Scandales Obama: Chassez le naturel … (These ethical gymnastics were not entirely unforeseeable)

https://i2.wp.com/s1.lemde.fr/image/2013/06/07/534x0/3425989_6_b9ce_la-une-du-site-internet-americain-huffington_e37fa51f21e5a36f0870ab9851b49c7d.jpghttps://i0.wp.com/21stcenturywire.com/wp-content/uploads/2013/05/2013-05-01-Obama-Wiretapping.pngMa propre ville de Chicago a compté parmi les villes à la politique locale la plus corrompue de l’histoire américaine, du népotisme institutionnalisé aux élections douteuses. Barack Obama (Nairobi, Kenya, août 2006)
Protect Whistleblowers: Often the best source of information about waste, fraud, and abuse in government is an existing government employee committed to public integrity and willing to speak out. Such acts of courage and patriotism, which can sometimes save lives and often save taxpayer dollars, should be encouraged rather than stifled. We need to empower federal employees as watchdogs of wrongdoing and partners in performance. Barack Obama will strengthen whistleblower laws to protect federal workers who expose waste, fraud, and abuse of authority in government. Obama will ensure that federal agencies expedite the process for reviewing whistleblower claims and whistleblowers have full access to courts and due process. Obama transition ethics agenda (2007)
Cette Administration met en avant un faux choix entre les libertés que nous chérissons et la sécurité que nous procurons… Je vais donner à nos agences de renseignement et de sécurité les outils dont ils ont besoin pour surveiller et éliminer les terroristes sans nuire à notre Constitution et à notre liberté. Cela signifie l’arrêt des écoutes téléphoniques illégales de citoyens américains, l’arrêt des lettres de sécurité nationale pour espionner les citoyens américains qui ne sont pas soupçonnés d’un crime. L’arrêt de la surveillance des citoyens qui ne font rien de plus que protester contre une mauvaise guerre. L’arrêt de l’ignorance de la loi quand cela est incommode. Obama (août 2007)
C’est exactement le type de choses que M. Obama a un jour critiquées, quand il a dit en 2007 que la politique de surveillance de l’administration de George W. Bush ‘mettait en avant un mauvais choix entre les libertés que nous chérissons et la sécurité que nous procurons’. NYT (2013)
Obama est sans doute brillant, charismatique – mais il est beaucoup trop proche de Wall Street. Et désormais il est criminel de guerre. Comment peut-il arriver au bureau tous les mardis avec une liste de gens à flinguer et lancer des bombes sur eux à partir de drones ? Si cela était arrivé une fois, deux fois, et qu’il eut dit ’’jamais je n’aurais dû le faire, il faut que j’arrête’’… mais remettre cela mois après mois, année après année, nous sommes face à un schéma bien rodé. A mon sens Obama devrait être traîné en justice et c’est ce qu’il avait dit de George Bush. Car il s’agit bien de crimes de guerre. (…) Lorsqu’Obama a été élu Président, il s’est entouré de gens proches de Wall Street : Tim Geithner, Larry Summers. (…) Pour ma part, je préfère un président blanc qui se lance à fond pour éliminer la misère et secourir les travailleurs qu’un président noir en bons termes avec Wall Street et accro aux drones. Cornel West
The administration has now lost all credibility. »—NY Times. I agree. Michael Moore
Dans ce contexte local plus que trouble, Peraica affirme que la montée au firmament d’Obama n’a pu se faire «par miracle».«Il a été aidé par la machine qui l’a adoubé, il est cerné par cette machine qui produit de la corruption et le risque existe qu’elle monte de Chicago vers Washington», va-t-il même jusqu’à prédire. Le conseiller régional républicain cite notamment le nom d’Emil Jones, l’un des piliers du Parti démocrate de l’Illinois, qui a apporté son soutien à Obama lors de son élection au Sénat en 2004. Il évoque aussi les connexions du président élu avec Anthony Rezko, cet homme d’affaires véreux, proche de Blagojevich et condamné pour corruption, qui fut aussi le principal responsable de la levée de fonds privés pour le compte d’Obama pendant sa course au siège de sénateur et qui l’aida à acheter sa maison à Chicago. «La presse a protégé Barack Obama comme un petit bébé. Elle n’a pas sorti les histoires liées à ses liens avec Rezko», s’indigne Peraica, qui cite toutefois un article du Los Angeles Times faisant état d’une affaire de financement d’un tournoi international de ping-pong qui aurait éclaboussé le président élu. Le Figaro
Qu’est donc devenu cet artisan de paix récompensé par un prix Nobel, ce président favorable au désarmement nucléaire, cet homme qui s’était excusé aux yeux du monde des agissements honteux de ces Etats-Unis qui infligeaient des interrogatoires musclés à ces mêmes personnes qu’il n’hésite pas aujourd’hui à liquider ? Il ne s’agit pas de condamner les attaques de drones. Sur le principe, elles sont complètement justifiées. Il n’y a aucune pitié à avoir à l’égard de terroristes qui s’habillent en civils, se cachent parmi les civils et n’hésitent pas à entraîner la mort de civils. Non, le plus répugnant, c’est sans doute cette amnésie morale qui frappe tous ceux dont la délicate sensibilité était mise à mal par les méthodes de Bush et qui aujourd’hui se montrent des plus compréhensifs à l’égard de la campagne d’assassinats téléguidés d’Obama. Charles Krauthammer
Les drones américains ont liquidé plus de monde que le nombre total des détenus de Guantanamo. Pouvons nous être certains qu’il n’y avait parmi eux aucun cas d’erreurs sur la personne ou de morts innocentes ? Les prisonniers de Guantanamo avaient au moins une chance d’établir leur identité, d’être examinés par un Comité de surveillance et, dans la plupart des cas, d’être relâchés. Ceux qui restent à Guantanamo ont été contrôlés et, finalement, devront faire face à une forme quelconque de procédure judiciaire. Ceux qui ont été tués par des frappes de drones, quels qu’ils aient été, ont disparu. Un point c’est tout. Kurt Volker
Sous la présidence Bush, Obama avait dénoncé comme un scandale un programme de collecte d’informations bien plus limité, qui permettait à la NSA d’espionner sans mandat judiciaire les conversations exclusivement vers l’étranger (et non au sein même des Etats-Unis) d’individus suspectés de terrorisme. Voir le même homme politique, devenu président, justifier la collecte systématique d’informations sur l’ensemble des citoyens américains montre son hypocrisie et son absence de principes. Or, aussi curieux que cela paraisse, lorsqu’un homme qui a démontré qu’il a ce type de caractère vous explique qu’il ne vous veut aucun mal, il n’est pas toujours universellement cru. (…) Pour le dire autrement, s’il fallait vraiment admettre que l’Etat rassemble toutes les informations sur les conversations téléphoniques et l’activité Internet des individus, beaucoup d’Américains auraient préféré que ce pouvoir ne soit pas donné à une équipe qui a utilisé les services fiscaux pour affaiblir ses opposants politiques ; placé sous écoute des dizaines de journalistes et les parents d’au moins l’un d’entre eux ; et fait envoyer en prison, sous un prétexte, l’auteur innocent d’une vidéo Youtube dont le président avait fait le bouc émissaire de sa propre inaction lors de l’attaque meurtrière d’un consulat américain. Sébastien Castellion
There is poetic justice in hearing the president excoriated in exactly the same terms as President George W. Bush was, by the very same people who worked to get him elected to end the terrible abuses of the Bush-Cheney regime. Rich Lowry
Obama’s effort to strike what he’s repeatedly called “a balance” between personal liberty and homeland security has exposed what amounts to a split political personality: Candidate Obama often spoke about personal freedom with the passion of a constitutional lawyer — while Commander-in-Chief Obama has embraced and expanded Bush-era surveillance efforts like the 2011 extension of the Patriot Act, which paved the way for a secret court order allowing the gathering of Verizon phone records. In an irony now being savored by his conservative critics, Obama administration officials are now relying on Republicans to defend him against charges from liberals and the libertarian right that he’s recklessly prioritized national security over personal liberty. (…) That tone was strikingly similar to the tone of Obama’s own comments when he was a back-bencher in the upper chamber. In 2005, then-Sen. Obama spoke out against the Bush-sponsored PATRIOT Act extension on the grounds that FBI agents would have been given wide berth in obtaining personal records on people suspected of terrorist links without having to get their searches approved by a federal judge under the Federal Intelligence Surveillance Act “This is legislation that puts our own Justice Department above the law,” he said during a much-publicized Senate floor speech at the time. “[F]ederal agents [can] conduct any search on any American, no matter how extensive or wide-ranging, without ever going before a judge to prove that the search is necessary. They simply need sign-off from a local FBI official,” he added. “If someone wants to know why their own government has decided to go on a fishing expedition through every personal record or private document — through library books they’ve read and phone calls they’ve made — this legislation gives people no rights to appeal the need for such a search in a court of law. No judge will hear their plea, no jury will hear their case.” Yet despite the vehemence of his remarks — which were to be repeated on the campaign trail two years later — Obama ultimately backed a 2006 compromise bill that limited but didn’t eliminate the use of so-called “National Security letters” allowing the FBI broad surveillance power without a court order. Like many Democrats, Obama was never philosophically opposed to deep dives by federal authorities if they served the broader interest of national security. Moreover, when it came time to extend the PATRIOT Act in 2011, Obama, now president, quietly sought to expand the reach of extra-judicial surveillance outside the jurisdiction of the FISA court. In fact, several news organizations reported at the time that Obama’s lawyers wanted to add a new provision to include Internet browsing and email records — “electronic communication transactional records” that didn’t include content — to a list of sources the FBI could demand without a judge’s approval. For all the criticism the administration is attracting for the Verizon bombshell, Obama aides are counting on a very Bush-like political calculation that carried the president through his first term and second election: that the public’s desire for protection outweighs their outrage over even a massive breach of privacy. Politico
These ethical gymnastics were not entirely unforeseeable. Obama ran as a reform candidate for the Senate in 2004, while his campaign was most likely involved in the leaking of the sealed divorce records of both his primary- and general-election opponents. As a senator, he characterized recess appointments as tainted, only as president to make just such appointments — some of which later were declared unconstitutional in a unanimous decision by the U.S. Court of Appeals for the District of Columbia Circuit. Senator Obama employed filibusters to block judicial appointments; President Obama now condemns as bad-faith partisans any who might follow his own former custom. He championed public campaign financing before he became the first general-election presidential candidate since the program was enacted to opt out of it. President Obama has railed against any who would vote against raising the debt ceiling as putting partisanship ahead of the national interest — which, as senator, he himself had done. He ran in 2008 on the excesses of the Bush administration’s War on Terror, and then as president embraced or even expanded almost all of the very programs he had so adroitly demagogued in his campaign. Victor Davis Hanson

Enlèvements extrajudiciaires, assassinats ciblés, secrets d’état, Guantanamo, surveillance électronique …

A l’heure où en un intéressant retour des choses, ceux qui, de Michael Moore à Hollywood, avaient le plus porté aux nues le messie noir de la Maison Blanche commence, comme le premier conspirationniste d’extrême-droite venu, à voir des hélicoptères noirs partout …

Suite au déballage par le dernier martyr en date de la lutte contre Big brother et futur réfugié politique en Chine (?), de la manière dont, contre toutes ses promesses de campagne et avec la complaisance de médias jusqu’ici bien peu curieux, l’Administration Obama a non seulement maintenu et largement étendu les mesures de son tant honni prédécesseur …

Mais menti sur l’attentat de Benghazi, fait espionner des journalistes et utilisé le fisc contre ses opposants …

Pendant que, revenant une à une sur ses promesses,  notre propre illusioniste de l’Elysée continue à avancer masqué …

Comment ne pas voir, avec l’historien militaire Victor Davis Hanson, l’incroyable malentendu qui a porté à deux reprises au pouvoir le Dissimulateur en chef de Chicago ?

Mais surtout, au-delà des inévitables nécessités de la lutte antiterroriste, la prévisible continuité avec celui qui avait, par deux fois et dès ses premières élections au sénat de l’Illinois en 2004, fait fuiter les papiers de divorce de ses adversaires tant démocrates que républicains ?

Obama’s Ethical Gymnastics

His morality is to be judged by his professed aims, not his means of achieving them.

Victor Davis Hanson

NRO

June 7, 2013

Presidential ethics are now situational. Obama is calling for a shield law to protect reporters from the sort of harassment that his attorney general, Eric Holder, and the FBI practiced against Fox News and the Associated Press. Through such rhetoric, he remains a staunch champion of the First Amendment — even though he now has the ability to peek into the private phone records of millions of Americans.

The president is outraged that the IRS went after those deemed politically suspicious. So he sacked the acting head of the IRS, Steven Miller, who was scheduled to step down soon anyway. The administration remains opposed to any partisanship of the sort that might deny tax-exempt status to the Barack H. Obama Foundation, founded by the president’s half-brother Malik, but would indefinitely delay almost all the applications from those suspected of tea-party sympathies. Consequently, Lois Lerner granted the former’s request in 30 days, but took the Fifth Amendment when asked the reasons for obstructing the applications of the latter.

These ethical gymnastics were not entirely unforeseeable. Obama ran as a reform candidate for the Senate in 2004, while his campaign was most likely involved in the leaking of the sealed divorce records of both his primary- and general-election opponents. As a senator, he characterized recess appointments as tainted, only as president to make just such appointments — some of which later were declared unconstitutional in a unanimous decision by the U.S. Court of Appeals for the District of Columbia Circuit.

Senator Obama employed filibusters to block judicial appointments; President Obama now condemns as bad-faith partisans any who might follow his own former custom. He championed public campaign financing before he became the first general-election presidential candidate since the program was enacted to opt out of it. President Obama has railed against any who would vote against raising the debt ceiling as putting partisanship ahead of the national interest — which, as senator, he himself had done. He ran in 2008 on the excesses of the Bush administration’s War on Terror, and then as president embraced or even expanded almost all of the very programs he had so adroitly demagogued in his campaign.

One of the legacies of the Obama administration is presidential ethics as an entirely relative, abstract concept. Obama’s morality is to be judged by his professed aims, not his actual means of achieving them, thereby turning classical Aristotelian ethics on its head: Dreaming of doing the right thing becomes more important than actually doing it while awake. Apparently reporters who had their phones monitored are to be impressed that Obama is advocating a shield law to protect them from any future president not so ethical as Obama.

The problem, however, is not just that Obama’s declarations of moral intent are deemed more important than his concrete behavior, but also that his moral pieties serve as a psychological mechanism that offers exemption for his unethical conduct. Obama repeatedly declared that citing the bin Laden raid for partisan purposes would be “spiking the ball” of the worst sort — and thereby was freed to do just that without any guilt over his own hypocrisy, much less a worry that there was something untoward in using a national-security operation for campaign advantage.

The president deplores leaks as injurious to national security. Indeed, Attorney General Holder declares that the AP reporters endangered national security to a degree without precedent in modern memory. However, they did not do so as flagrantly as the administration itself, which leaked selected documents of the bin Laden trove to pet reporters, leaked the details of the Stuxnet cyber war against Iran, leaked information surrounding the drone targeting, and leaked details about the Yemeni double agent. The common theme was that such unlawful disclosures would let the voters know that their commander-in-chief was far more effective than they otherwise might have thought.

In contrast, the sin of the AP reporters was not leaking per se, but in some cases their freelancing attempts to beat the administration’s preplanned timing of its own leaks, and in others leaking things that the administration did not find particularly helpful to its reelection efforts. But again, Obama bought exemption for his own leaks by first citing the dangers that the AP leaks posed. Only by berating Wall Street “fat cats” and “corporate-jet owners” can one justify being the largest recipient of Goldman Sachs campaign cash in history. If you talk of kicking BP’s “ass,” then having taken more of its money than any other candidate becomes palatable.

Under situational ethics, the new transparency means that Obama can square the circle of promoting Susan Rice by doing so to a position that does not require Senate confirmation. Will Samantha Power, Obama’s nominee as ambassador to the U.N., receive the sort of congressional reception that once awaited John Bolton? Cf. Senator Obama on that recess appointment: “To some degree, he’s damaged goods. Not in the history of United Nations representatives have we ever had a recess appointment, somebody who couldn’t get through a nomination in the Senate. And I think that that means that we will have less credibility and ironically be less equipped to reform the United Nations in the way that it needs to be reformed.” Obama once noted that John Bolton had “a lot of ideological baggage,” presumably in a way that Samantha Power does not.

Power once wrote of the Bush administration that “We need a historical reckoning with crimes committed, sponsored, or permitted by the United States. This would entail restoring FOIA to its pre-Bush stature, opening the files, and acknowledging the force of a mantra we have spent the last decade promoting in Guatemala, South Africa, and Yugoslavia: A country has to look back before it can move forward. Instituting a doctrine of the mea culpa would enhance our credibility by showing that American decision-makers do not endorse the sins of their predecessors.” If such absolute standards of transparency and public apologies for untruth applied across the board, only the “doctrine of the mea culpa” would put to rest doubts over whether partisan concerns governed the fates of those trapped in Benghazi and the postmortem accounts of their tragic ends.

The new ethical transparency means that there is no conflict of interest when Susan Rice appears on ABC news programs that her husband once produced. Nor should anyone worry that the brother of one of the president’s closest advisers heads CBS News, or that the president of ABC News has a sister in a high position in the Obama administration, or that the wife of press secretary Jay Carney is the national correspondent of ABC’s Good Morning America. Under the new ethics, to point out any such connection is at best illiberal, and perhaps motivated by darker impulses; but to discuss with your spouse or sibling how you will cover his or her televised performance is a necessary means to an exalted ethical end.

What is the short-term effect of such postmodern ethical behavior? Not much. The media will determine publicly that the Benghazi, IRS, AP, and Fox scandals, to the extent that they remain in the public view much longer as scandals, were the products of overzealous subordinates, while privately concluding that too much public attention to them might aid the illiberal agenda of conservative Republicans. Thus the better — indeed, the more moral — course is to let the scandals go the way of Fast and Furious and Solyndra.

I think their reasoning, to the degree it is ever consciously examined, goes something like the following: Is pursuing a rogue IRS or a John Mitchell–like attorney general really worth wounding the second term of a reelected liberal president? Do we really need another Watergate or Iran-Contra, when the possible outcome this time around is not stopping the regressive efforts of a Richard Nixon or a Ronald Reagan, but rather endangering the political survival of the first black president, and the first northern liberal to be elected president since John Kennedy a half-century earlier — and, with him, a long-overdue progressive agenda that so far has given us needed higher taxes, socialized medicine, more entitlements, and liberal social initiatives?

What about the long-term consequences? To paraphrase Thucydides on the stasis at Corcyra, as a practical matter, it is always unwise when in power to destroy the ethical safety net that you may need when you are out of power. But here too Obama is not worried. He assumes that if Congress and the White House return to Republican control, the media will revert to their traditional watchdog role, resuscitated and on the scent once more of a lack of transparency, the revolving door, efforts to stifle the press, Guantanamo and drones, lobbyists in government, and the politicization of the federal government. Some day soon perhaps, once-bad filibusters and recess appointments will again turn bad. Lying attorney generals will again earn special prosecutors. Tapped reporters will again become courageous, not careerist opportunists. Whistleblowers will once more be lauded for speaking truth to power rather than be derided as reactionary snitches.

The lesson is not necessarily that Republicans are inherently more ethical than Democrats — although their aims are not so utopian — and thus more likely to adhere to a fixed notion of morality that transcends situational ethics. Rather, in the present climate, conservative politicians find it more difficult to get away with hypocrisies and opportunistic ethics, given their traditional adversarial relationship with the mainstream media.

Obama is not inherently more amoral than his predecessors, only more exempt from charges of amorality. He appreciates that this latitude has never been extended to any other president in modern memory. The result is that there is no longer such a thing as presidential ethics.

— NRO contributor Victor Davis Hanson is a senior fellow at the Hoover Institution. His The Savior Generals is just out from Bloomsbury Books.

Voir aussi:

George W. Bush’s ‘4th term’?

Glenn Thrush

Politico

June 6, 2013

The outrage over President Barack Obama’s authorization of a nearly limitless federal dive into Americans’ phone records obscures a hiding-in-plain-sight truth about the 44th president many of his supporters have overlooked for years:

For all his campaign-trail talk of running the “most transparent administration” in U.S history, Obama never promised to reverse the 43rd president’s policies on domestic anti-terrorism surveillance — and he’s been good on his word.

Obama’s effort to strike what he’s repeatedly called “a balance” between personal liberty and homeland security has exposed what amounts to a split political personality: Candidate Obama often spoke about personal freedom with the passion of a constitutional lawyer — while Commander-in-Chief Obama has embraced and expanded Bush-era surveillance efforts like the 2011 extension of the Patriot Act, which paved the way for a secret court order allowing the gathering of Verizon phone records.

In an irony now being savored by his conservative critics, Obama administration officials are now relying on Republicans to defend him against charges from liberals and the libertarian right that he’s recklessly prioritized national security over personal liberty.

“Drone strikes. Wiretaps. Gitmo. Renditions. Military commissions. Obama is carrying out Bush’s fourth term, yet he attacked Bush for violating the Constitution,” said Ari Fleischer, George W. Bush’s press secretary.

“He’s helping keep the nation safe, vindicating President Bush, all while putting a bipartisan stamp on how to fight terror,” Fleischer added.

Sen. Lindsey Graham (R-S.C.) defended the record-grab Thursday, publicly urging Attorney General Eric Holder to stay the course even if some corrections needed to be made.

“You keep up what you’re doing,” Graham said. “President Bush started it. President Obama’s continuing it. We need it, from my point of view.”

White House officials declined to comment on the record for this story.

But Tommy Vietor, a former Obama National Security Council spokesman, scoffed at Fleischer’s “fourth term” comment, saying, “If this was Bush’s fourth term, we’d have tens of thousands of troops in Iraq, there’d be no effort to be transparent about or constrain our use of drones, and we’d be throwing more people into GITMO.”

By seeking what administration officials call “metadata” — phone numbers, the duration of calls, frequency of contact between individual callers at home and abroad — Obama can technically deny that the surveillance is deeply intrusive because actual wiretaps require additional court orders in most cases.

But the data cadged in the Verizon case can be used as a menu — giving agents an idea of which individuals or organizations warrant further scrutiny.

“The information acquired does not include the content of any communications or the name of any subscriber,” said an aide who requested to be identified only as a “senior administration official” as a condition of sharing the administration’s thinking on the matter.

“It relates exclusively to metadata, such as a telephone number or the length of a call. Information of the sort described… has been a critical tool in protecting the nation from terrorist threats to the United States, as it allows counterterrorism personnel to discover whether known or suspected terrorists have been in contact with other persons who may be engaged in terrorist activities, particularly people located inside the United States.”

But critics in Obama’s own party say the net cast by the order poses a grave threat to free expression and the right Americans have — and Obama has so often championed — to live their lives without Big Brother poking into their affairs.

“This type of secret bulk data collection is an outrageous breach of Americans’ privacy,” said Sen. Jeff Merkley (D-Ore.) who has repeatedly raised concerns about surveillance overreach by the administration.

“I have had significant concerns about the intelligence community over-collecting information about Americans’ telephone calls, emails and other records and that is why I voted against the reauthorization of the PATRIOT Act provisions in 2011 and the reauthorization of the FISA Amendments Act just six months ago.”

“This bulk data collection is being done under interpretations of the law that have been kept secret from the public. Significant FISA court opinions that determine the scope of our laws should be declassified. Can the FBI or the NSA really claim that they need data scooped up on tens of millions of Americans?”

Sen. Bernie Sanders (I-Vt.), one of the few Obama allies to vote against the 2011 extension of the PATRIOT Act, said, “The United States should not be accumulating phone records on tens of millions of innocent Americans. That is not what democracy is about. That is not what freedom is about.”

That tone was strikingly similar to the tone of Obama’s own comments when he was a back-bencher in the upper chamber.

In 2005, then-Sen. Obama spoke out against the Bush-sponsored PATRIOT Act extension on the grounds that FBI agents would have been given wide berth in obtaining personal records on people suspected of terrorist links without having to get their searches approved by a federal judge under the Federal Intelligence Surveillance Act

“This is legislation that puts our own Justice Department above the law,” he said during a much-publicized Senate floor speech at the time.

“[F]ederal agents [can] conduct any search on any American, no matter how extensive or wide-ranging, without ever going before a judge to prove that the search is necessary. They simply need sign-off from a local FBI official,” he added.

“If someone wants to know why their own government has decided to go on a fishing expedition through every personal record or private document — through library books they’ve read and phone calls they’ve made — this legislation gives people no rights to appeal the need for such a search in a court of law. No judge will hear their plea, no jury will hear their case.”

Yet despite the vehemence of his remarks — which were to be repeated on the campaign trail two years later — Obama ultimately backed a 2006 compromise bill that limited but didn’t eliminate the use of so-called “National Security letters” allowing the FBI broad surveillance power without a court order.

Like many Democrats, Obama was never philosophically opposed to deep dives by federal authorities if they served the broader interest of national security.

Moreover, when it came time to extend the PATRIOT Act in 2011, Obama, now president, quietly sought to expand the reach of extra-judicial surveillance outside the jurisdiction of the FISA court.

In fact, several news organizations reported at the time that Obama’s lawyers wanted to add a new provision to include Internet browsing and email records — “electronic communication transactional records” that didn’t include content — to a list of sources the FBI could demand without a judge’s approval.

Stewart A. Baker, a former senior Bush administration Homeland Security official, told The Washington Post in 2010 that the change meant investigations would broaden the bureau’s authority by making it “faster and easier to get the data.”

The provision was eventually added to the bill.

For all the criticism the administration is attracting for the Verizon bombshell, Obama aides are counting on a very Bush-like political calculation that carried the president through his first term and second election: that the public’s desire for protection outweighs their outrage over even a massive breach of privacy.

And here, at long last, is one issue where Obama can legitimately claim to have bipartisan backing.

Thursday morning at a hearing scheduled long before Glenn Greenwald of U.K.’s Guardian newspaper broke the NSA/Verizon story, Holder said the Obama administration kept Congress completely in the loop about a Verizon dragnet that the administration says is authorized by the Foreign Intelligence Surveillance Court.

“Members of Congress have been fully briefed as these issues, these matters have been under way,” Holder said at a pre-scheduled Senate hearing Thursday.

But even Rep. Jim Sensenbrenner (R-Wis.), the author of the PATRIOT Act, wasn’t comfortable with the turn things have taken, saying he is “extremely troubled” by a move he called “excessive and un-American.”

“While I believe the PATRIOT Act appropriately balanced national security concerns and civil rights, I have always worried about potential abuses,” Sensenbrenner said. “The bureau’s broad application for phone records was made under the so-called business records provision of the act. I do not believe the broadly drafted FISA order is consistent with the requirements of the PATRIOT Act.”

Voir aussi:

Scandales Obama : cela ne fait que commencer

Sébastien Castellion

Mena

10 juin 2013

Après les trois scandales que j’avais décrits dans ces colonnes il y a deux semaines (mensonges sur l’attaque du consulat de Benghazi, espionnage de journalistes, persécution systématique de groupes d’opposition par les services fiscaux américains), une série de nouvelles révélations a, depuis la publication de cet article, encore endommagé l’image du Président Obama dans l’opinion américaine.

Paradoxalement, l’histoire qui fait le plus de bruit en ce moment est celle qui mériterait, en principe, le traitement le plus nuancé.

Le journal de la gauche britannique, le Guardian, a révélé mercredi dernier que l’une des administrations chargées du renseignement en Amérique, la National Security Agency (ou NSA), enregistre systématiquement les données de tous les appels téléphoniques passés aux Etats-Unis à partir de téléphones portables. Le premier article du Guardian, fondé sur les documents auxquels le journal avait eu accès, limitait la révélation à un seul opérateur, Verizon ; mais des fuites supplémentaires, réalisées dans la semaine, ont montré que tous les opérateurs mobiles sont concernés.

Les données ainsi collectées ne s’étendent pas au contenu des conversations. Elles permettent en revanche à l’administration de savoir qui a appelé qui ; pendant combien de temps, et à quel endroit se trouvaient les deux interlocuteurs.

Ces données sont désormais à la disposition de l’administration pour tous les détenteurs d’une ligne mobile aux Etats-Unis, sans avoir besoin pour cela de l’autorisation d’un juge. Celle-ci n’est nécessaire que pour renouveler, tous les trois mois, l’autorisation de collecter l’ensemble des informations à la disposition des compagnies téléphoniques. Cependant, ces jugements sont classés « top secret » et ne sont pas publiés. Il a fallu une fuite au Guardian pour que leur existence soit rendue publique.

En pratique, il est donc désormais possible, pour les pouvoirs publics américains, de reconstituer les habitudes, les déplacements, les fréquentations et les amitiés de la plupart des citoyens américains, que ceux-ci soient ou non suspectés d’avoir enfreint la loi.

Le lendemain (jeudi dernier), le Guardian et un journal américain d’obédience Démocrate, le Washington Post, ont révélé l’existence d’un autre programme nommé PRISM. Ce programme permet à la NSA et à la principale administration policière fédérale, le FBI (Federal Bureau of Investigation) de demander aux principaux géants de l’Internet (Google, Apple, Facebook etc.) de leur transmettre toutes les données relatives à des individus nommément désignés.

Contrairement au premier programme, PRISM exige de désigner les personnes visées et n’implique aucun accès direct des organes de sécurité aux données ; mais, contrairement à lui, il permet de se faire transmettre le contenu de tous les échanges effectués sur le Net.

Confrontée à ces révélations, l’administration Obama n’a pas nié l’existence de ces programmes. Elle a expliqué qu’ils sont indispensables pour la sécurité des Etats-Unis et lancé des enquêtes pour identifier et punir les auteurs des fuites. Le président lui-même a justifié la collecte d’informations en rappelant que les comités du renseignement du Parlement en sont informés et que le programme est soumis au contrôle des juges.

Ces justifications, cependant, ne sont pas entièrement satisfaisantes – et à lire la presse, y compris Démocrate, n’ont manifestement pas convaincu l’opinion américaine. Il y a à cela trois raisons.

D’abord, les explications du Président mettent un peu trop en évidence sa tendance à dire une chose et son contraire en fonction de ses intérêts électoraux.

Sous la présidence Bush, Obama avait dénoncé comme un scandale un programme de collecte d’informations bien plus limité, qui permettait à la NSA d’espionner sans mandat judiciaire les conversations exclusivement vers l’étranger (et non au sein même des Etats-Unis) d’individus suspectés de terrorisme. Voir le même homme politique, devenu président, justifier la collecte systématique d’informations sur l’ensemble des citoyens américains montre son hypocrisie et son absence de principes. Or, aussi curieux que cela paraisse, lorsqu’un homme qui a démontré qu’il a ce type de caractère vous explique qu’il ne vous veut aucun mal, il n’est pas toujours universellement cru.

L’autre raison du scepticisme de l’opinion américaine est de simple bon sens : l’ampleur des moyens de surveillance mis à la disposition des services de renseignement semble disproportionnée par rapport à la gravité de la menace terroriste. Chacun comprend que les agences de renseignement puissent avoir accès aux conversations de suspects nommément identifiés, ou même de leur entourage.

Mais les données personnelles de 300 millions d’Américains ?

Dans une atmosphère de secret absolu qui s’applique aussi aux décisions des juges censés servir de contre-pouvoir ? Que vaut un contre-pouvoir qui ne peut pas publier ses opinions ?

En menaçant ceux qui ont fait fuiter, non pas les détails, mais la seule existence du programme, que l’administration revendique désormais ouvertement ? Si cette existence ne gêne pas le pouvoir, pourquoi – sauf par pure vengeance – vouloir emprisonner ceux qui l’ont révélée ?

Tout cela est-il vraiment adapté à la gravité de la menace, alors que le président lui-même a déclaré, il y a à peine plus de deux semaines (le 23 mai dernier), que « la guerre mondiale contre le terrorisme est terminée » ? Si elle est vraiment terminée, le programme devrait être en train d’être réduit en puissance. Or il est manifestement, au contraire, en plein développement.

Enfin, la troisième raison du scepticisme du public réside en cela que les trois scandales précédents ont donné de l’administration Obama l’image d’un groupe cynique, motivé uniquement par des considérations électorales et qui ne se soucie guère ni de la vérité, ni de l’Etat de droit.

Pour le dire autrement, s’il fallait vraiment admettre que l’Etat rassemble toutes les informations sur les conversations téléphoniques et l’activité Internet des individus, beaucoup d’Américains auraient préféré que ce pouvoir ne soit pas donné à une équipe qui a utilisé les services fiscaux pour affaiblir ses opposants politiques ; placé sous écoute des dizaines de journalistes et les parents d’au moins l’un d’entre eux ; et fait envoyer en prison, sous un prétexte, l’auteur innocent d’une vidéo Youtube dont le président avait fait le bouc émissaire de sa propre inaction lors de l’attaque meurtrière d’un consulat américain.

Une exagération, bien sûr … mais qui fait rire de moins en moins d’Américains

Puisque tous ces faits sont désormais avérés, il est assez peu probable que l’étendue des pouvoirs de surveillance que s’est attribuée l’administration Obama ne donne lieu qu’à un débat civilisé sur l’équilibre entre sécurité et liberté et sur l’utilité de créer des garde-fous supplémentaires.

D’abord parce que l’administration elle-même refuse ce débat. Sa position est que tout ce qu’elle a fait est bien, que nul n’a droit à davantage d’information et que les auteurs des fuites seront trouvés et traduits en justice. Fin du débat.

Ensuite, parce que face à cette attitude, de nombreux Américains se sentent trahis. Beaucoup d’entre eux, face aux enquêtes et aux menaces répétées de l’administration contre les auteurs de fuites, commencent à avoir peur. Il devient significatif, par exemple, qu’aucun des grands scandales identifiés lors des dernières semaines n’ait été révélé par la voie de la presse américaine classique. Il est probable que les auteurs des fuites estiment qu’ils ne peuvent plus faire confiance, pour préserver leur anonymat, aux grandes institutions de la presse nationale.

L’attitude de l’administration n’empêchera pas les fuites de se poursuivre ; mais elle garantit que les prochaines informations (car personne n’imagine que ce qui est connu aujourd’hui soit la fin de l’histoire) provoqueront une nouvelle dégradation de la confiance. On voit déjà se dessiner une situation dans laquelle l’administration Obama pourrait avoir pour principal adversaire le peuple américain, et inversement. Cela ne suffit pas pour conduire à la violence, puisque la démocratie américaine garantit qu’Obama aura quitté le pouvoir dans moins de quatre ans. Cependant, cette atmosphère de méfiance réciproque entre le pouvoir et le peuple est précisément ce que la création des Etats-Unis d’Amérique devait en principe empêcher.

L’explication d’Obama selon laquelle les moyens de surveillance déployés sont rendus indispensables par la lutte contre le terrorisme est d’autant moins crédible que, parallèlement aux dernières révélations, une enquête publiée par le Gloria Center d’Herzliyya a montré que l’administration Obama avait mis en place une politique systématique de réduction des moyens disponibles dans cette lutte.

Passée presque inaperçue du fait du scandale des programmes de surveillance, cette enquête du chercheur Patrick Poole a prouvé, en particulier, les points suivants.

Depuis son installation en 2009, l’administration Obama a mis en place une politique de « main tendue aux musulmans » (Muslim outreach) qui s’est traduite, de manière délibérée, par le choix systématique de « partenaires » proches des Frères musulmans et l’attribution à ces interlocuteurs d’une influence réelle sur la définition de la politique américaine en matière de lutte contre le terrorisme.

Le choix des interlocuteurs était fait en toute connaissance de cause et incluait des personnes qui étaient, simultanément, l’objet d’enquêtes judiciaires pour association avec des organisations terroristes. Poole cite l’exemple de réunions tenues à la Maison Blanche, dont la liste publique des invités était expurgée pour ne pas faire apparaître des participants dont la présence est par ailleurs démontrée par des photos.

Parmi ces participants, Poole donne les exemples de Mohamed Majid, impliqué dans le plus grand procès de financement d’activités terroristes dans l’histoire des Etats-Unis ; d’Abdul Rahman al-Amoudi, l’un des plus grands financeurs d’al Qaeda ; de Sami al-Arian, le représentant aux Etats-Unis du Djihad islamique, chez qui le FBI avait découvert un programme écrit pour infiltrer les institutions américaines d’agents acquis à la cause du djihad ; et une douzaine d’autres noms du même acabit.

(…)

Voir de plus:

La politique antiterroriste de « George W. Obama »

Hélène Sallon

Le Monde

07.06.2013

« George W. Obama », titre le Huffington Post en une de son site Internet. « Le quatrième mandat de Bush », renchérit le site Internet Politico. Le président Barack Obama est raillé par la presse américaine, après les révélations du Guardian sur les saisies de relevés téléphoniques effectuées par les services de renseignement auprès de l’opérateur américain Verizon, et celles du Washington Post sur la manière dont la NSA et le FBI accèdent à des données sur les utilisateurs de neuf géants américains de l’Internet.

La comparaison n’est délibérément pas flatteuse pour Barack Obama qui s’était, dès son premier mandat présidentiel en 2008, posé en rupture de son prédécesseur. Les deux mandats de George W. Bush avaient été marqués par des mesures liberticides au nom de la guerre contre le terrorisme lancée après les attentats du 11 septembre 2001. Or, dans son effort de trouver un équilibre entre les libertés personnelles et la sécurité nationale, Barack Obama a révélé une « personnalité politique partagée », analyse Politico. « Le candidat Obama a souvent parlé de libertés personnelles avec la passion d’un avocat constitutionnaliste alors que le chef des armées Obama a repris à son compte et étendu les efforts en matière de surveillance de l’ère Bush. »

Pour le site Internet, ces révélations mettent pourtant en lumière ce que les soutiens du président Obama craignaient depuis des années. « S’il a promis pendant sa campagne de diriger ‘l’administration la plus transparente’ de l’histoire américaine, Obama n’a jamais promis de revenir sur les politiques de son prédécesseur en matière de surveillance antiterroriste sur le territoire américain, et il a en cela tenu ses promesses », indique Politico.

« LES ÉLÉMENTS D’UN ETAT POLICIER »

« Nous avons ici les éléments d’un Etat policier », a commenté le journaliste Mark Levin sur la chaîne de télévision conservatrice Fox news. « C’est l’Amérique, et notre gouvernement collecte beaucoup trop de données sur les citoyens ! » Un constat partagé par l’ensemble de la presse américaine, qui s’interroge sur la nécessité pour l’administration Obama de collecter les données personnelles de tout citoyen et non uniquement de terroristes présumés. Dans le Washington Post, Eugene Robinson craint ainsi que « cette vieille idée voulant que les contacts et mouvements des citoyens respectueux de la loi ne sont pas l’affaire du gouvernement soit une relique d’un autre temps ».

Aux yeux des commentateurs, le président américain a interprété de façon extensive les pouvoirs de surveillance que lui autorise la loi. « Permettre cette surveillance modifie fondamentalement l’équilibre du pouvoir entre individu et Etat et nie les principes constitutionnels régissant la recherche, les saisies et la vie privée », juge le New York Times. « C’est exactement le type de choses que M. Obama a un jour critiquées, quand il a dit en 2007 que la politique de surveillance de l’administration de George W. Bush ‘mettait en avant un mauvais choix entre les libertés que nous chérissons et la sécurité que nous procurons’. » Le quotidien américain dresse pour l’occasion un comparatif entre les mesures de surveillance électronique prises par George W. Bush et Barack Obama pendant leurs mandats respectifs.

« L’ADMINISTRATION OBAMA A PERDU TOUTE CRÉDIBILITÉ SUR CE SUJET »

Les explications fournies par l’administration Obama à la suite de ces révélations n’ont pas davantage convaincu la presse. Des propos résumés ainsi par le New York Times : « les terroristes sont une réelle menace et vous devez nous faire confiance dans notre façon de les gérer car nous avons des mécanismes internes (que nous n’allons pas vous révéler) pour nous assurer que nous n’enfreignons pas vos droits. » « Ces assurances ne sont pas convaincantes (…), surtout de la part d’un président qui a, un jour, promis transparence et responsabilité », poursuit le quotidien dans son éditorial. « L’administration Obama a désormais perdu toute crédibilité sur ce sujet. »

Face à ce concert d’accusations, le site Slate se démarque en appelant à la modération. « Du calme. Vous pouvez contester ce programme, mais il n’est pas orwellien. Il est limité et contrôlé sous l’effet de contrepoids », estime William Saletan. Le journaliste liste plusieurs raisons pour étayer son propos : ce ne sont pas des écoutes téléphoniques ; le programme est sous supervision judiciaire et du Congrès ; il est temporaire ; et la validation des tribunaux reste nécessaire pour procéder à des écoutes téléphoniques.

Voir également:

Mounting controversies are all about trust

LIZ SIDOTI

AP

Jun. 10 2013

FILE – In this Oct. 23, 2012, file photo President Barack Obama campaigns for his reelection in Delray Beach, Fla. A Quinnipiac University poll conducted in late May 2013 shows a steep decline in the percentage of people who find Obama honest and trustworthy: 49 percent, versus the 58 percent of their 2011 poll. And since his second-term controversies have taken hold, the poll also shows Obama has taken a hit among independents, which used to be a source of strength for him: 40 percent say he is honest and trustworthy, down from 58 percent in September 2011. (AP Photo/Pablo Martinez Monsivais, File)

WASHINGTON (AP) — As a candidate, Barack Obama vowed to bring a different, better kind of leadership to the dysfunctional capital. He’d make government more efficient, accountable and transparent. He’d rise above the « small-ball » nature of doing business. And he’d work with Republicans to break Washington paralysis.

You can trust me, Obama said back in 2008. And — for a while, at least — a good piece of the country did.

But with big promises often come big failures — and the potential for big hits to the one thing that can make or break a presidency: credibility.

A series of mounting controversies is exposing both the risks of political promise-making and the limits of national-level governing while undercutting the core assurance Obama made from the outset: that he and his administration would behave differently.

The latest: the government’s acknowledgement that, in a holdover from the Bush administration and with a bipartisan Congress’ approval and a secret court’s authorization, it was siphoning the phone records of millions of American citizens in a massive data-collection effort officials say was meant to protect the nation from terrorism. This came after the disclosure that the government was snooping on journalists.

Also, the IRS’ improper targeting of conservative groups for extra scrutiny as they sought tax-exempt status has spiraled into a wholesale examination of the agency, including the finding that it spent $49 million in taxpayer money on 225 employee conferences over the past three years.

At the same time, Obama’s immigration reform agenda is hardly a sure thing on Capitol Hill, and debate starting this week on the Senate floor is certain to show deep divisions over it. Gun control legislation is all but dead. And he’s barely speaking to Republicans who control the House, much less working with them on a top priority: tax reform.

Even Democrats are warning that more angst may be ahead as the government steps up its efforts to implement Obama’s extraordinarily expensive, deeply unpopular health care law.

Collectively, the issues call into question not only whether the nation’s government can be trusted but also whether the leadership itself can. All of this has Obama on the verge of losing the already waning faith of the American people. And without their confidence, it’s really difficult for presidents to get anything done — particularly those in the second term of a presidency and inching toward lame-duck status.

The ramifications stretch beyond the White House. If enough Americans lose faith in Obama, he will lack strong coattails come next fall’s congressional elections. Big losses in those races will make it harder for the Democratic presidential nominee in 2016, especially if it’s Hillary Rodham Clinton, to run as an extension of Obama’s presidency and convince the American public to give Democrats another four years.

Obama seemed to recognize this last week. He emphasized to anxious Americans that the other two branches of government were as responsible as the White House for signing off on the vast data-gathering program.

« We’ve got congressional oversight and judicial oversight, » Obama said. « And if people can’t trust not only the executive branch but also don’t trust Congress and don’t trust federal judges to make sure that we’re abiding by the Constitution, due process and rule of law, then we’re going to have some problems here. »

The government is an enormous operation, and it’s unrealistic to think it will operate smoothly all of the time. But, as the head of it, Obama faces the reality of all of his successors: The buck stops with him.

If the controversies drag on, morale across America could end up taking a huge hit, just when the mood seems to be improving along with an economic uptick. Or, Americans could end up buying Obama’s arguments that safety sometimes trumps privacy, that his administration is taking action on the IRS, and that he’s doing the best he can to forge bipartisan compromise when Republicans are obstructing progress.

Every president faces the predicament of overpromising. Often the gap can be chalked up to the difference between campaigning and governing, between rhetoric and reality. As with past presidents, people desperate to turn the page on the previous administration voted for the Obama they wanted and now are grappling with the Obama they got.

From the start of his career, Obama tried to sculpt an almost nonpartisan persona as he spoke of bridging divides and rejecting politics as usual. He attracted scores of supporters from across the ideological spectrum with his promises to behave differently. And they largely believed what he said.

Back then, he held an advantage as one of the most trusted figures in American politics.

In January 2008, Obama had an 8-point edge over Clinton as the more honest and trustworthy candidate in the Democratic primary. That grew to a 23-point advantage by April of that year, according to Washington Post-ABC News polls. Later that year, the Post-ABC poll showed Obama up 8 points on Republican nominee John McCain as the more honest candidate.

Obama held such strong marks during his first term, with the public giving the new president the benefit of the doubt. Up for re-election, he went into the 2012 campaign home stretch topping Mitt Romney by 9 points on honesty in a mid-October ABC/Post poll.

But now, that carefully honed image of trustworthiness may be changing in Americans’ eyes.

A Quinnipiac University poll conducted late last month found 49 percent of people consider Obama honest and trustworthy, a dip from the organization’s last read on the matter in September 2011 when 58 percent said the same. He also has taken a hit among independents, which used to be a source of strength for him, since his second-term controversies have emerged. Now just 40 percent say he is honest and trustworthy, down from 58 percent in September 2011.

Obama has waning opportunities to turn it around. He’s halfway through his fifth year, and with midterm elections next fall, there’s no time to waste.

If he can’t convince the American people that they can trust him, he could end up damaging the legacy he has worked so hard to control and shape — and be remembered, even by those who once supported him, as the very opposite of the different type of leader he promised to be.

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EDITOR’S NOTE: Liz Sidoti is the national politics editor for The Associated Press. Follow her on Twitter: http://twitter.com/lsidoti

Voir encore:

Leaking Secrets Empowers Terrorists

The NSA’s surveillance program doesn’t do damage. Revealing it does.

Michael B. Mukasey

Once again, the tanks-have-rolled left and the black-helicopters right have joined together in howls of protest. They were set off by last week’s revelations that the U.S. government has been collecting data that disclose the fact, but not the content, of electronic communications within the country, as well as some content data outside the U.S. that does not focus on American citizens. Once again, the outrage of the left-right coalition is misdirected.

Libertarian Republicans and liberal—progressive, if you prefer—Democrats see the specter of George Orwell’s « 1984 » in what they claim is pervasive and unlawful government spying. These same groups summoned « 1984 » in 2001 after passage of the Patriot Act, in 2008 after renewal of the Foreign Intelligence Surveillance Act, or FISA, and many times in between and since.

Regrettably, those best positioned to defend such surveillance programs are least likely to do so out of obvious security concerns. Without getting into detail here, intelligence agencies, with court authorization, have been collecting data in an effort that is neither pervasive nor unlawful. As to the data culled within the U.S., the purpose is to permit analysts to map relationships between and among Islamist fanatics.

For example, it would be helpful to know who communicated with the Tsarnaev brothers, who those people were in touch with, and whether there are overlapping circles that would reveal others bent on killing and maiming Americans—sort of a terrorist Venn diagram. Once these relationships are disclosed, information can be developed that would allow a court to give permission to monitor the content of communications.

As to monitoring content abroad, the utility is obvious. At least one conspiracy—headed by Najibullah Zazi and intended to maim and kill New York City subway riders—was disclosed through such monitoring and headed off. Zazi, arrested in 2009, pleaded guilty and awaits sentencing.

Because intelligence does not arrive in orderly chronological ranks, and getting useful data is an incremental process that often requires matching information gathered in the past with more current data, storing the information is essential. But, say the critics, information in the hands of « the government » can be misused—just look at the IRS. The IRS, as it happens, has a history of misusing information for political purposes. To be sure, there have been transgressions within intelligence agencies, but these have involved the pursuit of an intelligence mission, not a political objective.

Consider also that in a post-9/11 world all of those agencies live in dread of a similar attack. That ghastly prospect itself provides incentive for analysts to focus on the intelligence task at hand and not on political or recreational use of information. And the number of analysts with access to the information is not terribly large. The total number of analysts in the intelligence community, though certainly classified, appears to be a few thousand, with those focusing on terrorism likely a limited subset.

Given the nature of the data being collected and the relatively small number and awful responsibility of those who do the collecting, the claims of pervasive spying, even if sincere, appear not merely exaggerated, but downright irrational. Indeed, psychiatry has a term for the misplaced belief that the patient is the focus of the attention of others: delusions of reference.

Some wallow in the idea that they are being watched, their civil liberties endangered, simply because a handful of electrons they generated were among the vast billions being reviewed in a high-stakes antiterrorism effort. Of course, many are motivated politically or ideologically to oppose robust intelligence-gathering aimed at fending off Islamist terrorism. Criticism from that quarter can be left to lie where it fell.

All of that being said, it is at least theoretically possible that information could be misused to the prejudice of innocent citizens, which would be both a shame and a crime. But it makes about as much sense to deny intelligence agencies access to information necessary to defend the nation because some of that information theoretically could be misused as it does to deny guns to police because they could be turned on the innocent.

Nor do these programs violate the law. Start with the Constitution. The applicable provisions lie in two clauses in the Fourth Amendment. The first bars « unreasonable searches and seizures. » The second provides that « no Warrants shall issue, but upon probable cause » established by affidavit, and it requires that warrants describe with particularity what or who is to be seized, and from where.

Notice that the first clause does not forbid warrantless searches, only unreasonable ones. And the second simply creates a warrant requirement that is read, with some exceptions, to bar evidence at trial if it is obtained without a valid warrant. The first clause has been read to protect the content of communications in which the speaker has a reasonable expectation of privacy—telephone conversations being an obvious example. It does not protect the fact of communications. Even in routine cases, prosecutors may obtain permission from a court to monitor the source of incoming calls and the destination of outgoing calls, as well as their date and duration, solely by averring that the information has to do with a criminal investigation.

The Founders were practical men who understood the need for secrecy. Indeed, they drafted the Constitution with windows and doors closed against prying eyes and ears even in sweltering summertime Philadelphia, lest their deliberations be revealed—not only prematurely, but at all. They realized that the free exchange of ideas was crucial to the success of their awesome project, and that it could only be inhibited by the prospect of disclosure, whether future or present.

They also understood that the nation could not survive without preserving its secrets. Article I, Section 5 of the document they created requires that « Each House . . . keep a journal of its proceedings, and from time to time publish the same, excepting such parts as may in their judgment require secrecy. » The Founders well understood the difference between government by consent and government by referendum.

Even zealots do not dispute that the Patriot Act, as amended, authorizes the Foreign Intelligence Surveillance Court that was established under FISA to grant permission to gain access to the information at issue here. As to intercepting the content of foreign communications, I think it is best put starkly: The Constitution and U.S. laws are not a treaty with the universe; they protect U.S. citizens. Foreign governments spy on us and our citizens. We spy on them and theirs. Welcome to the world.

Real damage was done last week by Edward Snowden, who on Sunday claimed credit for leaking the secrets he learned while working for NSA contractors. Every time we tell terrorists how we can detect them, we encourage them to find ways to avoid detection.

Further, the current administration’s promiscuous treatment of national secrets suggests that the current disclosures will beget others. Recall the president’s startling boast in May 2011 that Osama bin Laden’s hideout had yielded a trove of valuable intelligence, which alerted anyone who had dealt with bin Laden and thereby rendered much of that material useless. Recall the June 2012 newspaper stories describing U.S. participation in implanting a malware worm called Stuxnet in Iran’s nuclear facilities, reports that even described White House Situation Room deliberations. And summon to mind also the president’s obvious discomfort as he defended—sort of—the programs now in question. There is little doubt that we will be treated to further disclosures to prove that these programs were successful.

If the current imbroglio opens an honest discussion of the legitimate need for secrecy in a fight against seventh-century primitives equipped with 21st-century technology, it may eventually prove to have been worth the cost, but I’m not laying down any bets.

Mr. Mukasey served as U.S. attorney general (2007-09) and as a U.S. district judge for the Southern District of New York (1988-2006).

Voir enfin:

Etats-Unis: de nouvelles révélations accablent Obama

Ivan Couronne

Courrier international

07.06.2013

• WASHINGTON (AFP)

Le renseignement américain récolte les relevés téléphoniques aux Etats-Unis et aurait accès aux serveurs de groupes informatiques comme Google et Facebook, des pratiques héritées de l’ère Bush et approuvées par l’administration de Barack Obama, selon deux journaux.

La classe politique américaine a vivement réagi jeudi aux révélations du Guardian et du Washington Post sur ces pratiques, dont l’existence était soupçonnée mais n’avait encore jamais été confirmée.

Le directeur du renseignement américain James Clapper a ainsi estimé que ces fuites menaçaient la sécurité nationale. Ces divulgations constituent « une menace potentielle à notre capacité à identifier et à répondre aux risques auxquels est confronté notre pays », a-t-il écrit dans un communiqué publié en fin de soirée.

De son côté, la Maison Blanche a démenti espionner les citoyens américains ou les personnes vivant aux Etats-Unis, selon un responsable de l’administration Obama ayant requis l’anonymat.

Le quotidien britannique The Guardian a publié une ordonnance de justice secrète forçant l’opérateur américain Verizon à livrer à l’Agence nationale de sécurité (NSA), à la demande du FBI, la totalité des données téléphoniques de ses abonnés, d’avril à juillet, en vertu d’une loi votée dans la foulée des attentats du 11 septembre 2001.

Des parlementaires ont ensuite confirmé que le programme existait sous cette forme systématique depuis 2007, mais ne concernait que les « métadonnées » telles que le numéro appelé et la durée d’appel, et non le contenu des conversations.

Sans confirmer formellement l’existence de ce programme, la Maison Blanche a assuré qu’il était indispensable à la lutte antiterroriste.

« La priorité numéro un du président est la sécurité nationale des Etats-Unis. Nous devons avoir les outils nécessaires pour faire face aux menaces posées par les terroristes », a déclaré un porte-parole de la Maison Blanche, Josh Earnest.

Le système a permis d’éviter « un attentat terroriste important » aux Etats-Unis « ces dernières années », a même assuré le président républicain de la commission du Renseignement de la Chambre des représentants, Mike Rogers.

Les informations sont accumulées dans les serveurs de la NSA, ont expliqué d’autres élus, mais ne sont analysées que lorsqu’il existe des soupçons précis.

« Si un numéro correspond à un numéro terroriste appelé depuis un numéro américain (…) alors il peut être signalé, et ils peuvent demander une ordonnance de justice pour aller plus loin dans ce cas précis », a précisé Saxby Chambliss, vice-président républicain de la commission du Renseignement du Sénat, lors d’une conférence de presse.

Accès direct à Facebook et Google

Quelques heures plus tard, le Washington Post et le Guardian ont affirmé sur la base de fuites d’un ancien employé du renseignement que la NSA avait un accès direct aux serveurs de neuf sociétés internet, dont Facebook, Microsoft, Apple et Google.

Grâce à un partenariat conclu avec ces compagnies, l’agence d’espionnage pourrait directement et sans ordonnance de justice lire les courriers électroniques et écouter les conversations des utilisateurs, tant qu’il existe une probabilité « raisonnable » que l’un des interlocuteurs se situe à l’étranger, la loi américaine exigeant une ordonnance dans le cas d’Américains.

Google a répondu dans un communiqué aux deux médias qu’il n’existait pas de « porte d’entrée cachée » à ses serveurs pour les services fédéraux.

Apple a lui aussi nié avoir connaissance de ce programme: « Nous ne fournissons aucun accès direct à nos serveurs à des agences gouvernementales, et toute agence de ce type recherchant des données sur un client doit obtenir un mandat judiciaire », a affirmé un porte-parole, Steve Dowling.

Mais ces révélations ont concrétisé les pires craintes des défenseurs des libertés individuelles, qui tentent depuis des années de faire la lumière sur l’utilisation par le gouvernement du « Patriot Act », la loi votée après le 11-Septembre.

« Cela va au-delà d’Orwell », a dénoncé Jameel Jaffer, de l’ONG American Civil Liberties Union (ACLU), en référence au livre futuriste de George Orwell, « 1984 ».

Une poignée d’élus, démocrates comme républicains, a dénoncé une atteinte à la vie privée « indéfendable et inacceptable », selon les mots du sénateur Bernie Sanders.

« La saisie et la surveillance par la NSA de quasiment tous les clients de Verizon est une attaque stupéfiante contre la Constitution », a dénoncé le républicain Rand Paul.

En 2006, le quotidien USA Today avait provoqué la stupeur en révélant que la NSA récoltait secrètement les données de communications d’Américains auprès des grands opérateurs. Le programme ne concernait alors que les communications entre un interlocuteur situé aux Etats-Unis et un autre à l’étranger. Il avait ensuite été transféré sous l’autorité d’une cour secrète de 11 juges chargés d’approuver toute écoute.

Verizon s’est contenté de relever dans un communiqué que la compagnie était légalement obligée d’obéir à une telle ordonnance.

Voir enfin:

Fièvre électorale aux Etats-Unis

Le président Obama, du prix Nobel aux drones

Arrestations arbitraires, détentions extrajudiciaires, tribunaux expéditifs… Malgré ses engagements, M. Barack Obama a poursuivi la politique de sécurité publique de son prédécesseur.

Chase Madar

Le Monde diplomatique

octobre 2012

En 2008, le candidat Barack Obama promettait de fermer la prison de Guantánamo, d’abroger la loi de 2001 sur la sécurité intérieure (Patriot Act) et de protéger contre toutes formes de représailles les militaires ou membres des services de renseignement qui ébruiteraient les abus de leur administration. Le postulant démocrate à la Maison Blanche se faisait fort de dompter un appareil sécuritaire qui, depuis les attentats du 11-Septembre, s’était mué en une bureaucratie hypertrophiée et souvent incontrôlable.

Quatre ans plus tard pourtant, Guantánamo est toujours en service, ses tribunaux militaires ont repris leurs audiences, et le Patriot Act a été reconduit. Résolu à sanctionner toute divulgation d’informations sensibles, le ministère de la justice a engagé six procédures pour violation de la loi sur l’espionnage — soit deux fois plus que sous la totalité des gouvernements précédents. De plus, la liste des passagers interdits de survol du territoire américain, établie en fonction de critères souvent arbitraires et systématiquement opaques, a plus que doublé entre 2011 et 2012 ; elle compte désormais vingt et un mille noms. Fin 2011, la Maison Blanche promulguait la loi d’autorisation de la défense nationale (National Defense Authorization Act, NDAA), qui permet au gouvernement fédéral d’emprisonner sans jugement et pour une durée indéterminée tout citoyen américain soupçonné de terrorisme, au mépris des principes de l’habeas corpus (1) et de la séparation des pouvoirs. L’administration Obama a enfin autorisé l’élimination physique, hors des frontières des Etats-Unis, de personnes désignées plus ou moins hâtivement comme « terroristes », quand bien même elles ne participent pas directement à des opérations armées. En dépit des bavures inhérentes à cette conception expéditive de la sécurité — comme cet adolescent américain de 16 ans, fils d’un responsable présumé d’Al-Qaida, tué par erreur en septembre 2011 au Yémen —, M. Obama a intensifié le programme « secret » d’exécutions sommaires visant des ressortissants étrangers, comme en témoigne l’usage de plus en plus fréquent de drones au Pakistan, au Yémen et en Somalie.

Fallait-il donc être naïf pour croire que M. Obama allait mettre un terme à l’expansion de l’appareil sécuritaire ? Sa promesse, après tout, s’appuyait sur un précédent historique. Au milieu des années 1970, dans la foulée de l’affaire du Watergate et de la guerre du Vietnam, la majorité démocrate au Congrès avait restreint les pouvoirs de police et de surveillance intérieure que voulait s’arroger le président républicain Gerald Ford. Un coup d’arrêt fut aussi donné à l’extension des prérogatives de l’exécutif dans le domaine militaire, notamment pour les opérations secrètes à l’étranger. Les électeurs de M. Obama étaient donc fondés à accorder un certain crédit aux promesses de leur candidat.

Ils ont été déçus. Dans la vie quotidienne des Américains, l’encadrement sécuritaire se fait chaque jour plus intrusif, à l’image des scanners corporels qui équipent aujourd’hui cent quarante aéroports dans le pays. De l’aveu même de certains experts, ces pratiques installent un « théâtre sécuritaire » qui fait perdre leur temps aux usagers plus qu’il ne les protège. Un rapport de l’Administration de la sécurité des transports (Transportation Security Administration, TSA) indique en outre que ces scanners sont « vulnérables » et faciles à déjouer (2). Si le voyageur peut refuser de s’y soumettre, c’est au prix d’une fouille corporelle souvent vécue comme une humiliation.

En 2011, soixante-dix-sept millions de documents ont été classés secret-défense par Washington

Plus saisissant encore, le renforcement de la surveillance intérieure sous la présidence Obama : l’administration fédérale emploie aujourd’hui trente mille personnes pour écouter les conversations téléphoniques des Américains. Le ministère de la sécurité intérieure, créé en 2002, est devenu en une décennie la troisième administration la plus forte du pays, après le Pentagone et le ministère des anciens combattants. Pour stocker les données recueillies par ce dispositif tentaculaire, un nouveau centre est en cours de construction à Bluffdale, dans l’Utah, sur un site de neuf hectares et pour un coût total de 2 milliards de dollars (3).

Il est difficile de mesurer dans quelles proportions l’Etat sécuritaire a enflé. Depuis les attentats du 11-Septembre, un maillage inextricable de fiefs bureaucratiques, chacun doté d’un budget de plus en plus opulent (auquel s’ajoutent des financements privés opaques), a déclenché un boom immobilier dans le centre-ville de Washington, avec la construction de trente-trois bâtiments éparpillés sur une surface totale de plus de cent cinquante hectares — l’équivalent de trois Pentagone ou de vingt-deux Capitole. Ce nouveau système de surveillance et de contrôle produit chaque année cinquante mille rapports, soit cent trente-six par jour. Selon la journaliste du Washington Post Dana Priest, lauréate d’un prix Pulitzer et spécialiste des questions de sécurité intérieure, le coût de la « fête aux dépenses sécuritaires » s’élève à 2 000 milliards de dollars en dix ans. Et cela en l’absence de toute autorité hiérarchique susceptible de surveiller les surveillants : le seul supérieur théorique des agences est le directeur du renseignement national (Director of National Intelligence, DNI), qui dans les faits n’exerce aucun pouvoir.

Dans le même temps, Washington a durci sa politique du secret. En 2011, soixante-dix-sept millions de documents ont ainsi été classifiés, soit 40 % de plus que l’année précédente. Le processus de « classification » coûterait à lui seul 10 milliards de dollars par an, selon l’estimation de M. William Bosanko, un ancien directeur du Bureau de surveillance de la sécurité de l’information. Il n’est dès lors pas étonnant que les déclassifications se fassent au compte-gouttes. L’année dernière, l’Agence de sécurité nationale (National Security Agency, NSA) a rendu publics les dossiers se rapportant à la guerre… de 1812 contre la Grande-Bretagne. Seules des organisations solides et assez riches pour s’offrir un bataillon d’avocats expérimentés parviennent à percer le mur du secret, en invoquant la loi sur la liberté d’information — mais avec un succès limité.

Cet appareil colossal qui engloutit des fortunes souffre pourtant de quelques problèmes d’étanchéité. En premier lieu, la prolifération des autorisations de sécurité (security clearances) — huit cent cinquante-quatre mille Américains disposent aujourd’hui d’un droit d’accès partiel à des renseignements confidentiels — remet en question la notion même de secret. En outre, il n’est pas rare que du matériel classifié transite d’un ordinateur portable vers un site Internet libre d’accès grâce à des programmes de peer-to-peer généralement installés par la progéniture de tel ou tel haut fonctionnaire grisonnant et peu familiarisé avec la Toile (4). Matthew M. Aid, historien de l’espionnage américain, a, quant à lui, eu la surprise de trouver des ordinateurs de l’armée américaine en vente sur des marchés à Kaboul, avec leurs disques durs intacts et remplis de fichiers classifiés (5). Et malgré la répression de plus en plus sévère des « gorges profondes », de hauts membres de l’administration américaine continuent d’abreuver les journalistes en informations classées secrètes. Le très confidentiel « Rapport du renseignement national sur l’Afghanistan » a ainsi connu des fuites en janvier dernier, et les frappes de drones au Pakistan font fréquemment l’objet d’indiscrétions dans la presse.

Durant les deux mandats de M. George W. Bush, l’extension de la sûreté nationale était perçue comme une menace par de nombreux Américains ; ce n’est plus le cas. Depuis la seconde guerre mondiale, il semble que la défense des libertés civiles ne progresse aux Etats-Unis que lorsque le Parti démocrate se trouve dans l’opposition, comme au début des années 1970. Dès qu’il accède au pouvoir, le mouvement s’essouffle. Aujourd’hui, de nombreux intellectuels prodémocrates s’emploient à expliquer au public que leurs objections passées ne visaient pas l’appareil sécuritaire en tant que tel, mais seulement son utilisation par le mauvais parti. « C’est un argument courant chez les progressistes qui refusent de s’attaquer à Obama comme ils se sont attaqués à Bush », déplore le juriste Jonathan Turley (6). Si les critiques de gauche brillent par leur timidité, les anciens responsables de l’administration Bush — à l’instar de M. Richard (« Dick ») Cheney — ne se privent pas d’applaudir le président pour son dévouement à la sûreté nationale post-11-Septembre.

La bureaucratie sécuritaire fera-t-elle les frais des politiques d’austérité ?

Au début de son mandat, M. Obama semblait pourtant vouloir tenir ses promesses. Il s’est rapidement trouvé confronté à l’hostilité des parlementaires. Le 21 mai 2009, le Congrès refusait d’allouer les 80 millions de dollars nécessaires pour réaliser ce projet. Faisant fi de cette obstruction, le ministre de la justice Eric Holder annonce sans crier gare que cinq détenus de Guantánamo seront transférés à New York devant une cour de justice civile. Controversée, sa décision se heurte cette fois-ci à l’opposition farouche des élus new-yorkais, obligeant M. Obama à admettre qu’il ne pourrait pas fermer la prison dans les délais annoncés. Depuis, le complexe de Guantánamo et ses corollaires (détention pour une durée indéterminée, tribunaux militaires…) reçoivent l’adhésion de plus en plus inconditionnelle du Congrès, notamment parmi les démocrates. On aurait donc tort d’interpréter le revirement sécuritaire de M. Obama comme le symptôme d’une « présidence impériale » piétinant les contre-pouvoirs législatif et judiciaire.

D’autant que l’expansion rapide de la sûreté nationale n’est pas un phénomène nouveau dans l’histoire américaine. L’actuel président a été surpassé dans ce domaine par son lointain prédécesseur Harry Truman (1945-1953), démocrate lui aussi, qui, galvanisé par l’anticommunisme en vogue après la seconde guerre mondiale, avait considérablement alourdi l’arsenal de surveillance et de répression intérieures. Cette politique s’est encore durcie sous les présidences de John Fitzgerald Kennedy (1961-1963) et de Ronald Reagan (1981-1989). Aux temps de la guerre froide, la sûreté d’Etat obtenait généralement tous les budgets et l’autonomie qu’elle réclamait.

S’il est de notoriété publique que les Américains exècrent toute forme d’ingérence de l’Etat dans leur vie privée, ils s’accommodent plutôt bien des dispositions sécuritaires. Les libertariens (une faction minoritaire du Parti républicain) ont certes nourri l’espoir que le Tea Party, particulièrement porté sur la notion de liberté individuelle, réussirait à endiguer l’appareil de contrôle et à réduire les interventions militaires américaines à l’étranger. C’était oublier que ce libertarisme droitier se préoccupe essentiellement de la défense du droit de propriété, raison pour laquelle ses représentants au Congrès ont voté comme un seul homme la reconduction du Patriot Act en 2011. Aussi fleurie que soit sa rhétorique anti-Washington, le Tea Party est parfaitement à l’aise avec ces politiques intrusives menées au nom de la sûreté nationale.

Aujourd’hui, la résistance à l’idéologie sécuritaire se fragmente en petits groupes dispersés à gauche comme à droite. Bien établie et dotée de moyens importants, l’Union américaine des libertés civiles (American Civil Liberties Union, ACLU), de centre gauche, milite depuis des décennies contre les surveillances illégales, le secret d’Etat et les abus de pouvoir. Curieusement, la seule personnalité politique nationalement connue à avoir pris clairement position contre la démesure sécuritaire est le républicain Ronald (« Ron ») Paul, qui fut candidat à l’investiture de son parti en vue de l’élection présidentielle de novembre prochain. Elu du Texas à la Chambre des représentants, ce libertarien radical incarne un pittoresque mélange de discours anti-impérialiste et d’orthodoxie ultralibérale. Mais, d’où qu’elles viennent, les tentatives pour défendre les libertés civiles ont toutes échoué. Lorsqu’elles trouvent un écho électoral, c’est dans certaines zones peu habitées, situées à l’intérieur du pays (les Etats montagneux, le Sud-Ouest et le nord du Midwest), davantage que dans les grandes agglomérations côtières. En Californie comme à New York, les sénateurs démocrates ont tendance à marcher main dans la main avec les pontes de la sûreté nationale et avec les industriels des télécommunications, gros pourvoyeurs de technologies pour les programmes de surveillance de l’Etat.

L’expansion de la bureaucratie sécuritaire s’est faite au rythme des interventions militaires américaines à l’étranger. Alors que les Etats-Unis se trouvent confrontés à une grave crise budgétaire, certains, au sein même du Parti républicain, envisagent de réduire les budgets de l’armée. Les dispositifs de surveillance feront-ils, eux aussi, les frais des politiques d’austérité ?

Chase Madar

Avocat des droits civiques et coauteur du rapport « Safety with dignity : Alternatives to the over-policing of schools », New York, juillet 2009.

(1) Principe juridique qui interdit d’emprisonner une personne sans jugement.

(2) David Kravets, « Homeland security concedes airport body scanner “vulnerabilities” », Wired, San Francisco, 7 mai 2012.

(3) James Bamford, « The NSA is building the country’s biggest spy center (watch what you say) », Wired, 15 mars 2012.

(4) Dana Priest et William M. Arkin, Top Secret America : The Rise of the New American Security State, Little, Brown and Company, New York, 2011.

(5) Matthew M. Aid, Intel Wars : The Secret Story of the Fight Against Terror, Bloomsbury, New York, 2012.

(6) Jonathan Turley, « 10 reasons why the US is no longer the land of the free », The Washington Post, 4 janvier 2012.

12 Responses to Scandales Obama: Chassez le naturel … (These ethical gymnastics were not entirely unforeseeable)

  1. […] surtout, au-delà des inévitables nécessités de la lutte antiterroriste, la prévisible continuité avec celui qui avait, par deux fois et dès ses premières élections au sénat de l’Illinois en […]

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  2. […] ne pas voir à nouveau, avec l’historien militaire américain Victor Davis Hanson, la singulière continuité qui […]

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  3. […] les fracassantes révélations sur le crypto-bushisme du président Obama […]

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  4. […] l’heure où, avec les scandales qui s’accumulent, les obamamanes découvrent enfin les vraies couleurs de l’Illusioniste en chef de Chicago […]

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  5. […] l’heure où le Golfeur en chef et continuateur masqué de l’antiterrorisme bushiste se voit ouvertement défier, tant sur l’espion en fuite […]

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  6. […] n’a pas échappé à l’attention de Sébastien Castellion dans ces colonnes (voir l’article “Scandales Obama : cela ne fait que commencer”), le président US a surtout cherché à favoriser les Frères Musulmans partout où cela était […]

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  7. […] que se dégonfle une fois de plus la baudruche de l’immense espoir soulevé il y a cinq ans par l’élection à la Maison blanche […]

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  8. […] critiqué les méthodes de son prédécesseur a intensifié tant les éliminations ciblées que la surveillance, jeux compris, des conversations téléphoniques de millions de gens ordinaires à travers le […]

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  9. […] Sous la présidence Bush, Obama avait dénoncé comme un scandale un programme de collecte d’informations bien plus limité, qui permettait à la NSA d’espionner sans mandat judiciaire les conversations exclusivement vers l’étranger (et non au sein même des Etats-Unis) d’individus suspectés de terrorisme. Voir le même homme politique, devenu président, justifier la collecte systématique d’informations sur l’ensemble des citoyens américains montre son hypocrisie et son absence de principes. Or, aussi curieux que cela paraisse, lorsqu’un homme qui a démontré qu’il a ce type de caractère vous explique qu’il ne vous veut aucun mal, il n’est pas toujours universellement cru. (…) Pour le dire autrement, s’il fallait vraiment admettre que l’Etat rassemble toutes les informations sur les conversations téléphoniques et l’activité Internet des individus, beaucoup d’Américains auraient préféré que ce pouvoir ne soit pas donné à une équipe qui a utilisé les services fiscaux pour affaiblir ses opposants politiques ; placé sous écoute des dizaines de journalistes et les parents d’au moins l’un d’entre eux ; et fait envoyer en prison, sous un prétexte, l’auteur innocent d’une vidéo Youtube dont le président avait fait le bouc émissaire de sa propre inaction lors de l’attaque meurtrière d’un consulat américain. Sébastien Castellion […]

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  10. […] la fois extérieur et intérieur,  toutes nos industries sont peu à peu happées (et nous-mêmes fichés mieux que ne le ferait la NSA elle-même !)  par la numérisation du pop store et du […]

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  11. […] le prix Nobel de la paix aux Grandes oreilles et aux bientôt 4 000 éliminations ciblées et auteur des « meilleurs mémoires jamais […]

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