Amin al-Husseini: Islamisme-nazisme, même combat! (Dein Kampf ist Mein Jihad)

Husseini meets HitlerGod bless Hitler
Si à Poitiers Charles Martel avait été battu, le monde aurait changé de face. Puisque le monde était déjà condamné à l’influence judaïque (et son sous-produit le christianisme est une chose si insipide !), il aurait mieux valu que l’islam triomphe. Cette religion récompense l’héroïsme, promet au guerrier les joies du septième ciel… Animé d’un esprit semblable, les Germains auraient conquis le monde. Ils en ont été empêchés par le christianisme. Hitler (1942)
Nous ne savons pas si Hitler est sur le point de fonder un nouvel islam. Il est d’ores et déjà sur la voie; il ressemble à Mahomet. L’émotion en Allemagne est islamique, guerrière et islamique. Ils sont tous ivres d’un dieu farouche. Jung (1939)
Mein Kamp (…) Tel était le nouveau Coran de la foi et de la guerre: emphatique, fastidieux, sans forme, mais empli de son propre message. Churchill
Si le Reich allemand s’impose comme protecteur de tous ceux dont le sang allemand coule dans les veines, et bien la foi musulmane impose à chaque Musulman de se considérer comme protecteur de toute personne ayant été imprégnée de l’apprentissage coranique. Hassan el Banna (fondateur des Frères musulmans et grand-père de Tariq et Hani Ramadan)
Israël existe et continuera à exister jusqu’à ce que l’islam l’abroge comme il a abrogé ce qui l’a précédé. Hasan al-Bannâ (préambule de la charte du Hamas, 1988)
Les enfants de la nation du Hezbollah au Liban sont en confrontation avec [leurs ennemis] afin d’atteindre les objectifs suivants : un retrait israélien définitif du Liban comme premier pas vers la destruction totale d’Israël et la libération de la Sainte Jérusalem de la souillure de l’occupation … Charte du Hezbollah (1985)
Depuis les premiers jours de l’islam, le monde musulman a toujours dû affronter des problèmes issus de complots juifs. (…) Leurs intrigues ont continué jusqu’à aujourd’hui et ils continuent à en ourdir de nouvelles. Sayd Qutb (membre des Frères musulmans, Notre combat contre les Juifs)
La libération de la Palestine a pour but de “purifier” le pays de toute présence sioniste. Charte de l’OLP (article 15, 1964)
Les nazis ont probablement tué moins d’un million de Juifs et le mouvement sioniste a participé au massacre. Abou Mazen (alias Mahmoud Abbas, thèse, 1982)
Ce sera une guerre d’extermination, un massacre dont on parlera comme des invasions mongoles et des croisades. Azzam Pasha (président de la ligue arabe, le 14 mai 1948)
L’Allemagne national-socialiste lutte contre la juiverie mondiale. Comme dit le Coran : “Tu apprendras que les Juifs sont les pires ennemis des musulmans.” Les principes de l’islam et ceux du nazisme présentent de remarquables ressemblances, en particulier dans l’affirmation de la valeur du combat et de la fraternité d’armes, dans la prééminence du rôle du chef, dans l’idéal de l’ordre. Voilà ce qui rapproche étroitement nos visions du monde et facilite la coopération. Haj Amin al-Husseini
Tuez les Juifs partout où vous les trouverez. Cela plaît à Dieu, à l’histoire et à la religion. Cela sauve votre honneur. Dieu est avec vous. (…) [L]es Allemands n’ont jamais causé de tort à aucun musulman, et ils combattent à nouveau contre notre ennemi commun […]. Mais surtout, ils ont définitivement résolu le problème juif. Ces liens, notamment ce dernier point, font que notre amitié avec l’Allemagne n’a rien de provisoire ou de conditionnel, mais est permanente et durable, fondée sur un intérêt commun. Haj Amin al-Husseini (mufti de Jérusalem, discours sur Radio Berlin, le 1er mars 1944)
Pour ses courageuses explorations de l’identité muslmane et européenne. Comité des Européens de l’année (pour la nomination de Tariq Ramadan, 2006)
C’est l’histoire d’une alliance inattendue [?]: celle du panarabisme et du nazisme. (…) C’est pourtant cette même occupation britannique qui lui offre l’ennemi de sa vie en encourageant, dès 1917, les Juifs à s’installer en Palestine. Télérama
Pourtant, durant la première moitié de sa vie, il apparaît comme un dirigeant soucieux surtout de ses intérêts, prêt à tout pour renforcer son pouvoir. Il fait partie d’une des grandes familles de Jérusalem. Les Husseini revendiquent leur filiation avec le Prophète et sont, traditionnellement, alliés au pouvoir en place. Après avoir brièvement servi dans l’armée ottomane, hadj Amin aide les Britanniques à recruter 2 000 volontaires en 1917 pour terminer la guerre. Comme beaucoup, il compte sur eux pour créer un grand Etat arabe. Et à l’instar de son peuple, il va se sentir trahi par les accords Sykes-Picot qui consacrent le partage du Proche- Orient entre Paris et Londres et, plus encore, par la déclaration de Balfour promettant au peuple juif un «foyer national» en Palestine. Le Nouvel Observateur

Organisateur de pogroms, lanceur de jihad contre les Juifs, admirateur d’Hitler, voix des nazis au Proche-Orient, installé à Berlin dès novembre 1941, initiateur de la création d’une division de Waffen-SS de musulmans bosniaques, éditeur de brochures antisémites, possible supplétif pour le Einsatzgruppe prévu par Himmler pour la Palestine, canal pour les aides financières et en armes nazies, conseille aux autorités hongroises en 1943 d’arrêter le transfert d’enfants juifs vers la Palestine, accueil après-guerre des criminels de guerre nazis

Tous à vos postes mercredi!

A l’heure où profitant de leur présidence européenne nos amis suédois, si modestes quand il s’agit de rappeler leur contribution à l’effort de guerre nazi, s’apprêtent à déclarer Jérusalem-est capitale palestinienne

La chaine franco-allemande Arte (« La croix gammée et le turban – La tentation [?] nazie du Grand mufti » Mercredi 09 décembre 2009, 20h45) se décide enfin, comme le rappelle notre confrère de Philosémitisme, à rendre justice à l’un des fondateurs de l’antisémitisme (pardon: du nationalisme) arabe et à sa collaboration trop injustement oubliée à la « Solution finale »

Le « Grand Mufti » de Jérusalem Haj Amin al-Husseini qui, comme son plus fidèle émule le feu Yasser Arafat 40 ans plus tard à Beyrouth, avait bénéficié de l’aide des services français (et du grand-père d’un certain…Tariq Ramadan!) pour sa ré-exfiltration en Palestine après la défaite nazie …

A quand le tour de la famille et des Frère musulmans de notre Européen de l’année 2006 et Tariq Ramadan national de nos voisins hélvétiques?

Jihad et haine des Juifs, retour sur le Mufti de Jérusalem

Philosémitisme

samedi 5 décembre 2009

« Arabes, levez-vous comme des hommes et combattez pour vos droits sacrés. Tuez les Juifs partout où vous les trouvez. Cela plaît à Dieu, à l’histoire et à la religion. Cela sauve votre honneur. Dieu est avec vous. » (Haj Amin al-Husseini, « Grand Mufti » de Jérusalem)

La chaîne Arte diffuse le mercredi, 9 décembre 2009 à 20:45, un documentaire allemand réalisé par Heinrich Billstein, « La croix gammée et le turban – La tentation nazie du Grand mufti ».

Il est impossible de comprendre le conflit israélo-arabe si l’on ne se fie qu’à ce qu’en rapportent les journalistes, et si on ne connaît pas l’idéologie qui animait des hommes comme Haj Amin al-Husseini, Hassan al-Banna, Sayyid Qutb, Izz al-Din al-Qassam.

Extraits de la préface de P.-A. Taguieff à l’ouvrage de Matthias Küntzel, « Jihad et haine des Juifs », repris du site UPJF

« Des années 1920 aux années 1940, avant la création de l’État d’Israël, la haine des Arabes nationalistes contre les Juifs était d’autant plus grande qu’ils percevaient les Juifs de Palestine comme une population étrangère établie par les Britanniques [1]. La haine antijuive était attisée par le « Grand Mufti » de Jérusalem, Haj Amin al-Husseini, leader arabo-musulman ayant déclaré la guerre aux Juifs dès la fin des années 1920 et dont l’action a été décisive dans la formation du nationalisme palestinien, toutes tendances confondues [2]. Peu après la nomination d’al-Husseini comme mufti de Jérusalem, en 1921, paraissait la première traduction arabe des Protocoles des Sages de Sion, publication « antisioniste » qui aurait bénéficié de l’approbation et du soutien enthousiaste du nouveau mufti [3]. Organisateur de pogroms en août 1929 et dans les années 1936-1939, décidé à lancer le jihad contre les Juifs et admirateur d’Hitler, al-Husseini voyait dans l’alliance avec les nazis le seul moyen d’en finir avec l’emprise britannique et la présence juive au Proche-Orient. C’est pourquoi al-Husseini, que la plupart des Arabes de Palestine considéraient comme leur chef légitime, s’est mis au service de la propagande nazie, incitant les Arabes et plus largement les musulmans à s’engager du côté de l’Axe durant la Seconde Guerre mondiale. Après s’être installé à Berlin en novembre 1941, il s’est employé à donner l’exemple d’une collaboration arabo-musulmane active à la guerre nazie contre les Juifs [4]. Le « Grand Mufti » est ainsi intervenu personnellement dans la création par Himmler, en février 1943, de la division de Waffen-SS « Handschar », composée principalement de musulmans bosniaques [5]. Sur les photos d’époque, on le voit, faisant le salut nazi, passer en revue les troupes musulmanes bosniaques de la Waffen-SS, auxquelles avait été distribuée la brochure de propagande rédigée par ses soins, Islam und Judentum (« L’Islam et la juiverie ») [6]. Ce qu’ont bien établi les nombreux et récents travaux historiographiques consacrés à l’itinéraire d’al-Husseini, c’est que le fondateur du nationalisme palestinien a joué un rôle non négligeable dans la réalisation de la « Solution finale » [7].

En janvier 1944, al-Husseini fit une visite de trois jours en Bosnie pour galvaniser les combattants musulmans de la division de Waffen-SS « Handschar ». Il fit à cette occasion un discours dont il reprit les éléments le 21 janvier 1944, au cours de son émission retransmise par les radios nazies. Le mufti pro-nazi, réaffirmant que la « juiverie mondiale » était le « principal ennemi de l’islam », y pointa et célébra une fois de plus les convergences de vues et les intérêts communs entre « les musulmans » et les nazis :

« Le Reich mène le combat contre les mêmes ennemis, ceux qui ont spolié les musulmans de leurs pays et anéanti leur foi religieuse en Asie, en Afrique et en Europe. L’Allemagne est la seule grande puissance qui n’a jamais attaqué un pays musulman. L’Allemagne national-socialiste lutte contre la juiverie mondiale. Comme dit le Coran : “Tu apprendras que les Juifs sont les pires ennemis des musulmans.” Les principes de l’islam et ceux du nazisme présentent de remarquables ressemblances, en particulier dans l’affirmation de la valeur du combat et de la fraternité d’armes, dans la prééminence du rôle du chef, dans l’idéal de l’ordre. Voilà ce qui rapproche étroitement nos visions du monde et facilite la coopération. Je suis heureux de voir, dans cette division [de Waffen-SS composée de musulmans], l’expression visible et la mise en pratique de nos deux visions du monde. [8] »

Le 1er mars 1944, dans son émission retransmise par la radio nazie de Berlin, al-Husseini, désireux d’étendre au Moyen-Orient les exterminations de masse conduites par les nazis, incitait les Arabes au meurtre des Juifs au nom d’Allah :

« Arabes, levez-vous comme des hommes et combattez pour vos droits sacrés. Tuez les Juifs partout où vous les trouvez. Cela plaît à Dieu, à l’histoire et à la religion. Cela sauve votre honneur. Dieu est avec vous. [9] »

Quelques mois plus tard, dans une lettre datée du 3 octobre 1944 adressée à Himmler, qu’il assurait de sa « plus haute estime », al-Husseini proposait au Reichsführer SS de mettre à sa disposition une légion de volontaires arabes et musulmans pour combattre à la fois les Britanniques et les Juifs [10]. L’une des principales conséquences de cette politique d’alliance entre le nazisme et le monde arabo-musulman aura été la « convergence de l’antisémitisme et de l’antisionisme dans le régime nazi » durant la Seconde Guerre mondiale [11]. »

[1] Voir Lukasz Hirszowicz, The Third Reich and the Arab East, Londres, Routledge and Kegan Paul, 1966.

[2] Voir Zvi Elpeleg, The Grand Mufti : Haj Amin al-Hussaini, Founder of the Palestinian National Movement, op. cit.

[3] Kenneth R. Timmerman, Preachers of Hate : Islam and the War on America [2003], New York, Three Rivers Press, 2004, p. 101 ; David G. Dalin and John F. Rothmann, Icon of Evil : Hitler’s Mufti and the Rise of Radical Islam, New York, Random House, 2008, p. 111.

[4] Maurice [Moshe] Pearlman, Mufti of Jerusalem : The Story of Haj Amin el Husseini, Londres, Victor Gollancz, 1947, pp. 41-74 ; Lukasz Hirszowicz, The Third Reich and the Arab East, op. cit., pp. 262-263, 312-313 ; David G. Dalin and John F. Rothmann, Icon of Evil, op. cit., pp. 39-78.

[5] Voir George Lepre, Himmler’s Bosnian Division : The Waffen-SS Handschar Division 1943-1945, Atgen, PA, Schiffer Publishing, 1997 ; Amandine Rochas, La Handschar. Histoire d’une division de Waffen-SS bosniaque, préface de Jean-William Dereymez, Paris, L’Harmattan, 2007. [6] Voir Yossef Bodansky, Islamic Anti-Semitism as a Political Instrument, Houston, TX, Ariel Center for Policy Research, 1999, p. 30 ; George Michael, The Enemy of my Enemy : The Alarming Convergence of Militant Islam and the Extreme Right, Lawrence, KS, University Press of Kansas, 2006, p. 117.

[7] Joseph B. Schechtman, The Mufti and the Fuehrer, op. cit., pp. 152-166 ; Yehuda Bauer, Repenser l’Holocauste [2001], tr. fr. Geneviève Brzustowski, postface d’Annette Wieviorka, Paris, Éditions Autrement, 2002, p. 219.

[8] Haj Amin al-Husseini, 21 janvier 1944 ; cité par Maurice Pearlman, Mufti of Jerusalem, op. cit., p. 64. Voir aussi Richard Bonney, Jihad : From Qur’an to Bin Laden, op. cit., pp. 275-276 ; David G. Dalin and John F. Rothmann, Icon of Evil, op. cit., pp. 57-58.

[9] Haj Amin al-Husseini, 1er mars 1944, cité par Maurice Pearlman, Mufti of Jerusalem, op. cit., p. 51. Voir aussi Zvi Elpeleg, The Grand Mufti, op. cit., p. 179 ; Joseph B. Schechtman, The Mufti and the Fuehrer, op. cit., pp. 150-151.

[10] Lettre d’al-Husseini intégralement traduite in Joseph B. Schechtman, The Mufti and the Fuehrer, op. cit., p. 309. Voir aussi Jeffrey Herf, The Jewish Enemy : Nazi Propaganda during World War II and the Holocaust, Cambridge, MA, et Londres, The Belknap Press of Harvard University Press, 2006, pp. 243-244.

[11] Voir Jeffrey Herf, « Convergence : The Classic Case. Nazi Germany, Anti-Semitism and Anti-Zionism during World War II », The Journal of Israeli History, 25 (1), mars 2006, [pp. 63-83], pp. 66-79.

Sur le Mufti et ses disciples :

– Entretien avec un Vampire …, par Richard Zrehen (Rencontre entre le Mufti de Jérusalem et Adof Hitler – compte-rendu de l’entretien)

– La sombre histoire de l’hôtel Shepherd, par Lenny Ben-David

– Abdel Aziz Rantisi: « la question n’est pas ce que les Allemands avaient fait aux Juifs, mais ce que les Juifs avaient fait aux Allemands »

– Pas de progrès possible tant que vivra l’hydre du Hamas, Amir Taheri

– National Socialism and Anti-Semitism in the Arab World, Matthias Küntzel, JCPA

– Maryland historian links roots of radical Islam with Nazi propaganda Elimination of the Jewish National Home in Palestine: The Einsatzkommando of the Panzer Army Africa, 1942, Klaus-Michael Mallmann and Martin Cüppers, Yad Vashem

– Jeffrey Herf: The Jewish Enemy: Nazi Propaganda during World War II and the Holocaust, review by Karl Pfeifer, Engage

– The Mufti and the Holocaust, John Rosenthal on Der Mufti von Jerusalem und die Nationalsozialisten by Klaus Gensicke, Policy Review (The Hoover Institution)

– Middle East Anti-Semitism, by Dr Denis MacEoin, A Liberal Defence of Israel blog

– Hitler’s Jihadis : Muslim Volunteers of the SS, by Jonathan Trigg

– Multiculturalisme à Berlin: cachez-moi ce Grand Mufti allié d’Hitler

– Livre: Croissant fertile et croix gammée, Le IIIe Reich, les Arabes et la Palestine

Voir aussi:

La croix gammée et le turban

Christophe Boltanski

Teleobs

Le sujet

Retour sur Amin al-Hussein, figure controversée, ancien grand mufti de Jérusalem, qui collabora avec les nazis et fut l’un des défenseurs de la cause panarabe.

Défenseur de la cause panarabe dès les années 20, Amin al-Hussein lutte contre l’émigration des juifs organisée par les Britanniques dans son pays, la Palestine. Affichant une sympathie évidente pour les thèses nazies dès 1937, il s’installe à Berlin, fréquente les dignitaires du IIIe Reich et s’intéresse à la «solution finale». Il est également à l’origine de la création d’un corps d’élite musulman destiné à combattre les Alliés, incorporé à la Waffen SS et composé de 12 000 hommes recrutés en Bosnie et en Croatie. A partir de biographies récentes, ce document revient sur la collaboration du grand mufti avec les nazis, mais aussi, plus largement, sur son rôle historique et politique, expliquant pourquoi il reste encore aujourd’hui un héros et un grand leader nationaliste dans la plupart des pays du Proche-Orient.

Les actualités allemandes de l’époque le montrent, tout sourire, derrière sa barbe, face à Hitler, ou encore en train d’inspecter une division SS, avec son turban blanc et son bras mollement levé. Jusqu’où hadj Amin al-Husseini s’est-il compromis avec le régime nazi ? Le rôle joué par le premier leader palestinien auprès du Führer fait encore maintenant l’objet d’une violente polémique. Les Arabes ont d’abord passé sous silence, puis minimisé, son ralliement au IIIe Reich, invoquant des raisons purement tactiques ou circonstancielles. Pour décrédibiliser le mouvement palestinien, les Israéliens ont, quant à eux, été jusqu’à l’accuser d’être l’un des inspirateurs de la solution finale. Le documentaire d’Arte dresse un portrait implacable d’Amin al- Husseini, celui d’un extrémiste qui non seulement collabore avec les puissances de l’Axe, mais partage aussi leur idéologie.

Pourtant, durant la première moitié de sa vie, il apparaît comme un dirigeant soucieux surtout de ses intérêts, prêt à tout pour renforcer son pouvoir. Il fait partie d’une des grandes familles de Jérusalem. Les Husseini revendiquent leur filiation avec le Prophète et sont, traditionnellement, alliés au pouvoir en place. Après avoir brièvement servi dans l’armée ottomane, hadj Amin aide les Britanniques à recruter 2 000 volontaires en 1917 pour terminer la guerre. Comme beaucoup, il compte sur eux pour créer un grand Etat arabe. Et à l’instar de son peuple, il va se sentir trahi par les accords Sykes-Picot qui consacrent le partage du Proche- Orient entre Paris et Londres et, plus encore, par la déclaration de Balfour promettant au peuple juif un «foyer national» en Palestine.

Paradoxe : c’est aux Anglais qu’il doit sa fulgurante ascension. Au lendemain des émeutes de 1920, les autorités mandataires le désignent comme le principal responsable des troubles et le condamnent à dix ans de réclusion par contumace. Un an plus tard, le nouveau Haut Commissaire, Samuel Herbert, annule un verdict qui l’a rendu très populaire auprès des siens et le nomme grand mufti de Jérusalem. Un poste occupé précédemment par son frère, son père et son grand-père. Sir Samuel espère ainsi en faire son obligé. Amin al-Husseini lui promet de maintenir le calme en Palestine et s’y emploie pendant quinze ans. Mais en 1936, il prend la tête de la révolte arabe et combat avec la même virulence l’Empire britannique et ses rivaux palestiniens plus modérés, emmenés par le clan Nashashibi. Laissant un peuple exsangue et déchiré, il prend la fuite un an plus tard et s’exile au Liban, alors sous mandat français. Après avoir pris part à une tentative de soulèvement en Irak, il rejoint l’Axe, l’Italie d’abord, puis l’Allemagne.

A Berlin, il tente d’obtenir de Hitler la promesse qu’il instaurera après sa victoire un grand Etat arabe. Rien ne permet de penser que le Führer, qui considérait les Arabes comme des «demi-primates», aurait fini par satisfaire ses revendications. Pour le mérite de sa démonstration, le film exagère le rôle d’Amin al-Husseini auprès des nazis. Selon les travaux récents d’historiens, comme Tom Segev ou Philip Mattar, le chef palestinien n’a jamais été, pour les Allemands, qu’un supplétif. Les masses arabes, en Egypte, ou en Palestine, n’ont pas répondu à ses appels au djihad, à la guerre sainte contre les Anglais. Son seul véritable apport sera d’aider à la création d’un corps de SS dans les Balkans, la division Handschar, composé en majorité de musulmans bosniaques et chargé de lutter contre les partisans de Tito.

En revanche, Amin al-Husseini adhère sans difficulté aux thèses nationales- socialistes. «Votre Excellence, la sympathie des peuples arabes vous est acquise, écrit-il dans une lettre à Hitler en date du 28 janvier 1941. Ils sont prêts à s’insurger avec enthousiasme contre la coalition anglo-juive.» Dans un appel, il traite les juifs de «rebuts de la terre», de «microbes qui véhiculent la peste». Malgré sa connaissance des camps de la mort, il demande, en 1943, aux autorités hongroises, alliées de l’Allemagne, de stopper le transfert de 900 enfants juifs vers la Palestine, et leur conseille de les envoyer dans un lieu où ils pourront être «contrôlés, comme par exemple en Pologne».

A la chute du Reich, il gagne la Suisse, puis l’Egypte. Il s’oppose au plan de partage de la Palestine, adopté par l’ONU, en novembre 1947, et prône la violence. Depuis Le Caire, il dirige une sorte de gouvernement en exil, le Haut Comité arabe, mais n’exerce aucun pouvoir, pas même sur la bande de Gaza placée sous administration égyptienne. Nasser lui-même finira par le lâcher. Il meurt en exil, à Beyrouth, en 1974, discrédité, y compris aux yeux des siens.

Voir également:

Deux livres sur le sujet enfin en français!

M. Macina upjf.org

4 décembre 2009

Voir deux liens avec couverture en bas de page.

La lecture de deux livres qui viennent de paraître : Djihad et haine des Juifs, de Matthias Küntzel, et Croissant fertile et croix gammée, de Martin Cüppers & Klaus-Michael Mallmann, est indispensable pour la compréhension du conflit israélo-arabe et des problèmes d’islamisme en général. Les deux ouvrages proposent une explication historique de l’antisémitisme actuel qui règne dans de larges couches de la population musulmane ainsi qu’au sein de certaines franges de la gauche.

Les deux historiens qui ont rédigé Croissant fertile et croix gammée démontrent comment les nazis et les frères musulmans, ainsi que le mufti de Jérusalem, Al Hussayni, se sont rejoints et mutuellement renforcés sur la base d’un socle commun : l’antisémitisme. Les aides financières et en armes que les nazis faisaient parvenir aux musulmans extrémistes étaient destinées à détruire la présence juive dans les pays arabes. C’est à ce moment que la haine des Juifs dans ces pays, qui y a rencontré un terrain fertile grâce à plusieurs versets du Coran, a trouvé une justification précieuse dans le célèbre faux : le pamphlet antisémite écrit par un Russe, «Les Protocoles des Sages de Sion» et dans le «Mein Kampf» d’Hitler. Ces deux livres rencontrent toujours un grand succès au Moyen-Orient.

De nombreux criminels de guerre ont trouvé refuge dans les pays arabes à la fin de la guerre. Les auteurs retracent l’évolution du conflit et la propagande arabe diffusée sur les ondes nazies par le Mufti. Dans le même registre, certains analystes pensent que le silence de la BBC sur la Shoah, de la fin de 1942 jusqu’à l’été 1943, serait liée à la crainte de faire passer la Grande-Bretagne pour une alliée des Juifs auprès des auditeurs arabes.

Leur étude se base sur de multiples sources historiques en allemand et anglais, mais très peu accessibles en français – politiquement correct oblige.

Dans Djihad et haine des Juifs, Küntzel ne se limite pas à la Palestine d’avant-guerre, mais retrace, en se basant également sur de nombreuses sources allemandes, l’évolution de cette influence dans le monde arabe jusqu’à nos jours. Il démontre que les objectifs poursuivis par l’islamisme et le djihadisme actuels sont les mêmes que ceux d’Hitler: tuer les Juifs partout dans le monde. Ce « programme » se retrouve dans la charte du Hamas. L’auteur explique la collusion entre les islamistes et certaines franges de la gauche, celle-ci n’ayant plus, depuis la fin du nazisme, d’ennemi mobilisateur. On trouve ce phénomène également en Belgique – dans des groupuscules politiques d’extrême gauche comme Egalité, et, plus navrant encore, au sein du Mrax.

En 2007, Küntzel a reçu le grand prix du London Book Festival pour la version anglaise de son livre. La même année, suite à des menaces, la conférence que Küntzel devait donner à l’Université de Leeds a dû être reportée.

Deux livres à ne pas manquer :

* Djihad et haine des Juifs – Le lien troublant entre islamisme et nazisme à la racine du terrorisme international, par Matthias Küntzel avec préface de Pierre-André Taguieff. Paru fin octobre 2009 aux Editions de l’œuvre. 237 pages, ISBN : 978-2-356-31040-8.

(http://www.upjf.org/bibliographie/article-17372-146-7-djihad-haine-juifs-livre-evenement-matthias-kuntzel-enfin-traduit-en-france.html).

* Croissant fertile et croix gammée. Le IIIe Reich, les Arabes et la Palestine, par Martin Cüppers & Klaus-Michael Mallmann. Paru en octobre 2009 chez Verdier, 352 pages, ISBN : 978-2-86432-591-8.

(http://philosemitismeblog.blogspot.com/2009/10/livre-croissant-fertile-et-croix-gammee.html)

[Eléments d’information aimablement communiqués par R.R., Bruxelles.]

Mis en ligne le 4 décembre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org

Voir enfin:

lslamisme et nazisme

Paul Foster

Riposte laïque

1er décembre 2007

Dans Riposte Laïque du 10 novembre 2007, Cyrano donnait un superbe article concluant à l’analogie entre résistants au nazisme en 1940 et résistants à l’islamisme des années 2000. En réalité l’analogie va au-delà : nazisme et islamisme sont deux systèmes totalitaires qui présentent des similitudes et des synergies.

L’islamisme moderne : retour à l’islam conquérant totalitaire Le mouvement des Frères Musulmans a été créé en Egypte en 1928 par Hassan el Banna. Au-delà d’une pratique individuelle de la religion, il s’agit d’un système politique qui affirme (1) la supériorité de l’homme musulman et (2) la nécessité de convertir le monde à l’islam, de reprendre la conquête dans les pas du prophète. La société qu’il préconise est organisée de manière totalitaire. Les régimes qui adoptent la charia comme seule constitution rejettent la démocratie et établissent un système ultra-policier.

El Banna a défini une stratégie politique par étapes, du ralliement de la communauté de quartier à la grande nation islamique mondiale. L’outil de cette expansion est le djihad, qui est une guerre de conquête. La violence, individuelle ou collective, est autorisée, voire encouragée pour la cause. Hamas et Al Quaïda sont deux exemples d’organisations utilisant la doctrine d’el Banna. Certains leaders actuels estiment que l’Amérique et le Proche Orient tomberont par la guerre et l’Europe par la prédication et l’intimidation.

Empathie entre islamisme et nazisme avant la seconde guerre mondiale

El Banna avait de la sympathie pour le nazisme : « Si le Reich allemand s’impose comme protecteur de tous ceux dont le sang allemand coule dans les veines, et bien la foi musulmane impose à chaque Musulman de se considérer comme protecteur de toute personne ayant été imprégnée de l’apprentissage coranique. »

Dans un ouvrage paru en 2004, le militant d’extrême droite italien contemporain Claudio Mutti affirme que la sympathie était réciproque : « Hitler avait un faible pour la religion islamique ». Cet engouement aurait été partagé par de nombreux dignitaires nazis et il alla, dans un nombre significatif de cas jusqu’à la conversion. Mutti inventorie les sympathies dont jouissait le nazisme dans le monde musulman. Il signale qu’en 1945, « les Frères musulmans éliminèrent une haute personnalité égyptienne qui s’était déclarée favorable à l’entrée en guerre de l’Egypte contre l’Allemagne ».

Islamistes et nazis imposent le totalitarisme et la guerre pour protéger leur homme supérieur (le Musulman et l’arien respectivement) contre une menace extérieure. Islamistes et nazis se sont choisi la même menace : les Juifs. L’un des successeurs de Hassan el Banna, Sayd Qutb (1906-1966), est l’auteur de Mon combat (mein Kampf) contre les Juifs.

La double haine envers les Juifs

Pourquoi les Juifs ? La première haine des islamistes envers les Juifs est d’origine coranique : le prophète, une fois installé à La Mecque, s’est retourné contre les tribus arabes juives, ses anciens alliés, et ne leur a laissé de choix qu’entre extermination et conversion. Les passages du Coran de la période de La Mecque contiennent des affirmations virulentes contre les Juifs (et contre les Chrétiens, qui ont des pratiques païennes comme la trinité). Ce sont ces passages que les islamistes mettent en exergue.

La seconde source de haine est laïque. L’ouvrage de référence a été écrit en 1898 : il s’agit d’un pamphlet antisémite, les « protocoles des sages de Sion ». L’auteur, Mathieu Golovinsky, un agitateur travaillant pour la police tsariste à Paris, met en scène des leaders de la communauté juive (qui, bien entendu n’ont jamais existé) qui racontent comment ils s’y prennent pour dominer le monde. Depuis 1921, on a découvert que ces « protocoles » sont un faux (voir la remarquable bande dessinée de Will Eisner). Malgré cela, l’ouvrage a fait une carrière extraordinaire chez les nazis et chez les islamistes, qui l’utilisent depuis un siècle pour dénoncer le soi-disant « complot juif ».

La charte du Hamas, à côté de citations anti-juives du Coran (la haine théologique), se réfère aux « protocoles » et rend les Juifs responsables de tout ce qui ne va pas dans le monde, depuis la révolution française jusqu’à Israël. Ainsi l’article 22 : « Depuis longtemps les ennemis [les Juifs] complotent, habilement et avec précision pour réaliser leurs objectifs … Avec leur argent, ils ont mis la main sur les médias du monde entier : presse, maisons d’édition, stations de radio etc…

Avec leur argent, ils ont soulevé des révolutions dans plusieurs parties du monde afin de servir leurs intérêts et réaliser leur objectif. Ils sont derrière la révolution française, la révolution communiste et toutes les révolutions dont nous avons entendu parler. Avec leur argent, ils ont mis sur pied des sociétés secrètes comme les francs-maçons, les clubs Rotary, les Lions et autres dans différentes parties du monde, afin de saboter les sociétés et servir les intérêts sionistes.

Avec leur argent, ils sont parvenus à contrôler les pays impérialistes et à les pousser à coloniser de nombreux pays pour exploiter leurs ressources et y propager la corruption … Ils ont été derrière la première guerre mondiale quand ils ont aboli le califat islamique, réalisant des gains financiers et contrôlant les ressources. Ils ont obtenu la déclaration Balfour, créé la Ligue des Nations pour diriger le monde. Ils ont été derrière la seconde guerre mondiale, à travers laquelle ils ont réalisé des gains financiers énormes en faisant le commerce des armes, et ont ouvert la voie à la création de leur état. »

Amin al Husseini

Le personnage qui a beaucoup œuvré pour le rapprochement entre le nazisme et le monde arabo-musulman est un nazi arabe, Mohamed Amin al Husseini (1897-1974). Amin est issu d’une famille de notables qui s’est enrichie au 19ème siècle sur le dos des paysans palestiniens, juifs et arabes. Grâce à leur position de collecteurs d’impôts, les notables arabes avaient extorqué la terre aux fellahs, écrasés de dettes. Quelques années plus tard, les mêmes notables revendaient cette terre aux paysans sionistes, en faisant des bénéfices de 4000%.

Amin se passionne pour l’agitation politique. Il profite de sa fonction de grand Mufti de Jérusalem pour accroître son action et crée un « haut comité arabe ». Depuis 1921, ce comité a déclenché des massacres de Juifs en Palestine. Le motif avancé pour monter les Arabes contre leurs voisins juifs est régulièrement l’annonce de la destruction de la mosquée de Jérusalem par les Juifs. Comme le note l’historienne Renée Neher Bernheim, « l’hostilité des Arabes contre les Juifs, qui apparaissait surmontable jusque dans les années 1930, se transforme assez vite en une haine qui devient aussi « viscérale » que l’antisémitisme allemand. » Amin al Husseini joue un rôle déterminant dans la création de ce fossé entre les communautés palestiniennes.

Amin s’est lié d’amitié avec Eichmann et Hitler. Lorsqu’il visite un camp d’extermination, il presse les nazis d’accélérer les cadences du massacre industriel de Juifs. Après la guerre, recherché par les Anglais pour crimes de guerre, il est exfiltré en Egypte par les Français qui pensent en faire leur pion au Proche Orient. Il reprend aussitôt son activité anti-juive obsessionnelle et lève des troupes arabes pour écraser l’état juif palestinien qui vient de décréter son indépendance. Les Frères Musulmans mobilisent massivement dans ce conflit.

Jusqu’à sa mort il n’aura de cesse de recréer des réseaux nazis en Egypte et en Syrie. Il jouera également un rôle diplomatique important dans le monde arabe.

La plate-forme nazie du Caire

Après 1945 (et plus particulièrement entre 1948 et 1952), des centaines de nazis trouvent refuge au Caire et à Damas. Beaucoup se convertissent à l’islam, voire à l’islam radical. Non seulement les nazis jouissent de l’impunité la plus totale, mais souvent ils sont recherchés comme conseillers des dirigeants syriens et égyptiens. Embusqués aux frontières d’Israël, ils peuvent ainsi continuer leur combat contre les Juifs, formulant et diffusant une propagande anti-juive intense. Les observateurs étrangers notaient avec surprise la similitude entre caricatures de la presse arabe avec celles de la presse nazie d’avant guerre. Cette similitude est due à l’influence « culturelle » des nazis qui sont sur place.

Alois Brunner (Ali Mohamed), l’un des adjoints d’Eichmann, met en place la torture en Syrie. Johann von Leers (Johann Omar Amin von Leers, 1902-1965), principal collaborateur de Goebbels, crée au Caire un « institut de recherche » sur le sionisme. Leopold Gleim (an-Nasir), ancien chef de la Gestapo en Pologne, forme les cadres des services de sécurité égyptiens. Ludwig Heiden (al Hadj), ancien membre de l’Office central de sécurité du Reich, traduit Mein Kampf en arabe. Ils publient aussi de nouveaux traités racistes, en arabe, en allemand et en anglais : Talmudic Human Sacrifices (1962), The Danger of World Jewry for Islam (1963), Why I hate Israël (1964), Sexual Crimes of the Jews (1965). Von Leers a joué un rôle majeur dans la diffusion et le financement de thèses négationnistes dans le monde.

L’un des coups d’éclat des nazis du Caire fut de mettre en échec le pape dans son propre concile. En 1962, lors du Concile Vatican II, à l’initiative du cardinal allemand Bea, le pape Jean XXIII voulait purger la tradition chrétienne de textes anti-juifs. Mais peu avant l’ouverture du Concile, un ouvrage intitulé « le complot contre l’Eglise », signé d’un énigmatique « Maurice Pinay », parut simultanément en plusieurs langues et fut très largement diffusé dans les milieux chrétiens du monde entier. Selon l’historien Léon Poliakov, Gleim et Heiden se cachaient derrière le pseudonyme Maurice Pinay : « Ils avaient tiré de leur sac toutes les vieilles ficelles nazies : le cardinal Bea était juif, ses collègues occidentaux avaient été bernés ou corrompus, l’Église romaine était entachée de l’hérésie judaïque. Du Moyen-Orient à l’Amérique latine, nombre de prélats se laissèrent impressionner, et au Concile, les protestations et les amendements fusèrent. » Cet épisode révèle les moyens considérables dont disposait à l’époque la plate forme nazie du Caire.

Islamistes et nationalistes arabo-musulmans : la surenchère anti-juive

Les islamistes s’opposent violemment aux dirigeants nationalistes des pays musulmans. Ils leur reprochent de diviser « la grande nation arabe », de suivre des modèles occidentaux et d’être corrompus. Renverser ces chefs d’état est l’une des étapes de la prise de pouvoir selon El Banna. C’est ainsi que les islamistes ont tué Sadate, qui avait osé faire la paix avec Israël.

Les dirigeants nationalistes le leur rendent bien et la répression est impitoyable. Mais il y a un terrains sur lequel se fait la surenchère : la propagande anti-juive. Ainsi on distribue les « protocoles » dans les aéroports, on les enseigne dans les écoles, des clowns déguisés en savants se produisent quotidiennement sur les télévisions nationales arabes pour fabuler sur le thème des « protocoles », expliquant que la shoah n’a jamais existé, que c’est une invention des Juifs et racontant comment l’Allemagne naïve s’est fait extorquer des indemnités. Les négationnistes et les racistes occidentaux font fortune dans les pays arabo-musulmans où on les félicite d’avoir eu le courage de « défier » le « lobby ».

Le public français incrédule a découvert ce nouveau racisme en septembre 2001, lors de la Conférence des ONG contre le racisme à Durban : des soi-disant « anti-racistes » rendaient hommage à Hitler et voulaient achever son « œuvre » !

Combattre l’islamisme

Les sociétés musulmanes sont aujourd’hui déconnectées de la réalité, abandonnées à une propagande raciste qui se propage grâce à la surenchère entre islamistes et nationalistes. Le conflit du Proche Orient, réinterprété selon des mythes de complot, est évidemment une manne pour les islamistes et leur discours de victimisation.

Quel régime musulman aura le courage d’éradiquer la double haine ? Qui soutiendra les intellectuels musulmans qui réhabilitent les passages du Coran de l’apostolat de Médine et les versets positifs ou simplement neutres sur les Juifs ? Qui purgera de l’enseignement les « protocoles » et les théories négationnistes ? Cette rupture majeure fera sortir le moyen âge des sociétés musulmanes, et leur permettra de s’ouvrir sur le respect -y compris le respect des femmes et des minorités- et sur la démocratie. C’est aussi le carburant intellectuel du terrorisme qui serait tari.

Paul Foster

[1]

http://www.islamophile.org/spip/article410.html, cité par Paul Landau

2) http://www.tilsafe.com/libfr/020-LIA-AM-p-LFI.html. [2]

[3]

Notes

[1] 1) Hassan al-Banna, Epître aux jeunes

[2] Le site propose nombre d’ouvrages d’extrême droite.

[3] 3) Pour les nazis, les races inférieures sont condamnées à mourir ou à être esclaves. Pour les islamistes, l’individu inférieur peut échapper à l’extermination par la conversion à l’islam.

4) Paul Landau, Le sabre et le Coran, Editions du Rocher, Monaco, 2005, page 17

5) Les « Protocoles des Sages de Sion » ont été écrits à la demande du chef de la police tsariste à Paris. Celui-ci conspirait contre les réformes envisagées par le tsar. Le pamphlet atteindra son objectif puisque après l’avoir lu, le tsar se séparera de ses ministres réformateurs et engagera une politique de répression. L’auteur, Mathieu Golovinsky, pressé par le temps, avait plagié et adapté un ouvrage de Maurice Joly paru en 1871 : « dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu ». Maurice Joly, authentique démocrate français, y dénonçait le totalitarisme de Napoléon III et expliquait dans le « Machiavel » comment l’empereur avait privé les Français jusqu’à l’idée de liberté. Dans les « Protocoles », Napoléon III est remplacé par une assemblée de « sages » juifs. Le Times révélait en 1921 que les « protocoles » ne sont qu’un faux, fabriqué en plagiant l’ouvrage de Maurice Joly. Les « sages » sont le fruit de l’imagination de Golovinsky.

9 commentaires pour Amin al-Husseini: Islamisme-nazisme, même combat! (Dein Kampf ist Mein Jihad)

  1. la sulfateuse dit :

    Le livre de jean luc Aubarbier, Le chemin de jérusalem est aussi une bonne tentative de mettre en lumiere l’alliance entre Nazis et les islamistes.Il nous fait découvrir : la brigade Nord Africaine qui sème la terreur dans plusieurs départements français ; l’armée musulmane Bosniaque, la Handschar, qui s’entraine à Villefranche de Rouergue ; des membres de mouvements anticoloniaux et indépendantistes comme Belkacem Radjeff de l’étoile Nord Africaine, ou Mohammed el Maadi responsable du journal français “er rachid” ce qui signifie en français “le guide” en référence au Führer.
    Vous pouvez entendre l’auteur sur ce site;

    http://luette.free.fr/spip/spip.php?article175

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  2. NOURI dit :

    Information

    Bonjour à vous toutes et tous et merci de vos amabilités et compréhensions.Nous étions les victimes du temps de plomb. Nous sommes des anciens membres sacrifiants d’une ex organisation secrète<> réseau de la résistance marocaine crée au mois de février 1954 pour combattre le colonialisme qui avait exilé notre père spirituel S.M le sultan Mohamed ben Youssef que le bon DIEU le loge dans le paradis Elfardaous ainsi la liberté du royaume du Maroc .Nous avions gardé un secret du journal confidentiel de notre organisation depuis 54 ans pour dévoiler la vérité sur les boucheries des jours ambigus en 1956 dont nous étions les premiers victimes . Nous avions subi des tortures d’une grande souffrance très douloureuse, pénible et inhumain alors que nous étions que des mineurs sans les 21 ans. C’était en1956 après le retour de l’exil du sultan Mohamed cinq à son trône, la liberté du royaume à la création du premier gouvernement, nous étions arrêté et récompensé d’une pénible souffrance cicatrisée qui avait durée durant toutes nos vies, les bourreaux étaient les mercenaires du commissariat du 7eme arrondissement au derb Elbaladia à la nouvelle midina.C‘était plus atroce, plus dure et souffrante qui dépassent les tortures de la gestapo nazi en Allemagne des années 1945. Nous étions les premières victimes opprimées et torturés nous ainsi que nos camardes de l’organisation <>nous étions le bute des kidnappings, des assassinats, des disparussions, des arrestations à tord et des emprisonnements sans condamnations ni jugement, des transfères de prison en prison la prison civile de Casablanca, la maison de Kenitra et la prison laalou à Rabat. C’était l’ordre d’une police de la sûreté nationale d’un premier gouvernement du royaume indépendant libre et sereine qui était composé des membres de l’unique parti politique autoritaire .Cette affaire a pour origine la stratégie conçue par un clan politique à la conquête du pouvoir depuis 1956 .Le jour ou S.M feu roi Hassan deux que Dieu le loge dans ses vastes paradis, avait ordonné l’ouverture du bureau du droit de l’ homme , nous avions cru qu’une fenêtre d’espoir est ouverte pour que nous demandions une justice ; ainsi que la grande joie c’était le jours ou sa majesté le roi sidi Mohamed six que Dieu le glorifié et le protége avait annoncé la création du bureau de l’instance équité et réconciliation ; nous avions déposé nos dossiers COMPLETS en 2004/2005 en imaginant qu’ils seront pris en consécration par ce que nos sommes des sacrifiants libérateurs dans un pays de liberté ,de justice ;de démocratie, de transparence et de justice. Presque 54 ans de silence , d’attente et des hésitations que le journal confidentiel de notre organisation « monadamat abnaa Mohamed elkhamis » était fermé dans un tiroir en attendant sa sortie pour voir la lumière. En 2007 nous l’avions transformé en un ouvrage de 32 chapitres et 165 pages son titre est Les Evénements Choc de 1947- 52-53-54-55-56 ou les jours ambigus de 1956 .Avant qu’il soit édité, publié et imprimé par la maison d’édition LULU.com à Londres en Angleterre, nous avions confié un exemplaire à un cadre administratif du C.C.D.H à Rabat Mr Moussdak Abdelhak qui l’avait confisqué sans aucune raison pour que cette réelle vérité soit enterrée.
    C’est pourquoi nous avions lancés des appels de secours SOS à toutes les fondations, les forums, les fédérations et les associations des défendeurs et les observateurs qui défendent le droit des hommes opprimés et torturés pour pouvoir obtenir notre justice, nous luttons jusqu’au derniers souffle.Dieu merci à chaque départ il y a une arrivée. Aujourd’hui le 17 décembre l’organisation avait perdu un membre actif vaillant et ex sacréfiant pour l’indépendance du royaume : Mohamed BOUZKRI que la clémence du Bon Dieu soit sur lui. http://www.belhoussine.jimdo.com>émail monadamat.abnaamed5@gmail.com>>>>>.

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  3. […] pour la démocratie américaine et complémentairement de son étrange affinité pour un islam lui aussi  farouchement antisémite) que le fol objectif de l’entreprise […]

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  4. […] Mein Kampf (…) Tel était le nouveau Coran de la foi et de la guerre: emphatique, fastidieux, sans forme, mais empli de son propre message. Churchill […]

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  5. […] Mein Kampf (…) “Tel était le nouveau Coran de la foi et de la guerre: emphatique, fastidieux, sans forme, mais empli de son propre message.” Churchill […]

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  6. Shaki dit :

    Mensonge et calomnie sur une religion qui vous est inconnu. Pitoyable surtout de répété des citations de churchill.

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  7. […] suisses ou des services secrets américains et britanniques – ou français dans le cas du Grand Moufti de Jérusalem et dont on se souvient de l’embarras lors de la capture d’Eichmann par les Israéliens) […]

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  8. […] Mein Kamp (…) Tel était le nouveau Coran de la foi et de la guerre: emphatique, fastidieux, sans forme, mais empli de son propre message. Churchill […]

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