Gaza: Attention, une victoire peut en cacher une autre (One dead baby too many ? – Will Hamas be the victim of its own morbid propaganda “success” ?)

9 août, 2014
Devant l’école gérée par l’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens que l’armée israélienne a bombardée dimanche 3 août, faisant au moins dix morts.

Il faut commencer par se souvenir que le nazisme s’est lui-même présenté comme une lutte contre la violence: c’est en se posant en victime du traité de Versailles que Hitler a gagné son pouvoir. Et le communisme lui aussi s’est présenté comme une défense des victimes. Désormais, c’est donc seulement au nom de la lutte contre la violence qu’on peut commettre la violence. René Girard
C’est vrai qu’il y a un carnage à Gaza, mais c’est la conséquence des agissements du Hamas. Nous visons délibérément des cibles militaires et par accident des civils. Eux, ils visent délibérément des civils en envoyant des roquettes sur les villes israéliennes. (…) Nous regrettons qu’il y ait des victimes civiles à Gaza, mais il faut savoir à qui incombe la responsabilité de tout cela, en l’occurrence, le Hamas. Le Hamas se cache derrière des civils, les utilise comme boucliers humains, construit des tunnels dans des lieux civils et s’attend à ce qu’on condamne Israël pour son opération. (…) A l’heure actuelle l’antisémitisme est enraciné dans l’idéologie de certains groupes terroristes. La charte du Hamas demande d’ailleurs l’éradication de tous les juifs. Ils ne veulent pas d’une solution à deux Etats. (…) Cet antisémitisme est une pathologie, une maladie qu’il faut combattre. Cette vague d’antisémitisme est enracinée dans cette croyance d’un Islam militant qui attaque les Juifs. La charte du Hamas demande l’éradication de tous les Juifs, pas seulement l’État juif. Ils ne veulent pas une solution à deux États. Ils veulent un seul État sans Juif. Donc ce n’est pas étonnant que les amis du Hamas en France, et ailleurs en Europe, partagent cette idéologie antisémite, et il faut la combattre. (…) Ce n’est pas la bataille d’Israël, c’est la bataille de la France, car s’ils réussissent ici et que nous ne sommes pas solidaires, et bien cette peste du terrorisme viendra chez vous. C’est une question de temps mais elle viendra en France. Et c’est déjà le cas (…)  Les gens ne connaissent pas la réalité. Israël est une démocratie à qui on impose la guerre, qui se bat pour sa sécurité contre un ennemi particulièrement cruel qui n’obéit à aucune norme, à aucune loi, qui n’a aucune inhibition, qui attaque nos civils et qui utilise ses propres civils comme boucliers humains.  Benjamin Netanyahou
L’UE condamne vivement les tirs aveugles de roquettes lancées vers Israël par le Hamas et des groupes radicaux de la bande de Gaza et qui touchent directement des civils. Ce sont  des actes criminels injustifiables. L’UE demande au Hamas de mettre immédiatement un  terme à ces actions et de renoncer à la violence. Tous les groupes terroristes présents à  Gaza doivent désarmer. Conseil de l’Union européenne
Le Président a rappelé la position américaine à savoir qu’au final, toute solution de long terme au conflit israélo-palestinien doit assurer le désarmement de groupes terroristes et la démilitarisation de Gaza. Barack Obama
Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, l’a répété, lundi 28 juillet au soir à la télévision : « une longue campagne » se profile pour « achever l’objectif de l’opération : détruire les tunnels ». Mais cet objectif n’est plus, désormais, que « la première étape et la plus cruciale pour la démilitarisation de Gaza ». (…)  L’idée a été entérinée par les vingt-huit ministres des affaires étrangères de l’Union européenne ainsi que par le président américain, Barack Obama, et son chef de la diplomatie, John Kerry. Le Monde
The Qataris have invested hundreds of millions in both defensive and offensive cyber capabilities,” said Dadon. “We have sourced 70% of the cyber-attacks on Israeli government sites in recent weeks to IP addresses associated with Qatar.” (…) Not only is Qatar footing the bill, it also trained Hamas terrorists how to use sophisticated equipment and systems to manage its extensive terror tunnel system, as well, systems to fire rockets at Israel using automatic, timed launching systems. (…) According to Dadon, Hamas has embedded sophisticated network systems inside its terror tunnels, giving operatives in command and control centers the ability to monitor events in any of the tunnels. Using sensors and other networked equipment, terrorists can quickly be notified if an IDF unit is advancing in a tunnel, allowing them to disperse quickly — and allowing the command and control staff to set off explosives when soldiers approach a booby trap. In addition, he said, Hamas has automated its rocket firing system using networked, cloud-based launching software provided by Qatar. “They can set off a rocket from any distance, and set them to go off at a specific time, using timers,” Dadon said. “Anyone who thinks they have dozens of people sitting next to launchers firing rockets each time there is a barrage is mistaken.” Besides the assistance Qatar gives Hamas, hackers hired by the Gulf kingdom have been busy hitting Israeli government and infrastructure sites, trying to disrupt the operations of electricity, water, and other critical systems, said Dadon. The Times of Israel
C’est un mystère pourquoi tant de médias acceptent comme parole d’évangile les chiffres du Hamas sur le nombre de civils tués dans la récente guerre. Le Hamas proclame que 90% des 1800 Palestiniens tués sont des civils. Israël dit que la moitié des tués sont des combattants. Les faits objectifs sont plus proches de ce que dit Israël que du Hamas. Même des organisations de droits de l’homme anti-israéliennes reconnaissent, selon le New York Times, que le Hamas compte probablement parmi ces « civils tués par Israël », les groupes suivants : les Palestiniens tués comme collaborateurs, ceux tués de violences domestiques (crimes d’honneur), les Palestiniens tués par des roquettes ou obus de mortier du Hamas et les Palestiniens qui sont morts de mort naturelle durant le conflit. Je me demande si le Hamas compte aussi les 162 enfants qui sont morts en travaillant comme esclaves pour construire les tunnels. Le Hamas ne comptabilise pas comme combattants, ceux qui construisent les tunnels, ni ceux qui permettent à leurs maisons d’être utilisées comme cache d’armes et lancement de roquettes, ni les policiers du Hamas, ni les membres de la branche politique et ni les autres qui travaillent main dans la main avec les terroristes armés. Il y a plusieurs années, j’ai forgé un concept pour essayer de montrer que la distance entre un civil et un combattant n’est souvent qu’une question de degré, je l’ai appelé « continuum of civilianality ». Il est clair qu’un enfant dont l’âge ne lui permet pas encore d’aider les combattants du Hamas est un civil et qu’un combattant du Hamas qui tire des roquettes, porte des armes ou opère dans les tunnels est un combattant. Entre ces deux extrêmes, se trouve une grande variété de gens, dont certains sont plus proches des civils et certains sont plus proches des combattants. La loi de la guerre n’a pas établi de distinction claire entre combattants et civils, en particulier dans un contexte de guerre urbaine où des gens peuvent transporter des armes la nuit et être boulangers durant la journée, ou tirer des roquettes durant la journée et aller dormir avec leurs familles la nuit. (…) Les données publiées par le New York Times suggèrent fortement qu’un très grand nombre, peut-être la majorité des gens tués sont plus proches du combattant de l’extrêmité de l’échelle que du civil de l’extrémité de l’échelle. Premièrement, la vaste majorité des tués sont plutôt des hommes que des femmes, deuxièmement la majorité ont entre 15 et 40 ans, le nombre de personnes âgés de plus de 60 ans sont rarissimes, le nombre d’enfants en dessous de 15 ans est aussi relativement petit, bien que leurs images aient été prépondérantes ! En d’autres termes, les genres et âges des tués ne sont pas représentatifs de la population générale de Gaza mais plus représentatifs du genre et de l’âge des combattants. Ces données suggèrent qu’un très grand pourcentage de Palestiniens tués sont du coté des combattants de l’échelle (continuum). Elles prouvent également, comme si des preuves étaient nécessaires à des yeux impartiaux, qu’Israël n’a pas ciblé des civils au hasard. Si cela était le cas, les tués seraient représentatifs de la population générale de Gaza plutôt que de sous-groupes étroitement associées à des combattants. Les médias devraient cesser immédiatement d’utiliser les statistiques approuvées par le Hamas qui déjà dans le passé se sont révélés être très peu fiables (…) Les médias font preuve de paresse en s’appuyant sur les chiffres de la propagande du Hamas et mettent en danger la profession. Lorsque l’infâme rapport Goldstone a faussement affirmé que la grande majorité des personnes tuées dans l’Opération Plomb Durci étaient des civils et non des combattants du Hamas, beaucoup d’habitants de Gaza se sont plaints, ils ont accusé le Hamas de lâcheté puisque tant de civils avaient été tués alors que les combattants avaient été épargnés. À la suite de ces plaintes, le Hamas a été forcé de dire la vérité : il a reconnu le nombre de combattants et policiers armés tués. Il est probable que le Hamas fera une « correction » similaire à l’égard de ce conflit. Mais cette correction ne sera pas diffusée dans les médias, comme la correction précédente ne l’avait pas été. Les gros titres du genre « La plupart des personnes tuées par Israël sont des enfants, des femmes et des personnes âgées » vont continuer à être diffusés malgré la fausseté des faits. Tant que les médias ne démentiront pas, le Hamas poursuivra sa « stratégie de bébés morts » et plus de gens des deux côtés vont mourir. Alan Dershowitz
C’est la troisième fois depuis le début du conflit qu’une telle scène de chaos se produit dans un centre de l’UNRWA, l’organisme de l’ONU chargé des réfugiés palestiniens, après l’attaque des écoles de Beit Hanoun et Jabaliya, au nord de la bande de Gaza. « Cette folie doit cesser », a déclaré le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dénonçant un « scandale du point de vue moral et un acte criminel ». Les Etats-Unis se sont dits « consternés » par ce « bombardement honteux », tandis que François Hollande jugeait l’attaque « inadmissible », appelant à ce que les responsables du carnage « répondent de leurs actes ». (…) Après trois semaines de conflit, l’étroite bande de terre est au bord d’un désastre humanitaire sans précédent : un quart des habitants de Gaza ont fui leur maison ; 280 000 réfugiés s’entassent dans les 84 écoles de l’ONU complètement saturées. Une dizaine d’hôpitaux ont été endommagés par des bombardements, aggravant le bilan des victimes, qui dépasse les 1 800 morts et 9 000 blessés. Des rues entières ont été rayées de la carte, comme à Beit Hanoun dans le nord, ou près de Khan Younès, dans le sud-est. Le 29 juillet, le bombardement de l’unique centrale électrique de Gaza a ajouté une nouvelle plaie aux calamités du territoire palestinien. La distribution d’eau dans les maisons a été quasiment coupée, faute d’énergie électrique pour faire fonctionner les systèmes de pompage. Les Gazaouis errent des journées entières, jerrican à la main, à la recherche des quelques camions-citernes distribuant de l’eau saine. A Rafah, l’école de l’ONU, qui accueille plus de 3 000 réfugiés, est privée d’eau depuis quatre jours. Les conditions sanitaires sont désastreuses. Les salles et les allées crasseuses des écoles surpeuplées affichent le douloureux spectacle du dénuement et de la promiscuité. Des familles entières s’entassent derrière des tapis déployés en rideaux de fortune. (…) Selon les Nations unies, plus de 50 000 Gazaouis ont perdu la totalité de leur maison, auxquels il faut ajouter 30 000 autres personnes dont le logement est considéré comme inhabitable. Le Monde
Tsahal a les coordonnées GPS de toutes les écoles. Pourtant, à pas moins de cinq reprises, ces écoles ont essuyé le feu direct de l’armée israélienne. Quelque 40 personnes ont été fauchées par des obus, dans ces établissements, alors que l’ONU avait prévenu de la présence de réfugiés. Au total, selon l’ONU, 133 écoles ont été endommagées par l’armée israélienne. A l’entrée de la ville de Gaza, un marché qui venait de rouvrir après le jeûne du ramadan a pris une volée d’obus. Des hôpitaux ont été touchés. (…) Les bombardements ont détruit l’unique centrale électrique et démoli une partie du système d’épuration des eaux. Hôpitaux et centres de réfugiés fonctionnent dans des conditions de plus en plus précaires. Pas un mètre carré de Gaza n’est hors de portée de Tsahal. Près de 80 % des 1 600 Palestiniens tués à ce jour sont des civils. On connaît la position d’Israël. Le Hamas installe ses roquettes au milieu d’une population dont il sait qu’elle n’a guère le loisir de s’enfuir ; chacun de ses tirs visant les villes israéliennes est parfaitement indiscriminé ; il lui arrive de stocker ses missiles dans la proximité immédiate des centres de l’ONU et de tirer depuis ces lieux. C’est ainsi, et de façon avérée. Tout autant que la virulence de la punition collective infligée par Israël aux gens de Gaza. Comme s’ils étaient collectivement responsables. Le Monde
On ne sait pas si le président russe, Vladimir Poutine, où l’un de ses subordonnés, a donné l’ordre de faire sauter en vol le Boeing 777 de la Malaysia Airlines. Mais il y a déjà cinq fois plus de civils innocents massacrés à Gaza, ceux-là soigneusement ciblés et sur l’ordre direct d’un gouvernement. Les sanctions de l’Union européenne contre Israël restent au niveau zéro. L’annexion de la Crimée russophone déclenche indignation et sanctions. Celle de la Jérusalem arabophone nous laisserait impavides ? Peut-on à la fois condamner M. Poutine et absoudre M. Nétanyahou ? Encore deux poids deux mesures ? Nous avons condamné les conflits interarabes et intermusulmans qui ensanglantent et décomposent le Moyen-Orient. Ils font plus de victimes locales que la répression israélienne. Mais la particularité de l’affaire israélo-palestinienne est qu’elle concerne et touche à l’identité des millions d’Arabes et musulmans, des millions de chrétiens et Occidentaux, des millions de juifs dispersés dans le monde. Ce conflit apparemment local est de portée mondiale et de ce fait a déjà suscité ses métastases dans le monde musulman, le monde juif, le monde occidental. Il a réveillé et amplifié anti-judaïsme, anti-arabisme, anti-christianisme (les croisés) et répandu des incendies de haine dans tous les continents. (…) N’ayant guère d’accointances avec les actuels présidents du Conseil et de la Commission européens, ce n’est pas vers ces éminentes et sagaces personnalités que nous nous tournons mais vers vous, François Hollande, pour qui nous avons voté et qui ne nous êtes pas inconnu. C’est de vous que nous sommes en droit d’attendre une réponse urgente et déterminée face à ce carnage, comme à la systématisation des punitions collectives en Cisjordanie même. Les appels pieux ne suffisent pas plus que les renvois dos à dos qui masquent la terrible disproportion de forces entre colonisateurs et colonisés depuis quarante-sept ans. L’écrivain et dissident russe Alexandre Soljenitsyne (1918-2008) demandait aux dirigeants soviétiques une seule chose : « Ne mentez pas. » Quand on ne peut résister à la force, on doit au moins résister au mensonge. Ne vous et ne nous mentez pas, monsieur le Président. On doit toujours regretter la mort de militaires en opération, mais quand les victimes sont des civils, femmes et enfants sans défense qui n’ont plus d’eau à boire, non pas des occupants mais des occupés, et non des envahisseurs mais des envahis, il ne s’agit plus d’implorer mais de sommer au respect du droit international. (…) Nous n’oublions pas les chrétiens expulsés d’Irak et les civils assiégés d’Alep. Mais à notre connaissance, vous n’avez jamais chanté La Vie en rose en trinquant avec l’autocrate de Damas ou avec le calife de Mossoul comme on vous l’a vu faire sur nos écrans avec le premier ministre israélien au cours d’un repas familial. (…) Israël se veut défenseur d’un Occident ex-persécuteur de juifs, dont il est un héritier pour le meilleur et pour le pire. Il se dit défenseur de la démocratie, qu’il réserve pleinement aux seuls juifs, et se prétend ennemi du racisme tout en se rapprochant d’un apartheid pour les Arabes. L’école stoïcienne recommandait de distinguer, parmi les événements du monde, entre les choses qui dépendent de nous et celles qui ne dépendent pas de nous. On ne peut guère agir sur les accidents d’avion et les séismes – et pourtant vous avez personnellement pris en main le sort et le deuil des familles des victimes d’une catastrophe aérienne au Mali. C’est tout à votre honneur. A fortiori, un homme politique se doit de monter en première ligne quand les catastrophes humanitaires sont le fait de décisions politiques sur lesquelles il peut intervenir, surtout quand les responsables sont de ses amis ou alliés et qu’ils font partie des Nations unies, sujets aux mêmes devoirs et obligations que les autres Etats. La France n’est-elle pas un membre permanent du Conseil de sécurité ? Ce ne sont certes pas des Français qui sont directement en cause ici, c’est une certaine idée de la France dont vous êtes comptable, aux yeux de vos compatriotes comme du reste du monde. Rony Brauman, Régis Debray, Edgar Morin et Christiane Hessel
Il n’existe que deux moyens d’utiliser le monopole de la violence légitime : la guerre ou la police. Les vraies difficultés d’Israël ont commencé lorsque les ennemis ont été remplacés par des délinquants et que la guerre a été remplacée par de la police à grande échelle, action perpétuelle, car la lutte contre les délinquants ne s’arrête jamais, et s’avère coûteuse sur la durée, au moins sur le plan humain. Près de 1 000 soldats et policiers israéliens ont ainsi perdu la vie pendant l’occupation du Liban sud et les deux Intifada palestiniennes. Dans les années 2000, avec le développement des armes de précision à longue portée et l’édification de la barrière de sécurité, les Israéliens ont cru pouvoir résoudre ce dernier problème en évacuant certaines zones occupées tout en les gardant à portée des frappes. Cette stratégie a laissé le champ libre à des organisations hostiles comme le Hamas, qui, refusant de « jouer le jeu », ont pris soin de ne pas laisser apparaître de cibles susceptibles de constituer des objectifs militaires. Face à des miliciens fantassins ou des lanceurs de lance-roquettes, tous aisément dissimulables dans la population, les Israéliens ne pouvaient dès lors que frapper l’ensemble de celle-ci pour avoir une chance d’atteindre les premiers. (…) L’opération « Bordure protectrice » est ainsi, depuis 2006, la quatrième opération de même type contre le Hamas. Comme à chaque fois, le Hamas a répondu par une campagne de frappes qui s’avère toujours aussi peu létale pour les civils israéliens, qui, à ce jour, déplorent « seulement » trois victimes – neuf au total pendant les trois opérations précédentes. De leur côté, malgré les précautions et la précision des armes, les raids aériens ou les tirs d’artillerie israéliens finissent toujours, dans un espace où la densité de population dépasse 4 700 habitants par km2, par toucher massivement les civils. Ces pertes sont présentées comme inévitables et attribuées à la lâcheté du Hamas, comme si les soldats français avaient tué des milliers de civils afghans, dont des centaines d’enfants, en renvoyant la responsabilité sur les talibans qui se cachaient au milieu d’eux. (…) La nouveauté de cette opération est le niveau de pertes de Tsahal qui, avec 64 soldats tués, représente presque quatre fois le total des trois précédentes opérations. Lors de « Plomb durci », en 2008-2009, le rapport de pertes avait été de 60-70 combattants du Hamas tués pour un soldat israélien. Il est actuellement environ dix fois inférieur. Cette anomalie s’explique par les adaptations du Hamas qui, face à un adversaire ne variant pas ses modes d’action, a su contourner la barrière de sécurité par un réseau de tunnels d’attaque et par l’emploi de missiles antichars ou de fusils de tireurs d’élite capables d’envoyer des projectiles directs très précis jusqu’à plusieurs kilomètres. Cette double menace a imposé de renforcer la barrière d’une présence militaire, ce qui offrait déjà des cibles aux Palestiniens, et, pour tenter d’y mettre fin, de combattre dans les zones urbanisées de Gaza. Pour Israël, le bilan de « Bordure protectrice » est donc pour l’instant très inférieur à celui de « Plomb durci » et de « Pilier de défense ». Il ne reste alors que deux voies possibles, celle de l’acceptation d’une trêve en se contentant de l’arrêt des tirs du Hamas pour proclamer la victoire ou celle d’une fuite en avant à l’issue incertaine afin d’obtenir des résultats plus en proportion avec les pertes subies. A plus long terme, il reste à savoir combien de temps cette guerre sisyphéenne sera tenable. En 2002, une étude avait conclu que 50 % des Palestiniens entre 6 et 11 ans ne rêvaient pas de devenir médecin ou ingénieur mais de tuer des Israéliens en étant kamikaze. Douze ans plus tard, ces dizaines de milliers d’enfants sont adultes et rien n’a été fait pour les faire changer d’avis. Michel Goya
Benjamin Netanyahu a raison dans la mesure où le Hamas porte la responsabilité principale de la logique de terreur actuelle. Aujourd’hui encore, le Hamas a pris la responsabilité de briser la trève et de reprendre des tirs inefficaces qui se retournent fatalement contre la population palestinienne. Provocation supplémentaire, il a invité un journaliste d’Al Jazeera pour montrer que tous les tunnels n’ont pas pas été détruits. Benjamin Netanyahu n’a pas tort non plus lorsqu’il parle de terrorisme. Le Hamas, qui s’est maintenu au pouvoir de manière non démocratique, impose une dictature islamiste à Gaza et se sert de sa population civile comme de la chair à canon. Néanmoins, il faut aussi se demander qui est responsable du fait qu’on en soit arrivé là. Qui a démoralisé, humilié , piétiné les populations de Gaza et de Cisjordanie? Qui a continué la colonisation au mépris du droit international? Qui a saboté le processus de paix et les efforts fournis par l’administration américaine pour trouver une issue au conflit? Est-ce vraiment l’intérêt d’Israël de marginaliser le président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas? Tout se passse comme si certains voulaient que le Hamas l’emporte sur les modérés car c’est un adversaire idéal, facile à diaboliser. On en arrive à soupçonner Benjamin Netanyahu de jouer les apprentis sorciers. Jean-François Kahn
Parmi tous les critères que proposent  les commentateurs pour déterminer « qui a gagné » l’Opération Bordure de protection, une chose saute aux yeux de tout le monde: l’attitude de la communauté internationale à l’égard d’un après-guerre de Gaza (pour peu qu’elle s’achève et quand elle s’achèvera). Et sur ce chapitre, Israël semble avoir remporté une victoire convaincante. La guerre de Gaza a changé la manière dont le monde parle du Hamas et de la bande de Gaza – et malgré toutes leurs niaiseries à Jérusalem, ce qui se passe est plus ou moins à l’unisson de ce que dit Benjamin Netanyahu. La semaine dernière, je parlais de la proposition informelle du gouvernement Netanyahu d’une « paix économique » pour Gaza, en échange de sa démilitarisation. Malgré les succès enregistrés, la paix économique n’a jamais été réellement adoptée par la communauté internationale, et quand Netanyahu la proposait, elle était généralement accueillie avec colère et dérision. Mais pas cette fois. Cette fois, le Hamas semble avoir surestimé sa force. Il est possible qu’il ait été victime de son « succès » macabre en matière de guerre de propagande. Mais le fait est que la communauté internationale est si déchirée par la violence à Gaza, qu’elle veut, plus que jamais, en empêcher la récurrence. Et peu importe ses nombreuses tentatives d’accuser Israël, il semble qu’elle comprenne qu’il n’y a qu’une manière d’empêcher un futur bain de sang : démilitariser, au moins de manière significative, la bande de Gaza. Seth Mandel

Quand le mieux devient l’ennemi du bien (le Hamas et ses propagandistes en auraient-ils cette fois trop fait ?) …

A l’heure où rompant une énième trêve et après un mois de « calvaire  largement auto-infligé

Le Hamas et ses pompom girls célèbrent dans le sang à nouveau leur incroyable victoire dans la guerre de pure propagande que semblent être désormais devenus les conflits actuels …

Pendant que juste à côté nos belles âmes se décident enfin à se tourner vers la véritable épuration ethnique à laquelle sont soumis les derniers restes de chrétiens de la région …

Comment pourtant ne pas voir avec la revue Commentary …

Derrière les sommets de diabolisation dont Israël a été l’objet …

Mais aussi, peut-être pour la première fois d’une manière aussi éclatante,  la révélation de l’incroyable arsenal (merci Téhéran et Doha !) de roquettes et de tunnels offensifs dont disposaient les dirigeants d’une entité censée être parmi les plus pauvres du monde …

Comme de l’inimaginable degré d’atrocité et du nombre de victimes, certes très probablement exagéré par le Hamas lui-même, que ceux-ci pouvaient provoquer …

La véritable victime qu’ont fini par produire la machine  de propagande si terriblement efficace des  dirigeants gazaouites et de leurs relais médiatiques occidentaux  …

Et pour laquelle, pour ne plus jamais  avoir à revoir de telles horreurs,  tout le monde n’a plus désormais que le mot jusqu’ici exclusivement israélien de « démilitarisation » à la bouche …

A savoir, victime de son propre succès, le Hamas lui-même ?

The Gaza War Has Changed the Way the World Talks About Hamas
Seth Mandel
Commentary
08.08.2014

Amid all the metrics commentators propose to determine “who won” Operation Protective Edge, one is staring everyone in the face: the international community’s attitude toward a postwar (if and when the war is over) Gaza. And on that score, Israel seems to have won a convincing victory. The Gaza war has changed the way the world is talking about Hamas and the Gaza Strip–and, despite all their tut-tutting at Jerusalem, they sound quite a bit like Benjamin Netanyahu.

I wrote last week of the Netanyahu government’s informal proposal for a sort of “economic peace” for Gaza in return for its demilitarization. Despite its record of success, economic peace has never really been embraced by the international community–and when Netanyahu proposes it, it’s usually met with anger and derision. But not this time. This time Hamas seems to have overplayed its hand.

It’s possible that this is Hamas being a victim of its own morbid “success” with regard to the propaganda war. That is, maybe the international community is so torn up by the violence in Gaza that they want more than ever to prevent its recurrence. And no matter how often they try to blame Israel, they seem to understand that there’s only one way to prevent future bloodshed: demilitarize, at least to a significant degree, the Gaza Strip.

Take, for example, the Obama administration. While President Obama, Secretary of State John Kerry, and their staffers and advisors have been intent on criticizing Israel in public and in harsh terms, the president’s loyal defense secretary, Chuck Hagel, reportedly spoke as though he took the need to disarm Hamas for granted last week. And it’s even more significant to hear of European leaders joining that bandwagon. As Foreign Policy reported last night:
Major European powers have outlined a detailed plan for a European-backed U.N. mission to monitor the lifting of an Israeli and Egyptian blockade of the Gaza Strip and the dismantling of Hamas’s military tunnel network and rocket arsenals, according to a copy of the plan obtained by Foreign Policy.

The European initiative aims to reinforce wide-ranging cease-fire talks underway in Cairo. The Europeans are hoping to take advantage of this week’s 72-hour humanitarian cease-fire to cobble a more durable plan addressing underlying issues that could reignite violence between Israel and the Palestinians.

It remains unclear whether the European plan has the support of Hamas, Israel, or the United States. It does, however, include several elements the Obama administration believes are essential, including the need to ease Gazans’ plight, strengthen the role of Palestinian President Mahmoud Abbas, and ensure the demilitarization of the Gaza Strip.

The plan — described in a so-called non-paper titled “Gaza: Supporting a Sustainable Ceasefire” — envisions the creation of a U.N.-mandated “monitoring and verification” mission, possibly drawing peacekeepers from the United Nations Truce Supervision Organization (UNTSO), which has monitored a series of Israeli-Arab truces in the region since the late 1940s. The mission “should cover military and security aspects, such as the dismantling of tunnels between Gaza and Israel, and the lifting of restrictions on movement and access,” according to the document. “It could have a role in monitoring imports of construction and dual use materials allowed in the Gaza Strip, and the re-introduction of the Palestinian Authority.”

The plan’s existence is in many ways more important than its details, for it shows Europe to be embracing Netanyahu’s idea for an economic peace for Gaza. Removing the import and export restrictions (or most of them) in return for real demilitarization would be an obvious win for everyone–except Hamas. In fact, it would give a major boost to the peace process overall, because it would discredit armed “resistance” as an effective method to win Palestinians their autonomy.

It would be quite a turnaround if Gaza somehow became the prime example of peaceful state building with the international community’s help. It’s also not an easy task, to say the least. But the fact that even Europe is on board, and expects to get the UN to agree to such a plan, shows that the principle of disarming Hamas and demilitarizing the Gaza Strip has gone mainstream.

Whether it happens is another question, of course, and no one should get their hopes up, especially while Hamas is breaking even temporary ceasefires. Additionally, the UN’s record in policing such zones of conflict, especially in the Middle East, is not cause for optimism. But talk of Hamas “winning” this war is made all the more ridiculous when the topic of conversation in the capitals of the Middle East and throughout the West is how to permanently disarm Hamas and dismantle any infrastructure they can use against Israel.

La guerre de Gaza a changé la manière dont le monde parle du Hamas
Seth Mandel
13/08/2014

La guerre de Gaza a changé la manière dont le monde parle du Hamas, Seth Mandel

Traduction française, par M. Macina de l’article intitulé « The Gaza War Has Changed the Way the World Talks About Hamas », mis en ligne le 8 août 2014 sur le site de Commentary Magazine.

Parmi tous les critères que proposent les commentateurs pour déterminer « qui a gagné » l’Opération Bordure de protection, une chose saute aux yeux de tout le monde: l’attitude de la communauté internationale à l’égard d’un après-guerre de Gaza (pour peu qu’elle s’achève et quand elle s’achèvera). Et sur ce chapitre, Israël semble avoir remporté une victoire convaincante. La guerre de Gaza a changé la manière dont le monde parle du Hamas et de la bande de Gaza – et malgré toutes leurs niaiseries à Jérusalem, ce qui se passe est plus ou moins à l’unisson de ce que dit Benjamin Netanyahu.

La semaine dernière, je parlais de la proposition informelle du gouvernement Netanyahu d’une « paix économique » pour Gaza, en échange de sa démilitarisation. Malgré les succès enregistrés, la paix économique n’a jamais été réellement adoptée par la communauté internationale, et quand Netanyahu la proposait, elle était généralement accueillie avec colère et dérision. Mais pas cette fois. Cette fois, le Hamas semble avoir surestimé sa force.

Il est possible qu’il ait été victime de son « succès » macabre en matière de guerre de propagande. Mais le fait est que la communauté internationale est si déchirée par la violence à Gaza, qu’elle veut, plus que jamais, en empêcher la récurrence. Et peu importe ses nombreuses tentatives d’accuser Israël, il semble qu’elle comprenne qu’il n’y a qu’une manière d’empêcher un futur bain de sang : démilitariser, au moins de manière significative, la bande de Gaza.

Arrêtons-nous, par exemple, sur l’administration Obama. Alors que le Président Obama, le Secrétaire d’Etat John Kerry, leur personnel et leurs conseillers avaient l’intention de critiquer publiquement Israël dans les termes les plus durs, on entend dire que le loyal ministre de la Défense du Président, Chuck Hagel, aurait parlé, la semaine passée, en des termes impliquant qu’il considère le désarmement du Hamas comme allant de soi. Et il est encore plus significatif d’apprendre que des dirigeants européens ont pris ce train en marche. Foreign Policy relatait hier soir :

« Selon une copie du plan obtenue par Foreign Policy, des grandes puissances européennes ont esquissé les grandes lignes d’un plan détaillé pour une mission des Nations unies, soutenue par l’Europe, chargée d’observer la levée des blocus israélien et égyptien de la Bande de Gaza et le démantèlement militaire du réseau de tunnels et des arsenaux de missiles du Hamas. »

L’initiative européenne vise à renforcer de larges pourparlers de cessez-le-feu qui sont en cours au Caire. Les Européens espèrent tirer avantage du présent cessez-le-feu humanitaire de 72 heures pour échafauder un plan plus durable destiné à régler des problèmes sous-jacents qui pourraient rallumer la violence entre Israël et les Palestiniens.

A ce stade, on ignore si ce plan européen a le soutien du Hamas, d’Israël et des Etats-Unis. Cependant, il comporte quelques éléments que l’administration Obama juge essentiels, dont la nécessité d’améliorer la situation critique des Gazans, de renforcer le rôle du Président palestinien Mahmoud Abbas, et de garantir la démilitarisation de la bande de Gaza.

Le plan exposé dans un document dit officieux, intitulé « Gaza : prise en charge d’un cessez-le-feu durable », envisage la création d’une mission d’« observation et de vérification », mandatée par les Nations unies, et éventuellement accompagnée de soldats de maintien de la paix de l’Organisation onusienne de Supervision de Trêves (UNTSO), qui a surveillé une série de trêves israélo-arabes dans la région depuis la fin des années 40. Selon ce document, la mission « devrait couvrir les aspects militaires et sécuritaires, tels que le démantèlement des tunnels entre Gaza et Israël, et la levée des restrictions de mouvement et d’accès ». « Il pourrait jouer un rôle dans la supervision des importations de matériaux de construction et de matériel à double usage dont l’entrée dans la bande de Gaza serait autorisée, et dans la réintroduction de l’Autorité Palestinienne. »

L’existence de ce plan est à bien des égards plus importante que ses détails, car il montre que l’Europe est en train d’adopter l’idée de Netanyahu d’une paix économique pour Gaza. Supprimer les restrictions d’importation et d’exportation (ou la majeure partie d’entre elles), en échange d’une véritable démilitarisation, serait un gain évident pour tout le monde, sauf pour le Hamas. En fait, il stimulerait considérablement l’ensemble du processus de paix, car il discréditerait la « résistance » armée, au bénéfice d’une méthode efficace permettant aux Palestiniens de gagner leur autonomie.

Ce serait un véritable revirement si Gaza devenait, en quelque sorte, le principal exemple de l’édification d’un Etat pacifique avec l’aide de la communauté internationale. Toutefois il ne s’agit pas d’une tâche facile, c’est le moins qu’on puisse dire. Mais le fait que même l’Europe y soit attelée, et espère obtenir de l’ONU qu’elle entérine un tel plan, montre que le principe de désarmer le Hamas et de démilitariser la Bande de Gaza est largement admis.

Que cela se réalise est une autre question, bien sûr, et nul ne doit fonder tous ses espoirs là-dessus, en particulier quand on sait que le Hamas brise même des cessez-le-feu temporaires. De plus, les expériences onusiennes de gestion de telles zones de combat, n’inclinent guère à l’optimisme. Mais parler du Hamas comme étant le « vainqueur » de cette guerre est devenu d’autant plus ridicule que le principal sujet de conversation dans les capitales du Moyen-Orient et dans tout le monde occidental tourne autour de la manière de désarmer le Hamas de façon permanente et de démanteler toutes infrastructures qu’il pourrait utiliser contre Israël.

Voir aussi:

Les statistiques bidons du Hamas

Alan Dershowitz, professeur de droit à Harvard

Gatesone institute

7 août 2014

adaptation française Danilette

C’est un mystère pourquoi tant de media acceptent comme parole d’évangile les chiffres du Hamas sur le nombre de civils tués dans la récente guerre. Le Hamas proclame que 90% des 1800 Palestiniens tués sont des civils [NDT : 1800, chiffres du Hamas]. Israël dit que la moitié des tués sont des combattants. Les faits objectifs sont plus proches de ce que dit Israël que du Hamas.

Même des organisations de droits de l’homme anti-israéliennes reconnaissent, selon le New York Times, que le Hamas compte probablement parmi ces « civils tués par Israël », les groupes suivants : Les Palestiniens tués comme collaborateurs, ceux tués de violences domestiques (crimes d’honneur), les Palestiniens tués par des roquettes ou obus de mortier du Hamas et les Palestiniens qui sont morts de mort naturelle durant le conflit.

Je me demande si le Hamas compte aussi les 162 enfants [NDT : chiffre officiel du Hamas, il y en a eu beaucoup plus…] qui sont morts en travaillant comme esclaves pour construire les tunnels. Le Hamas ne comptabilise pas comme combattants, ceux qui construisent les tunnels, ni ceux qui permettent à leurs maisons d’être utilisées comme cache d’armes et lancement de roquettes, ni les policiers du Hamas, ni les membres de la branche politique et ni les autres qui travaillent main dans la main avec les terroristes armés.

Il y a plusieurs années, j’ai forgé un concept pour essayer de montrer que la distance entre un civil et un combattant n’est souvent qu’une question de degré, je l’ai appelé « continuum of civilianality ». Il est clair qu’un enfant dont l’âge ne lui permet pas encore d’aider les combattants du Hamas est un civil et qu’un combattant du Hamas qui tire des roquettes, porte des armes ou opère dans les tunnels est un combattant. Entre ces deux extrêmes, se trouve une grande variété de gens, dont certains sont plus proches des civils et certains sont plus proches des combattants. La loi de la guerre n’a pas établi de distinction claire entre combattants et civils, en particulier dans un contexte de guerre urbaine où des gens peuvent transporter des armes la nuit et être boulangers durant la journée, ou tirer des roquettes durant la journée et aller dormir avec leurs familles la nuit. (Il est intéressant de noter que la Cour suprême israélienne a essayé d’élaborer une définition fonctionnelle du terme combattant en plein contexte trouble de guerrilla urbaine).

Les données publiées par le New York Times suggèrent fortement qu’un très grand nombre, peut-être la majorité des gens tués sont plus proches du combattant de l’extrêmité de l’échelle que du civil de l’extrémité de l’échelle. Premièrement, la vaste majorité des tués sont plutôt des hommes que des femmes, deuxièmement la majorité ont entre 15 et 40 ans, le nombre de personnes âgés de plus de 60 ans sont rarissimes, le nombre d’enfants en dessous de 15 ans est aussi relativement petit, bien que leurs images aient été prépondérantes ! En d’autres termes, les genres et âges des tués ne sont pas représentatifs de la population générale de Gaza mais plus représentatifs du genre et de l’âge des combattants. Ces données suggèrent qu’un très grand pourcentage de Palestiniens tués sont du coté des combattants de l’échelle (continuum).

Elles prouvent également, comme si des preuves étaient nécessaires à des yeux impartiaux, qu’Israël n’a pas ciblé des civils au hasard. Si cela était le cas, les tués seraient représentatifs de la population générale de Gaza plutôt que de sous-groupes étroitement associées à des combattants.

Les médias devraient cesser immédiatement d’utiliser les statistiques approuvées par le Hamas qui déjà dans le passé se sont révélés être très peu fiables. Ils devraient plutôt essayer de documenter, de façon indépendante, les données de chaque personne tuée : âge, sexe, profession, affiliation au Hamas et autres facteurs objectifs pertinents à la définition de son statut de combattant, non-combattant ou mixte. Les media font preuve de paresse en s’apuyant sur les chiffres de la propagande du Hamas et mettent en danger la profession. Lorsque l’infâme rapport Goldstone a faussement affirmé que la grande majorité des personnes tuées dans l’Opération Plomb Durci étaient des civils et non des combattants du Hamas, beaucoup d’habitants de Gaza se sont plaints, ils ont accusé le Hamas de lâcheté puisque tant de civils avaient été tués alors que les combattants avaient été épargnés. À la suite de ces plaintes, le Hamas a été forcé de dire la vérité : il a reconnu le nombre de combattants et policiers armés tués. Il est probable que le Hamas fera une « correction » similaire à l’égard de ce conflit. Mais cette correction ne sera pas diffusée dans les médias, comme la correction précédente ne l’avait pas été.

Les gros titres du genre « La plupart des personnes tuées par Israël sont des enfants, des femmes et des personnes âgées » vont continuer à être diffusés malgré la fausseté des faits. Tant que les media ne démentiront pas, le Hamas poursuivra sa « stratégie de bébés morts » et plus de gens des deux côtés vont mourir.

Voir également:

Désastre humanitaire dans les ruines de Gaza
Hélène Jaffiol (Gaza, envoyée spéciale)
Le Monde
04.08.2014

Malgré une nouvelle trêve humanitaire de sept heures annoncée par Israël à partirde 9 heures, lundi 4 août, le cauchemar des habitants de Gaza n’en finit pas. Chaque arrêt provisoire des hostilités, chaque cessez-le-feu, s’achève en nouveau bain de sang.

Amal Jababra, jeune et frêle Palestinienne de Rafah, avait rejoint vendredi, à bout de force, l’enceinte d’une école de l’ONU, alors qu’un déluge de feu s’abattait sur les quartiers est de la ville-frontière. Dimanche, en milieu de matinée, elle a de nouveau vécu l’horreur lorsque les éclats d’un obus israélien ont déchiqueté la jambe de son mari, devant l’entrée du bâtiment. L’attaque qui, selon l’arméeisraélienne, visait trois membres du Jihad islamique circulant sur une moto, a fait plus de 10 morts et 30 blessés parmi les civils.

« CETTE FOLIE DOIT CESSER »

C’est la troisième fois depuis le début du conflit qu’une telle scène de chaos se produit dans un centre de l’UNRWA, l’organisme de l’ONU chargé des réfugiés palestiniens, après l’attaque des écoles de Beit Hanoun et Jabaliya, au nord de la bande de Gaza. « Cette folie doit cesser », a déclaré le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, dénonçant un « scandale du point de vue moral et un acte criminel ». Les Etats-Unis se sont dits « consternés » par ce « bombardement honteux », tandis que François Hollande jugeait l’attaque « inadmissible », appelant à ce que les responsables du carnage « répondent de leurs actes ».

Alors qu’Israël se positionne déjà dans l’après-conflit, réfléchissant à un retrait unilatéral de ses troupes, le deuil et la terreur écrasent toujours le quotidien des habitants de l’enclave palestinienne, en particulier dans les zones frontalières qui restent soumises à de rudes bombardements. Dans la nuit de lundi, dix Palestiniens ont été tués dans des raids.

DES RUES ENTIÈRES ONT ÉTÉ RAYÉES DE LA CARTE

Après trois semaines de conflit, l’étroite bande de terre est au bord d’un désastre humanitaire sans précédent : un quart des habitants de Gaza ont fui leur maison ; 280 000 réfugiés s’entassent dans les 84 écoles de l’ONU complètement saturées. Une dizaine d’hôpitaux ont été endommagés par des bombardements, aggravant le bilan des victimes, qui dépasse les 1 800 morts et 9 000 blessés.

Des rues entières ont été rayées de la carte, comme à Beit Hanoun dans le nord, ou près de Khan Younès, dans le sud-est. Le 29 juillet, le bombardement de l’unique centrale électrique de Gaza a ajouté une nouvelle plaie aux calamités du territoire palestinien. La distribution d’eau dans les maisons a été quasiment coupée, faute d’énergie électrique pour faire fonctionner les systèmes de pompage. Les Gazaouis errent des journées entières, jerrican à la main, à la recherche des quelques camions-citernes distribuant de l’eau saine.

Lire l’édito : Le calvaire des habitants de Gaza

A Rafah, l’école de l’ONU, qui accueille plus de 3 000 réfugiés, est privée d’eau depuis quatre jours. Les conditions sanitaires sont désastreuses. Les salles et les allées crasseuses des écoles surpeuplées affichent le douloureux spectacle du dénuement et de la promiscuité. Des familles entières s’entassent derrière des tapis déployés en rideaux de fortune.

 « NOUS N’AVONS QU’UN REPAS PAR JOUR »

Sabha Walred reste en retrait, épuisée. La nuit dernière, elle a dû partager une salle de classe avec près de 100 autres réfugiés : « J’ai dû dormir assise, recroquevillée sur ma chaise. » Mais le moment le plus difficile pour cette jeune mère de 25 ans reste le partage de la ration journalière :

« Nous n’avons qu’un repas par jour. Trois pains, un peu de fromage et un petit morceau de viande. Je dois le diviser entre mes quatre enfants et mon mari. »
Elle avoue en être réduite au chapardage :

« J’ai des jumeaux âgés d’un an et ils ont besoin de lait. Dès que je le peux, je vais voler des briques de lait dans les bureaux de l’administration. Je n’ai pas le choix. »
L’annonce d’un retrait progressif israélien, en particulier à Beit Lahiya, dans le nord de la bande de Gaza, n’a pas déclenché de retours massifs de réfugiés, retenus par la terreur légitime de se retrouver une nouvelle fois piégés sous les bombes.

De source palestinienne, cinq Gazaouis ont été tués dimanche par une frappe israélienne alors qu’ils revenaient dans leur maison à Jabaliya.

PLUS DE 50 000 GAZAOUIS ONT PERDU LEUR MAISON

Selon les Nations unies, plus de 50 000 Gazaouis ont perdu la totalité de leur maison, auxquels il faut ajouter 30 000 autres personnes dont le logement est considéré comme inhabitable. Dans un environnement comme frappé par la foudre, la famille Aghra a choisi de revenir habiter dans les quelques pièces encore utilisables de sa maison, éventrée par un missile qui a réduit à l’état de ruines l’habitation voisine.

« Je devais revenir. La maison, pour un Palestinien, c’est sa dignité. J’ai la chance qu’elle tienne encore debout, c’est l’essentiel », relativise Nahla Warsh, 37 ans. Sans eau, sans électricité, la survie est une lutte quotidienne.

A côté d’elle, son beau-frère Abdullah, un jeune professeur de 22 ans, les traits tirés, craint le pire quant au dénouement de ce conflit : « Si l’armée israélienne se retire et nous laisse dans notre misère, sans nous accorder la levée du blocus, nous ne pourrons jamais nous relever. Autant nous achever maintenant ! »

Voir de plus:

Le calvaire des habitants de Gaza
Le Monde

02.08.2014

Edito du « Monde ». Partout dans le monde, les bombardements en zone urbaine font des victimes civiles. C’est particulièrement vrai de toutes les guerres dites asymétriques, où des combattants noyés dans la population affrontent une armée traditionnelle. Au cours du seul week-end des samedi 19 et dimanche 20 juillet, quelque 700 personnes ont été tuées, en Syrie, dans la ville d’Alep, que les forces du régime de Bachar Al-Assad pilonnent à l’artillerie lourde – sans provoquer la moindre indignation.

Le plus souvent, les populations civiles fuient. Elles viennent gonfler les camps de réfugiés dans les pays alentour. Pas à Gaza. Dans ce territoire palestinien de 360 kilomètres carrés, la population ne peut s’échapper. Les habitants de la bande de Gaza – 1,8 million de personnes – sont prisonniers de la guerre.

Près d’un mois après le début de l’opération israélienne, ils vivent un véritable enfer, une tragédie humanitaire de grande ampleur. Pour combien de temps encore ?

250 000 GAZAOUIS DÉPLACÉS

La seule frontière vers laquelle ils ont essayé de fuir, celle de l’Egypte, au sud du territoire, est restée hermétiquement fermée. Le Hamas, le mouvement islamiste palestinien qui contrôle Gaza depuis 2007, est l’ennemi de l’Egypte du maréchal Abdel Fattah Al-Sissi. Farouche adversaire de l’islamisme politique, le nouveau pouvoir égyptien n’est pas fâché de voir Israël attaquer le Hamas.

Quelque 250 000 Gazaouis sont aujourd’hui des personnes déplacées. Ils ont fui leur domicile ou celui-ci a été détruit. Ils s’entassent dans les écoles et autres centres de l’UNRWA, l’organisme de l’ONU chargé des réfugiés palestiniens. Souvent, ils s’y rendent parce que l’armée israélienne leur a enjoint de le faire, avant de tirer sur leur quartier.

ECOLES, MARCHÉS ET HÔPITAUX ATTAQUÉS

Tsahal a les coordonnées GPS de toutes les écoles. Pourtant, à pas moins de cinq reprises, ces écoles ont essuyé le feu direct de l’armée israélienne. Quelque 40 personnes ont été fauchées par des obus, dans ces établissements, alors que l’ONU avait prévenu de la présence de réfugiés. Au total, selon l’ONU, 133 écoles ont été endommagées par l’armée israélienne. A l’entrée de la ville de Gaza, un marché qui venait de rouvrir après le jeûne du ramadan a pris une volée d’obus. Des hôpitaux ont été touchés.

La découverte d’un réseau de tunnels – par lequel le Hamas entend mener des attaques et des enlèvements en Israël – a changé la nature de l’opération israélienne. L’armée entre chaque jour plus profondément dans la densité urbaine de Gaza.

PUNITION COLLECTIVE

Les bombardements ont détruit l’unique centrale électrique et démoli une partie du système d’épuration des eaux. Hôpitaux et centres de réfugiés fonctionnent dans des conditions de plus en plus précaires. Pas un mètre carré de Gaza n’est hors de portée de Tsahal. Près de 80 % des 1 600 Palestiniens tués à ce jour sont des civils.

On connaît la position d’Israël. Le Hamas installe ses roquettes au milieu d’une population dont il sait qu’elle n’a guère le loisir de s’enfuir ; chacun de ses tirs visant les villes israéliennes est parfaitement indiscriminé ; il lui arrive de stocker ses missiles dans la proximité immédiate des centres de l’ONU et de tirer depuis ces lieux.

C’est ainsi, et de façon avérée. Tout autant que la virulence de la punition collective infligée par Israël aux gens de Gaza. Comme s’ils étaient collectivement responsables.

Voir encore:

« M. Hollande, vous êtes comptable d’une certaine idée de la France qui se joue à Gaza « 
Rony Brauman (Ex-président de MSF, professeur à Sciences Po), Régis Debray (Ecrivain et philosophe), Edgar Morin (Sociologue et philosophe) (Directeur de recherches émérite au CNRS) et Christiane Hessel (Veuve de Stéphane Hessel)

Le Monde

04.08.2014

« Quand la violence crée une spirale incontrôlée et la mort de 300 civils innocents, la situation exige une réponse urgente et déterminée »,viennent d’indiquer à bon escient le président du Conseil européen, Herman Van Rompuy, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, au moment d’élever au niveau 3 les sanctions économiques contre la Russie.

On ne sait pas si le président russe, Vladimir Poutine, où l’un de ses subordonnés, a donné l’ordre de faire sauter en vol le Boeing 777 de la Malaysia Airlines. Mais il y a déjà cinq fois plus de civils innocents massacrés à Gaza, ceux-là soigneusement ciblés et sur l’ordre direct d’un gouvernement. Les sanctions de l’Union européenne contre Israël restent au niveau zéro. L’annexion de la Crimée russophone déclenche indignation et sanctions. Celle de la Jérusalem arabophone nous laisserait impavides ? Peut-on à la fois condamner M. Poutine et absoudre M. Nétanyahou ? Encore deux poids deux mesures ?

Nous avons condamné les conflits interarabes et intermusulmans qui ensanglantent et décomposent le Moyen-Orient. Ils font plus de victimes locales que la répression israélienne. Mais la particularité de l’affaire israélo-palestinienne est qu’elle concerne et touche à l’identité des millions d’Arabes et musulmans, des millions de chrétiens et Occidentaux, des millions de juifs dispersés dans le monde.

RÉSISTER AU MENSONGE

Ce conflit apparemment local est de portée mondiale et de ce fait a déjà suscité ses métastases dans le monde musulman, le monde juif, le monde occidental. Il a réveillé et amplifié anti-judaïsme, anti-arabisme, anti-christianisme (les croisés) et répandu des incendies de haine dans tous les continents.

Nous avons eu l’occasion de nous rendre à Gaza, où il existe un Institut culturel français ; et les SOS que nous recevons de nos amis sur place, qui voient les leurs mourir dans une terrible solitude, nous bouleversent. N’ayant guère d’accointances avec les actuels présidents du Conseil et de la Commission européens, ce n’est pas vers ces éminentes et sagaces personnalités que nous nous tournons mais vers vous, François Hollande, pour qui nous avons voté et qui ne nous êtes pas inconnu. C’est de vous que nous sommes en droit d’attendre une réponse urgente et déterminée face à ce carnage, comme à la systématisation des punitions collectives en Cisjordanie même.

Les appels pieux ne suffisent pas plus que les renvois dos à dos qui masquent la terrible disproportion de forces entre colonisateurs et colonisés depuis quarante-sept ans. L’écrivain et dissident russe Alexandre Soljenitsyne (1918-2008) demandait aux dirigeants soviétiques une seule chose : « Ne mentez pas. » Quand on ne peut résister à la force, on doit au moins résister au mensonge. Ne vous et ne nous mentez pas, monsieur le Président.

L’ENFERMEMENT COMPLET N’EST NI VIABLE NI HUMAIN

On doit toujours regretter la mort de militaires en opération, mais quand les victimes sont des civils, femmes et enfants sans défense qui n’ont plus d’eau à boire, non pas des occupants mais des occupés, et non des envahisseurs mais des envahis, il ne s’agit plus d’implorer mais de sommer au respect du droit international.

La France est bien placée pour initier un mouvement des grands pays européens pour la suspension de l’accord d’association entre Israël et l’UE, accord conditionné au respect de nos valeurs communes et des accords de paix souscrits par le passé. De même pourrait-elle faire valoir qu’un cessez-le-feu qui déboucherait sur un retour au statu quo ante, lui-même déjà intolérable, ne ferait que contribuer au pourrissement de la situation et donc au retour de l’insécurité pour les uns comme pour les autres.

L’enfermement complet n’est ni viable ni humain. Pourquoi la police européenne ne pourrait-elle revenir sur tous les points de passage entre Gaza et l’extérieur, comme c’était le cas avant 2007 ?

APARTHEID

Nous n’oublions pas les chrétiens expulsés d’Irak et les civils assiégés d’Alep. Mais à notre connaissance, vous n’avez jamais chanté La Vie en roseen trinquant avec l’autocrate de Damas ou avec le calife de Mossoul comme on vous l’a vu faire sur nos écrans avec le premier ministre israélien au cours d’un repas familial.

Lire les témoignages : Les chrétiens de Mossoul racontent leur expulsion, froide et implacable

L’extrême droite israélienne vous semblant moins répréhensible que l’extrême droite française, à quelque chose cette inconséquence pourrait être bonne : faciliter les échanges et les pressions au nom de valeurs communes.

Israël se veut défenseur d’un Occident ex-persécuteur de juifs, dont il est un héritier pour le meilleur et pour le pire. Il se dit défenseur de la démocratie, qu’il réserve pleinement aux seuls juifs, et se prétend ennemi du racisme tout en se rapprochant d’un apartheid pour les Arabes.

UN HOMME POLITIQUE SE DOIT DE MONTER EN PREMIÈRE LIGNE

L’école stoïcienne recommandait de distinguer, parmi les événements du monde, entre les choses qui dépendent de nous et celles qui ne dépendent pas de nous. On ne peut guère agir sur les accidents d’avion et les séismes – et pourtant vous avez personnellement pris en main le sort et le deuil des familles des victimes d’une catastrophe aérienne au Mali. C’est tout à votre honneur. A fortiori, un homme politique se doit de monter en première ligne quand les catastrophes humanitaires sont le fait de décisions politiques sur lesquelles il peut intervenir, surtout quand les responsables sont de ses amis ou alliés et qu’ils font partie des Nations unies, sujets aux mêmes devoirs et obligations que les autres Etats. La France n’est-elle pas un membre permanent du Conseil de sécurité ?

Ce ne sont certes pas des Français qui sont directement en cause ici, c’est une certaine idée de la France dont vous êtes comptable, aux yeux de vos compatriotes comme du reste du monde. Et il ne vous échappe pas que faux-fuyants et faux-semblants ont une crédibilité et une durée de vie de plus en plus limitées.

Rony Brauman (Ex-président de MSF, professeur à Sciences Po)

Régis Debray (Ecrivain et philosophe)

Edgar Morin (Sociologue et philosophe) (Directeur de recherches émérite au CNRS)

Christiane Hessel (Veuve de Stéphane Hessel)

Voir encore:

Le conflit israélo-palestinien n’est pas un conflit mondial
Maurice Goldring (Universitaire Paris VIII, auteur du livre Les ex-communistes, éditions Le Bord De L’eau)
Le Monde
07.08.2014

Dans leur tribune du Monde, pubiée le 4 août, Rony Brauman, Régis Debray, Christiane Hessel et Edgar Morin sont convaincus « qu’une certaine idée de laFrance se joue à Gaza ». Rony Brauman et Christiane Hessel sont connus pouravoir choisi leur camp dans le conflit israélo-palestinien. Régis Debray et Edgar Morin apportent la caution d’esprits plus modérés.
Les signataires acceptent que d’autres conflits sont plus meurtriers dans le monde arabe. Mais la particularité du conflit israélo-palestinien est « qu’il concerne et touche à l’identité des millions d’Arabes et de Musulmans, des millions de Chrétiens et d’Occidentaux, des millions de Juifs dispersés dans le monde ». Ce conflit n’est pas local, il est de portée mondiale et de ce fait a « déjà suscité sesmétastases dans le monde musulman, le monde juif, le monde occidental ». Il a réveillé les xénophobies et les racismes, a répandu la haine dans tous les continents.

Il ne suffit plus « d’appels pieux », ni de « renvois dos à dos ». Parce qu’il y a des colonisés et des colonisateurs avec une « terrible disproportion de forces ». Il fautsévir, suspendre l’accord d’association entre Israël et l’Union Européenne.

EXPORTER CE CONFLIT, C’EST RENFORCER LES EXTRÊMES

Les choses sont ainsi dites clairement. Le monde est parcouru de conflits beaucoup plus meurtriers, mais sur lesquels les signataires ne peuvent pas grand-chose. Alors que devant ce conflit, ils retrouvent les vieux réflexes, les vieux clivages qui nous manquent tant depuis la chute du mur de Berlin. Afrique du Sud,Vietnam, Chili, Cuba, étaient tous des conflits de « portée mondiale », ils suscitaient tous des « métastases » dans le monde entier. Les conflits inter-arabes, internes à l’Afrique ne sont pas des « conflits mondiaux ». On n’y peut rien. Alors que là, on retrouve le colonialisme, l’impérialisme, l’internationalisme prolétarien, les dénonciations des complicités entre puissances coloniales.

L’inscription du conflit israélo-palestinien comme conflit de « portée mondiale » lui assure une prolongation indéfinie. Il faut au contraire refuser les métastases,refuser l’exportation de ce conflit comme on refuse les haines mondiales. Voici qui serait une contribution utile de nos faiseurs d’opinion. Le conflit israélo-palestinien n’est pas mondial, c’est un conflit local. Dans un petit territoire, des populations face à face depuis 70 ans portent au pouvoir leurs représentants les plus réactionnaires, les plus bellicistes. Ceux qui refusent les négociations, les compromis, parce que la paix les rejeterait dans les limbes. En contribuant àdonner à ce conflit une dimension mondiale, on conforte ces extrêmes. Les Palestiniens deviennent le symbole de tous les colonisés du monde, les Israéliens sont à l’avant-garde de la défense du monde occidental menacé par l’islamisme radical. Dans ce face à face, seuls les chefs de guerre ont droit à la parole. Leurs alliés soufflent sur les braises.

Voir enfin:

Guerre sisyphéenne à Gaza
Michel Goya (Directeur du bureau recherche du centre de doctrine d’emploi des forces)
Le Monde
05.08.2014

Il n’existe que deux moyens d’utiliser le monopole de la violence légitime : la guerre ou la police. Les vraies difficultés d’Israël ont commencé lorsque les ennemis ont été remplacés par des délinquants et que la guerre a été remplacée par de la police à grande échelle, action perpétuelle, car la lutte contre les délinquants ne s’arrête jamais, et s’avère coûteuse sur la durée, au moins sur le plan humain. Près de 1 000 soldats et policiers israéliens ont ainsi perdu la vie pendant l’occupation du Liban sud et les deux Intifada palestiniennes.

Dans les années 2000, avec le développement des armes de précision à longue portée et l’édification de la barrière de sécurité, les Israéliens ont cru pouvoir résoudre ce dernier problème en évacuant certaines zones occupées tout en les gardant à portée des frappes. Cette stratégie a laissé le champ libre à des organisations hostiles comme le Hamas, qui, refusant de « jouer le jeu », ont pris soin de ne pas laisser apparaître de cibles susceptibles de constituer des objectifs militaires. Face à des miliciens fantassins ou des lanceurs de lance-roquettes, tous aisément dissimulables dans la population, les Israéliens ne pouvaient dès lors que frapper l’ensemble de celle-ci pour avoir une chance d’atteindre les premiers.

LE GOUVERNEMENT ISRAÉLIEN PIÉGÉ PAR L’ARMÉE

Cette évolution stratégique israélienne a coïncidé aussi avec la disparition des grands leaders historiques, seuls capables d’imposer des choix politiques forts, dans un système parlementaire très instable. Faute d’une volonté capable d’imposer une solution politique à long terme, le gouvernement est désormais piégé par cette armée à qui il doit sa survie et qui ne peut que lui proposer des solutions sécuritaires à court terme.

L’opération « Bordure protectrice » est ainsi, depuis 2006, la quatrième opération de même type contre le Hamas. Comme à chaque fois, le Hamas a répondu par une campagne de frappes qui s’avère toujours aussi peu létale pour les civils israéliens, qui, à ce jour, déplorent « seulement » trois victimes – neuf au totalpendant les trois opérations précédentes. De leur côté, malgré les précautions et la précision des armes, les raids aériens ou les tirs d’artillerie israéliens finissent toujours, dans un espace où la densité de population dépasse 4 700 habitants par km2, par toucher massivement les civils. Ces pertes sont présentées comme inévitables et attribuées à la lâcheté du Hamas, comme si les soldats français avaient tué des milliers de civils afghans, dont des centaines d’enfants, en renvoyant la responsabilité sur les talibans qui se cachaient au milieu d’eux. Malgré ces arguments, la position d’Israël se trouve toujours affectée par ces massacres.

DEUX VOIES POSSIBLES

La nouveauté de cette opération est le niveau de pertes de Tsahal qui, avec 64 soldats tués, représente presque quatre fois le total des trois précédentes opérations. Lors de « Plomb durci », en 2008-2009, le rapport de pertes avait été de 60-70 combattants du Hamas tués pour un soldat israélien. Il est actuellement environ dix fois inférieur. Cette anomalie s’explique par les adaptations du Hamas qui, face à un adversaire ne variant pas ses modes d’action, a su contourner la barrière de sécurité par un réseau de tunnels d’attaque et par l’emploi de missiles antichars ou de fusils de tireurs d’élite capables d’envoyer des projectiles directs très précis jusqu’à plusieurs kilomètres. Cette double menace a imposé de renforcer la barrière d’une présence militaire, ce qui offrait déjà des cibles aux Palestiniens, et, pour tenter d’y mettre fin, de combattre dans les zones urbanisées de Gaza.

Pour Israël, le bilan de « Bordure protectrice » est donc pour l’instant très inférieur à celui de « Plomb durci » et de « Pilier de défense ». Il ne reste alors que deux voies possibles, celle de l’acceptation d’une trêve en se contentant de l’arrêt des tirs du Hamas pour proclamer la victoire ou celle d’une fuite en avant à l’issue incertaine afin d’obtenir des résultats plus en proportion avec les pertes subies.

A plus long terme, il reste à savoir combien de temps cette guerre sisyphéenne sera tenable. En 2002, une étude avait conclu que 50 % des Palestiniens entre 6 et 11 ans ne rêvaient pas de devenir médecin ou ingénieur mais de tuer des Israéliens en étant kamikaze. Douze ans plus tard, ces dizaines de milliers d’enfants sont adultes et rien n’a été fait pour les faire changer d’avis. Israël contre le Hezbollah : chronique d’une défaite annoncée 12 juillet- 14 août 2006 (Editions du Rocher, 177 p., 16,90 euros).

Michel Goya est l’auteur avec Marc-Antoine Brillant d’Israël contre le Hezbollah : chronique d’une défaite annoncée 12 juillet- 14 août 2006(Editions du Rocher, 177 p., 16,90 euros) et de Sous le feu : la mort comme hypothèse de travail (éditions Tallandier, 266 p., 20,90 euros)

Michel Goya (Directeur du bureau recherche du centre de doctrine d’emploi des forces)

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Gaza: Attention, une défaite peut en cacher une autre (A change of mentality that has no historical precedent: never since the birth of the Jewish state have the traditional enemies surrounding Israel been in such military and political disarray)

7 août, 2014

Le roi de Moab, voyant qu’il avait le dessous dans le combat, (…) prit alors son fils premier-né, qui devait régner à sa place, et il l’offrit en holocauste sur la muraille. Et une grande indignation s’empara d’Israël, qui s’éloigna du roi de Moab et retourna dans son pays. 2 Rois 3: 26-27
Nous avons constaté que le sport était la religion moderne du monde occidental. Nous savions que les publics anglais et américain assis devant leur poste de télévision ne regarderaient pas un programme exposant le sort des Palestiniens s’il y avait une manifestation sportive sur une autre chaîne. Nous avons donc décidé de nous servir des Jeux olympiques, cérémonie la plus sacrée de cette religion, pour obliger le monde à faire attention à nous. Nous avons offert des sacrifices humains à vos dieux du sport et de la télévision et ils ont répondu à nos prières. Terroriste palestinien (Jeux olympiques de Munich, 1972)
Les Israéliens ne savent pas que le peuple palestinien a progressé dans ses recherches sur la mort. Il a développé une industrie de la mort qu’affectionnent toutes nos femmes, tous nos enfants, tous nos vieillards et tous nos combattants. Ainsi, nous avons formé un bouclier humain grâce aux femmes et aux enfants pour dire à l’ennemi sioniste que nous tenons à la mort autant qu’il tient à la vie. Fathi Hammad (responsable du Hamas, mars 2008)
Cela prouve le caractère de notre noble peuple, combattant du djihad, qui défend ses droits et ses demeures le torse nu, avec son sang. La politique d’un peuple qui affronte les avions israéliens la poitrine nue, pour protéger ses habitations, s’est révélée efficace contre l’occupation. Cette politique reflète la nature de notre peuple brave et courageux. Nous, au Hamas, appelons notre peuple à adopter cette politique, pour protéger les maisons palestiniennes. Sami Abu Zuhri (porte-parole du Hamas, juillet 2014)
Le département de l’information du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité nationale exhorte les militants sur les sites de médias sociaux, en particulier Facebook, à corriger certains des termes couramment employés en rapport avec l’agression dans la bande de Gaza. La vidéo suivante, du département de l’information, appelle tous les militants à utiliser la terminologie appropriée, pour jouer leur rôle dans le renforcement du front intérieur et transmettre correctement les informations au monde entier. (…) Toute personne tuée ou tombée en martyr doit être appelée « civil de Gaza ou de Palestine », avant de préciser son rôle dans le djihad ou son grade militaire. N’oubliez pas de toujours ajouter l’expression « civil innocent » ou « citoyen innocent » en évoquant les victimes des attaques israéliennes sur Gaza. Commencez [vos rapports sur] les actions de résistance par l’expression « en réponse à la cruelle attaque israélienne », et concluez avec la phrase : « Ces nombreuses personnes sont des martyrs depuis qu’Israël a lancé son agression contre Gaza ». Assurez-vous toujours de maintenir le principe : « Le rôle de l’occupation est d’attaquer, et nous en Palestine sommes toujours en mode réaction ».Attention à ne pas répandre les rumeurs de porte-parole israéliens, en particulier celles qui portent atteinte au front intérieur. Méfiez-vous d’adopter la version de l’occupation [des événements]. Vous devez toujours émettre des doutes [sur leur version], la réfuter et la considérer comme fausse. Évitez de publier des photos de tirs de roquettes sur Israël depuis les centres-villes de Gaza. Cela [servirait de] prétexte pour attaquer des zones résidentielles de la bande de Gaza. Ne publiez pas ou ne partagez pas de photos ou de clips vidéo montrant des sites de lancement de roquettes ou [les forces] du mouvement de résistance à Gaza. (…) ne publiez pas de photos d’hommes masqués avec des armes lourdes en gros plan, afin que votre page ne soit pas fermée [par Facebook] sous prétexte d’incitation à la violence. Dans vos informations, assurez-vous de préciser : « Les obus fabriqués localement tirés par la résistance sont une réponse naturelle à l’occupation israélienne qui tire délibérément des roquettes contre des civils en Cisjordanie et à Gaza »… (…) • Lorsque vous vous adressez à l’Occident, vous devez utiliser un discours politique, rationnel et convaincant, et éviter les propos émotifs mendiant de l’empathie. Certains à travers le monde sont dotés d’une conscience ; vous devez maintenir le contact avec eux et les utiliser au profit de la Palestine. Leur rôle est de faire honte de l’occupation et d’exposer ses violations. • Évitez d’entrer dans une discussion politique avec un Occidental pour le convaincre que l’Holocauste est un mensonge et une tromperie ; en revanche, assimilez-le aux crimes d’Israël contre les civils palestiniens. • Le narratif de la vie comparé au narratif du sang : [en parlant] à un ami arabe, commencez par le nombre de martyrs. [Mais en parlant] à un ami occidental, commencez par le nombre de blessés et de morts. Veillez à humaniser la souffrance palestinienne. Essayez de dépeindre la souffrance des civils à Gaza et en Cisjordanie pendant les opérations de l’occupation et ses bombardements de villes et villages. • Ne publiez pas de photos de commandants militaires. Ne mentionnez pas leurs noms en public, ne faites pas l’éloge de leurs succès dans des conversations avec des amis étrangers ! Directives du ministère de l’Intérieur du Hamas aux activistes en ligne
Depuis le début de l’opération, au moins 35 bâtiments résidentiels auraient été visés et détruits, entraînant dans la majorité des pertes civiles enregistrées jusqu’à présent, y compris une attaque le 8 Juillet à Khan Younis qui a tué sept civils, dont trois enfants, et blessé 25 autres. Dans la plupart des cas, avant les attaques, les habitants ont été avertis de quitter, que ce soit via des appels téléphoniques de l’armée d’Israël ou par des tirs de missiles d’avertissement. Rapport ONU (09.07.14)
Le Secrétaire général est alarmé d’apprendre que des roquettes ont été entreposées dans une école de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), à Gaza, et que ces armes ont par la suite disparu.  Il fait part de son indignation et de son regret concernant le fait que des armes ont été placées dans une école administrée par l’ONU.  En agissant de la sorte, les personnes responsables transforment les écoles en de potentielles cibles militaires et mettent en danger les vies d’enfants innocents, des employés de l’ONU qui travaillent dans de tels locaux, et de tout autres personnes qui ont recours aux écoles de l’ONU comme abris. Le Secrétaire général note que cet acte contrevient aux termes de la résolution 1860 (2009) du Conseil de sécurité qui appelle à la prévention du trafic d’armes.  Il exige que les groupes militants responsables cessent immédiatement de conduire ce genre d’actions et soient tenus responsables d’avoir ainsi mis en danger la vie de personnes civiles. (…) Le Secrétaire général appelle toutes les parties exerçant une influence sur les groupes militants à envoyer un message indiquant sans aucune équivoque qu’une telle situation est inacceptable. Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon (23/7/2014)
Les missiles qui sont aujourd’hui lancés contre Israël sont, pour chacun d’entre eux, un crime contre l’humanité, qu’il frappe ou manque [sa cible], car il vise une cible civile. Les agissements d’Israël contre des civils palestiniens constituent aussi des crimes contre l’humanité. S’agissant des crimes de guerre sous la Quatrième Convention de Genève – colonies, judaïsation, points de contrôle, arrestations et ainsi de suite, ils nous confèrent une assise très solide. Toutefois, les Palestiniens sont en mauvaise posture en ce qui concerne l’autre problème. Car viser des civils, que ce soit un ou mille, est considéré comme un crime contre l’humanité. (…) Faire appel à la CPI [Cour pénale internationale] nécessite un consensus écrit, de toutes les factions palestiniennes. Ainsi, quand un Palestinien est arrêté pour son implication dans le meurtre d’un citoyen israélien, on ne nous reprochera pas de l’extrader. Veuillez noter que parmi les nôtres, plusieurs à Gaza sont apparus à la télévision pour dire que l’armée israélienne les avait avertis d’évacuer leurs maisons avant les explosions. Dans un tel cas de figure, s’il y a des victimes, la loi considère que c’est le fait d’une erreur plutôt qu’un meurtre intentionnel, [les Israéliens] ayant suivi la procédure légale. En ce qui concerne les missiles lancés de notre côté… Nous n’avertissons jamais personne de l’endroit où ces missiles vont tomber, ou des opérations que nous effectuons. Ainsi, il faudrait s’informer avant de parler de faire appel à la CPI, sous le coup de l’émotion. Ibrahim Khreisheh (émissaire palestinien au CDHNU, télévision de l’Autorité palestinienne, 9 juillet 2014)
Tout comme Hitler, qui cherchait à établir une race sans défaut, Israël poursuit le même but (…) Ils ont tué des femmes pour qu’elles ne donnent pas la vie à des Palestiniens. Ils tuent des bébés pour qu’ils ne  grandissent pas. Ils tuent des hommes pour qu’ils ne puissent défendre leur pays (…) Ils se noieront dans le bain de sang qu’ils répandent. Recep Tayyip Erdogan
Les signataires de ce communiqué, qui appartiennent au monde de la culture, déclarent leur indignation contre le génocide qui est en train d’être perpétué contre la population palestinienne par les troupes d’occupation israélienne dans la bande de Gaza. Collectif de célébrités espagnoles
C’est vrai, des civils, des enfants, des femmes tombent à Gaza. C’est parce qu’Israël bombarde les Palestiniens. Mais aussi il faut revenir sur la cause. Pourquoi Israël a bombardé les Palestiniens, ou pourquoi ça se passe de cette façon-là. Moi je tiens, en étant palestinienne, moi je tiens responsable le Hamas. Parce que c’est le Hamas qui a refusé la trêve après le 19 décembre. C’est le Hamas qui utilise les civils comme boucliers humains. Ils utilisent les régions les plus peuplées pour lancer leurs roquettes. Ils font ce qu’ils veulent ! Ils lancent des roquettes et les civils meurent à leur place. L’explosion qui s’est passée à l’école à Jabaliya: les hommes étaient là et les gens sont sortis pour demander aux militants de Hamas de foutre le camp. Dans la cité où j’habitais, ils sont venus devant le bâtiment. Ils ont lancé deux roquettes et j’ai perdu deux voisins et j’en ai une centaine qui semblent blessés jusqu’à maintenant. (…) Les gens n’ont pas le droit de dire non à Hamas, parce que Hamas va les faire payer très cher après l’incursion israélienne. Hamas ne représente pas toute la Palestine. Moi j’étais très touchée de voir qu’il y a une solidarité internationale pour manifester en ce qui concerne ce qui se passe actuellement à Gaza. Mais j’étais aussi désolée parce qu’il y avait un ou deux drapeaux palestiniens et le reste c’était des drapeaux du Hamas. Et les gens doivent comprendre que vous êtes en train de soutenir le Hamas. Il faut soutenir les Palestiniens parce que le Hamas ce n’est pas la Palestine. Ça c’est premièrement. Et deuxièmement, c’est tout ce que vous êtes en train de voir comme aide humanitaire. Les sympathisants et les membres du Hamas bénéficient de cette aide humanitaire et jusqu’à maintenant, je connais des gens qui n’ont même pas de farine, même pas du pain. Ça fait deux jours ou trois jours qu’ils n’ont rien mangé. Parce qu’ils ne sont pas du Hamas, tout simplement. Vous n’êtes pas partie du Hamas, vous n’avez pas le droit à l’aide humanitaire… Amina (réfugiée palestinienne)
My memories of the civilian casualties from two years ago are still fresh, but that experience could not prepare me for the civilian casualties in this current crisis. (…) One of the reasons for that is because the Hamas fighters are living among the civilian population. Where you have a separate army that is fighting from a front line, it is easy to differentiate between soldiers and civilians. This is a situation where the fighters fire rockets from all over the Gaza Strip, from neighborhoods to cemeteries, from parking lots, from any number of places. They move quickly and then retaliation often comes quickly from Israel. That retaliation can be very severe, hitting residential neighborhoods, homes, killing and injuring scores of women and children. (…)  This is a war fought largely behind the scenes. Hamas fighters are not able to expose themselves. If they were to even step a foot on the street they would be spotted by an Israeli drone and immediately blown up. We don’t see those fighters. They are operating out of buildings and homes and at night. (…) If we had access to them, we would be photographing them. I never saw a single device for launching the rockets to Israel. It’s as if they don’t exist. Sometimes people assume that you can have access to everything, that you can see everything. But the fighters are virtually invisible to us. What we do as photographers is document what we can to show that side of the war. There are funerals, there are people being rushed to the hospital, but you can’t differentiate the fighters from the civilians. They are not wearing uniforms. If there is someone coming into the hospital injured, you can’t tell if that’s just a shopkeeper or if this is someone who just fired a rocket towards Israel. It’s impossible to know who’s who. We tried to cover this as objectively as possible. Tylor Hicks (photographe, New York Times)
This war in Gaza is not the first war I have covered, it isn’t even the first war I’ve covered in Gaza. I’ve been to places like Syria and Libya, and seen some of the horrible things that are normal in armed conflict, and I’ve seen dead children before, but never like during this war in Gaza. Never so many, never so often. Sara Hussein (AFP)
Moi ce qui me frappe le plus c’est la manipulation journalistique dans les médias occidentaux sur cette guerre. Dans ce que je lis, ce que j’entends à la radio, c’est chaque fois autant de morts civils, des femmes et des enfants victimes des soldats israéliens. C’est rare que l’on nous dise déjà combien de civils morts en Israël. Celui qui entend cela, déduit que les militaires israéliens ne se battent qu’avec les civils, ou passent et massacrent les civils sur leur passage, tel un tourbillon. Je me demande comment les gens ne voient pas cette manipulation contre Israël. C’est comme si tout le monde voulait qu’Israël soit effacé de la carte du monde comme a dit un jour un certain chef d’État. Yolande Mukagasana (Écrivain, rescapée du génocide perpétré contre les Tutsis du Rwanda)
La dernière image de la guerre de Gaza qui restera dans les mémoires, sera celle de la mort des civils palestiniens, des quatre garçons, par exemple, qui jouaient au football sur une plage lorsque les bombardements des Israéliens les ont tués. Aucun Dôme de fer n’a la force de protéger le régime israélien contre ces images et ces mémoires, écrit l’auteur de l’article de Foreign Policy. Le système du Dôme de fer pourra peut-être protéger le régime israélien contre les dégâts matériels, mais il sera incapable de protéger les israéliens du mal dont ils sont auteurs eux-mêmes. Mais que disent les dirigeants du régime israéliens pour justifier leurs crimes ? Ils disent que les attaques aux missiles et roquettes du Hamas étaient insupportable et que trois adolescents israéliens avaient été enlevés et assassinés en Cisjordanie. Ils concluront que le Hamas est un groupe terroriste qui se sert de la population civile comme un bouclier humain pour protéger ses dépôts d’armes et de munitions. C’est donc le Hamas qui oblige l’armée d’Israël à massacrer les civils dans une logique de légitime défense. Mais la vérité ne pourra pas se cacher longtemps derrière ces justifications. David Rothkopf (Foreign Policy)
In postmodern wars, we are told, there is no victory, no defeat, no aggressors, no defenders, just a tragedy of conflicting agendas. But in such a mindless and amoral landscape, Israel in fact is on its way to emerging in a far better position after the Gaza war than before. Analysts of the current fighting in Gaza have assured us that even if Israel weakens Hamas, such a short-term victory will hardly lead to long-term strategic success — but they don’t define “long-term.” In this line of thinking, supposedly in a few weeks Israel will only find itself more isolated than ever. It will grow even more unpopular in Europe and will perhaps, for the first time, lose its patron, America — while gaining an enraged host of Arab and Islamic enemies. Meanwhile, Hamas will gain stature, rebuild, and slowly wear Israel down. But if we compare the Gaza war with Israel’s past wars, that pessimistic scenario hardly rings true. Unlike in the existential wars of 1948, 1956, 1967, and 1973, Israel faces no coalition of powerful conventional enemies. Syria’s military is wrecked. Iraq is devouring itself. Egypt is bankrupt and in no mood for war. Its military government is more worried about Hamas than about Israel. Jordan has no wish to attack Israel. The Gulf States are likewise more afraid of the axis of Iran, Hezbollah, Hamas, and the Muslim Brotherhood than of Israel — a change of mentality that has no historical precedent. In short, never since the birth of the Jewish state have the traditional enemies surrounding Israel been in such military and political disarray. Never have powerful Arab states quietly hoped that Israel would destroy an Islamist terrorist organization that they fear more than they fear the Jewish state. (…) In the current asymmetrical war, Israel has found a method of inflicting as much damage on Hamas as it finds politically and strategically useful without suffering intolerable losses. And because the war is seen as existential — aiming rockets at a civilian population will do that — Israeli public opinion will largely support the effort to retaliate. After all the acrimony dies down, Gazans will understand that there was a correlation between blown-up houses, on the one hand, and, on the other, tunnel entrances, weapon depots, and the habitat of the Hamas leadership. Even the Hamas totalitarians will not be able to keep that fact hidden. As the rubble is cleared away, too many Gazans will ask of their Hamas leaders whether the supposedly brilliant strategy of asymmetrical warfare was worth it. Hamas’s intended war — blanketing Israel with thousands of rockets that would send video clips around the world of hundreds of thousands of Jews trembling in fear in shelters — failed in its first hours. The air campaign was about as successful as the tunnel war, which was supposed to allow hit teams to enter Israel to kidnap and kill, with gruesome videos posted all over the Internet. Both strategies largely failed almost upon implementation. As long as Israel does not seek to reoccupy Gaza, it can inflict enough damage on the Hamas leadership, and on both the tunnels and the missile stockpiles, to win four or five years of quiet. In the Middle East, that sort of calm qualifies as victory. And the more the world sees of the elaborate tunnels and vast missile arsenals that an impoverished Hamas had built with other people’s money, and the more these military assets proved entirely futile in actual war, the more Hamas appears not just foolish but incompetent, if not ridiculous, as well.  Victor Davis Hanson

Attention: une défaite peut en cacher une autre !

Voisins arabes entre Syrie Irak Egypte et Jordanie déchirés par la pire des guerres civiles, en quasi-faillite ou fragilisés; pays du Golfe plus inquiets que jamais face à l’Iran et ses affidés des Frères musulmans Hezbollah et Hamas; milices surarmées du Hezbollah tenues en respect au nord après leur écrasante défaite il y a huit ans; Hamas ayant perdu en un mois et sans compter des centaines de combattants la plupart de ses tunnels offensifs, postes de commandement et peut-être les deux tiers de son armement; révélation à  la planète entière de l’étendue de l’armement, des tunnels offensifs et de la perversion et perfidie d’un pays théoriquement parmi les plus pauvres du monde utilisant non seulement sa population comme boucliers humains mais multipliant les intimidations sur les journalistes; pusallinimité des Etats-Unis à l’ONU (prêtant elle-même ses écoles au dépot d’armes) de la réponse occidentale …

A l’heure où, contre toute évidence, nos médias et nos belles âmes – jusqu’en Israël même ! – vont repartir pour un tour avec les discours habituels sur la défaite supposée d’un Etat israélien plus diabolisé que jamais …

Alors qu’après une nouvelle et magistrale défaite, des combattants qui passent leur temps à parader en uniformes rutilants mais se battent en vêtements civils, viennent en fait de démontrer à la planète entière – jusqu’au sacrifice délibéré et cynique d’enfants ! – le degré de leur imaginable  perfidie et perversion

Pendant que, de Washington à l’ONU, l’Occident a lui fait mesurer toute l’étendue de sa pusallinimité …

Et qu’à coup d‘images sanguinolantes,  nos valeureux correspondants de guerre et belles âmes de service ont rivalisé à qui serait la meilleure attachée de presse du Hamas

Comment ne pas voir avec l’historien militaire américain Victor Davis Hanson …

L’incroyable et historique, pour qui a des yeux pour voir et des oreilles pour entendre et mis à part le Qatar et la Turquie, changement de donne notamment au niveau des alliances régionales qui vient de se faire sous nos yeux ?

A Stronger Israel?
Elite opinion believes Israel will lose “long-term” whatever happens in the next weeks. Not necessarily.
Victor Davis Hanson
National Review Online
August 5, 2014

In postmodern wars, we are told, there is no victory, no defeat, no aggressors, no defenders, just a tragedy of conflicting agendas. But in such a mindless and amoral landscape, Israel in fact is on its way to emerging in a far better position after the Gaza war than before.

Analysts of the current fighting in Gaza have assured us that even if Israel weakens Hamas, such a short-term victory will hardly lead to long-term strategic success — but they don’t define “long-term.” In this line of thinking, supposedly in a few weeks Israel will only find itself more isolated than ever. It will grow even more unpopular in Europe and will perhaps, for the first time, lose its patron, America — while gaining an enraged host of Arab and Islamic enemies. Meanwhile, Hamas will gain stature, rebuild, and slowly wear Israel down.

But if we compare the Gaza war with Israel’s past wars, that pessimistic scenario hardly rings true. Unlike in the existential wars of 1948, 1956, 1967, and 1973, Israel faces no coalition of powerful conventional enemies. Syria’s military is wrecked. Iraq is devouring itself. Egypt is bankrupt and in no mood for war. Its military government is more worried about Hamas than about Israel. Jordan has no wish to attack Israel. The Gulf States are likewise more afraid of the axis of Iran, Hezbollah, Hamas, and the Muslim Brotherhood than of Israel — a change of mentality that has no historical precedent. In short, never since the birth of the Jewish state have the traditional enemies surrounding Israel been in such military and political disarray. Never have powerful Arab states quietly hoped that Israel would destroy an Islamist terrorist organization that they fear more than they fear the Jewish state.

But is not asymmetrical warfare the true threat to Israel? The West, after all, has had little success in achieving long-term victories over terrorist groups and insurgents — remember Afghanistan and Iraq. How can tiny Israel find security against enemies who seem to gain political clout and legitimacy as they incur ever greater losses, especially when there is only a set number of casualties that an affluent, Western Israel can afford, before public support for the war collapses? How can the Israelis fight a war that the world media portray as genocide against the innocents?

In fact, most of these suppositions are simplistic. The U.S., for example, defeated assorted Islamic insurgents in what was largely an optional war in Iraq; a small token peacekeeping force might have kept Nouri al-Maliki from hounding Sunni politicians, and otherwise kept the peace. Israel’s recent counterinsurgency wars have rendered both the Palestinians on the West Bank and pro-Iranian Hezbollah militants in Lebanon less, not more, dangerous. Hamas, not Israel, would not wish to repeat the last three weeks.

Oddly, Hezbollah, an erstwhile ally of Hamas, has been largely quiet during the Gaza war. Why, when the use of its vast missile arsenal, in conjunction with Hamas’s rocketry, might in theory have overwhelmed Israel’s missile defenses? The answer is probably the huge amount of damage suffered by Hezbollah in the 2006 war in Lebanon, and its inability to protect its remaining assets from yet another overwhelming Israeli air response. Had Hamas’s rockets hit their targets, perhaps Hezbollah would have joined in. But for now, 2014 looks to them a lot like 2006.

In the current asymmetrical war, Israel has found a method of inflicting as much damage on Hamas as it finds politically and strategically useful without suffering intolerable losses. And because the war is seen as existential — aiming rockets at a civilian population will do that — Israeli public opinion will largely support the effort to retaliate.

As long as Israel does not seek to reoccupy Gaza, it can inflict enough damage on the Hamas leadership, and on both the tunnels and the missile stockpiles, to win four or five years of quiet. In the Middle East, that sort of calm qualifies as victory. And the more the world sees of the elaborate tunnels and vast missile arsenals that an impoverished Hamas had built with other people’s money, and the more these military assets proved entirely futile in actual war, the more Hamas appears not just foolish but incompetent, if not ridiculous, as well.

After all the acrimony dies down, Gazans will understand that there was a correlation between blown-up houses, on the one hand, and, on the other, tunnel entrances, weapon depots, and the habitat of the Hamas leadership. Even the Hamas totalitarians will not be able to keep that fact hidden. As the rubble is cleared away, too many Gazans will ask of their Hamas leaders whether the supposedly brilliant strategy of asymmetrical warfare was worth it. Hamas’s intended war — blanketing Israel with thousands of rockets that would send video clips around the world of hundreds of thousands of Jews trembling in fear in shelters — failed in its first hours. The air campaign was about as successful as the tunnel war, which was supposed to allow hit teams to enter Israel to kidnap and kill, with gruesome videos posted all over the Internet. Both strategies largely failed almost upon implementation.

In terms of domestic politics, Israel has rarely been more united — akin to the United States right after 9/11. The Israeli Left and Right agree that no modern Western state can exist under periodic clouds of rockets and missiles. Similarly, the attrition of Hamas only plays into the hands of the Palestinian Authority, which understandably stayed out of the war and did not incite the West Bank to stage simultaneous attacks. Like it or not, after the Gaza war, Israel will be dealing in the near future with Palestinians who do not always think preemptive rocket and tunnel attacks work to their own strategic advantage.

In terms of economics, Israel is no longer subject to carbon-fuel blackmail. It will soon become a major exporter of natural gas, and political realities will reflect that commercial importance. If one cynically believes that much of the global tilt to the Palestinians began as an aftershock from the 1973 oil embargoes, then Israeli exports may soon be reflected in more favorable politics.

Is Israel politically isolated? It certainly seems that way, if one looks at the response to the Gaza war among Western journalists, academics, politicians, and popular culture. But public opinion in the United States remains staunchly pro-Israel in spite of the American elite culture’s romance with Hamas and the Palestinians. Moreover, the Democratic party is facing its own increasing existential crisis, as its establishment pro-Israel donors and politicians are appalled by the increasingly anti-Israel tones of its ever more radical base. After the Gaza war, some major Democratic supporters of Israel will quietly make the necessary adjustments, in recognition that both their party and the Obama administration seem to prefer Hamas to democratic Israel. The upcoming 2014 midterm election does not favor candidates who are anti-Israel, but rather pro-Israeli conservatives. After 2016 there is unlikely to be a president who shares the incoherent views of Barack Obama on the Middle East. Fairly or not, it appears that the administration is trying to hide its pro-Hamas sympathies and is doing so unprofessionally and ineptly.

Europe, of course, remains mostly hostile to Israel, a hatred that predates the Gaza war. But the current demonstrations of virulent anti-Semitic hatred do not reflect well on the European Union. At present, it appears that European nations either cannot or will not confront their own fascistic Islamic radicals, which leaves open the question of whether the Islamist message of the streets resonates with Europeans.The European hostility to Israel does not stem just from events on the ground in Gaza, but is more a reflection of Europe’s inability to deal with its 20th-century past. Demonization, the more virulent the better, of Israelis seems to ease guilt over the Holocaust — as if to imply that, while the genocide was regrettable, there was something innately savage in Jewish culture, now manifested in Gaza, that might understandably have incited past generations of more radical Europeans. Otherwise, Europeans simply mask with trendy ideology the more materialistic assessment that demography, oil, and the fear of terrorism weigh in favor of allying with the Palestinians. Either way, European anti-Semitism is a bankrupt ideology, one that manifests itself in sympathy for an undemocratic, misogynistic, homophobic, and religiously intolerant Hamas, along with selective unconcern with the many occupations, refugees, divided cities, and walled borders that exist in the wide world outside the Middle East.

The U.N. will emerge after the war in an even sorrier state. Secretary General Ban Ki-moon has offered mostly platitudes and buffooneries. Certainly, he would never take his own advice if North Korea were to move in the manner of Hamas. Hamas’s use of U.N. facilities to hide arsenals could not have occurred without U.N. complicity. What little credibility the U.N. had in the Middle East before the war is mostly shredded.

Iran is watching the war, and its surrogate is not doing well. There is no particular reason why an Israeli anti-missile system could not knock down an Iranian missile. Nor is Hezbollah as fiery in deed as in word these days. The message to Iran is that Israel will fight back in whatever way it finds appropriate against its enemy of the moment.

Gaza is a military and political minefield. But if Israel continues on its present course, it will emerge far better off than Hamas and better off than it was before Hamas began its missile barrage. And in the Middle East, that is about as close to victory as one gets. The future for Israel is not bleak, just as it is not bleak for any nation that chooses to defend itself from savage enemies that seek its destruction.

 Voir aussi:

How Hamas Deliberately Created a Humanitarian Crisis in Gaza
Evelyn Gordon
Commentary
08.06.2014

There has been a lot of talk lately about the humanitarian crisis in Gaza. What has gone curiously unmentioned by all the great humanitarians from the UN and “human rights” groups, however, is the degree to which this crisis was deliberately fomented by Hamas: Aside from starting the war to begin with, Hamas has done its level best to deprive Gazans of everything from food to medical care to housing, despite Israel’s best efforts to provide them.

Take, for instance, the widely reported shortages of medicines and various other essentials. Many of these products are imported, and since Egypt has largely closed its border, Gaza has only one conduit for these vital imports: the Kerem Shalom crossing into Israel. Thus if Gaza’s Hamas government had any concern whatsoever for its citizens, ensuring that this crossing was kept open and could function at maximum efficiency would be a top priority.

Instead, Hamas and other terrorist groups subjected Kerem Shalom to relentless rocket and mortar fire throughout the 29-day conflict, thereby ensuring that the job of getting cargo through was constantly interrupted as crossing workers raced for cover. Hamas also launched at least three tunnel attacks near Kerem Shalom, each of which shut the crossing down for hours.

Despite this, Israeli staffers risked their lives to keep the crossing open and managed to send through 1,491 truckloads of food, 220 truckloads of other humanitarian supplies, and 106 truckloads of medical supplies. But the numbers would certainly have been higher had the nonstop attacks not kept disrupting operations. On August 1, for instance, a shipment comprising 91 truckloads of aid had to be aborted on when Hamas violated a humanitarian cease-fire by launching a massive attack near Kerem Shalom.

Then there’s the shortage of medical care, as Gaza’s hospitals were reportedly overwhelmed by the influx of Palestinian casualties. To relieve this pressure, Israel allowed some Palestinians into Israel for treatment and also set up a field hospital on the Gaza border. But throughout the war, the field hospital stood almost empty–which Israel says is because Hamas deliberately kept Palestinians from using it.

Many pundits dismiss this claim, insisting there were simply no Palestinians who wanted to go there. That, however, is highly implausible. Gazans routinely seek treatment in Israel because it offers better medical care than Gaza does; as one Gazan said in 2012, “It is obvious that people come to Israel for medical treatment, regardless of the political conflict.” Even Hamas Prime Minister Ismail Haniyeh sends his family to Israel for treatment; over the past two years, Israel has treated both his granddaughter and his sister’s husband. So while some Palestinians undoubtedly objected to accepting help from the enemy, it’s hard to believe there weren’t also Palestinians who simply wanted the best possible care for their loved ones, and would gladly have accepted it from Israel had they not feared retaliation from a group with no qualms about shooting dissenters.

It’s also worth noting that “humanitarian” organizations in Gaza actively contributed to this particular problem. UNRWA and the Red Cross did refer a few patients to the Israeli field hospital. But you have to wonder why they opted to refer most patients to Gaza’s Shifa Hospital and then make videos about how difficult conditions there were instead of easing the burden on Shifa by referring more patients to the Israeli hospital.

Then, of course, there’s the dire electricity shortage–also courtesy in part of Hamas, which destroyed two power lines carrying electricity from Israel to Gaza and subsequently prevented their repair by shelling the area nonstop.

Finally, there’s the massive destruction of houses in Gaza, which has left thousands of families homeless. That, too, was largely courtesy of Hamas: It booby-trapped houses and other civilian buildings, like a UNRWA clinic, on a massive scale and also used such buildings to store rockets and explosives.

Sometimes, it blew up these buildings itself in an effort to kill Israeli soldiers. Other times, the buildings blew up when relatively light Israeli ammunition like mortar shells–which aren’t powerful enough to destroy a building on their own–caused the booby traps or stored rockets to detonate. As Prof. Gregory Rose aptly noted, Hamas effectively turned all of Gaza into one big suicide bomb. In one neighborhood, for instance, 19 out of 28 houses were either booby-trapped, storing rockets, or concealing a tunnel entrance, thereby ensuring their destruction.

Now, the organization is gleefully watching the world blame Israel for the humanitarian crisis Hamas itself created. And that gives it every incentive to repeat these tactics in the future.

Voir également:

Vidéo: Gaza, des Palestiniens témoignent et dénoncent le Hamas
Europe Israël
août 06, 2014

Anina, réfugiée palestinienne interviewée sur France Info, dénonce le Hamas et indique que les manifestants pro-gaza se trompent car ils ne soutiennent pas le peuple palestinien mais le Hamas qui martyrise le peuple. Ramad et Mahomoud se cachent car ils sont recherchés par le Hamas. Nonie Darwish, femme palestinienne de Gaza, parle des djihadistes du Hamas, de l’Islam radical…
Ces témoignages sont accablants sur la terreur que fait régner le Hamas sur les palestiniens: boucliers humains, sévices, meurtres, l’organisation terroriste détourne l’aide humanitaire et affame le peuple.

Pour manger et survivre il faut appartenir au Hamas…

Une vidéo a écouter jusqu’au bout et à diffuser massivement…

Anina : C’est vrai, des civils, des enfants, des femmes tombent à Gaza. C’est parce qu’Israël bombarde les Palestiniens. Mais aussi il faut revenir sur la cause. Pourquoi Israël a bombardé les Palestiniens, ou pourquoi ça se passe de cette façon-là.

Moi je tiens, en étant palestinienne, moi je tiens responsable le Hamas. Parce que c’est le Hamas qui a refusé la trêve après le 19 décembre. C’est le Hamas qui utilise les civils comme boucliers humains. Ils utilisent les régions les plus peuplées pour lancer leurs roquettes. Ils font ce qu’ils veulent ! Ils lancent des roquettes et les civils meurent à leur place.

L’explosion qui s’est passée à l’école à Jabaliya: les hommes étaient là et les gens sont sortis pour demander aux militants de Hamas de foutre le camp. Dans la cité où j’habitais, ils sont venus devant le bâtiment. Ils ont lancé deux roquettes et j’ai perdu deux voisins et j’en ai une centaine qui semblent blessés jusqu’à maintenant.

France info : Vous voulez dire que la Hamas lance des roquettes d’endroits où il y a des civils et des enfants?

Anina : Oui.

France Info : …en sachant que les bombardements israéliens vont faire des victimes parmi cette population ?

Anina : Oui. Les gens n’ont pas le droit de dire non à Hamas, parce que Hamas va les faire payer très cher après l’incursion israélienne. Hamas ne représente pas toute la Palestine. Moi j’étais très touchée de voir qu’il y a une solidarité internationale pour manifester en ce qui concerne ce qui se passe actuellement à Gaza. Mais j’étais aussi désolée parce qu’il y avait un ou deux drapeaux palestiniens et le reste c’était des drapeaux du Hamas.

Et les gens doivent comprendre que vous êtes en train de soutenir le Hamas. Il faut soutenir les Palestiniens parce que le Hamas ce n’est pas la Palestine. Ça c’est premièrement. Et deuxièmement, c’est tout ce que vous êtes en train de voir comme aide humanitaire. Les sympathisants et les membres du Hamas bénéficient de cette aide humanitaire et jusqu’à maintenant, je connais des gens qui n’ont même pas de farine, même pas du pain. Ça fait deux jours ou trois jours qu’ils n’ont rien mangé. Parce qu’ils ne sont pas du Hamas, tout simplement. Vous n’êtes pas partie du Hamas, vous n’avez pas le droit à l’aide humanitaire…

Voir encore:

Hamas Concealing Their Role In Innocent Gaza Deaths By Threatening, Expelling Reporters

Brendan Bordelon
The Daily caller
07/31/2014

Increasing reports from Gaza suggest Hamas is actively threatening or deporting any international journalist who reports on casualties caused by the terror group or its use of human shields — with one Italian journalist claiming he was unable to report the deadly misfire of a Hamas rocket until he’d left the battered coastal enclave.

On Monday, American media outlets reported that a strike on al-Shati refugee camp killed ten civilians — nine of them children. The Daily Beast called the attack an Israeli “air strike,” ignoring an Israeli Defense Forces (IDF) protest to the contrary. The Nation noted the IDF’s denial but added that “several eyewitnesses blamed the explosion on an airstrike.”

On Tuesday, Italian journalist Gabriele Barbati tweeted the following:

Unlike the initial news of the attack, Hamas’ complicity in the childrens’ death was not widely reported in international media outlets. And almost no one reported on Barbati’s inference that Hamas seeks to “retaliate” against inconvenient journalists.

Reporters still in Gaza who reveal Hamas’ endangerment of its own people have mysteriously deleted those reports soon after their filing. On July 22, Wall Street Journal reporter Nick Casey tweeted a photo allegedly taken from within al-Shifa hospital, the main reception point for women and children wounded in the Gaza fighting:

Al-Shifa hospital tweet

That tweet was quickly removed from Casey’s feed after a Hamas media account tweeted the following:

Other reports indicate what has long been suspected — that Hamas uses al-Shifa hospital not just as a multimedia hub to meet reporters and conduct TV interviews — but as a shield for a base through which its top leadership plans operations and hides from Israeli forces.

On July 15, the Washington Posts’s William Booth reported that the hospital “has become a de facto headquarters for Hamas leaders, who can be seen in the hallways and offices.” But the first independent confirmation of a Hamas headquarter at the hospital isn’t mentioned until the eight paragraph of the story — something TabletMag calls “burying the lede.” And other journalists who routinely visit the hospital to interview Hamas officials fail to mention the significance of their pervasive presence.

On July 29, al-Shifa hospital was hit by an unidentified aerial bomb. Wall Street Journal reporter Tamer El-Ghobashy quickly tweeted the following:

Tamer El-GhobashyThat post was soon taken down, with El-Ghobashy replacing the tweet with the same picture captioned “Unclear what the origin of the projectile is.” El-Ghobashy later claimed he deleted the tweet because it was “speculative” and that there was “no conspiracy.”

But the experiences of others reporters less accommodating to Hamas suggest there may have been an element of self-preservation in El-Ghobashy’s decision to remove the tweet.

The Times of Israel reports that earlier this month, an unidentified French journalist for local newspaper Ouest France was interviewed for an article in France’s Liberation newspaper.

The journalist reported how he was held against his will, threatened and interrogated by Hamas officials in a back room of al-Shifa hospital. “Are you a corespondent for Israel?” he was consistently asked. The officials eventually decided to expel the reporter from Gaza altogether.

Liberation later took down the article over concerns for the reporter’s safety, which the story named.

And on Wednesday, pro-Hamas journalists in Gaza tweeted that RT reporter Harry Fear was expelled from Gaza after tweeting that rockets were being fired from a location near his hotel:

Harry Fear

Over one day later, Fear’s deportation from Gaza has not been confirmed or denied by RT.

Voir de plus:

On Israel’s Defeat in Gaza
Hamas will dig out from under the rubble and the world will remember the image of four boys killed on a beach.
David Rothkopf
Foreign policy
August 6, 2014

There is no doubt that Israeli leaders feel justified in their actions in Gaza. Polls show that over nine out of 10 Israelis supported the recent war. Hamas is a very bad actor. Israel has every right to defend itself.

Yet, whenever this most recent conflict is seen to be over, it will not be remembered for the security logic behind it or the speeches justifying it. Nor will it be remembered for the tactical gains that Israel may have achieved. No, the lasting image this war will leave the world is of four boys on a beach, playing soccer and then running for their lives, hurtled from a carefree moment of childhood to oblivion in the blink of an eye.

There is no Iron Dome that can protect Israel from images like that. There is no Iron Dome that can undo the images of suffering and destruction burned into our memories or justify away the damage to Israel’s legitimacy that comes from such wanton slaughter. Most importantly, the Iron Dome protects Israel only from the damage others try to inflict upon it; it cannot save the country from the damage it does to itself.

Let’s accept for a moment every single argument made by the Israeli leadership for their actions in Gaza: Missile attacks are intolerable. Kidnapping and killing Israeli boys is a horror. Hamas is a terrorist group. It uses human shields to protect its munitions and its fighters. It actively invites Israeli attacks that inevitably wreak havoc upon innocent Palestinians. Every country has a right to defend itself. Other countries have done worse to protect the security of their citizens. It is easy to accept all these things. They are all true.

Also, let’s set aside the counterarguments. Set aside the reality that this war was started as much as response to Israeli government anger over the Palestinian unity government as it was to address the security concerns above. Set aside that it was in part an emotional response to the kidnapping and murder of three Israeli teens as it was to missile attacks. Set aside that these missile attacks launched from Hamas-controlled Gaza have inflicted relatively limited damage since they started over a decade ago and that Israel’s response to these attacks has been — by any measure — disproportionate. These things may also be true, but there are counterarguments to the counterarguments.

If you were an Israeli and you had lost one relative, or watched your child huddle in a shelter through even just one missile attack, your concern would be the safety of your family. Further, it would be impossible to look at the threat posed by any individual attack or any series of attacks as being isolated or limited; greater risks still loomed. As Jeffrey Goldberg points out in his well-argued and thoughtful piece, « What Would Hamas Do If It Could Do Whatever It Wanted? » it is a fact that Hamas lists among its stated goals the destruction not only of Israel but of all Jews.

And of course these counterarguments to the counterarguments are no less compelling than those of Gazans who feel that blockading 1.8 million people in a bleak urban environment is oppressive, and who have every right to demand the freedom, dignity, and personal security they are not receiving — people who rightly feel that no matter what Hamas’s tactics, there is nothing that justifies the killing of their children, not to mention their innocent sisters, brothers, mothers, and fathers.

That is the horrible reality of this situation. With an open mind, it is easy to see the perspectives of both sides. With an open heart, it is easy to understand the fear and the heartbreak and the impulse for survival that have pushed both groups to the desperate acts they have committed.

But if, in committing this show of egregious force, Israel’s primary goal was to enhance its security, it likely achieved only near-term gains on that front. Hamas remains. The populace from which it recruits is inflamed. Its global funders in faraway places like Qatar remain safe and intact and no less inclined to write checks. Indeed, they have gained standing through this conflict and been invited to join the table in diplomatic exchanges where, had they not been funders of terrorism, they would have had no place.

If Israel’s goal was to delegitimize Hamas, whatever it achieved during these last three weeks came at the expense of its own reputation. No matter how many articulate, pommy-accented spokespeople Israel rolls out to discuss human shields, they are trumped by the images of dead and wounded women and children, the stories of displaced families, the ground truth of an advanced, technologically sophisticated, militarily powerful nation laying waste to a land it occupies in order to root out a small cadre of fighters who pose little strategic threat to it. In short, Israel was waging a military action against an adversary that was waging a political campaign and thus adopted the wrong tactics and measured their progress by the wrong metrics. In fact, there is no denying that the Israeli tactics (it seems very unlikely there was any real strategizing going on) in this war do not pass the most basic tests available by which to assess them, those of morality, proportionality, and effectiveness.

Strategically, this is about neither missiles nor tunnels. It is, at its heart, like most aspects of Israel’s long struggle with the Palestinians, about the terms by which the people of Palestine will get the state that is theirs by every right and precept of international law and decency. Therefore, Israel’s action has to be assessed in terms of whether or not it will help or hurt its own standing in that negotiation, in which both sides participate by virtue of their daily actions whether there’s a formal negotiating table in place or not. And for all the reasons cited above, it can only hurt. Further, it must be asked whether the bloodshed in Gaza will make it more or less likely that the world will embrace Palestinian efforts to claim independence with or without Israeli cooperation. What is more, even if Hamas is weakened by the actions of the past few weeks, and the world (including perhaps Hamas) realizes the benefits of allowing the Palestinian Authority’s current leaders to take the lead on behalf of the Palestinian people, that transfer to a more legitimate leadership takes away one of Israel’s favorite excuses for not making progress toward an agreement. Absent Hamas and absent the divisions it brought, you have a more unified and internationally acceptable Palestinian regime.

The situation on the ground in Gaza in the wake of the violence of this past month does not help much to identify a winner or a loser from this knot of absolutes and moral ambiguities, rights and violations, human needs and political agendas. Israel can rightly claim to have inflicted great damage on Hamas, destroying rockets and tunnel complexes and exposing their cowardly and reckless tactics for what they are. Hamas can claim to have won simply because they survived and will live to fight another day, in that instance with a new army of recruits inflamed into action by this last war.

Such claims aside, the reality is that it is almost certainly more true that both sides lost than it is that either won. Israel’s standing internationally is further damaged, as is whatever slight credibility Hamas may have had as an advocate for the Palestinian people. It will cost billions to rebuild Gaza. The economic crater created by the conflict will harm both sides.

In the end, Israel lost in large part because despite its massive military and resource and advantages and Palestinian poverty and the comparative weakness of Hamas’s fighters, the Palestinians have one secret weapon that, like the images and narrative of the past conflict, trumps the Iron Dome. They have the clock on their side. With each day their population grows as does the injustice under which they suffer. With each day Israel’s arguments for delaying the establishment of that state grow weaker.

But for all the care we may and should give to looking at such a crisis in a balanced way, at the end of the day, it is hard to avoid the conclusion that one side actually did come out of this the loser. That is because when the final results and long-term implications of those results are tallied up, they are likely to suggest Israel both won less and lost more than did the Palestinian people.

Gaza avant le Congo ? La Palestine avant la Syrie ?
Alain Gresh
Nouvelles d’Orient
31 juillet 2014

A chaque nouvelle offensive israélienne contre les Palestiniens, ressurgit le même argument : pourquoi vous focalisez-vous sur ce conflit qui fait bien moins de morts que les guerres ravageant d’autres pays, comme le Congo, la Syrie, l’Irak ? En quoi le conflit israélo-palestinien est-il à part ? C’est pour tenter de répondre à cette question que j’ai écrit De quoi la Palestine est-elle le nom ?(le livre a été traduit en arabe (ألان غريش : علامَ يُطلق اسم فلسطين؟).

Le texte ci-dessous est un extrait de la conclusion de l’ouvrage. Il répond notamment au journaliste Hugues Serraf à propos de l’offensive israélienne sur Gaza de décembre 2008 – janvier 2009.
« Si un mort israélien vaut plusieurs morts palestiniens, combien faut-il de cadavres congolais pour un linceul gazaoui ? C’est un bête entrefilet de quelques lignes, une dépêche AFP que personne ne s’est donné la peine de réécrire ou de compléter. […] 271 personnes auraient été tuées depuis le 25 décembre 2008 en République démocratique du Congo par les hommes de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA en anglais), un groupe venu d’Ouganda et en route pour la République centrafricaine. »

Lire « Gaza l’insoumise, creuset du nationalisme palestinien », et « Une question d’“équilibre” » dansLe Monde diplomatiqued’août 2014, en kiosques.Voilà ce qu’écrivait le journaliste Hugues Serraf durant l’attaque israélienne contre Gaza. L’interrogation est légitime, même si la conclusion est problématique :

« Comprendre comment Israël est devenu le méchant idéal ; celui que vous adorerez haïr sans retenue puisque sans risque d’être contredit autrement que par un « sioniste » ; celui dont vous comparerez systématiquement les crapuleries à celles des nazis […]Cette spécificité des réactions à ce qui touche Israël a peut-être des ressorts raisonnables que je suis honnêtement incapable de saisir. Peut-être est-il réellement possible de décréter que le conflit avec les Palestiniens est plus grave, plus intense, plus tragique — bref, plus tout et n’importe quoi que tout et n’importe quoi. Il faudra me le démontrer. »

Essayons de le « démontrer », même si, sous sa feinte naïveté, l’opinion de Serraf semble arrêtée : c’est l’antisémitisme qui expliquerait cette « fixation » sur la Palestine, laquelle permettrait d’exprimer, sans honte et sans remords, cette « haine éternelle » à l’égard des juifs. La Palestine serait-elle le nouveau nom de l’antisémitisme ?

La place de la Palestine au coeur de la Terre sainte et d’un Proche-Orient riche en pétrole explique, en partie, le fait qu’elle ait souvent occupé, au moins depuis 1967, la Une de l’actualité. Pourtant, cette cause n’a longtemps suscité que peu d’indignation. Ni les millions de réfugiés parqués dans des camps, ni le naufrage de tout un peuple en 1948-1949 n’ont ému l’Europe, traumatisée par la Seconde Guerre mondiale. Après 1967, si la mobilisation de quelques groupes d’extrême gauche européens en faveur des fedayins s’inscrivit dans la solidarité mondiale antiimpérialiste, dans l’exaltation de la « lutte armée » et dans le grand rêve de révolution, elle se limita à des cercles peu influents. Il fallut l’invasion israélienne du Liban en 1982 et le déclenchement de « la révolte des pierres » — la première Intifada — en 1987 pour que la solidarité avec la Palestine déborde les groupes militants.

Le numéro des Temps modernes publié au moment de la guerre de juin 1967 illustrait le malaise de la gauche française, y compris de ceux qui s’étaient engagés ardemment dans le combat pour l’indépendance algérienne et, plus largement, pour la décolonisation. Dans sa préface à la revue, Jean-Paul Sartre ne dissimulait pas son embarras :

« Je voulais seulement rappeler qu’il y a, chez beaucoup d’entre nous, cette détermination affective qui n’est pas, pour autant, un trait sans importance de notre subjectivité mais un effet général de circonstances historiques et parfaitement objectives que nous ne sommes pas près d’oublier. Ainsi sommes-nous allergiques à tout ce qui pourrait, de près ou de loin, ressembler à de l’antisémitisme. À quoi nombre d’Arabes répondront : « Nous ne sommes pas antisémites, mais anti-israéliens. » Sans doute ont-ils raison : mais peuvent-ils empêcher que ces Israéliens pour nous ne soient aussi des Juifs ? »

On ne peut mieux résumer les réticences de la gauche européenne vis-à-vis de la cause palestinienne.

Réticences qui confinent à l’aveuglement : les Palestiniens en tant que tels ne sont même pas évoqués en 1967, alors que la menace sur Israël, peinte dans les termes les plus alarmistes dans les années 1960, perdait toute consistance réelle : le pays, appuyé par les Etats-Unis, pouvait vaincre toutes les armées arabes réunies. En Europe, comme l’expliquait Sartre, on percevait ce conflit à travers les persécutions antisémites et « la légitime aspiration à une patrie du peuple juif », chassé de ses terres deux mille ans plus tôt.

On peut alors, avant de revenir sur la question de l’antisémitisme, reformuler l’interrogation de Serraf et se demander plutôt pourquoi, après une si longue période de discrétion, la Palestine est devenue, comme l’énonçait le philosophe Etienne Balibar, une « cause universelle » ; pourquoi, en janvier 2009, des paysans latino-américains, mais aussi de jeunes Français et des vétérans de la lutte anti-apartheid sud-africains, sont descendus dans la rue pour dénoncer l’agression israélienne contre Gaza. Pour quelle raison une cause mobilise-t-elle, à un moment donné, les opinions de tous les continents ?

A partir des années 1960, le Vietnam (plus largement l’Indochine) puis l’Afrique du Sud ont occupé une place privilégiée dans l’actualité internationale. Etait-ce justifié ? Les Etats-Unis expliquaient alors que le communisme portait la responsabilité de crimes bien plus graves que leur intervention au Vietnam. Le régime de l’apartheid, pour sa part, prétendait que l’on comptait moins de morts en Afrique du Sud que sous telle ou telle dictature du continent africain. L’assassinat du militant étudiant Steve Biko par les policiers de l’apartheid en septembre 1977, un an après les émeutes de Soweto, a suscité plus d’indignation que l’élimination à la même époque de milliers d’opposants par le dictateur éthiopien Haile Mariam Mengistu. C’est le même argument que reprend Serraf quand il explique que le conflit israélo-palestinien est bien moins meurtrier que les « petites guerre » aux confins de l’Ouganda et de la République démocratique du Congo.

Il n’empêche. Qu’on s’en désole ou pas, l’opinion publique internationale ne mesure pas ses réactions à la seule aune d’une comptabilité macabre. Car elle est sensible aussi à la portée symbolique des situations. A un moment donné, un conflit peut en effet exprimer la « vérité » d’une époque, dépasser le cadre étroit de sa localisation géographique pour gagner une signification universelle. Malgré leurs dissemblances, le Vietnam, l’Afrique du Sud et la Palestine se situent tous trois sur la ligne de faille entre Nord et Sud. L’histoire du siècle passé a certes été marquée par les deux guerres mondiales, par l’émergence, l’apogée et la chute du communisme et par l’affirmation de la puissance des Etats-Unis. Mais, comme nous l’avons montré au fil des chapitres précédents, elle a aussi vu s’émanciper du joug colonial la grande majorité de la population mondiale, qui a cherché à conquérir le droit de décider elle-même de son destin. Le Vietnam a symbolisé la lutte d’un petit peuple du Tiers Monde contre la principale puissance du Nord ; l’Afrique du Sud a illustré la révolte contre un système ségrégationniste dominé par les Blancs ; ultime survivance du « colonialisme de peuplement » européen, la Palestine cristallise les aspirations à un monde qui aura tourné la page de deux siècles de domination de l’Occident…

De quoi la Palestine est-elle devenue le nom ?

D’abord, de la domination coloniale de l’Occident. Ensuite, d’une injustice persistante, marquée par une violation permanente du droit international. Enfin, d’une logique de « deux poids, deux mesures », appliquée par les gouvernements, relayée par les Nations unies et théorisée par bon nombre d’intellectuels occidentaux. Au croisement de l’Orient et de l’Occident, du Sud et du Nord, la Palestine symbolise à la fois le monde ancien, marqué par l’hégémonie du Nord, et la gestation d’un monde nouveau fondé sur le principe de l’égalité entre les peuples.

Serraf a raison. La couverture de l’affrontement israélo-palestinien obéit à des règles différentes de celles qui prévalent pour les autres conflits, et Israël est jugé selon des principes spéciaux. En effet, quel autre exemple connaît-on d’une occupation condamnée depuis plus de quarante ans par les Nations unies sans résultats ni sanctions ? Quel autre cas existe-t-il de puissance conquérante pouvant installer plus de 500 000 colons dans les territoires qu’elle occupe (politique qui, en droit international, constitue un « crime de guerre ») sans que la communauté internationale émette autre chose que des condamnations verbales, sans effet ni suite ?

Voir encore:

Israël peut-il sortir du piège de Gaza ?
Pierre Rousselin
Géopolitique
1 août 2014

Israël ne règlera pas le problème que lui pose le Hamas en bombardant sans relâche la bande de Gaza. L’artillerie, l’aviation, les incursions terrestres et la création d’une zone tampon peuvent amoindrir la capacité qu’ont les islamistes de lancer des roquettes sur Israël. Mais le Hamas pourra toujours crier victoire : il lui suffit de résister à une force militaire dont la supériorité est écrasante. L’accumulation désolante de victimes civiles des raids israéliens ne détourne pas les Palestiniens des militants intégristes. Elle ne fait, au contraire, que les radicaliser.

Ce même scénario s’est déjà produit deux fois au cours des dernières années, lors des conflits similaires de 2008-2009 et de 2012. Au fil des ans, la violence ne fait qu’augmenter, les bilans sont de plus en plus sanglants, mais le problème de fond reste le même. Le Hamas s’est adapté en augmentant la portée de ses roquettes, en ayant recours à des drones et en étendant le maillage de tunnels qui est au coeur de sa stratégie. Le réseau sous-terrain lui sert à s’approvisionner en armements depuis l’Egypte voisine, à échapper à la surveillance israélienne, à s’abriter des bombardements et à effectuer des incursions en Israël.

Intervenir tous les deux ou trois ans à Gaza pour détruire l’arsenal des islamistes constitue la seule riposte qu’Israël ait trouvée. A court terme, elle vise un objectif militaire précis : réduire la capacité offensive des islamistes. Mais à long terme, elle sert les intérêts du Hamas. Le mouvement islamiste sort à chaque fois grandi d’une bataille dont le coût en vies humaines met Israël sur le banc des accusés. Une fois le calme revenu, l’ennemi n’a aucun mal à se réarmer et à reconstruire son réseau de tunnels. Cette année, le Hamas était affaibli au point de devoir soutenir un gouvernement d’unité nationale avec les modérés de l’Autorité palestinienne. Avec l’offensive israélienne, les plus extrémistes ont retourné la situation à leur profit.

Comme en 2008 et en 2012, Israël est pris dans le piège de Gaza. La logique de guerre radicalise l’opinion publique israélienne qui s’étonne de la poursuite des tirs de roquettes et exige encore davantage de son armée. Même s’il le souhaitait, l’Etat hébreu ne peut pas réoccuper durablement le territoire comme avant les accords d’Oslo, en 1993. La branche armée du Hamas a eu tout le temps de s’organiser et causerait des pertes insupportables à des troupes d’occupation.  Espérer éradiquer les militants islamistes par la force n’a pas de sens. D’autres, plus extrémistes encore, prendront la place du Hamas. Ils existent déjà dans la mouvance salafiste, bien implantée à Gaza.

Comment échapper à ce cercle infernal ? L’accumulation de victimes depuis le 8 juillet rend urgent un cessez le feu. L’échec des efforts entrepris jusqu’ici montre qu’une trêve ne pourra être obtenue que si elle ouvre la voie à une solution durable. Pour cela, une feuille de route doit être établie et imposée aux belligérants par un effort diplomatique coordonné et soutenu le plus largement possible.

L’évolution de la configuration internationale dans laquelle s’inscrit le sanglant huis clos de Gaza peut fournir une lueur d’espoir. Pour en finir avec les lancers de roquettes, Benjamin Netanyahou peut compter cette fois sur un allié objectif de taille : l’Egypte.

Jusqu’au renversement de Mohamed Morsi, le Hamas était soutenu par les Frères musulmans au pouvoir au Caire. Depuis juillet 2013, le mouvement palestinien est devenu une cible prioritaire de la lutte anti-islamiste menée par le régime égyptien. Le général Abdel Fattah al-Sissi, élu à la présidence en mai dernier, a étendu la « guerre contre le terrorisme » qu’il mène contre les Frères musulmans égyptien au Hamas.  L’Egypte n’a pas attendu le déclenchement de l’opération israélienne en cours pour restreindre les transferts de fonds et s’attaquer aux tunnels de ravitaillement en armes qui passent sous la frontière entre Gaza et le Sinaï, obligeant le mouvement de la résistance islamique à engager une « réconciliation » avec l’Autorité palestinienne.

Du point de vue Israélien, la poursuite du statu quo est intenable. Le Hamas a réussi à renverser en sa faveur les paramètres du conflit. La supériorité militaire écrasante sur laquelle l’Etat hébreu fonde sa défense depuis sa création devait porter le combat loin des arrières pour mener des offensives-éclairs destinées à remporter des victoires rapides avant de subir la pression pour un cessez le feu. Dans un conflit asymétrique comme celui de Gaza, la supériorité militaire israélienne ne parvient pas à imposer sa loi. Elle devient même contreproductive lorsqu’il lui faut faire des centaines de morts dans la population civile, femmes et enfants compris, pour détruire quelques tunnels et éliminer quelques roquettes. A long terme, la sécurité d’Israël ne dépend pas seulement de sa puissance de feu mais aussi de l’image projetée dans le monde. Chaque offensive à Gaza dure de plus en plus longtemps et produit un effet désastreux sur le soutien que l’Etat hébreu peut espérer avoir dans la communauté internationale.

Un arrêt durable des hostilités ne peut être accepté par Israël que s’il met en route une démilitarisation effective de la branche armée du Hamas.  C’est un objectif auquel devrait souscrire l’Egypte, en coordination avec l’Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas. En échange de mesures concrètes dans ce sens, sous supervision internationale, Israël devra autoriser une levée progressive  et contrôlée du blocus de Gaza et faciliter un financement de la reconstruction du territoire par l’intermédiaire de l’Autorité palestinienne.

Le cessez-le feu de 2012, négocié par l’entremise des Etats-Unis, n’avait  rien réglé, faute d’une réelle volonté de l’imposer de la part de l’Egypte alors sous l’emprise des Frères musulmans de Mohamed Morsi. Cette fois, la nouvelle donne internationale peut permettre de contrer le Hamas tout en remettant en selle les modérés de l’Autorité palestinienne. Encore faudrait-il que les diplomaties occidentales assument ce choix, l’imposent à Israël et cessent de faire le jeu des islamistes et de leurs alliés dans le monde arabe.


Gaza: Attention, une perfidie peut en cacher une autre ! (We lied, people died: How the West helped Hamas build its war machine)

26 juillet, 2014

https://www.idfblog.com/wp-content/uploads/2014/07/10548757_821348067888065_8530686755196198598_o.jpg Puisqu’ils ont semé du vent, ils moissonneront la tempête. Osée 8: 7
S’ils se taisent, les pierres crieront! Jésus (Luc 19: 40)
What are Gazans supposed to do ? Jon Stewart
Il faut commencer par se souvenir que le nazisme s’est lui-même présenté comme une lutte contre la violence: c’est en se posant en victime du traité de Versailles que Hitler a gagné son pouvoir. Et le communisme lui aussi s’est présenté comme une défense des victimes. Désormais, c’est donc seulement au nom de la lutte contre la violence qu’on peut commettre la violence. Autrement dit, la problématique judaïque et chrétienne est toujours incorporée à nos déviations. René Girard
Dans le monde moderne, même les ennemis de la raison ne peuvent être ennemis de la raison. Même les plus déraisonnables doivent être, d’une façon ou d’une autre, raisonnables. (…) En cohérence avec cette idée, les socialistes regardaient ce qui se passait outre-Rhin et refusaient simplement de croire que ces millions d’Allemands avaient adhéré à un mouvement politique dont les principes conjuguaient théories paranoïaques du complot, haines à glacer le sang, superstitions moyenâgeuses et appel au meurtre. Les kamikazés étaient certes fous, mais la faute en incombait à leurs ennemis, pas à leurs dirigeants ni à leurs propres doctrines. (…) le nihilisme palestinien ne pouvait signifier qu’une chose: que leur souffrance était encore pire … Paul Berman
Rien ne s’améliorera aussi longtemps que les gens raisonnables penseront que les criminels et les fanatiques obéissent aux mêmes règles qu’eux. Et qu’ils acceptent de leur vendre, de leur confier, ou de laisser entre leurs mains de puissantes armes de mort. Cette attitude est aussi absurde et criminelle que celle qui conduisit le mahatma Gandhi, en juillet 1939 et décembre 1940, à écrire à son « cher ami » Adolf Hitler, pour lui demander d’être raisonnable. Si on se conduit avec les mafias et les mouvements terroristes comme avec des gens raisonnables, c’est le monde entier qui sera bientôt invivable. Jacques Attali
Il est de peu d’intérêt de s’indigner contre le déferlement antisémite et de le faire dans l’habituelle rhétorique sans pensée, c’est-à-dire bien-pensante, de l’«antifascisme» militant, si l’on n’est pas capable de méditer encore et à nouveau l’effet de choc produit, il y a quelques années, par les développements badiousiens sur les «portées du mot «juif». Ce texte constitue un tournant – dont on peut mesurer l’effet de brèche. Lorsqu’on écrit, en dépit de tout bon sens, que «le nom de juif» est «une création politique nazie» sans référent préexistant, qu’il constitue une invention hitlérienne au service de l’extermination, quand on affirme que «juif» est désormais le signifiant-maître des nouveaux aryens, que les Israéliens sont tout sauf juifs (à la limite le seraient seuls Spinoza, Marx, Freud et quelques autres Ehrenjuden !), quand on claironne qu’Israël est un pays antisémite, quand on pose avec une telle assurance «ontologique» tant de sottises, on donne à la logique diabolique du retournement, soit de la perversion, le statut d’une figure de pensée : non seulement les «juifs» ne sont pas juifs, mais ils sont, eux, les véritables nazis. Et, par voie de «conséquence», ceux qui les combattent, ici, là-bas, sont d’authentiques antinazis, courageux et exposés à la vindicte haineuse et meurtrière des juifs-nazis ou des nazis-juifs. Cet ectoplasme de pensée est devenu, en quelques années, un topos de l’idéologie et de l’action d’extrême gauche, décliné sous tous les registres et tous les tons. On ne le doit pas, me semble-t-il, à la seule force de conviction de Badiou (ses hypothèses, sur ce point précis, sont vraiment indigentes), mais à une conjoncture, à un climat, à un état des forces politiques, à une sinistre mutation. L’analyse politique, «l’analyse concrète d’une situation concrète», comme nous disions jadis et naguère, doit s’entendre et se pratiquer comme une pensée des circonstances de l’agir. Autrement, la politique n’est plus une politique, mais un principe d’indétermination abstrait qui distribue une même substance (le capital, par exemple) sous des accidents divers mais substantiellement identiques, la démocratie et le fascisme, les CRS et les SS, Gaza et le ghetto de Varsovie. Sous ce préalable et cette mémoire, que s’est-il passé, il y a quelques mois, politiquement, culturellement, idéologiquement autour de «l’affaire» Dieudonné ? Que recèle et que montre ce «moment» insigne ? Il a signifié, aux naïfs, dont je suis, une surprise, une prise inattendue dans le retour d’un contenu refoulé, comme si du coup l’affaire Dieudonné venait inscrire une césure, un retournement (une quenelle ?), une «libération» du discours raciste – expression dont on voit bien qu’elle indique un dé-foulement de ce qui aura été originairement réprimé, la liquidation violente d’instances de censure désuète, comme balayées par une vague immense. Pour la première fois depuis très longtemps, le pavé parisien a retenti en janvier, puis de nouveau ces jours-ci, de cris de haine et de mort, «mort aux juifs», «juifs hors de France». Rien de neuf d’une certaine façon, simplement, au contraire, un retour à la normale, la restauration publique et politiquement assumée d’une très ancienne détestation après une brève interruption d’une cinquantaine d’années – d’où l’effet de souffle d’une parole «libérée». Mais le progressisme «spontané» qui gouverne de façon pavlovienne notre saisie des événements politiques avait persuadé que le temps de ce vieil antisémitisme européen était aussi révolu que la lampe à huile ou l’aéroplane de grand-papa. Or, il ne suffit pas d’avoir établi l’inanité philosophique de ce progressisme pour en avoir fini avec les illusions et aveuglements qu’il provoque et charrie. Il convient, peut-être, de se remémorer le mot de Lénine à propos de l’antisémitisme. Ce dernier, disait-il, est «éternellement nouveau». C’est dire que sa pérennité même ne se peut qu’à la condition de son renouvellement et que ses avatars signalent moins d’authentiques différences que des modulations temporalisées d’une même continuité «éternelle». (…) C’est qu’entre-temps, et l’intervention badiousienne joue un rôle crucial à cet égard, sous le couvert d’un antisionisme parfois furieux, l’extrême gauche, ou plutôt une certaine extrême gauche, pas toute, mais presque, aura contribué à redonner à l’antisémitisme le plus plat une légitimité dont la vieille extrême droite rêvait et que le gauchisme aura donc fait ou refait. Car il est vrai aussi qu’il renoue ainsi avec les courants antisémites les plus forcenés, de Proudhon à Dühring en passant par beaucoup d’autres, qui ont toujours été implantés dans les mouvements socialistes européens. C’est là que se profile, selon moi, une menace croissante, à en juger par la nature de certains propos venus de l’«islamo-gauchisme», pour utiliser une expression sans doute trop indéterminée. Le péril, c’est que la jonction finisse par se produire entre une extrême gauche «antisioniste» et l’antisémitisme d’extrême droite (ce que plusieurs manifestations récentes ont partiellement réussi dans la rue et ce dont elles sont le prodrome voire le premier symptôme effectif). Si cette condensation devait parvenir, comme force politique, à rassembler la jeunesse déshéritée, ou une partie d’entre elle, alors les conséquences en seraient vraiment redoutables. Gérard Bensussan
 Ce n’est pas la première fois que nous sommes confrontés à une telle situation. Depuis 1948, tous les jours, tous les mois et surtout pendant le mois sacré du ramadan, nous assistons à une tentative de génocide systématique. Recep Tayyip Erdogan (premier ministre turc)
The vast majority of the countries participating in [the Arab League] summit consider Hamas to be a terrorist organization. These countries pray – all those foreign ministers are praying – that Israel will manage to get rid of Hamas once and for all. They support the Israeli planes bombing the Gaza Strip under the pretext of getting rid of Hamas and stopping the missiles. (…) Is it conceivable that such an « urgent » meeting is convened only 7-8 days after the Israeli air raids on the Gaza Strip began?! Why did it take them so long? The reason was that they wanted to give the Israeli planes and tanks the opportunity to invade Gaza and destroy the resistance. There are 18 resistance movements in Gaza. It’s not only Hamas. (…) They took their time to allow Israel to destroy the resistance once and for all. This meeting was summoned by Kuwait. Why didn’t Palestinian President Mahmoud Abbas summon it, and from day one? The reason is that he does not want the Arabs to convene. He does not want them to decide that this aggression must be stopped. (…) Yizhak Rabin once said that he hoped to wake up one day and see Gaza had sunk into the sea. By God, the Arab regimes and leaders have outdone Rabin in this. They would like the West Bank, the Gaza Strip, and the entire Palestinian people to sink into the sea with no survivors. Abd Al-Bari Atwan (former Gaza-born, editor-in-chief of Al-Quds Al-Arabi, Mayadeen TV on July 14, 2014)
Toute personne tuée ou tombée en martyr doit être appelée « civil de Gaza ou de Palestine », avant de préciser son rôle dans le djihad ou son grade militaire. N’oubliez pas de toujours ajouter l’expression « civil innocent » ou « citoyen innocent » en évoquant les victimes des attaques israéliennes sur Gaza. Commencez [vos rapports sur] les actions de résistance par l’expression « en réponse à la cruelle attaque israélienne », et concluez avec la phrase : « Ces nombreuses personnes sont des martyrs depuis qu’Israël a lancé son agression contre Gaza ». Assurez-vous toujours de maintenir le principe : « Le rôle de l’occupation est d’attaquer, et nous en Palestine sommes toujours en mode réaction ». (…) Évitez de publier des photos de tirs de roquettes sur Israël depuis les centres-villes de Gaza. Cela [servirait de] prétexte pour attaquer des zones résidentielles de la bande de Gaza. Ne publiez pas ou ne partagez pas de photos ou de clips vidéo montrant des sites de lancement de roquettes ou [les forces] du mouvement de résistance à Gaza. (…) ne publiez pas de photos d’hommes masqués avec des armes lourdes en gros plan, afin que votre page ne soit pas fermée [par Facebook] sous prétexte d’incitation à la violence. Dans vos informations, assurez-vous de préciser : « Les obus fabriqués localement tirés par la résistance sont une réponse naturelle à l’occupation israélienne qui tire délibérément des roquettes contre des civils en Cisjordanie et à Gaza »… (…) • Lorsque vous vous adressez à l’Occident, vous devez utiliser un discours politique, rationnel et convaincant, et éviter les propos émotifs mendiant de l’empathie. Certains à travers le monde sont dotés d’une conscience ; vous devez maintenir le contact avec eux et les utiliser au profit de la Palestine. Leur rôle est de faire honte de l’occupation et d’exposer ses violations. • Évitez d’entrer dans une discussion politique avec un Occidental pour le convaincre que l’Holocauste est un mensonge et une tromperie ; en revanche, assimilez-le aux crimes d’Israël contre les civils palestiniens. • Le narratif de la vie comparé au narratif du sang : [en parlant] à un ami arabe, commencez par le nombre de martyrs. [Mais en parlant] à un ami occidental, commencez par le nombre de blessés et de morts. Veillez à humaniser la souffrance palestinienne. Essayez de dépeindre la souffrance des civils à Gaza et en Cisjordanie pendant les opérations de l’occupation et ses bombardements de villes et villages. Directives du ministère de l’Intérieur du Hamas aux activistes en ligne
We, the undersigned academics, lawyers, and community leaders, are profoundly perturbed by the unbalanced and partisan position adopted by the Canadian Government and federal political parties regarding the current violence in Gaza. While more than 650 Palestinians – 75% civilians, according to the United Nations – have been killed in Israel’s latest military operation, official statements have focused exclusively on denouncing Hamas’s rocket strikes (responsible for two fatalities) and uncritically proclaiming Israel’s right to self-defence. While Hamas’s indiscriminate rocket firings are illegal under international law, Israel is still bound by basic international humanitarian law principles protecting civilians during times of war and prohibiting collective punishment. Indiscriminate and disproportionate attacks on civilian life and infrastructure in Gaza violate fundamental norms of international law. As of July 22, the toll of the ongoing offensive (the third major military assault on Gaza in six years) includes: at least 147 children killed, including four by missile strike while playing soccer on a Gaza beach; 3 504 Palestinians injured (it is uncertain how many are civilians, but the number includes 1 100 children and 1 153 women); 2 655 families whose homes have been destroyed or severely damaged; 117 000 people displaced; at least 90 schools and 18 health facilities damaged (including the destruction of al-Wafa Hospital, the only rehabilitation hospital in Gaza and the West Bank) 2 million people with no or very limited access to water and sanitation services. (…) And the toll increases by the hour. (…) As a country claiming to champion universal human rights and dignity, Canada’s foreign policy must align with international law, and reflect the equal value of Palestinian and Israeli life. The callous devaluation of Palestinian life communicated by our political leaders does not represent us as Canadians. Canadians 4 Gazans
It is a just war carried out with a great deal of care. I don’t like the civilian casualties that result from bombing the homes of the Hamas leaders. And what’s happening in Shejaiya is horrible, but I think it falls within the normal rules of war. The moral bottom line seems clear.“‘We’re using missile defense to protect our civilians, and they’re using their civilians to protect their missiles.’” Ori Nir (porte-parole de Americans for peace now)
Provoke Israel. It had worked in the past. A kidnapping of Israeli soldiers on the northern border had led to Israel’s less-than-discriminate assault on Hizballah in Lebanon in 2006. Rocket attacks had provoked Israel’s two previous Gaza incursions, in 2008 and 2012. Hamas and Hizballah had “won” those wars because their fighters resisted the Israelis more effectively than conventional Arab armies had done in the past but also because the images of collapsed buildings and blood-soaked children had bolstered Israel’s growing reputation as an oppressor and a bully in the eyes of the world. This time is different, however, for several reasons. The initial provocation, the kidnapping and murder of three Israeli teenagers, was indefensible, as was a retaliatory murder of a Palestinian teen. In a moment of moral clarity, Hamas lauded its kidnappers, while a furious Netanyahu called the retaliation “reprehensible.” Indeed, Israel’s actions have been more prudent across the board. It confined its bombing at first to Hamas’ military facilities and leaders. Civilians were killed in the process–as was Hamas’ intent–but these were targeted strikes, not the free-range assault on Gaza City that had occurred in Operation Cast Lead in 2008. The ground campaign that followed was limited as well, confined to Shejaiya, a neighborhood on the eastern outskirts of Gaza City that was a warren of Palestinian fighters and the launch point for a very elaborate tunnel system from Gaza to Israel. The fighting has been brutal, to be sure. More than 500 Palestinians and 32 Israeli soldiers have been killed. But it was not an indiscriminate massacre. Israel was protecting its border, the right of any sovereign nation; its citizens were threatened by Palestinian assaults at the receiving end of the tunnels (several of which were attempted, and foiled, during the fighting). (…) There have been the predictable anti-Israel riots in Europe, mostly populated by Islamic groups; the parlor left has been appalled, on cue, by the alleged Israeli brutality–without questioning the deadly cynicism of Hamas. Meanwhile, Hamas has been outfoxed diplomatically: it opposed the cease-fire agreement proposed by Egypt, which Israel–and the Arab League–supported. If you’re really the aggrieved party, it’s not easy to explain why you won’t accept peace. By now, in a reasonable world, Hamas would have lost all remaining shreds of its tenuous moral credibility. Joe Klein
I think that there has been a failure of reporting on our side about the extent of the Israeli operation, which compared to cast lead in 2008-2009. Cast lead was really wanton destruction of Gaza city. This has been pretty well-targeted … The ground offensive is in only one neighborhood of east Gaza city. The targets: schools, mosques, that’s where they store the guns. And it’s terrible that families and children are being killed but that is precisely Hamas’s purpose in starting this mess.(…) It’s pretty well known that I’ve been very critical of Israel in the past,  especially their activities on the West bank and their expansion of settlements and I still am. But in this case … I spent the last couple of days talking to members of the Israeli peace movement, you know, people like Ori Nir, the spokesman of Americans for peace now and he called this a just war. He studies these things very, very carefully. And I think that in this case we have to present more nuanced  reporting. Joe Klein (Time)
It’s the moral equivalence which is so devastating. When Egypt this week proposed its ceasefire in Gaza, a BBC presenter asked whether both sides would now conclude that there was no point carrying on with the war. From the start, restraint has been urged on both sides — as if more than 1,100 rocket attacks on Israel in three weeks had the same weight as trying to stop this onslaught once and for all. Israel has been bombing Gaza solely to stop Hamas and its associates from trying to kill Israeli citizens. But for many in the West, the driving necessity is not to stop Hamas but to stop Israel. Moral equivalence morphs instantly into moral bankruptcy. People have looked at the casualty count — around 200 Palestinians killed at the time of writing, while only a handful of Israelis have been injured or killed — and decided that this proves Israel is a monstrous aggressor. No concern at all for the Israelis who have only a few seconds to rush to a shelter when the sirens start to wail, car drivers flinging themselves to the ground at the side of the road. No concern for the elderly or disabled Israelis who can’t get to a shelter, the hospital patients left helpless while the rockets slam into the ground nearby. Just imagine if the Scots, for example, had for years been firing at England volleys of rockets that were now putting 40-50 million people within range. Unimaginable? Of course it is. No country would tolerate it. But that’s the equivalent situation in which tiny Israel has found itself. Yet it is simultaneously having to fight another war: against a West determined to demonise it with accusations of deliberate atrocities, lack of restraint or an attempt to conquer more land. To these people, whatever Israel does to defend itself is bad. Killing Gazans is bad, warning them to flee so they won’t be killed is bad, the Iron Dome missile defence system is bad because, while Palestinians are being killed, Israelis are not. Ah yes, that’s the real outrage, isn’t it? Not enough dead Jews. How dare they defend themselves so effectively! Melanie Philips
Où sont les routes et les chemins de fer, les industries et les infrastructures du nouvel Etat palestinien ? Nulle part. A la place, ils ont construit kilomètres après   kilomètres des tunnels souterrains, destinés à y cacher leurs armes, et lorsque les choses se sont corsées, ils y ont placé leur commandement militaire. Ils ont investi  des millions dans l’importation et la production de roquettes,  de lance-roquettes, de mortiers, d’armes légères et même de drones. Ils les ont délibérément placés dans des écoles, hôpitaux, mosquées et habitations privées pour exposer au mieux  leurs citoyens. Ce jeudi,  les Nations unies ont annoncé  que 20 roquettes avaient été découvertes dans l’une de leurs écoles à Gaza. Ecole depuis laquelle ils ont tiré des roquettes sur Jérusalem et Tel-Aviv. Pourquoi ? Les roquettes ne peuvent même pas infliger de lourds dégâts, étant presque, pour la plupart,  interceptées par le système anti-missiles « Dôme de fer » dont dispose Israël. Même, Mahmoud Abbas, le Président de l’Autorité palestinienne a demandé : « Qu’essayez-vous d’obtenir en tirant des roquettes ? Cela n’a aucun sens à moins  que vous ne compreniez, comme cela a été expliqué dans l’éditorial du Tuesday Post, que le seul but est de provoquer une riposte de la part d’Israël. Cette riposte provoque la mort de nombreux Palestiniens et  la télévision internationale diffuse en boucle les images de ces victimes. Ces images étant un outil de propagande fort télégénique,  le Hamas appelle donc sa propre population, de manière persistante, à ne pas chercher d’abris lorsqu’Israël lance ses tracts avertissant d’une attaque imminente. Cette manière d’agir relève d’une totale amoralité et d’une stratégie  malsaine et pervertie.  Mais cela repose, dans leur propre logique,  sur un principe tout à fait  rationnel,  les yeux du monde étant constamment braqués sur  Israël, le mélange d’antisémitisme classique et d’ignorance historique presque totale  suscitent  un réflexe de sympathie envers  ces défavorisés du Tiers Monde. Tout ceci mène à l’affaiblissement du soutien à Israël, érodant ainsi  sa  légitimité  et  son droit à l’auto-défense. Dans un monde dans lequel on constate de telles inversions morales kafkaïennes, la perversion du Hamas  devient tangible.   C’est un monde dans lequel le massacre de Munich n’est qu’un film  et l’assassinat de Klinghoffer un opéra,  dans lesquels les tueurs sont montrés sous un jour des plus sympathiques.   C’est un monde dans lequel les Nations-Unies ne tiennent pas compte de l’inhumanité   des criminels de guerre de la pire race,  condamnant systématiquement Israël – un Etat en guerre depuis 66 ans – qui, pourtant, fait d’extraordinaires efforts afin d’épargner d’innocentes victimes que le Hamas, lui, n’hésite pas à utiliser  en tant que boucliers humains. C’est tout à l’honneur des Israéliens qui, au milieu de toute cette folie, n’ont  perdu ni leur sens moral, ni leurs nerfs.  Ceux qui sont hors de la région, devraient avoir l’obligation de faire état de cette aberration  et de dire la vérité. Ceci n’a jamais été aussi aveuglément limpide. Charles Krauthammer
Hamas doesn’t care if its population suffers under the attacks or not, because the population is suffering anyway. Hamas doesn’t really care about their own casualties either. They want to achieve something that will change the situation in Gaza. This is a really complicated situation for Israel. It would take one to two years to take over the Gaza Strip and get rid of the tunnels, the weapons depots and the ammunition stashes step-by-step. It would take time, but from the military point of view, it is possible. But then we would have 2 million people, most of them refugees, under our control and would be faced with criticism from the international community. (…) Unfortunately, we have failed in the past to deliver a debilitating blow against Hamas. During Operation Cast Led, in the winter of 2008-2009, we were close. In the last days of the operation, Hamas was very close to collapsing; many of them were shaving their faces. Now, the situation has changed to the benefit of the Islamists. They deepened the tunnels; they are more complex and tens of kilometers long. They succeeded in hiding the rockets and the people who launch the rockets. They can launch rockets almost any time that they want, as you can see. Yuval Diskin
L’armée israélienne a déjoué plusieurs attentats de grande envergure. Le Hamas avait prévu plusieurs attentats simultanés à grande échelle durant la période du Nouvel An juif qui doit débuter le 24 septembre prochain, a confié une source sécuritaire vendredi à i24news. Selon cette source se basant sur les informations recueillies par les services de Renseignements qui ont interrogé des terroristes palestiniens faits prisonniers ces derniers jours à Gaza, le Hamas avait prévu d’infiltrer en Israël environ 200 de ses combattants par chacun des tunnels menant de la bande de Gaza vers le territoire israélien durant les fêtes de Rosh Hashana, la nouvelle année du calendrier juif. I24news
Au sud, vers 8h, les Givati ont pris possession de l’agglomération de Khirbet al Adas. A l’occasion de la prise de contrôle de cette localité, 150 individus qui se trouvaient dans un bâtiment depuis lequel des tirs étaient dirigés vers les soldats se sont rendus en s’avançant au-devant d’eux avec des drapeaux blancs. Nombres de ces hommes étaient uniquement des auxiliaires secondaires des brigades Ezzedine al Kassam, la branche armée du Hamas, mais une quarantaine d’entre eux appartenaient aux commandos d’élite de la milice islamiste. Ils ont été transférés en autobus vers des centres de détention en Israël et sont actuellement interrogés. C’est la première fois dans ce conflit que l’on assiste à une reddition aussi massive que celle-ci ; reste que l’Armée israélienne détient déjà un grand nombre de prisonniers. (…) L’observation des combats laisse à penser que les capacités défensives et le moral du Mouvement de la Résistance Islamique sont ébranlés. La Ména a procédé aujourd’hui au décompte des estimations remises par les commandants de 3 des 5 brigades participant aux combats dans la Bande de Gaza. Le chiffre des miliciens islamistes tués par ces trois brigades dépasse les 500 morts. Ces appréciations sont précieuses, car le Hamas et les autres milices ne communiquent absolument pas quant au nombre de leurs combattants tombés en action. Selon les bilans qu’ils présentent, tous les morts sont des civils. Sur la base des renseignements en notre possession, en ajoutant la quarantaine de miliciens morts dans cette journée de jeudi, la Ména affirme que les milices djihadistes ont perdu jusqu’à maintenant entre 650 et 670 combattants lors de Rocher Inébranlable. Des dizaines de ces miliciens sont enterrés dans des cimetières de fortune éloignés des regards, ou abandonnés sous les décombres de leurs positions afin d’empêcher Tsahal d’établir des bilans plus précis et d’évaluer de la sorte les capacités restantes de l’ennemi. D’après les évaluations effectuées par Sami el Soudi, se basant sur les chiffres de Tsahal, des témoignages téléphoniques de Gaza et des communiqués des différents hôpitaux et morgues de la bande côtière, le chiffre total des morts gazaouis s’établirait, ce jeudi soir, entre 850 et 880, incluant les miliciens. Mena press
While salvaging Qurans from the rubble of the Al-Farouq Mosque in Gaza, junior imam Muhammad Hamad told the New York Times, ‘This is a house of God” – as though this proved the mosque is a peaceful place of worship.  He said this after Al-Farouq had been targeted by the Israeli Defense Forces (IDF) on July 12.  According to IDF spokesperson, Lt. Col. Peter Lerner, intelligence indicated the mosque was used as “a Hamas rocket cache and gathering point for militants.” (…) Further Palestinians have a documented history of using mosques as bases for terrorism.  A few examples: In 2003, Israeli police thwarted a suicide attack and located the explosives belt in a mosque in Taibeh. In 2003, Hamas terrorists in Hebron used their mosque’s football team as cover while they carried out a series of suicide attacks that killed 34 Israelis. In 2003, Ra’ed Misk, an imam of a mosque in Hebron, carried out a suicide attack that killed 23 civilians.  He was dressed in the explosives belt at a mosque in eastern Jerusalem. In 2008, the IDF bombed a mosque in Gaza City that was used to store missiles and explosives and was used as a launching ground for rocket attacks. In 2009, during Operation Cast Lead, IDF forces uncovered weapons caches in mosques throughout Gaza including ones in Jabaliya, Al-Atatra, and the Zeitun neighborhood of Gaza City. As for the Al-Farouq Mosque recently targeted in Gaza for being a “rocket cache” and meeting place for terrorists, it broadcasts publicly its affiliation with Hamas and its promotion of jihad on the mosque’s Facebook page. Danielle Avel
I recently had the opportunity to see for myself the moral chasm between how the Israeli Defense Forces and Hamas treat civilians during military operations. In May I joined a dozen other retired U.S. generals and admirals on a trip to Israel with the Jewish Institute for National Security Affairs. Just outside Hamas-ruled Gaza, we toured a tunnel discovered less than one kilometer from an Israeli kindergarten. Unlike tunnels that I had seen during the Iraq war that were designed for smuggling, this Hamas tunnel was designed for launching murder and kidnapping raids. The 3-mile-long tunnel was reinforced with concrete, lined with telephone wires, and included cabins unnecessary for infiltration operations but useful for holding hostages. Israel, fearing just such tunnel-building, has long tried to limit imports of concrete to Gaza for anything but humanitarian projects, yet somehow thousands of tons of the material have been diverted for terror use rather than building hospitals or housing for Palestinians. Since the beginning of ground operations into Gaza, the IDF has uncovered approximately 30 similar tunnels leading into Israel, in addition to the more than two dozen discovered prior to Operation Protective Edge. Hamas operatives have been intercepted emerging from such tunnels in Israel carrying tranquilizers and handcuffs, apparently hoping to replicate the successful 2006 kidnapping of IDF soldier Gilad Shalit, for whom Israel exchanged 1,000 Palestinian prisoners in 2011. Beyond targeting Israeli civilians with kidnappings and with the indiscriminate firing of rockets, Hamas shows a callous disregard for the lives of the Palestinians it ostensibly represents. Earlier this month Hamas spokesman Sami Abu Zuhri appeared on Al-Aqsa TV and encouraged Gaza residents to act as human shields. They appear to have heeded the call: Israeli Defense Forces combat video has shown Palestinians rushing to rooftops after receiving warnings from Israel—via phone calls, text messages, and unarmed « knock-knock » small projectiles striking a targeted building—that a missile attack is imminent. Nor is Hamas the only potential adversary of Israel that believes its civilians’ propaganda value is worth more than their lives. From an IDF outpost overlooking the border, I saw housing tracts in Lebanon built with Iranian money after Israel’s 2006 war with Hezbollah. The IDF has determined that the housing masks the launch sites for some of the more than 100,000 rockets that Hezbollah holds in reserve for attacking Israel and its citizens. As we have seen in images from Gaza, the occupants of these dwellings either will serve as human shields to deter Israeli pre-emptive strikes, or in the event of another war they will be valuable « collateral damage »—dying in the service of Hezbollah’s propaganda mill. This cynical inducement of civilian suffering for propaganda is in marked contrast to the IDF’s treatment of noncombatants. While Hamas is encouraging the sacrifice of its civilian population—and its cowardly leadership is ensconced in underground bomb shelters—the IDF reports that in the conflict’s first week it provided more than 4,400 tons of food to Palestinians in Gaza, about 900 tons of natural gas and about 3.2 million liters of diesel fuel. All this despite 1,700 Hamas rockets fired at Israel.  General Conway
If Israel was purposely trying to kill Gazan civilians, 18-28 year-old men would not make up so many of the deaths. The percentage of women would be way higher than 22% (since they make up almost half the population), and the percentage of children killed would be way higher than approximately 20%, given nearly 50% of Gazans are under 14. Also, compare these figures to those published by the UN: 599 Palestinians killed 443 civilians (74%) 147 children (25%) 74 women (12%). Israellycool
Those are the primary antidotes to the biased and lazy mainstream media’s false equivalencies and context-free body count obsession. If Israel were less adept at protecting its innocents, and if Hamas actually tried to spare its civilians instead of intentionally putting them in harm’s way, low-information Americans might be spared the various monuments to “moral lunacy,” erected by people like Jon Stewart: Mr. Stewart asserted that both sides–Israel and Hamas–are engaging in aerial bombardment. But because Israel is more effective at prosecuting the war, and because more Palestinians than Israelis are dying, Israel is the more guilty party. It’s framed as an example of moral equivalence, but with Israel more morally culpable because of the “asymmetric” nature of the conflict. This is moral lunacy. You would never know from watching Stewart that Hamas is dedicated to the destruction of the Jewish state (and says so in its charter); that Hamas started the war; that Hamas wants to escalate the war; that Hamas has refused repeated ceasefires; and that Hamas is using innocent Palestinians as human shields by, for example, using hospitals and schools for military purposes. You would never know, in other words, that Hamas has a vested interest in more dead Palestinians, precisely in the hopes that people like Jon Stewart will make Israel out to be the more malicious of the two combatants. And when Stewart ridicules Israel for warning Palestinians to evacuate before the IDF strikes military targets in Gaza–”Evacuate to where!?”–he is displaying (at best) an embarrassing ignorance. Israel actually drops leaflets with maps indicating where residents of Gaza can go–specific sites–where they’ll be unharmed. So Israel is instructing Gazans to leave dangerous combat zones. And what about Hamas? It’s urging Gazans to stay. Why? In order for them to be killed. Hot air
Le conflit actuel avec Gaza prouve que les diverses accusations émises par Israël à l’encontre du Hamas sont fondées, et le résultat c’est la guérilla urbaine déloyale dont le monde est témoin en ce moment. Comme l’a écrit Evelyn Gordon précédemment, les vastes réseaux de tunnels prouvent qu’Israël avait raison de prédire le double usage que ferait le Hamas d’objets et de matériaux au profit de sa guerre terroriste contre des civils israéliens. Les Occidentaux devraient être gênés d’avoir rendu possible la construction de ces tunnels : la pression exercée sur Israël pour qu’il laisse entrer ces matériaux a été le moyen utilisé par la communauté internationale pour faire des civils israéliens les cobayes d’une grande expérience. Les nations n’ont pas cru aux prédictions d’Israël, elles voulaient vérifier leurs thèses. C’est fait maintenant, et des innocents en payent le prix. Seth Mandel

Attention: une perfidie peut en cacher une autre !

Découverte de dizaines de kilomètres de tunnels, tunnels d’attaque compris émergeant en territoire israélien au prix de quelque 600 000 tonnes de ciment et plus d’un milliard de dollars; projets d’attentats massifs via les tunnels notamment pour le nouvel an juif fin septembre; roquettes qui apparaissent dans les école de l’ONU et qui, si l’on en croit les aviations civiles occidentales pourraient désormais se révéler dangereuses pour nos passagers; bilan, provisoire et publié uniquement par des agences proches du Hamas, de pertes « civiles » confirmant la surreprésentation des hommes en âge de combattre (80%); utilisation de photos de victimes recyclées d’autres conflits; journalistes occidentaux faisant état de pressions et de manoeuvres d’intimidation de la part du Hamas pour avoir osé évoquer l’utilisation délibérée de sa population comme boucliers humains; journalistes arabes évoquant le souhait cachés du Monde arabe – nos amis qataris et turcs exceptés – de voir le Hamas enfin désarmé …

Alors qu’en ces temps étranges où le plus fort doit s’excuser de trop bien protéger sa population pendant que le plus faible fait la une des médias pour l’avoir sacrifiée

Se confirment, une à une et jour après jour, l’ensemble des accusations que répètent depuis des années les autorités israéliennes sur les détournements et la perfidie des méthodes de combat du Hamas en particulier et des Palestiniens en général …

Et que du côté occidental, si l’on en croit un récent sondage américain et ce que l’on peut voir dans nos manifestations, les critiques seraient plutôt jeunes, sous-éduqués, sous-informés et plutôt gauchisants …

Comment ne pas voir, avec la revue américaine Commentary et comme en creux à l’instar des proverbiales pierres de l’Evangile (sauf que là, c’est des pierres de tunnel !) criant enfin leur vérité, l’incroyable mauvaise foi ou au mieux naïveté de l’ensemble ….

Tant des accusations dirigées contre l’Etat hébreu que des excuses généreusement accordées pendant toutes ces années au Hamas par nos belles âmes ?

Mais aussi, alors que le bilan humain s’alourdit chaque jour un peu plus, leur incroyable irresponsabilité  ?

Israel and the Burden of Being Right
Seth Mandel
Commentary
07.24.2014

Generally when someone says they “hate to say I told you so,” it’s fair to doubt they really hate saying it. But in Israel’s case it’s believable. The current conflict with Gaza is proving Israel correct about its various claims with regard to Hamas, and the result is the treacherous urban warfare the world is currently witnessing.

As Evelyn Gordon wrote earlier, the vast tunnel networks prove Israel was right about letting in dual-use items that Hamas would only appropriate for its terror war against Israeli civilians. The West should, in fact, be embarrassed by its enabling of those tunnels: pressuring Israel to let in those materials was the international community’s way of using Israeli civilians as guinea pigs in a grand experiment. They didn’t believe Israeli predictions, and wanted the premises tested. Now they have been, and innocents are paying the price.

While we’re on the topic of dangerously boneheaded diplomatic fumbles by the Obama administration, the FAA ban on flights to Israel’s major international airport–conspicuously imposed not when the rockets started flying but when John Kerry needed leverage to box Israel into a cease-fire–proved another point. The grotesque body-counters among the press like to treat rockets from Gaza as barely more than fireworks which do not lead (because of Israeli and American technological genius) to a comparable number of fatalities.

But the FAA ban is the Obama administration’s way of inadvertently admitting otherwise: rockets from Gaza are such a threat, according to the Obama administration’s actions, that Tel Aviv should be treated as more dangerous for commercial flight than countless other locations that would give anything for a safety record even resembling that of Ben-Gurion. Thus, the possibility that rockets will escape Iron Dome is sufficient to treat them as the act of war they are intended to be. Israel was right about the need to stop and deter the rockets, not least because of America’s reaction to them.

The tunnels and the rockets are Hamas’s primary threat to those living inside Israel, and they also shine a light on another of Israel’s verified claims: Hamas’s practice of turning civilians and their property into instruments of war. As I wrote on Tuesday, journalists have witnessed Hamas fighters using a hospital as a command center and moving rockets into mosques. And Hamas is using UN schools to store weaponry as well.

But reporters have also opened a window into why there’s not as much coverage of the use of human shields as one would think. Yesterday, a Wall Street Journal photographer tweeted an image of a Hamas official at Shifa hospital and wrote: “You have to wonder w the shelling how patients at Shifa hospital feel as Hamas uses it as a safe place to see media.” He then deleted the tweet. At the Jerusalem Post, Lahav Harkov offers a window into the threats journalists are getting on social media for recording Hamas actions:

On Wednesday, Peter Stefanovic of Australia’s Channel Nine News tweeted: “Hamas rockets just launched over our hotel from a site about two hundred metres away. So a missile launch site is basically next door.”
An account called @ThisIsGaza said this was Stefanovic’s fourth time “passing and fabricating information to Israel… from GAZA” and threatened to sue him.
Another account, @longitude0 wrote: “You are a cretin. Are you working for the IDF” and “in WWII spies got shot.”
Financial Times Jerusalem Bureau Chief John Reed reported seeing “two rockets fired toward Israel from near al-Shifa hospital, even as more bombing victims were brought in.”
Shifa, in Gaza City, is the main medical facility in the Strip.
In response, @Saritah_91 tweeted: “We’ll hold you responsible if Israel uses your tweet to bomb the hospital & then justify it.”

The Hamas supporters are making use of the term “informant,” treating the media as their allies (I can’t imagine why) who then betray the cause when they report what they see. There has also been an interesting desire on the part of journalists to obfuscate the implications of their own reporting. For example, in an article detailing Hamas’s brazen use of human shields, New York Times reporters Anne Barnard and Jodi Rudoren write:

Nothing is ever so clear in the complex and often brutal calculus of urban warfare. There is no evidence that Hamas and other militants force civilians to stay in areas that are under attack — the legal definition of a human shield under international law. But it is indisputable that Gaza militants operate in civilian areas, draw return fire to civilian structures, and on some level benefit in the diplomatic arena from the rising casualties.

Hamas is using civilians as human shields, but let’s not jump to any conclusions. Barnard and Rudoren don’t cite their source for international law, but here is the plain text of the Geneva Conventions:

The presence of a protected person may not be used to render certain points or areas immune from military operations.

But even by the Barnard/Rudoren account, it’s pretty clear that Hamas, in turning civilian areas into military targets and then prohibiting civilians from using the reinforced bunkers under those areas to which Hamasniks then retreat when the counterattack arrives, is using civilians as human shields.

Again, Israel said all this–and has said it for some time. But there’s not much consolation in being right about these claims, because it means Hamas’s sacrificial use of Palestinian civilians and the group’s genocidal war against the Jewish state continues.

Voir aussi l’excellent traduction de Menahem Macina:

Israël et la lourde charge d’avoir raison
Seth Mandel
13/08/2014
Israël et la lourde charge d’avoir raison, Seth Mandel
Texte original anglais : “Israel and the Burden of Being Right”, paru le 24 juillet 2014 dans Commentary.
[Je dois d’avoir eu connaissance de cet article à J.C. Durbant, qui en donne la référence sur son blogue.
En général, quand quelqu’un dit qu’il « déteste dire « je vous l’avais dit » », on a le droit de douter qu’il déteste réellement dire cela. Mais dans le cas d’Israël, on peut le croire. Le conflit actuel avec Gaza prouve que les diversesaccusations émises par Israël à l’encontre du Hamas sont fondées, et le résultat c’est la guérilla urbaine déloyale dont le monde est témoin en ce moment.
Comme l’a écrit Evelyn Gordon précédemment, les vastes réseaux de tunnels prouvent qu’Israël avait raison de prédire le double usage que ferait le Hamas d’objets et de matériaux au profit de sa guerre terroriste contre des civils israéliens. Les Occidentaux devraient être gênés d’avoir rendu possible la construction de ces tunnels : la pression exercée sur Israël pour qu’il laisse entrer ces matériaux a été le moyen utilisé par la communautéinternationale pour faire des civils israéliens les cobayes d’une grande expérience. Les nations n’ont pas cru aux prédictions d’Israël, elles voulaient vérifier leurs thèses. C’est fait maintenant, et des innocents en payent le prix.
Venons-en aux tâtonnements stupides de l’Administration Obama. L’interdiction par l’Agence fédérale de l’aviation, des vols à destination du principal aéroport international d’Israël – manifestement imposée non pas quand lestirs de missiles ont commencé mais lorsque John Kerry a eu besoin d’exercer une pression brutale sur Israël pour imposer un cessez-le-feu – a prouvé autre chose. Le grotesque décompte comparatif des cadavres, fait pas la presse, a permis de considérer les missiles tirés de Gaza comme à peine plus que des feux d’artifices, qui, en raison du génie technologique israélien et américain, ne se soldent pas par un nombre comparable de morts.
Mais l’interdiction de vol de l’Agence fédérale de l’aviation a été le moyen qui a permis à l’Administration Obama d’admettre, par inadvertance, que les missiles tirés par le Hamas constituaient une telle menace, à en croire les mesures prises par l’Administration Obama, que Tel Aviv devait être considérée comme plus dangereuse pour l’aviation commerciale que d’innombrables autres lieux qui donneraient n’importe quoi pour avoir un dossiersécuritaire semblable à celui de Ben Gourion. Ainsi, la possibilité que des missiles échappent au Dôme de fer est suffisante pour les considérer comme l’acte de guerre qu’ils voulaient être. Israël avait donc raison d’insister pour qu’on empêche les tirs de missiles et que soient dissuadés ceux qui les effectuent, au moins en raison de la réaction américaine à leur égard.
Les tunnels et les missiles sont les principales menaces du Hamas à l’encontre de ceux qui habitent à l’intérieur d’Israël, et ils éclairent une autre des plaintes d’Israël qui se sont vérifiées : la pratique du Hamas de transformer les civils et leurs biens en instruments de guerre. Comme je l’ai écrit mardi, des journalistes ont été témoins que des combattants du Hamas utilisent un hôpital comme centre de commandement et déplacent leurs missiles dans des mosquées. Le Hamas utilise aussi des écoles de l’ONU pour entreposer de l’armement.
Mais les reporters fournissent ainsi un bref aperçu de la raison pour laquelle l’utilisation des boucliers humains ne bénéficie pas d’une aussi grande la couverture qu’on le pense. Hier, un photographe du Wall Street Journal atweeté la photo d’un fonctionnaire du Hamas à l’hôpital de Shifa et écrit : « On doit se demander pourquoi il y a des bombardements, et ce que ressentent les patients de l’hôpital Shifa quand le Hamas l’utilise comme abri pour rencontrer les médias ». Il a ensuite détruit son tweet. Au Jerusalem Post, Lahav Harkov fournit un bref apercu des menaces que subissent des journalistes dans les médias sociaux pour avoir enregistré des faits et actes du Hamas.
Mercredi, Peter Stefanovic, de la chaîne australienne d’informations 9 (Channel Nine News), a tweeté : « Des missiles du Hamas viennent juste de passer au-dessus de notre hôtel, [ils ont été tirés] d’un emplacement situé à 200 mètres de nous. Ainsi, en somme, un pas de tir de missiles se trouve tout à côté. »
Un compte intitulé @ThisIsGaza, affirme que c’est la quatrième fois que Stefanovic « transmet et fabrique une information destinée à Israël… à partir de Gaza », et il menace de le poursuivre en justice.
Un compte intitulé @longitude0 écrit : « Vous êtes un crétin. Est-ce que vous travaillez pour Tsahal ? », et « Durant la Seconde guerre mondiale, les espions étaient fusillés ».
Le Chef du bureau du Financial Times à Jérusalem, John Reed, rapporte avoir vu « deux missiles tirés vers Israël [à partir d’un emplacement situé] tout près de l’hôpital al-Shifa, alors qu’on était en train d’y amener de nouvellesvictimes de bombardements ».
Shifa, dans la ville de Gaza, est le principal établissement médical de la Bande de Gaza.
En réponse, @Saritah_91 tweete : « Nous vous tenons pour responsable si Israël se sert de votre tweet pour bombarder l’hôpital et s’en justifier ensuite ».
Les partisans du Hamas se qualifient d’ « informateurs » et traitent les médias comme leurs alliés (je ne peux concevoir pourquoi), [quitte à ce que], ensuite, [ces journalistes] trahissent la cause en rapportant ce qu’ils voient.Intéressant aussi est le fait que certains journalistes se sont efforcés d’obscurcir les implications de leurs propres reportages. Par exemple, dans un article détaillant l’usage impudent que fait le Hamas de boucliers humains, les reporters du New York Times, Anne Barnard et Jodi Rudoren, écrivent :
« Rien n’est jamais très clair dans les calculs complexes et souvent brutaux de la guérilla urbaine. Il n’y a pas de preuve que le Hamas et d’autres militants forcent des civils à rester dans des zones soumises à des attaques, ce qui est la définition même du bouclier humain selon le droit international. Mais il est indiscutable que des militants de Gaza opèrent dans des zones civiles, attirant des tirs de riposte contre des bâtiments civils, et récoltant,d’une certaine manière, un bénéfice diplomatique de l’augmentation des pertes. »
[Il ressort de ces considérations que] le Hamas utilise des civils comme boucliers humains, mais [qu]’il ne faut pas se hâter d’en tirer des conclusions. Anne Barnard et Jodi Rudoren ne citent pas leur source en matière de droit international, mais voici le texte même des Accords de Genève :
« La présence d’une personne protégée ne doit pas être utilisée dans le but d’assurer l’immunité en matière d’opérations militaires à certains lieux ou positions. »
Mais même selon le compte rendu de Barnard/Rudoren, il est tout à fait clair qu’en transformant des zones civiles en cibles militaires et en empêchant les civils d’utiliser les bunkers fortifiés, enterrés en-dessous de ces zones,alors qu’ensuite les hommes du Hamas s’y réfugient quand se produit la contre-attaque, l’organisation terroriste se sert des civils comme de boucliers humains.
Je le répète, Israël a dit tout cela, et durant un certain temps. Et il n’y a guère de consolation pour lui à avoir eu raison dans ses accusations, parce que cela signifie que l’usage sacrificiel fait par le Hamas des civils palestiniens, ainsi que la guerre génocidaire menée par cette organisation contre l’Etat Juif, se poursuivent.

How the West Helped Hamas Build Its War Machine
Evelyn Gordon
Commentary
07.24.2014

Yesterday, I wrote about one important way in which the West helps Hamas. Clearly, there are also many others, including media coverage that encourages Hamas’s use of human shields (as Alan Dershowitz explains here) or even parrots outright Hamas lies (as Noah Pollak explains here). But Monday’s Jerusalem Post editorial highlighted one important form of assistance to Hamas that has received far too little attention despite contributing greatly to Gaza’s current misery: the West’s relentless pressure on Israel to stop restricting imports of “dual-use” items into Gaza.

For years, human-rights groups, diplomats, pundits, and other opinion leaders demanded an end to the “siege” of Gaza, and eventually, they succeeded. President Barack Obama deserves special mention here; it was he who, after Israel’s botched raid on a flotilla to Gaza in 2010, twisted Israel’s arm into drastically easing its import controls. The pressure increased again after Egypt tightened its own blockade of Gaza last year, leading Israel to remove all remaining restrictions on construction materials like cement and iron.
Most of those who pressed Israel on this issue sincerely wanted to improve Palestinian lives: Eliminating import restrictions, they argued, would let Gaza residents build homes and businesses, improve the economy, and generally contribute to Palestinian wellbeing. So they blithely dismissed Israel’s warnings that these materials would actually be used not to help ordinary Palestinians, but to build Hamas’s terror infrastructure.
We now know Israel’s warnings were 100 percent correct. As Jonathan Tobin has already noted, Hamas built a vast warren of underground bunkers to protect its rockets and its own personnel. It also built dozens of cross-border tunnels dedicated solely to launching attacks inside Israel; the IDF has so far located 28–each of which runs for miles, deep underground, requiring hundreds of tons of cement and millions of dollars to build–and doesn’t think it has found them all. Yet Hamas built no hospitals, schools, power plants, or even bomb shelters to serve the general population; where such institutions exist, they were built either by Israel (when it controlled Gaza) or the international community.
Hamas built much of its underground warren with materials smuggled in from Egypt. But Israel’s lifting of restrictions last year undoubtedly helped. And even before that, Israel allowed huge quantities of dual-use products to be imported for projects supervised by the UN, Western governments, or international aid agencies, who were supposed to ensure that Hamas didn’t use them for its terrorist infrastructure. Given the sheer size of the tunnel network, it now seems likely that Hamas siphoned off some of this material, too–just as it has repeatedly stored rockets in UNRWA schools despite that organization’s stated objections.
Had Hamas not been able to build these tunnels, Israeli ground troops wouldn’t be in Gaza trying to destroy them. And had Israeli troops not been in Gaza, the hundreds of Palestinians wounded or killed in the Hamas-Israel crossfire would be unharmed, while the hundreds of homes damaged or destroyed in the fighting, or in the demolition of tunnels that run right under them, would still be standing.
In other words, in its well-meaning effort to improve Palestinian lives by demanding that Israel end its import restrictions, the international community helped Hamas build a massive terrorist infrastructure that has now brought death and destruction down on Gaza. I wonder whether all the Palestinians who have lost their loved ones or their homes think those extra tons of imported cement were worth the price.
I also wonder whether the West will learn the lessons for next time. Hamas is demanding that any cease-fire include a complete removal of all Israeli and Egyptian import restrictions and the end of Israel’s naval blockade. Pressuring Israel to comply with this demand would be a mistake. For not only would it show Hamas that launching rockets at Israel is an effective way of securing political gains, it would also facilitate its efforts to rebuild its war machine for the next round.

Voir également:

Recovery

Gaza’s Next Disaster: No Cement for Rebuilding

Commentary
July 23, 2014

To rebuild after its war with Israel, Gaza is going to need tons of cement. But Hamas has a history of using cement for military rather than civilian purposes, and importation of the vital building material is likely to be even more tightly controlled once hostilities end than it has been in the past. So big swaths of Gaza that have been devastated by Israeli bombardment will likely not be rebuilt for many years to come.

The bottom line: Visible scars from this war will last a long time.

Troops of the Israel Defense Forces have been surprised by the number and sophistication of tunnels discovered during their ground incursion, considering that Israel and (sometimes) Egypt have gone to great lengths to prevent Hamas engineers from getting their hands on material for building tunnels. What’s clear now is that those efforts to keep cement strictly for civilian purposes failed miserably. As of July 21, the IDF had found 23 tunnels under the Gaza-Israel border with 66 access points. The soil in the area is soft, which means tunnels are easy to dig but frequently require concrete for reinforcement. The Israeli military estimates that 600,000 tons of concrete—made by mixing cement with sand, gravel, and water—may have gone into the tunnels.

The tunnels can be surprisingly sophisticated. Last October, for instance, Israel discovered an attack tunnel under the border that was 1.6 miles long and 66 feet below ground, equipped with electricity, a communications network, and “stockpiles of cookies, yoghurt and other foods to allow for stays of several months,” the website Al-Monitor reported.

The construction of attack tunnels and underground lairs came at a time when Gaza was appealing to the world to be relieved of limitations on the importation of cement on humanitarian grounds. The Israeli human rights organization B’Tselem reported last year that “contractors and construction laborers in the Gaza Strip depicted a harsh reality in which projects are put on hold due to lack of materials. They related that contractors were forced to dismiss employees, so that thousands of people, most of whom support large families, lost their livelihood.”

A journalist for Al-Monitor, Rasha Abou Jalal, told the poignant story of a 22-year-old man who needed bags of cement last year to complete the construction of his marital home. The man had to buy them in secret, meeting his connection precisely at 10:30 p.m. at an arranged location. The article attributed the need for secrecy to the Hamas government’s “going after merchants monopolizing the cement market.” What seems clear now, however, is that the government’s real concern wasn’t fighting monopolistic merchants but keeping the cement for itself.

This history will further immiserate Gaza in coming years. International organizations willing to give Hamas the benefit of the doubt before are less likely to do so now. Hamas militants have demonstrated that when they get their hands on cement, they use it for attack tunnels. The victims, of course, will be the ordinary residents of Gaza who are caught in the middle.

Voir encore:

New Analysis Of Gazan Casualties In Operation Protective Edge: As of July 23rd (Update)

Important Update: It has been discovered that the Al Jazeera list (based on Gaza Health Ministry data) has many duplicates, and hence has inflated the number of Gazans killed. Read here for more.

Following on from the Gazan casualties analysis I published on Sunday – which has been widely disseminated – comes this latest one, based on the casualties list published on Al Jazeera as of today, which contains the names and ages of 535 palestinians.

Note: The Al Jazeera list contains some palestinians of age unknown, or who are unidentified, or whose names are gender neutral, meaning some of this data is skewed. The reader who did the analysis states that “there may be more of a bias towards women then there should be.”

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Since the last analysis (which was based on approximately 200 fewer casualties):

  • Percentage of males killed has slightly fallen from approx 82% to 78%
  • The percentage of those males killed, who were of combat age (18-28)* has fallen from approx 50% to 44%. Meaning, the total percentage of those killed who most fit the profile of a possible combatant has fallen from 41% to 34%
  • The percentage of males in the 29-48 age group (which also conceivably contains combatants) has more or less remained stable at 20%.
  • The percentage of children killed has risen from 18.6% to 19.5%

The new figures – like those of the previous analysis – bring into question how many of those killed were really innocent civilians, and still indicate that Israel has not been indiscriminately killing Gazans.

One would imagine, if Israel was purposely trying to kill Gazan civilians, 18-28 year-old men would not make up so many of the deaths. The percentage of women would be way higher than 22% (since they make up almost half the population), and the percentage of children killed would be way higher than approximately 20%, given nearly 50% of Gazans are under 14.

Also, compare these figures to those published by the UN:

  • 599 palestinians killed
  • 443 civilians (74%)
  • 147 children (25%)
  • 74 women (12%)

* Although as we have seen, young children have been used as combatants

Voir de plus:

Reporting of Casualties in Gaza

Steven Stotsky

Camera

July 14, 2014

Shown below is a chart of male fatalities in Gaza resulting from hostilities between Hamas and Israel between July 7 and July 14, derived from a list published by Al Jazeera on July 14. Information provided by Qatar-owned Al Jazeera should not be accepted at face value, as the emirate has close ties to the Hamas-led Gazan government, but nevertheless, the information provided in the list shows that as in past hostilities, the fatalities are disproportionately [compared to the overall population] among young males, which corresponds with the characteristics of combatants. Males over 40 years old are also disproportionately represented. Some of the fatalities in those over 40 years of age likely represent senior members of terrorist organization. Media coverage often parrots the line fed by Gazan authorities that « most of the casualties are civilians » despite the well-established propensity of Gazan authorities to exaggerate the proportion of civilian casualties.

CAMERA will update with information on the topic of combatant versus civilian fatalities as further investigation uncovers membership in terrorist groups of casualties labeled as civilian.

The x axis shows the age from 1 to 65 and the y axis shows the number of fatalities associated with each age. The total number of male fatalities is 150, but the ages are only available for 131, and 3 over age 65 are not shown due to space limitations. So 128 are shown on the chart. There were also 20 female fatalities over the same time frame.

Of the 150 male fatalities, 83 are between the ages of 16-39, 28 are over 40 years old and 20 are under 16 years old. For 19 not shown, the age was unspecified, although one of these was listed as a member of Islamic Jihad.

Notably, only about 12 percent of the total fatalities are female, though females make up half the population. Also, the median age of Gazans is reported to be around 15. Males under 15 make up just 13 percent of the total fatalities even though they represent half of all males in the Gaza Strip.

Voir encore:

The Moral Chasm Between Israel and Hamas
The 3-mile-long tunnel from Gaza was designed for launching murder and kidnapping raids.
James T. Conway
The Wall Street Journal
July 24, 2014

Americans are understandably concerned when they hear that the majority of Palestinian casualties in the fighting between Israel and Hamas have been civilians and when they see images of houses in Gaza reduced to rubble and women wailing. Given the lack of corresponding Israeli civilian casualties to date, this creates the impression of an unequal—and hence immoral—fight between Israel and Hamas.

Although American empathy for noncombatants is a critical component of who we are as a people, it should not blind us to reality: Israel’s military exists to protect its civilian population and seeks to avoid harming noncombatants, while its adversary cynically uses Palestinian civilians as human shields while deliberately targeting Israeli civilians.

I recently had the opportunity to see for myself the moral chasm between how the Israeli Defense Forces and Hamas treat civilians during military operations. In May I joined a dozen other retired U.S. generals and admirals on a trip to Israel with the Jewish Institute for National Security Affairs.

Just outside Hamas-ruled Gaza, we toured a tunnel discovered less than one kilometer from an Israeli kindergarten. Unlike tunnels that I had seen during the Iraq war that were designed for smuggling, this Hamas tunnel was designed for launching murder and kidnapping raids. The 3-mile-long tunnel was reinforced with concrete, lined with telephone wires, and included cabins unnecessary for infiltration operations but useful for holding hostages.

Israel, fearing just such tunnel-building, has long tried to limit imports of concrete to Gaza for anything but humanitarian projects, yet somehow thousands of tons of the material have been diverted for terror use rather than building hospitals or housing for Palestinians. Since the beginning of ground operations into Gaza, the IDF has uncovered approximately 30 similar tunnels leading into Israel, in addition to the more than two dozen discovered prior to Operation Protective Edge. Hamas operatives have been intercepted emerging from such tunnels in Israel carrying tranquilizers and handcuffs, apparently hoping to replicate the successful 2006 kidnapping of IDF soldier Gilad Shalit, for whom Israel exchanged 1,000 Palestinian prisoners in 2011.

Beyond targeting Israeli civilians with kidnappings and with the indiscriminate firing of rockets, Hamas shows a callous disregard for the lives of the Palestinians it ostensibly represents. Earlier this month Hamas spokesman Sami Abu Zuhri appeared on Al-Aqsa TV and encouraged Gaza residents to act as human shields. They appear to have heeded the call: Israeli Defense Forces combat video has shown Palestinians rushing to rooftops after receiving warnings from Israel—via phone calls, text messages, and unarmed « knock-knock » small projectiles striking a targeted building—that a missile attack is imminent.

Nor is Hamas the only potential adversary of Israel that believes its civilians’ propaganda value is worth more than their lives. From an IDF outpost overlooking the border, I saw housing tracts in Lebanon built with Iranian money after Israel’s 2006 war with Hezbollah. The IDF has determined that the housing masks the launch sites for some of the more than 100,000 rockets that Hezbollah holds in reserve for attacking Israel and its citizens. As we have seen in images from Gaza, the occupants of these dwellings either will serve as human shields to deter Israeli pre-emptive strikes, or in the event of another war they will be valuable « collateral damage »—dying in the service of Hezbollah’s propaganda mill.

This cynical inducement of civilian suffering for propaganda is in marked contrast to the IDF’s treatment of noncombatants. While Hamas is encouraging the sacrifice of its civilian population—and its cowardly leadership is ensconced in underground bomb shelters—the IDF reports that in the conflict’s first week it provided more than 4,400 tons of food to Palestinians in Gaza, about 900 tons of natural gas and about 3.2 million liters of diesel fuel. All this despite 1,700 Hamas rockets fired at Israel.

Meanwhile, the Rutenberg power plant outside Ashdod in Israel supplies Gaza with electricity, though the Palestinian Authority’s payments are badly in arrears. This supply only stopped when a Hamas rocket destroyed the power lines to Gaza on July 13, plunging 70,000 Palestinian households into darkness. Despite the rocket fire, Israel repaired the transmission lines, restoring electricity to Gaza.

I do not relate these experiences to argue for an Israeli moral perfection that does not exist, or to suggest that the IDF should be immune from criticism even if it commits genuine abuses. The tragic reality is that no matter how much the IDF tries to avoid collateral damage, its operations will kill some number of civilians. That won’t be close to the carnage of noncombatants in the Syrian civil war, but it won’t matter. As one Israeli commander told me, « The world judges Israel differently, » regardless of its efforts to minimize civilian casualties.

I suspect that he may be right. If so, it is essential for the IDF to be as vigilant in shaping the information environment as it is in intercepting rockets from Gaza.

Gen. Conway, who retired in 2010, was the 34th commandant of the U.S. Marine Corps.

Voir aussi:

Ex-Israeli Security Chief Diskin: ‘All the Conditions Are There for an Explosion’
Interview Conducted by Julia Amalia Heyer
In an interview with SPIEGEL, Yuval Diskin, former director of Israel’s internal security service Shin Bet, speaks of the current clash between Israel and the Palestinians, what must be done to achieve peace and the lack of leadership in the Middle East.
July 24, 2014

SPIEGEL: Mr. Diskin, following 10 days of airstrikes, the Israeli army launched a ground invasion in the Gaza Strip last week. Why now? And what is the goal of the operation?

Diskin: Israel didn’t have any other choice than to increase the pressure, which explains the deployment of ground troops. All attempts at negotiation have failed thus far. The army is now trying to destroy the tunnels between Israel and the Gaza Strip with a kind of mini-invasion, also so that the government can show that it is doing something. Its voters have been increasingly vehement in demanding an invasion. The army hopes the invasion will finally force Hamas into a cease-fire. It is in equal parts action for the sake of action and aggressive posturing. They are saying: We aren’t operating in residential areas; we are just destroying the tunnel entrances. But that won’t, of course, change much in the disastrous situation. Rockets are stored in residential areas and shot from there as well.SPIEGEL: You are saying that Prime Minister Benjamin Netanyahu has been pressured to act by the right?

Diskin: The good news for Israel is the fact that Netanyahu, Defense Minister Moshe Ya’alon and Army Chief of Staff Benny Gantz are not very adventurous. None of them really wanted to go in. None of them is really enthusiastic about reoccupying the Gaza Strip. Israel didn’t plan this operation at all. Israel was dragged into this crisis. We can only hope that it doesn’t go beyond this limited invasion and we won’t be forced to expand into the populated areas.

SPIEGEL: So what happens next?

Diskin: Israel is now an instrument in the hands of Hamas, not the opposite. Hamas doesn’t care if its population suffers under the attacks or not, because the population is suffering anyway. Hamas doesn’t really care about their own casualties either. They want to achieve something that will change the situation in Gaza. This is a really complicated situation for Israel. It would take one to two years to take over the Gaza Strip and get rid of the tunnels, the weapons depots and the ammunition stashes step-by-step. It would take time, but from the military point of view, it is possible. But then we would have 2 million people, most of them refugees, under our control and would be faced with criticism from the international community.

SPIEGEL: How strong is Hamas? How long can it continue to fire rockets?

Diskin: Unfortunately, we have failed in the past to deliver a debilitating blow against Hamas. During Operation Cast Led, in the winter of 2008-2009, we were close. In the last days of the operation, Hamas was very close to collapsing; many of them were shaving their faces. Now, the situation has changed to the benefit of the Islamists. They deepened the tunnels; they are more complex and tens of kilometers long. They succeeded in hiding the rockets and the people who launch the rockets. They can launch rockets almost any time that they want, as you can see.

SPIEGEL: Is Israel not essentially driving Palestinians into the arms of Hamas?

Diskin: It looks that way, yes. The people in the Gaza Strip have nothing to lose right now, just like Hamas. And this is the problem. As long as Mohammed Morsi of the Muslim Brotherhood was in power in Egypt, things were going great for Hamas. But then the Egyptian army took over and within just a few days, the new regime destroyed the tunnel economy between Gaza and the Sinai Peninsula, which was crucial for Hamas. Since then, Hamas has been under immense pressure; it can’t even pay the salaries of its public officials.

SPIEGEL: All mediation attempts have failed. Who can stop this war?

Diskin: We saw with the most recent attempt at a cease-fire that Egypt, which is the natural mediator in the Gaza Strip, is not the same Egypt as before. On the contrary, the Egyptians are using their importance as a negotiator to humiliate Hamas. You can’t tell Hamas right now: « Look, first you need to full-stop everything and then we will talk in another 48 hours. »

SPIEGEL: What about Israel talking directly with Hamas?

Diskin: That won’t be possible. Really, only the Egyptians can credibly mediate. But they have to put a more generous offer on the table: the opening of the border crossing from Rafah into Egypt, for example. Israel must also make concessions and allow more freedom of movement.

SPIEGEL: Are those the reasons why Hamas provoked the current escalation?

Diskin: Hamas didn’t want this war at first either. But as things often are in the Middle East, things happened differently. It began with the kidnapping of three Israeli teenagers in the West Bank. From what I read and from what I know about how Hamas operates, I think that the Hamas political bureau was taken by surprise. It seems as though it was not coordinated or directed by them.

SPIEGEL: Netanyahu, though, claimed that it was and used it as a justification for the harsh measures against Hamas in the West Bank, measures that also targeted the joint Hamas-Fatah government.

Diskin: Following the kidnapping of the teenagers, Hamas immediately understood that they had a problem. As the army operation in the West Bank expanded, radicals in the Gaza Strip started launching rockets into Israel and the air force flew raids into Gaza. Hamas didn’t try to stop the rockets as they had in the past. Then there was the kidnapping and murder of the Palestinian boy in Jerusalem and this gave them more legitimacy to attack Israel themselves.

SPIEGEL: How should the government have reacted instead?

Diskin: It was a mistake by Netanyahu to attack the unity government between Hamas and Fatah under the leadership of Palestinian President Mahmoud Abbas. Israel should have been more sophisticated in the way it reacted. We should have supported the Palestinians because we want to make peace with everybody, not with just two-thirds or half of the Palestinians. An agreement with the unity government would have been more sophisticated than saying Abbas is a terrorist. But this unity government must accept all the conditions of the Middle East Quartet. They have to recognize Israel, renounce terrorism and recognize all earlier agreements between Israel and the Palestinians.

SPIEGEL: The possibility of a third Intifada has been mentioned repeatedly in recent days, triggered by the ongoing violence in the Gaza Strip.

Diskin: Nobody can predict an Intifada because they aren’t something that is planned. But I would warn against believing that the Palestinians are peaceful due to exhaustion from the occupation. They will never accept the status quo of the Israeli occupation. When people lose hope for an improvement of their situation, they radicalize. That is the nature of human beings. The Gaza Strip is the best example of that. All the conditions are there for an explosion. So many times in my life I was at these junctions that I can feel it almost in my fingertips.

SPIEGEL: Three of your sons are currently serving in the Israeli army. Are you worried about them?

Diskin: And a fourth is in the reserves! I am a very worried father, but that is part of it. I defended my country and they will have to do so too. But because real security can only be achieved through peace, Israel, despite its military strength, has to do everything it can in order to reach peace with its neighbors.

SPIEGEL: Not long ago, the most recent negotiations failed — once again.

Diskin: Yes, and it’s no wonder. We have a problem today that we didn’t have back in 1993 when the first Oslo Agreement was negotiated. At that time we had real leaders, and we don’t right now. Yitzhak Rabin was one of them. He knew that he would pay a price, but he still decided to move forward with negotiations with the Palestinians. We also had a leader on the Palestinian side in Yasser Arafat. It will be very hard to make peace with Abbas, but not because he doesn’t want it.

SPIEGEL: Why?

Diskin: Abbas, who I know well, is not a real leader, and neither is Netanyahu. Abbas is a good person in many respects; he is against terror and is brave enough to say so. Still, two non-leaders cannot make peace. Plus, the two don’t like each other; there is no trust between them.

SPIEGEL: US Secretary of State John Kerry sought to mediate between the two.

Diskin: Yes, but from the beginning, the so-called Kerry initiative was a joke. The only way to solve this conflict is a regional solution with the participation of Israel, the Palestinians, Jordan and Egypt. Support from countries like Saudi Arabia, the United Arab Emirates and maybe Turkey would also be necessary. That is the only way to consider all the demands and solve all problems. And we need more time, at least five years — and more to implement it step-by-step.

SPIEGEL: Why isn’t Netanyahu working toward such a compromise, preferring instead to focus on the dangers presented by an Iranian nuclear bomb?

Diskin: I have always claimed that Iran is not Israel’s real problem. It is this conflict with the Palestinians, which has lasted way too long and which has just intensified yet again. The conflict is, in combination with the Israeli occupation of the West Bank, the biggest security risk for the state of Israel. But Netanyahu has made the invocation of an existential threat from Iran into his mantra, it is almost messianic. And of course he has derived political profit from it. It is much easier to create consensus about the Iranian existential threat than about an agreement with the Palestinians. Because there, Netanyahu has a problem with his electorate.

SPIEGEL: You have warned that the settlements in the West Bank may soon become irreversible and that it will make the two-state solution impossible.

Diskin: We are currently very near this point of no return. The number of settlers is increasing and already a solution to this problem is almost impossible, from a purely logistical standpoint, even if the political will were there. And this government is building more than any government has built in the past.

SPIEGEL: Is a solution to the conflict even possible anymore?

Diskin: We have to go step-by-step; we need many small successes. We need commitment on the Palestinian side and the acceptance of the Middle East Quartet conditions. And Israel must freeze at once any settlement activity outside the big blocks of settlements. Otherwise, the only possibility is a single, shared state. And that is a very bad alternative.

SPIEGEL: Mohammed Abu Chidair, the teenager murdered by Israeli right-wing extremists, was recognized as being a victim of terror. Why hasn’t Israel’s security service Shin Bet been as forceful in addressing Israeli terror as it has with Arab terror?

Diskin: We invested lots of capabilities and means in order to take care of this issue, but we didn’t have much success. We don’t have the same tools for fighting Jewish extremism or even terrorists as we have when we are, for example, facing Palestinian extremists. For Palestinians in the occupied territories, military rule is applied whereas civilian law applies to settlers. The biggest problem, though, is bringing these people to trial and putting them in jail. Israeli courts are very strict with Shin Bet when the defendants are Jewish. Something really dramatic has to happen before officials are going to take on Jewish terror.

SPIEGEL: A lawmaker from the pro-settler party Jewish Home wrote that Israel’s enemy is « every single Palestinian. »

Diskin: The hate and this incitement were apparent even before this terrible murder. But then, the fact that it really happened, is unbelievable. It may sound like a paradox, but even in killing there are differences. You can shoot someone and hide his body under rocks, like the murderer of the three Jewish teenagers did. Or you can pour oil into the lungs and light him on fire, alive, as happened to Mohammed Abu Chidair…. I cannot even think of what these guys did. People like Naftali Bennett have created this atmosphere together with other extremist politicians and rabbis. They are acting irresponsibly; they are thinking only about their electorate and not in terms of the long-term effects on Israeli society — on the state as a whole.

SPIEGEL: Do you believe there is a danger of Israel becoming isolated?

Diskin: I am sorry to say it, but yes. I will never support sanctions on my country, but I think the government may bring this problem onto the country. We are losing legitimacy and the room to operate is no longer great, not even when danger looms.

SPIEGEL: Do you sometimes feel isolated with your view on the situation?

Diskin: There are plenty of people within Shin Bet, Mossad and the army who think like I do. But in another five years, we will be very lonely people. Because the number of religious Zionists in positions of political power and in the military is continually growing.

About Yuval Diskin
Yuval Diskin was the director of Israel’s internal security service Shin Bet between 2005 and 2011. In recent years, he has become an outspoken critic of the policies of Prime Minister Benjamin Netanyahu.

Voir de même:

In Gaza, a Just but Bloody War
Joe Klein
Time
July 24, 2014

Ori Nir is a man of Peace. He was born and raised in Jerusalem, spent many years as a prominent journalist for Ha’aretz, Israel’s finest newspaper, and is now the spokesman for Americans for Peace Now. He is not shy about disagreeing with the Israeli government, especially when it comes to the illegal Israeli settlements in the West Bank and the general bellicosity of Benjamin Netanyahu’s regime. But he hasn’t protested the current Israeli incursion into Gaza. “It is a just war,” he told me, “carried out with a great deal of care.”

Provoke Israel. It had worked in the past. A kidnapping of Israeli soldiers on the northern border had led to Israel’s less-than-discriminate assault on Hizballah in Lebanon in 2006. Rocket attacks had provoked Israel’s two previous Gaza incursions, in 2008 and 2012. Hamas and Hizballah had “won” those wars because their fighters resisted the Israelis more effectively than conventional Arab armies had done in the past but also because the images of collapsed buildings and blood-soaked children had bolstered Israel’s growing reputation as an oppressor and a bully in the eyes of the world.

This time is different, however, for several reasons. The initial provocation, the kidnapping and murder of three Israeli teenagers, was indefensible, as was a retaliatory murder of a Palestinian teen. In a moment of moral clarity, Hamas lauded its kidnappers, while a furious Netanyahu called the retaliation “reprehensible.” Indeed, Israel’s actions have been more prudent across the board. It confined its bombing at first to Hamas’ military facilities and leaders. Civilians were killed in the process–as was Hamas’ intent–but these were targeted strikes, not the free-range assault on Gaza City that had occurred in Operation Cast Lead in 2008. The ground campaign that followed was limited as well, confined to Shejaiya, a neighborhood on the eastern outskirts of Gaza City that was a warren of Palestinian fighters and the launch point for a very elaborate tunnel system from Gaza to Israel. The fighting has been brutal, to be sure. More than 500 Palestinians and 32 Israeli soldiers have been killed. But it was not an indiscriminate massacre. Israel was protecting its border, the right of any sovereign nation; its citizens were threatened by Palestinian assaults at the receiving end of the tunnels (several of which were attempted, and foiled, during the fighting). “I don’t like the civilian casualties that result from bombing the homes of the Hamas leaders,” Nir says. “And what’s happening in Shejaiya is horrible, but I think it falls within the normal rules of war. The moral bottom line seems clear.” And then, semi-amazed to be doing so, he quoted Netanyahu: “‘We’re using missile defense to protect our civilians, and they’re using their civilians to protect their missiles.’”

There have been the predictable anti-Israel riots in Europe, mostly populated by Islamic groups; the parlor left has been appalled, on cue, by the alleged Israeli brutality–without questioning the deadly cynicism of Hamas. Meanwhile, Hamas has been outfoxed diplomatically: it opposed the cease-fire agreement proposed by Egypt, which Israel–and the Arab League–supported. If you’re really the aggrieved party, it’s not easy to explain why you won’t accept peace. By now, in a reasonable world, Hamas would have lost all remaining shreds of its tenuous moral credibility.

A cease-fire will be negotiated sooner or later, perhaps even by U.S. Secretary of State John Kerry. It is likely that nothing good will come of it. But Hamas’ weakness, its inability to dictate terms, does leave a tiny possibility for peace. The first step is to restore legal order in Gaza by returning the Palestinian Authority–ousted by Hamas in a 2007 coup–to power and bringing in the U.S.-trained Palestinian security forces who have done such an excellent job of bringing law and order to the West Bank. The next step is free elections in Gaza, which, given Hamas’ current unpopularity, might be won by more moderate factions, perhaps even Fatah.

This is the Middle East, of course. Israel remains intransigent on a West Bank agreement. Peace is a chimera; only the dead bodies are real.

Voir enfin:

L’extrême droite en a rêvé, l’extrême gauche l’a fait
Gérard Bensussan

Philosophe, professeur à l’université de Strasbourg

Libération

22 juillet 2014

Après les violentes manifestations de la dernière semaine, où des synagogues ont été attaquées sans vergogne, je voudrais revenir sur ce qui me paraît relever d’une forclusion généralisée et retracer, très sommairement, la généalogie d’un phénomène singulier, inquiétant, attristant – auquel divers éléments (les déclarations d’un élu écolo du 93 ou encore les récents propos de Gianni Vattimo) ajoutent encore un affligeant relief. Il est clair désormais que les extrêmes droites dieudonnéisées ou soralisées sont parvenues à intégrer, à leurs discours et pratiques, des pans idéologiques entiers de provenance d’extrême gauche.

Un premier point : il est de peu d’intérêt de s’indigner contre le déferlement antisémite et de le faire dans l’habituelle rhétorique sans pensée, c’est-à-dire bien-pensante, de l’«antifascisme» militant, si l’on n’est pas capable de méditer encore et à nouveau l’effet de choc produit, il y a quelques années, par les développements badiousiens sur les «portées du mot «juif». Ce texte constitue un tournant – dont on peut mesurer l’effet de brèche. Lorsqu’on écrit, en dépit de tout bon sens, que «le nom de juif» est «une création politique nazie» sans référent préexistant, qu’il constitue une invention hitlérienne au service de l’extermination, quand on affirme que «juif» est désormais le signifiant-maître des nouveaux aryens, que les Israéliens sont tout sauf juifs (à la limite le seraient seuls Spinoza, Marx, Freud et quelques autres Ehrenjuden !), quand on claironne qu’Israël est un pays antisémite, quand on pose avec une telle assurance «ontologique» tant de sottises, on donne à la logique diabolique du retournement, soit de la perversion, le statut d’une figure de pensée : non seulement les «juifs» ne sont pas juifs, mais ils sont, eux, les véritables nazis. Et, par voie de «conséquence», ceux qui les combattent, ici, là-bas, sont d’authentiques antinazis, courageux et exposés à la vindicte haineuse et meurtrière des juifs-nazis ou des nazis-juifs.

Cet ectoplasme de pensée est devenu, en quelques années, un topos de l’idéologie et de l’action d’extrême gauche, décliné sous tous les registres et tous les tons. On ne le doit pas, me semble-t-il, à la seule force de conviction de Badiou (ses hypothèses, sur ce point précis, sont vraiment indigentes), mais à une conjoncture, à un climat, à un état des forces politiques, à une sinistre mutation. L’analyse politique, «l’analyse concrète d’une situation concrète», comme nous disions jadis et naguère, doit s’entendre et se pratiquer comme une pensée des circonstances de l’agir. Autrement, la politique n’est plus une politique, mais un principe d’indétermination abstrait qui distribue une même substance (le capital, par exemple) sous des accidents divers mais substantiellement identiques, la démocratie et le fascisme, les CRS et les SS, Gaza et le ghetto de Varsovie. Sous ce préalable et cette mémoire, que s’est-il passé, il y a quelques mois, politiquement, culturellement, idéologiquement autour de «l’affaire» Dieudonné ? Que recèle et que montre ce «moment» insigne ?

Il a signifié, aux naïfs, dont je suis, une surprise, une prise inattendue dans le retour d’un contenu refoulé, comme si du coup l’affaire Dieudonné venait inscrire une césure, un retournement (une quenelle ?), une «libération» du discours raciste – expression dont on voit bien qu’elle indique un dé-foulement de ce qui aura été originairement réprimé, la liquidation violente d’instances de censure désuète, comme balayées par une vague immense.

Pour la première fois depuis très longtemps, le pavé parisien a retenti en janvier, puis de nouveau ces jours-ci, de cris de haine et de mort, «mort aux juifs», «juifs hors de France». Rien de neuf d’une certaine façon, simplement, au contraire, un retour à la normale, la restauration publique et politiquement assumée d’une très ancienne détestation après une brève interruption d’une cinquantaine d’années – d’où l’effet de souffle d’une parole «libérée». Mais le progressisme «spontané» qui gouverne de façon pavlovienne notre saisie des événements politiques avait persuadé que le temps de ce vieil antisémitisme européen était aussi révolu que la lampe à huile ou l’aéroplane de grand-papa. Or, il ne suffit pas d’avoir établi l’inanité philosophique de ce progressisme pour en avoir fini avec les illusions et aveuglements qu’il provoque et charrie.

Il convient, peut-être, de se remémorer le mot de Lénine à propos de l’antisémitisme. Ce dernier, disait-il, est «éternellement nouveau». C’est dire que sa pérennité même ne se peut qu’à la condition de son renouvellement et que ses avatars signalent moins d’authentiques différences que des modulations temporalisées d’une même continuité «éternelle».

Le «moment» Dieudonné, sa «nouveauté», la pensée qui l’autorise, ses retombées en cascade obligent à regarder en face la nécessité, douloureuse, d’avoir à penser les extrêmes droites dans leur intime connexion avec les extrêmes gauches.

Je me souviens d’une génération, celle des grands aînés, Sartre («pas un Français ne sera en sécurité tant qu’un juif, en France et dans le monde entier, pourra craindre pour sa vie») ou Blanchot («la renaissance de l’Etat d’Israël, ainsi que la conscience plus vive que nous avons de ce qu’est une condition d’oppression peuvent nous faire avancer») – génération pour laquelle le soutien au mouvement d’émancipation nationale du peuple palestinien pouvait aller avec un attachement inconditionnel à l’existence de l’Etat d’Israël. Ceci semblera aux plus jeunes incongru ou intenable. C’est qu’entre-temps, et l’intervention badiousienne joue un rôle crucial à cet égard, sous le couvert d’un antisionisme parfois furieux, l’extrême gauche, ou plutôt une certaine extrême gauche, pas toute, mais presque, aura contribué à redonner à l’antisémitisme le plus plat une légitimité dont la vieille extrême droite rêvait et que le gauchisme aura donc fait ou refait. Car il est vrai aussi qu’il renoue ainsi avec les courants antisémites les plus forcenés, de Proudhon à Dühring en passant par beaucoup d’autres, qui ont toujours été implantés dans les mouvements socialistes européens. C’est là que se profile, selon moi, une menace croissante, à en juger par la nature de certains propos venus de l’«islamo-gauchisme», pour utiliser une expression sans doute trop indéterminée. Le péril, c’est que la jonction finisse par se produire entre une extrême gauche «antisioniste» et l’antisémitisme d’extrême droite (ce que plusieurs manifestations récentes ont partiellement réussi dans la rue et ce dont elles sont le prodrome voire le premier symptôme effectif). Si cette condensation devait parvenir, comme force politique, à rassembler la jeunesse déshéritée, ou une partie d’entre elle, alors les conséquences en seraient vraiment redoutables.

Prochain ouvrage : «Traduit de l’absolu Essai sur Schelling», chez Vrin (automne 2014).

Voir par ailleurs:

XVIIème jour : le Hamas commence sérieusement à plier (info # 012407/14)

Metula News Agency

24 juillet 2014
Situation

 

Depuis le début de l’opération Rocher Inébranlable, 2316 roquettes ont été tirées sur Israël, 46 depuis minuit, dont 14  ont été interceptées par le Dôme de Fer.

Pour la première fois depuis le début des affrontements, aucun projectile n’a été tiré par les terroristes djihadistes entre minuit et 8h ce jeudi matin.

Globalement le nombre de roquettes tirées est en baisse par rapport aux jours précédents, durant lesquels ils avaient déjà atteint le nombre de 192 lancers quotidiens, le jeudi 10 courant.

Plusieurs salves de roquettes ont toutefois été tirées sur Tel-Aviv et la région centrale au cours de la journée, sans faire de dégâts ou de victimes.

Depuis le début de l’offensive terrestre Tsahal a découvert 34 « tunnels stratégiques », et en a détruits 11.

Dans le même laps de temps, Tsahal a autorisé l’accès à Gaza de plus de 864 camions contenant de la nourriture, du matériel médical ainsi que du gaz et de l’essence. Ce, en dépit des attaques que les miliciens continuent de mener contre les points de passages de Kerem Shalom et Erez.

Les milices islamistes ont également tiré une dizaine d’obus de mortiers sur l’hôpital de campagne édifié par les Israéliens à Erez pour venir en aide aux blessés et aux malades de la bande côtière.

L’Armée égyptienne a anéanti quant à elle un véhicule qui transportait des roquettes Grad ainsi que deux de leurs lanceurs qui s’apprêtaient à les pointer en direction du territoire israélien. L’attaque s’est déroulée dans la ville de Sheikh Zouweid, dans le nord du Sinaï, à proximité du poste de passage de Rafah.

 

Levée de l’interdiction de la FAA

Ce matin, la FAA, l’Autorité Fédérale de l’aviation civile américaine, a indiqué qu’elle levait l’interdiction qu’elle avait faite aux compagnies américaines d’utiliser l’Aéroport International d’Israël, David Ben Gourion.

Les compagnies aériennes d’outre-Atlantique s’organisent pour reprendre graduellement leurs dessertes.

Certaines compagnies aériennes européennes qui ont interrompu leurs vols vers Tel-Aviv sont également en train de rétablir leurs services ; d’autres, comme Lufthansa, maintiennent leur décision de cesser les opérations vers Tel-Aviv pour le moment, bien qu’elles ne soient soumises à aucune directive de la part d’un organe européen de régulation aérienne.

 

Etat des combats

La brigade Golani a pratiquement terminé l’occupation du quartier de Shuja’iyya et procède au nettoyage des dernières poches de résistance.

Les combats ont débuté dans un autre quartier de Gaza-city, Toufakh, qui est également un bastion du Hamas commandant l’accès aux boulevards du centre de la cité, dans lequel sont probablement situés les quartiers généraux de la milice islamiste.

Au sud, vers 8h, les Givati ont pris possession de l’agglomération de Khirbet al Adas. A l’occasion de la prise de contrôle de cette localité, 150 individus qui se trouvaient dans un bâtiment depuis lequel des tirs étaient dirigés vers les soldats se sont rendus en s’avançant au-devant d’eux avec des drapeaux blancs.

 

Les 150 prisonniers de Khirbet al Adas

Nombres de ces hommes étaient uniquement des auxiliaires secondaires des brigades Ezzedine al Kassam, la branche armée du Hamas, mais une quarantaine d’entre eux appartenaient aux commandos d’élite de la milice islamiste.

Ils ont été transférés en autobus vers des centres de détention en Israël et sont actuellement interrogés.

C’est la première fois dans ce conflit que l’on assiste à une reddition aussi massive que celle-ci ; reste que l’Armée israélienne détient déjà un grand nombre de prisonniers.

Au Nord, la bataille pour le contrôle de Beit Hanoun, un gros bourg situé à quelques centaines de mètres seulement de Sdérot, d’où partent des « tunnels stratégiques » fait rage ; elle implique la participation de la brigade du Nakhal renforcée par des blindés ainsi que de l’artillerie et de l’aviation.

Sur tous les fronts, Tsahal semble avoir percé, ce jeudi, l’écorce dure du Hamas, et s’enfonce avec beaucoup plus de facilité que précédemment dans les espaces tenus par l’ennemi.

L’observation des combats laisse à penser que les capacités défensives et le moral du Mouvement de la Résistance Islamique sont ébranlés.

 

Pertes chez les miliciens

La Ména a procédé aujourd’hui au décompte des estimations remises par les commandants de 3 des 5 brigades participant aux combats dans la Bande de Gaza.

Le chiffre des miliciens islamistes tués par ces trois brigades dépasse les 500 morts.

Ces appréciations sont précieuses, car le Hamas et les autres milices ne communiquent absolument pas quant au nombre de leurs combattants tombés en action. Selon les bilans qu’ils présentent, tous les morts sont des civils.

Sur la base des renseignements en notre possession, en ajoutant la quarantaine de miliciens morts dans cette journée de jeudi, la Ména affirme que les milices djihadistes ont perdu jusqu’à maintenant entre 650 et 670 combattants lors de Rocher Inébranlable.

Des dizaines de ces miliciens sont enterrés dans des cimetières de fortune éloignés des regards, ou abandonnés sous les décombres de leurs positions afin d’empêcher Tsahal d’établir des bilans plus précis et d’évaluer de la sorte les capacités restantes de l’ennemi.

D’après les évaluations effectuées par Sami el Soudi, se basant sur les chiffres de Tsahal, des témoignages téléphoniques de Gaza et des communiqués des différents hôpitaux et morgues de la bande côtière, le chiffre total des morts gazaouis s’établirait, ce jeudi soir, entre 850 et 880, incluant les miliciens.

 

Une école de l’UNRWA touchée à Beit Hanoun

15 civils sont morts dans une école tenue par l’ONU de cette agglomération et des dizaines d’autres ont été blessés, lorsqu’un projectile s’est abattu dans la cour de l’établissement.

L’incident s’est produit alors que se déroulaient de violents affrontements au sol entre la milice et la brigade du Nakhal.

Les responsables de cette dernière reconnaissent avoir tiré 12 obus de mortiers dans la région, mais affirment qu’Ezzedine al Kassam a lancé de nombreuses roquettes sur la même zone ; des dires qui sont confirmés par Chris Gunness, le porte-parole de l’UNRWA à Gaza, l’un des plus déterminés d’entre les détracteurs d’Israël dans la région.

On ignore donc, pour le moment, qui des Israéliens ou des islamistes sont responsables de cet incident dramatique ; ce que l’on peut toutefois affirmer avec certitude est que Tsahal a informé à de multiples reprises les représentants des diverses organisations présentes à Beit Hanoun, dont la Croix Rouge et l’UNWRA, de l’imminence des combats, leur demandant instamment de quitter le secteur avec tous les civils.

A ce jour, environ 170 000 gazaouis ont évacué leurs domiciles vers des zones sécurisées après avoir reçu des avertissements de la part de l’Armée israélienne.

 

Cessez-le-feu

On observe ce soir de profondes divergences entre la direction du Hamas à Gaza, notamment Ismail Hanya, le chef du califat, et Mohammad Deif celui de la branche armée, d’une part, et le Hamas de l’extérieur, représenté par son dirigeant Khaled Mashal.

Le Hamas de Gaza, comme on a pu s’en persuader lors de communications interceptées, se trouve dans une situation militairement intenable, soumise à la volonté de l’exécutif israélien. Ce dernier va décider, avant la fin de la semaine, s’il se contente des victoires qu’il a accumulées sur le champ de bataille ou s’il va éliminer le Mouvement de la Résistance Islamique de Gaza.

Le Hamas de l’intérieur, dans ces conditions, est disposé à accepter immédiatement la proposition de cessez-le-feu égyptienne, qui se résume à un arrêt mutuel et simultané des hostilités, suivi de l’allégement des restrictions du trafic aux frontières de la Bande, dans un souci humanitaire.

Hier (mercredi), à l’occasion d’une intervention à Doha, Khaled Mashal a, pour sa part, rejeté catégoriquement l’option d’un cessez-le-feu qui ne prendrait pas ses exigences en compte, dont l’ouverture d’un port et d’un aéroport international dans la bande côtière, pour ne citer que ces conditions.

Mashal a laissé un très étroit entrebâillement en vue d’une éventuelle trêve humanitaire, qui précéderait un cessez-le-feu. Mais cette éventualité a été évoquée parmi un verbiage exalté, qui a ôté tout sens pratique à l’éventualité d’une telle trêve.

Alors que le chef du département d’Etat US, John Kerry, a tenté aujourd’hui, avec l’aide des Jordaniens et des Qataris, de parvenir à une formulation compréhensible de l’idée brièvement exposée hier par Mashal, les Egyptiens ont pris du recul avec les négociations, affirmant qu’ils n’avaient aucune intention de dialoguer avec le Hamas mais uniquement avec l’Autorité Palestinienne

Détection des tunnels

Ce soir, la Ména a appris qu’une équipe de savants israéliens travaillant dans le cadre de l’industrie militaire et du ministère de la Défense, a réalisé de très sérieuses avancées dans le domaine de la détection des tunnels souterrains.

A l’occasion d’expérimentations, la nouvelle technologie, dont il est absolument interdit de dévoiler le moindre détail, a réussi à détecter des galeries situées à des dizaines de mètres sous terre et également à déterminer leur itinéraire.

Le développement de cette technique, auquel sont allouées des sommes pratiquement illimitées, pourrait, si ces succès se confirment, aboutir dans un laps de temps d’une année à la mise au point d’instruments fonctionnels.

Voir enfin:

Le « Souterrain de Gaza », la menace qu’Israël a choisi d’ignorer

Les attaques par les tunnels du Hamas sont un réel danger, Israël devra reconquérir Gaza pour éviter leur reconstruction

Avi Issacharoff
Avi Issacharoff est notre spécialiste du Moyen-Orient. Il remplit le même rôle pour Walla, le portail leader d’infos en Israël. …

The Times of Israel

25 juillet 2014

La construction des tunnels à l’intérieur de Gaza et sous les frontières israéliennes n’est plus un projet mené au nez et la barbe d’Israël et du peuple palestinien.

Tous les enfants à Gaza, comme tous les sous-officiers de l’intelligence militaire, savaient que, sous la ville de Gaza, et au-delà, un réseau de tunnels était creusé pendant ces cinq dernières années. Il y a eu un investissement d’un million de dollars. En d’autres termes, on peut appeler ce réseau : le Souterrain de Gaza.
Pourtant le public israélien a été surpris par l’envergure des tunnels quand le danger s’est fait ressentir ces deux dernières semaines.

La presse israélienne avait fait écho de ce phénomène, mais il semblerait que les dirigeants politiques – et dans une certaine mesure, les dirigeants sécuritaires – ont préféré minimiser la menace. Aujourd’hui, au 18ème jour de l’opération Bordure protectrice, le public a conscience du danger stratégique.

La stratégie souterraine du Hamas n’a pas éclos en une nuit. Afin de construire 40 « tunnels d’attaque » qui serpentent le sous-sol de la bande de Gaza jusqu’à la frontière (et le nombre pourrait être légèrement plus élevé), le Hamas avait besoin d’une aide importante, soit d’une grande organisation ou d’une entité étatique.

Et on ne parle pas uniquement de l’aide financière, mais aussi de conseils professionnels. Le Hamas aurait pu utiliser les experts qui les avaient aidé pour les tunnels creusés à Rafah, sous la frontière entre Gaza et l’Egypte. Mais ces tunnels étaient plus simples à creuser et ne demandaient aucun investissement ou un effort extraordinaire.

Les tunnels en Israël étaient (et sont encore, car l’armée israélienne ne les a pas tous détruits) une autre histoire. La plupart sont bétonnés et assez grands pour permettre à des essaims de terroristes de passer par là pour attaquer ses cibles en Israël. Une aide importante au niveau gouvernemental a dû être nécessaire pour aider à les construire et, ce n’est pas une mince affaire, guider le forage.

Quel gouvernement ou entité quasi-étatique cela pourrait-il être ? La liste des suspects est assez courte. Le Hezbollah et l’Iran sont les seuls acteurs de la région qui souhaiteraient blesser Israël et qui ont également la capacité pour construire des tunnels sophistiqués et solides qui ne s’effondreraient pas.

Pourtant, les tunnels qui servent à l’attaque ne sont qu’une partie du Souterrain de Gaza. Le Hamas a également préparé des tunnels pour permettre à ses agents de se déplacer d’un endroit à un autre sans se faire détecter.

Il y a aussi tout un système de bunkers où il y a ses centres de commandement et de contrôle, qui sont indemnes. Les dirigeants du Hamas de l’aile politique et militaire se sont réfugiés dans d’autres bunkers, et eux aussi, sont sains et saufs.

A la veille de l’opération, l’armée israélienne avait calculé que le Hamas avait environ 15 tunnels d’attaque – une sous-estimation importante. Est-ce un échec majeur des renseignements ? Je ne le vois pas de cette façon. Il n’existe aucun moyen fiable pour que les renseignements puissent prendre connaissance de chaque tunnel qui existe.

L’échec vient plutôt du niveau politique qui a préféré ignorer la menace croissante sous la frontière au sud d’Israël pendant cinq ans. Les responsables avaient connaissance des tunnels, et savaient aussi pour les 9 000 – 10 000 roquettes du Hamas.

Il était plus facile pour eux de fermer les yeux sur ce sujet par commodité et par amour du calme. Il était plus facile pour eux de se chamailler avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas sur sa demande épouvantable d’adhérer à des organisations de l’UNESCO. (Ce qui pose clairement une menace existentielle pour l’Etat d’Israël, si vous me pardonnez mon sarcasme).

Il était plus facile pour eux de développer les implantations en Cisjordanie, que de faire face à une guérilla armée et dangereuse qui est restée calme tant que cela était commode pour elle.

Maintenant, bien sûr, les tunnels sont décrits comme la principale source de menace, alors qu’ils l’ont toujours été, et qui nécessitent une incursion terrestre des soldats israéliens dans la bande de Gaza. Maintenant, en effet, à la demande de certains bureaux gouvernementaux, on est passé à l’autre extrême. On demande à l’armée israélienne de rester à l’intérieur de Gaza aussi longtemps qu’il le faut pour « finir le travail ».

Si, toutefois, Israël annonce dans quelques jours qu’il a détruit les tunnels d’attaque et si l’armée israélienne se retire ses forces de Gaza, que se passera-t-il ?

Il est évident que le Hamas va reconstruire ces tunnels à un rythme accéléré. Au prochain conflit, disons dans deux ans, les forces militaires n’auront pas affaire à 40 tunnels, mais au double ou au triple. Ils seront tellement grands qu’un policier du Hamas devra se tenir aux principales intersections souterraines [pour réguler la circulation]… ou peut-être qu’ils vont installer des feux de circulation pour tous les terroristes.

Deux choses peuvent empêcher que le conflit se répète avec un Hamas plus fort à l’avenir : premièrement, une opération « à la racine » qui incluraient, en effet, la reprise en charge de la bande de Gaza et l’éradication de la direction du Hamas. Une telle opération coûterait la vie de centaines de soldats israéliens, et aucun homme politique ne voudra être tenu responsable de ces pertes.

La deuxième solution serait de graver la notion de dissuasion dans la conscience du Hamas. Comme Israël l’a fait pendant la Seconde Guerre du Liban en 2006 dans le quartier de Dahiyeh à Beyrouth. Ce quartier était un bastion du Hezbollah qui s’est transformé en piqure de rappel pour les dirigeants [du Hezbollah] sur les dangers de s’en prendre à Israël.

A ce stade, nous n’en sommes pas là. Israël n’a pas l’intention d’envoyer ses troupes pour déraciner complètement le Hamas. Il est peu probable aussi que le Hamas ait été suffisamment dissuadé de planifier de futures attaques militaires contre Israël.

Les Palestiniens, cependant, sont fatigués des combats, et leur conscience a été brûlée à profusion. La question est de savoir si les dirigeants de l’aile militaire du Hamas, qui tirent ses missiles sur Israël depuis le cœur des quartiers peuplés de Gaza, se préoccupent de tout ça. Son comportement à Chajaya, où la guerre a été dévastatrice pour les habitants locaux de Gaza, suggère que ce n’est pas le cas.

 


Gaza: En droit de la guerre, la proportionnalité n’a rien à voir avec le nombre relatif des victimes (It is ironic that Israel is charged with disproportionality for successfully protecting its civilians by following international law)

21 juillet, 2014
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J’ai une prémonition qui ne me quittera pas: ce qui adviendra d’Israël sera notre sort à tous. Si Israël devait périr, l’holocauste fondrait sur nous. Eric Hoffer
Ce qui est arrivé au quartier Dahiya de Beyrouth en 2006 arrivera à tous les villages qui servent de base à des tirs contre Israël. […] Nous ferons un usage de la force disproportionné et y causerons de grands dommages et destructions. De notre point de vue, il ne s’agit pas de villages civils, mais de bases militaires. Gadi Eisenkot (commandant israélien de la division nord)
With an outbreak of hostilities, the IDF will need to act immediately, decisively, and with force that is disproportionate to the enemy’s actions and the threat it poses. Such a response aims at inflicting damage and meting out punishment to an extent that will demand long and expensive reconstruction processes. The strike must be carried out as quickly as possible, and must prioritize damaging assets over seeking out each and every launcher. Punishment must be aimed at decision makers and the power elite. In Syria, punishment should clearly be aimed at the Syrian military, the Syrian regime, and the Syrian state structure. In Lebanon, attacks should both aim at Hizbollah’s military capabilities and should target economic interests and the centers of civilian power that support the organization. Moreover, the closer the relationship between Hizbollah and the Lebanese government, the more the elements of the Lebanese state infrastructure should be targeted. Such a response will create a lasting memory among Syrian and Lebanese decision makers, thereby increasing Israeli deterrence and reducing the likelihood of hostilities against Israel for a an extended period. At the same time, it will force Syria, Hizbollah, and Lebanon to commit to lengthy and resource-intensive reconstruction programs. Recent discussion of “victory” and “defeat” in a future war against Hizbollah has presented an overly simplistic approach. The Israeli public must understand that overall success cannot be measured by the level of high trajectory fire against Israel at the end of the confrontation. The IDF will make an effort to decrease rocket and missile attacks as much as possible, but the main effort will be geared to shorten the period of fighting by striking a serious blow at the assets of the enemy. Israel does not have to be dragged into a war of attrition with Hizbollah. Israel’s test will be the intensity and quality of its response to incidents on the Lebanese border or terrorist attacks involving Hizbollah in the north or Hamas in the south. In such cases, Israel again will not be able to limit its response to actions whose severity is seemingly proportionate to an isolated incident. Rather, it will have to respond disproportionately in order to make it abundantly clear that the State of Israel will accept no attempt to disrupt the calm currently prevailing along its borders. Israel must be prepared for deterioration and escalation, as well as for a full scale confrontation. Such preparedness is obligatory in order to prevent long term attrition. The Israeli home front must be prepared to be fired upon, possibly with even heavy fire for an extended period, based on the understanding that the IDF is working to reduce the period of fighting to a minimum and to create an effective balance of deterrence. This approach is applicable to the Gaza Strip as well. There, the IDF will be required to strike hard at Hamas and to refrain from the cat and mouse games of searching for Qassam rocket launchers. The IDF should not be expected to stop the rocket and missile fire against the Israeli home front through attacks on the launchers themselves, but by means of imposing a ceasefire on the enemy. Gabi Siboni
A 100% effective Iron Dome wouldn’t serve Tel Aviv’s strategical interest slightest bit since the regime relies on the public’s fear of Palestinian attacks. Add to that the huge cost of the defence system’s missles as compared to that of the primitive projectiles fired by the Gazan resistance. From the Palestinian perspective, before Iron Dome the qassams hardly ever caused damage to the Israeli military, but did spread fear and incite the Israeli public opinion against them. Today, thanks to Iron Dome, every airborn sewer pipe is guaranteed to inflict substantial financial loss to the IDF, at least if the system would be programmed to react to every threat. So my take is the Israeli army intentionally limited the effectiveness of the defence system. Pasparal da Beira do Canal (11 March 2013)
Qui se cache dans les mosquées ? Le Hamas. Qui met ses arsenaux sous des hôpitaux ? Le Hamas. Qui met des centres de commandement dans des résidences ou à proximité de jardins d’enfants ? Le Hamas. Le Hamas utilise les habitants de Gaza comme boucliers humains et provoque un désastre pour les civils de Gaza ; donc, pour toute attaque contre des civils de Gaza, ce que nous regrettons, le Hamas et ses partenaires sont seuls responsables. Benjamin Nétanyahou
Les attaques aveugles à la roquette à partir de Gaza vers Israël constituent des actes terroristes que rien ne justifie. Il est évident que le Hamas utilise délibérément des boucliers humains pour intensifier la terreur dans la région. L’absence d’une condamnation de ces actes répréhensibles par la communauté internationale encouragerait ces terroristes à poursuivre ces actions consternantes. Le Canada demande à ses alliés et partenaires de reconnaître que ces actes terroristes sont inacceptables et que la solidarité avec Israël est le meilleur moyen de mettre fin au conflit. L’appui du Canada envers Israël est sans équivoque. Nous appuyons son droit de se défendre, par lui‑même, contre ces attaques terroristes, et nous exhortons le Hamas à cesser immédiatement ses attaques aveugles à l’endroit d’innocents civils israéliens. Le Canada réitère son appel au gouvernement palestinien à désarmer le Hamas et d’autres groupes terroristes palestiniens qui opèrent à partir de Gaza, dont le Jihad islamique palestinien, mandaté par l’Iran. Stephen Harper (premier ministre canadien, 13.07.14)
En ce 13 juillet 2014 on mesure à nouveau le déséquilibre moral vertigineux entre Israël qui suit à la lettre le droit de la guerre et le Hamas qui le bafoue sans vergogne. En effet, les Palestiniens vivant au nord de la Bande de Gaza dans des zones d’où sont tirées à l’aveuglette des dizaines de roquettes sur les populations civiles d’Israël, ont été avertis par Tsahal d’évacuer les lieux pour permettre une opération de nettoyage de cibles militaires sans faire de victimes civiles. Ce que nombreux Palestiniens font, se réfugiant dans des bâtiments de l’UNRWA. Le Hamas, qui utilise sa population comme boucliers humains, leur ordonne de retourner dans ces zones. Pour la seule journée du 12 juillet 2014 plus de 129 roquettes ont été tirées depuis Gaza vers Israël. 117 roquettes au moins ont frappé Israël 9 roquettes ont été interceptées par le Dôme de Fer Tsahal a frappé 120 cibles terroristes dans la Bande de Gaza On est bien loin d’un soi-disant combat de David contre Goliath, le Hamas possédant un arsenal considérable. Fabriqué localement pour partie – d’où les restrictions israéliennes sur la nature des transferts à Gaza, qui se poursuivent actuellement en dépit des attaques terroristes – mais importé pour une plus grande partie. Fourni par l’Iran ou ses alliés, importé dans la Bande de Gaza via des tunnels de contrebande dont la construction est devenue une spécialité locale ayant bénéficié jusque récemment de complicités égyptiennes. L’Égypte aujourd’hui saisit ce type de matériel à destination de Gaza-. (…) C’est dans ce contexte que Tsahal, se conformant au droit international et au droit de la guerre a averti le 12 juillet des Gazaouis du nord de la Bande de Gaza, qui vivent autour de rampes de lancement de roquettes et autres installations terroristes militaires de partir de chez eux avant midi le lendemain avant que soit lancée une opération pour les détruire. Ce que rapporte même l’agence de presse palestinienne Maan News.. Qui fait également état du départ de milliers de Palestiniens qui vont se réfugier dans des écoles ou des bâtiments de l’UNRWA. Ce qui montre d’ailleurs qu’ils savent que les tirs israéliens ne sont pas aveugles, à la différence des tirs lancés depuis Gaza. Et que fait le Hamas ? Son ministère de l’Intérieur ordonne à ces Palestiniens de regagner immédiatement leur domicile, affirmant que ces avertissements entreraient dans le cadre d’une guerre psychologique et ne sont pas à prendre au sérieux, alors qu’il sait pertinemment que tel n’est pas le cas…., Le mouvement terroriste qui utilise sa population comme boucliers humains démontre une fois encore son peu de respect pour leurs vies. Les Gazaouis n’étant pour lui que de la chair à canon. Hélène Keller-Lind
News media coverage of the Gaza war is increasingly focusing on the body count. It’s an easy way to make Israel look bad. And it tends to obscure who the real aggressor in this conflict is, and who is the real victim. Each day, journalists report an ever-higher number of Gazans who have been killed, comparing it to the number of Israeli fatalities, which is still, thank G-d, zero. This kind of simplistic reporting creates a sympathetic portrayal of the Palestinians, who are shown to be genuinely suffering, while the Israeli public just seems a little scared. But there are important reasons why there are so many more Palestinian casualties than Israeli casualties. The first is that the Israeli government has built bomb shelters for its citizens, so they have places to hide when the Palestinians fire missiles at them. By contrast, the Hamas regime in Gaza refuses to build shelters for the general population, and prefers to spend its money buying and making more missiles. It’s not merely that Hamas has no regard for the lives of its own citizens. But even worse: Hamas deliberately places its civilians in the line of fire, in the expectation that Palestinian civilian casualties will generate international sympathy. On July 10, the Hamas Ministry of the Interior issued an official instruction to the public to remain in their apartments, and “and not heed these message from Israel” that their apartment buildings are about to be bombed. A New York Times report on July 11 described in sympathetic detail how seven Gazans were killed, and many others wounded, in an Israeli strike despite multiple advance warnings by Israel to vacate the premises. In the 18th paragraph of the 21-paragraph feature, the Times noted, in passing: “A member of the family said earlier that neighbors had come to ‘form a human shield.’ ” Isn’t that outrageous? Israel voluntarily gives up the advantage of surprise in order to warn Palestinian civilians and save their lives. Hamas responds by trying to ensure that Palestinian civilians get killed. And the international community chastises Israel for the Palestinian fatalities! Another reason there are so many more Palestinian casualties is that Hamas deliberately places its missile-launchers and arms depots in and around civilian neighborhoods. Hamas hopes that Israel will be reluctant to strike such targets because of the possibility of hitting civilians. Hezbollah does the same thing in southern Lebanon. This is by now an old Arab terrorist tactic, going back more than three decades. (…) The final reason the Palestinian casualty toll is higher than that of Israel is that Israel has a superior army, and it’s winning this war. Those who win wars almost always have fewer casualties than those who are defeated. In Israel’s case, that’s a good thing. Israel need not feel guilty or defensive about winning. It’s a lot better than losing, as the Jewish people have learned from centuries of bitter experience as helpless victims. Anyone with knowledge of history can appreciate how misleading casualty statistics can be. In World War II, the United States suffered about 360,000 military deaths. The Germans lost 3.2-million soldiers and 3.6-million civilians. Does that mean America was the aggressor, and Germany the victim? Japan estimates that it suffered 1 million military deaths and 2 million civilian deaths. Does that mean America attacked Japan, and not vice versa? The fourth lesson from the Gaza war: The body count is a form of Arab propaganda, which actually conceals who is the aggressor and who is the victim. Moshe Phillips and Benyamin Korn
Un simple cessez-le-feu serait de facto une victoire pour le Hamas. Il donnerait au Hamas le temps et l’espace de respiration dont il a besoin pour faire passer plus d’armes, réparer ses tunnels terroristes, et lancer de nouvelles attaques terroristes contre Israël. Il ne durerait que pour mieux prolonger la guerre. (…) les sous-sols de la ville de Shuja’iya que les israéliens ont bombardés cette nuit [représentent] tout un arsenal et des postes de commandement terroristes sous les immeubles d’habitation, la mosquée et l’hôpital. (…) Certes, nettoyer Gaza de ses armes et de son infrastructure militaire ne serait pas une tâche facile, compte tenu du vaste arsenal que le Hamas a amassé depuis le dernier cessez-le-feu il y a deux ans. Au début de la guerre actuelle, le Hamas avait environ 10.000 roquettes à portée de main. Ces missiles sont plus sophistiqués que les années précédentes, ils transportent des charges lourdes d’explosifs et peuvent atteindre Israël partout, même jusqu’à Nahariya, le long de la frontière nord d’Israël avec le Liban. Le Hamas a également des drones armés. Il a d’énormes dépôts d’armes et des laboratoires de fabrication de bombes. Il a des tunnels en béton où les terroristes se cachent et où passent les armes qui sont introduites en contrebande. En mars de cette année, la marine israélienne a intercepté un navire d’armes iranien à destination de Gaza. Cachées sous des sacs de ciment de fabrication iranienne il y avait des dizaines de roquettes M-302 sol-sol d’une portée de 75 à 150 km. (Remarque: la distance entre la bande de Gaza à Tel-Aviv est de 60 km.) La cache d’armes comprenait également près de 200 obus de mortier, et 400 000 cartouches de munitions. En 2009 et à nouveau en 2011, Israël a bombardé les convois d’armes transportées du Soudan à Gaza. Qui sait combien d’autres de ces livraisons d’armes iraniennes ou soudanaises ont réussi à échapper aux Israéliens et à atteindre Gaza? Ce n’est pas seulement un problème pour Israël. C’est un problème pour l’ensemble du monde libre. Israël est en première ligne dans la guerre internationale contre le terrorisme. Gaza n’est qu’un champ de bataille. Comme nous le savons depuis longtemps, ce qui commence à Gaza ou Bagdad ou Kaboul se propage vite à Londres, Madrid et New York. La communauté internationale a démontré que quand elle rassemble sa volonté, elle peut désarmer les terroristes. Une pression internationale sévère et des sanctions ont contraint la Syrie à entamer le démantèlement de ses armes chimiques l’année dernière. (…) Au lieu de continuer à verser des milliards de dollars d’aide financière dans le trou noir connu sous le nom de «économie de Gaza», la communauté internationale doit porter son attention sur les armes de Gaza. Il est temps à l’instar de ce que l’Irlande a réussi et des progrès faits en Syrie, de démilitariser la bande de Gaza. Les habitants de Gaza ont besoin de beurre, et non pas de munitions, et les gens du monde libre ont besoin de paix, et non pas de terrorisme. Moshe Phillips et Benyamin Korn
Curieux reportages : on ne parle que de femmes d’enfants et de vieux retrouvés dans les décombres, pas un seul homme, bizarre non ? Comme si en effet les hommes étaient dans les tunnels faisant déboucher leur rampe de lancement dans les maisons mêmes, les toits coulissants ou des verrières, avec obligation pour les femmes et enfants de vivre et mourir avec, voilà les conditions de la guerre que ne connaissent évidemment pas les casseurs de « juifs » à Barbès et de Sarcelles. En 2008 sur les 1500 morts gazouis, plus de la moitié étaient des combattants… Les autres sont les otages d’amoureux de la mort. Iris Canderson
Dans toute la France, ce sont aujourd’hui des milliers de manifestant-e-s qui sont descendus dans la rue pour exiger l’arrêt de l’intervention militaire de l’État d’Israël dans la bande de Gaza, pour crier leur révolte face au plus de 300 morts palestiniens depuis le début de cette intervention. En interdisant dans plusieurs villes et notamment à Paris, les manifestations de solidarité avec la Palestine, Hollande et le gouvernement Valls ont enclenché une épreuve de force qu’ils ont finalement perdue. Depuis l’Afrique où il organise l’aventure militaire de l’impérialisme français, Hollande avait joué les gros bras « ceux qui veulent à tout prix manifester en prendront la responsabilité ». C’est ce qu’ont fait aujourd’hui des milliers de manifestant-e-s qui sont descendus dans la rue pour exiger l’arrêt de l’intervention militaire de l’État d’Israël dans la bande de Gaza, pour crier leur révolte face au plus de 300 morts palestiniens depuis le début de cette intervention. Et pour faire respecter le droit démocratique à exprimer collectivement la solidarité. En particulier à Paris, plusieurs milliers de manifestants, malgré l’impressionnant quadrillage policier, ont défié l’interdiction du gouvernement. C’est un succès au vu des multiples menaces de la préfecture et du gouvernement. En fin de manifestation, des échauffourées ont eu lieu entre des manifestants et les forces de l’ordre. Comment aurait-il pu en être autrement au vu de dispositif policier et de la volonté du gouvernement de museler toute opposition à son soutien à la guerre menée par l’Etat d’Israël. Le NPA condamne les violences policières qui se sont déroulées ce soir à Barbès et affirme que le succès de cette journée ne restera pas sans lendemain. Dès mercredi, une nouvelle manifestation aura lieu à l’appel du collectif national pour une paix juste et durable. La lutte pour les droits du peuple palestinien continue. Le NPA appelle l’ensemble des forces de gauche et démocratiques, syndicales, associatives et politiques, à exprimer leur refus de la répression et leur solidarité active avec la lutte du peuple palestinien. NPA
Il faut dire que le réseau souterrain du Hamas a de quoi inquiéter Israël. « Des dizaines de tunnels parcourent la bande de Gaza, affirme Tsahal. Il s’agit d’un réseau sophistiqué, très bien entretenu, qui relie des ateliers de construction de roquettes, des rampes de lancement et des postes de commandement. » A une vingtaine de mètres sous terre, ils sont parfois équipés du téléphone et de l’électricité. Les galeries, dont la construction peut prendre des années, sont devenues une fierté pour le Hamas, expliquait un ancien responsable de l’armée israélienne au journal Haaretz. Francetvinfo
Les tactiques de combat et l’idéologie du Hamas sont, « par excellence, un cas d’école » de violations systématiques du droit international humanitaire. Il n’y a « presqu’aucun exemple comparable » où que ce soit dans le monde d’aujourd’hui d’un groupe qui viole aussi systématiquement les accords internationaux liés aux conflits armés. Irwin Cotler (ancien Ministre de la Justice canadien, membre du parlement de ce pays et professeur de droit à l’Université McGill de Montreal)
En droit de la guerre, la proportionnalité n’a rien à voir avec le nombre relatif des victimes des deux côtés. Il fait plutôt référence à la valeur militaire d’une cible (combien d’impact la destruction de la cible aurait sur l’issue d’une bataille ou guerre) par rapport à la menace attendue pour la vie ou la propriété de civils. Si la cible a une haute valeur militaire, alors elle peut être attaquée même si cela risque d’entrainer des pertes civiles. Ce qui doit être « proportionnel » (le terme n’est en fait pas utilisé dans les conventions pertinentes), c’est la valeur militaire de la cible par rapport au risque pour les civils. En particulier, l’Article 51 du protocole additionnel aux Conventions de Genève de 1977 interdit aussi comme sans discrimination : 5 b ) les attaques dont on peut attendre qu’elles causent incidemment des pertes en vies humaines dans la population civile, des blessures aux personnes civiles, des dommages aux biens de caractère civil, ou une combinaison de ces pertes et dommages, qui seraient excessifs par rapport à l’avantage militaire concret et direct attendu. Par cette mesure, les efforts d’Israël pour détruire les missiles avant qu’ils puissent être tirés sur des civils israéliens, même si cela place des civils palestiniens en péril, semble se conformer parfaitement aux lois de la guerre. Rien n’oblige Israël à placer la vie de ses citoyens en danger pour protéger la vie des civils palestiniens. (…) Au-delà de cela, placer ses propres civils autour ou près d’une cible militaire pour servir de « boucliers humains » est interdit par la quatrième Convention de Genève : Art. 28. « Aucune personne protégée ne pourra être utilisée pour mettre, par sa présence, certains points ou certaines régions à l’abri des opérations militaires ». L’article 58 du protocole 1 additionnel aux Conventions de Genève de 1977 va même plus loin à cet égard, exigeant que Hamas éloigne les civils palestiniens de la proximité de ses installations militaires, ce qui comprendrait tout endroit où seraient produits, stockés ou actionnés les mortiers, bombes et armes et ce en tout lieu où s’entrainent, se rassemblent ou se cachent ses combattants. Voici le texte qui engage les parties au conflit à: … a) s’efforceront, sans préjudice de l’article 49de la IVe Convention, d’éloigner du voisinage des objectifs militaires la population civile, les personnes civiles et les biens de caractère civil soumis à leur autorité ; s’efforcer de supprimer la population civile, les civils et les biens de caractère civil sous leur contrôle du voisinage des objectifs militaires ; b éviter de placer des objectifs militaires dans ou près de zones densément peuplées ; (c) prendre les autres précautions nécessaires pour protéger la population civile, les personnes civiles et les biens de caractère civil sous leur contrôle contre les dangers résultant des opérations militaires. Le Hamas, en tant que gouvernement de facto dans la bande de Gaza, a clairement violé l’ensemble de ces trois dispositions : ils n’ont fait aucun effort pour éloigner les civils du voisinage des objectifs militaires. Au contraire, ils cachent systématiquement des combattants et des armes dans les écoles, les mosquées et les maisons privées, et ils tirent des missiles et mortiers sur des civils israéliens à partir de ces lieux. Contrairement à Israël, le Hamas n’a fait aucun effort pour fournir des abris pour l’usage des civils palestiniens. Alors que le Hamas a importé des quantités énormes de ciment, celles-ci ont été détournées de force du secteur civil et utilisées à la place pour construire des bunkers et des tunnels pour les dirigeants du Hamas, ainsi que des postes de tir de missiles cachés. En revanche, l’exigence d’Israël, depuis le début des années 1990, est que toutes les maisons neuves soient dotées d’une salle sûre et renforcée et sa construction d’abris anti-bombe (souvent rudimentaires) dans les communautés près de Gaza a contribué à protéger les civils israéliens contre les attaques du Hamas, bien qu’à un coût de plus d’un milliard de dollars. Il est ironique de constater qu’Israël est accusé de disproportion pour avoir réussi à protéger efficacement ses civils en accord avec le droit international. Camera
Article 51 – Protection de la population civile
1. La population civile et les personnes civiles jouissent d’une protection générale contre les dangers résultant d’opérations militaires. En vue de rendre cette protection effective, les règles suivantes, qui s’ajoutent aux autres règles du droit international applicable, doivent être observées en toutes circonstances.
2. Ni la population civile en tant que telle ni les personnes civiles ne doivent être l’objet d’attaques.
Sont interdits les actes ou menaces de violence dont le but principal est de répandre la terreur parmi la population civile.
3. Les personnes civiles jouissent de la protection accordée par la présente Section, sauf si elles participent directement aux hostilités et pendant la durée de cette participation.
4. Les attaques sans discrimination sont interdites. L’expression «attaques sans discrimination» s’entend :
a) des attaques qui ne sont pas dirigées contre un objectif militaire déterminé ;
b) des attaques dans lesquelles on utilise des méthodes ou moyens de combat qui ne peuvent pas être dirigés contre un objectif militaire déterminé ; ou
c) des attaques dans lesquelles on utilise des méthodes ou moyens de combat dont les effets ne peuvent pas être limités comme le prescrit le présent Protocole ;
et qui sont, en conséquence, dans chacun de ces cas, propres à frapper indistinctement des objectifs militaires et des personnes civiles ou des biens de caractère civil.
5. Seront, entre autres, considérés comme effectués sans discrimination les types d’attaques suivants :
a) les attaques par bombardement, quels que soient les méthodes ou moyens utilisés, qui traitent comme un objectif militaire unique un certain nombre d’objectifs militaires nettement espacés et distincts situés dans une ville, un village ou toute autre zone contenant une concentration analogue de personnes civiles ou de biens de caractère civil ;
b) les attaques dont on peut attendre qu’elles causent incidemment des pertes en vies humaines dans la population civile, des blessures aux personnes civiles, des dommages aux biens de caractère civil, ou une combinaison de ces pertes et dommages, qui seraient excessifs par rapport à l’avantage militaire concret et direct attendu.
6. Sont interdites les attaques dirigées à titre de représailles contre la population civile ou des personnes civiles.
7. La présence ou les mouvements de la population civile ou de personnes civiles ne doivent pas être utilisés pour mettre certains points ou certaines zones à l’abri d’opérations militaires, notamment pour tenter de mettre des objectifs militaires à l’abri d’attaques ou de couvrir, favoriser ou gêner des opérations militaires. Les Parties au conflit ne doivent pas diriger les mouvements de la population civile ou des personnes civiles pour tenter de mettre des objectifs militaires à l’abri des attaques ou de couvrir des opérations militaires.
8. Aucune violation de ces interdictions ne dispense les Parties au conflit de leurs obligations juridiques à l’égard de la population civile et des personnes civiles, y compris l’obligation de prendre les mesures de précaution prévues par l’article 57 .
Protocole additionnel aux Conventions de Genève (du 12 août 1949 relatif à la protection des victimes des conflits armés internationaux (Protocole I), 8 juin 1977, article 51)
Article 58  – Précautions contre les effets des attaques
Dans toute la mesure de ce qui est pratiquement possible, les Parties au conflit :
a) s’efforceront, sans préjudice de l’article 49de la IVe Convention, d’éloigner du voisinage des objectifs militaires la population civile, les personnes civiles et les biens de caractère civil soumis à leur autorité ;
b) éviteront de placer des objectifs militaires à l’intérieur ou à proximité des zones fortement peuplées ;
c) prendront les autres précautions nécessaires pour protéger contre les dangers résultant des opérations militaires la population civile, les personnes civiles et les biens de caractère civil soumis à leur autorité.
Protocole additionnel aux Conventions de Genève (du 12 août 1949 relatif à la protection des victimes des conflits armés internationaux (Protocole I), 8 juin 1977, article 58)
Aucune personne protégée ne pourra être utilisée pour mettre, par sa présence, certains points ou certaines régions à l’abri des opérations militaires. Convention (IV) de Genève (relative à la protection des personnes civiles en temps de guerre, 12 août 1949, Zones dangereuses, article 28)
Conformément à la pratique de l’ONU, les incidents impliquant des munitions non explosées qui pourraient mettre en danger les bénéficiaires et le personnel sont transmises aux autorités locales. Après la découverte des missiles, nous avons pris toutes les mesures nécessaires pour faire disparaître ces objets de nos écoles et préserver ainsi nos locaux.  Christopher Gunness (directeur de l’UNRWA à Gaza)
L’offensive terrestre décidée par le gouvernement israélien vise à « frapper les tunnels de la terreur allant de Gaza jusqu’en Israël » et protéger ses citoyens. A l’origine destinés à la contrebande des marchandises, les tunnels ont très vite été utilisés par les terroristes islamistes pour faire passer des armes de guerre via la frontière avec l’Egypte. En 2013, l’armée égyptienne sous l’égide de Mohamed Morsi, a décidé d’inonder les tunnels de contrebande pour « renforcer la sécurité à la frontière ». Une véritable foutaise de la part des autorités égyptiennes, alors issues comme le Hamas de la confrérie des Frères musulmans. Avec donc l’argent des contribuables européens, le Hamas a pu construire de nombreux tunnels reliant la bande de Gaza à Israël. L’objectif était de déjouer les systèmes de surveillance israéliens pour infiltrer des terroristes en vue de commettre des attentats dans des localités et prendre des otages israéliens. Plusieurs tunnels pénétraient « de plusieurs centaines de mètres en territoire israélien » construits pour mener des « attaques terroristes ». Les tunnels étaient construits avec des dalles de béton et à une profondeur de 5 à 10 mètres. Le réseau souterrain du Hamas est très sophistiqué, très bien entretenu, il relie des ateliers de construction de missiles et roquettes, des rampes de lancement et des postes de commandement. Plus de 600.000 tonnes de béton et de fer qui auraient pu vous servir a construire des écoles, des routes, des hôpitaux ont servi au Hamas à construire des tunnels en dessous des écoles, mosquées et hôpitaux et en territoire israélien. Pendant que des millions d’Européens vivent dans la misère, l’UE préfère financer les tunnels du terrorisme palestinien. Jean Vercors

Dôme de fer serait-il trop efficace ?

A l’heure où nos belles âmes n’ont à nouveau pas de mots assez durs pour fustiger le seul Israël de vouloir protéger sa population ….

Et, avec l’augmentation quotidienne du nombre des victimes, jamais assez de raisons pour excuser le Hamas d’exposer la population dont il est chargé de la protection …

Pendant qu’avec l’incroyable réseau souterrain creusé sous ses quartiers résidentiels et après les roquettes cachées dans une école de l’ONU, le monde découvre enfin toute l’étendue de sa perfidie …

Et que, poussées par les pyromanes de l’extrême-gauche, nos chères têtes blondes jouent à la guérilla urbaine dans nos propres rues

Comment ne pas voir, avec le site de réinformation américain Camera, l’incroyable ironie de la situation …

Quand Israël se voit accusé de disproportion …

Pour avoir réussi, doctrine de dissuasion par la disproportion calculée dite Dahiya comprise, à protéger efficacement ses civils en accord avec le droit international ?

Voir aussi:

Myths and Facts about the Fighting in Gaza
Alex Safian, PhD
Camera
January 8, 200

Myth: Israel’s attacks against Hamas are illegal since Israel is still occupying Gaza through its control of Gaza’s borders and airspace, and it is therefore bound to protect the civilian population under the Fourth Geneva Convention.

Israel has control over Gaza’s air space and sea coast, and its forces enter the area at will. As the occupying power, Israel has the responsibility under the Fourth Geneva Convention to see to the welfare of the civilian population of the Gaza Strip. (Rashid Khalidi, What You Don’t Know About Gaza , New York Times Op-Ed, Jan. 8, 2009)

Fact: Of the land borders with Gaza, Israel quite naturally controls those that are adjacent to Israel; the border with Egypt at Rafah is controlled by Egypt. Beyond this, it is clear under international law that Israel does not occupy Gaza. As Amb. Dore Gold put it in a detailed report on the question:

The foremost document in defining the existence of an occupation has been the 1949 Fourth Geneva Convention « Relative to the Protection of Civilian Persons in Time of War. » Article 6 of the Fourth Geneva Convention explicitly states that « the Occupying Power shall be bound for the duration of the occupation to the extent that such Power exercises the functions of government in such territory…. » If no Israeli military government is exercising its authority or any of « the functions of government » in the Gaza Strip, then there is no occupation. (Legal Acrobatics: The Palestinian Claim that Gaza is Still « Occupied » Even After Israel Withdraws, Amb. Dore Gold, JCPA, 26 August 2005)

But what if despite this we take seriously Khalidi’s claim that Israel is the occupying power and is therefore legally the sovereign authority in Gaza? In that case the relevant body of law would not be the Geneva Conventions as Khalidi claims, but would rather be the Hague Regulations, which in the relevant article states:

The authority of the legitimate power having in fact passed into the hands of the occupant, the latter shall take all the measures in his power to restore, and ensure, as far as possible, public order and safety, while respecting, unless absolutely prevented, the laws in force in the country. (Article 43, Laws and Customs of War on Land (Hague IV); October 18, 1907)

Under this article Israel’s incursion into Gaza would therefore be completely legal as a legitimate exercise of Israel’s responsibility for restoring and ensuring public order and safety in Gaza. This would include removing Hamas, which by Khalidi’s logic is an illegitimate authority in Gaza. Under international law Hamas certainly has no right to stockpile weapons or attack Israel, and Israel is therefore justified in taking measures to disarm Hamas and prevent it from terrorizing both the Israeli population and the Gaza population. That is the inescapable logic of Khalidi’s position.

Myth: Since more Palestinians than Israelis have been killed in the fighting this means Israel is acting “disproportionately” or has even committed “war crimes.”

• [Israel] is causing a huge and disproportionate civilian casualty level in Gaza. (Christiane Amanpour CNN, Jan. 4, 2009)

• WAR CRIMES The targeting of civilians, whether by Hamas or by Israel, is potentially a war crime. Every human life is precious. But the numbers speak for themselves: Nearly 700 Palestinians, most of them civilians, have been killed since the conflict broke out at the end of last year. In contrast, there have been around a dozen Israelis killed, many of them soldiers. (Rashid Khalidi, What You Don’t Know About Gaza , New York Times Op-Ed, Jan. 8, 2009)

Fact: First of all, contrary to Khalidi, three quarters of the Palestinians killed so far were combatants, not civilians, including 290 Hamas combatants who have been specifically identified.

Beyond this, real world examples obviate any charges about right or wrong based on the number of people killed. Consider that the Japanese attack at Pearl Harbor killed about 3,000 Americans. Does it follow that the US should have ended its counterattacks against Japanese forces once a similar number of Japanese had been killed? Since it did not end its attacks, does that mean the US acted disproportionally and was in the wrong and that the Japanese were the aggrieved party? Clearly the answer is no.

Taking this further, counting the number of dead hardly determines right and wrong. For example, again looking at the Pacific Theatre in World War 2, over 2.7 million Japanese were killed, including 580,000 civilians, as against only 106,000 Americans, the vast majority combatants. Does it then follow that Japan was in the right and America was in the wrong? Again, clearly the answer is no. Just having more dead on your side does not make you right.

Proportionality in the sense used by Rashid Khalidi and Christiane Amanpour is meaningless.

Myth: Israel’s actions are illegal since International Law requires proportionality.

International law … calls for the element of proportionality. When you have conflict between nations or between countries, there is a sense of proportionality. You cannot go and kill and injure 3,000 Palestinians when you have four Israelis killed on the other side. That is immoral, that is illegal. And that is not right. And it should be stopped. (Dr. Riyad Mansour, Palestinian ambassador to the United Nations, CNN, Jan 3, 2009)

Actually, proportionality in the Law of War has nothing to do with the relative number of casualties on the two sides. Rather it refers to the military value of a target (how much of an impact would the target’s destruction have on the outcome of a battle or war) versus the expected threat to the lives or property of civilians. If the target has high military value, then it can be attacked even if it seems there will be some civilian casualties in doing so.

What has to be “proportional” (the term is not actually used in the relevant conventions) is the military value of the target versus the risk to civilians.

In particular, Article 51 of Protocol 1 Additional to the Geneva Conventions of 1977 prohibits as indiscriminate:

5(b) An attack which may be expected to cause incidental loss of civilian life, injury to civilians, damage to civilian objects, or a combination thereof, which would be excessive in relation to the concrete and direct military advantage anticipated.

By this measure, Israel’s efforts to destroy missiles before they can be fired at Israeli civilians, even if that places Palestinian civilians at risk, seems to conform perfectly to the Laws of War. There is no requirement that Israel place the lives of its own citizens in danger to protect the lives of Palestinian civilians.

Myth: Hamas has no choice but to place weapons and fighters in populated areas since the Gaza Strip is so crowded that is all there is.

[Hamas has] no other choice. Gaza is the size of Detroit. And 1.5 million live here where there are no places for them to fire from them but from among the population. (Taghreed El-Khodary, New York Times Gaza reporter, on CNN, Jan. 1, 2009)

In fact there is plenty of open space in Gaza, including the now empty sites where Israeli settlements once stood. The Hamas claim, parroted by the Times reporter, is nonsense.

Beyond this, placing your own civilians around or near a military target to act as “human shields” is prohibited by the Fourth Geneva Convention:

Art. 28. The presence of a protected person may not be used to render certain points or areas immune from military operations.

Article 58 of Protocol 1 Additional to the Geneva Conventions of 1977 goes even further in this regard, requiring that Hamas remove Palestinian civilians from the vicinity of its military facilities, which would include any place where weapons, mortars, bombs and the like are produced, stored, or fired from, and any place where its fighters train, congregate or hide. Here is the text, which calls on the parties to the conflict to:

(A) … endeavour to remove the civilian population, individual civilians and civilian objects under their control from the vicinity of military objectives;

(b) Avoid locating military objectives within or near densely populated areas;

(c) Take the other necessary precautions to protect the civilian population, individual civilians and civilian objects under their control against the dangers resulting from military operations.

Hamas, as the defacto government in Gaza, has clearly violated all three of these provisions:

They have made no effort to remove civilians from the vicinity of military objectives.
On the contrary, they systematically hide fighters and weapons in schools, in mosques and private homes, and they fire missiles and mortars at Israeli civilians from these places.
Unlike Israel, Hamas has made no effort to provide bomb shelters for the use of Palestinian civilians. While Hamas has imported huge amounts of cement, it has been forcefully diverted from the civilian sector and instead used to build bunkers and tunnels for Hamas leaders, along with hidden missile firing positions.

On the other hand, Israel’s requirement since the early 1990’s that all new homes have a secure reinforced room, and its building of (often rudimentary) bomb shelters in communities near Gaza have helped to shield Israeli civilians from Hamas attacks, though at a cost of over $1 Billion dollars.

It is ironic that Israel is charged with disproportionality for successfully protecting its civilians by following international law.

Myth: Israel violated the ceasefire with Hamas in November, and is thus to blame for the conflict.

• Lifting the blockade, along with a cessation of rocket fire, was one of the key terms of the June cease-fire between Israel and Hamas. This accord led to a reduction in rockets fired from Gaza from hundreds in May and June to a total of less than 20 in the subsequent four months (according to Israeli government figures). The cease-fire broke down when Israeli forces launched major air and ground attacks in early November; six Hamas operatives were reported killed. (Rashid Khalidi, What You Don’t Know About Gaza , New York Times Op-Ed, Jan. 8, 2009)

• Mustafa Barghouti, Palestinian Legislator (video clip): … The reality and the truth is that the side that broke this truce and this ceasefire was Israel. Two months before it ended, Israel started attacking Rafah, started attacking Khan Yunis …

Rick Sanchez: And you know what we did? I’ve checked with some of the folks here at our international desk, and I went to them and asked, What was he talking about, and do we have any information on that? Which they confirmed, two months ago — this is back in November — there was an attack. It was an Israeli raid that took out six people. (CNN, Dec. 31, 2008)

In fact, contrary to Khalidi, Barghouti and CNN’s Rick Sanchez, the Palestinians violated the ceasefire almost from day one. For example, the Associated Press published on June 25, just after the truce started, an article headlined Palestinian rockets threaten truce

The article in its lead paragraphs reported that:

Palestinian militants fired three homemade rockets into southern Israel yesterday, threatening to unravel a cease-fire days after it began, and Israel responded by closing vital border crossings into Gaza.

Despite what it called a « gross violation » of the truce, Israel refrained from military action and said it would send an envoy soon to Egypt to work on the next stage of a broader cease-fire agreement: a prisoner swap that would bring home an Israeli soldier held by Hamas for more than two years.

There were many further such Palestinian violations, including dozens of rockets and mortars fired into Israel during the so-called ceasefire. And there was also sniper fire against Israeli farmers, anti-tank rockets and rifle shots fired at soldiers in Israel, and not one but two attempts to abduct Israeli soldiers and bring them into Gaza. Here are some of the details:

(Most of this data is from The Six Months of the Lull Arrangement, a detailed report by the Intelligence and Terrorism Information Center, an Israeli NGO.)

From the start of the ceasefire at 6 AM on June 19 till the incident on November 4th, the following attacks were launched against Israel from Gaza in direct violation of the agreement:

18 mortars were fired at Israel in this period, beginning on the night of June 23.
20 rockets were fired, beginning on June 24, when 3 rockets hit the Israeli town of Sderot.
On July 6 farmers working in the fields of Nahal Oz were attacked by light arms fire from Gaza.
On the night of August 15 Palestinians fired across the border at Israeli soldiers near the Karni crossing.
On October 31 an IDF patrol spotted Palestinians planting an explosive device near the security fence in the area of the Sufa crossing. As the patrol approached the fence the Palestinians fired two anti-tank missiles.

There were two Palestinian attempts to infiltrate from Gaza into Israel apparently to abduct Israelis. Both were major violations of the ceasefire.

The first came to light on Sept. 28, when Israeli personnel arrested Jamal Atallah Sabah Abu Duabe. The 21-year-old Rafah resident had used a tunnel to enter Egypt and from there planned to slip across the border into Israel. Investigation revealed that Abu Duabe was a member of Hamas’s Izz al-Din al-Qassam Brigades, and that he planned to lure Israeli soldiers near the border by pretending to be a drug smuggler, capture them, and then sedate them with sleeping pills in order to abduct them directly into Gaza through a preexisting tunnel. For more details click here and here.

The second abduction plan was aborted on the night of Nov 4, thanks to a warning from Israeli Intelligence. Hamas had dug another tunnel into Israel and was apparently about to execute an abduction plan when IDF soldiers penetrated about 250 meters into Gaza to the entrance of the tunnel, hidden under a house. Inside the house were a number of armed Hamas members, who opened fire. The Israelis fired back and the house exploded – in total 6 or 7 Hamas operatives were killed and several were wounded. Among those killed were Mazen Sa’adeh, a Hamas brigade commander, and Mazen Nazimi Abbas, a commander in the Hamas special forces unit. For more details click here.

It was when Israel aborted this imminent Hamas attack that the group and other Palestinian groups in Gaza escalated their violations of the ceasefire by beginning to once again barrage Israel with rockets and mortars.

Note also that, contrary to Khalidi, Israeli figures do not show that Palestinian violations of the ceasefire during the first four months amounted to “less than 20” rockets.

Considering this long list of Palestinian attacks, charging that Israel broke the ceasefire in November is simply surreal.

Myth: Israel violated the ceasefire by not lifting its blockade of Gaza.

• Negotiation is a much more effective way to deal with rockets and other forms of violence. This might have been able to happen had Israel fulfilled the terms of the June cease-fire and lifted its blockade of the Gaza Strip. (Rashid Khalidi, What You Don’t Know About Gaza , New York Times Op-Ed, Jan. 8, 2009)

• Mustafa Barghouti, Palestinian Legislator: … [Israel] never lifted the blockade on Gaza. Gaza remains without fuel, without electricity, with bread, without medications, without any medical equipment for people who are dying in Gaza — 262 people died, 6 people because of no access to medical care. So Israel broke the ceasefire. (CNN, Dec. 31, 2008)

Contrary to Khalidi and Barghouti, Israel did open the crossings and allowed truckload after truckload of supplies to enter Gaza. Closures until November were short, and in direct response to Palestinian violations, some of which were detailed above.

To quote from the ITIC report on the « Lull Agreement »:

On June 22, after four days of calm, Israel reopened the Karni and Sufa crossings to enable regular deliveries of consumer goods and fuel to the Gaza Strip. They were closed shortly thereafter, following the first violation of the arrangement, when rockets were fired at Sderot on June 24. However, when calm was restored, the crossings remained open for long periods of time. On August 17 the Kerem Shalom crossing was also opened for the delivery of goods, to a certain degree replacing the Sufa crossing, after repairs had been completed (the Kerem Shalom crossing was closed on April 19 when the IDF prevented a combined mass casualty attack in the region, as a result of which the crossing was almost completely demolished).

Before November 4, large quantities of food, fuel, construction material and other necessities for renewing the Gaza Strip’s economic activity were delivered through the Karni and Sufa crossings. A daily average of 80-90 trucks passed through the crossings, similar to the situation before they were closed following the April 19 attack on the Kerem Shalom crossing. Changes were made in the types of good which could be delivered, permitting the entry of iron, cement and other vital raw materials into the Gaza Strip.

… Israel, before November 4, refrained from initiating action in the Gaza Strip but responded to rocket and mortar shell attacks by closing the crossings for short periods of time (hours to days). After November 4 the crossings were closed for long periods in response to the continued attacks against Israel. (Rearranged from p 11- 12)

Day to day details of the supplies delivered to Gaza and the numbers of trucks involved have been published by the Israeli Foreign Ministry and are available here. The figures confirm that the passages were indeed open and busy.

Myth: Israel is using excessively large bombs in populated neighborhoods and is therefore to blame for any Palestinian civilians killed in the present fighting.
Fact: On the contrary, Israel is using extremely small bombs precisely because Hamas has violated international law by intentionally placing military facilities in densely populated civilian areas (see Article 58 of Protocol 1 Additional to the Geneva Conventions of 1977 cited above). To attack these targets while minimizing civilian casualties, Israel is using the new GBU-39 SDB (Small Diameter Bomb), an extremely precise GPS-guided weapon designed to minimize collateral damage by employing a small warhead containing less than 50 lbs of high explosive. Despite its small size, thanks to its accuracy the GBU-39 is able to destroy targets behind even 3 feet of steel-reinforced concrete.

Many of the Palestinian civilian injuries have therefore likely been caused not by Israeli bombs but by Palestinian rockets and bombs which explode after Israel targets the places where they are stored or manufactured, such as mosques and other civilian structures. Numerous videos have been posted of Israeli bombing runs which clearly show the Israeli bomb causing a relatively small initial explosion followed by much larger secondary explosions. Some of the videos also show Palestinian missiles and other projectiles flying in all directions.

Here are two examples. On the left is video of an Israeli strike on December 27 against a hidden missile launcher. After the initial explosion a Palestinian missile flies out to the side and seems to impact in or near a populated area. The video on the right is of an Israeli strike on January 1st against a mosque in the Jabaliya refugee camp that was being used as a weapons storehouse. Right after the initial Israeli strike caused a small explosion, there were multiple huge secondary explosions as the stored Grad missiles and Qassam rockets detonated, and large amounts of ammunition cooked off:

Israeli strike on Dec. 27, 2008 against a hidden missile launcher; a Palestinian missile then seems to hit near a Palestinian neighborhood. Israeli strike on Jan. 1, 2009 against mosque in Jabaliya being used as a weapons depot, causing huge secondary explosions.
No doubt Palestinian civilians anywhere near the mosque were killed or injured by the multiple huge blasts and exploding ammunition and rockets. But it is difficult to see how Palestinians injured by Palestinian bombs and missiles can be blamed on Israel.

(updated 19 Jan 2009)

Voir également:

Chair à canon : Israël avertit les Palestiniens de quitter des zones qui vont être attaquées, le Hamas leur ordonne d’y retourner

Hélène Keller-Lind

Des Infos

13 juillet 2014

En ce 13 juillet 2014 on mesure à nouveau le déséquilibre moral vertigineux entre Israël qui suit à la lettre le droit de la guerre et le Hamas qui le bafoue sans vergogne. En effet, les Palestiniens vivant au nord de la Bande de Gaza dans des zones d’où sont tirées à l’aveuglette des dizaines de roquettes sur les populations civiles d’Israël, ont été avertis par Tsahal d’évacuer les lieux pour permettre une opération de nettoyage de cibles militaires sans faire de victimes civiles. Ce que nombreux Palestiniens font, se réfugiant dans des bâtiments de l’UNRWA. Le Hamas, qui utilise sa population comme boucliers humains, leur ordonne de retourner dans ces zones.

La terreur palestinienne et les répliques israéliennes

Pour la seule journée du 12 juillet 2014 plus de 129 roquettes ont été tirées depuis Gaza vers Israël.
117 roquettes au moins ont frappé Israël
9 roquettes ont été interceptées par le Dôme de Fer
Tsahal a frappé 120 cibles terroristes dans la Bande de Gaza

On est bien loin d’un soi-disant combat de David contre Goliath, le Hamas possédant un arsenal considérable. Fabriqué localement pour partie – d’où les restrictions israéliennes sur la nature des transferts à Gaza, qui se poursuivent actuellement en dépit des attaques terroristes – mais importé pour une plus grande partie. Fourni par l’Iran ou ses alliés, importé dans la Bande de Gaza via des tunnels de contrebande dont la construction est devenue une spécialité locale ayant bénéficié jusque récemment de complicités égyptiennes. L’Égypte aujourd’hui saisit ce type de matériel à destination de Gaza-.

L’Iran à Vienne et à Gaza

Le 13 juillet le Premier ministre Nétanyahou, lors de la réunion hebdomadaire du Cabinet ministériel, soulignait d’ailleurs,que alors que « les grandes puissances discutent aujourd’hui à Vienne de la question du programme nucléaire iranien » il convient de « leur rappeler que le Hamas et le Djihad Islamique sont financés, armés et entraînés par l’Iran, L’Iran est une puissance terroriste majeure..On ne peut permettre à cet Iran-là de pouvoir produire des matières fissiles pour des armes nucléaires. Si cela se produit ce que nous voyons se passer autour de nous et se passer dans le Moyen-Orient sera bien pire… ».

Israël avertit les populations civiles dans le respect du droit de la guerre

C’est dans ce contexte que Tsahal, se conformant au droit international et au droit de la guerre a averti le 12 juillet des Gazaouis du nord de la Bande de Gaza, qui vivent autour de rampes de lancement de roquettes et autres installations terroristes militaires de partir de chez eux avant midi le lendemain avant que soit lancée une opération pour les détruire. Ce que rapporte même l’agence de presse palestinienne Maan News.. Qui fait également état du départ de milliers de Palestiniens qui vont se réfugier dans des écoles ou des bâtiments de l’UNRWA. Ce qui montre d’ailleurs qu’ils savent que les tirs israéliens ne sont pas aveugles, à la différence des tirs lancés depuis Gaza.

Populations civiles palestiniennes qui sont de la chair à canon pour le Hamas

Et que fait le Hamas ? Son ministère de l’Intérieur ordonne à ces Palestiniens de regagner immédiatement leur domicile, affirmant que ces avertissements entreraient dans le cadre d’une guerre psychologique et ne sont pas à prendre au sérieux, alors qu’il sait pertinemment que tel n’est pas le cas…., Le mouvement terroriste qui utilise sa population comme boucliers humains démontre une fois encore son peu de respect pour leurs vies. Les Gazaouis n’étant pour lui que de la chair à canon. Ce que dénonçait à nouveau en ces termes Benjamin Netanyahou lors de la réunion de son Cabinet ministériel du 13 juillet 2014 « Qui se cache dans les mosquées ? Le Hamas. Qui met ses arsenaux sous des hôpitaux ? Le Hamas. Qui met des centres de commandement dans des résidences ou à proximité de jardins d’enfants ? Le Hamas. Le Hamas utilise les habitants de Gaza comme boucliers humains et provoque un désastre pour les civils de Gaza ; donc, pour toute attaque contre des civils de Gaza, ce que nous regrettons, le Hamas et ses partenaires sont seuls responsables ».

Pour faire bonne mesure le Hamas terrorise aussi sa population en faisant assassiner en pleine rue dans la ville de Gaza, par ’des combattants palestiniens’, sans autre forme de procès, un homme accusé d’être ’un collaborateur’,

Israël laisse sortir binationaux et malades graves et laisse entrer des biens de première nécessité

On notera que les binationaux qui le choisissent peuvent quitter la Bande de Gaza par le passage d’Erez et sont des centaines à le faire. Des patients palestiniens continuent à y transiter pour aller se faire soigner en Israël et des biens de première nécessité entrent dan la Bande de Gaza par le passage de Keren Shalom. On trouvera tous les détails de ces livraisons ici.

On rappellera également qu’une grande partie de l’eau potable et de l’électricité consommés dans la Bande de Gaza sont fournis par Israël.

Voir également:

Fourth Lesson From the Gaza War: Don’t Trust Body Counts and Hamas Propaganda
Moshe Phillips and Benyamin Korn
The Algemeiner
July 15, 2014

News media coverage of the Gaza war is increasingly focusing on the body count.

It’s an easy way to make Israel look bad. And it tends to obscure who the real aggressor in this conflict is, and who is the real victim.

Each day, journalists report an ever-higher number of Gazans who have been killed, comparing it to the number of Israeli fatalities, which is still, thank G-d, zero. This kind of simplistic reporting creates a sympathetic portrayal of the Palestinians, who are shown to be genuinely suffering, while the Israeli public just seems a little scared.

But there are important reasons why there are so many more Palestinian casualties than Israeli casualties.

The first is that the Israeli government has built bomb shelters for its citizens, so they have places to hide when the Palestinians fire missiles at them. By contrast, the Hamas regime in Gaza refuses to build shelters for the general population, and prefers to spend its money buying and making more missiles.

It’s not merely that Hamas has no regard for the lives of its own citizens. But even worse: Hamas deliberately places its civilians in the line of fire, in the expectation that Palestinian civilian casualties will generate international sympathy.

On July 10, the Hamas Ministry of the Interior issued an official instruction to the public to remain in their apartments, and “and not heed these message from Israel” that their apartment buildings are about to be bombed.

A New York Times report on July 11 described in sympathetic detail how seven Gazans were killed, and many others wounded, in an Israeli strike despite multiple advance warnings by Israel to vacate the premises. In the 18th paragraph of the 21-paragraph feature, the Times noted, in passing: “A member of the family said earlier that neighbors had come to ‘form a human shield.’ ”

Isn’t that outrageous? Israel voluntarily gives up the advantage of surprise in order to warn Palestinian civilians and save their lives. Hamas responds by trying to ensure that Palestinian civilians get killed. And the international community chastises Israel for the Palestinian fatalities!

Another reason there are so many more Palestinian casualties is that Hamas deliberately places its missile-launchers and arms depots in and around civilian neighborhoods. Hamas hopes that Israel will be reluctant to strike such targets because of the possibility of hitting civilians. Hezbollah does the same thing in southern Lebanon. This is by now an old Arab terrorist tactic, going back more than three decades.

“One must understand how our enemy operates,” Prime Minister Netanyahu pointed out at the most recent cabinet meeting. “Who hides in mosques? Hamas. Who puts arsenals under hospitals? Hamas. Who puts command centers in residences or near kindergartens? Hamas. Hamas is using the residents of Gaza as human shields and it is bringing disaster to the civilians of Gaza; therefore, for any attack on Gaza civilians, which we regret, Hamas and its partners bear sole responsibility.”

The final reason the Palestinian casualty toll is higher than that of Israel is that Israel has a superior army, and it’s winning this war. Those who win wars almost always have fewer casualties than those who are defeated. In Israel’s case, that’s a good thing. Israel need not feel guilty or defensive about winning. It’s a lot better than losing, as the Jewish people have learned from centuries of bitter experience as helpless victims.

Anyone with knowledge of history can appreciate how misleading casualty statistics can be. In World War II, the United States suffered about 360,000 military deaths. The Germans lost 3.2-million soldiers and 3.6-million civilians. Does that mean America was the aggressor, and Germany the victim? Japan estimates that it suffered 1 million military deaths and 2 million civilian deaths. Does that mean America attacked Japan, and not vice versa?

The fourth lesson from the Gaza war: The body count is a form of Arab propaganda, which actually conceals who is the aggressor and who is the victim.

Moshe Phillips and Benyamin Korn are members of the board of the Religious Zionists of America.

Gaza : les « tunnels de la terreur », cibles de l’offensive israélienne
Les galeries souterraines creusées par le Hamas sont la priorité de l’opération terrestre lancée le 17 juillet par l’armée israélienne, mais aussi une source de ravitaillement pour les Gazaouis malgré le blocus.
Louis Boy

Le Point

19/07/2014

« La décision de réoccuper Gaza n’a pas été prise. » A en croire le ministre de la Sécurité publique israélien, l’offensive terrestre entamée par l’armée israélienne dans la nuit du jeudi 17 au vendredi 18 juillet n’est qu’une opération temporaire, même si Benyamin Nétanyahou s’est dit prêt à l' »élargir de manière significative ».

Depuis le début des frappes aériennes, le 8 juillet, l’objectif affiché est le même : mettre le Hamas hors d’état de nuire aux Israéliens. Mais Tsahal semble avoir estimé que les frappes aériennes ne suffiraient pas pour détruire un des atouts principaux du mouvement palestinien : son réseau de souterrains, que le Premier ministre a surnommé les « tunnels de la terreur ».
Une attaque souterraine déjouée le 17 juillet

C’est une attaque du Hamas qui semble avoir convaincu Israël de frapper ces tunnels, ou du moins lui avoir fourni le prétexte parfait. Dans la journée qui a précédé l’offensive terrestre, 13 combattants du Hamas pénètrent en Israël en empruntant un de leurs souterrains, à proximité d’un kibboutz. Repérés, ils sont repoussés par des soldats et l’armée de l’air avant de rebrousser chemin. Pour le porte-parole de l’armée, c’est « une attaque terroriste majeure » qui vient d’être déjouée.

Il faut dire que le réseau souterrain du Hamas a de quoi inquiéter Israël. « Des dizaines de tunnels parcourent la bande de Gaza, affirme Tsahal. Il s’agit d’un réseau sophistiqué, très bien entretenu, qui relie des ateliers de construction de roquettes, des rampes de lancement et des postes de commandement. » A une vingtaine de mètres sous terre, ils sont parfois équipés du téléphone et de l’électricité. Les galeries, dont la construction peut prendre des années, sont devenues une fierté pour le Hamas, expliquait un ancien responsable de l’armée israélienne au journal Haaretz. Une de ces galeries, découverte par l’armée israélienne en 2013, est visible dans cette vidéo (non sous-titrée) de la chaîne américaine CNN.

Contrebande avec l’Egypte

Certains tunnels aboutissent en plein territoire israélien. Des habitants du sud du pays affirment même entendre des bruits de forage la nuit sous le sol de leurs maisons. Les responsables de l’armée israélienne craignent donc que le Hamas utilise ce réseau pour lancer des attaques en contournant le dispositif de sécurité qui borde la bande de Gaza. En 2006, c’est par ces tunnels que s’étaient évaporés les ravisseurs du soldat israélien Gilad Shalit.

Pourtant, ces tunnels n’avaient, au départ, pas une vocation militaire. Ils apparaissent en 1979 quand la ville de Rafah est divisée en deux : une moitié dans le sud de la bande de Gaza, l’autre moitié sous contrôle égyptien. Les tunnels relient alors les deux côtés de la frontière, et servent à transporter des marchandises de contrebande, voire de la drogue. Un rôle de contrebande qui s’est renforcé depuis 2007 et la mise en place d’un blocus de Gaza par l’Egypte et Israël, en réaction à l’élection du Hamas à la tête de la région. Depuis, les tunnels se sont multipliés, essentiellement à la frontière avec l’Egypte, et sont devenus un lien vital avec l’extérieur. Une partie d’entre eux, les plus secrets, sert aussi à acheminer des combattants et des armes pour le Hamas.
1 400 tunnels détruits par les Egyptiens

Un réseau qui s’est grandement affaibli en 2013, quand le nouveau pouvoir égyptien, hostile au Hamas, décide de s’attaquer aux tunnels. Près de 1 400 d’entre eux sont bouchés entre 2013 et mars 2014, selon l’armée égyptienne. Un chiffre qui témoigne de l’étendue du réseau. Depuis, l’approvisionnement de Gaza en nourriture, en matériaux de construction ou encore en carburant s’est fortement compliqué, affaiblissant aussi le Hamas.

Pour le site américain Vox, l’objectif officiel de l’opération militaire israélienne ces dernières semaines – affaiblir les infrastructures du Hamas – pourrait signifier qu’elle souhaite ne pas s’attaquer uniquement aux tunnels qui mènent en Israël, comme annoncé, mais bien à la totalité du réseau, y compris les tunnels que l’Egypte « pourrait avoir manqués ». De quoi rendre encore plus pesant le blocus sur Gaza et, peut-être, porter un coup fatal au Hamas.

Voir encore:

Septième leçon de la guerre de Gaza: Nous devons démilitariser Gaza

Moshe Phillips and Benyamin Korn

The Algeimeiner

traduction Europe Israël

juil 20, 2014
Septième leçon de la guerre de Gaza: Nous devons démilitariser Gaza

Un exemple des tunnels terroristes et de contrebande du Hamas entre le poste frontière de Rafah avec l’Egypte et la bande de Gaza.

Un simple cessez-le-feu à Gaza laisserait au Hamas le temps de réarmer et de renouveler ses activités terroristes.

La démilitarisation de la bande de Gaza mettrait fin aux activités terroristes du Hamas.

Quel but est le plus logique?

Le président Barack Obama et le secrétaire d’Etat John Kerry travaillent dur pour parvenir à un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas. Cet effort est à courte vue – et pire encore. Un simple cessez-le-feu serait de facto une victoire pour le Hamas. Il donnerait au Hamas le temps et l’espace de respiration dont il a besoin pour faire passer plus d’armes, réparer ses tunnels terroristes, et lancer de nouvelles attaques terroristes contre Israël. Il ne durerait que pour mieux prolonger la guerre.

Lorsque le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a accepté le 15 Juillet la proposition de cessez-le-feu, il a expliqué sa décision en ces termes: « Nous avons accepté la proposition égyptienne afin de permettre la démilitarisation de la bande de Gaza – de ses missiles, roquettes et tunnels – par des moyens diplomatiques. »
Ainsi, Netanyahu a déclaré lors d’une conférence de presse télévisée le 16 Juillet:«La chose la plus importante vis-à-vis de Gaza est de s’assurer que l’enclave soit démilitarisée».

terror1Voici les sous-sols de la ville de Shuja’iya que les israéliens ont bombardés cette nuit : tout un arsenal et des postes de commandement terroristes sous les immeubles d’habitation, la mosquée et l’hôpital.

Dans un plan présenté au bureau du premier ministre et au Comité Knesset des Affaires étrangères et de la Défense la semaine dernière, l’ancien ministre de la Défense, Shaul Mofaz, a présenté un plan détaillé pour la démilitarisation de la bande de Gaza.

De même, Tony Blair, l’ancien Premier ministre britannique qui est maintenant l’envoyé du Quartet pour le Moyen-Orient, a déclaré sur la chaîne israélienne TV 10 le 15 Juillet qu’il doit y avoir un « plan à long terme pour Gaza … qui traite des exigences de la sécurité réelle d’Israël de façon permanente … le Hamas ne peut pas poursuivre l’infrastructure militaire dont il dispose. »

Certes, nettoyer Gaza de ses armes et de son infrastructure militaire ne serait pas une tâche facile, compte tenu du vaste arsenal que le Hamas a amassé depuis le dernier cessez-le-feu il y a deux ans. Au début de la guerre actuelle, le Hamas avait environ 10.000 roquettes à portée de main. Ces missiles sont plus sophistiqués que les années précédentes, ils transportent des charges lourdes d’explosifs et peuvent atteindre Israël partout, même jusqu’à Nahariya, le long de la frontière nord d’Israël avec le Liban.

Le Hamas a également des drones armés. Il a d’énormes dépôts d’armes et des laboratoires de fabrication de bombes. Il a des tunnels en béton où les terroristes se cachent et où passent les armes qui sont introduites en contrebande.

En mars de cette année, la marine israélienne a intercepté un navire d’armes iranien à destination de Gaza. Cachées sous des sacs de ciment de fabrication iranienne il y avait des dizaines de roquettes M-302 sol-sol d’une portée de 75 à 150 km. (Remarque: la distance entre la bande de Gaza à Tel-Aviv est de 60 km.) La cache d’armes comprenait également près de 200 obus de mortier, et 400 000 cartouches de munitions. En 2009 et à nouveau en 2011, Israël a bombardé les convois d’armes transportées du Soudan à Gaza.

Qui sait combien d’autres de ces livraisons d’armes iraniennes ou soudanaises ont réussi à échapper aux Israéliens et à atteindre Gaza?

Ce n’est pas seulement un problème pour Israël. C’est un problème pour l’ensemble du monde libre. Israël est en première ligne dans la guerre internationale contre le terrorisme. Gaza n’est qu’un champ de bataille. Comme nous le savons depuis longtemps, ce qui commence à Gaza ou Bagdad ou Kaboul se propage vite à Londres, Madrid et New York.

La communauté internationale a démontré que quand elle rassemble sa volonté, elle peut désarmer les terroristes. Une pression internationale sévère et des sanctions ont contraint la Syrie à entamer le démantèlement de ses armes chimiques l’année dernière. La pression et la fermeté britannique ont entraîné le désarmement des terroristes de l’IRA. Peut-être que cette expérience est à l’origine de l’appel de l’ancien Premier ministre Tony Blair pour le démantèlement de l’infrastructure terroriste du Hamas dans la bande de Gaza.

Au lieu de continuer à verser des milliards de dollars d’aide financière dans le trou noir connu sous le nom de «économie de Gaza», la communauté internationale doit porter son attention sur les armes de Gaza. Il est temps à l’instar de ce que l’Irlande a réussi et des progrès faits en Syrie, de démilitariser la bande de Gaza. Les habitants de Gaza ont besoin de beurre, et non pas de munitions, et les gens du monde libre ont besoin de paix, et non pas de terrorisme.

La septième leçon de la guerre de Gaza: la démilitarisation de la bande de Gaza, pas un cessez le feu, doit être l’objectif non seulement d’Israël, mais de l’ensemble du monde libre.

Moshe Phillips et Benyamin Korn sont membres du conseil des sionistes religieux d’Amérique.

Voir de même:

Gaza: les tunnels de la terreur financés par l’Union Européenne
Jean Vercors

JSSNews

20 juillet 2014

Depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2006, le Hamas a lancé plus de 10,000 missiles et roquettes sur la population civile d’Israël. Le Hamas, est considéré par le Quartet (Etats-Unis, Russie, UN et Union européenne, Australie, Canada, Japon) comme un mouvement terroriste.

L’idéologie et les objectifs de ce mouvement sont contenus dans sa charte, adoptée le 18 août 1988. Les buts du Hamas sont la destruction de l’Etat d’Israël et la création d’un Etat islamique en Palestine, avec Jérusalem comme capitale. Le Hamas se base entièrement sur l’islam et considère que le territoire palestinien dans son ensemble, ce qui inclut donc l’Etat d’Israël, est une terre islamique.

La population de gaza a voté majoritairement pour le Hamas, ils ont choisi des leaders terroristes et irresponsables.

La population civile paie la note du Hamas qu’ils ont élu massivement.

99.9% des gazaouïs approuvent toutes les actions du Hamas, le 0.10% est au cimetière.

L’UE est le principal bailleur de fonds de l’Autorité palestinienne et fournit chaque année plus de 450 millions de dollars par an d’aide directe. Sans compter les aides « privées » des Etats et des collectivités et sans compter également les dons faits aux organisations islamiques et arabes qui pullulent en France en faveur des palestiniens.

De nombreuses associations dites caritatives comme : le Comité de Bienfaisance et de Solidarité avec la Palestine, la Fondation Al-Aksa, le Holy Land Foundation for Relief and Development, le Palestinians’ Relief and Development Fund (Interpal) et le Palestine and Lebanon Relief Fund, actifs respectivement en France, en Allemagne, aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, servent ainsi au Hamas à récolter des fonds, sous couvert de solidarité et de charité.

L’offensive terrestre décidée par le gouvernement israélien vise à « frapper les tunnels de la terreur allant de Gaza jusqu’en Israël » et protéger ses citoyens.

A l’origine destinés à la contrebande des marchandises, les tunnels ont très vite été utilisés par les terroristes islamistes pour faire passer des armes de guerre via la frontière avec l’Egypte. En 2013, l’armée égyptienne sous l’égide de Mohamed Morsi, a décidé d’inonder les tunnels de contrebande pour « renforcer la sécurité à la frontière ». Une véritable foutaise de la part des autorités égyptiennes, alors issues comme le Hamas de la confrérie des Frères musulmans.

Avec donc l’argent des contribuables Européens, le Hamas a pu construire de nombreux tunnels reliant la bande de Gaza à Israël. L’objectif était de déjouer les systèmes de surveillance israéliens pour infiltrer des terroristes en vue de commettre des attentats dans des localités et prendre des otages Israéliens.

Plusieurs tunnels pénétraient « de plusieurs centaines de mètres en territoire israélien » construits pour mener des « attaques terroristes ».

Les tunnels étaient construits avec des dalles de béton et à une profondeur de 5 à 10 mètres.
Le réseau souterrain du Hamas est très sophistiqué, très bien entretenu, il relie des ateliers de construction de missiles et roquettes, des rampes de lancement et des postes de commandement.

Plus de 600.000 tonnes de béton et de fer qui auraient pu vous servir a construire des écoles, des routes, des hôpitaux ont servi au Hamas a construire des tunnels en dessous des écoles, mosquées et Hôpitaux et en territoire Israélien.
Pendant que des millions d’Européens vivent dans la misère, l’UE préfère financer les tunnels du terrorisme palestinien

Et La France, toujours prête à jouer les bons samaritains par l’intermédiaire de ses différents intervenants, consacre 7M€ par an aux collectivités territoriales palestiniennes : 2 M€ sont mobilisés annuellement par les collectivités françaises pour financer des projets, et 5M€ par l’Etat, via l’Agence Française de Développement (AFD)
La France accordait en mars 2012, 10M€ aux palestiniens pour la construction d’une usine de dessalement dans la bande de Gaza.

Où est donc passée cette usine?

Les télévisions du monde montrent sans relâche des images de Gazaouis blessés et morts comme si la responsabilité incombait à Israël.

Le Hamas utilise des boucliers humains pour se protéger de la riposte Israélienne.

De nombreux journalistes et photographes cherchent désespérément la photo parfaite : Celle de la petite poupée d’enfant soigneusement posée sur les débris d’une maison du Hamas bombardée la veille par l’aviation Israélienne.

Les Palestiniens ont choisi la terreur et la guerre, je ne vais pas pleurer pour eux. Il fallait réfléchir avant.

Aux Palestiniens, « Si le Hamas est un vaillant combattant, un vrai résistant, qu’il sorte de ses bunkers planqués sous vos maisons et viennent nous affronter »

Voir aussi:

IDF shows photos of alleged Hamas rocket sites dug into hospital, mosques
By Yaakov Lappin/ Reuters
Jerusalem Post

07/21/2014 16:06
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The images were taken from the northeastern Gaza City neighborhood of Shejaia, which was the scene of heavy fighting in recent days.

The IDF on Monday released declassified photos showing how Hamas uses hospitals, mosques, and playgrounds as rocket launch sites.

The images were taken from the northeastern Gaza City neighborhood of Shejaia, which was the scene of heavy fighting in recent days.

Israel’s army said it had been targeting militants in the clashes, charging that they had fired rockets from Shejaia and built tunnels and command centers there. The army said it had warned civilians to leave two days earlier.

Sounds of explosions rocked Gaza City through the morning, with residents reporting heavy fighting in Shejaia and the adjacent Zeitoun neighborhood. Locals also said there was heavy shelling in Beit Hanoun, in the northern Gaza Strip.

« It seems we are heading towards a massacre in Beit Hanoun. They drove us out of our houses with their fire. We carried our kids and ran away, » said Abu Ahmed, he did not want to give his full name for fear of Israeli reprisals.

The Islamist group Hamas and its allies fired multiple missiles across southern and central Israel, and heavy fighting was reported in the north and east of Gaza.

Non-stop attacks lifted the Palestinian death toll to 496, including almost 100 children, since fighting started on July 8, Gaza health officials said. Israel says 18 of its soldiers have also died along with two civilians.

Despite worldwide calls for a cessation of the worst bout of Palestinian-Israeli violence for more than five years, Israeli ministers ruled out any swift truce.

« This is not the time to talk of a ceasefire, » said Gilad Erdan, communications minister and a member of Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu’s inner security cabinet.

Voir enfin:

Tunnels Matter More Than Rockets to Hamas
The terror group wants to infiltrate Israel to grab hostages and stage attacks as in Mumbai in 2008.
Michael B. Mukasey
The Wall Street Journal
July 20, 2014

Early in the current clash between Hamas and Israel, much of the drama was in the air. The Palestinian terrorist group launched hundreds of rockets at Israel, and Israel responded by knocking down rockets in the sky with its Iron Dome defense system and by bombing the rocket-launch sites in Gaza. But the real story has been underground. Hamas’s tunnels into Israel are potentially much more dangerous than its random rocket barrages.

Israel started a ground offensive against Hamas in Gaza on Thursday, intending to destroy Hamas’s tunnel network. The challenge became obvious on Saturday when eight Palestinian fighters wearing Israeli military uniforms emerged from a tunnel 300 yards inside Israel and killed two Israeli soldiers in a firefight. One of the Palestinian fighters was killed before the others fled through the tunnel back to Gaza.

According to Yigal Carmon, who heads the Middle East Media Research Institute, his organization’s monitoring of published material and discussions with Israeli officials indicate that Hamas’s tunnels—and not the well-publicized episode of kidnapping and murder involving young Israelis and a Palestinian teenager—were the spark for the conflict.

Consider: On July 5 Israeli planes damaged a tunnel dug by Hamas that ran for several kilometers from inside the Gaza Strip. The tunnel emerged near an Israeli kibbutz named Kerem Shalom —vineyard of peace.

That Israeli strike presented Hamas with a dilemma, because the tunnel was one of scores that the group had dug at great cost. Were the Israelis specifically aware of the tunnel or had their strike been a random guess? Several members of the Hamas military leadership came to inspect the damage the following day, July 6. A later official Israeli report said that the Hamas inspectors were killed in a « work accident. » But what if the Israelis had been waiting for the follow-up and struck again?

Hamas now saw its strategic plan unraveling. The tunnel network gave it the ability to launch a coordinated attack within Israel like the 2008 Islamist rampage in Mumbai that killed 164 people. Recall that in 2011 Israel released more than 1,000 Palestinian prisoners, more than 200 of whom were under a life sentence for planning and perpetrating terror attacks. They were exchanged for one Israeli soldier, Gilad Shalit, who had been taken hostage in a cross-border raid by Hamas. Imagine the leverage that Hamas could have achieved by sneaking fighters through the tunnels and taking hostages throughout Israel; the terrorists intercepted Saturday night were carrying tranquilizers and handcuffs.

If the Israeli strike on the tunnel near the Kerem Shalom kibbutz presaged a drive to destroy the entire network—the jewel of Hamas’s war-planning—the terrorist group must have been thrown into a panic. Because by this summer Hamas was already in desperate political straits.

For years Hamas was receiving weapons and funding from Shiite Iran and Syria, under the banner of militant resistance to Israel. But when Mohammed Morsi became president of Egypt in June 2012, Hamas abandoned its relationship with Iran and Syria and took up instead with Mr. Morsi and the Sunni Muslim Brotherhood. Hamas also took up with Turkey and Qatar, also Sunni states, describing them at one point as the saviors of Hamas. Former benefactors Syria and Iran then called Hamas traitorous for abandoning the resistance-to-Israel camp.

The Hamas romance with Mr. Morsi was especially galling to Shiite-led Iran and Syria. The Shiites are only 10% of the world’s Muslims, and neither Iran nor Syria welcomed the loss of a patron to Sunni Egypt. The coup that removed Mr. Morsi and the Muslim Brotherhood regime in June 2013 brought a chill in Egypt’s relationship with Hamas that has kept Egypt’s border with Gaza closed, denying Hamas that route of supply.

But Iran and Syria did not rush to embrace their former beneficiary. When Hamas tried to re-ingratiate itself with Iran this May, its political bureau head, Khaled Mash’al, was denied an audience in Tehran and could only meet a minor diplomat in Qatar. On June 26 the Iranian website Tabnak posted an article titled, « Mr. Mash’al, Answer the Following Questions Before Asking for Help. » The questions included: « How can Iran go back to trusting an organization that turned its back on the Syrian regime after it sat in Damascus for years and received all kinds of assistance? » and « How can we trust an organization that enjoyed Iranian support for years and then described Turkey and Qatar as its saviors? »

So on July 6, Hamas stood politically isolated and strategically vulnerable. It had lost the financial support of Egypt and could not get renewed support from Iran in the measure it needed. To some in the organization it appeared that Hamas had only one card to play—and on July 7 it played that card with rockets. As to the tunnels, last Thursday Israeli forces intercepted 13 armed terrorists as they emerged from a tunnel near Kibbutz Sufa in Israel.

There are other messages out there for the Palestinians instead of the violent one sent by Hamas. Writing in the London-based Arabic daily Al Hayat on July 12, Saudi intellectual Abdallah Hamid al-Din, no friend of Israel, urged Palestinians to abandon as unrealistic demands for a right of return, and to forgo as hypocritical calls to boycott Israel:

« The only way to stop Israel is peace. . . . Israel does not want peace, because it does not need it. But the Palestinians do. Therefore it is necessary to persist with efforts to impose peace. No other option exists. True resistance is resistance to illusions and false hopes, and no longer leaning on the past in building the future. Real resistance is to silently endure the handshake of your enemy so as to enable your people to learn and to live. »

Plenty of others are sending the same message today. Whether Palestinians will listen is another matter.

Mr. Mukasey served as U.S. attorney general (2007-09) and as a U.S. district judge for the Southern District of New York (1988-2006).


Algérie: Non à la judaïsation ! (What about the other nakbas? : while salafists protest proposed reopening of the few remaining Algerian synagogues)

17 juillet, 2014
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Une ancienne synagogue, à Tlemcen, en Algérie, aujourd’hui transformée en école d’arts martiaux

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https://i0.wp.com/static.dreuz.info/wp-content/uploads/BsnTYzPCAAAebRp-500x351.jpghttps://pbs.twimg.com/media/Bsq5OXZCEAAfS8J.jpg:largeVous aimerez l’étranger, car vous avez été étrangers dans le pays d’Égypte. Deutéronome 10: 19
On admet généralement que toutes les civilisations ou cultures devraient être traitées comme si elles étaient identiques. Dans le même sens, il s’agirait de nier des choses qui paraissent pourtant évidentes dans la supériorité du judaïque et du chrétien sur le plan de la victime. Mais c’est dans la loi juive qu’il est dit: tu accueilleras l’étranger car tu as été toi-même exilé, humilié, etc. Et ça, c’est unique. Je pense qu’on n’en trouvera jamais l’équivalent mythique. On a donc le droit de dire qu’il apparaît là une attitude nouvelle qui est une réflexion sur soi. On est alors quand même très loin des peuples pour qui les limites de l’humanité s’arrêtent aux limites de la tribu. (…)  Mais il faut distinguer deux choses. Il y a d’abord le texte chrétien qui pénètre lentement dans la conscience des hommes. Et puis il y a la façon dont les hommes l’interprètent. De ce point de vue, il est évident que le Moyen Age n’interprétait pas le christianisme comme nous. Mais nous ne pouvons pas leur en faire le reproche. Pas plus que nous pouvons faire le reproche aux Polynésiens d’avoir été cannibales. Parce que cela fait partie d’un développement historique. (…) Il faut commencer par se souvenir que le nazisme s’est lui-même présenté comme une lutte contre la violence: c’est en se posant en victime du traité de Versailles que Hitler a gagné son pouvoir. Et le communisme lui aussi s’est présenté comme une défense des victimes. Désormais, c’est donc seulement au nom de la lutte contre la violence qu’on peut commettre la violence. Autrement dit, la problématique judaïque et chrétienne est toujours incorporée à nos déviations. (…)  Et notre souci des victimes, pris dans son ensemble comme réalité, n’a pas d’équivalent dans l’histoire des sociétés humaines. (…) Le souci des victimes a (…) unifié le monde. René Girard
L’existence d’Israël pose le problème du droit de vivre en sujets libre et souverains des nations non musulmanes dans l’aire musulmane. L’extermination des Arméniens, d’abord par l’empire ottoman, puis par le nouvel Etat turc a représenté la première répression d’une population dhimmie en quête d’indépendance nationale. Il n’y a quasiment plus de Juifs aujourd’hui dans le monde arabo-islamique et les chrétiens y sont en voie de disparition. Shmuel Trigano
Quand les synagogues se comportent comme des ambassades il n’est pas étonnant qu’elles subissent les mêmes attaques qu’une ambassade. Pierre Minnaert
Je ne vois pas comment on peut lutter contre la dérive antisémite de jeunes de banlieue quand les synagogues soutiennent Israël. Pierre Minaert
Moi je ne pousse à rien, je constate, et je constate aussi la hausse d’un discours anti juifs chez jeunes maghrébins qui s’explique. Pierre Minnaert ‏
 Quand les rabbins mettent Dieu dans un camp comment s’étonner qu’ils soient attaqués par l’autre ? Ils renforcent l’antisémitisme. Pierre Minnaert
Ils sont environ 7 000 à défiler dans les rues de Paris, ce dimanche 13 juillet, entre Barbès et la Bastille, pour dire leur solidarité avec les Palestiniens. Le parcours a été négocié par les responsables du NPA (Nouveau parti anticapitaliste), l’organisation héritière de la Ligue communiste révolutionnaire. Pourquoi avoir exigé un parcours qui s’achève à proximité du quartier du Marais, connu pour abriter plusieurs lieux de culte juif ? Le fait est que les responsables de la Préfecture de police l’ont validé. Parmi les manifestants, de nombreuses femmes, souvent voilées, mais surtout des jeunes venus de la banlieue francilienne. Les premiers slogans ciblent Israël, mais aussi la « complicité française ». Très vite, les « Allah Akbar » (Dieu est grand) dominent, donnant une tonalité fortement religieuse au cortège. La préfecture de police ne s’attendait pas à une telle mobilisation, mais ses responsables ont vu large au niveau du maintien de l’ordre, puisque cinq « forces mobiles », gendarmes et CRS confondues, ont été mobilisées. C’est à priori suffisant pour sécuriser tous les lieux juifs le long du parcours. Aucune dégradation, aucun incident n’est signalé en marge du cortège, jusqu’à l’arrivée à proximité de la Bastille. Un premier mouvement de foule est observé à la hauteur de la rue des Tournelles, qui abrite une synagogue. Les gendarmes bloquent la voie et parviennent sans difficulté à refouler les assaillants vers le boulevard Beaumarchais. Place de la Bastille, la dispersion commence, accélérée par une ondée, lorsque des jeunes décident de s’en prendre aux forces de l’ordre. De petites grappes s’engouffrent vers les rues adjacentes. Se donnent-ils le mot ? Ils sont entre 200 et 300 à marcher en direction de la synagogue de la rue de la Roquette… où se tient un rassemblement pour la paix en Israël, en présence du grand rabbin. Les organisateurs affirment avoir alerté le commissariat de police, mais l’information n’est apparemment pas remontée jusqu’à la Préfecture de police. Détail important : s’ils avaient su, les responsables du maintien de l’ordre auraient forcément barré l’accès à la rue. Les choses se compliquent très vite, car les manifestants ne sont pas les seuls à vouloir en découdre. Une petite centaine de membres de la LDJ (ligue de défense juive) sont positionnés devant la synagogue de la rue de la Roquette, casques de moto sur la tête et outils (armes blanches) à portée de main. Loin de rester passive, la petite troupe monte au contact des manifestants, comme ils l’ont déjà fait lors d’une manifestation pro-palestinienne organisée Place Saint-Michel quelques jours auparavant. On frôle la bagarre générale, mais la police parvient à s’interposer. Les assaillants refluent vers le boulevard, tandis que les militants juifs reviennent vers la synagogue. Frédéric Ploquin
Une équipe qui a su non seulement séduire au-delà des frontières, mais donner à l’Allemagne une autre image d’elle-même : multiculturelle, ouverte et aimée à l’étranger. Sur les 23 joueurs de la sélection de Joachim Löw, onze sont d’origine étrangère. Outre le trio d’origine polonaise (Piotr Trochowski, Miroslav Klose, Lukas Podolski), qui depuis longtemps n’est plus considéré comme exotique, évoluent sur le terrain Marko Marin, Jérôme Boateng, Dennis Aogo, Sami Khedira ou encore deux joueurs d’origine turque : Serdar Tasci et le jeune prodige Mesut Özil. Tous les observateurs, en Allemagne, s’accordent à reconnaître que cette arrivée de nouveaux talents « venus d’ailleurs » fait beaucoup de bien à l’équipe. « Cela lui donne une aptitude à l’engagement, une envie de reconnaissance, vis-à-vis d’eux-mêmes mais également vis-à-vis des autres », déclarait le ministre de l’intérieur Thomas de Maizière à la Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung. Pour Bastian Schweinsteiger, talentueux milieu de terrain, « les diverses influences vivifient l’équipe, elles lui donnent un tout autre tempérament ». Une diversité qui fait également beaucoup de bien au pays. A Kreuzberg, le quartier de Berlin où vit la plus importante communauté turque du pays, on défend depuis le début du mondial les couleurs de la Mannschaft. « Les performances des jeunes donnent à notre travail un élan énorme », se réjouit Gül Keskinler, une Turque chargée de l’intégration à la Fédération allemande de football. « L’exemple de Mesut Özil est à cet égard particulièrement important, souligne-t-elle. Les footballeurs ont, à travers leur fonction d’exemple, un rôle très fort, ils sont des ambassadeurs pour la jeunesse. » Dans les rues de Berlin, pas de célébration pourtant d’un esprit de fraternité « black blanc beur » tel qu’avait pu le connaître la France après sa victoire au Mondial de 1998. Pour beaucoup d’Allemands, le maillot est rassembleur : peu importe l’origine des joueurs, à la première victoire ils ont été adoptés sans cérémonie. La diversité n’est qu’un élément parmi d’autres dans l’impression de renouveau que donne l’équipe d’Allemagne. « La diversité montre surtout que l’Allemagne va enfin chercher son inspiration ailleurs, estime Holger Cesnat, 35 ans. Le style de l’équipe a changé, il est plus léger, parce que Joachim Löw observe le football pratiqué au-delà des frontières et a rompu avec le style qui prédominait dans le football allemand jusqu’ici. » Le Monde
Cela a commencé en 2006, c’était la première fois qu’on osait être fier de son pays, fier de son équipe, cela a libéré beaucoup de choses. Rainer Stich
C’est la première fois que l’équipe est si appréciée à l’étranger. Même en Israël on trouve la Mannschaft sympathique. C’est un sentiment auquel nous ne sommes pas habitués. Emilie Parker
 Cette idée de la France ‘black blanc beur’, c’est quelque chose qui les a beaucoup marqués pour révolutionner leur football. Jean-Jacques Bourdin (RMC)
La danse des Gauchos était de mauvais goût (…) Subitement, la modestie allemande a disparu dans le triomphe. Tagesspiegel (quotidien berlinois)
Plusieurs médias allemands critiquaient mercredi la «Nationalmannschaft» championne du monde pour avoir interprété lors des célébrations du titre mardi à Berlin une danse moquant les adversaires argentins vaincus en finale (1-0 a.p.). Mimant des Argentins courbés, comme par le désespoir et le poids de la défaite, six joueurs de l’équipe ont chanté : «ainsi marchent les Gauchos, les Gauchos marchent ainsi». Puis se relevant bien droits et fiers, ils ont continué : «Ainsi marchent les Allemands, les Allemands marchent ainsi». Ils ont répété la séquence plusieurs fois sous les applaudissements, dans un pays où toute expression ostentatoire de fierté nationale reste sujet à controverse. Libération
Maybe to explain what they sing. They sing: « So gehen die Gauchos, die Gauchos die gehen so. So gehen die Deutschen, die Deutschen die gehen so. » (« That’s how the Gauchos walk, the Gauchos walk like this. That’s how the Germans walk, the Germans walk like this. ») And it’s important to note that this song is a very common song in Germany for teasing the team that has lost the match. So they didn’t make an entirely new song up by themselves. Reddit
Israël existe et continuera à exister jusqu’à ce que l’islam l’abroge comme il a abrogé ce qui l’a précédé. Hasan al-Bannâ (préambule de la charte du Hamas, 1988)
Le Mouvement de la Résistance Islamique est un mouvement palestinien spécifique qui fait allégeance à Allah et à sa voie, l’islam. Il lutte pour hisser la bannière de l’islam sur chaque pouce de la Palestine. Charte du Hamas (Article six)
Nous avons constaté que le sport était la religion moderne du monde occidental. Nous savions que les publics anglais et américain assis devant leur poste de télévision ne regarderaient pas un programme exposant le sort des Palestiniens s’il y avait une manifestation sportive sur une autre chaîne. Nous avons donc décidé de nous servir des Jeux olympiques, cérémonie la plus sacrée de cette religion, pour obliger le monde à faire attention à nous. Nous avons offert des sacrifices humains à vos dieux du sport et de la télévision et ils ont répondu à nos prières. Terroriste palestinien (Jeux olympiques de Munich, 1972)
Les Israéliens ne savent pas que le peuple palestinien a progressé dans ses recherches sur la mort. Il a développé une industrie de la mort qu’affectionnent toutes nos femmes, tous nos enfants, tous nos vieillards et tous nos combattants. Ainsi, nous avons formé un bouclier humain grâce aux femmes et aux enfants pour dire à l’ennemi sioniste que nous tenons à la mort autant qu’il tient à la vie. Fathi Hammad (responsable du Hamas, mars 2008)
Cela prouve le caractère de notre noble peuple, combattant du djihad, qui défend ses droits et ses demeures le torse nu, avec son sang. La politique d’un peuple qui affronte les avions israéliens la poitrine nue, pour protéger ses habitations, s’est révélée efficace contre l’occupation. Cette politique reflète la nature de notre peuple brave et courageux. Nous, au Hamas, appelons notre peuple à adopter cette politique, pour protéger les maisons palestiniennes. Sami Abu Zuhri (porte-parole du Hamas)
I didn’t actually know that the picture was recycled. I guess I just used it as an illustration – people don’t need to take it as a literal account. If you think of bombs going off that’s pretty much what it looks like.. Twitteuse britannique (16 ans)
Il est interdit de tuer, blesser ou capturer un adversaire en recourant à la perfidie. Constituent une perfidie les actes faisant appel, avec l’intention de la tromper, à la bonne foi d’un adversaire pour lui faire croire qu’il a le droit de recevoir ou l’obligation d’accorder la protection prévue par les règles du droit international applicable dans les conflits armés. Les actes suivants sont des exemples de perfidie : (…) c) feindre d’avoir le statut de civil ou de non-combattant; d) feindre d’avoir un statut protégé en utilisant des signes emblèmes ou uniformes des Nations Unies (…) Protocole additionnel aux Conventions de Genève de 1949 relatif à la protection des victimes des conflits armés internationaux, I, article 37, alinéa 1, 1977)
Sont interdits les actes ou menaces de violence dont le but principal est de répandre la terreur parmi la population civile. (…) Les personnes civiles jouissent de la protection accordée par la présente Section, sauf si elles participent directement aux hostilités et pendant la durée de cette participation. Protocole additionnel aux Conventions de Genève de 1949 (I, art. 51, al. 2 & 3)
See, the Hamas and the other terrorist groups like Islamic Jihad are firing from Gaza when their rocketeers and their command posts are embedded in homes, hospitals, next to kindergartens, mosques. And so we are trying to operate, to target them surgically, but the difference between us is that we’re using missile defense to protect our civilians, and they’re using their civilians to protect their missiles. So naturally they’re responsible for all the civilian deaths that occur accidentally. Prime Minister Benjamin Netanyahu
Lors d’une inspection, l’agence pour l’aide aux réfugiés palestiniens (UNRWA) a trouvé « environ 20 roquettes cachées » dans une école vide située dans la bande de Gaza, un « premier » incident du genre. L’Express
If 80 rockets would be fired upon the citizens of Great Britain, No way I wouldn’t be taking action. If an Israeli prime minister would fail to take action, people would say that this is unacceptable. Tony Blair
Depuis le début de l’opération, au moins 35 bâtiments résidentiels auraient été visés et détruits, entraînant dans la majorité des pertes civiles enregistrées jusqu’à présent, y compris une attaque le 8 Juillet à Khan Younis qui a tué sept civils, dont trois enfants, et blessé 25 autres. Dans la plupart des cas, avant les attaques, les habitants ont été avertis de quitter, que ce soit via des appels téléphoniques de l’armée d’Israël ou par des tirs de missiles d’avertissement. Rapport ONU (09.07.14)
Selon bon nombre de ses détracteurs, Israël serait en train de massacrer des civils à Gaza. Pour un membre arabe du parlement israélien, son armée «élimine délibérément des familles entières». Pour Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, Israël est en train de commettre un «génocide –le meurtre de familles entières». Et selon l’Iran, il s’agit de «massacres contre des Palestiniens sans défense». De telles accusations sont fausses. Selon les standards de la guerre, les efforts que déploie Israël pour épargner les civils sont exemplaires. Ce combat n’a pas été décidé par Israël. Selon le Hamas et le Djihad Islamique, les deux organisations terroristes qui contrôlent Gaza, Israël aurait provoqué ces hostilités en arrêtant en Cisjordanie des membres du Hamas. Mais des arrestations sur un territoire ne justifient pas des bombardements aériens sur un autre. Israël ne s’en est pris à Gaza qu’après le tir de plus de 150 roquettes sur son territoire et le refus par les terroristes d’un cessez-le-feu. Plusieurs images publiées ces derniers jours et censées prouver le carnage des bombes israéliennes sont des faux, empruntés à d’autres guerres. Mercredi après-midi, le bilan humain oscillait entre 30 et 50 personnes, voire davantage, une fourchette dépendant du moment choisi pour marquer le début de ce conflit. La moindre mort est tragique, et plus les hostilités dureront, plus le bilan s’alourdira. Pour autant, en sachant qu’Israël a lancé plus de 500 raids aériens, vous pouvez en tirer deux conclusions. La première, c’est que l’armée israélienne est misérablement nulle pour tuer des gens. La seconde, et la plus plausible, c’est qu’elle fait au contraire tout son possible pour ne pas en tuer. Le ministre israélien de la Défense a admis que ses offensives avaient ciblé des «domiciles de terroristes», mais aussi des «armes, des infrastructures terroristes, des systèmes de commandements, des institutions du Hamas [et] des bâtiments officiels». Les logements étaient ceux de chefs militaires du Hamas. Selon les dires d’un officiel israélien, «au Hamas, le moindre petit commandant de brigade n’a désormais plus de maison où rentrer chez lui». En termes légaux, Israël justifie ces attaques en affirmant que ces maisons étaient des «centres de commandement terroristes», impliqués dans des tirs de roquette et autres «activités terroristes». Mais si Israël a parfois tenté (et réussi) de tuer des leaders du Hamas dans leurs voitures, son armée a toujours évité de se prendre sans sommation à leurs maisons. La dernière fois qu’Israël a tiré sur des bâtiments civils à Gaza, voici un an et demi, ses habitants ont été au préalable prévenus par téléphone ou par le parachutage de tracts pour qu’ils quittent les lieux. L’armée israélienne se sert aussi de fusées éclairantes ou de mortiers à faibles charges explosives (la consigne dite du «toquer au toit») pour signaler la survenue de bombardements. (…) Le bilan civil le plus grave –sept morts, selon les informations les plus récentes– est survenu dans le bombardement d’une maison située dans la ville de Khan Younès et appartenant à un leader terroriste. Pour le Hamas, il s’agit d’un «massacre contre des femmes et des enfants». Mais selon des voisins, la famille a été prévenue à la fois par téléphone et par un tir de mortier léger sur le toit. Selon un membre des services de sécurité israéliens, les forces israéliennes ont attendu que la famille quitte le bâtiment pour tirer leur missile. Il ne comprend pas pourquoi des membres de cette famille, avec visiblement certains de leurs voisins, sont retournés à l’intérieur. Pour des personnes vivant sur place, c’est parce qu’ils ont voulu «former un bouclier humain». (…) Difficile, très difficile à dire. Mais, dans ce conflit, quiconque se préoccupe des civils tués délibérément devrait d’abord se tourner vers le Hamas. Les tirs de roquettes de Gaza vers Israël ont commencé bien avant l’offensive israélienne sur Gaza. Au départ, les roquettes sont une idée du Djihad Islamique. Mais, ces derniers jours, le Hamas ne s’est pas fait prier pour la reprendre, et a revendiqué plusieurs tirs de missiles, tombés entre autres sur Tel Aviv, Jérusalem et Haïfa. William Saletan (Slate)
Trente pour cent des 172 Palestiniens qui ont perdu la vie ces sept derniers jours et nuits dans la bande de Gaza sont des femmes et des enfants, selon l’agence de presse allemande (DPA). Cette dernière s’est basée sur une liste des victimes fournie par le ministère de la Santé à Gaza. Au total des sept journées d’offensives contre Gaza, ce sont 29 femmes qui ont péri, dont sept étaient âgées de moins de 18 ans. On retrouve également parmi les victimes 24 hommes de moins de 18 ans. Environ la moitié sont de jeunes garçons âgés de dix ans ou moins, le plus jeune est un bébé âgé de 18 mois. Il n’est pas immédiatement possible de vérifier combien de civils se trouvent parmi les 119 hommes tués. Deux d’entre eux étaient âgés de 75 et 80 ans. Libre Belgique
Il est 15 h 20 à Gaza, mercredi 16 juillet, quand une terrible déflagration ébranle le front de mer. Quelques minutes plus tard, une seconde frappe retentit. Touchée par ce qui semble être un obus tiré d’un navire israélien, une bicoque de pêcheurs, construite sur la digue du port de pêche, est réduite en un tas de parpaings éclatés et de tôles noircies. A côté des décombres, les corps en partie calcinés de quatre garçons de la même famille, Mohammad, Ahed, Zakariya et Ismail. Ils avaient entre 9 et 11 ans. Les enfants Bakr jouaient sur la plage depuis quelques heures. Certains avaient apporté un ballon, d’autres pêchaient ou grattaient le sable à la recherche de morceaux de métal à revendre. Après la première frappe millimétrée sur la cabane, il semble que les enfants, blessés, aient été pris sciemment pour cible alors qu’ils remontaient la plage pour se mettre à l’abri. A quelques mètres de la cahute, Mohammad Abou Watfah a assisté au carnage : «Les enfants étaient paniqués, ils se sont mis à courir vers la plage. Un deuxième obus les a suivis. Il est tombé à quelques mètres et j’ai perdu connaissance», raconte péniblement le commerçant, touché à l’estomac par des éclats. Le corps ensanglanté, hors d’haleine, des enfants blessés parviennent à la terrasse d’un établissement du bord de mer, alors que résonne l’explosion d’un troisième obus. (…) Dans le service de chirurgie, Tagred, une autre mère du clan Bakr, veille sur son fils, Ahmad, 13 ans, touché à la poitrine par des éclats d’obus: «Ce ne sont que des enfants. Ils ne faisaient rien de mal contre les Israéliens, pleure d’incompréhension la mère palestinienne. Mon fils jouait simplement avec ses cousins et maintenant ils sont tous morts.» «Comment peut-on tirer sur des enfants qui courent ?» L’armée israélienne a annoncé, dans la soirée, qu’elle enquêtait «consciencieusement» pour déterminer les circonstances exactes de la mort des quatre enfants. Expliquant que les frappes visaient, en principe, des membres du Hamas, Tsahal n’a pas exclu la possibilité d’une «erreur» dans cette attaque, dont l’étendue sera de toute évidence difficile à justifier. Le Monde
Mercredi, sous les yeux des journalistes occidentaux, quatre enfants palestiniens ont été tués sur une plage de Gaza après un tir ou une explosion. Immédiatement, les médias occidentaux attribuent leur mort à deux navires de guerre de l’armée israélienne situés au large de la plage. Le 9 juin 2006, sur cette même plage, huit personnes (dont trois enfants) d’une même famille avaient été tuées, et plus de trente autres civils furent blessés par une explosion dont l’origine a été attribuée à l’armée israélienne par les médias occidentaux. Or, après enquête de l’armée israélienne il s’est avéré que l’explosion sur la plage n’a pas pu être provoquée par la marine israélienne car il s’est écoulé 10 minutes entre le dernier tir d’obus et le drame. Les éclats de projectiles qui ont été retirés des corps des personnes blessées ne correspondent à aucune des armes en circulation dans l’armée israélienne. D’autre part, les services de renseignement israéliens et égyptiens sont arrivés à la conclusion que la famille a été victime d’une mine installée par les artificiers du Hamas la semaine précédente, afin d’empêcher les commandos marines israéliens de débarquer sur la côte et d’intercepter ses lanceurs de roquettes. Dans les deux cas, et dans de nombreux autres cas, comme dans celui de l’affaire Al-Dura, il est intéressant de souligner la présence au même moment, d’équipes de télévisions filmant en direct ce qui semble être un non-événement, et qualifié après par les médias de « massacre ». Le Monde juif
So far, 194 Palestinians been killed during Operation Protective Edge; that’s already a higher death toll than that of the entire 2012 Operation Pillar of Defense. Or at least that’s what’s reported in the press, internationally but also in Israel. The truth is that the number of casualties, and the percentage of civilians among the dead, comes exclusively from Palestinian sources. Israel only publishes its version of the body count — which is always significantly lower than the Palestinian account — weeks after such operations end. Meanwhile, the damage to Israel’s reputation is done. During Pillar of Defense, 160 Palestinians were killed, 55 “militants” and 105 civilians, according to Palestinian sources. According to the IDF, 177 Palestinians were killed during the weeklong campaign — about 120 of whom were enemy combatants. A report by the Meir Amit Intelligence and Terrorism Information Center says 101 of those killed were terrorists, while 68 were noncombatants. B’Tselem claims 62 combatants and 87 civilians died. And yet, the figures from the Gazan ministry are routinely adopted, unquestioned, by the United Nations. Times of Israel
Hamas and affiliate militant factions out of the Gaza Strip are so far rejecting an Egyptian-proposed cease-fire, having launched far more than 100 rockets since the cease-fire proposal. In exposing Israel’s inability to stem the rocket flow, Hamas is trying to claim a symbolic victory over Israel. Hamas’ spin aside, the military reality paints a very different picture.
Nonstate actors such as Hamas and many of its peer organizations, of course, need some ability to exert force if they are to influence the actions of a state whose imperatives run counter to their own. The Gaza Strip is small and its resource base is limited, reducing the options for force. This makes cheap asymmetric tactics and strategies ideal. For Gaza and its militants, terrorizing the Israeli population through limited force often has previously influenced, constrained or forced the hand of the Israeli government and its subsequent policies. It accomplished this with assassinations, ambushes or suicide bombings targeting security forces or Israeli citizens. A confluence of events later led to a gradual evolution in the conflict. By 2006, the security wall that surrounds and contains the Gaza Strip had eliminated militants’ ability to directly engage the Israeli populace and security personnel, and Israel Defense Forces had completely withdrawn from the territory. Meanwhile, Hezbollah had demonstrated the effectiveness of relatively cheap artillery rockets volleyed into Israel in a high enough volume to seriously disrupt the daily life of Israeli life. While artillery rockets were not new to Gaza, the conditions were ripe for this tactic’s adoption. The intent was to build up a substantial arsenal of the weapons and increase their range to threaten Israel’s entire population as much as possible. (Increased range was also needed to overcome Israel’s growing defensive capabilities.) This would be the asymmetric threat that could be used to project force, albeit limited force, from Gaza. (…) Much of this cyclical nature is because both sides are operating under serious limitations, preventing either from gaining « victory » or some form of permanent resolution. For Israel there are two main limitations. The first is the intelligence gaps created by monitoring from the outside and having no permanent presence on the ground. The Israelis have been unable to stop the rockets from getting into Gaza, cannot be sure where they are exactly and can only degrade the ability to launch with airstrikes and naval strikes. This leads to the second constraint, which is the cost associated with overcoming this gap by doing a serious and comprehensive clearing of the entire strip. Though Operation Cast Lead did have a ground component, it was limited and did not enter the major urban areas or serious tunnel networks within them. This is exactly where many of the resources associated with the rocket threat reside. The intense urban operation that would result if Israeli forces entered those areas would have a huge cost in casualties for Israeli personnel and for civilians, the latter resulting in intense international and domestic pressure being brought to bear against the Israeli government. For decision-makers, the consequences of sitting back and absorbing rocket attacks versus trying to comprehensively accomplish the military objective of eliminating this capability keep weighing on the side of managing the problem from a distance. But the longer the conflict lasts, the more complications the militants in Gaza face as they see their threat of force erode with time. Adversaries adapt to tactics, and in this case Israel Defense Forces have steadily improved their ability to mitigate the disruptive ability of these attacks through a combination of responsive air power and Iron Dome batteries that effectively provide protection to urban populations. Subsequently, the terror and disruption visited upon the Israeli population diminishes slightly, and the pressures on the government lessen. So militants seem to be in a position to maintain their tool, but that tool is becoming less effective and imposing fewer costs. This raises the question of what new tactic or capability the militants will adopt next to exert new costs on Israel. Many surmise the incident that started this latest round — the kidnapping and killing of three Israeli teenagers in the West Bank — might become the tactic of choice if it proves effective in accomplishing its goals and is repeatable. The militants will also almost certainly attempt to refine their projectiles’ accuracy and range through the acquisition of more advanced rockets or even missiles. What is certain regarding the latest round of fighting is that we are far from seeing victory or any form of conclusion and that the conflict will continue to evolve. Stratfor
After Algeria gained its independence, according to its 1963 Nationality Code, it authorized citizenship only to Muslims. It extended citizenship only to those individuals whose fathers and paternal grandfathers were personally Muslim.  All but 6,500 of the country’s 140,000 Jews were essentially driven into exile by this change. Some 130,000 took advantage of their French citizenship and moved to France along with the pied-noirs, settlers of French ancestry. Moroccan Jews who were living in Algeria and Jews from the M’zab Valley in the Algerian Sahara, who did not have French citizenship, as well as a small number of Algerian Jews from Constantine, emigrated to Israel at that time. After Houari Boumediene came to power in 1965, Jews were persecuted in Algeria, facing social and political discrimination and heavy taxes. In 1967-68 the government seized all but one of the country’s synagogues and converted them to mosques. By 1969, fewer than 1,000 Jews were still living in Algeria. Only 50 Jews remained in Algeria in the 1990s. Wikipedia
À la suite des accords d’Évian en mars 1962, les départs sont massifs. Le contexte du conflit israélo-arabe va contribuer à envenimer les relations entre les Musulmans et les Juifs d’Algérie dans les années qui vont suivre. L’indépendance de l’Algérie est proclamée le 5 juillet 1962, et en octobre, on ne compte plus que 25 000 Juifs en Algérie dont 6000 à Alger. En 1971, il n’en reste plus qu’un millier117. En 1975, la Grande synagogue d’Oran, comme toutes les autres, est transformée en mosquée. À l’instar de nombreux cimetières chrétiens, beaucoup de cimetières juifs sont profanés. En 1982, on compte encore environ 200 Juifs, la guerre civile algérienne des années 1990 provoque le départ des derniers membres de la communauté. Le dossier juif reste un sujet tabou car les Juifs résidant dans le pays n’ont pas de personnalités connues, mis à part quelques conseillers ayant travaillé avec le ministre algérien du commerce Ghazi Hidoussi, à cause de la sensibilité du dossier et de son lien avec Israël. Certains partis, notamment nationalistes et islamistes, comme le Mouvement de la renaissance islamique, réagissent violemment à l’accréditation du Lions Clubs et du Rotary Club qu’ils présument d’obédience sioniste et franc-maçonne ainsi qu’à la poignée de main du président algérien Abdelaziz Bouteflika et du premier ministre israélien Ehud Barak, lors des funérailles du roi Hassan II au Maroc en juillet 1999. En 1999, Abdelaziz Bouteflika rend un hommage appuyé aux Juifs constantinois, à l’occasion du 2500e anniversaire de cette ville. En 2000, la tournée qu’Enrico Macias doit effectuer sur sa terre natale est annulée à la suite de pressions internes et malgré l’invitation officielle de la présidence. En mars 2003, un plan d’action avait été mis en place par les autorités françaises et algériennes, pour que les cimetières juifs retrouvent leur dignité et ce, selon un programme établi annuellement. Le projet reste cependant lettre morte dans des dizaines de cimetières communaux dans lesquels existent des carrés juifs. En 2005, deux évènements marquent l’actualité : la tenue d’un colloque des Juifs de Constantine à Jérusalem provoquant une rumeur selon laquelle ils auraient fait une demande d’indemnisation auprès du gouvernement de l’Algérie, à la suite de leur départ en 1962. Cette information sera démentie par les autorités d’Alger et la visite à Tlemcen de 130 Juifs originaires de cette ville, fait sans précédent depuis l’indépendance, est vécue dans l’émotion tant du côté des Juifs Algériens que de celui des Musulmans Algériens[réf. nécessaire]. En décembre 2007, Enrico Macias bien qu’invité par le président français Sarkozy, à l’accompagner en visite officielle en Algérie, il doit renoncer face à l’hostilité et au refus du ministre algérien des Anciens Combattants. En 2009, l’État algérien accrédite un organisme représentant la religion hébraïque en Algérie, présidé par Roger Saïd. On recense 25 synagogues, abandonnées pour la plupart, les Juifs d’Algérie ayant peur d’organiser des cérémonies de culte pour des raisons sécuritaires. Cet organisme devra également agir, en coordination avec le ministère des affaires religieuses sur l’état des tombes juives, particulièrement à Constantine, Blida et Tlemcen[réf. nécessaire]. En janvier 2010, le dernier Juif vivant en Oranie décède à l’hôpital civil d’Oran. En août 2012, le représentant de la communauté juive en Algérie, maitre Roger Saïd chargé de veiller sur les intérêts judéo-algériens décède à Paris. Wikipedia
Although much is heard about the plight of the Palestinian refugees from the aftermath of the 1948 Israeli War of Independence and the 1967 Six Day War, little is said about the hundreds of thousands of Jews who were forced to flee from Arab states before and after the creation of Israel. In fact, these refugees were largely forgotten because they were assimilated into their new homes, most in Israel, and neither the United Nations nor any other international agency took up their cause or demanded restitution for the property and money taken from them. In 1945, roughly 1 million Jews lived peacefully in the various Arab states of the Middle East, many of them in communities that had existed for thousands of years. After the Arabs rejected the United Nations decision to partition Palestine and create a Jewish state, however, the Jews of the Arab lands became targets of their own governments’ anti-Zionist fervor. As Egypt’s delegate to the UN in 1947 chillingly told the General Assembly: “The lives of one million Jews in Muslim countries will be jeopardized by partition.” The dire warning quickly became the brutal reality. Throughout 1947 and 1948, Jews in Algeria, Egypt, Iraq, Libya, Morocco, Syria, and Yemen (Aden) were persecuted, their property and belongings were confiscated, and they were subjected to severe anti-Jewish riots instigated by the governments. In Iraq, Zionism was made a capital crime. In Syria, anti-Jewish pogroms erupted in Aleppo and the government froze all Jewish bank accounts. In Egypt, bombs were detonated in the Jewish quarter, killing dozens. In Algeria, anti-Jewish decrees were swiftly instituted and in Yemen, bloody pogroms led to the death of nearly 100 Jews. Jewish virtual library

Attention: des réfugiés peuvent en cacher d’autres !

A l’heure où, entre boucliers humains et photos et chiffres trafiqués, le martyre du peuple palestinien fait à nouveau la une de nos journaux

Et que nos chères têtes blondes en profitent pour crier « mort aux juifs » à tous les coins de rue et préférentiellement devant les nouvelles ambassades que sont devenues – dixit un responsable écologiste français –  les synagogues

Pendant que 70 ans après l’abomination nazie outre-rhin, l’équipe de la diversité que tout le monde attendait se voit crucifier par sa propre presse pour avoir fêté leur victoire en Coupe du monde en chambrant comme c’est l‘habitude dans leur pays leurs adversaires qualifiés pour l’occasion de gauchos …

Et que, de l’autre côté de la Méditerrannée, on tente de « rejudaïser » un pays qui, entre exil forcé, synagogues transformées en mosquées ou désaffectées et carrés juifs profanés,  avait réussi en un peu plus de 60 ans à effacer 2 000 ans et 90% de sa présence juive   …

Retour sur ces réfugiés dont on ne parle jamais …

A savoir, entre l’extermination des chrétiens arméniens, assyriens ou grecs de Turquie et l’actuel nettoyage ethnique des mêmes chrétiens du reste du Monde musulman, ces quelque 900 000 juifs ethniquement épurés du Monde arabe …

Fact Sheet:
Jewish Refugees from Arab Countries

(Updated January 2013)


Although much is heard about the plight of the Palestinian refugees from the aftermath of the 1948 Israeli War of Independence and the 1967 Six Day War, little is said about the hundreds of thousands of Jews who were forced to flee from Arab states before and after the creation of Israel. In fact, these refugees were largely forgotten because they were assimilated into their new homes, most in Israel, and neither the United Nations nor any other international agency took up their cause or demanded restitution for the property and money taken from them.

Yemenite Jews
Yemenite Jews flee during Operation Magic Carpet

In 1945, roughly 1 million Jews lived peacefully in the various Arab states of the Middle East, many of them in communities that had existed for thousands of years. After the Arabs rejected the United Nations decision to partition Palestine and create a Jewish state, however, the Jews of the Arab lands became targets of their own governments’ anti-Zionist fervor. As Egypt’s delegate to the UN in 1947 chillingly told the General Assembly: “The lives of one million Jews in Muslim countries will be jeopardized by partition.” The dire warning quickly became the brutal reality.

Throughout 1947 and 1948, Jews in Algeria, Egypt, Iraq, Libya, Morocco, Syria, and Yemen (Aden) were persecuted, their property and belongings were confiscated, and they were subjected to severe anti-Jewish riots instigated by the governments. In Iraq, Zionism was made a capital crime. In Syria, anti-Jewish pogroms erupted in Aleppo and the government froze all Jewish bank accounts. In Egypt, bombs were detonated in the Jewish quarter, killing dozens. In Algeria, anti-Jewish decrees were swiftly instituted and in Yemen, bloody pogroms led to the death of nearly 100 Jews.

In January 1948, the president of the World Jewish Congress, Dr. Stephen Wise, appealed to U.S. Secretary of State George Marshall: “Between 800,000 and a million Jews in the Middle East and North Africa, exclusive of Palestine, are in ‘the greatest danger of destruction’ at the hands of Moslems being incited to holy war over the Partition of Palestine … Acts of violence already perpetrated, together with those contemplated, being clearly aimed at the total destruction of the Jews, constitute genocide, which under the resolutions of the General Assembly is a crime against humanity. » In May 1948, the New York Times echoed Wise’s appeal, and ran an article headlined, « Jews in Grave Danger in all Muslim Lands: Nine Hundred Thousand in Africa and Asia face wrath of their foes. »

With their lives in danger and the situation growing ever more perilous, the Jews of the Arab World fled their homes as refugees.

Of the 820,000 Jewish refugees between 1948 and 1972, more than 200,000 found refuge in Europe and North America while 586,000 were resettled in Israel – at great expense to the Israeli government, and without any compensation from the Arab governments who had confiscated their possessions. The majority of the Jewish refugees left their homes penniless and destitute and with nothing more than the shirts on their backs. These Jews, however, had no desire to be repatriated in the Arab World and little is heard about them because they did not remain refugees for long.

In Israel, a newly independent country that was still facing existential threats to its survival, the influx of immigrants nearly doubled the population and a put a great strain on an economy struggling to just meet the needs of its existing population.  The Jewish State, however, never considered turning away the refugees and, over the years, worked to absorb them into society.

Iraqi Jews
Iraqi Jews flee as refugees to Israel

Overall, the number of Jews fleeing Arab countries for Israel in the years following Israel’s independence was nearly double the number of Arabs leaving Palestine. The contrast between the Jewish refugees and the Palestinian refugees grows even starker considering the difference in cultural and geographic dislocation – most of the Jewish refugees traveled hundreds or thousands of miles to a tiny country whose inhabitants spoke a different language and lived with a vastly different culture. Most Palestinian refugees traveled but a few miles to the other side of the 1949 armistice lines while remaining inside a linguistically, culturally and ethnically similar society.

Moreover, the value of Jewish property left behind and confiscated by the Arab governments is estimated to be at least 50 percent higher than the total value of assets lost by the Palestinian refugees.  In the 1950’s, John Measham Berncastle, under the aegis of the United Nations Conciliation Commission for Palestine, estimated that total assets lost by Palestinian refugees from 1948 – including land, buildings, movable property, and frozen bank accounts – amounted to roughly $350 million ($650 per refugee). Adding in an additional $100 million for assets lost by Palestinian refugees as a result of the Six Day War, an approximate total is $450 million – $4.4 billion in 2012 prices. By contrast, the value of assets lost by the Jewish refugees – compiled by a similar methodology – is estimated at $700 million – roughly $6.7 billion today.

To date, more than 100 UN resolutions have been passed referring explicitly to the fate of the Palestinian refugees. Not one has specifically addressed Jewish refugees. Additionally, the United Nations created a organization, UNRWA, to solely handle Palestinian refugees while all other refugees are handled collectively by UNHRC. The UN even defines Palestinian refugees differently than every other refugee population, setting distinctions that have allowed their numbers to grow exponentially so that nearly 5 million are now considered refugees despite the fact that the number estimated to have fled their homes is only approximately 400-700,000.

Today, nearly half of Israel’s native population descends from the Jewish refugees of the Arab world and their rights must be recognized alongside any discussion of the rights for Palestinian refugees and their descendants. In Israel, the issue of the Jewish refugees has been of preeminent importance during all peace negotiations with the Palestinians, including the 1993 Oslo Accords and the 2000 Camp David summit.  Under the leadership of Prime Minister Benjamin Netanyahu and Deputy Foreign Minister Danny Ayalon, Israel is now calling on United Nations Secretary-General Ban Ki Moon to hold a summit specifically the issue of the Jewish refugees.

In the United States, led by Congressman Jerrold Nadler, efforts are also being made to ensure the world recognizes the plight of these Jewish refugees.  In July 2012, Nadler led a bipartisan group of six congressmen in sponsoring H.R. 6242, legislation that would require the President to submit a regular report to Congress on actions taken relating to the resolution of the Jewish refugee issue. Nadler’s latest effort comes more than four years after he successfully passed H.R. 185, a non-binding resolution asking the President to ensure that explicit reference is made to the Jewish refugees in any international forum discussing Middle East or Palestinian refugees.

Use the resource below to learn more about
the Jewish Refugees from the Arab World:

AlgeriaEgyptIraqLibyaMoroccoSyriaTunisiaYemen (Aden)

Jews in the Arab World
1948
1958
1968
1978
2011
Algeria
140,000
130,000
1,500
1,000
1,500
Egypt
75,000
40,000
1,000
400
100
Iraq
135,000
6,000
2,500
350
7
Libya
38,000
3,750
100
40
0
Morocco
265,000
200,000
50,000
18,000
4,000
Syria
30,000
5,000
4,000
4,500
100
Tunisia
105,000
80,000
10,000
7,000
1,500
Yemen/Aden
63,000
4,300
500
500
250
Total
851,000
469,060
69,600
31,790
~7,500

Algeria

Jews in 1948: 140,000. Jews in 2011: 1,500.

Jewish settlement in Algeria can be traced back to the first centuries of the Common Era. In the 14th century, with the deterioration of conditions in Spain, many Spanish Jews moved to Algeria, among them a number of outstanding scholars including Rav Yitzchak ben Sheshet Perfet (the Ribash) and Rav Shimon ben Zemah Duran (the Rashbatz). After the French occupation of the country in 1830, Jews gradually adopted French culture and were granted French citizenship.

On the eve of WWII, there were around 120,000 Jews in Algeria. In 1934, incited by events in Nazi Germany, Muslims rampaged in Constantine, killing 25 Jews and injuring many more. Starting in 1940, under Vichy rule, Algerian Jews were persecuted socially and economically. In 1948, at the time of Israel’s independence and on the eve of the Algerian Civil War, there were approximately 140,000 Jews living in Algeria, of whom roughly 30,000 lived in the capital.

Nearly all of the Algerian Jews fled the country shortly after it gained independence from France in 1962. The newly established Algerian government harassed the Jewish community, confiscated Jewish property, and deprived Jews of their principle economic rights. As a result, almost 130,000 Algerian Jews immigrated to France and, since 1948, 25,681 Algerian Jews have immigrated to Israel.

According to the State Department, there is now fewer than 2,000 Jews in Algeria and there are no functioning synagogues in the country.

EGYPT

Jews in 1948: 75,000. Jews in 2011: 100.

Jews have lived in Egypt since Biblical times. Israelite tribes first moved to the land of Goshen, the northeastern edge of the Nile Delta, during the reign of the Egyptian pharaoh Amenhotep IV (1375-1358 BCE). By 1897, there were more than 25,000 Jews in Egypt, concentrated in Cairo and Alexandria.

The first Nationality Code was promulgated by Egypt in May 1926 and said that only those « who belonged racially to the majority of the population of a country whose language is Arabic or whose religion is Islam » were entitle to Egyptian nationality. This provision served as the official pretext for expelling many Jews from Egypt.

In 1937, the Jewish population was 63,500 but by 1945, with the rise of Egyptian nationalism and the cultivation of anti-Jewish sentiment, violence erupted against the peaceful Jewish community. That year, 10 Jews were killed, more than 300 injured, and a synagogue, a Jewish hospital, and an old-age home were destroyed. In July 1947, an amendment to Egyptian law stipulated that companies must employ a minimum of 90% Egyptian nationals. This decree resulted in the loss of livelihood for many Jews.

Israel’s establishment led to further anti-Jewish sentiments. Between June and November 1948, bombs set off in the Jewish Quarter of Cairo killed more than 70 Jews and wounded nearly 200, while another 2,000 Jews were arrested and had their property confiscated. Rioting over the following months resulted in more Jewish deaths. In 1956, the Egyptian government used the Sinai Campaign as a pretext for expelling almost 25,000  Jews and confiscating their property while approximately 1,000 more Jews were sent to prisons and detention camps. In November 1956, a government proclamation declared that « all Jews are Zionists and enemies of the state, » and promised that they would be soon expelled. Thousands of Jews were ordered to leave the country, allowed to take only one suitcase, a small sum of cash, and forced to sign declarations « donating » their property to the Egyptian government.

By 1957 the Jewish population had fallen to 15,000 and in 1967, after the Six-Day War, there was a renewed wave of persecution and the community dwindled to 2,500. By the 1970’s, after the remaining Jews were given permission to leave the country, the number of Jews feel to just a few hundred. Today, the community is on the verge of extinction with fewer than 100 Jews remaining in Egypt, the majority elderly.

IRAQ

Jews in 1948: 135,000. Jews in 2011: 7.

Jews have lived in modern-day Iraq since before the common era and prospered in what was then called Babylonia until the Muslim conquest in 634 AD. Under Muslim rule, the situation of the Jewish community fluctuated yet at the same time, Jews were subjected to special taxes and restrictions on their professional activity. Under British rule, which began in 1917, Jews fared well economically, but this changed when Iraq gained independence.

In June 1941, the Mufti-inspired, pro-Nazi coup of Rashid Ali sparked rioting and a pogrom in Baghdad. Armed mobs, with the complicity of the police and the army, murdered 180 Jews and wounded almost 1,000. Although emigration was prohibited, many Jews made their way to Mandate Palestine with the aid of an underground movement.

Additional outbreaks of anti-Jewish rioting occurred between 1946 and 1949, and following the establishment of Israel in 1948, Zionism was made a capital crime. In 1950, the Iraqi parliament legalized emigration to Israel, provided that Iraqi Jews forfeited their citizenship before leaving. Between May 1950 and August 1951, the Jewish Agency and the Israeli government succeeded in airlifting approximately 110,000 Jews to Israel in Operation Ezra & Nehemiah. At the same time, 20,000 Jews were smuggled out of Iraq through Iran. A year later the property of Jews who emigrated from Iraq was frozen, and economic restrictions were placed on Jews who remained in the country.

In 1952, Iraq’s government barred Jews from emigrating, and publicly hanged two Jews after falsely charging them with hurling a bomb at the Baghdad office of the U.S. Information Agency. A community that had reached a peak of 150,000 in 1947, dwindled to a mere 6,000 after 1951. Persecutions continued, especially after the Six Day War in 1967, when 3,000 Jews were arrested, dismissed from their jobs, and some hanged in the public square of Baghdad. In one instance, on January 27, 1969, Baghdad Radio called upon Iraqis to “come and enjoy the feast” and some 500,000 people paraded and danced past the scaffolds where the bodies of the hanged Jews swung; the mob rhythmically chanting “Death to Israel” and “Death to all traitors.”

As of 2008, the Jewish Agency for Israel estimated that there were only seven Jews remaining in Iraq while Baghdad’s Meir Tweig synagogue, the last synagogue in use, was closed in 2003 after it became too dangerous to gather openly. The State Department reported in 2011 that anti-Semitism is still widespread in both state-owned and private media outlets and Holocaust denial is often glorified.

LIBYA

Jews in 1948: 38,000. Jews in 2011: 0.

The Jewish community of Libya traces its origin back some 2,500 years to the time of Hellenistic rule under Ptolemy Lagos in 323 B.C.E. in Cyrene. Once home to a very large and thriving Jewish community, Libya is now completely empty of Jews due to anti-Jewish pogroms that spurred immigration to Israel.

At the time of the Italian occupation in 1911, there were approximately 21,000 Jews in the country, the majority in the capital Tripoli. By the late 1930s, fascist anti-Jewish laws were gradually being enforced and the Jewish community was subject to terrible repression. Yet, in 1941, the Jews still accounted for a quarter of Tripoli’s population and maintained 44 synagogues.

In 1942, the Germans occupied the Jewish quarter of Benghazi, plundered shops, and deported more than 2,000 Jews across the desert, where more than one-fifth of them perished. Many Jews from Tripoli were also sent to forced labor camps.

Conditions did not greatly improve following liberation and under the British occupation there were a series of brutal pogroms. One savage pogrom occurred in Tripoli on November 5, 1945, when more than 140 Jews were massacred and almost every synagogue in the city was looted. In June 1948, rioters murdered another 12 Jews and destroyed 280 Jewish homes. When the British legalized emigration in 1949, more than 30,000 Jews fled Libya.

Thousands more Jews fled to Israel after Libya became independent in 1951 and was granted membership in the Arab League. A law passed in December 1958 ordered for the dissolution of the Jewish Community Council. In 1961, a special permit was needed to show proof of being a « true Libyan » and all but six Jews were denied this document.

After the Six-Day War, the Jewish population – numbering roughly 7,000 – was again subjected to pogroms in which 18 people were killed and many more injured; the riots also sparked a near-total exodus from the Jewish community, leaving fewer than 100 Jews in Libya. When Muammar Gaddafi came to power in 1969, all Jewish property was confiscated and all debts to Jews cancelled. Although emigration was illegal, more than 3,000 Jews succeeded in leaving for Israel.

By 1974, there were no more than 20 Jews in the country, and it is believed that Esmeralda Meghnagi, who died in February 2002, was the last Jew to live in Libya.  In October 2011, protests in Tripoli called for the deportation of a Jewish activist who had returned to Libya with the intent of restoring Tripoli’s synagogue. Some protesters’ signs read, “There is no place for the Jews in Libya,” and “We don’t have a place for Zionism.”

MOROCCO

Jews in 1948: 265,000. Jews in 2011: 4,000.

Jews have been living in Morocco since the time of Antiquity, traveling there two millennia ago with Phoenician traders, and the first substantial Jewish settlements developed in 586 BCE after Nebuchadnezzar destroyed Jerusalem and exiled the Jews.

Prior to World War II, the Jewish population of Morocco reached its height of approximately 265,000, and though Nazi deportations did not occur the Jewish community still suffered great humiliation under the Vichy French government. Following the war, the situation became even more perilous.

In June 1948, bloody riots in Oujda and Djerada killed 44 Jews while wounding scores more. That same year, an unofficial economic boycott was instigated against the Moroccan Jewish community. By 1959 Zionist activities were made illegal and in 1963, at least 100,000 Moroccan Jews were forced out from their homes. Nearly 150,000 Jews sought refuge in Israel, France and the Americas.

In 1965, Moroccan writer Said Ghallab described the attitude of Moroccan Muslims toward their Jewish neighbors when he wrote:

« The worst insult that a Moroccan could possibly offer was to treat someone as a Jew … The massacres of the Jews by Hitler are exalted ecstatically. It is even credited that Hitler is not dead, but alive and well, and his arrival is awaited to deliver the Arabs from Israel. »

In early 2004, Marrakech had a small Jewish population of about 260 people, most over the age of 60, while Casablanca had the largest community, about 3,000 people. There are still synagogues in use today in CasablancaFez, Marrakech, Mogador, Rabat, Tetuan and Tangier.

The Jewish community now numbers between 4,000 and 5,500 and while the government is one of the most friendly towards Israel, the Jewish community is still the target of sporadic violence. On a Saturday in May 2003, for example, a series of suicide bombers attacked four Jewish targets in Casablanca, though fortunately no Jews were killed.  In a show of kindness, the government subsequently organized a large rally in the streets of Casablanca to demonstrate support for the Jewish community and the king reasserted his family’s traditional protection for the country’s Jews.

SYRIA

Jews in 1948: 30,000. Jews in 2011: 100.

Jews had lived in Syria since biblical times and the Jewish population increased significantly after the Spanish expulsion in 1492. Throughout the generations, the main Jewish communities were to be found in Damascus and Aleppo.

By 1943, the Jewish community of Syria had approximately 30,000 members but In 1944, after Syria gained independence from France, the new Arab government prohibited Jewish immigration to Palestine, severely restricted the teaching of Hebrew in Jewish schools, called boycotts against Jewish businesses, and sat idle as attacks against Jews escalated. In 1945, in an attempt to thwart international efforts to establish a Jewish homeland in Palestine, the Syrian government fully restricted Jewish emigration, burned, looted and confiscated Jewish property, and froze Jewish bank accounts.

When partition was declared in 1947, Arab mobs in Aleppo devastated the 2,500-year-old Jewish community and left it in ruins. Scores of Jews were killed and more than 200 homes, shops and synagogues were destroyed. Thousands of Jews illegally fled as refugees, 10,000 going to the United States and 5,000 to Israel.  All of their property were taken over by the local Muslims.

Over the next few decades, those Syrian Jews that remained were in effect hostages of a hostile regime as the government intensified its persecution of the Jewish population. Jews were stripped of their citizenship and experienced employment discrimination. They had their assets frozen and property confiscated. The community lived under constant surveillance by the secret police. Freedom of movement was also severely restricted and any Jew who attempted to flee faced either the death penalty or imprisonment at hard labor. Jews could not acquire telephones or driver’s licenses and were barred from buying property. An airport road was paved over the Jewish cemetery in Damascus; Jewish schools were closed and handed over to Muslims.

The last Jews to leave Syria departed with the chief rabbi in October 1994. By the middle of 2001, Rabbi Huder Shahada Kabariti estimated that 150 Jews were living in Damascus, 30 in Haleb and 20 in Kamashili. while two synagogues remained open in Damascus. According to the US State Department, there were about 100 Jews left in country as 2011, concentrated in Damascus and Aleppo.  Contact between the Syrian Jewish community is Israel is prohibited.

TUNISIA

Jews in 1948: 105,000. Jews in 2011: 1,500.

The first documented evidence of Jews living in Tunisia dates back to 200 CE. By 1948, the Tunisian Jewish community had numbered 105,000, with 65,000 living in the capital Tunis.

Tunisia was the only Arab country to come under direct German occupation during World War II and, according to Robert Satloff, “From November 1942 to May 1943, the Germans … implemented a forced-labor regime, confiscations of property, hostage-taking, mass extortion, deportations, and executions. They required thousands of Jews in the countryside to wear the Star of David.”

When Tunisia gained independence in 1956, the new government passed a series of discriminatory anti-Jewish decrees. In 1957, the rabbinical tribunal was abolished and a year later the Jewish community councils were dissolved.  The government also destroyed ancient synagogues, cemeteries, and even Tunis’ Jewish quarter for « urban renewal » projects.

During the Six-Day War, Jews were attacked by rioting Arab mobs, while businesses were burned and the Great Synagogue of Tunis was destroyed. The government actually denounced the violence and appealed to the Jewish population to stay, but did not bar them from leaving.

The increasingly unstable situation caused more than 40,000 Tunisian Jews to immigrate to Israel and at least 7,000 more to France. By 1968, the country’s Jewish population had shrunk to around 10,000.

Today, the US State Department estimates that there are 1,500 Jews remaining in Tunisia, with one-third living in and around the capital and the remainder living on the island of Djerba.  The Tunisian government now provides the Jewish community freedom of worship and also provided security and renovation subsidies for the synagogues.

YEMEN (Aden)

Jews in 1948: 63,000. Jews in 2011: 250.

The first historical record of Jews in Yemen is from the third century CE.

In 1922, the government of Yemen reintroduced an ancient Islamic law decreeing that Jewish orphans under age 12 were to be converted to Islam.

In 1947, after the partition vote on Palestine, the police forces joined Muslim rioters in a bloody pogrom in Aden, killing 82 Jews and destroying hundreds of Jewish homes. The pogrom left Aden’s Jewish community economically paralyzed, as most of the stores and businesses were destroyed.

Early in 1948, looting occurred after six Jews were falsely accused of murdering two Arab girls and the government began to forcefully evict the Jews. Between June 1949 and September 1950, Israel ran Operation « Magic Carpet » and brought virtually the entire Yemenite Jewish community – almost 50,000 people – to Israel as refugees.

In 1959, another 3,000 Jews from Aden emigrated to Israel while many more fled as refugees to the US and England. A smaller, continuous migration was allowed to continue into 1962, when a civil war put an abrupt halt to any further Jewish exodus.

Today, there are no Jews in Aden and there are an estimated 250 Jews in Yemen. The Jews are the only indigenous non-Muslim religious minority and the small community that remains in the northern area of Yemen is tolerated and allowed to practice Judaism. However, the community is still treated as second-class citizens and cannot serve in the army or be elected to political positions. Jews are traditionally restricted to living in one section of a city and are often confined to a limited choice of employment.


Sources: Aharon Mor & Orly Rahimiyan, « The Jewish Exodus from Arab Lands, » Jerusalem Center for Public Opinion, (September 11, 2012).
« Compensate Jewish Refugees from Arab Countries, Conference Urges, » JTA, (September 10, 2012).
Kershner, Isabel. “The Other Refugees.“ Jerusalem Report, (January 12, 20/04).
Littman, David. “The Forgotten Refugees: An Exchange of Population.“ The National Review, (December 3, 2002).
Matas, David, Urman, Stanley A. “Jews From Arab Countries: The Case for Rights and Redress.“ Justice for Jews from Arab Countries, (June 23, 2003).
Sachar, Howard. A History of Israel. Alfred A. Knopf, Inc., New York, 2000.
Stillman, Norman. The Jews of Arab Lands in Modern Times. The Jewish Publication Society of America, 1991.
“Ad Hoc Committee on Palestine – 30th Meeting,” United Nations Press Release GA/PAL/84, (November 24, 1947).
Arieh Avneri, The Claim of Dispossesion, (NJ: Transaction Books, 1984), p. 276.
Jerusalem Post, (December 4, 2003).
Stephen Farrell, « Baghdad Jews Have Become a Fearful Few, » New York Times, (June 1, 2008).
US State Department – Religious Freedom Reports (2011); Human Rights Reports (2011)
Roumani, Maurice. The Jews from Arab Countries: A Neglected Issue. WOJAC, 1983
American Jewish Yearbook: 1958, 1969, 1970, 1978, 1988, 2001. Philadelphia: The Jewish Publication Society of America
American Sephardi Federation
« Point of no return: Information and links about the Middle East’s forgotten Jewish refugees »
Jews Indigenous to the Middle East and North Africa (JIMENA)
Association of Jews from the Middle East and North Africa (HARIF)
« Israel Pushing for UN Summit on Jewish Refugees, » The Algemeiner, (August 27, 2012).
Hillel Fendel, « US Congress Recognizes Jewish Refugees from Arab Lands, » Arutz Sheva, (February 4, 2008).
House Resolution 185 (110th), « Regarding the Creation of Refugee Populations in the Middle East, » GovTrack.
House Resolution 6242 (112th), « Relating to the Resolution of the Issue of Jewish Refugees from Arab Countries, » GovTrack.

Voir aussi:

Algérie: des salafistes contre les synagogues
RFI

En Algérie, une manifestation a réuni quelques dizaines de personnes dans un quartier populaire de la capitale. Les manifestants, des salafistes, veulent protester contre l’annonce officielle de la réouverture des synagogues dans le pays.

Ce n’est pas la première fois qu’Abdelfattah Hamadache, imam salafiste du quartier de Bellecourt, proche du Front islamique du salut (FIS), appelle à manifester. Il y a quelques semaines, c’était pour s’opposer au ministre du Commerce qui venait de donner plusieurs autorisations d’ouverture de magasins d’alcool.

Vendredi, plusieurs dizaines d’hommes ont manifesté contre la réouverture des synagogues, mesure annoncée par le ministre des Affaires religieuses. Ils considèrent que l’Algérie est musulmane et qu’il n’y a pas de place pour une autre religion.

Cette manifestation, rapidement bloquée par les forces de l’ordre, n’a surpris personne. Mais l’annonce du ministre, en revanche, a laissé certains observateurs sans voix. Chaque été, la police arrête certaines personnes sous prétexte qu’elles mangent en plein jour pendant le ramadan, le ministre affirmant que le respect du jeûne était une affaire personnelle.

Alors lorsqu’il affirme que les synagogues vont être ouvertes après 20 ans de fermeture pour des raisons de sécurité, la presse ne sait pas comment réagir. Si les journaux défendent pour la majorité la liberté de culte, difficile de savoir si la mesure sera vraiment appliquée. Les commentaires se multiplient sur les réseaux sociaux, mais les salafistes, eux, sont bien les premiers à rendre le débat public.

Contre la « judaïsation » de l’Algérie

En Algérie, la communauté juive est discrète, mais elle existe toujours. Les synagogues sont fermées pour des raisons de sécurité depuis que dans les années 1990, deux figures de cette communauté avaient été assassinées.

Les manifestants, qui ont dénoncé cette mesure comme « une provocation contre les musulmans en plein ramadan », disent vouloir s’opposer à la « judaïsation » de l’Algérie. Ils craignent que la réouverture des synagogues soit un premier pas vers une normalisation des relations de l’Algérie avec Israël.

Voir également:

Why doesn’t Israel publish figures and details of Gaza casualties?
The world relies on data from the Hamas-run health ministry, and there’s nothing we can do about that, officials in Jerusalem say
Raphael Ahren
The Times of Israel
July 15, 2014
Raphael Ahren is the diplomatic correspondent at The Times of Israel.

So far, 194 Palestinians been killed during Operation Protective Edge; that’s already a higher death toll than that of the entire 2012 Operation Pillar of Defense. Or at least that’s what’s reported in the press, internationally but also in Israel. The truth is that the number of casualties, and the percentage of civilians among the dead, comes exclusively from Palestinian sources. Israel only publishes its version of the body count — which is always significantly lower than the Palestinian account — weeks after such operations end. Meanwhile, the damage to Israel’s reputation is done.

During Pillar of Defense, 160 Palestinians were killed, 55 “militants” and 105 civilians, according to Palestinian sources. According to the IDF, 177 Palestinians were killed during the weeklong campaign — about 120 of whom were enemy combatants. A report by the Meir Amit Intelligence and Terrorism Information Center says 101 of those killed were terrorists, while 68 were noncombatants. B’Tselem claims 62 combatants and 87 civilians died.

Why the confusion, and what is the accurate body count for the current conflict?

For Operation Protective Edge, the only data published so far comes from the health ministry in Gaza. This ministry is run by Hamas, therefore rendering the number of casualties and injuries it reports more than unreliable, said Maj. Arye Shalicar of the Israel Defense Forces Spokesperson’s unit. “Hamas has no shame about lying. We know they’re a terrorist organization that makes cynical use of casualty numbers for propaganda purposes. You can’t trust a single number they publish.”

And yet, the figures from the Gazan ministry are routinely adopted, unquestioned, by the United Nations. “According to preliminary information, over 77 per cent of the fatalities since 7 July have been civilians, raising concerns about respect for international humanitarian law,” states a situation report published Tuesday by the UN Office for the Coordination of Humanitarian Affairs. Once given the stamp of approval of such an important body, these numbers are quoted everywhere else.

“All these publications are not worth the paper they’re written on,” said Reuven Erlich, the director of the Meir Amit Intelligence and Terrorism Information Center. “They’re based mostly on Palestinian sources in Gaza, who have a vested interest in showing that we’re killing many civilians.”

His center spends considerable resources on researching the real number of casualties, publishing a daily report with information as reliable as can be obtained. On Monday, the center’s “initial and temporary data” suggested the distribution of those killed so far in Operation Protective Edge is as follows: of 157 Gazans who have died, 57 were terrorist operatives (29 from Hamas, 22 from Palestinian Islamic Jihad and six from other terrorist organizations); 76 were non-involved civilians; and 38 could not be identified.

“The numbers from Gaza’s Health Ministry are very general, they don’t explain who is a terrorist and who is a civilian,” Erlich said. “Knowing how many of the casualties were terrorists and how many were civilians requires very thorough work. You have to check every single name. Such an investigation takes time, and unfortunately every day new names are being added to the list.”

In order to ascertain who was killed and whether the victim is a terrorist or a civilian, the center’s staff looks up their names on Palestinian websites and searches for information about their funerals and for other hints that could shed light on a person’s background.

The authorities in Gaza generally count every young man who did not wear a uniform as a civilian — even if he was involved in terrorist activity and was therefore considered by the IDF a legitimate target, military sources said.

And yet, no official Israeli government body releases any information about casualties caused by Israeli airstrikes in real-time. We simply cannot know what we hit, several officials said. In the West Bank, IDF forces are able to ascertain who dies as a result of IDF actions, but since Israel has no military or civilian presence in Gaza, no information is available during or right after a strike. To be sure, the IDF does investigate claims about casualties, but results are usually only released weeks after the hostilities have ended. By then, the world, gauging Israel’s conduct in part on the basis of available information on civilian casualties, has turned its attention elsewhere.

After Israel’s 2008-9 Operation Cast Lead, many pro-Palestinian activists were outraged over the high number of innocent Palestinians killed. Palestinian sources, widely cited including by the UN, reported 1,444 casualties, of whom 314 were children. Israel, on the other hand, said that 1,166 Gazans were killed — 709 of them were “Hamas terror operatives”, 295 were “uninvolved Palestinians,” while the remaining 162 were “men that have not yet been attributed to any organization.” It put the number of children (under 16-years-old) killed at 89.

The international outrage over the operation played a role in the UN Human Rights Commission’s appointment of a panel to investigate “all violations of international human rights law and international humanitarian law that might have been committed.” Headed by Judge Richard Goldstone, the panel authored the now-notorious “UN Fact Finding Mission on the Gaza Conflict,” also known as Goldstone report. It leveled heavy criticism against Israel, including the assertion that Israel set out deliberately to kill civilians, an allegation which Goldstone, though not his fellow commission members, later retracted.

How difficult it can be to ascertain who is being killed by Israeli airstrikes in Gaza is perhaps best illustrated by an incident from Operation Pillar of Defense, in which the infant son of a BBC employee was killed.

On November 14, 2012, 11-month-old Omar Jihad al-Mishrawi and Hiba Aadel Fadel al-Mishrawi, 19, died after what appeared to be an Israeli airstrike. The death of Omar, the son of BBC Arabic journalist Jihad al-Mishrawi, garnered more than usual media attention and focused anger for the death on Israel. Images of the bereaved father tearfully holding the corpse of his baby went around the world.
Jihad Mishrawi speaks to the media, while carrying the body of his son Omar, on November 15, 2012. (photo credit: screenshot BBC)

Jihad Mishrawi speaks to the media, while carrying the body of his son Omar, on November 15, 2012. (photo credit: screenshot BBC)

Only months later did a UN report clear Israel of the charge it had killed the baby, suggesting instead he was hit by shrapnel from a rocket fired by Palestinians that was aimed at Israel, but missed its mark.

Given the difficulty of determining who exactly was killed by an airstrike in Gaza, Israeli authorities are focusing their public diplomacy efforts on other areas.

Rather than arguing about the exact number of Palestinians killed, and what percentage of them were civilians, officials dealing with hasbara (pro-Israel advocacy) try to engage the public opinion makers in a debate about asymmetrical warfare.

“Our work doesn’t focus on the number of casualties, but rather on Hamas’s methods, which are the sole reason for the fact that civilians are being hurt; and on our method, which is to do everything to avoid civilian casualties,” said Yarden Vatikai, the director of the National Information Directorate at the Prime Minister’s Office.

Prime Minister Benjamin Netanyahu tries to hammer this point home every time he talks to a world leader or to the press. “See, the Hamas and the other terrorist groups like Islamic Jihad are firing from Gaza when their rocketeers and their command posts are embedded in homes, hospitals, next to kindergartens, mosques,” he said Sunday on CBS’s “Face the Nation.” “And so we are trying to operate, to target them surgically, but the difference between us is that we’re using missile defense to protect our civilians, and they’re using their civilians to protect their missiles. So naturally they’re responsible for all the civilian deaths that occur accidentally.”

Numbers matter, and although it’s tough to explain the many civilian casualties caused by Israeli air raids, there is nothing the IDF can do about it, officials insist. It’s simply impossible to establish an independent body count while the hostilities are ongoing, admitted a senior official in the government’s hasbara apparatus. “It’s a challenge. But even if you said: No, only 40 or 50 percent of those killed were civilian, and not 70 — would that change anything in the world’s opinion?”

The numbers game is not an arena in which Israel can win, the official said. “When it comes to arguments over the actual justice of our campaign, I think we can win. When it comes to numbers, though, we cannot win. Because first of all, we don’t really have the ability to count the casualties, and secondly, because most people don’t really care that it was, say, only 50 percent and not 60.”

If the UN or other groups want to investigate possible war crimes or the high number of casualties after Operation Protective Edge, Jerusalem will deal with it then, the official said. Even if Israel were to publish its body count at the same time as the Gazan health ministry, it would not prevent a second Goldstone report, he added. “The people involved in these kinds of reports are not interested in the exact numbers. If they want to attack Israel they will do it regardless of the true number of casualties. They have their narrative, and nothing is going to change that.”

Voir encore:

L’Allemagne s’enflamme pour sa Mannschaft « black blanc beur »

Cécile Boutelet – Berlin, correspondance

Le Monde

07.07.2010

« Je ne veux pas forcément qu’ils deviennent champions du monde, je veux surtout qu’ils continuent à jouer. » Pour cette Allemande de 39 ans, la demi-finale de la Coupe du monde qui opposera l’Espagne à l’Allemagne, mercredi, sera un rendez-vous de plus avec l’équipe qui lui semble la plus sympathique et la plus talentueuse du Mondial 2010. Une équipe qui a su non seulement séduire au-delà des frontières, mais donner à l’Allemagne une autre image d’elle-même : multiculturelle, ouverte et aimée à l’étranger.

Sur les 23 joueurs de la sélection de Joachim Löw, onze sont d’origine étrangère. Outre le trio d’origine polonaise (Piotr Trochowski, Miroslav Klose, Lukas Podolski), qui depuis longtemps n’est plus considéré comme exotique, évoluent sur le terrain Marko Marin, Jérôme Boateng, Dennis Aogo, Sami Khedira ou encore deux joueurs d’origine turque : Serdar Tasci et le jeune prodige Mesut Özil.

Tous les observateurs, en Allemagne, s’accordent à reconnaître que cette arrivée de nouveaux talents « venus d’ailleurs » fait beaucoup de bien à l’équipe. « Cela lui donne une aptitude à l’engagement, une envie de reconnaissance, vis-à-vis d’eux-mêmes mais également vis-à-vis des autres », déclarait le ministre de l’intérieur Thomas de Maizière à la Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung. Pour Bastian Schweinsteiger, talentueux milieu de terrain, « les diverses influences vivifient l’équipe, elles lui donnent un tout autre tempérament ».

Une diversité qui fait également beaucoup de bien au pays. A Kreuzberg, le quartier de Berlin où vit la plus importante communauté turque du pays, on défend depuis le début du mondial les couleurs de la Mannschaft. « Les performances des jeunes donnent à notre travail un élan énorme », se réjouit Gül Keskinler, une Turque chargée de l’intégration à la Fédération allemande de football. « L’exemple de Mesut Özil est à cet égard particulièrement important, souligne-t-elle. Les footballeurs ont, à travers leur fonction d’exemple, un rôle très fort, ils sont des ambassadeurs pour la jeunesse. »

Dans les rues de Berlin, pas de célébration pourtant d’un esprit de fraternité « black blanc beur » tel qu’avait pu le connaître la France après sa victoire au Mondial de 1998. Pour beaucoup d’Allemands, le maillot est rassembleur : peu importe l’origine des joueurs, à la première victoire ils ont été adoptés sans cérémonie.

La diversité n’est qu’un élément parmi d’autres dans l’impression de renouveau que donne l’équipe d’Allemagne. « La diversité montre surtout que l’Allemagne va enfin chercher son inspiration ailleurs, estime Holger Cesnat, 35 ans. Le style de l’équipe a changé, il est plus léger, parce que Joachim Löw observe le football pratiqué au-delà des frontières et a rompu avec le style qui prédominait dans le football allemand jusqu’ici. »

Pour Rainer Stich, 52 ans : « C’est quand même une vraie tendance à l’ouverture. On parie sur des jeunes, sur des joueurs d’origines diverses. Vingt ans après la réunification, le pays n’est plus concentré sur lui-même, sur sa propre réunification. Cela a commencé en 2006, c’était la première fois qu’on osait être fier de son pays, fier de son équipe, cela a libéré beaucoup de choses. » Emilie Parker se félicite : « C’est la première fois que l’équipe est si appréciée à l’étranger. Même en Israël on trouve la Mannschaft sympathique. C’est un sentiment auquel nous ne sommes pas habitués. »

La Mannschaft « new look », un baromètre de la diversité migratoire
Pierre Weiss
Le Nouvel Observateur
21-06-2014

Jusqu’à très récemment, la sélection allemande comptait peu ou pas de joueurs d’origine immigrée. Explications.

La présence massive de descendants d’immigrés dans l’effectif de la « Deutsche Nationalmannschaft » est un phénomène relativement récent. S’il ne s’apparente pas à une manifestation de rue ni à un scrutin politique, il peut à tout le moins être un révélateur ou un traducteur, intéressant à examiner à ce titre (1).

Formule associée à l’équipe de France championne du monde de football en 1998, le « Black-Blanc-Beur » s’est décliné en Allemagne, depuis le début des années 2000, sous la forme du « multikulti ». Un simple regard sur la liste des 23 internationaux sélectionnés par l’entraîneur Joachim Löw à l’occasion du mondial brésilien suffit à identifier six noms trahissant une histoire sociale marquée par le processus « d’émigration-immigration » (2). Il s’agit des défenseurs Jérôme Boateng et Shkodran Mustafi, des milieux de terrain Sami Khedira, Mesut Özil et Lukas Podolski, ainsi que du buteur emblématique Miroslav Klose. A leur manière, ces joueurs cumulant plus de 380 matchs sous le maillot du « Nationalelf » sont un baromètre de la diversité migratoire de la société allemande. En ce sens, ils permettent de rappeler que cette dernière apparaît comme une société d’ancienne immigration (3), à l’instar de ses voisines française ou anglaise. Néanmoins, à la différence de la France, l’Allemagne a maintenu une forte immigration depuis le milieu des années 1990, entre autres pour compenser le vieillissement de sa population active.

En même temps, la composition ethnoculturelle de plus en plus diversifiée de la « Mannschaft » témoigne de signes d’une tangible transformation du mode de constitution de la nation allemande. Profitant de la réforme du Code de la nationalité en 2000 qui mit fin au seul droit du sang, l’Allemagne a en effet tourné la page et de l’équipe nationale et de la communauté des citoyens monochromatiques. Cette sélection de sportifs « new look » traduit enfin un mouvement de modernisation des instances dirigeantes du football allemand, dont l’origine se situe à la charnière du XXe et du XXIe siècles. Ainsi l’espace des joueurs issus de l’immigration est marqué par l’empreinte de la politique antidiscriminatoire menée par le « Deutscher Fußball-Bund » (DFB) et ses organisations-membres.

1 – Les « couleurs » de l’histoire

Depuis la Coupe du monde en 2002, les compositions successives de l’équipe allemande qui a participé aux phases finales du tournoi planétaire sont un bon révélateur de l’histoire des flux migratoires du pays, à l’exception des populations d’origine italienne, portugaise ou marocaine.

Les sportifs immigrés polonais ou enfants d’immigrés représentent le contingent le plus important. Ils sont au nombre de quatre : nés en Pologne, Miroslav Klose, Lukas Podolski et Piotr Trochowski émigrent en Allemagne à la fin des années 1980 ; Tim Borowski, quant à lui, est né en RDA de parents polonais. Leur émigration – ou celle de leur famille – s’inscrit dans le contexte plus large des arrivées massives « d’Aussiedler » (des « réfugiés de souche allemande ») entre 1950 et 1989 (4). N’ayant pratiquement pas d’équivalent dans d’autres pays occidentaux, cette forme de migration puise sa source dans les relations conflictuelles entre l’Etat et la « nation ethnique » en Allemagne, mais encore dans les changements politiques et territoriaux résultant des deux guerres mondiales et de la guerre froide.

Les footballeurs immigrés ghanéens ou descendants d’immigrés constituent le second groupe. Ils sont trois : né au Ghana, Gerald Asamoah émigre en Allemagne en 1990 ; concernant David Odonkor et Jérôme Boateng, ils sont nés en RFA et d’origine ghanéenne par leur père. Cette immigration d’Afrique de l’Ouest trouve notamment son explication dans l’histoire de l’empire colonial voulu par Bismarck. Protectorat allemand depuis 1884, le « Togoland » est partagé entre la France et la Grande-Bretagne suite au Traité de Versailles de 1919. En 1956, la partie anglaise de cette province jadis germanisée est rattachée à la République indépendante du Ghana et échappe à l’Etat indépendant du Togo en 1960 (5). Aussi est-il assez cohérent que l’Allemagne soit la destination privilégiée des membres des minorités germanophones implantées au Ghana.

Les joueurs enfants d’immigrés de Turquie se placent en troisième position. Ils sont au nombre de deux : nés outre-Rhin de parents turcs, Mesut Özil et Serdar Tasci incarnent la génération de la « Mannschaft » du mondial de 2010. Leurs ascendants ont émigré en RFA à l’occasion du « Wirtschaftswunder » d’après-guerre. Entre 1961 et 1973, le patronat allemand et les autorités fédérales ont en effet recruté des milliers de travailleurs immigrés originaires de Turquie pour occuper les emplois pénibles dont les nationaux ne voulaient pas, en particulier dans les secteurs de l’agriculture, de la construction et de l’automobile (6). Par la suite, cet ensemble d’ouvriers faiblement qualifiés est complété par une immigration familiale dans le cadre des regroupements primaire et secondaire.

2 – La diversification de la communauté des citoyens

La composition de l’équipe allemande des années 2000 affiche l’origine ethnoculturelle de plus en plus diversifiée des Allemands, et le soutien que ces derniers lui apportent, notamment depuis 2006 (7), informe du niveau de consensus rencontré par cette diversification. Le contraste est d’ailleurs saisissant entre cette équipe « multikulti » et la sélection unicolore du siècle dernier. Entre 1934 et 1998, la « Mannschaft » n’a par exemple accueilli qu’un seul joueur d’origine non germanique en la personne de Maurizio Gaudino, descendant d’immigré italien ayant pris part à la Coupe du monde en 1994 (8). Précisons toutefois que ce constat ne vaut que si l’on fait abstraction de la présence importante de footballeurs issus de l’immigration polonaise, mais en réalité « de souche allemande ».

A l’inverse, entre 2002 et 2014, le « Nationalelf » a déjà comporté 15 sportifs d’origine non germanique, dont neuf binationaux : Asamoah, Klose, Podolski, Boateng, Cacau, Gomez, Khedira, Özil et Mustafi. D’un côté, l’hétérogénéité frappante de l’équipe des années 2000 témoigne d’une modification tangible du mode de constitution de la nation allemande. Pendant longtemps, le principe fondateur de cette dernière a reposé intégralement sur les liens du sang – « ethnos » (9). Créée par une idéologie « ethnicisante » distinguant ce qui n’est pas allemand au sens « ethnique » du terme, cette frontière institutionnelle explique à la fois l’homogénéité de l’équipe allemande du XXe siècle et l’intégration progressive des joueurs polonais d’ascendance germanique. Menée à son terme par la coalition « rouge-verte », avec le soutien des libéraux et des démocrates-chrétiens, la réforme du Code de la nationalité du 1er janvier 2000 a désormais introduit dans la législation des éléments du droit du sol. Ce dernier facilite la naturalisation des migrants et l’inclusion de leurs descendants. Il est fondé sur une conception de la citoyenneté mettant surtout l’accent sur l’individu au sens politique du terme – « demos ». Nés en Allemagne de parents turcs, Mesut Özil et Serdar Tasci ont acquis la nationalité allemande par ce biais. Tous deux ont commencé à jouer en sélection U19, entre 2006 et 2007. Il existe donc un lien de causalité entre le Code de la nationalité et la taille du vivier de footballeurs disponibles pour le système de formation.

D’un autre côté, il faut prendre en compte les effets de l’assouplissement de la politique de nationalité sportive menée par la FIFA ; en particulier ceux du décret de 2009 autorisant un sportif professionnel à changer une fois d’équipe nationale, sans limite d’âge, à condition de n’avoir jamais porté le maillot de sa précédente sélection « A » en compétition. Le cas des frères Boateng est intéressant à scruter à ce titre. S’ils sont tous les deux nés à Berlin, l’un, Jérôme, évolue sous les couleurs de la « Mannschaft », tandis que l’autre, Kevin-Prince, a opté pour le pays de son père, le Ghana.
3 – La modernisation des instances du football allemand

La présence de joueurs de couleur et de sportifs aux patronymes à la consonance étrangère dans le « Nationalelf » traduit en dernier ressort la modernisation des instances dirigeantes du football allemand. A la suite de l’élimination prématurée de l’équipe nationale en quart de finale de la Coupe du monde en 1998, de nombreuses voix s’élevèrent, pour la première fois, contre le système de formation et la politique d’intégration des immigrés menée par le DFB. Parmi elles, on peut citer l’entraîneur du Bayern de Munich de l’époque, Ottmar Hitzfeld, qui déclara dans le « Spiegel » que sans les migrants et leurs descendants, l’Allemagne renonçait inconsidérément à plus de 50 % de la nouvelle génération de footballeurs de haut niveau, potentiellement sélectionnables en équipe nationale (10).

Le développement des attitudes racistes et xénophobes dans les ligues amateurs, les exclusions d’immigrés des clubs allemands et la recrudescence des associations mono-ethniques ont alors conduit les responsables du DFB à utiliser le football à la fois comme un outil de lutte contre la discrimination ethno-raciale et comme un vecteur de promotion de la diversité culturelle. L’arrivée en 2004 d’Oliver Bierhoff en tant que manager général de l’équipe d’Allemagne constitue une étape décisive dans ce processus. Ancien international, Bierhoff est diplômé en sciences économiques et en management de l’Université d’Hagen. Habitué à la rhétorique managériale et proche des milieux entrepreneuriaux, il introduit la thématique de la « diversité » au sein du DFB. Par son travail politique et son capital symbolique, cette notion venue des pays anglo-saxons devient une nouvelle catégorie de l’action sportive à destination des jeunes garçons issus de l’immigration et des classes populaires.

Profitant de l’organisation du Mondial de 2006 en Allemagne, le DFB, appuyé par les pouvoirs publics, lance des initiatives visant à favoriser la pratique du football chez les immigrés et leurs enfants. Cette impulsion donne par exemple naissance à des dispositifs socio-sportifs d’intégration des descendants d’immigrés des quartiers paupérisés des grandes métropoles. Quelle que soit son efficacité en matière de prévention et d’éducation, cette politique antidiscriminatoire est surtout une bonne manière de repérer puis d’inclure de nouveaux talents dans le système de formation du football national. A la Coupe du monde au Brésil, Shkodran Mustafi est là pour nous le rappeler !

La « Mannschaft » new look n’est pas un « miroir » de la société allemande et de ses évolutions. Tout au plus, elle peut en être un reflet déformant. En ce sens, nous avons (trop) rapidement tenté de montrer que les significations contenues dans les manifestations de la diversité migratoire auxquelles donne lieu le spectacle des joueurs du « Nationalelf » sont sans effet historique. Ces significations ne comportent aucune autonomie réelle ; au mieux, elles ne font que traduire un mouvement, sans jamais être en mesure de l’influencer. Autrement dit, dans ce cas précis, elles sont entièrement dépendantes des contextes historique, politico-juridique et socio-sportif. Pour les sciences sociales, le football national n’est finalement qu’une clé de compréhension des sociétés humaines et de leurs transformations (11).

(1) Voir Paul Yonnet, Systèmes des sports, Paris, Editions Gallimard, 1998.

(2) Nous empruntons cette expression au sociologue Abdelmalek Sayad. Cf. son ouvrage intitulé La double absence : des illusions de l’émigré aux souffrances de l’immigré, Paris, Editions du Seuil, 1999.

(3) Rien qu?au cours des années 1950-1960, la RFA a par exemple recruté plus de trois millions de travailleurs étrangers suite à des accords conclus avec une série d?Etats : Italie, Espagne, Grèce, Turquie, Maroc, Portugal, Tunisie et Yougoslavie.

(4) 1 238 316 Aussiedler de Pologne se sont installés en Allemagne au cours de cette période. Voir Rainer Ohliger, « Une migration privilégiée. Les Aussiedler, Allemands et immigrés », Migrance, n° 17-18, 2000-2001, pp. 8-17.

(5) Voir Ulrike Schuerkens, Du Togo allemand aux Togo et Ghana indépendants, Paris, Editions L’Harmattan, 2001.

(6) Cf. Ulrich Herbert, Geschichte der Ausländerpolitik in Deutschland. Saisonarbeiter, Zwangsarbeiter, Gastarbeiter, Flüchtlinge, Munich, C. H. Beck, 2001.

(7) Albrecht Sonntag, « Un été noir-rouge-or », in C. Demesmay et H. Stark (éd.), Radioscopies de l’Allemagne 2007, Paris, IFRI Travaux et Recherches, 2007, pp. 19-39.

(8) Voir le site Internet suivant : http://www.dfb.de/index.php?id=11848

(9) Cf. Dominique Schnapper, L’Europe des immigrés : essai sur les politiques d’immigration, Paris, Editions F. Bourin, 1992.

(10) Sur ce point, voir Diethelm Blecking, « Le football allemand, une histoire d’identités multiples », Allemagne d’aujourd’hui, n° 193, 2010, pp. 93-101.

(11) Cf. Norbert Elias et Eric Dunning, Sport et civilisation. La violence maîtrisée, Paris, Editions Fayard, 1994.

Voir enfin:

Manif pro-palestinienne à Paris : deux synagogues prises pour cible

Frédéric Ploquin

Marianne

14 Juillet 2014

Plusieurs manifestations pro-palestiennes ont eu lieu dimanche 13 juillet en France. A Paris, deux synagogues ont été prises pour cible. Voici les faits.

Ils sont environ 7 000 à défiler dans les rues de Paris, ce dimanche 13 juillet, entre Barbès et la Bastille, pour dire leur solidarité avec les Palestiniens. Le parcours a été négocié par les responsables du NPA (Nouveau parti anticapitaliste), l’organisation héritière de la Ligue communiste révolutionnaire. Pourquoi avoir exigé un parcours qui s’achève à proximité du quartier du Marais, connu pour abriter plusieurs lieux de culte juif ? Le fait est que les responsables de la Préfecture de police l’ont validé.

Parmi les manifestants, de nombreuses femmes, souvent voilées, mais surtout des jeunes venus de la banlieue francilienne. Les premiers slogans ciblent Israël, mais aussi la « complicité française ». Très vite, les « Allah Akbar » (Dieu est grand) dominent, donnant une tonalité fortement religieuse au cortège.
La préfecture de police ne s’attendait pas à une telle mobilisation, mais ses responsables ont vu large au niveau du maintien de l’ordre, puisque cinq « forces mobiles », gendarmes et CRS confondues, ont été mobilisées. C’est à priori suffisant pour sécuriser tous les lieux juifs le long du parcours.

Aucune dégradation, aucun incident n’est signalé en marge du cortège, jusqu’à l’arrivée à proximité de la Bastille. Un premier mouvement de foule est observé à la hauteur de la rue des Tournelles, qui abrite une synagogue. Les gendarmes bloquent la voie et parviennent sans difficulté à refouler les assaillants vers le boulevard Beaumarchais.

Place de la Bastille, la dispersion commence, accélérée par une ondée, lorsque des jeunes décident de s’en prendre aux forces de l’ordre. De petites grappes s’engouffrent vers les rues adjacentes. Se donnent-ils le mot ? Ils sont entre 200 et 300 à marcher en direction de la synagogue de la rue de la Roquette… où se tient un rassemblement pour la paix en Israël, en présence du grand rabbin. Les organisateurs affirment avoir alerté le commissariat de police, mais l’information n’est apparemment pas remontée jusqu’à la Préfecture de police. Détail important : s’ils avaient su, les responsables du maintien de l’ordre auraient forcément barré l’accès à la rue.

Les choses se compliquent très vite, car les manifestants ne sont pas les seuls à vouloir en découdre. Une petite centaine de membres de la LDJ (ligue de défense juive) sont positionnés devant la synagogue de la rue de la Roquette, casques de moto sur la tête et outils (armes blanches) à portée de main. Loin de rester passive, la petite troupe monte au contact des manifestants, comme ils l’ont déjà fait lors d’une manifestation pro-palestinienne organisée Place Saint-Michel quelques jours auparavant. On frôle la bagarre générale, mais la police parvient à s’interposer. Les assaillants refluent vers le boulevard, tandis que les militants juifs reviennent vers la synagogue.

Durant le week-end, des manifestations similaires ont été organisées dans plusieurs grandes villes. Selon la police, ils étaient 2 300 à Lille, 1 200 à Marseille et autour de 400 à Bordeaux. Aucun incident n’a été signalé.


Bigorexie: Les garçons ont trouvé leur anorexie à eux (Bigorexia: a new lost generation of angry young men ready to die for the perfect beach body)

14 juillet, 2014

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6pak zyzz1 Zyzz leanbulk differentaseveryoneelseCertes, il était sûr qu’on s’intéressait un jour à nouveau à l’art de la faim, mais cela ne pouvait consoler ceux qui étaient en vie. Franz Kafka
Don’t be afraid of different. Be afraid of being different as everybody else. D’après un slogan publicitaire
Pourquoi l’anorexie frappe-t-elle certaines femmes plus que d’autres ? Les individus sont plus ou moins rivalitaires, il n’en va pas autrement dans le cas de la minceur que dans d’autres domaines. Les femmes anorexiques veulent être championnes de leur catégorie. C’est pareil dans le monde de la finance. La différence, c’est que le désir d’être plus riche que les autres n’apparaît pas comme pathologique. Par contre, le désir d’être plus mince, s’il est poussé à l’extrême, a des effets funestes visibles sur le plan physique.(…) Le résultat final est tragique dans les cas extrêmes, mais cela ne doit pas nous faire perdre de vue le fait que l’obsession de la minceur caractérise toute notre culture, ce n’est nullement quelque chose qui distingue ces jeunes filles. L’impératif qui pousse ces femmes à se laisser mourir de faim vient de toute la société. C’est un impératif unanime. De ce point de vue, donc, c’est organisé comme un sacrifice. (…) L’étape critique est atteinte quand la compétition se nourrit exclusivement d’elle-même, oubliant ses objectifs initiaux. Les femmes anorexiques ne s’intéressent pas du tout aux hommes; tout comme ces hommes, elles concourent entre elles, simplement pour la compétition elle-même. (…) Nous vivons dans un monde où manger trop et ne pas manger assez sont deux moyens opposés mais inséparables de faire face à l’impératif de minceur qui domine l’imaginaire collectif. La plupart d’entre nous oscillent, la vie durant, entre des formes atténuées de ces deux pathologies. (…° Nous vivons à une époque où les actions les plus saines comme les plus malsaines peuvent avoir la même motivation. La véritable raison pour laquelle beaucoup de jeunes gens, et particulièrement de jeunes femmes, rejoignent de nos jours le banc des fumeurs, ou n’arrêtent pas de fumer, malgré les recommandations des pouvoirs publics, c’est la crainte de prendre du poids, une crainte que ces mêmes pouvoirs publics, curieusement, s’évertuent à encourager et à renforcer.(…) Nos péchés sont inscrits dans notre chair et nous devons les expier jusqu’à la dernière calorie, à travers une privation plus sévère qu’aucune religion n’en a jamais imposé à ses adeptes.(…) Il y a une grande ironie dans le fait que le processus moderne d’éradication de la religion en produit d’innombrables caricatures. On nous dit souvent que nos problèmes sont dus à notre incapacité à nous débarrasser de notre tradition religieuse mais ce n’est pas vrai. Ils sont enracinés dans la débâcle de cette tradition, qui est nécessairement suivie par la réapparition, dans des habits modernes, de divinités plus anciennes et plus féroces nées du processus mimétique. (…) Quand les riches s’habituent à leur richesse, la simple consommation ostentatoire perd de son attrait et les nouveaux riches se métamorphosent en anciens riches. Ils considèrent ce changement comme le summum du raffinement culturel et font de leur mieux pour le rendre aussi visible que la consommation qu’ils pratiquaient auparavant. C’est à ce moment-là qu’ils inventent la non-consommation ostentatoire, qui paraît, en surface, rompre avec l’attitude qu’elle supplante mais qui n’est, au fond, qu’une surenchère mimétique du même processus. (…) Dans notre société la non-consommation ostentatoire est présente dans bien des domaines, dans l’habillement par exemple. Les jeans déchirés, le blouson trop large, le pantalon baggy, le refus de s’apprêter sont des formes de non-consommation ostentatoire. La lecture politiquement correcte de ce phénomène est que les jeunes gens riches se sentent coupables en raison de leur pouvoir d’achat supérieur ; ils désirent, si ce n’est être pauvres, du moins le paraitre. Cette interprétation est trop idéaliste. Le vrai but est une indifférence calculée à l’égard des vêtements, un rejet ostentatoire de l’ostentation. Plus nous sommes riches en fait, moins nous pouvons nous permettre de nous montrer grossièrement matérialistes car nous entrons dans une hiérarchie de jeux compétitifs qui deviennent toujours plus subtils à mesure que l’escalade progresse. A la fin, ce processus peut aboutir à un rejet total de la compétition, ce qui peut être, même si ce n’est pas toujours le cas, la plus intense des compétitions. (…) La rivalité s’intensifie à mesure que le nombre d’imitateurs augmente.(…) Mais il est peu probable qu’un de nos contemporains égale jamais L’Artiste de la faim de Franz Kafka. Pour comprendre cette nouvelle, il faut savoir qu’au XIXe et au début du XXe siècle, on exhibait dans les foires et les cirques ce qu’on appelait des « squelettes vivants » et des « artistes du jeûne ». Sortes d’hybrides entre monstres et champions sportifs qui se vantaient tous d’avoir battu les records précédents d’émaciation. René Girard
In the 1930s, men’s nipples were just as provocative, shameful, and taboo as women’s are now, and men were protesting in much the same way. In 1930, four men went topless to Coney Island and were arrested. In 1935, a flash mob of topless men descended upon Atlantic City, 42 of whom were arrested. Men fought and they were heard, changing not only laws but social consciousness. And by 1936, men’s bare chests were accepted as the norm. So why is it that 80 years later women can’t seem to achieve the same for their chests? Scout Willis
By the early 1900s men’s bathing suits had become more streamlined but still covered much of the body. In 1916 beaches on Chicago’s Lake Michigan required men’s bathing costumes to be cut no lower on the chest than the armpits. Bathing suit bottoms had to have a « skirt effect » or a long shirt had to be worn over the suit. The bottoms themselves could be no more than four inches above the knee. A possible alternative was flannel knee pants with a belt and fly front worn with a vest. Failure to obey these rules could result in arrest for indecent exposure. Such modest styles began to change during the 1930s. The invention of a rubberized thread called lycra made a new type of snug-fitting bathing suit possible, and a « nude look » came into fashion on beaches everywhere, with tight, one-piece suits that looked glamorous and made swimming easier. However, men still wanted to swim and relax on beaches bare-chested. In 1933 a men’s suit called « the topper » was introduced with a removable tank top that allowed daring men to expose their chests when they wished. That same year the BVD company, which made men’s underwear, introduced a line of men’s swimwear designed by Olympic swimming champion Johnny Weismuller (1904–1984). The new BVD suit was a tight-fitting one piece with a top made of a series of thin straps that exposed much of the chest, while still remaining within the law. In the summer of 1936 a male « no shirt movement » led many men to protest the chest-covering requirements. Although topless men were banned from beaches from Atlantic City, New Jersey, to Galveston, Texas, the men eventually swayed the legislature, and by 1937 it was legal for men to appear in public wearing only swim trunks. Since that time men’s swimwear styles have changed little. Into the twenty-first century swim trunks have been either loose-fitting shorts in a « boxer » style or the tighter fitting « brief » style. Fashion encyclopedia
Baring your beer belly is off the menu in Southend this summer, as visitors to the Adventure Island funfair are being told to please keep their clothes on. The park’s new ‘Wear Your Shirt’ rule will be enforced no matter how high the temperatures rise, and has been inspired by similiar dress codes used in U.S. theme parks which urge men to stay covered up in a bid to maintain family-friendly standards. A spokesman for the park said: ‘We don’t have a strict dress code as such, but would like our male customers to show some decorum. Not welcome: Funfair Adventure Island in Southend is banning bare chests this summer. In recent years, we’ve seen increasing numbers of lads and men whipping their tops off, eager to make the most of the sun – which is understandable, of course, as Southend is the warmest and driest part of the UK. ‘That’s absolutely fine in the right environment, but we try very hard to be a family-focused business and not everybody is a fan of bare chests. ‘We simply want to make sure that Adventure Island maintains its status as the best place to bring the whole family for a fun, safe, reasonably-priced great day out.’ Have some decorum: Marc Miller, managing director, has instructed signs to be posted around the park Signs are now being put up around the park and security staff will politely challenge individuals who have removed their tops and ask them to put them back on again. Those who refuse will be asked to leave. Mr Miller added: ‘Of course, we don’t want people to think we’re introducing a nightclub-style policy of no jeans or trainers. There definitely won’t be Adventure Island fashion police criticising people for wearing double denim combinations, spots with stripes or inappropriate shades of purple.  ‘We’ll simply point out that if you want to pose semi-naked, then Southend has miles of glorious beaches on which to do that.’ Daily Mail
Les savants américains ont fait une découverte surprenante. Pour se sentir heureux il faut être sûr que votre vie intime est meilleure et plus régulière que celle de vos voisins. (…) Les spécialistes ont analysé les données d’une grande recherche, menée depuis 1972. On a étudié l’information de la recherche reçue en 1993-2006 où 15 386 personnes ont pris part. Les personnes interrogées devaient apprécier l’état de leur âme (très heureux, assez heureux, malheureux). Les savants ont pris en considération les facteurs du bonheur : l’âge, la santé et la situation familiale. Les plus heureuses étaient les personnes qui avaient le sexe au moins 2-3 fois par mois. Leur état du bonheur était de 33% plus haut que chez ceux qui n’avaient pas le sexe depuis un an. Plus régulières étaient les relations intimes chez les personnes interrogées, plus heureuses elles étaient dans leur vie. Avoir des relations sexuelles 3 fois par semaine, une personne augmente le niveau de son bonheur de 55%. Les experts assurent que le sexe peut nous rendre plus heureux, mais la pensée que nous avons plus de relations sexuelles que nos amis, nos collègues et nos voisins nous réjouit d’avantage. Top rencontres
Here’s a little trick I use in my training, it may be of use to you. Pretend there is a crowd of thousands watching you, and if you pull out as many reps or pull the weight that you hope (say 200kg deadlift 3 reps) you win a million dollars, and actually believe in your mind that it is true. Watch yourself push harder for reasons that I cannot explain. Try it in your sets tonight. When you think you can’t even push a single more rep out, picture this in your mind and you will push out. Or even up the stakes, pretend a gunman is pointing a gun at someone you love and you MUST complete the reps or push the weight to let them live. That’s seriously the lengths I go to in my workouts, sets, and reps, to push myself as hard as possible. It’s as much of a mind game as a physical one. Zyzz Shreddedshian
À l’occasion de la Semaine nationale de sensibilisation aux troubles alimentaires, Mme Noël remarque que depuis deux ans, le phénomène de l’anorexie, qui affecte surtout les femmes, a maintenant son pendant masculin avec le développement de la bigorexie. Ce comportement incite les hommes à vouloir développer démesurément leur musculature afin de diminuer l’apport graisseux de leur corps. La consommation de diurétiques, laxatifs et autres produits présents dans les cas d’anorexie se traduit par la consommation de protéines, produits anabolisants circulant dans les gymnases. «C’est un phénomène nouveau, une mode dont on parle peu parce que les jeunes hommes parlent peu», explique Mme Noël. Pourtant, selon Mme Noël, les conséquences de la bigorexie sont aussi nocives ou sinon pires puisque l’abus de consommation de protéines disponibles sur l’internet peut avoir des impacts permanents sur les systèmes immunitaire et reproductif des jeunes hommes. La Presse
‘I am increasingly seeing a new breed of extremely narcissistic, under-fathered adolescent male, » says the psychologist Michael Carr-Gregg.  »He is beset with rigid, inflexible thinking, has no respect for authority, little exposure to tradition or ritual and has few, if any, skills in anger management. » For teenage boys, violence has become a  »sport », says Father Chris Riley, the founder of Youth Off the Streets. The latest  »game », he says, is for groups of men to board trains and see how severely they can bash a lone commuter before he can escape at the next stop. Experts say this culture of anger and casual violence is the result of a toxic confluence of factors, among them increasing alcohol intake, the breakdown of the family unit, the normalisation of violence in popular culture and a show-off culture fostered by social networking. There is a typical profile of a violent teenager, says Professor Paul Mazerolle, the director of the Violence Research and Prevention Program at Griffith University. He often has an absent father or a violent one. He mimics those traits or adopts his idea of masculinity from Hollywood and from his peers. He is often disengaged from school or work. He feels he has little to contribute to society. He is disconnected from the structures that might lead him away from violence.  »They’re connected differently now, » Mazerolle says.  »They might not be as connected to their neighbours but they are connected to 600 people on Facebook. If you don’t know your neighbours, you’re less likely to care if you blast your music loudly until 2am. » Two other factors have become part of the mix. One is black-market guns.  »The difference between a serious assault and a homicide is often access to a weapon, » Mazerolle says. The other is a growing emphasis on fitness and working out, influenced by the subculture of amateur bodybuilding dubbed  »aesthetics » by its poster boy, the late Eastwood entrepreneur Aziz  »Zyzz » Shavershian. Zyzz, with 300,000 Facebook  »fans », died last year after an apparent heart attack in a Bangkok sauna. Seizures of steroids and hormones increased 106 per cent in 2010-11 on the previous year, the Australian Crime Commission’s data show. Anecdotal evidence suggests the burgeoning industry has fostered  »roid rage », as scores of pumped-up, amped-up men roam night-time hotspots. Carr-Gregg says the frontal cortex, which controls impulsiveness, develops fully in males only in their late 20s.  »His body and physical strength have outgrown his brain.  »He has feasted from an early age on a diet of violence as entertainment … he has an armoury of communication aids, which enable him to maintain 24/7 contact with similarly disaffected peers who are bonded by a fondness for, and access to, disinhibiting drugs and the money to pay for them. » On top of this swirling mix is alcohol consumption. More than half of boys aged 15 to 17 drink alcohol and the proportion of 12- to 15-year-olds drinking at risky levels has doubled since 1990. A recent study by the Australian Institute of Criminology found the median number of standard drinks consumed by young men arrested for assault on a Friday or Saturday night was 22. Alcohol increases bravado and distorts perceptions. The tiniest thing, such as a spilt drink or a purposeful glance, can set a man off. Sydney Morning Herald
The recent death of a 22-year-old amateur Sydney bodybuilder has put the spotlight on a sub-culture that places emphasis on getting bigger at all costs – and experts warn the problem is affecting more young men than previously thought. Facebook sensation Aziz ‘Zyzz’ Sergeyevich Shavershian suffered a fatal heart attack in a Thai sauna last week. He gained a Facebook following of more than 80,000 fans, gaining popularity through workout videos posted on YouTube. Sydney University researcher and psychologist Stuart Murray said he believed instances of muscle dysmorphia, or “bigorexia,” are increasing and that the use of image-enhancing drugs is becoming the norm. “Steroid use is definitely on the rise but there isn’t enough research being done into this growing problem. I’m one of only two or three researchers in Australia working on this,” he said. Surry Hills Police Crime Prevention Officer Constable Craig Parkinson said that steroid use and dealing often flew under the radar and it wasn’t as easily detected as drugs like cocaine or ecstasy. “Recent reports in the media have highlighted the dangers of steroid use,” Constable Parkinson said. “The death of an otherwise fit, young Australian in Thailand has been related to steroid use and illustrates the negative effects of these supposed ‘performance enhancing’ drugs.” “Although customs have reported an increase in seizures of the drug, its use is somewhat understated. The dangers are real and potentially lethal.” Last month a man jumped four floors out of a Bondi apartment window when police knocked on his door. He was found in possession of steroids, illegal drugs and weapons. Mr Murray described bigorexia as “the pathological pursuit of muscularity”. “The thing with bigorexia is that people who suffer from it see it as a good thing. They will get anxiety if they can’t make it to the gym on a particular day, and they see that as a positive, the fact that they’re so committed,” he said. Mr Murray was particularly concerned with a rise in popularity of clenbuterol. The drug is used to treat asthma in horses, but gym junkies and even women looking to slim down are using it to shed fat and build muscle. “We don’t know too much about it because its popularity has only grown in the last five to ten years,” he said. And the quest for the perfect beach body isn’t just restricted to drugs that enhance the muscles. An unregulated tanning drug named Melanotan is increasing in popularity. It is injected into the skin, but the NSW Health Department has warned that it is a largely unknown substance and unlicensed for use in Australia. ABC
Back in the day when men’s chests were considered « erotically neutral » (to quote the English writer Mark Simpson), blokes could be casual or even blase about their torsos, no matter what shape they were in.
Shirtlessness can still be casual or blase, or – for want of a better word – ‘innocent’. But shirtlessness can also be a form of showcasing. And it seems that the more a guy has to showcase, the more likely he’ll be to wander about topless, and the further he’ll stray from the beach. But how far is too far? If the respondents to the vox pop on page 25 are any indication, everyone has their own view on that, showing that male toplessness runs its own jagged faultline through our community norms. The issue would seem almost entirely inconsequential, but the level of interest shown in steroid use and the Zyzz story suggests that the shirtless dudes on our streets are the visible tip of an iceberg; an iceberg that is probably bigger, and more destructive, than many of us realise. David Mills

 Anorexie, boulimie, bigorexie, anorexie athlétique, orthorexie, hyperphagie boulimique, prégorexie, dysmorphophobie  …

Au lendemain d’un mois de Coupe du monde de football et au début d’un nouveau Tour de France cycliste où l’on a pu et peut encore admirer, grâce on ne sait plus à quelles potions miracle et jusqu’aux morsures, les prouesses proprement surhumaines de nos nouveaux gladiateurs …

Mais aussi où, avec l’horrible lynchage à mort, sous prétexte de vengeance pour l’enlèvement et assassinat de trois jeunes Israéliens, d’un jeune Palestinien par une bande de supporters d’un club de football israélien, l’on a pu voir jusqu’où pouvait mener parmi nos jeunes l’addiction à la violence gratuite …

Pendant que, dernière marotte en date de nos stars désoeuvrées, c’est aux seins nus en plein centre-ville que se vouent nos nouvelles féministes …

Alors que se confirment la dimension addictive de l’exposition au soleil ou la part mimétique de la satisfaction sexuelle

Et qu’à coup de néologismes, nos spécialistes de la médecine ou de la psychiatrie multiplient les fausses explications …

Comment ne pas voir, dans cette sorte d’anorexie inversée qu’est la bigorexie, autre chose qu’une énième variation principalement masculine de ces conduites mimétiques bien mises au jour par René Girard dont l’anorexie était jusqu’à présent la forme plutôt féminine ?

Surtout, comme en témoigne le véritable culte dont, jusqu’à son décès récent en Thaïlande (suite à la prise d’anabolisants ?), était l’objet sur les réseaux sociaux cet Australien d’origine kurde Zyzz Shreddedshian

Quand ces conduites se greffent non seulement sur l’évidente dimension compétitive de la musculation et du sport …

Mais s’accompagnent souvent, comme on l’a vu récemment en Australie, d’une fascination pour les armes à feu et la violence gratuite ?

Sydney’s newest sport – beat someone senseless or kill them for the heck of it
Violent, disconnected young men have become part of the city’s culture.
Rachel Olding
Sunday Morning Herald
July 28, 2012

IT TOOK a single punch to spur a city into action, but the blow to Thomas Kelly was far from a one-off.

The man accused of murdering Kelly, 18-year-old Kieran Loveridge, allegedly assaulted three other strangers in Kings Cross on the night of July 7. When he appeared in court last week, a 17-year-old friend shoulder-charged a cameraman, knocking him unconscious.

On Monday, it emerged that Loveridge’s cousin stands accused of a 2010 rampage that began with the bashing of a grandmother and ended with the stabbing death of a teenager. At a committal hearing it was alleged Corrie Loveridge told his friends he  »wanted to stab and kill someone tonight ».

Across Sydney, it is an increasingly familiar story.

This week’s police media alerts included a 19-year-old and a 20-year-old arrested for stabbing a man in Campbelltown, a 20-year-old man arrested for assaulting a police officer in Cronulla, a teenager stabbed at a Parramatta bus stop and a 22-year-old man arrested for assaulting a 19-year-old man and headbutting a 21-year-old woman outside a pub in Windsor.

Why are some young men so angry? Psychologists speak of a lost generation of teenage boys with little engagement or purpose in life and a worryingly blase attitude to violence and authority.

Police took legal action against one in 10 18-year-old men last year, a slight increase on previous years. Crime rates have declined in almost every category over the past decade, but assaults remain stable or rising slightly. It is estimated two-thirds of assaults go unreported.

 »I am increasingly seeing a new breed of extremely narcissistic, under-fathered adolescent male, » says the psychologist Michael Carr-Gregg.  »He is beset with rigid, inflexible thinking, has no respect for authority, little exposure to tradition or ritual and has few, if any, skills in anger management. »

For teenage boys, violence has become a  »sport », says Father Chris Riley, the founder of Youth Off the Streets. The latest  »game », he says, is for groups of men to board trains and see how severely they can bash a lone commuter before he can escape at the next stop.

Experts say this culture of anger and casual violence is the result of a toxic confluence of factors, among them increasing alcohol intake, the breakdown of the family unit, the normalisation of violence in popular culture and a show-off culture fostered by social networking.

There is a typical profile of a violent teenager, says Professor Paul Mazerolle, the director of the Violence Research and Prevention Program at Griffith University.

He often has an absent father or a violent one. He mimics those traits or adopts his idea of masculinity from Hollywood and from his peers. He is often disengaged from school or work. He feels he has little to contribute to society. He is disconnected from the structures that might lead him away from violence.

 »They’re connected differently now, » Mazerolle says.  »They might not be as connected to their neighbours but they are connected to 600 people on Facebook. If you don’t know your neighbours, you’re less likely to care if you blast your music loudly until 2am. »

Two other factors have become part of the mix. One is black-market guns.  »The difference between a serious assault and a homicide is often access to a weapon, » Mazerolle says.

The other is a growing emphasis on fitness and working out, influenced by the subculture of amateur bodybuilding dubbed  »aesthetics » by its poster boy, the late Eastwood entrepreneur Aziz  »Zyzz » Shavershian. Zyzz, with 300,000 Facebook  »fans », died last year after an apparent heart attack in a Bangkok sauna.

Seizures of steroids and hormones increased 106 per cent in 2010-11 on the previous year, the Australian Crime Commission’s data show. Anecdotal evidence suggests the burgeoning industry has fostered  »roid rage », as scores of pumped-up, amped-up men roam night-time hotspots.

Carr-Gregg says the frontal cortex, which controls impulsiveness, develops fully in males only in their late 20s.  »His body and physical strength have outgrown his brain.

 »He has feasted from an early age on a diet of violence as entertainment … he has an armoury of communication aids, which enable him to maintain 24/7 contact with similarly disaffected peers who are bonded by a fondness for, and access to, disinhibiting drugs and the money to pay for them. »

On top of this swirling mix is alcohol consumption. More than half of boys aged 15 to 17 drink alcohol and the proportion of 12- to 15-year-olds drinking at risky levels has doubled since 1990.

A recent study by the Australian Institute of Criminology found the median number of standard drinks consumed by young men arrested for assault on a Friday or Saturday night was 22.

Alcohol increases bravado and distorts perceptions. The tiniest thing, such as a spilt drink or a purposeful glance, can set a man off.

For one 19-year-old who spoke to the Herald, it was being refused entry on a bus because he was drunk. He turned around and put his fist through a glass shopfront in Ryde.

 »It was just a f–k you to the driver, » he said.  »It was complete drunk idiocy. »

A criminal lawyer, William Vahl, says alcohol is involved in 98 per cent of his young clients’ assault cases.  »The link is blatant, » he says.  »Without alcohol, a lot of criminal lawyers would be out of a job. »

Writing on The Conversation website this week, a University of Western Sydney criminologist, Stephen Tomsen, said the crackdown on licensed venues in Kings Cross in the wake of Mr Kelly’s death would do little to curb  »the monoculture of aggressive heavy drinking in a night-time economy ».

Father Riley believes a mix of early intervention and service provision can work. He says when Youth Off the Streets built a $7.4 million drop-in centre in Macquarie Fields, the crime rate fell by 40 per cent.  »I wish I’d gotten to this kid [Loveridge] sooner. All kids want is a connection. When you connect a kid you can turn them around. »

It will come as cold comfort for the parents of Thomas Kelly, who continue to turn on the bedside lamp in their son’s empty bedroom every night.

Voir aussi:

Young men dying for the perfect beach body
Alex Cauchi
Wentworth Courier
18 Aug 2011

The recent death of a 22-year-old amateur Sydney bodybuilder has put the spotlight on a sub-culture that places emphasis on getting bigger at all costs – and experts warn the problem is affecting more young men than previously thought.

Facebook sensation Aziz ‘Zyzz’ Sergeyevich Shavershian suffered a fatal heart attack in a Thai sauna last week. He gained a Facebook following of more than 80,000 fans, gaining popularity through workout videos posted on YouTube.

Sydney University researcher and psychologist Stuart Murray said he believed instances of muscle dysmorphia, or “bigorexia,” are increasing and that the use of image-enhancing drugs is becoming the norm.

“Steroid use is definitely on the rise but there isn’t enough research being done into this growing problem. I’m one of only two or three researchers in Australia working on this,” he said.

Surry Hills Police Crime Prevention Officer Constable Craig Parkinson said that steroid use and dealing often flew under the radar and it wasn’t as easily detected as drugs like cocaine or ecstasy.

“Recent reports in the media have highlighted the dangers of steroid use,” Constable Parkinson said.

“The death of an otherwise fit, young Australian in Thailand has been related to steroid use and illustrates the negative effects of these supposed ‘performance enhancing’ drugs.”

“Although customs have reported an increase in seizures of the drug, its use is somewhat understated. The dangers are real and potentially lethal.”

Last month a man jumped four floors out of a Bondi apartment window when police knocked on his door. He was found in possession of steroids, illegal drugs and weapons.

Mr Murray described bigorexia as “the pathological pursuit of muscularity”.

“The thing with bigorexia is that people who suffer from it see it as a good thing. They will get anxiety if they can’t make it to the gym on a particular day, and they see that as a positive, the fact that they’re so committed,” he said.

Mr Murray was particularly concerned with a rise in popularity of clenbuterol.

The drug is used to treat asthma in horses, but gym junkies and even women looking to slim down are using it to shed fat and build muscle.

“We don’t know too much about it because its popularity has only grown in the last five to ten years,” he said.

And the quest for the perfect beach body isn’t just restricted to drugs that enhance the muscles.

An unregulated tanning drug named Melanotan is increasing in popularity. It is injected into the skin, but the NSW Health Department has warned that it is a largely unknown substance and unlicensed for use in Australia.

CLENBUTEROL
Known as “clen”, it’s unique in that it has both anabolic and catabolic properties. Used to treat asthma in horses, it builds muscle but also burns body fat. It’s a stimulant that has a similar effect on the body as amphetamines. It places increased strain on the heart and can leave users with tachycardia, or heart palpations and prevent them from sleeping. Increasingly being used by women to shed weight. Available in liquid or gel form. Can cost between $150-$250 for 100ml.

ANABOLIC STEROIDS
Increases protein synthesis within the body’s cells. Primary dangers are cardiac related. Can cause the heart muscle to grow too big, leading to congestive heart failure, heart attacks, and sudden cardiac death. Users can also develop gynecomastia or “man boobs”. Sold in injectable liquid or tablet form. Can cost between $150-$250 for 10ml in various forms such as Sustagen 250, Deca-Durabolin or Trenabol.

HUMAN GROWTH HORMONE (HGH)
A substance that can be attained by prescription, HGH increases testosterone production but can provoke growth in a wide range of body tissue, not just muscles. Is more difficult to obtain than steroids and is more expensive. Users pay around $400 for 10ml.

MELANOTAN
An unregulated tanning product that is injected into the skin. Is available from drug dealers and online. Side effects include increased number of dark moles on the skin, suppressed appetite and nausea. Costs $20 for 0.1ml.

Voir encore:

Generation V buff, but not so pretty after dark
Jordan Baker
The Sydney Morning Herald
September 2, 2011

If plastic Six Million Dollar Man met plastic Wolverine in a dark alley, there’s no doubt who’d come off best. While they both have super-human powers, Wolverine has the distinct advantage of rolling off the production line almost 40 years later than Steve Austin.

By today’s standards, the Six Million Dollar Man action figure is a weed. His stomach is flat, his muscle definition non-existent and there’s no inverted pyramid to speak of. The Wolverine figure, however, has arms bigger than his legs, trapeziuses like wings and shoulders three times wider than his waist. If it came down to size, plastic Wolverine wouldn’t even need his famous claws to tear plastic Six Million Dollar Man apart.

Action figures show just how much the ideal male body has changed in the past 40 years. In the 1970s, it was athletic and lean; now, it’s all about size and definition. A figure like plastic Wolverine’s figure is almost impossible to achieve naturally, but with easier and cheaper access to steroids and growth hormones, it’s possible for even the skinniest man to become  »big » and  »ripped », if he’s willing to risk his health.

The problem for the rest of us is that the risks he takes with his health have underrated flow-on effects in the community.

The most obvious is aggression. We’ve all read the stories about violence in Sydney on Saturday nights, which is usually blamed on alcohol, illegal drugs, and, this week, cage fighting. But there’s another factor at play, and that’s steroids. Illegal steroid and growth hormone use is booming in Sydney, and if you take a pack of young men who are not only drunk, but irritable from the steroids and puffed up with the bravado of newly minted muscles, you put a flame to a tinderbox.

Customs seized more than twice as many steroids and growth hormones in the year to July 10 than they did in 2004-05. They are cheaper and more accessible than ever before, so their use is more widespread and therefore more acceptable. Buying steroids used to involve a visit to a creepy bikie dealer, but they’re now available from a guy at the gym, over the internet or from a mate. Internet forums offer tips on how best to use different cycles of steroids to get the right look, and users share tips and admire each other’s bodies. It’s the male equivalent of pro-anorexia websites.

This isn’t news to anyone who trains regularly at a gym in Sydney, or knows young men dedicated to the body beautiful. « At the place I train, every day I hear someone talking about what cycle of steroids they’re on, » says one male gym-goer. « No one is trying to hide it. It used to be very hush-hush, but now no one cares who knows. »

It’s easy to spot them. They’re the ones parading in shirtless packs at music festivals or down George Street on Saturday nights, often mixing their cocktail of steroids with booze, illegal drugs and Viagra. Or they’re the guys on the doors at nightclubs telling these packs of men that they can’t come in. When these two clash, it’s explosive.

Most guys taking steroids go through two stages. The first is the bulking phase, where they pile on as much muscle as possible by using human growth hormone and testosterone. If they train hard, they can put on 15 to 20 kilograms of muscle. Then, they start a  »cutting cycle », taking drugs like Anavar and Stanozolol to lose body fat without losing muscles, thereby getting that  »ripped », or defined, look. A course of testosterone costs $500-$600. Unfortunately, steroids and growth hormones do much more than create muscle or cut fat. According to the Australian Institute of Criminology, they can increase aggression and irritability, and prompt mood swings, paranoia and depression. They cause hair loss, acne, liver problems, insomnia and high cholesterol. The possession, use and supply of steroids, other than by prescription, is illegal throughout Australia.

Guys are putting themselves through this physical torture for the same reason that young women starve themselves. They’re insecure about the way they look; they think girls find muscles attractive; and they compare their bodies with their friends’. But a Chesty Bonds-style bulge is as impossible an ideal for most young men as Kate Moss’s figure is for most young women, so they can only achieve it through artificial means.

A poignant example of how steroids can improve a young man’s confidence is a chap known as Zyzz, a 22-year-old bodybuilder who died of a heart attack during a holiday in Thailand recently. Zyzz was an inspiration to young Australian bodybuilders, having transformed himself from a skinny kid to a  »ripped » Adonis. Zyzz emphatically denied his physique was due to steroids after his older brother, Said, 25, a trainer at a Fitness First gym, was found in possession of an anabolic steroid during a police raid (he pleaded guilty and was fined $479). Zyzz’s mother said his heart attack was due to an undiagnosed heart condition. But a spokesman for Sydney Hotshots, which employed him as a stripper, told the Herald Zyzz was a lovely guy, « aside from the steroids ».

The lingo on Zyzz’s fan sites gives an insight into why young men want enormous muscles. They  »aquire [sic] aesthetics ». They  »mire » (admire) each other. They feel  »jelly » (jealous) of each other’s physiques. After Zyzz died, one fan wrote: « Zyzz changed by life, I’ve never met him. But, when my life was hard and I felt like there was nowhere left to go, Zyzz showed me a new world, showed me that we are what we put into life, and that you can change yourself into whatever you wish to be. »

Only a small percentage of the young men out in Sydney on Saturday night will be on steroids. But only a small percentage get involved in fights, too, and I’d wager there’s a fair crossover. I don’t have a solution; tackling steroid abuse is no easier than tackling the causes of dangerous dieting among young women, or stopping illegal drug use (although random drug tests for security guards by external testers would be a good start).

But it’s an under-acknowledged factor in debates about social violence in Sydney. It’s worth being mindful that the reasons are complex, and that it’s a good idea to avoid packs of muscled men on a Saturday night out.

Voir encore:

Un petit (t)rail ?
Bigorexie : le sport crée des junkies presque comme les autres
Sébastien Billard | Journaliste
Rue 89
10/11/2011

Alain est suivi depuis sept mois par un psychiatre pour soigner sa dépendance. Il a commencé à courir il y a une quinzaine d’années et a fini par ne plus pouvoir s’arrêter.

Que ressentait-il ? Un irrépressible besoin de course quotidien et une véritable sensation de manque lorsqu’il n’était pas assouvi.

« J’enchaînais près de 25 heures de footing par semaine. Et cela me procurait un bien fou. Mais il m’en fallait toujours plus. »

Ce cadre dans une société de télécommunication, âgé de 44 ans, raconte son agenda à l’époque de son addiction.

« J’organisais mon emploi du temps professionnel et familial de façon à me dégager des moments libres pour courir. Le sport dominait mon quotidien. »

Alain n’est pas un cas isolé. Si aucune donnée sur le nombre de personnes « addict » au sport n’existe, de l’avis de nombreux spécialistes, cette dépendance a fait une forte irruption dans les centres d’addictologie depuis le début des années 2000, au même titre que d’autres addictions dites « sans substance », comme les jeux d’argent ou les jeux vidéo.
Une dépendance psychologique

Selon la définition donnée par le Centre d’études et de recherche en psychopathologie de Toulouse (CERPP), l’addiction au sport est :

« Un besoin irrépressible et compulsif de pratiquer régulièrement et intensivement une ou plusieurs activités physiques et sportives en vue d’obtenir des gratifications immédiates et ce malgré des conséquences négatives à long terme sur la santé physique, psychologique et sociale. »

Addiction dite « sans substance », la dépendance au sport est loin de pouvoir s’expliquer par la seule libération par le cerveau d’endorphines, sources de bien-être pour l’athlète, comme l’explique le psychiatre Dan Véléa :

« La dimension psychologique de cette dépendance est essentielle. Bien plus importante que sa dimension biochimique. On ne peut pas définir un individu comme “ addict ” en fonction du nombre d’heures qu’il consacre à son sport.

C’est davantage le rapport à l’activité physique en question qui pose problème. Quand faire du sport devient une obsession, il y a dépendance. »

Une pathologie longtemps jugée « positive »

Méconnue, la dépendance au sport a même longtemps été considérée comme une pathologie « positive » par le corps médical. Introduite par le psychiatre américain William Glasser dans les années 70, cette dénomination avait pour objectif de la distinguer des addictions classiques comme la toxicomanie. Dan Véléa :

« C’est une addiction silencieuse, plus difficile à faire reconnaître car davantage acceptée par la société. Pratiquer un sport est valorisé et valorisant.

Or, on sait aujourd’hui que cette dépendance occasionne chez l’individu des souffrances aussi désastreuses qu’une addiction “ classique ”. »

Etat dépressif en cas de sevrage, comportement « jusqu’au-boutiste » occasionnant des blessures graves voire irréversibles, délaissement de la vie familiale et professionnelle conduisant parfois à des divorces et à des pertes d’emploi, les souffrances physiques et psychologiques sont souvent extrêmes, comme le confirme Alain :

« C’est une sorte de tunnel. Vous vous isolez de vos proches sans vraiment vous en rendre compte. Mes heures de courses augmentaient et dans le même temps, j’en consacrais de moins en moins à mes proches, à mon travail.

Le plus difficile, c’était quand je me blessais. J’éprouvais une vraie sensation de manque, je devenais irritable. Lorsque que cette indisponibilité se prolongeait, j’étais en détresse, proche d’un état dépressif. »

Toujours plus fort malgré la douleur

L’addiction conduit surtout ces athlètes à aller toujours plus loin, toujours plus fort malgré la douleur et les blessures, souligne Isabelle Müller, psychiatre au centre d’accompagnement et de prévention pour les sportifs de Bordeaux (CREPS) :

« A force de repousser leurs limites, ils arrivent à une phase d’épuisement total. Une de mes patientes continuait à faire du vélo malgré une fracture au pied…

Ce besoin d’aller encore plus loin en pousse même certains à prendre des risques importants pour leur santé en ayant parfois recours à des produits dopants pour tenir le coup. »

Chez les sportifs professionnels, la prise de conscience survient souvent au moment de la retraite sportive. L’arrêt du jour au lendemain d’une activité physique intense laisse apparaître une véritable dépendance. Pour les sportifs amateurs, ce sont souvent les proches qui donnent le signal d’alarme.

Particulièrement touchés, les sportifs pratiquant une activité d’endurance ou obéissant à des séances d’entraînement très stéréotypées comme le vélo, la course à pied ou le culturisme. Mais la dépendance à l’activité physique touche des profils très hétérogènes : hommes, femmes, sportifs amateurs, sportifs professionnels, de tous les âges, de toutes les classes sociales.
« Ca touche souvent des personnes rigides »

Seule constante, tous cherchent à valoriser leur image à travers le sport. Pratiquer une activité physique avec excès est un moyen pour eux d’augmenter leur estime d’eux-mêmes, de combler un vide affectif et/ou de modifier leur apparence corporelle. Isabelle Müller :

« Cette addiction touche souvent des personnes rigides, perfectionnistes. Elles se surinvestissent dans cette activité, le plus souvent pour faire face à un stress, à une image d’elles-mêmes qui ne les satisfait pas »

L’addiction est ainsi le produit d’une composante sociale très forte. Une réponse, souvent, à la culture de la performance, aux sollicitations compétitives ou aux insatisfactions récurrentes de la vie sociale.

L’athlète recherche sans cesse un idéal de perfection et d’harmonie dans l’espoir d’en tirer une reconnaissance individuelle et sociale. Le sport apparaît dès lors comme une réponse aux différentes anxiétés rencontrées.

Les troubles de l’image jouent un rôle essentiel dans le développement de cette pathologie, dans une société où le poids de l’esthétique est grandissant. Ces troubles les conduisent le plus souvent à éprouver un fort besoin à prendre toujours plus de masse corporelle afin de se façonner une silhouette parfaite. C’est ce que l’on nomme la bigorexie (par opposition à l’anorexie), qui n’est qu’une facette de l’addiction.
Les cas de rechute sont courants

Pour sortir de l’addiction, le travail est souvent long et nécessite des mois, voire parfois même des années, comme le rappelle Isabelle Müller :

« Il est très difficile d’en sortir et les cas de rechute sont courants. Il faut mener un long travail psychologique pour faire prendre conscience aux patients des dommages que cette pathologie occasionne, les rassurer sur leur image, les aider à gérer leur stress autrement. »

Suivi depuis de longs mois par un psychiatre, Alain lui ne court plus ou presque plus, le temps de retrouver un équilibre dans sa vie familiale et professionnelle.

« Les premiers mois ont été très compliqués. Pénibles. Après avoir arrêté, j’ai connu la dépression. Il est difficile de prendre conscience que l’on est bel et bien malade. C’est quelque chose de très dur à accepter. »

Si beaucoup de personnes se voient dans l’obligation d’abandonner à jamais toute pratique sportive afin d’éviter une rechute, Alain espère, quant à lui, parvenir à recourir régulièrement un jour. Mais de façon beaucoup plus mesurée.

Voir par ailleurs:

Le BRONZAGE peut-il devenir une addiction?

24-06-2014

Prendre un bain de soleil procure un certain bien-être. Au-delà de la sensation de chaleur et de détente, ces chercheurs de Harvard soutenus par les US National Institutes of Health montrent que le bronzage aurait aussi une dimension addictive. Leur étude tente d’expliquer pourquoi, malgré tous ses risques avérés, l’exposition de son corps aux U.V. artificiels ou solaires pour bronzer reste un objectif rituel pour des millions de personnes. Est-ce à des fins purement esthétiques, dans un curieux esprit autodestructeur ou encore une véritable addiction ? Réponse, sur l’animal, dans la revue Cell.

Les chercheurs de la Harvard Medical School avec des scientifiques de la Melanoma Research Alliance, de la US-Israel Binational Science Foundation ont exposé des souris rasées à la lumière UV, 5 jours par semaine pendant 6 semaines. Ce modèle d’exposition était équivalent à 20 à 30 minutes d’exposition pour une personne à la peau claire, au soleil de Floride, durant l’été.

Préférence esthétique ou dépendance biologique ? Les chercheurs constatent ici sur la souris, à la suite de cette exposition, l’animal présente des niveaux augmentés de certaines substances chimiques dans le corps. Or ces substances sont déjà connues pour déclencher un sentiment d’euphorie, comparable, écrivent les auteurs, à celui ressenti avec la prise d’un opiacé. Mais ce n’est pas tout, l’animal montre également une plus forte tolérance à la douleur.

En cause des endorphines bêta ou hormones du bien-être : Lorsque les chercheurs transforment ces souris modèles pour supprimer toute production d’endomorphines bêta, ces effets disparaissent. Des résultats qui suggèrent que ces endorphines naturelles, « dynamisées » par l’exposition aux UV sont à l’origine des effets d’euphorie. Ainsi, lorsque la peau est exposée aux U.V., une protéine, la pro-opiomélanocortine (ou POMC) est décomposée en petits peptides. L’un de ces peptides est une hormone qui stimule les mélanocytes, un autre est une endorphine bêta, un opioïde naturel de l’organisme. Comme tout opioïde, il se lie à des récepteurs opioïdes, entraînant un soulagement de la douleur mais va renforcer un circuit de récompense qui sous-tend la dépendance. Ainsi, ici, les chercheurs constatent que les souris exposées montrent une augmentation de la tolérance aux opiacés, nécessitant des doses beaucoup plus élevées de morphine.

Cette étude chez l’animal montre donc comment une exposition régulière aux U.V. entraîne une augmentation de la production d’opioïdes naturels, induisant une augmentation des seuils de douleur et des signes de la dépendance et de tolérance aux opiacés. Cependant les auteurs notent aussi que les souris, contrairement aux humains sont des animaux nocturnes. Ces effets de l’exposition aux UV pourraient donc tout à fait avoir un tout autre effet sur l’Homme.

Voir aussi:

De quoi dépend la satisfaction sexuelle ?

Top rencontres

10/062013

Les savants américains ont fait une découverte surprenante. Pour se sentir heureux il faut être sûr que votre vie intime est meilleure et plus régulière que celle de vos voisins.

Il existe une opinion que le manque d’argent, l’absence d’immobilier ou de vêtements de marque, la solitude rendent la personne malheureuse. Néanmoins, les savants américains affirment que le sexe est le facteur principal du bonheur. Il suffit d’apprendre que votre vie intime est plus régulière que celle des voisins et le niveau du bonheur augmente.

Les spécialistes ont analysé les données d’une grande recherche, menée depuis 1972. On a étudié l’information de la recherche reçue en 1993-2006 où 15 386 personnes ont pris part. Les personnes interrogées devaient apprécier l’état de leur âme (très heureux, assez heureux, malheureux). Les savants ont pris en considération les facteurs du bonheur : l’âge, la santé et la situation familiale. Les plus heureuses étaient les personnes qui avaient le sexe au moins 2-3 fois par mois. Leur état du bonheur était de 33% plus haut que chez ceux qui n’avaient pas le sexe depuis un an. Plus régulières étaient les relations intimes chez les personnes interrogées, plus heureuses elles étaient dans leur vie. Avoir des relations sexuelles 3 fois par semaine, une personne augmente le niveau de son bonheur de 55%. Les experts assurent que le sexe peut nous rendre plus heureux, mais la pensée que nous avons plus de relations sexuelles que nos amis, nos collègues et nos voisins nous réjouit d’avantage.

Voir enfin:

Dossier : corps, sport et dépendance
Le sport aide à se forger son identité, car il peut apporter à un individu les certitudes qui lui manquent. Toutefois, quand la pratique sportive est excessive et l’image du corps obsessionnelle, le sport plaisir risque de devenir addiction sportive.

Stéphane Abadie

L’auteur
Stéphane ABADIE est doctorant à l’ufr-staps de Nancy et fait partie de l’équipe accorps – lhsp – umr7117 – Archives Poincaré – cnrs.

Mens sana in corpore sano. Un esprit sain dans un corps sain. Cette citation extraite des Satires de Juvénal (vers 60 à 128) prône la complémentarité du corps et de l’esprit, et souligne le rôle du sport dans la santé. Les activités physiques s’adressent au corps dans toutes ses dimensions : physiques, physiologiques, psychologiques. Mode de défoulement, moyen de se ressourcer, outil de bien-être, de satisfaction ou au contraire de mise en danger (potentiel ou réel) et de souffrance, ces pratiques émergent d’une volonté de répondre à un besoin ou de satisfaire un désir. Quel est ce besoin ? D’où vient-il ? Pourquoi un individu accepte-t-il des entraînements toujours plus longs, toujours plus fréquents, toujours plus intenses, où l’épuisement et la douleur finissent par avoir raison de son acharnement ?

Après avoir examiné comment se forge l’image du corps e d’où vient le besoin de pratique sportive, nous verrons comment le sport plaisir se transforme parfois en sport passion, comment l’investissement peut alors devenir surinvestissement. Et quand le sportif surinvestit sa pratique, c’est que bien souvent il en est devenu dépendant : le sport est sa drogue. Tel un drogué, il a besoin de pratiquer sans cesse. Il pense, mange, dort pour son sport. Et lorsqu’il est dans l’impossibilité de pratiquer, certains symptômes de manque risquent d’apparaître.

Quel est le rapport des sportifs à leur corps ? Le corps, l’image du corps et les représentations que l’on s’en fait ont connu de nombreux bouleversements au cours de l’histoire de l’humanité. Durant la Grèce antique, le corps était considéré comme objet de toute puissance. Cette belle forme, ce cadre esthétique impitoyable trouve toute son essence dans ce qu’on nomme l’idéal platonicien. Puis la morphologie des individus s’est imposée comme une carte indiquant au reste de la société l’appartenance de l’individu à tel ou tel groupe social. La représentation du corps a évolué au cours de l’histoire, mais elle évolue aussi chez chaque individu au fil de sa construction et de sa maturation. Entre la vie prénatale et la vie adulte, l’idée que l’on se fait de son corps connaît de réelles révolutions : nous apprenons peu à peu à l’identifier et à l’habiter.

Le corps a trois fonctions : le corps des besoins, le corps des désirs, le corps des symboles. Le corps des besoins, c’est le corps matériel, avec ses exigences élémentaires automatiques : respirer, manger, boire, uriner, etc. Le corps du désir, érogène ou libidinal, organise les fantasmes. Le corps du symbole participe aux échanges avec le monde extérieur, agit sur la scène sociale, s’engage dans un langage. Il condense les exigences du corps des besoins et du corps des désirs, les soumet à la censure, à la raison. Il est l’expression de l’individu avec ses caractéristiques propres, mais aussi de l’espèce avec ses traits universels.

Les compétitions et les entraînements sont souvent considérés comme des rites initiatiques. Ils permettraient aux athlètes d’intégrer progressivement le monde des sportifs. La transformation lente du corps en machine à performance, le passage d’une division à une autre, les différentes formes d’investissement de la pratique sont autant d’étapes qui classent, hiérarchisent et intègrent les individus dans cette microsociété. Pourquoi le jeune sportif cherche-t-il à s’intégrer dans ce nouveau groupe de référence ? Pourquoi a-t-il la sensation de faire lui-même partie de ces « êtres d’exception » que sont les sportifs…
Selon la psychiatre et psychanalyste Annie Birraux, le jeune a besoin de consolider son narcissisme – l’amour qu’un individu a pour lui-même – dans un groupe : cela l’aide à renforcer sonidentité précaire et à traverser cette phase de transition qu’est l’adolescence. Les idéaux du groupe remplacent les idéaux familiaux, constituant une prothèse substitutive. C’est une des raisons pour lesquelles les images du corps véhiculées par les médias ont toujours un impact sur les idéaux du corps que le jeune se construit. Cet impact est variable, mais inévitable.

Au cours de l’adolescence, le jeune est tiraillé entre la peur de perdre son corps infantile (souvent source de satisfactions narcissiques) et l’acceptation de sa sexualité. Face à cette perte du corps infantile, et, afin d’intégrer une image de soi sur le plan psychique et corporel, l’adolescent doit répondre à un besoin de contrôle et de réappropriation de son corps. L’investissement de la pratique sportive est pour certains une réponse aux questions liées à la puberté et aux modifications corporelles qui l’accompagnent : l’armure musculaire – le néocorps – que se forge l’adolescent est utilisée comme une arme pour combattre les angoisses des changements pubertaires. En tentant d’abandonner rapidement son corps infantile, l’adolescent cherche à fuir l’ensemble des questions et des angoisses qui s’en raccrochent.

La pratique sportive donne une justification objective à l’étrangeté de ce nouveau corps : l’évolution de l’enveloppe corporelle n’est plus vécue comme monstrueuse, mais au contraire comme quelque chose de désiré et de contrôlé. La sensation d’une toute puissance retrouvée permet de renforcer le narcissisme de l’individu, indispensable à son équilibre identitaire. Quand le sport plaisir devient sport passion Dès lors, le pas est vite franchi entre une pratique sportive limitée – dont le but est le défoulement et une hygiène de santé – et une pratique sportive excessive, pour laquelle l’enjeu principal serait l’équilibre somato-psychique, et qui pourrait ouvrir la porte à une dépendance vis-à-vis du sport. Les études scientifiques américaines faites à la fin des années 1970 et au début des années 1980 furent les premières à évoquer l’existence de dépendances physiologiques et de dépendances comportementales, quel que soit l’objet de l’addiction. Qu’en est-il des dépendances à la pratique sportive ? Sont-elles physiologiques ? Psychologiques ? Ont- elles une double appartenance ?
Plusieurs études montrent que les comportements de dépendance à la pratique physique sontà la fois physiologiques et psychiques. L’exercice physique serait accompagné de la libération d’une hormone, la bêta-endorphine. Cette hormone, sécrétée spontanément par l’organisme, a des effets analgésiques et aurait aussi des effets euphorisants, qui seraient la cause de la dépendance. La dépendance à l’exercice physique serait un processus contraignant un individu à pratiquer son sport malgré les obstacles ; des symptômes physiques et psychologiques surviendraient à l’arrêt de l’exercice.

Ainsi, la dépendance sportive s’appuie, d’une part, sur l’impérieuse nécessité (la compulsion) de pratiquer son sport et la mise en place de symptômes somatiques lors de l’arrêt de la pratique (le manque). Cette addiction n’est pas différente des autres. Prenons un exemple : un individu plutôt sédentaire s’engage dans un premier temps dans un programme de course à pied. À la suite des premières séances, cette pratique est souvent vécue
comme une expérience désagréable avec, par exemple, un essoufflement marqué, des nausées, des douleurs musculaires (crampes, courbatures). Progressivement, la distance de course s’accroît pour passer de un à quatre kilomètres par jour. Puis la perception de l’effort change progressivement jusqu’à devenir positive, en s’accompagnant notamment d’une baisse du sentiment d’anxiété et d’une hausse de l’estime de soi. L’individu parcourt différentes étapes qui conduisent à l’investissement, voire au surinvestissement de la pratique sportive.

Mais la dépendance sportive fait aussi partie des addictions comportementales. Comme pour d’autres comportements addictifs, elle commence par des excès, par la recherche de sensations de plaisir et de désinhibition qui aboutit à l’installation d’un besoin irrépressible et, dans certains cas, des signes de sevrage. Pour certains sportifs, la répétition des entraînements, l’accoutumance du corps au mouvement, la ritualisation et la répétition obsessionnelle des gestes peuvent prendre une dimension d’addiction au geste. Ces sportifs ressentent la nécessité de remplir un vide de la pensée ou un vide affectif. En résulte ce besoin compulsif qui se manifeste souvent par la nécessité de pratiquer sans relâche son sport, de contrôler sans cesse son image dans la glace et dans le regard des autres. Cette conduite addictive est nommée bigorexie.

Cette conduite comportementale repose, d’une part, sur une perte de la maîtrise de soi et, d’autre part, sur le besoin de répétitions compulsives. La notion de répétition est inhérente à la pratique sportive intensive. L’athlète multiplie sans relâche ses entraînements : c’est le prix à payer pour augmenter ses performances. Au cours de ces nombreux entraînements, l’athlète doit s’accoutumer à un autre visage de la répétition, celui de la douleur, car le corps en travail est aussi souvent un corps en souffrance. En effet les modalités de l’entraînement et de la performance de haut niveau reposent sur le dépassement de soi, révélé par l’apparition de la douleur. La répétition fait partie des incontournables de la pratique physique intensive, que ce soit au niveau de la douleur ou du mouvement. Cette répétition autorise l’individu à s’extraire dans un état second, « hors conscience », caractérisé par une hyperconcentration sur le geste efficace, d’où est bannie toute subjectivité. L’entraînement est avant tout la recherche de gestes automatisés qui réduisent les temps de réaction de l’athlète.

Aujourd’hui, le comportement de dépendance à la pratique sportive n’est pas inhérent à un niveau de pratique, à un âge ou à un sexe, mais elle est bien l’apanage d’une qualité singulière d’investissement. En d’autres termes, la dépendance à la pratique sportive toucherait aussi bien les sportifs de haut niveau que les pratiquants de loisir, puisqu’elle dépend avant tout de la place de cette pratique dans la vie du sujet.

Perturbation du sentiment esthétique de soi

Outre les difficultés de la construction identitaire, la fragilité à la dépendance, un vide affectif qu’il faut combler, il existerait une autre cause possible d’addiction à la pratique sportive : la dysmorphophobie, c’est-à-dire la peur obsessionnelle d’être ou de devenir laid. Les sujets atteints de ce type de psychopathologie souffrent de troubles obsessionnels de l’image du corps. Ils ont une image déformée et déformante de leur propre corps. Cette vision imaginaire de ce « mauvais corps » s’accompagne d’une peur illégitime de se voir rejeter socialement. Les sujets développent des pratiques rituelles compulsives pour couvrir leur(s) défaut(s). Ils peuvent rester un temps considérable en face d’un miroir pour tenter de se rassurer, mais l’effet est souvent inverse. Pour faire face à l’émergence de telles angoisses, ces personnes n’hésitent pas à recourir à des conduites à risque, où le respect du corps et de son intégrité est régulièrement mis en jeu : conduites addictives, chirurgie plastique par exemple.

Outre la dysmorphophobie, il existe aussi la dysmorphesthésie. D’après la classification internationale des troubles mentaux de l’Organisation mondiale de la santé, les dysmorphesthésies sont des troubles hypocondriaques : « C’est une préoccupation durable concernant l’apparence physique. » La dysmorphesthésie enrichit la définition de la dysmorphophobie en incluant la notion d’esthétique corporelle ; elle nous renvoie le regard de l’autre. C’est dans cette trilogie – image du corps, idéal du moi et construction de l’identité – que viendrait se nourrir la peur du rejet social. Aussi nommée obsession de l’image corporelle, la dysmorphophobie regroupe plusieurs états psychologiques dont le corps est l’objet. Les malades atteints de dysmorphophobie sont persuadés qu’une partie de leur corps est déformée et ont peur d’impressionner défavorablement leur entourage. La disgrâce du corps (tout ou partie) est généralement légère, voire imaginaire, mais elle a pourtant des conséquences notables : elle est source d’angoisse, perturbe la vie personnelle, sociale et professionnelle. Cette psychopathologie peut être causée par une mauvaise perception de son image corporelle, l’écart entre cette image et son idéal du moi étant trop important. La dysmorphophobie commence souvent après les remaniements psychologiques de l’adolescence.

Au lieu de disparaître comme c’est généralement le cas, les interrogations sur le corps se renforcent et envahissent de façon plus ou moins obsédante les pensées du sujet. Il en garde longtemps le secret avec un sentiment de honte. D’un point de vue psychopathologique, il s’agit d’une perturbation du sentiment esthétique de l’image de soi qui oblige le sujet à s’interroger sur son identité esthétique et, par conséquent, sur son narcissisme. La perturbation du sentiment esthétique de l’image de soi est souvent précoce. Une distorsion, une carence lors des différentes étapes de l’élaboration de ce sentiment esthétique qui participe à l’élaboration et au maintien du narcissisme, et par voie de conséquence à l’élaboration de l’identité, peuvent altérer durablement la perception et la représentation de sa propre apparence. La crainte d’une dysmorphie corporelle va des préoccupations normales pour son apparence physique jusqu’aux idées délirantes. L’une des principales caractéristiques de la pratique sportive réside dans le travail du corps à partir d’un corps au travail. La période dite d’affûtage est un condensé de ce type d’approche. Au cours de ce temps particulier, le sportif se trouve être en hypervigilance vis-à-vis de son corps. Il y supprime les quelques masses grasses restantes, contrôle et rééquilibre les forces. Il réoriente ses mobilisations corporelles dans l’espace et dans le temps en fonction des perceptions ressenties lors des derniers entraînements. En résumé, telle une formule 1, le sportif écoute, contrôle et paramètre son corps afin d’optimiser ses performances. L’ensemble des séances de travail, qui se succèdent tout au long de la saison, permettent à l’athlète de mieux comprendre ses modalités de fonctionnement face à l’exercice, de jauger de façon relativement précise la qualité et la quantité de temps de récupération dont il a besoin en fonction de l’intensité des entraînements. L’entraînement sportif offre à l’individu une voie particulière vers la découverte de ses
limites, physiques et/ou psychologiques, ce qui permet une meilleure appropriation de son corps.

La pratique sportive entraîne une modification de la morphologie de l’athlète. Même si elle n’est pas toujours spectaculaire, elle n’en reste pas moins une réalité. L’image du corps sculpté a une conno- tation positive dans nos sociétés où le paraître est, pour beaucoup, d’une importance capitale. Selon Maurice Corcos, qui dirige le Département de psychiatrie de l’Institut mutualiste Montsouris, à Paris, « Nous pouvons nous demander comment s’organise aujourd’hui un sujet en regard d’une société qui attribue une importance croissante à la valorisation narcissique au détriment de la relation à l’autre, qui cultive la performance et la réussite au détriment de la recherche intérieure ? Il nous semble en effet que s’est développée, en grande partie, une société donnant priorité aux images, au détriment de la mise en mots et en récits, où l’apparence et l’acquisition des choses sont volontiers promues ».

Avoir un corps parfait ou ne plus exister

Comme nous l’avons évoqué, l’adolescence est une période de bouleversement des assises identitaires et structurantes de l’individu. Les changements pubertaires s’accompagnent d’une réémergence de tout un ensemble de pulsions, venant ébranler l’équilibre du corps et de l’esprit. Suivant les individus, cette fragilisation peut être source d’angoisse, d’état dépressif, de fragilisation narcissique, etc. La pratique sportive peut proposer une réponse satisfaisante à ces attentes. Pour surmonter les difficultés et pouvoir se construire une identité, les athlètes s’investissent totalement dans leur pratique. Malheureusement cette construction identitaire fonctionne tant que les performances sportives et les capacités physiques, réelles ou symboliques, restent satisfaisantes. Les athlètes se contraignent à l’excellence sportive, et les moindres signes de défaillance ou de faiblesse, la prise de
poids, par exemple, sont souvent vécus comme annonciateurs d’une fin imminente. Grâce à son rôle particulier dans la construction identitaire de certains sportifs, l’exercice physique leur apparaît souvent comme une source de satisfaction. Ce statut les pousse à un investissement total. Pour certains de ces athlètes, force est de constater que leur identité propre se résume au seul objet sportif. Comme pour toutes les addictions, le sevrage est difficile, et près d’un tiers des sportifs de haut niveau est contraint de subir une cure de désintoxication après l’arrêt de leur pratique sportive.

Ainsi, le geste sportif performant permet à l’athlète de se construire l’image du corps à laquelle il aspire. Les sensations de force et de puissance, gage de performance se transforment, pour certains, en sensation d’existence : ils n’existent que par leur performance sportive. Face à cette construction identitaire particulière, les sportifs se trouvent dans l’obligation de continuer toujours et encore leur pratique, sans laquelle le spectre d’une perte identitaire et, par conséquent, celui d’une mort symbolique ressurgissent. Leur corps étant le baromètre de leur niveau d’expertise, l’image du corps devient une obsession.

Entre l’enfance et la fin de l’adolescence, le narcissisme – l’amour qu’un individu a pour lui-même – évolue. La pédiatre et psychanalyste Françoise Dolto identifiait trois stades : le narcissisme primordial, le narcissisme primaire et le narcissisme secondaire. Le narcissisme primordial est lié à la rupture du cordon ombilical, au moment où le nouveau-né acquiert son autonomie respiratoire, olfactive, fonctionnelle. Le narcissisme primaire résulte de l’expérience du miroir qui révèle à l’enfant son visage. Cette expérience du miroir coïncide avec la découverte du corps sexué. C’est le moment où l’enfant investit toute sa libido sur lui-même. L’interdit de l’inceste, source d’un narcissisme secondaire, impose la maîtrise des pulsions sexuelles. À ce stade, l’enfant doit maîtriser ses désirs et faire la différence entre penser et agir. Le besoin que ressent l’adolescent d’appartenir à un groupe résulte aussi d’une nécessité d’ancrage affectif face à un complexe œdipien qui ressurgit. L’intégration dans un groupe de référence lui permet de retrouver les sentiments de sécurité et d’amour qu’il a connus quand il était enfant.

L’adolescence est-elle un moment spécifique du développement de l’enfant, inscrit dans la continuité du développement ? S’agit-il davantage d’un processus de maturation en rupture avec les étapes antérieures, qui remettrait en cause l’ensemble des assises antérieures ? Avant d’être à l’âge de la rébellion, l’adolescence est surtout une phase dans la vie de tout individu. L’adolescence se juxtapose généralement à un autre temps fort du passage de l’enfance à l’âge adulte : la puberté. Durant cette phase, le corps « enfantin » connaît des bouleversements physiques et physiologiques. Tous ces changements, souvent vécus comme brutaux, soulèvent chez les adolescents des questions d’identité. Les remaniements qui vont devoir être opérés seront centrés sur la relation à autrui et sur la relation à son propre corps. Les changements pubertaires rendent l’inceste théoriquement
réalisable, de sorte que l’adolescent, afin de se protéger de ses pulsions, rompt avec les points d’identification antérieurs, avec les assises narcissiques de l’enfance. L’adolescent doit donc réinvestir ses pulsions, notamment sexuelles, sur d’autres objets, lesquels acquièrent une place particulière dans le travail de construction identitaire de l’adolescent.

Que ce soient les objets culturels ou un groupe de copains, tous ces objets médiateurs constituent des sources importantes d’identification en miroir, d’identification narcissique. Au cours de cette période de doute et d’interrogations, les adolescents se dirigent naturellement vers des personnes qui répondent aux exigences de leur propre idéal. La rencontre avec un autre soi-même, hétérosexuel et non incestueux, permet de réduire momentanément au silence les résurgences pulsionnelles. Les modifications morphologiques qui surviennent à la puberté bouleversent profondément la relation aux autres et l’image que l’adolescent a de lui-même. L’évolution de son corps et les nouvelles potentialités sexuelles qui en découlent engendrent souvent peurs ou angoisses. Elles entraînent parfois les adolescents vers des troubles du comportement et/ou des troubles psychologiques, tels que l’anorexie, la boulimie ou certaines formes de dysmorphophobies (le sujet est persuadé que son corps présente des difformités).


Meurtre de Mohammed Abu Khudair: Pourquoi il n’y aura jamais de nom de place pour les tueurs (Why there will never be any public squares named after Mohammed Abu Khudair’s killers)

8 juillet, 2014
https://fbcdn-sphotos-b-a.akamaihd.net/hphotos-ak-xpf1/t1.0-9/s526x395/10389551_4411717148122_237425698760742694_n.jpg https://i2.wp.com/www.indexoncensorship.org/wp-content/uploads/2014/06/deathofklinghoffer.jpg
Three-finger- saluting French supporters of Algerian football team promoting Hamas kidnapping or just traditional "un deux trois viva l'Algérie" salute ?(Jul. 2014)
Three-finger-ssaluting pro-Palestinian demonstrator promoting Hamas kidnapping (San Francisco, Jul. 2014)La vilenie que vous m’enseignez, je la pratiquerai et ce sera dur, mais je veux surpasser mes maîtres. Shylock (« Le Marchand de Venise », Shakespeare, III, 67-76)
Jewish authorities in Palestine, fearful of British retribution, were quick to distance themselves from Lehi actions. On the news of Moyne’s death, Chaim Weizmann, who later became the first President of Israel, is reported to have said that the death was more painful to him than that of his own son. The Times of London quoted Ha’aretz’s view that the assassins « have done more by this single reprehensible crime to demolish the edifice erected by three generations of Jewish pioneers than is imaginable. Wikipedia
Dans les années 1970, les corps des deux assassins, enterrés en Égypte, seront échangés contre 20 prisonniers arabes, et enterrés au « monument des héros » à Jérusalem2. Le gouvernement britannique déplorera qu’Israël honore des assassins comme des héros.  L’ironie de l’histoire est que Moyne, qui avait été longtemps opposé à la création d’un état juif, était venu à penser qu’il n’y avait pas d’autre solution ». Wikipedia
The difference is expressed in the fact that the terrorists intend to harm civilians whereas legitimate combatants try to avoid that. Imagine that Hamas or Hizbullah would call the military headquarters in Tel Aviv and say, We have placed a bomb and we are asking you to evacuate the area.’ They don’t do that. That is the difference. Benjamin Netanyahu
From the river to the sea, Palestine will be free ! Slogan (manifestants pro-palestiniens, San Francisco, 08.07.14)
I tried to show that the Jewish world at that time was also violent, among other things because it had been hurt by Christian violence. Of course I do not claim that Judaism condones murder. But within Ashkenazi Judaism there were extremist groups that could have committed such an act and justified it. I found there were statements and parts of the testimony that were not part of the Christian culture of the judges, and they could not have been invented or added by them. They were components appearing in prayers known from the [Jewish] prayer book.Over many dozens of pages I proved the centrality of blood on Passover. « Based on many sermons, I concluded that blood was used, especially by Ashkenazi Jews, and that there was a belief in the special curative powers of children’s blood. It turns out that among the remedies of Ashkenazi Jews were powders made of blood. The rabbis permitted it both because the blood was already dried, » and because in Ashkenazi communities it was an accepted custom that took on the force of law, Toaff said. There is no proof of acts of murder, Toaff said, but there were curses and hatred of Christians, and prayers inciting to cruel vengeance against Christians. There was always the possibility that some crazy person would do something. In Germany, it became a real craze. Peddlers of medicines would sell human blood, the way you have a transfusion today. The Jews were influenced by this and did the same things. In one of the testimonies in the Trento trial, a peddler of sugar and blood is mentioned, who came to Venice. I went to the archives in Venice and found that there had been a man peddling sugar and blood, which were basic products in pharmacies of the period. A man named Asher of Trento was also mentioned in the trial, who had ostensibly come with a bag and sold dried blood. One of the witnesses said he was tried for alchemy in Venice and arrested there. I took a team to the archives and found documentation of the man’s trial. Thus, I found that it is not easy to discount all the testimony.I am being presented like the new Yigal Amir. But one shouldn’t be afraid to tell the truth. Unfortunately my research has become marginal, and only the real or false implications it might have are being related to. I directed the research at intelligent people, who know that in the Jewish world there are different streams. I believe that academia cannot avoid dealing with issues that have an emotional impact. This is the truth, and if I don’t publish it, someone else will find it and publish it. (…) Extremists in the past brought disaster on us by false accusations. I wanted to show that hatred and incitement of this kind can develop, because there will always be someone who will take advantage of it. Professor Ariel Toaff (Bar-Ilan University)
It had a damaging place in history, it had a murderous place in history. You know, Jews were murdered after such accusations were made, but to cover it up I think is in some ways to forget or deny a painful past. And so to uncover it, to show it publically, is and something that no one believes in anymore. Chief rabbi Michael Schudrich
What kind of society produces such mothers? Whence the women who cheer on their boys to blow themselves up or murder the children of their neighbors? Well-intentioned Western liberals may prefer not to ask, because at least some of the conceivable answers may upset the comforting cliché that all human beings can relate on some level, whatever the cultural differences. Or they may accuse me of picking a few stray anecdotes and treating them as dispositive, as if I’m the only Western journalist to encounter the unsettling reality of a society sunk into a culture of hate. Or they can claim that I am ignoring the suffering of Palestinian women whose innocent children have died at Israeli hands. But I’m not ignoring that suffering. To kill innocent people deliberately is odious, to kill them accidentally or « collaterally » is, at a minimum, tragic. I just have yet to meet the Israeli mother who wants to raise her boys to become kidnappers and murderers—and who isn’t afraid of saying as much to visiting journalists. (…) As for the Palestinians and their inveterate sympathizers in the West, perhaps they should note that a culture that too often openly celebrates martyrdom and murder is not fit for statehood, and that making excuses for that culture only makes it more unfit. Postwar Germany put itself through a process of moral rehabilitation that began with a recognition of what it had done. Palestinians who want a state should do the same, starting with the mothers. Bret Stephens
Bret Stephens claims that he has « yet to meet the Israeli mother who wants to raise her boys to become kidnappers and murderers » (« Where Are the Palestinian Mothers?, » Global View, July 1). Actually, every Israeli mother is legally obligated by the Israeli government to enter her sons and daughters into an institution that systematically kidnaps and murders. It’s called the Israeli Defense Force. Since 1948, the IDF has been creating mourning mothers for the longest occupation of war crimes and human-rights atrocities in human history. Its illegal and immoral actions have been denounced in more U.N. resolutions than any other country in the world. (…) Since the disappearance of the three Israelis on June 12, at least eight Palestinian civilians have been killed in retribution and hundreds more imprisoned with no charges. One of the three Israelis was old enough to have already served in the IDF, and all three of them were on an illegal settlement on Palestinian territory. Israeli settlers have been engaging in some of the worst hate crimes in the conflict, notoriously known for pillaging mosques, attacking and even running over Palestinians, and vandalizing Palestinian property with calls for the death of all Arabs. On July 2, Palestinian teenager Mohammad Hussein Abu Khdeir was kidnapped, murdered and burned by an Israeli mob, and among many Israelis his death was celebrated. All facets of Israeli society, even up to the government, called for this sort of retribution, with Benjamin Netanyahu demanding « revenge » and Michael Ben-Ari calling for « death to the enemy. » While the call for justice is expected of any democratic country, what Israel is calling for is indiscriminate revenge. Amani al-Khatahtbeh (American-Arab Anti-Discrimination Committee)
Les colons ont utilisé le corps de Muhammad Hussein Abu Khdeir, 17 ans, de Shuafat, au nord de Jérusalem, pour perpétrer leur [acte de] vengeance sacré en le torturant et le brûlant à mort, par un crime qui rappelle leurs saintes matzot, devenues partie intégrante de leur histoire de trahisons et d’assassinats. En effet, la culture de la violence sanguinaire s’est développée chez les juifs au point d’infiltrer leurs rites et prières sacrés. Par « matzot sacrées », je pense à ces matzot mélangées à du sang humain, le sang des gentils, à savoir de l’autre non-juif, [qu’ils cuisent] pour célébrer la fête juive appelée la Pâque. Selon les récits historiques, ils assassinaient des chrétiens, de préférence des enfants de moins de dix ans, recueillaient leur sang, puis le remettaient à un rabbin, pour qu’il le mélange aux matzot de la fête avant de les servir aux croyants, qui les dévoraient pendant leur fête. Ces anciens rites trouvent un écho à l’époque moderne, où [les juifs] sanctifient le sang de [leurs coreligionnaires] juifs, considérés comme des êtres humains de premier ordre, et dénigrent le sang des Palestiniens. Cela oblige [le Palestinien] Mahmoud Abbas à définir et à classer le garçon martyr Abu Khdeir, après que ce même [Abbas] eut exprimé sa rage aux ministres des Affaires étrangères des pays musulmans [le 18 juin 2014, à la conférence de Djeddah] et déclaré que les trois colons qui avaient été enlevés en Cisjordanie étaient des êtres humains comme nous et que nous devions les rechercher et les ramener, répondant ainsi à demande [des Israéliens] d’entourer ces trois colons d’un halo de divinité et de noble humanité et de les qualifier d’« êtres humains exceptionnels »… Ce monde injuste, des États-Unis et de l’Union européenne au président de l’Autorité palestinienne, a largement déploré la mort des trois colons, mais ne se lamente pas de celle de l’enfant palestinien Abu Khdeir, car il appartient au groupe dont le sang n’est pas [considéré] comme sacré, selon la classification de la communauté internationale des groupes humains, ethniques et politiques, qui place Israël en haut de l’échelle et les Palestiniens en bas. Cette différentiation faite par la communauté internationale face au sang israélien et palestinien ressuscite le patrimoine de la théorie nazie. Les juifs, avec leur comportement criminel, adoptent la vision d’Hitler, basée sur la classification des gens en races supérieures, comme la race aryenne, et en races inférieures, comme les noirs, les Arabes et les juifs, [concluant que] la supériorité de la race blanche sur tous les autres peuples lui octroie de nombreux droits absolus, tels que le droit de régner sur les autres peuples. De même, nous voyons qu’Israël estime que la supériorité de la race juive lui confère le droit absolu d’occuper, de construire des colonies, de se venger et de répandre du sang. C’est ainsi qu’ils cuisaient le pain sacré dans le passé, et qu’ils perpètrent leurs rites sacrés vengeurs au présent, dont la victime [cette fois] fut le jeune Abu Khdeir. Wissam Afifa (Al-Risalah, Journal du Hamas, Gaza, 3 juillet 2014)
Je tiens à adresser mes condoléances à la famille Abu Khudair. Je m’engage à ce que les auteurs de ce crime horrible, qui doit être résolument condamné dans les termes les plus énergiques, je m’engage à ce que les auteurs de ce crime horrible subissent tout le poids de la loi. Je sais que dans notre société, la société d’Israël, il n’y a pas de place pour de tels meurtriers. Et c’est la différence entre nous et nos voisins. Ils considèrent que les meurtriers sont des héros. Ils donnent leur nom à des places publiques. Nous ne le faisons pas. Nous les condamnons et nous les jugeons et nous allons les mettre en prison. Et ce n’est pas la seule différence. Tandis que nous traduisons ces meurtriers devant les tribunaux, au sein de l’Autorité palestinienne, l’incitation à détruire l’État d’Israël perdure. Elle constitue la base des médias officiels et du système éducatif. C’est un conflit asymétrique. Nous ne cherchons pas leur destruction ; ils enseignent à une très grande partie de leur société à rechercher notre destruction. Et cela doit cesser. Il y a trop de souffrance. Il y a trop de douleur. Nous ne faisons aucune distinction entre les terroristes et nous répondrons à tous, d’où qu’ils viennent, d’une main ferme. Nous ne laisserons pas des extrémistes, d’où qu’ils viennent enflammer la région et répandre plus de sang. Benjamin Netanyahou
If terrorism — specifically, the commission or advocacy of deliberate acts of deadly violence directed randomly at the innocent — is to be defeated, world public opinion has to be turned decisively against it. The only way to do that is to focus resolutely on the acts rather than their claimed (or conjectured) motivations, and to characterize all such acts, whatever their motivation, as crimes. This means no longer romanticizing terrorists as Robin Hoods and no longer idealizing their deeds as rough poetic justice. If we indulge such notions when we happen to agree or sympathize with the aims, then we have forfeited the moral ground from which any such acts can be convincingly condemned. Does  »The Death of Klinghoffer » romanticize the perpetrators of deadly violence toward the innocent? Its creators tacitly acknowledged that it did, when they revised the opera for American consumption after its European premieres in Brussels and Paris. In its original version, the opening  »Chorus of Exiled Palestinians » was followed not by a balancing  »Chorus of Exiled Jews » but by a scene, now dropped from the score, that showed the Klinghoffers’ suburban neighbors gossiping merrily about their impending cruise ( »The dollar’s up. Good news for the Klinghoffers ») to an accompaniment of hackneyed pop-style music. That contrast set the vastly unequal terms on which the conflict of Palestinians and Jews would be perceived throughout the opera. The portrayal of suffering Palestinians in the musical language of myth and ritual was immediately juxtaposed with a musically trivial portrayal of contented, materialistic American Jews. The paired characterizations could not help linking up with lines sung later by  »Rambo, » one of the fictional terrorists, who (right before the murder) wrathfully dismisses Leon Klinghoffer’s protest at his treatment with the accusation that  »wherever poor men are gathered you can find Jews getting fat. » Is it unfair to discuss a version of the opera that has been withdrawn from publication and remains unrecorded? It would have been, except that Mr. Adams, throwing his own pie at the Boston Symphony in an interview published recently on the Andante.com Web site, saw fit to point out that the opera  »has never seemed particularly shocking to audiences in Europe. » He was playing the shame game, trying to make the Boston cancellation look provincial. But when one takes into account that the version European audiences saw in 1991 catered to so many of their favorite prejudices — anti-American, anti-Semitic, anti-bourgeois — the shame would seem rather to go the other way. Nor have these prejudices been erased from the opera in its revised form. The libretto commits many notorious breaches of evenhandedness, but the greatest one is to be found in Mr. Adams’s music. In his interview, the composer repeats the oft drawn comparison between the operatic Leon Klinghoffer and the  »sacrificial victim » who is  »at the heart of the Bach Passions. » But his music, precisely insofar as it relies on Bach’s example, undermines the facile analogy. In the  »St. Matthew Passion, » Bach accompanies the words of Jesus with an aureole of violins and violas that sets him off as numinous, the way a halo would do in a painting. There is a comparable effect in  »Klinghoffer »: long, quiet, drawn-out tones in the highest violin register (occasionally spelled by electronic synthesizers or high oboe tones). They recall not only the Bach ian aureole but also effects of limitless expanse in time or space, familiar from many Romantic scores. (An example is the beginning of Borodin’s  »In the Steppes of Central Asia. ») These numinous,  »timeless » tones accompany virtually all the utterances of the choral Palestinians or the terrorists, beginning with the opening chorus. They underscore the words spoken by the fictitious terrorist Molqui:  »We are not criminals and we are not vandals, but men of ideals. » Together with an exotically  »Oriental » obbligato bassoon, they accompany the fictitious terrorist Mamoud’s endearing reverie about his favorite love songs. They add resonance to the fictitious terrorist Omar’s impassioned yearnings for a martyr’s afterlife; and they also appear when the ship’s captain tries to mediate between the terrorists and the victims. They do not accompany the victims, except in the allegorical  »Aria of the Falling Body, » sung by the slain Klinghoffer’s remains as they are tossed overboard by the terrorists. Only after death does the familiar American middle-class Jew join the glamorously exotic Palestinians in mythic timelessness. Only as his body falls lifeless is his music exalted to a comparably romanticized spiritual dimension. Why should we want to hear this music now? Is it an edifying challenge, as Mr. Wiegand and Mr. Tommasini contend? Does it give us answers that we should prefer, with Mr. Swed, to comfort? Or does it express a reprehensible contempt for the real-life victims of its imagined  »men of ideals, » all too easily transferable to the victims who perished on Sept. 11? Richard Taruskin
Les six suspects sont des fanatiques hystériques du Beitar Jérusalem. Selon un officier de police familier du dossier, qui s’est exprimé anonymement sur Buzzfeed , les membres de cette cabale meurtrière sont tous affiliés à « La Familia », un petit groupe de plusieurs milliers (5.500) de Fans connus pour leurs préjugés anti-arabes et leur penchant plus général pour la voyoucratie. Ces six jeunes hommes se sont rencontrés lors d’un rassemblement lié à une épreuve de football et ont décidé d’étendre la portée de leur hooliganisme aussi loin qu’ils le pourraient, ce qui a débouché sur la mort d’Abu Khdair, peu de temps après. Ce scénario peut paraître incompréhensible. Pourtant si vous comprenez le monde du football et si vous connaissez le Beitar, vous commencez de réaliser qu’un acte d’ultra-violence du style Orange Mécanique est une conséquence dramatique, tout-à-fait possible, et même prévisible, de la sous-culture des fans de cette équipe. Je parle à partir de ma propre expérience : je suis, moi-même un fan se consacrant, sa vie durant, au Beitar de Jerusalem, et au cours des années que j’ai passées à assister à ses matchs, j’ai eu ma part de témoignage de brutalités épouvantables, en temps de crise comme en temps de paix, presque toujours sans la moindre impulsion véritablement raciste ou nationaliste. Pour autant que je puisse le dire, le but poursuivi, c’était simplement le pur, viscéral, écœurant frisson de violence. Parfois, il s’approprie le langage de la politique, s’attachant à un parti ou une idéologie ou à un groupe ethnique. Mais c’est toujours, d’abord et avant tout, à propos de football, à cause de la violence ritualisée qui procure aux jeunes gens sans espoir un sens dans la vie et un sentiment enivrant de bien-être. Malheureusement, La Familia – qui, selon certains rapports est forte de 5.500 – est passée de la barbarie de basse intensité aux agressions de masse enragées. Parfois, ces attaques se saisissent d’un prétexte raciste, comme lorsqu’un groupe de 300 fans, enivrés par une victoire du Beitar, sont entrés dans un centre commercial, en 2012, en chantant « Mahomet est mort ! » et en tentant de passer à tabac tout Arabe qui lui tombait sous la main. On doit aussi insister pour dire que la Direction du Beitar, comme la vaste majorité de ses fans, ont été particulièrement révoltés par le terrorisme de La Familia et ont fait ce qu’ils ont pu pour l’infléchir. La police israélienne a lancé des poursuites, et fait tout ce qu’il fallait pour diffuser des ordres de restriction, interdisant l’accès aux meneurs de La Familia et tâchant d’arrêter quiconque était en lien avec des actes de violence et de vandalisme. La Ministre des Sports et de la Culture était intervenue pour fustiger le racisme et la violence comme n’ayant aucune place dans les stades, après l’incendie de la maison du Club, faisant ainsi écho aux sentiments de beaucoup d’Israéliens. Il y aura ceux qui compareront la rapidité avec laquelle la police a été en mesure de localiser les meurtriers de Muhammed Abu-Khudair, à l’incapacité de traîner en Justice les assassins de Naftali Fraenkel, Gilad Shaar, et Eyal Yifrach. Pourtant, une des raisons pour lesquelles la police a pu les arrêter si vite, c’est tout simplement, parce qu’elle a consacré des ressources considérables, au cours de la dernière décennie, à tenir des rapports sur les hooligans violents se réclamant de l’équipe de la Ville, tout comme la police l’a fait à Munich, à Varsovie, à Bruxelles, Londres, Madrid ou au Paris-St Germain. Abu Khdair est mort à cause des mêmes forces obscures, si lié à ce sport que j’aime, qui a déjà tué Tony Deogan, un jeune supporter suédois de l’IFK Göteborg mort sous les coups acharnés des fans de l’équipe rivale de l’AIK en aout 2002, où le jeune Mariusz B. poignardé dans le dos en 2003, après que des hooligans polonais, armés de couteaux, de barres de fer et de pierres, se soient rassemblés dans une rue près du stade de Wroclaw ; le même élan qui a mené les fans d’Al-Masry à tomber à bras raccourcis sur leurs frères et semblables qui soutenaient Al-Ahly dans le stade de Port-Saïd, en Egypte, en 2012, faisant 79 morts et plus d’un millier de blessés. Liel Leibovitz
Ce sont des colons. Ils vivent là où ils ne devraient pas vivre. Les colons n’ont rien à faire là-bas. Mais ce n’est pas parce que ce sont des colons qu’on doit pour autant les kidnapper. Amos Gitai (cinéaste israélien)
L’usage magique du mot « colon » donne-t-il donc un permis de tuer ? Une justification morale des meurtres ? Une raison de négliger les meurtres d’Israéliens pour sur-représenter et exalter la cause palestinienne et faire silence sur les turpitudes et le racisme de la société palestinienne ? Nul n’a vu sur les écrans que la députée à la Knesset, Hanan Zouabi avait justifié les trois enlèvements, ni les supporters franco-algériens de l’équipe algérienne de football faire le signal de victoire des trois doigts de la main pour fêterle rapt des trois adolescents, ni les célébrations de l’enlèvement dans toute la société palestinienne. Celà, après tout, était « normal » puisque c’étaient des colons…. Ce constat prend encore plus de puissance lorsque l’on sait que les trois victimes israéliennes ne résidaient pas dans les territoires et n’étaient donc pas des « colons ». Eyal Yifrach, 19 ans, était originaire d’Elad, situé en territoire israélien internationalement reconnu, Naftali Frenkel, 16 ans, était originaire de Nof Ayalon, situé également en territoire israélien internationalement reconnu. Quant à Gilad Shaer, 16 ans, il était originaire de la localité de Tamon, située en Zone C, reconnue par les Accords d’Oslo comme sous souveraineté israélienne, une souveraineté autant reconnue par l’Autorité palestinienne et par le Hamas pour se dédouaner de toute responsabilité dans l’enlèvement. Cette information est gravissime, car elle signifie quelque chose de très clair : le discours médiatique reprend et assume le discours palestinien aux yeux duquel, rappelons-le, l’Etat d’Israël lui même, sans rapport avec les territoires contestés, est une colonie sous occupation . Finalement aux yeux des journalistes français, tous les Juifs d’Israël (et ceux d’ici ? – qui les soutiennent) ne sont-ils pas des colons ? Sans doute le pensent-ils secrètement à voir la façon dont ils ont exclu les Juifs français de la scène publique. Cette remarque n’est pas une affirmation sans fondement car, dans les compte-rendus médiatiques du profil des assassins de Toulouse et de Bruxelles – qui ont tué au nom de Gaza et de l’islam -, les explications sociologiques et psychologiques de ces mêmes médias – qui, donc, « excusent » les meurtriers – sont la règle pour toutes sortes de « raisons », imputables, ici à la société française (raciste et colonialiste envers les immigrés) et, là bas, à Israël (« colon ») … De sorte qu’on « comprenne »… La thématique du « colon » n’est pas l’effet d’un hasard ni d’une maladresse. Ce que nous confirme, vendredi 4 juillet, le site JForum qui s’est enquis auprès de la rédaction de France 2 de la raison pour laquelle ses journalistes employaient le qualificatif de « colon » pour les 3 jeunes assassinés, alors qu’ils ne le sont pas, dans un reportage intitulé « Jeunes colons assassinés : la riposte israélienne ». Le site s’est vu répondre que c’était là un « choix éditorial ». Un choix très conscient, donc, et assumé. « Tous les autres médias en font de même », justifient-ils, ce qui est vrai. Il faudrait donc vérifier si la source n’est pas tout simplement l’Agence France Presse dont on connaît depuis 15 ans l’adhésion aux thèses palestiniennes , une agence semi-étatique, ce qui est encore plus grave et jette le discrédit sur la société dans son ensemble et les pouvoirs publics. Cette manipulation rhétorique est la même que celle qui permet de tenir des discours antisémites en prétendant qu’ils sont « antisionistes ». Qu’est l’antisionisme, en effet, si ce n’est le projet de prôner « moralement » (puisque « colon » !) la destruction d’un Etat et donc des six millions de Juifs qui y vivent ? Il y a là un choix idéologique et politique qui, dans sa logique, justifie le meurtre et excuse les meurtriers. C’est prendre une grave responsabilité sur l’incitation à la violence en France même. Ce ne sont pas ici des banlieues en rupture qui sont en question mais le système central de communication de la société française. Il faudra en tirer les conclusions qui s’imposent. Ce que l’opinion veut ignorer – parce que cela la terrorise – c’est l’intention religieuse de ces crimes, avouée par les assassins eux-mêmes. Ainsi, le meurtrier d’un policier israélien tué à la veille de Pâque et identifié à l’occasion de la traque des ravisseurs, a-t-il reconnu, dans ces termes mêmes, le motif de son crime : son père lui avait dit que, dans l’islam, tuer un Juif ouvrait les portes du paradis… La mère palestinienne des 2 ravisseurs, elle même, s’est félicitée de l’acte religieux de ses fils et l’on sait la connotation religieuse attribuée universellement par la société palestinienne aux suicides meurtriers sur motif islamique. Ces vrais crimes rituels sont monnaie courante sous la férule du « califat » proclamé dans une région d’Irak où, en plus des exécutions de masse typiques des régimes totalitaires, sont perpétrées des crucifixions. Oui, des crucifixions au XXI ° siècle. Là bas, il n’y a plus de Juifs, mais il y a des chrétiens et d’autres musulmans, les Chiites. Le silence journalistique quasi total règne sur ces exactions monstrueuses, et notamment les persécutions des chrétiens encore présents dans le monde arabo-musulman. C’est normal, elles ne « cadrent » pas avec la version des médias. A la lumière de tout celà il faut oser un jugement gravissime : n’entrons-nous pas dans une guerre de religion alors que le monde « postmoderne » de l’Occident « postdémocratique » est congénitalement aveugle à un tel phénomène ? Et démissionnaire. Concernant Israël et les Juifs, cette attitude a des dessous psychiques très pervers car la France sait pertinemment qu’elle est aussi menacée par cette guerre de religion sur son sol même, et pas uniquement dans ses cibles juives. En trouvant une « raison » à ces crimes contre les Juifs, elle croit limiter l’incendie à des boucs émissaires. Elle amadoue les meurtriers en montrant de la complaisance pour leurs forfaitures, tout en se persuadant qu’elles ont des « raisons », comme pour conjurer sa peur et dévier, un temps, la menace certaine qui plane sur elle. Post scriptum : la Télévision israélienne annonce ce soir, dimanche, que les responsables du crime abominable contre le jeune Palestinien ont été identifiés et arrétés. Ils seraient un groupe de 6 personnes, non organisées politiquement, quoique proches de l’extrême droite, qui auraient agi par improvisation, après avoir participé à une manifestation violente à Jérusalem et en réaction de vengeance au meurtre des trois adolescents israéliens. La nouvelle semble confirmée. C’est un bon signe de ce que le chaos et l’aventurisme ne l’a pas emporté sur l’Etat de droit dans la société israélienne, ce qui serait une victoire des Palestiniens dans la guerre asymétrique qu’ils mènent contre Israël : rétrograder Israël à la logique tribale. Il est en effet capital que, dans une situation aussi violente, les individus soient empéchés de se faire justice eux mêmes, privilège de l’Etat, et quelle justice, criminelle et barbare. Shmuel Trigano
Some would say that Arab violence against Jews is no villainy at all, but merely an alternate form of national politics. Representatives of the American government seeking peace in the Middle East have been shuttling between Israeli and Palestinian leaders as though dealing with equivalent societies with an equal investment in territorial compromise. In the arts, the Metropolitan Opera in New York this season plans to present a work that gives sympathetic voice to Palestinian terrorists who in 1985 shoved a disabled American off a cruise ship and into the ocean because he was a Jew. Reflecting the abjuration of evil, the opera is called « The Death of Klinghoffer » instead of « The Murder of Klinghoffer. » Now that Jewish suspects have been apprehended in the Jerusalem murder of 16-year-old Arab Mohammed Abu Khudair, there are those who would cite the parallel between this heinous crime and the recent murders of Gilad Shaar, Eyal Yifrach, and Naftali Frenkel as proof of moral and political equivalence between the two societies. One anticipates that in the coming days the standard outlets for such views will offer standard justifications for Arab rioting and condemnations of Jewish extremism as part of the same alleged cycle of violence. But are the situations comparable? Arab rioters did not wait for the identification or apprehension of suspects in the killing of Mohammed Abu Khudair to begin destroying Jewish life and property. One of their first targets was Jerusalem’s new light-rail system that connects Jewish and Arab sectors of the city. In their own communities, murderers of Israelis enjoy support, encouragement, adulation. News of the abduction of three Israeli boys had no sooner hit the Internet on June 13 than Arab celebrants were handing out candies and posting three-fingered salutes, called Gilad Shalits, for the Israeli soldier seized by Hamas and held for five years until « swapped » in 2011 for 1,027 Arab prisoners whose crimes had included the killing of 569 Israelis. The celebrants of mid-June were mocking the value that Jews place on individual life, one that contrasts so sharply with the value they place on taking Jewish life. Three Shalits would have given them three times the bargaining power had the abduction not ended with the boys being shot instead. Almost a month after the murder of the Jewish boys, the Arab perpetrators are still on the loose. In startling contrast, Israeli police instantly distinguished among several false leads to track down the Arab victim’s suspected killers. Some Israelis had already denounced the presumed Jewish seekers of vengeance, with neither side waiting for formal indictment much less due process before engaging in self-recrimination on one hand and accusation on the other. The identification of Jewish suspects by the Jerusalem police triggered instantaneous condemnations: Rabbi Elyakim Levanon, who heads the Yeshiva at Elon Moreh, said Jewish law calls for capital punishment for crimes of murder, citing first the crime against the Israeli Arab and then the crime against the Jewish students. Speaking at the funeral of the three Jewish boys on July 1, Prime Minister Benjamin Netanyahu said, « A deep and wide moral abyss separates us from our enemies. They sanctify death while we sanctify life. They sanctify cruelty while we sanctify compassion. » He made the same allusion to political and moral asymmetry four days later in his message of condolence to the Abu Khudair family, pledging that the crime against their son would be punished because « [that is] the difference between us and our neighbors. They consider murderers to be heroes. They name public squares after them. We don’t. We condemn them and we put them on trial and we’ll put them in prison. » It is one of the ironies of Israel that Jewish parents whose children are murdered by Arabs are not guaranteed justice as surely as Arabs whose children are murdered by Jews. The problem of evil may be universal, but Jews have faced evil in an existential and political form to a degree that makes it different in kind. In reclaiming their land, Jews acquired the ability to defend what they create, and perhaps by their example to inspire others to resist criminal forces. In 1957, Golda Meir, who was later to become Israel’s prime minister, told an American audience that peace would come « when the Arabs love their children more than they hate us. » To pretend otherwise is to fail those Arab children no less than the Israeli schoolboys who looked forward to a long and useful life. Ruth Wisse

Attention: des supporters peuvent en cacher d’autres !

En ces temps où, pendant qu’on crucifie des chrétiens en Syrie, du côté arabe réémergent des accusations de crime rituel contre les Juifs tout droit sorties du Moyen-Age …

Et où du côté occidental on écrit et joue des opéras en l’honneur des pires terroristes …

Mais où, se décidant enfin à faire face à la réalité historique, une église polonaise ressort une toile antisémite du XVIIIe siècle  …

Et où, malgré l’ostracisme dont il est victime, un chercheur israélien rappelle courageusement que les communautés juives médiévales n’étaient elles pas non plus à l’occasion à l’abri de la violence …

Comment après l’arrestation et les aveux partiels des membres apparemment du « gang des barbares » d’un club de football israélien qui ont sauvagement assassiné le jeune adolescent palestinien Mohammed Abu Khudair …

Suite à l’enlèvement et à l’assassinat, il y a près d’un mois, de trois adolescents juifs  par de probables terroristes du Hamas toujours en fuite …

Ne pas voir à l’avance, avec l’historienne Ruth Wisse, les mines réjouies de tous nos maitres es équivalence morale …

Trop contents, entre leur quasi-absolution des premiers crimes sous prétexte que les victimes étaient des « colons » et leur refus de voir, du côté palestinien comme du côté même peut-être de certains supporters franco-algériens, les démonstrations de joie auxquels ceux-ci avaient donné lieu …

Et se gardant bien de rappeler, comme vient de le faire le premier ministre israélien, que  la société israélienne, elle,

Mis à part peut-être les controversées funérailles nationales et les timbres pour les assassins de Lord Moyne

Ne « nommait pas des places publiques et des écoles en l’honneur d’assassins » mais les « mettait en prison » …

D’avoir enfin la preuve tangible d’une prétendue barbarie de l’Etat hébreu tout entier ?

The Abyss Between Two Heinous Episodes
Now will come assertions of equivalence between Israeli and Palestinian societies. But are the situations comparable?
Ruth R. Wisse
WSJ
July 6, 2014

As America approached its national holiday this year, Israel and world Jewry were plunged into mourning for three students who were abducted and murdered by members of the Palestinian terror group Hamas. Thirty-eight years ago, on July 4, 1976, jubilation greeted the news that an Israeli commando raid had freed 102 fellow citizens held hostage by Palestinian terrorists at an airport in Entebbe, Uganda. These different outcomes for the same kind of villainy directed at Jewish targets prompts us to ask which side is winning this unilateral war.

Some would say that Arab violence against Jews is no villainy at all, but merely an alternate form of national politics. Representatives of the American government seeking peace in the Middle East have been shuttling between Israeli and Palestinian leaders as though dealing with equivalent societies with an equal investment in territorial compromise. In the arts, the Metropolitan Opera in New York this season plans to present a work that gives sympathetic voice to Palestinian terrorists who in 1985 shoved a disabled American off a cruise ship and into the ocean because he was a Jew. Reflecting the abjuration of evil, the opera is called « The Death of Klinghoffer » instead of « The Murder of Klinghoffer. »

Now that Jewish suspects have been apprehended in the Jerusalem murder of 16-year-old Arab Mohammed Abu Khudair, there are those who would cite the parallel between this heinous crime and the recent murders of Gilad Shaar, Eyal Yifrach, and Naftali Frenkel as proof of moral and political equivalence between the two societies. One anticipates that in the coming days the standard outlets for such views will offer standard justifications for Arab rioting and condemnations of Jewish extremism as part of the same alleged cycle of violence.

But are the situations comparable?

Arab rioters did not wait for the identification or apprehension of suspects in the killing of Mohammed Abu Khudair to begin destroying Jewish life and property. One of their first targets was Jerusalem’s new light-rail system that connects Jewish and Arab sectors of the city. In their own communities, murderers of Israelis enjoy support, encouragement, adulation. News of the abduction of three Israeli boys had no sooner hit the Internet on June 13 than Arab celebrants were handing out candies and posting three-fingered salutes, called Gilad Shalits, for the Israeli soldier seized by Hamas and held for five years until « swapped » in 2011 for 1,027 Arab prisoners whose crimes had included the killing of 569 Israelis. The celebrants of mid-June were mocking the value that Jews place on individual life, one that contrasts so sharply with the value they place on taking Jewish life. Three Shalits would have given them three times the bargaining power had the abduction not ended with the boys being shot instead. Almost a month after the murder of the Jewish boys, the Arab perpetrators are still on the loose.

In startling contrast, Israeli police instantly distinguished among several false leads to track down the Arab victim’s suspected killers. Some Israelis had already denounced the presumed Jewish seekers of vengeance, with neither side waiting for formal indictment much less due process before engaging in self-recrimination on one hand and accusation on the other. The identification of Jewish suspects by the Jerusalem police triggered instantaneous condemnations: Rabbi Elyakim Levanon, who heads the Yeshiva at Elon Moreh, said Jewish law calls for capital punishment for crimes of murder, citing first the crime against the Israeli Arab and then the crime against the Jewish students.

Speaking at the funeral of the three Jewish boys on July 1, Prime Minister Benjamin Netanyahu said, « A deep and wide moral abyss separates us from our enemies. They sanctify death while we sanctify life. They sanctify cruelty while we sanctify compassion. » He made the same allusion to political and moral asymmetry four days later in his message of condolence to the Abu Khudair family, pledging that the crime against their son would be punished because « [that is] the difference between us and our neighbors. They consider murderers to be heroes. They name public squares after them. We don’t. We condemn them and we put them on trial and we’ll put them in prison. » It is one of the ironies of Israel that Jewish parents whose children are murdered by Arabs are not guaranteed justice as surely as Arabs whose children are murdered by Jews.

The problem of evil may be universal, but Jews have faced evil in an existential and political form to a degree that makes it different in kind. In reclaiming their land, Jews acquired the ability to defend what they create, and perhaps by their example to inspire others to resist criminal forces. In 1957, Golda Meir, who was later to become Israel’s prime minister, told an American audience that peace would come « when the Arabs love their children more than they hate us. » To pretend otherwise is to fail those Arab children no less than the Israeli schoolboys who looked forward to a long and useful life.

Ms. Wisse, research professor of Yiddish literature and comparative literature at Harvard University, is the author, most recently, of « No Joke: Making Jewish Humor » (Princeton, 2013).

Voir aussi:

Les médias français délivrent-ils un permis de tuer ?
Shmuel Trigano * A partir d’une tribune sur Radio J le vendredi 4 juillet 2014.
6 juillet 2014

On remarquera la différence sidérale de traitement dans la façon dont les médias français ont rendu compte du meurtre des trois jeunes adolescents israéliens et des émeutes qui ont suivi le meurtre, pour l’instant non élucidé, du jeune Palestinien. Sur les chaines françaises, à ce propos, c’est l’habituel grand spectacle qui a été relancé : hémoglobine, scènes de violence comme si vous y étiez et version exclusivement palestinienne des faits. Sur BFM, un titre annonçait que le jeune Palestinien avait été assassiné « en représailles », de sorte qu’on pouvait penser qu’il s’agissait d’un acte d’Etat.

Par contre, on n’a nulle part entendu l’échange pathétique, par portable, d’une des trois victimes israéliennes qui a pu appeler au secours la police dans la voiture des meurtriers. L’enregistrement donne à entendre le meurtre en direct et les chants de joie des assassins, une fois leur forfait commis.

Doit-on estimer, à la lumière de ce constat, que les « médias » et la classe journalistique « comprennent » pourquoi on assassine des Juifs (des « colons » !), de sorte qu’elle n’en parle que du bout des lèvres ? Cela rappelle Hubert Védrines qui, en 2001, « comprenait » que des musulmans français attaquent des Juifs français du fait de ce qui se passait au Moyen Orient.

« Comprennent-ils » aussi, au fond, le pourquoi des assassinats collectifs de Toulouse et de Bruxelles, certes en les déplorant et en les condamnant mais du bout des lèvres ?

L’usage magique du mot « colon » donne-t-il donc un permis de tuer ? Une justification morale des meurtres ? Une raison de négliger les meurtres d’Israéliens pour sur-représenter et exalter la cause palestinienne et faire silence sur les turpitudes et le racisme de la société palestinienne ? Nul n’a vu sur les écrans que la députée à la Knesset, Hanan Zouabi avait justifié les trois enlèvements, ni les supporters franco-algériens de l’équipe algérienne de football faire le signal de victoire des trois doigts de la main pour fêterle rapt des trois adolescents, ni les célébrations de l’enlèvement dans toute la société palestinienne. Celà, après tout, était « normal » puisque c’étaient des colons….

Les trois victimes n’étaient pas des « colons »

Ce constat prend encore plus de puissance lorsque l’on sait que les trois victimes israéliennes ne résidaient pas dans les territoires et n’étaient donc pas des « colons ». Eyal Yifrach, 19 ans, était originaire d’Elad, situé en territoire israélien internationalement reconnu, Naftali Frenkel, 16 ans, était originaire de Nof Ayalon, situé également en territoire israélien internationalement reconnu. Quant à Gilad Shaer, 16 ans, il était originaire de la localité de Tamon, située en Zone C, reconnue par les Accords d’Oslo comme sous souveraineté israélienne, une souveraineté autant reconnue par l’Autorité palestinienne et par le Hamas pour se dédouaner de toute responsabilité dans l’enlèvement.

Cette information est gravissime, car elle signifie quelque chose de très clair : le discours médiatique reprend et assume le discours palestinien aux yeux duquel, rappelons-le, l’Etat d’Israël lui même, sans rapport avec les territoires contestés, est une colonie sous occupation . Finalement aux yeux des journalistes français, tous les Juifs d’Israël (et ceux d’ici ? – qui les soutiennent) ne sont-ils pas des colons ? Sans doute le pensent-ils secrétement à voir la façon dont ils ont exclu les Juifs français de la scène publique.

Cette remarque n’est pas une affirmation sans fondement car, dans les compte-rendus médiatiques du profil des assassins de Toulouse et de Bruxelles – qui ont tué au nom de Gaza et de l’islam -, les explications sociologiques et psychologiques de ces mêmes médias – qui, donc, « excusent » les meurtriers – sont la règle pour toutes sortes de « raisons », imputables, ici à la société française (raciste et colonialiste envers les immigrés) et, là bas, à Israël (« colon ») … De sorte qu’on « comprenne »…

La thématique du « colon » n’est pas l’effet d’un hasard ni d’une maladresse. Ce que nous confirme, vendredi 4 juillet, le site JForum qui s’est enquis auprès de la rédaction de France 2 de la raison pour laquelle ses journalistes employaient le qualificatif de « colon » pour les 3 jeunes assassinés, alors qu’ils ne le sont pas, dans un reportage intitulé « Jeunes colons assassinés : la riposte israélienne ». Le site s’est vu répondre que c’était là un « choix éditorial ». Un choix très conscient, donc, et assumé. « Tous les autres médias en font de même », justifient-ils, ce qui est vrai. Il faudrait donc vérifier si la source n’est pas tout simplement l’Agence France Presse dont on connaît depuis 15 ans l’adhésion aux thèses palestiniennes , une agence semi-étatique, ce qui est encore plus grave et jette le discrédit sur la société dans son ensemble et les pouvoirs publics.

Cette manipulation rhétorique est la même que celle qui permet de tenir des discours antisémites en prétendant qu’ils sont « antisionistes ». Qu’est l’antisionisme, en effet, si ce n’est le projet de prôner « moralement » (puisque « colon » !) la destruction d’un Etat et donc des six millions de Juifs qui y vivent ?

Il y a là un choix idéologique et politique qui, dans sa logique, justifie le meurtre et excuse les meurtriers. C’est prendre une grave responsabilité sur l’incitation à la violence en France même. Ce ne sont pas ici des banlieues en rupture qui sont en question mais le système central de communication de la société française. Il faudra en tirer les conclusions qui s’imposent.
Des crimes rituels

Ce que l’opinion veut ignorer – parce que cela la terrorise – c’est l’intention religieuse de ces crimes, avouée par les assassins eux-mêmes. Ainsi, le meurtrier d’un policier israélien tué à la veille de Pâque et identifié à l’occasion de la traque des ravisseurs, a-t-il reconnu, dans ces termes mêmes, le motif de son crime : son père lui avait dit que, dans l’islam, tuer un Juif ouvrait les portes du paradis… La mère palestinienne des 2 ravisseurs, elle même, s’est félicitée de l’acte religieux de ses fils et l’on sait la connotation religieuse attribuée universellement par la société palestinienne aux suicides meurtriers sur motif islamique. Ces vrais crimes rituels sont monnaie courante sous la férule du « califat » proclamé dans une région d’Irak où, en plus des exécutions de masse typiques des régimes totalitaires, sont perpétrées des crucifixions. Oui, des crucifixions au XXI ° siècle. Là bas, il n’y a plus de Juifs, mais il y a des chrétiens et d’autres musulmans, les Chiites. Le silence journalistique quasi total règne sur ces exactions monstrueuses, et notamment les persécutions des chrétiens encore présents dans le monde arabo-musulman. C’est normal, elles ne « cadrent » pas avec la version des médias.

A la lumière de tout celà il faut oser un jugement gravissime : n’entrons-nous pas dans une guerre de religion alors que le monde « postmoderne » de l’Occident « postdémocratique » est congénitalement aveugle à un tel phénomène ? Et démissionnaire.

Concernant Israël et les Juifs, cette attitude a des dessous psychiques très pervers car la France sait pertinemment qu’elle est aussi menacée par cette guerre de religion sur son sol même, et pas uniquement dans ses cibles juives. En trouvant une « raison » à ces crimes contre les Juifs, elle croit limiter l’incendie à des boucs émissaires. Elle amadoue les meurtriers en montrant de la complaisance pour leurs forfaitures, tout en se persuadant qu’elles ont des « raisons », comme pour conjurer sa peur et dévier, un temps, la menace certaine qui plane sur elle.

Post scriptum : la Télévision israélienne annonce ce soir, dimanche, que les responsables du crime abominable contre le jeune Palestinien ont été identifiés et arrétés. Ils seraient un groupe de 6 personnes, non organisées politiquement, quoique proches de l’extrême droite, qui auraient agi par improvisation, après avoir participé à une manifestation violente à Jérusalem et en réaction de vengeance au meurtre des trois adolescents israéliens. La nouvelle semble confirmée. C’est un bon signe de ce que le chaos et l’aventurisme ne l’a pas emporté sur l’Etat de droit dans la société israélienne, ce qui serait une victoire des Palestiniens dans la guerre asymétrique qu’ils mènent contre Israël : rétrograder Israël à la logique tribale. Il est en effet capital que, dans une situation aussi violente, les individus soient empéchés de se faire justice eux mêmes, privilège de l’Etat, et quelle justice, criminelle et barbare.

Voir également:

BELGIQUE-ALGERIE- Coupe du monde : des supporters algériens fêtent à Paris l’enlèvement des 3 otages israéliens
Monde juif
18 juin 2014

En marge d’un rassemblement improvisé dans le quartier de Barbès, à Paris, à l’occasion du match de Coupe du monde entre la Belgique et l’Algérie, des supporters de l’équipe d’Algérie ont fêté mardi l’enlèvement des trois adolescents israéliens.

Posant tout sourire devant des drapeaux algériens et palestiniens, une dizaine de supporters ont effectué le geste provocateur des trois doigts de la victoire, très en vogue dans les territoires palestiniens depuis l’enlèvement, marquant la capture des trois adolescents israéliens.

Ce geste provocateur des trois doigts, intitulé les « trois Shalit », est au cœur d’une campagne de propagande dans les médias palestiniens et dans les pays arabes, en référence à l’ex otage franco-israélien Gilad Shalit, capturé en 2006 par l’organisation terroriste du Hamas et libéré en 2011 contre la libération de 1027 criminels et terroristes palestiniens détenus en Israël.

Voir encore:

Journaliste du Hamas : L’assassinat de l’adolescent palestinien rappelle la coutume juive consistant à cuire le pain azyme avec du sang non-juif
MEMRI
7 juillet 2014

Dans un article antisémite, le rédacteur en chef du journal du Hamas Al-Risalah, Wissam Afifa, associe la mort de Muhammad Abu Khdeir, l’adolescent palestinien dont le cadavre a été retrouvé le 2 juillet 2014, à Jérusalem, à l’accusation de crime rituel selon lequel les juifs se serviraient de sang pour cuire leur pain azyme .

Si l’identité et la motivation des meurtriers d’Abu Khdeir restent inconnues à ce jour, tout porte à croire qu’il s’agit d’un crime haineux perpétré par des juifs pour se venger de l’assassinat récent des trois adolescents israéliens. Afifa commente que, tout comme les juifs tuaient des non-juifs et utilisaient leur sang pour confectionner leur pain azyme, aujourd’hui ils se livrent encore à « des rites sacrés » de vengeance. Et d’ajouter qu’Israël a adopté l’idéologie nazie, qui distingue les races supérieures et inférieures.

Ci-dessous des extraits de l’article : [1]

Les colons ont utilisé le corps de Muhammad Hussein Abu Khdeir, 17 ans, de Shuafat, au nord de Jérusalem, pour perpétrer leur [acte de] vengeance sacré en le torturant et le brûlant à mort, par un crime qui rappelle leurs saintes matzot, devenues partie intégrante de leur histoire de trahisons et d’assassinats. En effet, la culture de la violence sanguinaire s’est développée chez les juifs au point d’infiltrer leurs rites et prières sacrés.

Par « matzot sacrées », je pense à ces matzot mélangées à du sang humain, le sang des gentils, à savoir de l’autre non-juif, [qu’ils cuisent] pour célébrer la fête juive appelée la Pâque. Selon les récits historiques, ils assassinaient des chrétiens, de préférence des enfants de moins de dix ans, recueillaient leur sang, puis le remettaient à un rabbin, pour qu’il le mélange aux matzot de la fête avant de les servir aux croyants, qui les dévoraient pendant leur fête.

Ces anciens rites trouvent un écho à l’époque moderne, où [les juifs] sanctifient le sang de [leurs coreligionnaires] juifs, considérés comme des êtres humains de premier ordre, et dénigrent le sang des Palestiniens. Cela oblige [le Palestinien] Mahmoud Abbas à définir et à classer le garçon martyr Abu Khdeir, après que ce même [Abbas] eut exprimé sa rage aux ministres des Affaires étrangères des pays musulmans [le 18 juin 2014, à la conférence de Djeddah] et déclaré que les trois colons qui avaient été enlevés en Cisjordanie étaient des êtres humains comme nous et que nous devions les rechercher et les ramener, répondant ainsi à demande [des Israéliens] d’entourer ces trois colons d’un halo de divinité et de noble humanité et de les qualifier d’« êtres humains exceptionnels »…

Ce monde injuste, des États-Unis et de l’Union européenne au président de l’Autorité palestinienne, a largement déploré la mort des trois colons, mais ne se lamente pas de celle de l’enfant palestinien Abu Khdeir, car il appartient au groupe dont le sang n’est pas [considéré] comme sacré, selon la classification de la communauté internationale des groupes humains, ethniques et politiques, qui place Israël en haut de l’échelle et les Palestiniens en bas. Cette différentiation faite par la communauté internationale face au sang israélien et palestinien ressuscite le patrimoine de la théorie nazie. Les juifs, avec leur comportement criminel, adoptent la vision d’Hitler, basée sur la classification des gens en races supérieures, comme la race aryenne, et en races inférieures, comme les noirs, les Arabes et les juifs, [concluant que] la supériorité de la race blanche sur tous les autres peuples lui octroie de nombreux droits absolus, tels que le droit de régner sur les autres peuples.

De même, nous voyons qu’Israël estime que la supériorité de la race juive lui confère le droit absolu d’occuper, de construire des colonies, de se venger et de répandre du sang. C’est ainsi qu’ils cuisaient le pain sacré dans le passé, et qu’ils perpètrent leurs rites sacrés vengeurs au présent, dont la victime [cette fois] fut le jeune Abu Khdeir.

Notes :

[1] Al-Risalah (Gaza), le 3 juillet 2014.

Voir par ailleurs:

La complicité de l’Europe et des États-Unis dans les enlèvements et la violence
Richard Kemp

France-Israel Marseille

7 Juillet 2014

Le colonel britannique Richard Kemp pose un regard d’expérience sur le terrible rapt des trois jeunes israéliens et il met et cause le comportement inqualifiable des Occidentaux. [NdT]

Résumé:

Quelques jours avant le rapt des trois jeunes garçons, Catherine Ashton, la responsable de la politique étrangère de l’Union européenne, souhaitait la bienvenue au Hamas au sein du gouvernement de l’Autorité palestinienne. Elle venait d’étriller Israël, accusé de maintenir des terroristes sous les verrous et de prendre des mesures les empêcher d’opérer à partir de Gaza et de la Rive ouest du Jourdain. Ashton, si diligente quand il s’agit de condamner Israël, a mis cinq jours pour dénoncer ces enlèvements. Ses paroles et ses actes ont plutôt légitimé et encouragé le Hamas.

Les États-Unis et l’Union européenne paient les salaires des terroristes palestiniens en tant que donateurs de l’Autorité palestinienne ; ils financent aussi ses activités de propagande et d’incitation à la haine.

Comme tout gouvernement, Israël a le devoir absolu de protéger ses citoyens et conjurer toute menace terroriste est un aspect essentiel de cette obligation.
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Cette semaine, le monde a éprouvé un terrible sentiment de répulsion devant des vidéos montrant des rangées de jeunes irakiens à genoux, abattus par des terroristes endurcis d’al Qaïda à Mossoul. Mais pour sa part, dans la Bande de Gaza et sur la Rive ouest du Jourdain, le Hamas a montré qu’il était tout à fait capable lui aussi de commettre des meurtres de sang-froid. C’est ce péril qui a provoqué la chasse désespérée d’Israël aux auteurs des enlèvements des jeunes Naftali Frenkel, Gilad Shaar et Eyal Yifrach. Ils faisaient du stop pour rentrer chez eux après la sortie de l’école dans le Gush Etzion, quand ils ont été kidnappés il y a une semaine.
En tant que membre de Cobra, la Commission nationale britannique de gestion des crises, j’ai été impliqué dans des opérations visant à sauver des citoyens enlevés par des terroristes islamistes en Irak et en Afghanistan. Il n’y a pas d’action militaire de l’époque moderne qui soit aussi stressante : les probabilités jouent contre les captifs, l’avantage est du côté des ravisseurs, c’est une course contre la montre, et elle devient une affaire extrêmement personnelle.
Les victimes nous regardent à travers leurs photos et nous les regardons dans les yeux. Nous ressentons leurs espoirs, leurs familles, leurs amis, et leur vie quotidienne. Rien – rien – ne doit faire obstacle à nos efforts pour les ramener chez eux. Bien que nous espérions le meilleur, nous nous préparions pour le pire.

De l’extérieur, il est difficile de comprendre la réalité d’un enlèvement. Ceux qui ont la responsabilité de sauver ces vies sont forcés de jouer au chat et à la souris, un jeu où ils doivent à la fois rassurer l’opinion et semer des graines de désinformation chez les ravisseurs. Jusqu’ici, pour Naftali, Gilad et Eyal, les signes ne sont pas encourageants. Pour ce que nous en savons, une semaine plus tard, il n’y a ni preuve de vie, ni revendication, ni négociation.

Hier, le 19 juin, le chef Hamas Salah Bardawil aurait affirmé selon l’agence d’information palestinienne Ma’an, que la « résistance palestinienne » (Hamas est l’acronyme de « mouvement de la résistance islamique ») est bien l’auteur des enlèvements.

La première priorité est toujours d’établir l’identité et les motifs des ravisseurs. Dès le début, le premier ministre Benjamin Netanyahou a affirmé que le Hamas était coupable. Le secrétaire d’État américain Kerry a été d’accord, et il semble que ce soit l’opinion dominante à Gaza et dans la Rive ouest du Jourdain.

De son côté, un autre leader du Hamas, Muhammad Nazzal, a présenté l’enlèvement des trois jeunes civils comme « une capture héroïque, » et « un événement clé » pour le peuple palestinien. Il a dit que chaque jour qui passait sans que les Israéliens parviennent à trouver les jeunes garçons était « un formidable succès. »

Les commentaires de Nazzal illustrent la vision traditionnelle de la direction du Hamas sur les rapts et les meurtres d’Israéliens. Le groupe terroriste, que la communauté internationale a mis à l’index, est responsable des tirs « dans le tas » de milliers de roquettes mortelles sur la population civile d’Israël depuis la Bande de Gaza, les dernières salves datant de cette semaine.

C’est ce même groupe terroriste que les Nations unies, les États-Unis et l’Union européenne – dans une démonstration magistrale de banqueroute morale et de trahison – ont reconnu d’une même voix comme le partenaire légitime d’un gouvernement unifié de l’Autorité palestinienne [AP]. Le jour qui a précédé le rapt des trois jeunes garçons, la responsable de la politique étrangère de l’Union européenne, Catherine Ashton, a souhaité la bienvenue au Hamas au sein du gouvernement de l’AP. Elle venait d’étriller Israël accusé de maintenir des terroristes sous les verrous et de les empêcher d’agir à partir de Gaza et de la Rive ouest du Jourdain.

Ashton, si diligente quand il s’agit de condamner Israël, a mis cinq jours pour dénoncer ces rapts. Ses paroles et ses actes ont plutôt légitimé et encouragé le Hamas. Sa passivité face à la répétition des opérations terroristes a renforcé la conviction du groupe terroriste qu’il est sur la bonne voie.
Le kidnapping recevra un bon accueil chez les nouveaux amis intimes de Ashton en Iran. Prêt à tout lui aussi pour apaiser les ayatollahs, le Secrétaire aux Affaires étrangères britanniques, William Hague, a annoncé cette semaine la réouverture de l’ambassade de son pays à Téhéran, fermée en 2011 après son saccage sur les ordres du gouvernement iranien. On annonce même une collaboration des Renseignements militaires américains avec l’Iran sur la crise actuelle en Irak, où il y a seulement quelques années un grand nombre de soldats US et britanniques ont été massacrés. Ils utiliseraient des fournitures de munitions iraniennes, opérées par des terroristes entraînés, dirigés et équipés par Téhéran et l’un de ses groupes terroristes affiliés, le Hezbollah libanais.

Au moment où l’Occident se rapproche des ayatollahs, les ayatollahs se rapprochent à nouveau du Hamas. Il a une semaine, Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah, a rencontré les dirigeants du Hamas pour réduire les divergences surgies entre eux et l’Iran à propos du conflit en Syrie. Le Hamas, isolé par l’Égypte suite à l’effondrement du régime des Frères musulmans, semble prêt à tout pour restaurer des relations de pleine confiance avec la tyrannie iranienne. L’Iran est également tout à fait enthousiaste à l’idée de ramener le Hamas dans son giron : les ayatollahs le considèrent toujours comme un important instrument pour réaliser leur objectif primordial de destruction de l’État d’Israël.

Dans ces circonstances, il n’est pas impossible que l’enlèvement des trois jeunes garçons ait été un geste du Hamas pour retrouver la grâce des ayatollahs.

Il est difficile de ne pas être glacé jusqu’aux os à la pensée que trois jeunes garçons, qui pourrait facilement être nos enfants ou nos frères, passent nuit après nuit entre les mains de terroristes impitoyables… ou pire encore. L’angoisse des parents de ces enfants doit être inimaginable.
Dans la population arabe palestinienne de la Rive ouest du Jourdain et de Gaza, y compris les enfants, un nouveau symbole est apparu, un salut avec trois doigts, signe de la joie provoquée par l’enlèvement de trois jeunes innocents. Parmi les nombreuses les images déplorables concoctées par les ordinateurs et les imprimantes palestiniennes la plus répugnante est probablement le dessein de trois rats, affublés de l’étoile de David, pendouillant sur le fil d’une canne à pêche, publié sur la page Facebook officielle du Fatah.

On voir désormais partout ces expressions de joie, suivies de la distribution de douceurs. Le président de l’AP, Mahmoud Abbas, a condamné les enlèvements, et son appareil de sécurité a fourni une assistance à l’opération de sauvetage israélienne. Mais en introduisant les terroristes du Hamas dans son gouvernement, Abbas est aussi responsable des manifestations de joie obscènes d’une si grande partie de son peuple. Son Autorité palestinienne répand infatigablement dans les écoles, les programmes de télévision, dans les livres et dans les magazines, une propagande anti-israélienne et antisémite mensongère et cruelle, illustrée par une imagerie inspirée des nazis. Les Américains et l’Union européenne paient les salaires des terroristes palestiniens par le canal de dons à l’AP ; ils financent aussi sa propagande et son incitation à la haine, dont on a une échantillon dans l’imagerie qui célèbre l’enlèvement des enfants.

L’opération de sécurité israélienne est focalisée à ce jour sur la recherche des trois enfants. Plus de 330 suspects appartenant au Hamas ont été arrêtés, des armes et des munitions illégales ont été saisies. En écho au nom de code de l’opération de sauvetage, « Gardiens de nos frères, » le chef d’état-major de l’armée israélienne, Benny Gantz, a invité ses soldats à mettre dans leur prospection la même vigueur que s’il était en train de chercher leur propre frère ou des membres de leur unité. Il leur a aussi rappelé que la plupart des gens qui vivent dans la région où se déroulent les recherches ne sont pas impliquées dans les enlèvements, et qu’ils doivent les traiter avec attention et humanité.

Simultanément, l’armée a pris des mesures pour affaiblir et démanteler le Hamas dans la Rive ouest du Jourdain. Dans certains milieux ces mesures ont été critiquées: elle seraient purement opportunistes, élargissant l’opération sans nécessité. Or il n’en est rien. Avec ces derniers kidnappings, le Hamas a confirmé qu’il a toujours pour but d’enlever, d’attaquer, et de tuer les civils Israéliens dans la Rive ouest du Jourdain. Comme tout gouvernement, Israël a le devoir absolu de protéger ses citoyens, et prévenir la menace terroriste est un aspect essentiel de cette obligation.

Il y a beaucoup d’imprévu dans toute opération militaire ; il est possible que l’opération « Gardiens de nos frères » conduise à une escalade de la violence. Des incidents se sont déjà produits. Probablement, Israël n’étendra pas l’opération actuelle à Gaza, à moins d’une sérieuse montée de la violence, ou si un lien entre les terroristes de Gaza et les rapts est mis en lumière.

Quelle que soit la direction que prendra cette opération, la communauté internationale doit éviter de donner la même réponse à l’action défensive actuelle que celle qu’elle a si souvent affiché chaque fois qu’Israël cherche à se défendre des attaques de missiles en provenance de Gaza. La communauté internationale fait généralement silence sur les vagues de roquettes tirées sur les civils israéliens, et elle condamne ensuite Israël pour ses actions défensives destinées à empêcher les attaques suivantes. Ce sont ces réponses de la communauté internationale qui ont encouragé le Hamas, et qui ne représentent rien de moins qu’un soutien au terrorisme. Ce sont ces réponses, en même temps que son accord pour que le Hamas participe à un gouvernement d’unité palestinienne, qui ont conduit à l’enlèvement des enfants dans la Rive ouest du Jourdain.

Le colonel Richard Kemp, membre distingué de Gatestone Institute, a fait carrière pendant 30 ans dans l’armée britannique où il a combattu le terrorisme et les soulèvements. Il a été sur la ligne de front dans les zones de guerre les plus dures du monde, en Irak, dans les Balkans, en Asie du Sud-est, et en Irlande du Nord. En 2003, il était commandant dans les forces britanniques en Afghanistan.

Titre original : Europe’s and U.S. Complicity in Kidnapping and Violence
par Richard Kemp, Gatestone Institute, le 20 juin 2014
Traduction : Jean-Pierre Bensimon

Voir encore:

Where are the Palestinian Mothers?
A culture that celebrates kidnapping is not fit for statehood.
Bret Stephens
WSJ

July 1, 2014

In March 2004 a Palestinian teenager named Hussam Abdo was spotted by Israeli soldiers behaving suspiciously as he approached the Hawara checkpoint in the West Bank. Ordered at gunpoint to raise his sweater, the startled boy exposed a suicide vest loaded with nearly 20 pounds of explosives and metal scraps, constructed to maximize carnage. A video taken by a journalist at the checkpoint captured the scene as Abdo was given scissors to cut himself free of the vest, which had been strapped tight to his body in the expectation that it wouldn’t have to come off. He’s been in an Israeli prison ever since.

Abdo provided a portrait of a suicide bomber as a young man. He had an intellectual disability. He was bullied by classmates who called him « the ugly dwarf. » He came from a comparatively well-off family. He had been lured into the bombing only the night before, with the promise of sex in the afterlife. His family was outraged that he had been recruited for martyrdom.

« I blame those who gave him the explosive belt, » his mother, Tamam, told the Jerusalem Post, of which I was then the editor. « He’s a small child who can’t even look after himself. »

Yet asked how she would have felt if her son had been a bit older, she added this: « If he was over 18, that would have been possible, and I might have even encouraged him to do it. » In the West, most mothers would be relieved if their children merely refrained from getting a bad tattoo before turning 18.

***

I’ve often thought about Mrs. Abdo, and I’m thinking about her today on the news that the bodies of three Jewish teenagers, kidnapped on June 12, have been found near the city of Hebron « under a pile of rocks in an open field, » as an Israeli military spokesman put it. Eyal Yifrach, 19, Gilad Shaar, 16, and Naftali Fraenkel, 16, had their whole lives ahead of them. The lives of their families will forever be wounded, or crippled, by heartbreak.

What about their killers? The Israeli government has identified two prime suspects, Amer Abu Aysha, 33, and Marwan Qawasmeh, 29, both of them Hamas activists. They are entitled to a presumption of innocence. Less innocent was the view offered by Mr. Abu Aysha’s mother.

« They’re throwing the guilt on him by accusing him of kidnapping, » she told Israel’s Channel 10 news. « If he did the kidnapping, I’ll be proud of him. »

It’s the same sentiment I heard expressed in 2005 in the Jabalya refugee camp near Gaza City by a woman named Umm Iyad. A week earlier, her son, Fadi Abu Qamar, had been killed in an attack on the Erez border crossing to Israel. She was dressed in mourning but her mood was joyful as she celebrated her son’s « martyrdom operation. » He was just 21.

Here’s my question: What kind of society produces such mothers? Whence the women who cheer on their boys to blow themselves up or murder the children of their neighbors?

Well-intentioned Western liberals may prefer not to ask, because at least some of the conceivable answers may upset the comforting cliché that all human beings can relate on some level, whatever the cultural differences. Or they may accuse me of picking a few stray anecdotes and treating them as dispositive, as if I’m the only Western journalist to encounter the unsettling reality of a society sunk into a culture of hate. Or they can claim that I am ignoring the suffering of Palestinian women whose innocent children have died at Israeli hands.

But I’m not ignoring that suffering. To kill innocent people deliberately is odious, to kill them accidentally or « collaterally » is, at a minimum, tragic. I just have yet to meet the Israeli mother who wants to raise her boys to become kidnappers and murderers—and who isn’t afraid of saying as much to visiting journalists.

***

Because everything that happens in the Israeli-Palestinian conflict is bound to be the subject of political speculation and news analysis, it’s easy to lose sight of the raw human dimension. So it is with the murder of the boys: How far will Israel go in its retaliation? What does it mean for the future of the Fatah-Hamas coalition? What about the peace process, such as it is?

These questions are a distraction from what ought to be the main point. Three boys went missing one night, and now we know they are gone. If nothing else, their families will have a sense of finality and a place to mourn. And Israelis will know they are a nation that leaves no stone unturned to find its missing children.

As for the Palestinians and their inveterate sympathizers in the West, perhaps they should note that a culture that too often openly celebrates martyrdom and murder is not fit for statehood, and that making excuses for that culture only makes it more unfit. Postwar Germany put itself through a process of moral rehabilitation that began with a recognition of what it had done. Palestinians who want a state should do the same, starting with the mothers.

Voir enfin:

Journée du Judaïsme : l’Eglise polonaise dévoile un tableau longtemps caché

La Voix de la Russie | L’Eglise catholique de Pologne a célébré jeudi la Journée annuelle du Judaïsme en dévoilant un tableau longtemps caché, car présentant un meurtre rituel choquant, annonce l’AFP.

La grande toile du peintre du XVIIIe siècle Charles de Prévôt, ayant pour thème le meurtre rituel d’enfants chrétiens perpétré par des Juifs, est longtemps restée cachée par un rideau rouge dans la cathédrale de Sandomierz (sud de la Pologne), à la suite des protestations émanant aussi bien des Juifs que des catholiques.

Mais cette année, l’Eglise a décidé, avec le soutien de la communauté juive de Pologne, de montrer au public ce tableau, accompagné d’une plaque expliquant que la peinture était historiquement incorrecte : les Juifs ne pouvaient en réalité commettre de meurtres rituels, car leur religion l’interdisait.

Le grand rabbin de Pologne Michael Schudrich s’est réjoui de l’initiative de présenter au public le tableau de Prévôt Meurtre rituel, caché depuis 2006.

Ce tableau « a joué un rôle sanglant dans l’histoire. Vous savez que des Juifs ont été assassinés après de telles accusations. Mais je pense que le cacher, c’est en quelque sorte oublier ou nier un passé douloureux », a déclaré le rabbin à l’AFP.

La décision de dévoiler le tableau a été prise par la Commission de l’épiscopat chargée du dialogue avec le judaïsme, et le texte de la plaque explicative a été rédigé avec le concours de la communauté juive de Pologne.

Il y a actuellement, selon diverses estimations, entre 8.000 et 40.000 juifs dans ce pays comptant 38 millions d’habitants. La vie juive y renaît avec diverses manifestations culturelles et religieuse mais l’antisémitisme n’a pas complètement disparu, alimenté par des groupes ultranationalistes et ultracatholiques.

Voir par ailleurs:

FOOTBALL La dérive raciste des supporters du Beitar Jérusalem
Ce club israélien a subi ces dernières semaines des actes de violence de la part de ses supporters, en colère contre le recrutement de deux joueurs musulmans dans l’équipe. Une affaire qui choque le pays.
Paul Grisot
Courrier international
19 février 2013

Des supporters du Beitar Jerusalem avec une bannière "Votre haîne a brulé notre amour" pendant le match contre Bnei Sakhnin, en réaction aux actes violents des supporters racistes du club – AFP Des supporters du Beitar Jerusalem avec une bannière « Votre haîne a brulé notre amour » pendant le match contre Bnei Sakhnin, en réaction aux actes violents des supporters racistes du club – AFP
Quand Gabriel Kadiev, jeune joueur musulman de 20 ans originaire de Tchétchénie, est entré sur la pelouse à la 79e minute, les supporters extrémistes du Beitar lui ont réservé un accueil des plus détestables. « A chaque fois qu’il a touché la balle, le nouveau joueur a reçu des salves de sifflets et d’insultes au cours du match contre l’équipe de la ville israélo-arabe de Sakhnin qui s’est terminé sur un résultat nul [2-2] », raconte The Washington Post. Ce 10 février, c’était la première entrée en jeu de Kadiev au Teddy Stadium. Il est l’un des deux joueurs musulmans de Tchétchénie recrutés il y a peu par le Beitar Jérusalem.

C’est la première fois que des joueurs musulmans intègrent l’équipe du Beitar, seul club israélien à ne compter jusqu’ici que des joueurs juifs dans son effectif. Un recrutement « qui a plongé le club dans un scandale national et international, et suscité de nombreux appels à contrer le racisme manifeste d’un noyau dur de supporters », note The Guardian. Cette frange extrême, dont le slogan favori est « Mort aux Arabes ! » et qui a l’habitude d’étendre dans les tribunes une bannière avec l’inscription « Beitar pur pour toujours », a violemment réagi à l’arrivée des deux joueurs musulmans. Un accès de violence raciste sans précédent dans l’histoire du club. « Depuis leur arrivée à Jérusalem, [les deux joueurs] subissent railleries et harcèlement, note The World. Quatre supporters du Beitar ont été accusés d’actes de violence à caractère raciste. Et le vendredi 8 février, un incendie d’origine criminelle a visé les locaux du club de Jérusalem », poursuit le site d’information.

« Beitar était la surprise de la saison jusqu’à la mi-janvier. Mais depuis que les deux joueurs sont arrivés, l’équipe a perdu trois matchs d’affilée », explique Ha’Aretz. Les supporters les plus extrémistes – regroupés au sein du gang La Familia – ont alors cherché à « convaincre tout le monde que l’arrivée des deux musulmans [était] responsable du blocage mental qui empêche l’équipe de jouer », poursuit le quotidien israélien. Et ce dernier ajoute : « La vérité, c’est que le Beitar est devenu moins bon récemment. Le club avait désespérément besoin de l’arrivée de nouveaux joueurs pour élever le niveau de l’équipe, malgré des finances en piteux état. »

Dans ce contexte, les autorités redoutaient le match contre Sakhnin, et un dispositif de sécurité exceptionnel a été déployé autour du Teddy Stadium : 700 policiers ont interdit l’accès au stade à toute personne portant des symboles d’appartenance à La Familia. Ces mesures ont semblé fonctionner au début du match, mais l’atmosphère s’est tendue lorsque les visiteurs ont ouvert le score, doublant même la mise avant la mi-temps (0-2 à la pause). Ce n’est qu’avec l’égalisation du Beitar en seconde période que les supporters se sont calmés – plusieurs d’entre eux ayant été expulsés par les forces de sécurité.

Le journal Ha’Aretz tient toutefois à nuancer le bilan, soulignant que de nombreux spectateurs ont applaudi l’entrée de Gabriel Kadiev, pour s’opposer aux hooligans. « Sur l’ensemble du match, [les membres de La Familia] ont perdu face aux supporters raisonnables de Beitar – largement majoritaires –, qui les ont tout simplement fait taire à chaque fois qu’ils tentaient d’empoisonner la partie », se réjouit Ha’Aretz.

Cependant, l’affaire a profondément choqué le pays, et les condamnations ont été unanimes. Le président Shimon Pérès a vivement condamné ces actes de violence, et le Premier ministre Benyamin Nétanyahou les a qualifiés de « honteux », ajoutant que « le peuple juif, [qui a] souffert de boycotts et de persécutions, devrait montrer la lumière aux autres nations », rapporte le Guardian. L’ancien Premier ministre Ehoud Olmert, fan du Beitar depuis quarante ans, a indiqué qu’il ne se rendrait plus aux matchs à cause du comportement des supporters : « Cette affaire nous concerne tous. Soit on bannit ce groupe raciste de nos terrains, soit on est tous comme eux. Tant que cela ne sera pas fait, je ne suivrai plus l’équipe. »

Voir aussi:

D’où vient le «One, two, three, viva l’Algérie!»?

Mathieu Grégoire

Slate.fr

Mondial 2014
23.06.2014

Ou comment un slogan né dans les rangs des combattants pour l’indépendance algérienne a «colonisé» le foot, voire a inspiré le «Et 1, et 2, et 3 zéro» français.

On joue la 40e minute de jeu ce dimanche soir, lors d’un Corée du Sud-Algérie étincelant, le petit Abdelmoumene Djabou, mi-Messi, mi-Sammaritano, vient de marquer, les Fennecs mènent 3 buts à 0, et le slogan résonne de manière parfaite dans une bonne partie des rues:

«One, two, three, viva l’Algérie!»

A Paris, dans un bar bondé de la Butte aux Cailles, un plaisantin monte sur une table et livre un audacieux remix:

«One, two, three, et ce n’est pas fini!»

Même si vous ne connaissez aucun joueur de l’équipe d’Algérie, vous avez probablement déjà entendu cette punchline festive. Ses origines sont lointaines, bien plus anciennes que le «Et un, et deux, et trois zéro» de l’été 1998, peut-être vaguement inspiré, qui sait?

Il est sûr, en revanche, que l’expression prend ses racines au milieu des années 1950, à l’époque de la décolonisation. Les partisans de l’indépendance algérienne décident d’internationaliser leur message et se mettent à l’anglais: «Nous voulons être libres» est traduit en «We want to be free». Avec une petite contraction, cela donne «Want to free, Viva l’Algérie» et cela fait fureur dans de nombreuses manifestations.

Le 3 mai 1974, au stade Bouakeul d’Oran, l’équipe d’Algérie affronte le club anglais de Sheffield United. Belkedrouci, Lalmas et Belbahri inscrivent les trois buts de la sélection. En tribunes, les supporters des Verts transforment le slogan politique en:

«One, two, three, viva l’Algérie!»

Les fans de foot se l’accaparent pour la première fois, ils ne le lâcheront plus. Le chant commence à vraiment se répandre après la victoire de l’Algérie contre la France en finale des Jeux méditerranéens de 1975, puis aura un écho international en 1982, avec le brillant parcours des Fennecs au Mondial espagnol.

L’équipe d’Algérie enchaînant les résultats quelconques dans les années 1990 puis 2000, il retombera dans un relatif anonymat, avant de reverdir de façon spectaculaire en 2009, avec la qualification pour la Coupe du monde en Afrique du Sud, face à l’éternel rival égyptien.

Plusieurs chanteurs l’ont ensuite utilisé à toutes les sauces. Et notamment le band Groupe Torino & Milano, spécialisé dans les tubes footballisco-discos:

ou le duo Cheb Mahfoud-Cheba Sonia …

Voir par ailleurs:

60 years after the Jerusalem British headquarters bombing, IZL fighters return to the King David Hotel.
Reflective truth

Eetta prince-Gibson

The Jerusalem Post

01/01/0001

‘We will meet at the barricades! We will meet at the barricades! » Leaning heavily on his walker, standing at attention as best he could, his voice hoarse with emotion and age, « Danny » – who still sometimes uses his underground nom de guerre – sang the Irgun Zvai Leumi (IZL) hymn, his voice hoarse with age and emotion. « Gun to gun, bullet to bullet, we will meet in blood and fire, » he sang resoundingly, tired perhaps, but very excited and happy. Saturday, July 22nd marked the 60th anniversary of the bombing of the British headquarters in the King David Hotel by the IZL fighters. Despite telephone calls by the IZL, warning of the imminent bombing [see box], 91 people died, among them 28 British, 41 Arabs and 17 Jews. One IZL fighter was killed inside the hotel, after the explosives had been set. To this day, the bombing of the King David Hotel remains the explosion that caused the greatest number of casualties in the history of the Israeli-Arab conflict. In commemoration, some 250 former fighters, academic historians and politicians convened last week for a two-day conference sponsored by the Menachem Begin Heritage House, the University of Haifa and the Association of IZL Fighters. They came, they said, to tell their stories. But it was clear they came for more. The former fighters sought recognition for their role in the establishment of the State of Israel, legitimization of their bombing in which so many people were killed and vindication for their war against the British occupation. The academics came to demand recognition for their contribution to the historiography of the State and legitimization of their field of research. « The bombing of the British headquarters [in the King David Hotel], » Danny declared, « was the most important event of the pre-state period. It led to the establishment of the state. We helped to drive out the British Empire, because the British realized that we Jews could fight and that we would. And I would do it again, in a second. » Like all the former IZL underground fighters, Danny refused to accept any responsibility or express any remorse for the loss of life. « We warned them to get out. They didn’t. It’s their own fault, » he said flatly. The academics asserted the importance of the underground movements, the IZL and the Lehi, which, they contended, had been shut out and shut up by the establishment. History, they quoted, is written by the strong and the victorious, and not by splinter movements such as the IZL. But that is finally changing, they contended. « The version of the history of the establishment of the State of Israel presented by the ‘others’ – in this case, anyone who wasn’t Mapai – is finally being heard, » proclaimed Udi Lebel from the Ben-Gurion Institute at Beersheba University. « The stigmas that have been attached to those others – stigmas that never matched reality – are finally being removed. » Lebel dismissed post-modern movements that « escape history by running away to narratives and experiential perceptions of reality. » He then continued, « Information has been withheld; the studies have not been done on the IZL or the underground movements. » Michael Cohen from Bar-Ilan University warned that, « Enlisted history isn’t over. Each camp is still presenting its own version. It’s quite nice and makes us all happy to look back at history nostalgically – but now, 60 years later, history can prove the truth and provide an objective perspective. » And that truthful, objective perspective, the participants were convinced, will point to the importance of the bombing of the British headquarters at the King David Hotel. But the process won’t be easy, Cohen warned. « Anyone who thinks it’s easy should see what the ‘new historians’ have done with the history of the mainstream movements, such as the Hagana and the other institutions of the Yishuv. » The crowd of former fighters was clearly not interested in theoretical discussions, the politics of knowledge or the search for a single, objective truth. As far as they were concerned, they knew the truth then and they know it now. When a lecturer dared to criticize the break-away splinter movements such as the IZL and the Lehi, an elderly man, frail but enraged and red in the face, screamed out, « But the Palmah was founded by the British! » And when Motti Golani from the University of Haifa noted obliquely that on June 29, 1946, the British authorities had arrested almost all of the leaders of the Yishuv, while on June 29, 2006, the Israeli authorities arrested almost all the leaders of Hamas, an incensed woman screamed out from the audience, « It’s not healthy to make those kinds of comparisons. » « Leftist, » muttered another elderly woman who still retains a heavy American accent. « He should tell this to [Hizbullah chief Hassan] Nasrallah. » The Hagana and almost all leaders of the Yishuv condemned the bombing in the strongest terms, distancing themselves morally and militarily from the IZL and ending the brief period of cooperation between the resistance movements. The IZL and many researchers have continued to insist that the Hagana directly authorized the bombing. « Everything was coordinated with the Hagana, » declared former prime minister and IZL leader Menachem Begin in a film clip from the Israel Broadcasting Authority’s « Scroll of Fire » series. The audience applauded. Convened as Israel was fighting Hizbullah in Lebanon, the participants took great pains to distinguish between terror groups and freedom fighters. Former prime minister and current Likud MK Binyamin Netanyahu, popular as ever at the conference, said, « The difference is expressed in the fact that the terrorists intend to harm civilians whereas legitimate combatants try to avoid that. » « Imagine that Hamas or Hizbullah would call the military headquarters in Tel Aviv and say, ‘We have placed a bomb and we are asking you to evacuate the area.’ They don’t do that. That is the difference. » « The warning was given early enough, » insisted Menachem Begin in the same clip. SARAH AGASSI, 77, who, like « Danny, » prefers to use her nom de guerre and identified herself as « Yael, » said she knows the phone calls were made in due time – she and another woman, « Tehiya, » were the ones assigned the task of calling The Palestine Post, the French Consulate and the hotel dispatcher to warn them of the coming explosion. « We chose a place ahead of time and made sure that we had change for the telephones. We watched and waited until we saw the last of the fighters come out. I didn’t know it until that moment, but one of the last of the fighters was my brother. Then we made the phone calls. « While we were waiting, a British soldier came up to me and asked me my name. I think he was trying to pick me up. I told him my name was Mary and I thought to myself, ‘In a few minutes he’ll really know what kind of a Mary I am.' » The crowd tittered. And she repeated the frequently-quoted version of the events, according to which the British chief secretary of the government of Palestine, Sir John Shaw, when informed of the warning, retorted, « I don’t take orders from Jews. I give orders to Jews. » At the time, Shaw denied this, as does the official British position to this day. But the former fighters hold to the story, saying it reinforces their perception of the arrogant, oppressive British occupation forces as the chief obstacle in the way of the establishment of the Jewish state. Months earlier, « Gidi » [Amichai Feiglin, operations officer for the IZL] had sent Yael and three others to the hotel on an intelligence-gathering mission. They had no idea of the purpose of the mission, she recalls, because activities within the IZL were kept secret even from most of the fighters themselves. « We were two women who dressed up fancy and went with two fighters who dressed up as wealthy Arabs, » she recalled. « I borrowed silk stockings and wore a fancy dress. I was quite a looker then, » she said with a still-coquettish smile. « It was quite an experience. I was only 17. The place was amazing. I remember the dance floor, the chandeliers and the wonderful orchestra. I remember the deep green velvet curtains. Everything was beautiful and sparkled. It was shining and beautiful. I had never seen anything like that. No one I knew had such luxuries in their home, and good Jewish girls wouldn’t usually go to such places and didn’t mix with Arab or British men. » They returned another time to complete their mission. They danced tangos and waltzes, enjoyed the expensive wine and food – and memorized the location of the kitchens, the support beams, possible escape routes and anything else that might be useful, as they were instructed. But when a British official invited Yael to dance, she refused. « I would never dance with a British man, » she declared. And so they had to retreat quickly, since their escorts were disguised as Arabs. « We realized that I might have attracted attention – after all, what Jewish girl would agree to dance with an ‘Arab’ but not with a British official? » « Of course it’s sad that so many people were killed, especially the innocent Jews, » she continued. « But we warned them. We gave them time to evacuate the building. The British were arrogant, they chose not to [evacuate]. We fought for our independence. It was the right thing to do. I would do anything for our country now, too. » Shraga Alis also told his personal recollection of the planning of the bombing. Almost matter-of-factly, with a certain glory and certainly no reflection, he seemed to enjoy telling every detail of how the fighters entered the building, dressed as Arabs, and dragged the seven heavy milk cans, filled with 350 kg. of explosives, across the lengthy hallways of the King David, passed the unsuspecting guards and workers, and placed them strategically around a support beam next to the elegant Regency club on the ground floor of the southern wing. The years have not added complexity to his understanding. « We did what we had to do. » Ya’acov Elazar, a member of the technical branch of the IZL and then a professor at the Technion, had been involved with the most precise details of the bombing. At the conference, he carried a miniature replica of a large tin milk can, a knowing smile on his resolute face. Before the conference ended with a tour of the hotel and the dedication of the commemorative plaque, he insisted on reading out the names of each and every member of the IZL who was involved, directly or indirectly, with the bombing, citing them by their underground names and positions and noting whether they are still alive today, 60 years later. The crowd listened patiently. Before the conference dispersed, most of the crowd walked the few blocks to the King David Hotel. The conference organizers provided buses for those too frail or elderly to walk. Walking through the underground hallways, past bewildered maintenance crews and hotel staff, they stopped at each point along the way and members of the Begin Heritage Center, like guides on a high school hike, explained the events of that day. Then they listened to the dedication of the plaque in the presence of Rabbi She’ar Yashuv Cohen, the chief rabbi of Haifa who had fought in the Old City, and Jerusalem Yigal Amedi, the deputy mayor of Jerusalem. Most of the attendees weren’t interested in the speeches. They were interested in the wording of the plaque, which had been changed at the insistence of the British ambassador and consul. The original wording had presented as fact the IZL’s claim that people died because the British ignored the warning calls. « Warning phone calls had been made, urging the hotel’s occupants to leave immediately. For reasons known only to the British, the hotel was not evacuated, » it read. But the British authorities still deny that they were ever warned and, even if they were, Ambassador Simon McDonald and Consul Dr. John Jenkins wrote in a letter to Jerusalem Mayor Uri Lupolianski, « This does not absolve those who planted the bomb from responsibility for their deaths. To prevent a diplomatic incident, and over the objections of MK Reuven Rivlin (Likud), who brought the matter up in the Knesset, the text was changed – especially in the English version. In English, the text now reads, « Warning phone calls has [sic] been made to the hotel, The Palestine Post and the French Consulate, urging the hotel’s occupants to leave immediately. The hotel was not evacuated and after 25 minutes the bombs exploded… to the Irgun’s regret, 92 persons were killed. » The count of 92 includes Avraham Abramovitz, the IZL fighter who was killed inside the hotel. But only the Hebrew version makes that clear. « I don’t care about the English, » said Yael. « I only care about the Hebrew, because that’s our language. And the Hebrew tells the truth. »


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