Veille médiatique: Pour un Wikiscanner journalistique (Looking back on Sara Daniel’s half-redressed fault)

Sara Daniel (Le Nouvel Observateur)Les troisièmes sont les plus lâches, mélange de haine de soi et de leurs origines ; ils devancent l’autocritique que l’on attend d’eux, n’hésitant pas à imputer à leurs frères des meurtres rituels de leur invention, tout droit sortis des cabales tsaristes ou de la propagande nazie. C’est le viol systématique des jeunes filles palestiniennes, pour Sara Daniel, par les soldats de Tsahal, dans le but de les faire exécuter par leurs familles. Le sadisme atavique et la propension à massacrer les plus faibles, les non-juifs, pour Edgar Morin-Nahum. L’espionite et la disposition à la traîtrise, une réécriture modernisée des reproches faits à Alfred Dreyfus, pour Sylvain Cypel. Le complot de l’Internationale juive, pour Dominique Vidal, renaissant de ses cendres chaque fois que l’antisémitisme a besoin d’arguments, et, enfin, l’assassinat sadique des enfants non juifs par Charles Enderlin, véritable pyromane de guerre. Stéphane Juffa
A Gaza et dans les territoires occupés, ils ont [les meurtres de violées] représenté deux tiers des homicides » (…) Les femmes palestiniennes violées par les soldats israéliens sont systématiquement tuées par leur propre famille. Ici, le viol devient un crime de guerre, car les soldats israéliens agissent en parfaite connaissance de cause. Sara Daniel (Le Nouvel Observateur, le 8 novembre 2001)
Dans le numéro 1931 du Nouvel Observateur, daté du 8 novembre 2001, Sara Daniel a publié un reportage sur le « crime d’honneur » en Jordanie. Dans son texte, elle révélait qu’à Gaza et dans les territoires occupés, les crimes dits d’honneur qui consistent pour des pères ou des frères à abattre les femmes jugées légères représentaient une part importante des homicides. Le texte publié, en raison d’un défaut de guillemets et de la suppression de deux phrases dans la transmission, laissait penser que son auteur faisait sienne l’accusation selon laquelle il arrivait à des soldats israéliens de commettre un viol en sachant, de plus, que les femmes violées allaient être tuées. Il n’en était évidemment rien et Sara Daniel, actuellement en reportage en Afghanistan, fait savoir qu’elle déplore très vivement cette erreur qui a gravement dénaturé sa pensée. Une mise au point de Sara Daniel (Le Nouvel Observateur, le 15 novembre 2001)

Reprenant notre projet de veille médiatique collaborative de l’été dernier, une sorte de Wikiscanner médiatique qui répertorierait nos « journalistes indignes de ce nom » ou du moins leurs erreurs non ou mal rectifiées …

Et suite à la récente condamnation du responsable d’un site protestant sioniste (Nicolas Ciarapica de Blogdei) pour avoir reproduit, comme nombre d’autres sites communautaires juifs, un article d’un auteur israélien (“Le grand ras le bol des Français juifs”) accusant en substance notre Charles Enderlin national d’être un mauvais juif …

Petit retour sur la semblable accusation dont avait été l’objet une autre journaliste bien de chez nous, notre Sara Daniel nationale, fille du patron du Nouvel Observateur.

Pour avoir, s’appuyant sans le dire sur un article du Sunday Times magazine et deux mois après le fameux faux de notre Charles Enderlin national sur les soldats israéliens prétendument tueurs d’enfants palestiniens …

faussement accusé (elle, au moins, a reconnu depuis son erreur) les mêmes soldats israéliens de viols systématiques de jeunes Palestiniennes.

Mais aussi, via une série d’articles de l’agence de presse israélienne francophone la Mena, sur la manière quelque peu cavalière dont l’erreur a été par la suite rectifiée …

L’AFFAIRE SARA DANIEL DU NOUVEL OBSERVATEUR

Violant, l’Obs!
Jean Tsadik
Metula News Agency
Le 12 novembre 2001

Jeudi dernier, dans l’Hebdo en ligne du Nouvel Obs, Sara Daniel publie un article, qu’elle intitule : « Le cauchemar des crimes d’honneur ». Le sous-titre de cette plongée, au plus profond de la société palestinienne, est révélateur de l’article de Mme Daniel :  » Sarhan a tué sur ordre de sa famille sa propre petite sœur. Violée par son beau-frère, elle n’était plus une « jeune fille ». Il n’a été condamné qu’à six mois de prison »

Les adeptes du Net trouveront l’entièreté de ce reportage à l’adresse « http://www.nouvelobs.com/articles/p1931/a1938.html ».

Sara Daniel aborde ici le sujet de l’honneur de la famille, dans le monde arabe en général et dans la société palestinienne, en particulier. Au travers du drame d’une famille palestinienne, installée à Aman, elle nous fait découvrir l’insupportable précarité de la condition féminine, sous les étoiles de l’Orient.

L’article est lui-même difficilement supportable. Les faits qui y sont décrits sont révoltants d’injustice et de stupidité. Le lecteur occidental, de sensibilité moyenne, a envie de vomir à chaque phrase. Comme à propos du témoignage de ce médecin, d’un hôpital d’Aman, spécialisé dans « les examens de virginité et les autopsies », qui affirme que « 80% des femmes qu’il examine vivantes, lui reviennent comme cadavres, quelques temps plus tard ».

L’article de Daniel est sérieux, les faits sont dramatiques, épouvantables. On voit que la journaliste est réellement allée à Amman et qu’elle a vraiment interviewé les protagonistes de cette boucherie. Le lecteur est pris par le récit, il s’attend à une conclusion à la mesure de l’article mais à la place, il butte sur une affirmation incroyable, un encart de Sara Daniel, qui fait d’elle la coupable d’un autre crime, pas moins grave que celui qu’elle nous narrait.

« A Gaza et dans les territoires occupés, ils ont (les meurtres de violées) représenté deux tiers des homicides » nous dit-elle. « Les femmes palestiniennes violées par les soldats israéliens sont systématiquement tuées par leur propre famille. Ici, le viol devient un crime de guerre, car les soldats israéliens agissent en parfaite connaissance de cause. »

Guzzzzzzzzzzz ?

Que les meurtres des femmes, déjà victimes d’être violées par leur père, leur voisin, leur oncle, constituent 66% des cas d’homicides, dans l’Autonomie palestinienne, cela constitue un fait caractéristique indéniable de la société palestinienne. Un fait qui réclame des conclusions généralisées et courageuses, de la part d’un observateur, sur lesquelles nous reviendrons plus tard !

Quant à l’accusation lancée par l’Obs contre l’armée israélienne, « de violer intentionnellement les femmes palestiniennes, dans le dessein prémédité de les faire exécuter par leurs propres familles », il s’agit là, certainement, du plus grossier procès d’intention jamais adressé à l’encontre de l’Etat d’Israël, de sa société et de son armée !

Je suis l’information du Moyen Orient heure par heure et je n’ai jamais entendu parler du viol d’une seule femme arabe, par des Israéliens, durant les deux Intifada. J’ai lu tous les communiqués de l’agence de presse de l’Autorité palestinienne WAFA et je n’ai jamais vu la moindre trace d’une accusation semblable. J’ai questionné mes collègues de la Ména au milieu de la nuit. J’ai appelé, à six heures ce matin, notre correspondant palestinien, Sami El-Soudi. Ce dernier connaît, presque par cœur, les circonstances, les victimes et les auteurs de toutes les pertes humaines de ce conflit et cependant, il affirme « qu’il n’a jamais entendu parler du viol d’une seule palestinienne, par un Israélien, durant cette guerre ! » Al-Soudi est catégorique, « si cela avait eu lieu, précise-t-il, la propagande de Yasser Arafat se serait jetée sur l’occasion et aurait exploité un tel crime jusqu’à la corde ! »

Alors, l’Obs, qu’est-ce que cette nouvelle incitation publique à la haine anti-israélienne, sur base de mensonge consommé ? Selon votre « journaliste », non seulement les Israéliens se livrent-ils à un génocide organisé des Palestiniens mais en sus, ils y ajouteraient des méthodes de raffinement sadiques, surpassant, dans l’horreur, les maîtres en la matière ! Des êtres capables de pareils plans sont des monstres, qui ont, assurément et obligatoirement, la vilenie dans les gênes. La majorité des Israéliens sont juifs, les juifs sont des monstres !

Qui sont, Jean Daniel, « ces soldats israéliens, qui violent les femmes arabes, en sachant qu’elles vont se faire massacrer par leurs familles ? » L’incrustation de cette cabale raciste dans ce reportage est un acte barbare et criminel. Il procède d’une tentative systématique de démoniser les Israéliens, en l’absence de toute malveillance de leur part.

C’en est trop, la coupe est pleine ! Cette forfaiture mérite que le Nouvel Obs soit traîné en justice et que Sara Daniel, son rédacteur en chef, ainsi que la direction de ce journal, soient requis de faire la preuve « qu’il existe un plan, dans l’armée israélienne, engageant les soldats à violer les femmes palestiniennes, dans le but de les faire exécuter par leurs familles ». Et faute de pouvoir présenter ces évidences, les personnes impliquées dans cet acte innommable doivent être condamnées à des peines exemplaires. Si l’acte de désinformation prémédité est avéré, ce qui ne fait aucun doute, la justice devra suspendre la parution du Nouvel Observateur, pour une durée proportionnelle à la faute professionnelle commise.

Toute procédure, autre que de soumettre cette affaire à la justice, est impensable ! Elle requiert une action, non seulement des autorités compétentes, des syndicats de journalistes, de la LICRA, de l’Association France-Israël mais également de la part des autorités israéliennes ! Ce que fait l’Obs, ça n’est plus du tout du journalisme, en conséquence de quoi, il est nécessaire que le Ministère israélien des affaires étrangères, entame une action diplomatique, doublée d’une procédure en justice. Il est cette fois temps, que les représentants de l’Etat d’Israël se réveillent et qu’ils prennent toutes les mesures, afin que la presse française cesse de confondre l’honneur de leurs citoyens avec un essuie bottes !

Entre temps, à la Ména, où nous nous vantons de compter parmi les gens les plus libertaires du Moyen Orient, nous conseillons fort, au gouvernement d’Israël, d’interdire toute activité des personnels de l’Obs en Israël. Dans les circonstances, nous considérons qu’il s’agit là de la moindre des mesures conservatoires !

Ceci posé, revenons un instant sur le cas de la petite martyre du fond de l’article de Sara Daniel. Yasmine, était âgée de 16 ans, lorsqu’elle a été violée par son beau-frère, puis assassinée par sa propre famille. L’explication du frère assassin, c’est que « il a bien fallu venger l’honneur de la famille ! La petite a fauté ! » Quant à la mère de la victime, elle a assisté, sans broncher, au meurtre de sa propre fille. « Ce serait mal vu, si une mère montrait une réticence à ce moment là. Cela voudrait dire, que ça lui est égal, que sa fille soit une salope. »

Une salope ? Vraiment ? Ou une petite fille, tuée par son frère à bout portant, de quatre balles de revolver, pour s’acquitter du seul crime d’avoir un vagin ? Et dans cette équation inique, le beau-frère violeur, reste abrité par sa masculinité de genre, de toute poursuite dans cette affaire !

Cet aspect des habitudes sociales des Palestiniens doit pourtant aboutir à des conclusions intelligentes. En laissant Pathos et Camisole hors du coup, car on aurait tort, de « récupérer » ces égarements, dans le but d’en faire un prétexte à une haine anti-arabe. Et pourtant ! Pourtant, il faudrait être aveugle, pour ne pas remarquer, à la lueur de ce « fait divers », l’immense étendue des différences, qui séparent l’environnement de la culture occidentale et celui du monde musulman. Sans généraliser la coutume de la « vengeance de l’honneur familial », du « sang purificateur de la mort, qui lave le sang du dépucelage », car tous les Arabes et tous les musulmans ne pratiquent pas ces us, il faut bien concevoir que cette pratique systématique du meurtre est profondément caractéristique des valeurs orientales. Les opposants à ces assassinats, dans la société palestinienne, ainsi qu’en Jordanie mais aussi, au Liban, au Pakistan, en Iran et dans presque tous les pays musulmans, représentent une petite et courageuse minorité de personnes. Les assassinats des femmes violées sont pourtant la norme et cette norme, avec tout ce qu’elle a de dérangeant pour un occidental, est représentative des valeurs de l’Islam.

Attention, on ne considère pas, ici, un pseudo Islam fondamentaliste mais bien la masse hyper majoritaire des adeptes de cette religion, au Moyen Orient et dans le reste de l’Asie ! Aussi, tant que lesdites valeurs se tenaient à l’écart des nôtres, il était loisible de ne pas voir ces différences mais lorsque l’interaction entre nos mondes, prend la forme d’avions suicides, qui se précipitent au cœur de notre civilisation, personne ne peut plus faire l’économie d’une vraie réflexion.

Aussi vrai qu’il faut faire preuve de discernement, dans ce qui nous révolte, il faut quand même avoir le courage d’énoncer certaines vérités. Les femmes sont toujours considérées comme du bétail, par la société orientale, qui les considère, littéralement, comme des « usines à fabriquer des hommes » et rien d’autre. La société palestinienne mais elle n’est qu’un exemple de mon propos, est profondément violente et injuste. Lorsque l’on veut bien intégrer l’histoire de Yasmine, aux informations qui nous arrivent tous les jours, on parvient alors et sans peine à réaliser les motifs du lynchage de Ramallah et des parodies de procès et des exécutions des prévenus, soupçonnés de collaboration avec Israël. Par comparaison au cas récent de cet autre frère, qui a criblé sa sœur de balles de mitraillette, « parce qu’elle était rentrée trop tard un soir », pourquoi attendre des Palestiniens, qu’ils se comportent plus humainement envers des prisonniers israéliens ou des suspects de collaborationnisme, qu’avec leurs propres sœurs ?

Et si le fondement du conflit israélo-arabe, tenait moins à la politique et même à la haine interethnique et plus, à ces différences inconciliables dans l’établissement des valeurs structurelles de nos sociétés

Accepter, un jour, les valeurs qui ont tué Yasmine ? Pour n’importe quel occidental, ça n’est pas envisageable !

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Des strip-teaseuses juives jusqu’aux violeurs juifs!

Un chemin pavé de mauvaises intentions !
Denis Elkoubi
Metula News Agency
Le 12 novembre 2001

Quand nous avons eu sous les yeux l’article de Sara Daniel du Nouvel Obs, concernant les « meurtres d’honneur », chacun d’entre nous, à la Ména, a eu envie de réagir et d’y aller de son article plus ou moins musclé.

Pour ma part, je voudrais ajouter quelques commentaires au développement sans faille de Jean Tsadik, alimenté par les confirmations de Sami, sur le procédé de Sara Daniel.

Lorsque au mois d’août 2001, nous vous avons fait part de la nouvelle, qui s’étalait sur 5 colonnes à la une dans la presse palestinienne et arabe, concernant l’ineffable stratagème de Tsahal, consistant à employer des soldates strip-teaseuse pour faire des cartons sur des adolescents palestiniens, nous avions observé que les médias occidentaux n’avaient pas repris la nouvelle.

Après discussion avec certains correspondants des grands médias nationaux, il apparaissait qu’ils avaient jugé la nouvelle sans intérêt. Suite à nos protestations et nos explications, ils reconnaissaient qu’effectivement la nouvelle était caractéristique, de la façon de traiter l’information en milieu palestinien.

Seuls certains militants de l’abominable AFP, avaient poussé le bouchon, jusqu’à prétendre « qu’il n’y avait pas de fumée sans feu » !

Trois mois plus tard, sans qu’aucune info ne vienne suggérer que des soldats israéliens auraient violé une ou plusieurs jeunes filles palestiniennes, voilà que, sous la plume d’une journaliste, collaborant à l’un des plus importants faiseurs d’opinion de France, apparaît la plus scandaleuse des accusations envers Tsahal.

Sara Daniel, sans la moindre justification, sans l’ombre d’une référence, passe en contrebande, dans un article de fond qui n’avait rien à voir avec Israël, son accusation d’assassinat sexuel prémédité !

En trois mois, on était passé du revers de la main des désinformateurs, qui balayaient une information, sous le prétexte qu’elle était « non significative et inintéressante pour le public français », à la main qui écrit, qui se fait complice de l’une des manipulations les plus odieuses, jamais parue dans la presse française.

Le silence des mêmes médias, lorsque nous leur rapportions l’affaire de « soldates strip-teaseuses », puis celle du « Disney-Sbarroland de Naplouse » était déjà coupable. On est passé aujourd’hui à la vitesse supérieure, un média de l’importance du Nouvel Obs, se permettant d’être le diffuseur d’une immonde calomnie.

Tout, dans le procédé, nous rappelle les accusations de crime rituel du Moyen Age.

Sara Daniel ne se contente pas, dès lors, de stigmatiser d’imaginaires comportements, qui seraient effectivement scandaleux s’ils étaient prouvés, elle va bien au-delà, en prétendant que ces actions obéiraient à une stratégie, délibérément mise en œuvre par les soldats de Tsahal.

Comme au Moyen Age, au lieu de se contenter de condamner les actes criminels, ainsi que leurs auteurs avérés, Daniel utilise l’écœurement inertiel légitime, que génère le récit des fratricides intra-palestiniens, dans un stratagème destiné à jeter un opprobre indu, sur les soldats israéliens. Et l’opprobre se répand sur toute une armée, sur tout un peuple !

Dans la panoplie des accusations de meurtre rituel, des empoisonneurs de puits ou du Protocole des Sages de Sion, Madame Daniel possède d’illustres prédécesseurs.

Claude Askolovich déclarait jeudi dernier, sur les ondes de RCJ, qu’il était fier d’appartenir à l’équipe du Nouvel Obs. Il serait peut-être temps, maintenant, qu’il commence à le lire !

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Où l’Obs aggrave encore son cas !
Jean Tsadik
Metula News Agency
Le 14 novembre 2001

Il me semble, que dans la famille Daniel, on n’a pas encore réalisé l’importance de la réaction en chaîne déclenchée par l’article de Sara du 8 novembre dernier. Cet article, que j’avais mis à jour pour les abonnés de la Ména, faisait état d’un plan prémédité de l’armée israélienne, que Sara Daniel, nomme « crime de guerre » et qui consiste à faire violer les femmes palestiniennes, par les soldats israéliens, afin qu’elles soient abattues par leurs frères et par leurs pères, sous prétexte de sauvegarder l’honneur de la famille.

Considérant qu’il s’agit de l’acte de calomnie le plus grossier, paru dans la presse française depuis la libération, j’ai suggéré que le gouvernement israélien, ainsi que les associations françaises, concernées par cette désinformation, entreprennent une action juridique contre l’auteur de l’article incriminé, ainsi que contre la direction du Nouvel Observateur.

Hier et aujourd’hui, les initiatives se sont multipliées dans le sens que j’indiquais. Le plus grand quotidien israélien, le Yedioth Aharonot, annonçant ainsi, ce matin, que l’Etat d’Israël avait pris la décision de principe de suivre mon conseil.

Ce midi, notre rédacteur en chef était l’invité, à Paris, de la radio FM RCJ, à l’occasion du journal de la mi-journée. Jean-Daniel, le directeur de l’Obs, participait à la même émission en direct. Jean Daniel a choisi le prétexte d’une « erreur technique », afin de tenter d’expliquer l’article de sa fille, ajoutant’ que cette dernière se jugeait atteinte dans son honneur, par « une erreur de transmission », qui se serait insinuée, selon Daniel, entre la disquette rédigée par Sara et les pages du Nouvel Observateur.

A Métula, on est pourtant persuadé, que les « transmissions » sont affaires de voitures et que les textes ne se mutilent pas de leur propre initiative. Stéphane Juffa, intervenant à la suite de Jean Daniel, a fait remarquer l’incongruité du message du patron de l’hebdo parisien. Le premier élément relevé par Juffa, a été que, même en considérant l’explication du père de Sara, celui-ci aurait certainement dû commencer par présenter ses excuses aux soldats israéliens, que son journal et sa journaliste de fille venaient de calomnier.

Lorsqu’on possède un fond de savoir-vivre, on demande effectivement à être excusé pour ses erreurs, qu’elle que soit leur origine.

A lire le communiqué rectificatif émis dans l’Obs virtuel et qui paraîtra demain sur la version papier, on se rend pourtant très vite compte, que dans la famille Daniel, on ne fait pas d’excuses ! Et si certains avocats, comme Maître Goldnagel, qui participait également à l’émission, avaient encore des doutes, quant à la nécessité d’entreprendre une action contre l’Obs, gageons qu’après avoir pris connaissance, des modalités des justifications de la famille Daniel, ils se verront renforcés dans leur première détermination.

Plus que cela, la « famille de l’Obs » utilise le prétexte de cet article « de corrections techniques », comme un nouveau tremplin de dénaturation des faits présentés dans le premier article.

Comprenons-nous, voici ce que dit, entre autres, le « communiqué rectificatif » de l’article de Sarah Daniel :

(…) Dans son texte, elle révélait qu’à Gaza et dans les territoires occupés, les crimes dits d’honneur qui consistent pour des pères ou des frères à abattre les femmes jugées légères représentaient une part importante des homicides. (…)

Absolument pas ! La légèreté n’a strictement rien à voir dans l’affaire. Ce ne sont pas les femmes « légères » qui sont massacrées par leurs familles, dans l’article original mais les femmes innocentes, qui ont subi le viol ! Il est éminemment regrettable, que les « erreurs techniques » n’incitent pas les rédacteurs de l’Obs, à considérer l’information avec un peu plus de sérieux. Qualifier des femmes sacrifiées, sans d’autres raisons que la bêtise humaine et l’obscurantisme, de « légères », constitue certainement une nouvelle mal information, ainsi qu’une atteinte supplémentaire, à la mémoire de ces malheureuses.

Le rectificatif poursuit : (…) Le texte publié, en raison d’un défaut de guillemets et de la suppression de deux phrases dans la transmission, laissait penser que son auteur faisait sienne l’accusation selon laquelle il arrivait à des soldats israéliens de commettre un viol en sachant, de plus, que les femmes violées allaient être tuées. (…)

« Un défaut de guillemets et la suppression de deux phrases ? »

Et pourquoi, si c’était le cas, ne pas publier, dans le même élan, la version corrigée de l’article, avec guillemets et phrases manquantes ? A Métula, on ne peut s’empêcher de croire, que s’il existait une version correcte de l’article diffamatoire, l’Obs l’aurait publié, en même temps que le rectificatif. C’est, en tous cas, ce que nous aurions fait, à la Ména et ce qu’auraient fait les autres organisations médiatiques, que nous connaissons !

Ce qui nous fait penser, qu’il s’agit encore d’une manœuvre malhonnête de l’Obs, et que ces guignols de la désinfo n’ont en rien délaissé de leur arrogance, c’est le passage du  » il arrivait à des soldats israéliens de commettre un viol en sachant, de plus, que les femmes violées allaient être tuées ».

Ceci, parce que ledit passage, est tout, sauf une citation équivalente de l’article de Daniel ! En fait, l’Obs pousse son mépris du lecteur, jusqu’à s’expliquer, sur un texte qu’il n’a pas publié et à omettre de s’expliquer sur son dol raciste ! Il est utile, ici, de répercuter le passage original, qui constitue une anthologie de l’accusation diffamatoire à caractère raciste :

« Les femmes palestiniennes violées par les soldats israéliens sont systématiquement tuées par leur propre famille. Ici, le viol devient un crime de guerre, car les soldats israéliens agissent en parfaite connaissance de cause. »

Entre « il arrivait que des (article indéfini – DES soldats, quelques soldats) soldats commettent un viol » et l’affirmation péremptoire de l’Héritière, dans lequel « il arrivait » a disparu et ce sont LES (article défini, englobant la généralité générique des soldats de Tsahal) soldats qui ONT violé des femmes palestiniennes bien définies (LES), il n’existe aucune équivalence philologique !

De plus, si certaines personnes, voudront bien croire, que des éléments ont été perdus, lors de la « transmission » des données, personne ne croira, qu’une transmission aurait pu « ajouter des données », telles que l’accusation formulée par Sara D., de « crime de guerre sexuel, provenant d’un acte prémédité, d’un calcul satanique, puisque les soldats israéliens agissaient (le temps utilisé implique ici la durée et la répétitivité) afin de faire massacrer les femmes palestiniennes, qu’ils violaient !

Quelqu’un a bien établi et proposé cette cabale et ce quelqu’un ne peut pas être appelé « erreur technique. » Celui qui prétend une telle chose, se couvre de ridicule !

L’analyse fondamentale peut paraître rébarbative, pourtant, elle est éclairante, puisque l’entendement du « deuxième faux », celui du pseudo récapitulatif, nous amène à considérer que « certains soldats égarés ont parfois violé un nombre non significatif de femmes palestiniennes. » S’agissant, dans ce cas, d’une accusation touchant un petit nombre et à titre personnel, il faudrait en déduire, QUE l’ACCUSATION du deuxième faux NE COMPORTE PAS DE CARACTERE RACISTE, « juste » une accusation diffamatoire circonscrite, mettant en cause la responsabilité d’individus isolés, non-représentatifs d’Israël !

A Métula, nous disons fréquemment, que lorsqu’on lit bien les mots, ils nous conduisent aisément au fond de la pensée de leur auteur. Au-delà des mots, cependant, on distinguera le caractère continu du parti pris vulgairement anti-israélien, dans l’expression de l’Obs. Lorsqu’on ajoute l’article de Sara Daniel, à la suite des nombreux actes objectifs de désinformation, que la Ména avait relevés dans les colonnes de l’Obs, on n’est même pas vraiment surpris de l’occurrence de ce débordement extrême !

(…) Sara Daniel, actuellement en reportage en Afghanistan, fait savoir qu’elle déplore très vivement cette erreur qui a gravement dénaturé sa pensée. (…)

– Comment ont-ils pu lui faire ça ?

LES REPONSES DU NOUVEL OBS

Voici le rectificatif du Nouvel Obs ainsi qu’une lettre de Jean Daniel a l’Ambassadeur d’Israël. Ces elements, ainsi que la depeche AFP faisant etat de la protestation initiale de l’Ambassadeur, sont tous affichés sur le site web du Nouvel Obs.
L’Ambassade d’Israel a fait savoir a l’AFP qu’elle tenait compte du rectificatif et du Mea Culpa de M. Jean Daniel.

Une mise au point de Sara Daniel

Dans le numéro 1931 du Nouvel Observateur, daté du 8 novembre 2001, Sara Daniel a publié un reportage sur le « crime d’honneur » en Jordanie. Dans son texte, elle révélait qu’à Gaza et dans les territoires occupés, les crimes dits d’honneur qui consistent pour des pères ou des frères à abattre les femmes jugées légères représentaient une part importante des homicides.

Le texte publié, en raison d’un défaut de guillemets et de la suppression de deux phrases dans la transmission, laissait penser que son auteur faisait sienne l’accusation selon laquelle il arrivait à des soldats israéliens de commettre un viol en sachant, de plus, que les femmes violées allaient être tuées.

Il n’en était évidemment rien et Sara Daniel, actuellement en reportage en Afghanistan, fait savoir qu’elle déplore très vivement cette erreur qui a gravement dénaturé sa pensée.
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Une lettre de Jean Daniel à l’ambassadeur d’Israël

A la suite de la diffusion par l’AFP d’une dépêche faisant état d’une lettre de l’ambassadeur d’Israël en France adressée à Jean Daniel, ce dernier a répondu la lettre suivante, adressée à Elie Barnavi, ambassadeur d’Israël en france:

Paris, le 14 novembre 2001

Monsieur l’Ambassadeur,

J’ai eu hier, 13 novembre 2001, l’occasion de vous dire par téléphone à quel point nous comprenions et partagions l’émotion indignée suscitée par la publication tronquée d’un texte sur « le cauchemar des crimes d’honneur en Jordanie » et signé de Sara Daniel, actuellement en reportage en Afghanistan.

Je vous ai décrit notre stupéfaction attristée lorsque nous nous sommes rendus compte que la suppression de guillemets et d’une phrase pouvait conduire le lecteur à penser que l’auteur de l’article et les responsables du Nouvel Observateur prenaient à leur compte une accusation infamante: celle selon laquelle des soldats israéliens commettraient des viols, sachant au surplus que leur victime allait être tuée par leur frère ou leur père.

Il s’agit là, je vous l’ai dit d’une calomnie déshonorante d’autant que jamais l’un d’entre nous ne l’a entendue formuler, même de la part des pires ennemis d’Israël.

Nous n’avons jamais, dans le passé, hésité à formuler les plus vives réserves sur certains comportements précis de différents gouvernements israéliens et nous ne sommes jamais revenus sur ces réserves même lorsqu’elles suscitaient une vive émotion chez nos meilleurs amis israéliens. Nous avons toujours assumé ce que nous pensions, écrivions et publions.

Mais aujourd’hui, l’affaire est simple. Nous faisons un mea culpa solennel bien que technique et nous sommes sincèrement et franchement désolés d’avoir blessé des combattants et des sensibilités. Cependant devant des précisions aussi nettes, l’affaire aurait du être close. Il m’a semblé que c’était d’ailleurs ce que vous pensiez.

Je me suis trompé: il est possible que vous n’ayez pas pu faire partager l’estime que vous avez bien voulu constamment manifester pour notre journal et pour son équipe lorsque vous étiez en Israël, dans l’opposition.

Il se peut aussi que vous ayez été, comme nous-mêmes, inondé de lettres de protestations indignées et légitimes. Mais, à mon tour, je ne peux laisser passer sans réagir les communiqués qui vous sont attribués, à vous et à vos collaborateurs, diffusés par l’Agence France Presse. Ces communiqués qui ne tiennent aucun compte de nos précisions publiques et privées sont injurieux et mettent en cause notre éthique professionnelle au nom d’un accident technique que nous sommes les premiers à juger absolument déplorable.

Nous savons reconnaître nos torts. Encore une fois nous le faisons. Mais nous ne sommes pas prêts à accepter certaines tentatives trop claires de profiter d’un incident qui nous met en fâcheuse posture pour décrédibiliser les positions que nous défendons depuis trente ans sur la sécurité d’Israël, l’Etat palestinien et la paix au Proche Orient. Jamais, en effet les événements ne nous ont donné autant raison.

Je vous prie de croire, Monsieur l’Ambassadeur, à ma considération dévouée.
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L’ambassadeur d’Israël en France proteste

Après un reportage de Sara Daniel sur les « crimes d’honneur » en Cisjordanie, publié dans le numéro 1931 du Nouvel Observateur paru le 8 novembre, l’ambassadeur d’Israël en France, Elie Barnavi, a adressé une protestation à Jean Daniel, le directeur du journal.

« Le Nouvel Observateur se livre à de monstrueuses accusations sans le moindre début de preuve », déclare notamment Elie Barnavi. « Je savais que cet hebdomadaire ami pouvait se montrer sévère à l’égard d’Israël, voire parfois injuste. Je ne l’avais jamais trouvé aussi léger ni hélas aussi bas ».

Jean Daniel, interrogé par l’Agence France Presse, a expliqué qu’il s’agissait « d’un accident technique total ». « Des guillemets et la phrase ‘selon des rumeurs de gens qui vont jusqu’à dire’ ont sauté », a-t-il précisé. « Aucun d’entre nous n’a jamais pensé que des soldats israéliens pouvaient se livrer à un viol », a ajouté le directeur du Nouvel Observateur.

Par ailleurs, Jean Daniel a adressé une lettre à l’ambassadeur (cliquer à droite sous Sur le site pour lire la lettre). L’ambassade a annoncé peu de temps après qu’elle « prenait acte » de ce rectificatif et a laissé entendre qu’elle n’irait pas plus loin.

Auparavant, Sara Daniel, actuellement en reportage en Afghanistan, avait publié une mise au point dans le Nouvel Observateur et sur le site internet (cliquer aussi à droite sous Sur le site pour lire la mise au point) où elle faisait savoir qu’elle déplorait « très vivement cette erreur qui a gravement dénaturé sa pensée ».

Voir encore:

Sara Daniel a recopié un article et fait sauter les guillemets!

Et elle se garde bien d’ajouter que sa source (professeur palestinienne à Jérusalem) a déclaré qu’elle n’avait aucune preuve et qu’il s’agissait de rumeurs.

Mise au point sur l’article de Sara Daniel dans le Nouvel Observateur

transmis par le Service Information – Ambassade d’Israël, Paris

1. Dans le Nouvel Observateur de cette semaine (Semaine du jeudi 8 novembre 2001 – n°1931 ), un article sur les « crimes d’honneur », signé par Sara Daniel, relate les meurtres de femmes en Jordanie et dans le monde arabe par leurs propres pères et frères.

cet article comprend les phrases suivantes:

« Au Pakistan, l’année dernière, 1 000 femmes ont été tuées au nom de l’honneur. Au Yémen, environ 500. A Gaza et dans les territoires occupés, ils ont représenté deux tiers des homicides. Les femmes palestiniennes violées par les soldats israéliens sont systématiquement tuées par leur propre famille. Ici, le viol devient un crime de guerre, car les soldats israéliens agissent en parfaite connaissance de cause ».

Cette accusation terrible n’est étayée ni par des sources, aussi douteuses soient-elles, ni par des références quelconques.

2. Ce genre d’accusation n’est jamais apparu ni dans les enquêtes de presse, israélienne ou autre, ni dans des rapports de la Croix Rouge ou des ONG, pourtant promptes à dénoncer tout abus ou bavure des israéliens.

3. Cette calomnie gratuite a déjà été citée sur France Inter en tant que fait d’actualité rapporté par la presse. Aucune réaction n’a été demandée aux autorités israéliennnes.

4. Or, Il se trouve que l’article de Sara Daniel est très étroitement inspiré d’un article publié par le britannique Sunday Times (www.sunday-times.co.uk <http://www.sunday-times.co.uk&gt; ), le 8 juillet 2001.

Pour ceux qui souhaiteraient lire et comparer, cet article original est joint à la fin de ce mail. Les ressemblences sont frappantes. Inutile de dire que cette source d’inspiration n’est nullement mentionée dans l’article dans sa version française telle que l’a publiée le Nouvel Obs.

5. Ajoutons qu’une version espagnole de l’article du Sunday Times a été publiée le 11 novembre dans le magazine-supplément du quotidien madrilène El Mundo

(article à consulter à l’adresse http://www.el-mundo.es/magazine/2001/MG098/MG098-honorcont.html)

6. Dans l’article original, en langue anglaise donc, on apprend que l’accusation sus-mentionée est le fait d’une certaine Mme. Nadera Shalhoub Kevorkian, criminologue et féministe palestinienne enseignant à l’Université Hébraïque de Jérusalem.

7. Sur le site web de Mme. Shalhoub Kevorkian sont présentés ses travaux universitaires. Dans la description du travail qui mettrait en cause les soldats israéliens, elle précise cependant: « There is no empirical data on this subject » (c’est à dire: « il n’y a pas de données empiriques à ce sujet »). Autrement dit: des accusations – oui; des preuves – pas la moindre! (le site: http://atar.mscc.huji.ac.il/~pbssw/nadera.html#nadera)

8. Il n’est pas inutile de noter que Mme. Shalhoub Kevorkian est membre du comité directeur de B’tselem, une organisation israélienne des droits de l’homme reconnue internationalement. (voir composition du comité directeur :http://www.btselem.org/Files/site/eboard.asp) . Aucun rapport de Btselem ne reprend à son compte les accusations « non empiriques » du membre de son propre comité directeur.

9. Sur le site web du Nouvel Observateur, on peut lire, depuis le 13 novembre, les précisions suivantes:

PRECISION : D’Afghanistan, Sara Daniel nous demande de répondre à ses correspondants.

Dans le numéro 1931 du Nouvel Observateur (daté du 08 au 14 novembre 2001), Sara Daniel a publié un reportage sur le  » crime d’honneur  » en Jordanie. Dans son texte, elle révélait qu’à Gaza et dans les territoires occupés, les crimes dits d’honneur qui consistent pour des pères ou des frères à abattre les femmes jugées légères représentaient une part importante des homicides.

Le texte publié, en raison d’un défaut de guillemets et de la suppression de deux phrases dans la transmission, laissait penser que son auteur faisait sienne l’accusation selon laquelle il arrivait à des soldats israéliens de commettre un viol en sachant, de plus, que les femmes violées allaient être tuées. Il n’en était évidemment rien et Sara Daniel déplore très vivement cette erreur qui a gravement dénaturé sa pensée.

——————————————————————-

Ces rectifications paraitront elles également sur France Inter et les autres média qui auraient éventuellement répercutés ces accusations gravissimes?

Voir enfin:

Death and Dishonour

Report by Eliza Griswold

Sunday Times Magazine

 July 8 2001

Amman, Jordan – a young woman lies on the floor of a cypress grove. Her brown hair is pulled back, but some strands have fallen across her face. Her eyes are open. The pine needles below her are stained red, as are her jacket and blue jeans. Look closer and you’ll notice her throat has been cut open. At 15, she was raped by three men, then married off to an older cousin who divorced her shortly after. She fell in love with a man who knew her story, and though his family opposed the match, the couple ran away and married.

Three weeks later, the police found them and brought them back to Amman. As is the common practice, the girl was held ‘for her own safety’ in Jweidah prison. Her cousin arrived to release her, signing a contract promising that the family would pay 5,000 Jordanian dinars (about £5,000) if they killed her. Her father was waiting outside the prison in his pick-up truck. Instead of taking her home, he drove her to this forest by the airport and slit her throat. He spent three years in prison – a good deal longer than the six-month average sentence most men have received for killing in the name of ‘honour’. On average, every two weeks in Jordan a woman is murdered for losing her chastity – whether she’s the victim of rumour or whether she’s a victim of rape. The mere suspicion that she has lost her virginity can lead to a girl or woman being killed for bringing about the loss of her family’s honour.

Honour killings have been committed for centuries, and Asma Khader, a Jordanian lawyer, has been working for victims’ rights for two decades. ‘In the past, women were killed and nobody knew about it,’ says Khader. ‘Now there’s more serious investigation of these crimes.’ But it is only in the past few years that there have been attempts to stop the killings by changing the laws that allow them to go virtually unpunished. Rana Husseini, a journalist at The Jordan Times, has braved threats of violence in her home country to campaign against the killings for the past six years. Still, the indicators are not promising. Last year Jordanian parliamentarians almost unanimously rejected moves to outlaw the killings. After the defeat, and in the midst of the political turmoil in the Middle East, honour killings, like most issues involving women and children during war, have taken a back seat once more. Late last year a United Nations resolution condemning them was passed only in watered-down form, with 20 countries including Jordan abstaining from signing.

Meanwhile, at Jordan’s National Institute of Forensic Medicine, Dr Hani Jahshan sees little change in day-to-day cases of crimes against women. ‘We have to change the whole mentality of virginity,’ he says. ‘When you see a woman coming to the forensic unit, she is labelled as a bad woman.’ It’s his job to examine those who come to him accused of sexual wrongdoing, which includes being subjected to coerced sex, and even to examine runaways to determine whether they have had intercourse while away from their families.

The girl in the cypress grove disappears as Dr Jahshan clicks through before- and-after photographs of patients on his computer screen. I saw about 50 such cases in his computer files, which he had compiled as part of a presentation for a European conference on domestic violence and crimes of honour. Because of the strict laws about examining suspicious deaths in Jordan, it’s likely that most of the murders of women for ‘honour’ are recorded. But in Egypt, for example, where the problem is worst in rural communities, girls can be killed and buried without anyone knowing.

Here are two pictures of sisters burned to death for marrying Egyptians. Here are two sisters riddled with bullet wounds – they were forced to sit on the ground while their brother stood above them and sprayed them with a machinegun. Their crime seems to have been that they acted suspiciously.

Dr Jahshan shows the pictures reluctantly, as though each time he presses the button on his mouse he is entering a realm of the dead where he has no right to be. In half of the pictures, the girls are alive, standing by his examining table and exposing an arm or a thigh covered with coin-size burns or bruises, their faces beyond the frame. In the second group of photographs, the same girls are dead and lying on the slab; what’s left of their faces is shown because their anonymity no longer offers protection. The doctor rests his chin in his hand and shakes his head. As the images move from living girl to corpse, he tells me their histories, quietly. ‘Sometimes they’ll come to you and say, ‘I’m going to get killed, » he says, looking away from the image of a heavyset woman. ‘I feel sick whenever I see her picture. I examined her when she was alive. I saw her on my table an hour later.’ She had been murdered.

Honour crimes also occur in Europe, South Asia, Latin America and Africa; the figures, while limited, reveal where the problem lies. A quarter of all homicides in Jordan are crimes of honour. In Pakistan last year, 1,000 women were killed; in Yemen in 1997, 400 women were murdered; in Egypt, the number was reported as 52 in 1997. In Lebanon there were, officially, 36 murders between 1996 and 1998. In 1999, on the West Bank and in Gaza, more than two-thirds of all homicides were believed to be honour crimes.

Where does this pressure to kill come from? The most frequent and mistaken claim is that these murders are born of Islamic faith. Sharia, or Islamic law, is clear on the issue of extramarital sex and its punishments. Four witnesses must catch the couple in the act – in flagrante delicto. In many cases, if they are married, both are killed publicly; if they are single, each receives 80 lashes. The murders are a cultural hangover of tribal life predating both Islam and Christianity. Its roots are reflected in the code of Hammurabi and the Assyrian laws from 1200BC, which codify a woman’s chastity as her family’s property. These days, Christian women are just as likely to be killed as Muslim women.

In 1998, Sarhan Abdullah served six months in a Jweidah prison for murdering his 16-year-old sister, Yasmin. He is 32. ‘I shot her with four bullets in the head,’ he explains as he sits in the back of a car outside the market where he now works. Because it is the month of Ramadan, no cafes are open, so we park on the highway’s shoulder to talk. Yasmin, Sarhan tells me, had just returned home from visiting an older sister’s where she was raped, by whom she wouldn’t initially tell. Instead, Yasmin said, ‘I am no longer a girl,’ before she turned herself in to the government to be examined and held in prison. Sarhan’s family – his uncle, father, mother and 700 members of his tribe – decided at a meeting that Yasmin must be killed to redeem the family name. For only ‘blood cleanses honour’. Yasmin’s father went to the prison to sign the guarantee, pledging the requisite 5,000 dinars that the family wouldn’t kill her. Sarhan shot Yasmin as soon as she walked through the door.

‘She should die because she made a mistake,’ he says, shifting in his seat and pulling at the tassel on his red fez. ‘If she didn’t die, we would kill 1,000 men because of shame.’ It turned out that Yasmin’s brother-in-law was responsible for the rape. He fled. Sarhan passed his six months in the men’s facility at Jweidah, where, he explains, ‘I was treated as a hero in prison. We were all treated as heroes.’ At the time, he was one of 27 men being held for honour crimes. On his release, his parents arrived at Jweidah with a ceremonial sword. ‘They brought me a horse to ride the four kilometres from the prison to my house. I was received with a hero’s welcome,’ he says. ‘My horse was white because I had cleansed my family’s honour.’

One might think that Sarhan would be proud of his brief sentence. He’s not, and in the wake of Yasmin’s murder he’s become a pariah. He wishes that the punishment for honour killings were execution. ‘If the families knew they were going to lose their sons, they would not do it,’ Sarhan argues. ‘I have asked 11 women to marry me, including the daughter of the uncle who supported me to go out and kill my sister. She refused, and the others refused on the fear that I would kill their daughters.

‘What I committed was the stupidest thing I could do. By killing I lost my future. Most people avoid me and are afraid of me. I lost the chance of being married and having children. All of this because of my people, and now, in their eyes, I’m a criminal.’ With all that he’s been through and with his desire to see the law change, surely he wouldn’t murder again – supposing he could find a woman who would have daughters with him? ‘Of course I will kill them. As long as I am in this society, I have to do it.’As we drop him by the highway side, he adds: ‘This will never change.’

It is 15 minutes by car from downtown Amman to the Jweidah Men and Women’s Correctional and Rehabilitative Centre. The prison is named for the town on the city’s outskirts, where, ringed with concertina wire, the jail’s squat white buildings stand. At dusk, outside one of the few bright slits of window of the woman’s building, someone has hung a navy-blue prison uniform out to dry against the stone wall. Inside at any given time, 50 victims of honour crimes are held as inmates. One of them is Inas Subehi, who has been in prison for six years and is now 23. When Rana Husseini, the journalist at The Jordan Times, and I applied for permission to visit Inas in prison, the warden refused.

The warden claimed that Inas didn’t want to talk, which seemed strange since she wants the world to know her story. Rana tells how Inas was forced to marry a cousin she didn’t like and she fell in love with a neighbour, a musician who used to serenade her. As they fled, her uncle followed her and shot her 12 times. Even though she has served her two-year sentence for adultery, there is no way for Inas to leave the prison. ‘They consider her an outcast and they will never release her unless they want to kill her,’ Rana said, as we sat outside the prison, watching the lights come on. The only other way Inas can leave Jweidah is if some man (usually much older) comes to the prison to quietly marry her.

There is an alternative: a secret shelter run by the Jordanian Women’s Union (JWU), with five beds. Women are supposed to stay for two to seven days. ‘They only come to us when they have no other place to go,’ says the vice-president of the JWU, Nadia Shamrouk, and with funding, ‘The government doesn’t help us at all’. The concept of a shelter is dangerous in Jordan – it is seen as an import from the morally bankrupt West that pulls a daughter from her family. Last year it seemed that Jordan, arguably one of the most progressive of Arab nations, would serve as a test case in outlawing honour killing. King Abdullah II and Queen Rania spoke out against the killings on French television; the princes Ali and Ghazi led 5,000 protesters in a march on February 14 through the streets of Amman; Rana Husseini and her 11-member committee collected more than 15,000 signatures from Jordanians to abolish Article 340 (one of the two articles that allow for leniency in crimes of honour). But 79 of the 80 members of the lower house of parliament twice voted against abolishing the article. The delegates were furious with what they saw as a royal bow to western pressure. One opponent, Saud Tamimi, said that Jordan ‘is being blackmailed by $250m in aid from the US’. The irony is that the legal code the tribal delegates fought so hard to protect is French, a remnant of the Napoleonic Code of 1810 employed by the Ottoman Turks in 1958.

Many people suspect that the upper echelons of the government intentionally sabotaged the fight to end crimes of honour when it referred to ‘international pressure and human rights organisations’ as cause for change. It was obvious that the government was talking about the West. Since the vote failed, both the queen and king have remained silent on the issue.

The effects of that silence reach thousands of miles to a town in the United States, where a Jordanian woman lives in hiding with her Palestinian husband. Speaking to Ms A, even by phone, is a bit of a circuitous, cloak-and-dagger affair. Last year, when the fight to outlaw honour crimes raged in Amman, she and her husband watched to see if public outcry might change political will. When it didn’t, Ms A was disappointed but not surprised.

She fled from Jordan in 1991. Her story begins in a doctor’s office in Zirqua, a town to the southeast of Amman, where she worked as a receptionist. On June 22, (a date her husband, Farhad, still remembers), he came into the clinic for a check-up. ‘I knew from the first time I saw him, I would marry him,’ she says, and her husband, listening, is silent for a moment. ‘She has never told me that before,’ he says. For a month, they spoke on the phone while she was at work. Then they started having lunch. ‘I didn’t know from the beginning that my father wouldn’t approve,’ she says, but Ms A knew the cost of dishonour. ‘A girl in the neighbourhood was killed when I was 18. Her sister’s husband raped her and her family killed her. I didn’t know if he got punished, but it doesn’t matter. They had to kill her.’ At 26, Ms A was living at home, with five brothers and five sisters. In August, she slept with Farhad. As soon as she’d lost her virginity, she knew she’d be killed. Farhad went directly to Ms A’s father to ask to marry her. ‘You cannot say that I knew her or I went out with herÉ This is forbidden, totally forbidden to say, ‘I love your daughter. » Her father said no to his proposal. Farhad was Palestinian and poor; Ms A would marry a wealthy Jordanian.

She didn’t know what had happened until her mother told her that a man had come to ask for her hand and her father had refused. ‘I was afraid for my life,’ she says. The next day, Farhad called her at the clinic. They knew something had to be done immediately. Ms A was concerned that her father would grow suspicious and try to marry her off at once. As soon as that occurred, her loss of virginity would be discovered and she would be killed.

At first, the couple thought they would flee to another Arab country, but they were afraid the police would turn them back. By the end of September, Ms A had her passport and a tourist visa for the US. With money Farhad borrowed, they bought her a ticket for Los Angeles, where Farhad had a friend. For three days before she left, Ms A took the clothes she could carry to work and stored them in a bag at her office. At 4am on the final morning, she snuck past her sleeping family and out of the house. She ran to meet Farhad, waiting in a taxi 50ft down the road. He had her bag in the car. ‘I told no one that I was leaving, and I took no pictures of my family,’ she says. They went straight to the airport. ‘Leaving my house for the last time, I felt a mixture of fear and sadness,’ she says. ‘Fear in case someone would wake up. Later on, it was sadness that I might never come back.’ Ms A has since received three letters from her sister, who told her that her father called all the men of the family together and commanded that if he should die, they must avenge his name by killing his daughter. ‘Almost all of the time when I go out of the house, I have the feeling that I’ll see one of my brothers or cousins who has come from Jordan to kill me,’ she says.

Now the mother of three boys aged eight, six and four, she says: ‘For sure something’s missing, because my family has never seen my sons. I will never tell my children my story and I don’t want my children to go to Jordan because I’m afraid that my family might hurt them, even though they are sons.’ Ms A has told nobody in the US about her past except for the lawyer fighting for her political asylum. That request for asylum has been denied by the US government, and despite an appeal, the future is more uncertain than ever. Farhad worries about his wife’s health; she contracted diabetes the year after she arrived in the US and he thinks the illness is linked to her psychological state. ‘Last Sunday she sat outside at sunset,’ he says. ‘She was crying. When I asked her what was wrong, she said, ‘It’s nothing. »

Late last year the issue of honour crimes came to the floor at the UN. The resolution condemning them passed, but its language was so weak as to render it virtually meaningless. Twenty countries, Jordan the most vocal among them, abstained from signing. Meanwhile, on the West Bank, as the intifada takes centre stage in the area of human rights abuses, Nadera Shalhoub-Kevorkian, the only female Palestinian professor at the Hebrew University of Jerusalem, finds herself counselling girls almost daily who fear for their lives. Her work on crimes of ‘honour’ began during the previous intifada, when her research revealed that Palestinian women were being raped by Israeli soldiers, then killed by their families for the loss of honour. ‘What happened was like in Bosnia, something similar, rape as a crime of war.’ She says that Israeli soldiers knew that their violation would lead to the girls’ deaths.

Now she sees women suffering in silent isolation. From a student who comes to her crying because her boyfriend was killed in a clash, and she cannot mourn him for fear that her family will think that she slept with him, to a 27-year-old Christian woman called Leila who had to fight for the right to study, instead of following her parents’ wish for her to marry and leave the professional world. ‘The minute I finish my degree I have to go home,’ she says. Her family has already shown up once and dragged her back to her town. ‘They came to my apartment and I thought they came to visit.’ But they demanded:  »Finish up here in two days.’ I was so ashamed, I didn’t tell my friends.’ As she had no choice, Leila went home and fought for the right to return for the masters programme to which she had already been accepted. ‘I have so many steps to go before I become a human being,’ she says. Still, she is determined to finish her doctorate. ‘When my little sister comes to me, I will fight for her,’ she says. It seems easier for her to fight for someone else than herself, and she catches her own exuberance. ‘Maybe I’m demanding too much.’

So what’s next in the matter of honour? Asma Khader, the Jordanian human rights lawyer, advocates social arbitration. It occurs outside family court and only in cases of domestic violence; it involves designating community leaders as mediators. By solving individual problems outside the public arena and meting out a private agreement signed by both parties, families can avoid the public shame that leads them to kill their daughters. But the cultural roots are deeper and more complex than the law. Even today, on the floor of parliament, when asked about the case of rape, Abdul Karim Dughmi, a former Jordanian minister of justice, smiles and says: ‘All women killed in cases of honour are prostitutes. I believe prostitutes deserve to die’.

6 commentaires pour Veille médiatique: Pour un Wikiscanner journalistique (Looking back on Sara Daniel’s half-redressed fault)

  1. […] de faussaires de l’information à la Charles Enderlin ou de journalistes-combattants à la Sara Daniel ou Florence Aubenas disposés à diffuser largement les pires […]

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  2. […] devient un crime de guerre, car les soldats israéliens agissent en parfaite connaissance de cause. Sara Daniel (Le Nouvel Observateur, le 8 novembre 2001, démenti par la […]

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  3. […] devient un crime de guerre, car les soldats israéliens agissent en parfaite connaissance de cause. Sara Daniel (Le Nouvel Observateur, le 8 novembre 2001, démenti par la […]

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  4. […] devient un crime de guerre, car les soldats israéliens agissent en parfaite connaissance de cause. Sara Daniel (Le Nouvel Observateur, le 8 novembre […]

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  5. […] ne pas voir, comme le rappelle l’infatigable Philippe Karsenty, que ces derniers et les médias français en général ont fait et continuent à faire bien plus pour l’antisémitisme en France que […]

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  6. […] ne pas voir, comme le rappelle l’infatigable Philippe Karsenty, que ces derniers et les médias français en général ont fait et continuent à faire bien plus pour l’antisémitisme en France que […]

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