Présidentielle américaine/2012: Pour la joie d’avoir un président qui ne s’excuse plus d’être américain (Why O should go)

Et je vais être honnête avec vous, c’est une joie de servir avec un président qui ne s’excuse pas pour les États-Unis d’Amérique. George H. W. Bush (1984)
Son visage sérigraphié était devenu une icône, son slogan «Yes we can» l’énoncé d’une nouvelle Amérique. Candidat courageux, Barack Obama avait choisi de s’adresser à l’intelligence de ses électeurs, et non à leurs tripes. Jeune, noir, il était devenu le président de la jeunesse, des femmes et des minorités. (…) Son rival est pourtant une caricature de républicain milliardaire, blanc et conservateur, sans souffle, ni programme. (…) Mitt Romney représente l’aile dure tendance taliban du Parti républicain, prête à faire régresser leur pays à l’âge de pierre. Mais (…) Obama, pour son pays (mais aussi pour nous autres étrangers), demeure sa meilleure promesse. Libération
Nous vivons dans le pays qui détient le record d’«Obamania», selon une étude d’opinons mondiale faite par la BBC, où il ressort que le président américain sortant recueille l’adhésion de 2 Français sur 3, dont moins de 5% en faveur de Mitt Romney. Les Français, comme les autres Européens, ont raison: nous avons intérêt à la continuité, à la réélection de Barack Obama, et beaucoup à craindre de l’élection de Mitt Romney. Jean-Marie Colombani
Comment imaginer un seul instant que Michelle Obama puisse « nous » quitter le soir du 6 novembre? (…) Alors à la First aux bras nus, la femme noire, la militante, la mère de Malia et Sasha, la femme de Barack, la protectrice des familles de militaires au front, la combattante de l’obésité des ados ,on ne sait même plus à laquelle nous demandons de rester. Allez encore quatre ans… c’est si vite passé pour nous! Le Figaro
 Barack Obama peut être fier de son bilan (…) Je ne regrette pas, pour ma part, d’avoir, dès 2004, soit quatre ans avant sa première élection, pressenti le prodigieux destin de celui que je baptisai aussitôt le « Kennedy noir ». Pas de raisons d’être déçu ! L’espoir est là. Plus que jamais là. Et le combat continue. BHL
Si vous n’aviez pas eu la tempête, la campagne de Romney aurait eu une meilleure chance de parler du déficit, de la dette, de l’économie. Il y a eu un bégaiement dans la campagne. Quand l’attention est détournée vers autre chose, ce n’est pas à son avantage. Karl Rove
The bottom line is this: If Obama wins, we’ll probably get small-bore stasis; if Romney wins, we’re more likely to get bipartisan reform. Romney is more of a flexible flip-flopper than Obama. He has more influence over the most intransigent element in the Washington equation House Republicans. He’s more likely to get big stuff done. David Brooks
Government grows in size and power as the individual shrinks into dependency. Until the tipping point where dependency becomes the new norm — as it is in Europe, where even minor retrenchment of the entitlement state has led to despair and, for the more energetic, rioting. An Obama second term means that the movement toward European-style social democracy continues, in part by legislation, in part by executive decree. The American experiment — the more individualistic, energetic, innovative, risk-taking model of democratic governance — continues to recede, yielding to the supervised life of the entitlement state. If Obama loses, however, his presidency becomes a historical parenthesis, a passing interlude of overreaching hyper-liberalism, rejected by a center-right country that is 80 percent nonliberal. Should they summon the skill and dexterity, Mitt Romney and Paul Ryan could guide the country to the restoration of a more austere and modest government with more restrained entitlements and a more equitable and efficient tax code. Those achievements alone would mark a new trajectory — a return to what Reagan started three decades ago. Every four years we are told that the coming election is the most important of one’s life. This time it might actually be true. At stake is the relation between citizen and state, the very nature of the American social contract. Charles Krauthammer
I vote Republican because I support the party’s core message of individualism, patriotism, and respect for tradition, in contrast to the core Democratic message of dependence, self-criticism, and « progress. » I am inspired by the original reading of the U.S. Constitution, by ideals of personal freedom and American exceptionalism. I vote for small government, for a return of power to the states, for a strong military, and an assertive pursuit of national interests. Daniel Pipes
Les Américains votent pour une meilleure économie. L’“Obamania” en Europe est étouffante et élude les résultats catastrophiques du président démocrate américain, tant aux niveaux économique que diplomatique. Pendant son mandat, Barack Obama a affaibli la puissance américaine. Avec lui, l’Amérique n’est plus crainte. Les Sud-Coréens, les Japonais ou les Israéliens l’ont compris et le déplorent. Avec Mitt Romney et son colistier Paul Ryan, les États-Unis renoueront avec leur rôle de locomotive du monde. Avec eux, l’État ne sera pas gras mais musclé, concentré sur ses fonctions régaliennes. Le président sortant, lui, défend un projet européen, social-démocrate pour les États-Unis, contraire à ce qui fait l’exception et la grandeur de ce pays. Philippe Karsenty (maire adjoint de Neuilly-sur-Seine, en charge de la politique étrangère au Parti libéral)
Un mois de pillules contraceptives coûte 15 dollars. Est-ce une somme exhorbitante pour 30 jours de liberté sexuelle ? J’emploie ce mot à dessein. Les républicains pensent que l’individu doit être responsable de ses actes et que l’État ou les compagnies d’assurance maladie n’ont pas le devoir de payer la pillule. Ceux qui veulent pratiquer telle ou telle forme de contraception, sont libres de le faire pour un coût dérisoire, dixit les républicains. Être contre la gratuité de la contraception, ne veut pas dire que l’on veut interdire la contraception. Pierre-Yves Dugua
Comment se fait-il qu’une écrasante majorité de Français souhaitent que les solutions qui ont échoué chez eux, soient mises en oeuvre en Amérique ? Pourquoi rejettent-ils François Hollande mais embrassent-ils Barack Obama ? Il y a une explication « psychanalytique » à l’obamania française: le français ferait un transfert sur l’Amérique. Incapable d’élire un jeune noir président dans son pays, le Français se rassurerait en « votant » pour une jeune noir dans un autre pays. Ça ne coûte rien effectivement. Il y a l’explication médiatique: l’écrasante majorité de ce que les Français savent de l’Amérique et de Barack Obama provient de récits caricaturant l’Amérique, glorifiant le parti démocrate et dénigrant les républicains. Il y a aussi l’explication historico-culturelle: le Français n’a jamais été capitaliste. Il n’aime pas le marché. Même à droite en France, il n’y a pas de libéraux. Mitt Romney est pour le Français un extra-terrestre dangereux car il vient du monde de la finance. En outre il a été missionnaire. Pire: il a été missionnaire en France ! Donc c’est un fou. Dire, comme Mitt Romney que l’initiative privée est créatrice de croissance alors que la réglementation, bien intentionnée, aboutit trop souvent à décourager l’embauche, est politiquement incorrect. Barack Obama, au contraire est une homme politique de carrière, un intellectuel, ignorant et surtout méprisant le monde de l’entreprise. Il est donc bien plus « français » dans son profil. That is the problem ! Pierre-Yves Dugua
Les deux seuls instituts de sondage fiables, Gallup et Rasmussen, donnent une avance de deux à six points à Mitt Romney à l’échelle nationale. Comme par hasard, mais ce n’est pas un hasard, les chiffres donnés par Gallup et Rasmussen ne sont à peu près jamais cités en France où les commentateurs se basent sur d’autres sondages, qui reposent sur des critères absurdes destinés à permettre à certains de prendre leurs désirs pour des réalités : gonfler le chiffre d’électeurs démocrates de huit ou neuf points permet de maquiller les chiffres, mais strictement aucune donnée n’indique qu’il y aura huit ou neuf pour cent de démocrates de plus que de républicains qui se rendront aux urnes. Il faudrait pour cela une vague d’enthousiasme irrépressible façon 2008, et cette vague n’existe pas : la motivation est très nettement aujourd’hui du côté républicain. (…) L’élection de Mitt Romney redonnera aux Etats-Unis un Président digne de ce nom. La plupart des Français ne comprendront pas. On n’a pas cessé de leur présenter Obama comme un modéré et comme un homme exemplaire. Seuls ceux qui auront lu mon livre Le désastre Obama sauront qui est Obama et quel est son bilan. On n’a pas cessé de leur présenter Mitt Romney comme un crétin ou comme un rapace. Que des gens qui se prétendent imprégnés de compassion et de préoccupation pour les pauvres mentent à ce degré m’indigne absolument. Obama est un extrémiste et ces gens le savent, tout comme ils savent que pendant la présidence Obama, le nombre de pauvres et de chômeurs s’est considérablement accru, la situation économique des Etats-Unis s’est profondément détériorée, le niveau de vie aux Etats-Unis a baissé. J’ajouterai : l’économie américaine est la locomotive économique du monde et ces gens le savent, tout comme ils savent que la détérioration de l’économie américaine a des conséquences destructrices pour les économies du reste du monde, dont les économies européennes. J’ajouterai aussi : l’abandon du monde à l’islam radical et à divers régimes dictatoriaux signifie un recul de la liberté, et ces gens le savent parfaitement. Guy Millière
L’échec d’Obama serait aussi celui des innombrables commentateurs qui, aux Etats-Unis comme en France, auront voulu juger l’homme en fonction de sa couleur de peau, en l’occurrence de son « métissage », érigé en symbole d’un nouveau monde, globalisé et plat. Les effets de ce raisonnement à courte vue, dénoncés ici dès le début, sont aujourd’hui connus : les Etats-Unis, pour avoir tenté d’imiter l’Europe déclinante, se sont affaiblis. Ivan Rioufol

Ah, la joie d’avoir un président qui ne s’excuse plus d’être américain!

A la veille d’une élection annoncée plus que serrée (sans parler de la « surprise d’octobre » de l’ouragan Sandy) mais aussi cruciale tant pour le pays leader du Monde libre que le reste du monde …

Qui risque de voir réélu pour quatre longues années de plus le calamiteux « candidat des journalistes et de la pensée dominante » ayant, derrière son prix Nobel de la paix, liquidé plus de monde que n’en a incarcéré Guantanamo …

Et surtout face à la désinformation hargneuse de tant de nos médias contre son adversaire républicain …

Pendant que, sous la démagogie socialiste, le Pays autoproclamé des droits de l’homme continue à glisser doucement mais sûrement dans l’anomie et l’insignifiance de la delanoïsation

Retour, avec quelques uns des rares esprits critiques des médias, sur quelques unes des raisons qui ne peuvent que faire souhaiter, avec toutes ses inévitables imperfections, la victoire du candidat de la liberté Mitt Romney …

Barack Obama, symbole déjà épuisé

Ivan Rioufol

22 octobre 2012

Barack Obama, candidat des journalistes et de la pensée dominante, peut perdre la présidentielle du 6 novembre. Les sondages le donnent au coude à coude avec Mitt Romney, qu’il affrontera ce lundi soir aux Etats-Unis pour un troisième et dernier débat consacré à la politique internationale. Le sort du président sortant est entre les mains d’une poignée d’Etats, tentés pour certains de basculer dans le camp républicain. Dès à présent, la désillusion qui entache celui qui était présenté, en 2008, comme le messie annonçant l’homme nouveau, met en lumière la vacuité que dissimulait la propagande médiatique mise à son service. L’échec d’Obama serait aussi celui des innombrables commentateurs qui, aux Etats-Unis comme en France, auront voulu juger l’homme en fonction de sa couleur de peau, en l’occurrence de son « métissage », érigé en symbole d’un nouveau monde, globalisé et plat. Les effets de ce raisonnement à courte vue, dénoncés ici dès le début, sont aujourd’hui connus : les Etats-Unis, pour avoir tenté d’imiter l’Europe déclinante, se sont affaiblis.

Le bilan d’Obama, c’est, pour les Américains, davantage de dettes publiques et de pauvreté. Seul le chômage a légèrement baissé ces derniers jours après avoir aussi augmenté. Au plan international, l’exécution de Ben Laden ne peut faire oublier l’humiliation que fait subir l’islam radical aux Etats-Unis, qui ont voulu jouer l’apaisement et la compréhension (discours du Caire du 4 juin 2009). Jamais l’islamisme ne s’est aussi bien porté que sous la doctrine du « soft power ». Voilà pourquoi, pour ma part, j’espère en la victoire de Romney et de son coéquipier Paul Ryan. J’ai découvert, ces derniers temps, que le candidat républicain ne ressemblait pas à la caricature qu’en faisaient les journaux. Romney a visiblement les idées claires. Je le crois capable de redonner toute son autorité à son pays, en insufflant également une politique libérale qui s’imposera aussi à l’Europe étouffée par sa technocratie. En attendant : la délirante obamania d’hier n’a pas volé la nouvelle obamaphobie qui s‘observe aux Etats-Unis. Cela s’appelle un retour de bâton. J’en espère un second, dans quinze jours…

Voir aussi:

Barack Hussein Hollande ?

Pierre-Yves Dugua

26 octobre 2012

Si j’écoute bien Barack Obama, pour résoudre les problèmes de l’Amérique il faut augmenter les impôts des riches, réglementer les prix de la santé, réglementer davantage les banques, punir les spéculateurs, subventionner des technologies nouvelles, embaucher des enseignants, construire des ponts, des routes et des lignes de trains à grande vitesse.

Je connais déjà ce pays. Il s’appelle la France. Et c’est la raison pour laquelle je doute sincèrement que ces solutions social-démocrates réussissent au Amérique, alors qu’en France, et ailleurs en Europe, elles échouent. Leur principal succès est de faire grimper la dette publique. Elles ne créent pas durablement de croissance. Elles découragent la prise de risque et la création d’emplois privés.

L’obsession de la Maison blanche est la redistribution des richesses et la punition des millionnaires. Taxer les riches: c’est la grande proposition explicite de Barack Obama. Ne cherchez pas, il n’y en a pas d’autre aussi détaillée. Mais en Europe la fiscalité redistributive est la norme depuis au moins 40 ans. Quel est le résulat ? L’égalité a-t-elle été atteinte, depuis le temps qu’on redistribue…? En réduisant le nombre de riches, dope-t-on vraiment la classe moyenne ? réduit-on vraiment la pauvreté ? et à quel prix en termes de croissance, d’innovation et de compétitivité perdue ?

Si la France connaissait une croissance forte, si le nombre de pauvres y diminuait, si les classes moyennes s’y sentaient plus riches, si l’innovation – subventionnée par des fonctionnaires qui savent mieux que le secteur privé ce que seront les technologies d’avenir – créeait des emplois, si le chômage y reculait, si les jeunes Français se sentaient heureux optimistes, je dirais: banco ! Le modèle français marche. Il faut le copier.

Hélas, je ne vois pas ces tendances se développer en France. Je vois au contraire le chômage de longue durée s’aggraver. Je vois un système d’enseignement public inréformable qui produit des diplômés qui ne sont pas adaptés au marché du travail. Je vois une marginalisation de millions de jeunes dépendants de subsides publics et sans emploi ou perspective de formation. Je vois une jeune génération écrasée d’impôts pour des années du fait du poids de la dette publique contractée pour financer les « avantages sociaux » des plus âgés. Je vois un Président élu en mai sur des thèmes sociaux-démocrates, dont la cote de popularité tombe en dessous de 40%.

Et je ne comprends pas. Je suis interloqué. Comment se fait-il qu’une écrasante majorité de Français souhaitent que les solutions qui ont échoué chez eux, soient mises en oeuvre en Amérique ? Pourquoi rejettent-ils François Hollande mais embrassent-ils Barack Obama ?

Il y a une explication « psychanalytique » à l’obamania française: le français ferait un transfert sur l’Amérique. Incapable d’élire un jeune noir président dans son pays, le Français se rassurerait en « votant » pour une jeune noir dans un autre pays. Ça ne coûte rien effectivement.

Il y a l’explication médiatique: l’écrasante majorité de ce que les Français savent de l’Amérique et de Barack Obama provient de récits caricaturant l’Amérique, glorifiant le parti démocrate et dénigrant les républicains.

Il y a aussi l’explication historico-culturelle: le Français n’a jamais été capitaliste. Il n’aime pas le marché. Même à droite en France, il n’y a pas de libéraux. Mitt Romney est pour le Français un extra-terrestre dangereux car il vient du monde de la finance. En outre il a été missionnaire. Pire: il a été missionnaire en France ! Donc c’est un fou. Dire, comme Mitt Romney que l’initiative privée est créatrice de croissance alors que la réglementation, bien intentionnée, aboutit trop souvent à décourager l’embauche, est politiquement incorrect.

Barack Obama, au contraire est une homme politique de carrière, un intellectuel, ignorant et surtout méprisant le monde de l’entreprise. Il est donc bien plus « français » dans son profil. That is the problem !

 Voir également:

Pourquoi je pense que Mitt Romney sera élu président

Guy Millière

Dreuz.info

5 novembre 2012

Demain mardi, tard dans la soirée aux Etats-Unis, le nom de celui qui sera élu Président des Etats-Unis sera connu.

En France, les résultats commenceront à se dessiner, vu le décalage horaire, alentour de deux heures du matin, peut-être un peu plus tard.

Je m’en tiens à mes dernières prévisions. Je pense que Mitt Romney sera élu.

Et je pense qu’il ne reste qu’une infime chance à Barack Obama de faire un second mandat. J’ai dit une chance sur cent, et je m’y tiens.

Je me base pour écrire ce que je viens d’écrire sur les sondages : les deux seuls instituts de sondage fiables, Gallup et Rasmussen, donnent une avance de deux à six points à Mitt Romney à l’échelle nationale. Si je devais donner des chiffres en cet instant, je dirais : 51 pour cent pour Romney, 47 pour cent pour Obama, le reste des voix se portant sur des candidats marginaux, tels le candidat libertarien.

Comme par hasard, mais ce n’est pas un hasard, les chiffres donnés par Gallup et Rasmussen ne sont à peu près jamais cités en France où les commentateurs se basent sur d’autres sondages, qui reposent sur des critères absurdes destinés à permettre à certains de prendre leurs désirs pour des réalités : gonfler le chiffre d’électeurs démocrates de huit ou neuf points permet de maquiller les chiffres, mais strictement aucune donnée n’indique qu’il y aura huit ou neuf pour cent de démocrates de plus que de républicains qui se rendront aux urnes. Il faudrait pour cela une vague d’enthousiasme irrépressible façon 2008, et cette vague n’existe pas : la motivation est très nettement aujourd’hui du côté républicain.

Des chiffres de sondage semblant contredire les chiffres nationaux donnés par Gallup et Rasmussen circulent concernant divers Etats décisifs.

Romney remportera la Floride et la Virginie, tout comme il remportera la Caroline du Nord

Il en est même qui donnent Obama vainqueur en Floride et en Virginie : si le ridicule tuait, il y aurait des morts subites bien avant mardi. Romney remportera la Floride et la Virginie, tout comme il remportera la Caroline du Nord, et tous les commentateurs américains le savent, même si certains disent le contraire. En Ohio, les résultats seront plus serrés ; mais les études les plus sérieuses indiquent que Romney l’emportera aussi en Ohio.

Un très mauvais signe pour Barack Obama

Je me base pour écrire ce que j’écris aussi sur d’autres éléments : les votes effectués en avance. Voici une semaine, il se disait que ceux-ci montraient une avance écrasante d’Obama, ce qui aurait été logique au vu de l’intense campagne menée pour le vote effectué en avance par le camp Obama : ce qu’on sait désormais des résultats montre une avance très nette de Romney dans les votes effectués en avance. Et c’est vraiment un très mauvais signe pour Barack Obama.

Le fait que des spots publicitaires soient diffusés dans des Etats tels que le Wisconsin, le Michigan, la Pennsylvanie, le Nevada, montre que ces Etats sont en jeu et ne peuvent pas être placés avec certitude dans la colonne des Etats gagnés par Obama. Les politologues conservateurs les plus pessimistes prévoient une victoire de Romney, comme moi. Les plus optimistes prévoient une victoire très confortable de Romney.

Obama a traité Romney de « fouteur de merde » et de « traître »

Signe qui ne trompe pas, la campagne d’Obama et Obama lui-même ont montré des signes évidents de nervosité, typiques d’une campagne en train de perdre pied. On a montré en France des images d’Obama rendant visite aux sinistrés de la tempête Sandy : non seulement on n’a rien dit de l’affaire Benghazi, qui n’est pas achevé, mais on n’a pas relevé qu’Obama a traité Romney de « fouteur de merde » et de « traître ». On n’a pas relevé non plus l’arrogance colérique montrée par Obama lors de ses réunions publiques.

On n’a pas cité les publicités réalisées en faveur de Barack Obama, qui ont fait bien davantage que toucher le fond ces temps derniers : l’une montre une jeune fille qui parle de l’homme avec qui ce sera la « première fois », et cet homme ressemble à Barack Obama, bien sûr. Une autre montre une chorale d’enfants digne de la Corée du Nord chantant une chanson expliquant qu’en votant républicain, leurs parents seront responsables d’une planète où l’eau sera souillée et l’air irrespirable. Une troisième montre des octogénaires dans un hospice de vieillards menaçant Romney de coups de pieds dans les parties génitales. Heureusement que la campagne se termine, car on peut se demander à quel niveau tout cela pourrait descendre.

L’élection de Mitt Romney redonnera aux Etats-Unis un Président digne de ce nom.

La plupart des Français ne comprendront pas.

On n’a pas cessé de leur présenter Obama comme un modéré et comme un homme exemplaire. Seuls ceux qui auront lu mon livre Le désastre Obama sauront qui est Obama et quel est son bilan.

On n’a pas cessé de leur présenter Mitt Romney comme un crétin ou comme un rapace.

Que des gens qui se prétendent imprégnés de compassion et de préoccupation pour les pauvres mentent à ce degré m’indigne absolument.

Obama est un extrémiste et ces gens le savent, tout comme ils savent que pendant la présidence Obama, le nombre de pauvres et de chômeurs s’est considérablement accru, la situation économique des Etats-Unis s’est profondément détériorée, le niveau de vie aux Etats-Unis a baissé.

J’ajouterai : l’économie américaine est la locomotive économique du monde et ces gens le savent, tout comme ils savent que la détérioration de l’économie américaine a des conséquences destructrices pour les économies du reste du monde, dont les économies européennes.

J’ajouterai aussi : l’abandon du monde à l’islam radical et à divers régimes dictatoriaux signifie un recul de la liberté, et ces gens le savent parfaitement.

La grande majorité des journalistes français ne sont pas des journalistes mais des idéologues.

Le pluralisme n’existe plus en France. Je suis le seul à pouvoir exposer certains faits. J’ai disposé de cinq minutes sur France 3, et de huit minutes sur France 24. L’obamalatrie a disposé de milliers de minutes. Si ce n’est pas du totalitarisme, cela y ressemble.

Romney Président, je l’ai déjà dit et je le sais, sera traité par les médias français comme George Walker Bush l’a été. Ce n’est pas grave. Romney Président fera ce qui doit l’être, pour rétablir la sécurité dans le monde, redonner sa place à la liberté, remettre les Etats-Unis sur la voie de la prospérité.

Romney Président, ce sera le retour de l’Amérique.

Ce qui pourra paraître étonnant rétrospectivement, c’est qu’Obama ait eu une chance de l’emporter. J’ai donné les explications : Romney avait tous les grands médias contre lui. Obama avait des millions d’assistés votant pour celui qui envoie le chèque en fin de mois. Il avait la gauche caviar de Hollywood et de Beverly Hills, ceux dont le cerveau a été essoré par des professeurs gauchistes, les minorités ethniques chez qui on compte un grand nombre d’assistés. Obama va laisser un pays qu’il a profondément divisé. Romney a parlé en rassembleur : il a eu raison.

J’ai laissé une chance sur cent de l’emporter à Obama.

Je l’ai déjà dit : je n’ose imaginer ce qui résulterait d’une victoire éventuelle d’Obama.

Si elle survient, j’aurai la pénible tâche de le faire.

Mais je pense et je veux penser que je n’aurai pas à le faire, et que mardi soir, je pourrai me dire qu’il y a de nouveau un Président des Etats-Unis aux portes de la Maison Blanche.

Voir encore:

 

Why I Am Voting Republican

Daniel Pipes

November 4, 2012

Cross-posted from National Review Online, The Corner

Note the title is not « Why I am voting for Mitt Romney. » That’s because the two major American parties, Democratic and Republican, represent contrasting outlooks and you vote for the one or other of them, not for a personality. The presidential candidate is captain of the team but its many other players act autonomously. The past half-century has seen a sharpening of the divide between the parties’ philosophical consistency which I (unlike most observers) see as a positive development; who needs Rockefeller Republicans, wets, or RINOs? And ticket-splitting increases gridlock.

The president as captain of his team: Nancy Pelosi, John Boehner, Barack Obama, Harry Reid and Mitch McConnell in the White House, July 14, 2011.

I vote Republican because I support the party’s core message of individualism, patriotism, and respect for tradition, in contrast to the core Democratic message of dependence, self-criticism, and « progress. » I am inspired by the original reading of the U.S. Constitution, by ideals of personal freedom and American exceptionalism. I vote for small government, for a return of power to the states, for a strong military, and an assertive pursuit of national interests.

And on my special issues, the Middle East and Islamism, Republicans consistently outperform Democrats. Extensive polling and many congressional actions establish this pattern for the Arab-Israeli conflict and a similar contrast exists also on other foreign policy issues, such as the Iranian nuclear buildup, energy policy, and the Arab upheavals. As for the new totalitarian ideology, Islamism, Democrats show a marked softness, just as they previously did vis-à-vis the communist one.

Finally, I worry that Barack Obama will do far more damage in a second term than he could in his first, that Obamacare will prove just the start of what, before his inauguration, I called the « fundamental restructuring of the relationship between state and society such as occurred under three of his Democratic predecessors of the past century – Woodrow Wilson, Franklin Roosevelt, and Lyndon Johnson. »

And so I am voting the straight Republican ticket and urge readers to do likewise. (November 4, 2012)

Voir de plus:

The Choice

Charles Krauthammer

The National Review

November 1, 2012 8:00 P.M.

‘Ronald Reagan changed the trajectory of America in a way that Richard Nixon did not and in a way that Bill Clinton did not.” That was Barack Obama in 2008. And he was right. Reagan was an ideological inflection point, ending a 50-year liberal ascendancy and beginning a 30-year conservative ascendancy.

It is common for one party to take control and enact its ideological agenda. Ascendancy, however, occurs only when the opposition inevitably regains power and then proceeds to accept the basic premises of the preceding revolution.

Thus, Republicans railed for 20 years against the New Deal. Yet when they regained the White House in 1953, they kept the New Deal intact.

And when Nixon followed LBJ’s Great Society — liberalism’s second wave — he didn’t repeal it. He actually expanded it. Nixon created the Environmental Protection Agency, gave teeth to the Equal Employment Opportunity Commission, and institutionalized affirmative action — major adornments of contemporary liberalism.

Until Reagan. Ten minutes into his presidency, Reagan declares that “government is not the solution to our problem, government is the problem.” Having thus rhetorically rejected the very premise of the New Deal/Great Society, he sets about attacking its foundations — with radical tax reduction, major deregulation, a frontal challenge to unionism (breaking the air-traffic controllers’ union for striking illegally), and an (only partially successful) attempt at restraining government growth.

Reaganism’s ascendancy was confirmed when the other guys came to power and their leader, Bill Clinton, declared (in his 1996 State of the Union address) that “the era of big government is over” — and then abolished welfare, the centerpiece “relief” program of modern liberalism.

In Britain, the same phenomenon: Tony Blair did to Thatcherism what Clinton did to Reaganism. He made it the norm.

Obama’s intention has always been to re-normalize, to reverse ideological course, to be the anti-Reagan — the author of a new liberal ascendancy. Nor did he hide his ambition. In his February 2009 address to Congress he declared his intention to transform America. This was no abstraction. He would do it in three areas: health care, education, and energy.

Think about that. Health care is one-sixth of the economy. Education is the future. And energy is the lifeblood of any advanced country — control pricing and production and you’ve controlled the industrial economy.

And it wasn’t just rhetoric. He enacted liberalism’s holy grail: the nationalization of health care. His $830 billion stimulus, by far the largest spending bill in U.S. history, massively injected government into the free market — lavishing immense amounts of tax dollars on favored companies and industries in a naked display of industrial policy.

And what Obama failed to pass through Congress, he enacted unilaterally by executive action. He could not pass cap-and-trade, but his EPA is killing coal. (No new coal-fired power plant would ever be built.) In 2006, liberals failed legislatively to gut welfare’s work requirement. Obama’s new HHS rules does that by fiat. Continued in a second term, his administration would abolish welfare reform as we know it — just as in a second term, natural gas will follow coal, as Obama’s EPA regulates fracking into noncompetitiveness.

Government grows in size and power as the individual shrinks into dependency. Until the tipping point where dependency becomes the new norm — as it is in Europe, where even minor retrenchment of the entitlement state has led to despair and, for the more energetic, rioting.

An Obama second term means that the movement toward European-style social democracy continues, in part by legislation, in part by executive decree. The American experiment — the more individualistic, energetic, innovative, risk-taking model of democratic governance — continues to recede, yielding to the supervised life of the entitlement state.

If Obama loses, however, his presidency becomes a historical parenthesis, a passing interlude of overreaching hyper-liberalism, rejected by a center-right country that is 80 percent nonliberal.

Should they summon the skill and dexterity, Mitt Romney and Paul Ryan could guide the country to the restoration of a more austere and modest government with more restrained entitlements and a more equitable and efficient tax code. Those achievements alone would mark a new trajectory — a return to what Reagan started three decades ago.

Every four years we are told that the coming election is the most important of one’s life. This time it might actually be true. At stake is the relation between citizen and state, the very nature of the American social contract.

— Charles Krauthammer is a nationally syndicated columnist. © 2012 the Washington Post Writers Group.

Voir enfin:

For and Against

Jay Nordlinger

The NRO

November 1, 2012

I am voting for Romney and against Obama. (Not that anyone should care, especially. But opinion-giving is part of what I do.) I thought I would list my reasons. I will not list all of them, but some of them — certainly the basics.

I will first say why I will vote for Romney. And then say why I’ll vote against O. Here we go.

I’m voting for Romney because

He’s a good and decent man (as far as I can tell). An exceptionally good and decent man. (Though politics brings out elbows, to be sure. So does business.)

He understands the economy. He’s a free-marketeer. He understands the importance of employers. He has ample business experience — useful in a president, especially now.

When he says, “The economy is in my wheelhouse,” I believe that. I don’t think it’s merely a boast. During the primaries, he often said, “I’ll get that done.” Meaning the solving of some problem. “I’ll get that done.” I believe it.

He is a “turnaround artist,” and this country is in sore need of a turnaround. As my colleague Kevin Williamson says, no one has ever been sorry he hired Mitt Romney to do a job.

He is against abortion. He wasn’t always, apparently. I believe he is now. The testimony of Mary Ann Glendon, about his tenure in Massachusetts, is important. (Glendon is a professor of law at Harvard, and a leading opponent of abortion.)

He would certainly not have taxpayers pay for abortions, as Obama is.

Romney would respect the rule of law, I think. He’s very ambitious: Anyone who runs for president is. But I don’t think he’s power-mad. I think he would respect the rule of law — process; the Constitution.

I believe he’s serious — actually serious — about entitlement reform. (As George W. Bush was. But it’s hard to be as bold as Bush, on Social Security and other matters.)

I like his running mate, Congressman Ryan, a lot.

Romney appreciates the rightful position of America in the world. That is, I think he has a good understanding of what America’s position ought to be. He is not ready to accept American decline, at home or abroad. He certainly would not welcome that decline. He understands America to be a force for good. He appreciates, I think, that decline is a choice, not an inevitability. And he chooses against.

He knows the importance of Israel. He knows its vulnerability. He wants to do something about it.

He would confront Iran. He would not flinch before it. I think he knows the folly of appeasement — the horrible consequences that so often flow from appeasement.

While properly “realistic,” he appreciates democracy and human rights. And knows that America can, and should, be helpful in furthering those things.

At the end of the 1984 vice-presidential debate, George Bush said, “I can’t tell you what a joy it is to serve with a president who will not apologize for the United States of America.” Geraldine Ferraro had the most perplexed look on her face. I knew exactly what Bush meant. I believe Romney would be the same kind of president.

That does not mean he’d be arrogant, about America. We’re not perfect (as I spend almost every day writing). But we do a lot of good in the world

He would cancel Obama’s softness on the Castros — the kinder, gentler approach that has yielded absolutely nothing. (An American aid worker, Alan Gross, has been held hostage in Cuba for three years.)

He would not be pushed around by the U.N. He would not crave the approval of the U.N. He would recognize the Human Rights Council for the sham it is

He would pursue missile defense, which Obama has stalled.

He appreciates the helpfulness of a market — of competitiveness — in health care.

He does not think that transferring certain responsibilities from the federal government to the states is some moral abdication.

He has a sensible view of the environment: He wants to be a good steward, but at the same time is not an earth-worshiper. He does not think that man is automatically a rapist of the earth. I have a feeling he thinks the earth should actually serve man — which is heresy today, of course.

He is willing to unleash American energy — or “legalize American energy,” in Michele Bachmann’s phrase.

He is not beholden to the teachers’ unions. When he thinks of education, he thinks of young people, students — not unions.

He does not go in for divisiveness. He doesn’t hate. He grants the humanity of the other side (even if the other side is unwilling to do the same).

I like that he’s religious. There are plenty of wicked religious people, and plenty of saintly secular people. But I count his religious outlook and devotion as a good.

I love — love — that he was willing to tell a left-wing heckler, “Corporations are people, my friend” — which they are. He calmly explained why. One of the best things I have ever seen in a campaign. (Watch it here.)

I like his occasional goofiness, his squareness. His 1950s language, which the Left loves to mock and revile. Makes me admire Mitt all the more.

In office, he would talk plainly. He would not call the War on Terror “overseas contingency operations,” or terrorism “man-made disaster.”

I think he’s the right man at the right time. A turnaround artist who ought to be hired by us, the people, to turn us around, before it’s too late.

Okay — enough of the positive (!). I’ll now dwell on the negative. I’m voting against Obama because

I think he’s been a lousy president. But also because he acts like we Republicans are bad people: inhumane and unpatriotic. I think he thinks we’re nuisances or threats, not fellow citizens to be engaged with.

I don’t believe that the “stimulus” was really and truly a response to the financial crisis. I think it was a whole mess o’ spending the Democrats had long wanted to do anyway.

Same with what we now call “Obamacare.” This has been the Democrats’ dream for ages. It has nothing to do with good times or bad times.

I don’t believe that Obama has any interest in reforming entitlements. I think he thinks those of us who want reform are motivated by the desire to hurt vulnerable people.

For him, businessmen are bogeymen. He demonizes them all too easily. I sense an underlying hostility to business.

I’m not convinced that President Obama doesn’t think American decline is a good thing — both for America and for the world. The world especially.

He is an abortion extremist: for public funding, for partial-birth abortion. Even unwilling to vote for the Born-Alive Infant-Protection Act.

Sonia Sotomayor, Elena Kagan.

I’m not sure Obama is honest — about matters past and present. To take a present matter: the Benghazi attack. To take a past matter: the New Party. Stanley Kurtz has pretty much proven that Obama belonged to this party, a hard-Left organization. Obama and his camp have denied it up and down.

He has campaigned dirty, campaigned low — “Mitt Romney: Not one of us,” etc.

He is not telling the truth about Romney and taxation, about outsourcing, about Planned Parenthood and mammograms — about many things.

He will not stop caricaturing Republicans. He paints us as a bunch of plutocrats who gladly run over urchins as we’re chauffeured in our Rolls-Royces. This bears no relation to reality.

Bush handed him victory in the Iraq War. Obama just walked away from Iraq, because he couldn’t see any good in that war at all. At least, that is my impression. I believe he is willing to let Iraq go to the dogs, which would raise the question, Were our sacrifices in vain?

In 2008, he talked up Afghanistan as the good war. That was just a campaign trick. As president, Obama has wanted to “end” the war, not win it — big, terrible difference.

The Obama State Department expressed guilt to the Chinese Communists over the Arizona immigration law.

Democracy and human rights have been off the agenda — too George W. Bush-like, apparently. On the streets of Iran, democracy protesters chanted, “Obama, Obama! Either you’re with them [meaning the dictatorship] or you’re with us!” Obama stood silently by.

Sharansky called this “maybe one of the biggest betrayals of people’s freedom in modern history.”

Obama calls Iran “the Islamic Republic of Iran,” just as the mullahs want.

GWB sent Nowruz (New Year’s) greetings to the Iranian people. Obama has sent them to “the people and leaders of Iran.” He told Tehran he wanted “engagement that is honest and grounded in mutual respect.” Mutual respect? The Iranian government, bear in mind, is one that stones girls to death for the “crime” of having been gang-raped.

I’m nervous about the “flexibility” Obama promised in a second term. What does that mean?

With the French president, he griped about the Israeli prime minister.

He told American Jewish leaders that Israelis needed to “engage in some serious self-reflection.” The Israelis, of course, are the most seriously self-reflecting people in the history of peoples.

He had no respect for Honduran democracy. He sided with the Castroites and Chavezistas in that country.

He called Chávez “mi amigo,” his friend. Chávez is not a friend to any true democrat.

He has played nicey-nice with the Castros, and gotten nothing for it. An American aid worker, Alan Gross, has been held hostage in Cuba for three years. (Have I said that?)

Was it really necessary to have the Dalai Lama leave by a back door of the White House, next to piled-up garbage? Those photos sent a strong signal.

All of Obama’s bows have been unseemly. But the one to Chinese party boss Hu Jintao — disgusting.

The sight of American flags intertwined with Chinese Communist ones on Pennsylvania Avenue — disgusting.

Obama yanked missile defense from Poland and the Czech Republic. Worse, he put the program here at home on the back burner, if he didn’t take it off the stove altogether.

He gave the Presidential Medal of Freedom to Mary Robinson, the U.N. official who presided over the Durban Conference, that festival of Jew-hating.

He lent the prestige of the United States to the U.N. Human Rights Council, a body that serves the interests of human-rights abusers.

He called the War on Terror “overseas contingency operations,” and terrorism itself “man-made disaster.” (I’ve mentioned this, I know.)

He stood with the teachers’ unions against D.C. schoolchildren, who depended on vouchers for a decent education.

He has blocked American energy. He is bizarrely hostile to oil and gas, while favoring solar, wind, etc.

He is a central planner, picking winners and losers in an economy — meaning everyone loses, before long.

His vice president, Biden, is a joke, and sometimes a nasty one.

This president’s self-regard is too much: He knows more about Judaism than anyone else who ever held the office. He did more in his first two years than any other president — “with the possible exceptions of Johnson, FDR, and Lincoln.” “Possible”

Enough. I do not think Barack Obama is all bad. I really do not. I know Mitt Romney isn’t perfect. Anyway, you know how I’m voting, and my reasons, many of them. Happy democracy! We’re lucky to live in such a country.

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Voir par ailleurs:

Hurricane Sandy helped Obama politically, Karl Rove says

Michael Leahy and Sean Sullivan

The Washington Post

November 2, 2012

Hurricane Sandy’s impact on the East Coast this week gave President Obama a political advantage during the final week of the campaign, Republican strategist Karl Rove said in an interview on Friday.

“If you hadn’t had the storm, there would have been more of a chance for the [Mitt] Romney campaign to talk about the deficit, the debt, the economy. There was a stutter in the campaign. When you have attention drawn away to somewhere else, to something else, it is not to his [Romney’s] advantage,” Rove told The Washington Post.

Rove, who served as George W. Bush’s deputy White House chief of staff, said that in the wake of the storm, there are “advantages and a minor disadvantage” for the president as well as a “subtle disadvantage to Romney.”

“Obama has temporarily been a bipartisan figure this week. He has been the comforter-in-chief and that helps,” Rove said. The slight disadvantage for Obama, Rove said, “is that people in Eastern coastal communities are going to be preoccupied by issues of getting food to eat and having a roof over their heads; some of them won’t be thinking as much about the election.” But he conceded that those people reside in the Northeast, and not in the battleground states most likely to decide the election.

Hurricane Sandy slammed the Northeast late Monday, prompting the president to scrap his campaign schedule through the middle of the week, in order to monitor the storm. On Wednesday, Obama traveled to New Jersey to survey storm damage with Garden State Gov. Chris Christie (R), one of Romney’s top surrogates. The president resumed his campaign schedule on Thursday.

“It’s the October surprise,” Rove said of Sandy. “For once, the October surprise was a real surprise.”

Rove also opined on the relative importance of states that appear to favor Obama, but have attracted a late push from Romney and his allied groups. Pennsylvania and Minnesota are in play for Romney, Rove said. In those states, Obama has been leading in the polls, but Republicans have been surging. Romney and running mate Rep. Paul Ryan (Wis.) will campaign in Pennsylvania over the weekend.

Rove co-founded the conservative super PAC American Crossroads, which along with its affiliated non-profit Crossroads GPS has vowed to spend $300 million on the election. He said he thinks Romney will win Ohio, but can win the election even without carrying the Buckeye State – something no Republican has ever done. He also predicted a close national outcome on Tuesday.

“Nationally, it will be a point or two race,” said Rove.

Below is a transcript of the interview:

Question: Are Pennsylvania, Michigan and Michigan in play?

Rove: “I see Pennsylvania and Minnesota in play. Michigan is a little further down.”

Question: There’s a growing perception out there that Hurricane Sandy has had a significant effect on the race. Do you think that’s accurate?

Rove: “That’s absolutely true. There are advantages and a minor disadvantage to the President here — and a subtle disadvantage to Romney. Obama has temporarily been a bipartisan figure this week. He has been the Comforter-in-Chief and that helps. [The slight disadvantage for Obama] is that people in Eastern coastal communities are going to be preoccupied by issues of getting food to eat and having a roof over their heads; some of them won’t be thinking as much about the election…”

“…There’s a subtle disadvantage for Romney [in the wake of the hurricane]. For a five-day period, the country stopped talking about the presidential campaign really and people were talking only of the mega-storm.”

Question: In your view, has Sandy given Obama a chance to win that he otherwise wouldn’t have?

Rove: “Yes. If you hadn’t had the storm, there would have been more of a chance for the Romney campaign to talk about the deficit, the debt, the economy. There was a stutter in the campaign. When you have attention drawn away to somewhere else, to something else, it is not to his [Romney’s] advantage.”

Question: Can Romney win without winning Ohio?

Rove: “I think he’s going to win Ohio. …. Yes, he can win without Ohio. … And, nationally, it will be a point or two race.”

Question: Going back to what you said earlier, it sounds like, in your judgment that Sandy has had a significant effect on this race. That is an interesting point. You think it’s had a significant effect. Is that accurate

Rove: “Yeah. It’s the October surprise. For once, the October surprise was a real surprise.”

Question: How does the Allen-Kaine race look to you?

Rove: “It’s tight. How big Romney wins Virginia will probably determine whether [Allen] will win.

Question: What should we make of the Romney campaign trying to put Pennsylvania, Minnesota and Michigan in play? Does that betray a worry that Ohio is slipping away for Romney, as some observers believe?

Rove: “No. We are just following the strategy of the 2008 Obama campaign, when it was going to states like North Carolina, Virginia and Indiana, all of which we’re going to win this year. You try to reach out. It’s the same strategy they used, four years ago. But I think we’re going to win Ohio.”

3 Responses to Présidentielle américaine/2012: Pour la joie d’avoir un président qui ne s’excuse plus d’être américain (Why O should go)

  1. […] avec quelques uns des rares esprits critiques des médias, sur quelques unes des raisons qui ne peuvent que faire souhaiter, avec toutes ses inévitables imperfections, la victoire du […]

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  2. […] moment même où se joue aux Etats-Unis rien de moins que l‘européanisation du pays-phare du Monde libre […]

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