Société: Pourquoi le mariage pour tous est le meilleur des mondes pour les enfants (Marriage for all: Give them committed parents, a biological connection and a stable home !)

brave_new_world_cover_1The most important thing is really having equal rights. It’s not about the marriage. It’s having the same rights that you would get if you were married.  Marie C. Wilson (Ms. Foundation)
If men could get pregnant, abortion would be a sacrament. Florynce Kennedy
Cette impuissance fondamentale du politique, déjà révélée d’une autre façon par l’échec du volontarisme sarkozyste, conduit les gouvernants à mettre en scène leurs diverses initiatives de manière plus ou moins heureuse. Le comble du ridicule a été atteint avec la demande adressée à deux de ses ministres, par le chef du gouvernement, de recevoir d’urgence une association de pères au prétexte que l’un d’entre eux avait réussi à capter l’attention médiatique. «Le Premier ministre suit avec la plus grande attention la situation du père qui s’est retranché en haut d’une grue à Nantes», expliqua doctement l’hôtel Matignon. Les joutes scripturales entre Maurice Taylor, le sanguin patron américain de Titan, et Arnaud Montebourg, le volubile ministre du Redressement productif, ont par ailleurs permis de dresser le tableau de l’affrontement entre un méchant capitaliste et un gentil socialiste. Mais il n’est pas certain du tout que l’opinion, pour le moins désabusée, soit dupe de telles mises en scène. Le combat homérique autour du mariage homosexuel a également servi de cause précieuse à la gauche pour lui faire oublier, un temps, qu’elle était méchamment ballottée par la crise. Là encore, l’effet est cependant loin d’être assuré à moyen terme. Pour emblématique qu’elle soit aux yeux de certaines, cette réforme ne concerne, au maximum, que 0,6% des couples français… L’intervention militaire au Mali, enfin, a pu donner l’impression que le volontarisme politique trouvait refuge dans ce type d’expéditions à l’étranger. D’aucuns ont même cru, à l’Elysée ou ailleurs, que le président Hollande en sortirait transfiguré et renouerait ainsi avec l’opinion. Las, le rebond dans les sondages fut d’aussi faible ampleur que de courte durée. Le chef de l’Etat est désormais retombé dans une impopularité record. Eric Dupin
Début 2011, en France métropolitaine, l’Insee dénombre (…) 200.000 personnes majeures qui déclarent être en couple – soit 100.000 couples de même sexe. Ce qui ne fait qu’un petit 0,6% des couples français. Et dans cette population en couple, légèrement moins de femmes: six fois sur dix en effet, les couples sont constitués d’hommes. Les personnes en couple de même sexe, toujours selon l’Insee, sont plus jeunes (…)  Les couples homos seraient aussi plus diplômés et plus urbains. (…) peut être favorisée par une plus grande facilité des rencontres et une plus forte acceptation de l’homosexualité dans les milieux urbains (…) environ une personne en couple de même sexe sur dix réside (au moins une partie du temps) avec au moins un enfant qu’elle déclare comme le sien (celui d’un membre du couple ou des deux) – contre 53% dans les couples hétéros. Pour la plupart, ces enfants sont nés d’une union hétérosexuelle précédente, et les enfants sont alors partagés. (…) ces couples homos qui vivent au moins une partie du temps avec un enfant sont majoritairement des femmes (huit fois sur dix environ). (…) les couples homos, gays comme lesbiens, résident moins souvent avec leur conjoint que les personnes en couple hétéro, soit 12 points de plus que les personnes en couple de sexe différent. Une différence qui reste marquée à tous les âges. Têtu
L’effet Hawthorne ou expérience Hawthorne, décrit la situation dans laquelle les résultats d’une expérience ne sont pas dus aux facteurs expérimentaux mais au fait que les sujets ont conscience de participer à une expérience dans laquelle ils sont testés, ce qui se traduit généralement par une plus grande motivation. Cet effet tire son nom des études de sociologie du travail menées par Elton Mayo dans l’usine Western Electric de Cicero, la Hawthorne Works, près de Chicago de 1927 à 1932. Cet effet psychologique est à rapprocher de l’effet Pygmalion, que l’on observe chez des élèves dont les résultats s’améliorent du simple fait que le professeur attend davantage d’eux. On peut aussi le rapprocher de l’effet placebo. De 1927 à 1932, Mayo dirigea une expérience dans l’usine Hawthorne, occupant dans plusieurs ateliers une main-d’œuvre ouvrière principalement féminine. Ces ouvrières assemblaient des circuits électriques destinés à des appareils de radio. Elton Mayo, alors professeur à la Harvard Business School, mena une série d’études entre 1927 et 1932 sur la productivité au travail des employés de la Western Electric Company dans l’usine Hawthorne, occupant dans plusieurs ateliers une main d’œuvre ouvrière principalement féminine. Ces ouvrières assemblaient des circuits électriques destinés à des appareils de radio. Afin de déterminer les facteurs modulant la productivité, Mayo et son équipe de psychologues sélectionna un groupe d’employées qu’il fit travailler dans différentes conditions de travail, en jouant notamment sur l’intensité de la lumière de l’éclairage. Mayo vérifia que l’amélioration des conditions matérielles de travail (l’éclairage, en particulier) faisait croître la productivité. Mais il s’aperçut aussi, paradoxalement, que la suppression de ces améliorations (allongement des horaires, interdiction de parler pendant le travail, etc.) ne faisait pas baisser la productivité. D’autre part, Mayo et son équipe constatèrent que la productivité des ouvrières dans l’atelier témoin avait tendance à s’accroître sans qu’aucune amélioration des conditions n’ait pu l’expliquer quand les employées étaient remises dans leurs conditions habituelles de travail. Wikipedia
S’il nous était demandé de concevoir un système destiné à répondre aux besoins essentiels de l’enfant, nous finirions probablement par inventer quelque chose d’assez proche de l’idéal d’une famille avec deux parents. Sarah McLanahan et Gary Sandefur (1994)
Alors qu’il semblait y avoir des différences d’impact entre les enfants issus de ménages homosexuels et ceux issus de ménages hétérosexuels, il n’y en avait pas autant que ce à quoi les spécialistes auraient pu s’attendre et certaines différences — comme une inclination vers l’expérimentation homosexuelle — n’ont plus à être considérées comme des carences à une époque éclairée comme la nôtre. American Sociological Review (2001)
Aucune étude n’a trouvé d’enfants de parents lesbiennes ou gay défavorisés d’une façon significative par rapport aux enfants de parents hétérosexuels. APA (2005)
Sur la stricte base des publications scientifiques, on pourrait arguer que deux femmes s’occupent mieux en moyenne de leurs enfants qu’une femme et un homme, ou du moins qu’une femme et un homme avec une division traditionnelle du travail. Les coparentes lesbiennes semblent surpasser les parents mariés hétérosexuels et biologiques sur plusieurs mesures, alors même que l’on continue à leur refuser les privilèges considérables du mariage. Judith Stacey et Tim Biblarz (2010)
La famille nucléaire biologiquement intacte et stable semble être, même si c’est une fausse impression, une espèce en voie de disparition. Cependant, elle demeure l’environnement le plus sain et sécurisant pour le développement de l’enfant. […] Ce qu’affirmaient les sociologues Sarah McLanahan et Gary Sandefur en 1994 reste une réalité : ” S’il nous était demandé de concevoir un système destiné à répondre aux besoins essentiels de l’enfant, nous finirions probablement par inventer quelque chose d’assez proche de l’idéal d’une famille avec deux parents.” Ses avantages sont amplement démontrés : accès au temps et à l’argent de deux adultes, un système d’équilibre des pouvoirs, une double connexion biologique à l’enfant, le tout renforçant la “probabilité que les parents s’identifient à l’enfant et soient capable de se sacrifier pour cet enfant, ce qui réduirait la probabilité que l’un des parents abuse de l’enfant. Mark Regnerus
Un des problèmes du débat français sur l’opportunité d’accorder le droit aux personnes de même sexe de se marier, et d’adopter des enfants, est la mise en avant de statistiques dont les origines sont assez obscures. Ces chiffres portent sur le nombre de foyers homosexuels où des enfants sont élevés, et sur les conséquences pour ces enfants, présentées comme égales, sinon optimales par rapport aux enfants élevés dans un foyer composé d’un père et d’une mère mariés. La plupart de ces affirmations ne sont pas fondées sur des études sociologiques françaises, mais sur des études américaines, qui se sont multipliées depuis le début des années 2000. Dans un article (…) rendu public le 11 juin 2012, Mark Regnerus, chercheur en sociologie à l’université du Texas, présente une étude  (qui) remet en cause le dogme, qui s’était établi dans le milieu scientifique et militant, selon lequel grandir dans un foyer où les parents sont de même sexe ne changerait rien, voire serait bénéfique pour l’enfant en comparaison à d’autres configurations familiales. Quelques-unes de ces études avaient même été jusqu’à affirmer la supériorité d’un foyer composé de deux femmes sur un foyer avec père et mère mariés. Cela constituait un changement de paradigme scientifique très brusque puisque au milieu de la décennie 1990, moment où les fictions télévisuelles commencèrent à présenter divers arrangements familiaux impliquant des homosexuels sous une perspective favorable (pensons à la série Friends par exemple), les experts de la famille considéraient encore que l’arrangement familial le plus favorable pour le devenir des enfants était avoir un père et une mère toujours mariés. Ce brusque bouleversement de paradigme est apparu comme suspect aux yeux de Regnerus. Alliance Vita
The rapid pace at which the overall academic discourse surrounding gay and lesbian parents’ comparative competence has swung—from the wide acknowledgement of challenges to “no differences” to more capable than mom and pop families—is notable, and frankly a bit suspect. Scientific truths are seldom reversed in a decade. By comparison, studies of adoption—a common method by which many same-sex couples (but even more heterosexual ones) become parents—have repeatedly and consistently revealed important and wide-ranging differences, on average, between adopted children and biological ones. The differences have been so pervasive and consistent that adoption experts now emphasize that “acknowledgement of difference” is critical for both parents and clinicians when working with adopted children and teens. This ought to give social scientists studying gay-parenting outcomes pause—rather than lockstep unanimity. After all, many children of gay and lesbian couples are adopted.Far more of them, however, are the children of single parents, and were born the old-fashioned way.
So why did this study come up with such different results than previous work in the field? And why should one study alter so much previous sentiment? Basically, better methods. When it comes to assessing how children of gay parents are faring, the careful methods and random sampling approach found in demography has not often been employed by scholars studying this issue, due in part—to be sure—to the challenges in locating and surveying small minorities randomly. In its place, the scholarly community has often been treated to small, nonrandom “convenience” studies of mostly white, well-educated lesbian parents, including plenty of data-collection efforts in which participants knew that they were contributing to important studies with potentially substantial political consequences, elevating the probability of something akin to the “Hawthorne Effect.” This is hardly an optimal environment for collecting unbiased data (and to their credit, many of the researchers admitted these challenges). I’m not claiming that all the previous research on this subject is bunk. But small or nonrandom studies shouldn’t be the gold standard for research, all the more so when we’re dealing with a topic so weighted with public interest and significance. 
The political take-home message of the NFSS study is unclear, however. On the one hand, the instability detected in the NFSS could translate into a call for extending the relative security afforded by marriage to gay and lesbian couples. On the other hand, it may suggest that the household instability that the NFSS reveals is just too common among same-sex couples to take the social gamble of spending significant political and economic capital to esteem and support this new (but tiny) family form while Americans continue to flee the stable, two-parent biological married model, the far more common and accomplished workhorse of the American household, and still—according to the data, at least—the safest place for a kid. Mark Regnerus
Since they can’t produce children from their combined gametes, they suffer, in Regnerus’ words, “a diminished context of kin altruism.” He points out that in studies of adoption, stepfamilies, and cohabitation, this kinship deficit has “typically proven to be a risk setting, on average, for raising children when compared with married, biological parenting.” Homosexuals who want to have kids could emulate the biological model by using eggs or sperm from a sibling of the non-biological parent, though the effects of this practice on family dynamics are unknown. But the infertility of same-sex couples also confers an advantage. As Regnerus acknowledges, “Today’s children of gay men and lesbian women are more apt to be ‘planned’ (that is, by using adoption, IVF, or surrogacy) than as little as 15–20 years ago, when such children were more typically the products of heterosexual unions.” In fact, “Given that unintended pregnancy is impossible among gay men and a rarity among lesbian couples, it stands to reason that gay and lesbian parents today are far more selective about parenting than the heterosexual population, among whom unintended pregnancies remain very common, around 50%.” And the more planned your child is, the more likely it is that she’ll turn out well. Based on previous research, Regnerus predicts that outcomes among children of stable, planned same-sex families are “quite likely distinctive” from outcomes among children of failed heterosexual unions. William Saletan (Slate)

Donnez aux homos (qui en plus n’ont pas le risque des grossesses accidentelles) l’engagement, la connection biologique (ils doivent bien avoir des gamètes qui trainent du côté de leurs frères et soeurs) et la stabilité et bingo… vous aurez le meilleur des mondes pour les enfants !

Recherches non extrapolables à la population entière (à partir d’une base réduite de la population – 0,6% pour la France!), échantillons trop faibles (44 personnes au maximum), échantillons non aléatoires (selon la méthode « boule de neige » d’autosélection à l’intérieur d’un réseau autocoopté), non représentativité de la composition socio-économique, religieuse, raciale et géographique du pays, effet hawthorne (conscience des interviewés de l’impact politique de l’enquête à laquelle ils participent) …

A lire d’urgence …

Pour tous ceux qui avaient encore des doutes sur le « mariage pour tous »et le matrquage d’études américaines systématiquement orientées …

L’imparable argumentation du magazine internet Slate …

Back in the Gay

Does a new study indict gay parenthood or make a case for gay marriage?

William Saletan

Slate

June 11, 2012

Is same-sex marriage a good idea? Or is an intact biological family the best environment for raising a child? The answer may turn out to be yes and yes.

That’s the curious implication of a study reported yesterday in Social Science Research and outlined in Slate today by its principal investigator, sociologist Mark Regnerus. The study, which found inferior economic, educational, social, and psychological outcomes among children of gay parents, comes across as evidence that homosexuals are unfit to raise kids. But the study doesn’t document the failure of same-sex marriage. It documents the failure of the closeted, broken, and unstable households that preceded same-sex marriage.

The project, known as the New Family Structures Study, was sponsored, to the tune of nearly $800,000, by two socially conservative funders: the Witherspoon Institute and the Bradley Foundation. In his journal article, Regnerus says it “clearly reveals that children appear most apt to succeed well as adults—on multiple counts and across a variety of domains—when they spend their entire childhood with their married mother and father.” In Slate, he notes, “On 25 of 40 different outcomes evaluated, the children of women who’ve had same-sex relationships fare quite differently than those in stable, biologically-intact mom-and-pop families, displaying numbers more comparable to those from heterosexual stepfamilies and single parents.”

These findings shouldn’t surprise us, because this isn’t a study of gay couples who decided to have kids. It’s a study of people who engaged in same-sex relationships—and often broke up their households—decades ago.

To understand the study, you have to read the questionnaire that defined the sample. It began by asking each respondent, as the child of this or that kind of family arrangement, his age. If the respondent was younger than 18 or older than 39, the survey was terminated. This means the entire sample was born between 1971 and 1994, when same-sex marriage was illegal throughout the United States, and millions of homosexuals were trying to pass or function as straight spouses.

The survey went on to ask: “From when you were born until age 18 … did either of your parents ever have a romantic relationship with someone of the same sex?” If the respondent said yes, he was put in the “gay father” (GF) or “lesbian mother” (LM) category, regardless of subsequent answers. But if he said no, a later question about the relationship between “your biological parents” was used to classify him as the product of an “intact biological family” (IBF) or of an “adopted,” “divorced,” “stepfamily,” or “single-parent” household. In other words, broken families were excluded from the IBF category but included in the GF and LM categories.

This loaded classification system produced predictable results. In his journal article, Regnerus says respondents who were labeled GF or LM originated most commonly from a “failed heterosexual union.” As evidence, he observes that “just under half of such respondents reported that their biological parents were once married.” Most respondents classified as LM “reported that their biological mother exited the respondent’s household at some point during their youth.” Regnerus calculates that only one-sixth to one-quarter of kids in the LM sample—and less than 1 percent of kids in the GF sample—were planned and raised by an already-established gay parent or couple. In Slate, he writes that GF kids “seldom reported living with their father for very long, and never with his partner for more than three years.” Similarly, “less than 2 percent” of LM kids “reported living with their mother and her partner for all 18 years of their childhood.”

In short, these people aren’t the products of same-sex households. They’re the products of broken homes. And the closer you look, the weirder the sample gets. Of the 73 respondents Regnerus classified as GF, 12—one of every six—“reported both a mother and a father having a same-sex relationship.” Were these mom-and-dad couples bisexual swingers? Were they closet cases who covered for each other? If their kids, 20 to 40 years later, are struggling, does that reflect poorly on gay parents? Or does it reflect poorly on the era of fake heterosexual marriages?

What the study shows, then, is that kids from broken homes headed by gay people develop the same problems as kids from broken homes headed by straight people. But that finding isn’t meaningless. It tells us something important: We need fewer broken homes among gays, just as we do among straights. We need to study Regnerus’ sample and fix the mistakes we made 20 or 40 years ago. No more sham heterosexual marriages. No more post-parenthood self-discoveries. No more deceptions. No more affairs. And no more polarization between homosexuality and marriage. Gay parents owe their kids the same stability as straight parents. That means less talk about marriage as a right, and more about marriage as an expectation.

The study does raise a fundamental challenge for same-sex couples. Since they can’t produce children from their combined gametes, they suffer, in Regnerus’ words, “a diminished context of kin altruism.” He points out that in studies of adoption, stepfamilies, and cohabitation, this kinship deficit has “typically proven to be a risk setting, on average, for raising children when compared with married, biological parenting.” Homosexuals who want to have kids could emulate the biological model by using eggs or sperm from a sibling of the non-biological parent, though the effects of this practice on family dynamics are unknown.

But the infertility of same-sex couples also confers an advantage. As Regnerus acknowledges, “Today’s children of gay men and lesbian women are more apt to be ‘planned’ (that is, by using adoption, IVF, or surrogacy) than as little as 15–20 years ago, when such children were more typically the products of heterosexual unions.” In fact, “Given that unintended pregnancy is impossible among gay men and a rarity among lesbian couples, it stands to reason that gay and lesbian parents today are far more selective about parenting than the heterosexual population, among whom unintended pregnancies remain very common, around 50%.” And the more planned your child is, the more likely it is that she’ll turn out well. Based on previous research, Regnerus predicts that outcomes among children of stable, planned same-sex families are “quite likely distinctive” from outcomes among children of failed heterosexual unions.

The study’s main takeaway, according to Regnerus, is that kids of gay parents have turned out differently from kids of straight parents, and not in a good way. I’m sure that conclusion will please the study’s conservative sponsors. But the methodology and findings, coupled with previous research, point to deeper differences that transcend orientation. Kids do better when they have two committed parents, a biological connection, and a stable home. If that’s good advice for straights, it’s good advice for gays, too.

Voir aussi:

Queers as Folk

Does it really make no difference if your parents are straight or gay?

Mark Regnerus

June 11, 2012

Not far beneath all the debate about marriage equality remains a longstanding concern about children. Parents and advocates of all stripes wonder, and some worry, whether the children of gay and lesbian parents will turn out “different.” Different in significant ways, not just odd or unique ones. Family scholars, in particular, have paid closer attention to the specific family dynamics that might affect such children, like the number and gender of parents, their genetic relationship to the children, as well as any “household transitions” the kids have endured.

Most family scholars had, until recently, consistently (and publicly) affirmed the elevated stability and social benefits of the married, heterosexual, biological, two-parent household, when contrasted to single mothers, cohabiting couples, adoptive parents, divorced parents, and—tacitly—gay and lesbian parents. For instance, in their 1994 book Growing Up With A Single Parent, sociologists Sara McLanahan and Gary Sandefur wrote, “If we were asked to design a system for making sure that children’s basic needs were met, we would probably come up with something quite similar to the two-parent ideal.” Other family structures were all widely perceived to fall short—even if not far short—in a variety of developmental domains such as educational achievement, behavior problems, and emotional well-being. While many of us have anecdotal evidence or personal experience to the contrary, the social science on the matter remained clear: When mom and dad stay together their children tend to be, in the weekly words of Garrison Keillor, “above average.” Stepparents and single moms got used to the chorus of voices telling them their job was a tall one. Ditto for gay and lesbian parents.

For this last group, however, things began to change in 2001 with the publication of a review article in the American Sociological Review, which noted that while there appeared to be some differences in outcomes between children in same-sex and heterosexual households, there weren’t as many as family scholars might have expected, and some differences—like a proclivity toward same-sex experimentation—need no longer be perceived as deficits in an enlightened age like ours. Since that time the conventional wisdom has been that there are “no differences” of note in the child outcomes of gay and lesbian parents. The phrase has appeared in dozens of studies, reports, depositions, and articles—and in countless email and Facebook debates—since then.

Ten years later, the discourse has actually shifted further still, suggesting that same-sex parents now appear to be more competent than heterosexual ones. A second review of research asserted that “non-heterosexual” parents, on average, enjoy significantly better relationships with their children than do heterosexual ones, and that the kids in same-sex families exhibited no differences in the domains of cognitive development, psychological adjustment, and gender identity. Elsewhere it was noted that in lesbian families there is zero evidence of sexual abuse, and the news was widely publicized. This line of argument led to yet another review article—this one on gender and parenting in 2010—with sociologists Judith Stacey and Tim Biblarz openly contending that:

based strictly on the published science, one could argue that two women parent better on average than a woman and a man, or at least than a woman and man with a traditional division of labor. Lesbian coparents seem to outperform comparable married heterosexual, biological parents on several measures, even while being denied the substantial privileges of marriage.

The matter was considered settled. In fact, it was old news to psychologists by then, since in 2005 the APA had issued a brief on lesbian and gay parenting in which it was asserted, “Not a single study has found children of lesbian or gay parents to be disadvantaged in any significant respect relative to children of heterosexual parents.”

The rapid pace at which the overall academic discourse surrounding gay and lesbian parents’ comparative competence has swung—from the wide acknowledgement of challenges to “no differences” to more capable than mom and pop families—is notable, and frankly a bit suspect. Scientific truths are seldom reversed in a decade. By comparison, studies of adoption—a common method by which many same-sex couples (but even more heterosexual ones) become parents—have repeatedly and consistently revealed important and wide-ranging differences, on average, between adopted children and biological ones. The differences have been so pervasive and consistent that adoption experts now emphasize that “acknowledgement of difference” is critical for both parents and clinicians when working with adopted children and teens. This ought to give social scientists studying gay-parenting outcomes pause—rather than lockstep unanimity. After all, many children of gay and lesbian couples are adopted.

Far more of them, however, are the children of single parents, and were born the old-fashioned way. This is one conclusion of the New Family Structures Study (NFSS), an overview article about which appears in the July issue of the journal Social Science Research. Instead of relying on small samples, or the challenges of discerning sexual orientation of household residents using census data, my colleagues and I randomly screened over 15,000 Americans aged 18-39 and asked them if their biological mother or father ever had a romantic relationship with a member of the same sex. I realize that one same-sex relationship does not a lesbian make, necessarily. But our research team was less concerned with the complicated politics of sexual identity than with same-sex behavior.

The basic results call into question simplistic notions of “no differences,” at least with the generation that is out of the house. On 25 of 40 different outcomes evaluated, the children of women who’ve had same-sex relationships fare quite differently than those in stable, biologically-intact mom-and-pop families, displaying numbers more comparable to those from heterosexual stepfamilies and single parents. Even after including controls for age, race, gender, and things like being bullied as a youth, or the gay-friendliness of the state in which they live, such respondents were more apt to report being unemployed, less healthy, more depressed, more likely to have cheated on a spouse or partner, smoke more pot, had trouble with the law, report more male and female sex partners, more sexual victimization, and were more likely to reflect negatively on their childhood family life, among other things. Why such dramatic differences? I can only speculate, since the data are not poised to pinpoint causes. One notable theme among the adult children of same-sex parents, however, is household instability, and plenty of it. The children of fathers who have had same-sex relationships fare a bit better, but they seldom reported living with their father for very long, and never with his partner for more than three years.

So why did this study come up with such different results than previous work in the field? And why should one study alter so much previous sentiment? Basically, better methods. When it comes to assessing how children of gay parents are faring, the careful methods and random sampling approach found in demography has not often been employed by scholars studying this issue, due in part—to be sure—to the challenges in locating and surveying small minorities randomly. In its place, the scholarly community has often been treated to small, nonrandom “convenience” studies of mostly white, well-educated lesbian parents, including plenty of data-collection efforts in which participants knew that they were contributing to important studies with potentially substantial political consequences, elevating the probability of something akin to the “Hawthorne Effect.” This is hardly an optimal environment for collecting unbiased data (and to their credit, many of the researchers admitted these challenges). I’m not claiming that all the previous research on this subject is bunk. But small or nonrandom studies shouldn’t be the gold standard for research, all the more so when we’re dealing with a topic so weighted with public interest and significance.

To improve upon the science and to test the theory of “no differences,” the NFSS collected data from a large, random cross-section of American young adults—apart from the census, the largest population-based dataset prepared to answer research questions about households in which mothers or fathers have had same-sex relationships—and asked them questions about their life both now and while they were growing up. When simply and briefly asked if their mother and/or father had been in a same-sex romantic relationship, 175 said it was true of their mothers and 73 said the same about their fathers—numbers far larger than has typified studies in this area. We interviewed all of these respondents (and a random sample of others) about their own lives and relationships, as well as asked them to reflect upon their family life while growing up. The differences, it turns out, were numerous. For instance, 28 percent of the adult children of women who’ve had same-sex relationships are currently unemployed, compared to 8 percent of those from married mom-and-dad families. Forty percent of the former admit to having had an affair while married or cohabiting, compared to 13 percent of the latter. Nineteen percent of the former said they were currently or recently in psychotherapy for problems connected with anxiety, depression, or relationships, compared with 8 percent of the latter. And those are just three of the 25 differences I noted.

While we know that good things tend to happen—both in the short-term and over the long run—when people provide households that last, parents in the NFSS who had same-sex relationships were the least likely to exhibit such stability. The young-adult children of women in lesbian relationships reported the highest incidence of time spent in foster care (at 14 percent of total, compared to 2 percent among the rest of the sample). Forty percent spent time living with their grandparents (compared to 10 percent of the rest); 19 percent spent time living on their own before age 18 (compared to 4 percent among everyone else). In fact, less than 2 percent of all respondents who said their mother had a same-sex relationship reported living with their mother and her partner for all 18 years of their childhood.

Kudos to those gay parents, like those of Zach Wahls, who have done a remarkable job in raising their now young-adult children. I’m sure the challenges were significant and the social support often modest. There are cases in the data of people like Zach, but not very many. Stability is pivotal, but uncommon.

There are limitations to this study, of course. We didn’t have as many intact lesbian and gay families as we hoped to evaluate, even though they are the face of much public deliberation about marriage equality. But it wasn’t for lack of effort.

Let me be clear: I’m not claiming that sexual orientation is at fault here, or that I know about kids who are presently being raised by gay or lesbian parents. Their parents may be forging more stable relationships in an era that is more accepting and supportive of gay and lesbian couples. But that is not the case among the previous generation, and thus social scientists, parents, and advocates would do well from here forward to avoid simply assuming the kids are all right.

This study arrives in the middle of a season that’s already exhibited plenty of high drama over same-sex marriage, whether it’s DOMA, the president’s evolving perspective, Prop 8 pinball, or finished and future state ballot initiatives. The political take-home message of the NFSS study is unclear, however. On the one hand, the instability detected in the NFSS could translate into a call for extending the relative security afforded by marriage to gay and lesbian couples. On the other hand, it may suggest that the household instability that the NFSS reveals is just too common among same-sex couples to take the social gamble of spending significant political and economic capital to esteem and support this new (but tiny) family form while Americans continue to flee the stable, two-parent biological married model, the far more common and accomplished workhorse of the American household, and still—according to the data, at least—the safest place for a kid.

Voir encore:

L’étude de Mark Regnerus (US) sur les enfants ayant eu un parent homosexuel

Concernant l’homoparentalité, une nouvelle étude de sociologie américaine nous met en garde contre l’usage abusif des science sociales dans le débat public, tout en offrant un bon aperçu de l’expérience d’avoir eu un parent homosexuel pour la génération aujourd’hui adulte. Cette étude va dans le sens de ce qui a longtemps été une évidence, et qui fait aujourd’hui l’objet de controverses : en moyenne, un enfant s’en sort mieux lorsque son père et sa mère restent mariés.

L’apport américain

La spécificité des États-Unis en matière de débat sur l’homoparentalité est double : l’évolution de la société fait que des situations d’homoparentalité de fait existent depuis les années 1990, et donc une génération d’enfants de ces foyers est parvenue à l’âge adulte ; l’autre spécificité est le grand respect pour l’apport des sciences sociales : aux États-Unis, même les sujets controversés, comme par exemple les inégalités sociales, sont abordés à travers de grandes enquêtes sociologiques et statistiques. Les chercheurs en sciences sociales jouissent d’une assez grande autonomie pour étudier divers objets sans nécessairement se soucier de l’opinion dominante.

Un des problèmes du débat français sur l’opportunité d’accorder le droit aux personnes de même sexe de se marier, et d’adopter des enfants, est la mise en avant de statistiques dont les origines sont assez obscures. Ces chiffres portent sur le nombre de foyers homosexuels où des enfants sont élevés, et sur les conséquences pour ces enfants, présentées comme égales, sinon optimales par rapport aux enfants élevés dans un foyer composé d’un père et d’une mère mariés. La plupart de ces affirmations ne sont pas fondées sur des études sociologiques françaises, mais sur des études américaines, qui se sont multipliées depuis le début des années 2000.

L’étude de Mark Regnerus

Dans un article intitulé « How different are the adult children of parents who have same-sex relationships? Findings from the New Family Structures Study » [« A quel point les enfants devenus adultes de parents ayant eu une relation homosexuelle sont-ils différents ? Résultats de l’Étude sur les nouvelles structures familiales » ] et rendu public le 11 juin 2012, Mark Regnerus, chercheur en sociologie à l’université du Texas, présente une étude considérée comme rigoureuse et complète selon l’analyse de plusieurs de ses pairs1, ou même de promoteurs de l’homoparentalité2.

Cette étude remet en cause le dogme, qui s’était établi dans le milieu scientifique et militant, selon lequel grandir dans un foyer où les parents sont de même sexe ne changerait rien, voire serait bénéfique pour l’enfant en comparaison à d’autres configurations familiales. Quelques-unes de ces études avaient même été jusqu’à affirmer la supériorité d’un foyer composé de deux femmes sur un foyer avec père et mère mariés. Cela constituait un changement de paradigme scientifique très brusque puisque au milieu de la décennie 1990, moment où les fictions télévisuelles commencèrent à présenter divers arrangements familiaux impliquant des homosexuels sous une perspective favorable (pensons à la série Friends par exemple), les experts de la famille considéraient encore que l’arrangement familial le plus favorable pour le devenir des enfants était avoir un père et une mère toujours mariés. Ce brusque bouleversement de paradigme est apparu comme suspect aux yeux de Regnerus, sociologue respecté, dont les études précédentes portent notamment sur l’activité sexuelle des jeunes gens non mariés3.

Méthodologie de l’enquête

Aidé par des collègues, Mark Regnerus a repris une base de données sociologique très fouillée appelée New Family Structures Study4, et il a posé une question à plus de 15 000 américains devenus adultes entre 1990 et 2009 et sélectionnés de façon aléatoire : « Est-ce que l’un de vos parents biologiques a eu, entre votre naissance et l’âge de vos 18 ans, une relation amoureuse avec quelqu’un de son propre sexe ? » 175 ont répondu que c’était le cas pour leur mère, 73 pour leur père. Ces personnes, ainsi qu’un échantillon représentatif de cette génération de la population américaine, ont passé un entretien approfondi portant sur leur vie, leurs relations amoureuses et leur propre éducation, – soit en tout 2 988 personnes interrogées. L’objet de l’enquête est de tester le paradigme de l’absence de différences. Pour cela, Mark Regnerus a constitué huit groupes parmi les  personnes interrogées suivant les structures familiales dans lesquelles ils avaient grandi :

– Famille biologique intacte (“still-intact, biological family”) : un père et une mère marié depuis la naissance de l’enfant jusqu’à aujourd’hui. (919)

– Mère lesbienne : la mère a eu une relation amoureuse avec une femme. (163)

– Père gay : le père a eu une relation amoureuse avec un homme. (73)

– Adopté : adoption par un ou deux parents avant l’âge de deux ans. (101)

– Divorce tardif ou garde partagée : l’enfant a vécu avec ses deux parents jusqu’à 18 ans, ils ne sont plus mariés. (116)

– Belle-famille : les parents biologiques n’ont jamais été mariés ou ont divorcé, le parent ayant la garde s’est marié avec quelqu’un d’autre avant les 18 ans de l’enfant. (394)

– Monoparentalité : les parents biologiques n’ont jamais été mariés ou ont divorcé, le parent ayant la garde ne s’est pas marié ou remarié avant les 18 ans de l’enfant. (816)

– Autres configurations, dont le décès d’un des parents. (406)

Les résultats significatifs

Comparés aux enfants de “famille biologique intacte”, les enfants aujourd’hui adultes dont la mère a eu une relation amoureuse avec une femme présentent 25 différences significatives sur les 40 variables testées :

Variable testée Enfants devenus adultes de famille biologique encore intacte Enfants devenus adultes dont la mère a eu une relation amoureuse avec une femme avant leur majorité
Questions de type OUI ou NON, résultats moyens en pourcentages
En cohabitation actuellement 9% 24%
La famille a reçu des aides publiques pendant la jeunesse des enfants 17% 69%
Bénéficiaires d’aides publiques actuellement 10% 38%
Employés à temps plein actuellement 49% 26%
Actuellement au chômage 8% 28%
Ont voté à la dernière élection présidentielle 57% 41%
S’identifient comme entièrement hétérosexuels 90% 61%
Ont eu une relation extraconjugale alors que mariés ou en cohabitation 13% 40%
Ont subi des attouchements sexuels par un parent ou un adulte 2% 23%
Ont subi une relation sexuelle contre leur consentement 8% 31%
Questions portant sur une échelle continue, résultats moyens.
Niveau d’éducation atteint (échelle de 1 à 5) 3,19 2,39
Sentiment de sûreté dans la famille d’origine (1 à 5) 4,13 3,12
Impact négatif de la famille d’origine (1 à 5) 2,3 3,13
Auto-estimation de la santé physique (1 à 5) 3,75 3,38
Index de dépression (échelle de 1 à 4) 1,83 2,2
Échelle d’évaluation du degré de dépendance à autrui (1 à 5) 2,82 3,43
Niveau de revenu (1 à 13) 8,27 6,08
Relation amoureuse actuelle en difficulté (1 à 4) 2,04 2,35
Questions portant sur des fréquences, des occurrences, moyenne sur une échelle
Fréquence d’usage de la marijuana (1 à 6) 1,32 1,84
Fréquence d’usage de la cigarette (1 à 6) 1,79 2,76
Fréquence d’utilisation de la télévision (1 à 6) 3,01 3,70
Fréquence d’arrestations par la police (1 à 4) 1,18 1,68
Fréquence de ceux ayant reconnu avoir commis un délit (1 à 4) 1,1 1,36
Nombre de partenaires sexuels féminins pour les femmes (0 à 11) 0,22 1,04
Nombre de partenaires sexuels masculins pour les femmes (0 à 11) 2,79 4,02

Lecture : En moyenne, 9% des enfants aujourd’hui adultes dont le père et la mère sont encore mariés vivent en cohabitation sans être mariés, contre 24% des enfants devenus adultes dont la mère a eu une relation amoureuse avec une femme entre le moment de leur naissance et l’âge de 18 ans.

Les résultats présentés ci-dessus sont une sélection traduite de tableaux pris directement dans l’article de Regnerus. Ces 25 variables présentent des différences statistiquement probantes et testées entre “avoir grandi dans une famille dont les parents biologiques sont mariés”, et “avoir fait l’expérience entre 0 et 18 ans d’une mère ayant eu une relation amoureuse avec une femme”.

Quelques conclusions à retenir

– Toutes les recherches scientifiques précédentes sur l’homoparentalité sont d’une utilité quasiment nulle, car leurs conclusions ne peuvent pas être extrapolées à la population entière : d’une part, les échantillons y sont trop faibles (des échantillons de 44 personnes au maximum, d’après Regnerus, p. 754, qui donne un résumé de ces recherches) ; d’autre part, ils sont constitués de façon non aléatoire, selon la méthode « boule de neige » : les membres de l’échantillon sont sélectionnés à l’intérieur d’un réseau dont les membres se cooptent. Pour ces raisons, ces échantillons ne sauraient refléter la composition socio-économique, religieuse, raciale et géographique des Etats-Unis. Par ailleurs, les interviewés ont souvent conscience de l’impact politique de l’enquête à laquelle ils participent.

– Cette étude est novatrice car elle donne avec une grande rigueur méthodologique le point de vue de l’enfant sur le fait d’avoir eu un parent homosexuel, alors que la parole était jusqu’ici monopolisée par les parents.

– Le trait le plus marquant de cette enquête sociologique, s’il fallait en retenir un, est l’instabilité de la vie de l’enfant dont la mère a eu une relation amoureuse avec une femme : davantage de temps passé dans un foyer d’accueil, davantage de temps passé chez les grands parents, davantage de temps passé de manière autonome avant 18 ans. En fait, moins de 2% de ces enfants ont passé leur enfance entière avec leur mère et sa partenaire.5

Les limites d’une telle recherche

– Cette étude ne dit rien sur l’expérience de grandir dans des foyers homoparentaux dans la période actuelle, et ce pour deux raisons : 1. Avoir un parent ayant eu une relation homosexuelle n’est pas synonyme d’avoir grandi dans un foyer homoparental. 2. Cette étude porte sur une génération aujourd’hui adulte, pour laquelle le fait homosexuel était peut-être moins bien accepté socialement qu’aujourd’hui.

– Il ne faut pas demander aux sciences sociales plus qu’elles ne peuvent donner : une bonne recherche ne peut être normative ou prédictive. C’est la description qui doit guider la démarche, mais elle est elle-même dépendante de catégories utilisables et opportunes. Les catégories prises ici reflètent cela : ce n’est pas tant une étude de l’homoparentalité que de l’expérience d’avoir un père ou une mère biologique ayant eu au moins une fois une expérience homosexuelle avant la majorité de l’enfant. Même si dans l’échantillon, certaines personnes ont effectivement eu une expérience de vie dans un foyer homoparental, ils sont bien moins nombreux que les membres des deux catégories ciblées. (23% des enfants dont la mère a eu une relation amoureuse avec une femme ont vécu avec ces deux femmes pendant au moins trois ans avant d’atteindre 18 ans; moins de 2% des enfants dont le père a eu une relation amoureuse avec un homme ont vécu avec ces deux hommes pendant au moins trois ans avant d’atteindre 18 ans).

– Mark Regnerus met prudemment en garde contre l’utilisation d’une telle étude à des fins politiques : ses seules applications solides et concrètes seraient de défaire l’utilisation politique et idéologique des études précédentes participant du paradigme de l’absence de différences, et d’indiquer la rareté d’une telle configuration familiale pour les générations dont les enfants sont devenus adultes. La sociologie nous ordonne ici à grands frais de nous méfier d’elle, offrant une remise à plat du bruit médiatique autour de l’apport de la « Science » au débat sur la légitimité de l’homoparentalité.

– En fait, ce qui est fondamentalement en jeu ici, c’est le maintien de l’idéal de la famille biologique mariée. Pour Mark Regnerus : « La famille nucléaire biologiquement intacte et stable semble être, même si c’est une fausse impression, une espèce en voie de disparition. Cependant, elle demeure l’environnement le plus sain et sécurisant pour le développement de l’enfant. […] Ce qu’affirmaient les sociologues Sarah McLanahan et Gary Sandefur en 1994 reste une réalité : ” S’il nous était demandé de concevoir un système destiné à répondre aux besoins essentiels de l’enfant, nous finirions probablement par inventer quelque chose d’assez proche de l’idéal d’une famille avec deux parents.” Ses avantages sont amplement démontrés : accès au temps et à l’argent de deux adultes, un système d’équilibre des pouvoirs, une double connexion biologique à l’enfant, le tout renforçant la “probabilité que les parents s’identifient à l’enfant et soient capable de se sacrifier pour cet enfant, ce qui réduirait la probabilité que l’un des parents abuse de l’enfant.” Cette étude confirme la sagesse du sens commun. »6

  1. Osborne, Cynthia. « Further comments on the papers by Marks and Regnerus ». Social Science Research 41, no. 4 (juillet 2012) : 779-783
  2. Burroway, Jim. « First Look at Mark Regnerus’s Study on Children of Parents In Same-Sex Relationships », boxturtlebulletin.com, juin 10, 2012
  3. Regnerus, Mark, et Jeremy Uecker. Premarital Sex in America : How Young Americans Meet, Mate, and Think about Marrying. Oxford University Press, USA, 2011
  4. NFSS, que l’on peut traduire par « Etude sur les nouvelles structures familiales »
  5. Mark Regnerus, « Queers as Folk », Slate, juin 11, 2012.
  6. in Mark Regnerus « Response to Paul Amato, David Eggebeen, and Cynthia Osborne », Social Science Research, juillet 2012, Vol. 41, n°4, p. 786-787

Voir encore:

Homoparentalité : l’étude statistique censurée en France

lesoufflet

Riposte laïque

23 janvier 2013

Une étude publiée par un sociologue américain démontre les effets de l’homoparentalité sur la psychologie des enfants privés d’altérité dans leur éducation et confrontés aux questions sur leur conception et leurs origines. Cette étude tenue secrète en France démontre, outre les problèmes de déséquilibre psychologique des enfants élevés par des couples homosexuels, que ces enfants sont en moyenne 10 fois plus victimes d’attouchements sexuels que les enfants ayant grandi dans leurs familles biologiques…

Le sociologue américain Mark Regnerus a publié un article dans le journal américain « Social Science Research, intitulé « How different are the adult children of parents who have same-sex relationships? Findings from the New Family Structures Study » (A quel point les enfants devenus adultes de parents ayant eu une relation homosexuelle sont-ils différents ? Résultats de l’Étude sur les nouvelles structures familiales), qui dresse la bilan de la longue étude qu’il a menée sur 2988 personnes interrogées.

Les résultats de cette étude du chercheur universitaire sont surprenants. Ils ont été repris dans le site d’information américain Slate. Selon cette étude, les enfants élevés dans leurs familles biologiques disposent d’un meilleur niveau d’études, d’une meilleure santé mentale et physique, ils consomment moins de drogue, se tiennent plus éloignés des activités criminelles et se considèrent plus heureux que les enfants élevés par un couple homosexuel.

A l’inverse, les enfants issus de familles homoparentales, et en particulier de couples lesbiens sont bien plus sujets aux dépressions, il ont plus de problèmes physiques, il consomment plus de marijuana et ont plus de chance d’être au chômage (69% des enfants issus de familles homoparentales vivent des prestations sociales contre 17% pour les enfants de couples hétéros). Surtout, contrairement aux théories de Jean-Michel Aphatie et de Caroline Fourest, selon lesquelles les hétérosexuels sont de violents alcooliques qui frappent leurs enfants et en abusent, les enfants de couple lesbiens seraient en moyenne 10 fois plus victimes d’attouchements sexuels que dans les familles « hétéro-parentales » (23% contre 2% de moyenne).

Aux États-Unis, le lobby gay a été choqué par cette étude et l’a dénoncée si violemment (appuyé par des journalistes progressistes) qu’un mouvement de scientifiques s’est créé pour soutenir ces travaux et leur sérieux méthodologique.

Il est étonnant de constater que cette étude n’a jamais été évoquée par le moindre journaliste, en France, alors que nous sommes censés être en plein débat sur l’homoparentalité. Les journalistes préfèrent suivre les socialistes dans leur chasse aux « dérapages » homophobes plutôt que de s’interroger sur le fond du sujet et sur les dangers d’une telle loi.

Il est clair que les études sociologiques peuvent être controversées, mais pourquoi nous cacher celle là, alors que tous les défenseurs du mariage pour tous les homos, sans jamais rien citer, disent, l’air sûrs d’eux, que les premières études prouvent qu’il n’y a pas de différence éducative entre l’homoparentalité et la parenté « classique » ? Pourquoi personne ne parle tout haut de cet élément qui pourra certes être débattu mais qui ne peut qu’apporter des faits nouveaux aux discussions.

Qu’on montre toute les études et chacun se fera son idée, pourquoi laisser Caroline Fourest nous expliquer que les enfants de couples homosexuels sont en pleine forme sans mettre en doute cette vérité énoncée qui ne coule pourtant pas de sens ?

En même temps, tous ces futurs enfants dépressifs, drogués, aux troubles psychologiques, parasites de l’état, formeront de formidables électeurs (et militants pour ceux qui seront un peu plus en forme) du Parti Socialiste. On comprend mieux pourquoi le PS veut déglinguer nos enfants et légaliser le commerce des bébés…

La dégénérescence programmée, c’est maintenant !

Voir aussi:

Selon l’Insee, il y a 100.000 couples homosexuels en France

Paul Parant

Têtu

14 février 2013

Pour la Saint-Valentin, l’Insee publie des chiffres passionnants sur les couples homosexuels. On y apprend notamment que ces couples sont plus jeunes, plus diplômés et plus urbains que les autres.

C’est la Saint-Valentin! Pour l’occasion, l’Insee publie le billet le moins romantique qui soit: une étude statistique sur le couple en France, avec en particulier beaucoup d’infos sur les couples de personnes de même sexe. Et les résultats sont passionnants, car inédits.

60% de gays, 40% de lesbiennes

Début 2011, en France métropolitaine, l’Insee dénombre en effet 200.000 personnes majeures qui déclarent être en couple – soit 100.000 couples de même sexe. Ce qui ne fait qu’un petit 0,6% des couples français. Et dans cette population en couple, légèrement moins de femmes: six fois sur dix en effet, les couples sont constitués d’hommes.

Les personnes en couple de même sexe, toujours selon l’Insee, sont plus jeunes: la moitié a moins de 40 ans – contre 48 pour les personnes en couple hétéro. Et près d’une personne sur quatre, dans un couple homo, est âgée de moins de 30 ans: soit deux fois plus que pour les personnes en couple hétéro. «Ces écarts d’âge, analyse l’Insee, peuvent refléter des différences de comportements au cours du cycle de vie ou correspondre à un effet de génération: avoir un conjoint de même sexe pouvait être plus difficilement envisageable par le passé.»

Plus jeunes, plus diplômés, plus urbains

Les couples homos seraient aussi plus diplômés et plus urbains. 48% des personnes se déclarant en couple homo ont un diplôme universitaire, soit 20 points de plus que les personnes en couples hétéros. «A âge comparable, elles restent plus diplômées que les autres», conclue l’institut de statistiques.

Plus diplômés, plus urbain aussi: les trois quarts de ces personnes vivent dans des grands pôles urbains, contre seulement 56% des personnes en couple de sexe différent. Et 30% résident en Île-de-France (contre 17 % des personnes en couple hétéro). «Cette résidence plus fréquente dans les grandes villes reste vraie à âge et diplôme équivalents. Elle peut être favorisée par une plus grande facilité des rencontres et une plus forte acceptation de l’homosexualité dans les milieux urbains, la vie privée restant plus confidentielle dans une grande ville. Elle peut aussi s’expliquer par la présence plus rare d’enfants dans ces couples, plus en adéquation avec un environnement urbain», note l’Insee.

Vous avez des enfants?

Sur l’homoparentalité, l’étude est intéressante aussi: environ une personne en couple de même sexe sur dix réside (au moins une partie du temps) avec au moins un enfant qu’elle déclare comme le sien (celui d’un membre du couple ou des deux) – contre 53% dans les couples hétéros. Pour la plupart, ces enfants sont nés d’une union hétérosexuelle précédente, et les enfants sont alors partagés. Comme on pouvait s’y attendre, ces couples homos qui vivent au moins une partie du temps avec un enfant sont majoritairement des femmes (huit fois sur dix environ).

Après 35 ans, la majorité des personnes en couple de même sexe est pacsée, apprend-on encore. Si, chez les couples hétéros, 74% sont mariés et 4% pacsés (le reste vit en concubinage), pour les couples homos, la proportion des personnes pacsées est en effet de 55% après 35 ans – et cela n’augmente pas vraiment pour les couples plus âgés, ce qui «peut en partie s’expliquer par le fait que le pacs n’existait pas au début de l’union pour les mises en couple les plus anciennes».

En couple, mais parfois séparés

Au final, et sans surprise, la part des couples pacsés parmi les couples homos est supérieure à la part de couples pacsés parmi les couples de sexe différent. Mais elle reste inférieure à la part des couples pacsés ou mariés parmi ces derniers.

Dernière info: les couples homos, gays comme lesbiens, résident moins souvent avec leur conjoint que les personnes en couple hétéro: 16% déclarent ne pas vivre dans le même logement que leur conjoint, soit 12 points de plus que les personnes en couple de sexe différent. Une différence qui reste marquée à tous les âges.

Voir enfin:

AVEC LE « MARIAGE POUR TOUS », LE MEILLEUR DES MONDES?..

H. Gizardin

09 janvier 2013

De nombreux experts et pédopsychiatres se sont exprimés sur les conséquences pour les enfants, et donc l’avenir de notre société du mariage dit « Pour tous »! Ils mettent en avant le Droit DE l’ enfant contre le Droit À l’enfant, ce qui suffirait amplement pour convaincre les indécis.

Mais je continue de dessiner des conséquences et extrapolations ubuesques que peu de débateurs ont explorées. Scénarios de fiction face aux œillères roses des adhérents forcenés à la proposition 31 du candidat Hollande…

Déjà une nouvelle disposition administrative (héritage de Roselyne Bachelot) qui fait peu d’échos est désormais en vigueur pour les documents officiels. Le terme de « Mademoiselle » est supprimé! Il connotait trop l’état sexuel de la personne et la discriminait. Désormais donc, une petite fille devra être interpellée « Madame » à l’école ou dans toute administration! Délicieux parfum protocolaire de l’ ancien régime.

Mais heureusement elle demeure donc de sexe féminin aux yeux de la société…

Le mariage homosexuel qui permettra l’adoption, la PMA ou la location d’un ventre géniteur fera entrer dans ces familles des enfants venus d’ailleurs ou de nulle part. Nés de mère porteuse, d’abandon ou sous X, ils seront les enfants de Pierre, P1 et d’André, P2 . Dans un couple féminin, un enfant pourra être descendant génétique de Jeanne, P1 (ou P2).

À la première génération, il sera aisé de leur donner le patronyme des deux associés . Mais j’imagine que le le législateur saura voir plus loin. Le bambin aura donc le choix de sa « généalogie » à 18 ans?

Je suggère que la photo de la carte d’identité, soit remplacée par un code barre renvoyant à une identité ADN enregistrée en préfecture. De même pour la carte Vitale débarrassée aussi des 1 et 2 initiaux du numéro de sécurité sociale, qui créent une détestable inégalité entre sexes.

Quant au Livret de « Famille » il devra s’affranchir des ascendants au bénéfice également du seul ADN (en l’état actuel de la génétique).

Lors de mariage de sujets de cette nouvelle génération, les bans devront logiquement être remplacés par la publication des identités génétiques respectives, permettant pour un objecteur (y compris étranger) de se faire connaître avant comparution devant le maire.

Il est évident que deux individus non porteurs de la même identité pourront , au nom de cette liberté chaudement acquise, convoler et même procréer par voies classiques, dont beaucoup garderont encore le goût…

Ce qui ouvrira la possibilité d’union entre frères et/ou sœurs d’un même foyer homoparental. Très commode pour le regroupement familial et une organisation néo tribale!..

L’amour étant, pour les promoteurs de la Loi, le fondement du mariage pour TOUS, il n’y aura aucune objection de principe à permettre également des poly-unions, ce qui devrait satisfaire les tenants de la polygamie ancestrale et explique peut-être le silence contenu des musulmans dans le débat public?

Après divorces et générations postérieures, le problème se compliquera que je n’ai pas encore simulé ou anticipé!..

Mais je promets du bonheur aux fonctionnaires de l’état civil, aux notaires, aux juges des affaires conjugales (on ne saurait dire désormais « matrimoniales ») et aux traceurs de généalogies…

Rappel 1: Taubira

Rappel bis: Exeption française

Rappel ter:Normalitude

4 commentaires pour Société: Pourquoi le mariage pour tous est le meilleur des mondes pour les enfants (Marriage for all: Give them committed parents, a biological connection and a stable home !)

  1. […] La famille nucléaire biologiquement intacte et stable semble être, même si c’est une fausse impression, une espèce en voie de disparition. Cependant, elle demeure l’environnement le plus sain et sécurisant pour le développement de l’enfant. […] Ce qu’affirmaient les sociologues Sarah McLanahan et Gary Sandefur en 1994 reste une réalité : ” S’il nous était demandé de concevoir un système destiné à répondre aux besoins essentiels de l’enfant, nous finirions probablement par inventer quelque chose d’assez proche de l’idéal d’une famille avec deux parents.” Ses avantages sont amplement démontrés : accès au temps et à l’argent de deux adultes, un système d’équilibre des pouvoirs, une double connexion biologique à l’enfant, le tout renforçant la “probabilité que les parents s’identifient à l’enfant et soient capable de se sacrifier pour cet enfant, ce qui réduirait la probabilité que l’un des parents abuse de l’enfant. Mark Regnerus […]

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