Islam: C’est l’Apocalypse, imbécile ! (This is the final jihad: It’s the book of Revelation, stupid !)

18 août, 2014
Puis je vis descendre du ciel un ange, qui avait la clef de l’abîme et une grande chaîne dans sa main. Il saisit le dragon, le serpent ancien, qui est le diable et Satan, et il le lia pour mille ans. Il le jeta dans l’abîme, ferma et scella l’entrée au-dessus de lui, afin qu’il ne séduisît plus les nations, jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis. Après cela, il faut qu’il soit délié pour un peu de temps. Et je vis des trônes; et à ceux qui s’y assirent fut donné le pouvoir de juger. Et je vis les âmes de ceux qui avaient été décapités à cause du témoignage de Jésus et à cause de la parole de Dieu, et de ceux qui n’avaient pas adoré la bête ni son image, et qui n’avaient pas reçu la marque sur leur front et sur leur main. Ils revinrent à la vie, et ils régnèrent avec Christ pendant mille ans. Les autres morts ne revinrent point à la vie jusqu’à ce que les mille ans fussent accomplis. C’est la première résurrection. Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection! La seconde mort n’a point de pouvoir sur eux; mais ils seront sacrificateurs de Dieu et de Christ, et ils régneront avec lui pendant mille ans. Quand les mille ans seront accomplis, Satan sera relâché de sa prison. Et il sortira pour séduire les nations qui sont aux quatre coins de la terre, Gog et Magog, afin de les rassembler pour la guerre; leur nombre est comme le sable de la mer. Et ils montèrent sur la surface de la terre, et ils investirent le camp des saints et la ville bien-aimée. Mais un feu descendit du ciel, et les dévora. Apocalypse 20: 1-9
C’est la lutte finale Groupons-nous et demain L’Internationale Sera le genre humain … Refrain bien connu
Le soir, vous dites: Il fera beau, car le ciel est rouge; et le matin: Il y aura de l’orage aujourd’hui, car le ciel est d’un rouge sombre. Vous savez discerner l’aspect du ciel, et vous ne pouvez discerner les signes des temps. Jésus (Matthieu 16 : 2-3)
Jusqu’à présent, les textes de l’Apocalypse faisaient rire. Tout l’effort de la pensée moderne a été de séparer le culturel du naturel. La science consiste à montrer que les phénomènes culturels ne sont pas naturels et qu’on se trompe forcément si on mélange les tremblements de terre et les rumeurs de guerre, comme le fait le texte de l’Apocalypse. Mais, tout à coup, la science prend conscience que les activités de l’homme sont en train de détruire la nature. C’est la science qui revient à l’Apocalypse. René Girard
J’annonce au monde entier, sans la moindre hésitation, que si les dévoreurs du monde se dressent contre notre religion, nous nous dresserons contre leur monde entier et n’auront de cesse avant d’avoir annihilé la totalité d’entre eux. Ou nous tous obtiendrons la liberté, ou nous opterons pour la liberté plus grande encore du martyre. Ou nous applaudirons la victoire de l’Islam dans le monde, ou nous tous irons vers la vie éternelle et le martyre. Dans les deux cas, la victoire et le succès nous sont assurés. Ayatollah Khomeiny
La possibilité d’une annihilation existe. Le projet sioniste entier est apocalyptique. Il existe dans un environnement hostile et dans un certain sens son existence n’est pas raisonnable. (…) Oui, je pense à Armageddon. C’est possible. Dans les vingt prochaines années, il pourrait y avoir une guerre atomique ici. Benny Morris
Dans l’Islam, de même que dans le Judaïsme et le Christianisme, certaines croyances portent sur une bataille cosmique marquant la fin des temps – Gog et Magog, l’Antéchrist, Armageddon et, pour les Musulmans chiites, le retour tant attendu de l’Imam caché, qui doit déboucher sur la victoire finale des forces du bien sur celles du mal, quelle qu’en soit la définition. Il est évident qu’Ahmadinejad et ses adeptes croient que ce temps est venu et que la lutte finale est déjà entamée, et même bien avancée. Bernard Lewis
Vous comprendrez d’autant mieux la perplexité de Jacques Chirac qui a entendu, un jour de 2003, George W. Bush lui expliquer qu’il fallait intervenir militairement en Irak, parce que Gog et Magog y étaient à l’œuvre. Quand il livre ses convictions les plus intimes sur la politique proche-orientale, George W. Bush ne pense donc pas au pétrole ou à des bases susceptibles d’accueillir ses GI. Il ne parle ni d’économie ni de géostratégie. Il réagit comme un croyant qui attend que se réalise une prophétie biblique… (…) Comme ni Jacques Chirac ni ses services n’ont compris la référence du président américain, Paris s’est mis au travail. George W. Bush appartenant à la mouvance chrétienne évangélique, l’Élysée s’est orienté vers les protestants de France, qui ont transmis la requête à Thomas Römer. Jocelyn Rochat
Dans le vocabulaire politique, l’expression « millénarisme » peut servir à désigner, de manière métaphorique, une forme de doctrine aspirant à une révolution radicale, qui aboutirait à la mise en place définitive d’un ordre social supposé plus juste, et sans commune mesure avec ce qui a existé jusqu’à présent. Dans cette acception, le terme a pu servir à qualifier aussi bien le communisme que le nazisme. Wikipedia
It is a series of images that come out of the Book of Revelation. There is a Millenarian idea, of an impending calamity, that something unspeakable is about to occur. (…) At the end of the First World War, these currents in poetry, from the romantic to the symbolist poets at the end of the century and the beginning of the new century, finally convert themselves into a series of political movements, which are mass movements against the idea of liberalism. They are movements of rebellion against the belief in the many instead of the one, against the idea that life should be divided into a series of spheres — the public and the private, the state and society, the civil and the religious — and at some level, in different ways, they are movements of rebellion against the idea of rational analysis. Instead, they are movements in favor of the one, the solid, the granite, of authority, as opposed to rational analysis — sometimes of mysticism, but in any case of authority. These movements were founded by Lenin, Mussolini, Franco, Hitler, the leaders of the Iron Guard in Romania, various figures from the extreme right in France, and through every single country in Europe in some version or another — the Bolshevik movement on the Left, all of the other movements on the Right. The movements were utterly different one from the other, and the Left and the Right hated each other, and sometimes the Right and the Right hated each other. But (…)  In all of these cases, the similarities consisted of a belief in a deep myth, the Ur myth of the twentieth century and into our own time. The name of this myth is the Book of Revelation. It is a variation on the themes of the symbolist poets. It takes the idea of transgressive rebellion, which the earlier Romantics had already come up with, of murder and rebellion as satanic acts of rebellion against liberal society, the conversion of this idea into the mythology that you see in the Book of Revelation, and then finally these political movements convert that same notion into political doctrines in this way. The story in the Book of Revelation says: There is a people of God; the people of God are being afflicted and polluted by forces from within their own society, who worship at the synagogue of Satan. At the same time, the people of God are being afflicted by cosmic foes from abroad. The people of God who are oppressed rise up in rebellion against these polluting forces from within and against the cosmic forces from abroad. The name of this war is Armageddon, and it lasts, according to St. John, the author of Revelation, one hour. And at the end of the war, with all of those foes dispatched, the reign of Christ is established and lasts a thousand years. It is a perfect, stable society with no polluting elements. It is the millennium. (…) But the totalitarian ideal also arose in two other versions, which were distinctly not European. The radical Islamist movement — that is, the notion of Islam as a revolutionary political movement, not just as a religion — was founded in 1928 with the Muslim Brotherhood in Egypt. The Pan-Arabist movement in its most radical version, the Baath, was founded formally in 1943 in Damascus. (…)  There is a people of God. The people of God should be described as the “true Muslims” in the case of the Islamists, or as the “true Arabs” in the case of the Baath. The people of God are afflicted by internal corruptors within Muslim society. These internal corruptors are the Jews or the Masons or the Muslim hypocrites. The people of God are afflicted by sinister external foes, Western imperialists or the worldwide Zionist conspiracy. The people of God will resist these internal foes and external foes in a gigantic war of Armageddon. This war will be the liberation of Jerusalem or it will be the jihad. Afterwards the reign of purity will be established and this reign of purity is described in the case of both of those movements in the same way: it is the re-resurrection of the Caliphate of the seventh century in the years after the Prophet Mohammed. The Caliphate is described by each of these movements in a slightly different way. For the Islamists, it means the reinstating of Shar’iah or Qur’anic law. For the Baathists the emphasis is secular; it is the recreating, the resurrecting, of the Arab empire when the Arab empire was on the march. Finally, these two movements have lacked for nothing in the realm of practical achievement – killing millions. In the last twenty years, several million people have been killed in the course of the Iran-Iraq war, which pitted one of these movements against the other — the mass human wave suicide attacks on the part of the Iranian Islamists against the cult of cruelty, and of chemical weapons on the part of the Baathists. It is estimated that between one and a half million and two million people were killed in Sudan; 100,000 are thought killed in Algeria over the last several years. (…) The success of Muslim totalitarianism has depended on liberal naïveté — in fact, blindness. The eyes of the world have not been on these millions who have been killed in the last twenty years. Always the liberals all over the world have wanted to describe these movements as in some way rational and conventional, as movements based on grievances — “The movements are anti-Zionist, and isn’t it the case that Israel has often been at fault?” “The movements are anti-American, and isn’t it the case that the United States has often been at fault?” And these grievances do exist, but the effort to take them seriously tends often to distort their madness in such a way as to make it unrecognizable, for totalitarian doctrines are always mad. The Nazis thought they were engaged in a biological struggle. The Stalinists thought they were the proletariat and their enemies were the bourgeois exploiters. The Baathists and Islamists see a cosmic Zionist-Crusader conspiracy. It is important to keep a sense of the madness in these ideas, even if it is true that in the years after World War I some Germans were oppressed outside of the borders of Germany, and Israel and the U.S. have done bad things. All of the totalitarian movements were at bottom ideological movements, not based on a normal sense of grievances of political claims or expression of real-life interests, but movements based on ideological visions. Each of these movements in the past was defeated not militarily but ideologically. World War II was violent and military, but although D-Day was important, de-Nazification was the actual victory. The defeat of Nazism militarily would not have been all that helpful if Germany, which is inherently an extremely wealthy and powerful society, had continued to remain a society of millions and millions of convinced Nazis. The same is true now. The struggle we are involved in now has, had, and will continue to have a military aspect, but this aspect must be secondary to the ideological aspect, to the war of ideas. The basic danger we are facing now is not weapons of mass destruction, per se, because we know very well that box cutters can be lethal weapons of the worst sort. The danger that we face is not inherently military; it’s not armies in the conventional sense. It is above all ideological. As long as millions of people are committed fanatically to doctrines that are ultimately mad and that follow in the tradition of the totalitarian madnesses of Europe in the twentieth century, the danger persists. I maintain that the struggle we are involved in is, or ought to be, ultimately a war of ideas. Paul Berman

Attention: une lutte finale peut en cacher une autre !

A l’heure où, entre deux parties de golf ou condamnations d’Israël, les autruches qui nous gouvernent semblent enfin prendre conscience de la menace djihadiste pour la planète entière …

Comment ne pas repenser, avec Paul Berman, au mythe qui, du communisme au nazisme et aujourd’hui à l‘islamisme, soutend l’ensemble de ces mouvements totalitaristes …

A savoir le mythe millénariste du livre de l’Apocalypse de Saint Jean ?

Terror and Liberalism
Paul Berman, Joanne J. Myers
Carnegie Council
April 15, 2003

Introduction

JOANNE MYERS: On behalf of the Carnegie Council I would like to welcome members and guests to our Author in the Afternoon program.

Today we are delighted to have Paul Berman, a writer who has been especially recognized for his penetrating philosophical perspectives on a vast array of social and cultural topics. His latest work, Terror and Liberalism, focuses on a subject that is generating a great deal of interest, as it is the first book to address the political/philosophical dimensions of the current conflict found in Islamic fundamentalism and on the War on Terror.

I have asked Jack Diggins to introduce Mr. Berman. Jack is a Distinguished Professor of American History at the City University of New York. He has also taught at Princeton, Cambridge, and the University of London. Jack has published a number of books dealing with American politics and history, including Up From Communism: The Liberal Persuasion; Arthur Schlesinger, Jr., and the Challenge of the American Past; The Promise of Pragmatism; The Rise and Fall of the American Left, and The Proud Decades, America in War and Peace, 1941-1960. Just by listening to these titles you can easily conclude that Jack has concerned himself with, among other things, American intellectual history, liberalism, pragmatism, and the American past and its influence on the present, which makes him the ideal person to introduce our guest today.

JACK DIGGINS: Thank you. I am very pleased to be here and to introduce my old friend, Paul Berman.

I came to know Paul many years ago when I was living on the West Coast and there was an essay in the Village Voice on the philosopher Sidney Hook. I thought I was the only person in the United States who admired Sidney Hook, but there was one other, Paul Berman. Hook was a leading philosopher of pragmatism and Marxism and became an ardent anti-communist, which in the 1960s was not politically correct, at least on the campuses.

And then, watching television, the Iraq war, the aftermath of the war, and seeing the scenes of fists in the air and anti-American statements and rumors of Baath police being lynched and the scenes of looting, I said to myself, “This is not going to bother Paul.”

Many years ago Paul was with me in California and said, “I’m going to take a trip to Tijuana.” At that time, if you went to Tijuana and parked your car for ten minutes, the tires were gone. But Paul came back just smiling and praising it as a land of moral solidarity and all the people with hearts of gold. I couldn’t help remember the last time I was there I was taken to the police station because I refused to pay a cop a $50 bribe for crossing the street the wrong way. But Paul is so much more optimistic than I am, and maybe he is right.

With the fall of Communism, he and I would debate every day, and I would side with Gorbachev and he would side with Yeltsin or anyone who let the whole system come down. Paul describes himself as a democratic socialist, but deep down he has an anarchist impulse and he does think that out of chaos will come freedom. I am a little bit more cautious.

But the fall of Communism was, as Daniel Patrick Moynihan said, the greatest peaceful transfer of power in modern history, and Paul was right about it, and perhaps he will be right about his position on the Iraq war.

Some people will be curious why I dedicated a book that is about the great prudent conservative President-statesman John Adams to a radical activist from the 1960s. People wonder if there is an incongruence there. But I would like to read you the last sentence of my acknowledgement: “In the 1790s John Adams reflected on events in France, in the 1980s Paul Berman on events in Nicaragua. Both faced the wrath of some of their own friends for telling us that a revolution without representation is destined to devour itself. Truth dared to speak before its time.”

Remarks

PAUL BERMAN: I’d like to thank the Carnegie Council for inviting me to speak and my dear friend, the slyly brilliant Professor Diggins, for this introduction.

I would like to offer ten propositions with which our present crisis could be observed.

1) In the nineteenth century, the belief arose that the secret of human progress had been discovered and had been proved to be correct. This secret was thought to be a belief in the many instead of the one, a belief that each aspect of life should be allowed to remain in its own sphere — the public and the private, the state and society, the religious and the civil. There was a belief that society ought to govern itself through rational analysis.

Many different philosophies and political movements expressed this idea. None of them, none of the large ones, expressed it fully consistently. Marx had some aspects of this idea. The French Revolution stood for some aspects and could not quite get the other aspects right. Thomas Jefferson stood for a very pure version of this idea and yet couldn’t quite straighten out the part regarding human slavery. Each separate movement in the nineteenth century, or in the early eighteenth century and into the nineteenth century, had some aspect of it and some contradiction which was yet to be worked out.

And yet, in spite of the contradictions, there was consensus about general principles which were seen to be working in some of the societies that we think of as the West and which were regarded by some people in all regions around the world as the secret of human progress universally, not just in the places where they were seen to be prospering at that moment.

There was among a very large number of people, a general feeling of underlying optimism, which you can see in many of the writers of the nineteenth century, in many of the doctrines that came to dominate political movements.

2) At the same time, there was reason to be suspicious of these doctrines. There was a whole series of criticisms about hypocrisies or inconsistencies or lies that were concealed within it. Marx was the great prophet of this.

But beyond these doctrines of suspicion, there were also some elements that not even Marx discussed, something that went beyond exploitation and hypocrisy. This could be seen by the late-nineteenth century in King Leopold’s war in the Congo or in German Southwest Africa at the turn of the century, where the very countries, Germany and Belgium, who were among the principal exemplars of the doctrine of human progress, were in some other aspect of their national activity somehow engaged in the most grotesque genocide. The combination of the sense of optimism and the genocidal atrocities, seemed to be beyond the capability of the liberal imagination to conceive.

In the First World War, these darkest aspects, which had already been visible in the Congo and in Southwest Africa, finally rolled back across Europe. What had been unimaginable throughout the nineteenth century finally took place in Europe itself, which was mass death on the most colossal scale, nine or ten million people killed for reasons that were ultimately unintelligible. Each country went into the war with a logical set of reasons instead of treaties and alliances. The final outcome was a catastrophe beyond that which anyone would have or did predict.

3) From the nineteenth century and onward, a series of rebellions against this prevailing liberal optimism arose. Some of these rebellions are particularly worth observing.

First, there was a rebellion within the romantic literary tradition, in romantic poetry. An important sign of this was Victor Hugo’s verse play Hernani in 1830, which already broached certain themes. The play ends with the attempted assassination of the King of Spain and a triple suicide. The theme of murder and suicide in the context of rebellion had already been broached.

Baudelaire picks up the same theme. In the second edition of The Flowers of Evil, the inscription mentions enrolling in the rhetorical school of Satan.

And, in fact, there is a religious subtext that underlies this notion of rebellion, which is the romantic cult of Satan, which, within the literary tradition, begins to mean a cult of murder and suicide as literary postures.

Later in the nineteenth century among the poets, the religious aspect of this rebellion, of this notion of transgressive rebellion against the existing order, takes a new form. You can see it in Rimbaud and in a marvelous version in the greatest of the turn-of-the-century Spanish-language poets, Ruben Dario.

This new version is not the cult of Satan. It is a series of images that come out of the Book of Revelation. There is a Millenarian idea, of an impending calamity, that something unspeakable is about to occur. You can see it in Yeats. This idea emerges as the new religious underpinning.

There is something self-ironic about the writers who were writing about Satan but there is nothing ironic or self-ironic about the writers who were drawing on images from the Book of Revelation.

At the end of the First World War, these currents in poetry, from the romantic to the symbolist poets at the end of the century and the beginning of the new century, finally convert themselves into a series of political movements, which are mass movements against the idea of liberalism. They are movements of rebellion against the belief in the many instead of the one, against the idea that life should be divided into a series of spheres — the public and the private, the state and society, the civil and the religious — and at some level, in different ways, they are movements of rebellion against the idea of rational analysis. Instead, they are movements in favor of the one, the solid, the granite, of authority, as opposed to rational analysis — sometimes of mysticism, but in any case of authority.

These movements were founded by Lenin, Mussolini, Franco, Hitler, the leaders of the Iron Guard in Romania, various figures from the extreme right in France, and through every single country in Europe in some version or another — the Bolshevik movement on the Left, all of the other movements on the Right.

The movements were utterly different one from the other, and the Left and the Right hated each other, and sometimes the Right and the Right hated each other. But what I am struck by is the similarities.

4) In all of these cases, the similarities consisted of a belief in a deep myth, the Ur myth of the twentieth century and into our own time. The name of this myth is the Book of Revelation.

It is a variation on the themes of the symbolist poets. It takes the idea of transgressive rebellion, which the earlier Romantics had already come up with, of murder and rebellion as satanic acts of rebellion against liberal society, the conversion of this idea into the mythology that you see in the Book of Revelation, and then finally these political movements convert that same notion into political doctrines in this way.

The story in the Book of Revelation says: There is a people of God; the people of God are being afflicted and polluted by forces from within their own society, who worship at the synagogue of Satan. At the same time, the people of God are being afflicted by cosmic foes from abroad.

The people of God who are oppressed rise up in rebellion against these polluting forces from within and against the cosmic forces from abroad. The name of this war is Armageddon, and it lasts, according to St. John, the author of Revelation, one hour.

And at the end of the war, with all of those foes dispatched, the reign of Christ is established and lasts a thousand years. It is a perfect, stable society with no polluting elements. It is the millennium.

Each of the movements that arose in the period after World War I found a new way to tell this story. There was always a people of God. The people of God were proletariat. The people of God were the children of the Roman wolf, the Italian people. The people of God were the Catholic warriors of Christ, according to the King in Spain. The people of God were the Aryan race.

There were always polluting elements from within society, such as the bourgeoisie, or the Trotskyite wreckers, or the Jews, or the Masons, or the Communists.

There were always external foes from abroad. These were the forces of capitalist encirclement, or Anglo-American imperialism, or what Heidegger described as the “pincer pressure” of the United States and the Soviet Union pressing on the people of Germany.

There was always going to be a war, which would be a war of extermination against these external and internal foes. This war would be the class war, or the crusade in Franco’s version, or the biological war in the Nazi version.

At the end was always the perfect society, which was pictured either as a sci-fi leap into the future or as a return to the golden age of the past, usually as some version of both.

The Communist version was a leap into the future, though if you read your Marx carefully, you understand that this is also a leap into the primitive Communism of the past. And in the Soviet version there are many references to the primitive Communist traditions of the Russian peasants.

All of the right-wing versions were variations of a slightly different sort.

Mussolini was going to recreate the Roman Empire, and when he marched on Rome in 1922, he organized his followers into legions. They were centurions marching on Rome. The Roman Empire was going to be recreated in a modern version. They weren’t going to go back to the ancient version. It was would be a modern version of the Roman Empire.

Franco was going to recreate the medieval Crusades of Spain at its greatest. He would do this in a modern version.

Hitler was also going to recreate the Roman Empire. The Third Reich meant the new Reich after the Roman Empire and the Holy Roman Empire. He would recreate the Roman Empire, but in an Aryan version instead of an Italian version.

And likewise, this cult of the ancient, the reestablishing of the ancient, was a leap into the future at the same time, a modernism.

The symbolist cult of the Book of Revelation is also a cult of ancient myth, which is a cult of modernism at the same time. If you want to see that artistically, picture some of Picasso, where he is evoking the ancient myths of the Mediterranean but in the most modern of ways.

5) All of these movements proposed impractical programs which were unachievable except in one way, which was through mass death. Mass death showed that these were movements of transgressive rebellion, not movements of reform, not conservative movements of reform or social democratic movements of reform, Left or Right, but movements that would break through the ordinary morality of behavior, thus would break through the existing world view.

The reassuring demonstration that one had really gone beyond the ordinary was a commitment to mass death. All of these movements failed completely in achieving what they stated to be their worldly aims, and in achieving mass death.

6) The liberal society which in its weaknesses and contradictions and inability to conceive of the dark in human nature, the liberal society which in some way had inspired these movements and against which these movements now arose in rebellion, also had a great deal of trouble in identifying what these movements were.

We are all too familiar with the failures of the left-wing Fellow Travelers, who could not understand Stalinism and could only understand it as an exceptionally advanced form of social democracy. But you can take examples of this kind of error across the spectrum.

I write about the French socialists of the 1930s, who were a deeply democratic and liberal, in my sense of the word, movement with an impeccable record of liberal democratic credentials going back into the nineteenth century, without any of the aspects of Bolshevism, Marxism, or Leninism. One has to remember that in the 1930s, the French socialists were the enemies of Nazism and of the Right.

And yet, the majority of the French socialists finally voted for Marshall Pétain because they could not get themselves to understand the nature of Nazism. They managed to tell themselves that Nazism was a legitimate movement, that the Germans did have grievances, that the Treaty of Versailles had been unjust, that Hitler might be raving but he was stating truths.

The French socialists in their majority faction certainly did not regard themselves as anti-Semites, and yet they asked themselves: “Every time somebody rails against the Jews, is it always an example of anti-Semitism?” The French socialists were, by definition, the enemy of financiers — “and weren’t some of the financiers Jewish?”

The French socialists finally thought that the great danger to France was represented not by Hitler and the Nazis but by the hawks in their own society. And who was the leading hawk? Unfortunately, it was their own leader, the leader of the minority faction, who had managed to get himself elected Prime Minister, Léon Blum, whose ethnic identity now became itself a source of much speculation.

With this kind of reasoning, the French socialists in the majority faction not only managed to vote for Pétain, but quite a few ended up joining his government, and in this way the impeccable liberal democrats of the French Left managed to convert themselves into fascists.

7) The progress of totalitarianism depends on and is inseparable from this kind of liberal naïveté. Without the cooperation of the Fellow Travelers with Stalin, without the French anti-war socialists in the case of Hitler, without the naïveté of any number of conservatives and democratic right-wingers in the case of a variety of fascists and Nazis, without the naïveté even of the United States with regard to Hitler straight through the 1930s, it would be inconceivable to imagine that these movements would have gotten very far.

So it is a mistake to think of the totalitarian movements as isolated. They existed in a dynamic, and part of the dynamic is the liberal naïve unwillingness to recognize them as what they are.

8) Totalitarianism arose in Europe in the fifteen years after the First World War. In the first twenty-five years, similar or identical movements arose on the other side of the Mediterranean too, in the Muslim world.

One of these movements was certainly Muslim Communism, which everyone forgets about. In the interpretation of the clash of civilizations, one would imagine that a Western movement like Communism would be inconceivable in what is called a non-Western society. In fact, Communism was a large and lasting movement.

But the totalitarian ideal also arose in two other versions, which were distinctly not European. The radical Islamist movement — that is, the notion of Islam as a revolutionary political movement, not just as a religion — was founded in 1928 with the Muslim Brotherhood in Egypt. The Pan-Arabist movement in its most radical version, the Baath, was founded formally in 1943 in Damascus.

These movements are conventionally seen as opposites. If you turn on the TV, you will see any number of people automatically saying that these movements have nothing in common; one is religious, the other is secular; they despise each other. And it is true that they have despised each other and have committed mutual massacres on a gigantic scale.

It is useful to point out the ways in which these two movements resemble each other. The totalitarian movements in Europe also were different one from the other, and sometimes were at war with one another, and yet there were underlying similarities.

In the case of Baathism and Islamism, these similarities are easy to see. There is a people of God. The people of God should be described as the “true Muslims” in the case of the Islamists, or as the “true Arabs” in the case of the Baath. The people of God are afflicted by internal corruptors within Muslim society. These internal corruptors are the Jews or the Masons or the Muslim hypocrites.

The people of God are afflicted by sinister external foes, Western imperialists or the worldwide Zionist conspiracy. The people of God will resist these internal foes and external foes in a gigantic war of Armageddon. This war will be the liberation of Jerusalem or it will be the jihad.

Afterwards the reign of purity will be established and this reign of purity is described in the case of both of those movements in the same way: it is the re-resurrection of the Caliphate of the seventh century in the years after the Prophet Mohammed. The Caliphate is described by each of these movements in a slightly different way. For the Islamists, it means the reinstating of Shar’iah or Qur’anic law. For the Baathists the emphasis is secular; it is the recreating, the resurrecting, of the Arab empire when the Arab empire was on the march.

Finally, these two movements have lacked for nothing in the realm of practical achievement – killing millions. In the last twenty years, several million people have been killed in the course of the Iran-Iraq war, which pitted one of these movements against the other — the mass human wave suicide attacks on the part of the Iranian Islamists against the cult of cruelty, and of chemical weapons on the part of the Baathists. It is estimated that between one and a half million and two million people were killed in Sudan; 100,000 are thought killed in Algeria over the last several years.

It is conventionally said that in these movements today we face nothing like Hitler or Stalin, but statistically this is not true.

9) The success of Muslim totalitarianism has depended on liberal naïveté — in fact, blindness. The eyes of the world have not been on these millions who have been killed in the last twenty years.

Always the liberals all over the world have wanted to describe these movements as in some way rational and conventional, as movements based on grievances — “The movements are anti-Zionist, and isn’t it the case that Israel has often been at fault?” “The movements are anti-American, and isn’t it the case that the United States has often been at fault?”

And these grievances do exist, but the effort to take them seriously tends often to distort their madness in such a way as to make it unrecognizable, for totalitarian doctrines are always mad. The Nazis thought they were engaged in a biological struggle. The Stalinists thought they were the proletariat and their enemies were the bourgeois exploiters. The Baathists and Islamists see a cosmic Zionist-Crusader conspiracy.

It is important to keep a sense of the madness in these ideas, even if it is true that in the years after World War I some Germans were oppressed outside of the borders of Germany, and Israel and the U.S. have done bad things.

10) All of the totalitarian movements were at bottom ideological movements, not based on a normal sense of grievances of political claims or expression of real-life interests, but movements based on ideological visions.

Each of these movements in the past was defeated not militarily but ideologically. World War II was violent and military, but although D-Day was important, de-Nazification was the actual victory. The defeat of Nazism militarily would not have been all that helpful if Germany, which is inherently an extremely wealthy and powerful society, had continued to remain a society of millions and millions of convinced Nazis.

The same is true now. The struggle we are involved in now has, had, and will continue to have a military aspect, but this aspect must be secondary to the ideological aspect, to the war of ideas.

The basic danger we are facing now is not weapons of mass destruction, per se, because we know very well that box cutters can be lethal weapons of the worst sort. The danger that we face is not inherently military; it’s not armies in the conventional sense. It is above all ideological. As long as millions of people are committed fanatically to doctrines that are ultimately mad and that follow in the tradition of the totalitarian madnesses of Europe in the twentieth century, the danger persists.

I maintain that the struggle we are involved in is, or ought to be, ultimately a war of ideas.

Thank you.

JOANNE MYERS: I would like to open the floor to questions.

Questions and Answers

QUESTION: A fascinating rendition of history. The problem underlying all of these movements that have done so much damage in the world is that they are the result of liberalism. Liberalism, therefore, because of its very nature of considering a wide spectrum of good and evil, as opposed to taking a position on one side, is very negative and probably should be considered unacceptable in the war of ideas. Liberals have fomented some of the major problems in the history of the world.

I’d like your comments.

PAUL BERMAN: I agree with you up until your final conclusion. Liberalism in the broadest sense, the notion of a liberal society, does in fact generate these movements.

I am not the first to make that observation. In The Open Society and its Enemies, Karl Popper explains at length, in a book written or completed in 1943, a very evocative date, that the notion of freedom itself, which he traces back to Greece, inspires a rebellion of fear against it.

There is a relation between liberal society and its enemies, and that liberalism does inspire these movements of rebellion, and has inherently a difficulty in coping with them. If that is what you are suggesting, I agree completely.

We must recognize, first, that liberalism itself does bear some responsibility for the rise of these movements, and then bears a responsibility for failing to recognize them and to engage with them.

At a time of war people want to wave a flag and say, “these are the totally good guys and those are the totally bad guys.” I am with you on saying “those are the totally bad guys.” But about saying “these are the totally good guys” I have a moment of reservation.

QUESTION: Have you been in touch with fellow intellectuals in Europe? How do they respond to your thesis, they who have suffered from Nazism and Franco and Communism, and yet seem so naïve when it comes to understanding what the United States is trying to do to combat the dangerous ideologies in the Islamic world?

How can we find again a common basis with the Europeans and others, and with Muslims all over the world, to transform this Armageddon-directed Islamism, militant Islamism, into a more open society?

PAUL BERMAN: I’m sorry to say that in the current issue of the New York Review of Books I’ve been hanged by Ian Buruma, who takes the occasion to observe that he is Dutch-born and expresses a lot of resentment at some implicit analyses of contemporary Europe that he finds in my book. So there are some tensions.

I was at a conference in Paris last summer where the tensions between some of the American and European intellectuals were in fact quite great.

At the same time, my book occupies a strange place in this debate because it has already been criticized for being anti-European and having a naïve American nationalism implicit in it.

The ideas that I have just expounded, come, insofar as they aren’t my own, from Popper in some degree, from Albert Camus, and especially André Glucksmann, the French philosopher, who in his hugely unappreciated book of 1991, Le Onzième Commandement, which is his answer to Francis Fukuyama, lays out some aspects of this notion of the Book of Revelation as an Ur myth underlying modern totalitarianism.

I just had this same discussion with a reporter from Le Monde, who called to ask me if I wasn’t anti-European, based on what she had read about my book in the New York Review. I said, “I don’t think so because all my ideas are actually French, except that I have given them a different twist.”

The great chasm that has opened up between the United States and Western Europe, at least, is much more conjunctural, much more a matter of chance events, than it is anything deeper or structural. I disagree with Robert Kagan on this point. Much of it is the fault of George Bush and could have been avoided.

In France, before the Iraq war, a poll showed that 33 percent of the French supported the war. Of those 33 percent, most were on the Right, some were on the Left. But apart from the 33 percent, the polls showed consistently that the single most admired politician in France is Bernard Kouchner, who was a socialist, Mitterand’s Minister of Health, NATO Administrator in Kosovo, and long ago had been the founder of Doctors Without Borders. Kushner supported the war.

So if you figure that the most popular politician in France, who is a socialist, supported the war, 33 percent of the population supported the war, most of whom were on the Right, meaning that you could have got much support on the Left, all you had to do was convince 9 percent of the French to change their opinion and you would have had a majority of France in favor of the war. The popular support for the war in France is much above that in Spain, where Aznar did support the war.

If Bush had presented the arguments for the war along the lines that a Bernard Kouchner would have proposed, if he had argued for the war as a further extension of what NATO had done in the Balkans finally in the Kosovo war, he would have been able to carry that extra 9 percent in France, and if Chirac saw that even a small majority was leaning in favor of the war, he would have found a way to interpret the international situation rather differently.

World War II was an age of giants, of Roosevelt and Churchill. Today we have Churchill but we don’t have Roosevelt and we don’t have de Gaulle. I attribute the breach between the United States and Europe above all to these errors of Bush.

QUESTION: Would you give us your views on the modalities by which an ideological struggle can be conducted? It is difficult for outsiders to argue with or conduct an ideological debate with the Muslim world. An ideological debate must occur within a community.

PAUL BERMAN: First, it’s a mistake to regard Muslims as outsiders to the West. In many respects the intellectual capital of the Arab world is Paris and London, where you have the freest press and the most open debate. The leading philosopher of the most moderate, fairly reasonable wing of modern Islamism is a Swiss professor who is the grandson of the founder of the Muslim Brotherhood in Egypt.

Second, the founders of the Muslim totalitarian movements, the most important theoreticians, like Sayyid Qutb in the case of radical Islamism, or Michel Aflaq in the case of Baathism, are Western-educated intellectuals.

A quarter of my book is devoted to the writings of Sayyid Qutb, born in 1906, hanged by Nassar in 1966. During his many years in prison he wrote a gigantic commentary of the Qur’an. It looks strictly Islamic and Qur’anic, but if you sit back and look at the ideas, it’s not hard to recognize a bit of Heidegger, of existentialism, all of the familiar doctrines of modern European philosophy.

And this guy knew what he was doing. He did not come up with totally modern ideas strictly out of the seventh-century Qur’an. He did succeed in finding a Qur’anic language to express these ideas, but this writer does not live on a different planet or come from a different universe than the intellectuals of New York or Paris or London.

If my analysis is correct, I don’t mean to deny a distinctly regional and denominational aspect of Muslim totalitarianism. I am happy to acknowledge the differences between Egypt and Italy, or for that matter Egypt and its immediate neighbors. But if the fundamentals of my analysis are correct, then all of these movements reflect the intellectual currents of the twentieth century coming out of the nineteenth century, and it is a great mistake on our part to think that the intellectuals behind these movements are coming from a different universe.

So we can argue with these people directly. And we shouldn’t assume that they are not reading us or would not be willing to read us. I came on the works of Qutb prowling the Islamic bookstores of Atlantic Avenue in Brooklyn. There is every reason to think that the other people prowling those bookstores, who might have a different ethnic origin than my own, are nonetheless reading some of the same books that I am reading, and that the gap between us and them is not so great.

QUESTION: You describe the totalitarian forces as the people of God in their minds. Do you not think that this concept is slightly different in this context, because one could say that about an aspect of what is going on in this country? After all, there is a rather large segment of people in this country who have affected policy who call themselves the Christian Right. They believe in Armageddon, Revelation.

There is this aspect in what you would characterize as the liberalism force as also the people of God. Our President has said that God is on our side. This is slightly different from the analysis that you presented of all the other contexts.

PAUL BERMAN: An excellent question. I have two responses.

First, it is not true that everyone who calls himself a fundamentalist is the same. The mainstream of American Christian fundamentalism has, even if they allow themselves flights of fancy, political goals, such as prayer in schools, the end of the right to abortion, etc.

Maybe if they were given free rein, they would lose control of themselves and the goals would multiply. I don’t rule that out.

The mainstream of these people are not dreaming of abolishing the U.S. Constitution and replacing it with a theocracy. It’s a limited movement.

However, there are groups like the David Koresh cult and certain kinds of cults that arise on the fringe of the American Christian fundamentalist movement that have this idea. If you could picture one of those cults becoming a mass movement led by David Koresh, then you would have something much more like radical Islamism, or the Taliban.

One of Bush’s worst failures is that he is so locked into a conventional American understanding of Christianity and its role in American politics that he has no idea whatsoever how this plays in the rest of the world. He hasn’t the faintest idea that to European ears when he evokes God he sounds like a fascist. He knows he is not a fascist, and most Americans know that he is not a fascist, that he doesn’t want to overthrow the Constitution.

But the language he is using is not so different from a language that you can trace among American politicians way back into the nineteenth century and is well understood both on the Right and the Left.

So when we hear Bush invoking his Christian faith and saying “God bless America,” we shrug. But to many people around the world, in Europe especially, this is language that only a follower of Franco would use.

Bush has no idea how badly he has weakened the United States internationally by using this language and how badly he has weakened the struggle ideologically. After all, the most important thing that we want to do is persuade millions of people in the Muslim world that Islam is excellent but what they want to establish is a secular society which is not theocratic, which has the qualities of a liberal society, and that there is a fine and esteemed place for religion within it. Bush sounds like a Christian Crusader, exactly the worst fantasy of the Islamists and Baathists who are against the United States.

QUESTION: Paul, I would like to make a defense of liberalism. You’re conflating the failure of nerve of liberals in the 1930s to stand up against Hitler, and then later to see the treacheries of Stalin. But just because these movements identify themselves as opposition to liberalism is no discredit to liberalism.

How do you expect this next phase of our confrontation with the Islamic world to be a struggle of ideas? When has liberalism been able to persuade others to give up their ways? The liberal society of the North couldn’t even persuade the South to give up its ways. And in every encounter that liberalism has had in the twentieth century, it was a winning philosophy. Liberalism prevailed over fascism, over Communism, and what the Islamic world now faces is that they are isolated and in a state of desperation, backwardness and poverty.

Oscar Wilde said, “How do you reason someone out of what they have not reasoned into?”

PAUL BERMAN: They have not reasoned their way into it. When you read some of the theoreticians of these movements, you see that they are quite intelligent, and that people reasoned their way into fascism, Nazism, and Communism, and then they reasoned their way out of those movements.

In the case of Communism, the liberal world engaged in an excellent war of ideas, which, in Europe at least, meant that Communism collapsed, outside of Romania, in an entirely peaceful way, which is the ideal solution to the problem. And it was done largely through a war of ideas, that liberals of the Left and Right upheld their ideas. Liberal movements eventually began to spring up within the Communist societies, and some of the Communists themselves began to question their ideas in the face of these criticisms.

Communism has always contained something of a contradictory element, going back to Marx, who was partly wrong but partly right. The intellectual aspect of the Cold War in Europe was huge.

In the case of the Islamists and Baathists, again they are not so remote from us. Ultimately, they have to be reasoned with.

The whole history of totalitarian movements up to now has been one in which liberalism has finally triumphed, and so there is reason to feel some deep confidence about this. One actually has to go out and engage in this fight, which is largely intellectual.

There are two obstacles that exist, that make it difficult for us to engage in this fight.

One is a liberal naïveté, which has always been the case in regard to totalitarian movements, where one doesn’t want to believe that these movements are as bad as they are and one finds reasons for saying that they are reasonable and, therefore, not to take them seriously.

The other obstacle is the belief in the clash of civilizations, which attributes to the Muslim world an exoticism, that might lead us to suppose that we can’t argue with them because they come from another planet.

We must avoid the naïveté of failing to recognize what some of these movements represent and the dangers they pose and the crimes that they have already committed, and we must avoid the belief that there is no way we can speak to these people because they come from such a faraway place.

JOANNE MYERS: Thank you very much.

Voir aussi:

ISIL could pose threat to US, Europe, officials say

The group is now considered “the most potent military force” of any terrorist outfit in the world
Michael Isikoff
Yahoo News
August 15, 2014

U.S. air strikes not « breaking the threat » of ISIL: Pentagon

U.S. counterterrorism officials have dramatically ramped up their warnings about the threat posed by the Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL), concluding that the well-armed group is expanding its ambitions outside the Middle East and may be planning terror attacks against western Europe — and even the U.S. homeland.
ISIL’s conquest of vast swaths of Iraqi territory this spring and summer netted it a “significant” arsenal of U.S. weapons from two Iraqi military bases, including hundreds of tanks, heavily armored Humvees, assault rifles, and rocket-propelled grenade launchers, officials say. One U.S official tells Yahoo News ISIL is now considered “the most potent military force” of any terrorist group in the world.

Led by its charismatic chief Abu Bakr al-Baghdadi, the radical Islamist group is looking beyond its short-term goal of overthrowing the Iraqi and Syrian governments and replacing them with a self-proclaimed Islamic Caliphate. “We’re seeing an expansion of its external terrorist ambitions,” one U.S. counterterrorism official said in a briefing for reporters Thursday. “As its capabilities grow, it has attracted thousands of foreign extremists — some of whom are going home to start cells. As it carves out territory [in Iraq], it wants to go beyond that and do attacks outside. ” U.S. counterterrorism agencies had put the number of ISIL fighters at about 10,000, but that figure is now being reassessed and is likely to be raised, officials say.

Just four years ago the group, then calling itself the Islamic State of Iraq, was scattered and on the run from American forces, aided by Sunni tribes horrified by the group’s often grotesque violence. Its reign has been marked by summary executions, ritual stonings, beheadings and even crucifixions.

What fueled its resurgence? Officials say the group fed off Sunni resentment over the Shia-dominated government of Iraq’s Prime Minister Nouri al-Maliki, who announced his resignation Thursday night. It took advantage of the power vacuum in northern Iraq to seize large chunks of essentially ungoverned territory. It saw an opportunity in recruiting prisoners; in July 2013, its suicide bombers blew their way into the notorious Abu Ghraib prison, freeing up to 500 inmates, including al-Qaida leaders.

These demonstrable successes gave the group new credibility among jihadis around the world, especially after it joined the civil war in Syria and changed its name to ISIL. (It has at times also been known as ISIS, or the Islamic State of Iraq and Syria.) It has since changed its name again to the Islamic State after proclaiming itself a caliphate, the latest in a succession of Muslim empires dating back to the seventh century. Its ranks were soon swelled by foreigners, including hundreds of followers of the red-bearded Chechen militant Omar al-Shishani, a former Georgian army sergeant known for his deep hatred of America.

Concerns about terrorism spilling over from Syria and Iraq hit home in June when French police arrested an « armed jihadi » who had just returned from Syria in connection with the May 24 killing of four people — including two Israeli tourists — at a Jewish Center in Brussels.

Since then, authorities in Europe have broken up terror cells linked to ISIL, including one in Kosovo where officials this week arrested 40 suspects who had returned from Iraq and Syria—including some who had fought with ISIL — and seized weapons and explosives in dozens of locations.

ISIL and its followers have also proven adept at using social media, making a steady barrage of threats against the West, including the United States.

“Probably most striking are the threats on Twitter,” said a U.S. official who monitors the postings. “We’ve seen tens of thousands of postings by ten of thousands of people supporting ISIL, making threats to blow up U.S. Embassies. » One posting showed an ISIL banner apparently superimposed on an image of the White House.

It is still unclear how real those threats are, at least while ISIL is focused on its war with the Iraqi government. And the resignation of the deeply unpopular Maliki could allow for more U.S.-Iraqi cooperation in the fight against the insurgents.

But increasingly, officials say, ISIL has the perception of momentum. For the first time there are signs that some jihadis linked to al-Qaidaare expressing sympathy, if not allegiance, to ISIL — despite al-Qaida chief Ayman al-Zawahri’s disavowal of the group.

One thing ISIL does not lack is funds. The group has seized banks, accumulating vast amounts of cash and raking in more by selling oil and other commodities to smugglers. ISIL “is flush with cash. It has plenty of money. They control oil fields, they have refiners. They have hundreds of millions of dollars,” said one U.S. analyst at the Thursday briefing.

And it is exceptionally well armed. When ISIL forces assaulted two Iraqi military bases, Camp Speicher and Rasheed Air Base, in July, they got the keys to the kingdom — hundreds of millions of dollars’ worth of American tanks, armored personal carriers, howitzers and other equipment. ISIL fighters have posed for videos brandishing MANPADS, shoulder-launched surface to air missiles that can shoot down low-flying aircraft.

This undated file image posted on a militant website on Tuesday, Jan. 14, 2014, which has been verified and is …
“They’ve got enough supplies, equipment and ammunition to last them five years,” said John Maguire, a former top CIA officer in Iraq who retains close ties to the Kurdish regional government. Thanks in part to assistance from former Iraqi military officers who have defected to ISIL, “they know how to operate American equipment.”

What they also have, at least for the moment, is a de facto safe haven. Al-Baghdadi — who officials say sees himself as the true successor to Osama bin Laden — is believed to be constantly on the move. But ISIL appears to have established a headquarters in Raqqa in northern Syria, where the group’s black banners reportedly fly over administrative buildings.

Given that President Obama has placed sharp limits on U.S. airstrikes and confined them to Iraq, that effectively makes Baghdadi and his top deputies — almost all of whom were once in U.S. custody — off-limits to U.S. military action. The Raqqa safe haven “is a problem,” acknowledged one U.S. official.

The bottom line, U.S. counterterrorism officials say, is that new strategies are urgently needed to counter the surging ISIL threat. In the briefing for reporters Thursday, one senior official made the point in the most understated way possible: “We don’t assess at the moment this [the threat from ISIL] is something that will collapse on its own.”

Voir également:

TEA LEAF NATION
China Sees Islamic State Inching Closer to Home
Chinese media lights up after a Hong Kong weekly says IS aims to expand into Xinjiang.
Alexa Olesen
Foreign Policy
August 11, 2014

They’ve been grabbing headlines nearly everywhere else, but the jihadis of northern Iraq haven’t been getting much play in China. But a threat by the Islamic State (IS) of revenge against countries, including China, for seizing what IS calls « Muslim rights » appears to have changed all that. The comments were made in early July, but the news didn’t jump the language barrier from Arabic into Mandarin until August 8, when Phoenix Weekly, a Hong Kong-based newsmagazine widely distributed in China, made the IS revenge threats against China its cover story. Since then, the article has been widely syndicated on Chinese news websites and has gained traction on social media as well. Ordinary Chinese who may have felt distant from the carnage now feel it creeping closer to home.

The glossy cover of the Phoenix issue features a picture of masked gun-toting jihadis advancing through a desert landscape. The piece inside sounds the alarm over a July 4 speech in Mosul, Iraq, by IS leader Abu Bakr Al-Baghdadi in which he urged Muslims around the world to pledge their allegiance to him. It quotes Baghdadi saying that « Muslim rights are forcibly seized in China, India, Palestine » and more than a dozen other countries and regions. « Your brothers all over the world are waiting for your rescue, and are anticipating your brigades, » Baghdadi told his followers. Phoenix noted that China was mentioned first on Baghdadi’s list. (The article also includes a map that some news reports have said shows the vast territory IS plans to occupy in the next five years, which appears to include a significant portion of Xinjiang. Although the authenticity of the map, which was widely shared on English-language social media sites in early July, has been questioned, the Phoenix piece reports it as fact.)

Online, Chinese are both agitated and bemused. One Chinese reader wrote on the social media site Weibo:
« This is good. It offends all five of the hooligans on the UN Security Council » — that is, China, France, Russia, the United Kingdom, and the United States — which means the IS jihadis « are going to be roadkill. » Anotherresponded to a photo of Baghdadi: « Looking at this bearded pervert makes me sick. Hurry up and incinerate this kind of trash, and send him to enjoy his 72 virgins in heaven. » A third wrote that ISIS seemed to have « a death wish, » but that people should be grateful because the jihadist group was giving Beijing « a reasoned and evidence-based opportunity to crack down on terrorist activities. »

This may constitute a welcome opening for Chinese authorities. China has been fighting a low-level separatist insurgency of its own in Xinjiang for decades and worries that foreign Islamic groups are infiltrating the region, emboldening the simmering independence movement. Uighur exile groups say China’s government overstates its terrorism problem and falsely paints protests that turn into riots as premeditated terror attacks. In any case, Beijing is likely alarmed by IS’s criticism of its treatment of the Muslim Uighurs and the group’s alleged plan to seize Xinjiang, no matter how far-fetched the idea might be. But just how actively authorities will deal with any IS threat remains to be seen.

Beijing has consistently tried to keep itself removed from the political and military crises roiling Iraq, even as China has poured billions of dollars into Iraqi oil, enough that about 10 percent of its oil imports come from the Middle Eastern country. China’s most decisive action since ISIS’s surge has been to evacuate 10,000 Chinese working in Iraq. On July 8, Chinese special envoy Wu Sike met with Iraqi Prime Minister Nouri al-Maliki and pledged anti-terror support, but added that Beijing would fully respect the country’s sovereignty. When Wu returned to Beijing he briefed reporters about the trip on July 29, telling them that China was a victim of terror with roots in Syria and Iraq. « Solving the conflicts in Iraq and Syria will benefit China and the entire world, » he said.

But Beijing’s reaction to U.S. airstrikes in Iraq betrays its conflicted allegiances. China usually bristles at or condemns U.S. intervention in global hot spots and has opposed U.S. sanctions against Sudan, Syria, Russia, and Iran. But the interests of Washington and Beijing are unusually closely aligned when it comes to Iraq. On August 8, the official Xinhua News Agency quoted a Foreign Ministry spokesperson as saying that China was « keeping an open mind » about operations that would « help maintain security and stability » in Iraq. The statement came in response to a request for comment on U.S. President Barack Obama’sannouncement that the United States would carry out airstrikes against insurgents in northern Iraq. Wang Chong, a researcher at Charhar Institute, a public diplomacy think tank in Beijing, wrote on Weibo that he « firmly supported » the U.S. crackdown on IS. Wang added that the United States « ought to send ground troops to wipe out those brutal terrorists » and that if there was a need, « China could also send troops to help and provide training. »

That’s possible — within limits. Zhu Weilie, director of the Middle East Studies Institute at Shanghai International Studies University, toldthe state-run Global Times on July 29 that China believes the United Nations should lead anti-terror operations in the Middle East. « China will be more actively involved in these efforts but will never be as involved in Middle East affairs as the United States, » he said.

Voir enfin:
Hezbollah sees Islamic State insurgents as threat to Gulf, Jordan
Tom Perry
Reuters
Beirut Aug 15, 2014

(Reuters) – The Hezbollah leader described the radical Islamist movement that has seized large areas of Iraq and Syria as a growing « monster » that could threaten Jordan, Saudi Arabia, Kuwait and other Gulf states, according to an interview printed on Friday.

In a separate speech, Sayyed Hassan Nasrallah said Islamic State also posed an existential threat to his own nation, Lebanon, the target of an incursion by Islamist insurgents fromSyria this month. He said his heavily armed Shi’ite Muslim group was ready to fight the threat in Lebanon – if required.

The Iranian-backed Hezbollah has been helping Syrian President Bashar al-Assad fight a Sunni Islamist-dominated insurgency that spilled into the Lebanese border town of Arsal on Aug. 2, triggering five days of battles between the Lebanese army and militants including members of Islamic State.

« Here we live, and – if the battle is imposed on us – here we fight and here we will be martyred, » said Nasrallah. Hezbollah said it stayed out of the Arsal battle, wary of inflaming sectarian tensions with Lebanese Sunnis, many of whom have supported the uprising against Assad.

Nasrallah was speaking on the eighth anniversary of the conclusion of Hezbollah’s one-month war with Israel.

Addressing the wider threat to the region from Islamic State, Nasrallah said it could easily recruit in other Arab states where its hardline ideology exists. Even Turkey, the passage for many foreign fighters into Syria, should beware.

« Wherever there are followers of the ideology there is ground for (Islamic State), and this exists in Jordan, in Saudi Arabia, in Kuwait and the Gulf states, » Nasrallah said in the interview with the Lebanese newspaper Al-Akhbar.

Nasrallah, whose group is backed by Shi’ite power Iran, said Islamic State was encountering resistance in some parts of Iraq and Syria. But « it appears that the capabilities, numbers and capacities available to (Islamic State) are vast and large. This is what is worrying everyone, and everyone should be worried. »

Saudi Arabia, a Sunni Muslim monarchy that has been in a state of cold war with Shi’iteIran and its allies, has shown growing signs of alarm about the spread of Islamic State. Last month, it deployed 30,000 soldiers at its border with Iraq.

Saudi Arabia has also been a major sponsor of the anti-Assad uprising.

Hezbollah’s role in Syria has helped Assad beat back the rebellion against his rule in critical areas of the country including Damascus and a corridor of territory stretching north from the capital. But large parts of Syria’s less densely populated north and east have fallen to Islamic State.

« A REAL DANGER »

« This danger does not recognise Shi’ites, Sunnis, Muslims, Christians or Druze or Yazidis or Arabs or Kurds. This monster is growing and getting bigger, » said Nasrallah.

Nasrallah reiterated his defence of Hezbollah’s role in the Syrian conflict, the focus of criticism from Lebanese opponents who say the group has provoked Sunni militant attacks in Lebanon.

Most recently, insurgents including members of Islamic State seized the town of Arsal at the Syrian border, battling the Lebanese army for five days before withdrawing with 19 soldiers and 17 policemen as captives.

Nasrallah said the insurgents would have advanced as far as the Lebanese coast were it not for Hezbollah’s role fighting them in areas of Syria just east of the Lebanese border.

« Going to fight in Syria was, in the first degree, to defend Lebanon, the resistance in Lebanon, and all Lebanese, » he said.

A Hezbollah commander was last month killed in Iraq near Mosul, a city seized by Islamic State in June, suggesting the group may also be helping pro-government forces there.

Hezbollah has not officially announced any role in Iraq.

Nasrallah linked the threat posed by Islamic State to the spread of Wahhabism, a puritanical school of Islam followed in Saudi Arabia that demands obedience to the ruler but which has been widely blamed for fuelling Sunni radicalism.

« (Islamic State) does not have borders. There is a real danger and a real fear among many states and authorities, because one of the advantages of this organisation is its capacity to recruit among followers of al Qaeda-Wahhabi thought, » he said.

(Additional reporting by Laila Bassam; Editing by Mark Heinrich)


Islam: Les djihadistes sont au fond les seuls à crier une certaine vérité du Coran (The progress of totalitarianism depends on and is inseparable from liberal naïveté)

18 août, 2014
Le monde moderne n’est pas mauvais : à certains égards, il est bien trop bon. Il est rempli de vertus féroces et gâchées. Lorsqu’un dispositif religieux est brisé (comme le fut le christianisme pendant la Réforme), ce ne sont pas seulement les vices qui sont libérés. Les vices sont en effet libérés, et ils errent de par le monde en faisant des ravages ; mais les vertus le sont aussi, et elles errent plus férocement encore en faisant des ravages plus terribles. Le monde moderne est saturé des vieilles vertus chrétiennes virant à la folie.  G.K. Chesterton
Nous ne savons pas si Hitler est sur le point de fonder un nouvel islam. Il est d’ores et déjà sur la voie; il ressemble à Mahomet. L’émotion en Allemagne est islamique, guerrière et islamique. Ils sont tous ivres d’un dieu farouche. Jung (1939)
Ceux qui affirment que Mahomet était pacifiste sont des menteurs et des incultes. Il a usé de la violence et l’a prêchée. Mohammed Bouyeri (assassin de Theo Van Gogh, 2 février 2006)
Dire que l’islamisme n’est pas l’islam, qu’il n’a rien à voir avec l’islam, est faux. Pour le musulman d’hier et d’aujourd’hui il n’y a qu’un seul Coran comme il n’y a qu’un seul prophète. (…) Entre l’islam et l’islamisme, il n’y a pas de différence de nature mais de degré. L’islamisme est présent dans l’islam comme le poussin l’est dans l’oeuf. Il n’y a pas de bon ou mauvais islam, pas plus qu’il n’y a d’islam modéré. En revanche il y a des musulmans modérés, ceux qui n’appliquent que partiellement l’islam. Anne-Marie Delcambre
Il est ironique et décourageant que beaucoup d’intellectuels occidentaux non-musulmans – qui prétendent sans cesse qu’ils soutiennent les droits de la personne – sont devenus des obstacles à la reforme de l’islam. Le politiquement correct parmi les Occidentaux empêche la critique non ambiguë de l’inhumanité de la charia. Ils trouvent des excuses socio-économiques ou politiques pour le terrorisme islamiste tels que la pauvreté, le colonialisme, la discrimination ou l’existence d’Israël. Quelle incitation peut-il y avoir pour que les musulmans exigent la réforme de leur religion quand les “progressistes” occidentaux préparent le terrain pour la barbarie islamiste? Tawfik Hamid
C’est à vous, théologiens et ecclésiastiques islamiques, de produire une charia qui soit acceptée par le monde islamique et qui enseigne que les juifs ne sont pas des porcs et des singes, que la guerre pour diffuser l’islam est inacceptable et que tuer les apostats est un crime. Un tel livre montrerait que l’islam est une religion de paix. Tawfik Hamid
Dans le monde moderne, même les ennemis de la raison ne peuvent être ennemis de la raison. Même les plus déraisonnables doivent être, d’une façon ou d’une autre, raisonnables. (…) En cohérence avec cette idée, les socialistes regardaient ce qui se passait outre-Rhin et refusaient simplement de croire que ces millions d’Allemands avaient adhéré à un mouvement politique dont les principes conjuguaient théories paranoïaques du complot, haines à glacer le sang, superstitions moyenâgeuses et appel au meurtre. Paul Berman (Terror and liberalism, 2001)
The progress of totalitarianism depends on and is inseparable from this kind of liberal naïveté. Without the cooperation of the Fellow Travelers with Stalin, without the French anti-war socialists in the case of Hitler, without the naïveté of any number of conservatives and democratic right-wingers in the case of a variety of fascists and Nazis, without the naïveté even of the United States with regard to Hitler straight through the 1930s, it would be inconceivable to imagine that these movements would have gotten very far. So it is a mistake to think of the totalitarian movements as isolated. They existed in a dynamic, and part of the dynamic is the liberal naïve unwillingness to recognize them as what they are. (…) The success of Muslim totalitarianism has depended on liberal naïveté — in fact, blindness. The eyes of the world have not been on these millions who have been killed in the last twenty years. Always the liberals all over the world have wanted to describe these movements as in some way rational and conventional, as movements based on grievances — “The movements are anti-Zionist, and isn’t it the case that Israel has often been at fault?” “The movements are anti-American, and isn’t it the case that the United States has often been at fault?” And these grievances do exist, but the effort to take them seriously tends often to distort their madness in such a way as to make it unrecognizable, for totalitarian doctrines are always mad. The Nazis thought they were engaged in a biological struggle. The Stalinists thought they were the proletariat and their enemies were the bourgeois exploiters. The Baathists and Islamists see a cosmic Zionist-Crusader conspiracy. It is important to keep a sense of the madness in these ideas, even if it is true that in the years after World War I some Germans were oppressed outside of the borders of Germany, and Israel and the U.S. have done bad things. All of the totalitarian movements were at bottom ideological movements, not based on a normal sense of grievances of political claims or expression of real-life interests, but movements based on ideological visions. Each of these movements in the past was defeated not militarily but ideologically. World War II was violent and military, but although D-Day was important, de-Nazification was the actual victory. The defeat of Nazism militarily would not have been all that helpful if Germany, which is inherently an extremely wealthy and powerful society, had continued to remain a society of millions and millions of convinced Nazis. The same is true now. The struggle we are involved in now has, had, and will continue to have a military aspect, but this aspect must be secondary to the ideological aspect, to the war of ideas. The basic danger we are facing now is not weapons of mass destruction, per se, because we know very well that box cutters can be lethal weapons of the worst sort. The danger that we face is not inherently military; it’s not armies in the conventional sense. It is above all ideological. As long as millions of people are committed fanatically to doctrines that are ultimately mad and that follow in the tradition of the totalitarian madnesses of Europe in the twentieth century, the danger persists. I maintain that the struggle we are involved in is, or ought to be, ultimately a war of ideas. Paul Berman
Beaucoup, violents ou pas, sont abreuvés par des sites qui montrent l’ennemi « croisé » ou « sioniste » dans son horreur destructrice, « tueur d’enfants et de civils »… Mais le point crucial est le retour qu’on leur fait faire au texte fondateur, au Coran, où les « gens du Livre », juifs et chrétiens, représentés aujourd’hui par l’Amérique, Israël et un peu l’Europe, sont qualifiés de pervers, faussaires, injustes, traîtres, etc. Certains leur citent des versets plus calmes, comme « Point de contrainte en religion », ou comme « Ne tuez pas l’homme que Dieu a sacré », mais c’est qu’ils vont voir de près dans le texte, ils vérifient et ils trouvent : « Ne tuez pas l’homme que Dieu a sacré sauf pour une cause juste. » Quant au verset du libre choix, ils le voient encadré de violentes malédictions contre ceux qui font le mauvais choix. En somme, on manque cruellement d’une parole ouverte et libre concernant les fondamentaux de l’islam ; et pour cause, ils sont recouverts d’un tabou, et toute remarque critique les concernant passe pour islamophobe dans le discours conformiste organisé, qui revient à imposer aux musulmans le même tabou, à les enfermer dans le cadre identitaire dont on décide qu’il doit être le leur (on voit même des juges de la République se référer au Coran pour arrêter leur décision…). Il y a donc un secret de Polichinelle sur la violence fondatrice de l’islam envers les autres, violence qui, en fait, n’a rien d’extraordinaire : toute identité qui se fonde est prodigue en propos violents envers les autres. Mais, avec le tabou et le conformisme imposés, cette violence reste indiscutée et semble indépassable. Récemment, dans Islam, phobie, culpabilité (Odile Jacob, 2013), j’ai posé ce problème avec sérénité, en montrant que les djihadistes, les extrémistes, sont au fond les seuls à crier une certaine vérité du Coran, portés par elle plutôt qu’ils ne la portent ; ils se shootent à cette vérité de la vindicte envers les autres, et même envers des musulmans, qu’il faut rappeler au droit chemin. Le livre est lu et circule bien, mais dans les médias officiels il a fait l’objet d’une vraie censure, celle-là même qu’il analyse, qui se trouve ainsi confirmée. Raconter ses méandres, ce serait décrire l’autocensure où nous vivons, où la peur pour la place est la phobie suprême : une réalité se juge d’après les risques qu’elle vous ferait courir ou les appuis qu’elle lui apporte. (…) La difficulté, c’est qu’un texte fondateur est comme un être vivant : dès qu’il se sent un peu lâché par les siens, il suscite des êtres « héroïques », des martyrs pour faire éclater sa vérité. Quitte à éclater le corps des autres. D’autres approches de cette « vérité » exigeraient un peu de courage de la part des élites, qui sont plutôt dans le déni. Pour elles, il n’y a pas de problème de fond, il y a quelques excités qui perdent la tête. Il ne faut pas dire que leur acte serait lié au Coran, si peu que ce soit. Le problème est bien voilé derrière des citations tronquées, des traductions édulcorées, témoignant, au fond, d’un mépris pour le Coran et ses fidèles. On a donc un symptôme cliniquement intéressant : quand un problème se pose et qu’il est interdit d’en parler, un nouveau problème se pose, celui de cet interdit. Puis un troisième : comment zigzaguer entre les deux ? Cela augmente le taux de poses « faux culs » très au-delà du raisonnable. Daniel Sibony

Alors que de la Syrie à l’Irak et à Gaza en passant par l’Afrique, s’accumulent les preuves de plus en plus irréfutables  …

Pendant que nos médias et nos belles âmes continuent à s’acharner sur le seul Etat d‘Israël

Qui, en ces temps de politiquement correct, osera dire la vérité sur la violence fondatrice de l’islam et du coran ?

Pourquoi des djihadistes français ?
Daniel Sibony
Marianne
1 Juin 2014

Pour le philosophe et psychanalyste Daniel Sibony, il y aurait une « violence fondatrice de l’islam ». Une « violence » qui n’échapperait pas aux jeunes djihadistes français qui, eux, regardent de près le Coran. Mais pour l’auteur de l’essai intitulé « Islam, phobie, culpabilité », il est difficile de « poser ce problème avec sérénité » : « On manque cruellement, regrette-t-il, d’une parole ouverte et libre concernant les fondamentaux de l’islam ».
Pourquoi des djihadistes français ?

Daniel Sibony

Marianne

23 mai 2014
Les jeunes djihadistes français (et en fait européens) sont un symptôme. Leurs parents sont souvent sidérés, d’autant plus quand ils sont musulmans : de familles venues du Maghreb, désireuses de vivre à l’européenne, de prendre leurs distances vis-à-vis d’un discours religieux assez pesant, voire intégriste, et du mode d’être qui l’accompagne. Ils sont donc stupéfiés de voir leurs jeunes fils reprendre le flambeau de l’origine pure et dure. C’est compter sans l’écart des générations, écart qui peut tourner à la rupture quand les jeunes se mettent en tête de pourfendre les compromis et les « semblants » de leurs parents, pour brandir une exigence de plénitude qui vire au fanatisme (surtout chez les convertis, encore plus avides de plénitude identitaire). Certains d’entre eux, même s’ils ne passent pas à l’acte, réprouvent la mollesse spirituelle de leurs parents et rejoignent le giron intégriste qui leur fournit une identité sans faille.

Beaucoup, violents ou pas, sont abreuvés par des sites qui montrent l’ennemi « croisé » ou « sioniste » dans son horreur destructrice, « tueur d’enfants et de civils »… Mais le point crucial est le retour qu’on leur fait faire au texte fondateur, au Coran, où les « gens du Livre », juifs et chrétiens, représentés aujourd’hui par l’Amérique, Israël et un peu l’Europe, sont qualifiés de pervers, faussaires, injustes, traîtres, etc. Certains leur citent des versets plus calmes, comme « Point de contrainte en religion », ou comme « Ne tuez pas l’homme que Dieu a sacré », mais c’est qu’ils vont voir de près dans le texte, ils vérifient et ils trouvent : « Ne tuez pas l’homme que Dieu a sacré sauf pour une cause juste. » Quant au verset du libre choix, ils le voient encadré de violentes malédictions contre ceux qui font le mauvais choix.

En somme, on manque cruellement d’une parole ouverte et libre concernant les fondamentaux de l’islam ; et pour cause, ils sont recouverts d’un tabou, et toute remarque critique les concernant passe pour islamophobe dans le discours conformiste organisé, qui revient à imposer aux musulmans le même tabou, à les enfermer dans le cadre identitaire dont on décide qu’il doit être le leur (on voit même des juges de la République se référer au Coran pour arrêter leur décision…). Il y a donc un secret de Polichinelle sur la violence fondatrice de l’islam envers les autres, violence qui, en fait, n’a rien d’extraordinaire : toute identité qui se fonde est prodigue en propos violents envers les autres. Mais, avec le tabou et le conformisme imposés, cette violence reste indiscutée et semble indépassable. Récemment, dans Islam, phobie, culpabilité (Odile Jacob, 2013), j’ai posé ce problème avec sérénité, en montrant que les djihadistes, les extrémistes, sont au fond les seuls à crier une certaine vérité du Coran, portés par elle plutôt qu’ils ne la portent ; ils se shootent à cette vérité de la vindicte envers les autres, et même envers des musulmans, qu’il faut rappeler au droit chemin. Le livre est lu et circule bien, mais dans les médias officiels il a fait l’objet d’une vraie censure, celle-là même qu’il analyse, qui se trouve ainsi confirmée. Raconter ses méandres, ce serait décrire l’autocensure où nous vivons, où la peur pour la place est la phobie suprême : une réalité se juge d’après les risques qu’elle vous ferait courir ou les appuis qu’elle lui apporte.

J’apprends que la police anglaise demande aux mères musulmanes d’empêcher leurs jeunes de partir combattre en Syrie, c’est touchant ; tout comme l’appel français à la délation de jeunes suspectés de vouloir s’enrôler. Bref, n’importe quoi plutôt que d’affronter le problème – qui comporte aussi leur éventuel retour, un vrai retour de bâton si on ne fait rien « faute de preuves » quand ils reviennent.

La difficulté, c’est qu’un texte fondateur est comme un être vivant : dès qu’il se sent un peu lâché par les siens, il suscite des êtres « héroïques », des martyrs pour faire éclater sa vérité. Quitte à éclater le corps des autres. D’autres approches de cette « vérité » exigeraient un peu de courage de la part des élites, qui sont plutôt dans le déni. Pour elles, il n’y a pas de problème de fond, il y a quelques excités qui perdent la tête. Il ne faut pas dire que leur acte serait lié au Coran, si peu que ce soit. Le problème est bien voilé derrière des citations tronquées, des traductions édulcorées, témoignant, au fond, d’un mépris pour le Coran et ses fidèles. On a donc un symptôme cliniquement intéressant : quand un problème se pose et qu’il est interdit d’en parler, un nouveau problème se pose, celui de cet interdit. Puis un troisième : comment zigzaguer entre les deux ? Cela augmente le taux de poses « faux culs » très au-delà du raisonnable.
* Daniel Sibony est philosophe et psychanalyste, auteur des Trois monothéismes. Juifs, chrétiens, musulmans entre leurs sources et leurs destins (Seuil, 1992).

Voir aussi:

Who is Israel’s Most Powerful Enemy? The West
This is what happens in the West when Israel decides that thousands of rockets are enough.

Giulio Meotti
The writer, an Italian journalist with Il Foglio, writes a twice-weekly

Israelnationalnews

August 10, 2014

According to the definition given by a kibbutznik turned billionaire, Israel is “a villa in the jungle”.

Israel is an oasis surrounded by barbarians, beheaders, suicide bombers, mothers happy to send their own children to kill Jews – Islamic Jihad, Hamas, Salafists, Hezbollah, Islamic State, Iranian revolutionary guards… The list of the jihadist scum is long.

But Israel’s most powerful enemy is the West itself.

Israel is an oasis surrounded by barbarians, beheaders, suicide bombers, mothers happy to send their own children to kill Jews …
Israel’s wars to defend itself are always the chance to see an incredible eruption of hatred in the Western democracies and their élite.

Think about what has happened in the last few days.

A London theatre, Trycicle, boycotted the Jewish Festival because the festival got 1,000 pounds from the Israeli embassy.

Spain’s government announced it will impose a weapons’ embargo on Israel.

The self-hating Jew George Soros freed his fund from its Israeli assets.

Most of Hollywood’s stars, with the noble but solitary exception of Jon Voight, tweeted anti-Semitism.

In the UK, commercial chains such as John Lewis and Tesco, boycotted Israeli goods.

The Nobel Prize-winning Amnesty International, which once bravely fought for Andrei Sakharov, Boris Pasternak’s wife and Natan Sharansky, asked the US to stop sending fuel for Israeli tanks.

Spain’s most revered writer, Antonio Gala, cited the war between Israel and Hamas as retroactive justification for the expulsion of Jews from Spain in the 15th century. He wrote it in El Mundo, Spain’s second largest newspaper and the first Spanish website in the world.

Gala’s column is titled “Los Elegidos”. It means “the chosen”. The target is the Jews as a whole.

The former director of Unesco, the UN’s cultural agency, Federico Mayor Zaragoza, joined the boycott of the Israeli Jews.

Lawrence Weschler, for twenty years a writer for The New Yorker weekly magazine, compared Gaza to Dachau and Theresienstadt.

And the list of this Western scum is long.

There was a time when even Pablo Picasso signed appeals in favour of the State of Israel. Now his “Guernica”, about the atrocities of Franco’s government, is compared to Gaza.

And the world can hardly wait to see the Israelis at the dock of the Hague tribunal. Moshe Yaalon like Hermann Göring?

Meanwhile, Jews are secure no more in today’s Europe. In the last few weeks, in Paris and Berlin, we saw images reminiscient of the Kristallnacht.

A few days ago, Luciana Castellina, one of Italy’s most famous leftist journalists and writers, penned a front page column in which she attacked the pro- Israel rally I organized in Rome. She also regretted, sadly, that there are not enough anti-Jewish manifestations in Europe.

Muslims can kill Jewish students and bomb their homes. They can inflict pain in the wonderful society in Israel. But they can’t destroy the Jewish State. At least for the moment. At least as long as  Iran is unable to produce an atomic bomb.

By undermining Israel’s raison d’etre, the Western threat to Israeli existence has become existential, not merely tactic.

The West is making the world “Judenmüde”. Tired of Jews. The West is working so that people around the world will react to Israel’s destruction with a yawn. It is making them happy to turn the page.

Voir encore:

ISIL could pose threat to US, Europe, officials say

The group is now considered “the most potent military force” of any terrorist outfit in the world

 August 15, 2014

U.S. air strikes not « breaking the threat » of ISIL: Pentagon

ISIL’s conquest of vast swaths of Iraqi territory this spring and summer netted it a “significant” arsenal of U.S. weapons from two Iraqi military bases, including hundreds of tanks, heavily armored Humvees, assault rifles, and rocket-propelled grenade launchers, officials say. One U.S official tells Yahoo News ISIL is now considered “the most potent military force” of any terrorist group in the world.

Led by its charismatic chief Abu Bakr al-Baghdadi, the radical Islamist group is looking beyond its short-term goal of overthrowing the Iraqi and Syrian governments and replacing them with a self-proclaimed Islamic Caliphate. “We’re seeing an expansion of its external terrorist ambitions,” one U.S. counterterrorism official said in a briefing for reporters Thursday. “As its capabilities grow, it has attracted thousands of foreign extremists — some of whom are going home to start cells. As it carves out territory [in Iraq], it wants to go beyond that and do attacks outside. ” U.S. counterterrorism agencies had put the number of ISIL fighters at about 10,000, but that figure is now being reassessed and is likely to be raised, officials say.

Just four years ago the group, then calling itself the Islamic State of Iraq, was scattered and on the run from American forces, aided by Sunni tribes horrified by the group’s often grotesque violence. Its reign has been marked by summary executions, ritual stonings, beheadings and even crucifixions.

What fueled its resurgence? Officials say the group fed off Sunni resentment over the Shia-dominated government of Iraq’s Prime Minister Nouri al-Maliki, who announced his resignation Thursday night. It took advantage of the power vacuum in northern Iraq to seize large chunks of essentially ungoverned territory. It saw an opportunity in recruiting prisoners; in July 2013, its suicide bombers blew their way into the notorious Abu Ghraib prison, freeing up to 500 inmates, including al-Qaida leaders.

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A man purported to be the reclusive leader of the militant Islamic State Abu Bakr al-Baghdadi from a video recording posted on the Internet on July 5, 2014, (REUTERS/Social Media Website via Reuters TV/Files)

A man purported to be the reclusive leader of the militant Islamic State Abu Bakr al-Baghdadi from a video recording …

These demonstrable successes gave the group new credibility among jihadis around the world, especially after it joined the civil war in Syria and changed its name to ISIL. (It has at times also been known as ISIS, or the Islamic State of Iraq and Syria.) It has since changed its name again to the Islamic State after proclaiming itself a caliphate, the latest in a succession of Muslim empires dating back to the seventh century. Its ranks were soon swelled by foreigners, including hundreds of followers of the red-bearded Chechen militant Omar al-Shishani, a former Georgian army sergeant known for his deep hatred of America.

Concerns about terrorism spilling over from Syria and Iraq hit home in June when French police arrested an « armed jihadi » who had just returned from Syria in connection with the May 24 killing of four people — including two Israeli tourists — at a Jewish Center in Brussels.

Since then, authorities in Europe have broken up terror cells linked to ISIL, including one in Kosovo where officials this week arrested 40 suspects who had returned from Iraq and Syria—including some who had fought with ISIL — and seized weapons and explosives in dozens of locations.

ISIL and its followers have also proven adept at using social media, making a steady barrage of threats against the West, including the United States.

“Probably most striking are the threats on Twitter,” said a U.S. official who monitors the postings. “We’ve seen tens of thousands of postings by ten of thousands of people supporting ISIL, making threats to blow up U.S. Embassies. » One posting showed an ISIL banner apparently superimposed on an image of the White House.

It is still unclear how real those threats are, at least while ISIL is focused on its war with the Iraqi government. And the resignation of the deeply unpopular Maliki could allow for more U.S.-Iraqi cooperation in the fight against the insurgents.

But increasingly, officials say, ISIL has the perception of momentum. For the first time there are signs that some jihadis linked to al-Qaida are expressing sympathy, if not allegiance, to ISIL — despite al-Qaida chief Ayman al-Zawahri’s disavowal of the group.

One thing ISIL does not lack is funds. The group has seized banks, accumulating vast amounts of cash and raking in more by selling oil and other commodities to smugglers. ISIL “is flush with cash. It has plenty of money. They control oil fields, they have refiners. They have hundreds of millions of dollars,” said one U.S. analyst at the Thursday briefing.

And it is exceptionally well armed. When ISIL forces assaulted two Iraqi military bases, Camp Speicher and Rasheed Air Base, in July, they got the keys to the kingdom — hundreds of millions of dollars’ worth of American tanks, armored personal carriers, howitzers and other equipment. ISIL fighters have posed for videos brandishing MANPADS, shoulder-launched surface to air missiles that can shoot down low-flying aircraft.

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This undated file image posted on a militant website on Tuesday, Jan. 14, 2014, which has been verified and is consistent with other AP reporting, shows fighters from the al-Qaida linked Islamic State of Iraq and the Levant (ISIL) marching in Raqqa, Syria. Across the broad swath of territory it controls from northern Syria through northern and western Iraq, the extremist group known as the Islamic State has proven to be highly organized governors. (AP Photo/Militant Website, File)

This undated file image posted on a militant website on Tuesday, Jan. 14, 2014, which has been verified and is …

“They’ve got enough supplies, equipment and ammunition to last them five years,” said John Maguire, a former top CIA officer in Iraq who retains close ties to the Kurdish regional government. Thanks in part to assistance from former Iraqi military officers who have defected to ISIL, “they know how to operate American equipment.”

What they also have, at least for the moment, is a de facto safe haven. Al-Baghdadi — who officials say sees himself as the true successor to Osama bin Laden — is believed to be constantly on the move. But ISIL appears to have established a headquarters in Raqqa in northern Syria, where the group’s black banners reportedly fly over administrative buildings.

Given that President Obama has placed sharp limits on U.S. airstrikes and confined them to Iraq, that effectively makes Baghdadi and his top deputies — almost all of whom were once in U.S. custody — off-limits to U.S. military action. The Raqqa safe haven “is a problem,” acknowledged one U.S. official.

The bottom line, U.S. counterterrorism officials say, is that new strategies are urgently needed to counter the surging ISIL threat. In the briefing for reporters Thursday, one senior official made the point in the most understated way possible: “We don’t assess at the moment this [the threat from ISIL] is something that will collapse on its own.”


Gaza: Il faut bien que les juifs soient coupables, sinon où serait la justice ? (In a post-imperial, post-colonial world, Israel’s behaviour troubles and jars)

16 août, 2014

Les missiles qui sont aujourd’hui lancés contre Israël sont, pour chacun d’entre eux, un crime contre l’humanité, qu’il frappe ou manque [sa cible], car il vise une cible civile. Les agissements d’Israël contre des civils palestiniens constituent aussi des crimes contre l’humanité. S’agissant des crimes de guerre sous la Quatrième Convention de Genève – colonies, judaïsation, points de contrôle, arrestations et ainsi de suite, ils nous confèrent une assise très solide. Toutefois, les Palestiniens sont en mauvaise posture en ce qui concerne l’autre problème. Car viser des civils, que ce soit un ou mille, est considéré comme un crime contre l’humanité. (…) Faire appel à la CPI [Cour pénale internationale] nécessite un consensus écrit, de toutes les factions palestiniennes. Ainsi, quand un Palestinien est arrêté pour son implication dans le meurtre d’un citoyen israélien, on ne nous reprochera pas de l’extrader. Veuillez noter que parmi les nôtres, plusieurs à Gaza sont apparus à la télévision pour dire que l’armée israélienne les avait avertis d’évacuer leurs maisons avant les explosions. Dans un tel cas de figure, s’il y a des victimes, la loi considère que c’est le fait d’une erreur plutôt qu’un meurtre intentionnel, [les Israéliens] ayant suivi la procédure légale. En ce qui concerne les missiles lancés de notre côté… Nous n’avertissons jamais personne de l’endroit où ces missiles vont tomber, ou des opérations que nous effectuons. Ainsi, il faudrait s’informer avant de parler de faire appel à la CPI, sous le coup de l’émotion. Ibrahim Khreisheh (émissaire palestinien au CDHNU, télévision de l’Autorité palestinienne, 9 juillet 2014)
La Palestine n’est pas un État partie au Statut de Rome. La Cour n’a reçu de la Palestine aucun document officiel faisant état de son acceptation de sa compétence ou demandant au Procureur d’ouvrir une enquête au sujet des crimes allégués, suite à l’adoption de la résolution (67/19) de l’Assemblée générale des Nations Unies en date du 29 novembre 2012, qui accorde à la Palestine le statut d’État non membre observateur. Par conséquent, la CPI n’est pas compétente pour connaître des crimes qui auraient été commis sur le territoire palestinien. CPI
Une seule injustice tolérée suffit à remettre en cause l’idée même de la justice. Villepin (31.07.14)
Les Juifs sont un peuple particulier : ce qui est permis à d’autres nations est interdit aux Juifs. D’autres nations expulsent des milliers, et même des millions de gens, et il n’y a pas de problème de réfugiés. La Russie l’a fait, la Pologne, la Tchécoslovaquie l’ont fait, la Turquie a expulsé un million de Grecs, et l’Algérie un million de Français. L’Indonésie a expulsé, Dieu sait combien de Chinois, et personne ne dit un mot au sujet des réfugiés. Mais dans le cas d’Israël, les Arabes déplacés sont devenus d’éternels réfugiés. Tout le monde insiste sur le fait qu’Israël doit reprendre tout Arabe. Arnold Toynbee appelle ce déplacement des Arabes une atrocité plus grande que tout ce qu’ont commis les Nazis. D’autres nations victorieuses sur les champs de bataille dictent les conditions de la paix. Mais quand Israël est vainqueur il doit supplier pour obtenir la paix. Chacun attend des Juifs qu’ils soient les seuls vrais Chrétiens sur terre. (…) J’ai une prémonition qui ne me quittera pas : ce qui adviendra d’Israël sera notre sort à tous. Si Israël devait périr, l’holocauste fondrait sur nous. Eric Hoffer
What has been most striking about the British response to the Gaza conflict is the extent to which all the things that were once said about Jews are now said about Israel. Everywhere, from the spittle-flecked newspaper commentary to angry street protests, the old view of Jews as infanticidal masterminds of global affairs has been cut-and-pasted onto Israel. Consider the constant branding of Israelis as « child murderers. » The belief that Israel takes perverse pleasure in killing children is widespread. It was seen in the big London demonstrations where protesters waved placards featuring caricatured Israeli politicians saying « I love killing women and children. » It could be heard in claims by the U.K.-based group Save the Children that Israel launched a « war on children. » It was most explicitly expressed in the Independent newspaper last week when a columnist described Israel as a « child murdering community » and wondered how long it would be before Israeli politicians hold a « Child Murderer Pride » festival. It’s hard to think of a war in which, tragically, children haven’t died. In Afghanistan, for example, NATO bombs hit a school and more than one wedding, killing many children. But it is only Israel that is branded a child-murdering state. Where people seem willing to accept that the deaths of children in most war zones are horrible mistakes, in relation to Gaza it is assumed that Israel intends to murder children. What we have here is the resurrection, in pseudo-political garb, of a very old prejudice about Jews. The double-standard branding of Israel as a proud murderer of children rehabilitates in antiwar lingo an anti-Semitic trope: the ancient blood libel about Jews murdering children (Christian children, in the old telling). (…) Alone among the states of the world, Israel is treated as perversely infanticidal, awesomely powerful and terrifyingly destabilizing. Thus are ancient prejudices updated and transferred from an apparently problematic people to an apparently uniquely barbarous state, so that it is now increasingly difficult to tell where anti-Semitism ends and anti-Zionism begins. Britain hasn’t escaped the anti-Semitism sweeping Europe—the British have merely found new and subtler ways of expressing itBrendan O’Neill
In a post-imperial, post-colonial world, Israel’s behaviour troubled and jarred. The spread of television and then the internet, beamed endless pictures of Israeli infantrymen beating stone-throwers and, later, Israeli tanks and aircraft taking on Kalashnikov-wielding guerrillas. It looked like a brutal and unequal struggle. Liberal hearts went out to the underdog – and anti-Semites and opportunists of various sorts joined in the anti-Israeli chorus. Israelis might argue that the (relatively) lightly armed Hamasniks in Gaza want to drive the Jews into the sea; that the struggle isn’t really between Israel and the Palestinians but between little Israel and the vast Arab and Muslim worlds, which long for Israel’s demise ; even that Israel isn’t the issue, that Islamists seek the demise of the West itself, and that Israel is merely an outpost of the far larger civilisation that they find abhorrent and seek to topple. But television doesn’t show this bigger picture; images can’t elucidate ideas. It shows mighty Israel crushing bedraggled Gaza. Western TV screens never show Hamas – not a gunman, or a rocket launched at Tel Aviv, not a fighter shelling a nearby kibbutz. In these past few weeks, it has seemed as if Israel’s F-16s and Merkava tanks and 155mm artillery have been fighting only wailing mothers, mangled children, run-down concrete slums. Not Hamasniks. Not the 3,000 rockets reaching out for Tel Aviv, Jerusalem, Beersheba. Not mortar bombs crashing into kibbutz dining halls. Not rockets fired at Israel from Gaza hospitals and schools, designed to provoke Israeli counterfire that could then be screened as an atrocity. In the shambles of this war, a few basic facts about the contenders have been lost: Israel is a Western liberal democracy, where Arabs have the vote and, like Jews, are not detained in the middle of the night for what they think or say. While there is a violent, Right-wing fringe, Israelis remains basically tolerant, even in wartime, even under terrorist provocation. Their country is a scientific, technological and artistic powerhouse, in large measure because it is an open society. On the other side are a range of fanatical Muslim organisations that are totalitarian. Hamas holds Gaza’s population as a hostage in an iron grip and is intolerant of all “others” – Jews, homosexuals, socialists. How many Christians have remained in Gaza since the violent 2007 Hamas takeover? The Palestinians have been treated badly, there is no doubt about that. Britain, America, fellow Arabs, Zionists – all are to blame. But so are they, having rejected two-state compromises offered in 1937, 1947, 2000 and 2008. They should have a state of their own, in the West Bank, East Jerusalem and Gaza. This is fair, this would constitute a modicum of justice. But this is not what Hamas wants. Like Isis in Iraq and Syria, like al Qaeda, the Shabab in Somalia and Boko Haram in Nigeria, it seeks to destroy Western neighbours. And the Nick Cleggs of this world, who call on Britain to suspend arms sales to Israel, are their accomplices. It’s as if they really don’t understand the world they live in, like those liberals in Britain and France who called for disarmament and pro-German treaty revision in the Thirties. But the message is clear. The barbarians truly are at the gates.  Benny Morris
Ce que le kamikaze humanitaire guette, ce n’est pas les dégâts qu’il va faire, mais les dégâts qu’on va lui faire. Et ce sont ces dégâts inversés qui sont censés faire des dégâts. Le kamikaze humanitaire est un kamikaze d’un genre mutant, tout à fait neuf, parfaitement inédit : c’est un kamikaze oxymore. C’est l’idée que les dégâts seront extrêmement collatéraux, diffus, les explications très confuses, les analyses rendues très compliquées puisque le mot humanitaire, lâché comme une bombe, est brandi comme l’arme à laquelle on ne peut rien rétorquer : on ne fait pas la guerre à la paix. Le mot humanitaire est un mot qui a tout dit. Son drapeau est intouchable, son pavillon est insouillable. C’est l’idée que, déguisé en pacifiste, le terroriste aura de son côté, tout blotti contre la coque de son navire naïf rempli de gentillesse gentille et d’idéaux grands, d’ambitions fraternelles, la communauté internationale. Car c’est le monde entier qui, tout à coup, forme une communauté. Le mot humanitaire, forcément inoffensif, ne saurait être offensé, attaqué : c’est une paix qui avance sur les flots, on ne bombarde pas une paix, on ne crible pas de flèches, de balles, une colombe qui passe, même si cette colombe est pilotée par Mohammed Atta, je veux dire ses avatars paisibles, ses avatars innocents, ses avatars gentils, ses avatars qui avancent avec des sentiments plein les poches et la rage entre les dents, et la haine dans les yeux au moment même du sourire. Il y avait les kamikazes volants, voici les kamikazes flottants. Les kamikazes de la vitesse du son ? Démodées. Voici les kamikazes, déguisés en bonnes fées, de la langueur des flots, voici les kamikazes de la vitesse de croisière. Les kamikazes comme des poissons sur les flots, dont l’aide qu’ils apportent est un costume, une panoplie, un déguisement. Ils attendent qu’Israël riposte, autrement se donne tort. Kamikazes qui voudraient non seulement nous faire accroire qu’ils sont pacifistes, mais qu’ils sont passifs. Kamikazes déclencheurs de bavures officielles, au fil de l’eau. Non plus descendant des nuages, s’abattant comme autant de foudres, mais des kamikazes bien lents, bien tranquilles, bien plaisanciers. Des kamikazes bercés par la vague, et qui savent ce qu’ils viennent récolter : des coups, et par conséquent de la publicité. Des kamikazes au long cours qui viennent, innocemment, fabriquer de la culpabilité israélienne. Yann Moix
On finit donc par se dire que ces manifestations, les violences et les cris de haine qui les accompagnent ne sont motivés ni par la compassion envers les victimes palestiniennes, ni par le souci de la justice, ni même par la solidarité religieuse ou communautaire, mais bien par la bonne vieille haine du juif. On peut massacrer et torturer à travers le monde cent fois plus qu’à Gaza, le vrai coupable, le coupable universel, c’est le juif. Une poignée de juifs qui transforment un désert en pays prospère et démocratique, au milieu d’un océan de dictatures arabes sanglantes, de misère, d’islamisme et de corruption, une poignée de juifs qui, en outre, décident de ne plus être victimes, voilà qui est insupportable. Il faut donc bien que les juifs soient coupables, sinon où serait la justice ? Pierre Jourde

Alors qu’après les kilomètres de tunnels, les boucliers humains, les journalistes sous contrôle et l’ingérence comme en Syrie ou partout ailleurs de Doha et Istanbul, s’accumulent  les preuves de la perfidie du Hamas pour ceux qui ont des yeux pour voir et des oreilles pour entendre …

Et que les ennemis d’Israël et leur petite armée d’idiots utiles fourbissent à présent leurs flottilles et leurs armes juridiques

Comment ne pas voir, avec deux textes de Pierre Jourde et Yann Moix d’il y a quelques années, la véritable raison de tant de haine …

A savoir ce besoin irrépressible, au nom même de l »intouchable » et « insouillable » drapeau de l’humanitaire, de « fabriquer de la culpabilité israélienne » …

Et l’insupportable scandale, « au milieu d’un océan de dictatures arabes sanglantes, de misère, d’islamisme et de corruption, d’une « poignée de juifs qui transforment un désert en pays prospère et démocratique » et « en outre, décident de ne plus être victimes » ?

Le juif, coupable universel

Pierre Jourde
Le Monde

21.01.2009
Depuis l’entrée de Tsahal dans la bande de Gaza, les médias parlent benoîtement d' »importation du conflit », de « violences intercommunautaires ». Elles sont tout de même un peu à sens unique, les violences « intercommunautaires ». Cela consiste, en gros, à ce que des jeunes gens d’origine arabo-musulmane s’en prennent à des juifs, manifestant par là leur soutien à leurs « frères » palestiniens opprimés. Ils n’ont d’ailleurs pas attendu le conflit de Gaza pour pratiquer ce sport, et l’agression ou l’injure adressée aux juifs est devenue un phénomène récurrent.
La mort de centaines de femmes et d’enfants palestiniens est un désastre humain qui doit susciter en tout homme l’horreur et la compassion. En conséquence de quoi, il est légitime d’aller casser la figure à un juif de France qui n’y est pour rien. Sans doute parce que ces gens-là, c’est bien connu, forment un lobby. Tout juif est complice.

Que soutiennent-ils, en tant que quoi manifestent-ils, ceux qui cassent du juif, et ceux qui manifestent contre l’opération israélienne ?

Soutiennent-ils le Hamas ? Savent-ils que les textes de référence de ce mouvement n’ont rien à envier à ceux du Parti nazi ? Que son objectif déclaré est de tuer les juifs et de détruire Israël ? Veulent-ils qu’Israël reçoive éternellementses missiles sans réagir ? Savent-ils que l’intrication des combattants et des civils est telle, à Gaza, que faire le tri lors d’une opération militaire est d’une extrême difficulté ?

Réagissent-ils en tant qu’Arabes ? Mais ils sont français, et en quoi un Français est-il impliqué dans un conflit international, sinon au nom de la justice universelle ? Réagissent-ils alors au nom de la justice universelle ? En tant qu’êtres humains ? Mais alors, pourquoi ne se révoltent-ils pas quand on massacre les Indiens du Chiapas, les Tibétains ? Pourquoi les centaines de milliers de morts, les inconcevables cruautés perpétrées au Darfour ne les jettent-ils pas dans les rues ? Tout de même pas parce qu’elles sont le fait des milices d’un régime islamiste ? Pourquoi ne trouvent-ils pas étrange que les communautés juives aient quasiment disparu de tous les pays arabes, après persécutions et spoliations ? Pourquoi ne réclament-ils pas, au nom de la justice, le droit au retour des juifs chassés ?

PROPAGANDE PARANOÏAQUE

S’ils réagissent en tant qu’Arabes, où étaient-ils quand les Syriens ou les Jordaniens massacraient dix fois plus d’Arabes, palestiniens ou non, que Tsahal ? Savent-ils que l’un des rares endroits du Moyen-Orient où les Arabes bénéficient de droits démocratiques, c’est Israël ? Savent-ils que, pour la liberté, la démocratie, les droits de l’homme, il vaut infiniment mieux être arabe en Israël que juif dans un pays arabe, et, à bien des égards, qu’arabe dans un pays arabe ?

Savent-ils qu’Israël soutient financièrement la Palestine, soigne les Palestiniens dans ses hôpitaux ? Que les deux millions d’Arabes israéliens ont leurs députés ? Savent-ils que, si la haine antijuive et le négationnisme se déchaînent dans les pays arabes, attisés par une propagande paranoïaque, qui n’hésite pas à faireusage du faux antisémite des Protocoles des Sages de Sion, la réciproque n’est pas vraie ? Que si de nombreux Israéliens défendent les droits des Arabes, rarissimes sont les Arabes qui défendent des juifs ?

Réagissent-ils en tant que communauté opprimée ? Mais alors, pourquoi les Noirs de France ne s’en prendraient-ils pas aux Arabes qui les exterminent au Soudan ? Pourquoi la communauté indienne ne manifesterait-elle pas contre les régimes arabes du Golfe qui traitent leurs « frères » comme des esclaves ? Voilà qui mettrait de l’ambiance dans la République !

Réagissent-ils en tant que musulmans ? Mais où étaient-ils quand on les massacrait en Bosnie, en Tchétchénie, en Inde ? Leur silence ne s’explique tout de même pas parce que les massacreurs n’étaient pas des juifs, n’est-ce pas ? Savent-ils que les musulmans d’Israël pratiquent librement leur culte ? Que l’université hébraïque de Tel-Aviv abonde en jeunes filles voilées ? Combien de juifs en kippa au Caire, à Damas, à Bagdad ? L’exigence de justice est-elle à sens unique ?

On finit donc par se dire que ces manifestations, les violences et les cris de haine qui les accompagnent ne sont motivés ni par la compassion envers les victimes palestiniennes, ni par le souci de la justice, ni même par la solidarité religieuse ou communautaire, mais bien par la bonne vieille haine du juif. On peut massacrer et torturer à travers le monde cent fois plus qu’à Gaza, le vrai coupable, le coupable universel, c’est le juif.

Une poignée de juifs qui transforment un désert en pays prospère et démocratique, au milieu d’un océan de dictatures arabes sanglantes, de misère, d’islamisme et de corruption, une poignée de juifs qui, en outre, décident de ne plus être victimes, voilà qui est insupportable. Il faut donc bien que les juifs soient coupables, sinon où serait la justice ?

Pierre Jourde, romancier, critique littéraire, professeur à l’université de Grenoble-III

Voir aussi:

Les kamikazes humanitaires
Yann Moix

La Règle du jeu

Ce que le kamikaze humanitaire guette, ce n’est pas les dégâts qu’il va faire, mais les dégâts qu’on va lui faire. Et ce sont ces dégâts inversés qui sont censés faire des dégâts.

Le kamikaze humanitaire est un kamikaze d’un genre mutant, tout à fait neuf, parfaitement inédit : c’est un kamikaze oxymore. C’est l’idée que les dégâts seront extrêmement collatéraux, diffus, les explications très confuses, les analyses rendues très compliquées puisque le mot humanitaire, lâché comme une bombe, est brandi comme l’arme à laquelle on ne peut rien rétorquer : on ne fait pas la guerre à la paix.

Le mot humanitaire est un mot qui a tout dit. Son drapeau est intouchable, son pavillon est insouillable. C’est l’idée que, déguisé en pacifiste, le terroriste aura de son côté, tout blotti contre la coque de son navire naïf rempli de gentillesse gentille et d’idéaux grands, d’ambitions fraternelles, la communauté internationale. Car c’est le monde entier qui, tout à coup, forme une communauté. Le mot humanitaire, forcément inoffensif, ne saurait être offensé, attaqué : c’est une paix qui avance sur les flots, on ne bombarde pas une paix, on ne crible pas de flèches, de balles, une colombe qui passe, même si cette colombe est pilotée par Mohammed Atta, je veux dire ses avatars paisibles, ses avatars innocents, ses avatars gentils, ses avatars qui avancent avec des sentiments plein les poches et la rage entre les dents, et la haine dans les yeux au moment même du sourire.

Il y avait les kamikazes volants, voici les kamikazes flottants. Les kamikazes de la vitesse du son ? Démodées. Voici les kamikazes, déguisés en bonnes fées, de la langueur des flots, voici les kamikazes de la vitesse de croisière. Les kamikazes comme des poissons sur les flots, dont l’aide qu’ils apportent est un costume, une panoplie, un déguisement. Ils attendent qu’Israël riposte, autrement se donne tort. Kamikazes qui voudraient non seulement nous faire accroire qu’ils sont pacifistes, mais qu’ils sont passifs. Kamikazes déclencheurs de bavures officielles, au fil de l’eau. Non plus descendant des nuages, s’abattant comme autant de foudres, mais des kamikazes bien lents, bien tranquilles, bien plaisanciers. Des kamikazes bercés par la vague, et qui savent ce qu’ils viennent récolter : des coups, et par conséquent de la publicité. Des kamikazes au long cours qui viennent, innocemment, fabriquer de la culpabilité israélienne. Des kamikazes en liège qui viennent déclencher la pluie de la riposte pour clamer que l’orage est scandaleux, que les tonnerres devraient être interdits, que la météo internationale n’a plus le droit de se laisser dicter le temps qu’il fera par le ciel. Les kamikazes du ciel sont tous morts, voici les kamikazes de l’eau. Des kamikazes doublement victimes : victime de leur folie, comme les kamikazes d’hier, et victimes officielles sur le terrain mondial.

Carnaval : les coupables déguisés en victime sont considérés comme victimes, c’est la victoire du masque, c’est l’inversion, c’est le rouleau d’Esther qui une nouvelle fois se déroule, c’est le bourreau qui devient victime parce qu’il est arrivé en Arlequin de victime, en Arlequin de la paix, et c’est celui qui ôte le masque, qui sait reconnaître le cyclope derrière la sirène, c’est celui-là qui, dans notre histoire toute neuve, conviendra une fois encore dans le rôle, sur mesure décidément, du méchant. De l’inique, de l’aveugle, du déclencheur de guerre. Voici les kamikazes, déguisés en lenteur, des temps nouveaux. Voici les kamikazes, déguisés en contraires de kamikazes. Voici des ami-kazes. Voici les kamikazes sans haine et sans reproche, voici les guerriers qui, dans la lenteur et la torpeur, dans la paresse et l’allégresse, dans la sérénité et la gaité, viennent lancer des attaques à têtes de défense, des défis à têtes d’innocence, des menaces à têtes de fraternité.

Nous n’allons pas aller ce soir au bal masqué : sans loup sur les yeux, sans haine dans le regard, la tête froide et non maquillée, nous allons dire une chose inadmissible dans la cour de récréation des médias qui tour à tour s’imitent et se copient, se plagient, font chorus ; nous allons dire que nous n’allons pas tomber dans le panneau, que tout cela est une mascarade, et ces mots nous les assumons, puisque sans courage, sans vérité, sans convictions, la vie ne serait qu’une mer d’huile. Or nous aimons la mer, vraiment. Mais pas l’huile.

Voir également:

When did Britain lose faith in Israel?
We used to be partners, fighting alongside each other, part of the free world together. Then something changed. But, as Benny Morris reminds us, its enemies are still our enemies
Benny Morris

Telegraph

11 Aug 2014

Half a century ago, relations between Israel and Britain were friendly. More than friendly. They were characterised by admiration. And nowhere in Britain was sympathy and admiration stronger than on the Left and among the young. The Left admired Israel’s social democracy, energy and pioneering spirit – Israel was one of the few states that emerged after the Second World War, and the only one in the Middle East, that became a success story.
There was huge admiration, too, for the kibbutz movement, with its three hundred-odd collective settlements, in which thousands of young Britons spent months, and even years, as volunteers, enjoying the egalitarian spirit, agricultural labour and sex. British socialists admired Israel’s powerful trade union association, the Histadrut, which had its own publishing company, bank, daily newspaper, health service and industrial plants. Somewhat shamefacedly, there was also keen appreciation of Israel’s military – resourceful, daring and successful.
In retrospect, ironically, at no time was this general admiration more apparent than at the moment of Israel’s greatest military feat – in the immediate aftermath of the 1967 War, when Israeli forces in six days routed the armies of Egypt, Jordan and Syria and occupied the West Bank, Gaza Strip, East Jerusalem, the Sinai Peninsula and the Golan Heights. But half a century on, much of that admiration has fled and Israel’s military brilliance has become something to denounce and deplore. What has gone wrong?
Back in 1937, a royal commission headed by Lord Peel recommended the end of the British Mandate over Palestine and the country’s partition into two states, one Jewish, the other Arab . The commission also recommended that most of the Arab inhabitants of the Jewish state’s area-to-be should be transferred to the Arab area , by force if need be, in order to assure the stability of the settlement. The Arabs rejected partition, demanding all of Palestine for themselves. But the British government, under Neville Chamberlain, initially endorsed the Peel proposals.
This support for Jewish statehood at least in part of Palestine conformed to British policy since 1917, when Lloyd George’s cabinet issued the Balfour Declaration, supporting the establishment of a “Jewish National Home”. But, given the triple challenges to Britain from the predatory regimes of Nazi Germany, Fascist Italy and Imperial Japan, Chamberlain opted to appease the Arabs (as well as appeasing Hitler) and, in 1938-1939, reversed Britain’s course and turned anti-Zionist. When the Second World War – and the Zionists – intervened, preventing the establishment of Arab rule over all of Palestine, Britain, in helplessness and disgust, thrust the problem into the lap of the United Nations. This was due largely to the terroristic Right-wing rebellion, by the Irgun and Stern (or Lehi) Group, against Britain during 1944-1947 that left great anger in Britain against “the Jews” for a generation or more.

In 1947, the UN re-endorsed partition and the two-state solution . Again, the Arabs rejected the proposal, and went to war against the emergent Jewish state. But they lost. One of the tragic consequences of the 1948 War was the creation of some 700,000 Palestinian refugees. The Arab world proved unable to get over its humiliation at the hands of the puny Jewish community of just 650,000 souls, and the refugees, festering in squalid camps, stood as a permanent challenge to Arab manhood. The Palestinians, egged on by the Arab states, never acquiesced in the outcome. Moshe Dayan, then chief of the general staff, put it succinctly in 1956, in a eulogy at the graveside of a kibbutznik murdered by Arab infiltrators: “For eight years, they have sat in the refugee camps of Gaza, and have watched how we have turned their lands and villages, where they and their forefathers previously dwelled, into our home… Beyond the furrow of the border surges a sea of hatred and revenge… Let us not fear to look squarely at the hatred that consumes and fills the lives of hundreds [of thousands] of Arabs who live around us… This is our choice – to be ready and armed, tough and harsh – or else the sword shall fall from our hands and our lives will be cut short.”

Some 200,000 of the 1948 refugees ended up in the Gaza Strip. During the following decades, the refugee camps – actually suburban slums – supplied the fuel and manpower for bouts of terror against Israel, as well as serving as the hotbeds of the two Palestinian revolts, or intifadas, in 1987-91 and 2000-2004. Today, its population numbers 1.8 million. The slum-dwellers are the chief recruiting ground of the military wing of Hamas, which has battled the IDF during the past weeks in the alleyways and tunnels of Shaja’iya, Beit Hanun and Rafah.

Initially, like the US, Britain supported the return of the refugees to the area that became Israel. But as Israel absorbed millions of impoverished Jewish immigrants and settled them in the former Arab sites, the West tacitly accepted the Israeli argument that a mass return would undermine the Jewish state and returnees would constitute a giant fifth column. None the less, the Islamic world, including countries at peace with Israel such as Egypt and Jordan, continue to assert the refugees’ “right of return”.

Britain’s intimate relationship with Israel, founded in the Balfour Declaration, reached a new level in 1956, when Israeli troops fought alongside Britain and France at Suez. For the European powers, the resulting political defeat in effect saw them ousted from the Middle East. Soon, Britain was accepting Israel not as a subordinate recent colony, but as a partner, as part of the free world. Affection blossomed.

But it did not last: 1967 marked its high-water mark. A gradual disaffection grew in Britain. Israel’s occupation of Palestinian territories dragged on. Palestinian resistance and bouts of rebellion triggered Israeli clampdowns and repression – and in a post-imperial, post-colonial world, Israel’s behaviour troubled and jarred. The spread of television and then the internet, beamed endless pictures of Israeli infantrymen beating stone-throwers and, later, Israeli tanks and aircraft taking on Kalashnikov-wielding guerrillas. It looked like a brutal and unequal struggle. Liberal hearts went out to the underdog – and anti-Semites and opportunists of various sorts joined in the anti-Israeli chorus.

Israelis might argue that the (relatively) lightly armed Hamasniks in Gaza want to drive the Jews into the sea; that the struggle isn’t really between Israel and the Palestinians but between little Israel and the vast Arab and Muslim worlds, which long for Israel’s demise ; even that Israel isn’t the issue, that Islamists seek the demise of the West itself, and that Israel is merely an outpost of the far larger civilisation that they find abhorrent and seek to topple.

But television doesn’t show this bigger picture; images can’t elucidate ideas. It shows mighty Israel crushing bedraggled Gaza. Western TV screens never show Hamas – not a gunman, or a rocket launched at Tel Aviv, not a fighter shelling a nearby kibbutz. In these past few weeks, it has seemed as if Israel’s F-16s and Merkava tanks and 155mm artillery have been fighting only wailing mothers, mangled children, run-down concrete slums. Not Hamasniks. Not the 3,000 rockets reaching out for Tel Aviv, Jerusalem, Beersheba. Not mortar bombs crashing into kibbutz dining halls. Not rockets fired at Israel from Gaza hospitals and schools, designed to provoke Israeli counterfire that could then be screened as an atrocity.

In the shambles of this war, a few basic facts about the contenders have been lost: Israel is a Western liberal democracy, where Arabs have the vote and, like Jews, are not detained in the middle of the night for what they think or say. While there is a violent, Right-wing fringe, Israelis remains basically tolerant, even in wartime, even under terrorist provocation. Their country is a scientific, technological and artistic powerhouse, in large measure because it is an open society. On the other side are a range of fanatical Muslim organisations that are totalitarian. Hamas holds Gaza’s population as a hostage in an iron grip and is intolerant of all “others” – Jews, homosexuals, socialists. How many Christians have remained in Gaza since the violent 2007 Hamas takeover?

The Palestinians have been treated badly, there is no doubt about that. Britain, America, fellow Arabs, Zionists – all are to blame. But so are they, having rejected two-state compromises offered in 1937, 1947, 2000 and 2008. They should have a state of their own, in the West Bank, East Jerusalem and Gaza. This is fair, this would constitute a modicum of justice. But this is not what Hamas wants. Like Isis in Iraq and Syria, like al Qaeda, the Shabab in Somalia and Boko Haram in Nigeria, it seeks to destroy Western neighbours. And the Nick Cleggs of this world, who call on Britain to suspend arms sales to Israel, are their accomplices. It’s as if they really don’t understand the world they live in, like those liberals in Britain and France who called for disarmament and pro-German treaty revision in the Thirties. But the message is clear. The barbarians truly are at the gates.

Professor Morris is the author of ‘One State, Two States: Resolving the Israel/Palestine Conflict’

Voir de plus:

It’s Britain, So the Anti-Semitism Is More Refined
Cutting and pasting the old prejudice of Jews as infanticidal global masterminds onto Israel.

Brendan O’Neill

The WSJ

Aug. 15, 2014
London

Britain’s leftists are patting themselves on the back for having resisted the lure of anti-Semitism. Sure, there were some ugly incidents in the U.K. during the Gaza conflict in recent weeks, including the smashing of a Belfast synagogue’s window and the pasting of a sign saying « Child Murderers » on a synagogue in Surrey. But for the most part, Britain’s anti-Israel protesters trill, we avoided the orgies of Jew-hate that stained protests about Gaza in Paris, Berlin and other European cities.

I don’t buy that Britain is an oasis of prejudice-free anti-Zionism in a European desert of anti-Semitic sentiment. Rather, Brits have simply proven themselves more adept than their Continental counterparts at dolling up their prejudices as political stands. In Britain, the meshing of anti-Semitism and anti-Zionism, the expression of ancient prejudices in the seemingly legitimate guise of opposing Israel, is more accomplished than it is in other European countries. Britain isn’t free of anti-Semitism—we’re just better than our cousins on the Continent at expressing that poisonous outlook in a more coded, clever way.

What has been most striking about the British response to the Gaza conflict is the extent to which all the things that were once said about Jews are now said about Israel. Everywhere, from the spittle-flecked newspaper commentary to angry street protests, the old view of Jews as infanticidal masterminds of global affairs has been cut-and-pasted onto Israel.

Consider the constant branding of Israelis as « child murderers. » The belief that Israel takes perverse pleasure in killing children is widespread. It was seen in the big London demonstrations where protesters waved placards featuring caricatured Israeli politicians saying « I love killing women and children. » It could be heard in claims by the U.K.-based group Save the Children that Israel launched a « war on children. » It was most explicitly expressed in the Independent newspaper last week when a columnist described Israel as a « child murdering community » and wondered how long it would be before Israeli politicians hold a « Child Murderer Pride » festival.

It’s hard to think of a war in which, tragically, children haven’t died. In Afghanistan, for example, NATO bombs hit a school and more than one wedding, killing many children. But it is only Israel that is branded a child-murdering state. Where people seem willing to accept that the deaths of children in most war zones are horrible mistakes, in relation to Gaza it is assumed that Israel intends to murder children.

What we have here is the resurrection, in pseudo-political garb, of a very old prejudice about Jews. The double-standard branding of Israel as a proud murderer of children rehabilitates in antiwar lingo an anti-Semitic trope: the ancient blood libel about Jews murdering children (Christian children, in the old telling).

Or consider radical Brits’ depiction of Israel as the puppet-master of global politics. You could see it when marchers waved banners showing large-nosed Israeli politicians referring to Barack Obama and David Cameron as « My Most Obedient Puppets. » You could see it when the Guardian newspaper published a cartoon showing huge Israeli politicians puppeteering a tiny Tony Blair and William Hague. The puppet-master trope has even made an appearance in the über-respectable Economist magazine, which earlier this year ran a cartoon showing President Obama trying to make peace with Iran but being held back by a huge seal of Congress daubed with the Star of David. In short, Israel shackles the most powerful man in the world. The Economist pulled the cartoon following complaints from Jewish groups.

Here, too, we see polish being applied to an old prejudice: that Jews are the secret power behind the global political throne. Again, what is presented as a legitimate criticism of Israel is just an updating and political-correcting of a long-standing fear of Jewish influence.

Or consider the claim that Israel is the key source of global instability. A few years ago, a poll of Europeans found that a majority viewed Israel as the greatest threat to world peace. Britons in particular seem convinced that Israel is a bringer of chaos: A BBC poll in 2012 found that 69% of Britons think Israel has a « negative influence » on the world. At recent protests, Israel was singled out as a destabilizing force—as one news report said, the protesters « declared Israel a rogue state. »

This, too, brings to mind old prejudices, in this case the view of Jews as a key source of moral and social rot. Protesters singling out Israel as a rogue that threatens the global order echo yesteryear’s belief that the presence of Jews made a society less secure and more unstable.

Alone among the states of the world, Israel is treated as perversely infanticidal, awesomely powerful and terrifyingly destabilizing. Thus are ancient prejudices updated and transferred from an apparently problematic people to an apparently uniquely barbarous state, so that it is now increasingly difficult to tell where anti-Semitism ends and anti-Zionism begins. Britain hasn’t escaped the anti-Semitism sweeping Europe—the British have merely found new and subtler ways of expressing it.

Mr. O’Neill is the editor of the online journal Spiked.

Voir de plus:

La situation particulière d’Israël
Eric Hoffer*
LA Times
26 mai 1968
Traduit par Norbert Lipszyc

*Les Juifs sont un peuple particulier : ce qui est permis à d’autres nations est interdit aux Juifs. D’autres nations expulsent des milliers, et même des millions de gens, et il n’y a pas de problème de réfugiés. La Russie l’a fait, la Pologne, la Tchécoslovaquie l’ont fait, la Turquie a expulsé un million de Grecs, et l’Algérie un million de Français. L’Indonésie a expulsé, Dieu sait combien de Chinois, et personne ne dit un mot au sujet des réfugiés. Mais dans le cas d’Israël, les Arabes déplacés sont devenus d’éternels réfugiés.

Tout le monde insiste sur le fait qu’Israël doit reprendre tout Arabe. Arnold Toynbee appelle ce déplacement des Arabes une atrocité plus grande que tout ce qu’ont commis les Nazis.

D’autres nations victorieuses sur les champs de bataille dictent les conditions de la paix. Mais quand Israël est vainqueur il doit supplier pour obtenir la paix. Chacun attend des Juifs qu’ils soient les seuls
vrais Chrétiens sur terre.

D’autres nations, quand elles sont vaincues, survivent et se rétablissent, mais si Israël était défait une seul fois il serait détruit. Si Nasser avait triomphé, en juin dernier, il aurait effacé Israël de la carte, et personne n’aurait levé le petit doigt pour sauver les Juifs. Aucun engagement pris envers les Juifs par quelque gouvernement que ce soit, dont le nôtre, ne vaut le papier sur lequel il est écrit.

Le monde entier s’indigne quand on meurt au Vietnam, ou quand deux noirs sont exécutés en Rhodésie. Mais quand Hitler massacra les Juifs, personne ne protesta auprès de lui.

Les Suédois, qui sont prêts à rompre leurs relations diplomatiques avec les Etats-Unis à cause de ce que nous faisons au Vietnam, ne bronchèrent pas quand Hitler massacrait les Juifs. Ils envoyèrent à Hitler du minerai de fer de première qualité, des roulements à bille, et assurèrent l’entretien de ses trains de troupes destinés à la Norvège. Les Juifs sont seuls au monde. Si Israël survit, ce sera uniquement grâce aux efforts des Juifs. Et aux ressources juives.

Pourtant, en ce moment même, Israël est notre seul allié inconditionnel et fiable. Nous pouvons compter sur Israël plus qu’Israël peut compter sur nous. Il suffit seulement d’imaginer ce qui se serait produit, l’été dernier, si les Arabes, avec leurs soutiens russes, avaient gagné la guerre, pour comprendre à quel point la survie d’Israël est vitale pour l’Amérique, pour l’Occident en général.

J’ai une prémonition qui ne me quittera pas : ce qui adviendra d’Israël sera notre sort à tous. Si Israël devait périr, l’holocauste fondrait sur nous.

Voir de plus:

Plainte contre Israël auprès de la CPI: des fondements à revoir

hAvocat aux Barreaux de Paris et de New-York en droit pénal, propriété intellectuelle et droit des contrats

Huffington Post

14/08/2014

Le 25 juillet 2014, une plainte a été déposée au nom du gouvernement palestinien auprès de la CPI pour crimes de guerre (ciblage des civils, blocus…).

La CPI s’est déclarée incompétente car la déclaration de compétence faite par l’Autorité Palestinienne (l’AP) en 2009 n’est plus valable depuis que l’ONU a accordé un statut d’Etat non membre observateur à la Palestine. Une nouvelle déclaration de compétence auprès de la CPI serait nécessaire pour en permettre la saisine.

Et après?

Les chefs de prévention

Le blocus maritime

Israël est en guerre contre le Hamas et, à ce titre, prend les mesures militaires qui lui semblent nécessaires à la protection de son territoire et de sa population, sous réserve du respect du droit international. Le blocus maritime n’est que l’une des modalités autorisées par le droit international lors d’un conflit armé (Manuel de San Rémo, 1994).

L’objectif de ce blocus est d’empêcher la fourniture d’armes au Hamas ainsi que les tentatives d’infiltration en Israël par la mer. Plusieurs cargos ont été arraisonnés avec plusieurs dizaines voire centaines de tonnes de munitions à bord à destination de Gaza (entre autres, le Francop en novembre 2009, le Victoria en mars 2011, le Klos C en mars 2014).

Entre 2006 et 2014, plus de 13.000 roquettes et missiles ont été tirés de Gaza sur Israël, soit près de 1630 par an. En 35 jours d’opération Bordures Protectrices, 3488 roquettes ont été tirées sur Israël soit près de 100 par jour. Les tentatives d’infiltration terroristes par la mer sont régulièrement déjouées grâce à la vigilance de la marine israélienne.

Ce blocus n’est donc ni une fantaisie du gouvernement israélien ni une punition collective des Gazaouis mais une mesure de sécurité justifiée. Il en ressort, comme cela ressort du rapport Palmer remis à l’ONU le 2 septembre 2011, que le blocus israélien de la bande de Gaza est tout à la fois légal et légitime. Pour autant, Israël transfère à Gaza 6000 tonnes par jour de denrées, matériel et médicaments ainsi que l’eau, l’électricité et le ciment qui permettent au Hamas de construire les tunnels d’où ils commettent les infiltrations terroristes en Israël. Peut-on vraiment parler de blocus?

L’Egypte, en revanche, ferme régulièrement et pour de longues périodes sa frontière (le terminal de Rafah) et ne permet aucun transfert de personnes ni de matériel, ni même de médicaments. Le gouvernement de Mohammed Morsi issu des Frères Musulmans (le Hamas est une aile des Frères Musulmans), lorsqu’il était au pouvoir, a lui-même fait inonder les tunnels qui passaient sous la frontière égypto-gazaouie pour empêcher le trafic d’armes du Hamas. Pourtant proche de Gaza, tant géographiquement qu’historiquement (l’Egypte a occupé Gaza de 1948 à 1967), l’Egypte a imposé un blocus bien plus strict que le blocus maritime israélien.

A quand une plainte contre le blocus égyptien? et contre le blocus de Cuba par les Etats-Unis, condamnés une vingtaine de fois par l’ONU depuis 1962?

Le ciblage intentionnel des civils

Un rappel: on ne peut que regretter les victimes civiles quelles qu’elles soient.

Une évidence: L’armée israélienne ne cible pas intentionnellement les civils palestiniens.

Une question: les victimes civiles sont-elles toutes des civils?

L’Institut de Recherche des Médias du Moyen-Orient a publié le 22 juillet 2014 une traduction de la nouvelle campagne du Hamas publiant des vidéos et des posts sur Facebook et Twitter apprenant aux Gazaouis à décrire les terroristes comme des civils innocents.

Extraits (www.memri.fr):

« Chaque personne tuée ou chaque martyr doit être appelé civil de Gaza ou de Palestine ». « N’oubliez pas de toujours ajouter ‘civil innocent’ ou « citoyen innocent » lorsque vous décrivez ceux qui ont été tués dans des attaques israéliennes sur Gaza.

(En parlant) à un ami arabe, commencez par le nombre de martyrs. (Mais en parlant) à un ami occidental, commencez par le nombre de blessés et de morts. Veillez à humaniser la souffrance palestinienne.

D’ailleurs, la polémique sur le nombre de victimes civiles commence à apparaître dans les médias.

Les précautions de Tsahal

En tout état de cause, et c’est incontestable, l’armée israélienne prend soin d’appeler, d’envoyer des SMS sur les portables, de lâcher par avion des tracts, de procéder à des frappes de sommation à blanc prévenant des frappes à venir et de la nécessité d’évacuer tel ou tel quartier. L’objectif est de réduire au maximum le nombre de victimes civiles, au risque évident de faire fuir les membres du Hamas ou d’autres groupes terroristes, et de ne détruire que leurs infrastructures.

Aucune autre armée, dans aucun autre conflit, n’emploie de telles méthodes pour limiter les victimes civiles

Mais c’est sans compter sur le Hamas qui exige des civils de rester dans les zones concernées, de ne pas obéir aux tracts distribués par Tsahal. Sur Al Aqsa TV (chaîne officielle du Hamas), le porte parole du Hamas, Sami Abu Zuhri, encourage les civils à devenir des boucliers humains et à se comporter en « martyrs ».

Si le Hamas insiste tant pour que les civils restent dans des zones densément peuplées et proches d’écoles ou d’hôpitaux, c’est parce qu’il y entrepose des armes ou se sert de ces lieux pour tirer des missiles sur des civils israéliens, comme le reconnaît l’ONU elle-même. A trois reprises, des roquettes ont été trouvées dans des écoles contrôlées par l’ONU. A ce titre, le protocole additionnel 1 à la Convention de Genève dispose que les biens civils utilisés à des fins militaires perdent leur caractère civil.

Ce faisant, le Hamas se rend coupable d’un double crime de guerre. Mais qui cela intéresse-t-il?

Peut-être les Gazaouis qui ont agressé Sami Abu Zuhri le 7 août dernier pour l’enfer que le Hamas leur avait fait vivre.

Mais au fait, le Hamas s’intéresse-t-il vraiment aux Gazaouis ?

Voir enfin:

APRÈS GAZA, ISRAËL SE BAT SUR LE TERRAIN DU DROIT

Marc Henry

Le Figaro

07/08/2014

Menacé de plaintes devant la justice internationale pour « crimes de guerre », l’État hébreu fourbit ses arguments juridiques.

Israël commence à bétonner sa ligne de défense juridique face aux plaintes pour crimes de guerre qui risquent de se multiplier dans le monde. Benyamin Nétanyahou a pris les devants en se livrant à une plaidoirie devant des journalistes étrangers. Il plaide non-coupable pour les quelque 1800 morts palestiniens, notamment dans des attaques visant plusieurs écoles de l’ONU qui servaient de lieu de refuge à la population. L’armée israélienne a admis avoir ouvert le feu en direction de certains de ces établissements pour répliquer à des tirs de combattants du Hamas.

Selon Nétanyahou, même dans ces cas, Israël a exercé son droit à l’autodéfense face au Hamas qui «utilise la population civile comme bouclier humain». Aux accusations lancées sur le caractère disproportionné de la réaction israélienne, le premier ministre répond: «Ce qui est disproportionné, c’est de ne pas agir pour défendre son peuple, mais d’accorder aux terroristes un permis de tuer.»

Ces arguments visent à contrer Ban Ki-moon. Pour le secrétaire général de l’ONU, «tous ceux qui attaquent des bâtiments des Nations unies doivent être traduits en justice». Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève a déjà voté fin juillet en faveur de l’envoi d’une commission pour enquêter sur de «possibles crimes de guerre» de l’armée israélienne. Les Palestiniens ont également annoncé qu’ils comptaient porter plainte auprès du Tribunal pénal international à La Haye.

«Coupable» a priori

Face à ces menaces, Israël fourbit ses armes. Une armada d’experts en droit international a été mobilisée par les ministères de la Justice et des Affaires étrangères. Mais, comme le reconnaît Youval Shani, un juriste de l’Université hébraïque de Jérusalem, «notre situation n’est pas brillante». Les responsables israéliens admettent que les images de destructions, de victimes civiles et d’enfants tués ont eu un effet dévastateur dans le monde.

La question est désormais de savoir si Israël va accepter de participer à ces enquêtes internationales. Dans le passé, l’État hébreu avait boycotté et interdit l’entrée de son territoire aux membres de l’ONU après une précédente opération à Gaza, lancée fin 2008, qui avait fait 1400 morts palestiniens, dont une majorité de civils, et coûté la vie à 13 Israéliens. La commission avait conclu que Tsahal, mais aussi les groupes armés palestiniens, dont le Hamas, avaient commis des actes pouvant constituer des «crimes de guerre», voire «des crimes contre l’humanité». À l’époque, le gouvernement israélien, furieux d’être mis sur le même plan que le Hamas, avait rejeté catégoriquement les conclusions du rapport.

«Pour la prochaine fois, mieux vaut coopérer, cela ne peut pas être pire», estime Yaakov Turkel, un ancien juge auteur d’un rapport israélien sur l’arraisonnement en 2010 d’une flottille d’activistes propalestiniens au large de Gaza, qui avait coûté la vie à dix passagers turcs. «Pour Gaza, nous avons un dossier solide, il n’y a pas lieu de paniquer», plaide-t-il. Le ministère des Affaires étrangères estime en revanche qu’Israël accorderait une légitimité imméritée à ce genre de commission internationale, qui considère a priori Israël «comme coupable de tout».


Gaza: Pas de deuxième Syrie à Gaza ! (We see what Qatar’s and Turkey’s meddling in Syria has led to: Palestinian human rights activist denounces Hamas and Qatari-Turkish interference in Gaza)

15 août, 2014
Ce que le kamikaze humanitaire guette, ce n’est pas les dégâts qu’il va faire, mais les dégâts qu’on va lui faire. Et ce sont ces dégâts inversés qui sont censés faire des dégâts. Le kamikaze humanitaire est un kamikaze d’un genre mutant, tout à fait neuf, parfaitement inédit : c’est un kamikaze oxymore. C’est l’idée que les dégâts seront extrêmement collatéraux, diffus, les explications très confuses, les analyses rendues très compliquées puisque le mot humanitaire, lâché comme une bombe, est brandi comme l’arme à laquelle on ne peut rien rétorquer : on ne fait pas la guerre à la paix. Le mot humanitaire est un mot qui a tout dit. Son drapeau est intouchable, son pavillon est insouillable. C’est l’idée que, déguisé en pacifiste, le terroriste aura de son côté, tout blotti contre la coque de son navire naïf rempli de gentillesse gentille et d’idéaux grands, d’ambitions fraternelles, la communauté internationale. Car c’est le monde entier qui, tout à coup, forme une communauté. Le mot humanitaire, forcément inoffensif, ne saurait être offensé, attaqué : c’est une paix qui avance sur les flots, on ne bombarde pas une paix, on ne crible pas de flèches, de balles, une colombe qui passe, même si cette colombe est pilotée par Mohammed Atta, je veux dire ses avatars paisibles, ses avatars innocents, ses avatars gentils, ses avatars qui avancent avec des sentiments plein les poches et la rage entre les dents, et la haine dans les yeux au moment même du sourire. Il y avait les kamikazes volants, voici les kamikazes flottants. Les kamikazes de la vitesse du son ? Démodées. Voici les kamikazes, déguisés en bonnes fées, de la langueur des flots, voici les kamikazes de la vitesse de croisière. Les kamikazes comme des poissons sur les flots, dont l’aide qu’ils apportent est un costume, une panoplie, un déguisement. Ils attendent qu’Israël riposte, autrement se donne tort. Kamikazes qui voudraient non seulement nous faire accroire qu’ils sont pacifistes, mais qu’ils sont passifs. Kamikazes déclencheurs de bavures officielles, au fil de l’eau. Non plus descendant des nuages, s’abattant comme autant de foudres, mais des kamikazes bien lents, bien tranquilles, bien plaisanciers. Des kamikazes bercés par la vague, et qui savent ce qu’ils viennent récolter : des coups, et par conséquent de la publicité. Des kamikazes au long cours qui viennent, innocemment, fabriquer de la culpabilité israélienne. Yann Moix
In a post-imperial, post-colonial world, Israel’s behaviour troubled and jarred. The spread of television and then the internet, beamed endless pictures of Israeli infantrymen beating stone-throwers and, later, Israeli tanks and aircraft taking on Kalashnikov-wielding guerrillas. It looked like a brutal and unequal struggle. Liberal hearts went out to the underdog – and anti-Semites and opportunists of various sorts joined in the anti-Israeli chorus. Israelis might argue that the (relatively) lightly armed Hamasniks in Gaza want to drive the Jews into the sea; that the struggle isn’t really between Israel and the Palestinians but between little Israel and the vast Arab and Muslim worlds, which long for Israel’s demise ; even that Israel isn’t the issue, that Islamists seek the demise of the West itself, and that Israel is merely an outpost of the far larger civilisation that they find abhorrent and seek to topple. But television doesn’t show this bigger picture; images can’t elucidate ideas. It shows mighty Israel crushing bedraggled Gaza. Western TV screens never show Hamas – not a gunman, or a rocket launched at Tel Aviv, not a fighter shelling a nearby kibbutz. In these past few weeks, it has seemed as if Israel’s F-16s and Merkava tanks and 155mm artillery have been fighting only wailing mothers, mangled children, run-down concrete slums. Not Hamasniks. Not the 3,000 rockets reaching out for Tel Aviv, Jerusalem, Beersheba. Not mortar bombs crashing into kibbutz dining halls. Not rockets fired at Israel from Gaza hospitals and schools, designed to provoke Israeli counterfire that could then be screened as an atrocity. In the shambles of this war, a few basic facts about the contenders have been lost: Israel is a Western liberal democracy, where Arabs have the vote and, like Jews, are not detained in the middle of the night for what they think or say. While there is a violent, Right-wing fringe, Israelis remains basically tolerant, even in wartime, even under terrorist provocation. Their country is a scientific, technological and artistic powerhouse, in large measure because it is an open society. On the other side are a range of fanatical Muslim organisations that are totalitarian. Hamas holds Gaza’s population as a hostage in an iron grip and is intolerant of all “others” – Jews, homosexuals, socialists. How many Christians have remained in Gaza since the violent 2007 Hamas takeover? The Palestinians have been treated badly, there is no doubt about that. Britain, America, fellow Arabs, Zionists – all are to blame. But so are they, having rejected two-state compromises offered in 1937, 1947, 2000 and 2008. They should have a state of their own, in the West Bank, East Jerusalem and Gaza. This is fair, this would constitute a modicum of justice. But this is not what Hamas wants. Like Isis in Iraq and Syria, like al Qaeda, the Shabab in Somalia and Boko Haram in Nigeria, it seeks to destroy Western neighbours. And the Nick Cleggs of this world, who call on Britain to suspend arms sales to Israel, are their accomplices. It’s as if they really don’t understand the world they live in, like those liberals in Britain and France who called for disarmament and pro-German treaty revision in the Thirties. But the message is clear. The barbarians truly are at the gates.  Benny Morris
It is by now no secret that Qatar has emerged as Hamas’ home away from home and ATM. Shaikh Tamim’s father, Hamad bin Khalifa Al Thani, visited Gaza in 2012 when he was still the ruler of Qatar, pledging $400 million in economic aid. Most recently, Doha tried to transfer millions of dollars via Jordan’s Arab Bank to help pay the salaries of Hamas civil servants in Gaza, but the transfer was apparently blocked at Washington’s request. Since 2011, Qatar has been the home of the aforementioned Khaled Meshal, who runs Hamas’s leadership. During a recent appearance on Qatar’s media network Al Jazeera Arabic, Meshal blessed the individuals who kidnapped and ultimately murdered three Israeli teenagers. He boasted that Hamas was a unified movement and that its military wing reports to him and his associates in the political bureau. American officials have revealed that Qatar also hosts several other Hamas leaders. Israeli authorities reportedly intercepted an individual in April on his way back from meeting a member of Hamas’s military wing in Qatar who gave him money and directives intended for Hamas cells in the West Bank. Israeli and Egyptian officials report that Qatar is so eager for a political win at Cairo’s expense that it actually urged Hamas to reject the Egyptian cease-fire initiative last week. Doha is also using its vast petroleum wealth to striking diplomatic effect: one UN official source suggests that UN Secretary General Ban Ki-Moon would not have made it to Doha for cease-fire talks on Sunday if the Qataris hadn’t chartered him a plane out of their own pocket.  Turkey, for its part, has emerged as one of the most strident supporters of Hamas on the world stage. Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan has vociferously advocated for Hamas while his government has found ways to donate hundreds of millions of dollars in aid to Hamas, mostly through infrastructure projects, but also through materials and reportedly even direct financial support. Turkey is also home to Salah Al-Arouri, founder of the West Bank branch of the Izz Al-Din Al-Qassam Brigades, Hamas’ military wing. He reportedly has been given “sole control” of Hamas’s military operations in the West Bank, and two Palestinians arrested last year for smuggling money for Hamas into the West Bank admitted they were doing so on Al-Arouri’s orders. He is also suspected of being behind a recent surge in kidnapping plots from the West Bank. An Israeli security official recently noted, “I have no doubt that Al-Arouri was connected to the act” of kidnapping that helped set off the latest round of violence between the parties, which has seen hundreds killed and thousands wounded, nearly all of them Palestinians. Al-Arouri, it should be noted, was among the high-level Hamas officials who met with the amir of Kuwait on Monday to discuss cease-fire terms (…). So as Washington considers cutting a deal brokered by Qatar and Turkey for an end to the latest round of hostilities, it bears pointing out why these two countries are so influential with Hamas in the first place: because they empower the terrorist movement and provide it with a free hand for operations. A cease-fire is obviously desirable, but not if the cost is honoring terror sponsors. There must be others who can mediate. Interestingly, both Ankara and Doha count themselves among America’s friends. But their support for terrorist entities—not just Hamas—has become so obvious that U.S. legislators began to send concerned letters to officials from both countries last year. This alone is a sign that America must set the bar higher for the behavior of its allies and not reward them for bad behaviorDavid Andrew Weinberg and Jonathan Schanzer
Lorsque Ban Ki Moon s’est rendu à Jérusalem, le 22 juillet, pour faire pression en vue d’un cessez-le-feu à Gaza et d’en revenir à des discussions sur les causes fondamentales du conflit palestino-israélien, Netanyahu a littéralement « explosé » de colère : « Vous ne pouvez pas parler au Hamas. Ce sont des extrémistes islamistes au même titre qu’Al Qaïda, l’Etat Islamique, les Taliban ou Boko Haram ! Passant inaperçues pour lui, ses paroles ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd, dans le monde islamiste. Là  les observateurs suivaient à la trace chaque stade du conflit à Gaza, dès qu’on a compris qu’il s’élevait à un niveau comparable à la guerre contre Al Qaïda. Aussi, après avoir freiné l’opération contre le Hamas, Israël pourrait bien se rendre compte qu’il a mis la main dans un nouveau nid de frelons. En ce moment-même, l’Etat Islamique et le Front Al Nosra combattent pour étendre leurs avant-postes syriens et irakiens par une poussée au Liban même. Et ils ne s’arrêtront sans doute pas en si bon chemin. Si les Jihadistes en mouvement ont eu la possibilité d’évaluer que Tsahal est incapable de vaincre le Hamas, ils pourraient bien se retourner contre Israël et lui poser une nouvelle menace extrêmement dangereuse. 4. L’Iran aura bien pris note, de son côté, du fait que, deux fois de suite en deux ans, les dirigeants israéliens ont préféré s’abstenir d’apporter une conclusion victorieuse à une guerre débutée par des forces paramilitaires que Téhéran a préalablement renforcées, entraînées et financées – d’abord le Hezbollah, dans la Guerre du Liban en 2006, qui s’est terminée par un tracé de zone gérée par la FINUL, et actuellement , un conflit avec les Islamistes palestiniens qui semble se terminer de la même façon. Debka
Faisant état de sources fiables, Rafik Chelly a ajouté que « Des avions sont arrivés en Libye à partir du Qatar, et elles étaient pleines de djihadistes, ce qui explique les succès d’Ansar al-charia, notamment leur occupation d’une base militaire à Benghazi… Le nombre de ces éléments terroristes qui viennent de l’EIIL, dont beaucoup de tunisiens, oscille entre 4000 et 5000. Leur objectif, imposer leur domination sur la capitale, ensuite occuper Zentan , auquel cas, le danger sur la Tunisie n’en sera que plus grand avec le franchissement des frontières….. ». Contacté par le correspondant de Tunisie-Secret à Tunis, Rafik Chelly a indiqué que parmi ces 5000 djihadistes, il y a près de 200 éléments de nationalité française. Autrement dit, des binationaux. On rappellera ici que, déjà en janvier 2014, Rafik Chelly a déclaré que au quotidien Attounisia (17 janvier), que « 4500 djihadistes tunisiens appartenant au mouvement d’Ansar al-charia, sont actuellement dans des camps d’entrainement en Libye ». Les 5000 djihadistes en question reviennent donc à leur point de départ, la Libye, où ils ont été entrainés et d’où les services qataris les ont transportés vers la Syrie, dès la fin de l’année 2011. On précisera enfin que, sur la base de rapports de renseignement parvenus au journal algérien « Al-Bilad al-Jazairiya », celui-ci a révélé, dans son édition du 4 juillet dernier que des djihadistes libyens appartenant à Ansar al-charia, ainsi que des éléments de l’EIIL, se sont rencontrés dans une ville en Turquie pour conclure un accord consistant à transférer les djihadistes d’origine maghrébine présents en Irak, à les transférer vers la Libye pour renforcer les rangs d’Ansar al-charia dans ce pays ainsi qu’en Tunisie. Le même rapport de renseignement indique que l’EIIL a décidé d’élargir son djihad au Maghreb arabe et dans le Sahel, loin d’un Moyen-Orient déjà partiellement conquisNebil Ben Yahmed
From Hamas’s point of view, it must be a source of immense delight to witness the strains, and practical fallout, in the relationship between Washington and Jerusalem. It wins an election in which the US insisted it be allowed to take part, even though it has never renounced terrorism. It murders its way to control of Gaza. It diverts Gaza’s resources to turn the Strip into one great big terrorist bunker. It hits Israel, over and over and over again. It intimidates international journalists to not report on and film its attack methods. And the international community condemns Israel, the UN sets up inquiries into Israeli war crimes, and Israel’s allies limit its arms supplies. Times of Israel
Les missiles qui sont aujourd’hui lancés contre Israël sont, pour chacun d’entre eux, un crime contre l’humanité, qu’il frappe ou manque [sa cible], car il vise une cible civile. Les agissements d’Israël contre des civils palestiniens constituent aussi des crimes contre l’humanité. S’agissant des crimes de guerre sous la Quatrième Convention de Genève – colonies, judaïsation, points de contrôle, arrestations et ainsi de suite, ils nous confèrent une assise très solide. Toutefois, les Palestiniens sont en mauvaise posture en ce qui concerne l’autre problème. Car viser des civils, que ce soit un ou mille, est considéré comme un crime contre l’humanité. (…) Faire appel à la CPI [Cour pénale internationale] nécessite un consensus écrit, de toutes les factions palestiniennes. Ainsi, quand un Palestinien est arrêté pour son implication dans le meurtre d’un citoyen israélien, on ne nous reprochera pas de l’extrader. Veuillez noter que parmi les nôtres, plusieurs à Gaza sont apparus à la télévision pour dire que l’armée israélienne les avait avertis d’évacuer leurs maisons avant les explosions. Dans un tel cas de figure, s’il y a des victimes, la loi considère que c’est le fait d’une erreur plutôt qu’un meurtre intentionnel, [les Israéliens] ayant suivi la procédure légale. En ce qui concerne les missiles lancés de notre côté… Nous n’avertissons jamais personne de l’endroit où ces missiles vont tomber, ou des opérations que nous effectuons. Ainsi, il faudrait s’informer avant de parler de faire appel à la CPI, sous le coup de l’émotion. Ibrahim Khreisheh (émissaire palestinien au CDHNU, télévision de l’Autorité palestinienne, 9 juillet 2014)
La Palestine n’est pas un État partie au Statut de Rome. La Cour n’a reçu de la Palestine aucun document officiel faisant état de son acceptation de sa compétence ou demandant au Procureur d’ouvrir une enquête au sujet des crimes allégués, suite à l’adoption de la résolution (67/19) de l’Assemblée générale des Nations Unies en date du 29 novembre 2012, qui accorde à la Palestine le statut d’État non membre observateur. Par conséquent, la CPI n’est pas compétente pour connaître des crimes qui auraient été commis sur le territoire palestinien. CPI
When the Palestinian Authority (PA) was established 1994, I noticed that most Palestinian and Israeli human rights organizations continued monitoring the Israeli occupation, but that nobody wanted to pay any attention to the PA’s violations. In a meeting held in March 1996, the board members of B’Tselem decided that they would not concern themselves with PA abuses. That’s why I left. I wanted to fill a role that I thought was very important, but that was empty. (…) I think that if the Palestinians want to form a successful civil society, live in a democracy, and respect human rights, we will have to build institutions with our own hands. We should not lay our fate in other people’s hands. We have done so quite enough over the past sixty years. We are still demanding a state from the international community instead of building it ourselves. I think that it is the time for the Palestinians to start building their own democracy right now. I believe that democracy has never been offered by leaders or governments. Democracy is determined by the people themselves. (…) Creating a human rights organization under an Arab regime is like committing suicide. Yasser Arafat was used to doing whatever he wanted without being criticized or monitored. When I started watching, investigating, criticizing, he started to look at me in a very bad light. The Palestinian Authority defamed us and slandered us. Among other accusations, they said that we serve the enemy’s interests. When we started to publish reports on PA human rights violations, the reports became sexy news material for the international community. They were particularly well-reported by the Israeli media. The issue was especially sexy because, as you know, I had spent the past seven and a half years criticizing only Israel. Arafat saw me as a traitor. (…) In my opinion, the establishment of a Palestinian state is not only related to the Israelis. It concerns the Palestinians. We have had a very bad experience with building a state, developing it, and keeping it alive. That brings me to the September 2005 Israeli disengagement from Gaza. Everybody thought that the Israeli disengagement would be a kind of test for the Palestinians. It would test whether we are really able to build our own state and manage our daily lives ourselves. In my opinion, we totally failed to manage Gaza, develop it, and build infrastructure. Today, fewer and fewer Palestinian voices speak up in favor of es-tablishing a state. Everybody has his own horrible troubles. The only people calling for a state right now are the politicians. Politicians around the world are buying and selling blood. This is the only income that they have. And that’s exactly what Arafat practiced with the Palestinians. I remember with great sadness what happened when he started creating an Intifada and threatening the Israelis. Palestinian security workers went to the schools, ordered the schoolmasters to close the schools, and then sent the schoolchildren to throw stones at the Israelis. That was a very horrible thing to do. Politicians sacrifice their people to achieve their political interests. This is unfortunately the Palestinian attitude. (…) Gaza is a big problem for the Palestinians, Israelis, and Egyptians. The international community becomes more and more afraid of the Palestinians because Hamas reflects such a negative side of Palestinian politics. I don’t think that Hamas will ever offer Gaza back to Abbas. The question is: Who is going to control Hamas? Hamas right now oppresses the Gazan people. But who will contain Hamas? I don’t think that dialogue will solve the problem. We will all be watching whether Hamas can manage Gaza and keep it functioning. The Arab countries should put more effort into solving the conflict between Hamas and Fatah. The problem is that the Arab countries are so divided, some supporting Hamas against Fatah and some supporting Fatah against Hamas. This won’t help the situation. (…) I think there is a lack of good will and leadership on both sides. The Israeli-Palestinian conflict also tends to become a commercial conflict. Everybody is making something off this conflict. There are countries that have an interest in perpetuating the fighting. The Iranians, for example, are trying to provoke a regional war using Hezbollah and Hamas. I don’t think the Palestinians will have the same opportunities for peace that we were offered between 1947 and July 2000. Palestinian violence has probably caused some countries to want not to get involved anymore. ‘…) Don’t forget that we are living under a Taliban regime in the Gaza Strip. Our fieldworker hesitates before investigating cases there. The situation for human rights organizations sometimes reminds me of the Saddam Hussein regime. We can’t monitor the Gaza Strip the way we used to monitor it when it was PA territory. We are trying to collect data from newspapers and other organizations that operate in the area. We are in touch with some journalists there. But we face serious opposition and danger. (…) The best opportunity for us to make peace with Israel was probably in 1978 or 1979 when Egyptian president Anwar Sadat visited Israel. He suggested that Yasser Arafat join him, but Arafat refused. The most important thing for us to do now is learn from the mis-takes we made between 1947 and today so that we don’t repeat them. We should put these mistakes on the table and study them well. After studying our mistakes, I think the solution will be very easy to createBassem Eid
There is no doubt there’s an atmosphere of fear and terror in Gaza. Others were executed in various gatherings under the pretext of their being collaborators with Israel. Hamas has a physical presence in almost every house in Gaza and can listen to what’s being said. It’s a Stasi regime par excellence. The population is much more scared of Hamas than it is of the Israeli soldiers,” Eid said. Hamas, for its part, is more worried about the possible return of control of the Gaza Strip to the Palestinian Authority than it is of an Israeli military incursion. In my opinion, Hamas is willing to pay its last drop of blood to prevent Abbas and his PA from setting foot in Gaza. These people (Hamas) are fighting for their existence. Bassem Eid
En tant que Palestinien, je dois avouer : je suis responsable d’une partie de ce qui s’est passé. En tant que Palestinien, je ne peux pas nier ma responsabilité dans la mort de mon propre peuple. La majorité des Palestiniens s’est opposée aux tirs de roquettes contre Israël. Les Palestiniens ont compris que ces missiles ne servaient à rien. Les Palestiniens ont appelé le Hamas à cesser les tirs et à essayer de négocier avec l’occupation israélienne. Mais le Hamas n’a jamais considéré les besoins des Palestiniens. Seulement ses propres intérêts politiques. Et ils ont continué à tirer des roquettes sur Israël, en sachant très bien quel serait le résultat: le Hamas a ouvert la route de la mort sur notre peuple. Nous savions que le Hamas creusait des tunnels qui mèneraient à notre destruction. Nous savons tous que trois personnes vivent sur ​​chaque mètre carré de la bande de Gaza et le Hamas sait que toute attaque par Israël conduirait à une mort massive. Mais les dirigeants du Hamas sont plus intéressés par leurs victoires que par la vie de leurs victimes. En effet, le Hamas a besoin de ces décès afin de prétendre à la victoire. La mort de son propre peuple donne au Hamas ce pouvoir qui lui permet d’accumuler plus d’argent et plus de bras. Le Hamas n’a jamais été intéressé par la libération du peuple palestinien de l’occupation. Et Israël ne pourrait jamais détruire l’infrastructure mise en place par le Hamas. Seulement, nous, le peuple palestinien, pourrions le démanteler. Qu’aurions-nous pu faire? Les habitants de la bande de Gaza avaient la responsabilité de se rebeller contre le pouvoir du Hamas. Oui, le contrôle du Hamas est mortel et les gens ont eu peur d’exprimer leur mécontentement face à son règne et sa mauvaise gestion. Et pourtant, nous avons abdiqué, nous en portons la responsabilité. Nous le savions, et nous avons laissé faire. Ces décès (plus de 1.800 à ce jour, près de 0,1% de la population de la bande de Gaza) pourront-ils nous enseigner une leçon que nous n’oublierons jamais? L’idée que nous devons nous débarrasser du Hamas et complètement démilitariser Gaza. Ensuite, nous allons ouvrir les points de passage frontaliers. Je dis cela en tant que Palestinien fidèle et parce que je m’inquiète pour mon propre peuple. Je n’ai aucune confiance dans les initiatives européennes et américaines. Il n’y a qu’une seule initiative à laquelle je peux croire et en laquelle j’ai confiance: une initiative trilatérale qui comprend l’Egypte, les Palestiniens et Israël. Sinon, il n’y aura pas de calme ou d’apaisement dans la bande de Gaza ou en Israël. Nous ne devons pas permettre à la bande de Gaza de devenir la victime des complots et des intrigues arabes. L’Egypte a toujours été le médiateur légitime, et si on avait écouté un peu plus l’Egypte de nombreuses vies auraient été sauvées. Le Qatar et la Turquie n’ont aucun rapport avec le peuple palestinien, et nous n’avons rien en commun. Ces deux Etats ont tenté de saboter chaque tentative de cessez-le-feu. À mon avis, au moins deux tiers des morts palestiniens sont victimes du complot turco-qatari. Nous voyons ce à quoi a conduit l’ingérence du Qatar et de la Turquie en Syrie. Je ne veux pas les voir établir une « deuxième Syrie » dans la bande de Gaza. Bassem Eid
Personnellement je ne vois pas l’origine des problèmes actuels dans  »l’occupation ». Non pas parce que ce terme est impropre pour caractériser le rapport entre Israël et les Palestiniens, car alors les Palestiniens devraient aussi utiliser ce terme  »occupation » lorsque la Jordanie et l’Egypte occupaient la  »Cisjordanie » (appellation de la Jordanie) et Gaza… Mais surtout parce que la belligérance entre les Juifs et les Arabes n’a pas commencé en 1967. Si l’on veut une vraie paix, une paix définitive, c’est à cet état de belligérance qu’il faut mettre fin. Je n’ai personnellement pas de recette magique, mais il me semble qu’il faut désamorcer la cause de cette belligérance. Depuis 1921, toutes les guerres déclenchées par les Arabes contre les Juifs, puis contre Israël, sont fondées sur le refus arabe de considérer : – que les Juifs ont un droit historique d’appartenance à cette région, au nom d’une histoire de 3000 ans d’attachement à cette région. – que les Juifs tout comme les Arabes ont le droit de se constituer en Etat-Nation et de disposer d’eux mêmes, au moins sur une partie de ce que fut leur patrie. Je suis peut-être naïf, mais il me semble que si le monde arabo-musulman dont font partie les Palestiniens, reconnaissait ce droit, (et non pas seulement Israël comme  »fait accompli »), alors disparaîtrait la cause de la belligérance, et alors toutes les questions soi-disant  »litigieuses », liées au territoire et aux frontières, seraient résolues en un tour de main. Jean-Pierre Lledo
Remember that when President Sadat made peace with Israel in 1979 he got back all of his country’s land from the Israelis, without shedding any blood. This is a real peace. Arafat rejected Sadat’s offer to join him in Israel but imagine if he had accepted. Think how many settlements would never have been created in the occupied territories and think that Palestine could have been established all that time ago. I want to move forward and to look to our children’s future. In my opinion, history should be dismissed and people like us should look ahead. Palestinian leaders continue to demand that Israel remove more than 160 checkpoints in the occupied territories, evacuate so-called « the illegal settlements », allow Palestinian workers to enter Israel to work, and demolish the wall that separates Palestinians from Israelis (and other Palestinians). But to what end? After the last six years of Intifada, we Palestinians have lost so much – not least more than 4,000 of our people killed by the Israelis. Consider also that since Israel left Gaza in September of 2005, the Palestinians have created chaos. So who will make this right of return applicable? In January 2007 there were 17 Palestinians killed by Israelis, but there were 35 Palestinians killed by Palestinians, so, right or return of right to live? (…) Three years ago, I went to visit the Palestinian village of Qariut, located between Ramalla and Nablus. The Israeli occupation confiscated their land and established a settlement called Eli. When I left the people in Qariut I asked them once specific question: if the Israelis were to evacuate Eli settlements tomorrow, would you agree to give the land and the houses for your brothers, the refugees? And nobody agreed… So, if even the Palestinians are not willing to accept this right of return, how can we expect Israelis will do it? All of the peace accords and initiatives since 1993 talk about the return of the Palestinian refugees to the Palestinian state, and all of these peace accords and initiatives got the blessing of the Palestinian leaders, but all of these initiatives have been rejected by the Palestinians refugees themselves. There is no common ground or status between the Palestinian refugees and their leaders. And for the lack of the common ground, we are loosing, land, property and lives.  Bassem Eid

Attention: une Syrie peut en cacher une autre !

Alors qu’après l’assaut terroristo-médiatique contre Israël  …

Et l’annonce turque d’une énième « flottille de la paix » contre le blocus de Gaza …

Le Hamas et ses idiots utiles médiatiques s’apprêtent, pour continuer à « fabriquer de la culpabilité israélienne » mais contre toute évidence, à nous refaire le coup du tribunal international …

Comment ne pas voir avec le bien improbable et solitaire fondateur d’une ONG qui s’intéresse aux violations palestiniennes des droits de l’homme Bassem Eid …

Et à l’instar de ces images recyclées du conflit syrien lui-même …

La véritable menace qui pointe derrière tout cela …

A savoir, avec les appuis des suspects habituels de Doha et d‘Istanbul, la syrianisation du conflit de Gaza en particulier et de la Palestine en général ?

Le Hamas a besoin des morts palestiniens pour crier victoire
Bassem Eid

I24news

10 août 2014

Depuis plus de 26 ans, je consacre ma vie à la défense des droits de l’Homme. J’ai assisté à des guerres, à la terreur et la violence. Pourtant, le mois dernier (de l’enlèvement suivi du meurtre de trois adolescents juifs, à l’assassinat du jeune Mohammed abu Khdeir, puis la guerre à Gaza) a été la période de ma vie la plus difficile politiquement et émotionnellement.

Je vis à Jérusalem-Est et j’ai été témoin de la dévastation de la vie dans ma ville. Une fois de plus, la Route 1 est devenue la ligne de démarcation entre l’Est et l’Ouest. Juifs et Arabes ont peur des ombres de l’un et de l’autre. Des résidents palestiniens de Jérusalem ont attaqué les infrastructures publiques de Beit Hanina et Shuhafat, causant d’énormes dégâts aux feux de circulation, au tramway, et aux sources de courant électrique. Je ne peux pas accepter cela comme signe de protestation civique: il s’agit de pure vengeance. Et la coexistence pour laquelle j’ai lutté toute ma vie a été pendue, exécutée sur la place publique.

J’ai mal.

Il ne fait aucun doute que la mort et la destruction dans la bande de Gaza est un tsunami. Les deux peuples sont en difficulté, mais chaque côté nient la douleur de l’autre… ce qui ne fait que l’empirer.

Et pourtant, en tant que Palestinien, je dois avouer : je suis responsable d’une partie de ce qui s’est passé. En tant que Palestinien, je ne peux pas nier ma responsabilité dans la mort de mon propre peuple.

La majorité des Palestiniens s’est opposée aux tirs de roquettes contre Israël. Les Palestiniens ont compris que ces missiles ne servaient à rien. Les Palestiniens ont appelé le Hamas à cesser les tirs et à essayer de négocier avec l’occupation israélienne. Mais le Hamas n’a jamais considéré les besoins des Palestiniens. Seulement ses propres intérêts politiques. Et ils ont continué à tirer des roquettes sur Israël, en sachant très bien quel serait le résultat: le Hamas a ouvert la route de la mort sur notre peuple.

Nous savions que le Hamas creusait des tunnels qui mèneraient à notre destruction.

Nous savons tous que trois personnes vivent sur ​​chaque mètre carré de la bande de Gaza et le Hamas sait que toute attaque par Israël conduirait à une mort massive. Mais les dirigeants du Hamas sont plus intéressés par leurs victoires que par la vie de leurs victimes.

En effet, le Hamas a besoin de ces décès afin de prétendre à la victoire. La mort de son propre peuple donne au Hamas ce pouvoir qui lui permet d’accumuler plus d’argent et plus de bras.

Le Hamas n’a jamais été intéressé par la libération du peuple palestinien de l’occupation. Et Israël ne pourrait jamais détruire l’infrastructure mise en place par le Hamas. Seulement, nous, le peuple palestinien, pourrions le démanteler.

Qu’aurions-nous pu faire? Les habitants de la bande de Gaza avaient la responsabilité de se rebeller contre le pouvoir du Hamas. Oui, le contrôle du Hamas est mortel et les gens ont eu peur d’exprimer leur mécontentement face à son règne et sa mauvaise gestion. Et pourtant, nous avons abdiqué, nous en portons la responsabilité.

Nous le savions, et nous avons laissé faire.

Ces décès (plus de 1.800 à ce jour, près de 0,1% de la population de la bande de Gaza) pourront-ils nous enseigner une leçon que nous n’oublierons jamais? L’idée que nous devons nous débarrasser du Hamas et complètement démilitariser Gaza. Ensuite, nous allons ouvrir les points de passage frontaliers. Je dis cela en tant que Palestinien fidèle et parce que je m’inquiète pour mon propre peuple.

Je n’ai aucune confiance dans les initiatives européennes et américaines. Il n’y a qu’une seule initiative à laquelle je peux croire et en laquelle j’ai confiance: une initiative trilatérale qui comprend l’Egypte, les Palestiniens et Israël. Sinon, il n’y aura pas de calme ou d’apaisement dans la bande de Gaza ou en Israël.

Nous ne devons pas permettre à la bande de Gaza de devenir la victime des complots et des intrigues arabes. L’Egypte a toujours été le médiateur légitime, et si on avait écouté un peu plus l’Egypte de nombreuses vies auraient été sauvées.

Le Qatar et la Turquie n’ont aucun rapport avec le peuple palestinien, et nous n’avons rien en commun. Ces deux Etats ont tenté de saboter chaque tentative de cessez-le-feu. À mon avis, au moins deux tiers des morts palestiniens sont victimes du complot turco-qatari.

Nous voyons ce à quoi a conduit l’ingérence du Qatar et de la Turquie en Syrie. Je ne veux pas les voir établir une « deuxième Syrie » dans la bande de Gaza.

L’Egypte sait que ces complots sont aussi dirigés contre son régime. Nous ne pouvons qu’espérer que le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, ne se perdra pas dans l’épaisse confusion entourant la région, et qu’il parviendra à sortir son propre peuple et nous les Palestiniens, de ce bourbier islamique et religieux.

Il est grand temps pour les Israéliens et les Palestiniens de trouver une alternative à la guerre. Et oui, c’est véritablement possible avec l’aide de l’Egypte.

Bassem Eid est un activiste des droits de l’homme et un commentateur politique

Voir également:

Réponse de Jean-Pierre Lledo, cinéaste et essayiste 

Bien cher Bassem,

Avec cette nouvelle guerre, je pensais beaucoup à vous, depuis que nous avions en Juin, de la même tribune à Jérusalem, parlé  »de la culture de la honte et de l’honneur » dans les sociétés arabes, et je dois dire que j’avais été impressionné par votre franchise, osant parler devant un public juif de ce fléau du crimes d’honneur plus fort dans la société palestinienne, que partout ailleurs, dont sont principalement victimes les femmes, .

En lisant cette tribune, je suis tout autant touché par la liberté de pensée qui est la vôtre. C’est pour ma part la première fois que je lis un texte d’un Palestinien qui n’accuse pas l’Autre, mais soi-même.

J’espère que nous aurons l’occasion très bientôt de nous revoir pour approfondir nos pensées.

En attendant, je voudrais quand même vous dire que personnellement je ne vois pas l’origine des problèmes actuels dans  »l’occupation ».

Non pas parce que ce terme est impropre pour caractériser le rapport entre Israël et les Palestiniens, car alors les Palestiniens devraient aussi utiliser ce terme  »occupation » lorsque la Jordanie et l’Egypte occupaient la  »Cisjordanie » (appellation de la Jordanie) et Gaza…

Mais surtout parce que la belligérance entre les Juifs et les Arabes n’a pas commencé en 1967.

Si l’on veut une vraie paix, une paix définitive, c’est à cet état de belligérance qu’il faut mettre fin.

Je n’ai personnellement pas de recette magique, mais il me semble qu’il faut désamorcer la cause de cette belligérance.

Depuis 1921, toutes les guerres déclenchées par les Arabes contre les Juifs, puis contre Israël, sont fondées sur le refus arabe de considérer :

– que les Juifs ont un droit historique d’appartenance à cette région, au nom d’une histoire de 3000 ans d’attachement à cette région.

– que les Juifs tout comme les Arabes ont le droit de se constituer en Etat-Nation et de disposer d’eux mêmes, au moins sur une partie de ce que fut leur patrie.

Je suis peut-être naïf, mais il me semble que si le monde arabo-musulman dont font partie les Palestiniens, reconnaissait ce droit, (et non pas seulement Israël comme  »fait accompli »), alors disparaîtrait la cause de la belligérance, et alors toutes les questions soi-disant  »litigieuses », liées au territoire et aux frontières, seraient résolues en un tour de main.

Voila ce que je tenais à vous dire, tout en vous remerciant pour la franchise de votre point de vue.

(petite remarque encore : 1800 victimes représentent 0,1% – et non  »1% » de la population gazaoui. comme vous l’avez écrit. Parmi lesquels les 3/4 sont sans doute des combattants Hamas déguisés en  »civils »).

Jean-Pierre Lledo

Voir aussi:

Explosif : le Qatar a transporté 5000 terroristes de l’EIIL en Libye

Nebil Ben Yahmed

Tunisie secret

9 Août 2014

C’est Rafik Chelly, ex directeur de la sécurité présidentielle (1984-1987), ancien haut responsable des services de renseignement tunisien et actuel secrétaire général du « Centre Tunisien des Etudes de Sécurité Globale », qui vient de l’affirmer dans une interview au quotidien arabophone Attounissia. Cela signifie qu’après avoir activement contribué à l’embrasement de la Syrie et de l’Irak, le Qatar veut déplacer le feu de la guerre civile et de la barbarie en Libye, c’est-à-dire, inévitablement, en Tunisie et en Algérie.

D’abord une précision : contrairement à ce qui a été dit dans certains médias tunisiens, l’interview de Rafik Chelly n’a pas été publiée dans le quotidien algérien « Al-Khabar », mais dans le journal tunisien Al-Tounissia, le 4 août 2014.

Par son mutisme, la troïka a boosté Abou Iyadh

A la question « Est-il vrai que l’occupation de la Tunisie –comme le pensent certains observateurs pessimistes- par des organisations terroristes n’est qu’une question de temps, et que nous allons vivre le scénario libyen, syrien et irakien ? », l’ancien haut responsable au ministère de l’Intérieur, Rafik Chelly, a répondu : « On doit d’abord revenir à l’historique des événements qui nous ont mené à la situation actuelle. Aussi, depuis l’annonce par Abou Iyadh de la création d’Ansar al-charia, en avril 2011, après avoir bénéficié de l’amnistie générale, il a fait une démonstration de force en mai 2012, en sortant à Kairouan avec 5000 de ses adeptes. Malgré la menace que ces derniers constituaient sur la sécurité nationale, la troïka a observé le mutisme, ce qui a encouragé Abou Iyadh et ses troupes de réapparaitre l’année suivante, en déclarant qu’il est capable de mobiliser 50 000 personnes. Son intention était de profiter de la situation pour déclarer la ville de Kairouan émirat islamiste, ce qui a inquiété Ennahda, qui a interdit cette manifestation pour préserver son image auprès de l’opinion publique tunisienne et internationale… ».

Selon Rafik Chelly, c’est après l’assassinat de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi qu’Ali Larayedh a été contraint de classer Ansar al-charia comme une organisation terroriste, en dépit de l’opposition radicale de certains hauts responsables d’Ennahda. Et c’est à la suite de cette décision tardive que les dirigeants d’Ansar al-charia ont fui la Tunisie vers la Libye, où ils ont rejoint Abou Iyadh pour constituer, des camps d’entrainement à Sebrata et à Derna.

C’est le Qatar qui a rapatrié les djihadistes de l’EIIL

A la seconde question, «Ne pensez vous pas que c’est l’échec des islamistes en Libye qui a mis toute la région en danger imminent ? », Rafik Chelly a répondu que « L’échec cuisant des islamistes après les dernières élections du Conseil National a constitué un tournant périlleux. Il y a eu l’opération de l’aéroport (Libye), ensuite les déplacements d’Abdelhakim Belhadj, de Belkaïd et d’Ali Sallabi en Turquie, au Qatar et en Irak pour rencontrer l’EIIL, et ce pour deux raisons : primo, rapatrier les djihadistes maghrébins en Libye, secundo, conclure des contrats de vente d’armes modernes, avec l’accord de certains pays. L’aéroport de Syrte a été aménagé pour accueillir les cargos d’armes, de même que l’aéroport de Miitika ».

Faisant état de sources fiables, Rafik Chelly a ajouté que « Des avions sont arrivés en Libye à partir du Qatar, et elles étaient pleines de djihadistes, ce qui explique les succès d’Ansar al-charia, notamment leur occupation d’une base militaire à Benghazi… Le nombre de ces éléments terroristes qui viennent de l’EIIL, dont beaucoup de tunisiens, oscille entre 4000 et 5000. Leur objectif, imposer leur domination sur la capitale, ensuite occuper Zentan , auquel cas, le danger sur la Tunisie n’en sera que plus grand avec le franchissement des frontières….. ». Contacté par le correspondant de Tunisie-Secret à Tunis, Rafik Chelly a indiqué que parmi ces 5000 djihadistes, il y a près de 200 éléments de nationalité française. Autrement dit, des binationaux.

Rencontre secrète dans une ville turque

On rappellera ici que, déjà en janvier 2014, Rafik Chelly a déclaré que au quotidien Attounisia (17 janvier), que « 4500 djihadistes tunisiens appartenant au mouvement d’Ansar al-charia, sont actuellement dans des camps d’entrainement en Libye ». Les 5000 djihadistes en question reviennent donc à leur point de départ, la Libye, où ils ont été entrainés et d’où les services qataris les ont transportés vers la Syrie, dès la fin de l’année 2011.

On précisera enfin que, sur la base de rapports de renseignement parvenus au journal algérien « Al-Bilad al-Jazairiya », celui-ci a révélé, dans son édition du 4 juillet dernier que des djihadistes libyens appartenant à Ansar al-charia, ainsi que des éléments de l’EIIL, se sont rencontrés dans une ville en Turquie pour conclure un accord consistant à transférer les djihadistes d’origine maghrébine présents en Irak, à les transférer vers la Libye pour renforcer les rangs d’Ansar al-charia dans ce pays ainsi qu’en Tunisie. Le même rapport de renseignement indique que l’EIIL a décidé d’élargir son djihad au Maghreb arabe et dans le Sahel, loin d’un Moyen-Orient déjà partiellement conquis.

 Voir également:

Tsahal Peut-Elle Se Contenter De Demi-Victoires ?
Debka files

Jerusalem plus

L’Iran et Al Qaïda prennent bonne note de la victoire limitée d’Israël sur le Hamas, noyau dur d’un embryon d’armée palestinienne.

Alors que la délégation israélienne est arrivée au Caire pour des pourparlers indirects avec le Hamas, à la fin des premières 24h d’un cessez-le-feu de 3 jours dans la guerre à Gaza, les porte-parole du gouvernement israélien ont produit d’énormes efforts, mardi soir 5 août, pour convaincre le public que la guerre à Gaza était en voie de se terminer et que l’ennemi avait subi d’énormes dégradations de ses capacités d’agression.

Le chef d’Etat-Major le Lieutenant-Général Benny Gantz a continué, jusqu’à présent, à déclarer : « Nous nous acheminons maintenant, vers une période de reconstruction ». Ce n’est pas exactement le message que les soldats voulaient entendre de la part de leur Commandant en chef, alors qu’ils se retiraient des champs de bataille de Gaza, après 28 jours d’âpres combats et de lourdes pertes (64 tués dans Tsahal). Mais les artistes en relations publiques du gouvernement étaient déjà en train d’exposer toute l’horreur d’un scénario de simulation décrivant une opération théorique devant aboutir à la conquête de la totalité de la Bande de Gaza.

Ce scenario, qu’on dit avoir été présenté au Cabinet de sécurité, la semaine dernière, au cours du débat sur les tactiques à employer lors de la prochaine phase d’opération, aurait coûté des centaines de vies humaines parmi les soldats israéliens et mené à une réoccupation d’une durée de cinq ans, afin de purger le territoire des 20.000 terroristes présents et de démanteler leur machine de guerre.

Ce scénario a été imaginé pour faire taire les mécontents, à commencer par les citoyens vivant à portée étroite de la Bande de Gaza, qui refusaient de retourner dans leurs maisons, à cause du danger qui n’est pas totalement éliminé.

Les alternatives que le Cabinet a examinées n’ont jamais contenu l’occupation totale de la Bande de Gaza. L’option la plus sérieuse envisagée par les Ministres et qui a été rejetée dès la première semaine de guerre, consistait à envoyer des troupes pour une frappe-éclair, afin de détruire les centres de commandement du Hamas et le noyau dur de sa structure militaire et de ressortir rapidement. Si cette option avait été appliquée à un stade précoce du conflit, plutôt que de prolonger dix jours de frappes ininterrompues et sans réels résultats probants, cela aurait permis de sauver des pertes lourdes du côté palestinien et la dévastation de leurs propriétés, d’une étendue qui trouble aussi pas mal d’ Israéliens.

Et cette semaine encore, les hommes politiques dirigeant la guerre, ont décidé de l’écourter, sans prêter le moindre égard aux avis concernant l faisabilité des opérations, pouvant conduire cette mission anti-terroriste vers une conclusion victorieuse, pour la population vivant sous la menace terroriste du Hamas depuis plus d’une décennie.

La décision d’en venir plutôt à un cessez-le-feu et à des discussions indirectes avec le Hamas a été coûteuse pour le Premier Ministre Binyamin Netanyahu, qui lui a valu le plus de critiques à l’intérieur. Au premier jour du cessez-le-feu, mardi, la côte de popularité de Binyamin Netanyahu a subi une perte sèche autour de 60%, ce qui équivaut au niveau des sondages juste avant la guerre, après avoir crever des plafonds frôlant les 80% au pic de l’opération.

La façon dont les dirigeants israéliens ont géré et conclu la guerre à Gaza a quatre conséquences qui dépassent sa sphère immédiate :

1. Le fait qu’après avoir subi un coup sévère, le Hamas tient encore le choc et conserve indemne l’essentiel de son infrastructure militaire, lui apportant le prestige du noyau dur d’une sorte d’armée régulière palestinienne, dont ne disposaient pas les Islamistes avant le lancement de l’Opération Bordure Défensive, le 7 juillet.

Ce noyau dur est déjà une force combattante active, dote d’un bon entraînement au combat et d’une certaine popularité nationale – non seulement à Gaza, mais aussi sur les domaines de l’Autorité Palestinienne dans les territoires cisjordaniens.

Aussi voit-on le Hamas arriver au Caire à la table des négociations, avec cette carte d’une réputation militaire fraîchement refaite.

2. Les perspectives d’un accommodement d’après-guerre qui puisse changer le paysage global du terrorisme dans la Bande de Gaza sont assez faibles. Les tacticiens du gouvernement israélien ont fait allusion au fait que Mahmoud Abbas pourrait convenir en tant que personnalité aux commandes d’un tel accommodement. C’est, proprement, une chimère. La branche armée du Hamas n’envisagerait pas cinq minutes de laisser les mains libres à un tel rival sur leur chasse gardée. Et, quoi qu’il en soit, Abbas ne montre pas d’inclination particulière à se conformer à aucun schéma directeur israélien de nouvelle gouvernance à Gaza.

3. Lorsque Ban Ki Moon s’est rendu à Jérusalem, le 22 juillet, pour faire pression en vue d’un cessez-le-feu à Gaza et d’en revenir à des discussions sur les causes fondamentales du conflit palestino-israélien, Netanyahu a littéralement « explosé » de colère : « Vous ne pouvez pas parler au Hamas. Ce sont des extrémistes islamistes au même titre qu’Al Qaïda, l’Etat Islamique, les Taliban ou Boko Haram !

Passant inaperçues pour lui, ses paroles ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd, dans le monde islamiste. Là  les observateurs suivaient à la trace chaque stade du conflit à Gaza, dès qu’on a compris qu’il s’élevait à un niveau comparable à la guerre contre Al Qaïda. Aussi, après avoir freiné l’opération contre le Hamas, Israël pourrait bien se rendre compte qu’il a mis la main dans un nouveau nid de frelons. En ce moment-même, l’Etat Islamique et le Front Al Nosra combattent pour étendre leurs avant-postes syriens et irakiens par une poussée au Liban même. Et ils ne s’arrêtront sans doute pas en si bon chemin.

Si les Jihadistes en mouvement ont eu la possibilité d’évaluer que Tsahal est incapable de vaincre le Hamas, ils pourraient bien se retourner contre Israël et lui poser une nouvelle menace extrêmement dangereuse.

4. L’Iran aura bien pris note, de son côté, du fait que, deux fois de suite en deux ans, les dirigeants israéliens ont préféré s’abstenir d’apporter une conclusion victorieuse à une guerre débutée par des forces paramilitaires que Téhéran a préalablement renforcées, entraînées et financées – d’abord le Hezbollah, dans la Guerre du Liban en 2006, qui s’est terminée par un tracé de zone gérée par la FINUL, et actuellement , un conflit avec les Islamistes palestiniens qui semble se terminer de la même façon.

DEBKAfile Analyse Exclusive :debka.com

Adaptation : Marc Brzustowski.

Voir encore:

International media failed professionally and ethically in Gaza
Op-ed: According to civilian death toll measure, Nazi Germany – which had one million dead civilians in World War II – was a victim of the aggressive US, which lost ‘only’ 12,000 civilians.
Eytan Gilboa
Ynet news

08.13.14

The media coverage of wars affects the global public opinion, leaders and decision making. Its trends can determine the results just as much as what it achieved in the battlefield.

The main problem presented in the media during all of Israel’s wars and operations in the past decade is proportionality and the number of civilian casualties. The media is the main source of information on the extent, type and source of losses.

The coverage of Operation Protective Edge and the civilian casualties in the global media, mainly in the West, was characterized by an anti-Israel bias and serious professional and ethical failures. They appeared in all components of the journalistic coverage: Pictures, headlines, reports, editorials and cartoons.

The images from Gaza showed only what Hamas permitted the media to broadcast and describe. Hamas terrorized and censored journalists. It only allowed them to broadcast images of destruction and killing of civilians, particularly women and children, and staged situations on the ground.

There were no images of rockets launched from populated areas and from within UNRWA schools, mosques and hospitals. There were only images of civilians’ bodies and funerals and very few images of Hamas fighters, if any.

Media outlets around the world failed to mention the restricting conditions they had operated under in Gaza, which unavoidably led to false and misleading reports.

Only after they left Gaza, few journalists like the Italian Gabriele Barbati and the French Gallagher Fenwick dared to expose the way Hamas terrorized journalists, its use of civilians as human shields and its failed launches which resulted in the killing of children, like at the Shati refugee camp on July 28. This is an ethical failure.

The media have turned the civilian death toll into the only measure of the justness of the Israeli warfare. The New York Times and Haaretz, for instance, published the Gaza death toll on their front pages every day. The message is clear: The higher the number of civilian casualties, the more « war crimes » Israel is committing.

This measure is groundless. According to its distorted logic, Nazi Germany – which had one million dead civilians in World War II – was the victim of the aggressiveness of the United States, which lost « only » 12,000 civilians, and Britain, which lost « only » 67,000 civilians. This is a logic and ethical failure.

The media knew that the reports published by the Palestinians, the United Nations and the Red Cross about civilian victims in all the conflicts since the first Lebanon War until today were false. In Operation Protective Edge as well, the claims of 75-80% civilian casualties are false.

The New York Times and the BBC, which emphasized the « victim competition, » are now admitting that the reported number of civilian deaths contradicts statistical tests. This is a professional failure.

China and India’s broadcast networks exposed the missing context of Israel’s efforts to avoid harming civilians and Hamas’ counteractions. Who would have thought that communist China’s international broadcast network (CCTV) would cover the Gaza conflict in a much more accurate and balanced way than the British BBC?

This surprising fact points more than anything to the anti-Israel bias and perhaps anti-Semitism of Western media outlets. The biased and misleading coverage contributed to the hasty calls to prosecute Israel for war crimes, to mass protests against Israel and to anti-Semitic incidents in Europe.

The Western media must report to their consumers about their professional and ethical failures in Gaza. I seriously doubt they have the courage to probe their own failures as they often demand from governments and organizations.

Prof. Eytan Gilboa is the director of the School of Communication and a senior research associate at the BESA Center for Strategic Studies at Bar-Ilan University.

Des journalistes d’Al-Jazeera utilisent leurs comptes Facebook et Twitter comme outils de propagande au service du Hamas

hamas

Par Y. Yehoshua, B. Chernitsky et Y. Graff *

La couverture du conflit de Gaza par la chaîne qatarie Al-Jazeera révèle le soutien absolu de l’émir qatari, Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani, accordé au Hamas. Avec le conflit,  la chaîne est devenue un puissant organe de propagande du Hamas. Elle a transmis les messages du mouvement, sa couverture du conflit était partiale, au point que les intervenants des émissions en direct de la chaîne qui osaient émettre des critiques, même légères, du Hamas, rencontraient censure et opprobre. Le fait est que les partisans du Hamas ont lancé la campagne « Un million de mercis à Al-Jazeera » sur Twitter, pour exprimer leur gratitude envers la chaîne qui « penchait en faveur de la résistance ». [1]

« Un million de mercis à Al-Jazeera »

La position pro-Hamas de la chaîne est également perceptible dans l’activité en ligne de ses journalistes, animateurs et présentateurs sur les médias sociaux. Leurs pages Facebook et Twitter sont inondées d’éloges de la branche militaire du Hamas, des Brigades Izz al-Din al-Qassam, pour leur guerre contre Israël, y compris pour les tirs de roquettes, l’utilisation de tunnels et les prétendus enlèvements de soldats israéliens. Dans la lignée de la politique étrangère qatarie, ils fustigent l’Egypte et son président, Abd Al-Fattah Al-Sissi, pour la couverture médiatique égyptienne du conflit.

Un article paru dans le quotidien qatari Al-Quds Al-Arabi explique le phénomène : « La douleur et l’angoisse des journalistes d’Al-Jazeera devant la tragédie des Palestiniens dans la bande [de Gaza], en Cisjordanie et dans la Jérusalem occupée, a incité un grand nombre d’entre eux à renforcer leur activité sur les médias sociaux, dès la minute où ils quittaient la salle de rédaction… » La présentatrice d’Al-Jazeera Khadija Benguenna a confié au quotidien : « Cette fois, les médias sociaux ont joué un rôle plus important, plus actif et plus fervent que les médias traditionnels. Les images et les articles parvenaient aux internautes en temps réel, au moment du bombardement, [et] chacun pouvait voir les roquettes de la résistance voler dans le ciel des villes israéliennes… » [2]

Extraits de messages des journalistes et présentateurs d’Al-Jazeera sur les médias sociaux :

Soutien aux tirs de roquettes sur Israël

Les journalistes d’Al-Jazeera se sont montrés solidaires de l’action militaire du Hamas contre Israël et ont salué ses succès. Dans une série de tweets en date du 9 juillet, [3] le correspondant Amer Al-Kubaisi a exprimé son soutien aux tirs de roquettes du Hamas sur Israël : « Malgré le siège [du président égyptien] Al-Sissi de Gaza et l’élimination des tunnels, le Hamas améliore ses roquettes à la fois en qualité et en quantité, terrorise et surprend Israël à Tel-Aviv, Haïfa et Jérusalem ».

Plus tard le même jour, il tweete : « Le Hamas ne renoncera à aucun missile de longue portée. Il les a développés lui-même et les a envoyés sur Haïfa et Jérusalem. C’est ce qui terrifie le renseignement israélien. Etre armé signifie être en vie. »

Dans un autre tweet, il ajoute : « Les dispositifs d’armement chimique se trouvent à Haïfa. Un coup asséné sur l’un d’eux revient à rayer un quart des Israéliens de la Palestine historique. Israël lutte pour ne pas être évacué… »

Les tweets d’Al-Kubaisi

Le 17 juillet, Al-Kubaisi tweetait un poster montrant diverses roquettes du Hamas, avec des détails sur la portée de chacune, et demandait aux followers de retweeter. Il écrit : « Ici, en une image, vous pouvez apprendre à connaître les roquettes d’Al-Qassam, leur portée, et les villes qu’elles peuvent atteindre. Si vous aimez cette image, retweetez-la. »

Poster tweeté par Al-Kubaisi

Ahmed Mansour, présentateur de l’émission Without Borders d’Al-Jazeera, s’est également solidarisé des tirs de roquettes du Hamas. Le 9 juillet, Mansour écrit sur sa page Facebook : « Israël est stupéfait et déconcerté par les roquettes de la résistance palestinienne qui l’ont frappé en profondeur, atteignant Tel Aviv, Jérusalem et Haïfa, malgré le siège de Gaza par Al-Sissi et son gouvernement…  Si la résistance reçoit les armes qui lui permettront de s’occuper du lâche Israël, stupéfait et pétrifié, alors les Israéliens vivront dans des abris ou fuiront le pays. » [4]

Le post d’Ahmed Mansour

Le présentateur Jalal Chahda a tweeté, le 15 juillet : « Le système du Dôme de fer israélien est un tigre de papier, plus faible qu’une toile d’araignée, un échec, inutile contre les roquettes de la noble résistance, qui défend l’honneur de la oumma. » [5]

Tweet de Jalal Chahda

Un autre journaliste d’Al-Jazeera s’est montré solidaire des tirs de roquettes par le Hamas : le présentateur d’In Depth, Ali Al-Zafiri, a tweeté le 12 juillet : « Al-Ja’bari [6] vous bombarde depuis la tombe. » Il a ajouté le hashtag #Praise_Qassam à son tweet. [7]

Tweet d’Ali Al-Zafiri

Dans un tweet du 29 juillet, le correspondant d’Al-Jazeera au Pakistan, Ahmad Mowaffagh Zaidan, a fait l’éloge de la branche militaire du Hamas, les Brigades Izz Al-Din Al-Qassam, et de leur chef Mohammed Deif. Il a tweeté : « Ils ont relevé nos têtes » avec leurs tirs de roquettes sur Israël. Le lendemain, il demandait à Allah de les protéger. [8]

Les tweets d’Ahmad Zaidan

Soutien aux incursions en Israël et aux enlèvements de soldats

Les journalistes d’Al-Jazeera ont exprimé leur soutien aux autres actions du Hamas contre Israël et contre les soldats israéliens. Le 17 juillet, Ahmed Mansour postait un statut Facebook louant l’incursion du Hamas par un tunnel près du kibboutz de Sufa, disant qu’elle
« devrait être enseignée dans les plus grandes académies militaires comme l’une des opérations de résistance les plus remarquables contre de grandes armées. C’est une opération qui surpasse tous les films hollywoodiens, une réalité qui dépasse la fiction ». Il a ajouté : « Les Brigades Al-Qassam et la résistance palestinienne battent le record de la gloire et de l’héroïsme de la oumma. »

Le post d’Ahmed Mansour

Jalal Chahda a soutenu la construction de tunnels par le Hamas, tweetant : « Les tunnels de Gaza sont le cimetière des sionistes. » Il a également salué la résistance armée en général : « Dans le passé, je croyais que la résistance armée en Palestine occupée était l’une des méthodes de libération, et aujourd’hui, je suis convaincu que la résistance armée est la seule méthode. »

Les tweets de Jalal Chahda

Des reporters se sont réjouis lorsque le Hamas a affirmé avoir capturé le soldat israélien « Shaul Aaron » ; Israël a plus tard statué que le Sgt Oron Shaul avait été tué dans l’action, et que son lieu d’inhumation était inconnu. Juste avant l’annonce de la capture par le Hamas, Amer Al-Kubaisi a tweeté : « Dans 10 minutes, le Hamas fera une annonce importante. Personnellement, je hume un [Gilad] Shalit. » Al-Kubaisi s’est plus tard vanté d’être « le premier journaliste au monde à avoir parlé de la capture d’un ‘nouveau Shalit’, avant même l’annonce d’Al-Qassam. »

Les tweets d’Al-Kubaisi

La présentatrice Salma Al-Jamal s’est également réjouie de l’annonce de l’enlèvement du Hamas sur Facebook. [9] Le 20 juillet, elle a partagé l’annonce du Hamas et écrit : « Allah Akbar, un nouveau Gilad Shalit a été capturé. » La présentatrice Khadija Benguenna a également acclamé l’annonce, tweetant : « Allah Akbar et Allah soit loué pour la capture d’un soldat sioniste » [10]

Le post de Salma Al-Jamal

Tweet de Khadija Benguenna

Diffuser la propagande du Hamas

En plus de glorifier et de soutenir l’aile militaire du Hamas, les journalistes d’Al-Jazeera ont diffusé les messages du mouvement via leurs comptes de médias sociaux, partageant et retweetant des déclarations de responsables du Hamas, des vidéos du Hamas et des URL de sites web et de comptes du Hamas, de ses partisans et affiliés.

Par exemple, le 18 juillet, suite à la fermeture du compte Twitter d’Izz Al-Din Al-Qassam, [11] Ali Al-Zafiri a tweeté sur le nouveau compte d’Al-Qassam, appelant ses partisans à le suivre. Il écrit : « [C’est] le nouveau compte des Brigades Al-Qassam, l’aile de notre oumma – puisque Twitter a fermé leur compte d’origine. Vous êtes priés de le soutenir, le suivre et le partager. C’est le moins [qu’on puisse faire]. »

Tweet d’Ali Al-Zafiri

Khadija Benguenna a également partagé des informations d’un autre organe d’information au service du Hamas, Al-Risala Radio, sur sa page Facebook. Le 28 juillet, elle a posté un lien accompagné du commentaire suivant : « La couverture se poursuit sur la radio Al-Risala. »

Le post de Khadija Benguenna

Jalal Chahda a tweeté une citation de l’ancien dirigeant spirituel du Hamas, le cheikh Ahmed Yassine, éliminé par Israël en 2004 : « Je demeurerai un combattant du jihad jusqu’à ce que mon pays soit libéré, car je ne crains pas la mort. »

Tweet de Jalal Chahda

Critique de l’Egypte, de son président, de ses médias et de son armée

Dans le contexte de l’animosité égyptienne envers le Hamas et son principal bailleur de fonds, le Qatar, les journalistes, invités et présentateurs d’Al-Jazeera ont également utilisé leurs comptes de médias sociaux pour attaquer l’Egypte et le président Abd Al-Fattah Al-Sissi. Ils ont également fustigé la couverture médiatique égyptienne du conflit actuel, et critiqué l’armée égyptienne pour son inaction.

Dans ses tweets du 26 juillet, Amer Al-Kubaisi s’en est plus particulièrement pris à Al-Sissi : « Connaissez-vous Sisinyahu ? » a-t-il tweeté, avec une photo d’un Al-Sissi déguisé en juif. Le lendemain, il a tweeté : « Al-Sissi soutient [Khalifa] Haftar, Al-Sissi soutient Bachar [Al-Assad], Al-Sissi soutient [Nouri] Al-Maliki, Al-Sissi soutient [Benjamin] Netanyahu. Il soutient l’église avant la mosquée, les chiites avant les sunnites, et les juifs avant les musulmans. »

Les tweets d’Al-Kubaisi

Ahmed Mansour a critiqué l’armée égyptienne sur Facebook ; le 19 juillet, il écrit : « L’armée qui ferme le passage de Rafah et empêche les convois humanitaires et médicaux d’arriver jusqu’à la population de Gaza, en proie à une guerre d’extermination, n’est pas l’armée égyptienne ; c’est l’armée d’Al-Sissi, qui tue le peuple égyptien et assiège la population de Gaza – car la [vraie] armée égyptienne est l’armée de soutien à Gaza et de défense du peuple égyptien. Quand l’armée égyptienne reviendra-t-elle ? » Dans un autre post, il qualifie le président Al-Sissi, et l’émir des Émirats arabes unis, le cheikh Al-Nahyan, de « sionistes arabes ».

Le 21 juillet, Mansour écrit : « Chaque jour, les Brigades Al-Qassam soulignent que ce sont elles qui opèrent et mènent la bataille de Gaza, sur le plan militaire et en matière de renseignement, de politique et d’information, tandis que Netanyahou, les dirigeants israéliens et leurs alliés arabes sionistes, dirigés par Al-Sissi et [le président des Emirats arabes unis Khalifa] bin Zayed, s’enfoncent dans le mensonge, le brouillard et la défaite mentale, militaire et politique. »

Les posts d’Ahmed Mansour

Jamal Chahda a tweeté : « L’armée égyptienne a annoncé que 13 nouveaux tunnels dans la bande de Gaza ont été détruits. C’est ainsi qu’[ils] expriment leur solidarité avec Gaza et sa population assiégée. »

Tweet de Jamal Chahda

Le présentateur d’Al-Jazeera Jamal Rayyan a maudit les médias égyptiens, les qualifant d’« ordures ». [12] Il a également tweeté des vidéos de personnalités médiatiques égyptiennes attaquant Al-Jazeera et lui-même personnellement, pour ses déclarations anti-égyptiennes, ajoutant : « Un ami m’a suggéré d’organiser des ateliers avec des personnalités des médias égyptiens. Je lui ai dit : ‘Impossible. Ce sont des ordures. On ne peut les changer. Il serait plus facile de recréer les Egyptiens à partir de zéro’. »

Les tweets de Jamal Rayyan

Le 20 juillet, la présentatrice Ghada Owais a posté une image accompagnée d’une déclaration soulignant que l’Egypte avait empêché les délégations médicales d’entrer dans la bande de Gaza, sous la légende : « Libre à vous d’interpréter. » [13]

Le post de Ghada Owais

Critique de l’Autorité palestinienne et de ses dirigeants

Les journalistes ont également sévèrement critiqué l’Autorité palestinienne et ses dirigeants. Le 23 juillet, Amer Al-Kubaisi a publié un avis moqueur, « Porté disparu », du chef du gouvernement de réconciliation Rami Hamdallah, pour son inaction dans la crise de Gaza. L’avis appelle à le livrer au peuple palestinien pour qu’il puisse présenter sa démission.

Dans un autre tweet, le 21 juillet, Al-Kubaisi écrit : « L’Intifada est la mère des Palestiniens, et la résistance est leur père. Le père oeuvre à Gaza et la mère, en Cisjordanie, va bientôt se manifester. »

Les tweets d’Al-Kubaisi

Khadija Benguenna écrit, le 26 juillet : « Pourquoi Abu Mazen traîne-t-il des pieds face à l’éventualité d’une adhésion au Traité de Rome, qui permettrait à la Palestine de devenir membre de la Cour pénale internationale ? C’est le meilleur moyen d’assiéger Netanyahu et de le piéger en Israël. »

Tweet de Khadija Benguenna

Pour la disparition d’Israël et des régimes arabes

En plus de soutenir le Hamas, certains journalistes ont aussi évoqué en filigrane leur espoir de voir Israël disparaître. Le 20 juillet, Ahmed Mansour a tweeté une vidéo du cheikh Ahmad Yassin prédisant qu’Israël allait disparaître d’ici à 2027.

Le 20 juillet, Salma Al-Jamal a cité l’imam égyptien pro-Frères musulmans Mohammad Al-Ghazali (décédé en 1996), qui a annoncé qu’après la chute des régimes arabes viendrait celle d’Israël. Elle a ajouté : « Bientôt, avec l’aide d’Allah. »

Tweet d’Ahmed Mansour
 

Tweet de Salma Al-Jamal

Post de Khadija Benguenna du 28 juillet montrant un drapeau israélien brûlé dans une récente manifestation en Algérie

* Y. Yehoshua est vice-président des recherches et directrice de MEMRI Israël ; B. Chernitsky et Y. Graff sont chargés de recherche au MEMRI.

Notes :
[1] Palinfo.com, 23 juillet 2014.
[2] Al-Quds Al-Arabi (Londres), le 14 juillet 2014.
[3] Twitter.com/amer_alkubaisi.
[4] Facebook.com/ahmed.mansour.1276487.
[5] Twitter.com/ChahdaJalal.
[6] Le chef de l’aile militaire du Hamas tué par Israël en novembre 2012.
[7] Twitter.com/AliAldafiri.
[8] Twitter.com/Ahmadmuaffaq.
[9] Facebook.com/SalmaAljamal.NewsPresenter
[10] Twitter.com/khadijabenguen.
[11] Voir MEMRI Dépêche spéciale n ° 5813, « Following Twitter Shutdown Of Hamas’ Al-Qassam Brigades Account – One Week Later, A New Account Is Active, »  du 31 juillet 2014.
[12] Twitter.com/jamalrayyan.
[13] Facebook.com/1ghada.owais.

Le « siège israélien de Gaza » : un mythe savamment exploité

Dr Zvi Tenney
Ambassador of Israel (ret)
http://www.zvitenney.info

La bande de Gaza a une frontière commune non seulement avec Israël mais aussi avec l’Egypte. Les 13 kilomètres de cette frontière sont contrôlés par l’Egypte et non par Israël. Le point de passage de Rafah sur cette frontière permet le passage de personnes désirant voyager de par le monde après être passées par Egypte.

Mais plus important encore est le fait que toute marchandise peut passer d’Israël à la bande de Gaza à l’exception d’armes et d’une courte liste de matériaux pouvant être utilisés à des fin de terrorisme .N’oublions pas que Gaza est gouverné depuis 2007 par le Hamas, une organisation terroriste, condamnée par tous les pays occidentaux, qui affiche ouvertement son refus de l’existence d’Israël qu’il a comme objectif de détruire.

Les marchandises qui passent d’Israël à la bande de Gaza sont de toute sorte, produits de consommation courante, équipements et produits médicaux, fuel et courant électrique…..Les super marchés, les centres commerciaux, les hôtels, les restaurants y sont donc abondamment achalandés. Les témoignages sur ce fait ne manquent pas et les photos des lieux étonnent toujours car on croierait
voir les photos d’une ville ocidentale florissante.

Rappelons à ce propos que durant les premiers cinq mois de 2014 ,18 000 camions de marchandises ont passé d’Israël à la bande de Gaza transportant plus de 228 000 tonnes de marchandises, commandés par des commerçants et des hommes d’affaires locaux qui entrent constamment en Israël pour y faire leurs achats. Ceci sans parler de quantités importantes d’eau et de l’approvisionnement de plus de la moitié de la consommation d’électricité de toute la bande de Gaza.

Par ailleurs durant les cinq premiers mois de 2014 plus de 60 000 habitants de la bande de Gaza sont rentrés en Israël dont évidemment ceux qui avaient besoin de soins médicaux et d’hospitalisation.

Il est donc clair qu’il n’y a absolument pas de siège ou de blocus terrestre qu’Israël impose à la bande de Gaza .Le seul blocus qu’Israël surveille de près et qui est le prétexte pour les anti israéliens de parler « de blocus total de Gaza par Israël », est le blocus maritime. Un blocus qui dans les conditions d’hostilité extrême du Hamas contre Israël est tout à fait compréhensible pour éviter l’importation d’armes dangereuses comme par exemple des missiles de longue portée en provenance de l’Iran.

Ce genre de blocus est d’ailleurs permis par les législations internationales et a en effet été accepté comme étant légitime par une Commission spéciale convoquée en 2011 par le Secrétaire général de l’ONU pour examiner ce blocus maritime qu’Israël est obligé d’imposer compte tenu du constant comportement agressif du Hamas contre Israël qui subit depuis de nombreuses années déjà des tirs de roquettes du Hamas ayant pour cible les populations civiles en Israël….Et cela bien qu’Israël ait complètement évacué la bande de Gaza en 2005.
Cette commission avait conclu que l’approvisionnement de Gaza devait être assurée, comme c’est le cas depuis toujours, par les passages frontaliers terrestres.

Les vociférations du Hamas et de ses supporters affirmant que les tirs de roquettes sur Israël sont « un acte de résistance à l’occupation israélienne » de Gaza ou qu’ils ont comme objectif de mettre fin au « siège israélien », ne sont donc que prétexte bancal pour justifier la mise en action de l’idéologie du Hamas de mettre fin, pour raison religieuse, à l’existence d’Israël comme inscrit dans sa convention….Il est navrant que nombreux anti israéliens de par le monde tombent dan ce panneau tendu par le Hamas et ses supporters.

Voir de même:

The international media’s hypocrisy – the Hamas case
Op-ed: Most of the international media have decided for you in advance that Israel is the bad guy in the story. It focuses on every Gaza casualty while ignoring civilian deaths in Syria, Iraq, Nigeria, Libya and Kenya.
Yossi Levy
Ynet news

08.09.14

In the summer of 1999 more than 2,000 civilians were killed by NATO air forces which bombed cities and villages in what was the former Yugoslavia. As Ambassador to Belgrade, I still feel the pain and the agony of that horrible summer. It wasn’t only Serbian military bases that were bombed but also, albeit unintentionally, hospitals, schools, libraries, and even a train over a bridge. Serbia, as you all know, had not launched even a single missile towards any NATO capital city.

The media in the countries that were involved in the military operation did not, however, start their daily broadcasting with updates on the number of civilian dead; they didn’t mention the death toll every 30 minutes and, actually, did not even send camera crews to show their shocked viewers in London and Hamburg the horrors and bloodshed of demolished streets and hospitals.

Losing Hasbara
‘Smashing a peanut with a hammer’: Foreign journalists on int’l coverage of Gaza fighting / Polina Garaev
Since Gaza op started, IDF released scores of videos of pilots calling off strikes and Israel urging Gazans to evacuate, but foreign reporters tell Ynet that in Europe a photo of dead Palestinians is worth more than a thousand Israeli words.

As far as Western media were concerned, the Serbian civilian victims had no names and no faces. It is the same today with regards to the women and children killed in Iraq and Afghanistan, who have been killed in massive numbers over the past decade or more, who were the tragic victims of Western air forces bombing terrorist targets in both countries.

Does anyone know how many innocents have been victims of Western pilots in the last decade? Nobody bothers to count them because the European media knows full well that war has its own cruel rules – that in war, yes, innocent people do unfortunately die.

With one exception. The war between Israel and Hamas with its Jihadi Islamic terror. When it comes to this war, European media has different standards. The tragic innocent victims who have been killed by the Israeli Defence Forces dominate practically every news outlet and their deaths have been reported in the most dramatic way time and time again. Meanwhile, as we speak, innocents are dying in Syria, Iraq, Nigeria, Libya, and Kenya, usually on a vaster scale than in Gaza, but the media is uninterested in people who die in those countries who have had an extra piece of bad luck – Israel didn’t kill them, so the world doesn’t care.

The death of innocent people is always a tragedy. But I do not know any other army in the world that is as careful as one can be in wartime as the IDF is. Very often IDF units even cancel operations because of fears for civilian safety. Only the IDF actually warns in advance where and when it is going to hit, giving civilians time to leave specific areas. Hamas is the party here that forces Palestinian civilians to stay in their homes and thus endanger their lives. In the midst of this, Israeli pilots face a cruel dilemma: if they fire at a rocket launcher near a hospital or a mosque they may kill civilians; if they do not, the rocket, once it is fired, may kill Israelis near a hospital or a synagogue.

It is very easy to judge young men on such desperate missions from the comfort of a couch in a safe city far away. Israel fights for its life against an organization which, all too often merely described in the media as “militants”, is the actual government in Gaza, an organisation that calls not only for the destruction of the State of Israel but for the murder of all Jews wherever they are. The Hamas charter is a barbaric, anti-semitic and medieval document which calls openly to murder Jews. After it accuses the Jews for all the calamities of the humanity, article 7 simply says: if a Jew hides behind a rock or a tree, the rock and the tree will shout to the Moslems, come and kill him. This is a clear anti-Semitic rhetoric you can find on daily basis among Hamas leaders (Osama Hamdan, Fauzi Barhum and many others) preaching to their crowds in Arabic. Did you read about it in the media? I believe you did not.

Has the media in Europe also forgotten that Hamas, which fires rockets at civilians all over Israel, are the same people that a decade ago during the Second Intifada murdered hundreds of Israeli civilians by blowing them up in restaurants, bars and night clubs? Surely not. The media knows the facts, but in too many cases does not report the truth. It knowingly betrays its duty to tell the world what is really happening in the Gaza Strip.

The media knows as well that Hamas opposes all and any political solutions between Israel and the Palestinian people. In fact, a two-state solution, which we still hope to achieve, would be the worst nightmare for Hamas because what it wants is a single Islamic Greater Palestine ruled by Sharia Law in which people will be beheaded, the hands of thieves chopped off, and city squares turned into fairgrounds of public torture and execution, including stoning women for adultery and homosexuals for, well, being homosexual.

Hamas is the dystopian nightmare that Israel is fighting. Europe has known for a long time that Hamas, which is essentially a localized version of Al Qaeda, is a mortal enemy of Israel, but first and foremost it is the enemy of the Palestinian people because of its blindness and fanaticism. Hamas prevents the Palestinian people from attaining the freedom, prosperity and independence they deserve.

Even Egypt, the most important Arab country, accuses Hamas of war crimes against its own people, and puts the responsibility on Hamas for the escalation of the current conflict. Egypt offered a ceasefire two weeks ago; Israel accepted, Hamas did not. Since then Israel has agreed to several truces while Hamas has violated all of them.

In spite of that, anyone who listens to some European media would think Israel somehow wants to conquer Gaza. This is probably the biggest lie of all. Israel left Gaza in 2005, evacuating all its bases and uprooting all Jewish communities. For the first time since the beginning of the Palestinian-Israeli conflict, Palestinians were given full control over a territory on which they could have built a good economy and thriving society. Instead, they chose an Islamist terrorist organization to control their lives. Gaza became an armed base for escalated, indiscriminate attacks on Israel. In the last nine years, 15,000 missiles have been fired into Israel from Gaza with no provocation or justification. What would you do if a terrorist organization dedicated to your annihilation bombarded you for nearly a decade?

Violence and killing is the raison d’etre of Hamas. Unfortunately, despite the plain facts, many in the media and the international community are not listening. The claim that Israel is always “guilty” is only the latest echo of the old cry that “the Jews” are guilty. This is truly a miserable hour for Europe’s media, which is attacking, often viciously, not the terrorist Islamic Hamas, but its victim – Israel, a fellow democracy which fights for its survival in a region that is becoming more and more chaotic by the day.

One could understand such perverse instincts from the media in the Arab world, perhaps, but one expects better from the European media towards a fellow democracy which is fighting Jihadi madness on its own doorstep.

Most of the international media have decided for you in advance that Israel is the bad guy in the story. This biased approach is not a beautiful chapter in the history of the world media, and perhaps in the loaded history between European nations and the Jewish people.

Yossi Levy is the Israeli ambassador to Serbia and Montenegro

Voir encore:

 

Why Qatar and Turkey Can’t Solve the Crisis in Gaza
A bad idea
David Andrew Weinberg and Jonathan Schanzer
National Interest
July 23, 2014

With Washington desperate for a cease-fire between Israel and Hamas, and with Egypt having flamed out as a broker of calm, two of Hamas’s top patrons are about to be rewarded with a high-profile diplomatic victory. U.S. and Israeli media are now reporting that the White House may be looking to Qatar and Turkey to help negotiate an end to the hostilities. Qatar, in fact, held a high-profile cease-fire summit in Doha on Sunday that included Palestinian Authority president Mahmoud Abbas, UN Secretary General Ban Ki Moon, the Norwegian foreign minister, and Hamas leader Khaled Meshal.

No progress was reported on Sunday. But using the good offices of Qatar is a huge mistake. The same goes for Turkey. In exchange for fleeting calm, the United States will have effectively given approval to these allies-cum-frenemies to continue their respective roles as sponsors of Hamas, which is a designated terrorist group in the United States.
Since a visit to Turkey by Qatar’s ruler Tamim bin Hamad Al Thani, and amidst reports that Meshal has been shuttling between the two countries, Doha and Ankara have been floating terms of a joint cease-fire proposal that would reportedly grant Hamas significant benefits. Specifically, the deal would grant Hamas an open border in Gaza that would allow the group to continue to smuggle rockets and other advanced weaponry at an ever alarming pace.

The Israelis see this as a nonstarter. But the White House is nevertheless working the phones with Qatar and Turkey to see if a deal can be struck.

Since the war broke out in early July, Secretary of State John Kerry has reached out at least three times by phone to Turkey’s Foreign Minister Ahmet Davutoglu and six times to his Qatari counterpart, Khalid Al Attiyah (Kerry’s Mideast chief boasted last month that the secretary of state “is in very constant contact” with FM Al-Attiyah and even “keeps his number on his own cell phone”). Kerry was also expected to visit Qatar before Egypt’s aborted cease-fire proposal.

It is by now no secret that Qatar has emerged as Hamas’ home away from home and ATM. Shaikh Tamim’s father, Hamad bin Khalifa Al Thani, visited Gaza in 2012 when he was still the ruler of Qatar, pledging $400 million in economic aid. Most recently, Doha tried to transfer millions of dollars via Jordan’s Arab Bank to help pay the salaries of Hamas civil servants in Gaza, but the transfer was apparently blocked at Washington’s request.

Since 2011, Qatar has been the home of the aforementioned Khaled Meshal, who runs Hamas’s leadership. During a recent appearance on Qatar’s media network Al Jazeera Arabic, Meshal blessed the individuals who kidnapped and ultimately murdered three Israeli teenagers. He boasted that Hamas was a unified movement and that its military wing reports to him and his associates in the political bureau. American officials have revealed that Qatar also hosts several other Hamas leaders. Israeli authorities reportedly intercepted an individual in April on his way back from meeting a member of Hamas’s military wing in Qatar who gave him money and directives intended for Hamas cells in the West Bank.

Israeli and Egyptian officials report that Qatar is so eager for a political win at Cairo’s expense that it actually urged Hamas to reject the Egyptian cease-fire initiative last week. Doha is also using its vast petroleum wealth to striking diplomatic effect: one UN official source suggests that UN Secretary General Ban Ki-Moon would not have made it to Doha for cease-fire talks on Sunday if the Qataris hadn’t chartered him a plane out of their own pocket.

Turkey, for its part, has emerged as one of the most strident supporters of Hamas on the world stage. Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan has vociferously advocated for Hamas while his government has found ways to donate hundreds of millions of dollars in aid to Hamas, mostly through infrastructure projects, but also through materials and reportedly even direct financial support.

Turkey is also home to Salah Al-Arouri, founder of the West Bank branch of the Izz Al-Din Al-Qassam Brigades, Hamas’ military wing. He reportedly has been given “sole control” of Hamas’s military operations in the West Bank, and two Palestinians arrested last year for smuggling money for Hamas into the West Bank admitted they were doing so on Al-Arouri’s orders. He is also suspected of being behind a recent surge in kidnapping plots from the West Bank. An Israeli security official recently noted, “I have no doubt that Al-Arouri was connected to the act” of kidnapping that helped set off the latest round of violence between the parties, which has seen hundreds killed and thousands wounded, nearly all of them Palestinians.

Al-Arouri, it should be noted, was among the high-level Hamas officials who met with the amir of Kuwait on Monday to discuss cease-fire terms (he is pictured in the middle of the couch here).

So as Washington considers cutting a deal brokered by Qatar and Turkey for an end to the latest round of hostilities, it bears pointing out why these two countries are so influential with Hamas in the first place: because they empower the terrorist movement and provide it with a free hand for operations. A cease-fire is obviously desirable, but not if the cost is honoring terror sponsors. There must be others who can mediate.

Interestingly, both Ankara and Doha count themselves among America’s friends. But their support for terrorist entities—not just Hamas—has become so obvious that U.S. legislators began to send concerned letters to officials from both countries last year. This alone is a sign that America must set the bar higher for the behavior of its allies and not reward them for bad behavior.

David Andrew Weinberg, a former Democratic Professional Staff Member at the House Foreign Affairs Committee, is a Senior Fellow at the Foundation for Defense of Democracies.

Jonathan Schanzer is Vice President for Research at the Foundation and a former intelligence analyst at the U.S. Department of the Treasury.

Voir aussi:

Bientôt une nouvelle flottille contre le blocus de Gaza
Le Point

12/08/2014

Des navires devraient appareiller avant la fin de l’année. La précédente tentative, en 2010, s’était soldée par la mort de 10 activistes turcs.

Une coalition internationale d’activistes a annoncé mardi son intention de faire appareiller, avant la fin de l’année, une nouvelle flottille pour briser le blocus maritime imposé par Israël à la bande de Gaza. « Nous voulons envoyer cette flottille en 2014 », a déclaré à la presse cette coalition, dont fait partie l’ONG islamique turque IHH à l’origine d’une précédente tentative équivalente qui s’était soldée par la mort de dix activistes turcs en mai 2010. Les organisateurs n’ont pas précisé le calendrier de l’opération lors de leur conférence presse, organisée dans les locaux de la Fondation pour l’aide humanitaire (IHH), à Istanbul.

« C’est une réaction à la solidarité croissante avec le peuple palestinien qui se manifeste à travers le monde », a justifié le groupe un mois après le début de la nouvelle offensive lancée par l’armée israélienne sur la bande de Gaza. Les navires qui composeront cette nouvelle flottille partiront de plusieurs ports du monde entier pour transporter de l’aide humanitaire à destination des Palestiniens. « Nous allons former cette flottille avec l’objectif de montrer que la communauté internationale ne peut pas croiser les bras lorsqu’on attaque des civils et que sont commis des crimes contre l’humanité », a expliqué l’activiste canadien Ehab Lotayef.

Une ONG proche des autorités

Le blocus de Gaza a été imposé en 2007 afin, selon l’État hébreu, d’empêcher la livraison d’armes aux Palestiniens des islamistes duHamas qui contrôlent ce territoire. En mai 2010, l’assaut des commandos israéliens contre le navire amiral de la première flottille, le Mavi Marmara, avait provoqué la mort de 10 citoyens turcs et généré une grave crise diplomatique entre les gouvernements israélien et turc. La justice turque a ouvert en 2012 un procès par contumace contre quatre anciens responsables de l’armée israélienne. Des négociations ont débuté entre les deux pays pour l’indemnisation des victimes turques, mais elles n’ont pour l’heure pas abouti.

Élu dimanche président dès le premier tour de scrutin, le Premier ministre islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan a multiplié ces dernières semaines les violentes attaques contre la nouvelle intervention militaire de l’État hébreu à Gaza. L’ONG IHH est considérée comme proche des autorités d’Ankara. Le Mavi Marmarafera partie de la nouvelle expédition qui, a indiqué Durmus Aydin, un responsable d’IHH, « n’est d’aucune façon soutenue par le gouvernement turc ».

Voir encore:

Echec du blocus de Gaza ?

Les restrictions imposées à la bande de Gaza, en place depuis la prise de contrôle par le Hamas en 2007, sont au cœur des négociations pour un accord à long terme. Le Hamas déclare vouloir la liberté pour Gaza, mais utilisera très probablement un accès facilité pour faire entrer des armes

Mitch Ginsburg

The Times of Israel

15 août 2014

Mitch Ginsburg est le correspondant des questions militaires du Times of Israel

Les négociations au Caire, apparemment renouvelées pour cinq jours mercredi, avec des tirs de roquettes et les ripostes à minuit, ont été menées à huis clos.

Il y a de nombreux sujets à débattre, le rôle, désormais de l’Autorité palestinienne à Gaza, le retour des dépouilles des deux soldats israéliens, l’avenir des hommes armés palestiniens arrêtés lors de l’opération, la notion, peut-être, de démilitarisation de la bande de Gaza, la durée du cessez-le-feu.

Pourtant, au cœur de la discussion, se trouve très probablement le blocus, le mécanisme qui restreint, à un petit filet, les marchandises entrant dans Gaza, et dans une plus grande mesure, tout ce qui laisse l’enclave de 362 kilomètres carrés coincée entre Israël, l’Egypte et la mer.

Une rapide observation des différents points de passage, pour les personnes et les biens, peut aider à brosser un tableau de la situation actuelle, de son évolution au cours des années passées et où tout cela pourrait conduire à la fin de la campagne actuelle.

Kerem Shalom est ajourd’hui l’unique passage d’entrée et de sortie pour les marchandises à Gaza. En 2005, avant l’arrivée du Hamas au pouvoir, une moyenne mensuelle de 10 400 camions de vivres entrait à Gaza depuis Israël. Après que le Hamas, une organisation terroriste ouvertement engagée à la destruction d’Israël, ait gagné une élection populaire et, avec une efficacité brutale, ait renversé le pouvoir de l’Autorité palestinienne à Gaza en 2007, Israël a imposé un blocus sur la bande de Gaza.

Pour les trois premières années, de juin 2007 à juin 2010, au cours desquelles seules les « vivres vitales » étaient autorisées à entrer dans la bande, une moyenne mensuelle de 2 400 camions passait dans Gaza, selon les statistiques fournies par l’organisation Gisha qui milite pour une circulation plus libre des marchandises vers et depuis Gaza.

Le blocus, empêchant tout de l’essence au bœuf, a été fortement modifié après l’incident du Mavi Marmara en mai 2010 au cours duquel des commandos de marine israéliens, attaqués, ont tué 10 activistes turcs sur un navire cherchant à briser le blocus. En réponse, Israël a facilité le blocus en permettant à presque toutes les marchandises d’entrer dans Gaza.

La question épineuse était, pourtant, et continue à être, les restrictions sur les ravitaillements à double utilisation, ceux qui ont le potentiel d’être utilisés pour des objectifs néfastes.

Le premier d’entre eux est le ciment. La population civile de Gaza a besoin de matériels de construction. Gisha estime que Gaza manque de 75 000 maisons et de 259 écoles.

En outre, 10 000 maisons ont été détruites pendant l’opération Bordure protectrice, à la fois par les tirs israéliens et les bombes palestiniennes. L’industrie de construction à Gaza emploie 70 000 travailleurs, déclare la cofondatrice de Gisha,Sari Bashi, et représentait à une époque jusqu’à 28 % du PIB.

Pourtant, les priorités du Hamas à Gaza sont évidemment différentes et le ciment est utilisé à des fins militaires.

Khaled Meshaal, le chef du bureau politique du Hamas, a admis cela au cours d’une conférence tenue à Damas plusieurs mois après l’opération Plomb durci en 2008-2009, selon des éléments du Centre de Renseignement et d’Information Meir Amit. « En apparence, les images visibles sont des négociations au sujet de la réconciliation et de la construction. Pourtant, les images cachées sont qu’une grande partie de l’argent et de l’effort est investie dans la résistance et dans les préparations militaires », explique Meshaal.

Tout cela était nulle part plus évident que dans les arches uniformes faites en ciment qui ont été trouvées pour soutenir le réseau de tunnels d’attaque du Hamas creusé sous la frontière vers Israël.

Le général de Brigade Michael Edelstein, le commandant de la Division Gaza, a déclaré durant une réunion à proximité de la frontière de Gaza il y a deux semaines, que le Hamas avait créé un « métro de terreur » à Gaza, en utilisant des dizaines de millions de dollars et « des milliers de tonnes de ciment ».

Les sites de lancement de roquettes, les tunnels internes, les bunkers ont tous été fortifiés avec du ciment.

Selon le Centre Meir Amit, une organisation dirigée par d’anciens officiers israéliens des renseignements, le ciment passait vers Gaza par des souterrains très tranquillement avant l’arrivée au pouvoir en Egypte d’Abdel Fatah el-Sissi. Il a réduit le flot des marchandises depuis son territoire à travers les tunnels.

Aujourd’hui, un rapport récent suggère que le ciment est soit produit à Gaza à partir de matériel brut, comme des cendres et du sable de mer, ou pris à des organisations internationales, qui demandent l’importation de ciment ou soumettent des plans et des rapports d’information aux autorités israéliennes afin de recevoir une autorisation pour importer du ciment dans Gaza.

Bashi a également déclaré que le carburant était à une époque considéré comme une substance à double emploi, puisqu’il est utilisé pour les roquettes, et, qu’aujourd’hui, il est autorisé à entrer librement dans Gaza.

Le Coordinateur des activités du gouvernement dans les tTerritoires (COGAT) pour l’armée a envoyé environ 7,6 millions de litres de carburant et de benzène dans Gaza pendant le seul mois mois de guerre. (Un total de 3 324 camions de ravitaillement sont entrés dans Gaza via Israël depuis le début de l’opération Bordure protectrice le 8 juillet, selon les chiffres de COGAT).

Mentionnant un taux de chômage de 45 % dans Gaza, alors qu’il était de 18 % l’an passé, Bashi a déclaré que les restrictions ont échoué à empêcher la construction de tunnels et ont, au lieu de cela, puni les habitants, créant une situation économique qui est totalement néfaste à la stabilité. « C’est une erreur de voir cela comme un jeu sans effets », a-t-elle déclaré.

Pourtant, le prix en sang payé par les Israéliens pour (au moins temporairement) se débarasser de la menace des tunnels, couplé à l’insécurité perturbant la vie des résidents des régions à la frontière, rend très improbable qu’Israël autorisera le transport libre et ouvert du ciment vers Gaza à cette période. Et particulièrement maintenant que les tunnels sous Rafah ont été fermés.

Très probablement, cela sera confié à des acteurs responsables et supervisé au maximum (Israël a perdu 64 soldats pendant le premier mois de combat, onze ont été tués par des hommes armés du Hamas sortis des tunnels vers Israël, et beaucoup plus au cours des recherches et de la démolition des tunnels à l’intérieur de Gaza).

Les marchandises sortant peuvent, elles aussi, passer uniquement à travers Kerem Shalom. Le point de passage vers l’Egypte, à Rafah, est totalement fermé aux marchandises.

Et tandis que les Gazaouis peuvent exporter peu de produits, les entreprises israéliennes profitent des ventes d’import des commodités,comme les mangues ou le bœuf vers Gaza.

Udi Tamir, un des propriétaires de Egli Tal, une des plus importants importateurs de bétail, a déclaré que l’industrie envoie environ 35 000 têtes de bétail à Gaza chaque année par exemple. Il déclaré avec malice au cours d’une conversation, il y a quelques années, que certains éleveurs de bétail israéliens pourraient vouloir offrir au nouveau président élu Recep Tayyip Erdogan une récompense pour l’ensemble de sa carrière.

De janvier à juin 1014, une moyenne mensuelle de 17 camions de produits est sortie de Gaza, 2 % de la moyenne avant 2007, selon les chiffres de Gisha, et tandis qu’à une époque Gaza exportait 85 % de ses marchandises vers la Cisjordanie et Israël, aujourd’hui, sur la base d’une politique israélienne de séparation entre la Cisjordanie contrôlée par l’Autorité palestinienne et la bande de Gaza contrôlée par le Hamas, théoriquement aucune marchandise n’est autorisée à voyager de Gaza, à travers Israël, vers la Cisjordanie.

Selon Gisha, un total de 49 camions pour une organisation internationale, quatre camions de bureaux d’écoles pour l’Autorité palestinienne et deux camions de feuilles de palmiers pour Israël sont tout ce qui a passé vers Israël et la Cisjordanie depuis mars 2012.

Dans ce domaine, très probablement, un progrès pourrait être atteint en prenant relativement peu de risque pour la sécurité et avec un bénéfice palpable.

Les points de passages pour piétons

Le passage d’Erez est la voie pour les personnes entre Israël, Gaza et la Cisjordanie. Le point de passage de Rafah, ouvert et fermé par intermittence au cours des dernières années et très minutieusement surveillé par l’Egypte, est la voie principale depuis la bande de Gaza pour le voyage international.

Ainsi, de janvier à juin de cette année, une moyenne mensuelle de 6 445 personnes ont quitté Gaza par Rafah, un chiffre qui représente environ 16 % de la moyenne durant ces mêmes mois en 2013, lorsque l’Egypte était aux mains du prédécesseur de Sissi, Mohammed Morsi. Depuis le début de la guerre, le passage a été fermé presque complètement.

Sur la même période, les chiffres de Gisha montrent qu’une moyenne mensuelle de
5 920 Palestiniens ont quitté Gaza à travers Erez. La plupart étaient des patients médicaux et leurs compagnons et des hommes d’affaires.

Selon Gisha, des personnes en deuil d’un proche de premier degré sont autorisés à voyager en Cisjordanie, comme le sont les chrétiens qui souhaitent visiter les lieux saints, les proches au premier degré souhaitant participer à un mariage, les étudiants en voyage vers l’étranger, les orphelins sans liens de premier degré à Gaza. Ceux qui souhaitent se marier en Cisjordanie ou les étudiants souhaitant y étudier, par exemple, ne sont pas autorisés à quitter Gaza par Erez.

Bashi a noté que 31 % des personnes dans Gaza ont des proches en Cisjordanie. Elle appelle à une plus grande liberté de mouvement, comme c’est autorisé par les évaluations sécuritaires.

Le Shin Bet a pourtant, au cours des années passées, intercepté à de nombreuses reprises des messages entre Gaza et la Cisjordanie et a averti, même avant l’enlèvement du 12 juin de trois adolescents israéliens puis leur meurtre, apparemment organisé depuis Gaza, que le Hamas a constamment cherché à dynamiser les vieilles cellules terroristes en Cisjordanie.

Des armes

Sans aéroports et sans ports, les voies réelles et employées pour introduire en contrebande des armes professionnelles à Gaza, a déclaré un ancien officer des renseignement au cours de la campagne actuelle, étaient depuis « l’axe de résistance », l’Iran le Hezbollah et la Syrie, vers le Soudan et, de là, vers le nord, via la péninsule du Sinaï en direction des tunnels de Rafah et Gaza.

Peut-être parce que le flot d’idéologie terroriste et de matériel n’est pas seulement allé au nord-ouest vers Gaza, mais aussi au sud-est vers Rafah, la péninsule du Sinaï, et le reste de l’Egypte, en y alimentant la violence, le président egyptien Sissi a largement éradiqué les tunnels de Rafah qui étaient utilisés pour transporter tout, des voitures et du ciment aux roquettes M-302.

Comme le trafic de drogue, la circulation d’armes ne peut pourtant jamais être pleinement arrêtée.

En mars dernier, des commandos de marine israéliens sont montés à bord du navire Klos-C enregistré au Panama et ont trouvé 40 roquettes M-302 et 180 cartouches de mortiers de 120 mm sous des tonnes de ciment. Un rapport des Nations unies a trouvé que les armes étaient en réalité envoyées depuis l’Iran mais a contesté l’affirmation israélienne qu’elles étaient destinées à Gaza.

Ni les officiels israéliens ni ceux des Nations unies n’ont fourni de preuves tangibles quant à la destination finale des armes. Il serait pourtant difficile d’expliquer pourquoi les troupes israéliennes intercepteraient pas un navire à plus de 1 800 kilomètres nautiques de ses eaux territoriales, à moins que le Premier ministre Benjamin Netanyahu et d’autres croient vraiment que les armes auraient pu être tirées sur les citoyens israéliens.

Le Hamas exige la levée du blocus et l’ouverture du port, une réussite tangible qui pourrait être présentée aux habitants de Gaza comme un signe d’autonomie et de liberté.

De telles exigences sont pourtant contrebalancées par ses efforts incessants d’importer le type d’armes qui a fait du Hezbollah une force de combat si terrifiante dans la région.

Mercredi soir, peu avant la fin du cessez-le-feu prolongé, le Hamas a montré des images de roquettes M-75 fabriquées sur place, nettoyées avec amour et exposées comme des planches de surf. Les métaux qui les composent, et les explosives dans l’ogive, doivent être attrapées dans les filets adaptés du blocus israéliens.

A la fin de cette campagne, comme après l’incident du Mavi Marmara, de nombreux éléments du blocus seront mis sur la table des négociations.

Israël, sur une base pragmatique, sera relativement flexible pour des concessions qui renforcent l’économie comme, par exemple, l’export de fraises ou d’autres produits. Mais il sera beaucoup plus strict sur l’importation de marchandises à double utilisation qui permettent notamment la construction de M-75.

La difficulté sera de trouver la formule qui élargit les trous du filet pour soutenir les Gazaouis ordinaires, accorder des réussites à l’Autorité palestinienne plutôt qu’au Hamas, et permette à Israël de s’assurer que le Hamas, avec son allégeance jurée au djihad, sera restreint dans son intention de suivre l’exemple du groupe terroriste libanais, le Hezbollah.

STOP QATAR’S TERROR FUNDING

Qatar is the largest supplier of finance to Hamas in Gaza. The weapons that Qatar financed were used to launch indiscriminate attacks on civilians in the last few weeks and led to Operation Protective Edge.

Qatar and its leader are pouring billions of dollars into an organisation defined as terrorist by the majority of the world and are hosting its leader Khaled Mashal, in prosperous safety in Doha as he plots to wage a religious war against the “infidels”. We citizens of London, Israelis and Jews alike, would like to show the world the significance of Qatar in this conflict. Qatar fuels religious wars all over the world and especially in Syria, Iraq and Lebanon.

We believe that directing the world’s attention to Qatar, especially when their hosting of the World Cup is questionable due to the possibility of bribery and slave labour, will pressure it and its leaders and may cause them to reconsider their stance towards funding terrorism. This is the start of a relentless and continuous campaign that we are intending to initiate against Qatar.

As part of this campaign we will demonstrate and protest in front of the Qatari embassies, Al Jazeera’s centres, Harrods (one of their most recent and prestigious purchases) and all associated parties. Your signature on this petition will give the emphasis and assurance for our struggle and efforts to sever the roots of global terrorism by cutting off its funding. The Israeli and Jewish organisations will be those who will deliver the message to the Emir of Qatar via his embassies and to the media.

This petition is written in English, Hebrew, Arabic and Spanish and we are hoping that it will be translated to as many languages as possible. Thank you for your assistance, please sign and share the petitions with all lovers of peace and stability.

To: Mr. Shaikh Tamim Bin Hamad Al Thani, Emir of Qatar
We write this open letter in protest at the growing support that the Qatari government affords to Hamas. Hamas is designated as a terrorist organisation by the European Union, the United States of America, Canada, Australia, Japan and many countries in the Middle East. Qatar is the only country in the Arab World that supports and funds Hamas, the terrorist organisation that initiated the war in Gaza.

We are aware of Qatar’s claim that it contributes generously toward the people of Gaza but the results prove different. Your Highness’ and Qatar’s financial contribution was not used to set up hospitals, housing and schools, nor was it used to build bomb shelters and install warning systems for the Gazan people. It was used and is being used to acquire and produce missiles, build terror tunnels and to train children as fighters. Hamas also endlessly promotes Shahada meaning death for a religious cause while killing as many “infidels” as possible may it be men, women or children.

It is a shame that Your Highness and Qatar’s government did not use its influence over Hamas to persuade them to accept the Egyptian ceasefires. Hamas has consistently rejected them time after time while Israel has accepted them unconditionally. Your Highness’ real concern for the Gazans’ wellbeing could have saved hundreds if not thousands of lives and prevented the wounding and displacement of tens of thousands if the influence over Hamas has been exercised to force them to stop shooting and accept the truce.

Al Jazeera, the Television Network owned, funded and broadcast from Qatar has become a propaganda tool for a terrorist organisation promoting a deceptive and inaccurate picture of the conflict. Al Jazeera’s journalists failed to report on the launching pads, booby-trapped facilities and housing of rockets in UNRWA and other UN facilities. They also didn’t report on the schools, kindergartens, mosques and other public buildings used by Hamas for attacking the citizens of Israel through the firing of thousands of rockets indiscriminately. But worst of all they failed to report on the thousands used as human shields (men, women and children) as a despicable tool of media manipulation while putting those innocent lives at risk. Al Jazeera, especially the Arabic language channel, has become a news agency promoting Hamas. Its broadcasting incites the Arab world to follow the terrorist path and in the process damages its reputation as a respectable and impartial independent news network. In case Qatar wants to plead ignorance to the above, we will be able to enlighten them with facts.

Your Highness, the Qatari financial wealth is able to buy you assets around the world. Qatar’s opportunity to host the World Cup in 2022 will place it in the centre of world attention. However Qatar’s association with Hamas, other terrorist groups and the support that is offered to them casts doubts on Qatar’s position as a nation committed to peace and counter-terrorism despite being a member of the International Treaty for Counter-Terrorism of 1999. According to the treaty all member states are obligated to refrain from funding terror and to punish any known body or person who does so.

Qatar has clearly abused the Treaty by funding modern terrorism and especially the Hamas. To the dismay of the Arab World and its allies, the fighting in Gaza has exposed Doha as a centre for terrorism and a haven forterrorists. A clear example is the hospitality afforded by Qatar toKhaled Mashal, a notorious arch-terrorist and the leader of the Hamas. Mr Mashal terrorises Israel and ordering his people to die for “a religious cause” while he lives in luxury far from harm.
Note to forward to your friends:

Hi!

I just signed the petition « Emir of Qatar: Stop Qatar’s Terror Funding » on Change.org.

It’s important. Will you sign it too? Here’s the link:

http://www.change.org/en-GB/petitions/emir-of-qatar-stop-qatar-s-terror-funding?recruiter=140784870&utm_campaign=signature_receipt&utm_medium=email&utm_source=share_petition

Thanks!

A Plea for Realism

Bassem Eid

Common grounds
The time has come for the Palestinian public to acknowledge the reality in which they live. A century of national struggle and 34 years spent resisting the occupation of the West Bank, the Gaza Strip and East Jerusalem has not yet brought us peace, and the right of Palestinian self-determination has yet to be actualized. The largely ineffectual “peace process” has been characterized by the expansion of illegal Israeli settlements in the Occupied territories, numerous closures, and the constant humiliation of a frustrated Palestinian public. The al-Aqsa intifada grew from decades of injustice and discontent and did not erupt in a vacuum.

The reality in which we now live is that of an uneven struggle where Palestinian fighters, despite all their bravery, do not stand a chance against Israel’s military might. It is a reality of fruitless appeals to the international community and the Arab world, whom the Palestinians still rely upon to defend their cause. The international community does show some sympathy for the Palestinian struggle, but in the realm of international politics and diplomacy, sympathy holds little weight in the face of the economic, political and military power of Israel and its allies.

I believe that the violent path chosen by Palestinians in the al-Aqsa intifada has failed. This violence achieved little beyond an overwhelming Israeli military response, and the Palestinians, who have no means to win a military victory, pay a very high price in the confrontation. The use of firearms by Palestinians clouds the issue and provides the Israelis and their foreign sympathizers with a means of justifying the disproportionate “response” of the Israeli military. Moreover, violence diverts the attention of the world from the real issue – the injustice endured by the Palestinian people – and Palestinians are consequently portrayed as a fundamentally violent and irresponsible people, a people with whom it is not possible to make peace.

The violence characterizing the al-Aqsa Intifada prompted the demise of the Israeli liberal left, and a concurrent swing to the right of the Israeli political spectrum, empowering the current government under Ariel Sharon to reject any concessions or compromises.

It is time for the Palestinian people to accept this reality and to direct their struggle into a more pragmatic strategy. This does not mean that the struggle has to end. On the contrary, while a violent struggle seems unlikely to achieve the liberation of the Palestinian territories and the establishment of a Palestinian state, a sudden halt of the intifada would be perceived as a victory for Sharon’s government, thereby seemingly confirming that the brutal suppression of the intifada was well founded.

In my opinion, non-violent resistance is the best possible means of ending the current deadlock. Non-violence does not imply passivity in the face of the occupation. On the contrary, it can be a very powerful means of resistance, one that requires as much bravery and heroism as any armed operation.

Several non-violent actions have been successfully orchestrated recently, most notably those at Birzeit University, demonstrating that the Israeli army is helpless in confronting this kind of resistance. Non-violent resistance can include all segments of the Palestinian people, with a very important role to be played by women and children.

Non-violence will also enable the Palestinian people to communicate their message much more effectively in clearly articulated demands. Take the old city of Hebron, for example, where 40,000 Palestinians have lived under a strict curfew for a large part of the al-Aqsa intifada. What if every day at 4 pm, Palestinians sat outside their doorstep for an hour, drinking tea or smoking narguilah, without the use of stones or slogans. They would be in blatant disregard of the curfew imposed upon them, and there is no guarantee that the response of the Israeli army would be non-violent, but the message would be clear and powerful: it is unacceptable to lock 40,000 people indoors for the security of 400 Israeli settlers.

Non-violence would be a more pragmatic way of resisting the occupation. However, just as the Palestinians have to display pragmatism in how they resist the occupation, they have to be equally realistic in the goals they seek to achieve through resistance. Even though the PLO recognized the existence of Israel in 1988, many Palestinians still cannot bring it upon themselves to openly acknowledge Israel’s right to exist. I believe that a future with Israel is better than no future at all. Palestinians need to state very clearly and unequivocally that they do not question the existence of the State of Israel in its pre-1967 borders, and that the singular goal of the al-Aqsa intifada is the liberation of the West Bank, the Gaza Strip and East Jerusalem. Future negotiations on questions such as the right to return will have to take Israel’s concerns into consideration. Embracing such an attitude is obviously painful for us Palestinians, who have already conceded so much, but the time has come to face reality.

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Bassem Eid is Director of the Palestinian Human Rights Monitoring Group in Jerusalem (www.phrmg.org).

Voir de plus:

An Interview with Bassem Eid of Palestinian Human Rights Monitoring Group
Abram Shanedling

Hasbara fellowships

Jun 24, 2011

The Executive Director of the Palestinian Human Rights Monitoring Group explains why he sees little progress in Palestinian-Israeli negotiations.
The Palestinian Human Rights Monitoring Group (PHRMG) was established in 1996 in response to the deteriorating state of human rights under the newly established Palestinian Authority (PA). Today, PHRMG, based in Jerusalem, monitors human rights abuse against Palestinians in the West Bank, Gaza Strip and East Jerusalem. Founder and Executive Director of PHRMG Bassem Eid shared his opinion on the Arab Spring, Israeli-Palestinian relations, and the Obama administration.

What is your view of the current state of the « Arab Spring?”

Bassem Eid (BE): I don’t believe that in the days of Obama we are going to see any peace in the Middle East. It looks like everything is moving backward. Islamism is increasing and it’s not only putting Israel under pressure but also the Arab democrats under pressure. Egypt in my opinion is going to be completely occupied by an Islamist brotherhood, and Syria will likely go down the same path.

How do you see this impacting Israeli-Palestinian relations?

BE: To make peace, I don’t think the Palestinians and Israelis are ready. Palestinians don’t want to be considered Muslim and don’t want to establish an Islamist state. When [Palestinians] want to make peace with Israel, no Arab country will support us. So we have a difficulty on how to present our ideas.

How about Israel?

BE: Israel is in a very difficult situation. Everybody is worried and everybody completely has the feeling that danger surrounds us.

How do you see the issue of Palestinian refugees seriously factoring in on future negotiations?

BE: It’s a very strong card that the PA is holding, but nobody believes that the Palestinians will all be back, especially those descendents. I think it is an issue that is already agreed between the Palestinians and Israelis.

Everybody talks about right of return within the Palestinian state only. The majority of Palestinians in the Diaspora prefer to get financial compensation instead of coming back, especially to a Palestinian state under the PA.

How does Hamas and Gaza fit into everything, especially with the recent reconciliation deal struck between the PA and Hamas?

BE: Today Gaza is not just a problem for Israel, but for the Palestinians in the West Bank as well as the Arab World. In the past few years, [PA President] Mahmoud Abbas has failed to build any strategy for the peace process, so he went and made the reconciliation deal.

Do you think the reconciliation deal will amount to anything?

BE: Past agreements between the PA and Hamas have usually failed. Even though the PA and Hamas signed this deal, to this day, they have not figured out a new prime minister. I am a person who believes that if any election takes place among the Palestinians, Hamas will win. This would be a big disaster for the Palestinians, the Israelis, and the world.

You sound quite pessimistic, but is there anything the the U.S. can do?

BE: With Islamism spreading in the region, I think we have a window this year for peace, but after a year, the gates of peace will unfortunately close.

This article was adapted from an original published June 24, 2011 by Abram Shanedling on PolicyMic.com

Voir de même:

An Israeli and a Palestinian scathed by South Africa apartheid rhetoric
Despite their limited knowledge of the Israeli-Palestinian conflict, South Africans have many prejudices that are being fueled by anti-Israel groups
Benjamin Pogrund and Bassem Eid

Haaretz

May 4, 2012

The two of us, an Israeli and a Palestinian, went to South Africa recently to speak about the Middle East. For understandable reasons, South Africa is a major source for the « Israel is apartheid » accusation; it stems from the fact that many South Africans, especially blacks, relate Israel’s treatment of Palestinians to their own history of racial discrimination.

And indeed, in the several dozen meetings we addressed, we repeatedly heard the apartheid accusation. No, we replied: Apartheid does not exist inside Israel; there’s discrimination against Arabs but it’s not South African apartheid. On the West Bank, there is military occupation and repression, but it is not apartheid. The apartheid comparison is false and confuses the real problems.

As we traveled around the country, it became clear to us that South Africans generally have limited knowledge about the Israeli-Palestinian conflict. But they hold many prejudices and these are fed and manipulated by organizations that are vehemently anti-Israel – to the extent of calling for destruction of the Jewish state, as the Palestinian Solidarity Campaign, the Muslim Judicial Council and the Russell Tribunal have done. Black trade unions join in the attacks and so do some people of Jewish origin.

Our host was the South African Jewish Board of Deputies. During 10 days we spoke on five university campuses, at several public meetings and to journalists, and were on radio programs, including one aired by a Muslim station.

We were shown an e-mail calling for protests against our visit: It seemed that the anti-Israel hard-liners were upset by an Israeli and a Palestinian speaking on the same platform and promoting peace. But there were no protests: The worst we experienced was a knot of about six people standing quietly outside one meeting. We were also warned to expect « tough questions, » but we didn’t hear any. Instead, the large audiences – people of all colors, and mainly non-Jews – were attentive and wanted information about the current state of play in the conflict.

There were some hostile comments such as the silly sneer that Israel is « terrified of a few suicide bombers » and that it is « hogwash » to call Hamas a terrorist organization. In a more serious vein were repeated references to the Palestinian « right of return. » It cannot be said whether those who spoke were genuinely responding to the plight of the refugees, or were cynically using it as a reasonable-sounding slogan although it in effect calls for elimination of the Jewish state.

Nelson Mandela’s words in support of Palestinian freedom were flung at us (and also appear in propaganda leaflets issued by Palestinian-supporting organizations ). He was quoted as saying: « But we know too well that our freedom is incomplete without the freedom of the Palestinians. » Mandela did indeed say that, on December 9, 1997, on the occasion of Palestinian Solidarity Day, and it still resonates strongly among South Africans. But it’s actually half of what he said in the context of a call for freedom for all people. He also explained the greater context and the dishonesty of the propagandists in singling out Israel: « … without the resolution of conflicts in East Timor, the Sudan and other parts of the world. »

Other falsities we heard were that only Jews are allowed to own or rent 93 percent of the land in Israel, and that Israel’s restrictions on marriage (which in actuality derive from Jewish, Muslim and Christian religious authorities ) are the same as apartheid South Africa’s prohibition of marriage – or sex – across color lines.

There was also an earlier statement by the South African Council of Churches in support of Israel Apartheid Week in which it claimed that « Israel remained the single supporter of apartheid when the rest of the world implemented economic sanctions, boycotts and divestment to force change in South Africa. » That, of course, is nonsense: Israel did trade with apartheid South Africa – but so did the entire world, starting with oil sales by Arab states, and including the United States, United Kingdom, France, Belgium, the Soviet Union and many in Africa.

BDS, the Boycott, Divestment and Sanctions movement, is noisily vocal and gets publicity in South African media. While we were there it ran Israel Apartheid Week programs on several university campuses. But the movement did not garner wide support; some scheduled speakers did not even turn up. Its boast that more than 100 universities worldwide took part in the week doesn’t amount to much: Apartheid weeks have been going on for eight years and out of the 100 this year, 60 were held on American campuses (out of 4,000 universities and colleges in that country ). Not much progress there.

We did not pre-plan what we were going to say. But a consensus emerged: First, we both spoke in bleak terms about peace prospects in the near future; second, we each castigated our own leaderships for double-talk and pretense, and for their lack of boldness and vision, and we pointed to the growth of Jewish settlements on the West Bank as undermining the chances for an agreement.

We stressed that we welcomed interest in our part of the world – but warned that some members of Palestinian solidarity movements have never visited the occupied territories, and they damage the Palestinian cause abroad because they act out of ignorance, and foster division and hatred between Arabs and Jews. They do not help to bring peace.

Our strangest meeting was with scores of Congolese who asked us to explain why their conflict – ongoing since 1960 with a toll of perhaps more than 7 million people dead – receives less attention in South African and other media than does the Israeli-Palestinian struggle. It was painful listening to their recital of mass rapes and murders. But it was difficult to empathize with them when one speaker blamed the Jews, whom he said controlled the world and the media, and when a former army officer asked us for money to go and fight the Congolese government.

Bassem Eid is director of the Palestinian Human Rights Monitoring Group and a former researcher for B’Tselem. Benjamin Pogrund, South African-born, was founder of Yakar’s Center for Social Concern in Jerusalem.

Voir aussi:

LIFE IS BETTER THAN DEATH: INTERVIEW WITH BASSEM EID
Interviewed by Joel B. Pollak

New Society (Harvard college Middle East Journal)

January 29, 2008

Joel B. Pollak ’99 is a graduate of Harvard College and the University of Cape Town. He was a political speechwriter for the Leader of the Opposition in South Africa from 2002 to 2006 and is a second-year student at Harvard Law School.

***

Bassem Eid is the Executive Director and co-founder of the Palestinian Human Rights Monitoring Group (PHRMG), which tracks human rights violations against Palestinians in the West Bank and Gaza, regardless of who commits them. He is a former fieldworker for B’Tselem, the Israeli human rights organization focusing on the occupied territories. Eid’s work at PHRMG has concentrated on documenting violations by the Palestin-ian Authority against its own citizens. In recent years he has also moni-tored abuses committed by the Fatah and Hamas factions in their internec-ine struggles. Eid has received numerous human rights awards and frequently addresses Israeli and foreign audiences about the human rights problems facing Palestinians. Earlier this year, he teamed up with left-wing Israeli politician Yossi Beilin at the Doha Debates, arguing that Palestinians should abandon the right of return for the sake of peace with Israel.
New Society: Tell me about your life—where you are from, and how you came to be where you are today.
Bassem Eid: I am Palestinian and I was born in the Old City in East Jerusalem. I lived there for eight years, but then in 1966, for no reason, the Jorda-nian government established a refugee camp called Shuefat Refugee Camp near the French Hill in Jerusalem. The Jordanian government removed 500 families from the Old City, mainly from the Jewish Quarter. It was exactly one year before the 1967 war. I lived in the refugee camp for 32 years from 1966 until 1999. For the past four years, I have been living in Jericho.

I finished secondary school in one of the municipality schools in East Jerusalem. Then I attended Hebrew University for two years and studied journalism, but I couldn’t continue for financial reasons. After leaving the university, I worked as a freelance journalist for Palestin-ian and Israeli newspapers until 1988 before joining B’Tselem, an Israeli human rights organization that investigates rights violations in the occupied territories. In mid-1996, I resigned from B’Tselem and founded the Palestinian Human Rights Monitoring Group (PHRMG), which is where I still am today.

NS: Why did you leave B’Tselem?

Eid: When the Palestinian Authority (PA) was established 1994, I noticed that most Palestinian and Israeli human rights organizations continued monitoring the Israeli occupation, but that nobody wanted to pay any attention to the PA’s violations. In a meeting held in March 1996, the board members of B’Tselem decided that they would not concern themselves with PA abuses. That’s why I left. I wanted to fill a role that I thought was very important, but that was empty.

NS: So you left that same year?

Eid: Yes. The decision came out in March, and I left at the end of July 1996 to set up the Palestinian Human Rights Monitoring Group. Our main aim is to observe the Palestinian Authority’s violations. Between 1996 and 2000, our publications did not cover Israeli violations at all. All of our reports and press releases responded to Palestinian Authority abuses. We only started collecting data on Israeli violations after the second Intifada broke out in September 2000. Then we started to investigate Israeli killings, assassinations, house demolitions, and the use of the excessive force. In the meantime, we continued to collect information about Palestinian Authority violations.
Today, we are probably the organization with the most extensive data on internal killings among the Palestinians. I believe we are the only organization, for example, that investigates the murder of collaborators by Palestinians. We also investigate long-term imprisonment without charge, torture, the conduct of the state security court, and deaths that occur in Palestinian detention centers. We collect information on these issues and update our reports everyday.

NS: Why do you think B’Tselem chose not to monitor the Palestinian Authority?

Eid: In my opinion, that was a wise decision. At that time, there were still large areas under Israeli occupation and B’Tselem still had a lot of work to do to expose rights violations by the Israeli army in the occupied territories.
On the other side, I think that if the Palestinians want to form a successful civil society, live in a democracy, and respect human rights, we will have to build institutions with our own hands. We should not lay our fate in other people’s hands. We have done so quite enough over the past sixty years. We are still demanding a state from the international community instead of building it ourselves. I think that it is the time for the Palestinians to start building their own democracy right now. I believe that democracy has never been offered by leaders or governments. Democracy is determined by the people themselves.

NS: How did the Palestinian Authority react to your new organization?

Eid: Creating a human rights organization under an Arab regime is like committing suicide. Yasser Arafat was used to doing whatever he wanted without being criticized or monitored. When I started watch-ing, investigating, criticizing, he started to look at me in a very bad light. The Palestinian Authority defamed us and slandered us. Among other accusations, they said that we serve the enemy’s interests.

When we started to publish reports on PA human rights viola-tions, the reports became sexy news material for the international community. They were particularly well-reported by the Israeli media. The issue was especially sexy because, as you know, I had spent the past seven and a half years criticizing only Israel. Arafat saw me as a traitor.
We had a very tough period and had to get through many tough moments. Sometimes, ironically, these fears and difficulties gave us more energy and made us become even more committed to the sub-ject. We decided to continue in spite of all the danger surrounding us. And here we are! We still exist.

NS: Has your work become easier or more difficult since Arafat’s death?

Eid: Well, I think the PA does not really exist anymore. It exists in the pages of newspapers rather than on the ground itself. The PA com-pletely destroyed itself during the past seven years. They got themselves into huge trouble.
As far as my work is concerned, I feel very secure right now. Eve-ryone knows me where I live in Jericho. I’m very satisfied with what I’m doing.

NS: What do you think of the prospects for Palestinians right now? Will there be a Palestinian state? Is the two-state solution still viable?

Eid: It must be possible to create a Palestinian state. The question is how. How will we deal with it? How will we build it? How will we unite to establish good institutions?

In my opinion, the establishment of a Palestinian state is not only related to the Israelis. It concerns the Palestinians. We have had a very bad experience with building a state, developing it, and keeping it alive.

That brings me to the September 2005 Israeli disengagement from Gaza. Everybody thought that the Israeli disengagement would be a kind of test for the Palestinians. It would test whether we are really able to build our own state and manage our daily lives ourselves. In my opinion, we totally failed to manage Gaza, develop it, and build infrastructure.

Today, fewer and fewer Palestinian voices speak up in favor of es-tablishing a state. Everybody has his own horrible troubles. The only people calling for a state right now are the politicians.

Politicians around the world are buying and selling blood. This is the only income that they have. And that’s exactly what Arafat prac-ticed with the Palestinians. I remember with great sadness what happened when he started creating an Intifada and threatening the Israelis. Palestinian security workers went to the schools, ordered the schoolmasters to close the schools, and then sent the schoolchildren to throw stones at the Israelis. That was a very horrible thing to do. Politicians sacrifice their people to achieve their political interests. This is unfortunately the Palestinian attitude.
Look at Prime Minister Salaam Fayyad, who is saying, “No more resistance!” This is a huge change. One can resist, but one must also protect oneself and one’s survival. People were born to live, not to die. When you are alive, you can choose to resist, but you can also choose to build, to achieve things, to reach for what you want. When you die, you just die. This is a good lesson for the Palestinians right now: sacrificing ourselves will not help us achieve anything. We won’t achieve anything with violent resistance.

We are having to face the consequences of our actions over the past seven years. In my opinion, the Palestinians totally lost their way during the past seven years. Things will get worse if we continue in the same way. We will have to change our direction.

NS: What do you think should happen in Gaza?

Eid: Gaza is a big problem for the Palestinians, Israelis, and Egyptians. The international community becomes more and more afraid of the Palestinians because Hamas reflects such a negative side of Palestinian politics. I don’t think that Hamas will ever offer Gaza to back to Abbas.

The question is: Who is going to control Hamas? Hamas right now oppresses the Gazan people. But who will contain Hamas? I don’t think that dialogue will solve the problem.
We will all be watching whether Hamas can manage Gaza and keep it functioning. The Arab countries should put more effort into solving the conflict between Hamas and Fatah. The problem is that the Arab countries are so divided, some supporting Hamas against Fatah and some supporting Fatah against Hamas. This won’t help the situation.

I don’t think the international community can do very much on this issue, besides continuing to provide important humanitarian aid to the people of Gaza. On the whole, though, it’s too early right now to tell what will happen to Gaza and Hamas.

NS: What about Hamas in the West Bank. Are they a factor?

Eid: They do exist in the West Bank, but what’s happening in Gaza could never happen in the West Bank.

This is not only because Fatah is stronger than Hamas, but also be-cause of the Israeli occupation in the West Bank. Israelis will never allow Hamas militants to take over Jenin, facing Afula.

Of course, Hamas will still threaten to occupy the West Bank, to jeopardize any peace agreement, and to harm the Palestinian Presi-dent and government in the West Bank. I don’t think we will see peace in the near future.
Daily life in the West Bank will become a little bit easier, though, according to the promises of Ehud Olmert and Mahmoud Abbas. But I think the peace process will take much longer than anybody expects.

NS: What do you think is the main reason that the conflict continues?

Eid: I think there is a lack of good will and leadership on both sides. The Israeli-Palestinian conflict also tends to become a commercial conflict. Everybody is making something off this conflict. There are countries that have an interest in perpetuating the fighting. The Iranians, for example, are trying to provoke a regional war using Hezbollah and Hamas.

I don’t think the Palestinians will have the same opportunities for peace that we were offered between 1947 and July 2000. Palestinian violence has probably caused some countries to want not to get involved anymore. The foreign policy of the international community is totally biased.

NS: When you say that foreign policy is biased, you mean in which direction?

Eid: Well, the problem is that the international community is not united. Countries are divided. Policies are divided. So many different biased policies are involved in this conflict. In this kind of situation, I don’t think that the Palestinians or the Israelis will be able to reach a kind of final peace or a final agreement between themselves.

NS: Do you think there’s a possibility that Israelis and Palestinians will be able to build something out of the cooperation that still exists between them in some areas? Are these areas of cooperation possible foundations for peace?

Eid: Small-scale cooperation is very important. But I don’t think a permanent solution is possible right now. Let us talk about a tempo-rary one, instead. This is what Abbas and Olmert are doing right now. Let us release few thousand Palestinian prisoners, let us evacuate a couple of checkpoints, let us open the gates of the wall between villages and clinics or schools, let us issue a couple of tens of thou-sands of work permits to Palestinians so that they can work in Israel—this is what we are negotiating with the Israelis now.

When you talk about the state, the settlements, the borders, and the water, the Israelis say, this is so complicated, let’s leave it to the end. In the meanwhile, let’s do things step-by-step. That is how we are today negotiating with the Israelis. Many of these small things will probably continue to be delivered in the future.

NS: How do you feel about the situation? What motivates you?

Eid: I’m very angry and frustrated. I’m hopeless. I know my ideas provoke people, but I’m not a politician. I care much more about people’s lives rather than their lands. Land you can get everywhere in the world, but you can never replace lives. I don’t want to hear about killings, I don’t want to hear about shootings. I hate violence.

I am 48 years old. I had never, ever in my life seen a tank shooting until the past six or seven years. Since then, when I’ve gone to Ramal-lah, Bethlehem, Jericho, I’ve been so afraid. I’ve seen the kinds of things I never want to see again. I don’t like the way we are militariz-ing the conflict. It’s horrible. And I don’t like the way we’re making it religious. That brings great danger.

Looking back through history, one finds several examples of con-flicts that were solved without any kind of bloodshed. So I do believe that we can solve our conflict. We will have to learn from the experi-ences of others.

NS: What did you learn when you went to South Africa this year?

Eid: South Africa is very interesting. But it couldn’t be a model for the Israeli-Palestinian conflict. There are some very good things in the South African case that we can learn from. The Truth and Reconcilia-tion Committee, for example.
The most important lesson is that the people in South Africa built their democracy and institutions with their own hands. Nobody offered it to them. I hope Palestinians will learn from that.

But otherwise, the South African case is very different from our situation. It involved people fighting against one apartheid govern-ment. In the Israeli-Palestinian conflict, you are not talking about one government or one nation. It’s totally different. We are not fighting for a one-state solution. Of course we are not.

What I learnt in South Africa is that some Islamists in South Africa are totally disconnected from the realities and still believe that the solution will be one state—an Islamic state. I found that very horrible.

NS: Do people in the West Bank and East Jerusalem want one state or two states, or do they want something else entirely?

Eid: At the moment, I think the Palestinians want a three-state solu-tion for two nations—Gaza, the West Bank, and Israel. Of course, there are still some disconnected Palestinians and Israelis who believe in a one-state solution. But I think that the Palestinians dream of creating our own independent, democratic, anti-Islamist country. And I think the Israelis want their own Jewish, Zionist country. I think both people have a right to their own states.

NS: What do you think the role should be of the Palestinian Diaspora, people in other parts of the region and other parts of the world?

Eid: That’s a really a big problem right now. I don’t believe that all the Palestinian refugees would like to come back. Israel will never open its doors to those refugees. The Palestinians shouldn’t have to continue sacrificing themselves for the right of return, a dream that will never be applicable on the ground. There are refugees around the world. All nations have refugees. This is an international problem. Refugees should be able to move to the West Bank or other countries. They should be more realistic about the situation.

NS: How are your ideas received by other Palestinians?

Eid: I don’t think that most Palestinians agree with me. And politi-cians are completely ignorant of my ideas because they don’t serve their political interests. We are a totally unstable society. Our opinions change ever day. Sometimes we feel powerful and energetic; some-times we feel tired and hopeless. I prefer talking to people when they are tired. Then they are more likely to listen to new ideas.

NS: What are your perceptions of Israeli human rights groups? Are they succeeding in their work?

Eid: I think they are doing a good job. We, the Palestinians, have learnt a lot from the Israeli organizations. There are Palestinians who are critical of the Israeli organizations, but mostly they are people who have no real idea of what is going on. I know what happens inside the Israeli organizations. I think that they are doing the maximum they can do to improve the daily lives of the Palestinians. If you go to the High Court, you will realize that most of the appeals made on behalf of Palestinians have been presented by Israeli groups and Israeli lawyers, not Palestinian ones.

NS: Are you able to monitor what’s going on in Gaza right now?

Eid: That’s very, very difficult. Don’t forget that we are living under a Taliban regime in the Gaza Strip. Our fieldworker hesitates before investigating cases there. The situation for human rights organizations sometimes reminds me of the Saddam Hussein regime. We can’t monitor the Gaza Strip the way we used to monitor it when it was PA territory. We are trying to collect data from newspapers and other organizations that operate in the area. We are in touch with some journalists there. But we face serious opposition and danger.

NS: What advice would you like to give to the Palestinians?

Eid: The best opportunity for us to make peace with Israel was probably in 1978 or 1979 when Egyptian president Anwar Sadat visited Israel. He suggested that Yasser Arafat join him, but Arafat refused.

The most important thing for us to do now is learn from the mis-takes we made between 1947 and today so that we don’t repeat them. We should put these mistakes on the table and study them well. After studying our mistakes, I think the solution will be very easy to create.

Voir enfin:

Christian In Israel
Abandoned by the Israeli Left: The story of Bassem Eid
Palestinian activist reflects on what went wrong in peace process, and what can be done now.
David Parsons
The Jerusalem Post
06/25/2012

Back during the first Palestinian intifada (1987 to 1993), the Israeli human rights organization B’Tselem latched on to a young Palestinian field worker named Bassem Eid and turned him into the darling of the Israeli Left. He reported on many of the incidents of alleged use of force against Palestinian civilians, and was sent on speaking tours to dozens of nations around the world.

But when the Olso peace process was launched, Bassem Eid saw his hopes for a free and democratic Palestinian state dashed by the new regime set up by PLO leader Yasser Arafat. So he set up his own organization to monitor violations of human rights being committed by the Palestinian Authority against his own people. By the time the second intifada broke out in the year 2000, Bassem was watching his dreams of peace and coexistence between Israel and the Palestinians go up in smoke.


Gaza: Obama va-t-il continuer à servir de bouclier aux barbares du Hamas à nos portes ? (After Iraq, Syria, Libya and Afghanistan, will Obama throw Israel to the wolves ?)

13 août, 2014
J’étais optimiste quand Obama a été élu président, parce que je pensais qu’il allait corriger certaines erreurs de Bush. Mais Obama est hypocrite. Il abandonne l’Irak aux loups. Tarek Aziz (05.08. 10)
The  friendships and the bonds of trust that I’ve been able to forge with a whole range of leaders is precisely, or is a big part of, what has allowed us to execute effective diplomacy. I think that if you ask them, Angela Merkel or Prime Minister Singh or President Lee or Prime Minister Erdogan or David Cameron would say, We have a lot of trust and confidence in the President. We believe what he says. We believe that he’ll follow through on his commitments. We think he’s paying attention to our concerns and our interests. And that’s part of the reason we’ve been able to forge these close working relationships and gotten a whole bunch of stuff done. Obama (Time, 19.01.12)
Notre démocratie est uniquement le train dans lequel nous montons jusqu’à ce que nous ayons atteint notre objectif. Les mosquées sont nos casernes, les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles nos casques et les croyants nos soldats. Erdogan (1997)
La démocratie et ses fondements jusqu’à aujourd’hui peuvent être perçus à la fois comme une fin en soi ou un moyen. Selon nous la démocratie est seulement un moyen. Si vous voulez entrer dans n’importe quel système, l’élection est un moyen. La démocratie est comme un tramway, il va jusqu’où vous voulez aller, et là vous descendez. Erdogan
Dites-moi, quelle est la différence entre les opérations israéliennes et celles des nazis et d’Hitler. C’est du racisme, du fascisme. Ce qui est fait à Gaza revient à raviver l’esprit du mal et pervers d’Hitler. Erdogan
Ce n’est pas la première fois que nous sommes confrontés à une telle situation. Depuis 1948, tous les jours, tous les mois et surtout pendant le mois sacré du ramadan, nous assistons à une tentative de génocide systématique. Recep Tayyip Erdogan (premier ministre turc)
The president’s demeanor is worrying a lot of people. From the immigration crisis on the Mexican border to the Islamic State rising in Mesopotamia, Barack Obama seems totally detached from the world’s convulsions. When he does interrupt his endless rounds of golf, fundraising and photo ops, it’s for some affectless, mechanical, almost forced public statement.  Regarding Ukraine, his detachment — the rote, impassive voice — borders on dissociation. His U.N. ambassador, Samantha Power, delivers an impassioned denunciation of Russia. Obama cautions that we not “get out ahead of the facts,” as if the facts of this case — Vladimir Putin’s proxies shooting down a civilian airliner — are in doubt. (…) Obama’s passivity stems from an idea. When Obama says Putin has placed himself on the wrong side of history in Ukraine, he actually believes it. He disdains realpolitik because he believes that, in the end, such primitive 19th-century notions as conquest are self-defeating. History sees to their defeat. “The arc of the moral universe is long, but it bends toward justice,” said Obama in June 2009 (and many times since) regarding the Green Revolution in Iran. Ultimately, injustice and aggression don’t pay. The Soviets saw their 20th-century empire dissolve. More proximally, U.S. gains in Iraq and Afghanistan were, in time, liquidated. Ozymandias lies forever buried and forgotten in desert sands. Remember when, at the beginning of the Ukraine crisis, Obama tried to construct for Putin “an offramp” from Crimea? Absurd as this idea was, I think Obama was sincere. He actually imagined that he’d be saving Putin from himself, that Crimea could only redound against Russia in the long run. If you really believe this, then there is no need for forceful, potentially risky U.S. counteractions. Which explains everything since: Obama’s pinprick sanctions; his failure to rally a craven Europe; his refusal to supply Ukraine with the weapons it has been begging for. A real U.S. president would give Kiev the weapons it needs, impose devastating sectoral sanctions on Moscow, reinstate our Central European missile-defense system and make a Reaganesque speech explaining why. Obama has done none of these things. Why should he? He’s on the right side of history. Of course, in the long run nothing lasts. But history is lived in the here and now. The Soviets had only 70 years, Hitler a mere 12. Yet it was enough to murder millions and rain ruin on entire continents. Bashar al-Assad, too, will one day go. But not before having killed at least 100,000 people. All domination must end. But after how much devastation? And if you leave it to the forces of history to repel aggression and redeem injustice, what’s the point of politics, of leadership, in the first place? The world is aflame and our leader is on the 14th green. The arc of history may indeed bend toward justice, Mr. President. But, as you say, the arc is long. The job of a leader is to shorten it, to intervene on behalf of “the fierce urgency of now.” Otherwise, why do we need a president? And why did you seek to become ours? Charles Krauthammer
It also reminds us of the tragedy of Obama’s diplomacy, that he really did have something to contribute to U.S. foreign policy and really intended to contribute it but botched it through a peculiar, Carteresque feckless arrogance. When he took office the U.S. was overextended abroad, militarily and in the American public’s willingness to expend blood and treasure trying to bail ungrateful foreigners out of self-inflicted messes. Like many voters, Obama believed a prudent reduction in commitments and ambitions would be healthy for his nation and the world. Humility is good in one’s personal life and has its place in diplomacy. For America to elect a black president willing to be frank about the nation’s shortcomings was a powerful vindication of an open society’s capacity for honest, constructive self-examination. But inability to tell humility from feebleness not only created short-term danger for America and the world, it risks discrediting the option he so passionately championed. In his remarkable Special Providence, Walter Russell Mead identifies four principal schools in American foreign policy. “Hamiltonians” concerned about world order and “Wilsonians” crusading to impose American ideals abroad are the two familiar ones, generally described as “realists” or “idealists” (and prone to squabble over whether idealism is realistic in the long run or vice versa). But Mead adds two others of enormous and often overlooked importance. One is “Jacksonians, »often ignorant and scornful of foreigners but robust supporters of American sovereignty and decisive action when their country is challenged or insulted. And while it might seem petty to resent insults, in foreign policy in particular willingness to tolerate serious insults signals weakness that invites challenges, to such an extent that insults themselves become challenges. Their tendency to swing between scorning the world and kicking its equator imparts a certain volatility to America’s foreign relations. But Jacksonians also give it great supple strength, because they support vigorous action without tolerating hyperactivity. That brings me to the final school, smallest and least influential but still significant and useful, Mead’s “Jeffersonians.” These are idealists, like the Wilsonians. But instead of seeking to impose America’s special virtues on the world, they fear constant engagement in ugly foreign entanglements will tarnish American ideals and undermine domestic liberty. They are present in both parties, on the Democratic “left” and among Republican libertarians. And Mead argues they are another underappreciated source of supple American strength because when the U.S. gets overextended, as under the Wilsonian George W. Bush, they stand ready with an analysis and prescription for retrenchment. Obama is a “Jeffersonian,” despite his drone strikes and excessive surveillance at home and abroad. But, like Carter before him, he seems to have abdicated rather than reduced America’s positive role abroad and, indeed, to doubt it can play one. Mistaking the resulting upheaval for “tranquility” tarnishes not just his presidency but the whole notion of prudent, cautious global engagement. There lies the tragedy of his diplomacy. John Robson
De l’Irak à l’Ukraine, de la Syrie à la Libye et à l’Afghanistan en passant par Gaza, les conflits sanglants se multiplient. «Le monde est devenu un foutoir», s’est même exclamée Madeleine Albright, ancienne secrétaire d’Etat de Bill Clinton qui utilise d’habitude un langage plus châtié. Cela n’a pas de sens de faire porter toute la responsabilité de ce «foutoir» à Barack Obama et à la diplomatie américaine. Pourtant, dans chacun des points chauds du globe –Irak, Ukraine, Syrie, Libye, Afghanistan et Gaza–, la Maison Blanche a commis de grossières erreurs: en se désengageant trop vite, en ne mesurant pas suffisamment les enjeux et les risques, en menaçant sans jamais agir et en étant incapable de se donner une stratégie. Barack Obama et les Etats-Unis sont ainsi devenus aujourd’hui presque transparents sur la scène internationale, incapables de forcer un cessez-le-feu à Gaza, de faire condamner la Russie de Vladimir Poutine après la destruction en vol d’un avion civil au-dessus de l’est de l’Ukraine ou d’empêcher l’effondrement de l’Irak, de l’Afghanistan, de la Syrie et de la Libye. La diplomatie américaine a perdu au fil des mois sa crédibilité et son autorité.Il faut dire que la politique étrangère américaine cumule les désastres. (…)  Le retrait de l’ensemble des troupes américaines d’Irak a débouché sur la partition de fait du pays. Sans les 15.000 soldats américains, que les généraux voulaient maintenir sur place, les Etats-Unis n’ont eu aucun moyen de soutenir l’armée irakienne et de l’empêcher de s’effondrer face aux djihadistes. La Maison Blanche a beau se justifier en expliquant que c’était sur l’insistance du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, c’était surtout Barack Obama qui ne voulait plus un seul soldat américain sur le sol irakien. L’erreur a encore été plus grande en Syrie. Obama a d’abord refusé de soutenir les rebelles modérés et prédisait alors la chute de Bachar el-Assad. Quand ce dernier a gazé à mort 1.400 civils, franchissant la ligne rouge fixée par Barack Obama, ce dernier a demandé l’autorisation au Congrès d’apporter une réponse militaire… et s’en est remis à Vladimir Poutine pour obtenir du dictateur syrien qu’il renonce à son arsenal chimique. Bachar el-Assad n’est pas tombé. Les rebelles démocrates ont été balayés. Le nombre de morts dépasse les 200.000 et les djihadistes qui mènent la lutte contre le dictateur ont les mêmes méthodes sanguinaires que lui. Il y a eu aussi l’épisode libyen. Sollicité par la France et le Royaume-Uni, Barack Obama a participé à l’intervention aérienne pour renverser Mouammar Khadafi. Mais il a refusé de soutenir le nouveau gouvernement libyen et d’entraîner son armée. En conséquence de quoi, la Libye sombre dans le chaos. La réponse américaine aux printemps arabes a été désastreuse. Quand des citoyens ordinaires sont descendus dans les rues pour réclamer la démocratie, les occidentaux, à commencer par les Etats-Unis, leur ont tourné le dos. «La réponse aurait dû être du même type que le plan Marshall après la Seconde Guerre mondiale…», explique Fred Hiatt toujours dans le Washington Post. Personne ne peut savoir si les Etats-Unis avaient eu un «grand» Président, si les occidentaux auraient pu soutenir activement les démocrates arabes, auraient pu empêcher l’Irak de s’effondrer, Bachar el-Assad de garder le pouvoir et auraient fait reculer Vladimir Poutine. Mais en manifestant une telle incompétence, indécision et même indifférence face aux affaires du monde, Barack Obama l’a indéniablement rendu bien plus dangereux au cours des cinq dernières années. Eric Leser
L’association qui regroupe les journalistes travaillant en Israël et dans les Territoires a accusé, dans un communiqué, le mouvement islamiste palestinien Hamas d’avoir recours à « des méthodes énergiques et peu orthodoxes » à l’encontre des envoyés spéciaux.  « On ne peut pas empêcher les médias internationaux de faire leur travail par la menace ou les pressions et priver leurs lecteurs, auditeurs et téléspectateurs d’une vision objective du terrain », poursuit le texte.  « A plusieurs reprises, des journalistes étrangers travaillant à Gaza ont été harcelés, menacés ou interrogés sur des reportages ou des informations dont ils avaient fait état dans leur média ou sur les réseaux sociaux », a dit l’association. (…) Les journalistes ayant été menacés répugnent à raconter publiquement leur expérience, par crainte des répercussions, a-t-elle dit. (…) L’association accuse aussi le Hamas de chercher à « filtrer » l’entrée des journalistes en réclamant des informations sur leur compte à leur média. Elle craint l’établissement d’une liste noire des journalistes dont le travail aurait déplu au Hamas. Plusieurs médias ont rapporté avoir reçu lundi une demande du Hamas réclamant les noms des journalistes se rendant à Gaza, leur média, leur pays de résidence, leurs coordonnées ainsi que le nom de leur traducteur, pour « faciliter et organiser » leur travail dans l’enclave palestinienne. AFP/L’Express
 Our strategy is also shaped by deeper understanding of al Qaeda’s goals, strategy, and tactics over the past decade. I’m not talking about al Qaeda’s grandiose vision of global domination through a violent Islamic caliphate. That vision is absurd, and we are not going to organize our counter-terrorism policies against a feckless delusion that is never going to happen. We are not going to elevate these thugs and their murderous aspirations into something larger than they are. John Brennen (conseiller pour le contre-terrrorisme, 30.06.11)
In strongly supporting a surge in Afghanistan, Hillary told the president that her opposition in Iraq had been political because she was facing him in the primary. She went on to say, ‘The Iraq surge worked.’ The president conceded vaguely that opposition to the surge had been political. To hear the two of them making these admissions, and in front of me, was as surprising as it was dismaying. Robert Gates
Great nations need organizing principles, and ‘Don’t do stupid stuff’ is not an organizing principle. (…) I think Israel did what it had to do to respond to the rockets,” she told me. “Israel has a right to defend itself. The steps Hamas has taken to embed rockets and command-and-control facilities and tunnel entrances in civilian areas, this makes a response by Israel difficult. (…) [J]ust as we try to do in the United States and be as careful as possible in going after targets to avoid civilians. (…)  mistakes were made (…) We’ve made them. I don’t know a nation, no matter what its values are—and I think that democratic nations have demonstrably better values in a conflict position—that hasn’t made errors, but ultimately the responsibility rests with Hamas. (…)  it’s impossible to know what happens in the fog of war. Some reports say, maybe it wasn’t the exact UN school that was bombed, but it was the annex to the school next door where they were firing the rockets. And I do think oftentimes that the anguish you are privy to because of the coverage, and the women and the children and all the rest of that, makes it very difficult to sort through to get to the truth. There’s no doubt in my mind that Hamas initiated this conflict. … So the ultimate responsibility has to rest on Hamas and the decisions it made.(…) It is striking … that you have more than 170,000 people dead in Syria. … You have Russia massing battalions—Russia, that actually annexed and is occupying part of a UN member-state—and I fear that it will do even more to prevent the incremental success of the Ukrainian government to take back its own territory, other than Crimea. More than 1,000 people have been killed in Ukraine on both sides, not counting the [Malaysia Airlines] plane, and yet we do see this enormous international reaction against Israel, and Israel’s right to defend itself, and the way Israel has to defend itself. This reaction is uncalled for and unfair. You can’t ever discount anti-Semitism, especially with what’s going on in Europe today. There are more demonstrations against Israel by an exponential amount than there are against Russia seizing part of Ukraine and shooting down a civilian airliner. So there’s something else at work here than what you see on TV. (…) What you see is largely what Hamas invites and permits Western journalists to report on from Gaza. It’s the old PR problem that Israel has. Yes, there are substantive, deep levels of antagonism or anti-Semitism towards Israel, because it’s a powerful state, a really effective military. And Hamas paints itself as the defender of the rights of the Palestinians to have their own state. So the PR battle is one that is historically tilted against Israel. (…) If I were the prime minister of Israel, you’re damn right I would expect to have control over security, because even if I’m dealing with [Palestinian Authority President Mahmoud] Abbas, who is 79 years old, and other members of Fatah, who are enjoying a better lifestyle and making money on all kinds of things, that does not protect Israel from the influx of Hamas or cross-border attacks from anywhere else. With Syria and Iraq, it is all one big threat. So Netanyahu could not do this in good conscience. (…) I would not put Hamas in the category of people we could work with. I don’t think that is realistic because its whole reason for being is resistance against Israel, destruction of Israel, and it is married to very nasty tactics and ideologies, including virulent anti-Semitism. I do not think they should be in any way treated as a legitimate interlocutor, especially because if you do that, it redounds to the disadvantage of the Palestinian Authority, which has a lot of problems, but historically has changed its charter, moved away from the kind of guerrilla resistance movement of previous decadesHillary Clinton
Les Qataris m’ont affirmé à maintes reprises que le Hamas est une organisation humanitaire. Nancy Pelosi (chef de file de la minorité au Congrès)
Whatever happened to the Hillary Clinton who was an early advocate of diplomatic engagement with Iran, and who praised Bashar Assad as a « reformer » and pointedly refused to call for his ouster six months into the uprising? Wasn’t she the most vocal and enthusiastic advocate for the reset with Russia? Didn’t she deliver White House messages to Benjamin Netanyahu by yelling at him? Didn’t she also once describe former Egyptian dictator Hosni Mubarak as a family friend? And didn’t she characterize her relationship with Mr. Obama—in that cloying « 60 Minutes » exit interview the two of them did with Steve Kroft —as « very warm, very close »? Where’s the love now? There are a few possible answers to that one. One is that the views she expressed in the interview are sincere and long-held and she was always a closet neoconservative; Commentary magazine is delivered to her mailbox in an unmarked brown envelope. Another is that Mrs. Clinton can read a poll: Americans now disapprove of the president’s handling of foreign policy by a 57% to 37% margin, and she belatedly needs to disavow the consequences of the policies she once advocated. A third is that she believes in whatever she says, at least at the time she’s saying it. She is a Clinton, after all. There’s something to all of these theories: The political opportunist always lacks the courage of his, or her, convictions. That’s not necessarily because there aren’t any convictions. It’s because the convictions are always subordinated to the needs of ambition and ingratiation. Then again, who cares who Mrs. Clinton really is? When the question needs to be asked, it means we already know, or should know, how to answer it. The truth about Mrs. Clinton isn’t what’s potentially at stake in the next election. It’s the truth about who we are. Are we prepared to believe anything? We tried that with Barack Obama, the man who promised to be whatever we wanted him to be. Mrs. Clinton’s self-reinvention as a hawk invites us to make the mistake twice. Bret Stephens
Il est indiscutable que le Président Obama a, consciemment ou non, servi de bouclier au Hamas. Ce n’est pas un conflit dans lequel les États-Unis doivent jouer le rôle de médiateurs ou même faire allusion à une équivalence morale. Ce conflit nous a été imposé par un groupe terroriste qui promeut la culture de la mort et du martyre, laquelle s’exprime dans le slogan souvent cité: « Les Juifs veulent la vie alors que nous voulons mourir en martyrs ». Nous avons affaire ici à une entité qui veut l’indépendance. C’est un conflit entre le bien et le mal. On se fût attendu à ce que notre allié impute la responsabilité de la mort des victimes aux marchands de mort du Hamas qui prennent pour cibles des citoyens israéliens et causent des victimes à leur propre peuple qu’ils utilisent comme boucliers humains en les exhibant avec joie devant le monde comme des victimes de la tyrannie israélienne. Au lieu de cela, le Président Obama a pris les devants en soutenant hypocritement notre droit à nous défendre, tout en nous reprochant de réagir de manière disproportionnée en ripostant contre la source des tirs de missiles, et les postes de commandement qui sont délibérément imbriqués dans les bâtiments de l’ONU, les écoles, les hôpitaux et les mosquées. Les scènes sanglantes de victimes palestiniennes, mises en relief par les médias mondiaux auraient dû être présentées dans le contexte de la responsabilité du Hamas qui a délibérément orchestré ce cauchemar. Au lieu de cela, le comportement du Président Obama a tout simplement encouragé le Hamas à poursuivre sa stratégie barbare, persuadé qu’il est que les États-Unis le sauveront des machoires de la défaite et le récompenseront de son engagement dans le terrorisme. Dans ce contexte, les éructations clairement synchronisées de la Maison Blanche, du Département d’État, et même du Pentagone, juste avant l’annonce du cessez-le-feu mort-né de 72 heures, condamnant Israël pour les victimes civiles, et ce compris le bombardement d’une école de l’UNRWA à Gaza, comme « indéfendables » et « totalement inacceptables », avaient clairement pour but d’obtenir le soutien du Qatar et de la Turquie. (…) Le choc public causé par la découverte des tunnels terroristes et celle de l’extension de la portée des missiles qui couvrent désormais tout le pays, a réalisé l’union du peuple d’une manière qui rappelle la Guerre des Six-Jours. (…) Bien que ce ne soit pas perceptible en raison de l’extraordinaire tsunami de l’antisémitisme mondial et de l’attitude des deux poids deux mesures, adoptée par les pays occidentaux, il y a un clair consensus sur le fait que cette guerre nous a été imposée, et une plus grande prise de conscience de la nature terroriste du Hamas et de son mépris de la vie humaine. Il y a aussi le revirement radical dans l’approche de l’Égypte, de l’Arabie Saoudite, de la Jordanie, de l’Autorité Palestinienne et de la majeure partie des membres de la Ligue arabe, qui ont avalisé la proposition égyptienne de cessez-le feu, et dont la peur et le mépris des fondamentalistes islamistes extrémistes dépassent de beaucoup leur traditionnelle haine d’Israël. Les Égyptiens et d’autres États arabes modérés affirment, que depuis son discours initial du Caire en 2009, le Président Obama est apparu comme un supporter des Frères musulmans, créateurs du Hamas, qu’ils considèrent à juste titre comme une organisation fondamentaliste terroriste. Ils considèrent l’atteinte causée aux propositions égyptiennes de cessez-le-feu et le recours au Qatar et à la Turquie, qui soutiennent les Frères Musulmans et le Hamas, comme un exemple de plus du fait que les États-Unis trahissent leurs alliés et font cause commune avec leurs ennemis. (…) Le résultat dépend, dans une large mesure, des États-Unis. S’ils récompensent le Hamas pour son agression en s’efforçant de faire « lever le blocus », ou s’ils lui versent des fonds sans démilitarisation, ce sera une trahison à notre égard. Les États-Unis auront détruit le peu de crédibilité mondiale qu’ils ont encore et seront considérés comme abandonnant leurs alliés de longue date pour flatter obséquieusement ceux qui soutiennent le terrorisme islamique fanatique. Les États-Unis soutiendront-ils la juste cause d’Israël contre le terrorisme génocidaire, ou seront-ils un bouclier de protection pour les barbares du Hamas qui sont à nos portes, frayant ainsi la voie à une future guerre beaucoup plus brutale dans un futur proche ? Isi Leibler

Attention: un bouclier humain peut en cacher un autre !

A l’heure où, victime de l’incroyable succès de sa stratégie de propagande morbide comme nous le rappelions dans notre dernier billet, le Hamas a réussi l’exploit de rallier une communauté internationale – Monde arabe, quoi qu’il en dise officiellement, compris ! -jusque là divisée à la demande israélienne de son propre désarmement …

Et  qu’avec son seul autre allié dans la région et aux côtés des  incontournables financiers du jihadisme mondial, l‘islamisme dit « modéré » prend tranquillement  le tramway de la démocratie  …

Pendant qu’après les abjections que l’on sait et à travers une timide et tardive déclaration, commencent à émerger les conditions dans lesquelles nos médias collaborent au cauchemar délibérément orchestré par le Hamas …

Et qu’en Irak même et avant demain  l’Afghanistan apparait  chaque jour un peu plus clairement la folie de l’Administration américaine actuelle d’abandon systématique des positions chèrement acquises …..

Devinez, comme le rappelle cette excellente tribune de l’éditorialiste du Jerusalem Post Isi Leibler traduite par notre ami Menahem Macina, qui entre deux parties de golf est en train de tout saboter ?

Et qui,  fidèle à lui-même et à son habitude de trahir ses alliés (Israël, Egypte) et soutenir ses ennemis (Qatar, Turquie, Iran), pourrait à nouveau jouer les boucliers humains …

Pour une organisation explicitement auto-revendiquée comme terroriste et génocidaire?

Obama va-t-il continuer à servir de bouclier aux barbares du Hamas qui sont à nos portes?
Isi Leibler
The Jerusalem post
12/08/2014
Texte original anglais “Will Obama keep shielding Hamas barbarians at our gates?”, sur le site du Jerusalem Post, 3 août 2014

[Bien qu’il date un peu et qu’entre temps les choses ont quelque peu changé sur le terrain, puisque un nouveau cessez-le-feu de 72 heures est entré en vigueur depuis 24 heures, j’ai cru intéressant de traduire les réflexions de cet éditorialiste engagé et passionné, qui croit à la réalité de l’incident révélant une brouille profonde entre Israël et l’Administration Obama. On n’est bien entendu pas obligé de partager sa vision pessimiste des choses, mais il faut l’entendre. Merci à Giora Hod de m’avoir signalé ce texte. (Menahem Macina).]
Si les États-Unis récompensent le Hamas en voulant faire cesser le blocus ou en les finançant sans démilitarisation, ce sera une trahison à notre égard.

Les États-Unis sont le plus important allié d’Israël. Ils nous ont fourni des armes, et voici juste une semaine [fin juillet], ils nous ont accordé un financement supplémentaire pour améliorer les performances du système de défense anti-missiles Iron Dome (dôme de fer). Ils ont également usé de leur influence politique pour faire échouer l’adoption de résolutions hostiles et de sanctions au niveau international.

Mais nous ne devons pas nous faire d’illusions. La relation américano-israélienne est sous grande tension. En dépit des déclarations sibyllines des gouvernements israélien et américain, niant la véracité des extraits d’une conversation téléphonique empoisonnée entre le Premier ministre Binyamin Netanyahu et le Président Barak Obama, le rédacteur en chef hautement respecté du département étranger de la chaîne de télévision Channel One, Oren Nahary, défend fermement son reportage ; il maintient que sa source – un haut fonctionnaire américain – est crédible, et que l’information ne provient pas du bureau du Premier ministre [israélien].

Le Président américain aurait réagi en disant que ce n’était pas à Netanyahu de dicter à l’Amérique quels pays devaient agir en tant que médiateurs. Quelques jours plus tard, Nancy Pelosi, chef de file de la minorité au Congrès, a accrédité cet échange en disant sur CNN que les États-Unis devraient coopérer avec les Qataris qui, dit-elle « m’ont affirmé à maintes reprises que le Hamas est une organisation humanitaire ». Il est ahurissant qu’un dirigeant démocratique du Congrès puisse qualifier d’« humanitaire » une organisation génocidaire ayant des objectifs similaires à ceux d’al-Qaïda, et dont la charte appelle explicitement à la destruction d’Israël et au meurtre des juifs.

Il y a eu également des échanges tendus entre le bureau du Premier ministre et le Secrétaire d’État américain John Kerry, désormais tristement célèbre pour ses commentaires inappropriés et ses déclarations contradictoires.

Les deux parties ont fait des efforts pour calmer la tempête. Les hauts fonctionnaires américains ont réaffirmé leur soutien à Israël et soutenu à nouveau son droit à se défendre. Avec quelque retard, le président Obama a emboîté le pas aux Européens et fait de la démilitarisation de la bande de Gaza une question qui devrait être négociée en liaison avec la levée du blocus après la cessation des hostilités.

Mais il est indiscutable que le Président Obama a, consciemment ou non, servi de bouclier au Hamas. Ce n’est pas un conflit dans lequel les États-Unis doivent jouer le rôle de médiateurs ou même faire allusion à une équivalence morale. Ce conflit nous a été imposé par un groupe terroriste qui promeut la culture de la mort et du martyre, laquelle s’exprime dans le slogan souvent cité: « Les Juifs veulent la vie alors que nous voulons mourir en martyrs ». Nous avons affaire ici à une entité qui veut l’indépendance. C’est un conflit entre le bien et le mal.

On se fût attendu à ce que notre allié impute la responsabilité de la mort des victimes aux marchands de mort du Hamas qui prennent pour cibles des citoyens israéliens et causent des victimes à leur propre peuple qu’ils utilisent comme boucliers humains en les exhibant avec joie devant le monde comme des victimes de la tyrannie israélienne.

Au lieu de cela, le Président Obama a pris les devants en soutenant hypocritement notre droit à nous défendre, tout en nous reprochant de réagir de manière disproportionnée en ripostant contre la source des tirs de missiles, et les postes de commandement qui sont délibérément imbriqués dans les bâtiments de l’ONU, les écoles, les hôpitaux et les mosquées. Les scènes sanglantes de victimes palestiniennes, mises en relief par les médias mondiaux auraient dû être présentées dans le contexte de la responsabilité du Hamas qui a délibérément orchestré ce cauchemar. Au lieu de cela, le comportement du Président Obama a tout simplement encouragé le Hamas à poursuivre sa stratégie barbare, persuadé qu’il est que les États-Unis le sauveront des machoires de la défaite et le récompenseront de son engagement dans le terrorisme.

Dans ce contexte, les éructations clairement synchronisées de la Maison Blanche, du Département d’État, et même du Pentagone, juste avant l’annonce du cessez-le-feu mort-né de 72 heures, condamnant Israël pour les victimes civiles, et ce compris le bombardement d’une école de l’UNRWA à Gaza, comme « indéfendables » et « totalement inacceptables », avaient clairement pour but d’obtenir le soutien du Qatar et de la Turquie.

Les États-Unis savent parfaitement quelles mesures extraordinaires, sans équivalent dans quelque conflit armé que ce soit, ont été prises par Israël pour réduire au minimum les pertes civiles. Mais des civils innocents meurent au cours d’une guerre – et a fortiori dans des circonstances où des femmes et des enfants sont utilisés comme boucliers humains et délibérément logés dans le voisinage immédiat de lanceurs de missiles et de postes de commandement. Quand les soldats israéliens sont pris sous le feu de terroristes, même si ces tirs proviennent d’écoles, ils doivent riposter, ou être tués. En outre, des accidents sont inévitables. Il sufit de se remémorer les milliers de civils français innocents tués par les Alliés durant l’invasion en 1944.

Pour prendre la mesure du deux poids deux mesures et de l’hypocrisie dont nous sommes victimes, les États-Unis devraient tenir compte des centaines de milliers de civils innocents tués par les forces de la coalition au cours de la guerre d’Irak et en Afghanistan, ainsi que le carnage causé en Serbie par les bombardements indiscriminés de civils par l’OTAN, à Belgrade, pour venir à bout de Milosevic.

La tragédie des victimes palestiniennes innocentes nous attriste tous. Mais il est révoltant de voir le président américain exprimer plus d’indignation pour la mort de 1 500 Palestiniens, dont une grande partie sont des terroristes sanguinaires, que pour les 180 000 Syriens massacrés dans la guerre civile en cours dans ce pays.

Il est absolument inacceptable de condamner un allié de longue date. Comment les États-Unis peuvent-ils justifier leur focalisation sur la perte de vies innocentes sans prendre en considération le contexte et en s’abstenant de jeter le blâme sur le Hamas qui exulte de massacrer tant les Israéliens que son propre peuple, dont il exploite ouvertement les souffrances pour discréditer Israël et détourner l’attention de ses activités terroristes? Cela rappelle l’expression sarcastique – souvent citée – de Golda Meïr, selon laquelle « la paix adviendra quand nos adversaires aimeront leurs enfants plus qu’ils nous haïssent ».

Israël doit rester ferme. Le choc public causé par la découverte des tunnels terroristes et celle de l’extension de la portée des missiles qui couvrent désormais tout le pays, a réalisé l’union du peuple d’une manière qui rappelle la Guerre des Six-Jours. Près de 90% de la population sont inébranlables sur ce point : Israel ne doit pas s’arrêter tant que Gaza ne sera pas démilitarisée et le Hamas complètement écrasé, malgré le terrible coût en vies humaines

Même le Parti d’opposition travailliste “colombe” attend cela de Netanyahu. Bien que ce ne soit pas perceptible en raison de l’extraordinaire tsunami de l’antisémitisme mondial et de l’attitude des deux poids deux mesures, adoptée par les pays occidentaux, il y a un clair consensus sur le fait que cette guerre nous a été imposée, et une plus grande prise de conscience de la nature terroriste du Hamas et de son mépris de la vie humaine.

Il y a aussi le revirement radical dans l’approche de l’Égypte, de l’Arabie Saoudite, de la Jordanie, de l’Autorité Palestinienne et de la majeure partie des membres de la Ligue arabe, qui ont avalisé la proposition égyptienne de cessez-le feu, et dont la peur et le mépris des fondamentalistes islamistes extrémistes dépassent de beaucoup leur traditionnelle haine d’Israël. Les Égyptiens et d’autres États arabes modérés affirment, que depuis son discours initial du Caire en 2009, le Président Obama est apparu comme un supporter des Frères musulmans, créateurs du Hamas, qu’ils considèrent à juste titre comme une organisation fondamentaliste terroriste.

Ils considèrent l’atteinte causée aux propositions égyptiennes de cessez-le-feu et le recours au Qatar et à la Turquie, qui soutiennent les Frères Musulmans et le Hamas, comme un exemple de plus du fait que les États-Unis trahissent leurs alliés et font cause commune avec leurs ennemis. La chose a trouvé son expression dans la proposition initiale de cessez-le-feu de Kerry, parrainée par le Qatar et la Turquie, mais rejetée à l’unanimité par le cabinet israélien, et qui aurait pu être rédigée par le Hamas.

À l’heure actuelle, Israël a largement atteint ses objectifs principaux qui étaient de détruire les tunnels et de neutraliser de manière significative les capacités de tirs de missiles. Mais le Hamas reste intact et, à moins qu’une démilitarisation ne soit imposée, nous devrons faire face à des djihadistes invétérés qui ne renonceront pas à leur objectif ouvertement exprimé de nous détruire ou tout au moins d’user notre moral par des attaques terroristes incessantes.

La responsabilité majeure de tout gouvernement est de protéger ses citoyens. C’est l’occasion pour Israël de rester ferme et de prendre toutes les mesures qui seront nécessaires pour affaiblir le Hamas et démilitariser Gaza. La responsabilité des dommages collatéraux causés aux civils innocents incombe exclusivement au Hamas.

L’insolente violation par le Hamas du cessez-le-feu de 72 heures a mené à une réaction temporaire mondiale à l’encontre du Hamas.

Après avoir neutralisé les tunnels que Tsahal a été en mesure de détecter, les forces terrestres ont été redéployées. Toutefois, Netanyahu a clairement dit que l’opération n’était pas terminée.

Le cabinet doit rapidement décider de l’une des deux options suivantes. Il peut étendre la campagne terrestre et conquérir Gaza, ce à quoi la majorité de la nation souscrira probablement en premier lieu, mais cela impliquerait probablement des pertes massives et donnerait lieu à une pression internationale qui pourrait nous contraindre à nous replier de manière unilatérale ou nous exposer à des sanctions. Il apparaît que sans exclure cette option, le Premier ministre Netanyahu – au moins à court terme – a l’intention de continuer à détruire les lance-missiles et à attaquer le Hamas par voie aérienne, limitant ainsi les pertes israéliennes et exerçant une plus grande influence sur la mise en oeuvre de la démilitarisation.

Le résultat dépend, dans une large mesure, des États-Unis. S’ils récompensent le Hamas pour son agression en s’efforçant de faire « lever le blocus », ou s’ils lui versent des fonds sans démilitarisation, ce sera une trahison à notre égard. Les États-Unis auront détruit le peu de crédibilité mondiale qu’ils ont encore et seront considérés comme abandonnant leurs alliés de longue date pour flatter obséquieusement ceux qui soutiennent le terrorisme islamique fanatique.

Les États-Unis soutiendront-ils la juste cause d’Israël contre le terrorisme génocidaire, ou seront-ils un bouclier de protection pour les barbares du Hamas qui sont à nos portes, frayant ainsi la voie à une future guerre beaucoup plus brutale dans un futur proche ?

Le site Internet de l’auteur peut être consulté at http://www.wordfromjerusalem.com. On peut le contacter à ileibler@leibler.com.

Voir aussi:

JÉRUSALEM
Gaza: une association de médias étrangers dénoncent les pratiques du Hamas
AFP/L’Express

11/08/2014

Jérusalem – L’Association de la presse étrangère en Israël et dans les Territoires palestiniens a accusé lundi le Hamas d’avoir « harcelé » et « menacé » des journalistes étrangers venus couvrir la guerre dans la bande de Gaza.

L’association qui regroupe les journalistes travaillant en Israël et dans les Territoires a accusé, dans un communiqué, le mouvement islamiste palestinien Hamas d’avoir recours à « des méthodes énergiques et peu orthodoxes » à l’encontre des envoyés spéciaux.

« On ne peut pas empêcher les médias internationaux de faire leur travail par la menace ou les pressions et priver leurs lecteurs, auditeurs et téléspectateurs d’une vision objective du terrain », poursuit le texte.

« A plusieurs reprises, des journalistes étrangers travaillant à Gaza ont été harcelés, menacés ou interrogés sur des reportages ou des informations dont ils avaient fait état dans leur média ou sur les réseaux sociaux », a dit l’association.

Des centaines de journalistes venus du monde entier se sont rendus à Gaza pour « couvrir » le conflit entre Israël et le Hamas, qui contrôle le territoire. « Environ 10% » d’entre eux ont dit avoir rencontré des difficultés avec les autorités du Hamas, a dit une responsable de l’association à l’AFP.

Les journalistes ayant été menacés répugnent à raconter publiquement leur expérience, par crainte des répercussions, a-t-elle dit.

Un photographe a rapporté à l’association avoir été frappé et son appareil détruit; l’appareil d’un autre lui a été confisqué pendant trois jours et il a été demandé à plusieurs journalistes de retirer des publications sur Twitter et des vidéos sur YouTube. Un média européen a été menacé alors qu’il filmait une manifestation anti-Hamas, a-t-elle dit.

L’association accuse aussi le Hamas de chercher à « filtrer » l’entrée des journalistes en réclamant des informations sur leur compte à leur média. Elle craint l’établissement d’une liste noire des journalistes dont le travail aurait déplu au Hamas.

Plusieurs médias ont rapporté avoir reçu lundi une demande du Hamas réclamant les noms des journalistes se rendant à Gaza, leur média, leur pays de résidence, leurs coordonnées ainsi que le nom de leur traducteur, pour « faciliter et organiser » leur travail dans l’enclave palestinienne.

Voir encore:

Hillary Clinton: ‘Failure’ to Help Syrian Rebels Led to the Rise of ISIS
The former secretary of state, and probable candidate for president, outlines her foreign-policy doctrine. She says this about President Obama’s: « Great nations need organizing principles, and ‘Don’t do stupid stuff’ is not an organizing principle. »
Jeffrey Goldberg

The Atlantic

AUG 10 2014

President Obama has long ridiculed the idea that the U.S., early in the Syrian civil war, could have shaped the forces fighting the Assad regime, thereby stopping al Qaeda-inspired groups—like the one rampaging across Syria and Iraq today—from seizing control of the rebellion. In an interview in February, the president told me that “when you have a professional army … fighting against a farmer, a carpenter, an engineer who started out as protesters and suddenly now see themselves in the midst of a civil conflict—the notion that we could have, in a clean way that didn’t commit U.S. military forces, changed the equation on the ground there was never true.”

Well, his former secretary of state, Hillary Rodham Clinton, isn’t buying it. In an interview with me earlier this week, she used her sharpest language yet to describe the « failure » that resulted from the decision to keep the U.S. on the sidelines during the first phase of the Syrian uprising.

“The failure to help build up a credible fighting force of the people who were the originators of the protests against Assad—there were Islamists, there were secularists, there was everything in the middle—the failure to do that left a big vacuum, which the jihadists have now filled,” Clinton said.

As she writes in her memoir of her State Department years, Hard Choices, she was an inside-the-administration advocate of doing more to help the Syrian rebellion. Now, her supporters argue, her position has been vindicated by recent events.
Hillary Clinton: Chinese System Is Doomed, Leaders on a ‘Fool’s Errand’
Professional Clinton-watchers (and there are battalions of them) have told me that it is only a matter of time before she makes a more forceful attempt to highlight her differences with the (unpopular) president she ran against, and then went on to serve. On a number of occasions during my interview with her, I got the sense that this effort is already underway. (And for what it’s worth, I also think she may have told me that she’s running for president—see below for her not-entirely-ambiguous nod in that direction.)

Of course, Clinton had many kind words for the “incredibly intelligent” and “thoughtful” Obama, and she expressed sympathy and understanding for the devilishly complicated challenges he faces. But she also suggested that she finds his approach to foreign policy overly cautious, and she made the case that America needs a leader who believes that the country, despite its various missteps, is an indispensable force for good. At one point, I mentioned the slogan President Obama recently coined to describe his foreign-policy doctrine: “Don’t do stupid shit” (an expression often rendered as “Don’t do stupid stuff” in less-than-private encounters).

This is what Clinton said about Obama’s slogan: “Great nations need organizing principles, and ‘Don’t do stupid stuff’ is not an organizing principle.”

She softened the blow by noting that Obama was “trying to communicate to the American people that he’s not going to do something crazy,” but she repeatedly suggested that the U.S. sometimes appears to be withdrawing from the world stage.

During a discussion about the dangers of jihadism (a topic that has her “hepped-up, » she told me moments after she greeted me at her office in New York) and of the sort of resurgent nationalism seen in Russia today, I noted that Americans are quite wary right now of international commitment-making. She responded by arguing that there is a happy medium between bellicose posturing (of the sort she associated with the George W. Bush administration) and its opposite, a focus on withdrawal.

“You know, when you’re down on yourself, and when you are hunkering down and pulling back, you’re not going to make any better decisions than when you were aggressively, belligerently putting yourself forward,” she said. “One issue is that we don’t even tell our own story very well these days.”

I responded by saying that I thought that “defeating fascism and communism is a pretty big deal.” In other words, that the U.S., on balance, has done a good job of advancing the cause of freedom.

Clinton responded to this idea with great enthusiasm: “That’s how I feel! Maybe this is old-fashioned.” And then she seemed to signal that, yes, indeed, she’s planning to run for president. “Okay, I feel that this might be an old-fashioned idea, but I’m about to find out, in more ways than one.”

She said that the resilience, and expansion, of Islamist terrorism means that the U.S. must develop an “overarching” strategy to confront it, and she equated this struggle to the one the U.S. waged against Soviet-led communism.

Clinton-watchers say it’s a matter of time before she highlights her differences with Obama. I got the sense that this effort is well underway.
“One of the reasons why I worry about what’s happening in the Middle East right now is because of the breakout capacity of jihadist groups that can affect Europe, can affect the United States,” she said. “Jihadist groups are governing territory. They will never stay there, though. They are driven to expand. Their raison d’etre is to be against the West, against the Crusaders, against the fill-in-the-blank—and we all fit into one of these categories. How do we try to contain that? I’m thinking a lot about containment, deterrence, and defeat.”

She went on, “You know, we did a good job in containing the Soviet Union but we made a lot of mistakes, we supported really nasty guys, we did some things that we are not particularly proud of, from Latin America to Southeast Asia, but we did have a kind of overarching framework about what we were trying to do that did lead to the defeat of the Soviet Union and the collapse of Communism. That was our objective. We achieved it.” (This was one of those moments, by the way, when I was absolutely sure I wasn’t listening to President Obama, who is loath to discuss the threat of Islamist terrorism in such a sweeping manner.)

Much of my conversation with Clinton focused on the Gaza war. She offered a vociferous defense of Israel, and of its prime minister, Benjamin Netanyahu, as well. This is noteworthy because, as secretary of state, she spent a lot of time yelling at Netanyahu on the administration’s behalf over Israel’s West Bank settlement policy. Now, she is leaving no daylight at all between the Israelis and herself.

“I think Israel did what it had to do to respond to the rockets,” she told me. “Israel has a right to defend itself. The steps Hamas has taken to embed rockets and command-and-control facilities and tunnel entrances in civilian areas, this makes a response by Israel difficult.”

I asked her if she believed that Israel had done enough to prevent the deaths of children and other innocent people.

“[J]ust as we try to do in the United States and be as careful as possible in going after targets to avoid civilians,” mistakes are made, she said. “We’ve made them. I don’t know a nation, no matter what its values are—and I think that democratic nations have demonstrably better values in a conflict position—that hasn’t made errors, but ultimately the responsibility rests with Hamas.”
She went on to say that “it’s impossible to know what happens in the fog of war. Some reports say, maybe it wasn’t the exact UN school that was bombed, but it was the annex to the school next door where they were firing the rockets. And I do think oftentimes that the anguish you are privy to because of the coverage, and the women and the children and all the rest of that, makes it very difficult to sort through to get to the truth.”

She continued, “There’s no doubt in my mind that Hamas initiated this conflict. … So the ultimate responsibility has to rest on Hamas and the decisions it made.”

When I asked her about the intense international focus on Gaza, she was quick to identify anti-Semitism as an important motivating factor in criticism of Israel. “It is striking … that you have more than 170,000 people dead in Syria. … You have Russia massing battalions—Russia, that actually annexed and is occupying part of a UN member-state—and I fear that it will do even more to prevent the incremental success of the Ukrainian government to take back its own territory, other than Crimea. More than 1,000 people have been killed in Ukraine on both sides, not counting the [Malaysia Airlines] plane, and yet we do see this enormous international reaction against Israel, and Israel’s right to defend itself, and the way Israel has to defend itself. This reaction is uncalled for and unfair.”

She went on, “You can’t ever discount anti-Semitism, especially with what’s going on in Europe today. There are more demonstrations against Israel by an exponential amount than there are against Russia seizing part of Ukraine and shooting down a civilian airliner. So there’s something else at work here than what you see on TV.” Clinton also blamed Hamas for “stage-managing” the conflict. “What you see is largely what Hamas invites and permits Western journalists to report on from Gaza. It’s the old PR problem that Israel has. Yes, there are substantive, deep levels of antagonism or anti-Semitism towards Israel, because it’s a powerful state, a really effective military. And Hamas paints itself as the defender of the rights of the Palestinians to have their own state. So the PR battle is one that is historically tilted against Israel.”

Clinton also seemed to take an indirect shot at administration critics of Netanyahu, who has argued that the rise of Muslim fundamentalism in the Middle East means that Israel cannot, in the foreseeable future, withdraw its forces from much of the West Bank. “If I were the prime minister of Israel, you’re damn right I would expect to have control over security, because even if I’m dealing with [Palestinian Authority President Mahmoud] Abbas, who is 79 years old, and other members of Fatah, who are enjoying a better lifestyle and making money on all kinds of things, that does not protect Israel from the influx of Hamas or cross-border attacks from anywhere else. With Syria and Iraq, it is all one big threat. So Netanyahu could not do this in good conscience.”

She also struck a notably hard line on Iran’s nuclear demands. “I’ve always been in the camp that held that they did not have a right to enrichment,” Clinton said. “Contrary to their claim, there is no such thing as a right to enrich. This is absolutely unfounded. There is no such right. I am well aware that I am not at the negotiating table anymore, but I think it’s important to send a signal to everybody who is there that there cannot be a deal unless there is a clear set of restrictions on Iran. The preference would be no enrichment. The potential fallback position would be such little enrichment that they could not break out.” When I asked her if the demands of Israel, and of America’s Arab allies, that Iran not be allowed any uranium-enrichment capability whatsoever were militant or unrealistic, she said, “I think it’s important that they stake out that position.”

What follows is a transcript of our conversation. It has been edited for clarity but not for length, as you will see. Two other things to look for: First, the masterful way in which Clinton says she has drawn no conclusions about events in Syria and elsewhere, and then draws rigorously reasoned conclusions. Second, her fascinating and complicated analysis of the Muslim Brotherhood’s ill-fated dalliance with democracy.
JEFFREY GOLDBERG: It seems that you’ve shifted your position on Iran’s nuclear ambitions. By [chief U.S. negotiator] Wendy Sherman’s definition of maximalism, you’ve taken a fairly maximalist position—little or no enrichment for Iran. Are you taking a harder line than your former colleagues in the Obama administration are taking on this matter?

HILLARY RODHAM CLINTON: It’s a consistent line. I’ve always been in the camp that held that they did not have a right to enrichment. Contrary to their claim, there is no such thing as a right to enrich. This is absolutely unfounded. There is no such right. I am well aware that I am not at the negotiating table anymore, but I think it’s important to send a signal to everybody who is there that there cannot be a deal unless there is a clear set of restrictions on Iran. The preference would be no enrichment. The potential fallback position would be such little enrichment that they could not break out. So, little or no enrichment has always been my position.

JG: Am I wrong in saying that the Obama administration’s negotiators have a more flexible understanding of this issue at the moment?

HRC: I don’t want to speak for them, but I would argue that Iran, through the voice of the supreme leader, has taken a very maximalist position—he wants 190,000 centrifuges and the right to enrich. And some in our Congress, and some of our best friends, have taken the opposite position—absolutely no enrichment. I think in a negotiation you need to be very clear about what it is going to take to move the other side. I think at the moment there is a big debate going on in Tehran about what they can or should do in order to get relief from the sanctions. It’s my understanding that we still have a united P5+1 position, which is intensive inspections, very clear limits on what they can do in their facilities that they would permitted to operate, and then how they handle this question of enrichment, whether it’s done from the outside, or whether it can truly be constrained to meet what I think our standard should be of little-to-no enrichment. That’s what this negotiation is about.

JG: But there is no sign that the Iranians are willing to pull back—freezing in place is the farthest they seem to be willing to go. Am I wrong?

HRC: We don’t know. I think there’s a political debate. I think you had the position staked out by the supreme leader that they’re going to get to do what they want to do, and that they don’t have any intention of having a nuclear weapon but they nevertheless want 190,000 centrifuges (laughs). I think the political, non-clerical side of the equation is basically saying, “Look, you know, getting relief from these sanctions is economically and politically important to us. We have our hands full in Syria and Iraq, just to name two places, maybe increasingly in Lebanon, and who knows what’s going to happen with us and Hamas. So what harm does it do to have a very strict regime that we can live under until we determine that maybe we won’t have to any longer?” That, I think, is the other side of the argument.
JG: Would you be content with an Iran that is perpetually a year away from being able to reach nuclear-breakout capability?

HRC: I would like it to be more than a year. I think it should be more than a year. No enrichment at all would make everyone breathe easier. If, however, they want a little bit for the Tehran research reactor, or a little bit for this scientific researcher, but they’ll never go above 5 percent enrichment—

JG: So, a few thousand centrifuges?

HRC: We know what “no” means. If we’re talking a little, we’re talking about a discrete, constantly inspected number of centrifuges. “No” is my preference.

JG: Would you define what “a little” means?

HRC: No.

JG: So what the Gulf states want, and what the Israelis want, which is to say no enrichment at all, is not a militant, unrealistic position?

HRC: It’s not an unrealistic position. I think it’s important that they stake out that position.

JG: So, Gaza. As you write in your book, you negotiated the last long-term ceasefire in 2012. Are you surprised at all that it didn’t hold?

HRC: I’m surprised that it held as long as it did. But given the changes in the region, the fall of [former Egyptian President Mohamed] Morsi, his replacement by [Abdel Fattah] al-Sisi, the corner that Hamas felt itself in, I’m not surprised that Hamas provoked another attack.

JG: The Israeli response, was it disproportionate?

HRC: Israel was attacked by rockets from Gaza. Israel has a right to defend itself. The steps Hamas has taken to embed rockets and command-and-control facilities and tunnel entrances in civilian areas, this makes a response by Israel difficult. Of course Israel, just like the United States, or any other democratic country, should do everything they can possibly do to limit civilian casualties.

« We see this enormous international reaction against Israel. This reaction is uncalled for and unfair. »
JG: Do you think Israel did enough to limit civilian casualties?

HRC: It’s unclear. I think Israel did what it had to do to respond to the rockets. And there is the surprising number and complexity of the tunnels, and Hamas has consistently, not just in this conflict, but in the past, been less than protective of their civilians.

JG: Before we continue talking endlessly about Gaza, can I ask you if you think we spend too much time on Gaza and on Israel-Palestine generally? I ask because over the past year or so your successor spent a tremendous amount of time on the Israel-Palestinian file and in the same period of time an al Qaeda-inspired organization took over half of Syria and Iraq.

HRC: Right, right.

JG: I understand that secretaries of state can do more than one thing at a time. But what is the cause of this preoccupation?

HRC: I’ve thought a lot about this, because you do have a number of conflicts going on right now. As the U.S., as a U.S. official, you have to pay attention to anything that threatens Israel directly, or anything in the larger Middle East that arises out of the Palestinian-Israeli situation. That’s just a given.

It is striking, however, that you have more than 170,000 people dead in Syria. You have the vacuum that has been created by the relentless assault by Assad on his own population, an assault that has bred these extremist groups, the most well-known of which, ISIS—or ISIL—is now literally expanding its territory inside Syria and inside Iraq. You have Russia massing battalions—Russia, that actually annexed and is occupying part of a UN member state—and I fear that it will do even more to prevent the incremental success of the Ukrainian government to take back its own territory, other than Crimea. More than 1,000 people have been killed in Ukraine on both sides, not counting the [Malaysia Airlines] plane, and yet we do see this enormous international reaction against Israel, and Israel’s right to defend itself, and the way Israel has to defend itself. This reaction is uncalled for and unfair.

JG: What do you think causes this reaction?

HRC: There are a number of factors going into it. You can’t ever discount anti-Semitism, especially with what’s going on in Europe today. There are more demonstrations against Israel by an exponential amount than there are against Russia seizing part of Ukraine and shooting down a civilian airliner. So there’s something else at work here than what you see on TV.

And what you see on TV is so effectively stage-managed by Hamas, and always has been. What you see is largely what Hamas invites and permits Western journalists to report on from Gaza. It’s the old PR problem that Israel has. Yes, there are substantive, deep levels of antagonism or anti-Semitism towards Israel, because it’s a powerful state, a really effective military. And Hamas paints itself as the defender of the rights of the Palestinians to have their own state. So the PR battle is one that is historically tilted against Israel.

« There’s no doubt in my mind that Hamas initiated this conflict and did so to leverage its position. »
JG: Nevertheless there are hundreds of children—

HRC: Absolutely, and it’s dreadful.

JG: Who do you hold responsible for those deaths? How do you parcel out blame?

HRC: I’m not sure it’s possible to parcel out blame because it’s impossible to know what happens in the fog of war. Some reports say, maybe it wasn’t the exact UN school that was bombed, but it was the annex to the school next door where they were firing the rockets. And I do think oftentimes that the anguish you are privy to because of the coverage, and the women and the children and all the rest of that, makes it very difficult to sort through to get to the truth.

There’s no doubt in my mind that Hamas initiated this conflict and wanted to do so in order to leverage its position, having been shut out by the Egyptians post-Morsi, having been shunned by the Gulf, having been pulled into a technocratic government with Fatah and the Palestinian Authority that might have caused better governance and a greater willingness on the part of the people of Gaza to move away from tolerating Hamas in their midst. So the ultimate responsibility has to rest on Hamas and the decisions it made.

That doesn’t mean that, just as we try to do in the United States and be as careful as possible in going after targets to avoid civilians, that there aren’t mistakes that are made. We’ve made them. I don’t know a nation, no matter what its values are—and I think that democratic nations have demonstrably better values in a conflict position—that hasn’t made errors, but ultimately the responsibility rests with Hamas.

JG: Several years ago, when you were in the Senate, we had a conversation about what would move Israeli leaders to make compromises for peace. You’ve had a lot of arguments with Netanyahu. What is your thinking on Netanyahu now?
HRC: Let’s step back. First of all, [former Israeli Prime Minister] Yitzhak Rabin was prepared to do so much and he was murdered for that belief. And then [former Israeli Prime Minister] Ehud Barak offered everything you could imagine being given under any realistic scenario to the Palestinians for their state, and [former Palestinian leader Yasir] Arafat walked away. I don’t care about the revisionist history. I know that Arafat walked away, okay? Everybody says, “American needs to say something.” Well, we said it, it was the Clinton parameters, we put it out there, and Bill Clinton is adored in Israel, as you know. He got Netanyahu to give up territory, which Netanyahu believes lost him the prime ministership [in his first term], but he moved in that direction, as hard as it was.

Bush pretty much ignored what was going on and they made a terrible error in the Palestinian elections [in which Hamas came to power in Gaza], but he did come with the Roadmap [to Peace] and the Roadmap was credible and it talked about what needed to be done, and this is one area where I give the Palestinians credit. Under [former Palestinian Prime Minister] Salam Fayyad, they made a lot of progress.

I had the last face-to-face negotiations between Abbas and Netanyahu. [Secretary of State John] Kerry never got there. I had them in the room three times with [former Middle East negotiator] George Mitchell and me, and that was it. And I saw Netanyahu move from being against the two-state solution to announcing his support for it, to considering all kinds of Barak-like options, way far from what he is, and what he is comfortable with.

Now I put Jerusalem in a different category. That is the hardest issue, Again, based on my experience—and you know, I got Netanyahu to agree to the unprecedented  settlement freeze, it did not cover East Jerusalem, but it did cover the West Bank and it was actually legitimate and it did stop new housing starts for 10 months. It took me nine months to get Abbas into the negotiations even after we delivered on the settlement freeze, he had a million reasons, some of them legitimate, some of them the same old, same old.

So what I tell people is, yeah, if I were the prime minister of Israel, you’re damn right I would expect to have control over security [on the West Bank], because even if I’m dealing with Abbas, who is 79 years old, and other members of Fatah, who are enjoying a better lifestyle and making money on all kinds of things, that does not protect Israel from the influx of Hamas or cross-border attacks from anywhere else. With Syria and Iraq, it is all one big threat. So Netanyahu could not do this in good conscience. If this were Rabin or Barak in his place—and I’ve talked to Ehud about this—they would have to demand a level of security that would be provided by the [Israel Defense Forces] for a period of time. And in my meetings with them I got Abbas to about six, seven, eight years on continued IDF presence. Now he’s fallen back to three, but he was with me at six, seven, eight. I got Netanyahu to go from forever to 2025. That’s a negotiation, okay? So I know. Dealing with Bibi is not easy, so people get frustrated and they lose sight of what we’re trying to achieve here.

Hillary Clinton meets Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu in 2010. (Jonathan Ernst/Reuters)
JG: You go out of your way in Hard Choices to praise Robert Ford, who recently quit as U.S. ambassador to Syria, as an excellent diplomat. Ford quit in protest and has recently written strongly about what he sees as the inadequacies of Obama administration policy. Do you agree with Ford that we are at fault for not doing enough to build up a credible Syrian opposition when we could have?

HRC: I have the highest regard for Robert. I’m the one who convinced the administration to send an ambassador to Syria. You know, this is why I called the chapter on Syria “A Wicked Problem.” I can’t sit here today and say that if we had done what I recommended, and what Robert Ford recommended, that we’d be in a demonstrably different place.

JG: That’s the president’s argument, that we wouldn’t be in a different place.

HRC: Well, I did believe, which is why I advocated this, that if we were to carefully vet, train, and equip early on a core group of the developing Free Syrian Army, we would, number one, have some better insight into what was going on on the ground. Two, we would have been helped in standing up a credible political opposition, which would prove to be very difficult, because there was this constant struggle between what was largely an exile group outside of Syria trying to claim to be the political opposition, and the people on the ground, primarily those doing the fighting and dying, who rejected that, and we were never able to bridge that, despite a lot of efforts that Robert and others made.

So I did think that eventually, and I said this at the time, in a conflict like this, the hard men with the guns are going to be the more likely actors in any political transition than those on the outside just talking. And therefore we needed to figure out how we could support them on the ground, better equip them, and we didn’t have to go all the way, and I totally understand the cautions that we had to contend with, but we’ll never know. And I don’t think we can claim to know.

JG: You do have a suspicion, though.

HRC: Obviously. I advocated for a position.

JG: Do you think we’d be where we are with ISIS right now if the U.S. had done more three years ago to build up a moderate Syrian opposition?

HRC: Well, I don’t know the answer to that. I know that the failure to help build up a credible fighting force of the people who were the originators of the protests against Assad—there were Islamists, there were secularists, there was everything in the middle—the failure to do that left a big vacuum, which the jihadists have now filled.

They were often armed in an indiscriminate way by other forces and we had no skin in the game that really enabled us to prevent this indiscriminate arming.

JG: Is there a chance that President Obama overlearned the lessons of the previous administration? In other words, if the story of the Bush administration is one of overreach, is the story of the Obama administration one of underreach?

HRC: You know, I don’t think you can draw that conclusion. It’s a very key question. How do you calibrate, that’s the key issue. I think we have learned a lot during this period, but then how to apply it going forward will still take a lot of calibration and balancing. But you know, we helped overthrow [Libyan leader Muammar] Qaddafi.
JG: But we didn’t stick around for the aftermath.

HRC: Well, we did stick around. We stuck around with offers of money and technical assistance, on everything from getting rid of some of the nasty stuff he left behind, to border security, to training. It wasn’t just us, it was the Europeans as well. Some of the Gulf countries had their particular favorites. They certainly stuck around and backed their favorite militias. It is not yet clear how the Libyans themselves will overcome the lack of security, which they inherited from Qaddafi. Remember, they’ve had two good elections. They’ve elected moderates and secularists and a limited number of Islamists, so you talk about democracy in action—the Libyans have done it twice—but they can’t control the ground. But how can you help when you have so many different players who looted the stuffed warehouses of every kind of weapon from the Qaddafi regime, some of which they’re using in Libya, some of which they’re passing out around the region?

So you can go back and argue either, we should we have helped the people of Libya try to overthrow a dictator who, remember, killed Americans and did a lot of other bad stuff, or we should have been on the sidelines. In this case we helped, but that didn’t make the road any easier in Syria, where we said, “It’s messy, it’s complicated, we’re not sure what the outcome will be.” So what I’m hoping for is that we sort out what we have learned, because we’ve tried a bunch of different approaches. Egypt is a perfect example. The revolution in Tahrir Square was not a Muslim Brotherhood revolution. It was not led by Islamists. They came very late to the party. Mubarak falls and I’m in Cairo a short time after, meeting the leaders of this movement, and I’m saying, “Okay, who’s going to run for office? Who’s going to form a political party?” and they’re saying, “We don’t do that, that’s not who we are.”

And I said that there are only two organized groups in this country, the military and the Muslim Brotherhood, and what we have here is an old lesson that you can’t beat somebody with nobody. There was a real opportunity here to, if a group had arisen out of the revolution, to create a democratic Egyptian alternative. Didn’t  happen. What do we have to think about? In order to do that better, I see a lot of questions that we have to be answering. I don’t think we can draw judgments yet. I think we can draw a judgment about the Bush administration in terms of overreach, but I don’t know that we can reach a conclusion about underreach.

Hillary Cliinton poses with Libyan soldiers in the fall of 2011. (Kevin Lamarque/Reuters)
JG: There is this moment in your book, in which Morsi tells you not to worry about jihadists in the Sinai—he says in essence that now that a Muslim Brotherhood government is in charge, jihadists won’t feel the need to continue their campaign. You write that this was either shockingly sinister or shockingly naïve. Which one do you think it was?

HRC: I think Morsi was naïve. I’m just talking about Morsi, not necessarily anyone else in the Muslim Brotherhood. I think he genuinely believed that with the legitimacy of an elected Islamist government, that the jihadists would see that there was a different route to power and influence and would be part of the political process. He had every hope, in fact, that the credible election of a Muslim Brotherhood government would mean the end of jihadist activities within Egypt, and also exemplify that there’s a different way to power.

The debate is between the bin Ladens of the world and the Muslim Brotherhood. The bin Ladens believe you can’t overthrow the infidels or the impure through politics. It has to be through violent resistance. So when I made the case to Morsi that we were picking up a lot of intelligence about jihadist groups creating safe havens inside Sinai, and that this would be a threat not only to Israel but to Egypt, he just dismissed this out of hand, and then shortly thereafter a large group of Egyptian soldiers were murdered.

JG: In an interview in 2011, I asked you if we should fear the Muslim Brotherhood—this is well before they came into power—and you said, ‘The jury is out.” Is the jury still out for you today?

HRC: I think the jury would come back with a lesser included offense, and that is a failure to govern in a democratic, inclusive manner while holding power in Cairo. The Muslim Brotherhood had the most extraordinary opportunity to demonstrate the potential for an Islamist movement to take responsibility for governance, and they were ill-prepared and unable to make the transition from movement to responsibility. We will see how they respond to the crackdown they’re under in Egypt, but the Muslim Brotherhood itself, although it had close ties with Hamas, for example, had not evidenced, because they were kept under tight control by Mubarak, the willingness to engage in violent conflict to achieve their goals. So the jury is in on their failure to govern in a way that would win the confidence of the entire Egyptian electorate. The jury is out as to whether they morph into a violent jihadist resistance group.

« The jury is out as to whether the Muslim Brotherhood morphs into a violent jihadist resistance group. »
JG: There’s a critique you hear of the Obama administration in the Gulf, in Jordan, in Israel, that it is a sign of naiveté to believe that there are Islamists you can work with, and that Hamas might even be a group that you could work with. Is there a role for political Islam in these countries? Can we ever find a way to work with them?

HRC: I think it’s too soon to tell. I would not put Hamas in the category of people we could work with. I don’t think that is realistic because its whole reason for being is resistance against Israel, destruction of Israel, and it is married to very nasty tactics and ideologies, including virulent anti-Semitism. I do not think they should be in any way treated as a legitimate interlocutor, especially because if you do that, it redounds to the disadvantage of the Palestinian Authority, which has a lot of problems, but historically has changed its charter, moved away from the kind of guerrilla resistance movement of previous decades.

I think you have to ask yourself, could different leaders have made a difference in the Muslim Brotherhood’s governance of Egypt? We won’t know and we can’t know the answer to that question. We know that Morsi was ill-equipped to be president of Egypt. He had no political experience. He was an engineer, he was wedded to the ideology of top-down control.

JG: But you’re open to the idea that there are sophisticated Islamists out there?
HRC: I think you’ve seen a level of sophistication in Tunisia. It’s a very different environment than Egypt, much smaller, but you’ve seen the Ennahda Party evolve from being quite demanding that their position be accepted as the national position but then being willing to step back in the face of very strong political opposition from secularists, from moderate Muslims, etc. So Tunisia might not be the tail that wags the dog, but it’s an interesting tail. If you look at Morocco, where the king had a major role in organizing the electoral change, you have a head of state who is a monarch who is descended from Muhammad, you have a government that is largely but not completely representative of the Muslim party of Morocco. So I think that there are not a lot of analogies, but when you look around the world, there’s a Hindu nationalist party now, back in power in India. The big question for Prime Minister Modi is how inclusive he will be as leader because of questions raised concerning his governance of Gujurat [the state he governed, which was the scene of anti-Muslim riots in 2002]. There were certainly Christian parties in Europe, pre- and post-World War II. They had very strong values that they wanted to see their society follow, but they were steeped in democracy, so they were good political actors.

JG: So, it’s not an impossibility.

HRC: It’s not an impossibility. So far, it doesn’t seem likely. We have to say that. Because for whatever reason, whatever combination of reasons, there hasn’t been the soil necessary to nurture the political side of the experience, for people whose primary self-definition is as Islamists.

« We’ve learned about the limits of our power. But we’ve also learned about the importance of our power appropriately deployed and explained. »
JG: Are we so egocentric, so Washington-centric, that we think that our decisions are dispositive? As secretary, did you learn more about the possibilities of American power or the limitations of American power?

HRC: Both, but it’s not just about American power. It’s American values that also happen to be universal values. If you have no political—small “p”—experience, it is really hard to go from a dictatorship to anything resembling what you and I would call democracy. That’s the lesson of Egypt. We didn’t invade Egypt. They did it themselves, and once they did it they looked around and didn’t know what they were supposed to do next.

I think we’ve learned about the limits of our power to spread freedom and democracy. That’s one of the big lessons out of Iraq. But we’ve also learned about the importance of our power, our influence, and our values appropriately deployed and explained. If you’re looking at what we could have done that would have been more effective, would have been more accepted by the Egyptians on the political front, what could we have done that would have been more effective in Libya, where they did their elections really well under incredibly difficult circumstances but they looked around and they had no levers to pull because they had these militias out there. My passion is, let’s do some after-action reviews, let’s learn these lessons, let’s figure out how we’re going to have different and better responses going forward.

JG: Is the lesson for you, like it is for President Obama, “Don’t do stupid shit”?

HRC: That’s a good lesson but it’s more complicated than that. Because your stupid may not be mine, and vice versa. I don’t think it was stupid for the United States to do everything we could to remove Qaddafi because that came from the bottom up. That was people asking us to help. It was stupid to do what we did in Iraq and to have no plan about what to do after we did it. That was really stupid. I don’t think you can quickly jump to conclusions about what falls into the stupid and non-stupid categories. That’s what I’m arguing.

JG: Do you think the next administration, whoever it is, can find some harmony between muscular intervention—“We must do something”—vs. let’s just not do something stupid, let’s stay away from problems like Syria because it’s a wicked problem and not something we want to tackle?

HRC: I think part of the challenge is that our government too often has a tendency to swing between these extremes. The pendulum swings back and then the pendulum swings the other way. What I’m arguing for is to take a hard look at what tools we have. Are they sufficient for the complex situations we’re going to face, or not? And what can we do to have better tools? I do think that is an important debate.

One of the reasons why I worry about what’s happening in the Middle East right now is because of the breakout capacity of jihadist groups that can affect Europe, can affect the United States. Jihadist groups are governing territory. They will never stay there, though. They are driven to expand. Their raison d’être is to be against the West, against the Crusaders, against the fill-in-the-blank—and we all fit into one of these categories. How do we try to contain that? I’m thinking a lot about containment, deterrence, and defeat. You know, we did a good job in containing the Soviet Union, but we made a lot of mistakes, we supported really nasty guys, we did some things that we are not particularly proud of, from Latin America to Southeast Asia, but we did have a kind of overarching framework about what we were trying to do that did lead to the defeat of the Soviet Union and the collapse of Communism. That was our objective. We achieved it.

Now the big mistake was thinking that, okay, the end of history has come upon us, after the fall of the Soviet Union. That was never true, history never stops and nationalisms were going to assert themselves, and then other variations on ideologies were going to claim  their space. Obviously, jihadi Islam is the prime example, but not the only example—the effort by Putin to restore his vision of Russian greatness is another. In the world in which we are living right now, vacuums get filled by some pretty unsavory players.

Hillary Clinton and Vladimir Putin, in 2012 (Jim Watson/Reuters)
JG: There doesn’t seem to be a domestic constituency for the type of engagement you might symbolize.

HRC: Well, that’s because most Americans think of engagement and go immediately to military engagement. That’s why I use the phrase “smart power.” I did it deliberately because I thought we had to have another way of talking about American engagement, other than unilateralism and the so-called boots on the ground.

You know, when you’re down on yourself, and when you are hunkering down and pulling back, you’re not going to make any better decisions than when you were aggressively, belligerently putting yourself forward. One issue is that we don’t even tell our own story very well these days.
JG: I think that defeating fascism and communism is a pretty big deal.

HRC: That’s how I feel! Maybe this is old-fashioned. Okay, I feel that this might be an old-fashioned idea—but I’m about to find out, in more ways than one.

Great nations need organizing principles, and “Don’t do stupid stuff” is not an organizing principle. It may be a necessary brake on the actions you might take in order to promote a vision.

JG: So why do you think the president went out of his way to suggest recently that that this is his foreign policy in a nutshell?

HRC: I think he was trying to communicate to the American people that he’s not going to do something crazy. I’ve sat in too many rooms with the president. He’s thoughtful, he’s incredibly smart, and able to analyze a lot of different factors that are all moving at the same time. I think he is cautious because he knows what he inherited, both the two wars and the economic front, and he has expended a lot of capital and energy trying to pull us out of the hole we’re in.

So I think that that’s a political message. It’s not his worldview, if that makes sense to you.

Hillary Clinton and Barack Obama on the campaign trail, in 2008 (Jim Young/Reuters)
JG: There is an idea in some quarters that the administration shows signs of believing that we, the U.S., aren’t so great, so we shouldn’t be telling people what to do.

HRC: I know that that is an opinion held by a certain group of Americans, I get all that. It’s not where I’m at.

JG: What is your organizing principle, then?

HRC: Peace, progress, and prosperity. This worked for a very long time. Take prosperity. That’s a huge domestic challenge for us. If we don’t restore the American dream for Americans, then you can forget about any kind of continuing leadership in the world. Americans deserve to feel secure in their own lives, in their own middle-class aspirations, before you go to them and say, “We’re going to have to enforce navigable sea lanes in the South China Sea.” You’ve got to take care of your home first. That’s another part of the political messaging that you have to engage in right now. People are not only turned off about being engaged in the world, they’re pretty discouraged about what’s happening here at home.

I think people want—and this is a generalization I will go ahead and make—people want to make sure our economic situation improves and that our political decision-making improves. Whether they articulate it this way or not, I think people feel like we’re facing really important challenges here at home: The economy is not growing, the middle class is not feeling like they are secure, and we are living in a time of gridlock and dysfunction that is just frustrating and outraging.

People assume that we’re going to have to do what we do so long as it’s not stupid, but what people want us to focus on are problems here at home. If you were to scratch below the surface on that—and I haven’t looked at the research or the polling—but I think people would say, first things first. Let’s make sure we are taking care of our people and we’re doing it in a way that will bring rewards to those of us who work hard, play by the rules, and yeah, we don’t want to see the world go to hell in a handbasket, and they don’t want to see a resurgence of aggression by anybody.

JG: Do you think they understand your idea about expansionist jihadism following us home?

HRC: I don’t know that people are thinking about it. People are thinking about what is wrong with people in Washington that they can’t make decisions, and they want the economy to grow again. People are feeling a little bit that there’s a little bit happening that is making them feel better about the economy, but it’s not nearly enough where it should be.

JG: Have you been able to embed your women’s agenda at the core of what the federal government does?

HRC: Yes, we did. We had the first-ever ambassador for global women’s issues. That’s permanent now, and that’s a big deal because that is the beachhead.

Secretary Kerry to his credit has issued directions to embassies and diplomats about this continuing to be a priority for our government. There is also a much greater basis in research now that proves you cannot have peace and security without the participation of women. You can’t grow your GDP without opening the doors to full participation of women and girls in the formal economy.

JG: There’s a link between misogyny and stagnation in the Middle East, which in many ways is the world’s most dysfunctional region.

HRC: It’s now very provable, when you look at the data from the IMF and the World Bank and what opening the formal economy would mean to a country’s GDP. You have Prime Minister [Shinzo] Abe in Japan who was elected to fix the economy after so many years of dysfunction in Japan, and one of the major elements in his plan is to get women into the workforce. If you do that, if I remember correctly, the GDP for Japan would go up nine percent. Well, it would go up 34 percent in Egypt. So it’s self-evident and provable.

Voir enfin:

The Hillary Metamorphosis
Reasons to be skeptical about Mrs. Clinton’s self-reinvention as a foreign-policy hawk.
Bret Stephens
WSJ
Aug. 11, 2014 7

Robert Gates, who is the Captain Renault of our time, recounts the following White House exchange between Barack Obama and Hillary Clinton, back when she was serving the president loyally as secretary of state and he was taking notes as secretary of defense.

« In strongly supporting a surge in Afghanistan, » Mr. Gates writes in his memoir, « Duty, » « Hillary told the president that her opposition in Iraq had been political because she was facing him in the primary. She went on to say, ‘The Iraq surge worked.’ The president conceded vaguely that opposition to the surge had been political. To hear the two of them making these admissions, and in front of me, was as surprising as it was dismaying. »

Here’s a fit subject for an undergraduate philosophy seminar: What, or who, is your true self? Are you Kierkegaardian or Aristotelian? Is the real « you » the interior and subjective you; the you of your private whispers and good intentions? Or are you only the sum of your public behavior, statements and actions? Are you the you that you have been, and are? Or are you what you are, perhaps, becoming?

And if Mrs. Clinton supported the surge in private—because she thought it would help America win a war—but opposed it in public—because she needed to win a primary—shall we conclude that she is (a) despicable; (b) clever; (c) both; or (d) « what difference, at this point, does it make? »

***
All this comes to mind after reading Mrs. Clinton’s remarkable interview with Jeffrey Goldberg in the Atlantic. « Great nations need organizing principles, » she said, in the interview’s most quotable line, « and ‘Don’t do stupid stuff’ is not an organizing principle. »

That one is a direct riposte to the White House’s latest brainstorm of a guiding foreign-policy concept. But it wasn’t Mrs. Clinton’s only put-down of her old boss.

She was scathing on the president’s abdication in Syria: « I know that the failure »—failure— »to help build a credible fighting force of the people who were the originators of the protests against Assad . . . the failure to do that left a big vacuum, which the jihadists have now filled. » She was unequivocal in her defense of Israel, in a way that would be unimaginable coming from John Kerry : « If I were prime minister of Israel, you’re damn right I would expect to have control over security [on the West Bank]. » She was dubious about the nuclear diplomacy with Iran, and the administration’s willingness to concede to Tehran a « right » to enrich uranium.

She blasted Israel’s critics in its war against Hamas: « You can’t ever discount anti-Semitism, especially with what’s going on in Europe today. » She hinted at the corruption of Mahmoud Abbas and his inner circle, « who are enjoying a better lifestyle and making money on all kinds of things. » She blamed Moscow for « shooting down a civilian jetliner, » presumably while the president waits for the results of a forensic investigation.

And she made the case for American power: « We’ve learned about the limits of our power to spread freedom and democracy. That’s one big lesson out of Iraq. But we’ve also learned about the importance of our power, our influence, and our values. » With Mr. Obama, the emphasis is always on the limitations, period.

All this sounds a lot like what you might read on this editorial page. Whatever happened to the Hillary Clinton who was an early advocate of diplomatic engagement with Iran, and who praised Bashar Assad as a « reformer » and pointedly refused to call for his ouster six months into the uprising? Wasn’t she the most vocal and enthusiastic advocate for the reset with Russia? Didn’t she deliver White House messages to Benjamin Netanyahu by yelling at him? Didn’t she also once describe former Egyptian dictator Hosni Mubarak as a family friend?

And didn’t she characterize her relationship with Mr. Obama—in that cloying « 60 Minutes » exit interview the two of them did with Steve Kroft —as « very warm, very close »? Where’s the love now?

***
There are a few possible answers to that one. One is that the views she expressed in the interview are sincere and long-held and she was always a closet neoconservative; Commentary magazine is delivered to her mailbox in an unmarked brown envelope. Another is that Mrs. Clinton can read a poll: Americans now disapprove of the president’s handling of foreign policy by a 57% to 37% margin, and she belatedly needs to disavow the consequences of the policies she once advocated. A third is that she believes in whatever she says, at least at the time she’s saying it. She is a Clinton, after all.

There’s something to all of these theories: The political opportunist always lacks the courage of his, or her, convictions. That’s not necessarily because there aren’t any convictions. It’s because the convictions are always subordinated to the needs of ambition and ingratiation.

Then again, who cares who Mrs. Clinton really is? When the question needs to be asked, it means we already know, or should know, how to answer it. The truth about Mrs. Clinton isn’t what’s potentially at stake in the next election. It’s the truth about who we are. Are we prepared to believe anything?

We tried that with Barack Obama, the man who promised to be whatever we wanted him to be. Mrs. Clinton’s self-reinvention as a hawk invites us to make the mistake twice.

Voir enfin:

Le monde va mal, et Barack Obama n’y est pas pour rien

Barack Obama arrive en Virginie après avoir passé un week-end à Camp David le 20 juillet 2014. REUTERS/Yuri Gripas

Irak, Syrie, Gaza, Afghanistan, Libye, Ukraine… dans chaque point chaud du globe, la diplomatie américaine, menée par un président vivant dans un monde imaginaire, a commis de grossières erreurs. Inexpérimentée, idéaliste, indécise, dilettante.

De l’Irak à l’Ukraine, de la Syrie à la Libye et à l’Afghanistan en passant par Gaza, les conflits sanglants se multiplient. «Le monde est devenu un foutoir», s’est même exclamée Madeleine Albright, ancienne secrétaire d’Etat de Bill Clinton qui utilise d’habitude un langage plus châtié.

Cela n’a pas de sens de faire porter toute la responsabilité de ce «foutoir» à Barack Obama et à la diplomatie américaine. Pourtant, dans chacun des points chauds du globe –Irak, Ukraine, Syrie, Libye, Afghanistan et Gaza–, la Maison Blanche a commis de grossières erreurs: en se désengageant trop vite, en ne mesurant pas suffisamment les enjeux et les risques, en menaçant sans jamais agir et en étant incapable de se donner une stratégie.

Des discours mais pas d’actes

Barack Obama et les Etats-Unis sont ainsi devenus aujourd’hui presque transparents sur la scène internationale, incapables de forcer un cessez-le-feu à Gaza, de faire condamner la Russie de Vladimir Poutine après la destruction en vol d’un avion civil au-dessus de l’est de l’Ukraine ou d’empêcher l’effondrement de l’Irak, de l’Afghanistan, de la Syrie et de la Libye. La diplomatie américaine a perdu au fil des mois sa crédibilité et son autorité.

Il y a 5 ans, Barack Obama avait pourtant reçu le prix Nobel de la Paix pour «ses efforts à renforcer la diplomatie et la coopération entre les peuples». Mais les discours et les promesses, aussi brillants soient-ils, doivent être suivis d’actes.

Charles Krauthammer, chroniqueur républicain du Washington Post, évoque une «présidence vacante», hors du monde réel.

«Barack Obama semble totalement détaché des convulsions du monde. Quand il interrompt ces parties de golf, levées de fonds et autres occasions de prises de vue en public, c’est pour des déclarations publiques presque forcées, sans affect, mécaniques.»

Et il ajoute:

«Un vrai Président des Etats-Unis donnerait à Kiev les armes nécessaires, imposerait des sanctions dévastatrices à Moscou, relancerait notre système de défense anti-missile en Europe centrale et ferait un discours à la Reagan pour expliquer pourquoi. Obama n’a rien fait de cela. Mais pourquoi le ferait-il? Il est du bon côté de l’histoire.»

Se retirer du Moyen-Orient et de l’Europe

Pour Charles Krauthammer, si Barack Obama est si éloigné des nécessités de la realpolitik et des rapports de force, c’est parce qu’il est inexpérimenté, idéaliste et plus encore dilettante. Il est convaincu «qu’à la fin, des notions aussi dépassées et primitives que celles de la conquête territoriale conduisent à la défaite… “L’arc de l’univers moral est long, mais il tend vers la justice”, expliquait-il en juin 2009 en parlant de la révolution islamique en Iran».

C’est dans cette logique que Barack Obama voulait en arrivant au pouvoir en janvier 2009 prendre le contre-pied de son prédécesseur George W. Bush et se retirer des affaires européennes et du Moyen-Orient. Il expliquait alors que les Etats-Unis devaient d’abord se préoccuper de construire une nation sur leur propre territoire plutôt qu’en Afghanistan et en Irak et donnait la priorité à l’Asie, la région du monde la plus dynamique.

Mais en tournant le dos, par principe, à l’Europe et au Moyen-Orient, la Maison Blanche a été incapable de saisir l’opportunité stratégique des printemps arabes et tout aussi incapable de contrer les ambitions impériales retrouvées de Vladimir Poutine. Au passage, elle y a perdu la confiance de ses alliés au Moyen-Orient (Egypte, Arabie saoudite, Turquie, Israël…), de certains de ses alliés en Europe (Pologne, Etats Baltes…) et inquiète fortement ses alliés asiatiques (Japon, Corée du sud, Thaïlande…).

Il faut dire que la politique étrangère américaine cumule les désastres.

Le retrait de l’ensemble des troupes américaines d’Irak a débouché sur la partition de fait du pays. Sans les 15.000 soldats américains, que les généraux voulaient maintenir sur place, les Etats-Unis n’ont eu aucun moyen de soutenir l’armée irakienne et de l’empêcher de s’effondrer face aux djihadistes. La Maison Blanche a beau se justifier en expliquant que c’était sur l’insistance du Premier ministre irakien Nouri al-Maliki, c’était surtout Barack Obama qui ne voulait plus un seul soldat américain sur le sol irakien.

Une ligne rouge en Syrie qui n’en était pas une

L’erreur a encore été plus grande en Syrie. Obama a d’abord refusé de soutenir les rebelles modérés et prédisait alors la chute de Bachar el-Assad. Quand ce dernier a gazé à mort 1.400 civils, franchissant la ligne rouge fixée par Barack Obama, ce dernier a demandé l’autorisation au Congrès d’apporter une réponse militaire… et s’en est remis à Vladimir Poutine pour obtenir du dictateur syrien qu’il renonce à son arsenal chimique.

Bachar el-Assad n’est pas tombé. Les rebelles démocrates ont été balayés. Le nombre de morts dépasse les 200.000 et les djihadistes qui mènent la lutte contre le dictateur ont les mêmes méthodes sanguinaires que lui.

Il y a eu aussi l’épisode libyen. Sollicité par la France et le Royaume-Uni, Barack Obama a participé à l’intervention aérienne pour renverser Mouammar Khadafi. Mais il a refusé de soutenir le nouveau gouvernement libyen et d’entraîner son armée. En conséquence de quoi, la Libye sombre dans le chaos.

L’occasion manquée des printemps arabes

La réponse américaine aux printemps arabes a été désastreuse. Quand des citoyens ordinaires sont descendus dans les rues pour réclamer la démocratie, les occidentaux, à commencer par les Etats-Unis, leur ont tourné le dos. «La réponse aurait dû être du même type que le plan Marshall après la Seconde Guerre mondiale…», explique Fred Hiatt toujours dans le Washington Post.

«Si les Etats-Unis avaient montré la voie à suivre, l’Europe et l’Amérique auraient pu offrir des investissements, des accords commerciaux, des échanges et des opportunités culturelles pour entraîner cette région dans le monde moderne et démocratique. Mais pour Obama, le tumulte en Egypte et ailleurs était une distraction, pas une opportunité qui ne se présente qu’une seule fois…»

Dans le cas de la Russie, Barack Obama a proposé à Vladimir Poutine son fameux «reset», une remise à zéro des relations entre les Etats-Unis et la Russie. Mais Moscou n’était pas intéressé et avait pour ambition de reconstituer un empire et de le justifier par l’impérialisme américain. La Maison Blanche a été incapable d’apporter la moindre réponse à cela et même de mobiliser les énergies en Europe pour répondre à la menace.

Personne ne peut savoir si les Etats-Unis avaient eu un «grand» Président, si les occidentaux auraient pu soutenir activement les démocrates arabes, auraient pu empêcher l’Irak de s’effondrer, Bachar el-Assad de garder le pouvoir et auraient fait reculer Vladimir Poutine.

Mais en manifestant une telle incompétence, indécision et même indifférence face aux affaires du monde, Barack Obama l’a indéniablement rendu bien plus dangereux au cours des cinq dernières années.

Voir encore:

Tragedy of Obama’s diplomacy

 John Robson

The Toronto Sun

July 20, 2014

Are you enjoying your newfound global tranquility? If so you can thank Barack Obama. At least, that’s what he says.

Seriously. Asked about an eruption of global instability, especially in the Middle East, and the impression “that the president is a bystander to all these crises, » White House press secretary Josh Earnest said “I think that there have been a number of situations in which you’ve seen this administration intervene in a meaningful way, that has substantially furthered American interests and substantially improved the, uh, you know, the – the tranquility of the global community.” And that was before the Israeli incursion into Gaza and the downing of a Malaysian Airlines passenger plane over Ukraine. Uh, you know.

Earnest’s remark reminds us that people really think what they say. No one aware that his statement was absurd would have made it. But it also reminds us of the tragedy of Obama’s diplomacy, that he really did have something to contribute to U.S. foreign policy and really intended to contribute it but botched it through a peculiar, Carteresque feckless arrogance.

When he took office the U.S. was overextended abroad, militarily and in the American public’s willingness to expend blood and treasure trying to bail ungrateful foreigners out of self-inflicted messes. Like many voters, Obama believed a prudent reduction in commitments and ambitions would be healthy for his nation and the world.

Humility is good in one’s personal life and has its place in diplomacy. For America to elect a black president willing to be frank about the nation’s shortcomings was a powerful vindication of an open society’s capacity for honest, constructive self-examination. But inability to tell humility from feebleness not only created short-term danger for America and the world, it risks discrediting the option he so passionately championed.

In his remarkable Special Providence, Walter Russell Mead identifies four principal schools in American foreign policy. “Hamiltonians” concerned about world order and “Wilsonians” crusading to impose American ideals abroad are the two familiar ones, generally described as “realists” or “idealists” (and prone to squabble over whether idealism is realistic in the long run or vice versa). But Mead adds two others of enormous and often overlooked importance.

One is “Jacksonians, »often ignorant and scornful of foreigners but robust supporters of American sovereignty and decisive action when their country is challenged or insulted. And while it might seem petty to resent insults, in foreign policy in particular willingness to tolerate serious insults signals weakness that invites challenges, to such an extent that insults themselves become challenges.

Their tendency to swing between scorning the world and kicking its equator imparts a certain volatility to America’s foreign relations. But Jacksonians also give it great supple strength, because they support vigorous action without tolerating hyperactivity.

That brings me to the final school, smallest and least influential but still significant and useful, Mead’s “Jeffersonians.” These are idealists, like the Wilsonians. But instead of seeking to impose America’s special virtues on the world, they fear constant engagement in ugly foreign entanglements will tarnish American ideals and undermine domestic liberty.

They are present in both parties, on the Democratic “left” and among Republican libertarians. And Mead argues they are another underappreciated source of supple American strength because when the U.S. gets overextended, as under the Wilsonian George W. Bush, they stand ready with an analysis and prescription for retrenchment.

Obama is a “Jeffersonian,” despite his drone strikes and excessive surveillance at home and abroad. But, like Carter before him, he seems to have abdicated rather than reduced America’s positive role abroad and, indeed, to doubt it can play one. Mistaking the resulting upheaval for “tranquility” tarnishes not just his presidency but the whole notion of prudent, cautious global engagement.

There lies the tragedy of his diplomacy.

Voir enfin:

The vacant presidency

Charles Krauthammer
The Washington Post
July 24, 2014

The president’s demeanor is worrying a lot of people. From the immigration crisis on the Mexican border to the Islamic State rising in Mesopotamia, Barack Obama seems totally detached from the world’s convulsions. When he does interrupt his endless rounds of golf, fundraising and photo ops, it’s for some affectless, mechanical, almost forced public statement.

Regarding Ukraine, his detachment — the rote, impassive voice — borders on dissociation. His U.N. ambassador, Samantha Power, delivers an impassioned denunciation of Russia. Obama cautions that we not “get out ahead of the facts,” as if the facts of this case — Vladimir Putin’s proxies shooting down a civilian airliner — are in doubt.

Charles Krauthammer writes a weekly political column that runs on Fridays.

The preferred explanation for the president’s detachment is psychological. He’s checked out. Given up. Let down and disappointed by the world, he is in withdrawal.

Perhaps.

But I’d propose an alternate theory, less psychological than intellectual, that gives him more credit: Obama’s passivity stems from an idea. When Obama says Putin has placed himself on the wrong side of history in Ukraine, he actually believes it . He disdains realpolitik because he believes that, in the end, such primitive 19th-century notions as conquest are self-defeating. History sees to their defeat.

“The arc of the moral universe is long, but it bends toward justice,” said Obama in June 2009 (and many times since) regarding the Green Revolution in Iran.

Ultimately, injustice and aggression don’t pay. The Soviets saw their 20th-century empire dissolve. More proximally, U.S. gains in Iraq and Afghanistan were, in time, liquidated. Ozymandias lies forever buried and forgotten in desert sands.

Remember when, at the beginning of the Ukraine crisis, Obama tried to construct for Putin “an offramp” from Crimea? Absurd as this idea was, I think Obama was sincere. He actually imagined that he’d be saving Putin from himself, that Crimea could only redound against Russia in the long run.

If you really believe this, then there is no need for forceful, potentially risky U.S. counteractions. Which explains everything since: Obama’s pinprick sanctions; his failure to rally a craven Europe; his refusal to supply Ukraine with the weapons it has been begging for.

The shooting down of a civilian airliner seemed to validate Obama’s passivity. “Violence and conflict inevitably lead to unforeseen consequences,” explained Obama. See. You play with fire, it will blow up in your face. Just as I warned. Now world opinion will turn against Putin.

To which I say: So what? World opinion, by itself, is useless: malleable, ephemeral and, unless mobilized by leadership, powerless. History doesn’t act autonomously. It needs agency.

Germany’s Angela Merkel still doesn’t want to jeopardize trade with Russia. France’s François Hollande will proceed with delivery of a Mistral-class attack-helicopter carrier to Russia. And Obama speaks of future “costs” if Russia persists — a broken record since Crimea, carrying zero credibility.

Or did Obama think Putin — a KGB thug who rose to power by turning Chechnya to rubble — would be shamed into regret and restraint by the blood of 298 innocents? On the contrary. Putin’s response has been brazen defiance: denying everything and unleashing a massive campaign of lies, fabrications and conspiracy theories blaming it all on Ukraine and the United States.

Putin doesn’t give a damn about world opinion. He cares about domestic opinion, which has soared to more than 80 percent approval since Crimea. If anything, he’s been emboldened. On Wednesday, his proxies shot down two more jets — a finger to the world and a declaration that his campaign continues.

A real U.S. president would give Kiev the weapons it needs, impose devastating sectoral sanctions on Moscow, reinstate our Central European missile-
defense system and make a Reaganesque speech explaining why.

Obama has done none of these things. Why should he? He’s on the right side of history.

Of course, in the long run nothing lasts. But history is lived in the here and now. The Soviets had only 70 years, Hitler a mere 12. Yet it was enough to murder millions and rain ruin on entire continents. Bashar al-Assad, too, will one day go. But not before having killed at least 100,000 people.

All domination must end. But after how much devastation? And if you leave it to the forces of history to repel aggression and redeem injustice, what’s the point of politics, of leadership, in the first place?

The world is aflame and our leader is on the 14th green. The arc of history may indeed bend toward justice, Mr. President. But, as you say, the arc is long. The job of a leader is to shorten it, to intervene on behalf of “the fierce urgency of now.” Otherwise, why do we need a president? And why did you seek to become ours?


Antisémitisme: Une seule injustice tolérée suffit à remettre en cause l’idée même de la justice (Former foreign affairs minister harks back to France’s long tradition of antisemitism at the very top)

11 août, 2014

Cet antisémitisme est une pathologie, une maladie qu’il faut combattre. Cette vague d’antisémitisme est enracinée dans cette croyance d’un Islam militant qui attaque les Juifs. La charte du Hamas demande l’éradication de tous les Juifs, pas seulement l’État juif. Ils ne veulent pas une solution à deux États. Ils veulent un seul État sans Juif. Donc ce n’est pas étonnant que les amis du Hamas en France, et ailleurs en Europe, partagent cette idéologie antisémite, et il faut la combattre. (…) Ce n’est pas la bataille d’Israël, c’est la bataille de la France, car s’ils réussissent ici et que nous ne sommes pas solidaires, et bien cette peste du terrorisme viendra chez vous. C’est une question de temps mais elle viendra en France. Et c’est déjà le cas.  Benjamin Netanyahou
Notre démocratie est uniquement le train dans lequel nous montons jusqu’à ce que nous ayons atteint notre objectif. Les mosquées sont nos casernes, les minarets sont nos baïonnettes, les coupoles nos casques et les croyants nos soldats. Erdogan (1997)
La démocratie et ses fondements jusqu’à aujourd’hui peuvent être perçus à la fois comme une fin en soi ou un moyen. Selon nous la démocratie est seulement un moyen. Si vous voulez entrer dans n’importe quel système, l’élection est un moyen. La démocratie est comme un tramway, il va jusqu’où vous voulez aller, et là vous descendez. Erdogan
Dites-moi, quelle est la différence entre les opérations israéliennes et celles des nazis et d’Hitler. C’est du racisme, du fascisme. Ce qui est fait à Gaza revient à raviver l’esprit du mal et pervers d’Hitler. Erdogan
Ce n’est pas la première fois que nous sommes confrontés à une telle situation. Depuis 1948, tous les jours, tous les mois et surtout pendant le mois sacré du ramadan, nous assistons à une tentative de génocide systématique. Recep Tayyip Erdogan (premier ministre turc)
Erdogan va instaurer un régime basé sur un seul homme, qui frôle une dictature. Car il a supprimé la séparation des pouvoirs. L’exécutif, c’est lui, le législatif, c’est son parti, la justice est sous sa tutelle, les juges et les procureurs qui ouvrent des enquêtes non désirées sont immédiatement virés. Quant au quatrième pouvoir, les médias sont, en dehors de quelques exceptions, sous son contrôle. Baskin Oran
« L’argent leur sert à nouer des liens avec les élites. Quand ils achètent le PSG ou le Prix de l’Arc de triomphe, ils s’offrent aussi un accès privilégié au Tout-Paris, friand des invitations en loge », observe un habitué de ces rendez-vous mondains. Pour harponner les Français qui comptent, HBJ s’appuie sur l’ambassadeur du Qatar, son homme lige à Paris. Ce dimanche midi, le très urbain Mohamed al-Kuwari, qui a longtemps été directeur de cabinet du Premier ministre, accueille lui-même le millier d’invités qui se presse au palais d’Iéna. Pour fêter ses quarante ans d’indépendance, le Qatar a annexé un palais de la République. Le siège du Conseil économique, social et environnemental, la troisième assemblée de France, a été privatisé pour l’occasion. On y croise, coupe de champagne à la main, plusieurs ministres de Sarkozy comme David Douillet, Jeannette Bougrab, Thierry Mariani, Maurice Leroy, mais aussi Jean Tiberi. La plupart sont des habitués du 1 rue de Tilsitt, la nouvelle ambassade. Le splendide hôtel particulier de la place de l’Étoile voit défiler les people, qui, pour certains, ne repartent pas les mains vides. Prix Richesses dans la diversité ou prix Doha capitale culturelle arabe, toutes les occasions sont bonnes pour « récompenser » les amis du Qatar. Des dizaines de personnalités, à l’instar des anciens ministres Renaud Donnedieu de Vabres et Jack Lang ou de l’ancien président du CSA Dominique Baudis, se sont vu distinguer avec, pour certains, un chèque de 10 000 euros. C’est aussi le cas de Yamina Benguigui, qui vient de faire son entrée au gouvernement. Pour mener à bien sa mission de grand chambellan des relations publiques, l’ambassadeur du Qatar dispose d’une voiture diplomatique équipée d’un gyrophare. On ne compte plus les politiques qui ont fait le déplacement à Doha, devenue sous Sarkozy une destination à la mode. « Beaucoup voyagent gratuitement sur Qatar Airways, la compagnie nationale dont le président n’est autre que HBJ », persifle un parlementaire français. Parmi les habitués du Paris-Doha, Dominique de Villepin. L’ancien Premier ministre fréquente assidûment le Qatar depuis qu’il a dirigé le Quai d’Orsay. Sa particule et son élégance naturelle ont tout de suite séduit l’émir et son épouse, la cheikha Mozah. Une amitié généreuse qui ne s’est jamais démentie. Aujourd’hui avocat d’affaires, Villepin a pour client le Qatar Luxury Group, fonds d’investissement personnel de la femme de l’émir. C’est avec cette cassette que la cheikha a pris le contrôle du célèbre maroquinier Le Tanneur implanté en Corrèze, fief de François Hollande. Un pied de nez à son ennemi HBJ, le favori de la sarkozie. Cette relation particulière avec le couple royal, Villepin la défend jalousement. Témoin, cet incident : en 2008, lors d’un dîner de gala en marge d’une conférence, Dominique de Villepin quitte la table avec fracas lorsqu’il découvre que Ségolène Royal, candidate défaite à la présidentielle, occupe la place d’honneur. L’élue de Poitou-Charentes est assise à côté du Premier ministre qatari alors que lui doit se contenter du vice-Premier ministre chargé du pétrole. Le Point (2012)
Détestés à mort de toutes les classes de la société, tous enrichis par la guerre, dont ils ont profité sur le dos des Russes, des Boches et des Polonais, et assez disposés à une révolution sociale où ils recueilleraient beaucoup d’argent en échange de quelques mauvais coups. De Gaulle (détaché auprès de l’armée polonaise, sur les juifs de Varsovie, lettre à sa mère, 1919)
On pouvait se demander, en effet, et on se demandait même chez beaucoup de Juifs, si l’implantation de cette communauté sur des terres qui avaient été acquises dans des conditions plus ou moins justifiables et au milieu des peuples arabes qui lui étaient foncièrement hostiles, n’allait pas entraîner d’incessants, d’interminables, frictions et conflits. Certains même redoutaient que les Juifs, jusqu’alors dispersés, mais qui étaient restés ce qu’ils avaient été de tous temps, c’est-à-dire un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur, n’en viennent, une fois rassemblés dans le site de leur ancienne grandeur, à changer en ambition ardente et conquérante les souhaits très émouvants qu’ils formaient depuis dix-neuf siècles. De Gaulle (conférence de presse du 27 novembre 1967)
“un État d’Israël guerrier et résolu à s’agrandir” et “un peuple d’élite, sûr de lui-même et dominateur” qui “en dépit du flot tantôt montant, tantôt descendant, des malveillances qu’ils provoquaient, qu’ils suscitaient plus exactement dans certains pays et à certaines époques” …
Charles De Gaulle (conférence de presse de nov. 67)
Est-ce que tenter de remettre les pieds chez soi constitue forcément une agression imprévue ? Michel Jobert
Pourquoi accepterions-nous une troisième guerre mondiale à cause de ces gens là?
Daniel Bernard (ambassadeur de France, après avoir qualifié Israël de « petit pays de merde », Londres, décembre 2001)
Ce n’est pas une politique de tuer des enfants. Chirac (accueillant Barak à Paris, le 4 octobre 2000)
La situation est tragique mais les forces en présence au Moyen-Orient font qu’au long terme, Israël, comme autrefois les Royaumes francs, finira par disparaître. Cette région a toujours rejeté les corps étrangers. Villepin (2001)
Il y a à Gaza l’aboutissement d’un engrenage dont Israël est prisonnier, l’éternel engrenage de la force. (…) Cette logique mène à la surenchère, toujours plus d’usage de la force, toujours plus de transgression du droit, toujours plus d’acceptation de l’inacceptable. (…) Après le 11-Septembre, l’Amérique a été livrée, elle aussi, à la peur. Son aspiration à la sécurité était justifiée. Mais, en s’engageant dans l’aventure irakienne, les Etats-Unis ont fait primer la force sur le droit, s’enfermant dans un conflit qu’ils ne peuvent gagner. (…) On le voit en Cisjordanie, un autre avenir est possible. (…) Ce chemin passe par la création d’un Etat palestinien, car seule la reconnaissance d’un Etat palestinien souverain peut être le point de départ d’un nouvel élan pour la région. Dans ce processus, tout le monde le sait bien, il faudra impliquer le Hamas dans la dynamique de paix. Comme pour tout mouvement radical, chaque défaite devant la force est une victoire dans les esprits, par un effet de levier imparable. L’enjeu, c’est bien aujourd’hui d’avancer vers une unité palestinienne qui offre un interlocuteur crédible pour la paix. (…) C’est un enjeu pour la stabilité du Moyen-Orient. Car ceux qui veulent œuvrer à la stabilité du Moyen-Orient sont affaiblis par la logique de force. La spirale sert de justification à d’autres spirales, comme celle de la prolifération nucléaire en Iran. Villepin (2010)
Les Israéliens se sont surarmés et en faisant cela, ils font la même faute que les Américains, celle de ne pas avoir compris les leçons de la deuxième guerre mondiale, car il n’y a jamais rien de bon à attendre d’une guerre. Et la force peut détruire, elle ne peut jamais rien construire, surtout pas la paix. Le fait d’être ivre de puissance et d’être seul à l’avoir, si vous n’êtes pas très cultivé, enfant d’une longue histoire et grande pratique, vous allez toujours croire que vous pouvez imposer votre vision. Israël vit encore cette illusion, les Israéliens sont probablement dans la période où ils sont en train de comprendre leurs limites. C’était Sharon le premier général qui s’est retiré de la bande de Gaza car il ne pouvait plus la tenir. Nous défendons absolument le droit à l’existence d’Israël et à sa sécurité, mais nous ne défendons pas son droit à se conduire en puissance occupante, cynique et brutale … Michel Rocard (Al Ahram, 2006)
Il n’y a pas de dialogue possible avec ces organisations dont le crime n’est pas seulement un moyen, mais une fin. Ils sont, en effet, prêts au pire, parce que c’est là leur pouvoir disproportionné sur le monde entier. Ils font image. Ils sont avant tout image. L’urgence pour la communauté internationale c’est devenir en aide aux civils qui souffrent, notamment en créant des corridors humanitaires pour évacuer les chrétiens d’Irak. Et en même temps il s’agit d’entendre et de traiter avec des interlocuteurs crédibles, à côté et en marge de ces mouvements, les revendications qu’ils fédèrent, par exemple le sentiment d’humiliation des sunnites d’Irak. (…) l’islam n’est pas la cause, mais le prétexte et en définitive la victime de cette hystérie collective. Les musulmans regardent aujourd’hui avec effroi ce au nom de quoi des crimes abominables sont perpétrés. (…) la solution est politique. C’est sur ce point qu’il faut aujourd’hui insister pour apporter des réponses. C’est sur ce terrain que les djihadistes de l’Etat islamique sont faibles. Le premier enjeu politique, ici comme toujours, c’est l’unité et le droit que doit incarner la communauté internationale. La force n’est qu’un pis aller pourempêcher le pire. Elle doit être ponctuelle. Et soyons conscients que c’est ce que souhaitent les djihadistes pour ennoblir leur combat et radicaliser les esprits contre l’Occident, toujours suspect soit de croisade, soit de colonialisme. C’est pourquoi aujourd’hui recourir à des frappes unilatérales n’est pas une solution. L’action ne peut se passer d’une résolution à l’ONU. Ne renouvelons pas sans cesse les mêmes erreurs. Souvenons-nous même que sans l’intervention unilatérale américaine en 2003, il n’y aurait pas eu un tel boulevard en Irak pour les forces totalitaires. Les frappes doivent être encadrées par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies et s’appuyer sur les principaux pays de la région. Il s’agit aussi de penser plus loin et de préparer d’ores et déjà la consolidation des pays les plus menacés par la tache d’huile djihadiste, laJordanie, verrou de la péninsule Arabique, et la Turquie, déjà vacillante politiquement et aujourd’hui soumise à un afflux de réfugiés de Syrie et d’Irak. (…)  L’enjeu, plus encore, il faut avoir le courage de le dire haut et fort, ce sont les financements qui nourrissent l’Etat islamique. Il dispose désormais de ressources propres de plus en plus conséquentes, en rançonnant les populations, en accaparant des réserves d’or ou en s’appropriant des champs pétroliers. C’est cela qu’il faut assécher. Mais il faut aussi couper le robinet des bailleurs de fonds sans lesquels l’Etat islamique n’est rien. Dans un Moyen-Orient profondément tourmenté, il y a aujourd’hui des forces conservatrices, des individus ou des circuits, parfois ancrés dans la société, parfois en marge de l’action de l’Etat, qui agissent pour le pire, mues par la peur de perdre le pouvoir, mues aussi par la crainte d’idées novatrices et démocratiques. Il faut dire à l’Arabie saoudite et aux monarchies conservatrices qu’elles doivent sortir de ce jeu destructeur, car leurs dynasties seront les premières victimes d’un djihadistan qui s’étendrait à la péninsule Arabique, car il n’y a là-bas aucune alternative hormis les pouvoirs traditionnels actuels. Que ce soit par rivalité géopolitique ou que ce soit par conviction politique, il faut que ces pays cessent de souffler sur les braises du Moyen-Orient. La France peut agir sur ses points d’appui dans la région, notamment le Qatar, et faire pression en ce sens. Villepin (Le Monde, 09.08.14)
Lever la voix face au massacre qui est perpétré à Gaza, c’est aujourd’hui, je l’écris en conscience, un devoir pour la France, une France qui est attachée indéfectiblement à l’existence et à la sécurité d’Israël mais qui ne saurait oublier les droits et devoirs qui sont conférés à Israël en sa qualité d’État constitué. (…) Comment comprendre aujourd’hui que la France appelle à la «retenue» quand on tue des enfants en connaissance de cause? Comment comprendre que la France s’abstienne lorsqu’il s’agit d’une enquête internationale sur les crimes de guerre commis des deux côtés? Comment comprendre que la première réaction de la France, par la voix de son président, soit celle du soutien sans réserve à la politique de sécurité d’Israël? (…) L’État israélien se condamne à des opérations régulières à Gaza ou en Cisjordanie, cette stratégie terrifiante parce qu’elle condamne les Palestiniens au sous-développement et à la souffrance, terrifiante parce qu’elle condamne Israël peu à peu à devenir un État ségrégationniste, militariste et autoritaire. Ayons le courage de dire une première vérité: il n’y a pas en droit international de droit à la sécurité qui implique en retour un droit à l’occupation et encore moins un droit au massacre. Il y a un droit à la paix qui est le même pour tous les peuples. La sécurité telle que la recherche aujourd’hui Israël se fait contre la paix et contre le peuple palestinien. En lieu et place de la recherche de la paix, il n’y a plus que l’engrenage de la force qui conduit à la guerre perpétuelle à plus ou moins basse intensité. L’État israélien se condamne à des opérations régulières à Gaza ou en Cisjordanie, cette stratégie terrifiante parce qu’elle condamne les Palestiniens au sous-développement et à la souffrance, terrifiante parce qu’elle condamne Israël peu à peu à devenir un État ségrégationniste, militariste et autoritaire. C’est la spirale de l’Afrique du Sud de l’apartheid avant Frederik De Klerk et Nelson Mandela, faite de répression violente, d’iniquité et de bantoustans humiliants. C’est la spirale de l’Algérie française entre putsch des généraux et OAS face au camp de la paix incarné par de Gaulle. Il y a une deuxième vérité à dire haut et fort: il ne saurait y avoir de responsabilité collective d’un peuple pour les agissements de certains. Comment oublier le profond déséquilibre de la situation, qui oppose non deux États, mais un peuple sans terre et sans espoir à un État poussé par la peur? On ne peut se prévaloir du fait que le Hamas instrumentalise les civils pour faire oublier qu’on assassine ces derniers, d’autant moins qu’on a refusé de croire et reconnaître en 2007 que ces civils aient voté pour le Hamas, du moins pour sa branche politique. (…) Troisième vérité qui brûle les lèvres et que je veux exprimer ici: oui il y a une terreur en Palestine et en Cisjordanie, une terreur organisée et méthodique appliquée par les forces armées israéliennes, comme en ont témoigné de nombreux officiers et soldats israéliens écœurés par le rôle qu’on leur a fait jouer. Je ne peux accepter d’entendre que ce qui se passe en Palestine n’est pas si grave puisque ce serait pire ailleurs. Je ne peux accepter qu’on condamne un peuple entier à la peur des bombardements, à la puanteur des aspersions d’«eau sale» et à la misère du blocus. Car je ne peux accepter qu’on nie qu’il y a quelque chose qui dépasse nos différences et qui est notre humanité commune.(…) Je ne peux accepter qu’on condamne un peuple entier à la peur des bombardements, à la puanteur des aspersions d’«eau sale» et à la misère du blocus. Car je ne peux accepter qu’on nie qu’il y a quelque chose qui dépasse nos différences et qui est notre humanité commune. Il n’y a aujourd’hui ni plan de paix, ni interlocuteur capable d’en proposer un. Il faut tout reprendre depuis le début. Le problème de la paix, comme en Algérie entre 1958 et 1962, ce n’est pas «comment?», c’est «qui?». Il n’y a pas de partenaire en Palestine car les partisans de la paix ont été méthodiquement marginalisés par la stratégie du gouvernement d’Israël. La logique de force a légitimisé hier le Hamas contre le Fatah. Elle légitime aujourd’hui les fanatiques les plus radicaux du Hamas voire le Djihad islamique. Se passer de partenaire pour la paix, cela veut dire s’engager dans une logique où il n’y aurait plus que la soumission ou l’élimination. Il n’y a plus de partenaire pour la paix en Israël car le camp de la paix a été réduit au silence et marginalisé. Le peuple israélien est un peuple de mémoire, de fierté et de courage. Mais aujourd’hui c’est une logique folle qui s’est emparée de son État, une logique qui conduit à détruire la possibilité d’une solution à deux États, seule envisageable. (…) On désespère de la diplomatie du carnet de chèques de l’Europe qui se borne à payer pour reconstruire les bâtiments palestiniens qui ont été bombardés hier et le seront à nouveau demain, quand les États-Unis dépensent deux milliards de dollars par an pour financer les bombes qui détruisent ces bâtiments. (…) L’urgence aujourd’hui, c’est d’empêcher que des crimes de guerre soient commis. Pour cela, il est temps de donner droit aux demandes palestiniennes d’adhérer à la Cour pénale internationale, qui demeure aujourd’hui le meilleur garant de la loi internationale. Le premier outil pour réveiller la société israélienne, ce sont les sanctions. Il faut la placer devant ses responsabilités historiques avant qu’il ne soit trop tard, tout particulièrement à l’heure où il est question d’une opération terrestre de grande envergure à Gaza. Cela passe par un vote par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution condamnant l’action d’Israël, son non-respect des résolutions antérieures et son non-respect du droit humanitaire et du droit de la guerre. Cela signifie concrètement d’assumer des sanctions économiques ciblées et graduées, notamment pour des activités directement liées aux opérations à Gaza ou aux activités économiques dans les colonies. (…) L’urgence aujourd’hui, c’est d’empêcher que des crimes de guerre soient commis. Pour cela, il est temps de donner droit aux demandes palestiniennes d’adhérer à la Cour pénale internationale, qui demeure aujourd’hui le meilleur garant de la loi internationale. C’est une manière de mettre les Territoires palestiniens sous protection internationale. (…) À défaut de pouvoir négocier une solution, il faut l’imposer par la mise sous mandat de l’ONU de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem Est, avec une administration et une force de paix internationales. Cette administration serait soumise à de grands périls, du côté de tous les extrémistes, nous le savons, mais la paix exige des sacrifices. Elle aurait vocation à redresser l’économie et la société sur ces territoires par un plan d’aide significatif et par la protection des civils. Elle aurait également pour but de renouer le dialogue interpalestinien et de garantir des élections libres sur l’ensemble de ces territoires. Forte de ces résultats, elle appuierait des pourparlers de paix avec Israël en en traçant les grandes lignes. Nous n’avons pas le droit de nous résigner à la guerre perpétuelle. Parce qu’elle continuera de contaminer toute la région. Parce que son poison ne cessera de briser l’espoir même d’un ordre mondial. Une seule injustice tolérée suffit à remettre en cause l’idée même de la justice. Villepin (31.07.14)

Avec Villepin, l’antisémitisme renoue avec une longue tradition française

« Massacre » d’enfants « en connaissance de cause »,  » crimes de guerre », « stratégie terrifiante », État ségrégationniste, militariste et autoritaire »,  » droit à l’occupation », « droit au massacre »,  « condamne les Palestiniens au sous-développement et à la souffrance »,  « spirale de l’Afrique du Sud de l’apartheid », « bantoustans humiliants », « spirale de l’Algérie française entre putsch des généraux et OAS »,  » assassine »,  » terreur organisée et méthodique appliquée par les forces armées israéliennes », « condamne un peuple entier à la peur des bombardements, à la puanteur des aspersions d’«eau sale» et à la misère du blocus », « logique folle », « guerre perpétuelle », « continuera de contaminer toute la région »,  » briser l’espoir même d’un ordre mondial », « une seule injustice tolérée suffit à remettre en cause l’idée même de la justice » …

A l’heure où, victime de l’incroyable succès de sa stratégie de propagande morbide, le Hamas a  réussi l’exploit de rallier une communauté internationale jusque là divisée à la demande israélienne de son propre désarmement …

Et  qu’avec son seul autre allié dans la région et aux côtés des  incontournables financiers du jihadisme mondial, l‘islamisme dit « modéré » prend tranquillement  le tramway de la démocratie  …

Pendant que plus au sud en Irak, le Monde supposé libre découvre, quand il est déjà trop tard, le djihadisme réel qui, sous prétexte qu’ils sont chrétiens, crucifie, enterre vivant et découpe en morceaux les enfants …

Quelle meilleure illustration d’une autre prophétie du premier ministre israélien sur l’arrivée et la présence même des maux complémentaires de l’antisémitisme et du terrorisme en France …

Que cette tribune, en une du Figaro il y a une dizaine de jours (avant une deuxième du Monde sur les chrétiens d’Irak  il y a trois jours poussant l’impertinence jusqu’à dénoncer la seule Arabie saoudite pour financement du terrorisme et prôner  – surpise ! – la médiation du Qatar), de l’ancien ministre des affaires étrangères de Jacques Chirac et actuelle pompom girl de luxe de nos amis qataris  …

Où, du terrorisme de l’Algérie française à  l’apartheid sud-africain, tous les poncifs de l’antisémitisme (pardon: de l’antisionisme) actuel sont évoqués contre la « seule injustice tolérée » qui « suffit à remettre en cause l’idée même de la justice » ?

Renouant d’ailleurs avec une longue tradition française qu’il avait incarnée lui-même lors de son propre passage au Quai d’Orsay …

Lorsqu’il  avait, on s’en souvient, fameusement évoqué la disparition d’ Israël de la région …

Rejeté comme un « corps étranger »  « comme autrefois les Royaumes francs » …

« Lever la voix face au massacre perpétré à Gaza »
Dominique de Villepin
Le Figaro
31/07/2014
FIGAROVOX/EXCLUSIF- Dans une tribune publiée dans Le Figaro, l’ancien premier ministre s’inquiète du silence de la France face à l’escalade de la violence entre Israéliens et Palestiniens. Il appelle de ses vœux une interposition de l’ONU.

Dominique de Villepin est avocat. Il a été ministre des Affaires étrangères et premier ministre de Jacques Chirac.

Lever la voix face au massacre qui est perpétré à Gaza, c’est aujourd’hui, je l’écris en conscience, un devoir pour la France, une France qui est attachée indéfectiblement à l’existence et à la sécurité d’Israël mais qui ne saurait oublier les droits et devoirs qui sont conférés à Israël en sa qualité d’État constitué. Je veux dire à tous ceux qui sont tentés par la résignation face à l’éternel retour de la guerre qu’il est temps de parler et d’agir. Il est temps de mesurer l’impasse d’une France alignée et si sûre du recours à la force. Pour lever le voile des mensonges, des omissions et des demi-vérités. Pour porter un espoir de changement. Par mauvaise conscience, par intérêt mal compris, par soumission à la voix du plus fort, la voix de la France s’est tue, celle qui faisait parler le général de Gaulle au lendemain de la guerre des Six-Jours, celle qui faisait parler Jacques Chirac après la deuxième intifada. Comment comprendre aujourd’hui que la France appelle à la «retenue» quand on tue des enfants en connaissance de cause? Comment comprendre que la France s’abstienne lorsqu’il s’agit d’une enquête internationale sur les crimes de guerre commis des deux côtés? Comment comprendre que la première réaction de la France, par la voix de son président, soit celle du soutien sans réserve à la politique de sécurité d’Israël? Quelle impasse pour la France que cet esprit d’alignement et de soutien au recours à la force.

Je crois que seule la vérité permet l’action. Nous ne construirons pas la paix sur des mensonges. C’est pour cela que nous avons un devoir de vérité face à un conflit où chaque mot est piégé, où les pires accusations sont instrumentalisées. Ayons le courage de dire une première vérité: il n’y a pas en droit international de droit à la sécurité qui implique en retour un droit à l’occupation et encore moins un droit au massacre. Il y a un droit à la paix qui est le même pour tous les peuples. La sécurité telle que la recherche aujourd’hui Israël se fait contre la paix et contre le peuple palestinien. En lieu et place de la recherche de la paix, il n’y a plus que l’engrenage de la force qui conduit à la guerre perpétuelle à plus ou moins basse intensité. L’État israélien se condamne à des opérations régulières à Gaza ou en Cisjordanie, cette stratégie terrifiante parce qu’elle condamne les Palestiniens au sous-développement et à la souffrance, terrifiante parce qu’elle condamne Israël peu à peu à devenir un État ségrégationniste, militariste et autoritaire. C’est la spirale de l’Afrique du Sud de l’apartheid avant Frederik De Klerk et Nelson Mandela, faite de répression violente, d’iniquité et de bantoustans humiliants. C’est la spirale de l’Algérie française entre putsch des généraux et OAS face au camp de la paix incarné par de Gaulle.

Il y a une deuxième vérité à dire haut et fort: il ne saurait y avoir de responsabilité collective d’un peuple pour les agissements de certains. Comment oublier le profond déséquilibre de la situation, qui oppose non deux États, mais un peuple sans terre et sans espoir à un État poussé par la peur? On ne peut se prévaloir du fait que le Hamas instrumentalise les civils pour faire oublier qu’on assassine ces derniers, d’autant moins qu’on a refusé de croire et reconnaître en 2007 que ces civils aient voté pour le Hamas, du moins pour sa branche politique. Qu’on cite, outre les États-Unis, un seul pays au monde qui agirait de cette façon. Même si les situations sont, bien sûr, différentes, la France est-elle partie en guerre en Algérie en 1995-1996 après les attentats financés par le GIA? Londres a-t-elle bombardé l’Irlande dans les années 1970?

Troisième vérité qui brûle les lèvres et que je veux exprimer ici: oui il y a une terreur en Palestine et en Cisjordanie, une terreur organisée et méthodique appliquée par les forces armées israéliennes, comme en ont témoigné de nombreux officiers et soldats israéliens écœurés par le rôle qu’on leur a fait jouer. Je ne peux accepter d’entendre que ce qui se passe en Palestine n’est pas si grave puisque ce serait pire ailleurs. Je ne peux accepter qu’on condamne un peuple entier à la peur des bombardements, à la puanteur des aspersions d’«eau sale» et à la misère du blocus. Car je ne peux accepter qu’on nie qu’il y a quelque chose qui dépasse nos différences et qui est notre humanité commune.
Il n’y a aujourd’hui ni plan de paix, ni interlocuteur capable d’en proposer un. Il faut tout reprendre depuis le début. Le problème de la paix, comme en Algérie entre 1958 et 1962, ce n’est pas «comment?», c’est «qui?».
Il n’y a pas de partenaire en Palestine car les partisans de la paix ont été méthodiquement marginalisés par la stratégie du gouvernement d’Israël. La logique de force a légitimisé hier le Hamas contre le Fatah. Elle légitime aujourd’hui les fanatiques les plus radicaux du Hamas voire le Djihad islamique. Se passer de partenaire pour la paix, cela veut dire s’engager dans une logique où il n’y aurait plus que la soumission ou l’élimination.
Il n’y a plus de partenaire pour la paix en Israël car le camp de la paix a été réduit au silence et marginalisé. Le peuple israélien est un peuple de mémoire, de fierté et de courage. Mais aujourd’hui c’est une logique folle qui s’est emparée de son État, une logique qui conduit à détruire la possibilité d’une solution à deux États, seule envisageable. La résignation d’une partie du peuple israélien est aujourd’hui le principal danger. Amos Oz, Zeev Sternhell ou Elie Barnavi sont de plus en plus seuls à crier dans le désert, la voix couverte par le vacarme des hélicoptères.
Il n’y a plus non plus de partenaire sur la scène internationale, à force de lassitude et de résignation, à force de plans de paix enterrés. On s’interroge sur l’utilité du Quartette. On désespère de la diplomatie du carnet de chèques de l’Europe qui se borne à payer pour reconstruire les bâtiments palestiniens qui ont été bombardés hier et le seront à nouveau demain, quand les États-Unis dépensent deux milliards de dollars par an pour financer les bombes qui détruisent ces bâtiments.

Face à l’absence de plan de paix, seules des mesures imposées et capables de changer la donne sont susceptibles de réveiller les partenaires de leur torpeur. C’est au premier chef la responsabilité de la France.
Le deuxième outil, c’est la justice internationale. L’urgence aujourd’hui, c’est d’empêcher que des crimes de guerre soient commis. Pour cela, il est temps de donner droit aux demandes palestiniennes d’adhérer à la Cour pénale internationale, qui demeure aujourd’hui le meilleur garant de la loi internationale.
Le premier outil pour réveiller la société israélienne, ce sont les sanctions. Il faut la placer devant ses responsabilités historiques avant qu’il ne soit trop tard, tout particulièrement à l’heure où il est question d’une opération terrestre de grande envergure à Gaza. Cela passe par un vote par le Conseil de sécurité de l’ONU d’une résolution condamnant l’action d’Israël, son non-respect des résolutions antérieures et son non-respect du droit humanitaire et du droit de la guerre. Cela signifie concrètement d’assumer des sanctions économiques ciblées et graduées, notamment pour des activités directement liées aux opérations à Gaza ou aux activités économiques dans les colonies. Je ne crois guère aux sanctions face à des États autoritaires qu’elles renforcent. Elles peuvent être utiles dans une société démocratique qui doit être mise face aux réalités.
Le deuxième outil, c’est la justice internationale. L’urgence aujourd’hui, c’est d’empêcher que des crimes de guerre soient commis. Pour cela, il est temps de donner droit aux demandes palestiniennes d’adhérer à la Cour pénale internationale, qui demeure aujourd’hui le meilleur garant de la loi internationale. C’est une manière de mettre les Territoires palestiniens sous protection internationale.
Le troisième outil à la disposition de la communauté internationale, c’est l’interposition. À défaut de pouvoir négocier une solution, il faut l’imposer par la mise sous mandat de l’ONU de Gaza, de la Cisjordanie et de Jérusalem Est, avec une administration et une force de paix internationales. Cette administration serait soumise à de grands périls, du côté de tous les extrémistes, nous le savons, mais la paix exige des sacrifices. Elle aurait vocation à redresser l’économie et la société sur ces territoires par un plan d’aide significatif et par la protection des civils. Elle aurait également pour but de renouer le dialogue interpalestinien et de garantir des élections libres sur l’ensemble de ces territoires. Forte de ces résultats, elle appuierait des pourparlers de paix avec Israël en en traçant les grandes lignes.
Nous n’avons pas le droit de nous résigner à la guerre perpétuelle. Parce qu’elle continuera de contaminer toute la région. Parce que son poison ne cessera de briser l’espoir même d’un ordre mondial. Une seule injustice tolérée suffit à remettre en cause l’idée même de la justice.

 Voir aussi:

To Raise the Voice in View of the Massacre in Gaza
Dominique de Villepin Prime Minister of France from 2005-2007
The Huffington post
08/03/2014

Today, to raise one’s voice, in view of the massacre perpetrated in Gaza is, and I write this with conscience, France’s duty. France, whose commitment to the existence and the security of Israel is unwavering, but who, at the same time, cannot neglect the rights and duties of Israel in its quality as a nation state. I appeal to all those who are tempted to recoil in the face of the perennial return to war: now is time to speak and to act. It is time to measure the dead end in which France finds itself, aligned and so certain of the merits of force as recourse. It is time to pull off the veil of lies, of omissions and of half-truths, to support the hope for change.

Whether because of guilt, ill-conceived interest or submission in face of the toughest, France’s own voice has perished; the voice which impelled General de Gaulle to speak out in the wake of the Six Day War; the voice which drove Jacques Chirac to cry out the morrow of the second intifada. Today, how are we to understand France’s call for « restraint » when children are knowingly being killed? How are we to understand when France abstains as an international investigation is weighed on the crimes of war committed by both sides? How are we to understand when, from the mouth of its president, France’s initial reaction is one which unreservedly supports the security policy of Israel? France is in a blind alley with its adapting spirit and the support of the use of force.

I believe that truth alone can justify action. We will not build peace on lies. This is why we are duty-bound to truth in the face of a conflict in which each word is loaded and the most contemptible accusations are exploited.

Let us have the courage to declare a first truth: International law does not give a right to security which engages, in return, a right to occupy and even less so, a right to massacre. There is a right to peace, and that right is the same for all peoples. The security which Israel seeks today, is done so against peace and against the Palestinian people. Instead of a search for peace, there is but a spiral of force which heads toward perpetual war with varying intensity. Israel condemns itself to repeated confrontations in Gaza or in the West Bank because it condemns the Palestinians to backwardness and suffering. Terrifying strategy because, little by little, it condemns Israel to becoming a segregationist, militaristic and authoritarian State. It is the spiral of South Africa under apartheid — before Frederik De Klerk and Nelson Mandela — wrought by violent repression, fear and the debasing Bantustans. It is the spiral of French Algeria between the putsch of the generals and of the bombings of the Secret Armed Organisation (OAS) as opposed to the side of peace embodied by de Gaulle.

There is a second truth to declare forcefully: There can be no collective responsibility of a people for the acts of certain groups or individuals. How can we forget the depth of the imbalance of the situation; one which does not oppose two states, but, rather, a people, landless and hopeless, against a state which is driven by fear? One can not take pretext of the fact that the civilians are exploited by Hamas in order to obliterate the fact that they are the ones that are killed, even less so it has been denied to acknowledge that those very civilians voted for Hamas in 2007, or at least for one of its political branches. Other than the United States, could there be one single country in the world to act thus? Though the situations are, of course, vastly different, did France go to war in Algeria in 1995-1996 after the attacks financed by the Armed Islamic Group (GIA)? Did London bomb Ireland in the 1970s?

One cannot fail to note a third, tongue-burning truth which I want to state: Yes, there is terror in Palestine and in the West Bank. An organized, methodical terror, systematically applied by the Israeli armed forces as has been testified by numerous Israeli officers and soldiers disgusted by the role which they had been given. I cannot accept hearing that what is happening in Palestine is not that serious and that it would be worse elsewhere. I cannot accept that an entire people has been condemned to fear and bombing, to the stench of « dirty water » and the misery of the blockade. I cannot accept the denial that something transcends our differences – our common humanity.

Today, we have no peace plan or an interlocutor capable of proposing one. We have to start from scratch. The problem of peace, as was the case in Algeria between 1958 and 1962, is not « how? » but « who? »

There is no interlocutor in Palestine because the fighters for peace have been systematically marginalized by the strategy of the Israeli government. Yesterday’s logic of force legitimized Hamas against the Fatah. Today’s legitimizes the most radical forces of Hamas, or even, the Islamic Jihad. To do without a partner for peace is accepting a logic leading towards submission or elimination.

There are no more partners for peace in Israel, because the peace militants have been marginalized and reduced to silence. The people of Israel are a people of memory, pride and courage. But today a crazy logic has overtaken their state, a logic which leads to the loss of the possibility of a two-state solution, the only conceivable one. A resigned segment of the Israeli population is today’s primary threat. Amos Oz, Zeev Sternhell or Elie Barnavi are increasingly alone, crying in the desert, their voices drowned by the roar of the helicopters.

Nor are their partners on the international scene because of the many buried peace plans and the resulting weariness and resignation. We question the usefulness of the Quartet. We despair at the Europe checkbook diplomacy which limits itself to paying for the reconstruction of Palestinian buildings which were bombed yesterday and which will be bombed again tomorrow, while the United States spends two billion dollars annually to finance the bombs that destroy those very buildings.

Given the absence of a peace plan, only imposed measures capable of changing the general trend are susceptible to reawaken the partners out of their torpor. This is absolutely the responsibility of France.

Tool number one: Sanctions, to wake up the Israeli society. It needs to face its historical responsibilities before it is too late, particularly at this time, when a large scale military ground operation is being considered in Gaza. This is done by a vote of the UN Security Council with a resolution condemning Israel’s actions, its non-compliance with prior resolutions, its non-compliance with human rights and the laws of war. Concretely, applying targeted and calibrated economic sanctions, particularly to activities directly linked to the operations in Gaza or to those activities in the colonies. I don’t believe in sanctions against authoritarian states, which they reenforce, but I believe that they can be effective in a democratic society which needs to be confronted with reality.

Tool number two: International justice. The urgency today is to prevent war crimes. To achieve this, it is high time the right to be affiliated to the International Court of Justice, the best guarantor of international law today, be given to the Palestinians. By doing this, the Palestinian Territories come under international protection.

Tool number three available to the international community: an interposition force. In the absence of a possible negotiated solution, one must be imposed by a UN mandate in Gaza, the West Bank and East Jerusalem with an administration and an international peacekeeping force. We know that this administration would be in great danger from all across the extremist spectrum, but peace demands sacrifices. Its goals would be to restructure the economy and society in these territories with a substantial aid plan, as well as to protect civilians. Also, to resume the inter-Palestinian dialogue and guarantee free elections on the whole of its territories. With strength gained in these areas, it would promote peace negotiations with Israel and draft the outlines for these.

We do not have the right to resign in the face of perpetual war because it will continue to contaminate the whole region; its poison will not cease to shatter hopes for world order. One single injustice tolerated is sufficient to challenge the idea of justice itself.

This post was first published in Le Figaro newspaper on Friday, August 1.

Voir encore:

« Ne laissons pas le Moyen-Orient à la barbarie ! »
Dominique de Villepin (Ancien premier ministre)
Le Monde
09.08.2014

Il semble que chaque jour annonce des massacres plus épouvantables que la veille. Des centaines de milliers de chrétiens d’Orient, à qui une longue histoire lie la France, sont menacées de massacres et fuient sur les routes dans les pires conditions. Aujourd’hui des femmes, des enfants, des vieillards meurent de soif dans le désert irakien pour la seule raison qu’ils sont chrétiens ou yézidis. L’Irak se vide depuis onze ans de la diversité religieuse qui a fait sa richesse pendant des millénaires. La France a un devoir de parole et d’action, parce qu’elle porte encore et toujours le message des droits de l’homme, parce qu’elle est obligée par sa propre histoire de douleurs et d’épreuves.
Je l’ai dit le mois dernier, lors des fulgurantes victoires de l’Etat islamique d’Irak et du Levant (EIIL), le poison identitaire, comme les pires venins, attaque en moins de temps qu’il ne faut pour le dire l’ensemble de l’organisme. Si nous voulons lutter contre cette menace, nous devons tâcher de la comprendre et la combattre en commun, méthodiquement.

LA VIE OU LA MORT ?

Ce n’est en rien un choc immémorial entre les civilisations, entre l’Islam et la chrétienté, ce n’est pas la dixième croisade. Ce n’est pas davantage la lutte sans âge de la civilisation contre la barbarie, car c’est trop facile de se croire toujours ainsi justifié d’avance. Non il s’agit d’un événement historique majeur et complexe, lié aux indépendances nationales, à la mondialisation et au « Printemps arabe ». Le Moyen-Orient traverse une crise de modernisation qui a un caractère existentiel et qui altère si bien les rapports de force sociaux et politiques que tous les vieux clivages sont réveillés. Les frontières de l’âge Sykes-Picot sont balayées. Les modèles politiques post-coloniaux et de guerre froide sont obsolètes. Les chiites et les sunnites sont face à face et les minorités sont en butte à toutes les purifications identitaires. En un mot l’islamisme est à l’islam ce que le fascisme fut en Europe à l’idée nationale, un double monstrueux et hors de contrôle, à cheval sur l’archaïsme et sur la modernité. Imaginaires archaïques et médiévaux, communications et propagande aux technologies ultramodernes. Il faudra une génération au Moyen-Orient pour entrer dans sa propre modernité apaisée, mais d’ici là il est guetté par la tentation nihiliste, par le suicide civilisationnel. Nous sommes à la veille du moment décisif où la région basculera de l’un ou de l’autre côté. Notre rôle, c’est de l’aider du mieux que nous pouvons à choisir la vie contre la mort.

L’appel à l’histoire n’a de sens que si elle nous ouvre des chemins. Quels enseignements pouvons-nous alors tirer d’une telle analyse ? Le premier, il n’est pas inutile, c’est qu’il n’y a pas de dialogue possible avec ces organisations dont le crime n’est pas seulement un moyen, mais une fin. Ils sont, en effet, prêts au pire, parce que c’est là leur pouvoir disproportionné sur le monde entier. Ils font image. Ils sont avant tout image. L’urgence pour la communauté internationale c’est devenir en aide aux civils qui souffrent, notamment en créant des corridors humanitaires pour évacuer les chrétiens d’Irak. Et en même temps il s’agit d’entendre et de traiter avec des interlocuteurs crédibles, à côté et en marge de ces mouvements, les revendications qu’ils fédèrent, par exemple le sentiment d’humiliation des sunnites d’Irak.

Le deuxième enseignement, c’est que l’islam n’est pas la cause, mais le prétexte et en définitive la victime de cette hystérie collective. Les musulmans regardent aujourd’hui avec effroi ce au nom de quoi des crimes abominables sont perpétrés.

Le troisième enseignement c’est que la solution est politique. C’est sur ce point qu’il faut aujourd’hui insister pour apporter des réponses. C’est sur ce terrain que les djihadistes de l’Etat islamique sont faibles.

Le premier enjeu politique, ici comme toujours, c’est l’unité et le droit que doit incarner la communauté internationale. La force n’est qu’un pis aller pourempêcher le pire. Elle doit être ponctuelle. Et soyons conscients que c’est ce que souhaitent les djihadistes pour ennoblir leur combat et radicaliser les esprits contre l’Occident, toujours suspect soit de croisade, soit de colonialisme. C’est pourquoi aujourd’hui recourir à des frappes unilatérales n’est pas une solution. L’action ne peut se passer d’une résolution à l’ONU. Ne renouvelons pas sans cesse les mêmes erreurs. Souvenons-nous même que sans l’intervention unilatérale américaine en 2003, il n’y aurait pas eu un tel boulevard en Irak pour les forces totalitaires. Les frappes doivent être encadrées par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies et s’appuyer sur les principaux pays de la région. Il s’agit aussi de penser plus loin et de préparer d’ores et déjà la consolidation des pays les plus menacés par la tache d’huile djihadiste, laJordanie, verrou de la péninsule Arabique, et la Turquie, déjà vacillante politiquement et aujourd’hui soumise à un afflux de réfugiés de Syrie et d’Irak.

Deuxièmement, l’enjeu, ce ne sont pas tant les groupuscules fanatiques que les masses qu’ils peuvent parvenir à fédérer et à mobiliser, soit par la peur d’un danger plus grand, comme c’est le cas pour certains chefs de tribu et pouvoirs locaux sunnites, soit par la haine. Il s’agit de mener une politique méthodique pourdissocier les composantes hétéroclites qui constituent l’engrenage actuel en territoire sunnite. Qu’est-ce qui a été obtenu depuis un mois du gouvernement Al-Maliki ? Rien. Il demeure un pouvoir sectaire et borné qui attend patiemment que Téhéran et Washington soient contraints d’endosser ses actions faute d’autre solution. C’est encore et toujours sur le gouvernement d’Al-Maliki qu’il faut fairepression pour que les frappes ne soient pas des coups d’épée dans le sable. Il faut dès aujourd’hui un gouvernement inclusif faisant place à toutes les composantes pacifiques de la société irakienne. Il faut un programme d’inclusion communautaire dans l’armée et l’administration pour empêcher le cercle vicieux des frustrations et des haines.

L’ARABIE SAOUDITE DOIT SORTIR DE CE JEU DESTRUCTEUR

L’enjeu, plus encore, il faut avoir le courage de le dire haut et fort, ce sont les financements qui nourrissent l’Etat islamique. Il dispose désormais de ressources propres de plus en plus conséquentes, en rançonnant les populations, en accaparant des réserves d’or ou en s’appropriant des champs pétroliers. C’est cela qu’il faut assécher. Mais il faut aussi couper le robinet des bailleurs de fonds sans lesquels l’Etat islamique n’est rien. Dans un Moyen-Orient profondément tourmenté, il y a aujourd’hui des forces conservatrices, des individus ou des circuits, parfois ancrés dans la société, parfois en marge de l’action de l’Etat, qui agissent pour le pire, mues par la peur de perdre le pouvoir, mues aussi par la crainte d’idées novatrices et démocratiques. Il faut dire à l’Arabie saoudite et aux monarchies conservatrices qu’elles doivent sortir de ce jeu destructeur, car leurs dynasties seront les premières victimes d’un djihadistan qui s’étendrait à la péninsule Arabique, car il n’y a là-bas aucune alternative hormis les pouvoirs traditionnels actuels. Que ce soit par rivalité géopolitique ou que ce soit par conviction politique, il faut que ces pays cessent de souffler sur les braises du Moyen-Orient. La France peut agir sur ses points d’appui dans la région, notamment le Qatar, et faire pression en ce sens.

Le troisième enjeu politique, c’est d’empêcher le double jeu des Etats qui, dans la politique du pire, imaginent toujours un moyen de consolider tel ou tel avantage. La Turquie doit clarifier ses positions dans la région et soutenir un Irak équilibré avec une composante kurde stable, en luttant avec toutes ses forces contre les réseaux de l’Etat islamique qui utilisent notamment son territoire comme terrain de parcours. Aucun des Etats-nations de la région ne mène aujourd’hui la politique de simplicité, de clarté et d’urgence qui s’impose, ni l’Iran, ni l’Egypte. Il est temps, face au péril qui pourrait tous les effacer, de cesser toutes les arrière-pensées mesquines.
Le temps d’un effort de construction régionale est venu. Ne nous y trompons pas, c’est le Moyen-Orient des prochaines décennies qui se dessine. C’est une stratégie et une action de long terme qui s’imposent, en impliquant tous les acteurs de la région. Le processus de négociation sur la prolifération nucléaireiranienne est décisif pour la place d’un Iran apaisé dans la région. La seule réponse aujourd’hui c’est une conférence régionale permettant d’avancer sur des grands dossiers stratégiques, économiques et politiques, des questions pétrolières jusqu’au partage des eaux.

La France a raison de se mobiliser par la voix de François Hollande. Elle a raison d’avoir choisi la voie des Nations unies. Mais il lui faut aujourd’hui donnerclairement le cap, les moyens  et les bornes de son action.

Dominique de Villepin (Ancien premier ministre)

Voir enfin:

Elections présidentielles 2012
Patrimoine: Demeure de maître pour Villepin
Anne Vidalie

L’Express

22/02/2012

L’ex-Premier ministre – qui n’a pas répondu au questionnaire de L’Express – a acquis un hôtel particulier à Paris. Il y a installé son cabinet d’avocat dont il tire de substantiels revenus.

Retour du refoulé ou clin d’oeil du hasard? C’est dans la très chic rue Fortuny, où Nicolas Sarkozy a grandi, au coeur du XVIIe arrondissement de Paris, que Dominique de Villepin s’est offert un hôtel particulier, en janvier 2010, pour 3 millions d’euros.

Officiellement, cette bâtisse de 400 mètres carrés à la façade en brique et pierre blanche, édifiée en 1876 pour la comédienne Sarah Bernhardt, appartient à la société civile immobilière (SCI) Fortuny 35, créée en décembre 2009 pour abriter le patrimoine de la famille Villepin – laquelle a fait l’objet d’une donation-partage aux trois enfants du couple, en octobre 2010.

Désormais, la demeure de la rue Fortuny abrite le cabinet d’avocat fondé par l’ex-Premier ministre en 2008. Une reconversion réussie: au cours des deux derniers exercices, Villepin International a engrangé 4,2 millions d’euros de chiffre d’affaires et dégagé un résultat net cumulé de 1,8 million. Son président s’octroierait, selon ses déclarations, une rémunération mensuelle de 20 000 euros.

Officiellement séparés depuis le printemps 2011, Dominique de Villepin et son épouse, Marie-Laure, ont revendu le mois dernier le vaste appartement familial de la rue Georges-Berger, dans le XVIIe. Le couple l’avait acheté 1,87 million d’euros en septembre 2005.

Une SCI baptisée Villepin Immobilier
Quatre ans plus tard, les Villepin et leurs trois enfants ont constitué une SCI, baptisée Villepin Immobilier, pour acquérir un appartement d’une valeur de 860 000 euros rue Cambacérès, dans le VIIIe, derrière le ministère de l’Intérieur. Le héraut de République solidaire est également nu-propriétaire, aux côtés de sa soeur et de son frère, de l’appartement qu’occupe leur père, l’ancien sénateur Xavier de Villepin, dans le XVIe, à deux pas de la Seine.

A la tête d’un patrimoine évalué, hors biens professionnels, à environ 4 millions d’euros, Dominique de Villepin a versé 26 808 euros au fisc en 2011 au titre de l’impôt sur la fortune. Cette année-là, il avait cédé aux enchères, à l’hôtel Drouot, sa collection de livres consacrés à Napoléon pour 1,2 million d’euros.


Gaza: Attention, une victoire peut en cacher une autre (One dead baby too many ? – Will Hamas be the victim of its own morbid propaganda “success” ?)

9 août, 2014
Devant l’école gérée par l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens que l’armée israélienne a bombardée dimanche 3 août, faisant au moins dix morts.

Il faut commencer par se souvenir que le nazisme s’est lui-même présenté comme une lutte contre la violence: c’est en se posant en victime du traité de Versailles que Hitler a gagné son pouvoir. Et le communisme lui aussi s’est présenté comme une défense des victimes. Désormais, c’est donc seulement au nom de la lutte contre la violence qu’on peut commettre la violence. René Girard
C’est vrai qu’il y a un carnage à Gaza, mais c’est la conséquence des agissements du Hamas. Nous visons délibérément des cibles militaires et par accident des civils. Eux, ils visent délibérément des civils en envoyant des roquettes sur les villes israéliennes. (…) Nous regrettons qu’il y ait des victimes civiles à Gaza, mais il faut savoir à qui incombe la responsabilité de tout cela, en l’occurrence, le Hamas. Le Hamas se cache derrière des civils, les utilise comme boucliers humains, construit des tunnels dans des lieux civils et s’attend à ce qu’on condamne Israël pour son opération. (…) A l’heure actuelle l’antisémitisme est enraciné dans l’idéologie de certains groupes terroristes. La charte du Hamas demande d’ailleurs l’éradication de tous les juifs. Ils ne veulent pas d’une solution à deux Etats. (…) Cet antisémitisme est une pathologie, une maladie qu’il faut combattre. Cette vague d’antisémitisme est enracinée dans cette croyance d’un Islam militant qui attaque les Juifs. La charte du Hamas demande l’éradication de tous les Juifs, pas seulement l’État juif. Ils ne veulent pas une solution à deux États. Ils veulent un seul État sans Juif. Donc ce n’est pas étonnant que les amis du Hamas en France, et ailleurs en Europe, partagent cette idéologie antisémite, et il faut la combattre. (…) Ce n’est pas la bataille d’Israël, c’est la bataille de la France, car s’ils réussissent ici et que nous ne sommes pas solidaires, et bien cette peste du terrorisme viendra chez vous. C’est une question de temps mais elle viendra en France. Et c’est déjà le cas (…)  Les gens ne connaissent pas la réalité. Israël est une démocratie à qui on impose la guerre, qui se bat pour sa sécurité contre un ennemi particulièrement cruel qui n’obéit à aucune norme, à aucune loi, qui n’a aucune inhibition, qui attaque nos civils et qui utilise ses propres civils comme boucliers humains.  Benjamin Netanyahou
L’UE condamne vivement les tirs aveugles de roquettes lancées vers Israël par le Hamas et des groupes radicaux de la bande de Gaza et qui touchent directement des civils. Ce sont  des actes criminels injustifiables. L’UE demande au Hamas de mettre immédiatement un  terme à ces actions et de renoncer à la violence. Tous les groupes terroristes présents à  Gaza doivent désarmer. Conseil de l’Union européenne
Le Président a rappelé la position américaine à savoir qu’au final, toute solution de long terme au conflit israélo-palestinien doit assurer le désarmement de groupes terroristes et la démilitarisation de Gaza. Barack Obama
Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, l’a répété, lundi 28 juillet au soir à la télévision : « une longue campagne » se profile pour « achever l’objectif de l’opération : détruire les tunnels ». Mais cet objectif n’est plus, désormais, que « la première étape et la plus cruciale pour la démilitarisation de Gaza ». (…)  L’idée a été entérinée par les vingt-huit ministres des affaires étrangères de l’Union européenne ainsi que par le président américain, Barack Obama, et son chef de la diplomatie, John Kerry. Le Monde
The Qataris have invested hundreds of millions in both defensive and offensive cyber capabilities,” said Dadon. “We have sourced 70% of the cyber-attacks on Israeli government sites in recent weeks to IP addresses associated with Qatar.” (…) Not only is Qatar footing the bill, it also trained Hamas terrorists how to use sophisticated equipment and systems to manage its extensive terror tunnel system, as well, systems to fire rockets at Israel using automatic, timed launching systems. (…) According to Dadon, Hamas has embedded sophisticated network systems inside its terror tunnels, giving operatives in command and control centers the ability to monitor events in any of the tunnels. Using sensors and other networked equipment, terrorists can quickly be notified if an IDF unit is advancing in a tunnel, allowing them to disperse quickly — and allowing the command and control staff to set off explosives when soldiers approach a booby trap. In addition, he said, Hamas has automated its rocket firing system using networked, cloud-based launching software provided by Qatar. “They can set off a rocket from any distance, and set them to go off at a specific time, using timers,” Dadon said. “Anyone who thinks they have dozens of people sitting next to launchers firing rockets each time there is a barrage is mistaken.” Besides the assistance Qatar gives Hamas, hackers hired by the Gulf kingdom have been busy hitting Israeli government and infrastructure sites, trying to disrupt the operations of electricity, water, and other critical systems, said Dadon. The Times of Israel
C’est un mystère pourquoi tant de médias acceptent comme parole d’évangile les chiffres du Hamas sur le nombre de civils tués dans la récente guerre. Le Hamas proclame que 90% des 1800 Palestiniens tués sont des civils. Israël dit que la moitié des tués sont des combattants. Les faits objectifs sont plus proches de ce que dit Israël que du Hamas. Même des organisations de droits de l’homme anti-israéliennes reconnaissent, selon le New York Times, que le Hamas compte probablement parmi ces « civils tués par Israël », les groupes suivants : les Palestiniens tués comme collaborateurs, ceux tués de violences domestiques (crimes d’honneur), les Palestiniens tués par des roquettes ou obus de mortier du Hamas et les Palestiniens qui sont morts de mort naturelle durant le conflit. Je me demande si le Hamas compte aussi les 162 enfants qui sont morts en travaillant comme esclaves pour construire les tunnels. Le Hamas ne comptabilise pas comme combattants, ceux qui construisent les tunnels, ni ceux qui permettent à leurs maisons d’être utilisées comme cache d’armes et lancement de roquettes, ni les policiers du Hamas, ni les membres de la branche politique et ni les autres qui travaillent main dans la main avec les terroristes armés. Il y a plusieurs années, j’ai forgé un concept pour essayer de montrer que la distance entre un civil et un combattant n’est souvent qu’une question de degré, je l’ai appelé « continuum of civilianality ». Il est clair qu’un enfant dont l’âge ne lui permet pas encore d’aider les combattants du Hamas est un civil et qu’un combattant du Hamas qui tire des roquettes, porte des armes ou opère dans les tunnels est un combattant. Entre ces deux extrêmes, se trouve une grande variété de gens, dont certains sont plus proches des civils et certains sont plus proches des combattants. La loi de la guerre n’a pas établi de distinction claire entre combattants et civils, en particulier dans un contexte de guerre urbaine où des gens peuvent transporter des armes la nuit et être boulangers durant la journée, ou tirer des roquettes durant la journée et aller dormir avec leurs familles la nuit. (…) Les données publiées par le New York Times suggèrent fortement qu’un très grand nombre, peut-être la majorité des gens tués sont plus proches du combattant de l’extrêmité de l’échelle que du civil de l’extrémité de l’échelle. Premièrement, la vaste majorité des tués sont plutôt des hommes que des femmes, deuxièmement la majorité ont entre 15 et 40 ans, le nombre de personnes âgés de plus de 60 ans sont rarissimes, le nombre d’enfants en dessous de 15 ans est aussi relativement petit, bien que leurs images aient été prépondérantes ! En d’autres termes, les genres et âges des tués ne sont pas représentatifs de la population générale de Gaza mais plus représentatifs du genre et de l’âge des combattants. Ces données suggèrent qu’un très grand pourcentage de Palestiniens tués sont du coté des combattants de l’échelle (continuum). Elles prouvent également, comme si des preuves étaient nécessaires à des yeux impartiaux, qu’Israël n’a pas ciblé des civils au hasard. Si cela était le cas, les tués seraient représentatifs de la population générale de Gaza plutôt que de sous-groupes étroitement associées à des combattants. Les médias devraient cesser immédiatement d’utiliser les statistiques approuvées par le Hamas qui déjà dans le passé se sont révélés être très peu fiables (…) Les médias font preuve de paresse en s’appuyant sur les chiffres de la propagande du Hamas et mettent en danger la profession. Lorsque l’infâme rapport Goldstone a faussement affirmé que la grande majorité des personnes tuées dans l’Opération Plomb Durci étaient des civils et non des combattants du Hamas, beaucoup d’habitants de Gaza se sont plaints, ils ont accusé le Hamas de lâcheté puisque tant de civils avaient été tués alors que les combattants avaient été épargnés. À la suite de ces plaintes, le Hamas a été forcé de dire la vérité : il a reconnu le nombre de combattants et policiers armés tués. Il est probable que le Hamas fera une « correction » similaire à l’égard de ce conflit. Mais cette correction ne sera pas diffusée dans les médias, comme la correction précédente ne l’avait pas été. Les gros titres du genre « La plupart des personnes tuées par Israël sont des enfants, des femmes et des personnes âgées » vont continuer à être diffusés malgré la fausseté des faits. Tant que les médias ne démentiront pas, le Hamas poursuivra sa « stratégie de bébés morts » et plus de gens des deux côtés vont mourir. Alan Dershowitz
C’est la troisième fois depuis le début du conflit qu’une telle scène de chaos se produit dans un centre de l’UNRWA, l’organisme de l’ONU chargé des réfugiés palestiniens, après l’attaque des écoles de Beit Hanoun et Jabaliya, au nord de la bande de Gaza. « Cette folie doit cesser », a déclaré le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dénonçant un « scandale du point de vue moral et un acte criminel ». Les Etats-Unis se sont dits « consternés » par ce « bombardement honteux », tandis que François Hollande jugeait l’attaque « inadmissible », appelant à ce que les responsables du carnage « répondent de leurs actes ». (…) Après trois semaines de conflit, l’étroite bande de terre est au bord d’un désastre humanitaire sans précédent : un quart des habitants de Gaza ont fui leur maison ; 280 000 réfugiés s’entassent dans les 84 écoles de l’ONU complètement saturées. Une dizaine d’hôpitaux ont été endommagés par des bombardements, aggravant le bilan des victimes, qui dépasse les 1 800 morts et 9 000 blessés. Des rues entières ont été rayées de la carte, comme à Beit Hanoun dans le nord, ou près de Khan Younès, dans le sud-est. Le 29 juillet, le bombardement de l’unique centrale électrique de Gaza a ajouté une nouvelle plaie aux calamités du territoire palestinien. La distribution d’eau dans les maisons a été quasiment coupée, faute d’énergie électrique pour faire fonctionner les systèmes de pompage. Les Gazaouis errent des journées entières, jerrican à la main, à la recherche des quelques camions-citernes distribuant de l’eau saine. A Rafah, l’école de l’ONU, qui accueille plus de 3 000 réfugiés, est privée d’eau depuis quatre jours. Les conditions sanitaires sont désastreuses. Les salles et les allées crasseuses des écoles surpeuplées affichent le douloureux spectacle du dénuement et de la promiscuité. Des familles entières s’entassent derrière des tapis déployés en rideaux de fortune. (…) Selon les Nations unies, plus de 50 000 Gazaouis ont perdu la totalité de leur maison, auxquels il faut ajouter 30 000 autres personnes dont le logement est considéré comme inhabitable. Le Monde
Tsahal a les coordonnées GPS de toutes les écoles. Pourtant, à pas moins de cinq reprises, ces écoles ont essuyé le feu direct de l’armée israélienne. Quelque 40 personnes ont été fauchées par des obus, dans ces établissements, alors que l’ONU avait prévenu de la présence de réfugiés. Au total, selon l’ONU, 133 écoles ont été endommagées par l’armée israélienne. A l’entrée de la ville de Gaza, un marché qui venait de rouvrir après le jeûne du ramadan a pris une volée d’obus. Des hôpitaux ont été touchés. (…) Les bombardements ont détruit l’unique centrale électrique et démoli une partie du système d’épuration des eaux. Hôpitaux et centres de réfugiés fonctionnent dans des conditions de plus en plus précaires. Pas un mètre carré de Gaza n’est hors de portée de Tsahal. Près de 80 % des 1 600 Palestiniens tués à ce jour sont des civils. On connaît la position d’Israël. Le Hamas installe ses roquettes au milieu d’une population dont il sait qu’elle n’a guère le loisir de s’enfuir ; chacun de ses tirs visant les villes israéliennes est parfaitement indiscriminé ; il lui arrive de stocker ses missiles dans la proximité immédiate des centres de l’ONU et de tirer depuis ces lieux. C’est ainsi, et de façon avérée. Tout autant que la virulence de la punition collective infligée par Israël aux gens de Gaza. Comme s’ils étaient collectivement responsables. Le Monde
On ne sait pas si le président russe, Vladimir Poutine, où l’un de ses subordonnés, a donné l’ordre de faire sauter en vol le Boeing 777 de la Malaysia Airlines. Mais il y a déjà cinq fois plus de civils innocents massacrés à Gaza, ceux-là soigneusement ciblés et sur l’ordre direct d’un gouvernement. Les sanctions de l’Union européenne contre Israël restent au niveau zéro. L’annexion de la Crimée russophone déclenche indignation et sanctions. Celle de la Jérusalem arabophone nous laisserait impavides ? Peut-on à la fois condamner M. Poutine et absoudre M. Nétanyahou ? Encore deux poids deux mesures ? Nous avons condamné les conflits interarabes et intermusulmans qui ensanglantent et décomposent le Moyen-Orient. Ils font plus de victimes locales que la répression israélienne. Mais la particularité de l’affaire israélo-palestinienne est qu’elle concerne et touche à l’identité des millions d’Arabes et musulmans, des millions de chrétiens et Occidentaux, des millions de juifs dispersés dans le monde. Ce conflit apparemment local est de portée mondiale et de ce fait a déjà suscité ses métastases dans le monde musulman, le monde juif, le monde occidental. Il a réveillé et amplifié anti-judaïsme, anti-arabisme, anti-christianisme (les croisés) et répandu des incendies de haine dans tous les continents. (…) N’ayant guère d’accointances avec les actuels présidents du Conseil et de la Commission européens, ce n’est pas vers ces éminentes et sagaces personnalités que nous nous tournons mais vers vous, François Hollande, pour qui nous avons voté et qui ne nous êtes pas inconnu. C’est de vous que nous sommes en droit d’attendre une réponse urgente et déterminée face à ce carnage, comme à la systématisation des punitions collectives en Cisjordanie même. Les appels pieux ne suffisent pas plus que les renvois dos à dos qui masquent la terrible disproportion de forces entre colonisateurs et colonisés depuis quarante-sept ans. L’écrivain et dissident russe Alexandre Soljenitsyne (1918-2008) demandait aux dirigeants soviétiques une seule chose : « Ne mentez pas. » Quand on ne peut résister à la force, on doit au moins résister au mensonge. Ne vous et ne nous mentez pas, monsieur le Président. On doit toujours regretter la mort de militaires en opération, mais quand les victimes sont des civils, femmes et enfants sans défense qui n’ont plus d’eau à boire, non pas des occupants mais des occupés, et non des envahisseurs mais des envahis, il ne s’agit plus d’implorer mais de sommer au respect du droit international. (…) Nous n’oublions pas les chrétiens expulsés d’Irak et les civils assiégés d’Alep. Mais à notre connaissance, vous n’avez jamais chanté La Vie en rose en trinquant avec l’autocrate de Damas ou avec le calife de Mossoul comme on vous l’a vu faire sur nos écrans avec le premier ministre israélien au cours d’un repas familial. (…) Israël se veut défenseur d’un Occident ex-persécuteur de juifs, dont il est un héritier pour le meilleur et pour le pire. Il se dit défenseur de la démocratie, qu’il réserve pleinement aux seuls juifs, et se prétend ennemi du racisme tout en se rapprochant d’un apartheid pour les Arabes. L’école stoïcienne recommandait de distinguer, parmi les événements du monde, entre les choses qui dépendent de nous et celles qui ne dépendent pas de nous. On ne peut guère agir sur les accidents d’avion et les séismes – et pourtant vous avez personnellement pris en main le sort et le deuil des familles des victimes d’une catastrophe aérienne au Mali. C’est tout à votre honneur. A fortiori, un homme politique se doit de monter en première ligne quand les catastrophes humanitaires sont le fait de décisions politiques sur lesquelles il peut intervenir, surtout quand les responsables sont de ses amis ou alliés et qu’ils font partie des Nations unies, sujets aux mêmes devoirs et obligations que les autres Etats. La France n’est-elle pas un membre permanent du Conseil de sécurité ? Ce ne sont certes pas des Français qui sont directement en cause ici, c’est une certaine idée de la France dont vous êtes comptable, aux yeux de vos compatriotes comme du reste du monde. Rony Brauman, Régis Debray, Edgar Morin et Christiane Hessel
Il n’existe que deux moyens d’utiliser le monopole de la violence légitime : la guerre ou la police. Les vraies difficultés d’Israël ont commencé lorsque les ennemis ont été remplacés par des délinquants et que la guerre a été remplacée par de la police à grande échelle, action perpétuelle, car la lutte contre les délinquants ne s’arrête jamais, et s’avère coûteuse sur la durée, au moins sur le plan humain. Près de 1 000 soldats et policiers israéliens ont ainsi perdu la vie pendant l’occupation du Liban sud et les deux Intifada palestiniennes. Dans les années 2000, avec le développement des armes de précision à longue portée et l’édification de la barrière de sécurité, les Israéliens ont cru pouvoir résoudre ce dernier problème en évacuant certaines zones occupées tout en les gardant à portée des frappes. Cette stratégie a laissé le champ libre à des organisations hostiles comme le Hamas, qui, refusant de « jouer le jeu », ont pris soin de ne pas laisser apparaître de cibles susceptibles de constituer des objectifs militaires. Face à des miliciens fantassins ou des lanceurs de lance-roquettes, tous aisément dissimulables dans la population, les Israéliens ne pouvaient dès lors que frapper l’ensemble de celle-ci pour avoir une chance d’atteindre les premiers. (…) L’opération « Bordure protectrice » est ainsi, depuis 2006, la quatrième opération de même type contre le Hamas. Comme à chaque fois, le Hamas a répondu par une campagne de frappes qui s’avère toujours aussi peu létale pour les civils israéliens, qui, à ce jour, déplorent « seulement » trois victimes – neuf au total pendant les trois opérations précédentes. De leur côté, malgré les précautions et la précision des armes, les raids aériens ou les tirs d’artillerie israéliens finissent toujours, dans un espace où la densité de population dépasse 4 700 habitants par km2, par toucher massivement les civils. Ces pertes sont présentées comme inévitables et attribuées à la lâcheté du Hamas, comme si les soldats français avaient tué des milliers de civils afghans, dont des centaines d’enfants, en renvoyant la responsabilité sur les talibans qui se cachaient au milieu d’eux. (…) La nouveauté de cette opération est le niveau de pertes de Tsahal qui, avec 64 soldats tués, représente presque quatre fois le total des trois précédentes opérations. Lors de « Plomb durci », en 2008-2009, le rapport de pertes avait été de 60-70 combattants du Hamas tués pour un soldat israélien. Il est actuellement environ dix fois inférieur. Cette anomalie s’explique par les adaptations du Hamas qui, face à un adversaire ne variant pas ses modes d’action, a su contourner la barrière de sécurité par un réseau de tunnels d’attaque et par l’emploi de missiles antichars ou de fusils de tireurs d’élite capables d’envoyer des projectiles directs très précis jusqu’à plusieurs kilomètres. Cette double menace a imposé de renforcer la barrière d’une présence militaire, ce qui offrait déjà des cibles aux Palestiniens, et, pour tenter d’y mettre fin, de combattre dans les zones urbanisées de Gaza. Pour Israël, le bilan de « Bordure protectrice » est donc pour l’instant très inférieur à celui de « Plomb durci » et de « Pilier de défense ». Il ne reste alors que deux voies possibles, celle de l’acceptation d’une trêve en se contentant de l’arrêt des tirs du Hamas pour proclamer la victoire ou celle d’une fuite en avant à l’issue incertaine afin d’obtenir des résultats plus en proportion avec les pertes subies. A plus long terme, il reste à savoir combien de temps cette guerre sisyphéenne sera tenable. En 2002, une étude avait conclu que 50 % des Palestiniens entre 6 et 11 ans ne rêvaient pas de devenir médecin ou ingénieur mais de tuer des Israéliens en étant kamikaze. Douze ans plus tard, ces dizaines de milliers d’enfants sont adultes et rien n’a été fait pour les faire changer d’avis. Michel Goya
Benjamin Netanyahu a raison dans la mesure où le Hamas porte la responsabilité principale de la logique de terreur actuelle. Aujourd’hui encore, le Hamas a pris la responsabilité de briser la trève et de reprendre des tirs inefficaces qui se retournent fatalement contre la population palestinienne. Provocation supplémentaire, il a invité un journaliste d’Al Jazeera pour montrer que tous les tunnels n’ont pas pas été détruits. Benjamin Netanyahu n’a pas tort non plus lorsqu’il parle de terrorisme. Le Hamas, qui s’est maintenu au pouvoir de manière non démocratique, impose une dictature islamiste à Gaza et se sert de sa population civile comme de la chair à canon. Néanmoins, il faut aussi se demander qui est responsable du fait qu’on en soit arrivé là. Qui a démoralisé, humilié , piétiné les populations de Gaza et de Cisjordanie? Qui a continué la colonisation au mépris du droit international? Qui a saboté le processus de paix et les efforts fournis par l’administration américaine pour trouver une issue au conflit? Est-ce vraiment l’intérêt d’Israël de marginaliser le président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas? Tout se passse comme si certains voulaient que le Hamas l’emporte sur les modérés car c’est un adversaire idéal, facile à diaboliser. On en arrive à soupçonner Benjamin Netanyahu de jouer les apprentis sorciers. Jean-François Kahn
Parmi tous les critères que proposent  les commentateurs pour déterminer « qui a gagné » l’Opération Bordure de protection, une chose saute aux yeux de tout le monde: l’attitude de la communauté internationale à l’égard d’un après-guerre de Gaza (pour peu qu’elle s’achève et quand elle s’achèvera). Et sur ce chapitre, Israël semble avoir remporté une victoire convaincante. La guerre de Gaza a changé la manière dont le monde parle du Hamas et de la bande de Gaza – et malgré toutes leurs niaiseries à Jérusalem, ce qui se passe est plus ou moins à l’unisson de ce que dit Benjamin Netanyahu. La semaine dernière, je parlais de la proposition informelle du gouvernement Netanyahu d’une « paix économique » pour Gaza, en échange de sa démilitarisation. Malgré les succès enregistrés, la paix économique n’a jamais été réellement adoptée par la communauté internationale, et quand Netanyahu la proposait, elle était généralement accueillie avec colère et dérision. Mais pas cette fois. Cette fois, le Hamas semble avoir surestimé sa force. Il est possible qu’il ait été victime de son « succès » macabre en matière de guerre de propagande. Mais le fait est que la communauté internationale est si déchirée par la violence à Gaza, qu’elle veut, plus que jamais, en empêcher la récurrence. Et peu importe ses nombreuses tentatives d’accuser Israël, il semble qu’elle comprenne qu’il n’y a qu’une manière d’empêcher un futur bain de sang : démilitariser, au moins de manière significative, la bande de Gaza. Seth Mandel

Quand le mieux devient l’ennemi du bien (le Hamas et ses propagandistes en auraient-ils cette fois trop fait ?) …

A l’heure où rompant une énième trêve et après un mois de « calvaire  largement auto-infligé

Le Hamas et ses pompom girls célèbrent dans le sang à nouveau leur incroyable victoire dans la guerre de pure propagande que semblent être désormais devenus les conflits actuels …

Pendant que juste à côté nos belles âmes se décident enfin à se tourner vers la véritable épuration ethnique à laquelle sont soumis les derniers restes de chrétiens de la région …

Comment pourtant ne pas voir avec la revue Commentary …

Derrière les sommets de diabolisation dont Israël a été l’objet …

Mais aussi, peut-être pour la première fois d’une manière aussi éclatante,  la révélation de l’incroyable arsenal (merci Téhéran et Doha !) de roquettes et de tunnels offensifs dont disposaient les dirigeants d’une entité censée être parmi les plus pauvres du monde …

Comme de l’inimaginable degré d’atrocité et du nombre de victimes, certes très probablement exagéré par le Hamas lui-même, que ceux-ci pouvaient provoquer …

La véritable victime qu’ont fini par produire la machine  de propagande si terriblement efficace des  dirigeants gazaouites et de leurs relais médiatiques occidentaux  …

Et pour laquelle, pour ne plus jamais  avoir à revoir de telles horreurs,  tout le monde n’a plus désormais que le mot jusqu’ici exclusivement israélien de « démilitarisation » à la bouche …

A savoir, victime de son propre succès, le Hamas lui-même ?

The Gaza War Has Changed the Way the World Talks About Hamas
Seth Mandel
Commentary
08.08.2014

Amid all the metrics commentators propose to determine “who won” Operation Protective Edge, one is staring everyone in the face: the international community’s attitude toward a postwar (if and when the war is over) Gaza. And on that score, Israel seems to have won a convincing victory. The Gaza war has changed the way the world is talking about Hamas and the Gaza Strip–and, despite all their tut-tutting at Jerusalem, they sound quite a bit like Benjamin Netanyahu.

I wrote last week of the Netanyahu government’s informal proposal for a sort of “economic peace” for Gaza in return for its demilitarization. Despite its record of success, economic peace has never really been embraced by the international community–and when Netanyahu proposes it, it’s usually met with anger and derision. But not this time. This time Hamas seems to have overplayed its hand.

It’s possible that this is Hamas being a victim of its own morbid “success” with regard to the propaganda war. That is, maybe the international community is so torn up by the violence in Gaza that they want more than ever to prevent its recurrence. And no matter how often they try to blame Israel, they seem to understand that there’s only one way to prevent future bloodshed: demilitarize, at least to a significant degree, the Gaza Strip.

Take, for example, the Obama administration. While President Obama, Secretary of State John Kerry, and their staffers and advisors have been intent on criticizing Israel in public and in harsh terms, the president’s loyal defense secretary, Chuck Hagel, reportedly spoke as though he took the need to disarm Hamas for granted last week. And it’s even more significant to hear of European leaders joining that bandwagon. As Foreign Policy reported last night:
Major European powers have outlined a detailed plan for a European-backed U.N. mission to monitor the lifting of an Israeli and Egyptian blockade of the Gaza Strip and the dismantling of Hamas’s military tunnel network and rocket arsenals, according to a copy of the plan obtained by Foreign Policy.

The European initiative aims to reinforce wide-ranging cease-fire talks underway in Cairo. The Europeans are hoping to take advantage of this week’s 72-hour humanitarian cease-fire to cobble a more durable plan addressing underlying issues that could reignite violence between Israel and the Palestinians.

It remains unclear whether the European plan has the support of Hamas, Israel, or the United States. It does, however, include several elements the Obama administration believes are essential, including the need to ease Gazans’ plight, strengthen the role of Palestinian President Mahmoud Abbas, and ensure the demilitarization of the Gaza Strip.

The plan — described in a so-called non-paper titled “Gaza: Supporting a Sustainable Ceasefire” — envisions the creation of a U.N.-mandated “monitoring and verification” mission, possibly drawing peacekeepers from the United Nations Truce Supervision Organization (UNTSO), which has monitored a series of Israeli-Arab truces in the region since the late 1940s. The mission “should cover military and security aspects, such as the dismantling of tunnels between Gaza and Israel, and the lifting of restrictions on movement and access,” according to the document. “It could have a role in monitoring imports of construction and dual use materials allowed in the Gaza Strip, and the re-introduction of the Palestinian Authority.”

The plan’s existence is in many ways more important than its details, for it shows Europe to be embracing Netanyahu’s idea for an economic peace for Gaza. Removing the import and export restrictions (or most of them) in return for real demilitarization would be an obvious win for everyone–except Hamas. In fact, it would give a major boost to the peace process overall, because it would discredit armed “resistance” as an effective method to win Palestinians their autonomy.

It would be quite a turnaround if Gaza somehow became the prime example of peaceful state building with the international community’s help. It’s also not an easy task, to say the least. But the fact that even Europe is on board, and expects to get the UN to agree to such a plan, shows that the principle of disarming Hamas and demilitarizing the Gaza Strip has gone mainstream.

Whether it happens is another question, of course, and no one should get their hopes up, especially while Hamas is breaking even temporary ceasefires. Additionally, the UN’s record in policing such zones of conflict, especially in the Middle East, is not cause for optimism. But talk of Hamas “winning” this war is made all the more ridiculous when the topic of conversation in the capitals of the Middle East and throughout the West is how to permanently disarm Hamas and dismantle any infrastructure they can use against Israel.

La guerre de Gaza a changé la manière dont le monde parle du Hamas
Seth Mandel
13/08/2014

La guerre de Gaza a changé la manière dont le monde parle du Hamas, Seth Mandel

Traduction française, par M. Macina de l’article intitulé « The Gaza War Has Changed the Way the World Talks About Hamas », mis en ligne le 8 août 2014 sur le site de Commentary Magazine.

Parmi tous les critères que proposent les commentateurs pour déterminer « qui a gagné » l’Opération Bordure de protection, une chose saute aux yeux de tout le monde: l’attitude de la communauté internationale à l’égard d’un après-guerre de Gaza (pour peu qu’elle s’achève et quand elle s’achèvera). Et sur ce chapitre, Israël semble avoir remporté une victoire convaincante. La guerre de Gaza a changé la manière dont le monde parle du Hamas et de la bande de Gaza – et malgré toutes leurs niaiseries à Jérusalem, ce qui se passe est plus ou moins à l’unisson de ce que dit Benjamin Netanyahu.

La semaine dernière, je parlais de la proposition informelle du gouvernement Netanyahu d’une « paix économique » pour Gaza, en échange de sa démilitarisation. Malgré les succès enregistrés, la paix économique n’a jamais été réellement adoptée par la communauté internationale, et quand Netanyahu la proposait, elle était généralement accueillie avec colère et dérision. Mais pas cette fois. Cette fois, le Hamas semble avoir surestimé sa force.

Il est possible qu’il ait été victime de son « succès » macabre en matière de guerre de propagande. Mais le fait est que la communauté internationale est si déchirée par la violence à Gaza, qu’elle veut, plus que jamais, en empêcher la récurrence. Et peu importe ses nombreuses tentatives d’accuser Israël, il semble qu’elle comprenne qu’il n’y a qu’une manière d’empêcher un futur bain de sang : démilitariser, au moins de manière significative, la bande de Gaza.

Arrêtons-nous, par exemple, sur l’administration Obama. Alors que le Président Obama, le Secrétaire d’Etat John Kerry, leur personnel et leurs conseillers avaient l’intention de critiquer publiquement Israël dans les termes les plus durs, on entend dire que le loyal ministre de la Défense du Président, Chuck Hagel, aurait parlé, la semaine passée, en des termes impliquant qu’il considère le désarmement du Hamas comme allant de soi. Et il est encore plus significatif d’apprendre que des dirigeants européens ont pris ce train en marche. Foreign Policy relatait hier soir :

« Selon une copie du plan obtenue par Foreign Policy, des grandes puissances européennes ont esquissé les grandes lignes d’un plan détaillé pour une mission des Nations unies, soutenue par l’Europe, chargée d’observer la levée des blocus israélien et égyptien de la Bande de Gaza et le démantèlement militaire du réseau de tunnels et des arsenaux de missiles du Hamas. »

L’initiative européenne vise à renforcer de larges pourparlers de cessez-le-feu qui sont en cours au Caire. Les Européens espèrent tirer avantage du présent cessez-le-feu humanitaire de 72 heures pour échafauder un plan plus durable destiné à régler des problèmes sous-jacents qui pourraient rallumer la violence entre Israël et les Palestiniens.

A ce stade, on ignore si ce plan européen a le soutien du Hamas, d’Israël et des Etats-Unis. Cependant, il comporte quelques éléments que l’administration Obama juge essentiels, dont la nécessité d’améliorer la situation critique des Gazans, de renforcer le rôle du Président palestinien Mahmoud Abbas, et de garantir la démilitarisation de la bande de Gaza.

Le plan exposé dans un document dit officieux, intitulé « Gaza : prise en charge d’un cessez-le-feu durable », envisage la création d’une mission d’« observation et de vérification », mandatée par les Nations unies, et éventuellement accompagnée de soldats de maintien de la paix de l’Organisation onusienne de Supervision de Trêves (UNTSO), qui a surveillé une série de trêves israélo-arabes dans la région depuis la fin des années 40. Selon ce document, la mission « devrait couvrir les aspects militaires et sécuritaires, tels que le démantèlement des tunnels entre Gaza et Israël, et la levée des restrictions de mouvement et d’accès ». « Il pourrait jouer un rôle dans la supervision des importations de matériaux de construction et de matériel à double usage dont l’entrée dans la bande de Gaza serait autorisée, et dans la réintroduction de l’Autorité Palestinienne. »

L’existence de ce plan est à bien des égards plus importante que ses détails, car il montre que l’Europe est en train d’adopter l’idée de Netanyahu d’une paix économique pour Gaza. Supprimer les restrictions d’importation et d’exportation (ou la majeure partie d’entre elles), en échange d’une véritable démilitarisation, serait un gain évident pour tout le monde, sauf pour le Hamas. En fait, il stimulerait considérablement l’ensemble du processus de paix, car il discréditerait la « résistance » armée, au bénéfice d’une méthode efficace permettant aux Palestiniens de gagner leur autonomie.

Ce serait un véritable revirement si Gaza devenait, en quelque sorte, le principal exemple de l’édification d’un Etat pacifique avec l’aide de la communauté internationale. Toutefois il ne s’agit pas d’une tâche facile, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais le fait que même l’Europe y soit attelée, et espère obtenir de l’ONU qu’elle entérine un tel plan, montre que le principe de désarmer le Hamas et de démilitariser la Bande de Gaza est largement admis.

Que cela se réalise est une autre question, bien sûr, et nul ne doit fonder tous ses espoirs là-dessus, en particulier quand on sait que le Hamas brise même des cessez-le-feu temporaires. De plus, les expériences onusiennes de gestion de telles zones de combat, n’inclinent guère à l’optimisme. Mais parler du Hamas comme étant le « vainqueur » de cette guerre est devenu d’autant plus ridicule que le principal sujet de conversation dans les capitales du Moyen-Orient et dans tout le monde occidental tourne autour de la manière de désarmer le Hamas de façon permanente et de démanteler toutes infrastructures qu’il pourrait utiliser contre Israël.

Voir aussi:

Les statistiques bidons du Hamas

Alan Dershowitz, professeur de droit à Harvard

Gatesone institute

7 août 2014

adaptation française Danilette

C’est un mystère pourquoi tant de media acceptent comme parole d’évangile les chiffres du Hamas sur le nombre de civils tués dans la récente guerre. Le Hamas proclame que 90% des 1800 Palestiniens tués sont des civils [NDT : 1800, chiffres du Hamas]. Israël dit que la moitié des tués sont des combattants. Les faits objectifs sont plus proches de ce que dit Israël que du Hamas.

Même des organisations de droits de l’homme anti-israéliennes reconnaissent, selon le New York Times, que le Hamas compte probablement parmi ces « civils tués par Israël », les groupes suivants : Les Palestiniens tués comme collaborateurs, ceux tués de violences domestiques (crimes d’honneur), les Palestiniens tués par des roquettes ou obus de mortier du Hamas et les Palestiniens qui sont morts de mort naturelle durant le conflit.

Je me demande si le Hamas compte aussi les 162 enfants [NDT : chiffre officiel du Hamas, il y en a eu beaucoup plus…] qui sont morts en travaillant comme esclaves pour construire les tunnels. Le Hamas ne comptabilise pas comme combattants, ceux qui construisent les tunnels, ni ceux qui permettent à leurs maisons d’être utilisées comme cache d’armes et lancement de roquettes, ni les policiers du Hamas, ni les membres de la branche politique et ni les autres qui travaillent main dans la main avec les terroristes armés.

Il y a plusieurs années, j’ai forgé un concept pour essayer de montrer que la distance entre un civil et un combattant n’est souvent qu’une question de degré, je l’ai appelé « continuum of civilianality ». Il est clair qu’un enfant dont l’âge ne lui permet pas encore d’aider les combattants du Hamas est un civil et qu’un combattant du Hamas qui tire des roquettes, porte des armes ou opère dans les tunnels est un combattant. Entre ces deux extrêmes, se trouve une grande variété de gens, dont certains sont plus proches des civils et certains sont plus proches des combattants. La loi de la guerre n’a pas établi de distinction claire entre combattants et civils, en particulier dans un contexte de guerre urbaine où des gens peuvent transporter des armes la nuit et être boulangers durant la journée, ou tirer des roquettes durant la journée et aller dormir avec leurs familles la nuit. (Il est intéressant de noter que la Cour suprême israélienne a essayé d’élaborer une définition fonctionnelle du terme combattant en plein contexte trouble de guerrilla urbaine).

Les données publiées par le New York Times suggèrent fortement qu’un très grand nombre, peut-être la majorité des gens tués sont plus proches du combattant de l’extrêmité de l’échelle que du civil de l’extrémité de l’échelle. Premièrement, la vaste majorité des tués sont plutôt des hommes que des femmes, deuxièmement la majorité ont entre 15 et 40 ans, le nombre de personnes âgés de plus de 60 ans sont rarissimes, le nombre d’enfants en dessous de 15 ans est aussi relativement petit, bien que leurs images aient été prépondérantes ! En d’autres termes, les genres et âges des tués ne sont pas représentatifs de la population générale de Gaza mais plus représentatifs du genre et de l’âge des combattants. Ces données suggèrent qu’un très grand pourcentage de Palestiniens tués sont du coté des combattants de l’échelle (continuum).

Elles prouvent également, comme si des preuves étaient nécessaires à des yeux impartiaux, qu’Israël n’a pas ciblé des civils au hasard. Si cela était le cas, les tués seraient représentatifs de la population générale de Gaza plutôt que de sous-groupes étroitement associées à des combattants.

Les médias devraient cesser immédiatement d’utiliser les statistiques approuvées par le Hamas qui déjà dans le passé se sont révélés être très peu fiables. Ils devraient plutôt essayer de documenter, de façon indépendante, les données de chaque personne tuée : âge, sexe, profession, affiliation au Hamas et autres facteurs objectifs pertinents à la définition de son statut de combattant, non-combattant ou mixte. Les media font preuve de paresse en s’apuyant sur les chiffres de la propagande du Hamas et mettent en danger la profession. Lorsque l’infâme rapport Goldstone a faussement affirmé que la grande majorité des personnes tuées dans l’Opération Plomb Durci étaient des civils et non des combattants du Hamas, beaucoup d’habitants de Gaza se sont plaints, ils ont accusé le Hamas de lâcheté puisque tant de civils avaient été tués alors que les combattants avaient été épargnés. À la suite de ces plaintes, le Hamas a été forcé de dire la vérité : il a reconnu le nombre de combattants et policiers armés tués. Il est probable que le Hamas fera une « correction » similaire à l’égard de ce conflit. Mais cette correction ne sera pas diffusée dans les médias, comme la correction précédente ne l’avait pas été.

Les gros titres du genre « La plupart des personnes tuées par Israël sont des enfants, des femmes et des personnes âgées » vont continuer à être diffusés malgré la fausseté des faits. Tant que les media ne démentiront pas, le Hamas poursuivra sa « stratégie de bébés morts » et plus de gens des deux côtés vont mourir.

Voir également:

Désastre humanitaire dans les ruines de Gaza
Hélène Jaffiol (Gaza, envoyée spéciale)
Le Monde
04.08.2014

Malgré une nouvelle trêve humanitaire de sept heures annoncée par Israël à partirde 9 heures, lundi 4 août, le cauchemar des habitants de Gaza n’en finit pas. Chaque arrêt provisoire des hostilités, chaque cessez-le-feu, s’achève en nouveau bain de sang.

Amal Jababra, jeune et frêle Palestinienne de Rafah, avait rejoint vendredi, à bout de force, l’enceinte d’une école de l’ONU, alors qu’un déluge de feu s’abattait sur les quartiers est de la ville-frontière. Dimanche, en milieu de matinée, elle a de nouveau vécu l’horreur lorsque les éclats d’un obus israélien ont déchiqueté la jambe de son mari, devant l’entrée du bâtiment. L’attaque qui, selon l’arméeisraélienne, visait trois membres du Jihad islamique circulant sur une moto, a fait plus de 10 morts et 30 blessés parmi les civils.

« CETTE FOLIE DOIT CESSER »

C’est la troisième fois depuis le début du conflit qu’une telle scène de chaos se produit dans un centre de l’UNRWA, l’organisme de l’ONU chargé des réfugiés palestiniens, après l’attaque des écoles de Beit Hanoun et Jabaliya, au nord de la bande de Gaza. « Cette folie doit cesser », a déclaré le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dénonçant un « scandale du point de vue moral et un acte criminel ». Les Etats-Unis se sont dits « consternés » par ce « bombardement honteux », tandis que François Hollande jugeait l’attaque « inadmissible », appelant à ce que les responsables du carnage « répondent de leurs actes ».

Alors qu’Israël se positionne déjà dans l’après-conflit, réfléchissant à un retrait unilatéral de ses troupes, le deuil et la terreur écrasent toujours le quotidien des habitants de l’enclave palestinienne, en particulier dans les zones frontalières qui restent soumises à de rudes bombardements. Dans la nuit de lundi, dix Palestiniens ont été tués dans des raids.

DES RUES ENTIÈRES ONT ÉTÉ RAYÉES DE LA CARTE

Après trois semaines de conflit, l’étroite bande de terre est au bord d’un désastre humanitaire sans précédent : un quart des habitants de Gaza ont fui leur maison ; 280 000 réfugiés s’entassent dans les 84 écoles de l’ONU complètement saturées. Une dizaine d’hôpitaux ont été endommagés par des bombardements, aggravant le bilan des victimes, qui dépasse les 1 800 morts et 9 000 blessés.

Des rues entières ont été rayées de la carte, comme à Beit Hanoun dans le nord, ou près de Khan Younès, dans le sud-est. Le 29 juillet, le bombardement de l’unique centrale électrique de Gaza a ajouté une nouvelle plaie aux calamités du territoire palestinien. La distribution d’eau dans les maisons a été quasiment coupée, faute d’énergie électrique pour faire fonctionner les systèmes de pompage. Les Gazaouis errent des journées entières, jerrican à la main, à la recherche des quelques camions-citernes distribuant de l’eau saine.

Lire l’édito : Le calvaire des habitants de Gaza

A Rafah, l’école de l’ONU, qui accueille plus de 3 000 réfugiés, est privée d’eau depuis quatre jours. Les conditions sanitaires sont désastreuses. Les salles et les allées crasseuses des écoles surpeuplées affichent le douloureux spectacle du dénuement et de la promiscuité. Des familles entières s’entassent derrière des tapis déployés en rideaux de fortune.

 « NOUS N’AVONS QU’UN REPAS PAR JOUR »

Sabha Walred reste en retrait, épuisée. La nuit dernière, elle a dû partager une salle de classe avec près de 100 autres réfugiés : « J’ai dû dormir assise, recroquevillée sur ma chaise. » Mais le moment le plus difficile pour cette jeune mère de 25 ans reste le partage de la ration journalière :

« Nous n’avons qu’un repas par jour. Trois pains, un peu de fromage et un petit morceau de viande. Je dois le diviser entre mes quatre enfants et mon mari. »
Elle avoue en être réduite au chapardage :

« J’ai des jumeaux âgés d’un an et ils ont besoin de lait. Dès que je le peux, je vais voler des briques de lait dans les bureaux de l’administration. Je n’ai pas le choix. »
L’annonce d’un retrait progressif israélien, en particulier à Beit Lahiya, dans le nord de la bande de Gaza, n’a pas déclenché de retours massifs de réfugiés, retenus par la terreur légitime de se retrouver une nouvelle fois piégés sous les bombes.

De source palestinienne, cinq Gazaouis ont été tués dimanche par une frappe israélienne alors qu’ils revenaient dans leur maison à Jabaliya.

PLUS DE 50 000 GAZAOUIS ONT PERDU LEUR MAISON

Selon les Nations unies, plus de 50 000 Gazaouis ont perdu la totalité de leur maison, auxquels il faut ajouter 30 000 autres personnes dont le logement est considéré comme inhabitable. Dans un environnement comme frappé par la foudre, la famille Aghra a choisi de revenir habiter dans les quelques pièces encore utilisables de sa maison, éventrée par un missile qui a réduit à l’état de ruines l’habitation voisine.

« Je devais revenir. La maison, pour un Palestinien, c’est sa dignité. J’ai la chance qu’elle tienne encore debout, c’est l’essentiel », relativise Nahla Warsh, 37 ans. Sans eau, sans électricité, la survie est une lutte quotidienne.

A côté d’elle, son beau-frère Abdullah, un jeune professeur de 22 ans, les traits tirés, craint le pire quant au dénouement de ce conflit : « Si l’armée israélienne se retire et nous laisse dans notre misère, sans nous accorder la levée du blocus, nous ne pourrons jamais nous relever. Autant nous achever maintenant ! »

Voir de plus:

Le calvaire des habitants de Gaza
Le Monde

02.08.2014

Edito du « Monde ». Partout dans le monde, les bombardements en zone urbaine font des victimes civiles. C’est particulièrement vrai de toutes les guerres dites asymétriques, où des combattants noyés dans la population affrontent une armée traditionnelle. Au cours du seul week-end des samedi 19 et dimanche 20 juillet, quelque 700 personnes ont été tuées, en Syrie, dans la ville d’Alep, que les forces du régime de Bachar Al-Assad pilonnent à l’artillerie lourde – sans provoquer la moindre indignation.

Le plus souvent, les populations civiles fuient. Elles viennent gonfler les camps de réfugiés dans les pays alentour. Pas à Gaza. Dans ce territoire palestinien de 360 kilomètres carrés, la population ne peut s’échapper. Les habitants de la bande de Gaza – 1,8 million de personnes – sont prisonniers de la guerre.

Près d’un mois après le début de l’opération israélienne, ils vivent un véritable enfer, une tragédie humanitaire de grande ampleur. Pour combien de temps encore ?

250 000 GAZAOUIS DÉPLACÉS

La seule frontière vers laquelle ils ont essayé de fuir, celle de l’Egypte, au sud du territoire, est restée hermétiquement fermée. Le Hamas, le mouvement islamiste palestinien qui contrôle Gaza depuis 2007, est l’ennemi de l’Egypte du maréchal Abdel Fattah Al-Sissi. Farouche adversaire de l’islamisme politique, le nouveau pouvoir égyptien n’est pas fâché de voir Israël attaquer le Hamas.

Quelque 250 000 Gazaouis sont aujourd’hui des personnes déplacées. Ils ont fui leur domicile ou celui-ci a été détruit. Ils s’entassent dans les écoles et autres centres de l’UNRWA, l’organisme de l’ONU chargé des réfugiés palestiniens. Souvent, ils s’y rendent parce que l’armée israélienne leur a enjoint de le faire, avant de tirer sur leur quartier.

ECOLES, MARCHÉS ET HÔPITAUX ATTAQUÉS

Tsahal a les coordonnées GPS de toutes les écoles. Pourtant, à pas moins de cinq reprises, ces écoles ont essuyé le feu direct de l’armée israélienne. Quelque 40 personnes ont été fauchées par des obus, dans ces établissements, alors que l’ONU avait prévenu de la présence de réfugiés. Au total, selon l’ONU, 133 écoles ont été endommagées par l’armée israélienne. A l’entrée de la ville de Gaza, un marché qui venait de rouvrir après le jeûne du ramadan a pris une volée d’obus. Des hôpitaux ont été touchés.

La découverte d’un réseau de tunnels – par lequel le Hamas entend mener des attaques et des enlèvements en Israël – a changé la nature de l’opération israélienne. L’armée entre chaque jour plus profondément dans la densité urbaine de Gaza.

PUNITION COLLECTIVE

Les bombardements ont détruit l’unique centrale électrique et démoli une partie du système d’épuration des eaux. Hôpitaux et centres de réfugiés fonctionnent dans des conditions de plus en plus précaires. Pas un mètre carré de Gaza n’est hors de portée de Tsahal. Près de 80 % des 1 600 Palestiniens tués à ce jour sont des civils.

On connaît la position d’Israël. Le Hamas installe ses roquettes au milieu d’une population dont il sait qu’elle n’a guère le loisir de s’enfuir ; chacun de ses tirs visant les villes israéliennes est parfaitement indiscriminé ; il lui arrive de stocker ses missiles dans la proximité immédiate des centres de l’ONU et de tirer depuis ces lieux.

C’est ainsi, et de façon avérée. Tout autant que la virulence de la punition collective infligée par Israël aux gens de Gaza. Comme s’ils étaient collectivement responsables.

Voir encore:

« M. Hollande, vous êtes comptable d’une certaine idée de la France qui se joue à Gaza « 
Rony Brauman (Ex-président de MSF, professeur à Sciences Po), Régis Debray (Ecrivain et philosophe), Edgar Morin (Sociologue et philosophe) (Directeur de recherches émérite au CNRS) et Christiane Hessel (Veuve de Stéphane Hessel)

Le Monde

04.08.2014

« Quand la violence crée une spirale incontrôlée et la mort de 300 civils innocents, la situation exige une réponse urgente et déterminée »,viennent d’indiquer à bon escient le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, au moment d’élever au niveau 3 les sanctions économiques contre la Russie.

On ne sait pas si le président russe, Vladimir Poutine, où l’un de ses subordonnés, a donné l’ordre de faire sauter en vol le Boeing 777 de la Malaysia Airlines. Mais il y a déjà cinq fois plus de civils innocents massacrés à Gaza, ceux-là soigneusement ciblés et sur l’ordre direct d’un gouvernement. Les sanctions de l’Union européenne contre Israël restent au niveau zéro. L’annexion de la Crimée russophone déclenche indignation et sanctions. Celle de la Jérusalem arabophone nous laisserait impavides ? Peut-on à la fois condamner M. Poutine et absoudre M. Nétanyahou ? Encore deux poids deux mesures ?

Nous avons condamné les conflits interarabes et intermusulmans qui ensanglantent et décomposent le Moyen-Orient. Ils font plus de victimes locales que la répression israélienne. Mais la particularité de l’affaire israélo-palestinienne est qu’elle concerne et touche à l’identité des millions d’Arabes et musulmans, des millions de chrétiens et Occidentaux, des millions de juifs dispersés dans le monde.

RÉSISTER AU MENSONGE

Ce conflit apparemment local est de portée mondiale et de ce fait a déjà suscité ses métastases dans le monde musulman, le monde juif, le monde occidental. Il a réveillé et amplifié anti-judaïsme, anti-arabisme, anti-christianisme (les croisés) et répandu des incendies de haine dans tous les continents.

Nous avons eu l’occasion de nous rendre à Gaza, où il existe un Institut culturel français ; et les SOS que nous recevons de nos amis sur place, qui voient les leurs mourir dans une terrible solitude, nous bouleversent. N’ayant guère d’accointances avec les actuels présidents du Conseil et de la Commission européens, ce n’est pas vers ces éminentes et sagaces personnalités que nous nous tournons mais vers vous, François Hollande, pour qui nous avons voté et qui ne nous êtes pas inconnu. C’est de vous que nous sommes en droit d’attendre une réponse urgente et déterminée face à ce carnage, comme à la systématisation des punitions collectives en Cisjordanie même.

Les appels pieux ne suffisent pas plus que les renvois dos à dos qui masquent la terrible disproportion de forces entre colonisateurs et colonisés depuis quarante-sept ans. L’écrivain et dissident russe Alexandre Soljenitsyne (1918-2008) demandait aux dirigeants soviétiques une seule chose : « Ne mentez pas. » Quand on ne peut résister à la force, on doit au moins résister au mensonge. Ne vous et ne nous mentez pas, monsieur le Président.

L’ENFERMEMENT COMPLET N’EST NI VIABLE NI HUMAIN

On doit toujours regretter la mort de militaires en opération, mais quand les victimes sont des civils, femmes et enfants sans défense qui n’ont plus d’eau à boire, non pas des occupants mais des occupés, et non des envahisseurs mais des envahis, il ne s’agit plus d’implorer mais de sommer au respect du droit international.

La France est bien placée pour initier un mouvement des grands pays européens pour la suspension de l’accord d’association entre Israël et l’UE, accord conditionné au respect de nos valeurs communes et des accords de paix souscrits par le passé. De même pourrait-elle faire valoir qu’un cessez-le-feu qui déboucherait sur un retour au statu quo ante, lui-même déjà intolérable, ne ferait que contribuer au pourrissement de la situation et donc au retour de l’insécurité pour les uns comme pour les autres.

L’enfermement complet n’est ni viable ni humain. Pourquoi la police européenne ne pourrait-elle revenir sur tous les points de passage entre Gaza et l’extérieur, comme c’était le cas avant 2007 ?

APARTHEID

Nous n’oublions pas les chrétiens expulsés d’Irak et les civils assiégés d’Alep. Mais à notre connaissance, vous n’avez jamais chanté La Vie en roseen trinquant avec l’autocrate de Damas ou avec le calife de Mossoul comme on vous l’a vu faire sur nos écrans avec le premier ministre israélien au cours d’un repas familial.

Lire les témoignages : Les chrétiens de Mossoul racontent leur expulsion, froide et implacable

L’extrême droite israélienne vous semblant moins répréhensible que l’extrême droite française, à quelque chose cette inconséquence pourrait être bonne : faciliter les échanges et les pressions au nom de valeurs communes.

Israël se veut défenseur d’un Occident ex-persécuteur de juifs, dont il est un héritier pour le meilleur et pour le pire. Il se dit défenseur de la démocratie, qu’il réserve pleinement aux seuls juifs, et se prétend ennemi du racisme tout en se rapprochant d’un apartheid pour les Arabes.

UN HOMME POLITIQUE SE DOIT DE MONTER EN PREMIÈRE LIGNE

L’école stoïcienne recommandait de distinguer, parmi les événements du monde, entre les choses qui dépendent de nous et celles qui ne dépendent pas de nous. On ne peut guère agir sur les accidents d’avion et les séismes – et pourtant vous avez personnellement pris en main le sort et le deuil des familles des victimes d’une catastrophe aérienne au Mali. C’est tout à votre honneur. A fortiori, un homme politique se doit de monter en première ligne quand les catastrophes humanitaires sont le fait de décisions politiques sur lesquelles il peut intervenir, surtout quand les responsables sont de ses amis ou alliés et qu’ils font partie des Nations unies, sujets aux mêmes devoirs et obligations que les autres Etats. La France n’est-elle pas un membre permanent du Conseil de sécurité ?

Ce ne sont certes pas des Français qui sont directement en cause ici, c’est une certaine idée de la France dont vous êtes comptable, aux yeux de vos compatriotes comme du reste du monde. Et il ne vous échappe pas que faux-fuyants et faux-semblants ont une crédibilité et une durée de vie de plus en plus limitées.

Rony Brauman (Ex-président de MSF, professeur à Sciences Po)

Régis Debray (Ecrivain et philosophe)

Edgar Morin (Sociologue et philosophe) (Directeur de recherches émérite au CNRS)

Christiane Hessel (Veuve de Stéphane Hessel)

Voir encore:

Le conflit israélo-palestinien n’est pas un conflit mondial
Maurice Goldring (Universitaire Paris VIII, auteur du livre Les ex-communistes, éditions Le Bord De L’eau)
Le Monde
07.08.2014

Dans leur tribune du Monde, pubiée le 4 août, Rony Brauman, Régis Debray, Christiane Hessel et Edgar Morin sont convaincus « qu’une certaine idée de laFrance se joue à Gaza ». Rony Brauman et Christiane Hessel sont connus pouravoir choisi leur camp dans le conflit israélo-palestinien. Régis Debray et Edgar Morin apportent la caution d’esprits plus modérés.
Les signataires acceptent que d’autres conflits sont plus meurtriers dans le monde arabe. Mais la particularité du conflit israélo-palestinien est « qu’il concerne et touche à l’identité des millions d’Arabes et de Musulmans, des millions de Chrétiens et d’Occidentaux, des millions de Juifs dispersés dans le monde ». Ce conflit n’est pas local, il est de portée mondiale et de ce fait a « déjà suscité sesmétastases dans le monde musulman, le monde juif, le monde occidental ». Il a réveillé les xénophobies et les racismes, a répandu la haine dans tous les continents.

Il ne suffit plus « d’appels pieux », ni de « renvois dos à dos ». Parce qu’il y a des colonisés et des colonisateurs avec une « terrible disproportion de forces ». Il fautsévir, suspendre l’accord d’association entre Israël et l’Union Européenne.

EXPORTER CE CONFLIT, C’EST RENFORCER LES EXTRÊMES

Les choses sont ainsi dites clairement. Le monde est parcouru de conflits beaucoup plus meurtriers, mais sur lesquels les signataires ne peuvent pas grand-chose. Alors que devant ce conflit, ils retrouvent les vieux réflexes, les vieux clivages qui nous manquent tant depuis la chute du mur de Berlin. Afrique du Sud,Vietnam, Chili, Cuba, étaient tous des conflits de « portée mondiale », ils suscitaient tous des « métastases » dans le monde entier. Les conflits inter-arabes, internes à l’Afrique ne sont pas des « conflits mondiaux ». On n’y peut rien. Alors que là, on retrouve le colonialisme, l’impérialisme, l’internationalisme prolétarien, les dénonciations des complicités entre puissances coloniales.

L’inscription du conflit israélo-palestinien comme conflit de « portée mondiale » lui assure une prolongation indéfinie. Il faut au contraire refuser les métastases,refuser l’exportation de ce conflit comme on refuse les haines mondiales. Voici qui serait une contribution utile de nos faiseurs d’opinion. Le conflit israélo-palestinien n’est pas mondial, c’est un conflit local. Dans un petit territoire, des populations face à face depuis 70 ans portent au pouvoir leurs représentants les plus réactionnaires, les plus bellicistes. Ceux qui refusent les négociations, les compromis, parce que la paix les rejeterait dans les limbes. En contribuant àdonner à ce conflit une dimension mondiale, on conforte ces extrêmes. Les Palestiniens deviennent le symbole de tous les colonisés du monde, les Israéliens sont à l’avant-garde de la défense du monde occidental menacé par l’islamisme radical. Dans ce face à face, seuls les chefs de guerre ont droit à la parole. Leurs alliés soufflent sur les braises.

Voir enfin:

Guerre sisyphéenne à Gaza
Michel Goya (Directeur du bureau recherche du centre de doctrine d’emploi des forces)
Le Monde
05.08.2014

Il n’existe que deux moyens d’utiliser le monopole de la violence légitime : la guerre ou la police. Les vraies difficultés d’Israël ont commencé lorsque les ennemis ont été remplacés par des délinquants et que la guerre a été remplacée par de la police à grande échelle, action perpétuelle, car la lutte contre les délinquants ne s’arrête jamais, et s’avère coûteuse sur la durée, au moins sur le plan humain. Près de 1 000 soldats et policiers israéliens ont ainsi perdu la vie pendant l’occupation du Liban sud et les deux Intifada palestiniennes.

Dans les années 2000, avec le développement des armes de précision à longue portée et l’édification de la barrière de sécurité, les Israéliens ont cru pouvoir résoudre ce dernier problème en évacuant certaines zones occupées tout en les gardant à portée des frappes. Cette stratégie a laissé le champ libre à des organisations hostiles comme le Hamas, qui, refusant de « jouer le jeu », ont pris soin de ne pas laisser apparaître de cibles susceptibles de constituer des objectifs militaires. Face à des miliciens fantassins ou des lanceurs de lance-roquettes, tous aisément dissimulables dans la population, les Israéliens ne pouvaient dès lors que frapper l’ensemble de celle-ci pour avoir une chance d’atteindre les premiers.

LE GOUVERNEMENT ISRAÉLIEN PIÉGÉ PAR L’ARMÉE

Cette évolution stratégique israélienne a coïncidé aussi avec la disparition des grands leaders historiques, seuls capables d’imposer des choix politiques forts, dans un système parlementaire très instable. Faute d’une volonté capable d’imposer une solution politique à long terme, le gouvernement est désormais piégé par cette armée à qui il doit sa survie et qui ne peut que lui proposer des solutions sécuritaires à court terme.

L’opération « Bordure protectrice » est ainsi, depuis 2006, la quatrième opération de même type contre le Hamas. Comme à chaque fois, le Hamas a répondu par une campagne de frappes qui s’avère toujours aussi peu létale pour les civils israéliens, qui, à ce jour, déplorent « seulement » trois victimes – neuf au totalpendant les trois opérations précédentes. De leur côté, malgré les précautions et la précision des armes, les raids aériens ou les tirs d’artillerie israéliens finissent toujours, dans un espace où la densité de population dépasse 4 700 habitants par km2, par toucher massivement les civils. Ces pertes sont présentées comme inévitables et attribuées à la lâcheté du Hamas, comme si les soldats français avaient tué des milliers de civils afghans, dont des centaines d’enfants, en renvoyant la responsabilité sur les talibans qui se cachaient au milieu d’eux. Malgré ces arguments, la position d’Israël se trouve toujours affectée par ces massacres.

DEUX VOIES POSSIBLES

La nouveauté de cette opération est le niveau de pertes de Tsahal qui, avec 64 soldats tués, représente presque quatre fois le total des trois précédentes opérations. Lors de « Plomb durci », en 2008-2009, le rapport de pertes avait été de 60-70 combattants du Hamas tués pour un soldat israélien. Il est actuellement environ dix fois inférieur. Cette anomalie s’explique par les adaptations du Hamas qui, face à un adversaire ne variant pas ses modes d’action, a su contourner la barrière de sécurité par un réseau de tunnels d’attaque et par l’emploi de missiles antichars ou de fusils de tireurs d’élite capables d’envoyer des projectiles directs très précis jusqu’à plusieurs kilomètres. Cette double menace a imposé de renforcer la barrière d’une présence militaire, ce qui offrait déjà des cibles aux Palestiniens, et, pour tenter d’y mettre fin, de combattre dans les zones urbanisées de Gaza.

Pour Israël, le bilan de « Bordure protectrice » est donc pour l’instant très inférieur à celui de « Plomb durci » et de « Pilier de défense ». Il ne reste alors que deux voies possibles, celle de l’acceptation d’une trêve en se contentant de l’arrêt des tirs du Hamas pour proclamer la victoire ou celle d’une fuite en avant à l’issue incertaine afin d’obtenir des résultats plus en proportion avec les pertes subies.

A plus long terme, il reste à savoir combien de temps cette guerre sisyphéenne sera tenable. En 2002, une étude avait conclu que 50 % des Palestiniens entre 6 et 11 ans ne rêvaient pas de devenir médecin ou ingénieur mais de tuer des Israéliens en étant kamikaze. Douze ans plus tard, ces dizaines de milliers d’enfants sont adultes et rien n’a été fait pour les faire changer d’avis. Israël contre le Hezbollah : chronique d’une défaite annoncée 12 juillet- 14 août 2006 (Editions du Rocher, 177 p., 16,90 euros).

Michel Goya est l’auteur avec Marc-Antoine Brillant d’Israël contre le Hezbollah : chronique d’une défaite annoncée 12 juillet- 14 août 2006(Editions du Rocher, 177 p., 16,90 euros) et de Sous le feu : la mort comme hypothèse de travail (éditions Tallandier, 266 p., 20,90 euros)

Michel Goya (Directeur du bureau recherche du centre de doctrine d’emploi des forces)


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