Littérature: La théorie des jeux redécouvre la plus complète science de la nature humaine (Game theory vindicated by Jane Austen)

https://i2.wp.com/media.onsugar.com/files/upl0/4/41251/03_2008/Northanger-Abbey.jpgLe monde n’est qu’un reflet de ce qui se passe en amour. Proust
J’étais incapable  de voir ce dont le désir n’avait pas été éveillé en moi par quelque lecture. Proust
Ce sont les femmes qui sont amusées par les rêveries des romanciers stupides, qui, sachant peu de choses de la nature humaine, concoctent des contes rassis et décrivent des scènes factices, le tout préservés dans un jargon sentimental, qui tendent également à corrompre le goût et à détourner le coeur de ses tâches quotidiennes. Incapables de saisir quelque chose de grand, est-il étonnant qu’elles trouvent la lecture de l’histoire, une tâche très sèche et les dissertations adressées à la compréhension horriblement fastidieuses et presque inintelligibles ? Mary Wollstonecraft
Silly Novels by Lady Novelists are a genus with many species, determined by the particular quality of silliness that predominates in them-the frothy, the prosy, the pious, or the pedantic. But it is a mixture of all these-a composite order of feminine fatuity-that produces the largest class of such novels, which we shall distinguish as the mind-and-millinery species. The standard apology for women who become writers without any special qualification is that society shuts them out from other spheres of occupation … ‘In all labour there is profit’; but ladies’s silly novels, we imagine, are less the result of labour than of busy idleness. George Eliot (Mary Ann Evans)
Le romancier qui révèle le désir de l’élite sociale est presque toujours prophétique. Il décrit des structures intersubjectives qui vont se banaliser peu à peu. René Girard
Elle est sans nul doute le plus grand écrivain femme que nous ayions. Elle est la plus grande pour la raison suivante : elle ne cherche pas à écrire comme un homme alors que toutes les autres femmes le font. C’est pour cela que je ne les lis pas. Richard Dalloway (The Voyage Out, Virginia Woolf, 1915)
En plusieurs occasions, les héros de Jane Austen prennent la défense des romans. C’est particulièrement évident dans Northanger Abbey, par la voix de Catherine Morland et de Henry Tilney, et dans le long développement, souvent commenté, de la fin du chapitre V (Jane Austen y utilise à peu près les mêmes termes qu’utilise plus tard Margaret Oliphant). Les romans connaissent alors une grande vogue, en particulier auprès des femmes, dont l’éducation a considérablement progressé au cours du XVIIIe siècle. D’ailleurs, ce sont elles qui se trouvent à l’origine de cette évolution, puisqu’on estime qu’entre 1692 et la fin du XVIIIe siècle, la majorité des romans est écrite par des auteurs féminins. Mais la culture masculine, qu’incarnent à la fin du XVIIIe siècle Swift ou Pope, voit d’un mauvais œil l’intrusion de female wits (« de femmes d’esprit ») dans la littérature; d’ailleurs, un jeu de mots facile permet de salir ces auteurs en assimilant les « femmes publiées » aux « femmes publiques », c’est-à-dire aux prostituées (female publication = public woman). Ce n’est que très progressivement, tout à la fin du XVIIIe siècle, que la réputation du roman commence à s’améliorer, avec Clara Reeves et son ouvrage The Progress of Romance (1785) tout d’abord, puis avec Joanna Baillie et William Godwin, précisément à l’époque où Jane Austen écrit Northanger Abbey (1797-1798). Aussi, la défense des romans constitue-t-elle du même coup chez Jane Austen un plaidoyer en faveur des romancières, d’autant plus nécessaire que certaines d’entre elles dénigrent elles-mêmes le genre : ainsi Maria Edgeworth, lorsqu’elle présente Belinda, préfère l’appeler un « conte moral » (moral tale) plutôt qu’un « roman » (novel), considérant que « tant de sottise, d’erreur et de vice parsèment des livres catalogués sous cette [dernière] appellation, que j’espère que le choix de retenir [la première] qualification sera attribué à une intention louable et non au pinaillage ». Margaret Oliphant qui, après Jane Austen, prend en 1882 la défense du roman féminin face à la « noble poésie » des hommes.Car le roman, à son époque, n’a pas l’aura de la poésie, genre noble par excellence. Aussi, Margaret Oliphant, essayiste, historienne et mère de cinq enfantsN 10, note-t-elle en 1882 que, si la culture britannique célèbre les hommes pour être à l’origine du flux de noble poésie au tournant du XVIIIe et du XIXe siècle, « elle néglige l’émergence soudaine, à la même époque, d’une forme purement féminine du génie littéraire » (negligent of the sudden development of purely feminine genius at the same great era). Au cours du chapitre V, l’amitié de plus en plus forte qui lie Catherine Morland et son amie Isabella Thorpe se traduit, dit la voix narratrice, par le fait qu’elles s’enferment ensemble pour lire des romans. Et elle ajoute, dans un plaidoyer pro domo où la romancière intervient à la première personne : « Je ne ferai pas mienne cette habitude bien peu généreuse et bien peu politique si fréquente chez les romancières, de rabaisser par leurs critiques méprisantes les réalisations mêmes auxquelles elles ont elles-mêmes contribué ». Dans cette défense des romans où elle prend elle-même position, Jane Austen veille à ne citer que ceux qu’elle tient en plus haute estime, Cecilia, et Camilla, de Fanny Burney, ou encore Belinda de Maria Edgeworth. Mais Ann Radcliffe n’est pas admise dans ce panthéon. Wikipedia
It’s no surprise that Catherine is an ardent novel reader, and no compliment to the form that the shallow Isabella is. But Austen, a realistic novelist, is not going to say that young women such as Catherine and Isabella don’t read novels—they consume them—or that they find them « insipid. » Nor will Austen have the two young women on a rainy morning reading David Hume’s History of England, Pope’s Essay on Man, or Addison’s Spectator. That would be unrealistic of Austen and disloyal to the broad appeal of novels, far greater than that of any other genre. Yet not all readers are equal, nor all novelists, nor are all novels of the same type no less quality. Austen’s point is that the novel is not to be judged negatively by its huge and broad popularity. There are silly, young women who thrive on sentimental romances and Gothic fiction, some of it by silly novelists. That does not condemn the genre as a whole. Intelligent, talented, and morally serious women and men also read as well as write novels of all sorts. The first target of Austen’s chastisement are those novelists who disparage their own art by describing heroines who disdain novels. Our « foes, » she maintains, are almost as numerous as our readers. Though there was surely « trash, » the works of Defoe, Richardson, Fielding, Sterne, Smollett, Goldsmith, the clever Frances (Fanny) Burney (the Cecilia and Camilla mentioned here, to whom we can add Evelina), Edgeworth (Belinda), Scott, and Austen herself, to take the best-known, were perceived as lustrous by many except the most stiff-necked and pharisaical sermonizers, such as the buffoonish Reverend Collins in Past and Present. There were many histories of England, including those by the David Hume and Catherine Macaulay, and Austen wrote a youthful parody of Goldsmith’s History. But a question implicit in the contention between fiction and history is whether fiction is less true than history? The claim can be made that some fiction, such as Scott’s Waverley Novels, is the closest we can come to « history, » and some of the novels of Defoe (including A Journal of the Plague Year), Richardson, Fielding, Burney, and Austen ARE history—they are the history of fictitious characters in real conditions of which we’d have at best a paltry, sketchy understanding without the « fiction. » Fiction and history are not mutually exclusive. In any case, what writers choose to invent or painters to paint in a given time is itself germane to the history of the time. Behind Austen’s defense of fiction is also a matter of gender. Whether or not the writer was a woman, the reading of fiction was associated more with women, whose minds, it was thought, were unequal to the task of reading philosophy, history, political science, and economics. Hence the embarrassed « Miss » who quickly puts away her novel for fear of proving that she was even more fatuous than her sex was judged to be. Mary Wollstonecraft’s Vindication is particularly severe on novels and their readers. BookDoors
Austen was very deliberately trying to lay philosophical groundwork for a new theory of strategic action, sometimes charting territory that today’s theoreticians have themselves failed to reach. First among her as yet unequaled concepts is “cluelessness,” which in Mr. Chwe’s analysis isn’t just tween-friendly slang but an analytic concept worthy of consideration alongside game-theoretic chestnuts like “zero-sum,” “risk dominance” and “prisoner’s dilemma.” Most game theory (…) treats players as equally “rational” parties sitting across a chessboard. But many situations (…) involve parties with unequal levels of strategic thinking. Sometimes a party may simply lack ability. But sometimes a powerful party faced with a weaker one may not realize it even needs to think strategically. Take the scene in “Pride and Prejudice” where Lady Catherine de Bourgh demands that Elizabeth Bennet promise not to marry Mr. Darcy. Elizabeth refuses to promise, and Lady Catherine repeats this to Mr. Darcy as an example of her insolence — not realizing that she is helping Elizabeth indirectly signal to Mr. Darcy that she is still interested. It’s a classic case of cluelessness, which is distinct from garden-variety stupidity. “Lady Catherine doesn’t even think that Elizabeth” — her social inferior — “could be manipulating her,” he said. (Ditto for Mr. Darcy: gender differences can also “cause cluelessness … Michael Chwe
Je ne parle pas assez bien pour être incompréhensible. Catherine Morland (Northanger abbey)
Oui, des romans ; car je ne donne pas dans cette mesquine et maladroite habitude, qu’ont les auteurs de romans, de déprécier, par leur blâme, toute une catégorie d’oeuvres dont ils ont eux-mêmes accru le nombre : se joignant à leurs ennemis pour décerner les plus rogues épithètes à ces oeuvres-là et n’en permettant presque jamais la lecture à leur héroïne qui, si elle ouvre par hasard un roman, ne fera certainement que le feuilleter, et avec dégoût. Las ! si l’héroïne d’un roman n’est pas patronnée par l’héroïne d’un autre roman, de qui pourra-t-elle attendre protection et égards ? Laissons aux rédacteurs de revues le soin d’incriminer toute effusion d’imagination et de déplorer, sur un mode marmiteux, les riens qui font maintenant gémir les presses. Ne désertons pas notre propre cause. Nous sommes une caste fort décriée. Par vanité, ignorance ou mode, nos ennemis sont presque aussi nombreux que nos lecteurs ; et, tandis que les prestiges du 900e abréviateur de l’« Histoire d’Angleterre » ou ceux du monsieur qui réunit et publie douze vers de Milton, de Pope, de Prior, avec un morceau du Spectateur et un chapitre de Sterne, sont exaltés par mille plumes, il semble qu’il y ait un souci presque général de contester l’importance et de sous-évaluer le travail du romancier, bref, mépriser des oeuvres qui ne se recommandent que par de l’invention, de l’esprit et du goût. « Je ne suis pas un liseur de roman ; un coup d’oeil à peine aux romans ; ne vous imaginez pas que je lise souvent des romans ; ce n’est vraiment pas mal pour un roman. » Tel est le jargon en usage. « Et que lisez-vous, Miss *** ? – Oh ! ce n’est qu’un roman ! » réplique la jeune personne, en laissant tomber son livre avec une indifférence affectée ou quelque honte. « Ce n’est que Cécile, ou Camille, ou Bélinde » : c’est seulement une oeuvre dans laquelle les plus belles facultés de l’esprit sont prodiguées et qui offre au monde, en un langage de choix, la plus complète science de la nature humaine, la plus heureuse image de ses variétés, les plus vives effusions d’esprit et d’humour. Mais, qu’elle eût été aux prises avec un volume du Spectateur, combien orgueilleusement elle eût produit le livre, et proclamé son titre ! quoiqu’il soit peu probable qu’une jeune personne de goût puisse ne pas être rebutée par le sujet et le style de cette volumineuse publication où sont colligés surtout des anecdotes improbables, des traits de caractère extravagants, des thèmes de conversation qui ne concernent plus âme qui vive, le tout en un langage dont la fréquente grossièreté est peu faite pour donner une idée flatteuse du temps qui la supporta. Jane Austen (Nothanger abbey)
Ce n’est pas faire preuve d’esprit que de ne pas se plaire à la lecture d’un bon roman. Henry
Ce monsieur (…) aurait lassé ma patience s’il était resté avec vous une demi-minute de plus. Nous avons fait un contrat d’amabilité réciproque pour un soir, et l’amabilité de chacun de nous appartient à l’autre tout ce temps-là. Personne ne peut forcer l’attention de l’un sans attenter aux droits de l’autre. Je considère la contredanse comme l’emblème du mariage. Là et là, miss Morland, la fidélité et l’affection sont les devoirs principaux ; et les gens qui ne sont disposés ni à danser ni à se marier n’ont rien à faire avec les danseuses ou les femmes de leurs voisins. (…) Vous en conviendrez : dans les deux cas, l’homme a la faculté de choisir, la femme, seulement celle de refuser ; dans les deux cas, il y a entre l’homme et la femme un engagement formé pour l’avantage de chacun ; une fois cet engagement conclu et jusqu’à sa dissolution, ils appartiennent exclusivement l’un à l’autre : c’est le devoir de chacun de ne donner à son partenaire nul motif de regretter n’avoir pas disposé autrement de soi ; c’est l’intérêt de chacun de ne pas s’attarder complaisamment aux perfections des étrangers et de ne pas s’imaginer qu’avec eux la vie eût été plus belle. (…) Dans le mariage, l’homme est supposé subvenir aux besoins de la femme, la femme rendre la maison agréable à son mari. Il ravitaille et elle sourit. Dans la danse, ces obligations sont exactement inverses : à lui, incombent les gracieusetés et les complaisances, tandis qu’elle fournit l’éventail et l’eau de lavande. C’était, j’imagine, la différence de devoirs qui vous paraissait rendre impossible une comparaison. Henry
Mais la conduite du général ne restait pas moins inexplicable pour elle. Qu’il aimât fort la bonne chère, elle l’avait remarqué sans le secours de personne. Mais pourquoi disait-il une chose alors qu’il en pensait une autre ?… À ce compte on ne pouvait jamais se comprendre. Catherine
En ce moment critique, toute femme peut sentir pour mon héroïne, car toute femme a connu ces agitations. Toutes ont été ou, du moins, ont cru être exposées à la poursuite d’un insupportable fâcheux ; toutes ont été anxieuses des attentions de quelqu’un à qui elles désiraient plaire. Jane Austen
Seul un homme peut savoir combien un homme est indifférent aux charmes d’une robe neuve. Ce serait mortifier mainte et mainte dames que leur apprendre – mais entendraient-elles ? – combien peu le coeur d’un homme est sensible à ce qu’il y aura de coûteux ou de neuf dans leur attirail, combien il est aveugle à la texture d’un tissu, ce coeur, et combien il est incapable d’opter à bon escient entre le jaconas, la batiste, le nansouk et l’organdi, même brodé au tambour. Une femme est belle pour sa seule satisfaction. Nul homme ne l’en admirera plus, nulle femme ne l’en aimera mieux. Henry
L’histoire (…) J’en ai lu un peu, par devoir ; mais je n’y vois rien qui ne m’irrite ou ne m’ennuie : des querelles de papes et de rois, des guerres ou des pestes à chaque page, des hommes qui ne valent pas grand’chose, et presque pas de femmes, – c’est très fastidieux ; et parfois je me dis qu’il est surprenant que ce soit si ennuyeux, car une grande partie de tout cela doit être imaginé de toutes pièces. Les paroles mises dans la bouche des héros, leurs pensées, leurs projets, oui, tout cela doit être de pure invention, et ce qui me plaît le plus dans les autres livres, c’est précisément l’invention. Catherine
Si je vous comprends bien, vous aviez conçu des soupçons si atroces que je trouve à peine des mots pour… Chère, chère miss Morland, qu’aviez-vous donc en tête ? À quelle époque et dans quel pays croyez-vous donc vivre ? Songez que nous sommes des Anglais, que nous sommes des chrétiens. Consultez votre raison, votre expérience personnelle. Notre éducation nous prépare-t-elle à de telles atrocités ? Ne seraient-elles pas connues bientôt, en ce pays de routes et de gazettes ? Et les lois resteraient-elles inertes ? Henry

Attention: une science peut en cacher une autre !

En ces temps où, entre l’Affaire Cahuzac et la navigation à vue quotidienne, l’actuel gouvernement d’un maitre es manipulations politiques (ie. le mariage, à défaut du travail, pour tous) est en train de pousser au rang d’art le plus pur amateurisme

Pendant que piégés par la simple évocation de noms de groupes inexistants, nos jeunes festivaliers de Coachella montrent que la peur de reconnaitre son ignorance et de ne pas en être a encore de beaux jours devant elle …

Commment ne pas se réjouir de la (re)découverte par le spécialiste de la théorie des jeux de UCLA Michael Chweh (Jane Austen: game theorist, 2013)…

De la remarquable « science de la nature humaine » de l’auteur d’ « histoires d’amour à dentelles » Jane Austen ?

Et comment ne pas vouloir relire certains des passages les plus perceptifs de la première et relativement moins connue de ses oeuvres …

Publiée posthumement mais qui, à l’instar du « manifeste négatif » de George Eliot 50 ans plus tard (Silly novels by lady novelists) …

Faisait la parodie des romans gothiques alors en vogue, à savoir Northanger abbey  ?

Game Theory: Jane Austen Had It First

Jenifer Schuessler

The New York Times

April 22, 2013

It’s not every day that someone stumbles upon a major new strategic thinker during family movie night. But that’s what happened to Michael Chwe, an associate professor of political science at the University of California, Los Angeles, when he sat down with his children some eight years ago to watch “Clueless,” the 1995 romantic comedy based on Jane Austen’s “Emma.”

Mr. Chwe (pronounced CHEH), the author of papers like “Farsighted Coalitional Stability” and “Anonymous Procedures for Condorcet’s Model: Robustness, Nonmonotonicity and Optimality,” had never cracked “Emma” or “Pride and Prejudice.” But on screen, he saw glimmers of a strategic intelligence that would make Henry Kissinger blush.

“This movie was all about manipulation,” Mr. Chwe, a practitioner of the hard-nosed science of game theory, said recently by telephone. “I had always been taught that game theory was a mathematical thing. But when you think about it, people have been thinking about strategic action for a long time.”

Mr. Chwe set to doing his English homework, and now his assignment is in. “Jane Austen, Game Theorist,” just published by Princeton University Press, is more than the larky scholarly equivalent of “Pride and Prejudice and Zombies.” In 230 diagram-heavy pages, Mr. Chwe argues that Austen isn’t merely fodder for game-theoretical analysis, but an unacknowledged founder of the discipline itself: a kind of Empire-waisted version of the mathematician and cold war thinker John von Neumann, ruthlessly breaking down the stratagems of 18th-century social warfare.

Or, as Mr. Chwe puts it in the book, “Anyone interested in human behavior should read Austen because her research program has results.”

Modern game theory is generally dated to 1944, with the publication of von Neumann’s “Theory of Games and Economic Behavior,” which imagined human interactions as a series of moves and countermoves aimed at maximizing “payoff.” Since then the discipline has thrived, often dominating political science, economics and biology departments with densely mathematical analyses of phenomena as diverse as nuclear brinkmanship, the fate of protest movements, stock trading and predator behavior.

But a century and a half earlier, Mr. Chwe argues, Austen was very deliberately trying to lay philosophical groundwork for a new theory of strategic action, sometimes charting territory that today’s theoreticians have themselves failed to reach.

First among her as yet unequaled concepts is “cluelessness,” which in Mr. Chwe’s analysis isn’t just tween-friendly slang but an analytic concept worthy of consideration alongside game-theoretic chestnuts like “zero-sum,” “risk dominance” and “prisoner’s dilemma.”

Most game theory, he noted, treats players as equally “rational” parties sitting across a chessboard. But many situations, Mr. Chwe points out, involve parties with unequal levels of strategic thinking. Sometimes a party may simply lack ability. But sometimes a powerful party faced with a weaker one may not realize it even needs to think strategically.

Take the scene in “Pride and Prejudice” where Lady Catherine de Bourgh demands that Elizabeth Bennet promise not to marry Mr. Darcy. Elizabeth refuses to promise, and Lady Catherine repeats this to Mr. Darcy as an example of her insolence — not realizing that she is helping Elizabeth indirectly signal to Mr. Darcy that she is still interested.

It’s a classic case of cluelessness, which is distinct from garden-variety stupidity, Mr. Chwe argues. “Lady Catherine doesn’t even think that Elizabeth” — her social inferior — “could be manipulating her,” he said. (Ditto for Mr. Darcy: gender differences can also “cause cluelessness,” he noted, though Austen was generally more tolerant of the male variety.)

The phenomenon is hardly limited to Austen’s fictional rural society. In a chapter called “Real-World Cluelessness,” Mr. Chwe argues that the moralistic American reaction to the 2004 killing and mutilation of four private security guards working with the American military in Falluja — L. Paul Bremer III, leader of the American occupation of Iraq, later compared the killers to “human jackals”— obscured a strategic truth: that striking back at the city as a whole would only be counterproductive.

“Calling your enemy an animal might improve your bargaining position or deaden your moral qualms, but at the expense of not being able to think about your enemy strategically,” Mr. Chwe writes.

The darker side of Austen is hardly unknown to literary scholars. “Regulated Hatred,” a classic 1940 paper by the psychologist D. W. Harding, argued that her novels explored containment strategies against the “eruption of fear and hatred into the relationships of everyday social life.”

But Mr. Chwe, who identifies some 50 “strategic manipulations” in Austen (in addition to a chapter on the sophisticated “folk game theory” insights in traditional African tales), is more interested in exploring the softer side of game theory. Game theory, he argues, isn’t just part of “hegemonic cold war discourse,” but what the political scientist James Scott called a subversive “weapon of the weak.”

Such analysis may not go over well with military types, to say nothing of literary scholars, many of whom see books like Mr. Chwe’s or “Graphing Jane Austen,” an anthology of Darwinian literary criticism published last year, as examples of ham-handed scientific imperialism.

“These ostensibly interdisciplinary efforts are sometimes seen as attempts to validate the humanities by attaching them to more empirical disciplines,” said Jonathan Kramnick, a professor of English at Johns Hopkins and the author of the 2011 essay “Against Literary Darwinism,” who has not read Mr. Chwe’s book. “But for some, myself included, literary studies doesn’t need to attach itself to any other discipline.” Even some humanists who admire Mr. Chwe’s work suggest that when it comes to appreciating Austen, social scientists may be the clueless ones. Austen scholars “will not be surprised at all to see the depths of her grasp of strategic thinking and the way she anticipated a 20th-century field of inquiry,” Laura J. Rosenthal, a specialist in 18th-century British literature at the University of Maryland, said via e-mail.

As for Mr. Chwe, he said he was happy if he could spread Janeism among the game-playing wonks. And which Austen character would he want leading America in a nuclear showdown?

Easy, he said with a laugh: “I would want Austen herself.”

Voir aussi:

Political Scientist Realizes Jane Austen Knew Something About Human Relationships

Adelle Waldman

April 23, 2013

Slate.com

Readers of Jane Austen had reason to rejoice this morning. According to an article in today’s New York Times, we haven’t just been wasting our time on frivolous little stories. Austen, it seems, has something to tell us. And not only us English majors. Mathematicians. Game theorists. Serious thinkers. Even Henry Kissinger.

That’s all according to a new book called Jane Austen, Game Theorist, by Michael Chwe, an associate professor of political science at UCLA. According to the Times piece, Chwe watched the movie Clueless, an adaptation of Austen’s Emma, and realized that Austen had some insight into human behavior. So he went back and read her novels, which he hadn’t done before, and they led him to conclude that she is a little-heralded forerunner of game theory. “When you think about it,” Chwe told the Times reporter, “people have been thinking about strategic action for a long time.” Yes, when you think about it, they have.

Good for Chwe for looking beyond statistical models and academic papers for insight—that he was inspired by a movie suggests the kind of active and wide-ranging curiosity that we can all find admirable. His book sounds charming, and the fact that he is capable of seeing the sophistication of Austen’s mind—and the unsentimental sweep of her analysis into human behavior and psychology—is to his credit. Certainly some less discerning minds—male and female, from math majors to MFA students—have not been able to see past the petticoats and romantic storylines.

But Jane Austen doesn’t need vindication from social science. Or math. Let alone from Henry Kissinger. And these kinds of arguments often flatten both art and science, reducing the insights of each to simple platitudes.

Take Jonah Lehrer’s first book, Proust was a Neuroscientist, in which he argued that great artists anticipated later scientific discoveries about the human brain or human psychology. Forget, for a moment, subsequent criticisms of Lehrer. Just read Jonathon Keats’ devastating review in Salon, which examined Lehrer’s argument that George Eliot’s Middlemarch anticipated a process called neurogenesis because over the course of the novel characters change dramatically. “Setting aside the fact that Eliot hardly needed to anticipate neurogenesis (or even neuroplasticity) to conjure characters changed by circumstances,” Keats wrote, “the essential question arises: What is the good of saddling Eliot with neuroscience? Lehrer’s reductionist reading of Middlemarch strips it of any interest as literature, and denies the value to be found in any work that doesn’t operate as an exemplar of neurogenesis, such as fatalistic Oedipus Rex.”

I don’t want to judge Chwe’s explication of Austen without having read it. It seems perfectly plausible to me that people who are interested in manipulation and persuasion in the real world could tease out useful lessons from a writer as shrewd as Austen. But what we shouldn’t do is treat Austen’s supposed utility—to serious experts!—as a validation of her art.

Of course the tendency to implicitly deprecate fiction in favor of “harder” writing is nothing new. “There seems,” Austen wrote in Northanger Abbey, “a general wish of decrying the capacity and undervaluing the labor of the novelist, and of slighting performances which have only genius, wit and taste to recommend them.” Now those are prescient words.

Voir encore:

Yes, novels

Category: Writing & Reading | Type: Discussion | Title: Northanger Abbey (in Context) | Author: Jane Austen | Ch: Chapter 5

This passage has an edgy personal note to it, for Austen, in an uncommon departure, uses the first-person singular.

It’s no surprise that Catherine is an ardent novel reader, and no compliment to the form that the shallow Isabella is. But Austen, a realistic novelist, is not going to say that young women such as Catherine and Isabella don’t read novels—they consume them—or that they find them « insipid. » Nor will Austen have the two young women on a rainy morning reading David Hume’s History of England, Pope’s Essay on Man, or Addison’s Spectator. That would be unrealistic of Austen and disloyal to the broad appeal of novels, far greater than that of any other genre.

Yet not all readers are equal, nor all novelists, nor are all novels of the same type no less quality. Austen’s point is that the novel is not to be judged negatively by its huge and broad popularity. There are silly, young women who thrive on sentimental romances and Gothic fiction, some of it by silly novelists. That does not condemn the genre as a whole. Intelligent, talented, and morally serious women and men also read as well as write novels of all sorts.

The first target of Austen’s chastisement are those novelists who disparage their own art by describing heroines who disdain novels. Our « foes, » she maintains, are almost as numerous as our readers. Though there was surely « trash, » the works of Defoe, Richardson, Fielding, Sterne, Smollett, Goldsmith, the clever Frances (Fanny) Burney (the Cecilia and Camilla mentioned here, to whom we can add Evelina), Edgeworth (Belinda), Scott, and Austen herself, to take the best-known, were perceived as lustrous by many except the most stiff-necked and pharisaical sermonizers, such as the buffoonish Reverend Collins in Past and Present.

There were many histories of England, including those by the David Hume and Catherine Macaulay, and Austen wrote a youthful parody of Goldsmith’s History. But a question implicit in the contention between fiction and history is whether fiction is less true than history? The claim can be made that some fiction, such as Scott’s Waverley Novels, is the closest we can come to « history, » and some of the novels of Defoe (including A Journal of the Plague Year), Richardson, Fielding, Burney, and Austen ARE history—they are the history of fictitious characters in real conditions of which we’d have at best a paltry, sketchy understanding without the « fiction. » Fiction and history are not mutually exclusive. In any case, what writers choose to invent or painters to paint in a given time is itself germane to the history of the time.

Behind Austen’s defense of fiction is also a matter of gender. Whether or not the writer was a woman, the reading of fiction was associated more with women, whose minds, it was thought, were unequal to the task of reading philosophy, history, political science, and economics. Hence the embarrassed « Miss » who quickly puts away her novel for fear of proving that she was even more fatuous than her sex was judged to be. Mary Wollstonecraft’s Vindication is particularly severe on novels and their readers: « These are the women who are amused by the reveries of the stupid novelists, who, knowing little of human nature, work up stale tales, and describe meretricious scenes, all retained in a sentimental jargon, which equally tend to corrupt the taste, and draw the heart aside from its daily duties. » She then contrasts novels and histories: « Unable to grasp anything great, is it surprising that they find the reading of history a very dry task, and disquisitions addressed to the understanding intolerably tedious, and almost unintelligible? » Histories « exercise the understanding and regulate the imagination » (Chapter 13, section ii). All that she will allow is that reading novels is preferable to reading nothing at all.

Wollstonecraft’s views reflect an understandable prejudice against a genre that debased women readers by entertaining them with affirmations and reinforcements of the society’s institutionalized view of women. But her view of women novelists and women readers is, even a generation before Austen, is parochial.

The great Victorian novelist George Eliot (Marian Evans) has a relevant essay titled « Silly Novels by Lady Novelists » (1856).

Voir enfin:

Qui a peur de Jane Austen ? Mœurs et féminisme à l’ère austenienne

Simples « romans de la vie domestique » pour certains, manifestation d’une critique féministe avant-gardiste pour d’autres, les œuvres de Jane Austen, devenus des classiques incontournables de la littérature anglaise, n’ont pas fini de faire parler d’eux. Au-delà des histoires d’amour à dentelles, qu’il y a-t-il de si remarquable dans les écrits de la vieille fille écrivain ?

Arte

Oriane Hurard

 02/07/12

Une peinture de la vie quotidienne

Le tourbillon de sœurs émoustillées à l’annonce d’un nouveau jeune homme dans le voisinage, les danses endiablées du bal des voisins… On pourrait se contenter de comparer les romans de Jane Austen aux Quatre filles du Dr March ou au Marc Levy du XVIIIe siècle. On aurait tort.

À l’instar de Bruegel ou de Veermer en peinture, Jane Austen écrit sur ce qu’elle connaît le mieux : la vie quotidienne de la petite bourgeoisie à la campagne. Reine du détail, elle manie comme personne l’art de la description des rapports entre sœurs, amis ou futurs amants, et excelle dans l’art de la description des « petits riens » qui font toute la vivacité d’un récit – à la manière d’une Julie Andrews chantant « Un morceau de sucre » ou “My Favorite things.

Dans l’ensemble de son œuvre, Jane Austen s’amuse à décliner ce que doit être une jeune fille parfaite au sein de la gentry, la bonne société georgienne : ne pas dépenser plus que son revenu (« not to live beyond one’s income »), être aimable avec ses inférieurs, avoir un comportement honorable.

Être une jeune femme accomplie est une exigence pour pouvoir trouver un mari. Ces “accomplishments sont d’ailleurs décrits lors d’une scène culte de Pride & Prejudice : la maîtrise de la musique, du chant, du dessin, de la danse, des langues étrangères (dans l’ordre : française, allemand, italien) sont requis ; liste à laquelle Mr Darcy ajoute « la culture de l’esprit par la lecture ».

Par cette précision, Jane Austen amène une nuance de taille : ses héroïnes (Emma, Elizabeth Bennett, Marianne Dashwood) sont en effet toujours vives, ironiques et pleines d’esprit (”wit girl”). Alors que leurs sœurs sont, au choix, écervelées ou romantiquement passives, celles-ci ont le goût de la lecture et de la répartie, provoquant immanquablement le courroux chez leurs prétendants avant, évidemment, de filer le parfait amour at the end.

L’ironie, considérée par l’auteur comme plus subtile que la critique, est une des clés d’analyse tardive de toute l’œuvre austenienne – une fois passée l’idéalisation familiale et élitiste de la “good quiet Aunt Jane.

«C’est une vérité reconnue, qu’un jeune homme qui a de la fortune doit chercher à se marier. »

L’incipit bien connu de Pride & Prejudice reflète précisément la critique sociale, plus restrictive et subtile que véritablement subversive, contenue dans chacun des romans de Jane, et qui reflète aussi ce qu’a pu être la dureté de sa vie – quoi que sa famille ait pu écrire.

Ainsi, dans plusieurs de ces romans (et en particulier dans le début de Raison et sentiments) est décrite – et critiquée – la loi de l’entail, ou l’héritage à l’anglaise. L’entail, aboli seulement en 1925, est le système régissant les transmissions de biens immobiliers de manière à ce que les propriétés ne puissent être divisées ou vendues. Les héritiers in tail, éligibles à cette transmission, étaient définis par des critères bien précis qui, dans la majeure partie des cas, favorisaient l’ainé des héritiers mâles – qu’il s’agisse du fils, d’un neveu ou même d’un lointain cousin. Dans Orgueil et préjugés, mais aussi dans Persuasion, un autre de ses romans, les héroïnes austeniennes en font ainsi les frais. Le père de famille disparu, elles n’ont plus aucun droit et deviennent occupantes d’une propriété qui ne leur appartient plus – quand bien même elles y ont vécu toute leur vie.

“I do think it is the hardest thing in the world that your estate should be entailed away from your own children” (« Je suis persuadée que la pire chose au monde est que vos enfants soient dépossédés de vos biens »)(Mrs Bennet, Orgueil et préjugés, Chapitre 13)

On comprend mieux alors l’empressement, si souvent tourné en dérision, de Mrs Bennet à vouloir marier ses cinq filles coûte que coûte, histoire d’amour en jeu ou non. Au-delà des histoires d’amour et de place dans la société, c’est bien de la question concrète de l’argent et de l’autonomie financière dont traite Austen dans tous ses romans.

Que ses héroïnes soient sans le sou (Raison et sentiments) ou fortunées (Emma), la question n’est jamais ignorée ou passée sous silence. Chaque prétendant, chaque famille est jugée à l’aune de sa rente ou de ses revenus. Au début d’Orgueil et préjugés, lorsque les sœurs Bennett aperçoivent Fitzwiliam Darcy pour la première fois, ce n’est pas sa beauté ou sa prestance qui est commentée en premier, mais bien sa fortune : « 10 000 livres », chuchotent-elles sur son passage. Soit assez pour disposer d’un attelage et de son personnel, d’une maison dans la capitale et « de la moitié du Devonshire ».

Tout le paradoxe austenien se situe là : défendre  et favoriser le mariage d’amour tout en faisant de l’argent une donnée omniprésente, dans la bouche de tous ses personnages.

Militante, Jane Austen ?

La condition féminine dépeinte et critiquée par Austen a poussé certains à la désigner comme le premier auteur féministe, voire lesbien, de l’époque moderne – au risque d’une analyse anachronique de l’œuvre : le terme feminism” n’étant apparu qu’en 1851 dans l’Oxford English Dictionnary.

Sans entrer dans des querelles linguistiques, il est indéniable que les personnages féminins d’Austen, à défaut d’être féministes, proposent des caractères forts, passionnés, sans concession, comme autant d’exemples que l’auteur aimerait faire suivre aux générations suivantes de jeunes filles anglaises. Elizabeth Bennett refuse ainsi catégoriquement le mariage d’argent qui tirerait toute sa famille de l’embarras pour mieux suivre les inclinaisons de son cœur.

Tandis qu’encore aujourd’hui, on a tendance à minorer l’œuvre austenienne en la réduisant à ses adaptations costumées, certains grands penseurs ne se sont pas trompés quant à la finesse de son écriture. Ainsi, l’écrivain féministe Virginia Woolf fut l’une des plus grandes admiratrices d’Austen. Rédigeant des essais à son sujet, s’inspirant d’elle pour Nuit et jour et Une chambre à soi, on peut même dire qu’elle fut, en quelque sorte, habitée par la vieille fille écrivain, près d’un siècle après la disparition de celle-ci.

« She is incomparably the greatest female writer we possess. She is the greatest and for this reason: she does not attempt to write like a man. Every other woman does; on that account, I don’t read ’em. » (« Elle est sans nul doute le plus grand écrivain femme que nous ayions. Elle est la plus grande pour la raison suivante : elle ne cherche pas à écrire comme un homme alors que toutes les autres femmes le font. C’est pour cela que je ne les lis pas. ») (Richard Dalloway dans The Voyage Out, premier roman de Virginia Woolf, 1915).

“Deceived in friendship and betrayed in love” (« Trompée en amitié et trahie en amour »)

Orgueil et préjugés : au-delà de l’allitération (Pride and Prejudice en VO), ces deux mots qualifient parfaitement la manière dont l’auteur voyait et dépeignait sa classe : supposément “gentle”, la gentry anglaise n’était faite que de traditions, de rancœurs et d’hypocrisie généralisée.

Évidemment, les romans de Jane Austen et leurs adaptations continuent à se classer dans la catégorie des « comédies romantiques », se terminant tous par le sacro-saint mariage d’amour.

Il faut néanmoins considérer les conditions de vie de la romancière lors de la dernière partie de sa vie : après la mort de son père, elle et sa sœur ne finirent pas comme Marianne et Elinor (Raison et sentiments) en épousant de riches gentlemen. Vieilles filles et considérées comme telles par l’ensemble de la société, dépendantes de l’aide financière de leur frère, elles avaient de ce fait une vie sociale extrêmement réduite.

On peut donc lire les romans de Jane Austen comme une peinture extrêmement minutieuse, parfois critique de la vie quotidienne de la gentry, en gardant toujours à l’esprit que les histoires d’amour qui y sont relatées sont sans doute celles qu’a sublimées et fantasmées l’auteur toute sa vie.

2 commentaires pour Littérature: La théorie des jeux redécouvre la plus complète science de la nature humaine (Game theory vindicated by Jane Austen)

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