Lieux saints: Attention, un statu quo peut en cacher un autre ! (Unlike the powers who have ruled Jerusalem in the past, Israel respects the holy sites and freedom of worship of all)

al-aqsa

golden-gate

OLYMPUS DIGITAL CAMERALadderRemoved

1929_massacres
Husseini
Husseini2
Husseini3
Husseini4
Husseini5
rubinMa maison sera appelée une maison de prière pour tous les peuples. Esaïe 56: 7
S’ils se taisent, les pierres crieront! Jésus (Luc 19 : 40)
Imaginons deux enfants dans une pièce pleine de jouets identiques. Le premier prend un jouet, mais il ne semble pas fort intéressé par l’objet. Le second l’observe et essaie d’arracher le jouet à son petit camarade. Celui-là n’était pas fort captivé par la babiole, mais – soudain – parce que l’autre est intéressé cela change et il ne veut plus le lâcher. Des larmes, des frustrations et de la violence s’ensuivent. Dans un laps de temps très court un objet pour lequel aucun des deux n’avait un intérêt particulier est devenu l’enjeu d’une rivalité obstinée. René Girard
C’était une cité fortement convoitée par les ennemis de la foi et c’est pourquoi, par une sorte de syndrome mimétique, elle devint chère également au cœur des Musulmans. Emmanuel Sivan
Ceux qui ne peuvent se souvenir de leur passé sont condamnés à le répéter. George Santayana
Le choix du lieu lui-même est extrêmement symbolique : lieu sacré juif, où restent encore des ruines des temples hérodiens, laissé à l’abandon par les chrétiens pour marquer leur triomphe sur cette religion, il est à nouveau utilisé sous l’Islam, marquant alors la victoire sur les Chrétiens et, éventuellement, une continuité avec le judaïsme. (…) Enfin, l’historien Al-Maqdisi, au Xe siècle, écrit que le dôme a été réalisé dans la but de dépasser le Saint-Sépulcre, d’où un plan similaire, mais magnifié. De cette analyse on a pu conclure que le dôme du Rocher peut être considéré comme un message de l’Islam et des Umayyades en direction des chrétiens, des Juifs, mais également des musulmans récemment convertis (attirés par les déploiements de luxe des églises chrétiennes) pour marquer le triomphe de l’Islam. Wikipedia 
L’Esplanade des Mosquées ou Mont du Temple ou encore Esplanade du Temple est le premier lieu saint du judaïsme, et le troisième de l’islam sunnite (après La Mecque et Médine). Située dans la vieille ville de Jérusalem sur le mont du Temple, elle est aussi appelée « mont de la Maison [de Dieu] » par les juifs (en hébreu : הר הבית, har ha bayit), « mont du Temple » par les chrétiens, en référence au Temple de Jérusalem, et « Noble Sanctuaire » (en arabe : الحرم الشريف al-Ḥaram aš-Šarīf) par les musulmans. Elle constitue, depuis le VIIe siècle un haut lieu de l’islam réunissant la mosquée Al-Aqsa et le dôme du Rocher (ainsi que la petite mosquée du Bouraq). En contre-bas se trouve le mur des Lamentations vestige du mur occidental du Second Temple. (…) Selon Jérôme Bourdon, l’expression « Esplanade des Mosquées » est une ancienne appellation utilisée par la presse française qui n’a pas d’équivalent dans d’autres langues. Pour les juifs, c’est le mont du Temple, pour les musulmans le Haram al Sharif, c’est-à-dire le Noble Sanctuaire4. La presse anglophone utilise plutôt « Mont du temple » (Temple Mount) ou plus récemment « Haram al-Sharif ». Un exemple de cette différence d’appellation entre anglophones et francophones est donné par l’ouvrage de Bill Clinton My life qui évoque page 923 le Mont du Temple (Temple Mount) quand la traduction française « Ma vie » parle, page 965, de « l’esplanade des Mosquées » Le mont a une signification très importante dans le judaïsme (le lieu le plus sacré) et le christianisme. Selon le Talmud, c’est du sol de ce lieu que Dieu rassemble l’argile qui forme Adam. C’est là qu’Adam puis, selon son exemple, Caïn, Abel et Noé font leur holocauste. La tradition juive place aussi à cet endroit, le dôme du Rocher actuel et le mont Moriah de la Bible, le geste sacrificiel d’Abraham (…) Le roi David achète cette terre pour y construire un autel permanent (II Samuel 24:24). Le roi Salomon réalise ce vœu en construisant à cet endroit le premier Temple en -950, détruit par Nabuchodonosor II en -586, date qui marque l’exil des Juifs à Babylone. Le second Temple y est établi à partir de -516, après le retour d’exil. Il est détruit par Titus Flavius Vespasianus en 70, à l’exception du mur ouest, aujourd’hui connu comme le mur des Lamentations, lieu de prière le plus important des juifs contemporains. C’est aussi le site du troisième Temple de Jérusalem lors du retour du Messie selon la tradition juive. Wikipedia
La Porte dorée (שער הרחמים, Sha’ar Harahamim) est la plus ancienne ouverture pratiquée dans les fortifications de la vieille ville de Jérusalem et date du Ve siècle. Appelée aussi Porte de la Miséricorde ou encore Porte de la Vie éternelle, elle est située au milieu de la muraille Est et c’est la seule qui permettait d’accéder directement au Mont du Temple, de l’extérieur de la ville. Elle aurait été utilisée à des fins rituelles dans les temps bibliques. Cette porte est fermée depuis 1541, sur l’ordre de Soliman le Magnifique, car, selon la tradition juive, c’est par celle-ci que le Messie entrera dans Jérusalem. Un cimetière fut également établi devant celle-ci, car les musulmans auraient été convaincus par la prophétie d’Élie, précurseur du Messie, qui annonçait que, lors de son retour tant attendu par les juifs, le nouveau prophète n’oserait pas pénétrer dans un tel lieu étant donné que celui-ci était un Cohen. En effet, l’entrée des cimetières est théoriquement interdit à cette lignée sacerdotale pour cause d’impureté (Lv 10,6, Lv 21,1–5; 44,20-25). Wikipedia
« L’échelle inamovible » (en hébreu : סולם הסטטוס קוו, littéralement « l’échelle du statu quo ») est une échelle en bois située sous l’une des fenêtres de la façade de l’église du Saint-Sépulcre dans le quartier chrétien de la Vieille ville de Jérusalem. Faite de bois de cèdre, éventuellement en provenance du Liban, cette échelle est mentionnée la première fois en 1757 et est restée au même emplacement depuis le XVIIIe siècle, hormis deux déplacements temporaires. L’échelle est désignée comme « inamovible » en raison du fait qu’aucun clerc des six ordres chrétiens œcuméniques ne peut déplacer, réorganiser ou modifier quelque chose sans le consentement des cinq autres ordres. Sur les ordres pontificaux du pape Paul VI en 1964, l’échelle doit rester en place jusqu’au moment où l’Église catholique et l’Église orthodoxe atteignent un état d’œcuménisme. L’échelle est depuis liée à l’accord de Statu quo. Wikipedia
J’ai une prémonition qui ne me quittera pas: ce qui adviendra d’Israël sera notre sort à tous. Si Israël devait périr, l’holocauste fondrait sur nous. Eric Hoffer
Si Israël est un occupant dans son pays, le christianisme, qui tire sa légitimité de l’histoire d’Israël, l’est aussi comme le serait tout autre État infidèle. Bat Ye’or
Si à Poitiers Charles Martel avait été battu, le monde aurait changé de face. Puisque le monde était déjà condamné à l’influence judaïque (et son sous-produit le christianisme est une chose si insipide !), il aurait mieux valu que l’islam triomphe. Cette religion récompense l’héroïsme, promet au guerrier les joies du septième ciel… Animé d’un esprit semblable, les Germains auraient conquis le monde. Ils en ont été empêchés par le christianisme. Hitler (1942)
Nous ne savons pas si Hitler est sur le point de fonder un nouvel islam. Il est d’ores et déjà sur la voie; il ressemble à Mahomet. L’émotion en Allemagne est islamique, guerrière et islamique. Ils sont tous ivres d’un dieu farouche. Jung (1939)
Mein Kampf (…) Tel était le nouveau Coran de la foi et de la guerre: emphatique, fastidieux, sans forme, mais empli de son propre message. Churchill
Si le Reich allemand s’impose comme protecteur de tous ceux dont le sang allemand coule dans les veines, et bien la foi musulmane impose à chaque Musulman de se considérer comme protecteur de toute personne ayant été imprégnée de l’apprentissage coranique. Hassan el Banna (fondateur des Frères musulmans et grand-père de Tariq et Hani Ramadan)
Tuez les Juifs partout où vous les trouverez. Cela plaît à Dieu, à l’histoire et à la religion. Cela sauve votre honneur. Dieu est avec vous. (…) [L]es Allemands n’ont jamais causé de tort à aucun musulman, et ils combattent à nouveau contre notre ennemi commun […]. Mais surtout, ils ont définitivement résolu le problème juif. Ces liens, notamment ce dernier point, font que notre amitié avec l’Allemagne n’a rien de provisoire ou de conditionnel, mais est permanente et durable, fondée sur un intérêt commun. Haj Amin al-Husseini (moufti de Jérusalem, discours sur Radio Berlin, le 1er mars 1944)
Israël existe et continuera à exister jusqu’à ce que l’islam l’abroge comme il a abrogé ce qui l’a précédé. Hasan al-Bannâ (préambule de la charte du Hamas, 1988)
Les enfants de la nation du Hezbollah au Liban sont en confrontation avec [leurs ennemis] afin d’atteindre les objectifs suivants : un retrait israélien définitif du Liban comme premier pas vers la destruction totale d’Israël et la libération de la Sainte Jérusalem de la souillure de l’occupation … Charte du Hezbollah (1985)
Depuis les premiers jours de l’islam, le monde musulman a toujours dû affronter des problèmes issus de complots juifs. (…) Leurs intrigues ont continué jusqu’à aujourd’hui et ils continuent à en ourdir de nouvelles. Sayd Qutb (membre des Frères musulmans, Notre combat contre les Juifs)
La libération de la Palestine a pour but de “purifier” le pays de toute présence sioniste. Charte de l’OLP (article 15, 1964)
Les nazis ont probablement tué moins d’un million de Juifs et le mouvement sioniste a participé au massacre. Abou Mazen (alias Mahmoud Abbas, thèse, 1982)
Ce sera une guerre d’extermination, un massacre dont on parlera comme des invasions mongoles et des croisades. Azzam Pasha (président de la ligue arabe, le 14 mai 1948)
L’Allemagne national-socialiste lutte contre la juiverie mondiale. Comme dit le Coran : “Tu apprendras que les Juifs sont les pires ennemis des musulmans.” Les principes de l’islam et ceux du nazisme présentent de remarquables ressemblances, en particulier dans l’affirmation de la valeur du combat et de la fraternité d’armes, dans la prééminence du rôle du chef, dans l’idéal de l’ordre. Voilà ce qui rapproche étroitement nos visions du monde et facilite la coopération. Haj Amin al-Husseini
Tuez les Juifs partout où vous les trouverez. Cela plaît à Dieu, à l’histoire et à la religion. Cela sauve votre honneur. Dieu est avec vous. (…) [L]es Allemands n’ont jamais causé de tort à aucun musulman, et ils combattent à nouveau contre notre ennemi commun […]. Mais surtout, ils ont définitivement résolu le problème juif. Ces liens, notamment ce dernier point, font que notre amitié avec l’Allemagne n’a rien de provisoire ou de conditionnel, mais est permanente et durable, fondée sur un intérêt commun. Haj Amin al-Husseini (mufti de Jérusalem, discours sur Radio Berlin, le 1er mars 1944)
Le collaborateur le plus important des nazis et un antisémite arabe absolu était Haj Amin Al-Husseini, le mufti de Jérusalem. Klaus Michael Mallmann et Martin Cueppers
Si vous pouvez tuer un incroyant américain ou européen – en particulier les méchants et sales Français – ou un Australien ou un Canadien, ou tout […] citoyen des pays qui sont entrés dans une coalition contre l’État islamique, alors comptez sur Allah et tuez-le de n’importe quelle manière. (…) Tuez le mécréant qu’il soit civil ou militaire. (…) Frappez sa tête avec une pierre, égorgez-le avec un couteau, écrasez-le avec votre voiture, jetez-le d’un lieu en hauteur, étranglez-le ou empoisonnez-le. Abou Mohammed al-Adnani (porte-parole de l’EI)
Nous vous bénissons, nous bénissons les Mourabitoun (hommes) et les Mourabitat (femmes). Nous saluons toutes gouttes de sang versées à Jérusalem. C’est du sang pur, du sang propre, du sang qui mène à Dieu. Avec l’aide de Dieu, chaque djihadiste (shaheed) sera au paradis, et chaque blessé sera récompensé. Nous ne leur permettrons aucune avancée. Dans toutes ses divisions, Al-Aqsa est à nous et l’église du Saint Sépulcre est notre, tout est à nous. Ils n’ont pas le droit de les profaner avec leurs pieds sales, et on ne leur permettra pas non plus. Mahmoud Abbas
Cet accord (…) doit inclure (…) un accès libre aux Lieux saints et aux institutions culturelles et l’utilisation du cimetière du Mont des oliviersAccord entre la Transjordanie et Israël (3 avril 1949)
Les Lieux Saints seront protégés contre la profanation et contre toute atteinte, ainsi que contre tout ce qui peut prévenir la liberté d’accès des croyants des différentes religions à leurs lieux sacrés, et tout ce qui peut heurter leurs sentiments à l’égard de ces lieux. Loi fondamentale sur Jérusalem (30 juillet 1980)
Nous ne sommes pas venus pour conquérir les lieux saints des autres ou restreindre leurs droits religieux, mais pour assurer l’intégrité de la ville et y vivre avec d’autres dans la fraternité. Moshe Dayan
C’est une mosquée depuis mille trois cents ans, les Juifs doivent se contenter de la visiter et de prier devant les tombes. Moshe Dayan
Président Abbas (…) cessez de répandre des mensonges sur les intentions alléguées d’Israël pour le Mont du Temple. Israël est pleinement engagé au maintien du statu quo là-bas. Ce que le président Abbas doit critiquer, ce sont les actions des militants islamistes qui introduisent en contrebande des explosifs dans la mosquée Al Aqsa et qui essaient d’empêcher les Juifs et les Chrétiens de visiter des lieux saints. Telle est la véritable menace sur ces lieux saints. Un millier d’années avant la naissance du christianisme, plus de 1500 ans avant la naissance de l’islam, le roi David a fait de Jérusalem notre capitale, et le roi Salomon a construit le Temple sur ce Mont. Or Israël, respectera toujours les Lieux saints de tout le monde. Dans une région empestée par la violence et par une intolérance inimaginable, où des fanatiques islamiques détruisent les trésors antiques de la civilisation, Israël se dresse comme un phare de lumière et de tolérance. Loin de mettre en danger les sites sacrés, c’est Israël qui assure leur sauvegarde. Parce qu’à la différence des pouvoirs qui ont gouverné Jérusalem dans le passé, Israël respecte les Lieux saints et la liberté de croyance de tout le monde, Juifs, Musulmans, Chrétiens, tout le monde. Benyamin Nétanyahu
 Haj Amin Al-Husseini fut l’un des architectes de la “solution finale”. Il s’était rendu à Berlin. Il avait fait pression et imploré Hitler (…) et le persuada plus que quiconque de conduire la “solution finale”. Ne pas laisser les juifs partir de peur qu’ils ne viennent ici, mais les annihiler, les brûlerJe n’avais pas l’intention d’absoudre Hitler de sa responsabilité dans la destruction diabolique de la communauté juive européenne. Hitler était responsable de la solution finale pour l’extermination de six millions de juifs. Il a pris la décision. » Mais  il serait « absurde d’ignorer le rôle joué par le mufti Haj Amin Al-Husseini. » Je voulais montrer que les aïeux de la nation palestinienne, sans pays et sans la soi-disant “occupation”, sans territoire et sans colonie, aspiraient déjà à inciter systématiquement à l’extermination des juifs. Benyamin Nétanyahou (Knesset, janvier 2012)
Le Mont du Temple est le site le plus sacré du judaïsme, et ce bien avant l’Islam, toutefois Israël n’a jamais eu l’intention de violer le statu quo. Affirmer le contraire est un mensonge. (…) Les Arabes mentent depuis 100 ans sur Al-Aqsa. (…) Israël et le seul pays au Moyen-Orient qui protège ses mosquées alors que les combats partout dans la région les réduisent en miettes. (…) Pour la première fois dans l’histoire de notre peuple, nous faisons face à une menace qui allie des accusations antijuives ancestrales à la technologie d’aujourd’hui. Tous les crimes contre les Juifs sont précédés par des mensonges contre notre peuple. (…) Les pogroms antijuifs de 1920, 1921, 1929, ont été incités par le Grand Mufti de Jérusalem, un criminel de guerre reconnu en tant que tel lors du Procès de Nuremberg pour son implication dans la Solution finale contre les Juifs. Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs à l’époque, il voulait les expulser. Et Mohammed Amin al-Husseini est allé voir Hitler et lui a dit: si vous les expulsez, ils vont tous venir ici. Hitler a alors demandé: que dois-je faire ?, et le Mufti a répondu: « Brûlez-les. » Benyamin Nétanyahu (37e Congrès sioniste, Jérusalem)
Je n’avais pas l’intention d’absoudre Hitler de sa responsabilité dans la destruction diabolique de la communauté juive européenne. Hitler était responsable de la solution finale pour l’extermination de six millions de juifs. Il a pris la décision. » Mais  il serait « absurde d’ignorer le rôle joué par le mufti Haj Amin Al-Husseini. » Je voulais montrer que les aïeux de la nation palestinienne, sans pays et sans la soi-disant “occupation”, sans territoire et sans colonie, aspiraient déjà à inciter systématiquement à l’extermination des juifs. Benyamin Nétanyahu
Nétanyahou a résumé ce que le mufti voulait accomplir. Je pense que Hitler et le mufti se sont inspirés mutuellement. On ne peut pas dire qui voulait le plus tuer les juifs. Par contre, il faut souligner que la “solution finale” n’a débuté qu’après sa visite à Berlin. C’est lui qui a inventé l’idée selon laquelle la mosquée Al-Aqsa était en péril. Il voulait l’aide du monde arabe, de l’argent et des armes, mais ces pays ont hésité. Or le mufti était très intelligent. Il a dit que les juifs voulaient détruire Al-Aqsa pour y construire un troisième temple. Il a été le premier à les accuser de ça. Edy Cohen (université Bar-Ilan)
Qu’a dit Netanyahu ? Dans un discours devant le 37ème Congrès Sioniste Mondial à Jérusalem, il a expliqué que plusieurs attaques contre la communauté juive, dont celles de 1920, 1921 et 1929 (massacre de Hébron, ncgqdi) ont été menés à l’appel du Grand Mufti de Jérusalem, Hadj Amin Al Husseini qui sera ensuite recherché pour crimes de guerre dans le Procès de Nuremberg pour avoir joué un rôle central dans la fomentation de la solution finale. C’est là que Netanyahu prononce la phrase qui va lui être reprochée toute sa vie parce que tronquée et sortie de son contexte. Il dit « Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs à l’époque, il voulait les expulser ! » Ensuite, il résume de façon très succincte et limite caricaturale une conversation entre le Grand Mufti et Hitler en disant que le Mufti serait allé voir Hitler et lui aurait dit que s’il expulsait les Juifs, ils viendraient tous ici (en Palestine, ncgqdi). Hitler lui aurait répondu « Que dois-je donc en faire ? » et le Mufti aurait répondu « Brûlez-les ». Il conclue cette conversation en expliquant que c’est le même homme, Hadj Amin Al Husseini, qui dès les années 20, fomentait des troubles en prétextant que les Juifs allaient détruire la Mosquée Al Aqsa et que ce mensonge (qui est agité aujourd’hui par Abbas) était donc vieux d’un siècle. Et voilà comment toute la presse mondiale et tous les opposants à Netanyahu tirent la phrase qu’ils vont utiliser pendant des décennies pour nuire à Netanyahu : « Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs. » Sauf que ce n’est pas ce qu’il a dit et que sa phrase a été coupée au moment qui arrange ses opposants. Il a dit « Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs, à l’époque« . Donc c’est justement cette époque qui nous intéresse. Dans son article sur ce discours, Haaretz explique que Netanyahu situe cette conversation entre Hitler et le Mufti dans le contexte du mois de novembre 1941. J’invite chacun à lire la page sur la Conférence de Wannsee de Janvier 1942 sur le site de l’United States Holocaust Memorial Museum. On y lit que, bien que les meurtres de Juifs étaient déjà bien engagés, la décision finale d’une extermination a été prise dans le courant de l’année 1941, avec comme dates plus précises, la mention de Septembre 1941 où Hitler autorise la déportation des Juifs allemands, autrichiens et tchèques en Pologne et celle de l’Automne 1941 pour le déploiement en Lettonie de l’Einzatzcommando 2 du Major Lange. Dans d’autres sources, on peut lire que les Einzatzgruppen commencent leur action en Juillet 1941 en Lituanie et que le massacre du ravin de Babi Yar, en Ukraine a lieu en Septembre 1941. On constate plusieurs choses: Dans les faits, les meurtres de masse de Juifs ont commencé avant la conférence de Wannsee qui est pourtant considérée comme la conférence fondatrice de la « solution finale à la question juive dans la sphère d’influence », selon l’expression employée lors de la conférence. Ces meurtres de masse ne sont pas encore une volonté exterminatrice écrite en tant que politique du Reich. Ils sont un nettoyage ethnique de « l’espace vital » allemand à l’Est, tel que théorisé par Hitler dans Mein Kampf. Il est important de préciser qu’on est déjà, avec ce nettoyage ethnique, dans la notion de crime contre l’humanité. L’extermination, entérinée à Wannsee, est une aggravation et une radicalisation du crime contre l’humanité déjà existant, pas une nouveauté. Cette aggravation est effectivement décidée en 1941, vraisemblablement au cours du second semestre et probablement à l’automne, entre Septembre et Décembre 1941, la conférence de Wannsee étant la réunion d’organisation administrative de cette aggravation. Donc, en remettant les choses dans une perspective plus historique et moins politicienne, on peut dire que Netanyahu n’a pas fait de révisionnisme, bien au contraire. A-t-il pour autant raison de sous-entendre que le Mufti a eu une influence importante sur cette aggravation ? Haaretz, en fin d’article explique que cette thèse a récemment été portée par deux auteurs, Barry Rubin et Wolfgang Schwanitz, dans un livre intitulé « Nazis, Islamists, and the Making of the Modern Middle East », publié aux Editions Universitaires de Yale (qui n’est pas la plus médiocre université au monde). Si les auteurs n’évoquent pas spécifiquement la rencontre et les mots utilisés par Netanyahu, ils soutiennent cependant que la décision d’extermination a été prise par Hitler en partie pour satisfaire le Mufti qui refusait la déportation des Juifs en Palestine. En réaction à la polémique, Netanyahu a expliqué qu’il n’avait aucune intention de minimiser le rôle d’Hitler qui a pris la décision d’assassiner 6 millions de juifs mais qu’il était également absurde de minimiser le rôle du Grand Mufti qui encourageait Hitler, Ribbentrop et Himmler à exterminer les Juifs d’Europe, citant le témoignage de l’adjoint d’Adolf Eichmann au Procès de Nuremberg qui qualifiait le Mufti de « partenaire » et de « conseiller » d’Hitler et d’Eichmann dans la solution finale. On peut donc en effet reprocher à Netanyahu une simplification à outrance et même, si cette conversation n’a pas eu lieu, une forme de malhonnêteté politicienne qui invente une histoire simple pour résumer un contexte général complexe mais on ne peut pas simplement balayer ses propos comme des distorsions coupables de l’histoire ou comme du révisionnisme à la sauce de Faurrisson. Pug
Netanyahu’s quotation of the Grand Mufti is word-for-word accurate, but it is not true that the Fuhrer needed the advice of Islam’s leading anti-Jewish fanatic to implement the Final Solution. That was his dream as far back as 1919 as a letter that he authored and signed now on display at the Simon Wiesenthal Center Museum of Tolerance documents. Prime Minister Netanyahu has been accused of “a dangerous historical distortion” and even “Holocaust Denial” from the predictable political quarters who even dismiss the Grand Mufti as “a lightweight” inconsequential in the history of the Holocaust. This claim wrongly mitigates the Mufti’s mindset and crimes as one of the Hitler era’s leading anti-Jewish haters. (…) A relative of Yasser Arafat as well as ally of Hassan al-Banna, originator of Hamas’ parent organization, the Muslim Brotherhood, the Grand Mufti was a moving force behind Palestinian Jew hatred, from the riots of 1920 and 1929 through the 1936-1939 bloody Arab Uprising against the Holy Land’s Jewish community, long before his WWII support of Nazi Germany. According to Historian Robert Wistrich’s Hitler and the Holocaust (2001), the Mufti escaped British scrutiny in Jerusalem after the war’s outbreak for the more friendly confines of Berlin, where, in November, 1941, he had tea with Hitler who asked him “to lock in the innermost depths of his heart” that he (Hitler) “would carry on the battle to the total destruction of the Judeo-Communist Empire in Europe.” In 1942, Fred Grobba wrote approvingly of the Mufti’s visit with members of the Nazi elite to “the concentration camp Oranienburg . . . . The visit lasted about two hours with very satisfying results . . . . the Jews aroused particular interest among the Arabs. . . . It [the visit] . . . made a very favorable impression on the Arabs.” In 1943, the Mufti extended his relations with the German Foreign Office and Abwehr directly to the SS Main Office. Gottlob Berger arranged a meeting between al-Husayni and SS chief Heinrich Himmler on July 3, 1943. Al-Husayni sent Himmler birthday greetings on October 6, and expressed the hope that “the coming year would make our cooperation even closer and bring us closer to our common goals.” The Grand Mufti also helped organize a Muslim Waffen SS Battalion, known as the Hanjars, that slaughtered ninety percent of Bosnia’s Jews, and were dispatched to Croatia and Hungary. The Mufti also made broadcasts to the Middle East urging Arabs and Muslims to honor Allah by implementing their own Final Solution. After the War, Great Britain, the U.S., and Yugoslavia indicted the Mufti as a war criminal, but Yugoslavia dropped its extradition request to France, and legal proceedings were abandoned so as not to upset the Arab world. Escaping back to the Middle East, Al-Husseini continued his genocidal exhortations and rejectionist demands that the Jewish presence be erased from Palestine continued unabated before and during the 1948 War by five Arab states against Israel. Only then, did his influence gradually decline. He died in 1974, not long after Arab armies almost succeeded in destroying Israel in an attack launched on Judaism’s holiest day, Yom Kippur. Far from “a light weight,” the Grand Mufti will be remembered as one the twentieth century’s most virulent Jew haters and a key cheerleader for Hitler’s genocidal Final Solution. Simon Wiesenthal Center
The now widely accepted international consensus among historians of the Holocaust is that Hitler had both made the decisions to implement the Final Solution and had communicated those decisions to key actors in the Nazi regime at the latest a month before his meeting with Husseini on November 28th. Husseini owed his life to Mussolini and Hitler, both of whom aided his escape from British forces chasing him after the British overthrew the pro-Nazi government he had helped to establish in early 1941. While he agreed with Hitler about fundamental ideological issues, he was in no position to have a major influence on decision-making about German policy toward the Jews in Europe. I examined Husseini’s meeting with Hitler in my Nazi Propaganda for the Arab World. As the text published by this paper yesterday indicates, Hitler told the Mufti that when the German armies drove south from the Caucuses, « Germany’s objective would then be solely the destruction of the Jewish element residing in the Arab sphere under the protection of British power. In that hour the Mufti would be the most authoritative spokesman for the Arab world. It would then be his task to set off the Arab operations, which he had secretly prepared. » Hitler had referred to « the total destruction of the Judeo-Communist empire in Europe, » a typically vague and sinister reference to his anti-Jewish policies in Europe. Yet he was very clear that he was eager to enlist Husseini in his plans to extend the final solution beyond Europe to encompass the Jews of North Africa and the Middle East. It is in this effort to extend the Final Solution beyond the shores of Europe, not its implementation within Europe, that Husseini came to play a prominent role. (…) As the German historians Klaus Michael Mallmann and Martin Cuppers have documented in Nazi Palestine: Plans for the Extermination of the Jews of Palestine, had the Germans won the Battle of Al Alamein, an SS Einsatzgruppe was prepared to come to Egypt to carry out mass murders with techniques that had been perfected on the Eastern Front in Europe. The record of Husseini’s ranting and raving on Nazi radio was well documented by American diplomats at the Embassy in wartime Cairo.  (…) As the British historian David Motadel has recently shown in his important work Islam and Nazi Germany’s War, Husseini and other Muslim clerics did play an important role in German policy in Europe but it was not by exerting an important influence on Holocaust decision-making. Rather he helped to recruit Imams who preached to tens of thousands of Muslims who fought with Wehrmacht, especially on the Eastern Front against the Red Army. While some of these units took part in actions against Jews, this considerable collaboration did not have an influence on Hitler’s decision-making. (…) Though Netanyahu is thus wrong about Husseini’s role in the decisions that led to the Holocaust of the Jews in Europe, he is right to draw attention to Husseini’s disastrous impact on Palestinian politics and society. In response to the storm of criticism that greeted his remarks, Netanyahu replied: My intention was not to absolve Hitler of his responsibility, but rather to show that the forefathers of the Palestinian nation, without a country and without the so-called ‘occupation’, without land and without settlements, even then aspired to systematic incitement to exterminate the Jews. » Husseini absolutely wanted to exterminate the Jews, above all, the Jews of pre-state Palestine, and then the Jews of Israel. The evidence of Husseini’s pleas to kill the Jews, of his boundless hatred of Judaism as a religion and the Jews as a people is well documented in Nazi Propaganda for the Arab World. Husseini embedded his Jew-hatred in his understanding of Islam as early as a 1937 speech in Syria that the Germans published in German the following year. In the midst of the terrorist attacks he led and incited from 1936 to 1939 in Palestine, it was Husseini who claimed that the Zionists wanted to seize or destroy the Al Aksa Mosque. This lie became a central element of Palestinian propaganda over the decades until recent weeks. (…) Haj Amin al-Husseini’s very regrettable but consequential accomplishment was to fuse secular Arab anti-Zionism with the Islamist and thus theologically inspired hatred of the Jews and Judaism. The lies which Mahmoud Abbas and others have told in recent weeks about Israel’s supposed desire to somehow infringe on the rights of Muslims to pay at the Al Aksa Mosque have their origins in lies that are now at least 75 years old. Netanyahu added the following: Unfortunately, Haj Amin al-Husseini is still a revered figure in Palestinian society. He appears in textbooks and it is taught that he is one of the founding fathers of the nation, and this incitement that started then with him, inciting the murder of Jews – continues. Not in the same format, but in a different one, and this is the root of the problem. To stop the murders, it is necessary to stop the incitement. What is important is to recognize the historical facts and not ignore them, not then and not today. (…) The Prime Minister has erred in his understanding of the timing of Hitler’s decision-making but he is right about Husseini’s disastrous impact on Palestinian political culture. I hope that the discussion his comments have generated will draw more attention to the now abundant scholarship on Husseini’s role in collaborating with the Nazis in their failed efforts to murder the Jews of North African and the Middle East during World War II. We need more public discussion about the atrocious legacy he left behind that has been playing itself out, yet again, in the knife attacks on the streets of Israel’s cities. That legacy of a political culture that venerates violence and anti-Semitism is a huge barrier to successful diplomacy and resolution of the old conflict. Jeffrey Herf
Hitler’s interpreter, Paul Schmidt, recorded the meeting with the mufti, and his memorandum of the meeting has long been available in the official publication of German foreign-policy documents. According to Schmidt, it was Hitler who assured the mufti that he had no territorial ambitions in the Middle East. Germans would come as liberators: “Germany’s objective would then be solely the destruction of the Jewish element residing in the Arab sphere under the protection of British power.” Hitler conveniently and deceptively did not tell the Husseini that he deferred to Italy’s Benito Mussolini concerning the final disposition of Arab-populated territories in the Mediterranean region. As Hitler had done with Ukrainians, Lithuanians, Latvians, and others, he seemed to be playing upon the wishful thinking of the grand mufti, trying to give the impression that if Arabs helped in the murder of Jews, this would facilitate their own national independence. Husseini, rather, was not the instigator of the Final Solution but rather the target of Hitler’s attempted manipulations.(…) During the 1930s, the Nazis ignored him entirely, as they gave priority to the emigration of German Jews to Palestine over the objections of Husseini or concerns about the Palestinians. During the war, the mufti was a useful but minor collaborator in disseminating Nazi propaganda in the Arab world. Late in the war, when he was no longer of any use, some in the Nazi regime wanted to cut off the subsidy that the mufti’s entourage in Berlin had been receiving for years. They were deterred from that by a Foreign Office expert who advised that open disregard of their Arab ally would signal defeatism by acknowledging that Germany had given up any hope of affecting Middle Eastern affairs. Christopher R. Browning
Avec les troubles que connaît Israël autour du mont du Temple (« l’esplanade des Mosquées » des musulmans et des journalistes), le conflit du Proche-Orient s’embrase en son cœur le plus profond, en dévoilant qu’il n’est ni national ni territorial comme le voudraient bien les utopies de gauche, mais religieux, une guerre de religion découlant du scandale inadmissible que représente pour l’islam la souveraineté d’un peuple qui n’a le droit de (sur)vivre que comme « dhimmi ». La rumeur que les « Juifs » veulent détruire la mosquée El Aksa est un vieux leurre, manipulé cycliquement depuis les émeutes de 1929 et destiné à susciter la fureur musulmane et à la focaliser sur les Juifs. C’est un mensonge éhonté, du type de ceux qui donnaient naissance à des pogroms. C’est en effet à des actes pogromiques brutaux que nous avons assisté ces derniers jours, comme dans les temps anciens. Je pense notamment à la scène de la femme poignardée appelant au secours sous les lazzis, les crachats et les coups des commerçants des échoppes environnantes. Celà montre bien jusqu’où peut aller le penchant suprématiste, même « sous occupation ». C’est ce que fait entendre la « Liste unie » des députés arabes israéliens qui décrètent (Hanan Zoabi dixit) que c’est toute la montagne qui est une mosquée. Au déni musulman de la sainteté du lieu pour le judaïsme s’ajoute l’intolérance qui veut interdire aux Juifs l’accès non pas aux mosquées mais aux immenses terrasses de la montagne. Le plus piquant c’est que ceux qui hurlent à la profanation des Juifs (Abbas a parlé de « leurs pieds sales… »), sont aussi ceux qui ont effectué en catimini d’immenses excavations sous le mont pour construire sans permis une mosquée souterraine de 12 000 places dans un lieu dénommé « les écuries de Salomon », en détruisant des vestiges inestimables des temples juifs de l’antiquité, à l’instar des destructions de monuments façon Etat islamique. Ceci dit, l’Etat d’Israël retire les fruits amers d’une démission et d’une négligence. La première commence avec Moshe Dayan qui, en 1967, a remis les clefs du mont du Temple au Waqf jordanien, à une puissance qui avait profané tous les lieux saints juifs et interdit aux Juifs tout accès à leurs sites. (…) Mais la situation découle aussi de deux négligences israéliennes : tout d’abord avoir laissé se développer depuis plus de 10 ans la « Ligue du nord », un mouvement islamiste israélien qui est le maître d’œuvre de la crise cyclique « les Juifs vont détruire El Aqsa » et qui stipendie les émeutiers installés dans la mosquée avec armes et munitions.  (…) La deuxième négligence israélienne est de ne pas avoir intenté une procédure en inconstitutionnalité de la Liste arabe unifiée à la Knesset qui est une liste non politique mais ethnique rassemblant des islamistes aux communistes, sur une base ethnico-religieuse, ce qu’une démocratie normale (Cour Suprême ?) ne devrait pas accepter car c’est là le contraire du multipartisme, une forme d’irrédentisme national. Shlomo Trigano
Irrecevable encore, la formule « cycle de violences », ou « spirale des représailles », qui, en renvoyant dos à dos les kamikazes et leurs victimes, entretient la confusion et vaut incitation à recommencer. Insupportable, pour la même raison, la rhétorique de l’« appel à la retenue », ou de l’invitation à ne pas « enflammer la rue », qui renverse, elle aussi, l’ordre des causes et fait comme si le militaire ou le civil en situation de légitime défense avaient les mêmes torts que celui qui a pris le parti de mourir après avoir semé la plus grande terreur autour de lui. Étranges, oui, ces indignations embarrassées et dont on ne peut s’empêcher de penser qu’elles seraient probablement plus fermes si c’était dans les rues de Washington, de Paris ou de Londres que l’on se mettait à occire le premier venu ou à lancer des voitures béliers sur les arrêts de bus. Plus qu’étrange, troublante, la différence de ton entre ces réactions et l’émotion mondiale, la solidarité internationale sans faille ni nuance, suscitées, le 22 mai 2013, par la mort d’un militaire, en pleine rue, à Londres, assassiné à l’arme blanche et selon un scénario pas très différent de celui qui a cours, aujourd’hui, à Jérusalem et Tel-Aviv. (…) Et insupportable enfin, la petite mythologie en train de se constituer autour de cette histoire de poignards : l’arme du pauvre, seulement ? Celle dont on se sert parce qu’elle est là, sous la main, et qu’il n’en est point d’autre ? Quand je vois ces lames, je pense à la lame de la mise à mort de Daniel Pearl ; je pense à celle des décapitations d’Hervé Gourdel, James Foley ou David Haines – je pense que les vidéos de Daesh ont, décidément, fait école et que l’on se trouve là au seuil d’une barbarie qu’il faut inconditionnellement dénoncer si l’on ne veut pas qu’elle exporte partout, je dis bien partout, ses procédures. Bernard-Henri Lévy
Jérusalem est surtout devenue « sainte » depuis que les Juifs sont de retour dans leur unique ville sainte, sainte depuis 3000 ans ! La mosquée Al Aqsa, le soi-disant 3ème Lieu saint de l’islam, à ne pas confondre avec le Dôme du rocher, est le nom de la mosquée « la plus lointaine » citée dans le coran à propos du voyage nocturne de Mahomet qui aurait été transporté à la mosquée Al Aqsa sur sa monture Al Burak et serait monté au ciel où il aurait rencontré les précédents prophètes juifs et chrétien. Historiquement cela ne peut pas être à Jérusalem puisque la mosquée Al Aqsa a été construite bien après la mort en 632 de Mahomet ! (…) Ce n’est que tardivement, qu’après avoir construit une mosquée sur l’esplanade du Temple juif, puis l’avoir nommée Al Aqsa qu’elle est devenue miraculeusement la mosquée Al Aqsa du coran comme l’islam en a la spécialité, puisque d’après lui, même Adam et Eve étaient musulmans et à fortiori tous les personnages de la bible hébraïque et ceux des Evangiles, même Jésus est un prophète musulman et donc il est palestinien ! Jérusalem apparaît 669 fois dans la Bible juive, 154 fois dans la Bible chrétienne mais pas une seule fois dans le Coran, ni Jérusalem, ni Al Qods, le nom arabe de Jérusalem ! Il n’y a jamais eu de pèlerinage à Jérusalem pour les musulmans contrairement aux pèlerinages pratiqués dans leurs autres villes saintes ! Jérusalem n’a jamais été la capitale d’un pays arabe ou même d’une province arabe ! Danilette
Une résolution sur la Palestine critiquant notamment la politique d’Israël à Jérusalem a été votée mercredi à l’Unesco, dans une version expurgée d’une revendication initiale sur le Mur des Lamentations qui avait suscité la colère de l’Etat hébreu. Soumis par un groupe de pays arabes aux 58 membres du Conseil exécutif de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), le texte a recueilli 26 voix en sa faveur, tandis que six délégations ont voté contre, 25 se sont abstenues et une dernière était absente au moment du vote, selon des sources diplomatiques. Les Etats-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la République tchèque et l’Estonie sont les six pays qui s’y sont opposés. La France s’est pour sa part abstenue, d’après les mêmes sources. La résolution votée, dont l’AFP a pris connaissance du contenu, « condamne fermement les agressions israéliennes et les mesures illégales limitant la liberté de culte et l’accès des musulmans au site sacré de la mosquée al-Aqsa ». Elle « déplore vivement » en outre les « irruptions persistantes d’extrémistes de la droite israélienne sur le site » et « exhorte Israël » à « prendre les mesures nécessaires pour empêcher les agissements provocateurs qui violent (son) caractère sacré ». (…) Toute référence a en revanche été abandonnée à la « place Al Buraq », nom employé par les musulmans pour désigner les abords du Mur des Lamentations, révéré par les juifs, en contrebas de l’esplanade des Mosquées. La rédaction initiale du texte, déposé par l’Algérie, l’Egypte, les Emirats arabes unis, le Koweït, le Maroc et la Tunisie, avait suscité mardi l’ire d’Israël et l’inquiétude de la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, opposée à une remise en cause du statut des Lieux saints de Jérusalem. Dans un paragraphe finalement supprimé, les auteurs du texte affirmaient que « la place Al Buraq fait partie intégrante de la mosquée al-Aqsa ». Israël avait dénoncé « une tentative honteuse et trompeuse de réécrire l’Histoire » et Mme Bokova avait « déploré » les initiatives susceptibles d’être « perçues comme des modifications au statut de la Vieille Ville de Jérusalem et de ses remparts », appelant le Conseil à « prendre des décisions qui n’alimentent pas davantage les tensions sur le terrain ». (…) En vertu de ces règles tacites, les juifs peuvent se rendre sur le site, à la fois troisième lieu saint de l’islam et le plus révéré du judaïsme, sous le nom de mont du Temple, mais seuls les musulmans ont le droit d’y prier. Ces dernières semaines, à l’occasion des fêtes juives du mois de septembre, les tensions ont atteint un niveau rarement égalé autour du site, de violents affrontements ayant gagné l’esplanade même. Les Palestiniens qualifient la recrudescence des visites de juifs de tentative israélienne de prendre le contrôle du lieu saint, actuellement sous la garde de la Jordanie. Israël de son côté assure vouloir maintenir le statu quo et ne pas vouloir céder aux appels d’une frange minoritaire mais de plus en plus audible parmi ses citoyens. I24news
Le coup d’État du 2 décembre 1851 et la création du Second Empire par le président Louis-Napoléon Bonaparte, qui se fit proclamer Napoléon III l’année suivante, mit l’Europe en ébullition. La prise de pouvoir du neveu de Napoléon Ier raviva d’anciennes craintes et les puissances européennes se préparèrent à la guerre65,66. Afin de les rassurer, Napoléon déclara en octobre que « L’Empire, c’est la paix ! », même s’il n’était pas satisfait de la carte de l’Europe issue du congrès de Vienne67. Sa politique étrangère fut donc essentiellement destinée à restaurer l’influence française en Europe et il estima que la meilleure manière d’y parvenir serait de se rapprocher du Royaume-Uni. À l’inverse, le souvenir de la retraite de Russie et le rejet du principe des nationalités par le tsar le poussaient à vouloir s’opposer à la Russie68. En ce sens, la question des lieux saints en Palestine fournissait un prétexte idéal pour une confrontation car elle permettrait de satisfaire la droite catholique désireuse de contrer l’influence orthodoxe tandis que la gauche, opposée au Second Empire, serait ravie d’une guerre pour la liberté contre le « gendarme de l’Europe ». Ces lieux saints, comme le Saint-Sépulcre de Jérusalem ou la basilique de la Nativité de Bethléem, étaient occupés conjointement par diverses congrégations religieuses chrétiennes. Cependant, les différences liturgiques et les luttes de pouvoirs entre catholiques et orthodoxes compliquaient cette cohabitation ; les Ottomans étaient parfois contraints de poster des soldats devant et à l’intérieur des églises pour éviter les affrontements. Cela n’était cependant pas toujours suffisant et le jour de Pâques 1846, une dispute pour savoir qui des orthodoxes ou des catholiques aurait la priorité pour célébrer la messe au Saint-Sépulcre dégénéra en un affrontement sanglant qui fit quarante morts70. La rivalité entre catholiques et orthodoxes fut attisée par le développement de nouveaux moyens de transport comme le chemin de fer et les bateaux à vapeur qui permettaient à un nombre grandissant de pèlerins de se rendre en Terre sainte. Cela était particulièrement vrai pour les Russes orthodoxes dont le nombre augmenta fortement dans la première moitié du XIXe siècle ; dans les années 1840, plus de 15 000 pèlerins russes participaient aux célébrations de Pâques à Jérusalem. Cet accroissement inquiétait les chrétiens occidentaux qui craignaient d’être évincés des lieux saints et irritait les catholiques français pour qui la France avait, depuis les croisades, pour mission de défendre la foi en Palestine. L’empereur français Napoléon III désirait une guerre avec la Russie pour restaurer l’influence de la France en Europe et mettre fin à la Sainte-Alliance. Cette question devint un sujet brûlant à la suite des actions de Charles de La Valette que Napoléon III avait nommé ambassadeur à Constantinople en 1849. Ce dernier était opposé à toute négociation avec les orthodoxes sur l’administration des lieux saints et, en août 1851, il déclara que leur contrôle par les catholiques était « clairement établi » par la Capitulation de 1740 et que la France irait jusqu’à prendre des « mesures extrêmes » pour les faire respecter. Cette déclaration ulcéra les Russes qui avertirent les Ottomans qu’une reconnaissance des revendications catholiques entraînerait la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays76. La Valette fut rappelé à l’été 1852 mais Napoléon III estimait que ces déclarations servaient ses intérêts et il continua à faire pression sur les Ottomans pour obtenir des concessions qui seraient inacceptables pour la Russie et ainsi contraindre le Royaume-Uni à s’allier avec lui contre l’agression russe. En novembre 1852, il envoya le navire de ligne Charlemagne venant à peine d’entrer en service à Constantinople, en violation de la convention de Londres, pour forcer le sultan à accorder aux catholiques les clés de la basilique de la Nativité. En réponse, Nicolas Ier mobilisa plus de 100 000 hommes en Bessarabie et entama des négociations avec le Royaume-Uni dont la flotte jouerait un rôle décisif dans le cas d’une guerre entre la France et la Russie. Les Britanniques hésitèrent sur la politique à adopter car en plus de se méfier tout autant des Russes que des Français, ils étaient divisés entre ceux qui voulaient laisser du temps à la réforme de l’Empire et ceux qui estimaient qu’il n’était pas juste de soutenir un État où les chrétiens étaient persécutés. Pour forcer le sultan à abroger les concessions faites aux catholiques, Nicolas Ier envoya en février 1853 le général Alexandre Menchikov à Constantinople. Allant au-delà de la seule question des lieux saints, les Russes exigèrent un nouveau traité leur garantissant le droit d’intervenir dans tout l’Empire pour protéger les orthodoxes ; en pratique, les provinces européennes deviendraient un protectorat russe tandis que l’Empire ottoman ne serait guère plus qu’un vassal de la Russie. Wikipedia
At the end of World War I, discussions commenced on the future of the Middle East, including the disposition of Palestine. On April 19, 1920, the Allies, Britain, France, Italy and Greece, Japan and Belgium, convened in San Remo, Italy to discuss a peace treaty with Turkey. The Allies decided to assign Great Britain the mandate over Palestine on both sides of the Jordan River, and the responsibility for putting the Balfour Declaration into effect. Arab nationalists were unsure how best to react to British authority. The two preeminent Jerusalem clans, the el-Husseinis and the Nashashibis, battled for influence throughout the mandate, as they had for decades before. The former was very anti-British, whereas the latter favored a more conciliatory policy. One of the el-Husseinis, Haj Amin, who emerged as the leading figure in Palestinian politics during the mandate period, first began to organize small groups of suicide groups, fedayeen (“one who sacrifices himself”), to terrorize Jews in 1919 in the hope of duplicating the success of Kemal in Turkey and drive the Jews out of Palestine, just as the Turkish nationalists were driving the Greeks from Turkey. The first large Arab riots took place in Jerusalem in the intermediary days of Passover, April 1920. (…) Six Jews were killed and some 200 injured in Jerusalem in the course of the 1920 riots. (…) Had it not been for the preliminary organization of Jewish defense, the number of victims would have undoubtedly been much greater. (…) In 1921, Haj Amin el-Husseini began to organize larger scale fedayeen to terrorize Jews. (…) In fact, the British encouraged the Arabs to attack the Jews. According to Meinertzhagen, Col. Waters Taylor, financial adviser to the Military Administration in Palestine 1919-23, met with Haj Amin a few days before Easter, in 1920, and told him “he had a great opportunity at Easter to show the world…that Zionism was unpopular not only with the Palestine Administration but in Whitehall and if disturbances of sufficient violence occurred in Jerusalem at Easter, both General Bols [Chief Administrator in Palestine, 1919-20] and General Allenby [Commander of Egyptian Force, 1917-19, then High Commissioner of Egypt] would advocate the abandonment of the Jewish Home. (…) Haj Amin took the Colonel’s advice and instigated a riot. The British withdrew their troops and the Jewish police from Jerusalem, and the Arab mob attacked Jews and looted their shops. Due to Haj Amin’s overt role in instigating the pogrom, the British arrested him. Yet, despite the arrest, Haj Amin escaped to Jordan, but he was sentenced to 10 years imprisonment in absentia. A year later, however, British Arabists convinced High Commissioner Herbert Samuel to pardon Haj Amin and to appoint him Mufti. (…) Three weeks later, however, riots in Jaffa and Petah Tikvah, instigated by the Mufti, left 43 Jews dead.  (…) Another wave of riots, however, broke out in 1924 after another wave of pogrom’s sent 67,000 Polish Jewish refugees to Palestine. After a week of skirmishes in Jerusalem between the Haganah and Arab mobs, 133 Jews and 116 Arabs lay dead.  (…) Led by Haj Amin al-Husseini once again, rumors of a Jewish plot to seize control of Muslim holy places began to spread. Violence erupted soon after, causing extensive damage. Rioting and looting were rampant throughout Palestine. In Jerusalem, Muslims provoked the violence and tensions by building and praying on or near the holiest place in the world for Jews, the Western Wall. By late August, the Arabs, in well organized formation, attacked Jewish settlements near Jerusalem. The disturbances spread to Hebron and Tsfat, including many settlements in between, and on the Kfar Dorom kibbutz in the Gaza Strip. After six days of rioting, the British finally brought in troops to quell the disturbance. Despite the fact that Jews had been living in Gaza and Hebron for centuries, following these riots, the British forced Jews to leave their homes and prohibited Jews from living in the Gaza strip and Hebron in an attempt to appease Arabs and quell violence. By the end of the rioting, 135 Jews (including eight Americans) were killed, with more than 300 wounded. (…) The Arabs found rioting to be a very effective political tool because the British attitude toward violence against Jews, and their response to the riots, encouraged more outbreaks of violence. In each riot, the British would make little or no effort to prevent the Arabs from attacking the Jews. After each incident, a commission of inquiry would try to establish the cause of the riot. The conclusions were always the same: the Arabs were afraid of being displaced by Jewish immigrants. To stop the disturbances, the commissions routinely recommended that restrictions be made on Jewish immigration. Thus, the Arabs came to recognize that they could always stop Jewish immigration by staging a riot. Jewish Virtual library
Throughout the 1920s, tension had been brewing between Palestinian Jews and Arabs for some time, with little or no action by the mandate government to alleviate it. The Arabs of Palestine had come to be dominated by two clans, the Husseinis and the Nashashibis. The Husseinis controlled the Palestine Arab Executive and Supreme Muslim Council. Haj Amin El Husseini was Grand Mufti of Jerusalem. The Nashashibis became the mu’aridan, the opposition. The Husseinis hoped to further their position by exploiting hatred against the Jews. The issue that generated tension was not land purchases or Jewish immigration. Though there had been large land purchases in the Valley of Jezreel, there was not much Jewish immigration during this period. The issue of contention was an imagined Jewish threat to the Al-Aqsa mosque in Jerusalem, centering around Jewish attempts to improve the facilities of the nearby wailing wall, a remnant of the Jewish temple, where they gathered for prayer. The wailing wall is part of the West Wall, Al Buraq, where according to Muslim belief, Muhammed tethered his horse when he was miraculously transported to Jerusalem. Thus, it is holy to Muslims too. There is no doubt that the mosque built on the site of the temple was never a source of joy for Jews, but Jewish tradition holds that the temple can only be rebuilt when the messiah comes. The Zionists certainly had no designs on the mosque itself. The wailing wall however, because of its proximity to the mosque of Al Aqsa, was long a source of friction. Islamic law holds that no non-Muslims may pray in proximity to a mosque while prayers are held in the mosque, because that would disturb the prayers of the faithful. The Jews of Jerusalem had gotten many warnings during the hundreds of years of Muslim rule, about prayer at the wailing wall or in synagogues in the Jewish quarter that supposedly disturbed the prayers of the Muslims. This « Holy Place » was a natural place of contention. (…) In 1928, the Muslims tried to get the British to confirm their rights over the Western Wall, including the space used by Jews for worship. Husseini had helped to organize refurbishing of the long neglected mosques in Jerusalem now he initiated new construction activities in October of 1928. Bricks from the « construction » fell « accidentally » on Jewish worshippers in the wailing wall area below. The Arabs drove mules through the prayer area. Muezins (the announcers of the mosques) who called the faithful to prayer turned up the volume in their PA systems so as to disturb the Jewish prayer. The Zionist community, especially the right, took up the challenge. Right-wing Zionists of the revisionist movement demanded Jewish control of the wall. Some even demanded rebuilding the temple, alarming the Muslims even more and providing a factual basis for the agitation. On August 14, 1929, about 6,000 Jews paraded in Tel Aviv and that evening, about 3,000 gathered at the wall in Jerusalem for prayer, a huge crowd for the then very cramped space. The next day the right-wing Betar revisionist youth paraded by the hundreds, carrying billy-club batons. Rumors circulated that the Jews were about to march on the Haram as Sharif – the Al-Aqsa mosque compound. The Arabs circulated inflammatory leaflets, apparently printed earlier. One read, « Hearts are in tumult because of these barbaric deeds, and the people began to break out in shouts of ‘war, Jihad… rebellion.’… O Arab nation, the eyes of your brothers in Palestine are upon you… and they awaken your religious feelings and national zealotry to rise up against the enemy who violated the honor of Islam and raped the women and murdered widows and babies. » The Jews had killed no-one, and had attacked no-one. On Friday August 16, after an inflammatory sermon, a mass of Arab demonstrators proceeded from the mosques to the Western Wall, where they burned prayer books. (…) On August 17, a riot in the Bukharian Jewish quarter of Jerusalem left one Jew dead. The funeral, held August 20, turned into a mass demonstration with cries for vengeance. Beginning on August 22, Arab villagers, armed with sticks, knives and guns, gathered in the Haram as Sharif. Following Friday prayers and the usual inflammatory sermon on August 23, they poured out into the streets of Jerusalem and proceeded to murder and loot. By the time the riots were over in Jerusalem on August 24, 17 Jews were dead. The rioters opened fire simultaneously in several neighborhoods, evidence indicating that the massacres were probably orchestrated by the Supreme Muslim Council. Near Jerusalem, the small town of Motza was attacked by Arabs who killed every member of the Makleff family but one. (…) Several settlements next to Motza had to be abandoned. In other settlements, the inhabitants were protected by friendly Arab neighbors. Kibbutz Hulda was evacuated by the British. Arab marauders burned the kibbutz. The British killed 40 Arabs there. The worst fury of the Arabs, however, was directed at the tiny ancient Jewish community of Hebron, where 64-67 Jews were massacred in a few hours of rioting on August 24, 1924. The British flew in additional reinforcements from Egypt and elsewhere. The riots spread to Tel-Aviv and Haifa and Safed.  In Safed, 18 Jews were killed and 80 injured. In all 133 Jews and 116 Arabs were killed in the riots, 339 Jews and 232 Arabs were injured. Most of the Arabs were killed by the British police and some by the Haganah in self defense. There were also instances of Jewish atrocities. Jews broke into a mosque and destroyed a Quran. In Tel Aviv, Arabs killed four Haganah men, so the Haganah retaliated by raiding an Arab house and killing four people. (…) The massacres of 1929 had thus launched two themes that were to recur in the history of Israel and Palestine: agitation related to the al-Aqsa mosques and the Jewish desire for separation from the Arabs of Palestine, for self-protection. (…) The British also issued a set of discriminatory regulations that restricted Jewish rights in the wailing wall, returning the situation to the same state as existed under the Ottoman Empire, when Muslim – Jewish relations were governed by the inferior dhimmi status of Jews in Islam. Jewish Virtual Library
L’Unesco a adopté une résolution réaffirmant que le tombeau des Patriarches à Hébron et la Tombe de Rachel à Bethléem font partie intégrante de la Palestine. Mais le paragraphe controversé qui aurait modifié le statut du mur des Lamentations en affirmant que la place Buraq faisait partie intégrante de la mosquée Al Aqsa, sur la très sensible esplanade et lieu saint de l’islam, a été retiré du texte dans la nuit de mardi à mercredi. Néanmoins la résolution « déplore vivement » les « irruptions persistantes d’extrémistes de la droite israélienne sur le site » et « exhorte Israël » à « prendre les mesures nécessaires pour empêcher les agissements provocateurs qui violent (son) caractère sacré ». Les rumeurs d’une éventuelle restriction de l’accès à l’esplanade des mosquées à Jérusalem est une des causes de la récente flambée de violences qui a coûté la vie à une cinquantaine de personnes en quelques semaines. Le ministère israélien des Affaires étrangères avait lui dénoncé dans un communiqué publié lundi une « falsification des faits historiques à Jérusalem » et une « manœuvre sournoise ». « La tentative palestinienne présente le Mur des Lamentations comme un lieu Saint Musulman », écrivait-il. « Cette tentative est clairement un effort pour détruire l’histoire, pour effacer le lien entre le peuple Juif et ses lieux Saints, et pour créer une fausse réalité. » L’Humanité
Malgré la fausse affirmation selon laquelle Israël a récemment changé le statu quo sur la montagne, le Waqf jordanien en fait continue d’en détenir le contrôle de facto et interdit la prière juive en dépit de la loi israélienne qui stipule que la liberté de culte doit être respectée. Les forces de sécurité ont provisoirement limité l’accès des arabes au Mont du temple comme mesure préventive, étant donné les émeutes arabes fréquentes et violentes qui ont vu la mosquée Al-Aqsa se transformer en base du terrorisme à partir duquel des pierres et des explosifs ont été lancés contre la police. (…) Le Kotel n’est pas le seul site juif que l’AP cherche à usurper dans sa proposition; elle appelle également à la récupération du caveau des patriarches à Hébron – où les patriarches et matriarches juifs sont enterrés (sauf Rachel) – ainsi que le Tombeau de Rachel à Bethléem , et que ces lieux soient déclarés comme partie intégrante de la Palestine. La tentative de revendication du Tombeau de Rachel relève d’un révisionnisme musulman récent selon lequel il serait le tombeau de Bilal ibn Rabah, un compagnon de Mahomet, qui n’a jamais  mis les pieds en Israël. Enfin, la proposition condamne la violence alléguée des juifs qui cherchent à changer le «caractère» musulman de Hébron, alors qu’il s’agit de l’ancienne ville biblique de Judée où vivaient les patriarches et matriarches juives. Arutz 7
It is a historical fact that the Grand Mufti of Jerusalem al-Hajj Amin al-Husaini was an accomplice whose collaboration with Adolf Hitler played an important role in the Holocaust. He was the foremost extra-European adviser in the process to destroy the Jews of Europe. Wolfgang G. Schwanitz
At their meeting [on November 28, 1941, Hitler and al-Husaini] concluded the pact of Jewish genocide in Europe and the Middle East, and immediately afterward, Hitler gave the order to prepare for the Holocaust. The next day invitations went out to thirteen Nazis for the Wannsee Conference to begin organizing the logistics of this mass murder. (…) And since any European Jews let out of Europe might later go to Palestine, al-Husaini made it clear that if Hitler wanted Muslims and Arabs as allies he must close Europe’s exits to Jews. At the same time, al-Husaini and Arab rulers also told Britain that if it wanted to keep Arabs and Muslims from being enemies, it must close entrance to Palestine to all Jews. By succeeding on both fronts, al-Husaini contributed to the Holocaust doubly, directly, and from the start.  Wolfgang G. Schwanitz and Barry Rubin (Nazis, Islamists, and the Making of the Modern Middle East, 2014)

Attention: un statu quo peut en cacher un autre !

A l’heure où sous prétexte d’une prétendue volonté israélienne de changement du statu quo, on tente de réserver aux seuls musulmans, et à coups de couteau de boucher s’il vous plait, l’accès aux lieux saints juifs comme chrétiens

Et où  après le Tombeau de Joseph et sans compter la Basilique de la Nativité profanée par des terroristes palestiniens en 2002 puis inscrite au patrimoine de l’UNESCO en 2012, c’est au Caveau des patriarches, à la Tombe de Rachel  et même, dans le projet de départ, au Mur dit des lamentations, et avec l’habituelle complicité de l’ONU, qu’on s’attaque à présent …

Pendant qu’avec la controverse soulevée par les propos de Benyamin Nétanyahou d’hier, on  feint d’oublier la collaboration, attestée historiquement, du Moufti de Jérusalem avec les nazis et leur projet d’extermination Einsatgruppen compris de la totalité du peuple juif, Moyen-orient et Palestine compris …

Qui, parmi nos journalistes et nos gouvernants englués dans leur réthorique de fausse symétrie de « cycle de violences » et de « spirale des représailles », prend la peine de rappeler que ce sont là les mêmes mensonges qui, depuis déjà les pogroms des années 20, tentent de nier l’évidence de la  présence et de l’attachement juifs multimillénaires à une terre que n’a tout simplement jamais pu et ne pourra jamais avoir un islam qui n’existe lui-même que depuis le VIIe siècle ?

Mais aussi qui se souvient qu’à l’instar du statu quo chrétien et de par exemple la fameuse échelle inamovible ledit statu quo n’est en fait que le produit de toute une série de conflits (Guerre de Crimée comprise !) et de statu quos successifs entre des communautés rivales ?

Et  qui sait encore sans parler du Mont du temple, premier lieu sacré et quasiment seul endroit au monde où un juif ne peut prier

Qu’inscrit dans l’architecture même de la Ville sainte à l’image de la fameuse Porte dorée expressément murée (et doublement condamnée, s’il vous plait, par la présence profanante d’un cimetière !) depuis 1541 par Soliman le Magnifique pour en interdire l’entrée au Messie lui-même …

Le statu quo en question est le produit de la même volonté délibérée de négation d’un peuple et d’une religion sans lesquels il n’y aurait jamais eu ni islam ni christianisme ?

Statu quo (lieux saints)

Wikipedia

Le Statu quo, également appelé Status quo, désigne la situation dans laquelle se trouvent les communautés chrétiennes de la Terre sainte dans leurs relations avec les gouvernements de la région, notamment dans le contrôle des sanctuaires des principaux lieux saints chrétiens (église du Saint-Sépulcre, basilique de la Nativité, Sépulcre de Marie, église de l’Ascension).

Historique
À partir du IIIe siècle, sous l’influence des chrétiens qui sont devenus de plus en plus puissants, surtout après l’adoption du christianisme par l’empereur Constantin Ier au IVe siècle, la Palestine prend un statut moral particulier en étant considérée comme Terre sainte. Après la conquête musulmane et les Croisades, la région est sous domination ottomane de 1244 jusqu’au XIXe siècle. Le sultan de l’Empire ottoman confie alternativement les principaux lieux saints chrétiens aux Catholiques (notamment l’Ordre franciscain qui envoie des missions en terre sainte dès le XIIIe siècle) et aux Orthodoxes , ces communautés chrétienne (réunies sous le vocable de al-ṭawā’if al-masīḥiyya) étant organisées sur le modèle des millet et dotées de droits de propriété et d’usage de chaque sanctuaire (communautés gardiennes, propriétaires, ayant-droit, usagères). Chaque communauté religieuse obtient, sur fond de pression politique et de corruption, des capitulations et firmans accordés par la « Sublime Porte », ce qui cause régulièrement des affrontements violents quant à l’administration et l’utilisation des sanctuaires. À partir du XVe siècle, le clergé grec orthodoxe étend son influence en Palestine avec le sultan Mehmed II qui proclame le Patriarche grec de Constantinople autorité religieuse et civile pour l’ensemble des chrétiens résidant dans son empire1.

À la faveur de la défaite des Ottomans à la bataille de Vienne en 1683, un firman de 1690 oblige les Grecs à restituer aux catholiques le contrôle principal des sanctuaires. Les conflits de cohabitation atteignent leur apogée le 2 avril 1757, date à laquelle, la nuit des Rameaux, un soulèvement populaire évince les Franciscains du Saint-Sépulcre. Le nouveau rapport de force favorable aux Grecs orthodoxes est confirmé par le firman de 1767 qui leur remet une grande partie de la basilique de la Nativité, la tombe de la Très Sainte Vierge Marie et la presque totalité de la Basilique du Saint Sépulcre. En 1847, le vol de l’étoile incrustée sous l’autel de la Nativité, vol que les Latins attribuent aux grecs orthodoxes (ces derniers n’auraient pas accepté que l’inscription gravée soit rédigée en latin, est une des causes directes de la participation française à la guerre de Crimée contre la Russie2. Le 8 février 1852, l’empereur ottoman, sous la pression du tsar Nicolas, promulgue un firman qui confirme le Statu Quo (c’est-à-dire la situation de 1767) tel qu’il existe encore aujourd’hui. Confirmé par le traité de Paris de 1856 et déclaré inviolable dans le traité de Berlin de 1878, le Statu Quo jouit en effet d’une garantie continue dans le droit international.

Voir aussi:

Status Quo

Custodia

« Status quo » — ou « Statu quo », comme il est d’usage de dire en Terre Sainte et dans de nombreuses publications – au sens large, se réfère à la situation dans laquelle se trouvent les Communautés chrétiennes de la Terre Sainte dans leurs relations avec les gouvernements de la région.

En particulier, le « Status quo » indique la situation dans laquelle se trouvent les Communautés chrétiennes dans les Sanctuaires de Terre Sainte. Ces situations concernent tant la propriété que les droits qu’elles ont soit seules soit avec d’autres rites au Saint Sépulcre, dans la Basilique de la Nativité à Bethléem et à la Tombe de la Très Sainte Vierge Marie à Jérusalem.

La vie des Sanctuaires est inséparable des régimes politiques de la Terre Sainte qui conduisirent progressivement à la situation actuellement encore en vigueur.

Au cours des XVII° et XVIII° siècles, les Grecs orthodoxes et les Catholiques furent en controverse continuelle à propos de certains Sanctuaires (Saint Sépulcre, Tombe de la Très Sainte Vierge Marie et Bethléem). Ce fut une période de « luttes fraternelles et d’interventions politiques ». Au travers de ces douloureuses vicissitudes, on arriva à la situation ratifiée par un firman du 8 février 1852 et indiqué par le terme de « Statu quo ».

Le « Statu quo » dans les Sanctuaires de Terre Sainte, et spécialement au Saint Sépulcre, détermine les sujets de la propriété des Lieux Saints et plus concrètement les espaces à l’intérieur du Sanctuaire ainsi que les horaires et la durée des fonctions, les déplacements, les parcours et la manière de les réaliser, tant en chant qu’en simple lecture.

Il faut rappeler que les communautés officiant au Saint Sépulcre, outre les Latins, sont les Grecs, les Arméniens, les Coptes et les Syriens et que, pour tout changement, il faut tenir compte de toutes les communautés. Les communautés du Saint Sépulcre se règlent selon le calendrier propre à chacun des rites.

En ce qui concerne la communauté catholique, les Franciscains suivent les fêtes selon le degré de solennité précédent la réforme de Vatican II parce que c’est ce qui détermine le droit acquis avec le « Statu quo » en ce qui concerne les Premières Vêpres solennelles, les Matines, la Messe et autres fonctions qui y sont liées (processions, encensements etc.).

Pour mieux comprendre une telle situation, il est nécessaire d’ajouter quelques notations historiques. Immédiatement après son entrée à Constantinople, Mahomet II proclama le Patriarche grec de Constantinople autorité religieuse et civile pour l’ensemble des chrétiens résidant dans son empire.

Depuis lors, les communautés orthodoxes de Grèce, arguant du fait d’être composées de sujets de l’empire ottoman, purent affluer en Terre Sainte et exercer l’une des plus efficaces influence sur les sultans pour obtenir en leur faveur des avantages dans les sanctuaires. Le clergé grec réussit progressivement à remplacer le clergé autochtone. A partir de 1634, le Patriarche orthodoxe de Jérusalem sera toujours un grec. Au cours de cette période commencent également les revendications de la part du clergé grec sur les Lieux Saints. En 1666, le Patriarche orthodoxe Germain revendiqua les droits des orthodoxes sur la Basilique de Bethléem, comme l’avaient fait avant lui les Patriarches Sophronios IV (1579-1608) et Théphanios (1608-1644). De semblables revendications furent également avancées en ce qui concerne le Saint Sépulcre à Jérusalem.

Les tentatives en question furent bloquées surtout grâce à l’intervention de Venise et de la France auprès de la Sublime Porte (ainsi qu’était appelée l’instance suprême de l’Empire ottoman). En 1633, le Patriarche Théphanios réussit à obtenir un firman antidaté au temps d’Omar (638) qui conférait au Patriarcat grec orthodoxe les droits exclusifs sur la Grotte de la Nativité, le Calvaire et la Pierre de l’Onction.

Les Puissances occidentales réussirent à obtenir, sous la pression du Pape Urbain VII, le retrait du firman. Toutefois, il fut émané une deuxième fois en 1637. A cette époque, Venise, l’Autriche et la Pologne étaient en guerre contre l’Empire et ne purent donc avoir aucune influence en faveur des Franciscains. La situation se fit encore plus drastique en 1676 lorsque le Patriarche Dositeos (1669-1707) reçut un autre firman par lequel il obtint la possession exclusive du Saint Sépulcre. Suite aux protestations occidentales, la Sublime Porte nomma un tribunal spécial chargé d’examiner les différents documents.

En 1690, par un firman ad hoc, ce dernier déclara que les Franciscains sont les légitimes propriétaires de la Basilique. Depuis lors, les puissances occidentales furent toujours plus actives auprès du gouvernement ottoman afin de garantir les droits catholiques dans les Lieux Saints. Ce fut ainsi avec la paix de Carlowitz (1699), Passarowitz (1718), Belgrade (1739) et Sistow (1791). Toutefois, les résultats effectifs de ces interventions ne furent pas des plus importants.

En 1767, suite notamment aux affrontements violents et aux actes de vandalisme qui virent la participation de la population locale, des Grecs orthodoxes et des Franciscains, la Sublime Porte émana un firman qui remettait aux Grecs orthodoxes la Basilique de Bethléem, la tombe de la Très Sainte Vierge Marie et la presque totalité de la Basilique du Saint Sépulcre. Malgré les appels répétés du Pape Clément XIII aux puissances occidentales, le firman fut confirmé et fixa de manière désormais définitive, à part quelques détails, la situation des Lieux Saints jusqu’à nos jours. Au XIX° siècle, la question des Lieux Saints devint un contentieux politique, spécialement entre la France et la Russie.

La France obtint la protection exclusive des droits des Catholiques et la Russie celle des chrétiens orthodoxes. En 1808, un grand incendie dans la Basilique du Saint Sépulcre détruisit presque entièrement l’édicule croisée du Saint Sépulcre. Les grecs obtinrent la permission de reconstruire une nouvelle édicule qui est celle actuellement existante. En 1829, les droits actuels dans la Basilique étaient reconnus de manière définitive aux Arméniens orthodoxes.

En 1847, les grecs enlevèrent l’étoile d’argent située sur le lieu de la naissance du Seigneur dans la Grotte de Bethléem. Sur l’étoile se trouvait en effet une inscription en latin qui attestait ainsi de la propriété latine du lieu. En 1852, l’Ambassadeur français près la Sublime Porte, au nom des puissances catholiques, demanda le rétablissement des droits des Franciscains précédents à 1767 et en particulier le replacement de l’étoile.

L’Empereur ottoman, sous la pression du Tsar Nicolas, refusa et émana un firman par lequel il décrétait que le Status Quo (c’est-à-dire la situation de 1767) devait être maintenu.

Depuis lors, malgré les tentatives répétées et les guerres qui se sont succédées, la situation demeura inchangée même si l’étoile fut remise à sa place. Pas même la chute de l’Empire ottoman et la création du mandat britannique ne conduisirent à la modification du Status Quo.

Une telle situation est aujourd’hui considérée comme un fait acquis.

Les relations et les rapports entre les différentes communautés chrétiennes sont encore réglés par le Status Quo, mais ils sont cordiaux et amicaux.
Le dialogue œcuménique a définitivement affaibli les conflits historiques. Il n’existe plus, au moins pour la partie catholique, d’accusation d’« usurpation » des Lieux Saints.
Au contraire, on considère que la présence chrétienne multiforme en de tels lieux est une richesse à préserver et un droit acquis et inaliénable.
Les rencontres périodiques et les négociations entre les différentes communautés se concentrent aujourd’hui sur les restaurations des Basiliques et sur la possibilité d’une meilleure distribution des différentes liturgies.
Les décisions sont prises d’un commun accord entre les différentes communautés religieuses, sans aucune intervention extérieure qu’elle soit de nature politique ou civile.

Voir également:

Netanyahu et le Mufti

Oh qu’ils sont contents ! Je les imagine trépignants d’une indignation qui masque à peine leur jubilation ! Tous ceux qui essaient depuis si longtemps de faire qualifier le gouvernement Netanyahu « d’extrême-droite » tiennent enfin leur « preuve », leur « argument indiscutable ! ». Netanyahu est un négationniste ! Tellement aveuglé par sa haine des Palestiniens, Benjamin Netanyahu dévoile son « vrai visage » en dédouanant Hitler de la responsabilité de la Shoah et en accusant Hadj Amin Al Husseini, le Grand Mufti de Jérusalem. Haaretz titre fièrement : « Netanyahu : Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs »

Qu’a dit Netanyahu ? Dans un discours devant le 37ème Congrès Sioniste Mondial à Jérusalem, il a expliqué que plusieurs attaques contre la communauté juive, dont celles de 1920, 1921 et 1929 (massacre de Hébron, ncgqdi) ont été menés à l’appel du Grand Mufti de Jérusalem, Hadj Amin Al Husseini qui sera ensuite recherché pour crimes de guerre dans le Procès de Nuremberg pour avoir joué un rôle central dans la fomentation de la solution finale.

C’est là que Netanyahu prononce la phrase qui va lui être reprochée toute sa vie parce que tronquée et sortie de son contexte. Il dit « Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs à l’époque, il voulait les expulser ! » Ensuite, il résume de façon très succincte et limite caricaturale une conversation entre le Grand Mufti et Hitler en disant que le Mufti serait allé voir Hitler et lui aurait dit que s’il expulsait les Juifs, ils viendraient tous ici (en Palestine, ncgqdi). Hitler lui aurait répondu « Que dois-je donc en faire ? » et le Mufti aurait répondu « Brûlez-les ». Il conclue cette conversation en expliquant que c’est le même homme, Hadj Amin Al Husseini, qui dès les années 20, fomentait des troubles en prétextant que les Juifs allaient détruire la Mosquée Al Aqsa et que ce mensonge (qui est agité aujourd’hui par Abbas) était donc vieux d’un siècle.

Et voilà comment toute la presse mondiale et tous les opposants à Netanyahu tirent la phrase qu’ils vont utiliser pendant des décennies pour nuire à Netanyahu : « Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs. »

Sauf que ce n’est pas ce qu’il a dit et que sa phrase a été coupée au moment qui arrange ses opposants. Il a dit « Hitler ne voulait pas exterminer les Juifs, à l’époque« . Donc c’est justement cette époque qui nous intéresse.

Dans son article sur ce discours, Haaretz explique que Netanyahu situe cette conversation entre Hitler et le Mufti dans le contexte du mois de novembre 1941. J’invite chacun à lire la page sur la Conférence de Wannsee de Janvier 1942 sur le site de l’United States Holocaust Memorial Museum. On y lit que, bien que les meurtres de Juifs étaient déjà bien engagés, la décision finale d’une extermination a été prise dans le courant de l’année 1941, avec comme dates plus précises, la mention de Septembre 1941 où Hitler autorise la déportation des Juifs allemands, autrichiens et tchèques en Pologne et celle de l’Automne 1941 pour le déploiement en Lettonie de l’Einzatzcommando 2 du Major Lange. Dans d’autres sources, on peut lire que les Einzatzgruppen commencent leur action en Juillet 1941 en Lituanie et que le massacre du ravin de Babi Yar, en Ukraine a lieu en Septembre 1941.

On constate plusieurs choses :

  • Dans les faits, les meurtres de masse de Juifs ont commencé avant la conférence de Wannsee qui est pourtant considérée comme la conférence fondatrice de la « solution finale à la question juive dans la sphère d’influence », selon l’expression employée lors de la conférence. Ces meurtres de masse ne sont pas encore une volonté exterminatrice écrite en tant que politique du Reich. Ils sont un nettoyage ethnique de « l’espace vital » allemand à l’Est, tel que théorisé par Hitler dans Mein Kampf. Il est important de préciser qu’on est déjà, avec ce nettoyage ethnique, dans la notion de crime contre l’humanité. L’extermination, entérinée à Wannsee, est une aggravation et une radicalisation du crime contre l’humanité déjà existant, pas une nouveauté.
  • Cette aggravation est effectivement décidée en 1941, vraisemblablement au cours du second semestre et probablement à l’automne, entre Septembre et Décembre 1941, la conférence de Wannsee étant la réunion d’organisation administrative de cette aggravation.

Donc, en remettant les choses dans une perspective plus historique et moins politicienne, on peut dire que Netanyahu n’a pas fait de révisionnisme, bien au contraire.

A-t-il pour autant raison de sous-entendre que le Mufti a eu une influence importante sur cette aggravation ? Haaretz, en fin d’article explique que cette thèse a récemment été portée par deux auteurs, Barry Rubin et Wolfgang Schwanitz, dans un livre intitulé « Nazis, Islamists, and the Making of the Modern Middle East », publié aux Editions Universitaires de Yale (qui n’est pas la plus médiocre université au monde). Si les auteurs n’évoquent pas spécifiquement la rencontre et les mots utilisés par Netanyahu, ils soutiennent cependant que la décision d’extermination a été prise par Hitler en partie pour satisfaire le Mufti qui refusait la déportation des Juifs en Palestine.

En réaction à la polémique, Netanyahu a expliqué qu’il n’avait aucune intention de minimiser le rôle d’Hitler qui a pris la décision d’assassiner 6 millions de juifs mais qu’il était également absurde de minimiser le rôle du Grand Mufti qui encourageait Hitler, Ribbentrop et Himmler à exterminer les Juifs d’Europe, citant le témoignage de l’adjoint d’Adolf Eichmann au Procès de Nuremberg qui qualifiait le Mufti de « partenaire » et de « conseiller » d’Hitler et d’Eichmann dans la solution finale.

Il eut été bon également de préciser que satisfaire les exigences des Nationalistes arabes, représentés par le Mufti, était capital pour Hitler en novembre 1941, dans son contexte stratégique. Il ne s’agit pas simplement d’une influence morale du Mufti ou d’une volonté de lui plaire mais bien une volonté de sécuriser des positions stratégiques dans une guerre qui commençait à mal tourner pour le 3ème Reich.

Rappelons que l’Afrika Korps est présent en Libye depuis Février 1941 et qu’en Novembre 1941, il obtient une victoire cruciale contre les Britanniques à Tobrouk, ce qui ouvre à l’Allemagne les portes de l’Egypte britannique. La stratégie allemande au Moyen-Orient est claire : isoler la Grande-Bretagne de ses sources d’approvisionnement en capturant le Canal de Suez et en capturant les zones pétrolifères du Golfe Persique. L’Allemagne fomente également en 1941 un soulèvement nationaliste de l’Irak pour gêner les approvisionnements pétroliers britanniques. A cette époque, le Royaume-Uni est très isolé. Harcelé dans les airs par la Luftwaffe, assiégé par la Kriegsmarine et les U-Boots, il a perdu l’ensemble de ses alliés, à commencer par la France en 1940 et il ne parvient pas à convaincre les USA d’entrer formellement en guerre. Il faudra attendre Pearl Harbor en décembre 1941 pour que les USA entrent définitivement dans le conflit.

La fin de l’année 1941 est donc cruciale pour l’Allemagne. Elle vient d’entamer une invasion de l’URSS qui a échoué puisque l’Armée Rouge a réussi à faire durer sa résistance, au prix de pertes inimaginables, jusqu’au terrible hiver russe qui lui donne un répit. Ce semi-échec allemand fait perdurer une situation qu’Hitler redoute par-dessus tout : la guerre sur plusieurs fronts. Il n’a pas réussi à abattre le Royaume-Uni à l’été 1940 et il n’a pas réussi à abattre l’URSS à l’été 1941. Il sait que la riposte soviétique sera difficile, il sait qu’il doit y concentrer un maximum de forces et il est donc pressé d’en finir avec les Britanniques. Un soulèvement général des Arabes contre les Britanniques en Egypte, Palestine et Mésopotamie est capital pour priver ces derniers de leurs ressources pétrolières et de leurs voies d’approvisionnement par la Méditerranée et ainsi, les contraindre à rechercher la paix avant que les Américains ne s’engagent formellement contre l’Axe Tokyo-Berlin-Rome.

Dans ce contexte, il semble évident qu’Hitler a un besoin impératif de s’attirer les bonnes grâces du Grand Mufti de Jérusalem qui a des intentions compatibles avec les siennes. Sans accuser l’un et excuser l’autre, il semble évident que leurs opinions, leurs options stratégiques et leurs choix politiques respectifs les ont conduit à se radicaliser mutuellement dans le traitement de la question juive.

On peut donc en effet reprocher à Netanyahu une simplification à outrance et même, si cette conversation n’a pas eu lieu, une forme de malhonnêteté politicienne qui invente une histoire simple pour résumer un contexte général complexe mais on ne peut pas simplement balayer ses propos comme des distorsions coupables de l’histoire ou comme du révisionnisme à la sauce de Faurrisson.

La solution nazie finale à la question juive, que l’on appelle Shoah, Holocauste ou génocide des Juifs d’Europe est quelque chose de beaucoup plus complexe qu’on ne le pense et c’est un sujet qui, surtout lorsqu’on aborde les responsabilités morales ou opérationnelles, ne souffre pas d’approximations, de simplifications ou de caricatures. C’est donc le seul reproche que je ferais à Benjamin Netanyahu.

Voir  encore:

La bataille du mont du Temple
Shmuel Trigano

« C’est à des actes pogromiques brutaux que nous avons assisté ces derniers jours »
Le billet de Shmuel Trigano, Professeur des Universités en sociologie

Actualité juive

16/10/2015

Avec les troubles que connaît Israël autour du mont du Temple (« l’esplanade des Mosquées » des musulmans et des journalistes), le conflit du Proche-Orient s’embrase en son cœur le plus profond, en dévoilant qu’il n’est ni national ni territorial comme le voudraient bien les utopies de gauche, mais religieux, une guerre de religion découlant du scandale inadmissible que représente pour l’islam la souveraineté d’un peuple qui n’a le droit de (sur)vivre que comme « dhimmi ». La rumeur que les « Juifs » veulent détruire la mosquée El Aksa est un vieux leurre, manipulé cycliquement depuis les émeutes de 1929 et destiné à susciter la fureur musulmane et à la focaliser sur les Juifs. C’est un mensonge éhonté, du type de ceux qui donnaient naissance à des pogroms.

C’est en effet à des actes pogromiques brutaux que nous avons assisté ces derniers jours, comme dans les temps anciens. Je pense notamment à la scène de la femme poignardée appelant au secours sous les lazzis, les crachats et les coups des commerçants des échoppes environnantes. Celà montre bien jusqu’où peut aller le penchant suprématiste, même « sous occupation ». C’est ce que fait entendre la « Liste unie » des députés arabes israéliens qui décrètent (Hanan Zoabi dixit) que c’est toute la montagne qui est une mosquée. Au déni musulman de la sainteté du lieu pour le judaïsme s’ajoute l’intolérance qui veut interdire aux Juifs l’accès non pas aux mosquées mais aux immenses terrasses de la montagne. Le plus piquant c’est que ceux qui hurlent à la profanation des Juifs (Abbas a parlé de « leurs pieds sales… »), sont aussi ceux qui ont effectué en catimini d’immenses excavations sous le mont pour construire sans permis une mosquée souterraine de 12 000 places dans un lieu dénommé « les écuries de Salomon », en détruisant des vestiges inestimables des temples juifs de l’antiquité, à l’instar des destructions de monuments façon Etat islamique.

Ceci dit, l’Etat d’Israël retire les fruits amers d’une démission et d’une négligence. La première commence avec Moshe Dayan qui, en 1967, a remis les clefs du mont du Temple au Waqf jordanien, à une puissance qui avait profané tous les lieux saints juifs et interdit aux Juifs tout accès à leurs sites. Assumer la souveraineté de l’Etat sur le mont du Temple semblait sans doute trop lourd à porter symboliquement à l’élite politique israélienne. C’est ce qu’ont bien compris les stratèges arabes : ici s’arrêtait la souveraineté d’Israël, bien que le lieu fût en son pouvoir, et c’est dans ce vacuum d’une puissance symbolique planétaire que l’islamisme s’insinuerait pour contester la souveraineté d’Israël en elle-même. Telle est bien la plate-forme idéologique de la Liste arabe unifiée. La démission suprême d’Israël dans sa victoire offrait aux vaincus une bascule pour renverser la situation sans tanks ni avions, ciblant Israël en son point le plus faible : l’assomption de son identité.

« La deuxième négligence israélienne est de ne pas avoir intenté une procédure en inconstitutionnalité de la Liste arabe unifiée à la Knesset  »

Mais la situation découle aussi de deux négligences israéliennes : tout d’abord avoir laissé se développer depuis plus de 10 ans la « Ligue du nord », un mouvement islamiste israélien qui est le maître d’œuvre de la crise cyclique « les Juifs vont détruire El Aqsa » et qui stipendie les émeutiers installés dans la mosquée avec armes et munitions. Les activistes islamistes israéliens (une expression  incroyable !) sont libres de leurs mouvements. Ils drainent avec eux non seulement une partie des Arabes d’Israël mais aussi des territoires. L’intervention de la Turquie de l’islamiste Erdogan est aussi patente.

La deuxième négligence israélienne est de ne pas avoir intenté une procédure en inconstitutionnalité de la Liste arabe unifiée à la Knesset qui est une liste non politique mais ethnique rassemblant des islamistes aux communistes, sur une base ethnico-religieuse, ce qu’une démocratie normale (Cour Suprême ?) ne devrait pas accepter car c’est là le contraire du multipartisme, une forme d’irrédentisme national. Or cette Liste, depuis son élection, montre qu’elle est le ferment de la révolte civile et de la discorde. Ce sont ses députés qui ont pris la tête de la guerre d’El Aqsa. Ils sont les chefs de file de la démonstration de force couplée, selon toute vraisemblance, avec la levée du drapeau palestinien à l’ONU. On subodorait qu’une fois l’Etat proclamé, les Arabes israéliens entreraient en lice. C’est ce scénario qui est simulé aujourd’hui, sans doute fatalement trop intempestif. Merci la France !

Comment la mosquée Al Aqsa peut-elle être un Lieu Saint pour les musulmans ?

Danilette

20 octobre 2015

Le Har HaBayt des Juifs vers lequel sont tournées les prières juives 3 fois par jour et cité dans les Actions de Grâces après chaque repas, le nom original en arabe est la traduction de Har Ha Bayt, c’est Bayt al-Maqdis !!! !

Rappelons d’abord que Jérusalem est considérée aujourd’hui comme le 3ème Lieu Saint de l’islam pour les musulmans sunnites et non pas pour les musulmans chiites qui sont restés avec leurs Lieux saints inchangés à savoir : La Mecque, Médine, Najaf, Kerbala, Meched. Le narratif musulman cherchant à tout prix à sanctifier Jérusalem comme une ville sainte pour les musulmans est en train de gagner du terrain et on s’en aperçoit en faisant une recherche google, il faut désormais bien chercher pour trouver la vérité historique, certaines entrées ont été supprimées, d’autres modifiées ou falsifiées comme sur wikipédia !

Jérusalem est surtout devenue « sainte » depuis que les Juifs sont de retour dans leur unique ville sainte, sainte depuis 3000 ans !

La mosquée Al Aqsa, le soi-disant 3ème Lieu saint de l’islam, à ne pas confondre avec le Dôme du rocher, est le nom de la mosquée « la plus lointaine » citée dans le coran à propos du voyage nocturne de Mahomet qui aurait été transporté à la mosquée Al Aqsa sur sa monture Al Burak et serait monté au ciel où il aurait rencontré les précédents prophètes juifs et chrétien. Historiquement cela ne peut pas être à Jérusalem puisque la mosquée Al Aqsa a été construite bien après la mort en 632 de Mahomet !

D’après les anciens exégètes du coran, il y a différentes interprétations, certains affirment que la mosquée Al Aqsa citée dans le coran est située dans le sinaï, Mohammed al-Ghazalï, un théologien du 11 ème siècle affirme qu’Al Aqsa se trouve au ciel, pour beaucoup d’autres le lieu originel d’Al Aqsa se trouve entre La Mecque et Ta’if comme le rapporte l’historien et géographe musulman al-Waqidi, auteur du « Kitab al-maghazi» :

il y avait deux lieux de prière à al-Gi’ranah, village situé entre La Mecque et Ta’if : l’un était « la Mosquée la plus proche » (al-adana), et l’autre, « la Mosquée la plus éloignée » (al-aqsa), où Muhammad priait lorsqu’il n’était pas à La Mecque

Ce n’est que tardivement, qu’après avoir construit une mosquée sur l’esplanade du Temple juif, puis l’avoir nommée Al Aqsa qu’elle est devenue miraculeusement la mosquée Al Aqsa du coran comme l’islam en a la spécialité, puisque d’après lui, même Adam et Eve étaient musulmans et à fortiori tous les personnages de la bible hébraïque et ceux des Evangiles, même Jésus est un prophète musulman et donc il est palestinien !
Jérusalem apparaît 669 fois dans la Bible juive, 154 fois dans la Bible chrétienne mais pas une seule fois dans le Coran, ni Jérusalem, ni Al Qods, le nom arabe de Jérusalem !
Il n’y a jamais eu de pèlerinage à Jérusalem pour les musulmans contrairement aux pèlerinages pratiqués dans leurs autres villes saintes ! Jérusalem n’a jamais été la capitale d’un pays arabe ou même d’une province arabe !

Il ne s’agit pas de dénier aux musulmans quoi que ce soit mais de rappeler que la tolérance doit être réciproque et partagée,

The Church of the Holy Sepulchre: A Work in Progress

The Status Quo (capitalized) has referred to the customary set of arrangements regulating possession, usage, and liturgy at the holy places. It allows rivals to live and worship alongside each other in a confined space. Without it there would be a free-for-all. Because the major communities realize this, they insist on its strict observance, though it includes many inconvenient provisions. The Status Quo is a seamless web: if you pick and choose, it will fall apart. Change is not completely ruled out, however, provided the parties can amicably agree.

Raymond Cohen

Chaim Weizmann Professor of International Relations,

Hebrew University, Jerusalem and Corcoran Visiting Professor, Boston College.

He is author of Saving the Holy Sepulchre: How Rival Christians Came Together to Rescue their Holiest Shrine (New York: Oxford University Press, 2008).

May 2009

When the nun Egeria came on pilgrimage to Jerusalem in the early fifth century, she found the communities worshipping together harmoniously at Easter in the Anastasis, the Church of the Resurrection. Though the bishop always spoke Greek, his words were translated into Aramaic and Latin, “that all may understand what is being explained.”

Out of communion for centuries, six ancient churches are represented today at the Holy Sepulchre by communities of monks. The three major communities administering the Holy Sepulchre, the Greek Orthodox, Roman Catholics—represented by the Franciscan Order—and Armenian Orthodox have their own chapels and share common areas, which include the stone of unction, the edicule containing Christ’s tomb, and surrounding paving. Two minor communities, the Coptic Orthodox and Syrian Orthodox, have rights of usage, but no say in the running of the church. The tiny Ethiopian Orthodox community, living on the roof, has no rights in the Anastasis.

Over the centuries, the Catholic and Orthodox Churches, known in Jerusalem as Latins and Greeks, drifted apart for cultural and political, as much as theological reasons. Rivalry for control of the Holy Sepulchre reflected the wider conflict between the parent churches. After the crusaders captured Jerusalem in 1099, a Latin bishop was appointed to the vacant Jerusalem patriarchate, traditionally occupied by an Orthodox prelate. The consecration of a new Holy Sepulchre in 1149 marked the high point of Latin primacy. When Saladin retook Jerusalem in 1187, he restored the patriarchal throne to the Orthodox.

During the Ottoman period (1516-1917), Greeks and Latins contested control of the edifice. They fought on three fronts: in the church with stones and staves; through the local Moslem religious courts with ancient deeds, sometimes forged; and in the corridors of power in Istanbul, where bribes and diplomatic pressure were used to obtain imperial firmans bestowing rights of possession and usage.

A surprise attack launched on Palm Sunday, 1757, brought the Greeks control of plum sites in the church. After a fire in 1808, they received imperial permission to carry out repairs and consolidated their position. A new neo-Byzantine edicule set the seal on their victory. The Armenians, like the Greeks’ millet or recognized religious minority, made gains as well. With their patrons, France and Spain at war, the Franciscans were left weakened and vulnerable.

By the mid-19th century, the Ottoman Empire was in terminal decline. Napoleon III of France pressed the sultan to restore the pre-1757 status quo, appealing to a 1740 treaty. Nicholas I of Russia threatened to invade Turkey if this happened. To defuse the crisis, the sultan issued an 1853 firman, which declared that “The actual status quo will be maintained and the Jerusalem shrines, whether owned in common or exclusively by the Greek, Latin, and Armenian communities, will all remain forever in their present state.”

This decree was like the standstill provisions of a ceasefire imposed by the UN. Bitterly resented by Catholics, it locked Orthodox primacy in place. In 1878, the Treaty of Berlin incorporated the status quo into international law.

Since then, the Status Quo (capitalized) has referred to the customary set of arrangements regulating possession, usage, and liturgy at the holy places. It allows rivals to live and worship alongside each other in a confined space. Without it there would be a free-for-all. Because the major communities realize this, they insist on its strict observance, though it includes many inconvenient provisions. The Status Quo is a seamless web: if you pick and choose, it will fall apart. Change is not completely ruled out, however, provided the parties can amicably agree.

In some respects, the Status Quo functions like a railway timetable, specifying for every day of the ecclesiastical year the time and place of services and processions conducted by the communities in public areas of the church. It also acts as a sort of property register, detailing possession of every stone and nail. Not a carpet can be laid, a candle lit, or a step swept unless it is the custom.

There is not, and never has been, a single, agreed version, so the term The Status Quo, implying the existence of a single, definitive code, is misleading. Rather, it consists of several overlapping bodies of traditional practice. Each community has its own private compilation. Discrepancies between these versions are notoriously hard to reconcile. For instance, in the present dispute between Greeks and Armenians over the choreography of the Easter Saturday Holy Fire ceremony, the parties refute each other by referring back to contradictory practices existing at different points in time.

Historically, disputes were settled by the Moslem religious courts. This was no longer possible after the 1853 firman, which froze a contested state of affairs. Henceforth, disputes were handled administratively by the governor, who investigated the facts and made a determination as to customary practice. This prohibition on adjudication by the local courts was formalized by Britain in a 1924 order-in-council. When an administrative ruling was issued, it was accompanied by the disclaimer that it was “without prejudice to existing rights and claims,” allowing the losing community to save face by continuing to maintain its formal claim. In practice, though, an administrative ruling was as binding as any legal judgment.

The system worked smoothly during the Ottoman period because Turkish governors possessed a definitive record of past practice. Subsequent sovereigns did not. When British officials took over Jerusalem in 1917, they found that the governors’ records had disappeared. Consequently, during the Mandate they could not always authoritatively determine customary rights.

As a substitute for the missing archive, the Mandate authorities commissioned a young official, L.G.A. Cust, to draw up a memorandum describing the Status Quo. Cust did his best, but his superior, H.G. Luke, thought that many details were so debatable that he attached to The Status Quo In The Holy Places (1929) the proviso, “The accounts of practice given in this Print are not to be taken as necessarily having official authority.”

Under the Israeli dispensation, the system of administrative judgment has been discontinued, mostly leaving it up to the communities to sort things out for themselves. The authorities prefer to mediate, suggesting, not imposing solutions. This markedly differs from the Jordanian period when the governor acted as arbiter in the Arab tradition.

The Status Quo system was an improvement on previous practice when the Turks arbitrarily transferred rights from one community to another. A grave drawback was that it contained no satisfactory provision for carrying out major repairs. The problem lay with Turkish property law, which held that payment for repair of a structure indicated possession and that the owner of the covering of a building owned the building. Thus, as much as one community wanted to pay for a certain repair as an assertion of ownership, the other two communities were eager to block it.

In July 1927, a major earthquake struck Jerusalem. The Holy Sepulchre, in poor condition after centuries of neglect, was badly damaged, though this was not discovered until 1933 by the British architect William Harvey, who immediately warned of the danger of imminent collapse and the need for emergency scaffolding.

For the next twenty years, a series of convulsions—Arab revolt, world war, and the 1948 Arab-Israel conflict—postponed sustained treatment of the issue. Finally, in 1954, architects for the three major communities drew up a joint report acknowledging the precarious condition of the Holy Sepulchre and outlining a solution.

Even so, it was to take until 1961 before the project got underway. Mistrust naturally did not disappear overnight. Psychological barriers had to come down and the communities reach consensus on big issues of principle. According to a key 1958 agreement, the project was to rest on the territorial status quo, implying the preservation of alterations in the layout of the church made to Greek advantage in 1809-10. (These included the walling-off of the crossing and the partition of the deambulatory in the rotunda.)

Between 1961 and 1980, the edifice was rehabilitated from top to bottom. This immense task required repairing foundations and cisterns; restoring internal and external walls, replacing thousands of stones, removing old mortar and injecting new; reconstructing columns, carving new capitals and bands where needed; rebuilding vaults and domes in the rotunda, north and south transepts, crossing, and Greek choir; strengthening the entire structure with an interlocking system of reinforced concrete beams and pillars hidden under walls, terraces, and floors.

By the time the rotunda dome was finished in December 1980, the monument was in better shape than it had been for 500 years: many beautiful features had been recovered and ugly scaffolding dismantled. The Anastasis would be able to withstand any conceivable future earthquake.

The most difficult challenge facing the communities throughout was not the technical work of reconstruction, however arduous and complex, but the political task of negotiating scores of agreements, definitively settling possessory rights in the entire basilica.

A set of propitious circumstances facilitated this achievement:

  • Most important was a meeting of minds at the highest level in Jerusalem. Latin compliance was never in doubt. Wider cooperation became possible with the election of Greek Orthodox Patriach Benediktos in 1957 and Armenian Orthodox Patriarch Yeghishe in 1960. Wholly committed to the project, these were pragmatic prelates able to assert their authority.
  • The wider ecumenical movement at this time had a positive impact on local relations. Ahead of Pope Paul VI’s historical 1964 pilgrimage to the Holy Land and his meeting with Ecumenical Patriarch Athenagoras on the Mount of Olives, the Latins conceded the Seven Arches of the Virgin to the Greeks.
  • A tough but fair Jordanian governor, Hassan Bey al-Katib, intervened at critical moments to break deadlocks. Backed by King Hussein, he was not afraid to threaten coercive measures. He also rejected outside interference.
  • There was a businesslike relationship between church representatives, enjoying the full confidence of their principals. Greek Bishop Daniel, Franciscan Father Rock, and Armenian Bishop Guregh were hard bargainers, vigorously defending their communities’ interests, but also ready to accommodate each other’s vital needs.
  • Finally, a common technical bureau brought together experts speaking a common professional language. The bureau functioned at two levels: Distinguished international architects, including Anastas K. Orlandos, Jean Trouvelot, and Edouard Utudjian, bore overall responsibility. Their local representatives, among others the dedicated Dominican Father Charles Coüasnon, implemented planning decisions and found answers to day-to-day problems.

Following completion of the rotunda dome in 1980, the project ground to a halt. Patriarch Benediktos, the motor of the entire venture, died. At the same time, the common technical bureau ceased to operate. For years, community representatives debated inconclusively the politically sensitive issue of the decoration of the dome.

In the end, an inoffensive compromise design was agreed upon by church leaders and inaugurated in January 1997, enabling the scaffolding disfiguring the rotunda to come down. However, the restoration was unfinished: The edicule was left untouched, visibly disintegrating and only held together by steel bands; paving throughout the church was cracked and shabby; the electrical and sewage systems badly needed renovation, as did the malodorous public latrines.

In late 2007, agreement was reached on a plan for new latrines, partly thanks to markedly improved relations between Latins and Greeks. But this accord has not yet been implemented because of a disagreement between the major communities and the Copts over renovation of the sewage line, which runs under the Coptic patriarchate, and because of tense relations between Greeks and Armenians over rights inside the tomb. Twice in 2008 monks clashed over the presence of a Greek sacristan during Armenian pontifical processions. Precedence at the Holy Fire ceremony continues to be bitterly contested.

These are ancient disputes and in time tensions will doubtless abate, as they have in the past. Repair of the latrines would help to build confidence. Meanwhile, completion of the restoration of Christianity’s holiest place awaits better days.

Une résolution critique d’Israël votée à l’Unesco
Jérusalem rejette la résolution expurgée une revendication sur le Mur des Lamentations

I24news

Une résolution sur la Palestine critiquant notamment la politique d’Israël à Jérusalem a été votée mercredi à l’Unesco, dans une version expurgée d’une revendication initiale sur le Mur des Lamentations qui avait suscité la colère de l’Etat hébreu.

Soumis par un groupe de pays arabes aux 58 membres du Conseil exécutif de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), le texte a recueilli 26 voix en sa faveur, tandis que six délégations ont voté contre, 25 se sont abstenues et une dernière était absente au moment du vote, selon des sources diplomatiques.

Les Etats-Unis, l’Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, la République tchèque et l’Estonie sont les six pays qui s’y sont opposés. La France s’est pour sa part abstenue, d’après les mêmes sources.

La résolution votée, dont l’AFP a pris connaissance du contenu, « condamne fermement les agressions israéliennes et les mesures illégales limitant la liberté de culte et l’accès des musulmans au site sacré de la mosquée al-Aqsa ».

Elle « déplore vivement » en outre les « irruptions persistantes d’extrémistes de la droite israélienne sur le site » et « exhorte Israël » à « prendre les mesures nécessaires pour empêcher les agissements provocateurs qui violent (son) caractère sacré ».

Israël rejette la décision de l’UNESCO la décrivant comme un abus du mandat donné à l’organisation onusienne. Le ministère israélien des Affaires étrangères a dénoncé une “résolution honteuse qui vise à transformer le conflit israélo-palestinien en une confrontation religieuse.”

Jérusalem accuse l’UNESCO de “se joindre aux pyromanes qui cherchent à mettre le feu aux sites les plus sensibles de l’humanité.”

Toute référence a en revanche été abandonnée à la « place Al Buraq », nom employé par les musulmans pour désigner les abords du Mur des Lamentations, révéré par les juifs, en contrebas de l’esplanade des Mosquées.

La rédaction initiale du texte, déposé par l’Algérie, l’Egypte, les Emirats arabes unis, le Koweït, le Maroc et la Tunisie, avait suscité mardi l’ire d’Israël et l’inquiétude de la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, opposée à une remise en cause du statut des Lieux saints de Jérusalem.

Dans un paragraphe finalement supprimé, les auteurs du texte affirmaient que « la place Al Buraq fait partie intégrante de la mosquée al-Aqsa ».

Israël avait dénoncé « une tentative honteuse et trompeuse de réécrire l’Histoire » et Mme Bokova avait « déploré » les initiatives susceptibles d’être « perçues comme des modifications au statut de la Vieille Ville de Jérusalem et de ses remparts », appelant le Conseil à « prendre des décisions qui n’alimentent pas davantage les tensions sur le terrain ».

Recevant mercredi le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon, le président palestinien Mahmoud Abbas a appelé l’Etat hébreu à respecter strictement les règles régissant l’ultra-sensible esplanade des Mosquées.

« La poursuite des agressions (…) contre Al-Aqsa ouvre la porte à un conflit religieux, qui a malheureusement commencé. Nous ne le voulons pas et nous mettons en garde contre ses conséquences », a affirmé M. Abbas.

En vertu de ces règles tacites, les juifs peuvent se rendre sur le site, à la fois troisième lieu saint de l’islam et le plus révéré du judaïsme, sous le nom de mont du Temple, mais seuls les musulmans ont le droit d’y prier.

Ces dernières semaines, à l’occasion des fêtes juives du mois de septembre, les tensions ont atteint un niveau rarement égalé autour du site, de violents affrontements ayant gagné l’esplanade même.

Les Palestiniens qualifient la recrudescence des visites de juifs de tentative israélienne de prendre le contrôle du lieu saint, actuellement sous la garde de la Jordanie.

Israël de son côté assure vouloir maintenir le statu quo et ne pas vouloir céder aux appels d’une frange minoritaire mais de plus en plus audible parmi ses citoyens.

La querelle des Lieux saints de l’islam et du judaïsme à Jérusalem a été la cause directe de certains des épisodes les plus violents du conflit israélo-palestinien depuis un siècle.

(avec AFP)

Voir aussi:

Israël sommé de respecter les sites palestiniens
L’Humanite/AFP
21 Octobre, 2015

Le président palestinien Mahmoud Abbas a appelé Israël à respecter strictement les règles régissant l’esplanade des Mosquées, particulièrement celle d’Al-Aqsa, à Jérusalem. L’Unesco de son côté a adopté une résolution réaffirmant que le tombeau des Patriarches à Hébron et la Tombe de Rachel à Bethléem font partie intégrante de la Palestine.
« La poursuite des agressions (…) contre Al-Aqsa ouvre la porte à un conflit religieux, qui a malheureusement commencé. Nous ne le voulons pas et nous mettons en garde contre ses conséquences », a affirmé Mahmoud Abbas ce mercredi, accusant Israël de ne pas respecter le « statu quo » hérité du conflit de 1967 régissant l’esplanade. En vertu de ces règles, les juifs peuvent se rendre sur le site, à la fois troisième lieu saint de l’islam et le plus révéré du judaïsme, sous le nom de mont du Temple, mais seuls les musulmans ont le droit d’y prier.

Le président palestinien reçoit aujourd’hui le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon en Cisjordanie occupée. « Nous continuerons à soutenir tous les efforts nécessaires pour créer les conditions de véritables négociations. Mais en dernier ressort, c’est aux Palestiniens et aux Israéliens de choisir la paix. Notre défi le plus urgent, c’est d’arrêter la vague de violence actuelle et d’empêcher qu’il y ait plus de morts », a déclaré ce dernier.

Pendant ce temps, l’Unesco a adopté une résolution réaffirmant que le tombeau des Patriarches à Hébron et la Tombe de Rachel à Bethléem font partie intégrante de la Palestine. Mais le paragraphe controversé qui aurait modifié le statut du mur des Lamentations en affirmant que la place Buraq faisait partie intégrante de la mosquée Al Aqsa, sur la très sensible esplanade et lieu saint de l’islam, a été retiré du texte dans la nuit de mardi à mercredi. Néanmoins la résolution « déplore vivement » les « irruptions persistantes d’extrémistes de la droite israélienne sur le site » et « exhorte Israël » à « prendre les mesures nécessaires pour empêcher les agissements provocateurs qui violent (son) caractère sacré ».
Les rumeurs d’une éventuelle restriction de l’accès à l’esplanade des mosquées à Jérusalem est une des causes de la récente flambée de violences qui a coûté la vie à une cinquantaine de personnes en quelques semaines. Le ministère israélien des Affaires étrangères avait lui dénoncé dans un communiqué publié lundi une « falsification des faits historiques à Jérusalem » et une « manœuvre sournoise ». « La tentative palestinienne présente le Mur des Lamentations comme un lieu Saint Musulman », écrivait-il. « Cette tentative est clairement un effort pour détruire l’histoire, pour effacer le lien entre le peuple Juif et ses lieux Saints, et pour créer une fausse réalité. »

La résolution, proposée par l’Algérie, le Koweït, le Maroc, la Tunisie, les Emirats arabes unis et l’Egypte, a été adoptée par 26 voix pour, 6 contre et 25 abstentions par le conseil exécutif de l’organisation des Nations unies. Les Etats-Unis ont voté contre, la France s’est abstenue. L’Unesco « regrette » également le refus d’Israël de se conformer à une décision précédente qui l’appelait à retirer les deux sites de la liste du patrimoine national israélien.

Netanyahou part en vrille. Lors d’un discours prononcé mardi, le chef du gouvernement israélien a affirmé que c’était le mufti de Jérusalem, haut dirigeant musulman dans la Palestine alors sous mandat britannique, qui avait incité en 1941 Hitler au génocide. « Hitler, à ce moment là, ne voulait pas exterminer les juifs mais les expulser. Alors Haj Amin al-Husseini est allé voir Hitler et a dit: +Si vous les expulsez, ils viendront tous ici+ », en Palestine, a dit M. Netanyahu. « +Et qu’est-ce que je vais en faire?+, a demandé (Hitler). Il (le mufti) a dit: +Brûlez-les+ ». L’historienne en chef du mémorial Yad Vashem pour la mémoire de la Shoah, à Jérusalem a immédiatement contredit Netanyahou. « Cette idée est bien antérieure. Dans un discours au Reichstag le 30 janvier 1939, Hitler évoque déjà ‘une extermination de la race juive' », a-t-elle rectifié.

Voir également:

Nétanyahou fait du grand mufti de Jérusalem l’inspirateur de la « solution finale »
Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)

Le Monde

21.10.2015

A la veille de sa visite officielle en Allemagne, Benyamin Nétanyahou a mis en cause, mardi 20 octobre, l’influence qu’aurait exercée le mufti de Jérusalem sur Hitler, pour le persuader de mener l’extermination des juifs européens, pendant la seconde guerre mondiale. Le premier ministre s’exprimait devant le 37e Congrès sioniste mondial, à Jérusalem. Choisissant de passer en revue « les dix grands mensonges » auxquels est confronté Israël, M. Nétanyahou s’est arrêté sur l’instrumentalisation des lieux saints par les Palestiniens pour mener des attaques contre les juifs, à commencer par la mosquée Al-Aqsa, au cœur du cycle de violences actuel.

A cette occasion, il a revisité l’histoire de la Shoah, en présentant le mufti de Jérusalem, Haj Amin Al-Husseini, comme une source d’inspiration de Hitler. « Il s’est envolé vers Berlin, a expliqué M. Nétanyahou. Hitler ne voulait pas à l’époque exterminer les juifs, il voulait expulser les juifs. Et Haj Amin Al-Husseini est allé voir Hitler en disant : “Si vous les expulsez, ils viendront tous ici.” “Que dois-je faire d’eux ?”, demanda-t-il. Il a répondu : “Brûlez-les.” »

« Dangereuse distorsion historique »
Ce dialogue imaginaire qui aurait eu lieu le 28 novembre 1941 lors de la rencontre, tout à fait réelle, entre Hitler et le mufti, a déclenché un incendie sur les réseaux sociaux. Il a obligé les responsables politiques à intervenir dans le débat, tandis que les historiens étaient invités à se prononcer sur la validité de cette thèse. Yitzhak Herzog, le chef des travaillistes, a réagi mercredi sur sa page Facebook en évoquant « une dangereuse distorsion historique ». « Je demande à Nétanyahou de la corriger immédiatement car elle minimise la Shoah, le nazisme et… le rôle de Hitler dans le désastre terrible de notre peuple ».

Mais la réaction la plus tranchante fut celle de Zehava Galon, la cheffe du parti de gauche Meretz : « Peut-être que les 33 771 juifs assassinés à Babi Yar en septembre 1941 – deux mois avant la rencontre entre le mufti et Hitler – devraient être exhumés et mis au courant que les nazis ne voulaient pas les détruire. » Quant à Saëb Erakat, le secrétaire général de l’Organisation pour la libération de la Palestine (OLP), il a affirmé que « Nétanyahou déteste tant les Palestiniens qu’il est prêt à absoudre Hitler pour le meurtre de six millions de juifs ». M. Erakat a aussi souligné la participation de milliers de Palestiniens dans les rangs des Alliés.

« Peut-être que les 33 771 juifs assassinés à Babi Yar en septembre 1941 devraient être exhumés et mis au courant que les nazis ne voulaient pas les détruire », a ironisé Zehava Galon, la cheffe du parti de gauche Meretz
Moshe Yaalon, le ministre de la défense, a semblé prendre ses distances avec les propos du chef du gouvernement. « Bien entendu, a-t-il dit, Haj Amin Al-Husseini n’a pas inventé “la solution finale à la question juive”. L’histoire montre clairement que Hitler en est à l’origine. Haj Amin Al-Husseini l’a rejoint. » Interrogé par le site d’information Ynet, la professeure Dina Porat, historienne en chef de Yad Vashem, a réfuté l’analyse développée par M. Nétanyahou. « On ne peut pas dire que c’est le mufti qui a donné à Hitler l’idée de tuer ou de brûler les juifs, a-t-elle expliqué. C’est faux. Leur rencontre a eu lieu après une série d’événements qui allaient dans ce sens. » Des collègues de Dina Porat abondent en ce sens. « Al-Husseini a soutenu l’extermination des juifs, il a essayé d’empêcher le sauvetage des juifs, il a recruté des Arabes pour les SS, explique pour sa part l’historien Meir Litvak, de l’université de Tel-Aviv. C’était une personne abominable, mais cela ne doit pas minimiser l’ampleur de la culpabilité de Hitler. »

Pression
Chercheur à l’université Bar-Ilan, au Centre Menachem-Begin pour l’étude des mouvements de résistance, Edy Cohen ne partage pas ce point de vue et se dit « d’accord » avec le premier ministre, au-delà de tout débat politique partisan. « Nétanyahou a résumé ce que le mufti voulait accomplir, dit-il au Monde. Je pense que Hitler et le mufti se sont inspirés mutuellement. On ne peut pas dire qui voulait le plus tuer les juifs. Par contre, il faut souligner que la “solution finale” n’a débuté qu’après sa visite à Berlin. » Selon Edy Cohen, M. Nétanyahou a eu raison de rappeler le rôle du mufti dans les incitations à la violence. « C’est lui qui a inventé l’idée selon laquelle la mosquée Al-Aqsa était en péril. Il voulait l’aide du monde arabe, de l’argent et des armes, mais ces pays ont hésité. Or le mufti était très intelligent. Il a dit que les juifs voulaient détruire Al-Aqsa pour y construire un troisième temple. Il a été le premier à les accuser de ça. »

Ce n’est pas la première fois que Benyamin Nétanyahou fait du mufti de Jérusalem la source d’inspiration du régime nazi pour l’extermination des juifs. Dans un discours prononcé en janvier 2012 devant la Knesset (le Parlement israélien), M. Nétanyahou disait déjà ceci : « Haj Amin Al-Husseini fut l’un des architectes de la “solution finale”. Il s’était rendu à Berlin. Il avait fait pression et imploré Hitler (…) et le persuada plus que quiconque de conduire la “solution finale”. Ne pas laisser les juifs partir de peur qu’ils ne viennent ici, mais les annihiler, les brûler. »

Juste avant de prendre l’avion pour Berlin, mercredi, le premier ministre a tenté de limiter les dégâts causés par ses propos de la veille. « Je n’avais pas l’intention d’absoudre Hitler de sa responsabilité dans la destruction diabolique de la communauté juive européenne. Hitler était responsable de la solution finale pour l’extermination de six millions de juifs. Il a pris la décision. » Mais, selon Benyamin Nétanyahou, il serait « absurde d’ignorer le rôle joué par le mufti Haj Amin Al-Husseini. » Il a expliqué que son intention était de « montrer que les aïeux de la nation palestinienne, sans pays et sans la soi-disant “occupation”, sans territoire et sans colonie, aspiraient déjà à inciter systématiquement à l’extermination des juifs. »

Vive polémique après les propos de Nétanyahou sur la Shoah
Mathilde Golla , AFP, AP, Reuters Agences
Le Figaro
21/10/2015

Le premier ministre israélien a affirmé que le mufti de Jérusalem de l’époque a donné à Hitler l’idée d’exterminer les juifs d’Europe. En pleine escalade de la violence entre Israéliens et Palestiniens, ces propos ont créé l’émoi.

Une polémique dont Israël se serait bien passée. Le premier ministre israélien a été la cible de nombreuses critiques ce mercredi après ses déclarations sur la Shoah. Lors d’un discours prononcé devant le Congrès sioniste à Jérusalem et faisant référence à une rencontre en novembre 1941 en Allemagne entre Adolf Hitler et le grand mufti de Jérusalem, Haj Amin al-Husseini, Benyamin Nétanyahou a indiqué: «Hitler, à ce moment là, ne voulait pas exterminer les juifs mais les expulser. Alors Haj Amin al-Husseini est allé voir Hitler et a dit: Si vous les expulsez, ils viendront tous ici, en Palestine. Et qu’est-ce que je vais en faire?, a demandé (Hitler). Il (le mufti) a dit: Brûlez-les», a déclaré le premier ministre.

Benyamin Nétanyahou a évoqué cette période de l’histoire pour, selon lui, tenter de réfuter des accusations qu’il juge historiquement mensongères selon lesquelles les juifs ou Israël chercheraient à détruire ou s’accaparer l’esplanade des Mosquées et la mosquée Al-Aqsa qui s’y trouve à Jérusalem, en pleine escalade de la violence entre Israéliens et Palestiniens.

L’Allemagne réaffirme sa responsabilité «inhérente»
Les propos de Benyamin Nétanyahou ont été l’objet de vigoureuses réactions. À commencer par Berlin qui a réaffirmé mercredi la responsabilité «inhérente» de l’Allemagne dans la Shoah. «Je peux dire au nom du gouvernement que, nous Allemands, connaissons très exactement l’Histoire de l’avènement de la folie raciste meurtrière des nationaux-socialistes qui a conduit à la rupture civilisationnelle de la Shoah», a souligné lors d’une conférence de presse Steffen Seibert, porte-parole de la chancelière Angela Merkel.

«Je ne vois aucune raison de changer de quelque manière que ce soit notre vision de l’Histoire. Nous savons que la responsabilité allemande pour ce crime contre l’humanité est inhérente», a-t-il ajouté tout en refusant de commenter directement les propos de Benyamin Nétanyahou.

Levée de boucliers en Israël
En Israël aussi, les propos choc de Benyamin Nétanyahou ont suscité une véritable levée de boucliers. «Même le fils d’un historien doit être précis lorsqu’il s’agit d’histoire», a écrit sur sa page Facebook le chef de l’opposition travailliste Isaac Herzog, faisant allusion au père de Benyamin Nétanyahu, Benzion Nétanyahou, spécialiste de l’histoire juive, décédé en 2012. Il a en outre estimé que les propos du premier ministre sont une «déformation historique dangereuse (…) minimisant la Shoah, les nazis, et la part qu’Adolf Hitler a prise dans la terrible tragédie qu’a subie notre peuple pendant la Shoah». Il lui a demandé de corriger «immédiatement» ses paroles.

L’historienne en chef du mémorial Yad Vashem pour la mémoire de la Shoah, à Jérusalem, a quant à elle estimé que les propos de Benyamin Nétanyahou n’étaient pas «historiquement exacts». «Ce n’est pas le mufti, même s’il avait des positions antijuives très extrêmes, qui a donné à Hitler l’idée d’exterminer les juifs», a déclaré Dina Porat. «Cette idée est bien antérieure à leur rencontre de novembre 1941. Dans un discours au Reichstag le 30 janvier 1939, Hitler évoque déjà ‘une extermination de la race juive’», a-t-elle dit. Husseini, réfugié en Allemagne en 1941, avait demandé à Hitler son soutien pour l’indépendance de la Palestine et des pays arabes, et empêcher la création d’un foyer juif. L’État d’Israël a été proclamé en 1948.

Les Palestiniens et les internautes vent debout
Les Palestiniens et les internautes ont également vivement condamné les propos du premier ministre. Le négociateur palestinien Saëb Erakat a déploré que le «chef du gouvernement israélien haïsse son voisin (palestinien) au point d’être prêt à absoudre le premier criminel de guerre de l’Histoire, Adolf Hitler, du meurtre de six millions de juifs pendant l’Holocauste».

Sur Twitter, l’incompréhension est totale.

Des plaisantins ont par ailleurs diffusé sur internet des caricatures ou des détournements comme celui des Beatles à une fenêtre étreignant le mufti, avec cette légende: «Il était temps qu’on sache vraiment à cause de qui les Beatles ont rompu». Les internautes ont ainsi décliné la responsabilité du mufti sur de nombreux thèmes.

Face à ces réactions, le premier ministre israélien a pris le temps de se justifier au pied de l’avion qui devait l’emmener en Allemagne. «C’est absurde. Je n’avais aucune intention d’absoudre Hitler de sa responsabilité dans la destruction démoniaque du judaïsme européen. Hitler était responsable de la solution finale», a-t-il dit. Reste à savoir si ces précisions permettront d’apaiser la colère des contradicteurs de Benyamin Nétanyahou.

Voir de plus:

Cisjordanie : le Tombeau de Joseph endommagé par un incendie
Cyrille Louis
Le Figaro
16/10/2015

Des émeutiers palestiniens ont lancé jeudi soir des cocktails Molotov sur cet édifice révéré par les juifs à Naplouse. Le président Mahmoud Abbas a condamné «un acte irresponsable».
Correspondant à Jérusalem

Le Tombeau de Joseph, un site funéraire situé à la périphérie de Naplouse et révéré par les juifs, a été partiellement endommagé par un incendie dans la nuit de jeudi à vendredi. Une centaine de jeunes Palestiniens, selon l’armée israélienne, ont pénétré dans l’enceinte sacrée avant d’y jeter plusieurs cocktails Molotov. La police de l’Autorité palestinienne, territorialement compétente, est aussitôt intervenue pour disperser les émeutiers, tandis que les pompiers s’appliquaient à maîtriser les flammes. Cette attaque «constitue une violation flagrante de la valeur fondamentale de liberté de culte», a dénoncé le lieutenant-colonel Peter Lerner, porte-parole de l’armée, avant de prévenir: «Nous ferons le nécessaire pour traduire les auteurs de cet acte méprisable devant la justice, remettre le site en état et garantir la liberté de culte au Tombeau de Joseph».

L’incendie, condamné par l’Autorité palestinienne ainsi que par la totalité de la classe politique israélienne, survient dans un contexte de très forte tension en Cisjordanie. Le meurtre d’Eitam et Naama Henkin à quelques kilomètres de Naplouse, le 1er octobre, a provoqué un regain de violences entre colons israéliens et villageois palestiniens. Des heurts éclatent, chaque ou presque, aux abords de check-points tenus par l’armée israélienne, et la plupart des factions ont appelé ce vendredi à une «journée de la révolution». Depuis deux semaines, une vingtaine d’attaques au couteau ont par ailleurs visé des juifs dans les Territoires palestiniens et en Israël. Vendredi encore, un Palestinien – déguisé en journaliste selon l’armée israélienne – a poignardé et blessé sérieusement un soldat près de la colonie de Kiryat Arba, non loin de Hébron, avant d’être abattu.

Point de tension entre juifs et musulmans
Le site visé par les émeutiers, qui fut révéré à travers les âges par les juifs, les musulmans, les chrétiens et les Samaritains, est réputé être le lieu de sépulture du patriarche Joseph, fils de Jacob et de Rachel. Il est situé à proximité immédiate du camp de réfugiés de Balata, qui fut l’un des foyers les plus actifs de la seconde intifada. L’armée israélienne fut alors contrainte d’en abandonner le contrôle, si bien que le maintien de l’ordre y est désormais assuré par la police palestinienne. En vertu de la coordination sécuritaire entre les deux parties, elle autorise les fidèles juifs à venir y prier une fois par mois sous sa protection. Mais le lieu, qui fut par le passé le théâtre de plusieurs incendies comme de violents affrontements, demeure un point de tension entre juifs et musulmans.

Sitôt informé de l’incendie, le président Mahmoud Abbas a dénoncé «un acte irresponsable». «Cette attaque nous rappelle les actes des factions islamistes les plus extrémistes, en Afghanistan ou en Libye, a pour sa part dénoncé Dore Gold, directeur général du ministère israélien des Affaires étrangères. Elle illustre clairement ce qui arriverait si les Lieux saints de Jérusalem se trouvaient sous le contrôle de la direction palestinienne.» Moti Yegev, député du parti nationaliste-religieux Foyer juif, a menacé: «Quiconque brûle la Tombe de Joseph montre que sa place n’est pas ici, de même que ceux qui jettent des explosifs et des pierres autour de la mosquée al-Aqsa prouvent ce lieu n’est pas sacré à leurs yeux. Mais ces endroits finiront par revenir entre nos mains.»

Voir de plus:

Les mensonges palestiniens patrimoine de l’humanité
Arutz 7
20 octobre 2015

La proposition appelle à revendiquer le Kotel à Jérusalem – qui est une paroi externe du Mont du Temple qui est le site le plus saint du judaïsme – pour qu’il soit reconnu comme faisant partie de la mosquée Al-Aqsa situé sur les hauteurs du mont, a rapporté Yedioth Aharonoth vendredi.

L’Autorité palestinienne n’est pas un membre du Conseil exécutif de l’UNESCO (Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture), et par conséquent la proposition sera soumise à un vote la semaine prochaine en son nom par les six Etats membres arabes de l’UNESCO qui sont l’Algérie, l’Egypte, le Koweït, le Maroc, la Tunisie et les Émirats arabes unis (EAU ).

Des sources israéliennes de haut rang ont révélé que l’Autorité palestinienne travaille en parallèle pour que la proposition soit soumise au plénum de l’UNESCO, où l’AP est reconnue comme un état.

En réponse, Israël travaille en coulisse pour rallier l’opposition à la proposition, bien qu’il y ait une majorité musulmane automatique faisant craindre son adoption presque certaine.

Une copie de la proposition révèle ses points principaux, qui commencent par l’appel « à déclarer et confirmer que le Mur occidental fait partie de la mosquée Al-Aqsa, et est appelé Buraq Plaza. Il en va de même pour la Porte des Maghrébins. »

Buraq Plaza se réfère à la « Al-Buraq » (mur) le nom donné par les musulmans au Kotel dans les années 1920 dans une tentative de le revendiquer. Le nom fait référence au « coursier ailé» de Mohammed qui l’aurait amené à Jérusalem dans son « voyage nocturne. »

L’Autorité palestinienne a longtemps essayé de révisiter l’histoire et réclamer le Kotel comme le «Al-Buraq », tout récemment encore dans un appel du Grand Mufti de l’AP, le Sheikh Mohammed Hussein en août dernier.

« Condamner Israël – pour tout »

La proposition continue, exigeant que le monde condamne Israël pour ses appels à ce que ses citoyens soient armés pour se défendre de la nouvelle vague de terrorisme arabe, faisant référence  à commentaire récent de maire de Jérusalem, Nir Barkat qui recommandait à tous les citoyens ayant un permis de port d’armes de les porter.

Il appelle de même à la condamnation des actions sécuritaires de Tsahal à Jérusalem, « la capitale occupée de la Palestine», et la condamnation d’Israël pour les fouilles près du Mont du Temple, où les archéologues ont été contraints de passer au peigne fin les décombres après que les Arabes aient démoli les vestiges juifs sur le Mont.

La proposition exige la condamnation de « l’agression israélienne et les mesures illégales prises contre la liberté de culte et l’accès des musulmans à la mosquée Al-Aqsa et les tentatives d’Israël de briser le statu quo de 1967. »

Malgré la fausse affirmation selon laquelle Israël a récemment changé le statu quo sur la montagne, le Waqf jordanien en fait continue d’en détenir le contrôle de facto et interdit la prière juive en dépit de la loi israélienne qui stipule que la liberté de culte doit être respectée.

Les forces de sécurité ont provisoirement limité l’accès des arabes au Mont du temple comme mesure préventive, étant donné les émeutes arabes fréquentes et violentes qui ont vu la mosquée Al-Aqsa se transformer en base du terrorisme à partir duquel des pierres et des explosifs ont été lancés contre la police.

La proposition poursuit en appelant à condamner les « attaques » contre la mosquée par des «extrémistes juifs, et même condamnant Israël pour la construction d’un tramway dans la partie est et nord de la capitale, qui a été construit afin de faciliter le transport des résidents arabes  dont les émeutiers ont détruit trois stations situées dans ces quartiers l’été dernier.

Le Kotel n’est pas le seul site juif que l’AP cherche à usurper dans sa proposition; elle appelle également à avoir posséder le caveau des patriarches à Hébron – où les patriarches et matriarches juifs sont enterrés (sauf Rachel) – ainsi que le Tombeau de Rachel à Bethléem , et que ces lieux soient déclarés comme partie intégrante de la Palestine.

La tentative de revendication du Tombeau de Rachel relève d’un révisionnisme musulman récent selon lequel il serait le tombeau de Bilal ibn Rabah, un compagnon de Mahomet, qui n’a jamais  mis les pieds en Israël.

Enfin, la proposition condamne la violence alléguée des juifs qui cherchent à changer le «caractère» musulman de Hébron, alors qu’il s’agit de l’ancienne ville biblique de Judée où vivaient les patriarches et matriarches juives .

« Mensonges palestiniens sont un patrimoine de l’humanité »

En réponse à la multitude d’appels à la condamnation que contient cette proposition, l’ambassadeur d’Israël auprès de l’UNESCO Carmel Shama Hacohen a accusé l’Autorité palestinienne d’alimenter l’incitation au terrorisme.

« Les Palestiniens continuent de mettre de l’huile sur le feu et l’incitation au terrorisme continue », a déclaré Shama Hacohen. « Dans mon premier discours à l’UNESCO l’année dernière j’ai prévenu les pays du monde que les fausses accusations des Palestiniens contre Israël en particulier concernant le Mont du Temple signifie jouer avec le feu. Lors de la dernière conférence de Bonn, je proposai de faire rentrer les mensonges issus de la culture palestinienne comme patrimoine culturel immatériel au patrimoine mondial de l’humanité. »

« La nouvelle proposition équivaut à jeter de l’huile sur le feu de l’incitation et de la terreur continue au lieu d’être responsable et calmer la situation vers le bas », a noté l’ambassadeur.

« Bien sûr, nous ne devons pas désespérer ou s’alarmer, car ce sont des mensonges alors que nous avons la vérité éthique, réaliste et historique pour nous, et elle triomphera. Le peuple juif et le Mur occidental sont l’une des tentatives des Palestiniens d’islamiser le mur occidental qui sont les mêmes que les tentatives d’islamiser le peuple juif. Mais même au lendemain du vote le drapeau israélien flottera encore sur le mur « .

« Nous payons un coût élevé pour notre existence dans notre pays, mais il n’y a pas de partenaire responsable en mesure de réduire ce coût dans un proche avenir, car mis à la question de leur droit à d’avoir un Etat, leur conduite est critiquable. Leur capacité à agir en tant que pays responsable est loin d’être acquise, et cela représente le constat le plus triste de la conduite de l’Autorité palestinienne à l’UNESCO « , a-t-elle conclu.

Ari Yashar – Aroutz7 traduction JForuVoir edemême:

Voir de même:

Rachel’s Tomb, a Jewish Holy Place, Was Never a Mosque

Nadav Shragai
JCPA
November 8, 2010

No. 580 

  • UNESCO has declared that Rachel’s Tomb near Jerusalem is the Bilal ibn Rabah mosque – endorsing a Palestinian claim that first surfaced only in 1996 and which ignores centuries of Muslim tradition.
  • As opposed to the Temple Mount and the Cave of the Patriarchs which also serve as the location of mosques, Rachel’s Tomb never served as a mosque for the Muslims. The Muslim connection to the site derives from its relation to Rachel and has no connection to Bilal ibn Rabah, Mohammed’s first muezzin.
  • Rachel’s Tomb, located some 460 meters south of Jerusalem’s municipal boundary, has been identified for over 1,700 years as the grave of the Jewish matriarch Rachel. Many generations of Jews have visited the place for prayer. The depiction of Rachel’s Tomb has appeared in thousands of Jewish religious books, paintings, photographs, stamps, and works of art.
  • There is a Muslim cemetery on three sides of the compound mainly belonging to the Bedouin Taamra tribe, which began burying its dead at the site due to its proximity to a holy personality. Members of the Taamra tribe harassed Jews visiting the tomb and collected extortion money to enable them to visit the site. With this background, Moses Montefiore obtained a permit from the Turks to build another room adjacent to Rachel’s Tomb in 1841 to keep the Muslims away from the room of the grave and to help protect the Jews at the site.
  • Jewish caretakers managed the site from 1841 until it fell into Jordanian hands in 1948. In contravention of the armistice agreement, Jordan prevented Jews from accessing the site during all the years of its rule (1948-1967). On October 19, 2010, the anniversary of her death, some 100,000 Jews visited Rachel’s Tomb.
  • In 1830 the Turks issued the firman that gave legal force to Rachel’s Tomb being recognized as a Jewish holy site. The governor of Damascus sent a written order to the Mufti of Jerusalem to fulfill the Sultan’s order: “the tomb of esteemed Rachel, the mother of our Lord Joseph…they (the Jews) are accustomed to visit it from ancient days; and no one is permitted to prevent them or oppose them (from doing) this.”
  • Ironically, Turkish Prime Minister Erdogan, whose government has been described as “neo-Ottoman” in outlook, told the Saudi paper al-Watan (March 7, 2010) that the Cave of the Patriarchs and Rachel’s Tomb “were not and never will be Jewish sites, but Islamic sites.”

On October 21, 2010, UNESCO (the UN Educational, Scientific, and Cultural Organization) declared that Rachel’s Tomb near Jerusalem is the Bilal ibn Rabah mosque – endorsing a Palestinian claim that first surfaced only in 1996 and which ignores centuries of Muslim tradition.

In a series of decisions condemning Israel, the UNESCO board called upon the government of Israel to rescind its decision in February to include Rachel’s Tomb and the Cave of the Patriarchs in Hebron on Israel’s official list of national heritage sites. The sharp protests by Israeli Ambassador to UNESCO Nimrod Barkan to the UN body’s decision were expunged from the record by the chairman of the session, the Russian representative, on the pretext that they were too aggressive.1

A scrupulous examination of testimonies and historical sources demonstrates that defining Rachel’s Tomb as a mosque does an injustice to historical facts and traditions anchored in both Muslim documents and Jewish sources, and constitutes distortion, bias, and deception. As opposed to the Temple Mount and the Cave of the Patriarchs which also serve as the location of mosques, Rachel’s Tomb never served as a mosque for the Muslims. The Muslim connection to the site derives from its relation to Rachel and has no connection to Bilal ibn Rabah, Mohammed’s first muezzin.

Rachel’s Tomb – A Jewish Holy Site

Rachel’s Tomb is located on the northern outskirts of Bethlehem some 460 meters south of Jerusalem’s municipal boundary. The site has been identified for over 1,700 years as the grave of the Jewish matriarch Rachel. The copious literature of Jewish, Christian, and Muslim pilgrims identifies and documents the spot as the place where Rachel is buried.2

Many generations of Jews have visited the place for prayer, requests, and entreaties. The site has become a sort of Wailing Wall to which Jews come to pour out their hearts and share their troubles and requests with the beloved matriarch, hoping to find solace and healing. Jewish tradition attributes unique and wondrous qualities to Rachel’s tears,3 and visitors to her grave ask her to cry and pray on their behalf.

According to the Book of Genesis (ch. 35), Rachel died when she gave birth to Benjamin: “And Rachel died, and was buried on the way to Ephrath, which is Bethlehem.” In Jewish tradition, her tears have been identified by authors, poets, and biblical commentators with almost every disaster that befell the Jewish people.4

Over hundreds of years, visitors to her grave have established the tie between Rachel and her burial place. “The house with the dome and the olive tree” became a Jewish symbol.5 An additional room that was attached to the original structure by Sir Moses Montefiore in 1841 has only enhanced the link. The depiction of Rachel’s Tomb has appeared in thousands of Jewish religious books, paintings, photographs, stamps, and works of art.

Yet anyone visiting the site today will find it difficult to identify the image known to generations of Jews. The small, domed structure now sits within an armored concrete sleeve containing firing positions and defensive fortifications, and covered with camouflage netting. At the height of the Second Intifada, the Israeli government decided on September 11, 2002, to place the sacred compound inside the area of the Israeli security barrier in the Jerusalem area.

The Muslim Link to Rachel

The Muslim link to the site derives from the figure of Rachel rather than from Bilal ibn Rabah, who is buried in Damascus. The accepted Muslim tradition which venerates Rachel identifies the site at the outskirts of Bethlehem as her grave. According to Muslim tradition, Rachel’s name comes from the word “to wander,” because she found her death on one of her wanderings and was buried on the way to Bethlehem.6 Rachel is alluded to in the Koran7 and other Muslim sources where, just as in Jewish sources, Joseph tearfully falls upon the grave of his mother, Rachel, when the caravan of his captors passes by the site.8

For hundreds of years, the shape of Rachel’s Tomb resembled the grave of a vali (a Muslim saint). The building received its distinctive shape in 1622 when the Turkish governor of Jerusalem, Mohammad Pasha, permitted the Jews to wall off the four pillars that supported the dome and for the first time Rachel’s Tomb became a closed building.9 This was allowed by the Turkish governor to prevent Arab shepherds from grazing their flocks at the site.10 Yet according to one report, an English traveler claims this was done “to make access to it more difficult for the Jews.”11

For centuries, Rachel’s Tomb was considered only a Jewish holy place. The sixteenth-century Arab historian Mujir al-Din regarded Rachel’s Tomb as a Jewish holy place.12 Beginning in 1841, the keys to the place were deposited exclusively with Jewish caretakers who managed the site until it fell into Jordanian hands in 1948.13 In contravention of the armistice agreement, Jordan prevented Jews from accessing the site during all the years of its rule (1948-1967).14 Following the Six-Day War, Jews returned to Rachel’s Tomb, with millions of Jews from around the world having visited the site. According to Jewish tradition, Rachel died on the 11th day of the Hebrew month of Heshvan (October 19); in 2010, some 100,000 Jews visited Rachel’s Tomb on that day.15

The Harassment of Jews at Rachel’s Tomb

For many centuries, Jews were compelled to pay protection money and ransom to the Arabs who lived in the area so they wouldn’t harm Rachel’s Tomb and the Jews who visited it. In 1796, Rabbi Moshe Yerushalmi, an Ashkenazi Jew from central Europe who immigrated to Israel, related that a non-Jew sits at Rachel’s Tomb and collects money from Jews seeking to visit the site.16 Other sources attest to Jews who paid taxes, levies, and presented gifts to the Arab residents of the region.

Dr. Ludwig August Frankl of Vienna, a poet and author, related that the Sephardi community in Jerusalem was compelled to pay 5,000 piastres to an Arab from Bethlehem at the start of the nineteenth century for the right to visit Rachel’s Tomb.17 Other testimonies relate that in order to prevent damage to Rachel’s Tomb, payment was transferred to Bedouin members of the Taamra tribe who lived in the region, who had also begun to bury their dead near the tomb during that era.18 There is a Muslim cemetery on three sides of the compound that mainly belongs to the Taamra tribe and the entire attitude of the Muslims to Rachel’s Tomb derives to a large extent from this tribe, which began burying its dead at the site during the eighteenth and nineteenth centuries due to its proximity to Rachel’s Tomb. The origins of the practice, as the Land of Israel researcher Eli Schiller writes, is the popular Muslim belief that “the closer that the deceased is buried to the tomb of a sainted personality, the greater will be his rewards in the world to come.”19

Taxes were also collected from the Sephardi Jewish community in Jerusalem to pay the authorities for various “rights,” such as passage to the Western Wall, passage of funerals to the Mount of Olives, and for the protection of gravestones there, as well as payment to the Arabs of Bethlehem for safeguarding Rachel’s Tomb.20

One of the scribes who managed the accounts of the Sephardi Kolel during the eighteenth century reported on the protection money that the Jewish community at that time had to transfer to the “non-Jews and lords of the lands who are called toeffendis…(15,000) Turkish grush…and these are the people who patrol the ways of Jaffa Road, Kiryat Yearim, the people of the Rama, the site of Samuel the Prophet, the people of Nablus Road, the people of the Efrat Road, the tomb of our matriarch Rachel…so they would not come to grave-robbing, heaven forbid. And sometimes they complain to us that we have fallen behind on their routine payments and they come scrabbling on the gravestones in the dead of night, and they did their things in stealth because their home is there. Therefore, we are compelled against our will to propitiate them.”21

Rabbi David d’Beth Hillel, a resident of Vilna who visited Syria and the Land of Israel in 1824, testified about a Muslim cemetery in the region of Rachel’s Tomb. “No person is living there, but there was a cemetery. On the opposite hill there is a village whose residents are Arabs and they are most evil. A stranger who comes to visit Rachel’s Tomb is robbed by them.”22

In 1856, fifteen years after Montefiore had built another room to Rachel’s Tomb, James Finn, the British consul who served in Palestine during the days of Turkish rule, spoke about the payments that the Jews were forced to pay to Muslim extortionists at some holy places including Rachel’s Tomb: “300 lira per annum to the effendi whose house is adjacent to the site of crying” (the Western Wall) for the right to pray there and “100 lira a year to the Taamra Arabs for not wrecking Rachel’s Tomb near Bethlehem.”23

Jews Expand Rachel’s Tomb in 1841 to Prevent Muslim Violence and Strengthen the Jewish Presence at the Site 

In 1841 Moses Montefiore obtained a license from the Turkish authorities to refurbish Rachel’s Tomb and add another room to it, which changed its appearance and improved its formerly neglected status. A door to the domed room was installed and keys were given to two Jewish caretakers, one Sephardi and the other Ashkenazi. Fourteen years previously, an official of the Sephardi Kolelim (religious study centers) in Jerusalem, Avraham Behar Avraham, laid the groundwork for Montefiore’s activity at Rachel’s Tomb when he obtained recognition from the Turkish authorities for the status and rights of Jews at the site. This was, in practice, the original firman (royal decree)24 issued by the Ottoman authorities in Turkey recognizing Jewish rights at Rachel’s Tomb.

The firman was necessary since the Muslims disputed ownership by the Jews of Rachel’s Tomb and even tried by brute force to prevent Jewish visits to the site. From time to time Jews were robbed or beaten by Arab residents of the vicinity, and even the protection money that was paid did not always prevail. Avraham Behar Avraham approached the authorities in Istanbul on this matter and in 1830 the Turks issued the firman that gave legal force to Rachel’s Tomb being recognized as a Jewish holy site.25 Additionally, the governor of Damascus sent a written order to the Mufti of Jerusalem to fulfill the Sultan’s order.

This is our order to you: (the following matter) was submitted to us by the subject of our order, the sage representative of honored Jerusalem’s Jewry and his translator that the tomb of esteemed Rachel, the mother of our Lord Joseph…they (the Jews) are accustomed to visit it from ancient days; and no one is permitted to prevent them or oppose them (from doing) this….It turned out that at this holy site, they have been visiting since ancient times, without any person preventing them or trespassing on their property and they (have it) as was their custom. In accordance with the respected judgment, I order that our commandment be issued to you so you will treat them accordingly without addition or without subtraction, without hindrance and without opposition to them by anyone in any way whatsoever  – written August 10, 1830.26

An additional firman from April 1831, eight months later, determined inter alia:27

To inform and demonstrate to all interested parties and the appointed officials, the right of the Jews who are residents of holy Jerusalem to visit the grave of Rachel, the mother of the Prophet Joseph, peace be upon him, without hindrance….The deputy translator and other public functionaries, members of the Jewish community of Jerusalem, approached me with many requests regarding the tomb of Rachel, may peace be upon her, the mother of the Prophet Joseph, peace be upon him, and it is known that this grave is located outside the city of Jerusalem opposite the town of Bethlehem, on the highway…and that since ancient times the Jews have tended to visit this holy grave without anybody preventing them from doing so, as an inviolable law. And now people have emerged who have begun to hinder them, although as aforesaid and as proven the Jews have a right to visit the grave according to the Sultan’s order. Hence I approach his honor the governor, may he be exalted, reminding him of the contents of the existing order. I also order him to attempt to remove the obstacles from the Jews, residents of Holy Jerusalem and others, so they can visit the aforementioned holy grave unhindered. Rendered in Istanbul at the end of the month of Shawwal in the year 1246 to the Hejira. Signed: The Sublime Porte.

Ironically, Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan, whose government has been described as “neo-Ottoman” in outlook, told the Saudi paper al-Wattan (March 7, 2010) that the Cave of the Patriarchs and Rachel’s Tomb “were not and never will be Jewish sites, but Islamic sites.”28

The two firmans were preserved in the archives of the Sephardic Community Committee in Jerusalem. In 1910 they were transferred to Pinhas Grayevsky, one of Jerusalem’s most important researchers, who published them 22 years later. They were also published in Miginzei Kedem, a more scientific publication.29

Montefiore received the permit for building an additional room attached to the existing structure from the Sublime Porte in Constantinople. The permit, bearing the seal of the Sublime Porte, resided for many years in the museum named after Sir Isaac and Lady Edith Wolfson at Hechal Shlomo in Jerusalem. Many saw it, but it was lost and quite possibly stolen.30

We have no details regarding the conversations of Montefiore with the Turkish authorities on this topic. Nevertheless, one can assume that Montefiore arrived at an informal arrangement with the authorities on a modus for dividing the rights to use the additional room, the room that leans on the older structure from the south.

We can find support for this in the mihrab – a niche symbolizing the direction of prayer to Mecca that was built in the new room.31 Subsequently, Muslim dead were purified in this room on occasion.32Yehuda Burla, the son of Yehoshua Burla, the caretaker of Rachel’s Tomb, and his wife Miriam recount in their memoirs that the additional room was built so the Muslims would keep their hands off of the room marking the grave itself.33 The Jews who came to Rachel’s Tomb also used this room either as a waiting room or as a prayer room, especially on those days when a large public had gathered at Rachel’s Tomb.34 In practice, in any event, presumptive ownership at the location was Jewish. Shlomo Freiman, the last Ashkenazi caretaker of Rachel’s Tomb, documents in his diary the friction with the Muslims who from time to time attempted to purify their dead in the additional room until they desisted from the practice in return for a sizable amount of money.35

Here, for example, is one of Freiman’s descriptions from his diaries:

The 18th day of Sivan 5705: On Wednesday they brought a slain person from Bethlehem. We suffered greatly. They spent around two hours in the outer room and fought among themselves regarding revenge….The sheiks said that one had to wait three more days and the others claimed that it was a pity to wait. The grave was closed until they quitted the place.

Elul 5706: Most of the (Muslim) dead do not enter inside (the anteroom). Only in isolated cases where they bring a slain person from Jerusalem, or a dead person from the hospital, and have not managed to pray at the spot, they bring the dead body into the corridor and pray. Many times they bring the dead deliberately in order to disturb the prayers, for they as well recite a long prayer. Many times they sit for hours upon hours without disturbance….I think that one has to correct this distortion and must not allow them to do as they want. Yesterday I felt that they were afraid. They saw many Jews, so they didn’t bring the dead person inside.

How Rachel’s Tomb Was Islamicized and Became the Bilal Ibn Rabah Mosque 

Between 1993 and 1995, Palestinian groups committed terror and suicide attacks that killed 80 Israelis. In February 1996, the Israel Defense Forces feared that Rachel’s Tomb would furnish a convenient target for an attack of this sort, as it was situated on the main highway connecting Jerusalem and Hebron, with heavy Jewish and Arab traffic. Demonstrations of a nationalist Palestinian character erupted at Rachel’s Tomb as Muslims began to raise the argument that the site involved “Islamic soil.”36

At the end of September 1996 the “Western Wall Tunnel Riots” broke out. After the attack on Joseph’s Tomb in Nablus and its fall to the Palestinians, hundreds of Arab residents from Bethlehem and the Aida refugee camp attacked Rachel’s Tomb. They set on fire the scaffolding that was erected around the tomb as part of fortification work at the site and tried to break into the compound. Marching at their head was Muhammad Rashad al-Jabari, the Governor of Bethlehem, an appointee of the Palestinian Authority. The IDF dispersed the demonstrators with gunfire and stun grenades. Scores were wounded, including Kifah Barakat, the commander of Force 17, the presidential guard force of Palestinian Authority Chairman Yasser Arafat.37

With the outbreak of the Second Intifada in 2000, Palestinians again attacked Rachel’s Tomb, and for 41 days Jews were prevented from visiting the site due to shooting incidents.38

The Muslims also escalated their rhetoric. They stopped calling the site “Rachel’s Dome,” as they had done for hundreds of years, and began calling it the mosque of Bilal ibn Rabah.39 The Muslim religious authorities (wakf) first began to employ this name in 1996, and it eventually took root in Palestinian national discourse.

Bilal ibn Rabah, an Ethiopian by origin, is known in Islamic history as a black slave who served the household of the prophet Mohammed as the person in charge of calling the Muslims to prayer five times a day – the first muezzin.40 Upon the death of Mohammed he went to fight the wars of Islam in Syria, was killed there in 642 CE, and was buried in Damascus.41 The Palestinian Authority raised the argument that, according to Islamic tradition, the Islamic conquerors of the country called the mosque that was established at Rachel’s Tomb after Bilal ibn Rabah.

Yet the Palestinian argument ignores the presumptive ownership that the Jews acquired at the site for many hundreds of years and from the firmans that the Ottoman authorities issued awarding Rachel’s Tomb to the Jews at the beginning of the nineteenth century.42

The Palestinian arguments ignore even the accepted Muslim tradition that venerates Rachel and identifies the site as her burial place. Professor Yehoshua Porat termed the claim of a mosque at Rachel’s Tomb as mendacious. He noted that the place was known in Arabic as “Rachel’s Dome, a Jewish place of worship.”43

For many years in official publications of Palestinian national bodies, there was no reference to any other name for the site, including in the Palestinian Lexicon issued by the Arab League and the PLO in 1984, or in the Al-mawsu’ah al-filastiniyah published in Italy by the Palestinian Encyclopedia organization after 1996. The book Palestine the Holy Land simply relates that “At the northern entrance to the city the Tomb of Rachel appears, the mother of the matriarchs, who died while giving life to Benjamin.”44 The book The West Bank and Gaza – Palestine also fails to mention the location of Rachel’s Tomb as a mosque.45 Despite this, the Deputy Minister of Religious Trusts and Religious Affairs in the Palestinian Authority defined Rachel’s Tomb as an Islamic site.46

On Yom Kippur 2000, six days after the IDF retreated from Joseph’s Tomb in Nablus, the official PLO newspaper Al-Hayat al-Jadida published an article indicating Rachel’s Tomb as the next Palestinian target. “Bethlehem – Rachel’s Tomb or the Mosque of Bilal ibn Rabah is one of the stakes that the occupation government and the Zionist movement drove into most of the Palestinian cities….This grave is spurious and was originally a Muslim mosque.”47 During the Second Intifada, Rachel’s Tomb was attacked by gunfire both from the direction of the Aida refugee camp between Beit Jalla and Bethlehem, as well as from the rooftops of houses to the west, south and east. Palestinian Authority forces, who were presumably in charge of preserving order and should have prevented violence, not only did not prevent it but took an active part in the fighting.

At one point, 50 Jews found themselves besieged at Rachel’s Tomb while a gun battle between the IDF and Palestinian Authority forces was taking place around them.48 On April 2, 2002, the IDF returned to Bethlehem in the framework of Operation Defensive Shield and remained there for a protracted time. At the outset, the IDF besieged wanted terrorists holed up in the Church of the Nativity in Bethlehem not far from Rachel’s Tomb. Violence continued sporadically in the following years as well. A bomb was thrown at Rachel’s Tomb on April 10, 2005, and another on December 27, 2006, while on February 10, 2007, scores of Palestinians attacked the site with rocks.49 Israel’s High Court of Justice has recognized the clear security need of defending this holy site. On February 3, 2005, it rejected petitions by Palestinians who wanted to change the route of the security barrier near Rachel’s Tomb, ruling that the current location of the barrier preserved the balance between freedom of religion and the local residents’ freedom of movement.50

*     *     *

Notes

1. Report by Gideon Kutz, Israel Radio, October 29, 2010.

2. For more documentation, see Avraham Yaari, Jewish Pilgrims’ Journeys to the Land of Israel  (Gazit, 1946) (Hebrew); Zeev Vilnai, Sacred Tombstones in the Land of Israel (Rav Kook Institute, 1963) (Hebrew); Michael Ish Shalom, Christian Pilgrimages to the Land of Israel (Am Oved, 1979) (Hebrew); Natan Shor, “The Jewish Settlement in Jerusalem according to Franciscan Chronicles and Travelers’ Letters” (Yad Ben-Tzvi, 1979) (Hebrew); Eli Schiller, The Tomb of Rachel (Ariel, 1977) (Hebrew). For a summary of these and other sources, see Nadav Shragai, At the Crossroads, The Story of the Tomb of Rachel, Part I, 1700 Years of Testimony (Jerusalem Studies, 2005) (Hebrew).

3. See the summary in Gilad Messing, And You Were Better than Us All (Private Publication, 2001) (Hebrew), pp. 161-4.

4. See, for example, Shragai, At the Crossroads, pp. 163-5.

5. Ibid., p. 14.

6. Eli Schiller, The Tomb of Rachel, p. 18.

7. Ibid.

8. Ibid.

9. Mendel Reicher, The Gates of Jerusalem (Warsaw, 5639), p. 40, Entry: Bethlehem.

10. See Mordechai Ha’Kohen, The Holy Places in the Land of Israel (Ministry of Religious Affairs, 1971) (Hebrew), p. 33.

11. Shor, p. 413, cites the words of the English traveler Richard Pocock and writes: “in speaking about Rachel’s Tomb he says, the Turks closed the spaces between the arches in order to make access to it more difficult for the Jews.”

12. Shmuel Berkowitz, The Wars of the Holy Places (Jerusalem Institute for Israeli Studies and Hed Artzi, 2000), p. 301.

13. Shragai, At the Crossroads, pp. 65-76.

14. See Nadav Shragai, “The Palestinian Authority and the Jewish Holy Sites in the West Bank: Rachel’s Tomb as a Test Case” November 14, 2007

15.  Data from the Authority for the Holy Places.

16. Yaari, Jewish Pilgrims’ Journeys to the Land of Israel, p. 450.

17. Shoshana Halevi, Affairs at the Beginning of the Yishuv’s History (1989) (Hebrew), p. 71.

18. S. Avitzur, Daily Life in the Land of Israel in the 19th Century (Am Ha’Sefer, 1972) (Hebrew), p. 108.

19. Schiller, The Tomb of Rachel.

20. Yehoshua Kaniel, In Transition, Selected Articles (Yad Yitzhak Ben Zvi, 2000) (Hebrew), p. 29. For details, see Yehoshua Ben Hananiah, “Taxes and Burial Pangs in Jerusalem,” Yerushalayim[n.d.], pp. 43-46, and Meir Benayahu “More on Burial Taxes in Jerusalem,” ibid., pp. 47-49.

21. Avraham Ben Yaakov, Jerusalem between the Walls: a History of the Meyuhas Family (Reuven Maas, 1977) (Hebrew), pp. 60-70.

22. Yaari, pp. 508-9.

23. Ish Shalom, p. 635.

24. A firman was an official order by the governor in the oriental countries. In this case it was a letter on behalf of the central government in Constantinople bestowing authorization and rights.

25. The firmans that were found in the Sephardic Community Committee and subsequently published bear the dates 1830 and 1831. They were received after an agreement in principle obtained in 1827 by Avraham Behar Avraham to award a firman.

26. Malachi Ha’Doar XXVI (5707), Issue 38, pp. 1170-1171; Meir Benayahu “Five Years that Turned Jerusalem into Bedlam,” in Asufot (Yad Harav Nissim, 5752) (Hebrew), pp. 250ff.

27. Miginzei KedemDocuments and Sources from the Writings of Pinhas Grayevsky, ed. Yitzhak Beck (Yad Yitzhak Ben-Tzvi, 1977) (Hebrew), pp. 33-34.

28. “Rachel’s Tomb Was Never Jewish,” Jerusalem Post, March 7, 2010, http://www.jpost.com/MiddleEast/Article.aspx?id=170394.

29. Miginzei Kedem, pp. 30-32.

30. Dov Genachowski, the author and journalist who studied this document when it was still preserved at the Wolfson Museum, told me that it was signed by the Sublime Porte. A search conducted by museum personnel for the documents in October 2003 did not turn up anything. Genachowski also saw the accompanying letter of Montefiore’s secretary, Eliezer Halevi, beseeching Jerusalem’s rabbis in Montefiore’s name not to commemorate his name because of the site’s refurbishing and the construction of the additional room. A copy of this letter is preserved with Genachowski.

31. The mihrab was installed in the southern wall to the right of the window and was concealed after 1967. Details on this matter are included in a letter from Shmuel Hamburger, the Coordinator of Religious Affairs in the Judea and Samaria Civil Administration, to Minister of Religious Affairs Rabbi Yitzhak Cohen, dated November 15, 1999.

32. Details on this matter are included in the Rachel’s Tomb diaries of Shlomo Freiman, the caretaker of Rachel’s Tomb between the years 1918-1948. Photocopies from its pages are in the author’s possession, as well as in the explanations by Yitzhak Ben Zvi, the second president of the State of Israel, that are included in a letter dated November 22, 1961, after information was received that the Jordanians were desecrating Rachel’s Tomb, State Archives Het Tzadi 2963/2. Eli Schiller informs that the purification of the dead at the site was stopped just before the War of Independence in return for a substantial bribe. Miriam Burla also divulges this in her memoirs.

33. Miriam Burla’s Memoirs, photo of a printout in the author’s possession.

34. Freiman Diaries.

35. This emerges from a study of the Freiman Diaries.

36. Danny Rubinstein, “Bethlehem Does Not Want to Be Berlin,” Ha’aretz, February 16, 1996.

37. Shragai, At the Crossroads, p. 216.

38. Ibid., p. 229.

39. Ibid., pp. 230-231.

40. Danny Rubinstein, “The Slave and the Mother,” Ha’aretz, October 9, 1996, and a private conversation with Orientalist Yoni Dehoah-Halevi.

41. Ibid.

42. Shragai, At the Crossroads, pp. 48-52; Miginzei Kedem, pp. 30-32.

43. Yehoshua Porat, “Two Graves, Two Worlds,” from an issue of Maariv from that period.

44. The book was published by PACDAR with an introduction by Yasser Arafat.

45. Islam adopted a similar fable regarding the Western Wall. Further information can be found in Dr. Berkowitz’ book. He found that until the eleventh century Muslim scholars disagreed as to where the prophet Muhammad had tethered al-Buraq, his winged horse, after he had landed following his celestial night ride from Mecca. Some identified the place as the southern wall of the Temple Mount, others as the eastern wall, but none of them suggested any connection to the western wall, sacred to Judaism. The claim was only raised after the “Wall conflict” broke out between Jews and Muslims before the 1929 riots.

46. Shragai, At the Crossroads, p. 233.

47. Al-Hayat al-Jadida, October 8, 2000.

48. Shragai, At the Crossroads, p. 242.

49. From newspaper chronicles and reports on Israeli websites based on the IDF Spokesperson’s Office.

50.  From the High Court of Justice decision on this matter.

*     *     *

Nadav Shragai, author of At the Crossroads, the Story of Rachel’s Tomb (2005), is a senior researcher at the Jerusalem Center for Public Affairs. His recent publications include Demography, Geopolitics, and the Future of Israel’s Capital: Jerusalem’s Proposed Master Plan (2010); Jerusalem: The Dangers of Division, An Alternative to Separation from the Arab Neighborhoods (2008); “Protecting the Continuity of Israel: The E-1 Area and the Link Between Jerusalem and Maale Adumim” (2009); “The U.S.-Israeli Dispute Over Building in Jerusalem: The Sheikh Jarrah-Simon HaTzadik Neighborhood” (2009); and “The Mount of Olives in Jerusalem: Why Continued Israeli Control is Vital” (2009). His books include: The Mount of Foundation, The Struggle for the Temple Mount, Jews and Muslims, Religion and Politics Since 1967 (1995); and the essay: “Jerusalem Is Not the Problem, It Is the Solution,” in Mr. Prime Minister: Jerusalem (2005). He served as a journalist and commentator at Ha’aretz between 1983 and 2009, and has documented the dispute over Jerusalem for 30 years.

Appendix:

Turkish Prime Minister Erdogan Contradicts Ottoman Sultan on Rachel’s TombTurkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan, whose government has been described as “neo-Ottoman” in outlook, told the Saudi paper Al Wattan (March 7, 2010) that the Cave of the Patriarchs and Rachel’s Tomb “were not and never will be Jewish sites, but Islamic sites.”

Yet Erdogan’s statement contradicts firmans (deeds of rights) issued by the Ottoman authorities in Turkey recognizing Jewish rights at Rachel’s Tomb.

In 1827 the Turks issued the firman that gave legal force to the Jewish presumption of ownership at the site. Additionally, the governor of Damascus sent a written order to the Mufti of Jerusalem to fulfill the Sultan’s order.

This is our order to you: (the following matter) was submitted to us by the subject of our order, the sage representative of honored Jerusalem’s Jewry and his translator that the tomb of esteemed Rachel, the mother of our Lord Joseph…they (the Jews) are accustomed to visit it from ancient days; and no one is permitted to prevent them or oppose them (from doing) this….It turned out that at this holy site, they have been visiting since ancient times, without any person preventing them or trespassing on their property and they (have it) as was their custom. In accordance with the respected judgment, I order that our commandment be issued to you so you will treat them accordingly without addition or without subtraction, without hindrance and without opposition to them by anyone in any way whatsoever  – written August 10, 1830.

An additional firman from April 1831, eight months later, determined inter alia:

To inform and demonstrate to all interested parties and the appointed officials, the right of the Jews who are residents of holy Jerusalem to visit the grave of Rachel, the mother of the Prophet Joseph, peace be upon him, without hindrance….The deputy translator and other public functionaries, members of the Jewish community of Jerusalem, approached me with many requests regarding the tomb of Rachel, may peace be upon her, the mother of the Prophet Joseph, peace be upon him, and it is known that this grave is located outside the city of Jerusalem opposite the town of Bethlehem, on the highway…and that since ancient times the Jews have tended to visit this holy grave without anybody preventing them from doing so, as an inviolable law. And now people have emerged who have begun to hinder them, although as aforesaid and as proven the Jews have a right to visit the grave according to the sultan’s order. Hence I approach his honor the governor, may he be exalted, reminding him of the contents of the existing order. I also order him to attempt to remove the obstacles from the Jews, residents of Holy Jerusalem and others, so they can visit the aforementioned holy grave unhindered. Rendered in Istanbul at the end of the month of Shawwal in the year 1246 to the Hejira. Signed: The Sublime Porte.

About Nadav Shragai:

Nadav Shragai is the author of The « Al-Aksa Is in Danger » Libel: The History of a Lie and the ebook Jerusalem: Correcting the International Discourse – How the West Gets Jerusalem Wrong. He was a reporter for Ha’aretz in 1983-2010 and currently writes for Israel Hayom.

Voir par ailleurs:

Mufti Advised Hitler on Holocaust, Says Middle East Forum Scholar
Middle East Forum

October 21, 2015

Noted Middle East Forum scholar Dr. Wolfgang G. Schwanitz responds to criticism of Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu. Schwanitz, a leading expert on ties between Nazis and Islamists, says al-Hajj Amin al-Husaini was instrumental in the decision to exterminate the Jews of Europe.

« The Mufti of Jerusalem al-Hajj Amin al-Husaini was a war criminal whose collaboration with Adolf Hitler played a key role in the Holocaust, » says noted Middle East Forum scholar Dr. Wolfgang G. Schwanitz.

Philadelphia, PA – Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu has drawn criticism for comments about the role of al-Hajj Amin al-Husaini, the Grand Mufti of Jerusalem, in conceiving and perpetrating the Holocaust. Indeed, leading Nazi aides testified that al-Husaini was one of the instigators of the genocide. In his Damascus memoirs, the mufti admitted how he advised Hitler and other leading Nazis, and that he acquired full knowledge of the ongoing mass murder.

Middle East Forum scholar, historian, and author Wolfgang G. Schwanitz added, « It is a historical fact that the Grand Mufti of Jerusalem al-Hajj Amin al-Husaini was an accomplice whose collaboration with Adolf Hitler played an important role in the Holocaust. He was the foremost extra-European adviser in the process to destroy the Jews of Europe. »

Although Schwanitz hadn’t previously heard the dialogue between Hitler and al-Husaini as told by Netanyahu, he says it is absurd to ignore the role played by al-Hajj Amin al-Husaini, a war criminal, in encouraging and urging Hitler and other leading Nazis to exterminate European Jewry.

According to the foremost expert on the ties between Nazis and Islamists, there is much evidence that al-Husaini’s primary goal was blocking all of the ways out of Europe. He pushed Hitler to slam the last doors of a burning house shut.

In their 2014 book Nazis, Islamists, and the Making of the Modern Middle East, published by Yale University Press, Schwanitz and co-author Barry Rubin delve into the deep ties between Hitler and the Grand Mufti:

At their meeting [on November 28, 1941, Hitler and al-Husaini] concluded the pact of Jewish genocide in Europe and the Middle East, and immediately afterward, Hitler gave the order to prepare for the Holocaust. The next day invitations went out to thirteen Nazis for the Wannsee Conference to begin organizing the logistics of this mass murder.
The highly acclaimed book also examined the Grand Mufti’s efforts to prevent Europe’s Jews from finding refuge in the land that would become Israel:

And since any European Jews let out of Europe might later go to Palestine, al-Husaini made it clear that if Hitler wanted Muslims and Arabs as allies he must close Europe’s exits to Jews. At the same time, al-Husaini and Arab rulers also told Britain that if it wanted to keep Arabs and Muslims from being enemies, it must close entrance to Palestine to all Jews. By succeeding on both fronts, al-Husaini contributed to the Holocaust doubly, directly, and from the start.

About the Middle East Forum

The Middle East Forum, a Philadelphia-based think tank, is dedicated to defining American interests in the Middle East and protecting America from Islamist threats. It achieves its goals through intellectual, activist, and philanthropic efforts. For more information, visit http://www.meforum.org.

Voir de même:

Roots of Hatred
Nazis, Islamists, and the Making of the Modern Middle East, by Barry Rubin and Wolfgang G. Schwanitz (Yale, 360 pp., $35)
David Pryce-Jones

National Review
March 10, 2014

In Islamic societies, Jews are still widely thought of as people of bad character who cannot help engaging in criminal conspiracy. Muslims are advised several times in their canonical writings and by Middle Eastern rulers that the rightful ordering of the world depends upon destroying Jews for fear Jews may destroy them. Recent times have fueled this murderous fantasy. The Jewish state is conceived as the outcome of a criminal conspiracy involving Britain and now the United States. Merely by existing, Israel turns up side down the superiority that Muslims believe is their God-given due and induces a sense of shame that must be wiped out by whatever means are available. Huge crowds assemble to shout “Death to America! Death to Israel!” They mean it.
Ayatollah Khamenei, the “Supreme Leader” in Tehran, describes Israel as “a cancerous tumor” that must be removed. One spokesman of his says that “Zionist officials cannot be called human,” while another goes further, finding “jurisprudential justification” to kill all Jews. The Turkish prime minister is not so far behind in his enmity. All over the region, imams are preaching that Jews are descendants of pigs and apes. Hamas, the Palestinian Islamist militia in Gaza, has the intention to annihilate Israel written into its foundational charter. Their Palestinian rivals on the West Bank treat as national heroes those who have killed an Israeli. Sunni Islamists fighting in Syria promise that after they have settled the score with the Shiites, it will be the turn of the Jews.

…the pathological incitement to mass murder owes more to the recent history of European politics and ideology than it does to religious faith.
Barry Rubin, who recently died at age 64, was a professor involved in the cut-and- thrust of Arab–Israeli polemics; his co-author, Wolfgang Schwanitz, is in the same field. Their new book puts the case that the pathological incitement to mass murder owes more to the recent history of European politics and ideology than it does to religious faith. A combination of accident, superstition, and misjudgment left the Arabs losers rather than winners in the two world wars, and no one among them has yet been able to devise a way to be rid of the consequences.

Early chapters of the book show things beginning to go wrong in the 19th century, with the ambition of Germany’s Kaiser Wilhelm to have an empire that rivaled imperial Britain. For the purpose, Germany was to acquire a hold over Ottoman Turkey by training its army and building its railway system. The Kaiser appeared so enthusiastic about Islam that he was rumored to have converted. Fifty-seven professorships were established in 21 universities to provide the expertise necessary if Germany was to increase its presence in the Middle East. With the onset of World War I, German strategists planned to undermine the British by appealing to Muslims everywhere to acknowledge the Ottoman sultan as their caliph and volunteer for jihad in his name. Christians, in short, were provoking Muslims to fight other Christians, leading to the disastrous slaughter and expulsion of a million or more Armenians by the Ottoman Turks. When the British paid the Arabs of Arabia to drive the Ottomans out of the Levant, Christians were provoking Muslims to fight one another. Treating Arabs with hostility, Britain inspired the nationalism that was soon to be her empire’s undoing.

One of the rising generation of Arab nationalists was Haj Amin al-Husseini (al-Husaini in Rubin and Schwanitz’s spelling). Several biographies and studies have already established the immense harm this single-minded and violent man did, above all to his own people. A well-connected Palestinian from Jerusalem, Haj Amin was a natural adventurer whose career is a genuine example of constant criminal conspiracy. As a junior officer in the Ottoman army, according to Rubin and Schwanitz, he became a paid agent of the British, recruiting about 1,500, mainly Palestinians, to fight the Otto mans. Wrongly believing him to be trustworthy, the British rigged his election to be the grand mufti of Jerusalem. This position further enabled him to accumulate enough money and power for the next step of betraying the British. In all but name, he became the dictator of Palestine.

…All over the region, imams are preaching that Jews are descendants of pigs and apes.
Between the wars, Palestinians had to decide how to handle Jews seeking to escape from Nazism to the homeland the British had promised them. From the outset, Haj Amin launched all-out confrontation that could end only with an absolute winner and an absolute loser. Any Arab disposed to compromise was murdered on his orders. Had the Jews not been obliged to mobilize in self-defense, they might have been absorbed and the Jewish state would then not have come into being.

Once in power after 1933, Adolf Hitler set about another and more intensive promotion of German interests in the Middle East. A reliable network was set up of officials, Nazi Party members with local connections of one sort or another, and intelligence agents under cover as scholars or archaeologists. Among the well-known figures were Fritz Grobba, the ambassador in Baghdad, and Paula Koch, a nurse and a spy in Aleppo. Others are more obscure but nevertheless important, for instance Willi Steffen, a Nazi as well as the head of a Christian mission who became “a key figure in planning how to make Iraq into a German client state.” In the Beirut area alone, there were 36 agents. Subsidies were paid to anyone in a position to damage British interests. Four thousand rifles and ammunition were smuggled via Saudi Arabia to the Palestinians.

On the principle that my enemy’s enemy is my friend, Haj Amin hurried to offer Hitler his allegiance. Both men hoped to benefit from making the British position in Palestine untenable, and both anticipated doing down the Jews. After encouraging the Palestinians to revolt and then participating in the fiasco of the pro-Nazi uprising in Iraq, Haj Amin fled to Berlin, where he was to spend the rest of the war. He was given a palatial house, a capital sum of 100,000 reichmarks, and a monthly income of 20,000 more. In an exchange of letters and at subsequent meetings face to face, he and Hitler assured each other of their common hatred of Britain and of the Jews. He and the leading Nazi exponents of racism and anti- Semitism, Josef Goebbels and Alfred Rosenberg, indulged in mutual admiration.

…Thoroughly researched and closely argued…
In July 1943, Heinrich Himmler confided to him that 3 million Jews had already been murdered. Adolf Eichmann was Himmler’s man in charge of the logistics of genocide, and, according to an Eichmann aide with no reason to lie, he escorted Haj Amin in person on an inspection of the killing centers of Auschwitz and Maidanek. It was entirely in keeping with Haj Amin’s conspiratorial character that he wrote secretly to the Yugoslav Communist Josip Tito, asking to be put in touch with the Soviets. He did his utmost to ensure that no Jew was spared in the Holocaust, and furthermore arranged that when the Germans won the war they would extend genocide to the Jews of the Middle East. In which case, as Haj Amin later exulted, “no trace would have been left of Zionists in Palestine and Arab areas.” In the judgment of Rubin and Schwanitz, Haj Amin was Hitler’s most important non-state ally.

Arrested after the war, he conspired with the Allies to escape trial. Returning to the Middle East, he immediately mobilized Palestinians all over again to fight the emerging state of Israel.  Obsession drove him to keep promising what he could not perform. The Muslim troops that he had been able to enroll in the German army were a mixed and untrained lot unable to back up his words with action. Drumming the Palestinians into battle against Jews determined to do or die, he made certain that they, and then other Arabs as well, were absolute losers. Hitler had similarly misled and abused the German people.

In common with Haj Amin, innumerable Arabs had concluded that Hitler would and should win the war. Two final chapters are devoted to the fallout of this wishful mistake. Germans compromised by their Nazi past took refuge in Arab countries. Among them were Walter Rauff and Alois Brunner, two of the more sinister practitioners of genocide. Fugitive and unrepentant Nazis were saying what many in the Middle East wanted to hear, namely that dictatorship is better than democracy and that it is only right and proper to kill Jews. Rubin and Schwanitz take care to make a necessary distinction: Haj Amin and his successors and imitators are not themselves actual Nazis, but the process of interaction led them to adopt whatever they found congenial in that inhuman ideology.

…Muslims in the grip of murderous fantasy should take the indispensable first step by looking at the big historical picture and doing some serious rethinking.
Thoroughly researched and closely argued, this book exposes the reality that the selfsame follies and crimes that wrecked the continent of Europe are now wrecking the Muslim Middle East. The stalemate will endure until rationality ultimately breaks through primitive misrepresentation. Rubin and Schwanitz are suggesting that Muslims in the grip of murderous fantasy should take the indispensable first step by looking at the big historical picture and doing some serious rethinking.

Voir aussi:

FALL 2014 • VOLUME 21: NUMBER 4
Nazis, Islamists, and the Making of the Modern Middle East.
Barry Rubin and Wolfgang G. Schwanitz
New Haven: Yale University Press, 2014. 340 pp. $35

Reviewed by Lionel Gossman
Princeton University
Middle East Quarterly
Fall 2014

With Islamist groups taking advantage of uprisings across the Middle East, notably in Egypt, where the Muslim Brotherhood succeeded for a time in gaining power and is still widely viewed as the democratically elected government of Egypt, the publication of this richly researched book, a joint production of two leading Middle East scholars, could not be timelier. While many analysts ascribe the so-called « Arab Spring » to a yearning for democracy, Rubin and Schwanitz remind us of a deep and abiding connection between radical Islamism and imperial, then later, Nazi Germany.

It was Kaiser Wilhelm II who first set the template in his cynical World War I strategy of fomenting jihad among Muslim subjects in British, French, and Russian territories in the Near East and North Africa. One side-effect of this strategy was German complicity in the Armenian massacres, which could well have served as a model for Hitler’s treatment of the Jews.

Most of the book is devoted to demonstrating the close collaboration between National Socialism and Islamism, based on a common deployment of racism, nationalism, religious bigotry, and intolerance. Begun before World War II, this collaboration continued for decades after the Nazi defeat with the help of numerous war criminals who found refuge in Arab lands. The key figure in this dark saga was the British-installed Grand Mufti of Jerusalem, Hajj Amin Husseini, an eager associate of Hitler, and just as viciously anti-Semitic.

The authors contend that Husseini was himself partly responsible for the Holocaust. It was almost immediately after his meeting with Hitler on November 28, 1941, at which time the Palestinian leader demanded and received the cessation of all Jewish emigration to Palestine in exchange for Muslim support for the Axis, that Hitler convoked the Wannsee Conference. Having closed the door on the last possible escape route for the Jews, genocide became the « final solution. »

The authors’ essential thesis is that, without Husseini’s influence, more moderate Arab voices might have prevailed over radicalism, and « there might have been other options » to war in 1948: « Once al-Husaini was allowed to re-establish himself as unchallengeable leader of the Palestinian Arabs, this ensured that no compromise or two-state solution would be considered, while making certain that Arab leaders would be intimidated and driven to war. Al-Husaini’s and the radical legacy have continued to dominate the Palestinian national and the Islamist global movement down to the present day. »

The failure of Husseini’s plan to expunge all Jews from Palestine led him to adapt the hitherto rejected notion of partition to his own ends. The two-stage strategy—essentially gaining a foothold in the West Bank and Gaza and using this land as a base for destroying Israel—was crafted by Husseini and passed along to his protégé Yasser Arafat.

Rubin and Schwanitz offer a compelling and somber insight into Islamism that must be taken into account when reflecting on the problems of the Middle East today, not least by thoughtful and open-minded Muslims. Sadly, Rubin did not see the finished product of collaboration with Schwanitz. He died just as their book was coming off the presses.

 Voir également:

The truth about Jerusalem’s grand mufti, Hitler and the Holocaust
Abraham Cooper and Harold Brackman

Simon Wiesenthal Center

Oct. 21, 2015

Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu went too far in recent comments that Nazi collaborator Haj Amin al-Husseini, the Grand Mufti of Jerusalem before and during World War II, played a “central role in fomenting the Final Solution” by trying to convince Hitler to destroy the Jews during a 1941 meeting in Berlin. But Netanyahu was right on when he emphasized the Mufti’s Holocaust complicity and activities before, during, and after the war when the Mufti lied about alleged Jewish intentions to expel Muslim and Islam from Jerusalem’s Temple Mount—the same lie that Palestinian Authority President Mahmoud Abbas repeats today in support of the current “knife Intifada.”

Netanyahu said: “Hitler didn’t want to exterminate the Jews at the time, he wanted to expel the Jews.  « And Haj Amin al-Husseini went to Hitler and said, ‘If you expel them, they’ll all come here.’ ‘So what should I do with them?’ he asked. He said, ‘Burn them’.”

Netanyahu’s quotation of the Grand Mufti is word-for-word accurate, but it is not true that the Fuhrer needed the advice of Islam’s leading anti-Jewish fanatic to implement the Final Solution. That was his dream as far back as 1919 as a letter that he authored and signed now on display at the Simon Wiesenthal Center Museum of Tolerance documents.

Prime Minister Netanyahu has been accused of “a dangerous historical distortion” and even “Holocaust Denial” from the predictable political quarters who even dismiss the Grand Mufti as “a lightweight” inconsequential in the history of the Holocaust. This claim wrongly mitigates the Mufti’s mindset and crimes as one of the Hitler era’s leading anti-Jewish haters.

Who was Haj Amin al-Husseini and what was his historical significance? A relative of Yasser Arafat as well as ally of Hassan al-Banna, originator of Hamas’ parent organization, the Muslim Brotherhood, the Grand Mufti was a moving force behind Palestinian Jew hatred, from the riots of 1920 and 1929 through the 1936-1939 bloody Arab Uprising against the Holy Land’s Jewish community, long before his WWII support of Nazi Germany.

According to Historian Robert Wistrich’s Hitler and the Holocaust (2001), the Mufti escaped British scrutiny in Jerusalem after the war’s outbreak for the more friendly confines of Berlin, where, in November, 1941, he had tea with Hitler who asked him “to lock in the innermost depths of his heart” that he (Hitler) “would carry on the battle to the total destruction of the Judeo-Communist Empire in Europe.” In 1942, Fred Grobba wrote approvingly of the Mufti’s visit with members of the Nazi elite to “the concentration camp Oranienburg . . . . The visit lasted about two hours with very satisfying results . . . . the Jews aroused particular interest among the Arabs. . . . It [the visit] . . . made a very favorable impression on the Arabs.”

In 1943, the Mufti extended his relations with the German Foreign Office and Abwehr directly to the SS Main Office. Gottlob Berger arranged a meeting between al-Husayni and SS chief Heinrich Himmler on July 3, 1943. Al-Husayni sent Himmler birthday greetings on October 6, and expressed the hope that “the coming year would make our cooperation even closer and bring us closer to our common goals.” The Grand Mufti also helped organize a Muslim Waffen SS Battalion, known as the Hanjars, that slaughtered ninety percent of Bosnia’s Jews, and were dispatched to Croatia and Hungary. The Mufti also made broadcasts to the Middle East urging Arabs and Muslims to honor Allah by implementing their own Final Solution.

After the War, Great Britain, the U.S., and Yugoslavia indicted the Mufti as a war criminal, but Yugoslavia dropped its extradition request to France, and legal proceedings were abandoned so as not to upset the Arab world. Escaping back to the Middle East, Al-Husseini continued his genocidal exhortations and rejectionist demands that the Jewish presence be erased from Palestine continued unabated before and during the 1948 War by five Arab states against Israel. Only then, did his influence gradually decline. He died in 1974, not long after Arab armies almost succeeded in destroying Israel in an attack launched on Judaism’s holiest day, Yom Kippur.

Far from “a light weight,” the Grand Mufti will be remembered as one the twentieth century’s most virulent Jew haters and a key cheerleader for Hitler’s genocidal Final Solution.

Rabbi Abraham Cooper is Associate Dean of the Simon Wiesenthal Center. Dr. Harold Brackman, a historian is a consultant for the Simon Wiesenthal Center.

Voir encore:

Ce qu’il ne faudrait plus entendre sur l’Intifada des couteaux

Bernard-Henri lévy

Le Monde juif

20 oct 2015

Il est inacceptable de renvoyer dos à dos les kamikazes et leurs victimes, et de laisser croire que cette nouvelle flambée de violence est spontanée.

Inaudible, de plus en plus inaudible, la formule « loups solitaires » au sujet de ces poignées, peut-être demain de ces dizaines et, après-demain, de ces centaines, d’assassins de juifs « likés » par des milliers d’« amis », suivis par des dizaines de milliers de « twittos » et connectés à une constellation de sites (l’« Al-Aqsa Media Center », la page « La troisième intifada de Jérusalem »…) qui, pour partie au moins, orchestrent le ballet sanglant.

Inaudible, de plus en plus inaudible, le refrain sur la « jeunesse palestinienne échappant à tout contrôle » quand on a vu la série de prêches, opportunément mis en ligne par le Memri, où des prédicateurs de Gaza, poignard à la main, face à la caméra, appellent à descendre dans la rue pour supplicier le maximum de juifs, faire couler le maximum de sang ; ou quand on se souvient de Mahmoud Abbas lui-même, il y a quelques semaines, au début de la séquence tragique, trouvant d’abord « héroïque » l’assassinat des époux Henkin en présence de leurs enfants, puis s’indignant de voir des juifs « souiller » de leurs « pieds sales » l’esplanade des Mosquées et, dans la même déclaration, décrétant « pure », à l’inverse, « chaque goutte de sang » de « chaque chahid » tombé pour Jérusalem.

Insupportable et, surtout, irrecevable, le couplet connexe sur la « désespérance politique et sociale » expliquant, ou excusant, ces actes criminels quand tout ce que l’on sait des nouveaux terroristes, de leurs mobiles et, souvent, de la fierté des proches transmuant, après leur mort, le crime en martyre et l’infamie en sacrifice est beaucoup plus proche, hélas, du portrait-robot du djihadiste parti se sacrifier, hier au Cachemire, aujourd’hui en Syrie ou en Irak.

Pas sûr, du coup, que soit toujours approprié le mot d’« intifada » pour désigner ce qui ressemble davantage à un énième épisode de ce djihad mondial dont Israël est une des scènes, mais une des scènes seulement.

La cause palestinienne n’a rien à gagner à cette montée aux extrêmes

Pas sûr que les doctes analyses sur l’occupation, la colonisation, l’intransigeance netanyahesque expliquent encore grand-chose d’une vague de violences qui compte au nombre de ses cibles prioritaires les juifs à papillotes ; donc les juifs les plus visiblement et ostensiblement juifs ; donc ceux que leurs assassins doivent tenir, j’imagine, pour l’image même du juif et qui, soit dit en passant, se tiennent parfois eux-mêmes à grande distance de l’État d’Israël, quand ce n’est pas en sécession ouverte avec lui.

Pas sûr, d’ailleurs, que la question même de l’État, celle des deux États et, donc, du partage négocié de la terre qui est, pour les modérés des deux bords, la seule question qui vaille, ait quoi que ce soit à voir avec cet embrasement où le politique cède la place au fanatisme, voire au complotisme, et où on décide de poignarder un passant, n’importe quel passant, à l’aveugle, du fait d’une vague rumeur rapportant que l’on aurait ourdi le plan secret d’interdire à tout jamais l’accès au troisième lieu saint de l’islam.

Pas sûr, en d’autres termes, que la cause palestinienne gagne quelque chose à cette montée aux extrêmes – et sûr, absolument sûr, qu’elle a tout à y perdre ; que ce sont les esprits raisonnables qui, en son sein, achèveront d’être laminés par ce déferlement ; et que ce sont les derniers partisans du compromis qui, avec ce qui reste du camp de la paix en Israël, paieront au prix fort les imprécations irresponsables des imams de Rafah et Khan Younès.

Irrecevable encore, la formule « cycle de violences », ou « spirale des représailles », qui, en renvoyant dos à dos les kamikazes et leurs victimes, entretient la confusion et vaut incitation à recommencer.

Insupportable, pour la même raison, la rhétorique de l’« appel à la retenue », ou de l’invitation à ne pas « enflammer la rue », qui renverse, elle aussi, l’ordre des causes et fait comme si le militaire ou le civil en situation de légitime défense avaient les mêmes torts que celui qui a pris le parti de mourir après avoir semé la plus grande terreur autour de lui.

Étranges indignations embarrassées

Étranges, oui, ces indignations embarrassées et dont on ne peut s’empêcher de penser qu’elles seraient probablement plus fermes si c’était dans les rues de Washington, de Paris ou de Londres que l’on se mettait à occire le premier venu ou à lancer des voitures béliers sur les arrêts de bus.

Plus qu’étrange, troublante, la différence de ton entre ces réactions et l’émotion mondiale, la solidarité internationale sans faille ni nuance, suscitées, le 22 mai 2013, par la mort d’un militaire, en pleine rue, à Londres, assassiné à l’arme blanche et selon un scénario pas très différent de celui qui a cours, aujourd’hui, à Jérusalem et Tel-Aviv.

Insupportable encore que la plupart des grands médias ne portent pas aux familles israéliennes endeuillées le dixième de l’intérêt qu’ils portent aux familles des Palestiniens.

Et insupportable enfin, la petite mythologie en train de se constituer autour de cette histoire de poignards : l’arme du pauvre, seulement ? Celle dont on se sert parce qu’elle est là, sous la main, et qu’il n’en est point d’autre ? Quand je vois ces lames, je pense à la lame de la mise à mort de Daniel Pearl ; je pense à celle des décapitations d’Hervé Gourdel, James Foley ou David Haines – je pense que les vidéos de Daesh ont, décidément, fait école et que l’on se trouve là au seuil d’une barbarie qu’il faut inconditionnellement dénoncer si l’on ne veut pas qu’elle exporte partout, je dis bien partout, ses procédures.

Voir de même:

Pre-State Israel: Arab Riots of the 1920’s
Jacqueline Shields
Jewish virtual library

At the end of World War I, discussions commenced on the future of the Middle East, including the disposition of Palestine. On April 19, 1920, the Allies, Britain, France, Italy and Greece, Japan and Belgium, convened in San Remo, Italy to discuss a peace treaty with Turkey. The Allies decided to assign Great Britain the mandate over Palestine on both sides of the Jordan River, and the responsibility for putting the Balfour Declaration into effect. Arab nationalists were unsure how best to react to British authority. The two preeminent Jerusalem clans, the el-Husseinis and the Nashashibis, battled for influence throughout the mandate, as they had for decades before. The former was very anti-British, whereas the latter favored a more conciliatory policy.

One of the el-Husseinis, Haj Amin, who emerged as the leading figure in Palestinian politics during the mandate period, first began to organize small groups of suicide groups, fedayeen (“one who sacrifices himself”), to terrorize Jews in 1919 in the hope of duplicating the success of Kemal in Turkey and drive the Jews out of Palestine, just as the Turkish nationalists were driving the Greeks from Turkey. The first large Arab riots took place in Jerusalem in the intermediary days of Passover, April 1920. The Jewish community had anticipated the Arab reaction to the Allies’ convention, and was ready to meet it. Jewish affairs in Palestine were then being administered from Jerusalem by the Vaad Hatzirim (Council of Delegates), appointed by the World Zionist Organization (WZO) (which became the Jewish Agency in 1929). The Vaad Hatzirim charged Ze’ev (Vladimir) Jabotinsky with the task of organizing Jewish self-defense. Jabotinsky was one of the founders of the Jewish battalions, which had served in the British Army during the First World War and had participated in the conquest of Palestine from the Turks. Acting under the auspices of the Vaad Hatzirim, Jabotinsky lead the Haganah (self-defense) organization in Jerusalem, which succeeded in repelling the Arab attack. Six Jews were killed and some 200 injured in Jerusalem in the course of the 1920 riots. In addition, two Americans, Jakov Tucker and Ze’ev Scharff, both WWI veterans, were killed resisting an Arab attack on the Jewish settlementof Tel Hai in March 1920. Had it not been for the preliminary organization of Jewish defense, the number of victims would have undoubtedly been much greater.

After the riots, the British arrested both Arabs and Jews. Among those arrested was Jabotinsky, together with 19 of his associates, on a charge of illegal possession of weapons. Jabotinsky was sentenced to 15 years imprisonment with hard labor and deportation from the country after completion of his sentence. When the sentence became known, the Vaad Hatzirim made plans for widespread protests, including mass demonstrations and a national fast. Meanwhile, however, the mandate for Palestine had been assigned to Great Britain, and the jubilation of the Yishuv outweighed the desire to protest against the harsh sentence imposed on Jabotinsky and his comrades.

With the arrival in Jerusalem of the first High Commissioner, Sir Herbert Samuel, British military government was superseded by a civilian administration. As a gesture toward the civilian population, the High Commissioner proclaimed a general amnesty for both Jews and Arabs who had been involved in the April 1920 riots. Jabotinsky and his comrades were released from prison to an enthusiastic welcome by the Yishuv, but Jabotinsky insisted that the sentence passed against them be revoked entirely, arguing that the defender should not be placed on trial with the aggressor. After months of struggle, the British War Office finally revoked the sentences.

In 1921, Haj Amin el-Husseini began to organize larger scale fedayeen to terrorize Jews. Colonel Richard Meinertzhagen, former head of British military intelligence in Cairo, and later Chief Political Officer for Palestine and Syria, wrote in his diary that British officials “incline towards the exclusion of Zionism in Palestine.” In fact, the British encouraged the Arabs to attack the Jews. According to Meinertzhagen, Col. Waters Taylor, financial adviser to the Military Administration in Palestine 1919-23, met with Haj Amin a few days before Easter, in 1920, and told him “he had a great opportunity at Easter to show the world…that Zionism was unpopular not only with the Palestine Administration but in Whitehall and if disturbances of sufficient violence occurred in Jerusalem at Easter, both General Bols [Chief Administrator in Palestine, 1919-20] and General Allenby [Commander of Egyptian Force, 1917-19, then High Commissioner of Egypt] would advocate the abandonment of the Jewish Home. Waters-Taylor explained that freedom could only be attained through violence.”

Haj Amin took the Colonel’s advice and instigated a riot. The British withdrew their troops and the Jewish police from Jerusalem, and the Arab mob attacked Jews and looted their shops. Due to Haj Amin’s overt role in instigating the pogrom, the British arrested him. Yet, despite the arrest, Haj Amin escaped to Jordan, but he was sentenced to 10 years imprisonment in absentia. A year later, however, British Arabists convinced High Commissioner Herbert Samuel to pardon Haj Amin and to appoint him Mufti.

Samuel met with Haj Amin on April 11, 1921, and was assured “that the influences of his family and himself would be devoted to tranquility.” Three weeks later, however, riots in Jaffa and Petah Tikvah, instigated by the Mufti, left 43 Jews dead. Following these riots England established the Haycraft Commission to evaluate the cause of these riots. The appendix of the report reads, “The fundamental cause of the Jaffa riots and the subsequent acts of violence was a feeling among the Arabs of discontent with, and hostility to, the Jews, due to political and economic causes, and connected with Jewish immigration, and with their conception of Zionist policy as derived from Jewish exponents . . . the Arab majority, who were generally the aggressors, inflicted most of the casualties.”

Following these riots, Haj Amin consolidated his power and took control of all Muslim religious funds in Palestine. He used his authority to gain control over the mosques, the schools and the courts. No Arab could reach an influential position without being loyal to the Mufti. As the “Palestinian” spokesman, Haj Amin wrote to Colonial Secretary Winston Churchill in 1921, demanding that restrictions be placed on Jewish immigration and that Palestine be reunited with Syria and Transjordan. Churchill issued the White Paper of 1922, which tried to allay Arab fears about the Balfour Declaration. The White Paper acknowledged the need for Jewish immigaration to enable the Jewish community to grow, but placed the familiar limit of the country’s absorptive capacity on immigration. Although not pleased with Churchill’s diplomatic Paper, the Zionists accepted it; the Arabs, however, rejected it.

Despite the disturbances in 1920-1921, the yishuv continued to develop in relative peace and security. Another wave of riots, however, broke out in 1924 after another wave of pogrom’s sent 67,000 Polish Jewish refugees to Palestine. After a week of skirmishes in Jerusalem between the Haganah and Arab mobs, 133 Jews and 116 Arabs lay dead. The yishuv’s main concern at that time was its financial difficulties; the economic crisis of 1926-1928 led many to believe that the Zionist enterprise would fail due to lack of funds. Zionist leaders attempted to rectify the situation by expanding the Jewish Agency to incorporate non-Zionists who were willing to contribute to the practical settlement of Palestine.

The prospects for renewed financial support for the yishuv upset Arab leaders who feared economic domination by the Zionists. Led by Haj Amin al-Husseini once again, rumors of a Jewish plot to seize control of Muslim holy places began to spread. Violence erupted soon after, causing extensive damage. Rioting and looting were rampant throughout Palestine. In Jerusalem, Muslims provoked the violence and tensions by building and praying on or near the holiest place in the world for Jews, the Western Wall. By late August, the Arabs, in well organized formation, attacked Jewish settlements near Jerusalem. The disturbances spread to Hebron and Tsfat, including many settlements in between, and on the Kfar Dorom kibbutz in the Gaza Strip. After six days of rioting, the British finally brought in troops to quell the disturbance. Despite the fact that Jews had been living in Gaza and Hebron for centuries, following these riots, the British forced Jews to leave their homes and prohibited Jews from living in the Gaza strip and Hebron in an attempt to appease Arabs and quell violence. By the end of the rioting, 135 Jews (including eight Americans) were killed, with more than 300 wounded.

Like the riots earlier in the decade, afterward the British appointed Sir William Shaw to head an inquiry into the causes of the riots. The Shaw Commission found that the violence occurred due to “racial animosity on the part of the Arabs, consequent upon the disappointment of their political and national aspirations and fear for their economic future.” The report claimed that the Arabs feared economic domination by a group who seemed to have, from their perspective, unlimited funding from abroad. The Commission reported that the conflict stemmed from different interpretations of British promises to both Arabs and Jews. The Commission acknowledged the ambiguity of former British statements and recommended that the government clearly define its intentions for Palestine. It also recommended that the issue of further Jewish immigration be more carefully considered to avoid “a repetition of the excessive immigration of 1925 and 1926.” The issue of land tenure would only be eligible for review if new methods of cultivation stimulated considerable growth of the agricultural sector. The Shaw Commission frustrated Zionists, but the two subsequent reports issued on the future of Palestine were more disturbing. The Hope Simpson report of 1930 painted an unrealistic picture of the economic capacity of the country. It cast doubt on the prospect of industrialization and incorrectly asserted that no more than 20,000 families could be accomodated by the land. The Hope Simpson report was overshadowed, however, by the simultaneous release of the Passfield White Paper, which reflected colonial Secretary Passfield’s deep-seated animus toward Zionism. This report asserted that Britain’s obligations to the Arabs were very weighty and should not be overlooked to satisfy Jewish interests. Many argued that the Passfield Paper overturned the Balfour Declaration, essentialy saying that Britain should not plan to establish a Jewish state. The Passfield Paper greatly upset Jews, and interestingly, also the labor and conservative parties in the British Parliament. The result of this widespread outcry to the Secretary’s report was a letter from British Prime Minister MacDonald to Dr. Chaim Weizmann, reaffirming the commitment to create a Jewish homeland.

The Arabs found rioting to be a very effective political tool becasue the British attitude toward violence against Jews, and their response to the riots, encouraged more outbreaks of violence. In each riot, the British would make little or no effort to prevent the Arabs from attacking the Jews. After each incident, a commission of inquiry would try to establish the cause of the riot. The conclusions were always the same: the Arabs were afraid of being displaced by Jewish immigrants. To stop the disturbances, the commissions routinely recommended that restrictions be made on Jewish immigration. Thus, the Arabs came to recognize that they could always stop Jewish immigration by staging a riot. Despite the restrictions placed on its growth, the Jewish population increased to more than 160,000 by the 1930s, and the community became solidly entrenched in Palestine. Unfortunately, as the Jewish presence grew stronger, so did the Arab opposition. The riots brought recognition from the international Jewish community to the struggle of the settlers in Palestine, and more than $600,000 was raised for an emergency fund that was used to finance the cost of restoring destroyed or damaged homes, establish schools, and build nurseries.

Sources: Mitchell G. Bard, The Complete Idiot’s Guide to Middle East Conflict. 4th Edition. NY: Alpha Books, 2008.
Ahron Bregman, A History of Israel, Palgrave MacMillan; New York, 2002.
The Irgun Site
The Jewish Agency for Israel and The World Zionist Organization.
Leslie Stein, The Hope Fulfilled: The Rise of Modern Israel. CT: Praeger Publishers; 2003.
Michael Oren. Power, Faith and Fantasy: America in the Middle East, 1776 to the Present. NY: W. W. Norton & Company, 2007.

Voir de plus:

Pre-State Israel:
The Hebron Massacre
(August 23, 1929)

Pre-State Israel: Table of Contents | Jewish Claim to Israel | Arab Riots of the 1920’s

For many years, the small Jewish community in the ancient city of Hebron lived in peace with their tens of thousands of Arab neighbors. But, on the night of August 23, 1929, the tension simmering within this cauldron of nationalities bubbled over and for a period of three days, Hebron turned into a city of terror and murder as the Arab residents led a rampaging massacre against the bewildered and helpless Jewish community.

By the time the massacre ended, 67 Jews lay dead – their homes and synagogues destroyed – and the few hundred survivors were relocated to Jerusalem.  The aftermath left Hebron barren of Jews for the first time in hundreds of years.

Destruction at the Avraham Avinu Synagogue in the Jewish Quarter

The summer of 1929 was one of unrest in Palestine as Jewish immigrants were arriving in increasing numbers and the agitations of the mufti in Jerusalem spurred on Jewish-Arab tensions. Just one day prior to the start of the Hebron massacre, three Jews and three Arabs were killed in Jerusalem when fighting broke out after a Muslim prayer service on the Temple Mount. Arabs spread false rumors and libels throughout their communities, saying that Jews were carrying out « wholesale killings of Arabs. »

Hebron had up until this time been outwardly peaceful, although tensions hid below the surface. The Sephardi Jewish community (Jews who were originally from Spain, North Africa and Arab countries) in Hebron had lived quietly with its Arab neighbors for centuries. Theses Sephardi Jews spoke Arabic and had a cultural connection with the the Arabs of Hebron. In the mid-1800s, Ashkenazi (native European) Jews started moving to Hebron and, in 1925, the Slobodka Yeshiva – officially called the Yeshiva of Hevron Knesset Yisrael-Slobodka – was opened.

Yeshiva students lived separately from both the Sephardi Jewish community and from the Arab population.  This isolation fed the Arab views that these « Zionist immigrants » were suspicious and thus hated. Despite the general suspicion, however, one yeshiva student, Dov Cohen, still recalled being on « very good » terms with the Arab neighbors. He remembered yeshiva boys taking long walks late at night on the outskirts of the city and not feeling afraid even though only one British policeman guarded the entire city.

On Friday, August 23, 1929, that tranquility was lost.

Arab youths began the riots by hurling rocks at the yeshiva students as they walked by. That afternoon, student Shmuel Rosenholtz went to the yeshiva alone. Arab rioters broke in to the building and killed him.  Rosenholtz’s was but the first of dozens of murders.

On Friday night, Rabbi Ya’acov Slonim’s son invited any Jews fearful of the worsening situation to stay in their family house. The rabbi was highly regarded in the community, and he kept a gun. Many of the Jews in the community took this offer for shelter.  Unfortunately, many of these people were eventually murdered there.

As early as 8:00 a.m. on Saturday morning – the Jewish Sabbath – Arabs began to gather en masse around the Jewish community. They came in mobs, armed with clubs, knives and axes. While the women and children threw stones, the men ransacked Jewish houses and destroyed Jewish property. With only a single police officer in all of Hebron, the Arabs were able to enter Jewish courtyards with literally no opposition.

Jewish Home in Hebron Plundered
Rabbi Slonim, who had tried to shelter the Jews, was approached by the rioters and offered a deal. If all the Ashkenazi yeshiva students were given over to the Arabs, the rioters would spare the lives of the Sephardi community.

Rabbi Slonim refused to turn over the students.  The Arabs killed him on the spot.

By the end of the massacre, 12 Sephardi Jews and 55 Ashkenazi Jews were murdered.

A few Arabs did try to help the Jews. Nineteen Arab families saved dozens if not hundreds of Hebron’s Jews. Zmira Mani wrote about an Arab named Abu Id Zaitoun who brought his brother and son to rescue her family. The Arab family protected the Manis with their swords, hid them in a cellar along with other Jews they had saved, and eventually found a policeman to escort them safely to the police station at Beit Romano.

The Beit Romano police station turned into a shelter for the Jews on the morning of Saturday, August 24. It also became a synagogue when the Orthodox Jews gathered there said their morning prayers. As they finished praying, they began to hear noises outside the building. Thousands of Arabs descended from Har Hebron, shouting « Kill the Jews! » in Arabic. They even tried to break down the doors of the station.

For three days, the Jews were besieged in Beit Romano by the rampaging Arabs. Each night, ten men were allowed to leave the building and go to Hebron’s ancient Jewish cemetery to conduct a funeral for any Jews murdered that day.

Following the massacre, the surviving Jews of Hebron were forced to leave their city and resettle in Jerusalem. A number of Jewish families tried to move back to Hebron, but were removed by the British authorities in 1936 at the start of the Arab revolt.

In 1948, Israel gained its independence from Britian, but Hebron was captured by King Abdullah’s Arab Legion during the War of Independence and ultimately annexed to Jordan.

When Israel finally regained control of the city in 1967, a small number of survivors from the massacre again tried to reclaim their old houses. Then-Defense Minister Moshe Dayan supposedly told the survivors that if they returned, they would be arrested, and that they should be patient while the government worked out a solution to get their houses back. Years later, settlers moved to parts of Hebron without the permission of the government, but for those massacre survivors still seeking their original homes, that solution never came.

Sources: Arutz Sheva (August 1, 1999); The Jerusalem Post (July 23, 1999).

Voir encore:

The Palestine Riots and Massacres of  1929

The Jewish Virtual Library

In the summer of 1929 the Arabs of Palestine initiated rioting and massacres against the Jewish population in several towns. The targets were not Zionists who had dispossessed Arabs of their lands, but for the most part Jewish communities of the « old Yishuv, » communities that had lived in Palestine for many hundreds of years. The pogroms were of the same general character as pogroms that had taken place sporadically  in Palestine for hundreds of years, usually referred to euphemistically by Jews of Safed, Tiberias, Jerusalem and Hebron as « Meoraot » – « events. » The worst massacres took place in Safed, Hebron, Jerusalem and Motza. Like the pogroms of past ages, these « disturbances » featured angry crowds stirred up over a religious or other dispute, Imams preaching « Kill the Jews wherever you find them » and mobs screaming « Aleihum » (get them) and « Itbach Al Yahood » – murder the Jews. In a few days, over a hundred Jews were murdered and several hundreds were wounded.

The racist riots of 1929, like those of 1920 and 1921, were distinguished from those that took place under the Ottoman Turks by two features. Supposedly, Palestine was now under a British Mandate, and being built as a Jewish national  home, a place of refuge and safety for Jews. The occurrence of the riots did tremendous damage to the Zionist cause, far beyond the actual loss of lives and property, because they it seem that Palestine was unsafe for the Jews after all, just like everywhere else. The second feature was that the riots were part of the anti-Zionist agitation stirred up by the Husseini family, even though they were not directed against Zionist settlers, but against the old communities.

Throughout the 1920s, tension had been brewing between Palestinian Jews and Arabs for some time, with little or no action by the mandate government to alleviate it. The Arabs of Palestine had come to be dominated by two clans, the Husseinis and the Nashashibis. The Husseinis controlled the Palestine Arab Executive and Supreme Muslim Council. Haj Amin El Husseini was Grand Mufti of Jerusalem. The Nashashibis became the mu’aridan, the opposition. The Husseinis hoped to further their position by exploiting hatred against the Jews. The issue that generated tension was not land purchases or Jewish immigration. Though there had been large land purchases in the Valley of Jezreel, there was not much Jewish immigration during this period. The issue of contention was an imagined Jewish threat to the Al-Aqsa mosque in Jerusalem, centering around Jewish attempts to improve the facilities of the nearby wailing wall, a remnant of the Jewish temple, where they gathered for prayer. The wailing wall is part of the West Wall, Al Buraq, where according to Muslim belief, Muhammed tethered his horse when he was miraculously transported to Jerusalem. Thus, it is holy to Muslims too.

There is no doubt that the mosque built on the site of the temple was never a source of joy for Jews, but Jewish tradition holds that the temple can only be rebuilt when the messiah comes. The Zionists certainly had no designs on the mosque itself. The wailing wall however, because of its proximity to the mosque of Al Aqsa, was long a source of friction. Islamic law holds that no non-Muslims may pray in proximity to a mosque while prayers are held in the mosque, because that would disturb the prayers of the faithful. The Jews of Jerusalem had gotten many warnings during the hundreds of years of Muslim rule, about prayer at the wailing wall or in synagogues in the Jewish quarter that supposedly disturbed the prayers of the Muslims. This « Holy Place » was a natural place of contention.

In 1922, a Palestinian delegation to the Hajj (pilgrimage) in Mecca had declared:

The Islamic Palestinian Nation that has been guarding al-Aksa Mosque and Holy Rock since 1,300 years declares to the Muslim world that the Holy Places are in great danger on account of the horrible Zionist aggressions… The Zionist Committee, which is endeavoring to establish Jewish rule in Palestine and to rob al-Aksa from the Muslims on the plea that it was built on the ruins of Solomon’s Temple, aims at making Palestine a base of Jewish influence over the [Arabian] peninsula and the whole East.

In 1928, the Muslims tried to get the British to confirm their rights over the Western Wall, including the space used by Jews for worship. Husseini had helped to organize refurbishing of the long neglected mosques in Jerusalem now he initiated new construction activities in October of 1928. Bricks from the « construction » fell « accidentally » on Jewish worshippers in the wailing wall area below. The Arabs drove mules through the prayer area. Muezins (the announcers of the mosques) who called the faithful to prayer turned up the volume in their PA systems so as to disturb the Jewish prayer.

The Zionist community, especially the right, took up the challenge. Right-wing Zionists of the revisionist movement demanded Jewish control of the wall. Some even demanded rebuilding the temple, alarming the Muslims even more and providing a factual basis for the agitation. On August 14, 1929, about 6,000 Jews paraded in Tel Aviv and that evening, about 3,000 gathered at the wall in Jerusalem for prayer, a huge crowd for the then very cramped space. The next day the right-wing Betar revisionist youth paraded by the hundreds, carrying billy-club batons. Rumors circulated that the Jews were about to march on the Haram as Sharif – the Al-Aqsa mosque compound. The Arabs circulated inflammatory leaflets, apparently printed earlier. One read, « Hearts are in tumult because of these barbaric deeds, and the people began to break out in shouts of ‘war, Jihad… rebellion.’… O Arab nation, the eyes of your brothers in Palestine are upon you… and they awaken your religious feelings and national zealotry to rise up against the enemy who violated the honor of Islam and raped the women and murdered widows and babies. » The Jews had killed no-one, and had attacked no-one.

On Friday August 16, after an inflammatory sermon, a mass of Arab demonstrators proceeded from the mosques to the Western Wall, where they burned prayer books. The British High Commissioner, Sir John Chancellor, was on leave in England. The acting British  High Commissioner, Harry Luke, ignored the problem and claimed that « only pages » of prayer books had been burned.

The British were woefully unprepared to deal with disturbances. In all of Palestine there were 292 British police. In Hebron, there was a single British police officer commanding a tine force of Arabs, many of them old, and one Jew.

On August 17, a riot in the Bukharian Jewish quarter of Jerusalem left one Jew dead. The funeral, held August 20, turned into a mass demonstration with cries for vengeance. Beginning on August 22, Arab villagers, armed with sticks, knives and guns, gathered in the Haram as Sharif. Following Friday prayers and the usual inflammatory sermon on August 23, they poured out into the streets of Jerusalem and proceeded to murder and loot. By the time the riots were over in Jerusalem on August 24, 17 Jews were dead. The rioters opened fire simultaneously in several neighborhoods, evidence indicating that the massacres were probably orchestrated by the Supreme Muslim Council.Near Jerusalem, the small town of Motza was attacked by Arabs who killed every member of the Makleff family but one. A very young boy, Mordechai Makleff, hid under a bed. He grew up to be Chief of Staff of the IDF for a brief time during the War of Independence. Several settlements next to Motza had to be abandoned. In other settlements, the inhabitants were protected by friendly Arab neighbors. Kibbutz Hulda was evacuated by the British. Arab marauders burned the kibbutz. The British killed 40 Arabs there. The worst fury of the Arabs, however, was directed at the tiny ancient Jewish community of Hebron, where 64-67 Jews were massacred in a few hours of rioting on August 24, 1924.

The British flew in additional reinforcements from Egypt and elsewhere. The riots spread to Tel-Aviv and Haifa and Safed.  In Safed, 18 Jews were killed and 80 injured.

In all 133 Jews and 116 Arabs were killed in the riots, 339 Jews and 232 Arabs were injured. Most of the Arabs were killed by the British police and some by the Haganah in self defense. There were also instances of Jewish atrocities. Jews broke into a mosque and destroyed a Quran. In Tel Aviv, Arabs killed four Haganah men, so the Haganah retaliated by raiding an Arab house and killing four people.

The riots of 1929 changed the attitudes of Jews to the Arabs. Arthur Ruppin, who had helped found the Brit Shalom peace group, which advocated a binational state, withdrew from the group. He could no longer believe in Jewish-Arab coexistence. The writer Shai Agnon wrote, « I do not hate them [the Arabs] and I do not love them; I do not wish to see their faces. In my humble opinion we shall now build a large ghetto of half a million Jews in Palestine, because if we do not, we will, heaven forbid, be lost. »

The massacres of 1929 had thus launched two themes that were to recur in the history of Israel and Palestine: agitation related to the al-Aqsa mosques and the Jewish desire for separation from the Arabs of Palestine, for self-protection.

The British were horrified by the massacre. However many of the British personnel had no great love for Zionism or Jews, and the British government was unwilling to subsidize Palestine, which would be required to support a large police force, and no desire to incur the enmity of the Arab world. They refused adamantly to allow any independent legal Jewish self defense force.

The immediate consequences of the riots were that the British caved in to every demand of the Arabs. Though only a small number of Jews had immigrated to Palestine under the mandate, the British accepted at face value the claim of the Mufti that these immigrants, rather than the world economic depression, were at fault for the real or imagined woes of the Arabs of Palestine. In the year 1930, when unemployment reached 25% in some countries, Palestinian Arabs had an unemployment rate of 4%. This « misery » was the « fault » of the Zionist immigration. These were the findings of the Shaw commission which investigated the « causes » of the riots, and of the Hope-Simpson report, which was commissioned to justify the policy changes. Simultaneously with the Hope-Simpson report the British Government issued the Passfield White Paper, which made it clear that Britain intended to sharply curtail Jewish immigration. The Passfield White Paper of 1930 caused an uproar in Parliament however. Moreover, the League of Nations indicated that Britain would be violating the terms of its mandate to foster a national home for the Jewish people if it curtailed immigration. Consequently, Prime Minister Ramsay Macdonald soon backed down and wrote a letter to Chaim Weizmann, read publicly in Parliament, which « explained » that « His Majesty’s Government never proposed to pursue such a policy. »

The British also issued a set of discriminatory regulations that restricted Jewish rights in the wailing wall, returning the situation to the same state as existed under the Ottoman Empire, when Muslim – Jewish relations were governed by the inferior dhimmi status of Jews in Islam.

Ami Isseroff

See here for a General history of Zionism and the Creation of Israel

See here for details about  the Arab-Israeli conflict and History of Israel and Palestine.

See also Zionism and its Impact

This history is based in part on:

Morris, B., Righteous Victims, Alfred Knopf, New York  1994 pages 111-120.

Segev, T., One Palestine Complete,  Henry Holt, N.Y. 1999, pp 294-327

Coins from 17AD found under Jerusalem’s Western Wall hints sacred site NOT built by Herod

Rob Waugh

The Daily Mail
25 November 2011

Ancient site holy to both Jews AND Muslims
Coins stamped with successor to Pontius Pilate
Construction ‘had not even begun’ by Herod’s death

Two ancient bronze coins, which according to Israel Antiquities Authority archaeologists were struck by the Roman procurator of Judea, Valerius Gratus, in the year 17/18 CE – raising questions over the history of Jerusalem
The history of one of the world’s holiest sites – sacred to both Jews and Muslims – is set to be rewritten, following a surprise discovery in a ritual bath beneath the complex.
It proves that the Wall – supposedly built by Herod, the Jewish king who features prominently in the Gospels, was in fact built much later.
Newly found coins underneath Jerusalem’s Western Wall could change the accepted belief about the construction of one of the world’s most sacred sites two millennia ago, Israeli archaeologists said Wednesday.

The man usually credited with building the compound known to Jews as the Temple Mount and to Muslims as the Noble Sanctuary is Herod, a Jewish ruler who died in 4 B.C.
Herod’s monumental compound replaced and expanded a much older Jewish temple complex on the same site.

But archaeologists with the Israel Antiquities Authority now say diggers have found coins underneath the massive foundation stones of the compound’s Western Wall that were stamped by a Roman proconsul 20 years after Herod’s death.
That indicates that Herod did not build the wall – part of which is venerated as Judaism’s holiest prayer site – and that construction was not close to being complete when he died.

‘The find changes the way we see the construction, and shows it lasted for longer than we originally thought,’ said the dig’s co-director, Eli Shukron.

Coins dated 17/18 CE were discovered beneath the Western Wall of Temple Mount, providing scientific confirmation that the Western Wall and Robinsons Arch construction were not completed in King Herods lifetime

Underground archaeological excavations continue along the 600 metre long drainage channel running from the Siloam Pool in the City of David to the Jerusalem Archaeological Garden near the Western Wall
The four bronze coins were stamped around 17 A.D. by the Roman official Valerius Gratus.
He preceded Pontius Pilate of the New Testament story as Rome’s representative in Jerusalem, according to Ronny Reich of Haifa University, one of the two archaeologists in charge of the dig.

Jesus with Pontius Pilate: Pilate was the successor of the official whose face was printed on the coins
The coins were found inside a ritual bath that predated construction of the renovated Temple Mount complex and which was filled in to support the new walls, Reich said.

They show that construction of the Western Wall had not even begun at the time of Herod’s death. Instead, it was likely completed only generations later by one of his descendants.

The Western Wall is Judaism’s holiest site in Jerusalem’s Old City: The new find raises questions over its origins

Archaeologists in Jerusalem have uncovered coins inside an ancient Jewish ritual bath by the Wailing Wall in the Old City which challenge the assumption that all of the walls of the Second Jewish Temple were built by King Herod
The coins confirm a contemporary account by Josephus Flavius, a Jewish general who became a Roman historian.
Writing after a Jewish revolt against Rome and the destruction of the Temple by legionnaires in 70 A.D., he recounted that work on the Temple Mount had been completed only by King Agrippa II, Herod’s great-grandson, two decades before the entire compound was destroyed.

Israeli Archaeologist Eli Shukron of the Israel Antiquities Authority looks inside a ritual bath exposed beneath the Western Wall on November 23, 2011

The coins provide concrete proof that the Western Wall – Judaism’s holiest site – was built at a later date than previously thought
Scholars have long been familiar with Josephus’ account, but the find is nonetheless important because it offers the ‘first clear-cut archaeological evidence that part of the enclosure wall was not built by Herod,’ said archaeologist Aren Maeir of Bar-Ilan University, who was not involved in the dig.

THE WESTERN WALL: A HISTORY

The Western Wall – or Wailing Wall – is a remnant of the ancient wall that surrounded the Jewish Temple’s courtyard,  located in the Old City of Jerusalem at the foot of the western side of the Temple Mount.
It is one of the most sacred sites in Judaism outside of the Temple Mount itself.
According to the Tanakh, Solomon’s Temple was built atop the Temple Mount in the 10th century BC and destroyed by the Babylonians in 586 BC.
The Second Temple was completed and dedicated in 516 BC.
It is believed that more than half the current wall, including a large below current  street level, was constructed around 19 BC by Herod the Great as he launched a massive expansion of the temple.
The remaining layers were added from the 7th century onwards.
It has been a site for Jewish prayer and pilgrimage for centuries, the earliest source mentioning Jewish attachment to the site dating from the 4th century.

After the 1948 Arab-Israeli War the wall came under Jordanian control and Jews were barred from the site for 19 years until Israel captured the Old City in 1967.
Josephus also wrote that the end of construction left 18,000 workmen unemployed in Jerusalem. Some historians have linked this to discontent that eventually erupted in the Jewish revolt.

The compound, controlled since 1967 by Israel, now houses the Al-Aqsa Mosque and the golden-capped Muslim shrine known as the Dome of the Rock

The fact that the compound is holy both to Jews and Muslims makes it one of the world’s most sensitive religious sites.

The dig in which the coins were discovered cleared a Roman-era drainage tunnel that begins at the biblical Pool of Siloam, one of the city’s original water sources, and terminates with a climb up a ladder out onto a 2,000-year-old street inside Jerusalem’s Old City.
The tunnel runs by the foundation stones of the compound’s western wall, where the coins were found.

‘The excavation of the tunnel also yielded a Roman sword that scholars believe are likely debris from a Jewish rebellion’

The drainage tunnel was excavated as part of the dig at the City of David, which is perhaps Israel’s richest archaeological excavation and its most contentious.

The dig is being carried out inside the Palestinian neighborhood of Silwan, and is funded by a group associated with the Israeli settlement movement that opposes any division of the city as part of a future peace deal.

The excavation of the tunnel has also yielded a Roman sword, oil lamps, pots and coins that scholars believe are likely debris from an attempt by Jewish rebels to hide in the underground passage as they fled from the Roman soldiers.

 Voir par ailleurs:

Palestine
À Bethléem, la décision de l’Unesco fait polémique
Fabien Trécourt

Le Monde des religions

06/07/2012

Lieu présumé de la naissance du Christ, l’église de la Nativité a donné lieu à une passe d’armes entre officiels israéliens et palestiniens, dans le cadre de son rattachement au patrimoine mondial de l’Unesco.

C’est le premier site palestinien inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Vendredi 28 juin à Saint-Pétersbourg, l’église de la Nativité de Bethléem a été admise par treize voix contre six, et deux abstentions, lors d’un vote des 21 membres du comité du patrimoine. La session s’est déroulée dans le cadre d’une procédure d’urgence, les représentants palestiniens arguant du « délabrement et de la dégradation des l’ensemble architectural », notamment du fait « des forces d’occupation » israéliennes.

L’Autorité palestinienne s’est félicitée du vote de l’Unesco, première victoire diplomatique depuis son admission l’an dernier. « Cette reconnaissance par le monde des droits du peuple palestinien est une victoire pour notre cause », a déclaré Nabil Abou Roudeina, porte-parole de Mahmoud Abbas. « Merci pour tous les efforts entrepris pour permettre au peuple palestinien de prendre son droit culturel à l’auto-détermination », a ajouté un délégué palestinien, dont le nom n’a pas été cité.

« Ces sites sont menacés de destruction totale par l’occupation israélienne, la construction du mur de séparation, à cause des sanctions israéliennes et des mesures prises pour opprimer l’identité palestinienne. » Les délégués israéliens ont pour leur part avancé n’avoir eu « aucune objection » à l’inscription du site, mais ont contesté le recours à la procédure d’urgence, estimant que c’était « une façon de laisser entendre qu’Israël ne protégeait pas le site ».

Au contraire, précise un communiqué israélien, l’église de la Nativité, « sacrée pour les chrétiens, a été profanée dans le passé par des terroristes palestiniens ». Pour le correspondant du journal Le Monde, Laurent Zecchini, cette allusion au siège de la basilique en 2002, »tord quelque peu la réalité  (?) : lors de l’opération « Rempart » menée par l’armée israélienne en Cisjordanie, 200 militants palestiniens armés avaient trouvé refuge dans l’édifice. »

Pour Israël et les Etats-Unis, ce verdict prouve que l’Unesco s’est prononcée « sur la base de considérations politiques et non culturelles ». « Au lieu de prendre des décisions pour faire avancer la paix, les Palestiniens adoptent des initiatives unilatérales qui ne font que l’éloigner », insiste le bureau du premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, tandis que l’administration américaine se déclarait « profondément déçue »» : Ce « site est sacré pour tous les chrétiens » et l’Unesco « ne devrait pas être politisée », a souligné l’ambassadeur américain auprès de cette instance, David Killion, dans un communiqué.

La basilique a été construite par l’empereur romain Constantin Ier, au IVe siècle, sur le lieu présumé de la naissance de Jésus Christ. Elle est restée, depuis, quasiment inchangée, mis à part une restauration au VIe siècle, sous l’empire de Justinien Ier, et quelques ajouts pendant la première croisade. C’est l’une des plus anciennes églises au monde. Les chrétiens la considèrent comme sacrée, mais aussi les musulmans qui reconnaissent en Jésus de Nazareth un prophète.

Aujourd’hui, les Églises grecques orthodoxes, arméniennes et catholiques administrent conjointement le site. Une polémique s’est d’ailleurs déclenchée s’agissant de leur positionnement : « Des diplomates palestiniens ont fait savoir qu’elles soutenaient l’inscription en urgence de la basilique, rapporter Laurent Zecchini, alors que ce n’était manifestement pas le cas. » Fort de cette décision, les Palestiniens espèrent inscrire d’autres sites sur la liste du patrimoine mondial, notamment le site de Battir, alors qu’un mur de sécurité israélien doit être érigé à proximité.

Situé à flanc de colline à proximité de Bethléem, ce village est célèbre pour ces cultures en terrasses de la vigne et de l’olivier, ainsi que son système d’irrigation. Néanmoins, la décision de l’Unesco pourrait déboucher sur une nouvelle dégradation des relations israélo-palestiniennes, analyse Laurent Zecchini. La rencontre qui devait avoir lieu -la première à ce niveau depuis septembre 2010- dimanche 1er juillet, à Ramallah, entre le vice-premier ministre israélien, Shaul Mofaz, et Mahmoud Abbas a été annulée.

2 commentaires pour Lieux saints: Attention, un statu quo peut en cacher un autre ! (Unlike the powers who have ruled Jerusalem in the past, Israel respects the holy sites and freedom of worship of all)

  1. jcdurbant dit :

    Les Nazis n’ont jamais caché leur objectif, similaire en cela à l’islam, d’une élimination des Juifs. Pour les nazis comme pour les islamistes, cela devait se tenir à la fin de la guerre/à la fin des temps.

    C’est dans ce cadre que l’on doit comprendre la mise en place du plan Madagascar au cours de l’année 1940. L’effondrement de la France et la mise à disposition, du point de vue allemand, de l’empire colonial français, remit au goût du jour la thèse de l’orientaliste Paul Lagarde qui avait envisagé le transfert de Juifs sur l’île de l’océan indien. Franz Rademacher, haut-fonctionnaire nazi (qui sera à l’origine du camp de concentration de Semlin en Serbie) propose plusieurs plans en vue de la déportation des Juifs. Madagascar devait alors devenir un camp de concentration devant accueillir près d’un million de Juifs par an, afin de mettre fin à « l’influence juive » sur le monde. Eichmann y travaillera d’arrache-pied, Heydrich, von Ribbentropp ou encore le Führer y prendront part avant l’échec de l’invasion des îles britanniques. Cela mettait fin à la perspective de dominer air et ciel, et donc de regrouper, hors du monde aryen, à brève échéance, tous les Juifs. En ce sens, Netanyahu ne se trompe pas en mentionnant la volonté des nazis, dans un premier temps, de déporter les Juifs, plutôt que de procéder à leur élimination physique.

    Pourtant, les exactions en Europe de l’Est commencent bien avant la rencontre entre le mufti et Hitler. Toutefois, il est évident que les pogromes et massacres de Juifs en Europe ne datent pas de la conférence de Wannsee. La Nuit de Cristal de 1938 en est l’illustration. L’enjeu réside plutôt dans la systématicité du projet génocidaire et dans les moyens utilisés. Les Einstzgruppen ont sans aucun doute contribué à l’éradication des Juifs d’Europe de l’Est, avec la participation de dizaines de milliers de Polonais, Lituaniens, Biélorusses, Ukrainiens engagés aux côtés de l’Axe. Mais la presse omnisciente omet de répondre à la question essentielle : quel rôle attribuer, s’il en est, au Mufti ?

    Tout d’abord, il convient de rappeler que ce n’est pas un hasard si certains dirigeants ou leaders rejoignent les puissances fascistes. Les premiers contacts entre les Palestiniens et le troisième Reich est attesté dès la « révolte arabe » de 1936 (Cf. Notre article : les Arabes de Palestine sous la bannière nazie). En juin 1941 a lieu le Farhud, le pogrome de Baghdad alors sous la botte de Rachid Ali al Ghailani qui trouvera refuge également dans la Berlin à croix gammée.

    Un premier facteur à prendre en compte est ensuite d’ordre technique: de quand date la construction des installations à Treblinka et Auschwitz? Du printemps 1942 et on peut affirmer que c’est à l’été 1942 que la solution finale est pleinement en cours de réalisation. Ce qui est postérieur à la rencontre de novembre. (Cf. Peter Longerich http://www.ghwk.de/ghwk/engl/texts/wannsee-conference.pdf)

    Néanmoins, c’est le moment de la prise de décision qui est l’enjeu de la charge médiatique contre Netanyahu.

    Le second à prendre en compte est alors l’invasion de l’Union Soviétique, ce qui est perçu, dans l’idéologie nazie comme une bataille à mort entre le national-socialisme et le judéo-bolchévisme. Comme le décrit Goebbels à la suite du discours de Hitler du 12 décembre 1941, les Juifs, en tant que solidaires et co-instigateurs de la guerre mondiale, devront tous payer de leur vie pour les pertes allemandes. Cette instruction sera confirmée le 16 décembre 1941 par le gouverneur général du gouvernement général de Pologne Hans Frank l’ordre de procéder à leur assassinat.

    Deux semaines après la rencontre entre le Mufti et Hitler. Notre enquête nous rapproche systématiquement de cette date fatidique.

    La rencontre du 28 novembre 1941 est donc fondamentale. Toutefois, on ne dispose que des notes prises par l’interprète en personne du Führer, Paul-Otto Schmidt, dont il n’y a aucune raison de mettre en doute la validité de ce qu’il écrit, qui sont explicites quant à la perspective d’une poursuite de l’anéantissement des Juifs au Proche-Orient:

    Cf. Geheime Reichssache 57 a/41 :

    Le Führer conduira le combat jusqu’à ce que la dernière trace de l’hégémonie judéo-communiste en Europe soit effacée. Au cours de ce combat, l’armée allemande atteindra, à un moment qui ne peut pas être encore spécifié, mais dans un proche futur, la sortie sud du Caucause. Une fois cette percée effectuée, le Führer offre son assurance personnelle au monde arabe que l’heure de la libération a sonné. Ensuite, le seul objectif de l’Allemagne dans la région sera limité à l’anéantissement des Juifs vivant sous protectorat britannique dans les terres arabes.

    On peut imaginer sans peine que ce projet répond à la demande du Mufti dont les appels à la haine avait déjà conduit aux pogromes de 1920, 1921 et 1929 marqués par l’assassinat sauvage de femmes, enfants, vieillards juifs.

    En conclusion, à ce stade, on ne peut pas dire avec certitude que le mufti a dit qu’il fallait « brûler les Juifs ». En revanche, il est incontestable qu’il a contribué au passage de la logique concentrationnaire à la mise en oeuvre immédiate de la solution finale.

    Lors du procès de Nürnberg, Dieter Wisliceny, adjoint d’Adolf Eichmann déclara :

    Le mufti fut l’un des instigateurs de l’extermination méthodique de la communauté juive d’Europe et il agissait en collaborateur et conseiller d’Eichmann et Himmler pour l’exécution de ce plan. Il était l’un des meilleurs amis d’Eichmann et il l’incitait constamment à accélérer les mesures d’extermination.

    Egalement à l’origine de la division SS « Hanjar » qui fut à l’origine du massacre de 90 % des Juifs bosniaques et du meurtre de près de 200 000 Chrétiens et 40 000 Tsiganes, il obtient de Himmler la création d’une école militaire spéciale à Dresde afin d’entraîner les recrues musulmanes. Il utilise les ondes radio pour appeler au meurtre des Juifs. Le 13 mai 1943, il intervient auprès du ministère allemand des affaires étrangères pour empêcher le transfert annoncé de 4 000 enfants juifs d’Europe de l’Est vers la Palestine. (cf. Raoul Hilberg, David Patterson)

    La rencontre du 28 novembre 1941 n’est qu’une des multiples rencontres du mufti avec les dirigeants nazis, et qu’une des multiples facettes de ses actions en vue de la mise en œuvre de l’extermination des Juifs.

    La promesse d’Hitler d’apporter la contribution de l’armée allemande dans le massacre des Juifs des pays arabes en est aussi la preuve. Ce que Netanyahu n’a fait que rappeler.

    Sans doute la mauvaise conscience (ou la satisfaction) française (et au-delà, européenne) à avoir empêché que le Mufti ne soit jugé à Nürnberg et pendu pour sa participation aux crimes contre l’humanité explique la rage collective à l’encontre du premier ministre.

    https://contrecourant1.wordpress.com/2015/10/21/netanyahu-lhistoire-et-le-mufti-ou-comment-clore-un-debat-sur-le-criminel-mufti/

    J'aime

  2. jcdurbant dit :

    Le mufti « à tenté de persuader les Allemands d’annuler un échange de prisonniers en 1943 qui aurait envoyé 4.000 enfants juifs en Palestine, » a déclaré le Dr. Rafael Medoff, directeur de l’Institut David S. Wyman pour l’étude de l’Holocauste à Washington.

    « À la suite de l’intervention du mufti, les enfants ont été envoyés à Auschwitz. Il est amplement prouvé qu’il savait qu’ils seraient assassinés « , a dit Medoff.

    Le Mufti Al Husseini est également responsable du massacre d’Hebron de 1929, auquel il est également fait référence en tant que pogrom d’Hebron, le 24 août 1929. Des arabes y massacrèrent 67 juifs, dont 24 étudiants, en blessèrent 53, pillèrent des maisons juives et des synagogues.

    Ces attaques, qui firent suite à des rumeurs d’évènements à Jérusalem, selon lesquelles les Juifs essayeraient de conquérir les « lieux saints », sont parmi les plus importantes de celles liées aux émeutes de Palestine en 1929.

    Dès la fin 1942, le Reichsführer SS Heinrich Himmler propose à Hitler de former une division SS musulmane en Bosnie-Herzégovine, à l’instigation du grand Mufti de Jérusalem, el-Hadj Amin al-Husseini.

    C’est seulement le 10 février 1943 que Hitler donnera son accord quant à la constitution de cette formation de la Waffen-SS.

    L’entraînement de cette division aura lieu en France, la troupe étant répartie sur six départements (Puy-de-Dôme, Cantal, Haute-Loire, Aveyron, Lozère et Corrèze) dans le Massif Central.

    De mars à septembre 1944, la Handschar mène des opérations contre les partisans, durant lesquelles elle commet de nombreuses atrocités.

    À l’issue de la guerre, Husseini fut recherché par les Britanniques en tant que collaborateur, et par les Yougoslaves en tant que criminel de guerre.

    Il trouva refuge dans la région de Constance où il fut « arrêté » le 15 mai 1945 par les troupes françaises.

    Le 19 mai, il fut transféré dans la région parisienne où il fut hébergé avec ses deux secrétaires dans une villa de Saint-Maur, et ce dans des conditions très favorables.

    Il recevait ses repas d’un restaurant voisin et, plus tard, un cuisinier fut mis à sa disposition par la mosquée de Paris.

    La maison était placée sous la surveillance de la police judiciaire de la préfecture de police, mais c’était le Quai d’Orsay qui déterminait les conditions de détention du mufti et la politique à adopter à son égard.

    En octobre 1945, le mufti déménagea à la villa « La Roseraie », à Bougival, puis il changea une nouvelle fois de lieu de résidence.

    Il pouvait recevoir librement ses invités, et était autorisé à se déplacer librement.

    À plusieurs reprises, la France refusa de répondre aux demandes d’extradition de la Grande-Bretagne et de la Yougoslavie.

    En septembre 1945, les autorités françaises prirent la décision de permettre au mufti de fuir vers un pays arabe, et la diplomatie française effectua d’intenses démarches diplomatiques auprès de ces pays.

    Craignant les réactions des États-Unis et de la communauté juive, la France voulait que cette libération apparaisse comme la conséquence des pressions irrésistibles des pays arabes, pressions auxquelles la Grande-Bretagne n’aurait pu d’ailleurs elle-même résister si elle avait été dans la même situation. Elle « fabriqua » de toutes pièces ces pressions.

    Finalement, le mufti fut aidé à quitter la France le 29 mai 1946, à 11 heures, en prenant un vol régulier de la compagnie américaine TWA d’Orly au Caire, muni d’un faux passeport et sous un nom d’emprunt.

    Jean Vercors
    Dreuz

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :