The group includes not only property developers, real estate agents, bankers, and housing market speculators, but also some local officials and public intellectuals (economists and journalists) who behave or speak in the interest of that group.

24
This explains why the central government’s macroeconomic control policy (hongguan tiaokong) has failed to achieve its intended objectives. A survey of 200 Chinese officials and scholars conducted in 2005 showed that 50 percent believed that China’s socioeconomic reforms have been constrained by “some elite groups with vested economic interests” (jide liyi jituan).25 In the first 10 months of 2005, for example, the real estate sector remained overheated with a 20% increase in the rate of investment despite the central government’s repeated call for cooling investment in this area.26 In the same year, the State Council sent four inspection teams to eight provinces and cities to evaluate the implementation of the central government’s macroeconomic control policy in the real estate sector. According to the Chinese media, most of these provincial and municipal governments did nothing but organize study sessions of the State Council’s policy initiatives.27
In 2004, the central government ordered a reduction in land leases for commercial and industrial uses as well as a reduction in the number of special economic zones that were particularly favorable to land leases. As a result, a total of 4,735 special economic zones were abolished, reducing by 70.2 percent the total number of special economic zones in the country.28 But some local officials violated the orders and regulations of the central government pertaining to land leases. According to one Chinese study conducted in 2004, about 80 percent of illegal land use cases were attributed to the wrongdoings of local governments.29 According to an official of the Ministry of Land Resources, about 50 percent of commercial land lease cases (xieyi churang tudi) contracted by the Beijing municipal government and business firms in 2003 were deemed violations of the central government regulations.30
Not surprisingly, a large number of corruption cases are related to land leases and real estate development. For example, among the 13 total provincial and ministerial level leaders who were arrested in 2003, 11 were primarily accused of illegal pursuits in landrelated decisions.31 Meanwhile, a large portion of mass protests directly resulted from inappropriate compensation for land confiscations and other disputes associated with commercial and industrial land use. According to a recent study by the Institute of Rural Development of the Chinese Academy of Social Sciences, two-thirds of peasant protests since 2004 were caused by local officials’ misdeeds in the handling of land leases.32
It is of course unfair to assume that the local governments’ enthusiasm for property development in their localities is purely driven by the personal interests of corrupt officials. Conflicting views regarding the issue of land leases between the central authorities and local governments are largely a product of asymmetrical priorities and concerns. As a Chinese analyst recently asserted, “the interests of the local governments are not aligned with [those of] the central government.”33 At present, the central government is apparently more concerned about the “overheat” of the Chinese economy, especially the financial bubble of real estate in coastal cities. In contrast, local governments are more worried about the “coldness” in local investment, foreign trade, consumption, and domestic demand—this is what Zhao Xiao, a scholar at the Research Center of the Chinese Economy of Beijing University, calls the “four coldnesses,” which can be devastating for local economies.34
Since 1994, China has adopted a tax-sharing system (fenshuizhi) in which tax revenue is divided by both the central and local governments. This tax-sharing system is supposed to better define fiscal relations between the central and local governments, promote market competition among various players, stabilize the regular income of the local authorities, and provide an incentive for local governments to collect taxes.35 As a result of this taxation reform, 65 percent of state expenditure now comes from local governments. The economic status of China’s provinces differs enormously from one to the next. Generally, local governments, especially at their lower levels, have been delegated more obligations and responsibilities and less power in allocating economic resources than in the early years of the reform era.
The heavy financial burden on local governments has inevitably driven local leaders to place priority on GDP growth and other methods of creating revenue. The best short cut for local governments to make up for this fiscal deficiency, as some Chinese scholars observe, is to sell or lease land.36 Although local governments’ reservations about the macroeconomic control policy and other regulations adopted by the Hu-Wen leadership may be valid, top local officials are expected to demonstrate their ability to handle various kinds of crises on their own turf. The central authorities’ strategy of “blaming local,” the growing public awareness of rights and interests, and the increasing transparency of media coverage of disasters (both natural and man-made) all place the local leaders on the spot.
Troubled Guangdong in the Spotlight: Blaming Zheng Dejiang?
Perhaps the most noticeable case of the growing central-provincial tension is Guangdong under the leadership of Zhang Dejiang. Zhang, a native of Liaoning, was a protégé of Jiang Zemin and is currently a member of the 25-member Politburo. Born in 1946, he worked as a “sent-down youth” in the countryside of Wangqing County in Jilin Province between 1968 and 1970. He joined the CCP in 1971 and attended Yanbian University to study the Korean language in the early 1970s. After graduation he remained at the university as a party official. In 1978, Zhang was sent by the Chinese government to study in the economics department at Kim Il Sung University in North Korea. He returned to China in 1980 and served as vice president of Yanbian University. He later served as deputy party secretary of Yanji City, Jilin from 1983 to 1986, and vice minister of social welfare in the central government from 1986 to 1990.
According to some China analysts, Zhang Dejiang made a very favorable impression on Jiang Zemin when Zhang escorted him on a visit to North Korea in 1990.37 Two year