Présidentielle américaine/2012: Pourquoi les carottes sont probablement déjà cuites pour Obama (Half of life is just showing up)

Vote! Voting’s the best revenge! Barack Obama
Au revoir, Mr. President. Emmett Tyrrell
Obama a d’abord construit ses appuis à Chicago où il a reçu un accueil des plus chaleureux. Fait plutôt troublant si on considère que la machine politique de Chicago est celle qui représente le plus l’oligarchie politique américaine, c’est une machine réactionnaire qui incarne l’anti-réforme. Alors dans ce contexte, comment se fait-il qu’un candidat, lancé par la machine réactionnaire de Chicago devienne le candidat de l’espoir pour l’humanité, pour le peuple américain ? John MacArthur
En tant que journaliste, quel est mon vrai devoir dans la campagne présidentielle: être réaliste ou alimenter les illusions ? Si vous avez suivi mes chroniques des quatre dernières années, vous savez fort bien ce que je pense de notre président sortant : lancé par la machine politique démocrate de Chicago, ce prétendu réformateur est un faux jeton qui s’est vendu, il y a longtemps, aux intérêts financiers et oligarchiques de son parti aux dépens des gens ordinaires, surtout les jeunes et les pauvres qui ont naïvement appuyé sa candidature en 2008. Même les plus fidèles partisans du président sont déçus. (…) Quant à moi, qui n’ai jamais cru à l’illusion obamanienne, le déclin de participation pour le prochain scrutin ainsi que la baisse de qualité de vie dans ma ville natale, me laissent un goût amer. John MacArthur
Dans ce contexte, la tactique de Romney, le recentrage après des primaires républicaines remportées sur un discours de droite, s’est révélée payante. Le Romney que les électeurs ont découvert lors du premier face à face avec Obama n’était pas du tout celui que la campagne démocrate leur avait vendu : on avait affaire à un candidat pragmatique, se prévalant de son bilan de gouverneur du Massachussetts, un Etat dominé par les Démocrates, où il est parvenu à travailler avec ses opposants pour le bien de la population. Les stratèges d’Obama avaient pris pour cible le Romney des primaires républicaines et ainsi dépensé des millions de dollars en pure perte… De plus, les torrents de boues déversés dans les spots publicitaires sur le concurrent contribuent à dégoûter l’électeur potentiel de la politique, ce qui, dans la conjoncture actuelle, défavorise le camp démocrate. Un autre handicap du président sortant est celui de la déception qu’il a provoqué dans la fraction la plus « gauchiste » de son électorat, celle qui s’était mobilisée en 2008 en croyant que le premier président noir des Etats-Unis d’Amérique allait faire une politique de gauche, au sens européen du terme. Il n’a pas fermé Guantanamo, ni soumis Wall Street à une régulation contraignante. On pourra lire, en français, l’argumentaire de ces déçus d’Obama dans le livre que vient de publier John MacArthur, le directeur éditeur du Harpers’ Magazine. Il tire à boulets rouges sur le président sortant, pur produit de la machine politique démocrate de Chicago, selon lui la plus opportuniste, clientéliste et corrompue des Etats-Unis. Certes, cette mouvance de la gauche radicale ne pèse pas beaucoup électoralement, mais elle peut nuire à un candidat démocrate : on se souvient qu’en 2000, lors de la plus serrée des élections présidentielles américaine, Al Gore fut battu sur le fil par George W. Bush, alors que Ralph Nader, candidat de la gauche radicale obtenait 2,74% des suffrages. Si ce dernier n’avait pas été dans la course, Al Gore l’aurait très probablement emporté. Mais plus que son poids électoral, c’est l’énergie militante de cette gauche radicale qui a permis, en 2008, au candidat Obama d’amener vers les urnes des catégories de la population qui, jusque là, s’abstenaient massivement, dans les classes populaires et les minorités ethniques. Tous les échos que l’on a aujourd’hui en provenance de la « campagne Obama » indiquent que les bénévoles ne cherchent même plus à convaincre les électeurs indécis mais se concentrent sur la mobilisation de ceux qui avaient voté Obama en 2008 et sont tentés, cette année, d’aller à la pêche à la ligne. Mitt Romney, lui, n’a pas ce souci : les plus radicaux de son électorat sont mobilisés à fond. Romney n’est pas le candidat de leur cœur (ils auraient préféré Newt Gringrich ou Rick Santorum), mais leur détestation d’Obama, de sa politique, de tout ce qu’il représente est si forte qu’ils voteraient même pour le diable si ce dernier avait décroché l’investiture républicaine. Romney peut donc tranquillement aller à la pêche aux électeurs centristes, qui feront la décision dans les Etats clés, sans avoir à craindre de perdre trop de voix à droite. Les « victoires » engrangées par Obama lors des deux derniers face à face avec Romney auront sans doute rassuré ceux qui, en France, entretiennent pieusement la flamme obamaniaque. Faut-il leur rappeler que ce n’est pas à Paris qu’on vote, mais à Orlando, Des Moines ou Cleveland. Dans ces charmantes localités, la politique intransitive (Yes we can !) ne fait plus recette lorsque l’on est confronté à la réalité transitive « I can’t find a job ! ». Luc Rosenzweig
Les signes récents de redressement de l’économie ne sont pas suffisants pour rassurer les quelque quatre millions d’Américains qui ont perdu leur emploi depuis 2007. L’effondrement du patrimoine de la classe moyenne, largement lié à la chute des prix de l’immobilier, a rendu les Américains méfiants. Ils savent que l’endettement public crée une illusion de richesse et que dans quelques semaines une facture va leur être présentée sous la forme de hausses générales d’impôts. Ils préfèrent un Président républicain qui choisira de réduire aussi les dépenses publiques, à un démocrate qui n’a jamais trouvé à faire la moindre économie dans le train de vie de l’État depuis 2009, au contraire. (…) Le Tea Party représente la mobilisation d’américains ulcérés par la dérive social-démocrate des États-Unis. Ce mouvement qui dope la droite du Parti républicain, fait voter des américains longtemps silencieux ou passifs. Ils jugent que Barack Obama ensevelit leur pays sous une montagne de dette. Ils croient à un retour aux sources de l’Amérique, pays fondé sur la liberté et la responsabilité individuelle, et non pas l’État providence. Ils pensent que Paul Ryan met en avant des solutions rationnelles pour financer les régimes de santé des personnes agées en misant sur la concurrence du secteur privé. De leur côté les jeunes, qui s’étaient largement mobilisés pour le jeune sénateur de l’Illinois qui voulait faire oublier George W. Bush, ne sont plus motivés comme en 2008. G.W. Bush a disparu de la vie politique. Les soldats américains meurent encore en Irak, la prison de Guantanamo est encore ouverte, Obama s’est rallié à l’exploitation du gaz de schiste…autant de raisons pour toute une frange de l’électorat « progressiste » de bouder leur idole de 2008. Pierre-Yves Dugua
The largest changes in the composition of the electorate compared with the last presidential election concern the partisan affiliation of voters. Currently, 46% of likely voters identify as Democrats or lean Democratic, compared with 54% in 2008. But in 2008, Democrats enjoyed a wide 12-point advantage in party affiliation among national adults, the largest Gallup had seen in at least two decades. More recently, Americans have been about as likely to identify as or lean Republican as to identify as or lean Democratic. Consequently, the electorate has also become less Democratic and more Republican in its political orientation than in 2008. In fact, the party composition of the electorate this year looks more similar to the electorate in 2004 than 2008. Gallup
In 2008, Democrats enjoyed a decisive ten-point advantage in partisan affiliation, 39 percent to 29 percent. When undecided voters were pushed to choose a party, the Democrats’ edge grew by another two points, to 54 percent to 42 percent. Yet in the Gallup polls conducted since October 1, the two parties have pulled even, with Republicans actually ahead by a statistically insignificant percentage point, 36 percent to 35 percent. After being pushed to choose a party, likely voters give the Republicans a further boost, resulting in an overall three-point advantage of 49 percent to 46 percent.If you are keeping score, in slightly less than four years President Obama has presided over an eleven-point decrease in his party’s standing with the American people, 15 points if you include those voters who “lean” one way or the other. Michael G. Frank
The reality is that 2012 is a horse race and will remain so. An incumbent below 50% is in grave danger. On Election Day he’ll usually receive less than his final poll number. That’s because his detractors are more likely to turn out, and undecideds are more resistant to voting for him. (…) Both candidates have advantages as the race enters its final month. Mr. Obama is slightly ahead (but short of 50%). Late-deciding independents will probably break more for Mr. Romney. Clear-eyed operatives in Boston and Chicago know this and are only playing head games with their opposition when they assert otherwise. Team Obama’s relentless efforts to denigrate Mr. Romney as a sure loser appear to have convinced the Republican candidate that he must run as the underdog. This will make the naturally cautious Mr. Romney more aggressive, energized and specific about his agenda in the campaign’s closing weeks than he might have been. It will also make his victory more likely. America likes come-from-behind winners. Karl Rove
Based on all its October polling, Gallup suggested that this year’s turnout might be 36% Republican to 35% Democratic, compared with 39% Democratic and 29% Republican in 2008, and 39% Republican and 37% Democratic in 2004. If accurate, this would be real trouble for Mr. Obama, since Mr. Romney has consistently led among independents in most October surveys. Karl Rove

C’est la participation, imbécile!

Alors que sort en France la traduction des chroniques du rédacteur en chef du magazine de gauche Harper’s magazine et chroniqueur francophone du Devoir John R. MacArthur rappelant les trahisons comme les véritables états de service de son concitoyen de Chicago (« L’illusion Obama »)

Et que, comme le rappelle le toujours excellent Pierre-Yves Dugua du Figaro à trois jours d’une élection annoncée très disputée (états bleus, comme la Pennsylvanie ou le Minnesota, compris), les sondages sont effectivement encore « trop serrés pour dire qui va gagner » …

Retour sur la dernière tribune de l’ancien conseiller de George Bush Karl Rove dans le WSJ

Qui, après avoir dénoncé la surreprésentation des électeurs démocrates dans des échantillons calés sur 2008, pointe la récupération républicaine annoncée des 10 points de participation perdus en 2008 face à des électeurs démocrates aujourd’hui bien moins motivés (les premiers passant de 29 à 36% alors que ces derniers passeraient de 39 à 35 %)

Et y voit le signe, malgré une presse largement défavorable, de la très probable victoire d’un candidat républicain nettement revenu de l’image de repoussoir que lui avait taillé la campagne démocrate …

Sifting the Numbers for a Winner

A crucial element: the mix of Democrats and Republicans who show up this election.

Karl Rove

October 31, 2012

It comes down to numbers. And in the final days of this presidential race, from polling data to early voting, they favor Mitt Romney.

He maintains a small but persistent polling edge. As of yesterday afternoon, there had been 31 national surveys in the previous seven days. Mr. Romney led in 19, President Obama in seven, and five were tied. Mr. Romney averaged 48.4%; Mr. Obama, 47.2%. The GOP challenger was at or above 50% in 10 polls, Mr. Obama in none.

The number that may matter the most is Mr. Obama’s 47.2% share. As the incumbent, he’s likely to find that number going into Election Day is a percentage point or so below what he gets.

For example, in 2004 President George W. Bush had 49% in the final Gallup likely-voter track; he received 50.7% on Election Day. In 1996, President Clinton was at 48% in the last Gallup; he got 49.2% at the polls. And in 1992, President George H.W. Bush was at 37% in the closing Gallup; he collected 37.5% in the balloting.

One potentially dispositive question is what mix of Republicans and Democrats will show up this election. On Friday last week, Gallup hinted at the partisan makeup of the 2012 electorate with a small chart buried at the end of its daily tracking report. Based on all its October polling, Gallup suggested that this year’s turnout might be 36% Republican to 35% Democratic, compared with 39% Democratic and 29% Republican in 2008, and 39% Republican and 37% Democratic in 2004. If accurate, this would be real trouble for Mr. Obama, since Mr. Romney has consistently led among independents in most October surveys.

Gallup delivered some additional bad news to Mr. Obama on early voting. Through Sunday, 15% of those surveyed said they had already cast a ballot either in person or absentee. They broke for Mr. Romney, 52% to 46%. The 63% who said they planned to vote on Election Day similarly supported Mr. Romney, 51% to 45%.

Furthermore, in battleground states, the edge in early and absentee vote turnout that propelled Democrats to victory in 2008 has clearly been eroded, cut in half according to a Republican National Committee summary.

But doesn’t it all come down to the all-important Buckeye State? Here, too, the early voting news isn’t encouraging for the president.

Adrian Gray, who oversaw the Bush 2004 voter-contact operation and is now a policy analyst for a New York investment firm, makes the point that as of Tuesday, 530,813 Ohio Democrats had voted early or had requested or cast an absentee ballot. That’s down 181,275 from four years ago. But 448,357 Ohio Republicans had voted early or had requested or cast an absentee ballot, up 75,858 from the last presidential election.

That 257,133-vote swing almost wipes out Mr. Obama’s 2008 Ohio victory margin of 262,224. Since most observers expect Republicans to win Election Day turnout, these early vote numbers point toward a Romney victory in Ohio. They are also evidence that Scott Jennings, my former White House colleague and now Romney Ohio campaign director, was accurate when he told me that the Buckeye GOP effort is larger than the massive Bush 2004 get-out-the-vote operation.

Democrats explain away those numbers by saying that they are turning out new young Ohio voters. But I asked Kelly Nallen, the American Crossroads data maven, about this. She points out that there are 12,612 GOP « millennials » (voters aged 18-29) who’ve voted early compared with 9,501 Democratic millennials.

Are Democrats bringing out episodic voters who might not otherwise turn out? Not according to Ms. Nallen. She says that about 90% of each party’s early voters so far had also voted in three of the past four Ohio elections. Democrats also suggest they are bringing Obama-leaning independents to polls. But since Mr. Romney has led among independents in nine of the 13 Ohio polls conducted since the first debate, the likelihood is that the GOP is doing as good a job in turning out their independent supporters as Democrats are in turning out theirs.

Desperate Democrats are now hanging their hopes on a new Quinnipiac University/New York Times/CBS News poll showing the president with a five-point Ohio lead. But that survey gives Democrats a +8 advantage in turnout, the same advantage Democrats had in 2008. That assumption is, to put it gently, absurd.

In addition to the data, the anecdotal and intangible evidence—from crowd sizes to each side’s closing arguments—give the sense that the odds favor Mr. Romney. They do. My prediction: Sometime after the cock crows on the morning of Nov. 7, Mitt Romney will be declared America’s 45th president. Let’s call it 51%-48%, with Mr. Romney carrying at least 279 Electoral College votes, probably more.

Mr. Rove, a former deputy chief of staff to President George W. Bush, helped organize the political action committee American Crossroads.

Voir aussi:

Parsing the Polls

If Gallup is right, Tuesday will be a long night for the Democratic party.

Michael G. Franc

NRO

November 3, 2012

Last week, the Gallup Organization provided more fodder for the debate over whether this year’s polls are skewed due to a systematic over-representation of Democrats in the samples. If Gallup has it right, Governor Romney’s lead may be several percentage points greater than the most recent round of polls suggests

Gallup reviewed all of its interviews with “likely voters” conducted since October 1. Its conclusion: “The composition of the electorate for the 2012 presidential election is looking quite similar to what it was in 2008 as well as 2004.” Indeed, whether the sample is broken out on the basis of race, gender, level of education, or geographic location, the percentage of likely voters in each subset is no different than it was four years earlier.

But Gallup uncovered one very significant shift in this year’s voting electorate. There has been a remarkable movement toward the Republican party. As Gallup reports:

The largest changes in the composition of the electorate compared with the last presidential election concern the partisan affiliation of voters. Currently, 46% of likely voters identify as Democrats or lean Democratic, compared with 54% in 2008. But in 2008, Democrats enjoyed a wide 12-point advantage in party affiliation among national adults, the largest Gallup had seen in at least two decades. More recently, Americans have been about as likely to identify as or lean Republican as to identify as or lean Democratic. Consequently, the electorate has also become less Democratic and more Republican in its political orientation than in 2008. In fact, the party composition of the electorate this year looks more similar to the electorate in 2004 than 2008.

If anything, Gallup understates the case. In 2008, Democrats enjoyed a decisive ten-point advantage in partisan affiliation, 39 percent to 29 percent. When undecided voters were pushed to choose a party, the Democrats’ edge grew by another two points, to 54 percent to 42 percent. Yet in the Gallup polls conducted since October 1, the two parties have pulled even, with Republicans actually ahead by a statistically insignificant percentage point, 36 percent to 35 percent. After being pushed to choose a party, likely voters give the Republicans a further boost, resulting in an overall three-point advantage of 49 percent to 46 percent.

If you are keeping score, in slightly less than four years President Obama has presided over an eleven-point decrease in his party’s standing with the American people, 15 points if you include those voters who “lean” one way or the other.

The Pew Research Center has posted party identification data going all the way back to 1929. The data series suggests that this deterioration in the Democrats’ standing with American voters is nearly unprecedented. The only comparable meltdown occurred during the tumultuous years of the Vietnam War and the birth of the Great Society under LBJ, when the Democrats also suffered an eleven-point loss relative to their Republican rivals.

If you are wondering which president defied the odds and steered his party forward during his time in office, try Ronald Reagan. From 1981 to 1988 the Gipper’s principled conservative leadership whittled the Democrats’ initial 14-point edge down to a mere five points.

To be sure, the most recent spate of national polls include more Republicans than did the surveys conducted earlier in October. Nevertheless, they still give more advantage to the Democrats than Gallup’s aggregate data suggest should be the case. ABC/Wall Street Journal’s most recent poll, for example, includes 34 percent Democrats and 30 percent Republicans, the Investors Business Daily poll sets the Democrats’ advantage at seven points (38 percent to 31 percent), and an Associated Press survey comes in two percentage points more Democratic than Republican.

Correcting these polls so that there was a Republican edge in the sample of voters consistent with Gallup’s finding would hand Romney a lead between five to ten points. Imagine the run on smelling salts at Mother Jones and MSNBC if that were to happen?

— Michael G. Franc is vice president of government studies at The Heritage Foundation.

 Voir également:

Barone: Romney Will Win 315 Electoral Votes

Ben Shapiro

Breitbart

2 Nov 2012

Michael Barone, the seasoned precinct-by-precinct analyst who has anchored Fox News election coverage for years, has made a bold prediction: not only will Mitt Romney win the presidency on Tuesday, he will win it in a landslide. Barone says that Romney will win Indiana, North Carolina, Florida, and Virginia, of course. But then he calls the following states for Romney:

Ohio: “The anti-Romney auto bailout ads have Obama running well enough among blue-collar voters for him to lead most polls. But many polls anticipate a more Democratic electorate than in 2008. Early voting tells another story, and so does the registration decline in Cleveland’s Cuyahoga County. In 2004, intensity among rural, small-town and evangelical voters, undetected by political reporters who don’t mix in such circles, produced a narrow Bush victory. I see that happening again.”

Iowa: “The unexpected Romney endorsements by the Des Moines Register and three other newspapers gave voice to buyer’s remorse in a state Obama carried by 10 points. Democrats’ traditional margin in early voting has declined.”

New Hampshire: “Polls are very tight here. I think superior Republican intensity will prevail.”

Wisconsin: “Recent polling is discouraging for Republicans. But Gov. Scott Walker handily survived the recall effort in June with a great organizational push. Democrats depend heavily on margins in inner-city Milwaukee (population down) and the Madison university community. But early voting is down in university towns in other states. The Obama campaign is prepared to turn out a big student vote, but you don’t see many Obama signs on campuses.”

Barone says that Michigan, Nevada, and Minnesota will all go for Obama. But all in all, Romney will win 315 electoral votes.

 Voir encore:

Pourquoi Obama (ou Romney) va gagner…:)

Pierre-Yves Dugua

2 novembre 2012

« Too close to call »: c’est à dire « trop serré pour pouvoir dire qui va gagner ». Voilà ce que disent les sondages en ce vendredi 2 novembre. Les américains ont commencé de voter il y a plusieurs semaines. Le scrutin sera clos mardi soir, 6 novembre.

Si dans la soirée, Barack Obama l’emporte dans suffisamment d’États pour obtenir au moins 271 délégués dans le collège électoral, on pourra dire que les raisons suivantes expliquent sa victoire:

1) L’économie américaine se porte mieux aujourd’hui qu’au printemps

Les créations d’emplois sont encore modestes, mais elles augmentent depuis l’été. L’optimisme des consommateurs est remonté au plus haut depuis 2008. Le marché immobilier, loin d’être sain, s’améliore. Les prix des propriétés grimpent à nouveau. La construction de logements rebondit. La consommation tient bon. Les ventes de véhicules neufs s’améliorent. Les taux d’intérêt sont encore à des niveaux extraordinairement bas ce qui décourage l’épargne et incite à dépenser. Le scénario de contagion de l’Amérique par la récession en Europe ne s’est pas produit, pour le moment.

2) L’envolée de la dette publique est indolore

La politique économique du Président Obama repose sur la relance par la dette publique. L’explosion du stock de dette de 6000 milliards de dollars et la dégradation de la notation de la dette des États-Unis n’ont pas du tout fait peur aux investisseurs pour le moment. Le Trésor n’a aucune difficulté à trouver preneurs pour les obligations américaines. Le statut du dollar, comme monnaie refuge, monnaie de réserve, profite toujours aux États-Unis. La perte de confiance dans plusieurs économies de la zone euro a bénéficié au dollar. L’Américain moyen ne ressent en rien dans les prix ou les taux d’intérêt, le danger d’une politique fiscale et monétaire extraordinairement stimulante et insoutenable à moyen terme.

3) Barack Obama est un homme personnellement sympathique

En dépit de son attitute hautaine à l’égard de ses rivaux, de son manque d’amis au Capitole, y compris parmi les démocrates, de son obsession pour les longs discours publics assistés par un téléprompteur, au détriment de l’engagement personnel dans les décisions législatives et les négociations avec les leaders du Congrès, Barack Obama fait honneur à l’Amérique. Il présente bien. Il « fait présidentiel ». Surtout par rapport à la collection de leaders ternes que l’on dénombre dans le reste du monde. Il a certes perdu la confiance de beaucoup de centristes. Les « blancs », en particulier les hommes, se méfient de lui. Il est peu apprécié des chefs d’entreprises, mais il ne fait pas peur à l’américain moyen comme le ferait un « social-démocrate » avoué. On le croit lorsqu’il promet de défendre les intérêts des « classes moyennes » contre les réformes voulues par des républicains qui seraient manipulés par les riches et les grandes entreprises

À l’inverse si Mitt Romney arrive en tête mardi soir, on pourra dire que les facteurs suivants expliquent son succès.

1) Mitt Romney a su séduire les centristes déçus par les promesses non tenues de Barack Obama

Contrairement à l’image de repoussoir crée par le barrage de publicités négatives de la campagne démocrate, Mitt Romney a paru pragmatique, raisonnable et « présidentiable » à une majorité d’américains. Son succès en affaires n’est pas un handicap, mais un atoût. Il incarne la conviction que l’Amérique est un pays où l’État doit jouer le plus petit rôle possible et où le secteur privé, c’est à dire des preneurs de risques, doivent rester les moteurs de la croissance. On voit Mitt Romney plus à même de négocier avec les démocrates au Sénat pour réformer la fiscalité, que Barack Obama ne serait capable de négocier avec les républicains de la Chambre des représentants.

2) Le traumatisme de la « grande récession » demeure

Les signes récents de redressement de l’économie ne sont pas suffisants pour rassurer les quelque quatre millions d’Américains qui ont perdu leur emploi depuis 2007. L’effondrement du patrimoine de la classe moyenne, largement lié à la chute des prix de l’immobilier, a rendu les Américains méfiants. Ils savent que l’endettement public crée une illusion de richesse et que dans quelques semaines une facture va leur être présentée sous la forme de hausses générales d’impôts. Ils préfèrent un Président républicain qui choisira de réduire aussi les dépenses publiques, à un démocrate qui n’a jamais trouvé à faire la moindre économie dans le train de vie de l’État depuis 2009, au contraire.

3) La droite du Parti républicain est beaucoup plus mobilisée que les euphoriques obamaniaques de 2008

Le Tea Party représente la mobilisation d’américains ulcérés par la dérive social-démocrate des États-Unis. Ce mouvement qui dope la droite du Parti républicain, fait voter des américains longtemps silencieux ou passifs. Ils jugent que Barack Obama ensevelit leur pays sous une montagne de dette. Ils croient à un retour aux sources de l’Amérique, pays fondé sur la liberté et la responsabilité individuelle, et non pas l’État providence. Ils pensent que Paul Ryan met en avant des solutions rationnelles pour financer les régimes de santé des personnes agées en misant sur la concurrence du secteur privé.

De leur côté les jeunes, qui s’étaient largement mobilisés pour le jeune sénateur de l’Illinois qui voulait faire oublier George W. Bush, ne sont plus motivés comme en 2008. G.W. Bush a disparu de la vie politique. Les soldats américains meurent encore en Irak, la prison de Guantanamo est encore ouverte, Obama s’est rallié à l’exploitation du gaz de schiste…autant de raisons pour toute une frange de l’électorat « progressiste » de bouder leur idole de 2008.

Voir également:

Pourquoi Mitt Romney peut gagner

Luc Rosenzweig

Mondes francophones

29.10;2012

Le candidat républicain a su rassurer le centre, alors qu’Obama a beaucoup déçu sur sa gauche

Créditant les lecteurs de Causeur d’une capacité mémorielle bien supérieure à celle des poissons rouges, je me garderais d’être aussi péremptoire que Bernard-Henri Lévy assénant dans Le Point sa certitude de la victoire de Barack Obama, le 6 novembre prochain. Les prévisions sont hasardeuses, surtout lorsqu’elles concernent l’avenir… Mais si on me brûlait la plante des pieds pour m’extorquer un pronostic sur l’issue de la présidentielle américaine, je finirais par lâcher, d’une voix faible et mal assurée : « M…itt…R…oooomney… ». Pourquoi ? Parce qu’une campagne se juge à sa dynamique, et non pas sur la seule analyse des sondages. Et cela d’autant plus que ces enquêtes d’opinion, dans les « swing states »1notamment, ne permettent pas de désigner le futur vainqueur dans chacun de ces Etats clés de manière fiable, car l’écart entre les candidats est si faible qu’il se situe dans la marge d’erreur reconnue par les instituts de sondages.

En revanche, la dynamique d’une campagne de cette ampleur peut s’observer, même de loin, dans les mouvements d’opinion perceptibles dans l’évolution des intentions de vote sur les deux derniers mois, et en lisant les éditorialistes de tous bords. Au sortir de l’été, l’affaire semblait pliée. Mitt Romney ne faisait pas la maille : trop gaffeur, trop riche, trop mormon, trop à droite, trop plombé par le Tea Party, trop tout. De plus, il s’était adjoint un candidat à la vice-présidence, Paul Ryan, dont l’idéologie ultralibérale allait effrayer les classes moyennes durement touchées par la crise.

Mitt Romney laissait dire, et les stratèges démocrates engloutissaient des millions de dollars dans une campagne d’annonce télévisées négatives dépeignant le candidat républicain comme un clône de George W.Bush, dont l’élection à la Maison blanche mettrait à nouveau la planète à feu et à sang, et dont les positions sur le questions dites sociétales – avortement, mariage gay etc. – ramèneraient les Etats-Unis un siècle en arrière. De leur côté, les Républicains tiraient au gros calibre sur le bilan économique d’Obama : chômage hausse vertigineuse, dette en expansion continue, classes moyennes écrasées d’impôts…

Jamais, dans une présidentielle américaine, on n’avait investi autant dans des spots publicitaires visant plutôt à démolir l’adversaire qu’à faire la promotion de son projet pour les quatre ans à venir.

Dans ce contexte, la tactique de Romney, le recentrage après des primaires républicaines remportées sur un discours de droite, s’est révélée payante. Le Romney que les électeurs ont découvert lors du premier face à face avec Obama n’était pas du tout celui que la campagne démocrate leur avait vendu : on avait affaire à un candidat pragmatique, se prévalant de son bilan de gouverneur du Massachussetts, un Etat dominé par les Démocrates, où il est parvenu à travailler avec ses opposants pour le bien de la population. Les stratèges d’Obama avaient pris pour cible le Romney des primaires républicaines et ainsi dépensé des millions de dollars en pure perte… De plus, les torrents de boues déversés dans les spots publicitaires sur le concurrent contribuent à dégoûter l’électeur potentiel de la politique, ce qui, dans la conjoncture actuelle, défavorise le camp démocrate.

Un autre handicap du président sortant est celui de la déception qu’il a provoqué dans la fraction la plus « gauchiste » de son électorat, celle qui s’était mobilisée en 2008 en croyant que le premier président noir des Etats-Unis d’Amérique allait faire une politique de gauche, au sens européen du terme. Il n’a pas fermé Guantanamo, ni soumis Wall Street à une régulation contraignante. On pourra lire, en français, l’argumentaire de ces déçus d’Obama dans le livre que vient de publier John MacArthur, le directeur éditeur du Harpers’ Magazine. Il tire à boulets rouges sur le président sortant, pur produit de la machine politique démocrate de Chicago, selon lui la plus opportuniste, clientéliste et corrompue des Etats-Unis. Certes, cette mouvance de la gauche radicale ne pèse pas beaucoup électoralement, mais elle peut nuire à un candidat démocrate : on se souvient qu’en 2000, lors de la plus serrée des élections présidentielles américaine, Al Gore fut battu sur le fil par George W. Bush, alors que Ralph Nader, candidat de la gauche radicale obtenait 2,74% des suffrages. Si ce dernier n’avait pas été dans la course, Al Gore l’aurait très probablement emporté.

Mais plus que son poids électoral, c’est l’énergie militante de cette gauche radicale qui a permis, en 2008, au candidat Obama d’amener vers les urnes des catégories de la population qui, jusque là, s’abstenaient massivement, dans les classes populaires et les minorités ethniques. Tous les échos que l’on a aujourd’hui en provenance de la « campagne Obama » indiquent que les bénévoles ne cherchent même plus à convaincre les électeurs indécis mais se concentrent sur la mobilisation de ceux qui avaient voté Obama en 2008 et sont tentés, cette année, d’aller à la pêche à la ligne. Mitt Romney, lui, n’a pas ce souci : les plus radicaux de son électorat sont mobilisés à fond. Romney n’est pas le candidat de leur cœur (ils auraient préféré Newt Gringrich ou Rick Santorum), mais leur détestation d’Obama, de sa politique, de tout ce qu’il représente est si forte qu’ils voteraient même pour le diable si ce dernier avait décroché l’investiture républicaine. Romney peut donc tranquillement aller à la pêche aux électeurs centristes, qui feront la décision dans les Etats clés, sans avoir à craindre de perdre trop de voix à droite. Les « victoires » engrangées par Obama lors des deux derniers face à face avec Romney auront sans doute rassuré ceux qui, en France, entretiennent pieusement la flamme obamaniaque. Faut-il leur rappeler que ce n’est pas à Paris qu’on vote, mais à Orlando, Des Moines ou Cleveland. Dans ces chanmantes localités, la politique intransitive (Yes we can !) ne fait plus recette lorsque l’on est confronté à la réalité transitive « I can’t find a job ! ».

Les « swing states » sont les Etats qui risquent de basculer d’un côté ou d’un autre, et dont la conquête des grands électeurs est indispensable pour gagner l’élection. Les plus convoités sont aujourd’hui la Floride, l’Ohio et l’Iowa.

Voir enfin:

Présidentielle américaine – En désespoir de cause

John R. MacArthur

Le Devoir

1 octobre 2012

En tant que journaliste, quel est mon vrai devoir dans la campagne présidentielle: être réaliste ou alimenter les illusions ? Si vous avez suivi mes chroniques des quatre dernières années, vous savez fort bien ce que je pense de notre président sortant : lancé par la machine politique démocrate de Chicago, ce prétendu réformateur est un faux jeton qui s’est vendu, il y a longtemps, aux intérêts financiers et oligarchiques de son parti aux dépens des gens ordinaires, surtout les jeunes et les pauvres qui ont naïvement appuyé sa candidature en 2008.

Même les plus fidèles partisans du président sont déçus. De retour, depuis mercredi dernier, du berceau politique de Barack Obama, où j’ai interviewé des politiciens démocrates, un chiffre dans le Chicago Tribune m’a sauté à la figure comme indice essentiel pour expliquer à quel point le rêve obamien est devenu une chimère. Parmi les électeurs de 18 à 34 ans de la ville de Chicago, 138 000 de moins qu’en 2008 sont inscrits sur les listes électorales ; ils sont 50 000 de moins dans les plus proches banlieues. Selon David Yepsen, chercheur à la Southern Illinois University, le sondage fait par le Pew Research Center de Washington montre que les militants d’Obama ont beaucoup perdu de leur enthousiasme pour la politique, soit par manque d’une campagne primaire chez les démocrates, soit par le choc de la réalité : « d’énormes dettes scolaires… et la baisse d’opportunité pour l’emploi ».

Pas étonnant, donc, de lire dans le Chicago Sun Times que la proportion des gens qui travaillent à bas salaires à Chicago a augmenté de 30 % depuis 10 ans, avec de plus en plus de diplômés qui gagnent 12 dollars ou moins l’heure. En même temps, le nombre d’homicides à la fin septembre est en hausse (398) et dépasse de 25 % le taux de 2011 pour la même période (318), alors que le prix de l’immobilier et du logement est de nouveau en baisse. Vraiment, à Chicago, Yes we can ! est devenu une injure et une moquerie.

Quant à moi, qui n’ai jamais cru à l’illusion obamanienne, le déclin de participation pour le prochain scrutin ainsi que la baisse de qualité de vie dans ma ville natale, me laissent un goût amer. C’est bien beau d’avoir visé juste dans mes analyses, mais n’ai-je pas aussi le devoir de fournir, comme le demandait l’estimable Edward Saïd, « les ressources de l’espoir » ? Malheureusement, c’est devenu mission impossible.

La semaine dernière, alors que je me préparais pour une intervention au Brooklyn Book Festival, j’étais ému de voir des centaines des gens faisant la queue pour entrer dans la salle. Je savais d’avance que mes deux collègues, Gail Collins et Jodi Kantor du New York Times, seraient principalement pro-Obama et critiques de Mitt Romney et je me suis juré d’y aller doucement, et ce, pour éviter d’offenser et notre animateur noir et les auditeurs gauchistes de Brooklyn et Manhattan. C’était l’occasion parfaite de parler franchement avec mes concitoyens sans donner l’impression d’être un communiste ou un agent provocateur venant de la droite.

Cependant, mes deux collègues ont raconté des histoires sur la politique américaine tellement difficiles à avaler, tellement irréelles, que j’ai vite laissé tomber ma bonhomie. Deux déclarations m’ont froissé : premièrement, d’après Collins, la gaffe célèbre de Romney, où il s’est moqué en privé des « 47 % » d’Américains qui ne payaient prétendument aucun impôt et vivaient entièrement aux dépens du gouvernement fédéral, était pire que les actions publiques d’Obama (énumérées par votre fidèle correspondant dans un tout nouveau livre) qui nuisent vraiment à l’état de santé des déshérités et des gens moyens. Deuxièmement, Kantor a insisté sur des bêtises toutes crues : Barack était d’origine un « démocrate indépendant de Hyde Park » (quartier où se trouve l’Université de Chicago), Michelle « détestait la politique » et ne voulait pas que Barack y entre ; l’appui au mariage homosexuel démontrait qu’Obama conduisait le pays d’une certaine manière « à gauche ».

Hélas ! J’aimerais être la voix de l’espoir, mais, devant mes collègues de « gauche » qui refusent de faire leur devoir, je suis contraint de reprendre ma voix critique. Trop facile de ridiculiser Mitt Romney et Paul Ryan, leurs défauts étant nombreux et évidents.

Laissez-moi vous donner un pire exemple que celui avancé par les médiocres journalistes « libéraux » du Times. L’excellent journaliste Eric Alterman de The Nation, hebdomadaire de gauche, a dénoncé récemment le Washington Post pour avoir abandonné son « rôle constitutionnel de garde de chien surveillant le gouvernement ». Selon Alterman, le Post « cherche à créer un sentiment de fausse équivalence entre les républicains – dont les mensonges sont devenus endémiques et la partie centrale de leur programme – et les démocrates, qui restent largement fondés sur la réalité ». Alterman et ses confrères sont outrés par la façon dont Ryan a manipulé un discours donné par le candidat Obama à Janesville, au Wisconsin, en février 2008, qui aurait faussement laissé entendre que l’usine locale de General Motors resterait ouverte sous une présidence Obama.

En effet, la citation choisie par Ryan a tordu le discours d’Obama, car l’usine avait été fermée en décembre 2008, avant qu’Obama ne commence son mandat et ne relance le plan de sauvetage de l’industrie autoprogrammée, il faut bien le noter, sous l’administration George W. Bush. Mais Alterman, lui aussi, devrait honorer son « rôle constitutionnel » et lire le discours entier d’Obama, un chef-d’oeuvre de duplicité où il attaque sa rivale Hillary Clinton pour avoir « loué les bienfaits de l’ALENA après sa promulgation par son mari », alors qu’Obama reconnaissait que les accords de libre-échange avaient éliminé de l’emploi. Je vous invite à lire le texte intégral sur Internet, mais voici un extrait intéressant : « Nous ne pouvons pas empêcher tous les emplois de passer à l’étranger… [Mais] pendant que je suis président, je ne signerai aucun nouvel accord d’échange s’il n’y a pas de protection… pour les ouvriers américains. »

Pour Alterman et ses collègues, est-ce qu’il serait tellement difficile de mentionner la non-réforme de l’ALENA (réforme promise par Obama en 2008) et les trois accords de libre-échange signés par Obama avec la Corée du Sud, la Colombie, et le Panama, trois accords qui coûteront, eux aussi, de l’emploi aux Américains ? Je peux toujours espérer.

John R. MacArthur est éditeur de Harper’s Magazine. Sa chronique est publiée le premier lundi de chaque mois.

L’illusion Obama : chroniques d’un intellectuel libéral aux Etats-Unis

John R. MacArthur a compris le premier que la belle histoire de Barack Obama était une fable. Parce qu’il a été éduqué comme lui dans le milieu politique à Chicago, MacArthur connaît de l’intérieur le système clientéliste et corrompu des Daley, les « parrains » démocrates de la ville qui ont favorisé l’ascension du premier président métis des USA.

Dès 2008, alors que les médias du monde entier s’enflamment pour le retour du rêve américain, l’auteur décortique déjà avec une grande liberté de ton la face cachée du futur président et ses compromis avec Wall Street.

Au fil des chroniques, John R. MacArthur appelle un chat un chat. Il démonte, dévoile, dénonce l’impudence des « I % » de privilégiés qui accaparent la richesse.

Ce recueil de textes, écrits pour moitié directement en français, restitue la vérité sur Barack Obama. Il parle aussi du désarroi américain, de ses figures intellectuelles qui s’effacent, de l’air du temps qui ressemble trop souvent à une bourse des fausses valeurs, du bilan désastreux des opérations militaires américaines depuis des décennies.

La voix de la gauche américaine est esseulée mais elle porte loin.

-4e de couverture –

3 Responses to Présidentielle américaine/2012: Pourquoi les carottes sont probablement déjà cuites pour Obama (Half of life is just showing up)

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