Présidence Obama: Après le retrait irakien virtuel et la fermeture de Guantanamo virtuelle, voici le désarmement virtuel! (More posturing from the Posturer in chief)

Cowboy ObamaCe qui a changé aux Etats-Unis c’est la coloration du président. Entre un sioniste républicain et un sioniste démocrate, ils se passent le pouvoir. Le président des Etats-Unis est un polichinelle, il est là pour faire ce que les lobbies lui disent de faire. Seyed Mehdi Miraboutalebi (ambassadeur iranien à Paris)
L’Irak (…) pourrait être l’un des grands succès de cette administration. Joe Biden (10.02.10)
Je n’abandonnerai pas cette arme nucléaire, garante de la sécurité de mon pays, de facon unilatérale dans un monde aussi dangereux qu’il l’est aujourd’hui. Nicolas Sarkozy
L’adhésion universelle au TNP -y compris par l’Inde, Israël, le Pakistan et la Corée du Nord- reste un objectif fondamental des Etats-Unis”, Rose Gottemoeller négociatrice du département d’Etat Rose Gottemoeller à l’ONU (le 5 mai 2009 devant la conférence des Etats parties au TNP)
Au final, il s’agit donc d’un recul, puisque ces règles de décompte sont encore plus artificielles que celles des traités précédents. Bruno Tertrais
C’est comme si on disait que si un terroriste utilise délibérément sa voiture pour faucher cent personnes à un arrêt de bus, la décision de savoir s’il obtient (a) la peine de mort ou (b) 100 heures de travail d’intérêt général dépend entièrement du fait de savoir si son véhicule avait passé ou non avant le contrôle technique. (…) Il n’y a pas d’incitation plus grande à l’hyper-prolifération que le retrait du parapluie nucléaire américain. Charles Krauthammer
Nous avons rebaptisé la guerre avec des euphémismes politiquement-corrects comme des « désastres d’origine humaine » visant des « opérations extérieures d’urgence » (…) Nous avons virtuellement arrêté Guatanamo – et brusquement la gauche et les moralistes européens se sont tus. Nous avons virtuellement jugé le cerveau du 11/9 dans une cour civile à New York et la question a elle aussi disparu de la une des journaux. Nous avons virtuellement traqué d’anciens interrogateurs de la CIA et avocats de la Maison Blanche et à cette seule pensée, en dépit de la futilité de telles recherches aussi bruyamment annoncées, leurs critiques en ont été tout émoustillés. Victor Davis Hanson

Ce qui est bien avec Obama, comme le rappelle VDH, c’est qu’outre la couleur, on a la même politique extérieure que Bush, mais sans le stetson!

La politique antiterroriste?

Facile, on critique tout sur le papier mais on garde tout en pratique: l’externalisation des interrogatoires, les tribunaux d’exception, les assassinats ciblés, les écoutes, le Patriot Act

Le retrait d’Irak?

Pas de problème, profitant de la victoire chèrement acquise du va-t-en guerre Bush (qu’au passage, après l’avoir si longtemps critiquée, on peut même revendiquer pour son équipe!), on reprend ses projets de redéploiement (facile puisqu’on a gardé le même secrétaire à la Défense et le même Etat-major) et on rebaptise « non-combattantes » les troupes prévues pour rester et le tour est joué !

Guantanamo?

Rebelote! On reprend, tout en gardant Bagram, les plans de fermeture de Bush mais cette fois on en fait une annonce fracassante avec date-limite que l’on sait ne pas pouvoir respecter et tout le tremblement et, une fois le délai passé, on compte sur la claque médiatique pour enterrer l’affaire sous d’autres annonces aussi fracassantes.

Le désarmement nucléaire?

Encore plus facile ! On se concocte, après le coup de force de la réforme de la santé et la chute libre dans les sondages, un ou deux succès internationaux garantis.

Première étape: fort d’une écrasante supériorité sur le plan des moyens militaires classiques (notamment en précision) acquise sous les mandats du cowboy Bush, on organise à grands renforts de publicité un sommet à Prague avec une Russie contrainte, pour moderniser ses forces conventionnelles bien en retard et maintenir la fiction d’une parité de plus en plus voyante avec les Etats-Unis, de se débarrasser d’une bonne partie d’un arsenal nucléaire vieillissant et cher à entretenir.

Puis, évitant consciencieusement tous les sujets qui fâchent comme la défense antimissile, on ne s’attaque comme précédemment qu’aux « armes stratégiques opérationnelles », laissant dans l’ombre 70% des arsenaux avec les armes en réserve, les armes en attente de démantèlement, et les armes « non-stratégiques » (sur un total de 9 000 armes du côté américain et quelque 12 000 armes du côté russe).

Et enfin, en modifiant la comptabilité des têtes nucléaires (un bombardier ne compte que comme une seule arme, même s’il est doté de 20 bombes et missiles!), on se paie le luxe d’un traité qui tout en respectant le refus russe de voir leurs bases aériennes inspectées, permet de conserver davantage d’armes stratégiques déployées que précédemment.

Résultat des courses, comme est obligé de le reconnaitre du bout des lèvres l’expert stratégique français Bruno Tertrais, il s’agit d’un net « recul, puisque ces règles de décompte sont encore plus artificielles que celles des traités précédents« .

Le tout, avant de renouveler l’opération avec le sommet sur la sécurité nucléaire quelques jours plus tard à Washington, sans jamais, ultime cerise sur le gâteau, rien dire sur le volume exact de ses stocks, soit, exactement la posture reprochée par tous à… Israël!

Naturellement, il y aura toujours quelques esprits chagrins comme un Krathammer pour pointer que si en pratique, rien n’a vraiment changé, la dissuasion est surtout une question d’impression et de conviction.

Et que, puisqu’à ce niveau-là on est en plein flou avec les ennemis courtisés et les alliés tout aussi systématiquement rabroués, il n’y a « pas d’incitation plus grande à l’hyper-prolifération que le retrait du parapluie nucléaire américain »

Bruno Tertrais : « le traité de Prague, un désarmement en trompe l’oeil »
Secret défense
07/04/2010

Le traité de désarmement nucléaire, qui sera signé ce jeudi à Prague par les Etats-Unis et la Russie, est un accord en « trompe l’oeil » affirme Bruno Tertrais, maitre de recherches à la Fondation de la recherche stratégique (FRS). Il nous livre son analyse. (Version corrigée)

Pourquoi parlez-vous d’un désarmement en « trompe l’oeil » ?

Le traité de Prague est moins un accord de désarmement que de maîtrise des armements. Pour trois raisons :

1) Comme celui de Moscou en 2002 (SORT), signé par Bush et Poutine, il ne concerne que les « armes stratégiques opérationnelles », soit environ 30% des arsenaux des deux pays. C’est la partie émergée de l’iceberg. Ne sont pas prises en compte les armes en réserve, les armes en attente de démantèlement, et les armes « non-stratégiques ». Or, les Etats-Unis comme la Russie ne disent toujours rien sur le volume exact de leurs stocks. Les chiffres que l’on voit circuler ne reposent sur aucune déclaration officielle. La transparence est très relative…

2) Ce nouveau traité fixe pour ces armes « stratégiques opérationnelles », une limite (1550) à respecter en 2017. Cela ne représente pas un saut qualitatif fondamental au regard de la fourchette du traité de Moscou (entre 1700-2200), qui devait être appliqué en 2012.

3) Il permet théoriquement de conserver davantage d’armes stratégiques déployées que ne l’autorisait le plafond du traité de Moscou (2200), en raison de la règle de décompte des forces aériennes: un bombardier ne compte que comme une seule arme, même s’il est doté de 20 bombes et missiles! On le voit, le diable se cache dans les détails des méthodes de calcul. Deux raisons expliquent ce point précis : d’une part, les armes ne sont pas en permanence à bord des avions, contrairement à ce qui est le cas pour les missiles. Elles sont donc stockées. D’autre part, les Russes ne souhaitaient pas que les Américains puissent venir inspecter leurs bases aériennes.
Au final, il s’agit donc d’un recul, puisque ces règles de décompte sont encore plus artificielles que celles des traités précédents (SALT/START).

Ce traité de Prague remplace le traité Start (Strategic Arms Reduction Treaty), entré en vigueur en 1994 et qui avait expiré le 5 décembre dernier. Alors qu’un accord de principe était acquis depuis juillet 2009, comment expliquer ce retard de quatre mois ?

Ce traité a été beaucoup plus difficile à négocier qu’Obama ne le pensait, même si au final le président américain s’en sort bien. Pour lui, il était important de remporter un succès international. Pour la Russie, l’important était de maintenir la fiction d’une parité avec les Etats-Unis, sur le thème « nous sommes encore leurs égaux » au moins sur ce point. Moscou avait besoin de conclure.

Des questions restent ouvertes. Par exemple, la défense antimissile, dont on sait qu’elle est un sujet de désaccord entre les deux pays. Il devrait y avoir un échange de lettres entre Moscou et Washington sur ce thème – chacun donnant son avis sur le lien entre forces offensives et défensives. Mais surtout la ratification par le Congrès des Etats-Unis. Il faut une majorité des 2/3 au Sénat. Ce ne sera pas simple, surtout après les élections de novembre.

Voyez-vous d’autres évolutions sur les questions stratégiques dans les prochains mois ?

Avec la publication de la Nuclear Posture Review hier et le sommet sur la sécurité nucléaire la semaine prochaine aux Etats-Unis, ce traité devrait sans doute clore la « séquence » nucléaire de l’administration Obama. Il pourra dire qu’il a rempli ses promesses de campagne. Il avait fait une priorité de la sécurisation des armes et des matières fissiles. Le Nuclear Security Summit, lundi et mardi à Washington, sera justement consacré à ces questions.

Qu’en est-il de Nuclear Posture Review, c’est-à-dire de la révision de la posture nucléaire américaine , qui a été présentée hier ? Est-ce un tournant ?

Non, il s’agit d’une réduction modeste du rôle des armes nucléaires dans la doctrine américaine. Les Etats-Unis s’interdisent désormais de riposer de manière nucléaire à l’agression d’un Etat non-nucléaire qui respecte les obligations du Traité de non-prolifération. Iran et Corée du nord sont donc exclus. Les Etats-Unis se réservent néanmoins le droit de revoir leur doctrine en cas d’attaque biologique de grande ampleur.

Concrètement cela veut dire par exemple que si un jour un pays lançait des missiles stratégiques armés de têtes chimiques contre une grande ville américaine, les Etats-Unis disent aujourd’hui qu’il ne subirait pas une attaque nucléaire en retour. Ce qui ne signifie pas qu’il n’y aurait pas de riposte militaire !

La France maintient, elle, plus d’incertitude dans l’emploi de ses armes. Notre pays ne parle que d’une atteinte à ses « intérêts vitaux », sans les définir. Je trouve cela parfaitement justifié. A noter, quand même, que dans l’élaboration de cette Nuclear Posture Review, la coopération franco-américaine a été excellente. Les Américains ont écouté leurs alliés comme ils ne l’avaient jamais fait auparavant.

Voir aussi:

The War on Terror — Bush Without the Stetson
Victor Davis Hanson
NRO’s The Corner
April 13, 2010

There is much to criticize about President Obama on foreign policy, but increasingly, despite all the “reset button” rhetoric and the obligatory nods to the Left, his anti-terrorism policies are becoming near identical extensions (if in cynical fashion) of George Bush’s.

I can’t think of a present-day anti-terrorism methodology that Team Obama (a) did not at one time blast as anti-constitutional and (b) does not now accept in its near entirety. Apparently, Obama has figured (perhaps rightly) that intercepts, the Patriot Act, Predator air attacks, renditions, tribunals, wiretaps, etc., are necessary, and that their earlier damnation by Obama et al. was simply political demagoguery of the sort necessary to galvanize the left-wing base that, now, forgivingly, accepts these measures as needed.

The wars in Iraq and Afghanistan are essentially extensions of the 2006–8 Bush-Petraeus counter-insurgency strategies so savagely ridiculed during congressional testimony by Joe Biden, Hillary Clinton, and Barack Obama. Once again, the Left, fortunately for the country, sees the current flip-flopping — remember Obama’s promise to be out of Iraq by March 2008, or the Biden folly of trisecting Iraq, or Hillary’s “suspension of disbelief”? — as necessary expediency. Indeed, soon, Iraq is promised to be Obama’s “greatest achievement.”

Then there is the mandatory sop to those on the left who by this time are getting restless, which might best be called a virtual war against the war against terror. Yes, we have renamed the war with politically-correct euphemisms like “overseas contingency operations” aimed at “man-made disasters” — but nobody uses those terms privately. I am sure in both the White House and the Pentagon those who count still talk of terrorists and a war against them. So in this case, I use the adjective “virtual” literally.

We virtually shut down Guatanamo Bay — and suddenly both the Left and the European moralists went silent. We virtually tried KSM in a civilian court in New York, and that issue disappeared as well. We virtually hounded former CIA interrogators and White House lawyers, and, despite the futility of such loudly announced inquisitions, the very thought of them tantalized their critics.

So here we are back at the beginning — the Nobel Laureate is a continuance of George Bush on the war against terror; he has sized up both his domestic and foreign supporters and understood that their former outrage was not principled but largely emotional, driven by short-term political considerations, and thus centered on the caricature of a white, male, Christian, Texan cowboy, conjuring up all the easy tropes of anti-Americanism. Obama, to his credit, figured out that the Western world wanted to be kept safe, and that Bush had figured out how to do that, and that his own messianic presence could square that circle by being the un-Bush Bush. And so far such dissimulation has worked — even on the Right, which is in a quandary over whether to thank Obama for continuing a successful policy or be furious at him both for the prior damage his opportunistic and insincere jeremiads did to Bush and for his present inability to give any credit to his predecessor for protocols that he inherited and embraced. All that is weighed against the far more important fact we are safer because, despite the PC rhetoric, Obama became Bush in matters of anti-terrorism.

So here we are at full circle. Biden and Hillary have evolved from their 2006 fiery anti-Iraq rhetoric into regents of a magnificent “accomplishment” in Iraq. Obama, who once curtly drowned out General Petraeus in open hearing, is now his greatest supporter. We have Ivy League sanction now for blowing up men, women, and anything that breathes in the general vicinity of suspected terrorists targeted by Predator drones — even as we can still offer soapbox sermons on the waterboarding of three mass murderers and beheaders. Quite simply, intercepting, renditioning wiretapping, and tribunalizing Nobel Laureates with the name Barrack Obama don’t like doing that sort of stuff, so it really, sort of, does not happen. And if it keeps us safe, let the charade continue by all means — at least as long as anything can when it is based on a contradiction.

Voir également:

Nuclear Posturing, Obama-Style
Charles Krauthammer
The WP
April 09, 2010

WASHINGTON — Nuclear doctrine consists of thinking the unthinkable. It involves making threats and promising retaliation that is cruel and destructive beyond imagining. But it has its purpose: to prevent war in the first place.

During the Cold War, we let the Russians know that if they dared use their huge conventional military advantage and invaded Western Europe, they risked massive U.S. nuclear retaliation. Goodbye Moscow.

Was this credible? Would we have done it? Who knows? No one’s ever been there. A nuclear posture is just that — a declaratory policy designed to make the other guy think twice.

Our policies did. The result was called deterrence. For half a century, it held. The Soviets never invaded. We never used nukes. That’s why nuclear doctrine is important.

The Obama administration has just issued a new one that « includes significant changes to the U.S. nuclear posture, » said Defense Secretary Bob Gates. First among these involves the U.S. response to being attacked with biological or chemical weapons.

Under the old doctrine, supported by every president of both parties for decades, any aggressor ran the risk of a cataclysmic U.S. nuclear response that would leave the attacking nation a cinder and a memory.

Again: Credible? Doable? No one knows. But the threat was very effective.

Under President Obama’s new policy, however, if the state that has just attacked us with biological or chemical weapons is « in compliance with the Non-Proliferation Treaty (NPT), » explained Gates, then « the U.S. pledges not to use or threaten to use nuclear weapons against it. »

Imagine the scenario: Hundreds of thousands are lying dead in the streets of Boston after a massive anthrax or nerve gas attack. The president immediately calls in the lawyers to determine whether the attacking state is in compliance with the NPT. If it turns out that the attacker is up-to-date with its latest IAEA inspections, well, it gets immunity from nuclear retaliation. (Our response is then restricted to bullets, bombs and other conventional munitions.)

However, if the lawyers tell the president that the attacking state is NPT noncompliant, we are free to blow the bastards to nuclear kingdom come.

This is quite insane. It’s like saying that if a terrorist deliberately uses his car to mow down a hundred people waiting at a bus stop, the decision as to whether he gets (a) hanged or (b) 100 hours of community service hinges entirely on whether his car had passed emissions inspections.

Apart from being morally bizarre, the Obama policy is strategically loopy. Does anyone believe that North Korea or Iran will be more persuaded to abjure nuclear weapons because they could then carry out a biological or chemical attack on the U.S. without fear of nuclear retaliation?

The naivete is stunning. Similarly the Obama pledge to forswear development of any new nuclear warheads, indeed, to permit no replacement of aging nuclear components without the authorization of the president himself. This under the theory that our moral example will move other countries to eschew nukes.

On the contrary. The last quarter-century — the time of greatest superpower nuclear arms reduction — is precisely when Iran and North Korea went hellbent into the development of nuclear weapons.

It gets worse. The administration’s Nuclear Posture Review declares U.S. determination to « continue to reduce the role of nuclear weapons in deterring non-nuclear attacks. » The ultimate aim is to get to a blanket doctrine of no first use.

This is deeply worrying to many small nations who for half a century relied on the extended U.S. nuclear umbrella to keep them from being attacked or overrun by far more powerful neighbors. When smaller allies see the United States determined to move inexorably away from that posture — and for them it’s not posture, but existential protection — what are they to think?

Fend for yourself. Get yourself your own WMDs. Go nuclear if you have to. Do you imagine they are not thinking that in the Persian Gulf?

This administration seems to believe that by restricting retaliatory threats and by downplaying our reliance on nuclear weapons, it is discouraging proliferation.

But the opposite is true. Since World War II, smaller countries have agreed to forgo the acquisition of deterrent forces — nuclear, biological and chemical — precisely because they placed their trust in the firmness, power and reliability of the American deterrent.

Seeing America retreat, they will rethink. And some will arm. There is no greater spur to hyper-proliferation than the furling of the American nuclear umbrella.

Voir enfin:

Is There a Rhyme or Reason to U.S. Foreign Policy?
Victor Davis Hanson
NRO’s The Corner
April 11, 2010

During the 2008 campaign, the Obama group argued that Bush & Co. were insensitive to allies and had acted in clumsy, unilateral fashion, permanently damaging our stature in the world. Given the first 15 months of foreign policy in the new administration, we can see now that Obama’s critique largely meant that we had damaged relations with supposed belligerents like Cuba, Iran, Russia, Syria, and Venezuela — inasmuch as right now, British, Colombian, Czech, German, Honduran, Indian, Israeli, Japanese, Polish, and South Korean leaders might privately prefer the good « bad » old days of the supposed cowboy Bush. All of which raises the question: Why Obama’s shift in foreign policy? I offer four alternatives, uncertain of the answer myself.

a) Obama in 2007 and 2008 created a campaign narrative of Bush the cowboy, and then found himself trapped by his own « reset button » rhetoric, which meant he could hardly credit his maligned predecessor by building on the multilateral work that Secretary of State Condoleezza Rice had established from 2006 onward (cf. the similar quandary of libeling Bush as a war-mongering anti-constitutionalist and then using new, kinder, gentler anti-terrorism euphemisms to mask the adoption of Predators, tribunals, renditions, wiretaps, intercepts, and continuance in Iraq and Afghanistan);

b) Obama sincerely believes that states that were pro-American under Bush are now somewhat dubious, while other states’ anti-American rhetoric during 2001–08 was understandable and so rightfully now earns them empathy and attention as a reward;

c) Obama genuinely believes that those abroad who are more statist and voice rhetoric that dovetails with his own equality-of-result efforts at home are sympathetic, inasmuch as they too define « freedom » in holistic terms of state entitlements rather than individual liberty, free markets, and free expression — so to the degree a leader casts himself as a « revolutionary, » he finds resonance with an equally progressive Obama; or

d) Obama has no idea of what he is doing, and wings his way from one embarrassment to another, from snubbing Gordon Brown to gratuitously insulting Benjamin Netanyahu to abruptly changing the terms of commitments with the Czechs and Poles to constructing nonexistent Islamic historical achievements to browbeating Karzai to courting Putin to bowing to the Saudis, etc., all as he sees fit at any given moment — with an inexperienced but impulsive Hillary Clinton and gaffe-prone Joe Biden as catalysts rather than arresters of Obama’s own haphazardness.

Whatever the reasons, I think the seeds have been sown and the harvests will soon be upon us. Any initial delight that the world’s masses found in a post-national, post-racial, charismatic young American president will begin to be eclipsed by their leaders’ realpolitik calculations, both old friends and enemies — namely, that the U.S. will probably not assist (other than in soaring rhetorical cadences of empathy) any past ally in its hour of need, and will probably not oppose (other than in meaningless deadlines and melodramatic contextualization) any past enemy in its newfound efforts to readjust regional realities. (If only Obama treated Iran or Syria as he does Bush, Sarah Palin, and the top 10 percent of American taxpayers.)

So as the U.S. completes its metamorphosis into a much larger version of the E.U., we should expect to see something of the following:

Karzai or Allawi will look more to Iran, which will soon become the regional and nuclear hegemon of the Middle East.

Eastern Europe and the former Soviet republics had better mend fences with Russia.

The E.U. should finally start on that much-ballyhooed all-European response force.

Taiwan, the Philippines, and South Korea should strengthen ties with China.

Buffer states in South America had better make amends with a dictatorial, armed, and aggressive Chavez.

Israel should accept that the U.S. no longer will provide support for it at the U.N., chide the Arab states to cool their anti-Israeli proclamations, remind the Europeans not to overdo their popular anti-Israeli rhetoric, or warn radical Palestinians not to start another intifada. (In other words, it’s open season to say or do anything one wishes with Israel.)

As for bankrupt, wannabe national defaulters, don’t worry — we are rapidly catching up, and have neither the credibility nor the desire to lecture you about artificial constructs like “debt,” “bonds,” “trust,” and other archaic financial euphemisms manipulated to protect the international capital of an overseer class.

Sowing a new crop takes a while, but the sprouting has begun and the bitter, 1979-like harvests will soon be upon us.

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