Prix Nobel: Obama ou l’anti-Churchill (Will Obama now send back the Statue of Liberty, too?)

Obama sends back Churchill's bust)
Combien effrayantes sont les malédictions que le mahométanisme fait reposer sur ses fidèles ! Outre la frénésie fanatique, qui est aussi dangereuse pour l’homme que la peur de l’eau pour le chien, on y trouve une terrible apathie fataliste. Les effets sont patents dans certains pays. Habitudes imprévoyantes, systèmes agricoles aberrants, lenteur des méthodes commerciales, et insécurité de la propriété se retrouvent partout ou les adeptes du Prophète gouvernent ou vivent. Un sensualisme avilissant dépouille la vie de sa grâce et de sa distinction, ensuite de sa dignité et de sa sainteté. Le fait que dans la loi mahométane toute femme, qu’elle soit enfant, épouse ou concubine doive appartenir à un homme comme son entière propriété, ne fait que repousser l’extinction totale de l’esclavage au jour où l’Islam aura cessé d’être un pouvoir important parmi les hommes. Certains musulmans peuvent montrer de splendides qualités, mais l’influence de la religion paralyse le développement social de ceux qui la suivent. Aucune force aussi rétrograde n’existe dans le monde. Loin d’être moribond le mahométanisme est une foi militante et prosélyte. Il s’est déjà répandu partout en Afrique centrale, attirant de courageux guerriers pour chaque avancée et partout où la chrétienté n’est pas protégée par les armes puissantes de la science, science contre laquelle elle a vainement luttée, la civilisation de l’Europe moderne peut s’écrouler, comme s’est écroulée la civilisation de la Rome antique. Winston Churchill (La Guerre du fleuve, 1899)
La presse américaine du jour, y compris celle qui est favorable au Président, constate que Barack Obama n’a encore rien réalisé de ce qu’il a promis: Guantanamo toujours ouvert, deux guerres qui s’éternisent, toujours pas d’assurance maladie, les bonus à Wall street mirobolants, les relances publiques sans effet sur l’emploi, les relations avec l’islam toujours médiocres, le Proche Orient en panne. C’est donc la littérature, les discours d’Obama, que le jury Nobel célébrait: une erreur de forme. Guy Sorman
En ces jours présents, nous vivons curieusement sous le signe, on pourrait dire sous la protection, de la bombe atomique. La bombe atomique est toujours aux mains d’un État et d’une nation dont nous savons qu’ils ne l’utiliseront jamais autrement que pour la cause du droit et de la liberté. Mais il se peut aussi que d’ici quelques années, cette énorme puissance de destruction soit largement connue et répandue, et alors la catastrophe engendrée par l’emploi de la bombe atomique par des peuples en guerre, signifierait non seulement la fin de tout ce que nous nous représentons sous le mot de civilisation, mais aussi peut-être la dislocation de notre globe. Winston Churchill (1946)
La résolution historique que nous venons d’adopter incarne notre engagement collectif envers l’objectif d’un monde débarrassé des armes nucléaires. Barack Obama (présidence du Conseil de sécurité de l’ONU, 24.09.09)
Nous devons continuer à insister auprès d’eux (sur les droits de l’homme). Mais notre insistance sur ces questions ne peut interférer avec la crise économique mondiale, avec la crise du changement climatique et avec la crise sécuritaire. Nous devons avoir un dialogue qui mène à une compréhension et à une coopération dans chacun de ces domaines. Hillary Clinton (Pékin, mars 2009)
Le referendum a eu lieu dans le cadre d’un processus totalement démocratique… Ce fut un processus pleinement consistant avec les pratiques démocratiques. Gordon Duguid (porte-parole du Département d’Etat, sur le referendum permettant la réélection à vie de Hugo Chavez, février 2009)
Il faut une présomption remarquable de bonne foi, ou peut-être de stupidité, pour imaginer que les Birmans ou les Soudanais du monde répondraient à l’engagement de M. Obama sinon en y cherchant leur propre avantage. Il faut également un degré remarquable de cynisme -ou peut-être de lâcheté – pour traiter les droits fondamentaux comme quelque chose qui interfère avec les objectifs de l’Amérique dans le monde, plutôt que comme la chose qui devrait précisément les définir. Pourtant c’est exactement jusqu’ici le bilan de ce début de mandat de M. Obama. Bret Stephens

Après le buste de Churchill, le tout nouveau prix Nobel de la paix va-t-il aussi renvoyer la Statue de la Liberté?

Sourdine, pour cause de crise économique, climatique et sécuritaire, sur les droits fondamentaux en Chine …

Refus de rencontrer le dalai lama …

Mesures incitatives et désincitatives pour le criminel de guerre soudanais Omar Bashir …

Long silence assourdissant pendant la répression des manifestants de Téhéran en juin dernier et prise de distance maximale face aux groupes de défense des droits fondamentaux iraniens …

Refus de subvention pour un Centre iranien de documentation pour les droits fondamentaux dans le Connecticut et coupure des fonds pour un forum politique en farsi et en anglais …

Abandon des sanctions et nouvelle politique de réengagement face aux tortionnaires et affameurs birmans…

Au lendemain de l’attribution, sur ses seules belles paroles, du prix Nobel de la paix au maitre-discoureur au bilan vide de la Maison-Blanche …

Comment ne pas repenser justement à une autre erreur de casting célèbre il y a près de 60 ans quand le prix Nobel de littérature cette fois fut attribué à… Churchill?

Et comment ne pas voir, en regard du prestigieux bilan d’un des principaux architectes de la victoire alliée sur le totalitarisme nazi et de la défense de la démocratie en Europe et dans le monde doublé, de plus, d’un talent hors pair d’orateur et d’historien et de mémorialiste …

Le bilan désespérément vide, comme le rappelle le WSJ (et en témoigne son traitement cavalier tant du buste que des propos du Lion britannique), du moulin à belles paroles de la Maison-Blanche?

Does Obama Believe In Human Rights?
Bret Stephens
The Wall Street Journal
October 21, 2009

Nobody should get too hung up over President Obama’s decision, reported by Der Spiegel over the weekend, to cancel plans to attend next month’s 20th anniversary celebration of the fall of the Berlin Wall. Germany’s reunited capital has already served his purposes; why should he serve its?

To this day, the fall of the Berlin Wall on the night of Nov. 9, 1989, remains a high-water mark in the march of human freedom. It’s a march to which candidate Obama paid rich (if solipsistic) tribute in last year’s big Berlin speech. « At the height of the Cold War, my father decided, like so many others in the forgotten corners of the world, that his yearning—his dream—required the freedom and opportunity promised by the West, » waxed Mr. Obama to the assembled thousands. « This city, of all cities, knows the dream of freedom. »

Those were the words. What’s been the record?

China: In February, Secretary of State Hillary Clinton landed in Beijing with a conciliating message about the country’s human-rights record. « Our pressing on those [human-rights] issues can’t interfere on the global economic crisis, the global climate change crisis and the security crisis, » she said.

In fact, there has been no pressing whatsoever on human rights. President Obama refused to meet with the Dalai Lama last month, presumably so as not to ruffle feathers with the people who will now be financing his debts. In June, Liu Xiaobo, a leading signatory of the pro-democracy Charter 08 movement, was charged with « inciting subversion of state power. » But as a U.S. Embassy spokesman in Beijing admitted to the Journal, « neither the White House nor Secretary Clinton have made any public comments on Liu Xiaobo. »

Sudan: In 2008, candidate Obama issued a statement insisting that « there must be real pressure placed on the Sudanese government. We know from past experience that it will take a great deal to get them to do the right thing. . . . The U.N. Security Council should impose tough sanctions on the Khartoum government immediately. »

Exactly right. So what should Mr. Obama do as president? Yesterday, the State Department rolled out its new policy toward Sudan, based on « a menu of incentives and disincentives » for the genocidal Sudanese government of Omar Bashir. It’s the kind of menu Mr. Bashir will languidly pick his way through till he dies comfortably in his bed.

Iran: Mr. Obama’s week-long silence on Iran’s « internal affairs » following June’s fraudulent re-election was widely noted. Not so widely noted are the administration’s attempts to put maximum distance between itself and human-rights groups working the Iran beat.

Earlier this year, the State Department denied a grant request for New Haven, Conn.-based Iran Human Rights Documentation Center. The Center maintains perhaps the most extensive record anywhere of Iran’s 30-year history of brutality. The grant denial was part of a pattern: The administration also abruptly ended funding for Freedom House’s Gozaar project, an online Farsi- and English-language forum for discussing political issues.

It’s easy to see why Tehran would want these groups de-funded and shut down. But why should the administration, except as a form of pre-emptive appeasement?

Burma: In July, Mr. Obama renewed sanctions on Burma. In August, he called the conviction of opposition leader (and fellow Nobel Peace Prize winner) Aung San Suu Kyi a violation of « the universal principle of human rights. »

Yet as with Sudan, the administration’s new policy is « engagement, » on the theory that sanctions haven’t worked. Maybe so. But what evidence is there that engagement will fare any better? In May 2008, the Burmese junta prevented delivery of humanitarian aid to the victims of Cyclone Nargis. Some 150,000 people died in plain view of « world opinion, » in what amounted to a policy of forced starvation.

Leave aside the nausea factor of dealing with the authors of that policy. The real question is what good purpose can possibly be served in negotiations that the junta will pursue only (and exactly) to the extent it believes will strengthen its grip on power. It takes a remarkable presumption of good faith, or perhaps stupidity, to imagine that the Burmas or Sudans of the world would reciprocate Mr. Obama’s engagement except to seek their own advantage.

It also takes a remarkable degree of cynicism—or perhaps cowardice—to treat human rights as something that « interferes » with America’s purposes in the world, rather than as the very thing that ought to define them. Yet that is exactly the record of Mr. Obama’s time thus far in office.

In Massachusetts not long ago, I found myself driving behind a car with « Free Tibet, » « Save Darfur, » and « Obama 08 » bumper stickers. I wonder if it will ever dawn on the owner of that car that at least one of those stickers doesn’t belong.

4 commentaires pour Prix Nobel: Obama ou l’anti-Churchill (Will Obama now send back the Statue of Liberty, too?)

  1. […] n’avait eu de cesse dès son arrivée à la Maison Blanche que de se débarrasser du buste de Churchill qu’avait prêté Tony Blair à son prédecesseur au lendemain du 11/9 comme “symbole […]

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  2. […] cette étrange mais si progressiste aversion du plus anti-churchillien des présidents américains pour son premier et historique allié […]

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  3. […] cette étrange mais si progressiste aversion du plus anti-churchillien des présidents américains pour son premier et historique allié […]

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  4. jcdurbant dit :

    MOST ANTI-BRITISH US PRESIDENT IN HISTORY (A symbol of the part-Kenyan President’s ancestral dislike of the British empire)

    “Mercifully, this American president, who is the most anti-British American president there has ever been, won’t be in office for much longer. And I hope will be replaced by somebody rather more sensible when it comes to trading relationships with this country.”

    Nigel Farage

    http://www.thesun.co.uk/sol/homepage/news/politics/7078449/Barack-Obama-is-the-most-anti-British-US-president-in-history-says-Nigel-Farage.html

    Something mysterious happened when Barack Obama entered the Oval Office in 2009. Something vanished from that room, and no one could quite explain why. It was a bust of Winston Churchill – the great British war time leader. It was a fine goggle-eyed object, done by the brilliant sculptor Jacob Epstein, and it had sat there for almost ten years. But on day one of the Obama administration it was returned, without ceremony, to the British embassy in Washington.

    No one was sure whether the President had himself been involved in the decision. Some said it was a snub to Britain. Some said it was a symbol of the part-Kenyan President’s ancestral dislike of the British empire – of which Churchill had been such a fervent defender. Some said that perhaps Churchill was seen as less important than he once was. Perhaps his ideas were old-fashioned and out of date. Well, if that’s why Churchill was banished from the Oval Office, they could not have been more wrong …

    http://www.thesun.co.uk/sol/homepage/news/politics/7095695/UK-and-America-can-better-friends-than-ever-Mr-Obama-if-we-LEAVE-the-EU-says-Boris-Johnson.html

    https://jcdurbant.wordpress.com/2010/03/23/presidence-obama-je-vous-presente-le-premier-president-americain-du-tiers-monde-meet-americas-first-third-world-president/

    https://jcdurbant.wordpress.com/2013/05/14/churchill50e-obama-enterre-la-relation-particuliere-no-special-relationship-please-were-americans/

    https://jcdurbant.wordpress.com/2009/10/23/prix-nobel-obama-ou-l%E2%80%99anti-churchill-will-obama-now-send-back-the-statue-of-liberty-too/

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