Iran: Pendant les travaux, la vente continue (Tehran takes care of its useful idiots)

Annan and mullah pal
Ma petite entreprise, connais pas la crise … Alain Bashung
Nous penchons plus en faveur de Barack Obama car il est plus souple et plus rationnel dans ses relations étrangères (…) même si nous savons que la politique américaine ne change pas beaucoup avec le changement à la Maison blanche. Ari Larijani (président du parlement iranien)

Vous avez dit crise?

Le Pen, Dumas, Julia, Kepel, Renaud Girard …

Annan, Jospin, Prodi, Mary Robinson, Jorge Sampaio …

A l’heure où l’élu des médias (réduits à éplucher la garde-robe de Sarah Palin!) et des milliardaires de Wall street, qui avait annoncé à grande pompe sa volonté de parler avec tout le monde, se prépare pour le holdup du siècle

Et que le carnet mondain de l’Express rapporte, entre deux lancements de centrifugeuses ou de tests de missiles, la dernière sauterie des mollahs il y a huit jours à leur ambassade parisienne avec la fine fleur des thuriféraires français du régime …

Petit retour, dans notre série “Dhimmis du mois” et via le site d’opposants iraniens Iran-Resist revient, sur un autre de ces pince-fesses à peu près au même moment mais à Téhéran cette fois (et pour une conférence, à la veille des élections iraniennes, non plus sur la solution finale ou le négationnisme, mais sur le « dialogue entre les civilisations » et la « religion moderne dans le monde », s’il vous plait !).

Et sur quelques autres de ces idiots utiles du régime qui eux non plus ne semblent pas connaître la crise.

Comme Jospin ou l’ancien responsable du programme onusien « Pétrole contre pourriture » gratifié lui officiellement d’un petit cadeau de 3 millions de dollars nets d’impôts …

Iran: Les soirées de l’ambassadeur
Iran-Resist
23.10.2008

Alors qu’un article de l’Express évoque la présence de Jean-Marie Le Pen, Roland Dumas, Didier Julia et Gilles Kepel à un somptueux « cocktail dînatoire » offert le 14 octobre à la résidence de l’ambassadeur des mollahs à Paris, un autre article publié en Iran soulève le voile sur un aspect caché de ce genre de réception.

Selon Sobhé Sadegh, l’organe de presse des Pasdaran, les invités étrangers qui se sont pressés à Téhéran et Yazd pour manifester leur adhésion à un dialogue avec l’Iran, avaient chacun reçu un très gros bakchich et aussi de somptueux cadeaux. Mais que Lionel Jospin se rassure, l’organe des Pasdaran n’a donné que le montant du bakchich donné à Kofi Annan : 3 millions de dollars net d’impôt !

Les Pasdaran sont très bien informés : cet organisme contrôle le ministère des affaires étrangères, chargé d’inviter en Iran des personnalités dont la caution personnelle ainsi que leurs réseaux sont susceptibles d’aider le régime à obtenir la levée des sanctions ou encore la tenue d’une conférence internationale qui reconnaîtrait leur rôle régional. Si les Pasdaran ont lâché l’info, c’est bien parce que ces messieurs sont venus prendre leurs petits cadeaux sans rendre le service demandé. Comme un client mécontent de la qualité des prestations, le régime des mollahs traite de prostituées ses relations (intéressées). Cependant, les Pasdaran n’ont très subtilement donné qu’un seul nom accompagné d’un chiffre pour faire réfléchir les autres.

Les personnes réunies au pot de départ d’Ali Ahani, l’ambassadeur déjà en poste à Paris quand les assassins du régime avaient coupé la tête de Shapour Bakhtiar avec un couteau de cuisine, n’auront sans doute jamais à subir l’affront fait à Kofi Annan, ni à trembler comme Jospin, car leur cas est radicalement différent.

Leur nom (Le Pen, Kepel, Dumas, Julia) n’est pas synonyme de caution morale, dans certains cas c’est même l’inverse. Ce sont des intermédiaires efficaces dont les mollahs raffolent. Le gueuleton du 14 octobre n’était d’ailleurs qu’une réunion de travail pour qu’ils soient présentés au nouvel ambassadeur Mehdi Mir-Aboutelbi. Cet ex-responsable du commerce extérieur au ministère iranien des affaires étrangères est envoyé en France pour acheter la complaisance de ce pays grâce à des pots de vins et de juteux investissements. Il compte sur ces intermédiaires et leurs réseaux. Parallèlement, il espère que le « politologue » Kepel défendra l’option du dialogue avec les mollahs et mobilisera ses amis en ce sens.

Malheureusement, le fisc ne regardera pas de plus près les dépenses de ces personnes car elles sont comme les petits malfrats indics très utiles pour tout le monde. Contrairement à ceux qui sont allés à Téhéran comme Jospin et qui doivent bientôt parler en faveur des mollahs pour ne pas subir le sort de Kofi Annan, les parasites parisiens ont droit à la discrétion et la sécurité de l’emploi (comme les parasites dans la nature) et vu leur passé, ils ne craignent guère les médisances.

Voir aussi:

France-Iran: les visiteurs du soir

Vincent Hugeux
L’Express
le 22/10/2008

Jean-Marie Le Pen, Roland Dumas ou encore Didier Julia… Gros plan sur le casting hétéroclite d’une réception, le 14 octobre dernier, en l’honneur de l’ambassadeur de la République islamique, sur le départ.

Le somptueux « cocktail dînatoire » offert le 14 octobre à la résidence de l’ambassadeur d’Iran à Paris a attiré une brochette de convives célèbres. Parmi eux, l’ancien ministre des Affaires étrangères et ex-président du Conseil constitutionnel Roland Dumas, ainsi que le chef historique du Front national Jean-Marie Le Pen, familier des réceptions de la République islamique, flanqué de son épouse Jany et d’un garde du corps à la carrure de catcheur.

Dans les salons cossus de la rue Fortuny (XVIIe arrondissement), on croisait aussi l’universitaire Gilles Kepel, le député UMP de Seine-et-Marne Didier Julia, le trader pétrolier Xavier Houzel, que le site Bakchich.info désigne au côté du journaliste du Figaro Renaud Girard comme l’un des deux émissaires officieux envoyés au début du mois par Bernard Kouchner à Damas (Syrie) auprès de Khaled Mechaal, stratège politique du Hamas, pour négocier la libération du caporal israélien Gilad Shalit, ainsi qu’une cohorte de diplomates tricolores à la retraite.

Tous avaient tenu à saluer l’ambassadeur Ali Ahani, qui quittera ses fonctions dans quelques jours pour rejoindre Téhéran. Mais ces fastes bon enfant -maintes femmes vaquaient nue-tête et les plus audacieuses arboraient un pantalon moulant fort peu islamiquement correct- ne sauraient à eux seuls dissiper les lourds nuages qui assombrissent le ciel franco-iranien, déjà obscurci par la fermeté hexagonale sur le front nucléaire.

L’hôte à l’honneur, Ali Ahani, a ainsi été convoqué le 5 octobre au Quai d’Orsay: au nom de l’Union européenne, Paris souhaitait « exprimer la préoccupation unanime des Etats membres » quant à « la dégradation de la situation des droits de l’homme en Iran. » Cette « invitation » résultait à l’évidence du refus d’accorder à l’ambassadeur de France à Téhéran un entretien à haut niveau sur ce dossier.

Un autre orage menace: la République islamique redoute que la justice française accorde sous peu un non-lieu aux Moudjahidine du Peuple, mouvement d’opposition radical dont le quartier général se trouve à Auvers-sur-Oise (Val-d’Oise), un temps poursuivi pour terrorisme. Une telle décision ne pourrait que doper l’intense campagne menée par les fidèles de Maryam Radjavi auprès des parlementaires européens pour obtenir de disparaître de la liste noire des organisations terroristes établie par l’UE.

One Response to Iran: Pendant les travaux, la vente continue (Tehran takes care of its useful idiots)

  1. jcdurbant dit :

    Selon un document irakien du 6 mai 2002, rendu public par l’une des commissions de la Chambre des représentants enquêtant sur le scandale «Pétrole contre nourriture», une rencontre a eu lieu entre un agent des services de renseignement irakiens et Roselyne Bachelot, alors porte-parole de la campagne de Chirac. Bachelot était auparavant la présidente du groupe d’amitié France-Irak à l’Assemblée. Elle aurait assuré à son interlocuteur que «la France utiliserait son droit de veto au Conseil de sécurité contre toute décision américaine d’attaquer l’Irak» (cela se passait près d’un an avant la crise franco-américaine) et aurait promis que Paris travaillerait à la levée des sanctions. L’agent a proposé à Bachelot une «aide financière» à la campagne de Chirac. Mais, plus tard, un responsable de la campagne a fait savoir «qu’ils ne demandaient pas d’argent». Selon un autre document de février 2002, Saddam a «ordonné l’amélioration de l’approche de la France». Des contacts ont alors été pris avec diverses figures : Valéry Giscard d’Estaing, Jacques Delors, Charles Pasqua, Jean-Pierre Chevènement, Pierre Joxe.

    http://www.liberation.fr/monde/2005/05/14/troubles-amities-franco-irakiennes_519757

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