Hitler: Le christianisme est une rébellion contre la loi naturelle (How the Nazis rewrote the Bible)

Vous ne réfléchissez pas qu’il est dans votre intérêt qu’un seul homme meure pour le peuple, et que la nation entière ne périsse pas. Caïphe (Jean 11: 50)
 Une nation ne se régénère que sur un  monceau de cadavres. Saint-Just
Qu’un sang impur abreuve nos sillons! Air connu
Le marxisme doit mourir pour que la nation renaisse. Banderole de la Grand messe nazie de Berlin (février 1933)
Où est Dieu? cria-t-il, je vais vous le dire! Nous l’avons tué – vous et moi! Nous tous sommes ses meurtriers! Mais comment avons-nous fait cela? Comment avons-nous pu vider la mer? Qui nous a donné l’éponge pour effacer l’horizon tout entier? Dieu est mort! (…) Et c’est nous qui l’avons tué ! (…) Ce que le monde avait possédé jusqu’alors de plus sacré et de plus puissant a perdu son sang sous nos couteaux (…) Quelles solennités expiatoires, quels jeux sacrés nous faudra-t-il inventer? Nietzsche
« Dionysos contre le ‘crucifié’  » : la voici bien l’opposition. Ce n’est pas une différence quant au martyr – mais celui-ci a un sens différent. La vie même, son éternelle fécondité, son éternel retour, détermine le tourment, la destruction, la volonté d’anéantir pour Dionysos. Dans l’autre cas, la souffrance, le « crucifié » en tant qu’il est « innocent », sert d’argument contre cette vie, de formulation de sa condamnation.  (…) L’individu a été si bien pris au sérieux, si bien posé comme un absolu par le christianisme, qu’on ne pouvait plus le sacrifier : mais l’espèce ne survit que grâce aux sacrifices humains… La véritable philanthropie exige le sacrifice pour le bien de l’espèce – elle est dure, elle oblige à se dominer soi-même, parce qu’elle a besoin du sacrifice humain. Et cette pseudo-humanité qui s’institue christianisme, veut précisément imposer que personne ne soit sacrifié. Nietzsche
Ils disent: nous avons mis à mort le Messie, Jésus fils de Marie, l’apôtre de dieu. Non ils ne l’ont point tué, ils ne l’ont point crucifié, un autre individu qui lui ressemblait lui fut substitué, et ceux qui disputaient à son sujet ont été eux-mêmes dans le doute, ils n’ont que des opinions, ils ne l’ont pas vraiment tué. Mais Dieu l’a haussé à lui, Dieu est le puissant, Dieu est le sage. Le Coran (Sourate IV, verset 157-158)
C’est une erreur assez impardonnable d’accepter les conclusions d’une psychologie juive comme généralement valables. Jung (sur les travaux de Freud)
Le dieu des Allemands c’est Wotan et non le dieu chrétien universel. Jung
Nous ne savons pas si Hitler est sur le point de fonder un nouvel islam. Il est d’ores et déjà sur la voie; il ressemble à Mahomet. L’émotion en Allemagne est islamique, guerrière et islamique. Ils sont tous ivres d’un dieu farouche. Jung (1939)
Si à Poitiers Charles Martel avait été battu, le monde aurait changé de face. Puisque le monde était déjà condamné à l’influence judaïque (et son sous-produit le christianisme est une chose si insipide !), il aurait mieux valu que l’islam triomphe. Cette religion récompense l’héroïsme, promet au guerrier les joies du septième ciel… Animé d’un esprit semblable, les Germains auraient conquis le monde. Ils en ont été empêchés par le christianisme. Hitler (1942)
Mein Kampf (…) Tel était le nouveau Coran de la foi et de la guerre: emphatique, fastidieux, sans forme, mais empli de son propre message. Churchill
Pour l’islam (…) j’aime bien leur symbole, le croissant de lune, je le trouve beaucoup plus beau que la croix, peut-être parce qu’il n’a pas quelqu’un de cloué dessus. Pat Condell
Si la Bible parait plus violente que les mythes, c’est parce qu’elle rend explicite la violence que les mythes dissimulent. René Girard
Ceux qui considèrent l’hébraïsme et le christianisme comme des religions du bouc émissaire parce qu’elles le rendent visible font comme s’ils punissaient l’ambassadeur en raison du message qu’il apporte. René Girard
Il y a deux grandes attitudes à mon avis dans l’histoire humaine, il y a celle de la mythologie qui s’efforce de dissimuler la violence, car, en dernière analyse, c’est sur la violence injuste que les communautés humaines reposent. (…) Cette attitude est trop universelle pour être condamnée. C’est l’attitude d’ailleurs des plus grands philosophes grecs et en particulier de Platon, qui condamne Homère et tous les poètes parce qu’ils se permettent de décrire dans leurs oeuvres les violences attribuées par les mythes aux dieux de la cité. Le grand philosophe voit dans cette audacieuse révélation une source de désordre, un péril majeur pour toute la société. Cette attitude est certainement l’attitude religieuse la plus répandue, la plus normale, la plus naturelle à l’homme et, de nos jours, elle est plus universelle que jamais, car les croyants modernisés, aussi bien les chrétiens que les juifs, l’ont au moins partiellement adoptée. L’autre attitude est beaucoup plus rare et elle est même unique au monde. Elle est réservée tout entière aux grands moments de l’inspiration biblique et chrétienne. Elle consiste non pas à pudiquement dissimuler mais, au contraire, à révéler la violence dans toute son injustice et son mensonge, partout où il est possible de la repérer. C’est l’attitude du Livre de Job et c’est l’attitude des Evangiles. C’est la plus audacieuse des deux et, à mon avis, c’est la plus grande. C’est l’attitude qui nous a permis de découvrir l’innocence de la plupart des victimes que même les hommes les plus religieux, au cours de leur histoire, n’ont jamais cessé de massacrer et de persécuter. C’est là qu’est l’inspiration commune au judaïsme et au christianisme, et c’est la clef, il faut l’espérer, de leur réconciliation future. C’est la tendance héroïque à mettre la vérité au-dessus même de l’ordre social. René Girard
La vérité biblique sur le penchant universel à la violence a été tenue à l’écart par un puissant processus de refoulement. (…) La vérité fut reportée sur les juifs, sur Adam et la génération de la fin du monde. (…) La représentation théologique de l’adoucissement de la colère de Dieu par l’acte d’expiation du Fils constituait un compromis entre les assertions du Nouveau Testament sur l’amour divin sans limites et celles sur les fantasmes présents en chacun. (…) Même si la vérité biblique a été de nouveau  obscurcie sur de nombreux points, (…) dénaturée en partie, elle n’a jamais été totalement falsifiée par les Églises. Elle a traversé l’histoire et agit comme un levain. Même l’Aufklärung critique contre le christianisme qui a pris ses armes et les prend toujours en grande partie dans le sombre arsenal de l’histoire de l’Eglise, n’a jamais pu se détacher entièrement de l’inspiration chrétienne véritable, et par des détours embrouillés et compliqués, elle a porté la critique originelle des prophètes dans les domaines sans cesse nouveaux de l’existence humaine. Les critiques d’un Kant, d’un Feuerbach, d’un Marx, d’un Nietzsche et d’un Freud – pour ne prendre que quelques uns parmi les plus importants – se situent dans une dépendance non dite par rapport à l’impulsion prophétique. Raymund Schwager
Il me semblait que la définition traditionnelle de la Passion en termes de sacrifice fournissait des arguments supplémentaires à ceux qui voulaient assimiler le christianisme à une religion archaïque , et je l’ai longtemps rejetée. (…) Je voulais seulement dissiper chez les non-chrétiens et, de nos jours, chez les chrétiens eux-mêmes, l’équivoque entretenue par l’ambivalence du terme de « sacrifice ». Ce souci reste légitime à mes yeux mais il ne fait pas l’absolutiser. (…) le recours au même mot pour les deux types de sacrifice, si trompeur qu’il soit à un premier niveau, suggère, il me semble, quelque chose d’essentiel, à savoir l’unité paradoxale du religieux d’un bout à l’autre de l’histoire humaine. (…) Plus les extrêmes sont éloignés l’un de l’autre et plus leur union en un même mot, paradoxalement, suggère un au-delà de l’opposition. Le jugement de Salomon suggère cet au-delà. (…) Nous disons très bien nous-mêmes que la seconde femme sacrifie la rivalité à son enfant, alors que la première acceptait de sacrifier l’enfant à sa rivalité. Ce que dit le texte, c’est qu’on ne peut renoncer au sacrifice première manière, qui est sacrifice d’autrui, violence contre l’autre, qu’en assumant le risque du sacrifice deuxième manière, le sacrifice du Christ qui meurt pour ses amis. Le recours au même mot coupe court à l’illusion d’un terrain neutre complètement étranger à la violence.
Il convient de voir dans les Ecritures judéo-chrétiennes la première révélation complète du pouvoir structurant de la victimisation dans les religions païennes ; quant au problème de la valeur anthropologique de ces Ecritures, il peut et doit être étudié comme un problème purement scientifique, la question étant de savoir si, oui ou non, les mythes deviennent intelligibles, comme je le crois, dès lors qu’on les interprète comme les traces plus ou moins lointaines d’épisodes de persécution mal compris. (…) Ma conclusion est que, dans notre monde, la démythification tire sa force de la Bible. Réponse inacceptable pour ceux qui pensent que tout ce qui risque de placer la Bible sous un jour favorable ne saurait être pris au sérieux par les vrais chercheurs, car il ne peut s’agir que d’une approche religieuse – et donc irrationnelle – qui n’a strictement aucune valeur du point de vue de l’anthropologie. (…) Et pourtant, y a-t-il quelque chose qui soit plus naturel aux chercheurs que de traiter des textes similaires de façon similaire, ne serait-ce que pour voir ce que cela donne ? Un tabou inaperçu pèse sur ce type d’étude comparative. Les tabous les plus forts sont toujours invisibles. Comme tous les tabous puissants, celui-ci est antireligieux, c’est-à-dire, au fond, de nature religieuse. A partir de la Renaissance, les intellectuels modernes ont remplacé les Ecritures judéo-chrétiennes par les cultures anciennes. Puis, l’humanisme de Rousseau et de ses successeurs a glorifié à l’excès les cultures primitives et s’est également détourné de la Bible. Si la lecture que je propose est acceptée, notre vieux système de valeurs universitaires, fondé sur l’élévation des cultures non bibliques aux dépens de la Bible, va devenir indéfendable. Il deviendra clair que le véritable travail de démythification marche avec la mythologie, mais pas avec la Bible, car la Bible elle-même fait déjà ce travail. La Bible en est même l’inventeur : elle a été la première à remplacer la structure victimaire de la mythologie par un thème de victimisation qui révèle le mensonge de la mythologie. René Girard
La condition préalable à tout dialogue est que chacun soit honnête avec sa tradition. (…) les chrétiens ont repris tel quel le corpus de la Bible hébraïque. Saint Paul parle de ” greffe” du christianisme sur le judaïsme, ce qui est une façon de ne pas nier celui-ci . (…) Dans l’islam, le corpus biblique est, au contraire, totalement remanié pour lui faire dire tout autre chose que son sens initial (…) La récupération sous forme de torsion ne respecte pas le texte originel sur lequel, malgré tout, le Coran s’appuie. René Girard
Dans la foi musulmane, il y a un aspect simple, brut, pratique qui a facilité sa diffusion et transformé la vie d’un grand nombre de peuples à l’état tribal en les ouvrant au monothéisme juif modifié par le christianisme. Mais il lui manque l’essentiel du christianisme : la croix. Comme le christianisme, l’islam réhabilite la victime innocente, mais il le fait de manière guerrière. La croix, c’est le contraire, c’est la fin des mythes violents et archaïques. René Girard
En tant que chrétien, mon sentiment me désigne mon Seigneur et mon Sauveur comme un combattant. Il m’indique l’homme qui autrefois dans la solitude, entouré de quelques disciples, a reconnu ces juifs pour ce qu’ils étaient, et sommé les hommes de se battre contre eux, et qui, vérité de Dieu !, était le plus grand, pas en tant que souffrant, mais comme combattant. Dans un amour sans limite en tant que chrétien et en tant qu’homme, je lis dans le passage qui nous dit comment enfin le seigneur s’est levé dans Sa puissance et s’est emparé du fouet pour chasser du Temple l’engeance de vipères et de calculateurs. Comme il était terrible, Son combat pour le monde contre le poison juif ! Aujourd’hui, deux mille ans plus tard, c’est avec la plus grande émotion que je reconnais plus profondément que jamais auparavant que c’était pour cela qu’Il a dû verser son sang sur la Croix. En tant que chrétien, je n’ai pas le droit de me laisser berner, mais j’ai le devoir d’être un combattant pour la vérité et la justice. […] Et s’il est une chose qui pourrait montrer que nous faisons bien, c’est la détresse qui grandit chaque jour. Car en tant que chrétien, j’ai aussi un devoir envers mon peuple. Adolf Hitler (Discours, 12 Avril 1922, Munich)
 Le germanisme dut ainsi rétrograder lentement, mais sans arrêt, devant cet abus sournois de la religion et faute de toute défense suffisante.[…] Les efforts anti-allemands des Habsbourg ne trouvèrent point, surtout parmi le clergé supérieur, l’opposition qui s’imposait, et la défense même des intérêts allemands fut complètement négligée. L’impression générale ne pouvait pas varier : le clergé catholique tel quel causait un brutal préjudice aux droits des Allemands. Il paraissait donc que l’Eglise non seulement n’était pas de cœur avec le peuple allemand, mais qu’elle se rangeait de la façon la plus injuste aux côtés de ses adversaires. La raison de tout le mal, d’après Schoenerer, résidait dans le fait que la tête de l’Eglise catholique ne se trouvait point en Allemagne ; et c’était là une cause suffisante de son attitude hostile aux intérêts de notre nation. Mein Kampf (1924), Adolf Hitler, 1934)
Le coup le plus dur qui ait jamais frappé l’humanité fut l’avènement du christianisme. Le bolchevisme est un enfant illégitime du christianisme. Tous deux sont des inventions du Juif. C’est par le christianisme que le mensonge délibéré en matière de religion a été introduit dans le monde. Le bolchevisme pratique un mensonge de même nature quand il prétend apporter la liberté aux hommes, alors qu’en réalité il ne veut faire d’eux que des esclaves. Dans le monde antique, les relations entre les hommes et les dieux étaient fondées sur un respect instinctif. C’était un monde éclairé par l’idée de tolérance. Le christianisme fut la première croyance dans le monde à exterminer ses adversaires au nom de l’amour. Sa marque est l’intolérance.  Adolf Hitler (Libres propos sur la guerre et la paix recueillis sur l’ordre de Martin Bormann, 11-12 juillet 1941)
Le christianisme est une rébellion contre la loi naturelle, une protestation contre la nature. Poussé à sa logique extrême, le christianisme signifierait la culture systématique de l’échec humain. […] Mais il n’est pas question que le national-socialisme se mette un jour à singer la religion en établissant une forme de culte. Sa seule ambition doit être de construire scientifiquement une doctrine qui ne soit rien de plus qu’un hommage à la raison […] Il n’est donc pas opportun de nous lancer maintenant dans un combat avec les Églises. Le mieux est de laisser le christianisme mourir de mort naturelle. Une mort lente a quelque chose d’apaisant. Le dogme du christianisme s’effrite devant les progrès de la science. La religion devra faire de plus en plus de concessions. Les mythes se délabrent peu à peu. Il ne reste plus qu’à prouver que dans la nature il n’existe aucune frontière entre l’organique et l’inorganique. Quand la connaissance de l’univers se sera largement répandue, quand la plupart des hommes sauront que les étoiles ne sont pas des sources de lumière mais des mondes, peut-être des mondes habités comme le nôtre, alors la doctrine chrétienne sera convaincue d’absurdité […] Tout bien considéré, nous n’avons aucune raison de souhaiter que les Italiens et les Espagnols se libèrent de la drogue du christianisme. Soyons les seuls à être immunisés contre cette maladie. Adolf Hitler (Libres propos sur la guerre et la paix recueillis sur l’ordre de Martin Bormann, , 10-14 octobre 1941)
Je conçois que l’on puisse s’enthousiasmer pour le paradis de Mahomet, mais le fade paradis des chrétiens ! Adolf Hitler (Libres propos sur la guerre et la paix recueillis sur l’ordre de Martin Bormann, 13 décembre 1941)
Je vais devenir très religieux. Je vais devenir homme d’Eglise. Je serai bientôt le grand chef des Tartares. Déjà Arabes et Marocains mêlent mon nom à leurs prières. Chez les Tartares, je deviendrai Khan. La seule chose dont je serai incapable, c’est d’accepter de partager le metchoui avec les cheiks. Qu’ils me tiennent quitte, moi, végétarien, de la viande. S’ils n’attendent pas trop longtemps, je me rabattrai sur les harems ! Libres propos sur la guerre et la paix recueillis sur l’ordre de Martin Bormann, Adolf Hitler, 13 janvier 1942)
C’est le christianisme qui a causé la perte de Rome. Ce ne sont ni les Germains ni les Huns. Adolf Hitler (Libres propos sur la guerre et la paix recueillis sur l’ordre de Martin Bormann, 27 janvier 1942)
Cette philosophie [japonaise], qui est une des raisons principales de leur succès, n’a pu se maintenir comme principe d’existence du peuple que parce que celui-ci est resté protégé contre le poison du christianisme. Comme dans l’Islam, la religion japonaise est dépourvue de tout terrorisme et contient seulement l’espoir de la félicité. Le terrorisme est seulement une idée juive répandue par le christianisme. Hitler (4 avril 1942)
Si à Poitiers Charles Martel avait été battu, la face du monde eût changé. Puisque le monde était déjà voué à l’influence judaïque (et son produit, le christianisme, est une chose si fade!) il eût beaucoup mieux valu que le mahométisme triomphât. Cette religion récompense l’héroïsme, elle promet aux guerriers les joies du septième ciel… Animés par un tel esprit, les Germains eussent conquis le monde. C’est le christianisme qui les en a empêchés. Libres propos sur la guerre et la paix recueillis sur l’ordre de Martin Bormann, Adolf Hitler, 28 août 1942)
Nous avons la malchance de ne pas posséder la bonne religion. Pourquoi n’avons nous pas la religion des Japonais, pour qui se sacrifier à sa patrie est le bien suprême ? La religion musulmane aussi serait bien plus appropriée que ce christianisme, avec sa tolérance amollissante. Hitler (cité par Albert Speer)
Man has discovered in nature the wonderful notion of that all-mighty being whose law he worships. Fundamentally in everyone there is the feeling for this all-mighty, which we call God (that is to say, the dominion of natural laws throughout the whole universe). The priests, who have always succeeded in exploiting this feeling, threaten punishments for the man who refuses to accept the creed they impose. When one provokes in a child a fear of the dark, one awakens in him a feeling of atavistic dread. Thus this child will be ruled all his life by this dread, whereas another child, who has been intelligently brought up, will be free of it. It’s said that every man needs a refuge where he can find consolation and help in unhappiness. I don’t believe it! If humanity follows that path, it’s solely a matter of tradition and habit. That’s a lesson, by the way, that can be drawn from the Bolshevik front. The Russians have no God, and that doesn’t prevent them from being able to face death. We don’t want to educate anyone in atheism. night of 11-12 July 1941
When National Socialism has ruled long enough, it will no longer be possible to conceive of a form of life different from ours. In the long run, National Socialism and religion will no longer be able to exist together… No, it does not mean a war. The ideal solution would be to leave the religions to devour themselves, without persecutions. But in that case we must not replace the Church with something equivalent. night of 11-12 July 1941
The heaviest blow that ever struck humanity was the coming of Christianity. Bolshevism is Christianty’s illegitimate child. Both are inventions of the Jew. The deliberate lie in the matter of religion was introduced into the world by Christianity. Bolshevism practices a lie of the same nature, when it claims to bring liberty to men, whereas in reality it seeks only to enslave them. In the ancient world the relations between men and gods were founded on instinctive respect. It was a world enlightened by the idea of tolerance. Christianity was the first creed in the world to exterminate its adversaries in the name of love. Its key note is intolerance. Without Christianity, we should not have had Islam. The Roman Empire, under Germanic influence would have developed in the direction of world domination and humanity would not have extinguished fifteen centuries of civilization at a single stroke. Let it not be said that Christianity brought man the life of the soul, for that was in the natural order of things. night 11-12 July 1941
Stalin is one of the most extraordinary figures in world history. He began as a small clerk, and he has never stopped being a clerk. Stalin owes nothing to rhetoric. He governs from his office, thanks to a bureaucracy that obeys his every nod and gesture. It’s striking that Russian propaganda, in the criticisms it makes of us, always holds itself within certain limits. Stalin, that cunning Caucasian, is apparently quite ready to abandon European Russia, if he thinks that a failure to solve her problems would cause him to lose everything. Let nobody think Stalin might reconquer Europe from the Urals! It is as if I were installed in Slovakia, and could set out from there to reconquer the Reich. This is the catastrophe that will cause the loss of the Soviet Empire. night of 18-19 July 1941
Originally war was nothing but a struggle for pasture grounds. To-day war is nothing but a struggle for the riches of nature. By virtue of an inherent law, these riches belong to him who conquers them. The great migrations set out from the East. With us begins the ebb, from West to East. That’s in accordance with the laws of nature. By means of the struggle, the elites are continually renewed. The law of natural selection justifies this incessant struggle, by allowing the survival of the fittest. Christianity is a rebellion against natural law, a protest against nature. Taken to its logical extreme, Christianity would mean the systematic cultivation of human failure. 10 October 1941
If, in the course of a thousand or two thousand years, science arrives at the necessity of renewing its points of view, that will not mean that science is a liar. Science cannot lie, for it’s always striving, according to the momentary state of knowledge, to deduce what is true. When it makes a mistake, it does so in good faith. It is Christianity that is the liar. It’s in perpetual conflict with itself. 14 October 1941
It is not opportune to hurl ourselves now into a struggle with the churches. The best thing is to let Christianity die a natural death. A slow death has something comforting about it. The dogma of Christianity gets worn away before the advances of science. Religion will have to make more and more concessions. Gradually the myths crumble. All that is left is to prove that in nature there is no frontier between the organic and the inorganic. When understanding of the universe has become widespread, when the majority of men know that the stars are not sources of light but worlds, perhaps inhabited worlds like ours, then the Christian doctrine will be convicted of absurdity. 14 October 1941
The reason why the ancient world was so pure, light and serene was that it knew nothing of the two great scourges: the pox and Christianity. Christianity is a prototype of Bolshevism: the mobilisation by the Jew of the masses of slaves with the object of undermining society. 19 October 1941
Didn’t the world see, carried on right into the Middle Ages, the same old system of martyrs, tortures, faggots? Of old, it was in the name of Christianity. To-day, it’s in the name of Bolshevism. Yesterday, the instigator was Saul: the instigator to-day, Mardochai. Saul has changed into St. Paul, and Mardochai into Karl Marx. By exterminating this pest, we shall do humanity a service of which our soldiers can have no idea. 21 October 1941
I’m sure that Nero didn’t set fire to Rome. It was the Christian-Bolsheviks who did that, just as the Commune set fire to Paris in 1871 and the Communists set fire to the Reichstag in 1932. 25 October 1941
The Jew can take the credit for having corrupted the Graeco-Roman world. Previously words were used to express thoughts; he used words to invent the art of disguising thoughts. Lies are his strength, his weapon in the struggle. The Jew is said to be gifted. His only gift is that of juggling with other people’s property and swindling each and everyone. Suppose I find by chance a picture that I believe to be a Titian. I tell the owner what I think of it, and I offer him a price. In a similar case, the Jew begins by declaring that the picture is valueless, he buys it for a song and sells it at a profit of 5000 per cent. To persuade people that a thing which has value, has none, and vice versa—that’s not a sign of intelligence. They can’t even overcome the smallest economic crisis! 5 November 1941
I can imagine people being enthusiastic about the paradise of Mahomet, but as for the insipid paradise of the Christians! In your lifetime, you used to hear the music of Richard Wagner. After your death, it will be nothing but hallelujahs, the waving of palms, children of an age for the feeding-bottle, and hoary old men. The man of the isles pays homage to the forces of nature. But Christianity is an invention of sick brains: one could imagine nothing more senseless—A negro with his taboos is crushingly superior to the human being who seriously believes in transubstantiation. 13 December 1941
Pure Christianity—the Christianity of the catacombs—is concerned with translating the Christian doctrine into facts. It leads quite simply to the annihilation of mankind. It is merely whole-hearted Bolshevism, under a tinsel of metaphysics. 14 December 1941
It goes without saying that we have no affinities with the Japanese. They’re too foreign to us, by their way of living, by their culture. But my feelings against Americanism are feelings of hatred and deep repugnance. I feel myself more akin to any European country, no matter which. Everything about the behaviour of American society reveals that it’s half Judaised, and the other half negrified. How can one expect a State like that to hold together—a State where 80 per cent of the revenue is drained away for the public purse—a country where everything is built on the dollar? From this point of view, I consider the British State very much superiour. 7 January 1942
 But for the coming of Christianity, who knows how the history of Europe would have developed? Rome would have conquered all Europe, and the onrush of the Huns would have been broken on the legions. It was Christianity that brought about the fall of Rome—not the Germans or the Huns. What Bolshevism is achieving to-day on the materialist and technical level, Christianity had achieved on the metaphysical level. When the Crown sees the throne totter, it needs the support of the masses. 27 January 1942
As soon as the idea was introduced that all men were equal before God, that world was bound to collapse. 26 February 1942
The fact that the Japanese have retained their political philosophy, which is one of the essential reasons for their success, is due to their having been saved in time from the views of Christianity. Just as in Islam, there is no terrorism in the Japanese State religion, but, on the contrary, a promise of happiness. This terrorism in religion is, to put it briefly, of a Jewish dogma, which Christianity has universalized and whose effect is to sow trouble and confusion in men’s minds. 4 April 1942
It is deplorable that the Bible should have been translated into German, and that the whole of the German Folk should have thus become exposed to the whole of this Jewish mumbo jumbo… As a sane German, one is flabbergasted to think that German human beings could have let themselves be brought to such a pass by Jewish filth and priestly twaddle, that they were little different from the howling dervish of the Turks and the negroes, at whom we laugh so scornfully. It angers one to think that, while in other parts of the globe religious teaching like that of Confucius, Buddha and Mohammed offers an undeniably broad basis for the religious-minded, Germans should have been duped by a theological exposition devoid of all honest depth. 5 June 1942
The American statesmen, by subjecting the Church to the same regulations governing all other associations and institutions, have limited its field of activity to reasonable proportions; and, as the State does not contribute from State Funds one single cent to the church, the whole clergy cringes and sings hymns in praise of Government. This is not to be wondered at! The parson, like everyone else, has got to live; what he makes out of the public offertory doesn’t amount to much, and so he is more or less dependent on State charity. As he has no legal claim whatever on the State, he therefore takes very good care that his demeanour is always pleasing in the eyes of the State and therefore deserving of the crumbs it cares to toss to him. 4 July 1942
The development of relations between State and Church affords a very instructive example of how the carelessness of a single statesman can have after-effects which last for centuries. When Charlemagne was kneeling at prayer in St. Peter’s, Rome, at Christmas in the year 800, the Pope, giving him no time to work out the possible effects of so symbolic an action, suddenly bent down and presto! popped a golden crown on his head! By permitting it, the Emperor delivered himself and his successors into the hands of a power which subjected the German Government and the German people to five hundred years of martyrdom. 4 July 1942
One of our most important tasks will be to save future generations from a similar political fate and to maintain for ever watchful in them a knowledge of the menace of Jewry. For this reason alone it is vital that the Passion play be continued at Oberammergau; for never has the menace of Jewry been so convincingly portrayed as in this presentation of what happened in the times of the Romans. There one sees in Pontius Pilate a Roman racially and intellectually so superior, that he stands like a firm, clean rock in the middle of the whole muck and mire of Jewry. on the Passion Play at Oberammergau, 5 July 1942
In the Spanish people there is a mixture of Gothic, Frankish and Moorish blood. One can speak of the Spaniard as one would speak of a brave anarchist. The Arabian epoch—the Arabs look down on the Turks as they do on dogs—was the most cultured, the most intellectual and in every way best and happiest epoch in Spanish history. It was followed by the period of the persecutions with its unceasing atrocities. 1 August 1942
Only in the Roman Empire and in Spain under Arab domination has culture been a potent factor. Under the Arab, the standard attained was wholly admirable; to Spain flocked the greatest scientists, thinkers, astronomers, and mathematicians of the world, and side by side there flourished a spirit of sweet human tolerance and a sense of purist chivalry. Then with the advent of Christianity, came the barbarians. Had Charles Martel not been victorious at Poitiers—already you see the world had already fallen into the hands of the Jews, so gutless a thing Christianity!—then we should in all probability have been converted to Mohammedanism, that cult which glorifies the heroism and which opens up the seventh Heaven to the bold warrior alone. Then the Germanic races would have conquered the world. Christianity alone prevented them from doing so. 28 August 1942
Originally, Christianity was merely an incarnation of Bolshevism the destroyer. Nevertheless, the Galilean, who later was called the Christ, intended something quite different. He must be regarded as a popular leader who took up His position against Jewry. Galilee was a colony where the Romans had probably installed Gallic legionaries, and items certain that Jesus was not a Jew. The Jews, by the way, regarded Him as the son of a whore and a Roman soldier, which in christianity is not a belief. The decisive falsification of Jesus’s doctrine was the work of St. Paul. He gave himself to this work with subtlety and for purposes of personal exploitation. For the Galilean’s object was to liberate His country from Jewish oppression. He set Himself against Jewish capitalism, and that’s why the Jews liquidated Him. Paul of Tarsus (his name was Saul, before the road to Damascus) was one of those who persecuted Jesus most savagely. When he learnt that Jesus’s supporters let their throats be cut for His ideas, he realised that, by making intelligent use of the Galilean’s teaching, it would be possible to overthrow this Roman State which the Jews hated. It’s in this context that we must understand the famous « illumination ». Think of it, the Romans were daring to confiscate the most sacred thing the Jews possessed, the gold piled up in their temples! At that time, as now, money was their god. On the road to Damascus, St. Paul discovered that he could succeed in ruining the Roman State by causing the principle to triumph of the equality of all men before a single God and by putting beyond the reach of the laws his private notions, which he alleged to be divinely inspired. If, into the bargain, one succeeded in imposing one man as the representative on earth of the only God, that man would possess boundless power. 21 October 1942
Jesus was most certainly not a Jew. The Jews would never have handed one of their own people to the Roman courts; they would have condemned Him themselves. It is quite probable that a large number of the descendants of the Roman legionaries, mostly Gauls, were living in Galilee, and Jesus was probably one of them. His mother may well have been a Jewess. Jesus fought against the materialism of His age, and, therefore, against the Jews. Paul of Tarsus, who was originally one of the most stubborn enemies of the Christians, suddenly realised the immense possibilities of using, intelligently and for other ends, an idea which was exercising such great powers of fascination. He realised that the judicious exploitation of this idea among non-Jews would give him far greater power in the world than would the promise of material profit to the Jews themselves. It was then that the future St. Paul distorted with diabolical cunning the Christian idea. Out of this idea, which was a declaration of war on the golden calf, on the egotism and the materialism of the Jews, he created a rallying point for slaves of all kinds against the elite, the masters and those in dominant authority. The religion fabricated by Paul of Tarsus, which was later called Christianity, is nothing but the Communism of to-day. night of 29-30 November 1944
Hitler’s Table Talks (1941–1944) (1953) Die Bormann Vermerke: Transcripts of Hitler’s conversations (5 July 1941 – 30 November 1944), made under the supervision of Martin Bormann, published in the UK as Hitler’s Table Talks (1953).

Profusion de symboles ésotériques, chants, pèlerinages, culte des reliques, grand messes, liturgie bien réglée, rituel autour du sang (dit du « drapeau du sang »), lutte contre le Mal, culte des martyrs, foi dans le chef providentiel et messie, nouveau peuple élu, attente eschatologique d’un millénium …

A lire d’urgence, le dernier et excellent numéro d‘Historia

Publié en complément avec la sortie  il y a deux jours du 3e volet de la série Apocalypse de France 2 sur Hitler (Apocalypse Hitler, Isabelle Clarke et Daniel Costelle,  26.10.11) …

Et notamment la très intéressante analyse du spécialiste du totalitarisme de l’université de Grenoble et auteur de l’ouvrage de référence Le siècle des génocides Bernard Bruneteau.

Décryptant magistralement la véritable « nouvelle religion » progressivement mise en place par les nazis qui, au-delà de ses côtés simulacre du christianisme, apparait en fait comme une tentative de regermanisation du christinianisme qui est en fait une déjudaïsation et donc une repaganisation

Et ce même si, au-delà de quelques idées que l’on retrouve dans ses propos,  Hitler lui-même semble avoir été plus prudent – ne serait-ce que par calcul politique – que certains de ses amis néopaïens (les  Ludendorff et leur Ligue pour la connaissance allemande de Dieu ou  l’orientaliste Jakob Wilhelm Hauer  et sa Ligue de la foi allemande et bien sûr le tristement fameux Walter Grundmann et son Institut  pour l’Etude et l’Elimination de l’Influence juive sur la vie pastorale allemande dans la même ville de Iena où officiait d’ailleurs le raciologue Hans Günther) …

Mais aussi comment ne pas repenser, comme le rappelle souvent René Girard,  aux pages prophétiques de Nietzsche contre « le crucifié » qui interdit les sacrifices humains ayant jusque là servi à fonder toute vie et tout renouveau?

A la lueur desquelles apparaissent brusquement si clairement tant l’inextinguible haine des Nazis pour « la religion des faibles » (à l’instar de la notoire aversion d’Hitler pour la démocratie américaine et complémentairement de son étrange affinité pour un islam lui aussi  farouchement antisémite) que le fol objectif de l’entreprise hitlérienne.

A savoir, après l’effervescence sacrée de la Grande Guerre (comme l’avait été, pour ses ennemis bolcheviques et leurs prédécesseurs français, la Révolution), relancer la machine sacrificielle pour la regénération de tout un peuple.

Et reprenant pour ce faire comme principale cible et bouc émissaire mais cette fois à l’échelle industrielle, l’objet séculaire de l’antijudaïsme chrétien et des pogroms russes,  les Juifs fauteurs de guerre et de bolchevisme.

D’où l’on comprend dès lors mieux cette étrange volonté de certains mouvements chrétiens proches des Nazis de déjudaïser, sous prétexte de le purifier et de le refonder, aussi bien le christianisme que son fondateur.

 Et donc de réécrire non seulement l’histoire mais la Bible elle-même

Les rites d’une nouvelle religion

Bernard Bruneteau

Historia

20/10/2011

Politique, idéologique, séculière… elle a tout d’une vraie liturgie : symboles, chants, pèlerinages, culte des reliques, rassemblements, lutte contre le Mal. Et la foi dans le chef providentiel.

« Aujourd’hui naît une foi nouvelle. Le mythe du sang, la croyance qu’en défendant le sang on défend l’être divin de l’homme. … le sang nordique constitue ce mystère qui remplace et dépasse les anciens sacrements ». Dans son pesant ouvrage paru en 1930, Le Mythe du XXe siècle, l’idéologue Alfred Rosenberg fait clairement du nazisme une religion appelée à rivaliser avec le christianisme, voire à lui succéder. Le pasteur Karhwehl parle d’un « messianisme politique » et les théologiens Karl Barth et Paul Tillich de « religion de remplacement » pour qualifier l’attraction exercée par le NSDAP le parti national-socialiste sur les flots d’adhérents croyant avec une ferveur de nature religieuse à l’absolue vérité de l’idéologie.

Comme le communisme, le nazisme est interprété aujourd’hui par les historiens comme une « religion politique » ou « séculière », même s’il possède ses traits propres tant en ce qui concerne l’aménagement de son système de croyances, sa façon de vivre la politique, les sources auxquelles il puise et les fonctions auxquelles répond cette religion dans les années de la République de Weimar.

L’idéologie nazie peut recevoir le qualificatif de religion politique, en fonction de quatre caractéristiques. Elle se présente d’abord comme une gnose, une interprétation globale du monde historique par le primat accordé à la lutte des races, conformément aux « vérités » distillées par l’anthropologie racialiste et le darwinisme social.

 Elle sert de cadre à l’émergence de « l’Homme nouveau » aryen

Elle définit ensuite le Mal qui tourmente l’humanité, le « Juif éternel », au nom d’une littérature antisémite proliférante dans laquelle Hitler a puisé avant d’introduire une nouveauté : la responsabilité juive dans le bolchevisme et la décadence de la société européenne. Elle propose en troisième lieu un objectif de salut, une rédemption finale avec la promesse d’une « communauté du peuple » pure et régénérée par la science eugéniste, cadre d’émergence d’un « Homme nouveau » aryen. Elle tempère enfin les attentes eschatologiques des croyants en offrant dans l’immédiat la communion fraternelle d’un parti-église aux antipodes du « système » de Weimar, de ses enceintes partisanes et parlementaires stériles.

Plus que par l’adhésion à des idées, l’entrée dans la religion séculière nazie se fait par la croyance en des mythes la Nature, la Race et la dévotion envers un homme qui est érigé en sauveur conjoncturel et en interprète de la conscience des masses allemandes. Dirigeant des Jeunesses hitlériennes et poète à ses heures, Baldur von Schirach ne fait-il pas dire au Führer des premiers combats : « Car je suis vous et vous êtes moi et nous croyons tous, Allemagne, en Toi » ? Dans sa façon de vivre et d’expérimenter la politique, le mouvement nazi d’avant 1933 accentue encore ce caractère religieux. Au nom de sa foi en son Messie et aux mythes qui donnent sens au dogme raciste, le NSDAP déploie une profusion de symboles croix gammée, runes, aigles, insignes…, est friand de rituels mortuaires les héros de la Grande Guerre comme ceux des rixes politiques, mobilise une liturgie bien réglée lors des Parteitage, « jours du parti » le premier à Munich en janvier 1923, le deuxième à Weimar en juillet 1926.

Ces congrès, qui se déroulent à Nuremberg à partir de 1927, frappent par leur simulacre de culte chrétien : la « marche d’Adolf Hitler » la randonnée de 1 000 kilomètres à pied des Jeunesses hitlériennes en direction de la cité médiévale s’assimile au pèlerinage ; le rassemblement des militants et des soldats SA est le prélude à une communion mystique ; l’hommage aux morts du putsch de 1923 met en scène un culte des martyrs ; le rituel du « drapeau du sang » Blutfahne, maculé par le sang de l’un de ses 16 martyrs offre une relique à vénérer pour les nouveaux adhérents ; la litanie des chants et des appels entretient la tension émotionnelle ; le discours final de Hitler enfin a la valeur du prêche et du sermon qui conforte le militant dans les certitudes de sa foi dans le Volk, le peuple. À la veille de 1933, la liturgie est bien rôdée.

La « marche d’Adolf Hitler » prend des allures de pèlerinage

La promesse idéologique de communion totale organique et hiérarchique possède son cadre physique d’expression. Il ne reste plus à Albert Speer qu’à imaginer la « cathédrale de lumière » pour investir le Parteitag d’une religiosité encore plus fondamentale. La période de Weimar constitue ainsi pour le mouvement nazi un laboratoire du processus de sacralisation et d’esthétisation de la politique qui s’épanouit par la suite. C’est sous ce biais qu’il faut apprécier la centralité de la référence à Wagner pour Hitler. Ce dernier, familier de son oeuvre, trouve certes dans sa mythologie manichéenne et apocalyptique une référence intellectuelle idéale. Il voit surtout dans l’ambition wagnérienne une conception de la politique comme « oeuvre d’art totale » dont le IIIe Reich est destiné à être l’accomplissement. L’organisation d’une « journée allemande » à Bayreuth, le 30 septembre 1923, où Hitler visite la villa Wahnfried habitée par Winifred, la belle-fille du compositeur, avant de rencontrer Houston S. Chamberlain, le théoricien raciste et gendre de Richard Wagner, a déjà toute la valeur d’un symbole.

La configuration religieuse de l’idéologie et des pratiques du nazisme puise à plusieurs sources. Le mouvement intègre d’abord, avec plus ou moins de conscience, certains éléments chrétiens en les transformant et en les adaptant à son système de croyances et de rites. Sous plusieurs aspects, le nazisme peut être analysé comme une sécularisation fruste du christianisme : idée d’une minorité qui connaît la vérité ici de l’Histoire et a le devoir de l’appliquer ; référence obsessionnelle à la « Providence » qui a créé le Volk aryen ; pensée dualiste manichéenne débouchant sur l’Apocalypse « Armageddon » se traduisant ici par la lutte entre le Bien aryen et le Mal sémite ; promesse de salut structurée par le mythe de la régénération de l’humanité ; culte de la personnalité rédemptrice, Messie d’un autre peuple élu…

C’est à partir de là que le nazisme peut se présenter comme le restaurateur des valeurs d’une religion chrétienne allemande, épurée de ses éléments « orientaux » et « juifs », un « christianisme positif » que le 24e point du programme de 1920 du parti recommande et dont Rosenberg fait l’apologie. Il faut prendre en compte à ce niveau la contribution des « nouvelles religions » néopaïennes à certaines composantes de l’idéologie nazie. Qu’il s’agisse de la Ligue pour la connaissance allemande de Dieu de Mathilde Ludendorff la seconde épouse du général Erich Ludendorff, lui-même député nazi ou de la Ligue de la foi allemande de l’orientaliste Jakob W. Hauer, ces mouvements sont en quête d’une religion « vraiment européenne » que l’extirpation du christianisme judaïsé est apte, selon eux, à faire renaître.

La race nordique primitive menacée par les éléments « orientaux »

Si « chrétiens positifs » et « païens » s’affrontent parfois au sein du NSDAP le romancier néopaïen Arthur Dinter, gauleiter de Thuringe, est exclu du parti en 1928, l’antichristianisme global permet la rencontre avec les thèses nordicistes la race nordique primitive est menacée par les éléments « orientaux » issus du métissage, popularisées par l’anthropologue Hans Günther, auteur en 1922 d’une Raciologie du peuple allemand vendu à plusieurs dizaines de milliers d’exemplaires, et que les nazis réussissent à faire nommer à l’université d’Iéna en 1930. Autre source à ne pas minorer, le nationalisme issu de l’après-1870 dont la mythologie racialiste et la symbolique naturaliste sont vécues par nombre d’Allemands sur le mode de la croyance.

Il y a plus important à cet égard que les rapports entretenus entre le jeune parti nazi et un groupuscule völkisch de Munich, la surestimée Société Thulé Rudolf Hess, Hans Frank et Alfred Rosenberg en font certes partie mais y sont assez marginaux. À une échelle sociale plus massive, le nazisme capte en effet, par le biais du Mouvement de jeunesse en attente d’une Allemagne plus authentique et qui réunit plus de 100 000 adhérents après 1918, l’opposition spirituelle entre « culture » enracinée et ethno-nationale et « civilisation » artificielle, uniforme et universelle avec tous les couples d’opposition qui en découlent : Volk/État, terre natale/monde extérieur, communauté/politique. À l’orée des années 1930, le même Baldur von Schirach traduit ce sentiment au nom de la jeunesse allemande qui remercie son Führer : « J’étais une feuille dans un champ/Sans frontière ni bornage/Dispersée au loin, je disparaîtrais dans le vent/Si tu n’étais la force qui monte des racines »… Mais si militants et électeurs nazis sont réceptifs aux idées communautaires völkisch, c’est qu’ils sont aussi des tenants du mythe de l’expérience de guerre, du Fronterlebnis. En tant que période d’effervescence collective et en tant que manifestation d’une puissance fascinante et terrifiante, inaccessible à la raison, la Grande Guerre, à l’égal de la Révolution ailleurs, est vécue positivement comme une expérience du sacré. Et cette expérience donne vie, en particulier dans un mouvement dont le noyau dur et le chef viennent des tranchées, à des formes d’expression religieuse sous forme de mythes, rites et symboles. Le culte des héros morts, l’attente fervente d’une régénération et la prière en un homme nouveau « dur comme l’acier » qui nourrissent l’eschatologie nazie sont issus en droite ligne de cette guerre vécue comme « une expérience intérieure » magnifiée dans les années 1920 par les romans d’Ernst Jünger.

Quelles sont les fonctions assurées par cette religion séculière ? La première est stratégique dans la mesure où il faut ériger une contre-religion : aux valeurs égalitaires et universalistes du catholicisme qui nourrissent, au-delà du Zentrum, une partie du champ politique weimarien ; au pôle communiste adverse qui propose lui aussi une explication totale du monde et un objectif de salut, comparables dans la forme et exactement opposés quant au contenu.

« Le Reich de mille ans », comme promesse d’une refonte totale

La deuxième fonction est agrégative, en raison de la diversité sociologique et idéologique du NSDAP qui doit fonctionner à la croyance et aux mythes plus qu’aux idées. Le « mythe du sang » et le culte des martyrs sont ainsi destinés à conforter une croyance commune en une substantialité de la « race », transcendant les clivages au sein du parti. Une troisième fonction peut être qualifiée de sotériologique [doctrine du Salut]. Le système de croyances nazi est désangoissant et salvateur pour l’adhérent nationaliste ou pour ces représentants de la Kriegsjugendgeneration la génération des enfants de la Grande Guerre obsédés par l’abaissement international de l’Allemagne, la menace bolchevique, les risques de séparatisme et le délitement socio-économique.

Entrer en nazisme, c’est, pour de jeunes hommes dont la quête militante est nourrie par l’angoisse de voir disparaître le Volk dans un « monde d’ennemis » la France, Versailles, la SDN, l’Internationale communiste, accéder à un cadre interprétatif simple et efficace : race élue/ennemi total. C’est aussi satisfaire une espérance millénariste, la formule du « Reich de mille ans » synthétisant, plus que la simple promesse de relèvement politique et économique du pays, la promesse grandiose d’une refonte totale de l’ordre collectif.

Enfin, à partir de 1930, lorsque le parti passe en trois ans de 130 000 à 850 000 militants et de 2 à 32 % d’électeurs, la sacralisation de la politique opérée par le nazisme a une fonction hégémonique. Après sa prise de pouvoir, Hitler dit qu’il n’a de cesse que « le dernier Allemand porte dans son coeur le symbole du Reich comme sa profession de foi ». La religion totalitaire peut s’institutionnaliser.

Voir aussi:

Hitler sur la religion

Sélection des Propos de table de Hitler

Je pense que l’homme qui contemple l’univers avec ses yeux grand ouverts est l’homme qui possède le plus grand élan de piété naturelle; pas au sens religieux, mais au sens d’une harmonie intime avec les choses.

A la fin du siècle dernier, égaré par les progrès de la science et de la technique, le libéralisme a proclamé la domination de l’homme sur la nature, et annoncé que bientôt il dominerait l’espace. Mais il suffit d’un simple ouragan — et tout s’effondre comme un château de cartes!

En tous cas, nous apprendrons à connaître les lois qui régissent la vie, et la connaissance des lois naturelles nous guidera dans la voie du progrès. Quant au pourquoi de ces lois, nous n’en saurons jamais rien. C’est ainsi, et notre entendement ne peut concevoir d’autres plans.

L’homme a découvert dans la nature la notion merveilleuse de cet être tout-puissant dont il adore la loi.

Au fond de chaque être il y a le sentiment de cette toute-puissance, que nous appelons Dieu (c’est-à-dire, la domination des lois naturelles dans tout l’univers). Les prêtres, qui ont toujours su exploiter ce sentiment, menacent de châtiments celui qui refuse d’accepter le credo qu’ils imposent.

Quand on suscite chez un enfant la peur de l’obscurité, on éveille en lui un sentiment de peur atavique. Ainsi cet enfant sera dominé toute sa vie par cette peur, alors qu’un autre enfant, élevé intelligemment, en sera préservé.

On dit que tout homme a besoin d’un refuge où il puisse trouver consolation et aide dans le malheur. Je n’en crois rien! Si l’humanité suit cette voie, c’est uniquement une question de traditions et d’habitudes. C’est d’ailleurs là une leçon que l’on peut tirer du front bolchevique. Les Russes n’ont pas de Dieu, et cela ne les empêche pas de savoir mourir!

Nous ne voulons éduquer personne dans le sens de l’athéisme.

Le coup le plus dur qui ait jamais frappé l’humanité fut l’avènement du christianisme. Le bolchevisme est un enfant illégitime du christianisme. Tous deux sont des inventions du Juif. C’est par le christianisme que le mensonge délibéré en matière de religion a été introduit dans le monde. Le bolchevisme pratique un mensonge de même nature quand il prétend apporter la liberté aux hommes, alors qu’en réalité il ne veut faire d’eux que des esclaves. Dans le monde antique, les relations entre les hommes et les dieux étaient fondées sur un respect instinctif. C’était un monde éclairé par l’idée de tolérance. Le christianisme fut la première croyance dans le monde à exterminer ses adversaires au nom de l’amour. Sa marque est l’intolérance.

Le christianisme est une rébellion contre la loi naturelle, une protestation contre la nature. Poussé à sa logique extrême, le christianisme signifierait la culture systématique de l’échec humain.

La terre continue de tourner, que ce soit l’homme qui tue le tigre ou le tigre qui mange l’homme. Le plus fort s’impose, c’est la loi de la nature. Le monde ne change pas, ses lois sont éternelles.

Il y en a qui disent que le monde est mauvais et qu’ils désirent quitter cette vie. Pour ma part, j’aime ce monde! Si ce désir de mourir est dû à un chagrin d’amour, je donne au désespéré le conseil de patienter durant une année. Les consolations viendront. Mais si un être humain désire mourir pour une toute autre raison que celle-là, alors qu’il meure, je ne l’en empêche pas. J’attire simplement l’attention sur le fait qu’on ne peut échapper complètement à ce monde. Les éléments dont notre corps est constitué appartiennent au cycle de la nature, et quant à notre âme, il est possible qu’elle puisse retourner dans les limbes, jusqu’à ce qu’elle ait l’occasion de se réincarner. Mais cela me contrarierait si tout le monde voulait en finir avec la vie.

Pour rendre aux hommes la mort plus facile, l’Eglise leur tend l’appât d’un monde meilleur. Nous nous bornons, pour notre part, à leur demander de façonner dignement leur vie. Il leur suffit pour cela de se conformer aux lois naturelles. Inspirons-nous de ces principes, et à la longue nous triompherons de la religion.

Mais il n’est pas question que le national-socialisme se mette un jour à singer la religion en établissant une forme de culte. Sa seule ambition doit être de construire scientifiquement une doctrine qui ne soit rien de plus qu’un hommage à la raison.

Notre devoir est d’enseigner aux hommes à voir ce qu’il y a de beau et de vraiment merveilleux dans la vie, et à ne pas devenir prématurément aigris et hargneux. Nous voulons jouir pleinement de ce qui est beau, nous y agripper — et éviter, autant que possible, tout ce qui peut nuire à nos semblables.

Si aujourd’hui je fais du mal aux Russes, c’est pour ne pas leur donner l’occasion de nous en faire à nous. [Voir Le plan de Staline pour conquérir l’Europe.]

Dieu n’agit pas différemment, il jette brusquement les masses de l’humanité sur la terre, et il laisse à chacun le soin de trouver son propre salut. Les hommes se dépossèdent les uns les autres, et on s’aperçoit en fin de compte que c’est toujours le plus fort qui triomphe. N’est-ce pas là l’ordre de choses le plus raisonnable?

S’il en était autrement, rien de bien n’aurait jamais existé. Si nous ne respections pas les lois de la nature, en imposant notre volonté par le droit du plus fort, un jour viendrait où les animaux sauvages nous dévoreraient à nouveau — ensuite les insectes mangeraient les animaux sauvages, et finalement seuls les microbes subsisteraient sur terre.

En essayant de voir les choses à longue échéance, est-il concevable qu’on puisse fonder quoi que ce soit de durable sur le mensonge? Quand je pense à l’avenir de notre peuple, je dois regarder plus loin que les avantages immédiats, même si ces avantages devaient durer trois cent, cinq cent ans, ou plus. Je suis convaincu que tout pacte avec l’Eglise ne peut offrir qu’un bénéfice provisoire, car tôt ou tard l’esprit scientifique fera apparaître le caractère nuisible d’un tel compromis. L’Etat aurait ainsi basé son existence sur une fondation qui un jour s’effondrera.

Un homme cultivé conserve le sens des mystères de la nature et s’incline devant l’inconnaissable. Un homme inculte, en revanche, court le risque de passer à l’athéisme (qui est une régression à l’état animal) dès qu’il s’aperçoit que l’Etat, par pur opportunisme, se sert d’idées fausses en matière de religion, alors que dans les autres domaines il base tout sur la science pure.

C’est pourquoi j’ai toujours tenu le Parti à l’écart des questions religieuses. J’ai ainsi évité que mes partisans catholiques et protestants se dressent les uns contre les autres et que par mégarde ils s’assomment mutuellement à coups de bible et de goupillon. Ainsi ne nous sommes-nous jamais mêlés du culte de ces Eglises. Et si cela a momentanément rendu ma tâche un peu plus difficile, du moins n’ai-je ainsi jamais couru le risque d’apporter de l’eau au moulin de mes adversaires. L’aide que nous aurions provisoirement retirée d’un concordat serait rapidement devenue une charge pour nous. De toute façon, le principal est d’être habile dans cette matière et de ne pas rechercher un conflit là où il peut être évité.

Etant alourdis par un passé de superstition, les hommes ont peur des choses qu’ils ne peuvent pas, ou ne peuvent pas encore, s’expliquer — c’est-à-dire de l’inconnu. Si quelqu’un a des besoins d’ordre métaphysique, je ne peux pas le satisfaire avec le programme du Parti. Le temps s’écoulera jusqu’au moment où la science pourra répondre à toutes les questions.

Il n’est donc pas opportun de nous lancer maintenant dans un combat avec les Eglises. Le mieux est de laisser le christianisme mourir de mort naturelle. Une mort lente a quelque chose d’apaisant. Le dogme du christianisme s’effrite devant les progrès de la science. La religion devra faire de plus en plus de concessions. Les mythes se délabrent peu à peu. Il ne reste plus qu’à prouver que dans la nature il n’existe aucune frontière entre l’organique et l’inorganique. Quand la connaissance de l’univers se sera largement répandue, quand la plupart des hommes sauront que les étoiles ne sont pas des sources de lumière mais des mondes, peut-être des mondes habités comme le nôtre, alors la doctrine chrétienne sera convaincue d’absurdité.

A l’origine, la religion était simplement un appui pour les communautés humaines. C’était un moyen, pas une fin en soi. C’est seulement peu à peu qu’elle s’est transformée dans ce sens, en vue de maintenir la domination des prêtres, qui ne peuvent vivre qu’au détriment de la société.

Les prescriptions d’ordre hygiénique que donnaient la plupart des religions ont contribué à la fondation des communautés organisées. Les préceptes ordonnant aux gens de se laver, d’éviter certaines boissons, de jeûner à certaines dates, de faire de l’exercice, de se lever avec le soleil, de monter au sommet du minaret — tout cela était des obligations conçues par des gens intelligents. L’exhortation de lutter avec courage s’explique aussi d’elle-même. Remarquons à ce propos qu’en contrepartie on promettait au musulman un paradis peuplé de filles sensuelles, où le vin coulerait à flots, un véritable paradis terrestre. Les chrétiens, en revanche, se déclarent satisfaits si on leur permet de chanter des alléluias après leur mort! Tous ces éléments ont contribué à former les communautés humaines. C’est à ces particularités que les peuples doivent leur caractère actuel.

Le christianisme, bien sûr, a atteint le sommet de l’absurdité à cet égard. Et c’est pour cela qu’un jour sa structure s’effondrera. La science a déjà imprégné l’humanité. Ainsi, plus le christianisme s’accrochera à ses dogmes, plus vite il déclinera.

Mais il faut demeurer attentif à un autre aspect du problème. Il est possible de satisfaire les besoins de la vie intérieure par une communion intime avec la nature, ou par la connaissance du passé. Seule une minorité, cependant, au stade actuel du développement de l’esprit, peut éprouver le respect qu’inspire l’inconnu, et satisfaire ainsi les besoins métaphysiques de l’âme. L’humanité moyenne a les mêmes besoins, mais ne peut les satisfaire que par des moyens élémentaires. Cela est particulièrement vrai pour les femmes, tout comme pour les paysans qui assistent impuissants à la destruction de leur récolte. L’être simpliste est assoiffé de croyance, et s’y accroche obscurément de toutes ses forces.

Personne n’a le droit de priver les gens simples de leurs certitudes enfantines avant qu’ils n’en aient acquis d’autres plus raisonnables. En fait, il est très important que la croyance supérieure soit bien installée en eux avant que la croyance inférieure soit effacée. Nous devrons finalement parvenir à cela. Mais cela ne servirait à rien de remplacer une vieille croyance par une nouvelle qui ne ferait que prendre la place laissée vide par la précédente.

Il me semble que rien ne serait plus insensé que de rétablir le culte de Wotan. Notre vieille mythologie avait cessé d’être viable lorsque le christianisme s’est implanté. Ne meurt que ce qui est prêt à mourir. A cette époque le monde antique était partagé entre les systèmes philosophiques et le culte des idoles. Or il n’est pas souhaitable que l’humanité entière s’abêtisse — et le seul moyen de se débarrasser du christianisme est de le laisser mourir petit à petit.

Un mouvement comme le nôtre ne doit pas se laisser entraîner dans des digressions métaphysiques. Il doit s’en tenir à l’esprit de la science exacte. Ce n’est pas la fonction du Parti que d’être une contrefaçon de la religion.

Si, au terme de mille ou deux mille ans, la science arrive à la nécessité de renouveler ses points de vue, cela ne signifiera pas que la science est mensongère. La science ne peut pas mentir, car elle s’efforce toujours, selon l’état des connaissances du moment, de déduire ce qui est vrai. Quand elle se trompe, elle le fait de bonne foi. C’est le christianisme qui est mensonger. Il est en perpétuel conflit avec lui-même.

On peut se demander si la disparition du christianisme entraînerait la disparition de la foi en Dieu. Cela n’est pas souhaitable. La notion de divinité donne à la plupart des hommes l’occasion de concrétiser le sentiment qu’ils ont des réalités surnaturelles. Pourquoi détruirions-nous ce merveilleux pouvoir qu’ils ont d’incarner le sentiment du divin qui est en eux?

L’homme qui vit en communion avec la nature entre nécessairement en conflit avec les Eglises. Et c’est pourquoi elles vont à leur perte — car la science est destinée à remporter la victoire.

Je ne voudrais surtout pas que notre mouvement prenne un caractère religieux et institue un culte. Ce serait épouvantable pour moi, et je souhaiterais n’avoir jamais vécu, si je devais finir dans la peau d’un bouddha!

Si en ce moment nous éliminions les religions par la force, le peuple nous implorerait unanimement d’établir un nouveau culte. Vous pouvez imaginer nos gauleiters renoncer à leurs frasques pour jouer aux saints! Quant à notre Ministre des Cultes, d’après ses propres coreligionnaires, Dieu lui-même se détournerait de sa famille!

J’envisage donc l’avenir de la manière suivante. Avant tout, à chacun sa croyance privée.

La superstition ne perdra pas ses droits. Le Parti est à l’abri du danger de concurrencer les religions. Ces dernières doivent simplement être empêchées d’interférer avec les questions temporelles à l’avenir. Depuis l’âge le plus tendre, l’éducation sera donnée de telle sorte que chaque enfant connaîtra tout ce qui est important pour le maintien de l’Etat. Quant aux hommes de mon entourage, qui comme moi ont échappé à l’emprise du dogme, je n’ai pas de raison de craindre que l’Eglise leur mette le grappin dessus.

Nous veillerons à ce que les Eglises ne puissent plus répandre des enseignements en contradiction avec les intérêts de l’Etat. Nous continuerons à prêcher la doctrine du national-socialisme, et la jeunesse ne recevra plus d’autre enseignement hormis la vérité.

Il n’existe sur la terre aucun être, aucune substance, et probablement aucune institution humaine qui ne finisse par vieillir. Mais il est dans la logique des choses que toute institution humaine soit persuadée de son éternité — sinon elle porterait déjà le germe de sa chute. L’acier le plus dur se fatigue. Tout comme il est certain que la terre disparaîtra un jour, de même il est certain que les œuvres des hommes se déferont.

Toutes ces manifestations sont cycliques. La religion est en perpétuel conflit avec l’esprit de libre recherche. L’opposition de l’Eglise à la science fut parfois si violente que cela fit des étincelles. L’Eglise, avec une conscience lucide de ses intérêts, a effectué une retraite stratégique, de sorte que la science a perdu un peu de son agressivité.

Le présent système d’enseignement scolaire permet cette absurdité: à 10 heures du matin les élèves assistent à un cours de catéchisme où la création du monde leur est présentée selon les enseignements de la Bible; et à 11 heures, ils assistent à un cours de sciences naturelles où on leur enseigne la théorie de l’évolution. Pourtant les deux doctrines sont en complète contradiction! Enfant, j’ai souffert de cette contradiction et j’ai tapé ma tête contre un mur. Souvent je me suis plaint à l’un ou l’autre de mes maîtres de ce qu’on m’avait enseigné l’heure d’avant — et je me rappelle que je les mettais au désespoir.

La religion chrétienne essaye de s’en tirer en expliquant qu’il faut donner une valeur symbolique aux images des Saintes Ecritures. Tout homme qui aurait prétendu cela il y a quatre cent ans aurait terminé sa carrière sur le bûcher, avec accompagnements d’hosannas. En entrant dans le jeu de la tolérance, la religion a regagné du terrain par rapport aux siècles passés.

La religion tire tout le profit qu’elle peut du fait que la science postule la recherche et non la connaissance certaine de la vérité. Comparons la science à une échelle. A chaque échelon que l’on monte, on contemple un paysage plus vaste. Mais la science ne prétend pas connaître l’essence des choses. Quand la science découvre qu’elle doit réviser telle ou telle notion qu’elle avait cru être définitive, aussitôt la religion triomphe et déclare: «Nous vous l’avions bien dit!». C’est oublier qu’il est dans la nature de la science de se comporter ainsi. Car si elle s’avisait de prendre une allure dogmatique, elle deviendrait elle-même une Eglise.

Quand on dit que Dieu provoque l’éclair, c’est vrai en un sens; mais ce qui est certain c’est que Dieu ne dirige pas la foudre, comme le prétend l’Eglise. L’explication par l’Eglise des phénomènes naturels constitue un abus, car l’Eglise n’a en vue que des fins intéressées. La vraie piété se trouve chez l’être qui prend conscience de sa faiblesse et de son ignorance. Celui qui ne voit Dieu que dans un chêne ou dans un tabernacle, au lieu de le voir partout, n’est pas vraiment pieux. Il reste attaché aux apparences — et quand le ciel tonne et que la foudre frappe, il tremble de la seule peur d’être frappé en punition du péché qu’il vient de commettre.

Je ne sais rien de l’Au-delà, et j’ai l’honnêteté d’en convenir. D’autres en savent plus que moi, et je suis incapable de leur prouver qu’ils se trompent. Je ne songe pas à imposer ma philosophie à une fille de la campagne. La religion, bien qu’elle n’ait pas pour but la recherche de la vérité, est une sorte de philosophie qui peut satisfaire les esprits simples, et cela ne fait de mal à personne. Tout se ramène finalement au sentiment que l’homme a de son impuissance. En elle-même, cette philosophie n’a rien de pernicieux. La chose essentielle, en fait, est que l’homme sache que le salut consiste en l’effort que chacun fait pour comprendre la Providence et accepter les lois de la nature.

Comme tous les bouleversements violents sont une calamité, je préfèrerais que l’adaptation se fasse sans heurts. Ce qui pourrait subsister en dernier lieu, ce sont les couvents de femmes. Le sens de la vie intérieure apporte aux gens un grand enrichissement. Ce que nous devons donc faire, c’est d’extraire des religions le poison qu’elles contiennent. A cet égard, un grand progrès a été fait au cours des derniers siècles.

Quand j’étais plus jeune, je pensais qu’il fallait tout traiter à la dynamite. J’ai compris depuis lors qu’un peu plus de subtilité est possible. La branche pourrie tombe d’elle-même. Il faut en arriver à ceci : dans la chaire de Saint Pierre, un officiant gâteux; en face de lui quelques sinistres vieilles femmes, radoteuses et pauvres d’esprit à souhait. La jeunesse saine est avec nous. Contre une Eglise qui s’identifie à l’Etat, comme en Angleterre, je n’ai rien à dire. Mais, même ainsi, il est impossible d’asservir éternellement l’humanité avec des mensonges. Après tout, ce n’est qu’entre les sixième et huitième siècles que le christianisme fut imposé à nos peuples par des princes qui avaient une alliance d’intérêts avec la prêtraille. Nos peuples jusqu’ici avaient bien réussi à vivre sans cette religion. J’ai six divisions de SS composées d’hommes absolument indifférents en matière de religion. Cela ne les empêche pas d’aller à la mort avec une âme sereine.

Quel est ce Dieu qui ne prend plaisir qu’à voir les hommes s’humilier devant lui? Essayez de vous représenter ce que signifie cette histoire toute simple: Dieu crée les conditions du péché. Il réussit ensuite, avec l’aide du Diable, à faire pécher l’homme. Ensuite il se sert d’une vierge pour mettre au monde un fils qui, en mourant, rachètera l’humanité!

Je conçois que l’on puisse s’enthousiasmer pour le paradis de Mahomet, mais le fade paradis des chrétiens ! De votre vivant vous écoutiez la musique de Richard Wagner. Après votre mort, ce ne seront plus qu’alléluias, palmes agitées, enfants à l’âge du biberon et vieillards chenus. L’homme des îles rend hommage aux forces de la nature. Mais le christianisme est une invention de cerveaux malades: on ne saurait rien imaginer de plus insensé, ni une façon plus indécente de tourner en dérision l’idée de Divinité. Un nègre, avec ses tabous, écrase de sa supériorité l’être humain qui croit sérieusement à la transsubstantiation.

Je commence à perdre tout respect pour l’humanité quand je pense que certains des nôtres, ministres ou généraux, sont capables de croire que nous ne pouvons pas triompher sans la bénédiction de l’Eglise. Une telle conception est excusable chez de petites gens qui n’ont rien appris d’autre.

Pendant trente ans [1618-1648], les Allemands se sont entre-déchirés uniquement pour savoir s’ils communieraient ou non sous l’un des deux cultes. Il n’y a rien de plus bas que de telles conceptions religieuses. De ce point de vue, on peut envier les Japonais. Ils ont une religion qui est très simple et qui les met en contact avec la nature. Ils ont même réussi à prendre le christianisme et à en faire une religion moins choquante pour l’esprit.

Par quoi voudriez-vous que je remplace l’image que les chrétiens se font de l’Au-delà? Ce qui est naturel à l’humanité, c’est le sentiment de l’éternité, et ce sentiment est au fond de chaque homme. L’âme et l’esprit migrent, de même que le corps retourne à la nature. Ainsi la vie renaît éternellement de la vie. Quant au pourquoi de tout cela, je n’éprouve pas le besoin de me casser la tête à ce propos. L’âme est insondable.

S’il existe un Dieu, en même temps qu’il donne à l’homme la vie, il lui donne l’intelligence. En réglant ma vie en accord avec le discernement qui m’est imparti, je puis me tromper, mais j’agis de bonne foi.

L’homme juge tout par rapport à lui-même. Ce qui est plus grand que lui est grand, ce qui est plus petit est petit. Une seule chose est certaine, c’est que nous faisons partie du spectacle. Chacun y trouve son rôle. Il y a de la joie pour tout le monde. Je rêve d’un état de choses dans lequel chaque homme saurait qu’il vit et qu’il meurt pour la préservation de l’espèce. C’est notre devoir d’encourager cette conception : que l’homme qui se distingue au service de l’espèce soit digne des plus grands honneurs.

Quelle heureuse inspiration d’avoir tenu le clergé en-dehors du Parti! Le 21 mars 1933, à Potsdam, la question s’est posée: avec l’Eglise, ou sans l’Eglise? J’ai conquis l’Etat en dépit de la malédiction jetée sur nous par les deux confessions. Ce jour-là, nous sommes allés directement aux tombeaux des rois alors que les autres se rendaient aux services religieux. Si à cette époque j’avais fait un pacte avec les Eglises, je partagerais aujourd’hui le sort du Duce. Par nature, le Duce est un libre penseur, mais il a cru bon de choisir la voie des concessions. Pour ma part, à sa place j’aurais pris la voie de la révolution. Je serais entré au Vatican et j’aurais mis tout le monde à la porte — quitte à m’excuser ensuite: «Excusez-moi, c’était une erreur!». Mais le résultat, c’est qu’ils auraient été foutus dehors!

Tout bien considéré, nous n’avons aucune raison de souhaiter que les Italiens et les Espagnols se libèrent de la drogue du christianisme. Soyons les seuls à être immunisés contre cette maladie.

Kerrl [Ministre des Cultes], avec les plus nobles intentions, voulait tenter une synthèse entre le national-socialisme et le christianisme. Je ne crois pas que la chose soit possible, et je vois l’empêchement dans le christianisme lui-même.

Je pense que j’aurais pu m’entendre avec les papes de la Renaissance. Evidemment, leur christianisme constituait un danger sur le plan pratique — et, sur le plan de la propagande, il demeurait un mensonge. Mais un pape, même criminel, qui protège de grands artistes et répand la beauté autour de lui, m’est quand même plus sympathique que le ministre protestant qui s’abreuve à la source empoisonnée.

Le christianisme pur — le christianisme des catacombes — se préoccupe de faire passer dans les faits la doctrine chrétienne. Cela conduit tout simplement à l’anéantissement de l’humanité. Ce n’est que du bolchevisme intégral, sous des oripeaux métaphysiques.

L’homme a reçu un cerveau pour penser. Mais s’il a le malheur de s’en servir, une troupe de punaises noires [= de prêtres] se met sur ses talons. L’esprit est voué à l’autodafé.

L’observatoire que je ferai construire à Linz, sur le Pöstlingberg, je peux le voir devant mes yeux. (…) A l’avenir, chaque dimanche des milliers de promeneurs y viendront en pèlerinage. Ils auront ainsi accès à la grandeur de notre univers. Le fronton portera cette devise: «Les cieux proclament la gloire de l’éternel». Ce sera notre façon de donner aux hommes un esprit religieux, de leur enseigner l’humilité — mais sans les prêtres.

L’homme saisit par-ci par-là quelques bribes de vérité, mais il ne saurait dominer la nature. Il doit savoir, au contraire, qu’il est dépendant de la Création. Et cette attitude conduit plus loin que les superstitions entretenues par l’Eglise. Le christianisme est la pire des régressions que l’humanité ait jamais subie, et c’est le Juif qui, grâce à cette invention diabolique, l’a rejetée quinze siècles en arrière. La seule chose qui serait encore pire serait la victoire du Juif à travers le bolchevisme. Si le bolchevisme triomphait, l’humanité perdrait le don du rire et de la joie. Elle deviendrait une simple masse informe, vouée à la grisaille et au désespoir.

Les prêtres de l’antiquité étaient plus proches de la nature, et ils cherchaient modestement la signification des choses. Au lieu de cela, le christianisme promulgue ses dogmes incohérents et les impose par la force. Une telle religion porte en elle l’intolérance et la persécution. Il n’en est pas de plus sanglante.

Pour Ptolémée, la terre était le centre du monde. Cela changea avec Copernic. Aujourd’hui nous savons que notre système solaire est simplement un système solaire parmi beaucoup d’autres. Que pourrions-nous faire de mieux que de permettre au plus grand nombre possible de nos semblables de prendre conscience de ces merveilles?

En tous cas, nous pouvons être reconnaissants à la Providence qui nous fait vivre aujourd’hui plutôt que trois siècles auparavant. A chaque coin de rue, en ces jours, il y avait un bûcher qui flambait. Quelle dette nous avons envers les hommes qui eurent le courage, les premiers, de s’élever contre le mensonge et l’intolérance! La chose admirable, c’est que parmi eux il y eut des Jésuites.

Dans leur lutte contre l’Eglise, les Russes sont purement négatifs. Nous, au contraire, nous devons pratiquer le culte des héros qui ont permis à l’humanité de se sortir de l’ornière de l’erreur. Kepler a vécu à Linz, et c’est pourquoi j’ai choisi Linz pour installer notre observatoire. Sa mère fut accusée de sorcellerie et torturée plusieurs fois par l’Inquisition.

Pour ouvrir les yeux des gens simples, il n’y a pas de meilleure méthode d’instruction que l’image. Mettez un petit télescope dans un village, et vous détruisez un monde de superstitions. Il faut détruire l’argument du prêtre selon lequel la science est changeante mais que la foi est invariable, parce que, présentée sous cette forme, cette affirmation est malhonnête.

Le livre qui contient les réflexions de l’empereur Julien devrait être répandu par millions. Quelle merveilleuse intelligence! Quel discernement, toute la sagesse de l’antiquité! C’est extraordinaire!

Il est très dommage que cette tendance à la pensée religieuse ne puisse trouver une meilleure expression que la mesquinerie juive de l’Ancien Testament, car des gens religieux qui, dans la solitude de l’hiver, cherchent continuellement la lumière ultime concernant leurs problèmes religieux avec l’assistance de la Bible, doivent finalement devenir spirituellement déformés. Les malheureux cherchent à extraire des vérités à partir de ces chicaneries juives, où en fait aucune vérité n’existe. En conséquence ils s’enfoncent dans une ornière de la pensée ou une autre, et à moins qu’ils ne possèdent un sens commun exceptionnel, ils dégénèrent en maniaques religieux.

Il est déplorable que la Bible ait été traduite en allemand, et que le peuple allemand tout entier ait ainsi été livré à ce charabia juif. Tant que l’enseignement, particulièrement de l’Ancien Testament, restait exclusivement dans le latin de l’Eglise, il y avait peu de danger que les gens sensibles deviennent les victimes d’illusions en lisant la Bible. Mais quand la Bible devint une propriété commune, toute une masse de gens se virent ouvrir les lignes de la pensée religieuse qui — particulièrement en conjonction avec la caractéristique allemande de la méditation obstinée et quelque peu mélancolique – trop souvent les transforma en maniaques religieux. Quand on se rappelle que l’Eglise catholique a élevé au statut de Saints toute une quantité de déments, on réalise pourquoi des mouvements comme celui des Flagellants apparurent inévitablement en Allemagne durant le Moyen-Age.

Les dix commandements sont un code de vie dont il n’existe aucune réfutation. Ces préceptes répondent à des besoins indiscutables de l’âme humaine; ils sont inspirés par le meilleur esprit religieux, et les Eglises s’appuient ici sur un fondement solide.

Y a-t-il une seule religion qui puisse exister sans un dogme? Non, car dans ce cas elle appartiendrait à l’ordre de la science. La science ne peut pas expliquer pourquoi les choses de la nature sont ce qu’elles sont. Et c’est là qu’intervient la religion, avec ses certitudes réconfortantes. Quand elle est incarnée dans les Eglises, la religion se met toujours en opposition avec la vie. (…) Ainsi les Eglises iraient à leur perte, et elles le savent, si elles ne s’accrochaient pas à une vérité rigide.

Ce qui est contraire à la vérité visible doit se transformer ou disparaître — c’est la loi de la vie.

La recherche doit rester libre et déchargée de toute restriction de l’Etat. Les faits qu’elle établit représentent la vérité, et la vérité n’est jamais mauvaise.

Je ne croirai jamais que ce qui est fondé sur le mensonge puisse durer éternellement. J’ai foi en la vérité. Je suis sûr qu’à la longue la vérité doit triompher.

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Les Propos de Table de Hitler sont une série de conversations privées, informelles, entre Hitler et son entourage proche, notées par Martin Bormann. Les remarques ci-dessus datent de juillet 1941 à juin 1942, tard dans la nuit ou au petit matin.

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 Voir enfin:

Did Hitler rewrite the Bible?

Russell Grigg

Creation.com

September 2011

Elimination of the Jews in Nazi Germany was not confined to the Holocaust. It also took the form of rewriting the New Testament to ‘dejudaize’ it, i.e. to remove references to Judaism and to recast Jesus as an Aryan, generating what has been called the ‘Nazi Bible’. This has been the subject of some sensational and substantially erroneous claims, including that the project was Hitler’s brainchild.

So what are the facts? This article is based on the book The Aryan Jesus: Christian Theologians and the Bible in Nazi Germany by Susannah Heschel,1 Professor of Jewish Studies at Dartmouth College. Page numbers in brackets in this article refer to her book.

They wanted a faith without anything Jewish in the Bible, and without converted Jews in the church.

The German Church in the 1930s

In 1930s’ Germany, the ‘German Christians’ (Deutsche Christen) movement arose. These were theologically liberal Protestant churches and theologians who were enthusiastically pro-Nazi, calling Hitler the ‘Führer Jesus’ and ‘God’s agent in our day’ (p. 67). Politically ambitious and anti-Semitic, they wanted a faith without anything Jewish in the Bible, and without converted Jews in the Church. Their ultimate membership of 600,000 constituted about 30 percent of German Protestants (p. 3).

In opposition to this, the so-called ‘Confessing Church’ (Bekennende Kirche) movement arose, ultimately attracting some 20 percent of Protestant pastors. It included notable opponents of Hitler such as Karl Barth, Martin Niemöller, and Dietrich Bonhoeffer. However, some of its members were inclined to take other liberties with the plain meaning of the biblical text, and some were even ideologically anti-Semitic, despite wanting to retain Christian Jews in the church.

The Institute

The Deutsche Christen flag

The research arm and propaganda organ of the ‘German Christians’ movement was its Institute for the Study and Eradication of Jewish Influence on German Church Life (Institut zur Erforschung und Deseitigung des jüdischen Einflusses auf das deutsche kirchliche Leben).2 This served Nazi anti-Semitism by a program of dejudaizing the Bible, and giving anti-Semitic theological training to clergy and laity via lectures, seminars, scholarly books, and popular pamphlets.

Its founding visionary and Academic Director was Walter Grundmann (1906–76), a member of the Nazi party from 1930. Though Hitler did personally sign the 1938 appointment of Grundmann to Jena University as Professor of New Testament, there is no evidence (despite some sensationalized claims to the contrary) that Hitler ordered the ‘Nazi Bible’ project.

Grundmann was clearly the main instigator of this and the Institute itself, which by 1942 had 180 members—mostly professors of theology, teachers, pastors, bishops, and church superintendents (p. 99). It was not financed by government but by donations from supporting churches, individual church leaders, and sale of its publications (p. 96).

Its goal was to redefine Christianity as a Germanic religion, whose founder, Jesus, was not just a non-Jew, but was an anti-Jew, (a proto-Nazi (p. 71)), who had fought to destroy Judaism, dying as a victim in that struggle. According to Grundmann, the Bible needed to be restored to its pristine condition—purged of its Jewishness which was due to the distortions of history. Protestants had to overcome Judaism, he declared, just as Luther had overcome Catholicism (p. 2) in the Reformation.

Churchgoers were reassured that the Institute was promoting a return to the anti-Jewish Christianity practised in the days of Jesus (p. 116). However, beyond this, the Institute provided a scholarly and religious mantle that gave Nazism religious and moral authority (p. 16). Describing Jesus’ goal as the eradication of Judaism “effectively reframed Nazism as the very fulfillment of Christianity” (p. 17).

The so-called Nazi (or Hitler’s) Bible

CMI’s good friend, information scientist Dr Werner Gitt, author of the new book Without Excuse, was able to obtain a copy of Die Botschaft Gottes via the Library of the Technical University of Braunschweig.

The Institute’s most notorious publication was its dejudaized version of the New Testament (NT), titled Die Botschaft Gottes (The Message of God), and released in 1940. This was a book of some 304 pages, with about 60% fewer words than in the German Luther NT. The Foreword by Grundmann and others said it was a selection from the NT which had shed new light for them.3 It contained no OT books, and was never called a Bible, let alone Hitler’s Bible.4 The text was divided into four sections (p. 109 ff.):

1.Jesus the Saviour—a life of Jesus based on excerpts from the synoptic Gospels, expunged of OT prophecy fulfillment, and reorganized to present Jesus as a warrior, not a servant or meek or the Lamb of God.

2.Jesus the Son of God—a condensed version of the Gospel of John to show the theological significance of Jesus’ actions.

3.Jesus the Lord—brief excerpts from various Epistles concerning hope, comfort, community of God, etc.

4.The Emergence of the Christian Community—based on Acts, Paul’s Epistles (without his Jewish biography), his mission to the Gentiles, and his break with the Judaizers of Palestine.

Part of John 4 from Die Botschaft Gottes; v. 22 “salvation is from the Jews” was omitted. In v. 25 “Messiah (called Christ)” was changed to “Promised one”. Reference to Jesus being “a Jew” in v. 9 was changed to “who comes from Judea”.

Jewish references were retained only where they were deemed negative to Judaism. Omitted were the genealogies of Jesus linking him to the OT patriarchs. The baby Jesus was brought to the temple to bring him to God, but was merely given a name, not circumcized. In the Sermon on the Mount, there was no blessing for the merciful. The Sabbath became ‘holiday’.

The text associated Jesus with Galilee. Liberal German theologians had taught since the early 1900s that Galilee was supposedly populated by racially Aryan Gentiles in the 8th century BC following the Assyrian conquest of Israel, thereby opposing Jesus’ identity as a Jew (p. 57).

In his own book, Jesus the Galilean, Grundmann advocated that Mary was not a Jew, and Jesus had an illegitimate father: a Roman soldier named Panther (or Panthera) (p. 155). Ironically, this is an ancient libel from Celsus and anti-Christian Jews attacking Jesus’ legitimacy (“ben Panthera/Pandera”). However, the gospel was clearly presented in Jesus’ discussion with Nicodemus, especially in John 3:16.

By the end of 1941, 200,000 copies of Die Botschaft Gottes had been sold or distributed to members of the German Christians movement, including soldiers (p. 111). Some pastors and scholars in the Confessing Church wrote pamphlets or spoke against it. After the War, most copies were destroyed, with only two or three still known to exist.

A catechism for the times

In 1941, the Institute was involved in producing Germans with God: a German Catechism.5 “It omitted traditional doctrinal positions regarding miracles, virgin birth, incarnation, resurrection, and so forth, in favor of positioning Jesus as a human being who struggled on behalf of God and died not only as a martyr, but also a ‘victor’ on the cross, despite being a victim of the Jews” (pp. 126–27).

It (not the ‘Nazi Bible’, as has been reported) contained 12 revised Commandments in place of the OT ten:

1.Honor God and believe in him wholeheartedly.

2.Seek out the peace of God.

3.Avoid all hypocrisy.

4.Holy is your health and life.

5.Holy is your well-being and honor.

6.Holy is your truth and fidelity.

7.Honor your father and mother—your children are your aid and your example.

8.Keep the blood pure and the marriage holy.

9.Maintain and multiply the heritage of your forefathers.

10.Be ready to help and forgive.

11.Honor your Führer and master.

12.Joyously serve the people with work and sacrifice.

The Institute’s perverse attempt to marry Christianity to Nazism was not reciprocated by the Nazis.

Perhaps divine prohibitions of murder, theft, and covetousness were deemed inappropriate for a ‘survival-of-the-fittest’ ideology that was instrumental in the then ongoing pillage of Europe.

Relationship to the Nazis

The Institute’s perverse attempt to marry Christianity to Nazism was not reciprocated by the Nazis, who were deeply suspicious of all things Christian.6 They tolerated the Institute, but at times even mocked it (p. 148), and kept it under secret surveillance by the intelligence arm of the SS. (p. 149). In March 1943, they confirmed their lack of sympathy for Grundmann by drafting him into military service on the dreaded Eastern (Russian) Front (p. 161).

After the war, Grundmann claimed that he was “an objective scholar who had fallen victim to Nazi attacks as a result of his efforts on behalf of Christianity and his scholarship” (p. 253). In the 1950s, he was appointed rector of the Thuringian seminary in Eisenach, in East Germany. From 1956 he served the communists as a spy, supplying information about his opponents in the Confessing Church (p. 256 ff.). He went on to publish various commentaries on the Gospels, which attained significant popularity.

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Relevance to us today

When what God has said in His inspired Word, the Bible, is disregarded by those who claim to be Christians, there is no logical limit to the errors or indeed the blasphemy to which this opens the door.

Today many pastors and theologians think they are doing the church a favour by substituting theistic evolution for recent Creation in Genesis, and by denying that the biblical accounts of the Flood and Babel are part of Earth’s true history. However, such persons have no authority to censor the Word of God in this way, any more than the liberal German Christians had to dejudaize it.

Without exception, all attempts to marry Christianity to the worldview of unbelievers contravenes biblical authority, and subverts the faith of Christians. At the same time, it cuts no ice with atheists and agnostics. Just as the Nazis whom Grundmann was trying to impress treated him with disdain, many anti-theists have nothing but contempt for Christians who do not believe their own Holy Book.7

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References and notes

1.Heschel, S., The Aryan Jesus: Christian Theologians and the Bible in Nazi Germany, Princeton University press, USA, 2008—see also ref. 2. Return to text.

2.Heschel’s book is based on her research into previously untouched archives of the Institute, and interviews she conducted in the 1990s with surviving members (p. xi). Return to text.

3.Verses were itemized in the 20-page Index. Return to text.

4.Prof. Heschel presents no evidence that Hitler had anything to do with it. Return to text.

5.Deutsche mit Gott: Ein deutsches Glaubensbuch. Return to text.

6.See Sarfati, J., Nazis planned to exterminate Christianity, Creation 24(3):47, 2002; creation.com/naziex. Return to text.

7.For example, see Dawkins on compromising churchians, as well as Darwin’s Bulldog: Thomas Huxley, Creation 31(3):39–41, 2009; creation.com/huxley. Return to text.

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19 commentaires pour Hitler: Le christianisme est une rébellion contre la loi naturelle (How the Nazis rewrote the Bible)

  1. […] prolongement de l’un de nos récents billets sur le véritable mouvement de déjudaïsation du christianisme allemand sur lequel Hitler et les nazis s’étaient appuyés pour leur […]

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  2. […] Le christianisme est une rébellion contre la loi naturelle, une protestation contre la nature. Poussé à sa logique extrême, le christianisme signifierait la culture systématique de l’échec humain. Hitler […]

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  3. […] intérêt qu’un seul homme meure pour le peuple, et que la nation entière ne périsse pas.. Caïphe (Jean 11: […]

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  4. Patriote59FR dit :

    L’islam, ayant une part judaïque et chrétienne , devrait être critiqué par les nationaux socialiste, alors que non , pourquoi ? car l’ennemi de mon ennemi est ami, tout simplement. Le mufti de Jérusalem ainsi que ses divisions étaient précieuses.

    Le But étant de faire du zèle aux musulmans, tout comme aux chrétien (citation de « l’œuvre du Seigneur combattant le Juif » » dans mein kampf ) et aux païens afin de ramener le maximum de sympathisants et de combattants.

    Le clergé catholique tractai contre le NSDAP et avait une grande influence , voila pourquoi ces citations contradictoires et démagogiques.

    Quant aux citations sur le « sacrifices », il y a méconnaissance du nouveau testament et de l’Histoire des nationaux socialistes, le Christ c’est lui même sacrifié pour le péché des Hommes , il est un exemple , il ce sacrifie pour que la communauté perdure. Tout comme les Rois et guerriers, ont donné leurs corps et leurs âmes en sacrifices pour défendre leur foi ou leur nation (Templier ou La Rochejaquelein et bien d’autres).

    En revanche, il est vrai que l’Empire Romain (en Gaule) et le christianisme ont abolit le sacrifice humain que les païens faisaient en l’honneur des Dieux.

    En conclusion : Hitler en tant qu’homme politique voulait rassembler le maximum de personnes et ne pas trop se préoccuper des religions, mais au sein du NSDAP il y avait des personnes influentes et avec différentes religions (Paganisme, christianisme, satanisme)
    qui prête a confusion.
    En dernière instance il n’y a pas de doctrine clairement établi par le NSDAP.

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