Terrorisme: Cet islam qui tue (Unsafe at any speed: why after decades and tens of thousands of wrongful deaths and injuries should we let Islam Inc. brazenly play on with our safety ?)

24 mars, 2018
/terrorism map
Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Jésus (Jean 15: 13)
Je suis avec vous : affermissez donc les croyants. Je vais jeter l’effroi dans les coeurs des mécréants. Frappez donc au-dessus des cous et frappez-les sur tous les bouts des doigts. Ce, parce qu’ils ont désobéi à Allah et à Son messager. Le Coran (8: 12-13)
La condition préalable à tout dialogue est que chacun soit honnête avec sa tradition. (…) les chrétiens ont repris tel quel le corpus de la Bible hébraïque. Saint Paul parle de ” greffe” du christianisme sur le judaïsme, ce qui est une façon de ne pas nier celui-ci . (…) Dans l’islam, le corpus biblique est, au contraire, totalement remanié pour lui faire dire tout autre chose que son sens initial (…) La récupération sous forme de torsion ne respecte pas le texte originel sur lequel, malgré tout, le Coran s’appuie. René Girard
Dans la foi musulmane, il y a un aspect simple, brut, pratique qui a facilité sa diffusion et transformé la vie d’un grand nombre de peuples à l’état tribal en les ouvrant au monothéisme juif modifié par le christianisme. Mais il lui manque l’essentiel du christianisme : la croix. Comme le christianisme, l’islam réhabilite la victime innocente, mais il le fait de manière guerrière. La croix, c’est le contraire, c’est la fin des mythes violents et archaïques. René Girard
L’erreur est toujours de raisonner dans les catégories de la « différence », alors que la racine de tous les conflits, c’est plutôt la « concurrence », la rivalité mimétique entre des êtres, des pays, des cultures. La concurrence, c’est-à-dire le désir d’imiter l’autre pour obtenir la même chose que lui, au besoin par la violence. Sans doute le terrorisme est-il lié à un monde « différent » du nôtre, mais ce qui suscite le terrorisme n’est pas dans cette « différence » qui l’éloigne le plus de nous et nous le rend inconcevable. Il est au contraire dans un désir exacerbé de convergence et de ressemblance. (…) Ce qui se vit aujourd’hui est une forme de rivalité mimétique à l’échelle planétaire. Lorsque j’ai lu les premiers documents de Ben Laden, constaté ses allusions aux bombes américaines tombées sur le Japon, je me suis senti d’emblée à un niveau qui est au-delà de l’islam, celui de la planète entière. Sous l’étiquette de l’islam, on trouve une volonté de rallier et de mobiliser tout un tiers-monde de frustrés et de victimes dans leurs rapports de rivalité mimétique avec l’Occident. Mais les tours détruites occupaient autant d’étrangers que d’Américains. Et par leur efficacité, par la sophistication des moyens employés, par la connaissance qu’ils avaient des Etats-Unis, par leurs conditions d’entraînement, les auteurs des attentats n’étaient-ils pas un peu américains ? On est en plein mimétisme.Ce sentiment n’est pas vrai des masses, mais des dirigeants. Sur le plan de la fortune personnelle, on sait qu’un homme comme Ben Laden n’a rien à envier à personne. Et combien de chefs de parti ou de faction sont dans cette situation intermédiaire, identique à la sienne. Regardez un Mirabeau au début de la Révolution française : il a un pied dans un camp et un pied dans l’autre, et il n’en vit que de manière plus aiguë son ressentiment. Aux Etats-Unis, des immigrés s’intègrent avec facilité, alors que d’autres, même si leur réussite est éclatante, vivent aussi dans un déchirement et un ressentiment permanents. Parce qu’ils sont ramenés à leur enfance, à des frustrations et des humiliations héritées du passé. Cette dimension est essentielle, en particulier chez des musulmans qui ont des traditions de fierté et un style de rapports individuels encore proche de la féodalité. (…) Cette concurrence mimétique, quand elle est malheureuse, ressort toujours, à un moment donné, sous une forme violente. A cet égard, c’est l’islam qui fournit aujourd’hui le ciment qu’on trouvait autrefois dans le marxismeRené Girard
Aujourd’hui, en Occident, nous faisons montre d’une certaine réticence à engager toute notre force militaire dans une guerre pour ne pas être taxés d’impérialisme; nous hésitons même à garantir nos frontières pour ne pas paraitre racistes. Ne voulant non plus paraitre xénophobes, nous faisons, également, preuve d’une réticence certaine à demander l’assimilation des nouveaux immigrés. Nous souffrons de voir l’enseignement donner la primauté à la civilisation occidentale : foin de la suprématie! L’Occident, de nos jours, vit sur la défensive, et, pour assurer la légitimité de ses sociétés actuelles, doit constamment se dissocier des péchés de son passé, tels le racisme, l’exploitation économique, l’impérialisme, etc. Son manque d’assurance empêche l’Ouest de voir les Palestiniens tels qu’ils sont. Il vaut mieux les voir tels qu’ils se présentent eux-mêmes, en peuple « occupé », privé de sa souveraineté et de sa simple dignité humaine par un pays de colonisateurs occidentaux et blancs. L’Occident ne voulant pas être qualifié de raciste, ne s’oppose donc pas à cette caractérisation « néo-coloniale ». Notre problème d’Occidentaux se comprend et s’explique : nous ne voulons pas perdre plus de notre autorité morale. Nous choisissons donc de fermer les yeux et d’ignorer par exemple que ce ne sont pas des doléances légitimes qui poussent les Palestiniens ainsi qu’une grande partie du Moyen-Orient au militantisme et à la guerre, mais bien un sentiment d’infériorité intériorisé. Que les Palestiniens se trouvent comblés en devenant une nation souveraine et indépendante avec une capacité nucléaire en sus, cela ne les empêchera pas de se réveiller le lendemain toujours hantés par ce sentiment d’infériorité. Que ce soit pour le meilleur ou pour le pire, l’homme s’évalue maintenant par sa modernité. Et la haine est le moyen le plus rapide pour masquer son infériorité. Le problème, « ce sont les autres et pas moi! ». Victimisé, j’atteins une grandeur morale et humaine. Peu importe l’intelligence et la modernité de mon ennemi, à moi l’innocence qui caractérise les victimes. Même pauvre, mes mains restent propres. Mon sous- développement et ma pauvreté témoignent de ma supériorité morale, alors que la richesse de mon ennemi est la preuve de son inhumanité. En d’autres termes, ma haine remplace mon amour-propre. Ce qui expliquerait pourquoi Yasser Arafat a rejeté l’offre d’Ehud Barak à « Camp David » en l’an 2000, alors que ce dernier offrait au premier plus de 90% des exigences des Palestiniens. Accepter cette offre aurait signifié renoncer à la haine, à sa consolation et à sa signification profonde. Les Palestiniens et par extension, la plupart des Musulmans auraient été forcés de se confronter à leur infériorité à l’égard de la modernité. Arafat savait fort bien que, sans la haine vis à vis des Juifs, le monde musulman perdrait la cohésion qui le définit. Il a donc dit non à la paix. Que ce soit dans les banlieues de Paris et de Londres, à Kaboul ou Karachi, dans le quartier du Queens à New York ou bien à Gaza, cette réticence du monde musulman, cette attirance pour les consolations qu’offre la haine, représentent l’un des plus graves problèmes du monde actuel. Si le monde musulman ne peut se définir par sa ferveur pour la haine, celle-ci est bien devenue sa drogue, son opium qui le console de sa concurrence avec l’Occident, un Occident qui, impuissant face à ce problème difficile à résoudre, ne trouve rien de mieux que de réprimander Israël en le prenant comme bouc-émissaire. Ainsi s’exprime notre propre vulnérabilité. Shelby Steele
Avec l’aide de Dieu, ce sommet marquera le début de la fin pour ceux qui pratiquent la terreur et répandent leur vile croyance. Les leaders religieux doivent être très clairs là-dessus: la barbarie n’apportera aucune gloire, l’adoration du mal ne vous apportera aucune dignité. Si vous choisissez le chemin de la terreur, votre vie sera vide, votre vie sera courte et votre âme sera condamnée à l’enfer. Chaque pays de cette région a un devoir absolu de s’assurer que les terroristes ne trouvent aucun abri sur leur sol. Cela veut dire affronter honnêtement la crise de l’extrémisme islamique et les groupes terroristes islamiques qu’il inspire. Et cela veut dire aussi se dresser ensemble contre le meurtre d’innocents musulmans, l’oppression des femmes, la persécution des juifs, et le massacre des chrétiens. Un meilleur futur n’est possible que si vos nations se débarrassent du terrorisme et des extrémistes. Jetez les dehors. Jetez-les hors de vos lieux de culte. Jetez-les hors de vos communautés. Jetez-les hors de vos terres saintes, et jetez-les hors de cette terre. Donald Trump
As the six-week trial revealed, the Palestinian Authority provided backing for terrorists—and continues to do so today. Palestinian military and intelligence officials, Mr. Yalowitz calculated, spend $50 million a year to keep terrorists on the payroll while they are held in Israeli jails. The Palestinian government also awards “martyr payments” to the families of suicide bombers. Monday’s verdict comes as something of a vindication for the family of Leon Klinghoffer, the wheelchair-bound American who in 1985 was murdered by Palestine Liberation Organization terrorists aboard the hijacked Italian cruise liner Achille Lauro. The Klinghoffer family filed a lawsuit, but U.S. federal courts had no jurisdiction over acts of terrorism outside the country. The case was dropped, and the PLO settled with the Klinghoffers out of court for an undisclosed sum in 1997. The 1992 Anti-Terrorism Act provides federal courts “with an explicit grant of jurisdiction over international terrorism” and a private right of action for “any national of the United States injured in his or her person, property, or business by reason of an act of international terrorism.” The act also has the virtue of allowing American citizens to assign blame for supporting terrorism, even if politicians are reluctant to do so. Jessica Kasmer-Jacob
Les événements dont nous sommes témoins sont la conséquence prévisible de décennies de propagande, d’une part, et de laxisme, de l’autre. Un affrontement est imminent à l’échelle mondiale. L’avancée rapide des mouvements terroristes, qui tuent dans des buts à la fois politiques et religieux, est en train de provoquer des vocations chez un nombre effarant de jeunes. Chaque attentat procure aux islamistes une publicité effrénée qui fait rêver beaucoup d’adolescents, partout dans le monde. Qui peut leur faire comprendre qu’ils sont exploités quand ils acceptent de se transformer en bombes humaines? (…) En 2005, un ancien directeur de la CIA évaluait les sommes dépensées par l’Arabie saoudite en prosélytisme wahhabite dans le monde, à 90 milliards de dollars. Ceci, sans compter l’argent versé à des organisations terroristes, comme celle de Ben Laden à ses débuts, ou celui utilisé pour tenter de déstabiliser d’autres pays, influer sur leurs élections et acheter leurs politiciens. Ce n’est pas grand-chose pour la dynastie saoudienne, qui exporte, chaque jour, 10 millions de barils de pétrole brut. Cela lui procurait 1,5 milliard de dollars par jour quand le baril était à 150 dollars (en 2014). Maintenant que le baril est à 50 dollars, elle encaisse 500 millions par jour. Et elle laisse le peuple saoudien dans la pauvreté. Depuis les années 2000, d’autres pays financent l’islamisme dans le monde, notamment le Qatar qui tire d’énormes revenus de l’exportation de son gaz naturel. (…) Les islamistes, comme Ben Laden et Baghdadi, sont francs et vous montrent le couteau. Les islamistes «polis» enveloppent des lames de rasoir dans des gâteaux à la crème. (…) Daech a promis de faire du Vatican une mosquée, de prendre la Maison-Blanche et de remplir de sang les rues de Paris et de Londres. Pour atteindre ce but, tous les moyens sont bons. L’immigration illégale en masse est, peut-être, l’un de ces moyens. Les islamistes «polis» disent aussi qu’ils prendront l’Europe, par la conquête démographique et les conversions. Mais dans quelle mesure ces conversions sont-elles volontaires, quand on sait la pression morale et financière qui s’exerce dans certains quartiers? Des dons appelés «aumônes» sont offerts aux convertis, aux prédicateurs et aux femmes qui acceptent de se voiler. Il n’y a pas de liberté quand il y a de l’argent. Il n’y en a pas non plus quand il y a une propagande phénoménale, surtout sur les réseaux sociaux. Lina Murr Nehmé
Daesh noir, Daesh blanc. Le premier égorge, tue, lapide, coupe les mains, détruit le patrimoine de l’humanité, et déteste l’archéologie, la femme et l’étranger non musulman. Le second est mieux habillé et plus propre, mais il fait la même chose. L’Etat islamique et l’Arabie saoudite. Dans sa lutte contre le terrorisme, l’Occident mène la guerre contre l’un tout en serrant la main de l’autre. Mécanique du déni, et de son prix. On veut sauver la fameuse alliance stratégique avec l’Arabie saoudite tout en oubliant que ce royaume repose sur une autre alliance, avec un clergé religieux qui produit, rend légitime, répand, prêche et défend le wahhabisme, islamisme ultra-puritain dont se nourrit Daesh. (…)  L’Arabie saoudite est un Daesh qui a réussi. Le déni de l’Occident face à ce pays est frappant: on salue cette théocratie comme un allié et on fait mine de ne pas voir qu’elle est le principal mécène idéologique de la culture islamiste. Les nouvelles générations extrémistes du monde dit « arabe » ne sont pas nées djihadistes. Elles ont été biberonnées par la Fatwa Valley, espèce de Vatican islamiste avec une vaste industrie produisant théologiens, lois religieuses, livres et politiques éditoriales et médiatiques agressives. (…) Il faut vivre dans le monde musulman pour comprendre l’immense pouvoir de transformation des chaines TV religieuses sur la société par le biais de ses maillons faibles : les ménages, les femmes, les milieux ruraux. La culture islamiste est aujourd’hui généralisée dans beaucoup de pays — Algérie, Maroc, Tunisie, Libye, Egypte, Mali, Mauritanie. On y retrouve des milliers de journaux et des chaines de télévision islamistes (comme Echourouk et Iqra), ainsi que des clergés qui imposent leur vision unique du monde, de la tradition et des vêtements à la fois dans l’espace public, sur les textes de lois et sur les rites d’une société qu’ils considèrent comme contaminée. Il faut lire certains journaux islamistes et leurs réactions aux attaques de Paris. On y parle de l’Occident comme site de « pays impies »; les attentats sont la conséquence d’attaques contre l’Islam ; les musulmans et les arabes sont devenus les ennemis des laïcs et des juifs. On y joue sur l’affect de la question palestinienne, le viol de l’Irak et le souvenir du trauma colonial pour emballer les masses avec un discours messianique. Alors que ce discours impose son signifiant aux espaces sociaux, en haut, les pouvoirs politiques présentent leurs condoléances à la France et dénoncent un crime contre l’humanité. Une situation de schizophrénie totale, parallèle au déni de l’Occident face à l’Arabie Saoudite. Ceci laisse sceptique sur les déclarations tonitruantes des démocraties occidentales quant à la nécessité de lutter contre le terrorisme. Cette soi-disant guerre est myope car elle s’attaque à l’effet plutôt qu’à la cause. Daesh étant une culture avant d’être une milice, comment empêcher les générations futures de basculer dans le djihadisme alors qu’on n’a pas épuisé l’effet de la Fatwa Valley, de ses clergés, de sa culture et de son immense industrie éditoriale?  Kamel Daoud
Présider la République, c’est ne pas inviter les dictateurs en grand appareil à Paris. François Hollande (janvier 2012, Le Bourget)
Without TV coverage, the revolutions would never have assumed such proportions. When people followed the revolutions, to what extent did they use the Internet, versus the extent to which they watched them on the TV channels, which gave them continuous coverage? Clearly, there is no comparison…The best proof [of the impact of] the TV channels is that any popular activity that they do not cover, in any country, will die before it can get off the ground. Some Arab countries are currently seeing… protests and the beginnings of a revolution, but these [events] are not getting the necessary TV coverage, because of the focus on the escalating revolution in Libya. As a result, [these protests] will not gain much momentum… but will fade away and be forgotten. Some might argue that the images broadcast on the satellite channels were often taken from the Internet. That is true, but had the [channels] not repeatedly aired these images, their impact would have remained limited. I have yet to hear any [protesters]… complain of insufficient coverage of their activity on the Internet or on Facebook. But [some protesters are] very angry at the satellite channels, which, they claim, are not giving their activity the necessary media coverage… It is [the satellite channels] that truly fuel the revolutions – with image and sound, which remain more powerful than any other weapon… It is no exaggeration to say that one TV report on a certain country has an impact equal to that of all the websites visited by all the Arabs put together – so much so that [activists] have sometimes said, ‘Let’s postpone our protest, because some satellite channel is busy covering another revolution’…  Al-Sharq (Qatar,  March 13, 2011)
J’ai été très impressionnée par l’ouverture de ce pays. Par l’accueil, aussi, sans a priori. J’ai été frappée par l’ouverture, encore une fois, j’insiste, du Qatar.  Ségolène Royal
Les Occidentaux devraient respecter pleinement la dignité de l’Iran et reconnaître son droit souverain à maîtriser la technologie nucléaire civile. Des négociations réussies entre Européens et Iraniens renforceraient la position de l’Europe et de l’Iran sur la scène internationale… C’est inimaginable que l’on soit dans une telle nasse, dans une telle impasse. Il est de l’intérêt de tous de sortir de cette crise. Il faut négocier. J’ai dit aux Iraniens que si on sortait de cette situation, un boulevard allait s’ouvrir entre l’Iran et la France et l’Europe. Jack Lang (sep. 2006)
Quels sont les grands leaders du monde aujourd’hui ? Le président Xi, le président Poutine – on peut être d’accord ou pas, mais c’est un leader –, le grand prince Mohammed Ben Salman. Et que seraient aujourd’hui les Emirats sans le leadership de MBZ ? (…)  Ce matin, j’ai rencontré le prince héritier MBZ. Est-ce que vous croyez qu’on construit un pays comme ça, en deux ans ? Ici, en cinquante ans, vous avez construit un des pays les plus modernes qui soient. La question du leadership est centrale. La réussite du modèle émirien est sans doute l’exemple le plus important pour nous, pour l’ensemble du monde. J’ai été le chef de l’Etat qui a signé le contrat du Louvre à Abou Dhabi. J’y ai mis toute mon énergie. MBZ y a mis toute sa vision. On a mis dix ans ! En allant vite ! Sauf que MBZ est toujours là… Et moi ça fait six ans que je suis parti.  Nicolas Sarkozy


Islam: pourquoi les constructeurs peuvent encore jouer tranquillement avec notre sécurité

Au lendemain d’un énième attentat islamique

Et la mort ce matin d’un énième véritable héros

Mais surtout après un bilan qui depuis les années 70 dépasse les 20 000 morts et les 50 000 blessés …

Comment ne pas se poser la seule question qui vaille …

A savoir …

Et si à coup de centaines de procès à la Nader

On attaquait enfin la famille Saoud et leurs petits camarades du golfe

Comme de l’autre côté leurs ennemis perses …

Pour défaut majeur de conception et de fabrication …

Pour le produit frelaté

Qu’en toute connaissance de cause et depuis des décennies …

Ils continuent à déverser à coup de milliards (de nos dollars du pétrole) sur le reste du monde ?

Startling maps show every terrorist attack worldwide over the last 20 years

On October 31, New York saw the deadliest terrorist attack since September 11, 2001, when 29-year-old Sayfullo Saipov drove a truck down a bike lane, killing eight people and injuring more than a dozen.With fears of attacks around the world at a high, Carnegie Mellon researchers teamed up with Robert Muggah, a global security expert and director of the think tank Igarapé Institute, to visualize terror risks from a bird’s-eye view.

Together, they created Earth TimeLapse, an interactive platform that relies on data from the Global Terrorism Database to create maps of how many terrorism-related deaths occur annually worldwide. The larger the red circle, the more deaths in a given attack.

The project mapped attacks between 1997 and 2016 — here’s what 20 years of that data looks like.

1997: Suicide bombings in Israel killed more than a dozen people and injured more than 150. Bombings also took place in Sri Lanka and Egypt. A shooting took place in India, killing 23 and injuring 31.

1997: Suicide bombings in Israel killed more than a dozen people and injured more than 150. Bombings also took place in Sri Lanka and Egypt. A shooting took place in India, killing 23 and injuring 31. Earth TimeLapse

1998: The greatest losses of life due to terrorist activity came in Kenya and Tanzania. Members of Al-Qaeda bombed two US embassies, killing more than 200 and injuring over 4,000.

1998: The greatest losses of life due to terrorist activity came in Kenya and Tanzania. Members of Al-Qaeda bombed two US embassies, killing more than 200 and injuring over 4,000. Earth TimeLapse

1999: The worst activity occurred in the southwestern Dagestan region in Russia, just west of Kazakhstan. A series of bombings struck apartment buildings, killing nearly 300 and injuring more than 1,000. Debates still swirl about whether Chechen separatists carried out the attacks, or whether the Russian government staged them to foster support for electing Vladimir Putin.

1999: The worst activity occurred in the southwestern Dagestan region in Russia, just west of Kazakhstan. A series of bombings struck apartment buildings, killing nearly 300 and injuring more than 1,000. Debates still swirl about whether Chechen separatists carried out the attacks, or whether the Russian government staged them to foster support for electing Vladimir Putin. Earth TimeLapse

2000: The turn of the millennium was a relatively peaceful year. The world made it until December 30 before the first major attack: a wave of bombings in the Philippines that killed 22 and injured roughly 100.

2000: The turn of the millennium was a relatively peaceful year. The world made it until December 30 before the first major attack: a wave of bombings in the Philippines that killed 22 and injured roughly 100. Earth TimeLapse

2001: September 11, 2001 marked the US’ greatest loss of life from a foreign attack in the country’s history. More than 2,700 people were killed in the attacks on New York City’s Twin Towers. About 300 of those were firefighters and emergency responders.

2001: September 11, 2001 marked the US' greatest loss of life from a foreign attack in the country's history. More than 2,700 people were killed in the attacks on New York City's Twin Towers. About 300 of those were firefighters and emergency responders. Earth TimeLapse

2002: The year saw a consistent bundle of activity in Israel and South America. Sniper attacks in the mid-Atlantic region of the US killed 17 people and injured 10.

2002: The year saw a consistent bundle of activity in Israel and South America. Sniper attacks in the mid-Atlantic region of the US killed 17 people and injured 10. Earth TimeLapse

2003: Bombings spiked somewhat as attacks took place in Russia, Morocco, and Israel. As the Iraq War began, suicide bombings started to become more common around the country.

2003: Bombings spiked somewhat as attacks took place in Russia, Morocco, and Israel. As the Iraq War began, suicide bombings started to become more common around the country. Earth TimeLapse

2004: In March, the world witnessed the Madrid train bombings, which killed nearly 200 people and injured over 2,000. Attacks also proliferated in Iraq and Pakistan. The Taliban and Al-Qaeda were responsible for many of the attacks in Europe and the Middle East at this time.

2004: In March, the world witnessed the Madrid train bombings, which killed nearly 200 people and injured over 2,000. Attacks also proliferated in Iraq and Pakistan. The Taliban and Al-Qaeda were responsible for many of the attacks in Europe and the Middle East at this time. Earth TimeLapse

2005: Early in the year, the Iraqi city of Hillah experienced a devastating car bombing that took 127 lives and injured hundreds more. Later that July, four suicide bombers blew up a London bus. It killed more than 50 people and injured 700.

2005: Early in the year, the Iraqi city of Hillah experienced a devastating car bombing that took 127 lives and injured hundreds more. Later that July, four suicide bombers blew up a London bus. It killed more than 50 people and injured 700. Earth TimeLapse

2006: Unrest in the Middle East continued to produce monthly terror attacks in Iraq, Afghanistan, and Pakistan. In July, pressure-cooker bombs on a Mumbai train led to hundreds of deaths and injuries.

2006: Unrest in the Middle East continued to produce monthly terror attacks in Iraq, Afghanistan, and Pakistan. In July, pressure-cooker bombs on a Mumbai train led to hundreds of deaths and injuries. Earth TimeLapse

2007: Dual bombings in outdoor Iraqi markets took place in the first two months of the year. Then in August, a series of car-bomb attacks killed 800 people and injured 1,500. It’s the second-deadliest terror attack behind September 11.

2007: Dual bombings in outdoor Iraqi markets took place in the first two months of the year. Then in August, a series of car-bomb attacks killed 800 people and injured 1,500. It's the second-deadliest terror attack behind September 11. Earth TimeLapse

2008: A coordinated series of shootings took place in Mumbai in late November. Hundreds were killed and injured. Some terrorists relied on guns, while others planted an estimated eight bombs around the city.

2008: A coordinated series of shootings took place in Mumbai in late November. Hundreds were killed and injured. Some terrorists relied on guns, while others planted an estimated eight bombs around the city. Earth TimeLapse

2009: The first half of the year saw relatively little activity, but in the second half, Iraq and India fell victim to suicide bombings and shootings. Car bombings killed hundreds in Iraq and Pakistan in October of that year.

2009: The first half of the year saw relatively little activity, but in the second half, Iraq and India fell victim to suicide bombings and shootings. Car bombings killed hundreds in Iraq and Pakistan in October of that year. Earth TimeLapse

2010: The worst activity occurred in Pakistan, due primarily to suicide bombings. More than 500 people were injured over a span of three days in September, all due to bombings.

2010: The worst activity occurred in Pakistan, due primarily to suicide bombings. More than 500 people were injured over a span of three days in September, all due to bombings. Earth TimeLapse

2011: A particularly bloody year. Pakistan and India made up the bulk of the terrorist activity, while east Africa and South America also faced conflict.

2011: A particularly bloody year. Pakistan and India made up the bulk of the terrorist activity, while east Africa and South America also faced conflict. Earth TimeLapse

2012: With the Iraq War mostly over, new sources of conflict crossed the western border into Syria. Damascus and Aleppo became hotbeds for terrorist activity.

2012: With the Iraq War mostly over, new sources of conflict crossed the western border into Syria. Damascus and Aleppo became hotbeds for terrorist activity. Earth TimeLapse

2013: Conflict intensified in these Middle Eastern countries, with car bombings in Damascus in February claiming roughly 80 lives and injuring 250 people. The Boston Marathon bombings in April killed five and wounded more than 200.

2013: Conflict intensified in these Middle Eastern countries, with car bombings in Damascus in February claiming roughly 80 lives and injuring 250 people. The Boston Marathon bombings in April killed five and wounded more than 200. Earth TimeLapse

2014: Boko Haram attacks in Nigeria led to the deaths of more than 200 people and an unknown number of injuries in March, as well as hundreds more throughout the rest of the year. ISIS continued to ravage Syria and Iraq.

2014: Boko Haram attacks in Nigeria led to the deaths of more than 200 people and an unknown number of injuries in March, as well as hundreds more throughout the rest of the year. ISIS continued to ravage Syria and Iraq. Earth TimeLapse

2015: Unrest in Nigeria and Cameroon led to thousands of deaths when Boko Haram forces opened fire on civilians. Bombings in Turkey and Yemen also produced hundreds of deaths. In December, shooters claiming allegiance with the Islamic State killed a dozen people and wounded two dozen in San Bernardino, California.

2015: Unrest in Nigeria and Cameroon led to thousands of deaths when Boko Haram forces opened fire on civilians. Bombings in Turkey and Yemen also produced hundreds of deaths. In December, shooters claiming allegiance with the Islamic State killed a dozen people and wounded two dozen in San Bernardino, California. Earth TimeLapse

2016: More than 75% of the year’s attacks took place in 10 countries, including Iraq, Afghanistan, and India. Smaller attacks took place in Nice, France, Orlando, Florida, and New York City.

2016: More than 75% of the year's attacks took place in 10 countries, including Iraq, Afghanistan, and India. Smaller attacks took place in Nice, France, Orlando, Florida, and New York City. Earth TimeLapse

 Voir aussi:

Économie

General Motors: pourquoi les constructeurs peuvent encore jouer tranquillement avec notre sécurité

Et pourquoi il faut que ça cesse.

Un problème de conception d’un modèle automobile de General Motors provoque des dizaines d’accidents de la route et de nombreux décès. Arguant que l’entreprise n’a pas corrigé un défaut dont elle connaissait l’existence, des avocats intentent plus de cent procès au constructeur automobile. GM contre-attaque en engageant des enquêteurs pour mettre en cause les motivations de ses détracteurs. Les politiques et les médias finissent par s’intéresser de plus près à l’affaire. Au final, le dirigeant de GM finit par s’excuser au nom de son entreprise.

Si cette histoire vous donne comme une impression de déjà-lu, c’est sans doute parce que la presse a récemment parlé d’une affaire semblable. En réalité, cette histoire remonte à 1965, date de parution de Ces voitures qui tuent, de Ralph Nader. L’ouvrage accusait General Motors de vendre en toute connaissance de cause des voitures Corvairs dangereuses –et accusait l’industrie automobile dans son ensemble de préférer les profits à la sécurité de ses clients.

Près de cinquante ans ont passé. Pourquoi les Etats-Unis ont toujours du mal à garantir l’absence de dangerosité des véhicules conçus par les constructeurs automobiles? Et pourquoi en sommes-nous encore réduit à nous demander si les organismes de régulation prennent au sérieux leur mission de protection de la santé publique? En 1966, le mouvement des consommateurs a –peu après son apparition– convaincu le Congrès de voter le National Highway Safety and Transportation Act. Il s’agissait de corriger une partie des abus évoqués dans l’ouvrage de Nader.

Les routes suédoises, bien moins mortelles que les routes américaines

Au fil des décennies suivantes, la sécurité automobile s’est améliorée; aux Etats-Unis, le nombre des décès liés à l’automobile a chuté (de 25,9 pour 100.000 personnes en 1966 à 10,8 en 2012). Ces chiffres indiquent clairement qu’une nouvelle réglementation peut sauver des vies. Mais d’autres pays ont fait bien mieux. Selon le dernier rapport de l’International Transport Forum, organisation de surveillance de la sécurité routière mondiale, le taux d’accidents mortels de la circulation est trois fois plus élevé aux Etats-Unis qu’en Suède –un pays qui a fait de la sécurité automobile une priorité. Si les Etats-Unis avaient égalé les taux suédois, il y aurait eu 20.000 morts de moins sur les routes en 2011.

En France, en 2011, le taux était de 6,09 contre 3,4 en Suède et 10,4 aux Etats-Unis

Seulement, voilà: depuis son apparition, l’industrie automobile américaine s’est opposée à la réglementation, n’a pas jugé bon de révéler plusieurs problèmes, et a refusé de corriger les problèmes lorsque ces derniers ont été détectés.

General Motors a récemment rappelé 1,6 million de Chevrolet Cobalt (entre autres modèles de petite taille) afin de procéder à des réparations. En cause: un problème du commutateur d’allumage, qui aurait été à l’origine d’au moins douze morts. Le constructeur connaissait l’existence du problème –ainsi que celle d’autres anomalies– et ce depuis 2004, soit avant la sortie de la toute première Cobalt.

Le 17 mars 2014, Marry Barra, directrice générale de GM, s’est exprimée en ces termes:

«Dans le cas présent, nos processus internes ont connu un problème des plus graves; des évènements terribles en ont résulté.»

General Motors a par ailleurs rappelé 1,33 million de SUV: les airbags ne s’ouvraient pas lors des collisions. Selon une étude, les problèmes d’airbags de GM pourraient avoir contribué à la mort de 300 personnes entre 2003 et 2012. Les problèmes de sécurité ne sont pas l’apanage de GM. Toyota a récemment accepté de débourser 1,2 milliard de dollars pour mettre fin à une enquête criminelle concernant un problème d’accélération soudaines de ses véhicules.

Voilà cinquante ans qu’un –trop– grand nombre de chefs d’entreprises (automobile, alimentation, produits pharmaceutiques, armes à feu, entre autres secteurs) choisissent de suivre la voie tracée par l’industrie du tabac. Ils remettent en doute la validité des éléments de preuve qui justifient la mise en place de nouvelles réglementations. Ils exagèrent les coûts économiques de produits plus sûrs. Grâce à leur poids politique et financier, ils viennent à bout des politiques de santé publique et font en sorte que les organismes chargés de faire respecter la réglementation demeurent sous-financés. Ce sont là des comportements tellement banalisés qu’ils ne paraissent plus immoraux ou criminels, mais simplement inévitables.

Le refus de légiférer est mortel

Pour ce qui est de l’industrie automobile, le refus de respecter la réglementation a provoqué des morts, des maladies et des blessures qui auraient pu être évitées. Des années 1960 aux années 1980, les constructeurs se sont tout d’abord opposés à la mise en place de ceintures de sécurité, d’airbags de freins de meilleure facture et de meilleures normes d’émission. Pendant plus de quinze ans, les constructeurs américains ont réussi à faire obstacle à la réglementation imposant la mise en place d’airbags ou de ceintures de sécurité à fermeture automatique dans leurs automobiles.

Ce n’est qu’en 1986 que la Cour suprême a ordonné à la National Highway Transportation Safety Administration (NHTSA) de mettre en œuvre ces directives. Selon une étude publiée en 1988, ce retard aurait joué un rôle dans au moins 40.000 morts et un million de blessures et handicaps –soit par là même un coût de 17 milliards de dollars à la société.

Le refus d’appliquer la réglementation peut également tuer indirectement. Selon un récent rapport de l’Organisation mondiale de la santé, le nombre de morts dues à la pollution dans le monde est deux fois plus élevé qu’on ne le pensait. Et ce notamment en raison du rôle joué par de la pollution de l’air dans la mortalité d’origine cardiovasculaire. Aux Etats-Unis, l’automobile est l’une des principales sources de pollution, et les constructeurs américains refusent ou retardent la mise en place de normes d’émissions plus strictes.

Vous n’entendrez aucun dirigeant d’entreprise affirmer qu’il vaut mieux gagner de l’argent que sauver des vies humaines, mais leur action parlent pour eux. Les communicants des grands patrons semblent s’être passé le mot: lorsqu’un secret gênant est découvert, la stratégie est toujours la même: le PDG s’excuse platement et rapidement pour limiter au plus vite les dégâts. Mais accepter de voir les grandes sociétés et leurs alliés disposer d’un droit de veto sur les politiques de santé publique, c’est empêcher la prévention de nombreux décès, maladies et blessures sur le territoire américain.

Lors des récentes audiences consacrées à GM, le Congrès américain a eu raison de chercher à savoir qui (chez GM et à la NHTSA) savait quoi –et à quel moment ils l’ont appris. Mais il serait encore plus significatif de renforcer l’implication du gouvernement dans la protection de la santé publique –histoire de ne pas avoir à souffrir de ces problèmes pour cinquante années supplémentaires.

Le Congrès pourrait commencer par permettre à la NHTSA de faire correctement son travail, en lui allouant les ressources nécessaires. Pour 2014, cet organisme a reçu 10% de moins que la somme qu’il avait demandée. Le Congrès devrait également contrôler la mise en application des règles de sécurité par les organismes concernés, et le faire régulièrement –pas seulement lorsque l’existence d’un problème est révélée. Par ailleurs, lorsqu’il est prouvé qu’un dirigeant d’entreprise automobile a caché l’existence d’une anomalie, l’organisme chargé de la sécurité routière devrait être en mesure de le tenir responsable des morts et des décès qui en ont résulté. Au civil comme au pénal.

Nicholas Freudenberg

Traduit par Jean-Clément Nau

Voir enfin:

Profit Above Safety

 Slate
April 1, 2014

 

A design problem in a General Motors car contributes to dozens of automobile crashes and numerous deaths. Charging that the company failed to correct a known defect, lawyers file more than 100 lawsuits against the company. GM responds by hiring investigators to question the motives of its critics. Eventually, as congressional and media scrutiny increase, the head of GM apologizes for the company’s behavior. Sound familiar? You may have been reading about such a case over the past month. But actually, this story is from 1965 when Ralph Nader published Unsafe at Any Speed, a book that charged General Motors with knowingly selling unsafe Corvairs and the auto industry as a whole with putting profit above safety.

Now almost 50 years later, why is the United States still struggling to ensure that cars companies make safe cars? And why must we still question whether regulatory agencies take their mandate to protect public health seriously? In 1966, the emerging consumer movement persuaded Congress to pass the National Highway Safety and Transportation Act to correct some of the abuses Nader had documented. In the decades since, car safety has improved, with United States motor vehicle death rates falling from 25.9 per 100,000 people in 1966 to 10.8 per 100,000 in 2012. This is a clear indication that regulations save lives. But other nations have done much better. According to the latest report from the International Transport Forum, a body that monitors global road safety, the auto death rate in the United States is more than three times higher than the rate in Sweden, a country that has made auto safety a priority. If the United States had achieved Sweden’s rate, in 2011 more than 20,000 U.S. automobile deaths would have been averted.

Since its inception, however, the auto industry has resisted regulation, failed to disclose problems, and refused to correct problems when they were detected. In the past few weeks, General Motors has recalled 1.6 million Cobalts and other small cars to repair defective ignition switches that have been associated with at least 12 deaths. The company had first learned of this and other defects a decade ago—in 2004, before the first Cobalt was released. On March 17th, Mary Barra, the chief executive of GM, observed, “Something went very wrong in our processes in this instance, and terrible things happened.”

In a separate action, General Motors has recalled 1.33 million sports utility vehicles because air bags failed to deploy after crashes. Another review of GM air bag failures from 2003 to 2012 found that they may have contributed to more than 300 deaths. GM is not alone in its safety problems. Toyota recently agreed to pay $1.2 billion to settle federal criminal charges related to sudden acceleration of its vehicles.

For the past 50 years, too many corporate leaders in the auto industry as well as in the food, pharmaceutical, firearms, and other industries have chosen to follow the playbook written by the tobacco industry. They have challenged the evidence justifying regulation, exaggerated the economic costs of safer products, and used their political and financial clout to defeat public health policies and underfund the agencies charged with enforcement. These behaviors have become so normalized they seem inevitable rather than immoral or criminal.

In the case of the auto industry, resistance to regulation has caused preventable deaths, illnesses, and injuries. From the 1960s through the 1980s, the automobile industry initially opposed standard seatbelts, airbags, better brakes, and better emission standards. For more than 15 years, the U.S. auto industry successfully opposed regulations to require either airbags or automatically closing seat belts in automobiles. Finally, in 1986, the Supreme Court ordered the National Highway Transportation Safety Administration to implement the rules. A 1988 study estimated this delay contributed to at least 40,000 deaths and 1 million injuries at a cost to society of more than $17 billion. The auto industry’s resistance to regulation kills people indirectly as well. Earlier this week, the World Health Organization released a report showing that global deaths from air pollution were twice as high as previously thought, largely through air pollution’s role in in cardiovascular deaths. In the United States, automobiles are a primary source of air pollution, and the auto industry has long opposed or delayed stricter emission standards.

No corporate executives will say publicly that they prefer profits to preventing deaths, even though their actions prove otherwise. The damage control advice of the day seems to be to encourage CEOs to make rapid and profuse apologies for corporate cover-ups after they are disclosed. But as long as the public tolerates allowing corporations and their allies to have veto power over public health policy, our nation will continue to experience preventable deaths and avoidable illness and injuries. In the hearings into GM this week, Congress is correct to pursue who in GM and the NHTSA knew what when. But the deeper task should be to strengthen the visible hand of government in protecting public health so we aren’t still facing this issue 50 years from now. As a first step, Congress should provide the highway safety agency with the resources needed to meet its mandates fully; in 2014, the agency received 10 percent less than it requested. Congress should also monitor agency enforcement of safety standards regularly, not just when defects are publicly disclosed. In addition, the safety agency should hold auto executives who fail to disclose defects criminally as well as civilly liable for the resulting deaths and injuries.

Publicités

Printemps persan: Khamenei, t’es foutu, le peuple est dans la rue ! (Time for change: While Trump calls the world to support the Iranian people, guess whose side France is on ?

1 janvier, 2018
PNG - 233.3 koMatroska Video - 82.4 MoMPEG4 - 979.3 koPNG - 80.3 koMatroska Video - 1.4 MoMPEG4 - 273 koComment voulez-vous que les successeurs de Khomeini, dont le but reste l’exportation de la révolution, puissent s’asseoir un jour à la même table que le président Sarkozy ou le président Obama? Reza Pahlavi
La légitimité et la crédibilité d’un régime politique ne s’apprécie pas qu’à la seule aune du vote populaire, mais également à celle de sa capacité à assurer le bien être de son peuple et d’œuvrer pour l’intérêt national dans le respect des droits de l’homme. Un pouvoir qui ne puisse satisfaire cette double exigence est aussi digne de confiance qu’un gouvernement d’occupation, c’est hélas, Monsieur Khamenei, le cas de l’Iran de ces trente dernières années. (…) Il n’existe, de par le monde, qu’une poignée de régimes ayant privé leurs peuples aussi bien des droits humains fondamentaux que conduit leurs pays à la faillite économique. Il n’est donc pas étonnant de compter parmi vos rares pays alliés la Syrie, le Soudan ou la Corée du Nord. Reza Pahlavi
The uprising, once again showed that overthrowing theocracy in Iran is a national demand. Prince Reza Pahlavi
Le monde entier comprend que le bon peuple d’Iran veut un changement, et qu’à part le vaste pouvoir militaire des Etats-Unis, le peuple iranien est ce que ses dirigeants craignent le plus. Donald Trump
Les régimes oppresseurs ne peuvent perdurer à jamais, et le jour viendra où le peuple iranien fera face à un choix. Le monde regarde ! Donald Trump
L’Iran échoue à tous les niveaux, malgré le très mauvais accord passé avec le gouvernement Obama. Le grand peuple iranien est réprimé depuis des années. Il a faim de nourriture et de liberté. La richesse de l’Iran est confisquée, comme les droits de l’homme. Il est temps que ça change. Donald Trump
Les Iraniens courageux affluent dans les rues en quête de liberté, de justice et de droits fondamentaux qui leur ont été refusés pendant des décennies. Le régime cruel de l’Iran gaspille des dizaines de milliards de dollars pour répandre la haine au lieu de les investir dans la construction d’hôpitaux et d’écoles. Tenant compte de cela, il n’est pas étonnant de voir les mères et les pères descendre dans les rues. Le régime iranien est terrifié de son propre peuple. C’est d’ailleurs pour cela qu’il emprisonne les étudiants et interdit l’accès aux médias sociaux. Cependant, je suis sûr que la peur ne triomphera pas, et cela grâce au peuple iranien qui est intelligent, sophistiqué et fier. Aujourd’hui, le peuple iranien risque tout pour la liberté, mais malheureusement, de nombreux gouvernements européens regardent en silence alors que de jeunes Iraniens héroïques sont battus dans les rues. Ce n’est pas juste. Pour ma part, je ne resterai pas silencieux. Ce régime essaie désespérément de semer la haine entre nous, mais il échouera. Lorsque le régime tombera enfin, les Iraniens et les Israéliens seront à nouveau de grands amis. Je souhaite au peuple iranien du succès dans sa noble quête de liberté. Benjamin Netanyahou
C’est une grammaire de la paix et de l’espérance qu’il nous faut aujourd’hui réinventer dans nombre de continents (…) Mes chers concitoyens européens, 2018 est une année toute particulière et j’aurai besoin cette année de vous, je souhaite en effet que par ces consultations citoyennes vous puissiez vous exprimer, dire ce que vous voulez pour l’Europe (…) et permettre à vos gouvernants de dessiner un grand projet ». (…) Demandez-vous chaque matin ce que vous pouvez faire pour votre pays (…), dites-vous toujours que vous appartenez à un collectif plus fort, plus grand que lui, la nation française (…) et dites-vous à chaque instant que vous avez quelque chose à faire pour la nation, j’ai besoin de cet engagement (…), c’est pour cela que j’ai besoin de vous. Emmanuel Macron
Theories such as the J-curve — which argue that “revolution is most likely to occur when a long period of rising expectations and gratifications is followed by a period during which gratifications … suddenly drop off while expectations … continue to rise” — seek to explain popular mobilization in the face of contemporary poverty by linking it to previous levels of wealth for the same group. Accordingly, “the majority of revolutionaries thus are likely to be poor people at loose ends who have made some progress toward a new and better life and see themselves now failing to do so.” Here, the impact of oil price fluctuations on the shah’s regime is highly instructive. The shah’s vast, state-led development plans induced by the spike in oil revenue in the early 1970s radically increased money supply, causing spiraling inflation. Indeed, the average inflation between 1973 and 1977 was 15.66%, five times that of the preceding five-year period. When oil prices receded between 1975 and 1979, Iran suddenly experienced an economic contraction that forced the government to cut down on services even as inflation remained high. Consequentially, the relative position of the working and middle classes in Iranian society remained static, with members of these key groups seeing their ambitions thwarted as inflation eradicated anticipated socio-economic gains. That the shah, through radical measures, managed to contain inflation in 1978, one year before his fall, was evidently too little too late. As such, applied in the Iranian context, the J-curve theorem explains the revolutionary potential and fermentation of political opposition as a result of thwarted expectations of continuing increases of living standards. As such, inflation in itself is not likely to have ignited the protests in Iran. What should rather be considered is the element of thwarted expectations as a powerful and potentially motivating factor in the broader equation. To reiterate, drastically reduced inflation and the return of economic growth under Rouhani have not yet translated into sufficient job creation. This has occurred in an environment where higher anticipations about the future are clashing with a reality in which the promised dividends of the nuclear deal — which while greatly strengthening state finances — have yet to trickle down to the average Iranian. If parliament passes the Rouhani administration’s proposed budget bill for the Iranian year beginning March 21, 2018, citizens will not only face the prospect of higher fuel costs but also potentially being cut off from monthly cash subsidy payments. Despite these serious conundrums, both revolutionary theory and the Iranian experience show that although low living standards are a constant preoccupation, they are not a constant threat. Neither should socio-economic discontent be equated with effective political resistance. Without necessary resources to maintain autonomous collective organization(s) and form popular opposition that is channeled into effective political action, change remains a remote prospect. This is not to mention the absence of a forward-looking ideology that is understandable to the wider population, capable of providing a powerful alternative vision of societal order and narrative of state identity. Lastly, it should be noted that the protests come on the eve of the ninth of Dey in the Iranian calendar, marked by conservatives as the day when supporters of the political establishment decisively put an end to the protests after the 2009 elections by coming out in force. It is certainly a curious time for Ayatollah Ali Khamenei to be reminded of which constituency is the « real » bedrock of the Islamic Republic in times of crisis. Conversely, it could also serve as a reminder that the faction that is willing to put its own interests ahead of those of the broader political establishment has run its course. Regardless of the latter, given the current circumstances and the socio-economic realities of contemporary Iran, it is only a matter of when, and not whether, the protests will end. Al Monitor
Despite people’s passion and energy, no one knows what is happening in Iran. Analysts are confused and mostly silent. And the people on the streets are not supporting any individual or group; they have chanted slogans against Rouhani and Khamenei, but unlike in 2009, there are no leaders to guide them. Rouhani has, at the time of this writing, reportedly gathered his ministers and advisers to assess the situation. So far, Rouhani’s government has managed only to blame the demonstrations on its conservative critics. Rouhani’s vice president has implied that the hard-liners are using people’s economic problems to bring down the government. Some hard-liners have been happy about the anti-Rouhani slogans, but many of them have chastised protesters for chanting slogans against the supreme leader, who is supposed to be a sacred being. (…) The demonstrations have shown the dissatisfaction of Iranians with the regime as a whole — both the so-called pro-reform Rouhani and the conservative Khamenei. Dealing with this outbreak of hatred may unify the regime for a short while, but, inevitably, the factions will start their infighting again. Rouhani and Khamenei have different interests and bases of support. They cannot coexist peacefully and simultaneously cater to their constituencies. Rouhani cannot ignore the destructive role of the ayatollah’s cohorts in the Revolutionary Guard and their firm grip on the economy. The Guards practically run Iran’s policies in the wider region — including supporting Bashar al-Assad and Hezbollah – and they have made a mockery of Rouhani’s attempts at rapprochement with Iran’s neighbors and the West. The supreme leader, in turn, cannot satisfy millions of Iranians who want prosperity and freedom and also maintain the support of his fanatic die-hard supporters who have been enjoying power for the past four decades. Is it a revolution? Not yet. Iran’s government is its own worst enemy and the Iranian people know it. Economic woes leading to infighting can bring down this corrupt and brutal system. Different factions within the government will, most probably, and just the same as always, choose to dismiss the genuine economic grievances of the Iranian people and blame the protests on foreign agents and an international imperialist-Zionist conspiracy. The Iranian people have learned, after living almost 40 years under the Islamic Republic, to gradually and intelligently raise their voices in peaceful protests that will provoke the government to tear itself apart. Iran’s rulers may choose to blame foreigners and Zionists — but they hardly realize that the true danger to their power is right at home. Maziar Bahari
Avec l’Arabie Saoudite, (…) il n’y a pas de lien. La Syrie, en revanche, joue indirectement un rôle. La guerre est en train de s’y terminer et l’Iran fait partie des pays qui en sortent victorieux. Mais c’est parce que, depuis quelques années, le régime iranien se concentre sur ses affaires extérieures et dépense sans compter pour son investissement en Syrie, c’est là qu’était sa priorité. Un activisme vu d’un très mauvais œil par les Américains qui, du coup, n’ont pas levé les sanctions. Ce qui fait que l’économie iranienne n’a pas été relancée. Or, le président Rohani avait «vendu» l’accord sur le nucléaire avec le président Obama et la communauté internationale d’alors en disant que cela allait relancer l’économie du pays. Le gouvernement, qui associe réformateurs et conservateurs, ne s’est pas donné les moyens de réformer le pays, trop concentré sur l’international, et l’économie ne repart pas. Ces manifestations sont donc le fruit de la déception du peuple qui s’attendait à une explosion économique après l’accord sur le nucléaire et qui ne voit rien venir. Ils voient juste des dirigeants en place barricader leur fortune et verrouiller les systèmes de sécurité et de renseignement. (…) Ils ne manifestent pas vraiment pour ou contre le régime. Le débat est surtout entre réformateurs et conservateurs. Les Iraniens sont devenus républicains. Ils ont un système politique qui permet de passer de Mahmoud Ahmadinejad à Hassan Rohani. Des manifestations, il y en a tous les jours ou presque en Iran. Là, ça prend une proportion importante car les conservateurs occupent encore une large place au sein du régime. A Machhad, la grande cité sainte au nord est du pays, où le mouvement a démarré jeudi, le pouvoir politique est très réactionnaire. Au sein même du gouvernement on entend des voix demander le départ des plus conservateurs. Ce sont les fils des fondateurs de la république islamique, ceux qui sont nés après la révolution, qui arrivent aux affaires aujourd’hui. Pour eux, leurs pères ont fait la guerre pour l’indépendance de la république, et ils réalisent que le compte n’y est pas. (…) Soit le régime lui-même, et notamment le guide suprême, Ali Khamenei, réalise qu’il est en danger et donne carte blanche à Rohani pour réformer et s’ouvrir, soit le régime explique que ces manifestations sont manipulées par l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis et en profitent pour tout verrouiller. La première possibilité est envisageable. L’Iran est un pays stable qui pourrait montrer sa maturité politique en donnant l’impression d’avoir entendu la colère de la population. Après les grandes manifestions de 2009, le régime s’est rendu compte qu’il y avait un problème, que l’opposition ne venait pas de l’extérieur mais de l’intérieur. Que la population réclamait une république indépendante et plus de liberté. L’Iran est le premier pays du monde musulman à avoir fait l’expérience de l’islam politique. La question est de savoir si le régime acceptera de reconnaître que c’est un échec. Bernard Hourcade
It is fashionable today to cite the Islamic “golden age” – a direct result of its contact with Christian Europe, we should keep in mind – as a model, not just for what Islam could one day again become (unlikely, since militant Islam explicitly wishes to return to its seventh-century purity), but also as an apologia for Islam’s many and violent sins against the international order.  But until Islam casts off Saudi-fueled Wahhabism and Iranian Shi’a millenarianism, gives up its supremacist designs, and becomes willing to accommodate peaceful co-existence contact with West – beyond  its oil-driven importation of Mercedes-Benz and Maserati automobiles and Western firearms – this is unlikely. Michael Walsh
The end is near for the mullahs of Iran, which is bad news for the Islamic Republic of Iran, but good news for the Persian people, who have a chance to free themselves of the baleful effects of the Arab conquest and — finally — join the community of Western nations by casting off its imposed Islamic theocracy and, it is to be hoped, Islam itself. The late Shah of Iran attempted, in part, to de-Islamicize historic Persia of its foreign influences via the restoration of the Peacock Throne, but his revolution was overturned, in part via the Soviet-inspired meddling of the Iranian Tudeh Party, which left the gates open for the ayatollah Khomeini. Both the Russians and the Americans lost when Khomeini came to power, and Iran shortly thereafter seized the hostages at the U.S. Embassy, precipitating (among other events, including the disastrous American economy) the fall of the Carter administration and the election of Ronald Reagan. Ever since, Islamic Iran has been unremittingly hostile to the United States, as well as to its schismatic co-religionists elsewhere in the Muslim-conquest world, especially Sunni Iraq and, of course, Saudi Arabia. That’s been a triumph for Shi’ite Islam, but a disaster for the Iranian people, whose numbers include not only ethnic Persians but Jews, Assyrians, Kurds, and many others. The brief flowering of art, science, literature and poetry during the so-called « Golden Age » of Islamic Persia was soon enough snuffed out.  (…) As the Byzantine Emperor Manuel II Palaeologus — quoted by former Pope Benedict XVI in his controversial 2006 Regensburg lecture (controversial only to apologists for Islam, that is) — observed in 1391: Show me just what Muhammad brought that was new and there you will find things only evil and inhuman, such as his command to spread by the sword the faith he preached. Little more than half a century later, in 1453, Constantinpole fell to the Muslim Turks, marking the final end of the Roman Empire and the beginning of the long night of darkness that has enveloped the Middle East pretty much ever since. Christendom lost control of the lands of its origin, including the reconquered Crusader states of the Levant (one of which still survives, barely, as Lebanon), and the battle line between Europe and Islam was drawn from Gibraltar to the Balkans — the beginning of a long, uneasy truce that lasted until Sept. 11, 2001. (…) A lot has changed since then. For one thing, the Shi’ite-partial Obama is gone, having been replaced by his polar opposite in Donald Trump: For another, the Iranian exiles who fled their country in the late Seventies and early Eighties (taking a great deal of wealth with them) for the U.S. and elsewhere have given birth to a new generation of secularized Iranians, who are in no mood to trade in the liberties of the West for the repressively « theology » of militant Shi’ite Islam. Having seen what happened to their parents and grandparents, they are unlikely to feel a sudden surge of Islamic patriotism; in fact, it has been the prospect of losing these people for the ummah that lies behind so much of the Islamic propaganda that has been allowed to flourish, shamefully, in the U.S. and elsewhere in the West since 9/11. So let’s all root for the Iranians who are, once again, trying to overthrow their reactionary Islamic regime. A victory against the mullahs in Iran would have beneficial results for everybody except devout Shi’ite Muslims and their allies of convenience on the American, largely atheist and most certainly anti-Christian, Left. By removing the source of Hezbollah’s support, pressure would be relieved on Israel and on American forces still in the dar-al-Harb theaters of war. By demolishing rule-by-mullah, Iran would pose much less of a nuclear threat to civilized nations. And by freeing the Iranian people to choose a new government, the Western democracies could find a valuable new ally in a strategically important part of the world. For millennia, the people of Iran have been unable to decide where to cast their lot. In its attempts to move westward, the Zoroastrian Persian Empire was defeated repeatedly by the Greeks, by Alexander the Great, and by the Byzantines; later, Persia was conquered by the Muslim Arabs, by the Mongols (who really put paid to the « Golden Age ») and by Tamerlane, among others. If Iran can successfully overthrow the Islamic Republic, de-institutionalize Islam, rediscover its own genuine nationalism, and elect a real republic in its place, this historically pluralistic nation will likely find a warm welcome. Islam has brought nothing but misery to Iran. Perhaps it’s time for Iran to try something different. Michael Walsh
Every decade of the Islamist regime’s rule has seen one of its political factions lose its legitimacy through national uprisings. In the 1980s, the Islamic Republic waged a determined civil war against liberals and secularists who sought to redeem the revolution’s pledge of a democratic order. The student riots of 1999 ended the reformist interlude and Mohammad Khatami’s presidency, which had promised that the expansion of civil society and elections would harmonize faith and freedom. The reformists lingered as discredited enablers of a repressive regime, but no one believed in their promises of change from within. The hard-liners offered their own national compact, one that privileged economic justice over political emancipation. But the tumultuous presidency of Mahmoud Ahmadinejad produced only corruption and bellicosity. Then came Mr. Rouhani and his centrist disciples with their pledge to revive the economy, primarily through foreign investment. Mr. Rouhani needed a nuclear agreement to lift debilitating sanctions and stimulate commerce. The Obama administration was happy to deliver, and Iran received tens of billions of dollars in financial dividends, including $1.7 billion in paper currency. Instead of channeling that wealth into productive uses, Ayatollah Khamenei, the clerical establishment and the Islamic Revolutionary Guard Corps consumed much of it on foreign adventurism and corruption. Mr. Rouhani made a crucial mistake: overpromising and underdelivering on both economic and political reforms. His modest experiment in centrist rule has come crashing down, taking with it his injunction that all must trust the system. The regime is at an impasse. It has no more political actors—no establishment saviors—to offer its restless constituents. As with the Soviet Union in its last days, the Islamic Republic can no longer appeal to its ideals; it relies only on its security services for survival. That is deadly for a theocracy, by definition an ideological construct. Ideological authoritarian states need a vision of the future by which their enforcers can condone their own violence. The theocracy’s vast patronage system will not cure this crisis of legitimacy. In many ways, Mr. Rouhani was the ruling clergy’s last gasp, a beguiling mullah who could enchant Westerners while offering Iranians some hope. That hope has vanished. In the coming weeks, many in the commentariat will advise the Trump administration to remain silent and stay on the sidelines, as the Obama administration did in 2009. They will recommend that it is best to let the Iranian drama play itself out. If American officials weigh in, the argument goes, the regime would brand its detractors as agents of a foreign power. Such stale prescriptions miss the point that Iranians are looking toward America to support their struggle. Democratic dissidents always do so. In that regard, Iranians are no different from non-Muslim dissidents from the former Soviet Union to communist China, who have struggled against tyranny and ardently welcomed American and European support. Barack Obama has been rightly castigated for his silence during the Green Revolution. President Trump is right not to follow his predecessor’s discredited path. The White House should continue issuing condemnations daily, including through Persian-language media outlets, and follow up with sanctions targeting corruption and human-rights abuses. Congress should rediscover its once-bipartisan determination to hold the regime accountable for its crimes and push America’s European allies to overcome their mercantile greed and support Iranians striving to be free from theocracy. The Islamic Republic is a relic of a century that yielded multiple ideological regimes claiming to have mastered the forces of history. By now most of them are history. Mr. Trump entered office with an understanding of the Islamic Republic’s profound threat to American security. The most consequential legacy of his presidency may be a Middle East free of its most powerful unsavory regime. Mark Dubowitz and Ray Takeyh
Le peuple est dans la rue en Iran, « sans leadership », peut-on lire dans la presse française de ce matin. Ce n’est pas la vérité (…) sur ce mouvement qui a des objectifs clairs et un leadership incontestable. L’élection de Donald Trump a mis fin à 60 ans de la politique pro-islamique des États-Unis (…) Plusieurs personnalités américaines dont Paul Ryan, le président de la chambre des représentants a apporté leur soutien aux Iraniens. Puis ce fut le tour de Donald Trump de le faire et demander à tous les dirigeants du monde d’en faire autant ! Il a aussi averti les mollahs que le monde les observait et qu’ils ne pouvaient pas réprimer ce mouvement. La France a censuré l’appel de Trump et n’a rien publié sur les manifestations en Iran. Elle a préféré le business avec les mollahs sans avoir à l’idée qu’ils allaient tomber et que les contrats étaient bons pour la poubelle. Dans la soirée, le peuple a eu un nouveau slogan à Qom, la ville du clergé : Ey shah Iran, bargard beh Iran (Roi d’Iran reviens en Iran) et Iran keh shah nadareh, hessab Ketab nadareh (Iran sans roi n’a aucune gestion) ! (…) Trump a demandé le soutien de tous les pays au peuple iranien qui venait d’affirmer son choix. La France a manqué à l’appel en questionnant des experts liés au régime et en donnant la parole à des journalistes d’origine iranienne qui roulent pour les mollahs dans les médias français pour minimiser le mouvement et le priver du soutien des Français et le voir mourir ! (…) Les médias français ont parlé de grandes manifestations pro-régime partout en Iran ou d’un mouvement pro-Moussavi et Karroubi ! Nous espérons la diffusion de ce texte sur tous les réseaux sociaux pour forcer le président Macron à prendre la partie du peuple pour que l’aventure finisse avec le moins de victimes possible parmi nos vaillants compatriotes qui sont aujourd’hui dans la rue pour leur liberté et aussi pour débarrasser le monde de terroristes qui menacent l’économie du reste du monde par leurs missiles à l’entrée du Golfe persique. Mr. Macron, soutenez les Iraniens parce qu’il le faut, par humanisme ou du moins, par intérêt commercial pour votre peuple. Iran-Resist

18 minutes de voeux et pas un mot pour le peuple iranien !

Pendant qu’Emmanuel Macron joue à Kennedy, à Obama ou au président de l’Europe

Et que le peuple iranien joue sa liberté dans la rue …

Jusqu’à en appeler, scandant le nom du Prince Reza Phalavi, au retour de la dynastie du Shah …

Devinez qui seuls contre tous

Prétendus spécialistes et endormeurs professionnels à la Bernard Hourcade compris …

Persistent à les soutenir ?

L’IRAN bouge, mais la France soutient les mollahs !
01.01.2018

Le peuple est dans la rue en Iran, « sans leadership », peut-on lire dans la presse française de ce matin. Ce n’est pas la vérité. Voici un petit exposé sur la genèse de ce mouvement, ce qui se passe en Iran et pourquoi la France nie la vérité sur ce mouvement qui a des objectifs clairs et un leadership incontestable.

Nouvelle donne mondiale depuis l’arrivée de Trump

L’élection de Donald Trump a mis fin à 60 ans de la politique pro-islamique des États-Unis qui a commencé avec Mossadegh (ami des frères Musulmans) et devait en 1979 aboutir à une révolution islamique en Iran pour se répandre dans les régions limitrophes de ce pays afin d’exploser l’URSS et la Chine communiste. Mais cette politique n’avait pas pu parvenir à ses fins même avec la création de Daesh.

Les mollahs ont alors redoublé d’efforts terroristes en récupérant Daesh pour faire perdurer la crise en Syrie (contre Assad et la Russie), mais aussi en renforçant leurs liens avec le réseau Haqqani qui agit en Afghanistan et au Pakistan, en redoublant le soutien aux Houthis et enfin agitant le Kurdistan irakien.

Pour obtenir des soutiens diplomatiques, les mollahs ont alors baissé davantage le prix de leur baril et ont bradé les richesses du pays (les puits de pétrole, les terres agricoles du nord qui produisent plus que la Hollande, les usines héritées de l’époque du Shah). Ils ont enfin obtenu un certain succès en Europe notamment en France en achetant des centaines d’avions et d’autres équipements dont l’Iran n’a guère besoin !

En échange, ces pays qui profitaient des malheurs des mollahs terroristes n’ont cessé de diaboliser Trump et de faire les yeux doux à Rohani en qualifiant de modéré cet ex-patron des projets terroristes et nucléaires militaires du régime. Mais Trump a tenu bon et a su réunir tous ceux comme les Arabes qui souffraient de la violence des mollahs et de la déstabilisation qu’ils engendrent dans la région.

Le tir nucléaire réussi de l’État nord-coréen, principal fournisseur et conseiller des mollahs, et l’absence de condamnation par ces derniers et même l’affichage de leur missile à ce moment, a calmé un peu les européens. Trump en a profité pour publier une nouvelle politique étrangère pour l’Iran en annonçant des sanctions pour ces dirigeants terroristes et leurs alliés comme le Hezbollah, et en même temps un soutien sans faille au peuple iranien, première victime de ce régime infernal !

Les Arabes ont salué cette politique à venir !Les Russes et les Chinois ont consenti par leur silence et leur refus de payer les mollahs en dollar ! Les Européens ne pouvaient pas ne pas adhérer et ont dû freiner leurs achats aux mollahs ! Les pays victimes de leur terrorisme ont rouvert les dossiers des dirigeants du régime ! Les mollahs et les chefs Pasdaran exposés à la condamnation à mort pour terrorisme se sont retrouvés plus isolés que jamais et leurs ressources d’argent se sont vite taries.

Isolement & pénuries, les deux sources de la crise actuellep

Les mollahs, condamnés à mort et ruinés par la faute de leurs pots-de-vin géants et le manque de dollars, n’ont pu continuer à importer tous les produits alimentaires qu’ils avaient cessé de produire pour en acheter à l’étranger et bénéficier des soutiens diplomatiques de leurs fournisseurs. Rohani et ses patrons cléricaux ont dissimulé la pénurie qui pouvait provoquer des émeutes fatales au régime en annonçant une politique de prix libre pour revigorer l’économie totalement en panne par leur faute.

En complément, Rohani et ses patrons cléricaux ont aussi récupéré les épargnes de leurs agents de base (principalement des miliciens très fidèles) grâce à des organismes de crédit très rémunérateurs validés par la Banque Centrale iranienne (BCI), avant d’annoncer la faillite de ces organismes pour priver ces miliciens et diminuer leur pouvoir d’achat afin de garder secret leur incapacité à approvisionner leur marché. Le régime a aussi coupé les pensions des retraités pour la même raison.

Ces épargnants miliciens (policiers et autres) ont commencé à manifester depuis un certain temps ! Le régime est devenu instable.

Rupture de la base et Fuite en avant des chefs acculés de toute part

Les députés du régime ont constaté dans le même temps que les dirigeants sortaient leur argent du pays notamment vers la Thaïlande et des banques situées à Pataya et qu’ils pouvaient fuir et les laisser sur place pour payer à leur place. Ils ont alors joint leurs voix à leurs camarades trahis par les dirigeants. Les cadres miliciens qui seraient en danger en cas de fuite des mollahs, ont aussi mis leurs médias comme Javan Qods, Jahan Farda (monde du demain) et leur site d’info « FARS », le plus lu en Iran au service du dénigrement du régime en révélant ses faillites et en rappelant les glorieuses victoires économiques du pays sous le Shah !

Dernièrement après les accusations d’ingérence des mollahs au Liban, les chefs Pasdaran ont tenté de rompre et rejoindre Trump sous un format pakistanais, mais Trump n’a pas accepté cette main tendue. Ils sont revenus vers les mollahs….

Trump a alors déstabilisé cette union forcée en attaquant la présence du régime au Liban et en Syrie grâce à un pacte avec Poutine puis en évoquant son plan de paix israélo-palestinien.

Les mollahs et les chefs Pasdaran ont alors augmenté leur approvisionnement en missiles aux terroristes Houthis pour dominer l’entrée du golfe Persique et prendre en otage l’approvisionnement pétrolier mondial.

Ce dernier choix fou des dirigeants menacés par les grandes puissances et abandonnés par leur base a permis à Trump d’annoncer sa Nouvelle Stratégie sécuritaire (NSS) où il les désignait comme les principales menaces pour les États-Unis. Aucun pays au monde n’a volé au secours des mollahs. La Russie, qu’ils ne cessent de présenter comme une alliée sûre, a même rejoint le camp des pays inquiets par leurs choix lors d’une réunion au Conseil de Sécurité ! Le régime a censuré ces défaites. Les cadres miliciens les ont révélées.

Les mollahs ont alors inondé la bourse de fonds (1155 millions $ en tout) et ont baissé le dollar pour satisfaire leurs divers collaborateurs nantis afin de les dissuader de rompre. En parallèle, ils ont aussi cherché à provoquer une crise en Nakhichivan pour influencer la Turquie, l’Azerbaïdjan ou la Russie et obtenir leur soutien au sein de l’OCI (l’organisation de coopération islamique) pour contrer les alliés arabes de Trump avant de contrer le conseil de sécurité de l’ONU.

Mais les mollahs n’y sont pas arrivés. Tous les pays leur sont restés hostiles donc de facto en faveur de Trump. Les mollahs et les chefs Pasdaran ont pris peur et sont devenus aimables et serviables par peur d’être attaqués alors qu’ils n’ont plus le soutien de leurs miliciens de base. Leurs promesses de droits civiques ou d’argent n’ont pas apaisé ces compagnons de base qu’ils négligent et les riches qui craignent leur fuite.

Combinaison des mécontentements : le début des manifestions

La contestation au sein du régime a augmenté de manière exponentielle avec des rapports cinglants sur les détournements de fonds par les mollahs sous la direction de leur dernier pion, Rohani.

Les Parlementaires et les cadres miliciens dont l’ancien négociateur nucléaire Jalili ou encore Ahmadinejad qui n’a plus la cote (pour bénéficier du plan de fuite des mollahs) ont soulevé les points noirs du dernier budget de Rohani qui prévoit une hausse de 60 % du prix de l’essence pour diminuer l’accès aux carburants et dissimuler son incapacité à continuer à en importer près de 10 millions litres par jour pour ses besoins.

Ces critiques se sont renforcées la semaine dernière après une hausse générale de 38 % pour tous les produits alimentaires, dont l’œuf et le poulet. Les cadres miliciens ont dans le même temps dévoilé que les dirigeants avaient exempté d’impôt les plus riches et eux-mêmes en refusant de taxer leurs transactions financières et leurs très vastes domaines fonciers ! Ils ont aussi mis l’accent sur le train de vie des dirigeants notamment l’importation de voitures de très grandes luxes avant leur chute prévisible).

Retour sur 4 jours décisifs : du 27 au 30 décembre 2017

Mercredi dernier, 27 décembre 2017 (6 Dey 1396), le clergé, très inquiet par cette évolution, a eu peur qu’il ne bénéficie d’aucune mobilisation 4 jours plus tard pour la journée officielle de refus d’une révolution de couleur made in régime !

Le Guide, porte-parole du clergé, a réuni les plus hauts responsables, chargés de la promotion et organisation de la journée de 9 Dey, pour lancer un avertissement aux agents en colère en les accusant de mensonges et de fausses déclarations sur l’état économique du pays ! Le Guide a dit qu’ils ne pouvaient pas devenir des opposants en une nuit après avoir été les responsables du pays depuis 40 ans et qu’ils allaient devoir payer pour les malheurs du peuple !

Le jeudi 28 décembre 2017 (7 Dey 1396), les petites gens du régime, qui ne voulaient pas devenir les boucs émissaires, du régime sont descendus en masse dans la rue le lendemain matin à Mashad, à Neyshapour et à Shahroud pour crier contre Rohani (Mort à Rohani) et même Mort à la république islamique qui les trahissait après les avoir utilisés.

Les gens du peuple à Mashad qui n’avaient jamais entendu ce slogan dans la bouche de partisans de la fausse opposition le Mouvement Vert de Moussavi et Karroubi ont rejoint le mouvement.

Quelques miliciens ont essayé d’imposer le slogan d’Allah Akbar, mais le peuple a crié Rouhat shad Reza Shah Benni soit l’âme de Reza Shah, se rattachant au fondateur de la fondation de la dynastie Pahlavi qui avait soumis le clergé déjà au pouvoir notamment à Mashad en laïcisant les institutions du pays avant de le moderniser en quelques années sans aucune revenue pétrolière !

D’autres villes ont rejoint le mouvement devenu populaire notamment la ville kurde de Kermanshâh, car il a récemment beaucoup souffert d’un important séisme sans recevoir de secours. Des centaines de gens s’étaient suicidés, car ils n’avaient tout perdu et reçu aucune aide. Ils ont crié le même slogans.

Rouhat shad Reza Shah s’est propagé dans toutes les villes ! Les cadres miliciens n’ont pas désavoué ce slogan qui s’est propagé dans toutes les villes ! Le Mouvement a cessé d’être sans leader seulement quelques heures après sa naissance !

Le soir même les jeunes criaient contre le régime dans d’autres villes : on ne veut pas d’une République islamique !

Les dirigeants sont restés cachés, car les chefs de la milice n’annonçaient rien contre ces cris hostiles. L’armée restait passive ! Les mollahs ont alors annoncé l’incendie d’une salle de prière près de Téhéran pour fédérer les intégristes pour riposter et avoir des gens dans la rue le samedi 9 Dey. Les images ont montré qu’il s’agissait d’une fausse nouvelle, car la structure métallique de la salle n’avait pas fondu et sa façade était intacte !

Mais le lendemain, le vendredi 29 décembre 2017, 8 Dey 1396, il n’y a pas eu de mouvement intégriste contre le peuple royaliste au point que le régime a mis en scène une mini manifestation avant d’oublier cette affaire.

Les Parlementaires ont continué à dénigrer le régime alors que les dirigeants de tout bord étaient restés cachés ! Les manifestations ont continué avec les mêmes slogans.

Plusieurs personnalités américaines dont Paul Ryan, le président de la chambre des représentants a apporté leur soutien aux Iraniens. Puis ce fut le tour de Donald Trump de le faire et demander à tous les dirigeants du monde d’en faire autant ! Il a aussi averti les mollahs que le monde les observait et qu’ils ne pouvaient pas réprimer ce mouvement.N-RESIST.ORG

La France a censuré l’appel de Trump et n’a rien publié sur les manifestations en Iran. Elle a préféré le business avec les mollahs sans avoir à l’idée qu’ils allaient tomber et les contrats étaient bons pour la poubelle.

Dans la soirée, le peuple a eu un nouveau slogan à Qom, la ville du clergé :
Ey shah Iran, bargard beh Iran (Roi d’Iran revient en Iran) et
Iran keh shah nadareh, hessab Ketab nadareh (Iran sans roi n’a aucune gestion) !IRAN-RESIST.ORG

La direction de la milice n’a pas bougé et un expert de la milice a parlé du « respect des gens en Iran pour le Prince Reza Pahlavi » , car il n’a jamais parlé de ses ambitions, mais a toujours agi pour aider le peuple à exprimer ses ambitions ! Énorme non !

Trump a demandé le soutien de tous les pays au peuple iranien qui venait d’affirmer son choix. La France a manqué à l’appel en questionnant des experts liés au régime et en donnant la parole à des journalistes d’origine iranienne qui roule pour les mollahs dans les médias français pour minimiser le mouvement et le priver du soutien des Français et le voir mourir !

Le samedi 30 décembre 2017, 9 Dey 1396, on a vu une très faible mobilisation en faveur du régime. Il n’y avait aussi aucun visage souriant lors de cette journée qui était censée être une fête pour le régime et ses fans ! IRAN-RESIST.ORG

En revanche, des manifestants qui ont mis le feu à des autos pour être vu et crier :
Fondamentalistes et Modérés, l’aventure est finie ! IRAN-RESIST.ORG

Les médias français ont parlé de grandes manifestations pro-régime partout en Iran ou d’un mouvement pro-Moussavi et Karroubi !

Malgré cela, le mouvement continue et l’aventure sera finie pour les mollahs, mais aussi pour leurs complices !

Nous espérons la diffusion de ce texte sur tous les réseaux sociaux pour forcer le président Macron à prendre la partie du peuple pour que l’aventure finisse avec le moins de victimes possible parmi nos vaillants compatriotes qui sont aujourd’hui dans la rue pour leur liberté et aussi pour débarrasser le monde de terroristes qui menacent l’économie du reste du monde par leurs missiles à l’entrée du golfe persique.

Mr. Macron, soutenez les Iraniens parce qu’il le faut, par humanisme ou du moins, par intérêt commercial pour votre peuple.

Voir aussi:

Iran’s Theocracy Is on the Brink
Every decade the Islamist regime has been in power, an uprising has cost it an element of its legitimacy.
Mark Dubowitz and Ray Takeyh
WSJ
Jan. 1, 2018

Iran has a peculiar habit of surprising Americans. It has done so again with the protests engulfing its major cities. The demonstrations began over economic grievances and quickly transformed into a rejection of theocracy.

The slogans must have unsettled the mullahs: “Death to Khamenei!” “Death to Rouhani!” “We will die to get our Iran back!” Imperialism has not revived the regime’s legitimacy, as the protesting Persians pointedly reject expending their meager resources on Arab wars: “Death to Hezbollah!” “No to Gaza, not Lebanon! Our life only for Iran!”

However the events on the streets unfold, their most immediate casualty will be the presidency of Hassan Rouhani and its false claim of pragmatic governance. In the aftermath of the Green Revolution of 2009, which rocked the foundations of the Islamic Republic, a sinister argument gradually pervaded Western salons and chancelleries. The convulsions of that summer, the claim went, were over no more than electoral irregularity. With the election of the so-called moderate Mr. Rouhani in 2013, the system rebalanced itself. Supreme Leader Ali Khamenei and his allies supposedly learned some hard lessons on the need to yield to popular mandates. Iranians want gradual change, we have been told, and believe that the system’s own constitutional provisions and plebiscites can be used to nudge it toward moderation. Then, last week, Iranians took to the streets.

Every decade of the Islamist regime’s rule has seen one of its political factions lose its legitimacy through national uprisings. In the 1980s, the Islamic Republic waged a determined civil war against liberals and secularists who sought to redeem the revolution’s pledge of a democratic order. The student riots of 1999 ended the reformist interlude and Mohammad Khatami’s presidency, which had promised that the expansion of civil society and elections would harmonize faith and freedom. The reformists lingered as discredited enablers of a repressive regime, but no one believed in their promises of change from within. The hard-liners offered their own national compact, one that privileged economic justice over political emancipation. But the tumultuous presidency of Mahmoud Ahmadinejad produced only corruption and bellicosity.

Then came Mr. Rouhani and his centrist disciples with their pledge to revive the economy, primarily through foreign investment. Mr. Rouhani needed a nuclear agreement to lift debilitating sanctions and stimulate commerce. The Obama administration was happy to deliver, and Iran received tens of billions of dollars in financial dividends, including $1.7 billion in paper currency.

Instead of channeling that wealth into productive uses, Ayatollah Khamenei, the clerical establishment and the Islamic Revolutionary Guard Corps consumed much of it on foreign adventurism and corruption. Mr. Rouhani made a crucial mistake: overpromising and underdelivering on both economic and political reforms. His modest experiment in centrist rule has come crashing down, taking with it his injunction that all must trust the system. The regime is at an impasse. It has no more political actors—no establishment saviors—to offer its restless constituents.

As with the Soviet Union in its last days, the Islamic Republic can no longer appeal to its ideals; it relies only on its security services for survival. That is deadly for a theocracy, by definition an ideological construct. Ideological authoritarian states need a vision of the future by which their enforcers can condone their own violence. The theocracy’s vast patronage system will not cure this crisis of legitimacy. In many ways, Mr. Rouhani was the ruling clergy’s last gasp, a beguiling mullah who could enchant Westerners while offering Iranians some hope. That hope has vanished.

In the coming weeks, many in the commentariat will advise the Trump administration to remain silent and stay on the sidelines, as the Obama administration did in 2009. They will recommend that it is best to let the Iranian drama play itself out. If American officials weigh in, the argument goes, the regime would brand its detractors as agents of a foreign power.

Such stale prescriptions miss the point that Iranians are looking toward America to support their struggle. Democratic dissidents always do so. In that regard, Iranians are no different from non-Muslim dissidents from the former Soviet Union to communist China, who have struggled against tyranny and ardently welcomed American and European support.

Barack Obama has been rightly castigated for his silence during the Green Revolution. President Trump is right not to follow his predecessor’s discredited path. The White House should continue issuing condemnations daily, including through Persian-language media outlets, and follow up with sanctions targeting corruption and human-rights abuses. Congress should rediscover its once-bipartisan determination to hold the regime accountable for its crimes and push America’s European allies to overcome their mercantile greed and support Iranians striving to be free from theocracy.
The Islamic Republic is a relic of a century that yielded multiple ideological regimes claiming to have mastered the forces of history. By now most of them are history. Mr. Trump entered office with an understanding of the Islamic Republic’s profound threat to American security. The most consequential legacy of his presidency may be a Middle East free of its most powerful unsavory regime.

Mr. Dubowitz is chief executive of the Foundation for Defense of Democracies. Mr. Takeyh is a senior fellow at the Council on Foreign Relations.

Voir encore:
Unexamined Premises

The end is near for the mullahs of Iran, which is bad news for the Islamic Republic of Iran, but good news for the Persian people, who have a chance to free themselves of the baleful effects of the Arab conquest and — finally — join the community of Western nations by casting off its imposed Islamic theocracy and, it is to be hoped, Islam itself. The late Shah of Iran attempted, in part, to de-Islamicize historic Persia of its foreign influences via the restoration of the Peacock Throne, but his revolution was overturned, in part via the Soviet-inspired meddling of the Iranian Tudeh Party, which left the gates open for the ayatollah Khomeini.

Both the Russians and the Americans lost when Khomeini came to power, and Iran shortly thereafter seized the hostages at the U.S. Embassy, precipitating (among other events, including the disastrous American economy) the fall of the Carter administration and the election of Ronald Reagan. Ever since, Islamic Iran has been unremittingly hostile to the United States, as well as to its schismatic co-religionists elsewhere in the Muslim-conquest world, especially Sunni Iraq and, of course, Saudi Arabia.

That’s been a triumph for Shi’ite Islam, but a disaster for the Iranian people, whose numbers include not only ethnic Persians but Jews, Assyrians, Kurds, and many others. The brief flowering of art, science, literature and poetry during the so-called « Golden Age » of Islamic Persia was soon enough snuffed out.  As I write in my forthcoming book, The Fiery Angel:

It is fashionable today to cite the Islamic “golden age” – a direct result of its contact with Christian Europe, we should keep in mind – as a model, not just for what Islam could one day again become (unlikely, since militant Islam explicitly wishes to return to its seventh-century purity), but also as an apologia for Islam’s many and violent sins against the international order.  But until Islam casts off Saudi-fueled Wahhabism and Iranian Shi’a millenarianism, gives up its supremacist designs, and becomes willing to accommodate peaceful co-existence contact with West – beyond  its oil-driven importation of Mercedes-Benz and Maserati automobiles and Western firearms – this is unlikely.

As the Byzantine Emperor Manuel II Palaeologus — quoted by former Pope Benedict XVI in his controversial 2006 Regensburg lecture (controversial only to apologists for Islam, that is) — observed in 1391:

Show me just what Muhammad brought that was new and there you will find things only evil and inhuman, such as his command to spread by the sword the faith he preached.

Little more than half a century later, in 1453, Constantinpole fell to the Muslim Turks, marking the final end of the Roman Empire and the beginning of the long night of darkness that has enveloped the Middle East pretty much ever since. Christendom lost control of the lands of its origin, including the reconquered Crusader states of the Levant (one of which still survives, barely, as Lebanon), and the battle line between Europe and Islam was drawn from Gibraltar to the Balkans — the beginning of a long, uneasy truce that lasted until Sept. 11, 2001.

As I wrote on Twitter (@dkahanerules) last week:

The events unfolding in Iran right now are therefore a long time coming, and ought to be welcomed not only by those fearful of the « Islamic bomb » that Iran is hell-bent on possessing and which the Obama administration’s disgraceful, faciliatory « deal » made all but inevitable, but by all adherents of the Western notion of freedom. During the last serious protests in Iran, the « green revolution » of 2009, Obama reacted supinely, standing idly by as the youthful demonstrators were shot in the streets of Tehran and the « clerics » restored iron-fist rule.

A lot has changed since then. For one thing, the Shi’ite-partial Obama is gone, having been replaced by his polar opposite in Donald Trump:

For another, the Iranian exiles who fled their country in the late Seventies and early Eighties (taking a great deal of wealth with them) for the U.S. and elsewhere have given birth to a new generation of secularized Iranians, who are in no mood to trade in the liberties of the West for the repressively « theology » of militant Shi’ite Islam. Having seen what happened to their parents and grandparents, they are unlikely to feel a sudden surge of Islamic patriotism; in fact, it has been the prospect of losing these people for the ummah that lies behind so much of the Islamic propaganda that has been allowed to flourish, shamefully, in the U.S. and elsewhere in the West since 9/11.

So let’s all root for the Iranians who are, once again, trying to overthrow their reactionary Islamic regime. A victory against the mullahs in Iran would have beneficial results for everybody except devout Shi’ite Muslims and their allies of convenience on the American, largely atheist and most certainly anti-Christian, Left. By removing the source of Hezbollah’s support, pressure would be relieved on Israel and on American forces still in the dar-al-Harb theaters of war. By demolishing rule-by-mullah, Iran would pose much less of a nuclear threat to civilized nations. And by freeing the Iranian people to choose a new government, the Western democracies could find a valuable new ally in a strategically important part of the world.

For millennia, the people of Iran have been unable to decide where to cast their lot. In its attempts to move westward, the Zoroastrian Persian Empire was defeated repeatedly by the Greeks, by Alexander the Great, and by the Byzantines; later, Persia was conquered by the Muslim Arabs, by the Mongols (who really put paid to the « Golden Age ») and by Tamerlane, among others. If Iran can successfully overthrow the Islamic Republic, de-institutionalize Islam, rediscover its own genuine nationalism, and elect a real republic in its place, this historically pluralistic nation will likely find a warm welcome.

 Islam has brought nothing but misery to Iran. Perhaps it’s time for Iran to try something different.
Voir encore:

Interview
«Les Iraniens ne manifestent pas vraiment pour ou contre le régime»
Alexandra Schwartzbrod
Libération
1 janvier 2018

Bernard Hourcade est directeur de recherche émérite au CNRS, spécialiste de l’Iran. Pour lui, les manifestations de ces derniers jours sont le fruit de la déception de la population qui reproche au régime de s’intéresser davantage à sa place sur la scène internationale qu’à la santé économique et politique du pays.

Y a-t-il un lien entre ces manifestations en Iran et le regain de tension avec l’Arabie Saoudite ?

Avec l’Arabie Saoudite, non, il n’y a pas de lien. La Syrie, en revanche, joue indirectement un rôle. La guerre est en train de s’y terminer et l’Iran fait partie des pays qui en sortent victorieux. Mais c’est parce que, depuis quelques années, le régime iranien se concentre sur ses affaires extérieures et dépense sans compter pour son investissement en Syrie, c’est là qu’était sa priorité. Un activisme vu d’un très mauvais œil par les Américains qui, du coup, n’ont pas levé les sanctions. Ce qui fait que l’économie iranienne n’a pas été relancée. Or, le président Rohani avait «vendu» l’accord sur le nucléaire avec le président Obama et la communauté internationale d’alors en disant que cela allait relancer l’économie du pays. Le gouvernement, qui associe réformateurs et conservateurs, ne s’est pas donné les moyens de réformer le pays, trop concentré sur l’international, et l’économie ne repart pas. Ces manifestations sont donc le fruit de la déception du peuple qui s’attendait à une explosion économique après l’accord sur le nucléaire et qui ne voit rien venir. Ils voient juste des dirigeants en place barricader leur fortune et verrouiller les systèmes de sécurité et de renseignement.

C’est un changement de régime que réclament les manifestants ?

Ils ne manifestent pas vraiment pour ou contre le régime. Le débat est surtout entre réformateurs et conservateurs. Les Iraniens sont devenus républicains. Ils ont un système politique qui permet de passer de Mahmoud Ahmadinejad à Hassan Rohani. Des manifestations, il y en a tous les jours ou presque en Iran. Là, ça prend une proportion importante car les conservateurs occupent encore une large place au sein du régime. A Machhad, la grande cité sainte au nord est du pays, où le mouvement a démarré jeudi, le pouvoir politique est très réactionnaire. Au sein même du gouvernement on entend des voix demander le départ des plus conservateurs. Ce sont les fils des fondateurs de la république islamique, ceux qui sont nés après la révolution, qui arrivent aux affaires aujourd’hui. Pour eux, leurs pères ont fait la guerre pour l’indépendance de la république, et ils réalisent que le compte n’y est pas.

Comment voyez-vous la suite ?

Soit le régime lui-même, et notamment le guide suprême, Ali Khamenei, réalise qu’il est en danger et donne carte blanche à Rohani pour réformer et s’ouvrir, soit le régime explique que ces manifestations sont manipulées par l’Arabie Saoudite et les Etats-Unis et en profitent pour tout verrouiller. La première possibilité est envisageable. L’Iran est un pays stable qui pourrait montrer sa maturité politique en donnant l’impression d’avoir entendu la colère de la population. Après les grandes manifestions de 2009, le régime s’est rendu compte qu’il y avait un problème, que l’opposition ne venait pas de l’extérieur mais de l’intérieur. Que la population réclamait une république indépendante et plus de liberté. L’Iran est le premier pays du monde musulman à avoir fait l’expérience de l’islam politique. La question est de savoir si le régime acceptera de reconnaître que c’est un échec.

Voir enfin:
A second revolution in Iran? Not yet.
Maziar Bahari
The Washington Post
December 30

Maziar Bahari is a former political prisoner and the editor of iranwire.com.

On Thursday, Dec. 28, a group of people gathered in the city of Mashhad and demonstrated against the Iranian government’s economic policies. This demonstration happened in a city that is holy for 250 million Shiite Muslims around the world; it is where Reza, the 8th Shiite imam, or saint, is buried. Imam Reza’s shrine is also a multi-billion-dollar conglomerate that owns a number of industries, banks, hospitals and, of course, seminaries across Iran. The conglomerate runs under the supervision of the supreme leader of Iran, Ayatollah Ali Khamenei.

The presence of the Imam Reza conglomerate makes Mashhad the third-most-important city in Iran, after the capital Tehran and the city of Qom, where most Iranian grand ayatollahs live. Different security and intelligence services, including Iran’s Ministry of Intelligence, as well as the Revolutionary Guard Intelligence Unit and the police, keep a close eye on Mashhad to make sure it is safe for the millions of pilgrims from across Iran and up to 2.5 million Shiites from other countries who visit the city every year.

The symbolism of Thursday’s protests was therefore not lost on millions of Iranians in other cities who suffer from the same economic distress. If the people of Mashhad with all their constraints could do it, people in Rasht, Kermanshah, Isfahan, Sari and many other cities could take to the streets as well. Interestingly, unlike the 2009 Green Movement, which started in the capital, the recent protests were mostly in the provinces.

Encouraged by the small measure of space provided by the government for demonstrations in Mashhad, thousands of Iranians expressed their dissatisfaction with the government’s economic and foreign policies, and their anger at the Islamist government that has been in power since 1979. The protesters have included government and private-sector employees who’ve seen prices going higher every day in recent years, retirees who don’t receive their pensions on time, people who have lost money in different investment schemes, and others who believe they’ve been deprived of their rights as Iranian citizens.

Many protesters chanted against recent developments that have served to only add insult to their injuries – both in terms of the government’s domestic policies and its dreams of hegemony in the region.

On Dec. 10, President Hassan Rouhani presented his budget, which essentially would make life more expensive for citizens and, at the same time, include generous allocations for religious organizations in Iran and elsewhere. The slogan “Not Gaza, Not Lebanon, I Give My Life for Iran” was repeated in the protests across different cities. Many Iranians regard their government’s generous help to the Palestinian Hamas, Lebanese Hezbollah, Syrian Assad regime and Yemeni Houthis as unnecessary and even treasonous.

Despite people’s passion and energy, no one knows what is happening in Iran. Analysts are confused and mostly silent. And the people on the streets are not supporting any individual or group; they have chanted slogans against Rouhani and Khamenei, but unlike in 2009, there are no leaders to guide them.

Rouhani has, at the time of this writing, reportedly gathered his ministers and advisers to assess the situation. So far, Rouhani’s government has managed only to blame the demonstrations on its conservative critics. Rouhani’s vice president has implied that the hard-liners are using people’s economic problems to bring down the government. Some hard-liners have been happy about the anti-Rouhani slogans, but many of them have chastised protesters for chanting slogans against the supreme leader, who is supposed to be a sacred being.

Hundreds of people have been arrested in cities around Iran in the past 48 hours. No one has been released as of this writing. It would be interesting to know what their interrogations have been about and what charges are being brought against them.

The demonstrations have shown the dissatisfaction of Iranians with the regime as a whole — both the so-called pro-reform Rouhani and the conservative Khamenei. Dealing with this outbreak of hatred may unify the regime for a short while, but, inevitably, the factions will start their infighting again. Rouhani and Khamenei have different interests and bases of support. They cannot coexist peacefully and simultaneously cater to their constituencies.

Rouhani cannot ignore the destructive role of the ayatollah’s cohorts in the Revolutionary Guard and their firm grip on the economy. The Guards practically run Iran’s policies in the wider region — including supporting Bashar al-Assad and Hezbollah – and they have made a mockery of Rouhani’s attempts at rapprochement with Iran’s neighbors and the West.

The supreme leader, in turn, cannot satisfy millions of Iranians who want prosperity and freedom and also maintain the support of his fanatic die-hard supporters who have been enjoying power for the past four decades.

Is it a revolution? Not yet. Iran’s government is its own worst enemy and the Iranian people know it. Economic woes leading to infighting can bring down this corrupt and brutal system. Different factions within the government will, most probably, and just the same as always, choose to dismiss the genuine economic grievances of the Iranian people and blame the protests on foreign agents and an international imperialist-Zionist conspiracy.

The Iranian people have learned, after living almost 40 years under the Islamic Republic, to gradually and intelligently raise their voices in peaceful protests that will provoke the government to tear itself apart. Iran’s rulers may choose to blame foreigners and Zionists — but they hardly realize that the true danger to their power is right at home.


Printemps persan: Le moment le plus dangereux pour un mauvais gouvernement (Trump effect: will Iran finally bring its own confirmation to Tocqueville’s law ?)

31 décembre, 2017
https://i0.wp.com/www.hnp.terra-hn-editions.org/TEDI/local/cache-vignettes/L500xH264/courbe__de_davis-0f58d.jpg
En politique, ce qu’il y a souvent de plus difficile à apprécier et à comprendre, c’est ce qui se passe sous nos yeux. Tocqueville
Le désir d’égalité devient toujours plus insatiable à mesure que l’égalité est plus grande. Tocqueville
Ce n’est pas toujours en allant de mal en pis que l’on tombe en révolution. Il arrive le plus souvent qu’un peuple qui avait supporté sans se plaindre, et comme s’il ne les sentait pas, les lois les plus accablantes, les rejette violemment dès que le poids s’en allège. Le régime qu’une révolution détruit vaut presque toujours mieux que celui qui l’avait immédiatement précédé, et l’expérience apprend que le moment le plus dangereux pour un mauvais gouvernement est d’ordinaire celui il commence à se réformer. Il n’y a qu’un grand génie qui puisse sauver un prince qui entreprend de soulager ses sujets après une oppression longue. Le mal qu’on souffrait patiemment comme inévitable semble insupportable dès qu’on conçoit l’idée de s’y soustraire. Tout ce qu’on ôte alors des abus semble mieux découvrir ce qui en reste et en rend le sentiment plus cuisant : le mal est devenu moindre, il est vrai, mais la sensibilité est plus vive. La féodalité dans toute sa puissance n’avait pas inspiré aux Français autant de haine qu’au moment elle allait disparaître. Les plus petits coups de l’arbitraire de Louis XVI paraissaient plus difficiles à supporter que tout le despotisme de Louis XIV. Le court emprisonnement de Beaumarchais produisit plus d’émotion dans Paris que les dragonnades. Tocqueville (L’ancien régime et la révolution, 1856)
La révolution à plus de chances de se produire quand une période prolongée de progrès économiques et sociaux est suivie par une courte période de retournement aigu, devant laquelle le fossé entre les attentes et les gratifications s’élargit rapidement, devenant intolérable. La frustration qui en résulte, dès lors qu’elle s’étend largement dans la société, cherche des modes d’expression dans l’action violente. James Chowning Davies
De nombreux sociologues contemporains reprennent cette analyse de Tocqueville, en expliquant les conflits sociaux par la frustration résultant de l’écart croissant « entre ce que les gens désirent et ce qu’ils ont ». Pour Ted Gurr (Why men rebel, 1970), la révolution de 1917 serait due au contraste entre les attentes suscitées par les progrès accomplis depuis les années 1880 et la situation réelle de la paysannerie, du prolétariat naissant ou de l’intelligentsia. Pour James Davies (Toward a theory of Revolution, 1962), le concept de frustration relative trouvé chez Tocqueville a une plus grande portée que celui de frustration absolue attribué à Marx; il explique en effet que les révoltes naissent rarement dans les populations écrasées de misère mais chez ceux qui relèvent la tête et réalisent ce qui leur manque car ils ont plus. (…) Les grands conflits sociaux ou les changements révolutionnaires s’expliquent donc moins par des mécontentements à propos de grandes inégalités que par des sentiments « relatifs » basés sur des différences minimes, ou réduites par l’égalisation des conditions. Jean-Pierre Delas
Une opposition classique met en vis-à-vis la lecture marxienne, selon laquelle la dégradation des conditions de vie agirait comme facteur déterminant et explicatif des soulèvements révolutionnaires, à celle de Tocqueville, pour qui, au contraire, l’amélioration des situations économiques serait à l’origine des évènements révolutionnaires. James Chowning Davies, sociologue américain, tente une synthèse des deux points de vue dans un modèle associant l’idée d’une genèse progressive (liée à l’amélioration des conditions de vie sur plusieurs décennies) d’aspirations sociales longtemps contenues et la thèse des frustrations surgissant plus brutalement à l’occasion de retournements de conjonctures. Le modèle psycho-sociologique de James C. Davies (« Toward A Theory of Revolution » …) tente d’expliquer les renversements de régimes politiques par l’augmentation soudaine d’un écart entre les attentes de populations motivées par des progrès économiques et les satisfactions réelles brutalement réduites par un retournement de conjoncture économique (ex. : mauvaises récoltes, récession économique…) ou politique (ex. : répression brutale, défaite militaire…). (…) James C. Davies schématise sa théorie par une courbe devenue fameuse, dite « courbe de Davies » formant comme un « J » Inversé (…), qui pointe la période « t2 » comme début probable de la dynamique révolutionnaire. La première étude James C. Davies porte sur la rébellion conduite par Thomas W. Dorr – dite « Rébellion Dorr » – au milieu du 19e siècle à Rhode Island dans le nord-est des Etats-Unis. Durant la première moitié du 19e siècle l’industrie du textile se développe et prospère, attirant vers la ville des populations rurales jusqu’en 1835/1840 quand s’amorce une période déclin. La Rebellion Dorr, en 1841/1842 fut durement réprimée. A partir de cette étude de cas, l’auteur construit sont modèle et l’utiliser pour interpréter la Révolution française de 1789, la révolution du Mexique de 1911, la révolution russe de 1917, le coup d’état nassérien de 1952. L’exemple de la révolution russe lui permet de montrer que l’écart est d’autant plus fort que des progrès économiques importants marquèrent le XIXe siècle : à partir du milieu du 19e siècle les serfs s’émancipèrent, l’exode rural entraîna une processus d’urbanisation, le nombre d’ouvriers travaillant en usine augmenta en leur apportant des salaires supérieurs à ce qu’ils gagnaient comme paysans et des conditions de vie également améliorées. Ainsi la période allant de 1861 à 1905 peut être considérée comme celle d’une progression des aspirations sociales jusqu’à une conjoncture de frustrations qui intervient au début du XXe siècle dans différents groupes sociaux : intelligentsia choquée par la répression brutale des manifestations de 1905, paysannerie affectée par les effets des réformes et par une succession de mauvaises récoltes, armée humiliée par la défaite dans la guerre contre le Japon. La détresse et la famine qui affectent la majorité de la population pendant la Première Guerre mondiale achèvent d’agréger ces frustrations de préparer ainsi la révolution de 1917. Jérome Valluy
Le régime des mollahs perd pied: il a ouvert une fenêtre pour aérer le système (…) et une bourrasque est entrée dans la maison. Iran-Resist
Bizarrement, je pense qu’Obama joue la montre et espère que les manifestants seront écrasés avant que la honte d’avoir fermé les yeux – parfois par son silence et parfois par ses banalités d’équivalence morale – sur la brutale théocratie iranienne ne devienne trop lourde, même pour lui, à supporter. (…) Personne ne demande qu’on envoie la cavalerie ou l’aviation mais juste un certain encouragement moral pour ne pas inciter des gens à descendre dans la rue et puis les abandonner à leur sort au moment où ils ont le plus besoin de notre soutien (comme en Hongrie ou pour les Chiites à Bagdad en 1991), mais à la place accorder notre reconnaissance à ceux qui d’eux-mêmes ont déjà pris cette décision dangereuse et méritent notre admiration en termes bien plus forts que ce que nous avons jusqu’ici vu de la Maison Blanche. (…) Cette crainte d’offenser des théocrates sanguinaires qui soutiennent le terrorisme est évidemment tout à fait ahurissante: un président de l’espoir et du changement se révèle faible et cynique à un moment critique où les pires racailles de la Corée du Nord au Venezuela nous observent attentivement et tentent d’évaluer nos capacités de réaction. Victor Davis Hanson
En une sorte d’ironie perverse, la menace la plus sérieuse que la République islamique ait jamais connue depuis sa création arrive au moment même où le premier président américain à accepter explicitement la légitimité du régime se trouve à la Maison Blanche. Quelque crédibilité que les mollahs aient perdue dans la rue, ils l’ont récupérée à Washington, où le président semble bizarrement moins enthousiaste pour un changement de régime en Iran que nombre d’Iraniens eux-mêmes. La timidité d’Obama témoigne d’une mauvaise conscience. À un certain niveau, il prend pour argent comptant la critique post-coloniale de l’Occident comme source des problèmes du monde en voie de développement et pense que nous n’avons pas l’autorité morale pour juger les gouvernements non-occidentaux qui nous en veulent et nous envient. Obama est parfaitement capable de lancer des attaques cinglantes et moralisantes uniquement contre son propre pays, particulièrement sous les mandats de son prédécesseur. Qui sommes-nous pour condamner ds exactions contre des manifestants pacifiques quand nous avons nous-mêmes torturé trois terroristes ? S’il n’y a aucun coût à payer pour la violation des normes internationales consistant à écraser des manifestants de chair et de sang, pourquoi y en aurait-t-il pour le non-respect flagrant des contraintes de papier de l’Agence internationale de l’énergie atomique? Rich Lowry
C’est aux Iraniens qu’il appartient de décider. Nous n’allons pas nous en mêler. (…) Mon approche c’est: attendons de voir. (…) Je pense qu’il est important de comprendre que la différence en terme de politique réelle entre MM. Ahmadinejad et Moussavi n’est peut-être pas aussi grande qu’on ne l’a dit. Obama (16 juin 2009)
On tue et on bat les gens dans les rues de Téhéran et dans tout l’Iran et nous devrions les défendre. Comme nous l’avions fait pour les ouvriers polonais à Dantzig ou pour le peuple tchèque lors du printemps de Prague et comme nous avons défendu la liberté dans chaque partie du monde. Ce n’est pas ça que nous faisons en ce moment. John McCain
Those who do not observe the Islamic dress code will no longer be taken to detention centers, nor will judicial cases be filed against them. Gen. Hossein Rahimi (Tehran police chief)
Police in Iran’s capital said Thursday they will no longer arrest women for failing to observe the Islamic dress code in place since the 1979 revolution. The announcement signaled an easing of punishments for violating the country’s conservative dress code, as called for by the young and reform-minded Iranians who helped re-elect President Hassan Rouhani, a relative moderate, earlier this year. But hard-liners opposed to easing such rules still dominate Iran’s security forces and judiciary, so it was unclear whether the change would be fully implemented. (…) The semi-official Tasnim news agency said violators will instead be made to attend classes given by police. It said repeat offenders could still be subject to legal action, and the dress code remains in place outside the capital. For nearly 40 years, women in Iran have been forced to cover their hair and wear long, loose garments. Younger and more liberal-minded women have long pushed the boundaries of the official dress code, wearing loose headscarves that don’t fully cover their hair and painting their nails, drawing the ire of conservatives. Iran’s morality police— similar to Saudi Arabia’s religious police— typically detain violators and escort them to a police van. Their families are then called to bring the detainee a change of clothes. The violator is then required to sign a form that they will not commit the offense again. (…) Last year, police in Tehran announced plans to deploy 7,000 male and female officers for a new plainclothes division — the largest such undercover assignment in memory – to monitor public morality and enforce the dress code. AP
Anti-government protests broke out in Iran for the third day running on Saturday as separate state-sponsored rallies were staged to mark the end of unrest that shook the country in 2009, according to Iranian news agencies and state media. (…) Iranian authorities have arrested 50 people since protests erupted across the country on Wednesday. (…) State-sponsored mass rallies were scheduled in more than 1,200 cities and towns, state TV said – events held annually to commemorate the end of months of street protests that followed Mahmoud Ahmadinejad’s disputed re-election as president. (…) The Iranian government declared that trains and schools will be closed on Sunday because of the protests. Social Media reported in Farsi and Arabic that the protesters were shouting slogans that included “Not Gaza, Not Lebanon, my soul for Iran” and ”Leave Syria, think of how we are doing.”  Videos on social media showed Mashhad, the second largest city in Iran, where residents shouted “death to the president” and “death to the dictator.” In Qom, a holy city to Shi’ite Muslims and one of the most religious cities in Iran, residents also joined the protest against the Islamic republic. The Jerusalem Post
A durable truth about dictatorships is that their surface stability disguises discontent that needs only a spark to ignite. The world saw such an eruption in Iran in 2009 after a stolen election, and the last two days have seen outbursts in Iranian cities that again reveal simmering unhappiness with clerical rule. The protests started Thursday in Mashhad, Iran’s second-most populous city, ostensibly as a revolt against rising prices, corruption and unemployment. The demonstrations soon spread across the country and have grown into a broader display of discontent with Supreme Leader Ali Khamenei and President Hassan Rouhani’s repressive regime. Twitter has been a venue for videos of the protests in various cities, with demonstrators shouting slogans like “Death to the dictator!” One notable theme are denunciations of the Islamic Republic’s foreign adventurism. People in Mashhad shouted, “No Gaza, no Lebanon, our lives are devoted in Iran.” And in Kermanshah, an ethnic Kurdish city, they shouted “forget about Syria, think about us.” More than 500 people died in Kermanshah last month in an earthquake as buildings collapsed. Iran’s rulers promised that the financial windfall from the 2015 nuclear deal would rebuild the country after years of struggling under nuclear sanctions. Iran’s economy is growing again, but youth unemployment still exceeds 40%. And much of the growth is coming from foreign investment in energy development that isn’t benefiting the larger population. Iran’s Revolutionary Guard Corps, the regime’s paramilitary arm, is heavily involved in the economy and uses business to finance its operations and elite lifestyle. Iranians are also frustrated that the mullahs are spending so much of their national wealth to build a Shiite version of the Persian empire to dominate the Middle East. The Revolutionary Guards are financing the Hezbollah troops fighting as mercenaries to prop up Bashar Assad in Syria. They’re also financing militias in Yemen against the Saudis and in Iraq to guarantee Iranian influence in Baghdad. Religious imperialism is expensive, as is the ballistic-missile development the regime continues despite the nuclear deal. The regime is worried enough that it is blaming foreigners for the protests and sending basiji militia to make arrests. But videos from Tehran show protesters sitting down in front of police in defiance of a crackdown. Iranians need to know that the world supports their demands for freedom. Barack Obama shamed America when he stayed mute during the 2009 protests to curry favor with the regime. So full marks to the State Department Friday for condemning “the arrest of peaceful protesters” and calling for “all nations to publicly support the Iranian people and their demands for basic rights.” President Trump shouldn’t make Mr. Obama’s mistake. The WSJ
Many reports of peaceful protests by Iranian citizens fed up with regime’s corruption & its squandering of the nation’s wealth to fund terrorism abroad. Iranian govt should respect their people’s rights, including right to express themselves. The world is watching! President Donald Trump
Le monde entier comprend que le bon peuple d’Iran veut un changement, et qu’à part le vaste pouvoir militaire des Etats-Unis, le peuple iranien est ce que ses dirigeants craignent le plus. Donald Trump
Les régimes oppresseurs ne peuvent perdurer à jamais, et le jour viendra où le peuple iranien fera face à un choix. Le monde regarde ! Donald Trump
Iran’s leaders have turned a wealthy country with a rich history and culture into an economically depleted rogue state whose chief exports are violence, bloodshed, and chaos. As President Trump has said, the longest-suffering victims of Iran’s leaders are Iran’s own people. Heather Nauert (State Department)
There are many reports of peaceful protests by Iranian citizens fed up with the regime’s corruption and its squandering of the nation’s wealth to fund terrorism abroad. The Iranian government should respect their people’s rights, including their right to express themselves. Sarah Huckabee Sanders (Press secretary)
The ayatollahs still can’t provide for the basic needs of their own people-perhaps because they’ve funneled so much of that money into their campaign of regional aggression in Syria, Lebanon, Iraq, and Yemen. The protests in Mashhad show that a regime driven by such a hateful ideology cannot maintain broad popular support forever, and we should support the Iranian people who are willing to risk their lives to speak out against it. Senator Tom Cotton
Theories such as the J-curve — which argue that “revolution is most likely to occur when a long period of rising expectations and gratifications is followed by a period during which gratifications … suddenly drop off while expectations … continue to rise” — seek to explain popular mobilization in the face of contemporary poverty by linking it to previous levels of wealth for the same group. Accordingly, “the majority of revolutionaries thus are likely to be poor people at loose ends who have made some progress toward a new and better life and see themselves now failing to do so.” Here, the impact of oil price fluctuations on the shah’s regime is highly instructive. The shah’s vast, state-led development plans induced by the spike in oil revenue in the early 1970s radically increased money supply, causing spiraling inflation. Indeed, the average inflation between 1973 and 1977 was 15.66%, five times that of the preceding five-year period. When oil prices receded between 1975 and 1979, Iran suddenly experienced an economic contraction that forced the government to cut down on services even as inflation remained high. Consequentially, the relative position of the working and middle classes in Iranian society remained static, with members of these key groups seeing their ambitions thwarted as inflation eradicated anticipated socio-economic gains. That the shah, through radical measures, managed to contain inflation in 1978, one year before his fall, was evidently too little too late. As such, applied in the Iranian context, the J-curve theorem explains the revolutionary potential and fermentation of political opposition as a result of thwarted expectations of continuing increases of living standards. As such, inflation in itself is not likely to have ignited the protests in Iran. What should rather be considered is the element of thwarted expectations as a powerful and potentially motivating factor in the broader equation. To reiterate, drastically reduced inflation and the return of economic growth under Rouhani have not yet translated into sufficient job creation. This has occurred in an environment where higher anticipations about the future are clashing with a reality in which the promised dividends of the nuclear deal — which while greatly strengthening state finances — have yet to trickle down to the average Iranian. If parliament passes the Rouhani administration’s proposed budget bill for the Iranian year beginning March 21, 2018, citizens will not only face the prospect of higher fuel costs but also potentially being cut off from monthly cash subsidy payments. Despite these serious conundrums, both revolutionary theory and the Iranian experience show that although low living standards are a constant preoccupation, they are not a constant threat. Neither should socio-economic discontent be equated with effective political resistance. Without necessary resources to maintain autonomous collective organization(s) and form popular opposition that is channeled into effective political action, change remains a remote prospect. This is not to mention the absence of a forward-looking ideology that is understandable to the wider population, capable of providing a powerful alternative vision of societal order and narrative of state identity. Lastly, it should be noted that the protests come on the eve of the ninth of Dey in the Iranian calendar, marked by conservatives as the day when supporters of the political establishment decisively put an end to the protests after the 2009 elections by coming out in force. It is certainly a curious time for Ayatollah Ali Khamenei to be reminded of which constituency is the « real » bedrock of the Islamic Republic in times of crisis. Conversely, it could also serve as a reminder that the faction that is willing to put its own interests ahead of those of the broader political establishment has run its course. Regardless of the latter, given the current circumstances and the socio-economic realities of contemporary Iran, it is only a matter of when, and not whether, the protests will end. Al Monitor
Protests against high unemployment, a stagnant economy with inflationary prices and expensive overseas military interventions are spreading unpredictably fast in several cities in Iran. On Friday, protests spread to Kermanshah in the west, Tehran, Esfahan in central Iran, Rasht in the north, Ahvaz in the southwest and even Qom, the religious capital of Shiite clergy in Iran. Some of the protesters, at least, chanted for a return of “Reza Shah,” the dynasty that was overthrown by the mullahs in 1979. We remember 2009, when Barack Obama, hell-bent on a fanciful alliance with the mullahs, shamefully betrayed the Iranians who rose up, expecting to be supported by us. The Trump administration’s response is of course a welcome contrast. But one wonders: why are Iranians rebelling now? Certainly they have economic grievances, but are these really new? What has happened, recently, to explain the current uprising? I wonder whether the Iranian rebellion has been incited, at least in part, by a conviction that there finally is an administration in Washington prepared to support them, at least morally and perhaps materially. Why would Iranians think that? No doubt they have paid close attention to President Trump’s willingness to stand up to their oppressors. And perhaps Trump’s recognition of Jerusalem as Israel’s capital sent a signal that there has been a changing of the guard in Washington… maybe the fact that we now have a president who is pro-United States and pro-freedom, instead of anti-United States and pro-mullahs/Muslim Brotherhood, etc., has inspired Iranians to march for liberation. It will be interesting to see how events play out in the days to come. John Hinderaker
One thing is certain: these demonstrations would already be over, and may never have begun, if Hillary Clinton were President of the United States right now. Confronted with those 2009 demonstrations that did not go as far or demand as much, Barack Obama betrayed the demonstrators to every grisly fate that the mullahs could devise for them in their torture chambers. Bent on concluding the disastrous nuclear deal that lined their oppressors’ pockets with billions and set the world on a path to a catastrophic nuclear attack, Obama ensured that the U.S. government didn’t lift a finger or offer a word of support for the protesters, even as they were being gunned down in the streets. What a difference a presidential election makes. President Trump has already made it clear in so many ways, most notably by recognizing Jerusalem as Israel’s capital, that he has a willingness his predecessors have not possessed to stand up to violent intimidation rather than to give in to it. Clinton, Bush, and Obama all spoke about Jerusalem being the capital of Israel, but backed off from recognizing the fact as official U.S. policy, for fear that Muslims would riot and kill innocent people, and that such a recognition would jeopardize the chimerical and fruitless “peace process.” Trump, by contrast, grasped the nettle, just as he has done so in confronting an establishment media bent on discrediting and destroying him, and a Democrat and Republic political establishment determined to do the same thing. He is a rare man of courage, and courage is inspiring. The Iranians who are risking their freedom and their very lives to stand up also against violent intimidation and take to the streets all over Iran the last few days are likewise manifesting immense courage, such that the world rarely sees these days. Yet as they stand for their freedom, if they are abandoned again, as Barack Obama abandoned the Iranian protesters in 2009, it will all come to naught. But Barack Obama is gone, and Donald Trump is President. For the people of Iran, have the man and the moment met? Robert Spencer

Vous avez dit effet Trump ?

Armée et Etat menacés de surengagement militaire (URSS, 1989), conflit ouvert y compris militaire avec ses voisins sunnites soutenus par la première puissance mondiale (Reagan, 1989), présence à la Maison Blanche d’un président qui contrairement à son prédécesseur et comme en témoigne sa toute récente reconnaissance de Jérusalem n’a plus peur (Reagan, 1989) du chantage à la violence de la rue arabe, inflation et chômage qui ne baissent toujours pas, population toujours plus frustrée de la corruption endémique de sa classe dirigeante et surtout de la non-matérialisation de retombées concrètes d’un accord nucléaire qui a pourtant débloqué des dizaines de milliards de dollars, annonce d’assouplissement de ses lois vestimentaires, fermeture des écoles, suspension des liaisons ferroviaires …
A l’heure où, énième ironie de l’histoire, l’anniversaire de l’écrasement de la tentative de soulèvement …
Qui dans la plus grande indifférence d’un Monde libre dont le leader préparait alors son tristement fameux accord nucléaire avec le régime …
 Avait failli un moment déborder la fausse révolution du Mouvement vert du printemps 2009 …
Se trouve coïncider avec un ensemble de manifestations dans tout le pays contre la vie chère et le chomage …
Mais aussi à certains endroits contre le régime islamique lui-même et son lot de corruption et d’aventurisme militaire …
Comment ne pas voir …
Même si l’on connait la particulière perversité d’un régime passé maitre dans la récupération de toute contestation
Et, aujourd’hui comme alors, la tout aussi grande naïveté de l’Occident et de ses innombrables idiots utiles
Les conditions peut-être enfin réunies d’une possible révolution après bientôt 40 ans d’oppression …
Comme une nouvelle application de la loi de Tocqueville
Ou avec sa courbe en J inversé, de sa mise à jour de 1962 par le sociologue américain James Chowning Davies (toujours pas de notice Wikipedia en français ?) …
Qui, à commencer par la Tunisie et avant la confiscation que l’on sait, avait lancé le Printemps arabe il y a justement huit ans …
A savoir que « le moment le plus dangereux pour un mauvais gouvernement est d’ordinaire celui où il commence à se réformer » ?

Robert Spencer: The End of the Islamic Republic?
Robert Spencer
Pamgeller.com
December 30, 2017

There is no way to tell now what will be the outcome of the massive protests that are sweeping Iran, but that they are undeniably momentous, despite the cavalier treatment they have received from the establishment media in the West. They have already led to the Tehran Police announcing that they will no longer enforce the dress codes for women that were imposed after the Islamic Revolution of 1979, and more could be coming, including the downfall of the Islamic regime itself – although the mullahs are mobilizing their military, and will not go down without a fight.

Whatever happens next, what has already happened is extraordinary. Unlike the 2009 Green Movement protests, which featured protesters shouting “Allahu akbar,” signaling that all they wanted was reform of the Islamic regime, not the end of the regime itself, the protesters over the last few days have been clear, chanting: “We don’t want an Islamic Republic!” “Clerics shame on you, let go of our country!” Some have even chanted: “Reza Shah, bless your soul!”

Reza Shah was the Shah of Iran from 1925 to 1941 and the father of Mohammed Reza Pahlavi, the Shah who was overthrown in the Islamic Revolution in 1979. Reza Shah admired Turkey’s Ataturk and set Iran on a similar path of Westernization and secularization. In chanting this, the protesters are emphasizing that they do not want an Islamic Republic, and demonstrating yet again that these protests are not just about government corruption or food prices.

One thing is certain: these demonstrations would already be over, and may never have begun, if Hillary Clinton were President of the United States right now. Confronted with those 2009 demonstrations that did not go as far or demand as much, Barack Obama betrayed the demonstrators to every grisly fate that the mullahs could devise for them in their torture chambers. Bent on concluding the disastrous nuclear deal that lined their oppressors’ pockets with billions and set the world on a path to a catastrophic nuclear attack, Obama ensured that the U.S. government didn’t lift a finger or offer a word of support for the protesters, even as they were being gunned down in the streets.

What a difference a presidential election makes. Trump has come out strongly in favor of the protesters, tweeting: Many reports of peaceful protests by Iranian citizens fed up with regime’s corruption & its squandering of the nation’s wealth to fund terrorism abroad. Iranian govt should respect their people’s rights, including right to express themselves. The world is watching!”

State Department spokesperson Heather Nauert said: “Iran’s leaders have turned a wealthy country with a rich history and culture into an economically depleted rogue state whose chief exports are violence, bloodshed, and chaos. As President Trump has said, the longest-suffering victims of Iran’s leaders are Iran’s own people.” Press secretary Sarah Huckabee Sanders added: “There are many reports of peaceful protests by Iranian citizens fed up with the regime’s corruption and its squandering of the nation’s wealth to fund terrorism abroad. The Iranian government should respect their people’s rights, including their right to express themselves.”

President Trump has already made it clear in so many ways, most notably by recognizing Jerusalem as Israel’s capital, that he has a willingness his predecessors have not possessed to stand up to violent intimidation rather than to give in to it. Clinton, Bush, and Obama all spoke about Jerusalem being the capital of Israel, but backed off from recognizing the fact as official U.S. policy, for fear that Muslims would riot and kill innocent people, and that such a recognition would jeopardize the chimerical and fruitless “peace process.”

Trump, by contrast, grasped the nettle, just as he has done so in confronting an establishment media bent on discrediting and destroying him, and a Democrat and Republic political establishment determined to do the same thing. He is a rare man of courage, and courage is inspiring. The Iranians who are risking their freedom and their very lives to stand up also against violent intimidation and take to the streets all over Iran the last few days are likewise manifesting immense courage, such that the world rarely sees these days. Yet as they stand for their freedom, if they are abandoned again, as Barack Obama abandoned the Iranian protesters in 2009, it will all come to naught.

But Barack Obama is gone, and Donald Trump is President. For the people of Iran, have the man and the moment met?

Robert Spencer is the director of Jihad Watch and author of the New York Times bestsellers The Politically Incorrect Guide to Islam (and the Crusades) and The Truth About Muhammad. His new book is Confessions of an Islamophobe. Follow him on Twitter here. Like him on Facebook here.

Voir aussi:

Iranians Revolt. Why Now?

John Hineraker

Powerline

Demonstrations against that country’s regime have broken out across Iran. Radio Farda reports:

[P]rotests against high unemployment, a stagnant economy with inflationary prices and expensive overseas military interventions are spreading unpredictably fast in several cities in Iran….
***
On Friday, protests spread to Kermanshah in the west, Tehran, Esfahan in central Iran, Rasht in the north, Ahvaz in the southwest and even Qom, the religious capital of Shiite clergy in Iran.

Some of the protesters, at least, chanted for a return of “Reza Shah,” the dynasty that was overthrown by the mullahs in 1979.

https://www.radiofarda.com/embed/player/0/28946293.html?type=video

Senator Tom Cotton urged support for the protesters:

Referring to the “billions in sanctions relief the Islamic republic secured through the nuclear deal”, Arkansas Republican senator Tom Cotton wrote on his Twitter account, the ayatollahs still can’t provide for the basic needs of their own people-perhaps because they’ve funneled so much of that money into their campaign of regional aggression in Syria, Lebanon, Iraq, and Yemen”.

Senator Cotton has also insisted, “The protests in Mashhad show that a regime driven by such a hateful ideology cannot maintain broad popular support forever, and we should support the Iranian people who are willing to risk their lives to speak out against it.”

We certainly should, and the Trump administration has. Via InstaPundit, this is the strong statement released by the State Department’s spokeswoman:

We remember 2009, when Barack Obama, hell-bent on a fanciful alliance with the mullahs, shamefully betrayed the Iranians who rose up, expecting to be supported by us. The Trump administration’s response is of course a welcome contrast. But one wonders: why are Iranians rebelling now? Certainly they have economic grievances, but are these really new? What has happened, recently, to explain the current uprising?

I wonder whether the Iranian rebellion has been incited, at least in part, by a conviction that there finally is an administration in Washington prepared to support them, at least morally and perhaps materially. Why would Iranians think that? No doubt they have paid close attention to President Trump’s willingness to stand up to their oppressors. And perhaps Trump’s recognition of Jerusalem as Israel’s capital sent a signal that there has been a changing of the guard in Washington.

This is pure speculation, but maybe the fact that we now have a president who is pro-United States and pro-freedom, instead of anti-United States and pro-mullahs/Muslim Brotherhood, etc., has inspired Iranians to march for liberation. It will be interesting to see how events play out in the days to come.

Voir également:

Tehran police: No more arrests for flouting dress code

TEHRAN, Iran (AP) — Police in Iran’s capital said Thursday they will no longer arrest women for failing to observe the Islamic dress code in place since the 1979 revolution.

The announcement signaled an easing of punishments for violating the country’s conservative dress code, as called for by the young and reform-minded Iranians who helped re-elect President Hassan Rouhani, a relative moderate, earlier this year.

But hard-liners opposed to easing such rules still dominate Iran’s security forces and judiciary, so it was unclear whether the change would be fully implemented.

“Those who do not observe the Islamic dress code will no longer be taken to detention centers, nor will judicial cases be filed against them.” Tehran police chief Gen. Hossein Rahimi was quoted as saying by the reformist daily Sharq.

The semi-official Tasnim news agency said violators will instead be made to attend classes given by police. It said repeat offenders could still be subject to legal action, and the dress code remains in place outside the capital.

For nearly 40 years, women in Iran have been forced to cover their hair and wear long, loose garments. Younger and more liberal-minded women have long pushed the boundaries of the official dress code, wearing loose headscarves that don’t fully cover their hair and painting their nails, drawing the ire of conservatives.

Iran’s morality police— similar to Saudi Arabia’s religious police— typically detain violators and escort them to a police van. Their families are then called to bring the detainee a change of clothes. The violator is then required to sign a form that they will not commit the offense again.

Men can also be stopped by the police if they are seen wearing shorts or going shirtless.

Last year, police in Tehran announced plans to deploy 7,000 male and female officers for a new plainclothes division — the largest such undercover assignment in memory – to monitor public morality and enforce the dress code.

___

Associated Press writer Aya Batrawy in Dubai, United Arab Emirates contributed to this report.

Voir encore:

Iran Pulse
Protests in Iran unlikely to bring about change
Despite their sudden spread, protests in Iran are unlikely to instigate the change that demonstrators desire.
Mohammad Ali Shabani
Al Monitor
December 29, 201

Following months of scattered, issue-specific protests across Iran over matters such as unpaid wages and lost deposits amid bankruptcies of unlicensed credit and financial institutions, the northeastern city of Mashhad saw protests on Dec. 28, mainly over “high prices,” with smaller rallies held in regional towns like Neyshabur and Birjand. The day after, similar protests were also held in other cities around the country. So far, the protests appear provincial: The security deputy of Tehran’s governor said fewer than 50 people gathered at a public square in the capital on Dec. 29.

Iranian authorities have stated that the protests were organized via the popular smartphone app Telegram, pointing the finger at “counter-revolutionaries.” Meanwhile, the administration of President Hassan Rouhani believes that its conservative foes are the culprits behind the unrest.

It has not been lost on observers that the initial protests featured relatively rare chants, such as “Death to Rouhani.” Mashhad is home to conservative cleric Ebrahim Raisi, Rouhani’s main rival in the May 2017 presidential election, and Raisi’s father-in-law, radical cleric Ahmad Alamolhoda, who has defied governmental authority on matters such as the holding of concerts. In this vein, the protests erupted one day after the Tehran police chief announced, in a seismic policy shift, that women would no longer be arrested over “improper veiling” but rather sent to educational classes.

Referring to Rouhani’s conservative rivals, First Vice President Eshaq Jahangiri said, “When a social and political movement is launched on the streets, those who started it will not necessarily be able to control it in the end.” He added, “Those who are behind such events will burn their own fingers. They think they will hurt the government by doing so.”

Apart from targeting high prices, chants at the rallies have also included criticism of Iran’s involvement abroad. But these slogans are not new; they predate Iran’s involvement in Iraq and Syria. Such slogans also clash with surveys that show the Iranian public strongly supports the deployment of military personnel to aid the regime of Bashar al-Assad.

Thus, rather than focusing on the idea of a conservative ploy to undermine Rouhani or that foreign policy is the driver of discontent, one should perhaps focus on the main grievance of the protesters — namely, « high prices. »

It is often assumed that low living standards and desperation will induce political mobilization. Yet protests are rarely triggered by the level of poverty in itself — namely, absolute poverty — but rather poverty on a relative contextual basis.

Enter the role of inflation. Theories such as the J-curve — which argue that “revolution is most likely to occur when a long period of rising expectations and gratifications is followed by a period during which gratifications … suddenly drop off while expectations … continue to rise” — seek to explain popular mobilization in the face of contemporary poverty by linking it to previous levels of wealth for the same group. Accordingly, “the majority of revolutionaries thus are likely to be poor people at loose ends who have made some progress toward a new and better life and see themselves now failing to do so.”

Here, the impact of oil price fluctuations on the shah’s regime is highly instructive. The shah’s vast, state-led development plans induced by the spike in oil revenue in the early 1970s radically increased money supply, causing spiraling inflation. Indeed, the average inflation between 1973 and 1977 was 15.66%, five times that of the preceding five-year period.

When oil prices receded between 1975 and 1979, Iran suddenly experienced an economic contraction that forced the government to cut down on services even as inflation remained high. Consequentially, the relative position of the working and middle classes in Iranian society remained static, with members of these key groups seeing their ambitions thwarted as inflation eradicated anticipated socio-economic gains. That the shah, through radical measures, managed to contain inflation in 1978, one year before his fall, was evidently too little too late. As such, applied in the Iranian context, the J-curve theorem explains the revolutionary potential and fermentation of political opposition as a result of thwarted expectations of continuing increases of living standards.

In post-revolutionary Iran, inflation has stubbornly remained in the double digits, with few exceptions. During the Iran-Iraq War, from 1980-88, inflation averaged 17.8%. In the subsequent reconstruction era, under then-President Akbar Hashemi Rafsanjani (1989-97), it averaged 25.28%, with a record peak of 49.4% in the Iranian year ending March 1996. Under Reformist President Mohammad Khatami (1997-2005), inflation was contained at an average of 15.76%. Then, under conservative President Mahmoud Ahmadinejad (2005-13) — who oversaw unprecedented oil revenues and a massive increase in money supply with his signature Mehr Housing Scheme, not to mention a 300% devaluation of the rial triggered by sanctions — inflation averaged 17.66%, peaking above 30% in his final year in office.

When Rouhani first took office in August 2013, annual inflation ran at 34.7%. Discounting this annus horribilis, Iran has experienced an average inflation of 11.9% since March 2014 — the lowest under any Iranian president. In the previous Iranian year ending March 20, 2017, it averaged 8.9%.

Yet while he has slashed inflation by 70% since taking office, living costs have still risen under Rouhani amid increased unemployment, which has particularly hit women, the young and the educated. Despite strong economic growth, joblessness is projected by the International Monetary Fund to remain around 12% in coming years, partly due to the large number of job market entrants, given Iran’s demographic profile. Bloomberg has an excellent graphic on the dynamic between the cut in inflation and the rising cost of living.

As such, inflation in itself is not likely to have ignited the protests in Iran. What should rather be considered is the element of thwarted expectations as a powerful and potentially motivating factor in the broader equation.

To reiterate, drastically reduced inflation and the return of economic growth under Rouhani have not yet translated into sufficient job creation. This has occurred in an environment where higher anticipations about the future are clashing with a reality in which the promised dividends of the nuclear deal — which while greatly strengthening state finances — have yet to trickle down to the average Iranian. If parliament passes the Rouhani administration’s proposed budget bill for the Iranian year beginning March 21, 2018, citizens will not only face the prospect of higher fuel costs but also potentially being cut off from monthly cash subsidy payments.

Despite these serious conundrums, both revolutionary theory and the Iranian experience show that although low living standards are a constant preoccupation, they are not a constant threat. Neither should socio-economic discontent be equated with effective political resistance. Without necessary resources to maintain autonomous collective organization(s) and form popular opposition that is channeled into effective political action, change remains a remote prospect. This is not to mention the absence of a forward-looking ideology that is understandable to the wider population, capable of providing a powerful alternative vision of societal order and narrative of state identity.

Lastly, it should be noted that the protests come on the eve of the ninth of Dey in the Iranian calendar, marked by conservatives as the day when supporters of the political establishment decisively put an end to the protests after the 2009 elections by coming out in force. It is certainly a curious time for Ayatollah Ali Khamenei to be reminded of which constituency is the « real » bedrock of the Islamic Republic in times of crisis. Conversely, it could also serve as a reminder that the faction that is willing to put its own interests ahead of those of the broader political establishment has run its course. Regardless of the latter, given the current circumstances and the socio-economic realities of contemporary Iran, it is only a matter of when, and not whether, the protests will end.

Mohammad Ali Shabani is Al-Monitor’s Iran Pulse Editor and a doctoral researcher at SOAS, University of London, where he focuses on Iranian foreign policy. His work has appeared in outlets such as the New York Times, National Interest and BBC World News. He has also offered commentary on CNN and Al Jazeera English among other leading channels. On Twitter: @mashabani

Voir de plus:

Iranian protests escalate, government cancels schools and trains

Social Media in Farsi and Arabic reported that the protesters are shouting the slogan not Gaza, Not Lebanon, my soul for Iran.’
Reuters, Yasser Okbi/Maariv
The Jerusalem Post
December 30, 2017

DUBAI – Anti-government protests broke out in Iran for the third day running on Saturday as separate state-sponsored rallies were staged to mark the end of unrest that shook the country in 2009, according to Iranian news agencies and state media.

State television showed a rally in the capital Tehran as well as marchers carrying banners in support of Supreme Leader Ayatollah Ali Khamenei in Mashhad, Iran’s second largest city where protests over prices turned political on Thursday.
Iranian authorities have arrested 50 people since protests erupted across the country on Wednesday.

US President Donald Trump Tweeted that « the good people of Iran » want change.

State-sponsored mass rallies were scheduled in more than 1,200 cities and towns, state TV said – events held annually to commemorate the end of months of street protests that followed Mahmoud Ahmadinejad’s disputed re-election as president.

The Iranian government declared that trains and schools will be closed on Sunday because of the protests.

Social Media reported in Farsi and Arabic that the protesters were shouting slogans that included “Not Gaza, Not Lebanon, my soul for Iran” and ”Leave Syria, think of how we are doing.”

Videos on social media showed Mashhad, the second largest city in Iran, where residents shouted “death to the president” and “death to the dictator.”

In Qom, a holy city to Shi’ite Muslims and one of the most religious cities in Iran, residents also joined the protest against the Islamic republic.

The Iranian authorities warned citizens not to take part in any “unlawful assemblies” and cautioned that people who take part in protests might cause problems to themselves and others.

Openly political protests are rare in the Islamic Republic, where security services are omnipresent.

But there is considerable discontent over high unemployment, inflation and alleged graft. Some of the new protests have turned political over issues including Iran’s costly involvement in regional conflicts such as those in Syria and Iraq.

Joblessness has risen and annual inflation is running at about 8 percent, with shortages of some foods contributing to higher prices and hardship for many families.

Voir de même:

http://www.tabletmag.com/scroll/252332/why-cant-the-american-media-cover-the-protests-in-iran »>Why Can’t the American Media Cover the Protests in Iran?
Because they have lost the ability to cover real news when it
Lee Smith
Tabletmag
December 30, 2017

As widespread anti-regime protests in Iran continue on into their third day, American news audiences are starting to wonder why the US media has devoted so little coverage to such dramatic—and possibly history-making—events. Ordinary people are taking their lives in their hands to voice their outrage at the crimes of an obscurantist regime that has repressed them since 1979, and which attacks and shoots them dead in the streets. So why aren’t the protests in Iran making headlines?

The short answer is that the American media is incapable of covering the story, because its resources and available story-lines for Iran reporting and expertise were shaped by two powerful official forces—the Islamic Republic of Iran, and the Obama White House. Without government minders providing them with story-lines and experts, American reporters are simply lost—and it shows.

It nearly goes without saying that only regime-friendly Western journalists are allowed to report from Iran, which is an authoritarian police state that routinely tortures and murders its political foes. The arrest and nearly two-year detention of Washington Post reporter Jason Rezaian drove this point home to American newsrooms and editors who might not have been paying attention. The fact that Rezaian was not an entirely hostile voice who showed “the human side” of the country only made the regime’s message more terrifying and effective: We can find you guilty of anything at any time, so watch your step.

The Post has understandably been reluctant to send someone back to Iran. But that’s hardly an excuse for virtually ignoring a story that threatens to turn the past eight years of conventional wisdom about Iran on its head. If the people who donned pink pussy hats to resist Donald Trump are one of the year’s big stories, surely people who are shot dead in the streets in Iran for resisting an actual murderous theocracy might also be deserving of a shout-out for their bravery.

Yet the Post’s virtual news blackout on Iran was still more honorable than The New York Times, whose man in Tehran Thomas Erdbrink is a veteran regime mouthpiece whose official government tour guide-style dispatches recall the shameful low-point of Western media truckling to dictators: The systematic white-washing of Joseph Stalin’s monstrous crimes by Times Moscow correspondent Walter Duranty.

Here’s the opening of Erdbrink’s latest dispatch regarding the protests:

Protests over the Iranian government’s handling of the economy spread to several cities on Friday, including Tehran, in what appeared to be a sign of unrest.

“Appeared”? Protests are by definition signs of unrest. The fact that Erdbrink appears to have ripped off the Iran’s government news agency Fars official coverage of the protests is depressing enough—but the function that these dispatches serve is even worse. What Iranians are really upset about, the messaging goes, isn’t the daily grind of living in a repressive theocratic police state run by a criminal elite that robs them blind, but a normal human desire for better living standards. Hey, let’s encourage European industry to invest more money in Iran! Didn’t the US overthrow the elected leader of Iran 70 years ago? Hands off—and let’s put more money in the regime’s pocket, so they can send the protesters home in time for a hearty dinner, and build more ballistic missiles, of course. Erdbrink is pimping for the regime, and requesting the West to wire more money, fast.

Selling the protesters short is a mistake. For 38 years Iranian crowds have been gathered by regime minders to chant “Death to America, Death to Israel.” When their chant spontaneously changes to “Down with Hezbollah” and “Death to the Dictator” as it has now, something big is happening. The protests are fundamentally political in nature, even when the slogans are about bread. But Erdbrink can hardly bring himself to report the regime’s history of depredations since his job is to obscure them. He may have been a journalist at one point in time, but now he manages the Times portfolio in Tehran. The Times, as Tablet colleague James Kirchik reported for Foreign Policy in 2015, runs a travel business that sends Western tourists to Iran. “Travels to Persia,” the Times calls it. If you’re cynical, you probably believe that the Times has an interest in the protests subsiding and the regime surviving—because, after all, anyone can package tours to Paris or Rome.

Networks like like CNN and MSNBC which have gambled their remaining resources and prestige on a #Resist business model are in even deeper trouble. Providing media therapy for a relatively large audience apparently keen to waste hours staring at a white truck obscuring the country club where Donald Trump is playing golf is their entire business model—a Hail Mary pass from a business that had nearly been eaten alive by Facebook and Google. First down! So it doesn’t matter how many dumb Trump-Russia stories the networks, or the Washington Post, or the New Yorker get wrong, as long as viewership and subscriptions are up—right?

The problem, of course, is that the places that have obsessively run those stories for the past year aren’t really news outfits—not anymore. They are in the aromatherapy business. And the karmic sooth-sayers and yogic flyers and mid-level political operators they employ as “experts” and “reporters” simply aren’t capable of covering actual news stories, because that is not part of their skill-set.

The current media landscape was shaped by years of an Obama administration that made the nuclear deal its second-term priority. Talking points on Iran were fed to reporters by the White House—and those who veered outside government-approved lines could expect to be cut off by the administration’s ace press handlers, like active CIA officer Ned Price. It’s totally normal for American reporters to print talking points fed to them daily by a CIA officer who works for a guy with an MA in creative writing, right? But no one ever balked. The hive-mind of today’s media is fed by minders and validated by Twitter in a process that is entirely self-enclosed and circular; a “story” means that someone gave you “sources” who “validate” the agreed upon “story-line.” Someone has to feed these guys so they can write—which is tough to do when real events are unfolding hour by hour on the ground.

The United States has plenty of real expertise about Iran—not just inside think-tanks but throughout the country. The Los Angeles area alone hosts some 800,000 people of Iranian heritage, none of whom are among the “Iran experts” who are regularly featured in the press. Most of the “experts” tapped by the media to comment on Iranian matters have been credentialed and funded by pro-Iran deal organizations like Trita Parsi’s National Iranian American Council. They are propagandists for the regime. Others, like Hooman Majd and Hussein Moussavian, were actually regime functionaries, who now distribute a more sophisticated brand of pro-regime propaganda inside the US.

The election of Rouhani represents a moderate trend in Iranian politics that the United States should encourage. The cash windfall that will come to the regime as a result of sanctions relief will be spent to repair the economy and address the needs of the Iranian people. Etc Etc.

Americans were systematically bombarded by craven regime “talking points” on mainstream and elite media throughout the Obama presidency—because the president had his eye on making a historic deal with Iran that would secure his “legacy.” Anyone who suggested that there was no real difference between Iranian moderates and hardliners, that the regime will spend its money on its foreign wars, not its own people, was shouted down. Anyone who also belonged to the pro-Israel community—meaning that they cared, among other things, about democratic governance in the Middle East—was denounced as a deceitful dual loyalist who thirsted to send innocent American boys off to war. You know, like those hook-nosed banker cartoons that once enlivened the pages of German newspapers.

Of course it’s difficult to understand what’s happening in Iran now—the Obama White House and the press sidelined anyone who was not on board with the president’s main political goal. To sell the public on the Iran Deal, the Obama administration promoted hack “reporters” and “experts” who would peddle its fairy-tale story-lines, while setting social media mobs on whoever was brave or stupid or naïve or well-informed enough to cast doubt on its cock-eyed picture of Iran—including independent reporters like David Sanger of the Times, as well as the president’s entire first-term foreign policy cabinet.

The current coverage of the protests sweeping across Iran is bad by design. The Obama administration used the press to mislead the American public in order to win the president’s signature foreign policy initiative. The bill for that program of systematic misinformation is still coming in, and the price is much higher than anyone could have imagined, including more than 500,000 dead in Syria and an American press incapable of understanding, never mind reporting, that this death toll was part of Obama’s quid pro quo for the nuclear deal.

And what was gained? America enriched and strengthened a soon-to-be nuclear regime that murders its neighbors abroad while torturing, oppressing, and impoverishing its own citizens. Whether the current wave of protests is successful or not, they show that the Iranian people are heartily sick of the regime that Obama and his servants spent eight years of his Presidency praising and propping up.

Lee Smith is the author of The Consequences of Syria.

Voir enfin:

Les Temps Modernes

2011/3 (n° 664)


« Il aimait flâner dans l’attente de l’imprévisible. […] La pensée d’affronter les autorités l’emplissait même d’une singulière allégresse. […] La fureur était bannie de cette foule qui se mouvait dans l’éternité ; elle semblait animée d’une joie savante, qu’aucune torture, aucune oppression ne parvenait à éteindre. »

Albert Cossery, Mendiants et Orgueilleux, 1955

L’étude comparée des révolutions et des changements de régime livre des enseignements précieux pour comprendre les révoltes arabes actuelles et les dynamiques politiques en cours au Moyen-Orient. La loi primordiale des révolutions est qu’il n’y a pas de lois des révolutions [1][1] Charles Tilly, Les Révolutions européennes, 1492-1992,…. Tout processus révolutionnaire contient un élément d’imprévisibilité pour ses protagonistes, y compris les plus actifs, qui voient s’ouvrir heure après heure, au fil de ce qu’ils qualifient alors d’événements, des possibles inédits. De cette ouverture en cascades d’horizons nouveaux vient l’impression, partagée, y compris par des observateurs lointains, du caractère inouï — d’une improbabilité radicale — de la révolte.

Dans le cas des récents soulèvements arabes, ce sentiment s’est exprimé de deux manières. D’un côté, par l’exaltation enthousiaste de la puissance intemporelle de la rébellion — juste reconnaissance, il est vrai, du courage et de la résolution déployés par les insurgés et les manifestants. De l’autre, par l’étonnement, presque automatique lui aussi — et teinté de scepticisme —, face à des actions jugées impensables dans un espace et des sociétés où l’on tenait jusqu’alors la soumission pour un trait culturel et la démocratie pour une impossibilité structurelle. Que des Arabes ou des musulmans se révoltent, ce devait être inconcevable ou bien louche. Et gare sinon aux avancées discrètes et dangereuses des factions islamistes …

Révolutions inéluctables ou sinon héroïques ? Ou bien révolutions impossibles ou pour le moins douteuses ? Quels que soient les temps et les lieux, ce sont là les images les plus courantes pour se représenter ces conjonctures d’effervescence politique. Sur le terrain des analyses historiques également, il y a ceux qui voient ces ruptures comme le produit de forces contenues dans l’épaisseur du temps : lois immanentes d’engendrement des moments critiques, permanence quasi ontologique d’une disposition au refus. Mais il y a aussi ceux qui partent au contraire avec l’idée que les révoltes collectives sont naturellement rares et fragiles à cause du coût élevé des engagements — la mort parfois — au regard de la faiblesse des espérances de gains. A moins que n’existe déjà une avant-garde du commun pour compenser cette propension à faire cavalier seul en dehors des mouvements sociaux : des hommes, des femmes, des groupes littéralement « extraordinaires », résistants de la première ou de la dernière heure, capables d’en entraîner d’autres ou de continuer le combat par-delà les défaites [2][2] Entre autres formulations plus ou moins sophistiquées….

Rien n’est par conséquent plus difficile, face aux phénomènes vécus ou observés de révoltes populaires, que d’éviter ces jeux de miroir ou de balancier allant de l’enchantement au désenchantement, ces hésitations entre représentations héroïques et conceptions déterministes de l’histoire. C’est que de telles oscillations constituent la matière même des crises politiques [3][3] Michel Dobry, Sociologie des crises politiques, Paris,…. Toutes les grandes ruptures historiques sont en effet tissées d’expériences cruciales où la peur et l’espérance changent de camp, où la courbure des affects et des jugements inverse son cours et prend soudainement une direction opposée. Identifier, localiser ces points d’inflexions dans les fils entremêlés des révoltes arabes actuelles est ce qui permet de situer leur singularité historique et la manière dont elles bouleversent nos connaissances préalables sur les mobilisations et les révolutions.

Bien que les soulèvements réussis ne suivent, dans l’histoire, aucune loi générale, il n’est pas impossible de rechercher leurs conditions d’apparition. Dans la tradition des études politiques, ces conditions des révoltes et des révolutions ont été généralement rapportées à plusieurs facteurs plus ou moins indépendants : la structure sociale, le système politique, l’économie, la géographie, la démographie, la psychologie des populations, la culture ou même le climat, etc. Dans le cas des révoltes tunisiennes ayant conduit à la chute du Président Zine El Abidine Ben Ali le 14 janvier 2011, et des mobilisations égyptiennes ayant provoqué moins d’un mois plus tard l’abandon du pouvoir par Hosni Moubarak, la plupart de ces causes ont été convoquées après coup pour rendre compte, comme si leur force avait toujours déjà été anticipée, de la propension particulière de ces deux sociétés à changer de régime.

On a noté ainsi, sur le plan démographique, qu’il existait une corrélation forte entre les demandes démocratiques et trois facteurs indépendants : la hausse de l’alphabétisation, la baisse de la fécondité — particulièrement faible en Tunisie et est passée au Maghreb de six enfants par femmes au début des années 1980 à un peu plus de deux aujourd’hui — et la baisse de l’endogamie qui se traduirait par une extension des chaînes de confiance entre les individus et leurs groupes [4][4] Youssef Courbage, Emmanuel Todd, Le Rendez-vous des…. A ces tendances de longue durée, on pourrait ajouter des éléments de conjoncture économique comme la flambée récente des prix agricoles appauvrissant des populations qui, dans la moyenne durée, sont moins rurales qu’autrefois, même en Egypte, et parfois urbanisées, comme dans les monarchies pétrolières. Les régimes autoritaires qui ont été renversés, ou qui sont en crise actuellement, ont déjà connu par le passé des émeutes de la faim réprimées dans le sang. La période actuelle se caractérise aussi par une pauvreté absolue encore importante et croissante dans plusieurs pays, puisqu’elle touche par exemple plus d’un cinquième de la population en Egypte et près de la moitié au Yémen. Alors que la jeunesse de moins de vingt-cinq ans est majoritaire dans la plupart des pays du Moyen-Orient, les taux de chômage de cette tranche d’âge sont très importants, atteignant environ 30 % en Egypte, selon les sources, ou 32 % au Maroc, avec de fortes disparités géographiques qui font que près de deux tiers des habitants sont sans emploi dans certaines régions tunisiennes. L’immolation dans ce pays le 17 décembre 2010, à Sidi Bouzid, de Mohamed Bouazizi, jeune marchand de fruits et légumes, est symptomatique du désespoir de la jeunesse de plusieurs pays arabes. Mais la paupérisation absolue ou relative d’une population plus alphabétisée n’est que la première pierre des explications des révoltes arabes actuelles.

La situation spécifique des jeunes diplômés fait apparaître un autre facteur. Dans le cas tunisien — exemplaire de ce point de vue — 60 000 diplômés de l’enseignement supérieur arrivent chaque année sur le marché du travail, alors que plusieurs dizaines de milliers sont inscrits à l’Agence nationale de l’emploi et du travail indépendant (ANETI). Selon une étude réalisée par Carnegie Moyen-Orient, ces jeunes diplômés sont plus affectés par le chômage que la moyenne des Tunisiens : tandis que l’absence d’emploi formel concerne 13,3 % de la population, 21,1 % des jeunes ayant obtenu une qualification sont chômeurs. En Algérie, les jeunes diplômés sans emploi sont deux fois plus nombreux que dans des pays ayant le même niveau de revenu par habitant. Nombreux sont les commentateurs ayant eu recours à l’image de la bombe à retardement lorsqu’ils évoquaient ces données sur la jeunesse.

L’étude des révolutions, depuis Tocqueville, considère en effet ce type de situations comme explosives. Il est en fait courant d’interpréter les situations révolutionnaires non pas comme le produit d’une frustration absolue liée par exemple à la paupérisation, mais comme celui d’une « frustration relative » où des réalités sociales négatives viennent briser la course des anticipations positives de l’avenir [5][5] James C. Davies, « The J-Curve of Rising and Declining…. Les jeunes diplômés de la société tunisienne auraient ainsi nourri des aspirations d’ascension sociale par l’investissement éducatif, aspirations qui sont aujourd’hui désajustées par rapport aux opportunités effectives offertes par le marché de l’emploi national [6][6] C’est le principal schème explicatif déployé dans Pierre…. Or, cet investissement dans l’enseignement supérieur avait été réalisé par leurs parents au prix d’importantes privations. Le désespoir de la jeunesse diplômée constitue donc une cause d’emblée intergénérationnelle et en partie interclassiste concernant une grande partie de la population.

La déception au sujet des rendements de l’investissement éducatif touche principalement les classes moyennes. Ces groupes ont, depuis plusieurs générations, le sentiment d’un profond déclassement qui aurait agi dans le « printemps arabe » comme un ressort supplémentaire de la révolte. N’a-t-on pas souligné le rôle des professions libérales — avocats mais aussi médecins — dans les mobilisations d’Egypte, mais également en Iran pendant les grandes révoltes de l’hiver 2009 ou au Maroc avec les jeunes journalistes le 25 mars dernier, et encore en Libye, à Benghazi par exemple ? Le processus de la révolte a rendu possible localement, dans les assemblées populaires ou les places publiques occupées par les mouvements, des jonctions improbables et parfois inédites entre fractions éduquées des classes moyennes et lumpenprolétaires urbains. Or il n’existe pas de moments révolutionnaires sans ce type de coalitions entre groupes qui, en temps ordinaire, ne se rencontrent pas, ni sans la mobilisation d’une fraction d’intellectuels déclassés. C’est aussi la raison pour laquelle la rencontre des étudiants et des prolétaires insatisfaits reste, depuis 1968 en Occident, l’horizon imaginaire des révoltés. Et dans les mouvements arabes actuels, le déclassement partagé par des jeunes issus de milieux sociaux différents aurait favorisé cette alliance improbable.

Il reste que toutes ces données psychologiques et sociologiques au sujet des espérances déçues et des convergences éphémères d’intérêts entre groupes sociaux ne deviennent agissantes que dans la mesure où le système politique est incapable d’en canaliser la charge éventuelle. La sociologie comparée des révolutions est ici catégorique : il n’existe pas de ruptures révolutionnaires ayant eu lieu dans des démocraties entendues comme des régimes non autoritaires où la compétition politique est pluraliste [7][7] Jeff Goodwin, No Other Way Out. States and Revolutionary… ; les révolutions de l’après-guerre dans le monde, singulièrement dans les pays du Sud, ont presque toujours eu lieu face à des régimes qui concentraient les pouvoirs [8][8] John Foran, Taking Power : On the Origins of Third…. Les révoltes arabes en cours ne font pas exception à cette règle. Dans plusieurs de ces sociétés, les moins de trente ans ont connu un seul dirigeant politique dans leur vie. Or Ben Ali, avant ses derniers jours de pouvoir, n’avait donné aucune limite au nombre potentiel de ses réélections. Quant à Moubarak, il avait prévu d’instituer une dynastie familiale. En tenant compte de leur âge, ces projets témoignaient de la fermeture durable de l’espace politique.

Les révoltes arabes ont lieu dans des systèmes politiques à la fois plébiscitaires et sécuritaires où les groupes qui monopolisent la coercition violente ont un rôle considérable dans la société : la police en Tunisie, les forces de sécurité en Egypte, la Garde républicaine, les forces de sécurité centrales et la Garde spéciale du Président au Yémen, des forces civiles armées dans les deux premiers pays (comme les pasdarans en Iran) et des forces paramilitaires ou des mercenaires étrangers, parfois, comme en Libye. Dans tous ces pays, la force du complexe sécuritaire a été renforcée par les politiques américaines et occidentales postérieures au 11 septembre 2001 et par les croisades antiterroristes. On estime ainsi qu’une personne sur cent en Tunisie travaillait d’une manière ou d’une autre pour le ministère de l’Intérieur.

La pénétration de l’Etat sécuritaire et de ses réseaux dans les sociétés arabes doit également être mise en relation avec le reflux de l’Etat dans les domaines sociaux, éducatifs et de santé. L’Egypte, la Tunisie et plusieurs pays qui connaissent aussi une crise politique ont appliqué docilement, depuis les années 1980, les recettes néo-libérales du « Consensus de Washington ». Mais ce qu’on appelle néo-libéralisme n’est pas un retrait simple de l’Etat. C’est plutôt le produit d’un mouvement contradictoire d’intervention active et permanente pour diminuer ses prérogatives et les transférer auprès d’opérateurs privés [9][9] Michel Foucault, Naissance de la biopolitique, Paris,…. C’est dans ce contexte qu’il faut interpréter la croissance notable du nombre des ONG au Moyen-Orient, comme en Egypte, par exemple, où elles sont aujourd’hui 20 000, mais également en Syrie, en Tunisie, au Maroc. Le développement de ce tissu est politiquement ambivalent. La formule politique axiomatique du néo-libéralisme est la mise en concurrence. Dans les pays du Sud, cela s’est traduit depuis les années 1990 par une promotion de la part des institutions internationales comme la Banque mondiale, d’organes de la société civile qui se substituent à l’Etat pour l’action publique et de règles du jeu politique formellement plus démocratiques [10][10] Nicolas Guilhot, The Democracy Makers. Human Rights…. Les régimes autoritaires du monde arabe se sont donc « mis à jour » : ils ont répondu à ces injonctions en autorisant des partis, en organisant des élections, en incitant au développement des ONG [11][11] Steven Heydemann, « Upgrading Authoritarianism in the…. Ces nouveaux acteurs civils ne sont souvent que des sous-traitants ou des auxiliaires de l’Etat. Il serait d’ailleurs possible de situer ainsi l’importance des confréries musulmanes et leur rôle dans l’éducation et la santé des populations en Egypte. Voilà pourquoi la concentration des fonctions sécuritaires se juxtapose à l’éclatement de la régulation politique de la société. Mais ce hiatus de plus en plus criant depuis dix ans a certainement été de nature à renforcer la propension à la révolte.

L’affaissement préalable de l’Etat est une autre condition absolue de déclenchement des processus révolutionnaires [12][12] « Pour que la révolution éclate, écrivait Lénine, il…. Au Yémen, par exemple, l’Etat est en proie depuis longtemps à des conflits armés. En Jordanie, il est appauvri. En Libye, il n’a jamais été constitué comme entité relativement autonome par rapport aux intérêts du clan de Kadhafi. De ce point de vue, la configuration libyenne exprime à l’extrême un des traits saillants des régimes qui sont actuellement contestés, comme la Syrie ou l’Algérie : l’appropriation par les dirigeants et leur proche entourage des revenus de l’Etat, le degré élevé de corruption à son plus haut niveau. Ici encore cette tendance a été renforcée par les politiques néolibérales, dans la mesure où elles favorisent les collusions entre hauts fonctionnaires ou ministres et acteurs privés qui bénéficient de la démonopolisation de certaines activités antérieurement publiques. Dans certains cas, comme en Tunisie et une partie de l’Egypte, l’expérience de la corruption des pouvoirs publics est presque quotidienne car la protection d’intérêts particuliers par l’Etat existe à tous les niveaux de la machine bureaucratique, y compris coercitive [13][13] Béatrice Hibou, La Force de l’obéissance. Economie….

Le sentiment d’avoir été abandonné par les pouvoirs publics et la colère contre l’appropriation des ressources nationales par de petites cliques sont des éléments fondamentaux des révoltes actuelles. En Tunisie, en Egypte, en Syrie, au Maroc, des figures d’hommes d’affaires ou bien de membres de la famille au pouvoir, comme les Trabelsi en Tunisie — clan de la seconde épouse du Président déchu —, ou bien ayant bénéficié des largesses de celle-ci, comme Rami Makhlouf en Syrie — cousin de Bachar Al-Assad —, ont été dénoncées publiquement pendant les mobilisations. Dans les jours qui ont accompagné la chute des régimes, les biens et les résidences de ces nouveaux accapareurs et de ces trafiquants ont constitué des cibles de choix pour les manifestants. Le gel et la récupération des fonds des dirigeants et de leur entourage font partie d’une des premières revendications des mouvements victorieux.

Que l’universalité supposée de l’Etat soit autant bafouée explique aussi l’importance, constatée par plusieurs observateurs, de l’identification nationale dans les mouvements égyptiens et tunisiens ainsi que dans d’autres révoltes arabes encore indécises [14][14] Olivier Roy, « Révolution postislamiste », Le Monde,…. L’agitation des drapeaux nationaux sur les places publiques occupées et dans les affrontements de rue permet d’affirmer une unité collective perdue — les nationalismes sont en reflux au Moyen-Orient depuis la fin des années 1960 — et d’opposer l’image idéalisée d’un peuple indivis à la réalité brutale d’un Etat privatisé. En Libye, les insurgés ont ainsi ressuscité le drapeau que s’était donné le pays avant que Kadhafi n’y conquière le pouvoir il y a quarante deux ans. Car c’est une autre condition nécessaire, quoique insuffisante, des processus révolutionnaires que de ménager un espace d’identification commun, au sein duquel il devient possible ensuite de s’affronter, même violemment, mais dans les limites d’un attachement primordial partagé.

L’étiologie des révoltes arabes ne peut donc faire l’économie d’une réflexion sur les rebelles et leurs communautés. Il n’y a jamais eu de révolutions sans l’existence ou la formation d’une culture d’opposition politique au régime en place [15][15] John Foran, op. cit.. Or la plupart des experts et des commentateurs occidentaux ont insisté sur la faiblesse des forces politiques de contestation des autorités arabes : partis d’opposition fantoches, leaders réprimés ou exilés, espaces publics muselés, société civile sous contrôle ou, dans le cas libyen, défaut d’organisation des mouvements spontanés de résistance, etc. Avec l’invocation de l’importance des moyens coercitifs des Etats, cette déploration représente toujours la raison principale du scepticisme vis-à-vis du mouvement historique en cours : elle justifiait hier les pronostics pessimistes quant à la probabilité d’une chute de régime en Tunisie et surtout en Egypte ; elle explique aujourd’hui les éventuelles déceptions de demain quant au caractère plus ou moins démocratique de la transition. Il reviendra aux historiens du futur de préciser, dans chaque cas national, la logique de formation de ces cultures d’opposition et la part exacte qu’ont tenue les événements les plus récents par rapport à des tendances plus profondes. D’ores et déjà cependant, la surprise généralisée provoquée par ces mouvements permet de souligner la limite du discours sceptique et de soulever quelques problèmes intéressants pour l’analyse des processus révolutionnaires.

Le premier concerne la formation des réseaux qui ont rendu possibles les mobilisations du Moyen-Orient. Si l’époque incline à l’explication réticulaire ou médiacentrée du monde social, cette tendance est ici renforcée par le fait que la mise en valeur, dans les analyses sociales et politiques du monde arabe, des contre-sociétés à fort « esprit de corps » (asabiyya) est une constante depuis Ibn Khaldoun. L’insistance des commentateurs porte surtout sur les nouveaux médias et les réseaux sociaux comme Facebook ou de chaînes de télévision comme Al Jazeera. N’est-ce pas le chef du marketing de l’entreprise multinationale Google au Proche-Orient, Waël Ghonim, qui a créé en 2009 la page Facebook « Nous sommes tous des Khaled Saïd », après la mort de ce jeune homme tabassé par la police à Alexandrie devant un cybercafé ? C’est un slogan analogue qui est repris après la mort de Mohamed Bouazizi en Tunisie. Et Ghonim fut également l’un de ceux qui ont lancé l’idée d’une manifestation publique de rue le 25 janvier dernier, dix-huit jours seulement avant la chute du régime de Moubarak. Si l’action des réseaux sociaux de la jeunesse éduquée et d’autres médias intervient certainement dans la mobilisation collective du monde arabe, elle dépend néanmoins du taux d’équipement des populations (inférieur à 10 % en Egypte et moindre encore pour les téléphones portables) et des usages socialement très différenciés de ces médias.

Les nouveaux médias se superposent à des réseaux plus anciens qui structurent depuis longtemps les sociabilités du Moyen-Orient : syndicats, comme l’UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens) ; groupes d’ouvriers grévistes, comme ceux des usines textiles de Mahallah El-Kubra dans le nord de l’Egypte, mobilisés en 2007 ; universités ; cercles des notabilités locales périphériques plus puissantes qu’autrefois à cause du retrait de l’Etat et du gonflement des classes intermédiaires ; quartiers des villes moyennes de province et des grandes métropoles, dont la mixité sociale est souvent beaucoup plus importante qu’en Occident, comme dans certaines parties du Caire, etc. Et s’il est vrai qu’il n’existe pas d’« alternative associative » aux partis et aux mouvements d’opposition souvent inexistants [16][16] Michel Camau, « Sociétés civiles “réelles” et téléologie…, le développement des ONG a pu toutefois représenter une infrastructure mobilisable dans les révoltes en cours — en particulier dans certains mouvements de défense des droits de l’homme, comme la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’homme, ou chez leurs avocats et des organisations semblables en Syrie, au Maroc, en Iran. Absente des débuts du mouvement égyptien, la confrérie des Frères musulmans représente aussi un des plus puissants réseaux de solidarité, bien qu’il ait été politiquement dominé sous le pouvoir antérieur.

Autre approche de la révolte : est-il possible de la relier à des actes de la vie quotidienne, des engagements locaux ou à peine perceptibles, des discours cachés critiquant le pouvoir et ses représentants, des passions culturelles apparemment sans visée publique ou politique, bref à tout un continent pratique qualifié parfois d’« infrapolitique », dont les sociétés arabes seraient porteuses depuis plusieurs années, particulièrement chez les jeunes [17][17] James C. Scott, La Domination et les arts de la résistance…. ? Dans le cas égyptien, le politiste Asef Bayat insiste par exemple sur l’importance des « pratiques sans mouvements » (non movements practices) à côté de mouvements sociaux défendant la démocratie comme « Kefaya » en 2005 : auto-organisation de prolétaires urbains mettant en place un service de parkings, indépendance relative de certaines femmes musulmanes vis-à-vis du port du hijab, arrangements de la jeunesse avec la morale religieuse pour se retrouver dans des fêtes ou pour partager une sexualité, fraternité entre chrétiens et musulmans dans plusieurs banlieues du Caire, etc [18][18] Asef Bayat, Life as Politics : How Ordinary People…. Selon Bayat, les transformations sociales et politiques en cours depuis les années 1990 s’appuient sur ces cultures diffuses, minoritaires et postislamistes. Les militants de la place Tahrir avaient pour slogan « Notre révolution est civile, ni violente, ni religieuse », remarque-t-il.

Mark Levine a trouvé récemment des signes de ce postislamisme en examinant la culture de la musique Heavy Metal dans dix pays du Moyen-Orient [19][19] Mark Levine, Heavy Metal Islam, New York, Three Rivers…. « Nous jouons du Heavy Metal, parce nos vies sont heavy metal », c’est-à-dire oppressantes, lui expliquait Reda Zine, une des célébrités marocaines du genre. Dans son enquête, Levine a découvert la même jeunesse que celle dont il est question lors des dernières révoltes arabes : éduquée, anglophone, se donnant des rendez-vous clandestins sur Internet, en lutte contre la censure et le jugement des autorités et des pouvoirs religieux, non représentative aussi … A Dubaï comme à Téhéran, Rabat et Le Caire, elle conçoit les musiques occidentales extrêmes comme un asile. En Egypte, elle n’est pas condamnée par les fractions les plus jeunes des Frères musulmans qui revendiquent une « élasticité » morale et culturelle. Depuis 2005 ces militants, eux-mêmes plus éduqués que leurs pairs, sont souvent favorables à la démocratie politique dans la mesure où la défense des droits des musulmans face au régime ne semblait pas envisageable sans défendre les droits de tous. Les événements récents apparaîtront peut-être dans quelques mois comme le résultat de ce nouveau parti pris de la confrérie. Il n’empêche que les liens idéologiques ou sociaux unissant les contre-cultures passées à la révolte présente sont un des mystères les plus épais des événements en cours. Concevoir l’orchestration éventuelle qui a fédéré des pratiques très éparses, et peut-être différents pays, sera une tâche encore plus ardue. Plus radicalement alors, c’est à l’idée d’un terreau antérieur favorable aux mobilisations qu’il faudra en définitive renoncer. Car l’histoire des révolutions livre également une autre leçon qui n’a pas encore été évoquée : ce ne sont pas les révolutionnaires qui font les révolutions, mais les révolutions qui font les révolutionnaires [20][20] Timothy Tackett, Par la volonté du peuple. Comment….

Avant de tester la validité de cette leçon, il faut souligner l’importance des contextes sociaux et politiques nationaux dans lesquels tous les facteurs qui viennent d’être mentionnés sont plus ou moins présents avec des poids relatifs différents sur les événements. Le clivage le plus pertinent pour approcher la probabilité que les révoltes entraînent des changements de régime paraît être la rente pétrolière. Certes, dans les monarchies du Golfe aussi, les jeunes connaissent un déclassement dû en partie au boom immobilier des années 2000 et à la hausse des prix du logement. Le monde des élites politiques et économiques qui envoie leurs enfants étudier à l’étranger est par ailleurs extrêmement clos. Les inégalités économiques et sociales sont gigantesques. Bahreïn, Oman, Iran, Arabie saoudite, Algérie : dans ces pays, les révoltes sont durement réprimées. Mais l’importance des ressources pétrolières disponibles offre toujours une marge de man œuvre, celle de la redistribution économique d’urgence dans le but de calmer la contestation. Signe éventuel de l’importance de ce volant d’apaisement : les révoltes ont été plus fortes à Bahreïn où les réserves financières sont les plus faibles.

Une autre ligne de clivage sépare les Etats en fonction de leur dépendance économique envers l’Occident, en particulier les Etats-Unis. On oublie parfois que les révolutions et les changements de régime sont fortement dépendants des rapports de force internationaux. Dans son étude comparée des révolutions du tiers monde depuis 1945, John Foran a identifié l’absence de changement de comportement du système international vis-à-vis du pays en révolte comme un des deux seuls facteurs d’échec certain des processus révolutionnaires (avec l’absence d’une culture politique d’opposition) [21][21] John Foran, op. cit., p. 243.. Les révoltes arabes n’auraient probablement pas conduit à des renversements de régime sans l’inversion des positions américaines et européennes envers les leaders concernés. Une comparaison avec les émeutes les plus importantes des décennies précédentes en Egypte (1986, 2008) ou en Tunisie (1984, 2008) pourrait le confirmer. Des puissances régionales sont également intervenues, comme le Qatar qui finance des pans importants du secteur humanitaire en Libye ou la chaîne Al Jazeera, l’Iran, ou bien l’Arabie saoudite dont l’armée a servi la répression des révoltes au Bahreïn. Les crises ont été plus fortes dans les sociétés qui bénéficient d’une aide importante de la part des Etats-Unis, comme l’Egypte, le Yémen, la Jordanie. En Libye et en Tunisie, c’est l’aide européenne qui semble avoir fragilisé les régimes en place. Et lorsque ces soutiens financiers extérieurs sont moins importants, comme en Iran, au Maroc, en Syrie, les régimes semblent au contraire plus solides jusqu’à ce jour.

La liste des facteurs externes ou internes des révoltes arabes de 2011 pourra toujours être allongée, affinée, corrigée ou spécifiée selon les sociétés. Mais les explications produites ainsi risqueront toujours de manquer l’essentiel : les raisons d’activation à un moment précis du cours de l’histoire des différentes variables de structure sociale et politique qui ont été mentionnées. Seule la dynamique endogène des séquences critiques permet de comprendre que des facteurs déjà présents dans le passé des révoltes ne restent pas constants dans le temps, qu’ils soient eux-mêmes métamorphosés, recomposés, propulsant, dans certains cas, les premiers mouvements qu’ils ont déclenchés au-delà d’eux-mêmes. Pourquoi dès lors s’appesantir autant sur l’étiologie des révoltes arabes ? C’est que les schèmes explicatifs proposés jusqu’ici ne sont pas l’apanage des experts. Sous des formes plus ou moins simplifiées, ils sont aussi mobilisés par les journalistes, les commentateurs et les protagonistes des révoltes qui bricolent leurs anticipations quotidiennes avec des bouts de toutes ces théories. Pendant des événements critiques dont « le résultat est rarement net », comme dit Sartre, les analyses et les jugements portés sur ce qui se passe ne se réduisent pas en effet à de simples décorations des faits [22][22] « Par la raison que [dans la Révolution française]…. Ce sont des forces vives dans le jeu de l’histoire, capables de faire basculer les motivations ainsi que les conduites des acteurs. L’ambiguïté est ce qui définit l’événement, la rupture historique, l’effervescence révolutionnaire. Dans ces moments d’exception, les jugements habituels peuvent s’inverser et ce qui était perçu en temps normal comme une raison de retrait ou de fuite apparaît alors comme une raison d’engagement et de lutte. Il y a eu, dans les révoltes tunisiennes et égyptiennes, au moins une séquence identifiable où les anticipations collectives oscillaient jusqu’à s’inverser. C’est ce qu’illustrent les réactions à certains discours télévisés de Ben Ali et de Moubarak. Appelons points d’inflexion de tels moments. Toute théorie de la révolution se doit de comprendre la logique d’apparition et de disparition de ces points.

Le 28 décembre dernier, onze jours après le début des manifestations de Sidi Bouzid, le Président tunisien intervient pour dénoncer des « agitateurs extérieurs », puis il limoge quatre ministres le lendemain. Deux jours plus tard, il fait de nouvelles concessions à la télévision, en matière sociale notamment. Le 10 janvier, il s’en prend au terrorisme qui percerait derrière les manifestations et parle de créer 300 000 emplois. Trois jours plus tard, une dernière intervention en arabe dialectal promet pêle-mêle sa non-représentation aux élections de 2014, la liberté de la presse, l’arrêt de la répression, la levée de la censure sur Internet, l’abaissement du prix des denrées alimentaires de base ainsi que la création de commissions d’enquête sur les « dépassements » et la corruption. Mais le lendemain, le 14 janvier, le chef d’Etat tunisien n’a pas d’autre choix que de quitter le pays.

La séquence égyptienne est plus rapide encore. Trois jours après la chute du régime tunisien, des Egyptiens tentent à leur tour de s’immoler. Les 25 et 28 janvier, des manifestations sont organisées dans plusieurs villes du pays qui prennent une ampleur inattendue, compte tenu de l’Etat d’urgence permanent. Fin janvier, dans une première allocution télévisée, le raïs annonce qu’il dissout le gouvernement et qu’il nomme son chef des services de renseignements, Omar Souleiman, comme vice-président. Quelques jours plus tard, il dénonce l’influence pernicieuse des islamistes et de forces étrangères, promet qu’il ne se représentera pas aux prochaines élections présidentielles de septembre et que son fils ne lui succèdera pas. Le jeudi 3 février, il intervient auprès d’une journaliste américaine à qui il se dit « fatigué du pouvoir », mais craignant le « chaos ». Souleiman engage parallèlement des discussions avec des forces d’opposition dont les Frères musulmans, alors que cette organisation avait été pénalisée pendant plusieurs décennies et disqualifiée aux dernières élections à cause des fraudes du pouvoir. Le 10 février, Moubarak fait une dernière intervention télévisée où il délègue ses pouvoirs « constitutionnellement » à son vice-président, mais il doit pourtant quitter son poste le lendemain.

Ces deux récits ont des différences, mais ils se caractérisent par le fait que les concessions publiques faites par le pouvoir n’entraînent pas une diminution de la mobilisation, comme l’espèrent les dirigeants. La révolte s’étend malgré les « gestes » des présidents. Leur calcul ne fonctionne pas alors qu’il est identique dans d’autres pays de la zone. Le Maroc a doublé ses subventions aux produits de première nécessité (gaz, sucre, farine). L’Arabie saoudite a débloqué 36 milliards de dollars d’aides sociales aux fonctionnaires, aux chômeurs, aux étudiants et promis 400 milliards de dollars pour la santé et l’éducation dans les années qui viennent. La Jordanie a annoncé des hausses de salaires, des retraites et des baisses des prix de première nécessité. La Syrie a limogé fin mars son Premier ministre et fait miroiter une levée de la loi d’urgence en vigueur depuis quarante-huit ans. Mais en Tunisie et en Egypte, l’exposition publique des concessions politiques et économiques a davantage conforté les manifestants qu’elle ne les a apaisés. Elle a même étendu la contestation. On s’est demandé récemment pourquoi, dans des pays où les services de renseignements et le complexe sécuritaire étaient si développés, l’ampleur de la révolte n’avait pu être anticipée [23][23] Gilles Kepel, « Vers un nouveau monde arabe », Le Monde,…. C’est bien que les révoltés arabes d’aujourd’hui n’avaient rien avant ces événements de révoltés typiques. Comment dès lors interpréter cette transition soudaine, manifeste — on se souvient des chaussures brandies de la place Tahrir lors du dernier discours de Moubarak —, de l’obéissance à la défiance ?

De tels points d’inflexion peuvent être formalisés comme les résultats de jeux complexes dans lesquels les choix tactiques des protagonistes sont interdépendants. Ces situations, que l’on retrouverait dans les crises financières ou bien dans les concours de beauté — selon la parabole de Keynes —, sont telles que les comportements d’un individu sont déterminés par l’idée qu’il se fait de ce que seront les comportements des autres joueurs. Dans ces conjonctures de grande incertitude, il faut anticiper sur les anticipations d’autrui. La Grande Peur de 1789 est un exemple connu de ce mimétisme des attitudes en situation révolutionnaire. A son sujet, l’historien Georges Lefebvre a montré, comme le remarquait Sartre, que les offensives populaires de l’été 1789 étaient « fondamentalement des journées défensives [24][24] Jean-Paul Sartre, op. cit., p. 83. ». Le peuple parisien craignait d’être massacré par une armée de contre-révolutionnaires et la rumeur d’un complot aristocratique entraîna des pillages et des jacqueries antiféodales dans toute la France. Même si la thèse de Lefebvre est aujourd’hui contestée [25][25] Timothy Tackett, « La Grande Peur et le complot aristocratique…, on peut faire l’hypothèse que la défiance soudaine et déterminée envers les dirigeants égyptiens et tunisiens est en partie liée à une « grande peur » semblable.

Avant d’être le résultat d’une rumeur, cette peur s’appuie sur l’expérience concrète de la répression. Déjà forte avant les mobilisations récentes, elle s’est accrue pendant celles-ci, faisant plusieurs centaines de morts et entraînant des arrestations et des emprisonnements par milliers. Les concessions apparentes des discours présidentiels étaient contredites par la réalité des actions policières du régime. Ensuite, faute de libertés de l’information, les rumeurs prévalaient quant au nombre de morts, de blessés et d’incarcérés. Et chaque promesse ostentatoire de la part du dirigeant pouvait sembler dissimuler le véritable complot répressif. Enfin, l’action ordinaire de la police ou de ses forces auxiliaires était également prolongée par des citoyens complices (ou par des mercenaires étrangers comme en Libye) et parfois par d’anciens policiers en civil inquiets pour leur futur — on se souvient des miliciens pro-Moubarak attaquant la place Tahrir le 2 février —, défendant le régime jusqu’aux derniers jours, voire après sa chute comme en Tunisie. D’où cette question : et si les révoltes arabes étaient devenues offensives en se croyant avant tout défensives ? N’est-ce pas la peur qui leur a conféré la force de ne pas céder aux concessions, d’avancer alors même que le pouvoir attendait qu’elles reculent ? Les formalisations contemporaines sur les croyances collectives en situation d’incertitude confirment que l’emprise de la peur sur celles-ci est bien plus mobilisatrice que ne peut l’être l’espérance [26][26] Jon Elster, Explaining Social Behavior. More Nults….

En Libye, la promesse télévisée de Kadhafi de plonger sa population dans un « bain de sang » a sans doute aussi servi le camp des insurgés. Mais dans ce cas, comme en Syrie, les signaux émis par le pouvoir sont trop contradictoires et imprévisibles pour faire basculer les citoyens. Fin mars, juste après l’engagement militaire occidental en Libye, on rapportait même que les opposants armés ne savaient plus « si c’était la fête ou si c’était la guerre ». La désorientation est alors totale et les possibilités d’inflexion de la révolte maximales. Les citoyens et les dirigeants manquent d’informations et d’appuis pour asseoir leur choix. Car si les discours présidentiels à la télévision ont certainement infléchi, en Tunisie et en Egypte, l’obéissance aux régimes, ils ne suffisent pas à faire basculer les comportements vers la révolte ou vers le soutien aux manifestants. D’autres signaux sont également nécessaires pour diminuer le sentiment d’incertitude des protagonistes et pour aligner leurs anticipations.

Plusieurs des ressorts complexes de cet « alignement » ont été identifiés dans les analyses les plus récentes des changements de régime [27][27] Ivan Ermakoff, Ruling Oneself Out. A Theory of Collective…. L’un d’entre eux peut venir, dans certaines conditions, des prises de position de porte-parole reconnus comme légitimes pour représenter un groupe et capables, à ce titre, d’incarner l’inflexion nécessaire de l’histoire. Dans des pays où les forces d’opposition ont été muselées, décimées ou discréditées, ces individus sont souvent venus de l’étranger : anciens exilés de partis interdits, figures internationales comme Mohamed El-Baradei, le prix Nobel égyptien de la Paix de 2005, participant au Caire aux premières grandes manifestations de révoltes de son pays. Cette distance offre toutefois un crédit fragile, toujours susceptible d’être contesté par des personnalités de l’espace politique intérieur. C’est pourquoi les défections de ministres, de militaires, de diplomates ou de dignitaires variés, issus des hauts rangs des régimes contestés, sont une autre information susceptible d’offrir des repères aux indécis. Le refus du général Rachid Ammar, le 13 janvier, de tirer sur la foule tunisienne participe de ces choix qui encouragent d’autres refus. Au Yémen, lorsque le général Ali Mohsen, demi-frère du président Ali Abdallah Saleh, rejoint la contestation avec les partis d’opposition, des parlementaires, des diplomates, des cheikhs tribaux, il offre un second souffle aux manifestants. Sur le seul plan stratégique, le retrait progressif de la police tunisienne et surtout le ralliement des armées aux manifestations populaires en Tunisie et en Egypte ont été décisifs. A contrario, dans les pays où l’armée et la police ne paraissent pas divisées, les chances de rupture historique sont, à ce stade, beaucoup plus faibles. Dans les autres cas, l’identification à des porte-parole n’est pas toujours suffisante, car leur crédibilité est elle-même incertaine et leurs prises de position pas toujours diffusées à l’intérieur des pays.

Les arènes sociales sont un autre ressort capable de produire la résorption des incertitudes et l’alignement des croyances [28][28] Voir l’analyse des dynamiques de groupe de la place…. L’occupation des places publiques a ainsi constitué un répertoire d’action quasi systématique des révoltes arabes. Des capitales comme Sanaa ou Tripoli ont subitement été partagées entre deux centres politiques, celui des opposants et celui des manifestants pro-régime. La première jonction, place Tahrir au Caire, de mouvements scindés par la police, le jour où le gouvernement égyptien avait intégralement coupé les communications par le réseau Internet et par les téléphones portables, a constitué un moment important pour la survie du mouvement. Surtout, l’ajustement sur ces places des différents jugements individuels au sujet de la situation agit comme un ressort des engagements (et des désengagements). Au point que ces places libérées sont elles-mêmes devenues un acteur politique à part entière, s’autodésignant comme porte-parole du peuple à elles seules.

La chaîne de télévision Al Jazeera a certainement contribué à légitimer ces nouveaux espaces et ces acteurs politiques dans les pays en crise et à l’étranger. Elle a également servi, au jour le jour, de canal des anticipations nouvelles pour ses seuls spectateurs, rendant envisageable leur passage à l’action. Même si, comme ces chaînes, Facebook ou Twitter ne touchent qu’une faible minorité de la population, ils occupent aussi avec d’autres réseaux sociaux une fonction dans le processus d’alignement des croyances et de construction de crédibilités alternatives à celles des détenteurs de pouvoir. Car ces réseaux ne servent pas seulement d’outils de communication et de mobilisation, comme il a été souvent dit. Les différentes listes qu’ils abritent fonctionnent comme des pétitions. Elles ont pu servir à comparer les forces en présence avant de manifester dans la rue. Elles offraient une anticipation des anticipations d’autruis et permettaient aux indécis de choisir leur camp. Est-ce la raison pour laquelle Robert Gibbs, porte-parole de la Maison Blanche, critiqua ouvertement son allié égyptien le 29 janvier dernier, quand ce dernier avait coupé l’accès à Internet la veille ? Nous n’en saurons rien. Mais il lui demanda instamment de rétablir les connexions. Une telle intervention de la puissance américaine pourrait bien être significative de la place stratégique accordée, dans ces moments critiques, aux arènes d’alignement des opinions les plus larges mais également les plus protégées. Une autre image des réseaux sociaux ressort de ces analyses : plus que des pourvoyeurs d’information, ce sont des simulateurs des forces engagées dans la bataille politique et des espaces moins risqués que la rue où rendre publiques ses prises de position.

S’est-on jamais demandé pourquoi les grandes mobilisations libéraient la parole ? Bien entendu, les révoltes, même en régimes autoritaires, ouvrent de nouveaux espaces de communication. Mais si l’on parle tant pendant ce type d’événements, c’est qu’il n’y a guère d’autres moyens de savoir comment définir la situation ou bien que faire et pourquoi le faire. La « prise de parole » ne témoigne pas nécessairement de la croyance, dont parlait de Certeau à propos de Mai 68, qu’avec elle on peut faire l’histoire et prendre la Bastille [29][29] Michel de Certeau, La Prise de parole et autres écrits…. Mais elle est bien cette ressource ultime, et quasiment inépuisable, qui limite dans les moments d’effervescence politique l’expérience de l’incertitude et l’oscillation des sentiments.

Et maintenant ? Maintenant qu’ont été soulignés quelques mécanismes par lesquels l’imprévisible de ces révoltes est devenu possible et à quelles conditions ils pourraient s’étendre au-delà de la Tunisie, de l’Egypte et des autres pays où une crise politique est en cours. Maintenant que sont mieux connus les ressorts qui ont infléchi le sentiment des peuples arabes au point de leur donner le courage de vouloir la chute de leur régime. Que reste-t-il ? Les porte-parole, les arènes, les mesures de l’opinion ne se sont-ils pas depuis multipliés ? Même si ses règles ont changé, le jeu politique ordinaire n’a-t-il pas repris ses droits ? Après l’euphorie, l’hésitation n’a-t-elle pas à nouveau gagné les esprits ? La courbe de l’histoire du Moyen-Orient ne risque-t-elle pas de connaître rapidement, si ce n’est déjà fait, une nouvelle inflexion ? Et ces révoltes seront-elles alors vraiment des révolutions ?

Ici encore, l’analyse comparée des grandes crises politiques peut offrir un critère intéressant d’appréciation de ces questions : les processus révolutionnaires sont longs, ils prennent souvent plusieurs années, mais il n’en est pas un qui n’ait débouché sur une issue révolutionnaire sans passer par une polarisation politique au sein des forces contestataires [30][30] Timothy Tackett, op. cit., pp. 284-285.. Il y a bien, à l’heure actuelle, des divisions importantes au sein des révoltes tunisienne et égyptienne. Dans les deux pays, les anciennes élites administratives et politiques sont loin d’avoir disparues. Ce qui était le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD) de Tunisie, ou bien les hiérarques de l’armée égyptienne participent à la transition. Derrière les clivages entre anciens et modernes, les partages générationnels sont flagrants. Combien de temps des porte-parole âgés pourront-ils représenter des révoltes portées par des populations jeunes ? Les divisions entre classes paraissent, elles aussi, plus accusées encore qu’avant la révolution, comme en témoignent les vagues de grève qui se sont poursuivies après le départ des dirigeants en Egypte et en Tunisie. Il ne faut pas oublier enfin que les révoltes n’ont nulle part été confinées aux capitales, qu’elles ont connu une ampleur territoriale souvent sans précédent. Dans des pays où les mégalopoles et les grandes villes côtoient des régions très rurales et des déserts, les divisions territoriales ne sont pas mortes avec les événements, comme le montrerait sans doute la situation libyenne, puisque le Conseil de transition national y est organisé en régions. Il reste qu’aucune de ces divisions n’est en soi, ni à elle seule, un antagonisme politique, a fortiori si aucune organisation n’en transfère les oppositions dans les arènes de la transition : places publiques, assemblées constituantes éventuelles, « Instance nationale pour la réalisation des objectifs de la révolution » tunisienne, institutions et entreprises politiques traditionnelles, etc. En outre, alors que la peur était mobilisatrice juste avant la chute du régime, elle représente aujourd’hui plutôt un frein à la politisation des différences sociales dont certains craignent qu’elle fasse sombrer le pays dans le chaos.

On peut alors se demander pourquoi ces révoltes ont été si rapidement qualifiées de révolutions. « Ce n’est pas une affaire de prix du pain », affirmèrent d’abord les manifestants tunisiens et égyptiens, rejetant d’emblée la comparaison, imposée par les régimes en place, de leurs premiers rassemblements avec les émeutes de la faim. « Ce qu’on veut, c’est une transition totale », ont poursuivi quelques autres. Une « transition totale » plutôt qu’une transition partielle ou bien simplement démocratique ? Une « transition totale » plutôt qu’une révolution ? C’est bien de cela qu’il s’agit : inventer une dénomination inédite pour le processus en cours. Ne pas laisser la définition des événements par les acteurs internationaux, les médias, les détenteurs du pouvoir, l’emporter sur les événements. Trop d’incertitude entrave l’action dans le temps de la révolte. Mais trop de certitude ferme la situation et interdit toute inflexion. Rien n’est plus puissant en effet qu’une qualification d’événements portée avec suffisamment de légitimité ou de force pour limiter l’ouverture de l’histoire. L’étiquette de « révolution », si contestée lorsqu’il fallait caractériser la chute du bloc soviétique après 1989, s’est pourtant banalisée pour parler de ces révoltes arabes. Elle les aura peut-être privées de leur élan, si bien que la « révolution » y paraît déjà comme quelque chose à conserver plutôt qu’à construire, et la forme politique de l’Assemblée constituante un « moindre mal » plutôt qu’une arme du changement [31][31] « M. Essebsi, “heureux d’avoir contribué à l’avènement…. Quant à la « transition totale », nul ne sait encore de quoi il s’agit et c’est très bien ainsi : rien n’est plus conforme à l’indétermination des moments de révoltes que de les désigner par un signifiant vide.

Le 6 avril 2011

Notes

[1]

Charles Tilly, Les Révolutions européennes, 1492-1992, Paris, Le Seuil, coll. « Faire l’Europe », 1993, p. 366.

[2]

Entre autres formulations plus ou moins sophistiquées de ce « paradoxe de l’action collective », voir la plus célèbre : Mancur Olson, Logique de l’action collective, Paris, Presses universitaires de France, 1971 [1966].

[3]

Michel Dobry, Sociologie des crises politiques, Paris, Presses de la Fondation nationale des sciences politiques, 2e édition, 1992.

[4]

Youssef Courbage, Emmanuel Todd, Le Rendez-vous des civilisations, Paris, Le Seuil, coll. « La République des Idées », 2007.

[5]

James C. Davies, « The J-Curve of Rising and Declining Satisfactions as a Cause of Revolution and Rebellion », in Hugh D. Graham, Ted R. Gurr (ed.), Violence in America. Historical and Comparative Perspective, Beverly Hills (Ca.)/London, Sage, 1979, pp. 415-436.

[6]

C’est le principal schème explicatif déployé dans Pierre Bourdieu, Homo Academicus, Paris, Minuit, 1984.

[7]

Jeff Goodwin, No Other Way Out. States and Revolutionary Movements, 1945-1991, Cambridge, Cambridge University Press, 2001, pp. 300-301.

[8]

John Foran, Taking Power : On the Origins of Third World Revolutions, Cambridge, Cambridge University Press, 2005.

[9]

Michel Foucault, Naissance de la biopolitique, Paris, Le Seuil/ Gallimard, 2004.

[10]

Nicolas Guilhot, The Democracy Makers. Human Rights and the Politics of Global Order, New York, Columbia University Press, 2005.

[11]

Steven Heydemann, « Upgrading Authoritarianism in the Arab World », Analysis Paper, 13, The Saban Center for Middle East Policy at Brookings Institution, october 2007, 38 p.

[12]

« Pour que la révolution éclate, écrivait Lénine, il ne suffit pas que la “base ne veuille plus” vivre comme auparavant, mais il importe encore que le “sommet ne le puisse plus”. » Dans Theda Skocpol, Etats et révolutions sociales. La révolution en France, en Russie et en Chine, Paris, Fayard, coll. « L’espace du politique », 1985 [1979].

[13]

Béatrice Hibou, La Force de l’obéissance. Economie politique de la répression en Tunisie, Paris, La Découverte, 2006.

[14]

Olivier Roy, « Révolution postislamiste », Le Monde, 12 février 2011 ; Jean-Pierre Filiu, « L’intifada démocratique arabe est un mouvement de libération nationale », Le Monde, 10 mars 2011.

[15]

John Foran, op. cit.

[16]

Michel Camau, « Sociétés civiles “réelles” et téléologie de la démocratisation », Revue internationale de la politique comparée, vol. 2, n° 9, 2002, pp. 212-232.

[17]

James C. Scott, La Domination et les arts de la résistance. Fragments du discours subalterne, Paris, éditions Amsterdam, 2008 [1992].

[18]

Asef Bayat, Life as Politics : How Ordinary People Change the Middle East, Stanford, Stanford University Press, 2009.

[19]

Mark Levine, Heavy Metal Islam, New York, Three Rivers Press, 2008.

[20]

Timothy Tackett, Par la volonté du peuple. Comment les députés de 1789 sont devenus révolutionnaires, Paris, Albin Michel, coll. « L’Evolution de l’humanité », 1997 [1996].

[21]

John Foran, op. cit., p. 243.

[22]

« Par la raison que [dans la Révolution française] chaque comportement d’un groupe dévoilé dépasse le comportement du groupe adverse, se modifie par tactique en fonction de celui-ci et, en conséquence, modifie les structures du groupe lui-même, l’événement, dans sa pleine réalité concrète, est l’unité organisée d’une pluralité d’oppositions qui se dépassent réciproquement. […] A partir de là […], il faut considérer l’événement comme un système en mouvement qui entraîne les hommes vers son propre anéantissement, le résultat est rarement net […]. » Dans Jean-Paul Sartre, Critique de la raison dialectique, Paris, Gallimard, 1960, pp. 83-84.

[23]

Gilles Kepel, « Vers un nouveau monde arabe », Le Monde, 4 avril 2011.

[24]

Jean-Paul Sartre, op. cit., p. 83.

[25]

Timothy Tackett, « La Grande Peur et le complot aristocratique sous la Révolution française », Annales historiques de la Révolution française, no 335, janvier-mars 2004, pp. 1-17.

[26]

Jon Elster, Explaining Social Behavior. More Nults and Bolts for the Social Sciences, Cambridge, Cambridge University Press, 2007, pp. 384-385.

[27]

Ivan Ermakoff, Ruling Oneself Out. A Theory of Collective Abdication, Durham (NC), Duke University Press, 2008.

[28]

Voir l’analyse des dynamiques de groupe de la place de la Kasbah de Tunis proposée dans ce numéro par Choukri Hmed.

[29]

Michel de Certeau, La Prise de parole et autres écrits politiques, Paris, Le Seuil, coll. « Points-Essais », 1994.

[30]

Timothy Tackett, op. cit., pp. 284-285.

[31]

« M. Essebsi, “heureux d’avoir contribué à l’avènement de la IIe République” en Tunisie », Le Monde, 11 mars 2011.


Syrie/Irak: Attention, un triomphe peut en cacher un autre ! (Obama legacy: After the nuclear deal and the Islamic state, guess on whose doorstep Iranian troops are now being delivered ?)

3 juillet, 2017
https://i1.wp.com/www.longwarjournal.org/wp-content/uploads/2017/06/Masrgh-map-768x540.jpg
Les forces irakiennes affirment avoir délogé les combattants de l’Etat islamique de la mosquée Al-Nouri de Mossoul, haut lieu symbolique de la ville mais également du pouvoir des djihadistes en Irak. Les forces irakiennes ont annoncé ce 29 juin avoir pris le contrôle de la mosquée Al-Nouri de Mossoul, où Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de l’Etat islamique, avait donné en juillet 2014 son premier prêche en tant que chef de l’Etat islamique – sa dernière apparition publique connue à ce jour. (…) Le général-brigadier Yahya Rasool se félicite de son côté d’une victoire qui, selon lui, marque un triomphe sur l’Etat islamique. «Leur Etat illusoire s’est effondré», s’est-il réjoui. «Nous assistons à la fin du faux Etat de Daesh», a déclaré le Premier ministre irakien Haider al-Abadi en anglais sur son compte Twitter. RT
Je n’ai pas énoncé que la destitution de Bachar al-Assad était un préalable à tout. Car personne ne m’a présenté son successeur légitime ! Mes lignes sont claires. Un : la lutte absolue contre tous les groupes terroristes. Ce sont eux, nos ennemis. […] Nous avons besoin de la coopération de tous pour les éradiquer, en particulier de la Russie. Deux : la stabilité de la Syrie, car je ne veux pas d’un État failli. L’utilisation d’armes chimiques donnera lieu à des répliques, y compris de la France seule. Emmanuel Macron
La mairie de Londres a autorisé la tenue dimanche d’un rassemblement anti-israélien organisé par des sympathisants du groupe terroriste chiite libanais Hezbollah. Selon les organisateurs de la Journée d’Al-Quds, les participants ont été autorisés par la mairie à manifester avec le drapeau du groupe terroriste car l’aile politique du Hezbollah n’est pas une organisation proscrite par les autorités britanniques. Les États-Unis, le Canada, l’Australie et la Ligue arabe ont placé le Hezbollah sur leur liste officielle des organisations terroristes. L’Union européenne ne considère pas l’ensemble du groupe comme terroriste mais a inscrit la branche militaire de l’organisation chiite sur sa liste noire, car « liée à des actes terroristes perpétrés sur le territoire européen ». Instaurée en 1979 par l’Ayatollah Khomeini, fondateur de la République Islamique d’Iran, la Journée mondiale d’Al-Quds est un événement anti-israélien annuel destiné à protester contre le contrôle israélien sur Jérusalem (Al-Quds en arabe) et à exprimer la solidarité avec le peuple palestinien. Au cours de cet événement, célébré dans le monde entier dans les communautés chiites, les manifestants scandent des slogans appelant à la destruction d’Israël et brûlent des drapeaux israéliens. Le Monde juif info
Un adage largement admis par la sagesse populaire est malmené depuis près de soixante dix ans au Moyen Orient. «On ne peut faire la paix qu’avec ses ennemis». Car, encore faut-il être capable de définir l’ennemi. La nébuleuse terroriste étant multicéphale, le monde musulman ayant, dans son ensemble, rejeté Israël depuis sa fondation et l’Autorité Palestinienne ne symbolisant qu’un point d’achoppement d’un conflit bien plus large, le simple fait d’avoir rebaptisé le conflit israélo-arabe (qui s’étend à l’Iran depuis la révolution de 1979 ) en conflit israélo-palestinien, cache une réalité bien plus vaste à laquelle Israël ne cesse d’être confronté. S’il est tout à fait légitime de critiquer le gouvernement israélien, comme celui de n’importe quel pays, et même de s’insurger contre nombre de ses politiques, il serait dommageable de passer à coté de certaines vérités, qui font que les Israéliens s’inquiètent de la crédibilité du partenaire pour la paix que l’on tente de leur imposer. (…) la situation au Proche Orient s’affirmant de plus en plus volatile, un nouveau projet de processus plus global, impliquant les pays limitrophes semble se profiler à l’horizon. Trump et ses conseillers, sans se ranger complètement du coté de la position israélienne, ont fini par comprendre qu’Israël n’a aucun intérêt à accepter une paix telle que définie par l’Autorité Palestinienne, et qui n’impliquerait pas la participation intégrale du monde arabe. La confrontation décadaire pourrait bien de la sorte reprendre son identité de conflit israélo-arabe, duquel il ressortirait enfin un authentique projet de paix. Car on ne peut faire la paix qu’avec ses ennemis… dans leur ensemble et pas seulement avec la partie immergée de l’Iceberg. Pierre Rehov
En sus de la chute imminente de ces deux places fortes, l’EI a perdu la plus grande partie de son territoire et de ses revenus, selon une évaluation divulguée jeudi par le cabinet de référence des questions militaires et de conflits, IHS Markit. A son apogée à l’été 2014, il assurait une souveraineté quasi étatique (armée, taxes, justice expéditive, versement d’allocations, administration) sur environ 8 millions de personnes et un territoire grand comme 4 régions françaises, quoique largement désertique. Depuis lors, il a perdu 60 % de ce territoire, estime IHS Markit (ex-Jane’s), dont 40 % depuis janvier. Son effondrement financier est encore plus spectaculaire. Les revenus de l’EI sont tombés à 16 millions au deuxième trimestre 2017, exactement 5 fois moins qu’il y a deux ans. Les salaires des combattants avaient été divisés par 2, à 400 dollars par mois pour les djihadistes étrangers, début 2016 et auraient encore été baissés cette année. IHS ne donne pas d’indication sur les réserves de l’EI, censées avoir atteint 1 milliard de dollars en 2014 à la suite du pillage (non confirmé) de la succursale de la Banque centrale d’Irak à Mossoul. Les revenus pétroliers de l’EI ont été divisés par 10 à cause de la chute mondiale des cours, de la destruction de ses puits par l’aviation russe et occidentale et des pertes de territoires. Les autres revenus de l’EI, trafic d’antiquités, racket et rançons, ont, pour leur part, été divisés par 5 en raison, là aussi, de la perte de territoires, souligne Ludovico Carlino, analyste à IHS Markit. « Le projet de gouvernance du califat a échoué », conclut Columb Strack, spécialiste du Moyen-Orient à IHS. Mais IHS estime que l’EI va tenter d’intensifier sa campagne terroriste en Occident pour compenser ses pertes territoriales. Les pressions des gouvernements égyptien et saoudien sur les religieux pour qu’ils interprètent le Coran dans un sens « plus moderne » risquent de pousser certains conservateurs à basculer dans la violence, avertit IHS, qui affirme que le « risque terroriste va augmenter ». Paris estime que 700 Français ont rejoint l’EI. Quelque 200 d’entre eux sont revenus et un nombre équivalent a été abattu. C’est de loin le plus fort contingent parmi les 3.000 djihadistes européens. Les Echos
Les principales puissances impliquées dans la guerre en Syrie sont engagés dans une course visant à engranger le maximum de bénéfices tirés de l’effondrement de l’Etat Islamique, dans l’Est et le Sud de la Syrie. Les avancées continues des forces du régime syrien et de milices appuyées par l’Iran vers la base d’Al-Tanf tenue par les forces spéciales américaines et occidentales – ainsi que les avancées potentielles des deux côtés de la frontière irakienne – élève le risque d’affrontements supplémentaires susceptibles d’entraîner lers Etats-Unis et la Russie, bien que cette dernière n’aient pas voulu défier les Etats-Unis, après leurs frappes délibérées contre un convoi et des avions de chasse syriens. Jforum
La bataille de Raqqa, du point de vue stratégique, est une affaire classée. L’unique inconnue consiste à savoir combien de temps les 3 000 miliciens islamistes de DAESH acculés et encerclés dans la ville résisteront aux 20 000 combattants kurdes, à leurs 4 000 alliés tribaux arabes dans les FDS, et à l’extraordinaire puissance de feu des avions, des canons et des commandos américains. On ne voit pas les Alaouites, les Syriens, les chiites libanais ou les Russes se risquer à déranger la ripaille ; pour Raqqa, ils arrivent trop tard. Le véritable enjeu des incidents de dimanche se nomme Deïr ez-Zor, la ville située à 125km en aval de Raqqa sur l’Euphrate. Pour l’Armée d’Assad, appuyée par ses acolytes perses et libanais, qui, depuis l’offensive victorieuse des FDS face à l’Etat Islamique – mais uniquement à partir de ce moment – progresse sur trois fronts, nord, centre et sud, l’objectif est d’arriver à Deïr ez-Zor avant les Américains et leurs alliés kurdes. D’abord pour libérer les soldats gouvernementaux encerclés, mais c’est secondaire, car la finalité stratégique de cette course poursuite, c’est l’occupation de la frontière avec l’Irak afin de permettre la consolidation du corridor terrestre chiite : Téhéran-Bagdad-Damas-Beyrouth. Pour l’Amérique, ses alliés européens, arabes et israéliens, le but stratégique est bien sûr inverse. Nombre d’analystes se demandent cette semaine si les menaces russes et les tirs de missiles iraniens, n’avait pas pour but de tester les Américains et Donald Trump. Pour savoir jusqu’où le nouveau président U.S est prêt à impliquer son armée pour empêcher les Iraniens de parvenir à leur fin. (…) L’enjeu du questionnement est considérable. De l’ « autoroute chiite » dépend par exemple l’avenir du Liban, déjà sous le joug impitoyable de Téhéran mais que les ayatollahs doivent entretenir. Et aussi la confiance que Riyad, Le Caire, les Etats du Golfe et toute l’arabité sunnite ont placée en Donald Trump qui est venu la leur demander. Simplement dit : si Trump laisse les Iraniens et le régime prendre Deïr ez-Zor, la brève lune de miel entre le monde arabe et Trump sera déjà terminée. On comprend soudain le rôle de contrepoids que jouait l’Etat Islamique (sunnite) dans l’est syrien pour contrecarrer l’expansion iranienne (chiite), bien plus menaçante pour les Occidentaux au niveau stratégique que la présence des djihadistes salafistes dans la région. Pendant que la coalition leur assène les derniers coups de boutoir à Raqqa, on réalise à Washington qu’il va falloir remplir le vide que va laisser DAESH le long de la frontière irakienne si l’on ne veut pas perdre la Guerre de Syrie et d’Irak et participer à la création d’un empire persan au Proche et au Moyen-Orient. La neutralisation de l’Etat Islamique, qu’on accusait à tort de tirer les ficelles des attentats terroristes en Europe à partir de Raqqa et Mossoul, a été une erreur. Il suffisait de le circonscrire à l’Est et de couper son cordon ombilical avec Recep Erdogan pour que DAESH continue à servir nos intérêts sans avoir à risquer une confrontation avec les Russes et la régionalisation du conflit. Mais Obama, Catherine Ashton, Federica Mogherini, et les pleutres dirigeants de l’Europe avaient peur de froisser le dictateur constitutionnel turc et l’ont laissé agir. Or les arrangements diplomatiques ne justifient jamais de ne pas prendre les décisions qui s’imposent du point de vue stratégique. L’Occident, qui est en train de s’empêtrer en Syrie, en fait une nouvelle fois l’expérience. Comme s’il était incapable de retenir les leçons de l’histoire.   « L’autoroute chiite » permettrait, premièrement, pour Téhéran, de maintenir le contrôle des territoires conquis. Ensuite de fournir des armes lourdes et encombrantes, dans ces pays, à ses supplétifs. Et pour finir, de dépêcher des conseillers et des soldats dans tout le Moyen-Orient, y compris à la frontière d’Israël, afin d’y instiller l’instabilité et d’y combattre les alliés sunnites de Jérusalem. Mena press
Les forces régulières iraniennes ont profité du vide créé par le retrait de l’Etat islamique et ont conquis les étendues désertiques de la Syrie centrale et orientale. J’estime que l’Iran contrôle maintenant plus de 60% de la Syrie, à la fois directement par les forces régulières des Gardiens de la révolution et indirectement par le Hezbollah et d’autres milices chiites, il s’agit de terrains désertiques à faible densité de population. Les forces militaires iraniennes en Syrie ont des bases importantes qui leur donnent toute liberté d’action. D’abord et avant tout parmi ces bases se trouve l’aéroport de Palmyre qui permet à l’Iran de transférer vers la Syrie par voie aérienne, par des vols directs en provenance d’Iran n’importe quel équipement militaire en particulier des missiles, des obus et d’autres types de munitions. (…) Cela met en évidence un changement fondamental dans le comportement iranien: jusqu’à récemment, l’Iran utilisait des vols commerciaux déguisés pour transférer des armes et des missiles à l’aéroport international de Damas (…) Mais (…)  (…) L’Iran est en train de devenir dans les faits une puissance régionale qui contrôle militairement un immense territoire, de l’Asie centrale à la Méditerranée. Le détail important dans ce contexte est que tout cela se déroule sous l’œil vigilant des deux puissances mondiales, la Russie et les États-Unis, chacune selon son intérêt. Pour les Russes, il s’agit de renforcer le régime d’Assad et d’éliminer toutes les organisations sunnites financées et conseillées par l’Arabie saoudite et les autres Etats arabes sunnites y compris la Turquie. Poutine a réussi à apprivoiser Erdogan qui désormais craint davantage les Kurdes de Syrie qu’il ne déteste Assad et ses alliés iraniens et il est ainsi devenu un maillon important dans la coalition russo-iranienne qui soutient Assad. Les Etats-Unis ont observé le renforcement militaire de l’Iran en Syrie, qui a commencé il y a quatre ans sans s’y être opposés sérieusement, sauf récemment en abattant des drones, un petit coup pour l’Iran. Jusqu’en janvier 2017, les États-Unis ont laissé faire parce qu’Obama a voulu favorisé l’hégémonie des Chiites arabes et iraniens sur le Mashreq, monde arabe situé à l’Est d’Israël, alors que le Maghreb resterait une zone sunnite. Depuis que Trump est entré dans la Maison Blanche, l’objectif principal de l’action américaine en Syrie est la destruction de l’Etat islamique. Les Forces américaines sont engagées principalement dans la formation de forces rebelles modérées et dans l’alliance avec les Kurdes qui avec l’aide des forces aériennes américaines vont éliminer Abou Bakar Al Bagdadi et son Etat. La raison a été la crainte des Américains et des Européens que le modèle politique terroriste de l’Etat islamique devienne un modèle de réussite dans la conscience des musulmans ce qui pourrait conduire à la multiplication de colonies d’Etats islamiques à travers le monde, y compris en Europe, sur la base des communautés musulmanes locales. Il est également possible qu’il y ait une entente entre le gouvernement Trump et les Russes permettant à l’Iran de contrôler les parties centrale et orientale de la Syrie  qui n’intéressent pas les Russes afin que ces zones ne deviennent pas un asile pour l’Etat islamique suivant l’amère expérience des Américains en Afghanistan où les Talibans ont repris le contrôle de vastes territoires alors qu’ils avaient été vaincus. Les forces de la coalition chiite qui ont envahi la Syrie (Iraniens, Libanais, Irakiens, Afghans) sont en train d’effectuer un nettoyage ethnique visant les citoyens syriens sunnites dans différentes régions du pays en les expulsant pour installer dans leurs maisons et dans leurs communautés des immigrants chiites de Syrie, d’Irak et d’Afghanistan. Ainsi, suite aux mauvaises intentions de l’administration Obama et aux choix prioritaires de l’administration Trump, l’Iran est devenu le vainqueur manifeste de la guerre en Syrie. Personne dans le monde ne réussira à chasser l’armée iranienne de Syrie et nous devons – en Israël, en Europe et aux Etats-Unis – s’habituer au fait que l’Iran s’étend désormais sur une grande partie de l’Irak, de la Syrie et du Liban. (…) L’Iran est le vainqueur éclatant, ultime de la guerre civile en Syrie, et le plus tôt, nous en Israël et dans le monde, nous le reconnaitrons, le mieux sera pour nous et pour le monde entier. Mordechai Kedar

Attention: un triomphe peut en cacher un autre !

A l’heure où nos médias nous abreuvent quotidiennement d’images et de communiqués chaque fois plus triomphants de la chute programmée et en cours de l’Etat islamique …

Et où commence le retour lui aussi programmé en Europe des djihadistes aguerris s’apprêtant notamment à rejoindre les quelque 15 000 fichés S et leurs amis prieurs de rue répartis sur le territoire français …

Pendant que comme aux plus beaux jours du Londonistan et entre deux attentats islamistes, Londres laisse appeler dans ses rues drapeau du Hezbollah en tête à la destruction d’Israël …

Et que dans la bouche du néo-filloniste président Macron, Paris appelle en Syrie à la coopération avec Poutine …

Qui prend la peine de rappeler (merci Danilette) …

Derrière la course de vitesse qui est en train de se jouer entre les différentes forces sur le terrain, y compris russes et américaines …

Une autre conséquence jusqu’ici oubliée du funeste retrait des troupes américaines décidées par Obama à la veille de sa réélection de 2012 …

A savoir après celle du feu vert accordé à l’Iran pour l’arme nucléaire

Et le basculement – la nature ayant horreur du vide – de toute la partie sunnite de l’Irak et de la Syrie dans les bras des djihadistes de Rakka …

L’ultime triomphe iranien de la création d’une véritable autoroute Téhéran-Bagdad-Damas-Beyrouth

Permettant au régime terroriste de Téhéran d’acheminer dorénavant en toute tranquillité par la route …

Non seulement les armes et missiles qu’il transférait jusque là par vols commerciaux déguisés à ses supplétifs libanais …

Mais toutes espèces d’armes lourdes, conseillers et soldats à la porte même d’Israël ?

L’Iran a conquis la Syrie
Mordechai Kedar
Adapté par Danilette
2 juillet 2017

Depuis les deux dernières années, nous nous sommes habitués au fait que la Russie a transporté des forces armées en Syrie et contrôle la bande côtière, ses ports et deux bases aériennes. Nous nous sommes également habitués à voir le Hezbollah et les milices libanaises chiites impliqués dans le conflit syrien apportant un renfort important à l’armée d’Assad. Nous avons entendu que d’autres milices chiites supplémentaires sont arrivées d’Irak, Afghanistan sous le commandement des Gardiens de la révolution et que de temps en temps ces forces chiites enregistrent des pertes sur le sol syrien. L’impression qui en résulte est que l’Iran a envoyé plusieurs gangs chiites combattre des gangs sunnites sur le sol syrien.

Mais la situation sur le terrain est totalement différente, car les forces iraniennes qui se trouvent en Syrie ne sont plus depuis longtemps des  gangs ou des milices mais une véritable armée à tout point de vue, dirigée par les Gardiens de la révolution, avec des unités d’infanterie, des commandos, des chars, de l’artillerie, une force aérienne, des unités de renseignements et de logistique et cela s’est construit peu à peu au cours des quatre années écoulées, pratiquement sans couverture médiatique.

L’opération militaire la plus importante effectuée par l’armée iranienne en Syrie a été la libération de la ville d’Alep dans le nord de la Syrie qui s’est terminé en décembre 2016. Cette opération a été une coopération entre la Russie et l’Iran, les forces aériennes russes bombardant alors que les forces iraniennes et le Hezbollah et les autres milices chiites d’infanterie avançaient sur le terrain pour transférer les zones libérées à l’armée d’Assad.

Depuis le début de 2017, l’Iran étend son contrôle sur les déserts central et méridional de la Syrie dont certaines parties étaient contrôlées par l’Etat islamique sunnite jusqu’à il y a quelques mois. Aujourd’hui, cette organisation se bat pour sa survie à trois endroits : dans la ville irakienne de Mossoul, dans sa « capitale », la ville de Raqqa en Syrie et à Deir ez-Zor en Syrie orientale. Quand Mossoul tombera aux mains de l’armée irakienne alors très probablement, Raqqa et Deir al-Zour tomberont à leur tour.

Les forces régulières iraniennes ont profité du vide créé par le retrait de l’Etat islamique et ont conquis les étendues désertiques de la Syrie centrale et orientale. J’estime que l’Iran contrôle maintenant plus de 60% de la Syrie, à la fois directement par les forces régulières des Gardiens de la révolution et indirectement par le Hezbollah et d’autres milices chiites, il s’agit de terrains désertiques à faible densité de population.

Les forces militaires iraniennes en Syrie ont des bases importantes qui leur donnent toute liberté d’action. D’abord et avant tout parmi ces bases se trouve l’aéroport de Palmyre qui permet à l’Iran de transférer vers la Syrie par voie aérienne, par des vols directs en provenance d’Iran n’importe quel équipement militaire en particulier des missiles, des obus et d’autres types de munitions.

Israël était très préoccupé et cette année des cibles ont été attaquées dans la région de Palmyre. Selon des sources étrangères, les cibles visées étaient des dépôts de missiles importés d’Iran.

Cela met en évidence un changement fondamental dans le comportement iranien: jusqu’à récemment, l’Iran utilisait des vols commerciaux déguisées pour transférer des armes et des missiles à l’aéroport international de Damas, et selon des sources étrangères, Israël a attaqué à plusieurs reprises ces entrepôts dans l’aéroport et aux alentours. Les Iraniens en ont conclu que le renseignement israélien a recruté des citoyens syriens travaillant dans l’aéroport ou vivant à proximité qui lui servent de sources d’information. La proximité géographique de Damas permet à l’armée israélienne d’agir efficacement contre des cibles près de la capitale syrienne.

Cependant, l’aéroport de Palmyre se trouvent à des centaines de kilomètres d’Israël, la région est peu peuplée et il est plus difficile d’y trouver des sources d’information sur les transferts d’armes iraniennes. Mais Israël a quand même réussi à lancer une attaque sur Palmyre à partir d’autres sources d’information. Cette question montre comment la guerre des renseignements continue même si le public n’en a pas connaissance, ce qui est mieux.

Récemment des informations ont fait état du fait que l’Iran a mis en service un autre aéroport, Alsin qui se trouve dans le sud de la Syrie dans la région d’Al Tanaf proche de la frontière triangulaire entre la Syrie, l’Irak et la Jordanie, dans cet endroit il y a un poste-frontière entre l’Irak et la Syrie et son contrôle permet aux Iraniens de déplacer des forces sans entrave jusqu’au Liban  qui est déjà depuis longtemps sous le contrôle effectif du Hezbollah, la branche libanaise de la pieuvre iranienne.

L’Iran est en train de devenir dans les faits une puissance régionale qui contrôle militairement un immense territoire, de l’Asie centrale à la Méditerranée.

Le détail important dans ce contexte est que tout cela se déroule sous l’œil vigilant des deux puissances mondiales, la Russie et les États-Unis, chacune selon son intérêt. Pour les Russes, il s’agit de renforcer le régime d’Assad et d’éliminer toutes les organisations sunnites financées et conseillées par l’Arabie saoudite et les autres Etats arabes sunnites y compris la Turquie. Poutine a réussi à apprivoiser Erdogan qui désormais craint davantage les Kurdes de Syrie qu’il ne déteste Assad et ses alliés iraniens et il est ainsi devenu un maillon important dans la coalition russo-iranienne qui soutient Assad.

Les Etats-Unis ont observé le renforcement militaire de l’Iran en Syrie, qui a commencé il y a quatre ans sans s’y être opposés sérieusement, sauf récemment en abattant des drones, un petit coup pour l’Iran. Jusqu’en janvier 2017, les États-Unis ont laissé faire parce qu’Obama a voulu favorisé l’hégémonie des Chiites arabes et iraniens sur le Mashreq, monde arabe situé à l’Est d’Israël, alors que le Maghreb resterait une zone sunnite.
Depuis que Trump est entré dans la Maison Blanche, l’objectif principal de l’action américaine en Syrie est la destruction de l’Etat islamique. Les Forces américaines sont engagées principalement dans la formation de forces rebelles modérées et dans l’alliance avec les Kurdes qui avec l’aide des forces aériennes américaines vont éliminer Abou Bakar Al Bagdadi et son Etat. La raison a été la crainte des Américains et des Européens que le modèle politique terroriste de l’Etat islamique devienne un modèle de réussite dans la conscience des musulmans ce qui pourrait conduire à la multiplication de colonies d’Etats islamiques à travers le monde, y compris en Europe, sur la base des communautés musulmanes locales.

Il est également possible qu’il y ait une entente entre le gouvernement Trump et les Russes permettant à l’Iran de contrôler les parties centrale et orientale de la Syrie  qui n’intéressent pas les Russes afin que ces zones ne deviennent pas un asile pour l’Etat islamique suivant l’amère expérience des Américains en Afghanistan où les Talibans ont repris le contrôle de vastes territoires alors qu’ils avaient été vaincus.

Les forces de la coalition chiite qui ont envahi la Syrie (Iraniens, Libanais, Irakiens, Afghans) sont en train d’effectuer un nettoyage ethnique visant les citoyens syriens sunnites dans différentes régions du pays en les expulsant pour installer dans leurs maisons et dans leurs communautés des immigrants chiites de Syrie, d’Irak et d’Afghanistan.

Ainsi, suite aux mauvaises intentions de l’administration Obama et aux choix prioritaires de l’administration Trump, l’Iran est devenu le vainqueur manifeste de la guerre en Syrie. Personne dans le monde ne réussira à chasser l’armée iranienne de Syrie et nous devons – en Israël, en Europe et aux Etats-Unis – s’habituer au fait que l’Iran s’étend désormais sur une grande partie de l’Irak, de la Syrie et du Liban. Le Hezbollah libanais est désormais relié avec l’Iran et c’est la raison pour laquelle Hassan Nasrallah se sent tellement sûr face à Israël qui hésite même à établir un mur de béton sur son territoire pour protéger ses citoyens contre les snipers du Hezbollah.

Il y a deux ans, alors que la Syrie était pleine désintégration, il y avait des Israéliens pour prétendre que la situation sécuritaire d’Israël s’était améliorée, qu’il n’y avait plus de menaces de la part de la Syrie et que le Hezbollah s’était profondément englué dans la boue syrienne !

Aujourd’hui l’évaluation est complètement différente : à la place de la Syrie, nous avons l’Iran comme voisin immédiat et le Hezbollah n’est plus une organisation isolée au Liban mais un bras important des forces iraniennes vraiment dures et menaçantes, stationnées à une courte distance de la frontière iranienne.

Le pire, c’est le fait que les média israéliens, même s’ils rapportent de temps en temps des nouvelles des forces iraniennes en Syrie, ne montrent pas une image de la situation menaçante résultant de la présence iranienne reliant les points sur la carte du pays qui était autrefois la Syrie.

L’Iran est le vainqueur éclatant, ultime de la guerre civile en Syrie, et le plus tôt, nous en Israël et dans le monde, nous le reconnaitrons, le mieux sera pour nous et pour le monde entier.

Voir aussi:

Syrie : le risque d’affrontement direct USA-Russie a soudainement augmenté
Stéphane Juffa
avec Jean Tsadik et Perwer Emmal
Mena press
21 juin 2017

L’US Air Force abat un Soukhoï syrien. Premiers combats entre les Kurdes et l’Armée gouvernementale.

Pendant que les Forces Démocratiques Syriennes, à forte prééminence kurde, combattent désormais à l’intérieur de Raqqa, où elles ont entamé une manœuvre en tenaille pour couper les quartiers nord de la capitale de l’Etat Islamique (DAESH) du reste de la cité de 200 000 habitants, nous avons assisté, ces trois derniers jours, à une extension majeure du conflit en Syrie.

D’abord, profitant de l’affaiblissement notoire de DAESH, qui se trouve acculé par les FDS et leurs alliés américains sur l’ensemble du front, l’Armée gouvernementale d’al Assad, soutenue par la milice chiite libanaise du Hezbollah, et de plus en plus massivement par des soldats réguliers iraniens, a, pour la première fois, attaqué les FDS.

Les combats se sont déroulés dimanche dans la localité de Ja’din (carte), à 40km au sud-ouest de Raqqa. A 17h43 GMT, ce jour-là, un Soukhoï-22 gouvernemental a largué des bombes sur les positions des FDS dans ce secteur, blessant plusieurs combattants.

L’appareil a immédiatement été abattu par un F/A-18 de l’U.S Air Force, en vertu des règles d’engagement au sein de la coalition et du principe de légitime défense, d’après un communiqué du commandement de la coalition.

« Les projets et les actes hostiles des forces pro-régime à l’encontre de la coalition et de ses partenaires en Syrie qui mènent des opérations anti-EI légitimes, ne seront pas tolérés », a précisé le communiqué.

On y lit encore que la coalition internationale « ne cherche pas à attaquer le régime syrien, les forces russes ou les forces pro-régime qui collaborent avec eux, mais elle n’hésitera pas à défendre la coalition ou ses partenaires face à toute menace éventuelle ».

L’incident a été suivi par des combats au sol opposant l’axe Assad-Iran-Hezbollah aux FDS. Ces dernières ont menacé explicitement le régime de Damas, au cas où les affrontements s’amplifieraient dans la périphérie de Raqqa, de s’emparer des quartiers et de l’aéroport de Qamishli, à 370km au nord-est, où des forces gouvernementales, complètement encerclées par les Peshmerga kurdes, sont encore tolérées. Le même sort serait réservé au minuscule détachement gouvernemental à Assaké.

Ja’din se trouve à proximité immédiate du carrefour stratégique de Resafa, pour l’instant toujours partiellement aux mains de DAESH, qui conduit à Raqqa au Nord, et à Deïr ez Zor au sud-est. Deïr ez-Zor, où la 104ème brigade d’élite aéroportée de la garde Républicaine gouvernementale, commandée par le Brigadier-Général Issam Zahreddine, se trouve complètement encerclée par DAESH depuis deux ans.

Depuis, selon nos informations, les affrontements entre les Forces Démocratiques Syriennes et l’alliance pro-Assad ont cessé, mais les deux armées se regardent en chiens de faïence à quelques kilomètres l’une de l’autre.

Les Russes menacent directement les Américains

En revanche, suite à l’interception du Soukhoï syrien, les relations entre les Russes et les Américains se sont dégradées, au point de courir le risque d’une confrontation armée entre eux. Tout d’abord, avant-hier, lundi, Moscou a déclaré la suspension du canal de communication militaire avec Washington. Car, pour les Russes, les Américains auraient dû l’utiliser afin de prévenir qu’ils s’apprêtaient à abattre le bombardier de leur allié.

Bien plus inquiétant encore, le ministère russe de la Guerre a annoncé que « ses moyens de défense antiaérienne et ses avions suivraient et prendraient pour cibles les appareils et les drones de la coalition évoluant à l’ouest [au sud, dans la région de Raqqa] de l’Euphrate ». Presqu’au même moment, le gouvernement de Vladimir Poutine avait annoncé, plus globalement encore, qu’ « il pointerait ses missiles vers tout avion de la coalition internationale survolant la Syrie ».

Rien ne dit que le Tzarévitch mettra sa menace à exécution, mais il y a lieu de la prendre au sérieux. C’est par exemple ce qu’ont déjà fait les Australiens, qui ont décidé, par mesure de précaution, d’interrompre leurs missions d’attaque en Syrie, après que le Kremlin a déclaré considérer à partir de maintenant les appareils de la coalition comme des « cibles ».

Le contingent australien compte trois cents hommes, six chasseurs-bombardiers F/A-18, un appareil de surveillance et d’alerte avancée E-7A, et un avion de transport et de ravitaillement aérien KC-30A.

Quant aux Américains, dans un souci d’apaisement, ils ont annoncé vouloir rétablir le canal de communication, mais ils ont également déclaré qu’ils réagiraient sans état d’âme à toute attaque visant leurs avions.

En sus de plusieurs douzaines de chasseurs et de bombardiers dont disposent les Russes en Syrie, et qui ont déjà tué des dizaines de milliers de personnes, ils ont également déployé des systèmes de défense antiaériens S-300 et S-400, qui passent pour très performants. Reste que notre analyse est sans appel : les Russes, malgré leur équipement, ne sont pas de taille à se mesurer aux Américains en Syrie ; ce, même si une confrontation armée ne serait assurément pas une partie de plaisir pour les fils de l’Oncle Sam et qu’ils y perdraient des plumes.

La vraie préoccupation est celle d’éviter un affrontement militaire ente les deux plus grandes puissances militaires du globe. Ce, alors que Vladimir Poutine bluffe manifestement, dans le plus pur style de ses prédécesseurs soviétiques, voulant donner l’impression qu’il n’hésiterait pas un instant avant d’actionner la détente de son pistolet. A Métula, nous pensons au contraire qu’il y réfléchira à plusieurs fois avant de se lancer dans une telle aventure dans laquelle il n’a rien à gagner.

L’Iran tire sept de ses missiles les plus précis sur Deïr ez-Zor, seulement deux y parviennent

L’autre nouvelle, c’est le lancement par l’Iran de sept missiles balistiques sol-sol de portée intermédiaire Zulfiqar [le nom du sabre recourbé d’Ali, qu’il aurait reçu des mains du Prophète Mahomet. Ali fut le 4ème calife de l’islam et le 1er imam du chiisme] sur les positions de l’Etat Islamique dans la ville de Deïr ez-Zor.

Ces fusées étaient considérées jusqu’à dimanche comme les plus précises de l’arsenal des ayatollahs, et capables de parcourir entre 7 et 800km. Dimanche, à partir de la ville perse de Kermanshah, ils n’avaient à survoler que 450km, pourtant rien ne s’est passé comme prévu par la dictature chiite. Seuls deux missiles ont atteint leur but, n’infligeant que des dommages mineurs aux islamistes, tandis que trois autres explosaient sur le territoire irakien, et que les deux restants manquaient leur cible de plusieurs kilomètres, explosant dans des zones non habitées de Syrie.

Ce qui devait constituer un message d’intimidation destiné aux USA, aux sunnites et à Israël, de l’aveu même de la presse téhéranaise, a tourné en eau de boudin. Il en faudra beaucoup plus pour impressionner Jérusalem, dont les missiles frappent leurs cibles au mètre près en Syrie. Les Hébreux sont parés pour administrer une correction aux apprentis sorciers iraniens, s’il leur prenait la très mauvaise idée de se frotter à Israël ; à Téhéran, les décideurs ont probablement tiré les leçons de ce fiasco. Tandis qu’à Jérusalem, on se contente, comme l’a répété Binyamin Netanyahu, « de surveiller l’activité de l’Iran en Syrie ».

Deux incidents graves pour un même enjeu

La bataille de Raqqa, du point de vue stratégique, est une affaire classée. L’unique inconnue consiste à savoir combien de temps les 3 000 miliciens islamistes de DAESH acculés et encerclés dans la ville résisteront aux 20 000 combattants kurdes, à leurs 4 000 alliés tribaux arabes dans les FDS, et à l’extraordinaire puissance de feu des avions, des canons et des commandos américains.

On ne voit pas les Alaouites, les Syriens, les chiites libanais ou les Russes se risquer à déranger la ripaille ; pour Raqqa, ils arrivent trop tard.

Le véritable enjeu des incidents de dimanche se nomme Deïr ez-Zor, la ville située à 125km en aval de Raqqa sur l’Euphrate. Pour l’Armée d’Assad, appuyée par ses acolytes perses et libanais, qui, depuis l’offensive victorieuse des FDS face à l’Etat Islamique – mais uniquement à partir de ce moment – progresse sur trois fronts, nord, centre et sud, l’objectif est d’arriver à Deïr ez-Zor avant les Américains et leurs alliés kurdes.

D’abord pour libérer les soldats gouvernementaux encerclés, mais c’est secondaire, car la finalité stratégique de cette course poursuite, c’est l’occupation de la frontière avec l’Irak afin de permettre la consolidation du corridor terrestre chiite : Téhéran-Bagdad-Damas-Beyrouth.

Pour l’Amérique, ses alliés européens, arabes et israéliens, le but stratégique est bien sûr inverse. Nombre d’analystes se demandent cette semaine si les menaces russes et les tirs de missiles iraniens, n’avait pas pour but de tester les Américains et Donald Trump. Pour savoir jusqu’où le nouveau président U.S est prêt à impliquer son armée pour empêcher les Iraniens de parvenir à leur fin.

Nous l’ignorons pour le moment, et ne sommes pas absolument certains que M. Trump ait déjà décidé. Nous sentons les conciliabules se multiplier à Washington et sommes fort intéressés à connaître la position finale qu’adopteront les Etats-Unis.

L’enjeu du questionnement est considérable. De l’ « autoroute chiite » dépend par exemple l’avenir du Liban, déjà sous le joug impitoyable de Téhéran mais que les ayatollahs doivent entretenir. Et aussi la confiance que Riyad, Le Caire, les Etats du Golfe et toute l’arabité sunnite ont placée en Donald Trump qui est venu la leur demander. Simplement dit : si Trump laisse les Iraniens et le régime prendre Deïr ez-Zor, la brève lune de miel entre le monde arabe et Trump sera déjà terminée.

On comprend soudain le rôle de contrepoids que jouait l’Etat Islamique (sunnite) dans l’est syrien pour contrecarrer l’expansion iranienne (chiite), bien plus menaçante pour les Occidentaux au niveau stratégique que la présence des djihadistes salafistes dans la région. Pendant que la coalition leur assène les derniers coups de boutoir à Raqqa, on réalise à Washington qu’il va falloir remplir le vide que va laisser DAESH le long de la frontière irakienne si l’on ne veut pas perdre la Guerre de Syrie et d’Irak et participer à la création d’un empire persan au Proche et au Moyen-Orient. La neutralisation de l’Etat Islamique, qu’on accusait à tort de tirer les ficèles des attentats terroristes en Europe à partir de Raqqa et Mossoul, a été une erreur. Il suffisait de le circonscrire à l’Est et de couper son cordon ombilical avec Recep Erdogan pour que DAESH continue à servir nos intérêts sans avoir à risquer une confrontation avec les Russes et la régionalisation du conflit. Mais Obama, Catherine Ashton, Federica Mogherini, et les pleutres dirigeants de l’Europe avaient peur de froisser le dictateur constitutionnel turc et l’ont laissé agir. Or les arrangements diplomatiques ne justifient jamais de ne pas prendre les décisions qui s’imposent du point de vue stratégique. L’Occident, qui est en train de s’empêtrer en Syrie, en fait une nouvelle fois l’expérience. Comme s’il était incapable de retenir les leçons de l’histoire.

« L’autoroute chiite » permettrait, premièrement, pour Téhéran, de maintenir le contrôle des territoires conquis. Ensuite de fournir des armes lourdes et encombrantes, dans ces pays, à ses supplétifs. Et pour finir, de dépêcher des conseillers et des soldats dans tout le Moyen-Orient, y compris à la frontière d’Israël, afin d’y instiller l’instabilité et d’y combattre les alliés sunnites de Jérusalem.

Parmi les unités entretenues par Téhéran, la plus menaçante pour l’Etat hébreu est probablement celle du « Régiment du Golan ». Une petite organisation pestilentielle, initialement organisée par l’archi-terroriste assassin d’enfants Samir Kuntar, neutralisé par les Israéliens en plein cœur de Damas en décembre 2015, qui regroupe des commandos des Gardiens de la Révolution khomeyniste, des chefs du Hezbollah libanais et des Druzes égarés, qui ont déjà changé plusieurs fois de camp.

Eh bien la Ména livre en exclusivité à ses lecteurs l’information qu’elle a reçue de ses amis du côté syrien du Golan : Majid Hammoud, le chef du « Régiment du Golan » et successeur de Kuntar, aurait été liquidé samedi dernier dans la ville de Khan Arnabeh, à 6km d’Israël, qui abrite le quartier général de cette organisation. La neutralisation de Hammoud succède à celle, le 19 mars dernier, de Yasser Hussein al-Sayyed, qui avait précédé Majid Hammoud à son poste, où on ne vit ostensiblement pas jusqu’à l’âge de la retraite. Il avait été stoppé net dans son automobile par un drone alors qu’il se rendait à Damas. Deux ans plus tôt, le 18 janvier 2015, le jeune chef militaire du Hezbollah, Jihad Morgnieh, cinq autres membres de son organisation criminelle, de même qu’un général iranien de la Force al Quds [Jérusalem], Mohammad Ali Allahdadi, avaient également été éliminés alors qu’ils participaient à des activités du « Régiment du Golan », non loin de la frontière israélienne.

A noter que le weekend dernier, le Wall Street Journal a donné des indications concernant la coopération entre Tsahal et certaines unités de la rébellion, côté syrien du Golan, afin de contrer l’expansion iranienne et de préserver notre frontière. Des informations que les lecteurs de la Ména connaissent de manière bien plus détaillée que ce qu’a publié le WSJ depuis plusieurs années.

Voir également:

L’Iran teste les USA dans le Sud-Syrien
Jforum
Juin 7, 2017

Les principales puissances impliquées dans la guerre en Syrie sont éngagés dans une course visant à engranger le maximum de bénéfices tirés de l’effondrement de l’Etat Islamique, dans l’Est et le Sud de la Syrie. Les avancées continues des forces du régime syrien et demilices appuyées par l’Iran vers la base d’Al-Tanf tenue par les forces spéciales américaines et occidentales – ainsi que les avancées potentielles des deux côtés de la frontière irakienne – élève le risque d’affrontements supplémentaires susceptibles d’entraîner lers Etats-Unis et la Russie, bien que cette dernière n’aient pas voulu défier les Etats-Unis, après leurs frappes délibérée contre un convoi et des avions de chasse syriens.

Les brigades Sayyid al Shuhada contrôlées par Téhéran ont reconnu un mort et six blessés à la suite de cette frappe et ont posté une vidéo en ligne, faisant de cette frappe la première de la part des Etats-Unis contre de telles ms irakiennes pro-iraniennes au cours de cette guerre qui dure depuis 6 ans. 

La milice classe son appartenance aux Forces de Mobilisation Populaire (FMP) comme représentant sa 14ème Brigade.

Des forces spéciales américaines, britanniques et norvégiennes opèrent dans cette zone, aux côtés de groupes appartenant à l’Armée Libre Syrienne, depuis des mois.

Les forces soutenues, d’une part, par l’Iran, de l’autre par les Etats-Unis se sont confrontées du côté du carrefour de Zaza, près d’Al-Tanf, selon la  Brigade de l’Imam Ali et des groupes paramilitaires soutenus par les USA. Le mois dernier, des forces du régime avaient arraché le contrôle du carrefour aux forces appuyées par l’Amérique, plusieurs jours avant la frappe américaine.

Les groupes portant le label de l’Armée Libre Syrienne accusent la Russie d’avoir frappé leurs forces au cours d’une offensive sur Zaza. L’un d’eux prétend auprès de Reuters que des avions russes les auraient touchés alors qu’ils déferlaient sur les défenses des milices appuyées par l’Iran. Les responsables américains doivent encore se prononcer publiquement sur cette assertion. Si elle s’avérait vraie, cette frappe indiquerait que la Russie est décidée à passer à l’action contre les forces soutenues par les Etats-Unis, mais jusqu’à quelle point Moscou souhaite aller reste difficile à déterminer.

Voir encore:

Londres : le maire musulman Sadiq Khan autorise le drapeau du groupe terroriste Hezbollah à une marche anti-israélienne
La mairie de Londres a autorisé la tenue dimanche d’un rassemblement anti-israélien organisé par des sympathisants du groupe terroriste chiite libanais Hezbollah.
Monde juif info
18 Juin 2017

Selon les organisateurs de la Journée d’Al-Quds, les participants ont été autorisés par la mairie à manifester avec le drapeau du groupe terroriste car l’aile politique du Hezbollah n’est pas une organisation proscrite par les autorités britanniques.

Les États-Unis, le Canada, l’Australie et la Ligue arabe ont placé le Hezbollah sur leur liste officielle des organisations terroristes. L’Union européenne ne considère pas l’ensemble du groupe comme terroriste mais a inscrit la branche militaire de l’organisation chiite sur sa liste noire, car « liée à des actes terroristes perpétrés sur le territoire européen ».

Instaurée en 1979 par l’Ayatollah Khomeini, fondateur de la République Islamique d’Iran, la Journée mondiale d’Al-Quds est un événement anti-israélien annuel destiné à protester contre le contrôle israélien sur Jérusalem (Al-Quds en arabe) et à exprimer la solidarité avec le peuple palestinien.

Au cours de cet événement, célébré dans le monde entier dans les communautés chiites, les manifestants scandent des slogans appelant à la destruction d’Israël et brûlent des drapeaux israéliens.

Voir encore:

Pourquoi la paix continue d’être impossible entre Israël et Palestine
Pierre Rehov
Le Figaro
30/06/2017

FIGAROVOX/ANALYSE – Après dix ans de présence du Hamas dans la bande de Gaza, le reporter Pierre Rehov fait le point sur le conflit Israélo-Palestinien. Il rappelle quelles sont les raisons principales qui rendent la paix toujours aussi improbable.


Pierre Rehov est reporter, écrivain et réalisateur de documentaires, dont le dernier, «Unveiling Jérusalem», retrace l’histoire de la ville trois fois sainte.


Un adage largement admis par la sagesse populaire est malmené depuis près de soixante dix ans au Moyen Orient. «On ne peut faire la paix qu’avec ses ennemis». Car, encore faut-il être capable de définir l’ennemi.

La nébuleuse terroriste étant multicéphale, le monde musulman ayant, dans son ensemble, rejeté Israël depuis sa fondation et l’Autorité Palestinienne ne symbolisant qu’un point d’achoppement d’un conflit bien plus large, le simple fait d’avoir rebaptisé le conflit Israélo-Arabe (qui s’étend à l’Iran depuis la révolution de 1979 ) en conflit Israélo-Palestinien, cache une réalité bien plus vaste à laquelle Israël ne cesse d’être confronté.

S’il est tout à fait légitime de critiquer le gouvernement Israélien, comme celui de n’importe quel pays, et même de s’insurger contre nombre de ses politiques, il serait dommageable de passer à coté de certaines vérités, qui font que les israéliens s’inquiètent de la crédibilité du partenaire pour la paix que l’on tente de leur imposer.

1- L’Autorité Palestinienne verse des pensions aux responsables d’attentats terroristes et à leurs familles.

Tout en affirmant avoir une main tendue vers la réconciliation, Mahmud Abbas continue de consacrer une partie du budget de l’autorité palestinienne à la rémunération des terroristes enfermés dans les prisons israéliennes, de leurs familles et de celles dont les membres ont été éliminés au cours d’un attentat. La loi palestinienne est claire dans ce sens. Le montant des allocations et des pensions versées est proportionnel à la lourdeur de la peine, autrement dit au nombre des victimes, juives ou non juives, entrainé par le terroriste bénéficiaire.

Il s’agit d’une pratique décriée depuis longtemps par les gouvernements israéliens successifs et, depuis peu, par la Maison Blanche et certains gouvernements européens.

Pour l’Autorité Palestinienne, s’infiltrer dans une maison et assassiner une jeune fille endormie dans son sommeil, tirer à vue sur des consommateurs attablés à la terrasse d’un restaurant, ou se faire exploser au milieu d’adolescents devant une boite de nuit, est un acte de résistance contre l’occupation israélienne. Soit dit en passant, ces «actes contre l’occupation» étaient monnaie courante avant 1967 et la conquête par Israël des territoires préalablement occupés par l’Egypte et la Jordanie.

Selon le code civil palestinien, ces terroristes bénéficient du titre de mujahid (combattants) lorsqu’ils sont vivants, ou de shahid (martyrs) lorsqu’ils ont perdu la vie au cours de leur «mission».

Très récemment, Mahmud Abbas a été jusqu’à traiter le premier ministre israélien de «raciste» pour avoir osé affirmer que ces sommes monstrueuses, (7% du budget de l’AP) finançaient et incitaient au terrorisme. Interrogé sur la nécessité et la raison de cette pratique, il a répondu que c’était son «obligation sociale inscrite dans la loi».

Imaginons un instant la France voulant faire la paix avec Daesh, tandis que Daesh continue à promettre des retraites à vie et autres récompenses, à quiconque renouvellerait le massacre du Bataclan ou de la promenade des Anglais à Nice.

Impensable.

C’est pourtant la situation à laquelle est confrontée Israël, tant que son seul interlocuteur reste l’Autorité Palestinienne.

2 – Mahmud Abbas, élu pour 4 ans en 2005, est toujours au pouvoir

Ce simple fait affaiblit la position du Président de l’Autorité Palestinienne qui n’a donc aucune légitimité démocratique. Un moindre mal dans une région accoutumée aux dictatures. Mais si les dirigeants occidentaux continuent de lui accorder leur soutien total, c’est qu’il est talonné dans les sondages par l’organisation terroriste Hamas. En acceptant la moindre concession en faveur d’Israël, qui lui permettrait de retourner à la table de négociations, Abbas risque de perdre le peu de légitimité dont il bénéficie encore et peut-être même de se faire assassiner. Il ne souhaite pas, non plus, entrer dans l’histoire comme le premier dirigeant palestinien ayant normalisé ses relations avec l’ennemi sioniste.

3 – Les Arabes de Palestine ne sont pas prêts à renoncer au «droit au retour»

Si nombre d’exigences arabes sont négociables, il va sans dire que le droit au retour des descendants de descendants des «réfugiés» de 48, maintenus dans des camps par les pays arabes avoisinant, et privés de la quasi totalité de leurs droits, notamment au Liban et en Syrie, est une impossibilité majeure, qui entrainerait la disparition d’Israël sous un flot incontrôlable d’individus sans qualification et nourris dans la haine d’Israël.

Interrogé sur ce point, Abbas répond systématiquement que c’est leur droit inaliénable.

Sa vision de la paix, issue du concept «deux pays pour deux peuples» se résume à une Palestine judenrein ( dans laquelle aucun Juif ne serait toléré) d’un coté, et une nation multiculturelle de l’autre, que la démographie musulmane rendrait rapidement majoritaire.

Autrement dit, deux pays pour un peuple. Un concept inscrit dans la Charte du Fatah et de l’OLP, déclaré caduque par Yasser Arafat, mais qui n’en a jamais été retiré.

Incidemment, aucune mention n’est jamais faite du million de Juifs spoliés et chassés des pays arabes après 1948.

4 – Les manuels scolaires palestiniens ne reconnaissent pas l’existence de l’état d’Israël

Un rapport publié par l’Institut de Suivi de la Paix et de la Tolérance Culturelle, établit que «le programme pour les écoles élémentaires de l’AP, apprend aux élèves à être des martyrs, diabolise et nie l’existence d’Israël, et se concentre sur un retour à un pays exclusivement palestinien». Parmi les documents cités dans le rapport, il y a notamment des cartes dans lesquelles Israël ne figure pas et des passages qui semblent glorifier les attaquants. Récemment, l’UNRWA, organisation créée par l’ONU en 1948 pour venir au secours des réfugiés palestiniens, que l’on ne peut soupçonner de sympathie à l’égard d’Israël, s’est même insurgé contre le contenu des nouveaux manuels scolaires, provoquant l’ire de l’Autorité Palestinienne qui refuse d’en changer le contenu.

5 – L’Autorité Palestinienne voudrait faire annuler la declaration Balfour de 1917

En demandant à l’Angleterre de s’excuser un siècle plus tard pour la déclaration Balfour, qui promettait aux Juifs d’établir un foyer national sur leur terre ancestrale, et en manipulant l’UNESCO et autres organisations dépendant de l’ONU pour systématiquement diaboliser Israël, grâce à la majorité arabe automatique dont elle dispose et aux abstentions européennes, l’AP se met en porte à faux vis à vis des Accords d’Oslo, qui lui interdisent de tenter de résoudre le conflit en dehors de négociations directes.

6 – Yasser Arafat et Mahmud Abbas n’ont jamais accepté les propositions de paix faites par Israël

Arafat l’avait indiqué le 10 mai 1994, à la grande mosquée de Johannesburg, juste après avoir signé les accords d’Oslo. «Ce compromis n’a d’autre valeur que l’agrément accordé à la tribu Koraichi par le prophète Mahomet.» Autrement dit, tout accord avec Israël ne peut être que provisoire et avoir pour but sa disparition.

En août et septembre 2000, en réponse à la proposition de Ehud Barak de reconnaître un état Palestinien démilitarisé, sur 94% des territoires, avec Jérusalem Est pour capitale, et le partage des lieux saints, Yasser Arafat s’est enfui de Camp David, pour annoncer avec fierté à son peuple qu’il avait rejeté les pressions israéliennes et américaines. Résultat: la seconde indifada, avec son concert d’attentats terroristes et de représailles, faisant des milliers de victimes des deux cotés, et laissant à tout jamais deux peuples meurtris et méfiants.

Le successeur d’Arafat, considéré comme modéré comparativement à l’ancien chef terroriste, a également rejeté la proposition encore plus généreuse d’Ehud Olmert en 2006, qui lui aurait accordé le contrôle absolu de 98% des territoires, un droit au retour limité et le contrôle total du Mont du Temple, rebaptisé «Esplanade des mosquées». De fait, Mahmud Abbas n’a même jamais daigné répondre à Olmert, et s’en vante sous divers prétextes chaque fois qu’il en a l’occasion.

7 – Le retrait de Gaza a entrainé la prise de pouvoir du Hamas, et trois guerres meurtrières

La restitution du Sinaï à l’Egypte ayant abouti à un fragile accord de paix entre les deux pays, scrupuleusement respecté depuis, le Premier Ministre Ariel Sharon a voulu retenté l’expérience, en offrant l’intégralité de Gaza à l’Autorité Palestinienne en 2005, déracinant par la même occasion plus de 10,000 habitants juifs de la bande. L’idée était de faire de cette ancienne enclave égyptienne un nouveau Singapour, avec l’aide de la communauté internationale. Un coup d’état suivi d’une purge sanguinaire ont malheureusement conduit l’organisation terroriste Hamas au pouvoir. Les roquettes ont commencé de pleuvoir sur Israël, provoquant trois confrontations, en 2009, 2012 et 2014.

8 – L’Autorité Palestinienne voudrait obtenir en préalable à toute négociation l’intégralité de ce qui pourrait lui accordé en cas d’accord final

Mahmud Abbas le répète à l’envie. Toute négociation avec Israël doit être basée sur la création d’un Etat Palestinien dans les frontières de 67, avec Jérusalem pour capitale et une juste résolution du problème des réfugiés.

Autrement dit, en préalable à tout nouveau processus de paix, l’AP doit être garantie d’obtenir ce qu’elle souhaite, sans faire de son coté aucune concession.

Chaque fois qu’Israël s’insurge contre son intransigeance, l’AP l’accuse de détruire le processus de paix, ce qui la justifie d’avoir recour au terrorisme.

Ces huit points étant des faits incontestables, ont conduit l’actuelle administration américaine à reconsidérer son implication au Moyen Orient, après la visite expresse de Jason Greenblatt et Jared Kushner auprès des deux parties.

Mais la situation au Proche Orient s’affirmant de plus en plus volatile, un nouveau projet de processus plus global, impliquant les pays limitrophes semble se profiler à l’horizon.

Trump et ses conseillers, sans se ranger complètement du coté de la position israélienne, ont fini par comprendre qu’Israël n’a aucun intérêt à accepter une paix telle que définie par l’Autorité Palestinienne, et qui n’impliquerait pas la participation intégrale du monde arabe.

La confrontation décadaire pourrait bien de la sorte reprendre son identité de conflit Israelo-Arabe, duquel il ressortirait enfin un authentique projet de paix. Car on ne peut faire la paix qu’avec ses ennemis… dans leur ensemble et pas seulement avec la partie immergée de l’Iceberg.

Voir de plus:

L’Irak annonce la fin de «l’Etat illusoire» de Daesh après la prise de la mosquée Al-Nouri à Mossoul
Russia Today
29 juin 2017

Les forces irakiennes affirment avoir délogé les combattants de l’Etat islamique de la mosquée Al-Nouri de Mossoul, haut lieu symbolique de la ville mais également du pouvoir des djihadistes en Irak.

Les forces irakiennes ont annoncé ce 29 juin avoir pris le contrôle de la mosquée Al-Nouri de Mossoul, où Abou Bakr al-Baghdadi, le chef de l’Etat islamique, avait donné en juillet 2014 son premier prêche en tant que chef de l’Etat islamique – sa dernière apparition publique connue à ce jour.

L’annonce a été faite par l’armée irakienne selon qui les Forces spéciales avaient pris la mosquée aux djihadistes. Un commandant des Forces spéciales a cependant précisé à l’AFP que le site n’avait pas encore été repris mais que ses forces étaient sur le point de le faire. «Le Service du contre-terrorisme (CTS) contrôle la mosquée Al-Nouri et (le minaret) Al-Hadba», a déclaré le Commandement des opérations conjointes dans un communiqué.

Mais le général Abdelwahab al-Saadi a, lui, affirmé que les forces irakiennes étaient près de s’emparer de la mosquée, et qu’elles se trouvaient à une vingtaine de mètres des lieux. Le général-brigadier Yahya Rasool se félicite de son côté d’une victoire qui, selon lui, marque un triomphe sur l’Etat islamique. «Leur Etat illusoire s’est effondré», s’est-il réjoui.

«Nous assistons à la fin du faux Etat de Daesh», a déclaré le Premier ministre irakien Haider al-Abadi en anglais sur son compte Twitter.

Ce bâtiment construit au XIIe siècle, ainsi que le minaret penché, connu sous le nom de «Hadba» (la bossue), détruits la semaine dernière par les djihadistes, étaient des monuments emblématiques de Mossoul, mais aussi symboliques du règne des terroristes dans la ville. C’est dans cette mosquée qu’Al-Baghdadi était apparu peu après que les djihadistes se furent emparés de la deuxième ville d’Irak, appelant dans un prêche les musulmans à lui obéir.

Le 22 juin dernier, la Russie annonçait la mort «très probable» d’Abou Bakr al-Baghdadi. «Il est hautement probable que le chef de l’Etat islamique [Abou Bakr] al-Baghdadi ait été éliminé par une frappe de l’aviation russe sur un centre de commandement situé dans la banlieue sud de la ville de Raqqa, à la fin du mois de mai», avait déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères Oleg Syromolotov, citant des données collectées par le ministère de la Défense.

Voir enfin:

L’Etat islamique au bord de l’effondrement militaire et financier
L’EI a vu ses revenus divisés par 5 en quelques mois et est en passe de perdre ses capitales syrienne et irakienne
Yves Bourdillon
Les Echos
02/07/2017

Daech est aux abois. L’armée irakienne a repris jeudi, symbole fort, le site quasi détruit de la mosquée Al Nouri, où le chef de l’Etat islamique en Syrie et Irak (EI, Daech) avait proclamé le « califat » islamiste il y a exactement trois ans dans la ville irakienne de Mossoul. Vendredi, l’armée irakienne a annoncé que la victoire sur l’EI serait proclamée dans les prochains jours. Il ne resterait plus que 200-300 djihadistes dans un carré de quelques centaines de mètres de côté dans la vieille ville. Un général américain a confirmé le même jour que la reprise totale de Mossoul était « une question de jours ».

Parallèlement, les djihadistes sont désormais encerclés à Raqqa, la capitale syrienne de leur califat. Les forces kurdo-arabes soutenues par des commandos et l’aviation des Occidentaux ont coupé jeudi leur dernière voie de sortie. Londres estime que l’EI dispose encore de 2.500 combattants dans Raqqa.

60 % de territoire perdu

En sus de la chute imminente de ces deux places fortes, l’EI a perdu la plus grande partie de son territoire et de ses revenus, selon une évaluation divulguée jeudi par le cabinet de référence des questions militaires et de conflits, IHS Markit. A son apogée à l’été 2014, il assurait une souveraineté quasi étatique (armée, taxes, justice expéditive, versement d’allocations, administration) sur environ 8 millions de personnes et un territoire grand comme 4 régions françaises, quoique largement désertique. Depuis lors, il a perdu 60 % de ce territoire, estime IHS Markit (ex-Jane’s), dont 40 % depuis janvier.

Son effondrement financier est encore plus spectaculaire. Les revenus de l’EI sont tombés à 16 millions au deuxième trimestre 2017, exactement 5 fois moins qu’il y a deux ans. Les salaires des combattants avaient été divisés par 2, à 400 dollars par mois pour les djihadistes étrangers, début 2016 et auraient encore été baissés cette année. IHS ne donne pas d’indication sur les réserves de l’EI, censées avoir atteint 1 milliard de dollars en 2014 à la suite du pillage (non confirmé) de la succursale de la Banque centrale d’Irak à Mossoul.

Les revenus pétroliers de l’EI ont été divisés par 10 à cause de la chute mondiale des cours, de la destruction de ses puits par l’aviation russe et occidentale et des pertes de territoires. Les autres revenus de l’EI, trafic d’antiquités, racket et rançons, ont, pour leur part, été divisés par 5 en raison, là aussi, de la perte de territoires, souligne Ludovico Carlino, analyste à IHS Markit.

700 Français dans ses rangs

« Le projet de gouvernance du califat a échoué », conclut Columb Strack, spécialiste du Moyen-Orient à IHS. Mais IHS estime que l’EI va tenter d’intensifier sa campagne terroriste en Occident pour compenser ses pertes territoriales. Les pressions des gouvernements égyptien et saoudien sur les religieux pour qu’ils interprètent le Coran dans un sens « plus moderne » risquent de pousser certains conservateurs à basculer dans la violence, avertit IHS, qui affirme que le « risque terroriste va augmenter ». Paris estime que 700 Français ont rejoint l’EI. Quelque 200 d’entre eux sont revenus et un nombre équivalent a été abattu. C’est de loin le plus fort contingent parmi les 3.000 djihadistes européens.


Syrie: Obama a menti, des milliers ont péri (With Syria and Iran, we’re coming to grips with the human and strategic price of the Obama administration’s mendacity)

13 avril, 2017

Bush a menti, des milliers ont péri. Slogan bien connu (2003)
Il est 3 heures du matin, le téléphone sonne à la Maison Blanche. Qui voulez-vous voir au bout du fil ? Hillary Clinton
Chemical and biological weapons which Saddam is endeavoring to conceal have been moved from Iraq to Syria. Ariel Sharon (Israel’s Channel 2, Dec. 23, 2002)
Dans l’immédiat, notre attention doit se porter en priorité sur les domaines biologique et chimique. C’est là que nos présomptions vis-à-vis de l’Iraq sont les plus significatives : sur le chimique, nous avons des indices d’une capacité de production de VX et d’ypérite ; sur le biologique, nos indices portent sur la détention possible de stocks significatifs de bacille du charbon et de toxine botulique, et une éventuelle capacité de production.  Dominique De Villepin (05.02.2003)
Damascus has an active CW development and testing program that relies on foreign suppliers for key controlled chemicals suitable for producing CW. George Tenet (CIA, March 2004)
Saddam transferred the chemical agents from Iraq to Syria. No one went to Syria to find it. Lieutenant General Moshe Yaalon
There are weapons of mass destruction gone out from Iraq to Syria, and they must be found and returned to safe hands. I am confident they were taken over. (…) Saddam realized, this time, the Americans are coming. They handed over the weapons of mass destruction to the Syrians. General Georges Sada (2006)
Comme l’exemple d’usage chimique contre les populations kurdes de 1987-1988 en avait apporté la preuve, ces armes avaient aussi un usage interne. Thérèse Delpech (mars 2003)
Les inspecteurs n’ont jamais pu vérifier ce qu’il était advenu de 3,9 tonnes de VX (…) dont la production entre 1988 et 1990 a été reconnue par l’Irak. Bagdad a déclaré que les destructions avaient eu lieu en 1990 mais n’en a pas fourni de preuves. En février 2003 (…) un document a été fourni [par Bagdad] à l’Unmovic pour tenter d’expliquer le devenir d’environ 63 % du VX manquant. Auparavant, les Irakiens prétendaient ne pas détenir un tel document. » Idem pour l’anthrax, dont l’Irak affirmait avoir détruit le stock en 1991. Mais, « en mars 2003, l’Unmovic concluait qu’il existait toujours, très probablement, 10 000 litres d’anthrax non détruits par l’Irak... Comme pour le VX, l’Irak a fourni à l’ONU, en février 2003, un document sur ce sujet qui ne pouvait permettre de conclure quelles quantités avaient été détruites … Thérèse Delpech (2004)
While Western governments were able to pressure Moscow to alter its weapons shipments, Bashar al-Assad may not have limited himself to over-the-counter weapons purchases. The Syrian military’s unconventional weapons arsenal already has a significant stockpile of sarin. The Syrian regime has also attempted to produce other toxic agents in order to advance its inventory of biological weapons. Several different intelligence sources raised red flags about suspicious truck convoys from Iraq to Syria in the days, weeks, and months prior to the March 2003 invasion of Iraq. These concerns first became public when, on December 23, 2002, Ariel Sharon stated on Israeli television, « Chemical and biological weapons which Saddam is endeavoring to conceal have been moved from Iraq to Syria. » About three weeks later, Israel’s foreign minister repeated the accusation. The U.S., British, and Australian governments issued similar statements. The Syrian foreign minister dismissed such charges as a U.S. attempt to divert attention from its problems in Iraq. But even if the Syrian regime were sincere, Bashar al-Assad’s previous statement— »I don’t do everything in this country, »—suggested that Iraqi chemical or biological weapons could cross the Syrian frontier without regime consent. Rather than exculpate the Syrian regime, such a scenario makes the presence of Iraqi weapons in Syria more worrisome, for it suggests that Assad might either eschew responsibility for their ultimate custody or may not actually be able to prevent their transfer to terrorist groups that enjoy close relations with officials in his regime. Two former United Nations weapon inspectors in Iraq reinforced concerns about illicit transfer of weapon components into Syria in the wake of Saddam Hussein’s fall. Richard Butler viewed overhead imagery and other intelligence suggesting that Iraqis transported some weapons components into Syria. Butler did not think « the Iraqis wanted to give them to Syria, but … just wanted to get them out of the territory, out of the range of our inspections. Syria was prepared to be the custodian of them. » Former Iraq Survey Group head David Kay obtained corroborating information from the interrogation of former Iraqi officials. He said that the missing components were small in quantity, but he, nevertheless, felt that U.S. intelligence officials needed to determine what reached Syria. Baghdad and Damascus may have long been rivals, but there was precedent for such Iraqi cooperation with regional competitors when faced with an outside threat. In the run-up to the 1991 Operation Desert Storm and the liberation of Kuwait, the Iraqi regime flew many of its jets to Iran, with which, just three years previous, it had been engaged in bitter trench warfare. Subsequent reports by the Iraq Survey Group at first glance threw cold water on some speculation about the fate of missing Iraqi weapons, but a closer read suggests that questions about a possible transfer to Syria remain open. The September 30, 2004 Duelfer report, while inconclusive, left open such a possibility. While Duelfer dismissed reports of official transfer of weapons material from Iraq into Syria, the Iraq Survey Group was not able to discount the unofficial movement of limited material. Duelfer described weapons smuggling between both countries prior to Saddam’s ouster. In one incident detailed by a leading British newspaper, intelligence sources assigned to monitor Baghdad’s air traffic raised suspicions that Iraqi authorities had smuggled centrifuge components out of Syria in June 2002. The parts were initially stored in the Syrian port of Tartus before being transported to Damascus International Airport. The transfer allegedly occurred when Iraqi authorities sent twenty-four planes with humanitarian assistance into Syria after a dam collapsed in June 2002, killing twenty people and leaving some 30,000 others homeless. Intelligence officials do not believe these planes returned to Iraq empty. Regardless of the merits of this one particular episode, it is well documented that Syria became the main conduit in Saddam Hussein’s attempt to rebuild his military under the 1990-2003 United Nations sanctions, and so the necessary contacts between regimes and along the border would already have been in place. Indeed, according to U.S. Defense Department sources, the weapons smuggling held such importance for the Syrian regime that the trade included Assad’s older sister and his brother-in-law, Assaf Shawqat, deputy chief of Syria’s military intelligence organization. Numerous reports also implicate Shawqat’s two brothers who participated in the Syrian-Iraqi trade during the two years before Saddam’s ouster. While the Duelfer report was inconclusive, part of its failure to tie up all loose ends was due to declining security conditions in Iraq, which forced the Iraq Survey Group to curtail its operations. The cloud of suspicion over the Syrian regime’s role in smuggling Iraq’s weapons—and speculation as to the nature of those weapons—will not dissipate until Damascus reveals the contents of truck convoys spotted entering Syria from Iraq in the run-up to the March 2003 U.S.-led invasion of Iraq. U.S. intelligence officials and policymakers also will not be able to end speculation until Bashar al-Assad completely and unconditionally allows international inspectors to search suspected depots and interview key participants in the Syrian-Iraqi weapons trade. Four repositories in Syria remain under suspicion. Anonymous U.S. sources have suggested that some components may have been kept in an ammunition facility adjacent to a military base close to Khan Abu Shamat, 30 miles (50 kilometers) west of Damascus. In addition, three sites in the western part of central Syria, an area where support for the Assad regime is strong, are reputed to house suspicious weapons components. These sites include an air force factory in the village of Tall as-Sinan; a mountainous tunnel near Al-Baydah, less than five miles from Al-Masyaf (Masyaf); and another location near Shanshar. While the Western media often focus on the fate of Iraqi weapons components, just as important to Syrian proliferation efforts has been the influx of Iraqi weapons scientists. The Daily Telegraph reported prior to the 2003 Iraq war that Iraq’s former special security organization and Shawqat arranged for the transfer into Syria of twelve mid-level Iraqi weapons specialists, along with their families and compact disks full of research material on their country’s nuclear initiatives. According to unnamed Western intelligence officials cited in the report, Assad turned around and offered to relocate the scientists to Iran, on the condition that Tehran would share the fruits of their research with Damascus. The Middle East Quarterly (Fall 2005)
Syria’s President Bashir al-Asad is in secret negotiations with Iran to secure a safe haven for a group of Iraqi nuclear scientists who were sent to Damascus before last year’s war to overthrow Saddam Hussein. Western intelligence officials believe that President Asad is desperate to get the Iraqi scientists out of his country before their presence prompts America to target Syria as part of the war on terrorism.The issue of moving the Iraqi scientists to Iran was raised when President Asad made a visit to Teheran in July. Intelligence officials understand that the Iranians have still to respond to the Syrian leader’s request.  A group of about 12 middle-ranking Iraqi nuclear technicians and their families were transported to Syria before the collapse of Saddam’s regime. The transfer was arranged under a combined operation by Saddam’s now defunct Special Security Organisation and Syrian Military Security, which is headed by Arif Shawqat, the Syrian president’s brother-in-law. The Iraqis, who brought with them CDs crammed with research data on Saddam’s nuclear programme, were given new identities, including Syrian citizenship papers and falsified birth, education and health certificates. Since then they have been hidden away at a secret Syrian military installation where they have been conducting research on behalf of their hosts. Growing political concern in Washington about Syria’s undeclared weapons of mass destruction programmes, however, has prompted President Asad to reconsider harbouring the Iraqis. American intelligence officials are concerned that Syria is secretly working on a number of WMD programmes. They have also uncovered evidence that Damascus has acquired a number of gas centrifuges – probably from North Korea – that can be used to enrich uranium for a nuclear bomb. Relations between Washington and Damascus have been strained since last year’s war in Iraq, with American commanders accusing the Syrians of allowing foreign fighters to cross the border into Iraq, where they carry out terrorist attacks against coalition forces. (…) Under the terms of the deal President Asad offered the Iranians, the Iraqi scientists and their families would be transferred to Teheran together with a small amount of essential materials. The Iraqi team would then assist Iranian scientists to develop a nuclear weapon. Apart from paying the relocation expenses, President Asad also wants the Iranians to agree to share the results of their atomic weapons research with Damascus. The Syrian offer comes at a time when Iran is under close scrutiny from the International Atomic Energy Agency (IAEA) which is investigating claims that Iran is maintaining a secret nuclear bomb programme.  The Daily Telegraph
The pilots told Mr. Sada that two Iraqi Airways Boeings were converted to cargo planes by removing the seats, Mr. Sada said. Then Special Republican Guard brigades loaded materials onto the planes, he said, including « yellow barrels with skull and crossbones on each barrel. » The pilots said there was also a ground convoy of trucks. The flights – 56 in total, Mr. Sada said – attracted little notice because they were thought to be civilian flights providing relief from Iraq to Syria, which had suffered a flood after a dam collapse in June of 2002. (…) Mr. Sada said that the Iraqi official responsible for transferring the weapons was a cousin of Saddam Hussein named Ali Hussein al-Majid, known as « Chemical Ali. » The Syrian official responsible for receiving them was a cousin of Bashar Assad who is known variously as General Abu Ali, Abu Himma, or Zulhimawe. (…) Syria is one of only eight countries that has not signed the Chemical Weapons Convention, a treaty that obligates nations not to stockpile or use chemical weapons. Syria’s chemical warfare program, apart from any weapons that may have been received from Iraq, has long been the source of concern to America, Israel, and Lebanon. The NY Sun
Even when viewed through a post-war lens, documentary evidence of messages are consistent with the Iraqi Survey Group’s conclusion that Saddam was at least keeping a WMD program primed for a quick re-start the moment the UN Security Council lifted sanctions. Iraqi Perpectives Project (March 2006)
By late 2003, even the Bush White House’s staunchest defenders were starting to give up on the idea that there were weapons of mass destruction in Iraq. But WikiLeaks’ newly-released Iraq war documents reveal that for years afterward, U.S. troops continued to find chemical weapons labs, encounter insurgent specialists in toxins and uncover weapons of mass destruction. Wired magazine (2010)
It’s more than a little ironic that, with its newest document dump from the Iraq campaign, WikiLeaks may have just bolstered one of the Bush administration’s most controversial claims about the Iraq war: that Iran supplied many of the Iraq insurgency’s deadliest weapons and worked hand-in-glove with some of its most lethal militias. The documents indicate that Iran was a major combatant in the Iraq war, as its elite Quds Force trained Iraqi Shiite insurgents and imported deadly weapons like the shape-charged Explosively Formed Projectile bombs into Iraq for use against civilians, Sunni militants and U.S. troops. A report from 2006 claims “neuroparalytic” chemical weapons from Iran were smuggled into Iraq. (It’s one of many, many documents recounting WMD efforts in Iraq.) Others indicate that Iran flooded Iraq with guns and rockets, including the Misagh-1 surface-to-air missile, .50 caliber rifles, rockets and much more. As the New York Times observes, Iranian agents plotted to kidnap U.S. troops from out of their Humvees — something that occurred in Karbala in 2007, leaving five U.S. troops dead. (It’s still not totally clear if the Iranians were responsible.) Wired (2010)
Les lamentations sur ce qui est advenu de la politique étrangère américaine au Moyen-Orient passent à côté de l’essentiel. Le plus remarquable concernant la diplomatie du président Obama dans la région, c’est qu’elle est revenue au point de départ – jusqu’au début de sa présidence. La promesse d’ « ouverture » vers l’Iran, l’indulgence envers la tyrannie de Bashar Assad en Syrie, l’abandon des gains américains en Irak et le malaise systématique à l’égard d’Israël — tels étaient les traits distinctifs de l’approche du nouveau président en politique étrangère. A présent, nous ne faisons qu’assister aux conséquences alarmantes d’une perspective aussi malavisée que naïve. Fouad Ajami (oct. 2013)
The policy of “leading from behind” and the crudity of “We came, we saw, he [Qaddafi] died” have left a human tragedy in Libya. Backing the Muslim Brotherhood in Egypt was an inexplicable choice, and it almost ruined the country. The United States did not need to hound and jail an innocent video maker in order to concoct a myth to cover up the culpable lax security in Benghazi. Yemen was strangely declared a model of our anti-terrorism efforts — just weeks before it ignited into another Somalia or Congo. ISIS was airily written off as a jayvee bunch as it spread beyond Syria and Iraq. There is little need to do a detailed comparison of Iraq now and Iraq in February 2009 (when it was soon to be the administration’s “greatest achievement,” a “stable” and “self-reliant” nation); the mess in between is attributable to Obama’s use of the aftermath of the Iraq War for pre-election positioning. Ordering Assad to flee while ignoring the violence in Syria and proclaiming a faux red line has now tragically led to a million refugees in Europe (and another 4 million in the neighborhood) and more than 200,000 dead. Israel is now considered not an ally, not even a neutral, but apparently a hostile state worthy of more presidential invective than is Iran. We have few if any reliable friends any more in the Gulf. Iran will become a nuclear power. The only mystery over how that will happen is whether Obama was inept or whether he deliberately sought to make the theocracy some sort of a strategic power and U.S. ally. The Middle East over the next decade may see three or four additional new nuclear powers. The Russia of kleptocrat Vladimir Putin is seen in the region as a better friend than is the U.S. — and certainly a far more dangerous enemy to provoke. There is no easy cure for all this; it will take years just to sort out the mess. Victor Davis Hanson
Ce que les Rosenberg avaient fait pour Staline, Obama le fait aujourd’hui pour l’ayatollah Khamenei. Le méprisable accord nucléaire d’Obama avec l’Iran a déjà précipité l’agression iranienne dans la région. En réponse aux concessions faites par Obama, Hillary Clinton et John Kerry, l’Iran raidissait son attitude et devenait plus agressif. À l’heure actuelle, l’Iran est impliqué dans des guerres dans la région, entrainant déjà les États-Unis dans leur sillage. Si l’Iran se dote de l’arme nucléaire, ces guerres s’aggraveront et deviendront beaucoup plus dévastatrices. Ce n’est pas seulement Chamberlain. C’est Quisling et Philippe Pétain. Il ne s’agit nullement d’un mauvais jugement. Il s’agit d’une trahison. (…) En ouvrant à l’Iran la voie vers la bombe nucléaire, Obama a transformé les conflits lents du terrorisme classique en crise de civilisations catastrophique. Une bombe nucléaire iranienne ne se faufilera pas discrètement comme le fait la crise démographique de la migration musulmane avec son complément de terrorisme. Ce ne sera pas un problème progressif. Une course aux armes nucléaires entre sunnites et chiites impliquant des terroristes des deux côtés qui emploient des armes nucléaires rendra insoutenable toute la structure de la civilisation occidentale. L’attaque du 11/9 a vu l’usage de quelques jets pour dévaster une ville. La prochaine vague d’armes pourrait tuer des millions, pas des milliers. Les traîtres qui ont fait de l’URSS une puissance capable de détruire le monde étaient motivés par le même agenda caché des partisans à l’accord nucléaire iranien. Ils croyaient que le monopole nucléaire américain conduirait à l’arrogance et au bellicisme. Ils étaient convaincus que la puissance américaine devrait être surveillée en s’assurant que l’union soviétique puisse égaler l’oncle Sam, nucléaire pour nucléaire. Ceux qui ont ouvert les portes du nucléaire à Téhéran aujourd’hui croient qu’un Iran nucléaire aura un effet dissuasif contre l’impérialisme américain dans la région. Leur nombre inclut Barack Obama.(…) Obama a trahi l’Amérique. Il a trahi les victimes américaines du terrorisme iranien. Il a trahi les soldats américains qui ont été assassinés, mutilés et torturés par les armées terroristes iraniennes. Il a trahi des centaines de millions d’Américains dans leur patrie, et qui seront contraints d’élever leurs enfants sous l’égide de la terreur nucléaire iranienne. Sa trahison nucléaire est non seulement une trahison de l’Amérique. Pour la première fois depuis la fin de la guerre froide, elle ouvre les portes de l’assassinat en masse de millions d’américains par un ennemi vicieux. Obama a appauvri des millions d’Américains, il a le sang des soldats et des policiers sur ses mains, mais son héritage final peut être la collaboration dans un acte d’assassinat en masse qui pourrait rivaliser avec Adolf Hitler. Daniel Greenfield
Pour nous, la ligne rouge, c’est l’utilisation d’armes chimiques  ; ça changerait ma vision des choses. Barack Hussein Obama
Je suis convaincu que si cet accord-cadre mène à un accord total et définitif, notre pays, nos alliés et le monde seront plus en sécurité. L’Iran sera « plus inspecté que n’importe quel autre pays dans le monde. Si l’Iran triche, le monde le saura. Si nous voyons quelque chose de louche, nous mènerons des inspections.  Cet accord n’est pas basé sur la confiance, il est basé sur des vérifications sans précédent. Barack Hussein Obama (2015)
Il y a un manuel de stratégie à Washington que les présidents sont censés utiliser. (…) Et le manuel de stratégie prescrit des réponses aux différents événements, et ces réponses ont tendance à être des réponses militarisées. (…) Au milieu d’un défi international comme la Syrie, vous êtes jugé sévèrement si vous ne suivez pas le manuel de stratégie, même s’il y a de bonnes raisons. (…) Je suis très fier de ce moment.  Le poids écrasant de la sagesse conventionnelle et la machinerie de notre appareil de sécurité nationale était allés assez loin. La perception était que ma crédibilité était en jeu, que la crédibilité de l’Amérique était en jeu. Et donc pour moi d’appuyer sur le bouton arrêt à ce moment-là, je le savais, me coûterait cher politiquement. Le fait que je pouvais me débarrasser des pressions immédiates et réfléchir sur ce qui  était dans l’intérêt de l’Amérique, non seulement à l’égard de la Syrie, mais aussi à l’égard de notre démocratie, a été une décision très difficile – et je crois que finalement, ce fut la bonne décision à prendre. (…) Je suppose que vous pourriez me qualifier de réaliste qui croit que nous ne pouvons pas soulager toute la misère du monde. Barack Hussein Obama (2016)
Je ne regrette pas du tout d’avoir dit que si je voyais Bachar al-Assad utiliser des armes chimiques contre son peuple, cela changerait mon évaluation sur ce que nous étions prêts à faire ou pas en Syrie. J’aurais fait une plus grande erreur si j’avais dit ‘Eh, des armes chimiques. Ça ne change pas vraiment mes calculs’. Je pense qu’il était important pour moi en tant que président des États-Unis d’envoyer le message qu’il y a bien quelque chose de différent sur les armes chimiques. Et malgré la façon dont ça s’est fini (…) ce qui est vrai c’est qu’Assad s’est débarrassé de ses armes chimiques. Barack Hussein Obama (15.01.2017)
Nous avons réussi à faire en sorte que le gouvernement syrien abandonne volontairement et de manière évidente son stock d’armes chimiques. Susan Rice (16.01.2017)
Cette interrogation n’en finit pas de tourmenter  Barack Obama. A-t-il pris, ce jour-là, la bonne décision  ? De cette décision il a affirmé être  « fier », mais il a aussi assuré, dans une même interview, que  le dossier syrien est  «  son plus grand regret  ».  Par prudence, mieux vaut dire tout et son contraire, car il  sait ce qu’on en pense  : sa décision a changé la face  du monde. La plus grave attaque chimique depuis  la Seconde Guerre mondiale demeurée impunie  ? La  victoire de Bachar el-Assad  ? L’ascension des djihadistes  ? La montée en puissance des Russes au Moyen- Orient, en Europe et au-delà  ? L’effacement de l’Occident  ? Peut-être même la victoire de Donald Trump  ?  Tout partirait de son choix, de cette journée-là. Le 30 août 2013 (…) Le matin même,  il a annoncé publiquement réfléchir à  «  une action limitée contre Bachar  ».  Ses alliés français, la Ligue arabe,  l’Australie fourbissent leurs armes. Kerry a quasiment  annoncé la réplique américaine  :  « La crédibilité du président comme celle des Etats-Unis sont engagées.  »  Et même  :  « L’Histoire nous jugerait sévèrement si on ne faisait rien » … A  vrai  dire,  il  n’aurait  jamais  pensé  se  retrouver  dans cette situation. Autour de la table, chacun a en  tête  sa  conférence  de  presse  donnée  un  an  auparavant, presque jour pour jour, le 20 août 2012, et une  phrase. Un journaliste lui avait demandé ce qui pourrait infléchir sa position, pour le moins prudente, sur  le conflit syrien, lui qui refuse d’armer les rebelles.  «  Pour nous, la ligne rouge, c’est l’utilisation d’armes chimiques  ; ça changerait ma vision des choses  »,  avait-il  répondu. A question imprévue réponse non préparée. Ses  conseillers avaient été interloqués. Certes, El-Assad  avait été mis en garde par des canaux discrets, mais  rendre  publique  une  ligne  rouge  n’est  jamais  une   bonne chose. On s’était promptement rassuré  ; le régime  syrien  semblait  tellement  affaibli  qu’il  n’oserait pas s’attirer les foudres du président des Etats-Unis. Il a pourtant osé, comme en témoignent les schémas et les photos satellites qu’on diffuse dans la salle  de crise. Il y a eu d’abord de petites attaques chimiques  au printemps. Puis, devant l’absence de réactions, le  21 août 2013, cette attaque d’ampleur dans la banlieue  de Damas, plus tard contestée  (…).  Bachar  a-t-il voulu tester les Etats-Unis  ? Ou, simplement, son  armée n’avait-elle pas d’autres moyens de terrifier sa  population insurgée  ? On ne sait pas. Auprès de Philip Gordon, Obama a insisté  :  «  Il nous faut des preuves.  »  «  Le président était hanté par l’Irak et ne voulait pas entrer  en  guerre  sur  la  base  de  simples  suspicions» ,  témoigne   Gordon. Mais les preuves sont là. Les obus au gaz sarin tirés par le camp loyaliste ont tué environ 1  400  personnes, dont beaucoup d’enfants, selon une note de  la CIA dont chacun, dans la pièce, a reçu une copie.  Plus  contraignantes  que  les  preuves,  les  images.   Atroces, elles ont fait le tour du monde. Ce père qui  tient sa fillette morte dans les bras et qui l’interpelle,  lui, le président des Etats-Unis  :  «  Je vous en prie  ! Ce  ne sont que des enfants  ! Ils n’ont encore rien vu de la vie.  Du chimique ! »  Il est contraint de répondre. Un tabou,  depuis la Seconde Guerre mondiale, a été transgressé,  les traités internationaux ont été violés, l’ordre du  monde menacé, l’Amérique défiée. (….) Tout le pousse à intervenir… Mais… Le Parlement  britannique  a  mis  son  veto  la  veille.  C’est  une  première alerte. (…) Il converse  pendant trois quarts d’heure avec son plus proche allié,  le  Français  François  Hollande,  dont  les  Rafale   chargent leurs missiles de croisière Scalp. Il l’assure  que rien n’est changé. L’après-midi s’achève. (…) Il n’aime guère  les  choix  tranchés,  préférant  le  consensus. (…) Il propose à un homme  de confiance d’aller se promener dans le jardin de la  Maison-Blanche. Cet homme, c’est son chef de l’ad ministration, Denis McDonough  : ni un militaire ni  un diplomate, mais son collaborateur le plus loyal.  Pendant une heure, il lui livre ses doutes. Tout cela  est trop incertain. Ne va-t-il pas engager son pays dans  une nouvelle guerre alors qu’il a été élu pour se dé sengager de conflits coûteux  ? Et puis, cela ne risque- t-il pas de mettre en péril son grand œuvre, l’accord  nucléaire avec l’Iran  ? Trop de risques. Il teste une idée  auprès de McDonough  : demander une autorisation  préalable au Congrès. Une manière de reculer, car chacun sait qu’un soutien du Congrès est plus qu’incertain. (…) En  début  de  soirée,  il  convoque  à  nouveau  ses   conseillers dans son bureau. L’ambiance est décontractée. Il leur annonce la nouvelle. Ils n’en reviennent  pas. Ils insistent  :  «  Ce sera dévastateur pour votre autorité politique »,  le préviennent-ils. Il tient bon. Gordon  nous avoue avoir été estomaqué. Devant lui, Obama  raisonne en politique  :  «  Si ça ne dissuade pas Assad de  recommencer, si des inspecteurs de l’Onu sont pris comme  boucliers humains, si on perd un pilote, j’aurai l’opinion,  le Congrès sur le dos. On me reprochera tout et son contraire,  d’être intervenu, de ne pas être intervenu plus fortement,  de ne pas être intervenu plus légèrement.  »  Gordon se souvient  d’un  autre  argument  du  président   :  le  risque   d’engrenage.  Si  Assad  ou  ses  parrains  russes  et  iraniens  décidaient  d’une  nouvelle  attaque  chimique   «  trois semaines plus tard  »,  alors  «  on devrait frapper de nouveau, et plus fort, et ainsi de suite  ».  Il ne serait plus  maître du processus, craint-il, alors qu’Assad le serait.  Cela, cet homme qui veut tout contrôler ne peut l’accepter. Et rien n’est moins contrôlable qu’une guerre. (…) Il prévient Kerry, qui est furieux.  «  L’Histoire nous jugera  avec une sévérité extrême  »,  lâche ce dernier à ses collaborateurs et à certains de ses homologues étrangers.  Le lendemain, à 18 heures, quelques heures avant l’attaque, il contacte aussi Hollande, qui tombe de haut.  (…) Puis (…) sur le perron de la Maison-Blanche, Barack Obama tient une conférence de presse  : « J’ai décidé d’intervenir,  proclame-t-il, avant d’ajouter  :  mais je demanderai que cet usage de la force soit approuvé par le Congrès.  »  Il s’est donné du temps. C’est fini. Il vient de changer l’ordre du monde sans pouvoir, à cet instant, le  deviner.  Certains  comprennent  en  revanche  que  rien ne sera plus comme avant. Sur les hauteurs de Damas, Bachar el-Assad comprend qu’il n’a plus rien à craindre des Occidentaux.  Il se paiera même le luxe d’utiliser de nouveau des  armes  chimiques  deux  ans  plus  tard.  L’opposition   «  modérée  », autour de l’Armée syrienne libre, sent  que l’Occident l’abandonne. Les djihadistes, mieux  armés, recrutent les déçus et montent en puissance,  scellant le piège qui permettra au président syrien de se présenter comme rempart contre le chaos. Au Kremlin, Vladimir Poutine se jette sur l’occasion. Aux Américains il offre de convaincre El-Assad  de  détruire  ses  armes  chimiques  contre  l’abandon  de tout projet d’intervention. Comment refuser, après  avoir reculé le 30 août  ? La Russie prend la main en  Syrie.  Plus  tard,  Poutine  estimera  ne  rien  redouter  du  président  américain  et  envahira  la  Crimée.  Les   Républicains et un certain Donald Trump, admirateur  de  Poutine,  ne  cesseront  de  dénoncer  ce  nouveau  Munich  et  ce  président  qui  a  affaibli  une   Amérique qu’il faudrait rendre  « great  again ». Il ne lui reste que des questions sans réponses. Que  se serait-il passé s’il avait frappé  ? Ce 30 août 2013 est-il  le jour où Obama a mis fin au règne des Etats-Unis  comme seule superpuissance mondiale  ? Le jour où  le  camp  des  démocraties  a  dû  renoncer  à  se  battre  pour ses valeurs  ? Antoine Vatkine
This is the president’s mendacity continuing to a degree that is really quite remarkable. « There are people on both sides and beyond » – so he means Republicans at home and Israelis – « who are against the diplomatic resolution ». That’s a lie. They are against this diplomatic resolution, the deal he’s doing, that any observer will tell you paves the road to an Iranian nuclear weapon that is legitimate and accepted by the international community. It is a disaster. That’s why it is opposed. People are not opposed to diplomacy, they are opposed to a specific deal. And to address this to Iranians as if Iran is a democracy when it’s a dictatorship that put down a democratic revolution in 2009 of which he turned his face and never supported is disgraceful. Charles Krauthammer
The disgusting aspect of the last eight years is that Obama mistook the sidelines for the moral high ground. So he would use all this lofty rhetoric about red lines and he would stand there would be people killing each other, slaughtering each other, dead babies and he’d stand there with his hand on his hip giving a speech. And he stripped words of their meaning. And Trump isn’t as articulate. He isn’t as polished but his words have meaning. And to do that while is he having dinner with the Chinese. You said did he tell him over the salad bowl, as I understand it, he told him over the creme brulee or the tiramisu. How cool is that to actually make the Chinese politburo sit through a night of American targeted bombing? I think he’s accomplished certain things. He sent a message to the Chinese as they are sitting across the dinner table from him. He sent a message to Putin, and, thereby, incidentally also made all these stupid investigations of investigations of investigations that the Senate and the House are chasing their tails and look absolutely ridiculous. You know, he has picked a fight with Putin at a when Congress has spent and Susan Rice has spent a year investigating whether he is Putin stooge. How stupid do they look? I think they understand this is really — last night was inauguration day. That America is back in the world. Mark Steyn
L’actualité de ces dernières semaines a mené certains à douter de la maîtrise de Trump sur son personnel et sur sa politique intérieure, tandis que d’autres le disaient carrément indifférent aux affaires étrangères. D’abord le fiasco Ryancare. Fidèle à ses promesses, Trump a voulu abroger l’Obamacare, mais mal lui en a pris de faire confiance au si peu fiable Speaker de la Chambre, Paul Ryan, et de s’engager à ses côtés, croyant pouvoir ainsi gagner des votes démocrates. Le « plan en 3 phases » du technocrate Ryan, trop compliqué et n’abrogeant pas les pires mesures de la loi d’Obama, ne pouvait que rencontrer l’opposition ferme du Freedom Caucus, la trentaine de représentants les plus conservateurs de la base électorale de Trump. L’échec est pour Ryan. Trump s’en sort plutôt bien, même si le poids fiscal d’Obamacare perdure et va donc le gêner dans sa réforme fiscale d’envergure. Au moins a-t-il appris, sur le tas, qu’il ne servait à rien de courtiser des démocrates obtus et qu’il valait mieux pour lui s’impliquer le moins possible dans les jeux du Congrès. Puis, font désordre les disputes de personnel au sein des divers ministères et le fait que Trump, soi-disant complètement ballotté entre des avis divergents, tarderait à débarrasser son administration « des restes d’Obama », même à des postes élevés, parce que, en gros, il subirait l’influence de Tillerson, Mattis, McMaster et Kushner (le « Premier Gendre »), tous des centristes-interventionnistes, en opposition radicale au nationaliste-isolationniste Bannon… Tout cela sur fond de l’exécrable Russiagate, servi tous les jours par les démocrates dans l’espoir de délégitimer Trump et de l’empêcher de gouverner. Lassant, le feuilleton se retourne contre ses auteurs avec le scandale des écoutes de l’équipe de transition de Trump : ex-ambassadeur à l’ONU et ex-Conseiller à la Sécurité nationale, l’incroyable Susan Rice, après avoir nié (ce n’était jamais que la 4e fois qu’elle mentait pour protéger Obama), reconnaît avoir « dévoilé » l’identité de plusieurs personnes et autorisé des fuites à la presse… Rappelons que les démocrates ne s’émouvaient pas des ingérences russes lorsque celles-ci semblaient favoriser leur candidate et que ce sont eux qui ont un long passé de connivence avec la Russie : de Roosevelt et Staline aux espions à la solde de l’URSS sous Truman, jusqu’à la « flexibilité » promise par Obama en 2012 à Medvedev, concrétisée en 2013 par l’abandon pur et simple de ses responsabilités au Moyen-Orient à Poutine… La réalité est que Trump peuple ses agences de gens d’avis opposés, exprès, afin d’appréhender toutes les possibilités pour trancher par lui-même. Pragmatique, mais n’hésitant pas à prendre des risques, il vient de prouver qu’il était bien maître à bord. Tous les pourparlers à l’amiable ayant échoué, Trump riposte à l’intolérable par les frappes de 59 missiles Tomahawk sur la base syrienne de Shayrat, chargée du largage de gaz sarin. Fait remarquable : sans toucher aux 5 autres bases aériennes de l’armée syrienne et sans causer le moindre dommage aux installations russes. Simple avertissement, parfaitement ciblé et mesuré, destiné à protéger les quelque mille militaires américains présents sur le théâtre d’opérations et à montrer que l’Amérique est de retour et qu’il faut désormais compter avec sa détermination. La Syrie et l’État islamique, mais aussi la Chine, la Russie, l’Iran, la Corée du Nord peuvent en prendre note, tandis que les alliés traditionnels au Moyen-Orient et en Asie se rassurent, comme devraient se rassurer les Européens s’il leur restait quelque bon sens. Et c’est tout ! Il n’y a pas d’escalade, ni d’intention de régler les affaires de la Syrie, ni (hélas !) de reprendre le bâton de policier du monde. Seulement l’intention de ne plus rester passif face aux agressions… Evelyne Joslain
Syria is weird for reasons that transcend even the bizarre situation of bombing an abhorrent Bashar al-Assad who was bombing an abhorrent ISIS — as we de facto ally with Iran, the greater strategic threat, to defeat the more odious, but less long-term strategic threat, ISIS. Trump apparently hit a Syrian airfield to express Western outrage over the likely Syrian use of chemical weapons. Just as likely, he also sought to remind China, Russia, Iran, and North Korea that he is unpredictable and not restrained by self-imposed cultural, political, and ethical bridles that seemed to ensure that Obama would never do much over Chinese and Russian cyber-warfare, or Iranian interception of a U.S. warship or the ISIS terror campaign in the West or North Korea’s increasingly creepy and dangerous behavior. But the strike also raised as many questions as it may have answered. (…) Trump campaigned on not getting involved in Syria, deriding the Iraq War, and questioning the Afghan effort. Does his sudden strike signal a Jacksonian effort to hit back enemies if the mood comes upon us — and therefore acceptable to his base as a sort of one-off, don’t-tread-on-me hiss and rattle? Or does the strike that was so welcomed by the foreign-policy establishment worry his supporters that Trump is now putting his suddenly neocon nose in someone’s else’s business? And doing so without congressional authorizations or much exegesis? Does the Left trash Trump for using force or keep quiet, given the ostensible humanitarian basis for the strike, and the embarrassing contrast with Obama, whose reset with Russia led to inviting Putin into the Middle East to solve the WMD problem that we could not, and which Obama and Susan Rice not long ago assured us was indeed solved by our de facto friend at the time Putin? These dilemmas, apart from Obama’s prior confusion about Syria and Russia, arise in part because Trump never thought it wise or necessary to resolve contradictions in Trumpism — especially at what point the long overdue need to restore U.S. respect and deterrence to end “lead from behind” appeasement becomes overseas entanglements not commensurate with Trump’s “America First” assurances. Victor Davis Hanson
Now we’re coming to grips with the human and strategic price of the Obama administration’s mendacity. The sham agreement gave Assad confidence that he could continue to murder his opponents indefinitely without fear of Western reprisal. It fostered the view that his regime was preferable to its opponents. It showed Tehran that it could drive a hard diplomatic bargain over its nuclear file, given that the administration was so plainly desperate for face-saving excuses for inaction. And it left Mr. Obama’s successor with a lousy set of options. Rex Tillerson and Nikki Haley erred badly by announcing, just days before last week’s sarin attack, that the Trump administration had no plans to depose Assad. They gave the dictator reason to believe he had as little to fear from this U.S. president as he did from the last one. But, unlike their predecessors, the secretary of state and U.N. ambassador deserve credit for learning from that mistake—as does the president they serve. The core of the problem in Syria isn’t Islamic State, dreadful as it is. It’s a regime whose appetite for unlimited violence is one of the main reasons ISIS has thrived. To say there is no easy cure for Syria should not obscure the fact that there won’t be any possibility of a cure until Assad falls. Mr. Obama and his advisers will never run out of self-justifications for their policy in Syria. They can’t outrun responsibility for the consequences of their lies. Bret Stephens

Attention: un mensonge peut en cacher un autre !

Au terme d’une semaine à donner le tournis …

Où l’on redécouvre non seulement en Syrie les armes chimiques soi-disant inexistantes de Saddam Hussein

Mais où après avoir tant critiqué les guerres d’Irak – prétendus mensonges sur les ADM compris – et d’Afghanistan ou appelé à la retenue sur la Syrie …

Le champion de l’Amérique d’abord et de la non-ingérence surprend tout son monde …

Avec le bombardement d’une base aérienne syrienne d’où aurait été lancé une attaque chimique de populations civiles …

Comment au-delà des nombreuses questions que soulève le revirement du président Trump …

Ne pas voir l’incroyable propension au mensonge d’une Administration …

Qui sans compter la mise sur écoutes et l’autorisation de fuites à la presse concernant l’équipe de son futur successeur …

Se vantait jusqu’il y a trois mois de son accord d’élimination des ADM syriennes ?

Et surtout ne pas s’inquiéter de l’autre grand motif de fierté de ladite administration Obama …

A savoir l’accord prétendument sans faille sur le nucléaire iranien ?

The Price of Obama’s Mendacity
The consequences of his administration’s lies about Syria are becoming clear
Bret Stephens
The Wall Street Journal
April 10, 2017

Last week’s cruise-missile strike against a Syrian air base in response to Bashar Assad’s use of chemical weapons has reopened debate about the wisdom of Barack Obama’s decision to forgo a similar strike, under similar circumstances, in 2013.

But the real issue isn’t about wisdom. It’s about honesty.

On Sept. 10, 2013, President Obama delivered a televised address in which he warned of the dangers of not acting against Assad’s use of sarin gas, which had killed some 1,400 civilians in the Damascus suburb of Ghouta the previous month.

“If we fail to act, the Assad regime will see no reason to stop using chemical weapons,” Mr. Obama said. “As the ban against these weapons erodes, other tyrants will have no reason to think twice about acquiring poison gas, and using them. Over time, our troops would again face the prospect of chemical weapons on the battlefield. And it could be easier for terrorist organizations to obtain these weapons, and use them to attack civilians.”

It was a high-minded case for action that the president immediately disavowed for the least high-minded reason: It was politically unpopular. The administration punted a vote to an unwilling Congress. It punted a fix to the all-too-willing Russians. And it spent the rest of its time in office crowing about its success.

In July 2014 Secretary of State John Kerry claimed “we got 100% of the chemical weapons out.” In May 2015 Mr. Obama boasted that “Assad gave up his chemical weapons. That’s not speculation on our part. That, in fact, has been confirmed by the organization internationally that is charged with eliminating chemical weapons.” This January, then-National Security Adviser Susan Rice said “we were able to get the Syrian government to voluntarily and verifiably give up its chemical weapons stockpile.”

Today we know all this was untrue. Or, rather, now all of us know it. Anyone paying even slight attention has known it for years.

In June 2014 U.N. Ambassador Samantha Power noted “discrepancies and omissions related to the Syrian government’s declaration of its chemical weapons program.” But that hint of unease didn’t prevent her from celebrating the removal “of the final 8% of chemical weapons materials in Syria’s declaration” of its overall stockpile.

The following summer, The Wall Street Journal’s Adam Entous and Naftali Bendavid reported “U.S. intelligence agencies have concluded that the [Assad] regime didn’t give up all of the chemical weapons it was supposed to.” In February 2016, Director of National Intelligence James Clapper confirmed the Journal’s story, telling Congress “Syria has not declared all the elements of its chemical weapons program.”

Why did Mr. Obama and his senior officials stick to a script that they knew was untethered from the facts? Let’s speculate. They thought the gap between Assad’s “declared” and actual stockpile was close enough for government work. They figured a credulous press wouldn’t work up a sweat pointing out the difference. They didn’t imagine Assad would use what was left of his chemical arsenal for fear of provoking the U.S.

And they didn’t want to disturb the public narrative that multilateral diplomacy was a surer way than military action to disarm rogue Middle Eastern regimes of their illicit weapons. Two months after Mr. Obama’s climb-down with Syria, he signed on to the interim nuclear deal with Iran. The remainder of his term was spent trying not to upset the fragile beauty of his nuclear diplomacy.

Now we’re coming to grips with the human and strategic price of the Obama administration’s mendacity. The sham agreement gave Assad confidence that he could continue to murder his opponents indefinitely without fear of Western reprisal. It fostered the view that his regime was preferable to its opponents. It showed Tehran that it could drive a hard diplomatic bargain over its nuclear file, given that the administration was so plainly desperate for face-saving excuses for inaction.

And it left Mr. Obama’s successor with a lousy set of options.

Rex Tillerson and Nikki Haley erred badly by announcing, just days before last week’s sarin attack, that the Trump administration had no plans to depose Assad. They gave the dictator reason to believe he had as little to fear from this U.S. president as he did from the last one.

But, unlike their predecessors, the secretary of state and U.N. ambassador deserve credit for learning from that mistake—as does the president they serve. The core of the problem in Syria isn’t Islamic State, dreadful as it is. It’s a regime whose appetite for unlimited violence is one of the main reasons ISIS has thrived. To say there is no easy cure for Syria should not obscure the fact that there won’t be any possibility of a cure until Assad falls.

Mr. Obama and his advisers will never run out of self-justifications for their policy in Syria. They can’t outrun responsibility for the consequences of their lies.

Voir aussi:

Hall of Mirrors in Syria
Victor Davis Hanson
The National Review Corner
April 10, 2017

Syria is weird for reasons that transcend even the bizarre situation of bombing an abhorrent Bashar al-Assad who was bombing an abhorrent ISIS — as we de facto ally with Iran, the greater strategic threat, to defeat the more odious, but less long-term strategic threat, ISIS.

Trump apparently hit a Syrian airfield to express Western outrage over the likely Syrian use of chemical weapons. Just as likely, he also sought to remind China, Russia, Iran, and North Korea that he is unpredictable and not restrained by self-imposed cultural, political, and ethical bridles that seemed to ensure that Obama would never do much over Chinese and Russian cyber-warfare, or Iranian interception of a U.S. warship or the ISIS terror campaign in the West or North Korea’s increasingly creepy and dangerous behavior.

But the strike also raised as many questions as it may have answered.

Is Trump saying that he can send off a few missiles anywhere and anytime rogues go too far? If so, does that willingness to use force enhance deterrence? (probably); does it also risk further escalation to be effective? (perhaps); and does it solve the problem of an Assad or someone similar committing more atrocities? (no).

Was the reason we hit Assad, then, because he is an especially odious dictator and kills his own, or that the manner in which he did so was cruel and barbaric (after all, ISIS burns, drowns, and cuts apart its victims without much Western reprisals until recently)? Or is the reason instead that he used WMD, and since 1918 with a few exceptions (largely in the Middle East), “poison” gas has been a taboo weapon among the international community? (Had Assad publicly beheaded the same number who were gassed, would we have intervened?)

Do we continue to sort of allow ISIS to fight it out with Syria/Iran/Hezbollah in the manner of our shrug during the Iran-Iraq War and in the fashion until Pearl Harbor that we were okay with the Wehrmacht and the Red Army killing each other en masse for over five months in Russia? Or do we say to do so cynically dooms innocents in a fashion that they are not quite as doomed elsewhere, or at least not doomed without chance of help as is true in North Korea?

Trump campaigned on not getting involved in Syria, deriding the Iraq War, and questioning the Afghan effort. Does his sudden strike signal a Jacksonian effort to hit back enemies if the mood comes upon us — and therefore acceptable to his base as a sort of one-off, don’t-tread-on-me hiss and rattle?

Or does the strike that was so welcomed by the foreign-policy establishment worry his supporters that Trump is now putting his suddenly neocon nose in someone’s else’s business? And doing so without congressional authorizations or much exegesis?

Does the Left trash Trump for using force or keep quiet, given the ostensible humanitarian basis for the strike, and the embarrassing contrast with Obama, whose reset with Russia led to inviting Putin into the Middle East to solve the WMD problem that we could not, and which Obama and Susan Rice not long ago assured us was indeed solved by our de facto friend at the time Putin?

These dilemmas, apart from Obama’s prior confusion about Syria and Russia, arise in part because Trump never thought it wise or necessary to resolve contradictions in Trumpism — especially at what point the long overdue need to restore U.S. respect and deterrence to end “lead from behind” appeasement becomes overseas entanglements not commensurate with Trump’s “America First” assurances. At some point, does talking and tweeting toughly (“bomb the sh** out of ISIS”) require a Tomahawk missile to retain credibility? And does “Jacksonianism” still allow blowing some stuff up, but not doing so at great cost and for the ideals of consensual government rather than immediate U.S. security?

Most likely for now, Trump’s strike resembles Reagan’s 1986 Libyan bombing that expressed U.S. outrage over Libyan support for then recent attacks on Americans in Berlin. But Reagan’s dramatic act (in pursuit of U.S. interests, not international norms) did not really stop Moammar Qaddafi’s support for terrorists (cf. the 1988 likely Libyan-inspired retaliatory Lockerbie bombing) or do much else to muzzle Qaddafi.

About all we can say, then, about Trump’s action was that he felt like it was overdue — or like a high-school friend once put to me after unexpectedly unloading on a school bully who daily picked on weaklings, “It seemed a good idea at the time.”

Voir également:

La semaine de Trump.Virage à 180 degrés sur la Syrie
Gabriel Hassan
Courrier international
07/04/2017

Attaque à l’arme chimique en Syrie, rencontres avec les présidents égyptien et chinois : la semaine de Donald Trump a été très chargée sur le front diplomatique. Avec des déclarations à donner le tournis.

Le départ de Bachar El-Assad de Syrie ne faisait pas partie jusqu’ici des priorités du président Trump. L’attaque chimique qui a eu lieu dans la région d’Idlib pourrait changer les choses.

  • Les États-Unis attaquent Bachar El-Assad

Donald Trump change de cap. Trois jours après l’attaque chimique à Khan Cheikhoun, dans la région d’Idlib (nord-ouest de la Syrie), le président américain a ordonné le bombardement d’une base aérienne syrienne.

Dans la nuit de jeudi à vendredi – vers 20 h 40 heure de Washington – 59 missiles Tomahawk ont été tirés par la marine américaine. Il s’agit de “la première attaque américaine contre le régime de Bachar El-Assad depuis le début de la guerre en Syrie”, il y a six ans, souligne The Washington Post. Et de la première intervention militaire de la présidence Trump.

Le président américain a déclaré cette nuit qu’“il [était] dans l’intérêt national et vital des États-Unis de prévenir et de décourager la propagation et le recours aux armes chimiques mortelles”, rapporte The New York Times.

Réuni en urgence à l’Organisation des Nations unies mercredi soir, le Conseil de sécurité avait, à l’exception de la Russie, fermement condamné le régime de Bachar El-Assad. Brandissant des photos de victimes, l’ambassadrice américaine Nikki Haley avait assuré que les États-Unis étaient prêts à agir unilatéralement en cas de mésentente.

L’opération militaire de la nuit dernière constitue un revirement important. Il y a une semaine, Nikki Haley avait laissé entendre que Washington s’accommoderait de Bachar El-Assad, mais l’attaque à l’arme chimique perpétrée près d’Idlib, qui a fait des dizaines de victimes, semble avoir tout remis en question. Le 5 avril, Trump a déclaré que le président syrien avait franchi “beaucoup, beaucoup de lignes”, laissant ainsi entendre qu’il devrait peut-être partir.

  • Deux hommes forts en visite

Le président égyptien Abdelfattah Al-Sissi en début de semaine à la Maison-Blanche, le président chinois Xi Jinping jeudi 6 et vendredi 7 avril à Mar-a-Lago, en Floride : Trump aura reçu en quelques jours deux présidents très autoritaires.

Le dirigeant américain a fait un véritable éloge du leader égyptien, saluant son “boulot fantastique, dans une situation très difficile”. Pour une large partie de la presse américaine, ce soutien affiché à un régime brutal est une erreur, qui ne sert qu’en apparence les intérêts américains.

Les discussions s’annonçaient plus difficiles avec le président chinois, accueilli dans la résidence personnelle de Donald Trump en Floride. Sur Twitter, avant leur rencontre, le locataire de la Maison-Blanche avait mis la pression, car il a besoin de la coopération de Pékin en matière commerciale, et surtout concernant le brûlant dossier nord-coréen. Xi Jinping avait donc beaucoup de cartes en main. Et Trump ne pouvait pas cette fois pratiquer la “diplomatie du golf”, un sport mal vu chez les officiels chinois.

  • Lutte de clans à la Maison-Blanche

L’influence de Steve Bannon, l’éminence grise de Trump, n’est apparemment plus sans limite. Le stratège en chef de Donald Trump a été évincé le 5 avril du Conseil de sécurité nationale, où sa nomination avait fait polémique. Une victoire pour le conseiller de Trump pour la sécurité nationale, le lieutenant général H. R. McMaster.

À travers lui, c’est le clan des “nationalistes économiques”, tenants d’une ligne populiste, qui essuie un revers.

À l’inverse, Jared Kushner, gendre de Trump et membre, selon un chroniqueur du Washington Post, du clan des “New-Yorkais” ou “démocrates”, n’en finit plus d’accumuler les missions. À son programme : réformer l’État fédéral, instaurer la paix au Proche-Orient, servir d’intermédiaire avec la Chine ou le Mexique. Rien que cela… En visite en Irak en début de semaine, l’époux d’Ivanka Trump a même devancé le secrétaire d’État américain sur ce terrain hautement stratégique dans la lutte contre Daech.

  • Encore des accusations

Rares sont les semaines où Trump ne fait pas de déclaration polémique. Le président a encore émis des accusations sans preuve, visant cette fois Susan Rice, conseillère de Barack Obama pour la sécurité nationale. D’après lui, cette dernière pourrait avoir commis un crime en demandant à ce que soient dévoilés les noms de collaborateurs de Trump mentionnés de manière incidente dans des communications interceptées lors de la présidence d’Obama. Reprenant à son compte des accusations lancées par des médias conservateurs, Trump a déclaré au New York Times :

C’est une affaire tellement importante pour notre pays et pour le monde. C’est une des grandes affaires de notre temps.”

Pour ses détracteurs, cette assertion n’est que la dernière tentative en date pour détourner l’attention des questions au sujet des liens de son entourage avec la Russie. En mars, Trump avait accusé Obama de l’avoir “mis sur écoute” à la Trump Tower durant la campagne présidentielle.

  • Neil Gorsuch élu à la Cour suprême

C’était une promesse du candidat républicain Donald Trump : “Neil Gorsuch est devenu, vendredi 7 avril, le neuvième juge de la Cour suprême”, annonce le NewYork Times.

Depuis plus d’un an, démocrates et républicains s’opposaient sur le remplacement du juge Antonin Scalia, décédé soudainement en février 2016. Quelques jours après son investiture, le président américain avait annoncé la nomination de M. Gorsuch à laquelle s’opposaient farouchement les démocrates.

Minoritaires au Sénat – composé de 52 démocrates et 48 républicains – les partisans de Donald Trump avaient prévenu qu’ils passeraient en force. Chose faite ce vendredi : les républicains ont abaissé la majorité requise pour permettre ce scrutin, un changement historique des règles, explique le quotidien américain.

Favorables aux armes à feu et fermement opposé à l’avortement, Neil Gorsuch siégera donc dans la chambre haute du Congrès à partir de la mi-avril. Il a été nommé à vie.

  • Twitter poursuit Washington en justice

Le bras de fer se poursuit entre la Maison-Blanche et Twitter. Il y a quelques semaines, le président américain demandait au réseau social de lui fournir les données et l’identité des personnes qui se cachaient derrière les comptes hostiles à sa politique.

Mais, jeudi 6 avril, Twitter, refusant de fournir une quelconque information, a saisi la justice. La plateforme, citée par The Washington Post, rappelle que “les droits à la liberté d’expression accordés aux utilisateurs de Twitter et à Twitter lui-même en vertu du premier amendement de la Constitution incluent un droit à diffuser des propos politiques anonymes ou sous pseudonyme”. Donald Trump n’a, pour l’heure, pas rétorqué.

 Voir encore:

Trump peut-il gouverner ?
Evelyne Joslain
Les 4 vérités
10 avril, 2017

L’actualité de ces dernières semaines a mené certains à douter de la maîtrise de Trump sur son personnel et sur sa politique intérieure, tandis que d’autres le disaient carrément indifférent aux affaires étrangères.

D’abord le fiasco Ryancare. Fidèle à ses promesses, Trump a voulu abroger l’Obamacare, mais mal lui en a pris de faire confiance au si peu fiable Speaker de la Chambre, Paul Ryan, et de s’engager à ses côtés, croyant pouvoir ainsi gagner des votes démocrates.

Le « plan en 3 phases » du technocrate Ryan, trop compliqué et n’abrogeant pas les pires mesures de la loi d’Obama, ne pouvait que rencontrer l’opposition ferme du Freedom Caucus, la trentaine de représentants les plus conservateurs de la base électorale de Trump.

L’échec est pour Ryan. Trump s’en sort plutôt bien, même si le poids fiscal d’Obamacare perdure et va donc le gêner dans sa réforme fiscale d’envergure.

Au moins a-t-il appris, sur le tas, qu’il ne servait à rien de courtiser des démocrates obtus et qu’il valait mieux pour lui s’impliquer le moins possible dans les jeux du Congrès.

Puis, font désordre les disputes de personnel au sein des divers ministères et le fait que Trump, soi-disant complètement ballotté entre des avis divergents, tarderait à débarrasser son administration « des restes d’Obama », même à des postes élevés, parce que, en gros, il subirait l’influence de Tillerson, Mattis, McMaster et Kushner (le « Premier Gendre »), tous des centristes-interventionnistes, en opposition radicale au nationaliste-isolationniste Bannon…

Tout cela sur fond de l’exécrable Russiagate, servi tous les jours par les démocrates dans l’espoir de délégitimer Trump et de l’empêcher de gouverner. Lassant, le feuilleton se retourne contre ses auteurs avec le scandale des écoutes de l’équipe de transition de Trump : ex-ambassadeur à l’ONU et ex-Conseiller à la Sécurité nationale, l’incroyable Susan Rice, après avoir nié (ce n’était jamais que la 4e fois qu’elle mentait pour protéger Obama), reconnaît avoir « dévoilé » l’identité de plusieurs personnes et autorisé des fuites à la presse… Rappelons que les démocrates ne s’émouvaient pas des ingérences russes lorsque celles-ci semblaient favoriser leur candidate et que ce sont eux qui ont un long passé de connivence avec la Russie : de Roosevelt et Staline aux espions à la solde de l’URSS sous Truman, jusqu’à la « flexibilité » promise par Obama en 2012 à Medvedev, concrétisée en 2013 par l’abandon pur et simple de ses responsabilités au Moyen-Orient à Poutine…

La réalité est que Trump peuple ses agences de gens d’avis opposés, exprès, afin d’appréhender toutes les possibilités pour trancher par lui-même.

Pragmatique, mais n’hésitant pas à prendre des risques, il vient de prouver qu’il était bien maître à bord. Tous les pourparlers à l’amiable ayant échoué, Trump riposte à l’intolérable par les frappes de 59 missiles Tomahawk sur la base syrienne de Shayrat, chargée du largage de gaz sarin. Fait remarquable : sans toucher aux 5 autres bases aériennes de l’armée syrienne et sans causer le moindre dommage aux installations russes.

Simple avertissement, parfaitement ciblé et mesuré, destiné à protéger les quelque mille militaires américains présents sur le théâtre d’opérations et à montrer que l’Amérique est de retour et qu’il faut désormais compter avec sa détermination.

La Syrie et l’État islamique, mais aussi la Chine, la Russie, l’Iran, la Corée du Nord peuvent en prendre note, tandis que les alliés traditionnels au Moyen-Orient et en Asie se rassurent, comme devraient se rassurer les Européens s’il leur restait quelque bon sens.

Et c’est tout ! Il n’y a pas d’escalade, ni d’intention de régler les affaires de la Syrie, ni (hélas !) de reprendre le bâton de policier du monde. Seulement l’intention de ne plus rester passif face aux agressions…

Et Trump gouverne bel et bien, malgré les obstacles et les commentaires malveillants.

La liste de ses accomplissements est déjà longue. Signe de confiance, les indices boursiers sont bons. Les emplois reviennent grâce aux dérégulations signées par décret exécutif. Les syndicats du privé sont apaisés et le climat est redevenu favorable aux petites entreprises, tandis que sont mis en œuvre des moyens nouveaux pour réduire le poids de l’État fédéral. Des milliers de récidivistes illégaux ont été déportés, 1 500 hackers pédophiles arrêtés…

En fait, les bonnes nouvelles n’arrêtent pas !

Voir par ailleurs:

Le jour où Obama a flanché
Exclusif.  En 2013, l’ex-président américain renonçait, au dernier  moment et malgré sa promesse, à frapper El-Assad. Le documentariste  Antoine Vitkine nous révèle les coulisses de cette volte-face
Antoine Vitkine
Le Point
13 avril 2017

Cette interrogation n’en finit pas de tourmenter  Barack Obama. A-t-il pris, ce jour-là, la bonne décision  ? De cette décision il a affirmé être  « fier », mais il a aussi assuré, dans une même interview, que  le dossier syrien est  «  son plus grand regret  ».  Par prudence, mieux vaut dire tout et son contraire, car il  sait ce qu’on en pense  : sa décision a changé la face  du monde. La plus grave attaque chimique depuis  la Seconde Guerre mondiale demeurée impunie  ? La  victoire de Bachar el-Assad  ? L’ascension des djihadistes  ? La montée en puissance des Russes au Moyen- Orient, en Europe et au-delà  ? L’effacement de l’Occident  ? Peut-être même la victoire de Donald Trump  ?  Tout partirait de son choix, de cette journée-là.

Le 30 août 2013, l’été s’achève à Washington dans  une épuisante touffeur. Tout juste rentré de quelques  jours de vacances sur l’île de Martha’s Vineyard, où il  a fait du VTT avec Michelle, il lui faut de nouveau assumer une charge harassante. A quoi bon cette réunion  ? Le sort n’en est-il pas jeté  ? Ce vendredi, en début  d’après-midi, dans la salle de crise de la Maison-Blanche,  il participe à une ultime réunion du Conseil de sécurité consacrée à l’intervention militaire contre le régime syrien. Autour de lui, ses conseillers, dont Philip   Gordon, qui s’occupe du Moyen-Orient,  les dirigeants de l’armée, ses ministres les plus importants, dont John Kerry, son secrétaire d’Etat. Pour tous,  l’intervention ne fait aucun doute. Le matin même,  il a annoncé publiquement réfléchir à  «  une action limitée contre Bachar  ».  Ses alliés français, la Ligue arabe,  l’Australie fourbissent leurs armes. Kerry a quasiment  annoncé la réplique américaine  :  « La crédibilité du président comme celle des Etats-Unis sont engagées.  »  Et même  :  « L’Histoire nous jugerait sévèrement si on ne faisait rien » …

A  vrai  dire,  il  n’aurait  jamais  pensé  se  retrouver   dans cette situation. Autour de la table, chacun a en  tête  sa  conférence  de  presse  donnée  un  an  auparavant, presque jour pour jour, le 20 août 2012, et une  phrase. Un journaliste lui avait demandé ce qui pourrait infléchir sa position, pour le moins prudente, sur  le conflit syrien, lui qui refuse d’armer les rebelles.  «  Pour nous, la ligne rouge, c’est l’utilisation d’armes chimiques  ; ça changerait ma vision des choses  »,  avait-il  répondu. A question imprévue réponse non préparée. Ses  conseillers avaient été interloqués. Certes, El-Assad  avait été mis en garde par des canaux discrets, mais  rendre  publique  une  ligne  rouge  n’est  jamais  une   bonne chose. On s’était promptement rassuré  ; le régime  syrien  semblait  tellement  affaibli  qu’il  n’oserait pas s’attirer les foudres du président des Etats-Unis.

Il a pourtant osé, comme en témoignent les schémas et les photos satellites qu’on diffuse dans la salle  de crise. Il y a eu d’abord de petites attaques chimiques  au printemps. Puis, devant l’absence de réactions, le  21 août 2013, cette attaque d’ampleur dans la banlieue  de Damas, plus tard contestée  (voir ci-contre).  Bachar  a-t-il voulu tester les Etats-Unis  ? Ou, simplement, son  armée n’avait-elle pas d’autres moyens de terrifier sa  population insurgée  ? On ne sait pas. Auprès de Philip Gordon, Obama a insisté  :  «  Il nous faut des preuves.  »  «  Le président était hanté par l’Irak et ne voulait pas entrer  en  guerre  sur  la  base  de  simples  suspicions» ,  témoigne   Gordon. Mais les preuves sont là. Les obus au gaz sarin tirés par le camp loyaliste ont tué environ 1  400  personnes, dont beaucoup d’enfants, selon une note de  la CIA dont chacun, dans la pièce, a reçu une copie.  Plus  contraignantes  que  les  preuves,  les  images.   Atroces, elles ont fait le tour du monde. Ce père qui  tient sa fillette morte dans les bras et qui l’interpelle,  lui, le président des Etats-Unis  :  «  Je vous en prie  ! Ce  ne sont que des enfants  ! Ils n’ont encore rien vu de la vie.  Du chimique ! »  Il est contraint de répondre. Un tabou,  depuis la Seconde Guerre mondiale, a été transgressé,  les traités internationaux ont été violés, l’ordre du  monde menacé, l’Amérique défiée.

Devant ses conseillers, il assume sa phrase.  «  Il nous  a dit  : “Quand j’ai parlé d’une ligne rouge, c’est vraiment  ce  que  je  voulais  dire”   »,   se  souvient  Gordon.  Tous  le   poussent à agir, et d’abord les plus proches, les plus réalistes, Gordon, justement, ou l’avisé Antony Blinken, qui lâche  :  «  Une superpuissance ne bluffe pas.  » « La  frappe doit servir d’avertissement à l’Iran, au Hezbollah  ou à la Corée du Nord si un jour ils songeaient à recourir  à des armes de destruction massive  » , déclare pour sa part  Kerry. Ils lui présentent les différentes options. Le général Flynn, alors chef du renseignement militaire, a  participé à la sélection des cibles  : aéroports, centres  de commandement, bases militaires, dépôts d’armes.  «  Cela aurait été dévastateur et aurait considérablement  atténué la capacité du régime à frapper des non-combattants »,   nous  déclare-t-il.  Autour  de  la  table,  Martin   Dempsey, chef d’état-major, fait savoir  :  «  On a le doigt  sur la détente.  »  Faut-il une journée de frappes ou plusieurs  ? Les militaires prônent plusieurs jours d’intervention.  Il  suit  leur  avis.  Des  frappes  aériennes  en   Syrie seront déclenchées le lendemain dans la nuit, à  3  heures GMT. La réunion s’achève : les derniers choix  militaires  sont  arrêtés.  Les  conseillers  quittent  les   lieux. Remarquent-ils qu’il n’a pas donné d’ordre, qu’il  n’a pas dit  « allez-y »  et n’a pas encore signé d’ordre  ? Il  a laissé la décision se prendre toute seule, portée par  sa propre logique, se contentant de suivre l’avis géné ral. Il n’a rien dit des doutes qui l’assaillent.

Tout le pousse à intervenir… Mais… Le Parlement  britannique  a  mis  son  veto  la  veille.  C’est  une  première alerte. Et si le régime s’effondrait à la suite des  frappes  ? L’Amérique deviendrait responsable du chaos  qui pourrait en résulter, après l’Irak, après la Libye. Il  a entre les mains des rapports indiquant que le régime  syrien est plus fébrile que jamais. Des officiers expédient leurs familles hors de Damas. Les opposants se  disent prêts à fondre sur la capitale si le pouvoir, déjà  affaibli, flanchait. Quelle est l’alternative politique au  régime  ? Depuis plusieurs jours, les partisans du soutien à la rébellion ne ménagent pas leurs efforts pour  le rallier à leurs vues, comme Robert Ford, ex-ambassadeur américain à Damas  :  «  Au sein de l’administration,  certains  craignaient  que  les  djihadistes  prennent  le   pouvoir à Damas. Je n’y croyais pas. Les modérés étaient,  à ce moment-là, les plus forts  »,  explique-t-il. Quelques  jours plus tôt, il a rencontré Obama pour le persuader que  «  frapper convaincra le régime de négocier vraiment  à  Genève   ».   Ford  a  l’impression  d’avoir  réussi…   Gordon,  lui  aussi,  s’est  voulu  rassurant   :   « Quelques  jours de frappes ne suffiront pas à décapiter un régime qui  s’accroche au pouvoir.  »  Mais comment en être sûr  ?

L’agenda se rappelle à Barack Obama. Il converse  pendant trois quarts d’heure avec son plus proche allié,  le  Français  François  Hollande,  dont  les  Rafale   chargent leurs missiles de croisière Scalp. Il l’assure  que rien n’est changé. L’après-midi s’achève. Son emploi du temps lui laisse enfin un répit. Il n’aime guère  les  choix  tranchés,  préférant  le  consensus.  Mais  la   machine est lancée. Il est président, il peut encore faire marche arrière, mais il faut aller vite  et, cette fois, se décider.  «  J’ai dit  : “Pause. On réfléchit.  J’ai voulu m’extraire des pressions”  »,  confiera-t-il en 2016  au  journaliste  Jeffrey  Goldberg.  Il  a  besoin  de  marcher pour avoir les idées claires. Il propose à un homme  de confiance d’aller se promener dans le jardin de la  Maison-Blanche. Cet homme, c’est son chef de l’ad ministration, Denis McDonough  : ni un militaire ni  un diplomate, mais son collaborateur le plus loyal.  Pendant une heure, il lui livre ses doutes. Tout cela  est trop incertain. Ne va-t-il pas engager son pays dans  une nouvelle guerre alors qu’il a été élu pour se dé sengager de conflits coûteux  ? Et puis, cela ne risque- t-il pas de mettre en péril son grand œuvre, l’accord  nucléaire avec l’Iran  ? Trop de risques. Il teste une idée  auprès de McDonough  : demander une autorisation  préalable au Congrès. Une manière de reculer, car chacun sait qu’un soutien du Congrès est plus qu’incertain. McDonough approuve la prudence de son boss.

En  début  de  soirée,  il  convoque  à  nouveau  ses   conseillers dans son bureau. L’ambiance est décontractée. Il leur annonce la nouvelle. Ils n’en reviennent  pas. Ils insistent  :  «  Ce sera dévastateur pour votre autorité politique »,  le préviennent-ils. Il tient bon. Gordon  nous avoue avoir été estomaqué. Devant lui, Obama  raisonne en politique  :  «  Si ça ne dissuade pas Assad de  recommencer, si des inspecteurs de l’Onu sont pris comme  boucliers humains, si on perd un pilote, j’aurai l’opinion,  le Congrès sur le dos. On me reprochera tout et son contraire,  d’être intervenu, de ne pas être intervenu plus fortement,  de ne pas être intervenu plus légèrement.  »  Gordon se souvient  d’un  autre  argument  du  président   :  le  risque   d’engrenage.  Si  Assad  ou  ses  parrains  russes  et  iraniens  décidaient  d’une  nouvelle  attaque  chimique   «  trois semaines plus tard  »,  alors  «  on devrait frapper de nouveau, et plus fort, et ainsi de suite  ».  Il ne serait plus  maître du processus, craint-il, alors qu’Assad le serait.  Cela, cet homme qui veut tout contrôler ne peut l’accepter. Et rien n’est moins contrôlable qu’une guerre.

Il a désormais quelques annonces délicates à faire.  Il prévient Kerry, qui est furieux.  «  L’Histoire nous jugera  avec une sévérité extrême  »,  lâche ce dernier à ses collaborateurs et à certains de ses homologues étrangers.  Le lendemain, à 18 heures, quelques heures avant l’attaque, il contacte aussi Hollande, qui tombe de haut.  Présent, Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, nous résume le contenu de la conversation  :  « Il  nous a dit  : c’est plus difficile que prévu, il faut que je consulte…  Bref, plus de ligne rouge. Il n’était pas question pour la  France d’agir seule. Le château de cartes s’est effondré.  » Puis, dans la fournaise d’une fin de journée d’été,  sur le perron de la Maison-Blanche, Barack Obama  tient une conférence de presse  : « J’ai décidé d’intervenir,  proclame-t-il, avant d’ajouter  :  mais je demanderai que cet usage de la force soit approuvé par le Congrès.  »  Il s’est donné du temps. C’est fini. Il vient de changer l’ordre du monde sans pouvoir, à cet instant, le  deviner.  Certains  comprennent  en  revanche  que  rien ne sera plus comme avant.

Sur les hauteurs de Damas, Bachar el-Assad comprend qu’il n’a plus rien à craindre des Occidentaux.  Il se paiera même le luxe d’utiliser de nouveau des  armes  chimiques  deux  ans  plus  tard.  L’opposition   «  modérée  », autour de l’Armée syrienne libre, sent  que l’Occident l’abandonne. Les djihadistes, mieux  armés, recrutent les déçus et montent en puissance,  scellant le piège qui permettra au président syrien de se présenter comme rempart contre le chaos.

Au Kremlin, Vladimir Poutine se jette sur l’occasion. Aux Américains il offre de convaincre El-Assad  de  détruire  ses  armes  chimiques  contre  l’abandon  de tout projet d’intervention. Comment refuser, après  avoir reculé le 30 août  ? La Russie prend la main en  Syrie.  Plus  tard,  Poutine  estimera  ne  rien  redouter  du  président  américain  et  envahira  la  Crimée.  Les   Républicains et un certain Donald Trump, admirateur  de  Poutine,  ne  cesseront  de  dénoncer  ce  nouveau  Munich  et  ce  président  qui  a  affaibli  une   Amérique qu’il faudrait rendre  « great  again ».

Il ne lui reste que des questions sans réponses. Que  se serait-il passé s’il avait frappé  ? Ce 30 août 2013 est-il  le jour où Obama a mis fin au règne des Etats-Unis  comme seule superpuissance mondiale  ? Le jour où  le  camp  des  démocraties  a  dû  renoncer  à  se  battre  pour ses valeurs  ? A-t-il été trop raisonnable dans une  période troublée où un homme d’Etat ne devrait pas  l’être  ? Ou bien est-ce le jour où lui, un sage président,  a évité au Moyen-Orient de vivre un chaos supplémentaire et à l’Amérique de s’y trouver empêtrée  ?

* Ecrivain, documentariste, a réalisé «  Bachar, moi ou le chaos. »


Héritage Obama: En ouvrant à l’Iran la voie vers l’arme nucléaire, Obama a transformé les conflits lents du terrorisme classique en crise de civilisations catastrophique (Obama’s genocidal treason: What the Rosenbergs did for Stalin, Obama did for the Ayatollah Khamenei)

25 septembre, 2015
http://assets.nydailynews.com/polopoly_fs/1.2171339!/img/httpImage/image.jpg_gen/derivatives/landscape_1200/rosenberg3a-1-web.jpg La nature du terrorisme russe est désormais évidente, il n’y a plus de place pour des revendications qu’aucun mal n’ait été fait. J’estime que votre initiative de placer entre des mains russes des années plus tôt la bombe nucléaire avant que nos meilleurs savants ne prévoient que la Russie la perfectionnerait, a déjà causé, à mon avis, l’agression communiste en Corée, avec les pertes dépassant 50.000 et qui sait, si des millions de personnes innocentes supplémentaires ne paieront pas le prix de votre trahison. En effet, par votre trahison vous avez sans doute modifié le cours de l’histoire au détriment de notre pays. Juge Kaufman
Qui arrêtera cette folie ? La prodigue Union européenne (UE) met le destin des peuples à l’encan en applaudissant, derrière l’Allemagne exaltée, à l’invasion des clandestins qui forcent les portes de Schengen. Des libérateurs ne seraient pas mieux acclamés. Or ils sont des millions, dans les pays arabo-musulmans, à vouloir gagner l’UE enivrée de ses vertus. Cette semaine, la petite île grecque de Lesbos était submergée par 20 000 «  migrants ». Les barrières volent en éclats, depuis qu’Angela Merkel a promis de recevoir 800 000 demandeurs d’asile cette année. François Hollande s’est engagé pour 24 000 personnes en deux ans. Peu importe les chiffres : les feux sont passés au vert, sans discernement ni recul. Les commissaires de Bruxelles, qui ont toujours appelé de leurs vœux une immigratAAæion massive, sans se soucier de son intégration culturelle, sont complices du bouleversement identitaire enclenché. La propagande émotionnelle s’est emballée, après la diffusion de la photo d’un corps d’enfant échoué sur une plage turque. Depuis, les « humanistes » de tréteaux, artistes ou politiques, moralisent sur la « fraternité humaine » en exposant publiquement leur grande bonté. Ils accusent évidemment l’Occident d’être coupable des désastres qui frappent l’Afghanistan, l’Irak, la Syrie, la Libye, etc. Persuadés d’avoir raison, ils exigent des excuses de ceux qui ont soutenu, depuis le 11 septembre 2001, les résistances aux offensives du nazislamisme. Ils crachent par habitude sur les États-Unis et leurs alliés, mais ignorent le totalitarisme coranique, responsable du chaos. Combien de soldats de Daech, infiltrés parmi ces exilés ? L’État islamique avait promis, début 2015, d’utiliser la bombe migratoire pour déstabiliser l’Europe. Mais cela fait longtemps que l’aveuglement narcissique berce les beaux parleurs. Il suffit d’observer la jubilation des idéologues de l’égalitarisme, de l’indifférenciation et de l’homme remplaçable pour les tenir comme inspirateurs de la béatitude des dirigeants et les médias du camp du Bien. Ivan Rioufol
Les « humanistes » sont des dangers publics, quand ils ne voient pas plus loin que leurs psychés. Lorsqu’ils se mêlent de diriger des pays, voire l’Union européenne elle-même, ils montrent leur inconsistance en se révélant incapables de prévoir les conséquences de leurs élans compassionnels. L’ahurissante légèreté Angela Merkel, qui a ouvert ses frontières aux « migrants » sous les hourras des belles âmes, restera probablement comme l’aboutissement de la régression politique réduite aux pulsions émotives. La décision de la chancelière, ce week-end, de rétablir le contrôle aux frontières de son pays soudainement envahi signe sans doute la fin des utopies sur l’accueil pour tous, dont elle était devenue l’étendard. Elle justifie sa volte-face par le fait que Schengen a démontré qu’il ne maîtrisait pas l’immigration et laissait passer, à côté des réfugiés politiques, beaucoup de faussaires. Mais cette situation, décrite ici depuis le début, est connue de tous depuis toujours. Elle  n’est d’ailleurs pas un obstacle pour la France, qui se flatte d’accueillir et de prendre en charge des « réfugiés » dont rien ne dit qu’ils le sont tous.  Il suffit de relire les dithyrambes de la presse française pour se désoler de la capitulation de l’esprit critique dans une large partie de la profession. « L’incroyable madame Merkel », « La dame de cœur », « le futur prix Nobel de la paix », auront été quelques-uns des lauriers tressés par le camp du Bien, dans un manichéisme  réservant aux pays récalcitrants, et singulièrement au premier ministre hongrois Viktor Orban, toutes les réprobations morales. Disons les choses comme elles se présentent : le revirement allemand couvre de ridicule les sermonneurs qui ont semé la tempête migratoire. Le ministre de l’Intérieur français, Bernard Cazeneuve, qui entend faire de la « pédagogie » pour expliquer sa politique d’accueil, ne peut que s’enliser dans une propagande irréfléchie qui n’a évidemment pas le soutien de l’opinion. Incapable idéologiquement de concevoir la moindre vertu aux frontières nationales, il parle d’ouvrir en Grèce, en Italie et en Hongrie des « hot spots », en collaboration avec l’Union européenne. Mais cette dernière se dévoile, avec l’Allemagne immature et la France suiveuse, comme autant de dangers pour l’Europe, fragilisée par quarante ans d’immigration de peuplement et de multiculturalisme imposé. Le cynisme mercantile du président du Medef, Pierre Gattaz, qui salue une « opportunité » dans l’arrivée d’une main d’oeuvre docile, est une autre agression pour les Français soucieux de préserver la cohésion de leur nation ouverte. En réalité, l’effet de cet excès de xénophilie est, dès à présent, de replacer au cœur du débat public des sujets évacués : l’immigration, le retour aux frontières, la préférence nationale, l’expulsion effective des migrants économiques et des clandestins. Sans parler de la faillite des partis politiques et de l’Union européenne elle-même. Dans le fond, merci Angela Merkel pour tant de maladresses ! Ivan Rioufol
We in the axis of resistance are the new sultans of the Mediterranean and the Gulf. We in Tehran, Damascus, [Hizbullah’s] southern suburb of Beirut, Baghdad, and Sanaa will shape the map of the region. We are the new sultans of the Red Sea as well. Mohammad Sadeq al-Hosseini
Since its inception, Iran has [always] had a global [dimension]; it was born an empire. Rouhani Ali Younesi
In an interview with Thomas Friedman of The New York Times (« Obama Makes His Case on Iran Nuclear Deal, » July 14, 2015), President Obama asked that the nuclear deal with Iran be judged only by how successfully it prevents Iran from attaining a nuclear bomb, not on « whether it is changing the regime inside of Iran » or « whether we are solving every problem that can be traced back to Iran. » However, in many interviews he has given over the last few years, he has revealed a strategy and a plan that far exceed the Iran deal: a strategy which aims to create an equilibrium between Sunnis and Shiites in the Muslim world.    President Obama believes that such an equilibrium will result in a more peaceful Middle East in which tensions between regional powers are reduced to mere competition. As he told David Remnick in an interview with The New Yorker, « …if we were able to get Iran to operate in a responsible fashion…you could see an equilibrium developing between Sunni, or predominantly Sunni, Gulf states and Iran in which there’s competition, perhaps suspicion, but not an active or proxy warfare » (« Going the Distance, » January 27, 2014). In discussing the Iran deal, the President recalled President Nixon negotiating with China and President Reagan negotiating with the Soviet Union in order to explain the scope of his strategy for the Middle East and the Muslim world. President Obama seeks, as did Presidents Reagan and Nixon with China and the Soviet Union, to impact the region as a whole. The Iran deal, even if major, is just one of several vehicles that would help achieve this goal. (…) Within Islam’s approximately 1.6 billion believers, the absolute majority – about 90% – is Sunni, while Shiites constitute only about 10%.  Even in the Middle East, Sunnis are a large majority. (…) Considering the above, the implications of the equilibrium strategy for the region might not be enhancing peace as the President well intends; rather, it might intensify strife and violence in the region. The empowered minority might be persuaded to increase its expansionist activity, as can be already seen: Iran has extended its influence from Lebanon to Yemen. (…) In view of this reality, this strategy might create, against the President’s expectations, more bitterness and willingness on the part of the majority to fight for their status. This has already been realized; for example, when Saudi Arabia intervened in Yemen after facing the Houthi/Shiite revolution, which it perceived as a grave danger to its survival, and created a fighting coalition within a month to counter it. Similarly, Saudi Arabia has previously demonstrated that it regards Bahrain as an area where any Iranian attempt to stir up unrest will be answered by Saudi military intervention. According to reports, Saudi Arabia has been supporting the Sunni population in Iraq, and in Lebanon, a standstill has resulted because Saudi Arabia has shown that it will not give up – even in a place where Iranian proxy Hizbollah is the main power. Hence, the strategy of equilibrium has a greater chance of resulting in the eruption of regional war than in promoting regional peace. Moreover, this strategy might have adverse implications for the United States and its interests in the Sunni Muslim world: those countries that feel betrayed by the strategy might, as a result, take action against the United States – hopefully only politically (such as changing international alliances) or economically. These countries might be careful about their public pronouncements and might even voice rhetorical support to U.S. policy, as the GCC states did on August 3, but the resentment is there. The analysis presented here is based on principles of realpolitik: in politics, one does not align with the minority against the majority. However, sometimes other considerations take precedence. Morality is such an example: the Allies could not refrain from fighting Nazi Germany because it was a majority power – ultimately, they recognized the moral obligation to combat the Third Reich. However, with regard to the Middle East, the two adversaries are on equal standing: the Islamic Republic of Iran is no different than the Wahhabi Kingdom of Saudi Arabia. President Obama and Secretary Kerry would be wrong to think that Mohammad Javad Zarif, the sophisticated partygoer in New York City, represents the real Iran. Zarif, his negotiating team, and President Rouhani himself, all live under the shadow and at the mercy of the Supreme Leader, the ayatollahs, and the IRGC. Yigal Carmon and Alberto M. Fernandez
The “Joint Comprehensive Plan of Action” is a bad deal because it’s the first time the United States has offered extensive concessions to a nation that openly seeks to destabilize our interests. It’s the first time we will be offering an oppressive theocracy (one that still holds American hostages) hundreds of billions of dollars to menace our (former) allies via its proxies throughout the Middle East. For the first time in history a president has legitimatized an openly anti-American state with expansionist aims to help him expand political legacy at home. (…) The real question, as Rouhani understands well, is this one: Is the United States going to stand with the Jewish State or with Iran? We know where Obama stands. Obama is now locked in no matter how poorly implementation goes and no matter how uncooperative Iran will be. Otherwise, it is another political failure. And most Democrats are probably locked in to supporting the deal for a number of partisan and ideological reasons. Signing it, they will argue, proves that diplomacy, not war, can work. Liberals have been offering this false choice for so many years, so it’s doubtful they can back away from it now. Others will claim that conservatives have an ideological predisposition to opposing any foreign-policy agreements (…) Or maybe, it’ll be Netanyahu’s fault for opposing an Iranian deal that pushed the president to allow Iran to become a nuclear power. (…) There’s little doubt Obama desires to see Iran as a counterbalance to Israeli power in the region. There’s little doubt this deal would accomplish that goal. Yes, there is a relationship in place with the Jewish State that can’t be discarded by the administration for legal, practical, and political reasons. But the same administration that has no compunction demanding Israel stop building neighborhoods was unable to extract anything but the most rudimentary concessions from Iran. Not even snap inspections. And though Netanyahu has already claimed that Israel is not bound by this deal, attacking the Iranian program itself becomes far more perilous—if it’s even possible without our help—as Iran is essentially under the protection of the United States and six other nations. (…) Even if you have an unfettered belief in diplomacy, what’s the point of being a superpower if you’re going to negotiate with enervated regimes as if they were equals—or worse? What’s the point of creating leverage through years of sanctions, if we don’t demand Iranians stop, at the very least, using technology that can be quickly re-engineered to enrich uranium? (…) Why? Did you think Iranians were spilling into the streets to celebrate access to a new source of energy? David Harsanyi
The policy of “leading from behind” and the crudity of “We came, we saw, he [Qaddafi] died” have left a human tragedy in Libya. Backing the Muslim Brotherhood in Egypt was an inexplicable choice, and it almost ruined the country. The United States did not need to hound and jail an innocent video maker in order to concoct a myth to cover up the culpable lax security in Benghazi. Yemen was strangely declared a model of our anti-terrorism efforts — just weeks before it ignited into another Somalia or Congo. ISIS was airily written off as a jayvee bunch as it spread beyond Syria and Iraq. There is little need to do a detailed comparison of Iraq now and Iraq in February 2009 (when it was soon to be the administration’s “greatest achievement,” a “stable” and “self-reliant” nation); the mess in between is attributable to Obama’s use of the aftermath of the Iraq War for pre-election positioning. Ordering Assad to flee while ignoring the violence in Syria and proclaiming a faux red line has now tragically led to a million refugees in Europe (and another 4 million in the neighborhood) and more than 200,000 dead. Israel is now considered not an ally, not even a neutral, but apparently a hostile state worthy of more presidential invective than is Iran. We have few if any reliable friends any more in the Gulf. Iran will become a nuclear power. The only mystery over how that will happen is whether Obama was inept or whether he deliberately sought to make the theocracy some sort of a strategic power and U.S. ally. The Middle East over the next decade may see three or four additional new nuclear powers. The Russia of kleptocrat Vladimir Putin is seen in the region as a better friend than is the U.S. — and certainly a far more dangerous enemy to provoke. There is no easy cure for all this; it will take years just to sort out the mess. Victor Davis Hanson
Ce que les Rosenberg avaient fait pour Staline, Obama le fait aujourd’hui pour l’ayatollah Khamenei. Le méprisable accord nucléaire d’Obama avec l’Iran a déjà précipité l’agression iranienne dans la région. En réponse aux concessions faites par Obama, Hillary Clinton et John Kerry, l’Iran raidissait son attitude et devenait plus agressif. À l’heure actuelle, l’Iran est impliqué dans des guerres dans la région, entrainant déjà les États-Unis dans leur sillage. Si l’Iran se dote de l’arme nucléaire, ces guerres s’aggraveront et deviendront beaucoup plus dévastatrices. Ce n’est pas seulement Chamberlain. C’est Quisling et Philippe Pétain. Il ne s’agit nullement d’un mauvais jugement. Il s’agit d’une trahison. (…) En ouvrant à l’Iran la voie vers la bombe nucléaire, Obama a transformé les conflits lents du terrorisme classique en crise de civilisations catastrophique. Une bombe nucléaire iranienne ne se faufilera pas discrètement comme le fait la crise démographique de la migration musulmane avec son complément de terrorisme. Ce ne sera pas un problème progressif. Une course aux armes nucléaires entre sunnites et chiites impliquant des terroristes des deux côtés qui emploient des armes nucléaires rendra insoutenable toute la structure de la civilisation occidentale. L’attaque du 11/9 a vu l’usage de quelques jets pour dévaster une ville. La prochaine vague d’armes pourrait tuer des millions, pas des milliers. Les traîtres qui ont fait de l’URSS une puissance capable de détruire le monde étaient motivés par le même agenda caché des partisans à l’accord nucléaire iranien. Ils croyaient que le monopole nucléaire américain conduirait à l’arrogance et au bellicisme. Ils étaient convaincus que la puissance américaine devrait être surveillée en s’assurant que l’union soviétique puisse égaler l’oncle Sam, nucléaire pour nucléaire. Ceux qui ont ouvert les portes du nucléaire à Téhéran aujourd’hui croient qu’un Iran nucléaire aura un effet dissuasif contre l’impérialisme américain dans la région. Leur nombre inclut Barack Obama.(…) Obama a trahi l’Amérique. Il a trahi les victimes américaines du terrorisme iranien. Il a trahi les soldats américains qui ont été assassinés, mutilés et torturés par les armées terroristes iraniennes. Il a trahi des centaines de millions d’Américains dans leur patrie, et qui seront contraints d’élever leurs enfants sous l’égide de la terreur nucléaire iranienne. Sa trahison nucléaire est non seulement une trahison de l’Amérique. Pour la première fois depuis la fin de la guerre froide, elle ouvre les portes de l’assassinat en masse de millions d’américains par un ennemi vicieux. Obama a appauvri des millions d’Américains, il a le sang des soldats et des policiers sur ses mains, mais son héritage final peut être la collaboration dans un acte d’assassinat en masse qui pourrait rivaliser avec Adolf Hitler. Daniel Greenfield

Attention: une trahison peut en cacher une autre !

A l’heure où après le reste de l’Europe et le monde, l’Allemagne de Madame Merkel découvre enfin l’invraisemblable folie de sa décision d’ouvrir ses frontières à de centaines de milliers de prétendus réfugiés musulmans …

Et où après avoir apporté sa bénédiction aux dirigeants de la prison à ciel ouvert de Cuba, le prétendu chef de la chrétienté n’a pas de mots assez durs pour fustiger pour son prétendu égoïsme le seul système capitaliste dont rêvent justement comme l’ensemble des migrants du monde lesdits Cubains …

Comment ne pas voir avec le chercheur américain Daniel Greenfield …

L’incroyable et bien plus grave accélération que vient de faire subir à l’histoire, l’accord nucléaire iranien initié par l’Administration américaine avec le soutien tant des Européens que du Vatican …

Où, à l’instar du réseau Rosenberg qui a fourni à Staline les plans de l’arme atomique au lendemain de la dernière guerre mondiale et, précipitant la Guerre froide, fait passer le monde à plusieurs reprises à deux pas de l’apocalypse nucléaire …

Le pompier-pyromane Obama a non seulement déjà précipité l’actuelle « agression iranienne dans la région » …

Mais « transformé les conflits lents du terrorisme classique en crise de civilisations catastrophique » ?

LA TRAHISON GÉNOCIDAIRE D’OBAMA
L’héritage final d’Obama pourrait se résumer par la mort de millions d’américains.
Daniel Greenfield
Frontpage
Adaptation
Thérèse Zrihen-Dvir

Aucun gouvernement actuel n’a autant de sang de soldats américains sur les mains que le gouvernement iranien. Du Liban à l’Afghanistan, de l’Arabie saoudite à l’Irak, l’Iran a tué des soldats américains des décennies durant : 241 à Beyrouth. 19 dans les tours de Kobhar. Plus de 500 en Irak et en Afghanistan. La dernière fois que les États-Unis avaient officiellement combattu l’Iran c’était sous le président Reagan. Mais l’Iran n’a jamais cessé de tuer des américains. Il n’y a aucune raison de croire qu’il ne le fera pas une fois armé de bombes nucléaires accordées diligemment par Obama et son administration.

La dernière fois que des gauchistes radicaux avaient soutenu un programme nucléaire à un ennemi reconnu des États-Unis, ils avaient été trainés en justice. Le juge qui officiait alors avait déclaré que puisque « la nature du terrorisme russe est désormais évidente, il n’y a plus de place pour des revendications qu’aucun mal n’ait été fait. J’estimes que votre initiative de placer entre des mains russes des années plus tôt la bombe nucléaire avant que nos meilleurs savants ne prévoient que la Russie la perfectionnerait, a déjà causé, à mon avis, l’agression communiste en Corée, avec les pertes dépassant 50.000 et qui sait, si des millions de personnes innocentes supplémentaires ne paieront pas le prix de votre trahison. En effet, par votre trahison vous avez sans doute modifié le cours de l’histoire au détriment de notre pays », avait déclaré le juge Kaufman.

Ces paroles émises lors du verdict Rosenberg s’appliquent aussi bien à la trahison d’Obama en faveur de l’Iran. Ce que les Rosenberg avaient fait pour Staline, Obama le fait aujourd’hui pour l’ayatollah Khamenei.

Le méprisable accord nucléaire d’Obama avec l’Iran a déjà précipité l’agression iranienne dans la région. En réponse aux concessions faites par Obama, Hillary Clinton et John Kerry, l’Iran raidissait son attitude et devenait plus agressif. À l’heure actuelle, l’Iran est impliqué dans des guerres dans la région, entrainant déjà les États-Unis dans leur sillage.

Si l’Iran se dote de l’arme nucléaire, ces guerres s’aggraveront et deviendront beaucoup plus dévastatrices.

Ce n’est pas seulement Chamberlain. C’est Quisling et Philippe Pétain. Il ne s’agit nullement d’un mauvais jugement. Il s’agit d’une trahison. Obama n’a pas par crainte cherché à apaiser l’Iran ; il sympathise avec ses griefs anti-américains. Comme il l’avait avoué aux négociateurs, « les dirigeants iraniens se sentent «vulnérables» en raison de la façon dont l’Amérique a «interféré » dans « leur démocratie » et son anti-américanisme est une réaction «défensive» pour «éviter les répétitions du passé ».

Obama s’identifie avec les ressentiments anti-américains de terroristes musulmans au lieu de compatir à la souffrance de leurs victimes. Sa politique étrangère se base sur la responsabilisation des ennemis des États-Unis pour transformer leurs griefs en «défense» contre l’influence et l’intervention américaine. Il l’a fait à cuba jusqu’à l’Iran, sauvegardant les tyrans communistes et la Confrérie musulmane. Mais son affaire iranienne est son crime le plus sanglant.

Fondé sur ces ressentiments, l’accord nucléaire permettra aux iraniens d’agir en tuant des millions. La bombe nucléaire est non seulement une arme, c’est surtout un instrument génocidaire. C’est une menace existentielle pour notre civilisation et notre mode de vie. Les espions qui avaient aidé l’URSS à obtenir le nucléaire n’avaient pas seulement transmis des informations sur l’arme, ils avaient transformé un conflit militaire en une crise mondiale permanente planant sur le sort de l’humanité entière, guidée par l’avidité et le pouvoir d’idéologues vieillissants et brutaux de Moscou.

En creusant à l’Iran la voie vers la bombe nucléaire, Obama a transformé les conflits lents du terrorisme classique en crise de civilisations catastrophique. Une bombe nucléaire iranienne ne se faufilera pas discrètement comme le fait la crise démographique de la migration musulmane avec son complément de terrorisme. Ce ne sera pas un problème progressif. Une course aux armes nucléaires entre sunnites et chiites impliquant des terroristes des deux côtés qui emploient des armes nucléaires rendra insoutenable toute la structure de la civilisation occidentale.

L’attaque du 11/9 a vu l’usage de quelques jets pour dévaster une ville. La prochaine vague d’armes pourrait tuer des millions, pas des milliers.

Les traîtres qui ont fait de l’URSS une puissance capable de détruire le monde étaient motivés par le même agenda caché des partisans à l’accord nucléaire iranien. Ils croyaient que le monopole nucléaire américain conduirait à l’arrogance et au bellicisme. Ils étaient convaincus que la puissance américaine devrait être surveillée en s’assurant que l’union soviétique puisse égaler l’oncle SAM, nucléaire pour nucléaire.

Ceux qui ont ouvert les portes du nucléaire à Téhéran aujourd’hui croient qu’un Iran nucléaire aura un effet dissuasif contre l’impérialisme américain dans la région. Leur nombre inclut Barack Obama.

Après son échec avec les frères musulmans, Obama prit la décision d’octroyer une puissance de dissuasion à l’Iran contre des interventions militaires futures par un successeur républicain. S’il peut obtenir « Téhéran Joe Biden », sympathisant notoire du lobby iranien, pour monter la garde tandis que l’Iran marche vers le nucléaire, l’Iran dominera la région de la même façon que l’union soviétique dominait l’Europe de l’est.

La trahison terroriste d’Obama joue sur l’alternative d’un Iran qui serait « rationnel », et que ses dirigeants soient des Khrouchtchev prêts à appuyer là où ils sentent une faiblesse, plutôt que des Staline, prêts à tuer des millions pour le pouvoir. Les conciliateurs gauchistes de l’Iran, au sein et en dehors de l’Administration, s’accrochent de manière obsédante, à la foi que le régime islamique iranien est rationnel, puisqu’il leur permet de contourner leur responsabilité au cas où le monde prendrait feu.

Ils rationalisent leur trahison en soutenant que les dirigeants de l’Iran et leurs foules enfiévrées ne pensent vraiment rien quand ils hurlent, « mort à l’Amérique ». Et si les intentions du dirigeant de l’Iran signifient ce qu’il annonce, les démocrates du sénat les affublent différemment, les médias gauchistes caquettent sur les points de discussion de la maison blanche, les intellectuels se souviennent de leurs rencontres avec des diplomates iraniens lors des parties de cocktails, et leur chef, Obama, deviendront éléments du génocide.

À chaque étape du chemin rationalisé de la trahison d’Obama en faveur de l’Iran il y eut des compromis qui semblaient inévitables et raisonnables, minimisant ainsi la trahison catastrophique finale, exposant une version d’un Iran nucléaire comme étant l’unique alternative possible à un Iran nucléaire. Comme Benedict Arnold, il avait grignoté toutes les autres options à l’exception de la défaite ou de la trahison afin d’en faire une option sensible et même patriotique.

Les traîtres nucléaires qui avaient aidé Staline nourrissaient la même logique, négociant chaque trahison comme étant l’unique alternative à la guerre, pour enfin infliger la guerre froide et la menace d’anéantissement par le nucléaire sur des générations entières. Après avoir inlassablement dénoncé la guerre froide qu’ils avaient déclenchée par leur soutien diplomatique, politique et même militaire pour les ambitions de Staline, ils étaient finalement disposés à ramener la guerre froide.

Et si tout va mal, la faute tombera sur les épaules des « fomenteurs de guerre de la droite» qui avaient aliéné l’Iran, tout comme leurs prédécesseurs l’avaient fait à l’URSS, pas sur les sympathisants gauchistes qui avaient offert aux ennemis de la civilisation le pouvoir de la détruire.

Obama a trahi l’Amérique. Il a trahi les victimes américaines du terrorisme iranien. Il a trahi les soldats américains qui ont été assassinés, mutilés et torturés par les armées terroristes iraniennes. Il a trahi des centaines de millions d’américains dans leur patrie, et qui seront contraints d’élever leurs enfants sous l’égide de la terreur nucléaire iranienne.

Sa trahison nucléaire est non seulement une trahison de l’Amérique. Pour la première fois depuis la fin de la guerre froide, elle ouvre les portes de l’assassinat en masse de millions d’américains par un ennemi vicieux.

Obama a appauvri des millions d’américains, il a le sang des soldats et des policiers sur ses mains, mais son héritage final peut être la collaboration dans un acte d’assassinat en masse qui pourrait rivaliser avec Adolf Hitler.

Voir aussi:

Obama’s Nuke Deal Makes Israel The Enemy And Iran Our Ally
You can pick the Islamic Republic or the Jewish State. You can’t pick both.
David Harsanyi
The Federalist
July 14, 2015

Isn’t it odd how every pundit and politician who’s been antagonistic towards Israel is also super excited about an Iranian deal that’s allegedly going to help protect the Jewish State from the threat of nuclear Iran?

All the peacemongers love it.

“We are satisfied that the solution found is based on the principle of phasing and mutuality which our country has been consistently supporting at every stage of these complicated negotiations,” says Vlad Putin, the leader of the country that made Iranian nuclear power a possibility. Syrian President Bashar al-Assad says he’s confident his ally in Iran will now step up its efforts to back his “just causes” after the nuclear deal is wrapped up. And really, why wouldn’t it?

The backing of a war criminal doesn’t necessarily mean we have a bad deal. The “Joint Comprehensive Plan of Action” is a bad deal because it’s the first time the United States has offered extensive concessions to a nation that openly seeks to destabilize our interests. It’s the first time we will be offering an oppressive theocracy (one that still holds American hostages) hundreds of billions of dollars to menace our (former) allies via its proxies throughout the Middle East. For the first time in history a president has legitimatized an openly anti-American state with expansionist aims to help him expand political legacy at home.

We just handed Iran everything it wanted in exchange for a promise to keep the Treaty on the Non-Proliferation it already signed back in 1968. Good work.

The above tweet from the Iranian president was sent out after the deal was reached, by the way. Yet, many in the media have already framed Obama’s Iranian deal like so: Are you with the United States or are you with Israel? (When a confused chief foreign correspondent for NBC News asks whether it is even legal for Israel to lobby Congress on the deal, you’re getting a taste of the underlying antagonism the press often has towards Israel.)

The real question, as Rouhani understands well, is this one: Is the United States going to stand with the Jewish State or with Iran? We know where Obama stands.

Obama is now locked in no matter how poorly implementation goes and no matter how uncooperative Iran will be. Otherwise, it is another political failure. And most Democrats are probably locked in to supporting the deal for a number of partisan and ideological reasons. Signing it, they will argue, proves that diplomacy, not war, can work. Liberals have been offering this false choice for so many years, so it’s doubtful they can back away from it now.

Others will claim that conservatives have an ideological predisposition to opposing any foreign-policy agreements, as Jonathan Chait and others have already done, so this hostility can only be vacuous, as well. That sure makes debate easy.

Or maybe, it’ll be Netanyahu’s fault for opposing an Iranian deal that pushed the president to allow Iran to become a nuclear power.

Even if you have an unfettered belief in diplomacy, what’s the point of being a superpower if you’re going to negotiate with enervated regimes as if they were equals—or worse? What’s the point of creating leverage through years of sanctions, if we don’t demand Iranians stop, at the very least, using technology that can be quickly re-engineered to enrich uranium? There are a number of possibilities, among them: 1) The administration doesn’t really care if Iran becomes a nuclear power one day. As long as it’s not today. 2) The administration does care if Iran becomes a regional nuclear power, but it doesn’t really mind at all.

Turns out everything those conspiracy theorists  were claiming about the president’s policy of generating conflict with Israel was probably right. One point of the deal—or, at the very least, the unintended outcome—is to dramatically alter the balance of power in Middle East. Who do you think Obama believes is a bigger threat to peace in the region? Likud or the Supreme Leader? Put it this way. The Obama administration has called Javad Zarif a patriot and Netanyahu a chickenshit.

There’s little doubt Obama desires to see Iran as a counterbalance to Israeli power in the region. There’s little doubt this deal would accomplish that goal. Yes, there is a relationship in place with the Jewish State that can’t be discarded by the administration for legal, practical, and political reasons. But the same administration that has no compunction demanding Israel stop building neighborhoods was unable to extract anything but the most rudimentary concessions from Iran. Not even snap inspections. And though Netanyahu has already claimed that Israel is not bound by this deal, attacking the Iranian program itself becomes far more perilous—if it’s even possible without our help—as Iran is essentially under the protection of the United States and six other nations.

If the new Iranian deal doesn’t significantly change the Jewish vote in the United States, then Israel really isn’t as an important issue as we think. Very soon, it will be entirely partisan.

At least, we have a better idea when the Iranians will possess the nuclear weapons that will allow them to function with impunity in the region: Around ten years from now. By that time, Tehran will be securely situated on the threshold (if they uphold their end of the deal) of spurring a nuclear-arms race in Middle East. Although a ban on trading ballistic missiles will expire after only eight years, unless the IAEA says Iran can have them earlier. “All the sanctions, even arms embargoes and missile-related sanctions… would all be lifted,” President Hassan Rouhani correctly notes.

Why? Did you think Iranians were spilling into the streets to celebrate access to a new source of energy?

David Harsanyi is a Senior Editor at The Federalist
Voir également:

Judge Kaufman’s Statement Upon Sentencing the Rosenbergs

Citizens of this country who betray their fellow-countrymen can be under none of the delusions about the benignity of Soviet power that they might have been prior to World War II. The nature of Russian terrorism is now self-evident. Idealism as a rational dissolves . . .

I consider your crime worse than murder. Plain deliberate contemplated murder is dwarfed in magnitude by comparison with the crime you have committed. In committing the act of murder, the criminal kills only his victim. The immediate family is brought to grief and when justice is meted out the chapter is closed. But in your case, I believe your conduct in putting into the hands of the Russians the A-bomb years before our best scientists predicted Russia would perfect the bomb has already caused, in my opinion, the Communist aggression in Korea, with the resultant casualties exceeding 50,000 and who knows but that millions more of innocent people may pay the price of your treason. Indeed, by your betrayal you undoubtedly have altered the course of history to the disadvantage of our country.

No one can say that we do not live in a constant state of tension. We have evidence of your treachery all around us every day–for the civilian defense activities throughout the nation are aimed at preparing us for an atom bomb attack. Nor can it be said in mitigation of the offense that the power which set the conspiracy in motion and profited from it was not openly hostile to the United States at the time of the conspiracy. If this was your excuse the error of your ways in setting yourselves above our properly constituted authorities and the decision of those authorities not to share the information with Russia must now be obvious . . .

In the light of this, I can only conclude that the defendants entered into this most serious conspiracy against their country with full realization of its implications . . .

The statute of which the defendants at the bar stand convicted is clear. I have previously stated my view that the verdict of guilty was amply justified by the evidence. In the light of the circumstances, I feel that I must pass such sentence upon the principals in this diabolical conspiracy to destroy a God-fearing nation, which will demonstrate with finality that this nation’s security must remain inviolate; that traffic in military secrets, whether promoted by slavish devotion to a foreign ideology or by a desire for monetary gains must cease.

The evidence indicated quite clearly that Julius Rosenberg was the prime mover in this conspiracy. However, let no mistake be made about the role which his wife, Ethel Rosenberg, played in this conspiracy. Instead of deterring him from pursuing his ignoble cause, she encouraged and assisted the cause. She was a mature woman–almost three years older than her husband and almost seven years older than her younger brother. She was a full-fledged partner in this crime.
Indeed the defendants Julius and Ethel Rosenberg placed their devotion to their cause above their own personal safety and were conscious that they were sacrificing their own children, should their misdeeds be detected–all of which did not deter them from pursuing their course. Love for their cause dominated their lives–it was even greater than their love for their children. »

Voir également:

Is Obamism Correctable?
Here and abroad, the Obama administration damages whatever it touches.
Victor Davis Hanson
National Review Online
September 15, 2015

The next president and Congress will inherit what President Obama left behind. Whether Democrat or Republican, the president will have no choice other than to try to undo much of what Obama has wrought. But can he or she?

THE MIDDLE EAST
The policy of “leading from behind” and the crudity of “We came, we saw, he [Qaddafi] died” have left a human tragedy in Libya. Backing the Muslim Brotherhood in Egypt was an inexplicable choice, and it almost ruined the country. The United States did not need to hound and jail an innocent video maker in order to concoct a myth to cover up the culpable lax security in Benghazi. Yemen was strangely declared a model of our anti-terrorism efforts — just weeks before it ignited into another Somalia or Congo. ISIS was airily written off as a jayvee bunch as it spread beyond Syria and Iraq. There is little need to do a detailed comparison of Iraq now and Iraq in February 2009 (when it was soon to be the administration’s “greatest achievement,” a “stable” and “self-reliant” nation); the mess in between is attributable to Obama’s use of the aftermath of the Iraq War for pre-election positioning. Ordering Assad to flee while ignoring the violence in Syria and proclaiming a faux red line has now tragically led to a million refugees in Europe (and another 4 million in the neighborhood) and more than 200,000 dead. Israel is now considered not an ally, not even a neutral, but apparently a hostile state worthy of more presidential invective than is Iran. We have few if any reliable friends any more in the Gulf. Iran will become a nuclear power. The only mystery over how that will happen is whether Obama was inept or whether he deliberately sought to make the theocracy some sort of a strategic power and U.S. ally. The Middle East over the next decade may see three or four additional new nuclear powers. The Russia of kleptocrat Vladimir Putin is seen in the region as a better friend than is the U.S. — and certainly a far more dangerous enemy to provoke.

There is no easy cure for all this; it will take years just to sort out the mess.

THE LAW
There will be a temptation for a reform president to use the lawless means that Obama has bequeathed — executive orders to unconstitutionally bypass Congress; arbitrary suspension or simple non-enforcement of laws, depending on where we are in the national election cycle; exemption of party loyalists from legal accountability — to achieve the noble aim of restoring legality. But such short-cuts to reform would be a terrible mistake.

It would be quite illegal to ignore emissions standards the way Obama has ignored the Defense of Marriage Act; or to reduce, by fiat, the EPA to the present toothless status of ICE; or to allow a new sort of “sanctuary city” to refuse to marry gays, in the manner of San Francisco’s refusing to hand over illegal immigrants; or to arbitrarily remove particular owls and newts from the protection of the Endangered Species Act as Obama has picked and chosen which elements of the Affordable Care Act at any particular time he considered legally non-binding. Payback is very tempting, but eight more years of it would ensure that we would become another Zimbabwe or Venezuela. Instead, the next president must, as never before, obey both the spirit and the very letter of the law to restore to us what Obama has almost destroyed.

RACE
Polls and pundits agree that racial relations are now at their worst since the riots of the 1970s. Barack Obama in the 2008 campaign blew long and hard the dog whistle of racial polarization: clingers, the not-to-be-disowned Rev. Jeremiah Wright, typical white person, bring a gun to a knife fight, get in their faces. He has never stopped since. The president kept at it when he intervened in the Skip Gates farce, or editorialized about skin color in the ongoing and volatile Trayvon Martin case, or institutionalized the lies of Ferguson that begat the “Hands up; don’t shoot” mythology — and the tragedies that followed. The message was always that race is still a barrier to success in America and that, logically, only fealty to the Obama administration could improve things for people of color.

Obama did not phone the family of Kate Steinle — murdered as a direct result of sanctuary-city practices approved by his administration — or the families of police officers slain as a result of the hate speech generated by the Black Lives Matter movement. But he has also largely ignored nearly 7,000 blacks whose lives have been taken by other blacks. In some sense, Obama proved a captive of his own political matrix. The Obama election strategy — successful in 2008 and 2012, a failure in 2010 and 2014 — was predicated on upping the polarizing rhetoric, extending social services, and embracing hip popular culture to achieve historic minority voter turnout and unprecedented block-voting patterns.

But in the blowback, the liberal Congress and many of the Democratic state legislatures were wiped out, and the country has been split apart. Obama’s legacy to the Democratic party is the loss of the white working classes, and the permanent need to achieve massive minority turnout and absolute liberal fealty at the polls. To do that will probably require institutionalized open borders, habitual racial haranguing, and the courting of the Al Sharptons of the race industry. Whether Obama knew that such racial voting would not be completely transferrable to his Democratic successors, while the hostility it engendered most certainly would be, remains a mystery. But that paradox raises what is perhaps the central issue of his presidency: whether he was a short-sighted incompetent naïf or a mean-spirited and narcissistic nihilist. Or both?

The next president should take a hiatus from our racial obsessions, and simply try treating Americans as if their race or ethnic background were irrelevant.

DEBT
We will reach $20 trillion in debt on Obama’s watch. He ran on the issue of national debt, blasting George W. Bush for using a “Bank of China” credit card “by his lonesome” to bankrupt the country. Indeed, a penny-pinching Senator Obama had voted to shut down the government rather than raise the debt ceiling. But as president, Obama may well accrue more debt than all previous presidents combined. His legacy will be that he made George W. Bush’s budgetary indulgence look sober and judicious compared with his own. Only the Federal Reserve’s near-zero interest rates for seven years — along with the low energy prices that came despite, not because of, his efforts — have saved Obama, and staved off the stagnation of having well over 90 million able-bodied Americans permanently out of the work force. When interest rates climb to 4 or 5 percent, the next president will face a budgetary crisis, augmented by Obama’s failure to address entitlement spending. We are in for rough times; whether Obama will get out ahead of the reckoning is unknown.

In other areas, the Obama agenda is falling of its own weight. Obamacare is becoming irrelevant, because of both noncompliance and soaring costs. As the poor discover that even with subsidies they have to pony up considerable deductibles and copays, and must actually pay some premiums, they increasingly head for the free clinics or back to the emergency rooms. Even Democrats will not rue too much the spontaneous unwinding of Obamacare, given that much of the public is doing its best to ignore it.

The restoration of defense spending will follow the Carter-to-Reagan pattern, albeit more slowly given the specter of unsustainable national debt. The next president will address the tax code, and the solution won’t be Bernie Sanders’s dream of a 90 percent income-tax rate. Even Joe Biden cannot run on Obama’s stellar economic record — pretending that the middle class has been in ascendance since 2009, extolling the advantages of more debt, or proclaiming the necessity of even stricter environmental regulations or more subsidies to Solyndra-like green companies.

There is not much of an idea any longer of investigative journalism. The press for the last seven years has largely chosen to become a Ministry of Truth. One reason why Donald Trump soars is that, after the press’s canonization of Obama, the public relishes Trump’s contempt for the media — and the latter have now lost the moral credibility to critique any candidate on the grounds of dishonesty, hypocrisy, narcissism, mendacity, or polarization of the electorate.

The tragic mess of 2009–2016 is ending, and soon the cleanup will begin — accompanied by stupefaction as to just how much will have to be thrown away.

Voir encore:

Obama’s Strategy Of Equilibrium
Yigal Carmon and Alberto M. Fernandez*

MEMRI

August 5, 2015
Introduction

In an interview with Thomas Friedman of The New York Times (« Obama Makes His Case on Iran Nuclear Deal, » July 14, 2015), President Obama asked that the nuclear deal with Iran be judged only by how successfully it prevents Iran from attaining a nuclear bomb, not on « whether it is changing the regime inside of Iran » or « whether we are solving every problem that can be traced back to Iran. » However, in many interviews he has given over the last few years, he has revealed a strategy and a plan that far exceed the Iran deal: a strategy which aims to create an equilibrium between Sunnis and Shiites in the Muslim world.

President Obama believes that such an equilibrium will result in a more peaceful Middle East in which tensions between regional powers are reduced to mere competition. As he told David Remnick in an interview with The New Yorker, « …if we were able to get Iran to operate in a responsible fashion…you could see an equilibrium developing between Sunni, or predominantly Sunni, Gulf states and Iran in which there’s competition, perhaps suspicion, but not an active or proxy warfare » (« Going the Distance, » January 27, 2014).

In discussing the Iran deal, the President recalled President Nixon negotiating with China and President Reagan negotiating with the Soviet Union in order to explain the scope of his strategy for the Middle East and the Muslim world. President Obama seeks, as did Presidents Reagan and Nixon with China and the Soviet Union, to impact the region as a whole. The Iran deal, even if major, is just one of several vehicles that would help achieve this goal.

This article will analyze the strategy of creating an equilibrium between Sunnis and Shiites as a means to promote peace in the Middle East. It will examine the meaning of the strategy in political terms, how realistic it is, and what its future implications might be on the region and on the United States.

The Meaning Of The Equilibrium Strategy In Political Terms

Examining the strategy of equilibrium requires the recollection of some basic information. Within Islam’s approximately 1.6 billion believers, the absolute majority – about 90% – is Sunni, while Shiites constitute only about 10%.  Even in the Middle East, Sunnis are a large majority.

What does the word « equilibrium » mean in political terms? In view of the above stated data, the word « equilibrium » in actual political terms means empowering the minority and thereby weakening the majority in order to progress toward the stated goal. However, the overwhelming discrepancy in numbers makes it impossible to reach an equilibrium between the two camps. Therefore, it would be unrealistic to believe that the majority would accept a policy that empowers its adversary and weakens its own historically superior status.

Implications For The Region

Considering the above, the implications of the equilibrium strategy for the region might not be enhancing peace as the President well intends; rather, it might intensify strife and violence in the region. The empowered minority might be persuaded to increase its expansionist activity, as can be already seen: Iran has extended its influence from Lebanon to Yemen. Iranian analyst Mohammad Sadeq al-Hosseini stated in an interview on September 24, 2014, « We in the axis of resistance are the new sultans of the Mediterranean and the Gulf. We in Tehran, Damascus, [Hizbullah’s] southern suburb of Beirut, Baghdad, and Sanaa will shape the map of the region. We are the new sultans of the Red Sea as well » (MEMRITV Clip No. 4530). Similarly, in a statement dedicated to the historically indivisible connection between Iraq and Iran, advisor to President Rouhani Ali Younesi stressed that, « Since its inception, Iran has [always] had a global [dimension]; it was born an empire » (MEMRI Report No. 5991).

In view of this reality, this strategy might create, against the President’s expectations, more bitterness and willingness on the part of the majority to fight for their status. This has already been realized; for example, when Saudi Arabia intervened in Yemen after facing the Houthi/Shiite revolution, which it perceived as a grave danger to its survival, and created a fighting coalition within a month to counter it. Similarly, Saudi Arabia has previously demonstrated that it regards Bahrain as an area where any Iranian attempt to stir up unrest will be answered by Saudi military intervention. According to reports, Saudi Arabia has been supporting the Sunni population in Iraq, and in Lebanon, a standstill has resulted because Saudi Arabia has shown that it will not give up – even in a place where Iranian proxy Hizbollah is the main power. Hence, the strategy of equilibrium has a greater chance of resulting in the eruption of regional war than in promoting regional peace.

Implications For The United States

Moreover, this strategy might have adverse implications for the United States and its interests in the Sunni Muslim world: those countries that feel betrayed by the strategy might, as a result, take action against the United States – hopefully only politically (such as changing international alliances) or economically. These countries might be careful about their public pronouncements and might even voice rhetorical support to U.S. policy, as the GCC states did on August 3, but the resentment is there.

Realpolitik Versus Moral Considerations

The analysis presented here is based on principles of realpolitik: in politics, one does not align with the minority against the majority. However, sometimes other considerations take precedence. Morality is such an example: the Allies could not refrain from fighting Nazi Germany because it was a majority power – ultimately, they recognized the moral obligation to combat the Third Reich. However, with regard to the Middle East, the two adversaries are on equal standing: the Islamic Republic of Iran is no different than the Wahhabi Kingdom of Saudi Arabia. President Obama and Secretary Kerry would be wrong to think that Mohammad Javad Zarif, the sophisticated partygoer in New York City, represents the real Iran. Zarif, his negotiating team, and President Rouhani himself, all live under the shadow and at the mercy of the Supreme Leader, the ayatollahs, and the IRGC.

« It is worth noting that the first Islamic State created in the Middle East in the last 50 years was not the one created in the Sunni world in 2014 and headed by Abu Bakr al-Baghdadi. » Rather, it was the Islamic Republic of Iran created in 1979 by Ayatollah Ruhollah Khomeini and currently ruled by his successor, Supreme Leader Ali Khamenei, who maintains – even following the Iran deal – the mantra « Death to America, » continues to sponsor terrorism worldwide, and commits horrific human rights violations.

*Yigal Carmon is President and Founder of MEMRI; Alberto M. Fernandez is Vice President of MEMRI.

Voir par ailleurs:

L’Allemagne repentie menace l’Europe
Ivan Rioufol

11 septembre 2015

Qui arrêtera cette folie ? La prodigue Union européenne (UE) met le destin des peuples à l’encan en applaudissant, derrière l’Allemagne exaltée, à l’invasion des clandestins qui forcent les portes de Schengen. Des libérateurs ne seraient pas mieux acclamés. Or ils sont des millions, dans les pays arabo-musulmans, à vouloir gagner l’UE enivrée de ses vertus. Cette semaine, la petite île grecque de Lesbos était submergée par 20 000 «  migrants ». Les barrières volent en éclats, depuis qu’Angela Merkel a promis de recevoir 800 000 demandeurs d’asile cette année. François Hollande s’est engagé pour 24 000 personnes en deux ans. Peu importe les chiffres : les feux sont passés au vert, sans discernement ni recul. Les commissaires de Bruxelles, qui ont toujours appelé de leurs vœux une immigration massive, sans se soucier de son intégration culturelle, sont complices du bouleversement identitaire enclenché.

La propagande émotionnelle s’est emballée, après la diffusion de la photo d’un corps d’enfant échoué sur une plage turque. Depuis, les « humanistes » de tréteaux, artistes ou politiques, moralisent sur la « fraternité humaine » en exposant publiquement leur grande bonté. Ils accusent évidemment l’Occident d’être coupable des désastres qui frappent l’Afghanistan, l’Irak, la Syrie, la Libye, etc. Persuadés d’avoir raison, ils exigent des excuses de ceux qui ont soutenu, depuis le 11 septembre 2001, les résistances aux offensives du nazislamisme. Ils crachent par habitude sur les États-Unis et leurs alliés, mais ignorent le totalitarisme coranique, responsable du chaos. Combien de soldats de Daech, infiltrés parmi ces exilés ? L’État islamique avait promis, début 2015, d’utiliser la bombe migratoire pour déstabiliser l’Europe. Mais cela fait longtemps que l’aveuglement narcissique berce les beaux parleurs.

Il suffit d’observer la jubilation des idéologues de l’égalitarisme, de l’indifférenciation et de l’homme remplaçable pour les tenir comme inspirateurs de la béatitude des dirigeants et les médias du camp du Bien.

Voir de même:

Angela Merkel, merci pour vos maladresses !
Ivan Rioufol

14 septembre 2015
Les « humanistes » sont des dangers publics, quand ils ne voient pas plus loin que leurs psychés. Lorsqu’ils se mêlent de diriger des pays, voire l’Union européenne elle-même, ils montrent leur inconsistance en se révélant incapables de prévoir les conséquences de leurs élans compassionnels. L’ahurissante légèreté Angela Merkel, qui a ouvert ses frontières aux « migrants » sous les hourras des belles âmes, restera probablement comme l’aboutissement de la régression politique réduite aux pulsions émotives. La décision de la chancelière, ce week-end, de rétablir le contrôle aux frontières de son pays soudainement envahi signe sans doute la fin des utopies sur l’accueil pour tous, dont elle était devenue l’étendard. Elle justifie sa volte-face par le fait que Schengen a démontré qu’il ne maîtrisait pas l’immigration et laissait passer, à côté des réfugiés politiques, beaucoup de faussaires. Mais cette situation, décrite ici depuis le début, est connue de tous depuis toujours. Elle  n’est d’ailleurs pas un obstacle pour la France, qui se flatte d’accueillir et de prendre en charge des « réfugiés » dont rien ne dit qu’ils le sont tous.  Il suffit de relire les dithyrambes de la presse française pour se désoler de la capitulation de l’esprit critique dans une large partie de la profession. « L’incroyable madame Merkel », « La dame de cœur », « le futur prix Nobel de la paix », auront été quelques-uns des lauriers tressés par le camp du Bien, dans un manichéisme  réservant aux pays récalcitrants, et singulièrement au premier ministre hongrois Viktor Orban, toutes les réprobations morales.

Disons les choses comme elles se présentent : le revirement allemand couvre de ridicule les sermonneurs qui ont semé la tempête migratoire. Le ministre de l’Intérieur français, Bernard Cazeneuve, qui entend faire de la « pédagogie » pour expliquer sa politique d’accueil, ne peut que s’enliser dans une propagande irréfléchie qui n’a évidemment pas le soutien de l’opinion. Incapable idéologiquement de concevoir la moindre vertu aux frontières nationales, il parle d’ouvrir en Grèce, en Italie et en Hongrie des « hot spots », en collaboration avec l’Union européenne. Mais cette dernière se dévoile, avec l’Allemagne immature et la France suiveuse, comme autant de dangers pour l’Europe, fragilisée par quarante ans d’immigration de peuplement et de multiculturalisme imposé. Le cynisme mercantile du président du Medef, Pierre Gattaz, qui salue une « opportunité » dans l’arrivée d’une main d’oeuvre docile, est une autre agression pour les Français soucieux de préserver la cohésion de leur nation ouverte. En réalité, l’effet de cet excès de xénophilie est, dès à présent, de replacer au cœur du débat public des sujets évacués : l’immigration, le retour aux frontières, la préférence nationale, l’expulsion effective des migrants économiques et des clandestins. Sans parler de la faillite des partis politiques et de l’Union européenne elle-même. Dans le fond, merci Angela Merkel pour tant de maladresses !

Voir de plus:

Exclusif. Deux terroristes présumés arrêtés à la frontière hongroise
Pierre-Alexandre Bouclay
Valeurs actuelles
23 Septembre 2015

Terrorisme. Deux meneurs des affrontements ayant eu lieu à la frontière serbo-hongroise (à Horgos et à Röszke) viennent d’être identifiés par la police hongroise, comme des terroristes qui s’apprêtaient à commettre des actions sur le sol européen.
Le 16 septembre, Yacir et Ahmed H. ont été interpellés alors que, munis de mégaphones donnant des ordres en arabe et en anglais, ils encadraient les émeutiers qui tentaient d’entrer en Hongrie par la force.

D’après le portail d’information Alfahir.hu, c’est un immigré illégal, manifestement chrétien, qui a reconnu Ahmed H. et envoyé des photos accablantes à la police. On y voit Ahmed H en Syrie brandissant une kalachnikov ou partageant un moment de repos au milieu d’un groupe de djihadistes.

D’après la police hongroise, Ahmed H aurait participé au meurtre de plus de cinquante personnes. Le témoin a révélé que celui-ci avait la réputation d’un « boucher sanguinaire, assassin notoire, tortionnaire ». Après enquête, selon la police, le terroriste présumé, loin d’être un malheureux réfugié, possède une maison à Chypre, un bateau, cinq voitures et venait d’investir 90 000 euros dans la construction d’une nouvelle demeure.

Plus grave, il était lié au Tabligh Jamaat, un groupe fondamentaliste islamiste. Il aurait combattu au sein de l’armée syrienne libre, puis dans les rangs du front al-Nosra (branche syrienne d’Al-Qaeda). Une information annoncée par la police hongroise.

Il a été arrêté en possession de sept passeports, tous munis de visas Schengen. Il préparait, d’après la police hongroise, des actions terroristes sur le sol européen.

Viktor Orban, le premier ministre hongrois, vient de confirmer ce mercredi, que les services spéciaux avaient déjà arrêté plusieurs terroristes.

De notre envoyé spécial en Hongrie, Pierre-Alexandre Bouclay

‘We’re going to be the majority soon!’ Furious Muslim parents taunt New Jersey school board over religious holiday closure
Muslim families had wanted Jersey City schools to shut on September 24 in observance of Eid al-Adha holiday
After initially approving the move, the state’s school board voted to keep the schools open so as not to disrupt the lives of non-Muslim families
Several Muslim parents who attended the meeting screamed in rage
One woman in a purple head scarf told the board: ‘We’re no longer the minority, that’s clear from tonight. We’re going to be the majority soon’
Muslim students who choose to stay home on Thursday will not be penalized, the board said
Snejana Farberov

Dailymail.com

23 September 2015

Tempers flared at a school board meeting in New Jersey when a room crowded with Muslim parents learned that schools will remain open during Thursday’s religious holiday of Eid al-Adha.

Several of the Muslim parents and children screamed in rage and openly wept when the board announced its decision.

At one point, a young woman in a purple head scarf took the microphone and told them: ‘We’re no longer the minority, that’s clear from tonight. We’re going to be the majority soon.’
Enraged: Muslim parents in Jersey City were furious to learn during a school board meeting September 17 that local schools will remain open during the holiday of Eid al-Adha

RELIGIOUS POPULATIONS IN JERSEY CITY BY NUMBERS
New Jersey as a whole boasts the second largest Muslim population in the US after Michigan.

In New Jersey, 4.2 per cent of residents who say they are religious are Muslim Americans, according to the latest U.S. Religions Census.

The city, which has 257,000 residents, is considered one of the most ethnically diverse in the Nation.

Of those who say they are religious, 3.3 per cent are Jewish American. There are also established Evangelical Protestant and Orthodox communities.

Pakistani, Bangladeshi, and Arab Americans compose a significant proportion of Jersey City’s Muslim population.

A Jewish parent who attended the meeting said some people in his community felt they were being discriminated against because the Jewish holidays of Rosh Hashanah and Yom Kippur were not on Jersey City’s official school closure list.

Meanwhile just across the Hudson River in New York City, schools will be closed for Eid Al-Adha for the first time as a result of a change put in place by Mayor Bill de Blasio in March.

The Jersey City Board of Education had originally proposed to close local schools on September 24 to allow Muslim children to observe the holiday.

The City Council unanimously voted in favor of the closure two weeks ago.

However, during the contentious four-hour meeting held last Thursday, the board voted to keep Jersey City schools open so as not to cause disruptions for non-Muslim families, reported NBC New York.

Silver lining: The board noted that Muslim students who choose to take Thursday off to observe the holiday will not be penalized

Practical concerns: Board member Gerald Lyons told the crowd closing Jersey City schools on such a short notice would cause hardship for non-Muslim families
‘Doing this at this point on six days’ notice for this upcoming holiday is going to cause undue hardship on 5,000 to 10,000 people, who are going to have to scramble to get coverage for their children,’ board member Gerald Lyons told the meeting.

Board members said that Muslim students who choose to take Thursday off to observe Eid al-Adha will not be penalized.

The school board is expected to review its religious holiday policy later this year.

Eid al-Adha, also known as the Feast of Sacrifice, is the second of two religious holidays celebrated by Muslims around the world to mark the end of the holy month of Ramadan.

Voir enfin:

Our Far-Flung Correspondents August 31, 2015 Issue
The Other France
Are the suburbs of Paris incubators of terrorism?
George Packer

The New Yorker

August 31, 2015

Although the alienated, impoverished immigrant communities outside Paris are increasingly prone to anti-Semitism, the profiles of French jihadists don’t track closely with class. Many of them have come from bourgeois families. Credit Photograph by Arnau Bach For The New Yorker
Fouad Ben Ahmed never paid much attention to Charlie Hebdo. He found the satirical magazine to be vulgar and not funny, and to him it seemed fixated on Islam, but he didn’t think that its contributors did real harm. One of its cartoonists, Stéphane Charbonnier, also drew for Le Petit Quotidien, a children’s paper to which Ben Ahmed subscribed for his two kids. On January 7th, upon hearing that two French brothers with Algerian names, Saïd and Chérif Kouachi, had executed twelve people at the Charlie Hebdo offices—including Charbonnier—in revenge for covers caricaturing Muhammad, Ben Ahmed wrote on Facebook, “My French heart bleeds, my Muslim soul weeps. Nothing, absolutely nothing, can justify these barbaric acts. Don’t talk to me about media or politicians who would play such-and-such a game, because there’s no excuse for barbarism. #JeSuisCharlie.”

That night, Ben Ahmed left his house, in the suburbs outside Paris, and went into the city to join tens of thousands of people at a vigil. He is of Algerian and Tunisian descent, with dark skin, and a few white extremists spat threats at him, but Ben Ahmed ignored them—France was his country, too. On January 11th, he joined the one and a half million citizens who marched in unity from the Place de la République.

Ben Ahmed’s Facebook page became a forum for others, mostly French Muslims, to discuss the attacks. Many expressed simple grief and outrage; a few aired conspiracy theories, suggesting a plot to stigmatize Muslims. “Let the investigators shed light on this massacre,” Ben Ahmed advised. One woman wrote, “I fear for the Muslims of France. The narrow-minded or frightened are going to dig in their heels and make an amalgame”—conflate terrorists with all Muslims. Ben Ahmed agreed: “Our country is going to be more divided.” He defended his use of #JeSuisCharlie, arguing that critiques of Charlie’s content, however legitimate before the attack, had no place afterward. “If we have a debate on the editorial line, it’s like saying, ‘Yes—but,’ ” he later told me. “In these conditions, that is unthinkable.”

Ben Ahmed, who is thirty-nine, works as a liaison between residents and the local government in Bondy—a suburb, northeast of Paris, in an area called Department 93. For decades a bastion of the old working class and the Communist Party, the 93 is now known for its residents of Arab and African origin. To many Parisians, the 93 signifies decayed housing projects, crime, unemployment, and Muslims. France has all kinds of suburbs, but the word for them, banlieues, has become pejorative, meaning slums dominated by immigrants. Inside the banlieues are the cités: colossal concrete housing projects built during the postwar decades, in the Brutalist style of Le Corbusier. Conceived as utopias for workers, they have become concentrations of poverty and social isolation. The cités and their occupants are the subject of anxious and angry discussion in France. Two recent books by the eminent political scientist Gilles Kepel, “Banlieue de la République” and “Quatre-vingt-treize” (“Ninety-three”), are studies in industrial decline and growing segregation by group identity. There’s a French pejorative for that, too: communautarisme.

After the Charlie massacre—and after a third terrorist, Amedy Coulibaly, gunned down a black policewoman outside a Jewish school and four Jews at a kosher supermarket—there was a widespread feeling, in France and elsewhere, that the killings were somehow related to the banlieues. But an exact connection is not easy to establish. Although these alienated communities are increasingly prone to anti-Semitism, the profiles of French jihadists don’t track closely with class; many have come from bourgeois families. The sense of exclusion in the banlieues is an acute problem that the republic has neglected for decades, but more jobs and better housing won’t put an end to French jihadism.

Ben Ahmed has lived in the 93 his entire life. A few years ago, he and his wife, Carolina, and their two children moved into a small house near Charles de Gaulle Airport. They wanted to be near a private school that the children attend, because most public schools in the 93 are overcrowded and chaotic, and staffed by younger, less qualified teachers. Ben Ahmed spent his teens in one of the toughest suburbs, Bobigny, in a notorious cité called l’Abreuvoir. During his twenties and early thirties, Ben Ahmed was employed by the Bobigny government as a community organizer, working with troubled youth—some of them his friends and neighbors, many just out of prison or headed there. His authority on life in the cités exceeds that of any scholar.

“First, I’ll read the minutes from your last weddings.”Buy the print »
After the attacks, Ben Ahmed wrote an open letter to President François Hollande titled “All Partly Responsible, but Not Guilty.” He identified himself as a banlieue resident who had often “seen death a few metres from me.” He wrote about the problems of joblessness, discrimination, and collective withdrawal from society. He recalled that, in October, 2001, a soccer game in Paris between France and Algeria—the first such match since Algerian independence, in 1962—had to be called off when thousands of French youths of North African origin booed the “Marseillaise” and invaded the field, some chanting, “Bin Laden, bin Laden!” The French public responded with righteous revulsion. “The problem was before our eyes,” Ben Ahmed wrote. “But instead of asking good questions, we chose stigmatization, refusal of the other.” He went on, “The split was born on that day, the feeling of rejection expressed by the political class, when we could have asked other questions: What’s wrong? What’s the problem?”

Ben Ahmed wears sharp dark suits, even on weekends, as if such formality were the only way for an Arab from the 93 to be taken seriously. When I met him, soon after the attacks, he told me, “In French, we say, ‘Clothes don’t make the monk’—but they do, unfortunately.” For the same reason, he always speaks proper French, not the accented slang of the banlieues. He shaves his head close, the black stubble of his hairline descending to a widow’s peak. He has a broad, boyish face and a disarming smile; as he shuttles around the 93, with quick, lock-kneed strides, he seems to know everyone by name. But as a youth in l’Abreuvoir he had to learn to fight—he trained at boxe française, a form of kickboxing—and his eyes can turn hooded and flat under stress. Two years ago, upon entering a cinema with his children, Ben Ahmed noticed that a patron was carrying a shotgun. (The man was out to settle scores with his wife and her lover.) Ben Ahmed told his children to lie down, stalked the gunman for thirty feet, then grabbed him from behind and took him to the floor in a Brazilian-jujitsu chokehold. After security guards arrived, Ben Ahmed escorted his children into a screening of “Man of Steel.”

Ben Ahmed had been nurturing political ambitions, and the incident made him a neighborhood hero. He decided to run for local office. “I have an ability to talk with everyone, because I respect the other,” he told me. “I think there’s always some good at the bottom of everyone.” Ben Ahmed’s wife and friends consider him a little naïve, but naïveté is almost a requirement for a banlieue Muslim entering French politics during a national-identity crisis.

The highway that encircles Paris is known as the Périphérique. Entering or leaving the suburbs is often called “crossing the Périphérique,” as if it were a frontier. Banlieue residents joke that going into Paris requires a visa and a vaccination card. Mehdi Meklat, a young writer at Bondy Blog, which reports on the banlieues, told me, “There are two parallel worlds.” He called the dynamic between Paris and the suburbs “schizophrenic.”

The R.E.R., the rail network linking Paris to its suburbs, takes you from the Gare du Nord to Ben Ahmed’s station in just nineteen minutes. The trip begins in a tunnel, and when the train emerges the boulevards lined with bistro awnings are gone. Even the weather seems different—damp and murky, with a wind blowing from the southwest. (The suburbs of the 93 grew around factories that had been situated northeast of Paris in order to allow industrial smells to drift away from the City of Light.) The rail tracks cut through a disordered landscape of graffiti-covered walls, glass office buildings, soccer fields, trash fires, abandoned industrial lots, modest houses with red tile roofs, and clusters of twenty-story monoliths—the cités.

The banlieues are far more diverse than the ghettos of American cities. On the R.E.R., I saw a man speaking Tamil on his cell phone; an Asian woman watching her two boys; North African women in every variety of hijab, or in none; an elderly white man; a black man in a blazer reading the sports section; an Arab begging in the aisle with a child in his arms. Wealthy neighborhoods stand next door to poor ones, privately owned houses are interspersed with housing projects, and people of every color and religion shop in the commercial centers. In a dingy little restaurant in Montreuil, on an empty street near a cité, Arab men were served by a white waitress. The banlieues have housed generations of immigrants, and the older tide of Portuguese, Italians, and Poles hasn’t completely gone out with the more recent waves of Arabs, Africans, and Chinese. The suburbs are thought to remain majority white, though no one knows for sure because, in France, collecting statistics by ethnicity or religion is illegal. (A precise count isn’t necessary for the cités: they are overwhelmingly Arab and black.)

Fouad Ben Ahmed, a lifelong banlieue resident, wrote of the Charlie Hebdo attacks, “My French heart bleeds, my Muslim soul weeps.” Photograph by William Daniels / Panos for The New Yorker
For all their vitality, the banlieues feel isolated from the city, and from France itself. Parisians and tourists rarely visit them, and residents complain that journalists drop in only to report on car burnings and drug shootings. The suburb Clichy-sous-Bois—the scene, in 2005, of youth riots that spread across the country—has tried to raise revenue by offering a tour de banlieue for curious outsiders. Many suburban residents, meanwhile, never even think of going to Paris. Compared with American slums, the banlieues have relatively decent standards of housing and safety, but the psychological distance between the 93 and the Champs-Elysées can feel insuperable—much greater than that between the Bronx and Times Square. The apartment blocks in the cités, often arranged around a pharmacy, a convenience store, and a fast-food joint, look inward. Many have no street addresses, obvious points of entry, or places to park. The sense of separation is heightened by the names of the surrounding streets and schools, preserved from a historical France that has little connection to residents’ lives. The roads around Gros Saule—a drug-ridden cité where the police dare not enter—include Rue Henri Matisse and Rue Claude Debussy.

“It’s a social frontier,” Badroudine Abdallah, Mehdi Meklat’s colleague at Bondy Blog, said. “It’s not just about being black or Arab. It’s also about having relationships at your disposal, a network.” Meklat and Abdallah, who are in their twenties, told me about weeklong internships required of French ninth graders. Most of their classmates ended up in lousy little bakeries or pharmacies, or with nothing, because corporations wouldn’t answer queries from the children of immigrants in the 93.

Being from the banlieues is a serious impediment to employability, and nearly every resident I met had a story about discrimination. Fanta Ba, the daughter of Senegalese immigrants, has taken to sending out job applications using her middle name, France, and Frenchifying her last name to Bas, but she remains out of work. Whenever she hears of a terrorist attack in France, she prays, “Don’t let it be an Arab, a black, a Muslim.” On January 7th, she turned off the TV and avoided Facebook for two days. She couldn’t bear to rewatch the violent images or hear that all Muslims bore some responsibility. “To have to say, ‘I am Charlie’ or ‘I am a Muslim and I condemn this’—it’s too much,” she said. “It wasn’t me. I asked myself, ‘How will this end? Are they going to put crosses on the apartment doors of Muslims or Arabs?’ ”

Ben Ahmed has a friend from Bobigny named Brahim Aniba, an accountant who, like many banlieue residents, once endured a period of unemployment. To receive state benefits, he had to meet with a job counsellor. Aniba told me that the counsellor, wanting to help, said, “You don’t have an aunt who lives in Paris or somewhere else? Because Bobigny—really? Cité Grémillon?” This was the French equivalent of Shitsville. The counsellor advised, “If you have an address in Paris, a post-office box, just to receive mail, it’s better. And then the family name, Aniba—it’s O.K., but the first name, Brahim, use ‘B.’ ”

“Madame, why don’t I just drop my pants instead?” Aniba said.

Simply defining who is French can make small talk tricky. When people ask Widad Ketfi, a thirty-year-old journalist, where she’s from, she replies, “Bondy,” but that never ends the conversation. “Of what origin?” “French.” “Where are your parents from?” “France!” Even citizens of immigrant descent often identify whites with the term Français de souche—“French from the roots.” The implication is that people with darker skin are not fully French.

Fanta Ba said, “You do everything for France, to be accepted, but you feel you’re not welcome.” This is especially true for Muslims. In a poll taken by Le Monde after the attacks, a majority of respondents agreed that Islam is incompatible with French values. In a cité like Trappes, where Ba grew up, some Muslims have separated from French society: women are disappearing under the black abaya; men are dropping out of school to sell Islamic clothing online. Ba doesn’t cover her hair, but she has become more observant as she struggles with being jobless and alone. Withdrawal, she said, was often a reaction to exclusion.

In the 2012 elections, nine of the five hundred and seventy-seven seats in France’s National Assembly were won by nonwhite candidates—an increase of eight seats. France remains a caste society where social capital is king. It’s ruled by les énarques—graduates of the prestigious École Nationale d’Administration, in Strasbourg. According to Laurent Bouvet, a political scientist, an élite degree is the only guarantee of finding a good job in a country that’s mired in economic torpor. This is increasingly true in America, too, but the U.S. absorbs immigrants far more easily than France. What the two countries have in common—and what makes them unique—is a national identity based not just on history, blood, soil, and culture but on the idea of popular sovereignty. In France, this is called republicanism, and in theory the idea is universal. In practice, being part of the French republic has to do not just with democracy and secularism but also with what you wear, what you eat, and what you name your children.

In 2007, a national immigration museum opened in the Porte Dorée, an Art Deco palace in eastern Paris which was built for a colonial exposition in 1931. Tradition requires French Presidents to inaugurate national museums, but Nicolas Sarkozy, who had used immigration as a wedge issue in his election campaign, refused to attend. The Musée de l’Histoire de l’Immigration opened without official ceremony. (Last December, after seven years, Hollande, a Socialist, finally inaugurated it.) When I went to the museum, in February, there were few visitors, and many Parisians remain unaware of its existence.

That struck me as a missed opportunity, for the exhibitions tell a rich story, going back to the mid-nineteenth century, when France was receiving new immigrants while the rest of Europe was creating them. As recently as the nineteen-thirties, France had the world’s highest number of immigrants per capita. The museum’s placards offer historical reassurance: “The figure of the unassimilable foreigner accompanies every wave of immigrants. From the Italians at the end of the nineteenth century to the Africans of today, the stereotypes hardly change: immigrants are too numerous, carriers of disease, potential criminals, aliens in the body of the nation. This xenophobia, recurring in times of crisis, is often paired with anti-Semitism and fed by racism.”

The least digestible aspect of France’s colonial past is Algeria. When Algeria was settled by Europeans, in the early nineteenth century, it became part of greater France, and remained so until 1962, when independence was achieved, after an eight-year war in which seven hundred thousand people died. It’s hard to overstate how heavily this intimate, sad history has been repressed. “The Battle of Algiers,” the filmmaker Gillo Pontecorvo’s neo-realist masterpiece about insurgency, counterinsurgency, terrorism, and torture in Algiers, was banned in France for five years after its release, in 1966, and it remains taboo there. On October 17, 1961, during demonstrations by pro-independence Algerians in Paris and its suburbs, the French police killed some two hundred people, throwing many bodies off bridges into the Seine. It took forty years for France to acknowledge that this massacre had occurred, and the incident remains barely mentioned in schools. Young people in the banlieues told me that colonial history is cursorily taught, and literature from former colonies hardly read.

Andrew Hussey, a British scholar at the University of London School of Advanced Study in Paris, believes that the turmoil in the banlieues—periodic riots, car burnings, brawls with cops—is one more front in the long war between France and its Arabs, especially Algerians. The aim of the violence isn’t reform or revolution but revenge. “The kids in the banlieues live in this perpetual present of weed, girls, gangsters, Islam,” he said. “They have no sense of history, no sense of where they come from in North Africa, other than localized bits of Arabic that they don’t understand, bits of Islam that don’t really make sense.”

Hussey’s recent book, “The French Intifada,” describes the conflict in such dire terms that his French publisher refused to release a translation. His banlieue research is less nuanced than that of Kepel (the phrase “French intifada” drew laughs of disbelief when I mentioned it to some banlieue residents), but it’s vivid and firsthand. The book opens with an eyewitness account of an eight-hour battle, in the Gare du Nord in 2007, between cops and banlieue kids who shout, in Arabic, “Fuck France!” Hussey writes, “This slogan—it is in fact more of a curse—has nothing to do with any French tradition of revolt.” But his portrait leaves out all the banlieue residents who are trying to be both Muslim and French—people like Fouad Ben Ahmed.

One night, at a Thai restaurant in the suburb of Aulnay-sous-Bois, Ben Ahmed said, “I barely know my history. It’s not taught, and because it’s painful my mother and my grandfather never told me.” Still, he knew the basics of the French-Algerian War, and he spoke about the pieds-noirs—French settlers in Algeria who, after independence, fled what they considered their homeland—and the Harkis, Algerian Muslims who supported French rule and were demonized by other Algerians. At the end of the war, neither country made a place for citizens with conflicting allegiances and identities: Algeria became an Arab state, and France cauterized its wounds by pretending that the conflict hadn’t happened. Among the pieds-noirs, Harkis, and Algerians who immigrated to France for economic reasons, guilt and recrimination have impeded a candid reckoning with their shared pasts. Ben Ahmed said, “And since neither our parents nor the state tells us this history, other people come along to tell us lies in order to justify things that are unjustifiable.” He meant jihadists.

Ben Ahmed’s grandfather was an Algerian who enlisted in the French Army and immigrated to the Paris banlieues in 1958. Most immigrants of that period entered France as laborers—factory hands, street-cleaners—and lived in shantytowns. Their presence was expected to be temporary. When it became clear that most of the immigrants weren’t returning home, the shantytowns were cleared and the workers were moved into the cités. Ben Ahmed’s grandfather, with his military pay, was able to afford a small house in the 93. Ben Ahmed’s mother was a secretary in a metallurgical factory; his father disappeared when Fouad was two. He grew up in relative ease in his grandparents’ house until 1989, when they sold it. Ben Ahmed was thirteen.

At the time, his mother was unemployed, and she and Fouad had to move to l’Abreuvoir, the cité in Bobigny. L’Abreuvoir had been considered innovative when it was built, in the sixties, with undulating rows of four-story low-rises and green circular towers. But by the nineties it had become a center of heroin trafficking. Once, Ben Ahmed walked into the lobby of his building and saw a man holding a bag of drugs and a wad of cash. “Get out of here, or I’ll take care of you,” the man said. Ben Ahmed fled.

“Sorry! Traffic was awful and also I left really late.”Buy the print »
He was an indifferent student, forced to repeat several grades, but his mother made him stick with it, because her welfare benefits would drop if he quit school. He helped support her and his little brother by delivering washing machines to Paris apartments. Some of his friends were drug dealers, and Ben Ahmed might have become a criminal, too, had he not met Carolina, the daughter of political refugees from Chile. When they were eighteen, she told Ben Ahmed to choose between his crowd and her. With Carolina’s help, he finished high school, got a college degree in social management, and became a youth organizer.

One youth Ben Ahmed tried to help was J.-P., a wild kid from Salvador Allende, another cité in Bobigny. Ben Ahmed, twelve years older, had known J.-P. almost since birth. (“Bobigny is like a village,” J.-P. said.) J.-P. was a métis: Arab father, white mother. His grandfather had emigrated from Algeria in 1954, and became a street-cleaner. His father belonged to what J.-P. called “an uprooted generation, with their ass on two chairs”—unwanted by both the old country and the new. J.-P.’s father is still alive, but most of his father’s friends died young, from violence, drugs, or AIDS. J.-P. grew up a tattooed devotee of “Scarface” and Tupac Shakur. At fourteen, he was expelled from school and began selling drugs and stealing. “When people lay down the law with violence, to get the last word you have to be the most violent,” J.-P. said. He didn’t see himself as a victim. “I was a little asshole. I chose to get into it. I should’ve tried not to go down that path. The problem is why the path’s there at all.”

We drove around the 93 in Ben Ahmed’s Citroën. J.-P.—light-skinned, ripped jeans, bad teeth—sat in back. He never took out his earphones, and he often withdrew into a haze, only to emerge with full powers of focus and articulation. He had been imprisoned three times since 2010. His first conviction, he said, had involved “a little of everything—weapons possession, violence, buying drugs.”

Ben Ahmed recalled that he and J.-P. knew a teen-age girl whose boyfriend was a thug. Ben Ahmed advised the girl to be careful, and, when word got back to the boyfriend, he confronted Ben Ahmed: “What the fuck do you want?” The next night, Ben Ahmed asked a friend in the boyfriend’s cité to go with a few others to calm the guy down. When the boyfriend saw the group approaching, he pulled out a pistol and fired warning shots.

“Sometimes it’s hard—wanting to try to help certain people and finding yourself in a situation that’s difficult,” Ben Ahmed told me.

“Two years later, I slept with the girl,” J.-P. said, laughing. “The same guy shot me in the leg.”

“What’s also hard is for someone like me who wants to help J.-P.,” Ben Ahmed said. “Sometimes you feel people aren’t ready to be helped.”

“Hey, you’re starting to annoy me,” J.-P. said. “Give me a hundred thousand euros. That would help!” He complained that his stomach was growling. We dropped him off at a Senegalese cafeteria.

“You’re very intelligent but wrong in the head,” Ben Ahmed said to him.

“I like my life,” J.-P. said. “It’s never too late to change.” He walked away, with a slight limp.

“I’m afraid he’ll end badly,” Ben Ahmed said.

In 2004, the French parliament passed a law forbidding religious symbols in public schools. The law emerged in response to Muslim girls coming to class with their hair covered. The legislation affirmed the century-old French concept of laïcité, or secularism, which enshrines state neutrality toward religion and prevents religion from intruding into the civic space. (In America, the intent of secularism was nearly the reverse, prohibiting state interference in religion.) But many French Muslims interpreted the ban as an act of gratuitous hostility. Some of them told me, inaccurately, that the law had made an exception for the Jewish kippah.

“School is a sacred space in republican theory—it’s the church of the republic,” Vincent Martigny, a political scientist at the École Polytechnique, outside Paris, said. “School is the place where an individual, especially a child, becomes a citizen, which is a superior form of the individual.” Martigny noted that rigid republicanism coexists in France with public support for cultural diversity—in cinema, in local festivals. But in an era of insecurity France is undergoing what he called “moral panic attacks.” In a recent poll in Le Monde, forty-two per cent of respondents said that they no longer felt at home in France.

After the Charlie killings, dozens of mosques around France were defaced, and in a few cases fired upon. Veiled girls and women were harassed. Some French Muslims complained that, while the government sent armed soldiers to guard Jewish sites, Muslim sites were initially left unprotected. The complaint, though accurate, obscured key differences of degree and kind: Jews, who represent less than one per cent of the French population, are the victims of half the country’s hate crimes, and in recent years they’ve been the repeated targets of murderous violence.

On January 8th, there was a nationwide minute of silence for the Charlie victims. At least a hundred incidents were reported of students in banlieue schools refusing to observe it. People in the 93 explained that some rebellious kids were just acting out. But the public was outraged. Sarkozy, eying another shot at the Presidency in 2017, demanded that schools stop serving halal food—if Muslim kids didn’t want to eat pork, they could forgo eating.

Hélène Kuhnmunch teaches history in a vocational high school in Colombes, a banlieue northwest of Paris. The vocational schools are despised, she said, as tools of “exclusion from the system,” and they have few resources. Kuhnmunch is a fifteen-year veteran who teaches banlieue youths because she loves their humor and energy. In 2008, she and a group of immigrant kids made a documentary film about the Franco-Algerian history that lay buried in the children’s families. One boy discovered that his father had been among the Algerians thrown by police into the Seine. (He survived.)

Kuhnmunch said that her students responded to the Charlie attacks with defensiveness, adding, “This wasn’t new, this feeling of always being pushed back on their origins, their religion, of being insulted.” Kuhnmunch, who lives in Paris, did not attend the unity march at the Place de la République, because she knew “that the banlieues would not be there.” She spent that day gathering material for a class on the attacks.

In school on Monday, a Muslim student raised his hand. “Madame, the cartoons—I was against them,” he said. “But you don’t kill for that.” It saddened Kuhnmunch that he felt compelled to reassure her. Others echoed the conspiracy theories on social media, including one dreamy, funny boy who was among her favorites, but who had closed up in anger. Kuhnmunch turned the discussion to the history of secularism. In the banlieues, laïcité has become synonymous with atheism and Islamophobia. Kuhnmunch told her students about the Edict of Nantes, in 1598, when King Henry IV granted rights to French Protestants for the first time. The class discussed laws, passed in the eighteen-eighties, which eliminated religious education in public schools. She showed her students anti-clerical cartoons from that time, and they analyzed Charlie’s drawings (though not ones of Muhammad) in their political context.

“They realized that the same arguments were made then on the subject of the Catholic religion and in 2004 on this story of the veil,” she said. “And that moved them—that this wasn’t just something against Islam, that it comes out of a tradition.”

J.-P. offered to take me to a mosque in Bobigny. He rarely went there himself; his attachment to Islam had less to do with faith than with cultural identity. One Friday afternoon, he showed up at the concrete shopping mall in the town center wearing a glossy black hooded coat, a long black skirt over gray sweatpants, green-and-yellow sneakers, and earphones—religious gangster attire. We followed a footpath away from the projects, under railroad tracks, up to a scrubby clearing beside a junk yard of decaying freight containers. A double trailer stood next to a white tent. This was the central mosque of Bobigny, a town of fifty thousand people. (A new mosque, planned for years, remained unbuilt.) There was a bottleneck where men streamed through the door of one of the trailers. Women, out of view, were presumably in the other trailer. In the entryway, shoes were piled waist high. We squeezed inside the sanctuary, which had barely eight feet of headroom, and found places at the back.

At least two hundred men were kneeling, heads bowed to the carpet. On the coming Sunday, a few miles away, the magnificent, cavernous churches of Paris would be nearly empty. The imam, an elderly Tunisian who spoke little French, gave the closing prayer. J.-P. kept his earphones in.

Afterward, in the crush at the exit—old North African men, young blacks in street clothes, fundamentalists with long beards in ankle-length skirts—J.-P. introduced me to some of his friends. “Allahu akbar! ” they exclaimed in surprised welcome, but they seemed even more surprised to see J.-P. He said to me, “Not everyone has to be a Muslim in the same way. There are sixty-two approaches to Islam.”

I mentioned a few I knew about, including Sufism and Salafism.

“We’re all Salafists,” J.-P. said. “We all want to live like the companions of the Prophet in the seventh century.”

The Salafists I knew were extreme ascetics—they didn’t drink, smoke, or sleep around. J.-P. enjoyed his “glass of wine,” and had plans to get wasted that very night. His idea of Salafism seemed little more than an aspiration to be a more observant Muslim.

He had hesitated to take me inside a cité—he had too many enemies. Instead of showing me around his own housing project, he led me across the street to a larger block of towers called Chemin Vert. J.-P. knew everyone there, too. “This guy is a big rapper,” he said of a loiterer, who nodded warily. Two young Arabs were hanging out in front of a tower, and J.-P. identified one as a dealer. The other, learning that I had come from America, cried, “Is it true that Tupac is dead?” A group of bearded men from the mosque greeted us. J.-P. introduced me to one of them, joking that the man might be heading off to Syria. The man smiled uneasily.

In the deserted center of Chemin Vert, on a plaza surrounded by eight twenty-story towers, J.-P. stopped walking. “See?” he said. “It closes you off.” The cité felt like the perimeter walls of a prison. Even Brutalist Bobigny had disappeared. J.-P. was gazing at nothing I could discern. The air was dense with rain that wouldn’t fall. “There’s nothing at all for kids,” he said. “I’ve never seen the ‘Mona Lisa.’ I want to see it before I die.”

In the middle of the cité, at a fast-food counter, we ordered lunch: a pile of fried meat covered in processed cheese. J.-P., still wearing earphones, asked the cook what he thought of the Islamic State. The cook said that it was bad. J.-P. agreed, but his politics were heavily inflected with a sense of Muslim oppression. If Muslims wanted to go fight in Syria or Iraq, that was their business. France was different. If someone hurt France, he hurt J.-P., too.

“France is our mother,” J.-P. said as he ate. His own mother was a white Frenchwoman. “Your father, he gives you more—Islam. But your mother is still your mother. And, whatever happens, you’ll love her your whole life. Even if she didn’t cherish you.”

Other Muslims had described themselves as unloved children of the republic. Widad Ketfi, the journalist, said, “If you have children you don’t take care of, a day will come when you tell them, ‘Do this,’ and they’ll say, ‘I don’t give a damn. You’re not my father.’ ” Sometimes French Muslims compete for their father’s love with his other, more favored children—the Jews. Or else they search for another father.

“Islam sometimes brings the radiance and love and affection that the republic doesn’t give,” J.-P. said. He laughed at his own words. “Because me—I’m rotten.”

When I met J.-P., he was looking for work. Eventually, Ben Ahmed helped him find a job as a housepainter, with the city of Bondy. But J.-P.’s life was hardly stable. He had a court date pending—he had been charged with armed assault. He told me that he wasn’t too worried about returning to jail, because he was “four hundred per cent innocent.” The first of his prison terms, he told me, had been in Villepinte, near the airport. Among the inmates was Amedy Coulibaly.

Coulibaly, the French son of Malian parents, grew up in a cité south of Paris. At fifteen, he began a career in armed robbery, and during one of his imprisonments, in 2006, he met a newly converted Islamist named Chérif Kouachi. Both twenty-three, they found a mentor in a veteran jihadist named Djamel Beghal, who had been born in Algeria and had brought radical Islamist views with him when he moved to France, in 1987. Beghal visited Afghanistan and became an Al Qaeda operative in 2000; the following year, he was charged in France with plotting to bomb the U.S. Embassy in Paris. From an isolation cell in prison, he managed to communicate with Coulibaly and Kouachi. At one point, Coulibaly used a smuggled camera to shoot video of the prison’s dismal conditions. The footage aired on French TV.

The leading authority on jihadism in French prisons is an Iranian sociologist in Paris named Farhad Khosrokhavar. For his book “Radicalisation,” published just before the January attacks, he spent three days a week in French prisons for three years, developing a theory of inmate conversion. It happens in stages. Most of the recruits grow up without fathers and without any religious knowledge—only anger and alienation in the banlieues. They fall into crime and end up in prison. J.-P. described the mind-set of some of his fellow-inmates: “I’m in prison, the state is to blame—it pushed me to live this life.” Prisoners watch a lot of TV news, and see war and death in Muslim countries. Someone like Coulibaly, J.-P. said, starts to “mix all this together” and create his own ideology, then “runs across a bad person who influences him.” One former prisoner I met in the 93 explained that Islamists target the fragiles, psychologically weak inmates who never receive visits. They are offered solace, a new identity, and a political vision inverting the social order that places them at the bottom.

As Khosrokhavar analyzes it, prisoners are “born again”: “Through jihadism, they transform the contempt of the others. . . . Once they become jihadists, people fear them. One of them told me, ‘Once they fear you, they cannot be contemptuous toward you anymore.’ ” After converts are released, they go on an “initiation journey” to the Middle East or North Africa, where they become capable of extreme violence. They come to think “that they belong elsewhere, to the Islamic community, and not to the French society.”

“I design retinal-controlled destination-mapping interfaces for self-driving transportation, but not in the traditional sense.”Buy the print »
Khosrokhavar estimates that, of France’s sixty-four thousand prisoners, up to sixty per cent are Muslim. (Muslims are thought to compose only eight per cent of the population.) These inmates are served by fewer than two hundred prison imams, many of whom are older immigrants and unable to understand life in the banlieues. France once had many Islamist mosques, but its internal intelligence service rooted out radical imams, and the country’s mosques are now pointedly apolitical. Recruitment, therefore, happens outside the mosque, in prisons or on the Internet. The conversion process rarely involves more than three people, to thwart infiltration. French intelligence estimates the number of suspected jihadists to be three thousand, in a country of sixty-five million people.

Radicalization, then, is not a mass phenomenon in the banlieues. “There are no jihadi pools,” Jean-Pierre Filiu, an Arabist at the élite Paris Institute of Political Studies, said. Becoming a jihadist is a quantum leap requiring self-isolation, a break with one’s upbringing, and dehumanization of non-Muslims.

In 2007, after Coulibaly was released, he appeared to go straight. He got a short-term job at a Coca-Cola bottling plant, married his girlfriend, Hayat Boumeddiene, in an Islamic ceremony, and met President Sarkozy, at a 2009 event promoting youth employment. But Coulibaly led a double life. He cut himself off from his parents, whom he considered infidels. He stayed in touch with Beghal and Kouachi after their release, meeting in the South of France and supplying them with weapons and money. “When jihadis go on the run, they don’t go to the banlieues,” Filiu said. “They go to the countryside, to a place where you don’t have a Muslim for ten kilometres.”

In 2010, French police arrested Coulibaly again, finding a stash of ammunition in his apartment. He was convicted of plotting to spring from prison an Islamist who had organized bombings around France in 1995, killing eight people. Coulibaly was sent to Villepinte prison, where J.-P. was serving time. They watched TV and competed on a PlayStation. “He was nice, smiling, pleasant,” J.-P. recalled. “I never saw him bother anyone. He never preached. If someone told me this person was capable of doing what happened, I wouldn’t have bet on that horse.” Coulibaly was released early, in March, 2014. He slipped off the police radar, before surfacing just after the Charlie massacre as the Kouachis’ accomplice and a self-proclaimed soldier of the Islamic State.

More than the Kouachi brothers, Coulibaly, who was killed by French police during the standoff at the kosher market, became a subject of fascination in the banlieues. The Kouachis were raised as orphans in a provincial institution, and were radicalized in their early twenties, after the invasion of Iraq, by recruiters in the northeast corner of Paris. For the Kouachis, a jihadist destiny seemed overdetermined. Coulibaly was the son of a factory worker, and was raised by both parents in a cité south of Paris. And he was black. France’s high-profile jihadists had been Arabs, from Zacarias Moussaoui, the thwarted “twentieth hijacker” of September 11th, to Mohammed Merah, who murdered three Jewish schoolchildren, a rabbi, and three paratroopers in the Toulouse area, in 2012. A young man of Malian origin told me that, when Coulibaly’s face appeared on French TV, in front of a homemade Islamic State banner, a friend of his mother’s cried out, “Oh, no—now they’ll accuse us. That’s why I tell you not to hang out with Arabs!”

Mehdi Meklat and Badroudine Abdallah, of Bondy Blog, found Coulibaly such an enigma that they considered writing a novel about him. “He could be someone we know,” Meklat said. And yet Coulibaly had cast himself in the role of a great man. At the kosher supermarket, after killing three customers and an employee, he calmly introduced himself to his fifteen hostages, saying, “Je suis Amedy Coulibaly. I am Malian and Muslim. I belong to the Islamic State.” (Abdallah noted the eerie echo of “Je suis Charlie.”)

In videos made just before the attack and posted after his death, Coulibaly keeps changing costume, as if to emphasize his transformation. He wears a gangbanger’s leather jacket in one, a military flak vest in another, a turban and the white robe of a martyr in a third. Always, an automatic is at his side. “It was as if, for him, he didn’t exist enough,” Abdallah said. “It wasn’t enough to be a normal guy.”

From the supermarket, Coulibaly contacted the media, asking to speak with the police and pledging allegiance to the Islamic State. During the siege, he angrily justified his actions to his hostages, citing the incarceration of Muslims, hostility toward women wearing the hijab, Israel’s treatment of Palestinians, and French military action in Mali and Syria. He demanded to know why, if French citizens could rally together after the Charlie massacre, they had never demonstrated on behalf of persecuted Muslims. “I was born in France,” he declared.

“This next song is also about air-conditioning.”Buy the print »
Abdallah and Meklat noted that, in 2000, during an armed robbery, the police had shot and killed a close friend of Coulibaly’s right in front of him. Coulibaly, in other words, was a fragile. It wasn’t hard to get him to “go against French society,” Abdallah said, because France had already rejected him. In this explanation, a fairly direct line could be drawn between Coulibaly’s life in the Paris suburbs and terrorism. But this didn’t account for why almost no other banlieusards—including criminals who had been subject to worse indignities—had committed mass murder against schoolchildren, Jews, and cartoonists. The social explanation, used commonly on the left in France and the U.S., oddly mirrors the right’s tendency to make an amalgame—to mix up terrorists with all Muslims. Both views suggest that an evil deed can be attributed largely to a perpetrator’s social or religious identity. In addition to insulting the vast majority of French Muslims, this analysis fails to treat Coulibaly as an individual. And it ignores the fact that he had adopted a set of beliefs. In one of Coulibaly’s videos, he describes his motives in the stark terms of ideology: “What we’re doing is totally legitimate given what you’re doing. It’s vengeance. You attack the caliphate, you attack the Islamic State? We attack you. You’re the ones killing. Why—because we uphold Sharia? Even in our own land we can’t uphold Sharia. You get to decide what happens on earth?”

Another youth whom Ben Ahmed tried to help was named Stéphane. He came from a Catholic Haitian family and grew up near his friend J.-P., in a cité in Bobigny. When Stéphane was thirteen, his father died and he became so disruptive at school that he was expelled. He turned to petty crime, and he and his friends regularly drank themselves into a stupor.

At sixteen, Stéphane heard someone reciting a verse of the Koran and felt tears come to his eyes. He didn’t understand the words, but the sounds moved him. Most of his friends were Muslims, and he decided to convert. He stopped drinking, and quit a restaurant training program that required him to prepare pork. But he wasn’t ready to go completely straight, and at nineteen he was arrested and sentenced to eighteen months in prison. Inside, he began praying five times a day, and when he got out he vowed to reform his life. He started a business that rented inflatable castles and other equipment for children’s parties, and made a point of hiring unemployed locals. He formed a group that organized excursions for youths in the cités. He married J.-P.’s cousin, and with his earnings he moved to a small house not far from Ben Ahmed’s.

I met Stéphane there one day in February. We sat at the kitchen table while his wife, who was pregnant, watched TV. Stéphane was lightly bearded and wore pajama bottoms and a T-shirt that clung to his muscular torso. His answers were terse until I asked him what role life in the banlieues had played in the January attacks.

“The neighborhoods and the environment don’t create it—it’s the people themselves,” he said. Men like Coulibaly “think everything here in this lower world is useless, it’s just a passage. And this ideology that they have—it’s not the fact that you live in a banlieue that gives it to you. It’s your faith.” Stéphane could see that Coulibaly was “fed up” with “the injustice we have here in France.” But even if Coulibaly’s milieu was the context for his actions, it wasn’t the cause. “He reacted—and a lot of people react, you know. But most don’t have such a strong faith to do those acts that he did.”

What stops them? I asked.

“Fear.”

Stéphane leaned forward, his eyes fixed on mine. He hadn’t said that he admired Coulibaly’s actions, but he hadn’t issued the immediate condemnation made by nearly everyone else I’d met in the 93. Stéphane seemed to be saying that what separated Coulibaly from all the other pissed-off Muslims in the banlieues was the intensity of his convictions.

Andrew Hussey, the British scholar in Paris, described the intoxicating, mystical quality of jihadism. “It’s not an ideology of social conditions,” he said. “This is not about poverty, this is not about improving people’s conditions. It’s about hatred, to some extent. Purification.” He likened it to the Fascism of the nineteen-thirties. Jihadism doesn’t have the contours of ordinary politics. “This will turn you from ‘I am nothing’ to ‘I should be everything,’ ” Hussey said. Jihadism attracted both wealthy insiders like bin Laden and poor outsiders like Coulibaly. It was “a floating ideology, like the cloud—you’ve just got to lock onto it.”

I asked Stéphane to describe the injustice that Coulibaly was reacting to.

“Injustice toward Muslims.”

Injustice toward Muslims led Stéphane straight to the Jews. They were, he believed, a privileged community in France. They exploited their historical tragedy and French guilt to acquire power. He pointed out that in Drancy, another banlieue in the 93, a memorial museum stands across from the cité that had been France’s main transit center for Jews destined for concentration camps. “But they don’t recognize the slavery that there was in Haiti, in Africa, everywhere,” he said. The Shoah was a crime. “But why recognize one and not another? You have to be equal. We say ‘égalité, fraternité.’ ”

The crime of slavery couldn’t be acknowledged, because of the vast fortunes made from it. France had given money to Israel as compensation for the French role in the Holocaust—imagine what it would cost to make reparations for slavery! Coulibaly had chosen his target carefully, Stéphane said: “It’s a symbol, to say that, with all the injustice here, stop focussing on the threats to one religion.”

I asked why Coulibaly hadn’t directed his anger at a church, given that most of France’s citizens are Catholic. “Because France isn’t controlled by the Christians,” Stéphane said. He claimed that France’s tiny population of Jews controls the National Assembly, the media, and the banks. The Prime Minister, Manuel Valls, is married to a Jew, and, according to Stéphane, that was why he went on TV after the attacks and said, “France without Jews is not France.” Valls didn’t say, “France isn’t France without Muslims.”

Stéphane had only praise for Marine Le Pen, the leader of the far-right National Front. “The real French, Français de souche, they see that France is now controlled by the Jews,” he said. I asked if Le Pen, who is known for having anti-immigrant views, posed a threat to French Muslims. “When I see Valls, I think Islamophobe,” Stéphane said. “Marine Le Pen, I think pure French who wants to give everything to the French. Understand?”

“Does that include you?”

“Me? I’m French.” Stéphane showed me his identity card. “Lots of Muslims are going to vote for Marine Le Pen.” I had heard this from others, and some political data bore it out. “You know what they say—the enemies of my enemies are my friends.”

Ben Ahmed had known Stéphane for years, and had admired that he cared enough about kids in the cités to volunteer his time and help. His successful business also offered inspiration to banlieue residents. But after the January attacks they argued. Stéphane insisted that Charlie Hebdo was Islamophobic, and Ben Ahmed thought that he was implying that the staffers might have deserved their fate. The argument upset Ben Ahmed deeply.

Last summer’s war in Gaza provoked widespread demonstrations in France, and some turned violent and explicitly anti-Semitic, with attacks on synagogues and kosher shops. One day in August, Ben Ahmed was driving home from Bondy’s city hall when he heard someone shout, “Dirty Jew!” He stopped. A man in a kippah was walking away from another man.

“Dirty asshole!” Ben Ahmed yelled at the man who had hurled the insult. It was someone he knew, and the man, seeing him, looked surprised, saying, “Hey, why are you talking like that?”

“When you respect him, I’ll respect you,” Ben Ahmed said.

The anti-Semite walked away. The Jew thanked Ben Ahmed. “People are making an amalgame,” he said. In the banlieues, French Jews were commonly conflated with Israelis.

“Do you often get insulted?” Ben Ahmed asked.

“No, it’s the first time. It’s the war.”

“No, it’s just an asshole,” Ben Ahmed said. “A visible minority, that’s all.”

Ben Ahmed was being too sanguine. If there were only around three thousand potential jihadists in France, there were far more anti-Semites—many of them Français de souche. A generation ago, Muslims and Jews lived together in the banlieues with the sociability of immigrant neighbors. Today, few Jews remain in the banlieues, and those who do downplay their identity. A friend of Ben Ahmed’s said that her Jewish friends tell their children not to wear the kippah outside.

The old anti-Semitism of the French right and the newer immigrant strain were united in 2008, when Jean-Marie Le Pen, the founder of the National Front, became godfather to the third child of Dieudonné M’bala M’bala, the French-Cameroonian comedian, who turns Jew-baiting into lucrative entertainment. Dieudonné has an avid following in the banlieues—Stéphane’s views about Jews could have been lifted from a Dieudonné monologue. Unless you’re already on his team, Dieudonné is distinctly unfunny. His 2012 film, “The Anti-Semite,” begins with a mock silent movie, with jaunty piano accompaniment, in which Dieudonné plays an American soldier who’s just liberated Auschwitz. (If only historical ignorance were the movie’s main failing.) A grovelling prisoner shows him around the camp. Inside a gas chamber, Dieudonné dabs his neck with Zyklon B, as if it were cologne; in the crematorium, he mistakes children’s remains for chicken bones. When he sits in a leather armchair, the prisoner tells him, “Careful, you’re sitting on my grandma!”

Dieudonné has spread anti-Semitism beyond extremist circles into popular culture. In Montreuil, I met a restaurant health inspector, Saïd Allam, who is a fan. “Dieudonné is the same as Charlie Hebdo—it’s satire,” Allam said. “He does sketches to make people laugh at Jews, Charlie Hebdo does cartoons of the Prophet to make people laugh—it’s the same thing.” After the massacres, Dieudonné wrote on his Facebook page, with typical slyness, “I feel I’m Charlie Coulibaly.” In response, the authorities prosecuted him for supporting terrorism, and he’s been convicted several times for inciting racial hatred; this has led his admirers to accuse the government of a double standard. “People say, ‘In killing Charlie Hebdo you killed freedom of expression,’ ” Allam said. “But you already killed freedom of expression in sending Dieudonné to court.” Complaints about double standards displaced the horror of the killings with a more comfortable sense of victimization. The argument that Charlie attacks religious politics, whereas Dieudonné goes after Jews, was far too subtle for the fraught atmosphere that prevailed after January 7th. So was the notion that hate-speech laws are inherently problematic, not least because they’re bound to inspire charges of selective application.

“Let me try mine. It’s made in China.”Buy the print »
Ben Ahmed detested Dieudonné. “He’s the only comedian who could gather in one room Islamophobes, anti-Semites, and anti-élites, and make them all laugh,” he said. “Not because it’s funny, but out of hatred.”

In 2006, a multiracial gang led by Youssouf Fofana, a criminal of Ivorian descent, kidnapped a Jewish cell-phone salesman named Ilan Halimi and took him to a cité south of Paris. The gang wanted ransom money. According to an associate of the gang, Fofana believed that the state considered him a slave, and that “Jews were kings, because they ate the state’s money.” Fofana, assuming that all Jews were rich, demanded four hundred and fifty thousand euros. But Halimi’s family couldn’t afford this, and the kidnappers tortured Halimi—with punches, lit cigarettes, acid, and, finally, knives.

After twenty-four days, Halimi was found, naked and mutilated, tied to a tree in a park south of Paris. He died en route to the hospital. During his long agony, at least fifty people in the cité—from gang members to neighbors—knew that something was going on, but no one called the police.

In a sense, the Halimi case was even more troubling than the January attacks. Because so many residents had sanctioned the violence, it suggested that lawlessness and hate had become endemic in the banlieues. Marc Weitzmann, a novelist who is writing a book about French anti-Semitism, said that, in the banlieues, a hatred of Jews “is in the background of the values they grow up with—it’s ready to be activated as soon as they move from nihilistic delinquency to the search for meaning.” For some residents, anti-Semitism can be the path toward radicalism.

Ben Ahmed said that he had two jobs in the 93: “to correct bad ideas in religion, and to end the stigmatization of that religion.” It was a difficult balancing act. What if correcting bad ideas led to more stigmatization of Islam? For example, what should one call the religious ideas that, according to Stéphane, had given Amedy Coulibaly the courage to act?

Allam, the restaurant health inspector from Montreuil, lamented the fact that the killings were labelled “an Islamist act.” He added, “It’s very, very serious to say that, because it implicates a religion in murderous acts.” If a blond man killed cartoonists for caricaturing blonds, he argued, people would call him crazy. “And a guy who kills people in the name of religion is a crazy man.”

But the words “Islamic” and “Islamist” are not the same, and allow a crucial political distinction to be made between ordinary believers and ideologues—a distinction that protects Muslims from being equated with jihadists. Nevertheless, the wound of exclusion has festered in French Muslims for so long that the subject of Islamist terrorism is almost too sensitive to touch. An honest conversation about it would require a degree of trust that hardly exists.

One evening, Ben Ahmed prepared dinner at the house of his next-door neighbor, Valérie Tabet, a widowed piano teacher whose daughter attends the same school as Ben Ahmed’s kids. The two families are close. Tabet, who has pale skin and short, dark-blond hair, told me that it’s no longer safe for young children to be out alone on the streets of the 93, and Ben Ahmed has become a kind of father figure to her daughter. While Ben Ahmed poured crêpe batter onto a griddle in the Tabets’ dining room, he and Valérie discussed how someone becomes a terrorist.

Ben Ahmed said, “I have the impression in fact that it’s rather simple, how these people can flip from one day to the next.”

“It isn’t from one day to the next,” Tabet said.

“For me, it’s a question of people who either are psychologically ill, maybe a little crazy,” Ben Ahmed said. “These people are very fragile, and at a given moment they’re recruited by people—”

“There’s too many jihadis for me to agree with you,” Tabet interrupted. “The Kouachi brothers were fragile in their makeup—a lack of bearings, a lack of education, a lack of a vision of life, and later that leads to violence—but I don’t agree that they were nuts.”

Ben Ahmed said that this wasn’t what he meant. In addition to the psychiatric cases, there were the psychologically weak, like the Kouachis: “These people would have got in a fight on the street for nothing, for a parking place.” He added, “Coulibaly, he scares me a bit, because his family life was more normal.” Somehow, Coulibaly was indoctrinated, and then he found it all too easy to find weapons.

“In terms of career guidance, access to A-list talent, and studio relationships, you couldn’t sign with a better rehab clinic.”January 27, 2003Buy the print »
“It’s very easy to get them,” Tabet agreed. “But there’s a lot of people who are made fragile by society, because there’s not enough work for everyone, because of social problems and all that. But what I see is that there’s a point in common among those people—they’re Muslims.” She added quickly, “And it’s not to point a finger, because I mean the potential terrorists. But the problem for me is what they hear in the mosques, in small groups.” She spoke of radical imams preaching hate.

Ben Ahmed said that Tabet was simply repeating what she’d heard in the media.

“But someone indoctrinates them.”

“The people who do that are in a network, but not in a network you would call Muslim,” Ben Ahmed said. “Not in the mosque.” He searched for the name of Coulibaly’s recruiter in jail. “Djamel Beghal. He isn’t an imam.”

“You can’t say that there aren’t people who use religion to attract these youths.”

“You say ‘people,’ sure, but you also said ‘imams.’ I’m not saying they don’t exist, but you’re generalizing from the exception.”

“I’m saying there are many reasons, and the point in common is these are young Muslims. And that means something—it means that they’re using religion.”

Ben Ahmed seemed to be afraid that if he accepted Tabet’s view he would end up vindicating the Islamophobes. He couldn’t cross that line. The two friends were on the verge of an argument that might inflict lasting hurts.

“Your opinion is interesting,” Ben Ahmed said. “The thing is, I’m convinced that this doesn’t really happen in the mosques. It’s in prison.”

“Yes, that’s certain,” Tabet said.

“And there are people who come to the mosques to talk with some of them and succeed in capturing them, on the side.”

“Voilà.”

They had found just enough common ground to move on.

More than fifteen hundred French citizens have left to join the Islamic State—a quarter of the European total. Around two hundred of them have returned to France. A growing number of these new recruits have no connection to the banlieues. According to Farhad Khosrokhavar, the majority of French Muslims going to Syria are now middle-class youths, some of them white converts to Islam, and an increasing percentage of them female. They come from big cities and small towns. “They do not belong to broken families,” Khosrokhavar said. Their radicalization can happen in a very short time, a matter of weeks, usually through social media. They go to the Middle East because they’re moved by the plight of fellow-Muslims. Once there, some are shocked by the Islamic State’s violence and try to return home; others are seduced by it.

A few days before the January attacks, Hayat Boumeddiene, Coulibaly’s wife, flew from Madrid to Turkey, then crossed into Syria. A security camera at the Istanbul airport captured her entry into Turkey, alongside a young man with a thin beard, his long black hair tied back in a bun. He was a twenty-three-year-old from the 93 named Mehdi Belhoucine. His older brother, Mohamed, had become radicalized through the Internet around 2009, and afterward relayed messages for a network of French jihadists headed for central Asia. Mohamed and Mehdi were now believed to be in Syria. The brothers had been excellent students—Mohamed had done advanced studies in mine engineering, Mehdi in electronic mechanics—and were from a middle-class family who lived in a private house. Ben Ahmed knew their mother, who worked with him at Bondy’s city hall. “Very nice lady,” he said. “It’s too, too sad.”

Sylvine Thomassin, the mayor of Bondy, told me, “I had a clear view of jihadism before January—families with educational deficiencies, parents who hadn’t done well, kids failing at school.” It was, she said, a weirdly “reassuring diagram,” because it made the pathway of radicalism seem predictable. Then came the stunning news of the Belhoucine brothers’ connection to the authors of the Paris attacks. The mayor, who knew the Belhoucines well, now found it impossible to come up with a profile. “Our Muslim fellow-citizens live overwhelmingly in public housing, and the majority are confronted with the same problems as those who are radicalized, and yet they aren’t radicalized,” she said. “So the problem definitely isn’t the banlieues. Perhaps it’s the hypersensitivity of a very small number to this discourse around them.”

“I was able to get in one last lecture about diet and exercise.”May 29, 2006Buy the print »
Xavier Nogueras, a defense lawyer in Paris, represents twenty French citizens accused of jihadism. A few of his clients are violent and dangerous, he said, but many went to Syria out of idealism, wanting to defend other Muslims against the Assad regime and build an Islamic state. He argued that such people pose no threat to France and that the state shouldn’t permanently embitter them with years of detention. Nogueras resisted tracing his clients’ motives to social conditions in the banlieues. Few have criminal backgrounds; some had well-paid jobs in large French companies. “The most surprising thing to me is their immense humanity,” Nogueras said. He finds jihadists more interesting than the drug dealers and robbers he’s represented. “They have more to say—many more ideas. Their sacred book demands the application of Sharia, which tells them to cover their wives, not to live in secularism. And we are in a country that inevitably stigmatizes them, because it’s secular. They don’t feel at home here.”

I found the lawyer’s distinction between jihadism at home and abroad less than reassuring. Coulibaly’s faith could have led him to kill people in Paris or in Syria; violence driven by ideology could happen anywhere. The “idealism” of clients motivated to make Sharia universal law is, in some ways, more worrying than simple thuggery: even if France dedicates itself urgently to making its Muslims full-fledged children of the republic, a small minority of them will remain, on principle, irreconcilable.

On a commercial street in the 93, in a sparsely furnished apartment with no name on the buzzer, Sonia Imloul, a social worker of Algerian origin, meets with families of radicalized young people. Cases come to her through police departments or through government agencies that have been contacted by the families, on a hot line. Sitting down at the kitchen table, Imloul lit a cigarette and said, “I’ve had children of doctors, journalists, generals. I’d say it’s almost a national epidemic.” She remains “super-vigilant” about her fourteen-year-old son.

Imloul’s method is to maintain a young person’s ties to his or her family before an “initiation journey” occurs. “The family often has the answer, without knowing it,” she said. Radicalization has been a phenomenon in France for thirty years; devising a proper solution may take another thirty. The problem is acute in France, Imloul said, partly because the republic’s rigid secularism leaves no room for serious discussions of religious identity. “With a radical, if you don’t talk to him about religion, you can’t talk about anything,” she said. France has taken an entirely punitive approach to the problem. Imloul’s “prevention cell” is the only such program in the country.

The January attacks created a genuine sense of crisis, and Prime Minister Valls made passionate speeches condemning the “geographic, social, ethnic apartheid” that denies French citizens in places like the 93 full entry into the republic. Thomassin, the mayor of Bondy (and Ben Ahmed’s boss), showed me a map to pinpoint where high-rise cités are being torn down and replaced by smaller buildings surrounded by green space. The goal was to encourage a new spirit of neighborliness. The mayor of Le Blanc-Mesnil, another banlieue in the 93, described a similar plan, along New Urbanist lines, that allowed public-housing renters to become homeowners. I got the feeling that, after decades of denial, France was now playing catch-up.

“We’re at war, but not against a religion,” Valls said. France was “at war to defend our values, which are universal.” He urged French Muslims to see it as their struggle, too. “It is a war against terrorism and radical Islamism, against everything that aims to break our solidarity, liberty, fraternity.”

For two or three decades, a soft multiculturalism has been the default politics of the governing left, while France’s silent majority, more and more culturally insecure, has moved rightward, and the banlieues have been allowed to rot. The National Front voter and the radicalized Muslim feel equally abandoned. According to the political scientist Laurent Bouvet, the January attacks, like an underwater bomb, brought all these trends to the surface. “Secularism is our common good,” Bouvet said. “If there is a common French identity, it’s not an identity of roots, it’s not a Christian identity, it’s not cathedrals, it’s not the white race. It’s a political project.” He went on, “If we let the National Front define French identity, it’s going to be by race, by blood, by religion.”

France has an official “rapporteur général” for secularism, and currently it is an earnest young Socialist politician named Nicolas Cadène. He told me that France had failed to create a national story that included all its citizens. The shock of the attacks and the divisive fallout made a new approach imperative, and he sketched a program of reform starting with the schools: explain the meaning of secularism while teaching “impartial, neutral” facts about different religions as a way to make students more tolerant and critical-minded; integrate more colonial history into the curriculum; encourage the teaching of Arabic in public schools, so that this wasn’t left to madrassas. Some of these changes will be instituted this fall.

Jean-Pierre Filiu, the Arabist, told me that, for more than a decade, Sciences Po—the social-science institution where he teaches—has been admitting a portion of each new class on the basis of slightly different entrance criteria. French law forbids discrimination by ethnicity or religion, so Sciences Po uses geography instead. “We want to bring in students from the 93,” Filiu said. “I’ve been sitting on those juries, and the banlieues are among the best, because you have la niaque”—heart, a fighting instinct. I thought of what such a chance would have meant to Ben Ahmed.

Elections in France’s hundred departments were scheduled for late March. Ben Ahmed decided to run as a Socialist to represent Bobigny. When his campaign posters were defaced with swastikas and racist graffiti—“Dirty Arab”—he ignored it. He spent nights and weekends leafletting and shaking hands in his old hangouts. The residents greeted him as one of them, but many thought that voting was pointless. He told his most resistant neighbors—the old women in full hijab, the jobless men at the corner bar, J.-P. and his gang—that they couldn’t abstain if they wanted to be equal citizens.

Ben Ahmed came in fourth. Even the candidate from the National Front beat him. The Socialists, being the party in power, did badly almost everywhere. The extreme right continued to rise. But Ben Ahmed wasn’t discouraged. He believed in politics, and he believed in France. He would try again. ♦


Héritage Obama: Avez-vous embrassé votre dictateur aujourd’hui ? (Pope Francis in Obama’s footsteps: Have you hugged your dictator today ?)

21 septembre, 2015
https://i1.wp.com/images.csmonitor.com/csm/2015/04/0412-Obama-Castro-handshake.jpghttp://www.brookings.edu/~/media/research/images/z/za%20ze/zarif_kerry_jan15_b/zarif_kerry_jan15_b_16x9.jpghttps://i2.wp.com/www.lesechos.fr/medias/2015/08/13/1144213_john-kerry-a-cuba-avec-la-levee-de-lembargo-en-tete-web-tete-021260107201.jpg
https://fbcdn-photos-b-a.akamaihd.net/hphotos-ak-xtp1/v/t1.0-0/p235x350/12004721_10201026895271618_476033953174637732_n.jpg?oh=0effb65b1c36d5d5955951f290381b95&oe=569EA415&__gda__=1449189168_029975beb1bdaae681f5528f3849dd3c
https://scontent-ams3-1.xx.fbcdn.net/hphotos-xfp1/v/t1.0-0/p280x280/12049605_10201026896271643_2494792534801621179_n.jpg?oh=0d6d6a9588758b16335e6a270a7b8ed6&oe=56668AB6
PopeFidelCastrohttps://external-ams3-1.xx.fbcdn.net/safe_image.php?d=AQDxKAhckyj36Aqu&w=487&h=365&url=https%3A%2F%2Fpbs.twimg.com%2Fmedia%2FCPIeVC4UwAA4P5r.jpgIl n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme; car tous vous êtes un en Jésus Christ. Paul (Galates 3: 28)
La loi naturelle n’est pas un système de valeurs possible parmi beaucoup d’autres. C’est la seule source de tous les jugements de valeur. Si on la rejette, on rejette toute valeur. Si on conserve une seule valeur, on la conserve tout entier. (. . .) La rébellion des nouvelles idéologies contre la loi naturelle est une rébellion des branches contre l’arbre : si les rebelles réussissaient, ils découvriraient qu’ils se sont détruits eux-mêmes. L’intelligence humaine n’a pas davantage le pouvoir d’inventer une nouvelle valeur qu’il n’en a d’imaginer une nouvelle couleur primaire ou de créer un nouveau soleil avec un nouveau firmament pour qu’il s’y déplace. (…) Tout nouveau pouvoir conquis par l’homme est aussi un pouvoir sur l’homme. Tout progrès le laisse à la fois plus faible et plus fort. Dans chaque victoire, il est à la fois le général qui triomphe et le prisonnier qui suit le char triomphal . (…) Le processus qui, si on ne l’arrête pas, abolira l’homme, va aussi vite dans les pays communistes que chez les démocrates et les fascistes. Les méthodes peuvent (au premier abord) différer dans leur brutalité. Mais il y a parmi nous plus d’un savant au regard inoffensif derrière son pince-nez, plus d’un dramaturge populaire, plus d’un philosophe amateur qui poursuivent en fin de compte les mêmes buts que les dirigeants de l’Allemagne nazie. Il s’agit toujours de discréditer totalement les valeurs traditionnelles et de donner à l’humanité une forme nouvelle conformément à la volonté (qui ne peut être qu’arbitraire) de quelques membres ″chanceux″ d’une génération ″chanceuse″ qui a appris comment s’y prendre. C.S. Lewis (L’abolition de l’homme, 1943)
Le monde moderne n’est pas mauvais : à certains égards, il est bien trop bon. Il est rempli de vertus féroces et gâchées. Lorsqu’un dispositif religieux est brisé (comme le fut le christianisme pendant la Réforme), ce ne sont pas seulement les vices qui sont libérés. Les vices sont en effet libérés, et ils errent de par le monde en faisant des ravages ; mais les vertus le sont aussi, et elles errent plus férocement encore en faisant des ravages plus terribles. Le monde moderne est saturé des vieilles vertus chrétiennes virant à la folie.  G.K. Chesterton
L’organisateur doit se faire schizophrène, politiquement parlant, afin de ne pas se laisser prendre totalement au jeu. (…) Seule une personne organisée peut à la fois se diviser et rester unifiée. (…) La trame de toutes ces qualités souhaitées chez un organisateur est un ego très fort, très solide. L’ego est la certitude absolue qu’a l’organisateur de pouvoir faire ce qu’il pense devoir faire et de réussir dans la tâche qu’il a entreprise. Un organisateur doit accepter sans crainte, ni anxiété, que les chances ne soient jamais de son bord. Le moi de l’organizer est plus fort et plus monumental que le moi du leader. Le leader est poussé par un désir pour le pouvoir, tandis que l’organizer est poussé par un désir de créer. L’organizer essaie dans un sens profond d’atteindre le plus haut niveau qu’un homme puisse atteindre—créer, être ‘grand créateur,’ jouer à être Dieu. Saul Alinsky
L’Amérique est toujours le tueur numéro 1 dans le monde. . . Nous sommes profondément impliqués dans l’importation de la drogue, l’exportation d’armes et la formation de tueurs professionnels. . . Nous avons bombardé le Cambodge, l’Irak et le Nicaragua, tuant les femmes et les enfants tout en essayant de monter l’opinion publique contre Castro et Khaddafi. . . Nous avons mis Mandela en prison et soutenu la ségrégation pendant 27 ans. Nous croyons en la suprématie blanche et l’infériorité noire et y croyons davantage qu’en Dieu. … Nous avons soutenu le sionisme sans scrupule tout en ignorant les Palestiniens et stigmatisé quiconque le dénonçait comme anti-sémite. . . Nous ne nous inquiétons en rien de la vie humaine si la fin justifie les moyens. . . Nous avons lancé le virus du SIDA. . . Nous ne pouvons maintenir notre niveau de vie qu’en nous assurant que les personnes du tiers monde vivent dans la pauvreté la plus abjecte. Rev. Jeremiah Wright ( janvier 2006)
The U.N.—General Assembly or Security Council—has no power to create states or to grant all-important formal « recognition » to state aspirants. The right to recognize statehood is a fundamental attribute of sovereignty and the United Nations is not a sovereign. Those who cite as precedent the General Assembly’s 1947 resolution providing for the partition of Palestine misread that instrument and its legal significance. Resolution 181 outlined a detailed (and rigorous) process whereby the British Mandate in Palestine was to end and two new states, one Jewish and one Arab, were to be established. It recommended that process to Great Britain (as the mandate-holder) and to other U.N. members. It did not create or recognize these states, nor were the proposed states granted automatic admission to the United Nations. Rather, once the two states were established as states, the resolution provided that « sympathetic consideration » should be given to their membership applications. In the event, the Arab countries rejected partition and Israel declared (and successfully defended) its independence. Israel’s statehood was recognized, in accordance with international law, by other states—including the United States and the Soviet Union. The Palestinian Authority, by contrast, does not meet the basic characteristics of a state necessary for such recognition. These requirements have been refined through centuries of custom and practice, and were authoritatively articulated in the 1933 Montevideo Convention on the Rights and Duties of States. As that treaty provides, to be a state an entity must have (1) a permanent population, (2) a defined territory, (3) a government, and (4) the capacity to enter into relations with other states. As of today, the PA has neither a permanent population nor defined territory (both being the subject of ongoing if currently desultory negotiations), nor does it have a government with the capacity to enter into relations with other states. This pivotal requirement involves the ability to enter and keep international accords, which in turn posits that the « government » actually controls—exclusive of other sovereigns—at least some part of its population and territory. The PA does not control any part of the West Bank to the exclusion of Israeli authority, and it exercises no control at all in the Gaza Strip. The PA does not, therefore, qualify for recognition as a state and, concomitantly, it does not qualify for U.N. membership, which is open only to states. All of this is surely understood by the PA and its backers, and is also why the administration has correctly labeled this effort as a distraction— »stunt » being a less diplomatic but even more accurate term in these circumstances. What is unfortunate is that the Obama administration has failed to present the case against a Palestinian statehood resolution in legal rather than tactical terms, even though these arguments are obvious and would greatly reinforce the U.S. position, also providing a thoroughly neutral basis for many of our allies, particularly in Europe, to oppose Mr. Abbas’s statehood bid. The stakes in this battle are high. The PA’s effort to achieve recognition by the U.N., even if legally meaningless, is not without serious consequences. To the extent that state supporters of that measure may themselves have irredentist populations or active border disputes with their neighbors—as do Russia, China, Britain and Turkey—they will certainly store up future trouble for themselves. David B. Rivkin Jr. And Lee A. Casey
Comme le notent Evelyn Gordon commentatrice, et Eugene Kontorovich spécialiste du droit constitutionnel et international, chercheur – les mêmes fonctionnaires de l’UE qui traitent de l’occupation israélienne comme criminelle  » facilitent favorablement l’activité turque dans la partie occupée de Chypre du Nord, l’activité marocaine au Sahara occidental, l’activité chinoise au Tibet occupé , et bien plus ». P. David Hornik
D’autant qu’on n’a jamais coupé les ponts avec l’Iran. La fidélité paie dans une industrie à cycle très long. Source haut placée chez Total
Le président de l’autorité Palestinienne est arrivé dimanche à Paris pour une visite de trois jours au cours de laquelle il doit rencontrer le président François Hollande, le ministre des Affaires étrangères, Laurent Fabius et Anne Hidalgo, la maire de Paris. Anne Hidalgo, accueillera à l’hôtel de ville, « Son Excellence Monsieur Mahmoud Président de la Palestine » en visite officielle en France. À cette occasion, la maire de Paris lui remettra la médaille Grand Vermeil, la plus haute distinction de la ville. Apres avoir été l’ange de la Paix du Pape François, Abbas devient une icone de la paix pour la mairie de Paris, le monde marche vraiment sur la tête…qu’a fait Abbas pour la paix ? Telavivre
I would like Pope Francis’ agenda to include a meeting with people who were persecuted for their beliefs, imprisoned, beaten and tortured for their thinking. I wish Pope Francis would embrace women who are beaten every Sunday leaving the church [the so-called « Ladies in White », mothers, sisters, wives who protest every Sunday for the release of their husbands or relatives]. I would love to see the Pope embraces the victims, even before going to greet their torturer. Cuban exile
Nothing says « mercy » and « joy » like a seven-story high neon picture of a communist mass-murderer. Yes folks, it’s the Pope Francis in Cuba show! Brought to you by the Obama administration and Pope no-one-was-ever-merciful-in-the-Catholic-Church-until-I-came-along Francis.
In reality one can say that the young Syrian men are lured to Sweden by the oldest trick in the book – money and girls. Pictures of blonde beauties are published, and that Swedish women require real men … Dala-Demokraten
The Syrian citizens are mainly Muslim and speak Arabic. The refugees have their own culture. Because our school is directly next to where they are staying, modest clothing should be worn in order to avoid disagreements. Revealing tops or blouses, short shorts or miniskirts could lead to misunderstandings. Lettre au parents du lycée allemand Wilhelm-Diess-Gymnasium
When Muslim teenage boys go to open air swimming pools, they are overwhelmed when they see girls in bikinis. These boys, who come from a culture where for women it is frowned upon to show naked skin, will follow girls and bother them without their realizing it. Naturally, this generates fear. German local politician
According to an editorial comment in the newspaper Westfalen-Blatt, police are refusing to go public about crimes involving refugees and migrants because they do not want to give legitimacy to critics of mass migration … Soeren Kern

Avez-vous embrassé votre dictateur aujourd’hui ?

Après la poignée de mains historique du président et du secrétaire d’Etat américains …

Et au lendemain d’une autre visite historique d’un autre des plus notoires dictateurs de la planète …

Par un pape qui n’avait tout récemment pas de mots assez doux pour se féliciter, avec nos hommes d’affaires qui voient leur fidélité enfin récompensée et sur fond de boycott de la seule vraie démocratie du Moyen-Orient, d’un autre accord historique du Monde dit libre …

Légitimant le retour de centaines de milliards d’avoirs gelés et l’accès au nucléaire d’un régime qui non content de semer le fer et le sang sur l’ensemble du Moyen-Orient appelle depuis des décennies à l’annihilation d’un de ses voisins …

Et à la veille d’une autre visite, à Paris cette fois-ci, du dirigeant, élu pour quatre ans en 2005, d’un état-fantôme et d’un mouvement qui lui aussi appelle à l’annihilation d’un de ses voisins …

Alors que, suite à l’abandon de l’Irak puis de la Syrie et de la Libye par le prétendu chef du Monde libre et au coup de folie d’une chancelière allemande jusqu’ici exemplaire,  l’Europe entière est à présent balayée, aux cris d’Allah Akbar et à coups de pierres, par une véritable horde de centaines de milliers de migrants illégaux …

Pendant qu’en Amérique même et  sous prétexte que sa religion appelle ouvertement au massacre des mécréants comme on l’a vu un certain 11 septembre et quasi-quotidiennement au Moyen-orient ou ailleurs, un petit Ahmed est à son tour victime d’autorités scolaires et d’une police sur-protectrices pour avoir pporté en classe un engin qui faisait tic t,ac comme une bombe …

Comment ne pas voir avec ce rapport de l’Institut Galestone …

Sur le silence-radio, pour ne pas légitimer les critiques des migrations de masse, de la police et des autorités allemandes …

A propos de la véritable épidémie de violence et notamment de viols qui sévit actuellement dans le pays non seulement das les camps de réfugiés mais à leurs abords …

Une énième illustration de ces « idées chrétiennes devenues folles » dont le monde moderne est désormais rempli …

Prophétisées il y a un siècle par l’auteur britannique G.K. Chesterton ?


%d blogueurs aiment cette page :