Affaire DSK: Attention, un puritanisme peut en cacher un autre (What sex was to the Victorians?)

Get me some pantaloons on those piano legs!Aux Etats-Unis, un homme public ne badine pas avec le sexe… L’Express
Dans un mémo interne publié par le magazine “Foreign Policy”, le président de la Banque mondiale adresse un “avertissement” à ses employés : “Ne pariez pas sur ma démission”, dit en substance Paul Wolfwitz. Le Monde (le 2 mai 2007, article apparemment disparu des archives?)
Il y a des choses qu’on peut faire à Paris, mais pas à Washington… En France, une telle affaire, mêlant affaire de coeur et accusations de conflit d’intérêt, n’aurait jamais vu le jour. Il ne serait venu à l’idée de personne de faire une enquête pour tenter de vérifier les faits, et rien n’aurait filtré dans la presse. On a beaucoup d’exemples d’hommes politiques favorisant leurs petites copines – ce qui n’est pas prouvé dans le cas de DSK -, mais très peu ont des conséquences directes et «fuitent» dans la presse. L’affaire Dumas / Deviers-Joncours est un des très rares exceptions. On n’aurait par exemple jamais pu avoir une affaire Clinton / Lewinsky en France. Christophe Deloire
Personnellement, j’aurais tendance à considérer qu’un homme –ou une femme- politique doit avoir un comportement exemplaire dans ce domaine. L’hypocrisie française, en la matière, est passée d’âge. Jean Quatremer

Qu’en termes délicats ces choses-là sont dites!

“DSK dans de beaux draps” (Libération); “Une aventure sentimentale” (Le Figaro) ; “Une affaire de moeurs” (France Info); “Une liaison intime” (France 2)…

A l’heure où la France des Crédits lyonnais et des Jérome Kerviel sauve le monde de la rapacité sans bornes du capitalisme américain …

Et où, après le spécialiste des commissions, du plagiat et des jolies femmes éjecté de la BERD deux ans après sa nomination en 93 pour cause de goûts trop somptuaires, le patron français du FMI se voit rejouer les Wolfowitz

Nos quotidiens de révérence, qui l’an dernier s’étaient tant réjouis de la chute de l’ex-secrétaire adjoint à la Défense “neocon” de Bush, rivalisent à présent dans la retenue pour qualifier, comme le rappelait hier le quotidien gratuit 20 minutes, “ce qu’on appelle [ailleurs] une relation sexuelle”.

Et reprennent comme un seul homme la thèse commode du complot naturellement américain (le WSJ étant apparemment à l’origine des fuites au moment même où notre Sarko national faisait la leçon au futur ex-”maitre du monde” Bush).

Y compris le correspondant à Bruxelles de Libération Jean Quatremer qui, pourtant sur son blog et dès juillet dernier, avait, connaissant déjà l’affaire et malgré les rappels à l’ordre de ses confrères, osé avertir que “le rapport aux femmes” du directeur français du FMI allait poser problème au “pays du puritanisme”.

Mais aussi rappelé, loin des Victoriens qui soi-disant mettaient des culottes aux pieds de leurs pianos, l’étrange pudeur (ou, sous couvert de la loi, complaisance?) des médias français pour les pantalonnades de leurs responsables politiques

Extraits :

DSK, dont tous les médias connaissent le goût pour une sexualité débridée, risquait des ennuis dans un pays qui ne plaisante pas avec la morale, en général, et le harcèlement sexuel en particulier

Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant, il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France). Or, le FMI est une institution internationale où les mœurs sont anglo-saxonnes. Un geste déplacé, une allusion trop précise, et c’est la curée médiatique. Après Jacques Attali et ses goûts somptuaires qui lui ont coûté la présidence de la BERD, la France ne peut pas se permettre un nouveau scandale.

Or, à la différence de ce qui se passe en France, aux Etats-Unis -où se trouve le siège du FMI – le moindre « comportement inapproprié » peut coûter son poste au titulaire d’un mandat public. Les Américains ne plaisantent pas avec ce genre de chose même si cela nous fait ricaner. Si dans six mois, il y a un scandale (selon les normes US), les médias français vont-ils encore écrire: on le redoutait, mais on ne vous a rien dit ? Notre crédibilité n’en sortirait pas renforcée.

Pour bien connaître DSK, je sais qu’il est en séduction permanente, même s’il n’a jamais eu de gestes déplacés. Et que cela choque et a choqué, surtout hors des frontières hexagonales. Tous les journalistes qui ont couvert ses activités publiques –y compris à Marianne- le savent et les anecdotes sont nombreuses. Mais être «pressant» n’est pas un délit pénal, que cela soit clair. En revanche, aux Etats-Unis, c’est tout comme. C’est tout ce que je voulais dire : une fois à la tête du FMI, il faudra que DSK ravale son côté « French Lover » lourdingue“.

DSK: tempête dans un verre d’eau
Jean Quatremer
Coulisses de Bruxelles, UE
11/07/2007

J’ai déclenché une –petite- tempête avec mon post consacré à la candidature de Dominique Strauss-Kahn à la tête du Fonds monétaire international. Après avoir expliqué à quel point l’ancien ministre des finances de Lionel Jospin avait la carrure pour ce poste, je mettais en garde le futur directeur général : « le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant, il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France). Or, le FMI est une institution internationale où les mœurs sont anglo-saxonnes. Un geste déplacé, une allusion trop précise, et c’est la curée médiatique. Après Jacques Attali et ses goûts somptuaires qui lui ont coûté la présidence de la BERD, la France ne peut pas se permettre un nouveau scandale ».

Que n’avais-je pas dit là ! Ne s’agit-il pas d’une intrusion inadmissible dans la vie privée d’un politique ? Avais-je des preuves de ce que j’avançais ? Le site de Marianne m’a d’ailleurs épinglé, se demandant si je n’avais pas « franchi la ligne jaune » sous le titre « un journaliste de Libération chasse le DSK » (c’est me faire beaucoup d’honneur). De la part d’un journal qui passe son temps à dénoncer le « complot médiatique » et les silences coupables de la presse, j’avoue que je trouve l’accusation, comment dire, amusante. Ou les journalistes nous cachent tout, ou ce sont des fouilles-merdes indignes de considération.

J’ai pourtant expliqué à la journaliste de Marianne qui m’a appelé –non, chère Madame, je n’étais pas « très remonté »…- que je considérais que dès lors que la vie privée interfère avec l’action publique, les citoyens sont en droit d’être informé. Je n’ai toujours pas digéré d’avoir appris tardivement l’existence de la fille cachée de François Mitterrand (qui vivait aux frais de la République) ou la séparation du couple Hollande-Royal (qui a eu un effet déterminant sur la conduite de la campagne présidentielle). C’est ce que j’appelle « interférence ». En revanche, la vie sexuelle des politiques, dès lors qu’elle est légale, ne regardent personne. Sur le site de 20 minutes et sur Rue89 des papiers plus malins sur le sujet.

Or, à la différence de ce qui se passe en France, aux Etats-Unis -où se trouve le siège du FMI (ci-dessous)- le moindreFmi « comportement inapproprié » peut coûter son poste au titulaire d’un mandat public. Les Américains ne plaisantent pas avec ce genre de chose même si cela nous fait ricaner. Si dans six mois, il y a un scandale (selon les normes US), les médias français vont-ils encore écrire: on le redoutait, mais on ne vous a rien dit ? Notre crédibilité n’en sortirait pas renforcée. Personnellement, j’aurais tendance à considérer qu’un homme –ou une femme- politique doit avoir un comportement exemplaire dans ce domaine. L’hypocrisie française, en la matière, est passée d’âge.

Pour bien connaître DSK, je sais qu’il est en séduction permanente, même s’il n’a jamais eu de gestes déplacés. Et que cela choque et a choqué, surtout hors des frontières hexagonales. Tous les journalistes qui ont couvert ses activités publiques –y compris à Marianne- le savent et les anecdotes sont nombreuses. Mais être « pressant » n’est pas un délit pénal, que cela soit clair. En revanche, aux Etats-Unis, c’est tout comme. C’est tout ce que je voulais dire : une fois à la tête du FMI, il faudra que DSK ravale son côté « French Lover » lourdingue. L’entourage de l’ancien ministre ne s’est d’ailleurs pas offusqué de mon post qui n’est pas une « accusation », en dépit de la tentative de la journaliste de Marianne de faire monter la sauce, comme s’il s’agissait d’un complot anti-français visant à avoir la peau de DSK. Pour moi, la polémique s’arrête là.

Voir aussi :

FMI : Sarkozy propulse DSK et enterre Fabius
Jean Quatremer
Coulisses de Bruxelles, UE
09/07/2007

Ce soir, Nicolas Sarkozy va défendre la candidature du socialiste Dominique Strauss-Kahn à la directionDskthumbnail_2 générale du Fonds monétaire international, un poste traditionnellement réservé à un Européen, son titulaire, l’Espagnol Rodrigo Rato, ayant démissionné pour « raisons personnelles » (un divorce agité).

Même si les Français ont occupé ce poste trente-deux ans sur les cinquante-deux d’existence du Fonds et ont déjà des postes prestigieux dans leur escarcelle (Banque centrale européenne, BERD, OMC), les chances de l’ancien ministre des finances d’être désigné par les Vingt-sept sont plutôt bonnes. D’une part, parce que personne n’a encore proposé une candidature d’un poids équivalent. D’autre part, et surtout, parce qu’il est activement soutenu par Jean-Claude Juncker, le Premier ministre luxembourgeois et président de l’Eurogroupe : il estime ce grand Européen qui a sans doute sauvé la monnaie unique.

En juin 1997, lors du retour surprise des socialistes au pouvoir, l’Union n’est pas passée très loin de la catastrophe. En effet, le PS avait fait de la renégociation dans un sens plus social du Pacte de Stabilité, conclu en décembre 1996, une condition sine qua non de la signature de la France qui devait intervenir formellement à la fin du mois de juin 1997. Et Lionel Jospin pouvait difficilement abandonner en quelques jours cette exigence. Or, pour l’Allemagne, alors dirigée par Helmut Kohl, il était hors de question de rouvrir une discussion qu’elle considérait comme close. DSK a alors su manœuvrer avec intelligence. Multipliant les rencontres avec ses partenaires, du plus petit au plus grand, il a su les convaincre de la nécessité de donner quelque chose à la France. Les Allemands se sont rapidement retrouvés isolés dans leur refus rigide de toute concession. Jouant sur l’amitié entre Juncker et Kohl, DSK a réussi à amener Berlin à faire un geste. Lors du Sommet d’Amsterdam, un « volet social » peu Euro_11_2 contraignant, est ajouté au Pacte de stabilité. L’honneur de chaque côté du Rhin est sauf. Et la France a pu alors se rallier à l’euro. DSK jouera aussi un rôle déterminant dans la mise en place de l’Eurogroupe, cette instance de coordination de la zone euro dont les Allemands ne voulaient pas. Bref, il a laissé le souvenir d’un ministre compétent et Européen convaincu.

Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant, il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France). Or, le FMI est une institution internationale où les mœurs sont anglo-saxonnes. Un geste déplacé, une allusion trop précise, et c’est la curée médiatique. Après Jacques Attali et ses goûts somptuaires qui lui ont coûté la présidence de la BERD, la France ne peut pas se permettre un nouveau scandale.

Que Sarkozy présente DSK n’est pas choquant: ce n’est pas du débauchage, comme de nommer au gouvernement un socialiste, même si, un bienfait n’étant jamais perdu, le PS risque de se voir privé de son principal rénovateur. Il s’agit simplement d’un choix bipartisan : pourquoi ne pas désigner le plus compétent ?

En revanche, que le chef de l’Etat ait aussi pensé à Laurent Fabius pour ce poste, ne serait-ce qu’unEuro_37 instant, est surprenant : c’était la certitude de se prendre une claque magistrale. En effet, en Europe personne ne lui a pardonné sa campagne en faveur du « non » au traité constitutionnel : ce qui est admissible d’un obscur opposant, prendre en otage l’Europe pour servir ses ambitions personnelles, ne l’est pas d’un ancien Premier ministre. Il a achevé de se déconsidérer en se réjouissant du futur « traité simplifié », alors même qu’il s’agit du projet de Constitution découpé en tranches. Laurent Fabius a oublié que l’on ne construit pas une carrière politique en s’opposant à la construction communautaire. Sa marginalisation croissante le confirme.

Voir également:

Le FMI soupçonne son directeur, Dominique Strauss-Kahn, d’abus de pouvoir dans une affaire sexuelle
Jean Quatremer
Coulisses de Bruxelles, UE
18/10/2008

En pleine tempête boursière, Dominique Strauss-Kahn, le directeur du Fonds monétaire international Photo_122312469177240 (FMI), va-t-il être emporté par une affaire de cul ? Le Wall Street Journal, dans son édition d’aujourd’hui, révèle en « une » que le FMI a ouvert une enquête interne sur le dirigeant socialiste, en poste depuis septembre 2007, pour avoir « abusé de sa position » à l’occasion d’une relation sexuelle qu’il a eue avec l’une de ses subordonnées. La date de ce scoop est parfaitement minutée, puisque Nicolas Sarkozy, qui l’a parrainé pour ce poste, rencontre à Camp David George W. Bush en compagnie de DSK pour parler de la crise bancaire…

Original8360demi L’affaire est banale, du moins pour DSK : à peine arrivé à Washington, il tombe sous le charme d’une responsable du département Afrique du FMI, Piroska Nagy, une Hongroise mariée à un économiste argentin réputé, Mario Blejer, lui-même ancien employé du Fonds, de la Banque centrale argentine et de la Banque d’Angleterre. L’ancien ministre des finances socialiste est connu pour ses très nombreuses aventures et ses méthodes de drague lourde qui confinent parfois au harcèlement. Il se montre particulièrement pressant, multipliant les mails et les appels téléphoniques à partir de décembre 2007. Finalement, la dame cède à ses avances en janvier 2008, à l’occasion d’une conférence en Europe. Le mari découvre l’affaire et la relation cesse. En août 2008, Piroska Nagy quitte le FMI, avec indemnités, pour la BERD, à Londres.

Je connaissais cette affaire depuis huit mois. Une source proche du couple m’en a informé, mais je n’ai jamais pu leur parler, celui-ci refusant toute publicité, ce qui rendait difficile une publication sur le sujet. D’après cette source, le couple et surtout la femme ont été particulièrement atteints par cette affaire. L’enquête devra donc déterminer si DSK a abusé de sa position vis-à-vis de sa subordonnée et s’il l’a ensuite poussé vers la sortie. De même, ses indemnités de départ ont-elles été plus élevées que la normale afin de s’assurer de son silence ? Selon l’avocat de Nagy, cité par le WSJ, elle n’aurait subi aucune pression pour quitter le FMI et n’aurait touché que son dû.

DSK, intelligemment, ne nie pas l’affaire, dans un pays où le mensonge est presque pire que l’adultère : Strausskahn_dominique « l’incident qui s’est produit dans ma vie privée » a eu lieu en janvier 2008, déclare-t-il dans un communiqué. « À aucun moment, je n’ai abusé de ma position de directeur du fonds ».

Quelle que soit l’issue de cette affaire, elle n’est guère surprenante. Les lecteurs de ce blog se rappellent que j’avais prédit, le 9 juillet 2007, que DSK, dont tous les médias connaissent le goût pour une sexualité débridée, risquait des ennuis dans un pays qui ne plaisante pas avec la morale, en général, et le harcèlement sexuel en particulier (lire aussi ce billet). Ce papier, qui avait eu un fort retentissement sur la toile, m’a valu de sévères critiques…

Même si le harcèlement reste à prouver, comment être certain qu’une subordonnée donne un consentement libre à des relations sexuelles avec son patron ? Un minimum d’intelligence politique aurait du amener DSK à s’abstenir, à tout le moins, surtout qu’il s’est fait de solides ennemis au sein d’une institution qu’il a entrepris de réformer. L’homme est en tout cas atteint, même si sa démission n’est pas à l’ordre du jour. Pour l’instant. Et ce, au pire moment pour la France qui promeut une réforme du capitalisme mondial et qui comptait bien sur DSK pour l’aider dans cette tâche.

L’affaire n’est pas sans précédent. En 2007, le patron de la Banque mondiale, l’Américain Paul Wolfowitz, avait dû quitter ses fonctions après avoir été accusé d’avoir favorisé l’avancement de sa maîtresse. En 2004, le Néerlandais Ruud Lubbers, Haut commissaire pour les réfugiés des Nations Unies, a été accusé de harcélement sexuel par une employée américaine du HCR et fut contraint à la démission en 2005. Et, dans un autre registre, Jacques Attali avait été contraint à la démission en 1993 pour avoir dépensé trop d’argent dans l’aménagement du siège de la BERD à Londres…

NB: le code de bonne conduite du FMI.

NB1: on en parle sur Rue89, 20minutes.fr, Arrêt sur image, Mediapart, Nouvelobs.com, Bakchich.info, Corriere della Sera, Times, Independent, etc.

NB2: la réaction d’Anne Sinclair sur son blog.

NB3: “Une” du WSJ gentiment offerte par “Arrêt sur image”.

NB4: Le Wall Street Journal en remet une couche dans son édition du 21 octobre.

Voir enfin:

Les mésaventures de Paul Wolfowitz détournées sur le Web
Benoît Vitkine
Le Monde
le 02.05.07

Web Exclusive. Top Secret !” C’est sous cette accroche que le site Internet, réputé sérieux, du magazine Foreign Policy a publié, mardi 1er mai, un document censé émaner du très discuté président de la Banque mondiale, l’Américain Paul Wolfowitz, adressé à l’ensemble du personnel de l’institution.

Dans cette lettre, M. Wolfowitz met en garde ses employés contre la tentation de parier en ligne sur l’éventualité de sa démission – possibilité qu’offrent certains sites de paris en ligne, sur lesquels on peut spéculer sur toutes sortes d’événements politiques. Il souligne “l’avantage clair” dont bénéficierait le personnel de la Banque sur les autres parieurs, moins au fait de la vie interne de l’institution.

L’objet de la lettre et son ton, léger et souvent ironique, sont toutefois pour le moins surprenants. En particulier lorsque M. Wolfowitz précise que sa mise en garde concerne également les “petites amies” des employés. Une précision qui ne manque pas de sel alors que c’est justement une promotion et une augmentation accordées à sa compagne qui poussent Paul Wolfowitz vers la démission.

Le Foreign Policy n’a pas jugé utile de préciser que ce “mémorandum” était un faux, imaginé et réalisé par Kenneth Rogoff, économiste et professeur à Harvard, qui s’est glissé dans la peau de Paul Wolfowitz le temps de cet exercice de style. Le Monde.fr s’est laissé abuser par le canular, trop pressé de publier un article sur l’étonnante note du chef de la Banque mondiale.

http://www.g1blog.com

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