Toussaint/1401e: Attention, un déni de la mort peut en cacher bien d’autres (When debt denial turns to death denial)

firstmonumentIl envoya devant lui des messagers, qui se mirent en route et entrèrent dans un bourg des Samaritains, pour lui préparer un logement. Mais on ne le reçut pas, parce qu’il se dirigeait sur Jérusalem. Les disciples Jacques et Jean, voyant cela, dirent: Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume? Jésus se tourna vers eux, et les réprimanda, disant: Vous ne savez de quel esprit vous êtes . Car le Fils de l’homme est venu, non pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver. Luc 9: 52-56
Il dit à un autre: Suis-moi. Et il répondit: Seigneur, permets-moi d’aller d’abord ensevelir mon père. Mais Jésus lui dit: Laisse les morts ensevelir leurs morts; et toi, va annoncer le royaume de Dieu. Luc 9: 59-60
Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! parce que vous ressemblez à des sépulcres blanchis, qui paraissent beaux au dehors, et qui, au dedans, sont pleins d’ossements de morts et de toute espèce d’impuretés. Jésus
Suivant le temps de la Toussaint, l’hiver sera ou non malsain. Dicton
 Le vent souffle les trois quarts de l’année comme il souffle la veille de la Toussaint. Dicton
Je n’accepterai pas qu’il y ait (…) un Israélien sur la Terre de Palestine. Mahmoud Abbas
Quand il n’y a pas assez de nourriture, les gens meurent de faim. Il est préférable de laisser mourir la moitié d’entre eux pour que l’autre moitié mange à sa faim. Mao
Nous n’allons pas demander pardon… il n’y a aucune raison de demander pardon. Viktor Tchernomyrdine (ambassadeur de Russie en Ukraine, août 2003)
On nous dit qu’au Rwanda, la France aurait commis une “faute politique”. C’est trop ou trop peu. De quelle faute s’agit-il? Il faut l’expliquer! Aurions-nous, par exemple, pris systématiquement le parti d’un camp contre l’autre, des Hutus contre les Tutsis? C’est une contre-vérité. Pendant la période où j’ai conduit la diplomatie française (d’avril 1993 à mai 1995), nous avons fait tous les efforts possibles pour aider à la réconciliation des Rwandais. (…)  l’opération Turquoise (…) a parfaitement accompli la mission qui lui avait été assignée, dans les conditions de temps et de lieu prévues. La présence de l’armée française a permis de sauver des dizaines de milliers de vie et d’arrêter le flux de plusieurs millions de personnes qui fuyaient vers le Zaïre voisin (devenu République Démocratique du Congo). Son intervention est à l’honneur de la France. Dès lors, de quelle faute nous parle-t-on? (…) La diplomatie française ne devrait pas s’écarter de la voie de la vérité et de la dignité. Alain Juppé (27.04.08)
Taiwan est un des rares problèmes stratégiques qui puisse provoquer une guerre mondiale aussi sûrement que l’Alsace-Lorraine au début du siècle dernier. Thérèse Delpech
Un des grands problèmes de la Russie – et plus encore de la Chine – est que, contrairement aux camps de concentration hitlériens, les leurs n’ont jamais été libérés et qu’il n’y a eu aucun tribunal de Nuremberg pour juger les crimes commis. Thérèse Delpech
Le tombeau, ce n’est jamais que le premier monument humain à s’élever autour de la victime émissaire, la première couche des significations, la plus élémentaire, la plus fondamentale, la première couche des significations, la plus élémentaire, la plus fondamentale. Pas de culture sans tombeau, pas de tombeau sans culture. A la limite, le tombeau est le premier et seul symbole culturel. René Girard
Qui oserait dire que le tombeau de Napoléon aux Invalides ressemble au Mausolée de Lénine? René Girard
Et immédiatement, le centre sacrificiel se mit à générer des réactions habituelles : un sentiment d’unanimité et de deuil. […] Des phrases ont commencé à se dire comme « Nous sommes tous Américains » – un sentiment purement fictif pour la plupart d’entre nous. Ce fut étonnant de voir l’unité se former autour du centre sacré, rapidement nommé Ground Zero, une unité qui se concrétisera ensuite par un drapeau, une grande participation aux cérémonies religieuses, les chefs religieux soudainement pris au sérieux, des bougies, des lieux saints, des prières, tous les signes de la religion de la mort. […] Et puis il y avait le deuil. Comme nous aimons le deuil ! Cela nous donne bonne conscience, nous rend innocents. Voilà ce qu’Aristote voulait dire par katharsis, et qui a des échos profonds dans les racines sacrificielles de la tragédie dramatique. Autour du centre sacrificiel, les personnes présentes se sentent justifiées et moralement bonnes. Une fausse bonté qui soudainement les sort de leurs petites trahisons, leurs lâchetés, leur mauvaise conscience. James Alison
Quel récit collectif sommes-nous capables de mettre en avant qui puisse donner un sens au sacrifice de ces jeunes ? Et l’absence d’un tel récit – qui va au-delà du sens subjectif que chacun d’eux pouvait donner à l’éventualité de mourir au combat et que chacun assumait en s’engageant dans l’armée – dépossède les jeunes soldats tombés du sens de leur mort. Danièle Hervieu-Léger
Cette tentative d’éloignement des morts est tellement poussée qu’on en arrive à les faire oublier. Les gens meurent à l’hôpital. On ne les voit bien souvent que dans leur cercueil et présentés d’une façon qui nie la réalité de la mort. Tout se passe trop vite : « deuil en 24h » lit-on sur certaines vitrines de pompes funèbres ! On ne s’habille plus en noir. Le culte des morts ayant disparu, il devient impossible de faire son deuil. Michel Rouche

Attention: un déni de la mort peut en cacher bien d’autres!

En ces temps étranges où entre l’élimination délibérée du tyran qui contrôlait l’une plus grandes réserves de pétrole et de gaz de la planète et le sauve qui peut général en Afghanistan …

La dernière puissance occidentale  à mausolée léninien, défilé militaire et hymne appelant au versement du sang impur de l’ennemi (et prête à pousser la rivalité avec son principal allié, sous déjà le même ministre des Affaires étrangères,  jusqu’au soutien de génocidaires) qui, avec l’actuel Predator en chef de la Maison Blanche, avait tant condamné la « guerre du pétrole de Bush » mais se prétend aujourd’hui « la France de la rupture »…

Défie, avec l’Espagne et la Grèce,  le reste de ses voisins européens (dont la Grande-Bretagne et l’Allemagne) …

Pour attribuer, avec le siège de l’UNESCO à une entité contre-sioniste qui n’a toujours pas renoncé à la disparition d’une nation membre de l’ONU depuis plus de 6o ans mais vieille de 3000 ans d’histoire, …

Le droit d’interdire à terme, au peuple dont ils sont issus, l’entrée des lieux de sépulture ou de naissance des pères fondateurs juifs du judaïsme comme du christianisme (le Tombeau des Patriarches d’Hébron pour Abraham, Isaac,  Jacob et leurs épouses ou la Basilique de la Nativité de Béthléem pour Jésus) sous prétexte qu’ils seraient en territoire palestinien …

Et, pour continuer à éviter les douloureuses réformes qu’ont courageusement faites il y a plus de 20 ans nos amis suédois, canadiens ou néozélandais, se prépare à passer aux pertes et profits les victimes des bouchers de Tienanmen (où trône encore le portrait d’un des auteurs d’un des plus grands et toujours impunis crimes de l’Histoire) ou même les vivants de Taiwan avec la levée – déjà prônée par les mêmes après les récentes livraisons d’armes stratégiques à l’autre puissance n’ayant toujours pas eu son Nuremberg – de l’embargo sur les armes (comme l’arrêt du ciblage – mais les missiles chinois eux, ils visent qui? –  de nos missiles intercontinentaux?) pour la Chine …

Retour, en cette journée de la Toussaint où la chrétienté honore ses martyrs (pardon: en ce lendemain d’Halloween – contraction d’ All Hallows Eve, c’est-à-dire « veille de la Toussaint », issue en fait de la fête druidique que la Toussaint était censée remplacée avant, repardon, sa toute récente rechristianisation en  Holywins, « la sainteté gagne »!) ..

Sur  un intéressant billet de l’historien catholique Michel Rouche (repris par le site Hérodote) écrit à l’occasion de la fête des morts qui la suit mais avec qui celle-ci est souvent confondue (pour des raisons évidemment pratiques: qui va demander une journée de congé supplémentaire pour aller nettoyer les tombes de ses morts?) …

Qui, s’il se laisse emporté par son zèle d’un autre temps pour le « culte des morts » et oublie un peu vite qu’après la rapatriation au panthéon d’Agrippa reconverti en église des martyrs romains des catacombes par le pape Boniface IV en 610 c’était devenu une fête monastique censée obtenir d’une farouche divinité la délivrance des âmes (déclarées immortelles) d’un supposé Purgatoire avant les flammes perpétuelles d’un prétendu enfer, …

A le mérite de rappeler, à l’image de l’évolution de la place des morts longtemps craints et rejetés hors des villes puis rapatriés autour des églises et des tombes des saints, la progressive démythification et domestication de  la mort qu’a permis le (judéo) christianisme.

Avant, avec l’hygiène et la plus grande sensibilité aux mauvaises odeurs d’abord puis la médicalisation, la banalisation par la mode du noir et la folklorisation halloweenienne aujourd’hui, le déni actuel …

Et si on regardait la mort en face ?

Michel Rouche

Bulletin Holywins IV, association Journal Paris-Notre-Dame

31/10/2005

Sur quels modes a-t-on perçu la mort au cours de l’Histoire ?

Nos ancêtres de l’Antiquité avaient une vision de la mort profondément marquée par la peur. Les cimetières étaient hors des villes, les morts expulsés de la cité. En faisant vénérer les reliques des saints dans les basiliques, le christianisme inaugure une vision radicalement différente. On se fait enterrer autour de ces sanctuaires, afin de participer à la vertu et à la force des saints. On édifie les cimetières à l’intérieur des villes. Vers 800, la peur de la mort est exorcisée. En priant au-dessus des tombes, on a conscience de faire partie d’une même communauté des vivants et des morts.

Ce n’est qu’au 18e siècle, sous l’influence de médecins hygiénistes et sous prétexte des mauvaises odeurs que dégagent les corps, que les cimetières sont réédifiés hors des villes. C’est un retour à la Rome antique.

Aujourd’hui, où en est-on de ces deux perceptions ? Cette tentative d’éloignement des morts est tellement poussée qu’on en arrive à les faire oublier. Les gens meurent à l’hôpital. On ne les voit bien souvent que dans leur cercueil et présentés d’une façon qui nie la réalité de la mort. Tout se passe trop vite : « deuil en 24h » lit-on sur certaines vitrines de pompes funèbres ! On ne s’habille plus en noir. Le culte des morts ayant disparu, il devient impossible de faire son deuil.

Quelles conséquences ce déni de la mort peut-il avoir dans nos sociétés ? Les conséquences psychologiques sont très importantes. En oubliant le passé et les générations précédentes, on refuse aussi de penser à l’avenir. Nos sociétés hypertrophient le présent. La personne humaine n’est plus respectée jusque dans sa maladie et sa mort car on veut rester éternellement jeune et en bonne santé. Et quand il faut mourir, on pense à l’euthanasie. C’est une attitude paradoxale. Halloween avec ces morts qui viennent tirer les vivants par les pieds signe un retour en force des mythes païens. Et réintroduit chez nous la peur dont le christianisme nous avait délivrés. Je suis convaincu, en tant qu’historien, que la christianisation commence par une vision chrétienne de la mort.

Voir aussi:

PALESTINE. Le vote surprise de la France à l’Unesco

Vincent Jauvert

 31 octobre 2011

Ce matin, au Quai d’Orsay, ce fut le choc.

 Une directive de l’Elysée venait d’arriver. Elle indiquait comment le représentant de la France à l’Unesco devrait voter vers 13 heures au sujet de l’admission de la Palestine.

On s’attendait à ce que Nicolas Sarkozy choisisse l’abstention.

On se souvenait des déclarations du porte-parole insistant sur le caractère « prématuré » de la demande palestinienne. La candidature à l’Unesco devait, disait-il, arriver au bout du processus diplomatique – pas au début.

On se souvenait aussi que la France s’était abstenue lors de la réunion du conseil exécutif de la même organisation, début octobre.

On pensait – de moins en moins, il est vrai, ces derniers temps – que Paris agirait de concert avec Londres, qui finalement s’est abstenu; comme Rome.

Ce fut pourtant un « oui » de la France.

Ce vote fut accueilli par un tonnerre d’applaudissements.

Trois pays majeurs de l’Europe (la France, l’Espagne et la Grèce) se sont exprimés en faveur de cette intégration de la Palestine à l’Unesco.

Comme on s’y attendait l’Allemagne, la Suède et la République tchèque ont, elles, voté contre.

La France est le seul pays occidental membre du Conseil de Sécurité à avoir voté « oui « (outre la Grande Bretagne et l’Allemagne déjà citées, les Etats-Unis ont, comme on s’y attendait, dit « non » tandis que le Portugal s’est abstenu.)

Parmi les multiples raisons qui expliquent la position français, il ne faut sans doute pas négliger le fait que le siège de l’Unesco est à Paris et qu’un vote négatif de la France aurait de ce fait symboliquement « compté double ou triple »

Quoi qu’il en soit, l’Europe est plus divisée que jamais sur le dossier israélo-palestinien, ce qui rendra sa voix encore moins audible par les deux parties.

Voir enfin:

CHINE. L’Europe doit-elle lever l’embargo sur les ventes d’armes ?

Vincent Jauvert

29 octobre 2011

L’autre jour, l’agence officielle Xinhua écrivait, à propos de la situation financière européenne : « Selon un proverbe chinois, une crise est toujours porteuse d’opportunités »…

Depuis qu’il a été mis en place il y a quinze ans, Pékin ne cesse de demander à l’Union Européenne de mettre fin à son embargo sur les ventes d’armes.

A chaque occasion, les officiels chinois ne manquent pas de le rappeler. Surtout depuis qu’ils disposent du levier financier.

Au début de l’année, l’Espagne a obtenu de Pékin une assistance de six milliards d’euros. En échange, Madrid a officiellement demandé la levée de cet embargo.

La Haute Représentante, Catherine Ashton, y était favorable. Dans un rapport confidentiel remis au Conseil européen de décembre, elle plaidait dans ce sens. La France et l’Allemagne l’ont soutenue. La Grande Bretagne, les Pays Bas et la Suède ont opposé leur véto.

Le 14 septembre dernier, la Chine est revenue publiquement à la charge. Alors que Pékin était sollicité pour acheter de la dette grecque, l’agence Xinhua se plaignait que l’Europe « imposait toujours un embargo sur les armes ».

Aujourd’hui, la question n’est pas officiellement posée. Aucune déclaration, aucune dépêche… A Pékin, on doit penser que faire ouvertement un tel chantage serait contre-productif. Mais, à l’évidence, le dossier de l’embargo est toujours dans les têtes – et à l’ordre du jour des négociations en cours.

Quels sont les pour et les contre d’une levée de cet embargo, mis en place après le massacre de Tienanmen ?

Les pour :

1/ Le marché chinois de l’armement est en croissance exponentielle. Les entreprises européennes – en mauvaise posture – trouveraient là un second souffle. Les firmes françaises en particulier dont le chiffre d’affaires à l’export a fortement régressé l’an dernier. Comme elle l’a fait avec la Russie, la Direction des Constructions Navales pourrait vendre à la Chine des Bâtiments de Projection de Force, de type Mistral. La marine chinoise serait sans doute ravie se doter de ces BPC (dont elle a vu la grande utilité en Libye) afin d’accroître son emprise sur la mer de Chine et dans le Détroit de Taïwan. Les ouvriers des chantiers de Saint Nazaire seraient, eux aussi, enchantés !

2/ L’embargo n’a pas empêché la modernisation de l’armée chinoise. Il a même « boosté » l’industrie locale de l’armement qui a été obligée de se débrouiller sans la technologie occidentale et a, du coup, développé la sienne. Si bien que la Chine est aujourd’hui capable de produire (probablement avec l’aide des Russes) des avions de chasse très performants.

3/ La Chine peut acheter toute sorte d’armes à d’autres pays, la Russie surtout. L’entrée de l’Europe dans ce marché permettrait peut-être de casser cet axe Moscou-Pékin. En outre, les durs du régime Poutine perdraient un de leurs arguments favoris contre le rapprochement avec l’Occident. En perte de vitesse sur le marché chinois, la Russie serait contrainte de tout faire pour s’arrimer à l’Europe.

Les contre :

1/ L’Europe a adopté un code de conduite pour les ventes d’armes (devenu légalement contraignant en 2008 sous présidence française). Parmi les multiples critères, trois ne seraient pas être respectés si un pays livrait des équipements militaires à la Chine. D’abord, selon ce code éthique, « il ne doit pas exister de risque que ces armes soient utilisées pour la répression intérieure ». Or comment s’assurer qu’elles ne serviraient pas à mater les révoltes au Tibet, au Xintiang et peut-être demain à Pékin.

Ensuite, il ne doit y avoir aucun risque que ces armes servent à « affirmer par la force des revendications territoriales ». Or Pékin ne cesse de rappeler ses visées sur Taïwan et sur plusieurs iles de la mer de Chine. Enfin, il ne doit y avoir aucune chance que ces armes soient un jour « utilisées contre un pays allié ». En cas de conflit avec Taïwan, les Etats-Unis seraient probablement engagés.

2/ Deux pays amis de l’Europe se sentiraient trahis. L’Inde d’abord, qui considère la Chine comme son principal ennemi et s’inquiète chaque jour davantage de sa montée en puissance militaire, particulièrement sur mer. Le Japon ensuite qui verrait une telle levée de l’embargo comme un abandon de l’Occident et se sentirait probablement contraint de se lancer à son tour dans une course aux armements.

3/ Enfin, à cause des embargos européens et américains, Pékin ne parvient pas à acquérir certains matériels de très haute technologie que les Russes ne savent pas non plus produire. Ouvrir les vannes permettrait à l’armée chinoise de progresser plus rapidement encore et, peut-être, de prendre rapidement un ascendant militaire irréversible sur ses voisins – c’est à dire changer définitivement l’équilibre géopolitique planétaire. A son profit.

4 commentaires pour Toussaint/1401e: Attention, un déni de la mort peut en cacher bien d’autres (When debt denial turns to death denial)

  1. […] banalisation vestimentaire du noir et la folklorisation halloweenienne aujourd’hui, le déni actuel jc durbant @ 03:19 Catégorie(s): Antisémitisme / antisionisme etBobologie et […]

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  2. jcdurbant dit :

    Maintenant que nous sommes membres à part entière de l’Unesco, nous trainerons Israël devant les tribunaux internationaux pour destruction de la culture palestinienne et islamique à Jérusalem; nous ferons de même pour le vol de nos antiquités et les agressions contre les sites sacrés musulmans ou chrétiens.

    Hatem Abdel Qader (ancien ministre palestinien de Jérusalem, au quotidien britannique arabophone Al-Quds Al- Arabi)

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  3. […] ladite crise, les appels se multiplient, notamment par rapport à la Chine ou à l‘islam, à toutes les lâchetés […]

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  4. jcdurbant dit :

    Voir aussi par rapport à l’hominisation:

    Here, we describe newly discovered stone tool-use behaviour and stone accumulation sites in wild chimpanzees reminiscent of human cairns. In addition to data from 17 mid- to long-term chimpanzee research sites, we sampled a further 34 Pan troglodytes communities. We found four populations in West Africa where chimpanzees habitually bang and throw rocks against trees, or toss them into tree cavities, resulting in conspicuous stone accumulations at these sites. This represents the first record of repeated observations of individual chimpanzees exhibiting stone tool use for a purpose other than extractive foraging at what appear to be targeted trees. The ritualized behavioural display and collection of artefacts at particular locations observed in chimpanzee accumulative stone throwing may have implications for the inferences that can be drawn from archaeological stone assemblages and the origins of ritual sites.
    Introduction

    In both contemporary and ancient human societies, stone piles are often used to mark natural cavities in the landscape for caching food, as well as paths and important places1, and can hold a more symbolic meaning for burials2, ceremonial counting3, and the establishment of shrines4. Through archaeology, analyses of stone assemblages have provided us with insight into the technological and cognitive abilities of ancestral hominins5. It is therefore notable that the use of stone tools has also been observed in wild populations of nonhuman primates, including chimpanzees, one of our closest living relatives6,7. Primate archaeology has therefore emerged as a new field of research where archaeological evidence from nonhuman primates can be compared to our own8,9. Any similarities may not only challenge, but may also illuminate the interpretations of stone accumulations in human prehistory.

    Thirty-one TRSs located within the Pan troglodytes range were sampled between 2011 and 2015 for a period of 14–17 months. An additional three TRSs were on-going and studied for less than 14 months, for a total of 34 (see Supplementary Table 1). At four TRSs: (Boé, Guinea-Bissau; Sangaredi, Guinea; Mt. Nimba, Liberia and Comoé GEPRENAF, Côte d’Ivoire; Fig. 1) we found multiple hollow and/or buttressed trees exhibiting clear signs of wear with an accumulation of rocks at their base or inside the tree (Fig. 2). Using remote video camera traps, we subsequently filmed chimpanzees at each of these four TRSs approaching focal trees with a stone in their hand, or grabbing a stone from the base or from inside the tree’s hollow cavities, and then proceeding to throw it (N = 64 total stone throwing events; Table 1). We observed three particular variants of the behaviour: the rock was thrown at the tree using one or both hands (‘hurl’); hit repeatedly against the tree while the chimpanzee held it (‘bang’); or thrown into the hollow tree or a hollow groove formed by large buttress roots (‘toss’; Table 1; Supplementary Movies 1–7). The individuals observed in the camera trap footage were mainly adult males, but we also observed an adult female and a juvenile exhibiting the behaviour (Supplementary Movies 1 and 6). Common to all accumulative stone throwing observations exhibited by adults (N = 63) was the pant hoot vocalization, in particular the introduction and/or build-up phase25, which occurred after or while the individual picked up and handled the rock (Fig. 3). The pant hoot is a characteristic feature of the ritualized agonistic displays of adult male chimpanzees, which typically also involves piloerection, bipedal stance, hand and feet drumming on buttress roots of trees and, in some populations, is preceded by leaf-clipping25,26,27. Unfortunately, audio was recorded for only 50 of the 64 events captured on camera traps, so we may underestimate the variation in vocal behaviour accompanying accumulative chimpanzee stone throwing. We further observed that rock handling and throwing was sometimes accompanied by the individual swaying back and forth while bipedal and piloerect, and even leaf-clipping (Supplementary Movie 4; Fig. 3), all behaviours associated with a typical chimpanzee display27. When the rock was thrown, this was often, but not always, accompanied by the climax phase of the pant hoot consisting of scream elements and drumming with the hands or feet on the tree25,26. In some cases we do not have footage of the full series of behaviours since camera trap videos are limited in length (60 seconds), and cameras were triggered at varying times for each accumulative stone throwing event captured …

    http://www.nature.com/articles/srep22219

    http://arstechnica.com/science/2016/03/ritualized-behavior-chimps-all-throw-rocks-at-the-same-tree/

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