France: Comment voulez-vous gouverner un pays aux 3 millions de fonctionnaires et 600 000 élus? (How can you govern a country with more than 300 kinds of sinecures?)

https://i1.wp.com/media.economist.com/sites/default/files/imagecache/original-size/20110423_WOC594.gifUn pays qui produit plus de 365 sortes de fromages ne peut pas perdre la guerre ! Charles De Gaulle
Fromage: nom masculin. Sens 1 Aliment fait de lait caillé [Cuisine]. Anglais; cheese. Sens 2 Sinécure [Figuré]. Synonyme sinécure. Linternaute
 L’État, c’est la grande fiction à travers laquelle tout le monde s’efforce de vivre aux dépens de tout le monde. Frédéric Bastiat
N’attendre de l’État que deux choses : liberté, sécurité. Et bien voir que l’on ne saurait, au risque de les perdre toutes deux, en demander une troisième. Frédéric Bastiat
Le  problème avec le socialisme, c’est qu’éventuellement l’argent des autres finit toujours par manquer. Margaret Thatcher
Le Quai d’Orsay gère au début du XXIe siècle 267 ambassades et consulats, soit huit postes de moins seulement que les Etats-Unis – un chiffre qui indique l’importance donnée à sa recherche d’une influence internationale, au Moyen-Orient en particulier. Comme le notent deux journalistes incisifs: ‘Outre le coût financier, cette présence a une conséquence néfaste: elle entretient l’illusion. Puisque la France est présente partout, c’est donc qu’elle doit être importante’ …  David Pryce-Jones
Les banques françaises n’ont pas retenu les leçons de la crise de 2007-2008 et sont devenues complaisantes. Elles ont refusé d’enfiler un léger pull quand il faisait encore à peu près beau; maintenant qu’il fait glacial, je ne suis pas sûr qu’une veste suffira. Jézabel Couppey-Soubeyran (économiste, Sorbonne)
Déjà, dans les années 1990, la Suède, le Canada ou les Pays-Bas ont fait des coupes drastiques dans leurs dépenses et ont diminué le nombre de fonctionnaires. Des ministères ont eu leur budget divisé par deux et les postes de fonctionnaires par trois ou quatre. Le statut des fonctionnaires a même été supprimé, en Suède par exemple, et certaines administrations sont devenues des organismes mi-publics, mi-privés. Nicolas Lecaussin

Progression continue de la masse salariale de la fonction publique d’Etat de 1 % par an, faibles économies générées par le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux largement compensée par les embauches de fonctionnaires dans les collectivités locales (500 000 nouveaux recrutements depuis 10 ans), pratiquement deux fois plus de fonctionnaires pour 1 000 habitants qu’en Allemagne ou aux Pays-Bas …

618 384 élus soit 4,5 fois plus qu’aux US pour cinq fois moins de population dont 923 parlementaires (577 députés et 348 sénateurs contre 535 – 435 + 100 – pour leurs homologues américains, soit presque 8, 5 fois plus per capita), 2040 conseillers régionaux, 4 042 conseillers généraux,  36 635 maires, 519 417 conseillers municipaux,  78 députés européens, 38 000 élus intercommunaux …

Dirigeants de caisses d’épargne régionales qui gagnent plus que le président de la banque européenne (541 000 euros en moyenne contre 367 863 pour Trichet et 691 000 pour l’Ile de France – certes une paille à côté des 6, 2 millions du PDG d’une Paribas à renflouer à nouveau et, le pauvre, 10e salaire des banques européennes) …

Où l’on découvre que le pays aux 360 fromages et aux 36 000 communes …

Et du record des représentations diplomatiques (267, soit 6 de moins que  des Etats-Unis 5 fois plus peuplés et 7 fois plus riches) …

Est non seulement au bord de la faillite …

Mais aussi celui du record toutes catégories du nombre de fonctionnaires et, sans compter les cumuls, d’élus!

(devinez qui, déjà à la tête de la plupart des régions riches pourvoyeuses de postes, se frotte les mains pour les présidentielles de l’an prochain?)

A l’heure où, 20 ans après nos partenaires suédois, canadiens ou néo-zélandais ou même néerlandais ou allemands,  l’état critique de la dette européenne semble sur le point de pousser l’Europe à la prise de conscience et, il faut l’espérer, à l’action …

Et où l’on apprend qu’avec le répit que leur a permis le renflouement de l’Etat après le cataclysme de 2008,  nos banques n’ont non seulement pas mis en place les mesures de sécurité et les réserves de  garantie annoncées mais se sont empressées de rembourser pour vite reprendre leurs bonnes habitudes de primes et bonus record à leurs cadres et actionnaires …

Pendant que nos amis (et complices) faussaires de Grèce par lesquels tout est arrivé semblent, avec l’annonce d’un référendum en janvier sous la pression de la rue, rebasculer dans le déni le plus complet …

Retour, avec le site IREF et le député de droite du nord Christian Vanneste ainsi que le site Cri du contribuable , sur quelques chiffres qui commencent enfin à sortir …

Réformer la fonction publique : le réalisme l’a imposé à des gouvernements de gauche !

Nicolas Lecaussin,

Christian Vanneste, Député du Nord, Droite populaire

IREF

27 Oct 2011

90 fonctionnaires pour 1 000 habitants en France, 50 en Allemagne. Christian Vanneste, député du Nord et Nicolas Lecaussin, directeur du développement de l’IREF, passent en revue les réformateurs en Suède, au Canada, en Allemagne, en Angleterre ou au Portugal : tous venus de la gauche. L’idéologie a laissé place au réalisme.

Selon un Rapport parlementaire publié jeudi 13 octobre, la masse salariale de la fonction publique d’Etat continue de progresser de 1 % par an. De même, dans son dernier rapport, la Cour des Comptes note les faibles économies générées par la mesure qui concerne le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux. Elle est d’ailleurs largement compensée par les embauches de fonctionnaires dans les collectivités locales : 500 000 nouveaux recrutements depuis 10 ans. Les dernières statistiques de l’OCDE concernant le nombre d’emplois publics dévoilent qu’en France il existe 90 fonctionnaires pour 1 000 habitants. Malgré les « baisses » de ces dernières années, le nombre de fonctionnaires est resté parmi les plus élevés au sein des membres de l’OCDE. Nous avons pratiquement deux fois plus de fonctionnaires pour 1 000 habitants qu’en Allemagne ou aux Pays-Bas où il y a 50 fonctionnaires pour 1 000 habitants.

On n’a plus le temps d’attendre car la sortie de crise passe inévitablement par la réforme de la fonction publique et la baisse des dépenses publiques. C’est ce qu’ont compris d’autres pays. Déjà, dans les années 1990, la Suède, le Canada ou les Pays-Bas ont fait des coupes drastiques dans leurs dépenses et ont diminué le nombre de fonctionnaires. Des ministères ont eu leur budget divisé par deux et les postes de fonctionnaires par trois ou quatre. Le statut des fonctionnaires a même été supprimé, en Suède par exemple, et certaines administrations sont devenues des organismes mi-publics, mi-privé. Il faut noter aussi que ces réformes ont été menées par des gouvernements de centre-gauche ou de gauche comme en Suède ou au Canada, pays terriblement étatisés et au bord de la faillite au début des années 1980. En Allemagne, c’est bien le social-démocrate Gerhart Schröder qui lance, en 2002, l’Agenda 2010, une série de réformes du marché du travail qui transforment radicalement l’Etat-providence. En Grande-Bretagne, c’est Tony Blair, leader du Parti travailliste, réélu trois fois de suite, qui a réformé en profondeur l’Etat britannique. Avec la crise de 2008, ces pays ont continué sur la voie des réformes, d’autres ont été obligés, eux-aussi, de mettre en place des cures d’austérité. L’Espagne, le Portugal, l’Irlande ont baissé ou bien gelé les salaires des fonctionnaires. Même la Grèce vient d’annoncer la suppression de 150 000 postes de fonctionnaires d’ici 2014, c’est-à-dire 20 % du total.

En Irlande, la masse salariale dans le secteur public diminuera de 1,2 Mds d’euros entre 2010 et 2014. Presque 25 000 postes de fonctionnaires seront supprimés tandis que les salaires et les retraites des fonctionnaires seront amputés jusqu’à 15 % de leur montant.

En Espagne, pour économiser 50 Milliards d’euros en trois ans, le Premier ministre (socialiste) Zapatero vient d’annoncer une réduction moyenne de 5% des salaires des fonctionnaires (le gouvernement s’appliquera une baisse de 15%), le renouvellement d’un seul fonctionnaire sur 10 (!) partant à la retraite et la baisse de l’investissement public de 6 Milliards d’euros en 2010 et en 2011. Le gouvernement social-démocrate portugais a présenté mi-septembre une réforme de l’administration centrale de l’Etat qui prévoit la suppression de 27 % des postes de cadres dirigeants. Le plan comprend la suppression de 1.700 postes dirigeants de l’administration et de 137 institutions publiques, le gouvernement souhaitant réduire le nombre de structures de l’Etat de 38 %.

Comme on le voit, ces réformes, pour la plupart réalisées par des gouvernements de gauche, sont imposées par le réalisme et par le souci de l’intérêt général, non par l’idéologie. Lorsque ces réformes ont été effectuées avant la crise, comme au Canada, en Suède ou en Allemagne, elles ont permis d’atténuer les effets de celles-ci, en termes de croissance et de chômage. Notre pays n’a eu ni ce courage, ni cette lucidité et a continué au contraire à maintenir la dépense publique à un niveau suicidaire. Le moment est venu d’être à nouveau révolutionnaire, et d’établir une véritable égalité entre les salariés, en remettant en cause le tabou du statut de la fonction publique, et ses privilèges.

Christian Vanneste, Député du Nord

Nicolas Lecaussin, Directeur du développement de l’IREF (Institut de Recherches Economiques et Fiscales)

Voir aussi:

La France croule sous ses 601 132 élus

Le Cri du Contribuable

19/08/2011

La France n’a pas de pétrole, mais elle a des élus… beaucoup trop d’élus…

Il y a les mandats de proximité, souvent populaires, comme celui de maire ; les mandats moins bien identifiés par le public (conseiller général ou conseiller régional) ; et les mandats nationaux (députés, sénateurs, parlementaires européens), souvent perçus comme lointains et ne comptant pas forcément parmi les plus appréciés, du fait du gouffre institutionnel et financier qui se creuse entre la « France d’en bas » et la « France d’en haut ».

La France compte la plus importante concentration d’élus de la planète.

Une pléthore d’élus

•Députés : 577

•Sénateurs : 343

•Conseillers régionaux : 2 040 (en comptant les 51 membres de l’assemblée territoriale corse, auxquels s’ajoutent les 131 représentants des assemblées de la Nouvelle-Calédonie, de Polynésie et de Wallis et Futuna).

•Conseillers généraux (+ conseillers de Paris) : 4 042

•Maires : 36 635

•Conseillers municipaux : 519 417

•Députés européens : 78

•Élus intercommunaux : 38 000 environ*.

Total : 601 132 élus

Données en juin 2011.

*Les chiffres des élus intercommunaux sont très difficiles à obtenir. Il semble que la Direction générale des collectivités territoriales (DGCT) du ministère de l’Intérieur n’en ait même pas un état précis !

Un élu pour 108 habitants

Selon l’INSEE, au 1er janvier 2011, notre pays était peuplé de 65 027 000 habitants. On compte aujourd’hui en France, environ un élu ou – pour être plus exact car il y a souvent cumul – un mandat électoral pour 108 habitants. Si la démocratie se mesurait à l’aune du nombre d’élus, notre pays serait un modèle universel !

Avec un mandat pour 108 habitants, le taux de représentation français est quatre fois et demi supérieur à celui des États-Unis. Pourtant, la vie démocratique américaine n’a rien à envier à la nôtre. Plus d’un électeur français sur cent est conseiller municipal !

Un parlementaire pour 71 000 habitants

Au seul échelon parlementaire (Assemblée nationale et Sénat confondus), le ratio français est d’un élu pour quelque 71 000 habitants. La France entretient quelque 400 parlementaires de plus que les États-Unis.

Si la France n’est pas le pays qui compte le plus de députés par habitant, elle se situe néanmoins dans le peloton de tête. La Chambre des représentants des États-Unis dispose de beaucoup plus de pouvoirs que notre Assemblée nationale, tout en ayant, proportionnellement, 6 fois moins d’élus. En Allemagne, le Bundestag, qui a pourtant accueilli de nouveaux députés au moment de la réunification, compte moins de députés par habitant que notre Assemblée nationale.

Au Sénat, la situation est très similaire. Le Bundesrat allemand compte 178 élus. Les États-Unis se contentent de deux sénateurs par État, soit seulement 100 sénateurs, mais très influents. Au Brésil, il y a trois sénateurs par État, soit 81 au total.

En France, deux sénateurs par département seraient encore en surnombre par rapport à ces pays Il n’empêche : en 2004, il a été décidé d’augmenter le nombre de sénateurs, en contrepartie de la baisse de la durée de leur mandat, ramené progressivement de neuf à six ans. Le nombre de sénateurs passera en septembre 2011 de 321 à 348.

Il est un pays, l’Espagne, qui a un nombre de sénateurs particulièrement élevé (264) au regard de sa population (46 millions d’habitants) : cela s’explique par la diversité et l’autonomie de ses régions, dans le cadre de sa structure fédérale. Il se trouve que, même par rapport aux sénateurs de l’Espagne fédérale, les nôtres, censés représenter équitablement les territoires, sont en surnombre.

Comparaison internationale du nombre de parlementaires par habitant

Députés + Sénateurs

Nombre d’habitants du pays (en millions)

Nombre d’habitants représentés par chaque parlementaire

États-Unis

435 + 100

303

566 000

Brésil

513 + 81

190

320 000

Allemagne

622 + 178*

83

104 000

Espagne

350 + 264

46

75 000

France

577 + 343

65

71 000

*Membres suppléants et titulaires

Liens :

[1] Élus : l’austérité, c’est bon pour les autres !: http://www.lecri.fr/2011/07/11/elus-l%e2%80%99austerite-c%e2%80%99est-bon-pour-les-autres/24319

[2] La niche de la semaine : les pensions de retraite des élus locaux: http://www.lecri.fr/2010/12/14/la-niche-de-la-semaine-les-pensions-de-retraite-des-elus-locaux/20976

[3] Coût des élus : la pratique de l’écrêtement continuera de sévir: http://www.lecri.fr/2011/07/21/cout-des-elus-la-pratique-de-lecretement-continuera-de-sevir/24464

[4] Nos élus vivent comme des princes: http://www.lecri.fr/2010/12/09/nos-elus-vivent-comme-des-princes/20893

[5] Le Sénat rejette deux amendements visant à un meilleur contrôle des dépenses des élus: http://www.lecri.fr/2011/07/11/le-senat-rejette-2-amendements-visant-a-un-meilleur-controle-des-depenses-des-elus/24311

Les Français attendent de véritables réformes pour notre pays a partir de 2012.

Satelmarc

25 mars 2011

Les promesses que les Français attendent du futur Président :

Il est fini le temps des mensonges et des promesses non tenues ! Tout ce qui a détourné les Français de la politique depuis 30 ans, tout ce qui a produit les 55 % d’abstentions aux dernières élections.

En accord avec l’association « Contribuables Associés » (env 150000 adhérents) , sur la plupart des points, nous les Libéraux Réformateurs Démocrates nous demandons des engagements clairs et précis pour pouvoir déterminer notre vote en 2012.

1/ Promouvoir la démocratie directe, comme en Suisse, en Italie en Allemagne et aux Etats Unis. (moins de 1 % de la population doit pouvoir déclencher un référendum au lieu des 10 % requis en notre pays, ce qui bloque tout).

2/ Supprimer le financement public des syndicats qui ne devraient fonctionner que sur les cotisations des adhérents.

3/ Modifier la constitution pour instituer l’interdiction de voter tout budget déficitaire. (Niveau Local, Régional, National)

4/ Réduire le nombre des élus, leurs privilèges et leurs avantages divers. (618384 élus en France ! On croit rêver ! 4,5 fois plus qu’aux US, et est ce que nos administrations fonctionnent 4,5 fois mieux ? ? Je ne pense pas)

5/ Baisser le nombre des fonctionnaires pour l’amener au niveau moyen des autres pays Européens. (au moins 1/3 en trop soit environ 2 millions ! !)

6/ Supprimer les subventions aux associations et aux entreprises. ( Au lieu de redistribuer des subventions sans arrêt, plutôt baisser les impôts sur les sociétés, les taxes et les charges sociales, ce sera a la fois plus simple et nettement plus efficace pour lutter contre le chômage et générer de nouvelles créations)

7/ Mettre les fonctionnaires à égalité sur tous les concitoyens pour les retraites, abolir leurs privilèges (pour certains)

8/ Prendre en compte les votes blancs (qui en démocratie, permettent à des concitoyens d’exprimer clairement quelque chose)

9/ Remettre toutes les élections (sauf la présidentielle) à la proportionnelle. (là encore pour avoir une réelle gouvernance démocratique, de fait qui sera appuyée par les référendums d’initiatives populaires dans nos villes et nos régions, les départements devant être supprimés)

10/ Baisser la fiscalité des entreprises en baissant l’IS à 20 % sous réserve que ces entreprises distribuent au minimum 10 % des bénéfices aux salariés et 40 % en investissements pour le développement et la modernisation de l’outil de travail. Les 50 % restant allant aux dividendes.

11/ Réformer le permis de conduire avec un complément pendant la période probatoire, d’un réel apprentissage de la conduite « tout temps » et avec en plus une obligation : A partir de 60 ans, obliger les conducteurs à passer 1 heure chaque année dans une auto école, afin de valider leur aptitude à conduire.

Voir également:

Les banques françaises n’ont que ce qu’elles méritent

Cet été, les trois plus importantes banques françaises, BNP Paribas, la Société générale et le Crédit Agricole ont été les premières victimes d’une crise de confiance qui a touché l’ensemble de la zone euro, explique le Wall Street Journal.

Alors que les dirigeants des pays de l’Union européenne tentent de trouver une solution aux problèmes de la dette grecque qui pèsent plus particulièrement sur les banques françaises, de nombreux experts affirment que ce sont elles les premières responsables: elles auraient dû reconnaître il y a bien longtemps qu’elles étaient en difficulté.

Selon le Wall Street Journal, au lieu de prendre des décisions courageuses et difficiles en 2007-2008 et de mettre de côté du capital en cas de pertes imprévues, les banques européennes et surtout les banques françaises ont passé leur temps à dénoncer les nouvelles règles de Bâle III, et à résister aux tentatives de supervision.

Pourquoi les banques françaises ont-elles été les plus virulentes? Parce que leurs patrons ont le soutien des dirigeants politiques français, affirme le Wall Street Journal. Il semble même que les deux agissent «selon le même scénario», ajoute-t-il. En avril 2010, Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, a déclaré que les expositions des banques françaises à la dette grecque ne présentaient pas de «risque particulier», et s’est insurgé contre le niveau excessif des fonds propres réglementaires.

Seulement maintenant, depuis que la crise de la dette grecque a éclaté au grand jour, «la note est devenue bien salée», selon le Wall Street Journal. Les banques européennes devront constituer plus de 100 milliards d’euros de capital en plus dans les prochains mois.

Les banques françaises ne risquent pas vraiment de s’effondrer, précise le Wall Street Journal, mais les efforts qu’elles devront fournir pour rééquilibrer leurs comptes vont priver la France de toute chance de sortir de la récession actuelle.

Sur les marchés, les investisseurs craignent que la BNP, le Crédit Agricole et la Société générale, n’aient pas assez de réserves pour absorber les futures pertes sur les prêts bancaires et sur les défauts possibles non seulement de la Grèce, mais aussi de l’Italie, de l’Espagne et du Portugal. Pour Jézabel Couppey-Soubeyran, professeur d’économie à la Sorbonne, ces banques ont bien mérité d’être autant en difficulté:

«Les banques françaises n’ont pas retenu les leçons de la crise de 2007-2008 et sont devenues complaisantes. Elles ont refusé d’enfiler un léger pull quand il faisait encore à peu près beau; maintenant qu’il fait glacial, je ne suis pas sûr qu’une veste suffira.»

Selon l’agence de presse Reuters, la situation est encore plus compliquée depuis que l’agence de notation Moody’s a mis la France sous surveillance. Cette annonce a eu en effet des répercussions immédiates sur les marchés, les actions des trois banques ayant plongé de 3,3 à 5% en une journée. Louise Cooper, analyste financière chez BGC Partners, explique que l’incertitude qui pèse sur l’avenir des banques françaises est de plus en plus grande:

«C’est difficile de savoir quel sera l’avenir de ces banques. Leur niveau de liquidités n’est pas bon. Elles ont un livre de prêts tellement rempli qu’elles ont besoin chaque jour de financements énormes.»

4 commentaires pour France: Comment voulez-vous gouverner un pays aux 3 millions de fonctionnaires et 600 000 élus? (How can you govern a country with more than 300 kinds of sinecures?)

  1. […] avec le site IREF et le député de droite du nord Christian Vanest, sur quelques chiffres qui commencent enfin à sortir … jc durbant @ 10:44 Catégorie(s): Communistic Park […]

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  2. Le 366ième fromage sera particulièrement coulant !

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  3. […] de droite du nord Christian Vanest ainsi qu’avec le site Cri du contribuable, sur quelques chiffres qui commencent enfin à sortir … jc durbant @ 10:44 Catégorie(s): Communistic Park […]

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  4. […] pour un pays cinq fois moins peuplé et sept fois moins riche, la France “modeste” aux 267 représentations diplomatiques (contre 261) va, sans compter ses 343 sénateurs (contre 100), se choisir la bagatelle de 577 […]

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