Désinformation: L’autre négationnisme caché des massacres musulmans en Inde (Was There an Islamic « genocide » of Hindus?)

Great Mogul And His Court Returning From The Great Mosque At Delhi India - Oil Painting by American Artist Edwin Lord Weeks.jpg
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The Mohammedan Conquest of India is probably the bloodiest story in history. It is a discouraging tale, for its evident moral is that civilization is a precarious thing, whose delicate complex of order and liberty, culture and peace may at any time be overthrown by barbarians invading from without or multiplying within. The Hindus had allowed their strength to be wasted in internal division and war; they had adopted religions like Buddhism and Jainism, which unnerved them for the tasks of life; they had failed to organize their forces for the protection of their frontiers and their capitals, their wealth and their freedom, from the hordes of Scythians, Huns, Afghans and Turks hovering about India’s boundaries and waiting for national weakness to let them in. For four hundred years (600-1000 A.D.) India invited conquest; and at last it came. Will Durant (The Story of Civilization: Our Oriental Heritage, 1935)
La conquête musulmane en Inde fut probablement la plus sanglante que l’humanité ait jamais vue. C’est une histoire décourageante, car sa morale évidente c’est que la civilisation est une chose bien précieuse, dont l’ordre complexe et la liberté peuvent être à tout moment piétinés par des barbares qui envahissent du dehors et se multiplient au dedans. Will Durant
Pendant près de CINQ mois, les musulmans s’employèrent à tout détruire, les temples, les palais, les magnifiques résidences. Les scènes de massacre et d’horreur dépassèrent, disent les témoins, tout ce que l’esprit peut imaginer. Et il ne resta de la plus belle et la plus prospère cité de l’Inde que quelques ruines fumantes. Will Durant (description du sac par Husain Nizam Shah de la ville de Vijaynagar en 1565, capitale du dernier grand empire Hindou)
The levies it had to pay were so crushing that one catastrophic harvest was enough to unleash famines and epidemics capable of killing a million people at a time. Appalling poverty was the constant counterpart of the conquerors’ opulence. Braudel
Growth of Muslim Population in Medieval India (1000-1800) is a book by K. S. Lal published in 1973. The book assesses the demographics of India between 1000 CE and 1500 CE. On the basis of the available historical evidence, K.S. Lal concluded that the population of India in 1000 was about 200 million and in 1500 was about 170 million. He says, however, that « any study of the population of the pre-census times can be based only on estimates, and estimates by their very nature tend to be tentative. » Lal estimates that about 60 to 80 million people died in India between 1000 and 1525 as a result of the Islamic invasion of India. He concluded that about 2 million people died during Mahmud of Ghazni’s invasions of India alone. Wikipedia
The author is known for his detailed studies of the Khalji dynasty and of the fifteenth-century Delhi Sultanate. He is well versed in the sources of medieval North Indian history. In the present study he has assembled almost all the conceivably relevant data and for this reason it will remain of value as a compendium of references. Yet the unknown variables are so great and the quality of the data yielded by our sources so poor that almost any detailed general estimates of population based upon them must appear wilful, if not fantastic. Simon Digby
The number of victims of this persecution surpasses that of the Nazi crimes. … The Islamic reports on the massacres of Hindus, destruction of Hindu temples, the abduction of Hindu women and forced conversions, invariably express great glee and pride. … In my study of the Ayodhya controversy, I noticed that the frequent attempts to conceal or deny inconvenient evidence were an integral part of a larger effort to rewrite India’s history and to whitewash Islam. It struck me that this effort to deny the unpleasant facts of Islam’s destructive role in Indian history is similar to the attempts by some European writers to deny the Nazi holocaust. European negationists applaud Hitler’s reign and deny its horrors. Indian negationists eulogize Islamic rule and deny its millionfold murders and the catastrophe it wrought in Indian cultural, political and religious life. Koenraad Elst
A partir du moment où les musulmans arrivèrent dans l’Inde, l’histoire de l’Inde n’a plus grand intérêt car elle devient une longue et monotone série de meurtres, de massacres, de spoliations, de destructions, toujours au nom de la foi, du dieu unique, dont ils se croient les agents. Alain Daniélou
Un autre de ces féroces conquérants s’appelait Babour, illustre pour ses massacres inutiles. Babour ne cachait pas que son but final était la destruction, ou bien l’esclavage total de la race hindoue. C’est justement Babour qui détruisit le temple d’Ayodhya au 16è siècle et fit construire une mosquée à sa place. 400 ans plus tard, une poignée de militants hindous rasèrent la mosquée d’Ayodhya; la communauté musulmane en fut tellement outrée qu’il s’ensuivit des terribles émeutes inter-religieuses, particulièrement à Bombay, qui firent près de 2000 morts. Aujourd’hui, Ayodhya est devenu un symbole en Inde: les musulmans exigent sa reconstruction, oubliant qu’ils ont détruit en Inde des millions de temples et qu’aujourd’hui encore les Pakistanais et les Bangladeshis s’attaquent encore lors de pogroms (tel celui que Taslima Nasreen décrit dans son livre « la honte ») aux derniers temples hindous. Quant aux nationalistes hindous, ils insistent pour y reconstruire le temple dédié à Rama, un de leurs dieux les plus chéris. Autre empereur sanglant, Shah Jahan, célèbre pour avoir fait construire une des sept merveilles du monde, le fabuleux Taj Mahal; mais l’homme en lui-même était un monstre: il fit crever les yeux de son frère Shahryar, dépêcha dans l’autre monde tous ses rivaux potentiels, fit mettre à mort deux de ses fils et fit couper en petits morceaux le prince afghan Lodi. C’est cependant un autre de ses fils, Aurangzeb, qui fut le plus cruel des empereurs moghols. Lorsque les célèbres Mahrattes de Shivaji, le dernier nationaliste hindou, s’élevèrent contre lui, Aurangzeb réussit à faire prisonnier Shambuji, le fils de Shivaji, ainsi que son ministre Kavi-Kalash. Il les fit torturer scientifiquement pendant trois semaines; puis on les coupa en petits morceaux, jusqu’à ce qu’ils meurent le 11 mars 1689; toute l’Inde en pleura. François Gautier

Après le tabou sur la traite arabe,… l’omerta sur les massacres musulmans en Inde !

Suite à la récente mise en pièces médiatique d’une Véronique Genest singulièrement peu préparée face à des contradicteurs bardés eux de leurs certitudes et de leurs fiches …

Et à sa tentative notamment d’évoquer, au-delà de l’évident biais anti-israélien de la plupart de nos médias, les massacres massifs qui ont marqué la conquête musulmane de l’Inde …

Retour, au-delà de l’apparente difficulté à fixer des chiffres (les dizaines de millions évoquées sont de l’aveu lui-même de l’historien indien Lai une estimation par définition difficilement vérifiable et les termes de génocide et holocauste employés par Elst et Gautier probablement excessifs) et avec les quelques passionnés ou courageux qui restent …

Sur l’étrange omerta générale qui semble affecter la question …

Y compris et d’ailleurs d’abord en Inde même où, comme nous avons pu nous-même brièvement le vérifier lors d’une récente visite des certes magnifiques restes laissés entre la capitale et le Rajahstan par cette sanglante conquête, prospère pourtant le plus tranquille des anti-britannicismes ..

L’Islam en Inde

François Gautier

« L’impact de l’islam en Inde » fut cataclysmique écrit l’indianiste français Louis Frederick dans son ouvrage ‘L’Islam de l’Inde’. La destruction de toutes les statues, dont les Bouddhas géants de Bamiyan, ordonnée par les Taliban, vient nous rappeler que treize siècles après la naissance du Prophète, ses injonctions sont encore prises au pied de la lettre.

En l’an 570 naissait le prophète Mahomet et à partir de 632, les invasions arabes commencèrent à pénétrer en Inde. Il ne s’agit pas ici de faire une critique de l’islam, qui a laissé un merveilleux héritage dans le sous-continent indien. Car l’Islam ne tue pas l’âme d’un pays, il assimile sa culture, comme il l’a fait ici. L’architecture moghole, par exemple, préserva en Inde la parfaite symétrie linéaire du dessin musulman, en lui donnant une plus grande humanité; la musique vocale quawali, qui a charmé des générations d’Indiens et qui commence à se faire connaître dans le monde occidental grâce à feu Nusrat Fateh Ali Khan, emprunta à la tradition hindoustanie; le concept du zéro fut inventé par les Indiens, mais les Arabes s’en emparèrent pour en faire un système mathématique. Enfin et surtout, le soufisme est né de la fusion de l’Islam avec l’Advaita, une des branches de l’hindouisme, et représente encore aujourd’hui l’aspect le plus mystique, le plus tolérant du monde islamique.

Pourtant, l’islam écrasa l’hindouisme impitoyablement, car les hindous se prosternent devant des images et des dieux de pierre et cela en fait les pires ennemis de l’Islam. Et le Prophète n’a-t-il pas dit:  » tu n’adoreras pas des idoles de pierre « ? C’est pourquoi, les Arabes, lorsqu’ils envahirent l’Inde, ne se sentirent jamais coupables de tuer tant d’Hindous. Au contraire, c’était une obligation, un devoir sacré: Jihad fi Sabilillah,  » la guerre sainte pour la plus grande gloire d’Allah « . Disons le tout de suite: les massacres perpétrés par les Arabes en Inde sont sans parallèle dans l’histoire mondiale. Plus encore que l’holocauste des Juifs par les Nazis, ou le massacre des Arméniens par les Turcs, plus considérables même que la tuerie des Incas et des Aztèques aux mains des Espagnols. On ne dira jamais assez l’incroyable mal qui fut fait à la culture indienne, à sa population, à sa civilisation et à son environnement pendant dix siècles d’invasions successives.  » A partir du moment où les musulmans arrivèrent dans l’Inde, l’histoire de l’Inde n’a plus grand intérêt, écrit l’historien français Alain Daniélou, car elle devient une longue et monotone série de meurtres, de massacres, de spoliations, de destructions, toujours au nom de la foi, du dieu unique, dont ils se croient les agents ». Chaque nouvel envahisseur bâtissait littéralement sa montagne de crânes Hindous. Ainsi la conquête de l’Afghanistan en l’an 1000 fut suivie par l’annihilation de l’ENTIERE population hindoue de cette région, qu’on appelle toujours d’ailleurs  » Hindu Kush « , le massacre des Hindous. Les Sultans Bahmani, qui gouvernaient en Inde centrale, s’étaient fixé un quota de 100.000 Hindous par an et semblent s’y être tenus. Mais en 1399, le célèbre Teimur fit mieux, il tua 100.000 hindous en UNE SEULE JOURNEE, un record. L’historien américain Will Durant estime quant à lui  » que la conquête musulmane en Inde fut probablement la plus sanglante que l’humanité ait jamais vue. C’est une histoire décourageante, car sa morale évidente c’est que la civilisation est une chose bien précieuse, dont l’ordre complexe et la liberté peuvent être à tout moment piétinés par des barbares qui envahissent du dehors et se multiplient au dedans « . (Notre héritage oriental. New York 1972, p.459). Mais les massacres musulmans les plus sanglants furent perpétrés après le 14ème siècle, aux mains des Moghols. Durant cite le sac par Husain Nizam Shah de la magnifique ville de Vijaynagar en 1565, capitale du dernier grand empire Hindou  » qui était comme une île de raffinement, de chevalerie et de beauté au milieu d’une Inde brisée et sanglante « . Ce fut une horreur apocalyptique:  » Pendant près de CINQ mois, les musulmans s’employèrent à tout détruire, les temples, les palais, les magnifiques résidences. Les scènes de massacre et d’horreur dépassèrent, disent les témoins, tout ce que l’esprit peut imaginer. Et il ne resta de la plus belle et la plus prospère cité de l’Inde que quelques ruines fumantes « .

Un autre de ces féroces conquérants s’appelait Babour, illustre pour ses massacres inutiles. Babour ne cachait pas que son but final était la destruction, ou bien l’esclavage total de la race hindoue. C’est justement Babour qui détruisit le temple d’Ayodhya au 16è siècle et fit construire une mosquée à sa place. 400 ans plus tard, une poignée de militants hindous rasèrent la mosquée d’Ayodhya; la communauté musulmane en fut tellement outrée qu’il s’ensuivit des terribles émeutes inter-religieuses, particulièrement à Bombay, qui firent près de 2000 morts. Aujourd’hui, Ayodhya est devenu un symbole en Inde: les musulmans exigent sa reconstruction, oubliant qu’ils ont détruit en Inde des millions de temples et qu’aujourd’hui encore les Pakistanais et les Bangladeshis s’attaquent encore lors de pogroms (tel celui que Taslima Nasreen décrit dans son livre « la honte ») aux derniers temples hindous. Quant aux nationalistes hindous, ils insistent pour y reconstruire le temple dédié à Rama, un de leurs dieux les plus chéris.

Autre empereur sanglant, Shah Jahan, célèbre pour avoir fait construire une des sept merveilles du monde, le fabuleux Taj Mahal; mais l’homme en lui-même était un monstre: il fit crever les yeux de son frère Shahryar, dépêcha dans l’autre monde tous ses rivaux potentiels, fit mettre à mort deux de ses fils et fit couper en petits morceaux le prince afghan Lodi. C’est cependant un autre de ses fils, Aurangzeb, qui fut le plus cruel des empereurs moghols. Lorsque les célèbres Mahrattes de Shivaji, le dernier nationaliste hindou, s’élevèrent contre lui, Aurangzeb réussit à faire prisonnier Shambuji, le fils de Shivaji, ainsi que son ministre Kavi-Kalash. Il les fit torturer scientifiquement pendant trois semaines; puis on les coupa en petits morceaux, jusqu’à ce qu’ils meurent le 11 mars 1689; toute l’Inde en pleura.

A la fin de son règne, les coffres de l’état étaient vides, la merveilleuse culture indienne, ses arts, sa musique, avaient été bannis et les Hindous, une fois de plus étaient hantés par une terrible persécution. Mais les malheurs des Hindous n’étaient pas terminés. L’Iranien Nadir Shah attaqua Delhi en 1739 et pendant une semaine entière, ses soldats massacrèrent tous les habitants, hommes, femmes et enfants, saccagèrent tout et rasèrent totalement la campagne environnante, afin que les éventuels survivants n’aient rien à manger. Nadir Shah repartit en Iran avec 10.000 chevaux, des trésors d’art inestimables, dont le fameux diamant Kohinoor et le trône du Paon utilisé plus tard par le Shah d’Iran, ainsi que 150 millions de roupies en or, une fortune pour l’époque. Du coup, la dynastie moghole en devint si affaiblie, que l’Inde fut mûre pour les colonisateurs européens.

Chapitre 7

La négation des atrocités musulmanes en Inde

Il y eut naturellement des intermèdes, sous de « bons » Califes mais le fanatisme destructeur reprit toujours finalement le dessus.

(A. Daniélou)

Grâce à l’abbé Pierre, à Roger Garaudy et à bien d’autres encore, nous savons aujourd’hui que le révisionnisme, quand il s’applique à l’Histoire, c’est la négation des grands génocides commis par l’homme contre l’homme. Le plus connu des cas, c’est bien sûr l’extermination des 6 millions de juifs par les nazis, au nom d’une monstrueuse idéologie aryenne, telle que la concevait Hitler. Mais on pourrait également citer le massacre des 1,5 millions d’Arméniens par les Turcs, du million de Tibétains aux mains des Chinois, ou des 3 millions de Russes par Staline. Tous ces massacres sont des faits historiques qui ont été niés par ceux qui les ont perpétrés. Mais nier n’est pas un mot suffisamment fort. Ils ont fait l’objet d’une campagne de désinformation systématique, qui employa mille et un trucs – habiles ou grossiers, demi-vérités ou moitié de mensonge – et introduisant une telle confusion, que personne ne sait plus où est la vérité. Quelquefois ce sont les chiffres qui sont niés ou passés aux oubliettes de l’histoire. Ainsi, même si nos livres d’histoire gardent un silence discret sur ses conséquences humaines, la conquête espagnole du continent sud-américain fut sans aucun doute l’une des plus sanglantes de l’Histoire. Certains historiens ont estimé que sur les 90 millions d’âmes que comptait le continent sud-américain en 1492, 30 millions seulement survécurent aux Espagnols, terribles chiffres en vérité.

Mais saviez-vous que la conquête des musulmans en Inde fut plus terrifiante encore ? Car si dans le reste du monde, que ce soit en Asie, en Afrique ou même en Yougoslavie, des populations entières choisirent de se convertir à l’islam plutôt que de subir la mort, les hindous, excepté une minorité appartenant aux castes les plus défavorisées, refusèrent d’embrasser l’islam – et les massacres furent horrifiants. Des villes entières furent brûlées et leurs populations passées au fil de l’épée. Chaque campagne successive fit des dizaines de milliers de victimes et des millions de femmes et d’enfants furent emmenés en esclavage. Chaque nouvel envahisseur bâtissait littéralement sa montagne de crânes hindous. Ainsi la conquête de l’Afghanistan en l’an 1000 fut suivie par l’annihilation de l’ENTIÈRE population hindoue de cette région, qu’on appelle toujours d’ailleurs « Hindu Kush », le massacre des hindous. Les Sultans Bahmani, qui gouvernaient en Inde centrale, s’étaient fixé un quota de 100 000 hindous par an et semblent s’y être tenus. Mais en 1399, le célèbre Timur fit mieux, il tua 100 000 hindous en UNE SEULE JOURNÉE, un record. Le Professeur K.S. Lal dans son livre La Croissance de la Population musulmane en Inde estime qu’entre les seules années 1000 à 1525, 80 millions d’hindous furent tués, (sans parler des famines et autres calamités naturelles engendrées par la guerre), « sans doute le plus grand holocauste de l’histoire de l’humanité », affirme-t-il.

Mais aujourd’hui ce terrible épisode de l’histoire de l’Inde a été occulté : c’est à peine si les nombreuses Histoires de l’Inde, que nous utilisons comme référence, telle celle de Jacques Dupuis, y font allusion. Par exemple, après avoir pourtant réitéré, sans doute parce que cela fait partie de l’histoire officielle, que « Timur, lorsqu’il s’empara de Delhi, fit mettre à mort de sang-froid 100 000 prisonniers – la population de Delhi fut massacrée pendant plusieurs jours et les têtes des victimes s’entassaient en énormes pyramides », Dupuis postule trois lignes plus bas : « Il y eut bien des conversions forcées, surtout au début : un certain nombre d’hindous embrassèrent l’islam pour échapper à la mort. Mais lorsque le pouvoir des sultans musulmans fut établi en Inde, l’attrait des avantages sociaux fut plus efficace que la contrainte. En effet l’égalitarisme musulman efface toute distinction officielle entre les conquérants et les hindous convertis : celui qui s’est converti à l’islam devient en principe, l’égal des vainqueurs. » [1] Nous reviendrons sur ce mot égalitarisme, qui a été si souvent utilisé par les révisionnistes marxistes pour nier le massacre des hindous.

Cependant quelques historiens se sont élevés contre ce négationnisme flagrant. Parmi eux, l’historien et sociologue belge Koenraad Elst, qui dans un livre remarquable, Negationism in India, traite de la négation des atrocités musulmanes en Inde. Cette négation des atrocités musulmanes, argue Elst, a gommé tout un chapitre capital de l’histoire indienne, le faisant disparaître non seulement des manuels d’histoire, mais aussi de la mémoire des Indiens. Car contrairement aux juifs, par exemple, qui ont constamment essayé depuis l’holocauste de garder vivante la mémoire de leurs six millions de martyrs, l’intelligentsia marxiste indienne a sciemment choisi de passer sous silence le génocide des hindous par les musulmans. Il n’est pas question de vengeance : « Les juifs d’aujourd’hui veulent-ils se venger de l’Allemagne contemporaine ? écrit-il. Non, le souvenir d’un holocauste sert uniquement à apprendre aux générations suivantes à ne pas répéter les erreurs d’hier ; c’est sa seule raison d’être. Voilà pourquoi les commémorations sont toujours importantes, que ce soit celles de l’holocauste juif ou l’anniversaire de la fin de la Deuxième Guerre mondiale, qui vit tant d’horreurs. » [2] Mais malheureusement, la persécution des hindous continue aujourd’hui dans le sous-continent : les 250 000 hindous qui vivaient encore dans la vallée du Cachemire jusqu’à il y a quelques années (ils étaient 1 million au début du siècle et 3 millions en 1825), ont fui la terre de leurs ancêtres, après une campagne de terrorisme organisée par les séparatistes musulmans. Et en Afghanistan, les moudjahidins, lorsqu’ils prirent le pouvoir après le départ des Soviétiques, chassèrent les 50 000 hindous qui étaient là depuis plusieurs générations. On ne vous parle pas des minorités hindoues oppressées dans les pays musulmans d’Asie du Sud, que ce soit au Bangladesh ou au Pakistan, où pogroms et destructions de temples, sont encore monnaie courante, comme Taslima Nasreen le raconte dans son livre Lajja (La Honte). Une mémoire collective ne devrait jamais être occultée, même si c’est dans le but de ne pas froisser une minorité ethnique ou religieuse.

Mais c’est justement ce qui s’est passé en Inde, où ce sont les hindous eux-mêmes qui ont constamment nié le génocide musulman. L’écrivain communiste M.N. Roy n’a-t-il pas écrit : « L’islam a rempli en Inde une mission d’égalitarisme et qu’en cela il fut bien accueilli par les castes défavorisées. » Et il continue : « C’était une question de lutte des classes tout à fait justifiée entre des forces progressives (les musulmans) et les forces féodales (les hindous de haute caste). »

Jawharlal Nehru, le père de l’Inde moderne, semble lui aussi d’accord avec son compatriote : « L’architecture fascinait Mahmud Ghazni [célèbre pour avoir rasé des milliers de temples, en particulier ceux de la ville de Mathura, chère aux hindous parce qu’ils considèrent que c’est le lieu de naissance de Krishna] et il était très impressionné par la ville de Mathura, où il y avait des milliers d’édifices à la gloire de dieu. Mahmud n’était pas un homme religieux ; il était musulman, mais c’était secondaire, car avant tout c’était un soldat et un brillant guerrier.» Quel étonnant éloge d’un homme qui s’était fait un devoir de terroriser et d’humilier l’entière population hindoue ! Nehru et Mr. Roy sont les porte-paroles de cette négation par des hindous du génocide perpétré par les musulmans – négation qui est en fait d’inspiration marxiste. Car, à partir des années 20, toute une génération d’intellectuels indiens se tourne vers l’Union Soviétique. Nehru, grand admirateur de l’idéologie socialiste, à partir de laquelle il façonnera l’Inde indépendante, suit aveuglement la politique soviétique, y compris celle qui fait des juifs des méchants et des arabes les opprimés (l’Inde n’aura pas de relations avec Israël pendant 47 ans, mais par contre, elle s’entendra cordialement avec Saddam Hussain). C’est ainsi que bien avant l’indépendance, trois générations d’historiens, de sociologues et d’intellectuels indiens marxistes s’appliqueront à persuader leurs compatriotes (et le reste du monde) qu’il n’y a jamais eu de génocide des hindous par les musulmans. Ils leur apprendront également à haïr le système des castes et à ridiculiser tout ce qui est hindou, même si l’hindouisme avait fait la grandeur de l’Inde. Et c’est le parti du Congrès de Nehru qui devint le porte-parole officiel de cette cause-là. Écoutez ce qu’en dit Daniélou : « Le Congrès attaquait partout les hindous en cherchant à les ridiculiser, en exagérant énormément les histoires d’intouchabilité, de culte des vaches, etc.» La Mecque intellectuelle du marxisme nehruvien en Inde se situe à New Delhi, au sein de la prestigieuse Jawaharlal Nehru University. C’est là que les intellectuels indiens façonnèrent le mythe musulman, celui des méchants brahmanes et des bons intouchables, en s’attardant sur le génie bienveillant des Moghols. Ainsi, dans le célèbre livre Communalism and the writing of Indian history, Romila Thapar, Harbans Mukhia et Bipan Chandra, professeurs à la JNU, nient le génocide, en le remplaçant par un conflit de classes : « Les musulmans libérèrent les castes défavorisées en leur donnant accès à l’islam ». La redoutable Romila Thapar, une sommité intellectuelle en Inde, a publié par ailleurs chez Penguin, en collaboration avec l’historien britannique Percival Spear, une Histoire de l’Inde où elle écrit : « La supposée intolérance d’Aurangzeb n’est rien d’autre qu’une légende hostile basée sur quelques actes épars, comme l’érection d’une mosquée sur un temple à Bénarès. »

Quels sont les faits ? Aurangzeb (1658-1707), ne construisit pas seulement une énorme mosquée sur le Kashi Vishvanath, le plus vénérable temple de Bénarès, la ville sainte hindoue, temple qu’il avait auparavant fait raser, il ordonna la destruction de TOUS les temples en Inde, dont celui de Krishna à Mathura, un des plus sacrés du pays, le temple de Somnath au Gujarat qui fut rebâti après avoir été déjà détruit par d’autres arabes, celui de Vishnu qui fut remplacé par la mosquée d’Alamgir qui surplombe Bénares, ou le temple Treka-ka-Thakur à Ayodhya, et fit construire des mosquées à leur place. Le nombre de temples détruits par Aurangzeb se compte non pas en centaines mais en milliers. D’ailleurs, Aurangzeb était fier de ses actes. Aussi les faisait-il noter dans les chroniques officielles de sa cour : « Aurangzeb ordonna à tous les gouverneurs de province de détruire tous les temples et toutes les écoles des païens et de mettre radicalement fin à tous les enseignements et les pratiques païennes. » Ou encore : « Hasan Ali Khan, gouverneur de Jodhpur (au Rajasthan), fit savoir à Aurangzeb que 172 temples furent détruits dans son district… Sa Majesté se rendit le lendemain à Chittor et 63 temples furent rasés… Abu Darab sommé de détruire le temples à idoles d’Amber, informa l’empereur qu’il avait déjà rasé 66 d’entre eux dans son district…»

Aurangzeb ne se contenta pas de détruire des temples, il fit aussi éliminer les païens : « Ahmed Khan fit savoir à Sa Majesté que 2 000 hindous furent exécutés parce qu’ils continuaient leurs abominations religieuses. » Le gourou sikh Tegh Bahadur fut décapité parce qu’il protestait contre les conversions forcées d’Aurangzeb. Et même le propre frère de l’empereur, Dara Shikoh, fut exécuté pour s’être intéressé à la religion hindoue. Comme on peut le constater, l’image d’un Aurangzeb bienveillant propagée par Romila Thapar et Percival Spear, est totalement fausse. Malheureusement, même la respectable Encyclopedia Britannica ne mentionne aucune persécution des hindous dans son chapitre sur la période moghole, excepté : « Firuz Shah Tuglak [qui] essaya sans grand succès de convertir ses sujets et les persécuta quelquefois » ! ! !

Mais les païens étaient trop nombreux pour qu’on puisse les exterminer tous et la religion hindoue était si bien ancrée dans le cœur des Indiens qu’elle ne fut jamais conquise. Elle se retira tout simplement dans le secret des maisons, dans le cœur de ses fidèles et fut préservée par l’admirable volonté des brahmanes. Réalisant ainsi qu’ils ne seraient jamais capables de conquérir cette religion extraordinaire, les empereurs musulmans décidèrent de permettre aux impies de devenir zimmis, citoyens de deuxième classe, soumis à 20 conditions, chacune plus humiliante l’une que l’autre, dont le lourd impôt, dit de tolérance : jizya. « C’est à cause de cette loi hanifite, écrit Elst, que la plupart des chefs musulmans en Inde se considérèrent désormais exempts du devoir de génocide envers les hindous. » La dernière djihad contre les hindous fut menée à la fin du 18ème siècle par Tippu Sultan, canonisé plus tard par l’histoire pour avoir combattu les Anglais au côté des Français, mais qui en réalité était fanatiquement anti-hindou. Dès le début du 19ème siècle, à la suite de la mutinerie de 1857 contre les Anglais, à laquelle les musulmans prirent part afin de reprendre le pouvoir en Inde, les musulmans indiens sombrèrent généralement dans l’apathie et l’analphabétisme, de par le refus de leurs mollahs à les encourager à l’éducation britannique (alors qu’une minorité intellectuelle hindoue s’y attela) et leur nostalgie du passé « glorieux ». Mais le négationnisme avait déjà pris racine en Inde.

Ainsi, Aligarh, une des universités les plus importantes en Inde, réservée en majorité aux musulmans (qui exigèrent des Anglais la ségrégation de l’éducation, afin de préserver la pureté de leur religion), vit la naissance de plusieurs mouvements islamiques militants. De surcroît, c’est là que fermenta au début des années 30 l’idée d’un état séparé pour les musulmans après le départ des Britanniques, idée qui engendra la création du Pakistan. C’est également là que fut élaborée la tentative de certains historiens musulmans, tel Mohamed Habib, de réécrire l’histoire de l’Inde, en particulier la période qui traite des invasions musulmanes. En 1920, Habib commença à rédiger son magnum opus, dont la structure repose sur quatre grandes théories : 1) Les chroniques et biographies écrites par les musulmans eux-mêmes relatant les massacres des hindous ou la mise en esclavage de leurs femmes et enfants et la destruction de leurs temples, « étaient le plus souvent des exagérations de poètes de cour ». 2) Il y eut bien « quelques » atrocités, mais qu’elles furent commises par des Turcs, « ces sauvages venus des steppes ». 3) La destruction des temples hindous eut lieu « parce qu’ils regorgeaient d’or et d’argent et que tout naturellement les armées musulmanes les pillèrent ». 4) Il n’y eut pas de conversions forcées d’hindous à l’islam, « mais la population, d’elle-même, décida de choisir la charia contre la loi hindoue (Smriti), car ils étaient tous opprimés par les brahmanes… »

Malheureusement pour Habib et son école, les envahisseurs musulmans ont minutieusement documenté le massacre des hindous, car ils étaient constamment persuadés qu’ils faisaient leur devoir. Mahmud Ghazni (997-1030) par exemple, n’était pas un barbare des steppes, bien qu’il fut Turc ; c’était un patron des arts et de la littérature, qui récitait des vers du Coran tous les soirs après avoir tué sa quote-part d’infidèles et rasé les temples des païens. Firuz Shah Tughlak (1351-1388) mentionné plus haut, était également connu pour sa grande piété : « Le jour du grand festival hindou, je me suis rendu là-bas moi-même et j’ai ordonné l’exécution non seulement des prêtres, mais aussi de tous les pratiquants de cette abomination… J’ai détruit leurs temples et construit des mosquées à leur place ». Finalement, comme le remarque Elst : « Les fanatiques musulmans n’étaient que les exécutants fidèles des commandements coraniques. »

Autre exemple de négationnisme flagrant plus près de chez nous : L’Histoire de l’Inde Moderne, que nous avons déjà mentionnée. Après avoir souscrit à l’habituelle théorie des « mythiques Aryens », accusé Shiva, deuxième divinité de la trinité hindoue, « d’incarner des forces obscures », et bien sûr, usé du mot « fanatiques » pour décrire les hindous qui rasèrent la mosquée d’Ayodhya, les auteurs s’empressent de faire l’éloge des Moghols et de passer sous silence tous leurs crimes.

Dans le chapitre consacré par exemple à Vijayanagar, qui fut le dernier grand empire hindou des Indes, un des plus beaux, celui qui symbolisait une renaissance hindoue après 9 siècles de conquête musulmane, on ne peut s’empêcher de percevoir l’inimitié de l’auteur (7 historiens ont co-écrit cette histoire) pour l’hindouisme. On accuse d’abord les deux jeunes princes fondateurs de Vijayanagar, qui furent convertis de force à l’islam, d’avoir « renié l’islam » aussitôt remis en liberté ; puis on souligne « l’ambition des brahmanes » qui se servirent de ces princes renégats pour reconquérir leur pouvoir perdu aux mains des Arabes. [3] On mentionne ensuite « l’insatiable exigence du pouvoir central (hindou, bien sûr), à l’égard de ceux qui lui étaient soumis », [4] en oubliant de mentionner qu’à Vijayanagar les hindous connaissaient enfin la liberté du culte, qu’on ne les tuait pas, qu’on ne rasait pas leurs temples, qu’on ne violait pas leurs femmes, qu’on n’envoyait pas leurs enfants en esclavage. On qualifie par ailleurs Vijayanagar de « royaume guerrier », [5] comme si les hindous avaient le privilège du militantisme et qu’il leur fallait baisser les bras devant l’ennemi musulman, le belliciste sans pitié par excellence… Et tout cela finalement pour passer en exactement sept mots sur l’horrible sac de Vijayanagar : « Pillages et massacres durèrent trois jours entiers », ajoutant, pour bien montrer la magnanimité des Moghols : « Les sultans laissèrent à chacun ses prises, joyaux, esclaves, tissus précieux, ne gardant que les éléphants chargés de trésor. » [6] Que de pages et de pages qui sous-entendent l’esprit fanatique des hindous, la cupidité des brahmanes et le pouvoir absolu des maharajas (en l’occurrence le merveilleux Krishna Deva Raya), et si peu sur un des massacres les plus terribles, les plus inutiles, les plus monstrueux de l’histoire de l’Inde. Voilà bien du du négationnisme !

Mais les auteurs de L’Histoire de l’Inde Moderne ne se contentent pas de dénigrer les hindous, ils glorifient aussi les musulmans, en particulier les Moghols (ce livre aurait dû d’ailleurs prendre le titre de l’un de ses chapitres : « La Splendeur moghole »). Babur par exemple, ce monstre qui tua des centaines de milliers d’hindous et rasa des milliers de temples, devient un doux héros aux mains de l’auteur : « Babur avoue franchement dans ses mémoires ne pas aimer l’Inde… Il préfère s’isoler dans les jardins qu’il y construit, avec leur dessin géométrique et leurs canaux en croix, qui évoquent les fleuves du paradis. » (Mon dieu, cet homme est un immense poète qui a la sensibilité à fleur de peau !). D’ailleurs : « Il traduisit en vers un manuel de droit musulman et un traité de morale soufi. » [7] (Voilà un saint qu’il faut canoniser tout de suite pour avoir failli débarrasser le monde de la menace fanatique hindoue !)

Plus loin, l’auteur de ce chapitre, plus que pernicieux, parce qu’il s’adresse à des gens qui sont en général totalement ignorants de l’Inde, se dévoile encore un peu plus lorsqu’il en arrive à Aurangzeb, lequel a la réputation – même aux yeux des musulmans indiens – d’avoir été le plus sanguinaire et le plus pervers des Moghols. « Aurangzeb a concentré sur sa personne la haine des hindous militants qui lui attribuent des destructions systématiques de temples et des conversions forcées massives… cette image manichéenne doit être sérieusement corrigée.» [8] Malheureusement, comme nous l’avons vu, Aurangzeb était si fier de ses actes qu’il les avait fait dûment archiver et qu’ils sont parvenus jusqu’à nous. D’ailleurs, l’auteur est bien forcé de reconnaître quelques lignes plus bas qu’il « fit détruire des temples récents. » Qu’entend-il par « récents » : 1000 ou 2000 ans ? Mais il s’empresse d’ajouter : « L’intransigeance d’Aurangzeb n’était qu’apparente, car il appréciait la littérature mystique persane et fréquentait de nombreux soufis…» [9] Par contre Shivaji, ce prince de la bravoure, héros des hindous, lui qui seul dans un océan de terreur osa s’élever contre les Moghols, ne trouve pas grâce à ses yeux ; « Il s’illustre par son sens de la provocation. »[10] (Ce n’est pas bien de provoquer les pauvres Moghols, ô Shivaji !) « Il put mettre en déroute par traîtrise l’armée de Bijapur. » (Ce qui prouve qu’il ne faut jamais faire confiance à un hindou). D’ailleurs, « Il fait aussi une fausse soumission à Aurangzeb. » (Oh, le traître !) En plus bien sûr, c’est un païen, un idolâtre : « Il ressuscite la vieille cérémonie hindoue du sacre et se pose comme le protecteur des vaches, des brahmanes et des dieux. »[11] (Notez la triple association pernicieuse : vaches, brahmanes et dieux)… On pourrait multiplier les exemples, mais ces quelques passages suffiront à donner un exemple de ce négationnisme flagrant.

Redisons-le une énième fois : les atrocités musulmanes en Inde ne doivent pas être niées, ceci afin que les erreurs d’hier ne soient pas répétées aujourd’hui. Car pensez-vous que l’islam contemporain accepte plus qu’il ne le faisait naguère de coexister avec l’hindouisme ? « Vous pouvez vivre en bonne entente avec une religion dont le principe est la tolérance. Mais comment est-il possible de vivre en paix avec une religion dont le principe est : « je ne vous tolérerai pas ? » [12] se demande Sri Aurobindo. Et c’est vrai : l’hindou a toujours été prêt à tolérer ; il est ouvert aux nouvelles idées, qu’elles soient religieuses, sociales, ou économiques ; et il a une merveilleuse aptitude à l’assimilation – mais toujours à condition que la vérité centrale de l’hindouisme, du dharma, soit respectée.

En septembre 1909, Sri Aurobindo écrivait également : « Toute action qui pourrait soulever une objection chez un certain nombre de musulmans est maintenant passible d’interdiction… sous prétexte qu’elle risque de perturber l’ordre public, et on commence à se demander si l’on n’en viendra pas un jour à interdire le culte dans les temples hindous en invocant ce motif si valable. » [13] Citation ô combien prophétique, car Sri Aurobindo ne pouvait pas savoir que l’Inde serait par exemple la première à interdire le livre de Rushdie (le gouvernement du Congrès ne s’était même pas donné la peine de le lire, mais l’a fait bannir sous le conseil de quelques intellectuels musulmans), éveillant par là même l’attention de l’Iran et provoquant la fatwa de Khomeiny. Sri Aurobindo ne pouvait pas non plus deviner qu’il arrive souvent aujourd’hui en Inde qu’on interdise les processions hindoues, « pour ne pas blesser la sensibilité de la communauté musulmane » ! Étrange coutume pour un pays à majorité hindoue ! C’est comme si le gouvernement français bannissait les processions de la Fête-Dieu, afin de ne pas froisser sa communauté maghrébine.

Sri Aurobindo n’est pas le seul à s’élever contre l’intolérance musulmane, David Frawley postule lui aussi : « La cruelle histoire de l’invasion musulmane de l’Inde, qui fut suivie d’un énorme génocide et de la prise en esclavage de millions d’hindous n’est pas très connue dans le monde, particulièrement en Occident, où l’histoire de l’Inde n’est pas jugée très importante. Certains préféreraient qu’elle n’existât pas du tout ou que l’échelle des atrocités fût insignifiante, ou même que les intentions des musulmans ne fussent pas de convertir, mais uniquement de conquête militaire. D’autres arguent que cet épisode appartenant au passé, nous devrions l’oublier afin de préserver l’harmonie laïcisante de l’Inde. » [14]

La djihad appartient-elle au passé ?

La djihad est-elle terminée aujourd’hui ? « Pas du tout, affirme l’écrivain indien Suhas Majumdar dans son livre : Djihad, la doctrine islamique de la guerre permanente. Ce qu’il faut comprendre c’est qu’aujourd’hui encore le commun des musulmans prend toujours littéralement le message du Coran, bien qu’il ait été composé il y a 1 400 ans selon les termes et les coutumes de son époque et n’a pas été adapté aux exigences du monde moderne. » Et il est vrai que grâce aux pétrodollars des pays du Golfe, l’islam a étendu ses tentacules aux quatre coins du monde, même si aujourd’hui il camoufle ses intentions de domination. Le concept islamique de dar-ul-islam, c’est-à-dire « la maison de l’islam » sur toute la terre et de daar-ul-hard « la guerre de l’islam », justifie tous les moyens. Au Pakistan par exemple, les madrasis (écoles islamiques) sponsorisées par l’Arabie Saoudite ont engendré le mouvement du Taliban qui revendique l’application de la charia sous sa forme la plus stricte : interdiction de travail aux femmes, amputations, décapitations et surtout djihad contre l’Infidèle. Et ce fondamentalisme islamique dur tel que l’incarne le Taliban commence aussi à se répandre en Asie : en Ouzbekistan et au Tadjikistan par exemple, qui ont du mal à contrôler leurs fondamentalistes. La Russie pourrait devenir cernée par le fondamentalisme musulman hostile de la Tchéchénie, du Tadjikistan et du Sin-kiang chinois, qui commence à s’agiter. On aurait alors une ceinture panislamique qui irait de la Turquie à la Chine – et l’Inde totalement isolée, deviendrait le seul rempart en Asie – avec la Russie – contre une prise de pouvoir totale du fondamentalisme musulman. Une autre forme de djihad moderne, dans laquelle les musulmans sont passés maîtres, ce sont les émeutes. Le verset « Partez légèrement armé, préparez des embuscades et tentez avec votre vie de préserver le chemin d’Allah. » (Coran 9/41), est justement très ambigu, car il semble se référer non seulement à la guerre, mais aussi à la guérilla et aux émeutes. Généralement ce sont les Imams lors des prières du vendredi soir qui en appellent à la djihad civile, que ce soit à Srinagar, à Sarajevo ou à Jérusalem. Ainsi tous les historiens s’accordent à reconnaître que ce sont des mollahs indiens qui déclenchèrent les émeutes des Moplah en 1921, dont la plupart des victimes furent hindoues, même si le mouvement était censé être anti-britannique. C’est sans doute la première fois que les musulmans se posèrent en victimes, à tel point que le Mahatma Gandhi, pourtant hindou, s’en apitoya : « Les musulmans se battent pour ce qu’ils considèrent leur religion. » Quelquefois ce sont les civils eux-mêmes qui en appellent à la guerre sainte : la grande tuerie de Calcutta en 1946, qui précéda la partition, fit suite à la déclaration publique de Mohammed Usman, le maire de Calcutta : « C’est durant ce mois sacré du Ramadan que la guerre ouverte entre les musulmans et les kafirs (infidèles) prit son essor. C’est durant ce mois que nous pénétrâmes victorieux à la Mecque et avons annihilé l’idolâtrie. Par la volonté d’Allah, la Ligue musulmane (indienne) a choisi ce même mois pour commencer la djihad qui doit mener à la création du Pakistan. » Il est également vrai qu’après l’indépendance, toutes les grandes émeutes inter-religieuses et les pogroms anti-hindous dont ceux d’Aligarh, ou bien les fameuses émeutes de Bombay en 1992 qui suivirent la destruction de la mosquée d’Ayodhya, ont été déclenchés par les musulmans. La police le sait, la presse indienne le sait, la classe politique le sait. Mais personne n’ose prononcer tout haut le mot musulman ; les journaux se contentent d’écrire : « Une communauté en a agressé une autre. » L’Inde est déjà aux prises avec une nouvelle djihad contemporaine qui prend plusieurs formes : à l’intérieur la guerre de « libération » du Cachemire d’abord, l’anti-nationalisme des musulmans indiens, les émeutes ; et à l’extérieur, l’hostilité des voisins islamistes, le Pakistan, le Bangladesh, l’Afghanistan et un peu plus loin, les pays du Golfe fondamentalement hostiles à l’hindouisme et qui rêvent tous secrètement de perpétuer le dessein des grands Moghols : dar-ul-islam.

Et l’Occident alors ? Nos intellectuels divisent l’islam en deux clans : l’un libéral, l’autre fondamentaliste, ce qui pourrait se révéler une grossière erreur : « Le refus de l’Occident à reconnaître la vraie nature de la renaissance islamique actuelle constitue un échec intellectuel colossal, écrit Majumdar, car l’islam continue de jurer par les injonctions du Coran. » L’intellitgensia européenne en général, et française en particulier – n’est-ce pas, Mr. Bernard-Henri Lévy ? – qui a soutenu la Bosnie, a-t-elle compris qu’elle laissait peut-être un cancer ravager l’Europe ? Que demain, ceux qui ont été défendus – souvent à raison – vont néanmoins réaffirmer le militantisme de leur foi islamique. Et Bernard-Henry Lévy et ses pairs se sont-ils donnés la peine de creuser un peu plus dans l’affrontement entre Serbes et Bosniaques ? De remonter dans le temps, de prendre en considération le pro-occidentalisme de la race serbe et le fascisme inquiétant des Bosniaques ? Et que savent-ils du karma de ces deux ethnies, les poussant à agir ainsi ? La photo publiée par les journaux du monde entier d’un musulman qui frappe devant la mosquée de Sarajevo, au moment des prières du samedi soir, un jeune disciple du mouvement Hare Krishna, est significative et devrait faire réfléchir toute l’Europe. Car même ses habitants ont reconnu que durant tout le siège de Sarajevo, les membres de la secte avaient fait merveille pour leur remonter le moral. Mais voilà, la paix revenue, les concessions obtenues, l’islam montre à nouveau son vrai visage : djihad fi Sabillaj, la guerre sainte contre les idolâtres, en l’occurence des ferengis (blancs) influencés (plus ou moins bien) par un mouvement hindou.

Et il en va de même du soutien occidental aux indépendantistes de Tchéchénie, ou du Cachemire. On isole la Russie et l’Inde, qui seules peuvent encore s’élever en Asie contre une tentative d’hégémonie islamiste. (La presse occidentale joue là un rôle néfaste, car elle crée de toutes pièces le mythe sympathique de ces moujahedins tchéchènes ou cachemiris – c’est du sensationnalisme bon marché). Le plus dangereux, c’est la tiédeur du soutien occidental envers Israël qui depuis un demi-siècle livre une bataille de vie ou de mort contre les Arabes. Et telles l’Inde et la Russie, Israël est le rempart du monde civilisé contre le pan-islamisme au Moyen Orient.

Ce n’est pas parce que le christianisme et l’islam sont les deux religions monothéistes par excellence de notre planète, qu’il faut conclure une alliance douteuse entre les deux credo, comme celle que nous percevons en Bosnie. Car c’est un jeu dangereux que l’Occident ne peut que perdre : n’oublions donc pas ce qui s’est passé en Turquie, où la chrétienté, qui y connut un tel essor, a pratiquement disparu aujourd’hui dans l’indifférence générale. La sanctification de l’islam par les missionnaires et les chrétiens, tel l’Anglais Muir, dont la traduction du Coran fait référence, est également pernicieuse, car elle fait oublier que la djihad n’est en fait qu’une forme déguisée de meurtres, de rapines et de viols sanctionnés par le Coran. Et finalement, il faut oser le dire tout haut : les musulmans de par le monde sont passés maîtres dans l’art de la propagande et d’utiliser l’éternel complexe de culpabilité de l’Occident, les relents marxistes pro-arabes de l’intelligentsia européenne et la voracité sans fin des journalistes, pour qui une poignée de Palestiniens dans un no man’s land, est plus médiatique que les 300 000 hindous chassés du Cachemire par la djihad contemporaine. Mais c’est ainsi que la perversion humaine donne à la politique l’art des apparences.

Et finalement, pourra-t-on jamais connaître un islam qui s’épanouisse sans djihad ? « Malheureusement, allègue Majumdar, l’islam, tel qu’il est exprimé dans le Coran est impraticable aujourd’hui, comme par exemple l’obligation d’avoir des concubines ou des esclaves, prérogative de tout musulman. La vérité c’est que le Coran est souvent périmé, car les ulémas ne permettent pas aujourd’hui la modification d’un seul verset du Coran – et ceci est le plus grand obstacle au renouveau de l’islam. » [15] Mais tout de même : le Coran ne mentionne-t-il pas les réticences de certains des premiers disciples de l’islam, qui préféraient être des pèlerins plutôt que des guerriers, contre les excès de la djihad ? Et dans le soufisme, le vrai, qui a pratiquement disparu aujourd’hui car il a été pourchassé par les sunnites partout dans le monde, le sens de la vraie djihad, c’est la guerre contre soi-même, son ego, ses faiblesses, sa petitesse. Un tel islam sans djihad exigerait donc une réécriture totale du Coran – et qui en aurait le courage ? Car malheureusement, le tort fait par Mahmud, Babur, ou Aurangzeb, se perpétue aujourd’hui. Les graines qu’ils ont plantées, lorsqu’ils ont converti de force la petite centaine de milliers d’hindous, ont mûri. Et les cent millions de musulmans indiens d’aujourd’hui, se sont souvent aliénés de leurs frères hindous et ont quelquefois adopté le cri militant des musulmans : dar-ul-islam, la maison de l’islam en Inde. Ces graines ont également donné naissance à un arbre empoisonné appelé Pakistan, dont le spectre nucléaire après trois guerres conventionnelles hante le sous-continent. Et en Inde, le Cachemire et les attentats à la bombe qui se multiplient, de Bombay à New Delhi, nous rappellent que le grand rêve moghol d’une Inde assujettie à la grandeur d’Allah trouve encore un écho aujourd’hui.

Notes :

[1] Dupuis Jacques, Histoire de l’Inde (Éditions Kailash, Civilisations et sociétés, 1996), page 202.

[2] Elst Koenraad, Negationnisme in India (Voice Of India, Delhi, 1993).

[3] Histoire de l’Inde moderne, sous la direction de Claude Markovits (Fayard 1989), page 54

[4] Ibid., page 56

[5] Ibid., page 57

[6] Ibid., page 60

[7] Ibid., page 87

[8] Ibid., page 126

[9] Ibid., page 132

[10] Ibid., page 127

[11] Ibid., page 128

[12] Sri Aurobindo, L’Inde et la Renaissance de la Terre (Institut de Recherches Évolutives, Paris, 1998), page 184

[13] Ibid., page 63

[14] Frawley David, Arise Arjuna (Voice of India, Delhi, 1994), page 26

[15] Majumdar Suhas, Djihad (Voice of India, Delhi, 1994)

Voir aussi:

L’irruption de l’islam et le « Moyen Âge » indien

Clio

Comme l’indique Jacques Dupuis dans son Histoire de l’Inde publiée en 1963, « la notion d’un Moyen Âge indien succédant à l’Antiquité n’est qu’un décalque superficiel de la chronologie de l’histoire occidentale ; sous cette synchronisation, il ne faut point chercher à voir des analogies profondes entre l’évolution de l’Occident et celle de l’Inde. On distinguera cependant, au cours des siècles suivant la mort de Harsha, les caractères d’une époque assez différente de l’Antiquité, à la fois par les transformations de la civilisation indienne et par la coexistence de celle-ci avec un élément musulman importé. »

712 : La conquête du Sindh est marquée par de nombreux pillages et massacres mais les musulmans, peu nombreux, laissent aux hindous vaincus la liberté de pratiquer leur religion contre le paiement du traditionnel jizya imposé partout aux infidèles. Au IXe siècle, le Sindh se détachera du califat abbasside de Bagdad et poursuivra, sous l’autorité de dynasties locales une existence politique indépendante.

725-753 : Le roi Lalitaditya règne sur le Cachemire, qui s’étend alors des plaines du Pendjab aux montagnes du Ladakh et comprend tous les pays de l’Indus. La région de Srinagar est alors le centre de gravité de cet ensemble.

756 : Les Pratihara, d’origine radjpoute – une population installée au nord-ouest et affirmant une forte tradition guerrière – font renaître Kanauj comme centre politique s’imposant à la majeure partie du bassin gangétique.

VIIIe -XIIe siècle : La dynastie pala s’impose au Bengale. Elle protège le bouddhisme, dont l’université de Nalanda demeure l’un des foyers les plus actifs, mais ce royaume sera balayé par les musulmans à la fin du XIIe siècle. C’est cette dynastie qui a gagné l’Assam à l’hindouisme.

IXe-XIIe siècles : En Inde du Sud, le royaume tamoul de Chola apparaît comme une puissance maritime dynamique, qui prend temporairement le contrôle de Ceylan au XIe siècle. L’ascension du royaume chola, qui commence avec la prise de Tanjore (dans le bassin de la Kaviri) vers 850 le conduit à son apogée sous les règnes de Rajahrajah (985-1014) et de Rajendra Ier (1014-1044) puisqu’en 1022 les armées du Chola poussent jusqu’au Gange. Dès 897, le roi de Chola Aditya Ier avait envahi le pays de Kanchipuram et détruit la puissance des Pallava qui dominaient l’Inde du Sud depuis le Ve siècle. Rajendra fut le fondateur de la thalassocratie tamoule. Déjà installés à Ceylan ceux-ci s’attaquent au puissant royaume de Sri Vijaya qui regroupait la péninsule malaise, Sumatra, Java et les îles voisines. À l’issue de cette campagne navale, les Tamouls dominent l’océan Indien des Maldives jusqu’à Sumatra et envoient des ambassades en Chine. Durant cette période, c’est dans le Dekkan que se développe la culture hindoue la plus vivante dans la mesure où les régions méridionales du pays demeurent longtemps hors de portée des conquérants musulmans.

XIe siècle : Reprise de la poussée musulmane, trois siècles après la conquête du Sindh demeuré une marche lointaine du califat de Bagdad. La conquête de l’Inde par les musulmans, qui s’étend sur une longue période et se caractérise surtout, initialement, par des raids de pillage dévastateurs ne sera pas le fait des Arabes ou des Persans mais celui des Turcs et des Afghans, populations barbares issues des steppes de Haute Asie ou des montagnes de la périphérie occidentale de l’Himalaya ; ce fait lui donnera un caractère de brutalité particulièrement catastrophique, pour le plus grand malheur des pays de vieille civilisation qui s’étaient constitués au fil du temps dans le nord du subcontinent indien. L’extrême division politique de l’Inde septentrionale à cette époque a favorisé les entreprises des envahisseurs qui tiraient de leur extrême mobilité une supériorité militaire incontestable sur les lourdes armées de fantassins, même appuyées par des éléphants, des royaumes hindous. L’éloignement des zones d’invasion et de razzia constituait en fait la meilleure garantie de sécurité et ce furent tout naturellement les royaumes les plus méridionaux du Dekkan qui souffrirent le moins des campagnes de conquête et des raids de pillage musulmans.

997 : Premier raid contre l’Inde de Mahmoud de Ghazni qui va multiplier les expéditions de pillage tout au long de son règne qui dure jusqu’en 1030. Il détruit Kanauj, pille et rase les sanctuaires hindous et accomplit de grands massacres. Son empire, dont la capitale se trouvait dans l’actuel Afghanistan, s’étendait des rives orientales de la Caspienne au Pendjab mais l’Inde était davantage pour lui une terre de razzia capable de fournir de riches butins qu’une véritable conquête régulièrement administrée.

1175 : C’est un Afghan, Mohammed de Ghur, qui renoue avec la politique de razzias inaugurée par Mahmoud de Ghazni au siècle précédent. Il se heurte cependant à une forte résistance du Gudjerat et de l’aristocratie radjpoute conduite par Prithi Raj, qui demeure comme une figure emblématique de la résistance « nationale » face aux envahisseurs.

1192 : Mohammed remporte la victoire de Tarain. La cavalerie afghane s’impose et Prithi Raj est tué.

1194 : Les musulmans envahissent la plaine gangétique, pillent Kanauj et Bénarès et s’avancent jusqu’au Bengale. Les destructions sont alors immenses et toute une partie de l’héritage de la grande culture de l’Inde antique est anéantie. Les vainqueurs s’en prennent spécialement au clergé bouddhiste dont les moines sont systématiquement mis à mort.

1206 : À sa mort, Mohammed de Ghur a constitué un « empire » s’étendant de l’Afghanistan au Bengale mais cet ensemble né d’une conquête brutale et destructrice n’aura qu’une existence éphémère et se disloquera rapidement, la dynastie ne conservant finalement qu’une petite principauté afghane.

1210-1235 : Règne d’Iltutmish, un Turc Ilbari, qui va établir le sultanat de Delhi, le premier véritable État musulman de l’Inde. Énergique, ce chef musulman – qui était un ancien esclave – rassemble les territoires allant du Sindh et du Pendjab jusqu’au Bengale et fait reconnaître son autorité par le calife de Bagdad. Il fait de Delhi sa capitale et fait construire le Qutb Minâr, le fameux minaret haut de 72 m qui apparaît comme le premier grand monument réalisé en Inde par l’architecture musulmane.

1221 : Les hordes mongoles de Gengis Khan atteignent le cours de l’Indus mais ne poussent pas au-delà.

1206-1290 : Règnes des descendants d’Iltutmish qui maintiennent difficilement cet empire né de la conquête et imposé par la force à l’Inde du Nord.

1290-1320 : Les Khalji, d’origine afghane, se substituent aux Turcs Ilbari. Jala ud Din Firuz, le premier souverain de la dynastie (1290-1296), est traîtreusement assassiné par son neveu Ala ud Din qui règne de 1296 à 1316. Criminel sans scrupule, celui-ci impose son autorité avec une cruauté sans limites et finance par pillage les conquêtes qu’il réalise. Il entame son règne en faisant massacrer tous les membres de la famille de son oncle et tous ceux qui les ont servis, femmes et enfants compris.

1297 : Ala ud Din parvient à arrêter une imposante armée mongole qui menaçait de nouveau Delhi.

1301 : Après un an de résistance, la forteresse radjpoute de Ranthambhor est prise par les musulmans, qui s’emparent également de Chitor deux ans plus tard. C’est là que les défenseurs hindous, avant de chercher la mort dans un combat sans espoir, font brûler vives leurs femmes et leurs sœurs pour leur épargner la souillure et l’esclavage.

1305 : Ala ud Din conquiert le Malwa, ce qui place toute l’Inde du Nord sous son autorité.

1307 : Les musulmans entreprennent à partir de cette date une série d’expéditions contre le Dekkan où aucun royaume ne paraît encore en mesure de leur résister durablement. Ils soumettent ainsi le pays mahratte et le pays telugu et poussent jusqu’au royaume pandya, le principal État tamoul de l’extrémité méridionale du pays. C’est à cette occasion que Madurai est mise à sac en 1311.

1320 : Le fils qui avait hérité du pouvoir d’Ala ud Din est assassiné et cette disparition marque la fin de l’éphémère dynastie des Khalji. Elle a été marquée par une expansion conduite de manière impitoyable mais ne pouvait établir aucune œuvre durable car, comme ce fut souvent le cas dans l’histoire musulmane de l’Inde – avec une notable exception pour ce qui concerne le cas de l’Empire moghol – ces épisodes de conquête correspondirent toujours presque automatiquement à des moments de ruine et de dévastation pour la majeure partie du pays, mis en coupe réglée par ses vainqueurs.

1320 : Un chef d’origine turque, Ghazi Malik Tughluk, est porté au pouvoir par l’armée et ouvre une dynastie qui durera jusqu’en 1412. Il restaure l’État et concentre ses efforts sur le sultanat de Delhi et non sur des conquêtes toujours plus lointaines et plus aléatoires mais ne règne que cinq ans.

1324 : Un prince hindou, Harisimha, conquiert le Népal et, à partir de ce moment, la civilisation de ce royaume apparaît comme une synthèse de l’héritage bouddhiste et de la tradition hindouiste.

1325-1351 : Règne de Mohammed bin Tughluk. C’est sous le règne de ce nouveau conquérant que le sultanat de Delhi atteint sa plus grande extension, depuis l’Himalaya du Garhwal jusqu’aux rives de la Kaviri, au cœur du pays tamoul. Cette expansion n’est pas proportionnée au niveau de l’organisation administrative. Le poids de l’impôt est vite insupportable. Le transfert temporaire de la capitale de Delhi à Daulatabad – au cœur du Dekkan, mille kilomètres plus au sud – est un échec complet, tout comme une réforme monétaire trop précipitée. L’ambition d’aller conquérir le Khrorassan, voire l’Irak, ne peut être réalisée mais engloutit des sommes astronomiques. Trop étendu, « l’empire » est rapidement affaibli par la multiplication des révoltes alors que, à partir de 1336, l’empire du Vijayanagar s’organise au sud comme môle inébranlable de la résistance hindoue à l’islam.

1336 : Fondation, en pays telugu et en réaction contre l’expansionnisme du sultanat de Delhi, de Vijayanagar, la « Cité de la Victoire », sur la rive méridionale de la Tungabhadra. Les maîtres de Delhi sont rapidement contraints d’abandonner le Dekkan mais c’est au royaume musulman de Bahmani que celui de Vijayanagar va surtout s’opposer pendant près de trois siècles.

1347 : Le royaume musulman de Bahmani s’affirme au nord-ouest du Dekkan face au sultanat de Delhi mais il sera morcelé finalement entre cinq principautés rivales entre 1484 et 1518. Ultérieurement, les royaumes de Bijapur et de Golconde témoigneront, au cœur du Dekkan, de la persistance de la présence musulmane dans ces régions méridionales.

1336-1485 : La dynastie fondatrice des Sangama règne sur le Vijayanagar. Le souverain le plus brillant est Deva Raya II (1422-1446). Sous son règne, l’empire s’étend depuis l’Orissa jusqu’à la côte de Malabar, d’une rive à l’autre du Dekkan. Au-delà de la péninsule, Ceylan et les régions littorales de la Birmanie (royaume de Pégou) lui paient un tribut.

1398-1399 : Tamerlan vient attaquer le sultanat de Delhi, prend la ville, la met à sac et fait un grand massacre de sa population. Laissant derrière lui de sinistres pyramides de têtes, il repart vers l’Asie centrale en emmenant avec lui des milliers d’esclaves. Le sultanat de Delhi ne se remettra jamais de cette catastrophe et ne sera plus que l’ombre de lui-même sous les dynasties des Sayyides et des Lodi, jusqu’en 1526, date de sa disparition finale.

1420-1470 : Règne au Cachemire du sultan Zain ul Abidin. Il fait figure d’exception car ce souverain musulman manifeste une grande tolérance vis-à-vis des hindous, recrute les brahmanes dans son administration et dispense les infidèles du paiement du jizya. Surnommé « l’Akbar du Cachemire » par référence au futur grand souverain moghol, il établit là un brillant foyer de civilisation.

1486 : Nasarimha accède au pouvoir dans le Vijayanagar à un moment où cet empire connaît un relatif déclin en raison de la qualité insuffisante de ses princes, alors que la lutte contre les musulmans est un défi permanent et impose de maintenir sans faiblesse l’unité du Dekkan hindou.

1491-1503 : Règne de Narasa Nayaka, un usurpateur qui fonde une nouvelle dynastie mais assure la continuité de l’État de Vijayanagar. Son fils, Krishnadeva Raya, règne de 1509 à 1529. Contre les musulmans, il s’allie aux Portugais qui arrachent alors Goa au sultan de Bijapur. Administrateur et guerrier, protecteur des lettres et des arts, il apparaît comme l’un des grands souverains de l’histoire indienne. Le morcellement du royaume musulman de Bahmani à partir de 1518 et le déclin irréversible du sultanat de Delhi font du Vijayanagar la grande puissance indienne du moment.

1543-1565 : Le règne de Rama Raya poursuit dans le même sens mais le désastre de Talikota qui, face aux Moghols, coûte la vie au souverain scelle le sort du grand empire hindou du Dekkan après qu’il a, pendant plus de deux siècles, fait barrage à la poussée musulmane vers le sud. Centré sur le plateau de Mysore, contraint de concentrer l’essentiel de ses forces dans la défense de la frontière du nord établie sur le cours de la Tungabhadra, le royaume de Vijayanagar ne peut être en même temps, à l’inverse du Chola qui l’avait précédé dans le sud du Dekkan, un empire de la mer. Située sur la frontière, sa capitale, forte d’un demi-million d’habitants au début du XVIe siècle, bénéficiait d’équipements considérables pour l’époque, qui ont fait l’admiration des voyageurs italiens ou portugais. L’armée rassemblée alors est sans doute la plus nombreuse du monde et, pour la première fois depuis plusieurs siècles, l’Inde oppose une résistance longtemps victorieuse à l’envahisseur musulman. À l’inverse, le Vijayanagar abandonne la mer aux Arabes, même si les Chinois font une apparition prolongée dans l’océan Indien pendant le premier quart du XVe siècle. Il faudra attendre les Portugais, leur technique nautique supérieure et la puissance de feu de leur artillerie, pour que l’océan soit repris aux musulmans pour le plus grand profit du royaume hindou, allié naturel des conquérants lusitaniens. Le principal mérite du Vijayanagar demeure surtout d’avoir offert un refuge à la civilisation hindoue traditionnelle, qui a pu survivre intacte dans l’Inde du Sud alors que, sauf exception, elle était constamment menacée – quand ses monuments et ses œuvres n’étaient pas purement et simplement anéantis – en Inde du Nord sous domination musulmane.

Voir également:

Was There an Islamic « Genocide » of Hindus?

Dr. Koenraad Elst

« The Partition Holocaust »: the term is frequently used in Hindu pamphlets concerning Islam and the birth of its modern political embodiment in the Subcontinent, the state of Pakistan. Is such language warranted, or is it a ridicule-inviting exaggeration?

To give an idea of the context of this question, we must note that the term « genocide » is used very loosely these days. One of the charges by a Spanish judge against Chilean ex-dictator Pinochet, so as to get him extradited from Great Britain in autumn 1998, was « genocide ». This was his way of making Pinochet internationally accountable for having killed a few Spanish citizens: alleging a crime serious enough to overrule normal constraints based on diplomatic immunity and national sovereignty. Yet, whatever Pinochet’s crimes, it is simply ridiculous to charge that he ever intended to exterminate the Spanish nation. In the current competition for victim status, all kinds of interest groups are blatantly overbidding in order to get their piece of the entitlement to attention and solidarity.

The Nazi Holocaust killed the majority of European Jewry (an estimated 5.1 million according to Raul Hilberg, 5.27 million according to the Munich-based Institut für Zeitgeschichte) and about 30% of the Jewish people worldwide. How many victim groups can say as much? The Partition pogroms killed hardly 0.3% of the Hindus, and though it annihilated the Hindu presence in all the provinces of Pakistan except for parts of Sindh and East Bengal, it did so mostly by putting the Hindus to flight (at least seven million) rather than by killing them (probably half a million). Likewise, the ethnic cleansing of a quarter million Hindus from Kashmir in 1990 followed the strategy of « killing one to expel a hundred », which is not the same thing as killing them all; in practice, about 1,500 were killed. Partition featured some local massacres of genocidal type, with the Sikhs as the most wanted victims, but in relative as well as absolute figures, this does not match the Holocaust.

Among genocides, the Holocaust was a very special case (e.g. the attempt to carry it out in secrecy is unique), and it serves no good purpose to blur that specificity by extending the term to all genocides in general. The term « Holocaust », though first used in a genocidal sense to describe the Armenian genocide of 1915, is now in effect synonymous with the specifically Jewish experience at the hands of the Nazis in 1941-45. But does even the more general term « genocide » apply to what Hinduism suffered at the hands of Islam?

Complete genocide

« Genocide » means the intentional attempt to destroy an ethnic community, or by extension any community constituted by bonds of kinship, of common religion or ideology, of common socio-economic position, or of common race. The pure form is the complete extermination of every man, woman and child of the group. Examples include the complete extermination of the native Tasmanians and many Amerindian nations from Patagonia to Canada by European settlers in the 16th-19th century. The most notorious attempt was the Nazi « final solution of the Jewish question » in 1941-45. In April-May 1994, Hutu militias in Rwanda went about slaughtering the Tutsi minority, killing ca. 800,000, in anticipation of the conquest of their country by a Uganda-based Tutsi army. Though improvised and executed with primitive weapons, the Rwandan genocide made more victims per day than the Holocaust.

Hindus suffered such attempted extermination in East Bengal in 1971, when the Pakistani Army killed 1 to 3 million people, with Hindus as their most wanted target. This fact is strictly ignored in most writing about Hindu-Muslim relations, in spite (or rather because) of its serious implication that even the lowest estimate of the Hindu death toll in 1971 makes Hindus by far the most numerous victims of Hindu-Muslim violence in the post-colonial period. It is significant that no serious count or religion-wise breakdown of the death toll has been attempted: the Indian, Pakistani and Bangladeshi ruling classes all agree that this would feed Hindu grievances against Muslims.

Nandan Vyas (« Hindu Genocide in East Pakistan », Young India, January 1995) has argued convincingly that the number of Hindu victims in the 1971 genocide was approximately 2.4 million, or about 80%. In comparing the population figures for 1961 and 1971, and taking the observed natural growth rhythm into account, Vyas finds that the Hindu population has remained stable at 9.5 million when it should have increased to nearly 13 million (13.23 million if the same growth rhythm were assumed for Hindus as for Muslims). Of the missing 3.5 million people (if not more), 1.1 million can be explained: it is the number of Hindu refugees settled in India prior to the genocide. The Hindu refugees at the time of the genocide, about 8 million, all went back after the ordeal, partly because the Indian government forced them to it, partly because the new state of Bangladesh was conceived as a secular state; the trickle of Hindu refugees into India only resumed in 1974, when the first steps towards islamization of the polity were taken. This leaves 2.4 million missing Hindus to be explained. Taking into account a number of Hindu children born to refugees in India rather than in Bangladesh, and a possible settlement of 1971 refugees in India, it is fair to estimate the disappeared Hindus at about 2 million.

While India-watchers wax indignant about communal riots in India killing up to 20,000 people since 1948, allegedly in a proportion of three Muslims to one Hindu, the best-kept secret of the post-Independence Hindu-Muslim conflict is that in the subcontinent as a whole, the overwhelming majority of the victims have been Hindus. Even apart from the 1971 genocide, « ordinary » pogroms in East Pakistan in 1950 alone killed more Hindus than the total number of riot victims in India since 1948.

Selective genocide

A second, less extreme type of genocide consists in killing a sufficient number who form the backbone of the group’s collective identity, and assimilating the leaderless masses into the dominant community. This has been the Chinese policy in Tibet, killing over a million Tibetans while assimilating the survivors into Chinese culture by flooding their country with Chinese settlers. It was also Stalin’s policy in eastern Poland and the Baltic states after they fell into his hands under the 1939 Hitler-Stalin Pact, exemplified by the massacre of thousands of Polish army officers in Katyn. Stalin’s policies combining murder of the elites, deportation of entire ethnic groups and ruthless oppression of the survivors was prefigured in antiquity by the Assyrians, whose deportation of the ten northern (now « lost ») tribes of Israel is attested in the Bible.

During the Islamic conquests in India, it was a typical policy to single out the Brahmins for slaughter, after the Hindu warrior class had been bled on the battlefield. Even the Portuguese in Malabar and Goa followed this policy in the 16th century, as can be deduced from Hindu-Portuguese treaty clauses prohibiting the Portuguese from killing Brahmins.

In antiquity, such partial genocide typically targeted the men for slaughter and the women and children for slavery or concubinage. Thus, in 416 BCE, the Athenians were angered at the Melians’ reluctance to join the war against Sparta, and to set an example for other client states, Athens had Melos repopulated with Athenian colonists after killing its men and enslaving its women. Another example would be the slaughter of the Jews of Medina by Mohammed in 626 CE: after expelling two Jewish tribes, the third one, the Banu Quraiza, were exterminated: all the ca. 700 men were beheaded, while the women and children were sold into slavery, with the Prophet keeping the most beautiful woman as his concubine (she refused to marry him).

Hindus too experienced this treatment at the hands of Islamic conquerors, e.g. when Mohammed bin Qasim conquered the lower Indus basin in 712 CE. Thus, in Multan, according to the Chach-Nama, « six thousand warriors were put to death, and all their relations and dependents were taken as slaves ». This is why Rajput women committed mass suicide to save their honour in the face of the imminent entry of victorious Muslim armies, e.g. 8,000 women immolated themselves during Akbar’s capture of Chittorgarh in 1568 (where this most enlightened ruler also killed 30,000 non-combatants). During the Partition pogroms and the East Bengali genocide, mass rape of Hindu women after the slaughter of their fathers and husbands was a frequent event.

At this point, however, we should not overlook a puzzling episode in Hindu legend which describes a similar behaviour by a Hindu conqueror: Parashurama, deified as the 6th incarnation of Vishnu, killed all the adult male Kshatriyas for several generations, until only women were left, and then had Brahmins father a new generation upon them. Just a story, or reference to a historic genocide?

Genocide in the Bible

For full-blooded genocide, however, the book to consult is the Bible, which describes cases of both partial and complete genocide. The first modest attempt was the killing by Jacob’s sons of all the males in the Canaanite tribe of Shekhem, the fianc� of their own sister Dina. The motive was pride of pedigree: having immigrated from the civilizational centre of Ur in Mesopotamia, Abraham’s tribe refused all intermarriage with the native people of Canaan (thus, Rebecca favoured Jacob over Esau because Jacob married his nieces while Esau married local women).

Full-scale genocide was ordered by God, and executed by his faithful, during the conquest of Canaan by Moses and Joshua. In the defeated cities outside the Promised Land, they had to kill all the men but keep the women as slaves or concubines. Inside the Promised Land, by contrast, the conquerors were ordered to kill every single man, woman and child. All the Canaanites and Amalekites were killed. Here, the stated reason was that God wanted to prevent the coexistence of His people with Pagans, which would result in religious syncretism and the restoration of polytheism.

As we only have a literary record of this genocide, liberal theologians uncomfortable with a genocidal God have argued that this Canaanite genocide was only fiction. To be sure, genocide fiction exists, e.g. the Biblical story that the Egyptians had all newborn male Israelites killed is inconsistent with all other data in the Biblical narrative itself (as well as unattested in the numerous and detailed Egyptian inscriptions), and apparently only served to underpin the story of Moses’ arrival in the Pharaoh’s court in a basket on the river, a story modelled on the then-popular life story of Sargon of Akkad. Yet, the narrative of the conquest of Canaan is full of military detail uncommon in fiction; unlike other parts of the Bible, it is almost without any miracles, factual through and through.

And even if we suppose that the story is fictional, what would it say about the editors that they attributed genocidal intentions and injunctions to their God? If He was non-genocidal and good in reality, why turn him into a genocidal and prima facie evil Being? On balance, it is slightly more comforting to accept that the Bible editors described a genocide because they wanted to be truthful and relate real events. After all, the great and outstanding thing about the Bible narrative is its realism, its refusal to idealize its heroes. We get to see Jacob deceiving Isaac and Esau, then Laban deceiving Jacob; David’s heroism and ingenuity in battle, but also his treachery in making Bathseba his own, and later his descent into senility; Salomon’s palace intrigues in the war of succession along with his pearls of wisdom. Against that background, it would be inconsistent to censor the Canaanite genocide as merely a fictional interpolation.

Indirect genocide

A third type of genocide consists in preventing procreation among a targeted population. Till recently, it was US policy to promote sterilization among Native American women, even applying it secretly during postnatal care or other operations. The Tibetans too have been subjected to this treatment. In the Muslim world, male slaves were often castrated, which partly explains why Iraq has no Black population even though it once had hundreds of thousands of Black slaves. The practice also existed in India on a smaller scale, though the much-maligned Moghul emperor Aurangzeb tried to put an end to it, mainly because eunuchs brought endless corruption in the court. The hijra community is a left-over of this Islamic institution (in ancient India, harems were tended by old men or naturally napunsak/impotent men, tested by having to spend the night with a prostitute without showing signs of virile excitement).

A fourth type of genocide is when mass killing takes place unintentionally, as collateral damage of foolish policies, e.g. Chairman Mao’s Great Leap Forward inducing the greatest man-made mass starvation killing 20 million or more, or the British war requisitions causing the Bengal famine of 1943 killing some 3 million; or as collateral damage of other forms of oppression. Unlike the deliberate genocide of Native Americans in parts of the USA or Argentina, the death of millions of Natives in Central America after the first Spanish conquests was at least partly the unintended side-effect of the hardships of forced labour and the contact with new diseases brought by the Europeans. In contrast with Nazi and Soviet work camps, where forced labour had the dual purpose of economic profit and a slow but sure death of the inmates, there is no evidence that the Spanish wanted their Native labourers to die. After all, their replacement with African slaves required a large extra investment.

The Atlantic slave trade itself caused mass death among the transported slaves, just as in the already long-standing Arab slave trade, but it is obvious that purely for the sake of profit, the slave-traders preferred as many slaves as possible to arrive at the slave markets alive. Likewise, the Christian c.q. Islamic contempt for Pagans made them rather careless with the lives of Native Americans, Africans or Hindus, so that millions of them were killed, and yet this was not deliberate genocide. Of course they wanted to annihilate Pagan religions like Hinduism, but in principle, the missionary religions wished to convert the unbelievers, and preferred not to kill them unless this was necessary for establishing the power of the True Faith.

That is why the mass killing of Hindus by Muslims rarely took place in peacetime, but typically in the fervour immediately following military victories, e.g. the fall of the metropolis of Vijayanagar in 1565 was « celebrated » with a general massacre and arson. Once Muslim power was established, Muslim rulers sought to exploit and humiliate rather than kill the Hindus, and discourage rebellion by making some sort of compromise. Not that peacetime was all that peaceful, for as Fernand Braudel wrote in A History of Civilizations (Penguin 1988/1963, p.232-236), Islamic rule in India as a « colonial experiment » was « extremely violent », and « the Muslims could not rule the country except by systematic terror. Cruelty was the norm — burnings, summary executions, crucifixions or impalements, inventive tortures. Hindu temples were destroyed to make way for mosques. On occasion there were forced conversions. If ever there were an uprising, it was instantly and savagely repressed: houses were burned, the countryside was laid waste, men were slaughtered and women were taken as slaves. »

Though all these small acts of terror added up to a death toll of genocidal proportions, no organized genocide of the Holocaust type took place. One constraint on Muslim zeal for Holy War was the endemic inter-Muslim warfare and intrigue (no history of a royal house was bloodier than that of the Delhi Sultanate 1206-1525), another the prevalence of the Hanifite school of Islamic law in India. This is the only one among the four law schools in Sunni Islam which allows Pagans to subsist as zimmis, dis-empowered third-class citizens paying a special tax for the favour of being tolerated; the other three schools of jurisprudence ruled that Pagans, as opposed to Christians and Jews, had to be given a choice between Islam and death.

Staggering numbers also died as collateral damage of the deliberate impoverishment by Sultans like Alauddin Khilji and Jahangir. As Braudel put it: « The levies it had to pay were so crushing that one catastrophic harvest was enough to unleash famines and epidemics capable of killing a million people at a time. Appalling poverty was the constant counterpart of the conquerors’ opulence. »

Genocide by any other name

In some cases, terminological purists object to mass murder being described as « genocide », viz. when it targets groups defined by other criteria than ethnicity. Stalin’s « genocide » through organized famine in Ukraine killed some 7 million people (lowest estimate is 4 million) in 1931-33, the largest-ever deliberate mass murder in peacetime, but its victims were targeted because of their economic and political positions, not because of their nationhood. Though it makes no difference to the victims, this was not strictly genocide or « nation murder », but « class murder ». Likewise, the killing of perhaps two million Cambodians by the Khmer Rouge was not an attempt to destroy the Cambodian nation; it was rather an attempt to « purify » the nation of its bourgeois class.

The killing of large groups of ideological dissenters is a constant in the history of the monotheistic faiths, of which Marxism has been termed a modern offshoot, starting with the killing of some polytheistic priests by Pharaoh Akhenaton and, shortly after, the treacherous killing of 3,000 worshippers of the Golden Calf by Moses (they had been encouraged to come out in the open by Moses’ brother Aaron, not unlike Chairman Mao’s « hundred flowers » campaign which encouraged dissenters to speak freely, all the better to eliminate them later). Mass killing accompanied the christianization of Saxony by Charlemagne (ca. 800 CE) and of East Prussia by the Teutonic Knights (13th century). In 1209-29, French Catholics massacred the heretical Cathars. Wars between Muslims and Christians, and between Catholics and Protestants, killed millions both in deliberate massacres and as collateral damage, e.g. seven million Germans in 1618-48. Though the Turkish government which ordered the killing of a million Armenians in 1915 was motivated by a mixture of purely military, secular-nationalistic and Islamic considerations, the fervour with which the local Turks and Kurds participated in the slaughter was clearly due to their Islamic conditioning of hatred against non-Muslims.

This ideological killing could be distinguished from genocide in the strict sense, because ethnicity was not the reason for the slaughter. While this caution may complicate matters for the Ukrainians or Cambodians, it does not apply to the case of Hinduism: like the Jews, the Hindus have historically been both a religion and a nation (or at least, casteists might argue, a conglomerate of nations). Attempts to kill all Hindus of a given region may legitimately be termed genocide.

For its sheer magnitude in scope and death toll, coupled with its occasional (though not continuous) intention to exterminate entire Hindu communities, the Islamic campaign against Hinduism, which was never fully called off since the first naval invasion in 636 CE, can without exaggeration be termed genocide. To quote Will Durant’s famous line: « The Islamic conquest of India is probably the bloodiest story in history. It is a discouraging tale, for its evident moral is that civilization is a precious good, whose delicate complex of order and freedom, culture and peace, can at any moment be overthrown by barbarians invading from without or multiplying within. » (Story of Civilization, vol.1, Our Oriental Heritage, New York 1972, p.459)

Hinduism’s losses

There is no official estimate of the total death toll of Hindus at the hands of Islam. A first glance at important testimonies by Muslim chroniclers suggests that, over 13 centuries and a territory as vast as the Subcontinent, Muslim Holy Warriors easily killed more Hindus than the 6 million of the Holocaust. Ferishtha lists several occasions when the Bahmani sultans in central India (1347-1528) killed a hundred thousand Hindus, which they set as a minimum goal whenever they felt like « punishing » the Hindus; and they were only a third-rank provincial dynasty. The biggest slaughters took place during the raids of Mahmud Ghaznavi (ca. 1000 CE); during the actual conquest of North India by Mohammed Ghori and his lieutenants (1192 ff.); and under the Delhi Sultanate (1206-1526). The Moghuls (1526-1857), even Babar and Aurangzeb, were fairly restrained tyrants by comparison. Prof. K.S. Lal once estimated that the Indian population declined by 50 million under the Sultanate, but that would be hard to substantiate; research into the magnitude of the damage Islam did to India is yet to start in right earnest.

Note that attempts are made to deny this history. In Indian schoolbooks and the media, an idyllic picture of Hindu-Muslim harmony in the pre-British period is propagated in outright contradiction with the testimony of the primary sources. Like Holocaust denial, this propaganda can be called negationism. The really daring negationists don’t just deny the crimes against Hindus, they invert the picture and blame the Hindus themselves. Thus, it is routinely alleged that Hindus persecuted and destroyed Buddhism; in reality, Buddhist monasteries and universities flourished under Hindu rule, but their thousands of monks were killed by Ghori and his lieutenants.

Apart from actual killing, millions of Hindus disappeared by way of enslavement. After every conquest by a Muslim invader, slave markets in Bagdad and Samarkand were flooded with Hindus. Slaves were likely to die of hardship, e.g. the mountain range Hindu Koh, « Indian mountain », was renamed Hindu Kush, « Hindu-killer », when one cold night in the reign of Timur Lenk (1398-99), a hundred thousand Hindu slaves died there while on transport to Central Asia. Though Timur conquered Delhi from another Muslim ruler, he recorded in his journal that he made sure his pillaging soldiers spared the Muslim quarter, while in the Hindu areas, they took « twenty slaves each ». Hindu slaves were converted to Islam, and when their descendants gained their freedom, they swelled the numbers of the Muslim community. It is a cruel twist of history that the Muslims who forced Partition on India were partly the progeny of Hindus enslaved by Islam.

Karma

The Hindu notion of Karma has come under fire from Christian and secularist polemicists as part of the current backlash against New Age thinking. Allegedly, the doctrine of Karma implies that the victims of the Holocaust and other massacres had deserved their fate. A naive understanding of Karma, divorced from its Hindu context, could indeed lead to such ideas. Worse, it could be said that the Jews as a nation had incurred genocidal karma by the genocide which their ancestors committed on the Canaanites. Likewise, it could be argued that the Native Americans had it coming: recent research (by Walter Neves from Brazil as well as by US scientists) has shown that in ca. 8000 BC, the Mongoloid Native American populations replaced an earlier American population closely resembling the Australian Aborigines — the first American genocide?

More generally, if Karma explains suffering and « apparent » injustice as a profound form of justice, a way of reaping the karmic rewards of one’s own actions, are we not perversely justifying every injustice? These questions should not be taken lightly. However, the Hindu understanding of reincarnation militates against the doctrine of genocidal « group karma » outlined above. An individual can incarnate in any community, even in other species, and need not be reborn among his own progeny. If Canaanites killed by the Israelites have indeed reincarnated, some may have been Nazi camp guards and others Jewish Holocaust victims. There is no reason to assume that the members of today’s victim group are the reincarnated souls of the bullies of yesteryear, returning to suffer their due punishment. That is the difference between karma and genetics: karma is taken along by the individual soul, not passed on in the family line.

More fundamentally, we should outgrow this childish (and in this case, downright embarrassing) view of karma as a matter of reward and punishment. Does the killer of a million people return a million times as a murder victim to suffer the full measure of his deserved punishment? Rather, karma is a law of conservation: you are reborn with the basic pattern of desires and conditionings which characterized you when you died last time around. The concrete experiences and actions which shaped that pattern, however, are history: they only survive insofar as they have shaped your psychic karma pattern, not as a precise account of merits and demerits to be paid off by corresponding amounts of suffering and pleasure.

One lesson to be learned from genocide history pertains to Karma, the law of cause and effect, in a more down-to-earth sense: suffering genocide is the karmic reward of weakness. That is one conclusion which the Jews have drawn from their genocide experience: they created a modern and militarily strong state. Even more importantly, they helped foster an awareness of the history of their persecution among their former persecutors, the Christians, which makes it unlikely that Christians will target them again. In this respect, the Hindus have so far failed completely. With numerous Holocaust memorials already functioning, one more memorial is being built in Berlin by the heirs of the perpetrators of the Holocaust; but there is not even one memorial to the Hindu genocide, because even the victim community doesn’t bother, let alone the perpetrators.

This different treatment of the past has implications for the future. Thus, Israel’s nuclear programme is accepted as a matter of course, justified by the country’s genuine security concerns; but when India, which has equally legitimate security concerns, conducted nuclear tests, it provoked American sanctions. If the world ignores Hindu security concerns, one of the reasons is that Hindus have never bothered to tell the world how many Hindus have been killed already.

Healing

What should Hindus say to Muslims when they consider the record of Islam in Hindu lands? It is first of all very important not to allot guilt wrongly. Notions of collective or hereditary guilt should be avoided. Today’s Muslims cannot help it that other Muslims did certain things in 712 or 1565 or 1971. One thing they can do, however, is to critically reread their scripture to discern the doctrinal factors of Muslim violence against Hindus and Hinduism. Of course, even without scriptural injunction, people get violent and wage wars; if Mahmud Ghaznavi hadn’t come, some of the people he killed would have died in other, non-religious conflicts. But the basic Quranic doctrine of hatred against the unbelievers has also encouraged many good-natured and pious people to take up the sword against Hindus and other Pagans, not because they couldn’t control their aggressive instincts, but because they had been told that killing unbelievers was a meritorious act. Good people have perpetrated evil because religious authorities had depicted it as good.

This is material for a no-nonsense dialogue between Hindus and Muslims. But before Hindus address Muslims about this, it is imperative that they inform themselves about this painful history. Apart from unreflected grievances, Hindus have so far not developed a serious critique of Islam’s doctrine and historical record. Often practising very sentimental, un-philosophical varieties of their own religion, most Hindus have very sketchy and distorted images of rival religions. Thus, they say that Mohammed was an Avatar of Vishnu, and then think that they have cleverly solved the Hindu-Muslim conflict by flattering the Prophet (in fact, it is an insult to basic Muslim beliefs, which reject divine incarnation, apart from indirectly associating the Prophet with Vishnu’s incarnation as a pig). Instead of the silly sop stories which pass as conducive to secularism, Hindus should acquaint themselves with real history and real religious doctrines.

Another thing which we should not forget is that Islam is ultimately rooted in human nature. We need not believe the Muslim claim that the Quran is of divine origin; but then it is not of diabolical origin either, it is a human document. The Quran is in all respects the product of a 7th-century Arab businessman vaguely acquainted with Judeo-Christian notions of monotheism and prophetism, and the good and evil elements in it are very human. Even its negative elements appealed to human instincts, e.g. when Mohammed promised a share in the booty of the caravans he robbed, numerous Arab Pagans took the bait and joined him. The undesirable elements in Islamic doctrine stem from human nature, and can in essence be found elsewhere as well. Keeping that in mind, it should be possible to make a fair evaluation of Islam’s career in India on the basis of factual history.

Voir encore:

Negationism and the Muslim Conquests

François Gautier

It is important to stop a moment and have a look at what the Belgian scholar Koenraad Elst, has called « negationism in India ». In his foreword to the book of the same title, Koenraad explains that negationism, which means in this context « the denial of historical crimes against humanity », is not a new phenomenon. In modern history, the massacre by the Turks of 1,5 millions Armenians, or that of the 6 million Jews by the Nazis, the several millions of Russians by Stalin, or again the 1 million Tibetans by the Chinese communists, are historical facts which have all been denied by their perpetrators… But deny is not the exact word. They have been NEGATED in a thousand ways: gross, clever, outrageous, subtle, so that in the end, the minds of people are so confused and muddled, that nobody knows anymore where the truth is. Sometimes, it is the numbers that are negated or passed under silence: the Spanish conquest of South America has been one of the bloodiest and most ruthless episodes in history. Elst estimates that out of the population of native Continental South America of 1492, which stood at 90 million, only 32 million survived; terrible figures indeed but who talks about them today ? « But what of the conquest of India by Muslims », asks Elst? In other parts of Asia and Europe, the conquered nations quickly opted for conversion to Islam rather than death. But in India, because of the staunch resistance of the 4000 year old Hindu faith, the Muslim conquests were for the Hindus a pure struggle between life and death. Entire cities were burnt down and their populations massacred. Each successive campaign brought hundreds of thousands of victims and similar numbers were deported as slaves. Every new invader made often literally his hill of Hindu skulls. Thus the conquest of Afghanistan in the year 1000, was followed by the annihilation of the entire Hindu population there; indeed, the region is still called Hindu Kush, ‘Hindu slaughter’. The Bahmani sultans in central India, made it a rule to kill 100.000 Hindus a year. In 1399, Teimur killed 100.000 Hindus IN A SINGLE DAY, and many more on other occasions. Koenraad Elst quotes Professor K.S. Lal’s « Growth of Muslim population in India », who writes that according to his calculations, the Hindu population decreased by 8O MILLION between the year 1000 and 1525. INDEED PROBABLY THE BIGGEST HOLOCAUST IN THE WHOLE WORLD HISTORY. (Negat.34)

But the « pagans » were far too numerous to kill them all; and Hinduism too well entrenched in her people’s soul, never really gave up, but quietly retreated in the hearts of the pious and was preserved by the Brahmins’ amazing oral powers. Thus, realising that they would never be able to annihilate the entire Indian population and that they could not convert all the people, the Muslims rulers, particularly under the Hanifite law, allowed the pagans to become « zimmis » (protected ones) under 20 humiliating conditions, with the heavy « jizya », the toleration tax, collected from them. « It is because of Hanifite law, writes Mr Elst, that many Muslim rulers in India considered themselves exempted from the duty to continue the genocide of Hindus ». The last « jihad » against the Hindus was waged by the much glorified Tipu Sultan, at the end of the 18th century. Thereafter, particularly following the crushing of the 1857 rebellion by the British, Indian Muslims fell into a state of depression and increasing backwardness, due to their mollah’s refusal of British education (whereas the elite Hindus gradually went for it) and their nostalgia for the « glorious past »‘. It is only much later, when the British started drawing them into the political mainstream, so as to divide India, that they started regaining some predominance.

Negationism means that this whole aspect of Indian history has been totally erased, not only from history books, but also from the memory, from the consciousness of Indian people. Whereas the Jews have constantly tried, since the Nazi genocide, to keep alive the remembrance of their six million martyrs, the Indian leadership, political and intellectual, has made a wilful and conscious attempt to deny the genocide perpetrated by the Muslims. No one is crying for vengeance. Do the Jews of today want to retaliate upon contemporary Germany? NO. It is only a matter of making sure that history does not repeat its mistakes, as alas it is able to do today: witness the persecution of Hindus in Kashmir, whose 250.000 Pandits have fled their 5000 year old homeland; or the 50.000 Hindus chased from Afghanistan; or the oppression of Hindus in Bangladesh and Pakistan. And most of all, to remember, is to BE ABLE TO LOOK AT TODAY WITH THE WISDOM OF YESTERDAY. No collective memory should be erased for appeasing a particular community.

Yet, what has happened in India, at the hand of Hindus themselves, is a constant denial and even a perversion of the genocide committed by Muslims in India. Hasn’t the « radical humanist » M.N. Roy, written « that Islam has fulfilled a historic mission of equality and abolition of discrimination in India, and that for this, Islam has been welcomed in India by the lower castes ». « If AT ALL any violence occurred, he goes on to say, it was a matter of justified class struggle by the progressive forces against the reactionary forces, meaning the feudal Hindu upper classes.. » Want to listen to another such quote? This one deals with Mahmud Ghaznavi, the destroyer of thousands of Hindu temples, who according to his chronicler Utbi, sang the praise of the Mathura temple complex, sacred above all to all Hindus… and promptly proceeded to raze it to the ground: « Building interested Mahmud and he was much impressed by the city of Mathura, where there are today a thousand edifices as firm as the faith of the faithful. Mahmud was not a religious man. He was a Mahomedan, but that was just by the way. He was in the first place a soldier and a brilliant soldier »… Amazing eulogy indeed of the man who was proud of desecrating hundreds of temples and made it a duty to terrorise and humiliate pagans. And guess from whom is that quote? From Jawaharlal Nehru himself, the first Prime Minister of India and one of the architects of independence!

M.N. Roy, and Nehru in a lesser degree, represent the foremost current of negationism in India, which is Marxist inspired. For strangely, it was the Russian communists who decided to cultivate the Arabs after the First World War, in the hope that they constituted a fertile ground for future indoctrination. One should also never forget that Communism has affected whole generations of ardent youth, who saw in Marxism a new ideology in a world corrupted by capitalism and class exploitation. Nothing wrong in that; but as far as indoctrination goes, the youth of the West, particularly of the early sixties and seventies, were all groomed in sympathising with the good Arabs and the bad Jews. And similarly in India, two or three young generations since the early twenties, were tutored on negating Muslim genocide on the Hindus. In « Communalism and the writing of Indian history », Romila Thapar, Harbans Mukhia and Bipan Chandra, professors at the JNU in New Delhi, the Mecca of secularism and negationism in India, denied the Muslim genocide by replacing it instead with a conflict of classes. The redoubtable Romila Thapar in her « Penguin History of India », co-authored with Percival Spear, writes: « Aurangzeb’s supposed intolerance, is little more than a hostile legend based on isolated acts such as the erection of a mosque on a temple site in Benares ». How can one be so dishonest, or so blind? But it shows how negationism is perpetuated in India.

What are the facts? Aurangzeb (1658-1707) did not just build an isolated mosque on a destroyed temple, he ordered ALL temples destroyed, among them the Kashi Vishvanath, one of the most sacred places of Hinduism and had mosques built on a number of cleared temples sites. All other Hindu sacred places within his reach equally suffered destruction, with mosques built on them. A few examples: Krishna’s birth temple in Mathura, the rebuilt Somnath temple on the coast of Gujurat, the Vishnu temple replaced with the Alamgir mosque now overlooking Benares and the Treta-ka-Thakur temple in Ayodhya. (Neg 60). The number of temples destroyed by Aurangzeb is counted in 4, if not 5 figures; according to his own official court chronicles: « Aurangzeb ordered all provincial governors to destroy all schools and temples of the Pagans and to make a complete end to all pagan teachings and practices ». The chronicle sums up the destructions like this: « Hasan Ali Khan came and said that 172 temples in the area had been destroyed… His majesty went to Chittor and 63 temples were destroyed..Abu Tarab, appointed to destroy the idol-temples of Amber, reported that 66 temples had been razed to the ground ».. Aurangzeb did not stop at destroying temples, their users were also wiped-out; even his own brother, Dara Shikoh, was executed for taking an interest in Hindu religion and the Sikh Guru Tegh Bahadur was beheaded because he objected to Aurangzeb’s forced conversions. As we can see Romila Thapar and Percival Spear’s statement of a benevolent Aurangzeb is a flagrant attempt at negationism. Even the respectable Encyclopedia Brittannica in its entry on India, does not mention in its chapter on the Sultanate period any persecutions of Hindus by Muslims, except « that Firuz Shah Tughlaq made largely unsuccessful attempts at converting his Hindu subjects and sometime persecuted them ». The British, for their own selfish purpose, were of course greatly responsible for whitewashing the Muslims, whom they needed to counterbalance the influence of the Hindus and the Congress. It is sad that Jawarlhal Nehru and the Congress perpetuated that brand of negationism. But that is another story.

The happiest in this matter must be the Muslims themselves. What fools these Hindus are, they must be telling themselves: We killed them by the millions, we wrested a whole nation out of them, we engineer riots against them, and they still defend us!… But don’t the Hindus know that many orthodox Indian Muslims still cling to the Deoband school, which says that India was once « Dar-ul-Islam », the house of Islam, and should return to that status. Maulana Abul Kala Azad, several times Congress President, and Education Minister in free India, was a spokesman for this school. The Aligarh school on the contrary, led by Mohammed Iqbal, propounded the creation of Pakistan. What particularly interests us in the Aligarh school is the attempt by Muslim historians, such as Mohamed Habiib, to rewrite the Chapter of Muslim invasions in India. In 1920, Habib started writing his magnum opus, which he based on four theories: 1) that the records (written by the Muslims themselves) of slaughters of Hindus, the enslaving of their women and children and razing of temples were « mere exaggerations by court poets and zealous chroniclers to please their rulers ». 2) That they were indeed atrocities, but mainly committed by Turks, the savage riders from the Steppe. 3) That the destruction of the temples took place because Hindus stored their gold and jewels inside them and therefore Muslim armies plundered these. 4) That the conversion of millions of Hindus to Islam was not forced, « but what happened was there was a shift of opinion in the population, who on its own free will chose the Shariat against the Hindu law (smriti), as they were all oppressed by the bad Brahmins »…!!! (Negationism p.42)

Unfortunately for Habib and his school, the Muslims invaders did record with glee their genocide on Hindus, because they felt all along that they were doing their duty; that killing, plundering, enslaving and razing temples was the work of God, Mohammed. Indeed, whether it was Mahmud of Ghazni (997-1030), who was no barbarian, although a Turk, and patronised art and literature, would recite a verse of the Koran every night after having razed temples and killed his quota of unbelievers; or Firuz Shah Tughlak (1351-1388) who personally confirms that the destruction of Pagan temples was done out of piety and writes: « on the day of a Hindu festival, I went there myself, ordered the executions of all the leaders AND PRACTITIONERS of his abomination; I destroyed their idols temples and built mosques in their places ». Finally, as Elst points out, « Muslim fanatics were merely faithful executors of Quranic injunctions. It is not the Muslims who are guilty but Islam ». (Negationism in India, p. 44)

But ultimately, it is a miracle that Hinduism survived the onslaught of Muslim savagery; it shows how deep was her faith, how profound her karma, how deeply ingrained her soul in the hearts of her faithfuls. We do not want to point a finger at Muslim atrocities, yet they should not be denied and their mistakes should not be repeated today. But the real question is: Can Islam ever accept Hinduism? We shall turn towards the Sage, the yogi, who fought for India’s independence, accepting the Gita’s message of karma of violence when necessary, yet had a broad vision that softened his words: « You can live with a religion whose principle is toleration. But how is it possible to live peacefully with a religion whose principle is « I will not tolerate you? How are you going to have unity with these people?…The Hindu is ready to tolerate; he is open to new ideas and his culture and has got a wonderful capacity for assimilation, but always provided India’s central truth is recognised.. (Sri Aurobindo India’s Rebirth 161,173) Or behold this, written on September 1909: « Every action for instance which may be objectionable to a number of Mahomedans, is now liable to be forbidden because it is likely to lead to a breach of peace. And one is dimly beginning to wonder whether worship in Hindu temples may be forbidden on that valid ground (India’s Rebirth p. 55). How prophetic! Sri Aurobindo could not have foreseen that so many Muslim countries would ban Rushdie’s book and that Hindu processions would often be forbidden in cities, for fear of offending the Muslims. Sri Aurobindo felt that sooner or later Hindus would have to assert again the greatness of Hinduism.

And here we must say a word about monotheism, for it is the key to the understanding of Islam. Christians and Muslims have always harped on the fact that their religions sprang-up as a reaction against the pagan polytheist creeds, which adored many Gods.  » There is only one real God they said (ours), all the rest are just worthless idols « . This  » monotheism versus polytheism business  » has fuelled since then the deep, fanatic, violent and murderous zeal of Islam against polytheist religions, particularly against Hinduism, which is the most comprehensive, most widely practiced of all them. It even cemented an alliance of sorts between the two great monotheist religions of the world, Christianity and Islam, witness the Britishers’ attitude in India, who favoured Indian Muslims and Sikhs against the Hindus; or the King of Morocco who, even though he is one of the most moderate Muslim leaders in the world, recently said in an interview:  » we have no fight with Christianity, our battle is against the Infidel who adores many gods « . But the truth is that Hinduism is without any doubt the most monotheist religion in the World, for it recognises divine unity in multiplicity. It does not say:  » there is only one God, which is Mohammed. If you do not believe in Him I will kill you « . It says instead:  » Yes Mohammed is a manifestation of God, but so is Christ, or Buddha, or Krishna, or Confucius « . This philosophy, this way of seeing, which the Christians and Muslims call  » impious « , is actually the foundation for a true monotheist understanding of the world. It is because of this  » If you do not recognize Allah (or Christ), I will kill you « , that tens of millions of Hindus were slaughtered by Arabs and other millions of South Americans annihilated by the Christians. And ultimately the question is: Are the Muslims of today ready to accept Hinduism ? Unfortunately no. For Muslims all over the world, Hinduism is still the Infidel religion  » par excellence « . This what their religion tell them, at every moment, at every verse, at the beginning of each prayer :  » Only Allah is great « . And their mollahs still enjoin them to go on fight  » jihad  » to deliver the world of the infidels. And if the armies of Babar are not there any longer; and if it is not done any more to kill a 100.000 Hindus in a day, there is still the possibility of planting a few bombs in Bombay, of fuelling separatisms in the hated land and eventually to drop a nuclear device, which will settle the problem once and for all. As to the Indian Muslim, he might relate to his Hindu brother, for whatever he says, he remains an Indian, nay a Indu; but his religion will make sure that he does not forget that his duty is to hate the Infidel. This is the crux of the problem today and the riddle if Islam has to solved, if it wants to survive in the long run.

We will never be able to assess the immense physical harm done to India by the Muslim invasions. Even more difficult is to estimate the moral and the spiritual damage done to Hindu India. But once again, the question is not of vengeance, or of reawakening old ghosts, but of not repeating the same mistakes. Unfortunately, the harm done by the Muslims conquest is not over. The seeds planted by the Moghols, by Babar, Mahmud, or Aurangzeb, have matured: the 125 million Indian Muslims of today have forgotten that they were once peaceful, loving Hindus, forcibly converted to a religion they hated. And they sometimes take-up as theirs a cry of fanaticism which is totally alien to their culture. Indeed, as Sri Aurobindo once said: « More than 90% of the Indian Muslims are descendants of converted Hindus and belong as much to the Indian nation as the Hindu themselves »…(Rebirth of India, p.237) The embryo of secession planted by the Mahomedans, has also matured into a poisonous tree which has been called Pakistan and comes back to haunt India through three wars and the shadow of a nuclear conflict embracing South Asia. And in India, Kashmir and Ayodhya are reminders that the Moghol cry for the house of Islam in India is not yet over.

Voir encore:

Where’s India’s holocaust museum?

Francois Gautier

Rediff India abroad

October 21, 2003

The massacre of 6 million Jews by Hitler and the persecution Jews suffered all over the world in the last 15 centuries has been meticulously recorded by the Jews after 1945 and has been enshrined not only in history books, but also in Holocaust museums, the most famous one being in Washington, DC.

It has not been done with a spirit of revenge — look at Israel and Germany today — they are on the best of terms; yet, facts are facts and contemporary Germany had to come to terms with its terrible actions during World War II.

Hindus, Sikhs and Buddhists have also suffered a terrible holocaust, probably without parallel in human history. Take the Hindu Kush for instance, probably one of the biggest genocides of Hindus. There is practically no serious research ever done about it and no mention in history books. Yet the name Hindu Kush appears many times in the writings of Muslim chroniclers in 1333 AD

Ibn Battutah, the medieval Berber traveller, said the name meant ‘Hindu Killer,’ a meaning still given by Afghan mountain dwellers. Unlike the Jewish holocaust, the exact toll of the Hindu genocide suggested by the name Hindu Kush is not available. ‘However,’ writes Hindu Kush specialist Srinandan Vyas, ‘the number is easily likely to be in millions.’

A few known historical figures can be used to justify this estimate. The Encyclopaedia Britannica recalls that in December 1398 AD, Taimurlane ordered the execution of at least 50,000 captives before the battle for Delhi; likewise, the number of captives butchered by Taimurlane’s army was about 100,000.

The Britannica again mentions that Mughal emperor Akbar ordered the massacre of about 30,000 captured Rajput Hindus on February 24, 1568 AD, after the battle for Chitod, a number confirmed by Abul Fazl, Akbar’s court historian. Afghan historian Khondamir notes that during one of the many repeated invasions on the city of Herat in western Afghanistan, which used to be part of the Hindu Shahiya kingdoms ‘1,500,000 residents perished.’ ‘Thus,’ writes Vyas, ‘it is evident that the mountain range was named as Hindu Kush as a reminder to the future Hindu generations of the slaughter and slavery of Hindus during the Moslem conquests.’

Or take the recent plight of the Kashmiri Pandits. Over 400,000 Kashmiri Pandits have been forced to flee their homeland. Many Pandit men, women and children have been brutally murdered. About 70,000 still languish in makeshift refugee camps in Jammu and Delhi. Scores of temples in Kashmir have been desecrated, destroyed, looted, more than 900 educational institutions have been attacked by terrorists. Properties of Pandits have been vandalised, businesses destroyed or taken over, even hospitals have not been spared.

Did you know that this huge human tragedy is taking place in Free India?

Burning books, looting culture is a very important part of the plan as we have seen during early Muslim invasions, where Buddhist centres of learning were ruthlessly burnt and razed to the ground.

Kashmir was also the crucible of knowledge, spirituality, a hallowed centre of learning and the cradle of Shivaism. It was known as Sharda Peeth, the abode of learning. Kashmiri Pandits excelled in philosophy, aesthetics, poetics, sculpture, architecture, mathematics, astronomy and astrology. Sanskrit was studied, propagated and spoken by women and men. Scholars like Kalhan, Jonraj, Srivar, Abhinavgupta, Somanand, Utpaldev, Somdev and Kshemendra created an intellectual centre of unrivalled repute.

Fundamentalism and terrorism have been ruthless in their assault on Sharda Peeth, zealous in ravaging its heritage, and consistent only in bloodthirsty intolerance. The destruction of Hindu places of worship, forced conversions of Pandits and death and ignominy to those who resisted, were accompanied by a savage assault on literary activity. This process has been going on since centuries.

As a correspondent covering India for more than 20 years, I have witnessed the terrible damage terrorism in Kashmir has inflicted upon people’s lives, their families, their culture, the very fabric of society, not only of the Kashmiri Pandits, but also Muslims in the valley, who after all, are victims too of Pakistan’s bloody designs. Hence, with two journalist friends, we started a Foundation: FACT — Foundation Against Continuing Terrorism.

The first task of FACT has been to mount an exhibition on terrorism, focussing on the plight of the Kashmiri Pandits, so that the people of India, who do not suffer directly from terrorism understand, what it does to others. This exhibition, which opened at the Habitat Centre, New Delhi, on July 18, was a great success. More than 25,000 people visited the exhibition till its closing day, on July 23. Among them were Deputy Prime Minister L K Advani, Chairman of the National Human Rights Commission Justice A S Anand, Rajya Sabha MP Dr Karan Singh, Union Minister Murli Manohar Joshi… It was covered by most English and Hindi national newspapers and reported on the television channels.

Our aim is manifold: we would like to take the present exhibition all around India and all over the world, particularly the United States, where most symposiums on Kashmir, including some organized by the US State Department, are peopled mostly by Pakistanis, Muslims and US-based Indians who are anti-Hindu.

We would also like to start another exhibition on forced Christian conversions in the Northeast. Ultimately, we would like to build a Hindu/ Sikh/Buddhist Indian Holocaust Museum based in New Delhi, or in Bangalore. It will record not only the genocide of Hindus Sikhs and Buddhists at the hands of Muslim invaders, but also the terrible persecution of the Portuguese (hardly mentioned in Indian history books) and British — nobody knows for instance that 20 million Indians died of famine between 1815 and 1920, because the English broke the agricultural backbone of India to get raw materials like cotton, jute etc.

We need your support for this Indian Holocaust Museum.

Voir de plus:

L’INDE, UNE AUTRE VICTIME DE L’ISLAM

Serge Trifkovic

Adapté de : « Le Sabre du Prophète : Un guide de l’Islam politiquement incorrect »,

Serge Trifkovic*.

Traduction de l’article « Islam’s Other Victims : India »

paru dans « Front Page Magazine.com » du 18 novembre 2002

[…] Avant les invasions musulmanes, l’Inde jouissait d’une des civilisations les plus élaborées dans le monde. L’Hindustan du 10ème siècle égalait ses contemporains de l’Est et de l’Ouest dans les domaines de la philosophie, des mathématiques et des sciences naturelles. Les mathématiciens indiens avaient découvert le zéro, sans oublier l’algèbre et d’autres théories, qui furent transmises plus tard au monde musulman auquel on en attribua faussement le mérite. L’Inde médiévale, avant l’invasion musulmane, était une culture richement imaginative, une des cinq ou six civilisations les plus avancées de tous les temps. Ses sculptures étaient vigoureuses et sensuelles, son architecture richement ornée et envoûtante. Et tout ceci était une réalisation purement autochtone et non, comme c’est le cas de nombre des plus fameux hauts-lieux de la culture musulmane, des reliquats de civilisations pré-islamistes dont les musulmans s’étaient rendus maîtres.

Les envahisseurs musulmans commencèrent leurs incursions au début du 8ème siècle, sous le règne de Hajjaj, le gouverneur de l’actuel Irak. […] En 712, sous le commandement de Mohammed Kasim, les auteurs des raids démolirent les temples, brisèrent les sculptures, pillèrent les palais, tuèrent un nombre incalculable d’hommes – le massacre des habitants de Debal se prolongea pendant trois jours – et emmenèrent les femmes et les enfants en esclavage, certains réservés aux pratiques sexuelles. Après la vague de violence initiale, Kasim tenta toutefois de rétablir la loi et l’ordre sur ces terres nouvellement conquises, et à cette fin, il autorisa même un certain degré de tolérance religieuse. Mais quand Hajjaj, son maître, entendit parler de ces usages pleins d’humanité, il objecta : « Il apparaît dans votre lettre que l’ensemble des règles que vous avez promulguées pour le confort et le bien-être de vos hommes est en parfait accord avec la loi religieuse. Mais la manière d’accorder le pardon prescrite par la loi est différente de celle que vous avez adoptée, puisque vous accordez votre pardon à chacun, riche ou pauvre, sans faire aucune distinction entre ami et ennemi. Le Grand Dieu dit dans le Coran [47.4] : “O Vrais Croyants, quand vous rencontrez des incroyants, coupez-leur la tête.” Ce commandement du Grand Dieu est un commandement supérieur et doit être respecté et suivi. Vous ne devez pas être trop indulgent et montrer de la pitié, ceci pourrait anéantir la portée de l’acte. Désormais, n’accordez de pardon à aucun ennemi et n’en épargnez aucun, car si vous le faites, tous vous considéreront comme un homme à l’âme faible. »

Dans une communication ultérieure, Hajjaj répéta que tout homme valide devait être tué, et que les fils et filles en bas âge devaient être emprisonnés et retenus en otages. Kasim obéit, et en arrivant à la ville de Brahminabad, il massacra entre 6 000 et 16 000 hommes.

La portée de ces événements ne se limite pas seulement à l’horreur qu’inspire le nombre de personnes massacrées, mais étend sa signification au fait que les auteurs de ces massacres n’étaient pas les soudards d’une armée désobéissant aux enseignements éthiques de leur religion, comme l’étaient les croisés européens en Terre Sainte, mais bien qu’ils faisaient exactement ce que leur religion enseignait. (On peut noter que le Christianisme a évolué et ne prêche plus les croisades, ce qui n’est pas le cas de l’Islam. Il est abondamment prouvé que la jihad a été prêché depuis les centres officiels de l’Islam et non pas seulement par des groupes marginaux d’extrémistes fanatiques.)

Les exploits de Kasim le précurseur se poursuivirent au début du 11ème siècle, quand Mahmoud de Ghazni « traversa l’Inde comme une tornade, détruisant, pillant et massacrant », appliquant avec zèle l’injonction coranique qui demande la mort des idolâtres qu’il avait juré de châtier chaque jour de sa vie.

Au cours des dix-sept vagues successives de cette invasion, du propre aveu de l’érudit Alberuni que Mahmoud avait emmené en Inde, « Mahmoud ruina complètement la prospérité du pays, et accomplit de merveilleux exploits, dignes de figurer dans la mémoire du peuple, telle une ancienne légende, réduisant les hindous en atomes de poussière éparpillés dans toutes les directions. Les restes dispersés [de cette population] nourrirent de ce fait, une aversion invétérée à l’encontre des musulmans. »

Doit-on s’en étonner ? À ce jour, les citoyens de Bombay, New Delhi, Calcutta et Bangalore vivent dans la crainte du Pakistan, pays politiquement instable et détenteur de l’arme nucléaire, qui contrairement à l’Inde (mais comme tout pays musulman), n’a pas réussi à maintenir la démocratie depuis l’indépendance.

Mathura, la ville sainte du dieu Krishna, fut la victime suivante :

« Au milieu de la ville se trouvait un temple plus grand et plus finement ouvragé que tout le reste, impossible à décrire par un texte ou une peinture. » Le sultan Mahmoud pensait qu’il avait fallu plus de 200 ans pour le construire. Les idoles, parmi lesquelles « cinq statues d’or rouge de cinq mètres de haut » avaient les yeux sertis de pierres précieuses inestimables. « Le sultan donna l’ordre de brûler tous les temples par le naphte et le feu, et de les raser jusqu’au niveau du sol. »

Conséquences de cette invasion, dans les antiques cités de Vanarasi (Bénarès), Mathura, Ujjain, Maheswar, Jwalamukhi et Dwaraka, pas un seul temple intact ou complet ne subsistait. C’est comme une armée qui marcherait sur Paris, Rome, Florence et Oxford et qui annihilerait tous ces trésors architecturaux. Il s’agit d’un acte qui dépasse le nihilisme ; un négativisme absolu, une haine de la culture et de la civilisation.

Dans son livre « Histoire de la Civilisation », le célèbre historien Will Durant s’affligeait des conséquences de ce qu’il nommait « probablement l’épisode le plus sanglant de l’Histoire ». Il considérait cette invasion comme « une histoire décourageante, puisque l’évidente morale qui s’en dégage nous assène que la civilisation est un bien précieux, dont la liberté et l’ordonnancement délicat et complexe peuvent à tout moment être balayés par des barbares déferlant de l’extérieur et se multipliant de l’intérieur ».

Les envahisseurs musulmans « détruisirent et brûlèrent tout ce qu’ils rencontrèrent de beau dans l’Hindustan », affichant le ressentiment de guerriers sous-développés, intimidés par la confrontation avec « une culture plus raffinée », comme le souligne un commentateur indien. « Les sultans musulmans construisirent des mosquées sur l’emplacement des temples détruits, et de nombreux hindous furent vendus comme esclaves. Ils étaient des kafirs, des païens par excellence. À la différence des chrétiens et des juifs, ils n’étaient pas des peuples « du Livre », et ils furent les victimes toutes désignées – les pacifiques bouddhistes également mais dans une moindre mesure – de l’injonction de Mahomet contre les païens : « Tuez ceux qui rejoignent d’autres dieux que Dieu, où que vous puissiez les découvrir. » (Non pas que le fait d’être « du Livre » ait beaucoup aidé les juifs et les chrétiens contre d’autres agressions musulmanes, mais ceci est une autre histoire.)

Depuis cette époque, les abords montagneux du Nord-Ouest de l’Inde se nomment Hindu Kush, « le massacre des hindous » en souvenir du temps où les esclaves hindous du sous-continent mouraient dans les rudes montagnes d’Afghanistan sur le chemin de la déportation vers les cours musulmanes d’Asie centrale. La boucherie de Somnath, sur le site d’un temple hindou célèbre, où 50 000 hindous furent tués sur l’ordre de Mahmoud, a donné le ton pour des siècles.

Les paisibles bouddhistes furent les victimes suivantes à être désignées pour les massacres de masse en 1193, quand Mohammed Khilji incendia également leur célèbre bibliothèque. À la fin du 12ème siècle, après la conquête musulmane de leur bastion du Bihar, ils perdirent toute présence significative en Inde. Les survivants se retirèrent au Népal ou au Tibet ou s’échappèrent vers le Sud du sous-continent. Les restes de leur culture s’éparpillèrent dans des contrées aussi lointaines que le Turkestan. À la merci des conquérants musulmans et de leurs héritiers, ces témoignages furent systématiquement anéantis, comme le furent, de nos jours encore, les quatre statues géantes des Bouddhas d’Afghanistan en mars 2001.

Le fait qu’une disposition à la culture et une sensibilité développée puissent aller de pair avec la bigoterie et la cruauté trouva son illustration avec Firuz Shah, qui gouverna le Nord de l’Inde à partir de 1351. Ce chef musulman tyrannique, bien qu’éduqué, surprit un jour une célébration hindoue dans un village, et ordonna que toutes les personnes présentes soient exécutées. Il raconta fièrement qu’après avoir perpétré le massacre, il détruisit les temples et fit ériger des mosquées à leur place.

L’empereur Moghol Akbar a laissé le souvenir d’un monarque tolérant, du moins selon les standards musulmans en Inde : au cours de son long règne (1542-1605), on ne peut porter à son actif qu’un seul massacre, quand, le 24 février 1568, il ordonna la mise à mort de près de 30 000 prisonniers rajpoutes après la bataille de Chitod. Mais si Akbar accepta les autres religions et toléra la célébration publique de leurs cultes, s’il abolit l’impôt sur les non-musulmans, son intérêt pour les croyances différentes ne reflétait pas un quelconque esprit de tolérance musulman. Bien au contraire, cette attitude indiquait une propension à la libre-pensée dans le domaine religieux qui l’amena finalement à une apostasie complète. Ses plus hautes actions consistèrent en une déclaration formelle de son infaillibilité en matière religieuse, sa promulgation d’un nouveau credo et son adoption des fêtes et pratiques hindoues et zoroastriennes. C’est un modèle dans l’histoire musulmane que l’on ressasse encore et toujours, y compris à l’heure actuelle : pour peu que l’on découvre un musulman raisonnable, éclairé et tolérant, un examen plus minutieux laisse apparaître qu’il s’agit de quelqu’un qui a commencé par être musulman, et qui progressivement s’est éloigné de l’orthodoxie de cette foi. En d’autres termes : les meilleurs musulmans sont souvent les moins musulmans (un théorème qui ne semble pas s’appliquer aux autres religions.)

Les choses reprirent un cours normal avec Shah Jahan (1593-1666), un petit-fils d’Akbar le Grand et le cinquième empereur Moghol. La plupart des occidentaux se souviennent de lui comme le commanditaire du Taj Mahal, mais n’ont aucune idée de la cruauté de ce roi qui engagea quarante-huit campagnes militaires contre les non-musulmans en moins de trente ans. Sur le modèle de ses coreligionnaires ottomans, à l’occasion de son couronnement, il tua tous les membres mâles de sa famille sauf un qui réussit à s’enfuir en Perse. Shah Jahan avait 5 000 concubines dans son harem, ce qui ne l’empêchait pas d’entretenir des rapports incestueux avec deux de ses filles, Chamani et Jahanara. Au cours de son règne, rien qu’à Bénarès, 76 temples hindous furent détruits, ainsi que des églises chrétiennes à Agra et Lahore. À la fin du siège de Hugh (une enclave portugaise près de Calcutta) qui dura trois mois, dix mille habitants furent « déchiquetés par la poudre, étouffés par noyade ou brûlés. » Quatre mille captifs furent emmenés à Agra où on leur offrit de choisir entre l’Islam ou la mort. La plupart refusèrent de se convertir et furent tués, à l’exception des jeunes femmes qui rejoignirent des harems.

Ces massacres perpétrés par les musulmans en Inde n’ont pas de parallèle dans l’histoire. En valeur absolue, ils sont plus importants que l’holocauste des juifs, la Terreur soviétique, les massacres japonais sur les Chinois pendant la seconde guerre mondiale, les dévastations de Mao contre la paysannerie chinoise, le génocide des Arméniens par les Turcs, ou que tout autre de ces fameux crimes contre l’humanité du 20ème siècle. Hélas, ils restent pratiquement ignorés à l’extérieur de l’Inde.

Plusieurs raisons expliquent ce fait. À l’époque où ils dirigeaient l’Inde, les Britanniques, fidèles à leur politique du « diviser pour régner », blanchirent les archives musulmanes pour que les membres de cette communauté puissent contrebalancer politiquement le poids de leurs administrés hindous plus nombreux. Dans la période de la lutte pour l’indépendance, Gandhi et Nehru minimisèrent l’étendue historique des atrocités afin de présenter la façade d’une unité hindou-musulmane contre les Britanniques. (Bien entendu, cette façade s’évanouit immédiatement après l’indépendance, et plusieurs millions de personnes furent tuées dans les violences religieuses qui accompagnèrent la partition de l’Inde britannique et la création du Pakistan.) Après l’indépendance, les écrivains indiens marxistes, aveuglés par leur idéologie, supprimèrent la vérité des registres musulmans, parce qu’elle ne correspondait pas à la théorie marxiste de l’histoire. Aujourd’hui, l’équivalent indien de la mode du « politiquement correct » passe sous silence les crimes des musulmans qui sont devenus une « minorité opprimée » dans une Inde majoritairement hindoue. Enfin, les intellectuels de gauche du pays ne cessent de blâmer l’Inde et haïssent leur propre civilisation hindoue, de la même manière que leurs congénères de Berkeley condamnent sans relâche les États-Unis et l’Occident.

À la différence de l’Allemagne qui a présenté des excuses à ses victimes juives et de l’Europe de l’Est, contrairement au Japon qui a au moins su se tenir depuis la seconde guerre mondiale, et même comparé aux États-Unis qui sont allés jusqu’au paroxysme de la culpabilisation pour les actes commis à l’encontre d’un nombre bien plus réduit d’Amérindiens, les agresseurs musulmans de l’Inde et leurs successeurs n’ont même jamais cessé leurs tentatives pour finir le travail qu’ils avaient commencé. À ce jour, les militants islamistes considèrent encore l’Inde comme « une affaire non réglée », et le problème est inscrit tout en haut de l’agenda de certains pays musulmans enrichis par leur pétrole, comme l’Arabie Saoudite, qui dépensent des millions chaque année pour tenter de convertir les hindous à l’Islam.

Une petite satisfaction nous est laissée : ils trouvent que cela avance plutôt lentement.

Robert Locke

(* Serge Trifkovic a obtenu son Doctorat de Philosophie à l’Université de Southampton en Angleterre, et a poursuivi ses recherches à l’Institut Hoover de Stanford. Ses antécédents journalistiques comprennent : « BBC World Service », « Voice of America », « CNN International », « MSNBC », « U.S. News and World Report », « The Washington Times », « The Philadelphia Inquirer », « The Times of London », et le « Cleveland Plain Dealer ». Il est rédacteur en chef du service étranger et chroniqueur à : « A Magazine of American Culture ». Cet article a été adapté par Robert Locke pour« Front Page Magazine ».)

Voir enfin:

Hindi Kouch: le génocide de 80 millions d’indiens par l’islam n’est pas un mythe

Jean-Patrick Grumberg

Dreuz

12 mars 2013

Les Sultans Bahmani, qui gouvernaient en Inde centrale, s’étaient fixé de massacrer 100 000 hindous par an et semblent s’y être tenus, explique François Gautier, ancien correspondant en Inde du Figaro et de Marianne, dans « Un autre regard sur l’Inde », édition du Tricorne – Genève 2000 (1).

100 000 hindous massacrés en une seule journée

Mais en 1399, le célèbre Timur fit mieux, il tua 100 000 hindous en UNE SEULE JOURNÉE !

80 millions d’hindous tués entre 1000 et 1525

Le Professeur Kishori Saran Lal dans son livre « La Croissance de la Population musulmane en Inde » estime qu’entre les seules années 1000 à 1525, 80 millions d’hindous furent tués, (sans parler des famines et autres calamités naturelles engendrées par la guerre), « sans doute le plus grand holocauste de l’histoire de l’humanité », affirme-t-il.

Et les propos du professeur Lal, dont la position de Directeur des recherches historiques du Conseil de l’Inde (ICHR) et membre du Comité du Conseil national de l’éducation et de la recherche de l’Inde (NCERT) attestent de sa respectabilité, sont confirmés par de nombreux historiens, tels Alain Daniélou, Will Durant, Sitaram Goel, ou Konraad Elst.

Des villes entières furent brûlées et leurs populations passées au fil de l’épée. Chaque campagne successive fit des dizaines de milliers de victimes et des millions de femmes et d’enfants furent emmenés en esclavage. Chaque nouvel envahisseur bâtissait littéralement sa montagne de crânes hindous.

Ainsi la conquête de l’Afghanistan en l’an 1000 fut suivie par l’annihilation de l’ENTIÈRE population hindoue de cette région, qu’on appelle toujours d’ailleurs « Hindu Kush », le massacre des hindous.

Mais aujourd’hui ce terrible épisode de l’histoire de l’Inde a été occulté : c’est à peine si les nombreuses Histoires de l’Inde, que nous utilisons comme référence, telle celle de Jacques Dupuis (agrégé d’histoire et diplômé de hindi de l’Ecole des langues orientales – 1912-1997), y font allusion.

L’historien et sociologue belge Koenraad Elst (Negationism in India), traite de la négation des atrocités musulmanes en Inde. « Cette négation des atrocités musulmanes, argue Elst, a gommé tout un chapitre capital de l’histoire indienne, le faisant disparaître non seulement des manuels d’histoire, mais aussi de la mémoire des Indiens. »

Qui étaient les révisionnistes ?

Des indiens marxistes, des communistes … à commencer par Nehru lui-même, qui, « pour dénigrer l’identité hindoue de la nation indienne, s’est appliqué à gommer l’horreur des invasions musulmanes en Inde », explique Konraad Elst.

« Ce sont les hindous eux-mêmes qui ont constamment nié le génocide musulman, » confirme Gautier.

Il ajoute : « sous l’impulsion de Nehru, trois générations d’historiens et d’intellectuels indiens marxistes s’efforceront de persuader leurs compatriotes (et le reste du monde) qu’il n’y a jamais eu de génocide musulman sur la personne des Hindous ».

Nehru, rappelle Elst, « premier leader de l’Inde indépendante, était un grand admirateur de l’URSS. C’est lui d’ailleurs qui initia l’étatisation de l’Inde sur le modèle soviétique ». Admirateur de la Russie aux 100 millions de morts, presque un aveu…

Ainsi le négationnisme en Inde, qui est d’inspiration marxiste, s’est appliqué à gommer des livres d’histoire écrits après l’indépendance indienne de 1947, toute l’horreur des invasions musulmanes et à dénigrer l’identité hindoue de l’Inde, en s’attaquant aux partis politiques, tel le Jana Sangh, (l’ancêtre du Bharata Janata Party), qui au début des années 20 s’efforcèrent de contrebalancer l’influence grandissante de la Ligue Musulmane qui commençait déjà à réclamer la création d’un état séparé pour les musulmans indiens.

Ainsi l’écrivain révolutionnaire et activiste communiste Manabendra Nath Roy dit M.N. Roy : « L’islam a rempli en Inde une mission d’égalitarisme et qu’en cela il fut bien accueilli par les castes défavorisées. » Et il continue : « C’était une question de lutte des classes tout à fait justifiée entre des forces progressives (les musulmans) et les forces féodales (les hindous de haute caste). »

Du négationnisme au biais islamisant de l’indianisme français

L’historien français Alain Daniélou, qui avait vécu l’Inde du dedans, résidant pendant vingt ans à Bénarès, où il apprit le sanskrit et la musique indienne, se plaignait souvent du « biais islamisant de l’indianisme français ».

L’historien belge Konraad Elst renchérit :

« L’indianisme français du XXème siècle semble s’être fortement inspiré de ce négationnisme-là, témoin « L’’Histoire de l’Inde Moderne », paru en 1994 chez Fayard et qui fait référence aujourd’hui chez nous. Dans le chapitre « La splendeur moghole », Marc Gaborieau, Directeur du Centre d’Études de l’Inde et de l’Asie du Sud, parle en termes élogieux de l’empereur Aurangzeb, lequel avait la réputation – même aux yeux des musulmans indiens – d’avoir été le plus sanguinaire et le plus pervers des Moghols : « Aurangzeb a concentré sur sa personne la haine des Hindous militants qui lui attribuent des destructions systématiques de temples et des conversions forcées massives… cette image manichéenne doit être sérieusement corrigée ».

« Malheureusement, continue Konraad Elst, Aurangzeb était si fier de ses actes, qu’il les avait fait dûment archiver et qu’ils sont parvenus jusqu’à nous ». M. Elst rappelle donc qu’Aurangzeb (1658-1707), ne construisit pas seulement une énorme mosquée sur le plus vénérable temple de Bénares, la ville sainte hindoue, temple qu’il avait auparavant fait raser, il ordonna les destruction de TOUS les temples en Inde, dont le Kashi Vishvanath, un des plus sacrés du pays, celui de Krishna à Mathura, le temple de Somanath au Gujurat, ou le temple Treka-ka-Thakur à Ayodhya, et fit construire des mosquées à leur place. Le nombre de temples détruits par Aurangzeb se compte non pas en centaines mais en milliers. Aurangzeb ne se contenta pas de détruire des temples, il fit aussi éliminer les païens : « Ahmed Khan fit savoir à sa Majesté que 2 000 Hindous furent exécutés parce qu’ils continuaient leurs abominations religieuses », rapporte une chronique de l’époque. Le gourou sikh Tegh Bahadur fut décapité parce qu’il protestait contre les conversions forcées d’Aurangzeb. Et même le propre frère de l’empereur, Dara Shikoh, fut exécuté pour s’être intéressé à la religion hindoue. »

l’Hindouisme a fait montre d’une remarquable tolérance

La réalité, c’est que « tout au long de son histoire, l’Hindouisme a fait montre d’une remarquable tolérance, permettant aux Chrétiens de Syrie, aux marchands arabes, aux Parsis de Zoroastre, aux Juifs de Jérusalem, persécutés chez eux, de s’établir en Inde et d’y pratiquer leur religion en toute liberté » écrit Daniélou.

Peut-on en dire autant des musulmans ?

« On ne dira jamais assez l’horreur que furent les invasions arabes en Inde. Les ignorer parce qu’elles appartiennent au “passé” est ridicule, car elles se répercutent encore dans les événements politiques d’aujourd’hui », appuie Konraad Elst dans son livre « Le négationnisme en Inde » (Voice of India, New Delhi) (3).

Ici encore la réécriture de l’histoire accomplit un travail soigneux au bénéfice d’une idéologie criminelle et totalitaire. Des similitudes ne seront pas difficiles à trouver, les complices non plus – ce sont toujours les mêmes.

L’indianisme français continue à défendre un faux théorème

Et de nombreux observateurs estiment aujourd’hui « que l’Indianisme français doit se remettre en question, car ses bases reposent sur des données archéologiques et linguistiques qui datent du XIXème siècle » soutient Gautier. Le magazine indien « India Today », que l’on ne peut accuser de « nationalisme », vient par exemple de publier un grand dossier racontant comment des récentes découvertes archéologiques et linguistiques prouvent – entre autre – qu’il n’y a jamais eu d’invasion aryenne en Inde. Or, l’indianisme français continue à défendre ce théorème, comme c’est le cas à Pondichéry, par exemple.

Le journaliste français ajoute : « malheureusement, se plaint un chercheur indien qui a été associé à l’EFEO, les Français semblent mépriser l’hindouisme en tant que religion ».

Ce sera ma conclusion, François Gautier cite un autre chercheur : « Voilà une arrogance bien française que de tenter d’appliquer à l’Inde des paramètres qui ne sont valables qu’en France, en l’occurrence la séparation de l’Église et l’État », s’offusque un chercheur indien. Il faudrait donc que l’indianisme français de Pondichéry remette aussi de l’ordre dans sa maison : l’École Française d’Extrême Orient et l’Institut français collaborent rarement ensemble ; et l’EFEO s’est scindée en deux pour cause d’incompatibilité de ses chercheurs.

(1) http://books.google.com/books

(2) Jacques Dupuis, Histoire de l’Inde (Éditions Kailash, Civilisations et sociétés, 1996), page 202

(3) http://www.observatoiredesreligions.fr

Un commentaire pour Désinformation: L’autre négationnisme caché des massacres musulmans en Inde (Was There an Islamic « genocide » of Hindus?)

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